l'invention est relative au traitement de carcinomes, ou tissus cancéreux, par l'insertion d'une substance radioactive dans une cavité du corps située dans le voisinage de ces tissus cancéreux; et elle concerne, plus particulièrement, un appareil permettant de réaliser l'insertion d'une substance radioactive dans la cavité pelvienne afin de traiter les parois et le plancher de cette cavité avec un rayonnement ionisant émis par une sustance radioactive, un tel traitement s'effectuant selon les besoins, par exemple sur une femme après qu'elle a subi une ablation des organes reproducteurs féminins, ou sur un homme pour traiter un carcinome de la vessie. Il existe deux méthodes couramment pratiquées pour le traitement du cancer, à savoir l'élimination du tissu cancéreux par chirurgie, et l'application de rayons X ou d'un rayonnement émis par une substance radioactive vers les tissus cancéreux afin de les détruire. Dans de nombreux cas, on met avantageusement en oeuvre ces deux méthodes conjointement. Tel est en particulier le cas pour le cancer du col de l'utérus chez la femme adulte lorsque la prolifération cancéreuse risque de s'être étendue à d'autres structures et organes des parois environnantes de la cavité pelvienne, de façon telle que le chirurgien ne peut pas être certain d'avoir pratiqué l'ablation de la totalité des tissus cancéreux à la suite d'une opération au cours de laquelle il a enlevé l'utérus, les ovaires, ou d'autres organes affectés.En outre, de nombreuses structures affectées par un cancer ne peuvent pas entre enlevées. Par exemple, aussi bien à un stade précoce qu'à un stade avancé, les cellules cancéreuses peuvent s'être déjà logées dans les ganglions lymphatiques environnant la cavité et la région pelviennes. Il est donc désirable et souvent nécessaire d'appliquer, après l'intervention chirurgicale, un traitement radiothérapique, en se servant de rayons X ou des rayonnements émis par une substance radioactive, des parois pelviennes afin de détruire toutes les cellules cancéreuses qui n'ont pas été enlevées chirurgicalement. le traitement classique des carcinomes du col de l'utérus implique l'utilisation de dispositifs intra-vaginaux et intrautérins, complétée par une téléthérapie dirigée vers les parois latérales de la cavité pelvienne. Toutefois, ces dispositifs, bien qu'ils soient satisfaisants pour traiter le col proprement dit, ne conviennent pas bien pour traiter les parois et le plancher de la cavité pelvienne après une ablation du col de l'utérus et d'autres organes.Si on les utilise à cette fin, la dose de rayonnement appliquée aux structures situées dans la portion centrale de la cavité pelvienne, dans le voisinage du vagin, est trop élevée et cause des dommages indésirables cependant que la dose de rayonnement appliquée aux portions éloignées, latérales ou supérieures, des parois pelviennes, où des tissus cancéreux peuvent se trouver présents, est trop faible pour être efficace et guérir le patient d'un cancer. Il y a une irradiation trop forte de structures normales non touchées par un cancer telles que la peau, les os, les muscles, le petit intestin, la vessie, le rectum et d'autres tissus exposés à une courte distance de la substance radioactive, et une irradiation trop faible sur les parties éloignées des parois pelviennes où le tissu cancéreux peut exister.Au surplus, des doses uniformes de rayonnement ne peuvent pas être appliquées au même patient d'une séance de traitement à une autre en raison des difficultés éprouvées à placer d'une manière reproductible les porte-sources d'irradiation des anciens types, utilisant des substances radioactives, et en raison de l'absence d'une inspection visuelle des zones affectées. Par conséquent, lorsqu'on a à sa disposition seulement des dispositifs intra-vaginaux pour insérer une substance radioactive dans le corps, la seule méthode de traitement des parois et du plancher de la cavité pelvienne après une ablation des organes féminins est un bombardement à partir d'une substance radioactive placée à ltexté- rieur du corps. lais une telle méthode ne permet à peu près jamais d'éliminer avec un plein succès le tissu cancéreux. Le demandeur, dans son brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 2 959 166 publié le 8 novembre 1960, a décrit et revendiqué un appareil permettant de remédier à ces inconvénients des dispositifs intra-vaginaux et intra-utérins de la technique antérieure. Dans le cas du dispositif faisant l'objet du brevet susmentionné, l'appareil contenant la substance radioactive est inséré immédiatement après l'ablation des organes de la reproduction et par la même incision abdominale que celle utilisée pour pratiquer l'intervention chirurgicale, avant que cette incision soit refermée. le dispositif