La présente invention est relative à une fenêtre à double vitrage On entend généralement par fenêtre à double vitrage toute fenêtre, ou porte-fenêtre, comportant deux vitres généralement parallèles et de dimensions voisines, placées en regard mais écartées l'une de l'autre de façon à délimiter entre elles un volume, fermé à leur périphérie, renfermant un coussin d'air constituant un tampon thermique et phonique entre l'intérieur du bâtiment et l'extérieur. On sait que de telles fenêtres sont de plus en plus utilisées en raison de leurs propriétés d'isolation thermique et phonique. Il en existe actuellement plusieurs modes de réalisation. Un premier mode de réalisation actuellement connu consiste en deux châssis de fenêtre indépendants, ancrés parallèlement dans la maçonnerie. Un tel mode de réalisation présente le double inconvénient d'être long à poser, puisque poser de telles doubles-fenêtres revient à poser deux fenêtres normales, et d'être d'un encoM- brement important dans le sens de I tépaisseur, ce qui en limite le champ d'application aux murs particulièrement épais. En outre, le battant de chaque fenêtre n'étant pas nécessairement parfaitement ajusté dans son bâti, les échanges d'air sont possibles entre le volume délimité par les deux fenêtres et l'extérieur, d'une part, et l'intérieur, d'autre part, de telles fenêtres apportent rarement les résultats espérés. Suivant un autre mode de réalisation, les deux vitres sont disposées dans un battant unique. Malheureusement, l'épaisseur du battant étant nécessairement limite l'écartement entre les deux vitres est lui aussi limité et Iron est alors obligé d'avoir recours à des vitres de fabrication spéciale, présentant elles-mêmes des caractéristiques d'isolation poussées, qui présentent l'inconvénient d'être particulièrement coûteuses. De plus, des fuites subsistant généralement entre le battant et le bâti de la fenêtre réduisent généralement l'efficacité d'un tel dispositif. Selon un troisième mode de réalisation, sur le battant à épaisseur de vitre unique de type connu est articulé un deuxième battant vitré relié au premier par un joint caoutchouté. Un tel mode de réalisation, sstil présente par rapport au précédent 1 ' avan- tage de permettre l'accès à l'intérieur du volume délimité par les deux vitres par exemple en vue du nettoyage de celle-ci, présente des inconvénients identiques et se révèle - en outre particulièrement inesthétique. Le but de la présente invention est de remédier à ces inconvén ients en pro osant un nouveau type de fenêtre à doublevitrage qui soit à la/efficace sous un encombrement en épaisseur réduit, pratique d'utilisation et esthétique. Ces différents buts sont atteints selon l'invention en montant sur un bâti unique deux battants vitrés dont l'un, situé en pratique ver s l'intérieur du bâtiment, épouse aussi étroitement que possible la face du battant extérieur qui est tournée vers lui et la zone du bâti entourant celle-ci sur toute sa périphérie, ce qui crée entre l'extérieur et l'intérieur, sur toute la périphérie de la fenêtre, une chicane difficilement franchissable par les. courants d'air, d'autant plus que l'un et l'autre bâtis peuvent être munis de joints. La vitre dont sont munis respectivement le battant intérieur et le battant extérieur étant de préférence située à proximité de la face de ceux-ci tournée respectivement vers l'intérieur et vers l'extérieur, l'épaisseur totale de la-fenêtre selon l'invention peut être utilisée au mieux et il est possible d'écarter suffisamment les vitres pour enfermer entre elles un volume d'air tel que l'utilisation de verre ordinaire soit possible, avec les avantages d'économie que cela présente. L'ensemble reste néanmoins esthétique du fait de la possibilité d'encastrement des deux battants dans le bâti. De plus, les deux battants pouvant être manoeuvrés indé pendamment 1l'un de 1 autre, l'utilisateur conserve l'accès au vo- lume séparant les deux vitres, et peut ainsi nettoyer aisément celles-ci, éliminer les traces de condensation, etc.... La fenêtre à double vitrage selon