T présente invention a pour objet un procédé pour mémoriser une mesure et une durée de dépassement de seuil. Cetterlvention vise aussi une cellule de mesure automatique et mobile destinée notamment à la mise en oeuvre de ce procédé. On rencontre fréquemnent, dans certaines applications industrielles ou scientifiques lanécessité d'effectuer simultanément un certain nombre de mesures en des points dispersés d'une région et pour la durée d'une campagne qui peut aller de quelques jours à plusieurs mois. On peut citer à titre d'exemples le relevé hydrologique et climatique d'une région, le contrôle de la pollution, la surveillance du niveau de cours d'eau. On dispose pour cela, en chaque point de mesure, un capteur spécifique de la grandeur à mesurer. Ce papteur délivre, généralement sous forme de tension électrique continue, un signal proportionnel à la grandeur mesurée. Le problème de la réception centralisée et de l'enregis- trement périodique des signaux émis par les capteurs a reçu diverses solutions connues qui se ramenent en général à la mise en oeuvre d'un organe central, appelé explorateur, relié par cibles à chacun des capteurs. Un dispositif de commutation électronique ou électromécanique met en relation tour à tour chaque capteur avec le récepteur et le signal est enregistré sur une machine imprimante. Le principal inconvénient de tels systèmes est leur coût très élevé, contre-partie d'une abondance et d'une qualité d'informations qui se révèlent superflues dans de nombreuses applications. Ce coat résulte d'une part de la complexité de l'explorateur lui-même et d'autre part de la nécessite de le relier à tous les capteurs. l'explorateur consommant une énergie notable, la solution qui consiste à le situer en un point optimal par rapport aux- capteurs est difficile à appliquer car il s'ait d'un matériel délicat. I1 faut donc lui construire un abrI spécial et aussi l'alimenter en énergie électriQue. Par ailleurs, dans de nombreuses applications telles que celles données en exemples, on se contente d'une récision-de mesure modérée, l'intérêt tant surtout d'établir des valeurs moyennes et aussi de détecter les variations importantes par rapport à ces valeurs moyennes, et surtout la durée relative de ces variations. oi l'on veut, par exemple, étudier la nollution saline d'une eau fluviale, on sera narticulièrement intéresse par la valeur moyenne approxima- tive de la salinité et par la durée relative des périodes pendant lesquelles la salinité dépasse un certain seuil prédéterminé. Un premier but de la présente invention est de définir un procédé pour mémoriser une mesure et une durée de dépassement de seuil, permettant de ne mémoriser que les valeurs strictement nécessaires à l'étude prévue. Suivant l'invention, le procédé pour mémoriser une mesure et une durée de dépassement de seuil utilise un signal émis par un capteur et est caractérisé en ce qu'il comprend les tapes suivantes - on calcule la valeur moyenne de la mesure pendant une certaine période de durée prédéterminée, - on calcule le temps total pendant lequel, au cours de ladite période, la mesure a dépassé un seuil prédéterminé, - on mémorise les deux valeurs ainsi calculées, - on rote les opérations précitées pour un nombre prédéterminé de périodes égales dont l'ensemble constitue un cycle opératoire, toutes ces opérations étant effectuées automatiquement. Ainsi, les valeurs intéressantes évoquées plus haut sont mémorisées période par période sans l'intervention d'aucun opérateur pendant toute la durée d'un cycle opératoire qui neut atteindre plusieurs semaine. vivant une version préférée du procédé, on détermine sur l'ensemble de l'étendue de mesure au moins une plage dont la précision de mé.norization est supérieure à la précision affectée au reste de l'étendue de mesure. Ainsi, la mesure era mémorisée avec le maximum de précision dans la zone que l'en considre a priori conne la plus probable et la plus intéressante, tout en conservant la pissibilité de mémoriser des valeurs éloignées de cette zone, mais avec une précision moindres Un autre but de l'invention est de réaliser une cellule de mesure destinée notamment à la mise en oeuvre du procédé précité dans des conditions matérielles qui exigent couramment une grande robustesse et une longue autonomie de