La présente invention concerne en général les techniques d'électro-érosion et en particulier un nouveau procédé d'étincelage ainsi que ltélectrode destinée à l'appliquer. Les procédés actuels d'électro-érosion ainsi que la structure et les caractéristiques du fonctionnement des appareils d'étincelage destinés à les appliquer ne permettent pas de donner certaines conformations, par exemple celles de dentelures tronconiques, aux cavités creusées dans certaines pièces, par exemple dans les moules destinés au moulage par injection de matières plastiques. Pour y parvenir, il faut, au moyen de procédés et d'appareils classiques, d'abord usiner avec précision plusieurs pièces distinctes, puis les assembler ou les empiler en forme de bloc, ce qui est une opération longue et coûteuse. La présente invention concerne donc essentiellement un procédé nouveau et perfectionné d'lectro-érosion ainsi qu'un outil destiné à creuser par étincelage dans une pièce métallique massive des dentelures par exemple tronconiques et circulaires. L'outil en question est une électrode entaillée qui permet, par étincelage, de donner intérieurement la conformation précitée à des pièces destinées par exemple au moulage par injection de matière plastique, ces moules pouvant ainsi autre réalisés en une seule fois, c'est-à-dire sans qu'il soit nécessaire de fabriquer plusieurs pièces dentelées distinctes. Le procédé en question, qui permet, par étincelage, de creuser dans une pièce une cavité périphérique incurvée, consiste, au moyen d'une électrode qui tourne autour de son axe longitudinal et comporte une surface périphérique incurvée et entaillée de manière à constituer un taillant longitudinal dont le profil correspond à celui de la cavité à découper dans une pièce, à placer cette électrode près de cette pièce en donnant à son taillant longitudinal une position efficace, puis, en faisant tourner l'électrode ou la pièce l'une par rapport à l'autre, à faire pénétrer la première dans la seconde pour creuser dans cette dernière une cavité dont le profil longitudinal correspond à celui du taillant précité. L'électrode comporte au moins une dentelure périphérique en dépouille, par exemple à profil tronconique. La présente invention concerne aussi une électrode qui, destinée à creuser par étincelage une cavité dans une pièce en tournant par rapport à cette dernière, comporte une âme dont la surface périphérique est incurvée et dont une des extrémités se raccorde axialement à une tige par laquelle l'électrode est fixée dans un appareil d'électro-érosion ; cette âme forme longitudinalement un taillant dont le profil en long correspond à celui de la cavité à creuser dans la pièce lorsqu'on fait tourner l'une par rapport à l'autre l'électrode et la pièce afin d'enfoncer la première et son taillant dans la seconde. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels : la figure 1 montre de profil comment une électrode selon l'invention est initialement placée par rapport à la pièce qu'elle est destinée à creuser, cette pièce étant en l'occurrence la moitié d'un moule ; la figure 2. analogue à la figure 1, montre l'lectrode en train de tailler la pièce et après qu'elle ait effectué une rotation de 900 ; la figure 3, analogue à la figure 1, montre l'électrode en train de tailler la pièce et après qu'elle ait effectué une rotation de 1800 ; la figure 4, analogue à la figure 1, montre l'électrode écartée de la pièce après l'avoir taillée la figure 5 montre la cavité creusée par l'électrode dans la face de la pièce qui est indiquée sur la figure 4 par la ligne et les flèches 5-5 ;; la figure 6 est une coupe selon la ligne 6-6 de la figure 5 la figure 7, qui est une coupe selon la ligne 7-7 de la figure 1 montre la position de départ de l'électrode ; la figure 8 représente en perspective un organe dentelé de retenué en matière plastique réalisé au moyen des deux demimoules des figures 4, 5 et 6 ; la figure 9, analogue à la figure 7, montre la position initiale d'une électrode selon l'invention dont le taillant, en forme d'entaille