La présente' invention est relative à une installation de soudage par bombardement électronique, permettant notamment de réaliser une soudure circulaire selon une zone de liaison s'étendant dans un plan perpendiculaire à l'axe commun de deux pièces de forme cylindrique, emmanchées partiellement l'une dans l'autre, une au moins de ces deux pièces étant tubulaire et présentant une dimension longitudinale importante, notablement supérieure aux dimensions d'une enceinte sous vide dans laquelle est produit le faisceau d'électrons assurant la soudure. L'invention s'applique plus particulièrement quoique non exclusivement à une installation de ce type assurant le soudage d'un bouchon sur l'extrémité de la gaine d'une aiguille ou crayon combustible pour réacteur nucléaire, contenant un matériau fissile ou fertile et apte à constituer, par la juxtaposition d'une série de tels crayons, les assemblages combustibles du coeur d'un réacteur de ce type. On connaît déjà des installations de soudage comportant, pour autoriser la pénétration partielle de l'une, sinon des deux pièces à souder de grande longueur dans l'enceinte sous vide, des dispositifs de traversée étanehe dans lesquels on utilise un joint statique s'appliquant étroitement sur la surface externe de chaque pièce pour assurer l'isolement nécessaire, ces pièces de forme tubulaire, étant obturées à l'extérieur de enceinte par des bouchons ou analogues pour çréserver le vide dans cette enceinte. De tels dispositifs ne permettent normalement pas de faire tourner les pièces tubulaires autour de leur axe de manière à assurer une soudure continue selon une ligne décrivant leur contour extérieur. Pour pallier cet inconvénient, on a déjà proposé dans le brevet français n0 1 364 663 du Commissariat à l'Energie Atomique, de combiner au joint statique porté par un boîtier cylindrique entourant la pièce qui pénètre dans l'enceinte, une jante coaxiale délimitant avec le boîtier un espace annulaire constituant une chambre de pression et une membrane élastique dont les bords sont maintenus entre le boîtier et la jante, des moyens étant prévus pour créer dans la chambre une surpression ou une dépression appliquant ou écartant la membrane par rapport à la pièce, tandis que d'autres moyens assurent le blocage en déplacement de la pièce vis-à-vis du boîtier, des joints dynamiques, notamment du genre joints à lèvre, étant montés entre le boîtier et la paroi de l'enceinte, de façon à autoriser le pivotement de ce boîtier et de la pièce qui lui est liée autour des son axe, sous l'effet d'un organe de commande approprié sans rompre l'étan chéité de l'enceinte. Un tel dispositif de traversée peut ainsi assurer, d'une part l'étanchéité entre le boîtier et la pièce, grâce à la membrane appliquée contre cette dernière quels que soient son état de surface et son diamètre à l'intérieur d'une gamme prédéterminée, et d'autre part, l'entraînement en rotation de la pièce de façon à faire défiler la région de celle-ci à souder devant le faisceau d'électrons dans l'enceinte. Le cas échéant, la commande en rotation du boîtier peut être synchronisée avec celle d'un boîtier d'un même type, monté dans la paroi de l'enceinte à l'opposé du premier et par lequel pénètre dans cette enceinte la seconde pièce à souder sur la première, les parties de ces pièces introduites étant toujours de longueurs limitées, ce qui permet de souder entre eux des éléments tubulaires de grande longueur sans nécessiter une enceinte de dimensions comparables, celle-ci pouvant au contraire être réduite dans son encombrement au strict minimum nécessaire. La présente invention concerne une installation de soudage par bombardement électronique qui comporte des perfectionnements importants par rapport aux dispositions déjà connues rappelées ci-dessus, notamment par la simplification de la conception et de la réalisation des moyens de blocage des pièces par rapport aux boîtiers des dispositifs de traversée associés, en évitant par ailleurs d'avoir à obturer ces pièces lorsqu'elles sont tubulaires, le vide à l'intérieur de l'enceinte dans la zone à souder étant également réalisé à l'intérieur de ces pièces par des moyens propres montés à l'extrémité opposée à celle qui pénètre dans lten- ceinte. A cet effet, l'installation considérée, comportant une première enceinte de soudage incorporant un canon fournissant un faisceau d'électrons focalisé, des moyens de pompage reliés à l'enceinte