La présente invention concerne un procédé et un dispositif pour l'alimentation automatique d'une machine de traitement de produits en plaques, et plus particulièrement pour le remplissage automatique du magasin d'alimentation d'une machine de traitement d'ébauches en plaques. C'est ainsi qutelle stapplique de façon particulièrement efficace, à titre d'exemple, à l'alimentation automatique du magasin du margeur sur un slotter imprimeur à forte cadence de production pour le façonnage de caisses en carton ondulé. La fabrication des caisses dtemballage en carton ondulé comporte une première phase dans laquelle le carton ondulé est élaboré en bande continue, dans une machine à onduler, puis découpé en ébauches rectangulaires dont les dimensions correspondent au développement de la caisse à réaliser. Dans une deuxième phase les ébauches sont le plus souvent reprises une à une dans une machine dite "slotter-imprimeur, dans laquelle elles subissent divers découpages pour former par exemple les rabats de la caisse.Une telle machine comporte un élément d'entrée dit "margeur", avec un magasin d'alimentation où les ébauches sont empilées pour astre extraites une par une par le dessous de la pile, à une cadence en synchronisme avec les éléments rotatifs de découpage ou d'impression. Rentre la machine à onduler et le slotter, les plaques ébauches en carton sont empilées en attente de passage sur les machines de façonnage, slotter ou machine à découper à plat. Actuellement, le remplissage du magasin d'alimentation du slotter est généralement fait manuellement, par prélèvement successif de paquets de plaques dans une pile en attente. La réserve formée dans le magasin du slotter assure généralement un volant suffisant, à la fin de chaque pile d'ébauches, pour avoir le temps d'amener une autre pile auprès du slotter et éviter l'arrêt de la machine. Mais on observe que la production des slotters modernes, capables de cadences mécaniques très élevées, est en fait limitée par les possibiliteis d'alimentation manuelle. Même dans le cas où l'on 'wtilise pas la totalité de la capacité du slotter, le chargement manuel des plaques dans le magasin est un travail extrême- ment pénible. On a donc cherché à automatiser et surtout à mécaniser l'opération de remplissage du magasin d'ébauches dans de telles machines de façonnage à fortes cadences.Les solutions proposées jusqu'à présent pour résoudre ce problème ont toutes conduit à des dispositifs dans lesquels on prélève les plaques une par une sur le dessus de la pile en attente ; ces plaques sont alors transportées jusqu'au magasin du margeur par des courroies transporteuses sur lesquelles elles sont généralement.disposées en se recouvrant l'une l'autre. Ces divers dispositifs présentent tous l'inconvénient de ne constituer aucune réserve tampon entre la pile principale et le petit empilage qui se forme dans le magasin du margeur. Il en résulte que lorsqu'une pile est entièrement déversée dans le margeur, la faible réserve de celui-ci s'épuise en moins de temps qu'il ne faut pour amener une autre pile en place et réadapter le dispositif pour commencer le transfert de nouvelles plaques. Il y a ainsi rupture d'alimentation du slotter et perte de production. On doit encore noter que lorsqu'on prélève les plaques sur le dessus de la pile, comme sur les dispositifs actuels, soit par des courroies entraineuses, soit par cylindres entratneurs ou aspirants, il est toujours nécessaire d'exercer une certaine pression sur la plaque que l'on veut entraîner ; ceci conduit souvent à entratner également la plaque inférieure suivante, ou ce qui est encore plus grave à ne l'entratner que partiellement. Les plaques se mettent alors plus ou moins en travers, leur arrivée sur le magasin du margeur est désordonnée, et elles ne peuvent pas se placer correctement dans celui-ci ; il faut alors des interventions manuelles fréquentes. Enfin, l'empilage des plaques, par exemple sur les palettes qui ont servi à les transporter entre la machine à onduler et les machines de façonnage n'est jamais rigoureusement vertical. Si donc, la partie supérieure de la pile a été correctement