L'invention concerne un circuit pour la correction de distorsions en coussinet d'une trame reproduite sur un écran image de télévision. Comme on le sait, les distorsions en coussinet sur un écran image de télévision proviennent du fait que les électrons doivent parcourir des trajectoires différentes en fonction de l'angle de déviation, car il est nécessaire, pour des raisons de construction, de maintenir une petite distance entre le centre de déviation et la surface de reproduction de l'écran d'image par rapport au rayon de courbure de cette surface et parce que les électrons du faisceau dévié sont soumis à l'action du champ de déviation homogène pendant une durée plus longue que ceux du faisceau qui n'est pas dévié. Ceci est en particulier le cas pour les tubesimages de télévision ayant un angle de déviation de 110 , dans lesquels les conditions sont particulièrement critiques et les distorsions en coussinet se manifestent très fortement. La correction des distorsions en coussinet dans la direction Nord-Sud nécessite, dans les bobines de déviation verticale, un courant parabolique additionnel à la fréquence de ligne et la production d'un courant exactement parabolique se heurte à des difficultés. Les montages jusqu'ici connus utilisent des circuits oscillants pour la correction et produisent ainsi des courants de correction cosinusoidaux, mais qui ne sont paraboliques qu'en première approximation. Les dispositions de ce genre offrent ce grave inconvénient qu'il se forme des ondulations au bord supérieur et au bord inférieur de l'image, car le courant de correction comporte pendant le balayage de ligne, du fait de sa forme cosi nusoidale, des points d'inflexion qui ont pour effet que la distorsion en coussinet n'est parfaitement corrigée quten quelques points, tandis qu'elle est surcompensée ou sous-compensée dans les autres régions du bord supérieur et du bord inférieur de l'image (demande de brevet allemand publiée avant examen n" 1.762.718). Tout d'abord, pour un traitement plus élaboré, il faut que soient produites des impulsions rectangulaires à fréquence de li gne, modulées en amplitude et en phase à la fréquence de trame, comme cela est proposé dans la demande de brevet précitée dans un circuit modulateur. Mais alors, à partir de ces impulsions rectangulaires, on obtient un signal cosinusoidal qui est injecté en tant que courant de correction dans les bobines de déviation verticale. Or l'injection d'un tel signal ce correction offre les inconvénients indiqués ci-dessus. Les circuits jusqu'ici connus sont très ceux, du fait pr exemple que deux amplificateurs magnétiques (transducteurs) sont utilisés pour la correction séparée relative à la partie supérieur re et à la partie inférieure de l'image, ou bien ils ne donnent pas des résultats satisfaisants (brevets des Etats-Unis n" 3,329.859 et 3.408.535). Par contre, le circuit selon l'invention élimine ces inconvénients et se caractérise par une correction particulièrement précise des distorsions Nord-Sud et par un faible prix de revient. S'agissant d'appareils pour la réception de plusieurs normes de télévision à différentes fréquences de lignes, il est nécessaire, dans les circuits connus avec des modulateurs à circuits oscillants, de commuter aussi bien l'amplitude que la fréquence. Par contre, dans le cas du circùit modulateur selon l'invention, il ne se produit pas de commutation de fréquence, ce qui représente un avantage additionnel, étant donné que le circuit intégrateur utilisé fonctionne dans une large gamme de fréquences sans modification de la phase. Seule l'amplitude doit être réajustée en raison de la variation de l'impédance jwL des bobines de déviation. La correction des distorsions en coussinet dans la direction Nord-Sud nécessite un courant additionnel parabolique à fréquence de ligne dans les bobines de déviation verticale. Ce courant de correction doit etre fort au début de la période de déviation verticale et décroltre vers le milieu de l'image pour remonter à la valeur initiale à la fin de la période de déviation d'image, mais avec une position de phase inversée.Pour la production d'un courant ayant cette allure, il faut tout d'abord engendrer des impulsions rectangulaires modulées en amplitude et en phase à la fréquence de trame, impulsions qui sont produites de façcn connue en soi par le fait que des impulsions rectangulaires prélevées sur le transformateur de