fonctionnement. Suivant ltinvention, la cellule de mesure automatique et mobile-destinée notamment à la mise en oeuvre du procédé précité comprend une prise de liaison avec un capteur électrique de mesure et une prise de liaison avec un dispositif de lecture et de recopie, et elle est caractérisée en ce qu'elle comprend :: - des moyens pour définir un certain nombre de périodes répétitives de fonctionnement au cours d'un cycle opératoire, - - des moyens ppour élaborer un signal digital représentant la valeur moyenne de la grandeur mesurée pendant chacune des périodes précitées, - des moyens de traitement logique pour coder ce signal avec une définition supérieure sur au moines une plage prédéterminée de l'étendue de mesure, - des moyens pour comparer la valeur instantanée de la mesure à un seuil prédéterminé, - c des moyens pour élaborer un signal digital représentant la durée totale pendant laquelle la valeur instantanée de la mesure a dépassé le seuil précité au cours de chacune des périodes précitées, et - des moyens pour mémoriser les deux signaux digitaux précités obtenus à chaque période du cycle opératoire Suivant une réalisation avantageuse de l'invention, les moyens de mémorisation sont constitués par une mémoire de type statique et la cellule comprend la réserve d'énergie nécessaire à son fonctionnement autonome pendant toute la durée dtun cycle opératoire0 Ainsi la cellule peut être placée en tout endroit désirable, tout problème d'alimentation électrique étant supprimé, Suivant une réalisation préférentielle de l'invention, l'enveloppe extérieure est en matière plastique robuste et étanche à l'air et comprend des organes amortisseurs de chocs. Ainsi la cellule peut fonctionner dans des conditions atmosphériques très sévères, et son transport peut s'effectuer sous précautions particulières. D'autroeparticularités de l'invention ressortiront encore de la description détaillée qui va suivre. Aux dessins annexés donnés à titre d'exemple non limitatif - la figure 1 est un schéma électrique simplifié d'une réalisation de la cellule - les figures 2 et 3 sont des schémas détaillés de certains étages du schéma de la figure 1 - la figure 4 est une vue en plan, suivant IV-IV de la figure 5, d'une autre réalisation de la cellule - la figure 5 est une coupe suivant V-V de la figure 2 - la figure - 6 est le relevé d'une campagne de mesure menée avec une cellule conforme à l'invention. le procédé visé par l'invention sera exposé plus loin dans le cadre de diverses réalisations particulières du dispositif qui vont être maintenant détaillées. Dans la réalisation de la figure 1, la cellule de mesure 1 comprend une entrée bipolaire 2 qui reçoit une tension u émise par un capteur non figuré. Cette entrée 2 a une de ses bornes reliée à la masse, l'autre étant appliquée à un intégrateur 3, composé d'un amplificateur 4, d'une résistance 5 et d'un condensateur 6. Un montage à deux diodes 10 relié à la masse protège. l'amplificateur 4 de surtensions accidentelles. Le signal de sortie de l'intégrateur 7 est appliqué à un comparateur 7 à seuil prédéterminé qui envoie son impulsion de basculement d'une part vers un compteur décimal 9 et d'autre part, via un amplificateur 8, vers le condensateur 6 dont il provoque la décharge. On comprend que l'étage qui vient d'être décrit joue le rôle d'un convertisseur tension-fréquence. n effet, le signal émis par l'intégrateur 3 est une série de dents de scie dont la partie ascendante est d'autant plus voisine de la verticale que la tension u est élevée, et dont la partie descendante verticale résulte de la décharge instantanée du condensateur 6.Puisque la hauteur des dents de scie est constante et déterminée par le seuil du comparateur 7, ces dents sont d'autant plus serrées que la tension u est plus élevée la fréquence des impulsions rectangulaires R issues du comparateur 7. est doneproportionnelle à la tension u, et le nombre de ces impulsions a reçues par le compteur. pendant une période T est représentatif de l'intégrale de la tension u, ou encore de sa valeur moyenne, pendant ladite période T. La tension u est appliquée en parallèle à un comparateur Il dont le seuil est ajustable au moyen d'un potentiomètre 12 qui définit une tension de référence u . Le signal de basculement du comparateur il ouvre une