La presente invention concerne les commutateurs optiques à commande mécanique utilisés pour les liaisons par fibres optiques. Une grande variété de commutateurs optiques mettant en oeuvre des effets électro-optiques ou magnéto-optiques sont connus. Cependant, lorsque la rapidité de commutation n'est pas un paramètre primordial, les commutateurs à commande mécanique, bien que possédant des temps de commutation plus élevés (plusieurs millisecondes), présentent des-avantages importants: - faible perte d'insertion; - faible diaphonie entre voies adjacentes. L'invention appartient à cette catégorie de commutateurs. I1 faut entendre par commutateur, soit des dispositifs permettant le couplage optique sélectif d'une fibre incidente avec une fibre sélectionnée parmi deux fibres émergentes ou plus, soit la commutation matricielle de n x n fibres. Les termes "incident" et "émergent" ne sont en aucune façon limitatifs d'un procédé particulier de transmission et n'indiquent pas, notamment, que les transmissions soient unidirectionnelles. Les commutateurs de l'art connu peuvent se répartir selon deux approches: la première approche fait appel au déplacement de fibres et la seconde approche fait appel au déplacement de prismes de verre avec utilisation d'éléments optiques intermédiaires. Les première et seconde approches peuvent être illustrées, à titre d'exemple non limitatif, par les articles suivants: - première approche: l'article de HALE et KOMPFNER : "Mechanical Optical Fibre Switch", paru dans la revue US:Electronics Letters; 22 juillet 1976, vol.12, N" 5, page 388 - seconde approche: - la communication de AOYAMA : "High Reliability optical switch for optical fiber transmission", parue dans les comptesrendus de:' Conference on optical communication", Amsterdam, 17-19 Septembre 1979, pages 13.3-1à 13.3-4.- En ce qui concerne la seconde approche, outre l'augmentation de la complexité dûe a' l'utilisation d'éléments optiques intermédiaires, cette introduction d'éléments optiques augmente également les pertes par insertion.La première approche pour sa part, conduit à des dispositifs de conception plus simple, mais nécessite un positionnement rigoureux des fibres l'une par rapport à l'autre et notamment de la fibre rendue mobile assurant les commutations. Dans le cas contraire, il y a apparition de perte de couplage analogue aux pertes dûes au désalignement l'une par rapport à l'autre de deux fibres à connecter. Dans le cadre des liaisons optiques, les commutateurs étant bénéralement en nombre important le long d'une liaison, ces pertes deviennent très vite prohibitives. L'invention tout au contraire propose un commutateur de conception simple, permettant un positionnement rigoureux des fibres les unes par rapport aux autres et ne nécessitant pas l'introduction d'éléments optiques intermédiaires autres que les fibres. Elle permet la commutation simple d'une fibre sur deux fibres ou la commutation matricielle à partir d'une cellule de base 2 x 2. Une application intéressante de l'invention est la réalisation de dispositifs optoélectroniques fiables autoréparables par commutation d'éléments redondants à l'aide d'un commutateur de l'invention. L'invention a donc pour objet un commutateur optique à commande mécanique pour établir des couplages optiques sélectifs entre au moins une fibre optique incidente et une des fibres d'un couple de fibres optiques émergentes, commutateur principalement caractérisé en ce qu'il comprend des premier et second éléments Supports, fixes l'un par rapport à l'autre, ayant chacun au moins une surface plane sur laquelle sont disposées respectivement la fibre optique incidente et le couple de fibres optiques émergentes, les surfaces étant coplanaires, et un plateau mobile, disposé entre les premier et second éléments supports fixes, pouvant prendre des première et seconde positions prédéterminées et supportant des fibres optiques intermédiaires, une première fibre optique intermédiaire assurant un couplage optique entre la fibre optique incidente et une des deux fibres optiques émergentes lorsque le plateau mobile est dans la première position prédéterminée, et une seconde fibre intermédiaire