L'invention se rapporte à une machine à piquer, à broder ou similaire comportant une multitude d'aiguilles se déplaçant verticalement et simultanément en regard d'une ou plusieurs nappes de tissu, en vue d'obtenir des piqdres ou des broderies selon des dessins préétablis. Dans les machines classiques, le dessin est réalisé en combinant les translations longitudinale et transversale du tissu par rapport au porte-aiguilles qui est à poste fixe. A cet effet le déplacement longitudinal est assuré par rotation positive d'un rouleau qui peut être la bobine réceptrice de réembobinage du tissu traité ou mieux des rouleaux d'entraînement, tandis que le déplacement transversal est obtenu au moyen d'un chariot roulant transversalement au sens du déplacement longitudinal. La Demanderesse, depuis un certain nombre d'années a créé une machine du type général précité dans laquelle ce chariot porte les bobines débitrices de tissu et la ou les bobines réceptrices. L'inconvénient de cette disposition malgré les avantages qu'elle procure en contre-partie, réside dans la très grande inertie de l'ensemble mobile. Comme dans ces machines les bobines ou rouleaux sont déplacés en même temps que le tissu en cours de façonnage ctest-à-dire pendant le temps où les aiguilles sont désengagées du tissu (soit 1/4 du cycle de durée totale de 100 mus), Il s'ensuit que pour obtenir à ce rythme rapide des déplacements en antagonisme de cette inertie il est nécessaire d'utiliser une puissance motrice élevée d'où des moteurs cotteux. Enfin il est bien connu que de telles machines sont impropres à traiter des tissus légers en raison de leur déformation juste- ment causée par la très grande inertie de la ou des bobines débitrices en particulier lors d'un appel rapide et important de tissu. La présente invention vise à apporter des solutions satisfaisantes à ces problèmes notamment en réduisant les inerties. Bulle autorise en particulier de déplacer la ourles bobines débitrices pendant la durée totale du cycle, la durée du déplacement de la zone de tissu déroulée et en cours de façonnage, restant inchangée. D'autres particularités et avantages de l'invention apparaitront au cours de la description qui va suivre, laquelle, faite en référence au dessin annexé donné à titre d'exemple non limitatif fera bien comprendre comment la présente invention peut etre mise en pratique. La figure 1 est une vue schématique en plan représentant les principaux organes de la machine. La figure 2 est une vue schématique de profil. La machine à piquer et/ou à broder à laquelle s'applique l'invention comprend un bdti général 3a supportant d'une part un pont P1 transversal (non représenté) au dit bâti et par rapport auquel coulisse verticalement, selon un mouvement alternatif rapide produit par un dispositif moteur conventionnel, le porte-aiguilles P (traditionnellement pourvu d'une multitude d'aiguilles Ag) et d'autre part un chariot A supportant à son tour les porte-bobines. Le chariot A se déplace transversalement au bâti par coulissement sur des rails, au moyen d'un ensemble crémaillère Cr (fixée au chariot)jpignon Pi 'claveté sur l'arbre d'un moteur électrique Mc) - La bobine réceptrice Rb portée directement par le bâti 3a est placée en aval du chariot A qui supporte les rouleaux d'entraînement Rel Re2 entraîné soit directement, soit indirectement par un moteur électrique (non représenté). Ces deux moteurs électriques sont avantageusement des moteurs à courant continu. Selon l'invention la ou les bobines débitrices Rd sont portées par un support constitué par deux bras S1 et S2 articulés sur le chariot A selon chacun un axe A pouvant coulisser latéralement x dans ses paliers a De part et d'autre des bras Si (et 52 > et entre les paliers PA se trouvent placés des ressorts R SI et Rus2. Cet ensemble permet au porte-bobine c ' est-à-dire aux deux bras et et S2 assemblé par l'entretoise ST d'avoir des déplacements latéraux indépendants dans une certaine mesure. En effet si 1 'inertie de Rd est trop importante, son déplacement ne s'effectuera que lorsque les ressorts RS1 (ou RS2 selon le sens) seront comprimés suffisamment. Autrement dit le déplacement de Rd pourra débuter sans à-coup et s'effectuer durant la totalité du cycle et non comme le tissu en cours de façonnage TF dans le 1/4 de ce cycle. La bobine Rd peut, comme dans le cas du brevet nO être portée par un arbre Rda solidaire en rotation de l'un des éléments d'un coupleur CO (par exemple le rotor d'un coupleur électromagnétique à poudre) tandis que le second élément est solidaire en rotation d'un moto-réducteur (non représenté) à marche continue, le couple résistant de ce coupleur étant pré-réglé par réglage de l'intensité admise au moyen -d'un régulateur. Ce coupleur agit soit comme frein soit au contraire comme moteur de réenroulement lorsque l'on désire le retour arrière de la nappe. Tous les moteurs électriques sont asservis à un programmateur par exemple un programmateur à bande perforée Jacquard multi-piste dont le lecteur optique envoie ses informations à un dispositif électronique à mémoires comme celui décrit dans le brevet fran çais n" Enfin il reste à limiter la contrainte supportée par le tissu en raison de l'inertie de la bobine débitrice, lorsqu'il y a un appel brutal des rouleaux de déplacement longitudinal. Un rouleau de tension Rt est supporté à chacune de ses extrémités par un palier coulissant dans deux glissières verticales solidaires du chariot A, un ou plusieurs ressorts tarés R tendant à pousser le rouleau de tension vers le bas de la glissière. Lors -d'un appel brutal des rouleaux1 le rouleau de tension se soulève libérant du tissu. La compression des ressorts s'opposant à ce moment ramène par la suite le rouleau à sa position initiale. Ce dispositif réduit considérablement l'inertie rapportée au moteur des rouleaux. REVENDICATIONS 1 - Machine à piquer etfou à broder comportant un châssis, un porte-aiguilles multiple à poste fixe par rapport à ce chassis et soumis à un mouvement alternatif incessant de montée et de descente, une bobine réceptrice, un chariot se déplaçant alternativement et transversalement au dit chassis, un moteur produisant ce déplacement transversal, au moins un rouleau d'entraînement porté par le dit chariot et assurant le déplacement longitudinal du matériau à façonner, un moteur assurant la rotation de ce rouleau, un rouleau régulateur de tension, au moins une bobine débitrice portée par deux bras articulés sur le dit chariot, caractérisée en ce que ces deux bras peuvent se déplacer simultanément indépen damnent du chariot et dans le même sens que celui-ci. 2 - Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que des moyens amortisseurs sont placés entre les dits bras et le dit chariot au voisinage des articulations des bras sur le chariot. 3 - Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce que ces moyens amortisseurs sont des ressorts placés sur l'axe d'articulation entre bras et paliers solidaires du chariot. 4 - Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'axe du xouleaurégulateur de tension est supporté de chaque c8té par un dispositif amortisseur taré imposant le retour à sa position origine du rouleau après une surtension. 5 - Machine selon la revendication 4, caractérisée en ce que chaque dispositif amortisseur comprend au moins un ressort taré placé de part et d'autre du bras de manière à freiner le déplacement de celui-ci dans les deux sens.