La présente invention concerne une fenêtre en bois, constituée par un chassis fixe ou dormant, par des vantaux avec des chassis mobiles et par un couvre-joint de métal ou de matière plastique, dont la section a essentiellement la forme d'un U et qui sert de protection contre la pluie. On connaît déjà des fenêtres en bois dz ce type. Dans ces fenêtres connues, le couvre-åoint servant de protection contre la pluie n'est disposé qu'à la partie inférieure et ne sert pratiquement que de rigole d'écoulement de la pluie De ce fait, lorsque la pluie frappe directement contre les vantaux, la fenêtre ne forme écran que dans sa partie inférieure. Dans les autres parties, l'étanchéité à la pluie est assurée uniquement par l'ajustement plus ou moins parfait aux joints entre le chassis dormant et les chassis mobiles des vantaux, joints dont le degré de "perméabilité" varie considérablement d'une fenêtre à l'autre.Par "perméabilité" des fenêtres aux joints, on entend la quantité d'air échangé entre l'extérieur et l'intérieur aux feuillures de la fenêtre Pour établir une comparaison entre les fenêtres, on indique leur perméabilité aux joints pour une différence de pression de 1 mm CE et pour une longueur de feuillure de 1 m. Cette perméabilité aux joints est fonction de la rigidité des chassis, des tolérances dans les ferrures et elle dépend aussi de la précision dans les opérations d'usinage et de montage ainsi que de la présence d'un organe d'étanchéité supplémentaire. Les organes d'étanchéité employée ont en quelque sorte la forme de tampons élastiques et sont montés éventuellement dans les joints. Le forme des feuillures n'a que peu d' influence sur la perméabilité aux joints d'une fenêtre. L'étanchéité normale des fenêtres aux joints entre les chassis est# k plus souvent suffisante pour les maisons à un ou deux niveaux, d'autant plus que pour ce type de construction la pluie battante est considérablement moins gênante car les maisons basses échappent presque complitement à l'influence du vent. Mais pour les constructions plus élevées, l'étanchéité normalement assurée aux joints des fenêtres n'est pas suffisante. Même l'emploi de joints élastiques placés dans les joints ne permet pas d'obtenir une étanchéité suffisante. IL ne faut pas prerdre de vue en effet que dans les immeubles élevés, 1' eau de pluie pénètre par le haut ou est projetée horizontalement par le vent dans les intervalles non protégés entre les chassis de la fenêtre. ce qui est le cas pour trois côtés de celle-ci, où il n'y y #d'organe d'étanchéité fixe. Il en résulte que la fenêtre ne forme plus un écran absolument imperméable à l'eau de pluie. Cet intonvénient est sensible non seulement par temps de pluie, mais encore par grand vent. La présence d'un couvre-joint profilé à la base de la fenêtre n'empëche pas que les intempéries présentent aussi dans cette zone pourtant protégée de graves inconvénients. Lorsqu'une aile de ce profilé est appliquée de façon étanche contre le bois du chassis mobile, il se produit obligatoirement un effet de capillarité et cet effet est considérablement augmenté lorsqu'il existe un espace libre entre le bois et le profilé, par suite d'une pose défectueuse de ce dernier ou pour une raison analogue. L'eau pénètre alors derrière le couvre-joint qui doit alors présenter i sa partie inférieure un ou plusieurs trous d'écoulement. Mais cette conformation présente l'inconvénient de produire un effet inverse lorsque souffle le vent car celui-ci, pénétrant par les trous d'écoulement de l'eau de pluie, crée une pression à l'intérieur du profilé et cette pression décolle l'aile du couvre-joint du vantail de la fenêtre et diminue donc l'étanchéité à cet endroit, ou fait vibrer cette aile faite d'une matière élastique. L'invention a donc popr objet de réaliser une fenêtre absolument étanche, qui forme un écran impenndable même aux vents violents et qui convient particulièrement bien aux immeubles élevés. Â cet effet, dans la fenêtre selon l'invention, toutes les parties exposées des joints entre le dormant et le vantail (ou les vantaux) sont munies d'un couvre-joint qui sert de protection contre l'eau de pluie. Par parties exposées des joints il faut entendre ici celles qui ne sont pas protégées, soit par le caisson d'un volet roulant, soit par ce dernier, soit par un store, soit par tout autre élément de protection de ce genre. En général, les couvre-joints font le tour de la fenêtre et forment ensemble un cadre rigide. Mais il est également possible de ne les prévoir que sur deux côtés consécutifs, auquel