La présente invention concerne un procédé et un appareil de cintrage de tuyaux munis d'un revêtement thermoplastique. Pour protéger les tuyaux de grand diamètre7du type de ceux qui sont utilisés dans les pipelines ou oléoducs de long kilométrage, par exemple des tuyaux d'un diamètre compris entre environ 40 cm et 150 cm, on les enduit d'un revêtement en matière plastique, par exemple d'un revêtement époxy tel que le matériau de revêtement vendu sous la marque déposée "Scotch Coat 202". Il est souvent nécessaire, tout au moins en ce qui concerne un certain nombre de ces tuyaux munis d'un revêtement, de les cintrer pour satisfaire aux priorités de passage de l'oléoduc. Un tel cintrage des tuyaux s'effectue dans une machine à cintrer ou cintreuse utilisant des matrices mobiles qui s'appliquent contre les tuyaux et les compriment pour les incurver, ces tuyaux étant introduits un à un dans la cintreuse. On a constaté, en pratique, que lorsque l'on cintre les tuyaux de cette manière, il y a un grand risque que le revêtement époxy se fissure. Le revêtement ainsi fissuré a alors tendance à s'écailler ; l'écaillement se propage lorsque l'on a retiré le tuyau de la cintreuse, il se poursuit pendant très longtemps et il augmente sous l'effet de l'humidité qui pénètre sous le revêtement. L'invention vise essentiellement un procédé et un appareil destinés au cintrage de tuyaux revêtus d'une couche thermoplastique et permettant de remédier, tout au moins en partie, à l'endommagement du revêtement au cours de ltopération de cintrage. De façon plus précise, l'invention a pour objet un procédé de cintrage de tuyaux munis d'un revêtement thermoplastique, ce procédé consistant à chauffer le revêtement à l'endroit du cintrage et à cintrer le tuyau à cet endroit. L'invention a également pour objet un appareil pour le cintrage de tuyaux munis d'un revêtement thermoplastique, cet appareil comprenant des moyens servant à réaliser un coude dans le tuyau et des moyens associés à ces derniers et servant à chauffer ledit revêtement à l'endroit du coude. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant, à titre explicatif mais nullement limitatif, une forme de réalisation avec des variantes. Sur ces dessins, la figure 1 est une vue de coté, en élévation et en partie schématique, d'une cintreuse correspondant à une forme de réalisation préférée de l'invention et mettant en évidence le procédé selon l'invention la figure 2 est une vue en perspective des matrices de la cintreuse représentée sur la figure 1 la figure 3 est une coupe transversale faite dans l'une des matrices représentées sur les figures 1 et 2, la coupe étant faite suivant la ligne 3-3 de la figure 1 la figure 4 est une coupe transversale d'une matrice de cintrage de tuyaux, comportant un ensemble de chauffage d'un autre type la figure 5 est une coupe transversale partielle, analogue à la figure 4 mais comprenant un ensemble de chauffage d'un autre type la figure 6 est une vue en plan de l'ensemble de chauffage représenté sur la figure 4 la figure 7 est une coupe verticale suivant la ligne 7-7 de la figure 6 ; et la figure 8 est une vue de côté, en élévation, correspondant aux figures 4, 6 et 7. La machine à cintrer les tuyaux, ou cintreuse, telle que représentée sur la figure 1, comporte un bâti ou chassis désigné dans son ensemble par la référence 10. Ce dernier est monté de façon à pouvoir se déplacer sur deux chenilles sans fin situées de part et d'autre du chassis sur des boggies et dont l'une est désignée par la référence 11. Pour pouvoir remorquer cette cintreuse sur les chenilles 11, on munit l'extrémité avant du chassis principal 10 d'une barre d'attelage ou tige de traction 12. De chaque côté de cette cintreuse de tuyaux, il est prévu deux cylindres hydrauliques 14 et 15 situés à peu près à mi-chemin du chassis 10 suivant sa longueur, ces cylindres pivotant sur ce chassis par des assemblages à tourillon 14a et 15a. Il est prévu un autre cylindre hydraulique (16) à une extrémité du chassis 10 (à l'extrémité avant de ce chassis, dans le cas de la figure) ,ce cylindre étant relie à ce chassis 10 par son extrémité inférieure. Il y a un berceau 17 à l'autre extrémité, ou extrémité arrière, du chassis 10. La cintreuse comporte, aux endroits indiqués sur