porte "ET" 13 aux signaux H émis par une horloge 14 vers un compteur décimal 15. les compteurs 9 et 15 peuvent recevoir-chacun un signal IsiAX de remise à zéro. je circuit de 1'horloge 14 est interrompu entre des bornes 16 et 17 qui doivent être pontées pour que l'horloge 14 soit en état de fonctionner. Les bornes 16 et 17 et l'entrée 2 constituent une même prise multipolaire A qui est la prise de liaison avec le capteur0 le signal de basculement du comparateur il est dérivé d'autre part vers une borne 3 qui est une prise de raccordement avec un dispositif d'alarme extérieur. On comprend qu'à la fin d'une période T le contenu du compteur 15 représente le temps total pendant lequel, au cours de la période T, la tension u a dépassé la tension ur Un inverseur 18, qui reçoit du compteur 15 une impulsion "un" lorsque ce dernier est saturé, ferme la porte 13 et interdit la poursuite du comptage. Le compteur 15 est relié à un générateur de code 19 qui code sur trois bits binaires le contenu du compteur 15 et envoie cette information, via un générateur d'imparité 21 d'un type connu, sous la forme d'un mot de quatre bits vers un étage de mémorisation 22 qui comprend une mémoire à tores magnétiques 23, d'une capacité de 1024 bits par exemple, un décodeur d'adresses 24 et des bornes de lecture 25 et 26. Le compteur 9 est-relié à un comparateur 27 qui compare le contenu dudit compteur aux seuils successifs d'une matrice 28 qui peut, par exemple comporter huit seuils prédéterminés. des seuils sont choisis arbitrairement dans l'étendue de mesure du capteur et matérialisés de façon connue. Le seuil pour lequel le comparateur 27 a basculé est codé en binaire sur trois bits dans un générateur de code 29 et, via un générateur d'imparité 31, est rangé dans l'étage de mémorisation 22 sous la forme d'un mot de quatre bits. Les deux générateurs d'imparité 21 et 31 comportent, de fa çon connue, une entrée d'inhibition qui, lorsqu'elle est attaquée par un signal logique, leur fait engendrer le mot 1111. Les deux rangements évoqués ci-dessus occupent ensemble huit bits en mémoire ; le décodeur d'adresses 24 doit donc pouvoir décoder 128 adresses et recevoir des informations sur sept bits. L'énergie électrique est lournie par une batterie 32 qui est, par exemple, au cadmium-nic1zel, et qui est rechargeable par une paire de borne 33 formant avec les bornes 25 et 26 et une borne 34 reliée au décodeur d'adresses 24, et dont le rôle sera expliqué plus loin, une même prise multipolaire C qui est la prise de lecture. La batterie 32 peut aussi être rechargée par une prise indépendante D. La capacité de cette batterie 32 est, par exemple, d'un ampère-heure, et son débit ne dépasse pas un milliampère. Par l'intermédiaire d'un étage de commande d'alimentation 61, que l'on va décrire ci-après, la batterie 32 débité en parallèle sur trois circuits d'alimentation AIl, Al2, Al3 qui alimentent respectivement : - l'étage de mémorisation 22, - les étages d'intégration, de comparaison et de comptage précédemment décrits, - le potentiomètre 12 et le comparateur Il qui envoie son impulsion sur la prise d'alarme B. Pour plus de clarté, la liaison des départs des trois circuits précités avec les étages respectivement alimentés n'a pas été figurée. En référence à la figure 2, qui représente l'étage- de commande 61, le circuit Mli comprend une porte "ST" 35 et un condensateur 36 monté en parallèle, en sorte que, lorsque la porte 35 est ouverte, le circuit Ail délivre une intensité relativement élevée pendant un temps très court. Le circuit AL2 est autorisé par une porte "NON ET" 37 qui ne s'ouvre que lorsqu'un signal X, qui sera décrit plus loin est à zéros en outre le circuit A12 n'est fermé que si les bornes 16 et 17 sont pontées. La seule condition de fermeture du circuit AL3 est le pontage précité des bornes 16 et 17. On va maintenant décrire, en référence à la figure 1, les differents étages de commande qui assurent le fonctionnement cadencé de la cellule 1. Un compteur base de temps 39 reçoit et compte les impulsions H émises par l'horloge 14. Le contenu du compteur 39 est constamment comparé à une période de temps T prédéterminée et matérialisée dans un programmateur 41 qui est une matrice àdiode d'un type connu ; le programmateur 41 permet par exemple de définir une