L'invention a pour objet un procédé d'exécution de rev8te- ments en béton dont les surfaces présentent une faculté de drainage élevée, une texture en relief et des coefficients d'adhérence élevés. Dans la construction de routes à forte circulation avec revêtement en béton, exécutées à des vitesses de progression relativement élevées, l'ingénieur se trouve, de plus en plus souvent, confronté au problème posé par la spécification d'un rev8tement à texture en relief, présentant une capacité de drainage élevée en cas d'humidité de la chaussée. L'invention vise à présenter un procédé rationnel et économique permettant de satisfaire ces spécifications de toutes les manières demandées. Il est assurément incontestable que la rugosité d'un revêtement de chaussée, qui favorise en même temps le drainage, raccourcit les distances de freinage. Or, un tel raccourcissement de la distance d'arr8t constitue, dans bien des cas, un élément de prévention des accidents. On connaît, aujourd'hui, des méthodes diverses pour obte nir une texture de revêtement bétonné. Il s'agit là 1à de mesures prises soit avant la prise du béton, soit après celle-ci. ainsi, par exemple, on connatt le procédé consistant & donner à la surface de roulement une structure rainurée en long ou on travers, grâce A l'emploi de balais d'acier, de rateaux en matières plastiques ou d'un outil à fourche strieuse. Il existe aussi une possibilité de répandre du gravillon dur sur la surface de béton frais et de le faire pénétrer dans la couche superficielle, à consistance dure, par vibrage. Une autre méthode consiste à utiliser pour le béton des adjuvants qui en retardent la prise, ceux-ci étant répandus par pulvérisation sur le béton frais. On peut aussi obtenir une surface rugueuse à l'aide de bétons de composition spéciale, des agrégats å granulométrie discontinue ou de bétons wno fine" (sans fines).D'autre part, des stries longitudinales ou transversales peuvent être fraisées dans le béton, après la prise, à l'aide de disques diamantés ou au carbure, à des intervalles variables. Mais tous ces procédés qui viennent d'être cités présentent certains inconvénients, soit parce qu'ils ne donnent pas de résultats assez constants, soit parce qu'ils ne permettent pas de donner aux stries la profondeur souhaitée, soit encore parce qu'ils font appel à des bétons de composition spéciale ou à un procédé de rugosité fia posteriori" qui peuvent engendrer des coflts très élevés. Dans le procédé déjà connu qui consiste à répandre des adjuvants retardateurs de prise sur la superficie du béton frais, l'inconvénient réside dans la nécessité d'une seconde opération consistant à protéger le béton contre la dessication, c'està-dire qu'il faut, en tout état de cause, appliquer au béton un agent anti-évaporation. L'invention part donc du principe de créer un procédé permettant de texturer la superficie du béton en réduisant le vo lume de travail nécessaire, ctest-à-dire de de traiter en un temps très réduit une surface de béton avec un mo;ndre coût de confection, notamment en économisant la main-d'oeuvre. Pour résoudre ce problème, l'invention propose un procédé selon lequel la superficie du béton, encore frais, est arrosée avec une solution ou une dispersion de matières formant une pellicule, par exemple des cires, des résines naturelles ou synthétiques et des agents retardant la prise, ladite superficie étant, après la prise du béton, brossée ou rendue rugueuse par des Jets de sable ou d'eau. Selon le procédé préconisé, on pulvérise donc sur la couche de surface du béton, avant la prise de celle-ci, une matière qui produit simultanément les effets d'un adjuvant retardateur de surface et d'un agent anti-évaporation. Pour retarder la prise de la couche superficielle du béton, on peut faire appel à tous les adjuvants-retard du ciment. Il s'agit, en l'oc- currence, de produits de la décomposition de l'amidon, partiellement ou totalement hydrolysés, ainsi que de leurs dérivés hydratés. On connatt aussi l'emploi du saccharose ou des mélasses, ainsi que celui des acides poly-hydroxyearbonés. On peut également utiliser comme adjuvants de retard des phosphates condensés.Pour éviter l'évaporation, on peut utiliser des solutions ou des dispersions de cires, de résines naturelles ou synthétiques. En tel produit combiné peut avoir, par exemple, la composition suivante: temple 1 80 parties en poids d'une dispersion de paraffine à 50% sont mélangées avec 20 parties de mélasse. Exemple 2 Dans une solution à 400/p 40%o de colophane dans le xylol, sta- bilisée en outre par 1% de bentonite, on introduit en dispersion 10% de gluconate de soude. Exemple 3 80 parties en poids d'une dispersion à 40 /0 de résines de pétrole sont mélangées avec 20 d'hexa-métaphosphate. Exemple 4 80 parties en poids d'une dispersion à 50% d'acétate de vinyle sont mélangées avec 20 parties d'un amidon partiellement hydrolysé. Le dosage à appliquer pour ces produits dépend de la profondeur souhaitée de la texture, qui peut strie déterminée simplement par la méthode du sable. Il dépend, en outre, aussi de la composition du béton ainsi que des conditions atmosphériques du jour de l'application. Les quantités à répandre varient en règle générale de 50 à 200 g/m. Elles peuvent cependant titre inférieures ou supérieures à ces valeurs limites. REVENDICAGIONS 1.- Procédé pour l'exécution de rev8tements en béton dont les surfaces présentent une importante capacité de traînage, une texture en relief et des coefficients d'adhérence élevés, caractérisé en ce que la superficie fratchement coulée du béton est arrosée à l'aide d'une solution ou d'une dispersion de matières formant une pellicule, telles que les cires, les résines naturelles ou synthétiques et les adjuvants de retard de prise, ladite superficie étant, après la prise du béton, brossée ou rendue rugueuse par dets de sable ou d'eau. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la cire pelliculaire est constituée de paraffine. 3.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la résine naturelle pelliculaire est constituée de colophane, de résine d'arbres ou de résine de racines. 4.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la résine synthétique pelliculaire est constituée par des résines de pétrole, de coumarone, de vinyle, d'alhydes ou d'acryle. 5.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les agents de retard de prise sont constitués, en partie ou en totalité, d'amidon hydrolysé. 6.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les agents de retard de prise sont constitués d'amidon hydraté, partiellement ou entièrement hydrolysé. 7.- Procédé selon la revendication-1, caractérisé en ce que les agents de retard de prise sont du saccharose ou de la mélasse. 8.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les agents de retard de prise sont constitués par des sels d'acides poly-hydroxycarbonés. 9.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les agents de retard de prise sont constitués par des phosphates condensés.