La présente invention pour objet un appareil automatique d'assemblage d'une serrure de sécurité et, par exemple, d'une cartouche antivol à pistons, comprenant un stator et un rotor munis.d'alésages radiaux dans lesquels sont logés de façon mobile des pistons et des ressorts, maintenus comprimés, serrure dont l'actionnement est obtenu par l'introduction d'une clé dans le rotor, suivie de la rotation de celui-ci, et notamment un appareil comprenant un dispositif de lecture du code d'une clé relié à un cerveau électronique auquel il transmet des impulsions électriques traduisant le crantage de la clé, le dit cerveau électronique commandant à partir d'une impulsion unique obtenue par introduction de la clé dans le fourreau du lecteur de clé, un cycle d'opérations constitué - d'une part, par une chaîne d'opérations exécutée suivant un ordre préétabli, toujours le même, comprenant - l'ajustage du positionnement du rotor et du stator sur leur support respectif - la distribution, le cheminement et la mise en place des ressorts (sitôt que la mise en place des pistons est termi -née) - la distribution, le cheminement et la mise en place sur le stator des plaquettes de maintien des ressorts - et d'autre part, des groupes de mouvements réfléchis répondant à une combinaison prise au hasard parmi nm combinaisons, comprenant la libération, le cheminement et la mise en place de "n" éléments (pistons coniques) de "m" hauteurs différentes et de "n" ou "2n" éléments (pistons plats) de hauteurs complé -mentairement variables, délivrés à partirde 2(nXm) ou 3(nXm) distributeurs automatiques situés au dessus des pièces à char -ger, et libération de la cartouche assemblée, sitôt terminée la mise en place des plaquettes de maintien des ressorts. L'invention a également pour objet la réalisation d'un moyen simple et rapide de lecture instantanée du code de la clé avec transformation des valeurs lues pour chaque cran en impul -sions électriques correspondan,tes et cela de façon sûre et fidèle. Dans l'appareil conforme à la présente invention, on parvient à ce résultat par le fait que le dispositif de lecture précité est constitué par des bras de leviers dont les extré -mités libres, se déplacent entre une paire de blocs : projecteur cellule photo-électrique, émettant et recueillant autant de faisceaux lumineux fins, disposés de préférence les uns au dessus des autres, qu'il y a de valeurs-possibles de profondeur des creux de la clé, chacune des dites extrémités libres agissant par coupure ou occultation d'un des faisceaux en fonction de la profondeur du cran correspondant et cela simultanément et autant de fois qu'il y a de crans sur la clé. Le dispositif de lecture selon l'invention peut etre, de même, combiné à un cerveau électronique relié à des outils de découpage-et de surfaçage destinés à reproduire automatiquement à partir d'une ébauche de clé, une clé identique à celle de la clé originelle introduite dans le fourreau du lecteur précité, ce qui représente un domaine d'application non négligeable dans les machines automatiques destinées à reproduire en moins d'une minute le double d'une c-lé ; de telles machines automatiques étant de plus en plus recherchées et utilisées par les fabri -cants, et par les magasins à grande surface de vente. On décrira maintenant à titre d'exemple un mode de réali -sation d'un appareil d'assemblage automatique selon l'invention ainsi que des cartouches à pistons dont elle permet l'assemblage en se référant aux dessins annexés, définis comme suit.- Fig; 1 - Vue schématique en perspective, d'un mode de réalisation d'un appareil d'as-semblage automatique selon l'invention. Fig. 2 - Vue éclatée en perspective d'une cartouche antivol à deux rangées d'alésages radiaux disposés en V dans le stator. Fig. 3 - Vue en coupe partielle d'une cartouche antivol à pistons terminée. Fig. 4 & 5 - Vues respectivement de face et debout du "lecteur de clé". Fig. 6 - Représentation développée en perspective d'une paire de blocs : projecteur-cellules photo-électriques. Fig. 7 - Vue en coupe de l'étau de blocage et de ses pistons (ou doigts) d'ajustage du positionnement du rotor et du stator. Fig. 8 - Vue en coupe partielle du bloc