La présente invention concerne un procédé d'élimination sélective de substances gazeuses malodorantes à partir d'un courant gazeux, et plus particulièrement, un procédé d'enlèvement par adsorption des substances gazeuses malodorantes à partir d'un courant gazeux dans des conditions d'une humidification obligatoire. Pour débarrasser un mélange gazeux de substances malodorantes, on a proposé et réalisé divers procédés de désodorisation et ces procédés peuvent être classés d'une façon générale en ( les procédés d'absorption, (2) les procédés d'oxydation et (3) les procédés d'adsorption. Cependant les procédés connus appartenant à ces trois catégories sont incomplets ou présentent des inconvénients de caractère technique ou économique. Des gaz ayant des odeurs désagréables sont en général formés à la suite d'opérations dans des ateliers et usines appartenant à des domaines très variés et, le plus souvent, ces gaz sont sous forme d'un mélange gazeux contenant des substances variées. La plupart des substances qui émettent des odeurs désagréables possèdent des valeurs de seuil extremement basses, en voulant dire par là des valeurs de concentrations au-dessous desquelles les odeurs deviennent imperceptiblest si bien qu'il apparait comme très difficile de réaliser une désodorisation complète d'un mélange gazeux renfermant des substances variées qui emet- tent des odeurs.A cet égard et selon la loi de Weber-Fechner, une élimination à 99X d'une substance malodorante ne correspond qu'à un effet désodorisant aussi faible qu'environ 70%. Ainsi, un enlèvement de la substance malodorante de l'ordre de 99X n'est pas considéré comme pratiquement satisfaisant. Ce n'est qu'avec un enlèvement de l'ordre de 99,9 å 99,99X qu'on obtient un effet désodorisant pratiquement efficace. Il est presque impossible d'effectuer une désodorisation complète par un procédé d'absorption en raison du mécanisme impliqué dans une absorption En ce qui concerne la désodorisation par oxydation, une combustion directe à la flamme peut ame- ner une désodorisation complète, mais une telle technique n'est pas pratique sur le plan -économique. Par ailleurs, un procédé de désodorisation du type à combustion catalytique pose des pro blèmbs qu'il y a lieu. de résoudre, par exemple l'empoisonnement du catalyseur, de sorte que pratiquement un tel procédé est limité dans son champ d'application. Pour éliminer les matières malodorantes contenues en de faibles concentrations dans un gaz, un procédé d'adsorption est considéré comme le plus approprié aussi bien sur le plan théorique que sur le plan pratique, étant donné qu'on peut escompter une désodorisation complète avec une efficacité d'enlèvement de 99,99% ou plus élevée. Cependant, le procédé de désodorisation par adsorption pose également divers problèmes qui doivent etre résolus et dont le plus important est le choix d'un adsorbant capable d'adsorber des matières diverses et qu'on-puisse se procurer à un prix de revient réduit. D'autre part. un adsorbant choisi doit convenir pour utilisation dans les appareils ou systèmes d'adsorption disponibles. Les appareils connus d'adsorption de gaz peuvent être classés dans les catégories suivantes (l) Les installations du type à lit fixe dans lesquelles les gaz passent à travers une couche remplie d'un adsorbant granulaire. (2) Les installations du type à lit mobile dans lesquelles les gaz sont mis en contact avec un adsorbant granulaire en mouvement. (3) Les installations du type à lit fluidisé, dans lesquelles les substances contenues dans un gaz sont adsorbées pendant qu'on fluidise un adsorbant granulaire avec le gaz. (4) Les installations du type à transfert par écoulement gazeux par contact, dans lesquelles un adsorbant pulvérulent est dispersé dans un courant gazeux et est transféré à un courant parallèle à celui du gaz afin d'adsorber les substances malodorantes du gaz pendant ledit transfert. La plupart des appareils connus d'adsorption de gaz sont conçus selon l'un des principes (l) à (3). Les adsorbants qu'on utilise dans les installations 1 à 3 doivent toujours posséder outre un excellent pouvoir adsorbant et une très bonne activité. certaines propriétés physiques satisfaisantes