La présente invention a pour objet un dispositif destiné au sauvetage des personnes dans le cas de sinistres (incendies, tremblements de terre, etc...) à partir de bâtiments comportant de nombreux étages et moyennant réalisation d'une voie de secours sur la façade de ceux-ci. Pour assurer les sauvetages du genre en question lton connaît déjà l'utilisation d'échelles inclinées extensibles. Toutefois leur emploi est limité à une certaine hauteur de sorte qu'elles ne sont utilisables que jusqu a six étages par exemple. En outre ces échelles ne peuvent s'employer dans les villes anciennes à rues étroites, dans les châteaux et analogues, dans les arrière-cours ainsi que sur terrains en pente, non plus d'ailleurs que dans les rues dans lesquelles sont parquées de nombreuses.automobiles. L'utilisation de telles échelles comporte en outre l'inconvénient important qu'elles ne permettent de sauver simultanément qu'une personne ou au plus deux, étant donné qu'elles fléchissent sous la charge.On court en plus le risque que les personnes auxquelles on a porté secours ne tombent à travers les barreaux de ltéchelle. D'ailleurs un tel sauvetage se heurte à une forte résistance psychique de la part de l'inté ressé étant donné que celui-ci peut regarder directement dans le vide et que le vertige l'empêche alors de se déplacer ou même d'être transporté. La présente invention vise à permettre d'établir un dispositif du genre précité de manière telle qu'on puisse obtenir une capacité de sauvetage plus élevée, c'est-à-dire de façon qu'il soit possible de secourir un plus grand nombre de personnes dans la même unité de temps, ce dispositif pouvant s'utiliser pour des bâtiments de plus de six étages et comportant une plus grande sécurité à la descente. A cet effet l'invention est remarquable en ce que le dispositif qui en forme l'objet est constitue par un écha~faudage de secours fait d'échelles élémentaires séparées qu'on peut assembler à partir d'un châssis porteur reposant sur le sol, ces échelles élémentaires étant fixées parallèlement les unes aux autres dans le sens vertical au-dessus du châssis et étant reliées par des entretoises. La caractéristique essentielle de la présente invention réside donc dans l'utilisation d'un échafaudage au lieu d'une échelle inclinée, cet échafaudage étant lui-même fait de deux échelles parallèles orientées verticalement vers le haut et qui sont assemblées à partir d'échelles élémentaires. I1 est préférable à cet égard que la liaison entre les échelles élémentaires successives s'effectue par le moyen de dispositifs à enfoncement prévus vers les faces d'extrémité des montants respectifs. On obtient ainsi un montage particulièrement rapide ; c'est ainsi qu'on peut par exemple réaliser la hauteur correspondant a un étage en au plus une à deux minutes seulement. Le remplacement d'une échelle inclinée par un échafaudage de secours présente l'avantages important que ce dernier peut se monter même dans des villes anciennes à rues étroites, des châteaux, des arrière-cours et sur des terrains inclinés, c'est-à-dire la où l'échelle est difficilement, voire même totalement inutilisable. Mais il va de soi qu'échafaudage et échelle peuvent s'employer simultanément. On réalise ainsi une bien plus grande capacité de sauvetage du fait que plusieurs personnes peuvent descendre à la fois dans ltéchafaudage, ce qui est impossible avec ltéchel- le. Un tel dispositif d'échelles élémentaires combinées allant par exemple jusqutà 24 m de hauteur peut aisément être porté par une remorque. I1 est donc facilement transportable et peut sans difficulté se monter la où l'on peut trouver des fenêtres, des balcons ou une voie de secours déjà existante. En effet suivant l'invention l'on fait comporter aux fenêtres ou balcons des ferrures ou pinces auxquelles on accroche le dispositif. Suivant une autre forme d'exécution de l'invention l'on prévoit d'avance sur le bâtiment un dispositif d'accrochage constitué par exemple par des pitons à anneau fixés à demeure. L'échafaudage ou ses échelles peuvent être attachés à la façade, à un écartement de la paroi pouvant aller jusqu'a 50 cm, par le moyen de brides accrochées aux fenêtres ou balcons. Les composants de ltéchafaudage sont constitués par des échelles élémentaires relativement courtes, qui sont très légères et peu encombrantes, ce qui représente un avantage important lors du montage et pendant les opérations de sauvetage. Une de ces échelles peut par exemple ne peser que 20 kg. Tout l'ensemble du dispositif peut également se monter sur des terrains inclinés, étant donné que le châssis formant support comporte des pieds réglables en hauteur. En ce qui concerne l'augmentation de la capacité de sauvetage, il convient