La présente invention concerne un ruban adhésif normalement poisseux et adhérant par pression, un procédé pour sa fabrication, ainsi que ces stratifiés fabriuués avec ces rubans. Les rubans adhésifs adhérant par pression classiques sont 5 constitués d'un support portant une couche uniforme d'un adhésif adhérant par pression, ayant classiquement une épaisseur d'environ 1^5 microns ou moins. Bien que. de tels produits adhèrent bien à la majorité des surfaces lisses, il arrive souvent qu'ils " ne conviennent pas lorsqu'on les applioue à des surfaces rugueu-10 ses ou irrégulières, telles que des briques, du plâtre de parement sablé, du bois brut, etc.. ï.;ême lorsque le support est flexible, il est difficile -sinon impossible- de le mèttre intimement au contact de surfaces irrégulières pour obtenir l'efficacité maximum de l'adhésif. Ce problème devient particulièrement 1? aigu. Lorsqu'on désire unir deux surfaces non parallèles, en particulier lorsque les surfaces elles-mêmes ne sont pas lisses. Dans de nombreux cas, on peut résoudre le problème précité en utilisant comme support une mousse d'élastomère compressible, qui se déforme autour des aspérités d'une surface pour permettre LC un contact uniforme de l'adhésif auto-collant. Bien que de tels produits soient très couramment utilisés, leur fabrication nécessite un contrôle soigneux et leur utilisation se limite au cas où on peut tolérer un support en mousse. Pour réaliser l'adaptation d'un ruban adhésif auto-collant à -une surface irrégulière on peut également appliquer simplement une couche d'adhésif plus épaisse, par exemple d'environ 580 microns au lieu d'utiliser la couche actuelle de 125 microns ou moins. Bien que l'adhésif mou se déforme lorsqu'on l'applique sur des surfaces irrégulières, il est nécessaire d'exercer une 30 pression considérable pour obtenir un contact uniforme. De plus, un ruban comportant de tellesfcouch.es adhésives plus épaisses est difficile à fabriquer, l'adhésif tendant à se séparer et le solvant libéré provoquant des bulles irrégulières. L'adhésif est, à tout prendre, nettement plus coûteux que le support;, ce qui dé-35 conseille cette approche. On sait depuis longtemps qu'on peut augmenter le volume apparent de nombreuses compositions adhésives classiques en les mettant sous forme de mousse ou d'écume pendant la polymérisation» 71 03374 2124058 Ainsi par exemple le brevet suisse n° 260.085 décrit des mousses de résines phénoliques, et le brevet allemand n° 1.106.651 décrit la transformation en mousse de résines d'aikyde, d'urée-formaldchyde et de mélamine-formaldéhyde, au moyen de savons mé-5 talliques et de matières minérales finement divisées comme stabilisants de mousses. Connaissant les avantages des adhésifs sous forme de mousse, les spécialistes des rubans adhérant par pression, ont tenté depuis plusieurs dizaines d'années de réaliser un ruban satisfai-'I0 sant dans lequel la couche adhésive adhérant par pression soit sous forme de mousse. Les tentatives de réalisation d'une telle couche de mousse utilisent des moyens tels que le fouetfcage d'air dans l'adhésif, l'emploi de solvants fortement volatils formant des bullesiors du séchage de la couche adhésive, l'incorporation 15 d'agents gonflants tels que le carbonate d'ammonium, etc.. Le brevet allemand n° 1.200.989 décrit des exemples illustratifs de produits de ce type. Ces produits présentent tous des défauts qui en rendent l'utilisation peu souhaitable pour réaliser le but ■recherché. La formation de mousses est difficile à contrôler et 20 se traduit classiquement par des bulles irrégulières de grande taille, dont beaucoup sont écrasées et qui deviennent inutiles ou se rompent en formant des cratères en surface. Il y a souvent gondolage ce qui rend le produit obtenu inesthétique et inapte à répondre au but souhaité. Même lorsque l'aspect du produit est 25 relativement satisfaisant, les rubans comportant des couches de mousses adhésives précédemment connus ne résistent pas aux traitements de bobinage, manipulation et stockage habituels, les bulles s'écrasant partiellement ou en totalité avant l'utilisation. 