La présente invention concerne un procédé de palissage mécanique de la vigne et une machine pour la mise en oeuvre de ce procédé. Le palissage de la vigne consiste à relever les sarments ou brins d'un pied de vigne ayant une position horizontale ou tombante, à les amener sensiblement à la verticale et à les retenir dans cette position. Par cette opération, on amène dans une plage de hauteur appropriée l'ensemble des brins de la vigne dans le but de permettre un meilleur accès de la vigne aux machines de culture, la meilleure concentration des brins de la vigne permettant d'effectuer plus efficacement les traitements de la vigne et également la récolte au moyen de machinoe à vendanger. Le palissage stapplique à des vignes plantées en ligne selon des rangs comportant des piquets et un ou plusieurs fils de fer tendus entre ceux-ci. Le palissage est effectué jusqu'ici manuellement en relevant les brins tombants de la vigne et en les attachant au moyen de liens, ficelles ou autres, sur les fils de fer tendus entre les piquets. Dans certains cas, et en vue d'augmenter la rapidité d'exécution du palissage, deux fils de fer sont accrochés de façon fixe au premier et au dernier piquet de chaque rang et peuvent être accrochés à des hauteurs choisies sur des crochets fixés sur des piquets intermédiaires disposés dans le rang de la vigne. Hors des périodes de culture, traitements ou récolte, les fils de fer sont décrochés des piquets intermédiaire et disposés en position basse laissant s'étaler les brins. Pour effectuer le palissage, il suffit alors de relever les fils de fer, les saisissant de place en place, et de les accrocher sur les piquets intermédiaires.On peut relever ainsi en une seule fois un nombre de brins de vigne relativement important et améliorer le rendement de l'opération. Toutefois , le'temps nécessaire reste important. Par ailleurs, le développement de machines à vendanger a imposé le palissage pour assurer un bon accès aux éléments mécaniques de récolte et une disposition des grappes et des brins dans une plage de hauteur déterminée, la hauteur moyenne étant nettement accrue par rapport à celle des vignes vendangées manuellement. Enfin, dans certains cas, pour des raisons de facilité et de rapidité de taille, notamment, la hauteur de la vigne s'est nettement accrue et les brins les plus hauts en position verticale atteignent plus de 2 mètres, ce qui rend impraticable le palissage à la main. C'est donc un objet de la présente invention de prévoir un procédé de palissage de la vigne qui permet de relever les brins tombants de la vigne à une hauteur désirée et de les attacher en position relevée mécaniquement. C'est un autre objet de la présente invention de prévoir une machine pour la mise en oeuvre du procédé ci-dessus qui,en liaison avec un tracteur ou véhicule analogue qui la supporte, la déplace à cheval sur le rang de vigne et 1 'anime,permettant de relever et de retenir en position relevée à une hauteur choisie les brins de la vigne au moyen de deux liens déroulés simultanément de part et d'autre du rang de vigne et qui sont attachés ensemble mécaniquement à des intervalles choisis par l'opérateur en fonction du volume de la végétation. C'est un autre objet de la présente invention de prévoir un dispositif d'agrafage servant à attacher ensemble les liens qui servent à retenir les brins de la vigne en position relevée. C'est un autre objet de la présente invention de prévoir une machine à palisser la vigne réglable instantanément en hauteur et auto-inclinable permettant d'assurer automatiquement son maintien, en position verticale pour le travail en dévers. Selon le procédé de la présente invention, les brins tombants de la vigne sont ramenés mécaniquement en position verticale par deux éléments releveurs disposés de part et d'autre du rang de vigne et sont resserrés dans un conduit de guidage en sortie des éléments releveurs entre des liens que lton déroule de part et