support du stator. Fig. 9 - Vue schématique en coupe partielle du dispositif de positionnement final du rotor et du stator sur leurs supports respectifs. Fig. 10, Il & 12 - Illustrent trois positions occupées par le stator, au cours du développement des opérations simultanées se déroulant pendant l'exécution du cycle d'opérations automa -tiques d'assemblage. Fig. 13 - Montre en coupe partielle la position du rotor et du stator au moment de l'opération finale d'assemblage. Fig. 14 - Vue en coupe du stator chargé de la fig. 13. Fig. 15 - Vue en perspective d'un antivol à une position. Sur la fig. 1 sont disposés sur plusieurs niveaux et sur un mué bâti - d'abord sur un premier plan horizontal (H), les dispositifs de support de mise en place et de transfert du stator et du rotor, comprenant un berceau fourreau (102) destiné à recevoir le stator, un support mobile de rotor (101) muni d'une tige ou d'une fausse clé, et entre ces deux supports, axialement aligné, un bloc étau (103) assurant automatiquement la position correcte du stator et du rotor, et pouvant se déplacer perpendiculairement à l'axe d'alignement stator-rotor précité en un mouvement de va et vient ; des têtes de mise en place à aiguillages (112) et (112') de pistons et de ressorts ; un lecteur de clé (104) avec son jeu de tiges (115) et de paires de blocs projècteurs-cellules (116), raccordés à un cerveau électronique (114) - puis sur un deuxième plan horizontal supérieur (D),-sont placés en combinaison avec les dispositifs précités, des moyens de distribution constitués par des distributeurs automatiques (105) avec au dessus d'eux des bols (106) d'alimentation de l'appareil en éléments à assembler de diverses dimensions ; des tuyaux souples (107), (107') et (107") raccordent d'une part, la sortie des bols d'alimentation (106) à ltentrée ou partie supé -rieure des distributeurs automatiques (105), et d'autre part, la sortie des dits distributeurs, aux multiples entrées des têtes de mise en place à aiguillages (112), à travers autant de dispo -sitifs diviseurs d'aiguillages (111) qu'il y a de pistons ou d'alésages correspondants dans la cartouche, suivant les besoins. De plus, on peut voir une échancrure (117) dans le dit plan (H), avec un moyen d'interruption (118), permettant à l'opérateur d'arrêter un cycle en cours d'exécution, et un voyant vert (119), indiquant que l'appareil est prêt à effectuer son cycle d'opérations. La lecture de chaque informat-ion déchiffrée par chaque tige traduisant la valeur, (la profondeur), d'une dent ou d'un creux, est transformée en une impulsion électrique transférée dans le cerveau électronique (114) et enregistrée par celui-ci en fonction de sa valeur, m = 1, 2, 3, ... out ; l'ensemble des "n" valeurs "m" enregistrées commandant à travers le dit cerveau l'exécution d'une chaîne d'opérations : de distribution, de transfert et d'assemblage, effectuée séparement ou en combinaison par l'intermédiaire de moyens électriques, mécaniques, pneuma -tiques, hydrauliques et/ou magnétiques connus en soi. La vùe éclatée de la fig. 2 met bien en évidence la complexité du problème posé à la machine. Les "n" alésages (12) d'un rotor (1) vont recevoir "n" pistons coniques (5) de "m" hauteurs différentes répondant à une combinaison prise au hasard parmi nm combinaisons ou arrangements possibles ; (2) est la fente d'entrée de la clé ; les "n" alésages (13) et les "n" alésages (14) du stator (3) correspondant respectivement aux positions "A" (arrêt) ou "M" (marche) du rotor, devront recevoir deux fois "n" pistons plats (4) et autant de ressorts (6) ; enfin deux plaquettes de maintien (7) et (9) vont être positionnées par ~glissement dans les évidements rainurés (17) et (19) prévues dans le stator. La mise en place des pistons et des ressorts constitue ce que l'on a appelé un travail réfléchi (think). Ce travail précède l'assemblage final du rotor et du stator. Les fig. 7 et 14 permettent de voir l'otientation en V des alésages radiaux (13) et (14) précités. La fig. 3 nous montre une clé crantée (8) en position d'introduction dans une cartouche terminée pourvue de pistons cylindriques à boutscniques(5) et de pistons cylindriques à bouts plats (4) coupés