30 De façon générale, l'invention concerne une structure compo site constituée d'un substrat, tel qu'une feuille support flexible, muni d'une couche d'un adhésif adhérant par pression normalement poisseux sur au moins la majeure partie de sa surface, caractérisée en ce qu'on utilise comme couche adhésive un adhé-j>5 sif normalement poisseux et adhérant par pression dans lequel est distribué un grand nombre de cellules fermées sphéroïdes microscopiques autogènes, ayant tua diamètre de 30 à 100 microns, ces cellules étant présentes en quantité telle que le pourcentage 71 03374 "3" 2124058 volumique de vide de la couche adhésive soit de l'ordre de 25 à 85 %, les parois des cellules étant définies par l'adhésif. Plus particulièrement, l'invention vise un ruban adhésif adhérant par pression à surface lisse, très facilement adaptable 5 pouvant être commercialisé dans lequel la couche d'adhésif est épaisse de 125 à 760 microns et mieux de 250 à 580 microns et contient un grand nombre de micro-cellules fermées réparties uniformément. On peut de façon répétée enrouler et dérouler un ruban réalisé selon l'invention; on peut stocker les rouleaux de 10 ruban sur la tranche pendant plusieurs mois et on peut même les faire tomber sur la tranche d'une hauteur de l'ordre du mètre sans comprimer de façon permanente les couches adhésives. Cependant, de façon caractéristique, la couche adhésive n'a qu'une récupération de 5 % lorsqu'on l'a comprimée a la moitié de son 15 épaisseur d'origine. Lorsqu'on l'applique sur une surface même très irrégulière, le ruban réalisé selon l'invention s'y adapte facilement, certaines des micro-cellules de la couche de mousse adhésive s'écrasant sous la pression locale élevée exercée par les saillies tandis que les autres restent totalement dilatées. 20 Lorsqu'on l'applique à un support résistant tel qu'un ruban support dans lequel des fibres de polymère résistant ou de verre sont linéairement alignées selon la longueur du ruban, les produits réalisés selon l'invention absorbent sans se rompre, de façon inhabituelle et inattendue une charge soudaine, les rubans ^5 de l'invention ont des surfaces fortement adhésives, même lorsqu'on les arrache brusquement, ce qui classiquement provoque des pertes d'adhérence irrégulières dans le cas des rubans classiques. La résistance aux chocs des produits de l'invention permet également de réunir l'extrémité d'un rouleau de feuille au début 50 d'un autre sans arrêter la machine qui traite la feuille. Suivant une variante de l'invention, les deux faces d'une feuille support sont munies d'une couche adhésive micro-cellulaire du type décrit, ce qui donne un produit particulièrement utile pour maintenir ensemble deux surfaces non parallèles, par 55 exemple pour fixer une marque de fabrique sur- une surface convexe. également, le support peut constituer un support temporaire de la couche adhésive micro-cellulaire, formant ainsi un ruban de transfert qu'on peut appliquer sur une surface, en 71 03374 "4" 2124059 enlevant ensuite le support pour exposer une seconde surface adhésive, à laquelle on peut fixer un autre substrat. L'invention vise également la fabrication de rubans dans lesquels la couche adhésive adhérant par pression n'est pas initiais lement micro-cellulaire, mais peut le devenir lorsqu'on le désire. Lorsqu'on incorpore une couche adhésive de ce type au ruban de transfert précédemment décrit, on obtient un joint robuste entre des feuilles qu'on doit superposer et riveter. Entre les parties des deux feuilles qui sont à riveter, on place la 10 couche adhésive adhérant par pression qui les fixe temporairement en place. Lorsque le rivetage est terminé, on rend l'adhésif micro-cellulaire, les cellules ayant un diamètre moyen de l'ordre de 3G à 300 microns et constituant au moins 25 % du volume de la couche adhésive, ce qui assure un contact intime avec 15 toutes les irrégularités de surface de chaque feuille et empêche le passage accidentel de liquide ou de gaz à travers le joint. Cette technique est particulièrement utile pour fabriquer des pellicules de revêtement pour avions à partir de panneaux indi-' viduels d'aluminium, permettant aux fabric ants d'être sûrs que On prépare les couches adhésives micro-cellulaires en incorporant uniformément dans une solution classique d'adhésif adhérant par pression une petite quantité (généralement de 2 à moins en poids). On chauffe alors la solution à une température