-1- 2037243 La présente invention concerne un câble électrique gainé et son procédé de fabrication et plus spécialement un câble électrique comportant un barrage métallique scellé comprenant une feuille de matière de décollement qui peut être facilement enlevée du bar-5 rage pour dénuder le métal et faciliter la mise à la masse aux épissures. Dans l'industrie des câbles, il est bien connu que les changements des conditions ambiantes provoquent des différences de tension de vapeur entre l'intérieur et l'extérieur d'une gaine de 10 matière plastique d'un câble qui a généralement pour effet de diffuser l'humidité dans une seule direction de l'extérieur du câble vers l'intérieur. Cela conduit finalement à une teneur en humidité défavorablement élevée à l'intérieur du câble, en particulier si une gaine de polyéthylène constitue la seule couche de barrage à 15 l'encontre de l'entrée de l'humidité et une forte teneur en humidité à l'intérieur d'une gaine de câble a un effet nuisible sur les caractéristiques de transmission du câble. Le polyéthylène qui est utilisé n'empêche le passage de l'eau qu'à l'échelle microscopique. Lorsque des câbles sont utili-20 sés pendant des périodes allant de 20 à 40 ans,et lorsque les conducteurs à l'intérieur des câbles sont sensibles à la présence de l'humidité, il devient indispensable de prendre en considération les procédés permettant d'empêcher l'entrée de l'humidité dans le câble ?non seulement à l'échelle microscopique, mais également à 25 l'échelle moléculaire. Une couche de barrage métallique qui est enroulée autour d'une âme d'un câble constitue un barrage efficace à l'encontre de la diffusion de l'humidité dans l'âme du câble. Un câble téléphonique de cette construction est désigné en pratique par câble 30 "Alpeth" et est décrit en détail dans l'article de F. ¥. Horn et R. B. Ramsey "Bell System Cable Sheath Problems and Designs" dans A.I.E.E. Proceeding?1951 » "Volume 70. La couche de barrage métallique comprenant une feuille ou ruban de blindage métallique, par exemple en aluminium, peut être ondulée dans le sens transversal 35 avant d'être enroulée autour de l'âme du câble pour donner plus de flexibilité au câble et pour permettre de cintrer le câble terminé sans plisser ou rompre la bande de blindage. 70 10391 -2- 2037243 Etant donné que la plupart des communications nécessitent un "blindage métallique conducteur de l'électricité pour une protection à l'encontre des signaux électriques externes, il est habituellement souhaitable d'incorporer la fonction de blindage avec 5 la fonction de barrage à l'encontre de l'humidité dans une seule couche de métal. Une bonne continuité électrique est une condition nécessaire pour une matière de blindage acceptable. Les câbles souterrains sont généralement exposés à une pénétration de l'eau souterraine et ainsi à des conditions de corrosion 10 plus rigoureuses. La corrosion des câbles téléphoniques souterrains pose un problème suffisamment important pour' suggérer de remplacer le ruban de blindage en aluminium par des métaux plus coûteux. Cependant, des essais ont révélé que même un ruban de cuivre ne prolonge pas suffisamment la longévité des câbles souterrains pour 15 satisfaire àux conditions de durée optimaleg4ui sont déterminées par les caractéristiques économiques de l'installation téléphonique. D'autres solutions, comme l'utilisation de rubans de métaux nobles et le bourrage du câble avec des composés protecteurs, ont été proposées dans le passé, mais pour la plupart elles n'ont pas 20 été acceptées. Si la couche de barrage est constituée par une seule feuille de métal, comme l'aluminium sous la forme d'un ruban, qui est enroulée longitudinalement autour du câble, de manière à recouvrir les parties marginales, l'efficacité de la feuille, comme barrage 25 à l'encontre de l'humidité ou comme blindage, est améliorée sensiblement si le joint entre les bords à recouvrement est hermétiquement scellé. Plus particulièrement, un joint est très efficace si une liaison métal-métal des parties marginales à recouvrement est effectuée, par exemple par soudage ou brasage. D'une façon géné-30 raie, les matières qui sont utilisées comme blindage sont sensibles à la chaleur et sont facilement endommagées si elles sont surchauffées. Ces caractéristiques rendent l'application du soudage comme technique de scellement impossible à cause de la température élevée qu'impliquent la plupart des procédés de soudage ordinaires. En 35 outre, à cause de sa nature hautement réactive, l'aluminium