suivant des plans perpendiculaires à leur axe, ces pistons étant de hauteurs variables, d'un alésage à l'autre, de façon telle que- la somme des hauteurs d'un piston à bout plat (4) et d'un piston à bout cônique -(S) reste constante d'un alésage à l'autre. On voit également sur cette figure, une plaquette (7) de maintien comprimant des ressorts (6) par réaction sur les pistons (4) et (5), mobiles, pouvant coulisser dans les alésages corres -pondants, non référencés, prévus dans le rotor (1) et le stator (3) ; (2) est le prolongement de la fente du rotor constituant le passage de la clé. Sur les fig. 4 et 5 on a représenté un fourreau (22) du lecteur de clé (104) de la fig. 1 avec 'rn" tiges (20) articulées autour d'un axe (il). Lorsque l'on introduit une clé (8), son crantage orienté vers le haut, les extrémités libres (25) des tiges (20) se déplacent de bas en haut entre deux blocs (26) eut (27) appelés "paire de blocs" projecteurs (27),récepteurs (26), à cellules photo-électriques. Une plaquette (23) en carbure de tungstène, ou autre matériau équivalent, à haute résistance à l'abrasion, est prévue sur chacune des tiges (20) dans la zone soumise aux contact répétés avec les crans de la clé. L'extrémité (25) de la tige, qui occupe au repos la position 0 (zéro), peut prendre "m" valeurs possibles des crans. Au voisinage de l'axe de rotation les tiges sont parallèles entre elles avec un espacement égal à celui des crans de la clé tandis qu'au voisinage des extrémités libres, les tiges sont toujours parallèles entre elles mais avec un espacement permet -tant le logement, entre deux tiges voisines, d'un bloc projecteur et d'un bloc récepteur. Ce résultat est obtenu par simple pliage des tiges comme représenté sur la fig. 5. Le dessin en perspective de la fig. 6 permet de comprendre comment les extrémités (25) des tiges (20) vont agir par occul -tation ou coupure d'un des faisceaux lumineux ayant pour effet d'interrompre un courant provenant d'une cellule photo-électrique. Cette interruption engendre une impulsion électrique transmise au cerveau électronique (114), lequel est constitué par des circuits logiques montés sur des circuits imprimés. Un micro-contact (24) de commande général est placé à proximité de la sortie du fourreau (22) ; ce micro-contact (24-) n'est actionné que lorsque la clé (8) est entièrement introduite, c'est-à-dire aussitôt après que la lecture et le décodage des crans de la dite clé sont effectués. Sur la fig. 5 on a représenté un dispositif de lecture à "n" tiges, avec-n = 5, mais il est évident que si la serrure était d'un type à 6 alésages ou plus, le nombre de tiges du lecteur serait égal à 6 ou à un nombre supérieur à 6 suivant le cas, et autant de paires de blocs (26, 27) numérotées 1, 2, 3, 4 et 5 sur la figure. Chaque bloc projecteur (27) - fig. 5 et 6 - comprend "m" projecteurs superposés numérotés 1, 2, 3, 4, ... m. De même, chaque bloc (26) récepteur comprend "m" cellules photo-électri -ques superposées, situées en alignement avec les "m" projecteurs précités, créant entre eux "m" faisceaux lumineux de liaisons (autant que de valeurs différentes possibles de profondeur pour chaque cran). On peut voir sur la fig. 7 un bloc étau (103) mobile avec ses bras de positionnement (41) et (42), destinés à ajuster la mise en place du stator (3) et du rotor (1) respectlvement sur leurs supports (102) et (101) correspondants. Dans une chambre de compression (40) d'un vérin (39) partie de l'étau (103) se déplacement, dans un sens, une tête (43), d'un bras (41) et une tête (44) d'un bras ou doigt (42), dont on a schématiquement représenté les mouvements sur la fig. 9 ; un micro-contact (45) avec son dispositif de réglage t46) et un micro-contact (47) avec son dispositif de réglage (48) sont prévus portés par l'étau (103) qui commande le positionnement avec appui des têtes (112) d'aiguillages sur le stator ; le micro-contact (47) est relié aux électro-aimants des distributeurs à double effet, sélectionnés par le lecteur de clé, d'une part directement, et d'autre part à travers un relais temporisateur, ce qui a pour effet de permettre la distribution des ressorts sitôt terminée la distribution des pistons. On