suffisamment élevée pour évaporer le solvant mais non pour décomposer l'agent gonflant. Après évaporation du solvant, on augmente la température à la valeur nécessaire pour la décomposition de l'a-30 gent gonflant. Le gaz libéré lors de cette décomposition forme des petites bulles généralement sphéroïdes (de 30 à 300 microns, de préférence de 60 à 120 microns, et typiquement de 70 à 80 microns) dans la masse de l'adhésif, aidé semble-t-il, par la présence d'un agent producteur de "germes", augmentant l'épaisseur 35 de la couche d'adhésif d'au moins 1/3^ Cet agent sert également à renforcer les parois des bulles contre l'écrasement involontaire lors de la manipulation normale; des agents renforçateurs producteurs de germes particulièrement appropriés sont des parti 71 03374 '5~ 2124058 cules de silice ultra-fines ayant une dimension moyenne de particule considérablement inférieure à 1 micron, et tendant à former des chaînes à liaison hydrogène. La préparation des rubans et des couches adhésives adhérant 5 par pression contenant des cellules fermées microscopiques comme précédemment décrit, est obtenue facilement, sous réserve que certains paramètres fondamentaux soient respectés. Par exemple, bien que l'on puisse utiliser des agents gonflants liquides ou solides, on préfère des agents solides car leur volatilité est 10 quelque peu inférieure et ils ne tendent pas à libérer prématurément du gaz. Une concentration aussi faible que 1 %, par rapport au poids de la couche adhésive permet la production de nombreuses bulles microscopiques mais des pourcentages quelque peu supérieurs permettent d'obtenir des couches adhésives contenant 15 un pourcentage de vide plus important, bien que le diamètre moyen des bulles soit toujours dans la gamme de 30 à 300 microns. Si on utilise plus de 15 % d'agent gonflant, il tend à se produire des canaux et les bulles se rejoignent, ce qui diminue l'uniformité, et provoque la formation de cellules bien trop a0 grandes dans la couche d'adhésif ce qui diminue considérablement l'aptitude du produit à résister aux manipulations normales. Si on tient compte de tous les facteurs, une concentration en poids de 4 à 10 % d'agent gonflant convient particulièrement bien pour réaliser des micro-bulles ayant la dimension et la répartition cJy souhaitées. Il faut tenir compte de nombreux critères pour choisir un agent gonflant dans la préparation des adhésifs auto-collants micro-cellulaires. Par exemple, l'agent gonflant devra se décomposer et libérer du gaz dans une gamme connue à l'avance et à une 30 vitesse réglable et de valeur raisonnable. L'agent gonflant ainsi que le gaz libéré lors de la décomposition devront être physiquement et chimiquement compatibles avec la composition adhésive pour éviter d'en détruire l'activité et le gaz ne devra être ni toxique ni d'odeur désagréable. Le plus important est peut-être 35 que l'agent gonflant devra être choisi parmi ceux se décomposant dans la gamme de températures où l'adhésif se ramollit et devient suffisamment fluide pour pouvoir être transformé en mousse. Un des agents gonflants répondant à tous les critères indi 71 03374 "6" 2124058 qués dans le paragraphe précédent est le N,N'-diméthyl-N,N'-dinitrosotéréphtalamide; ce composé s'est révélé efficace avec une gamme très étendue d'adhésifs auto-collants normalement poisseux. D'autres agents gonflants pouvant être utilisés dans 5 les mêmes cas sont le diazoaminobenzène, l'hydrazide de "benzène-suif onyle et l'hydrazide de toluène-(4)-sulfonyle. L'incorporation d'agents renforçateurs producteurs de germes dans la couche adhésive facilite considérablement la formation de bulles microscopiques uniformes dans l'adhésif lors du gon-10 flement. Lorsque la concentration de tels agents producteurs de germes passe de 1 à 10 %, la dimension des bulles microscopiques reste sensiblement constante, mais leuyhombre augmente. L'incorporation de quantités trop importantes d'agent renforçateur producteur de germes tend à diminuer le caractère poisseux de l'adhé 15 sif, et, si on tient compte de tous les facteurs, une concentration de 5 % en poids convient particulièrement bien. