i 2027571 I La présente invention concerne un procédé et un appareil perfectionnés de production d'un matériau cellulaire et stratifié à partir de deux feuilles de matière plastique pouvant être soudées par la chaleur et, plus particulièrement, 5 une technique perfectionnée pour chauffer les feuilles aux températures de soudage de manière régulière et uniforme sans aucun allongement ou déformation appréciable des feuilles avant le soudage de la seconde feuille à la première. L'invention apporte un perfectionnement aux dis-10 positifs de la technique antérieure et, en particulier, aux dispositifs servant à fabriquer des matières cellulaires à l'aide d'une série de rouleaux qui élèvent successivement la température de chacune des deux pellicules, d'un rouleau de gaufrage pour gaufrer l'une des pellicules et d'un rouleau 15 de pression qui coopère avec le rouleau de gaufrage pour souder la seconde pellicule à la première pendant que cette dernière est encore sur le rouleau de gaufrage, de façon à obtenir un matériau cellulaire. Dans les dispositifs connus, les pellicules progressent à des vitesses d'environ. 60 mètres 20 à la minute ou à des vitesses supérieures, et les rouleaux *» sont chauffés à des températures sensiblement supérieures à la température que la pellicule doit atteindre après passage sur le rouleau. Attendu que les pellicules sont en général chauffées à une température proche de leur point de fusion, 25 on doit chauffer les rouleaux à des températures très au-dessus du point de fusion des pellicules. Il est donc important, avec les dispositifs connus, d'entretenir line vitesse sensiblement uniforme pendant le fonctionnement car toute interruption ou changement brusque aurait pour effet de faire fondre 30 les pellicules presqu*instantanément aux endroits où elles sont en contact avec les rouleaux de chauffage. Dans le cas où il se révèle nécessaire d'interrompre le processus, les pellicules doivent être coupées et la machine doit être débarrassée des pellicules avant de pouvoir l'arrêter. Pour amorcer 35 le fonctionnement de l'appareil, on est obligé d'enfiler des bandes ou éléments de guidage résistant à la chaleur à travers tout l'appareil de telle sorte que, lorsqu'on met en route celui-ci, les pellicules de matière plastique seront tirées par des éléments de guidage à travers l'appareil à des vitesses de fonctionnement sensiblement normales. 40 Un autre inconvénient des dispositifs dé la technique 69 41357 2 2027571 antérieurement destinés à des opérations de chauffage et de stratification de pellicules de matière plastique, lorsque des rouleaux constituent les éléments de chauffage, est que les pellicules ne sont pas chauffées d'une façon uniforme. On a 5 constaté qu'une pellicule de matière plastique qui passe sur un rouleau pour être chauffée ne vient pas toujours en contact •uniforme avec le rouleau, car la pellicule tend à former des plis ou des canaux de forme allongée. Alors qu'un tel phénomène peut provenir de la dilatation de la pellicule au cours du 10 chauffage ou de l'emprisonnement d'air entre la pellicule et le rouleau, le résultat est toujours que certaines parties de la pellicule ne viennent pas en contact avec le rouleau et par conséquent, ne sont pas chauffées à la même température que les autres parties de cette pellicule. Dans ces conditions, quand 15 la pellicule chauffée touche le rouleau de gaufrage, les parties correctement chauffées seront gaufrées à la profondeur totale des creux de la surface du rouleau de gaufrage, tandis que les parties insuffisamment chauffées risquent de n'être que partiellement gaufrées avant l'application de la pellicule obturante 20 dont le rôle est d'emprisonner de l'air dans chaque élément du gaufrage. Etant donné qu'une dépression est continuellement appliquée à chacun des creux du rouleau de gaufrage, si le vide continue à gaufrer les parties insuffisamment chauffées de la pellicule après l'application de la pellicule obturante, 25 cette dernière pellicule sera gaufrée elle aussi. Il s'agit là d'un phénomène indésirable que l'on appelle parfois un double gaufrage. Un autre phénomène qui apparaît dans la mise en oeuvre des proc-édés et des appareils de chauffage de la tûchnique antérieure est le gaufrage incomplet de la pellicule. Ceci se produit 30 lorsque les températures de zones déterminées de la pellicule à gaufrer sont à une température relativement faible de sorte qu'au moment où la pellicule vient en contact avec le rouleau de