La présente invention concerne une semelle en matière i plastique pour chaussures avec talon aiguille perfectionné" La semelle faisant l'objet de cette demande de modèlq est à talon haut très effilé (talon pour femme appelé Louis XV), et présente la caractéristique que l'on a noyé dans le talon et sur toute sa hauteur une goupille métallique tubu- laire et qu'à la base de la semelle est noyée une lame métallique souple élastiquement qui va du sommet du talon et constitue un prolongement de la goupille. On a ainsi réalisé une semelle à talon haut en matière plastique dont le talon présente une grande résistance aux charges de pointe grâce à la goupille métallique tubulaire et sur laquelle la base permet un appui particulièrement confortable, grâce à la lame métallique élastique. La goupille peut être noyée directement dans le talon pendant le moulage d'une semelle d'une seule pièce, ou être tout d'abord noyée dans un noyau en matière plastique rigide, profilé en fonction de la forme du talon et destiné à être ensuite noyé dans la semelle au moment de son moulage. Dans les deux cas, quand le talon est très fin, si la goupille ou le noyau dans lequel elle est noyée ne sont pas parfaitement centrés dans le moule, il arrive que la matière de couverture n'est pas d'une épaisseur uniforme autour de l'âme (goupille ou noyau) ou tout simplement que des parties de cette dernière restent découvertes avec les inconvénients évidents qui en résultent. Le but de la présente invention est de remédier à cet inconvénient. A cet effet, on a pensé réaliser une semelle du type décrit ci-dessus caractérisée par le fait qu'à l'extrémité de la goupille on applique un élément de centra- ge présentant des passages pour la matière de moulage de la semelle, cet élément restant incorporé dans le talon moulé. Les caractéristiques structurelles et fonctionnelles de l'invention et ses avantages par rapport à la technique connue apparaîtront encore plus évidents à la lecture de la description donnée ci-après à titre d'exemple en référen- ce au dessin annexé dans lequel _2_ Figure 1 est une vue en coupe longitudinale illustrant une semelle réalisée selon l'invention; Figure 2 est à échelle agrandie, une vue en détail de la pointe du talon représentée sur la Figure 1, inséré dans un moule de la semelle, vue en coupe suivant II - II de Figure 3; Figure 3 est une vue en coupe suivant III - III de Figure 2. Dans le dessin, la semelle à talon haut selon l'inven- tion est désignée d'une manière générale par la référence et est réalisée en une matière plastique appropriée, comme par exemple du chlorure de polyvinyle, de l'acrylo bu- tadiène-styrène ou encore de la mousse de polyuréthane ou autre. Dans le talon de la semelle 10 est noyée une goupille métallique tubulaire 11, qui est en mesure d'offrir une résistance aux importantes charges de pointe auxquelles est soumis le talon haut d'une chaussure de femme. La goupille 11 peut être noyée directement dans le talon au cours du moulage d'une semelle, en une seule pièce ou être tout d'abord noyée dans un noyau 12 d'une matière plastique rigide, profilé en'fonction de la forme du talon et destiné à être ensuite noyé dans la semelle au moment du moulage de celle-ci. Dans la basé 13 est noyée une lame métallique 14 élas- tique partant de l'extrémité du talon, lame présentant au niveau du sommet du talon un pli d'ancrage 15 tourné vers le noyau 12 et constituant en quelque sorte, un prolongement de la goupille 11. La lame présente une nervure centrale 16. I.\ semble de cette façon évident qu'une telle structure de semelle soit en même temps très résistante et confortable grâce à l'insertion combinée de la goupillell et de la lame 14 qui évitent, par leur élasticité et leur action combinées, un effondrement brutal du talon comme cela se produit en général lorsqu'on utilise des inserts rigides. Il y a lieu de noter, par conséquent, que la lame 14 peut également faire partie du noyau 12 ultérieurement noyé dans la matière plastique au moment du moulage de la semelle* D'après la présente invention, au moment du moulage de la semelle, on applique, à l'extrémité de la goupille 11 un élément de centrage I1 fait par exemple de matière plastique. L'élément j7 comprend une tête 18 de centrage en forme d'étoile et une queue fl, faites d'une pièce unique avec la dite tête. L'élément est inséré sur toute la lon- gueur de la queue à l'extrémité de la goupille; pour le fixer solidement dans la goupille, on introduit à l'intérieur de l'élément, un clou 20 qui provoque l'expansion de la queue dont la paroi extérieure exerce alors une pression contre la paroi intérieure de la goupille. De cette façon on réalise un bon blocage de l'élément de centrage empêchant sa sortie accidentelle dans les différentes phases de réali- sation de la semelle. La tête 18, agissant par ses pointes 21 sur la surface intérieure du moule 22 assure le centrage de la goupille 11 et, par suite, du noyau 12, dans le moule lui-même de sorte que le revêtement I a une épaisseur uniforme sur tous les côtés du talon. La tête, grâce à sa configuration en étoile forme avec le moule 22 des passages 24 pour la matière de revêtement 23 qui peut ainsi englober la tête 18. - 4 - REVENDICATIONS 1. - Semelle réalisée par moulage, en matière plastique du type à talon haut très effilé, dans lequel est noyée une goupille métallique tubulaire (11), caractérisée en ce qu'à l'extrémité de la goupille (11) on applique un élément de centrage (17) présentant des passages (24) pour la matière plastique de moulage de la semelle (10), le dit élément (17) restant incorporé dans le talon moulé. 2. - Semelle suivant la revendication 1, caractérisée en ce que l'élément de centrage (17) est essentiellement constitué par une tête de centrage (18) présentant des passages (24) pour la matière de moulage de la semelle et une queue (19) pour la fixation du dit élément (17) dans la goupille (11) à l'intérieur de laquelle on insère un corps (20) pour l'expansion de la queue (19) contre les parois internes de la goupille (11). 3. - Semelle selon la revendication 2, caractérisée en ce que la tête (18) est profilée en forme d'étoile de façon à former, avec la paroi du moule, les passages (24) précités.