La présente invention concerne un procédé continu d'hydrogénation d'acides gras insaturés. Plus particulièrement, l'invention concerne un procédé d'hydrogénation continu d'acides gras insaturés, en présence d'un catalyseur constitué de palladium sur un support d'a-alumine L'hydrogénation des acides gras insaturés est un procédé très utilisé dans l'industrie des graisses et des huiles. Par hydrogénation partielle ou complète, on transforme des acides insaturés3 par exemple l'acide oléique et l'acide linoléique, en produits de point de fusion plus élevé ayant une grande diversité d'utilisations. Dans cette opération, on désire souvent abaisser l'indice d'iode des acides gras traités à une valeur inférieure à 20, parfois inférieure à 10. On conduit généralement la réaction d'hydrogénation dans l'industrie de façon discontinue avec un catalyseur constitué de poudre de nickel, avec ou sans support, en suspension dans l'acide gras insaturé huileux. Lorsque l'hydrogénation est achevée, on filtre le produit hydrogéné alors qu'il est encore liquide pour en séparer le catalyseur qu'on peut réutiliser dans une opération ultérieure. I1 n'existe pas de brevet ni de publication antérieurs décrivant des catalyseurs au palladium sur a-alumine pour I'hydrogénation des acides gras insaturés. Le brevet allemand nO 236.488 et le brevet britannique nO 18.642 indiquent que les catalyseurs au palladium sur alumine sont utiles pour l'hydrogénation des huiles de pétrole, des huiles végétales et des huiles de poissons et des acides gras correspondants, mais n'indiquent pas comme support l'a-alumine. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3.068.303 indique que l'a-alumine est utile comme support des catalyseurs cobaltnickel-molybdène utiles pour l'hydrogénation sélective des composés acétylé niques en oléfines dans des courants d'éthylene. Un procédé continu d'hydrogénation des acides gras insaturés présente des avantages évidents par rapport aux procédés discontinus précédemment décrits. Dans un tel procédé, le catalyseur est sous forme d'un lit fixe et il n'est pas nécessaire de le séparer et de le récupérer dans chaque fraction traitée. Dès que le système d'hydrogénation continu est mis en service, il peut produire des acides gras hydrogénés de façon continue en nécessitant moins de main-d'oeuvre et avec un rendement amélioré. I1 existe cependant des facteurs qui gênent le développement des systèmes continus. L'un de ceux-ci est que l'hydrogénation nécessite un catalyseur plus actif pour compenser la durée de séjour relativement brève des acides gras insaturés dans le lit catalytique d'un système å lit fixe. Les catalyseurs au nickel classiques ne conviennent pas dans de tels systèmes à lit fixe et il est nécessaire d'utiliser des catalyseurs plus actifs tels que ceux appartenant au groupe des métaux nobles. Ces derniers sont bien entendu plus motteux que les catalyseurs au nickel et, pour cette raison, on estimait nécessaire de fixer le métal noble à un support bon marché pour réduire au minimum la quantité de métal noble nécessaire dans le catalyseur.La y-alumine constitue le support préféré des catalyseurs à métal noble tel que le platine et le palladium, mais lorsqu'on l'utilise pour l'hydrogéna- tion des acides gras insaturés, la y-alumine réagit avec les acides gras en formant des savons d'aluminium qui revêtent le métal catalytique, encrassent le catalyseur et souillent le produit en lui donnant une teneur en cendres élevée indésirable. En raison de ces problèmes, l'invention a pour objet un catalyseur au palladium sur support qui n'est pas altéré par les acides gras et qui convient à lthydrogénation continue des acides gras insaturés. D'autres objets de l'invention sont un procédé et un système pour réduire les acides gras en continu une température relativement basse et avec une durée de contact relativement brève, entre l'acide gras et le lit catalytique, ainsi qu'un catalyseur au palladium sur a-alumine évitant de souiller le produit par des savons d'aluminium. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre de plusieurs exemples de réalisation, en se référant aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 représente schématiquement un système réactionnel à ruissellement pour l'hydrogénation d'acides gras insaturés en continu; et - la figure 2 représente schématiquement un système réaction nel à écoulement ascendant pour l'hydrogénation en continu d'acides gras insaturés. Comme le montre la figure 1, un réacteur 10, constitué d'un cylindre en acier inoxydable ayant un rapport de la longueur au diamètre de 14/1, contient un lit de catalyseur 11 constitué de palladium sur un support d'a-alumine reposant sur une plaque support 12 qui est perforée de façon appropriée pour permettre le passage de l'hydrogène et d'autres gaz mais qui maintient les particules catalytiques. Le réacteur 10 est entouré d'une enveloppe 13 retenant des fluides d'échange thermique tels que du Dowtherm, de l'eau chaude ou de la vapeur. Les acides gras insaturés à hydrogéner sont stockés à l'état liquide dans une cuve d'alimentation 14. Pendant l'opération, les acides gras insaturés passent par une canalisation 15 comportant une soupape de retenue 16 réglant le débit de la matière à traiter vers une pompe 17 d'alimentation en huile. Les acides gras à traiter sons pompés par la pompe 17 à travers une canalisation 18 et un clapet de retenue 18a au sommet du réacteur 10. Un manomètre de contrdle 19 est raccordé à la canalisation 18. Une canalisation 20 conduit à un disque de rupture 21 pour permettre la détente dans l'atmosphère. Un réservoir 22 contenant de l'hydrogène, qui est de préférence de qualité électrolytique, est raccordé par une canalisation 23 à un détendeur régulateur 24, un régulateur de débit 25, un rotamètre 26, un régulateur de débit 27 et un clapet de retenue 28, puis à la canalisation 18. Ce système constitue une source d'hydrogène qui est mélangé aux acides gras insaturés de la canalisation 18 et introduit dans le réacteur 10. Une source d'azote de purge est constituée par un réservoir 29 raccordé è la canalisation 23 par la canalisation 30. On peut ainsi utiliser de l'azote pour balayer le système avant ou après introduction d'hydrogène. L'acide gras hydrogéné du réacteur sort par la canalisation 31 pour etre dirigé dans un collecteur de produit 32 d'où le produit peut être prélevé par une canalisation 33 et une soupape de commande 34. Des sources de chaleur indiquées par les lampes chauffantes 35 et 36 sont situées à proximité de la canalisation de produit 31 et du collecteur de produit 32, de façon à maintenir l'acide gras hydrogéné sous forme liquide, pour faciliter son élimination du système. L'excès d'hydrogène sortant du réacteur 10 par la canalisation 31 est séparé du produit dans le collecteur de produit 32 et sort par une canalisation 37 raccordée aux détendeurs-régulateurs 38 et 39 équipés des manomètres 40 et 41. Un régulateur de débit 42 règle le débit du gaz dans le système et un compteur-contrdleur humide 43 raccordé à la canalisation 37 par les