La présente invention concerne le découpage ou la coupe du verre. On connaît déjà divers types de machines pour couper le verre, notamment par les brevets américains n° J 107 i 5 3 1^6 926, 3 151 79^ et 3 253 756. Toutefois, dans aucun de ces brevets antérieurs, il n'a été envisagé d'entraîner une tête de coupe par l'entremise d'un moteur exerçant sur le verre en cours de coupe un effort qui reste pratiquement con: tant ou que l'on peut faire varier à volonté d'une façon dés: 10 rée ou-déterminée d'avance, grâce à l'usage d'un moteur à ré-luctance constante. Au contraire, il a été courant, dans la technique de la coupe du verre, de presser la tête de coupe contre le verre, soit en utilisant un dispositif soumis à la sollicitation d'un ressort, soit en ayant recours à un vérin 15 pneumatique. Or, l'un comme l'autre de ces dispositifs pre-ser tent des inconvénients importants. Les dispositifs à ressort ne permettent pas un réglage rapide prendant l'exécution d'ur coupe, par exemple dans le découpape d'une forme telle qu'une ébauche de parebrise, en vue d'exercer une pression plus ou 20 moins forte et d'engendrer ainsi une incision plus ou moins profonde à proximité d'un coin. Quant aux dispositifs pneumatiques, on leur oppose leur installation et leur entretien coûteux, ainsi que leur lenteur de fonctionnement qui interdit, avec de tels moyens pneumatiques, de modifier à volonté 25 la profondeur de l'incision. L'idée générale d'assurer par des moyens électriques ou électromagnétiques, le déplacement d'une tête de coupe utilisée pour le découpage du verre n'est pas neuve en soi. A ce propos, on peut se reporter utilement aux brevets 30 américains n° 1 856 128 (J.L. Drake) et 3 276 302 (T.A. In-solio). Ainsi, par exemple; le brevet Drake précité indique que "... les dispositifs de coupe 15 peuvent ctre commandés à l'aide d'électroaimants 35* deux de ceux-ci étant de 35 préférence, bien que non nécessairement, prévus pour chaque dispositif de coupe, et lors de leur excitation le ou les dis positifs 15 correspondants, peuvent basculer sur l'arbre 1^ afin d'abaisser l'outil de coupe 29 pour lui donner sa posi ?1 31016 2 2103627 tion de travail ou de coupe". (Page 2, lignes 45 à 53)• Ce brevet indique en outre : "autour de tiges J)8 et 39 et portant contre le bras 16 et les éerous 40 se trouvent des ressorts de compression 4l qui ont pour rôle de maintenir élas-5 tiquement l'outil de coupe contre le verre, durant la coupe de celui-ci, afin de compenser automatiquement les inégalités de surface du verre et aussi de maintenir une pression constante sur le verre et produire une incision uniforme dans celui-ci." (Page 2, lignes 65 à 73). 10 Par ailleurs, Insolio décrit par exemple "... un solénoi'de monté dans un cadre et qui permet, lorsqu'il est excité, de mettre en extension un support de colonne et cette colonne vers le bas afin que la molette de coupe que porte la colonne porte contre les plaques de verre en mouvement rela-15 tif et y pratiquent une incision". (Colonne 2, lignes 67 à 71). Cependant, le problème que posaient les dispositifs de l'art antérieur qui ont été utilisés pour entretenir des efforts de coupe réside dans le fait qu'à mesure que le dispositif de coupe rencontre des variations d'épaisseur du verre 20 ou des ondulations dues à un certain gauchissement,.1'intervalle produit dans ces dispositifs de l'art antérieur subit des modifications qui aboutissent à des variations très importantes de l'effort de coupe appliqué au verre. Il n'est nullement exceptionnel que l'épaisseur du verre à découper varie de 25 plusieurs centièmes de mm, et pourtant même des variations aussi faibles intervenant dans le découpage de pièces de verre dont l'épaisseur se situe dans la gamme d'environ 2 à environ 12 mm peuvent conduire à des fluctuations importantes quant à la profondeur de l'incision. Naturellement, il était possible 30 d'utiliser au voisinage de la molette de coupe me roue de référence ou roulette-témoin, destinée à parcourir la surface •du verre en cours d'incision, mais d*ordinaire, il s'est révélé impossible de prévoir une variation quelconque quant à la distance entre cette roulette-témoin et la molette de coupe 