Le terme "tamis moléculaire" est appliqué à certaines compositions en raison de leur propriété très utile, leur capacité de séparer des mélanges de composés avec lesquels on les met en contact, les zéolites naturelles mieux connues qui 5 ont été utilisées initialement dans ces buts comprennent la chabazite, la faujasite et l'analcite. La chabazite est une zéolite naturelle ayant la capacité, par exemple, d'adsorber les hydrocarbures non ramifiés tout en laissant non adsorbés les hydrocarbures ramifiés et c'est pourquoi on l'appelle 10 tamis moléculaire. Le tamis moléculaire classique, qu'il soit naturel ou synthétique, présente certaines propriétés qui sont indésirables pour de nombreuses applications. Par exemple, un tamis moléculaire zéolitique n'est pas chimiquement inerte, 15 il a des caractéristiques superficielles polaires, (c'est-à-dire qu'il est hydrophile), il peut être défavorablement influencé par une température élevée et il peut être relativement coûteux. Dans la mesure où les propriétés d'un "tamis moléculaire" sont déterminées par adsorption physique, le terme 20 "tamis" est trompeur, car il n'y a pas de séparation de matières "refusées" et "passées" comme dans un crible ou un tamis ; un ou plusieurs constituants du mélange traité sont adsorbés et le reste n'est pas adsorbé. On considère normalement le charbon activé granu-25 laire comme ayant des grosseurs limitées par les tamis n° 4 x 10 à 20 x 50 de la "Sieve Sériés" des Etats-Unis d'Amérique. Il aura une surface spécifique moyenne (déterminée par adsorption de Np) d'au moins 600 mètres carrés par gramme, mais généralement de pas plus d'environ 1 300 mètres carrés 30 par gramme et il adsorbera une quantité de tétrachlorure de carbone allant jusqu'à environ 50 £ de son poids. La surface spécifique est une mesure approximative de la capacité du charbon et elle est déterminée de manière classique par la quantité d'iode adsorbée. Une étude concernant un charbon 35 activé du commerce et ses caractéristiques peut être trouvée dans le brevet des "tats-IJnis d'Amérique n° 2 763 580 au nom de Zabor. 72 12046 2 2132704 Antérieurement à la présente invention, on a préparé des charbons activés qui présentaient dea propriétés molécu-lairement sélectives non observées habituellement. Voir, par exemple, Walker, P. L. ; Lamond, T.G-. ; et Metcalfe, J, J • J 5 2d Conf. on Industrial Carbon and Graphite (1965). les auteurs ont utilisé des charbons activés, les ont revêtus de quantités notables de certaines résines et les ont carbonisés à des températures élevées comprises entre 500°C et 850°C. Ils ont effectué ensuite des comparaisons avec des tamis moléculaires 10 zéolitiques synthétiques du commerce. Voir aussi le brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 3 516 791 aux noms de Evans et Flood et le brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 2 790 511 au nom de Konrad. M. M. Dubinin et autres, selon un rapport publié dans 15 Nature. V. 207, pages 75-76 (3 juillet 1965)» ont préparé à partir de bois un charbon activé qui présentait des propriétés de grosseurs de pores comparables à celles de tamis moléculaires zéolitiques ou synthétiques, maie ayant de très petites surfaces spécifiques. J. E. Ketcalfe III, M» Kawahata et P.L. 20 Walker, Jr, ont appliqué le terme "tamis moléculaire" à certains anthracites activés, indiqués comme ayant une faible surface spécifique / Fuel. 42, 233 (1963)_7° W. E. K. Wynne-Jones, dans les compte-rendus de travaux du dixième Symposium de la Colston Research Society, 25 page 35 (1958) ont étudié la surface spécifique du charbon activé et ont effectué des comparaisons avec