canalisations 44 et 45 et les vannes 46 et 47 mesure la quantité d'hydrogène dégagée du système. Une burette 48 est placée à cssté de la cuve d'alimentation en acides gras insaturés et est raccordée à la canalisation d'alimentation par la canalisation 49 et une soupape de commande 50. Lors du fonctionnement du système à ruissellement, illustré par la figure 1, on pompe l'acide gras insaturé au sommet du réacteur 10 par la canalisation 18, après avoir purgé le système à l'azote. On introduit alors de l'hydrogène par la canalisation 23 en réglant le débit en fonction du débit d'alimentation en acide gras insaturé. On maintient le réacteur 10 à une température appropriée au moyen de l'enveloppe 13. On prélève du réacteur l'acide gras hydrogéné obtenu et on le conduit dans le collecteur 32 où il se sépare de l'hydrogène non utilisé qui est dégagé par la canalisation 37. Le système peut fonctionner en continu à une température relativement basse et on maintient dans le système fermé, comme illustré, une pression appropriée. La figure 2 représente schématiquement un système réactionnel à écoulement ascendant pour l'hydrogénation d'acides gras insaturés selon l'invention. Un réacteur cylindrique en acider inoxydable 110 contient un lit catalytique 111 sur une plaque-support 112 qui est perforée pour permettre le passage des gaz. Une enveloppe 113 entoure le réacteur 110 pour permettre le chauffage par la vapeur, l'eau chaude ou d'autres fluides d'échange thermique tels que le Dowtherm. L'acide gras insaturé de la cuve d'alimentation 114 s'écoule sous l'effet de la pesanteur à travers une canalisation 115 et une soupape de commande 116 vers une pompe 117 qui pompe l'acide huileux par une canalisation 118 et une soupape de retenue 118a au fond du réacteur 110.L'hydrogène d'un réservoir 122 passe par une canalisation 123, un détendeur-régulateur 124 et un régulateur de débit 125 dans un rotamètre 126, une soupape de commande 127 et un clapet de retenue 128 vers le fond du réacteur 110. L'hydrogène s'élève au-dessus d'un dispositif de division des gaz à travers la plaque perforée 112 et le lit catalytique 111. L'acide gras insaturé s'élève également dans le réacteur 110 à travers la plaque perforée 112 et le lit catalytique 111. Le produit hydrogéné sort au sommet du réacteur 110 par une canalisation 131 conduisant à un collecteur de produit fermé 132 où l'acide hydrogéné est séparé de l'excès d'hydrogène gazeux qui sort du collecteur 132 par la canalisation 137 et les détendeurs régulateurs 138 et 139 équipés des manomètres 140 et 141. Un régulateur de débit 142 règle le débit du gaz dans le système et un compteur contrôleur humide 143 raccordé à la canalisation 137 par les canalisations 144 et 145 et les vannes 146 et 147 mesure la quantité d'hydrogène dégagée du système. Une burette 148 est placée à cOté de la cuve 114 d'alimentation en acide gras insaturé et est raccordée à la canalisation d'alimentation 115 par une canalisation 149 et une soupape de commande 150. Une source d'azote de purge est constituée par un réservoir 129 raccordé à la canalisation 123 par une canalisation 130. On peut ainsi utiliser de l'azote pour balayer le système avant ou après introduction de l'hydrogène. On prélève l'acide gras hydrogéné par la canalisation 133 et la vanne 134. Les lampes de chauffage 135 et 136 contribuent à maintenir le produit liquide, La demanderesse a découvert qu'un catalyseur constitué d'environ 0,5% à environ 5% de palladium sur un support d'a-alumine constitue un catalyseur efficace pour