35 pendant le déroulement de l'opération de coupe, car avant la présente invention on ne connaissait pas de moyens capables d'agit avec une rapidité suffisante pour permettre un tel réglage de la profondeur dé l'incision en .cours d'exécution. • 31016 2103627 On peut considérer que 3.es moteurs à courant continu et à coxîple d'induit sont déjà connus en soi. De telles machiner, comportent un rotor en matériau propre à constituer un aimant permanent, à perméabilité élevée, convenablement elaveté sur un arbre. Plusieurs enroulements propres à être excités à partir d'une source de courant continu de valeur-variable sont associés à ce rotor, de telle sorte que, dès que 1ron applique du courant à ces enroulements, le rotor formant aimant permanent à tendance à prendre une position préférentielle, cette tendance étant telle que, chaque fois que le rotor s'écarte de cette, position préfèrent!elle, il s'exerce sur ledit arbre un couple proportionnel à la valeur du potentiel en courant continu qui alimente les enroulements précités. Les têtes de coupe d'une machine à couper» le verre sont fixées à un arbre rigidement solidaire d'un rotor d'un moteur à courant continu et à champ tournant ayant une réduc-tance constante. L'on obtient des lignée d'incision de profondeur détc-rn.inée, malgré de faibles variations de l'épaisseur du verre, et cela sans recourir à un système pneumatique, dont le fonctionnement est lent et l'entretien difficile. La pression exercée par la t'ête de coupe est rapidement sensible à des changements du potentiel de courant continu fourni au moteur à champ tournant, ce qui permet de faire varier la profondeur de l'incision dans la mesure requise pendant l'exécution d'une coupe-type, ce qui n'était pas réalisable avec les moyens pneumatiques on à ressort des dispositifs de l'art antérieur. Acrès 1 'erveut-ion df-r; traits d'incision, sur le verre, on applique im moment de flexion autour de ces traits pour détacher les morceaux de verre. Il est évident pour tout spécialiste de la question qu'il existe déjà, dans le commerce, de nombreux dispositifs , pour appliquer un tel moment de flexion. Dans certains cas, par exemple lorsque la molette de coupe présente un angle de coupe effilé et s'applique contre le verre avec une pression relativement élevée, la molette produit une fracture qui s'étend Jusqu'à la face inférieure du verre, ce qui rend inutile d'appliquer un moment de flexion pour sectionner un morceau de verre. BAD ORIGINAL ' 31016 4 2103627 L'Invention sera mieux comprise si l'on se reports à la description ci-après faite en se référant aux dessins annexés, sur lesquels on a représenté schérnatiquement à des échelles différentes, sauf indication contraire : Figure 1, une vue en perspective d'un appareil de coupe suivant l'invention, pendant le découpage d'une feuille de verre ; Figure 2, un schéma des connexions du circuit-type utilisé pour alimenter le moteur ; Figure 3, en vue latérale, un ensemble de tête de coupe suivant la figure 1, avant et pendant l'opération d'incision ; Figure K, un schéma de l'ensemble d'une tête de coupe ; Figure 5, une coupe faite à travers un bloc utilisé pour le montage de la tête de coupe sur l'arbre de la figure 5 ; Figure 6, une vue en détail d'un arbre utilisé pour le montage de la tête de coupe sur le rotor du moteur ; Figure 7, un schéma synoptique d'un mode de réalisation de l'invention ; Figure 8, le contour d'une vitre de véhicule, et Figure 9, un graphique indiquant les variations de tension appliquées à un moteur à réluctance constante suivant l'invention, lors de l'incision d'une feuille de verre, pour obtenir la vitre de la figure 8. Si l'on se réfère tout d'abord à la figure 1, on y voit un appareil réalisé conformément à l'invention, en train d'exécuter un trait d'incision 2 sur une pièce de verre G pendant que celle-ci se déplace dans le sens de la flèche 4. L'ensemble de la tête de coupe 50 est fixé à un bloc 40 monté sur un arbre 30. Cet arbre est rigidement accouplé aux rotors de moteurs 10 à courant continu et à couple d'induit. Bien que la disposition représentée comporte deux moteurs, il ne s'agit là que d'un exemple car le nombre de ces moteurs