telles que (a) une résistance mécanique structurale à l'état particulaire lorsque les produits sont sous forme de particules ou de granules. (b) une bonne résistance à l'abrasion. (c) une bonne résistance thermique et (d) des propriétés de non-désintégration. Cependant, dans un appareil du type à transfert de courant gazeux, les propriétés physiques précitées ne sont pas absolument indis pensables étant donné qu'on utilise l'adsorbant sous forme d'une poudre d'une granulométrie de l à 150 microns et que l'on peut choisir un adsorbant possédant des propriétés convenables selon la nature des substances qu'on désire adsorber. Pour éliminer des substances malodorantes efficacement à partir d'un gaz compo site par adsorption il fallait toujours faire appel à des adsor bants variés ayant des activités respectives pour adsorber les diverses substances en question. Cependant en général. les substances contenues dans les gaz et les vapeurs à adsorber présentent des propriétés chimiques et physiques très variés, c'est-à-dire qu'elles peuvent avoir des liaisons saturePstXdes liaisons non saturées ou les deux ; elles peuvent être non polaires ou polaires à des degrés varia bles ; elles peuvent être formées par des liaisons ioniques ; elles peuvent être hydrophobes ou hydrophiles ; et elles peuvent avoir des granulométries très différentes. Tout particulièrement dans l'adsorption de substances variées contenues dans un gaz mixte à composants multiples. par exemple lors de la désodorisa tion d'un gaz d'échappementr il est souhaitable d'utiliser un adsorbant capable d'adsorber simultanément les divers types de substances contenues dans le courant gazeux. Les adsorbants industriels solides peuvent être classés d'une façon générale en trois catégortes. c'est-à-dire les adsor bants carbonés. les adsorbants à base de silice-alumine et les adsorbants à base de résines. Parmi les adsorbants carbonés. le plus représentatif est le carbone actif (i), alors que parmi les adsorbants à basé de silice-alumine > on citera principalement l'argile activée (2). Les adsorbants à base de carbone actif existent sous des formes très variées qui dépendent de la nature des matières et des procédés utilisés pour leur préparation. Les adsorbants à base de silice-alumine comprennent notamment la "terra alba" (3), la bauxite activée (4), le gel de silice (5). le gel d'alumine t6) les zéolites naturelles ou synthéti ques (7) ou des produits similaires. D'autre part. les adsor bants à base de résines sont de qualités très variables selon les matières premières et les procédés utilisés pour leur pré paration. Selon la classification fondée sur l'adsorption sélective inhérente des diverses matières. on-considère que l'adsorbant carboné (l) appartient à la catégorie des adsorbants non polai res possédant des propriétés légèrement hydrophobes et pouvant adsorber des composés saturés non polaires à peu près indépendamment de la nature de leurs groupes fonctionnels. D'autre part, les adsorbants a base de silice-alumine (2) à (7) appartiennent à la catégorie des adsorbants polaires hydrophiles pouvant adsorber sélectivement des composés renfermant des groupes polaires et/ou des composés organiques insaturés à double ou à triple liaison. Les adsorbants à base de résines (8) comprennent des adsorbants non polaires ou, au contraire, hautement polaires. Parmi les adsorbants précités, seuls le carbone actif et certains types d'adsorbants carbonés, recevant un groupe polaire par l'utilisation de chaux ganulaire, sont utilisés à l'échelle industrielle dans des appareils de désodorisation de gaz. Les adsorbants à base de silice-alumine (2) à (7) et l'adsorbant à base de résine (8) ne se prêtent qu'à des applications limitées en raison de leurs propriétés physiques particulières et/ou de leurs prix élevés. Parmi les adsorbants non polaires, le carbone actif est considéré comme ayant à la fois les meilleures propriétés physiques et le plus bas prix de revient. Il est difficile de trouver un adsorbant polaire ayant des propriétés physiques aussi bonnes que celles du carbone actif non polaire, en même temps qu'un prix de revient aussi bas que celui de ce dernier. Bien que les