centrée pour que les plaques arrivent bien dans l'axe du slotter, il est fréquent de constater que lorsque l'on retire une plaque de la partie inférieure de la pile, le centrage n'est plus correct et les plaques pénètrent encore difficilement dans le magasin du margeur. La présente invention, qui a pour objet de remédier à ces divers inconvénients, s'applique au remplissage automatique du magasin d'alimentation d'une machine de traitement d'ébauches en plaques, le magasin servant à constituer un empilage de plaques formant une petite réserve pour l'alimentation de la machine, avec prélèvement plaque par plaque à la partie inférieure de la réserve pour introduction dans la machine, et reconstitution de la réserve par apport de nouvelles plaques à sa partie supérieure, ces nouvelles plaques étant prélevées su-r des piles en attente. Le procédé selon l'invention est caractérisé par le fait qu'il comporte les opérations suivantes : amenée d'une pile en attente à un poste de prélèvement, et éléva tion progressive de la pile après chaque prélèvement, - séparation de la pile en paquets, en décalant d'abord à chaque fois la partie supérieure de la pile par poussage vers l'arrière avec retenue de la partie inférieure, puis en soulevant le bord arrière décalé du paquet ainsi formé et en appuyant sur la partie inférieure de la pile pour la maintenir en place, - transfert vers l'avant du paquet supérieur formé, vers un poste de débit plaque par plaque, par prélèvement par dessous, la par tie inférieure de la pile restant maintenue en place, chaque trans fert d'un paquet vers le poste de débit n'étant effectué qu'à la fin du débit du paquet précédent, ce transfert entraînant à son tour un nouveau cycle d'élévation de la pile en attente et sépa ration d'un nouveau paquet à sa partie supérieure, - transfert des plaques débitées une à une vers le magasin de la machine. Le dispositif selon l'invention pour la mise en oeuvre de ce procédé comporte - un poste de prélèvement pour une pile en attente, avec une plate forme mobile en déplacement vertical et des moyens de commande et de contrôle du déplacement vertical, - un organe séparateur et des moyens de commande et de contrôle pour le déplacer entre une position dégagée et une position dans la quelle il vient repousser vers l'arrière la partie supérieure de la pile, - un poussoir arrière avec des moyens de commande et de contrôle de déplacement horizontal et vertical, muni d'organes inférieurs de soutien susceptibles d'être disposés sous le bord arrière du pa quet séparé par l'organe séparateur, - un dispositif presseur avec des moyens de commande et de contrôle de déplacement horizontal et vertical, capable de venir s'engager horizontalement entre la partie arrière soulevée du paquet séparé et le dessus de la pile restante, et de l'appuyer verticalement sur la pile restante, - un poste de débit à courroie pour prélèvement par dessous, avec butée n'autorisant le passage que d'une plaque à la fois, et des moyens de commande et de contrôle de vitesse de la courroie, - un transporteur entre le poste de débit et le margeur de la machine, avec des moyens de commande et de contrôle de sa vitesse, - des organes d'asservissement entre les différents moyens de com mande et de contrôle. L'invention va naintenant entre décrite avec plus de détails en se référant à un mode de réalisation particulier donné à titre d'exemple et représenté par les dessins annexés. La figure 1 représente de façon schématique et simplifiée l'ensemble du dispositif réalisé selon l'invention pour alimenter le margeur d'un slotter-imprimeur pour caisses carton ondulé, à partir de piles de plaques ébauches en provenance d'une machine à OI1- duler. Les figures 2 à 6 illustrent les phases successives de la formation et du transfert d'un paquet de plaqués depuis la pile jusqu'au poste de débit. On se référera tout d'abord à la figure 1 qui est une coupe longitudinale du dispositif, bien que cette coupe soit ici représentée de façon très simplifiée pour faciliter la compréhension du fonctionnement sans alourdir le dessin. 