La présente invention concerne les installations de détection d'incendies. I1 se produit, à notre époque, de nombreux incendies, la caractéristique de ceux-ci étant d'être de plus en plus grave, soit par l'ampleur qu'ils prennent, du fait de nombreuses matières combustibles utilisées dans les constructions, soit du fait du prix élevé des matériaux détériorés (ordinateurs, baies électroniques, etc.). De nombreuses installations de détection d'incendies ont été proposées pour prévenir de l'apparition du feu, au plus proche de son début. S'ils sont bien construits, ces systèmes sont d'une bonne fiabilité; mais le rapport de l'amplitude du signal sur l'amplitude du bruit de détection est souvent mauvais, ce qui se traduit par de nombreuses fausses alarmes. Le résultat est la perte de confiance dans le dispositif de détection et de ce fait l'intervention tardive ou inexistante au stade du début de l'incendie. Par exemple, si l'élément de détection est un détecteur de fumée,celui-ci réagira en présence de fumée ou de gaz de combustion. Mais un tel détecteur est inévitablement également sensible aux variations de l'atmosphère de l'enceinte qu'il est chargé de surveiller. Par exemple, des courants d'air, des variations de température ou l'humidité peuvent provoquer des condensations a l'intérieur du détecteur provoquant dans certaines conditions des fausses alarmes. Par ailleurs, il existe également des détecteurs sensibles à la vitesse de variation de la température (dans le sens d'une élévation, en général) qui donnent lieu à la production d'un signal lorsque cette vitesse dépasse une valeur prédéterminée. Ces détecteurs sont également sujets à des fausses alarmes, de telles élévations de température pouvant survenir dans l'atmosphère à surveiller sans qu'il s'agisse pour autant d'un incendie. L'invention a pour but de fournir une installation d'alarme dans laquelle le risque de fausses alarmes est réduit au minimum. Elle a donc pour objet une installation de sur veillance d'incendies comportant des moyens de détection placés dans l'enceinte à surveiller et un circuit d'exploitation du signal détecté par ces moyens, ledit circuit d'exploitation comportant un circuit à relais sensible à l'apparition dudit signal et capable de déclencher une alarme, caractérisée en ce que lesdits moyens de détection comportent au moins deux détecteurs sensibles à des paramètres distincts caractéristiques d'un début d'incendie et en ce que ledit circuit d'exploitation comporte un circuit logique à fonction ET raccordé par ses entrées respectives auxdits détecteurs et par sa sortie audit circuit à relais. Grâce à ces caractéristiques, l'installation de détection fait ainsi appel à la mise en coincidence dans le temps de l'effet de deux phénomènes physiques différents survenant au début d'un incendie. Parmi ces phénomènes physiques, on peut citer notamment : la production anormalement rapide et importante de chaleur, l'apparition de flammes engendrant des radiations lumineuses ou thermiques et l'émission de fumée et de gaz de combustion. Par conséquent, suivant une autre caractéristique de l'invention, les détecteurs sont choisis de telle manière qu'ils puissent produire des signaux liés à au moins deux des phénomènes cités ci-dessus. D'autres caractéristiques de l'invention appa raitront au cours de la description qui va suivre donnée uniquement à titre d'exemple et faite en se référant au dessin annexé sur lequel - la Fig.l est un schéma simplifié d'une installation suivant l'invention; - la Fig.2 montre une variante de réalisation de cette installation. Dans l'exemple de la Fig.l,l'installation comporte un premier détecteur 1 sensible à de la fumée ou des gaz de combustion. Ce détecteur est placé dans l'enceinte à surveiller, par exemple un local d'un bâtiment. Le détecteur représente à titre d'exemple comprend deux chambres 2 et 3, dont la première est à peu près étanche vis-à-vis de l'atmosphère extérieure (chambre de référence) et dont la seconde 3 est au contraire ouverte à l'atmosphère (chambre de mesure) de sorte que les fumées ou les gaz de combustion peuvent, le cas échéant, y pénétrer. Chaque chambre 2 et 3 est soumise à un rayonnement nucléaire engendré par une source radioactive respective 4 ou 5 pour ioniser l'atmosphère dans ces chambres. Dans la pratique,ces sources 4 et 5 sont fixées de part et d'autre d'une électrode 6 placée entre les chambres 2 et 3 et raccordée à leurs parois par des pièces isolantes (non repré sentées). On peut utiliser en tant que source radioactive du radium, de l'américium, du plutonium et d'une façon générale, tout corps émettant un rayonnementsi. Les chambres 2 et 3 sont reliées respectivement aux pales positif et négatif 7 et 8 d'une source d'énergie électrique 9, la tension entre ces pôles déterminant la tension en régime permanent de l'électrode centrale 6 dont la tension varie lorsque les conditions d'ionisation varient dans la chambre de mesure 3, par exemple en presence de fumées ayant pénétré dans cette chambre. Pour détecter cette variation à l'électrode 6, cette dernière est reliée à l'entrée d'un amplificateur 10 suivi d'un circuit à seuil 11 dont la sortie est reliée à son tour à une première entrée 12 d'une porte ET 13. L'installation comporte également un second détecteur 14 qui, dans cet exemple est un détecteur sensible à la vitesse de variation de la température régnant dans l'enceinte surveillée. Ce détecteur 14 comporte donc une thermistance 15 exposée à l'atmosphère de l'enceinte et raccordée en série avec une résistance fixe 16, l'ensemble étant raccordé aux bornes 7 et 8 de la source d'énergie électrique 9. Le point de jonction entre la thermistance 15 et la résistance 16 est connecté à