L'invention est relative å un procédé de rénovation de vitrages simples, en particulier pour fenêtres et portes, en vue d'améliorepleurs propriétés dtisolation thermique et phonique elle concerne en outre les vitrages obtenus grâce à ce procédé. L'isolation thermique et phonique des surfaces vitrées neuves est généralement obtenue par l'utilisation de vitrages multipies entre les épaisseurs de verre desquels est emprisonné un gaz qui reste autant que possible au repos. Le gaz le plus employé est l'air atmosphérique desséché, qui est quelquefois remplacé par un gaz plus lourd ayant une conductibilité thermique moins grande que celle de l'air. Afin d'éviter l'apparition de brouillard ou de condensation entre leurs épaisseurs de verre, surtout par temps froid, ces vitrages multiples sont en général scellés hermétique ment en usine par divers procédés garantissant une imperméabilité aussi parfaite que possible aux divers agents perturbateurs tels que l'eau à l'état de liquide ou de vapeur.De cette façon, l'entretien d'un tel vitrage est identique à celui d'un vitrage simple puisque seules ses faces extérieures sont à nettoyer, les faces intérieures restant à l'abri de toute contamination. L'emploi de vitrages multiples scellés en usine, pour renforcer l'isolation des bâtiments existants équipés de vitrages simples, oblige en général à remplacer ces vitrages simples par des vitrages doubles, avec toutes les difficultés inhérentes au démontage et à la casse des anciens vitrages et au nettoyage des feuillures en vue de les débarrasser de tous les éléments de fixa tion des anciens vitrages, c'est-à-dire les pointes et le mastic, lequel est souvent extrêmement durci. C'est une opération longue, coûteuse et salissante. C'est pourquoi il a déjà été proposé de renforcer l'isolation des surfaces vitrées existantes par la mise en place d'un deuxième vitrage simple, simplement rapporté sur le vitrage existant.On dispose en général ce nouveau vitrage sur le côté intérieur (à l'abri des intempéries) de la surface à isoler et on peut alors le fixer soit définitivement en utilisant des produits adhésifs, en général des élastomères aux silicones et aux polysulfures, soit d'une façon permettant son ouverture et par conséquent le nettoyage dessurfaces intérieures du vitrage double ainsi constitué. Bien qu'éliminant les difficultés inhérentes au démontage, cette technique, dite de wsurvitraget,présente quelques inconvénients. Dans le cas des survitrages collés, les produits d'étant choit utilisés et surtout leurs conditions d'emploi sur le chantier ne permettent que difficilement d'assurer une étanchéité parfaite à la vapeur d'eau. Les dessicants nécessairement utilisés pour absorber l'humidité emprisonnée dans l'espace compris entre les deux vitrages doivent être activés avant emploi, opération souvent impossible dans les conditions habituelles des chantiers. Ces deux défauts, c'est-à-dire le manque d'étanchéité des joints et le manque d'activité des dessicants, entraient entre les deux vitrages la présence d'humidité qui formera par temps froid une condensation et un embuage, exigeant le remplacement de rensemble ainsi constitué. Les survitres ouvrantes ou démontables ne sont pas de construction étanche à la vapeur d'eau et présentent les mêmes défauts d'embuage que les survitrages collés. Il suffit certes de les ouvrir ou de les démonter pour pouvoir procéder au nettoyage des surfaces intérieures mais cette opération provoque des coûts supplémentaires ou simplement une gêne souvent non tolérée. L'invention a pour but de remédier aux difficultés exposées ci-dessus des procédés connus et d'offrir une meilleure isolation thermique et surtout phonique que ces procédés. Le procédé conforme à l'invention est essentiellement caractérisé en ce qu'on rapporte, sur la face extérieure nue du vitrage simple existant, un vitrage double, voire multiple, préfabriqué et scellé en usine, en interposant entre cette face extérieure et la face du vitrage préfabriqué tournée vers cette face extérieure, tout le long des bords de ces faces, une bande continue d'élastomère assurant une parfaite étanchéité à l'eau et à la vapeur d'eau, en ce qu'on déshydrate l'espace compris entre ces deux faces, et en ce qu'on fixe définitivement en place le vitrag#e préfabriqué contre le vitrage simple à l'aide d'une parclose ou d'un profilé venant s'appuyer, d'une part, sur le vitrage préfabriqué et, d'autre part, sur la menuiserie préexistante.Par face extérieure "nue" du vitrage simple, on entend la partie de cette surface non recouverte par le cordon de mastic qui sert à fixer le vitrage simple existant et que l'on conserve tel quel, sans avoir i le rénover. Selon une solution avantageuse, on déshydrate l'espace compris entre les deux faces susvisées en faisant com- muniquer cet espace, au moment de la pose, avec l'espace d'air ou autre gaz