La présente invention concerne l'augmentation de la vie utile d'anodes de cellules électrolytiques. Plus particulièrement, elle concerne l'utilisation d'une anode cible pour régler sélectivement les fuites de courant d'une anode vers un liquide d'alimentation en anolyte ou un liquide de décharge d'anolyte de façon à empêcher une détérioration électrolytique de l'anode. Dans la pratique des électrolyses on a observé que la détérioration de l'anode peut se produire dans des sections fortement é loignées de l'anode. On a proposé comme théorie qu'une telle détérioration était de nature électrolytique ét qu'on pouvant l'éviter en empêchant les courants de fuite provenant des anodes et de l'anolyte. De même, il est connu d'utiliser des moyens conducteurs pour canaliser le courant de fuite dans certains processus électrolytiques. Toutefois, avant la présente invention, il n'existait pas de moyen simple et efficace pour éviter la détérioration des anodes en mailles de titane expansé pour l'électrolyse de saumure dans des cellules de polymères moulées du type " filtre-presse ".On fournit maintenant un moyen très simple, économique et efficace pour accroftre la durée de vie des anodes dans de telles cellules et pour permettre de plus longs usages continus des cellules sans qutil soit besoin de les arrêter fréquemment pour examiner les anodes. Ceci est d'une importance particulière dans les cellules préférentielles selon la présente invention dans lesquelles on utilise des membranes à longue durée, de préférence des anodes de titane revêtues d'un oxyde de métal noble, de sorte que les opérations d' électrolyse peuvent continuer pendant des périodes de temps relativement longues, par exemple d'une à cinq années, sans qutil soit besoin de démonter la cellule pour remplacer des parties endomma- gées ou n'agissant plus. Selon la présente invention un corps ou cadre moulé, non conducteur, d'une cellule électrolytique destiné à contenir les électrodes et une membrane, laquelle membrane divise la cellule en compartiments à anolyte et à catholyte et qui présente des têtes d'alimentation en anolyte et des têtes de décharge d'anolyte qui y sont moulées et des passages reliant le compartiment à anolyte avec de telles têtes, comporte un chemin de passage à travers le corps moulé de la cellule différent de ceux qui existent pour l'alimenta- tion ou la décharge de l'anolyte, ledit chemin de passage faisant communiquer la tête d'alimentation en anolyte ou de décharge de 1' anolyte avec le compartiment anodique, passage à travers lequel on peut faire passer un conducteur en matériau résistant à l'attaque électrolytique qui relie le liquide, quand il y en a dans la tête d'alimentation ou de décharge de l'anolyte, avec l'anode, pour faciliter le passage d'une petite proportion de courant de l'anode vers le liquide se trouvant dans la tête d'alimentation en anolyte ou de décharge de l'anolyte et empêcher ainsi une fuite provenant d'autres portions de l'anode que celle qui est en contact avec le conducteur, ce qui empêche la détérioration de l'anode par des fuites de courant. De préférence, le conducteur est le platine et relie une portion supérieure d'une anode plate en maille de titane expansé avec le liquide dans la tête de décharge de l'anolyte. L' invention concerne aussi une cellule électrolytique qui contient le corps ou cadre de cellule mentionné, et un procédé d'électrolyse de saumure avec ladite cellule. L'invention sera facilement comprise d'après la description d'un mode de réalisation préférentiel en connexion avec le dessin annexé dans lequel la Figure 1 est une élévation avec coupe partielle latérale d'un corps de cellule, montrant une membrane, une anode, des têtes d'alimentation et de décharge de l'anolyte et l'anode cible de 1' invention; la Figure 2 est une vue agrandie d'une portion du corps de cellule de la Figure 1, montrant le fil de l'anode cible et sa communication avec l'anode de la cellule et l'anolyte déchargé dans la tête de décharge; et la Figure 3 est une vue en section et élévation selon le plan 3-3 de la Figure 1. La Figure 1 représente un corps ou cadre non conducteur 11 sur lequel sont montés les conducteurs 13 et 15. Ceux-ci mettent en communication une source de potentiel électrique positif avec une anode en mailles de titane expansé 17, qui est revêtue d'un côté (opposé à la membrane) d'une mince couche d'oxyde de ruthénium (moins de 0,01 mm d'épaisseur). Une membrane. 