La presente invention concerne les dispositifs de presentation par décharge dans un gaz, et plus pre'csément, un procécé de réalisation de tels dispositifs. Du fait des restrictions imposées par les matériaux et les procédés de réalisation, les dispositifs connus du type cité ne peuvent pas donner une quantité importante de lumière. La chaleur créée en grande quantité par décharge dans un gaz peut nuire aux cons titubants du dispositif, car la chaleur est maintenue dans un petit volume. L'invention permet d'une part de remédier à ces inconvénients, par mise en oeuvre d'un procédé de traitement de matières qui peuvent travailler avec des énergies élevées dans de faibles volumes, et drautre part de ne nécessiter qutune seule phase de cuisson dans laquelle on utilise des métaux dont la température de fusion est supérieure à la température de frittage du substrat. Plus précisément, l'invention concerne un procédé de réalisation d'un dispositif de présentation par décharge dans un gaz, comprenant un corps minéral isolant portant des électrodes d'excitation en métal précieux, un gaz capable de créer une quantité élevée de lumièra lorsqu'il subit une décharge, et une face transparente. Dans le dispositif, le gaz est limité à un petit volume fermé de façon étanche et compris entre la face transparente et le corps isolant, et les électrodes d'excitation sont placées dans le corps de manière quele gaz soit excité lorsqu'un potentiel électrique est appliqué aux électrodes. Plus précisément, le procédé de l'invention comprend une première phase de préparation d'une feuille à l'état cru, ayant une cavité destinée à contenir le gaz et formée de particules céramiques finement divisées et d'un liant temporaire de celles-ci, une seconde phase diapplication sur la feuille d'une patte, suivant une partie au moins de la configuration voulue d'électrode.., la pgte contenant des particules d'un métal précieux et un liant temporaire de celles-ci2 les particules de métal précieux ayant une température de fusion supérieure à la température de frittage de la feuille, une troisième phase de fritte tage du substrat portant la patte, pendant un temps et à une température tels que les liants temporaires sep-olatilisent et que les particules céramiques se frittent, avec les particules de métal, l'ensemble formant une structure monolithique dans laquelle les particules métalliques forment des conducteurs électriques, une quatrième phase de remplissage de la cavité par le gaz, et une cinquième phase de fermeture de la cavité par la face transparente. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en référence au dessin annexé sur lequel la figure 1 est une élévation latérale d'un dispositif de présentation par décharge dans un gaz,du type "à points", la figure étant une coupe par le plan repéré par la ligne 1 - 1 sur la figure 2 la figure 2 est une vue en plan de plusieurs disposi tifs de présentation par décharge dans un gaz du type "d points" formés sur un substrat isolant unique la figure 3 est une coupe par le plan repéré par la ligne 3 - 3 sur la figure 4 d'un dispositif de présentation par décharge. dans un gaz formant une barre ; la figure 4 est une vue en plan d'un dispositif de présentation par décharge dans un gaz, formant une barre ; et les figures 5A, 5B et 5C sont diverses vues d'un dispositif de présentation réalisé comme décrit dans l'exemple qui suit. Comme indiqué précédemment, le procédé de l'invention concerne la réalisation de dispositifs de présentation par décharge dans un gaz, à partir d'un substrat isolant unique comportant une ca vité, Dans ce mode de réalisation, une ou plusieurs électrodes peuvent être déposées par impression sur la face du substrat de manière que chacune d'elles soit disposée le long de cette face et dans la cavité et éventuellement le long de la paroi latérale de la cavité. L'électrode peut dépasser au-dessous de la face trans -parente de manière qu'elle.puisse être fixée àun circuit électrique. Dans une variante, un ou plusieurs trous peuvent entre perforés dans le substrat 9 l'état cru de manière que, lorsque les trous sont remplis d'une matière de métallisation, les électrodes traversent le substrat et débouchent dans la cavité par le coté ou par le fond de celle-ci. Dans un autre mode de réalisation