voit également un mode de réalisation d'une tête (112) à aiguillage avec un conduit (49) et un conduit (50), soit une paire de conduits internes, se prolongeant par un conduit unique commun (51). Pour chaque alésage du stator il y a un conduit (51) d'ali -mentation et pour "n" alésages, "n" paires de conduits (49) et (50), (pistons plats-ressorts). A gauche sur la figure, on voit, coupé de son dispositif d'actionnement un ensemble fourreau (54) - couteau (55), destiné à achever la mise en place des pistons et ressorts pré-positionnés par compression des ressortis, après positionnement des plaquettes dont une vue en coupe, développée est donnée sur la fig. 14. (57) correspond à une tige de poussée des plaquettes (7) de maintien non représentées dans les évidements (17) prévus dans le stator pour les recevoir. A droite, sur la figure, coupé du vérin actionnant l'avan -cement et le recul du support mobile (1013 du Totor, une fausse clê (58), solidaire du dit support (101), portant le rotor (1), en alignement avec le doigt (42) précité de positionnement,porté et actionné par le vérin (39), (partie du bloc étau 103). La fig. 8 met en évidence la position des têtes (112) d'alimentation à aiguillage, dans le prolongement des alésagesradiaux du rotor (3),-formant comme deux branches d'un V ; ces têtes (112) sont portées par le bloc support (102), ainsi que des m.c. (35) et (36) avec dispositif de réglage position de départ, tel que (31) au moyen d'une échancrure (32) et des vis (34). (m.c. veut dire micro-contact). De façon symétrique, sur la droite de la figure, on trouve une répétition des mêmes éléments. Sur la fig. 9, les flèches (61) montrent le mouvement en va et vient de l'étau (103), et les flèches (62) et (63) > le déplacement--en va et vient des bras (4I)et (42) du vérin (39) de l'étau (103) avec les m.c. (45) actionnant le positionnement des têtes (112) sur le stator. Sur les fig. 10, 11 et 12, on a voulu montrer les opérations simultanées se déroulant pendant le cycle machine. On voit ainsi comment le stator (3) monté sur un double chariot (70, 76) à crémaillère (77) va prendre successivement, au fur et à mesure du développement du cycle des opérations précité, les positions 1, 2 et 3. Position 1 - ou position fin de cycle - La ligne A d'alé -sages est en haut, et la ligne B d'alésages, à droite ; le piston (73) du vérin (71) étant rétracté, et le piston (74) du vérin (72), avancé. Position 2 - ou position pour introduction des deux plaquettes dans la cartouche - Les lignes A et B d'alésages se trouvent de part et d'autre à égale distance d'un plan vertical passant par l'axe du stator (3) ; le piston (73) du vérin (71) ayant déplacé vers la droite le chariot (76) porté par le chariot (70). Position 3 - ou position de chargement d'une plaquette en Bss avec retour en position 1 et chargement d'une plaquette A chariot (70) revenu à sa position initiale, et rotation en retour du stator sous l'action du-vérin (72), agissant sur le dispositif (77) à crémaillère. La figure 13 met en évidence comment le fourreau (54) est relayé par le rotor chargé, au moment de l'avancement du stator chargé et armé. La fig. 14 montre la forme en V du couteau (55), permettant la mise en place des pistons en position comprimée en une seule àpérat ion. Enfin, la fig. 15 qui est une vue en perspectiye d'un antivol à!une position montre que l'appareil selon l'invention peut être aisément adapté par l'homme de l'art, à l'assemblage automatique de toute serrure antivol à pistons. Nous allons maintenant décrire le fonctionnement de la machine conforme aux mode de réalisation illustré aux figures 1, à 14. - Avant de devenir opérationnelle la machine est chargée en éléments à assembler avec le rotor et le stator:(ressorts, pistons, plaquettes). - Le bouton de commande général de la machine étant enclenché, un voyant vert s'allume, montrant que la machine, alimentée en courant électrique est prête à fonctionner. L'opérateur effectue alors trois opérations manuelles (o.m.) 1. Place le stator sur le berceau du bloc support muni d'un dispositif fourreau-couteau, 2. Place le rotor sur le support mobile muni d'une faussé clé en l'enfilant sur celle--ci, 