l'invention, comportant au moins un battant vitré extérieur et un battant vitré intérieur, superposables et articulés sur un meme bâti, est caractérisée en ce que le battant intérieur présente des dimensions supérieures à celles du battant extérieur, mesurées respectivement suivant leur plan général respectif, en ce que le battant intérieur présente vers le battant extérieur une face complémentaire de la face de ce dernier tournée vers lui et dune zone du bâti immédiatement voisine sur la totalité de la périphérie du battant extérieur, et en ce que les articulations respectives des battants sur le bâti sont telles que, lorsque le fenêtre est fermée, la dite face du battant intérieur se juxtapose à la dite face du battant extérieur bt à la dite zone en masquant la jonction entre le battant extérieur et le bâti, L'invention sera mieux comprise si l'on se réfère à la description ci-dessous, relative à un mode de rSalisation non limitatif, ainsi qu'aux dessins annexés qui font partie intégrante de cette description. La figure 1 montre une vue d'une fenêtre selon l'invention fermée, démunie de ses vitres, en coupe par un plan horizontal, par exemple à mi-hauteur. La figure 2 montre une vue de la fenêtre en coupe par un plan vertical perpendiculaire à son plan général. Ces deux figures illustrent une Fenêtre selon l'invention correspondant à une fenêtre traditionnelle à un seul battant, mais l'invention ntest naturellement pas limitée à de telles fenêtres et peut notamment s'appliquer aux fenêtres dites "croisées à la française11. En outre, si l'on a représenté une fenêtre de forme générale rectangulaire disposée verticalement, l'invention nrest pas non plus limitée à cette seule forme et à cette seule disposition. Les figures 1 et 2 montrent une fenêtre comportant un bâti 1 défini par deux montants rectilignes verticaux, respectivement gauche 2 et droit 3, et par deux traverses 4 et 5, rectilignes, horizontales et parallèles, reliant les deux montants respectivement vers le haut et vers le bas. A l'intérieur de ce bâti 1 sont articulés selon l'invention un battait extérieur 8 et un battant intérieur 9, également de forme rectangulaire dans exemple illustré. Le battant extérieur 8 est défini par un montant gauche et un montant droit, respectivement 10 et il rectiligu es et verticaux, reliés respectivement vers le haut et vers le bas par deux traverses 12 et 13 elles-mêmes rectilignes et parallèles, mais horizontales. Ce battant extérieur 8 présente vers l'extérieur 6 une face 14 dans laquelle est aménagée une feuillure 15 destinée à recevoir une vitre (non représentée ici). Le battant externe 8, en contact avec l'extérieur 6, présente en outre toutes les dispositions propres à éviter notamment une infiltration d'eau vers l'intérieur, à la façon d'un battant traditionnel ; à cet effet, ces montants et ces traverses peuvent présenter tout profil connu en soi, qui ne sera par conséquent pas décrit plus avant ici. et et Vers l'intérieur 7 du bâtiment/vers le battant intérieur 9, le battant extérieur 8 présente une face 16 qui est ici plane et verticale. Lorsque la fenêtre est en position fermée, illustrée aux figures, la face 16 est coplanaire avec une face 17, orientée vers l'intérieur 7, d'une feuillure que présente le bâti 1 sur toute sa périphérie, tout autour du battant extérieur 8. Cette feuillure, ouverte vers l'intérieur 7 du bâtiment, est destinée à recevoir le battant intérieur 9 lorsque l'on ferme la fenêtre. Ce battant intérieur 9, lui-même également défini par un montant gauche 18 et un montant droit 19, rectilignes et verticaux, reliés respectivement vers le haut et vers le bas par des traverses 20 et 21, rectilignes, horizontales et parallèles, présente vers la face 16 du battant extérieur 8 et vers la face 17 de la feuillure une face 22 plane et verticale qui, compte tenu de ce qu'elle présente des dimensions supérieures à celles de la face 16 du battant extérieur 8, vient couvrir la jonction de celui-ci avec le bâti lorsque les deux battants sont fermés, la face 22 du battant intérieur 9 