avantageux du procédé de l'invention, la réalisation d'un dispositif de présentation par décharge dans un gaz concerne un dispositif qui fait partie d'une plaquette multicouche. comprenant un corps céramique monolithique, des conducteurs électriques placés dans une ou plusieurs couches dans le corps auquel elles sont associées et un dispositif de connexion électrique entièrement compris dans le corps et reliant les conducteurs des différentes couches, les conducteurs et le dispositif de liaison électrique étant formés de particules dégazees d'un métal précieux, asso cie et par frittage à la céramique et à elles-memes, le procédé comprenant une première phase de préparation de plusieurs feuilles dont ltune comporte une cavité destinée à contenir le gaz, une seconde phase de formation de trous du dispositif de liaison électrique aux emplacements voulus dans une des feuilles au moins, une troisieme phase de remplissage des trous par une péte comprenant des particules dégazées d'un métal précieux et un liant temporaire de celles-ci, une quatrième phase d'impression à laide de la pile, sur des zones choisies de l'une au moins des feuilles, avec la configuration voulue pour les conducteurs imprimés, une cinquième phase dtassemblage des feuilles de manière qu'elles fassent une pile telle que les conducteurs imprimés et les trous conducteurs remplis soient disposés de la manière voulue et que la cavité destinée à contenir le gaz soit à la partie supérieure de la couche supérieure de la pile, une sixième phase de liaison~des feuilles empilées sous forme d'un stratifié, une septième phase de frittage comme décrit, une huitième phase de remplissage de la cavité par le gaz, et une neuvième phase de fermeture étanche de la cavité par une face transparente. Dans tous les modes de réalisation de l'invention dans lesquels les métallisations sont enrobées dans des structures monolithiques, la pgte de métallisation doit évidemment entre appliquée avant frittage. En conséquence, le métal choisi doit fondre à une tempé- rature supérieure à la température de frittage de la feuille isolante de substrat. Cependant, dans le cas de ltutilasation de metallisatiens superficielles ou de dispositifs de liaison électrique qui sont ances- sibles de ltextérieur des structures monolithiques cuites, il n'est pas nécessaire que la métallisation ait une température de fusion s périeure à la température de frittage de la feuille isolante. Dans ce dernier cas, les payes de métallisation peuvent être déposées à la surface par impression ou utilisées pour le remplissage des trous du substrat après cuisson de- celui-ci assurant son frittage; une seconde. phase de cuisson est utilisée pour la formation des dessins de circuits imprimés ou de liaisons conductrices sur le substrat préalablement cuit. Dans des modes de réalisation, une combinaison de telles métallisations peut être utilisée le cas échéant, comme dans 11 exemple décrit dans la suite. On considère maintenant les dispositifs réalisés selon l'invention, en référence aux dessins. La figure 1 est une coupe d'un dispositif de présentation par décharge dans un gaz (par le plan repéré par la ligne 1 - 1 sur la figure 2) comprenant un substrat cera- mique monolithique I formé de deux couches d'alumine, un orifice ayant un volume 2 destiné à contenir du gaz, un couvercle 3 de verre qui enferme de façon étanche le gaz 1 dans le trou du corps d'alalmine, et des électrodes 4 d'excitation formées de disques annulaires, 11 électrode inférieure étant enrobée dans les couches d'alumine.Lorsqu'un potentiel électrique est appliqué aux conducteurs, les électrodes excitent le gaz et provoquent l'apparition d'une décharge visible sous forme d'une effluve. il faut noter que les conducteurs 5 qui sont enrobés dans le corps diélectrique, parviennent aux électrodes excitatrices et ê la surface. La figure 2 est une vue de dessus de neuf enceintes ayant chacune des électrodes comme représenté sur la figure 1 ; le couvercle 3 en verre n'est pas représenté. Gracie à l'utilisation de plusieurs enceintes et d'une excitation électrique convenable, des symboles numériques et/ou alphanumériques peuvent entre produits par décharges luminescentes dans un gaz, dans l'une quelconque des enceintes. Ainsi, ce dispositif peut être utilisé