La présente invention concerne les techniques d'examen de la composition quantitative et qualitative des matières et a notamment pour objets un procédé d'analyse de la composition d'un échantillon de matières par analyse radio-isotopique et un dispositif pour mettre en oeuvre ledit procédé. L'invention trouve des applications particulierement avantageuses dans les industries miniere et chimique, pour la détermination de substances qui, sous l'action d'une irradiation radio-active, créent des isotopes a courte demi-période jusqu'a 10 s.). A ltheure actuelle, l'analyse de la composition de matieres par analyse radio-isotopique trouve une large application dans la recherche scientifique, ainsi que dans divers secteurs industriels. Ceci est dû ses avantages par rapport aux méthodes d'analyse classiques, notamment a son rendement élevé, son coût réduit et sa haute sensibilité, ainsi qut la possibilité de procéder a l'analyse sans destruction de l'objet a étudier. L'analyse par radic-activation consiste en ce qui suit. Lorsqu'on irradie des matieres par différentes particules, par exemple par des neutrons ou quantagamma, certaines de ces matieres créent des isotopes radio-actifs émettant un rayonnement secondaire. Les isotopes radio-actifs sont caractérisés par leur période de demi-vie, c'est-à-dire par le temps durant lequel la quantité d'isotope radio-actif devient deux fois moins grande, ainsi que par la nature et la quantité de la radioactivité induite. En examinant lesdites caractéristiques, on peut déterminer la quantité d'un isotope donné, ce qui permet de connattre la concentration de la matiere a déterminer. On connatt bien un procédé de détermination de la teneur du charbon en cendres et un dispositif pour le mettre en oeuvre (voir le brevet britannique n0960408, Cl. GIA). Ce procédé comporte une étape d'irradiation de l'échantillon a examiner par les particules radio-actives et une étape de mesure de la radio-activité induite des isotopes radio-actifs qui se sont formés pendant ladite irradiation. D'apres la valeur mesurée de la radio-activité induite, on juge de la quantité de cendres dans l'échantillon a analyser. Le dispositif pour mettre en oewre ce procédé comprend une source de rayonnement radio-actif, ainsi Qu'un organe pour la mise en place de l'échantillon et un détecteur de la radio-activité induite, installés l'un après l'autre dans le sens du rayonnement radio-actif. Dans ce système connu, on utilise en tant que source de rayonnement radio-actif une source de neutrons. Ledit organe pour la mise en place de l'échantillon est une bande transporteuse reliée a une commande assurant son déplacement horizontal. On verse l'échantillon à analyser (le charbon) sur la bande transporteuse, qui le déplace successivement près de la source de rayonnement radio-actif et du détecteur de la radio-activité induite. D'après la quantité de l'isotope de l'aluminium Al28 formé sous l'effet de l'irradiation, on peut juger de la teneur du charbon en cendres. Ainsi, les procédés et dispositifs décrits permettent d'analyser les matières suivant la quantité d'un seul isotope. Cependant, si l'on veut utiliser le procédé décrit et le dispositif pour sa mise en oeuvre pour analyser des matières suivant les quantités de plusieurs isotopes, il est impossible de tenir compte du fond dû aux isotopes à plus longue vie lors de la détermination des isotopes dont la vie est moins longue. En outre, cette construction connue ne permet pas d'effectuer l'analyse des matières suivant la quantité d'isotopes a courte.durée (à demi-période allant jusqu'à 10 s), car la vitesse de mouvement de l'organe de mise en place de l'échantillon est limitée par les possibilités de la commande de la bande transporteuse. On connatt aussi un procédé d'analyse de milieux liquides par radioactivation (voir le brevet américain n03508048, C1. 250-43.5). Ce procédé comprend un stade d'irradiation de l'échantillon à examiner par les particules radio-actives et un stade de mesure de la radio-activité induite des isotopes radio-actifs qui se sont formés sous l'effet de l'irradiation de l'échantillon à étudier. Suivant ce procédé, on pompe l'échantillon de matière liquide (ou de matière pulvérulente en suspension dans un liquide) à travers un circuit fermé à une vitesse constante, après quoi on effectue successivement, dans ledit circuit, l'irradiation de l'échantillon par les particules radio-actives et la mesure de la radioactivité induite des isotopes radio-actifs formés sous l'effet de cette irradiation.Les résultats de mesure permettent de juger de la composition quantitative et qualitative de l'échantillon. Le dispositif mettant en