assurant un couplage optique entre la fibre optique incidente et l'autre fibre optique émergente lorsque le plateau mobile est dans la seconde position prédéterminée. L'invention a encore pour objet un dispositif optoélectronique autoréparable mettant en oeuvre un tel commutateur. L'invention sera mieux comprise et d'autres avantages apparaitront à la lecture de la description qui suit, en référence aux figures annexées: - la figure 1 illustre un commutateur optique selon une première approche de l'art connu; - les figures 2 à 5 illustrent des commutateurs optiques selon une seconde approche de l'art connu; - les figures 6 et 7 illustrent schématiquement un exemple de réalisation d'un commutateur optique de l'invention selon une première approche; - la figure 8 illustre une seconde variante de réalisation de ce commutateur optique; - les figures 9 et 10 illustrent - des détails de réalisation de ces commutateurs optiques; - la figure 11 illustre un premier exemple de réalisation concrète d'un commutateur optique selon l'invention;; - la figure 12 illustre une troisième variante de réalisation de commutateur optique selon l'invention; - la figure 13 illustre un dispositif optoélectronique mettant en oeuvre un commutateur de l'invention; - les figures 14 et 15 illustrent un commutateur optique double réalisé selon l'invention et son application à des liaisons optiques. La figure 1 illustre un exemple de réalisation de commutateur optique selon une première approche de l'art connu. Le commutateur comporte un corps ou boitier, constitué par un tube en verre 1 de section interne carrée 10, de façon à ce que des fibres optiques de sortie ou émergentes fs1 et fs2 soient positionnées selon deux arêtes, 11 et 12 respectivement, et qu'une fibre optique d'entrée ou incidente fe puisse se déplacer entre deux positions I et ll de façon à réaliser une commutation entre les fibres f51 èt fs2 Les fibres feS f51 et f52 sont enfilées dans des gaines de protection, 13, 14 et 15 respectivement, et fixées aux extrémités du tube 1 à l'aide d'un ciment ou colle de scellement 16, par exemple. Pour la commodité de l'explication, la fibre f e est dite fibre d'entrée ou incidente et les fibres i et fs2 fibres sortantes ou émergentes. Ceci n'implique pas que les liaisons soient unidirectionnelles. Le dispositif est rigoureusement symétrique quant au sens de propagation de la lumière dans les fibres. Pour assurer la commutation, la fibre f e est munie d'une gaine supplémentaire 17, en nickel par exemple. Si on soumet cette gaine 17 à un champ magnétique produit par un électro-aimant (non représenté), on peut selon le sens du champ appliqué, attirer la fibre f e vers l'arete Il (position I) ou vers l'arête 12 (position II). I1 s'en suit que les transmissions s'effectuent entre les fibres fe et fsl (position I) ou entre les fibres f e et f52 (position II). Etant entièrement flottante à l'intérieur du tube, il parait difficile de positionner très rigoureusement la fibre f e le -long des arêtes respectives 11 et 12, selon qu'elle soit en position I ou II. Un exemple de commutateur selon cette approche est décrit dans l'article de HALE et KOMPFNER précité. Un commutateur selon une seconde approche de l'art connu est illustré par la figure 2. Selon cette approche les commutations entre les positions I et II sont obtenues par l'utilisation d'un prisme intermédiaire P.. I1 est alors nécessaire de mettre en oeuvre des éléments optiques supplémentaires constitués par des lentilles additionnelles Le, L51 et Ls2, respectivement collimatrice et focalisatrices pour assurer l'interface entre le prisme Pi et une fibre d'entrée f e et avec le même prisme Pi et les fibres de sortie fsl et f52. Selon que le prisme Pi se trouve en position I ou Il, le faisceau émergeant de la lentille Le est dirigé sur les lentilles Lsl ou Ls2. Cette approche permet la réalisation de commutateurs optiques de type matriciel. Un exemple de commutateur optique matriciel 4 x 4 est illustré par la figure 3. Ce commutateur permet des liaisons sélectives de type matriciel entre quatre fibres d'entrée fel à f et quatre fibres de sortie fsl à f54. Il comprend comme précédemment