L'invention concerne une bouche de ventilation permettant le réglage du débit sans démontage de la bouche. On sait qu'une bouche de ventilation est généralement constituée par une partie annulaire fixe encastrable à l'extrémité d'une gaine de ventilation, et d'une partie centrale mobile transversalement à l'intérieur de la partie annulaire fixe de telle manière que le volume restant entre ces deux parties détermine et règle le débit d'air passant par la bouche. Lorsque les bouches sont installées dans un bâtiment sur des gaines de ventilation alimentant un local, l'installateur règle le débit de chaque bouche en fonction de son emplacement, de la perte de charge de chaque canalisation et du débit souhaité localement en fonction des caractéristiques de l'ensemble de l'installation. Ultérieurement, pour un bon fonctionnement de cet ensemble, il est indispensable que le débit de chaque bouche ne puisse être modifié accidentellement, par exemple lorsqu'on effectue les nettoyages nécessaires. C'est pourquoi, avec les bouches classiques connues jusqu a présent, lorsqu'on règle le débit, on agit généralement par l'intermediåire d'un écrou placé sur une tige filetée réglant la position de l'obturateur constituant la partie centrale de la bouche, puis on bloque par un contre-écrou pour éviter tout déréglage. Mais dans les bouches antérieures connues, notamment par exemple dans celles décrites dans les brevets français N" 1.425.749 (ERICSON), 2.312.271 et 2.323.082 (STRULIK et MEALARES), il est nécessaire d'extraire ces bouches des logements constituant les extrémités des gaines où elles sont placées, lorsque l'on désire effectuer une opération de réglage de débit. Les nouvelles bouches objets de l'invention permettent d'éviter cet inconvénient et elles évitent que l'on puisse dérégler le débit de la bouche par rotation de l'obturateur lors d'un nettoyage, par exemple. Elles concernent des bouches de ventilation à débit réglable sans demontage, encastrables à l'extrémité de gaines de ventilation et pouvant comporter un manchon d'encastrement sensiblement annulaire déterminant un siège fixe obturable par un obturateur central mobile et solidaire d'une tige filetée deplaçable longitudinalement à l'intérieur d'un élément guide axial situé en arriè- re dudit siège et fixe par rapport à celui-ci, un moyen de rappel du type ressort agissant en fermeture de l'obturateur par action sur la tige filetée, un écrou de réglage de la position de la tige filetée par rapport à l'élément guide axial, et sont remarquables en ce que l'écrou de réglage peut coopérer avec une partie de l'élément guide axial par l'intermédiaire d'un dispositif d'embrayage destiné à rendre solidaire l'écrou de l'élément guide axial fixe; par simple appui sur l'obturateur central solidaire de la tige filetée de façon à désolidariser l'e crou de la tige filetéeet permettre le réglage de la position de cette tige, donc de l'obturateur par rapport à son siège. En particulier, le dispositif d'embrayage peut être constitué en matière souple telle que du caoutchouc naturel ou synthétique, en néoprène ou en polyamide et prenant appui concentriquement à la tige filetée, d'une part par frottement sur l'écrou de réglage, d'autre part sur le guide central axial fixe, sous l'action d'une pression extérieure sur l'obturateur, transmise par la tige filetée puis par l'écrou de réglage. En outre, le dispositif d'embrayage peut avantageusement être solidaire du guide axial central fixe, et on peut placer autour de la tige filetée et entre le dispositif d'embrayage et l'écrou de réglage, une rondelle, par exemple métallique, de diamètre sensiblement inférieur à celui de l'écrou. De même, l'obturateur et le siège peuvent être en matière réfractaire, l'écrou peut être en matière fusible et le dispositif peut comporter un élément souple en matière fusible sur au moins une partie substantielle de sa longueur non susceptible de fluer et permettant de régler de l'extérieur l'action du ressort de rappel agissant en fermeture de l'obturateur et sur la position de la tige filetée donc sur le débit de ventilation. De plus, le manchon d'encastrement peut comporter à sa surface extérieure deux joints sensiblement circulaires en matière isolante électriquement assurant le positionnement, l'étanchéité et l'isolement de la bouche vis-à-vis de la gaine de ventilation et ces joints sont de préférence situés en arrière de la zone coupe-feu lorsque celle-ci existe. D'autres caractéristiques, avantages et la mise en pratique des bouches selon l'invention seront mieux compris par l1homme de l'art à l'aide de la description ci-après relative à des exemples de réalisations cités à titre non limitatifs et