La présente invention est relative à des traîneaux de protection de la surface d'un corps flottant, qui sont engagés entre un câble et un corps flottant de grandes dimensions. En général, les navires possèdent un ensemble de treuils qui permettent le passage de câbles pour leur remorquage. Cependant, ces treuils peuvent être immobilisés lorsque la force motrice nécessaire à leur mise en mouvement vient à manquer. En outre, certains corps flottants comme des plateformes flottantes ou des icebergs tabulaires ne présentent pas toujours des points d'ancrage ayant une capcité suffisante. C'est notamment le cas des icebergs tabulaires dont la partie supérieure est constituée par un névé, etat intermédiaire entre la neige et la glace. Dans ces conditions, il peut être utile, voir nécessaire, de passer un câble d'arrimage autour d'un corps flottant de grandes dimensions en évitant le contact du câble avec les angles du corps flottant afin de ne pas couper ce dernier lorsqu'une traction est exercée sur le câble d'arrimage. La présente invention propose l'utilisation d'un traîneau qui prend appui sur la surface du corps flottant en éloignant le câble d'arrimage de la surface de ce dernier et qui répartit la pression exercée par le câble d'arrimage du fait du changement de direction autour d'un angle de la surface du corps flottant, sur une portion suffisante de la surface du corps flottant. En outre, l'invention evite un déplacement du câble dès qu'une traction est exercée sur lui. Plus précisément, la présente invention est relative à un traîneau de protection-de la surface d'un corps flottant constitué essentiellement d'unearmature parallèlépipédique montée sur des skis orientables, et d'un plateau cannelé, articulé autour de pivots disposés à l'une des extrémités de pistons dont l'autre extrémité est munie d'un bouclier. Lorsque le plateau s'enfonce progressivement lors de la mise sous tension d'un câble d'arrimage logé dans une cannelure, il entraîne des bras recourbés qui emprisonnent le câble d'arrimage. Le bouclier peut être muni de dents destinées à s'enfoncer dans la surface du corps flottant sur laquelle est disposé le traîneau. I1 peut aussi présenter un coussin en matériau facilement déformable afin de ne pas pénétrer dans la surface du corps flottant sur laquelle il est disposé. Des leviers sont intercalés entre les extrémités du plateau et les bras recourbés qui presentent deux courbures; au droit d'une des courbures est placé l'axe de rotation du bras. Ces leviers coopèrent avec les bras par l'in termédiaire d'au moins un oeillet allongé permettant un décalement angulaire du plateau lors de son enfoncement progressif au moment de la mise sous tension du câble d'arrimage. Un ressort tend à decoller le bouclier de la surface du corps flottant. En outre, les bras recourbés du traîneau possèdent un oeillet qui peut être utilise pour la fixation d'un lest afin de faciliter des manoeuvres de mise en place, notamment sous la surface horizontale inférieure du corps flottant. Des details complémentaires seront donnes au cours de la description de la figure unique annexé à titre d'exemple purement indicatif à la presente description.Cette figure est une vue de dessus en écorche partiel. Sur la figure unique, on peut voir un traîneau conforme à l'invention reposant sur la surface latérale verticale (1) d'un iceberg tabulaire (2). Le traineau peut être en tant que de besoin immergé. I1 est constitué d'une armature parallèlépipédique (3) fabriquée à partir de profilés en L. Aux extremités (4) de l'armature, dans la zone des coins, et du coté de la surface la tépale verticale (1) de l'iceberg tabulaire (2) sont disposés des bras articules (5) possédant deux degrés de liberté, l'un dans un plan horizontal, I'autre dans un plan vertical, grâce à deux axes orthogonaux de rotation (6) et (7).A l'extrémité de chacun de ces bras articulés (5) est disposé un ski (8) destiné à positionner le traîneau lors de sa mise en place sur la surface latérale verticale (1) de l'iceberg tabulaire (2). Le débattement des bras articulés (5) est limite par des ressorts à compression (9) disposés entre les bras articulés (5) et un siege (10) solidaire de l'armature parallèlépi- pédique (3). Ces ressorts de compression (9) peuvent être remplacés par des cylindres en élastomère ayant des caractéristiques identiques. De ce fait, lorsque le traîneau est mis en contact avec une surface irrégulière, il trouve une assiette satisfaisante. Un plateau (11) comporte des cannelures (12) dans lesquelles peuvent s'encastrer des câbles d'arrimage non représentés sur la figure. Ce plateau (11) est monté sur deux pistons (14) parallèles, traversant deux faces opposées de l'armature métallique (4). Chaque piston (14) est relie au plateau (11) par un pivôt (13). Ainsi, ce plateau (11) peut basculer autour du pivot (13) solidaire du piston (14) à l'extrémité duquel est disposé un bouclier (15) muni de dents (16) destinées à s'enfoncer dans la surface latérale verticale (1) de l'iceberg tabulaire (2). Ce