des lentilles collimatrices Lel à Le4 et des lentilles focalisatrices Lsl à L54. Entre ces deux ensembles de lentilles sont disposés des éléments de commutation C1 à C6 comprenant chacun un prisme P'i analogue au prisme Pi de la figure 2, et pouvant se déplacer entre deux positions I et Il, comme illustrées sur les figures 4 et 5 respectivement. Cés prismes ont une forme hexagonale et entrainent une transmission croisée de deux faisceaux parallèles respectivement a et b vers c et d en position i (figure 4) ou des transmissions directes a vers c, b vers d, en position II (figure 5). Cette seconde approche de l'art connu conduit à des commutateurs optiques de conception plus complexes et, en outre, augmente les pertes par insertion d'éléments optiques intérmédiaires. Une telle approche est décrite par exemple dans les deux communications précitées : la communication de AOYAMA d'une part et la communication de FUJII et al d'autre part L'invention, tout au contraire, permet la réalisation de commutateurs optiques n'exigeant pas la mise en oeuvre d'éléments optiques intermédiaires mais dans lesquels les pertes optiques de transmission sont limitées au maximum par un positionnement rigoureux des fibres les unes par rapport aux autres. Les figures 6 et 7 illustrent schématiquement un premier exemple d'éxécution de commutateur optique selon l'invention. Le commutateur de l'invention, constituant dans l'exemple précis des figures 6 et 7 une cellule de commutation 2 x 2, comporte trois parties: deux parties fixes ou supports 2 et 3 et une partie mobile ou plateau 4. Les parties fixes 2 et 3 sont solidaires, respectivement des deux fibres d'entrée fel et fe2 et des deux fibres de sortie f51 et fs2 > étant bien entendu que le commutateur optique est entièrement symétrique, ces appellations n'étant adoptées que pour la seule commodité de la description.Du plateau mobile, formant tiroir dans un plan de référence XY, sont solidaires quatre fibres intermédiaires f il à fi4. Le plateau mobile 4 peut se mouvoir entre deux positions, la position I illustrée par la figure 6 assurant via les fibres fil et fi2 des liaisons directes entre le couple de fibres d'entrée fel et f et le couple de fibres de sortie f51 et fus2; et la position II, illustrée par la figure 7, selon laquelle les transmissions entre ces deux couples de fibres entrantes et sortantes sont croisées, ce via les fibres intermédiaires fi3 et fui4. Toutes les fibres sont positionnées dans un même plan, par exemple le plan de référence XY. Les fibres d'entrée + et fe2 et les fibres de sortie f51 et fs2 sont fixes et parallèles les unes par rapport aux autres, les axes de symétrie respectifs des couples des fibres fel et sl fe2 et f52 étant confondus. Dans la réalité les deux substrats fixes 2 et 3 peuvent être confondus en seul substrat commun dans lequel on a creusé un canal pour le plateau mobile 4 formant tiroir. Il est donc aisé dans ces conditions de positionner rigoureusement ces quatre fibres.D'autre part, les quatre fibres intermédiaires fil à fi4 étant également dans le même plan que les fibres d'entrée et sortie et le plateau se déplaçant dans une direction (par exemple X) dans le plan de référence XY, la seule difficulté à surmonter pour obtenir un positionnement rigoureux des fibres intermédiaires par rapport aux fibres d'entrée et aux fibres de sortie est de définir avec précision les deux positions extrêmes du plateau mobile 4. Ceci peut être réalisé par utilisation de butées solidaires des parties fixes 2-3 du commutateur de préférence réglables et représentées sur les figures 6 et 7 par des vis 5 et 6. Les fibres optiques à gradient d'indice du type dit "de télécommùnica- tion" ont un diamètre extérieur standardisé de l'ordre de 122 um. Le déplacement thérorique à effectuer par le plateau mobile 4 est donc de 125 pm. En pratique, sauf dans un exemple de réalisation qui sera décrit ultérieurement en relation avec la figure 10, les fibres ne peuvent être jointives. I1 s'en suit que le déplacement à prévoir est supérieur ou égal à 1 millimètre environ. Pour diminuer l'amplitude du déplacement mécanique, et donc le temps de commutation, la