lignes sont accouplées dans un étage modulateur avec une tension en dents de scie dér--vée du circuit de déviation verticale. A partir de ces impulsions rectangulaires, les courants de correction sont produits, dans la technique déjà connue, au moyen d'un circuit oscillant.Mais ces courants ne sont paraboliques qu'en première approximation, de sorte qu'il se produit des formations d'ondulations au bord supérieur et au bord inférieur de l'image, du fait que le courant de correction comporte, pendant le balayage de ligne, des points d'inflexion dus à sa forme cosinusoidale (demande de brevet allemand publiée avant examen n" 1.762.718). L'invention a pour but un circuit pour la correction des distorsions précitées, réalisable à un prix de revient très inférieur, en faisant l'économie d'étages généralement prévus jusqu' ici, avec utilisation d'une tension telle qu'elle produise un courant parabolique dans le circuit de déviation. Le mode de fonctionnement du circuit revendiqué sera décrit à propos d'un exemple de réalisation donné à titre d'exemple avec référence aux figures 1 à 4 des dessins annexés. La figure 1 représente une trame qui est reproduite sur l'écran des tubes image de télévision avec la distorsion à corriger dans la direction Nord-Sud. On a supposé que la correction dans la direction Ouest-Est était déjà effectuée, de sorte que la trame est délimitée par deux lignes verticales. Pour éliminer les distorsions dans la direction Nord-Sud, un courant parabolique à la fréquence de ligne , qui est superposé au courant de déviation verticale, est nécessaire. Ce courant parabolique additionnel doit varier en amplitude et en phase à la fréquence de trame, comme représenté sur la figure 2. Le circuit représenté sur la figure 3 sert à la production de ce courant parabolique de correction. Tout d'abord, il faut que soient formées des impulsions rectangulaires à fréquence de ligne, modulées en amplitude et en phase à la fréquence de trame. Cela s'effectue au moyen du modulateur 1 auquel est appliqué, sur la borne B, un signal rectangulaire à fréquence de ligne qui traverse une résistance 2 et une diode 3 vers la base du transistor 4, de sorte que ce transistor soit placé à l'état passant pendant le retour de ligne. En même temps est injecté, sur la borne A, un signal en dents de scie à fréquence de trame, croissant à partir de zéro, qui est accouplé, à travers la résistance 5 et la diode 6, avec le signal rectangulaire injecté à travers la résistance 2. En outre, le signal en dents de scie à fréquence de trame est appliqué, par l'intermédiaire d'une diode 7, au collecteur du transistor 4. L'émetteur du transistor 4 est connecté à la masse par l'intermédiaire d'un condensateur 8 qui constitue, avec la résistance 9, un circuit intégrateur auquel est appliqué le signal en dents de scie à fréquence de trame.Le signal rectangulaire voulu, modulé en amplitude et en phase à la fréquence de trame, prélevé au point de connexion C, est produit de la manière suivante : pendant chaque retour de ligne, les signaux rectangulai- res à fréquence de ligne, injectés en B, amènent le point D au potentiel réglé au point E, plus la tension base-émetteur UBE et la tension directe de la diode 3 Dans ces conditions, le poten lel au point E se règle automatiquement sur la ligne médiane du signal en dents de scie à fréquence de trame, ce qui est obtenu par l'effet intégrateur du circuit RC 8, 9 Pendant la première moitié de la demi-période et le retour horizontal, la diode 5 est conductrice, si bien que le signal à fréquence de trame est cals ai potentiel UD Dans la seconde moitié de la période d'image, la loce 6 est bloquée. Mais étant donné que le transistor 4 est à l'état passant pendant le retour de ligne, le signal en dents de scie à fréquence de trame est calé, au moyen de la diode 7, au potentiel d'émetteur UE augmenté de la tension résiduelle collecteur-émetteur UcE et la tension directe de la diode 7, si bien que le signal voulu apparait au point de connexion C. Une resistance 10, montée entre la base et l'émetteur du transistor 4, doit avoir 2e valeur ohmique suffisamment faible pour que les délais de rfipCnse du transistor 4, produits par la durée de décharge de 1. e de base, ne soient pas prolongés notablemlentO La tension prélevé au point C est délivrée à un intégrateur de Nlller 11 qui se cor!pose du transistor 12, du condensateur 13 et des résistances 15 