La présente invention concerne un papier de sécurité utilisable en particulier pour la réalisation de pièces de paiement manuscrites, et de documents officiels tels que chèques, papier monnaie, bons de caisse, chèques de voyage, livrets de caisse d'épargne, livrets de compte, livres d'écritures comptables, titres, papiers timbrés, actes notariés, etc .. pour lesquels il est indispensable de se prémunir contre toute tentative de falsification des écritures ou cachets portés sur les papiers, à l'aide d'un quelconque réactif chimique ou procédé moderne, tel que crayon effaceur d'encre, permettant d'éliminer proprement les encres colorées actuellement employées pour l'écriture manuscrite ou l'impression par tampons encreurs. Les papiers de sécurité actuels sont obtenus à partir de supports cellulosiques et comportent généralement un filigrane ou d'autres particularités, permettant d'en reconnaitre l'origin- et d'empecher ainsi l'utilisation de papier ordinaire non particularisé pour la réalisation des pièces auxquelles ils sont destinés. Les papiers de sécurité connus peuvent, outre le filigrane contenir certains réactifs apportant une sensibilisation aux agents chimiques qui peuvent être utilisés pour falsifier les écritures en en décolorant chimiquement les encres. On a, par exemple,déja proposé des papiers contenant des réactifs chimiques aux acides, aux alcalis et aux réactifs décolorants cnlores, tels que l'eau de chlore et l'eau de javel. Ces réactif sensibilisateurs sont incorporés au papier, soit au moment de sa réalisation, par introduction dans la pulpe même avant le collage, soit postérieurement à la formation de feuille, par trempage de celle-ci dans un bain contenant les substances sensibilisatrices en solution ou en dispersion. On a également déjà proposé des papiers de sécurité réalisés en des matériaux colorés particulièrement sensibles aux agents chimiques aqueux courants et dont la teinte est modifiée lorsqu'on fait varier le pH D'autres papiers de sécurité, qui ont dE té proposés, en particulier pour la fabrication de chèques, sont munis d'un motif coloré directement imprimé sur le papier à l'aide d'encres fugitives, qui délavent ou se décolorent par simple contact d'un produit aqueux. La seule sécurité est alors apportée par l'encre du fond de chèque et le matériau support ne présente aucune particularité vis-à-vis d'un support d'impression classique. Les papiers de sécurité connus cités précédemment, n'apportent qu'une protection relative vis-à-vis de la multiplicité des techniques de contrefaçon que des faussaires peuvent appliquer à l'altération des écritures manuscrites ou des marques de tampons encreurs. En effet, de tels papiers peuvent apporter une protection relativement efficace vis-à-vis des réactifs utilisés pour éliminer des encres de compositions et d'applications diverses et qui sont généralement des acides, bases, solvants et produits organiques, agents décolorants, solutions réductrices ou oxydantes, mais, ces papiers ne présentent aucune efficacité vis-à-vis des crayons effaceurs d'encre à pointe feutre ou nylon qui ont été récemment introduits et dont la vente se généralise sur le marché des articles de bureau.En effet, de tels crayons effaceurs d'encre permettent un effaçage extrêmement précis des écritures à encre et ne laissent aucune trace des textes éliminés, même sur les papiers de sécurité des types précédemment cités. La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients en proposant un papier de sécurité présentant une gamme totale de sensibilités vis-à-vis de l'ensemble des agents de correction des écritures qu'il est possible de se procurer facilement, en particulier les crayons effaceurs d'encre et ce, tout en conservant au papier une bonne blancheur. De plus, la sensibilité de ce papier vis-à-vis des divers réactifs n'est pas affectée par son degré de collage, indispensable pour permettre une bonne écriture aux encres liquides. A cet effet, la présente invention concerne un papier de sécurité, utilisable en particulier pour la réalisation de pièces de paiement manuscrites et de documents officiels, permettant de se prémunir contre toute tentative d'alétration des écritures, caractérisé en ce qu'il comporte sur sa surface et/ou dans sa masse une substance choisie parmi l'ensemble constitué par l'acide oxypyrdne-trisulfonique (nomenclature systématique acide 3-hydroxypyrene-5,8,10-trisulfonique) et ses sels. Le papier utilisé selon l'invention peut avoir une composition fibreuse quelconque, purement cellulosique ou en partie synthétique à laquelle on peut ajouter les adjuvants classiques de papeterie, à savoir, charges minérales, agents de résistance divers, liants, résines, colorants de nuançage, produits de collage neutre, acide ou basique, sulfate d'alumine pour collage acide ou réglage du pH, etc L'acide oxypyrène-trisulfonique et ses sels peuvent être incorporés dans la masse du papier avant sa formation et/ou par couchage ou imprégnation de la feuille à l'aide d'un bain contenant ledit acide ou l'un de ses sels. Ainsi, l'invention permet de fabriquer un papier blanc particulièrement sensible aux crayons effaceurs, lesquels développent instantanément des colorations nettement décelables à l'oeil nu sur ce papier. La présence d'une substance selon l'invention n'entrain aucune modification d'aspect ni de réactivité des papiers déjà sensibilisés par les techniques connues. Le papier de sécurité selon l'invention qui comporte une substance choisie parmi 11 acide oxypyrne-trisulfonique et ses sels présente une bonne blancheur. Si l'on tente d'éliminer les écritures à l'encre sur ce papier à l'aide d'un crayon effaceur, en suivant précisément ces écritures, on fait apparattre à leur place une trace colorée et/ou fluorescente visible, jaune, orangée ou verte par élévation sensible du pH qui trahit la falsification. L'exemple unique, qui suit, illustre ltobjet de la présente invention. EXEMPLE : On imprègne un papier collé à pH 4,5 contenant un sel ferrique à l'aide d'un bain d'encollage contenant du ferrocyanure de manganèse et 0,4 * en poids d'oxypyrène trisulionate de sodium à pH 4 de façon à déposer environ 0,1 g par m2 de réactif. On obtient ainsi un papier blanc très sensible aux crayons effaceurs d'encre qui développent spontanément une coloration vive jaune-verte, ainsi que les réducteurs sulfureux alcalins. Les acides donnent une tache bleue et les bases une-tache brune. te papier de sécurité selon l'invention peut être imprimé par l'une quelconque des méthodes d'impression et est utilisable comme support d'écriture manuscrite lorsqu'on désire une permanence des mentions portées et une découverte immédiate d'éventuelles tentatives de falsification de ces écritures. I1 est particulièrement intéressant de l'appliquer à la réalisation de pièces de paiement manuscrites, telles que chèques, bons de caisse, livrets de compte-d'épargne, d'actes officiels, de livres comptables, etc ... Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation décrit ci-dessus à partir duquel on pourra prévoir d'autres modes et d'autres formes de réalisation sans pour cela sorir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Papier de sécurité utilisable en particulier pour la réalisation de pièces de paiement manuscrites et de documents officiels, permettant de se prémunir contre toute tentative d'altération des écritures, notamment au moyen d'un crayon effaceur d'encre, caractérisé en ce qu'il comporte sur sa surface et/ou dans sa masse une substance choisie parmi l'ensemble constitué par l'acide oxypyrène-trisulfonique et ses sels. 2. Papier de sécurité selon la revendication 1, caractérisé en ce que la substance est l'oxypyrène-trisulfonate de sodium.