oeuvre ce procédé comprend une source de rayonnement radio-actif et un détecteur de la radio-activité induite, ainsi qu'une pompe, une chambre d'activation et une pompe de mesure. Comme source de rayonnement radio-actif on emploie une source de neutrons Cette source de neutrons est installée dans la chambre d'activation alors que le détecteur de la radio-activité induite est placé à l'intérieur de la chambre de mesure. On refoule l'échantillon de matières à analyser au moyen de la pompe de telle sorte qu'il traverse successivement la chambre d'activation et celle de mesure, dans lesquelles sont opérées respectivement l'irradiation de l'échantillon par les particules radio-actives et la mesure de la radio-activité induite des isotopes radio-actifs nés sous 11 effet de L'irradiation. Toutefois, dans ce cas comme dans le précédent, il est compliqué de tenir compte du fond dû aux isotopes a vie plus longue lorsqu'on veut deceh rles isotopes à vie moins longue. Il est à signaler, en outre, qu'étant donné l'utilisation de chambres spéciales à volume important en vue d'irradier l'échantillon et de mesurer la radio-activité induite, on ne réussit pas à effectuer un deplacement rapide de l'échantillon à analyser depuis la source vers le détecteur, ce qui, à son tour, ne permet pas d'examiner les matières formant les isotopes à courtes périodes de demi-vie. De plus, le procédé et le dispositif qui viennent d'être décrits ne conviennent que pour les matières liquides ou les matières pulvérulentes en suspension dans le liquide, leur emploi pour l'analyse de matières solides etant absolument impossible. On connaît enfin un procédé d'analyse de feuilles minces par analyse radio-isotopique (voir le brevet américain nO 3423586, C1. 250-83.1). Le principe en est le suivant. D'abord on irradie l'échantillon de matières à analyser (feuilles métalliques) par les particules radio-actives, après quoi on met l'échantillon en rotation et durant cette rotation on mesure la radio-activité induite des isotopes radio-actifs qui se sont formés pendant l'irradiation de l'échantillon. Les résultats obtenus donnent la possibilité de juger de la composition quantitative et qualitative de l'échantillon. Le dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé comporte une source de rayonnement radio-actif, ainsi qu'un organe pour la mise en place de l'échantillon et un détecteur de la radioactivité induite, placés successivement dans le sens du rayonnement radio-actif. On emploie en tant que source de rayonnement radio-actif un réacteur nucléaire. L'organe pour la mise en place de l'échantillon est réalisé sous la forme d'un disque. Les feuilles à analyser sont d'abord introduites dans le réacteur nucléaire, où elles sont soumises à l'action irradiante des particules radio-actives durant un temps prédéterminé, puis elles sont extraites du réacteurs, placées sur le disque et mises en rotation à proximité immédiate du détecteur de radio-activité induite. Toutefois, le temps nécessaire au transfert des feuilles à partir du réacteur nucléaire et à leur mise en place sur le disque est considérable et atteint, comme il est dit dans le brevet, 5 à 10 minutes, ce qui, à son tour, empeche l'analyse des matières formant des isosopes à courte demipériode. En outre, le procédé décrit et le dispos.itif pour sa mise en oeuvre ne permettent pas de prendre en considération le fond du aux isotopes à vie plus longue lors de la détermination des isotopes à vie moins longue. Ainsi, aucun des procédés et dispositifs connus qui viennent d'être décrits ne permet d'effectuer une analyse convenable des échantillons par détermination de plusieurs isotopes ayant des périodes radio-actives différentes ; de surcroît, ils ne conviennent absolument pas pour l'étude de matières par analyse d'isotopes à courte période. Le but de la présente invention est de supprimer les inconvénients mentionnés. La présente invention vise donc un procédé d'analyse de la composition d'un échantillon de matières par analyse radio-isotopique, ainsi qu'un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé, dans lesquels la rotation de l'échantillon se ferait de manière à éviter l'influence du fond des isotopes contenus dans l'échantillon, mais ne faisant pas l'objet de la détermination, sur les résultats de mesure de l'isotope à analyser. Ce but est résolu grâce à un procédé d'analyse de la composition d'un échantillon par analyse radio-isotopique, du type consistant à irradier l'échantillon par les particules radio-actives, à mesurer, au cours de la rotation de l'échantillon, la radio-activité induite des isotopes radio-actifs formés durant ladite irradiation, et à