La présente invention se rapporte à un procédé de transfert de films chauffés et aux nouveaux produits ainsi obtenus. Un objet de la présente invention est de fournir un procédé de formation d'une stratification à scellement par la chaleur, à partir d'un film de matière thermoplastique et d'une feuille de substrat, où le film est maintenu dans un état non chauffé jusqu'à un moment juste avant la stratification et, à ce moment, le film est chauffé jusqu'à une température suffisante pour permettre la liaison avec le substrat lors de l'application de pression. Ce film thermoplastique est supporté par le milieu de chauffage, ce dernier ayant une surface de chauffage à propriétés de libération par rapport au film, si bien que le film n'adhère que légèrement au milieu de chauffage.Lorsqu'on utilise un film de polyoléfine, une surface de la polyoléfine sera traitée pour la rendre polaire, alors que l'autre surface restera non polaire et ctest la surface non polaire qui entre en contact avec la surface de chauffage du milieu de chauffage, alors que la surface polaire devient une interface du stratifié. Le procédé peut être réalisé en continu et le film thermoplastique et la feuille de substrat peuvent êtrechoisisparmiun cer- tain nombre de matières disponibles, bien qu'on préfère utiliser une polyoléfine pour le film. La présente invention sera maintenant décrite en relation avec les dessins ci-joints dans lesquels La figure 1 est une illustration schématique d'-n exemple de réalisation d'un dispositif qui peut être utilisé pour réaliser le présent procédé, et La figure 2 est une illustration schématique d'un autre exemple de réalisation d'un dispositif pour rdaliser le nouveau procédé. Dans le brevet américain nO m.360.412, le procédé qui y est décrit implique la production d'une stratification scellée par lu chaleur, formée à partir d'un film thermoplastique e d'un substrat et dans laquelle la chaleur pour le film à stratification par la chaleur est fournie par le substrat. Le film est maintenu à l'stand refroidi jusqu'à ce qu'il soit amené en contact intime avec le substrat chauffé avec l'application de pression qui produit le stria il fié scellé par la chaleur.Le film peut être choisi à partir d n'importe quelle matière thermoplastique disponible dans le ccm.ero ce, bien qu'un film de polyoléfine soit préféré et, spécifIquement, le polyéthylène. Cependant, on peut utiliser d'autres films thermo plastiques, tels que des polymères d'acétate de vinyle, du chlorure de polyvinylidène, de l'acétate de cellulose, des polymères de chlorure de vinyle, des copolymères chlorure-acétate de vinyle, l'éthylcellulose, le triacétate de cellulose, le chlorhydrate de caoutchouc dit "Pliofilm", le polystyrène, l'alcool polyvinylique, le polyvinylbutyral et l'acétate de polyvinyle.Le film doit être capable de pouvoir être scellé par la chaleur sur le substrat, si bien qu'une surface du film doit être polaire. Dans le cas où le film est une polyoléfine telle que du polyéthylène, il sera nécessaire de traiter une surface du film de polyéthylène pour la rendre polaire par le procédé d'oxydation par la flamme gazeuse ou le procédé de décharge dit corona tel que décrit dans le brevet américain n" 3.360.417. Ces deux procédés sont bien connus dans la technique pour activer une surface de film en polyoléfine. Le substrat peut être également formé par n'importe quelle matière utilisée dans le domaine de l'empaquetage, telle que du papier kraft, du carton, du produit dit cellophane, du papier cristal, du produit dit saran revêtu de produit dit cellophane sur un côté, du papier au sulfite, de la feuille de bois broyée, diverses feuilles minces et feuilles métalliques et analogues. La feuille de substrat aura nécessairement des propriétés physiques ou chimiques différentes du film thermoplastique, bien qu'un film ou les feuilles thermoplastiques puissent être également utilisées conne substrat. On préfère que le substrat soit préchauffé avant d'amener le substrat et le film thermoplastique en relation de contact intime par préchauffage du substrat, même jusqu'à une température sensiblement inférieure à la température de fusion du film de polyoléfine qui tendra à accélérer la liaison chimique et mécanique aux surfaces interfaciales du substrat et du film. La feuille de substrat ne doit pas être chauffée Jusqu'à une température qui provoquerait des changements physiques et chimiques indésirables dans le substrat. Dans ce but, divers genres de papiers deviennent dé hydrates lors d'un chauffage intense en rendant la matière faible, cassante, non formable et non entaillable. D'autres papiers et cartons de substrat subissent des changements de couleur lorsqu'ils sont soumis à des extrêmes de température.D'une manière semblable, des