d'autre du rang de vigne à une hauteur appropriée, ces liens étant accrochés à un point fixe en têtue du rang; puis, les liens sont rapprochés et attachés mécaniquement l'un à l'autre à des intervalles déterminés. En fin du rang de vigne, les liens sont attachés à un point fixe et coupés. Le procédé est répété pour les rangs suivants de la même manière. La machine palisser la vigne selon la présente invention permet de mettre en oeuvre le procédé de palissage mécanique de la vigne en coopération avec un engin porteur et propulseur qui la supporte à cheval sur le rang de vigne et qui peut être un tracteur agricole du type interligne (qui se déplace entre les rangs de vigne) ou enjambeur, ou tout engin porte-outil approprié; elle est commandée par le conducteur du tracteur.La machine comprend des éléments de structure constitués par - une structure support fixée sur l'engin porteur et propulseur, - un bras porteur, réglable transversalement supporté par des montants verticaux coulissant dans la structure support et réglables en hauteur, - un moyen de réglage de hauteur lié au bras porteur permettant de contrôler la hauteur de l'ensemble de la machine instantanément pendant le travail et commandé par le conducteur, - un cadre-support suspendu de façon à pouvoir osci] lerwà un axe fixé à une extrémité du bras porteur, l'axe d'oscillation du cadre-support coIncidant, en travail, avec le plan médian du rang de vigne que l'on palisse, - un contrepoids monté à l'extrémité du bras porteur opposée à celle supportant le cadre destiné à équilibrer la force exercée par le poids de la machine sur le tracteur, - des éléments inactifs" suspendus au cadre-support constitués par - deux moyens de releveurs disposés de part et d'autre du rang de vigne qui amènent les brins de la vigne depuis une position horizontale ou tombante jus- qutà la verticale, - un moyen d'entrainement des moyens de rele veurs à partir de la transmission de l'engin propulseur, - un conduit de guidage des brins de vigne formé de deux flancs disposés de part et d'autre du rang de vigne, - deux supports de pelotes ou bobines de la matière formant les liens utilisés pour retenir les brins de la vigne qui sont déroulés de part et d'autre du rang, - un dispositif permettant d'attacher ensem ble les liens commandés par le conducteur de l'engin propulseur comprenant un mécanisme de commande et deux éléments servant à la fixation de l'attache retenant les liens, - un moyen de réglage de hauteur permettant de contrôler à tout instant,en travail la hauteur de l'en semble des éléments ci-dessus de la machine. La présente invention sera bien comprise à la lecture de la description suivante, faite en relation avec les dessins ci-joints dans lesquels La figure il est un schéma illustrant le palissage mécanique tel qu'il est réalisé par le procédé selon la présente invention et les éléments essentiels, actifs, de la machine à palisser permettant de mettre en oeuvre le procédé selon la présente invention en coopération avec un engin porteur et propulseur, La figure 2 est une vue en perspective de trois-quarts avant, représentant la partie supérieure de la structure supportant les éléments actifs de la machine à palisser selon la présente invention et le montage du cadre-support réglable, oscillant, de ces éléments actifs (seuls les éléments droits sont représentés), La figure 3 est un schéma montrant le moyen d'entraSne- ment des moyens de releveurs à partir de la prise de force du tracteur et La figure 4 représente le mécanisme de commande du dispositif d'agrafage servant à attacher les liens ensemble et les moyens d'agrafeuse et d'enclume constituant ce dispositif dans un mode préféré de réalisation. On décrira maintenant le procédé selon la présente invention en se référant à la figure 1. Dans cette figure, la référence R1 représente un rang de vigne palissé par le procédé selon la présente invention. La référence R2 désigne un rang en cours de