La présente invention concerne de nouvelles composi- tions à base de rifamycine SV utilisées en particulier dans le traitement du rhumatisme articulaire et des affections pa- thologiques analogues, par une injection intra-articulaire de rifamycine SV elle-même, de préférence sous forme sali- fiée. Toutes les opérations concernant la préparation des sels eux-mêmes, y compris leur purification, leur présentation en formes dosées pharmaceutiques convenables pour leur admi- nistration, et/ou leur empaquetage dans des récipients conve- nables pour leur administration, sont destinées à figurer dans le cadre de l'invention. On utilise la rifamycine SV depuis plus de quinze ans en médecines humaineet vétérinaire, comme agent théra- peutique dans toute la gamme des infections dues aux agents pathogènes gram-positifs et gram-négatifs, Mycobactérium tuberculosis et Mycobacterium leprae. Tous les états pathologiques dans lesquels on utilise la rifamycine SV sont exclusivement représentés par toutes les maladies dues à un facteur causal infectieux, qui peuvent brièvement serésumer comme suit: 1. Infections de la peau et des tissus mous; 2. - Infections chirurgicales; 3. - Infections de l'oreille, du nez, de la gorge 4. - Infections bronchopulmonaires et pleurales 5. - Infections du foie et du tractus biliaire 6. - Infections tuberculeuses; 7. - Infections diverses (orgelet, abcès dentaire, urétrite, et autres); 8. - Lèpre. On a maintenant découvert, conformément à l'invention, une nouvelle activité thérapeutique de la rifamycine SV. En fait, les injections intraarticulaires dudit composé ou de ses sels apparentés, administrées dans les articulations des patients souffrant de rhumatisme articulaire,ont conduit à une résolution rapide de l'état pathologique ainsi qu'à la guérison complète du malade. Toutes les solutions de rifamycine SV disponibles sur le marché, contiennent aussi, en plus de l'antibiotique sous la formedi.n sel de sodium, une certaine quantité d'ascorbate de sodium,(ajouté afin d'empêcher la conversion de la rifamycine SV en une solution de rifamycine S) et, en outre, des quantités notables de polyvinylpyrrolidone, ajoutéEs afin d'augmenter le faible pouvoir de tolérance locale de l'injec- tion, etderendre, par suite, l'antibiotique davantage acces- sible. En fait, on a observé que toutes les solutions aqueuses du sel de sodium de la rifamycine SV, utilisées jusqu'à pré- sent pour toutes les applications thérapeutiques connues, conviennent peu à une injection intra-articulaire. Lesdites solutions exigent en effet la présence de polyvinylpyrrolidone, nécessaire non seulement pour atteindre une concentration suffisante dudit sel, intrinsèquement peu soluble dans l'eau, mais également pour accroître la biodisponibilité de l'anti- biotique. Cette caractéristique, généralement positive daifts le cas d'un médicament, représente un inconvénient prononcé dans le cas de la technique thérapeutique qui constitue l'objet de la présente invention, étant donné qu'il est véri- fié que la résolution de l'état pathologique est d'autant plus rapide que la permanence de la rifamycine SV dans l'ar- ticulation est élevée. On a trouvé, dans le cadre de l'invention, que l'on peut préparer des sels de rifamycine SV, en particulier de sel de sodium, sous une forme sensiblement anhydre, par exemple par lyophilisation. Après addition d'une quantité convenable d'eau distillée, lesdits sels fournissent des solutions stériles que l'on peut utiliser extemporanément. Les ampoules lyophilisées respectives, contenant l'antibioti- que en tant que sel de sodium à l'état sec, peuvent être conservées pendant des années à la température ambiante. Dans le cas du processus de lyophilisation, les solutions aqueuses de rifamycine SV, résultant de la salification de l'anti- biotique avec NaHCO3 ou NaOH en une quantité telle que l'on obtienne un pH compris entre 7 et 8, ne doivent jamais être amenées à une température supérieure à + 40C, et elles doi- vent être consécutivement réfrigérées à - 350C aussi rapide- ment que possible. Aucune