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit de quelques exemples et à l'examen des - dessins annexés qui représentent à titre non limitatif, des modes 20 de réalisation de l'invention. Sur ces dessins les mêmes numéros désignent des parties semblables des diverses figures. La figure 1 représente une vue latérale d'une feuille normale ment poisseuse et adhérant par pression réalisée selon l'inven-25 tion, constituée d'un support 11 et d'une couche adhésive micro-cellulaire 12; la figure 2 est une vue de face, agrandie, de la couche 12 adhésive adhérant par pression de la figure 1, montrant l'adhésif 13 contenant les micro-cellules 14, et 30 la figure 5 représente une vue en coupe transversale d'un joint riveté dans lequel on utilise un ruban adhésif de transfert réalisé selon l'invention pour former un joint entre les surfaces affleurant. Dans les exemples ci-après, les parties sont exprimées en P5 poids sauf indication contraire. EXELiPLE 1 On prépare dans un mélange d'heptane et d'alcool isopropy-lique (4/1) une solution à 20 % de polymère d'acrylate d'iso- 71 03374 -7- 2124058 octyle et d'acide acrylique 95} 5/4-, 5 du type décrit dans l'exemple 5 du brevet américain "U.S. Heissue Patent (Ulrich) 24- 906". On introduit dans un récipient 100 parties de la solution de polymère et on agite en ajoutant 7,5 parties de N,K'-diméthyl-5 N,K'-dinitrosotéréphtalamide finement divisé comme agent gonflant. On poursuit l'agitation pendant 10 minutes, après quoi on homogénéise le mélange pour obtenir une dispex'sion uniforme de l'agent gonflant. On ajoute alors le mélange homogénéisé lentement et en agitant à 400 nouvelles parties de solution de po-10 lymère. On poursuit l'agitation pendant 30 minutes tout en ajoutant en trois fractions à peu près égales 6,3 parties de silice ultra-fine ayant une dimension moyenne de particule de 0,012 micron (fournie dans le commerce par Cabot Corporation sous la marque commerciale "Cab-O-Sil" i^-5)*, pour obtenir une solution 'I5 adhésive pouvant être mise sous forme de mousse. On recouvre une face d'un papier kraft recouvert sur ses deux faces d'un intercalaire siliconé, d'une couche uniforme de la solution adhésive pouvant être transformée en mousse et on évapore le solvant dans un four à environ 7C°C, es qui laisse envi-20 ron 8 mg/cm d'adhésif. On applique alors sur la surface sèche de l'adhésif une feuillo renforçatrice synthétique ayant l'aspect du papier, épaisse de 75 microns et pesant 1,52 mg au cm^ et constituée d'un feutre non tissé de fibres de rayonne de 1,5 denier unies par de l'alcool polyvinylique. On applique alors un ^5 * Un produit équivalent du point de vue de la composition chimique et de l'utilisation, ayant un diamètre d'environ 0,02 11 est fourni par Degussa, Inc. sous la marque de fabriaue "Aerosil" R-972. 71 03374 2124058 On chauffe le stratifié adhésif-papier-adhésif, porté par le support, à 150°C pendant environ 1 minute en le faisant passer, côté adhésif vers l'extérieur, sur un cylindre chauffant ayant environ 1 mètre de diamètre. L'agent gonflant se décompose en 5 libérant de l'azote qui donne une structure micro-cellulaire au revêtement adhésif. Le stratifié d'origine épais de 175 microns se dilate à une épaisseur de 460 microns, formant un ruban de transfert qu'on peut enrouler selon les procédés habituels et stocker pendant environ un an sans qu'il perde plus de 75 microns 10 au calibre. Le diamètre des micro-cellules de façon générale sphéroïdales est de l'ordre de 200 à 300 microns. Le ruban de cet exemple s'adapte remarquablement aux surfaces rugueuses ou irrégulières sur lesquelles on le presse, ce qui n'est pas le cas d'une pellicule réalisée avec le même poids 15 d.u même adhésif que l'on n'a pas gonflé. On peut mesurer l'aptitude à l'adaptation en modifiant l'essai d'adhérence au pelage à 180° décrit dans "Test Ivlethods for Pressure-Sensitive Tapes, 5ème édition, Pressure-Sensitive Tape Council, 1201 Waukegan . Road, Glenview, Illinois 60025". On munit le ruban de cet exemple Les rubans de ce type sont utiles pour fixer des objets légers, tels que des plaques indicatrices, des ornements en bois léger, des affiches, etc... Ces rubans se sont également révélés utiles pour fixer l'extrémité d'un rouleau de papier au début 35 de l'autre rouleau sans arrêter l'installation sur laquelle on utilise le papier. EXEMPLE 2 On prépare un ruban renforcé à double couche