configuration illustrée par la figure 8 peut être adoptée. Sur cette figure, seul le plateau mobile 4 a été illustré, la partie restante du commutateur optique, constituée par les supports fixes 2 et 3, étant identique à celle des figures 6 et 7.Comme illustré sur la figure 8, les deux paires de fibres intermédiaires fil-fi2 et fi3-fi4 sont entrelacées. l'amplitude du déplacement est donc réduite de moitié. Le positionnement très précis des fibres dans le plan de référence XY, peut être très avantageusement realise en utilisant comme matériau support du silicium monocristallin dans lequel sont gravées, par attaque chimique, des rainures dé positionnement en forme de V. Un autre support de positionnement possible est un socle de cuivre dans lequel sont réalisées également des rainures en forme de V. Pour obtenir les flancs de ces rainures plans et ayant une inclinaison très précise, il est avantageux d'utiliser le procédé décrit dans la demande de brevet déposée le 18 Mai 19782 sous le le N 78 14 763 et publiée sur le N" 2 426 271. Selon ce procédé, les rainures reproduisent en négatif un dièdre -forsné par attaque chimique de silicium monocristallin, l'attaque s'effectuant préferen- tiellement suivant les axes du cristal. D'autre part, pour réaliser le croisement des fibres A.3 et fi , il est nécessaire de ménager une empreinte en creux dans le plateau 4. On peut utiliser pour ce faire, le procédé décrit dans la demande de brevet français déposée le 18 Mal 1978, sous le A3 78 14 762 et publiée sous le NO 2 426 347. Une empreinte, ainsi que les rainures en V nécessaire au logement des fibres peuvent être obtenues simultanément dans un bloc de semiconducteur par matriçage. La figure 9 illustre un fragment du plateau mettant en évidence les rainures 41 à 44 pour le positionnement des fibres intermédiaires fi3 et fi4 ainsi qu'une empreinte 40 dans laquelle ces fibres se croisent. Le positionnement des fibres peut être obtenu également en utilisant des supports en forme de U. La figure 10 illustre plus particulièrement le plateau mobile 4 constitue par un support en forme de U, c'est à dire un support dans lequel on a creuse un canal à fond plat et à parois verticales Les fibres intermédiaires fil à fi4 sont positionnées sur le fond du U. La distance I entre les deux bords du support 4 doit être égaie à la somme des diamètres extérieurs des fibres optiques. Un couvercle 45 en matériau élastique permet le maintien des fibres optiques sur le fond du U, les fibres fi3 et fi4 pouvant se croiser entre les deux extrémités du plateau mobile 4, la surépaisseur résultant de ce croisement étant absorbée par l'élasticité du matériau formant le couvercle 45. Les parties fixes du commutateur optique sont constituées également de supports en forme de U. Selon cette configuration, les spires étant jointives, un mouvement de moindre amplitude est nécessaire pour passer de la position I à la position II. Le déplacement peut s'effectuer manuellement ouj de façon préférentielle, à l'aide de moyens électromécaniques classiques. La figure 11 illustre un exemple de réalisation concrète d'un commutateur optique selon l'invention commandé par un électro-aimant 7 et un ressort de rappel 8. Sur cette figure les éléments communs aux figures précédentes portent les mêmes références et ne seront pas décrits à nouveau. L'électro-aimant 7 agit par l'intermédiaire d'un levier souple 70 pivotant autour d'un axe 71 sur-le plateau mobile 4. Ce plateau, comme il a été décrit précédemment, se déplace entre deux butées, (non représentées sur la figure 11) définissant les positions l-et Il. Sur la figure 11, le plateau est représenté en position II. Le retour en position I est assuré à l'aide du ressort de rappel 8.Les parties actives du commutateur optique de l'invention sont enfermées dans un boitier de protection 9 dans lequel des coupes partielles ont été effectuées pour mettre en évidence les éléments non visibles. L'ensemble boitier 9 et l'électro-aimant de commande 7 sont solidaires d'un support commun S, par exemple une plaque de circuit imprimé supportant plusieurs commutateurs optiques matriciels 2 x 2 identiques à celui représenté sur la