précaution spéciale n'est requise dans le processus de lyophilisation consécutif. Par suite, l'invention concerne également des formula- tions pharmaceutiques des sels de rifamycine SV sous une forme sensiblement anhydre, ne contenant pas d'additifs, convenables pour la préparation de solutions destinées à être injectées intra-articulairement pour le traitement pré- cité du rhumatisme articulaire. Les solutions aqueuses des sels de rifamycine SV avec des amino-acides basiques, tels que l'arginine, la lysine, l'histidine, l'asparagine, et autres, se sont avérées parti- culièrement utiles pour les applications thérapeutiques de l'invention, par elles-mêmes. Lesdits sels, nettement plus solubles dans l'eau que le sel de sodium, sont caractérisés par une biodisponibilité insatisfaisante et demeurent, par suite, dans l'articulation affectée, pendant un intervalle'de temps suffisant pour obtenir l'effet thérapeutique désiré. - Les sels de rifamycine SV avec l'histidine, la lysine et l'arginine s'avèrent très typiques à cet égard, car leurs solutions aqueuses à 20 % se caractérisent par un pH de 6,4 - 6,7, parfaitement adapté aussi bien pour la préservation de l'antibiotique que pour l'injection intra-articulaire. Lesdites solutions, présentant un pH entre 6,5 et 7, sont nettement plus stables que les solutions du sel de sodium. Après une lyophilisation qui peut être effectuée par ailleurs sans précautions spéciales, les sels d'amino-acides basiques avec la rifamycine SV peuvent être conservés pendant une longue durée, fournissant aisément des solutions prêtes à l'utilisation extemporanée après addition de quantités conve- nables d'eau distillée. Un autre objet de l'invention consiste, par suite, en des formulations pharmaceutiques représentées par des sels d'amino-acides basiques avec la rifamycine SV, sous une forme lyophilisée, convenable pour une injection intra-articulaire pour le traitement précité du rhumatisme articulaire. Le sel d'arginine de la rifamycine SV s'avère particu- lièrement utile pour l'application prévue, du fait de ses propriétés optimales de solubilité dans l'eau. Sa solution aqueuse à 10 % présente un pH de 6,7. Son pouvoir de tolérance locale, déterminé après une injection de 60 mg administrée une fois par jour pendant trois jours consécutifs dans le sac spinal du lapin, comparativement à des quantités égales de solutions de rifamycine SV du commerce, s'avèrent optimal et nettement meilleur que celui observé dans le cas des solutions du commerce. Conformément à l'invention, on obtient les sels de rifamycine SV avec des amino-acides basiques, en dissolvant dans l'eau des quantités stoechiométriques des deux compo- sants, en filtrant la solution résultante et en précipitant ensuite le sel avec un non-solvant, par exemple l'isopropanol, ou en éliminant l'eau à partir de la même solution, par exemple par lyophilisation. L'exemple décrit ci-après illustre la mise en oeuvre de l'invention, sans nullement limiter celle-ci dans son cadre et son esprit. EXEMPLE On dissout 12,5 g (71,8 mmoles) de L-arginine et 50 g (71,8 mmoles) de rifamycine SV dans 200 ml d'eau'pour prépa- rations injectables, sous vide. On filtre la solution ré- sultante sous vide, dans des conditions de stérilité, et on la transfère ensuite dans un lyophiliseur off on la refroidit à - 350C. On maintient la solution résultante à ladite tempéra- ture pendant trois-heures,avant de passer à la phase sous vide. On fait débuter la phase du séchage primaire, c'est- à-dire en amenant la plaque chauffante à 00C, lorsque la valeur du vide désiré est obtenue, à savoir 0,1 Torr. Cette phase présente une durée de 24 heures. Le séchage secondai- re selon lequel on maintient la plaque à la température ambiante, présente une durée de 3 heures. L'humidité finale du produit s'élève à une valeur approximative de 1 %. On prépare les sels de L-lysine et de L- histidine selon le même schéma, respectivement à partir de 1,050 g et 1, 113 g des deux amino-acides. La chromatographie sur couche mince des sels, obtenus selon la