La présente invention concerne un procédé non chirurgical de stérilisation des organes reproducteurs et en particulier, un procédé d'obtention d'une telle stérilisation par occlusion chimique d'un canal transportant les gamètes et des compositions chimiques utiles pour réaliser cette occlusion tubaire. La régulation de la fertilité;par stérilisation est devenue un procédd~accepté de régulation des populations, Cependant, une stérilisation couronnée de succès des éléments males ou femelles nécessite à ce jour des techniques chirurgicales. Bien que la stérilisation chez l'homme, par exemple par ligature du conduit spermatique, soit une opération mineure, elle implique néanmoins une gêne de la part du patient et nécessite de nombreuses heures de spécialiste. Chez les femmes, la stérilisation chirurgicale nécessite une installation chirurgicale complète, une anesthésie générale et on la considère de façon générale comme une intervention chirurgicale majeure.En ce qui concerne la stérilisation de populations animales de grande importance telles que des troupeaux de bétail, ces techniques chirurgicales sont rigoureusement exclues en raison de leur complexité et du coût, du temps et du travail qu'elles nécessitent. Même pour les animaux domestiques tels que le chat et le chien, la stérilisation chirurgicale est longue et coûteuse. On a tenté dans le passé de supprimer les techniques de stérilisation chirurgicale, en utilisant des agents chimiothérapeutiques. Par exemple, dans le passé, on a injecté dans l'utérus des solutions de formaldéhyde, d'éthanol, de phénol et d'iode pour tenter d'obturer les oviductes. Cependant, beaucoup de ces agents se sont révélas toxique et ont des effets secondaires indésirables tels qu'une hypoménorrhée et une aménorrhée chez certains sujets traités. De plus, de nombreuses instillations successives sont nécessaires avec ces agents pour réaliser une occlusion tubaire suffisante pour la stérilisation. Dans l'article "Human Fertility Control by Transvaginal Application of Quinacrine on the Pallopian Tube de Zipper et Coll. publié dans Pertility and Sterility 21, 581 - 589 (1970), les auteurs relatent des tentatives de stérilisation par instillation de quinacrine dans la cavité utérine. Après une instillation unique de 2 ml d'une suspension aqueuse de 250 mg de quinacrine, on atteint un taux de grossesse de 4,9 pour cent femmes-années. Lorsqu'on administre trois instillations successives de quinacrine, le taux de grossesse s'abaisse à 1,2 pour cent femes-années. Donc, bien que l'instillation de quinacrine seule réalise la stérilisation par occlusion tubaire, le traitement répété nécessaire pour un abaissement efficace du taux de fertilité est indésirable en médecine humaine ou en médecine vétérinaire. Selon l'invention, on peut réaliser la stérilisation sexuelle par occlusion chimique d'un canal conduisant les gamètes tel qu'un oviducte ou un conduit spermatique, chez pratiquement 100 fo des sujets traités, en introduisant un dérivé d'acridine tel que la quinacrine dans ce canal avec un agent déplaçant ou éliminant les ions zinc de l'environnement biologique, tels que des ions cuivre ou un agent chélatant du zinc. On peut réaliser l'introduction des matières dans le canal transportant les gamètes par instillation, par exemple par instillation transvaginale pour l'occlusion des oviductes ou par injection, par exemple dans le conduit spermatique ou au voisinage de ce dernier.Dans le cas de l'injection des ingrédients actifs au voisinage d'un canal transportant les gamètes, la diffusion des agents à travers les parois du canal provoque l'occlusion et la stérilisation. Les dérivés d'acridine qu'on utilise dans l'invention sont des composés où R représente un atome d'hydrogène, un radical hydroxy ou un radical hydroxy éthérifié ou estérifié (correspondant par exemple à l'éther, l'acétate, le benzoate, etc... méthylique ou éthylique) ; R1 représente -un radical halogéno, en particulier chloro ou bromo, amino ou mono- ou dialkylamino dont le radical allyle peut renfermer jusqu'à 10 atomes de carbone ; R2 et R3, qui peuvent être identiques ou différents, représentent