figure 11, pour la réalisation, par exemple, de matrice - de commutation d'ordre supérieur 2n x 2n, des bandes métallisées non représentées pouvant véhiculer les signaux électriques de- commande des électro-aimants associés à chacun des commutateurs optiques. L'invention n'est pas limitée à des configurations de plateau mobile se déplaçant parallèlement au plan XY parallèle au plan des fibres.La figure 12 illustre un exemple de réalisation de commutateur optique selon l'invention dans lequel la partie mobile 4 portant les fibres intermédiaires se déplace suivant une direction Z, orthogonale au plan XY. Sur la partie supérieure 45 du plateau mobile 4 sont disposées les paires de fibres intermédiaires, respectivement pour les transmissions directes fil-fi2 et pour les transmissions croisées fi3-fi4, ce sur les faces de dessous et de dessus de la partie supérieure 45 du plateau mobile 4, comme illustré sur la figure 12.Le plateau mobile 4 est muni d'au moins deux butées, supérieure 46 et inférieure 47, éventuellement associées à des moyens d'ajustage pour définir les deux positions l et II. Pour illustrer l'invention, une cellule de commutation matricielle 2 x 2 a été réalisée et ses principales caractéristiques et performances sont résumées dans le tableau cimdessous: - pertes d'insertion : - répétabilité des couplages: - temps de commutation : (commande par électro-aimant) - diaphonie entre voies : Une première application de l'invention est la réalisation de matrices de commutation 2n x 2n, ce simplement par association de cellules de base 2 x 2, telles que décrites en relation avec l'une des figures 5 à 12. La configuration d'une telle matrice peut être déduite simplement de l'architecture de la matrice ss x 4 décrite en relation avec la figure 3 et peut être généralisée à toutes dimensions 2n x 2n. Une autre application intéressante de l'invention est la réalisation de dispositifs opto-électroniques autoréparables, destinés à des liaisons à haute fiabilité par fibres optiques. Un premier exemple de dispositif est décrit en relation avec la figure 13. Le dispositif de la figure 13 est une source laser à éléments redondants. Elle trouve son utilisation, par exemple, dans le cadre de transmissions sous-marines installées à demeure dans des endroits par définition peu accessibles. La source proposée qui peut être mise en oeuvre dans un répéteur sous-marin, comprend essentiellement un commutateur selon l'invention dans lequel on retrouve les supports fixes 2 et 3 et le plateau mobile 4. Le support fixe 3 comprend deux sources laser Lal et La2, respectivement disposées au fond d'empreintes 31 et 32. Cette partie comprend en outre deux fibres optiques f51 et f52 munies chacune d'une optique de couplage avec les sources laser semiconducteurs, respectivement L1 et L2. Le plateau mobile 4 comprend deux fibres optiques intermédiaires fil et fi2, cette dernière étant disposée dans le fond de l'empreinte 40. La partie fixe 2, qui supporte une fibre optique incidente fes est couplée au laser Lal, via les fibres optiques intermédiaires fil et la fibre optique a En cas de défaillance de la source laser Lal, un système automatique de commutation (non représenté), par exemple un électro-aimant d'un type analogue à celui décrit en relation avec la figure 11, commute le plateau mobile 4 de la position I à la position Il. Il s'en suit que la fibre optique fe est alors couplée via la seconde fibre optique intermédiaire f12 et la fibre optique fs2 à la source laser de réserve La2.La détection de fonctionnement défectueux du laser Lal et la commande de commutation peut effectuer par des moyens de détection et de commande locaux ou au contraire centralisés. Dans le second cas, on doit pouvoir soit faire véhiculer des signaux de commande par des circuits de liaison auxiliaires, soit pouvoir envoyer des messages de service par les liaisons habituelles. Ces -techniques sont connues de l'homme de métier. Les couplages optiques entre les sources laser Lal et La2 et les fibres optiques 5l et f52 peuvent être réalisés selon le procédé décrit dans la demande de brevet NO 79 22 886, déposée le 13 Septembre 1979. Le dispositif décrit dans