technique précitée (plaques de gel de silice 60F254, mises sur le marché par la firme"Merck',' 10 x 10) avec un éluant formé de chloroforme-méthanol 3:1 permet d'obtenir la Rf suivante: sel de rifamycine SV avec l'arginine: 0, 54 Sel de rifamycine SV avec l'histidine: 0,46 Sel de rifamyicne SV avec la lysine Les analyses élémentaires des ni les valeurs suivantes: (a) Sel de L-arginine pour C43H61N5014 (PM 871,96) Calculé %: C = 59,23; H = Trouvé %: C = 58,85; H = (b) Sel de L-histidine: pour C43H56N4014 Calculé %: C = Trouvé %: C = (c) Sel de L-lysine: pour C43H61N3014 Calculé %: C = Trouvé %: C = La solubilité des élevée dans l'eau et le (PM 852,91) ,55; H = 59,88; H- = (PM 843,94) 61,19; H = ,80; H = : 0,48 sels eux-mêmes ont four- 7,05; N 6,93; N 6,62; N 6,45; N 7,28; N 7,41; N = 8,03 = 7,85. = 6,57 = 6,48 = 4,98 = 4,71 sels d'histidine et de lysine est méthanol, bonne dans l'éthanol et l'acétone et pratiquement nulle dans l'isopropanol, l'éther, le benzène, l'acétate d'éthyle. Le sel d'arginine, fortement soluble dans l'eau, le méthanol et l'acétone, estpar ailleurs faiblement soluble dans l'acétate d'éthyle et le chloroforme. Valeurs de biodisponibilité La faible biodisponibilité des sels, conformes à l'invention, a déjà été mentionnée. Lesdits sels permettent d'obtenir (après une injection intra-articulaire) de fortes concentrations de rifamycine dans le liquide synovial pendant des durées de 24 - 48 heures après l'injection. Dans l'inter- valle, la rifamycine atteint sa concentration sérique maxima- le après 30 minutes, et demeure toujours présente en quanti- tés minimales, 24 heures après l'injection. On détermine les taux de rifamycine, présents dans les liquides biologiques des malades traités, en utilisant la chromatographie liquide sous haute pression (HPLC), un procédé plus fiable et repro- ductible que la méthode à l'ultraviolet ou la méthode micro- biologique. On injecte directement des échantillons de liquide synovial dans le chromatographe après précipitation des protéines par l'acétonitrile. D'autre part, les échantillons de sérum doivent être au préalable extraits par l'acétate d'éthyle à pH acide. Seule la rifamycine SV est présente dans le liquide synovial, tandis que le sérum contient également de la rifamycine S. On utilise un chromatographe mis sur le marché par la firme"Hewlett Packard, modèle 104 B, équipé d'un détecteur fixe de longueur d'ondes (254 nm), à colonne RP 18 (10 mc), d'une longueur de 25 cm et d'un diamètre de 4 cm. On utilise l'éluant suivant: (A) un mélange 80:20 de tampon au phosphate 0,01 M à pH 7 et d'acétonitrile; (B) acétonitrile. Le gradient varie de 10 % de B à 70 % de B en 15 minutes. Le débit est de 1,6 ml/minute. La température de l'étuve est de 35 C. La proportion de l'éluant A est de 60 % et de celle de l'éluant B de 40 %. Préparation de la Raie Etalon On utilise la rifamycine SV et sa forme oxydée, c'est- à-dire la rifamycine S, comme étalons. En vue d'établir les raies étalons dans le liquide synovial, on dissout 500 mg de chaque composé individuel dans un litre exactement de mélange 1:1 d'eau-méthanol. On réalise les deux raies d'absorption en injectant mcl, 10 mcl et 15 mcl desdites solutions dans le chromato- graphe. On dilue les solutions précitées à raison de dix fois dans le cas des raies étalons des sérums; on répète ensuite les opérations précitées. Détermination de la rifamycine SV dans le liquide synovial On effectue directement cette détermination sur le liquide synovial déprotéinisé. On introduit 200 mcl de l'échantillon dans un tube à essai centrifuge et on y ajoute 2 ml de l'acétonitrile. On agite la solution résultante et on la laisse décan- ter. On injecte ensuite 20 mcl de liquide surnageant, dans le chromatographe. On analyse immédiatement les échantillons afin d'empêcher l'oxydation de la rifamycine SV en rifamycine S. Détermination de la rifamycine dans le sérum On ajoute à 2 ml de sérum, un volume égal d'une solu- tion tampon à pH 1,71. On prépare ladite solution en mélan- geant 200 ml d'acide acétique N, 200 ml de