gaufrage, ce dernier n'effectue qu'un gaufrage partiel et la dépression est alors insuffisante pour achever le gaufrage 35 correct, même après stratification de la seconde pellicule à la première. La présente invention permet de surmonter les inconvénients précités de la technique antérieure et elle a pour but de réaliser un procédé et un appareil nouveaux et perfec-40 tionnés pour chauffer des feuilles de matière plastique de 69 41357 3 2027571 manière régulière et uniforme, de telle sorte que la feuille à gaufrer le sera uniformément et régulièrement sur la totalité de sa surface et qu'en même temps on empêche le double gaufrage ainsi que le gaufrage incomplet. L'invention envisage 5 également un agencement nouveau et perfectionné d'appareil dans lequel les moyens de chauffage peuvent être enlevés rapidement et le fonctionnement de la machine peut être interrompu sans avoir à sectionner les pellicules et effectuer ensuite un nouvel enfilage dans l'appareil avant de pouvoir amorcer l'opération suivante. De plus, avec les agencements selon l'invention, dans le cas où une surchauffe accidentelle de la pellicule provoque la.déchirure ou la rupture des feuilles, la matière thermoplastique ne fond pas sur les rouleaux ou autres organes de l'installation, et on évite d'avoir à procéder 15 à un nettoyage complet de ces organes avant de pouvoir remettre le procédé en route. L'invention fournit également un procédé perfectionné pour chauffer des pellicules thermoplastiques avant le gatifrage d'une pellicule et le soudage d'une seconde pellicule sur la 20 première, procédé qui se caractérise par sa simplicité, sa sûreté, sa facilité de mise en oeuvre et la garantie d'uniformité du produit obtenu. L'invention a également pour objet un appareil perfectionné pour chauffer, gaufrer et stratifiée des pellicules 25 thermoplastiques afin de former un matériau cellulaire, qui améliore grandement l'efficacité et l'uniformité du fonctionnement et réduit le temps nécessaire pour préparer l'appareil à une reprise du fonctionnement dans le cas où ce fonctionnement à dû être arrêté pour une raison ou une autre. 50 Ekfin, l'invention procure des moyens perfectionnés pour chauffer uniformément des feuilles ou pellicules thermo-soudables, y compris des feuilles portant un revêtement réactivé par la chaleur aux températures àe soudage avant leur stratification. 35 La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est une vue schématique d'un mode de réalisation d'un appareil permettant la fabrication de matériau 40 cellulaire amélioré selon l'invention. 69 41357 4 2027571 La figure 1a est une coupe transversale d'un matériau cellulaire présentant un double gatifrage. La figure 1b est une coupe transversale d'un matériau cellulaire présentant un gaufrage incomplet* 5 La figure 1c est une coupe transversale d'un matériau cellulaire dont le gaufrage et le soudage sont corrects. La figure 2 est une vue de côté d'un mode de réalisation de l'appareil selon l'invention. La figure 3 est une poupe par la ligne 3-3 de la 10 figure 2 montrant en traits mixtes le contour du dispositif de chauffage dans la position qu'il occupe quand il a été enlevé de l'appareil. La figure 4 est une coupe par la ligne 4-4 de la figure 2. 15 Les figures 5 et 6 sont des coupes respectivement par la ligne 5-5 et la ligne 6-6 de la figure 4. La figure 7 est une vue en tout de l'appareil de chauffage et des canalisations d'amenée du combustible pour l'installation représentée sur les figures 2 à 6. 20 La figure 8 est une vue schématique d'une variante de réalisation de l'appareil selon l'invention. Le procédé et l'appareil qui vont maintenant être décrits sont destinés à la fabrication de matériaux cellulaires stratifiés, à partir de feuilles de matière plastique stra-25 tifiées ou non stratifiées et que l'on peut souder thermiquement l'une à l'autre. Chaque feuille peut être formée ou bien d'une matière thermoplastique, ou bien d'une matière quelconque portant une couche superficielle de matière plastique soudable. Sur la figure 1 on a représenté schématiquement un 30 mode de réalisation d'appareil de stratification et de gatifrage selon l'invention. Dans cet appareil, une première feuille de matière plastique 10 est déroulée d'un rouleau 11 à l'aide de deux rouleaux débiteurs 12 et 13 et elle est ensuite guidée par des rouleaux fous 14, 15 et 16 jusqu'au sommet d'une instal-35 lation de chauffage désignée dans on ensemble par la référence 17• Dhe seconde feuille de