d'adhésif en 71 03374 - 2124058 utilisant le même adhésif et le même procédé de revêtement et de séchage que dans l'exemple 1, le poids total de l'adhésif sec étant de 14,3 mg/cm^. On chauffe l'adhésif pour lui donner une forme micro-cellulaire en faisant passer le support portant le 5 ruban, adhésif en dessus, 7»6 cm en dessous d'une lampe tubu-laire de chauffage aux infrarouges de 1>00 watts ayant un réflecteur parabolique doré, à la vi.tesse d'environ 1 mètre par minute. L'adhésif qui avait à l'origine une épaisseur de 125 à 150 microns se dilate à 280-530 microns, le diamètre des micro-10 cellules étant environ le même que dans l'exemple 1. On soumet le ruban de cet exemple à un essai de fixation de billes roulantes comme décrit dans la publication précitée "Pressure-Sensitive Tape Council". Dans cet essai on mesure la distance sur laquelle une petite bille d'acier roule sur un plan 15 incliné recouvert du ruban; plus le ruban est adhésif, plus le trajet de la bille est faible. L'aptitude remarquable à l'adaptation dés rubans selon l'invention augmente la surface de l'adhésif au contact de la bille ce qui lui confère une adhérence supérieure à celle d'un ruban classique ayant un adhésif semblable 20 non gonflé. Pour une bille de 5 g et une bille de 35 g> la longueur du trajet sur le ruban de cet exemple est égal environ aux 2/3 de celle d'un ruban ayant un adhésif de même composition mais n'étant pas mis sous forme de mousse. EXEMPLE 3 25 On recouvre le dos d'une pellicule de téréphtalate de poly- éthylène orienté selon ses deux axes épaisse d'environ 50 microns d'un revêtement ultra-mince de silicone de faible adhérence. On dépose sur l'autre face un revêtement uniforme de la solution adhésive décrite dans l'exemple 1, dont on évapore le solvant 30 pour laisser une couche adhésive épaisse d'environ 75 microns et 2 pesant environ 660 mg/cm . On chauffe ce ruban à 138°C pendant environ 1 minute en le faisant passer la face adhésive à l'extérieur sur un cylindre chauffant d'environ 1 mètre de diamètre, ce qui dilate la couche adhésive épaisse au départ de 75 microns à 55 200 microns, les micro-cellules ayant environ la même taille que dans l'exemple 1. Ce ruban montre une adhérence remarquable aux surfaces rugueuses lorsqu'on le soumet à l'essai d'adhérence par pelage à 71 03374 2124058 180° décrit dans l'exemple 1. La valeur moyenne obtenue est d'environ 90 g/cm de largeur alors qu'avec un produit non cellulaire de composition identique pour un même poids de revêtement on obtient seulement une adhérence de 17 g/cm de large. On notera 5 que les deux valeurs sont environ égales à la moitié de celles obtenues pour le ruban de l'exemple 1, surtout du fait qu'il n'y a environ que la moitié d'adhésif. EXEMPLE 4 On prépare un copolymère d'acrylate d'isooctyle et d'acide 10 acrylique (90/10) comme dans l'exemple 3 du brevet des Etats Unis d'Amérique n° 3.389-327 et on obtient un produit ayant line viscosité inhérente d'environ 1,8 mesurée dans une solution diluée d'acétate d'éthyle en utilisant le viscosimètre Cannon-Fenske 50. On dilue alors la solution de polymère par de l'hep-15 tane pour obtenir une teneur en composants solides non volatils de 20 %. On prépare un adhésif en introduisant 100 parties de la solution de polymère dans un récipient puis en ajoutant sous agitation 12 parties de N,M'-diméthyl-N,N'-dinitrosotéréphtalami-' de comme agent gonflant. On poursuit le mélange pendant 10 mi-20 nutes, après quoi on homogénéise le mélange pour réaliser une dispersion uniforme de l'agent gonflant. On ajoute alors lentement en agitant ce mélange homogénéisé à 400 parties supplémentaires de la solution de polymère. On poursuit l'agitation pendant 30 minutes en ajoutant 2 parties de "Cab-O-Sil" M-5, pour 25 obtenir une solution d'adhésif pouvant être transformée en mousse. On prépare un ruban comme suit : on ajoute 0,072 g d'une polyalkylèneimine comme agent de réticulation à la solution adhésive pouvant être transformée en mousse, puis on en recouvre une pellicule de séparation, on évapore le solvant et on chauffe 30 l'adhésif pour le transformer en mousse comme décrit dans l'exem-pie 1. La quantité totale d'adhésif sec est de 14 mg/cm , et son épaisseur de 150 microns au départ, puis de 230 à 250 microns