La présent invention est relative à un revêtement de protection d'une paroi délimitant un cours d'eau Par paroi, on entend ici aussi bien le fond que les berges ou talus du cours d'eau. De tels revêtements ont pour but de protéger le fond et/ou les berges d'un cours d'eau contre l'érosion, les rongeurs, etc. Les revêtements connus de ce genre sont monoli tiques. Ils sont faits par exemple de béton qui est coulé en place. Ces revêtements ont pour but de protéger totalement contre l'affouillement et l'arrachement la terre dont sont faites les berges naturelles. L'eau souterraine est ainsi également empêchée de s'écouler vers le cours d'eau. Sous l'influence de l'eau de pluie entre autres, la nappe phréatique peut s'élever, detelle sorte que l'eau exerce sur le revêtement du talus ou de la berge, une pression relativement élevée. La pression de l'eau derrière et en dessous du revêtement monolithique peut devenir tellement élevée qu'il en résulte un relèvement qui déchire le revêtement, après quoi le revêtement peut continuer à être détruit.Pour éliminer ces inconvénients, on a déjà agencé dans le revêtement quelques joints, mais ceux-ci sont rapidement bouchés par le sol sousl'effet de la pression souterraine et ne permettent donc plus aucun drainage. D'autres revêtement connus de ce genre sont constitués par des éléments préfabriqués de relativement grande longueur, qui recouvrent les berges ou les deux berges conjointement avec le fond. Avec ces revêtements également, la couche supérieure du sol derrière le revêtement est creusée par l'eau de surface et l'eau souterraine. La berge ou le talus est ainsi évidé derrière le revêtement, de telle sorte que ce dernier peut se rompre. Avec de tels revêtements également, l'eau souterraine est empêchée de s'écouler vers le cours d'eau. Dans tous ces -revêtements connus, la croissance de plantes à l'endroit du revêtement est en outre impossible. De la sorte, non seulement une protection supplémentaire par les plantes fait défaut, mais encore l'aspect est influencé de me- nière défavorable. L'invention a pour but d'éliminer ces inconv- nients et d'offrir un revetement de protection d'une paroi délimitant un cours d'eau qui, d'une part, offre une excellente protection contre l'érosion et les rongeurs mais, d'autre part, permet cependant à l'eau souterraine de s'écouler vers le cours d'eau, de telle sorte qu'il n'y a pratiquement aucun danger de rupture ou de déchirure du revêtement. Dans ce but, le revêtement est constitué par des dalles qui sont posées de manière tâche côte-à-côte sur la paroi à protéger. Dans une forme de réalisation particulière de l'invention, les dalles s'adaptent l'une contre l'autre, mais certaines au moins de ces dalles sont dotées dans leurs côtés venant s'appliquer contre une autre dalle, d'au moins une gorge s'étendant sur toute leur épaisseur. Dans une forme de réalisation préférée, les dalles sont dotées d'ouvertures qui débouchent, d'une part, vers le côté dirigé vers la paroi à protéger et, d'autre part, sur le côté opposé. Dans les ouvertures, des plantes peuvent facilement pousser. Les ouvertures doivent cependant etre réalisées de telle manière que les rongeurs ne puissent pas les traverser. Dans une forme de réalisation utile de l'invention, certaines au moins des dalles sont dotées d'une rainure ou gorge s'étendant sur toute leur périphérie et qui est pratiquée dans leurs côtés s'élevant sur la paroi à protéger. Dans une autre forme de réalisation particulière, les dalles sont dotées dans leur face dirigée vers la paroi à protéger, d'un évidement. L'invention concerne également une dalle destinée particulièrement à être utilisée dans un revêtement suivant une des formes de réalisation de l'invention. D'autres détails et particularités de l'invention ressortiront de la description ci-après, donnée à titre d'exemple non limitatif et en se référant aux dessins annexés dans lesquels La figure 1 est une vue en coupe transversale d'un cours d'eau dont le fond et les berges sont munies d'un revêtement suivant l'invention. La figure 2 est une vue en coupe suivant la ligne II-II de la figure 1, mais à plus grande échelle. La figure 3 est une vue en coupe suivant la ligne III-III de la figure 2, mais à plus grande échelle. La figure 4 est une vue en élévation frontale d'une dalle utilisée dans le revêtement des figures I à 3, à encore plus grande échelle. La figure 5 est une vue en coupe transversale