substrats imprimés formés de papier peuvent subir des changements de coloration d'encre lorsqu'on les soumet à une température relativement élevée pendant une pdriode importante de temps. On a trouvé que, pour la plupart des substrats et spécialement des substrats du type papier et carton, le préchauffage d'environ 660C à 99 C produit des résultats très avantageux. Le film thermoplastique sera maintenu à l'état frais jusqu'à ce qu'il soit appliqué au milieu de chauffage. Le milieu de chauffage comprend un tambour de chauffage rotatif qui fait aussi partie du milieu d'application de pression, puisque le tambour chauffé sert également en tant qu'un des cylindres à resserrement. Dans le cas où un film de polyoléfine est utilisé, la surface non traitée ou non polaire du film entrera en contact avec le tambour de chauffage, alors que la surface traitée du film sera disposée vers l'extérieur pour devenir finalement une interface du stratifié. Le tambour de chauffage sera également pourvu d'une surface de chauffage ayant des propriétés de libération par rapport à la surface chaude non traitée ou non polaire du film de polyoléfine lorsque ce dernier est utilisé.En conséquence, quand le film est chauffé Jusqu'd sa température de fusion, comme par exemple 1380C pour un film de polyéthylène basse densité, la surface non traitée du film adhèrera légèrement avec la surface de chauffage du tambour de chauffage. Ensuite, quand le film est amené en relation de contact intime avec le substrat et qu'on y applique une pression, une liaison chimique et mécanique se produira entre la surface traitée du film et le substrat, si bien qu'un stratifié à scellement par la chaleur est formé. L'adhérence entre les surfaces interfaciales du stratifié est sensiblement supérieure à la cohérence à la lumière entre la surface non traitée du film et la surface de chauffage du tambour si bien que, lorsque le stratifié sera formé à l'emplacement du resserrement de stratification, le film sera retiré du tambour de chauffage. Le stratifié est ensuite refroidi et enroulé sur une bobine et est spécialement adaptable à l'utilisation pour la formation de matières d'empaquetage. En se référant maintenant aux dessins, on verra qu'un exemple de réalisation du dispositif pour mettre en pratique les étapes du présent procédé de stratification est présenté. Le substrat S est déroulé d'une bobine 10 de substrat qui est montée convenablement sur ut support de déroulement 11. Pour assurer que le substrat sera envoyé au resserrement de stratification dans des conditions de tension uniforme, indépendamment du diamètre de la bobine de déroulement 10, on préfère qu'un dispositif réglable pour obtenir une tension constante soit prévu, bien que ce dispositif ne soit pas représenté sur le dessin.D'une manière semblable, un dispositif de guidage des bords peut être prévu pour assurer la transmission de la feuille de substrat au resserrement de stratification, en alignement avec le film thermoplastique, indépendamment des dimensions de la bobine du substrat ou de sa texture d'impression. Le substrat S est alors entrains sur un cylindre d'étalement 12, du type fou, qui peut être de construction à chevrons pour aplatir la feuille, bien que sa construction particulière dépende du genre particulier de substrat manipulé. Le substrat est alors entraîné sur un cylindre de préchauffage 15, qui est de construction cylindrique et qui peut être chauffé à la vapeur d'eau ou chauffé par un autre fluide de transmission de chaleur en circulation, Jusqu'à une température adéquate pour chauffer le substrat Jusqu'd approximativement 660C à 99 C. Le préchauffage des feuilles de substrat tend à accélérer leur liaison avec le film thermoplastique, bien qu'il ne soit pas nécessaire de chauffer le substrat. Le substrat S est ensuite entratné sur un cylindre fou 14 d'étalement avant d'être envoyé dans le resserrement de stratification pour l'étape de stratification. Le cylindre d'étalement 14 du type fou peut être aussi de construction à chevrons, à la manière du cylindre d'étalement 12, bien que d'autres types du cylindre d'étalement puissent être aussi utilisés. Le film thermoplastique F est déroulé d'une bobine 15 qui est montée pour tourner sur un des deux arbres 16 portés par un bras 17 pouvant osciller. Le bras 17 est monté à pivot sur un support de déroulement 19, du type à tourelle, par le pivot 18. Une seconde bobine 15a de matière thermoplastique est également montée sur l'autre arbre du support 19, si bien qu'une bobine de réserve sera disponible quand la bobine de matière thermoplastique traitée sera complètement déroulée. Ce support 19 est du type qui permet à une épissure ou assemblage flottant d'être réalisé par rapport aux bobines de film utilisées, en