pour la présentatipn d'informations numériques ou de caractères alphabétiques. De plus, une plaque unique de verre associée par mise en oeuvre des procédés connus peut recouvrir la totalité de la surface au-dessus de neuf cavités, à la place des couvercles séparés pour chaque qualité. La figure 3 est une coupe d'une partie d'un dispositif de présentation d'une barre (par le plan repéré par la ligne 3 - 3 sur la figure 4) et elle représente un couvercle 4 en verre. La figure 4 est une vue de dessus de l'ensemble' du dispositif de présentation à barres, mais elle ne représente pas le couvercle 3 en verre. Les électrodes 4 qui sont formées de barres rectangulaires, sont disposées dans le bord 1 en alumine et le gaz 2 est contenu dans un canal placé dans le corps. Le couvercle de verre peut être placé sur la totalité du corps 1 ou uniquement sur la configuration délimitée par les barres. Les matières utilisées lors de la mise en oeuvre de l'invention sont une matière isolante minérale et des électrodes d'excitation en métal précieux, formées par métallisation appliquée et cuite sur le corps diélectrique. Diverses matières isolantes conviennent. Par exemple, les matières céramiques telles que l'alumine, la stéatite, le zircon, le silicate d'aluminium, le bioxyde de zircone, le bioxyde de titane, 'oxyde de béryllium, le silicate de magnésium, etc. conviennent, selon l'invention, ainsi que de nombreuses combinaisons de ces matières. Les électrodes d'excitation en métal précieux, formées par cuisson directe, sont primordiales selon l'invention. Lors de l'utilisation d'un corps diélectrique à plusieurs couches, la métallisation utilisée pour la réalisation des conducteurs enrobés doit pouvoir étre cuite et frittée en étant compatible à la matière diélectrique. La dilatation thermique de la matière diélectrique et celle des métallisations doivent se correspondre dans la mesure du possible de manière que les contraintes internes soient minimales.De plus, dans le cas des structures multicouches, la métallisation doit & re pratiquement dépourvue des gaz dissous absorbés, adsorbés ou occlus (les matières devant donc etre dégazées) de manière que la formation de bulles, les déformations et la séparation du stratifie soient minimales au cours de la cuisson des feuilles isolantes métallisées. On peut utiliser des métaux précieux courants tels que le platine, le palladium, l'argent, Itor ainsi que leurs alliages et leurs mélanges.Les particules métalliques doivent toutes être sous forme d'une poudre finement divisée, c'est-à-dire que la dimension particulaire doit être inférieure à 43 p. Des métallisations qui conviennent sont formées comme décrit dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique N0 3 511 640 et 3 667 935. On peut aussi utiliser le molybdène et le manganèse pour la formation des électrodes, wsis uniquement lorsque des atmosphères non oxydantes peuvent être tolérées. Cependant, les métallisations les plus avantageuses sont en métal pré- cieux, car elles permettent la cuisson à Les dispositifs de présentation par décharge dans un gaz selon ltinvention sont-de préférence réalisés par application de compositions d'un métal précieux sur un corps isolant non cuit aux -emplacements voulus ; le cgblage d'alimentation peut & re aussi formé. -Le corps non cuit a une cavité 'dans laquelle le gaz doit entre enfermé de façon étanche. Par "corps diélectrique non cuit" ou "corps diélectrique cru", on désigne une feuille comprenant des particules céramiques finement divisées et un liant temporaire des particules. Selon le procédé de l'invention, les dispositifs de présentation peuvent être formés à partir d'une feuille ou d'une couche de matiere diélectrique crue "non frittée" pu à partir de plusieurs couches. Dans tous les modes de réalisation, la matière isolante crue comporte une cavité qui après cuisson et fermeture par une face transparente, délnmnte le volume ferné destiné à contenir le gaz. La première étape du procédé comprend la préparation de feuilles ayant chacune des particules céramiques finement divisées et un liant temporaire. On appelle couramment ces feuilles céramiques sous les noms "substrats céramiques", "feuilles-crues"ou "rubans", de manière connue des spécialistes. Le liant temporaire utilisé doit entre