matière plastique 18 est déroulée d'un rouleau 19 par des rouleaux débiteurs 20 et 21 et est guidée de façon analogue par des rouleaux fous 22,23,24,25 et 26 jusqu'au sommet de l'installation de chauffage. Les pellicules 4-0 10 et 18 ou d'autres feuilles soudables par la chaleur sont à 69 41357 5 2027571 l'état non-chauffé pendant cette partie de leur trajet et la totalité du chauffage a lieu dans l'installation 17• L'appareil ou l'installation de chauffage 17 comprend, dans le mode de réalisation représenté sur la figure 1, trois 5 dispositifs allongés de chauffage 27,28,et 29« En quittant le rouleau 16, le feuille ou pellicule 10 passe entre des rouleaux d'entraînement 30 et 31 sur un trajet descendant entre les dispositifs de chauffage 27 et 28, après quoi elle est guidée par un rouleau 32 pour arriver sur un cylindre 33 de gaufrage 10 par dépression dont la température est réglée et dont la surface présente une série de creux individuels, de manière à gaufrer la pellicule chauffée 10. Un cylindre de gaufrage qui convient dans ce "but est décrit dans le brevet américain F* 3»14-2.599. ^a seconde pellicule 18 passe autour de rouleaux 15 d'entraînement 34- et 35 pour descendre entre les dispositifs de chauffage 28 et 29 et elle est ensuite guidée par un rouleau 36 pour arriver sur le cylindre de gaufrage 33 et recouvrir, sur ce cylindre, la pellicule 10. On remarquera que les dispositifs de chauffage 27 et 29 se prolongent vers le bas jusqu'à 20 un point très proche du cylindre de gaufrage 33» et aussi que le dispositif de chauffage 29 est plus long que le dispositif de chauffage 27. Avec cet agencement, à mesure que la pellicule 10 descend entre les dispositifs de chauffage 27 et 28, sa température monte progressivement et la température finale de 25 gaufrage et de soudage n'est pas atteinte avant que la pellicule n'émerge d'en dessous du dispositif de chauffage 27. Cette technique permet à la pellicule de se supporter d'elle-même et chaque section qui sort de l'installation de chauffage 17 est appliquée immédiatement sur le cylindre de gaufrage 33• La 30 pellicule 18 est chauffée de façon analogue mais elle est soumise à la chaleur rayonnante provenant du dispositif 29 pendant une plus grande partie de son trajet ce qui assure que cette pellicule 18 est maintenue à la température de soudage. La pellicule 18 vient en contact avec le cylindre de gaufrage 35 33 en un point plus éloigné que celui où la pellicule 10 vient en contact avec ce cylindre, de sorte que d'abord la pellicule 10 est gaufrée et ce n'est qu'ensuite que la pellicule 18 qui la recouvre est soudée à la pellicule 10. Ce soudage est effectué par un rouleau presseur 37 qui porte un revêtement élastique et qui est maintenu en contact de pression avec le cylindre 33* 69 41357 6 2027571 Le matériau cellulaire complet est alors enlevé de l'appareil par des rouleaux 38 et 39• Selon l'invention, l'installation de chauffage 17» composée des dispositifs de chauffage 27, 28 et 29 qui sont 5 fixés les uns sur les autres est montée sur des jeux de galets 40 et 41 qui roulent sur des rails 42 et 43. L'extrémité inférieure du dispositif de chauffage 29 porte une équerre 44 en L présentant une fente qui vient en prise avec un guide 45 dirigé vers le haut en vue de stabiliser l'installation de 10 chauffage. Comme on le décrira plus en détail à propos des figures 2 à 6, ce mode de support de l'ensemble 17 facilite son enlèvement de l'appareil sans interrompre le fonctionnement de ce dernier. Avec cet agencement, si l'on désire arrêter l'opération de gaufrage et de soudage, on peut enlever les dispositifs de 15 chauffage et on peut alors arrêter l'appareil tout entier après que la pellicule qui a été soumise à l'action de la chaleur aura quitté le cylindre 33» Dans la pratique, iL est souhaitable d'installer un pulvérisateur d'e'au 46 pour refroidir rapidement les pellicules gaufrées et soudées immédiatement avant leur 20 enlèvement du cylindre de gaufrage 33» En conséquence, si l'on doit interrompre provisoirement l'opération de gaufrage et retirer l'installation de chauffage 17, il suffit de s'assurer que la partie de la pellicule qui a déjà été soumise à la chaleur s'est entièrement écartée du pulvérisateur de refroidissement 25 46. Pour remettre l'appareil en route, il suffit simplement de démarrer l'appareil et, une fois que la pellicule aura atteint la vitesse désirée, on amène l'installation de chauffage en position .afin qu'elle puisse jouer le rôle que l'on a décrit précédemment. 