épousant alors la face 16 du battant extérieur 8 et la face 17 de la feuillure du bâti 1. Naturellement, les faces 16, 17 et 22 pourraient présenter des formes différentes de la forme plane décrite, pourvu que la face 22 présente des dimensions plus grandes que la face 16 de façon à venir épouser celle-ci et une zone du bâti immédiatement voisine de cette face 16 sur toute la périphérie de celle-ci. Vers l'intérieur 7, le battant intérieur 9 présente une face 23 de toute forme appropriée, et par exemple plane et verticale comme dans l'exemple illustré, dans laquelle est aménagée la feuillure 24 destinée à recevoir la vitre (non représentée ici). De préférence, les ouvertures vitrées des battants 8 et 9, respectivement 30 et 31, présentent une forme et des dimensions identiques, comme il est illustré, et coïncident quant la fenêtre est fermée. Dans exemple illustré, les deux battants 8 et 9 sont articulés sur le montant gauche 2 du bâti 1 au niveau de leur montant gauche respec tif 10 et 18, par l'intermédiaire de charnières, respectivemeit 2r et 26, le montant gauche 18 du battant intérieur 9 présentant iu n veau de chaque charnière telle que 25 d'articulation du battant extérieur 8 un évidement tel que 27 aménagé dans la face 22. DtautreS mo-lt-s d'articulation pourraient naturellement être adoptés, une articulation du battant extérieur 8 sur le battant intérieur 9 lui-même articulé sur le bâti 1 ne devant pas être exclue, de même qu'une ouverture des deux battants en sens inverses De même, on a représenté aux figures un dispositif de maintien en position fermée pour chaque battant, constitué par une tige à coulissement vertical 28 dans le cas du battant extérieur 8 et par un dispositif à poignée tournante 29 dans le cas du battant intérieur 9, mais il est à noter que le battant extérieur 8 pourrait le cas échéant être démuni de moyens de maintien en position fermée puisqu'il est appliqué contre le bâti par le battant intérieur 9 lorsque celui-ci est en position fermée. En outre, la fenetre selon l'invention pourrait être munie de toute disposition accessoire connue en soi, et notamment de joints assurant l'étanchéité entre les battants et le bâti, le cas échéant entre les battants eux-mêmes. REVENDICATIONS 1) Fenêtre à double vitrage, comportant au moins un battant vitré extérieur et un battant vitré intérieur, superposables et articulés sur un même bâti, caractérisée en ce que le battant intérieur présente des dimensions supérieures à celles du battant extérieur suivant leur plan général respectif, en ce que le battant intérieur présente vers le battant extérieur une face complémentaire de la face de ce dernier tournée vers lui et d'une zone du bâti immédiatement voisine sur la totalité de la périphérie du battant extérieur, et en ce que les articulations des battants sont telles que, lorsque le fenêtre est fermée, la dite face du battant intérieur épouse la dite face du battant extérieur et la dite zone en masquant la jonction entre le battant extérieur et le bâti. 2) Fenêtre selon la revendication 1, caractérisée en ce que la face du battant extérieur tournée vers le battant intérieur est plane. 3) Fenêtre selon la revendication 2, caractérisée en ce que la zone du bâti immédiatement voisine de la dite face du battant extérieur sur toute la périphérie de celui-ci est plane et coplanaire à la dite face, et en ce que la face du battant intérieur tournée vers le battant extérieur est plane. 4) Fenêtre selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le battant intérieur présente des moyens pour recevoir une vitre à proximité immédiate de sa face tournée vers l'intérieur. 5) Fenêtre selon l'une quelconque des revendications pré cédentes, caractérisée en ce que le battant extérieur présente des moyens pour recevoir une vitre à proximité immédiate de sa face tournée vers 1 extérieur. 6) Fenêtre selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les deux battants présentent une ouverture à vitrer de même forme, de même dimension, les dites ouvertures coïncidant lorsque la fenêtre est fermée.