conserve en général une pellicule d'oxyde qui empêche pratiquement d'utiliser un soudage continu comme technique de liaison dans des cas 70 10391 -3- 2037243 comme la fabrication d'une gaine de câble. Par conséquent, d'autres procédés ont été mis au point pour sceller les bords à recouvrement du joint du blindage d'aluminium enroulé longidutinalement. Après avoir plié la feuille métallique, par exemple d'alumi-5 nium, autour de l'âme du câble pour former un tube, une gaine externe de polyéthylène est extrudée sur le tube. A mesure que le polyéthylène se refroidit, il se contracte. Le refroidissement s'effectue de la surface externe de la gaine vers l'intérieur, le retrait serrant le polyéthylène contre la surface de la feuille 10 pliée longitudinalement et faisant glisser les parties marginales à recouvrement de la feuille métallique les unes par rapport aux autres, de manière à provoquer un affaissement partiel du blindage. Le mouvement glissant relatif, des parties marginales à recouvrement s'arrête lorsque le blindage tubulaire est supporté par l'âme 15 du câble. Pendant ce rétrécissement, le bord externe à recouvrement de la feuille pliée exerce une pression vers l'extérieur dans la gaine de matière plastique, en réduisant l'épaisseur effective de la gaine radialement vers l'extérieur depuis le bord de la feuille. Pour améliorer la-résistance à la corrosion de la couche de 20 barrage et pour supprimer le glissement le long dû joint, un copo-lymère adhésif, comme un copolymère d'éthylène contenant un acide et plus particulièrement des copolymères d'éthylène contenant de l'acide acrylique, ainsi que les formes partiellement neutralisées de ces copolymères adhésifs thermoplastiques, peut ê-tre appliqué 25 aux deux côtés de la feuille métallique pour former une couche de blindage. Le copolymère adhésif qui est appliqué sous forme d'une pellicule présente une grande résistivité électrique, une grande résistance aux substances chimiques et à l'humidité et une bonne adhérence à l'aluminium pour supporter les processus de fabrication 30 tels que l'ondulation et le pliage longitudinal et pour empêcher une dé stratification dans des milieux corrosifs. L'application des copolymères adhésifs à des stratifiés est décrite par B. Wargotz dans un article intitulé "Environmental Stability of Ethylene-Acry-lic Acid Adhesive Copolymers Bonded to Métal Substrates" publié 35 dans le volume 12 du "Journal of Applied Polymer Science", pages 1873-1888 (1968). Les copolymères adhésifs développent également une forte liaison entre la feuille métallique et la gaine externe 70 10391 -4- 2037243 en polyéthylène. Habituellement, un ruban métallique, par exemple d'aluminium, est préalablement enduit des deux côtés avec le co- _ polymère adhésif, sur toute sa largeur, et le ruban préalablement -enduit est ensuite plié longitudinalement autour de l'âme du câble. 5 Lorsqu'une gaine de polyéthylène est extrudée sur la couche • .... de barrage métallique, la chaleur dégagée par le polyéthylène semi- fondu colle le ruban métallique à la gaine. Si la chaleur appliquée • .. au polyéthylène est suffisamment élevée, le ruban d'aluminium de- . vient suffisamment chaud pour que les parties à recouvrement de la 10 couche de barrage collent les unes aux autres au joint. Le ruban • métallique adhère fermement à la gaine externe pour empêcher la „ pénétration de l'humidité. Il s'est aussi avéré que l'utilisation d'une couche de blindage avec un joint scellé présente de meilleu- = res caractéristiques de résistance mécanique qui sont nécessaires 15 pour résister à une flexion répétée du câble. Bien que la liaison voulue entre la gaine externe et l'âme et l'inhibition de la pénétration de l'humidité soient résolues par l'utilisation d'un ruban métallique enduit, la terminaison et l'épissure des câbles posent encore des problèmes. Dans le cas 20 d'une épissure, par exemple, il est nécessaire qu'une pince, interne de la gaine soit placée sur l'âme et en contact avec la surface interne du ruban métallique. A chaque extrémité de la pince de la gaine, une oreille fait saillie à travers des fentes découpées dans le ruban métallique et est à découvert pour venir en contact 25 avec une pince de mise à la.masse. A cause de la liaison intime entre le ruban métallique et l'enduit du copolymère, il est difficile de dénuder le ruban métallique et d'établir un contact électrique avec la pince interne de la gaine. Naturellement, le câble pourrait être réalisé avec une liai-30 son moins