quadrantale, est destiné à tronquer de façon complémentaire l'une des arêtes d'un élément de moule à section carrée ; la figure 10, analogue à la figure 7, montre une électrode qui, comportant longitudinalement une encoche, est destinée à ne découper que la partie en dépouille d'une cavité dans une arête d'un élément de moule ;; la figure 11, analogue à la figure 10, montre une électrode qui, comportant une encoche longitudinale plus grande, est destinée à découper une partie d'une cavité dans une arête d'un élément de moule ; la figure 12, analogue à la figure 7, montre une électrode qui, formant radialement une rainure dans laquelle vient se loger 11 extrémité d'une pièce, est destinée à ne découper que la partie en dépouille d'une cavité dans un élément de moule la figure 13, analogue à la figure 7, montre une électrode dont le taillant suit un plan passant par une corde d'arc de cette électrode, cette dernière étant destinée à découper dans un élément de moule une cavité plus que semi-cylindrique ;; la figure 14, analogue à la figure 7, montre une électrode plus que semi-cylindrique dont le taillant passe par une corde d'arc de sa circonférence, cette électrode étant destinée à découper dans une moitié de moule une cavité complémentaire de celle creusée dans la moitié de moule de la figure 13 la figure 15, analogue à la figure 14, montre une électrode un peu plus grande qui est disposée de manière à découper dans un demi-moule une cavité moins profonde que celle découpée dans le demi-moule de la figure 14 la figure 16, analogue à la figure 7, montre une électrode entaillée destinée à découper dans un demi-moule une demicavité complète, l'amie de cette électrode ayant cependant en plan la forme d'un secteur circulaire de moins de 1800 ;; la figure 17, analogue à la figure 7, montre une électrode dont le corps forme en plan un secteur circulaire de moins de 900 et qui est destinée à découper dans un demi-moule une demicavité complète ; la figure 18, analogue à la figure 9, montre une électrode aux trois-quarts circulaire dont le fond-de l'entaille est incurvé afin de découper un quart complet de cavité dans une des arêtes d'un quart de moule ; et la figure 19, analogue à la figure 7, montre une électrode correspondant à la moitié d'une électrode complète et dont le taillant incurvé et concave est destiné à découper dans un demi-moule une demi-cavité complète. Comme le montrent ces dessins, notamment les figures 1 à 4, la référence 10 désigne une première forme de réalisation d'une électrode selon l'invention, destinée à creuser par étincelage des dentelures coniques dans une pièce massive 11 qui, en l'occurrence, doit constituer la moitié d'un moule destiné au mou lage par injection d'un organe de retenue en matière plastique représenté sur la figure 8. L'électrode 10 comporte une tige cylindrique massive 12 destinée à être tenue par un plateau ou porte-outil convenable. Un plateau ou une base convenable supporte la pièce 11, et l'opération d'étincelage est exécutée en faisant tourner l'une par rapport à l'autre ltélectrode 10 ou la pièce 11, mais de préférence la première dans la seconde. Le porte-outil et le porte-pièce ne sont pas représentés, car il est possible d'utiliser n'importe quel appareil classique d'électro-érosion pour maintenir convenablement l'une par rapport à autre l'électrode 10 et la pièce 11 et faire fonctionner la première en la faisant tourner et en réglant automatiquement son écartement par rapport à la seconde au cours de l'opération d'étincelage. I1 est possible d'utiliser à cette fin tout appareil classique d'étincelage, par exemple ceux que décrivent les brevets des Etats-linis diAmérique NO 2 887 561, NO 3 035 149 et NO 2 835 784. Comme le montre la figure 1, la tige 12 comporte un épaulement transversal 13 qui, faisant face vers le bas, se raccorde vers l'intérieur à un plan 14 qui passe par l'axe longitudinal de symétrie de l'électrode 10. Comme le montrent les figures 1 et 7, il apparait donc qu'à partir de l'épaulement I3 vers le bas, cette dernière 10 