La présente invention se situe dans le domaine du bâtiment et elle a trait, plus particulièrement, à un problème qui se pose souvent lors de la rénovation des immeubles anciens celui d'installer un ascenseur dans un bâtiment qui n'a pas été prévu à cet effet. Il existe en effet de nombreux immeubles anciens dont la cage d'escalier est exiguë : ce que lton appelle couramment la "lunette" de l'escalier, c' est-à-dire l'espace laissé libre en son centre, est trop étroite pour que l'on puisse imaginer d'y faire passer un ascenseur. Lorsque l'on souhaite néanmoins disposer de cet élé- ment essentiel de confort, il reste alors pour seule solution de l'installer à l'extérieur, par exemple dans une cour, ce qui est inesthétique et entraine l'inconvénient supplémentaire d'être fort onéreux. En outre, tous les immeubles n'offrent pas une disposition favorable à ce type de construction. Pour pallier ces inconvénients, on a pu envisager d'agrandir la "lunette" de l'escalier préexistant pour lui conférer des dimensions suffisantes et permettre ainsi le passage d'un ascenseur moderne qui, on le sait, ne représente qu'un encombrement relativement réduit. Jusqu'alors, les tentatives qui ont été faites en ce sens n'ont rencontré aucun succès, car le coût des travaux à effectuer était incompatible avec une saine exploitation d'un immeuble. En outre, ces travaux exigeaient un soutènement de l'escalier du côté de la "lunette", ce qui était à la fois peu esthétique et dangereux en cas d'incendie, puisque le feu pouvait faire fluer le soutènement en diminuant la solidité de l'escalier jusqu'à une valeur incompatible avec les normes de sécurité. Aussi, l'un des buts de la présente invention est de proposer un procédé pour le traitement d'un escalier préexistant en vue de l'installation d'un ascenseur dans la "lunette" de cet escalier, ce procédé évitant les inconvénients rappelés ci-dessus. Un autre but de l'invention est de proposer un procédé de ce type qui permette une réalisation esthétique et d'une grande sécurité, sans entraîner des coûts trop élevés. Un but, enfin, de l'invention est de proposer un procédé de ce genre qui introduise un degré supplémentaire de protection contre l'incendie, les charges de l'escalier ainsi traitées n'étant pas reportées sur le pylône de l'ascenseur. D'autre part, un objet de l'invention est une cage d'escalier traitée par le procédé selon la présente invention. Selon l'invention, ces buts et cet objet sont atteint par un procédé du genre spécifié ci-dessus, dans lequel on réalis les étapes suivantes : a) Etayage de toutes les volées dudit escalier b) Découpage des marches et des contre-marches de cet escalier au droit du tracé de la cage d'ascenseur à installer c) Dépose des parties de rampe situées à l'intérieur dudit tracé d) Elimination des plâtres laissés découverts par la découpe de l'étape b) e) Découpage des limons de l'escalier au niveau des découpes pratiquées lors de l'étape b) f) Remise en état des embouts de marches laissés libres lors de l'étape e) de découpage des limons. D'après cet énoncé de l'invention, on constate tout de suite que ce procédé permet la pose d'un ascenseur moderne, donc de faible encombrement en plan, dans la cage d'escalier d'ur immeuble préexistant à rénover, et que la mise en oeuvre de ses diverses étapes n'entraîne pas des frais prohibitifs. Avantageusement, lors de l'étape f) de remise en étal spécifiée ci-dessus, on incorpore des fers à béton dans l'épaisseur de la paillasse de l'escalier. On remarque qu'ainsi le fait d'avoir découpé la partie des marches située du côté de la "lunette" ne diminue pas notablement la solidité de l'escalier. En outre, l'incorporation des fers à béton spécifiés ci-dessus permet d'éviter tout soutènement du côté de la "lunette de l'escalier, et, de ce fait même, conduit à une meilleure esthr tique et à une diminution des risques d'incendie. En effet, les fers à béton ainsi noyés dans la paillasse de l'escalier ne sont pas