palissage. Selon le procédé de la présente invention, deux liens 9 et 10 sont attachés de façon fixe au piquet 14 se trouvant en tête du rang de vigne R2; ces liens sont déroulés de part et d'autre des pieds de vigne se trouvant dans le rang R2 alors que, simultanément, les brins tombants de ces pieds de vigne sont relevés, amenés dans une position sensiblement verticale, guidés et enserrés entre les liens 9 et 10 puis, lorsque les brins d'un pied de vigne (ou moins suivant la densité de la végétation) sont rassemblés de cette manière, les liens 9 et 10 sont rapprochés et attachés ensemble mécaniquement avec un moyen d'attache-ll. Les brins de vigne sont ainsi rassemblés pied par pied si la densité de la végétation le permet; si la végétation est très dense, l'intervalle compris entre deux attaches peut être inférieur. A la fin du rang, les liens 9 et 10 sont attachés à un piquet disposé en fin de rang, puis ils sont coupés. Le procédé est ensuite répété pour le rang suivant. La figure 1 représente également schématiquement l'ensemble de la machine à palisser selon la présente invention désignée dans son ensemble par la référence 1, portée et animée par un tracteur agricole dit interligne 12. La machine comprend deux moyens de releveurs 2 et 3 disposés de part et d'autre du rang de vigne R2 et entratnés par la prise de force du tracteur 13 par l'intermédiaire d'une transmission non représentée ici.Les moyens de releveurs amènent les brins de vigne entre deux guides 4 disposés symétriquement de part et d'autre du rang de vigne formant un conduit de guidage des brins. De part et d'autre de ce conduit, sont disposes des bobines ou pelotes 5 et 6 de la matière formant les liens,montis sur des supports et qui se déroulent du fait de l'avancement du tracteur et de la machine.Les liens 10 et 11 qui se déroulent librement à partir des bobines 5 et 6 respectivement sont attachés à un point fixe 14, le piquet placé en tette du rang que l'on a commencé à palisser, par exemple. Les liens 9 et 10 sont guidés à l'intérieur de moyens 7 et 8 destinés à attacher ensemble les liens commandés par un distributeur hydraulique actionné par le conducteur du tracteur. Lorsque le conducteur juge suffisante la quantité de brins rassemblés dans le conduit de guidage, il actionne le distributeur hydraulique par l'intermédiaire d'un vérin hydraulique et d'un mécanisme que l'on décrira, amène à la rencontre l'un de l'autre les éléments 7 et 8, rapprochant les brins 9 et 10 et les attachant ensemble au moyen d'une attache 11. Ces opérations sont effectuées alors que le tracteur avance selon un mouvement continu, tout le long du rang de vigne et l'on obtient ainsi une série de pieds de vigne dont les brins sont rassemblés et maintenus ensemble par des liens tels que S1, S2, 83 > ... > dans le rang R1. A la fin du rang, les liens 9 et 10 sont fixés sur un piquet ou support placé en fin du rang, puis ces liens sont coupés. Le conducteur s'engage alors entre deux autres rangs de vigne amenant la machine à palisser 1 à cheval sur le rang adjacents le rang R2 par exemple, et l'opération est répétée. La description détaillée d'un mode de réalisation préféré de la machine à palisser la vigne selon le mode préféré de réalisation de la présente invention, sera faite en se référant à la figure 2. Dans cette figure, est représentée la partie supérieure de la structure-support montée de façon à etre réglable en hauteur sur le tracteur ou engin propulseur destiné à supporter la machine à palisser 1. Deux montants à section carrée 21, 22 coulissent dans les montants verticaux 20 qui portent à leur sommet des fourreaux 23 et 24. Dans ces fourreaux, coulisse un bras porteur 25 retenu axialement par des vis d'arrêt 26 montées sur des brides solidaires des fourreaux.Le déplacement axial de ce bras porteur permet, lors de la mise en service d'une machine sur un tracteur d'un modèle donné pour une plantation déterminée de régler la position