intime entre la gaine et le blindage pour faciliter l'épissure et la mise à la masse,tout en offrant encore une protection du ruban de blindage métallique à l'encontre de la corrosion. Toutefois, une diminution quelconque de l'adhérence à l'interface est accompagnée par une diminution correspondante de la 35 résistance absolue à la pénétration de l'humidité. Ce problème général est cité dans un brevet antérieur au moins. En conséquence, dans cette description, l'adhérence du copo- 70 10391 -5- 2037243 lymère adhésif est limitée à une seule partie de l'interface entre la gaine et la couche de blindage. Plus spécialement, le ruban métallique n'est enduit avec la matière comportant un ou plusieurs groupes carboxyle réactifs que le long des parties marginales lon-5 gitudinales et sur une distance limitée prédéterminée de chaque cfité du ruban depuis les bords. Le reste du ruban est enduit d'une matière ayant de moins bonnes qualités adhésives ou il peut être enduit avec la même matière sur toute la largeur et traité ensuite le long d'une partie située entre les bords pour réduire les ca-10 ractéristiques d'adhérence de l'enduit sur la partie située entre les bords (voir brevet des Etats-Unis d'Amérique N° 3.379.821). Toutefois, dans la construction du câble décrit ci-dessus, la protection contre la pénétration de l'humidité dépend d'un joint scellé. L'absence d'une liaison intime entre la gaine et la couche 15 de blindage autour de la plus grande partie de la périphérie du câble peut permettre à l'humidité de pénétrer par des trous d'aiguilles et de s'acheminer ultérieurement le long du câble entre la gaine et la couche de blindage. Dans de nombreuses opérations d'épis-sage, il n'est pas nécessaire d'enlever la gaine externe de la 20 couche métallique et par suite la construction du câble avec une adhérence réduite autour de la majeure partie de la périphérie augmente inutilement les possibilités de pénétration de l'humidité. De plus, même s'il était nécessaire d'enlever la gaine externe de la couche métallique de blindage à l'endroit de l'épissure, il 25 semblerait peu convenable de réduire l'adhérence de la gaine à la couche de blindage sur toute la longueure du câble pour rendre plus rapide l'opération de dépouillement sur une courte distance le long du câble aux endroits des épissures. L'expression "faisant face",telle qu'on l'utilisera dans la 30 présente demande, lorsqu'on se référera à la relation entre une surface et un objet, indiquera que la surface est orientée en direction de l'objet et qu'elle peut être, mais n'est pas nécessairement, à proximité de l'objet ou en contact avec ce dernier. L'expression "surface principale",telle qu'on l'utilisera 35 dans la présente demande, lorsqu'on se référera à des surfaces d'un ruban,désignera les grandes faces du ruban et non les bords de ce dernier, même si les faces pouvaient être incurvées, ondulées ou 70 10391 -6- 2037243 avoir une autre forme qui n'est pas plane et même si les bords pouvaient se raccorder uniformément avec les faces sans brusque changement de la forme géométrique. Le terme "polymère", tel qu'on l'utilisera dans la présente 5 demande, désignera à la fois des composés thermoplastiques tels que le polyéthylène et le chlorure de polyvinyle, etc., des composés thermodurcissables tels que des résines époxy et des polyuréthannes et des élastomères tels que les néoprènes. En conséquence, la présente invention a pour objet un câble 10 présentant une gaine externe collée fermement à une couche métallique de blindage avec un joint scellé longitudinal* la surface principale de la couche de barrage métallique pouvant être dénudée pour faciliter des opérations d'épissage et de mise à la masse. Naturellement, il est possible d'enduire simplement une sur-15 face principale du ruban d'aluminium avec le copolymère adhésif, mais il n'y aurait pas d'adhésif sur l'autre surface principale pour obtenir la liaison désirée, lorsque l'adhésif se trouve sur une surface principale le long de la partie marginale à recouvrement du joint. Le copolymère appliqué à la surface principale ex-20 terne du ruban d'aluminium n'adhère pas à la surface principale de l'aluminium faisant face à l'intérieur pendant l'extrusion normale pour obtenir le joint désiré. Afin de réaliser un joint scellé, l'autre surface principale du ruban d'aluminium peut être préalablement enduite au moins le long de sa partie marginale avec un 25 adhésif, dans des conditions réglées, tout en préchauffant l'aluminium. Il a été mis au