L'invention est relative à des éléments de protection convenant par exemple pour garnir des parties fixes dtinsuallations portuaires telles que les quais de chargement, bords d'écluses ou de chenaux, contre lesquelles les navires sont susceptibles de venir frotter longitudinalement au cours de leursmanoeuvres. Pour protéger les navires contre les frottements qui risquent d'endommager leur coque, on utilise actuellement le long des quais ou des rives, des boucliers ou des bordures en madriers de bois. La protection est assez médiocre car le bois se laisse facilement labourer et arracher en éclats. D'autre part ses caractéristiques de frottement sont faibles de sorte qu'il exerce de fortes réactions sur la tôle des navires. Dans certains cas, les boucliers sont supportés à partir du quai par l'intermédiaire d'éléments amortisseurs en caoutchouc l'ensemble formant une défense d'accostage élastique réduisant les réactions sur les coques des navires. Cependant la rapidité de 11 usure par frottement des boucliers en bois oblige à leur donner une forte épaisseur, ce qui alourdit l'ensemble du dispositif. Pour des applications de ce genre l'invention propose des éléments de protection en forme de patin constitué essentiellement d'une couche de caoutchouc sur la face extérieure de laquelle adhère une plaque en matière plastique à faible coefficient de frottement, le patin ainsi constitué comprenant en outre des moyens de fixation sur la paroi de l'ouvrage fixe à garnir. La couche de caoutchouc peut être plus ou moins épaisse selon les caractéristiques d'amortissement désirées. Elle peut corlprendre une armature interne de renforcement ou bien elle peut être elle-mene adhérente à une plaque métallique formant un dossier rigide sur lequel s'appuyent les éléments de fixation. La plaque en matière plastique consiste de préférence en une plaque de polyoléfine telle que le polyéthylène ou le polypropylène à très haut poids moléculaire, rendue adhérente à la couche de caoutchouc lors de la vulcanisation de celle-ciO Des exemples de réalisation de l'invention sont décrits ci-après en référence aux dessins ci-joints dans lesquels - les figures 1 et 2 sont des vues en élévation coupe et de profil dsun premier exemple de réalisation. - les figures 3 et 4 montrent de façon similaire un patin à plaque métallique. - la figure 5 montre un autre patin à fixation centrale. - les figures 6 et 7 montrent de face et de profil, en coupe, une autre réalisation de patine Dans le cas des figures 1 et 2, l'élément de protection comprend une couche de caoutchouc 1 assez épaisse, soit environ 3 à 4 cm armée intérieurement d'une nappe souple 2 en tissu ou en câblés textiles ou métalliques0 Cette couche 1 est rendue adhérente lors de la vulcanisation à une plaque de polyéthylène 3 présentant une épaisseur du même ordre, Dieux bords parallèles de cette plaque 3 sont amincis de façon à former de chaque côté du patin des tenons 4, 5 permettant de fixer le patin sur la paroi à garnir par exemple au moyen de brides de serrage ou par engagement des tenons 4, 5 dans les rainures verticales d'un châssis attenant à la paroi, tes arêtes de la plaque 3 sont chanfreinées ou arrondies. Dans le cas des figures 3 et 4 la couche de caoutchouc 1 adhère a une plaque métallique arrière formant dossier rigide 6 muni de boulons de fixation 70 La plaque 3 est plus grande que la plaque 6 de manière à déborder par rapport à cette dernière. Dans le patin de la figure 5 la plaque 3 et la couche 1 sont évidées au centre pour le passage d'un boulon central de fixation 8 à travers la plaque métallique 6. Dans les figures 6 et 7 la couche de caoutchouc 1 et la plaque 3 ont une forme octogonale et elles sont supportées par une plaque métallique carrée 9 dans les angles de laquelle sont prévus des trous 10 pour le passage de boulons de fixation0 Les éléments de protection ci-dessus peuvent être utilises comme patins de frottement dans les installations portuaires ou fluviales, par exemple pour garnir les rives des éciuses ou des chenaux d'accès à des