permettant un fonctionnement continu du procédé de stratification.Le dispositif associé à l'alimentation du film thermoplastique vers le resserrement de stratification doit être pourvu d'un frein ou dispositif sensible d'obtention de tension de déroulement constante pour éviter de soumettre le film à des conditions de tension excessives et pour éviter ainsi l'étirage, l'ondulation et le rétrécissement dans la dimension de largeur. I1 est aussi souhaitable de pourvoir le système d'aliien- tation du dispositif d'un moyen d'alignement convenable d'ême de film, tel que l'équipement de guide de bord associé à l'alimentation du substrat vers le resserrement de stratification, en permettant ainsi au film et au substrat d'être en alignement parfait, lorsqu'ils sont envoyés au resserrement de stratification. Le film thermoplastique est passé entre deux rouleaux de resserrement 20 d'épissage ou d'assemblage qui effectuent non seulement une épissure ou un assemblage ferme entre les extrémités respective des deux bobines de film thermoplastique mais servent aussi de dispositif très efficace de tension de film constante réglable lorsqu'au moins un des cylindres à resserrement est entraîné à partir du moyen de cylindre de stratification. Dans le présent exemple de réalisation, on préfère qu'au moins un des cylindres à resserrement 20 soit pourvu de liaisons d'entraînement vers les moyens de cylindre de stratification, si bien que les cylindres à resserrement serviront de dispositif de tension. Le film F est alors entratné sur un cylindre d'étalement 20a, du type fou, qui peut être de construction à chevrons bien que d'autres types de cylindres d'étalement tel qu'un cylindre à lattes d'expansion entratné ou un cylindre entraîné du type Mt. Hope puisse être également utilisé. Lé film F est alors entratné sur un cylindre 21, recouvert de caoutchouc au silicone, qui a une construction métallique mais qui est pourvue d'un recouvrement en caoutchouc au silicone de 5,17 à 6,35 mm. Un cylindre de support 22, qui a une construction d'enveloppe en spirale, est disposé en contact avec le cylindre 21 et sert à refroidir ce cylindre.Dans ce but, on indique qu'un fluide de refroidissement, tel que de l'eau ou analogue, est rapidement mis en circulation à travers le clin dre de refroidissement 22, si bien que ce cylindre 22 sert à reti rer continuellement la chaleur à partir du cylindre 21. Cette action d'échange de chaleur entre le cylindre 21 t 2-2 est suffisan- te pour maintenir la température de la surface du cylindre 2' en dessous de la température à laquelle le film deviendrait chaud, tiré, se distordrait ou adhèrerait au cylindre 21. Un cylindre 25 de chauffage de film est disposé en contactde support ave le cylindre 21 et le film F est entraîné entre les cylindres 21 et 25 et sur ce dernier qui sert a ':hauf.er treks effile cacement le film pour le rendre semi-visqueux ou au moins pour mener jusqu a sa température de scellement par la chaleur. Le y- lindre de chauffage-23 a une construction d'enveloppe en spirale et peut être chauffé jusqu'à une température qui permettra le chauffage du film jusqu'à sa température de fusion.Dans ce but, lorsqu'un polyéthylène basse densité est utilisé comme film F, la température en surface du cylindre de chauffage 23 peut s'abaisser jusqu'à 1130C, bien que des films de polyéthylène ayant d'autres densités, ainsi que d'autres matières thermoplastiques puissent exiger une température beaucoup plus élevée pour atteindre leur température de scellement par la chaleur.Le cylindre de chauffage 23 est également pourvu d'une surface qui a des propriétés de libération par rapport au film thermoplastique chaud et, dans l'exemple de réalisation représenté, l'enveloppe en spirale est recouverte d'un film de libération en produit dit Teflon ou en un vernis lustré, à cuisson sévère sur du silicone, qui, spécifiquement, a des propriétés de libération pour la surface non traitée chaude du polyéthylène, ou une surface revêtue de chrome dure qui est polie ou de préférence attaquée ou sablée Jusqu'à un fini de matte. On indique à nouveau que le film F est maintenu dans un état non chauffé Jusqu'd ce que le film soit poussé en contact avec le cylindre de chauffage 23. Lorsqu'un film de polyoléfine, tel que du polyéthylène, est utilisé, la surface non traitée du film sera la surface qui s'engage dans le cylindre de chauffage 23, la surface traitée ou polaire étant disposée vers l'extérieur. Avec cet agencement particulier, quand le film F est chauffé, il n'adhèrera que légèrement à la surface du cylindre de chauffage. L'adhérence du film semi-visqueux par rapport à la surface du cylindre de chauffage 23 est sensiblement inférieure à la force adhésive entre le film et le substrat.Ceci peut être attribué