point des procédés qui permettent maintenant l'application sélective d'un adhésif à une partie seulement de l'autre surface principale du ruban métallique, par exemple, celle faisant face vers l'intérieur. Ce procédé est décrit dan§ la demande de brevet français déposée le,m§me jour au nom de la meme 30 demanderesse et intitulee "Câble de télécommunication" La présente invention a en outre pour objet un câble et un procédé de réalisation du câble dans lequel les deux surfaces principales d'an ruban métallique sont enduites sur toute- leur largeur transversale avec une matière adhésive pour former une couche mé-35 tallique de blindage ou de barrage, tout en prévoyant un moyen pour enlever la matière adhésive de l'une des surfaces principales du. ruban à des endroits prédéterminés. 70 10391 -7- 2037243 Compte tenu de ce qui précède, la présente invention vise un câble électrique blindé comportant une âme, dans lequel une couche métallique de barrage est enroulée longitudinalement autour de l'âme, la couche de barrage étant constituée par un ruban métalli-5 que enduit sur ses surfaces principales avec un adhésif et présentant des bandes longitudinales d'une matière identifiable pouvant être arrachée, qui sont intercalées entre le ruban métallique et l'adhésif sur l'une des surfaces principales, afin de faciliter l'enlèvement de l'adhésif de ladite surface principale. 10 Dans un procédé donné à titre illustratif de certaines carac téristiques de l'invention, des parties successives d'une âme sont avancées le long d'un trajet prédéterminé. Un ruban d'aluminium longitudinal ayant la forme d'une bande est recouvert d'un côté par plusieurs bandes longitudinales d'une matière constituant un 15 agent de.décollement. Une couche d'un copolymère adhésif est appliquée à une surface principale du ruban métallique faisant face vers l'extérieur et à la surface principale faisant face vers l'intérieur sur l'agent de décollement pour former une couche métallique de barrage, la couche métallique de barrage est ensuite enroulée 20 longitudinalement autour de l'âme du câble pour recouvrir les surfaces principales de la couche de barrage et pour mettre le copolymère adhésif appliqué à la surface principale faisant face vers l'intérieur de la partie marginale périphérique de la couche de barrage en contact avec le copolymère adhésif appliqué à la surface 25 principale faisant face vers l'extérieur de l'autre partie marginale périphérique de la couche de barrage. Une gaine externe en polyéthylène est extrudée sur la surface externe enduite de la couche métallique de blindage ou de barrage et ensuite les parties successives du joint sont chauffées pour 30 porter la matière adhésive au moins à une température prédéterminée, tout en maintenant une relation correcte entre les parties adjacentes contiguës en contact des surfaces principales de la couche de barrage métallique qui se font face le long du joint entre les parties à recouvrement. Les bandes de décollement recouvertes par le 35 copolymère et qui se trouvent à un écartement prédéterminé facilement repérable, sont identifiables et peuvent être facilement tirées pour les séparer du ruban métallique et pour enlever le copo- 70 10391 -8- 2037243 lymère du ruban métallique et le dénuder en vue d'une épissure et d'une mise à la masse. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention res-sortiront de la description qui va suivre faite en regard du des-5 sin annexé et donnant à titre explicatif, mais nullement limitatif, des formes de réalisation de l'invention. Sur ce dessin : la figure 1 est une coupe d'un câble selon les principes de la présente invention ; 10 la figure 2 est une vue détaillée d'une partie développée d'une coupe de la couche métallique- de barrage ; la figure 3 est une vue en bout partielle en coupe d'un câble selon une autre forme de réalisation de la présente invention ; la figure 4 est une vue montrant le câble à une épissure, 15 une partie de la couche de blindage et de la gaine étant enlevée ; et la figure 5 est une élévation simplifiée montrant un appareil utilisé pour la mise en oeuvre du procédé selon les principes de la présente invention. 