i 2108069 La présente invention concerne une composition propre à rendre les étoffes douces et appelée ci-après aussi composition d'adoucissement des étoffes» Elle se rapporte plus particulièrement à une composition qui comprend des enzymes cellulolyti-5 ques et qui permet d'atténuer le caractère rêche que prennent les étoffes de coton. On sait que le lavage des étoffes peut les rendre fort rêches. Le degré auquel les étoffes deviennent rêches dépend d'un certain nombre de facteurs et conditions au cours du lavage, 10 comme la nature de la composition détergente utilisée, la durée et la température du lavage, le genre de machine à laver, le rapport du tissu au bain et le nombre de lavages subis» Cet inconvénient est particulièrement grave dans le cas des étoffes faites de fibres de coton, comme il en est des serviettes de toilette et 15 de table, entre autres. Il est bien connu que ces étoffes tendent* à devenir rêches et il a déjà été envisagé d'atténuer cette tendance par divers moyens. Ceux-ci comprennent le traitement des fibres, après le lavage, au moyen d'une composition d'adoucissement des tissus dont l'agent actif est un détergent cationique. Ces 20 compositions qui peuvent avoir un effet satisfaisant sont souvent appelées agents de conditionnement par rinçage parce qu'elles sont normalement appliquées lors du rinçage pendant les opérations du lavage. Un inconvénient de cette technique pour rendre les tissus moins ïê La demanderesse a découvert à présent qu'un traitement au moyen d'enzymes cellulolytiques atténue sensiblement la vitesse à laquelle de nouveaux produits manufacturés en coton deviennent 30 reches et permet de rétablir partiellement la douceur initiale de produits manufacturés en coton déjà devenus rêches. Les étoffes de coton ainsi traitées ont, après plusieurs lavages, un toucher nettement plus doux que celui d'étoffes traitées au moyen d'un agent de conditionnement par rinçage classique. La demanderesse 35 a découvert en outre avec surprise que les étoffes ne subissent aucune dégradation sensible dans les conditions d'utilisation des compositions de l'invention, alors qu'on pouvait s'attendre à une diminution de la résistance des fibres de coton sous l'effet des enzymes cellulolytiques. 40 L'invention a donc pour objet une composition qui 71 34926 2 2108069 permet de rendre les étoffes moins rêches et qui comprend des enzymes cellulolytiques. Les enzymes cellulolytiques sont bien connues et sont produites par des cryptogames, par exemple par culture en immersion d'une souche de Trichoderma sur du son de 5 froment. D'autres enzymes cellulolytiques d'origine cryptogamique sont, par exemple, celles produites par des cultures de Myrothecium verrucaria, d'Aspergillus oryzae, d'Aspergillus niger et de Botrytis cinerea. On connaît aussi des enzymes cellulolytiques bactériennes, par exemple celles produites par divers Strepto-10 mycètes et Hyménomycètes. Les enzymes cellulolytiques contiennent normalement deux Cypes de constituants qui sont appelés d'habitude cellulase C, et cellulase C„, la cellulase C étant capable de x X A rompre la liaison (3-glucosidique en 1,4 de la cellulose, alors que la cellulase ne peut opérer cette rupture. D'autres détails 15 concernant les cellulases sont donnés dans "Cellulases and their application", Proceedings of a symposium, American Chemical Society Spécial Publication 95 (1969), page 23. Les enzymes cellulolytiques du commerce contiennent en outre d'habitude des quantités mineures d'autres enzymes telles que la cellobiase, la 20 xylanase, l'amylase, la glucanase, la protopectinase, la maltase, la saccharase, la protéase, la lipase, la pectinase et la phospho-lipase. Des enzymes cellulolytiques sont disponibles dans le commerce, par exemple sous le nom de "Meicelase" de la Société 25 Meiji Seika Kaisha Ltd. 2 Chôme Kyobashi, Chuo-ku, Tokyo, Japon, qui est une poudre enzymatique cellulolytique brune obtenue par culture de Trichoderma sur un milieu solide consistant en froment ou dans un milieu liquide contenant du son. La solution formée par extraction du milieu de culture solide au moyen d'eau ou bien 30 le filtrat de la culture en immersion est traité et amené à sicci-té pour donner une poudre brune. D'autres enzymes cellulolytiques disponibles dans le commerce sont l'enzyme 19 AP de la Société Rohm and Haas Cy., une enzyme cellulolytique produite par Aspergillus niger à 1000 unités/ 35 g de cellulase