pour créer dans celle-ci un vide primaire et au moins un dispositif de traversée étanche de la paroi de l'enceinte par une première extrémité d'une pièce tubulaire cylindrique et allongée, ce dispositif de traversée comprenant d'une part un joint expansible s'appliquant contre la surface externe de la pièce et d'autre part des moyens permettant d'entraîner en rotation la pièce et le joint par rapport à la paroi de l'enceinte, de façon à faire défiler la zone de soudure sur la pièce devant le faisceau d'électrons, se caractérise en ce qu'elle comporte des moyens de blocage en déplacement de la pièce par rapport au dispositif de traversée, et en ce que l'autre extrémité de la pièce tubulaire extérieure à la première enceinte pénètre dans un second dispositif de traversée étanche, monté dans une seconde enceinte dans laquelle règne un vide primaire identique à celui de la première enceinte Dans une première forme-d'exécution de l'invention, la seconde enceinte dans laquelle pénètre l'extrémité de la pièce tubulaire est directement reliée aux moyens de pompage, réalisant à l'intérieur de cette pièce le vide primaire régnant dans la première enceinte à l'extérieur de la pièce. Dans une autre forme de réalisation, la seconde enceinte est identique à la première et comporte un second canon à électrons, de façon à réaliser sur l'extrémité de la pièce tubulaire qui pénètre dans la seconde enceinte une soudure simultanée avec celle obtenue dans la première enceinte. Dans un mode de réalisation préféré, où le dispositif de traversée étanche comporte un joint statique en forme de membrane annulaire s'appliquant sous l'effet d'un fluide comprimé contre la surface externe de la pièce tubulaire et un boîtier supportant la membrane, monté à pivotement avec la pièce dans la paroi de l'enceinte, l'étanchéité étant réalisée entre le boîtier et la paroi par au moins un joint dynamique, les moyens de blocage en déplacement de la pièce par rapport au dispositif de traversée sont constitués par les mors flottants d'un mandrin de serrage, maintenus écartés radialement pour le passage de la pièce par l'intermédiaire de ressorts montés entre ces mors, et resserres sur la pièce sous l'effet d'un piston monté dans un cylindre annulaire coaxial au mandrin, ce piston comportant une portée d'appui conique coopérant avec une portée de même profil sur les mors, de façon telle que le déplacement du piston parallèlement à l'axe de la pièce assure le centrage et le serrage de cette pièce, alors que la pression du fluide produit simultanément l'application de la membrane du point statique contre la surface extérieure de cette pièce. Dans un autre mode de réalisation de l'invention, la membrane du point statique est immobilisée dans le boîtier par une jante annulaire, délimitant avec ce boîtier une chambre d'admission du fluide comprimé qui traverse la jante par une série d'orifices pour agir sur la membrane, cette chambre de pression étant reliée par un conduit ménagé dans le corps du boîtier au cylindre annulaire contenant le piston d'actionnement des mors du mandrin. De préférence, la chambre de pression est raccordée par des trous traversant le boîtier à un conduit, pour amener le fluide comprimé ou créer une dépression, appliquant ou rétractant la membrane sur la jante et dégageant ou obturant un passage axial pour la pièce tubulaire, le déplacement du piston dans le cylindre dans le sens qui provoque l'écartement des mors étant réalisé par un ressort de rappel monté dans le cylindre sous le piston. D'autres caractéristiques d'une installation de soudage par bombardement électronique selon l'invention, apparaîtront encore à travers la description qui suit d'un exemple de réalisation, donné à titre indicatif et non limitatif, en référence aux dessins annexés sur lesquels: - la Fig. 1 est une vue schématique en coupe de l'installation de soudage considérée, - la Fig. 2 est une vue de détail à plus grande échelle d'un dispositif de traversée étanche entrant dans la réalisation de l'installation selon la Fig. 1. Sur la Fig. 1, on a représenté, désignée schématiquement dans son ensemble sous la référence 1, une enceinte de soudage par bombardement électronique, constituée d'un carter 2 à l'intérieur duquel est monté un canon à électrons 3 d'un type en lui-même connu, notamment dans lequel le support d'anode fait directement partie du carter, le passage du câble amenant la haute tension, la cathode à