I Cette invention est relative à des canons électroniques et elle vise plus particulièrement des canons électroniques des- tinés à être utilisés dans des tubes images de télévision. Cette invention vise particulièrement des lentilles électroniques pour de tels canons et plus particulièrement des lentilles à grande distance focale du type résistif (lentilles allongées). Il est bien connu que l'aberration sphérique d'une len- tille électronique peut être réduite de façon voulue en augmen- tant la distance focale de la lentille c'est-à-dire en affai- blissant le champ de la lentille et en l'augmentant sur une lon- gueur plus grande le long de la trajectoire de faisceau. Il est également bien connu d'allonger la focale d'une lentille en augmentant la dimension de l'ouverture de la lentille et/ou l'intervalle entre deux électrodes de la lentille. Cependant, le fait d'augmenter le diamètre de la lentille n'est pas compa- tible avec le désir de disposer le canon électronique dans un petit col d'un tube à rayons cathodiques en vue de réduire à un minimum le pouvoir de déviation requis et, par ailleurs, l'aug- mentation de l'intervalle entre deux électrodes peut permettre à d'autres champs électriques, externes à la lentille, de pénétrer dans l'intervalle et de distordre le champ focal. Dans l'état antérieur de la technique on peut trouver des descriptions de diverses structures de lentilles allongées con- çues et réalisées pour obtenir une distance focale plus impor- tante sans les inconvénients décrits ci-dessus. A titre d'exem- ples de telles lentilles allongées on peut citer les lentilles résistives décrites dans loeBrevelBaméricains n0 2 143 390 (fi- gure 1); n0 3 932 786 et n0 4 091 144 (figure 3). Dans ce type de lentille, une pluralité de plaques électrodes métalliques sont disposées en série et on établit un gradient de tension le long de la lentille en appliquant différentes tensions aux di- verses plaques électrodes à l'aide d'une résistance de fuite prévue à l'intérieur de l'enveloppe sous vide-du tube éledtro- nique lui-même. Le Brevet américain no 3 932 786 décrit un exemple de réalisation pratique d'une résistance de fuite dis- posée sur un élément isolant de la structure de canon électro- nique et le brevet américain n0 4 091 144 décrit un exemple de réalisation d'un empilage d'électrodes métalliques alternées et de blocs isolants avec un revêtement de résistance de fuite 2 2460035 appliqué sur un bord de l'empilage. Cependant, en pratique, la structure décrite dans le brevet américain no 3 932 786 a fait apparaître des problèmes d'émissions parasites, en raison des nombreux connecteurs nécessaires-pour réaliser le contact entre les séries d'électrodes perforées et la résistance de fuite et les brevets américains no 3 932 786 et 4 091 144 dépendent, en ce qui concerne leur précision de champ, de l'uniformité du revêtement formant résistance de fuite, dont la fabrication est particulièrement difficile à contrôler. Par ailleurs ni les len- tilles réalisées selon le brevet no 3 932 786 ni celles obtenues à partir des précisions contenues dans le brevet 4 091 144 per- mettent d'obtenir la souplesse désirée pour conformer avec pré- cision le profil de tension des lentilles le long de la trajec- toire du faisceau.électronique. L'invention concerne une lentille électronique allongée du type résistif comprenant une pluralité d'électrodes perforées et une pluralité de blocs ou d'entretoises d'espacement résistifs Les électrodes et les blocs sont empilés alternativement et fixés les uns aux autres de façon à former une structure électriquement continue. Les blocs résistifs comprennent des blocs isolants qui, avant d'4tre assemblés en une pile unitaire avec les plaques électrodes perforées, sont chacun revêtu d'un matériau émissif approprié, le long d'une partie au moins d'une surface. Un tel pré-revêtement (c'est-à-dire un revêtement déposé avant l'assem- blage) des blocs permet de les soumettre à des essais de pré- contrôle avant l'assemblage et de les apparier selon leurs ca- ractéristiques de résistivité. De préférence le matériau résis- tif utilisé pour réaliser le pré-revêtement est un cermet du type décrit dans le brevet américain n0 4 010 312. D'autres caractéristiques et avantages de cette invention ressortiront de la description faite ci-après en référence aux dessins annexés qui