bouclier (15) peut être changé pour un bouclier présentant un coussin en matériau facilement déformable afin de ne pas endommager la surface avec laquelle il entre en contact.Dans le cas de glace, le bouclier a une double mission : d'une part, constituer un ancrage contre un ripage éventuel du traîneau, d'autre part, répartir la pression sur la surface latérale verticale (1) de l'iceberg tabulaire (2) afin d'éviter son fluage. Le plateau (11) résiste à l'enfoncement du fait d'un ressort à compression (17) monté autour des pistons (14) dans un manchon (18) entre un siège amovible (19) et un poussoir (20) solidaire de chaque piston (14). Une douille de guidage (21) en matériau approprié constitue un cylindre pour le piston (14). Dans les zones d'extrémité du plateau (11) sont articulés des leviers (22) qui repoussent des bras (23) recourbés qui se rabattent sur le plateau (11) en pivotant autour d'axes (24) orthogonaux au piston (14). De la sorte, un câble d'arrimage, des lors qu'une traction est exercée sur lui, enfonce le plateau (11), puisque la traction donne naissance à une pression dans un angle, et est emprisonné entre le bras (23) et la cannelure (12) dans laquelle il est logé. Le câble d'arrimage ne peut donc s'échapper. Lorsque le câble d'arrimage n'est pas logé dans la cannelure médiane (25) du plateau (11), la pression exercee tend à faire pivoter legèrement le plateau (11) autour de son pivôt (13) disposé à l'extrémité du piston (14). Les leviers (22) qui sont du côte du câble d'arrimage par rapport à la cannelure médiane (25) du plateau (11), entrainent immediatement les bras (23) qui leur correspondent, tandis que les autres leviers (22), du fait du décalement angulaire du plateau (11) par rapport à l'armature métallique parallélépipédique (3), n'entrainent pas immédiatement les bras (23) qui leur correspondent puisque l'extrémité des bras (23) avec lesquels ils coopèrent comporte un oeillet allongé (26). Les extrémites (29) du plateau (11) sont relevées afin d'éviter que le câble d'arrimage ne puisse s'engager entre les bras (23), les leviers (22) et le plateau (Il). En outre, le plateau (11) ne s'engage pas complètement dans l'évidement hémicylindrique (27) afin de permettre son décalement angulaire. On remarque encore que les bras (23) possèdent un oeillet (28) qui peut être utilisé pour la fixation d'un lest afin de faciliter des manoeuvres de mise en place, notamment sous la surface horizontale inférieure du l'iceberg tabulaire (2). Ces sillets (28) sont disposés pratiquement au droit de la deuxième courbure des bras (23), sachant qu'au droit de la première courbure est situé l'axe de rotation (24) des bras (23). NOMENCLATURE 1 face latérale verticale de l'iceberg tabulaire (2) 2 iceberg tabulaire 3 armature parallêlêpipédique 4 extrémites de l'armature (3) 5 bras articulé 6, 7 axes de rotation 8 ski 9 ressort à compression 10 siège du ressort (9) 11 plateau 12 cannelures du plateau (11) 13 pivot 14 piston 15 bouclier 16 dents 17 ressort à compression 18 manchon 19 siège 20 poussoir 21 douille de guidage 22 leviers 23 bras recourbés 24 axe de rotation des bras (23) 25 cannelure médiane du plateau (11) 26 oeillet allongé 27 évidement hémicylîndrique 28 oeillet 29 extrémités du plateau (11) REVENDICATIONS 1. Traîneau de protection de la surface d'un corps flottant caractérisé par une armature parallèlépipédique montée sur des skis orientables, un plateau cannelé, articulé autour de pivots disposés à l'extrémité de pistons dont l'autre extrémité est munie d'un bouclier, entraînant des bras recourbés pour emprisonner un câble d'arrimage loge dans une cannelure. 2. Traîneau selon la revendication 1 caractérisé en ce que le bouclier est muni de dents destinées a s'enfoncer dans la surface sur laquelle est dispo sé le traîneau. 3. Traîneau selon la revendication 1 caractérisé en ce que le bouclier présente un coussin en matériau facilement déformable. 4. Traîneau selon la revendication 1 caractérisé en ce que des leviers sont intercales entre les extrémités du plateau et les bras recourbés. 5. Traîneau selon la revendication 4 caractérisé en ce que les leviers coopè rent avec les bras recourbés par l'intermédiaire d'au moins un oeillet al longé permettant un décalement angulaire du plateau lors de son enfoncement progressif lors de la mise sous tension du câble d'arrimage. 6. Traîneau selon la revendication 5 caractérisé en ce que un ressort tend à decoller le bouclier de la surface du corps flottant. 7. Traîneau selon la revendication 1 caractérisé par un oeillet disposé au droit de la seconde courbure des bras recourbés, sachant qu'au droit de la première courbure est placé l'axe de rotation desdits bras recourbés. 8. Traîneau selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'aux extrémites de l'armature, dans la zone des coins et du côté de la surfacedu corps flottant, sont disposesdes bras articulés possédant deux degrés de liberté, l'un dans un plan horizontal, l'autre dans un plan vertical, grâce à deux axes ortho gonaux de rotation.