La présente invention se l'apporte à un régulateur de force de freinage pour véhicules, notaîûmenx destiné aux véhicules automobiles, et dans lequel à chaque roue est associé un capteur qui mesure l'état de rotation de cette roue et dont les Signaux influent sur les freins lorsqu'ils deviennent supérieurs à un premier seuil déterminé ou inférieurs à un deuxième seuil déterminé, et après comparaison avec une grandeur de référence qui est donnée par la roue qui tourne le plus vite. Dans les régulateurs de force de freinage du genre ci-dessus qui sont déjà connus, on forme, à partir des signaux de toutes les roues au véhicule, une tension maximale qui correspond à la roue qui tourne le plus vite et qui constitue ladite grandeur de référence. Ce dispositif est défaillant dans certaines conditions de fonctionnement. En effet, lorsque, par exemple, toutes les roues se bloquent en passant brusquement sur une surface de chaussée qui présente un coefficient de Ibttement extrêmement faible, la tension maximale.disparaît ou devient inférieure à une valeur donnée de sorte qu'on ne dispose plus d'aucune grandeur de référence. Dans ces conditions, le régulateur de force de freinage est obligatoirement défaillant puisque la force de freinage ne peut plus être réduite et jue, par conséquent, il ne se produit pas de réaccélération des rcues. Ceci signifie donc en pratique que les roues restent bloquées contrairement à ce qu'on s'attendait à observer. L'invention vise à éliminer les inconvénients décrias ci-dessus. Elle a donc pour but de réaliser un dispositif qui permette aux roues de reprendre de la vitesse, même en cas de disparition de la granueur de référence ou de chute de cette grandeur au-dessous d'une valeur déterminée, c'est-à-dire qui permette au régulateur de rentrer en action. L'invention résoud ce problème, dans un régulateur de force de freinage du genre cité au début, en prévoyant une deuxième grandeur de référence analogue à la première, et qui remplace cette première grandeur lorsque celle-ci disparaît ou tombe au-dessous d'une valeur déterminée, et en donnant à ce rte deuxième grandeur de référence une allure de variation correspondant à une décélération d'au moins 1 g en fonction 1 25647 2 2098391 dura premier quotient différentiel. Dans le présent mémoire, dire que la deuxième grandeur est analogue à la première signifie que cette deuxième grandeur correspond en équation de dimensions à la première grandeur, c'est-à-dire que, si l'on utilise cornue première grandeur de référence une tension - ainsi qu'on l'a mentionné plus haut - la deuxième grandeur de référence est également représentée par une tension. Le régulateur de force de freinage suivant l'invention présente l'avantage de permettre dans tous les cas, c'est-à-dire également dans les conditions de fonctionnement décrites plus haut, une émission correcte des signaux destinés aux organes de commande du régulateur de force de freinage. De cette façon, il est possible dans tous les cas de réaccélérer les roues à partir de l'état bloqué, c'est-à-dire que le régulateur de force de freinage reste entièrement capable de fonctionner même dans les conditions de fonctionnement décrites. Suivant l'invention, on préfère une solution dans laquelle un condensateur se charge rapidement au moyen d,une tension maximale qui sert de première grandeur de référence et qui est formée d'une façon connue en soi, et se décharge de façon définie par un courant d'intensité constante. Ceci a pour conséquence que, lorsqu'elle est présente, cette tension maximale assure l'émission du signal et la commande des organes de la force de freinage. Si cette tension maximale tombe au-dessous d'une valeur déterminée ou si elle disparaît même totalement, la tension correspondant au courant de décharge du condensateur, qui est d'intensité constante, assure l'émission du signal et la commande des organes de réglage de la force de freinage. Dans ce cas, les signaux sont tous traités de la façon appropriée par un dispositif électronique et transmis en qualité de grandeurs électriques aux électrovannes. Dans une forme de réalisation de l'invention, le condensateur se décharge à travers un transistor dont la tension de base est constante. Cette tension de base constante pourrait être obtenue par un diviseur de tension du type 71 25647 3 2098391 habituel et composé de résistances. Toutefois, étant donné qu'un tel diviseur de tension ne peut donner qu'un rapport de tension constant nais qu'il ne maintient pas la tension absolue constante, c'est-à-dire que, lorsque la tension de 5 1'accumulation décroit