après mise sous forme de mousse; le diamètre des micro-cellules ayant généralement une forme sphéroïdale est de l'ordre de 60 à 35 90 microns. L'adhésif utilisé dans cet exemple est un peu plus dur que celui de l'exemple 1, en raison semble-t-il de sa dimension de cellule plus faible. Les rubans de ce genre sont utiles pour résister à des 71 03374 2124058 charges élevées avec des cisaillements importants. Un essai de mesure de leur utilisation à cet effet figure ci-dessous : On utilise une plaque rectangulaire d'aluminium (10 cm x 20 cm) ayant une surface. plate parfaitement polie constituant 5 une surface standard d'essai supprimant les inconvénients résultant de l'utilisation d'une surface rugueuse ou irrégulière. Un bord rectiligne inférieur (correspondant à la plus grande dimension) est taillé de telle sorte qu'il forme un angle de 90° avec la face de la plaque. 10 On utilise également un bloc d'essai en aluminium portant un poids simulant un objet utilisé, réalisé dans une plaque carrée de 2,5^- x 2,54- cm épaisse de 1,27 cm, les bords étant taillés à 90° par rapport à la face qui est plate et polie. Un petit crochet (portant le poids) est fixé au bord inférieur, à égale 15 distance des côtés, mais décentré de 5,2 mm, de telle sorte qu'il soit plus proche de l'avant que de l'arrière du bloc. On nettoie les surfaces de la plaque et du bloc juste avant de les utiliser en les polissant au moyen d'une toile abrasive fine pour supprimer les inégalités de surface, pvxis on les nettoie à la méthyl-20 éthylcétone et on les sèche. On prépare le ruban adhésif protégé par le support avant l'essai en le soumettant à line température d'environ 22°G pour une humidité relative de 50 c/j pendant au moins 16 heures, et on le soumet à l'essai dans ces conditions. 25 On utilise un échantillon de ruban plus grand que le bloc. On met le côté poisseux libre reposant sur un support au contact de la surface du bloc d'essai, en faisant rouler l'échantillon sur la surface pour réaliser le contact intime et empêcher l'inclusion d'air. On découpe alors l'échantillon au moyen d'une lame 30 de rasoir à la dimension exacte du bloc. On enlève le support et on place le bloc d'essai, avec un mouvement de roulement, sur la plaque (disposée horizontalement sur une table) de telle sorte que le bord inférieur portant le crochet soit dans l'alignement du bord inférieur de la plaque. On place un poids de 55 1000 g sur le dos horizontal du bloc d'essai pendant 15 minutes pour réaliser une pression déterminée et un contact intime entre les surfaces de l'adhésif et de l'aluminium. O21 place alors la plaque verticalement et on suspend un poids de 2000 g au crochet 71 03374 -12" 2124058 en bas du "bloc. On suspend alors l'échantillon carré du ruban ayant une couche de mousse adhésive entre la plaque et le bloc, et on le fait adhérer à la plaque et au bloc, le bloc portant le poids et tendant à entraîner l'échantillon de ruban vers le bas 5 en le séparant de la surface de la plaque. L'intervalle de temps entre la suspension du poids et la chute du bloc, exprimé en heures, correspond à "la valeur de la force de liaison". Cette valeur doit être égale à au moins 30 heures et de préférence au moins 50 heures. 10 II convient de noter que dans les conditions de l'essai, l'é chantillon de ruban supporte une charge (due à la fois au poids du bloc d'aluminium et au poids suspendu) qui est bien supérieure à la charge par unité de surface de ruban qui existe dans les utilisations réelles précédemment indiquées, et que le 15 ruban est au contact de surfaces d'aluminium plates lisses. Bien entendu un essai accéléré est nécessaire. L'expérience montre qu'en utilisant un ruban ayant des valeurs de résistance d'adhérence correspondant à au moins 30 heures, selon l'essai, on ob-, tient une fixation prolongée dans les conditions normales d'uti-20 lisation. La force de résistance aux cisaillements par le bloc du ruban de l'exemple 4 (déterminée selon l'essai précédent) est supérieure à 166 heures, la séparation se produisant par glissement (cisaillement) de l'adhésif. Un ruban portant un poids identique 25 du même adhésif, non à l'état de mousse, se sépare après environ 10 heures. EXEMPLE 5 On prépare 500 parties d'une solution non volatile à 25 % du copolymère