20 En se référant maintenant à la figure 1, on a représenté une partie d'un câble, désigné d'une façon générale par le numéro de référence 10, et comportant plusieurs conducteurs isolés 11 qui constituent une âme désignée d'une façon générale par le numéro de référence 12. l'âme 12, qui est de même longueur que le câble 10 25 et qui est entourée par une enveloppe (non représentée) constituée par un ruban de papier ou un stratifié de caoutchouc et de téré-phtalate de polyéthylène, doit être protégée de l'humidité et de la corrosion. En conséquence, pour protéger l'âme 12, une couche de blin-30 dage ou de barrage, qui est désignée d'une façon générale par le numéro de référence 13 (figure 2), est formée et ensuite enroulée longitudinalement autour du câble 10 pour entourer l'âme. La couche de barrage 13 comporte une couche métallique de blindage 14, par exemple, d'aluminium,, qui peut être ondulée ou qui peut avoir 35 la forme d'une bande. 70 10391 -9- 2037243 La couche de blindage ou de protection 13 aide à empêcher la diffusion de la vapeur d'eau dans l'âme 12 du câble 10. Outre cette fonction, le. ruban métallique 14 de la couche de barrage 13 absorbe efficacement l'énergie des champs de dispersion élec-5 tromagnétiques provenant de sources situées à l'extérieur du câble de télécommunication 10. Etant donné que le ruban métallique 14 joue deux rôles, il est réalisé de préférence en un alliage d'aluminium de qualité convenant pour des conducteurs électriques et ayant des caracté-10 ristiques électriques constantes, d'une épaisseur d'environ 0,2 mm. Le métal particulier et l'épaisseur du ruban métallique ont peu d'importance pour la présente invention ; le métal pourrait être du cuivre ou du laiton ou l'une quelconque d'un certain nombre d'autres matières conductrices, si d'autres considérations l'exi-15 gent. Lorsque le ruban métallique 14 est enroulé longitudinalement autour de l'âme 12, de façon que les parties marginales des surfaces principales du ruban se chevauchent pour former un joint 16, il est indispensable de sceller le joint pour empêcher l'humidité 20 de pénétrer dans l'âme et pour éviter les autres difficultés susmentionnées. Afin de sceller le joint longitudinal formé par les parties marginales à recouvrement du ruban métallique 14 et de disposer simultanément des moyens pour dénuder une surface principale 17 du ruban métallique 14 faisant face vers l'intérieur et 25 vers l'âme 12 aux épissures, le ruban est préalablement enduit ou recouvert sélectivement par des matières différentes. Initialement, une matière polymère utilisée comme agent de décollement est appliquée par des techniques classiques ou est ex-trudée sur la surface principale tournée vers l'intérieur 17 du 30 ruban d'aluminium 14 qui, lorsqu'il est enroulé autour de l'âme avancée, est en regard de l'âme (voir figure 2). L'agent de décollement peut être en une matière quelconque disponible dans le commerce, comme des résines de chlorure de vinyle qui n'adhèrent pas au ruban d'aluminium 14, mais qui est caractérisée par le fait qu' 35 elle peut être appliquée sous forme de raies ou bandes à partir d'une solution. Bien que l'agent de décollement soit une matière polymère, il présente un certain degré d'adhérence à l'égard du 70 10391 -10- 2037243 ruban d'aluminium 14 qui est sensiblement inférieur à celui d'un copolymère d'éthylène et d'acide acrylique et qui peut être facilement arraché du ruban d'aluminium. L'agent de décollement peut être appliqué à la surface prin-5 cipale faisant face vers l'intérieur 17 du ruban 14 selon plusieurs configurations. Par exemple, plusieurs bandes ou raies 18 transversalement espacées par rapport au ruban métallique 14, comme représenté sur la figure 2, peuvent être appliquées ou extrudées longitudinalement le long de la surface principale 17 du ruban 14 fai-10 sant face vers l'intérieur. Selon une variante, comme représenté sur la figure 3, une couche 19 de la matière arrachable peut être appliquée au ruban d'aluminium 14, à l'exception d'une partie marginale longitudinale étroite de la surface principale 17 du ruban faisant face vers l'intérieur. 15 Ensuite, pour sceller le joint longitudinal 16 le long des parties à recouvrement des surfaces principales du ruban d'aluminium 14, un copolymère d'éthylène et d'un acide, comme un copolymère d'éthylène et d'acide acrylique,est appliqué pour former une couche 21 sur une face principale faisant face vers l'extérieur 20 22 du ruban 14 (voir figure 2). Ce copolymère adhésif qui est une matière thermosensible est vendu par Dow Chemical Company of Midland, Michigan., sous la désignation "Copolymer Resin QX2375.0". Simultanément ou ultérieurement, une couche 23 du même copolymère adhésif que celui constituant la couche 21 est appliquée sur les 25 bandes arrachables 18 de l'agent de décollement et sur les parties nues restantes