ou varie, la tension obtenue sur le diviseur dëcroit ou varie également, proportionnellement aux variations de la tension de l'accumulateur et au rapport du diviseur. Suivant une autre caractéristique de l'invention, on obtient une tension constante à la hase du transistor au 10 moyen de diodes. L'emploi de ces diodes assure en même temps la compensation des influences de la température. Dans cette construction, on peut utiliser suivant l'invention deux ou même plus de deux diodes en série. Suivant une autre caractéristique de l'invention, 15 on utilise comme contre couplage une résistance intercalée dans le circuit de l'émetteur et qui est calculée en fonction des diodes et de l'intensité du courant de décharge. Suivant une autre forme de mise en oeuvre du principe de l'invention, la prise du signal sur le condensateur s'effec-20 tue sans passage de courant, par exemple au moyen d'un transformateur d'impédance. Ce procédé évite une décharge supplémentaire du condensateur. A la sortie du transformateur d'impédance, on obtient donc la tension maximale (première grandeur de référence) ou la tension qui correspond au courant 25 de décharge constant du condensateur (deuxième grandeur de référence) et cette tension de sortie est ensuite traitée dans le dispositif électronique déjà mentionné plus haut. La description qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés, donnés uniquement L titre d'exemple, fera 30 mieux comprendre comment l'invention peut être réalisée. Sur ces dessins : - la figure 1 est un diagramme destiné à expliquer le mode d'action de la présente invention ; - la figure 2 est un schéma bloc d'une forme de 35 réalisation de l'invention. Sur la figure 1, on a représenté, dans le cas d'une roue - qui représente ici en même temps la roue qui tourne le 71 25647 4 2098391 plus vite -, l'allure de variation de la première grandeur de référence, c'est-à-dire dans ce cas, de la tension maximale, par la courbe 10. En cas de freinage, cette tension maximale décroit. Lorsque la roue est bloquée, on observe une chute 5 très brutale de cette tension maximale - représentée par la partie 10a de la courbe -, qui peut disparaître presque à zéro. Dans ce cas, et en raison de l'absence d'émission de signaux, la pression du fluide de freinage - qui est représentée par la courbe 11, resterait constante, comme indiqué par la partie 10 11a de la courbe, c'est-à-dire qu'il ne pourrait plus se produire de reprises de vitesse de la roue. La roue resterait donc bloquée. Pour éviter cet inconvénient, la première grandeur de référence est remplacée dans la région 12, c'est-à-dire 15 dans la région dans laquelle elle disparait ou tombe au-dessous d'une certaine valeur, par une deuxième grandeur de référence - représentée également par une tension - qui est choisie de manière à correspondre à une décélération de freinage d'au moins 1 g. Les valeurs inférieures à 1 g ne sont pas utilisa-20 bles parce que, dans ce cas, la capacité normale de freizçge ne peut pas être utilisée dans le cas d'un grand coefficient de frottement entre la surface de la chaussée et les roues. D'un autre cOté, les valeurs nettement supérieures à 1 g, par exemple 10 g, 20 g ou plus sont inutilisables parce que, dans 25 ce cas, la deuxième grandeur de référence donnerait également une chute beaucoup trop brusque et que, par conséquent, il ne serait pas possible d'atteindre l'effet recherché. Dans la région 12, la deuxième grandeur de référence assure l'émission des signaux à la place de la première gran-30 deur de référence qui a disparu ou a pris une valeur trop faible. Ceci signifie que la pression du fluide de freinage continue à décroître suivant la ligne 11_bet que la roue peut à nouveau rouler sur la surface de la chaussée et reprendre par conséquent de la vitesse. Le régulateur de force de frei-35 nage reste donc .entièrement efficace également dans cette zone du fonctionnement. 1 25647 S 2098391 D&rt.i le. réalisation do la îi^ire :î, chaque roue est. équipée d'un é^eJtev.