chauffage direct et le Wehnelt pouvant se démonter aisément pour entretien et en particulier remplacement du filament.Ce canon à électrons 3 est prolongé à l'intérieur de l'enceinte 1 par un dispositif 4 assurant une focalisation convenable du faisceau issu du canon, les régions correspondantes de l'enceinte 1 étant avantageusement séparées l'une de l'autre par le boisseau 5 d'une vanne tiroir, actionné par la tige 6 d'un vérin pneumatique 7 monté à l'extérieur de l'enceinte 1, l'étanchéité sur le boisseau 5 en position où il sépare les deux régions précédentes étant assurée par des joints 8 et 9. La région de l'enceinte 2 contenant le canon à électrons 3 est raccordée par un conduit de liaison 10 à une installation de pompage sous vide secondaire 11, permettant de réaliser autour du cancnunvlde secondaire nécessaire à son fonctionnement. Le carter 2 dans la région située sous le boisseau 5 de la vanne comporte également des ouvertures 12 et 12a permettant de relier cette région par des conduites telles -que 13 et 13a à une seconde installation de pompage 14, apte à faire régner dans cette enceinte un yide primaire, voisin de 10 -3 torr par exemple, moins poussé que dans la région qui content le canon 3 et par conséquent plus facile à recréer à chaque nouvelle opération de soudage après mise en place dans l'enceinte des pièces à assembler.Sur la paroi du carter 2 est par ailleurs prévue une partie saillante 15, pour le montage d'un réticule de visée 16, permettant à un observateur contrôlant le fonction nement de la machine, de répérer exactement à l'intérieur de l'enceinte le point de focalisation du faisceau d'électrons 17 sortant du canon 3 sla la lIgne de #onction à réaliser entre deux pièces préalabLement introduites à lllnterleur de l'en ceinte et en particul#er, dans le cas plus spécialement considéré, sur la zone de contact entre l'extrémité ouverte d'une gaine cylindrique creuse 18 pour aiguille ou crayon combustible et un bouchon plein 19 emmanché à force sur l'extrémi#é de cette gaine.La gaine t8 et son bouchon 19, prealablement assemblés avant l'Dpératicn de soudage elle-même, sont introduits en ce qui concerne uniquement ce bouchon et la partie de la gaine qui l'avoisine à l~lnterleur de l'enceinte 1, à travers une goulotte de guidage 20 et un dispositif de traversée étanche 21 dont le détail de réalisation sera donné plus loin.De préférence, le bouchon 19 vlent au contact d'un organe de butée dont la position est réglable dans un logement 23 d'un manchon 23a, ce réglage étant réalisé par une vis micrométrique 24 commandée de l'extérieur du carter 2 de l'enceinte 1, l'étan- chéité étant obtenue par des points 25, ces dispositions permettant notamment d'aJuster de manière très précise la zone de soudage dont la position est exactement repérée à travers le réticule de visée 16. La soudure du bouchon 19 sur la gaine 18 devant s'effectuer selon une zone circulaire continue s'étendant sur toute leur ligne de contact mutuelle, le manchon 23a est monté mobile à l'intérieur de l'enceinte 1 sur des roulements 26 portés par un bâtl non represente, , la rotation de ce manchon étant obtenue par l'intermédiaire d'une denture 27 prévue à sa périphérie et engrenant avec un pignon d'entraînement 28, monté à l'extrémité d'un arbre de transmission 29 s'étendant parallèlement à la gaine 18 Sur cet arbre 29 est disposé un second pignon 31, parallèle et de mêmes dimensions que le pignon 28, engrenant à son tour avec une aenture 30 prévue dans un boiter 32 appartenant au dispositif de traversée étanche 21 supportant la gaine 18.La rotation synchrone du boîtier 32 et du manchon de butée 23 par l'intermédiaire des pignons 30 et 28 est ainsi obtenue au moyen d'un seul moteur électrique 33, monté à l'extérieur du carter. A son extrémité opposée extérieure à l'enceinte de soudage 1, la galne 18 dont les dimensions longitudinales pouvant atteindre plusieurs mètres sont largement supérieures à celles de l'enceinte 1, est guidée dans une goulotte 34 prolongeant un second dispositif de traversée étanche 35, dont les dispositions de réalisation décrites plus loin en référence à la Fig. 2, sont pratiquement identiques à celles du dispositif 21 de mentionné.Notamment, la gaine 18 traverse un boîtier 36 muni d'une denture 37 engrenant avec un pignon de commande 38 lui-même entraîne par un moteur 39 Celui-ci est rendu solidaire du carter d'une enceinte auxiliaire 40, entourant le