Avant rejet dans le milieu naturel, les eaux résiduaires urbaines et industrielles subissent un premier traitement primaire tiégrillage, tamisage, décantation, etc.) destiné à 8limier la pollution grossière apparente (détritus, matières fécales solides, divers débris, etc.). Ce traitement primaire classique laisse sortir une eau apparemment claire (assez faible teneur en-matière en suspension MES) mais encore odorante et surtout contenant une pollution chimique dissoute constituée en grande partie de matières organiques, et une pollution bactérienne constituée par des germes microbiens plus ou moins pathogènes. Oette pollution est couramment mesures par la demande chimique en oxygène : DCO, la demande biologique en oxygène dissous à 5 jours : Du05, la population bactérienne. Les valeurs des 1)305 et DCO doivent être ramenées à des niveaux suffisamment bas, normalisées en France et dans divers pays étrangers, avant de procéder aux rejets en rivières. Aussi, très généralement, les stations d'épuration comportent un nouveau traitement consécutif dit "traitement secondaire" : Les plus connus consistent en un traitement de floculation par voie physicochimique et un traitement par boues biologiques : Dans le premier cas, des adjuvants sont rajoutés pour créer des boues.Dans le second cas, des boues biologiques sont aJoutées contenant des micro organismes qui transforment la matière organique polluante dissoute en matière organique vivante : cette dernière est éliminée sous forme de boues, une fois minéralisées -4 ainsi DB05 et DCO sont ramenées aux valeurs acceptables, par trans fert sur les boues des charges polluantes. Ce procédé ainsi sommairement décrit est très répandu malgré sa complexité, mais ne saurait se justifier dans tous les cas et, notamment, pour les petites agglomérations urbaines. Aussi, le but de la présente invention est d'utiliser en traitement secondaire un procédé simple et économique ne nécessitant ni addition d'adjuvants et de boues, ni d'agitation mécanique pour mise en contact, ni insufflation d'air pour activation de phénomènes biologiques, ni décantations et soutirages. A cet effet, l'invention prévoit de faire passer l'eau usée issue du traitement primaire, par gravité en percolation, sur deux couches de tourbe reposant sur une couche de sable et de gravier, ou tout autre support filtrant. Le procédé selon l'invention permet de diminuer, de façon très notable, l'odeur et la charge polluante dissoute, c'est-à-dire les valeurs du DB05 et du DCO. Les rendements obtenus sur la DCO sont de 70 à 85 % avec une eau d'apport contenant 200 à 5000 mg/l de DCO ; sur la DB05, ils sont de 60 à 85 %, pour une eau d'apport contenant 50 à 2000 mg/l. Quant aux rendements d'élimination des MES dont la moyenne d'entrée dans les filtres se situe entre 100 et 500 ing/l, il se situe à un minimum de 95 %. En traitement tertiaire, ce procédé permet d'espérer une diminution des populations microbiennes pathogènes de l'ordre de 99,99 % pour des effluents contenant de 200 à 8000 bactéries par millilitre. Ce procédé de l'invention présente l'avantage d'être d'une grande souplesse lui permettant de s'adapter à un accroissement brutal de charge sans diminution de rendement, de s'insérer aisément dans un cadré naturel, et de permettre la récupération de la tourbe comme engrais agricole. Selon un mode de mise en oeuvre préféré du précédé, on fait s'écouler l'effluent provenant du traitement primaire d'abord sur un premier lit de tourbe, par exemple de 5 à 30 cm d'épaisseur, reposant sur une couche de sable et de gravier, puis sur un second lit constitué par de la tourbe, par exemple en épaisseur de 10 à 80 cm, placée également sur une couche de sable et de gravier, et tassée de manière homogène. Le premier lit permet d'affiner le tamisage et de retenir les colloïdes et autres grosses molécules et le second lit achève le traitement dépolluant, ramenant les valeurs de 1)305 et DOC aux niveaux indiqués ci-dessus. 1)ans un autre mode. de mise en oeuvre du procédé,reaii usée passe sur un seul lit mais constitué de deux couches de tourbe de matières différentes disposées sur une couche de sable et de gravier. REVENDICATIONS 1.- Procédé de traitement des eaux usées urbaines et industrielles polluées, caractérisé par le fait qu'on fait passer l'eau usde issue du traitement primaire, par gravité en percolation, sur deux couches de tourbe reposant sur un support filtrant, en principe une couche de sable et de gravier, 2.- Procédé selon la revendication 1, dans lequel on fait s'écouler l'effluent provenant du traitement primaire, d'abord sur un premier lit de tourbe, par exemple de 5 à 30 cm d'épaisseur, reposant sur une couche de sable et de gravier, puis sur un second lit constitué par de la tourbe, par exemple en épaisseur de 10 à 80 cm, placée également sur une couche filtrante, en principe de sable et de gravier, et tassée de manière homogène. 3.- Procédé selon la revendication 1, dans lequel on fait passer l'eau usée sur un seul lit mais constitué de deux couches de tourbe de matières différentes disposées sur une couche de sable et de gravier.