'ensebeQes est soutenu par une charpente constituée par des bâtis latéraux/que 1, 2, 3 et 4, réunis par des entretoises 5. Dans le sens de passage de carton vers le slotter-imprimeur, le bâti inférieur d'entrée 1 supporte une table de réception à rouleaux 7. La table 7 est mobile verticalement, guidée par des galets 8 en appui sur des osides verticaux du bats. On n'a pas représenté ici, dans le but de simplification souligné plus haut, ni le moteur d'entratnement en déplacement vertical, ni les butes ou contacts de contrôle ou de sécurité. Ces appareillages peuvent entre en effet de tout type usuel connu ; leur conception est du domaine courant d'un technicien de construction mécanique et n'entre pas dans le cadre de la présente invention qui vise seulement le procédé et 11 organisation générale des divers organes constituant le dispositif. Le bâti supérieur d'entrée 2 supporte un chariot, constitué par des flasques latéraux 10 reliés par une entretoise 11, roulant par des galets 12 engagés dans les rainures 13. Ici encore, on n'a pas représenté, dans un but de simplification, les mécanismes d'entratnement du chariot, ni les moyens de blocage en une position déterminée. Le bati 2 supporte également un cadre 15 constitué par deua rails guides 16 entretoisés par leurs extrémités, et suspendus par des biellettes parallèles 17.Le vérin 18 permet de déplacer le cadre entre wze position basse représentée sur cette figure et une position haute comme, par exemple, sur les figures 4, 5 et 6. sn raison du parallélisme des biellettes 17, le cadre reste parallèle à lui-même dans son mouvement, et les rails guides 16 restent horizontaux. La traverse du poussoir 19 porte à chaque extrémité des galets 20 engagés dans la rainure 21 des rails guides 16. Sous la traverse 19 sont fixés des doigts pousseurs 22, munis chacun d'un bec horizontal 23. L'ensemble pousseur, constitué de la traverse 19 et des doigts 22, peut étre déplacé longitudinalement par deux vérins 25 (un de chaque côté) dont le corps est articulé par des tourillons horizontaux sur le chariot 10, et dont la tige est articulée sur un doigt 22. Le chariot 10 supporte une série de doigts applicateurs 27 solidaires d'un arbre 28 articulé sur deux flasques 29 entretoisés. Les flasques 29 coulissent chacun dans uneglissière 30 du chariot 10. Les doigts applicateurs 27 sont maintenus à l'horizontale par des ressorts 31 qui les tiennent en appui sur une butée, et sont articulés sur la tige d'un vérin 32 lui-même articulé par des tourillons horizontaux sur le chariot 10 ; le point d'articulation du vérin sur le doigt est situé au-dessus de l'arbre 28. Â l'avant du bâti 2 est disposé un volet séparateur coudé 33 dont l'extrémité avant est guidée de chaque côté dans des glissières horizontales 34. Le volet est articulé en 35 à l'extrémité d'un levier de renvoi 36 articulé en 37 sur le bâti et en 38 à l'ex- trémité de la tige d'un vérin 39. La table 7 est équipée de rouleaux transversaux 40 qui forment un plan d'appui pour les plaques. Sous les rouleaux le cadre grille 41 est muni de barreaux transversaux 42 disposés entre les rouleaux. Le cadre 41 est mobile transversalement en roulant par des galets 44 sur un plateau auxiliaire 45. Le plateau 45 est lui mtme mobile verticalement par rapport au bâti de la table 7. Pour ne pas surcharger le dessin, et compte tenu de son échelle, on n'a pas représenté le mécanisme de commande de déplacement transversal du cadre grille 41 sur le plateau 45 ; ce mécanisme peut entre constitué de façon tout-à-fait classique, par exemple par un vérin et un distributeur d'alimentation, ou encore par un mécanisme à vis entravé par un moteur.De même on a représenté de façon purement schématique par des vérins 47 un mécanismeXde déplacement vertical du plateau 45. La hauteur et la disposition des barreaux 42 sont telles qu'en position basse du plateau 45, les barreaux restent en-dessous du plan supérieur des rouleaux 42. En position haute du plateau 45, les barreaux, au contraire, font saillie au-dessus des rouleaux. ntre les bâtis 1 et 4 est disposé un dispositif d'alimentation feuille à feuille, du type usuel à courroie aspirante. Le dispositif est constitué