des tamis moléculaires synthétiques zéolitiques du commerce. Des charbons activés préparés à partir de matières premières telles que du chlorure de polyvinylidène, du poly-30 vinylbenzène, des résines urée-formaldéhyde, etc., ont présenté des propriétés qui n'ont pas encore trouvé d'utilisation générale. Voir, par exemple, J. J. Kipling et R. B. Watson, "Adsorptive Properties of Polymer Carbons", Trans Faraday Society 56, 557, 562 (i960) ; J. R. Dacey et D. G. Thomas, 35 "Adsorption on Saran Charcoal", Trans Faraday Society 50, 647, 740 (1954) ; Mahajan et Walker, "Krypton Adsorption on Micro-porous Carbone and 5A Zeolite", J. Colloid and Interface 72 12046 3 2132704 Science. V. 29, K° 1, page 129 (1969). Une description plus ou moins classique du charbon activé peut comprendre une mesure du volume de pores au moyen par exëmple de l1adsorption du tétrachlorure de carbone. 5 l'indice de tétrachlorure de carbone peut dépendre dans une certaine mesure des dimensions et de la forme des ouvertures des pores ; c'est-à-dire du nombre de micropores ayant des ouvertures assez grandes et/ou de la forne convenable pour laisser entrer la molécule de tétrachlorure de carbone, la 10 description classique peut comprendre aussi une mesure de la surface spécifique déterminée par adsorption d'iode, la Demanderesse a préparé une série de charbons activés ayant des indices de tétrachlorure de carbone de moins de 2 et en ~iême temps des indices d'iode supérieurs à 450. 15 l'indice d'iode est défini comme le nombre de milli grammes d'iode adsorbés à partir d'une solution aqueuse iode-iodure de potassium par un gramme de charbon activé pulvérisé quand la concentration en iode du filtrat résiduel est 0,02 N. le mode opératoire est le suivant. On place 1 000 20 grammes de charbon pulvérisé séché dans un ballon ; on ajoute 10 cm^ d'acide chlorhydrique à 5 /» en poids et on brasse jusqu'à ce que le charbon soit mouillé. On place le ballon sur une plaque chauffante, on porte son contenu à l'ébullition et on le laisse bouillir pendant seulement 30 secondes. Après 25 avoir laissé refroidir le ballon et scn contenu à la tempéra-ture ambiante, on ajoute 100 cm de solution normalisée 0,1 ÎJ d'iode dans le ballon. On bouche immédiatement le ballon et on secoue énergiquement son contenu pendant 30 secondes. On filtre par gravité à travers un papier-filtre S & D n° 512 30 plié. On écarte la portion initiale de 20 à 30 cm de filtrat et on recueille le reste dans un bêcher propre. On ne lave pas le résidu sur le uapier-filtre. On mélange le filtrat dans le bêcher avec un agitateur et on transfère à la pipette 50 cht du filtrat dans un ballon. On titre l'échantillon de 50 cm 35 avec une solution normalisée 0,1 N de thiosulfate de sodium jusqu'à ce que la couleur jaune ait presque disparu. On ajoute * environ 2 cm de solution d'amidon et on continue le titrage 72 12046 4 2132704 jusqu'à ce que la couleur bleue de l'indicateur disparaisse juste. On calcule l'indice d'iode comme suit : X A - (2,2B x cm^ de solution de thiosulfate utilisés) 5 m poids de l'échantillon (grammes) Indice d'iode = X/m* (1,295 - 20,51C + 286,4C2) X/m = rag d'iode adsorbés par gramcie de charbon 10 1 = N1 x 12693,0 B = N2 x 126,93 C = normalité du filtrat résiduel normalité de la solution d'iode ^2= normalité de la solution de thiosulfate de sodium. 