au fait que la surface du cylindre de chauffage a des propriétés de libération par rapport au film de polyoléfine ou d'autres types de films et, quand du polyéthylène est utilisé, le côté non traité est disposé en po sitiorL adjacente au cylindre de chauffage. Le cylindre de chauffage 23 sera pourvu de moyens d'entraIne- ment converables pour le faire tourner afin qu'il serve aussi de milieu de transport. Le cylindre 21 recouvert de caoutchouc au sipicore ainsi que le cylindre de refroidissement 22 ne sont pas en tratllés par des moyens d'entratnement directs mais sont entratnés 'ur manière indirecte nar relation de mise en contact avec le l:riure de chauffage 25. Un cylindre de stratification 24, pourvu d'un recouvrment convenable de caoutchouc au silicone ou analogues, coopère avec le cylindre de chauffage 23 pour former l'ensemble de cylindre de stratification.Ce cylindre de stratification 24-n'est pas directement entratné mais est mis en rotation par sa relation de mise en contact avec le cylindre de chauffage et coopère avec ce dernier pour pousser le substrat S et le film chauffé F dans une relation de mise en contact intime l'un par rapport à l'autre. Le cylindre de stratification 24 peut être déplacé vers et en s'éloignant du cylindre de chauffage 23 au moyen de cylindresà air convenables pour fermer la surface de resserrement entre eux. Dans ce but, on a trouvé que la pression maxima à exercer sur le substrat S et le film F devait être obligatoirement 45,3 kg pour 2,54 cm de resserrement. Quand le film chauffé est poussé en contact intime avec le substrat S, la surface traitée ou polaire du film formera une surface interfaciale du stratifié ainsi formé, et la force d'adhérence entre le film F et le substrat S est sensiblement plus grande que la force d'adhérence entre le film et la surface de chauffage du cylindre de chauffage 23.Ainsi, lorsque le film et le substrat seront réunis par stratification, le film sera retiré en continu du cylindre de chauffage 23 > même si le film est dans un état semi-visqueux. Le cylindre de stratification 24, tout en étant pourvu d'un recouvrement élastique et résistant à la chaleur, n'a pas besoin nécessairement d'avoir des propriétés de libération puisque seule la surface de substrat vient en contact avec le cylindre de stratification, sauf quand la feuille continue de substrat se brise, ondule par accident au mauvais fonctionnement de l'équipement ou erreur de l'opérateur. Cependant, des recouvrements en caoutchouc au silicone sont préférés. Le stratifié est alors entraîné sur deux tambours ou cylindres de refroidissement entratnés 25 qui servent à refroidir le stratifié achevé L juste avant le réenroulement. Le stratifié L est ensuite entraîné sur un cylindre d'étalement 26, du type fou, et est finalement enroulé sur une bobine de réenroulement pour former une bobine 27 qui est portée par un support de réenroulement 28. On indique que, si un film de polyoléfine a été utilisé, la surface du film qui constitue une surface exposée du stratifié L sera la surface non traitée du film. Avec cet agencement, il y aura peu, si toutefois il y en a, de tendance du stratifié à se bloquer ou à se coller. Par rapport au traitement de la surface du film de polyoléfi ne, une surface du film peut être prétraitée ou un dispositif de traitement convenable peut être incorporé dans le présent dispositif. Si un mécanisme ou un dispositif de traitement est prévu dans le présent dispositif, ce mécanisme de traitement peut être placé à n'importe quel emplacement convenable entre le support de déroulement pour le film F et l'ensemble de cylindre de stratification, si bien que le film F peut avoir une surface continuellement traitée pour la rendre polaire. On indique également que des stratifiés qui ont été produits par le présent procédé ont de nombreuses caractéristiques et propriétés souhaitables par rapport aux stratifiés formés par le procédé de revêtement par extrusion. Dans le procédé de revêtement par extrusion, un substrat est revêtu avec une matière thermoplastique qui a été extrudée sur la surface du substrat. Ce procédé exige que la matière thermoplastique soit liée Jusqu'd une température extrêmement élevée afin d'être extrudée dans un état liquide. La chaleur de ce dispositif entraînera l'oxydation de la surface d'une polyoléfine, telle que du polyéthylène, quand ce genre de polymère est utilisé. Par suite de cette oxydation en surface des strates de film, celles-ci ne se réuniront pas à elles-mêmes par scellement par la chaleur à des températures uniformes et les températures de scellement par la chaleur sont beaucoup plus élevées que la température de scellement par la chaleur des stratifiés formés selon le présent procddé. On a trouvé que la température de