dispositif de traversée étanche 35, cette enceinte 40 comportant dans son fond inférieur 41 une clavette coulissante 42 permettant d'assurer son déplacement parallèlement à l'axe de la gaine 18, le long d'une tige de guidage 43, supportée par des consoles 44 et 45 reposant sur un bâtl 46 Cette enceinte 40 comporte une ouverture 47 permettant de relier l'enceinte par un conduit 48 avec le dispositif de pompage 14, de telle sorte que le vide créé par ce dispositif à l'intérieur de l'enceinte 1 soit identique à celui réalisé dans la seconde enceinte 40. Enfin, les boîtiers 32 et 36 des dispositifs de traversée 21 et 35 sont eux mêmes raccordé par des conduits 49 et 50 à un dispositif inverseur 51 permettant, soit d'envoyer vers ces boîtiers un fluide comprimé sous pression, pour réaliser le blocage et l'étanchéité sur les extrémités cotrespondantes de la gaine cylindrique 18, soit au contraire de créer une dépression assurant la libération de ces mêmes extrémités La Fig 2, illustre plus en détail la réalisation pratique du dispositif de traversée étanche 35.Comme on le voit sur cette figure, le boîtier 36 est monté à rotation sur des roulements à billes 52 et 53, supportés par un manchon fixe 54 rendu solidaire du fond 41 de la seconde enceinte 40. Des joints dlétanchéité dynamiques, du genre notamment par exemple joints à lèves, 55, 56 et 57, sont montés entre la surface correspondante du manchon 54 et la paroi externe du boîtier 36, de façon telle que la rotation de ce boîtier assurée par la coopération de sa denture 37 et du pignon de commande 38, s'effectue de manière étanche à l'intérieur de ce manchon. Dans ces conditions, la région délimitée entre ce manchon 54 et un couvercle de fermeture 58, monté au droit du boitie# sur la paroi de i encelnte 40, est maintenue isolée de l'atmosphère extérieure, ce qui permet en particulier à i extremlte de la gaine 18 traversant le dispositif 35 et qui débouche dans cette région d~ètre maintenue sous le même vide primaire qui règne dans l'enceinte 1, cette région étant en effet réunie par le conduit 48 au dispositif de pompage 14. Un nolnt 59 assure lletanchélte du montage du couvercle 58 sur le manchon 54. La rotation du boîtier 36 est alors réalisée par le pignon 38, lui-même claveté sur l'extrémité d'un arbre de transmission 60 monté tourillonnant sur des roulements 61 et 62 dans un palier support 63 porté par la seconde enceinte 40, cet arbre étant entraîné par le moteur 39, synchronisé par une commande électronique ou autre (non représentée) avec le premier moteur 33, de façon telle que la rotation de la gaine 18 associée à l'une et à l'autre de ses extrémités aux boîtiers 32 et 36 se produise sans aucun effort de torsion. Le boîtier 36 se prolonge du côté opposé au couvercle 58 par un fourreau tubulaire 64 à l'extrémité duquel est montée une plaque de fermeture 65 vissée sur ce manchon, et comportant un élément tubulaire interne 66 pénétrant dans le fourreau 64 et présentant un alésage central 67 dont les dimensions diamétrales sont suffisantes pour permettre le libre engagement de l'extrémité de la gaine 18. L'élément tubulaire 66 délimite avec le fourreau 64 un cylindre annulaire 68 à l'intérieur duquel est monté un piston 69 muni de segments d'étanchéité coulissants 70 portant contre la surface interne du fourreau 64.Ce piston 69 se prolonge par une partie tubu laire 71, terminée par une butée 72 comportant une face conique 73 inclinée sur l'axe de la gaine 18, cette face 73 étant apte à coopérer avec une face de même profil 74 prévue en bout sur trois mors flottants 75 d'un mandrin assurant le serrage de la gaine 18 et son immobilisation par rapport au boîtier 36. Ces mors 75 régulièrement répartis autour de l'axe de la gaine 18 sont maintenus écartés les uns des autres par des ressorts transversaux 76 et- comportent à l'opposé de la butée 72 du piston 69, une autre partie conique 77 en appui contre une rampe inclinée de même profil ménagée en bout de l'élément tubu laire 66. Grâce à ces dispositions, le déplacement du piston 69 de la gauche vers la droite sur la Fig. 2 provoque, par mise en butée mutuelle des faces 73, 74 d'une part, 77 et 78 d'autre part, un effort radial sur les mors 75 se traduisant par un mouvement de rapprochement de ceux-ci à l'encontre des ressorts 76, en permettant le serrage efficace et régulièrement réparti de la gaine 18 passant au centre du mandrin.Le piston 69 délimite à l'intérieur