par une courroie ou un jeu de courroies perforées sans fin 50, entre un tambour moteur 51 et un tambour de renvoi 52, avec un caisson aspirant 54 reiié par la conduite 55 à une pompe à vide 56. Les doigts de butée avant 58 sont réglables en hauteur en fonction de l'épaisseur des plaques travaillées. De façon connue, lorsqu'un paquet de plaques repose sur la courroie 50, comme 2présenté en traits mixtes forts sur la figure, l'avant de la feuille inférieure est plaqué contre la courroie 50 qui l'entratne sous les doigts 5â, tandis que les autres plaques sont arrêtées par ces mêmes doigts.Dès que la plaque inférieure est complètement passée sous les doigts, la suivante est immédiatement solidarisée à son tour avec la courroie, et entratnée à la suite vers l'aval. Le système d'alimentation à courroie aspirante est suivi d'un transporteur à courroie 60 dont le châssis support 61 est articulé autour de l'axe du tambour moteur 62. Le chssis 61 soutient également une tôle déflectrice inférieure 63. L'ensemble du transporteur 60 est orientable au moyen d'un vérin latéral 65 entre une position de service représentée en traits pleins sur la figure, et une position escamotée représentée de façon simplifiée en traits interrompus. Le bâti 4 supporte enfin un transporteur à courroie 68 dont le châssis support est articulé autour de l'axe du tambour moteur 69. Le transporteur 68 aboutit légèrement au-dessus du magasin du slotter à alimenter. Enfin la courroie aspirante 50 et les deux transporteurs 60 et 68 sont entraînés à partir d'un même moteur 70 comme représenté symboliquement sur la figure. tes transporteurs 60 et 68 sont entratnés à la même vitesse, inférieure à celle de la courroie 50, mais en rapport constant réglable par le réducteur 71. Pour la prise en charge d'une pile de plaques, la table de réception 7 est abaissée comme représenté en traits interrompus, figure 1 ; le plateau 45 et la grille 41 sont en position basse. La pile est amenée par le chemin de rouleaux 80 et transférée sur les rouleaux de la table 7 qui les prolongent. Lorsque la pile est en place, en butée avant, on soulève le cadre 45 par les vérins 47, et les barreaux 42 de la grille 41 viennent faire saillie au-dessus des rouleaux. La pile de plaques repose alors sur les barreaux de la grille. La table 7 est élevée jusqu'à ce que la partie supérieure de la pile occulte une cellule photoélectrique réglée en position verticale en fonction de la hauteur des paquets que l'on se propose de séparer dans la pile. Un jeu de deux cellules photoélectrique disposées latéralement en fonction du format des plaques permet de contrôler le centrage correct de la partie supérieure de la pile; si la pile n'est pas correctement centrée, les signaux des cellules relayés par un appareillage facile à concevoir p ^ un spécialiste, commandent le mouvement transversal de la grille 41 roulant P*F ses galets 44 sur le plateau 45, dans un sens ou dans l'autre pour amé- ner les plaques exactement dans l'axe du dispositif et du slotterimprimeur qui lui fait suite. La position longitudinale du chariot 10 a été préalablement réglée en fonction du format des plaques de façon h prendre la position représentée sur la figure 1, c'est-à-dire légèrement en arrière du bord arrière des plaques de la pile. Le chariot 10 est immobilisé dans cette position tant que l'on travaille des plaques de même format. On se référera maintenant aux figures 2 à 6 pour suivre les différentes phases qui aboutissent au transfert des plaques vers le magasin du slotter. Sur la figure 2, les doigts pousseurs 22 sont avancés vers la pile au moyen du vérin 25 jusqu'à ce que les becs 23 viennent au contact de la face arrière de la pile. Dans ce déplacement horizontal, la traverse 19 s'est déplacée en roulant dans la rainure 21 des rails 16 restés immobiles. te volet 33 est alors rabattu vers la face avant de la pile au moyen du vérin 39. La rotation du levier 36 autour de l'axe 37 tire le volet vers l'arrière et vers le bas, tandis qu'il reste toujours engagé dans les glissières 34. Dans ce mouvement le volet ne rencontre pas le paquet de plaques en cours de débit sur