NaOH N, 220 ml d'acide chlorhydrique N, et on l'amène ensuite au volume exact d'un litre avec de l'eau. On extrait deux fois la solution résultante avec 10 ml d'acétate d'éthyle. On amène la phase organique à siccité, et on la reprend ensuite avec 500 mcl d'acétonitrile. On injecte 20 mcl de ladite solu- tion pour l'analyse. Dans le Tableau I, on a rapporté les taux de rifamycine dans le sérum et dans le liquide synovial de patients auxquels on a administré une injection intra-articulaire de 500 ml du sel de L-arginine de la rifamycine SV. Les valeurs sont exprimées en mcg/mIl. o TABLEAU I w On w o Ln _ 1-O oD Ul INTERVALLES DE TEMPS ' 30' 1 h 2 h 4 h 6 h 8 h 24 h 48 h Taux sériques 1,54+0,2 0,95+0,42 0,93+ 0,16,583 +0,09 0,527+0,38 0,318 +0,21 0,221 +0, 12 0,250+0,25 Taux synoviaux 4930 +5502890+510 1360 +380 860 +250 373 +170 76+ 40 47 +20 26+15 9+8 _,_ _.. CO o' a' %O' Ès Le Tableau II souligne par ailleurs les différences de teneurs en ce qui concerne le traitement du rhumatisme articulaire selon l'invention, entre le sel de sodium de la rifamycine SV et les sels de la rifamycine SV avec des amino-acides basiques. Les résultats montrés dans le Tableau II (qui représentent la moyenne de huit détermina- tions, et qui sont exprimés en mg/ml) comparent les taux de rifamycine dans le liquide synovial chez des malades ayant reçu une injection intra-articulaire avec des quanti- tés de sel de sodium et de sel d'arginine équivalentes à 500 mg de rifamycine SV. Lesdits résultats démontrent la supériorité prononcée du sel d'arginine. TABLEAU II L'observation que l'on peut faire chez le cobaye mono- arthritique (arthrite due aux gamma-globulines) à savoir que les taux de sel d'arginine de la rifamycine s'avèrent dix fois plus élevés que dans le cas du sel de sodium de la rifamycine, après une administration intra-articulaire res- pectivement du sel de sodium ou du sel d'arginine de la rifamycine, démontre un accord complet avec les résultats mentionnés ci-dessus. Résultats cliniques On détermine les effets des injections intra-articu- laires de solutions de rifamycine SV dans la synovite rhuma- tismale, dans deux essais cliniques, l'un effectué selon une technique ouverte et l'autre selon une conception expérimen- tale en double-aveugle. On traite un total de 35 malades avec une injection intra-articulaire de 200-500 mg hebdoma- daire, pendant un maximum de 10 semaines. On suit les malades pendant trois ans. On effectue les tests diagnosti- ques de laboratoire suivants, chaque semaine, sur les ' 1 h 2 h 4 h 8 h Sel de sodium 6,7 0,2 1,53 0,49 0,485 0,18 0,439 0,18 0,140 0,067 Sel d'arginine 7,16 2,13,85 0,8 1,73 1 0,75 0,3 0,173 0,1 liquides synoviaux: numération différentielle des globules blancs, test RA, test de Waaler-Rose, test du latex, immuno- globulines, lymphocytes T et B, taux de C3 et C4, glucose, phosphatase acide. On effectue des examens bioptiques avant et après, Dlusieursmois (1-18) à la suite du début du traitement. L'exsudat s'avère complètement disparu dans l'inter- valle allant de la troisième à la dixième instillation de rifamycine SV. Ledit exsudat ne réapparaît seulement que chez deux malades, à savoir respectivement dans un cas au bout de deux mois et dans l'autre cas au bout de douze mois, à la suite de l'arrêt du traitement. On observe à la fin du traitement une nette chute des leucocytes totaux, du pourcentage de polymorphocytes et des cellules RA. On n'observe aucune variation des paramètres immunologiques. Les genoux des malades traités de la façon précitée avec la rifamycine SV présentent les variations suivantes d'un point de vue histologique: réduction des infiltrations de cellules synoviales, accroissement du tissu conjonctif nouvellement formé, aires environnantes présentant une synovie hyperplastique résiduelle, dépôts d'une nouvelle fibrine partiellement organisée. On n'observe aucun changement notable chez les malades témoins ayant reçu une solution saline. Dans une seconde série d'expériences cliniques, on administre à 75 malades, présentant des épanchements persis- tants dans un ou dans les deux genoux, 500 mg de rifamycine SV (sous la forme du sel de L-arginine) tous lessept jours, toujours par injection intra-articulaire. On observe une délitescence complète des épanchements et une amélioration clinique prononcée chez 72 desdits patients. 