La présente invention a pour objet des perfectionnements aux appareils téléphoniques exploités en batterie centrale, qui consistent à réduire automatiquement l'efficacité acoustique de ceux-ci lorsqu'ils sont raccordés aux centres de commutation téléphoniques, dans les cas où cette réduction est jugée souhaitable0 Les appareils téléphoniques modernes sont généralement dotés d'une efficacité électro-acoustique importante de façon à permettre de desservir les abonnés éloignés dans des conditions satisfaisantes, au moyen de lignes téléphoniques les plus économiques possible, et présentant de ce fait une résistance ohmique et un affaiblissement importants.Il en résulte que, lorsque de tels postes téléphoniques sont reliés au moyen de lignes courtes, donc peu résistantes et ayant un affaiblissement réduit, il peut devenir souhaitable d'en diminuer l'efficacité, soit pour des rasons d'agrément d'utilisation, ctest-å-dire pour éviter d'engendrer des niveaux acoustiques trop élevés, soit pour empêcher de surcharger les systèmes de transmission téléphonique, Afin d'obtenir cette réduction automatique d'efficacité, plusieurs procédés ont été utilisés dans l'art antérieur, dont le plus répandu consiste à employer des résistances non linéaires appelées aussi "varistances" ou "varistors", dont la résistance ohmique de'- croit très rapidement lorsque la tension à leurs bornes s'accroît. Ces varistances sont employées par exemple de la manière décrite dans 1 'ouvrage nTRANSEESSION SYSTEMS FOR CO}XUNICATIONS", publié par les Bell Telephone Laboratories, aux pages 70 et 71 de la quatrième édition, ou bien dans la description technique de l'appareil suédois "DIALOG" réalisé par L.M. ERICSSON. Dans les deux cas, ces varistances sont traversées par un courant continu de polarisation plus ou moins important, fourni par la tension dsalimentation du centre téléphonique. Ce procédé présente les inconvénients suivants - En premier lieu, il nécessite l'emploi de deux éléments du type varistance, soit pour éviter que l'effet local du poste téléphonique ne soit perturbé, soit parce que l'un de ces éléments est utilisé pour atténuer les signaux du microphone et l'autre ceux des tines à ltécouteur. - En second lieu, s'il empêche, par le roule de limiteur de tension joué par les varistances, qu'un courant continu excessif traverse le microphone, le courant continu qui traverse ces varistances peut devenir très important sur les lignes d'abonnés très peu résis tante s. - En troisième lieu, les varistances employées appartiennent, parmi les composants de ce type, à la catégorie "basse tension", c'est-à-dire ceux qui, pour un courant de référence donné les traversant, ont les tensions de polarisation les plus faibles. Or, dans cette catégorie, la dispersion des caractéristiques est assez importante à la fabrication et nécessite pratiquement de trier les composants, de les apparier et de les adapter aux caractéristiques des microphones si l'on veut que la fonction qu'ils doivent remplir le soit avec un degré de qualité satisfaisant. Le dispositif selon l'invention évite ces inconvénients. Il est caractérisé par l'utilisation d'un dispositif régulateur de courant continu et par l'emploi d'une seule varistance. Le procédé de régulation automatique d'efficacité acoustique réalisé selon l'invention met également à profit les propriétés des varistances, mais il n'utilise qutun seul élément du type varistance, connecté en dérivation aux bornes du poste téléphonique régulé en courant, le courant de polarisation dudit élément étant faible, et n'accroissant que modérément la consommation globale du poste ainsi équipé. La présente invention sera mieux; comprise en se référant à la description qui va suivre et aux dessins annexés sur lesquels - la Fig. 1 représente un schéma de connexion d'un poste téléphonique comportant le dispositif de régulation automatique d'efficacité acoustique selon l'invention - la Fig. 2 représente un mode de réalisation selon l'invention du dispositif de régulation du courant continu de la Fig. 1 - la Fig. 3 représente des diagrammes permettant de mieux comprendre l'invention. Sur toutes ces figures, les mimes éléments portent les mêmes numéros de référencer La Fig. 1 représente de manière simplifiée les-divers éléments qui interviennent dans l'alimentation en courant continu d'un poste téléphonique. Les rectangles en traits interrompus représentent respectivement le central téléphonique 1, la ligne 2 et l'équipement d'abonné 3. Dans le central téléphonique 1, on a représenté la batterie d'alimentation 11, de tension U , et la résistance 12 des organes sensibles au courant continu, par exemple les bobinages de relais insérés avec la ligne pendant la conversation, dans le central. La ligne 2 se comporte essentiejlement comme une résistance variable 21, de valeur R,, pour les courants d'alimentation0 Cette résistance