La présente invention concerne les moyens de lutte contre la pollution des surfaces marines ou d'veau douce appelées commune'ment marées noires en raison de la couleur du mazout qui en est ltorigine et dont le naufrage du Torrey Canyon a fourni le plus spectaculaire exemple. Les dégazages des pé- troliers, sur une moindre échelle, mais d'une façon régulière, assurent la permanence du danger. Actuellement la lutte est entreprise à l'aide de moyens physico chimiques, onéreux, peu efficaces, et substituant une pollution à une autre ( en matière écologique notamment Y. quand le danger nta plu être écarté, il reste, on le sait, le nettoyage mécanique des plages polluées. La présente invention se sert des propriétés mêmes du produit à éliminer pour en opérer la destruction, et la méthode se trouve donc, de ce fait, non seulement peu onéreuse, mais gratuite. L'engin, objet de l'invention, se compose essentiellement de flotteurs métalliques supportant par des barrots, comme un pont de navire, une surface fermant une capacité d'air au dessus de l'eau. L'ensemble constitue donc une sorte de vaisseau rectangulaire ( ou carré, ou mgme circulaire ), radeau flottant ayant pratiquement la largeur d'non navire et une longueur deux à trois fois plus grande ( voir en gros fig. 1 ); les dimensions les plus efficaces seront déterminées évidemment en expérimentation. Au surplus, ces engins se composent d'áléments qu'on peut séparer on associer suivant les besoins ( la figure 1 en représente un exemple à 6 flotteurs ). On peut en faire un catamaran, un trimaran etc... aux dimensions à déterminer. Latéralement entre les flotteurs alignés, désignés par la lettre F, demeurent des espaces qui seront fermés par des rideaux métalliques R, s'arrêtant k quelques centimètres au dessus de la flottaison ( fig 3 et 5 ) de manière à permettre des arrivées d'air dans la chambre de combustion, arrivées d'air marquées par une flèche épaisse ( fig. i Y. L'avant de Engin sera fermé par nn rideau du même type laissant libre le passage du mazout au fur et à mesure de la progression de engin dans la nappe à nettoyer ( fig. 2 ) t En revanche le rideau de fermeture arrière pourra plonger dans l'eau, puisque, en principe, il ne restera pas de mazout à absorber en arrière de la progression ( fig. 6, engin vu del'arrière ). Vers le milieu de engin, est suspendue une bombe à essence ( B, toutes figures ), c > est à dire un réservoir contenant ce carburant ( ou tout autre produit donnant une haute température ), avec mise de feu retardée, essence qui, une fois enflammée par un dispositif à retardement, viendra arroser la couche de mazout flottant à l'intériear de l'engin, le but de cette asper sion étant de porter la couche supérieure du mazout à la température d'inflammation. Ce mazout prend feu et maintient une température de four dans engin qui dès lors, entretient le processus de combustion au cours de son avance. Si les conditions thermiques ltexigent, un plancher, isolant l'intérieur de l'engin, de a masse aquatique froide, peut être ajouté aux structures de engin, plancher établi à quelques centimètres au dessous de la flottaison ( S, fig. 2 et 6 ). Le panneau arrière sera alors percé d'ouvertures ( 0, fit. 6 ). Ainsi l'engin devient un volume pratiquement clos dont la surface inférieure est une couche de mazout en combustion sur quelques centimètres d'eau. Tout comburant ou engin pour porter cette surface à la température d'in- flammation, et l'entretenir, peut castre employé au lieu de l'essence: par exemple thermite, arc électrique, chalumeau etc... La ventilation nécessaire à la combustion sera-assurée grace au tirage fourni par les cheminées C ( figures ) et ltentrée de l'air frais par les ouvertures au raz de l'eau, sortes de soupiraux d'aération ( fig. 1, flè ches noires ). L'engin, une fois mis à l'eau, sera poussé par le vent agissant sur ses superstructures, dans le sens même de la dérive de la nappe sur laquelle il gagnera tout en la détruisant. Néanmoins, un dispositif de plans métalliques, analogues à des voiles, permettra d'augmenter et orienter cette avance selon le vent, comme on~brasse une voilure ( V, fig. 1, 3, 4 et 5 ). Si nécessaire, on peut installer dans le four ainsi constitué, une ou plusieurs chaudières