15 la capacité d'un charbon pour un adsorbat quelconque dépend de la concentration de 1'adsorbat dans le milieu de mise en contact avec le charbon. Ainsi, la concentration du filtrat résiduel doit être spécifiée, ou connue, de manière que des facteurs appropriés puissent être appliqués pour corriger la 20 concentration de façon qu'elle soit en accord avec la défini- mination dépend de l'activité du charbon. Si la normalité du filtrat résiduel (C) n'est pas comprise entre 0,008 N et 0,035 25 5, on doit répéter l'opération en utilisant une quantité différente d'échantillon. Il est important pour la précision de l'essai que le rapport en poids de l'iodure de potassium à l'iode soit de 1,5 à 1,0 dans la solution normale d'iode. 30 la solution d'iode est préparée comme suit. On dissout 12,7 grammes d'iode de la qualité "réactif" et 19,1 grammes d'iodure de potassium dans de l'eau distillée. On dilue à 1 litre dans un ballon volumétrique. Pour normaliser la solution d'iode, on en transfère à la pipette 25,0 cm •3 35 dans une fiole d'Erlenmeyer de 250 cm et on titre avec la solution normalisée 0,1 N de thiosulfate de sodium. On utilise tion. la quantité d'écnantillon à utiliser dans la déter- 72 12046 5 2132704 l'indicateur amidon quand la couleur de l'iode s'affaiblit et devient jaune clair. On termine ensuite le titrage en ajoutant goutte \ goutte le thiosulfate jusqu'à ce qu'une goutte produise une solution incolore. 5 Dans l'essai concernant l'activité pour le tétra chlorure de carbone, de l'air sec saturé ensuite de vapeur d- tétrachlorure de carbone est passé à travers un lit de charbon granulaire jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'accroissement de poids du charbon. Le pourcentage d'accroissement 10 de poids du charbon est 1'"activité pour le tétrachlorure de carbone". Un charbon dérivé de n'importe quelle matière carbonée existant dans la nature peut être utilisé comme matière de départ pour la préparation d'un charbon hautement 15 activé ayant les avantageuses caractéristiques physiques et de comportement d'un tamis moléculaire très sélectif, à action rapide. On peut utiliser du charbon de noix de coco, de la houille, de la houille carbonisée, des produits de carbonisation de lignite, de la boue acide de pétrole, des coquilles de 20 noix carbonisées, du bois, etc. Ces charbons sont inclus dans l'expression "matière carbonée existant dans la nature". La présente invention, toutefois, n'envisage pas l'utilisation de matières carbonées synthétiques telles que du polyvinyli-dène, etc. 25 De plus, le présent charbon activé a un très grand volume de macropores pour un charbon activé "tamis moléculaire", ce qui conduit à la caractéristique d'action adsorbante rapide. On a trouvé que la houille bitumineuse peut être utilisée comme matière première pour la préparation d'un char-30 bon hautement activé ayant les avantageuses caractéristiques physiques et de comportement d'un tamis moléculaire très sélactif à action rapide. On pulvérise la houille ou autre matière carbonée telle que du charbon de noix de coco à une granulométrie telle 35 qu'une proportion d'au moins 65 ¥> passe à travers un tamis de 0,044 mi d'ouverture de maille. La houille pulvérisée est mélangée» en -ooids, de 5 à 15 fo environ de brai ou d'un autre 72 12046 6 2132704 liant carboné, qui est aussi pulvérisé, et le mélange est aggloméré ou mis par compression modérée à des formes qui sont, \ leur tour, broyées et tamisées. Comme on le verra par les résultats présentés ici, on préfère utiliser une granulométrie relativement étroite» La matière granulaire ainsi obtenue est ensuite cuite au four dans l'air, à une température comprise entre 300 et 400°C, pendant une période de 120 à 200 minutes. On introduit de l'air dans la zone de cuisson en quantités fournissant des totaux de 5 à 18 litres environ d'air pour contact avec 1 gramme de charbon» La quantité d'air utilisée est le produit du débit de