3. Introduit à fond la clé dans le "lecteur de clé" L'enfoncement de la clé dans le fourreau du lecteur a pour effet de positionner les tiges ou bras de levier de celui-ci, en les soulevant plus ou 'moins haut suivant la profondeur du crantage correspondant. L'extrémité libre de chaque tige coupe à un niveau donné un pinceau lumineux éclairant normalement une cellule photo-élec -trique, et il y a autant de bras de levier qu'il y a de crans sur la clé, et autant de faisceaux lumineux parallèles que de valeurs possibles de profondeur par crantage. L'introduction complète de la clé commande la séquence suivante des opérations, exécutée par l'intermédiaire de microinterrupteurs et de relais commandant des vérins. A la mise en service de la machine, on a allumé le système projecteurs-cellules, et la combinaison du code de la clé vient d'être déchiffrée comme on vient de le décrire. Un micro-contact général (24) déclenche l'opération de mise en place de l'étau assurant le positionnement définitif du stator et du rotor, par l'intermédiaire des deux pistons opposés venant se placer dans l'axe d'alignement du rotor et du stator, la fin de course d'un des pistons du bloc étau commande à travers un m.c. (47), le positionnement des têtes de mise en place à aiguillages (112). Celles-ci, en fin de course, agissent à leur tour sur un micro-contact (35) qui excite d'une part les électro-aimants des distributeurs à double effet, sélectionnés par le "lecteur de clé" juste avant la fin de son introduction, ce qui a pour effet d'ouvrir les portes des dits distributeurs, laissant passer dans chacun d'eux, un élément (c'est-à-dire, soit un piston cônique, soit un piston plat, soit un ressort) ; soit dans le cas considéré, 15 à la fois : 5 pistons côniques pour le rotor et 2 fois 5 pistons plats pour le stator, et excite d'autre part un relais temporisé de distribution des ressorts, ce qui permet, ltexcitation cette fois de 2 fois 5 = 10 électro-aimants de distributeurs de ressorts, sitôt les pistons à poste. Le relais temporisé-de distribution des ressorts commande en coopération avec un deuxième relais temporisé le cycle suivant d'opérations : A - emmanchement des plaquettes de maintien dans le stator à l'aide d'une double tige ou broche amenée par un vérin (pneuma -tique) - en fin de course (de ces broches), un micro-contact (8Q) non représenté commande la mise en position du couteau dans le fourreau support du stator (de même diamètre que le rotor), et occupant provisoirement la place de celui-ci, le couteau qui commande un m.c. (81) ayant pour effet d'actionner la rentrée des pistons de positionnement de l'étau, suivi du retour de l'étau à sa position initiale, au moyen d'un m.c. (45) ; en finde retour de l'étau un m.c. (83) commande l'avancement avec rotation du rotor vers le stator, jusqu'à se placer en contact et dans le prolongement du fourreau porte stator, commandant un m.c. (84) actionnant un vérin d'éjection assurant - l'emmanchement du stator sur le rotor fixe - le retrait de la fausse clé du rotor ; 11 assemblage de la cartouche est alors terminé. L'opérateur retire la serrure assemblée, sort la clé du lecteur et l'introduit dans la serrure terminée, contrôlant ainsi la bonne exécution de l'assemblage de 27 éléments, non compris le stator et le rotor. Simultanément, aussitôt après la sortie du couteau de compression des ressorts, un dispositif à barillet assure la mise en place des plaquettes de maintien. La cadence moyenne de travail de cette machine est de l'ordre de 300 serrures complexes à l'heure. Un ouvrier (ou une ouvrière) particulièrement adroit, habile et ordonné parvient à une production horaire optimale de l'ordre de 45 à 50 cartouches à l'heure. Aux caractéristiques originales précitées de l'appareil, il y a lieu d'ajouter : le dispositif diviseur d'aiguillage, que l'on intercale entre les "m" sorties des "m" distributeurs (105) une des "n" paires d'entrées de la tête de chargement (112) et la plaquette de maintien (7) transparente ou (9) non transparente mais à trous, permettant le contrôle direct d'une bonne compres -sion des ressorts. Le dispositif diviseur d'aiguillage (111) précité raccorde la sortie de "m" distributeurs