en illustrent divers exemples de réalisation non limitatifs. Sur les dessins: - la figure 1 est une vue en élévation d'un canon électro- nique réalisé selon l'invention, certaines parties étant représentées en coupe et d'autres avec arrachement; - la figure 2 est une vue en coupe longitudinale du canon selon 2-2 de la figure 1: - la figure 3 est une vue en coupe selon 3-3 de la figure 1, et - les figures 4 et 5 sont des coupes à plus grande échelle de variantes de réalisation de la structure de lentille du canon électronique selon l'invention. Cette invention a été représentée dans son application à un canon électronique en ligne à trois faisceaux du type décrit dans le brevet américain no 3 772 554. Il demeure bien entendu que cette invention peut s'appliquer à tout autre type de canons à électrons. kinsi qu'on peut le voir sur la figure 1 et 2, un canon électronique 10 comprend deux tiges supports parallèles en verre 12 sur lesquelles sont montés divers éléments de canon électro- nique. A l'une des extrémités des tiges supports 12 sont montées trois cathodes 14 en forme de coupe comportant des surfaces émis- sives sur leurs parois d'extrémité. Au delà des cathodes 14 sont montées de façon espacée: une grille de commande 16, une grille écran 18, une première électrode d'accélération et de focalisa- tion 20 et une seconde électrode d'accélération et de focalisa- tion 22. Les trois cathodes 14 projettent des faisceaux électro- niques le long de trois trajectoires de faisceau coplanaires 24, au travers d'ouvertures ménagées dans les électrodes. La grille de commande 16 et la grille écran 18 comprennent deux éléments métalliques sensiblement plats qui comportent chacun trois ouvertures-en ligne 26 et 28, respectivement qui sont alignées avec les trajectoires de faisceau 24. 1 La première électrode d'accélération et de focalisation 20 comprend deux parties en forme de coupe sensiblement rectangu- laires 30 et 32 raccordées par leurs extrémités ouvertes. Les extrémités fermées des parties en forme de coupes 30 et 32 com- portent chacune trois ouvertures en ligne 34 et 36, respective- ment, telle que chaque ouverture soit alignée avec une trajec- toire de faisceau séparée 24. La seconde électrode d'accélération et de focalisation 22 comprend une partie 38 en forme de coupe sensiblement rectan- gulaire ayant une embase 40. Cette embase 40 fait face à la pre- mière électrode d'accélération et de focalisation 20 et elle comporte trois ouvertures en ligne 42. L'ouverture centrale 42 est alignée avec l'ouverture centrale 36 de la première élec- trode d'accélération et de focalisation 20. Les deux ouvertures extérieures 42 sont légèrement décalées vers l'extérieur, par rapport aux ouvertures extérieures correspondantes 36 de la pre- mière électrode d'accélération et de focalisation 20. Une coupe écran 46 ayant une embase 48 est fixée à la se- conde électrode d'accélération et de focalisation 22 de façon que ladite embase recouvre l'extrémité ouverte de la seconde électrode d'accélération et de Localisation. La coupe écran 46 possède trois ouvertures en ligne 50 au travers de son embase 48, chaque ouverture étant alignée avec l'une des trajectoires de faisceau 24. La coupe écran comporte également une pluralité d'éléments d'écartement ou entretoise d'ampoules 52 fixés sur son extrémité ouverte et s'étendant à partir de celle-ci. Le canon électronique 10 est conçu de façon que lors de son fonctionnement, son champ focal principal s'établisse entre la première et la seconde électrode d'accélération et de-foca- lisation 20 et 22. A cet effet, on dispose entre ces électrodes, une structure de lentille résistive 54 réalisée selon la pré- sente invention. La structure de lentille résistive 54 comprend une paire de plaques électrodes d'extrémité 56 et une pluralité de plaques électrodes intermédiaires 58, par exemple six. Ainsi qu'on peut le voir sur la figure 3, chaque plaque électrode intermédiaire 58 est pourvue de trois ouvertures en ligne 59, chacune de ces ouvertures etant alignée avec l'une des trajectoires de fais- ceaux 24. Les plaques d'extrémité 56 comportent des ouvertures correspondantes alignées. Les huit plaques 56, 58 sont alterna- tivement alignées avec des blocs d'espacement, ou entretoises , de forme parallélépipède rectangle. Une paire de blocs d'es- pacement 60 est disposée entre deux