Cette invention a pour objet une installation immergée des tin@e à contrôler les écoulements eau et/ou de sédiments dans les barrages, les rivières, les canaux ou l'analogue, pour reguariser le lit des rivières, ou, a la mer, amortir la houle, créer une levée de sable stabilisée, empêcher l'érosion des plages ou protéger les pipelines sous-marins. L'invention propose tube installation immergée comportant un dispositif de barrières à une certaine distance d'un courant ou d'un déplacement d'eau dominant ; une barrière comporte un corps allongé souple entravant l'écoulement de l'eau, des moyens d'an- orage du corps et des moyens de flottaison associés au corps pour le maintenir vertical et pour l'empêcher de se déplacer horizontalement sous l'action des déplacements d'eau. Les barrières peuvent être disposées pour ne pas créer des obstacles à la surface de l'eau, ce #ui permet de prévoir une installation selon l'invention dans des eaux libres, que ces eaux libres comportent des débris ou des glaces flottantes, ou qu'elles soient utilisées or la détente ou la navigation.On peut utiliser des installations selon l'invention dans un canal convoyant de l'eau chargée en sédiments vers un réservoir, afin Se réduire le transfert vers l'aval des sédiments à grains relativement gros, (souvent appelés charge de lit), ainsi que le transfert vers l'aval des sédiments à grains relativement fins (souvent appelés charge en suspension), le résultat global étant une réduc- tion notable de la quantité de sédiments transportée jusqu'au réservoir. Les corps souples peuvent être en matériau perméable ou im- perméable, par exemple en feuille de matière plastique ou en ma- tériau à mailles tissées ou no tissées. Le matériau peut être formé par chauffage, ce peut être par exemple du polythène ; le matériaux lui-même peut flotter ou ne pas flotter, le degré de flotabilité du matériel déterminant le degré de flottabilité des moyens de flottaison associés aux corps. Le matériaux souples formé par chauffage peut être obtenu par extrusion ; on peut citer par exemple des feuilles, des films ou des corps tubulaires souples. Dans le cas d'un corps rubulaire, ce dernier peut être cevoir d'autres parties de la barrière, à savoir les moyens d'an- cruge et/ou les moyens de flottaison et l'on peut prévoir des éléments tubulaires aux extrémités du corps pour recevoir respectivement ces moyens d'ancrage et ces moyens de flot tison. Le corps souple peut etre constitué par un tube aplati mo pitié, la modification consistant à ajouter un tube transversa liement à la longueur du corps à son extrémité inférieure pour recevoir les moyens d'ancrage0 On peut ajouter un autre tube à un autre endroit du corps pour recevoir les moyens de flottaison. Les moyens d'ancrage peuvent être constitués par un cable ou l'analogue fixé à au moins un poids ; on peut par ailleurs employer toute forme de moyens d'ancrage, par exemple des dispositifs d'ancrage mécaniques ou explosifs. Les moyens de flottaison peuvent comporter un matériau cellulaire flottant, par exemple de la matière plastique expansée en variante, les moyens de flottaison peuvent être constitués par un ou plusieurs corps creux. Dans le cas où l'on utilise une matière plastique cellulaire ou expansée, cette dernière doit être enfermée de façon étanche dans un sac. les moyens d'ancrage peuvent comporter une structure pré:fa- briquée profilée, ce qui permet de ramener à un niveau acceptable l'affouillement au voisinage de la base des moyens d'ancrage les moyens d'ancrage préfabriqués ont de préférence une forme partiellement sphérique et peuvent comporter dans leur base un évidement provoquant un ancrage par succion sur le fond du plan d'eaue En variante, la structure préfabriquée peut comporter des saillies pour améliorer l'ancrage. Les corps souples peuvent comporter des moyens perméables, qui font obstacle à un écoulement naturel de l'eau, car on a constaté que ces moyens perméables exercent sur les moyens d'ancrage des efforts moindres que des moyens non perméables. De façon appropriée et selon un autre aspect de l'invention, les corps souples peuvent comporter des moyens perméables dans lesquels la surface s'opposant au passage de l'eau est au plus égale à 90 % à 10 % de la surface ne 'opposant pas au passage de l'eau ; pour des applications particulières, le degré de perméabilité tient compte de la vitesse normale maximale du courant d'eau afin de choisir des moyens appropriés pour contrôler la vi tesse de ce courant, car il existe une relation étroite entre la vitesse du courant d'eaux la perméabilité des corps souples et la flottabilité des moyens de flottaison. Les corps