chacun un atome d'hydrogène, un radical alkyle, amino ou mono- ou dialkylamino dans lequel les radicaux allyles peuvent comporter des radicaux amino, monoalkylamino, ou dialkylamino additionnels. Par exemple R2 peut représenter le radical aminométhyldiéthyla- mino [-NHCH2N(C2H5)2] , aminoéthyldiméthylamino, aminobutyldi méthylamino, aminométhyldiéthylaminobutyle [-N( CH3 )C4R8N(C2H5) 2] etc. On peut également utiliser certains acridanes dans lesquels les insaturations f\9- et # 10- de l'acridine sont absentes. On peut citer comme exemple de certains dérivés d'acridine utiles dans l'invention, la quinacrine, 6-chloro-9[4- (diéthylamno)-1 -méthylbutyl amino-2-méthoxyacridine, la proflavine, 3,6-diaminoacridine, et la diméthacrine, 10- [3-(diméthylamino)propyl] -9,9-diéthyl- acridane Parmi ces composés, la quinacrine stest révélée particulièrement interessante. En plus du travail de Zipper et Coll. précédemment cité, on a précédemment injecté la quinacrine sans incidents ni effets secondaires dans les cavités péritonéales et pleurales en thérapeutique humaine pour lutter contre les épanchements dûs aux métastases (voir A. Gellhorn et Goal. "The Use of Atabrine (Quinacrine) in the Control of Recurrent Neoplastic Effusions", Diseases of the Chest 39, 165 (1959) et D.B. Rochlin et Coll. "The Control of Recurrent Malignant Effusions Using Quinacrine Hydrochloride (Atabrine), Surg. Gynec. Obst. 118, 991 (1964). On peut utiliser la quinacrine et les autres composés d'acridine tels quels ou, si on désire ùne solubilité accrue dans liteau, sous forme de 'leurs sels avec des acides organiques ou minéraux convenant en physiologie. Des sels minéraux typiques sont par exemple le sulfate ou le chlorhydrate. On paut également utiliser des sels d'acide carboxylique ou d'autres acides organiques tels que le maléate, le tartrate, le citrate ou le méthosulfate. L'effet des dérivés d'acridine tels que la quinacrine est une hyperplasie de l'épithélium intra-mural de l'oviducte ou du conduit spermatique. On estime que c'est cette réaction d'obstruction qui est responsable de la diminution de la ferti- lité. On observe des changements cytologiques lorsqu'on introduit la quinacrine seule dans un canal transportant des gamètes. Ainsi, par exemple, par instillation transvaginale, on observe un changement de la portion des trompes voisine des cornes, sur une distance de 2 à 3 mm et qui diminue rapidement et progressivement au-delà, les portions restantes des trompes étant généralement normales. t'invention repose sur la découverte que les ions zinc présents dans les tissus et/ou les humeurs, peut-être en associaton avec les enzymes qui y sont présentes, interfèrent avec l'effet tissulaire des dérivés d'acridine tels que la quinacrine ou réduisent cet effet. En utilisant des ions cuivre (qu'on estime interféré d'une certaine façon avec l'action des ions zinc dans les réactions chimiques de l'organisme) ou en utilisant un agent chélatant le zinc en association avec un composé d'acridine, comme c'est le cas dans l'invention, on potentialise l'activité des composés d'acridine, si bien qu'on peut réaliser l'occlusion tubaire chez pratiquement tous les sujets traités en un seul traitement. On entend ici par agent chélatant, les ligands formant des composés métalliques insolubles ainsi que les ligands, parfois appelés agents séquestrants, qui forment des composés solubles renfermant un ion métallique chélaté. L'invention nécessite seulement un déplacement ou une élimination du zinc de l'environ nement biologique traité par les composés d'acridine précités. On connaît dans l'art antérieur, un grand nombre de composés se comportant comme des agents chélatants du zinc. Beaucoup de ces agents sont signalés, ainsi que les propriétés du chélate formée dans l'appendice I pages 514 - 558 de artel et Calvin "Chemistry of the Metal Chelate Compounds", Prentice Hall Inc., New York (1952), par exemple, ou dans Chabarek et Martels "Organic Sequestering Agents", John Wiley & Sons, Inc., New Pork (1959). Ces ligands renferment couramment des atomes ou des groupes- fonctionnels ayant ies paires électroniques libres susceptibles de former