période T valant une, deux, quatre, huit ou seize heures ; il est relié au compteur 39 de manière à lui transmettre un signal en retour lorsque la comparaison précitée montre une égalité. Le compteur 39 commande un compteur d'adresse 42, qui commande lui-m8me le décodeur d'adresses 24. te compteur d'adresses 42 compte sur sept bits binaires les 128 adresses de la mémoire 22. Les compteurs 39 et 42 sont reliés à la borne 34 dont ils peuvent recevoir une impulsion CC qui les remet à zéro. On comprend que, lorsqutune période T s'est écoulée, le signal en retour du programmateur 41 provoque la remise à zéro du compteur 39, ainsi que l'émission par ledit compteur 39 d'un signal de fin de période FT aui incrémente d'une unité le contenu du compteur d'adresses 42. Le signal PX est également appliqué à un cadenceur 43 qui reçoit d'autre part du compteur 42 un signal logique CA valant un quand le compteur 42 est saturé, et un signal Q représentatif de l'état d'un bistable 44. Le bistable 44 est connecté pour entre positionné à zéro sur un front descendant du signal de fonctionnement d'horloge PH et pour être positionné à un sur l'impulsion CC reçue de la borne 34 quand la prise de lecture C est branchée. Recevant ces informations, le cadenceur 43, qui constitue l'étage de commande essentiel de la cellule émet les signaux suivants - un signal double K, qui sera défini plus loin, et qui commande les compteurs 9 et 15, - un signal If LEX qui est appliqué à l'entrée d'inhibition des générateurs d'imparité 21 et 31, - un signal M qui, appliqué au décodeur d'adresse 24, donne à l'étage de mémorisation 22 un ordre de rangement et qui, appliqué à la porte 35, autorise l'alimentation de l'étage 22 par le circuit Mli, - un signal X qui, appliqué à la porte 37, inhibe le circuit d'alimentation At2. On va maintenant décrire en détail, en référence à la figure 3, le cadenceur 43 et les dispositifs d'élaboration des signaux précités. Une porte " 45 reçoit le signal Q repeésentatif de l'état du bistable 44 et le signal de fin de période T et délivre un signal ae transfert Tli qui constitue une partie du signal double K trêcit'. Simultanément, le signal de sortie de la porte 45 est appliqué aux deux entrées d'une porte "ET" 46 d'une part directement et d'autre part par l'intermédiaire d'un inverseur 47 et d'un monostable 48 dont la durée est de l'ordre d'une milliseconde.Il en résulte à la sortie de la porte 46 un signal de remise à zéro Z qui apDaratt avec un certain retard sur le signal T3, et qui constitue l'autre partie du signal double K. te signal TR est dérivé, sous l'appellation K, vers les étages mentionnés plus haut. On a dit précédemment que le signal Q valait normalement un puisaue seul le débranchement du cafteur le met à zéro. Ainsi, à chaque fin de période T,le signal TR commande le transfert du contenu des compteurs 9 et 15 vers l'étage de mémorisation 22, via les générateurs de code 29 et 19 et les générateurs d'imparité 31 et 21, en meAme temps aue le signal M donne audit étage 22 l'ordre de rangement et l'alimente en autorisant le circuit AL1. Le cadenceur 43 comprend encore un inverseur 49 qui reçoit le signal Q et engendre le signal Q qui, sous l'appellation MAX est appliqué aux générateurs d'imparité 21 et 31 pour leur faire engendrer le code 1111 et qui, sous l'appellation M, commande à l'étage de mémorisation 22 de ranger ledit code. Ainsi, lors du débranchement du capteur, le signal Q passant a zéro, la derniere information rangée en mémoire se compose de deux demi-mots 111 i. Enfin, une porte "Og" 51 reçoit le signal Q et le signal CA qui vaut un lorsque le compteur d'adresses 42 contient sa valeur maximale. te signal de sortie X de la porte 51 inhibe l'alimentation AL2 quand il a la valeur un. Ainsi, quand on débranche le capteur, ou quand la mémoire 23 est pleine, l'alimentation AL2 est inhibée. te fonctionnement de la cellule 1 est le suivant. A son installation sur le site, la batterie 52 est chargée, et le compteur d'adresse 42 ainsi que le compteur base de temps 39 sont à zéro, par suite de l'iBpulsion GG reçue lors de la dernière lecture ; pour la même raison, le bistable 44 est positionné à un. Les compteurs 9 et 15 sont à zéro, soit que le précédent cycle de mesure se soit terminé sur une fin de période T, soit que le débranchement prématuré du capteur ait provoqué le signal I L . 