28 d'entre eux sont suivis pendantlà6 mois, 10 pendant 7à12 mois, 16 pendant là2 ans et 15 pendant 2à5 ans. Trois malades seulement présentent une récidive d'épanchement là6 mois après le début du traitement. Douze malades sur 72 nécessi- tent là3 infiltrations. 33 nécessitent 4à6 infiltrations et 27 malades nécessitent 7à12 infiltrations pour pouvoir provo- quer la délitescence de l'épanchement. Seul, un malade ne répond pas à 12 infiltrations. Le nombre des infiltrations il est strictement lié à l'activité de la synovite locale (P (P La rifamycine SV produit une douleur locale initiale chez la majorité des malades, et une réaction locale doulou- reuse retardée chez 28 malades sur 72. Deux des malades sur 75 doivent arrêter le traitement en raison des effets secon- daires malencontreux précités. Des infiltrations du sel de L-arginine de la rifamycine SV dans des sites articulaires autres que le genou (poignet, articulations métacarpophalangiennes et inter-phalangiennes de la main, articulations tibiotarsiennes et autres, sur un total de 300 articulations environ) démontrent la puissan- te activité analgésique et anti-inflammatoire du médicament. Le traitement aboutit à une réduction importante, et très souvent à une délitescence complète, de la rigidité matinale, à une force de préhension accrue comprise entre des niveaux de 60 et 100 % avec une amélioration globale de la fonction articulaire. Au cours des traitements administrés pour le rhumatisme articulaire, et-d'autres formes d'arthrite, à l'aide d'injections intra-articulaires de rifamycine SV, on démontre l'activité inhibitrice de la rifamycine SV sur des cultures de fragments de membrane synoviale prélevés par une biopsie à l'aiguille, réalisée à des fins de diagnostic chez des malades chez lesquels est suspecté un rhumatisme articulaire. En outre, on observe également la faible diffusion de la rifamycine SV, directement injectée dans l'articulation, et en conséquence, son activité inhibitrice possible sur les médiateurs chimiques de l'inflammation et de la lymphokinèse. Pour l'obtention desdits résultats, on doit injecter la rifamycine SV, de préférence sous la forme d'un sel, directement dans la cavité articulaire, de façon à atteindre ces concentrations élevées sinon impossibles à obtenir avec une utilisation systémique du médicament. La rifamycine SV persiste dans l'articulation affectée pendant un intervalle de temps assez long pour permettre un plan d'administration d'une dose hebdomadaire de l'ordre de /1000 mg en une fois, comme le démontrent les recherches cinétiques précitées et effectuées sur le liquide synovial. REVENDICATIONS 1. Nouvelles compositions de rifamycine SV, destinée au traitement du rhumatisme articulaire, caractéri- sées par le fait que sont administrées chez des malades pré- sentant des formes de rhumatismes articulaires, des injec- tions intra-articulaires de rifamycine SV et de ses sels. 2. Composition selon la revendication 1, caractéri- sée par le fait qu'elle est constituée par une solution aqueuse de rifamycine SV, sous une forme saline, destinée à être injectée dans l'articulation affectée. 3. Composition selon la revendication 2, caractéri- sée par le fait qu'elle est constituée par une solution aqueuse du sel de sodium de la rifamycine, destinée à être injectée dans l'articulation affectée. 4. Composition selon la revendication 2, caractéri- sée par le fait qu'elle est constituée par une solution aqueuse d'un sel de rifamycine SV avec des amino-acides basiques, destinée à être injectée dans l'articulation affectée. 5. Composition selon la revendication 4, caractéri- sée par le fait que le sel de rifamycine SV est le sel d'arginine. 6. Composition selon la revendication 4, caractéri- sée par le fait que le sel de rifamycine SV est le sel de lysine. 