L'invention concerne les installations d'alarme protégeant les différentes ouvertures d'un local. De telles installations sont bien connues. Dans tous les cas, chaque ouverture est munie d'un détecteur constitué par deux éléments, l'un fixé sur l'huisserie de la baie et l'autre fixé sur le cadre du battant de la porte ou de la fenêtre à protéger. Très généralement ltélément fixé sur l'huisserie est constitué par un contact électrique magnétique commandé par un aimant dit de détection solidaire du battant de l'ouverture. Les contacts de tous les détecteurs sont montés sur un circuit électrique comportant un capteur de signal relié directement ou indirectement, par l'intermédiaire d'un relais-par exemple, à un système d'alarme quelconque mais comportant le plus souvent un dispositif sonore. Le schéma de montage du circuit électrique varie d'une installation à autre, ce peut être un circuit-direct ou un circuit de dérivation, très souvent il constitue un pont électrique normalement équilibré lorsque tous les détecteurs sont inactifs mais quel que soit le montage adopté le principe reste le même: le changement de position de l'un quelconque des contacts entraine le changement d'état du circuit, ce qui détermine l'excitation du capteur-et par conséquent le déclenchement de l'alarme. Suivant le montage choisi, les contacts des détecteurs seront disposés en série ou en parallèle, mais l'invention ne revendique aucun montage électrique particulier, elle s'applique à tous les types d'installation sous la seule condition que pour chaque détecteur la position inactive corresponde à la position contact fermé. De même chaque installation comporte des moyens de sécurité interdisant sa neutralisation par coupure de ligne, shuntage, création de champ magnétique, etc.; ces moyens ne sont pas en cause et peuvent co-exister avec les dispositions selon l'invention. L'invention a pour but de fournir un détecteur tel que son contact électrique revienne a sa position initiale immédiatement après avoir été sollicité dans sa position d'alerte. En effet, presque toujours les dispositions réglementaires obligent à munir le système d'alarme déclenché par le capteur d'un dispositif temporisé de coupure afin que l'alarme sonore cesse au bout d'un temps prédéterminé, Si l'issue dont l'ouverture a déclenché l'alarme est restée ouverte, l'ouverture d'une deuxième issue ne modifie pas l'état du circuit électrique, le capteur n'enregistre pas un nouveau signal et l'alarme n'est pas réitérée. Or, dans certains cas, notamment lorsque le local à protéger est vaste et/ou comporte plusieurs encintes, il est particulièrement utile d'obtenir cette réitération de l'alarme. Pour atteindre ce résultat, l'invention prévoit que le détecteur comprend outre son aimant de détection et son contact électrique magnétique qui se ferme sous l'action d'un champ magnétique ayant sur l'axe dudit contact une intensité magnétique au moins égale à une valeur étalonnée Io dite valeur de passage nécessaire pour vaincre l'inertie du contact, un second aimant-dit de réarmement disposé sur l'huisserie dans une position invariable par rapport au contact magnétique telle que l'intensité Ir de son champ magnétique sur l'axe du contact est inférieure et de sens opposé a' celle,Id, mesurée au meme point du champ magnétique créé par l'aimant de détection lorsque le battant est fermé, pour donner une intensité résultante dont la valeur Id - I2 est supérieure à la valeur de passage Io. Il est clair que lorsque le battant est fermé, le contact électrique soumis à un champ magnétique d'intensité supérieure à IQ est fermé, c'est la position d'inactivité du détecteur. Lorsque le battant s'ouvre, l'aimant de détection s'éloigne du contact disposé sur l'huisserie, l'intensité sur l'axe de ce dernier diminue de façon continue jusqu'à une valeur I'd telle que I'd - Ir = Io - ( E étant positif et très petit). A ce moment l'intensité du champ magnétique est insuffisant, le contact s'ouvre et l'alarme est déclenchée. L'aimant de détection continuant à s'éloigner, l'intensité résultante change de sens et lorsque Ir - I"d = Io + g le contact se ferme sous 1' action prédominante de l'aimant de réarmement. Le contact étant revenu à sa position initiale, le circuit électrique est replacé dans son état initial et si un autre détecteur est actionné un nouveau signal d'alarme est enregistré par le capteur qui déclenche une nouvelle alarme.Ainsi la réitération de l'alarme est obtenue pour une deuxième effraction que le battant de la première ouverture reste ouvert ou soit refermé. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre et à l'examen du dessin annexé dans lequel la figure 1 montre la disposition d'un détecteur sur une porte à protéger, les liaisons électriques étant schématisées, les figures 2a, 2b et 2c montrent schematiquement l'action de l'61e'ment mobile du détecteur sur l r élément fixe de ce dernier dans trois positions du battant d'obturation de l'ouverture à savoir respectivement : fermé, entrouvert, ouvert. Sur le dessin une installation d'alarme protège les ouvertures telles que i d'un local contre l'effraction. Elle comporte un circuit électrique dont le changement d'état provoque le déclenchement d'un dispositif d'alarme sonore ( non représenté) de durée prédéterminée. Le circuit électrique est ici schématisé par une ligne à deux conducteurs 2 et 3 sur l'un desquels est in tercalé le contact électrique d'un élément fixe d'un détecteur constitué par un boitier 4 fixé sur l'huisserie 5 de l'ouverture 1, ltélément mobile 6 dudit détecteur, constitué par un barreau aimanté, est fixé sur le-battant 7 de l'ouverture.Les deux éléments 4 et 6 sont disposés au voisinage du côté du battant opposé aux gonds 8 de manière à être sensiblement en