en regard des dessins annexes. Parmi ces dessins, la figure I représente une coupe axiale schématique d'une telle bouche en position de fonctionnement. La figure 2 représente une coupe axiale du dispositif de réglage du débit en position de repos et la figure 3 la même coupe du dispositif mais en position de réglage de débit. La bouche de ventilation représentée sur la figure I est constituée par un manchon d'encastrement 1 dans une gaine de ventilation cylindrique 2 débouchant à travers un mur 4 par une buse cylindrique 3. Ce manchon d'encastrement I comporte une partie conique centrale 5 formant le siège de l'obturateur central mobile 6 tandis que les bords de la partie conique 5 se terminent vers l'extérieur par une cornière d'appui 7 sur le mur 4. La partie arrière du manchon d'encastrement I débouche sur la gaine de ventilation 2 et comporte un élément guide central 8 fixé aux parois du ma-r chon 1 et dans lequel est ménagé axialement un palier guide 9 de la tige filetee 10 supportant à l'extrémité libre l'obturateur 6 et rattachée à ltautre extr: mite par un organe de liaison coulissant 12 à ressort de rappel à pincette 10 fixé par une de ses branches au manchon 1. Le ressort de rappel 10 ramène vers l'arrière (flèche 13, figure 2) la tige filetée 10 jusqu a une position désirée grâce à l'écrou de réglage 14 coopérant, d'une part avec la tige filetée 10 par les filets 15, et d'autre part avec le palier guide axial 9 par l'intermédiaire de l'embrayage à frottement 16 en matière souple telle qu'un cône de caoutchouc, de néoprène ou de polyamide. Une rondelle métallique 17, de diamètre inférieur à celui de l'em- brayage 16 et de l'écrou 14, est interposée entre ces deux organes et facilite le débrayage de l'écrou par rapport à l'embrayage en l'absence de pression exercée sur l'obturateur 6 comme exposé ci-après. Le fonctionnement de la bouche de ventilation est le suivant, en regard des figures 2 et 3 : en position de fonctionnement normal, la tige filetée 10 est tirée vers l'arrière par l'action du ressort 11 (flèche 13). L'écrou 14 maintient cette tige en position de débit tel quel'obtura- teur 6 soit dans la position de la figure 1. Si l'on fait tourner accidentellement cet obturateur 6, par exemple au cours d'un nettoyage, l'effort créé sur les flancs des filets 15 est supérieur à l'effort de frottement en rotation de l'écrou, cet effort de frottement ste- xerçant entre les parois de l'écrou 14 et de la rondelle 17. Dans ce cas, l'obturateur 6, la tige filetée 10 et écrou I4 se Sle- plaçent ensemble sans que le débit passant entre le siège 5 et l'obturateur 6 soit modifié. Par contre, si l'on exerce de l'extérieur une pression supplémentaire sur l'obturateur 6, celle-ci est transmise par la tige filetée 10 (flèche l8) à l'écrou 14. Celui-ci prend appui sur l'embrayage à frottement 16 solidaire du guide axial central fixe 9 et l'ef fort d frottement entre ce guide axial fize 9, l'embrayage 16 et les parois de l'écrou 14, devient sùpérieurà l'effor-L' de frottement sur les filets 15 reliant l'écrou 14 à la tige filetée 10. Ainsi, l'écrou 14 devient fixe par rapport à l'embrayage .16 et au guide axial 9, tandis que la tige filetée 10 s'en désolidarise en rotation. Celle-ci, en tournant à l'intérieur de l'écrou, entre en translation relative ce qui permet de modifier, dans le sens souhaité par l'opérateur, le réglage de débit. Dès que la pression extérieure sur l'obturateur 6 est relachee, la bouche est en position normale avec son nouveau réglage de débit. D'autre part, on a figuré en 19 le départ d'un élément souple accessible de l'extérieur de la bouche et permettant de tirer sur la branche mobile du ressort 11 de façon à obtenir une position de plus grande ouverture de I'cbtu- rateur 6 par rapport au siège 5, indépendamment de la position de l'écrou 14. Cet élément souple est déjà connu danssonprincipe pour les bouches existantes, mais on a constaté que les solutions techniques utilisées étaient le plus souvent imparfaites. En particulier, si la bouche de ventilation comporte un écrou en matière fusible (par exemple fondant aux alentours de 70" C), de façon à rendre cette bouche pare-flamme, il est nécessaire que cet élément souple, qui peut être placé en position fixe de l'extérieur, par exemple par accrochage extérieur, soit constitué en matière fusible, sur au moins une partie substancielle de sa longueur, de façon que cette partie fusible ne flue pas à l'inverse de ce qu'on peut constater lorsqu'elle est simplement constituée par une goupille de liaison de l'élément souple avec le ressort 11. D'autre part, selon une variante de réalisation de la bouche objet de l'invention, on peut obtenir une bouche de