La présente invention concerne la préparation d'aescine radiologiquenent amorphe soluble dans l'eau. L'aescine est une saponine triterpénique obtenue à partir doe fruits du marronnier d'Inde. L'aescine s'obtient alors sous forme cristalline très difficilement soluble dans l'eau et pour cette raison inutilisable à des fins thérapeutiques. Aussi les tentatives n'ont-elles pas fait défaut de transformer l'aescine en une forme soluble dans l'eau, thérapeutiquement active.On connaft, par exemple, la possibilité de préparer de l'aescine soluble dans l'eau par acétylation partielle. I1 est en outre connu que l'on peut diviser l'aescine pour obtenir l'isomère dextrogyre qui est utilisable comme médicament gråce à sa solubilité suffisante dans 11 eau. De plus, le sel sodique d'aescine est, lui aussi, thérapeutiquement actif mais exclusivement en application parentérale. On connatt finalement des complexes hydrosolubles d'aescine et respectivement de rutine et d'hespéridine. Par le brevet allemand ayant fait l'objet de la publication DAS 1 282 852, il est connu que l'on peut transformer l'aescine cristalline en forme soluble dans l'eau, en détruisant la structure cristalline, ce que l'on obtient par broyage prolongé dans un mortier d'agate. Ce broyage est cependant très dispendieux car il ressort du brevet autrichien 245 733 qu'il doit durer au moins 50 heures pour provoquer une solubilité dans l'eau de 2%. C'est pourquoi l'invention avait pour tache de transformer l'aescine par des mesures moins dispendieuses et par conséquent plus économiques en forme radiologiquement amorphe soluble dans 1 'eau. Or on a trouvé que l'on peut transformer l'aescine cristalline en aescine radiologiquement amorphe soluble dans l'eau, en dissolvant l'aescine cristalline dans un mélange d'eau ou d'un alcool aliphatique et d'une base azotée organique, en éliminant ensuite de la solution la base azotée organique et en évaporant l'alcool aliphatique. Comme alcools aliphatiques conviennent, par exemple, les alcools aliphatiques inférieurs, en particulier le méthanol. De très nombreuses bases azotées de structures très diverses sont appropriées pour le procédé selon l'invention, par exemple des amines aliphatiques primaires, secondaires et tertiaires saturées et insaturées inférieures, des amines cycloaliphatiques primaires et secondaires inférieures, des amino-alcools aliphatiques infé rieurs, des bases azotées hétérocycliques. I1 s'est avéré que les bases azotées organiques les plus appropriées sont la diéthylamine, la triéthylamine et la pyridine parmi lesquelles on préfère la diéthylamine, bien que de bons résultats aient été obtenus aussi par exemple à l'aide a'éthylamine, dedi-n-propylamine, d' éthylènediamine, de cyclohexylamine, de dicyclohexylamine, d'é thanolamine, dtimidazol. La base azotée organique s'élimine de la solution obtenue le plus avantageusement au moyen d'une résine échangeuse de cations. Pratiquement toutes les résines échangeuses de cations usuelles du marché entrent en ligne de comptes ; il importe seulenent que la résine soit activée ou fortement acide. Après l'élimination de la base azotée organique, la solution est évaporée dans un évaporateur approprié. L'aescine radioloî- quement amorphe obtenue est telle quelle soluble à 2% dans l'eau mais, lors de la transformation en préparations thérapeutiques solides, elle est à broyer dans un broyeur approprié, par exemple un broyeur à disques, ce qui représente une opération non dispendieuse de courte durée. Un traitement de courte durée de l'aescine par des bases azotées organiques, l'élimination des bases et l'évaporation des solvants ont pour,conséquence l'obtention d'aescine radiologiquement amorphe. Cette aescine présente sous le microscope électronique des faisceaux de molécules dont les dimensions sont inférieures aux dimensions micellaires critiques. Ces faisceaux sont réunis en ensembles liches qui ont toutes les propriétés de 1' amorphisme radiologique. I1 a été constaté que l'aescine préparée selon l'invention est thérapeutiquement active. Cela a été démontré par des séries d'expÉriences sur l'action inhibitrice de l'oedème dans l'épreuve à la patte du rat qui ont permis de constater que l'aescine préparée selon l'invention correspondà l'aescine mécaniquement micronisée. L'invention est illustrée avec plus de détails par les exemples de réalisation ci-après qui ne restreignent cependant d'aucune manière sa portée. Exemple 1 On dissout 1 kg d'aescine cristalline en agitant dans un mélange de 2 1 d'eau distillée et de 200 ml de pyridine. La solution est clarifiée par filtration et ensuite passée à une vitesse de 250 ml/min par une colonne garnie de 2,6 l de résine échangeuse de cations (par exemple d'Amberlite IR 120, de Wofatite KPS 200, de Varion KS, à grains de 0,3 à 1,2 mm) activée par de l'acide chlorhydrique. Puis la solution est évaporée dans un évaporateur à pulvérisation dans un courant d'air à temperature de 180 à 200 C. La solubilitè du produit est de 2g/100 ml d'eau ; 20 = -26,5 (c = 5, néthanol) ; P.F. 221 - 223 C. Exemple 2 On dissout 1 kg d'aescine cristalline en agitant dans 10 1 de méthanol, on clarifie la solution par filtration et l'on y ajoute 48,4 ml de pyridine. Puis on la fait passer à une vitesse de 50G ml/min par une colonne garnie de 4,0 1 de résine échangeuse selon l'exemple 1. La solution est évaporée dans un évaporateur rotatif à une temperature de 70 à 80 C. La solubilité du produit est de 2 g/100 ml d'eau ; &alpha;D20 = -26,5 (c = 5, méthanol) P.F. 220 - 224 C. Exemple 3 On dissout 1 kg d'aescine cristalline en agitant dans 10 1 de méthanol, on y ajoute 72 ml de triéthylamine et l'on clarifie la solution par filtration. Puis on la fait passer à une vitesse de 500 ml/min par une colonne garnie de 4,0 1 de résine échangeuse selon l'exemple 1. La solution d'aescine est évaporée das un évaporateur rotatif à une température de 70 à 80 C. La solubilité du produit est de 2 g/100 ml d'eau ; &alpha;D20 = -26,4 (c = 5, méthanol) P. F. 221 - 2250C. Exemple 4 On dissout 1 kg d'aescine cristalline en agitant dans 10 1 de méthanol et l'on y ajoute 26,6 ml de diéthylamine. La solution est clarifiée par filtration. Puis elle est passée à une vitesse de 50 ml/min par une colonne garnie de 2,0 1 de résine échangeuse selon l'exemple 1. La solution d'aescine est évaporée dans un évaporateur rotatif à une température de 70 à 80 C. la solubilité du produit es de 2 g/100 ml d'eau ; &alpha;D20 = -26,7 (c = 5, mé- thanol) ; .?. 220 - 2230C. REVENDICATIONS 1. Procédé de préparation d'aescine radiologiquement amorphe soluble dans l'eau, caractérisé par le fait que l'on dissout de l'aescine cristalline dans un mélange d'eau ou dtun alcool aliphatique et d'une base azotée organique, on élimine ensuite de la solution la base azotée organique et l'on évapore l'eau ou l'alcool aliphatique. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la base azotée organique est la diéthylamine, la triéthylamine ou la pyridine. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on élimine la base azotée organique de la solution d'aescine à l'aide d'une résine échangeuse de cations acide. 4. Âescine radiologiquement amorphe préparée par procédé suivant une quelconque des revendications précédentes.