une liaison covalente avec des ions métalliques tels que des radicaux iSQlajit amino, azo, carboxy, éther ou carbonyle ou des atomes d'azote dans une structure cyclique. Parmi ces composés figurent des acides dicarboxyliques tels que les acides oxalique, succinique, malonique et les acides maloniques mono- et dialkylsubstitués ; des amines aliphatiques telles que l'éthylènediamine, la diéthylènetriamine, la triéthylènetétramine, la ss, ', ss"-triaminotriéthylamine, la propylènediamine et le 1, 2,3-triaminopropane ; des amino-acides tels que des peptides comme l'alanine, l'asparagine, l'acide aspartique, la glycine, la glycylglycine, l'histidine, la leucine, la proline, le tryptophane, la valine, la norvaline, la norleucine, la lysine, l'arginine, la cystéine, la méthionine, l'acide glutamique, le glutathion, y compris des composés synthétiques tels que l'acide éthylènediamine N,N'-diacétique,-tétraacétique, les acides -dipropionique et -tétrapropionique ; des hydroxyacides tels que les acides gluconique, glycérique, glycolique, p-hydroxybutyrique, lactique, malique, citrique et tartrique. D'autres agents chélatants sont le 1,2-dihydroxybenzène-3,5 disulfonate disodique ; la 8-hydroxy quinoléine ; l'iodochlorohydroxyquinoléine ; l'acide 8-hydroxyquinoléine-5-sulfonique acide mercaptoacétique ; acide dithiotartrique ; les cis- et trans-1,2-diaminocyclohexanes ; l'histamine ; la 2-mercaptoéthylamine ; le sulfure de bis-(2-amino-éthyle) ; la diphénylthiocar ozone ; l'o-phénanthrolène ; le d-iphénylaminosulfonate de sodium ; le cyclopentadiène ; la dèsferrioxamine et la tétracy dinde. Des agents chélatants particulièrement utiles dans l'invention sont les acides polyaminoacétiques, c'est-à-dire les composés renfermant 1 ou plusieurs radicaux =NCH2COOH. Des composés typiques de cette catégorie ont pour formule R- N(CH COOH)2 x où x est égal à 1 ou 2 et R représente -CH2COOR, un radical alicyclique tel que cyclohexylène, un radical alylène inférieur tel qu'éthylène ou un radical aliphatique renfermant plusieurs radicaux alkylènes inférieurs auxquels sont associés d'autres radicaux. =N-CH2CO0H. Des exemples de tels agents sont l'acide aminotriacétique, l'acide 1 ,2-cyclohexylènediaminotétraacétique, l'acide éthylènediaminetétracétique (E.D.T.A.), l'acide diéthylènetriaminepentaacétique (DTPA)-ou leurs homologues supérieurs tels que l'acide triéthylènetétraminehexaacétique, l'acide tétraéthylènepentaaminoheptaacétique. On utilise généralement ces acides sous forme de sels solubles d'ions métalliques alcalins ou alcalino-terreux tels que le sodium, le potassium ou le calcium. Des exemples caractéristiques de tels sels sont L'ENTA calcique disodique, 1'ENTA disodique ou le DUPA calcique trisodique. Un autre groupe particulièrement utile d'agents chélatants du zinc -connus sont les thiocarbanols aliphatiques et les acides thiocarhaxyliques de formule où R représente un radical méthylol (-CH20H) ou carboxy (-COOH), R1 représente un atome d'hydrogène ou un radical alkyle comportant jusqu'à 4 atomes de carbone et R2 représente un radical mercapto (-SH) ou amino. Ce dernier peut être suustitué par un ou plusieurs radicaux alkyles inférieurs tels que méthyle ou' éthyle.Des composés typiques de ce type sont le 2,3-dimercapto 1~propanol (dimercaprol), l'acide 2-amino-3-mercaptopropionique (cystéine) et la 3-mercaptovaline (péni-cillamine). Pour augménter la soluuilité dans l'eau, on utilise couramment ces composés sous forme de leurs sels avec des acides minéraux convenant en physiologie tels que le sulfonate de 2,3-dimercapto-1-pro anol sodique ou le chlorhydrate de pénicillamine. On peut également utiliser un sel de cuivre atoxique soluble quelconque dérivant d'un acide minéral ou organique pour potentialiser l'activité des dérivés d'acridine précédemment indiqués. Parmi ces sels figurent l'acétate, le chlorure, le sulfate, etc. de cuivre. Pour les petits animaux et~lthomme, on administre les dérivés d'acridine selon l'invention, à la dose d'environ 50 à 1 000 mg, de préférence d'environ 500 à 1 000 mg. Pour les animaux de taille plus importante, tels que les vaches, on utilise d'environ 100 à 5 