cette demande de brevet comprend une lentille planconvexe acollée à la face d'entrée d'une fibre optique constituée d'un verre d'indice de réfraction supérieur à celui de la fibre optique et obtenue en mettant en contact l'extrémité de la fibre optique avec une goutte de verre en fusion. On obtient alors une calotte sphérique dont les paramètres sont controlables.Dans le cadre de la présente invention la fibre optique en question constitue l'une des deux fibres optiques + ou f52 et la calotte sphérique constitue l'une des deux lentilles L1 et L2. Un autre exemple d'application de l'invention est décrit en relation avec les figures 14 et 15. Dans le cadre de transmission de données le long d'une boucle, ces transmissions étant assurées par des fibres optiques sur lesquelles sont connectés des terminaux de Tx.La connection à la boucle comprenant les fibres optiques fox 1 et f est assurée via la fibre optique d'entrée f, le récepteur Rx, la fibre optique de couplage d'entrée f ex 9une part, et la fibre optique de couplage de sortie fsxS l'émetteur Ex et la fibre optique de sortie f' d'autre part. Lorsque le terminal Tx est en fonctionnement défectueux, un commutateur double K permet de l'isoler en le courtcircuitant purement et simplement à l'aide d'une fibre optique prévue à cet effet fcc. Un grand nombre de terminaux pouvant être disposés le long de la boucle et consécutivement, le même nombre de commutateurs optiques, K étant disposés en série sur cette boucle, il est particulièrement important que ces commutateurs optiques n'introduisent que des pertes très faibles ainsi qu'une faible diaphonie entre voies de transmission. Le commutateur optique de l'invention, dont la configuration pour cette application particulière est représentée sur la figure 13, répond particulièrement bien à ces exigences.La commande du commutateur de la position 1, ou régime normal dans lequel le terminal Tx est couplé - à la boucle de transmission, à la position II ou régime de fonctionnement défectueux dans lequel le terminal Tx est isolé peut se faire par une commande à distance ou par détection locale de défaut. L'invention ntest pas limitée aux exemples de réalisation qui ont été décrits à titre d'illustration, notamment aux seules applications décrites en relation avec les figures 13 à 15. En particulier sans rien changer à l'architecture de la figure 13, le dispositif peut être utilisé pour coupler une fibre optique sélectivement et à volonté, à l'une parmi deux sources lasers Lal ou La2, de longueurs d'ondes différentes. REVENDICATIONS 1. Commutateur optique à commande mécanique pour établir des couplages optiques sélectifs entre au moins une fibre optique incidente et une des fibres optiques d'un couple de fibres émergentes (f51, fs2) commutateur caractérisé en ce qu'il comprend des premier (2) et second (3) éléments supports, fixes l'un par rapport à l'autre, ayant chacun au moins une surface plane sur laquelle sont disposées respectivement la fibre optique incidente (fe) et le couple de fibres optiques émergentes (f51, fs2), les surfaces étant coplanaires, et un plateau mobile (4), disposé entre les premier et second éléments supports fixe (2, 3) pouvant prendre des premiere et seconde positions stables prédéterminées (I,II) et supportant des fibres optiques intermédiaires (fi1fi2) une première fibre optique intermédiaire (fil) assurant un couplage optique entre la fibre optique incidente et une des deux fibres optiques émergentes (fsl) lorsque le plateau mobile (4) est dans la première position prédéterminée (I) et une seconde fibre intermédiaire (fi2) assurant un couplage optique entre la fibre optique incidente (fe) et l'autre fibre optique émergente (fs2) lorsque le plateau mobile (4) est dans la seconde position prédéterminée (II). 2. Commutateur selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte des première et seconde fibres optiques incidentes (fe1 fe2) et des première et seconde fibres optiques émergentes (f51, f52) et en ce que le plateau mobile (4) comporte des premier et second couples de fibres optiques intermédiaires et entre la deuxième fibre optique incidente (fe2) et la deuxième fibre optique émergente (fol) lorsque le plateau mobile (4) est dans la première position prédéterminée (I) et le second couple de fibres optiques intermédiaires (fi3-fi4) établissant des couplages optiques croisés entre ces mêmes fibres lorsque le plateau mobile (4) est dans la seconde position prédéterminée (II). 