à "m" entrées d'un bloc aiguilleur ne possédant qu'une sortie unique. Les plaquettes de maintien (7) et (9) sont à symétrie totale, avec double cambrure transversale et dorsale, et chan -freins symétriques facilitant leur introduction mécanique et assurant leur blocage final. Les cadences précédentes d'assemblage de l'ordre de 300 serrures à l'heure peuvent être encore augmentées, si la serrure à assembler est plus simple, telle qu'illustrée par exemple sur la fig. 15. Dans ce cas, on réalise un bloc double support travaillant par va et vient sur lequel on place symétriquement deux cartouches constituées par un rotor et un stator assemblés non chargés, une cartouche pour chargement immédiat, et une cartouche en attente de chargement au cours du cycle suivant. Sur cet autre mode de réalisation d'un appareil automatique d'assemblage selon l'invention, l'opérateur place symétriquement sur un bloc double support travaillant par va et vient, comme il vient d'être dit, deux cartouches constituées par un rotor et un stator assemblés non chargés, une cartouche pour chargement immédiat, et une cartouche en attente de chargement, appareil dans lequel comme précédemment l'impulsion électrique électrlque de commande est réalisée manuellement par l'opérateur en fin d'introduction de la clé dans le fourreau de lecteur de clé précité, appareil caractérisé en ce que la chaine automatique d'opérations comprend - le choix Cla sélection), la distribution c'èst-à-dire la libé station et le cheminement, avec la mise en place de "n" pistons coniques dans le rotor à travers les alésages du stator - puis, le choix, la libération, la distributionet-la mise en place- d'autant de pistons plats, suivis de façon semblable de la mise en place de "R" ressorts, dans les alésages du stator - compression des ressorts dépassant, et mise en place de la plaquette de maintien, par coulissement, suivi du dégagement de la cartouche terminée, et de la mise enlace de la dite cartouche en attente, en position de chargement. REVEND I CATIONS 1. Appareil automatique d'assemblage d'une serrure de sécurité et plus particulièrement d'une cartouche antivol à pistons, comprenant un stator et un rotor munis d'alésages radiaux dans lesquels, sont logés de façon mobile des pistons et des ressortis, maintenus comprimés, serrure dont l'actionne -ment est obtenu par l'introduction d'une clé dans le rotor, suivie de la rotation de celui-ci, appareil caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif de- lecture du code d'une clé relié à un cerveau électronique auquel il transmét des impulsions électriques traduisant le crantage de la clé, le dit cerveau électronique commandant à partir d'une impulsion unique obtenue par introduction de la clé dans le fourreau du lecteur de clé, un cycle d'opérations constitué - d'une part, par une chaine d'opérations exécutée suivant un ordre préétabli, toujours le même, comprenant - l'ajustage du positionnement du rotor et du stator sur leur support, - la distribution, le cheminement et la mise en place des ressorts (sitôt que la mise en place des pistons est terminée) - la distribution, le cheminement et la mise en place des plaquettes de maintien sur le stator - et d'autre part, des groupes de mouvements réfléchis répondant à une combinaison prise au hasard parmi un grand nombre de combinaisons (3.000 à 15.000 dans le cas considéré), comprenant la libération, le cheminement et-la mise en place de "n" élé -ments (pistons côniques) de hauteur variable et de "n" ou "2n" éléments (pistons plats) de hauteur complémentairement varia -ble, à partir de 2(nXm) ou 3(nXm) distributeurs- automatiques situés au dessus des pièces à charger, et libération de la cartouche assemblée, sitôt terminée la mise en place des plaquettes de maintien des ressorts ; le dispositif de lecture précité étant constitué par des bras de leviers dont les extré -mités libres, se déplacent entre une paire de blocs projecteurs-cellules photo-électriques, émettant et recueillant autant de faisceaux lumineux fins distincts, qu'il y a de valeurs possibles de profondeur des creux de la clé, les dites extrémités libres agissant chacune par occultation dtun faisceau, et