La présente invention concerne un procédé de revêtement d'un article en aluminiumou en alliage d'aluminium (désigné simplement ci-après sous le nom de "aluminium ") à l'aide de résines fluorocar bonées. Plus particulièrement, elle concerne un procédé d'obtention d'aluminium comportant une pellicule de revêtement de résine fluorocarbonée, par dégraissage de l'aluminium, décapage de la surface dégraissée de l'aluminium par électrolyse pour dépolir la surface et revêtement de la surface dépolie d'aluminium à l'aide d'une dispersion de résine fluorocarbonée. Le revêtement classique de l'aluminium par une résine fluorocarbonée est effectué par le procédé'qui consiste à dépolir la surface de l'aluminium par un certain moyen et à revêtir la surface à l'aide d'une dispersion de résine fluorocarbonée, puis à cuire l'article au four. Ceci est dû au fait que les résines fluorocar bonées n'adhèrent absolument pas à une surface bien plate d'aluminium. La surface de l'aluminium est dépolie, par exemple, par décapage chimique à l'eau regale ou à l'acide chlorhydrique, deca- page électrolytique par une solution aqueuse contenant de l'acide chlorhydrique ou un chlorure comme le chlorure de sodium, et dépolissage mécanique par exemple au jet de sable. Le décapage chimique possède les défauts suivants : le processus de décapage peut devenir instable selon les composants de l'alliage ou l'histoire métallurgique de l'aluminium à traiter et la concentration ou la température du bain de décapage, et en outre, le procédé nécesssite l'élimination des saletés. Le dépolissage mécanique ne fournit pas une surface finement dépolie de sorte qu'une adhérence intime et forte entre l'aluminium et la résine fluorocarbonée ne peut pas être espérée Au contraire, on peut dire que le décapage électrolytique est supérieur au procédé précédent pour les points suivants : même une faible concentration de la solution aqueuse de chlorure est suffisante pour le décapage et l'on peut librement déterminer le degré de décapage en fonction de la quantité d'électricité. Ce procédé de dépolissage de la surface d'aluminium par décapage électrolytique dans une solution aqueuse de chlorure a été proposé sous diverses formes (voir par exemple le brevet Japonais publié nO 16970/1973) et certains de ces procédés sont utilisés industriellement. Cependant, ces procédés ne fournissent pas une adhérence suffisante ent-re l'aluminium et la résine fluorocarbonée, car ils ne sont pas le résultat d'une recherche suffisante sur les effets du pré-traitement de l'aluminium, de la concentration en ion chlore et de la température du bain. Pour les raisons données précédemment, on a recherché comment améliorer le procédé de dépolissage d'une surface d'aluminium par décapage électrolytique, avec l'aluminium comme anode, dans une solution aqueuse de chlorure. En particulier, on a étudié les effets du pré-traitement de l'aluminium, de la concentration en ion chlore de la solution aqueuse de chlorure et de la température du bain sur la forme et la densité des creux de décapage formés sur la surface d'aluminium. Sur la base des résultats obtenus, on a étudié comment améliorer l'adhérence entre l'aluminium et la résine fluorocarbonée. En conséquence, un but de la présente invention est de fournir un procédé de formation d'une pellicule de résine fluorocarbonée adhérant intimement et fortement à la surface d'aluminium, par revêtement de la surface avec la résine fluorocarbonée. Un autre but de la présente invention est de fournir un procédé de formation de creux de décapage adaptés au revêtement par une résine fluorocarbonée sur la surface de l'aluminium, par décapage électrolytique puis revêtement de la surface décapée avec une dispersion de résine fluorocarbonée. Encore un autre but de la présente invention est de fournir un procédé de formation d'une pellicule de revêtement de résine fluorocarbonée ne possédant que peu de défauts comme des piqûres d'épingle et des craquelures sur la surface de l'aluminium. La présente invention fournit donc un procédé de revêtement d'aluminium avec une résine fluorocarbonée, qui consiste à dégraisser ledit aluminium par une