avec le condensateur 16 monté en paral lèle. Cet intégraterr de-Miller est dimensionné de sorte que seules les im ulsion- rectangulaires à la fréquence de ligne soient intégrées, du faiX que le circuit RC 15, 16 constitue une forte contre-réaction dans la ligne d'émetteur du transistor 12 pour les parties du signal à fréquence de trame. Le signal en dents de scie, prélevé au point F du circuit, est appliqué, à travers la résistance d'émetteur 18 d'un étage convertisseur d'impédance 17 et par l'intermédiaire d'un condensateur 19, à l'entrée d'un amplificateur 20. Dans l'exemple de réalisation représenté, l'amplificateur prévu pour l'amplification des courants de correction est en même temps l'étage final du système de déviation verticale. Cet étage final se compose, de façon connue en soi, d transistor pilote 21, ainsi que des deux transistors complémentaires d'étage final 22 et 23. Le signal de correction à fréquence de ligne est prélevé à travers le montage série d'un condensateur 26 et de l'inductivité, transformée par le transformateur 27, 28, des bobines de déviation verticale 24, 25. Dans le circuit de déviation est en outre montée, en série avec un condensateur 29, une résistance 30 sur laquelle est prélevée, conformément à l'invention, par l'intermédiaire d'un condensateur 31, une tension parabolique à fréquence de ligne, proportionnelle au courant de correction, tension qui, différenciée au moyen d'un circuit RC 31, 32, 33, est appliquée à l'entrée de l'amplificateur 20 en tant que tension de contre-réaction. A la place de la résistance de contre-réaction 30, il peut être également montée une petite inductance sur laquelle est alors prélevée une tension en dents de scie lors de l'alimentation avec un courant parabolique. On peut ainsi se passer du circuit différentiateur 31, 32, 33. La résistance 32 est réalisée sous forme de résistance réglable pour pouvoir procéder à un réglage en phase de la correction. Sur la figure 4 sont représentées des courbes de tension, telles qu'elles apparaissent aux points C et F du circuit de la figure 3. Avec le circuit décrit, on engendre un courant de déviation à fréquence d'image avec un courant de correction parabolique à fréquence de ligne superposé, comme représenté sur la figure 2. Comme il va de soi'et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation, de ses diverses parties, ayant été plus spécialement envisagés; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDlCATïO'-tS 1. Circuit pour la production d'un ,usant paro3ique de correction à fréquence de ligne, avec une amplitude et une phase qui varient à la fréquence de trame, pour la correction e torsions en coussinet Nord-Sud dans un récepteur de téléF-ioin en couleurs, avec utilisation d'un modulateur pour des impulsions rectangulaires à fréquence de ligne, réglables en amplitude et en position de phase, modulées à la fréquence de trame, caractérisé en ce que les impulsions rectangulaires modulées sont appliquées à un intégrateur de Miller (11) pour la production d'une tension en dents de scie, à fréquence de ligne, modulée en amplitude et en phase à la fréquence de trame, tension qui est délivrée, par l'intermédiaire d'un étage convertisseur d'impédance (17), à l'entrée d'un étage amplificateur (20) 'qui introduit la tension de correction en dents de scie dans le circuit de déviation verticale par l'intermédiaire d'un transformateur (27, 28), l'étage amplificateur (20) étant monté en réaction négative d'intensité par le fait qu'il est prélevé, sur une résistance ohmique (30) pontée dans le circuit de déviation verticale, une tension produite par le courant parabolique de correction, tension qui est appliquée, par l'intermédiaire d'un circuit différentiateur (31, 32, 33), à l'entrée de l'étage amplificateur (20) à titre de tension de contre-réaction en dents de scie, modulée en amplitude et en phase à la fréquence de trame. 2 Circuit selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'étage final vertical de l'appareil récepteur de télévision et l'étage amplificateur monté en réaction négative d'intensité (20 sont réunis en un ensemble. 3. Circuit selon la revendication 1, caractérisé en ce que le courant de correction produit est rendu automatiquement symétrique, du fait que la tension en dents de scie à fréquence de trame est appliquée par l'intermédiaire d'un circuit intégrate-;r (8, 9) à une électrode du modulateur (1).