La présente invention est relative à des perfectionnements apportés aux dispositifs de dialyse et en particulier à ceux destinés aux dialyses rénales. Les appareils connus du genre en question et qui comprennent une membrane semi-perméable disposée entre deux compartiments où circule dans l'un le sang à epurer, dans l'autre un liquide de dialyse, présentent généralement un profil en plan une forme rectangulaire. Du fait de cette forme, l'écoulement du sang risque de ne pas de faire sur toute la surface de la membrane ce qui diminue le rendement de la dialyse. D'autre part, il y a des risques d'apparition de caillots à la frange de la veine de liquide sanguin. En outre, si pour une raison ou pour une autre la membrane semi-perméable est déteriorée, la dialyse doit être suspendue, même si elle n'est pas terminée, pour être reprise ensuite au moyen d'un appareil de secours. Les perfectionnements qui font l'objet de la présente invention visent à remédier aux inconvénients sus-mentionnés et à permettre la réalisation d'un appareil de dialyse qui soit susceptible d'assurer d'une part l'écoulement parfait du sang par rapport à la membrane et, d'autre part une dialyse continue dans de bonnes conditions. L'appareil de dialyse suivant l'invention est essentiellement remarquable en ce qu'il est constitué par deux hémodialyseurs montés en parallèle et comportant des tubulures de jonction munies de moyens permettant de recycler le sang jusqu'à ce qu'il présente des caractéristiques prédéterminées et/ou de continuer la dialyse même si l'un des hémodialyseurs est hors d'état de fonctionner. Suivant un mode de réalisation préféré, chacun des hémodialyseurs comprend deux compartiments disposés co-axialement et de part et d'autre d'une membrane semi-perméable cylindrique portée par un tube de même forme réalisé en une matière poreuse. Le compartiment dans lequel le sang à purifier circule est situé à l'intérieur du tube en matière poreuse et il comporte une tubulure cylindrique centrale de sorte qu'il présente en section transversale une forme annulaire de faible surface, tandis que le compartiment dans lequel circule le liquide de dialyse est limité vers l'extérieur par un manchon cylindrique. Les canaux d'arrivée et de sortie du sang des deux hémodialyseurs sont respectivement raccordés deux à deux par l'intermédiaire d'une vanne à quatre voies dont l'une est branchée sur la tuyauterie d'a menée du sang et l'autre sur la canalisation de refoulement de celuici, ces deux vannes étant reliées en outre par un conduit. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 est une coupe longitudinale d'un appareil de dialyse suivant l'invention. Fig. 2 en est une coupe transversale suivant Il-Il (fig. 1). Fig. 3 est une vue schématique à plus grande échelle d'une des vannes de l'appareil montré en figs. 1 et 2. L'appareil de dialyse suivant l'invention est essentiellement composé de deux hémodialyseurs identiques 1 et 1' convenablement reliés entre eux comme on l'expliquera mieux plus loin. (fig. 1 et 2). Chaque hémodialyseur 1, 1' comprend trois éléments cylindriques concentriques de même longueur soit d'abord une tubulure centrale 2 dont chaque extrémité est fermée par un fond 2a, puis un tube poreux 3 qui entoure cette tubulure et enfin un manchon extérieur 4. Chacune des extrémités du tube 3 est munie d'une collerette 3a tournée vers l'extérieur et dont le diamètre est identique à celui intérieur du manchon. La périphérie de ces collerettes est soudée aux extrémités du manchon 4. Une membrane semi-perméable 5 est disposée de manière usuelle autour du tube poreux 3 de manière qu'elle recouvre entièrement sa périphérie. Le manchon 4 comporte un orifice d'entrée 6 et un autre de sortie 7. La tubulure 2, le tube poreux 3 et le manchon 4 sont associés à deux embouts 8 identiques , de forme générale cylindrique et qui comportent chacun une petite tubulure radiale externe constituant l'une un canal 9 d'arrivée du sang vicié (celui de gauche en fig. 1) et l'autre, un canal 10 de sortie du sang épuré. Les différents éléments constituant chacun des hémodialyseurs sont réalisés en verre Pyrex et leur jonction se fait à la manière connue au moyen de surfaces planes rodées et serrées entre elles par l'intermédiaire d'étriers ou chaînes 11. La tubulure 2 est retenue concentriquement par rapport au tube 3 à l'aide de deux poussoirs à ressort 12 disposés entre les extrémités en vis à vis de cette tubulure et de chaque-embout 8. Un collecteur annulaire 13 est placé dans chaque embout 8 en face de l'espace 14 compris entre le tube poreux 3 et la tubulure 2 et il est maintenu à force entre la paroi 8a de l'embout 8 et la collerette 3a dudit tube. Ce collecteur présente en section transversale la forme d'un U ouvert en direction de l'espace 14. Il est en outre muni d'un tuyau 15 dont l'extrémité libre est engagée dans les canaux 9 respectivement 10. Chaque collecteur 13 est réalisé en une matière synthétique vendue dans le commerce sous la marque de fabrique "VITON". Les deux hémodialyseurs sont placés de manière que leurs canaux 9 et 10 se trouvent respectivement deux à deux réunis à une vanne à quatre voies 16, 16' que l'on décrira plus loin. La vanne 16 correspondant aux canaux 9 est encore reliée à la tuyauterie 