électrolyse en courant continu, l'aluminium servant de cathode, dans une solution aqueuse diluée d'acide sulfurique ou par traitement par une solution aqueuse de détergent synthétique, décapage de l'aluminium dégraissé par électrolyse en courant continu, l'aluminium servant d'anode, dans une solution aqueuse de chlorure ayant une concentration en ion chlore qui n'est pas supérieure à 1,0 % en poids, à une température du bain qui n'est pas inférieure à 20 C et avec une quantité d'électricité qui n'est pas inférieure à 7 coulombs/cm2, et revêtement de l'aluminium décapé avec une dispersion de résine fluorocarbonée, puis séchage et cuisson au four. La présente invention sera illustrée plus en détail. Avant le décapage électrolytique, il faut dégraisser l'aluminium soit par électrolyse en courant continu dans une solution aqueuse diluée d'acide sulfurique, l'aluminium servant de cathode, soit-par traitement par une solution aqueuse de détergent synthétique. Au cours des préparations classiques des surfaces d'aluminium, il est courant de soumettre la surface à un traitement de dégraissage pour éliminer les huiles et les matières grasses de façon à assurer le mouillage uniforme par les bains électrolytiques. Les procédés bien connus de dégraissage sont effectués avec l'hydroxide de sodium, l'acide sulfurique, l'acide nitrique ou divers détergents. Parmi ces procédés, la trempe de l'aluminium dans une solution aqueuse d'hydroxyde de sodium a été utilisée dans la plupart des cas, en raison de la facilité de l'opération. Ce procédé de trempe a été utilisé dans le- dégraissage de l'aluminium avant le décapage électrolytique ainsi que dans les traitements de surface classiques. Cependant, par suite des expériences effectuées pour la présente demande de brevet, il est apparu que ce procédé de trempe ne convient pas pour dégraisser la surface d'aluminium qui doit ensuite être décapée électrolytiquement en vue d'un revêtement par une résine fluorocarbonée. Quand on effectue un décapage électrolytique sur l'aluminium qui a préalablement été dégraissé par une solution aqueuse d'hydroxide de sodium, il est difficile de former de fins creux de décapage uniformes sur toute la surface de l'aluminium. Par exemple, une partie de la surface reste non décapée sous forme d'une bande, en ne donnantpasune distribution uniforme des creux de décapage. En conséquence, on ne peut pas obtenir une adhérence suffisante quand la surface est revetue de la résine, même si chaque creux de décapage est profond. Ce phénomène semble dû aux raisons suivantes. Quand on traite la surface de l'aluminium par de l'hydroxide de sodium, l'aluminium se dissout partiellement en donnant une répartition non uniforme des creux. Ces creux agissent comme noyaux de décapage dans le décapage électrolytique ultérieur, ce qui provoque la croissance des creux de décapage, et donc il se forme a la surface de l'aluminium une région fortement décapée et une rçgion non décapée. Au contraire, quand on effectue un décapage électrolytique sur de l'aluminium qui a préalablement été dégraissé par une électrolyse en courant continu dans une solution aqueuse diluée d'acide sulfurique, l'aluminium servant de cathode, ou par traitement par une solution aqueuse d'un détergent synthétique, il se forme de fins creux de décapage sur toute la surface de l'aluminium, aucune surface initiale d'aluminium n'étant laissée non traitee.Quand on revêt une telle surface avec une résine fluorocarbonée, I' " effet d'ancrage " de la résine croît, ce qui donne une adhérence améliorée. I1 existe quelques autres procédés bien connus de dégraissage, et parmi ceux-ci on a essayé le dégraissage dans une solution aqueuse diluée chaude d'acide sulfurique et le dégraissage dans une solution aqueuse diluée chaude d'acide nitrique. On a-cependant trouvé que ces procedés ne sont pas aussi efficaces que le procédé de la présente invention. On va d'abord décrire en détail les modes de réalisation des procédés de dégraissage de la présente invention. Dans le dégraissage électrolytique d'une solution aqueuse diluée d'acide sulfurique, une concentration appropriée de l'acide est d'environ 5 à 30 % en poids, et l'aluminium est utilisé comme cathode dans la solution diluée d'acide, puis on effectue une électrolyse en courant continu. Les conditions d'électrolyse peuvent être les mêmes que dans les degraissages électrolytiques classiques, par exemple la densité de courant, la température du bain et la durée de l'électrolyse sont respectivement d'environ 1 à 10 A/dm2, la température ambiante par exemple d'environ 10 à 300C, et environ 2 à 10 minutes. D'autre part, le dégraissage par une solution aqueuse de détergent synthétique peut être effectué en utilisant un détergent synthétique disponible dans le commerce.Le détergent n'est pas particulièrement limité et peut être l'un quelconque des types anionique, cationique et nonionique. Une forme d'application préférée du détergent est la forme de pâte que l'on prépare en mélangeant une petite quantité d'eau avec un détergent en poudre. On obtient une surface d'aluminium dégraissée en imprégnant une substance molle comme une éponge ou un tissu avec la pâte et en frottant la surface d'aluminium avec la substance. D'autre part, l'effet de dégraissage n'est pas satisfaisant lorsque l'on trempe simplement l'aluminium dans une solution de détergent synthétique que lton maintient à basse Gempératureau voisinage de la température ambiante. Cependant, on peut obtenir de la même manière un effet suffisant en plongeant simplement l'aluminium dans la solution chaude de détergent à une température qui ne dépasse pas 600C. Quand la température dépasse 60"C, la qualité de la surface d'aluminium change et devient difficile à décaper. L'aluminium ainsi dégraissé est décapé par électrolyse en courant continu, l'aluminium servant d'anode, dans une solution aqueuse de chlorure, comme une solution de chlorure de sodium, une solution de chlorure de potassium, une solution de chlorure d'aluminium, une solution de chlorure de magnésium, une solution de chlorure ferrique, une solution de chlorure d'ammonium, etc... On effectue l'électrolyse dans une solution aqueuse de chlorure ayant une concentration en ion chlore qui ne dépasse pas 1,0 % en poids, à une température du bain qui n'est pas inférieure à 20 C et avec une quantité d'électricité qui n'est pas inférieure à @coulombs/cm2. La surface d'aluminium ainsi traitée possède un grand nombre de creux de décapage et la surface totale des creux de décapage par unité de surface de la surface d'aluminium (appelée ci-après " densité des creux de décapage ") devient importante. Quand la densité des creux de décapage devient importante, l'effet d'ancrage de la résine devient important, ce qui améliore l'adhérence entre la surface de l'aluminium et la résine. Une augmentation de la concentration en ion chlore de la solution aqueuse de chlorure diminue le nombre de creux de décapage mais chaque creux de décapage s'approfondit. Pour augmenter la densité de creux de décapage dans de telles conditions, il est nécessaire de prolonger la durée de l'électrolyse et d'augmenter la quantité d'électricité. Dans le décapage électrolytique, il est indiqué d'augmenter la densité de creux de décapage en un court temps et avec une grande efficacité, pour éliminer le plus rapidement possible la surface plate d'aluminium. En considérant les points décrits précédemment, il est nécessaire de conserver la concentration en ion chlore de la solution aqueuse de chlorure utilisée dans le décapage électrolytique à une valeur qui n'est pas supérieure à 1,0 % en poids. Quand la concentration est supérieure à cette valeur, les creux de décapage convenant pour le revêtement par une résine sont difficilement obtenus. Comme décrit précédemment, une faible concentration en ion chlore est désirable, cependant une trop faible concentration augmente la tension dans le décapage électrolytique. En conséquence, il est indique de maintenir la concentration en ion chlore à environ 0,1 % à 1,0 % en poids. En outre, plus élevée sera la température du bain plus élevé sera le pouvoir d'adhérence de la résine. I1 est donc indiqué d'effectuer le décapage électrolytique à une température du bain qui n'est pas inférieure à 20"C. Quand la température est inférieure à