L'invEntion se rapporte d'une manière générale à la transmission con- fidentielle d'information se présentant sous la forme de messages constitués de caractères alphanumeriques et autres signes imprimables, alignés, espaces et mis en page de manière lisible. Plus spécifiquement, l'invention concerne un dispositif réversible de traduction permettant d'encoder un texte clair pour former un cryptogramme imprimable solos une forme lisible mais incompréhensible, et inversement, de déclr der un tel cryptogramme pour restituer le texte clair d'origine. Pour ce faire - comme pour permettre la transmission d'un cryptogramme par toute voie de télécommunications et de l'enregistrer sur un quelconque sup- port tel qu'une bande perforée- ce dispositif fait usage- d'un systeme de codage normalisé, tel celui dénommé CGIT N 2 ou "Teletype", Ce dispositif fait en outre emploi d'une technique de transcodage con- nue, selon laquelle le texte clair à encoder ou bien le cryptogramme à décoder est transcrit sur une bande perforée ou autre support d'enregistrement, qui'e-st; lu pas à pas an synchronisme avec un semblable support comportant une quelconque séquence de codes- du même förmat, laqueEle-constitue une clé de chiffrement déchiffrement, identique pour les deux opérations d'encodage et décodage concernant un même message. Ces opérations consistent simplement à effectuer une carr i binaison logique réciproque - telle que la'multiplication algébrique - des deux codes simultanément lus sur les deux supports.Chaque code combiné ainsi produit à l'encodage peut être transmis ou enregistré, puis être soumis au décodage par combinaison avec le même code clé que - le code clair d'origine, qui se trouve ainsi restitué en raison du caractere réciproque des opérations. Les cryptogrammes ainsi produits par combinaison d'un texte clair avec une clé de chiffrement quelconque sont certes intraduisibles sans avoir ladite clé à disposition. Mais par ailleurs, puisqu'ils incluent par principe des codes chiffrés correspondant à des signaux- de servitude non imprimables et se suivant dans un ordre arbitraire, l'impression ou téléimpression de ces cryptogrammes conduit nécessairement à une mise en page désordonnée et à d'inévitables surimpressions, ce qui les rend illisibles et par suite impossibles à transcrire ultérieurement sur le support d'enregistrement requis pour leur décodage et leur impression en clair.De tels cryptogrammes ne peuvent donc être transmis que sous la forme d'une séquence de codes et non d'un rnessage imprimé Pour pallier cet inconvénient, il est connu de procéder lors de l'opé- ration d'encodage à l'élimination des codes chiffrés dénommés "interdits", c respondant aux différents signaux de servitude et à un signe imprimable choisi xr convention, pour leur substituer une suite de codes débutant par le code de ce signe éventuellement répété et se terfiinant par un code "permises cette suite etant obtenue en réitérant l'opération de combinaison du même code clair avec le(s) code(s) suivant(s) de la clé jusqu'à obtention d'un code permis. De la sorte, la séquence de codes correspondant au cryptogramme obtenu ne comprend que des codes permis ou correspondant au signe de substitution, et donc tous imprimables. Pour permettre l'impression de ce cryptogramme sous une forme commodément lisible, cette séquence peut être périodiquement interrompue par des codes de servitude choisis et insérés selon une loi prédéterminée pour assurer une mise en page ordonnée des signes imprimables de la séquence. Pour procéder au décodage d'un tel cryptogramme dament transcrit sur le support voulu, il suffit d'ignorer dans la séquence chaque code interdit, et s'il correspond au signe imprimable de substitution, de progresser dans la s6- - quence jusqu'au premier code permis rencontré, pour en effectuer la combinaison logique avec le cod clé correspondant. De la sorte, tout élément du message clair d'origine peut être restitué et imprimé en bonne et due place, puisque les décalages introduits à l'encodage par la réitération de l'opération de com binaison logique et au décodage par l'élimination des signes de substitution se, compensent mutuellement pour rétablir le synchronisme de lecture des codes. Ce palliatif connu a toutefois pour désavantage d'impliquer une augmentation notable du nombre des codes dans la séquence du cryptogramme par rap- port à celui du message clair d'origine En effet, en prenant pour exemple le système de codage CCIT NO 2 à 32 positions dont 6 signaux de servitude, ce qui implique la discrimination entre 7 codes interdits et 25 codes permis, la