de la surface 17 du ruban d'aluminium 14, comme on le voit sur la figure 2. Afin de permettre à un monteur d'identifier rapidement les bandes de l'agent de décollement, la matière de décollement doit 30 pouvoir se distinguer visiblement du copolymère adhésif. Les bandes 18 sont en une matière ayant une couleur distincte et la couche de revêtement 23 êst suffisamment transparente pour permettre de discerner la bande se trouvant au-dessous d'elle. Ensuite, la couche 13 de barrage empêchant la pénétration de 35 1'humidité»qui comporte le ruban métallique 14 intercalé entre les couches 21 et 23 du copolymère adhésif, les bandes 18 de la matière de décollement étant disposées entre la couche 23 du copolymère 70 10391 -ii- 2037243 adhésif et la surface principale faisant face vers l'intérieur 17 du ruban 14» est appliquée à l'âme 12. La partie marginale périphérique de la couche 21 du copolymère adhésif appliquée à la surface principale faisant face vers l'extérieur 22 est mise en con-5 tact avec la partie marginale périphérique de la couche 23 du copolymère adhésif appliquée à la surface principale faisant face vers l'intérieur du ruban pour former le joint à recouvrement 16 (voir figure 1). Le copolymère thermosensible peut développer une liaison mécanique et chimique avec le ruban d'aluminium 14 et 10 adhère également aux bandes arrachables 18 et à la gaine enveloppante 24 (voir figure 1) en polyéthylène ou autre matière plastique isolante convenable. La dimension physique du joint scellé 16 est importante pour permettre à la couche de barrage 13 d'empêcher une diffusion de 15 l'eau dans le câble 10. La vitesse à laquelle la vapeur d'eau se diffuse à travers la matière est proportionnelle à la surface qui est exposée à la source de vapeur d'eau et la vitesse de diffusion est inversement proportionnelle à la longueur du trajet que doit parcourir la vapeur d'eau. Il est bien entendu qu'à mesure que la 20 largeur du joint à recouvrement 16 de la couche de barrage 13 diminue et qu'à mesure que l'épaisseur de l'adhésif dans la partie du joint augmente, l'aptitude de l'adhésif d'étanchéité à empêcher une diffusion d'humidité augmente. Toutefois, en pratique, il est nécessaire d'attribuer des dimensions définies au joint à re-25 couvrement 16. Le prix et les paramètres de fabrication sont des facteurs qui, avec la diffusion de l'humidité, ont abouti à la détermination de dimensions optimales du joint à recouvrement 16. La résistance du câble 10 à la pénétration de l'humidité est encore améliorée par l'application de la gaine de polyéthylène 24 30 à la surface principale faisant face vers l'extérieur de la couche 21 du copolymère adhésif à une température d'extrusion qui convient pour assurer une liaison optimale entre le polyéthylène et la couche de barrage 13. La construction du câble 10 selon la présente invention fa-35 cilite la mise à la masse du câble à l'endroit où est effectuée une épissure. Par exemple, pendant l'installation et à un endroit où est effectuée une épissure, la gaine 24 et la couche de barrage 70 10391 -12- 2037243 13 peuvent être sectionnées et enlevées de l'âme 12, comme représenté sur la figure 4. Le monteur identifie alors visuellement les "bandes colorées 18 qui se distinguent facilement de la couche transparente 23 et il tire les "bandes suffisamment fort pour les 5 arracher du ruban métallique 14. Le stratifié collé formé sur les bandes 18 et les parties enveloppantes de la couche .23 du copolymère adhésif ont une résistance suffisante pour que lors de l'arrachement des bandes à partir du ruban métallique 14, les parties enveloppantes des couches 23 soient déchirées et enlevées des par-10 ties du copolymère adhésif situées à proximité des bandes. De cette façon, une bague 26 de mise à la masse comportant des oreilles 27 peut être introduite sous les parties dénudées du ruban métallique 14 et mise en contact électrique avec elles (voir figure 4). Dans un procédé de fabrication d'un câble selon les princi-15 pes de la présente invention, le ruban métallique 14 est préalablement recouvert d'au moins une bande longitudinale 18 d'une matière de décollement sur sa surface principale faisant face vers l'intérieur 17 (figure 2). Ensuite, les surfaces principales faisant face vers l'intérieur et vers l'extérieur 17 et 22, respectivement, du 20 ruban métallique 14 sont recouvertes par les pellicules 23 et 21, respectivement, du copolymère adhésif sur toute la largeur du ruban métallique (voir figure 2). En général, le ruban