juger de la composition quantitative et/ou qualitative de l'échantillon selon les résultats de la mesure de la radio-activité induite, caractérisé, suivant l'invention, en ce qu'on effectue aussi l'irradiation de l'échantillon au cours de ladite rotation, en irradiant l'échantillon à au moins deux vitesses de rotation, l'une de ces vitesses étant choisie de telle sorte qu'il y ait un effet d'activation dû à l'isotope de la substance à déterminer, et les autres vitesses, de telle sorte que cet effet du à l'isotope de la substance à déterminer soit pratiquement absent, la radio-activité induite étant mesurée chaque fois à la même vitesse de rotation de l'échantillon que celle utilisée pendant son irradiation. Le but précité est également atteint du fait que le dispositif pour la mise en oeuvre du procédé conforme à 1' invention, du type comprenant une source du rayonnement radio-actif, un organe pour la mise en place de l'échantillon et un détecteur de radio-activité induite, ces deux derniers éléments étant disposés successivement dans le sens dudit rayonnement radio-actif, ainsi qu'une commande assurant la rotation de l'organe pour la mise en place de l'échantillon, est caractérisé, suivant l'invention, en ce que ladite source et ledit détecteur sont disposés, par rapport à l'organe pour la mise en place de l'échantillon mis en rotation par une commande dont la vitesse peut être variée, de manière que l'irradiation de l'échantillon et la mesure de la radio-activité induite des isotopes formés sous l'effet de cette irradiation puissent s'effectuer au cours de la rotation de l'organe pour la mise en place de l'échantillon. Le procédé proposé d'analyse de la composition d'un échantillon par analyse radio-isotopique et le dispositif pour sa mise en oeuvre sont avantageux en ce qu'ils permettent de tenir compte de l'influence du fond du à la radio-activité induite des isotopes ne faisant pas, au moment considére, l'objet de l'analyse, sur les résultats de la mesure de la radio-activité induite de l'isotope à déterminer. Un autre avantage du procédé proposé et du dispositif le mettant en oeuvre réside dans la possibilité d'analyser des matières qui, étant irradiées par les particules radio-actives, forment des isotopes à courte demi-période. I1 est avantageux d'irradier l'échantillon d'abord à la vitesse de rotation correspondant à la présence de l'effet d'activation dû à l'isotope de la substance à déterminer, et ensuite, à la vitesse pour laquelle cet effet est pratiquement absent. Une telle séquence dans la réalisation du procédé d'analyse de la composition d'un échantillon par analyse radio-isotopique permet.de tenir le plus grand compte du fond des isotopes radio-actifs à plus longue vie durant la mesure de la radio-activité induite due aux isotopes à moins longue vie. I1 y a intérêt à ce que le nombre de vitesses auxquelles est opérée l'irradiation de l'échantillon soit choisi supérieur ou égal au nombre des isotopes dont il s'agit de mesurer la radio-activité induite. Ceci permet d'établir un nombre approprié de vitesses en cas d'analyse de plusieurs matières formant, sous l'effet du rayonnement radio-actif, des isotopes ayant des demi-périodes différentes. l'organe pour la mise en place de l'échantillon est avantageusement réalisé sous la forme de deux cassettes cylindriques disposées l'une au-dessus de l'autre avec un certain jeu et de façon à avoir un axe de rotation commun, et que dsn9Sdit3uSoient disposés la source de rayonnement radio-actif et le détecteur de radio-activité induite. Une telle réalisation de l'organe pour la mise en place de l'échantillon ainsi que la disposition de la source et du détecteur dans le jeu entre les cassettes permettent de mieux tirer profit du rayonnement de la source pendant l'irradiation de l'échantillon et de mesurer avec plus de précision la radio-activité induite des isotopes se formant au cours de l'irradiation. Suivant une autre variante de réalisation, l'organe pour la mise en place de l'échantillon comporte deux cassettes sous forme de pièces cylindri ques creuses disposées coaxialement et formant entre elles un jeu dans lequel sont placés la source de rayonnement radio-actif et le détecteur de radio-activité induite. Un tel mode de réalisation permet de supprimer l'influence de l'effet centrifuge pendant l'analyse d'un échantillon de matière liquide ou pulvérulente, ce qui se traduit en définitive par une élévation de la précision de l'analyse. L'invention sera mieux comprise et d'autres buts, détails et avantages de celle-ci apparaîtront mieux à la lumière de la description explicative qui va suivre de différents modes de réalisation donnés