la figure 1, des matrices 19, 20 et 21 (du type représenté sur la figure 2). Ces matrices ont, en gros, la forme de coques semi-cylindriques. La matrice 19 est logee dans le berceau 17 et supporte la face inférieure d'un tuyau 22.La matrice 20 est maintenue en position fixe, à l'aide d'éléments non représentés sur la figure 1, au-dessous de la partie supérieure du chassis principal 10, de manière à s'appliquer contre la surface supérieure du tuyau 22. Cette matrice 20 présente une surface 20a convexe vers le bas, dont la face supérieure du tuyau 22 épouse la forme au cours de l'opération de cintrage. La matrice 21 repose, à son extrémité arrière, dans un berceau 23 qui peut se déplacer sous l'action des cyclindres 14 et 15. A son autre extrémité, la matrice 21 est logée dans un berceau 24 et portée par ce berceau, qui peut se déplacer sous l'action du cylindre hydraulique 16, du fait qu'il est relié à ce cylindre par un assemblage à tourillon 16a. Le berceau 17 pivote autour d'un pivot transversal 25 ; il peut également se déplacer dans le sens vertical sous l'action d'un coin ou cale ou de tout autre dispositif approprié (non représenté sur la figure), de manière à suivre le déplacement du tuyau 22 après cintrage. La cintreuse 10 pour tuyaux, représentée de façon schématique sur la figure 1, est d'un type bien connu, fabriqué par la société Mid-Continent Pipeline Equipement Company, de Houston, Texas, Etats-Unis d'Amérique ; c'est pourquoi on ne décrira pas cette machine de façon détaillée. Il existe des machines analogues, d'une autre fabrication, que l'on peut, bien entendu, utiliser avec l'appareil selon l'invention et pour mettre en oeuvre le procédé selon l'invention. On a constaté que lorsque l'on utilise une telle machine pour cintrer des tuyaux de grand diamètre munis d'un revêtement protecteur, par exemple en une matière époxy, il est à craindre que ce revêtement se brise ou se fissure et qu'il s'écaille, comme on l'a signalé plus haut. Or , on a constaté que l'on peut atténuer considérablement cet inconvénient, quand le revêtement du tuyau est en un matériau thermoplastique, en chauffant ce revêtement sur la face convexe du coude que l'on veut réaliser dans le tuyau. A cette fin, on peut munir l'une ou plusieurs des matrices d'un dispositif de chauffage destiné à chauffer la couche protectrice et à chauffer également, dans une certaine mesure, les parties du tuyau qui en sont voisines, en vue d'amollir le revêtement. Sur les figures, la matrice 21 est représentée munie d'un dispositif de chauffage 27 ; ce dispositif, tel que représenté sur la figure 3, est un dispositif de chauffage électrique par inuuc- tion, mais on peut utiliser des dispositifs de chauffage d'un autre type, comme cela sera expliqué plus loin. Ce dispositif de chauffage 27 est logé, comme représenté sur la figure 3, dans une surface 28 de la matrice 21 destinée à venir au contact d'un tuyau, la forme de la face inférieure de cette matrice pouvant être quelconque, comme l'indique la figure 3. La forme exacte de ce dispositif de chauffage 27 n'est pas indiquée sur la figure 3, mais les dispositifs de chauffage par induction sont bien connus dans la profession, un grand nombre d'entre eux peuvent convenir et un spécialiste peut fournir facilement l'appareil qui convient. Ces appareils de chauffage par induction sont du type que l'on appelle parfois "appareils de chauffage par induction à contact direct', par opposition aux appareils de chauffage par induction dans lesquels on chauffe un matériau logé dans un serpentin. La gamme utile de fréquences pour les appareils de chauffage par induction va d'environ 400 périodes à 9600 périodes, fréquence maxima pour laquelle de tels appareils sont normalement prévus. On peut appliquer d'autres fréquences, si l'on estime que cela convient. Un chauffage par induction de fréquence plus élevée provoque un chauffage moindre du métal du tuyau en raison de l'effet"de peau"et on peut l'utiliser de façon satisfaisante, mais toutefois on a constaté que des fréquences plus basses, dans la gamme de 400 à 9600 périodes, sont d'un emploi plus commode, parce que l'on peut se procurer plus facilement les éléments constitutifs de l'appareil de chauffage et parce que les appareils de chauffage sont