17 d'amenée du sang vicié, tandis que celle 16' qui est associée aux canaux 10 est branchée sur une canalisation 18 prévue pour le refoulement du sang épuré. Un conduit 19 réunit en outre les deux vannes 16 et 16'. La vanne 16 montrée en fig. 3 comporte quatre tubes 20, 21, 22 et 23 réalisés en verre Pirex et disposés en croix. A la manière connue, chacun de ces tubes traverse un cylindre 24 dans lequel est placé un piston 25 dont l'extrémité externe est associée d'une part à un électro aimant 26 et d'autre part à des ressorts de rappel 27. Lorsque l'électro aimant 26 n'est pas excité, les ressorts maintiennent le piston à sa position rentrée dans le cylindre 24 de telle sorte que le tube qui traverse le cylindre en question est obturé. Au contraire, si l'on excite l'électro aimant, le piston 25 libère le tube correspondant. La vanne 16, c'est-à-dire celle en amont dans le circuit du sang, est reliée par son tube 20 à la tuyauterie 17 d'amenée du sang à épurer, ses tubes 21 et 23 aux canaux d'arrivée 9 dans chaque hémodialyseur 1 etenfin son tube 22 est associé au conduit 19. La vanne 16' située à droite en fig. 1 c'est-à-dire en aval dans le circuit du sang est réunie par son tube 20' au conduit 19, par ses tubes 21' et 23' aux canaux de sortie 10 des hémodialyseurs et par son tube 22' au canal 18 de l'écoulement du sang épuré. On comprend aisément qu'en alimentant les électro-aimants correspondant aux pistons situés sur les tubes 20 et 21 de la vanne amont 16 le sang pénètre dans l'hémodialyseur 1 d'où il ressort si l'on a eu soin d'alimenter les électro-aimants correspondant aux pistons situés sur les tubes 21' et 22' de la vanne aval 16'. Le sang s'écoule de manière régulière dans l'espace 14 qu'on a choisi de faible épaisseur et les collecteurs 13 évitent de par leur forme tout danger de coagulation dans les embouts 8. Le liquide de dialyse passe entre la membrane 5 et le manchon 4, il arrive par l'orifice 6 et s'échappe par l'orifice 7 en direction de l'égout. Sur la canalisation de refoulement 18, on place des détecteurs usuels qui comparent la qualité du sang épuré avec des paramètres prédéterminés. Suivant le résultat de cette comparaison, un appareillage électronique approprié commande l'ouverture ou la fermeture de certains des électro-aimants 26. On peut ainsi obtenir soit le recyclage du sang dans l'hémodialyseur en service si l'épu- ration n'est pas satisfaisante, soit le passage du sang dans le second hémodialyseur si les détecteurs décèlent dans le sang passant dans la canalisation 18 des caractéristiques faisant appraitre que l'hémodialyseur en service est endommagé. Bien entendu dans ce cas le liquide de dialyse est dirigé dans le second hémodialyseur 1'. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. R E V E N D I C A T I 0 N S 1. Appareil de dialyse du genre comprenant une membrane semiperméable disposée entre deux compartlrents où circulent dans l'un le sang à épurer et dans l'autre un liquide de dialyse, caractérisé en ce qu'il est constitué par deux hémodialyseurs montés en parallèle et comportant des tubulures de jonction munies de moyens permettant de recycler le sang jusqu'à ce qu'il présente des caractéristiques prédéterminées et/ou de continuer la dialyse même si l'un des hémodialyseurs est hors d'état de fonctionner. 2. Appareil de dialyse suivant la revendication 1, caractérisé en ce que chacun de ses hémodialyseurs comprend deux compartiments disposés co-axialement et de part et d'autre d'une membrane semiperméable cylindrique portée par un tube de même forme réalisé en une matière poreuse. 3. Appareil suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le compartiment où circule le sang à purifier est situé à l'intérieur du tube supportant la membrane et qu'il comporte une tubulure cylindrique centrale fermée qui le traverse longitudinalement de mani ère qu il présente en section transversale un forme annulaire de faible surface. 4. Appareil suivant la revendication 3, caractérisé en ce que le compartiment dans lequel circule le liquide de dialyse est limité vers l'extérieur par un manchon cylindrique comportant un orifice d'entrée et un autre de sortie. 5. Appareil suivant la revendication 4, caractérisé en ce que chacun de ses hémodialyseurs comporte deux embouts fermant le compartiment du liquide de dialyse et qui sont respectivement munis d' un canal d'arrivée du sang vicié et d'un autre canal de sortie du sang épuré. 6. Appareil suivant la revendication 5, caractérisé en ce que chaque embout renferme un collecteur annulaire dans lequel passe le sang au cours de la dialyse et qui est réuni au canal correspondant d'arrivée ou de sortie du sang. 7. Appareil suivant la revendication 6, caractérisé en ce que les canaux d'arrivée et ceux de sortie du sang des deux hémodialyseurs sont respectivement raccordés deux à deux par l'intermédiaire d'une vanne a# quatre voies dont l'une est branchée sur la tuyauterie d'amenée du sang et l'autre sur la canalisation de refoulement de celui-ci tandis qu'elles sont en outre reliées par un conduit. 8. Appareil suivant la revendication 7, caractérisé en ce que la manoeuvre des vannes est commandée par un dispositif agissant sur l'impulsion d'organes en soi connus de contrôle de la qualité du sang épuré.