scellement par la chaleur des stratifiés formés par le procédé de revêtement par extrusion variera d'une bobine de stratifié à l'autre, ce qui représente un état qui interrompt souvent l'opération de scellement par la chaleur dans un procédé d'empaquetage dans lequel ces stratifiés de revêtement par extrusion sont utilisés. Bien que le film dans le présent procédé soit chauffé Jusqu' un état semi-visqueux, la température est sensiblement moindre que la température d'extrusion dans le procédé de revêtement par ex trusion, si bien que des, odeurs indésirables, associées aux températures élevées, ne sont tout simplement pas présentes avec le présent procédé, bien que ces odeurs indésirables soient couramment associées à des stratifiés formés par le procédé de revêtement par extrusion. On a également trouvé que des stratifiés formés par le présent procédé n1 avaient pas de tendance à s' enrouler, ce qui constitue une autre caractéristique indésirable du procédé de revêtement par extrusion. L'enroulement du stratifié, qui est la conséquence du procédé de revêtement par extrusion, résulte non seulement de la différence de coefficients de dilatation du polymère et du substrat, mais un autre facteur qui y contribue est la différence extrême de températures entre le substrat et le polymère extrudé. Dans le procédé de revêtement par extrusion, le film est quelquefois chauffé jusqu'à une température d'approximativement 316 C, alors que la température du substrat est maintenue sans augmentation ou avec une légère augmentation. La différence de températures plus la différence sensible de coefficients de dilatation des matières produisent un enroulement indésirable durant le refroidissement du stratifié. Cependant, le présent procédé consiste à chauffer jusqu'à une température suffisante pour amener le film à un état semi-visqueux et, comme le film est passé sur le cylindre de chauffage, un effet de recuit a lieu pour supprimer les tensions structurales trouvées dans le film.Dans le cas où une polyoléfine telle que du polyéthylène,est utilisée comme film, le film sera déplacé sur le cylindre de chauffage dans lequel le film est chauffé au moins jusqu'à un état semi-visqueux. Les tensions structurales du film seront soulagées lorsque le film sera rendu plus fluide et, puisque le film est supporté par sa large adhérence sur le cylindre de chauffage, les tensions seront sensiblement éliminées du film avant la liaison de ce film au substrat, et il y aura peu, si toutefois il y en a, de tendance du film à se rétrécir par suite de la présence de phénomènes de mémoire. Les tensions dans des films tels que des films de polyoléfine résultent à la fois de la manière selon laquelle le film est à l'origine extrudé et de a structure moléculaire du film lui-même.Les caractéristiques indésirables d'ondulation des stratifiés de revêtement par ex;ruzton sont évitées dans le présent procédé. On verra d'après les paragraphes précédents que dans le prévu sent procédé, le film thermoplastique lui-même est chauffé jusqu'à un état semi-visqueux, bien que ce film soit maintenu dans un etat dimensionnellement stable jusqu a un moment juste axant 11 étapede stratification. Le film est supporté lorsqu'il est chauffé jusqu'à sa température de scellement thermique pour permettre à un effet de recuit d'avoir lieu dans le film, afin d'éviter ainsi le rétrC- cissement qui entraîne l'ondulation du substrat. On notera égale- ment, d'après la description précédente que, darus le présent pi cédé, un film thermoplastique, de préférence en polyoléfine telle qu t en polyéthylène, est lié alors qu'il est dans un état semi-visqueux à ntimporte quelle feuille parmi les feuilles du substrat disponibles dans le commerce telles que du papier, du carton, des feuilles minces et autres films thermoplastiques et analogues.Bien que le substrat puisse être préchauffé dans le présent procédé, la chaleur principale pour produire la stratification à scellement par la chaleur est appliquée directement au film thermoplastique à un moment juste avant l'étape de stratification, mais suivant une manière qui n'interfère pas avec la stabilité dimensionnelle du film. Les moyens de tension pour le film thermoplastique présentés ou des moyens de tension supplémentaires peuvent être utilisés pour provoquer un étirage suffisant des films, si bien que leur impression peut être étirée Jusqu' une dimension désirée. L'impression sur le film sera une impression sous-dimensionnée ou courte, et le film sera étiré suivant une valeur désirée avant d'être envoyé dans l'ensemble de cylindre de stratification pour amener l'impression à une dimension convenable. Ce tensionnement du film thermoplastique pour l'retirage ou l'agrandissement de l'impression peut être réalisé spécifiquement