30 Avec le mode de réalisation de l'invention selon la figure 1, toutes les parties des deux pellicules sont chauffées d'une façon uniforme, le résultat en étant que le matériau cellulaire est gaufré régulièrement, et qu'on évite les défauts tels qu'un double gaufrage ou un gaufrage incomplet. Comme on l'a 35 déjà dit, lorsqu'on chauffe une pellicule plastique en la faisant passer sur une série de rouleaux, certaines parties de la pellicule ne viennent pas en contact avec ces rouleaux de chauffage en raison de la dilatation de la pellicule et de l'emprisonnement d'air. De ce fait, on a constaté que certaines 4-0 parties de la pellicule à gaufrer sont portées à des températures 69 41357 7 2027571 différentes dont certaines peuvent même être inférieures à la température de gaufrage nécessaire pour cette pellicule particulière. Les deux inconvénients précités sont illustrés sur les figures "la et 1b. La figure 1a correspond à ce que l'on appelle 5 un double gaufrage ; la pellicule E qui devait être gaufrée était à une température légèrement plus basse que la température désirée de gaufrage de sorte qu'elle n'a subi qu'un gaufrage partiel avant l'application de la pellicule obturante S. De ce fait, l'application continue du vide provoque le gaufrage 10 final de la pellicule E mais, en ce faisant, également un gaufrage partiel de la pellicule S. Une telle structure ne procure pas l'action d.'amortissement que l'on peut obtenir avec une pellicule correctement gaufrée telle que l'indique schémati-quement la figure 1c. On remarquera sur cette figure 1c que la 15 pellicule 10 qui correspond à la pellicule E de la figure 1a est entièrement gaufrée alors que la pellicule 18 dont le rôle est de sceller le gaufrage demeure dans un état pratiquement plat. Le gaufrage incomplet est représenté sur la figure 1b. On remarquera sur cette figure que la pellicule E est gaufrée d'une façon 20 irrégulière car sa partie E^ était à une température plus élevée que la partie Eg. Cette partie Eg était à une température tellement faible que même le vide n'a pas réussi à achever le gaufrage avant le refroidissement de la pellicule et, par conséquent, la pellicule obturante S repose à plat contre la pelli-25 oule E et ne laisse pas apparaître l'effet de double gaufrage comme c'était le cas sur la figure 1a. Un mode de réalisation de l'appareil qui permet la mise en oeuvre du procédé décrit à propos de la figure 1 est représenté sur les figures 2 à 7. Dans un but de clarté, les 30 éléments correspondants sur les figures 2 à 7 et sur la figure 1 portent les mêmes références numériques. Dans l'exemple représenté, le bâti de l'appareil est indiqué par la référence d'ensemble 50 et ce bâti comporte des parties latérales 51 et 52. La partie latérale 51 du bâti 50 est formée de deux colonnes 35 verticales 53 réunies par des traverses appropriées 54,55*56 57» La partie latérale 52 du bâti 50 est construite de façon analogue et ces deux parties latérales 5"1 et 52 sont réunies par des éléments transversaux dont notamment des poutres 58 en I. Deux rails espacés 42 et 43 s'étendent dans le sens transversal du 4-0 bâti et dépassent sur une distance notable au-delà de la partie 69 41357 8 2027571 latérale 52 de celui-ci. On remarquera que la poutre transversale 55 en I de la partie latérale 52 présente une interruption (voir figure 4) pour permettre le mouvement de l'installation de chauffage 17 d'une position â l'intérieur du 5 bâti 50 à une position éloignée de ce bâti, comme on le montre en traits mixtes sur la figure 3» L'installation de chauffage 17 est supportées par deux jeux de galets 40,40a et 4-1-41 a qui coopèrent avec les rails 42 et 43. Les galets 40a et 41a sont montés sur 10 des cornières verticales 62 supportées à distance l'une de l'autre par des gouttières transversales 63 et 64. Le dispositif de chauffage 27 de l'installation 17 est fixé par un bout à la cornière verticale 62 et est supporté, à l'autre bout, par une cornière 62' qui porte le galet 40. Le dispositif 15 de chauffage 29 est supporté de façon analogue sur l'autre cornière 62, par un bout, et sur une seconde cornière 62' qui porte le second galet 41. Le dispositif 28 de chauffage central est simplement supporté sur sa gauche (en observant la figure 4) du fait qu'il est fixé aux gouttières transver-20 sales 63 et 64. Avec cet agencement, on remarquera que les pellicules ou feuilles 10 et 18 progressent de haut en bas entre le dispositif 28 de