La présente invention concerne un nouveau procédé pour capter de façon efficace et rentable des gouttelettes finement divisées véhiculées par les gaz industriels et qui sont des sources de nuisance, soit par leurs effets de corrosion, soit par leurs odeurs. La technique utilisée actuellement consiste à faire passer le gaz à épurer à travers un courant d'eau ou dans certains cas d'un liquide approprié, les divers perfectionnements consistant à obliger le gaz à circuler en spirale ou à travers des anneaux Raschig dans le but de créer un contact plus complet entre gaz et liquide. Tous les différents scrubbers ou laveurs à pulvérisation à plateaux présentent de nombreux inconvénients car ils sont volumineux, chers à l'achat et le coût d'exploitation de ces systèmes est tres onéreux. La présente invention est remarquable en ce qu'elle apporte une solution élégante en particulier pour le traitement des fumées de décapage, en ne déplaçant pas la pollution de l'air par une pollution des rivières puisqu'elle permet de récupérer la totalité des gouttes d'acide entraînées, en retournant cet acide dans les bacs de traitement. Plus précisément, l'invention consiste à faire passer le gaz tout d'abord à travers un écran continu de particules d'eau très finement atomisées au moyen de buses spéciales, puis à travers un élément filtrant composé de quatre grilles de polypropylène régulièrement espacées, le gaz trouvant sur les fils de ces grilles un film continu d'eau ce qui achèvera le lavage, enfin à travers un séparateur de gouttes. L'eau qui se charge peu à peu d'acide par recyclage au moyen d'une pompe en polypropylène qui la pulvérise à travers les buses, est retournée en fin d'opération dans les bacs de décapage. Le rendement peut être amené à plus de 99% au moyen de deux ou trois ensembles comme décrits ci-dessus en refoulant l'eau acidulée du bac aval vers le bac situé en amont, au moyen des mêmes pompes en polypropylène. L'invention sera mieux comprise et d'autres buts, détails et avantages de celle-ci apparaîtront mieux à la lumière de la description qui va suivre d'un filtre laveur à pulvérisation à deux étages selon l'invention donnée uniquement à titre d'exemple et faite en référence aux dessins non-limitatifs annexés, dans lesquels la figure 1 est une vue générale en coupe, la figure 2 est une vue perspective précisant le cycle de fonctionnement du lavage. Sur les dessins on a représenté un caisson de filtration et lavage selon l'invention qui se compose essentiellement d'un châssis (1) en forme générale de parallélépipède rectangle dont les deux faces principales opposées sont ouvertes pour le pas sage des gaz suivant le sens indiqué par les flèches F sur la figure 1. Ce châssis est en chlorure de polyvinyle ou en tout autre matériau aciers alliés ou polyester armé de fibres de verre résistant à la corrosion. Sur la face avant 2 on raccorde la ou les gaines amenant le gaz à traiter. A la partie infé rieure se trouvent deux bacs 3 et 5 séparés par une cloison 4. Une réduction 6 raccorde la face arrière à l'aspiration 7 d'un ventilateur centrifuge. Des panneaux laveurs filtrants 19 et des séparateurs de gouttes 20 sont montés dans des glissières fixées sur des pan neaux pleins 8, 9 et 10 faisant office d'entretoises du châssis principal et d'étanchéité aux gaz entre lesdits panneaux laveurs filtrants et séparateurs de gouttes. Le niveau du liquide de lavage doit être maintenu au niveau il dans les bacs 3 et 5 et cela au moyen d'un trop-plein 23 et d'une arrivée de liquide 21 qui pourra ou non être équipée par exemple d'un robinet à flotteur. La circulation du liquide de lavage se fait par l'intermédiaire des pompes 13 qui reprennent le liquide dans les bacs 3 et 5 et le refoulent jusqu'aux buses de pulvérisation 18 par l'intermédiaire des tuyauteries 17. Ces tuyauteries seront en PVC ou tout autre matériau adéquat résis tant à la corrosion. Une vanne 22 placée au fond du bac 3 permet de retourner la solution aux bacs de traitement. Afin de mieux comprendre certains