cas ils forment un L, sur deux côtés opposés, ou sur trois côtés consécutifs, auquel cas ils forment un U.Mais de toute façon, la forme d'exécution la plus avantageuse est celle-où les couvre-joints forment ensemble un cadre rigide, car la fenêtre est alors abso lument étanche et forme écran même contre les vents les plus violents. Suivant une autre caractéristique de la fenêtre selon l'invention, le cadre formé par les couvre-joints porte un joint à lèvre et ses côtés sont assemblés aux angles, de préférence par soudage ou collage, de façon à former un ensemble continu sur tout le pourtour de la fenêtre. Lorsque le joint à lèvre forme aussi un ensemble continu sur tout le pourtour de la fenêtre, comme complément à celui formé par le couvrejoints, on obtient alors une étanchéité excellente sur toute l'étendue de la fenêtre, même pour les pluies battantes les plus violentes. De toute façon, l'invention sera bien comprise àl'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé, représentant, à titre d'exemples non limitatifs, plusieurs formes d'exécution de cette fenêtre Figure 1 est une vue en coupe transversale de la sone du joint entre le dormant et le vantail d'une fenêtre selon 1' invention, avec le couvre-joint et le joint à lèvre Figures 2 à 5 sont des vues fortement schématisées représentant les divers cadres rigides qui peuvent être formés avec les couvre-joints Figures 6 est une vue de face d'un angle du couvre-joint et du joint à livre qu'il porte Figure 7 est une vue en coupe transversale d'une autre forme d'exécution de la fenêtre selon l'invention. La fenêtre en bois selon l'invention est constituée, de façon connue, par un chassis fixe appelé aussi dormant 2 et par un chassis mobile ou chassis de vantail 3. Le thassis mobile 2 porte, de façon connue, une ou plusieurs vitres 4, dont les bords peuvent être enfoncés dans des joints d'étanchéité ou autres organes similaires. Dans la zone de chevauchement entre le dormant 2 et le chassis mobile 3 se trouve tout autour de la fenêtre un espace libre ou joint 5 qui doit être rendu étanche conformément à 1' invention. Pour assurer cette étanchéité, on utilise un couvre joint 6, fait de métal ou d'une matière plastique et dont la section a la forme générale d'un U. Conformément à l'invention, ce couvre-#oint recouvre toutes les parties exposées du joint entre le dormant et le chassie noble da la fenêtre. Les figures 2 à 5 montrent plusieurs exemples de la façon dont peut être placé le couvre-joint. À la figure 2, le couvre-joint 6 8 s'étend sur tout le pourtour de la fenêtre et il a la forme d'un cadre. À la figure 3, il ne s'étend que sur trois côtés, les deux verticaux et celui du bas, ce qui iui donne la forme d'un U ; sa présence n'est pas nécessaire en haut de la fenêtre, car le joint y est déjà protégé contre l'infiltration de la pluie ou du vent par le bas d'une jalousie 2, d'un store ou autre volet enroulé sur lui-meme. À la figure 4, on peut voir deux fenêtres juxtaposées avec deux couvre-joints 6 en forme de L, chacun protégeant deux côtés consécutifs d'une fenêtre.Le haut des deux fenêtres est protégé par le bas d'une jalousie 2 et les deux fenêtres sont séparées par un montant 8 assez large pour former écran devant les joints correspondants. la figure 5, les couvre-joints 6 ne sont disposés que sur deux côtés opposés, notamment le haut et le bas de la fenêtre, les côtés verticaux étant protégés par des montants 8. Toutefois, la forme d'exécution la plus avantageuse est celle représentée à la figure 2, dans laquelle le couvre-joint 6 forme un cadre qui recouvre les joints sur tout le pourtour de la fenêtre. Comme il a été dit plus haut, la section du couvre-joint 6 a la forme générale d'un U ; la face externe de la branche intérieure 60 de ce U porte une aile 61 qui lui est perpendiculaire at dont la face tournée vers le chassis mobile présente une rainure 62, dans laquelle est engagée la base d'un joint à livre 9 dont le bord opposé à ladite rainure dépasse le bord libre de la branche intérieure 60. Ce bord du joint à lèvre 9 est élastique et il s'appuie contre une face inclinée 30 du chassis mobile 3 brique la entre est#fermée et il se trouve ainsi serré entre ladite face inclinée 50 et la branche intérieure 60 de la section du couvre-joint 6. L'aile 61 peut prendre appui sur une bande d'étanchéité 10 faite d'une matière élastique.Conme le montre la figure 1, la bande 10 est posée sur une face en retrait du dormant, face qui est tournée vers le chassis mobile. Cette partie en retrait du dormant 