zéolites synthétiques ou les adsorbants résineux possèdent d'excellentes propriétés physiques, il est impossible de les utiliser dans un appareil industriel de désodorisation de gaz en raison de leur prix qui est prohibitif. De plus, l'application de la bauxite activée, du gel de silice ou du gel d'alumine est limitée à la déshydratation et l'élimination de l'humidité alors que le gypse ne possède qu'un pouvoir adsorbant inférieur. A cet égard, l'argile activée qui est un adsorbant polaire peut cependant être utilisée à l'échelle industrielle comme adsorbant de désodorisation de gaz.En outre, l'argile activée est d'un bas prix et, à la seule exception de la terra alba, on peut l'obtenir à un prix qui est environ le tiers de celui de la bauxite activée, environ le dixième de celui du gel de silice, environ le quinzième de celui du gel d'alumine, environ le quinzième de celui du carbone activé, environ le quarantième de celui des adsorbants à base de résine et environ le centième de celui de la zéolite synthétique. Le prix d'un adsorbant est un facteur important pour les applications pratiques. Par exemple, si un gaz à traiter renferme un composant à point d'ébullition élevé, un adsorbant qui aura adsorbé le composant à point d'ébullition élevé ne pourra pas être entièrement régénéré par un traitement ordinaire par de la vapeur d'eau sous basse pression. L'adsorbant est facilement saturé par le composant à point d'ébullition élevé et subit une per cée. En conséquence, on doit effectuer une désorption de l'adsorbant par un procédé de désorption à haute température en utilisant de la vapeur surchauffées ce qui a pour effet de rendre obligatoirement l'appareil de désorption d'une construction complexe et d'un prix élevé.En outre, les composants désorbés qu'on obtient par ce traitement dans l'appareil de désorption sont sous forme d'un mélange qu'il n'est guère possible de réutiliser et dont la valeur est pratiquement nulle. Ainsi les compo- sants recueillis doivent être brlilés ou être lavés et envoyés à l'égout conjointement avec l'eau de lavage. On voit donc qu'une opération de désorption est sans intérêt et ne peut que contribuer à une pollution secondaire de l'environnement. Il ressort, de ce qui précèdes que l'utilisation d'un adsorbant coûteux est faucheuse sur le plan économique même si ces adsorbants possèdent une excellente activité et un très bon pouvoir d'adsorption. à moins bien str qu'un tel adsorbant puisse être régénéré à peu de frais. Pour toutes ces raisons. les appareils d'adsorption de la technique antérieure qui utilisent du carbone actif comme adsorbant ne conviennent que rarement pour une désodorisation pratique d'un gaz. En conséquence. les principaux buts de l'invention sont - de fournir un procédé d'adsorption utilisant de l'argile activée comme composant principal possédant un pouvoir d'adsorption et une activité particulièrement bons - de fournir un procédé pour ddbarrasser un gaz d'échappement de substances malodorantes qu'il contient - de fournir un procédé permettant de débarrasser un gaz de substances malodorantes par une adsorption en phases gaz/solide avec un rendement élevé - de fournir un procédé d'élimination de substances malodorantes à partir d'un gaz dans le cadre d'une installation de transfert de courants gazeux du type à contact - de fournir un procédé d'élimination de substances malodorantes à partir d'un gaz, procédé selon lequel on humidifie le gaz à traiter et on effectue l'adsorption par de l'argile activée ; et - de réaliser d'autres objectifs qui ressortiront de la description détaillée ci-après faite en regard de dessin annexé dont la figure unique est un schéma montrant un appareil d'adsorption pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention. Le procédé d'adsorption avec humidification obligatoire selon l'invention consiste à amener le gaz à traiter, à humidifier obligatoirement ce gaz à un degré prédéterminé, à disperser et à faire flotter dans un courant gazeux, à une concentration éle uvée, un adsorbant pulvérulent qui est principalementcomposé d'argile activée, en vue d'une mise en contact intime de l'adsorbant avec le gaz permettant d'adsorber les composants malodorants