La présente invention concerne un dispositif, notamment de bureau,permettant l'envoi d'un signal d'alarme par coupure de courant à un centre de surveillance. On connaît des dispositifs de la sorte appelés "pédales d'alarme" comportant en général une pièce métallique articulée, mobile entre deux butées, dont une première sur laquelle la pièce est rappelée par un ressort et une seconde munie d'un microcontact sur laquelle l'utilisateur peut amener la pièce, habituellement par pression directe du pied s'exerçant de haut en bas. Cette disposition présente le défaut de favoriser les alarmes intempestives en raison de la facile accessibilité de la pédale. Aussi, certains constructeurs ont-ils prévu un fonctionnement en sens opposé au précédent, c'est-à-dire par pression du pied stexer- çant de bas en haut. Mais ces dispositifs présentent les uns et les autres l'inconvénient d'être bruyants par suite du choc sur les butées des masses en mouvement et du déclic du microcontact souvent amplifié par la résonance des tôles. Or, il y a lieu de poser en principe que l'alarme donnée ne doit pas être perceptible dans le local d'où le signal est parti, de manière que les malfaiteurs qui en sont l'origine ne soient pas portés à des actions violentes et que l'utilisateur du dispositif n'ait pas la crainte de s'en servir. La présente invention a pour but de présenter un dispositif du type initialement indiqué, mais qui soit d'un fonctionnement absolument silencieux, lors du déclenchement de la signalisation d'alarme. Or, on connait à des fins de signalisation d'incendie, un dispositif qui comporte en sortie une capsule manométrique dont une paroi actionne le contact d'un circuit d'alerte. Dans ce cas, la capsule se déforme sous l'action d'une dilatation d'air produite par une élévation de la température ambiante. L'invention part finalement d'un dispositif notamment de bureau permettant l'envoi d'une signalisation d'alarme par coupure de courant à un centre de surveillance et comportant en sortie une capsule manométrique dont une paroi, par déformation, actionne au moins un contact de repos d'un circuit d'alarme sous tension. Un tel dispositif se caractérise suivant l'invention en ce qu'il com porte à son entrée une boîte pneumatique étanche à l'air communiquant avec ladite capsule et présentant une membrane équilibrée par un ressort que l'utilisateur, en cas de danger, presse par une partie quelconque de son corps. Un tel dispositif répond au but poursuivi énoncé ci-dessus, en ce sens que la membrane normalement convexe sous l'action du ressort de rappel peut être déprimée sans aucun bruit par pression du pied, ou de toute autre partie du corps suivant l'emplacement choisi pour le dispositif, de l'air étant alors chassé dans la capsule manométrique pour déclencher l'alarme à distance. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description détaillée qui suit d'un exemple de réalisation du dispositif et de l'examen des dessins annexés correspondants, dans lesquels la figure 1 est une vue en perspective du dispositif tel qulil se présente extérieurement; la figure 2 est une vue en coupe verticale prise suivant la ligne II-II de la figure 1; la figure 3 est un schéma électrique. Tel qu'il est représenté aux figures 1 et 2, un dispositif de signalisation d'alarme suivant l'invention se présente sous la forme d'un coffret 1, par exemple en tôle métallique dont la paroi du dessus 3 est inclinée, en s'abaissant vers l'avant, c'est-à-dire vers l'utilisateur, et recouverte d'une feuille de matériau antidérapant convenable. La paroi arrière du coffret est constituée par une tôle amovible 5 fixée par exemple par vis. A son avant, le coffret 1 est fermé par une boîte 7 étanche à l'air dont la paroi avant 9 est une membrane en matériau souple d'épaisseur convenable, par exemple en caoutchouc mousse, fixée à la boîte par son pourtour rectangulaire, du fait que celui-ci est pincé entre un cadre intérieur 11 solidaire de la boîte et un cadre extérieur 13 amovible, fixé à la boîte par exemple par vis et assurant l'étanchéité à l'air de la boîte. La paroi arrière de la boîte présente un ajutage 15 qui sera revu plus loin. Entre les parois avant et arrière de la boîte est interposé un ressort de compression 17 qui tend à donner à la membrane 9 une certaine convexité vers l'extérieur. Le coffret 1 lui-même renferme d'autre part une capsule métal lique déformable 19 constituant une chambre manométrique. Une colonne creuse porteuse de cette capsule à partir du fond du coffret, présente d'une part un ajutage 21 relié à l'ajutage 15 précité par un flexible 23, d'autre part un petit orifice 25 de fuite d'air. Le coffret 1 renferme enfin les éléments de signalisation électrique suivants Empilés sur l'extrémité libre d'une lame-ressort 27, ellemême fixée par son autre extrémité à un bloc 29 solidaire du fond du coffret, un contact de repos 31 et un contact de travail 33 sont actionnés par l'intermédiaire de poussoirs 35, 37 respectivement, qui coopèrent avec la paroi déformable supérieure de la capsule 19. Une