est laissé en place pendant le temps de la durée nécessaire, par exemple pendant plusieurs jours, puis est enlevé par une petite intervention chirurgicale-abdominale supplémentaire.Un tel dispositif apporte un remède à plusieurs des inconvénients des dispositifs de la technique antérieure. Le fait le plus important est qu'il permet d'appliquer un taux d'irradiation assez élevé à toutes les parties des parois et du plancher de la cavité pelvienne sans que des autres zones reçoivent des doses excessives. Il permet aussi une inspection visuelle directe des zones à traiter, il permet une mise en place adéquate de la substance radioactive par rapport aux zones qu'il s'agit de traiter afin que la dose puisse être plus correctement réglée, et il permet une meilleure protection des zones non affectées. De plus, il permet d'exercer une meilleure maîtrise de la dose d'un patient à un autre, et il élimine la nécessité d'un traitement supplémentaire par les rayons X. Toutefois, en dépit de ces avantages considérables du dispositif ayant fait l'objet du brevet susmentionné et qui est décrit dans le paragraphe précédent, certains inconvénients subsistent. En premier lieu, l'insertion du dispositif est compliquée en raison du fait qu'il doit être directement attaché aux os. En deuxième lieu, le dispositif est passablement complexe car il comporte un certain nombre de pièces mécaniques mobiles différentes qui doivent entre ajustées afin que l'ensemble s'adapte correctement à l'intérieur du corps du patient. En troisième lieu, une intervention chirurgicale additionnelle, consistant essentiellement à pratiquer une autre large incision, est nécessaire pour enlever l'appareil.De plus, ledit appareil précédemment conçu par le demandeur exige davantage de manipulations de la substance radioactive étant donné qu'il faut mettre en place cette substance dans ledit appareil avant que l'incision abdominale soit fermée. Par conséquent, bien que le précédent dispositif conçu par le demandeur constitue l'acquisition d'un progrès considérable pour l'irradiation de l'intérieur de la cavité pelvienne, il restait encore bien des perfectionnements souhaitables à y apporter. La présente invention a pour-but de réaliser un appareil nouveau et perfectionné utilisable pour le traitement des parois et du plancher de la cavité pelvienne par irradiation en ayant recours à la méthode transabdominale. Ce but de l'invention est atteint grtce à la réalisation d'un appareil qui peut être inséré au travers d'une incision abdominale, maintenu en place par des éléments gonflables et dans lequel, à la fin du traitement, les éléments gonflables peuvent être dégonflés, en suite de quoi l'appareil dans son ensemble peut être retiré sans intervention chirurgicale additionnelle. Conformément à la présente invention, il est prévu un tube de forme allongée, comportant des moyens pour mettre en place une substance radioactive à son extrémité intérieure, et comportant en outre des éléments gonflables situés à cette extrémité intérieure. Selon un mode de réalisation préféré du dispositif en question, ces éléments gonflables comprennent un petit ballon intérieur gonflable placé au-dessus de l'extrémité intérieure du tube et à l'intérieur duquel se trouve placé un matériau fluide tel que du mercure constituant un blindage ou écran protecteur. Une portion inférieure, ou ballon d'espacement, placée au-dessous du ballon intérieur, affecte la forme d'une portion de sphère servant à espacer les zones à traiter d'une distance prédéterminée à partir de la substance radioactive.Une troisième portion, ou ballon supérieur, agencée au-dessus du ballon intérieur, maintient les intestins en dehors de la cavité pelvienne et éloignés de la substance radioactive. les portions constituant ces ballons inférieur et supérieur peuvent autre séparées l'une de l'autre par une cloison, ou bien elles peuvent constituer un seul et unique espace. En pratique, les éléments gonflables sont tous gonflés, et ensuite 11 appareil est inséré dans le corps du patient au travers d'une incision abdominale, le tube de forme allongée étant poussé de haut en bas et vers l'extérieur au travers d'une plus pet# te ouverture inférieure du corps telle que le passage vaginal, ou d'une petite incision inférieure de la paroi abdominale.On ferme ensuite la principale incision abdominale, puis on insère la substance radioactive par le tube jusqu' ladite extrémité intérieure. Après la fin du traitement, on dégonfle tous les éléments gonflables, et on tire simplement l'appareil au travers d'un tube de guidage en matière plastique glissé sur les tubes dans l'ouverture du corps. Dans les cas appropriés, le passage vaginal peut servir de passage de sortie vers l'extérieur pour le tube de forme allongée, étant