La présente invention concerne un dispositif de dévidage ou d'enroulement automatique d'une longueur déterminée d'un câble, fil, corde, filin ou tout autre élément analogue, en particulier pour la ma noeuvre d'un chalut,comprenant un treuil sur lequel est enroulé le câble et un appareil de mesure de longueur relié à ce treuil. Jusqu'à présent, pendant les manoeuvres d'un chalut, en particulier le mouillage et le relevage, au cours desquelles le filin appelé fune servant au remorquage du chalut est dévidé ou enroulé sur un treuil, il est de pratique courante que le conducteur du treuil compte le nombre des repères portés par la fune défilant devant lui. De telles funes portent un repère, par exemple, tous les quarante-six metresenviron (trente brasses). Dans ce procédé connu , le conducteur du treuil doit surveiller et compter le nombre des repères de la fune pendant toute la durée du mouillage ou du relevage du chalut pour commander manuellement le treuil en conséquence. Pour faciliter l'opération de comptage proprement dite, on a déjà proposé d'utiliser un appareil de mesure de longueur qui est directement relié au treuil et qui fournit à tout moment une indication visuelle quant à la longueur dévidée de la fune. I1 reste néanmoins nécessaire de surveiller de visu la longueur dévidée ou enroulée et de commander le treuil manuellement en même temps, pour arr8ter le dévidage ou l'enroulement au moment voulu. L'objet de l'invention est un dispositif qui permet d'effectuer automatiquement les opérations de dévidage et d'enroulement, si bien que le conducteur de treuil qui était jusqu'à présent nécessaire pour la surveillance et la commande manuelle du treuil peut autre libéré pour d'autres tâches. Suivant l'invention, un dispositif de dévidage ou d'enroulement automatique d'une longueur déterminée de câble ou d'élément analogue, est caractérisé en ce que l'appareil de mesure de longueur comprend un organe de commande mobile et deux émetteurs de signaux qui sont reliés électriquement au treuil, l'agencement étant tel que le treuil est arrêté par l'émission d'un signal par l'un de ces émetteurs, les émetteurs de signaux étant réglables dans le trajet dudit organe de commande, l'actionnement de l'appareil de mesure de longueur par le treuil provoquant le déplacement de organe de commande, jusqu'd ce que celui-ci commande l'un ou l'autre des émetteurs de signaux à une position déterminée, ce qui provoque l'arrêt du dévidage ou de l'enroulement automatique du câble, suivant l'émetteur qui a été commandé. La description qui va suivre porte sur un mode de réalisation de l'invention dans lequel l'arbre moteur d'un treuil est couplé au mécanisme d'entrainement de l'appareil de mesure de longueur de manière que l'organe de commande se déplace en synchronisme avec la rotation du treuil. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront plus clairement de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation nonlinetatif, ainsi que du dessin annexé, dont la figure unique représente schématiquement un dispositif suivant l'invention pour le dévidage ou l'enroulement automatique d'une longueur déterminée de câble, en l'occurrence d'une longueur déterminée de fune pour le remorquage d'un chalut. Le dessin annexé représente un moteur 1 qui est accouplé par lintermédiaire d'un arbre moteur 2 au tambour 3 d'un treuil 4. Le treuil est équipé d'un régulateur 5 de type classique. A l'opposé du moteur 1, l'arbre 2 du tambour 3 est monté dans un palier 6 et accouplé à un transmetteur 7, lui-meme relié par une ligne 8 à un récepteur 9, avec lequel il forme une transmission électrique synchrone 7-9. L'arbre de sortie 10 du récepteur 9 porte un pignon 12 qui est en prise avec une roue menée 13 qui est calée sur un arbre mené 14. Par un accouplement 15, l'arbre 14 est relié à une vis 16 dont l'extrémité opposée est supportée par un palier 17. La vis 16 porte un écrou 18 qui est axialement mobile sur elle mais qui est empeché de tourner. L'écrou 18 se déplace par conséquent sur la vis 16 dans le sens axial lorsque la vis est animée d'une rotation. L'écrou 18 porte un organe de commande 19, sur le trajet duquel sont disposés deux limiteurs-émetteurs de signaux 20 et 21, un à chaque extrémité de la vis 16. Les limiteurs 20, 21 sont reliés par des lignes 22, 23 au régulateur 5 du treuil. Les limiteurs 20 et 21 sont chacun solidaires d'un support 24 ou 25, et ces deux supports sont individuellement réglables dans le sens axial, le long de la vis 16, de manière que les limiteurs puissent etre amenés aux positions désirées dans le trajet de mouvement de l'organe de commande 19. L'écrou 18 porte une aiguille 26 qui se déplace le long d'un cadran 27 pendant les mouvements de l'écrou sur la vis 16, pour indiquer ainsi à tout moment la longueur de fune dévidée du tambour 3 ou enroulée sur ce tambour. Les supports 24,25 des limiteurs 20, 21 portent des index 28, 29 qui indi- quent les positions des limiteurs et qui fournissent ainsi, en combinaison avec l'aiguille 26, une indication de la longueur de fune devant encore être