l'air par le temps de cuisson durant lequel de l'air est introduit. On peut faire varier la quantité d'air (ou d'oxygène) venant réellement en contact avec le charbon en faisant varier l'un ou l'autre facteur. On effectue ensuite une calcination. La matière granulaire est introduite dans une zone de calcination à une température comprise entre 850°C et 960°C, qui est maintenue dans cet intervalle pendant une période de 5 à 10 minutes. Le but de l'étape de calcination est de chasser tous les constituants qui sont volatils dans les conditions de l'étape de calcination. Le charbon activé ainsi préparé aura un indice d'iode (représentant la surface spécifique) d'au moins 450 et un indice de tétrachlorure de carbone (représentant la grosseur de pores) de pas plus de 2,0. Les propriétés combinées de très grande surface spécifique et de très petite grosseur de pores rendent ce charbon activé particulièrement utile pour des applications dans lesquelles on utilise habituellement des tamis moléculaires plutôt que du charbon activé. Une préparation générale préférée de la matière utilisée comme charge peut être décrite comme suit. Le charbon de noix de coco, la houille ou l'autre matière carbonée de départ est d'abord pulvérisé de manière qu'une proportion de 85 à 90 $> passe à travers un tamis de 0,044 mm d'ouverture de maille. On ajoute ensuite de 5 à 15 ^ de brai dans l'appareil de pulvérisation (habituellement du côté supérieur pour le charbon de noix de coco, du côté inférieur pour la houille). 72 12046 7 2132704 Le mélange est ensuite mis sous la forme de briquettes ou aggloméré, puis broyé en particules de grosseurs comprises entre 0,59 et 1,41 mm environ. La matière est ensuite activée. Quelques exemples de la préparation de divers échan-5 tillons d'un tel charbon activé sont présentés dans le tableau 1 ci-après. Dans la préparation de ces exemples, on utilise une houille bitumineuse. La houille est pulvérisée par un micropulvérisateur. Elle est ensuite mélangée intimement dans le micropulvérisateur avec environ 7 $ de brai de goudron de 10 houille en particules ayant un point de ramollissement compris entre 90 et 100°G et le mélange est mis sous la forme de bri- p quettes sous une pression de 1 400 kg/cm et à une température allant jusqu'à 110°C environ. Les briquettes sont ensuite broyées et tamisées à la granulométrie désirée. L'activation 15 des granules est effectuée dans l'air aux températures et pendant les temps indiqués dans le tableau. Le produit est ensuite calciné pendant sept minutes à une température de 850 à 960°G dans un récipient partiellement clos dans un four à moufle. La dévolatilisation qui se produit durant la calcina-20 tion a un effet notable sur la surface spécifique et sur l'activité pour 001^. TABLEAU 1 K> N° G-ranulo-métrie ("Sieve Sériés" des E.U.A) kPoids en grammes de l'échantillon de charge Débit d'air 1/min Point de température Temps min h cci4 1 °C 2°C 3 °C 1 18 x 30 50 3,0 370 370 360 120 443 0,78 2 14 x 18 50 3,0 380 380 380 180 511 0,84 3 14 X 18 50 3,0 • 380 380 380 180 487 0,53 4 18 x 30 50 3,0 360 360 360 180 469 0,63 5 10 x 14 50 3,0 360 360 360 180 508 0,48 6 14 x 18 50 4,0 370 360 370 180 526 0,92 7 14 x 18 50 4,0 360 360 360 180 479 0,70 8 10 x 14 50 3,0 360 360 360 180 465 0,39 9 10 x 14 50 3,0 370 370 370 180 528 0,30 10 14 x 18 100 4,0 450 450 450 300 541 14,0 11 14 x 18 100 4,0 360 360 360 360 477 5,7 12 14 x 18 100 4,0 350 350 350 360 512 1,9 13 10 x 14 100 4,0 360 360 340 360 479 0,69 14 10 x 14 100 4,0 350 350 360 ■ 240 570 2,6 15 10 x 14 100 4,0 350 350 350 360 467 1,3 16 10 x 14 100 6,0 350 350 350 240 513 4,5 17 10 x 14 100 