de la même manière que celle décrite dans le brevet américain nO ).560.412. En se référant maintenant à la figure 2, on verra qu'un dispositif différent pour réaliser le procédé de stratification est représenté. On indique que le film peut être choisi parmi toutes les matières thermoplastiques disponibles dans le commerce, bien qu'un film de polyoléfine soit de nouveau préféré et spécialement en polyéthylène. Le film aura une surface traitée qui a été rendue polaire par le procédé de décharge corona ou un procédé d'oxydation par une flamme de gaz, tel que décrit dans le brevet américain nO 5.560.J417. ;e substrat peut être également formé par toutes les matières décrites par rapport à l'exemple de réalisation décrivant le dispositif de la figure 1.Cependant, on indique que, dans 1 te xemple de réalisation de la figure 2, le préchauffage du substrat au dessus de la température ambiante n'est pas nécessaire pour le succès de cette opération. Le rq 1 thermoplastique sera aussi maintenu dans un état non haufé, i bien que le film est à une température ambiante jusqu'8 ce qutil soit appliqué au milieu de chauffage Le milieu de chaufpage du dispositif décrit dans la figure 2 comprend également un tambour de chauffage pouvant tourner qui constitue une partie du milieu d'app vacation de pression et sert de rouleau ou de cylindre à resserrement. Le substrat 51 est déroulé à partir d'une bobine 50 de substrat qui est convenablement montée sur un support de déroulement 52. De nouveau, on indique que le support de déroulement sera pourvu d'un dispositif convenable à tension constante réglable, bien que ce dispositif ntait pas été représenté sur le dessin. Le film thermoplastique 53 est déroulé à partir d'une bobine 54 qui est montée sur un arbre 55 porté par un support de déroulement 56. On indique qu t un support de déroulement à tourelle 19 peut être prévu, si bien qu'une bobine de réserve de matière thermoplastique peut être disponible pour permettre la réalisation d'une épissure par point, à la manière du dispositif décrit par rapport à la figure 1.En outre, un dispositif ou frein de tension de déroulement constant délicat est également prévu pour éviter de soumettre le film à des conditions de tension excessives et pour éviter ainsi l'étirage, la formation d'ondulations, le rétrécissement dans la dimension de la largeur. Le dispositif sera aussi pourvu dtun moyen convenable d'alignement de surfaces continues de film, tel qu t un équipement de guide de bord, auquel on s'est référé par rapport au dispositif de la figure 1. Le film 53 est pourvu d'une surface non traitée 56 et d'une surface traitée 57, cette dernière étant traitée par un procédé d'oxydation à la flamme de gaz ou un procédé à décharge corona, qui est décrit dans le brevet américain nO 3.560.417. Ces deux procédés sont bien connus dans la technique pour activer une surface de film en polyoléfine. Le substrat 51 est passé sur un cylindre 58 recouvert de caoutchouc, qui est supporté sur des bras 59 d'un support 60. Le support 60 comprend aussi un support 61 qui supporte un tambour entraîné chauffé 62. Le tambour 62 est chauffé soit avec de la vapeur d'eau, soit avec un autre fluide chauffé, si bien que la température en surface est dans l'intervalle de llO0C à 149 C. Le tambour est construit en métal et la surface métallique est revêtue par un revêtement de libération, tel que du produit dit Teflon, un vernis au silicone ou d'autres matières de libération semblables. Le tambour 62 coopère avec le cylindre 58 pour exercer une pression de resserrement d'approximativement 31,7 à 226,5 kg pour 2,54 cm de resserrement. On notera que le substrat et le film traversent le resserrement défini par les tambours 62 et le cylindre 58, si bien que le film est placé directement en contact avec le tambour alors que le substrat est placé à ltextérieur. La surface non traitée 56 du film 53 entre en contact avec la surface du tambour alors que la surface traitée 57 est placée en contact interfacial avec le substrat 51. Le film et le substrat sont maintenus dans cette position par rapport au tambour 62 et ensuite traversent le resserrement défini par le tambour 62 et un cylindre 63, recouvert de caoutchouc, qui est monté sur des bras de support 64 du support 60. La pression de resserrement exercée par le cylindre 63 et le tambour 62 est également dans la gamme de 31,7 à 226,5 kg pour 2,54 cm de resserrement.Le film et le substrat sont réunis par stratification pour former le stratifié 65 lorsque le substrat et le film traversent le resserrement défini par le tambour chauffé 62 et le cylindre 63. Bien que, dans l'exemple de réalisation de la figure 2, le film soit maintenu contre le tambour 62 à travers un arc de 1800, l'arc ou l'enveloppe peut être dans