souples peuvent comporter des moyens perméables en matière plastique ou en matériau à base de caoutchouc, par exemple des feuilles perforées ou des feuilles expansées. Toutefois, selon un autre aspect de l'invention, il est souhaitable du point de vue résistance et durée de vie, que le corps souple comporte des moyens perméables comportant un tissu, de préférence un tissu tissé. Les corps souples sont de préférence en un matériau qui ne flotte pas par lui-même, par exemple en matière plastique ayant une densité supérieure à 1, par exemple en polyester et en nylon. De préférence, les moyens de flottaison procurent une force dirigée vers le haut supérieure à celle nécessaire pour empêcher que, dans les conditions normales de l'écoulement de l'eau, les moyens entravant cet écoulement ne soient pas inclinés sur la verticale de plus de 400. Afin d'être surs que le déplacement horizontal des moyens entravant l'écoulement de l'eau n'est pas excessif dans les conditions normales et pour obtenir une élasticité appropriée, il est souhaitable que les corps considérés soient constitués par des sections verticales coopérantes espacées et fixées auxmoyens de flottaison. L'invention va maintenant être décrite à titre d'exemple en se reportant au dessin joint, sur lequel - la figure 1 est une vue en perspective, avec arrachage partiel, d'une partie d'une barrière constituant une installation selon l'invention - la figure 2 est une vue en perspective dune autre forme de barrière ; - la figure 3 est une vue en perspective d'une autre forme de barrière ; - la figure 4 est une vue en perspective d'une forme d'; ;n.ial- lation selon l'invention - la figure 5 est une vue en perspective d'une autre installation selon l'invention - la figure 6 est une vue en plan montrant des installations selon ltinvention disposées dans l'eau libre de canaux conduisant à un réservoir - les figures 7, 8, 9, 10 et 11 sont des vues schématiques en coupe représentant des sections du canal principal de la figure 6 et illustrant les effets progressifs des installations selon l'invention - les figures 12, 13 et 14 sont des vues en coupe montrant une installation selon l'invention disposée en partant directement d'une plage vers le large - la figure 15 est une vue en perspective d'une autre forme de barrière pour une installation selon 1 'invention - la figure 16 est une vue en perspective d'une autre forme de barrière pour une installation selon l'invention ~ - la figure 17 est une vue latérale schématique représentant la déformation d'une barrière dans une installation selon l'invention - la figure 18 est une vue similaire à la figure 17, représentant un autre type de barrière - la figure 19 est une vue en perspective d'une autre forme de barrière pour une installation selon l'invention - les figures 20a et 20b sont des vues schématiques de barrières reliées entre elles - la figure 21 est une vue en perspective d'une installation pour protéger de l'affouillement un poteau installé au fond de l'eau - la figure 22 est une vue en perspective d'une installation pour protéger un pipeline sous-marin - la figure 23 est une vue en perspective d'une barrière employée dans une installation d'amortissement de houle - la figure 24 est une vue en perspective d'une autre forme de barrière ; et - la figure 25 est une vue en plan d'une installation de ré gularisation de lit de rivière selon l'invention. Sur le dessin, on emploie des repères identiques pour désigner des parties identiques. La barrière représentée sur la figure 1 comporte un corps souple 1 faisant obstacle à l'écoulement de l'eau, des moyens d'ancrage 3 et des moyens de flottaison 4. Dans cet exemple, le corps est en un matériau souple formé par chauffage, par exemple du polythène, qui flotte par lui#meame, de sorte que la flottabilité procurée par les moyens de flottaison n'a pas besoin d'être importante. Le corps faisant obstacle à l'eau est en un polythène à# faible densité, de préférence contenant du noir de carbone pour résister à l'exposition à la lumière du soleil qui peut se produire dans les canaux et les réservoirs. On notera que la largeur de la barrière est fonction de l'uti- lisation et que l'on peut augmenter cette largeur en accroissant la largeur de chaque corps ou, en variante, en utilisant plusieurs corps relativement étroits disposés côte à côte, comme on le voit sur la figure 3. En revenant maintenant à la figure 1, le polythène souple formé par chauffage se présente sous la forme d'un tube extrudé aplati modifié pour recevoir des parties des moyens d'ancrage et des moyens de flottaison. Dans ce but, le tube aplati comporte à une extrémité une boucle 