détails de l'invention, la figure 2 représente une vue perspective du dispositif de lavage. On y voit les bacs 3 et 5 séparés par une cloison 4 dont la hauteur permet de conserver le niveau Il au moyen du tropplein 23 et d'un robinet à flotteur placé en aval de la vanne 21. Au démarrage de l'installation, l'ouverture de la vanne 21 permet le remplissage des deux bacs au moyen d'eau ou de tout autre liquide de lavage adapté à la nature des impureté s contenues dans le gaz à épurer. On ferme alors la vanne 16 et on refoule le liquide des bacs par 11 intermédiaire des tuyauteries 12 situées sous les bacs, à travers les pompes 13 et les tuyauteries 14 jusqu'aux tubes 17 équipés des buses spéciales de pulvérisation 18.Le liquide qui a capté les impuretés soit lors du passage dans la nappe finement atomisée, soit à travers le filtre laveur et le séparateur de gouttes, retombe dans le bac grâce à la disposition des panneaux, qui présentent un angle avec la verticale. Il est aisé de comprendre que le liquide du bac 3 situe à l'arrivée des gaz chargés d'impuretés, va s'enrichir plus vite que celui du bac 5 situé en aval. Au cas par exemple ou l'ensemble filtre laveur et séparateur de gouttes ait une efficacité de 80% le bac 3 captera 80% alors que le bac 5 ne captera que 16%, l'efficacité totale de l'ensemble devenant ainsi de l'ordre de 96%. Un troisième ensemble de traitement permettrait une efficacité de 99,2%. Après un temps de traitement du gaz à épurer qui doit être adapté à chaque cas particulier, et dans le cas de décapage acide à l'acide chlorhydrique serait d'une journée de travail, le liquide du bac 3 présente un taux de concentration suffisant pour être renvoyé aux bacs de traitement. A cet effet, après avoir fermé la vanne 21 et arrêté les deux pompes 13, on ouvre la vanne 22 du bac 3 afin de vider ledit bac 3. Ensuite, après avoir fermé la vanne 15, on ouvre la vanne 16 et, en remettant en route la pompe 13 du bac 5, on refoule la solution plus légèrement acidulée dudit bac 5 dans le bac 3. On arrête alors la pompe 13 dès la fin du transvasement et après avoir fermé la vanne 16 et réouvert la vanne 15, on pourra remettre en marche l'installation en refaisant le niveau dans le bac 5 grâce à l'ouverture de la vanne 21. Le fonctionnement du système de captation est des plus simples et découle avec évidence de ce qui précède. De plus, aucun liquide chargé d'impuretés n'étant renvoye à l'égout, il n'y a pas pollution de l'environnement. Enfin, la quantité de liquide de lavage, grâce au recyclage, est réduite au minimum ce qui se traduit par un cout d'exploitation particulièrement réduit. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée au mode de réalisation qui vient d'être décrit, elle comprend tous les équivalents techniques des moyens mis en jeu si ceux-ci le sont dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 000 0000000000000000000000 00 1. Filtre laveur à pulvérisation pour gaz industriels du type comportant tout d'abord un laveur de gaz au moyen d'un liquide approprié finement atomisé par des buses spéciales, ensuite un élément filtrant sous forme d'une succession de grilles formant support d'un film du liquide de lavage, enfin d'un élément dévésiculeur sous forme d'un séparateur de gouttes en grilles de polypro pylène. 2. Filtre selon la revendicationl caractérisé en ce que suivant un principe connu en soi du lavage à contre courant, il est réalisé en plusieurs étages dont deux au minimum. 3. Filtre selon revendications 1 et 2 caractérisé en ce que le liquide de lavage est recyclé séparément dans chaque élément et transféré d'aval en amont. 4. Filtre selon revendications 1, 2 et 3 caractérisé en ce qu'il permet la réutilisation des produits nocifs captés tels notamment que l'acide chlorhydrique provenant de bains de décapage, en les retournant aux bacs de traitement depuis le premier élément filtrant, évitant ainsi tout rejet à l'égout avec ou sans traitement de ces effluents, ce qui évite toute pollution ou dommages pour l'environnement.