du gaz sur ledit adsorbant qu'on transfert conjointement avec le courant gazeux. Le procédé consiste également à séparer l'adsorbant pulvérulent entraîné du gaz et à faire circuler l'adsorbant séparé vers une zone de mise en dispersion.Ainsi, l'adsorbant peut être utilisé de façon répétée jusqu'à saturation complète On peut effectuer la séparation en un seul stade ou en deux stades, consistant à séparer du gaz d'abord les particules grossières et ensuite la poudre fine. Une caractéristique principale de l'invention est que le gaz à traiter subit une humidification obligatoire afin de faciliter l'adsorption ultérieure des substances malodorantes sur un adsorbant qui est composé principalement d'argile activée. Il convient de faire remarquer, à ce stade de la description, que l'argile activée contient deux types d'eau, à savoir l'eau combinée et l'eau non combinée ou libre. On a pu confirmer expérimentalement qu'une argile activée qui contient environ de 12 à 15X d'eau libre possède une capacité optimale d'adsorption. Cette teneur en eau libre correspond à une teneur d'équilibre d'eau dans l'argile activée à une humidité relative de 70 à 75%. En conséquence, on humidifie de façon appropriée un gaz qu'on désire traiter selon la nature du gaz à une humidité relative de 65 à 90% et on introduit ce gaz humidifié dans la zone de traitement à une vitesse linéaire d'environ 15 m/seconde. Dans un cas particulier, on peut humidifier le gaz à une humidité relative de plus de 90%. L'adsorbant qui convient dans ce but est, par exem plue. une argile activée, une matière composite comprenant une proportion de carbone actif. ou un produit analogue. L'adsorbant doit être sous forme d'une poudre pour assurer une efficacité élevée d'adsorption du gaz par la phase solide. et la granulométrie de l'adsorbant est en général inférieure à 81 microns (maille de tamis n0 185, ASTM).En outrer l'adsorbant pulvérulent est dispersé dans le gaz en une proportion relative et en une quantité qui dépendent de la nature et des quantités des composants malodorants à adsorber. Le procédé selon l'invention doit un grand nombre de ses propriétés à l'argile activée. surtout en ce qui concerne le pouvoir adsorbant et l'activité. En effet, la grosseur moyenne des pores de l'argile activée est de 80 à 180 A. En conséquence, lorsque la grosseur des pores est d'environ 26 A, le rapport qui existe entre la grosseur des pores et la surface spécifique 2 de contact donne une surface spécifique de 120 m2/g. En général, les pores d'une argile activée sont d'une dimension suffisante pour admettre à peu près toutes les substances gazeuses devant cotre adsorbées.En général, lorsque le volume des pores est 3 compris entre Ot6 et 0,8 cm /g, la surface de contact se situe entre 250 et 350 m /go valeur qui n'est pas nécessairement très supérieure à celle pour le carbone actif. Bien que la surface spécifique de contact soit un facteur important de l'étude des phénomènes d'adsorption par des adsorbants, il ne serait pas raisonnable de déterminer la quantité d'argile activée en partant de la seule surface spécifique de contact. Bien que cette surface spécifique de contact soit un facteur important qui influe sur le pouvoir adsorbant de l'argile activée, il n'en reste pas moins que les particularités d'une argile activée en qualité d'adsorbant ne peuvent pas être définies uniquement par cette surface de contact spécifique. La base théorique de l'invention réside principalement dans les particularités de l'argile activée. La description ci-après concerne les particularités de l'argile activée et permettra de mieux comprendre le procédé de l'invention. On peut obtenir l'argile activé par un traitement à l'acide (par exemple à l'acid#sulfùrique) de la terra alba. La structure cristalline de la terra alba est une structure à trois couches dans laquelle la couche octaédrique de l'aluminium est interposée entre deux couches tétraédriques de l'acide silicique. Une portion de aluminium est remplacée par du magnésium et les déficiences de la charge électrique dues à la substitution sont supplémentées par les cations recueillis sur les surfaces de la couche, en maintenant les charges électriques