On sait que les vêtements connussous le nom de bas-slip ou collants peuvent être réalisés sur des métiers circulaires à bas ou similaires selon deux procédés. Dans le premier cas, on procède à la formation de deux parties tubulaires, lesquelles sont ensuite assemblées le long des bords de fentes longitudinales respectives ces bords, cousus entre eux, s'étendant le long de la ligne dite d'entre-jambes.Dans le second cas, on procède à la formation d'un unique élément tubulaire, dont la longueur est approximativement double de celle que doit avoir l'article fini, et à la formation d'une fente longitudinale médiane, au niveau de laquelle est formée la ligne de taille du vêtement, le tricot tubulaire prenant essentiellement, lorsqu'il est porté, la forme de deux segments qui constituent les jambes et dont les extrémités sont reliées entre elles sans solution de continuité par un segment médian qui constitue le slip et dans lequel est pratiquée la fente qui définit la ligne de taille. Le procédé selon l'invention se rapporte au second mode deré- lisation du vêtement et il a pour but d'améliorer la production en supprimant complètement l'opération - jusqu'ici effectuée après la fabrication sur le métier circulaire - de finition de la ligne de taille. Actuellement, on procède en fixant une bordure ou ceinture élastique le long des bords de la fente intermédiaire longitudinale. Conformément à l'invention, cette opération est supprimée par le fait qu'une finition ou structure correspondant à la bordure rapportée ou ceinture est produite directement au cours de la formation du tricot sur le métier circulaire. Le procédé pour la fabrication d'un bas-slip (collant) à partir d'un tricot tubulaire continu dans lequel est pratiquée, en position centrale, une fente, c'est-à-dire une ouverture longitudinale qui sert à délimiter l'ouverture de la taille (procédé qui constitue le premier objet de l'invention), est caractérisé par le fait que des fils longitudinaux de trame sont incorporés au tricot le long de ladite fente et parallèlement à celle-ci, lesquels fils de trame sont élastiques et sont liés aux mailles de files longitudinales de mailles selon la disposition déjà décrite et illustrée dans le brevet France nO 72-17150 déposé le 12 mai 1972 au nom de Luchi Vinicio ; ces fils longitudinaux de trame sont fixés à leurs extrémités, au-delà des extrémités de la fente.Dans la pratique, les fils longitudinaux de trame élastique sont disposés en nombre approprié sur les deux bords qui délimitent la fente, pour constituer une bordure élastique le long de la ligne de taille. Pour la fixation des fils longitudinaux de trame élastiques, des coutures peuvent être formées aux extrémités de la fente longi tudinale. La fente longitudinale peut être pratiquée pendant ou après le travail à mouvement de rotation continu du cylindre des aiguil les, des dispositions étant prises pour couper les fils de rangées de mailles perpendiculaires à la fente. Selon un mode de réalisa tion de l'invention, la fixation des mailles des rangées interrom pues peut être effectuée par une opération de couture, simultanée ou consécutive avec la formation du tricot et/ou de la fente, au cas où l'on n' a pas directement recours à la trame longitudinale à cette fin. Selon un autre mode de réalisation, la fente longitudinale peut être pratiquée par formation du tricot tubulaire en mouvement alternant, selon ce qui fait l'objet d'une demande de brevet déposée au même nom et le même jour que la présente, sous le titre "pro cédé pour la fabrication d'un bas-slip (collant) avec une ouverture longitudinale, et article ainsi réalisé". L'invention concerne d'autre part un tricot sous forme de bas slip tubulaire, réalisé selon le procédé défini ci-dessus. De ce qui précède, il ressort qu'on réalise directement, sur le métier circulaire, un tricot tubulaire continu muni d'une fente longitudinale centrale pour définir la ligne de taille et d'un volant élastique qui entoure la ligne de taille et remplace la ceinture qui, autrement, doit être fixée à la suite de la formation du tricot. Les dessins annexés illustrent très schématiquement une forme possible de réalisation d'un tricot selon l'invention. Les fig. 1 et 2 sont deux vues, respectivement frontale et latérale (par rapport à la fente longitudinale), de la partie médiane de l'article tricoté. La fig. 3 est une coupe transversale générale, selon la ligne III-III de la fig. 2. Les fig. 4 et 5 sont deux agrandissements des bords de la fen te, respectivement à l'endroit et à l'envers. Sur les dessins, 1 et 3 désignent les parties tubulaires du tricot qui sont destinées à constituer les jambes du bas-slip ; 5 désigne un segment médian destiné à former le slip. Au niveau de ce segment 5, il est formé une fente longitudinale 7 qui est desti née à délimiter, par ses bords, la ligne de la taille de l'article fini. Conformément à l'invention, on utilise des filés élastiques pour produire une trame longitudinale au niveau des bords de la fente 7-; cette trame longitudinale est indiquée schématiquement en 9 et sa structure est celle qui est représentée sur les fig. 4 et 5 cette structure des trames 9 est réalisée avec des fils élastiques et par un procédé déjà proposé dans le susdit brevet 72-17150, dont les fig. 7 à 10 représentent une structure semblable à celle des fig. 4 et 5 ci-annexées.Dans le susdit brevet, les filés de la trame longitudinale étaient choisis de manière à rendre essentiellement