sécurité coupe-feu, si les éléments aérauliques de la bouche sont constitués en matière réfractaire (notamment la partie conique centrale 5 formant siège et l'obturateur 6), et si l'écrou de réglage 14 est en matière fusible ( point de fusion autour de 700 C par exemple). Une telle bouche de sécurité coupe-feu possède un débit indéréglable accidentellement et pouvant être réglé volontairement sans démontage de la bouche. Enfin, la réglementation actuelle exige que, dans des locaux tels que les salles de bains, les bouches comportant des parties métalliques soient isolées des conduits de ventilation ou soient mises à la terre. Il est, par conséquent, avantageux que le manchon d'encastrement 1 comporte une gorge circulaire 20 (ménagée en arrière du siege dans le cas de bouches coupe-feu) dans lequel prend place un élément circulaire, par exemple un joint torique 21, en matière souple et isolante, assurant le positionnement et l'étanchéité dans la gaine de ventilation et l'isolement de la bouche par rapport à l'extérieur. Un second élément tel qu'une bande isolante 22 vient parfaire le positionnement et l'étanchéité, Bien entendu, l'homme de l'art peut apporter des variantes et modifications aux formes de réalisation décrites ci-dessus à titre non limitatif, sans pour cela sortir du cadre de l'invention, en particulier en substituant aux moyens de l'invention des équivalents techniques, par exemple en changeant la forme ou la matière de l'élément embrayable, ou en rendant celui-ci libre de l'élément guide 9 en l'absence de compression sur l'obturateur et la tige filetée. De même, la symetrie de révolution adaptée pour les bouches décrites ci-dessus peut être abandonnée mais aux dépens de-la facilité de réalisation. REVENDICATIONS 1. Bouche de ventilation à débit réglable sans démontage, encastrable à I'extrémité d'une gaine de ventilation et comportant un manchon d'encastrement sensiblement annulaire déterminant un siège fixe obturable par un obturateur central mobile et solidaire d'une tige filetée déplaçable longitudinalement à l'intérieur d'un élément guide axial situé en arrière dudit siège et fixe par rapport à celui-ci, un moyen de rappel du type ressort agissant en fermeture de l'obturateur par action sur la tige filetée par rapport à l'élément guide axial, caractériséeen ce que ledit écrou de réglage coopère avec une partie de l'élément guide axial par l'intermédiaire d'un dispositif d'embrayage destiné à rendre solidaire ledit écrou de l'élément guide axial fixe, par simple appui sur l'obturateur central solidaire de la tige filetée de façon à solidariser l'écrou de la tige filetée et permettre le réglage de la position de cette tige, donc de l'obturateur par rapport au siège. 2. Bouche de ventilation selon la revendication 1 caractérisée en ce que le dispositif d'embrayage est constitué en matière souple du type caoutchouc naturel ou synthétique, néoprène et polyamide et prenant appui concentriquement à la tige filetée d'une part par frottement sur l'écrou de réglage, d'autre part sur le guide central axial fixe et l'écrou de réglage. 3. Bouche de ventilation selon la revendication 2 caractérisée en ce que le dispositif d'embrayage est solidaire du guide axial central fixe. 4. Bouche de ventilation conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisée en ce qu'on place autour de la tige filetée et entre le dispositif d'embrayage et l'écrou de réglage, une rondelle métallique de diamètre sensiblement inférieur à celui de l'écrou. 5. Bouche de ventilation conforme à l'une quelconque des revendications I à 4 caractérisée en ce que l'obturateur et le siège sont en matière réfractaire. 6. Bouche de ventilation selon l'une quelconque des revendications I à 5 caractérisée en ce que l'écrou est en matière fusible. 7. Bouche de ventilation selon l'une quelconque des revendications I à 6 caractérisee en ce qu'elle comporte un élément souple en matière fusible sur au moins une partie substancielle de sa longueur, résistant au fluage et permettant de régler de l'extérieur l'action du moyen de rappel du type ressort agissant en fermeture de l'obturateur et sur la position de la tige filetée, donc sur le débit de ventilation. 8. Bouche de ventilation selon l'une quelconque de revendications 1 à 7 caractérisée en ce que le manchon d'encastrement comporte à sa surface extérieure au moins deux joints sensiblement circulaires en matière isolante électriquement destinés à assurer l'étanchéité, le positionnement et l'isole ment de la bouche vis-à-vis de la gaine de ventilation. 9. Bouche selon l'une quelconque des revendications 5 à 8 caractéri- sée en ce que les joints circulaires sont situés en arrière de la zone coupefeu.