chauffage central et les dispositifs 27 et 29 de chauffage extérieurs et aussi que l'ensemble de chauffage tout entier 17 peut être déplacé vers la gauche 25 (en observant la figure 4) pendant que les pellicules 10 et 18 sont en position dans cet ensemble et sans aucunement agir sur ces pellicules. Si l'on veut donc interrompre les opérations de gaufrage ou de soudage, on peut déplacer l'installation de chauffage 17 vers l'extérieur et la sorti.e de l'appareil, après 30 quoi on peut arrêter cet appareil sans couper les pellicules, ce qui aurait exigé un nouvel enfilage lors de la remise en route. Pour cette remise en route, on peut alors démarrer l'appareil et ramener les dispositifs de chauffage dans leur position initiale pour leur permettre de chauffer les pellicules. 35 En vue de stabiliser l'ensemble de chauffage 17, la poutre transversale 56 sur la partie latérale 51 du bâti 50 porte une extrémité du guide 45 profilé en L et l'autre extrémité de ce guide est supportée de façon analogue par la partie latérale 52. Le bord inférieur du dispositif de chauffage 27 porte 4-0 un élément fendu 44 qui vient coopérer avec le guide 45 et 10 69 41357 9 2027571 empêche ainsi l'installation de chauffage de s'incliner à partir de sa position verticale normale. , . ; Le trajet des pellicules 10 et 18 est visible plus clairement sur la figure 2. On remarquera que la pellicule 5 10 passe autour du rouleau 14 qui est supporté par les parties latérales 51 et 52 du bâti. La pellicule se déplace ensuite directement vers le haut et autour du rouleau 15 monté sur le sommet du bâti. Le rouleau 16 est installé au-dessus des rouleaux d'entraînement 30 et 31 et, après pa-ssage sur le rouleau 16, la pellicule descend entre les rouleaux 30 et 31 puis autour du rouleau 32 pour arriver sur le cylindre 33 de gaufrage par dépression. Le cylindre 33 ainsi que les rouleaux 30, 31 et 32 sont tous supportés par les parties latérales 51 et 52 du bâti. Dans le cas particulier du rouleau 32, la partie 15 latérale 52 comprend une plaque 65 portée par la poutre transversale 56 pour supporter ainsi une extrémité du rouleau 32 sans gêner le mouvement transversal de l'installation de chauffage 17» La pellicule 18 est guidée par les rouleaux 23, 24 20 et 25 qui sont montés sur les parties 51 et.52 du bâti et, après cela, la pellicule remonte autour du rouleau 26 installé au sommet du bâti 50 et redescend en passant autour des rouleaux 34 et 35 qui sont également interposés entre les parties latérales 51 et 52. La pellicule 18 descend ensuite 25 autour du rouleau 36 et arrive sur le cylindre 33 de gaufrage de manière à recouvrir la pellicule 10. Attendu que la pellicule 10 Tient en contact avec le cylindre de gaufrage avant la pellicule 18, le vide appliqué au cylindre 33 par un conduit 60 provoque le gaufrage de la pellicule 10 et, après cela, 30 l'application de la pellicule 18 aura pour effet de fermer hermétiquement les gaufrages en établissant des cellules d'air hermétiques. Le rouleau presseur 37, poussé contre le cylindre de gaufrage 33 par l'action de cylindres 67 commandés par un fluide, assure une jonction parfaitement hermétique 35 entre les deux pellicules. Après avoir gaufré et hermétiquement réuni les pellicules sur le cylindre de gaufrage 33, on soumet ces pellicules au refroidissement par le pulvérisateur d'eau 46, après quoi le matériau final est enlevé du cylindre de gaufrage par 40 les rouleaux 38 et 39. 69 41357 10 2027571 En fonctionnement, il est souhaitable de régler minutieusement les vitesses de certains rouleaux pour éviter la déformation des pellicules 10 et 18. A cette fin, des mécanismes d'entraînement à vitesse variable sont utilisés 5 pour entraîner les divers rouleaux et le cylindre de gaufrage et»pour une raison de commodité, ces mécanismes d'entraînement sont synchronisés en les alimentant à partir d'un seul générateur à fréquence variable. Plus précisément, les rouleaux 14, 15, 16 qui guident Ta pellicule 10 vers les rouleaux 30 10 et 31 ne sont que des rouleaux fous car, pendant cette partie de son trajet, la pellicule est froide. Le rouleau 30 qui coopère avec le rouleau 31 pour serrer la pellicule 10 lors de son passage entre eux, est entraîné par un dispositif 68 à vitesse variable qui est accouplé au rouleau 30 par des 15 pignons 69 et 70 et une chaîne 71. La pellicule 18 passe sur les rouleaux fous 23, 24, 25, 26 et ensuite est dirigée vers le bas par la pression coopérante des rouleaux d'entraînement 3^ et 35» Le