La présente inventio a trait au travail en surface des cuirs et peaux, plus particulièremEnt à la mise au vent, opéré au moyen de cylindres rotatifs d'étirage et de lissage. Diverses méthodes ont été imaginées pour travailler les peaux en surface et ont donné ainsi naissance à de nombreuses machines. Une première méthode consiste à faire évoluer les peaux sur et/ou entre les cylindres rotatifs de travail au moyen de cylindres de guidage et d'entraînement combinés avec les premiers cylindres. Cette méthode est notamment mise en oeuvre dans les machines décrites dans les brevets français n"1.264.638, n 1.276.456, n"1.281.260, N02.435.527, n"2.435.528. Une deuxième méthode consiste à faire évoluer les peaux sur et/ ou entre les cylindres rotatifs de travail au moyen d'un convoyeur sans fin. Ce convoyeur peut être constitué par deux bandes sans fin entrainées en sens inverse et entre lesquelles la peau est pincée et travaillée (cf. brevet français n"1.212.440) ou également, par une bande sans fin comportant un organesupport rigide sur lequel la peau est maintenue et travaillée (cf. brevets français n"1.253.414, n"1.584.093, n02.370.096). Une troisième méthode décrite dans le brevet français 2.311.012 consiste à faire déplacer d'un mouvement circulaire, la peau maintenue sur un plateau-support mobile verticalement. La peau est alors travaillée de manière circulaire sur ses deux faces, par des outils traversant une entaille ménagée dans ledit plateau-support. Toutes les méthodes de travail qui viennent d'être énumérées ci-dessus sont issues d'un principe général qui consiste à opérer un déplacement de la peau par rapport à l'outil de travail afin que ce dernier puisse agir sur toute la surface de ladite peau. Partant de cette constatation,le demandeur a donc imaginé un procédé de travail des cuirs et peaux, original en ce qu'il consiste à déplacer l'outil de travail sur une face de la peau maintenue immobile dans un plan horizontal, le long d'un axe parallèle à la surface de cette dernière. Ainsi, l'entière surface de la peau sera traitee et ce, par un passage répété de l'outil de travail constitué préférentiellement d'un ensemble de cylindres rotatifs d'étirage et de lissage. Ce procédé permet aussi une conception nouvelle de machines pour travailler les cuirs et peaux, particulièrement indiquée pour s'adapter au développement actuel des techniques d'automatisme. Selon une caractéristique avantageuse de l'invention, l'ensemble des cylindres rotatifs de travail se déplace - dans un premier temps, d'un point de la peau vers l'une de ses extrémités, - dans un second temps, de cette extrémité vers l'extrémité opposée, - et enfin, de cette dernière position vers la position de départ. Cette caractéristique permet ainsi d'effectuer deux passages consécutifs des cylindres sur la peau et ce, quels que soient la longueur de cette dernière et son positionnement sous lesdits cylindres. Les dessins des figures la, lb, 1c, annexés au présent mémoire,ont pour objet d'illustrer les déplacements de l'en- semble des cylindres de travail, symbolisé par une fleche verticale E, sur une peau P et selon le procédé de travail de l'invention. Cette peau P, délimitée par ses deux points extrêmes PA et PB distants d'une longueur 1 vient donc se positionner sous Tlensemble E. Dans un premier temps illustré à la figure la, l'ensemble E se déplace vers l'extrémité PA de la peau P, distante d'une longueur 1A du point de départ. Dans un deuxième temps illustré à la figure lb l'ensemble E se déplace en sens inverse vers l'extrémité opposée PB séparée de la premiere d'une longueur 1. Dans un troisième temps illustré à la figure 1c, L'ensemble E revient à sa position de départ et effectue sur la peau P un déplacement lB. Ces trois dessins démontrent bien que l'ensemble de travail effectue un aller et retour complet (1A + in 1B = 1) sur la peau P quelles que voient la longueur 1 de cette dernière et sa position sous l'ensemble E. Pour mettre en oeuvre un tel procédé de travail, 1 'inven- tion a également pour objet une machine constituée classiquement d'un bâti sur lequel sont agencés quelques organes des machines évoquées ci-dessus, et parmi ceux-ci - au moins un poste de travail constitué de cylindres rotatifs d'étirage et de lissage, - un convoyeur des peaux à traiter constitué par une bande sans fin horizontale, - un plateau-support mobile verticalement et destiné à mettre en contact les peaux à traiter avec les cylindres du susdit poste de travail. Cette machine est remarquable par la disposition originale de