plaques adjacentes 56, 58. Chaque paire de blocs d'espacement 60 est disposée sur des c8tés opposés d'une ouverture centrale 59 et elle est adjacente à un bord extérieur d'une plaque intermédiaire 58. Un bloc au moins de chaque paire de bloc d'espacement 60 comprend un bloc résis- tif 61, comme décrit ci-après. L'autre bloc de la paire de blocs d'espacement 60 peut comprendre soit un bloc résistif 61 soit un bloc isolant 62. Lorsque l'on désire seulement un bloc résis- tif 61 entre une paire de plaques électrodes 56, 56, on prévoit un bloc isolant d'espacement 62 faisant office de support méca- nique. Les blocs d'isolement 62 peuvent être réalisés en tout matériau approprié permettant un assemblage avec les plaques électrodes et compatible avec un traitement thermique et sous vide classique d'un tube électronique. On préfère utiliser des céramiques classiques telle que de l'alumine à haute pureté. Les blocs résistifs 61 comprennent de préférence des blocs isolants 62 dont les surfaces opposées, qui sont au contact de deux des plaques électrodes 56 et 58, sont revêtues de pelli- cules conductrices métalliques électriquement séparées et une surface reliant les surfaces ainsi munies d'une pellicule, revê- tue d'une couche d'un matériau approprié hautement résistif, qui recouvre des parties les surfaces des deux pellicules métalliques afin d'y réaliser un bon contact électrique. La figure 4 illustre des détails d'une forme préférée de montage de plaques électrodes 56 et de blocs résistifs 61. Cha- cun des blocs résistifs 61 est pourvu de deux pellicules métal- lisées 64, électriquement séparées, sur les deux surfaces oppo- sées de ces blocs, ces pellicules étant au contact d'une paire de plaques électrodes 56, 58. Après avoir muni les blocs résis- tifs de leurs pellicules métalliques 64 et avant leur assemblage dans la structure de lentille 54, lesdits blocs résistifs sont revêtus d'une couche 66 d'un matériau approprié à haute résis- tance, sur la surface qui relie les deux surfaces munies de pel- licules, mutuellement opposées. Dans l'exemple de réalisation préféré représenté sur la figure 4, la couche résistive 66 enve- loppe deux des coins du bloc 61 afin de réaliser un bon contact de recouvrement avec les parties des surfaces des pellicules métallisées 64. Les blocs résistifs 61 sont ensuite assemblés avec les plaques électrodes 56 et 58 et fixés à ces derniers, de préférence avec un joint brasé approprié 68. Afin de réaliser le mouillage de la pellicule métallisée 64 avec le matériau de brasage, une partie de la pellicule 64 est d'abord recouverte d'une bande de nickel 69. Cette bande de nickel 69 est limitée à la partie centrale de la pellicule métallisée 64 et elle déli- mite en conséquence le flux de matériau de brasage. L'empilage 54 de lentille résistive étant ainsi fixé dans un assemblage monobloc, la continuité électrique est obtenue d'une extrémité de la pile à l'autre, chaque bloc résistif 61 fournissant une résistance importante entre deux plaques élec- trodes adjacentes 56, 58. Par conséquent, on réalise une résis- 6 2460035 tance de fuite telle que, lorsqu'une tension appropriée est ap- pliquée aux première et seconde électrodes d'accélération et de focalisation 20 et 22, un courant de fuite circule au travers des revêtements à haute résistance 66 provoquant une chute de tension le long de l'empilage de lentille afin d'établir un po- tentiel différent sur chacune des plaques électrodes 56 et 58. Ces tensions différentes fournissent un gradient de tension qui à son tour produit la lentille allongée désirée entre les pre- mière et seconde électrodes d'accélération et de focalisation 20 et 22. La figure 5 illustre une variante des blocs résistifs 61 selon laquelle des blocs résistifs 61' sont pourvus sur deux de leurs face opposées, de revêtements métallisés, électriquement séparés 64' qui s'étendent légèrement autour de l'angle des blocs sur une face reliant les deux surfaces métallisées. Une couche à haute résistance 66' est ensuite disposée sur la surface de liai- son de façon à recouvrir les extrémités des surfaces des revê- tements métallisés 64'. Il n'est pas nécessaire de prolonger le revêtement résistif autour des angles ou coins du bloc et sur les surfaces métallisées mutuellement opposées, comme représenté sur la figure 4. Le brevet américain n0 4 091 114, décrit une