suivant la ligne V-V de la figure 4. Dans les diverses figures, des références identiques désignent des éléments analogues. Le cours d'eau suivant les figures 1 à 3 comprend un fond I et deux talus ou berges 2, revêtues d'un revêtement 3. Ce dernier est constitué par de multiples dalles 4 qui sont placées librement côte-à-côte sur le fond 1 et les berges 2. Les dalles 4 sont faites en béton. Ces dalles 4 sont hexagonales et sont placées les unes contre les autres à la façon d'un nid d'abeilles. Etant donné que les bords des revêtements 3 doivent être rectilignes, des demi-dalles sont également situées sur ces bords. Dans chaque dalle 4 sont pratiquées des ouvertures rondes 5 qui s'étendent transversalement à travers la dalle et qui débouchent ainsi, d'une part, sur la face de la dalle s'appliquant contre le fond 1 ou la berge 2 et, d'autre part, sur la face opposée de cette dalle. Une telle ouverture 5 se présente au milieu de la dalle, six ouverturessemblables5 se si trtauxsommetsd'un hexagone dont les côtés s'étendent parallèlement aux bords de la dalle et douze de ces ouvertures 5 se situent sur un second hexagone entourant le précédent et dont les côtés sont également parallèles aux bords de la dalle. Parmi ces douze ouvertures 5, six se situent aux sommets et six exactement entre deux sommets. Les ouvertures 5 qui sont situées à un sommet du dernier hexagone précité sont encore reliées par une fente 6 à l'ouverture 5 opposée à un sommet du premier hexagone précité. Plusieurs de ces ouvertures 5 sont donc reliées entre elles par une fente ou gorge 6 qui s'étend également transversalement à travers la dalle. Les ouvertures 5 et fentes 6sontquet*e peucoeiques et se retrécissent vers la face qui s'applique contre le ond 1 ou les berges 2. Le plus grand diamètre des ouvertures 5 atteint au maximum 4 cm.Dans les côtés dirigés vers les berges 2 ou fond 1 de chaque dalle 4, c'est-à-dire donc sur les côtés par lesquels la dalle 4 rencontre des dalles adJacentes, on a pratiqué des gorges 7 s'étendant sur toute l'épaisseur de la dalle et qui forment chacu- ne deux' demi-ouvertures 5 et une demi-fente 6, de telle sate que quand deux dalles 4 sont placées côte à côte, on forme à l'endroit de ce côte une oever- tire identique à l'ensemble de deux ouvertures rondes Set unerarre 6. De la sorte, la paroi forme une sorte de grillage à travers lequel l'eau souterraine située derrière ou en dessous de la paroi peut trouver son chemin sans obstacle vers le cours d'eau et peut s'écouler dans celui-ci sans provoquer d'endommagements des berges. Grâce à une dimension et une forme appropriées des ouvertures 5 > des rainures 6 et des ouvertures formées par les gorges 7, l'eau qui s'écoule normalement dans le cours d'eau ne peut.provoquer aucun affaigsement ou affouillement de ces ouvertures. A cause de l'épaisseur de la dalle, l'eau se trouvant dans les ouvertures et rainures ou gorges précitées est toujours pratiquement immobile. Ce n'est qu'à la surface de l'eau que quelques tourbillons peuvent apparaître. A cause de la forme et de la dimension -des ouvertures 5 et des ouvertures formées par les gorges 7, les rongeurs ne peuvent pas non plus traverser le revêtement 3. Si un tel animal devait cependant tenter de ramper dans une telle ouverture à partir du sol, il constatera rapidement que l'ouverture se retrécitet par conséquent il ne cherchera pas à poursuivre sa route dans l'ouverture Les rongeurs ne creuseront aucun passage derrière le revêtement 3 des berges 2 et ne provoqueront donc aucun endommagement de ces berges. Après la mise en place des dalles, dans les ouvertures 5, dans les ouvertures formées par les gorges 7 et en particulier dans les fentes 6, de l'herbe et des plantes aquatiques peuvent pousser et elles renforcent avec leur système radiculaire le fond et les berges 2, tout en maintenant fermement en place les dalles 4. L'eau de surface et l'eau souterraine et en particulier l'écoulement continu de celles-ci vers le cours d'eau maintiennent les systèmes radiculaires de ces plantes en bonne condition. Lorsque la végétation devient trop touffue, ile peut être tondue ou brûlée sans que le système radiculaire protégé par le revêtement 3 soit attaqué. Les revêtements 3 des deux berges 2 du cours d'eau reposent à leur bord inférieur, ainsi qu'il ressort en particulier de la figure 3, sur une charpente formée par un chapeau 8 fixé à des pilotis ou pieux 9. Chaque dalle 4 est