3,0 350 350 350 360 481 1,5 18 10 x 14 100 4,0 360 360 360 270 485 1,0 N° G-ranulométrie ("Sieve Sériés" des J5.U.A .) Poids en grammes de î'échantillon de charge Débit d'air 1/min Point de température Temps *2 cci4 1 ÔC 2°0 3 °C min 19 14 x 18 100 6/1 340 340 350 230 429 0,0 20 14 x 18 100 4/1 350 360 350 320 461 0,12 P1 10 x 14 100 3/1 360 360 350 280 457 0,1 ?P 10 x 14 100 3 360 360 '350 340 481 1,14 23 10 x 14 100 3 350 360 350 310 473 0,27 24 10 x 14 • 100 3 370 380 370 270 516 0,91 25 10 x 14 100 3 350 370 370 270 501 0,57 26 14 x 18 100 3 360 • 380 380 270 548 2,0 27 14 x 18 100 3 360 380 330 185 - 496 0,69 NJ O -fc» CT- U3 ro OJ NO I 72 12046 10 2132704 D'après les informations données dans le tableau 2, on peut admettre que pour un rendement donné, quand on utilise la noix de coco comme matière de départ, il faut moins d'oxygène dans l'étape initiale d'activation qu'avec la houille, car 5 la quantité d'air consommée est considérablement moindre que dans le cas de la houille pour qu'on obtienne un niveau comparable d'activation. Les températures et temps de combinaison dans le tableau 2 sont les mêmes que pour le tableau 1 » La matière utilisée est du charbon de noix de coco aggloméré avec 10 15 i" de brai. Elle est traitée dans un four rotatif de 5,08 cm. TABLEAU 2 N° G-ranulométrie ("Sieve Sériés" des S.'U.A.) Poids en grammes de 1'échantillon de charge Débit d ' air 1/min Temp. du four °C Temps min CCI, 4 1 12 x 20 50 2,0 340 130 504 0,0 2 12 x 20 50 2,0 340 130 504 1,1 3 12 x 20 50 2,0 340 130 572 1.5 4 12 x 20 50 2,0 340 130 502 1,0 Le tableau 3 montre l'effet du temps de rétention dans l'étape d'activation à une température donnée. On verra que l'indice d'iode et l'indice de CCl^ s'élèvent tous deux quand le temps de rétention augmente. Le rendement diminue 25 en raison d'une oxydation accrue. TABLEAU 3 Effet du temps de rétention Conditions : 50 grammes, tamis des Etats-Unis d'Amérique n° 10 x 30 (0,59 à 2,0 mm) 2 litres d'air par minute, tempé-30 rature d'activation 340°C. 72 12046 n 2132704 Essais de temps de rétention Indice d ' iode cci4, io en poids Rendement i 90 352 0,2 81,6 130 470 0,3 80,0 150 516 0,5 ' 78,0 180 486* 0,75* 70,0* * Moyenne de 2 essais. L'effet d'une élévation de la température d'activa-10 tion est sensiblement parallèle à celui du temps de rétention, comme indiqué dans le tableau 4 ci-après. Des températures élevées et de forts débits d'air ont pour résultat une surac-tivation, c'est-à-dire des indices de CGl^ de plus de 2,0 TABLEAU IV 15 Effet de la température d'activation Conditions : 50 grammes, tamis des Etats-Unis d'Amérique N° 14 x 18 (1,0 à 1,41 mm) 3 litres d'air par minute, temps de rétention 180 minutes, 10,8 litres d'air par gramme. 20 25 Température d'activation °C Indice d'iode * cci4, io en poids * Pourcentage de rendement* 300 350 0,28 92,2 320 410 0,23 87 *0 340 420 0,28 84,8 350 440 0,50 79,5 360 446 0,40 77,1 370 466 0,63 69,5 380 500 0,70 67,1 * Moyenne de 2 essais. 72 12046 12 2132704 La volatilisation qui se produit durant l'étape de calcination provoque une "contraction" des pores (se traduisant par un abaissement de lrindice de tétrachlorure de carbone) et un accroissement du volume des micropores et de la 5 surface spécifique, ce qui se traduit par une élévation de l'indice d'iode. Bien qu'il soit nécessaire que la surface spécifique augmente notablement durant l'étape de calcination, les températures et les temps nécessaires pour assurer les résultats désirés sont statistiques difficiles à mettre en 10 relation. Par exemple, l'effet de variations dans la température de calcination a été étudiée au laboratoire en utilisant trois températures de calcination différentes pendant sept minutes, avec les résultats présentés ci-après dans le tableau 5. 