du cylindre annulaire 68 deux régions opposées, respectivement 79 et 80, la région 79 comportant un ressort 81 tendant à ramener le piston 69 vers la gauche du dessin, alors que la région 80 est réunie par une série de conduits 82 ménagés dans le corps du boîtier 36, des trous 83 répartis dans le contour du boîtier et aptes à venir coopérer avec une cavité annulaire 83a ménagée dans le manchon support 54 à l'intérieur duquel tourillonne ce boîtier, cette cavité 83a étant directement raccordée à la conduite 50. Le boîtier 36 comporte par ailleurs dans sa région traversée par la gaine 18 une collerette 84 permettant d'immobiliser contre celle-ci une jante annulaire 85, bloquée en position par un bouchon fileté 86 muni d'une saillie radiale 87 en appui contre la Jante, ce montage permettant d'immobiliser contre cette vante une membrane annulaire 88 dont les extrémités comportent des bourrelets d'ancrage 89. La tante 85 délimite à l'intérièur du boîtier deux régions 90 et 91, respectivement situées, pour la première entre la membrane 88 et la vante 85 et pour la seconde entre cette même vante 85 et la face interne du boîtier 36, la région 91 constituant notamment une chambre de pression dans laquelle le fluide comprimé provenant du conduit 50 peut être admis.Ce fluide sous pression, après traversée de la jante par des orifices 92 exerce ainsi sur la membrane 88 un effort réparti, lui permettant de s'appliquer sur une portion notable de la surface externe de la gaine 18 en assurant une étanchéité sure et efficace. En revanche, une simple dépression créée dans la chambre 91 permet de rétracter la membrane 88 et de libérer la gaine 18. A noter que, selon une caractéristique particulière du montage, la mise en pression de la chambre 91 et par suite l'application de la membrane 87 sur la gaine 18, se produisent simultanément avec le déplacement du piston 69 dans son cylindre annulaire 68 et le serrage radial des mors 75 du mandrin, l'étanchéité et le blocage de la gaine 18 par rapport au boîtier 36 étant réalisés en même temps.La rotation du boîtier 36 et de la gaine 18 ainsi immobilisés l'un à l'atitre, peut alors s'effectuer par l'intermédiaire de la denture 37 et du pignon 38, l'ensemble conservant son étanchéité vis-à-vis de l'enceinte 40 gracie aux points dynamiques 55, 56 et 57 Grace à ces dispositions, l'installation de soudage par bombardement électronique présente l'avantage de pouvoir réaliser à l'intérieur aussi bien qu'à l'extérieur de l'élé- ment tubulaire à souder, en l'occurrence une gainé d'aiguille ou de crayon combustible un même vide primaire, sans avoir à disposer d'une enceinte étanche dont les dimensions seraient supérieures à celles de la gaine elle-même pour pouvoir la contenir entièrement.La seconde enceinte qui assure en effet l'étanchéité nécessaire à l'extrémité opposée de la gaine par rapport à celle où se produit la soudure, et qui pénètre seule dans l'enceinte de soudage, peut être aisément amenée à une distance variable de la première, ce qui permet de trai- ter des éléments de n'importe quelle longueur sans adaptation particulière de l'installation. En variante, la seconde enceinte telle que représentée dans l'exemple illustré sur les Fig. 1 et 2, pourrait même être remplacée par une enceinte de soudage identique à la première et comportant un second canon, de telle sorte que l'installation réalise simultanément le soudage de bouchon ou autres sur l'une et l'autre des deux extrémités de cette gaine. Dans tous les cas néanmoins, le volume des enceintes utilisées peut être réduit dans les plus grandes limites, l'encombrement de ces enceintes étant seulement défini par les dimensions du canon lui-même et de la zone des pièces à souder à introduire dans ces mêmes enceintes. Bien entendu, ces enceintes peuvent comporter tout l'équipement classique dans ce genre d'installation et notamment incorporer une vanne permettant, une fois l'opération de soudage terminée, d'injecter un gaz neutre afin de refroidir plus rapidement les pièces soudées et d'augmenter les cadences de travail. Une baie de commande avec alimentation à haute tension complète l'appareillage, l'opération de soudage pouvant être soit manuelle, soit automatique, des sécurités de vide ainsi qu'un compteur monté sur les ensembles de commande en rotation, assurant le déroulement séquentiel des opérations en fonction de la qualité du vide obtenu et de la position en rotation des pièces