est dissymétrique, comme si une de ses moitiés avait été enlevée. Comme le montre la figure 1, sa tige 12 part de l'épaulement 13 vers le bas et se termine par une dent semi-conique 16 formant un saillant périphérique. L'électrode 10 comporte plusieurs de ces dents coniques 16 qui, équidistantes et axialement espacées, forment chacune un creux supérieur 15. Les surfaces incurvées de ces creux 15 se raccordent aux faces inférieures coniques 17 des dents 16 qu'elles prolongent. Comme le montre la figure 1, la face conique 17 de la plus basse dent 16 converge vers l'intérieur et se termine par une pointe 18. il est évidemment possible de faire tourner soit la pièce 11, soit 1'électrode 10, mais en l'occurrence la pièce 11 reste fixe et c'est l'lectrode 10 qui tourne. Dans le cadre du procédé d'étincelage selon l'invention, la figure 1 représente la position initiale de l'électrode 10, son épaulement 13 surplombant à distance la face supérieure de la pièce 11, alors que sa surface interne ou son plan 14 est convenablement placé à distance du côté voisin de la pièce 11. La machine fait alors tourner dextrorsum l'électrode 10 dans la pièce 11 où elle creuse une cavité 21. La figure 2 montre l'électrode 10 après sa rotation de 900 dans la pièce 11. La figure 3 la montre après une rotation de 1800 au bout de laquelle elle a entièrement creusé la cavité 21 dont les dentelures coniques sont désignées par les références 23 et 24.En tournant dans la pièce 11, la moitié restante de la tige 12 y forme un passage axial 22. Les figures 4, 5 et 6 montrent la cavité 21 achevée dans la pièce 11, ainsi que ses dentelures coniques 23 et 24. Sur les figures 5 et 6, la référence 25 désigne la surface semiconique de l'extrémité inférieure de la cavité 21. La référence 26 désigne le fond pointu de cette cavité. Les figures 5 et 6 montrent la cavité semi-circulaire 21 formée dans la pièce ou le demi-moule, ainsi que ses dentelures coniques. Il est évidemment nécessaire de réaliser un second demi-moule 11 creusé d'une cavité identique 21 afin de constituer les deux moitiés d'un moule destiné à produire, par exemple par moulage par injection, l'organe 29 représenté sur la figure 8. Ce dernier 29 est en l'occurrence un organe de retenue comportant une tête circulaire 30. De cette dernière part d'un seul tenant une tige 31 supportant plusieurs dents distinctes et coniques de retenue 33, avec des creux correspondant à ceux des cavités 21. La référence 32 désigne l'extrémité pointue de cet organe 29. On voit que la nouvelle électrode 10 perfectionnée selon l'invention permet de creuser dans des pièces des cavités coniques que ne peuvent usiner les procédés ou les électrodes classiques d'électro-érosion. Au cours de son utilisation, ses bords sont amenés à quelques millièmes de la pièce à usiner, et sa rotation par rapport à la pièce 11 permet d'éroder le métal. Elle est constituée de toute matière convenable actuellement utilisée pour la fabrication des électrodes d'étincelage. La matière dont est constituée la pièce 11 doit être conductrice de l'élec- tricité. En l'occurrence, l'électrode 10 représentée comporte des dentelures coniques, mais il va de soi que sa forme dépend de la conformation de la pièce, de la forme de la cavité à creuser ainsi que de l'emplacement qu'on désire donner au centre de cette dernière. Pour permettre de placer convenablement l'électrode 10, il faut en enlever une partie au cours de sa réalisation. Dans la forme de réalisation représentée sur les figures 1 à 8, on a enlevé la moitié de l'électrode. Les électrodes qu'on décrit ciaprès et que représentent les figures 9 à 19 ont des formes différentes mais non limitatives : elles sont soit découpées suivant une corde d'arc, soit plus ou moins entaillées, ou comportent une partie incurvée ou une partie à deux flancs. L'axe de l'électrode doit toujours être dans le prolongement de l'axe longitudinal de la pièce, et il faut laisser entre cette dernière et la partie découpée de l'électrode un intervalle permettant de ne pas mettre hors circuit la