19 perméable de façon sélective et à activité cationique, est montée en contact avec l'a node et divise le corps de la cellule en compartiments à anolyte et à catholyte. La membrane est de préférence maintenue étroitement en place au moyen d'une bande circonférentielle ou d'une fermeture en gouttière et les corps de cellules adjacents sont maintenus à la façon d'un filtre-presse par des moyens d'assemblage externes qui positionnent les cellules ensemble par des moyens d'alignement 27 sur les cotés des corps de cellules.Un joint 23. (représenté sur la Figure 3) empêche les fuites entre les cellules, et d'autres joints, non représentés, empêchent les fuites entre les têtes d'alimentation et de décharge des cellules individuelles. Dans la cellule illustrée à la Figure 1, l'alimentation en saumure entre dans le compartiment à anolyte en provenance de la tête d'alimentation 29 par le passage 31 et l'anolyte épuisé, dont le niveau supérieur dans la cellule est représente en 33, sort par le passage 35 dans la tête de décharge 37. On a représenté la portion 39 de la tête d'alimentation en catholyte et le passage 41, ainsi que le trop plein 43 et la tête de décharge 45, mais ces dispositifs ne sont pas importants dans la présente invention parce que la corrosion électrolytique de la cathode n'est pas un facteur de limitation dans le fonctionnement des présentes cellules électrolytiques. De même on a représenté un départ d'anolyte 28 et une tête de soutirage 30 pour éliminer l'anolyte de la cellule pendant la mise hors service.Les départs du chlore et de l'hydrogène 47 et 49 sont placés en haut de la cellule et d'autres connexions de tête, à utiliser si on le désire, sont illustrées mais ne nécessitent pas d'autre mention. Le fil de platine de l'anode cible 51, soudé par points à l'anode en mailles de titane expansé en 53, passe dans la voie de passage 35 dans la paroi de la cellule 11 et communique avec le trop plein d'anolyte 57 dansla tête de décharge d'anolyte 37. Une telle communication permet d'éliminer une petite quantité réglée de fuite de courant entre l'anode et l'anolyte épuisé, empêchant ainsi la fuite de courant dispersée qu'on a trouvée être une cause de détérioration de l'anode. Sur la Figure 2, qui est une vue agrandie, les connexions du fil 51 de l'anode cible avec l'anode et la tête de décharge de l'anolyte sont mieux illustrées que sur la Figure 1. On voit que le fil de l'anode passe dans le passage 35 et est replié vers le bas de façon à être en contact avec l'anolyte en trop plein. Bien qu'on ait illustré un repli angulaire, le fil peut être aussi recourbé, du moment que son extrémité 59 est en contact avec l'anolyte 57. On préfère de beaucoup que le passage dansla paroi 61 de la cellule soit rectiligne, comme représenté, et que des replis tortueux soient évités. I1 sera ainsi plus facile de retirer l'anode, en cas de besoin, avec le fil qui y est attaché, et de le remettre en place ultérieurement. Sur la Figure 3, on a représenté la position de l'anode et de la membrane par rapport à la cathode et il est évident que les modes de réalisation préférentiels des présentes cellules sont des sections éssentiellement plates maintenues ensemble à la façon d'un filtre-presse. Le conducteur 63 prend le courant de la cathode 65 et le transmet à une anode de la cellule suivante en relation bipolaire externe avec la présente cellule, l'hydrogène et l'hydroxyde de sodium étant formés dans le compartiment à catholyte 67 tandis que le chlore est dégagé dans le compartiment à anolyte 69. Les cellules représentées ont des dimensions typiques d'environ un mètre par 1,2 mètres pour une épaisseur d'environ Huit à Douze centimètres. L'épaisseur de paroi de la cellule adjacente à la tête simple ou multiple à anolyte est d'environ 3 à 8 cm et la tête à anolyte a