ses organes et notamment par le fait que le susdit poste de travail est constitué d'un chariot portant les cylindres rotatifs d'étirage et de lissage d'une part, disposé au-dessus du susdit convoyeur d'autre part, et monté coulissant, au moyen de guides longitudinaux solidaires du bati de la machine, le long d'un axe parallèle à la face de la peau à traiter. La face opposée de cette derniere repose sur la bande sans fin superieure du convoyeur sous laquelle est installé le susdit plateausupport mobile verticalement. Bien que les caracteristiques générales de l'invention considérées comme nouvelles aient été exprimees ci-dessus, de plus amples détails concernant une méthode préférée de realisation de la machine de l'invention seront mieux compris en se référant à la description détaillé ci-dessous et aux dessins l'accompagnant où La figure 2 est une vue en perspective partiellement écorchée d'une telle machine. La figure 3 est une vue partielle détaillée d'un organe de cette dernière. Comme on peut le voir à la figure 2, cette machine reférencée M dans son ensemble, comprend un convoyeur 1 constitué par une bande sans fin transparente 2, entraînée autour de deux rouleaux 3 et 4, lesquels sont montes tourillonnant dans des paliers supportFrespectivement 3a et 4e, associés au bâti 5 de la machine. Ce bâti 5, formé d'un assemblage de longerons définissant une structure logique de la machine M, n'est pas détaille comme n'apportant rien de plus à la bonne compréhension de l'invention puisque son seul rôle est de servir de support aux différents organes de ladite machine. L'un3)des rouleaux du convoyeur 1 est moteur et équipe de moyens d'entraînement rotatif pas à pas non représentés alors que l'autre (4) est libre et comporte des tendeurs 6 associés à ses deux paliers-supports 4a afin d'établir une tension correcte de la bande sans fin 2 autour de ses rouleaux 3 et 4. Dans l'espace confiné par cette derniere, un plateau support 7 revêtu sur sa face supérieure d'un matériau réfléchissant et représenté plus en détails sur le dessin de la figure 3, est monté coulissant (flèche V) le long de guides verticaux 8 sur lesquels sont installées des butées réglables 8a destinées à corriger la hauteur des montée et descente dudit plateau. Les deplacements verticaux V de ce dernier sont assujettis aux développements de verins horizontaux 9 dont les corps sont fixés sur le bâti 5 de la machine M et dont les tetes actionnent des cames 10 articulées sur des leviers 11 solidaires du plateau 7 , lesdites cames étant destinées à transformer le développement horizontal des verins 9 en un mouvement vertical. En se rapportant à nouveau 7u dessin de la figure 2, on remarquera qu'au-dessus du plateau 7 et de la bande sans fin supérieure 1 le recouvrant, la machine M comporte deux ensembles ou postes de travail El et E2 constitués chacun d'un chariot 12 coulissant horizontalement (flèches Hlet H2), le long de rails de guidage 13 associés au bâti 5. L'un El de ces postes de travail est représenté partiellement écorché pour mieux mettre en évidence certains détails qui échappent sur la vue d'ensemble du poste E2. Chaque chariot 12 est entraîne indépendamment lors de ses évolutions le long des rails 13 par un vérin horizontal 14 cale entre le bâti 5 et un mecanisme bielle-manivelle 15 associe au châssis du chariot. A leur partie basse, les chariots 12 comportent un jeu de trois cylindres rotatifs, deux d'étirage 16a et un de lissage 16b intercalé entre les deux autres. Les deux premiers (16a) sont entraînés par deux moteurs 16'a, d'un mouvement rotatif (flèches a) orienté chacun en sens contraire vers l'extérieur du chariot 12 pour étirer la peau P placee sur la bande 2, alors que le second (16b) est entraîné par un moteur 16'b, d'un mouvement rotatif orienté dans le sens des évolutions (flèches H) des chariots 12. Selon une caractéristique particulièrement avantageuse de l'invention, les paliers- supportsl7b des cylindres rotatifs de lissage 16b sont montés mobiles dans deux coulisses verticales associées aux châssis des chariots 12, et à l'intérieur desquelles sont calés des ressorts 18 destinés à rappeler à une position basse, les paliers-supports 17b et leur cylindre rotatif 16b associé. Cette caractéristique permet notamment de dégager la peau P accrochée aux cylindres d'étirage 16a et plus particulièrement aux lames hélicoïdales qui entourent leur surface périphérique et qui réalisent l'opération proprement dite d'étirage. Selon une autre caractéristique de l'invention, le châssis des chariots 12 est muni