cette valeur, il devient difficile d'augmenter la densité des creux de décapage en un temps court et avec une efficacité élevée. Comme l'électrolyse est une réaction exothermique, une température de bain supérieure à 300C est désirable en pratique, car un refroidissement forcé n'est pas particulièrement -nécessaire. La limite supérieure désirable de la température du bain est environ 900C. La quantité nécessaire d'électricité n'est pas inférieure à 7 coulombs/cm2 et quand la quantité est inférieure à cette valeur, il est impossible d'obtenir un effet de décapage suffisamment élevé pour assurer une adhérence suffisante du revêtement de résine fluorocarbonée. Une quantité d'électricité qui ne dépasse pas environ 60 coulombs/cm2 est suffisante. En outre, la durée du décapage électrolytique dépend de la quantité d'électricité et de l'intensité du courant mais peut généralement être de préférence comprise entre environ 10 secondes et 30 minutes. Après avoir appliqué ainsi une série de traitements de surface à l'aluminium, on recouvre la surface d'aluminium avec une dispersion de résine fluorocarbonée puis on la sèche. La dispersion peut être appliquée par l'un quelconque des procédés de revêtement bien connus, par exemple au pinceau, par trempe, par pulvérisation, par revêtement au rouleau, etc.... Quant au séchage, il est indiqué d'éliminer autant d'humidité que possible à une température d'environ 20C à 150 C. Puis, en cuisant la résine fluorocarbonée à une température d'environ 300 à 4500C, on obtient de l'aluminium ayant une pellicule de revêtement de résine fluorocarbonée qui lui adhère intimement et fortement. Après cuisson, on refroidit généralement rapidement l'aluminium cuit en le plaçant dans de l'eau pour durcir la résine fluorocarbonée. Quand on désire une augmentation de l'épaisseur de la pellicule de résine fluorocarbonée, on peut l'obtenir en répétant les opérations sus-mentionnées de revêtement avec une dispersion de résine fluorocarbonée, de séchage et de cuisson. Quand l'aluminium est seulement revêtu de la dispersion de résine fluorocarbonée puis cuit, la surface d'aluminium obtenue possède de nombreux défauts comme des trous d'épingle et des craquelures. De tels défauts ne posent pas de problème quand on utilise l'aluminium pour des articles ménagers (par exemple des poêles et des casseroles) qui utilisent la résistance thermique et l'état non collant des résines fluorocarbonées. Cependant, ces défauts présentent certains problèmes quand l'aluminium est utilisé, par exemple, pour contenir des produits chimiques, car les produits chimiques pénètrent jusqu'à la surface de l'aluminium à travers la pellicule de revêtement de résine, en corrodant ainsi l'aluminium. Dans ce cas, on laisse l'aluminium revêtu, séché et cuit refroidir à l'air puis on le recouvre de nouveau avec ia dispersion de résine fluorocarbonée, on le sèche et on le cuit, puis on le refroidit dans de 11 eau. I1 devient alors possible d'éliminer la majeure partie des défauts comme les trous d'épingle et les craquelures. Dans cette opération, si on remplace le refroidissement dans l'air par le refroidissement dans l'eau, la surface d'aluminium devient localement difficile à mouiller avec la dispersion de résine fluorocarbonée, en repoussant alors la dispersion. En conséquence, il est difficile d'obtenir une pellicule uniforme et en même temps les défauts comme les trous d'épingle et les craquelures restent localement à la surface. D'autre part, quand on laisse l'aluminium refroidir dans l'air après le second revêtement et la seconde cuisson, le durcissement de la résine fluorocarbonée ne se produit pas. La résine fluorocarbonée utilisée dans la présente invention est une résine synthétique obtenue par polymérisation ou copolymérisation d'un hydrocarbure fluoré comme le tétrafluoroéthylène, l'bexafluoropropylène, le fluorure de vinylidêne, etc..., de sorte qu'il peut s'agir d'une résine de polytétrafluoroéthylène, d'une résine de copolymère tétrafluoroéthylène-hexafluoropropylène, d'une résine de fluorure de polyvinylidène, etc.... En conséquence, la dispersion de résine fluorocarbonée à laquelle on se réfère ici