environ 4 à 8 cm d'épaisseur. Le passage du fil de l'anode cible est de préférence un cylindre droit mais peut avoir d'autres formes tubulaires et a un diamètre équivalent de 1 mm à 5 cm, de préférence de 1 à 3 cm, avec une longueur inférieure à 15 cm, par exemple de 1 à 15 cm, de préférence de 5 à 10 cm. Le fil conducteur est d'un diamètre approprié pour s'adapter au passage mais il sera normalement aussi fin que possible dans l'intervalle de 0,2 à 2 mm et est d'ordinaire de 0,5 à 2 mm. Le fil aura en général une longueur aussi faible que possible et ne dépassera pas en général 25 ou 30 cm.En général, il est dans l'intervalle de 5 à 25 cm et n'a de préférence pas plus de 20 cm, par exemple 10 à 20 cm de long. Pour les meilleurs résultats, le fil est fixé à l'anode en un point proche du haut de l'anode et près du passage vers la tête de décharge de l'anolyte. Ainsi, une telle connexion est normalement à un angle supérieur de l'anode, à moins de 20 cm, de préfé rence moins de 10 cm et, plus préférablement encore, à moins d'environ 5 cm du haut et d'un cOté de l'anode. Au lieu d'être réunie à la tête de trop plein à l'anode ou en plus de cette jonction, l'anode peut être reliée de façon analogue à la tête de soutirage de l'anolyte. Des détails d'une telle connexion sont essentiellement les mêmes que ceux qu'on a représentés pour relier l'anode à la tête du trop plein d'anolyte. La jonction à la tête d'alimentation peut être utilisée à la place de, ou en supplément à la jonction à la tête de décharge. Sur la Figure 1, on a représenté un fil de connexion 71 faisant communiquer l'anode 17 avec la tête de soutirage de l'anolyte 30 et l'anolyte y contenu. Les matériaux de construction du corps ou cadre de cellule non conducteur peuvent être l'un quelconque des matériaux polymères pour cellules convenant pour être mis en contact sans détérioration nuisible avec l'électrolyte et les produits de l'électrolyse. On peut utiliser aussi diverses autres compositions moulables.On préfère employer du polypropylène et spécifiquement des mélanges d'homopolymères et copolymères de polypropylène, de préférence ayant leurs propriétés améliorées par la présence dans le polymère d'au plus 50 %, de préférence d'au plus 40 % de N charges n comme des fibres d'amiante, des fibres de silicate de calcium et/ou des paillettes de mica, un mélange de fibres de silicate et de mica ou d' amiante et de mica étant préféré, bien que des mélanges à trois composants soient aussi parfaitement utilisables. D'autres plastiques ayant des propriétés analogues à celles du polypropylène peuvent remplacer ce dernier, mais, pour le moment, il semble qu'il soit supérieur à tous autres plastiques connus pour servir comme matériau moulable pour préparer ces corps de cellules pour l'élec- trolyse de saumure. L'anode est en mailles de titane expansé et a en généralune majeure proportion de sa surface ouverte. Au lieu du titane, on peut employer le tantale ou un autre métal valve et au lieu d'un revêtement en oxyde de ruthénium, on peut employer d'autres oxydes de métaux nobles, par exemple l'oxyde de rhodium, l'oxyde de platine et les métaux nobles eux-mêmes. Les cathodes, bien qu'elles soient de préférence en acier doux, peuvent être en d'autres maté riaux cathodiques connus, y compris le graphite, le plomb, le cuivre et autres métaux et alliages résistants aux caustiques. Les conducteurs sont usuellement des barres de cuivre revêtues de titane pour l'anode et de cuivre seul pour la cathode. La membrane sélectivement perméable et à activité cationique est de préférence un copolymère hydrolysé d'un hydrocarbure perfluoré et d'un perfluorovinyl éther fluorosulfoné.L'hydrocarbure perfluoré est de préférence le tétrafluoroéthylène, bien que d'autres hydrocarbures perfluorés saturés et non saturés ayant de 2 à 5 atomes de carbone puissent aussi être utilisés, spécialement ceux qui ont de 2 à 4 atomes de carbone et tout à fait spécialement ceux qui ont de 2 à 3 atomes de carbone, par exemple le tétrafluoroéthylène, lthexafluo- ropropylène.Le perfluorovinyi éther sulfoné, qu'on utilise de préférence, est le composé de formule