est fonction du couple requis pour exercer un effort adéquat sur le verre, et, aussi de la capacité de chaque moteur. Par exemple, si chaque moteur à couple d'induit fournit 71 31016 5 210 36 27 un couple de 0,00718 m.kg, alors que le bras efficace du moment est de 19 mm, une force d'incision d'environ 7,7 kg est appliquée au dispositif de coupe. Cette force peut être modifiée en réglant opportunément le courant appliqué au moteur 5 ou la dimension du bras d'application du moment. En outre, bien que l'on ait représenté un moteur à couple d'induit du type rotatif, il convient de souligner que l'invention n'est nullement limitée à l'usage d'un tel moteur. Un moteur à couple d'induit mais du type linéaire 10 (c'est-à-dire dans lequel l'organe mobile glisse ou coulisse par rapport à l'organe fixe) peut également être utilisée, l'ensemble de coupe étant fixé à l'organe mobile. Toutefois, dans ce cas, il faut une plus grazide inertie que dans celui du moteur à couple d'induit du type rotatif. En effet, ce 15 dernier produit un effet de "bras de fuite". En d'autres termes, 1 e dispositif de coupe, se trouve en aval par rapport à l'axe du rotor au moment où la molette coupe le verre. Toute variation dans l'emplacement de la surface du verre a pour effet de fàire pivoter le dispositif de coupe autour de l'axe, 20 et cela donne moins d'inertie que celle nécessaire pour^pro-duire le mouvement vertical d'un dispositif de coupe fixé à un moteur à couple d'induit du type linéaire. Cela est dû au fait que le moment d'inertie d'une masse entraînée en rotation est inférieur à celui d'une masse identique entraînée en 25 translation. Si l'on se réfère à la. figure 2, on. voit qu'un moteur à couple d'induit, alimenté en courant continu et désigné dans son ensemble en 10, peut être considéré comme étant composé de deux enroulements Ï2 et 14 formés autour dT 30 un noyau statorique annulaire 16 logé dans une carcasse 18. A l'intérieur du noyau statorique 16 et des. enroulements 12 et 14, et à un certain intervalle par rapport à ceux-ci, se trouve un rotor 20 composé d'un élément d'aimant permanent, 20. ' 35 Lorsqu'on désire abaisser, l'ensemble 5Q de la tête de coupe pour l'amener^ en-position d'incision de la pièce de verre G, on applique du courant provenant d'une source E par 1'intermédiaire d'une résistance fixe E et d'une résis 71 31016 6 2103627 tance variable RV]_» Des contacts S2 et sont fermés et d'autres contacts S-^ et sont ouverts (comme le montre la figure 2). La quantité de courant fournie au moteur 10 peut être réduite au minimum en augmentait la résistance dans la résistance 5 variable Rv-j_. Cette condition est particulièrement importante pour deux raisons : d'une part, cela permet de diminuer la force avec laquelle l'outil de coupe porte initialement contre le verre G, et d'autre part de contrôler la force avec laquelle la molette raye ou incise le verre G.. De plus, un condensateur 10 C est branché en parallèle avec le moteur 10 pour retarder l'alimentation de celui-ci en courant d'excitation. La valeur de ce condensateur C est choisie de telle sorte qu'un courant relativement faible soit appliqué au moteur 10 jusqu'à ce que la molette entre en.contact avec la pièce de verre G. Cela 15 diminue également l'effort avec lequel la molette attaque initialement la plaque de verre G. Pendant que cette faible quantité de courant alimente le moteur à couple d'induit 10, une force contre-électromotrice est engendrée dans ce moteur afin de s'opposer à une rotation rapide du rotor 20 formé d'un ai-20 mant permanent. La force appliquée en réalité à la molette de coupe avant qu'elle porte sur le verre est très réduite (de l'ordre de quelques centaines de grammes). Le passage du courant continu à travers les enroulements 12 et 14 engendre dans le moteur 10 un champ électri-25 que approprié qui. tend à influencer la position du rotor 20 constitué, comme on 1'.a indiqué plus haut, par un aimant permanent, par exemple en alliage Alnico à haut pouvoir énergétique. Le rotor comporte bien entendu un pôle nord 22 et un pôle sud 24. Il comporte également une ouverture centrale 26 30 qui peut être taraudée pour recevoir l'arbre 30. Lorsque le