axiale de la machine 1 une fois pour toutes, par rapport au rang de vigne. Un contrepoids est monté à l'extrémité du bras porteur, opposée à la machine pour équilibrer la force exercée par le poids de celle-ci et assurer une bonne répartition des masses sur le tracteur. Un cadre support 27 porte l'ensemble des éléments "actifs" de la machine et il est relié au bras porteur 25 par l'intermédiaire d'un axe 28 fixé sur le bras porteur 25. Le cadre 27 est supporté par l'axe 28 au moyen de deux chapes 29 solidaires des longerons 29 du cadre. Le cadre peut ainsi osciller par rapport au bras 25.Cette caractéristique d'oscillation permet à l'ensemble de la machine 1 de se tenir toujours en position verticale et de permettre ainsi de parfaitement chevaucher le rang de vigne que l'on palisse, quelle que soit l'inclinaison latérale du tracteur. Cette caractéristique est essentielle pour les cas où les rangs de vigne sont plantés transversalement par rapport à la pente pour compenser l'effet du dévers que le tracteur communiquerait autrement à la machine. Le bras porteur 25 traverse un profilé en U, 30, fixé sur la traverse 32 du cadre 27; l'amplitude de l'oscillation peut être limitée ou annulée suivant le besoin par deux vis de butée opposées 31 (seule la vis supérieure est représentée) réglables qui limitent le débattement du cadre 27 et de l'ensemble de la machine par rapport au bras porteur 25. Dans la figure 2, on a représenté schématiquement, les éléments actifs disposés sur le côté droit de la machine : le moyen de releveur 2, le guide droit 4, la bobine 5 de matière formant le lien 9 et l'élément 7 du moyen d'agra fage de l'attache 11 sur les liens 9 et 10.Les éléments droits que lton vient d'énumérer et les éléments gauches sont supportés symétriquement par le cadre support 27 par l'intermédiaire de longerons coulissants 33 qui s'emboîtent dans les longerons 29 du cadre 27. Les longerons coulissants 33 portent à leur tour, par l'in termédiaire de fourreaux et brides, des montants 34 et 36 qui supportent les moyens releveurs. Lors de la mise en place de cette machine sur un tracteur ou engin porteur similaire, le plan médian de la machine passant par l'axe 28 est réglé de sorte qu'il coïncide avec le plan médian du rang de vigne pour une position du tracteur telle que celui-ci soit centré entre les rangs de vigne (tracteur interligne). Ensuite, les éléments actifs de la machine sont eux-même réglés transversalement de façon à venir coopérer avec les brins des pieds de vigne en faisant coulisser latéralement les longerons 33 et 35 dans les longerons 29. Quand la position appropriée est obtenue,les longerons sont bloqués les uns par rapport aux autres au moyen de vis 38 vissées dans des brides 39, solidaires des longerons.L'écartement entre les éléments de la machine peut ainsi être parfaitement adapté au volume et à ltépaisseur de la végétation des rangs de vigne. La hauteur et l'inclinaison des moyens de releveurs 2 et 3 salit ensuite régléesen faisant coulisser verticalement les montants 34 dans le fourreau fixé en bout des longerons 33. Lorsque la position appropriée est atteinte, les montants 34 sont bloqués au moyen des vis d'arrêt 40. Les montants arrière 36 servent à la fixation et non au réglage. L'inclinaison et, donc, la hauteur des moyens de releveurs 2 et 3 'établit lorsqu'on fait monter ou descendre les montants 34 du fait que les fourreaux 37 sont, d'une part, articulés autour des axes 41 par rapport aux montants arrière 36 et d'autre part guidés par des axes 42 montés à la partie inférieure des montants 34 s'engageant dans des rainures 43 ménagées dans les fourreaux 37. L'inclinaison des moyens de releveurs devra être réglée à la demande en fonction de la hauteur de la végétation. Lors d'essais effectués avec le mode de réalisation que l'on a décrit de la machine, cette inclinaison était d'environ 45 %. La hauteur de l'ensemble de la machine peut être réglée ensuite, et