vendue sous le n° 36845 par la Société Koch Light, la cellulase C-7377 de la Société Sigma Corp. et les enzymes cellulolytiques P 500 et P 1500 de la Société Kinki Yakult Co. Ltd. Onozuka, Japon, provenant de Trichoderma viride. La demanderesse a découvert que, pour la même teneur 40 en cellulase Cx, l'effet d'adoucissement est d'autant plus marqué 71 34926 3 2108069 que la teneur en cellulase est plus élevée. Bien que la validité de l'invention ne soit liée à celle d'aucune hypothèse, on est porté à croire que la cellulase C et la cellulase C, agissent en- A X semble de l'une ou l'autre façon. Par conséquent, les compositions 5 d'enzyme cellulolytique utilisées suivant l'invention doivent contenir de la cellulase Cx et de la cellulase C^. On détermine de la façon suivante les activités et C , par exemple de la Meicelase P et de la cellulase à 1000 À unités/g d'Aspergillus niger vendue sous le n° 36845 par la Socié-10 té Koch Light Co. Ltd . On chauffe jusqu'à 40°C une fiole conique de 500 ml contenant 10 ml d'une solution aqueuse à 1# de 1'enzyme dans un appareil d'agitation à va-et-vient. On amène le pH de la solution à 4 au moyen d'un tampon 0,05M acide acétique/acétate de sodium. On intro-15 duit dans le mélange quatre morceaux de papier-filtre (1 cm x 1 cm, Schleicher et SchUll n° 595 1/2). On considère que le temps nécessaire pour désagréger complètement le papier-filtre est une mesure de l'activité C-^. Les résultats sont les suivants s 20 Meicelase P 90 minutes Cellulase de la Société Koch Light pas de désagrégation même après 100 heures L'enzyme cellulolytique convient d'autant mieux aux fins de l'invention que le papier-filtre est dégradé plus rapidement. C On met en incubation pendant 15 minutes à 40°C, en présence de 25 différentes quantités de l'enzyme incorporé à 2 ml d'eau, 20 ml d'une solution aqueuse à 1% de carboxyméthylcellulose sodique (ven-due sous le nom de Tylose ^par la Société Farbwerke Hoechst, code C 300 P) dont on a amené le pH à 5 au moyen d'un tampon 0,1M à 30 l'acétate de sodium et à l'acide acétique. Après l'incubation, on arrête la réaction par addition de 1 ml d'une solution de NaOH 2N. On mesure la viscosité de la solution de carboxyméthylcellulose sodique au moyen d'un viscosimètre d'Ubbel.ohde, vendu sous le n° code 265657 et on exprime la viscosité en secondes. Les ré-35 sùltats sont les suivants s 40 71 34926 4 2108069 10 15 20 25 30 Durée Concentration en Concentration en Rapport KL/M Meicelase P cellulase Koch CM) Light (KL) 570 sec. 0 0 400 sec. 7,5 X 10"^ 4 x 10--5# 5,3 300 sec. 1,6 x 10"^ 1,1 x 10=2£ 6,2 200 sec. Il est donc évident que l'activité C de la cellulase Koch Light A 4,4 x 10~3# 2,9 x 10~2# 6,6 est à peu près six fois plus élevée que celle de la Meicelase P. Il est évidemment possible d'utiliser des mélanges de diverses enzymes, à condition qu'ils contiennent aussi des enzymes cellulolytiques. Par exemple, des amylases, protéases et lipases peuvent être utilisés conjointement avec les enzymes cellulolytiques. Néanmoins, il faut veiller à utiliser des enzymes qui n'attaquent pas les enzymes cellulolytiques- et qui sont actives dans le même intervalle de pH que les enzymes cellulolytiques. Les enzymes cellulolytiques sont, par exemple, fort résistantes aux enzymes protéolytiques et peuvent donc être utilisées de manière satisfaisante conjointement avec ces dernières. La plupart des enzymes cellulolytiques actuellement disponibles ont un pH optimum de 2 à 10. De nombreuses cellulases d'origine cryptogamique ont un pH optimum d'environ 5. A un pH supérieur à 7, leur activité est normalement fort atténuée,-de sorte que les enzymes cellulolytiques d'origine cryptogamique doivent être utilisées suivant l'invention en milieu acide. Les cellulases bactérienries, comme celles provenant de Ps. fluorescens, ont toutefois un pH optimum de 7 à 8 et il existe également des cellulases dont le pH optimum est de 10, par exemple celles provenant d'un mollusque, en l'occunence Dolabella sp., comme décrit dans Biochemical Journal 99, (1966) page 214. Des exemples d'enzymes convenables à utiliser avec les enzymes cellulolytiques cryptogamiques et bactériennes sont les lipases, comme celles provenant de bactéries, par exemple de Candida lipolytica, de cryptogames, par exemple d'Aspergillus, ou encore du pancréasj les amylases, comme celles obtenues par fermentation en immersion d'une souche particulière de Bacillus 35 (1) subtilis (en vente sous le nom de Maxamyl^ par la Société Royal Fermentation Industries, Delft, Pays-Bas, et sous le nom de NOVO-amylase par la Société N0V0 Industri A/S, Copenhagen, Danemark) et les protéases, comme la papalne, la trypsine, les protéases bactériennes du type de la Subtilisine, telles que M 71 34926 5 2108069 celles produites par Bacillus subtilis et disponibles dans le commerce, par exemple, sous le nom d'Alcalase ■ de la Société NOVO et de maxatase ® de la Société Royal Fermentation Industries, et la Rhozyme J-25 de la Société Rohm and Haas Cy, qui est line enzyme 5 protéolytique ayant aussi un effet diastatique, sur un support d'amidon de maïs. Les quantités d'enzymes cellulolytiques à utiliser dépendent évidemment d'un certain nombre de facteurs, comme, en particulier, leur activité, la durée de traitement de l'étoffe, la 10 température etc... Pour la plupart des applications pratiques, la quantité de Meicelase P peut être de 0,01 à 20# du poids de la composition pour le traitement des étoffes. Il est possible d'utiliser une autre préparation enzymatique celllulolytique en une quantité équivalente en ce qui concerne l'activité C^. 15 Les enzymes cellulolytiques peuvent être appliquées sur les étoffes sous la forme d'une solution aqueuse, ajustée au pH voulu', ou bien sous la forme d'une composition à ajouter à un bain de lavage. Une telle composition peut être une composition de trempage ou de trempage préalable, une composition de lavage prin-20 cipal ou une composition de rinçage. Il est préférable d'appliquer les enzymes cellulolytiques cryptogamiques pendant le trempage ou le trempage préalable parce que les compositions de lavage principal normales ont un pH ne permettant pas l'incorporation des enzymes cellulolytiques cryptogamiques. En outre, comme les compositions 25 de rinçage sont normalement acides, les enzymes cellulolytiques dont le pH optimum tombe dans le domaine acide peuvent être utilisées avec avantage aussi dans les compositions de rinçage. La demanderesse a découvert qu'on obtient les meil= leurs résultats au moyen d'une combinaison d'enzymes cellulolyti= 30 ques au cours d'un prélavage et au moyen de toute composition de conditionnement par rinçage appropriée s'utilisant lors du rinçage après le lavage principal. Souvent, les résultats ainsi obtenus sont supérieurs à ceux que donnent l'un ou l'autre des traitements seuls. 35 Les compositions de l'invention peuvent se présen ter sous toute forme physique appropriée, par exemple sous forme de liquides, de comprimés, de poudres, de nouilles, de rubans etc..» les compositions de l'invention peuvent comprendre 40 d'autres.constituants qui sont utiles pour de telles compositions 71 34926 6 2108069 d®adoucissement. Normalement, un tampon doit être présent aussi lorsque les enzymes cellulolytiques des compositions ont leur pH optimum dans le domaine acide. Dans ce cas, le tampon doit être pris en quantité minimale, pour éviter autant que possible un abais-5 sement du pH du bain de lavage principal par transfert du bain de trempage ou de trempage préalable acide dans le bain de lavage principal alcalin. Une chute trop importante du pH nuirait à l'effet détergent du bain de lavage principal. Dans les conditions d'usage, une quantité d'environ 3 g, par exemple, d'acide citrique ,10 ou de tout autre système tampon convenable s'est révélée satisfaisante. Il est possible d'utiliser davantage d'acide citrique, en présence d'une certaine quantité de citrate de sodium. D'autres systèmes tampon appropriés sont l'acide fumarique, et l'acide benzoïque. 15 Les compositions peuvent contenir en outre un dé tergent. On a déjà suggéré que les détergents anioniques inhibent les enzymes cellulolytiques, de sorte que des essais ont été exécutés dans ce domaine, qui ont révélé que certains détergents anioniques, comme le dodécylbenzènesulfonate de sodium, inhi-bent fortement les enzymes cellulolytiques» Toutefois, d'autres détergents anioniques comme les sulfates d'alcools gras, ont un pouvoir d'inhibition moins marqué, tandis que les alkyl«>éther-sul-fates et alkyl-éther-carboxylates n'exercent pratiquement aucune inhibition. Cette inhibition peut être atténuée par incor- 25 poration de détergents non ioniques » . Les détergents non ioniques ne semblent pas exercer d'inhibition sensible et il en est de même des oxydes d'aminés tertiaires ou des sulfobétaïnes, cependant que les détergents