classiques, fournissant la vapeur nécessaire à des turbines de propulsion, d'une part, et d'autre part, à des turbines appelant le mazout de surface vers les orifices d'entrée ( flèches noires ) créant donc une converggWclde surface vers 1 four. Dans le cas d'une propulsion à vapeur, l'engin pourra se diriger dans toutes les directions voulues, et notamment lorsque une marée noire menace un littoral, l'attaquer sur son front mênre à mesure de son avance. Dans le cas où la charge d'essence ( ou tout autre comburant ) initiale contenue dans la bombe B ( toutes figures ) serait insuffisante pour déclencher le processus, ou pour l'entretenir, c'est à dire s'il faut une ali mentation continue pendant l'opération, le dispositif suivant sera mis es oeuvre ( fig. 5 et 6 ) en vue d'assurer une alimentation continue. Un ( ou plusieurs ) réservoir de comburant ( R, fig. 5 et 6 ), profilé pour faciliter la progression sens marine, réservoir lié à l'engin de surface et immergé à une profondeur suffisante pour ne pas subir les te- pératures élevées associées à l'opération, contient le comburant en question, tenu sous pression par un ballon d'air ou tout autre gaz sous pres son ( P, fig. 5 ). Il est projecté dans le four par un injecteur classique et entretient ainsi la surchauffe nécessaire. Les gaz de combustion en s'échappant par les cheminées c, créent un vide, comblé par l'air entrant par les soupiraux et le soubassement du panneau à l'intérieur de la capacité enflammée, le mazout de surface. D'autre part, et indépendamment de cet effet centripète, on peut augmen- ter l'envergure d'action de ces engins par des canalisations de surface, sortes d'antennes partant des soupiraux ( T, fig. 4 ), élevées seulement de quelques centimètres au dessus du niveau liquide, leur maintien en flottaisson étant assuré par des flotteurs à leur extrémité, ou par des haubans non indiqués sur la figure. Ces antennes orientées comme de véritables entonnoirs de surface vers le sens de la marche entrainent le mazout environnant à pénétrer dans l'engin ( flèches Z, fig. 4 ). Les antennes de l'avant ont une envergure moindre, celles de l'arrière marquant l'aire totale d'action du dispositif, augmentant la surface d'efficacité de ces radeaux de feu. De tels engins sont appelés à être utilisés par flottilles en formation de dragage ( ligne de front ou tout autre ) pour balayer la plus grande surface possible de la zone polluée. En principe ils seront conduits sur la zone d'opération par un butinent de servitude, qui les remorquera cosse un train de péniches ou les embarquera sur son pont, empilés. Dans ce cas, une articulation centrale les fera pliables, les divers dispositifs d'armement indiqués n'étant mis en place qu'au moment de la mise à l'eau. Tout engin de cette sorte pourra être remorqué ou poussé. Il peut même constituer un navire spécialisé, du genre grand cargo, dont toute la coque serait on vaste four, la section arrière, contenant logemonts, appareil moteur etc... étant évidement séparée de la partie active par un compartiment isolant à libre circulations d'eau de mer. Il aurait alors une liberté d'action et l'efficacité opérationnelle d'un véritable navire. Dans cette conception également, des moyens d'aspiration de la marée noire vers le compartiment de combustion, pourraient disposer d'une puis- sanve très supérieure à celle du simple engin flottant'. REVENDICATIONS 1- Engin permettant d'éliminer les pollutions maritimes dues aux produits pétroliers, sans procédés chimiques, en utilisant les propriétés combustibles du polluant Caractérisé par le fait que les propriétés combustibles du polluant sont potentialisées grâce à une élévation de température dans une capacité d'air créée et close par un système de flotteurs supportant un toit incombustible au-dessus de la surface à nettoyer. Ainsi se trouve réalisé le volume dans lequel lue produit à éliminer peut être porté à la température où il brûle, donc où il s'élimine de lui-même. Pour favoriser ltopération, un plancher épais légèrement immergé, isole la couche de mazout à éliminer de la masse froide de l'eau de mer. Entre les flotteurs ainsi qutà l'avant de l'engin, des rideaux verticaux laissent un espace libre entre leur base et la surface libre du liquide rec o uvert de mazout. Ainsi est assurée l'alimentation en air nécessaire à la combustion. n'autre part, les courants d'air rasant ainsi créés, entraînent par frottement en surface le mazout flottant aux alentours de l'engin à pénétrer dans le four flottant. Le tirage de ce four est assuré par des cheminées placées sur la surface supérieure de 11 engin. 