31 la cellule est neuve, la mise à l'état initial (ou initialisation) précitée est réalisée en usine. Le branchement du capteur sur la prise A a notamment pour effet de ponter les bornes 16 et 17 ; le signal Q valant un, le cadenceur 43 met à zéro le signal X, et l'étage de commande 61 autorise l'alimentation AL2 ; le fonctionnement de l'orloge 14 met alors à un le signal FH et l'alimentation AL3 est autorisée. L'ensemble de la cellule est ainsi alimenté, à l'exception de l'étage de mémorisation 22. L'application aux bornes 2 de la tension u représentant la mesure provoque, comme il a été dit plus haut, l'accumulation dans le compteur 9 d'une valeur qui représente à chaque instant la valeur moyenne de la mesure en fonction du temps. A la fin d'une période T, le signal FT émis par le compteur base de temps 39 provoque l'émission par le cadenceur 43 du signal de transfert TR. Sous 1'impulsion du signal Ti, le contenu du compteur 9 est comparé dans le camparateur 27 aux. seuils successifs programmés dans la matrice 28. Dès qu'un seuil provoque le basculement du comparateur, le seuil précédent est codé dans le générateur de code 29. On comprendra mieux cette étape sur un exemple théorique extrême. On admet que l'étendue de mesure du capteur est 0-100 et l'on exige une précision de 5 ,ó dans la bande 80-90 et une précision de 10% dans la bande 90-100 ; en conséquence, on prédétermine des seuils à 80, 85 et 90. les signaux codés émis seront respectivement : 00 dans la bande 0-80 01 dans la bande 80-85 10 dans la bande 85-90 11 dans la bande 90-1C0. On aura donc obtenu la précision demandée en utilisant sealement~deux positions en mémoire, alors que la précision de 5c/o étendue à toute 11 échelle de mesure aurait nécessité cinq positions binaires. Il en résulte une économie importante A la fin de la même période T, le contenu du compteur 15 représente la durée pendant laquelle la tension u a dépassé la tension de références zéro prédéterminée à l'aide du potentiomètre 12. Toutefois, il arrive fréquemment que la période des impulsions d'horloge H soit petite devant la période T. Si la durée de dépassement précitée est relativement longue, il peut en résulter que le compteur 15 soit saturé avant la fin de la période T. Le signal en retour émis via llinverseur 28 permet d'éviter un dépassement de capacité qui rendrait la mesure sans signification, et le contenu du compteur 15 se trouve bloqué à sa valeur maximale. Sur le signal TR, des signaux codés sur trois bits sont engendrés par les générateurs 19 et 29 et acheminés vers l'étage de mémorisation 22 via les générateurs d'imparité 21 et 31. En même temps, le signal ST incrémente d'une unité le contenu du compteur d'adresses 42, qui pointe maintenant sur 11 adresse 0000001 oU vont être rangés les signaux codés précités. L'adresse 0000000 n'est donc pas accessible à l'écriture ; accessible à la lecture, elle contient des identificateurs relatifs à la cellule, à la campagne en cours, sau site, etc. L'ordre de rangement est donné par le signal M qui coïncide avec le signal TR. l'ordre M déclenche en même temps l'alimentation de l'étage de mémorisation 22 par le circuit hL3 pendant un temps très court sous une intensité relativement importante, grEce au condensateur 36 de l'étage de commande 61. Avec une certaine temporisation sur le signal TR, procurée par le monostable 48, le cadenceur 43 émet le signal Z de remise à zéro des compteurs 9 et 15. Comme le compteur base de temps 39 a été remis à zéro dès sa comparaison positive avec le programmateur 41, la cellule est maintenant prête pour une nouvelle période de fonctionnement T. Lorsque la mémoire 23 est pleine, le compteur d'adresse 42 contient sa valeur maximale et émet un signal GA vers le cadenceur 43 qui émet à son tour un signal T; venant inhiber le circuit d'alimentation AL2. Dès lors, le fonctionnement de la cellule est arrêté, sauf en ce qui concerne le signal d'alarme émis sur la prise 3, grâce à l'alimentation AL3. Un opérateur peut alors venir collecter la cellule. le débranchement de la prise A du capteur coupe l'alimentation AL3 et la cellule ne consomme plus aucune énergie. Ia lecture du contenu de la mémoire 23 peut se faire à loisir dans un centre de