15 TABLEAU 5 Effet de la température de calcination Température de calcination,°C Indice d'iode i. en^ids Rendement de la calcination, * 863 426 0,25 70 898 396 0,24 68 953 348 0,5 70 On pourrait conclure du tableau 5 que l'indice de CCl^ n'est pas particulièrement affecté par la température de 25 calcination dans l'intervalle général de 860°C à 960°C. Des études plus complètes effectuées ultérieurement illustrent mieux l'amélioration de l'indice de CCl^ qui accompagne dans une certaine mesure les élévations de température dans cet intervalle tandis que l'effet sur l'indice d'iode est conservé. 30 Voir le tableau 6. 72 12046 n 2132704 TABhMAU 6 sur l'indice .i 1 i ode et- i M rnl i ce de i. t'trachlorure Ji' u.-irb.1,,!' '.if? la lempé ra lure o t, de i a durée de In cal — e i tin tion Echan-t i! 1 on Température Of-l Temps (minutes) Ind i ce d ' i od e Indice - de CCI. 4 A 863 7 513 1,9 \ A 898 7 477 1,2 A 7 418 0,37 B 863 7 498 B me 7 443 0,8 B 9^3 7 418 0,78 L'effet de la grosseur des particules est illustré dans le tableau 7 ; les particules plus grosses que ceTles de l'intervalle des tamis des Utats—Uni s d'Amérique, N° 10 à 14 (1,41 à ?,0 mm) ont tendance à présenter de plus grandes uur-faces spécifiques, comme indiqué par l'indice d'iode, et de nlus petites grosseurs de nores, comme indiqué par les indices de 0 :i^. (";n suppose qu'une plus grande partie de la combustion a tendance \ se :>rodui re sur la surface extérieure des granules plus petits en raison du rapport surface/volume plus élevé. Pour cette raison, une distribution relativement uniforme des grosseurs de particules est souhaitable. L'effet de la grosseur des ;n "ticules peut se voir aussi sur le tableau 7. 6AD OhiGiNAL 72 12046 14 2132704 'l'A H 1,!-!A II Y Kl'l'iit. Je la grosse» r 'i'-:: pa r I. I i:ii I c Conditions : Le >■; r*;t »n ,rM * : ;, ') li'.r'c;; ,>■'■• minute, temps ré ten t i un 1 Un m i imin;;, 10,H I i très .l'ai r- par' ;a-am''ir, l.empi'-ra-t. un; d ' aet, i va t i on *5 f > f ' ° C T. 10 Grosseur des ouïes (Tamis N ° ) pa r t i -. xi. A. !nd i ce d'i o de * CCI ■/. en po i d s * l'eu recri ta/^e de rendement* 10 x 14 4 86 0,43 78,O 14 x 1H 446 o,40 77,1 Température d'activation 370° a 10 x 14 5 l'H 0,3 71,8 14 x 18 466* 0,63* 69, c->* * Moyenne de ? essais. 15 Ainsi, on peut voir que la demanderesse a inventé un charbon activé ayant de:; propriété qui ne pouvaient pas -tr Ce charbon peut être utilisé t rès avanta/^eusemen t pour adsorber sélecti vemen t les molécule a d'une grosseur donnée tout en refusant toutes les autres, il est donc utile coime tam i s molécula i re. ;n> Le présent charbon activé à. "sélectivité contrôlée" comporte plusieurs avantages nets par rapport aux tamis moléculaires synthétiquos et/ou aux tamis moléculaires zéolitiques naturels. Le charbon activé ne comporte pas d'emplacements à charge "i. on i sable" et est par ailleurs chimiquement inerte 30 envers la plupart des produits chimiques et dans la plupart des conditions. Tandis que 1er; tamis moléculaires zéolitiques SAD ORIGINAL "J 72 12046 15 2132704 peuvent isomériser un hydrocarbure normal (l'une des utilisations des tamis moléculaires zéolitiques), le charbon activé à sélectivité contrôlée n'aura pas cette action, le charbon activé à sélectivité contrôlée adsorbera un hydrocarbure normal 5 à partir d'un mélange avec des isomères, et l'hydrocarbure est récupérable par des procédés connus. Des acides gras, alcools, sulfates d'alcoyles, etc, ramifiés, peuvent être séparés des