bassines, les rives de canaux etc..., contre lesquelles les bateaux risquent de frotter au cours de leurs manoeuvres. Dans ce genre d'applications on peut placer sur les rives une succession de patins plus ou moins rapprochés les uns des autres et formant ensemble une bordure de protection et de guidage. te bon coefficient de glissement de la plaque extérieure 3 et le fait qu'elle ne risque pas de s'effriter ou d'éclater sous l'effet d'un labourage éventuel permet aux bateaux de stappuyer et de frotter sur ces patins sans endonnIager ou ra-yer leur coque. Les patins peuvent être utilisés ainsi pour le guidage du bateau dans une passe, un chenal ou une écluse. La couche de caoutc'rlouc 1 supportaift la plaque 3 permet par sa souplesse une certaine déformation ou inclinaison de cette plaaue en cas d'efforts obliques, ce qui permet à cette plaque de venir en contact avec la coque suivant une plus grande surface et de réduire les efforts localisés et les contraintes exercées tant sur le bateau que sur le quai. Lorsque la couche de caoutchouc 1 adhère à une plaque métallique arrière, le caoutchouc absorbe les forces dues aux différences de dilatation du métal et de la matière plastique et qui pourraient être préjudiciables aux fixations. tes éléments de protection ci-dessus décrits peuvent aussi être utilisés pour garnir des boucliers de défense d'accostage en remplacement des madriers en bois. On peut dans ce cas réaliser un parement de bouclier au moyen de plusieurs patins répartis sur la surface du bouclier suivant une disposition en damier. lies caractéristiques meilleures des matériaux de ce patin, au point de vue frottement et amortissement, comparativement au bois, permettent de réaliser des parements de bouclier plus légers et de soulager ainsi les supports. La possibilité de réaliser des parements par juxtaposition d'éléments unitaires offre une grande commodité dtadaptation aux besoins les plus variés. Inversement les éléments de protection décrits peuvent être montés sur la coque du bateau aux endroits e-xposés à frotter contre les quais ou les rives. D'autres formes d'exécution peuvent être déduites facilement des exemples décrits ci-dessus. Ainsi la plaque de glissement 3 peut se prolonger par des bords rabattus enveloppant plus ou moins les côtés de la couche de caoutchouc pour la protéger davantage contre les attaques du milieu ambiant et conserver à l'ensemble un aspect propre souhaitable dans les ports de plaisance. Cette matière plas tique peut être renforcée par des charges ou des insertions en textile ou en métal incorporées dans sa masse pour accroître ses performances et améliorer ses propriétés. Selon une autre caractéristique de l'invention la plaque de glissement en matière plastique peut être chargée avec un agent phosphorescent ce qui permet de réaliser un balisage nocturne des rives ou des boucliers garnis de ces patins. R E V E N D I C T I O N S 10 - Elément de protection contre le frottement, pour installations portuaires ou Suviales ou autres applications similaires, caractérisé par un patin comprenant une couche de caoutchouc adhérente à une plaque extérieure en une matière plastique à faible coefficient de frottement, et des moyens pour la fixation de ce patin sur la paroi de l'installation à garnir. 20 - Elément selon 10 dans lequel la couche de caoutchouc comprend une armature interne de renforcement. 30 - Elément selon 10 et 20 dans lequel ltarmature interne consiste en un ou plusieurs plis de tissu ou de câblés textiles ou métalliques. 40 - Elément selon 10 dans lequel la couche de caoutchouc est adhérente à une plaque métallique formant dossier rigide sur lequel s'appuyent les éléments de fixation. 50 - Elément selon l'une ou plusieurs des revendications précédentes et dans lequel la plaque extérieure est en une polyoléfine, telle que le polyéthylène ou le polypropylène à très haut poids moléculaire. 60 - Elément selon l'une ou plusieurs des revendications précédentes et dans lequel la plaque extérieure de glissement est chargée avec un agent phosphorescent.