uniquement à titre d'exemples non limitatifs avec références au dessin unique non limitatif annexé dans lequel : - la figure 1 représente le schéma de principe du dispositif conforme à la présente invention - la figure 2 montre l'une des variantes de réalisation du dispositif conforme à la présente invention ; - la figure 3 montre une autre variante de réalisation du dispositif conforme à l'invention. Le procédé d'analyse d'un échantillon par analyse radio-isotopique réalisé conformément à la présente invention sera examiné en relation avec l'analyse d'un échantillon qui comporte deux substances formant, sous l'effet de leur irradiation par les particules radio-actives, des isotopes ayant des demi-périodes différentes. Il s'agit de déterminer dans l'échantillon examiné la substance dont l'isotope présente la période radio-active la plus courte. Il est évident que si l'on mesure la radio-activité induite due à l'isotope dont la demi-période est la moins longue, celle qui est due à l'isotope dont la demi-période est la plus longue constitue en la circonstance le fond qui empêche l'opération de mesure. Conformément au procédé proposé, l'irradiation de l'échantillon par les particules radio-actives s'effectue au cours de sa rotation. Ceci donne lieu, comme on l'a montré plus haut, à ia formation de deux isotopes à demi-périodes différentes. La radio-activité induite mesurée au cours de la rotation est fonction de la vitesse angulaire #. En cas de rotation de l'échantillon à une vitesse # 1 plus élevée, on mesure la radio-activité induite totale, due aux deux isotopes. où I #1 est la radio-activité induite mesurée pendant la rotation à la vitesse #1 ; IT1 est la radio-activité induite de l'isotope à demi-période moins longue ; 1T est la radio-activité induite de l'isotope à demi-période plus longue. En cas de rotation de l'échantillon à une vitesse #2 inférieure à l'isotope présentant la demi-période la plus courte sera déjà désintégré avant la mesure ; aussi ne doit-on mesurer que la radio-activité induite de l'isotope ; à demi période plus longue. I#2 = IT2 où I #2 est la radio-activité induite mesurée pendant la rotation à la vitesse la plus faible. I1 est évident que la vitesse angulaire #2 doit être choisie de telle sorte que l'effet d'activation dû à l'isotope à période radio-active plus courte soit pratiquement absent. Autrement dit, 11 isotope à déterminer doit avoir le temps de se désintégrer avant l'instant de la mesure de la radio-activité induite. A partir des résultats des deux mesures obtenues, on détermine la radio-activité induite due à l'isotope à demi-période plus courte. 1T1 = 1W - ICU La valeur de IT ainsi obtenue permet de juger de la quantité de la substance à déterminer dans l'échantillon en question. On va considérer maintenant l'application du procédé proposé à la détermination, dans l'échantillon, de plusieurs substances qui, lorsqu'elles sont irradiées par un rayonnement radio-actif , forment des isotopes présentant des demi-périodes différentes. D'abord on irradie l'échantillon et l'on mesure la radio-activité induite des isotopes radio-actifs formés sous l'effet de l'irradiation, en faisant tourner ltechantillon à une vitesse angulaire G) 1 telle que l'effet d'activation dû l'isotope dont la demi-période est la plus courte se fasse encore sentir. Dans le cas général, la radio-activité induite mesurée pendant la rotation de l'échantillon à la vitesse #1 est égale à où I#1 est la radio-activité induite mesurée pendant la rotation à la vitesse #1 ; IT1 est la radio-activité induite due à l'isotope ayant la demi-période T1; IT2 est la radio-activité induite due à l'isotope ayant la démi-période T2 ; IT3 est la radio-activité induite due à l'isotope ayant la demi-période T3 ; ITn-1 est la radio-activité induite due à l'isotope ayant la demipériode Tn-1 ; et ITn est la radio-activité induite due à l'isotope ayant la demi-période Tn, La demi-période T1 est 1a plus courte, et la demi-période Tn, la plus longue. Il est bien évident que dans le cas de la mesure de la radio-activité induite due à l'isotope ayant la demi-période T1 (IT1), celle qui est due à tous les autres isotopes IT2 , IT3 , ... ITn-1 , ITn constitue le fond em@êchant ladite mesure empêchant ladite mesure. En tournant l'échantillon à la vitesse #1, on mesure la radio-activité induite totale dûe à tous les Isotopes. Ensuite on procède à la rotation de l'échantillon à une vitesse # 2 inférieure à #1 Cette vitesse angulaire # 2 est choisie de telle sorte qu'au moment de la mesure de la radio-activité induite, l'isotope à demi-période T1 ait déjà eu le temps de se désintégrer. Ouand on tourne l'échantillon