7 destinée à recevoir les moyens d'ancrage se présentant sous la forme d'un câble ancré 8, également attaché à un poids 9 sous la forme d'un bloc de béton avec un crochet d'attache pour le câble.Une pince en forme de "con, constituée par une extrusion 11, est également prévue pour être fixée au tube aplati et à la boucle transversale 7 pour fixer de façon résistante le câble d'ancrage sur le corps. A ltextré- mité supérieure du corps, le tube aplati est ouvert pour recevoir les moyens de flottaison et est ensuite refermé sous la forme d'un sac 12. Les moyens de flottaison 4 sont constitués par un matériau cellulaite flottant, tel que du polystyrène expansé, placé tout d'abord dans un sac en polythène, qui est ensuite fermé avant d'être lui-même introduit à intérieur du tube aplati. Des jonctions étanches 13 et 14 formées par chauffage maintiennent le sac en position. La quantité de matériau flottant nécessaire pour procurer l'élasticité nécessaire et limiter le déplacement angulaire du corps est fonction du cas d'application ; plus important est le courant d'eau dans lequel on place l'installation, plus grande est la flottabilité exigée. Dans la disposition représentée sur la figure 2, le matériau formé par chauffage se présente sous la forme d'une feuille 15 en polythène. Sur les parties de la feuille 15 qui en service se trouvent vers le haut, on fixe un sac étanche 16, formé par soudure par chauffage 17, pour recevoir les moyens de flottaison. A l'autre extrémité de la feuille, une autre soudure fornoe par chauffage est prévue pour recevoir un câble d'ancrage 8 dans une boucle 18 formée dans le matériau souple. Cette figure montre plus clairement les moyens de flottaison sous la forme rl'11fl polystyrène expansé 20 contenu dans un sac étanche 19 disposé à l'intérieur du sac formé au somnet de la feuille. La figure 3 montre une barrière constituée par plusieurs corps ancrés, chacun étant formé par un tube aplati comportant à sa base des moyens d'ancrage et à sa partie supérieure des moyens de flottaisono Dans ce cas les moyens d'ancrage sont formés par un poids placé à l'intérieur d'un sac formé à la base du tube aplati et les moyens de flottaison sont les mêmes que ceux décrits en se reportant à la figure 1 et 20 On se reporte maintenant à la figure 15 ; #les moyens de flottaison 4 sont attachés aux moyens d'ancrage 3 et sont prévus pour flotter à la surface d'une eau libre. Un câble ancré 22 est supporté par des bouées 23 et il est également attaché à un tube aplati 6 modifié pour permettre sa fixation au moyen d'un tube supérieur transversal à la longueur du tube, aux endroits repérés 24. Le tube aplati est de préférence en polythène et son extrémité nnfdrieure est modifiée en 25 par soudures thermiques pour renfer- mer des poids. En eau profonde, le tube aplati est de préférence en polychlorure de vinyle, car ce matériau ne flotte pas par luimême, et n'exige donc pas autant de poids pour procurer une élasticité raisonnable dans un courant d'eau. La figure 5 représente un dispositif de barrières dans un bassin de décantation 26, un tuyau d'arrivée d'eau étant représenté en 27 et un tuyau d'évacuation en 27a. Les barrières peuvent être analogues à l'une quelconque de celles décrites antérieurement et elles sont ancrées par des câbles 8 fixés au fond du bassin. L'extrémité inférieure des barrières peut être légèrement suréle- vée par rapport au fond du bassin, de façon à se trouver au-dessus des sédiments représentés en 28. Une telle installation permet de contrôler le mouvement des sédiments dans le bassin de décantation et l'on peut pratiquement éliminer le clapotis et la turbidité résultante en cas de vent. La figure 6 représente un réservoir 29 de barrage ; le mur du barrage 30 est protégé par une barrière 31, analogue à celle décrite dans les figures antérieures > et par d'aùtres barrières plus petites 32 en protégeant les coins. Un passe-déversoir 33 contourne le mur du barrage et des barrières selon l'invention réduisent l'affouillement aux endroits repérés 35. Le barrage est alimenté par un canal principal 36, lui-meme alimenté par des ca naux tributaires 37 et 38 chargés de limon. Le canal principal est affecté par le courant qui y pénètre en 39, où la berge est fortement érodée s les tributaires sont de même affectés en 40 et 41, et il en résulte des formations de sédiments dans ces ca naux. Un pont 42 porte une route traversant le canal principal 36. Des barrières, par exemple celles représentées sur la figure 3, sont installées pour protéger les fondations du pont 42 à des endroits 43 adjacents à celles-ci, et des barrières plus larges sont également installées