ï .le signa'rc Ci i 0-3 qui esj dans ca cas un capte ai' de fréquence, La "i csica Tmxiîiale est foriiée à partir des signaux le ;-es capteurs de fré^uenea, d'une façon connue, au moyen des oervertisf:^urs fréquence-tension PSIJ 1 ù FS'J 4 et, des diodes A 1 à A 4. Oette tension maximale (pre-nière grandeur de référence) est transmise à travers une résistance W 1 à un condensateur G. La constante de temps réalisée par la résistance W1 et le condensateur 0 est très petite de sorte qu'il apparaît toujours sur le co:ilen,?ateur, avec un retard très faible mai» exactement défini, la tension qui correspond à la roue qui tourne la plus viiej c'est-à-dire la tension maximale. Le condensateur se décharge par le conducteur 14» à travers un transistor T1, avec une intensité constante. On obtient cette intensité de décharge canotante sur le transistor T1 en établissant une tension de base constante* A cet effet, on prévoit à la base 15 du transi&tor T1 un circuit formant diviseur de tension et constituas par une résistance W2 et deux diodes en série B1 et B2. On utilise des diodes B1 et B2 parce que - contrairement à une résistance -elles fixent non seulement le rapport des tensions du diviseur nais également, dans leur branche du diviseur, la valeur absolue de la tension. Suivant la valeur qu'on veut donner à la tension, on peut également utiliser à la place de ces diodes un circuit en série comprenant plus de deux diodes, 0e3 diodes assurent en même temps la compensation des influences de la température, c'est-à-dire que la tension est ainsi indépendante de toute fluctuation de la température. Dans le circuit 5 de l'émetteur du transistor 21 est intercalée une résistance W3. Cette résistance W3 est calculée en fonction des diodes B1, B2, et de l'intensité du courant de décharge qu'on veut obtenir. Cette résistance joue également le rôle de contre-réaction. Le courant de décharge du condensateur C à intensité constante determine une décroissance exactement linéaire de la tension du condensateur (deuxième grandeur de référence). 1 25647 6 2098391 L'intensité de décharge du condensateur est calculé - ainsi qu'on l'a déjà mentionné plus haut - de manière que la décroissance de la tension du condensateur dans le temps corresponde à une décélération tangentielle de la roue de 1 g Pour éviter que le condensateur C ne se décharge par une autre voie, la tension du condensateur est transaise par un conducteur 17 à un transformateur d'impédance W1 qui est constitué par un amplificateur à haute impédance d'entrée et à faible impédance de sortie. Ala sertie 18 du transformateur d'impédance V1, on dispose donc de la tension maximale (première grandeur de référence) ou de tensions qui correspondent à la tension à décroissance linéaire du condensateur (deuxième grandeur de référence). Ces grandeurs sont traitées par un circuit électronique non représenté et transmises en qualité de signaux de commande à l'organe de commande, par exemple aux électro-vannes. Le mode d'action de l'installation suivant l'invention a déjà été indiqué en regard de la figure 1 et par les explications données plus haut. 1 25647 7 2098391 HEVEJfMOATIONS 1. Régulateur de force de freinage pour véhicules, notamment destiné aux véhicules automobiles et dans lequel à chaque roue est associé un capteur qui xiesure l'état de rotation de cette roue et dont les signaux influent sur les freins lorsqu'ils deviennent supérieurs à un premier seuil déterminé ou inférieurs à un deuxième seuil déterminé, et après comparaison avec une grandeur de référence qui est donnée par la roue qui tourne le plus vite, ce régulateur étant caractérisé en ce qu'il comporte des moyens capables de donner une deuxième grandeur de référence analogue à la première et qui remplace cette première grandeur lorsque celle-ci disparaît ou devient inférieure à une valeur déterminée, et en ce que cette deuxième grandeur de référence possède une allure qui correspond à une décélération d'au moins 1 g en fonction d'un premier quotient différentiel. 2. Régulateur de force de freinage suivant la revendication 1, caractérisé en ce que un condensateur se charge rapidement au uoyen de la tension maximale, qui constitue la première grandeur de référence et qui est obtenue d'une façon connue en soi, et se décharge de façon définie par un courant d'intensité constante. 3. Régulateur de force de freinage suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le condensateur se décharge à tr-vers un transistor dont la tension de base est constante. 4. Régulateur de force de freinage suivant la revendication 3, caractérisé en ce que la tension de base constante est établie sur le transistor par des diodes. 5. Régulateur de force de freinage suivant la revendication 4, caractérisé en ce qu'une résistance calculée en fonction des diodes et de l'intensité du courant de décharge est intercalée dans le circuit d'émetteur du transistor pour servir de contre-couplage. 1 25647 8 2098391 6. Régulateur de force de freinage suivant l'une des revendications 1 à 5» caractérisé en ce que le signal est prélevé sur le condensateur sans passage de courant, par exemple au moyen d'un transformateur d'impédance.