métallique 14 préalablement recouvert de la couche 21 du copolymère adhésif est un article vendu dans le commerce et est produit par exemple par 25 Dow Chemical Company sous la désignation "Zetabond 280". En se référant maintenant à la figure 5, la couche de barrage 13 comprenant le ruban métallique préalablement enduit 14 est pliéelongitudinalement autour de l'âme en mouvement 12 par un dispositif de mise en forme de tube désigné d'une façon générale par 30 le numéro de référence 31» pour entourer l'âme et former le joint à recouvrement 16 entre la surface principale du ruban faisant face vers l'intérieur et sa surface principale faisant face vers l'extérieur. Ensuite, l'âme enveloppée 12 est avancée vers et dans une extrudeuse classique de matière plastique désignée d'une façon 35 générale par le numéro de référence 32, qui est utilisé^pour extru-der la gaine périphérique 24 en polyéthylène.sur la couche de blindage 13. Le polyéthylène fondu peut être appliqué par 1'extrudeuse 70 10391 -13- 2037243 32 à une température comprise entre 190° et 245°C. Il est plus avantageux de limiter la gamme de température à 14°C, c'est-à-dire entre 218° et 232°C. A mesure que l'âme 12 et la couche de barrage 13 passent 5 dans 1*extrudeuse 32, le joint à recouvrement 16 est scellé. Le polyéthylène est suffisamment chaud pour qu'il se produise une transmission de chaleur dans les couches 21 et 23 du copolymère adhésif et dans le ruban métallique 14. îar suite de la transmission de chaleur de la gaine de polyéthylène 24 dans les couches 10 21 et 23 du copolymère adhésif, la température.du copolymère adhésif est suffisamment élevée pour coller les enduits de copolymère des parties à recouvrement des surfaces principales le long du joint à recouvrement 16 et pour coller simultanément la couche 21 du copolymère à la gaine 24. 15 Après l'extrusion de la gaine de polyéthylène 24 sur l'âme et la couche de barrage 13-, il faut empêcher qu'une quantité excessive de chaleur soit transmise de la gaine chaude de matière plastique vers l'intérieur en direction de l'âme. Cette transmission de chaleur parfois nuisible est empêchée en refroidissant ra-20 pidement la gaine de matière plastique 24 par un appareil quelconque 33 bien connu en pratique. En variante, le joint collé à recouvrement 16 peut être formé indépendamment de l'extrusion de la gaine. Les parties successives du ruban métallique- 14,qui sont préalablement enduites de 25 copolymère adhésif,peuvent être tirées dans un ensemble de chauffage par induction analogue à ceux décrits dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique N° 2.758.189, N° 2.801.316 et ïï° 2.925-485. Une partie du câble non gainé 10 qui est recouverte par le ruban métallique préalablement enduit 14 est avancéedans 30 l'ensemble de chauffage par induction (non représenté) dans lequel des champs magnétiques à haute fréquence engendrent des courants dans le joint à recouvrement 16 de la couche de barrage métallique 13 pour chauffer le joint. En réglant correctement la puissance de l'ensemble de chauffage par induction au moyen d'un 35 appareil de commande classique (non représenté), on peut chauffer suffisamment pour coller le joint 16 sans altérer les couches 21 et 23 du copolymère et sans endommager l'âme 12. Un poste de re 70 10391 -14- 2037243 froidissement à eau (non représenté) se trouve au voisinage immédiat de l'extrémité de sortie de l'ensemble de chauffage par induction (non représenté) pour pulvériser de l'eau à température ambiante sur le joint 16, afin de le refroidir tout en le mainte-5 nant sous pression. Après le collage de la couche métallique de barrage 13 sous forme tubulaire autour de l'âme 12, le câble 10 peut être enroulé sur une bobine (non représentée). Ensuite, le câble 10 comportant l'âme 12 et la couche métallique de barrage de forme tubulaire 10 13» peut être avancée dans l'extrudeuse 12 et la gaine de polyéthylène 24 peut être appliquée à l'extérieur de l'âme recouverte de métal. L'un des avantages de l'utilisation d'une technique d'application d'une couche métallique de barrage consistant en deux phases 15 de fonctionnement, à savoir une phase de chauffage et une phase de gainage ultérieure,réside dans le fait que 'l'intégrité du joint scellé à recouvrement 16 peut être vérifiée avant d'appliquer la gaine de polyéthylène 24. Pour vérifier cette intégrité du joint, on peut utiliser diverses techniques. L'une de ces techni-20 ques est décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N"0 2.988.917. Si