en 44. D'autres dispositifs de barrières sont prévus en 39, 40 et 41 pour réduire l'érosion. On peut noter que chaque dispositif comporte des barrières disposées à une certaine distance l'une de l'autre dans le sens du courant. Des barrières 45, 46, 47 d'une part, 48, 49, 50, 51 et 52 d'autre part, permettent de contrôler le mouvement de l'eau libre et celui des sédiments dans le canal principal 36 et dans ses tributaires 37 et 38, d'une manière qui sera décrite plus en détail en se reportant aux figures 7 à Il et à la figure 4. La partie ombrée du dessin repéré 53 est une zone sujette aux inondations et est en conséquence équipée de barrières 54, telles que celles décrites sur la figure 1, pour y retenir de grandes quantités de sédiments au lieu de les laisser arriver jusqu'au barrage proprement dit. La zone 53 est adjacente à un bassin de tranquillisation 55 et les barrières 54 sont prolongées jusque dans ce bassin de tranquillisation. Les figures 7 à 11 représentent une partie de l'un des canaux représentés sur la figure 6, cette partie allant d'en amont du dispositif de barrières 47 jusqu'en aval du dispositif de barrières 46 ; les figures 7 à 11 montrent l'effet dans le temps d'une installation selon l'invention. Sur la figure 7, un courant d'eau libre contenant des sédiments s'écoule dans la direction de la flèche 56. Le lit du canal est recouvert par un dépôt de charge de lit 57 des sédiments se déplaçant vers l'aval jusqu'au barrage 29. Au-dessus de la charge de lit 57, 11 eau libre contenant des sédiments s'écoule et les sédiments se déposent finalement dans le réservoir 29 du barrage avec tous ses effets indésirables. Sur la figure 8, on a installé un dispositif selon l1inven- tion, par exemple des barrières du type représenté sur la figure 2, les barrières étant disposées à une certaine distance l'une de l'autre selon le sens du courant. La hauteur des barrières augmente à chaque rang dans le sens du courant. L'élasticité de la première barrière 58 doit être élevée lorsque l'invention s'applique à des rivières sujettes à des crues subites, afin qu'elle puisse reprendre rapidement sa position d'origine après le flot initial.Il est souhaitable que les poids d'ancrage soient rela tivement plats, par exemple comme on le voit en 9 sur la figure 1, pour réduire les affouillements. il est également souhaitable que la hauteur des barrières soit notablement inférieure à la profondeur de l'eau libre pour éviter d'être endommagéespar les débris de surface. Le nombre de rangées de barrières représentées sur ces figures est de quatre, mais le nombre réel peut varieur largement en fonction des installations. Au moment où les barrières sont installées, elles sont placées de telle façon que leurs parties inférieures reposent sur la limite supérieure 62 de la charge de lit 57 à ce moment. Après que le courant d'eau libre ait été contrôlé par les barrières, la charge de lit ne peut plus se déplacer et en outre des quantités notables de charge en suspension se déposent de sorte que l'eau passant dans le réservoir contient moins de sédiments qu'avant. Sur la figure 9, la situation décrite ci-dessus est représentée après un certain temps et montre clairement que les barrières commencent à être recouvertes par une nouvelle hauteur de charge de lit 63, ce qui réduit leur efficacité.Pour cette raison, peu après l'installation du premier dispositif de barrières, on installe en 46 sur la figure 6. des barrières supplémentaires en plusieurs rangées 64-67 (figure 10). La figure 11 montre l'effet, après un laps de temps considérable, des rangées de barrières 58-61 et des rangées 64-67 le lit du canal 57 s'est élevé et affecte un nouveau profil 68 constitué par les particules supplémentaires de charges de lit déposées qui n'ont pu se déplacer vers l'aval du canal, ainsi que par la charge en suspension qui s'est déposée alors qu'elle se serait normalement déposée dans le réservoir du barrage. De ce fait, la quantité de sédiments, qui aurait normalement pénétré dans le réservoir du barrage, a été réduite et la vie utile du barrage améliorée. Naturellement, on doit prendre soin d'installer les barrières dans des positions appropriées, car autrement il pourrait se produire des débordements locaux et il serait plus facile et beaucoup moins motteux d'élever la berge que d'enlever le limon du réservoir.Des barrières sont également installées aux endroits repérés 48, 49 et 50 sur la figure 6. En pratique, il est préférable d'installer des barrières à des endroits appropriés sur pratiquement toute la longueur du canal principal et des canaux tributaires, car,de cette manière, la durée de vie du réservoir