000 mg et de préférence, d'environ 1 000 à 5 000 mg. -On 'utilise environ 1 à 50 parties en poids d'agent chélatant ou de composé de cuivre pour 100 parties en poids de dérivé d'acridine. On utilise de préférence des suspensions ou des solutions aqueuses-des composés. Dans ces solutions ou suspensions, le dérivé d'acridine a de préférence une concentration comprise entre 0,, OS M et 1 X, la concentration de l'agent chélatant ou de l'ion cuivre ayant une valeur correspondante. Pour l'instillation dans un oviducte, on introduit-de façon pratique, les ingrédients actifs, sous forme de solutions, en utilisant une seringue. Pour 1'inje'tion, on utilise une seringue hypodermique. Il est particulièrement pratique, sans que cela soit indispensable, d'utiliser une solution unique combinant les ingrédients actifs, en particulier dans le cas d'une injection. Cependant, on peut utiliser des solutions séparées du dérivé d'acridine et de l'agent chélatant ou de l'ion cuivre, en particulier lorsqu'on instille les solutions. Pour supprimer les spasmes qui peuvent être provoqués par l'insertion d'une seringue dans l'utérus pour l'instillation de ces solutions, ces spasmes risquant d'obturer les oviductes et de faire échouer le traitement, on instille dans l'utérus une solution d'un anesthésique local tel que la xylocaine, la benzocaine, la dimécaine ou la procaine à une concentration d'environ 2 à 5 %. On peut instiller l'anesthésique avant l'administration des composants actifs ou, comme on utilise des anesthésiques à action rapide, on peut les incorporer en solution avec les ingrédients actifs combinés ou avec le premier des ingrédients actifs administré lorsqu'on administre les ingrédients actifs séparément. On peut éventuellement utiliser des supports appropriés convenant en pharmacie autres que l'eau stérile, tels qu'une solution saline physiologique, diverses solutions tampon ou des solvants organiques appropriés tels que l'éthanol, l'éthylèneglycol, la glycérine ou des mélanges de ces solvants et d'eau. On peut également combiner la qulaacrîne à un agent myorelaxant tel que le métaprotorénal, à la dose de 250 -mg. On entend ici par agent myorelarant, des composés qui provoquent localement le relâchement musculaire à la jonction de l'utérus et de la trompe. Des composés typiques qui se sont révélés particulièrement actifs sont lvepinéphrine, la norépinéphrine, la xylocaine ou la procalne. On utilise les myorelaxants dans la gamme de 0,005 à 10 parties pour 100 parties de quinacrine, mais de préférence dans la gamme de 0,05 à 2 parties. Ainsi, par exemple, on a constaté que l'addition de 2 %0 de xylocaine potentialise l'effet du-chlorhydrate de quinacrine. L'addition de xylocalne provoque 80 % d'occlusion tubaire, tandis qu'en l'absence de xylocalne, l'occlusion tubaire n'est que d'environ 40 07o par rapport au nombre total de sujets traités. On a également étudié l'effet d'une combinaison de l'épinéphrine et du chlorhydrate de quinacrine. La combinaison utilisée renfermait 50 mg de chlorhydrate de quinacrine et 0,1 ml d'épinéphrine par ml de solution saline. On a constaté que cette combinaison, lorsqu'on l'injecte dans l'utérus des rates, provoque une occlusion tubaire chez tous les animaux, tandis que le chlorhydrate de quinacrine (50 mg/ml) est moins actif, lorsqu'on l'utilise seul. L'invention est illustrée par les exemples suivants donnés à titre purement illustratif. EXEMPLE 1 On divise 42 lapines adultes en 7 groupes de 6 animaux. On ouvre l'abdomen de chaque animal sous anesthésie. On introduit 1 ml de chacune des solutions ou suspensions étudiées décrites ci-après dans un oviducte à travers la frange en utilisant une seringue. On ligature l'utérus au voisinage de la jonction tubo-utérine et l'oviducte pendant 15 minutes pour maintenir la solution dans 1'oviducte. On utlise l'autre trompe comme témoin. Après 15 minutes, on retire les ligatures, on suture la plaie abdominale et on maintient les animaux dans des conditions normales de laboratoire pendant 21 jours. On sacrifie ensuite tous les animaux, on excise la portion tubo-utérine, on la fixe dans de la formaline neutre, on réalise des