en cours de travail, à la demande, par le conducteur au moyen d'un vérin à double effet 44 relié au bâti support 20 de la machine et, à sa partie supérieure, à un axe 45 fixé dans une chape solidaire du fourreau 23. Ce vérin est commandé par un distributeur 46 disposé au poste de conduite du tracteur. Le conducteur peut donc à tout moment adapter la hauteur de ensemble de la machine à la hauteur de la végétation.Ce vérin de contre de hauteur et les moyens de releveurs peuvent être rallongés pour des vignes hautes et, en particulier, pour des vignes adaptées pour être vendangées à la machi ne,atteignant jusqu'à 2,50 mètres de haut. Les moyens de releveurs 2, 3 sont constitués dans le mode de réalisation que l'on a préféré par des vis d'Archimède en tôle d'acier fixées sur des parties 48 formant le noyau ou axe des vis; celui-ci étant supporté de manière à pouvoir tourner par tout moyen de palier approprié à l'intérieur des manchons 37. Dans le mode de réalisation que l'on a préféré, l'entralnement en rotation des vis releveuses 2 et 3 est assuré par un renvoi de mouvement 15 comme on pourra le voir dans la figure 3. Ce renvoi est entraîné par la prise de force 13 du tracteur par l'intermédiaire d'une transmission souple 18. Les deux sorties de ce renvoi 16, 17 tournent en sens inverse et entrassent les vis d'Archimède constituant les moyens de releveurs en sens opposé.La vis droite 2 est entrai- née par l'intermédiaire d'une transmission flexible 19 elle-même entraînée par la sortie supérieure 17 du renvoi 15, la vis gauche est accouplée directement avec la sortie inférieure 16 du renvoi. La liaison de la sortie 17 du renvoi et de la vis releveuse droite 2 par une transmission souple permet un réglage instantané d'écartement entre les éléments droits et gauches de la machine. Les vis ont un pas contraire tel que le sens du déplacement axial communiqué par les vis aux brins de la vigne du fait de leur sens de rotation respectif, tend à relever les brins de la vigne avec lesquels les vis entrent en contact. En travail, la prise de force 13 du tracteur, donc les moyens de releveurs tournent à une vitesse sensiblement constante et en rapport avec le régime de rotation du moteur du tracteur. Le conducteur du tracteur devra donc choisir un rapport de botte de vitesses pour communiquer au tracteur une vitesse d'avancement appropriée avec la vitesse de rotation des vis releveuses. La vitesse dtavancement du tracteur devra être choisie en fonction de la densité de la végétation.Pour qu'un palissage soit correct, il convient qu'une quantité ou un volume à peu près équivalent de brins de vigne soit rassemblé; par conséquent, si la végétation est très dense le conducteur devra ralentir la vitesse d'avancement de son tracteur de façon à relever une quantité de brins équivalente par unité de temps, et également pour pouvoir contraler mieux le travail effectué. Si la végétation est moins dense, le conducteur pourra, au contraire, augmenter la vitesse du tracteur de façon à rassembler, par unité de temps, une quantité équivalente de brins de vigne. On constate donc que la machine selon la présente invention peut donc être adaptée très facilement à la densité de la végétation et, ainsi, permettre de réaliser un travail soigné. Les liens qui sont déroulés de part et d'autre des rangs, d'une extrémité à l'autre de ceux-ci étaient, lors d'essais réalisés avec le mode de réalisation que l'on a préféré de la machine, constitués par de la ficelle de papier enroulée en pelote 5, telle que celle utilisée pour lier des bottes de fourrage ou autres. Le matériau choisi doit être suìsamment résistant pour résister à la tension qu'on lui impose et il doit être bio-dégradable. Cette caractéristique est importante puisqu'elle permet, la saison de la récolte passée, après laquelle le palissage perd son utilité en l'attente de la saison suivante, de libérer sans intervention les brins de vigne retenus dans la position