calcul. le branchement de prise de lecture sur la prise C a pour effet de transmettre le signal CC sur la borne 94, ledit signal remettant à zéro le compteur d'adresse 42. Simultanément, la batterie 32 est rechargée par les bornes 33. L'opération dure environ une minute. La cellule est ensuite prête pour un nouveau cycle opératoire. L'opérateur peut venir collecter la cellule avant que la mémoire 23 ne soit pleine. Alors, la cellule ne pourra pas être remise en service en branchant à nouveau la prise A d'un capteur quelconque. En effet, le débranchement de la prise A, en provoquant un front descendant sur le signal FR de fonctionnement d'horloge, a mis à zéro le bistable 44 ; le signal Q est à zéro et le cadenceur émet un signal X égal à un, inhibant 11 alimentation AL2. C'est seulement l'opération de lecture de la mémoire 23 qui, par le signal CC, remet à un le bistable 44 et permet à nouveau le fonctionnement de la cellule.On évite ainsi qu'une cellule branchée par erreur sur un second site sans remise à zéro du compteur d'adresse 42 n'enregistre à la suite des informations incdiérentes avec celles provenant du premier site. Dans le cas d'une telle collecte prématurée, il importe que l'organe de lecture s'arrête sur la dernière information rangée avant le débranchement. A cette fin, le basculement du bistable 44 provoque l'émission par le cadenceur 43 du signal iii\Z qui, appliqué à l'entrée d'inhibition des générateurs d'imparité, provoque la génération du mot conventionnel 1111. L'organe de lecture s'arrête en reconnaissant ce mot. la cellule peut fonctionner que la prise d'alarme B soit branche ou non. Cette prise d'alarme fonctionne continuellement tant qu'elle est branchée, même après saturation de la mémoire 23 et arrêt du fonctionnement des autres circuits. Bn cas de besoin, on peut recharer la batterie 32 au moyen de la prise indépendante D. On va maintenant décrire la forme de réalisation industrielle de la cellule représentée sur les figures 4 et 5. Cette réalisation diffère légèrement de la réalisation précédemment décrite, en ce qu'elle ne comprend pas de prise de recharge indépendante D ni de prise d'alarme B. Sur les figures 4 et 5, les éléments analogues ou jouant le même rôle que les éléments correspondants de la figure 1 ont reçu le même repère. Un boîtier 101 en matière plastique dure est divisé en trois compartiments 102, 103 et 104, qu'un couvercle 105 recouvrant tout le boîtier rend étanches entre eux. le compartiment t02 contient la batterie 32 fixée élastiquement sur des tétons 106 par l'intermédiaire de ressorts 107. Le compartiment 103 contient la mémoire à tores magnétiques 23 ; cette mémoire, relativement fragile, est fixée sur une embase 108 elle-même encastrée dans des blocs de mousse de polyester 109. le compartiment 104 contient tous les autres éléments de la cellule groupés sur une plaque de circuit imprimé 111. Cette plaque est supportée par des colonnettes T12 auxquelles elle est fixée par des boulons 113. A l'extrémité de la cellule voisine de ce compartiment sont ménagées la prise A du capteur et la prise C de lecture. La liaison électrique entre la batterie 72 et les autres compartiments s'effectue par des conducteurs noyés dans la masse du boîtier. On réalise ainsi un bon isolement du compartiment 102, en vue d'éviter les écoulements de substances corrosives vers les éléments fragiles et comateux. Les conducteurs reliant la mémoire 23 au circuit imprimé 111 traversent des passages de cible 114 du type presse-étoupe. L'interieur de la cellule est placé sous atmosphère d'arEon, des moyens connus interdisant à un personnel non entralné d'ouvrir le couvercle 105. L'ensemble ainsi décrit constitue un bloc robuste, ne présentant pas de parties saillantes, pouvant être manipulé sans précautions particulières par un personnel non spécialisé, et capable de résister aux intempéries. A titre d'exemple, on va décrire ci-après un cycle opératoire réel effectué au moyen d'une cellule telle que celle représentée aux figures 4 et 5. Il s'agit de la mesure de température d'une eau de rivière. I. Confizuration Lieu : rivière, hors toute source d'énergie Capteur : sonde à résistante de platine de 100 ohms à 0 C Lecture : par ordinateur Température ambiante : 4 C à 350C Durée de campagne : 150 h, soit 6 