apparents, d'une part, et, d'auto part, ne risquent pas de fluer lorsqu'un incendie se déclare, coi trairement à ce qui se passe quand on fait appel à un soutènemen Bien plus, un degré supplémentaire de sécurité se trouve introduit puisque ces fers incorporés à la paillasse de l'escalier risquent moins de fluer en cas d'incendie que le limon que l'escalier comportait initialement. Egalement selon l'invention, lors de l'étape f) de remise en état des embouts de marches, il est avantageux de recouvrir ces derniers au moyen de plaques de revêtement, ce qui permet de redonner un aspect satisfaisant à l'escalier ainsi traité. En outre, lors de cette même étape de remise en état, il est possible de laisser en sous-face des dispositifs de drainage, ce qui contribue à l'obtention d'un ensemble de haute qualité technique. D'autre part, le procédé selon l'invention comprend, de préférence, une étape supplémentaire qui consiste en la pose, sur toute la hauteur de l'escalier et aux quatre coins du tracé résultant des étapes a) à f) spécifiées ci-dessus, de tasseaux fixés aux embouts des marches correspondantes et reliés aux plaques de revêtement mentionnées ci-dessus. En ce qui concerne la rampe de l'escalier, il convient d'ajouter qu'une rampe provisoire- peut être mise en place et fixée de manière plus ou moins sommaire lors de l'exécution des étapes a) à f) du procédé selon l'invention, afin d'assurer la sécurité des personnes qui empruntent l'escalier pendant les travaux. De plus, le procédé comprend, de préférence, une étape supplémentaire consistant en la mise en place d'une rampe définitive qui est raccordée, le cas échéant, aux parties de la rampe primitive laissées en place lors de l'étape c) de dépose spécifiée cidessus. Ainsi, l'escalier terminé présente un aspect impeccable tant pour la rampe que pour les embouts des marches et pour son allure d'ensemble. Il y a lieu enfin de signaler que les étapes a) d'étayage, b) de découpage des marches, c) de dépose, au moins partielle, de la rampe et d) d'élimination des plâtres inutiles peuvent être exécutées simultanément ou dans un ordre quelconque dans la mesure où elles ne nuisent pas à la solidité de l'ensemble. La description qui va suivre et qui ne présente aucun caractère limitatif permettra de bien comprendre comment la présente invention peut être mise en pratique. Elle doit être lue en regard de la figure annexée qui représente .schématiquement un escalier vu d'en haut auquel s'appliquent les diverses étapes du procédé selon l'invention. Comme on le voit sur cette figure, un escalier préexistant qui comprend des marches 1 et une rampe 2 doit être traité de manière à recevoir une cage d'ascenseur dont l'encombrement en plan est représenté par les traits interrompus 3. Pour cela, on commence par mettre en place, sur toutes les volées de l'escalier, des étais représentés très schématiquement en 4. Chacun d'eux s'appuie sur une marche par son extrémité inférieure et supporte par son extrémité supérieure la volée suivante de l'escalier. Bien entendu, cette extrémité supérieure comporte des moyens qui lui permettent d'épouser la forme du plafond de la volée suivante, ce qui peut être réalisé de diverses manières bien connues des spécialistes : utilisation d'articulations à rotules, interposition de planches entre l'étai et le plafond, etc. L'essentiel est que, compte tenu de la charge à supporter, de la répartition des efforts, et des coefficients de frottement qui sont en jeu, le poids de chaque volée soit reporté sur la volée précédente sans fléchissement notable de l'ensemble de l'escalier.Pour cela, il suffit généralement d'un étai par demi-volée que l'on place, de préférence, au milieu de cette demi-volée. Toutefois, il est bien clair que, dans certains cas, il sera nécessaire d'utiliser des étais supplémentaires, Quant à la disposition de ces étais par rapport à la "lunette" de l'escalier, il est évident qu'ils doivent être placés à l'extérieur du tracé 3 