vis de réglage 39 commande l'inclinaison de la lame-ressort 27 et, par conséquent, la sensibilité d'attaque des poussoirs 35, 37 par la capsule lorsque celle-ci vient à se déformer. Ces contacts 35, 37 sont reliés à des circuits extérieurs (non représentés) de fonctions précisées plus loin. Le mode de fonctionnement du dispositif est le suivant. L'utilisateur a normalement ses pieds posés sur le dessus 3 du coffret 1. En cas de besoin, il appuie par le bout d'une chaussure sur la membrane 9, d'un mouvement d' arrière en avant. En se creusant, cette membrane entraîne une réduction du volume de la boîte 7. De ce fait, une certaine masse d'air est chassée par l'intermédiaire du flexible 23 dans la capsule 19. Celle-ci se déforme en augmentant de volume et actionne par sa paroi supérieure le poussoir 35, provoquant ainsi l'ouverture du contact 31 dans un circuit d'alarme (par coupure de courant), et le poussoir 37, provoquant ainsi la fermeture du contact 33 dans un circuit d'identification du dispositif émetteur (par établissement et maintien de courant), circuit qui allume alors par exemple un voyant 47 sur ledit dispositif émetteur. Le petit orifice 25 sert uniquement à permettre un équilibrage des pressions d'air entre l'extérieur et l'intérieur du circuit pneumatique, en vue d'éviter tout fonctionnement intempestif du dispositif en cas de variation de la température ambiante. I1 constitue donc une sorte de "fuite" qui n'a pratiquement pas d'effet sur le fonctionnement du dispositif tel qu'il vient d'être décrit. Le dispositif est mis à l'abri de diverses interventions frauduleuses par les moyens suivants - la tôle arrière 5 du coffret normalement en place s'appuie sur le poussoir 41 d'un contact de repos 43; un retrait de la tôle 5 entraîne la signalisation par coupure de courant dans un circuit séparé dit de dérangement; - la membrane 9 de la boîte 7 renferme, noyé dans l'épaisseur ou collé sur la face intérieure de la membrane, un fil conducteur 45, pour bien faire en zig-zag, qui s'étend à la majeure partie de la surface libre de la membrane et est par exemple connecté en série avec le contact 43; toute ouverture pratiquée dans la membrane, par exemple au moyen de ciseaux, entraîne alors la aSse signalisation de dérangement par coupure de courant que dans le cas de retrait de la tôle 5. On observera que de petites perforations pratiquées dans la membrane 9, par exemple avec une aiguille ou avec un poinçon, et qui ne sectionneraient pas le fil 45 seraient sans effet nuisible, car de telles perforations réalisées sans enlèvement de matiere se referment aussitôt que l'outil ayant servi à les pratiquer a été retiré. Bien entendu, l'invention n'est nullement'limitée à la forme de réalisation décrite et représentée, qui n'a été donnée qu'S titre d'exemple; -elle est en effet susceptible de différentes modifications ou variantes accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans sortir pour cela du domaine de l'invention. C'est ainsi par exemple que - le contact 33 peut être aussi bien de repos que de travail; - les circuits de signalisation d'alarme et de dérangement peuvent être confondus en un seul; - le dispositif, au lieu d'être disposé sur le sol, peut être placé sur une paroi verticale, sous un plateau de bureau, etc., pour pouvoir être actionné par une partie du corps de l'utilisateur autre qu'un pied. REVENDICATIONS 1.- Dispositif notamment de bureau permettant l'envoi d'un signal d'alarme par coupure de courant à un centre de surveillance, et comportant en sortie une capsule manométrique dont une paroi, par sa déformation, actionne au moins un contact de repos d'un circuit d'alarme sous tension, caractérisé en ce qu'il comporte à son entrée une boite pneumatique étanche à l'air communiquant avec ladite capsule et présentant une membrane équilibrée par un ressort que l'utilisateur en cas de danger, presse par une partie quelconque de son corps. 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite membrane est faite d'une feuille d'un matériau souple, par exemple de caoutchouc mousse, et d'une épaisseur telle qu'une simple perforation ne puisse rendre la boîte non étanche à l'air. 3.- Dispositif selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que boîte pneumatique, capsule manométrique et contacts sont logés à l'intérieur d'un coffret muni de moyens permettant l'envoi d'un signal de dérangement par coupure de courant, dans le cas de toute tentative d'ouverture frauduleuse du coffret. 4.- Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que lesdits moyens d'envoi d'un signal de dérangement sont constitués par un fil conducteur s'étendant à la majeure partie de l'étendue libre de la membrane et noyé dans celle-ci ou collé contre sa face interne et (ou) par au moins un contact de repos maintenu fermé par toute partie amovible du coffret. 5.- Dispositif selon l'une des revendications I à 4, caractérisé en ce que le contact de repos d'alarme est couplé à un autre contact permettant d'identifier le dispositif émetteur de la signalisation d'alarme.