L'invention concerne une poignée pouvant être escamotée complètement lorsqu'on ne l'utilise pas, applicable en particulier aux bottes et coffrets qu'on désire porter manuellement. Les bottes et coffrets sont habituellement munis de poignées de l'un des types suivants - poignée fixe et rigide, dont l'encombrement permanent peut être fort gê- nant. - poignée souple, en cuir ou en plastique, coulissant dans deux pontets, ou poignée articulée rabattable, permettant de diminuer mais non de supprimer la saillie gênante. - poignée rabattable s'encastrant entièrement dans une coquille emboutie ou moulée : cette coquille étant fixée dans une découpe adéquate pratiquée dans une paroi du coffret, l'effort exercé sur la poignée risque de déformer la paroi. La poignée escamotable selon l'invention n'apporte aucune saillie ni aucun vide dans la forme extérieure du coffret, lorsqu'elle est effacée. L'effort exercé sur la poignée est appliqué près de l'arête supérieure latérale du coffret, dans une direction parallèle à la paroi verticale, qui subit ainsi le miniuum de fatigue. Enfin, la poignée escamotable selon l'invention apporte au coffret un élément d'esthétique en même temps que l'attrait de sa manoeuvre essentiellement fonctionnelle. Les figures de la "Planche unique" annexée représentent, à titre d'exemple, une réalisation de la poignée escamotable selon l'invention. La figure 1 est une perspective de la poignée, en position effacée, montée dans l'angle supérieur latéral d'un coffret. On voit que, lorsqu'elle est inutilisée, la branche de la poignée destinée à être saisie avec la main remplit presque complètement la découpe nécessaire pratiquée dans l'angle supérieur du coffret. La figure 2 représente la poignée proprement dite (1) et son montage sur la face latérale (2) du coffret au moyen d'une pièce en forme d'oméga (3). Trois vues sont représentées : une élévation, vue de l'extérieur du coffret, la face latérale (2) étant déchirée suivant "bb", une coupe "aa" dans l'axe de symétrie (ces deux vues représentant la poignée extraite du coffret, en position d'utilisation), et une coupe "cc" entre la poignée et oméga, la poignée étant en position escamotée (effacée). La poignée proprement dite (1) comporte : deux épaulements (4), un trou (7) pour l'accrochage du ressort principal (8), deux totons (5) et un jonc (6) ayant approximativement la même épaisseur, sur la face intérieure, une saillie (14) et un logement (9) destiné à recevoir le poussoir (10) et son ressort (11), sur la face extérieure. Le ressort principal (8) est accroché à son extrémité supérieure dans un trou (12) de l'oméga (3), dans lequel est ménagée, en outre, une découpe allongée (13) permettant le passage du ressort (8). Le fonctionnement est le suivant : la poignée étant dans la position d'utilisation (extraite) représentée par l'élévation et la coupe "aa" de la figure 2, l'effacement est obtenu par une pression verticale de haut en bas exercée au centre de la branche supérieure de la poignée (1) qui glisse alors verticalement, guidée dans un sens par les deux branches de l'oméga (3) et, dans l'autre sens, par l'appui des têtons (5) et du jonc (6) sur la face interne du même oméga (3). Le ressort (8) se tend. Lorsque le jonc (6) arrive au bas de la face de l'oméga, le poussoir (10), sollicité par le ressort (il), fait basculer légèrement la poignée, le jonc s'accroche sur l'oméga, en même temps que la saillie (14) vient buter contre la découpe de la paroi (2) du coffret.En cessant la pression verticale, la poignée reste accrochée dans la position effacée représentée en coupe "cc". Pour l'extraire à nouveau, il suffit d'exercer une pression horizontale au centre de la face externe de la poignée pour la faire basculer vers l'intérieur grâce à l'appui des têtons (5) sur l'oméga (3) : le jonc (6) échappe alors du bas de l'oméga et le ressort (8) soulève la poignée jusqu'à la butée des épaulements (4) contre la paroi supérieure du coffret. Afin d'amortir le choc, les épaulements (4) peuvent être garnis de feutre, caoutchouc ou plastique. La poignée selon l'invention peut être réalisée avec des formes différentes de celles représentées par les figures annexées, en particulier, à titre d'exen- ples non limitatifs - les épaulements (4) sont placés sur la face interne de la poignée ou sur la face externe ou sur les deux faces, au lieu de se trouver aux deux extrEmi- tés. - les têtons (5) ont la forme de barrettes en saillie. - les têtons (5) sont confondus avec les épaulements (4). - le jonc (6) est remplacé par un ou plusieurs bossages ou tâtons. - le poussoir (10) et son ressort (ii) encastrés dans le logement (9) sont remplacés par un ressort constitué par une lame ou un fil élastique (corde à piano) solidaire de la poignée ou fixé sur la paroi. - le ressort principal (8) est conçu pour travailler en compression au lieu d'extension. La poignée escamotable selon l'invention est utilisable pour l'équipement de tous les coffrets, en particulier lorsqu'on désire qu'elle ait un encombrement nul lorsqu'elle est effacée, et que son extraction s'opère facilement par une manoeuvre fonctionnelle. REVENDICATIONS 1 - Poignée escamotable pour coffret, caractérisée par le fait qu'elle s'escamote par une pression manuelle, exercée sur sa barre transversale, dans le sens de son axe principal, qui la fait pénétrer tout entière à l'intérieur du coffret par un mouvement de glissement sensiblement linéaire et parallèle à son axe, entre deux surfaces planes de guidage, dont l'une peut être une paroi du coffret. 2 - Poignée escamotable suivant revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle comporte un ressort antagoniste qui s'appose à la pression exercée et tend à la rappeler en dehors du coffret. 3 - Poignée escamotable suivant revendication 2, caractérisée par le fait que, en fin de course, elle est retenue en position escamotée, malgré l'action du dit ressort antagoniste,gr ce à l'action d'un second ressort qui la fait légèrement basculer transversalement, ce qui produit l'accrochage d'une saillie de la poignée à un point fixe. 4 - Poignée escamotable suivant revendication 3, caractérisée par le fait qu'elle porte deux autres saillies servant d'axe d'articulation pour la faire basculer en sens inverse du précédent, afin de la décrocher, lorsqu'on exerce une poussée latérale sur sa barre transversale, le ressort antagoniste agissant alors pour faire sortir du coffret la poignée qui se trouve ainsi autowiatique ment en position d'utilisation.