du barrage est considérablement allongée pour un coft relativement faible. La figure 12 représente le profil d'une plage, certaines parties du rivage 69 étant abruptes ; les vagues 70 se brisent violemment sur ces parties et en empêchent la mise en valeur. La figure 13 représente cette plage équipée d'un dispositif de barrières du type représenté par exemple sur les figures 1 et 3. Comme on le voit sur les figures 13 et 14, les barrières réduisent l'érosion de la plage et donnent à celle-ci un nouveau profil dss au dépôt de sédiment entre les barrières. Les barrières peuvent être disposées pratiquement perpendiculairement à la direction des vagues, comme on le voit sur les figures 13 et 14 ; elles peuvent également être disposées en oblique à certains endroits, particulièrement aux extrémités d'une section de plage qui doit être mise en valeur. Un résultat similaire peut être obtenu en utilisant seulement trois barrières disposées de façon appropriée. La figure 16 représente une forme modifiée de barrière, dans laquelle le corps souple peut être similaire à ceux décrits en liaison avec les figures antérieures, ou peut être une feuille résistante en polythène 78, équipée d'oeillets renforcés 79 pour en permettre la fixation par des anneaux en laiton 80 à une barre 81 coopérant avec des crochets 82 prévus dans des moyens d'ancrage 3. A la partie supérieure de la feuille 78, on prévoit des oeillets 83 dans lesquels on passe des anneaux en laiton 84 qui passent par ailleurs dans des oeillets 85 des moyens de flottaison 4, lesquels peuvent être constitués par un sac de plastique rempli de polystyrène expansé, le sac étant rendu étanche de façon appropriée. Dans ce cas, les moyens d'ancrage 3 sont constitués par une structure préfabriquée en béton, de forme profilée, avoisinant la forme d'un segment sphérique. Des saillies 86 permettent une bonne adhérence au lit 87 sur lequel reposent les moyens d'ancrage ; le bloc de béton comporte un évidement 88 dans lequel sont placés les crochets 82, les parties inférieures des crochets étant scellées dans le béton. Par des essais hydrodynamiques, on peut déterminer les dimensions des corps souples, des moyens de flottaison et des blocs de béton pour obtenir une souplesse accptable lorsque la barrière se trouve dans une eau s'écoulant à la vitesse maximale prévue, le but étant qu'à cette vitesse les moyens d'ancrage ne se déplacent pas. La mure t7 montre un corps souple 1 constitué de sections coopérantes, cette disposition étant préférable en eau profonde dans une telle installation, il est préférable de prévoir des moyens de flottaison-4 à divers niveaux selon la hauteur du corps souple Les figures 17 et 18 montrent comment un courant d'eau déplace différentes formes de barrières0 La figure 19 montre deux sections t21 de corps souples articulées entre elles, chaque section comportant des moyens 122 S2Qp- posant au courant et se présentant sous la forme d'une nappe de tissu en polyester tissé ayant une perméabilité de l'ordre de 40 %, et des moyens de flottaison 123 se présentant sous la forme d'un cylindre en polystyrène expansé contenu dans le tube 124 formé à la partie supérieure de la feuille 122. Les bords superieur et inférieur de la feuille sont pourvus de boucles de fixation 125 en matériau élastomère, par exemple en polyuréthane, pour attacher ensemble les sections par l'intermédiaire d'un câble 126 et pour attacher la section inférieure à un câble 127 relié à l'un quelconque des moyens d'ancrage décrits ci-dessus. Il est bien entendu que la forme de barrière représentée sur la figure 19 peut etre employée dans Iwre quelconque des applications antérieurement décrites et que l'on peut employer une seule ou plus de deux sections selon la hauteur prévue de la barrire. Par ailleurs, la perméabilité des sections peut varier sur la surface de la barrière ; par exemple lorsque l'on utilise les installations selon l'invention sur des bords opposés d'une rivière pour obtenir un canal central à courant rapide et se curant Sui-même, comme par exemple sur les figures 6 et 25, les barrières peuvent alors être plus perméables vers le centre de la rivière que vers les berges. On doit également noter que, pour amortir la houle dans un réservoir ou en mer, les corps souples et les moyens de flottaison peuvent etre disposés à une certaine distance au-dessus des moyens d'ancrage qui, dans le cas d'un réservoir, peuvent comporter des crapauds d'amarrage au fond du réservoir. Les figures 20a et 20b represeSsent une nstalîation compor tant trois rangées de barrières disposées dans une masse deeau soumise à des vagues Bes-barrieres sont écartées de distances