La présente invention se rapporte à un procédé de fabrication de culasses ferromagnétiques à partir de tôles pour aimants individuelles en particulier pour petits et micro-appareils et -machines électromagnétiques, tels que transformateurs, têtes magnétiques et moteurs électriques. Le découpage mécanique des tôles pour aimants laisse sur ces dernières des barbes de découpage qui sont très nuisibles, en particulier sur les petites culasses magnétiques. Il a donc déjà été proposé (R. Boll, Feinwerktechnik 69 (1965) 241-246) de fabriquer des lames et des pièces de précision à partir d'alliages magnétiques doux et d'autres matériaux spéciaux, par attaque-photochimi- que. D'autre part, il est connu de fabriquer des culasses ferromagnétiques par collage de tôles d'aimants. En effet, le collage offre des avantages importants du point de vue électrique par rapport au vissage ou au rivetage. L'invention découle de l'idée de combiner ces deux notions en elles#mAemes connues et utiliser pour le collage les couches protectrices qui subsistent après l'attaque. Le procédé selon l'invention est donc caractérisé en ce que l'on produit les tôles d'aimant individuelles dans la forme désirée à partir d'une tôle brute par un procédé d'attaque photochimique et en ce que l'on empile et colle ensemble en paquets les tôles d'aimants ainsi obtenues, en soudant les unes aux autres les couches protectrices qui subsistent sur les tôles d'aimants après l'attaque. Il est particulièrement avantageux d'utiliser pour le procédé d'attaque photochimique, une matière photosensible qui, après avoir été exposée à la lumière, se comporte thermoplastiquement, et de souder les couches protectrices résiduelles par l'action de la chaleur. En tant qu'une telle matière photosensible, les polyalcools polymérisables par la lumière, qu'on laisse subsister sur les pièces de tôle, sont particulièrement appropriés. Après avoir empilé le nombre nécessaire de pièces de tôle les unes sur les autres, on peut les coller ensemble par un simple chauffage qui provoque le soudage des couches de polyalcool polymérisé. Le soudage des couches protectrices qui subsistent après l'attaque est donc effectué de préférence par chauffage. Il pour rait cependant être effectué, le cas échéant, au moyen d'un solvant, auquel cas on dissoudrait ou ferait gonfler, par exemple, les surfaces supérieures des couches protectrices pour obtenir le soudage. Pratiquement, on procède de manière à revêtir une mince tôle brute, par exemple d'une épaisseur de 0,1 à 0,05 mm, d'une couche protectrice en matière photosensible. Comme matière photosensible, on peut utiliser par exemple l'alcool polyvinylique connu sous la marque de fabrique "Shipley R" ou le copolymérisat de butadiène et de styrène vendu sous la marque de fabrique KHMER (de Kodak). On dissout ces produits dans un solvant approprié, qui s'évapore facilement, et on étend cette solution sur les tôles. Après l'évaporation du solvant, on éclaire les régions de la tôle qui doivent constituer les tôles d'aimant individuelles, de préférence en utilisant une source W riche en énergie et en opérant à une température d'environ 1700C. Les régions éclairées de la couche protectrice se polymérisent, ce qui les rend insolubles. Les parties non exposées de la couche protectrice peuvent alors être dissoutes et éliminées au moyen d'un solvant. Ensuite, on dissout chimiquement les parties non recouvertes de la tôle, ce qui laisse les tôles d'aimant terminées, portant une couche protectrice dont l'épaisseur est avantageusement d'environ 0,75 micron. On empile les unes sur les autres les tôles d'aimant ainsi obtenues, en nombre désiré, on les presse quelque peu et on les chauffe à environ 2300C. A cette température, les couches protectrices se collent les unes aux autres par soudage et on obtient une culasse ferromagnétique composée des tôles d'aimant individuelles. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication de culasses ferromagnétiques à partir de tôles d'aimants individuelles, caractérisé en ce que lton produit les tôles d'aimants individuelles dans la forme désirée à partir d'une tôle brute par un procédé d'attaque photochimique et en ce que l'on empile en paquets les tôles d'aimants ainsi obtenues et on les colle les unes aux autres, en soudant ensemble les couches protectrices qui subsistent sur les tôles d'aimants après l'attaque. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que lton utilise pour le procédé d'attaque photochimique, une matière photosensible qui se comporte thermoplastiquement après avoir été éclairée et est un isolateur, et en ce que l'on soude ensemble les couches protectrices résiduelles par l'action de la chaleur. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'on utilise comme matière photosensible un polyalcool qui se polymérise sous l'influence de la lumière.