est une dispersion aqueuse contenant de fines particules d'une tellerésine dans de l'eau.On peut utiliser dans la présente invention divers types de résine fluorocarbonée, ais Si l'on considère la résistance thermique de la pellicule formée, on préfère utiliser une résine de polytétrafluoroéthylène. Selon la présente invention, il est fourni un procédé consis tant à dégraisser l'aluminium par une électrolyse en courant continu, l'aluminium servant de cathode, dans une solution aqueuse diluée d'acide sulfurique ou par traitement par une solution aqueuse de détergent synthétique ; à décaper l'aluminium dégraissé par électrolyse en courant continu, l'aluminium servant d'anode, dans une solution aqueuse de chlorure ayant une concentration en ion chlore qui ne dépasse pas 1,0 % en poids, à une température du bain qui n'est pas inférieure à 200C et à une quantité d'électri cité qui n'est pas inférieure à 7 coulombs/cm2 ; et à revêtir l'aluminium décapé avec une dispersion de résine fluorocarbonée, puis à sécher et à cuire. Les articles en aluminium ainsi revêtus par une résine fluorocarbonée sont supérieurs à ceux revêtus par les procédés classiques. Les articles de la présente invention possèdent une pellicule de revêtement de résine qui leur adhère fortement, sans aucun risque de détachement et de soufflure apparaissant même apres une longue période d'utilisation, et donc ils conviennent parfaitement pour un usage pratique. Quand on effectue le décapage électrolytique en continu selon la présente invention, on peut simplifier l'appareil en utilisant un procédé qui consiste à dégraisser l'aluminium par électrolyse, l'aluminium servant de cathode, dans une solution aqueuse diluée d'acide sulfurique puis à décaper l'aluminium dégraissé par électrolyse en courant continu, l'aluminium servant d'anode, dans une solution aqueuse de chlorure. En effet, si la contre-électrode dans le bain de dégraissage qui fonctionne également comme bain fournissant le courant, est prise comme anode etc la contre-électrode dans le bain de décapage électrolytique est prise comme cathode, les deux contre-électrodes peuvent être reliées à la même source d'énergie, et de ce fait, on peut effectuer le dégraissage électrolytique et le décapage électrolytique en même temps dans les bains respectifs, sans relier l'aluminium directement à la source d'énergie. Selon le procédé de la présente invention, il est en outre fourni un procédé qui consiste à laisser de l'aluminium, que l'on a revêtu avec une dispersion de résine fluorocarbonée, séché et cuit comme décrit précédemment, refroidir à l'air puis à repéter le revêtement et la cuisson puis à refroidir l'aluminium dans de l'eau. Comme décrit précédemment, quand on modifie le procédé de refroidissement entre la première et la deuxième séries de revêtement de cuisson, il est possible de former une pellicule de revêtement de résine fluorocarbonée qui est exempte de défauts comme des trous d'épingle et des craquelures sur la surface de l'aluminium. Un article en aluminium comportant une pellicule de revêtement de résine fluorocarbonée, que l'on a obtenue par le procédé de la présente invention, présente une forte adhérence entre l'aluminium et la résine fluorocarbonée. Donc on peut appliquer à l'aluminium des traitements comme un pliage et un étirage. En outre, l'aluminium combine les propriétés des résines fluorocarbonées, par exemple la résistance à la chaleur, un état non collant, une résistance aux produits chimiques, etc..., aux propriétés de l'aluminium. Donc, l'aluminium est utilisable dans une large gamme d'applications. On illustrera maintenant la présente invention en se référant aux exemples suivants pour comparaison avec les procédés classiques. Dans ces exemples, on détermine comme suit l'adhérence entre la résine fluorocarbonée et l'aluminium. On revêt la surface de l'aluminium d'une dispersion de résine de polytétrafluoroéthylène, on la sèche à l'air puis on la cuit à 380 + 100C pendant 12 minutes. On place l'aluminium cuit dans de l'eau immédiatement après la cuisson et on le refroidit. On découpe la pellicule de revêtement sur l'aluminium de façon à former 100 