machine d'électro-érosion. A ses dimensions minimales, l'électrode doit en pratique comporter assez de matière solide pour permettre un balayage convenable.Le procédé et l'électrode d'électro-érosion selon l'invention conviennent très bien pour réaliser par exemple des moules destinés au moulage par injection de matières plastiques, mais ils peuvent aussi être utilisés pour d'autres opérations d'étincelage ou d'électro-érosion. La figure 9 montre une autre forme de réalisation de l'invention consistant en l'occurrence en une électrode aux troisquarts circulaire, qui est destinée à découper dans une des arêtes d'un quart de moule lla une cavité correspondant à un secteur circulaire d'un quadrant. Les éléments de l'électrode de la figure 9 qui sont identiques à ceux de la première forme de réalisation (figures 1 à 7) portent les mêmes références suivies de l'indice a. Cette électrode l0a comporte une entaille en forme de secteur circulaire de 900 dont les deux faces longitudinales rayonnantes sont désignées par les références 36. Sur la figure 9, elle est placée de telle façon qu'un des coins de la pièce lla s'emboîte dans la cavité formée par l'entaille précitée, l'électrode étant en position initiale, c'est-à-dire séparée par un intervalle de la pièce Ila. La référence 21a désigne schématiquement la cavité en forme de secteur circulaire de 900 que l'électrode doit creuser en tournant dans la pièce lla au cours de l'opération d'étincelage, cette cavité comportant des dentelures coniques identiques à celles formées dans la pièce 11 de la première forme de réalisation (voir figure 9). I1 va de soi que le moule complet doit être constitué de quatre quarts de moule lla dont les cavités 21a respectives se complètent mutuellement pour former la cavité destinée au façonnage d'une pièce. On n'a représenté en l'occurrence que des demi-moules et des quarts de moules, mais le procédé selon l'invention est applicable pour des moules comportant plusieurs éléments ou tronçons. La figure 10 représente une autre forme de réalisation lOb de I'électrode, qui comporte en l'occurrence longitudinalement une encoche orthogonale dont les flancs perpendiculaires sont désignés par les références 36b. Les éléments de cette forme de réalisation qui sont identiques à ceux des formes de réalisation représentées respectivement sur les figures 1 à 7 et sur la figure 9 portent les mêmes références suivies de la lettre b. L'électrode lOb est en l'occurrence placée dans sa position initiale, c'est-à-dire de manière qu'une des arêtes d'une pièce îlb s'emboîte dans son encoche, séparée par un intervalle des flancs 36b de cette dernière. La référence 21b désigne schématiquement le fond d'une cavité formée par la rotation de l'élec- trode lOb dans la pièce llb (figure 10). I1 va de soi que l'assemblage de quatre pièces lîb comportant chacune une cavité 21b doit former un moule comportant intérieurement une cavité fermée. La figure 11 montre une autre forme de réalisation lOc de l'électrode selon l'invention dont encoche longitudinale et orthogonale est en l'occurrence plus profonde, ses flancs perpendiculaires 36c suivant chacun partiellement des cordes d'arc et étant plus larges l'un que l'autre. Les éléments de cette forme de réalisation qui sont identiques à ceux des trois premières formes de réalisation (figures 1 à 7-; figure 9 ; figure 10) portent les mêmes références suivies de l'indice c. Cette électrode 10c est placée par rapport à une pièce llc comme la précédente lOb par rapport à la pièce llb. La référence 21c désigne schématiquement le fond de la cavité que l'électrode 10c doit creuser dans la pièce llc en tournant dextrorsum par rapport à la figure 11. Bien entendu, l'électrode lOc fonctionne comme l'électrode lOb, et la cavité 21c doit coopérer avec trois autres cavités semblables creusées dans trois autres pièces llc afin de former la cavité fermée d'un moule. La figure 12 montre une autre forme de réalisation lOd de l'électrode selon l'invention, cette électrode lOd comportant à sa périphérie une rainure