structure de lentille résistive qui est similaire à la structure décrite ici en ce sens que ces deux structures comportent un empilage de plaques électrodes alternées et de blocs d'espacement résistifs. Cependant ces structures de lentille diffèrent essentiellement dans les détails structuraux des matériaux résistifs utilisés et également en ce qui concerne le procédé de fabrication uti- lisé. Dans le brevet américain cité ci-dessus, les électrodes et les blocs isolants sont assemblés en premier lieu et ensuite le matériau résistif est revêtu sur un bord de l'empilage réali- sé. Au contraire, la structure de lentille 54 est fabriquée en munissant d'un pré-revêtement les blocs isolants de matériau résistif désiré afin de former les blocs résistifs 61,avant leur assemblage ou empilage avec les plaques électrodes 56, 58. Un tel pré-revêtement permet de réaliser des essais de contr8le sur les blocs pourvus de revêtements résistifs et de les choisir en fonction de leui résistivités appropriées. Par conséquent, les défauts d'uniformité de résistance dus-à des variations incontro- lables du processus de revêtement du matériau résistif peuvent être compensés en présélectionnant des blocs de résistivité dé- sirée et en réalisant les lentilles empilées 54 avec des blocs de résistances connues donc voulues. Un tel processus permet non seulement la sélection de blocs présentant des résistances égales, afin d'obtenir un gradient de tension linéaire le long de la lentille empilée 54, mais également si on le désire, une sélection d'une graduation de résistances de bloc à bloc de façon à obtenir un certain gradient de tension non linéaire désiré. Le pré-revêtement des blocs résistifs 61 permet, par conséquent, un degré de souplesse qu'il n'est pas possible d'obtenir avec la structure de lentille électronique décrite dans le brevet américain n0 4 091 114 cité ci-dessus. On a donné ci-après un exemple de réalisation non limitatif de l'invention. La fabrication des blocs résistifs 61 a été réalisée en polissant tout d'abord une plaque d'alumine de bonne qualité, par exemple de "l'Alsimag" 771 ou 772 à partir d'us matière pre- mière légèrement plus épaisse ayant pour dimension 50,8 x 50,8 x 1,016 mm. Les grandes faces opposées de la plaque d'alumine sont ensuite pourvues des pellicules métalliques 64 en effectuant en premier lieu une pulvérisation cathodique d'une mince cou- che de titane et ensuite d'une couche de tungstène, sur la pla- que d'A120Y. La plaque est ensuite découpée en bandes de 1,524 mm de largeur à l'aide d'une scie à diamant. Ces bandes sont intro- duites dans un support qui laisse dégagée l'une des faces nues d'alumine et environ un tiers des faces recouvertes de titane et de tungstène. Un cermet W-A1203 est ensuite déposé par pul- vérisation cathodique sur les zones ainsi dégagées de la bande afin d'obtenir un bloc résistif pré-revêtu 61, comme représenté à la figure 4. Le dép8t de la couche résistive 66 sur la pelli- cule métallique 64 apporte un bon contact électrique. Les bandes sont ensuite recuites pour amener la résistance à des valeurs convenables (de l'ordre de 108 à i010.pour les blocs finis). Bien qu'un recuit sélectif apporte une résistivi- té sélective, il n'est pas possible de contrôler la résistivité pendant que les blocs sont dans le four de recuit étant donné qu'à des températures supérieures à 40000, la conductivité de 8 2460035 la céramique est appréciable. Néanmoins, avec les quelques me- sures obtenues en enlevant des bandes choisies du four, il est possible de reproduire avec précision toute distribution désirée de résistances pour un processus de recuit donné. A la suite du recuit, les bandes sont introduites dans un autre gabarit et ramenées à un système de pulvérisation catho- dique pour réaliser le dépôt du matériau de brasage. Cette opé- ration comprend une application par évaporation d'un dépôt de nickel pour initier le mouillage de la surface de tungstène, suivi d'un dépôt d'une couche épaisse de soudure eutectique cuivre-argent. On dépose le revêtement par pulvérisation catho- dique sur un côté à la fois. Les bandes sont ensuite retournées pour revêtir la surface opposée. Les bandes sont ensuite décou- pées en blocs 61 ayant une longueur de 5,08 mm. Le tableau suivant résume des séquences typiques de pulvé- risation cathodique et d'épaisseurs de couches selon