d'un type qui peut entre totalement chassé par dépolymérisation, évaporation ou oxydation. Cependant, lors de l'utilisation d'une structure multicouche , le retrait ne doit pas être rapide au point que le stratifié soit boursouflé ou éclate lors de la cuisson. Le liant du film doit entre compatible avec le liant de la métallisation et il doivent tous deux favoriser la liaison au cours de la formation du stratifié. De plus, le liant doit retenir la céramique particulaire sous forme solidaire et doit faciliter la formation de feuilles sèches et souples de matière céramique partieulaire dépourvue de trous, de fissures ou d'autres défauts. Des liants qui conviennent sont les chlorures de point vinyle, les polystyrènes, les polyméthylméthacrylates, l'éthylcellulose, les acétates de cellulose, les polyesters et les acéto-butyrates de cel lulose, Ces liants, de préférence avec un solvant convenable, peuvent aussi titre utilisés dans les compositions de métallisation. Les feuilles peuvent titre formées par extrusion et dans ce cas, un solvant ntest pas nécessaire. Lorsqu'on utilise un autre procédé de formation de feuilles (par exemple un procédé de raclage), un- solvant compatible au liant est nécessaire. Des solvants qui peuvent titre utilisés sont ltalcool éthylique, l'alcool isopropylique, l'acétone, la méthyléthylcétone, le béta-terpineol et le -toluène. De plus, un plastifiant, un agent mouillant et un défloculant améliorent les caractéristiques de mise en forme de la feuille, la dispersion de la -composition céramique et le réglage de la viscosité de la composition, le cas échéant. Lorsque de tels agents sont utilisés, ils peuvent entre présents en quantité et selon les combinaisons bien connues des spécialistes. Le rapport pondéral de la composition céramique isolante au liant dans la composition des feuilles peut être compris entre 95/5 et 60/40. Dans le cas de l'utilisation de structures multicouches, le liant doit & re présent en quantité la plus faible possible permettant l'association au cours de la formation du stratifié. Eabituellement, les compositions qui ont des particules très fines nécessitent une proportion accrue de liant. Une composition peut & re formée par mélange de manière classique, par exemple au broyeur à boulets, à la calandre ou par agitation à grande vitesse dans un agitateur ou un appareil d'homogénéisation. En général, tout procédé donnant une dispersion uniforme convient. La feuille peut Qtre réalisée, par un procédé classique, par exemple par pulvérisation de la composition sur un support, par sérigraphie, par impression ou par flottaison d'une composition à faible viscosité sur un liquide incompatible, ou encore par raclage. Lorsque la composition est très visqueuse, la feuille peut être réalisée par extrusion dans une filière, sur un support. Le raclage est le procédé le plus avantageux et il nécessite un appareillage minimal, tout en permettant un réglage précis de la dimension et de l'épaisseur de la feuille, en fonction de critères particuliers. Des paramètres importants lors de la mise en oeuvre du procédé de raclage, sont la vitesse de coulée, les propriétés rhéologi ques de la suspension, le support et la séparation du support.Les matières classiques de support sont le verre, l'acier, le "wNylazns le "Tef Ion", des courroies souples, etc. En général, toute matière de support non réactive, souple ou rigide, peut titre utilisée. Lors de la formation de la feuille, la cavité dans laquelle doit entre enferme le gaz excité, peut etre réalisée. Après formation de la feuille, celle-ci sèche, par exemple par évaporation à 1 'air du solvant ; cette évaporation peut gtre accélérée par chauffage et/ou circulation d'air. Des étuves, des dispositifs de chauffage infrarouge , des véntilateurs, etc., conviennent à cet effet. Après séchage, la feuille est retirée du support. A ce -moment, elle est souple et peut être facilement découpée à la forme voulue ou séparée par poinçonnage. Les feuilles peuvent etre découpées, perforées ou estampées à toutes dimensions commodes, dans une zone suf fisamment importante pour qu'elle permette l'impression de plusieurs parties de circuits. La phase suivante peut comprendre la perforation de trous avec des tolérances très précises aux emplacements voulus dans les