séquentiel poisseux de butadiène et de styrène 30 selon l'exemple 1 du brevet des Etats Unis d'Amérique n° 3.3&9«827 et on introduit 100 parties de cette solution dans un récipient et on les agite en ajoutant 6,0 parties de N,N'-di-méthyl-N,N'-dinitrosotéréphtalamide comme agent gonflant, on poursuit le mélange pendant 10 minutes, puis on l'homogénéise 35 pour obtenir une dispersion uniforme de l'agent gonflant finement divisé. On ajoute alors, lentement et en agitant, le mélange homogénéisé aux 400 parties restantes de la solution et on poursuit l'agitation pendant 30 minutes en ajoutant 2,0 parties de "Cab-0- 71 03374 -15- 2124058 Sil" M-5, pour obtenir une solution d'adhésif pouvant être transformée en mousse. On prépare un ruban et on réalise la transformation en mousse comme décrit dans l'exemple 1, si ce n'est aue la concentra-5 tion totale de l'adhésif sec est de 13»5 mg/cm^. On dilate l'épaisseur originale de 200 microns à 500 microns en la transformant en mousse, en grande partie ep raison de la nature thermoplastique de l'adhésif. Le diamètre des micro-cellules est de l'ordre de 50 à 75 microns. CoBime c'est le cas du ruban de 10 l'exemple 4-, le ruban de cet exemple 5 est également utile pour fixer des charges importantes. Lorsqu'on la détermine selon l'essai de l'exemple 4-, sa durée de chute est supérieure à 166 heures. EXEMPLE 6 On prépare un adhésif comme suit : on introduit dans un ré-15 cipient 92,5 parties de méthyléthylcétone du commerce et 92,5 parties de toluène du commerce et on les agite avec 85 parties de résine de polyterpène pulvérisée ("Hercules S-1010") et on ajoute 100 parties d'un caoutchouc copolymère séquentiel thermoplastique de styrène-butadiène-styrène. On poursuit le mélange 20 pendant 10 heures jusqu'à obtention d'une dissolution complète contenant 50 % de produits noi^olatils. On ajoute à cette solution 11,1 parties d'azodiformate de diisopropyle comme agent gonflant, 11,1 parties de "Lucidol" DS-207 comme catalyseur et 5,5 parties de "Cab-O-Sil" M-5« On poursuit l'agitation jusqu'à 5 obtention d'une solution parfaite. Lorsqu'on le chauffe à l'état libre, l'adhésif se dilate jusqu'à 530 microns environ, le diamètre des micro-cellules étant d'environ 125 à 175 microns; cependant, on ne met pas ce ruban à l'état de mousse avant l'utilisation. On peut le placer entre 50 des panneaux que l'on superpose et que l'on rivette, et soumettre ensuite l'ensemble à une soufflerie d'air chaud pour transformer l'adhésif en mousse et former ainsi un joint étanche à l'air. La figure 3 illustre schématiquement l'ensemble riveté, vu en coupe transversale. Des rivets 33 réunissent des panneaux 31 55 et 32, la couche de mousse d'adhésif 12 (constituée de l'adhésif 13 contenant des micro-bulles 'i4) s'adaptant aux irrégularités des panneaux et remplissant la totalité de l'espace qui les sépare. 71 03374 2124058 K X H.'lti P i ,"S Q Ou prépaie un adhésif comme décrit dans le brevet des Etats Unis d'Amérique n° 2.410.053 de la façon suivante : On introduit une base formée en mélangeant 100 parties de caoutchouc brut, 5 20 parties d'oxyde de zinc et 20 parties d'oxyde de titane, dans un malaxeur à caoutchouc et on les introduit dans un récipient, amené préalablement à une pression de vapeur de 18 kg environ dans l'enveloppe chauffante. On traite cette base pendant 20 minutes dans le récipient chaud, après quoi on ajoute 10 20 parties de colophane de bois et on poursuit le malaxage jusqu'à obtention d'un mélange uniforme. On ajoute alors 40 parties de résine de polyterpène ("Piccolyte" S-115) et on poursuit le mélange pendant environ 2 heures et 25 minutes. On refroidit le récipient et on le maintient à 110°G, on ajoute 10 parties de 15 résine de phénol-formaldéhyde soluble B ("Bakelite" CKR 1634-) et on poursuit le mélange pendant 15 minutes. On refroidit alors le récipient en faisant passer de l'eau froide dans l'enveloppe, on ajoute 10 parties de la même résine phénolique et 2 parties ' de résine de 2,5-di-tertamylhydroquinone ("Santovar A") et on 20 poursuit le mélange pendant 3 minutes. Puis on ajoute 85 parties d'heptane, on mélange pendant 10 minutes, on ajoute 5 parties de résinate de zinc et 258 parties d'heptane et on poursuit le mélange jusqu'à obtention d'une solution uniforme, contenant environ 37 % de composants non volatils. 