cationiques sont connus pour leur absence, totale d'inhibition à l'égard des enzymes cellulolytiques. Les compositions de l'invention contiennent donc de préférence un détergent non ionique et/ou un détergent cationique» Des exemples de détergents anioniques, non ioniques et cationiques appropriés ^ont donnés dans l'ouvrage de Schwartz, Perry et Berch intitulé "Synthetic Detergent and Surfactants", volume II, 1958. Les compo- 35 sitions peuvent comprendre en outre des charges, comme du sulfate de sodium, des parfums, des germicides, des hydrotropes, des opacifiants, des solvants, des agents fluorescents, des dépres-seurs de mousse, des stabilisants pour les liquides et des colorants. Lés enzymes cellulolytiques peuvent être incorporés aussi iLn à des compositions de conditionnement par rinçage normales dont A 71 34926 7 2108069 certains exemples sont donné^Ôans Chemistry and Industry, juillet 1969, page 903. EXEMPLE 1 On exécute l'essai de comparaison suivant. On 5 prépare une solution aqueuse tampon d'un pH de 5 au moyen de 10,6 g d'acide citrique monohydraté et de 18,3 g de dihydrogéno-orthophosphate de sodium dihydraté. On fait tremper pendant 48 heures des morceaux de 5 g de serviette éponge en coton très rêche (tissu A) dans des fractions de 200 ml de la solution 10 aqueuse à 30°C en présence des additifs précisés ci-après. Tissu Détergent Enzyme A - B 0,1 g du produit de condensation de 1 mole d'alcool secondaire en Cll-15 avec 9 moles d'oxyde d'é-thylène 15 20 C - 0,2 g de cel lulase (Meicelase P) D 0,1 g du produit de condensation 0,2 g de cel de 1 mole d'alcool secondaire en lulase (Mei-Cll-15 avec 9 moles d'oxyde d'é- celase P) thylène On rince les échantillons à l'eau de ville courante, puis on les chauffe à 80°C,pendant 30 minutes et on apprécie la douceur au toucher. Les'résultats, par ordre de douceur décroissante, sont 25. D > C > B> A. Le tissu D est le plus doux et le tissu A le plus rêche. EXEMPLE 2 On répète l'essai ci-dessus dans des conditions identiques à celles appliquées pour l'échantillon D et on compare 30 les résultats avec tin échantillon D^, la différence étant que la solution de cellulase- servant pour l'essai a été préchauffée à 80°C pendant 30 minutes pour la destruction des enzymes. Après le séchage des échantillons, l'échantillon D est significativement plus doux que l'échantillon D-^» 35 EXEMPLE 3 On compare de la manièr^décrite ci-après deux échantillons de 5 g découpés dans une serviette qui a été lavée souvent dans une machine à laver automatique s on immerge l'échantillon C pendant 48 heures dans la solution tampon de l'exemple 1, 40 après addition de 0,2 g de cellulase (Meicelase P) et l'échantil- 71 34926 8 2108069 Ion dans la solution tampon uniquement. Après rinçage à l'eau de ville courante et chauffage à 80°C pendant 30 minutes pour le séchage, l'échantillon C traité par la cellulase est beaucoup plus doux que l'échantillon témoin C-^. 5 EXEMPLE 4 On lave quatre variétés de serviettes neuves A, B, C et D, une fois, à l'aide d'une composition détergente à faible pouvoir moussant pour grosse lessive de type classique ' dans une machine à laver à tambour. Ensuite, on déeoupe les 10 serviettes en deux morceaux, on lave chaque moitié de chaque serviette à nouveau 12 fois sans le produit de lavage en choisissant le cycle de lavage principal et non le cycle de prélavage de la machine à laver. On traite un échantillon de 5 g de chaque type de 15 serviette ayant subi les treize lavages au moyen de fractions de 200 ml de la solution tampon de l'exemple 1 contenant 0 mg, 50 mg, 100 mg, 150 mg et 200 mg de cellulase (Meicelase P), soit à 30°C pendant 66 heures, soit à 40°C pendant 18 heures. Par après, on rince les échantillons dans une solution aqueuse à 5 g par 20 litre de la composition détergente pour grosse lessive de type O ) classique ', après quoi on rince les échantillons encore deux fois dans de l'eau. Dans tous les cas, le traitement à 40°C pendant 18 heures donne des échantillons plus doux que le traitement à 25 30°C pendant 66 heures. Dans les deux séries, la douceur augmente avèc la concentration en enzymes. Le traitement des échantillons à 40°C pendant 18 heures avec 200 mg de cellulase permet d'obtenir un tissu très faiblement plus doux que celui traité au moyen de 600 mg de cellulase, ce dernier étant à son tour beaucoup supé-30 rieur au tissu n'ayant subi aucun traitement enzymatique. EXEMPLE 5 On apprécie