moins coûteux aux basses fréquences.L'échauffement du tuyau métallique qui résulte de l'utilisation de fréquences basses ne nuit pas à l'application du procédé selon l'invention, et l'emploi de basses fréquences rend l'appareil selon l'invention plus souple en ce qui concerne les différences dans l'intervalle entre l'appareil de chauffage et le tuyau. Comme on le comprend aisément, la fréquence de l'appareil de chauffage par induction, les dimensions de cet appareil et sa position par rapport au tuyau que l'on veut cintrer exigent une adaptation qui est fonction des caractéristiques du matériau-ferreux ou non ferreux dont est fait le tuyau 22, de l'épaisseur du revêtement en matériau époxy ou en tout autre matériau thermoplastique, de l'importance du cintrage réalisé et d'autres facteurs. Le matériau dont est constitué le tuyau peut être magnétique ou non.La longueur de la face inférieure du tuyau qu'il s'agit de chauffer à l'aide de l'appareil 27 est telle que la partie du revêtement sur laquelle s'applique le cintrage est suffisamment amollie pour ne pas être endommagée par l'opération de cintrage. La longueur de tuyau qui doit subir le cintrage est normalement définie par les personnes qui commandent la cintreuse, de sorte qu'il est facile de définir la longueur de l'appareil de chauffage 27 appliquée sur cette partie du tuyau. Pour cintrer le tuyau 22, on le place dans la cintreuse comme représenté sur la figure 1. On actionne ensuite les cylindres hydrauliques 14, 15 et 16 de façon à déplacer obliquement la matrice 21 pour que l'extrémité de droite du tuyau 22 s'incurve vers le haut en s'appliquant contre la face inférieure de l'extrémité de droite de la matrice 20. La matrice 19 supporte la partie du tuyau située à gauche de la zone de cintrage. A chaque opération de cintrage, le tuyau n'est cintré que sur une longueur relativement faible, et l'on fait avancer ce tuyau plusieurs fois de suite pour le cintrer en formant une série de petits coudes successifs. Avant chaque opération élémentaire de cintrage, on fait fonctionner le dispositif de chauffage 27 pour chauffer le revêtement sur la face inférieure du tuyau sur la face extérieure ou convexe du coude, et il est préférable de continuer à faire fonctionner l'appareil 27 au cours du cintrage de façon à maintenir la température élevée du revêtement au cours de cette opération de cintrage. Le mode de cintrage de tuyaux décrit ci-dessus peut varier suivant le type de cintreuse utilisé, et le mode de cintrage avec l'appareil du type indiqué plus haut n'est donné qu'à titre d'exemple. L'appareil de chauffage n'est représenté que dans une seule position, à savoir sur une partie extrême intérieure de la matrice, mais il est bien entendu qu'on peut le placer en tout endroit où un revêtement a besoin d'être chauffé pour éviter la formation de fissures au cours du cintrage. Au lieu de l'installer dans un évidement d'une matrice, on peut disposer l'appareil de chauffage près de l'extrémité d'une matrice ou entre deux matrices voisines. La puissance calorifique de l'appareil de chauffage doit être telle qu'elle permet de chauffer suffisamment le revêtement en vue du cintrage du tuyau, en un temps très court, compris entre moins d'une minute et quelques minutes seulement. Un appareil de chauffa- ge de 100 kW est suffisant pour chauffer le revêtement d'un tuyau d'un diamètre de, par exemple, 120 cm. Les caractéristiques de l'appareil de chauffage varient quelque peu suivant les dimensions du tuyau, l'importance de l'intervalle entre l'appareil de chauffa- ge et le revêtement du tuyau, les conditions environnantes et d'autres facteurs. Le procédé et l'appareil selon l'invention peuvent subir diverses modifications. C'est ainsi, par exemple, que la chaleur perdue d'un moteur (non représenté) servant à entraîner une pompe pour actionner les dispositifs hydrauliques à piston et cylindre, peut être utilisée pour le chauffage de l'appareil de cintrage de tuyaux, par exemple par raccordement du tuyau d'échappement du moteur sur des tuyaux compris dans les matrices ou dans d'autres parties de la cintreuse, de façon que l'acier de cette cintreuse soit moins sensible à l'effet d'entaille et également pour trans férer la chaleur sur le revêtement du tuyau. On peut