du vitrage préfa#riqué. Quant au vitrage multiple obtenu grâce à ce procédé, il est essentiellement caractérisé en ce qu'il comprend : un vitrage simple qui est fixé de façon usuelle par un cordon de mastic dans la feuillure de la menuiserie préexistante; un vitrage double, voire multiple, préfabriqué et scellé en usine, qui est disposé à faible distance de la face extérieure nue du vitrage simple; une bande continue d'élastomère, assurant une parfaite étanchéité à l'eau, qui est interposée entre ladite face extérieure et la face du vitrage préfabriqué tournée vers cette face extérieure, tout le long des bords de ces faces, l'espace compris entre celles-ci étant déshydraté; et une parclose ou un profilé qui s'appuie, d'une part, sur le vitrage préfabriqué et, d'autre part, sur ladite menuiserie de manière à fixer définitivement en place le vitrage préfabriqué contre le vitrage simple. L'invention va être maintenant expliquée plus en détail à l'aide de deux de ses modes de réalisation. La fig.1 montre, en coupe transversale et séparément, une partie d'un vitrage existant avec sa menuiserie, d'une part, et les éléments utilisés selon l'invention pour rénover ce vitrage, d'autre part. La fig.2 montre le vitrage rénové à l'aide des éléments de la fig.1. La fig.3 montre, semblablement à la fig.2, un vitrage rénové selon une variante. A la fig.1, on a représenté le vitrage d'une fenêtre à rénover. Ce vitrage est formé d'une vitre ou glace unique 1 logée dans la feuillure 2 d'un châssis 3 (en bois, en métal ou en matière plastique rigide) où elle est maintenue par un cordon de mastic 4. Sur les figures, l'intérieur du local qui est muni de la fenêtre est situé à droite de la vitre 1 dont la face exposée aux intempéries et aux variations de température climatiques est donc située à gauche. Pour rénover ce vitrage simple, on utilise les éléments suivants un vitrage double 5, préfabriqué et scellé en usine; une bande continue ou joint d'élastomère adhésif étanche 6 un profilé de fixation 7 muni de trous 8 pour des vis 9 ; et du mastic d'étanchéité pour former deux bandes 10 et 11. De façon connue, le vitrage préfabriqué 5 est formé de deux vitres ou glaces 12 et 13 réunies le long de leurs bords par une bande intercalaire continue 14 qui constitue àla fois un organe mécanique d'assemblage des deux vitres 12,13 à une distance constante et un organe d'étanchéité et de dessication de l'espace 15 limité par les deux vitres ou glaces. Pour la hauteur et la largeur du vitrage 5, on choisit des valeurs approximativement égales à celles de la hauteur et de la largeur de la face extérieure nue du vitrage simple 1 à rénover. L'élastomère constituant la bande 6 peut être du polyisobutylène#préextrudé ou une matière analogue assurant une parfaite étanchéité. Quant aux bandes 10 et 11, elles peuvent être établies selon les techniques habituelles d'étanchéité pour éléments de façade. En ce qui concerne le profilé 7, il est fait d'aluminium, de PVC ou de matière analogue. Il comprend avantageusement trois branches 7a, 7b, et 7c, savoir une branche verticale 7a et une branche horizontale 7b assemblées en forme de cornière et une branche verticale 7c partant approximativement du milieu de la branche 7b, du côté opposé à la branche 7a. La cornière 7a, 7b forme une feuillure pour le vitrage préfabriqué 5 et la branche verticale 7c est munie des trous 8, soit à l'avance, soit lors du montage. Le bord libre 7d de la branche horizontale 7b est avantageusement biseauté à peu près parallèlement au plan incliné des cordons de mastic 4 usuels. Disposant ainsi de tous les éléments montrés séparément à la fig.1, on rapporte, sur la face extérieure la du vitrage simple 1, le vitrage préfabriqué 5 en interposant entre cette face extérieure la et la face 13a du vitrage préfabriqué 5 tournée vers la face la, la bande continue d'élastomère 6, on déshydrate l'espace 16 (fig.2) compris entre ces deux faces la et 13a et on fixe définitivement le vitrage préfabriqué 5 à l'aide du profilé 7 et des vis 9, le profilé 7 s'appuyant, d'une part, sur le vitrage 5 avec interposition de la bande de mastic 10 et d'autre part, sur le 3 chassis/avec interposition de la bande de mastic 11. L'espace air 16 laissé entre les vitrages 1 et 5 peut être très mince, par exemple 1 à 2 mm, si l'on souhaite renforcer particulièrement l'isolation phonique, comme dans le mode de réalisation de la fig.2. Dans le cas où l'on souhaite obtenir une meilleure isolation thermique, on ménage un espace d'air 16 plus important, par exemple de l'ordre de 6 mm, en utilisant si nécessaire un profilé intercalaire tel que 17 (fig.3). On déshydrate l'espace d'air 16 ainsi emprisonné en employant un dessicant qui est - soit disposé à la partie inférieure de l'espace 16 - soit mélangé avec la matière formant le joint d'étanchéité 6; - soit disposé dans un tube communiquant