l'hydrogénation continue des acides gras insaturés à des températures et pressions relativement faibles. Le catalyseur permet l'hydrogénation continue efficace d'acides gras insaturés dans des systèmes à écoulement descendant (ruissellement) ou des systèmes à écoulement ascendant (injection). Le support catalytique est constitué de comprimés ou d'éléments extrudés d'a-alumine ou d'éléments d'autres formes. On prépare le catalyseur en appliquant une solution diluée de chlorure ou de nitrate de palladium ou d'un autre sel de palladium soluble à des comprimés, des éléments extrudés, des boulettes ou d'autres particules façonnées d'a-alumine. On traite alors à chaud les particules d'a-alumine imprégnées de palladium en laissant un dépôt de composé de palladium sur le support.Avant d'utiliser les boulettes catalytiques, on les réduit préalablement pour transformer le composé de palladium en palladium métallique par traitement par l'hydrogène sous pression atmosphérique,à une température d'environ 66 à 1770C, Pour réaliser la réaction d'hydrogénation, on place les boulettes de catalyseur au palladium sur a-alumine dans un réacteur cylindrique tel que ceux illustrés par les figures 1 et 2 et on purge le système avec de l'azote pour éliminer l'air On fait alors s'écouler l'hydrogène et on chauffe le réacteur en utilisant une enveloppe chauffante ou un élément chauffant électrique, en ajustant le débit de gaz au moyen d'un dispositif approprié de régulation du débit.Généralement, on conduit la réduction du catalyseur à 1490C sous pression atmosphérique avec une vitesse spatiale horaire de l'hydrogène d'environ 500 à 1000 pendant quelques heures, mais il est commode de laisser le stade de réduction du catalyseur se poursuivre pendant une nuit. On met alors le système sous la pression de fonctionnement en fermant les soupapes de commande de sortie 42 ou 142 et en élevant progressivement la pression de sortie des détendeurs 24 et 124. Lorsque la pression de fonctionnement est atteinte, on établit la température et le débit d'hydrogène et on met en service les pompes 17 ou 117 en les réglant au débit désiré. L'acide gras liquide insaturé est ainsi pompé dans les canalisations 18 ou 118 où il est mélangé avec l'hydrogène à un débit préalablement choisi qui est amené par la canalisation 23 ou 123 et le mélange d'acide gras insaturé et d'hydrogène passe dans le réacteur 10 ou 110. A ce moment, on met en service les dispositifs de chauffage 35 et 36 ou 135 et 136 pour maintenir l'acide gras hydrogéné à l'état liquide pour faciliter son élimination du réacteur et du collecteur de produit. Dans le système à écoulement descendant de la figure 1, on recueille le produit hydrogéné de la première ou des deux premières heures de fonctionnement et on le rejette. On recueille le produit suivant en prélevant des échantillons toutes les heures. Dans le système à écoulement ascendant illustré par la figure 2, 4 h de fonctionnement environ sont nécessaires pour remplir le réacteur 110. Ensuite, on recueille le produit pendant la première ou les deux premières heures de réaction et on le rejette. On recueille alors des échantillons de produit toutes les heures, jusqu'8 ce que la mesure de l'indice de réfraction du produit indique que le fonctionnement est régulier dans les conditions particulières utilisées. Pendant la nuit ou pendant les week-ends, on peut arrêter l'écoulement d'acide gras insaturé dans le réacteur et maintenir un léger écoulement d'hydrogène sur le catalyseur à la température réactionnelle