longitudinale dont les flancs portent les références 38 et le fond la référence 39. Les éléments de cette électrode 10d qui sont identiques à ceux de l'électrode des figures 1 à 7 portent les mêmes références suivies de l'indice d. La pièce lld représentée à la conformation d'un T dont la tige s'emboîte dans la rainure précitée, séparée par un intervalle de 11 électrode 10d qui est dans sa position initiale. En tournant dextrorsum par rapport à la figure 12, cette électrode 10d doit former une série de petites dentelures dans l'extrémité libre de la partie 37 de la pièce. Cette partie saillante 37 est destinée à coopérer avec un moule en U ne comportant pas de cavité afin de former de petits éléments en matière plastique analogues à des ongles de pouce. La pièce lld doit former en définitive des éléments ou organes dont la conformation est différente de celle de l'organe représenté sur la figure 8. La figure 13 représente une autre forme de réalisation 10e de l'électrode selon l'invention, dont le taillant passe par une corde d'arc 40, cette électrode 10e étant destinée à creuser un peu plus que la moitié d'une cavité complète dans un élément de moule île. Les éléments de cette électrode 10e qui sont identiques à ceux de la première forme de réalisation des figures 1 à 7 portent les mêmes références suivies de l'indice e. Comme le montre la figure 13, l'électrode 10e repréente en plan moins de la moitié d'une électrode cylindrique complète. Cette représentation est exagérée afin de mettre en évidence la possibilité d'utiliser l'électrode 10e pour creuser un peu plus de la moitié d'une cavité complète dont l'axe de symétrie serait décalé vers l'intérieur de la pièce île, c'est-b- dire vers la gauche de la figure 13, à la distance désirée du bord de droite de la pièce île (par exemple 0,5 mm). La paroi de la cavité 21e forme donc, près de ses bords extérieurs, un petit creux qui sert à retenir la pièce moulée dans cette cavité. Par conséquent, au moment de la séparation des deux moitiés du moule, la pièce moulée reste dans la moitié île dont il faudra l'extraire au moyen de tiges d'éjection convenables. L'électrode 10e peut laisser, près de l'extrémité libre de la cavité, une petite pointe non traitée qu'il peut être nécessaire d'usiner si on le désire par des procédés classiques.En revanche, il est possible de commencer par usiner grossièrement au moyen d'un procédé classique la partie centrale de la cavité schématiquement représentée 21e avant d'achever son usinage par étincelage au moyen de l'électrode 10e, ce qui ne laisse aucune partie restante dans la cavité au moment de la rotation dextrorsum de l'électrode 10e par rapport à la figure 13. I1 va de soi que le moule comporte un élément complémentaire dont la cavité, analogue à la cavité 21f de la figure 14, vient compléter la cavité 2ie de l'élément île de la figure 13 pour former la cavité complète d'un moule constitué de deux éléments île et llf. La figure 14 représente une autre forme de réalisation 10f de l'électrode selon l'invention dont le taillant longitudinal suit une corde d'arc 40f, cette électrode 10f étant destinée à découper dans un élément de moule 11f un peu moins d'une cavité complète. Les déments de l'électrode 10f de la figure 14 qui sont identiques à ceux de la première forme de réalisation des figures 1 à 7 portent les mêmes références suivies de l'indice f Comme le montre la figure 14, l'électrode 10f correspond en plan à plus de la moitié d'une électrode cylindrique complète. La représentation exagère cette caractéristique de la même façon mais en sens contraire que sur la figure 13.L'axe de symétrie ou de rotation de cette électrode lOf est décalé vers l'extérieur, c'est-à-dire vers la droite par rapport au bord voisin de l'élément de moule llf. Par conséquent-, la cavité 21f schématiquement représentée est inférieure à la moitié de la cavité complète d'un moule et elle coopère avec la cavité 21e de l'élément île de ce moule pour former en définitive cette cavité complète. Le décalage de l'axe de symétrie de