avec l'espace 16, comme montré en 6a (fig.3) ou encore en mettant en communication espace 16, lors de la pose, avec l'espace 15 réalisé en usine dans le vitrage préfabriqué 5. Dans ce dernier cas, la communication entre les espaces 15 et 16 peut être réalisée, par exemple, par un passage exécuté à la périphérie du vitrage préfabriqué 5. Ce passage est obturé hermétiquement en usine, par exemple avec du polyisobutylène, et n'est débouché qu'à l'instant de la pose. Bien entendu, le profilé 7, ou une parclose qui le remplace, peut être fixé au châssis 3, non pas par vissage, mais par agrafage ou collage. Quel que soit le mode de réalisadon adopté, on obtient un vitrage rénové dont les avantages sont les suivants 1 ) L'isolation thermique et phonique est grandement renforcée par rapport à un double vitrage tel que 5, grâce à la présence d'un espace d'air supplémentaire 16. Le coefficient K de transmission de la chaleur peut être réduit à 2 kcal/h.m2.0C, soit une diminution de l'énergie transmise de l'ordre de 30% par rapport au vitrage double. L'isolation phonique est d'autant plus renforcée que les trois vitres assemblées 1, 12, 13 ont toutes des épaisseurs différentes, une masse par unité de surface plus grande et un nouvel espace d'air 16 aussi faible que possible de façon à assurer un couplage acoustique serré entre les vitres 1 et 13.Si la glace préexistante 1 est épaisse, ce qui est souvent le cas dans les immeubles dont l'isolation acoustique a été soignée, sa combinaison avec un vitrage double 5 préfabriqué en usine permet d'obtenir une isolation acoustique particulièrement remarquable et plus importante que celle attendue de la simple juxtaposition des éléments constituants 1 et 5. 2 ) Les anciens dispositifs de fixation (cordon de mastic 4 et pointes ayant maintenu le vitrage simple i lors de son astica- ge) ne jouent plus aucun rôle dans le nouveau vitrage constitué selon Invention puisque le profilé 7 (ou la parclose équivalente) suffit pour maintenir les vitrages 1 et 5 sur le châssis 3, en coopération avec les bandes 6 (6a), 10 et Il qui peuvent être plus ou moins écrasées sous l'effet du serrage des vis 9 Il est donc inutile de retirer, nettoyer ou rénover ces anciens dispositifs de fixation, ce qui permet d'éviter unebpération habituellement longue, délicate et coûteuse. 3 ) Le risque de condensation ou de formation de brouillard à l'intérieur de l'espace 16 constitué sur le chantier est moins important que dans le cas des survitres simples, évoqué dans le préambule de la description, où on rapporte un vitrage simple sur la face-intérieure du vitrage existant. En effet, le vitrage préfabriqué 5 étant disposé à l'extérieur, selon l'invention, l'espace 16 constitué sur le chantier est déjà situé dans l'ensemble isolé. L'étanchéité et la dessication de cet espace 16 sont donc moins criques que dans le cas des survitres simples. REVENDICATIONS 1 - Procédé de rénovation de vitrages simples, en particulier pour fenêtres et portes, en vue d'améliorer leurs propriétés dti- solation thermique et phonique, caractérisé en ce qu'on rapporte, sur la face extérieure nue du vitrage simple existant, un vitrage double, voire multiple, préfabriqué et scellé en usine, en interposant entre cette face extérieure et la face du vitrage préfabriqué tournée vers cette face extérieure, tout le long des bords de ces faces, une bande continue d'élastomère assurant une parfaite étanchéité à l'eau et à la vapeur d'eau; en ce qu'on déshydrate l'espace compris entre ces deux faces et en ce qu'on fixe définitivement en place le vitrage préfabriqué contre le vitrage simple à l'aide d'une parclose ou d'un profilé venant s'appuyer, d'une part, sur le vitrage préfabriqué et, d'autre part, sur la menuiserie préexistante. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on déshydrate l'espace compris entre les deux faces susvisées en faisant communiquer cet espace, au moment de la pose, avec l'espace d'air ou autre gaz du vitrage préfabriqué. 3 - Vitrage multiple obtenu grâce au procédéselon lune des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'il comprend :un vitrage simple qui est fixé de façon usuelle par un cordon de mastic dans la feuillure de la menuiserie préexistante; un vitrage double, voire multiple, préfabriqué et scellé en usine, qui est disposé à faible distance de la face extérieure nue du vitrage simple; une bande continue d'élastomère, assurant une parfaite étanchéité à l'eau, qui est interposée entre ladite face extérieure et la face du vitrage préfabriqué tournée vers cette face extérieure, tout le long des bords de ces faces, l'espace compris entre celles-ci étant déshydraté; et une parclose ou un profilé qui s'appuie, d'une part, sur le vitrage préfabriqué et, d'autre part, sur ladite menuiserie de manière à fixer définitivement en place le vitrage préfabriqué contre le vitrage simple.