chaisie. Lorsqu'on arrête l'appareil, on cesse l'écoulement d'hydrogène et on purge le système à l'azote. On maintient le réacteur à la température de fonctionnement jusqu'à ce que le catalyseur soit retiré pour éviter une solidification de l'acide gras sur les boulettes de catalyseur. Le produit hydrogéné recueilli dans le collecteur de produit 32 ou 132 est éliminé périodiquement et on prélève des échantillons pour mesurer l'indice de réfraction à partir duquel on évalue l'indice d'iode correspondant au degré d'insaturation du produit. Les conditions opératoires qui ont l'effet le plus important sur les résultats sont la pression et le débit d'hydrogène, la vitesse spatiale liquide horaire de l'acide gras insaturé à traiter et la température réactionnelle. La durée de contact,entre l'acide gras insaturé et le lit catalytique,et le débit de diffusion de l'hydrogène, qui varie avec la pression, semblent régler la vitesse réactionnelle. La vitesse spatiale liquide horaire peut atteindre 2 et, bien entendu, peut étre aussi faible qu'il est économiquement possible, c'est-à-dire 0fui1 environ. La pression d'hydrogène peut varier entre 6,9 et 69 bars ou plus. On maintient de préférence la température entre 93 et 232 C. Les acides gras insaturés qu'on hydrogène généralement dans l'industrie contiennent 10 à 24 atomes de carbone et sont en particulier les acides oléique, linoléique et ricinoléique. L'invention s'applique à tous ces acides comportant une ou plusieurs doubles liaisons carbone-carbone. Les supports d'alumine pour catalyseur à métal noble sont bien connus dans l'art. Cependant, avant l'invention, on ignorait que les supports catalytiques en alumine ne convenaient pas à l'hydrogénation des acides gras par suite de la formation de savons indésirables d'aluminium qui inactivent le catalyseur et souillent le produit, tandis que les supports catalytiques d'a-alumine ne réagissent pas avec les acides gras et ne forment que des quantités insignifiantes de savons, ce qui évite de souiller le produit (cette souillure se traduisant par la teneur en cendres) et de colmater et d'inactiver les catalyseurs d'hydrogénation constitués de métaux nobles sur ces supports. Le support catalytique de l'invention est l'a-alumine qui est une forme d'alumine connue sous le nom de corindon qui est extrêmement dure. Le support peut également contenir de petites quantités d'autres matières telles que de la silice et de l'oxyde de titane, mais la majeure partie, c'est-à-dire au moins 85%,doit Entre constituée d'a-alumine. Les autres formes d'alumine ne conviennent pas dans l'invention. Le rapport hydrogène/acide gras des exemples correspond au nombre de moles d'hydrogène par équivalent dtinsaturation éthylénique de l'acide gras, cette valeur étant mesurée par l'indice d'iode. Ce rapport peut varier entre 1/1 et des valeurs aussi élevées que 20/1. Des valeurs inférieures à 1 ne conduisent pas à une hydrogénation complète et des valeurs supérieures à 20 sont généralement inefficaces par suite des pertes excessives en hydrogène. EXEMPLE 1 On pulvérise des comprimés d'a-alumine (3,2 x 3,2 mm) avec une solution de chlorure de palladium, puis on calcine à 5100C pendant 8 h. L'analyse montre que le catalyseur contient 0,52% de palladium. On place les comprimés dans un réacteur en acier inoxydable, comme illustré par la figure 2, ayant un diamètre intérieur de 19 mm, pour former un lit épais d'environ 152 mm (ayant un volume d'environ 50 ml). Le lit catalytique a un rapport de la longueur au diamètre d'environ 7/1. On