rouleau 35 est entraîné par un mécanisme 72 à vitesse variable, agissant par l'entremise de pignons 20 73-et 74 et d'une chaîne 75* Les rouleaux 32 et 36 sont entraînés par un mécanisme 76 à vitesse variable, agissant par l'entremise de pignons 77, 78, 79 et d'une chaîne 80. Le cylindre de gaufrage 33 est entraîné par un mécanisme 81 à vitesse variable qui est accouplé au cylindre de gaufrage par 25 des pignons 82 et 83 et une chaîne 84. Les rouleaux d'enlèvement 38,39 sont entraînés par un mécanisme 85 à vitesse variable, par l'intermédiaire de pignons 86, 87, 88 et 89 et d'une chaîne -90. Tous les mécanismes 68, 72, 76, 81 et 85 à vitesse variable sont commandés par un générateur commun 91 à fréquence 30 variable de sorte que, pour modifier la vitesse de l'appareil, il suffit de changer la- fréquence du générateur 91• Dans ces conditions, une fois que tous les mécanismes à vitesse variable sont correctement coordonnés de manière à établir la tension désirée sur les pellicules au cours de leur passage à travers 35 l'appareil, on peut utiliser une seule commande pour modifier la vitesse de l'opération. Dans un but de commodité, des traits mixtes ont été utilisés pour indiquer les connexions électriques entre le générateur 91 et les divers mécanismes d'entraînement à vitesse variable. 40 Du fait que les pellicules 10 et 18 sont chauffées 69 41357 2027571 progressivement pendant leur progression vers le bas à travers l'installation de chauffage 17, il est souhaitable de maintenir les rouleaux 32 et 36 à des températures appropriées afin que ces rouleaux ne puissent pas refroidir les pellicules 5 lors du démarrage initial de l'appareil et qu'en même temps les rouleaux ne surchauffent pas les pellicules par la chaleur absorbée fournie par l'installation de chauffage 17• En conséquence, chacun de ces rouleaux est soumis à un réglage de température, qu'on obtient en faisant passer à travers le 10 rouleau un fluide régulateur de température. Dans le cas du polyéthylène, il est recommandé de maintenir les rouleaux 32 et 36 à environ 77°C et on peut aboutir à ce résultat en faisant circuler de l'eau ou un autre liquide approprié par des conduites d'admission 32b et 36b, puis en l'évacuant par 15 des conduites de sortie 32a et 36a. Tout dispositif approprié de chauffage ou de refroidissement qui est capable de régler automatiquement la température du fluide ; peut être utilisé dans ce but. Le cylindre de gaufrage 33 est lui aussi soumis à un réglage de température par passage d'un liquide que l'on 20 fait pénétrer par une entrée 33b et que l'on fait ressortir par une conduite 33a. La construction détaillée du rouleau de gaufrage 33 est décrite dans les brevets américains Nos 3*14-2. 599 et 3.208.898. Alors que l'installation de chauffage peut être. 25 alimentée par du courant électrique ou par un combustible, non gazeux, dans l'exemple décrit, les dispositifs de chauffage 27, 28, 29 sont chauffés par un combustible gazeux. Le gaz est admis dans l'appareil par une conduite d'entrée 92 et passe ensuite à travers des dispositifs de réglage 93, 94, 95»96,97 30 pour contrôler ainsi la pression gazeuse et permettre l'interruption à la fois manuelle et automatique du débit gazeux. Le gaz est ensuite réparti entre deux distributeurs verticaux 98 et 99 et ces derniers sont raccordés aux dispositifs de chauffage 27, 28, 29 par des tuyaux flexibles 100, comme on le voit 35 clairement sur les figures 3 et 7* L'utilisation de tuyaux flexibles permet de déplacer l'installation de chauffage 17 entre sa position de fonctionnement et une position inopérante à l'extérieur de l'appareil. Eventuellement, les extrémités extérieures des rails 42 et 43 peuvent être supportées par un 40 châssis 59 profilé en U, comme on le voit clairement sur la 69 41357 12 2027571 figure 7* Sur la figure 8 est représenté un autre mode de réalisation de l'appareil selon l'invention. Cet appareil est en grande partie identique à celui qui vient d'être décrit à 5 propos des figures 1 à 7 et en conséquence, on a utilisé les mêmes références numériques pour désigner les éléments identiques ou correspondants. Cependant, la construction représentée sur la figure 8 diffère de celle de la figure .1 en.ce que l'installation de chauffage 17- ne comporte que deux dispositifs 1Q de chauffage 27 et 29, à l'exclusion du troisième dispositif central 28. On a pu constater que la chaleur qui rayonne des surfaces internes des dispositifs de chauffage 27 et 29 pénètre dans les