La présente invention est relative à des perfectionnements apportés aux orthèses de marche destinées aux paraplégiques et poliomyélitiques. On sait que les orthèses de ce type comprennent une ossature généralement formée par deux paires de montants parallèles, articulées ltune à ltautre au niveau du genou. Les deux montants inférieurs sont pourvus d'un sabot pivotant propre à recevoir le talon, tandis que les montants supérieurs sont équipés d1un cuissard ouvrable ; la jambe est introduite entre les deux paires de montants, 11 articulation de ceux-ci étant pourvue d'un système de blocage propre à permettre le pliage de l'ensemble pour la position assise. Si de telles orthèses donnent substantiellement satisfaction sur le plan fonctionnel, elles comportent par contre l'inconvénient entre apparentes sous le pantalon. En effet, la présence des montants latéraux provoque des plissures du tissu de la jambe du pantalon ; de plus et surtout, le raccourcissement de la cuisse consécutif au passage de la position debout à la position assise provoque le déplacement vers l'avant des axes d'articulation des deux paires de montants, si bien que ces axes font saillie et tendent disgracieusement l'étoffe au niveau du genou. On notera par ailleurs que les orthèses classiques se comportent comme un ensemble parfaitement rigide et transmettent douloureusement au corps de l'utilisateur les chocs résultant de ce qutil est convenu d'appeler la marche pendulaire, c'est-à-dire la marche à l'aide de béquilles ou de cannes canadiennes. Les perfectionnements qui font l'objet de la présente invention ont plus spécialement pour but de remédier aux inconvénients sus-mentionnés et de permettre la réalisation d'une orthèse de marche qui soit susceptible de répondre particulièrement bien aux divers désiderata de la pratique. Conformément à l'invention,ltarmature de ltorthèse est cons- tituée par un mAt unique, agencé de manière à se poser en arrière de la jambe de l'utilisateur. On comprend que de par sa position une telle orthèse est beaucoup moins apparente que les appareillages usuels. Bien entendu, il est indispensable de faire comporter à l'élément supérieur du mât des moyens propres à permettre sa diminution de longueur lors du passage de la position debout à la position assise ; à cet effet l'élément supérieur sus-indiqué est constitué par deux pièces télescopiques reliées l'une à l'autre par un ressort travaillant à la compression, de manière à assurer la modification automatique de longueur de l'ensemble. Suivant une autre disposition remarquable de l'invention, on dispose entre les deux parties articulées du mAt un organe élastique de butée propre à amortir les chocs résultant de la marche pendulaire. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages quelle est susceptible de procurer. Fig. 1 est une vue de cEté avec arrachements de ltarma- ture d'une orthèse de marche suivant l'invention. Fig. 2 est une vue en perspective montrant à ltétat séparé, préalablement à leur assemblage, les différents éléments qui constituent le mécanisme d'articulation et de verrouillage des deux parties de l'armature suivant fig. 1. L'orthèse représentée en fig. I est essentiellement constituée par deux parties principales 1 et 2 reliées l'une à l'autre par un mécanisme d'articulation 3 correspondant au genou. Bien entendu l'an nta représenté que l'ossature de l'orthèse, cette ossature étant montée à l'intérieur d'un habillage en matière souple et déformable, propre à assurer le confort de la jambe de ltutilisateur. La partie supérieure 1 correspondant à la cuisse comprend deux éléments 4 et 5 engagés l'un à l'intérieur de l'autre de façon télescopique. Dans l'exemple de réalisation considéré l'élément inférieur 4, présentant en section un profil carré, est prévu plein et est introduit à coulissement à l'intérieur du profilé creux qui forme ltélément 5. Un ressort 6 du type à compression tend à ramener en permanence l'élément 4 vers le bas, l'amplitude du déplacement étant limitée par un goujon 7 solidaire de la pièce 4 et engagé à l'intérieur d'une fenêtre longitudinale Sa de l'élément 5. On notera que ce dernier est pourvu à son sommet d'un axe transversal 8 sur lequel s'articule un élément profilé ou tuile 9 destiné à armer un cuissard de type usuel, cette tuile étant équipée d'une courroie réglable de fixation 10 pour l'attache de l'ensemble de sur sur sur la cuisse. Dans l'ensemble de réalisation envisagé on a supposé que l'ar- thèse était du type standard et elle est donc dotée à cet effet de moyens permettant le réglage de la longueur de la partie inférieure 2 de façon à permettre son adaptation à la taille du sujet. Cette partie 2 comprend un premier élément 11 prévu immédiatement au dessous du mécanisme d'articulation 3 qui sera décrit plus loin. Cet élément 11 est muni d'une tuile d'armature 12 et d'une courroie 13 susceptible de se fixer sur le sujet au-dessous de l1articula- tion du genou ; la tuile 12 est avantageusement fixée de manière réglable sur l'élément 11. Celui-ci se raccorde à un tube 14 relié à un tube analogue 15 par un manchon taraudé 16 à deux pas inverses, qui coopère avec deux tiges filetées