purge le système à l'azote, on porte le réacteur à 1770C, puis on fait s'élever à travers le lit catalytique à 177"C pendant 5 h, de l'hydrogène à une vitesse spatiale horaire de 1 000 pour réduire le catalyseur. On pompe par le fond du réacteur à un débit de 50 ml/h, ce qui correspond à une vitesse spatiale liquide horaire de 1, un acide gras hydrogéné ayant un indice de réfraction à 600C de 1,4465. On conduit l'hydrogénation sous une pression constante de 21 bars manométriques.On obtient pendant la réaction d'hydrogénation les résultats suivants Jour Temps Température, Vitesse Rapport H2/ Produit (h,mn) OC spatiale Indice de Indice d'iode liquide acide gras réfraction estimé horaire ~~~~~~~~~~~~ horaire ~~~~~~~~~~~~ à 600C ~~~~~~~~~~~~~ 1 10,30 Mise en service 1 15,30 149 1 5/1 1,4408 40 1 16,30 149 1 5/1 1,4408 40 1 16,30 Arrêt de l'alimentation en acide gras; poursuite du passage d'H2. 2 04,00 Reprise de l'alimentation en acide gras; poursuite du pas sage d'H2. 2 09,30 149 1 5/1 1,4425 56 2 10,30 149 1 5/1 1,4430 59 2 11,30 149 1 5/1 1,4431 59 2 11,40 Le rapport H2/acide gras est élevé à 10/1. 2 15,00 149 1 10/1 1,4438 65 2 16,00 149 1 1011 1,4440 67 2 16,50 149 1 10/1 1,4440 67 2 16,50 Arret de l'alimentation en acide gras; poursuite du passage d'H2. 3 04,00 Reprise de l'alimentation en acide gras; poursuite du passage t'H2, 3 09,30 149 1 10/1 1,4448 73 3 10,30 149 1 10/i 1,4450 75 EXEMPLE 2 On prépare un autre catalyseur avec des éléments extrudés en a-alumine de 3,2 mm, selon le mode opératoire de l'exemple 1. L'analyse montre que le catalyseur contient 3,1 % de palladium sur a-alumine. On hydrogène selon le mode opératoire de l'exemple 1, sous une pression de 21 bars avec un volume de catalyseur de 50 ml, un échantillon d'acide oléique ayant un indice de réfraction à 600C de 1,4465 et un indice d'iode de 87. On obtient les valeurs suivantes. Jour Temps Température Vitesse Rapport H2 / Produit (h,mn) ( C) spatiale acide gras Indice Indice Indice liquide de ré- d'iode d'iode horaire fraction estimé g ~~~~~ ~~~~~~~~~~~ ~~~~~~~~ ~~~~~~~~~~~ à 60eC ~~~~~~ ~~~~~~ 1 X 09,30 Mise en service 1 15,30 149 1 5/1 1,4400 39 1 16,30 149 1 5/1 1,4400 39 23,9 Arrêt de l'alimentation en acide; poursuite du passage d'H2. 2 04,00 Reprise de l'alimentation en acide gras; poursuite du passage d'H2. 2 09,30 149 1 5/1 1,4410 42 2 09,30 Début de l'addition d'H2 au fond et au milieu du lit cata lytique. 2 14,30 149 1 5/1 1,4419 49 2 15,30 149 1 5/1 1,4419 49 2 16,30 149 1 5/1 1,4420 50 Arrêt pour enlever l'acide gras des rotamètres. ##### 4 04,00 Mise en service-addition d'H2 au fond du lit seulement. 4 10,30 149 1 5/1 1,4420 50 4 11,30 149 1 5/1 1,4425 55 4 11,30 Le rapport H2/acide gras est élevé à 10/1. 4 15,30 149 1 10/1 1,4429 58 4 16,30 149 1 10/1 1,4430 59 EXEMPLE 3 Dans cet exemple, le catalyseur est constitué d'éléments extrudés en a-alumine de 1,6 mm de diamètre contenant 2,65% de palladium. On opère comme dans l'exemple 1 avec 50 ml de catalyseur avec un écoulement ascendant. Le rapport hydrogène/acide gras est de 5/1, ce qui correspond à 5 fois la quantité théorique d'hydrogène nécessaire pour la saturation de l'acide oléique. La matière traitée est de l'acide oléique ayant un indice de réfraction de 1,4468 à 60 C et un indice d'iode de 90,6. Jour Temps Tempéra- Pression Vitesse Produit Durée (h,mn) ture ( C) manométri- spatiale Indice de Indice Indice de mar- que (bars) liquide che horaire réfraction d'iode d'iode à 60 C estimé (h) 1 14,30 149 20,7 1 1,4407 40 27,9 6 1 15,30 149 20,7 1 