l'effet d'adoucissement de 200 mg de cellulase (Meicelase P) à des pH de 5, 6, 7 et 8 comme dans l'exemple 4, mais en prenant une température de' 50°C au lieu de 35 40°C. On sèche les échantillons à 20°C dans une humidité relative de'65# sur une corde„ Pour un pH de 5> l'effet d'adoucissement est con~ sidérable, tandis que, pour des pH de 6, 7 et 8, l'adoucissement est à peine décelable. Les comparaisons sont établies avec des ^ échantillons traités sans enzyme à ces mêmes avaleurs du pH. 71 34926 9 2108069 EXEMPLE 6 On soumet des échantillons de 40 g d'une serviette qui a été lavée 13 fois à un traitement dans une machine à laver à tambour pendant 1 heure à 50°C dans une solution tampon d'un pH 5 de 5 contenant 2,7 g de cellulase (Meicelase P). La machine contient 20 litres d'eau et la concentration de l'enzyme est donc de 0,013#. On traite de même, mais sans enzyme, un échantillon témoin. Après le prélavage, on lave chaque échantillon dans une 2 ) composition détergente pour grosse lessive de type classique ' 10 suivant le programme de lavage normal, après quoi on exécute le rinçage normal. On sèch^les échantillons sur une corde à 20°C dans une humidité relative de 65#« L'échantillon traité au moyèn de 1'enzyme est beaucoup plus doux que celui traité sans enzyme. On découpe des rubans d'une largeur de 5 cm dans les échantillons et on mesure les résistances à la rupture. Les résultats sont indiqués ci-après ; Traitement Résistance à la rupture, en kg Serviette n° 1 Serviette n°: 2 A 1 lavage avec une composition 35,6) 34,4) on détergente pour grosse lessive 35,2) 30,8 35,8) 34,5 4 normale2^ 27,8) 33,2 B 1 lavage avec une composition détergente pour grosse lessive normale2' + 12 lavages encore y dans l'eau 33,3 18 C Traitement de l'échantillon B 25 avec de la cellulase au cours 32,9) 32,4) du cycle de prélavage de la 32,4) . 31,8 32,0) 31,9 machine à laver 29,4) 31,4) D Echantillon B traité sans 33»8) 34,8) cellulase dans la machine à laver 30*3) 32,5 35,'4) 31,8 33,3) 26,8) 30 x probablement dû à un vice de fonctionnement non décelé de la machine au cours de l'essai. Les résultats montrent que la perte de résistance qu'on pourrait attendre en conséquence du traitement par la cellulase est faible, sinon nulle. Au cours d'un essai supplémentaire, 35 on traite un échantillon de tissu de coton de 55 g, lavé à 13 ■ reprises, pendant 1 heure à 50°C dans la machine à laver avec 2,7 gâe cellulase dans un tampon à pH 5. On ne peut déceler aucune réduction du degré de polymérisation du coton. 40 71 34926 10 2108069 EXEMPLE 7 On répète les opérations de l'exemple 5 (à 50°C avec une durée de trempage de 18 heures, un pH de 5 et un séchage, à 20°C dans une humidité relative de 65#) au moyen de 0,08 g de ^ cellùlase de. la Société Merck (activité de 20 mU/mg), de 3,4 g de cellulase C 7377 de la Société Sigma et de 3,4 g d'un concentré de cellulase 36 de la Société Rohm and Haas. On obtient le même assouplissement qu'avec 0,2 g de Meicelase P. EXEMPLE 8 XO Les échantillons consistent en quatre serviettes qui ont été rendues rêches par 14 lavages dans une machine à laver à tambour. On traite deux des serviettes à 20°C au moyen d'un agent de conditionnement par rinçage classique1^ en solution aqueuse pendant 10 minutes. Le rapport du bain à l'étoffe est de 15 7:1 et le rapport de l'étoffe à l'agent de conditionnement par rinçage est de 70s1. Après séchage sur une corde, les échantillons (A) sont sensiblement plus doux que les échantillons (B) qui n'ont pas été traités avec l'agent de conditionnement par rinçage classique. L'essai est exécuté de la façon suivante dans la machine à 20 laver à tambour : Echantillon Prélavage Lavage principal A Sérviettes traitées composition déter- au moyen d'un agent tampon gente pour grosse de conditionnement lessive de type par rinçage classique classique2) (assez douces) . H B Serviettes non traitées au moyen de l'agent tampon + de conditionnement par Meice-rinçage classique lase P (rêches) Les conditions de l'essa^ont les suivantes : 30 Prélavage Poids des échantillons 325 g Tampon 51,5 g d'acide citrique monohydra té + 91,5 g de Na2HP04.2H20 Meicelase P (pour l'essai B) 20 g 35 Durée et température 15 minutes pour le chauffage jus qu'à 50°C, puis 45 minutes à 50 °C Lavage principal Programme normal 130 g de composition détergente pour grosse lessive classique2) 40 Rinçage Programme normal Rinçage eau eau 71 34926 ii 2108069 Au