L t invention concerne une encre destinée au jeu et au bricolage-ainsi qu'un procédé pour son application Jusqu'ici, les encres connues destinées au jeu et au bricolage servent simplement à écrire, à dessiner des images, à decorer, etc. On peut appliquer les encres de différentes façons, par exemple au moyen de pinceaux, de marqueurs en feutre, de plumes â écrire, de plumes à dessiner, etc. Lwinvention a pour but de donner à des encres de ce genre une forme telle qutelles permettent un domaine d'application nouveau, attrayant et instructif dans la réalisation d'images, de dessins, et analogues. Il ne faut pas que le court de ces encres, ou d'un assortiment dtencres rassemblé dans une boîte, dépasse celui des encres connues, ou seulement dans une mesure négligeable. I1 faut qu'elles soient assez économiques pour convenir même à de larges couches de la population et à l'utilisation par des enfants. Pour résoudre ce problème, l'invention propose tout d'abord une encre qui est caractérisée par Itassociation d'un colorant qui teint les textiles, d'un solvant et d'un liant qui, sous l'action de la chaleur, change de consistance en devenant plus mou. Il est ainsi possible de réaliser des dessins, des images et analogues, et de reporter ce dessin ou cette image sur un autre support en diminuant la consistance du liant par 1 t action de la chaleur Selon un procédé préférentiel proposé par l'invention, on peut à cet effet appliquer une image, un dessin ou analogue avec des encres de différentes couleurs sur du papier, du carton ou un support similaire. Ainsi, I'opérateur exerce une activité artistique ou picturale.Ensuite, on chauffe l'encre appliquée, c'est-à-dire 11 image, le dessin ou analogue. Puis on presse sur l'image, le dessin ou analogue, une étoffe textile et au bout dtun certain temps de pression, on lTen retire. L'opérateur exécute ainsi un procédé de reproduction et déploie donc à nouveau une activité créatrice étant donné qu'il peut réaliser un nombre approprié de reproductions sur des étoffes textiles jusqu'a' ce que les colorants appliqués sur le premier support en papier, carton ou analogue soient consommés.On peut utiliser sans inconvénient des colorants qui sont insolubles dans l'eau après leur transfert sur ou dans étoffe textile, de sorte que étoffe ne peut pas seulement servir aux enfants pour jouer, mais aussi servir pleinement à des usages pratiques, par exemple ménagers, à des fins de décoration, etc. Grâce à l'invention, on obtient tout d'abord l'effet distrayant et éducatif d'une activité artistique et artisanale de I'opérateur, Un autre avantage notable réside danse 7e fait que l'ope' rateur n'a pas besoin d'appliquer directement l'image ou le dessin sur étoffe. En effet, dans ce cas, en cas d'application erronée, on risquerait qu'il ne soit plus possible d'enlever de étoffe l'encre appliquée et qu'il faille jeter tout le morceau d'étoffe. Par contre, grâce à l'invention, on applique tout d'abord l'image ou le dessin voulu sur un morceau de papier, de carton ou analogue. Si cette image n'est pas réussie, on peut jeter le morceau de papier, de carton, ou analogue, relativement peu comateux et appliquer l'image ou le dessin sur un nouveau morceau de papier ou de carton. Seulement lorsque l'image ou le dessin est satisfaisant pour I'opérateur, on effectue le transfert de l'encre sur étoffe textile, notablement plus coûteuse que le papier ou le carton. Selon une autre proposition de l'invention, on peut encore simplifier le procédé expliqué en repassant avec un fer suffisamment chaud les bandes superposees de papier ou de carton d'une part et d'étoffe textile de l'autre. Ainsi, on obtient le chauffage nécessaire du liant et en meme temps l'application sous pression de étoffe sur le papier ou le carton, et le transfert d'encre. L'encre selon l'invention peut être fabrique pour un prix relativement réduit. Les images réalisées sur étoffe textile se distinguent par une grande fidélité de couleur et des contours nets. Le procédé selon l'invention est facile à pratiquer même par des personnes non exercées et des enfants. L'invention prévoit encore de réunir dans une boite un certain nombre d'encres de couleur différente, la boîte présentant de préférence en même temps les instruments ou dispositifs d'applica tion correspondants. Comme dispositifs d'application, on peut utiliser des récipients qui contiennent l'encre, le capuchon de fermeture de chaque récipient étant traversé par une bande de feutre ou de fibres qui arrive jusque dans l'encre. La boîte peut en outre comporter en même temps ,une quantité appropriée de feuilles de papier, de bandes d'étoffe textile à imprimer et éventuellement aussi un dispositif de chauffage, par exemple un petit fer à repasser. Au moyen de cette boîte relativement peu croûteuse, on peut réaliser des impressions polychromes satisfaisantes sur des textiles. Selon un mode d'exécution préférentiel de l'invention, on utilise un colorant qui est facilement soluble dans le solvant sans variation dè viscosité. I1 peut s'agir d'une série de colorants différents. Le solvant peut etre soluble ou insoluble dans l'eau. Mais il doit avoir une viscosité telle que, compte tenu de la viscosité ou de la consistance du liant, on