un exemple préféré de fabrication d'un bloc-résistif. Matériau: Temps (minutes): Epaisseur (microns) Ti 17 0,1 W 35 0,2 W-Al203 240 0,7 Ni 20 0,5 Soudure 120 3,0O Pour fabriquer la structure de lentille résistive 54 on peut utiliser des relations dimensionnelles variées, diverses valeurs de résistance et divers matériaux. Le choix de ces para- mètres dépend de la structure de canon électronique particu- lier et de l'équipement utilisé. Il est généralement préféré de commander la tension de fuite fournie par les revêtements à haute résistance 66 à l'aide d'un courant de fuite de l'ordre de 5 à 10 microampères et une dissipation de puissance de 0,5 watt ou moins. Les gradients typiques de tension utilisés sont généralement compris entre 2,5 et 4,0. 104 volts par centimètre. Parmi les matériaux appropriés pour réaliser les plaques électrodes 56, 58, on peut citer le molybdène, l'acier inoxyda- ble plaqué' de cuivre ou tout autre matériau compatible avec les techniques de fabrication utilisées. Pour la réalisation des 9 2460035 blocs d'espacement on préfère utiliser des céramiques d'alumine. Les blocs d'espacement d'alumine 60 ont été convenablement métallisés à l'aide de molybdène appliqué par des techniques de trempage ou encrage bien connues ou par pulvérisation cathodique sur des revêtements métallisés de titane et de tungstène. Les blocs métallisés peuvent être brasés sur des électrodes de mo- lybdène à l'aide d'une soudure classique en cuivre et à l'argent. La forme des blocs d'espacement 60 n'est pas critique. Chaque paire de blocs d'espacement peut, par exemple, comprendre un anneau rectangulaire unique muni d'un revêtement résistif appliqué sur l'une ou plusieurs des pattes de ces blocs. On pré- fère utiliser de simples blocs rectangulaires. Le positionnement des blocs 60 sur les plaques électrodes 56, 58 n'est pas non plus critique. Cependant, dans l'exemple de réalisation représenté sur la figure 4, les blocs sont de préférence espacés des ouvertures 59 d'une distance au moins aussi importante que l'épaisseur des blocs afin d'éviter une interférence excessive avec les champs des lentilles dans les ouvertures, et ils sont espacés du bord des plaques électrodes d'une certaine distance par exemple de l'ordre de 0,381 mm afin de réduire à un minimum la formation d'arcs électriques entre eux et d'autres partiesdu tube électro- nique. On préfère utiliser comme revêtement à haute résistance 66 des matériaux de cermet déposés par pulvérisation cathodique, comme décrit dans le brevet américain nO 4 010 312. Le réglage de la résistivité, tel qu'indiqué dans ce brevet, peut être mis en oeuvre afin d'obtenir la résistance totale désirée pour le canon électronique particulier dans lequel est incorporée la structure de lentille résistive. L'épaisseur de tels revêtements peut varier de façon relativement importante et on peut obtenir une résistivité désirée par un recuit approprié comme indiqué dans ce brevet amériacin. On a réalisé des revêtements appropriés ayant des épaisseurs de l'ordre de 0,35 à 0,7/u, cependant ces valeurs ne constituent que des exemples et non des limites de fonctionnement. En variante on peut utiliser des encres résistives pour la réalisation des revêtements 66 à condition qu'elles présentent la résistance élevée désirée. D'une façon générale on peut uti- liser tout matériau résistif qui apporte des valeurs convena- 2460035 blement élevées de résistance et qui est compatible avec les processus de montage ou d'assemblage de lentilles et de fabri- cation du tube électronique. Selon un exemple non limitatif de structure de lentille résistive 54, les plaques électrodes 56, 58 étaient constituées de molybdène ayant une épaisseur de 0,254 mn sur lequel on avait appliqué une bande de nickel afin d' initier l'aptitude au bra- sage. On a ménagé trois ouvertures 59 en ligne ayant un diamètre de 4,064 mm et espacées les unes des autres de 5,08 mm. Les blocs d'espacement 60 étaient constitués d'alumine de 1,016 mm d'épaisseur, de 5,08 mm de longueur et ils étaient recouverts de pellicules métalliques 64 de titanetungstène. L'utilisation de deux plaques d'extrémité 56, de six plaques intermédiaires 58 et de sept paires de blocs d'espacement 60 produit une struc- ture de lentille ayant une longueur de 9,144 mm. Les revêtements résistifs 66 pour cette structure de lentille ont été obtenus par dép8t par pulvérisation cathodique d'une couche de cermet ayant une épaisseur de 0,7/u & une résistance plaque à plaque de l'ordre de 109 ohms. La lentille a fonctionné avec un poten- tiel focal de 3300 volts sur la première électrode de focalisa- tion et d'accélération 20 et un potentiel ultime de 25000 volts sur la seconde électrode de focalisation et d'accélération. Il demeure bien entendu que cette invention n'est pas li- mitée aux divers exemples de réalisation décrits et représentés mais qu'elle en englobe toutes les variantes. REVENDICATIONS 1.