de toute la couche d'aluminium en équilibre. Les cations sont échangeables et peuvent être remplacés par divers types d'autres cations comme dans une résine échangeuse d'ions. Par le traitement à l'acide, les cations sont remplacés par de l'hydrogène pour former un acide argileux.On observe alors un changement de la structure de la couche octaédrique par sa solubilisation alors que la couche tétraédrique est convertie en gel d'acide silicique libre. L'argile activée qui est un produit du traitement, par de l'acide, de la terra alba possède une activité améliorée mais également des propriétés physiques sensiblement similaires à celles de la terra alba. Les surfaces entre les couches d'argile activée qui sont exposé à l'air sont recouvertes de molécules d'oxygène et se comportent par conséquent comme si elles avaient des charges négatives, si bien que les surfaces en regard des couches respec tives,ont tendance à attirer des dipôles de telle sorte que les molécules polaires sont capturées initialement par une adsorption en monocouche et ensuite par une adsorption en couches multiples. Les molécules adsorbées sont condensées selon un mode capillaire et remplissent les pores jusqu'à atteindre un point de percée par suite de la saturation.On peut expliquer ce phénomène comme suit : quand les molécules polaires sont adsorbées sur l'argile activée, les surfaces des molécules adsorbées deviennent négativement chargées en attirant des molécules polaires en couches multiples par une force électrostatique pour réaliser une condensation capillaire. De ce qui précède. il ressort clairement que, en raison de sa structure polaire, l'argile activée est efficace de façon inhérente pour réaliser une adsorption polaire. L'adsorption des molécules non polaires ou faiblement polaires sur l'argile activée est principalement attribuable à la force de Van der Waals. Etant donné que la force de Van der Waals est non directionnelle, l'adsorption en une seule couche (ou monocouche) se produit sur les surfaces de l'argile activée sans créer d'agencement moléculaire normal. Dans le même ordre d'idées, l'adsorption sur le carbone actif est produite par la force de Van der Waals et ainsi les molécules sont adsorbées en une monocouche. La condensation capillaire dans le carbone actif ne peut avoir lieu qu'avec des molécules qui sont facilement condensables. Ce phénomène est pratiquement le même qu'avec l'argile activée. Il ressort clairement, de ce qui précède que. dans l'adsorption polaire t les ions qui ont déjà été adsorbés sur l'argile activée ne subissent pas d'échange par équivalence avec d'autres ions. L'adsorption polaire de composés organiques exige essentiellement que les composés organiques comportent un ou plusieurs groupes polaires. En conséquencet l'adsorption polaire ne se produit pas avec les composés saturés. L'adsorption des molécules non polaires sur l'argile activée ne dépend que de la force de Van der Waals et a lieu en monocouche si bien que la capacité d'adsorption de l'argile activée à l'égard de substances non polaires est plus faible que celle du carbone actif étant donné que la surface spécifique de contact du carbone actif est plus petite. En général. les cations minéraux ou organiques sont adsorbés sur l'argile activée par une réaction d'échange d'ions dans laquelle un composé polaire portant une charge positive est adsorbé sur l'argile activée portant une charge négative sous l'effet à la fois de la force électrostatique et de la force de Van der Waals. Par réaction avec l'argile activée, les cations minéraux ou organiques de petite taille sont adsorbés sur l'argile activée à l'aide de la force électrostatique. en libérant en même temps par échange l'équivalent de cations qui ont été adsorbés sur l'argile activée. Dans ce cas. les cations organiques d'assez grande taille peuventégalementêtre adsorbés par la force de Van der Waals. Ainsi l'argile activée implique une réaction d'échange d'ions du même type que dans une résine échangeuse d'ions. Comme on l'a déjà dit ci-dessus > l'argile activée possède un pouvoir adsorbant d'un caractère assez universel, notamment une capacité d'adsorption de Van der Waals, d'adsorption