l'électrode 12f par rapport au bord voisin de l'élément de moule 11f peut être quelconque, par exemple de 0,5 mm, ce qui est inférieur à la représentation exagérée de la figure 14. Pour découper la cavité 10f représentée schématiquement sur la figure 14, il faut faire tourner dextrorsum par rapport à cette dernière l'électrode 10f. La figure 15 représente une autre forme de réalisation 10g de l'électrode selon l'invention dont le taillant longitudinal suit une corde d'arc 409, cette électrode étant destinée à découper dans un élément de moule llg une cavité moins profonde que la cavité 21f de la figure 14. Les éléments de l'électrode de la figure 15 qui sont identiques à ceux des électrodes des figures 1 à 7 et de la figure 14 portent les mêmes références suivies de l'indice q. L'électrode 109 est un peu plus grosse que celle 10f de la figure 14. Son axe de symétrie ou de rotation est décalé vers l'extérieur, c'est--dire vers la droite par rapport au bord voisin de llelément de moule llg. Par conséquent, la cavité 219 qu'elle forme dans ce moule est inférieure à la moitié de la cavité complète du moule et moins profonde que celle 21f de la figure 14. Le décalage de l'axe de symétrie précité est exagéré sur la figure et ne serait pas en réalité aussi grand. L'électrode lOg doit tourner dextrorsum par rapport à la figure 14 afin de découper la cavité schématiquement représentée 219. I1 va de soi que le moule complet doit comporter un autre élément dont la cavité est complémentaire de celle 219 de son élément llg. La figure 16 représente une autre forme de réalisation 10h de l'électrode selon l'invention dont le taillant longitudinal longe deux rayons 41 et 42 de sorte que, vue en plan comme sur la figure 16, l'électrode 10h est inférieure à la moitié d'une électrode complète. Les éléments de cette électrode de la figure 16 qui sont identiques à ceux de la première forme de réalisation des figures 1 à 7 portent les mêmes références suivies de l'indice h. L'une 41 des faces du taillant de l'électrode 10h, dans la position initiale de cette dernière, longe le côté droit de l'élément de moule lih. La référence 21h désigne schématiquement le fond de la cavité creusée par l'électrode dans cet élément lih. I1 va de soi que le moule complet doit comporter un autre élément dont la cavité correspond à celle 21h de l'élément 11h pour former la cavité complète du moule. Au cours du découpage, l'électrode 10h doit tourner dextrorsum par rapport à la figure 16. La figure 17 représente une autre forme de réalisation lOi de l'électrode selon l'invention, qui en plan est inférieure au quart d'une électrode cylindrique complète. Les éléments de cette forme de réalisation qui sont identiques à ceux des électrodes des figures 1 à 7 et de la figure 16 portent les mêmes références suivies de l'indice i. L'électrode lOi est représentée dans sa position initiale, son taillant 41i longeant à distance le flanc droit de l'élément de moule lli, tel qu'on le voit sur la figure 17. En tournant dextrorsum par rapport à cette dernière, l'électrode lOi découpe une demi-cavité complète 21i comme celle 10h de la figure 16. I1 va de soi que le moule complet doit comporter un autre élément dans lequel une autre demi-cavité complète coopère avec la précédente 21i pour former la cavité complète du moule. La figure 18 représente une autre forme de réalisation lOj de l'électrode selon l'invention qui, en l'occurrence, est constituée par les trois quarts d'une électrode cylindrique complète, c'est-à-dire par une électrode cylindrique dont a été enlevé un secteur circulaire de 900 le long des rayons 43 et 44, les parois correspondant à ces rayons se raccordant l'une à l'autre par une paroi incurvée concave 45. Les éléments de cette électrode qui sont identiques à ceux de l'électrode des figures 1 à 7 portent les mêmes références suivies de l'indice ji. Cette électrode 10j est en l'occurrence, dans sa position initiale, placée de telle sorte que sa partie creuse enveloppe à distance l'arête voisine arrondie d'un élément de moule llj. La