- Canon à électrons qui comprend une pluralité d'élec- trodes et une structure de lentilles résistives déposée entre deux desdites électrodes, cette structure de lentilles compre- nant une pluralité d'électrodes perforées et une pluralité de blocs d'espacement résistifs, lesdites électrodes perforées et lesdits blocs étant empilés alternativement les uns sur les autres de façon que chaque bloc résistif constitue une liaison résistive électrique entre les deux électrodes perforées sur l'un ou l'autre de ses côtés, ce canon électronique étant caractérisé en ce que chacun desdits blocs résistifs (61, 61') comprend un bloc isolant (62) pourvu d'une couche munie sur une surface d'un prérevêtement séparé (66, 66') de matériau résistif. 2.- Canon à électrons selon la revendication 1, caractérisé en ce que chacun desdits blocs résistifs (61) comprend des pel- licules métalliques électriquement séparées (64) sur des por- tions au moins d'une paire au moins de faces opposées desdits blocs en contact électrique avec une paire d'électrodes perfo- rées adjacentes (56,58) et en ce que ladite couche de matériau résistif (66) s'étend entre une partie des surfaces desdites pellicules métalliques en les recouvrant. 3.- Canon à électrons selon la revendication 2, caractérisé en ce que ledit matériau résistif est un cermet. 4.- Canon à électrons selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits blocs résistifs comportent des revêtements métallisés (64, 64') sur des parties de surface de ces blocs, ces revêtements étant brasés sur l'un ou l'autre côté desdites électrodes perforées (56, 58), afin de lier les électrodes et les blocs résistifs alternativement empilés pour réaliser un sous ensemble intégral (54) 5.- Canon à électrons selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits blocs résistifs sont choisis de façon à pré- senter des résistances sensiblement égales avant l'assemblage en pile pour réaliser une lentille (54) ayant un profil de ten- sion axiale linéaire. 6.- Canon à électrons selon la revendication 1, caracté- risé en ce que lesdits blocs résistifs sont choisis de façon à présenter des résistances inégales avant l'assemblage en pile, pour réaliser une lentille (54) présentant un profil de tension 12 2460035 axiale non linéaire. 7.- Canon à électrons selon la revendication 1, caractéri- sé en ce qu'il comprend une pluralité de blocs d'espacement iso- lants (62), chacun de ces blocs d'espacement isolants étant ap- parié avec un bloc d'espacement résistif, chaque paire étant disposée entre deux électrodes perforées adjacentes (56,58). 8.- Procédé de fabrication d'un canon à électrons compre- nant une structure de lentilles résistives constituée d'une pile d'électrodes perforées alternées et de blocs d'espacement résistifs, ce procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste à: appliquer un revêtement continu (66,66') de matériau résistif sur des portions de deux faces opposées de chaque pluralité de blocs isolants (62); empiler alternativement les blocs ainsi revêtus avec une pluralité desdites électrodes perforées (56,58) et fixer les uns sur les autres lesdits blocs et lesdites élec- trodes empilés afin d'obtenir un assemblage électriquement conti- nu (54) d'une extrémité à l'autre, chaque bloc fournissant une résistance électrique relativement importante entre ses deux électrodes adjacentes. 9.- Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que les deux faces opposées desdits blocs (61) sont recouverts de pellicules métalliques (64) avant l'application du revêtement de matériau résistif (61) de façon que le revêtement résistif recouvre lesdites pellicules métalliques et, en ce que la fixa- tion des blocs et des électrodes consiste en un brasage desdites électrodes sur lesdites pellicules métalliques.