2 est indiquée par la référence 20 à la figure 1. Dans la forme d'exécution repré#entée à la figure 7, la bande 10 est remplacée par un ruban adhésif 10' appliqué contre la face en retrait et rabattu contre la face contigüe éloignée da chassis mobile, après quoi le cadre formé par le couvre-joint 6 est vissé sur le dormant 2. La base 63 de la section en U du couvre-joint 6 est percée d'un ou de plusieurs trous 64 pour l'écoulement des eaux de pluie. Suivant une autre caractéristique de l'invention, d' autres trous plus petits 65 sont prévus sur la branche intérieure 60, sur toute la longueur du couvre-joint 6. Grâce à cette disposition des trous d'écoulement, lorsque le vent est violent, il exerce sur la face du joint à lèvre 9 qui est tournée vers 1' extérieur une pression qui applique encore plus fortement ledit joint 9 contre la face inclinée 30 du chassis mobile 3, ce qui a pour effet d'augmenter 1'étaachéité aux joints et non de la diminuer comme dans les fenetres connues. Chaee le montre la figure 6, le couvre-joint 6 est coupé en onglet aux angles de la fenêtre et l'assemblage est effectué par soudage ou collage. Les joints à lèvre 9 sont aussi coupés en onglet aux mimes endroits et, s'ils sont en caoutchouc, l'assemblage se fait par vulcanisation. S'ils sont en matière plastique, il se fait au moyen de soudures. Une autre caractéristique importante du couvre-joint selon l'invention consiste en ce que la branche extérieure 66 de la section estlégèrement repliée vers l'intériêur à son bord libre et en ce qu'elle est plus courte que l'espace libre ménagé entre le dormant 2 et le chassis mobile 3 sur la face extérieure de la fenêtre. Il en résulte que ce bord libre n'est pas en contact avec la face correspondante du chassis mobile 3, de sorte que le vent entrant par les trous d'écoulement 64 peut ressortir par le passage libre laissé entre la branche 66 et le chassis mobile 3. Comme il ta de soi, le principe de l'invention n'est pas limité aux formes d'exécution décrites ci-dessus à titre d'exemples, les diverses variantes représentées aux figures 1 et 7 et aux figures 2 à 5 montrent déjà la diversité de son application. L'essentiel est que toutes les parties exposées du joint entre le dormant et le cadre mobile soient fermées par un couvre-joint selon l'invention. La forme d'exécution représentée à la figure 1, dans laquelle la branche extérieure 66 de la section du couvre-joint fi se trouve à l'affleurement des faces extérieures respectives du chassis dormant 2 et du chassis mobile 5 et ne touche ni l'un, ni l'autre de ces chassis, ett une forme d'exécution avantageuse.Dans celle représentée à la figure 7, la branche extérieure 66 se trouve un peu en retrait. L'étanchéité entre le couvre-joint 6 et le dormant 2 peut aussi être réalisée de façons différentes, comme le montrent les formes d'exécution représehtées à ces deux figures. Dans celle représentée à la figure 1, une aile 67 est-formée sur la face extérieure de la base du U et cette aile prend appui par son bord libre contre une face correspondante du chassis dormant 2, l'espace libre défini entre cette aile 67, la base 63 et les faces en retrait correspondantes du chassis fixe 2 étant rempli de mastic. Dans la forme d'exécution représentée à la figure 7, la présence du ruban adhésif 101 rend le masticage superflu. On peut voir aussi à la figure 7 que les trous d'écoulement 64 et 65 n'ont pas le même diamètre. On voit donc que les formes d'exécution les plus diverses sont possibles. REVENDICATIONS 1. - Fenêtre en bois, constituée par un chassis fixe ou dormant et par au moins un chassis mobile formant vantail, munie d'un couvre-joint métallique ou de matière plastique dont la section a la forme générale d'un U, et qui sert à empêcher les infiltrations d'eau de pluie, caractérisée en ce que toutes les parties exposées des joints entre le chassis fixe et le chassis mobile sont munies d'un couvre-joint apte à empêcher les infiltrations d'eau de pluie. 2. - Fenêtre selon la revendication 1, caractérisée en ce que les couvre-joints forment ensemble un cadre rigide. 3. - Fenêtre selon les revendications 1 et 2, caractérisée en ce que le cadre formé par les couvre-joints est muni d'un Joint à lèvre qu!il supporte et qui est fait d'une matière Plastique et en ce que ses éléments sont assembles à ses angles, de préférence par soudage ou collage, de façon à former un ensemble continu sur tout le pourtour de la fenêtre, 4. - Fenêtre selon les revendications 1 et 3, caractérisée en ce que les longueurs de couvre-joint métallique ou en matière plastique formant les cotés du cadre sont coupées en onglet aux angles dudit cadre et sont assemblées par soudage ou collage. 