prévu pour la cage d'ascenseur à construire, mais aussi près que possible de ce tracé, afin d'optimaliser l'effet d'étayage et, accessoirement, de laisser un passage libre pour les personnes qui désirent emprunter l'escalier au cours des travaux. Une autre étape du procédé selon l'invention peut être mise en oeuvre en meme temps que l'étape d'étayage décrite ci-dessus, voire avant cette étape, dans la mesure où elle ne nuit pas à la solidité de l'ensemble. Il s'agit ici du traçage des marches et contre-marches de l'escalier, lequel se fait appro. ximativement selon la ligne interrompue 3 de la figure, mais légèrement à l'extérieur de cette ligne, du découpage de ces marches et contre-marches selon le tracé qui vient d'être réalisé, comme représenté en 5 sur la figure, et; enfin, de l'enlèvement des plâtres 6 concernés par l'opération, c'est-à-dire du volume de plâtre compris, pour chaque marche, entre la partie de celle-ci qui a été découpée du côté de la "lunette" de l'escalier et la surface plane qui apparaît au plafond de la volée précédente. Ensuite, ou simultanément, il convient de déposer la rampe 2 de l'escalier ou, plus précisément, de déposer toutes les parties de cette rampe qui empiètent sur le tracé 3 de la cage d'ascenseur à construire. En d'autres termes, dans le cas particulier de la figure, on séparera par sciage les parties de rampe montantes 7a et 7b qui empiètent sur le tracé 3, des parties de rampe 7c et 7d situées sur les paliers ou demi-paliers 8a et 8b, et on déposera seulement les parties 7a et 7b. Bien entendu, les parties de rampe 7c et 7d laissées en place sont plus ou moins importantes selon que la future cage d'ascenseur est plus ou moins longue dans le sens de la montée de l'escalier. En fait, il peut même arriver que la rampe 2 doive être déposée dans son intégralité si le tracé 3 de l'ascenseur englobe la totalité de cette rampe. La dépose de la rampe 2 ou des portions de celle-ci, après sciage aux endroits convenables, se fait généralement par découpage de ses montants au voisinage de leur base, mais diverses autres techniques peuvent être utilisées en fonction du mode de fixation de ces montants. Au contraire des étapes précédentes qui pouvaient être réalisées dans un ordre quelconque, ou même simultanément, l'étape suivante ne peut être mise en oeuvre que lorsque les précédentes ont été achevées. Il s'agit du découpage des limons, c'est-à-dire de la partie des marches qui est comprise entre la "lunette" de l'escalier et le tracé 5 selon lequel les marches et contre-marches ont été découpées. Ce découpage des limons se fait selon le tracé 5 au moyen des techniques habituelles, sans qu'il soit nécessaire de préciser un mode d'exécution particulier. Cette opération étant réalisée, il convient ensuite de reboucher les faces latérales des marches, du côté de la "lunette" de l'escalier, par exemple au moyen de plâtre à briqueter. Au cours de cette étape du procédé, il est avantageux de noyer dans l'épaisseur de la paillasse deux fers à béton, par exemple du genre appelé couramment "fers Tor", pour remplacer les parties métalliques qui soutenaient les marches et ont été supprimées lors du découpage des limons. Il est alors possible de recouvrir la surface latérale des marches ainsi reconstituées au moyen de plaques de revêtement découpées dans des feuilles multiplis, commet celles qi sont commercialisées sous le nom de "Styloblatte". De telles pla ques, d'une épaisseur de 15 mm par exemple, peuvent être simplement vissées et collées sur les embouts des marches. Lors de cette étape du procédé, il est possible de réaliser un drainage des marches en plaçant en sous-face des dis positifs de drainage du genre de ceux que les professionnels appellent t'cochonnets". Pour tenir, il est avantageux de poser, sur toute la hauteur de l'escalier, et aux quatre angles de son nouveau tracé 5, des tasseaux ou "goussets" 9 qui sont, par exemple, vissés et collés sur les embouts des marches