donné qu'il s'agit d'une ouverture naturelle du corps et qutabsolu- ment aucune autre chirurgie n'est nécessaire quand vient le moment de retirer l'appareil. Toutefois, lorsqu'un tel passage n'existe pas, comme dans le cas d'une femme ne possédant pas de passage vaginal ou dans le cas d'un homme, il convient de faire passer vers l'extérieur le tube de forme allongée par une incision inférieure de la paroi abdominale que l'on a pratiquée à cette fin.Dans ce dernier cas, la nécessité d'un autre acte chirurgical ultérieur pour enlever 1' appareil est encore éliminée, car cette incision abdominale infé- rieure se fermera d'elle-m#me après l'enlèvement de l'appareil. Au maximum, la pose d'une pince ou de quelques points de suture peut être nécessaire pour la maintenir fermée, mais ces minimes interventions ne constituent pas à proprement parler un acte chirurgical. Les manipulations de substance radioactive se trouvent réduites étant donné qu'il n'est plus nécessaire de les manipuler avant l'insertion de l'appareil dans le corps du patient. Aucune chirurgie ultérieure n'est nécessaire pour enlever l'appareil. Et, bien entendu, le nouvel appareil selon l'invention conserve tous les avantages du précédent appareil (décrit dans le brevet susmentionné) en remédiant aussi aux inconvénients des méthodes intra-vaginales et intra-utérines de l'art antérieur. La présente invention a notamment pour but - de réaliser un appareil nouveau et perfectionné permettant d'insérer une substance radioactive dans une cavité du corps - de réaliser un appareil nouveau et perfectionné permettant de traiter des carcinomes des parois et du plancher de la cavité pelvienne - de réaliser un applicateur de rayonnement nouveau et perfectionné comportant des moyens perfectionnés du type blindage ou écran protecteur ; - de réaliser un appareil nouveau et perfectionné pour l'application de rayonnement et comportant des moyens permettant d'améliorer considérablement l'uniformité des doses;; - de réaliser un appareil nouveau et perfectionné pour la mise en oeuvre de la méthode transabdominale de traitement des parois et du plancher de la cavité pelvienne par application de rayonnements, ledit appareil pouvant autre inséré au travers d'une ouverture ménagée chirurgicalement dans la paroi abdominale, mis en place dans la cavité pour un laps de temps de la durée nécessaire, puis enlevé sans autre intervention chirurgicale par une ouverture du corps telle que le passage vaginal ou une incision abdominale inférieure;; - de perfectionner la méthode transabdominale de traitement des parois et du plancher de la cavité pelvienne à l'aide d'une application de rayonnements en ayant recours à un agencement tel qu'il ne soit pas nécessaire d'insérer la substance radioactive dans l'appareil avant que celui-ci soit mis en place à l'intérieur de la cavité pelvienne du patient - de réaliser un appareil nouveau et perfectionné pour l'application de rayonnement aux zones métastasiques situées à l'intérieur de la cavité pelvienne pour le traitement de carcinomes, un tel appareil résolvant au moins un et éventuellement la totalité des problèmes que les buts énumérés ci-dessus visent à résoudre. Ces différents buts, particularités et avantages de la présente invention, et d'autres encore, apparattront à la lecture du complément de description qui suit et à l'examen des dessins ciannexés, lesquels complément et dessins concernent différents modes de réalisation de l'invention choisis à titre d'exemples non limitatifs et sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication. La figure 1, de ces dessins, représente, en coupe longitudinale, un appareil construit conformément aux particularités de la présente invention, les différentes pièces se trouvant dans ltétat non gonflé, et la source de rayonnement n'étant pas encore mise en place. La figure 2 représente, d'une manière analogue à la figure 1, le meme appareil mais dans l'état gonflé et inséré dans le corps du patient, où on le voit dans le plan sagittal. La figure 3 montre l'appareil représenté figures 1 et 2, gonflé et vu en coupe, en cours d'utilisation, à partir d'une position frontale. La figure 4 est une coupe transversale de la portion avant de l'appareil, cette coupe étant pratiquée selon 4-4 figure 3. La figure 5, enfin, représente, en coupe longitudinale semblablement à la figure 3, une variante de réalisation de l'appareil selon l'invention. On décrit ci-après en détail les modes de réalisation préférés de lt invention en se référant aux dessins dans les différentes figures desquels des éléments analogues ou identiques sont désignés par les mêmes références. Un appareil gonflable 10 (figure 1) pour l'application de rayonnements réalisé conformément à l'invention comprend un tube il de