2 - Engin permettant d'éliminer les pollutions maritimes dues aux produits pétroliers, sans procédés chimiques, en utilisant les propriétés combustibles du polluant Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que l'engin se déplace au sein de l'étendue à nettoyer et assure lui-meme sa propulsion dans le champ d'action grâce au vent qui fait se déplacer la marée noire, donc dans le même sens, soit par simple appui du vent sur ses superstructures, soit par intervention de panneaux métalliques orientables comme des voiles et permettant de régler l'allure et la direction. 3 - Engin permettant d'éliminer les pollutions maritimes dues aux produits pétroliers, sans procédés chimiques, en utilisant les propriétés combustibles du polluant. Dispositif suivant les revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que la capacite de ce four flottant est portée à la température d'inflammation, et ensuite maintenue à la température de combustion par une bombe à essence, à retardement ou télécommandée, qui fait jaillir l'essence enflammée au sein de la capacité de l'en- gin : Iressince enflammée se répandant en nappe, réchauffe la surface de la nappe de mazout enclose dans l'engin et lui fait atteindre la température d'inflammation et le processus dtinflammarion se poursuit. Stil est nécessaire d'avoir une alimentation permanente en essence pour obtenir la combustion continue, un réservoir sousmarin (profilé pour présenter la moindre résistance à l'avance, en forme de torpille ou de réservoir de bout d'aile pour avion), immergé à l'aplomb de l'engin à une profondeur suffisante au milieu froid pour autre à l'abri de l'inflammation, déversera la quantité du carburant nécessaire par un injecteur grâce à la mise sous pression. Celle-ci est obtenue par l'installa tion dans ce réservoir d'un ballon de gaz comprimé transmettant sa pression à la masse liquide dans laquelle il se trouve placé et assurant la pression d'injection. 4 - Engin permettant d'éliminer les pollutions maritimes dues aux produits pétroliers, sans procédés chimiques, en utilisant les propriétés combustibles du polluant. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications. Caractérisé par le fait que l'engin peut être autopropulseur grâce à des chaudières installées dans la chambre de chauffe et produisant alors la vapeur nécessaire pour alimenter toute machine thermique reliée à un propulseur, turbine, hélice ou autre. 5 - Engin permettant d'éliminer les pollutions maritimes dues aux produits pétroliers, sans procédés chimiques, en utilisant les propriétés combustibles du polluant. Dispositif suivant revendications de 1 à 4. Caractrisé par le fait que l'engin peut étendre son champ d'action au delà de ses propres dimensinns. En effet, outre laspi ration des surfaces de mazout avoisinantes par le courant d'air créé par l'alimentation air de la capacité de combustion, grâce aux soupiraux laissés entre les flotteurs ltengin peut Étendre sa surface d'action de pompage de mazout, par des antennes au niveau de la surface, antennes maintenues au niveau de flottaison par des flotteurs ou des haubans et créant des canaux aboutissant aux orifices entre les flotteurs, et faisant entrer le mazout répandu aux alentours de l'engin, dans la capacité de com bustion. 6 - Engin permettant d'éliminer les pollutions maritimes dues aux produits pétro liards, sans procédés chimiques, en utilisant les propriétés combustibles du polluant Dispositif suivant l'une quelconque des revendications précédentes. Caractérisé par le fait que 11 engin peut 8trie embarqué en séries sur un navire de servitude, em barquement qui sera facilité par une articulation suivant son axe médian, permettant de le replier après emploi, et que cet engin peut autre lui-meme constitué en navire spécialisé dont la coque sera le four, un compartiment d'eau en rapport avec la mer isolant la partie habitée du navire de la partie active