d'un seul, en fonction de la profondeur du cran correspondant, ce qui a pour effet d'engendrer chaque fois une impulsion spécifique et cela autant de fois qulil y a de crans sur la clé. 2. Appareil automatique d'assemblage selon la revendication n" 1 caractérisé en ce qutil comprend, disposés sur plusieurs niveaux sur un même bâti, sur un premier plan, horizontal, les dispositifs de support de mise en place et de transfert du stator et du rotor, comprenant un berceau fourreau (102) destiné à recevoir le stator, un support mobile de rotor (101) muni d'une tige ou d'une fausse clé, entre ces deux supports, normalement alignés, un bloc étau (103) assurant la position correcte du stator et du rotor, pouvant se déplacer perpendiculairement à l'axe d'alignement stator-rotor dans un mouvement de va-et-vient; au moins une tête de mise en place à aiguillages (112), de pistons et ou de ressorts, un lecteur de clé (104) avec son jeu de tiges palpeurs (115) et de paires de blocs projecteurs-cel -lules (116), raccordés à un cerveau électronique. Sur un deuxiè -me plan ou niveau, horizontal, sont placés en combinaison avec les dispositifs précités des moyens de distribution constitués par des distributeurs automatiques (105) avec au dessus d'eux des bols (106) d'alimentation de l'appareil en éléments à assem -bler- de diverses dimensions, des tuyaux souples (ifs7, 107' et 107") qui raccordent d'une part, la sortie des bols d'alimenta -tion (106) à l'entrée ou partie supérieure des distributeurs automatiques (105), et d'autre part, la sortie des dits distri -buteurs, aux multiples entrées d'au moins une tête de mise en place à aiguillage t112) à travers autant de dispositifs diviseur d'aiguillage (111) qutil y a d'alésages ou de pistons dans la cartouche, suivant les besoins, la lecture de chaque information déchiffrée par chaque tige traduisant la valeur (la profondeur) d'une dent ou d'un creux, étant transformée en une impulsion électrique transférée dans un cerveau électronique et enregistrée par celui-ci en fonction de sa valeur, m = 1, 2, 3 .. ou m ; lten- -semble des "n" valeurs "m" enregistrées commandant à travers le cerveau précité l'exécution d'une chaine d'opérations ; de distribution, de transfert et d'assemblage, effectuée séparément ou en combinaison, par l'intermédiaire de moyens électriques, mécaniques, pneumatiques, hydrauliques et/ou magnétiques connus en soi. 3. Appareil automatique d'assemblage d'une serrure de sûreté à deux rangs de pistons privilégiés, selon la revendica -tion-n0 2, dans lequel l'ordre du cycle d'opérations en chaine est - le choix (la sélection), la libération, le cheminement et la mise en place d'un jeu de "n" pistons côniques dans le rotor - puis, le choix, la libération, le cheminement et la mise en place de deux fois "n" pistons plats et de deux fois "n" ressorts dans le stator ; les ressorts ne sortant pas des alésages du stator - la mise en place des plaquettes de maintien par glissement dans des rainures périphériques prévues à cet effet dans le stator, à l'aide d'un vérin actionnant une broche - puis, compression des ressorts par un ensemble fourreau couteau mobile, supportant initialement le stator - et enfin, rapprochement du stator et du rotor par déplacement du rotor, avec rotation suivie de l'emmanchement du stator sur le rotor fixe adjacent. 4. Appareil selon l'une quelconque des revendications nO 1, 2 ou 3, dans lequel la tranche d'opérations automatiques effectuée de façon réfléchie comprend, d'un côté, la délivrance d'un groupe de "n" pistons côniques de hauteurs définies diffé -rentes, par "n" distributeurs automatiques à double effet de blocage et de libération, suivie de leur cheminement à travers des conduits souples reliant la sortie des distributeurs précités à une tête de distribution à aiguillage assurant leur mise en place simultanée dans les "n" alésages radiaux prévus dans le rotor et cela dans l'ordre 1, 2, 3, ..."n" correspondant à l'ordre de répartition des crans de la clé ; ; et de façon analogue d'un autre côté, la délivrance, le cheminement et la mise en place dans ce même ordre de "2n" pistons plats, de hauteurs complémentaires, dans deux rangées de "n" alésages radiaux dispo -sés en V, au moyen de têtes de mise en place à aiguillages, de sorte que la somme des hauteurs des pistons côniques et plats de même ordre présente une valeur constante. 