également avoir recours à un chauffage par résistance au lieu du chauffage à induction décrit plus haut. C'est ainsi que l'on peut avoir recours à des appareils de chauffage par résistance revêtus de polytétrafluoroéthylène. On peut également utiliser des moyens servant à maintenir un intervalle constant entre l'appareil de chauffage par induction et le tuyau, qui pendant l'opération de cintrage a tendance à se séparer de la matrice 21 en plusieurs points de sa longueur. Si l'on fait appel la chaleur perdue d'un moteur, l'appareil de chauffage 27 doit être traversé par des passages de circulation ou doit être formé de plusieurs tuyaux pour jouer le rôle d'échangeur de chaleur en vue du transfert de la chaleur perdue, du fluide d'échappement du moteur à la zone du revêtement du tuyau. Dans le cas de chauffage par résistance, les éléments de résistance doivent se trouver près du revêtement du tuyau. Dans la variante de réalisation représentée sur les figures 4, 6 et 8, la matrice désignée dans son ensemble par la référence 31, est une matrice allongée ayant, en gros, la même forme que la matrice 21 des figures 1 à 3. La matrice 31 présente un corps 33 de forme allongée en métal plein et comporte des plaques latérales opposées 34 et 35. Les figures 4, 6 et 8 sont des dessins schématiques et ne montrent pas de façon exacte et complète la matrice. Cette matrice est souvent appelée la matrice de support. C'est la matrice mobile qui oblige l'extrémité du tuyau à s'incurver vers le haut en s'appliquant contre la matrice dite de cintrage, qui est la matrice 20 des figures 1 et 2. Le corps de matrice 33 et les plaques 34 et 35 sont entaillés pour former un évidement 36 présentant des extrémités parallèles 37 et 38. Cet évidement 36 présente un fond plat 39 sur lequel on applique la plaque 40 que l'on fixe par soudage. Le revêtement 41 de la matrice est entaillé à l'endroit de l'evidement 36. Bien entendu, la matrice de support 31 peut être réalisée de toute manière appropriée et l'on peut y pratiquer l'évidement 36 au moment de sa construction. Dans tous les cas, l'évidement 36 est prévu pour recevoir l'ensemble de chauffage 44. L'évidement 36 n'est pas grand au point que la matrice de support 31 ne puisse pas s'appliquer contre la face inférieure du tuyau et le recourber vers le haut contre la matrice de cintrage pendant qu'elle joue son rôle normal. On installe dans l'évidement 36 une boîte 46 qui présente un fond plat 47 et des faces latérales plates 48 et 49, et on la fixe sur la plaque 40 par soudage. Cette boîte 46 comporte également des parois extrêmes (non représentées) de forme arquée sur leur bord supérieur, de manière à épouser la forme du pourtour inférieur d'un tuyau 22 appliqué contre elles. Une autre boîte 50, présentant un fond plat 51, des parois latérales plates 52 et 53 et des parois extrêmes 54, 54' dont les côtés supérieurs sont de forme arquée, est calée, de façon amovible, dans la boîte 46. On peut soulever cette boîte 50 de la boîte 46. Une installation de chauffage 55 est logée dans la boîte 50 ; elle comprend un dispositif de chauffage 58 de forme arquée, dont le profil est représenté en trait interrompu (59) sur les figures 4 à 7.Grâce à sa forme arquée, l'appareil de chauffage 58 épouse la forme de la surface inférieure d'un tuyau que l'on applique par dessus. Cet appareil de chauffage 58 comporte un raccord d'admission 61 pour l'eau et le courant et un raccord tubulaire de sortie 62. Ces raccords, qui sont en métal et de forme tubulaire, envoient de l'eau de refroidissement sur l'appareil de chauffage par induction et assurent l'alimentation en courant électrique de l'appareil de chauffage par induction par une source de courant appropriée (non représentée) . Une ouverture 64 percée dans le corps 33 de la matrice et dans le fond des boîtes 46, 50 ainsi que dans la plaque 40, permet le passage des raccords 61 et 62. La structure représentée sur la figure 5 est la même, à quelques différences près, que celle des figures 4, 6, 7 et 8. Dans le cas de la figure 5, la boîte 46 n'est pas soudée à la plaque 40. Deux consoles 65 et 66 sont reliées par des axes 67 et 68 aux arbres 70 et 71 respectifs des cylindres 72 et 73. Les extrémités inférieures des cylindres 72, 73 sont portées par des