7. Composition selon la revendication 4, caractéri- sée par le fait que le sel de rifamycine SV est le sel d'histidine. 8. Composition selon l'une quelconque des revendications 2 à 7, caractérisée par le fait que la solution aqueuse de rifamycine SV, sous forme salifiée, est exempte d'additifs. 9. Composition selon l'une quelconque des revendica- tions 2à8, caractérisée par le fait que la solution aqueuse est préparée juste au moment de l'utilisation par dissolution d'une dose d'un sel sensiblement anhydre de la rifamycine SV. 10. Composition selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 9, caractérisée par le fait que chaque fois, on injecte 2001000 mg de rifamycine SV dans l'articulation affectée. 11. Composition selon la revendication 10, caractérisée par le fait que l'injection intraarticulaire est administrée une fois par semaine. 12. Composition pharmaceutique destinée au traitement de formes de rhumatisme articulaire par injection intra-articu- laire, caractérisée en ce qu'elle est constituée par une solution aqueuse d'un sel de rifamycine SV. 13. Composition pharmaceutique selon la revendication 12, caractérisée en ce que la solution aqueuse est préparée de manière extemporanée en dissolvant dans de l'eau le sel de sodium sensiblement anhydre de rifamycine SV. 14. Composition pharmaceutique selon la revendication 12, caractérisée en ce qu'elle est constituée par une solution aqueuse d'un sel de rifamycine SV avec un amino-acide basique. 15. Composition pharmaceutique 14, caractérisée en ce que l'amino-acide 16. Composition pharmaceutique 14, caractérisée en ce que l'amino-acide 17. Composition pharmaceutique 14, caractérisée en ce que l'amino-acide 18. Composition pharmaceutique des revendications 12 à 17, caractérisée aqueuse est exempte d'additifs. 19. Composition pharmaceutique des revendications 14 à 18, caractérisée selon la revendication basique est l'arginine. selon la revendication basique est la lysine. selon la revendication basique est l'histidine. selon l'une quelconque en ce que la solution selon l'une quelconque en ce que la solution aqueuse est préparée, de manière extemporanée, en dissolvant dans de l'eau le sel sensiblement anhydre de rifamycine SV avec un amino-acide basique. 20. Sel de sodium de la rifamycine SV sous une forme sensiblement anhydre. 21. Sels de la rifamycine SV avec des amino--acides basiques. 22. Sel de la rifamycine SV avec l'arginine. 23. sel de la rifamycine SV avec la lysine. 24. Sel de la rifainycine SV avec l'histidine. 25. Procédé pour la préparation de compositions pharma- ceutiques, destinées au traitement intra-articulaire du rhumatisme articulaire, caractérisé par le fait que l'on soumet la solution aqueuse d'un sel de rifamycine SV à un processus de déshydratation. 26. Procédé le fait que le sel de 27. Procédé le fait que le sel de acides basiques. 28. Procédé le fait que le sel de 29. Procédé le fait que le sel de 30. Procédé le fait que le sel de 31. Procédé selon la revendication 25, caractérisé par rifamycine SV est le sel de sodium. selon la revendication 25, caractérisé par rifamycine SV est un sel avec des amino- selon la revendication 27, caractérisé par rifamycine SV est le sel d'arginine. selon la revendication 27, caractérisé par rifamycine SV est le sel d'histidine. selon la revendication 27, caractérisé par rifamycine SV est le sel de lysine. pour la préparation des sels de rifamycine SV avec des amino-acides basiques, caractérisé par le fait que l'on dissout la rifamycine SV dans de l'eau avec la quantité stoechiométrique de l'amino-acide basique, et que l'on sépare le sel en tant que produit solide par l'addition d'un nonsolvant miscible à l'eau ou par l'élimination de l'eau de la solution. 32. Procédé selon la revendication 31, caractérisé par le fait que l'amino-acide est l'arginine. 33. Procédé selon la revendication 31, caractérisé par le fait que l'amino-acide est la lysine. 34. Procédé selon la revendication 31, caractérisé par le fait que l'amino-acide est l'histidine.