1,4409 42 32,3 7 1 16,30 149 20,7 1 1,4410 42 34,4 8 Le produit obtenu-dans cet exemple ne contient que 16 ppm d'alumine sous forme d'un savon, tandis que les échantillons obtenus par hydrogénation d'acide oléique sur un catalyseur contenant du palladium sur y-alumine contiennent au moins 4 000 ppm d'alumine sous forme d'un savon. EXEMPLE 4 On conduit cet exemple avec le catalyseur de l'exemple 3 avec un écoulement ascendant. La matière traitée est de l'acide oléique ayant un indice de réfraction à 600C de 1,4468 et un indice d'iode de 90,6. On maintient pendant l'opération un rapport hydrogène/acide oléique de 5/1. On obtient les meilleurs résultats avec ce catalyseur dans un système à écoulement ascendant à 149 C sous 21 bars manométriques avec une vitesse spatiale liquide horaire de 1 et un rapport de l'hydrogène à l'acide oléique de 5/1, l'indice d'iode obtenu étant de 21,8. Les résultats obtenus sont les suivants Jour Temps Tempéra- Pression Vitesse Produit Durée (h,mn) ture ( C) manométri- spatiale Indice de Indice Indice de mar que (bars) liquide réfraction d'iode d'iode ch horaire à ~~~~~~~~~~ horaire à 600C estimé h) 1 15,15 149 20,7 1 1,4394 27 6 1 16,15 149 20,7 1 1,4396 31 7 1 17,15 149 20,7 1 1,4400 34 21,8 8 1 18,15 149 20,7 1 1,4398 33 9 1 19,15 149 20,7 1 1,4402 36 10 1 20,15 149 20,7 1 1,4406 38 11 1 21,15 149 20,7 1 1,4409 42 12 Purge à l'H2 à la température pendant l'arrêt. 4 16,30 177 20,7 1 1,4400 34 17 4 17,30 177 20,7 1 1,4408 41 18 4 18,30 177 20,7 1 1,4409 42 19 4 19,30 177 20,7 1 1,4410 42 35,7 20 4 20,30 177 20,7 1 1,4412 44 21 4 21,30 177 20,7 1 1,4418 49 22 4 22,30 177 20,7 1 1,4420 50 23 4 23,30 177 20,7 1 1,4420 50 24 EXEMPLE 5 On opère en écoulement descendant (ruissellement) avec 100 ml du catalyseur de l'exemple 3 et un rapport de lthydrogène à l'acide oléique de 5/1. L'acide oléique traité a un indice de réfraction à 600C de-1,4468 et un indice d'iode de 90,6.On obtient les résultats suivants Jour Temps Tempéra- Pression Vitesse Produit Durée (h,mn) ture manométri- spatiale Indice de Indice de ("C) que (bars) liquide réfraction d'iode marche horaire ~~~~~~~~ ~~~~~~~~~~ horaire à 60 C estimé (h) 9,00 Mise en service L 13,00 149 20,7 1 1,4410 42 4 1 14,00 149 20,7 1 1,4406 38 5 1 18,00 149 20,7 1 1,4415 46 9 1 20,00 149 20,7 1 1,4419 49 11 1 22,00 149 20,7 1 1,4421 52 13 Purge à l'H2 à 1490C pendant une nuit. 2 13,00 177 20,7 1 1,4403 37 16 2 14,00 177 20,7 1 1,4407 40 17 2 15,00 177 20,7 1 1,4410 42 18 2 -: 16,00 177 20,7 1 1,4411 43 19 2 20,30 177 20,7 0,5 1,4401 36 23,5 2 21,30 177 20,7 0,5 1,4399 33 24,5 2 22,30 177 20,7 0,5 1,4400 34 25,5 EXEMPLE 6 Dans un système à ruissellement (le réacteur ayant un rapport de la longueur au diamètre de 14/i, on utilise 100 ml d'un autre catalyseur contenant 2,86% de palladium sur des éléments extrudés d'a-alumine de 1,6 mm avec un débit constant d'hydrogène effluent de 1 l/h. La matière traitée est de l'acide oléique ayant un indice de réfraction è 800C de 1,4390 et un indice d'iode de 90,6. On obtient les résultats suivants: Jour Temps Tempéra- Pression Vitesse Produit (h, mn) ture (OC) manomé- spatiale Indice de Indice Indice Durée de trique liquide réfraction d'iode d'iode marche ~~~~~ ~~~~~~~~ (bars) horaire à 60eC estimé ~~~~~~~ (h) 1 15,00 Réduction préalable par 1'H2 à 1490C, sous 1 bar, avec une vitesse spatiale liquide horaire de 500 pendant 16 h. 2 14,05 149 20,7 0,5 1,4330 34 5 2 15,07 149 20,7 0,5 1,4328 32 21 6 2 16,00 149 20,7 0,5 1,4329 33 Elévation de la température réactionnelle à 177"C. 2 20,00 177 20,7 0,5 1,4318 21 11 2 21,00 177 20,7 0,5 1,4320 23 12 2 22,00 177 20,7 0,5 1,4318 21 11,2 13 Elévation de la pression du système à 34,5 bars manométriques. 