par rapport au faisceau d'électrons. Sur les pièces soudées, un contrôle par ultrasons peut être aisément entrepris pour vérifier la qualité de la soudure effectuée. Enfin, il y a lieu de noter qu'à chaque opération, seul le vide primaire dans l'enceinte de soudage est à reconstituer, la région de cette enceinte contenant le canon à électrons étant elle-même toujours maintenue sous un vide secondaire acceptable grâce à la présence de la vanne d'isolement REVENDICATIONS 1. Installation de soudage par bombardement électronique, comportant une première enceinte de soudage incorporant un canon fournissant un faisceau d'électrons focalisé, des moyens de pompage reliés à l'enceinte pour créer dans celle-ci un vide primaire et au moins un dispositif de traversée étanche de la paroi de l'enceinte par une première extrémité d'une pièce tubulaire cylindrique et allongée, ce dispositif de traversée comprenant d'une part un joint expan sible s'appliquant contre la surface externe de la pièce et d'autre part des moyens permettant d'entraîner en rotation la pièce et le joint par rapport à la paroi de l'enceinte, de façon à faire défiler la zone de soudure sur la pièce devant le faisceau d'électrons, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens de blocage en déplacement de la pièce par rapport au dispositif de traversée et en ce que l'autre extrémité de la pièce tubulaire extérieure à la première enceinte pénètre dans un second dispositif de traversée étanche, monté dans une seconde enceinte dans laquelle règne un vide primaire identique à celui de la première enceinte. 2 Installation de soudage selon la revendication 1, caractérisée en ce que la seconde enceinte dans laquelle pénètre l'extrémité de la pièce tubulaire est directement reliée aux moyens de pompage, réalisant à l'intérieur de cette pièce le vide primaire régnant dans la première enceinte à l'extérieur de la pièce. 3 Installation de soudage selon la revendication 1, caractérisée en ce que la seconde enceinte est identique à la première et comporte un second canon à électrons, de façon à réaliser sur l'extrémité de la pièce tubulaire qui pénètre dans la seconde enceinte une soudure simultanée avec celle obtenue dans la première enceinte. 4. Installation de soudage selon la revendication 1, dans laquelle le -dispositif de traversée étanche comporte un joint statique en forme de membrane annulaire s'appliquant sous j'effet d'un fluide comprimé contre la surface externe de la pièce tubulaire et un boîtier supportant la membrane, monté à pivotement avec la pièce dans la paroi de l'enceinte, l'étanchéité étant réalisée entre le boîtier et la paroi par au moins un joint dynamique, caractérisée en ce que les moyens de blocage en déplacement de la pièce par rapport au dispositif de traversée sont constitués par les mors flottants d'un mandrin de serrage, maintenus écartés radialement pour le passage de la pièce par l'intermédiaire de ressorts montés entre ces mors, et resserrés sur la pièce sous l'effet d'un piston monté dans un cylindre annulaire coaxial au mandrin, ce piston comportant une portée d'appui conique coopérant avec une portée de même profil sur les mors, de façon telle que le déplacement du piston parallèlement à l'axe de la pièce réalisé assure le centrage et le serrage de cette pièce, tandis que la pression du fluide comprimé, produit simultanément l'application de la membrane du joint statique contre la surface extérieure de cette pièce. 5. Installation de soudage selon la revendication 4, caractérisée en ce cue la membrane du joint statique immobilisée cans le boîtier par une jante annulaire, délimitant #VffiC ce boîtier une chambre d'admission du fluide comprimé qui traverse la jante par une série d'orifices pour agir sur la membrane, cette chambre de pression étant reliée par un conduit ménagé dans le corps du boîtier au cylindre annulaire contenant le piston d'actionnement, des mors du mandrin. 6. Installation de soudage selon la revendication 5, caractérisée en ce que la chambre de pression est raccordée par des trous traversant le boîtier à un conduit, pour amener le fluide comprimé ou créer une dépression, appliquant ou rétractant la membrane sur la jante et dégageant ou obturant un passage axial pour la pièce tubulaire, le déplacement du piston dans le @@@@@@@@ dans le @@@@@@@@ provoque l'écarte- r,ent dcs mors etant réalisé par un ressort de rappel monté dans le cylindre sous le piston.