FSO2CF2CF2OCF(CF3)CF2OCF=CF2. Un tel produit, nommé 2-(2-fluorosulfonyléthoxy)-propyl vinyl éther et appelé dorénavant PSEPVE, peut être modifié en monomères équivalents, en modifiant par exemple le composant interne perfluorosulfonyléthoxy en le composant propoxy-correspondant et en modifiant le propyle en éthyle ou butyle, en transposant les positions de substitution du sulfonyle sur ces composés et utilisant des isomères des groupes perfluoroalcoyle inférieur, respectivement. On préfère toutefois de beaucoup employer le PSEPVE.Les copolymères qu' on préfère le plus sont ceux ayant des poids équivalents de 900 à 1600 et en particulier de 1100 à 1500 et le pourcentage de PSEPVE ou de composé correspondant dans le copolymère est d'environ 10 à 30 %, de préférence 15 à 20 % et tout à fait préférentiellement environ 17 %. De tels matériaux sont vendus soùs forme de membranes pour usage dans les cellules électrolytiques sous la marque Nation (R)XR par E. I. DuPont de Nemours & Company, Inc. Le fil de l'anode cible employé est de préférence en platine mais d'autres métaux nobles peuvent aussi être utilisés, par exemple le ruthénium, le rhodium, le palladium. La considération principale est que le fil conducteur ne doit pas être affecté de façon nuisible par l'électrolyte ou par les conditions de l'électrolyse appliquées. Le fil est de préférence uni à l'anode de titane par soudure par points mais on peut employer des moyens mécaniques ou d'autres mécanismes, même des adhésifs pour joindre le fil à l'a node de maille, sous réserve qu'ils soient suffisamment stables pour le maintenir en position et qu'ils ne soient pas détruits pendant l'électrolyse de la saumure. Les conditions opératoires utilisées sont celles qu'on applique pour l'électrolyse de saumure dans des cellules à membrane à deux compartiments. Si on le désire, l'invention peut être appliquée en utilisant des cellules à trois compartiments ou davantage, car dans de tels cas elle dirigera la perte de courant et empêche- ra de la sorte les dommages provenant de fuites dispersées. La tension sera de 2,3 à 6 volts, de préférence de 3,5 à 4,5 volts et la 2 densité de courant sera de 0,1 à 0,5 ampère/cm2, de préférence de 0,2 à 0,4 ampères/cm2. La température sera de 650 à 1050C, de préférence de 85 à 920C et la saumure d'alimentation contiendra 25 % de chlorure de sodium. Le caustique produit sera usuellement de 1' hydroxyde de sodium à 5 - 45 % et de préférence, la concentration sera de 10 à 25 %.La proportion de courant de fuite sera inférieu- re à 5 % et sera normalement inférieure à 1 %, de préférence inférieure à 0,5 %. Elle n'interférera donc pas de façon significative avec l'efficacité de fonctionnement de la cellule et toute perte de puissance sera plus que compensée par le meilleur état de l'anode et le moindre nombre d'inspections et de démontages requis par les cellules. I1 est important dans la présente invention que l'anode cible soit placée à l'endroit indiqué de façon à assurer le chemin le plus direct pour que le conducteur emporte un faible courant vers la tête de décharge de l'anolyte. Normalement on emploiera un fil de platine aussi petit que possible du moment qu'il emporte la quantité désirée de courant, de façon à ne pas gaspiller le platine et à permettre une mise en place et un enlèvement plus faciles, quand c'est nécessaire. Pour des raisons analogues, le passage dans le corps de la cellule moulé doit être aussi direct que possible. Bien qu'un passage puisse être percé dans lecorps après sa fabrication, il est grandement préférable qu'il soit obtenu au moulage de façon à épargner des frais et à être sûr que les conducteurs auront exactement la même position dans chaque unité. Les exemples qui suivent illustrent l'invention sans la limiter. A moins d'indication contraire, toutes les parties sont en poids et les températures sont en OC. Exemple 1 Une cellule électrolytique du type illustré dans les Figures 1 à 3 est construite avec un fil de platine agissant comme fil de l'anode cible emportant un courant de fuite d'une anode en mailles de titane expansé vers la tête de décharge de