3. Commutateur selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le plateau mobile (4) se déplace suivant une direction parallèle au plan (XY) des fibres optiques. 4. Commutateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les premier et second éléments supports fixes (2, 3) et le plateau mobile (4) sont réalisés en métal malléable à froid dans lequel sont pratiquées des rainures rectilignes 41-44 en V résultant de la déformation permanente par écrasement du métal, rainures dans lesquelles sont disposées respectivement les fibres optiques incidentes (fel fe2) > les fibres optiques émergentes (fsl, f52) et les fibres optiques intermédiaires (fil-fi4) 5.Commutateur selon l'une quelconque des - revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les premier et second éléments supports fixes (2, 3) et le plateau mobile (4) sont réalisés en matériau semiconducteur dans lequel sont pratiquées des rainures rectilignes 41-44 en V, rainures dans lesquelles sont disposées respectivement les fibres optiques incidentes (fers e2' les fibres optiques émergentes (fols fs2) et les fibres optiques intermédiaires (fi3-fi4) 6.Commutateur selon l'une quelconque des revendications 1à 5, caractérisé en ce que le plateau mobile (4) comporte en outre au moins une empreinte en forme de cuvette (4û) dans laquelle peuvent se croiser au moins deux fibres optiques intermédiaires (fi3, fi4). 7. Commutateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les premier et second éléments supports fixes (2, 3) et le plateau mobile (4) sont constitués chacun par une pièce en matériau rigide dans laquelle a été pratiquée un canal à fond plat et a parois verticales sur le fond duquel sont disposées en position adjacentes, respectivement, les fibres optiques incidentes (fei, fe2) les fibres optiques émergentes (f1' fs2) et les fibres optiques intermédiaires- (fil-fi4); la distance (1) séparant les deux parois verticales d'un canal étant égale à la somme des diamètres des fibres optiques disposés sur le fond du canal et un couvercle (45) en matériau élastique maintenant ces fibres optiques sur le fond du canal. 8. Commutateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens d'entrainement électro-mécaniques du plateau mobile et en ce que ces moyens comportent un électroaimant (7) exercant une poussée par l'intermédiaire d'un levier (70) sur le plateau mobile (4) lorsqu'il est excité de manière à imposer une translation du plateau mobile (4) de la première (1) et la seconde (II) position stable prédéterminée et un ressort de rappel (8) entrainant la translation inverse lorsque l'électrbaimant (7) cesse d'être excité ; des butées mécaniques (5, 6) définissant en outre les première et secondes positions prédéterminées (1, II) du plateau mobile;(4). 9. Dispositif électro-optique autoréparable comprenant au moins une fibre optique incidente (fe) pour le couplage du dispositif à un système de transmission de données à fibres optiques; dispositif caractérisé en ce qu'il comprend un premier élément optoélectronique (La1) un second élément optoélectronique (La2) associés chacun à une fibre optique émergente (f51, fs2) et au moins un commutateur optique selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, associé à des moyens de détection du fonctionnement correct ou défectueux du premier élément optoélectronique (Lal) couplé à des moyens de commande mécaniques agissant sur le plateau mobile (4) de façon à coupler le premier élément optoélectronique (Lal) à la fibre optique incidente (fe) sur détection d'un fonctionnement défectueux du premier élément optoélectronique, le plateau mobile (4) supportant une première et une seconde fibre optique intermédiaire {fil fi2). 10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que les premier et second éléments optoélectroniques sont des sources laser semiconductrices (Lal, La2).