25 On introduit 70 parties de cette solution dans un récipient et on agite avec 5 parties de N,N'-diméthyl-N,N'-dinitrosotéré-phtalamide, et on poursuit le mélange pendant 10 minutes, puis on homogénéise le mélange pour obtenir un mélange de base pouvant être mis sous forme de mousse. On agite ce mélange de base 30 avec 200 parties de la solution adhésive et on poursuit l'agitation pendant 30 minutes en ajoutant 5j0 parties de "Cab-O-Sil" E-5. On prépare ensuite un ruban comme décrit dans l'exemple 1, l'épaisseur de l'adhésif sec étant de 150 microns et correspon-2 dant a 13 mg/cm . On met l'adhésif sous forme de mousse comme 35 dans l'exemple 1, l'épaisseur obtenue étant de 280 microns et le diamètre des micro-cellules d'environ 75 à 150 microns. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux exemples décrits et représentés, elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art suivant les applications 40 envisagées et sans qu'on s'écarte pour cela de l'esprit de l'invention. 71 03374 2124058 - revendications - 1 - Structure composite, constituée d'un substrat, notamment feuille flexible-support, portant sur au moins une de ses faces principales une couche d'un adhésif normalement poisseux et adhé- 5 rant par pression, caractérisée en ce qu'on utilise comme couche adhésive un adhésif normalement poisseux et adhérant par pression dans lequel est réparti un grand nombre de cellules fermées sphéroïdes microscopiques autogènes, ayant un diamètre de 30 à 100 microns, lesdites cellules étant en quantité telle que le 10 vide de la couche adhésive soit de l'ordre de 25 à 65 % en volume, les parois desdites cellules étant définies par ledit adhésif. 2 - Structure selon la revendication 1, caractérisée en ce que le substrat est une feuille support flexible allongée et que ladite structure est enroulée sur elle-même pour former un rou- 15 leau de ruban. 3 - Ruban selon la revendication 2, caractérisé en ce que la couche adhésive contient jusqu'à environ 15 en poids d'un agent renforçateur producteur de germes ayant un diamètre moyen de particules bien inférieur à 1 micron. 20 4 - Ruban selon la revendication 55 caractérisé en ce que l'agent producteur de germes est de la silice iiltrafine. 5 - Ruban selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'on applique un support temporaire que l'on peut enlever de la couche adhésive après que sa surface libre ait été appliquée à un subs- c5 trat, formant ainsi un adhésif de transfert très facilement adaptable. 6 - Ruban selon la revendication 3, caractérisé en ce que chaque face principale du support est munie de couches adhésives semblables, adhérant chacune solidement audit support. 30 7 - Ruban selon la revendication 2, caractérisé en ce que les cellules fermées constituent de 40 à 70 L/o en volume de la couche adhésive et que leur diamètre moyen est de 60 à 120 microns. 8 - Kuban selon la revendication 7, caractérisé en ce que 35 le support contient des filaments linéaires résistants alignés. 9 - Procédé de fabrication d'une structure adhésive en feuille selon la revendication 2, dans laquelle on applique une couche d'adhésif normalement poisseux et adhérant par pression à 71 03374 2124058 une feuille support, caractérisé en ce qu'on incorpore uniformément dans ledit adhésif, de 2 à 15 ^ en poids d'un agent gonflant qui se décompose en libérant du gaz lorsqu'on le chauffe et de 1 à 10 % en poids d'un agent renforçateur et producteur de ger-5 mes finement divisé autour duquel les bulles dudit gaz peuvent se former. 10 - Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que l'agent gonflant est le N,N'-diméthyl-N,K'-dinitrosotéré-phtalamide. 10 11 - Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que l'agent renforçateur producteur de germes est de la silice ultrafine. 12 - Structure selon la revendication 1, caractérisée en ce que le substrat est constitué par l'une de deux surfaces non to- 15 talement parallèles entre lesquelles est placée la couche d'adhésif cellulaire qui est uniformément à leur contact et qui adhère fortement. 13 - Structure selon la revendication 12, caractérisée en ce • qu'une feuille support est disposée à l'intérieur de la couche 20 adhésive et y adhère fortement.