La présente invention concerne une mitre fixe pour cheminée, å trois voies de sortie ou davantage, permettant d'évacuer les fumées et les gaz de combustion quelle que soit la direction du vent. Le problème du tirage des cheminées, et en particulier celui de leur couverture supérieure, est loin d'avoir atteint sa solution la meilleure. C'est un fait bien connu que, lorsqu'il y a du vent, la plupart des cheminées ont un moins bon tirage, ou pis encore, provoquent l'inversion du mouvement de l'air et des gaz de combustion, ce qui entraine un risque dtintoxication parfois mortelle. Il existe aujourd'hui, dans le commerce, des types prés divers de couvertures supérieures, depuis les simples chapeaux côniques, jusqu'aux mitres fixes ou tournantes, aux manches à vent, etc..., mais aucun type ne permet d'obtenir le résultat désiré, à savoir un tirage sûr. Il faut remarquer que les mitres tournantes qui donnent d'assez bons résultats arrivent généralement à se bloquer après un certain temps d'usage. L'invention vise deux modes d'exécution choisis parmi d' autres, d'une mitre fixe à trois voies, deux latérales et une supérieure qui a donné d'excellents résultats même par vent fort lors de nombreuses expériences. On trouvera ci-après, à titre d'exemple, un relevé de certaines données qui montrent l'excellent fonctionnement de l'appareil dans les pires conditions de vent, soit & 10 et 35 kms à l'heure. Les schémas ci-joints représentent l'invention ici décrite: La figure 1 montre la section verticale longitudinale de la mitre objet de l'invention, suivant la ligne A-A visible sur la figure 2. La figure 2 montre la section verticale transversale de la mitre, selon la ligne B-B de la figure 1. La figure 3 présente un schéma d'ensemble de la mitre. La figure 4 montre la section transversale de la mitre dans une seconds solution modifiée par rapport à la figure 1. La figure 5 montre la section transversale de la mitre représentée & la figure 4. La figure 6 montre l'aspect extérieur longitudinal de la mitre représentée à la figure 4. Sur les figures 1, 2 et 3 du premier exemple de mitre, le repère 1 indique le tuyau à brancher sur le conduit de fumée. Sur ledit tuyau 1, on branche perpendiculairement en T un autre tuyau 2 dont les extrémités 3 et 4 sont ouvertes et qui présente, en outre, une ouverture au centre de la partie supérieure de 1' appareil 5. Pour assurer la protection des deux extrémités 3 et 4 laissées libres, on applique, au moyen de tiges 6, les chapeaux 7 et 8, de préférence de forme conique et comportant à l'intérieur deux cônes 7' et 8' plus petits et renversés. Pour assurer la protection de l'ouverture centrale 5, on fixe, au moyen de la tige 9, une plaque à peu près circulaire ou en forme d'élipse repliée 10 éventuellement munie d'un cône intérieur diffuseur 10'. Le repère 11 indique les gorges de renfort contre l'écrasement des tuyaux, destinées à éviter les infiltrations d'eau pluviale. Ainsi compris, le fonctionnement de la mitre en question apparaît évident: sur les trois voies de sorties possibles 3, 4 et 5, de la fumée et des gaz ( voir flèches sur la figure 1), il en est toujours au moins une qui travaille, d'où que vienne le vent. La mitre à trois voies ici décrite peut facilement être transformée à cinq, sept, neuf voies, etc... En effet, si, au sommet du tuyau 1, on place, au lieu d' un seul tuyau 2, deux tuyaux dont les extrémités sont ouvertes et protégées par des cônes, on obtient la mitre à cinq voies. Si, au contraire, on place trois tuyaux 2 formant un angle l'un par rapport à l'autre, on obtient une mitre à sept voies et ainsi de suite. Sur les figures 4, 5 et 6 qui représentent une seconde solution de la mitre, si l'on conserve les mêmes signes que pour les éléments qui constituent les figures 1, 2 et 3, on remarque que l'élément 12 qui couvre l'ouverture centrale 5 se présente sous une forme à peu près demi-cylindrique et se prolonge jus qu'aulx chapeaux 7 et 8 auquel il est cloué ou soudé ou bien encore fixé au moyen de tiges. Les chapeaux 7 et 8 représentés sur ces figures sont faits d'un se