probabilité pour qu'un code clair soit traduit par n codes chiffrés successifs est 25/32 . (7/32)ne1 de sorte qu' en moyenne, le rapport du nombre des codes d'un message clair à celui des codes du cryptogramme correspondant est 25/32 (7/32)n 1 = 1,28 L'augmentation du nombre des codes est donc de 28 $, sans même prendre en compte les codes de servitude insérés pour la mise en page du cryptogramme imprimé. L'invention vise essentiellement à pallier cet inconvénient dans la mesure permise par la théorie de l'information, en apportant au procédé cité des perfectionnements originaux propres à réduire la redondance des codes du cryptogramme, la répétition du mêrae signe de substitution et de manière corollaire le risque d'erreurs de transmission et di:nc de restitution erronée du message clair comme le risque de traduction par un tiers non concerné. En effet, l'invention concerne un dispositif réversible de traduction mettant en oeuvre le procédé précité pour la transmission confidentielle de messages imprimables dont les éléments sont transcrits selon un système normalisé de codage binaire à plusieurs moments, et comprenant notamment - des moyens pour lire pas à pas en synchronisme deux supports d'enregistrement portant l'un une séquence de codes correspondant à un message à chiffrer ou déchiffrer et l'autre une clé formée d'une quelconque séquence de codes du même format, - des moyens pour effectuer sur chaque paire de codes simultanément lus une opération de combinaison logique réciproque produisant un code combiné de même format, et - des moyens pour discriminer les codes chiffrés dits "interdits" correspond dang à un signal de servitude ou à un signe imprimable choisi par convention leur substituer au chiffrement le code de ce signe suivi d'une autre combinaison du même code clair, et au déchiffrement éliminer le code dudit signe puis effet tuer une autre combinaison du code suivant. Selon l'invention, ce dispositif est caractérisé en ce qu'il comprend des circuits de commutation et un opérateur associés aux moyens de discriminetion précités et agissant pour substituer, à tout code chiffré reconnu interdit J un code dérivé par transformation booléenne réciproque du- m & e code après son chiffrement ou du code suivant avant son déchiffrement, puis pour commander en fin de cycle un pas supplémentaire d'avance de la clé de chiffrement/dechiffrp- ment avant' lecture d'une nouvelle paire de codes Cetqpérateur effectue avec avantage l'inversion de l'un au moins des moments du code binaire objet de la transformation, par exemple celui de plus grand poids. On peut en effet constater qu'une telle opération transforme effectue vement un quelconque code interdit correspondant à un signal de servitude en un code correspondant à un signe imprimable Ainsi, dans l'exemple indiqué du système de codage CCIT N02 à cinq moments, l'inversion de l'un des moments extrêmes 1 ou 5 transforme s . le signal d'espacement en H ou S, . le signal de retour chariot en 0/9 ou D, . le signal de fin de ligne en L ou A, . le signal d'inversion "lettres" en K ou Vs . le signal d'inversion "chiffres" en J ou G, et . le signal "blanc" ou S'32o'1 en T/5 ou E/3. f Des transformations analogues, portant si besoin est sur plusieurs moments, as sureraient des résultats équivalents dans les autres systèmes de codage binaire normalisés à 7 ou 8 moments, tels que le système ISO. j L'avantage essentiel que procure la mise en oeuvre d'une telle trans- formation booléenne réciproque dans le cas où se présente un code interdit est, comme déjà indiqué et conformément au but visé par l'invention, de reduire la redondance des eléments d s messages ctiirfrés par rapport au no"hre des éléments des messages clairs correspondants. 25 En effet, un élément clair est traduit avec une probabilité de 25 par un unique élement chiffré - comme dans l'exemple précédemment pris du systeme 7 CClT N0 2 - et avec une probabilité de 32 par seulement deux élémer- s chiffrés (le code du signe de substitution et le code dérivé), puisqu'il n'est nul besoin de réitérer l'opération de combinaison logique au contraire du procédé connu. Dans ces conditions, un élément clair correspond en moyenne à 25 7 2 39 3Q 25 + 232 = 392 = 1,22 élément chiffré, de sorte que l'allongement moyen d'un cryptogramme est 22 %, sans tenir compte des codes de servitudes éventuellement insérés pour la mise en page. Cette valeur correspond à la limite inférieure possible calculée selon le théorème de Shannon, et améliore de 6 % les résultats obtenus par le procédé antérieur. Par ailleurs, la commande d'un pas d'avance supplémentaire