feuilles qui ont la configuration voulue. Cette phase est nécessaire dans le cas des structures multicouches. Les trous sont perforés dans les feuilles de manière qu'ils forment le dessinvoulu de connexion du système multicouche final Les trous peuvent avoir des dimensions et des configurations différentes en fonction des-connexions électriques, dans une pile de feuilles. Après la perforation des trous, les feuilles sont prêtes à êtrerevêtues d'une composition de métallisation destinée à remplir les trous et/ou à former des conducteurs imprimés le cas échéant. La phase de remplissage des trous par une pàte de métallisation peut être réalisée à ce moment. Si les trous sont remplis, le métal utilisé doit fondre à une température supérieure à latempé- rature de frittage de la feuille isolante. De manière générale, il est souhaitable que les trous soient remplis à ce moment, car les trous sont alors facilement accessibles et les résultats obtenus sont plus avantageux que lors du remplissage des trous à un autre moment au cours du procédé. Dans une variante, les trous peuvent être remplis après impression des dessins formés par les conducteurs ou mêmes dans le cas de stratifiés, les trous peuvent entre remplis après la formation du stratifié.Si les trous sont remplis après impression des conducteurs, ceux-ci ont tendance à se rompre du fait du frottement exercé par la lame de raclage et par le contact de ltécran dans le cas de la sérigraphie. Dans tous les cas, la séquence exacte des phases, concer- nant le remplissage des trous, n'est pas primordiale, mais il est souhaitable que les trous soient remplis avant réalisation d'autres opératiêns d'impression. La métallisation qui forme les électrodes d'excita tiQn (et les conducteurs enrobés le cas échéant) peut être appliquée sar le substrat par une technique bien connue d'impression ou de sérigraphie. Ainsi, un écran de soie peut être appuyé à une face du corps diélectrioue, et la composition métallique peut être pulvérisée ou passée à la brosse dans les parties découvertes du corps. D'autre part, le dessin de métallisation peut entre réalisé par impression offset sur le corps. De préférence, le dessin est formé par sérigraphie. Ia distance comprise entre les électrodes est déterminée par ltépaisseur des couches diélectriques. Après l'application, la métallisation est séchée. Dans le cas d'une structure multicouche , après formation du dessin métallisé sur une ou plusieurs feuilles céramiques, celles-ci sont empilées en position repérée les unes par rapport aux autres et associées sous forme d'un stratifié monolithique. La composition céramique des diverses feuilles peut astre la même ou peut varier dtune feuille à l'autre. Ainsi, dans le stratifié formé, diverses compositions céramiques peuvent donner diverses combinaisons voulues de propriétés physiques, chimiques et électriques. De plus, la composition de métallisation peut avoir une composition et/ou une configuration qui varie d'une feuille à l'autre ou non La pile de feuilles est associée sous forme d'un stratifié par toute technique connue.L'action de la chaleur, de la pression ou des vapeurs'de solvant ou une combinaison de telles actions convient. Bien qu'une compression seule donne satisfaction les vapeurs de solvant peuvent être utilisées pour le ramollissement de la pile de films. Par exemple, la pile peut être placée dans un dessiccateur et soumise aux vapeurs de solvant. Le solvant peut être de tout type qui permet le ramollissement de la feuille céramique Lorsque la pile de feuilles est soumise à une telle vapeur de solvant, les feuilles peuvent se ramollir et sont facilement mises sous forme d'un stratifié lors de l'application de la pression finale. De plus, lea techniques classiques de chauffage et de compression conviennent. La phase suivante est le frittage classique des objets céramiques, par chauffage pendant le temps et à la température voulus. Le choix du temps et de la température de frittage dépend de la composition particulière et de l'objet particulier. Il est important de noter que cette phase assure le retrait des liants, termine les réactions chimiques, densifie la structure, assure la liaison entre les phases, règle la dimension des grains et des pores, et établit les contralntes résiduelles. A