recherchée pour les travaux de la récolte et de leur laisser reprendre une position étalée convenant pour la pousse, la taille, etc., en début de la saison suivante. On se référera à la figure 4 pour la description du dispositif d'assemblage des liens. Le lien droit 9 qui est déroulé sur le côté droit de la machine à partir de la pelote 5 passe dans un guide incorporé dans un élément 7 pivotant du dispositif d'agrafage des liens et sort par l'extrémité de cet élément. Le lien gauche 10 est déroulé à partir d'une pelote similaire, passe également dans un guide incorporé dans un élément pivotant 8 et sort à l'extrémité de celui-ci. Dans le mode de réalisation que l'on a préféré, les attaches ll utilisées pour retenir les brins attachés étaient des agrafes métalliques du type des agrafes de bureau en forme de U mais ayant des dimensions et une résistance supérieures.De ce fait, on se référera dorénavant à l'élément 7 comme au moyen d'enclume et à l'élément 8 comme au moyen d'agrareuse, l'un et l'autre coopérant pour pivoter et venir s'appliquer l'un contre 11 autre dans l'axe du conduit de guidage et fixer une agrafe ll sur les liens 9 et 10 guidés et rapprochés par les moyens 7 et 8. Les moyens 7 et 8 sont fixés de façon à être réglables en hauteur, symétriquement sur des arbres verticaux 59 entraînés par un mécanisme que l'on décrira, lui-même commandé par un vérin hydraulique 47 à simple effet. Parallèlement, les flancs 4 droit et gauche formant le conduit de guidage des brins sont fixés sur un bâti 60 supporté par le cadre support 27 de façon à être réglablesen hauteur. Si la hauteur des moyens 7 et 8 est réglée pour être adaptée à des conditions particulières de travail, la hauteur des flancs 4 devra être réglée en conséquence puisque les moyens 7 et 8 passent, lorsqu'ils pivotent, dans des ouvertures ménagées longitudinalement dans chacun des flancs. On déadrale fonctionnement du dispositif d'agrafage en se référant à la figure 4. Lorsque le conducteur juge que la quantité de brins relevés et ramenés dans le conduit entre les guides 4 de la machine est suffisante, il actionne au moyen du distributeur 48 le vérin 47. Celui-ci entraîne par l'intermédiaire de biellettes réglables 49 les leviers 50 d'entraînement respectifs du moyen d'enclume 7 et du moyen d'agrafeuse 8 du dispositif d'agrafage des liens. Lorsque le conducteur décide d'attacher ensemble les liens, il actionne le distributeur hydraulique 48, la tige 51 du vérin 47 se déplace dans le sens de l'extension et entraîne une plaque formant palonnier 52. Cette plaque est reliée à chacune de ses extrémités, aux biellettes 59 qui sont, elles-mêmes, reliées aux leviers 50 qui entraînent en rotation les éléments 7 et 8. La référence 55 désigne des ressorts de rappel qui ramènent le vérin 47 en position rétractée lorsque l'agrafage est terminé et que l'on relâche le distributeur de commande 48. Ces ressorts sont accrochés à une de leur extrémité sur une tige 56 solidaire de la tige 51 du vérin et à leur autre extrémité à des points fixes sur le bâti 60 qui supporte un mécanisme et le vérin de commande du dispositif d'agrafage. Le ressort 54 est un ressort héli cotidal de traction qui communique une force de rappel dans le sens inverse des aiguilles d'une montre à la pièce formant palonnier 52 et la maintient en appui contre la butée 53 solidairea-ea tige 9 du vérin 47 au repos.Lorsque le conducteur actionne le distribu teur de commande 48, la tige de vérin se déplace dans le sens de la flèche et entraîne, par l'intermédiaire des biellettes 49 les leviers 50 en rotation, dans le sens des aiguilles d'une montre pour le levier droit entraînant le moyen d'enclume 7 du dispositif d'agrafage, et, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre pour le levier gauche entraînant le moyen d'agrafeuse8.Après une course "c", la plaque formant palonnier 52 vient en butée contre une vis de butée 57 vissée de façon réglable dans une pièce