terme de l'essai, trois observateurs indépendants trouvent que les deux échantillons B sont plus doux que les échantillons A. Cette expérience démontre que l'effet d'adoucis-5 sement obtenu avec les enzymes cellulolytiques est plus persistant que celui obtenu avec un produit de conditionnement par rinçage de type classique. "^Le produit de conditionnement par rinçage de type classique, ou composition d'adoucissement des étoffes,--comprend 10 les constituants suivants : Constituant % chlorure de di/^suif7-diméthylammonium (vendu sous le nom d'Arquad 2 HT) 2,5 amidei d'acide gras cationique vendu sous le nom de Ceranine HC 2,5 ^ acide citrique 0,25 colorant, parfum et eau q.s. 2 ) 'La composition détergente pour grosse lessive de type classique comprend : Constituant % PO dodécylbenzènesulfonate de sodium 4,5 produit de condensation de 1 mole de nonyl- phénol et de 14 moles d'oxyde d'éthylène 3 diéthanolamine des acides gras de coprah 1*2 stéarate de sodium 3,3 25 triphosphate de sodium 32 silicate de sodium 3,7 sulfate de sodium 9,1 carboxyméthylcellulose sodique 1,0 perborate de sodium 30 30 agent fluorescent, agent séquestrant, parfum, eau, etc. q.s. EXEMPLE 9 Les échantillons sont des serviettes qui ont été rendues reches par 14 lavages dans la machine à laver à tambour. ^ On traite quatre paires de ces serviettes dans la machine à laver à l'aide des produits indiqués ci-dessous : 71 34926 12 2108069 Serviettes Meicelase P 10 15 20 25 30 Produit de conditionnement par rinçage de type classique1) A - B - 42 g C 20 g 42 g D 20 g - Les conditions sont les suivantes : Poids des échantillons 325 g poids de morceaux d'étoffe servant d'excipient 3 kg solution tampon 51,5 g d'a cide citrique mono-hydraté + 91,5 g de Na2HP0i^.2H20 15 minutes jusqu'à 50°C, puis 45 minutes à 50 °C Au terme du traitement, on retire les échantillons de la machine et on les fait sécher sur une corde. Trois observateurs répartissent les quatre paires d'échantillons par ordre de douceur croissante, la note 1 étant attribuée à la serviette la plus rêche et la note 4 à la serviette la plus douce, dans chaque série » Les résultats sont les suivants : durée et température serviettes A B C D note cumulative 6 9 22 19 35 On peut en conclure que l'enzyme est efficace pour l'adoucissement et que la combinaison de l'enzyme et du produit de conditionnement par rinçage de type classique est supérieure tant à l'enzyme qu'au produit pris isolément. EXEMPLE 10 On utilise des serviettes rendues rêches par 10 lavage^Ùans une machine à laver à tambour. On traite les serviettes dans la machine à laver à l'aide des produits suivants ; Serviette Prélavage Lavage principal Rinçage I Tampon d'un pH de 5 (citrate/phosphate) 15 g du produit de conditionnement par-rinçage classique1) 2 g de Meicelase P 130 g de la composition détergente pour grosse lessive de type classique 2) (a) - (b) 42 g du produit de rinçage de type classique2) II Tampon d'un pH de 5 (citrate/phosphate) 15 g du produit de conditionnement par-rinçage classique1) 130 g de la composition détergente pour grosse lessive de type classique2) (a) - (b) 42 g du produit de rinçage de type classique1) III Tampon 130 g de la composition détergente pour grosse lessive de type classique2) 42 g du produit de rinçage, de type classique1) ou -fc» *0 K> O K) O oo o o vO 71 34926 14 2108069 Pour les serviettes I (a), II (a) et III, on choisit les cycles normaux de prélavage, de lavage principal et de rinçage de la machine à laver, en présence de 3 kg d'étoffes supplémentaires comme complément. 5 Les serviettes I (b) et II (b) sont faites de morceaux des serviettes I (a) et I (b) qu'on traite au moyen du produit de conditionnement par rinçage de type classique en présence des étoffes servant d'excipient au cours d'un rinçage supplémentaire dans la machine à laver. 10 On fait sécher toutes les serviettes sur une corde et on fait appréci.er leur douceur. Les résultats sont les suivants : (i) les serviettes II (b) et III ont une douceur semblable, ce qui démontre que l'utilisation d'un produit de conditionnement par rinçage de type classique lors du prélavage n'a pas beaucoup d'influence sur la douceur finale à la fin du lavage. (ii) la serviette I (a) est plus douce que la serviette II (a), ce qui montre que la cellulase utilisée au prélavage a un effet d'adoucissement qui persiste pendant le lavage principal. 