pellicules.10 et 18 et permet ainsi la production d'un matériau cellulaire et l'établissement d'un joint 1.5 hermétique entre les pellicules. L'appareil selon la figure 8 se révèle efficace avec des pellicules de polyéthylène revêtues de chlorure de polyvinylidène et lorsque les pellicules ont une épaisseur de 25 à 75 microns. Naturellement, le dispositif de chauffage centïal peut également être utilisé avec les 20 pellicules plus minces mais il faut alors régler le taux de chauffage. Il ressort de la description précédente des divers modes de réalisation de l'invention que les deux pellicules 10 et 18 se supportent d'elles-mêmes pendant leur passage à 25 travers l'installation de chauffage 17* Le ce fait, les feuilles ne viennent pas en contact avec des rouleaux trop fortement chauffés et on peut donc interrompre le fonctionnement de l'appareil à un moment quelconque sans couper les pellicules, simplement en sortant l'installation de chauffage de l'intérieur 50 du bâti.50. Etant donné que d'autre paib les feuilles sont chauffées progressivement pendant qu'elles descendent à travers l'appareil, elles n'atteignent pas la température de fusion ou de soudage avant un moment qui précède immédiatement leur sortie de l'installation de chauffage. Par ailleurs, le dispositif 35 de chauffage 29 peut être un peu plus long que le dispositif 27 pour assurer le maintien de la feuille de scellement 18 à la température de soudage. Une telle précaution est parfois souhaitable car cette seconde pellicule 18 n'est pas soumise au gaufrage et la présence d'un supplément de chaleur facilitera 40 l'établissement d'un joint hermétique efficace. Il est également 69 41357 13 2027571 important de faire remarquer que les pellicules 10 et 18 sont chauffées de façon uniforme sm? la totalité de leurs surfaces de sorte qu'on évite les défaute qui sont représentés sur les figures 1a et 1b et que la pellicule 10; est toujours gaufrée 5 de façon uniforme comme le montre la figure 1c, et ceci avant l'application de la pellicule de scellement 18. II' n'est pas moins évident que si les modes de réalisation"représentés conviennent particulièrement pour la fabrication d'un matériau cellulaire, ces mêmes modes de réalisation peuvent servir à 10 stratifier des feuilles en matière plastique sans gaufrage, auquel cas le cylindre de gaufrage 33 doit être remplacé par un cylindre lisse. L'invention ,t elle que décrite, peut servir avec des feuilles dont l'une au moins porte un revêtement d'une 15 matière réactivable par la cha.leur, pous souder ces feuilles l'une à l'autre ; dans ce cas, il est évident que lorsqu'on se propose de fabriquer un matériau cellulaire, l'une des feuilles doit être déformable ou gaufrable, bien que non nécessairement soudable, en l'absence de revêtement réactivé 20 par la chaleur. Il va de soi que des modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation qui viennent d'être décrits, notamment par substitution de moyens techniques équivalents, sans sortir pour cela du cadre de la présente invention. 69 41357 14 2027571 REVENDICATIONS 1. Procédé de gaufrage et de stratification de feuilles thermoeoudables en matière plastique,' caractérisé en ce qu'il consiste à faire avancer ces feuilles de haut en 5 "bas à distance l'une de l'autre ; à irradier les feuilles par de la chaleur rayonnante pour élever progressivement leurs températures au cours de ce trajet descendant et jusqu'au moment où ces feuilles atteignent les températures de soudage ; à faire avancer ces feuilles successivement et continuellement 10 sur une surface mobile de gaufrage et de stratification aussitôt après l'établissement desdites températures de soudage, de telle sorte que l'une des feuilles vienne en contact avec ladite surface et soit gaufrée par cette dernière immédiatement avant l'application de l'autre feuille ; à appliquer de la 15 pression à ces feuilles pendant qu'elles sont superposées sur ladite surface de gaufrage afin de souder les feuilles l'une à l'autre d'une façon sensiblement uniforme ; et à refroidir ensuite les feuilles stratifiées et gaufrées. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en 20 ce que la chaleur rayonnante est dirigée vers les surfaces externes mutuellement en regard desdites feuilles afin d'en assurer le chauffage uniforme. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on irradie les deux surfaces de chaque feuille par 25 ladite chaleur rayonnante. 