solidaire du bâti 60. Le moyen d'enclume 7 a alors atteint sa position extrême de rotation et il se trouve dans la position représentée en traits d'axe dans la figure 4.La tige 51 du vérin 47 continuant sa course, la pièce formant palonnier 52 étant en appui contre l'extrémité de la vis de butée 57 va tourner dans le sens des aiguilles d'une montre sous l'action de la poussée du vérin contre la sollicitation du ressort 54 jusqu t à ce qu'elle vienne en butée avec ltextrémité de la vis de butée 58 réglable vissée dans une partie solidaire du bâti 60. Le moyen d'agrafeuse 8 a alors atteint sa position extrême de rotation telle qu'elle est représentée en traits d'axe dans la figure 4 et l'agrafe est à ce moment refermée sur les deux liens.Cette disposition a pour objet de faire atteindre d'abord sa position d'appui au moyen d'enclume 7, puis de provoquer la fin de l'approche et l'agrafa- ge par le moyen d'agrafeuse 8 après que le moyen d'enclume 7 soit immobilisé. Lorsque le conducteur relâche le distributeur de commande 48, le palonnier 52 revient à sa position d'appui contre la butée 53 sous l'action du ressort de rappel 54 désengageant le moyen d'agrafeuse 8 d'aire le moyen d'enclume 7 puis, sous l'action des ressorts de rappel 55, le vérin 47 est ramené en position rétractée et les moyens 7 et 8 sont ramenés dans leur position de repos dégageant le conduit de guidage des brins jusqu'au prochain agrafage. Dans la figure 4, la position de repos du mécanisme d'agrafage est représentée en traits pleins et la position d'agrafage est représentée en traits d'axe. I1 apparaît donc que le procédé de palissage de la vigne selon la présente invention permet d'effectuer mécaniquement le palissage de la vigne avec une machine qui peut être parfaitement et rapidement adaptée à des conditions variables de végétation et de culture des vignes palissées et avec une efficacité et un ren dement très supérieurs à ceux permis par le palissage manuel. La présente invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation qui viennent d'entre décrits, elle est au contraire susceptible de variantes et de modifications qui apparaîtront à l'homme de l'art. REVENDICATIONS 1 - Procédé de palissage mécanique de la vigne, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes - relever les brins tombants des pieds de vigne et les amener en position verticale ou à une hauteur prédéterminée réglable, - dérouler deux liens accrochés à un point fixe situé en tête du rang de vigne, de part et d'autre du rang de vigne à une hauteur réglable inférieure à la hauteur maximum des brins de vigne en position relevée, - attacher ensemble les liens sélectivement au moins entre chaque pied de vigne ou à des intervalles inférieurs, - attacher les liens en fin du rang de vigne à un point fixe et les couper de sorte que la masse des brins de vigne est retenue en position relevée, par touffes, enserrée entre les liens attachés ensemble et tel qu'entre deux points d'attache est comprise une touffe comprenant l'ensemble des brins d'un pied de vigne au plus, ou moins si la densité de la végétation le justifie. 2 - Machine à palisser la vigne utilisée en coopération avec un engin porteur et propulseur, caractérisée en ce qu'elle comprend - une structure support fixée sur un engin porteur et propulseur, - un bras porteur fixé sur la structure support, - un contrepoids monté à une extrémité du bras porteur destiné à équilibrer l'effort exercé par le poids de la machine montée en déport sur le tracteur, - un cadre suspendu à l'extrémité du bras porteur, opposée à celle recevant le contrepoids et, suspendus au cadre porteur et venant à cheval sur le rang de vigne, les éléments sui vante - deux moyens de releveurs de brins disposés symétriquement par rapport à l'axe longitudinal du cadre support et supports eux-mêmes par des éléments réglables transversalement permettant de régler l'écartement entre les moyens de releveurs, - un conduit de guidage des brins, vertical, comportant deux flancs disposés à la sortie de chacun des moyens de releveurs, - deux supports de bobines ou pelotes de matiè re formant les liens permettant aux bobines de tourner librement, - un dispositif d'assemblage des liens comman dé par le conducteur destiné à attacher ensemble et à rete nir les liens, disposé à l'arrière du conduit de guidage des brins, - un moyen d'entraînement des moyens de rele veurs. 