rotor 20 se trouve dans la position indiquée en traits mixtes . sur la figure 2., et que l'on alimente le moteur en courant continu (les contacts S^ et étant fermés et les contacts S-^ ..et ouverts), une force agit sur le rotor 20 et tend à 35 le. faire tourner vers la position indiquée en traits pleins sur la figure 2. Il convient de tenir présent qu'il existe une relation directe entre la position du rotor 20 et l'emplacement de l'ensemble 50 de la tête de coupe. Lorsque le rotor 71 31016 7 2103627 20 est dans la position indiquée en traits mixtes sur la figure 2, cet ensemble 50 est écarté de la pièce de verre G, comme l'indiquent les traits mixtes sur la figure 3. Au fur et à mesure que le rotor 20 se déplace vers la position qu'indique la 5 figure 2 en traits pleins, l'ensemble 50 de la tête de coupe se rappr-oche de la position d'incision de la pièce de verre G, qui est indiquée en traits pleins sur la figure 3. Cela est dû au fait que l'ensemble 50 de la tête de coupe est rigidement- solidaire du bloc 40 rigidement monté à son tour sur l'arbre 30 so-10 lidaire enfin du rotor 20. Lorsque l'incision du trait 2.a pris fin et que l'on désire relever l'ensemble 50 de la tête de coupe vers la position indiquée en traits mixtes sur la figure 2, on ouvre les contacts et S^, et l'on ferme les contacts et 15 (cette position n'étant pas représentée). Cela a pour effet d'inverser la polarité du moteur 10 à couple d'induit, afin d'appliquer du courant continu dans le sens inverse et de renvoyer le rotor 20 vers la position indiquée en traits mixtes sur la figure 2. La résistance produite dans la résistance 20 variable Pe^t être réglée en vue de faire varier la quan tité de courant d'alimentation du moteur 10 afin de relever l'ensemble 50 de la tête de coupe. Cette résistance variable Rv2' °*e que le condensateur c, commande l'allure à la quelle s'effectue le relevage de l'ensemble 50 de la tête de 25 coupe. Les figures 4, 5 et 6 montrent divers détails de construction de l'appareil réalisé conformément à l'invention. Si l'on examine la figure 4, on voit les détails d'ion ensemble-type 50 de tête de coupe. Cet ensemble 50 com-30 prend une molette de coupe 52 montée grâce à un axe 54 sur un étrier à tige pivotante 56. La molette de coupe 52 peut être réalisée en tout matériau standard, par exemple en carbure de tungstène concréfié ou fritte, et elle peut avoir un diamètre de l'ordre de 12 à 13 mm ou moins, et xtn angle de coupe d'en-35 viron 160° ou moins. La tige-support 56 est montée pivotants à l'intérieur du -corps 58. Des roulements 60 permettent le ' pivotement de cette tige et par conséquent de la molette 52 par rapport au corps 58. La partie 62 de l'ensemble, qui cons 71 31016 8 2103627 titue l'arbre vertical, s'élève à partir de la face supérieure du corps 58. Si l'on se reporte aux figures 5 et 6, on y voit un bloc 40 percé de trous 42 et 44, et un arbre 30 comportant 5 des extrémités filetées 32 qui permettent de monter cet arbre dans les ouvertures centrales taraudées 26 des rotors 20 correspondants. Pendant le fonctionnement de la machine, l'arbre vertical 62 solidaire de l'ensemble 50 de la tête de coupe est 10 engagé dans le trou 42 du bloc 40 et maintenu par tout moyen adéquat, par exemple des vis d'arrêt 46, dans la position requise dans ce bloc 40, ce qui maintient par conséquent l'ensemble 50 en position correcte. Le diamètre du trou 44 est calculé pour recevoir la partie centrale 34 de l'arbre 30. Une clavette 15 axiale ou autre saillie longitudinale 36 s'ajuste dans une gorge correspondante 48 pour empêcher l'arbre 30 de tourner danr: le bloc 40. D'autres vis d'arrêt 38 empêchent l'arbre 30 de glisser dans le bloc 40. Si l'on se reporte maintenant à la figure 7, on y 20 voit une combinaison d'éléments qui convient tout particulièrement pour le découpage de pièces de verre en forme, ou selon un contour déterminé, par exemple du genre représenté figure 8, L'appareil que montre la figure 7 comprend un générateur de fonction 70, relié en 72 à un potentiomètre d'équilibrage à 25 zéro 74, relié à son tour en 76 à un moteur 78 à réluctance constante, qui peut être du type général indiqué plus haut. G*.s moteur