4.Procédé selon la revendication 1, caractérisé en oe qu'on refroidi^ les feuilles stratifiées et gaufrées pendant qu'elles sont encore sur la surface mobile de stratification et de gaufrage. 30 5. Procédé de stratification de feuilles thermosou- dables, caractérisé en ce qu'il consiste à faire avancer ces feuilles de haut en bas à distance l'une de l'autre ; à irradier les feuilles par de la chaleur rayonnante pour élever progressivement leurs températures au cours de ce trajet descendant 35 et jusqu'au moment où au moins les surfaces en regard de ces feuilles atteignent la température de soudage ; à faire avancer les feuilles sur une surface mobile de stratification aussitôt après l'établissement desdites températures de soudage ; à appliquer de la pression à ces feuilles superposées pendant 40 qu'elles sont sur ladite surface ; et à refroidir ensuite les 69 41357 15 2027571 feuilles stratifiées. 6. Appareil de fabrication d'un matériau cellulaire, caractérisé en ce qu'il comprend une installation de chauffage comportant au moins deux dispositifs de chauffage sensiblement 5 verticaux montés à distance l'un de l'autre., lesdits dispositifs de chauffage envoyant de l'énergie rayonnante dans l'espace qui les sépara ; des moyens pour guider continuellement deux feuilles d'une matière plastique thermoscellable de haut en bas et à distance l'une de l'autre entre les disposi-10 tifs de chauffage ; une surface continuellement mobile de gaufrage et de stratification qui reçoit successivement les feuilles à leur sortie d'entre les dispositifs de chauffage, l'une de ces feuilles venant en contact avec ladite surface avant l'autre feuille pour que la première feuille soit 15 gaufrée arant l'application de la seconde feuille ; des moyens pour appliquer continuellement de la pression aux sections successives des feuilles pendant que ces dernières sont superposées sur ladite surface afin de les souder l'une à l'autre ; des moyens pour refroidir lesdites feuilles de façon à établir 20 une soudure permanente ; et des moyens pour enlever le matériau terminé de ladite surface. 7. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce que des moyens sont prévus pour déplacer l'installation de chauffage et les feuilles transversalement l'une par rapport 25 aux autres, pour interrompre ainsi le chauffage. 8. Appareil selon la revendication-6 ou la revendication 7, caractérisé en ce que l'installation de chauffage comprend un troisième dispositif de chauffage interposé entre les deux premiers dispositifs, ce troisième dispositif rayon- 30 nant de la chaleur à partir de ses deux faces, et des moyens sont prévus pour guider chacune des feuilles entre ce troisième dispositif de chauffage et l'un des deux premiers dispositifs. 9. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ee qu'il comprend un bâti présentant des parties latérales es- 35 paeées ; des rails espacés s'étendant entre les parties latérales et se prolongeant vers l'extérieur au-delà de l'une desdites parties latérales ; un chariot qui coopère avec les rails et qui transporte l'installation de chauffage dans les deux sens entre une position comprise entre,lesdites parties 40 latérales et une position au-delà de la partie latérale d'où 69 41357 16 2027571 sortent les rails ; et des rouleaux de guidage installés entre lesdites parties latérales du "bâti pour guider les feuilles vers le "bas à travers l'installation de chauffage, ladite surfaée de gaufrage et de stratification étant un cylindre 5 sous vide disposé immédiatement au-dessous de l'installation de chauffage et supporté par les parties latérales du bâti. 10. Appareil selon la revendication 9i caractérisé en ce que les rouleaux de guidage comprennent deux jeux de rouleaux en aboutement, l.'un de ces jeux supportant et 10 faisant avancer l'une des feuilles vers le bas à travers l'installation de chauffage, alors que l'autre jeu de rouleaux d'aboutement supporte et fait avancer l'autre feuille de haut en bas à travers l'installation de chauffage. 11. Appareil selon la revendication 9 ou la revendi-. 15 cation 10, caractérisé en ce que l'installation de chauffage eomprend un troisième dispositif de chauffage interposé entre les deux premiers dispositifs, ce dispositif rayonnant de la chaleur à partir de ses deux faces, et les rouleaux de guidage font passer l'une des feuilles entre le troisième dispositif 20 de chauffage et l'un des dispositifs extérieurs et fotrfc passer la seconde feuille entre le trosième dispositif de chauffage et l'autre dispositif extérieur.