dotée sur toute sa périphérie, dans ses côtésstélevant sur les berges 2 ou le fond 1 d'une gorge 10 avec une section transversale triangulaire. Les dalles 4 les plus basses du revêtement 3 des berges 2 s'engagent sur le chapeau 8, de telle sorte que le revêtement 3 est ainsi soutenu fermement par la charpente. Dans le cas du revêtement 3 des berges 2, l'eau qui parvient entre les faces situées l'une- contre l'autre des dalles 4 est évacuée immédiatement vers le bas à travers ces gorges 10. Ceci est absolument nécessaire, étant donné qu'en cas de gel, l'eau se congelant pourrait chasser ou endommager localement les dalles 4. Chaque dalle 4 est encore dotée sur son côté dirigé vers le fond 1 ou la berge 2, d'un évidement hexagonal 11 de faible profondeur. Les côtés de l'évidement ll s'étendent parallèlement aux côtés de la dalle 4. Etant donné que les dalles 4 peuvent être repoussées dans le sol avec leurs bords entourant l'évidement 11, le glissement des dalles 4 sur des berges 2 raides est évité et la pression sur le chapeau 8 de la charpente est réduite. Les dalles 4 sont de construction tres simple. Leur mise en place pour former un revêtement 3 est également très simple et n'exige aucune connaissance ou appareillage spécial. Les gorges 7 et la rainure ou gorge 10 sur la périphérie des dalles 4 facilitent encore la mise en place. Le mouvement de l'eau dans le cours d'eau aussi bien que celui de l'eau souterraine vers ce cours d'eau ont non seulement lieu sans obstacle, mais la végétation naturelle renforce encore la protection, tandis que les revêtements sont impc-1-- méables pour les rongeurs. Lorsque par exemple des conduites doivent etre agencées à travers le revêtement 3, il suffit d'enlever une ou plusieurs dalles 4 du revêtement 3 et éventuellement de Is - mettre ensuite en place, sans darder d'effondrement des dalles supérieures. De même, une ou plusieurs dalles 4 peuvent être remplacées isolément. I1 doit être entendu que la présente invention n'est en aucune façon limitée aux formes de réalisation ci-avant et que bien des modifications peuvent y être apportées sans sortir du cadre du présent brevet. En particulier, les dalles ne doivent pas nécessairement être. faites de béton. I1 n'est pas non plus nécessaire que le fond aussi bien que les deux berges d'un cours d'eau soient dotés d'un revêtement. REVEI ID ICATI ONS 1. Revêtement de protection d'une paroi délimitant un cours d'eau, caractérisé en ce qu'il est constitué par des dalles qui sont placées librement côte àcôte sur la paroi à protéger. 2. Revêtement suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les dalles s'adaptent l'une contre l'autre mais certaines au moins de ces dalles sont dotées dans leurs côtés rencontrant une autre dalle, d'au moins une gorge ou rainure s'étendant sur toute leur épaisseur. 3. Revêtement suivant l'une ou l'autre des revendications 1 et 2 > caractérisé en ce que les dalles sont de- tées d'ouvertures qui débouchent, d'une part, sur le côté dirigé vers la paroi à protéger et, d'autre part, sur le côté opposé. 4. Revêtement suivant la revendication 3 caractérisé en ce que certaines au moins de ces ouvertures sont reliées entre elles par paires par une rainure ou fente. 5. Revêtement suivant l'une ou l'autre des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que la dimension et la forme des ouvertures rendent impossible le pasSage de rongeurs dangereux. 6. Revêtement, suivant la revendication 5, caractérisé en ce que les ouvertures sont coniques, avec leur plus grande section transversale sur le côté dirigé vers la paroi à protéger. 7. Revêtement suivant la revendication 6, carac terisé en ce que la plus grande section transversale des ouvertures a un diamètre atteignant au maximum approximativement 4cm. 8. Revêtement suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7 caractérisé en ce que certaines au moins des dalles sont dotées d'une gorge s'étendant sur toute leur périphérie et qui est pratiquée dans leurs côtés s'élevant sur la paroi à protéger. 9. Revêtement suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les dalles sont dotées dans leur face dirigée vers la paroi à protéger, d'un évidement. 10. Revêtement suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que les dalles ont une rorme hexagonale et sont placées côte à cote souks forme de nid d'abeilles. 11, Dalle utilisée dans un revêtement suivant l'une quelconque des revendications 1 à 10.