forme allongée, établi en un matériau rigide. A une extrémité intérieure du tube Il se trouve attachée une tige rigide 12. Une portion supérieure 13 constituant un ballon gonflable est raccordée à ltextrémité du tube lt, s'étend jusqu'à l'extrémité de la tige 12 et comporte une portion annulaire 14a (figure 2) formant épaulement autour de sa paroi extérieure pour faciliter la mise en place du dispositif à l'intérieur de la cavité pelvienne. Formé d'une seule pièce avec cette portion 13 constituant un ballon supérieur, il est prévu un ballon intérieur 15 formant blindage ou écran et qui contient un liquide 16 servant d'écran de protection contre le rayonnement. Dans le présent cas, ce liquide est du mercure. Âu- dessous de la portion 13 formant ballon supérieur et du ballon intérieur 15 est agencée une portion inférieure 14 qui constitue un ballon d'espacement.Il convient de préférence que les ballons soient établis en un matériau qui, bien qu'il soit étanche à l'air, flexible, gonflable et dégonflable, ne soit pas étirable. Grâce à l'utilisation d'un matériau non étirable, on peut effectivement rester maître dans l'étroites limites de la dimension finale des ballons à 1' étant gonflé, ce qui permet d'améliorer le réglage et l'uniformité de la dose d'application de rayonnement. Un matériau adéquat pour la construction des ballons serait donc une étoffe caoutchoutée ou le matériau dont on se sert couramment pour confectionner des couches-culottes en matières plastiques imperméables pour jeunes enfants. Un autre matériau adéquat pourrait entre une matière plastique moulée assez mince pour pouvoir, à l'état dégonflé, stappliquer contre le tube 11 comme le montre la figure 1.D'autres exemples de matériaux appropriés viendront facilement à ltesprit des spécialistes. ainsi, dans l'état dégonflé que représente la figure 1, le matériau constitutif des ballons est de la meme dimension que dans l'état gonflé représenté sur les figures 2 et 3. Dans le mode de réalisation tel que représenté sur les figures 3 et 4, de l'air est amené jusqu'à (et est évacué à partir de) la portion 14 constituant le ballon inférieur au moyen d'un tube à air 17 qui communique avec l'intérieur de ce ballon inférieur 14 par des ouvertures 18 ménagées à cette fin dans la paroi du tube à air 17.D'une manière analogue, de l'air est amené jusqu'à (et est évacué à partir de) la portion 13 constituant le ballon supérieur au moyen d'un tube à air 19 qui communique avec l'intérieur de ce ballon supérieur 13 par des ouvertures 20 ménagées à cette fin dans la paroi dudit tube à air 19. Dans l'agencement tel que représenté sur les figures 1, 2 et 4 > du mercure peut être amené jusque dans le ballon 15 et en être retiré par un tube 21 qui communique avec l'intérieur dudit ballon 15 par des ouvertures 22. Les tubes 17, 19 et 21 sont collés à l'extérieur du tube 11. La substance radioactive est placée dans une cavité 26 agencée à l'intérieur d'un récipient 25 contenant et supportant cette substance radioactive. A ce récipient 25 est fixé un cible 27 s'étendant à l'intérieur du tube 11 jusqu'à l'extrémité extérieure de ce tube et au-delà. Ce câble peut affecter la forme d'une tige possédant une rigidité suffisante pour pemmettre de pousser le récipient 25,avec la substance radioactive qui s'y trouve contenue et supportée, de bas en haut à l'intérieur du tube 11, mais cette tige 27 est cependant assez flexible pour pouvoir se conformer facilement à la courbure du tube 11. On utilise l'appareil en question de la manière décrite ciaprès pour traiter des carcinomes des parois et du plancher de la cavité pelvienne d'une femme après l'ablation des organes reproducteurs féminins. Avant d'utiliser l'appareil faisant l'objet de la présente invention, le chirurgien aura ouvert l'abdomen de la patiente par une incision de dimensions et d'une forme telles qu'elle permette d'enlever les organes reproducteurs féminins malades, affectés par un cancer.Après que les interventions chirurgicales nécessaires ont été menées à bonne fin, mais avant que l'incision abdominale ait été refermée, le médecin prend un appareil réalisé selon la présente invention, il en gonfle les ballons inférieur et supérieur en y introduisant de l'air par les tubes respectivement correspondants 17 et 19, puis il remplit le ballon de protection en y introduisant une substance fluide capable de constituer un écran protecteur contre le rayonnement, une telle substance telle que du mercure étant ainsi introduite par le tube 21. Pendant que l'appareil se trouve ainsi dans son état gonflé, le chirurgien l'engage ensuite dans l'incision abdominale, l'insère dans la cavité pelvienne, et fait sortir le tube 11 hors du corps en l'engageant dans le passage vaginal.Les extrémités inférieures des tubes 