la courroie 50, et en fin de course vient exercer une poussée vers l'arrière sur la partie supérieure de la pile, et fait reculer cette partie supérieure comme représenté sur la figure 3. La partie inférieure de la pile est maintenue en place par les becs 23 des doigts pousseurs 22. Dans la phase suivante représentée figure 4, l'action du vérin 18, tirant sur les biellettes 17, soulève les rails guides 16 et par là la traverse 19 et les doigts pousseurs 22. Dans ce mouvement les rails 16 se déplacent à la fois vers l'avant et vers le haut, mais les doigts 22, retenus par le vérin 25, ne subissent qu'un déplacement vertical, avec déplacement relatif de la traverse dans la rainure 21. La partie arrière du paquet précédennent séparé par le mouvement du volet 34 se trouve ainsi soulevée par les becs 23, ce qui fait apparattre un espace libre qui matérialise la séparation entre le paquet supérieur soulevé et la partie inférieure de la pile maintenue en place. le vérin 32 est ensuite mis en action (figure 5) pour pousser vers l'avant ltensemble des doigts applicateurs 27 et des flasques support 29. Dans une première partie du déplacement, les flasques 29 ne rencontrent aucune résistance pour se déplacer dans les glissières 30 du chariot 10, et les doigts 27 sont maintenus horizontaux par le ressort 31. Les doigts 27 pénètrent ainsi dans l'intervalle entre le bord arrière soulevé du paquet et la partie inférieure de la pile. Lorsque les flasques 29 arrivent en butée à l'extrémité des glissières 30 l'action du vérin 32 se poursuit de telle sorte qu'il tend à faire tourner les doigts 27 autour- de l'arbre 28, en contrariant l'action du ressort 31.Les doigts viennent alors s'appliquer sur la feuille supérieure de la portion de pile restée en place, et la compriment légèrement sur son plan d'appui. Dans la phase suivante, représentée figure 6, le volet 34 est d'abord relevé, et on utilise le reste de la course du vérin 25 pour pousser vers l'avant l'ensemble du paquet supérieur oui est ainsi amené sur ia courroie 50 tandis que la partie inférieure de la pile est maintenue en place par les doigts applicatéurs 27. Dès que le paquet est suffisamment engagé sur la courroie 50, l'ensemble du paquet avance avec la courroie jusqu'à venir en butée sur les doigts 58 ; le paquet est ensuite débité feuille par feuille, par dessous, la feuille inférieure passant seule en dessous des doigts 58. Les feuilles ainsi extraites une à une par la courroie aspirante 50 viennent se disposer "en tuiles" en se recouvrant l'une l'autre sur les transporteurs 60-68, en raison de la différence de vitesse entre ces transporteurs et la courroie 50. A la sortie du transporteur 68, les plaques s'empilent normalement les unes sur les autres dans le magasin du slotter. Bien entendu, les diverses phases de formation et de séparation du paquet, de transfert et du débit de ce paquet sont asservies les unes aux autres par des moyens usuels de cellules pho teélectriques ou de contacts fin de course. Ainsi, le transfert d'un paquet du sommet de la pile au poste de débit 50 (passage de la figure 5 à la figure 6) n'est déclenché que lorsqu'une cellule photoélectrique décèle que le paquet précédemment transféré sur les courroies 50 est entièrement débité. Ce nouveau transfert d'un paquet vers le poste de débit déclenche également la remise en position initiale, selon figure 1, de tous les autres organes, puis l'élévation de la table 7 de la hauteur d'un nouveau paquet, avec, si nécessaire, nouvelle opération de centrage de la partie supérieure de la pile par rapport à l'axe de la machine. On remarquera, à partir de la description qui précéde, qu'il y a toujours dans l'appareil ainsi réalisé un paquet de plaques formant réserve tampon, en plus de la réserve constituée par le magasin du slotter lui-mdme, Ceci permet donc d'augmenter le temps disponible pour amener une nouvelle pile vers la machine lorsque la précédente a été complètement transférée. Pour augmenter encore cet intervalle disponible, le réglage des cellules photoélectrique et des asservissements est déterminé de telle sorte que le dernier paquet d'une pile soit