carrés de 1 mm de côté. Puis on applique fermement sur la zone découpée en carrés un ruban adhésif de Cellophane, puis on l'enlève en le tirant brutalement. Les résultats de cet essai de découpage en carrés sont donnés comme suit : sur 100 carrés, on indique le nombre de carrés qui ne se détachent, par exemple dans 90/10û, le chiffre 90 indique le nombre de carrés qui ne se sont pasdétachés, et le chiffre obtenu parsoustraction, -10, indique le nombre de carrés qui se détachent. La pellicule de revêtement présentant une adhérence suffisante est indiquée par 100/100 (référence), qui indique qu'il n'y a pas de décollement. L'essai décrit précédemment est appelé " essai de découpage en carres Dans l'essai de découpage en carrés, la valeur d'essai est inférieure à 10/100 pour la surface d'aluminium non traitée, 20/100 à 50/100 pour la surface d'aluminium qui est décapée au jet de sable ou décapéechimiquement avec de l'eau régale, et 90/100 à 95/100 pour la surface d'aluminium qui est décapée chimiquement avec de l'acide chlorhydrique à 15 % en poids, si les saletés formées. sur la surface sont suffisamment éliminées. Exemple 1 On dégraisse séparément des plaques d'aluminium 1S par les trois procedés suivants et on en utilise quatre morceaux comme échantillons d'essai. Echantillon 1 : dégraissage par trempe dans une solution aqueuse à 5 % en poids d'hydroxide de sodium, à 300C pendant 30 secondes Echantillon 2 : dégraissage par électrolyse en courant continu dans une solution aqueuse à- 20 % en poids d'acide sulfurique, l'aluminium servant de cathode, à la température ambiante pendant 3 minutes à une densi té de courant de 6A/dm2 Echantillon 3 : dégraissage par frottement de la surface de l'aluminium avec une éponge qui est imprégnée d'un détergent synthétique anionique sous forme de pâte, préparé en mélangeant le détergent et l'eau. On fixe chaque échantillon comme anode dans une solution aqueuse de chlorure de sodium ayant une concentration en ion chlore de 0,5 % en poids, que l'on maintient à 400C. Puis on effectue un décapage électrolytique en courant continu pendant 3, 5 à 6 minutes à une densité de courant de 6 A/dm2. Après avoir revêtu chaque échantillon décapé de résine de polytétrafluoroéthylène, on effectue l'essai de découpage en carrés, les résultats sont donnés dans le tableau 1. La marque, O, dans le Tableau 1 indique une adhérence totale, 100/100 dans l'essai de découpage en carrés. La marque, X, indique un degré d'adhérence correspondant à moins 99/100. , ~Duree de décapage electrolytique (mn) .Echastil, ~)Z5 4t0 4-,5 5Xo 6,0 1 x x x O 2 X O O O 7 X O ~~~~. ~~ i On voit d'après les résultats que l'aluminium dégraissé électrolytiquement dans de l'acide sulfurique dilué (échantillon 2) ou dégraissé avec un détergent synthétique (échantillon 3) présente une adhérence totale, quand il est décapé électrolytiq ment pendant plus de 4 minutes (quantité d'électricité de 14,4 coulombs/cm2). D'autre part, quand on effectue le dégraissage dans solution aqueuse d'hydroxiae de sodium (échantillon 1), il est nécessaire de poursuivre le décapage électrolytique pendant plus de 6 minutes (quantité d'électricité de 21,6 coulombsjcm2) pour obtenir une adhérence totale. I1 est donc clair que le procédé de la présente invention est supérieur. Exemple 2 On prépare pour l'essai une plaque d'aluminium 1S que l'on a dégraissée de la même manière que pour l'échantillon 3 de l'exemple 1. On place la plaque comme anode dans des solutions aqueuses de chlorure de sodium ayant différentes concentrations en ion chlore à une température de 300C, puis on effectue un décapage électrolytique en courant continu pendant 4 à 8 minutes, à deux densités de courant de 5 A/dm2 et 6 A/dm2. Après revêtement avec une résine de polytétrafluoroéthylène, on effectue l'essai de découpage en carrés. Les résultats sont donnés dans le tableau 2. Les marques, 0, X, ont les mêmes significations que dans l'exemple 1. TABLEAU 2 C Densité de Durée du décaaae électrolvticue (mn) -------- ----7 4,0 4,5 5,0 7 6,0 7,0 s0 m9 en 1 I I 6 - - x o 2,0 5 ~ 3 e ~ .. 