17, 19 et 21 sont collées à la surface extérieure du tube 11 de façon telle que ces tubes accompagnent le tube 11 et sortent hors du corps avec lui par le passage vaginal 31. Toutefois, après que l'appareil a été mis en place, les tubes peuvent être prolongés. Par exemple, il peut être désirable de raccorder les tubes à air et le tube à mercure à des manomètres appropriés permettant de surveiller les pressions des fluides correspondants. Ensuite, on ferme de façon définitive l'incision abdominale. On peut alors contrôler et surveiller, par radioscopie ou radiographie aux rayons X, la position de l'appareil à l'intérieur de la cavité pelvienne. Après que toutes les opérations de mise en place sont complètement terminées, et la patiente étant dans sa chambre, la substance radioactive 26 placée dans son récipient-support 25 est alors introduite dans le tube Il et y est poussée jusqu'8 l'extrémité intérieure de ce tube 11 comme le montrent les figures 2 et 3. Le mode opératoire d'insertion est ainsi complètement terminé et l'appareil peut demeurer dans le corps de la patiente pendant le laps de temps nécessaire, dont la durée peut entre de plusieurs jours. les figures 2 et 3 illustrent la position de l'appareil mis en place à l'intérieur de la cavité pelvienne. On a figuré en 32 (figure 2) la position du rectum et de l'anus, cependant que la masse intestinale (intestion grêle) est montrée en 33 au-dessus de l'appareil. La susdite masse intestinale (de l'intestin grêle) se trouve ainsi protégée contre le rayonnement parce que 11 écran constitué par le mercure en 16 s'étend en travers de l'extrémité intérieure du tube 11 et parce que le ballon 13 la maintient écartée à bonne distance de la source radioactive. Le ballon inférieur 14 affecte la forme générale d'une portion de sphère centrée sur la source 26 de rayonnement. De cette manière, toutes les parois de la cavité pelvienne se trouvent espacées à une distance fixe de la source contenant la substance radioactive. Selon un agencement préféré, la source est constituée par du césium-137, bien que l'on puisse utiliser n'importe quelle autre substance radioactive convenable. le rayon de la portion sphérique formée par le ballon inférieur 14 gonflé peut être de cinq centimètres dans un mode de réalisation préféré de l'invention, ou de quatre centimètres, ou de n'importe quelle autre valeur nécessaire. De nombreuses variantes sont possibles sans s'écarter de la portée de l'invention. Par exemple, l'avantageuse particularité d'un espacement constant établi par le ballon inférieur 14 peut être acquise même sans l'établissement du ballon supérieur 13 ou de l'écran protecteur 16. Pour sortir l'appareil du corps de la patiente, il convient de procéder de la manière suivante : on enlève d'abord la source de rayonnement en tirant sur le câble 27 pour sortir le récipient 25 et la substance radioactive qu'il contient. On ouvre ensuite les tubes 17 et 19 pour laisser l'air s'échapper hors des ballons 14 et 13, puis on ouvre le tube 21 pour recueillir le mercure à partir du ballon 15. Les ballons s'aplatissent alors contre le tube 11 et la tige 12. L'appareil prend ainsi l'aspect dégonflé que représente la figure 1 et il est facile de le sortir du corps en le tirant au travers d'un guide en matière plastique inséré dans le passage vaginal et autour des quatre tubes. Lorsqu'on utilise l'appareil sur une femme dont le passage vaginal se trouve bloqué, ou bien encore lorsqu'on l'utilise sur un homme, par exemple afin de traiter un carcinome de la vessie, l'opération est fondamentalement la même que celle décrite ci-dessus à l'exception du fait que les tubes s'étendent hors du corps et en sont ultérieurement retirés au travers d'une incision abdominale et non plus par le passage vaginal. Eventuellement, mais non pas nécessairement, on peut faire varier la courbure du tube il pour l'adapter à son utilisation par l'ouverture d'une incision abdominale inférieure. La figure 5 illustre une variante de mise en oeuvre de l'invention. Dans ce cas, les portions constituant respectivement le ballon supérieur 13 et le ballon inférieur 14 forment un espace commun. Il est possible de supprimer le tube 19 et, bien entendu, le ballon à mercure se trouve alors attaché seulement à l'extrémité intérieure du tube 11, c'est-à-dire qu'il ne fait plus partie intégrante du ballon supérieur 13 comme dans le premier mode de réalisation. Des autres points de vue, toutefois, la construction et le fonctionnement de ce deuxième appareil modifié sont les mêmes que pour le premier mode de réalisation. Comme il va de soi et comme cela ressort d'ailleurs déjà de ce qui précède, et bien que l'invention ait été décrite d'une manière très détaillée en se référant à un mode de réalisation préféré, il