polaire, d'adsorption par échange ionique etc.. de sorte que cette argile peut adsorber des composés variés si lson utilise dans des condi tionb qui conviennent aux caractéristiques particulières des substances ou composés à adsorber. Quand on produit un complexe d'acétone et d'une montmorillonite (la terra alba et l'argile activés appartiennent à la catégorie des montmorillonites) dans des conditions d'humidité relative de 5%, le complexe résultant présente une distance entre les couches de 8 à 8,2 A alors que Si l'on opère dans des conditions d'humidité relative de lot%; cette distance entre les cou o ches devient 12,5 à 15,1 A. Dans ce dernier cas, un mélange d'eau et d'acétone semble exister entre les couches de la structure cristalline précitée. De plus. dans le dernier cas mentionné, la présence d'ion Na aboutit à une distance de 12,5 A entre les couches, et la présence de l'ion Ca a pour effet de porter cette distance de 15,1 A.On pense que la différence des distances avec le ion Na et le ion Ca respectivement est due à la différence des degrés d'hydratation de ces ions. Par l'échange cationique de montmorillonite sous forme dite hydrogène (argile activée) avec une substance organiques la quantité de la substance organique qui est adsorbée par la montmorillonite sous forme hydrogène devient presque égale à la quantité des cations échangés. Lors du traitement à l'acide, l'élution du cation à partir du cristal de montmorillonite a pour effet de transformer ou de détruire la structure cristalline en provoquant une diminution de la capacité d'échange de cations. Habituellement, la capacité d'échange de cations par la montmorillonite sous la forme hydrogène semble être d'environ 90 méq./100 g. Il ressort de ce qui précède. que la présence d'eau ou d'humidité dans l'argile activée elle-même et dans l'atmosphère d'adsorption est indispensable lorsqu'on utilise l'argile activée comme un adsorbant dans un procédé d'adsorption (ou d'absorption) en phase gazeuse. Ce phénomène semble différer de celui d'un procédé ordinaire d'adsorption en phase gazeuse à l'aide d'autres adsorbants. Plus précisément, lorsqu'on effectue une adsorption par échange de cations en utilisant de l'argile activée, l'eau ou l'humidité est absolument indispensable au niveau des sites d'échange ainsi que dans le gaz à traiter si l'on veut aboutir à l'échange désiré et au dégagement ou à la libération des cations. Les caractéristiques particulières du pouvoir adsorbant (ou absorbant) de l'argile activée sont considérées comme étant le résultat de la présence d'eau. Il est donc pratiquement difficile d'utiliser une argile activée, dans un procédé d'adsorption en phase gazeuse sans l'aide d'eau. Ceci a été confirmé expérimentalement. L'utilisation de l'argile activée dans l'adsorption en phase gazeuse exige un réglage approprié de l'humidité relative du gaz à traiter en vue de maintenir la teneur en eau libre. dans l'argile activée. à une valeur prédéterminée. Par ce moyeu on réalise une adsorption (ou absorption) très efficace. Cependant, une certaine quantité d'eau libre dans l'argile activée est nécessaire non seulement pour l'adsorption (ou absorption) par échange d'ions, mais aussi pour-une adsorption (ou absorpt#ion) de gaz hydrophile. La raison en est qutun élément analogue est dissous dans un autre élément analogue. On peut aboutir à une opération d'adsorption très efficace avec de l'argile activée si l'on règle l'humidité d'un gaz de traitement à un niveau optimal compte tenu des mécanismes d'adsorption qui interviennent lors de l'adsorption de substances sur de l'argile activée, c'est-à-dire l'adsorption Van der Waals l'adsorption polaire. la réaction de l'échange d'ions ou une combinaison de ces dernières. La figure unique du dessin annexé représente schématiquement un appareil d'adsorption 1 du type à transfert de courants gazeux par contact. L'appareil comprend un humidificateur obligatoire 2, un dispositif de dispersion 3 servant à disperser un adsorbant pulvérulent, une -tour de contact 4 pour mettre en contact un gaz de traitement humdifié avec l'adsorbant pulvérulent, un séparateur centrifuge ou cyclone 5 #pour éliminer les granules les plus gros