jours. II. Données d'entrée - La sonde de platine est placée dans un pont de Wheatstone linéarisé donnant 10 mV/OC - Tension de mesure u = o pour 0 C - Température moyenne de l'eau : 120C + 20C - Température maximale possible : 2100 III.Programmation de la cellule - Période T : 1 h - Réglage de l'amplXficateur d'entrée : 100% de l'échelle pour 25 C (soit 250 mV) - Programmation des seuils de la matrice 28, en correspondance avec les codes émis par le én- rateur 19 Code : Seuil 000 0 mV 001 80 mV -010 100 mV -011 115 mV 100 120 mV 101 125 mV 110 140 mV 111 150 mV (On voit que dans la bande 8 -10 , la précision est de 8% ; elle est de 6% dans la bande 100-11,50, puis de 2So dans la bande 11 ,5-12 ,5, etc.). - Valeur du seuil d'alarme : 180C - Contenu du compteur 15 de dépassement de seuil : 10 pour un dépassement de 5 mn/h. (T : 1 h) - Codage du temps de dépassement : une unité binaire pour 40 s de dépassement (maximum codable : 280 s). IV. Préparation en laboratoire (cellule neuve) - Vérification des paramètres électroniques, Essais et lectures, - Chargement de la batterie 32 V.- Hiise en service - Raccordement direct sur le pont de Wheatstone - Enclenchement automatique pour un cycle de 128 h VI. Dépouillement des résultats Sur la figure 6 on a reporté les résultats relatifs aux douze premières heures de fonctionnement. Sur la ligne L1, on a porté en abscisses les numéros des heures successives ; sur la ligne L2 , on a porté le code binaire émis par le générateur 29, et sur les lignes L3=et 14 on a porté les valeurs extr8mes (en degrés C) de la plage définie par le code précité.Les courbes Tl et T2 représentent les valeurs des lignes L3 et 14. La courbe d'évolution réelle de la température de l'eau (prise en moyenne sur 5 h) se situe entre les courbes TI et T2, l'indétermination étant liée au codage discret ; cette indétermination est d'autant plus faible que la température est plus voisine de 120C, c'est-à-dire dans la bande de meilleure précision. Sur la ligne L5, on a porté en abscisses le code binaire émis par le générateur 19. la courbe 57 représente, en fonction du temps, le nombre de secondes pendant lesquelles la température instantanée de l'eau a dépassé 18 pendant chacune des heures successives (80 s pendant la huitième heure, 40 s pendant les heures 6, 7 et 9). VII. Conclusion de la campane On met en évidence une certaine stabilité de la température de l'eau, à environ 30 pries. On relève des variations de courte durée (40 s et 80 s) occasionnant des dépassements de l'ordre de 5-à 6 C. Bien entendu, la présente invention ne se limite pas aux réalisations décrites, et l'on peut concevoir de nombreuses variantes constructives, en ce qui concerne notamment la constitution des circuits logiques. REVENDICATIONS 1. Procédé pour mémoriser une mesure et un dépassement de seuil, utilisant un signal électrique émis par un capteur et caleu- - lant,d'une part,la valeur moyenne de la mesure pendant une période prédéterminée par conversion tension-fréquence et comptage pendant ladite période et, d'autre part, le temps total pendant lequel, au cours de ladite période, la mesure a dépassé un seuil prédéterminé, par comptage des impulsions d'une base de temps pendant la durée de chaque dépassement de seuil, caractérisé en ce qu il comprend les étapes suivantes steffectuant-de manière automatique durant un nombre prédéterminé de périodes dont l'ensemble constitue un cycle opé- ratoire - initialisation des moyens de comptage - transfert sur une mémoire statique des informations mémorisées à titre temporaire sur les moyens de comptage, la capacité de la mémoire statique correspondant au cycle opératoire - répétition des opérations précitées jusqu' à la fin du cycle opératoire. 2. Procédé conforme à la revendication t, caractérisé en ce qu'on détermine sur l'ensemble de l'étendue de mesure au moins une plage dont la précision de mémorisation est supérieure à celle affectee au reste de l'étendue de mesure. 