de deux moyens de détection 19 (un seul est représenté sur le poste E2) destinés à repérer les deux extrémités PA et PB des peaux qui sont amenées sous les deux ensembles de travail El et E2, par le convoyeur 1. Ces moyens 19 sont à cet effet constitués de cellules de détection émettrices-réceptrices d'un rayon lumineux traversant le matériau transparent de la bande sans fin 2, se réfléchissant sur la face supérieure du plateau-support 7 et traversant à nouveau la bande 2. Le fonctionnement de la machine M est automatisé en connectant les alimentations des vérins 9 et 14 d'une part, celles des moteurs 16'a et 16'b d'autre part et celle du moteur d'entraînement du rouleau 3 du convoyeur 1, à une centrale programmée pour déclencher automatiquement, selon des informations reçues par les susdits moyens de détection 19, les phases successives de fonctionnement suivantes. L'utilisateur place une peau P sur la portion de bande 2 située en aval du poste El et munie d'une ligne de repérage non représentée et installée sur le bâti 5 pour déterminer le positionnement exact de la peau P. Dans un premier temps, le moteur d'entraînement pas à pas du rouleau 3 est actionné et fait défiler la bande sans fin 2 dans le sens indiqué par la flèche F de manière à amener sous le poste El la peau P référencée P1 dans cette position. Dans un deuxième temps, les vérins 9 sont -actionnés faisant élever (flèche V) le plateau-support 7 qui appuie la peau P1 sur les cylindres du poste El et notamment sur le cylindre de lissage 16b maintenu en pression par les ressorts de rappel 18 et plaquant ainsi la peau P1 sur la bande sans fin 2 rigidifiée par le plateau-support sous-jacent. Dans un troisième temps, les moteurs 16'a et 16'b sont alimentés et le vérin 14 commandant les mouvements horizontaux (flèches Hl)du chariot 72 du poste El est actionné pour travailler en surface la peau P1 selon les trois phases successives du procédé de l'invention qu'illustrent les dessins des figures la, lb, 1c. Dans un quatrième temps, la rotation des cylindres 16a et 16b et les évolutions (flèches HX du chariot 12 sont arrêtées et le plateau-support 7 descend vers sa position basse initiale libérant ainsi le cylindre de lissage 16b qui sous l'effet de la force de rappel des ressorts 18 permet de detacher la peau P1 retenue par les lames hélicoïdales des cylindres d'étirage 16a. Dans un cinquième temps, la bande sans fin 2 défile à nouveau de manière à amener d'une part, sous le poste E2 la peau P1 réferencée P2 et d'autre part, sous le poste El une autre peau P1. Ainsi, la peau- P2 placée sous le poste E2 subira un traitement identique, et ce, en même temps que la nouvelle peau Pi placée sous le poste El. il en résulte donc que les peaux P' récupérées en sortie du poste E2 sur la portion de bande 2 située en amont de ce dernier, subissent, lors de leur passage dans la machine M, deux aller5et retourscomplets des cylindres de travail 16a et 16b. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation ci-dessus décrit et représenté, à partir duquel on pourra prévoir d'autres modes et d'autres formes d'exécution sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REV NDICATIONS 1. Procédé de travail dfs cuirs et peaux, plus particulierement de mise au vent, opéré au moyen de cylindres rotatifs d'étirage et de lissage, CARACTERISE EN CE QU'il consiste à déplacer l'ensemble desdits cylindres sur une face de la peau maintenue immobile dans un plan horizontal, le long d'un axe parallele a la surface de cette dernière. 2. Procédé de travail selon la revendication 1, CARACTERISE EN CE QU'il consiste à déplacer lesdits cylindres - dans un premier temps, d'un point de la peau vers l'une de ses extrémités, - dans un second temps, de cette extrémité vers l'extrémité opposée, - et enfin, de cette derniere position vers la position de depart. 3. Machine pour le travail en surface des cuirs et peaux et plus particulièrement de mise au vent destinée à mettre en oeuvre le procédé de travail selon les revendications 1 et 2 et comprenant un bâti sur lequel sont agencés - au moins un poste de travail constitué de cylindres rotatifs d'etirage et de lissage, - un convoyeur des peaux à traiter constitué par une bande sans fin horizontale, - un plateau-support mobile verticalement et destiné à mettre en contact les peaux à traiter avec les cylindres du susdit poste de travail, ladite machine étant CARACTERISEE PAR LE FAIT QUE le susdit poste de travail est constitué d'un chariot portant les cylindres rotatifs d'étirage et de lissage d'une part, dispose au dessus du susdit convoyeur d'autre part, et monte coulissant, au moyen de guides horizontaux longitudinaux-solidaires du bâti de la machine le long d'un axe parallèle à la face de la peau à traiter dont la face opposée repose sur la bande sans fin supérieure du convoyeur et:, PAR LE FAIT QUE le susdit plateausupport mobile vertic-alementest agencé sous la susdite bande sans fin supérieure du convoyeur. 