de la clé de chiffrement/déchiffrement a pour avantage de rétablir ds la façon la plus simple qui soit le synchronisme de sa lecture avec celle du message clair ou chiffré après le traitement d'un code interdit. On remarquera enfin qu'une erreur de transmission portant sur le code du signe de substitution se traduit avec le procédé connu par l'introduction d't tin signe. faux supplémentaire dans le texte clair restitué, ce qui peut conduire dans certains cas - à une interprétation erronée de ce texte (par exemple, "bail" pour "bal" si le contexte sty prête. Avec le dispositif de l'invention, une telle erreur de transmission se traduit dans le texte clair restitué par un signe faux supplémentaire suivi d'un signe déchiffré de manière erronée, et donc a peu de chances d'être mal interprétée ou de passer inaperçue. Dans un mode préféré de réalisation qui sera décrit en détail ci-après le dispositif conforme à l'invention comporte un seul opérateur de combinaison logique et un seul opérateur de transformation booléenne, mais des moyens de discrimination des codes interdits différents pour le chiffrement et le déchiffrement et auxquels sont associés des séquenceurs respectifs qui commandent en temps voulu un générateur du code du signe de substitution ou le passage au code chiffré suivant,- le couplage de l'opérateur de transformation booléenne et enfin l'avance supplémentaire de la clé. Des organes d'aiguillage sélectif assurent la reconfiguration voulue du dispositif pour lui permettre de procéder au chiffrement ou déchiffrement. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement à la lecture de Ta description détaillée qui suit d'un exemple de mise en oeuvre illustré par les dessins annexés, sur lesquels La Figure 1 représente QUS forme synoptique les éléments essentiels et ltorganis-stion des circuits d'un dispositif de chiffrement et déchiffrement conforme à l'invention; et Les Figures 2 et 3 sont des organigrammes sou aires du fonctionnement de ce dispositif, respectivement lors du chiffrement et du déchiffrement. Comme le montre schématiquement la Figure 1, le dispositif comprend une horloge maîtresse H qui commande le fonctionnement synchrone séquentiel de ses différents organes, et notamment - par l'intermédiaire de portes "ET" res- pectives - l'avance pas à pas de lec4-eurs 1,2 de bandes perforées selon l'un des systèmes de codage nonnalisés et par exemple selon le système à 5 moments dit OIT N 2, capable de 32 combinaisons distixctes. Lt une des deux bandes perfores simultanément lues porte une séquence de codes correspondant à un message en clair M devant être chiffré ou bien à un cryptoramme K à déchiffrer, tandis que l'autre bande porte une séquence quelconque de codes du ne format N constituant la clé de chiffrement ou déchiffrer ment. chaque code W/K et N ainsi lu est chargé dans un registre respectif 3,4. On a représenté isolément sous le registre 4 un commutateur d'aiguillage A commande par un contacteur bistable B pour diriger les informations pré- sentées à son entrée vers l'une ou l'autre de deux sorties distinctes respectivement de chiffreinent C et de déchiffrement p.Le dispositif étant appelé à être exploité selon ces deux modes d'opération doit en effet comporter de tels commutateurs pour la reconfiguration adé?-te de ses circuits Ainsi - lors d'un processus de chiffrement - le registre 3 est couplé par un tel commutateur 5 à l'une des entrées d'une porte "OU" pour transmettre chaque code clair M à un opérateur de combinaison logique 6 qui reçoit par ailleurs du registre 4 le code clé N correspondant, et effectue leur somme algébrique modulo 2. Le résultat de cette opération est un code K-= M+N chiffré arbitrairement - puisque le code cle N est quelconque - qui est chargé dans un registre tampon 7 dont la sortie est alors sélectivement reliée par un commutateur d'aiguillage 8 à l'une des entrées Kc d'un ensemble analyseurdiscriminateur 10 délimité par un trait fin sur la Figure 1. L'entrée Kc de cet ensemble 10 est couplée d'une part à un comparateer ou discriminateur 11 destiné à determiner si le code chiffré est interdit (K=T) et d'autre part à une porte "ET" 12 rendue passante par li sortie "non" dudit comparateur pour transmettre le code chiffré K ainsi val é à l'entrée correspondante d'un multiplexeur 20. La sortie "oui" du comparateur il active - lorsque le code chiffré Kc est interdit - un séquenceur associé 13 qui dans un premier temps (i) excite un générateur G fournissant au multiplexeur 20 le code d'une lettre de substitution survenuu L, puis dans un second t -s (2) @@@ passante une porte '1ET" 14 pour transmettre, par l'intermédiaire d'une porte "OU" 15, le code Kc invalidé à un opérateur transcodeur j par lequel f-St inversé l'un au moins des moments du cod et de prférc-nce son moment de plus grand poids.Le code K' ainsi obtenu est di rigé par un commutateur 9 vers le multiplexeur 20. Enfin, le séquenccur 13 co , mande dans un troisième temps (3) une avance supplrî.entaire d'un pas de la bande clé N pour compenser le pas d'écriture de la lettre L. Lors du déchiffrement d'un cryptogramme, les commutateurs d'aiguillage sont en position D. En conséquence, la sortie du registre 3 contenant le code à déchiffrer Kd est reliée à travers une bascule 17 au repos à l'entrée d'un com- parateur 16 destiné à déterminer si ce code est celui de la lettre de substitution (K = L ?); ce même code est par ailleurs appliqué à l'entrée d'une porte "ET" 18, qui est rendue passante par la sortie "non" du comparateur 16 afin de transmettre le code Kd ainsi validé, à travers deux portes "OU" montées en cascade, à l'entrée de l'opérateur de combinaison logique 6.Ce dernier effectue alors la somme algébrique modulo 2 du code à déchiffrer Kd et du code cle N simultancment reçu du registre-tampon 4, pour ainsi restituer le code clair cor respondant M = Kd + N, qui est chargé dans le registre-tampon v pour être transmis par le comtnutateur d'aiguillage 8 au multiplexeur 20. Si le code à déchiffrer Kd est reconnu par le comparateur 16 comme celui de la lettre de substitution L et donc comme interdit, la sortie "oui" dudit comparateur déclenche un séquenceur associé 19, qui dans un premier temps (1) commande le passage au code suivant K + 1 et dans un second temps excite la bascule 17, de rnanière que la sortie du registre 3 soit découplée du comparateur 16 et de la porte 18, pü;tr être couplée à travers la porte "OU" 15 à l'entrée de l' opérateur transcodeur J, par lequel l'un des moments du code K + 1 est inversé. Cette transformation réciproque de celle effectuée au chiffrement restitue un code K" identique à celui à l'origine interdit, qui est transmis à travers les portes "OU" en cascade déjà mentionnées à ltr-ntrée de l'opérateur de combinaison logique 6. Ce dernier effectue la somme algébrique modulo 2 de ce code K avec le code clé N ronservé dans le registre 4, pour ainsi restituer le code clair M d'origine, qui est transmis par le registre 7 et le commutateur 8 à l'enrée du multiplexeur 20. Enfin, le séquenceur 19 commande dans un troisième ternps (3) une avance supplémentaire d'un pas de la bande clé N pour compenser l'omission du traitement de la lettre de substitution. Ainsi donc, lorsqu'un code interdit se présente au chiffre,nent ou au déchiffrement, les deux bandes M/K et N sont finalement correctement recalées. Chaque cycle de chiffrement ou déchiffrement aboutit donc à la foJrr1 ture au multiplexeur 20 soit d'un code chiffré simple K ou double L + K', soit d'un code clair M issu d'une combinaison K + N ou K" + N, et ståhève par le recalage de la bande clé si besoin est. Un double recul permet toute correction. Pour assurer le passage au cycle suivant, l'analyseur-discriminateur 10 doit comporter des circuits commandant l'avance synchrone des deux lecteurs de bande I et2 des qu'un code significatif K, K' ou M a été fourni au multiplexeur 20. A cet effet et par exemple, il peut comporter une porte "OU" à triple entrée recevant des signaux k, k' ou m respectivement issus de la sortie "non"ducomparateur 11, du troisième étage du séquenceur 13 et du bus M.Dans le triple but de ménager le délai nécessaire au fonctionnement du multiplexeur pour k, à l'accomplissement préalable du pas d'avance supplémentaire de la bande clé pour k' et à la prise- en compte d'un seul moment du code M pour m, cette porte "OU" est avantageusement suivie d'un circuit de temporisation -,dont la sortie est reliée par des diodes de blocage d1,d2 à chacune des portes "ET" de commande d'avance des lecteurs 1 et 2. Pour permettre l'exploitation des informations fournies par le disco sitif au multiplexeur 20, ce dernier est couplé à un traducteur d'interface 30 qui lui-même est couplé, directement ou par l'intermédiaire d'un quelconque canal de télécommunications, d'une part à un perforateur de bande 31 ou autre appareil enregistreur adéquat, et d'autre part à une imprimante 32. Pour permettre l'impression lisible des cryptogrammes par cette der nitre - sous une autre forme qu'une suite continue de signes imprimés sur un ruban - le dispositif comporte avantageusement un ensemble de mise en page 40, couplé à un générateur d'impulsion P tel. qu'un simple monostable, déclenché