cette fin, le substrat métallisé est d'abord chauffé à une température relativement basse, comprise avanta geusement entre 200'et 6000C, à l'air, lors de la volatilisation des liants.La température est alors portée dans une plage de températures plus élevée, de préférence entre 1000 et 17500C, jusqutau frittage des particules. L'objet fritté est refroidi et retiré du four. Il peut titre découpé en éléments séparés si les ébauches de dispositif n'ont pas été préalablement coupés. - Ensuite, il est mis sous forme d'une structure isolante monolithique comprenant des électrodes d'excitation et le câblage voulu. Tout gaz convenable, par esemple le néon, l'argon, l'air, l'hélium, le krypton2 le xénon ou un de leurs mélanges, est alors placé à la pression voulue dans la cavité ou le canal prévu dans le corps isolant. La cavité peut avoir toute configuration convenable, en fonction de la décharge qui doit être produite dans le gaz. Une face transparente est alors placée sur la cavité de manière que le gaz soit maintenu dans le corps diélectrique. Toute matière transparente telle que le verre, l'alumine polie, etc. convient à cet effet, et peut coller sur le diélectrique par l'intermédiaire d'une colle convenable, par exemple d'une colle époxyde ou d'une fritte de verre. Il est évidemment nécessaire que le couvercle qui enferme le gaz soit transparent pour que la décharge luminescente puisse être s observée. la caractéristique essentielle de l'invention est l'utilisation d'électrodes d'excitation en métal précieux, cuites directement, et d'un corps céramique ; le corps et les électrodes peuvent Qtre cuits simultanément en atmosphère oxydante au cours do la réalisation. Dans tous les cas, le dispositif formé est étanche et peut travailler avec des densités élevées de courant électrique et en conséquence avec une quantité importante- de lumière transmise. La chaleur créée peut ventre efficacement dissipée, car la conductibilité thermique des matières du dispositif est élevée. La structure est peu encombrante (élément miniaturé) et peut entre enfichée en formant un ensemble complet.Le circuit excitateur destiné aux fonctions -logiques de commande de la présentation peut être solidaire de la structure du dispositif. Ainsi, les résistances, les conducteurs et les condensateurs peuvent & re formés par sérigraphie et cuits à l'air sur le -diélectrique, -les éléments actifs étant fixés sur les structures. D'autres variantes de l'invention concernent des dis positifs de présentation à decharge dans un gaz dans lesquels le circuit d'excitation est totalement incorporé à l'isolant et le circuit placé à l'extérieur du corps isolant est associé de façon étanche à une enveloppe ou un autre couvercle approprie ; des broches permettent une connexion externe. De plus, des plaquettes multicouches comprenant un corps céramique monolithique et des dispositifs de connexion, comme décrit dans le brevet italien N 898 289, peuvent oestre associées au dispositif de présentation et/ou peuvent contenir un tel dispositif. Dans un autre mode de réalisation, une présentation de télévision en plusieurs couleurs sur un écran plat peut store réalisée selon l'invention. Diverses couches de corps isolants multicouches sont dopées par des matières luminescentes qui émettent de la lumiere verte, bleue ou rouge lorsqu1elles sont bombardées par. des électrons ou des photons. Par excitation convenable des électrodes, une décharge locale dans un gaz apparat dans le canal ou la cavité comprise entre deux électrodes d'excitation. La décharge dans un gaz provoque l'excita- tion de la couleur convenable. Un observateur qui regarde la décharge par l'écran de télévision voit une couleur qui est la somme des couleurs formées par décharge dans le canal.Une matrice de tels canaux forme une présentation qui peut correspondre à des images ou à des caractères alphanumériques. Ainsi, un mince dispositif plat de présentation peut être réalisé dans les cas où les éléments réalisés doivent setre peu encombrants ou portatifs. On décrit maintenant un mode de réalisation avantageux de mise en oeuvre du procédé de l'invention, les pourcentages et parties étant exprimes en poids. On prépare d'abord une feuille diélectrique avec les ingrédients ci-dessous1 dans les proportions suivantes exprimées