3 - Machine à palisser la vigne selon la revendication 2, caractérisée en ce que les moyens de releveurs sont des vis d'Archimède ayant un pas contraire tournant en sens opposé, supportées inclinées par rapport à la verticale, de façon réglable, et dont la vitesse de rotation est sensiblement constante et telle que la composante axiale de la vitesse d'un point de la périphérie de la vis venant en contact avec les brins lors du relevage de ceux-ci est voisine de la vitesse d'avancement de l'engin propulseur et dirigée dans le sens opposé au déplacement d'où il résulte qu'aucun erret d'arrachement n'est créé par les moyens de releveurs sur les brins relevés. 4 - Machine à palisser la vigne selon la revendication 1, caractérisée en ce que le dispositif d'assemblage des liens comprend un moyen d'agrafeuse et un moyen d'enclume, ces moyens étant fixés sur des arbres verticaux de façon à pivoter dans un plan horizontal, sous l'action d'un vérin hydraulique par l'intermédiaire d'un mécanisme de commande entraînant les axes verticaux et à venir se rejoindre dans le plan médian du canal de guidage des brins les liens étant guidés par des conduits disposés respectivement à l'intérieur des moyens d'enclume et d'agrafeuse et sortant de ces moyens au niveau des extrémités coopérantes de ceux-ci > le déplacement de ces moyens se faisant selon la séquence suivante - approche simultanée des moyens d'enclume et d'agrafeuse, le moyen d'enclume atteignant sa position extrême le premier, - fin de l'approche du moyen d'agrafeuse quand le moyen d'enclume a atteint sa position extrême et agrafage des liens retenus entre les deux moyens. 5 - Machine à palisser la vigne selon la revendication 2, ou la revendication 4, caractérisée en ce que les moyens d'enclume et d'agrafeuse sont montés de façon à être réglables verticalement sur les arbres verticaux à toute hauteur désirée. 6 - Machine à palisser la vigne selon la revendication 2 ou la revendication 5, caractérisée en ce que les flancs du conduit de guidage des brins sont réglables en hauteur. 7 - Machine à palisser la vigne selon la revendication 2s caractérisée en ce que le moyen d'entraînement des moyens de releveurs comprend un renvoi de mouvement entraîné à partir de la prise de mouvement de l'engin propulseur, ce renvoi étant accouplé à cette puise de mouvement par un accouplement rapide et par une transmis sion flexible et en ce qu'il comporte deux sorties de mouvement,au au mains l'une des sorties du renvoi étant accouplée à l'un des moyens de re leveurs par l'intermédiaire d'une transmission flexible. 8 - Machine à palisser la vigne selon la revendication 2 > caractérisée en ce que le bras porteur est relié à la structure support par des montants coulissant verticalement dans la structure support et en ce qu'il peut coulisser suivant son axe longitudinal par rapport aux montants coulissant verticalement et à la structure support. 9 - Machine à palisser la vigne selon les revendications 2 ou 8, caractérisée en ce que le cadre est suspendu de façon à pouvoir osciller à une extrémité du bras porteur, l'axe autour duquel le cadre oscille venant en cours de travail,dans le plan médian du rang de vigne que l'on palisse. 10 - Machine à palisser selon l'une quelconque des revendications 2, 8 ou 9, caractérisée en ce qu'elle comprend,en outre, un moyen de réglage de hauteur relié au cadre porteur, commandé par le conducteur et permettant de contrôler instantanément la hauteur de l'ensemble de la machine pendant le travail.