de façon à permettre le réglage de la longueur utile de l'ensemble de la partie 2. La base du manchon inférieur 15 est solidaire d'un étrier 17 dans lequel s'articule un sabot 18 conformé de manière à recevoir le talon de l'uti- lisateur ; une courroie 19 est prévue sur le sabot 18 en vue tourer la cheville.On remarquera que la partie arrière du sabot 18 porte une patte horizontale 20 qui coopère avec une butée réglable 21 afin de limiter le basculement vers l'avant dudit sabot 18. Fig. 2 montre en détail le mécanisme d'articulation 3. Comme montre l'extrémité inférieure de l'élément 4 de la partie 1 est conformée de manière à présenter un talon 4a propre à votre introduit à jeu réduit à l'intérieur d'un logement 22a ménagé dans l'arrière d'une noix 22 à laquelle elle est fixée à l'aide d'un axe transversal référencé 23 en fig. 1 ; la face supérieure du talon 4a est prévue plane de façon à buter contre la paroi correspondante du logement 22a, en s'opposant ainsi à tout basculement dudit talon vers l'avant, ctest-à-dire à l'opposé de la tuile 12.Par contre l'élément 4 est en principe libre de pivoter vers arrière, son mouvement étant toutefois limité par un organe élastique ou tampon 24 engagé entre ledit élément 4 et la partie supérieure de la noix 22 ; ce tampon 24 est pourvu d'un goujon 24a introduit dans une perforation 22b de la noix de façon à votre retenu en place sur celle-ci. La partie inférieure de la noix 22 comporte une queue plate 22c introduite dans une chape 11a prévue au sommet de l'élément 11 ; l'assemblage des pièces 22 et 11 est assuré à l'aide d'un axe d'articulation référencé 25 en fig. 1. Par suite du profil de la queue 22c et du fond de la chape lla, la noix 22 ne peut pivoter que vers l'arrière. Pour bloquer l'articulation 3 vers l'avant, il est prévu un levier de verrouillage 26 pourvu d'une chape inférieure 27 engagée à pivotement sur les extrémités dépassantes de l'axe 23.Entre les ailes de la chape 27 est fixé un taquet 28 conformé de manière à venir se disposer sur la face supérieure de la chape lia en bloquant ainsi la noix 22 contre laquelle il est maintenu appliqué par un ressort 29 ; ce dernier traverse la noix par un trou 22d et prend appui sur l'élément 4 par un goujon latéral 4b et sur le levier 26 par un goujon 26a. Les avantages présentés par ltorthèse de marche ci-dessus décrite se comprennent sans peine. Une fois la jambe introduite dans le cuissard et dans la jambière (non représentée) associée à la tuile 12 et les courroies 10 et 13 convenablement réglées, l'ensem- ble de ltorthèse se trouve disposé contre la face arrière de la jambe considérée, de telle sorte qutelle est complètement dissimulée et ntapparait en aucune manière sous un pantalon usuel.Le mécanisme de verrouillage 3 fonctionne de manière au moins aussi satisfaisante que les dispositifs classiques, et de plus le tampon 24 forme amortisseur élastique et encaisse de manière efficace les heurts et chocs inhérents à la marche "pendulaire" ; en effet lten- semble de la partie 2 est susceptible de se déplacer angulairement par rapport à la partie 1 à l'encontre de la réaction élastique du tampon précité qui forme butée déformable. Il doit d'ailleurs etre entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. Il va notamment de soi que l'ossature ci-dessus exposée est susceptible d'être utilisée non seulement pour la constitution d'orthèses standard de rééducation, mais également pour la réalisation d'appareils permanents spécialement adaptés à la taille et à la conformation du sujet. REVNDICATIONS 1. Orthèse de marche pour paraplégiques ou poliomyélitiques, du genre comportant une ossature articulée propre à se fixer sur la jambe par l'intermédiaire dlun habillage souple, caractérisée en ce qutelle comprend les éléments suivants dont certains au moins sont connus - une partie supérieure correspondant à la cuisse, constituée par deux éléments télescopiques reliés l'un à l'autre par l'intermédiaire d'un organe élastique - une tuile d'armature pour cuissard, formée par une pièce à profil en U articulée par sa partie centrale à la partie supérieure précitée ;; - une partie inférieure dont la base est pourvue d'un sabot articulé propre à recevoir le talon du sujet, ledit sabot étant relié à pivotement à ladite partie inférieure par sa partie arrière - une tuile d'armature pour jambière, analogue à la tuile susvisée et fixée à la partie inférieure par la partie centrale de son profil en U ; - et un mécanisme d'articulation prévu entre les parties supérieure et inférieure et équipé d'un système de blocage le tout de façon à ce que l'ensemble de l'orthèse soit apte à se fixer en arrière de la jambe du sujet. 2. Orthèse suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le mécanisme d'articulation comprend une noix articulée sur ment supérieur de la partie inférieure, un levier porte-verrou propre à bloquer l'articulation de ladite noix, et un organe élastique ou tampon interposé entre ladite noix et l'élément inférieur de la partie supérieure, lequel élément est articulé sur ladite noix de façon à pouvoir pivoter dans le sens correspondant à la prise d'appui du tampon précité contre la noix.