4. Machine selon la revendication 3, CARACTERISEE PAR LE FAIT QU' elle comprend des moyens permettant de détecter les deux extrémités de la peau positionnee sous les cylindres du susdit chariot et destinés à commander les déplacements de ce dernier de part et d'autre de sa position de départ. 5. Machine selon la revendication 3, CARACTERISEE PAR LE FAIT QUE le susdit chariot est muni à sa base et dans un même plan horizontal, de deux cylindres d ' étirage entre lesquels est intercalé un cylindre de lissage, les deux premiers étant entraî- nés d'un mouvement rotatif orienté chacun en sens contraire vers l'extérieur du chariot pour etirer la peau, alors que le dernier est entraîné d'un mouvement rotatif oriente dans le sens de déplacement dudit chariot pour faciliter l'avance de ce dernier. 6. Machine selon la revendication 3, CARACTERISEPAR LE FAIT QUE les déplacements horizontaux du susdit chariot et verticaux du susdit plateau-support sont actionnés par des vérins horizontaux calés entre eux et le bâti de la machine. 7. Machine selon les revendications 3 et 4, CARACTERISEE PAR LE FAIT QUE la susdite bande sans fin du convoyeur est fabriquée dans un matériau transparent et la face superieure du susdit plateau-support est revêtue d'un matériau réfléchissant, et PAR LE FAIT QUE les susdits moyens de détection des extrémites de la peau sont constitués par des cellules de détection installées sur le susdit chariot. 8. Machine selon les revendications 3 et 5, CARACTERISEE PAR LE FAIT QUE le susdit cylindre rotatif de lissage est monté mobile le long d'un axe vertical et coopère avec au moins un ressort destiné à le rappeler a sa position basse. 9. Machine selon les revendications 3, 4, 5, 6 et 8 prises ensemble, CARACTERISEE PAR LE FAIT QUE les vérins commandant les déplacements du chariot et du plateau-support et.les moyens d'entrainement rotatif des cylindres du poste de travail et du rouleau moteur du convoyeur sont reliés à une centrale programmée pour déclencher automatiquement et selon les informations reçues par les susdits moyens de détection des deux extrémités de la peau à traiter, les phases successives de fonctionnement de la machine qui consistent - dans un premier temps, a faire défiler la bande sans fin du convoyeur pour amener la peau à traiter au-dessus du plateausupport, sous les cylindres du poste de travail, - dans un second temps, à arrêter le defilement de la bande sans fin et à faire monter le plateau-support pour que la peau vienne appuyer sur le cylindre de lissage maintenu en pression par le susdit ressort de rappel - dans un troisième temps, à mettre en rotation les cylindres de travail et à faire déplacer le chariot vers une extrémité de la peau, la rotation du cylindre de lissage étant orientcedans le sens de déplacement du chariot, - dans un quatrième temps, a inverser la rotation du cylindre de lissage et à faire déplacer le chariot dans le sens inverse vers l'autre extrémité de la peau, - dans un cinquième temps, à inverser à nouveau la rotation du cylindre de lissage et à ramener le chariot à sa position de départ, - dans un sixième temps, à arrêter la rotation des cylindres de travail et à faire descendre le plateau-support vers sa position basse initiale, - dans un septième et dernier temps, à faire défiler la bande sans fin pour dégager du poste de travail la peau venant d'être traitée et pour y autoriser l'introduction d'une autre peau à traiter de la même manière que dans le premier temps. 10. Machine selon la revendication 9, CARACTERISEE PAR LE FAIT QUE la partie du convoyeur située en aval du poste de travail et utilisée pour alimenter la machine en peaux a travailler, est munie d'un repère permettant à- l'utilisateur de cette dernière de positionner lesdites peaux sur la bande sans fin. 11. Machine selon les revendications 3 à 10 prises ensemble, CARACTERISEE PAR LE FAIT QU'elle comprend deux postes de travail constitués par deux chariots mus indépendamment le long des susdits guides longitudinaux et munis chacun d'un jeu de trois cylindres d'étirage et de lissage et de moyens de détection des deux extrémités des peaux à travailler.