La présente invention se réfère aux dispositifs d'amortissement phonique qu'on fait notamment comporter aux canalisations d'air ou autre gaz en vue d'arrêter la propagation par elles des bruits ou autres sons de tous genres. On sait que ces dispositifs, généralement appelés. "silencieux", comprennent des parois ou cloisons faites d'un matelas de produits fibreux (ou revêtues d'un tel matelas) et agencées de manière que le gaz intéressé passe leur contact sous la forme d'une nappe de faible épaisseur.Dans le cas d'une canalisation rectangulaire ces cloisons sont disposées a un faible écartement les unes des autres parallèlement â la direction d'écoulement. s'agissant d'une canalisation a section circulaire, on les prévoit d#ordinaire cylin- driques et co-axiales en se contentant en général d'en disposer une première contre la paroi de la canalisation sous la forme d'un revetement de celle-ci et une seconde sous celle d'un noyau monté suivant 1 'axe de la prernière avec un espace annulaire intermédiaire suffisant pour le passage du courant gazeux. L'expérience montre que lorsque ces dispositifs sont convenablement établis, ils assurent un amortissement efficace des bruits de toute nature. Par contre ils comportent l'inconvénient que le courant gazeux qui les traverse risque d'entrainer avec lui des fibres arrachées aux cloisons. Or dans de nombreux cas cette présen- ce de poussières fibreuses dans le gaz au point d'utilisation de celui-ci est indésirable et inadmissible.Il en est ainsi, par exemple, dans les installations de conditionnement d'air pour lo- caux habités et notamment pour hôpitaux et clin-guss Pour parer a ce défaut des silencieux connus1 on a aglne de recouvrir les matelas fibreux soit dlune pellicule de matière synthétique, soit d'un tissu imprégné d'un liant approprié. Avec la première solution, si la pellicule est très mince elle s'avère fragile et n'assure pas la sécurité indispensable, alors que si on la prévoit suffisamment épaisse pour assurer sa résistance, elle réduit exagérément les propriétés d'amortissement phonique de la masse fibreuse.Quant à la seconde solution, le tissu utilisé doit etre très serré pour éliminer les phénomènes de micro-érosion, ou bien le liant dont il est imprégné doit pratiquement obturer ses pores, et dans l'une et l'autre hypothèse il se comporte comme une pellicule épaisse pour réduire l'efficacité du silencieux. Par conséquent, de quelque façon qu'on procède, on est finalement contraint dlaccroI- tre exagérément les dimensions du silencieux pour obtenir le même degré d'amortissement. L'invention vise remédier à l'inconvénient ci-dessus et à permettre d'établir un dispositif d'amortissement phonique ou silencieux de haute efficacité dans lequel le risque d'entrainement de-fibres par le courant gazeux se trouve totalement exclu. Conformément à l'invention l'on imprègne directement la surface du matériau fibreux exposée au courant d'air par le moyen d'un liant plastique. L'impregnation peut se faire au pistolet, au rouleau ou par tout autre moyen approprié. La fluidité du liant utilisé est parfaitement contrôlable par sa dilution plus ou moins grande dans le solvant qui lui sert de véhicule et par ailleurs on peut procéder à plusieurs imprégnations partielles successives si on le désire. Il est ainsi possible de maîtriser complètement l'opération et d'obtenir d'une part que les fibres soient liées les unes aux autres de façon suffisante pour éliminer en toute sécurité les risques de microérosion susceptible d'aboutir à la libération de certaines d'entre elles dans le courant gazeux, tout en laissant au matériau son pouvoir d'absorption des ondes phoniques. En d'autres termes on peut ainsi réaliser sur ce matériau une couche protectrice anti-érosion de fibres liées, présentant une très grande transparence phonique sans aucune fragilité. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer La figure unique de ce dessin représente en perspective avec coupe une cloison d'amortissement phonique comportant application de l'invention. Cette cloison, supposée plane, est constituée par un matelas fibreux 1, relativement épais, maintenu à l'intérieur d'un cadre rigide 2, par exemple métallique. Conformément à l'invention l'on a imprégné d'un liant les deux faces de cette cloison dans des conditions telles que celui-ci a pénétré dans la masse de fibres, le degré d'imprégnation allant en diminuant à partir de la surface découverte, mais restant cependant suffisant sur une profondeur notable a pour lier les fibres entre elles et les empêcher par conséquent autre entraînées par les phénomènes de micro-érosion aus aux tourbillons que le courant gazeux forme inévitablement au contact des parois qui l'entourent, et cela sans cependant obturer sensiblement les pores que les fibres ménagent entre elles.Par ailleurs la profondeur a dans laquelle les fibres sont liées les unes aux autres est suffisante pour constituer une sorte de tamis très fin qui s'oppose de façon absolue au cheminement vers l'exté- rieur des fibres internes que le liant aurait pu ne pas atteindre. Conformément à la technique habituelle les cloisons planes telles que celle de fig. 1 s'utilisent dans une canalisation à section rectangulaire, plusieurs d'entre elles étant disposées à un faible écartement les unes des autres parallèlement à la direction d'écoulement du courant gazeux. Bien entendu l'on pourrait imprégner de méme façon des cloisons cylindriques annulaires ou pleines destinées à des canalisations circulaires. Le liant utilisé peut être quelconque, ce peut etre notamment un vernis organique cellulosique vinylique ou autre, mis en solution dans un solvant approprié. L'expérience a démontré de façon assez surprenante que les cloisons établies suivant l'invention comportaient une efficacité d'absorption phonique au moins égale et souvent méme supérieure à celle des cloisons usuelles comparables, mais non imprégnées. Il doit d'ailleurs étre entendu-que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple, et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVENDICATIONS 1. Procédé de traitement des parois ou cloisons fibreuses des tinées à former dispositifs d'amortissement phonique notamment à l'intérieur des canalisations d'air ou autre gaz, caractérisé en ce qu'on imprègne superficiellement les surfaces de celles-ci exposées au gaz à l'aide d'un liant dans une mesure suffisante pour lier entre elles les fibres sur une profondeur notable leur permettant de constituer tamis fin de retenue des fibres intérieures éventuellement non imprégnées, mais sans aller jusqu'à obturer les pores que ces fibres ménagent entre elles sur la surface intéressée. 2. Paroi ou cloison d'amortissement phonique, plane ou de toute autre conformation géométrique, caractérisée en ce qu'elle est obtenue par mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 1.