a la vitesse #2, la radio-activité induite mesurée I 2 est : D'après les résultats des deux mesures ainsi obtenues, on détermine la radio-activité induite IT1 due à l'isotope à demi-période T1 : Ceci fait, on commence à faire tourner l'échantillon à une vitesse #3 inférieure à #2. Cette vitesse angulaire #3 est choisie de telle sorte que l'isotope présentant la demi-période T2 ait le temps de se désintégrer avant l'instant de la mesure de la radio-activité induite.Cette dernière sera égale, pendant la rotation de l'échantillon à la vitesse # 3, à D'après la différence entre la radio-activité induite I#2 et la radio-activité induite I#3 ou détermine la valeur de la radio-activité induite IT2 due à l'isotope ayant la demi-période T2. Pour déterminer l'isotope ayant la demi-période Tn-1, on commence par tourner l'échantillon à la vitesse #n-1 La radio-activité induite correspondante I#n-1 sera alors égale à Ensuite l'échantillon est entraîné en rotation à une vitesse # n inférieure à # n-1. Quand l'échantillon tourne à la vitesse # n, la radio-activité induite mesurée est Ceci est du au fait que la vitesse angulaire# n est choisie de manière que l'isotope à demi-période T 1 ait le temps de se désintégrer avant l'instant de la mesure de la radio-activité induite. D'après la différence entre la radio-activité induite I Ct > # n-1 et la radio-activité induite I # n, on trouve la radio-activité induite recherchée ITn-1. D'après les résultats de la mesure de la radio-activité induite pour chacun des isotopes formés au cours de l'irradiation de l'échantillon, on peut juger de la composition quantitative et qualitative de celui-ci. Il ressort de l'exemple décrit que, pour déterminer le (n-I)ème isotope, il faut faire tourner l'échantillon à analyser à un nombre de vitesse égal à n. En d'autres termes le nombre de vitesses de rotation auxquelles se font l'irradiation de l'échantillon et la mesure de la radio-activité induite des isotopes radio-actifs se formant sous l'effet de ladite irradiation, est plus grand d'une unité que celui des isotopes à déterminer. Si l'on veut déterminer le nombre n d'isotopes, il suffit évidemment de faire tourner l'échantillon à un même nombre n de vitesses, car, en cas de rotation de l'échantillon à la vitesse Wn, , on obtient déjà l'effet d'activation dû à l'isotope à demi-période T ( n Tn Les considérations ci-dessus sont valables pour l'utilisation d'un nombre minimal de vitesses de rotation. Or, dans certains cas, il est rationnel, afin d'élever la précision des mesures, d'augmenter ce nombre de vitesses de rotation. On va maintenant examiner le procédé d'analyse de la composition d'un échantillon par analyse radio-isotopique réalisé conformément à la présente invention, par rapport à--un exemple particulier concernant a détection du fluor et dubéryllium dans un échantillon contenant un mélange de sable quartzeux SiO2 d'oxyde de béryllium BeO et de fluorure de calcium CaF2. On irradie l'échantillon à analyser par des particules radio-actives (neutrons rapides) et l'on mesure la radio-activité induite, d'abord pour la vitesse de rotation #1 = = 0,5 tr/s. L'irradiation de l'échantillon par les neutrons rapides provoque au sein de celui-ci les réactions nucléaires suivantes. La capture des neutrons rapides par les noyaux du béryllium conduit à la formation de l'isotope radio-actif de l'hélium He 6 suivant la réaction. Be9 (n, &alpha;) He6. La période radio-active de l'isotope He6 (T1) est de 0,85s. La capture des neutrons rapides par les noyaux du fluor entraîne la formation de l'isotope radio-actif de l'azote N16 suivant la réaction : F19 (n,&alpha;) N16. La période radio-active de l'isotope N16 (T2) est de 7,35s. La capture des neutrons rapides par les noyaux du silicium entraîne la formation de l'isotope radio-actif de l'aluminium Al28 suivant la réaction Si28 (n,p) Al28. La période radio-active de l'isotope Al28 (T3) est de 2,3 mn. En faisant tourner l'échantillon à la vitesse W1 = 0,5 tris, on mesure la radio-activité induite totale due aux trois isotopes où I#1 est la radio-activité induite mesurée pendant la rotation à la vitesse #1 ; IT1 est la radio-activité induite due à l'isotope He6 ; IT2 est la radio-activité induite due à l'isotope N16 ; IT3 est la radio-activité induite due à l'isotope Al28. Ensuite on diminue la vitesse de rotation de l'échantillon jusqu'à la valeur #2 = 0,2 tr/s. Lorsque l'échantillon tourne à la vitesse #2, on mesure la radio-activité induite due aux isotopes N16et A128, car l'isotope He6 est déjà pratiquement désintégré au moment où s'effectue la mesure où I#2 = la radio-activité induite mesurée pendant la rotation à la vitesse #2. D'après la différence entre I#1 et I#2 on détermine la radioactivité induite due à l'isotope He6. Ensuite on diminue encore la vitesse de rotation de l'échantillon jusqu a ce qu'elle atteigne la valeur W3 3 = 0,01 tris. Lors de la rotation de l'échantillon à la vitesse #3, on mesure la radio-activité induite due au seul isotope Al28, puisque l'isotope N16 a lui aussi le temps de se désintégrer avant la mesure ; on a donc où I#3 = la radio-activité induite mesurée pendant la rotation à la vitesse #3. D'après la différence entre I#2 et I #3, on trouve la radioactivité induite due à l'isotope N16 (IT). 