La présente invention a pour objet des fibres, filaments et autres articles conformés de cellulose régénérée possédant notent des propriétés ignifuges. Elle a également pour objet un procédé pour la fabrication de tels articles par filature de viscose dans un bain acide. On connait déjà depuis longtemps des fibres de cellulose régénérée ignifuge ainsi que des procédés pour les obtenir, ces procédés consistant essen tellement à imprégner les fibres, au cours de leur manutention, avec des cox- binaisons chimiques halogénées, halogénophosphorées ou phosphoazotées. Certaines des combinaisons utilisées en manutention peuvent adhérer aux fibres de cellulose régénérée simplement par effet physique et conduisent alors & des effets peu stables au lavage. Certaines molécules, dites réactives, réagissent nt chimiquement sur la cellulose et conduisent, dans les cas les ueil- leurs, à des apprêts ignifuges très stables au lavage. Nalheureusement ce résul- tat n'est atteint que moyennant une diminution importante des qualités textiles et moyennant un prix de revient de fabrication élevé. On connait également des procédés d' ignifugation de la cellulose régénérée par incorporation à la viscose de phosphates d'allyle halogénés. Ces combinaisons qui se présentent sous forme de liquides visqueux, sont sensibles å l'attaque par les solutions de soude caustiques, et doivent en conséquence, si l'on veut obtenir un rendement convenable de fabrication, être ajoutées à la viscose dans un état relativement peu divisé. Etant donné les fortes proportions qui sont nécessaires pour obtenir un effet d' ignifugation satisfaisant et du fait de la présence dans les fibres de gouttelettes relativement volumineuses, les caractéristiques dynanométriques résultantes se trouvent nettement amoindries. De plus la résistance au lavage fort de l'effet d'ignifugation est en général mauvaise. La présente invention a pour objet des fibres, filaments, fils, pellicules, éponges, et autres articles conformés de cellulose régénérée à caractéristiques ignifuges améliorées, ces articles étant caractérisés en ce qu'ils contiennent 8 à 30 X en poids (par rapport à la cellulose) d'un polybromocyclohexane, de préférence d'hexabromocyclohexane. L'invention a également pour objet un procédé pour la fabrication de fibres, filaments et autres articles conformés de cellulose régénérée tels qu' ils viennent d'être décrits, ce procédé consistant à filer dans un bain de coagulation une viscose contenant 8 à 30 X en poids (par rapport à la cellulose) d'un polybromocyclohexane, de préférence dthexabromocyclohexane, puis à régénérer complètement et à soumettre aux traitements de finissage usuels les produits obtenus. Selon une forme de réalisation préférée on incorpore à la viscose une suspension aqueuse d'hexabromocyclohexane sous forme de particules de diametre moyen de l'ordre de 1 micron. Dans ces conditions l'effet d'ignifugation obtenu a une résistance nettement améliorée visà-vis des conditions de lavage fort, c 'est-à-dire à 950C en présence de savon et de carbonate de soude, pendant une demi-heure. L'incorporation de polybromocyclohexane à la viscose représente la caractéristique essentielle du procédé ici-décrit Mais afin d'éviter le dévelop purent du phénomène de post-ignition, il est opportun d'incorporer de plus à la viscose environ 0,5 % de phosphore par rapport à l'alpha cellulose. Cette incorporation de phosphore, qui est connue indépendaent en soi, peut être assurée notaient par addition d'un dérivé organique insoluble ou soluble, solide ou liquide. Dans le cas oh le dérivé phosphoré ajouté est un solide et est insoluble dans le milieu viscose, il est nécessaire que l'incorporation se fasse sous une forme très divisée. Dans le cas oi le dérivé phosphoré ajouté est soluble dans l'eau, il est nécessaire que son poids moléculaire soit assez élevé afin qu'il soit occlus dans les fibres d'une façon suffisamment stable vis-à-vis des traitements aqueux ultérieurs que subissent celles-ci. L'exemple suivant illustre plus en détail la présente invention, Mais il ne limite en aucune façon la portée de celle-ci. EXEMPLE - 120 g d'hexabrooocyclohexane sont dispersés dans une solution aqueuse contenant 1,8 X de dinaphtyl-méthane disulfonate de sodium (agent dispersant) de façon à obtenir 1.200 g d'une dispersion aqueuse contenant 120 g d'hexabronc- cyclohexane. Cette dispersion est micronisée, par exemple à l'aide d'un appareillage de broyage à billes, de façon telle que les particules en suspension dans le milieu aqueux résultant aient, finalement, un diamètre moyen de 1 micron. On ajoute alors cette dispersion, sous agitation permanente, à 10 kg de viscose contenant 10 X d'alpha cellulose et 6,5 X de soude (et obtenue par sulfuration avec 35 X de sulfure de carbone par rapport à la cellulose). On a préparé d'autre part, comme pour l'hexabromocyclohexane, une suspension de 50 g de phenylphosphonyl-dianilide dans une quantité convenable de solution aqueuse de l'émulsionnant cité ci-dessus. Après icronisation, cette suspension est également ajoutée à la viscose. Après filtration et éventuellement dégazage, la viscose ainsi modifiée est filée dans un bain contenant 80 g/l d'acide sulfurique, 320 il de sulfate de soude et 18 g/l de sulfate de zinc à la température de 450 au travers d'une filière de 30 trous. Le fil est désacidifié, désulfuré et ensile selon les méthodes classiques, puis séché à 80b. Son titre est de 300 décitex. On obtient une matière bien blanche, d'aspect mat, contenant 12 X d'hexahromocyclohexane à l'aide de laquelle on fabrique un tricot lourd pesant 430 g/m2. Ce tricot, après désensimage à l'aide dtun solvant organique, est tendu en position horizontale et maintenu ainsi à l'aide de picots. Si l'on maintient en permanence dans la partie centrale inférieure de l'échantillon testé une flamme de veilleuse en contact avec la matière, on observe une carbonisation sur une surface peu étendue autour du contact proprement dit avec la flamme et la combustion s'arrete très rapidement, même si l'on maintient en permanence la flamme dans sa position initiale. Si ce même tricot est soumis, en position verticale, à l'infla ation par la flamme d'alcool selon le test dit "au portique français" (arrêté du 9 Décembre 1957, publié dans le Journal Officiel de la République Française du 2 16 Janvier 1958), on constate que la surface brûlée est alors de 42 cm avant extinction, ce qui correspond à la définition "ininflanmable" de ce test. REVENDICATIONS 1. Fibres, filaments et autres articles conformés de cellulose régé nérée caractérisés en ce qu'ils contiennent 8 à 30 X en poids (par rapport à la cellulose) d'un polybromocyclohexane, de préférence d'hexabromocyclohexane. 2. Procédé pour la fabrication de fibres, filaments et autres articles conformés de cellulose régénérée selon la revendication 1, consistant à filer dans un bain de coagulation une viscose contenant 8 à 30 X en poids (par rapport à la cellulose) d'un polybromocyclohexane, de préférence d'hexabromocyclohexane, puis à régénérer complètement et à soumettre aux traitements de finissage usuels les produits obtenus. 3. Procédé selon la revendication 2 caractérisé en ce que l'on incor pore à la viscose une suspension aqueuse d'hexabromocyclohexame sous forme de particules de diamètre moyen de l'ordre de 1 micron. 4. Procédé selon la revendication 2 ou la revendication 3, caractérisé en ce que l'on incorpore en outre à la viscose environ 0,5 X de phosphore sous forme de combinaison organique.