à réluctance constante est relié mécaniquement, comme il est décrit dans ce qui précède, par une transmission 80, à une tête de coupe 82 utilisée, comme l'était la tête de coupe 50, 30 pour inciser une pièce de verre. Lorsqu'il s'agit de découper une ébauche pour un parebrise, une glace latérale ou une lunette arrière, par exemple suivant la forme que montre la figure 8, le générateur de fonction 70 fournit ion potentiel de courant continu tel que 35 l'indique le chiffre de référence '86 sur la figure 9, où 88 désigne le potentiel de base ou zéro. L'ébauche 84 que montre la figure 8 peut être découpée ou "cassée" dans une pièce de verre de plus grande dimension qui la contient, et d'une façon 71 31016 9 2103627 tout-à-fait appropriée, si la tête de coupe 82 est actionnée de manière à commencer, par exemple, au point 90 qu'indique la figure 8, après quoi l'on coape l'angle 92 en adoptant opportunément à cet endroit un accroissement de la presssion exer-5 cée par la tête de coupe 82 sur le verre, accroissement qui peut être obtenu par une augmentation du signal passant par la ligne 72 et qui est représenté sous forme d'une bosse 94 le long du trait 86. Ensuite, pendant que la tête de coupe franchit la partie 95 du verre 84, le générateur de fonction 70 engendre 10 la partie 96'du trait 86, avec augmentation de la pression exercée par la tête de coupe 82 sur le.verre, à mesure que s'effectue le découpage de la partie voisine de l'angle 98, comme l'indique la bosse 100 du trait 86. De même, les bosses 102 et 104 correspondent aux angles 106 et 108 de la pièce de verre 84.-15 Les spécialistes comprendront aisément que, dans la plupart des'cas, il est indispensable que l'effort qu'exerce > la tête de coupe sur le verre doit être de l'ordre de 4 à 5 kg et de préférence de 9 à 10 kg au davantage, afin d'obtenir une incision de profondeur- adéquate. Si la molette que comporte 20 l'ensemble de la tête de coupe est extrêmement effilée, on pourra dans certains cas utiliser une pression moins forte. En revanche, il est souhaitable de ne pas adopter une pression trop forte, car cela risquerait de,briser le verre en cours de coupe sur toute son épaisseur. 25 Le plus souvent, il est souhaitable que l'incision (sauf lorsqu'on effectue la coupe transversale d'un rubaïi de verre complété de parties marginales et/ou de bourrelets laté- i A. raux) soit située à une distance appropriée par rapport au bord de la pièce en cours d'incision en vue de son découpage, soit 30 environ 6 à 8 fois, au moins, l'épaisseur du verre. La présente invention prend une importance toute particulière lorsqu'il s'agit du découpage d'une grande feuille ou bande de verre en plusieurs segments à l'aide de plusieurs têtes de coupe placées sur* une barre de coupe. 35 Avec les procédés antérieurs, on estimait nécessaire jusqu'à présent, d'utiliser soit un système pneumatique, avec tous les risques qu'il implique du fait des torsions ou de l'usure des canalisations souples reliant la source de fluide pneu- 71 31016 10 2103627 matique à ces têtes de coupe, soit un appareil du type opérant par sollicitation de ressorts, sans oublier la difficulté inhérente due au fait qu'il est incommode de régler les ressorts associés à chacune des têtes de coupe pour obtenir un trait 5 d'incision ayant la profondeur appropriée et désirée. Bien que l'invention ait été décrite en se rapportant à un moteur à courant continu et à couple d'induit, il est évident pour tout spécialiste en ce domaine que d'autres dispositifs moteurs appropriés, à réluctance constante, peuvent 10 être envisagés et utilisés. Ce qui importe, c'est de disposer d'un moyen électrique ou magnétique qui fonctionne suivant le principe d'un entrefer pratiquement constant et d'un milieu pratiquement constant de perméabilité magnétique. Il convient de faire la distinction entre ces conditions et l'usage 15 d'un électro-aimant ou solénoïde dont l'entrefer varie entre une valeur importante, par exemple environ 3 mm ou davantage, et une valeur à peu près nulle, pour réaliser ensuite des excursions occasionnelles atteignant jusqu'à environ 2 mm environ. Il est évident qu'en utilisant de tels moyens il est pra-20 tiquement