ne faut pas perdre de vue que les spécialistes pourront facilement imaginer et utiliser de nombreuses autres variantes et modifications sans s'écarter pour autant de l'esprit ni de la portée de ladite invention. RESEEDICA1'IONS 1. Appareil pour le traitement de carcinomes des parois et du plancher de la cavité pelvienne, lequel appareil est caractérisé en ce qu'il comprend essentiellement : un tube creux, de forme allongée, possédant une extrémité intérieure fermée pouvant être placée dans la cavité pelvienne, ledit tube pouvant s'étendre au travers d'une ouverture du corps jusqu'à l'extérieur du corps et comportant une extrémité extérieure ouverte propre à entre située en dehors du corps ; des moyens pour placer une substance radioactive à l'intérieur du tube dans le voisinage de ladite extrémité intérieure en faisant passer cette substance radioactive par l'extrémité extérieure ouverte du tube et le long et à l'intérieur de ce tube ; des moyens de positionnement comportant au moins un ballon gonflable possédant une portion d'espacement attachée au tube et entourant l'extérieur du tube dans le voisinage de ladite extrémité intérieure de ce tube, ledit ballon, quand il est gonflé, maintenant les parois et le plancher de la cavité pelvienne à distance de la substance radioactive afin de placer la substance radioactive à une distance généralement uniforme de toutes les surfaces de parois et de plancher soumises au rayonnement, cependant que le tube s'étend au travers de l'ouverture du corps ; et des moyens pour introduire un fluide jusque dans la portion d'espacement du ballon gonflable afin d'expanser cette portion et pour en faire sortir le fluide afin de rétracter ladite portion d'espacement afin de permettre l'enlèvement de l'appareil en le faisant passer au travers de l'ouverture du corps. 2. Appareil selon la revendication 1 caractérisé en ce que le ballon est réalisé en un matériau flexible et non étirable. 3. Appareil selon la revendication 1 ou 2 caractérisé en ce qu'il comporte en outre : un ballon, pour établir un écran protecteur, prévu dans le voisinage immédiat de l'extrémité intérieure du tube ; des moyens pour introduire, jusque dans le ballon servant à établir un écran protecteur, et pour en retirer une substance fluide capable de servir d'écran protecteur contre le rayonnement émis par la substance radioactive, ledit ballon de protection étant expansible dans une direction transversale par rapport à la direction longitudinale du tube de forme allongée de façon telle que la substance protectrice contenue da4s le#ballon de protection s'étende elle-même transversalement afin de protéger la portion du corps du patient située au-delà de ladite extrémité intérieure du tube contre les effets du rayonnement émis par la substance radioactive. 4. Appareil selon la revendication 3 caractérisé en ce que lesdits moyens de positionnement comportant au moins un ballon gonflable comportent une portion supérieure en forme de ballon gonflable; ledit ballon de protection étant formé d'une seule pièce avec le ballon supérieur de façon telle que, lorsque le ballon supérieur est gonflé, ses parois, en s'expansant, étendent le ballon de protection transversalement par rapport à l'axe du tube. 5. Appareil selon la revendication 4 caractérisé en ce qu'il comporte une tige rigide attachée à l'extrémité intérieure du tube et s'étendant axialement à distance de l'extrémité intérieure du tube, ledit ballon de protection et ladite portion constituant un ballon supérieur gonflable étant attachés à ladite tige et l'entourant, de façon telle que, dans l'état dégonflé et quand du fluide a été admis à s'échapper hors desdites portions constituant des ballons, le ballon de protection et le ballon supérieur gonflable s'aplatissent sur la tige en prenant une forme qui facilite leur enlèvement en les faisant passer par l'ouverture du corps. 6. Appareil selon la revendication 4 caractérisé en ce que ledit au moins un ballon comporte une portion gonflable en forme de ballon d'espacement encerclant le côté du tube, ledit ballon d'espa cernent ayant une surface sphérique lorsque le ballon est gonflé tout autour du tube de façon à définir une portion de sphère au centre de laquelle se trouve située la substance radioactive constituant la source de rayonnement. 7. Appareil selon la revendication 4 caractérisé en ce que lesdites portions formant ballons supérieur et inférieur constituant des enceintes séparées, et lesdits moyens pour introduire un fluide dans ladite (et pour sortir du fluide à partir de ladite) au moins une portion formant ballon comportent des tubes séparés pour chacune desdites portions formant ballons supérieur et inférieur, lesdits tubes permettant d'y introduire et d'en sortir du fluide, chacun desdits tubes séparés s'étendant le long du tube de fore allongée. 8. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que ledit au moins un ballon comporte une portion d'espacement en forme de ballon gonflable encerclant le côté du tube, le ballon d'espacement ainsi constitué étant construit de manière à pouvoir se gonfler et s'aplatir et étant tel que, lorsqu'il est gonflé, sa surface tout autour du tube définisse généralement une portion de sphère au centre de laquelle se trouve située la substance radioactive servant de source de rayonnement. 9. Appareil selon la revendication 8 caractérisé en ce que, dans l'état aplati, la portion constituant le ballon d'espacement s'aplatit autour~du tube de manière à faciliter la sortie de l'ensemble par l'ouverture du corps. 10. Dispositif selon la revendication 8 ou 9 caractérisé en ce que ledit ballon est constitué en un matériau qui est flexible et non étirable. 11. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que lesdits moyens de positionnement comportent une portion constituant un ballon supérieur formé d'une seule pièce avec la portion constituant un ballon d'espacement, la portion constituant un ballon supérieur étant plus grande dans une direction transversale par rapport au tube que le ballon d'espacement, les deux ballons formant, à leurs périphéries extérieures dans la zone où ils se rejoignent, un épaulement, et les deux ballons formant une cavité commune. 12. Appareil selon la revendication I caractérisé en ce que lesdits moyens de positionnement comportent une portion supérieure dont au moins une partie est située au-delà de ladite extrémité intérieure du tube pour espacer, en l'éloignant de la substance radioactive, la portion du corps du patient qui se trouve au-delà de ladite extrémité intérieure du tube. 13. Dispositif selon la revendication 12 caractérisé en ce que ladite portion supérieure est circulaire dans une direction transversale par rapport à l'axe du tube, s'étend plus loin, à partir du tube, que la portion constituant un ballon d'espacement, et définit avec la portion constituant un ballon d'éspacement un épaulement servant à faciliter le positionnement du ballon dans la cavité pelvienne. 14. Appareil selon la revendication 13 caractérisé en ce que lesdites portions constituant un ballon supérieur et un ballon d'espacement sont des cavités séparées, et lesdits moyens pour introduire un fluide comprennent des tubes à fluide séparés pour introduire de l'air dans chacun desdits ballons et pour un retirer de l'air. 15. Appareil selon la revendication 13 caractérisé en ce que lesdites portions constituant un ballon supérieur et un ballon d'espacement forment une cavité commune, et lesdits moyens pour introduire un fluide comprennent un seul et unique tube à fluide pour introduire de l'air dans la susdite cavité commune et pour en retirer de l'air. 16. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que ledit tube creux, de forme allongée, est courbé de façon à pouvoir sortir, lorsque le patient est une femme, hors de la cavité pelvienne en passant par l'ouverture vaginale. 17. Appareil selon la revendication 1, utilisable pour le traitement de carcinomes dans les parois et le plancher de la cavité pelvienne d'une femme, lequel appareil est caractérisé en ce qu'il comprend essentiellement : un tube de forme allongé possédant une extrémité intérieure fermée propre à être mise en place dans la cavité pelvienne, le tube pouvant s'étendre au travers du passage vaginal jusqu'à une extrémité supérieure ouverte située à l'exté- rieur du corps ; des moyens pour mettre en place une substance radioactive dans le tube à proximité immédiate de ladite extrémité intérieure en introduisant la substance radioactive dans le tube par l'extrémité extérieure ouverte de ce tube ; des moyens de positionnement comportant au moins un ballon gonflable attaché à 1' exté- rieur du tube et entourant l'extérieur du tube dans le voisinage de l'extrémité intérieure de ce tube, ledit ballon, quand il est gonflé, espaçant les parois et le plancher de la cavité pelvienne et les maintenant à distance de la substance radioactive de façon à positionner ladite substance radioactive à une distance généralement uniforme de la totalité des surfaces de parois et de plancher soumises au rayonnement, cependant que le tube s'étend au dehors en passant par le passage vaginal ; et des moyens pour introduire du fluide jusque dans le ballon gonflable afin de gonfler ce ballon, lesdits moyens permettant aussi de retirer du fluide à partir dudit ballon gonflable afin de l'aplatir pour permettre d'enlever l'appareil en le faisant sortir par le passage vaginal. 18. Dispositif selon la revendication 17 caractérisé en ce que ledit ballon est réalisé en un matériau qui est flexible et non étirable. 