varie en fonction de la longueur de la ligne et du type de conducteurs employé. Elle peut entre presque nulle pour les postes les plus proches, et les valeurs maximales couramment atteintes sont de 1 ordre de t 000 à 1 500 ohms lorsque la tension U est par exem o ple de 48 v. L'équipement d'abonné 3 est constitué essentiellement par le poste téléphonique, avec les divers éléments qutil continent. Une varistance 37 est branchée en dérivation aux bornes du poste téléphonique. Les éléments du poste sont : le coupleur différentiel 31, le microphone 32 et l'écouteur 33. Ce coupleur est réalisé de façon que le courant continu fourni par la ligne 2 circule, du moins pour la majeure partie, dans le microphone 32, lorsque celui-ci est par exemple du type à grenaille de charbon. Comme la valeur de ce courant continu est susceptible de varier dans de grandes proportions, d1un poste téléphonique à un autre, selon la valeur de la résistance , une technique fréquemment employée pour limiter ces variations est d'ajouter un dispositif de régulation du courant continu 34 ayant des bornes 39 et 40. De tels dispositifs sont connues dans l'art antérieur mais sans varistance et peuvent être réalisés de façons variées. Par exemple, il peut s'agir de résistances ajustées manuellement lors de la mise en service du poste. Cependant, pour éviter la nécessité d'une intervention manuelle, on utilise selon l'invention un dispositif de régulation automatique, mettant en oeuvre des éléments ayant une résistance ohmique rapidement croissante en fonction du courant qui les traverse.Dans une réalisation préférée de l'invention, ce régulateur est constitué comme indiqué à la figure 2 par le montage en parallèle d'une résistance 341 dont la valeur augmente avec la température, appelée thermistance, à coefficient de température positif, et d'une résistance ordinaire 342, de valeur convenablement choisie. Il est en effet connu qu'un tel régulateur permet de maintenir le courant délivré par une source électrique dans des limites tassez resserrées, pourvu que les variations dans le temps des autres éléments du circuit électrique ne soient pas trop rapides. Par exemple, dans la réalisation préférée ce courant est maintenu entre 30 m & et 50 m & pour une tension U de 48 Vs une variation R21 entre O et o 1 000 ohms, la résistance ohmique du circuit 31 étant de--100 ohms environ, et entre 40 m & et 50 mA lorsqlie ne dépasse pas 500 ohms, c'est-à-dire sur les lignes courtes. L'emploi du régulateur 34 permet de disposer aux bornes du poste, c'est-à-dire entre les contacts 35 et 36 lorsque ceux-ci sont fermés, dtune tension assez élevée sur les lignes courtes. En effet, la tension U aux bornes 41 et 42 du poste peut être calculée par la formule U=U0- (R12 + R21) i où I est la valeur du courant circulant dans la ligne, compris entre les valeurs extrêmes Im et iM.Connaissant R12, Uo et pour une valeur donnée de R21, on voit alors que U est comprise entre les deux valeurs Um = U0 - (R12 + R21) Cx(U minimale) UM = UO - (R12 + R21) Im(U maximale) Le graphique de la figure 3 indique par exemple les valeurs pri ses par U et U en fonction de R21, de O à 500 ohms, si m N Uo = 48 V et R12 = 300 ohms, lin et X étant respectivement égaux à 40 et 50 mA. On peut alors constater que la tension U est relativement élevée (8 à 36 V au lieu de quelques volts, habituellement, aux bornes d'un appareil à régulation automatique utilisant le procédé mentionné de l'art antérieur), et comprise, pour R21 donnée, dans une plage de tension assez étroite. Ces propriétés sont utilement mises à profit pour polariser la varistance 37. L'effet d'atténuation des courants alternatifs est obtenu progressivement, en fonction de R21 : - d'une part, du fait de l'impédance du régulateur 34 en courant alternatif, laquelle doit être de préférence de valeur finie, et se trouve en série avec le poste - d'autre part, du fait dê l'impédance en courant alternatif de la varistance 37, qui dépend de U, et se trouve en dérivation sur le poste Par un choix convenable des caractéristiques de 37 en fonction de celles de 34, l'atténuation désirée est obtenue, en particulier pour- R21 = O. R E V E N D I C A T I O N S 1 - Dispositif de régulation automatique de l'efficacité acoustique dtun appareil téléphonique alimenté en courant continu par une tension délivrée par la ligne de raccordement à un centre de commutation, caractérisé en ce qu'il comporte simultanément un dispositif manuel ou automatique de régulation de l'intensité d'alimentation et un unique élément non linéaire du type varistance connecté en dérivation aux bornes d'accès dudit poste. 2 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif de régulation d'intensité comprend le montage en parallèle dtau moins une thermistance à coefficient de température positif et dtune ou plusieurs résistances à faibles coefficients de température.