éléments du chassis 10. Ces cylindres 72, disposés comme ils le sont, ont pour rôle de soulever la boîte 46 qui contient la boîte 50 et la structure de chauffage 55, en direction du tuyau 22, chaque fois que ce dernier se détache de la matrice 31 à l'emplacement de l'appareil de chauffage.Au cours de l'opération de cintrage, la matrice de support, qui est rectiligne dans sa partie supérieure appliquée contre le tuyau, se détache du tuyau à son extrémité de gauche à mesure que l'opération de cintrage s'effectue (comme représenté sur la figure 1) étant donné que la partie du tuyau située au-dessus de cette partie de la matrice est incurvée vers le haut. On installe l'appareil de chauffage dans la faible longueur du tuyau 22 destinée à être cintrée, avant l'opération de cintrage. On met en marche l'appareil de chauffage pour amollir le revêtement du tuyau et l'on commence le cintrage du tuyau en faisant pivoter vers le haut l'extrémité de droite de la matrice 31, dont l'extrémité de gauche descend à mesure que s'effectue le cintrage. Tandis que l'opération de cintrage se poursuit, la matrice 31 s'éloigne de la zone de cintrage du tuyau.On commande alors les cylindres 72 et 73 pour faire sortir les tiges 70 et 71 afin de rapprocher l'appareil de chauffage du tuyau. De la sorte, le chauffage du revêtement demeure efficace pendant toute l'opera- tion de cintrage. La figure 5 ne représente que deux cylindres 72 et 73, mais bien entendu on peut utiliser un autre nombre de cylindres en différents endroits de la boîte 46 en vue de régler convenablement les déplacements de l'appareil de chauffage. Cet appareil fonctionne de façon satisfaisante qu'il y ait ou non des cylindres 72 et 73, mais, avec ces cylindres, le fonctionnement est légèrement amélioré. Comme on l'a indiqué plus haut, la gamme pratique de fréquences des appareils de chauffage par induction utilisés dans la présente invention est comprise entre environ 400 et 9600 périodes. On peut utiliser des périodes qui sont en dehors de cette gamme. Pour amollir des revêtements en matériau epoxy sur des tuyaux, par exemple des revêtements du type "Scotchkote 202",la gamme pratique de température a'd'moilissement du revêtement est comprise entre environ 9000 et entre environ 15000. Si la température d'amollissement du revêtement du tuyau est trop élevée, le revêtement risque de changer de couleur et il peut devenir trop mou, au point de se déformer de façon fâcheuse. Au contraire, si la température est trop basse, le revêtement n'est pas suffisamment amolli et il risque de se fissurer au cours de ltopération de cintrage du tuyau.Lorsque l'on effectue le cintrage d'un tuyau sans avoir chauffé le revêtement suffisamment pour l'amollir convenablement, il peut se produire des déformations élastiques résiduelles dans ce revêtement. On a constaté que, lorsque le tuyau est cintré au point de provoquer des déformations permanentes à température élevée de 3,75 % dans l'acier du tuyau, la déformation élastique résiduelle dans le revêtement époxy pour tuyaux vendus sous la marque déposée wScotchkote 202", est voisine de zéro, lorsqu'on a fait subir au revêtement un chauffage préalable en le portant à une température pouvant aller jusqu'aux environs de 120 C, aussi bien si l'on maintient ce revêtement à une température élevée après l'opération de cintrage que si l'on laisse la température baisser immédiatement après le cintrage. Par conséquent, si l'on veut qu'un revêtement de ce type ne présente pas de déformations élastiques résiduelles après cintrage, il faut que la température destinée à amollir le revêtement atteigne environ 1200C. On peut bien entendu effectuer le cintrage du tuyau à des températures basses d'amollissement du revêtement, mais, avec ces températures, il subsiste une certaine déformation élastique dans le revêtement. Comme on l'a signalé, la température maxima de chauffage pour amollir le revêtement est la température au-delà de laquelle ce revêtement changerait de couleur ou serait endommagé d'une façon quelconque sous l'effet d'une chaleur excessive. On peut atténuer les tensions par un chauffage ininterrompu pendant une certaine durée, pour empêcher que le revêtement ne se fissure ultérieurement et ne se détache du tuyau. On a constaté que l'on pouvait