composés normaux à chaîne droite correspondants avec du charbon activé à sélectivité contrôlée. Sa capacité 10 est équivalente à celle de tamis moléculaires synthétiques du commerce. La récupération des adsorbats peut être effectuée par oscillation thermique, oscillation de pression, déplacement par solvant et d'autres procédés connus. Quand la récupération n'est pas nécessaire, le charbon peut être régénéré par un gaz 15 inerte chaud, de la vapeur d'eau surchauffée, activation par air à 400°C par exemple ou n'importe quel autre procédé connu comme efficace pour le charbon activé. Il est évident que l'invention n'est pas limitée aux modes de mise en oeuvre décrits et qu'on peut y apporter toutes 20 variantes. 12046 16 2132704 REVERDI CATIONS Un procédé de préparation d'un tamis moléculaire sous une forme granulaire, caractérisé en ce qu'on agglomère avec du brai de la houille pulvérisée ou une matière carbonée existant dans la nature, on broie les agglomérats, on active la matière granulaire ainsi obtenue en la traitant dans une zone de chauffage entre 300 et 400°C pendant une période d'au moins 120 minutes, après quoi on la calcine à une température de 850 à 960°C pendant une période de 5 à 20 minutes et on recueille un charbon granulaire hautement activé ayant une surface spécifique, mesurée par adsorption de I2, d'au moins 450 et une grosseur moyenne de pores, mesurée par adsorption de 001^, de pas plus de 2,0. Un procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la calcination est effectuée en une période de 5 à 10 minutes. Un procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le charbon est mis en contact avec 5 à 18 litres environ d'air par gramme de charbon durant l'étape d'activation. Un procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la matière carbonée existant dans la nature est du charbon de noix de coco. Un charbon activé granulaire comprenant une multiplicité de particules pulvérulentes de charbon liées ensemble par un liant carboné et ayant une grosseur moyenne de pores d'environ 5 angstrOms, comme déterminé par adsorption de GCl^, et une surface spécifique d'au moins 450 m /g. Un procédé pour séparer les constituants d'un mélange par adsorption physique, caractérisé en ce qu'on met en contact le mélange avec un charbon activé granulaire comprenant une multiplicité de particules pulvérulentes liées ensemble par un liant carboné et caractérisé par une grosseur moyenne de pores d'environ 5 angstrOms, comme déterminé par adsorption 72 12046 17 2132704 O de CCl^, et une surface spécifique d'au moins 450 m /g, pendant un temps suffisant pour que le charbon adsorbe et retienne les constituants facilement adsorbables du mélange» 5 7. Un procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que le mélange est un mélange d'hydrocarbures. 8. Un charbon activé dérivé d'une matière carbonée d'origine naturelle pulvérisée et carbonisée liée par un liant carboné et ayant une grosseur moyenne de pores d'environ 10 5 angstrSms, comme déterminée par adsorption de CCI., et O T une surface spécifique d'au moins 450 m /g. 9. Un charbon activé selon la revendication 8, caractérisé en ce que le liant carboné est dérivé de brai. 10. Un procédé pour séparer les constituants d'un mélange par 15 adsorption physique, caractérisé en ce qu'on met le mélange en contact avec du charbon activé granulaire selon la revendication 5. 11. Un procédé selon la revendication 1C, caractérisé en ce que le mélange est un mélange d'hydrocarbures. 20 12. Un procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'on récupère un constituant sélectivement adsorbé par le charbon activé.