19. Dispositif selon la revendication 17 ou t8 caractérisé en ce qu'il comporte en outre : un ballon, pour établir un écran protecteur, prévu dans le voisinage immédiat de l'extrémité intérieure du tube ; des moyens pour introduire, jusque dans le ballon servant à établir un écran protecteur, et pour en retirer une substance fluide capable de servir d'écran protecteur contre le rayonnement émis par la substance radioactive, ledit ballon de protection étant expansible dans une direction transversale par rapport à la direction longitudinale du tube de forme allongée de façon telle que la substance protectrice contenue dans le ballon de protection s'étende elle-même transversalement afin de constituer un écran protégeant la portion du corps de la patiente située au-delà de ladite extrémité intérieure du tube contre les effets du rayonnement émis par la substance radioactive. 20. Appareil selon l'une quelconque des revendications 17 à 19 caractérisé en ce que ledit au moins un ballon comporte une portion constituant un ballon d'espacement gonflable encerclant le c8té du tube, ce ballon d'espacement étant construit de façon telle que, lorsqu'il est gonflé, sa surface tout autour du tube définisse généralement une portion d'une sphère centrée sur la source radioactive comprenant la substance radioactive émettrice de rayonnement. 21. Appareil selon l'une quelconque des revendications 17 à 20 caractérisé en ce que ledit au moins un ballon comporte une portion supérieure dont au moins une partie est située au-delà de ladite extrémité intérieure du tube pour espacer, à partir de la substance radioactive, la portion du corps de la patiente située au-delà de ladite extrémité intérieure du tube. 22. Appareil selon la revendication 21 caractérisé en ce que ladite portion supérieure est circulaire dans une direction transversale par rapport à l'axe du tube et s'étend plus loin, à partir du tube, que la portion constituant un ballon d'espacement de façon à définir, avec cette dernière portion constituant un ballon d'espacement, un épaulement servant à faciliter la mise en position du ballon dans la cavité pelvienne. 23. Appareil selon la revendication 22 caractérisé en ce que lesdites portions constituant un ballon supérieur et un ballon d'espacement sont des cavités séparées, et lesdits moyens pour l'introduction de fluide comprennent des tubes à fluide séparés pour introduire de l'air dans chacune de ces cavités séparées et pour en retirer de l'air. 24. Appareil selon la revendication 22 caractérisé en ce que lesdites portions constituant un ballon supérieur et un ballon d'espacement forment une cavité commune, et lesdits moyens pour l'introduction de fluide comprennent un seul et unique tube à fluide pour introduire de l'air dans ladite cavité commune et pour en retirer de l'air. 25. Appareil selon la revendication 1, utilisable pour le traitement de carcinomes des parois et du plancher de la cavité pelvienne d'une femme, lequel appareil est caractérisé en ce qu'il comprend essentiellement : un tube creux* de forme allongée, possédant une extrémité intérieure fermée et une extrémité extérieure ouverte, ledit tube étant courbé de façon à s'étendre, à partir de ladite extrémité extérieure ouverte située hors du corps, au travers du passage vaginal jusqu'à ladite extrémité intérieure située dans la cavité pelvienne ; une portion constituant un ballon supérieur gonflable raccordée au tube et située au-dessus de l'extrémité intérieure de ce tube pour espacer les intestins à partir de la cavité pelvienne ; une portion constituant un ballon de protection gonflable raccordée au tube et située directement audessus de ladite extrémité intérieure du tube ; des moyens pour introduire une substance radioactive par l'extrémité extérieure ouverte du tube et de là jusqu'à l'extrémité intérieure de ce tube cependant que cette extrémité intérieure se trouve située dans la cavité pelvienne ; une portion constituant un ballon d'espacement raccordée au tube, entourant le tube et possédant une surface sphérique quand cette portion est gonflée, et cette portion s'étendant tout autour du tube de façon à définir, quand elle est gonflée, une partie d'une sphère dont le centre est situé à l'emplacement occupé par la substance radioactive à ladite extrémité intérieure du tube afin d'espacer les parois et le plancher de la cavité pelvienne en les maintenant à une certaine distance de la substance active et des tubes séparés pour introduire du fluide dans chacune des portions constituant des ballons supérieur et d'espacement et dans ladite portion constituant un ballon de protection et pour retirer du fluide à partir des susdites portions, chacun desdits tubes séparés s'étendant le long dudit tube de forme allongée.