référence 21j désigne schématiquement le fond de la cavité que l'électrode lOj creuse dans l'élément llj en tournant dextrorsum par rapport à la figure 18. L'axe de symétrie de l'électrode passe par l'intersection imaginaire des deux flancs voisins de cet élément lîj qui est destiné à~coopérer avec trois autres éléments analogues de manière à former un moule à cavité interne fermée. La figure 19 montre une autre forme de réalisation 10k de l'6lectrode selon l'invention qui comporte un taillant concave 46. Les éléments de cette électrode qui sont identiques à ceux de la première électrode des figures 1 à 7 portent les mêmes références suivies de l'indice k. L'électrode 10k met en évidence que le taillant d'une électrode selon l'invention n'est pas nécessairement rectiligne mais peut avoir une autre forme, par exemple incurvée, comme le taillant 46. L'électrode 10k est en l'occurrence dans sa position initiale, à proximité du flanc de droite de l'élément de moule lik. La référence 21k désigne schématiquement le fond de la cavité creusée dans la pièce 11k par l'6lectrode 10k tournant dextrorsum par rapport à la figure 19. I1 va de soi que le moule achevé comporte un autre élément analogue à l'élément lik, l'assemblage de ces deux éléments et de leurs cavités complémentaires constituant la cavité complète du moule. La figure 7 et les figures 9 à 19 ne montrent pas les trous que creuseraient dans les éléments de moules les tiges des diverses électrodes représentées, car les cavités de ces éléments ne sont représentées que schématiquement. Bien entendu, les électrodes selon l'invention doivent comporter les conduits habituels destinés à amener le fluide diélectrique nécessaire à I'opération et à l'expulsion de ses résidus. Dans le cas de certaines des électrodes représentées, il est bien entendu possible aussi de commencer par usiner grossièrement la partie centrale de la cavité à creuser dans l'élément de moule au moyen de procédés et d'appareils classiques.Par exemple, il est possible de le faire pour les cavités 21e et 21k des éléments de moues des figures 13 et 19, les électrodes représentées sur ces figures étant ensuite utilisées pour terminer le façonnage définitif de ces cavités. I1 est évident que le procédé de l'électrode perfectionnée selon l'invention permet de creuser dans une pièce des dentelures coniques comme celles qui sont représentées. Dans le cadre du procédé en question l'électrode utilisée, qui est plus ou moins entaillée, ne fait que tourner autour de son axe en pénétrant la pièce à creuser mais sans se déplacer longitudinalement. I1 est possible soit de faire tourner l'électrode en maintenant la pièce immobile, soit de faire tourner cette dernière en immobilisant l'électrode. I1 est aussi visible que chacune des électrodes considérées comporte un taillant longitudinal dont le profil en long correspond à celui de la cavité à creuser dans la pièce traitée. I1 va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au procédé et à l'électrode décrits et représentés sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1 Procédé d'électro-érosion pour creuser dans une pièce une cavité périphérique incurvée, caractérisé en ce qu'il consiste a) à façonner, en en découpant un segment, une électrode qui, capable de tourner autour de son axe longitudinal, a une surface périphérique incurvée, de manière à former un taillant longitudinal dont le profil en long correspond à celui de la cavité à creuser dans la pièce traitée b) à placer cette électrode près de la pièce de façon à mettre son taillant en position efficace ; et c) à faire tourner l'6lectrode ou la pièce l'une par rapport à l'autre, en faisant pénétrer la première dans la seconde, afin de découper dans cette dernière une cavité dont le profil en long est le même que celui du taillant de l'électrode. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la surface périphérique de l'électrode forme au moins une dentelure circulaire 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la surface périphérique de l'électrode forme au moins une dentelure détalonnée, ctest-h-dire faisant un angle de dépouille. a. r': Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que la surface périphérique de l'électrode forme au moins une dentelure conique détalonnée, c'est-à-dire faisant un angle de dépouille. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'électrode tourne en pénétrant la pièce qui est immobilisée. 6. Electrode destinée, en tournant par rapport à une pièce, à creuser par étincelage ou électro-érosion une cavité dans cette dernière, cette électrode étant caractérisée en ce que son corps, dont la surface périphérique est incurvée et qui se prolonge axialement à l'une de ses extrémités par une tige destinée à assujettir l'électrode à un appareil d'électro-érosion, forme longitudinalement un taillant dont le profil en long correspond à celui de la cavité à creuser dans la pièce lorsque cette dernière et l'électrode tournent l'une par rapport à l'autre afin de faire pénétrer dans la première la seconde ainsi que son taillant. 7. Electrode selon la revendication 6, caractérisée en ce que sa surface périphérique forme au moins une dentelure circulaire. 8. Electrode selon la revendication 7, caractérisée en ce que ladite dentelure fait un angle de dépouille à sa périphérie. 9. Electrode selon la revendication 7, caractérisée en ce que ladite dentelure est conique et fait un angle de dépouille. 10. Electrode selon la revendication 9, caractérisée en ce que sa surface périphérique forme plusieurs dentelures coniques faisant un angle de dépouille. 11. Electrpde selon la revendication 6, caractérisée en ce que, vu en plan, son corps a la forme d'un demi-cercle dont le côté rectiligne correspond au taillant longitudinal de l'électrode. 12. Electrode selon la revendication 6, caractérisée en ce que, vu en plan, son corps auxStrois-quarts circulaire forme intérieurement deux parois rectilignes qui se croisent et dont l'une constitue ledit taillant longitudinal. 13. Electrode selon la revendication 6, caractérisée en ce que son corps est entaillé longitudinalement de façon à former, vu en plan, une encoche dont les parois orthogonales ont la même largeur, l'une de ces parois constituant ledit taillant longitudinal. 14. Electrode selon la revendication 6, caractérisée en ce que son corps est entaillé longitudinalement de façon à former, vu en plan, une encoche dont les parois n'ont pas la même largeur, l'une de ces parois constituant ledit taillant longitudinal. 15. Electrode selon la revendication 6, caractérisée en ce que son corps comporte à sa périphérie une rainure longitudinale dont un des flancs constitue ledit taillant. JG. Electrode selon la revendication 6, caractérisée en ce que, transversalement, plus de la moitié de son corps est enlevée de manière à lui donner, vue en plan, la forme d'un segment circulaire dont la face plane constitue ledit taillant longitudinal. 17. Electrode selon la revendication G, caractérisée en ce que, transversalement, moins de la moitié de son corps est enlevée de manière à lui donner, vue en plan, la forme d'un seg ment circulaire dont la face plane constitue ledit taillant longitudinal. 18. Electrode selon la revendication 6, caractérisée en ce que, vu en plan, son corps a la forme d'un secteur circulaire dont l'une des deux faces rayonnantes constitue ledit taillant longitudinal. 19. Electrode selon la revendication 6, caractérisée en ce que, vu en plan, son corps a la forme d'un secteur circulaire dont l'angle au centre fait moins de 900 et dont l'une des deux faces rayonnantes constitue ledit taillant longitudinal. 20. électrode selon la revendication 6, caractérisée en ce que son corps, vu en plan, forme les trois quarts d'un cercle, ses deux faces intérieures rayonnantes se raccordant l'une à l'autre par une surface incurvée et l'une de ces faces constituant ledit taillant longitudinal. 21. Electrode selon la revendication 6, caractérisée en ce que, vu en plan, son corps a la forme d'un croissant dont la face incurvée concave constitue ledit taillant longitudinal.