des défauts sont détectés dans le joint 16, l'opération continue de formage et de scellement peut être interrompue pendant un temps suffisant pour réparer la partie défectueuse du joint. On dispose de systèmes de commande classiques (non repré-25 sentés) qui déterminent la quantité de chaleur à appliquer au joint 16 par l'ensemble de chauffage par induction (non représenté) lorsque l'âme 12 commence à se déplacer et lorsqu'elle est arrêtée pour effectuer des réparations. L'utilisation d'un système de formage tde scellement et de 30 vérification de l'intégrité du joint, indépendamment de l'extrusion de la gainejfpermet d'interrompre la fabrication du câble 10 pour effectuer des réparations. Ainsi, on évite d'entraver l'efficacité d'une opération d'extrusion qui résulterait normalement d'une mise en mouvement ou d'un arrêt du câble pour effectuer des 35 réparations. Si le fait de pouvoir amorcer et arrêter l'opération de formage et de scellement avait peu d'importance, l'application de la 70 10391 "15~ 2037243 ,24 gaine/pourrait être effectuée par une opération en tandem avec le formage et le scellement, sans la phase intermédiaire de reprise de l'âme 12 entourée par la couche métallique de "barrage 13. Un dispositif classique (non représenté) permettant de vérifier 5 l'intégrité du joint 16 pourrait être utilisé pour marquer les zones défectueuses, de manière à pouvoir les réparer ou les enlever du câble 10 après l'application de la gaine 24. lie câble 10 peut être également assemblé suivant les principes du procédé de l'invention pour permettre une mise à la masse 10 de la surface principale faisant face vers l'extérieur 22 du ruban métallique 13. En conséquence, les bandes 18 de l'agent de décollement sont appliquées à la surface principale faisant face vers l'extérieur 22 et les couches 21 et 23 du copolymère d'éthylène et d'acide acrylique sont appliquées ensuite sur la surface prin-15 cipale faisant face vers l'intérieur 17 et sur les bandes 18 et la surface principale faisant face vers l'extérieur 22. Naturellement, l'invention n'est pas limitée aux formes de réalisation décrites et représentées et est susceptible de recevoir diverses variantes rentrant dans le cadre et l'esprit de l'inven-20 tion. 70 10391 -16- 2037243 BUTHHTIICATTOWS 1. Câble électrique comportant une âme entourée d'un blindage métallique qui est plié autour de l'âme de manière à former un joint à recouvrement et qui présente des enduits adhérant à ses 5 surfaces principales et les uns aux autres le long du joint, câble caractérisé en ce qu'une bande au moins (18) de matière thermoplastique est noyée dans l'enduit (23) appliqué à l'une des surfaces principales (17) du blindage (13). 2. Câble électrique selon la revendication 1, caractérisé 10 en ce que la bande (18) est d'une- couleur distincte et en ce que l'enduit enveloppant (23) est suffisamment transparent pour permettre de distinguer la bande se trouvant au-dessous de lui. 3. Câble électrique selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la matière thermoplastique de l^foande (18) consti- ,et 15 tue un agent de décollement/en ce qu'elle présente une adhérence à l'égard du blindage métallique (13) qui est sensiblement inférieure à celle de l'enduit (23). 4. Câble électrique selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la bande (18) est en une résine 20 de chlorure de polyvinyle. 5. Câble électrique selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'enduit (23) est en un copolymère d'éthylène et d'un acide. 6. Câble électrique selon l'une quelconque des rèvendications 25 précédentes, caractérisé en ce que le blindage métallique (13) est en aluminium plat de longueur continue. 7. Procédé de fabrication d'un câble électrique présentant une âme entourée par un blindage métallique qui est plié autour de l'âme pour former un joint à recouvrement et qui présente des 30 enduits adhérant à ses surfaces principales et les uns aux autres le long du joint, procédé caractérisé en ce qu'il consiste à appliquer une bande (18) d'une matière arrachable le long d'une feuille de matière de blindage (13) ; à appliquer des enduits isolants thermosensibles (21, 23) aux côtés opposés (22, 17) de la 35 feuille de matière de blindage pour noyer la bande dans l'un des enduits appliqués (23) 5 à former la feuille autour d'une âme (12) pour réaliser un joint à recouvrement (16) entre les enduits ; et à chauffer les enduits à recouvrement le long du joint pour coller la matière thermosensible le long dudit joint.