en poids ; 190 g d'alumine en poudre 10 g de talc en poudre 7,7 g de liants volatiles lorsqu'ils sont chauffés (polyeéthrl- méthçrylate) 11,6 g de plastifiant (acétate de polyiiryle) 3,2 cm d'agent mouillant kbutyl -n Cellosolve" 11,6 cm3 d'-agent de démoulage ("Carbowax 200") 150 cm3 de solvant (trichloréthylène) On place les ingrédients cités dans un broyeur à boulets et on les broie pendant quatre heures.Après broyage, on retire la matière du récipient qu'on place alors dans une chambre sous vide de manière que les bulles d'air soient retirées. On prépare alors une feuille en versant une quantité suffisante de barbotine sur une plaque de verre. On fait passer une lame de raclage en acier à la surface de la plaque de manière que la feuille formée ait l'épaisseur voulue ; dans un cas, la feuille a une épaisseur de l'ordre de 0,5 mm. On la sèche à l'air ambiant pendant deux heures. La feuille séchée est souple et peut être retirée du substrat de verre. On découpe dans la feuille séchée deux parties carrées(de 2,5 cm de côté). beys feuilles rectangulaires sont appelées feuilles 1 et 6. On perce alors deux trous cylindriques 8 et 9 dans la feuille 1, à 10 mm l'un de l'autre.Le trou 8 qui doit Qtre rempli d'une métallisation destinée à la formation d'un conducteur a un diamètre de l'ordre de 0,5 à 0,75 mm ; le trou 9 qui doit former la cavité pour le gaz a un diamètre de l'ordre de 0,5 à 0,75 mm. On imprime alors une composition de platine à la partie supérieure de la feuille 6, en formant une ligne conductrice 5 placée entre le point de la feuille 6 où le conducteur 8 est au contact de la feuille 6, après empilement des feuilles 1 et 6, à la surface de la feuille 6, la ligne 5 aboutissant à un anneau ouvert de métallisation centré juste au-dessous du trou 9, au contact de la feuille 6 après empilement des feuilles 1 et 6, après la fin des diverses phases de métallisation et cuisson.La disposition de la métallisation 5 et des trous 8 et 9 sur les feuilles 1 et 6 est représentée sur les figures 5S et 5B, qui sont des vues de dessus des feuilles 1 et 6. La métallisation au platine utilisée est une pgte qui contient quatre parties de poudre dégazée de platine et une partie l'un liant temporaire (8 % d'éthylcellulose et 92 % de beta-terpineol) comme décrit dans l'exemple 1 du brevet précité-des Etats-Unis d'Amérique N0 3 511 640. On place alors la feuille 1 sur la feuille 10 comme indiqué. On soumet alors l'ensemble à'une force de compression d'environ 700 kg/cm pendant 15 s. On supprime la pression et le stratifié est prêt à être cuit sous forme d'un ensemble fritté. L'opération est réalisée par disposition du stratifié dans une étuve et chauffage lent de celle-ci jusqu' 6000C pendant quatre heures, jusqu'à ce que le véhicule organique ait été retiré du stratifié. On porte alors rapidement la température à 15500C et on la maintient à cette valeur pendant une heure environ. Pendant ce temps, les constituants de la composition céramique et les particules de métal se frittent en formant un corps céramique monolithique multicouche Le rapport dimensionnel du stratifié cru à la structure frittée est de 1/2. On remplit alors le trou 8 avec une composition à l'argent. Celle-ci est imprimée sur la feuille 1 et constitue les cor- ducteurs 7 et 10. La métallisation à l'argent contient environ 62 % d'argent ayant une dimension particulaire moyenne d'environ 1 > , 2 ffi environ de fritte de verre en boroaluminosilicate de cadmium et de sodium, ayant une dimension particulaire moyenne d'environ 5 , 9 ffi environ d'oxyde libre de bismuth, et 26 % environ d'un véhicule liquide inerte. Le substrat cuit et les métallisations à l'argent sont alors cuits à nouveau à 7600C pendant 10 mn et forment des électrodes conductrices en argent. La figure 5C est une coupe de l'ensemble métallisé et cuit obtenu, par un plan perpendiculaire à l'axe central du conducteur 5, sur la figure 5B. La cavité destinée au gaz est alors remplie d'air à une pression de 0,16 à 0,27 bars à 250C, et fermée de manière hermétique par une plaque de verre à l'aide d'une colle époxyde. Les conducteurs 7 et 10 sont alors reliés à une alimentation continue de O à 1000 V par l'intermédiaire d'une résistance de 30 Xohm. Une tension est appliquée et augmente progressivement