2 Comme on l'a montré plus haut, la radio-activité induite due à l'isotope Al28 est égale à la radio-activité induite mesurée au cours de la rotation de l'échantillon à la vitesse La radio-activité induite I est déterminée par le nombre dtimpulsions enregistrées. Le tableau ci-dessous donne le nombre d'impulsions enregistrées en fonction de la vitesse de rotation de 11 échantillon. (tr/s) I (unités) #1 = 0,5 3600 #2 = 0,2 2600 #3 = 0,01 1600 On sait qu'en irradiant avec des neutrons rapides un échantillon étalon contenant 2% de béryllium et 3% de fluor, on mesure la radio-activité induite, dans laquelle les parts respectives du béryllium et du fluor constituent 2000 impulsions et 3000 impulsions. En comparant les résultats de la mesure des nombres d'impulsions pour les échantillons étalon et à analyser, on trouve que l'échantillon à analyser contient 1% de béryllium et 1% de fluor. Le dispositif pour la mise en oeuvre du procédé, objet de l'invention, comprend, conformément à l'invention, une source 1 (figure 1) de rayonnement radio-actif, un organe 2 pour la mise en place de l'échantillon, associe à une commande 3 assurant sa rotation, et un détecteur 4 de radio-activité induite, ledit organe et ledit détecteur étant disposés successivement dans le sens de propagation du rayonnement radio-actif.La source 1 et le détecteur 4 sont placés, par rapport à l'organe 2 pour la mise en place de l'échantillon mis en rotation par la commande 3, de telle sorte que l'irradiation de I'échantillon et la mesure de la radio-activité induite des isotopes formés au cours de ladite irradiation stoperent pendant la rotation de organe 2 pour la mise en place de l'échantillon La commande 3 est réalisée de façon que sa vitesse puisse être variée. Le dispositif proposé comprend en outre un écran 5 destiné à protéger le détecteur 4 contre le rayonnement de la source 1, un activateur 6 dans lequel est placée la source 1, et un protecteur 7 dans lequel est monté le détecteur 4. L'activateur 6 est fixé à l'aide d'un support 8 sur un montant 9, alors que le protecteur 7 est fixé au moyen d'un support 10 sur un montant 11. Les montants 9 et 11 sont montés sur une embase 12. t'organe 2 pour la mise en place de ltechantillon, réalisé sous forme d'un récipient fermé, est immobilisé au moyen d'une cage ou analogue 13 sur un cadre 14 relié à la commande 3. Cette dernière comporte un moteur électrique 15 qui est relié par 11 intermédiaire d'une transmission 16 à un réducteur 17 à vitesses multiples.La liaison directe de la commande 3 au cadre 14 est assurée par un arbre 18. L'embase 12 repose sur des pieds 19. Dans la variante de réalisation de l'invention représentée dans la figure 2, l'organe 2 pour la mise en place de l'échantillon comporte deux cassettes ou analogues 20 et 21 de forme cylindrique, disposées l'une au-dessus de l'autre de façon à former entre elles un jeu 22 et à avoir un axe de rotation commun. La source 1 de rayonnement radio-actif, disposée dans l'activateur 6, et le détecteur 4 de radio-activité induite, disposé dans le protecteur 7, sont placés dans le jeu 22. Les cassettes 20 et 21 sont fixées sur un cadre 23 à l'aide d'une cage ou analogue 24. Suivant la variante de réalisation de l'invention représentée sur la figure 3, l'organe 2 pour la mise en place de l'échantillon comporte deux cassettes ou analogues 25 et 26 exécutées sous la forme de pièces cylindriques creuses disposées coaxialement en formant entre elles un jeu 27. Dans ce dernier sont placés la source 1 de rayonnement radio-actif, disposée dans l'activateur 6, et le détecteur 4 de radio-activité induite, disposé dans le protecteur 7. Les cassettes 25 et 26 sont fixées sur un cadre 28 au moyen d'une cage ou analogue 29. Le dispositif faisant l'objet de la présente invention fonctionne de la manière suivante. On place l'échantillon à analyser dans l'organe 2 (figure 1), après quoi on met en marche le moteur électrique 15 pour mettre en rotation le cadre 14 conjointement avec l'organe 2 fixé sur celui-ci. Au moment où l'organe 2 passe au-dessous