5. Appareil automatique d'assemblage selon la revendication nO 1 destiné à assembler une serrure de sûreté, à une position privilégiée, dans lequel l'opérateur place symétriquement sur un bloc double support travaillant par va et vient; deux cartou -ches constituées par un rotor et un stator -assemblés non chargés, une cartouche pour chargement immédiat, et une cartouche en attente de chargément, appareil dans lequel comme précédemment l'impulsion électrique de commande est réalisée manuellement par l'opérateur en fin d'introduction de la clé dans le fourreau de lecteur de clé précité, appareil caractérisé en ce que la chaine automatique d'opérations comprend le le choix (la sélection), la distribution c'est-à-dire la libération et le cheminement, avec la mise en place de "n" pistons côniques dans le rotor à travers les alésages du stator - puis, le choix, la libération, la distribution et la mise en place d'autant de pistons plats, suivis de façon semblable de la mise en place de "n" ressorts, dans les alésages du stator - compression des ressorts dépassant, et mise en place de la plaquette de maintien? par coulissement, suivi du dégagement de la cartouche terminée, et de la mise en place de la cartou -che en attente, en position de chargement. 6. Appareil selon l'une quelconque des revendications n" 4 ou 5 dans lequel le lecteur de clé est un dispositif transcripteur transformant directement et instantanément le profil de la clé de commande d'une serrure en impulsions électriques codées corres -pondantes comprenant pour chaque creux du profil cranté de la clé un moyen individuel de mesure de sa profondeur combiné avec un générateur d'une impulsion électrique sélectionnées émise en fonction de la profondeur mesurée de chaque creux, le dit trans --cripteur agissant instantanément à partir du moment où l'intro -duction de la clé dans le fourreau est achevée. 7. Appareil selon la revendication nO 6, dans lequel le moyen individuel de mesure du transcripteur précité est constitué par un système mécanique à levier comprenant un groupe de tiges dont une extrémité est montée articulée autour d'un point d'arti -culation, pendant que l'autre extrémité de chaque tige se déplace entre une pairede blocs, formée dtun bloc "projecteurs" et d'un bloc à "cellules photo-électriques", l'ensemble des paires de blocs précités constituant le dit générateur d'impulsions électriques codées, les points d'articulation étant situés à proximité du fourreau à une hauteur- et à une distance telle de celui-ci que l'introduction de la clé dans le fourreau, (les crans du pannetons orientés vers le haut), se traduit par un certain déplacement grandement amplifié de leurs extrémités libres i en position de repos, les tiges-occupent une position zéro dite "de départ" en prenant normalement appui sur le fourreau précité chaque bloc "projecteurs" comprend, répartis les uns au dessus des autres, et formant une rangée verticale, -"m" projecteurs émettant chacun un fin pinceau lumineux frappant une cellule photo-électrique réceptrice des "m" cellules du bloc récepteur correspondant, "m" représentant un nombre entier pouvant prendre autant de valeurs différentes qu'il y a de profondeurs différentes décelables pour chaque creux précité, le générateur d'impulsion travaillant par extinc-tion de courant résultant de la coupure d'un des pinceaux lumineux du groupe par l'extrémité libre de chacune des tiges précitées. 8. Dispositif de lecture selon la revendication nO 6 destiné à transformer de façon univoque les "m" profondeurs discrètes possibles des "n" crans d'une clé en un groupe de "n" impulsions électriques spécifiques distinctes susceptibles de com -mander à volonté à partir d'une impulsion électrique engendrée par simple introduction d'une clé dans le fourreau du dit le-cteur un cycle défini d'opérations, choisi au hasard parmi nm cycles différents prédéterminés possibles. 9. Appareils automatiques resultant de l'utilisation d'un dispositif de lecture selon la revendication n" 8.