l'anolyte. Le corps de la cellule a comme dimensions environ 1 m x 1,2 m x 11 cm, avec une épaisseur de paroi de 4 cm et une épaisseur de la tête d' anolyte d'environ 7 cm. Le volume pour l'anolyte dans la tête est environ 40 % de son épaisseur et la hauteur de la cavité est d'environ 13 cm. Le cadre ou la botte de la cellule, en même temps que la section de la tête, est moulé d'une seule pièce, avec du polypropylène contenant environ 25 % d'amiante et 10 % de mica.La cellule est équipée d'une anode en mailles de platine activée sur une surface éloignée d'une membrane par un revêtement d'oxyde de ruthénium, une cathode en toile d'acier doux et une membrane en Nafion (R)XZ à perméabilité sélective et à activité cationique du type laminé, ayant une épaisseur totale d'environ 0,15 mm, l'une des lames ayant 0,05 mm d'épaisseur et l'autre 0,1 mm, la première étant d'un poids équivalent de 1 500 et la dernière d'un poids équivalent de 1 100. La lame de moindre épaisseur est du côté de la cathode Le polymère est un copolymère hydrolysé de tétrafluoroéthylène et de perfluoro 2-(2-fluorosulfonylethoxy)-propyl vinyl éther , dans lequel la teneur en PSEPVE est d'environ 17 %. En employant des conditions opératoires de 3,9 volts à travers la cellule (la cellule est reliée par l'extérieur avec 49 autres 2 cellules du même type), une densité de courant de 0,3 amp/cm , une température de fonctionnement de 880C, une concentration en chlorure de sodium de 25 % dans la saumure d'alimentation de l'anolyte (pH = 3) et une concentration de 22 % de la saumure épuisée déchargée, produisantune solution caustique aqueuse à 12 % d'hydroxyde de sodium, on fait fonctionner la cellule décrite sans l'anode cible et sans conducteur (autre que l'alimentation en anolyte ou la décharge de l'anolyte) faisant communiquer la tête d'alimentation en anolyte ou la tête de décharge de l'anolyte avec l'anode.Après plusieurs mois de fonctionnement de la cellule,on note un endommagement sur les mailles de titane expansé et sur le revêtement en oxyde de ruthénium de l'anode, endommagementqu'on peut attribuer aux courants de fuite venant de l'anode à travers l'électrolyte vers les masses et vers d'autres anodes par les têtes d'alimentation et de décharge. Quand on fait l'expérience avec un fil de platine de 15 cm de long et 1 mm de diamètre, passant dans un passage cylindrique reliant le compartiment à anolyte et la tête de décharge-de l'anolyte, ledit passage ayant 2 cm de diamètre et 8 cm de long, on obtient une détérioration nettement moindre de l'anode. Le fil de platine qui fait la liaison est soudé par point sur la maille de l'anode en un point situé à 5 cm au-dessous du haut de la maille d'anode et à 5 cm du côté de l'anode, ledit point étant en phase gazeuse, et le fil est dirigé vers le bas à travers le passage, dans la chambre de la tête de décharge de l'anolyte et en ce point il est replié vers le bas pour venir en contact avec le liquide dans la chambre dans -laquelle la hauteur du liquide, à peu près la moitié de la hauteur de la tête, est déterminée par le trop plein de la cellule. Ainsi, le fil peut être ou non en phase gazeuse jusqu'à ce qu'il arrive dans la chambre, où il réalise le contact avec l'anolyte qu'on décharge pour le remonter à la concentration d'alimentation avant de le renvoyer dans la cellule. On ne remarque aucune corrosion due au bain sur l'anode, même au point de soudure, et le fil de platine, après six mois de fonctionnement, est inchangé. Dans une variante de ces expériences, le fil de platine est remplacé par deux fils dont chacun a une section moitié de la sec tion. du premier fil, joints àdeux sections sépares de l'anode, à environ 1 cm de l'angle supérieur. On obtient essentiellement les mêmes résultats, sans dommage pour l'anode ni pour le fil. Les courants de fuite pour cette expérience et celle précédemment décrite dans cet exemple sont à peu près les mêmes que ceux qu'on observe quand on n'emploie pas de fil de platine, environ 0,9 % du courant normal. Quand on remplace la maille de l'anode par uneautre ayant un métal noble différent à sa surface, par exemple l'oxyde de