correspôndant à une deaLongueur de vague et sont reliées entre elles par des cabales, des cordages ou d'autres moyens élastiques. Du fait de cette disposition, les forces engendrées par le déplacement des vagues produisent sur les barrières individuelles des forces de sens opposé, de telle sorte que la liaison des barr#ières entres elles réduit la tendance au déplacement horizontal des barrières individuelles et qu'ainsi le degré de flottabilité des moyens de flottaison est diminué. La figure 21 montre une installation destinée à protéger de l'affouillement un poteau immergé 130, l'installation selon 1 'in- vention comportant des moyens d'ancrage se présentant sous la forme d'un collier de fixation et d'un support 131, des corps souples en matériau perméable 132 fixés à ce support et un élément de flottaison 133 par exemple du polystyrène expansé contenu dans un sac étanche au sommet du corps souple. La direction du courant est représentée par les flèches. La figure 22 montre une installation selon l'invention destinée à protéger un pipeline sous-marin 140 par l'intermédiaire d'un support d'ancrage 141, de corps souples 142 et d'un élément de flottaison 143. Les corps souples et I1 élément de flottaison peuvent avoir l'une quelconque des formes décrites ci-dessus. La figure 23 montre une barrière pour une installation destinée à amortir la houle, dans laquelle le corps souple 150 est fixé à des poteaux d'ancrage 151 par des colliers coulissants lestés 152 et par un élément supérieur coulissant 153 fixé aux poteaux par d'autres colliers coulissants 154. La figure 24 montre une autre forme de barrière comportant des corps souples 161, des éléments de flottaison répartis 162 et des moyens d'ancrage sous forme de queues de cochon 163. Enfin, la figure 25 montre une installation de rivière dans laquelle des rangées de barrières sont disposées pour permettre aux sédiments de se déposer sur des bords opposés de la rivière et former des canaux centraux se curant automatiquement. Une forme particulièrement avantageuse d'installation destinée à amortir la houle comprend une paire de barrières reliées ensemble à ou vers le sommet pour former un V inversé. Les barrières peuvent avoir des moyens de flottaison distincts ou communs. On doit noter que des installations selon l'invention comportant une multiplicité de barrières espacées servent a contraler l'écoulement de l'eau et des sédiments dans la mer, sur les cotes dans des rivières et dans des canaux, dans des réservoirs pour amortir la houle en mer et dans des réservoirs, pour former des levées de sédiments stabilisées en mer, sur les cotes, dans les rivières, dans les canaux et dans des réservoirs. REVENDICATIONS 1 - Installation immergée comportant au moins deux barrières dont des parties au moins sont espacées et coopérant avec un courant ou un déplacement d'eau, caractérisée en ce qu'une barrière comporte un corps souple entravant le déplacement de l'eau1 des moyens d'ancrage pour le corps souple et des moyens de flottaison associés à ce corps souple pour le maintenir vertical et pour résister aux déplacements horizontaux de ce corps souple provoqués par les déplacements d'eau. 2 - Installation selon la revendication 12 caractérisée en ce que le corps souple est en un matériau imperméable à l'eau. 3 - Installation selon la revendication 2, caractérisée en ce que le corps souple comporte des ouvertures dont chacune a une surface comprise entre 10 et 80 mm2 4 - Installation selon la revendication 2 ou la revendication 3, caractérisée en ce que le corps souple est un tissu extrudéen matière synthétique. 5 - Installation selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que le corps souple est en un matériau non flottant. 6 - Installation selon l'une des revendications précédentes, caractériséeen ce que le corps souple est constitué par des sections reliées entre elles. 7 - Installation selon la revendication 6, caractérisée en ce que des moyens de flottaison sont associés à chaque section. 8 - Installation selon l'une des revendic--tions rcaentes, installée dans une rivière ou dans un canal, caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif de barrières, chaue rangée de barrières s'étendant depuis l'une des berges ou des deux berges en direction du centre de la rivière. a - Installation selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisée en ce qu'elle est installée à partir d'une plage en se dirigeant vers le large. 10 - Installation selon l'une .les revendications 1 à 7, destinée à protéger un pipeline sous-marin, caractérisée en ce qu'elle comporte au moins une barrière disposée de cha-ue cot- du pipeline.