correspondantes et qui serven d'organes de liaison au droit des plaques de revêtement spécifié ci-dessus. Bien entendu, les divers travaux qui viennent d'etre décrits sont grandement facilités Si l'on met en place, par exemple après le découpage des limons, un échafaudage qui occupe la "lunette" de l'escalier sur toute sa hauteur et sur lequel peuvent prendre place les ouvriers chargés des travaux. En outre, il est bien clair qu'une rampe provisoire, non représentée, devra être posée au cours des travaux pour remplacer les parties de rampe 7a et 7b qui ont été déposées et pow assurer ainsi la sécurité des personnes qui empruntent l'escalie1 Lorsque l'ensemble des opérations qui viennent d'être décrites a été effectué, il suffit de poser une nouvelle rampe définitive 10 se raccordant aux portions de rampe 7c et 7d qui sont restées en place, d'enlever les étais 4 et de démonter, le cas échéant, l'échafaudage qui occupe la "lunette" de l'escalier. On obtient ainsi, d'une part, un espace libre pour le passage d'une cage d'ascenseur dont le tracé, en plan, est représenté sur la figure par le trait interrompu 3, et, d'autre part, un escalier dont chaque marche, bien qu'amputée d'une partie de sa largeur, peut encore supporter une charge de 200 kg environ. L'escalier ainsi traité présente de nombreux autres avantages, notamment du point de vue de l'esthétique et de la résistance au feu, mais, puisqu'ils ont déjà été décrits plus haut de manière détaillée, ils ne seront pas repris ici. On soulignera simplement que le pylône de l'ascenseur une fois installé n'est pas porteur des charges de l'escalier, puisque ce dernier est auto-porteur, ce qui constitue un avantage évident. - REVENDICATIONS 1 Procédé pour le traitement d'un escalier préexistant en vue de l'installation d'un ascenseur, caractérisé par le fait qu'il comprend notamment les étapes suivantes s a) Etayage de toutes les volées dudit escalier b) Découpage des marches et des contre-marches dudit escalier sensiblement au droit du tracé te la cage d'ascenseur à installer 1 c) Dépose des parties de rampe situées à l'intérieur dudit tracé d) Elimination des plâtres laissés découverts par le découpage de l'étape b) e) Découpage des limons dudit escalier au niveau des découpes pratiquées lors de l'étape b3 f) Remise en état des embouts de marche obtenus lors de l'étape e) de découpage des limons. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que, lors de ladite étape f) de remise en état, on incorpore des fers à béton dans l'épaisseur de la paillasse dudit escalier. 3. Procédé selon les revendications 1 et 2, prises séparément, caractérisé par le fait que, lors de ladite étape f) de remise en état, on recouvre lesdits embouts de marche au moyen de plaques de revêtement. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé par le fait que, lors de ladite étape f) de remise en état, on place en sous-face des dispositifs de drainage. 5. Procédé selon les revendications 1 à 4, prises séparément, caractérisé par le fait qu'il comprend en outre une étape consistant en la pose, sur toute la hauteur de l'escalier, et aux quatre coins du tracé de l'escalier tel qu'il résulte desdites étapes a) à f), de tasseaux fixés aux embouts des marches correspondantes et reliés auxdites plaques de revêtement. 6. Procédé selon les revendications 1 à 5, prises séparément, caractérisé par le fait qu'une rampe provisoire est mise en place lors de l'exécution desdites étapes a) à f) du procédé. 7. Procédé selon les revendications 1 à 6, prises séparément, caractérisé par le fait qu'il comprend une étape supplémentaire de mise en place d'une rampe définitive raccordée, le cas échéant, aux parties de rampe laissées en place lors de ladite étape c). 8. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que lesdites étapes a) à d) peuvent être mises en oeuvre simultanément ou dans un ordre quelconque. 9. Cage d'escalier traitée selon le procédé de l'une quelconque des revendications 1 à 8.