5. - Fenêtre selon les revendications 1 et' 3, caractérisée en ce que les longueurs de joint à lèvre élastique correspondant aux longueurs de couvre-joint sont assemblées 1aux angles du cadre par soudage et sont montées dans le cadre formé par les longueurs de couvre-joint métallique ou en matière plastique de façon que le cadre et le joint à livre forme un ensemble continu sur tout le pourtour de la fenêtre. 6. - Fenêtre selon la revendication 1, caractérisée en ce l'ensemble formé par le couvre-åoint et le joint à lèvre s'étend en L sur deux côtés consécutifs de la fenêtre. 7. - Fenêtre selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'ensemble formé par le couvre-joint et le joint à fièvre s'étend sur deux côtés opposés de# 1R fenêtre, entre le chassis fixe et le chassis mobile. 8. - Fenêtre selon la revendication 1 > caractérisée en ce que le couvre-joint et.le joint à lèvre forment un ensemble rigide qui s'étend en U sur trois cOtEs de la fenêtre. 9. - Fenêtre selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la base et la branche intérieure de la section-en U da couvre-joint sont percés de trous pour le passage de l'eau de pluie et du vent. 10. - Fenêtre selon les revendications 1 et 9, caractérisée en ce que sur le côté supérieur et sur les deux côtés verticaux de la fenêtre, le couvre-joint ne présente de trous de passage du vent et de la pluie que dans l'aile du profil qui constitue la branche intérieure du U, tandis que sur le côté inférieur de la fenêtre, les trous de passage du vent et de la pluie sont prévus à la fois dans l'aile précitée et dans la base du U. Il. - Fenêtre selon la revendication 1, caractérisée en ce Que le couvre-joint présente dans sa partie placée dans un évidement du chassis fixe une aile dont la face tournée vers le chassis mobile présente une rainure dans laquelle est logée la base du joint à lèvre élastique, joint dont le bord libre dépasse en direction du chassis mobiles bord libre de l'aile qui Fonsti- tue la branche intérieure du profil en U du couvre-joint. 12. - Fenêtre selon les revendications 1 et 11, caractérisée en ce que le cadre mobile présente dans la zone à étancher un face inclinée placée de façon à former un appui pour le joint à lèvre. 13. - Fenêtre selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisi en en ce que l'aile qui constitue la branche extérieure du profil en U du couvre-Joint affleure les faces extérieures respectives du chassis fixe et du chassis mobile et n'est en contact avec ces chassis ni dans le haut, ni dans le bas de la fenêtre. 14. - Fenêtre selon l'une quelconque des revendications 1 et 13, caractérisée en ce que l'aile qui constitue la branche extérieure du profil en U du couvre-joint a son bord libre replié vers l'intérieur. 15. - Fenêtre selon l'une quelconque des revendications 3 à 13, caractérisée en ce que le joint à lèvre est plus large que l'aile qui constitue la branche intérieure du profil en U du couvre-joint. 16. - Fenêtre selon l'une quelconque des revendications précédentes1 caractérisée en ce que le profil du couvre-joint prOcenie une aile partant de sa base par laquelle il prend appui sur le chassis fixe et indt avec ledit chassis un espace libre suffisant pour être rempli de mastic servant à fixer le ctuvre-joint. 17. - Fenêtre selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'une bande de matière étanche élastique est interposée entre une face en retrait du cadre fixe et la face correspondante de l'aile portant le joint à lèvre et sert d'appui à ladite aile. 18. - Fenêtre selon l'une quelconque des revendications 1 à 16, caractérisée en ce qu'un ruban adhésif d'étanchéité est appliqué sur le bois du chassis fixe, au-dessous de l'aile du couvre-joint sur laquelle est monté le joint à lèvre et est rabattu sur une face du chassis fixe placée en regard du fond de l'aile formant la branche intérieure du profil du couvre-joint, ce dernier étant placé sur le ruban adhésif et fixé au chassis fixe par des vis qui traversent l'aile portant le joint à lèvre. 19. - Fenêtre selon l'une quelconque des revendications 1 à 12 et 14 à 18, caractérisée en ce que l'aile qui constitue la branche extérieure du profil en U du couvre-joint est en retrait par rapport à l áce extérieure du cadre fixe et dans 1' alignement de la face extérieure du chassis mobile et ne touche les chassis ni dans le haut, ni dans le bas de la fenêtre.