1,2 o Un X -;-o H O O O C) O C g O l l X I O H 00 O O 8t I I l I R I M OX' l l 1 1 1 1 X I > t4J, s X 5,1 r S UO tD In \ t tD In $ U P CM 05 tO n X H O O O On voit d'après les résultats qu'une concentration en ion chlore inférieure à 1,0 % en poids est nettement avantageuse pour obtenir une adhérence suffisante avec une quantité moindre d'élec tricité. Exemple 3 On prépare pour l'essai une plaque d'aluminium 1S que l'on a dégraissée de la-même manière que pour l'échantillon 3 de l'exemple 1. On place la plaque comme anode dans des solutions aqueuses de chlorure de sodium ayant des concentrations en ion chlore de 0,3 % en poids et 1,2 t en poids et on les soumet à un décapage électrolytique en courant continu avec une densité de courant de 6 A/dm2. Dans ce décapage, on fait varier la température du bain entre 100 et 700C. La plaque d'aluminium est revêtue de résine polytétrafluoroéthylène et on détermine l'adhérence entre l'aluminium et la pellicule de revêtement de résine selon l'essai de découpage en carrés. Les résultats sont donnés dans les tableaux 3 et 4.Les concentrations en ion chlore dans les tableaux 3 et 4 sont respectivement 0,3 % en poids et 1,2 W en poids. Les marques O et X, ont les mêmes significations que dans l'exemple 1. TABLEAU 3 Durée de décapage électrolytique (r n) 01 1 1 0 ' 4; ~ 1= E a 1 z Q 00 40 - - - z Q o - - 3: Ln Oxl - - - - z Q G - O o i I O O R -0(É O ~ . ~ p. - - - - O R t ht O O CM X X I t &commat;- O O O O O O O M C kn L( > ç 5) N z a gAn I TABLEAU 4 o l l f f l l o 0 I I dana in.t.rl.Ttirrue (n du bain (0C) ., 2,5 3,0 3,5 4,0 4,5 5,0 5,5 6,0 7,0 ! ~ ~ o Z o M \r > 50 n X Z | - O 8 S 'T'O 0 1 I O X I c a ç X X O O X X l ca t O I O O X 1 1 l e o O O X fl l ≈ &verbar; 5n o C n cxs, M O i t t 54 u ni E Q o o O O - N ,-1 ;; Est {, Les résultats permettent de définir les conclusions suivantes on peut réduire la quantité d'électricité nécessaire pour une adhérence suffisante en augmentant la température de la solution aqueuse. Il est particulièrement indiqué de maintenir la température au-dessus de 20 C; et l'on obtient des résultats nettement préférés au-dessus de 300C. En outre, on constate également d'après ce cas qu'une concentration inférieure en ion chlore est plus efficace. Exemple 4 On fixe comme anode, une plaque d'aluminium 1S que lton a dégraissée selon les trois mêmes manières que dans l'exemple 1, dans une solution aqueuse de chlorure de sodium ayant une concentration en ion chlore de 0,6 t en poids puis on la décape -par électrolyse en courant continu à 30 C pendant 6 minutes avec une densité de courant de 6 A/dm2. Chaque plaque d'aluminium est revêtue d'une dispersion de resine de polytétrafluoroéthylène, séchée et cuite à 380 + 100C. On détermine la résistance au décollement de la plaque d'aluminium. On obtient les résultats suivants : valeur moyenne de la résistance 5,3 kg/25 mm pour l'échantillon 1 (dégraissé avec de l'hydroxide de sodium), 7,5 kg/25 mm pour l'échantillon 2 (dégraissé électrolytiquement dans de l'acide sulfurique-dilué) et 7,8 kg/25 mm pour l'échantillon 3 (dégraissé avec un détergent synthétique). On voit d'après les résultats que l'aluminium qui est traité selon la présente invention et révêtu de la résine fluorocarbonée, a une résistance au décollement extrêmement élevée par rapport à l'aluminium traité par les procédés classiques. Exemple 5 On effectue le décapage électrolytique en courant continu de la meme manière que dans les exemples 2 et 3, sauf que l'on remplace le chlorure de sodium par du chlorure de potassium, du chlorure d'aluminium, du chlorure de magnésium et du chlorure ferrique. Dans chaque cas, il se forme des creux de décapage convenant parfaitement pour l'adhérence avec la résine fluorocar bonée, avec une concentration en ion chlore inférieure à 1,0 t en poids et une quantité inférieure d'électricité. Après revêtement avec une résine de polytétrafluoroéthylène, on effectue l'essai de découpage en carrés. On observe en résultat la même tendance que dans les exemples 2 et 3. Exemple 6 On forme des coupelles (diamètre interne de 33 mm et profon deur de 10 mm) à partir des échantillons d'essai présentant une valeur de 100/100 par les essais de découpage en carrés des exemples 1, 2, 3 et 