par une sortie pl du multiplexeur 20 chaque fois que ce dernier a reçu un code fx, K, L ou K'. L'ensemble 40 comprend un premier compteur ou diviseur Q1, par exemple par sixt dont le retour à zéro excite un générateur E de code d'espacement et un second compteur ou diviseur C2, par exemple par dix, dont le retour à zéro excite un générateur F de code de fin de ligne et éventuellement inhibe le générateur E. Les signaux fournis par ces générateurs au multiplexeur 20 ne sont pas décomptés par le générateur d'impulsion P, mais permettent d'imprimer les cryptogrammes sous forme de lignes successives comprenant chacune dix "mots" de six "lettres" séparés par un espace. Get ensemble 40 ne devant intervenir qu'au chiffrement, son interven tion lors du déchiffrement peut être neutralisée -: Z i-/ par un commutateur C/D 41 interposé entre le générateur dtimpulsion P et le compteur QI,et 2/ par un fil tra actif 41' interposé entre le registre 3 et la bascule 17 pour commander 1' avance immédiate du lecteur 1 à chaque occurrence d'un code E ou F ne devant pas être déchiffré dans un cryptogramme perforé en 31 par exemple. Le dispositif jusqu'à présent décrit satisfait dans les meilleures conditions possibles à l'ensemble des critères requis pour ltéconomie, la sure- té et la commodité d'une transmission confidentielle d'informaXion sous la for me de messages pouvant être Iliilll.iiliBb. Il est toutefois par principe indispensable que l'expéditeur comme le destinataire d'un tel message disposent tous deux - et eux seuls - de la même clé de chiffrement et déchiffrernent, enregistrée sur un support matériel tel qu'unie bande perforée, pouvant hêtre dérobé ou copié par un tiers non cone2rná par l'information transmise. Encore faudrait-il que le tiers en cause ait connaissance du signe de substitution choisi par convention pour être en mesure de déchiffrer tout cryptogramme entré en sa possession.Mais comme ce signe est par principe retranché de l'alphabet disponible L et ce nécessairement dans le cas du système de codage CCIT N0 2 - il est en pratique indispensable d'affecter à cet usage une lettre peu usitée, telle que K ou W, dont la fréquence inhabituelle dans un cryptogramme ne peut qu'attirer l'attention. Ce problème peut être éliminé si besoin est par un surcodage consistant à modifier le signe de substitution selon une loi quelconque prédéterminée, qui peut être fixée par construction ou par programmation. En raison de sa structure et de son fonctionnement, le dispositif de l'invention se prête particulièrement bien à un tel perfectionnement : Ainsi et comme représenté, il est facile de lui adjoindre un programmateur 50 dont l'en- trée reçoit chaque impulsion issue du générateur P et par suite décompte les codes M,K,L,K' fournis par le dispositif au multiplexeur 20 et correspondant à des signes imprimables, et dont les sorties 51,52 sont respectivement couplées au générateur G et aux comparateurs 11,16, pour pouvoir modifier le signe de substitution L à volonté, selon la loi interne de fonctionnement dudit progrdm- mateur, sans risque d'interférence avec le fonctionnement propre du dispositif. Ceci suppose bien entendu que le générateur G et les comparateurs soient progra , mables, ce qui ne pose guère de problème pour le premier - qui d'ailleurs peut être intégré au programmeteur - non plus que pour les seconds, esxontiellement constitués de détecteurs de cotncidence et/ou de circuits de portes dont les couplages p cuvent être modifiés par de semblables circuits. Le -rogrammateur 50 lui-même peut comprendre un lecteur progressant pas à pas sur commande de chaque ne impulsion issue du générateur P pour lire successivement les codes de signes de substitution enregistrés sur un support matériel ou dans une mémoire selon une suite quelconque, ouverte ou fermée. il peut aussi bien comprendre un ensemble de registres å décalage et recirculation mutuellement couplés pour engendrer des codes de signes de substitution selon une loi prédéterminée, par exemple par modification cyclique des oifié- moments de code en fonction de nombre de pas premiers entr'eux. Le programmateur 50 pourrait encore comprendre un micro-processeur sur équivalent engendrant les codes des signes de substitution en fonction d'un - gorithme déterminé ou convenu. Dans ces trois cas comme dans ses nombreuses autres réalisations pos- sibles, le programmmateur 50 doit évidemment Litre pourvu d'un circuit de remise à zéro - éventuellement couplé a ceux des lecteurs, registres et compteurs du dispositif - perii,ettant d'effectuer le chiffrement ou déchiffrement d'un messa- ge à partir d'un signe initial déterminé ou convenu. Dens tous les cas, il est évident qu'un tiers non concerné indûrnent entré en possession d'un message et de sa clé de chiffrement, voire même s'il a en outre connaissance du signe de substitution initial, ne serait pas en me- sure de déchiffrer ce message. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux exemples de mise en oeuvre décrits et illustrés ou bien simplement mentionnés; mais au contraire comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques de ceux spéci- fiés, considérés séparément ou en toute combinaison fonctionnelle et entrant dans le cadre des revendications qui suivent. 13 E V E N D I C A T I O N S 1. Dispositif réversible de traduction pour la transmission col identielle de r:'c-scaoes imprirr bles dont les éléments sont transcrits selon un sys tàme nor '-lisé de codage binaire à plusieurs moments, du type comprenant :: - des moyens pour lire pas à pas mn synchronisme dcux supports d'enregistrr- rnent portant l'un une séquence de codes correspondant à un message à chiffrer ou déchiffrer et l'autre une clé formée d'une quelconque séquence de codes du même format, - des moyens pour effectuer sur chaque paire de codes simultanément lus une opération de combinaison logique réciproque produisant un code combiné de même format, des moyens pour discriminer les codes chiffrés dits "interdits" correspon avant à un signal de servitude ou à un signe imprimable choisi par convention, leur substituer au chiffrement le code de ce signe suivi d'une autre combinaison du même code clair, et au déchiffrement éliminer le code dudit signe puis effectuer une autre combinaison du code suivant, caractérisé en ce qu'il comprend des circuits de commutation 12-14/17-19 et un opérateur j associés aux moyens de discrimination 11/16 précités et agissant pour substituer à tout code chiffré K reconnu interdit un code K'/K" dérivé par transformation booléenne réciproque du même code K apres son chiffrement ou du code suivant K+1 avant son déciffrement, puis pour commander en fin de cycle un pas supplémentaire N+1 d'avance de la clé de chiffrement/déchiffrement avant lecture d'une nouvelle paire de codes. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé En ce que l'ope- rateur J effectue l'inversion de l'un au moins des moments du rode binaire objet de la transformation. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé n ce que l'opérateur J inverse le moment de plus grand poids du code. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé an ce que les circuits de commutation précités cornprennent un se- quenceur 13/19 déclenché par les moyens de discrimination 11/16 et agissent pour corr:nder succc-sivement le fonctionnement d'un générateur G du code du signe précité au chiffrement ou ien la lecture du code suivant K+1 au déchiffrement, puis le couplage de l'opérateur j et enfin l'avance d'un pas suppir mentaire N+1 de la clé de chiffrement/déchiffrement. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que le se quenceur 13/19 commande au second temps des circuits de porte associés S 17 par lesquels 11 opérateur J est respectivement couplé entre la sortie des moyens 6 de combinaison logique des codes et un circuit de sortie 20 lors du chiffrement, et entre les moyens I de lecture des codes chiffrés et l'entrée desdits moyens de comE-:naison logique lors du déchiffrement. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les moyens 6 de combinaison logique des codes comp.-ennent un opérateur effectuant leur somme algébrique modulo 2. 7. Dispositif selon l'ensemble des revendications 1, 4 et 5, caracte- risé en ce qu'il comprend un unique opérateur 6 de combinaison logique des codes et un unique opérateur J de transformation booléenne. 8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens distincts 11,16 de discrimination des codes interdits déclenchant des séquenceurs 13,19 respectifs et intervenant respectivement lors du chiffrement ou du déchiffrement. 9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il comprend des organes d'aiguillage sélectif C/O reliant simultanément et respectivement - la sortie des moyens I de lecture des codes à chiffrer ou à déchiffrer soit à l1 entrée de l'opérateur 6 de combinaison logique, soit à celle des moyens 16 de discrimination des codes à déchiffrer, - la sortie dudit opérateur 6, soit à l'entrée des moyens 11 de discrimination des codes chiffrés, soit au circuit de sortie 20, et - la sortie de l'opérateur J de transformation booléenne, soit audit circuit 20, soit à l'entrée de l'opérateur 6 de combinaison logique.