un condensateur 17 qui transmet la variation de la tension sur ce point de jonction à un amplificateur 18. Ce dernier est raccordé par l'intermédiaire d'un circuit à seuil 19 à la seconde entrée 20 de la porte ET 13. La sortie de cette porte ET est connectée à la bobine 21 d'un relais 22 dont le contact de travail 23 est inséré dans le circuit d'un élément de signalisation ou d'alarme 24 (lampe, ronfleur, sirène ou autre). Si de la fumée ou un gaz de combustion entre dans la chambre 3, la tension de l'électrode 6 augmente. Cette tension amplifiée par l'amplificateur 10 est appliquée au circuit à seuil 11. Si elle dépasse la valeur de consigne, un signal est appliqué à la porte ET 13. Si la porte 13 ne reçoit qu'un signal, elle bloque l'information et il n'y a pas transmission de l'alarme. Si, pendant le même temps, une élévation de température se produit, la thermistance 15 engendre une variation de tension sur la jonction entre cette thermistance 15 et la résistance 16. Cette variation superposée à la tension continue de repos est détectée par le condensateur 17 et appliquée à l'amplificateur 18. La tension amplifiée est appliquée au circuit à seuil 19. Si cette tension amplifiée dépasse la valeur de consigne, une information est appliquée à la porte ET 13 (entrée 20). Si les deux informations délivrées par les circuits à seuil 11 et 19 sont synchrones, la porte 13 excite le relais 22 qui alimente par exemple, la lampe d'alarme 24. Ce n'est donc qu'en cas de synchronisme de l'apparition des signaux aux entrées 12 et 20 de la porte ET 13 qu'une alarme est engendrée, ce qui supprime pratiquement entièrement la production de fausses alarmes. En effet, de par sa faible inertie thermique, la thermistance 15 prendra en compte les variations brusques de la température (3 degrés par minute, par exemple) qui n'ont pas d'influence immédiate sur le détecteur 1 du fait de la grande inertie thermique de celui-ci. Inversément, les variations lentes de la température ne sont pas prises en compte par la thermistance 15 qui n'est évidemment pas non plus sensible à la présence de fumée. Par conséquent, il faut bien pour engendrer l'alarme, qu'il y ait synchronisme de l'apparition des deux phénomènes physiques auxquelles les détecteurs sont respectivement sensibles. Bien entendu, il est possible d'utiliser dans cette installation, plusieurs détecteurs de chaque type en parallèle, une paire de détecteurs étant alors disposée dans chaque local ou compartiment de l'enceinte à surveiller. Chaque amplificateur 10 ou 18 peut ainsi être raccordé à un montage en parallèle de détecteurs identiques répartis de la façon indiquée. Il est possible de diminuer encore la probabilité de fausses alarmes en prévoyant trois (Fig.2) détecteurs ou plus à chaque emplacement de détection, chaque détecteur étant sensible à un phénomène physique donné caractéristique d'un incendie. Sur la Fig.2, on a ainsi prévu outre les détecteurs 1 et 14 identiques respectivement à ceux de la Fig.l, un troisième détecteur 25 sensible par exemple à la luminosité des flammes d'un incendie. Les trois détecteurs sont alors reliés, le cas échéant par l'intermédiaire d'amplificateurs et de circuits à seuil, aux entrées respectives 26, 27 et 28 d'une porte ET 29 commandant elle-même un relais 30 pour l'excitation d'une alarme. Bien entendu, dans la variante de la Fig.l, on peut utiliser un détecteur de flammes à la place de l'un ou l'autre des détecteurs 1 et14 décrits en représentés. REVENDICATIONS 1. Installation de surveillance d'incendies comportant des moyens de détection placés dans l'enceinte à surveiller et un circuit d'exploitation du signal détecté par ces moyens, ledit circuit d'exploitation comportant un circuit à relais sensible à l'apparition dudit signal et capable de déclencher une alarme, caractérisée en ce que lesdits moyens de détection comportent au moins deux détecteurs (1,14) sensibles à des paramètres distincts caractéristiques d'un début d'incendie et en ce que ledit circuit d'exploitation comporte un circuit logique à fonction ET(13) raccordé par ses entrées respectives (12, 20) auxdits détecteurs (1,14) et par sa sortie audit circuit à relais (22). 2. Installation suivant la revendication 1, caractérisée en ce que l'un des détecteurs (1) est sensible à la fumée. 3. Installation suivant la revendication 2, caractérisée en ce que le détecteur (1) sensible à la fumée comporte une chambre de référence (2)à peu près étanche et une chambre de mesure (3) ouverte à l'atmosphère de l'enceinte à surveiller, une électrode (6) placée en contact des atmosphères de chacune des chambres (2 et 3) et deux sources radiactives (4,5) placées respectivement dans chaque chambres pour y engendrer une ionisation, lesdites chambres étant soumises à des tensions de signes opposés. 4. Installation suivant l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisée en ce que l'un des détecteurs (14) est sensible à la vitesse de variation de la température régnant dans l'enceinte à surveiller. 5. Installation suivant la revendication 4, caractérisée en ce que le détecteur (14) sensible à la vitesse de variation de la température est une thermistance (15) soumise à une tension continue et raccordée à un condensateur (17) détectant une variation de la tension à ses bornes. 6. Installation suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que l'un desdits détecteurs (25) est sensible à la luminosité des flammes engendrées par un incendie. 7. Installation suivant l'une quelconque des revendication 1 à 6, caractérisée en ce qu'un amplificateur (10, 18) suivi éventuellement d'un circuit à seuil (11,19) est raccordé entre chaque détecteur (1,14,25) et ledit circuit logique à fonction ET (13,29).