3 13,30 177 34,5 0,5 1,4310 13 15 3 14,30 177 34,5 0,5 1,4308 10 16 3 17,30 177 34,5 0,5 1,4299 1 19 3 18,30 177 34,5 0,5 1,4298 0 7,9 20 3 20,30 177 34,5 0,5 1,4300 2 22 Débit constant d'H = 1 l/h 2 Produit traité : acide oléique, indice de réfraction = 1,4390 à 800C, indice d'iode = 90,6. L'indice de réfraction du produit obtenu à 177du, sous 34 bars manométriques,et avec une vitesse spatiale liquide horiaire de 0,5, indique que la matière traitée a été pratiquement totalement saturée. L'indice de viscosité de l'échantillon de produit obtenu après 18 h 30 mn de fonctionnement est de 7,9. La réduction du débit d'hydrogène à 1 l/h et l'élévation de la pression du système de 21 à 34 bars semblent avoir un effet significatif sur l'hydrogénation. EXEMPLE 7 On tente d'obtenir un produit à faible indice d'iode à 210C (34 bars manométriques avec une vitesse spatiale liquide horaire de 0,5) avec le catalyseur de l'exemple 6 (éléments extrudés de 1,6 mm en a-alumine à 2,86% de palladium). Les résultats de l'essai à 21"C figurent ci-après. Le débit d'hydrogène effluent est constant et d'environ 1 l/h. La matière traitée est de l'acide oléique ayant un indice de réfraction de 1,4390 à 80"C et un indice d'iode de 90,6. Les résultats ci-dessous montrent qu'on peut abaisser l'indice d'iode en dessous de 10 dans les condi tions de cet exemple. Jour Temps Tempéra- Pression Vitesse Produit ~ Durée (h,mn) ture ( C) manométri spatiale Indice de Indice Indice de mar que (bars) liquide réfraction d'iode diode che ~~~~~~~~ ~ ~ horaire à 60C estimé ~~~~~~ (h) 9,00 Mise en service 1 12,00 149 34,5 0,5 1,4305 7 3 1 13,00 149 34,5 0,5 1,4264 0 4 1 14,00 149 34,5 0,5 1,4288 0 3,9 5 1 15,00 149 34,5 0,5 1,4300 2 6 1 16,00 149 34,5 0,5 1,4305 7 7 Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent autre décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs, sans sortir du cadre de l'inven tion. REVENDICATIONS 1 - Procédé d'hydrogénation continu d'un acide gras insaturé, caractérisé en ce qu'il consiste à mettre un courant de cet acide au contact d'un courant d'hydrogène s'écoulant dans le même sens en présence d'un lit catalytique fixe constitué de 0,5% à 5% en poids de palladium sur un support d'a-alumine à une température comprise dans la gamme d'environ 93 à environ 2320C. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la pression d'hydrogène est comprise dans la gamme d'environ 6,9 à environ 69 bars manométriques. 3 - Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le rapport molaire de l'hydrogène aux doubles liaisons de l'acide gras est compris dans la gamme de 1/1 à 20/1. 4 - Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que la vitesse spatiale liquide horaire de acide gras est comprise entre 0,1 et 2. 5 - Procédé selon la revendication 4, caractdrise en ce que l'acide gras renferme de 10 à 24 atomes de carbone. 6 - Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'acide gras est l'acide oléique. 7 - Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que le support catalytique est de l'a-alumine ayant une pureté d'au moins 85%. 8 - Catalyseur convenant à l'hydrogénation d'acides gras insaturés dans un procédé continu à lit catalytique fixe et à écoulements de méme sensdthydrogène et d'acide gras liquide, caractérisé en ce qutil est constitué de 0,5% à 5% de palladium sur un support contenant au moins 85% d'a-alumsne,