de la source 1, l'échantillon est irradié par les particules radio-actives. La vitesse de rotation est choisie d'abord de telle sorte que l'effet d'activation dû à l'isotope à déterminer soit conservé lors du passage de l'organe 2 au-dessous du détecteur 4. Ce dernier permet de mesurer la radio-activité induite due aux isotopes qui se sont formes.Ensuite, à l'aide du réducteur 16, on modifie la vitesse de rotation de l'organe 2 pour la mise en place de l'échantillon et on effectue l'irradiation de l'échantillon par le rayonnement de la source 1 et la mesure de la radio-activité induite par le détecteur 4, mais à unevitesse modifiée de rotation de l'organe 2. La valeur modifiée de la vitesse de rotation de l'organe 2 correspond à la valeur à laquelle l'effet d'activation dû à l'isotope à déterminer est pratiquement absent. Les résultats de ces deux mesures, effectuées par le détecteur 4, permettent de juger de la quantité de la substance à déterminer dans l'échantillon. S'il faut déterminer plusieurs substances dont les isotopes sont caractérisés par des demi-périodes différentes, on modifie au moyen du réducteur 16 la vitesse de rotation de l'organe 2 un nombre de fois approprié en partant de la condition mentionnée plus haut. S'il est nécessaire d'effectuer plusieurs irradiations et mesures de la radio-activité induite d'un mème isotope en vue d'obtenir une certitude statistique, on fait tourner l'organe 2 pour la mise en place de l'échantillon un nombre de fois voulu à la même vitesse ; en conséquence, l'organe 2 passe autant de fois au-dessous de la source 1 et du détecteur 4 Cependant, dans ce cas, on doit choisir la vitesse de rotation de façon que l'effet d'activation du à l'isotope à déterminer soit conservé pendant toute la durée de la rotation. Dans la variante représentée en figure 2, organe 2 est conçu de manière à améliorer l'efficacité d'utilisation du rayonnement de la source 1 et de mesure de la radio-activité induite par le détecteur 4. Le fonctionnement de cette variante du dispositif est en principe le même que celui décrit ci-dessus. ta seule différence consiste en ce que, pendant la rotation du cadre 23, tournent simultanément les deux cassettes 20 et 21, ce qui assure l'irradiation simultanée, par les particules radioactives émanant de la source 1, des échantillons placés aussi bien dans la cassette 20 que dans la cassette 21. Il en est de mne pour la mesure de la radio-activité induite par le détecteur 4, cette mesure s'effectuant en même temps pour les deux échantillons se trouvant dans les cassettes 20 et 21. Dans la variante montrée sur la figure 3, est employé un organe 2 conçu pour assurer l'analyse d'échantillons liquides ou pulvérulents qui diffèrent par leur densité. Le fonctionnement de cette variante du dispositif est en principe analogue à celui exposé en relation avec la -figure 1, mais en diffère par ce qui suit. Lorsque les échantillons liquides ou pulvérulents tournent à grande vitesse, les particules ayant la masse la plus grande tendent à s'éloigner du centre de rotation. Cela veut dire que les particules plus lourdes se trouvant dans la cassette 25 s'éloiguent de la source 1 et du détecteur 4, alors que les particules plus lourdes placées dans la cassette 26 se rapprochent, au contraire, de la source 1 et du détecteur 4.Inversement, les particules plus légères se trouvant dans la cassette 25 se rapprochent de la source 1 et du détecteur 4, tandis que les particules plus légères de la cassette 26 s'en eRolgpent.En conséquence, l'effet centrifuge se produisant durant la rotation des cassettes 25 et 26 reste pratiquement sans incidence sur les résultats de l'irradiation des échantillons et de la mesure de la radio-activité induite des isotopes radio-actifs formés sous 11 effet de l'irradiation. Le dispositif proposé pour la détermination de la teneur en béryllium d'un échantillon contenant du sable quartzeux Si02 et de l'oxyde de béryllium BeO fonctionne comme suit. On verse l'éobanti2ion à examiner dans l'organe 2 (figure 1). Ensuite on met en marche le moteur électrique 15 pour mettre en rotation le cadre 14 avec l'organe 2 pour la mise en place de l'échantillon. D'abord, la rotation de organe 2 se fait à la vitesse de 0,5 tr/s. En passant au-dessous de la source 1, ltechantillon est irradié par les particules radio-actives (neutrons), de sorte qu'il se forme en son sein deux isotopes radio-actifs : He6 à demi-période de 0,85 s, et Al28 à demi-période de 2,3 mn. Durant la rotation de l'organe 2 à la vitesse de 0,5 tr/s, le détecteur 4 mesure la radio-activité induite due aux-deux isotopes.Ensuite, à l'aide du réducteur 16, on diminue la vitesse