utiliser un matériau comme le "Temp-L-Lac" comme revêtement de l'appareil de chauffage, sous la forme d'une pellicule très mince, pour connaître la répartition des températures dans toute la zone de chauffage. L'appareil de chauffage doit être conçu de manière que la température de chauffage du revêtement ne varie pas de plus de 300C environ. Dans le cas contraire, il peut se produire une certaine fissuration du revêtement si la température devient trop basse et un certain changement de couleur ou tout autre endommagement du revêtement, si la température devient trop élevée. Les appareils de chauffage par induction utilisés pour mettre en oeuvre l'invention sont, comme indiqués plus haut, du type à contact direct. Au cours de l'opération de cintrage, l'intervalle entre l'appareil de chauffage et le revêtement du tuyau peut être compris entre zéro ou presque et une valeur considérable, en raison de la forme des matrices et de l'installation de cintrage. Une raison en faveur de l'emploi de fréquences basses pour les appareils de chauffage à induction (par exemple dans la gamme de 400 à 960 périodes) est que les appareils de chauffage par induction qui utilisent de telles fréquences ont une plus grande tolérance en ce qui concerne les variations de l'intervalle entre la surface de l'appareil de chauffage et le revêtement du tuyau. Comme on l'a signalé également, les dimensions de l'inducteur sont liées à la forme de la cintreuse utilisée et du mandrin intérieur logé dans le tuyau au cours de l'opération de cintrage#, et aux autres caractéristiques des procédés de cintrage. Il faut tenir compte à la fois de la longueur et de la largeur de la zone du revêtement à chauffer au cours d'une opération de cintrage. REVENDICATIONS 1. Procédé de cintrage d'un tuyau muni d'un revêtement thermoplastique, caractérisé par le fait que l'on chauffe le revêtement à l'endroit du cintrage et que l'on cintre le tuyau à cet endroit. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que lton chauffe ledit revêtement avant et pendant le cintrage du tuyau. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que l'on chauffe ledit revêtement sur la face convexe du coude de cintrage. 4. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractéris! par le fait que l'on effectue le cintrage du tuyau dans un appareil de cintrage de tuyaux comportant plusieurs matrices appliquées contre le tuyau, et que l'on réalise le chauffage du revêtement du tuyau à l'aide de moyens de chauffage contenus dans au moins l'une desdites matrices. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que l'on déplace lesdits moyens de chauffage de ladite matrice en direction du revêtement du tuyau lorsque ladite matrice est éloignée du revêtement. 6. Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que ledit revêtement thermoplastique est un revêtement époxy, et que lton porte ledit revêtement à une température comprise entre environ 900C et environ 2000C et, de préférence, entre environ 1200C et environ 1500C. 7. Procédé selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que ledit chauffage est assuré par un appareil de chauffage à induction, dont la fréquence est comprise entre environ 400 et environ 9600 périodes et, de préférence, entre environ 400 et environ 960 périodes. 8. Appareil mettant en oeuvre le procédé selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait qu'il comprend un moyen permettant de former un coude dans un tuyau et un moyen associé au premier et permettant de chauffer ledit revêtement à l'endroit dudit coude. 9. Appareil selon la revendication 8, caractérisé par le fait que ledit moyen de formation d'un coude est un appareil de cintrage de tuyaux comprenant plusieurs matrices destinées à s'appliquer contre le tuyau et un moyen servant à déplacer lesdites matrices pour incurver le tuyau, et par le fait que ledit moyen de chauffage est un doyen de chauffage electrique. 10. Appareil selon l'une des revendications 8 et 9, caractérisé par le fait que ledit moyen de chauffage peut indépendamment se rapprocher et s'éloigner du tuyau. 11. Appareil selon l'une des revendications 8 a 10, caractérisé par le fait que ledit moyen de chauffage est logé dans une surface de contact évidée d'au moins 1tune desdites matrices.