impossible d'exercer un effort constant, ainsi qu' il est envisagé dans l'application des principes de la présente invention. Les spécialistes de la technique du découpage du verre comprendront, d'après l'exposé qui précède, qu'il est 25 désormais possible d'obtenir des effets nouveaux; tout-à-fait remarquables si l'on procède au découpage de la série de feuilles ou de rubans en cours de défilement en utilisant un jeu de dispositifs de coupe du genre décrit ci-dessus, dont une partie opère dans le sens transversal du verre en cours de déplacement 30 alors que l'autre partie opère dans le sens longitudinal, la position précise des têtes de coupe étant commandées automatiquement tandis que ces têtes elles-mêmes sont relevées et abaissées à des moments déterminés avec précision. L'actionnement est tellement rapide et précis que l'on peut envisager, dès à 35 présent, des procédés de coupe interrompue qui, jusqu'ici, n'étaient guère réalisables. Les pertes, lorsqu'on passe d'un type de coupe à un autre, sont réduites considérablement. Grâce au mode opératoire plus rapide et fiable que procure la présente invention, il devient possible de couper plus près autour d'un 71 31016 ii 2.103627 défaut du verre, ce qui diminue la quantité de verre mise au rebut. Le découpage du verre plat, en tenant compte des exigences dimensionnelles d'un client, peut être effectué avec beaucoup plus d'efficacité, de rapidité et de commodité lors-5 qu'on utilise la présente invention. 12 2103627 REVENDICATIONS 1.- Appareil pour inciser le verre, caractérisé en ce qu'il comprend une source réglable de courant électrique im moteur à réluctance-constante, relié à ladite source de courant et un dispositif de coupe pour inciser ou couper le 5 verre, ce dispositif étant rigidement solidaire d'un organe v mobile logé à l'intérieur du moteur à réluctance constante. 2.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que le moteur à réluctance constante est constitué par un moteur à couple d'induit. 10 J>.~ Appareil selon la revendication 2, caracté risé en ce que l'organe mobile est constitué par un rotor. 4.- Appareil selon la revendication 3, caracté- • risé en ce que le moteur à couple d'induit est un moteur à courant continu. 15 5-- Appareil selon la revendication 4, caracté risé en ce qu'il est pourvu d'un condensateur branché en parallèle avec le moteur à couple d'induit pour diminuer le courant appliqué à ce moteur lorsque le dispositif de coupe se déplace pour atteindre la position d'incision du verre. 20 6.- Appareil selon la revendication 4, caracté risé en ce que la source réglable de courant électrique comprend une résistance variable. 7.- Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'il est pourvu d'un condensateur branché en parai- 25 lèle avec le moteur à couple d'induit afin de diminuer le courant appliqué à ce moteur, lorsque lé dispositif de coupe se déplace j>our atteindre la position d'incision du verre. 8.- Appareil pour couper le verre suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif 30 pour appliquer un moment de flexion autour de l'incision. 9.- Procédé pour produire un trait d'incision d'une profondeur déterminé dans une feuille de verre caracté^ risé en ce qu'on .déplace la feuille de verre par rapport à une tête de coupe et on actionne un moteur à réluctance constante 35 tel que moteur" du type à couple d'induit, a^in de solliciter la tête de coupe contre une surface de la feuille de verre. 10.- Procédé de découpage d'un morceau de verre 71 31016 71 31016 13 2.103627 dans une feuille, lequel est caractérisé en ce qu'on déplace une feuille de verre par rapport à une tête de coupe, et on actionne un moteur à réluctance constante tel que moteur du type à couple d'induit, pour solliciter cette tête de coupe 5 vers la surface de la feuille de verre. 11.- Procédé de coupe d'une pièce de verre dans une feuille, caractérisé en ce qu'on déplace cette feuille par rapport à un dispositif de coupe, on actionne un moteur à'réluctance constante afin de solliciter cette tête de coupe vers 10 une surface de la feuille de verre, et on applique un moment de flexion autour d'une incision produite par ladite tête de coupe.