plus important que les autres si bien qu'il s'écoule un temps important entre l'arrivée de ce dernier paquet sur le poste de débit de la courroie 50 et le moment où la dernière feuille de ce paquet sera introduite dans le slotter.On notera également que dans un tel appareil le prélèvement une par une des plaques pour les mettre sur le transporteur qui les déverse dans le magasin du slotter se fait ici par dessous et au moyen d'une courroie aspirante ; cette méthode de prélèvement est bien connue pour permettre de transférer des plaques dans de bonnes conditions d'alignement, c'est-à-dire sans risquer de les voir se mettre en travers, ce qui gênerait ensuite leur empilage dans le magasin du slotter. On notera enfin que la séparation des piles en paquets en vue de leur transfert progressif vers le poste de débit ne peut pas dtre génée lorsque les plaques sont tuilées au lieu d'être planes, et ceci quel que soit le sens du tuilage (concave ou convexe). En effet, les doigts poussoirs 22 sont disposés en dessous du paquet lorsque celui-ci est séparé par le volet 34, et le bord arrière est ensuite franchement relevé quelle que soit la position exacte du bord arrière de la feuille inférieure du paquet. Dans les machines à onduler de grande production actuelles, on est conduit à réaliser un empilage automatique des plaques à la sortie, ce qui rend difficile l'élimination des plaques défectueuses correspondant par exemple à des raccords de bobines. Ces plaques défectueuses arrivent donc mélangées aux plaques saines dans les piles destinées à l'alimentation des slotters, et il est important de pouvoir les éliminer pour éviter des perturbations dans le fonctionnement du slotter. le dispositif objet de l'invention permet cette élimination, ainsi que l'élimination systématique par exemple des deux dernières plaques d'une pile, le plus souvent abimées par leur transfert, surtout si l'on utilise un transfert direct sur des chemins à rouleaux comme indiqué sur la figure.Pour le cas des deux dernières feuilles d'une pile, un jeu de relais peut permettre de déceler la présence de ces deux dernières feuilles sur le poste de débit 50 et déclencher l'action du vérin 65 qui relève le transporteur intermédiaire 60. les feuilles suivantes débitées par les courroies 50 viennent alors buter contre la plaque déflectrice 63 et tombent dans le réceptacle 85 aestiné à recevoir toutes les plaques défectueuses. le vérin 65 peut également être déclenché par une action manuelle lorsqu'on a décelé la présence de feuilles défectueuses dans la pile, et il suffit au conducteur de la machine de surveiller le moment où ces feuilles vont être débitées par les courroies 50 pour les faire dévier vers le réceptacle 85. Bien entendu, l'invention n'est pas strictement limitée au mode de réalisation qui vient d'être décrit à titre exemple, mais elle couvre également les ralisations qui n'en différeraient que par des détails des variantes d'exécution, ou par l'utilisation de moyens équivalents. C'est ainsi que l'on pourrait imaginer divers perfectionnements qui traduisent surtout des degrés supplémentaires d'automaticité et d'asservissement, comme par exemple l'utilisation de rouleaux conn1 ndés pour amener la pile en place sur la table 7. L'ensemble de la machine peut également être rendu mobile en dépla cernent longitudinal motorisé, permettant son positionnement par rapport au slotter en fonction du format des feuilles travaillées ainsi que son dégagement en cas de nécessité d'intervention manuelle. On pourra de même prévoir un asservissenent de la vitesse des moteurs de débit en fonction du format, cet asservissement pouvant etre directement lié à la position longitudinale du chariot 10 puisqu'il est lui-même fonction du format de ces plaques. RS DICATI3aS 1 - Procédé de remp'issage automatique du magasin d'alimentation d'une machine de traitement d'ébauches en plaques, le magasin servant à constituer un empilage de plaques formant une petite réserve pour l'alimentation de la machine, avec prélèvement plaque par plaque de la partie inférieure de la réserve pour introduction dans la machine, et reconstitution