de rotation jusqu'à 0,01 tr/s. Fendant la rotation à cette vitesse, le détecteur 4 ne mesure que la radio-activité due à l'isotope Al28, parce que l'isotope Ee6 est a ce moment déjà pratiquement désintégré. D'après les résultats des deux mesures effectuées par le détecteur 4, on obtient la valeur de la radio-activité induite correspondant à l'isotope He , on la compare aux mesures de référence et on calcule la quantité de béryllium dans l'échantillon. Le procédé proposé et le dispositif pour sa mise en oeuvre permettent - de tenir compte de l'influence du fond du à la radio-activité induite des isotopes ne faisant pas l'objet de l'analyse, sur les résultats des mesures de la radio-activité induite due à l'isotope à déterminer ; - d'analyser les substances qui, lorsqu'elles sont irradiées par les particules radio-actives, forment les isotopes à demi-période courte. Le dispositif proposé est de fabrication simple et permet en outre - de tirer profit, dans une plus grande mesure, du rayonnement de la source lors de l'irradiation de l'échantillon par les particules radioactives, ainsi que de mesurer avec plus de précision la radio-activité induite des isotopes qui se sont formés au cours de l'irradiation dudit échantillon ; - de supprimer l'influence de I'effet centrifuge apparaissant en cas d'analyse d'échantillons de matières liquides ou pulvérulentes. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Procédé d'analyse de la composition d'un échantillon de substances par analyse radio-isotopique du type consistant à irradier l'échantillon par des particules radio-actives à mesurer, au cours de la rotation de 1'é chantill on, la radio-activité induite des isotopes radio-actifs formés durant ladite irradiation, et à juger la composition quantitative et/ou qualitative de l'échantillon d'après les résultats de la mesure de la radio-activité induite, caractérisé en ce qu'on effectue aussi l'irradiation de ltéchantillon de substances au cours de sa rotation, et qu'on réalise cette irradiation à au moins deux vitesses de rotation de I'échantlllon, l'une de ces vitesses étant choisie de façon à assurer un effet d'activation du à l'isotope de la substance à déterminer, tandis que les autres vitesses sont choisies de manière que cet effet dû à l'isotope de la subtance à déterminer soit pratiquement absent, la radio-activité induite étant mesurée chaque fois à la même vitesse de rotation de l'échantillon que celle utilisée pendant son irradiation. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on irradie l'échantillon d'abord à la vitesse de rotation à laquelle a lieu l'effet d'activation du à l'isotope de la substance à déterminer, et ensuite, à la vitesse à laquelle cet effet est pratiquement absent. 3. Procédé suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le nombre de vitesses auxquelles on effectue l'irradiation de l'échantillon est supérieur ou égal au nombre des isotopes dont il s'agit de mesurer la radio-activité induite. 4. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'une des revendications 1, 2 et 3, du type comprenant une source de rayonnement radio-actif, un organe pour la mise en place de l'échantillon de substances et un détecteur de radio-activité induite, ledit organe et ledit détecteur étant disposés successivement dans le sens de propagation du rayonnement radio-actif, ainsi qu'une commande de rotation dudit organe pour la mise en place de I'échantillon, caractérisé en ce que ladite source et ledit détecteur sont disposés, par rapport à l'organe pour la mise en place de l'échantillon mis en rotation par ladite commande, dont la vitesse peut etre variée, de manière que l'irradiation de l'échantillon et la mesure de la radio-activité induite des isotopes formés sous l'effet de cette irradiation puissent s'effectuer au cours de la rotation dudit organe pour la mise en place de l'échantillon. 5. Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé en ce que ledit organe pour la mise en place de l'échantillon est réalisé sous la forme de deux cassettes cylindriques disposées l'une au-dessus de l'autre avec un certain espace entre elles et de façon qu'elles possèdent un axe de rotation commun, et que dans ledit espace soient disposés ladite source de rayonnement radio-actif et ledit détecteur de radio-activité induite. 6. Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé en ce que ledit organe pour la mise en place de l'échantillon comporte deux cassettes sous forme de pièces cylindriques creuses disposées coaxialement et formant entre elles un espace dans lequel sont placés ladite source de rayonnement radio-actif et ledit détecteur de radio-activité induite.