coupes de 6 pm, on colore par l'hématogyline-éosine et on observe au microscope. On utilise pour déterminer le succès du traitement, 14 degré de prolifération granulomateuse de l'épithélium tubaire et l'occlusion de la portion de l'oviducte voisine de la corne. te traitement par le chlorhydrate de quinacrine seul (200 mg) ne produit pas de changement de la morphologie de l'oviducte chez les animaux traités. te traitement par une solution 0,1 M de dimercaprol, d'EDTA ou de cystéine, ne produit que de légères altérations de ltépithélium et de la morphologie de la couche musculaire. Cependant, une combinaison de quinacrine avec l'un quelconque de ces agents chélatants du zinc produit une modification nette de la structure morphologique de la trompe, entrainant une obstruction complète de la jonction tubo-utérine chez la plupart des aminaux traités. Ces résultats sont donnés ci-dessous Chlorhydrate de Agent chélatant Rapport animaux Quinacrine (mg) à trompes fermées/ animaux totaux 200 -- 0/6 -- Dimércaprol, O,lk 0/6 Cystéine, O,lM 0/6 -- CaNa2-EXTA, O,lM 0/6 200 Dimércaprol, O,lM 6/6 200 Cystéine, 0,lM 6/6 200 CaNa2-EDTh, 0,1 5/6 EtEtlLE 2 On instille dans un oviducte de 6 lapines, un mélange constitué de 200 mg de chlorhydrate de quinacrine dans une solution aqueuse 0,01 M d'acétate de cuivre. On instille dans l'autre oviducte de chacun des animaux, un mélange constitué de 200 mg de chlorhydrate de quinacrine dans une solution aqueuse 0,01 M d'acétate de zinc.On utilise environ 0,5 ml de solution. Après 21 jours, on sacrifie les animaux. Dans c asque cas, les trompes instillées par le mélange contenant du cuivre sont obstrués, tandis que celles traitées par le mélange renfermant du zinc sont non obstruées et distendues. EXENlPLE 3 On divise 10 lapines femelles adultes en deux groupes de 5. Dans chaque groupe, on traite chaque animal avec 400 mg de chlorhydrate de quinacrine en suspension dans 2 rl d'eau. On instille 1 ml de cette solution dans l'oviducte gauche et 1 ml dans la corne utérine droite, comme décrit dans l'exemple 1. On traite de façon semblable les 5 autres lapines, si ce n'est qu'on utilise par animal, un mélange de 400 mg de quinacrine et 25 mg de dimercaprol en suspension chacun dans 2 ml d'eau. Deux mois après le traitement, on insémine les lapines. Quatre des cinq lapines traitées par la quinacrine seule deviennent pleines et donnent des petits normaux. tes animaux traités par la combinaison de quinacrine et de dimercaprol sont stériles et on n'observe pas de naissances dans ce groupe-. On peut également utiliser pour le traitement, 1 d'une suspension de 500 mg de chlorhydrate de quinacrine et 175 mg d'aminotriacétate trisodique dans 5 ml, ou une suspension de 300 mg de méthosulfatede quinacrine et 15 mg de pénicillamine dans de l'eau ou un mélange de 100 mg de tartrate de diméthacrine et 50 mg d'éthylènedia'rinetétraacétate tétrasodique dans 1 ml d'eau. Une autre solution est constituée de 250 mg de dichlor hydrate de proflavine et 30-mg -de sulfonate de dimercaprol sodiquedans 1 ml d'une solution aqueuse d'éthanol à 30 c/o. On peut stocker ces solutions pendant des durées modérées avant de les utiliser et on peut leur incorporer un anesthésique local tel que la benzocalne aux concentrations précédemment indiquées. REVEND IC AT IONS 1 - Composition permettant la stérilisation des organes reproducteurs par occlusion chimique d'un canal transportant les gamètes, caractérisée en ce qu'elle consiste à introduire dans ce canal, de la quinacrine et un constituant choisi parmi les ions cuivre et un agent chélatant des ions zinc. 2 - Composition pour l'introduction dans un canal transportant les gamètes pour stériliser les organes reproducteurs suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle est constituée par une solution ou une suspension de quinacrine et d'ions cuivre ou d'un agent chélatant les ions zinc dans un liquide inerte convenant en physiologie. 3 - Composition selon la revendication 2, caractérisée en ce qutelle renferme de plus un anesthésique local. 4 - Composition selon la revendication 2, caractérisée en ce qu'elle renferme de plus un myorelaxant.