de remarquer que ltéchafaudage permet non seulement la descente des personnes sauvées, mais également la montée sans limite des pompiers euxmêmes vers l'intérieur du bâtiment. En vue de réaliser des surfaces de repos pour les victimes du sinistre ou pour les opérateurs durant le montage, suivant l'invention l'on prévoit de pouvoir accrocher des platesformes horizontales aux barreaux des échelles élémentaires en vis-à-vis. C'est sur ces plates-formes que les personnes peuvent s'arrêter un instant lors du sauvetage ; mais de plus on les utilise pour l'assemblage des échelles élémentaires successives. On obtient par ailleurs l'avantage qu'il est possible, par exemple, de monter sur l'échafaudage au septième étage du bâtiment, puis de revenir dans le bâtiment au quatrième étage de celui-ci pour utiliser la cage d'escaliers qui s'y trouve. Le temps de descente le long de ltéchafaudage lui-meme est ainsi diminué puisqu'on n'a plus à aller jusqu'au rez-de-chaussée. Cela constitue un avantage particulier pour les personnes faibles ou âgées. Si la largeur des plates-formes est moindre que celle des échelles élémentaires, suivant l'invention l'on prévoit alors de les décaler transversalement les unes à la suite des autres. Grâce à cette disposition au cas où l'une des personnes sauves viendrait à faire une chute, on eviterait qu'elle ne tombe jusqu'en bas, car elle serait alors arrêtée par la plate-forme située immédiatement au-dessous d'elle et y serait retenue. On a expose plus haut qu'on obtenait un montage particulièrement facile et rapide des échelles élémentaires en faisant comporter aux faces d'extrémité de leurs montants des dispositifs d'assemblage par enfoncement. Dans une variante de l'invention il est également prevu d'assembler les échelles élémentaires à l'aide d'organes de serrage connus, tels par exemple que des colliers, des fermetures à levier basculant ou autres moyens équivalents. Pour améliorer la stabilité de ltéchafaudage de secours on prevoit de relier l'une à l'autre les échelles élémentaires en vis-à-vis par le moyen d'entretoises longitudinales et transversales. Le dessin annexé, donne à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 est une vue en élévation d'un échafaudage de secours suivant l'invention à sa première phase de montage. Fig. 2 et 3 sont des vues semblables à celle de fig. 1, mais qui correspondent respectivement à la deuxième et à la troisième phase. Fig. 4 est une vue de côté de ltéchafaudage suivant fig. 3. Fig. 5 est une vue en perspective montrant un échafaudage suivant l'invention a l'état totalement monté contre un bâtiment de sept étages. En fig. 1 l'on aperçoit un châssis ou support 5 dont l'inclinaison peut être réglée par le moyen de pieds d'appui 6. Sur ce châssis sont disposées deux échelles élémentaires la, lb orientées verticalement et parallèlement l'une à l'autre. Le montage des échelles la et lb est encore renforcé par le moyen de jambes latérales ou arc-boutants 7 qui reposent sur le sol. Ces jambes 7 sont réglables en longueur pour permettre de compenser les irrégularités éventuelles du terrain. Pour solidariser rigidement l'une avec l'autre les deux échelles élémentaires la, lb on a prévu des croisillons 8 et des traverses 10 (voir fig. 5) qui sont fixées à leursfmontants de façon aisément amovible. Sur l'extrémité supérieure de ces nontants des échelles élémentaires la et lb sont montées de façon également amovible deux potences 13 qui supportent des poulies sur chacune desquelles s'enroule un câble de traction 12 provenant du tambour d'un treuil 11. Lorsqu'on actionne ce treuil, on élève d'autres échelles élémentaires 2a, 2b de sorte qu'elles puissent être saisies par des opérateurs se tenant sur une plate-forme 9 portée par les premières la, lb.Les nouvelles échelles 2a et 2b peuvent être assemblées très simplement avec les échelles la et lb si l'on prévoit sur les extrémités en vis-a-vis de celles-ci des dispositifs 14 d'assemblage à enfoncement. I1 est possible de cette façon à deux opérateurs de monter rigidement en une à deux minutes le nouveau jeu d'échelles élémentaires 2a, 2b avec les croisillons et traverses 8, 10 correspondants. En même temps que les nouvelles échelles élémentaires 2a et 2b l'on a élevé une autre plate-forme 9 qui peut être accrochée ou autrement fixée dans -le haut aux barreaux de celles-ci. Les opérateurs montent alors le long de ces deux échelles 2a, 2b jusqu'à arriver sur la platdforme 9 supérieure, comme montré en fig. 2. Ils y fixent les potences 13 et l'on peut ainsi, grâce au treuil 11, élever d'autres échelles élémentaires 3a, 3b qui se montent de la même façon que celle décrite en référence à fig. 1. Fig. 3 illustre une phase de montage