la gamme de 10 jusqu'à approximativement 3600C, si on le désire. L'importance de la surface du tambour 62 contre laquelle le film est maintenu dépendra de la vitesse à laquelle le film et le substrat se déplacent. Dans l'exemple de réalisation du dispositif utilisé dans la figure 2, on notera que, bien que le film soit chauffé jusqu'à sa température de fusion par contact direct avec le tambour chauffé 62, le film est en fait supporté entre le tambour et le substrat, en rendant ainsi possible la stratification allant jusqu'à une valeur aussi faible que 0,0127 mm. Lorsqu'un film de 0,0127 mm est stratifié sur le substrat, on pense que le chauffage du film allant de la température ambiante d'approximativement 21"C jusqu'à la température de fusion allant de llO"C à 127"C, pour du polyéthylène basse densité, se produit presque instantanément lorsque le film et le substrat passent entre le resserrement défini par le cylindre 58 et le tambour 62. En conséquence, pour des vitesses normales et avec un film de 0,0127 mm, la principale stratification et le principal transfert se produisent presque instantanément, une adhérence supplémentaire se produisant entre le film et le substrat au resserrement défini par le tambour 62 et le cylindre 63. Cependant, avec des films plus épais, tels que des films de polyéthylène de 0,0508 mm, on sent bien que le resserrement défini par le cylindre 58 et le tambour 62 sert à placer le film sur le substrat, alors que le principal effet de stratification a lieu apparemment entre le resserrement défini par le cylindre 63 et le tambour 62.On pense qu'un transfert substantiel du film au substrat se produit également dans le resserrement défini par le cylindre 63 et le tambour 62 avec un film mince tel qu'un film de polyéthylène de 0,0254 mm, si le film est déplacé à des vitesses-en surface continues allant de 564,8 mètres à 456 mètres par minute. En conséquence, le dispositif décrit sur la figure 2 et le procédé mis en pratique permettent non seulement la stratification de films relativement minces sur des substrats, mais aussi permettent la stratification à des vitesses de 364,8 et 456 mètres par minute. On notera également que, dans le dispositif de la figure 2, non seulement il nty a pas de préchauffage du substrat, mais le film lui-même est maintenu à une température ambiante jusqu'à la stratification, en permettant ainsi les opérations de capacité élevée très économiques. La chaleur exigée pour chauffer les matières (film) est simplement celle de la température de fusion du film qui est approximativement 1100C à 1270C pour du polyéthylène basse densité. Comme on l'a indiqué ci-dessus, il est absolument essentiel de traiter une surface de la polyoléfine, de préférence avec un procédé de décharge corona. Lorsqu t une surface du polyéthylène est traité par un procédé de décharge corona, apparemment il y a une augmentation des groupes à activité en surface qui permet une liaison permanente du polyéthylène au substrat. En éliminant le pre'- chauffage du substrat, non seulement le procédé pour le dispositif illustré dans la figure 2 est rendu plus économique, mais de nombreux substrats en supplément sont rendus disponibles puisque certains substrats sont extrêmement sensibles aux températures supé- rieures. La stratification entre le substrat et le film est essentiellement chimique, si bien qu'une liaison est permanente. Le produit stratifié 65, réalisé par le disposfltif de la fi gure 2, a également peu de tendance, si toutefois il ì en a, a s'en- rouler par rapport aux produits revêtus par extrusion. qui sont soumis à l'enroulement. Apparemment, puisque le film est placé contre la surface du tambour chauffé 62 pour le support sur un arc d'approximativement 3.800 > il y a suffflsa7umenb de temps e sé- Jour pour produire l'effet de recuit sur le film. Apparemment, ceci est souhaitable, lorsque le film est formé par un procédé de soufflage. En outre, le produit stratifié 65, formé par le procedé et le dispositif décrits sur la figure 2, a une aptitude à permettle le scellement facile du film à lui-même, plus facilement que la matière revêtue-par extrusion par suite de la surface vierge ou non modifiée 56 du film. Dans des matières revêtues par extrusion, les surfaces de la polyoléfine s'oxydent par suite des températures élevées utilisées dans le procédé d'extrusion. En outre, le présent procédé peut être décrit comme étant un procédé de stratification par voie sèche, puisqu'il nty a pas de solvants, d'adhésifs ou analogues utilisés pour stratifier le substrat au film. A cet 'gars, on indique que le présent procédé et le présent dispositif fournissent un produit qui est supérieur au produit revêtu par extrusion, puisque le stratifié 65 a un revêtement extrêmement dur de