20 La serviette I (a) n'est toutefois pas aussi douce que la serviette III. (iii) la serviette II (b) est plus douce que la serviette II (a) et la serviette I (b) est plus douce que la serviette I (a). Ainsi, comme on pouvait s'y attendre, le produit de condi- 25 tionnement par rinçage de type classique exerce un adoucis sement dans le bain de rinçage et de plus adoucit une serviette qui a déjà été traitée par la cellulase. iv) la serviette I (h) est sensiblement plus douce que la serviette II (b), ce qui prouve que le traitement par la cellulase au 30 prélavage et le traitement par le produit de conditionnement par rinçage de type classique lors du rinçage de la serviette I (b) contribuent tous deux à la douceur de la serviette. EXEMPLE 11 On prépare des solutions tampon contenant 2,04 g d'acide ■55 citrique et 3,66 g de Na2HP0^.2H20 dans 200 ml d'eau. On dissout 200 mg de cellulase (Meicelase P) dans la solution. On agite automatiquement à 40°C quatre morceaux de tissu de coton de référence type Krefeld (poids total 10,5 g) d'une largeur d'environ 6 cm et d'une longueur de 25 cm. Chaque jour, on introduit les échantillons 40 dans des solutions tamponnées de Meicelase P fraîche et on constate 71 34926 15 2108069 que, après 24 heures dans ces conditions, l'activité enzymatique, ne subsiste plus que pour 40#. Les durées d'incubation sont de O, 1, 3 et 7 jours et on détermine sur les échantillons (pris par quatre) la résistance au moyen de l'appareil vendu sous le n° 5 W.P.M. type ZT 100 par la Société V.E.B. Thtlringer Industriewerk. La vitesse de traction est de 9 mm/seconde et la. distance entre les mâchoires est de 10 cm. On constate une relation linéaire entre la perte de résistance et la durée, l'allure de la perte de résistance étant de 0,6# par heure. 1° , EXEMPLE 12 On a démontré que l'adoucissement est meilleur pour une concentration plus élevée en cellulase C^, lorsque la concentration en cellulase C est constante. A Pour une valeur de 40:1 du rapport du bain à l'étoffe, 15 on fait tremper des morceaux d'étoffe de coton devenus reches dans des solutions tampon d'un pH de 5 jusqu'au lendemain. La température initiale est de 50°C. Après le trempage, on rince les étoffes dans une solution à 5 g/litre de la composition détergente pour O ) grosse lessive de type classique , puis on exécute un rinçage 20 soigneux à l'eau de distribution. On sèche finalement les étoffes à 20°C dans une humidité relative de 65#. Les résultats sont les suivants : Enzyme .Ordre de douceur Teneur rela- (1 = lë plus doux, tive en cel- 4 = le plus rêche) lulase C 25 -a) 0,1# de Meicelase P 1 5 b) 0,02# de Meicelase P 7 2 1 c) 0,1# d'enzyme Koch LighJ 3 30 -d) 0,015# d'enzyme Koch Light 4 4,5 30 Les mélanges a) et d) contiennent pratiquement la même quantité de cellxilase C et, à titre de comparaison, les mélanges b) et A c) sont inclus dans la série, étant entendu que le mélange c) contient à peu près 30 fois autant de cellulase C que le mélange A b), ce dernier donnant toutefois toujours une douceur plus grande 35' que celle obtenue au moyen du mélange c). EXEMPLE 13 On lave 1 fois des serviettes en coton neuves dans une machine à laver à tambour d'une capacité de 4 kg en utilisant 100 g 2 ) de la composition détergente pour grosse lessive de type classique ' 40 au cours du cycle de prélavage normal et 100 g de la même composition au cours du cycle de lavage principal normal. 71 34926 16 2108069 On fait sécher la moitié des serviettes et on les met en réserve (serviettes W, chacune d'un poids de 130 g). On-lave J.' autre moitié des serviettes encore 25 fois dans la machine à - laver sans détergent en appliquant le cycle de lavage principal c normal. Ces serviettes sont notées G et ont chacune un poids de 5 190 g. Essais de lavage On introduit la serviette W et line serviette G, en présence de 3 kg de linge normalement souillé, dans le tambour de la machine à laver à laquelle on fait parcourir les cycles normaux de prélavage, de lavage principal et de rinçage. On exécute ainsi sept essais en parallèle sur sept combinaisons différentes de produit de prélavage, de produit de lavage principal et de produit de rinçage comme précisé ci-après. Le produit de rinçage éventuel" est ajouté au début du dernier rinçage. A la fin de chaque cycle de lavage, on fait sécher les serviettes W et G sur une corde. On exécute 14 répétitions des cycles. Note de douceur Prélavage Lavage principal Rinçage W G Composition détergente pour grosse