platine, l'oxyde de rhodium, et quand l'anote est en tantale ou alliage de tantale au lieu d'être en titane, on obtient des effets anti-corrosion analogues. C'est encore le cas quand on remplace la membrane par une membrane de la RAI Research Corporation désignées par 18ST12S ou 16ST13S, qui sont toutes deux des membranes de polymères de perfluoroéthylène et propylène sulfostyrénés, et également quand les positions des membranes sont changées de façon à être en contact avec l'anode dans un cas, la cathode dans un autre et entre les deux dansun troisième cas. Quand les tensions, températures, densités de courant, concentrations des saumures de l'alimentation et de la décharge et les concentrations de caustique sont modifiés dans les intervalles indiqués précédemment, on obtient de bons résultats anti-corrosion quand on emploie le fil conducteur. De même, quand le matériau du fil est changé pour être un alliage de platine et palladium, platine et ruthénium ou ruthénium seul ou d'autres métaux nobles appropriés tels quels ou en alliages, la corrosion de l'anode est réduite de façon acceptable. Exemple 2 On reproduit le mode opératoire de l'exemple 1, sauf que la connexion du fil de platine est faite à la tête de décharge de l'anolyte par une ouverture séparée pour régulariser l'écoulement de l'alimentation dans le compartiment à anolyte. Dans l'un et l'autre cas, on obtient une amélioration dans les propriétés de l'anode de titane après plusieurs mois de fonctionnement, mais une telle amélioration n'est pas considérée comme étant aussi grande que dans le cas où le conducteur communique avec le liquide de la tête de décharge. Quand une connexion additionnelle est faite à l'anode de cet exemple entre un point à 5 cm du haut et du côté de l'anode à la tête de décharge (la connexion du bas est également à 5 cm du fond et sur la face opposée), les effets anti-corrosifs sont meilleurs.Des expériences similaires dans lesquelles on établit des connexions entre la cathode et la tête d'alimentation et de décharge pour la cathode ne paraissent pas avoir beaucoup d'effet sur-la corrosion faible, et en général non gênante, de la cathode qui re- sulte d'un emploi prolongé de la cellule. Quand on modifie les dimensions des fils de platine de connexion dans les intervalles précédemment indiqués, il y a peu de changement dans les courants de fuite, apparemment parce que le facteur de limitation est la conductivité du liquide dansla tête. De même, des changements dans la longueur ou le diamètre des passages ou dans la longueur du fil, dans les limites indiquées, sont de peu d'effet sur la corrosion de l'anode provenant de fuites de courant dis persées ou indésirablement situées. Quand la cellule doit être démontée, il est facilede retirer l'anode avec le fil qui y est fixé et elle est facilement remise en place quand la cellule est montée de nouveau pour fonctionner. Au lieu d'employer la soudure par point, on peut-effectuer des joints mécaniques (le fil peut être enroulé sur un câble de mailles expansé, maintenu sur lui par pince, vis ou autres moyens, sans qu'on puisse noter aucun changement dans le fonctionnement de l'anode cible). Bien entendu, les résultats donnés pour des cellules à deux compartiments situées dansune batterie de cellules s'appliquent aux cellules individuelles et les cellules peuvent aussi avoir plusieurs compartiments (3, 4 et 5 compartiments). L'invention a été décrite en rapport avec des exemples et des illustrations de celle-ci, mais elle n'est pas limitée à ces derniers, car il est évident que l'homme del'art ayant sous les yeux le présent mémoire sera à même d'utiliser des modifications et des équivalents sans sortir de l'esprit ou de l'étendue de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Corps ou cadre de cellule électrolytique moulé non conducteur apte à recevoir des électrodes et une membrane, ladite membrane divisant la cellule entre des compartiments à anolyte et à catholyte, ledit corps ou cadre ayant des têtes de soutirage et de décharge de l'anolyte et des passages reliant le compartiment à anolyte à ces têtes, ledit corps étant caractérisé