Les structures textiles dites " portées sur arcs " et fonctionnant conformément à la théorie des membranes nécessitent actuellement, dès que la portée dépasse 30 ou 35 mètres, l'emploi de tissus lourds à performances mécaniques élevées. En raison de la forte élasticité des matériaux textiles courants actuellement, l'action des surcharges climatiques sur des longueurs importantes se traduit par des déformations telles que les bases du calcul s'en trouvent totalement faussées. Parfois même, on peut craindre des battements de la membrane au vent. En outre, des effets dynamiques dits " coups de drapeaux " provoquent sur les organes de fixation de la membrane aux arcs et aux fondations ( oeillets, crochets, cordeaux ou autres ) des surcharges importantes. La présente invention permet de réduire ces inconvénients, à portée franchie égale ou d'accroitre cette dernière sans constater d'aggravation des inconvénients énumérés ci-dessus. Les arcs sur lesquels sont tendues les membranes des structures dites portées sur arcs " sont en général soit en bois lamellé -collé, soit en tubes d'acier, et à architecture tridimensionnelle. Dans les deux cas, les éléments de membrane ou la membrane ( si elle est d'un seul tenant ) sont fixés aux arcs. Lorsque la structure est constituée d'éléments séparés, le mode de fixation le plus courant est un transfilage au cordeau textile dans des oeillets de la toile et autcur d'un des tubes de l'arc.Lorsque elle est d'un seul tenant, la membrane est équipée de sangles ou de ganses à câbles dont l'action assure la solidarisation de la toile et des arcs. Lorsque les arcs sont en bois, on dispose d'un arc au suivant des pannes dont la fonction est d'assurer la stabilité d'ensemble des arcs mais qui ne reçoivent de la toile aucune sollicitation directe. Lorsque les arcs sont en acier, ces pannes sont remplacées par des eâbles d'acier qui contreventent les arcs mais ne reçoivent pas davantage d'action directe. de la toile. Suivant les dispositions de la présente invention, on établit également une ou plusieurs pannes, de ligne neutre judicieusement choisie, reliant deux arcs successifs. Mais, ces pannes sont calculées et réalisées de façon à ce qu'on puisse y fixer la ou les membranes textiles de la même façon que sur les arcs et au sol ou d'une façon différente mais en tous cas dans des conditions telles que la ou les pannes supportent directement les surcharges induites par les membranes ou éléments de membranes. Dans les structures construites suivant les dispositions de la présente invention, les membranes ou éléments de membranes ne sont donc plus libres de s'allonger sur toute la portée mais, du fait de leurs fixations à la ou les pannes intercalaires, la longueur suivant laquelle elles sont susceptibles de s'allonger se trouve réduite. De ce fait, ou bien, à portée constante, on pourra utiliser un matériau textile moins résistant en le dimensionnant en fonction du taux de travail à la traction admissible, ou bien, à tolérance d'allongement égale, c'est à dire sans alourdir le tissu, on pourra enjamber des portées plus grandes. Lorsque la couverture est réalisée en éléments de membranes séparés, la présente invention consiste également dans la solidarisation de ces éléments aux pannes intercalaires en réalisant l'étanchéité au niveau de ces solidarisatinons. Lorsque la couverture est réalisée en éléments unitaires pour une travée, la présente invention consiste également dans la solidarisation de la membrane à la ou aux pannes intercalaires, par tout procédé tel que laçage à partir d'une ou plusieurs bandes à oeillets rapportées sur la membrane par couture, soudure ou couture et soudure, cabale empassé dans une ganse cousue, soudée ou cousue et soudée, ou tout autre procédé. Les figures 3 et 4 représentent un mode de réalisation de la présente invention. Les arcs verticaux 1 et obliques 3 qui constituent la structure fixe assurant la stabilité générale du bâtiment à membrane textile sont liés en tête par une série de pannes 6 cependant qu'une panne inclinée 7 relie l'arc oblique 3 au sol. Des pièces de toile 5 sont alors tendues entre les as;cs 1 et 3, les pannes 6 et 7 et le sol par un laçage aussi bien sur les arcs que sur les pannes et ail sol. La longueur libre de la toile allait donc du sol au sol en passant par la voûte textile toute entière, alors que suivant les dispositions de l'invention appliquées à ce mode particulier de réalisation ,la longueur libre de la toile se trouve divisée par deux si la portée et la hauteur sont les mêmes pour la figure 1 que pour les fugures 2 et 3. REVENDICATIONS 1 - Structures textiles du type portée sur arcs carsctérisées en ce qu'elles comportent des éléments de support primaires intercalaires reliant les arcs entre eux et permettant l'accrochage des membranes textiles qui se trouvent ainsi travailler morcelées en longueur réduites. 2 - Structures textiles suivant revendication 1 dans lesquelles la ou les parties de membrane à double courbure inverse est ou sont interrompues une ou plusieurs fois et découpées en plusieurs panneaux qui se fixent séparément sur les support intermédiaires de meme que sur les arcs et au sol. 3 - Structures textiles suivant revendication 1 dans lesquelles la ou les parties de membrane à double courbure inverse n'est pas interrompue mais porte, aux endroits convenables, des dispositifs permettant de la fixer sur les supports intermédiaires aussi efficacement que sur les arcs et au sol. 4 - Structures textiles suivant revendications 1 et 2 ou 3, dans lesquelles les éléments de structure primaires supplémentaires se poursuivent vers les pignons, en forme de pannes ou tout autre élément incliné et, au delà de l'arc final, de celui-ci jusqu'au sol.