jusqu'à l'apparition d'une décharge luminescente à 460 - 500 V continus. La décharge se poursuit à cette tension pendant 1000 h sans dégradation discernable des électrodes ou sans réduction de l'intensité de la décharge. il est bien entendu que l'invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir du cadre de l'invention, qui est défini dans les revendications annexées. REVENDICATIONS 1. Procédé de réalisation d'un dispositif de présentation par décharge dans un gaz, le dispositif comprenant un corps diélectrique minéral monolithique portant des électrodes excitatrices en métal précieux, un gaz transmettant une quantité élevée de lumière lors d'une décharge en son sein, et une face transparente, le gaz étant logé dans un volume fermé de manière étanche et compris entre la face transparente et le corps diélectrique, les électrodes étant placées dans le corps diélectrique et étant destinées à exciter le gaz lorsqu'un potentiel électrique leur est appliqué, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend une première phase de préparation d'une feuille comprenant des particules céramiques finement divisées et un liant temporaire de celles-ci, la feuille ayant une cavité destinée au logement du gaz, une seconde phase d'impression par sérigraphie d'une påte sur la feuille, suivant une partie au moins de la configuration voulue pour les électrodes, la pâte contenant des particules d'un métal précieux et un liant temporaire de celles-ci, une troisième phase de frittage du substrat portant la pâte, pendant un temps et à une température tels que les liants temporaires sont volatilisés et les particules céramiques et de métal sont frittées sous forme d'une structure monolithique dans laquelle le-s particules métalliques forment des conducteurs électriques, une quatrième phase de remplissage de la cavité par ledit gaz et une cinquième phase de fermeture de la cavité par la face transparente. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif fait partie d'une plaquette de circuit multicouche comprenant un corps céramique monolithique, des conducteurs électriques placés dans une ou plusieurs couches du corps et associés à celui-ci, et un dispositif de connexion logé entièrement dans le corps et reliant les conducteurs des différentes couches, les conducteurs et le dispositif de connexion étant formés de particules dégazées d'un métal précieux, associé à la céramique et à elles-memes par frittage, le procédé comprenant de plus une phase de préparation de plusieurs feuilles dont l'une comporte une cavité destinée au logement du gaz, une phase de formation de trous correspondant au dispositif de connexion aux emplacements voulus dans l'une au moins des feuilles, le remplissage des trous avec une pdte contenant des particules déga zées d'un métal précieux et un liant temporaire de celles-ci, 1 'impres- sion de la pite sur des zones choisies de l'une des feuilles au moins, suivant la configuration voulue pour les conducteurs imprimés, le montage des feuilles de manière qu'elles forment une pile dans laquelle des conducteurs imprimés et les trous remplis aient la disposition relative voulue, la cavité destinée à contenir le gaz se trouvant à la partie supérieure de la couche supérieure, l'association des feuilles empilées de manière qu'elles formentun stratifié, le frittage de la troisième phase, puis le remplissage de la cavité par le gaz et la fermeture étanche de la cavité par la face transparente. 3. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que le corps diélectrique minéral est essentiellement formé d'alumine , 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que le métal précieux de la pâte est essentiellement formé de platine, et la pâte est imprimée sur la feuille avant le frittage. 5. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que le métal précieux de la pàte comprend essentiellement de l'argent et est appliqué sur la feuille après le frittage. 6. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que le gaz est le néon, l'argon, l'air, l'hélium le krypton, le xénon ou un de leurs mélanges. 7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif formé de présentation par décharge dans un gaz contient plusieurs électrodes d'excitation et plusieurs volumes étanches destinés à contenir un gaz.