L'invention a trait à une poignée pour arme d'escrime, en particulier pour fleuret et épée. Le fleuret se compose d'une lame quadrangulaire, d'une longueur déterminée et dont l1extrémité est terminée par un bouton d'arrêt électrique, dtune coquille devant protéger la main de ltescrimeur et d'une poignée. L'extrémité de la lame est recouverte par une matière qui assure l'isolement de la lame par rapport à la pointe. Tant pour la garde que pour les quatre lignes défensives telles que ligne haute dessus, sixte et tierce, ligne haute dedans, quarte et quinte, ligne basse dessous, octave et seconde, ligne basse dehors, septime et prime, exécutées soit en position de pronation, soit en position de supination, il est nécessaire d'assureur une grande manéabilité de l'arme. On a conçu différentes poignées pour conférer à l'arme cette qualité. Une de ces poignées connues comporte différents bossages permettant de placer correctement les doigts. Ces bossages sont solidaires de la tige de la poignée, cette tige étant traversée par la queue de la lame quadrangulaire. On prévoit dans cette tige un evidement pour la mise en place des moyens de fixation assurant la liaison entre la lame et la poignée, la garde étant emprisonnée entre ces deux éléments. Toutefois, les poignées connues présentent un inconvénient majeur : la tige est trop longue et, selon la position conférée à l'arme, l'extrémité de ladite tige s incruste dans l'avant-bras à proximité du poignet de 'L'escrimeur. De ce fait, le mouvement de la main est limité, ce qui peut entraîner des diffi cultés pour le maniement de l'arme lors des tournois. Cependant, il n'est pas possible de réduire purement et simplement la longueur de la tige. En effet, dans ce cas, la prise de la poignée devient trèststable et il n'est plus possible de manier correctement-le fleuret. La présente invention a pour but de remédier à cet inconvénient et se propose de fournir une poignée pour le fleuret assurant une prise en main correcte de l'arme, tout en permettant d'augmenter considérablement les possibilités de maniement, augmentant de ce fait l'angulation de l'arme sur la main dans les lignes défensives et permettant par exemple à l'escrimeur de se couvrir en position haute et basse à la fois sur une meme ligne. A cet effet, l'invention concerne une poignée pour arme d'escrime en particulier pour un fleuret, caractérisée en ce qu'elle comporte un corps vertical moulé, pratiquement perpendiculaire à la lame du fleuret, corps pourvu à sa partie supérieure d'une saillie horizontale reposant sur le muscle palmaire reliant le pouce et l'index ; à sa face avant d'un plateau de liaison que l'on insère entre l'index et le médium ; à sa face arrière d'une courbure appropriée s'adaptant parfaitement dansla paume et de chaque côté d'un bossage latéral, le premier bossage constituant le chant arrière du plateau de lIaison prenant appui contre le muscle palmaire reliant l'index et le médium et le second bossage venant buter verticalement contre l'éminence thénar de la main de l'escrimeur. L'invention sera bien comprise en se référant à la description suivante faite à titre d'exemple non limitatif et au dessin annexé dans lequel - la figure 1 est une vue en coupe d'une poignée selon l'invention, montée sur l'extrémité de la lame du fleuret - la figure 2 est une vue en plan de la poignée seule. On se réfère aux deux figures. On enfile successivement sur la queue 1 d'une lame quadrangulaire 2 d'un fleuret, une garde 3 et une poignée 4.Cette poignée 4, en contact avec la face arrière 5 de la garde 3, assure I'association des trois éléments principaux de l'arme, à savoir la lame 2, la garde 3 et la poignée 4. Le tout est maintenu ensemble par un élément de retenue 5 tel qu'un écrou que l'on visse sur une partie filetée 6 de la queue I de la lame 2. La poignée 4 comporte un corps vertical 7 disposé pratiquement perpendiculairement à la lame 2. Ce corps 2 présente à sa partie supérieure 8 une saillie horizontale 9. Cette saillie 9 a une forme ovoide et vient se placer entre le pouce et l'index. La face inférieure 10 de cette saillie 9 repose sur le muscle palmaire reliant ledit pouce à l'index. A sa face avant 11, le corps 7 présente un plateau de liaison 12. La face supérieure 13 et la face inférieure 14 sont reliées par des raccords 15, 16 à grand rayon au corps 7. Ce plateau de liaison 12 comporte un chant avant curviligne 17 venant épouser la face arrière sphérique 5 de la garde 3. Le chant arrière 19 constitue un bossage latéral 20 et vient prendre appui contre le muscle palmaire reliant l'index et le médium.On insère le plateau de liaison 12 entre l'index et le médium, les phalangines et les phalangettes de ces deux doigts étant en contact avec la face supérieure 13 et la face inférieure 14 dudit plateau 12. Le corps vertical 7 comporte sur sa face arrière 21 une courbure appropriée 22 venant se loger dans la paume. On prévoit à l'opposé du bossage latéral 20 un second bossage latéral 23 disposé verticalement. La face arrière 24 de ce bossage 23 prend appui contre l'éminence thénar de la main. On pratique dans le corps 7 et dans le plateau de liaison 12 un trou 25 permettant le passage de la queue 1 de la lame 2. Ce trou 25 aboute à un évidement 26 servant de logement à l'élément de retenue 5. En raison de la complexité de la poignée, il est nécessaire qu'elle soit constituée en un matériau moulé. Bien que l'invention ait été décrite à propos d'une forme de réalisation particulière, il est bien entendu qu'elle n'y est nullement limitée et qu'on peut y apporter diverses modifications de formes, de matériaux et de combinaisons de ces divers éléments, sans pour cella s'éloigner du cadre et de l'esprit de l'invention. Revendications I) Poignée pour arme d'escrime en particulier pour fleuret et épée, caractérisée en ce qu'elle comporte un corps vertical moulé 7, pratiquement perpendiculaire à la lame 2 du fleuret, corps pourvu à sa partie supérieure 8 d'une saillie horizontale 9 reposant sur le muscle palmaire reliant le pouce et l'in dex ; à sa face avant 11 d'un plateau de liaison 12 que lton insère entre l'in dex et le médium ; à sa face arrière 21 d'une courbure appropriée 22 s'adaptant parfaitement dans la paume et chaque côté d'un bossage latéral, le premier bossage 20 constituant le chant arrière 19 du plateau de liaison 12 prenant appui contre le muscle palmaire reliant l'index et le médium et le second bossage 23 venant buter verticalement contre l'éminence thénar de la main de l'escrimeur. 2) Poignée selon la revendication 1 caractérisée en ce que le corps 7 et le plateau de liaison 12 comportent un trou 25 permettant le passage de la queue 1 de la lame 2, ce trou 25 aboutant à un évidement 26 servant de logement à un élément de retenue 5 solidaire d'une partie filetée 6 de la queue 1 de la lame 2. 3) Poignée selon la revendication 1 caractérisée en ce qu'elle comporte une forme moulée telle que représentée par les figures 1 et 2.