obtienne une application satisfaisante de l'encre sur lepapier, le carton ou analogue, et en outre le temps de séchage désiré. Quand on utilise des dispositifs d'application en feutre ou en fibres, il faut que la viscosité de l'encre assure la vitesse d'écoulement nécessaire à travers la bande de feutre ou de fibres. La vitesse d'évaporation doit, d'une part, etre assez grande pour que l'image sur papier sèche aussi vite que possible et donc, qu'autant que possible elle ne soit plus effacée si l'on frotte dessus par inadvertance. Mais d'autre part, lorsqu'on utilise un instrument en feutre ou en fibres, il ne faut pas que l'encre qui se trouve dans le récipient seche. Le liant doit fixer l'encre sur le papier, le carton ou analogue, et empêcher ltécaillement. Par l'action de la chaleur, on ramollit le liant, par exemple une résine, celui permet -au colorant d'etre transféré dans la fibre de la matière textile. Selon la nature du colorant et la nature des fibres de la matière textile, la teinture ou l'impression de la matière textile se fait par imprégnation ou par diffusion des colorants à l'intérieur des fibres. La diffusion peut se produire par formation de sels entre les ions du colorant et les groupes ioniques de la fibre. I1 est possible aussi de réaliser une dissolution fixe des colorants dans la fibre ainsi qutune adsorption du type "Van der Waals" entre le colorant et la fibre. Pour obtenir une application d'encre sur l'étoffe textile, il suffit qu'un petit résidu du solvant de encre appliquée sur le papier ou le carton ne soit pas encore évapore. Comme liant, on utilise de préférence une résine, par exemple la colophane. Par apport de chaleur, le liant devient mou et collant, c'est-à-dire que sa viscosité diminue et donc que sa consistance change. Il devient ainsi possible de transférer le colorant sur l'étoffe textile étant donné qu'en quelque sorte, l'affinité du colorant pour l'étoffe textile devient plus grande que pour son ancien support, le papier ou le carton. On indique ci-après trois exemples de composition de l'encre selon l'invention Exemple 1 résine pour vernis 12 parties, comme liant butanol 10 parties isopropanol 24 parties 3 comme solvant éthoxy-éthanol 50 parties colorants dispersés 4 parties Exemple 2 éthoxy-éthanol 10 parties, comme solvant et liant éthylèneglycol 10 parties, comme solvant eau 70 parties colorants 5 parties Le constituant éthoxy-éthanol a en partie le caractère d'un liant mais en partie aussi celui d'un solvant. Exemple 3 toluène 75 parties, comme solvant éthoxy-éthanol 20 parties, comme solvant résine 3 parties, comme liant colorants 6 parties Comme résine, ainsi qu'on l'a indiqué, on peut utiliser la colophane. -REVENDICATIONS 1. Encre destinée au jeu et au bricolage, caractérisée par l'association d'un colorant qui teint les textiles, d'un solvant et d'un liant qui, sous l'action de la chaleur, change de consistance en devenant plus mou. 2. Encre, selon la revendication 1, caractérisée en ce que le colorant est facilement soluble dans le solvant sans variation de viscosité. 3. Encre, selon ltune quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée par un liant et un solvant ayant une viscosité qui permet d'appliquer l'encre au moyen d'un dispositif à feutre ou à fibres mais empêche l'encre de sécher dans le récipient de stockage. 4. Encre, selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le liant est une résine, par exemple la colophane, dont la viscosité diminue par chauffage. 5. Encre, selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce qu'elle a la composition suivante résine pour vernis 12 parties butanol 10 parties isopropanol 24 parties éthoxy-éthanol 50 parties colorants dispersés 4 parties 6. Encre, selon l'une quelconque des revendications i à 4, caractérisée en ce qu'elle a la composition suivante éthoxy-éthanol 10 parties éthylèneglycol 10 parties eau 70 parties colorants 5 parties 7. Encre, selon l'une quelconque des revendications I à 4, caractérisée en ce qu'elle a la composition suivante toluène 75 parties éthoxy-éthanol 20 parties résine 3 parties colorants 6 parties 8.Encre et dispositif à dessiner correspondant, suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisés en ce que plusieurs encres de différentes couleurs sont rassemblées dans une boîte, cette boite comportant de préférence en même temps les instru ments ou dispositifs d'application correspondants, un dispositif de chauffage, du papier et de l'étoffe textile. 9. Procédé d'application de l'encre selon l'une quelconque. des revendications 1 à 7 ou du dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que sur du papier, du carton ou un support similai e, on applique une image, un dessin, ou analogue, de préférence avec des encres de différentes couleurs, que lton chauffe 1 t encre appliquée et qu'en meme temps ou immédiatement après le chauffage, on presse une étoffe textile sur l'image, le dessin, ou analogue, et on l'en retire à nouveau au bout d'un certain temps de pression. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'après l'application d'encre sur le papier ou le carton, on pose dessus une étoffe textile et qu'en repassant avec un fer chaud, on réalise le chauffage ainsi que le transfert d'encre.