matière de film. On appréciera que des films utilises dans le présent procédé tombent généralement dans la gamme dtindices de fusion de 1,2 et 3, alors que les résines de revêtement par extrusion ont généralement des indices de fusion de 4,8, 10 et dans certains cas même 15.On appréciera que plus l'indice de fusion est faible, plus le poids moléculaire est élevé et, en conséquence, plus le revêtement est dur. On indique en outre qu'avec le procédé de stratification par voie sèche, le profil de calibrage du stratifié peut être contrôlé avec plus de précision. Les stratifiés revêtus par extrusion sont souvent mal calibrés et ont une mauvaise formation sur un laminoir simplement par suite des caractéristiques du procédé luimême. D'autre part, le présent procédé de stratification par voie sèche permet la fabrication d'un produit à partir de film soufflé qui a une excellente formation au laminoir, ainsi qu'un calibrage bien meilleur que celui revêtu par extrusion. Ainsi, on verra qu'on a fourni un nouveau procédé unique pour produire un stratifié à partir d'une feuille de substrat et d'un film thermoplastique, ce stratifié ayant de nombreuses qualités supérieures aux stratifiés disponibles dans le commerce, formés par des techniques connues. La présente invention n t est pas limitée aux exemples de réa lisation qui viennent d'être décrits, elle est au contraire susceptible de variantes et de modifications qui apparaîtront à l'homme de l'art. REVENDICATIONS 1 - Procédé en continu pour fournir une stratification scellée par la chaleur à partir d'un film de matière en polyoléfine, ayant des surfaces polaires et non polaires, et d'un substrat formé d'une matière différente du film thermoplastique, caractérisé en ce qu'il consiste à déplacer le film de polyoléfine et la feuille de substrat chacun à travers des chemins prédéterminés de déplacement et, ce faisant, à faire passer le film et le substrat à travers une première zone de pression définie par un premier moyen d'application de pression et un milieu de chauffage convexe tournant, ce film étant interposéwentre le substrat et le milieu de chauffage si bien que la surface non polaire du film est placée contre le milieu de chauffage, à continuer le mouvement du film et du substrat contre le milieu de chauffage à travers un arc pré- déterminé de déplacement, pour amener le film rapidement à être chauffé de la température ambiante Jusqula un état semi-visqueux, le milieu de chauffage ayant des caractéristiques de libération par rapport à la surface non polaire du film, à faire passer ce film et ce substrat à travers une seconde zone d'application de pression définie par un second milieu d'application de pression et le milieu de chauffage, si bien que la surface polaire du film entre intimement en contact avec la surface de la feuille de substrat pour effectuer le scellement par la chaleur des surfaces interfaciales, et la production d'une liaison chimique permanente, et une force adhésive entre le film et le substrat étant sensiblement supérieure à la force adhésive entre la surface non polaire du film et le milieu de chauffage, si bien que le film est retiré du milieu de chauffage lorsqu'il est lié à la feuille de substrat, et à poursuivre le mouvement d'un film stratifié et de feuilles de substrat. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le film et le film de substrat, lorsqu'ils sont déplacés entre la première et la seconde zones d'application de pression et contre le milieu de chauffage convexe tournant, sont déplacés à travers un chemin en arc, sur un arc d'au moins 100 jusqu a approximative- ment 3600. 3 - Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le chemin en arc de mouvement du film et du substrat entre la première et la seconde zones d'application de pression se fait à travers un arc d'au moins 1800. 4 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caracté risé en ce que le film est en polyéthylène, et le film et le substrat sont maintenus à la température ambiante jusqu'à leur passage à travers la première zone d'application de pression. 5 - Procédé selon ltune des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la première et la seconde zones d'application de pression exercent chacune une pression de resserrement dans la gamme de 31,7 kg à 226,6 kg pour 2,54 cm de resserrement. 6 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le film de polyoléfine est chauffé par le milieu de chauffage jusqu'à une température non supérieure à l380C. 7 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la surface polaire du film a été rendue polaire en soumettant le film à une décharge corona. 8 - Stratifications composées de films en polyoléfine et de substrats, ainsi obtenues à titre de produits industriels nouveaux.