dévidée ou enroulée pendant une opération de mouillage ou de relevage. Le démarrage du treuil étant produit par des éléments connus non représentés, les limiteurs 20 et 21, suivant leur position, provoquent l'armet du treuil pendant le mouillage ou le relevage du chalut. Pour le dévidage de la fune, le conducteur du treuil règle préalablement l'appareil de mesure de longueur en amenant les limiteurs 20 et 21 aux positions désirées. Le conducteur dévide tout d'abord une pre mière longueur (de quarante-six mètres ou trente brasses par exemple) sous commande manuelle et en fonction de divers facteurs tel que l'état de la mer et la vitesse du navire, afin d'assurer que les panneaux du chalut prennent les positions désirées dans l'eau. La poursuite du mouillage peut s'effectuer ensuite de façon arbitraire, notamment en fonction de ltétat de la mer et en fonction du vent, par exemple à une vitesse de dévidage définie de la fune, ou sous une tension définie de la fune.Après le dévidage de cette première longueur de fune, le treuil est commuté en vue de son fonctionnement automatique, soit à une vitesse de dévidage définie,soit sous une tension définie de la fune, par exemple au moyen d'un dispositif hydraulique comme celui décrit dans la demande de brevet norvégien nO 1336/72, en combinaison avec des éléments connus qui sont inclus dans le régulateur 5. Après cette commutation au fonctionnement automatique, le conducteur peut quitter son poste. Lorsque le mouillage du chalut est terminé, c'est-à-dire lorsque le chaluta étedélargué suffisamment, ce qui correspond à la longueur de dévidage de la fune pour laquelle a été réglé l'appareil de mesure de longueur, l'organe de commande 19 commande le limiteur 20 de l'appareil et celui-ci envoie au régulateur 5 un signal qui provoque l'arrêt du treuil 4. Si désiré, ce signal peut également provoquer le serrage de freins, le déclenchement d'accouplements, ou le démarrage et l'arrSt d'un mécanisme d'entraînement. Au moyen d'organes supplémentaires, il est également possible, par exemple, de produite un signal d'alarme ou une autre signalisation spéciale au moment où est entamée la dernière longueur avant l'arrêt (cette dernière longueur pouvant également correspondre à 46 mètres environ ou trente brasses), ou alors au moment meme de l'arrêt. Un tel signal d'alarme ou une telle signalisation spéciale peut aisément etre combinée avec une commande à distance de l'appareil de mesure de longueur, par exemple par l'installation de l'équipement sur la passerelle du navire de perche, notamment en cas d'utilisation d'une transmission électrique synchrone entre le treuil et l'appareil de mesure de longueur et en cas d'utilisation de limiteurs envoyant des signaux électriques de l'appareil de mesure de longueur au régulateur du treuil. Il est cependant également possible de prévoir une transmission pneumatique, hydraulique ou autre entre le treuil et l'appareil de mesure de longueur. Grâce à l'invention, le démarrage du treuil en vue de la rentrée ou du relevage du chalut peut être commandé, par exemple, par le capitaine depuis la passerelle, la suite de l'opération se déroulant ensuite de façon automatique. Le treuil s'arréte,par exemple à quarante-six mètres (trente brasses) avant la rentrée complète sous la commande automatique de l'appareil de mesure de longueur, le limiteur 21 étant réglé à cet effet à la position requise près d'une des extrémités de la vis 16. Dès que la position désirée est atteinte, un signal d'alarme ou d'appel peut entre transmis au conducteur du treuil, et la dernière partie du relevage peut être effectuée ensuite de façon classique sous la commande manuelle du conducteur. REVENDICATIONS 1. Dispositif de dévidage ou d'enroulement automatique d'une longueur déterminée d'un câble, fil, corde, filin ou tout autre élément analogue, en particulier pour la manoeuvre d'un chalut, comprenant un treuil sur lequel est enroulé le câble et un appareil de mesure de longueur relié à ce treuil, caractérisé en ce que l'appareil de mesure de longueur comprend un organe de commande mobile et deux émetteurs de signaux qui sont reliés électriquement au treuil, l'agencement étant tel que le treuil est arrêté par l'émission d'un signal par l'un de ces émetteurs, les émetteurs de signaux étant réglables dans le trajet dudit organe de commande, l'actionnement de l'appareil de mesure de longueur par le treuil provoquant le déplacement de l'organe de commande, jusqu'à ce que celui-ci commande l'un ou l'autre des émetteurs de signaux à une position déterminée, ce qui provoque l'arrêt du dévidage ou de l'enroulement automatique du câble, suivant l'émetteur qui a été commandé. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'appareil de mesure de longueur comprend en outre un cadran utilisé en combinaison avec deux index solidaires des deux émetteurs de signaux et réglables avec ceux-ci et avec une aiguille ou index faisant partie de l'organe de commande et se déplaçant avec celui-ci, de sorte que la longueur dévidée du câble peut être lue à tout moment sur ce cadran.