3. Cellule de mesure automatique et mobile, destinée notamment à la mise enoeuvre du procédé pour mémoriser une mesure et une durée de dépassement de seuil conforme à la revendication 2, comprenant des moyens pour élaborer un signal digital représentant la valeur moyenne de la grandeur mesurée pendant une période prédéterminée par conversion tension-fréquence et des moyens pour élaborer un signal digital représentant la durée totale pendant laquelle la valeur instantanée de la mesure a dépassé un seuil prédéterminé durant ladite période, comprenant en outre des moyens de liaison avec un capteur électrique de mesure et des moyens de liaison avec un dispositif de lecture et de recopie, caractérisée en ce qu'elle comprend a) - des moyens pour définir un certain nombre de périodes répétitives de fonctionnement au cours d'un cycle opératoire b) - des moyens pour initialiser les moyens d'élaboration des signaux digitaux représentant la valeur moyenne de la mesure et la durée de dépassement d'un seuil au début de chaque période définie par les moyens visés en a) c) - des moyens de traitement logique pour transcoder le signal digital représentant la valeur moyenne de la mesure avec une définition supérieure sur au moins une plage prédéterminée de l'étendue de mesure d) - des moyens pour mémoriser les signaux digitaux représentant la valeur moyenne de la mesure et la durée de dépassement d'un seuil, obtenus à la fin de chaque période du cycle opératoire. 4. Cellule de mesure conforme à la revendication 3, caractérisée en ce que les moyens pour élaborer un signal représentant la valeur moyenne de la grandeur mesurée par conversion tensionfréquence comprennent un intégrateur recevant la tension à convertir et attaquant un comparateur à seuil prédéterminé qui attaque en retour l'intégrateur pour le remettre à zéro à chaque basculement. 5. Cellule de mesure conforme à l'une des revendications 3 ou 4, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens pour ajuster la durée des périodes répétitives précitées. 6. Cellule de mesure conforme à l'une des revendications 3 à 5, caractérisée en ce que les moyens visés en c) comprennent un comparateur dont les entrées sont reliées d'une part à un compteur dont le contenu représente la valeur moyenne de la mesure pendant la période T précitée, et d'autre part à une matrice de seuils arbitrairement choisis dans l'échelle de mesure, et dont la sortie est reliée à un générateur de code. 7. Cellule de mesure conforme à l'une des revendications 3 à 6, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens pour ajuster le seuil prédéterminé précité. 8. Cellule de mesure conforme à l'une des revendications 3 à 7, caractérisée en ce que les moyens de mémorisation comprennent une mémoire du type statique. 9. Cellule de mesure conforme à l'une des revendications 3 à 8, caractérisée en ce qu'elle comprend la réserve d'énergie nécessaire à son fonctionnement autonome pendant toute la durée d'un cycle opératoire. 10. Cellule de mesure conforme à l'une des revendications 3 à 9, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens pour maintenir ouverts ses circuits de fonctionnement quand aucun capteur n'est branché. 11. Cellule de mesure conforme la revendication 10, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens pour maintenir ouverts ses circuits de fonctionnement quand les moyens de mémorisation ne sont pas initialisés avant le branchement d'un capteur. 12. Cellule de mesure conforme à l'une des revendications 3 à 11, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens de liaison avec un dispositif de recharge en énergie électrique, ces moyens constituant, avec les moyens de liaison avec un dispositif de lecture et de recopie, une prise multipolaire unique. 13. Cellule de mesure conforme à l'une des revendications 3 à 12, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens de liaison avec un dispositif de recharge en énergie électrique, ces moyens étant indépendants des moyens de liaison avec un dispositif de lecture et de recopie. 14. Cellule de mesure conforme à l'une des revendications 3 à 13, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens de liaison avec un dispositif d'alarme. 15. Cellule de mesure conforme à l'une des revendications 3 à 14, caractérisée en ce que son enveloppe externe est en matière plastique robuste et étanche à l'air et ne présente aucune partie saillante, en ce que la source d'énergie électrique est placée dans un compartiment étanche, en ce que tout l'intérieur de la cellule est sous atmosphère d'argon, et en ce que la mémoire statique est montée sur des organes amortisseurs de chocs.