5, sur la machine d'essai de coupelles d'Erichsen, la pellicule de revêtement de résine fluorocarbonée étant tournée vers l'intérieur. On fait bouillir les coupelles dans de l'eau du robinet pendant plus de 100 heures, cependant on observe ni soufflures ni décollements de la pellicule de revêtement. Exemple 7 On dégraisse une plaque d'aluminium 1S avec une solution aqueuse de détergent synthétique. On décape la plaque par électrolyse en courant continu, la plaque servant d'anode dans une solution aqueuse de chlorure de sodium ayant une concentration en ion chlore de 0,5 % en poids, à 30 C et avec une densité de courant de 6 A/dm2 pendant 6 minutes. Puis on revêt la plaque décapée avec une dispersion de résine de polytétrafluoroéthylène, on la sèche soigneusement à 800C puis on la cuit à 3800C pendant 15 minutes. Puis on laisse la plaque revêtue refroidir à l'air. Ensuite on revêt de nouveau la plaque résultante avec la dispersion de résine, on la sèche soigneusement à 800C et on la cuit à 3800C pendant 12 heures, puis on refroidit la plaque dans de l'eau à la température ambiante. On plonge ensuite la plaque obtenue dans une solution diluée à 20 % en poids d'acide sulfurique et on recherche les defauts de la pellicule de revêtement de résine fluorocarbonée. Après une trempe de 100 heures, on n'observe pas les points de corrosion blancs qui se forment sur le substrat d'aluminium en dessous de la pellicule de revêtement de résine fluorocarbonée. REVENDICATIONS 1. Procédé de revêtement d'un article en aluminium ou en alliage d'aluminium à l'aide d'une résine fluorocarbonée, qui consiste à dégraisser ledit article en aluminium ou alliage d'aluminium par électrolyse en courant continu, l'article en aluminium ou en alliage d'aluminium servant de cathode, dans une solution aqueuse diluée d'acide sulfurique ou par traitement par une solution aqueuse de détergent synthétique ; à décaper l'article en aluminium ou en alliage d'aluminium dégraissé par électrolyse en courant continu, l'article en aluminium ou en alliage d'aluminium servant d'anode, dans une solution aqueuse de chlorure ayant une concentration en ion chlore de pas plus de 1,0 % en poids, a une température du bain qui n'est pas inférieure à 200C et avec une quantité d'électricité qui n'est pas inférieure à 7 Cm2; et à revêtir l'article en aluminium ou en alliage d'aluminium décapé avec une dispersion de resine fluorocarbonée, puis à le sécher et à le cuire. 2. Procédé selon la revendication 1, ou on effectue ledit dégraissage par électrolyse en courant continu dans une solution aqueuse contenant 5 à 30 % en poids d'acide sulfurique, à une densité de courant de 1 à 10 A/dm2 pendant 2 à 10 minutes. 3. Procédé selon la revendication 1, ou on effectue ledit dégraissage par traitement par une solution aqueuse de détergent synthétique, de telle manière que l'on frotte la surface de l'ar ticle en aluminium ou en alliage d'aluminium R dégraisser avec une éponge ou un chiffon imprégné de ladite solution aqueuse, la solution étant préparée en mélangeant un détergent synthétique en poudre et une petite quantité d'eau. 4. Procédé selon la revendication 1, où on effectue ledit décapage par électrolyse en courant continu, dans une solution aqueuse de chlorure ayant une concentration en ion chlore de 0,1 à 1,0 % en poids. 5. Procédé selon la revendication 1, où on effectue ledit décapage par électrolyse en courant continu à une température du bain de 30 à 900C. 6. Procédé selon la revendication 1, où on effectue ledit décapage par électrolyse en courant continu, avec une quantité d'électricité de 7 à 60 coulombs/cm2. 7. Procédé selon la revendication 1, où on laisse ensuite ledit article en aluminium ou en alliage d'aluminium cuit refroid dans-de l'eau. 8. Procédé selon la revendication 1, où on répète au moins une fois dans l'ordre indiqué lesdites opérations de revêtement, de séchage et de cuisson. 9. Procédé selon la revendication 1, où on laisse ledit article d'aluminium ou d'alliage d'aluminium cuit refroidir à l'air puis on le revêt de nouveau avec une dispersion de résine fluorocarbonée, on le sèche, on le cuit et on le refroidit dans de l'eau.