morceau en double cône qui a la même fonction que les pièces 7, 8, 7' et 8' des figures 1, 2 et 3. Face aux bords du couvercle 12 et à une légère distance de celui-ci, on a placé deux lames 13 et 13', légèrement infléchies vers le haut et clouées, soudées ou fixées par un autre procédé le long du tuyau horizontal. Dans un tel dispositif, on voit le parcours des fumées et des gaz à la sortie de la mitre nettement indiqué sur la figure par des flèches; les voies de sortie sont uniquement les espaces latéraux réservés entre le couvercle 12 et les lames 13 et 13', ainsi que la partie inférieure des chapeaux 7 et 8. On remarquera qu'il n'y a pas de différence importante entre les deux types de mitre représentés et que l'on peut les utiliser indifféremment l'un ou l'autre, mais que l'on aura avantage à utiliser le second type représenté dans les figures 4, 5 et 6 dans le cas où l'installation ne sera pas verticale mais horizontale ainsi qu'on le voit fréquemment dans l'évacuation des produits de la combustion des chauffe-eau. On indique, ci-après, à titre indicatif certaines données expérimentales, résultats obtenus avec la mitre dans la version représentée figures 4, 5 et 6. Source thermique de la puissance de 3251calo/min; consomration: 25.300 kcal/h. 1. Essai en échappement libre: pas de vent: dépression à la cheminée 0,15 mm - 320, CO = 0,013% vent 10 km/h. - pression à la cheminée 2 nim - 32O, CO = 0,030% vent de 35 km/h. - pression à la cheminée 10 mm - EH20, CO = 0,094% 2. Essai avec mitre objet de l'invention: pas de vent: dépression à la cheminée 0,15 mm - 320, CO = 0,013% vent de 10 ks/h. - dépression à la cheminée 0,05 mm - H2O = O,Ore% vent de 35 km/h. - dépression à la cheminée 0,01 mm - 320, CO = 0,019%. Tous ces essais ont été effectués par vent de face, c'est & dire dans les conditions les plus mauvaises pour la mitre; par vent de mêsle force, mais en directions différentes, les conditions de dépression à la cheminée s'améliorent encore et le pourcentage de CO diminue. L'invention s'applique aux cheminées les plus différentes et, à cet effet, elle peut subir des variantes visant à obtenir son rendement le plus parfait. REVENDICA!IONS 1- Mitre fixe pour cheminées, à trois voies de sortie ou plus, caractérisée par le fait qu'elle prévoit, perpendiculaire à un tuyau à brancher sur une cheminée, un autre tuyau dont les deux extrémités sont ouvertes et protégées par des chapeaux, et qui comporte une ouverture centrale protégée par un couvercle de manière que les fumées et les gaz de combustion puissent s'évacuer quelle que soit la direction du vent, tout au moins par l' une desdites ouvertures. 2- Mitre selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les deux extrémités du tuyau supérieur perpendiculaire sont protégées par des chapeaux de préférence coniques, qui présentent éventuellement à l'intérieur des cônes diffuseurs renversés et fixés audit tuyau au moyen de petites tiges coudées. 3- Nitre selon la revendication 1, caractérisée par le fait que, pour protéger l'ouverture centrale du tuyau supérieur perpendiculaire, on place une plaque à peu près circulaire ou éliptique repliée, fixée audit tuyau au moyen de tiges coudées, ladite plaque portant éventuellement à l'intérieur un cône diffuseur. 4- Mitre sèlon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle peut prévoir un ou plusieurs tuyaux perpendiculaires avec des chapeaux d'extrémités et placés selon l'angle désiré de manière à constituer une mitre à trois, cinq, sept ou neuf voies, ou davantage. 5- Nitre selon les revendications 1 et 3, caractérisée par le fait qu'elle présente un couvercle fermant l'ouverture centrale, de forme semi-cylindrique et s'étendant entre les deux chapeaux latéraux auxquels il est cloué, soudé, ou fixé par tout autre moyen. Face aux bords de ce couvercle sont disposés, fixés au tuyau transversal, des lames légèrement infléchies vers le haut. 6- Mitre selon les revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que les chapeaux d'extrémités du tuyau transversal sont en une seule pièce représentant un double cône.