ultérieure. Ainsi que le montre fig. 4, il est essentiel que la largeur des plates-formes soit moindre que celle des échelles individuelles la, lb, 2a, 2b... etc...., de manière que ces plates-formes puissent être appliquées sur les barreaux des échelles en se trouvant décalées l'une par rapport à l'autre. On empêche ainsi radicalement qu'une personne descendant entre les échelles ne tombe sur le sol, étant donné qu'en cas de chute elle rencontrerait toujours auparavant l'une des plates-formes 9. Fig. 4 montre encore l'ancrage au bâtiment considéré de la totalité de lléchafaudage de secours par le moyen de pièces de liaison 15 qu'on peut établir sous forme de brides à l'aide de fixationsamovibles. Dans le cas où ces pièces 15 sont constituées par des brides, on les fixe à la balustrade des fenêtres, aux balcons ou autres pièces en saillie de la façade du bâtiment. On obtient ainsi une sécurité absolument parfaite étant noté que l'échafaudage réalisé peut se fixer au bâtiment de bien des manières différentes. Lorsque l'échafaudage suivant fig. 5 a été entièrement établi, il assure une capacité de sauvetage considérable étant donné, par exemple, que les personnes à secourir peuvent descendre le long des échelles de gauche la, 2a, 3a, 4a, tandis que les pompiers montent sur celles de droite lb, 2b, 3b, 4b. Au cours de leur descente les personnes secourues peuvent se reposer sur les plates-formes 9 et, ce qui est important, notamment pour les personnes âgées ou infirmes, il peut leur être possible par exemple de descendre du septième étage jusqu'au troisième pour pénétrer à nouveau dans le bâtiment et utiliser une montée d'escalier encore accessible. I1 est en outre important de noter que les composants du dispositif (c'est-à-dire les échelles élémentaires la, lb, 4a, 4b) peuvent également s'utiliser à la façon d'échelles ordinaires appliquées contre un mur. On prévoit de plus pour les deux derniers étages de rapporter des écrans présentant par exemple la forme de panneaux, de manière qu'il soit impossible de regarder directement dans le vide et que les personnes à secourir puissent ainsi descendre le long de l'échafaudage sans aucun vertige. I1 doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'a titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVENDICATIONS 1. Dispositif destiné au sauvetage de personnes dans le cas de sinistres (incendies, tremblements de terre, etc...) à partir d'une bâ- timent comportant de nombreux étages et moyennant réalisation d'une voie de secours sur la façade de celui-ci, caractérisé en ce qu'il est constitué par un échafaudage qui peut se monter à l'aide d'échelles élé- mentaires (la, lb, 4a, 4b) en partant d'un châssis porteur (5) reposant sur le sol, ces échelles étant fixées au châssis de manière à dépasser verticalement de celui-ci parallèlement l'une à l'autre et étant reliées l'une à l'autre par des entretoises (8, 10). 2. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la liaison entre les échelles élémentaires (la-lb, 4a-4b) est effectuée par le moyen de dispositifs d'assemblage à enfoncement (14) prévus sur les faces d'extrémité des montants de celles-ci. 3. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que des plates-formes horizontales (9) peuvent être accrochées aux barreaux des échelles élémentaires (la-lb, 4a-4b) qui se trouvent en vis-à-vis l'une de l'autre. 4. Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé en ce que la largeur des plates-formes (9) est plus faible que celle des échelles élé- mentaires (la-lb, 4a-4b) et en ce que les plates-formes (9) successives sont décalées transversalement l'une par rapport à l'autre. 5. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le montage des échelles élémentaires (la-lb, 4a-4b) s'effectue en disposant dans le bas de l'échafaudage au moins un treuil (11) et en fixant de façon amovible aux échelles élémentaires (la-lb, 4a-4b) qui se trouvent dans le haut à l'instant considéré, au moins une potence (13) sur laquelle passe le câble (12) du treuil (11), ce câble servant à élever les échelles élémentaires suivantes (2a, 2b, 4a, 4b). 6. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications qui précèdent, caractérisé en ce que l'échafaudage de secours peut être fixé au bâtiment considéré par accrochage au moyen de brides pinces et analogues, aux ouvertures des fenêtres ou aux balcons. 7. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'échafaudage peut être accroché au bâtiment par le moyen de pitons à anneau prévus à l'avance sur celui-ci. 8. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications qui précèdent, caractérisé en ce que des écrans sont disposés entre les échelles élémentaires supérieures (4a, 4b) de l'échafaudage.