de la réserve par apport de nouvelles plaques à sa partie supérieure, ces nouvelles plaques étant prélevées sur des piles en attente, caractérisé par le fait qu'il comporte les opérations suivantes - amenée d'une pile en attente à un poste de prélèvement et éléva tion progressive de la pile, après chaque prélèvement, - séparation de la pile en paquets, en décalant d'abord à chaque fois la partie supérieure de la pile par poussage vers l'arrière avec retenue de la partie inférieure, puis en soulevant le bord arrière décalé du paquet ainsi formé et en appuyant sur la partie inférieure de la pile pour la maintenir en place, - transfert vers l'avant du paquet supérieur formé, vers un poste de débit plaque par plaque par prélèvement par dessous, la partie inférieure de la pile restant maintenue en place, chaque trans fert d'un paquet vers le poste de débit n'étant effectué qu'à la fin du débit du paquet précédent, ce transfert entratnant à son tour un nouveau cycle d'élévation de la pile en attente et sépa ration d'un nouveau paquet à sa partie supérieure, - transfert des plaques débitées une à une vers le magasin de la machine. 2 - Procédé selon revendication 1, caractérisé par le fait que le volume des paquets et les vitesses de débit des plaques vers le magasin de la machine sont déterminés de telle sorte qu'après transfert au poste de débit du dernier paquet d'une pile le nombre de plaques contenues dans le magasin de la machine et dans le dernier paquet soit suffisant pour permettre l'amenée d'e nouvelle pile de plaques au poste de prélèvement. 30- Procédé selon revendication 2, caractérisé par le fait qu'on donne au dernier paquet de la pile un volume plus important que les autres. 4 - Procédé selon l'une quelconque des revenåications précédentes, caractérisé par le fait qu'à chaque élévation de la pile au poste de prélèvement on recentre la pile par rapport à l'axe de la machine. 5 - Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'on détourne sélectivement certaines plaques à la sortie du poste de débit pour les empêcher d'être transférées au magasin de la machine, C Dispositif de remplissage automatique du magasin d'a limentation d'une machine de traitement d'ébauches en plaques, pour la mise en oeuvre du procédé selon revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comprend - un poste de prélèvement pour une pile en attente, avec une plate forme mobile en déplacement vertical et des moyens de commande et de contrôle du déplacement vertical, - un organe séparateur et des moyens de commande pour le déplacer entre une position dégagée et une position dans laquelle il vient repousser vers l'arrière la partie supérieure de la pile, - un poussoir arrière avec des moyens de commande et de contrôle de déplacement horizontal et vertical, muni d'organes inférieurs de soutien susceptibles d'être disposés sous le bord arrière du pa quet séparé par l'organe séparateur, - un dispositif presseur, avec des moyens de commande et de contrôle de déplacement horizontal et vertical, capables de venir ltengager horizontalement entre la partie arrière soulevée du paquet séparé et le dessus de la pile restante, et de l'appuyer verticalement sur la pile restante, - un poste de débit à courroie avec butée n'autorisant le passage que d'une plaque à la fois et des moyens de commande et de contrô le de vitesse, - un transporteur entre le poste de débit et le magasin de la machine, avec des moyens de commande et de contrôle des vitesses, - des organes d'asservissement entre les différents moyens de com mande et de contrôle. 7 - Dispositif selon revendication 6, caractérisé par le fait que le poste de prélèvement comporte en outre des moyens de commande et de contrôle de la position transversale de la plateforme mobile0 80- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 ou 7s caractérisé par le fait qu'il comporte un réceptacle pour plaques défectueuses, et par le fait que le transporteur entre le poste de débit et le magasin dé la machine comporte une partie escamotable, les plaques sortant du poste de débit étant déviées vers le réceptacle lorsque cette partie est escamotée.