lessive de type classique 2) Composition détergente pour grosse lessive de type classique 2) - 0 -2 Composition détergente pour grosse lessive de type classique 2) Composition détergente pour grosse lessive de type classique 2) Produit de conditionnement par rinçage de type classique 1) x 3 3 Tampon Composition détergente pour grosse lessive de type classique 2) 2 2 Tampon + 2 g d'enzyme Composition détergente pour grosse lessive de type classique 2) 5 5 Tampon + 20 g d'enzyme Composition détergente pour grosse lessive de type classique 2) 8 6 Tampon + 2 g d'enzyme Composition détergente pour grosse lessive de type classique 2) Produit de conditionnement par rinçage de type classique '!) x 10 7 ou sO ro o x on ne prend que,1/1,7 de la concentration recommandée, c'est-à-dire 25 g pour le rinçage. Note : 1 = douceur au toucher de la serviette lavée 25 fois (rêche) 10 = douceur au toucher de la serviette lavée 1 fois (douce) K> O 00 o o vO 71 34926 18 2108069 EXEMPLE 14 On lave dans une machine à laver à tambour, suivant le programme normal, 3 kg de linge sale et de serviettes rêches qui ont déjà été lavées 14 fois. 5 Pour l'expérience A, on utilise vin produit de prélavage ayant la constitution suivante : 80 g de sulfate de sodium 20 g de Meicelase P 10 g du produit décondensâtion de 1 mole d'alcool secondaire 10 en avec 9 moles d'oxyde d'éthylène , 20 g d'acide benzoïque Le pH, au terme du prélavage, est de 4,9» Pour le lavage principal, on prend 180 g de la composition 2 ) détergente pour grosse lessive de type classique '. Au terme du lavage principal, le pH est de 9,4. On rince le linge et les serviettes à l'eau de ville et on les fait sécher sur une corde. Pour &'expérience B, on exécute le prélavage avec 6û g de la 2 ) composition détergente pour grosse lessive de type classique ' (le pH au terme du prélavage étant de 9,4) et le lavage principal, 20 au moyen de 150 g de la même composition (pH final de 9,6). On exécute le rinçage suivant le cycle normal avec de l'eau de ville, puis on fait sécher le linge et les serviettes sur une corde. La serviette lavée au cours de l'expérience A a un toucher 2^ nettement plus doux que la serviette lavée au cours de l'expérience B. 71 34926 i9 2108069 REVENDICATIONS I. Procédé pour atténuer le caractère reche des étoffes contenant du coton, caractérisé en ce qu'on applique sur les étoffes des enzymes cellulolytiques. 5 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on applique les enzymes cellulolytiques au cours d'un trempage. 3. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on applique les enzymes cellulolytiques au cours d'un rinçage. 4. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 10 3, caractérisé en ce qu'on applique des enzymes cellulolutiques cryptogamiques dans un bain aqueux dont le pH tombe dans le domaine acide. 5. Proçédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le pH est d'environ 4 à 5. 15 6. Composition à utiliser pour un procédé suivant l'une quel conque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce qu'elle comprend des enzymes cellulolytiques. 7. Composition suivant la revendication 6, caractérisée en ce que les enzymes cellulolytiques contiennent de la cellulase C A 20 et de la céllulase C-^,comme défini ci-dessus. 8. Composition suivant la revendication 6 ou Js caractérisée en ce qu'elle comprend un détergent. 9. Composition suivant la revendication 8, caractérisée en ce qu'elle comprend un détergent cationique. 25 10. Composition suivant la revendication 8, caractérisée en ce qu'elle contient un détergent non ionique. II. Composition suivant l'une quelconque des revendications 6 à 10, caractérisée en ce qu'elle comprend des enzymes cellulolytiques cryptogamiques et a un pH tombant dans le domaine acide. 30 12. Composition suivant la revendication 11, caractérisée en ce que la composition a été tamponnée'à une valeur du pH tombant dans le domaine acide au moyen d'un système tampon à l'acide citri-que. 13. Composition suivant la revendication 11, caractérisée en 35 ce que la composition a été tamponnée à une valeur du pH tombant dans le domaine acide au moyen d'un système tampon à l'acide fumarique ou benzolque. 14. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce . qu'on traite les étoffes au moyen d'enzymes cellulolytiques au 40 cours d'un trempage préalable, on lave les étoffes, puis on les rince à l'aide d'ion produit de conditionnement par rinçage.