regard lorsque le battant 7 est fermé. Tous les boitiers 4 des différentes ouvertures sont montés en série sur le conducteur 3, mais il doit être compris qu'il s'agit là d'un montage particulier du circuit~électrique et que tout autre montage est possible à condition que la position inactive du détecteur corresponde à la position "fermé" du contact électrique. Le contact électrique de chacun des boitiers 4 est un contact magnétique qui est de préférence un contact scellé 9 à lames magnétiques flexibles appelé ampoule ILS ( interrupteur à lames souples). Dans le boitier 4 est disposé un second aimant 10 dit de réarmement. Cet aimant est ici un barreau magnétique disposé parallèlement à l'ampoule 9, c'est-à-dire parallèlement au barreau 6 lorsque le battant 7 est fermé, mais retourné par rapport à ce dernier de manière que, dans l'axe de l'ampoule 9, les champs magnétiques des barreaux 6 et 10 soient opposés (figure 2a). L'intensité du champ magnétique créé au centre de l'ampoule par l'aimant 6 de détection varie en fonction de la distance comprise entre ladite ampoule et ledit aimant, soit Id sa valeur lorsque le battant est fermé. Si Io est I'intensité de champ magnétique, mesurée au centre de ltampoule 9, nécessaire pour vaincre la résistance élastique des lames souples de contact ( ou inertie du contact) et déterminer ainsi la fermeture du contact et I2 l'intensité du champ magnétique créé au centre de l'ampoule par 1 ' aimant 10 de réarmement, il est clair que le contact sera fermé, lorsque le battant est fermé si Id - Ir lo Il faut donc que l'aimant 10 soit moins puissant que l'aimant 6 pour que sur l'axe de l'ampoule 9 le champ du barreau 6 soit prédominant et que l'intensité résultante soit supérieure à l'intensité de passage. C'est la position schématisée à la figure 2a. Lorsque le battant 7 s'ouvre, l'aimant 6 s'éloigne de l'ampoule 9 et le champ qu'il crée à l'intérieur de cette ampoule est d'intensité décroissante. A un certain moment ( figure 2b) cette intensité' atteint une valeur I'd telle que I'd - Ir devient légèrement inférieure à Io. A cet instant les lames de contact s'écartent élastiquement, le circuit de l'installation change d'état et l'alarme est déclenchée. Le battant continuant à s'ouvrir l'influence de l'aimant 6 sur le contact magnétique continue à décroitre, la valeur de l'intensité devient inférieure à Ir, la résultante change de sens, l'aimant de réarmement devient prédominant et lorsque l'intensité-du champdu barreau 6 atteint la valeur I"d pour laquelle Ir - I"d devient légèrement supérieure à Io, les lames sont à nouveau attirées l'une vers 11 autre, le contact se ferme et le détecteur est ramené à sa position initiale, exactement comme si le battant 7 avait été refermé ( figure 2c) Le circuit électrique de l'installation est donc replacé dans son état initial et l'alarme sera réitérée si une autre issue est violée. Le choix judicieux des puissances des aimants 6 et 10 et de leur position relative lorsque le battant est fermé permet d' obtenir Id - Ir = Io + ( positif très petit), c'est dire que Id et 11d peuvent être très voisins ou encore qu'il suffit d'un léger entrebaillement du battant 7 pour obtenir le déclenchement de l'alarme. En tout cas il faut que l'amplitude minimale d' ouverture du battant 7 permettant à un individu de s'introduire dans le local soit nettement supérieure à celle correspondant au déclenchement de l'alarme (figure 2b). De même pour être certain du réarmement de 1 'installation, il faut que la position de la figure 2b ne corresponde qu'à un très faible débattement du battant 7, afin que cette position ne puisse pas être aisément "retrouvée" lorsque le battant 7 est repoussé incomplètement, volontairement ou accidentellement après que l'individu se soit introduit dans le local. Il faut donc que I'd et I"d soient aussi très voisins. Or ce qui vient d'être dit montre que I'd - I"d = 2Io. Il faut donc que l'inertie des contacts tels que 9 soit aussi faible que possible, ce qui est facilement obtenu avec les ampoules ILS. REVENDICATIONS 1 - Détecteur d'effraction d'une ouverture d'un local ou autre enceinte, comportant, d'une part, un contact électrique magnétique qui est disposé sur l'huisserie de la baie, qui est intercalé sur un circuit électrique dont le changement d'état provoque le déclenchement d'un signal d'alarme de durée prédéterminée et qui se ferme sous l'action d'un champ magnétique ayant sur l'axe dudit contact une intensité magnétique au moins égale à une valeur étalonnée Io dite valeur de passage nécessaire pour vaincre l'inertie du contact et,d'autre part, un aimant dit de détection solidaire du battant du panneau d'obturation de l'ouverture, caractérisé en ce qu'il comporte en outre un second aimant dit de réarmement disposé sur l'huisserie dans une position invariable par rapport au contact magnéti- que telle que lintensité Ir de son champ magnétique sur l'axe du du contact est inférieure et de sens opposé à celle, Id, mesurée au même point du champ magnétique créé par l'aimant de détection lorsque le battant est fermé, pour donner une intensité résultante dont la valeur Id - Ir est supérieure à la valeur de passage Io. 2 - Détecteur d'effraction selon la revendication 1, caractérisé en ce que la valeur Id - Ir de l'intensité du champ magnétique résultant, tout en étant supérieure à la valeur de passage lo, reste aussi voisine que possible de cette dernière. 3 - Détecteur d'effraction selon la revendication 2, carac térise en ce que le contact électrique magnétique se présente sous la forme d'une ampoule scellée à lames souples à faible inertie de manière à réduire l'amplitude du mouvement du battant du panneau d'obturation entre les deux positions limites correspondant à l'ouverture du contact.