du courant gazeux. un séparateur 6 de poudre et de gaz tel qu'un sac filtrant ou un collecteur de pous sières à entrafnement électriques un dispositif de circulation 7 d'un adsorbant en poudre et enfin un ventilateur 9.Sur le dessin. les divers composants de l'appareil sont représentés dans l'ordre mentionné mais leurs positions. leur agencement. leurs formes et leur construction peuvent être modifiés arbitrairement. ou encore chaque composant peut être remplacé par un dispositif équivalent. En fonctionnement. un gaz à traiter est introduit dans l'humidificateur 2 par un conduit d'admission 10 afin de donner à ce gaz des caractéristiques optimales d'humidité. Comme on l'a déjà dit-. bien que l'argile activée possède un fort pouvoir d'adsorption quand on la place dans un environnement d'humidité relative d'environ 70 à 75%(ladite argile contenant de 12 à 15% d'eau non combinée ou libre); on préfère humidifier le gaz de traitement à une humidité relative de 65 à 906 selon la nature du gaz, On peut effectuer l'hurnidification dans des conditions d'humidité relative de plus de 90%. Le gaz correctement humidifié est alors introduit dans le dispositif 3 où l'adsorbant pulvérulent est dispersé dans le gaz sous une densité élevée. Ce gaz entrainé l'adsorbant pulvérulent en dispersion uniforme et remonte à travers la tour 4 pour arriver dans le cyclone 5 et, pendant ce trajet, le gaz est mis en contact intime avec l'adsorbant pulvérulent, d'où adsorption de diverses substances sur l'adsorbant.En même temps, l'adsorbant absorbe ou désorbe l'humidité à partir du gaz ou vers le gaz pour maintenir la teneur en eau combinée à une valeur optimale. Après séparation des granules grossiers de l'adsorbant. à partir du gaz, dans le cyclone 5. le gaz traité est admis dans le séparateur 6 qui peut être un sac filtrant pour séparer le restant de l'adsorbant finement pulvérulent du gaz. Le gaz ainsi séparé s'échappe dans l'air à travers un tuyau d'échappement 8 sous l'impulsion d'un ventilateur 9. L'adsorbant qui est séparé dans le cyclone et dans le séparateur est recyclé au dispositif 3 par le dispositif de circulation 7 qui est muni d'un transporteur à vis (non représenté). Airsi l'adsorption peut se faire en continu par circulation de l'adsorbant dans l'appareil l afin d'assurer un rendement élevé d'adsorption. Dans ces conditions, l'argile activée, qui jusqu'à maintenant n'a été que rarement utilisée dans les procédés d'adsorption en phase gazeuse, peut être utilisée efficacement comme adsorbant d'une phase gazeuse à la condition de soumettre le gaz à traiter à une humidification préalable obligatoire. En général, un gaz malodorant produit dans un atelier ou dans une usine est un mélange de substances ou de composés variés parmi lesquels figurent des composés organiques polaires qui émettent des odeurs particulièrement désagréables. Les composés organiques polaires peuvent être adsorbés par l'adsorbant polaire et les composés organiques ioniques peuvent être adsorbés par échange ionique avec un adsorbant échangeur d'ions. Dans ce cas particulier, les composés tels que C2H5sH, CH2SH, NH3 et similaires peuvent être adsorbés par un adsorbant polaire, alors que les composés CH3NH2, (CH3)2NH, (CH3)3N et similaires peuvent être éliminés par adsorption avec échange d'ions. Cepen dant les composés polaires et organiques ioniques peuvent être simultanément adsorbés. avec une grande efficacité. par le pro cédé selon l'invention en utilisant de l'argile activée car cette dernière peut adsorber les divers types de composés par adsorp tion polaire ou par échange ionique. Le procédé de désodorisation de gaz. selon l'invention. uti lise comme adsorbant de la poudre d'argile activée ou un compo site pulvérulent composé principalement d'argile activée de sorte que le prix de l'adsorbant peut être maintenu à 10 à 20 fois au dessous de celui avec le carbone actif. L'utilisation d'unappa reil de désorption est inutile et on peut donc réduire aussi les frais d'installation. En fait. l'adsorbant qu'on utilise selon l'invention est remplacé par de 1'adsorbant frais seulement quand il atteint une valeur critique ou valeur de seuil d'adsorption. Après un traitement