rigide le tricot, tandis que dans le cas présent, la trame constituée par les fils 9 est réalisée en vue de l'obtention d'une bordure élastique et, pour cette raison, les fils de trame 9 sont élastiques au lieu d'être rigides en ce qui concerne l'allongement. La technique pour la formation de la trame correspond à celle qui a aéjà été décrite dans le susdit brevet. Au niveau des extrémités de la fente 7, il est prévu une fixation des fils élastiques de trame longitudinale 9, au moyen de coutures 10 appropriées ou par d'autres dispositions équivalentes, selon des techniques parfaitement connues et applicables directement sur le métier circulaire ou susceptibles d'être appliquées ultérieurement. Les coutures 10 sont avantageusement des coutures longitudinales, formées dans le prolongement imaginaire de la fente 7, audelà des deux extrémités de celle-ci. D'après la susdite demande ae brevet de la aemanderesse, on peut réaliser la fente 7 par un travail à mouvement alternant du métier circulaire, c'est-à-dire en imprimant au cylindre des aiguilles un mouvement alternant pour former alternativement des rangées de mailles de 3600 environ ou un peu moins. On peut y parvenir facilement avec une commanae appropriée des aiguilles, de manière à empê cner qu la findela formatioridrne rareede mailles de 3t0 environ, les aiguilles voisines des dernières aiguilles qui doivent former les mailles dE cette rangée puissent cueillir le fil alimenté ; dans la pratique, lors de la formation d'une extrémité d'une rangée, immédiatement avant l'inversion et aussitôt après l'inversion, on peut maintenir en position basse les aiguilles voisines et destinées à former l'autre extrémité des rangées alternées. Quel que soit le procédé adopté pour obtenir la fente par un mouvement alternant, aucun dispositif n'a besoin d'être prévu pour arrêter les bords qui délimitent la fente 7, c'est-à-dire la ligne de taille. On peut également réaliser la fente en coupant le tissu tubulaire au cours ou à la suite de sa formation. Lorsqu'on a recours, comme dans la technique actuelle, à la fixation d'une ceinture élastique, l'arrêt des mailles bordant la fente est assuré par la couture de cette ceinture. Avec le procédé selon l'invention, il faut prendre d'autres dispositions pour arrêter les mailles jouxtant la fente. Cet arrêt peut être effectué après la formation sur le métier circulaire, par exemple par une couture avec la machine dite de coupe et de couture, laquelle peut ouvrir aussi la fente.En ouvrant la fente du tissu tubulaire réalisé, il peut être prévu de former, le long des bords de cette fente, une couture d'arrêt semblable à la fausse couture longitudinale qui est parfois pratiquée dans les tricots tubulaires des bas pour imiter la couture des bas de fabrication traditionnelle sur un métier rectiligne. Une autre possibilité d'arrêt consiste à réaliser une partie rapportée en fil à dessin, de type semblable à celle qui est obtenue sur les métiers circulaires dit à carrousel pour la formation des dessins sur la partie appelée "baguette" des chaussettes. Abstraction faite des éventuelles opérations d'arrêt et/ou de coupe qui font suite à la fabrication sur le métier circulaire, on obtient finalement un article tricoté qui présente déjà, à la sortie du métier, une bordure élastique le long des bords de la fente longitudinale qui définit la ligne de taille, ce qui élimine donc la nécessité d'appliquer la ceinture élastique le long de ces bords. Il est bien entendu que les dessins n'illustrent au'un exemple, donné à seul titre de démonstration pratique de l'invention, la auelle peut être modifiée dans ses formes et dispositions sans que l'on s'écarte pour autant du principe qui l'inspire. REVENDICATIONS 1. Procédé pour la formation d'une finition élastique sur un bas-slip (collant) produit à partir d'un tricot tubulaire continu dans lequel est formé, en position centrale, une fente longitudinale qui sert à délimiter l'ouverture de la taille, caractérisé par le fait que des fils longitudinaux de trame sont incorporés dans le tricot le long de ladite fente et parallèlement à celle-ci, lesquels fils de trame sont élastiques et sont liés aux mailles de files longitudinales de mailles ces fils longitudinaux de trame étant fixés par leurs extrémités, au-delà des extrémités de la fente. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les fils de trame longitudinaux élastiques sont disposés en un nombre approprié sur les deux bords qui délimitent la fente, pour constituer une bordure élastique le long de la ligne de taille du vêtement. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait que des coutures de fixation des fils longitudinaux de trame élastiques sont formées aux extrémités de la fente longitudinale. 4. Procédé selon la revendication 1 ou 2, dans lequel la fente longitudinale est formée par sectionnement des fils de rangées de mailles perpendiculaires à la fente1 caractérisé par le fait que la fixation des mailles des rangées interrompues est assurée par une opération de couture effectuée simultanément ou à la suite de la formation du tricot, ou de la fente, ou du tricot et de la fente. 5. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait que la fente longitudinale est formée par un travail à mouvement alternant du tricot tubulaire. 6. Article tricoté sous forme de bas-slip tubulaire, caracrérisé par le fait qu'il est réalisé par le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5.