en ce qu'il comporte un passage, à travers le corps moulé de la cellule, faisant communiquer la tête de soutirage et de décharge de l'anolyte avec le compartiment anodique, passage à travers lequel on peut faire passer un conducteur en matériau résistant à l'attaque électrolytique qui relie le liquide, quand il y en a dans la tête de soutirage et de décharge de l'anolyte, avec l'anode, pour faciliter l'écoule- ment d'une petite proportion de courant de l'anode vers le liquide se trouvant dans la tête de soutirage et de décharge de l'anolyte et empêcher ainsi des fuites provenant d'autres portions de l'anode que celle qui est contactée par le conducteur, évitant ainsi une détérioration de l'anode par des fuites de courant. 2.- Corps de cellule électrolytique moulé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le passage est un passage tubulaire faisant communiquer la tête de décharge en trop plein de l'anolyte avec le compartiment anodique, et en ce que ledit passage est d'un diamètre équivalent à 1 - 3 cm, se termine au niveau normal du liquide dans la décharge del'anolyte et communique avec une portion supérieure du compartiment anodique. 3.- Corps de cellule électrolytique moulé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le passage est cylindrique et a une longueur inférieure à 15 cm. 4.- Corps de cellule électrolytique moulé selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il est en polypropylène. 5.- Cellule électrolytique comprenant un corps ou cadre en ma tériau non conducteur, une anode, une cathode, une membrane qui divise la cellule en compartiments à anolyte et à catholyte, une tête d'alimentation en anolyte et une tête de décharge de l'anolyte et des passages reliant le compartiment à anolyte aux têtes, ledit corps de cellule électrolytique comportant un passage faisant communiquer la tête d'alimentation en anolyte ou de décharge de l'-anolyte avec le compartiment anodique et contenant, passant par ledit passage et faisant communiquer 1'anode avec 1 'anolyte dans la téte de soutirage ou de décharge, un conducteur en matériau résistant à l'attaque électrofytique, lequel conducteur facilite l'écou- lement d'une petite proportion de courant de l'anode vers le liquide qui se trouve dans la tête d'alimentation en anolyte ou de décharge de l'anolyte, et empêche ainsi la fuite d'autres portions de l'anode que celle en contact avec le conducteur, ce qui empêche la détérioration de l'anode due à des fuites de courant. 6. Cellule électrolytique selon la revendication 5, caractérisée en ce que le passage a un diamètre équivalent à 1 - 15 mm et une longueur de 1 à 15 cm et le conducteur est un métal noble et a un diamètre de 0,5 à 2 mm et une longueur de 5 à 25 cm. 7.- Cellule électrolytique selon la revendication 6, caractérisée en ce que le conducteur est un fil de platine, est fixé à 1' anode au voisinage de sa partie supérieure et est suffisamment long pour atteindre dans la tête de décharge un point situé au-dessous du niveau du liquide qui s'y trouve. 8.- Cellule électrolytique selon la revendication 6, servant à l'électrolyse de saumure, caractérisée en ce que le conducteur est soudé par point sur 1 'anode, qui est en mailles de titane expansé, substantiellement plat, en un point voisin d'un angle supérieur de l'anode, à moins de 10 cm du bord latéral et du haut de ladite anode et le conducteur n'est pas plus long que 20 cm. 9.- Cellule électrolytique selon la revendication 8 caractérisée en ce qu'elle comprend aussi un conducteur reliant le liquide de la conduite de soutirage à l'anode. 10.- Procédé d'électrolyse de saumure dans une cellule électrolytique ayant une membrane à activité cationique sélectivement per méable la divisant en compartiments à anolyte et à catholyte, le compartiment à anolyte contenant une anode et le compartiment à catholyte contenant une cathode et ayant une tête de drainage de 1' anolyte et une tête de décharge de l'anolyte, procédé dans lequel on établit un trajet conducteur en métal noble entre l'anode et le liquide dansla tête de décharge de l'anolyte et/ou le liquide dans la tête de soutirage de l'anolyte.