approprié, pour éviter la libération des substances adsorbées, l'argile utilisée peut servir comme charge ou comme un autre matériau si on le juge utile. La présente invention utilise comme adsorbant de l'argile activée obtenue par traitement de la terra alba qui est une ma tière abondante dans la nature et dont l'approvisionnement peut être organisé à peu de frais. Sur ce plan. l'invention contribue grandement à l'amélioration des procédés industriels de désodori sation. Les excellentes caractéristiques de l'invention devien nent évidentes quand on la compare avec les procédés de désodo risation par combustion des types connus. En effet, les procédés par combustion consommaient une quantité importante de pétrole, ce qui dégageait des vapeurs nocives en provoquant une pollution secondaire de l'environnement. L'exemple suivant sert à illustrer l'invention sans aucunement en limiter la portée EXEMPLE On utilise un mélange d'ammoniac et de phénol pour adsorp tion dans un appareil d'un type capable de distribuer un gaz à 3 un débit de 600 Nm /h. En ce qui concerne l'adsorbant* on utilise un composite pulvérulent comprenant 90% d'argile activée et 10X de carbone actif, pouvant passer par un tamis de 81 microns. En premier lieu, on utilise un gaz contenant 37,02 ppz d'ammoniac. 13,48 ppm de phénol et dont l'humidité relative est de 53%. La quantité d'adsorbant est de 100 g par kg de gaz traitée On introduit le gaz à une vitesse de 15 mètres/seconde et on le met en contact avec l'adsorbant pendant 0,5 seconde. On examine le gaz d'échappement résultant pour déterminer les concentrations d'ammoniac et de phénol en faisartappel respectivement au procédé à la pyridinepyrazolone et au procédé à la 4-amino-antipyrine. On obtient un gaz d'échappement qui contient 4,12 ppm d'ammoniac et 1,26 ppm de phénol. On répète ce même procédé sauf qu'on traite un gaz contenant 141,37 ppm d'ammoniac et 16,13 ppm de phénol et qu'on humidifie à une humidité relative de 82%. Le gaz d'échappement contient 0,02 ppm d'ammoniac et 0,01 ppm de phénol. c'est-à-dire que l'élimination porte sur 99,986% d'ammoniac et 99,938% de phénol. Il ressort de ce qui précède. que l'efficacité d'adsorption est réduite avec un gaz de faible humidité relative alors que, avec une humidité relative élevée, l'efficacité est remarquablement améliorée. Un appareil de désodorisation de gaz du type à lit fixe de filtration. qui est actuellement en usage répandu, utilise du carbone actif d'une gr#anulométrie de 4,75 à 3,36 mms 3,36 mm à 2,38 mm ou 2,38 mm à 1,41 mm. Dans le procédé de la technique antérieure. la vitesse linéaire du gaz est de 0,2 à 0.5 m/seconde alors que, selon l'invention, on utilise un adsorbant d'une granulométrie inférieure à 81 microns et on obtient ainsi une très forte amélioration de l'adsorption par les surfaces externes des particules. en permettant à l'adsorbant d'établir un contact intime avec le gaz, même à une vitesse linéaire de 15 mètres/seconde. REVENDICATIONS 1. Procédé d'adsorption avec humidification obligatoire, caractérisé en ce qutil consiste à amener un gaz à traiter ; à humidifier obligatoirement ce gaz à un degré prédéterminé ; et à disperser dans un courant gazeux. à une forte concentration. un adsorbant pulvérulent qui flotte dans le courant gazeux. ledit adsorbant étant principalement composé d'argile activée. en vue d'une mise en contact intime de l'adsorbant avec le gaz pour adsorber les composants malodorants de ce gaz sur l'adsorbant pendant le transfert de celui-ci conjointement avec le courant gazeux. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on sépare l'adsorbant entrainé à partir du gaz et on fait circuler l'adsorbant séparé pour le recycler au stade de dispersion. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'on commence par séparer les particules grossières de l'adsor bant entralné et ensuite on sépare la poudre fine à partir dudit courant gazeux. 4. Procédé selon la revendication t, caractérisé en ce qu'on humidifie le gaz jusqu'à une humidité relative de 65 à 90%. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 b 4r caractérisé en ce que l'adsorbant pulvérulent est d'une granulo métrie inférieure à 81 microns.