La présente invention concerne un mât de planche à -voile. On sait que le gréement d'une planche à voile se compose de trois éléments qui sont : la voile, le mât, le wishbone. Le wishbone remplit tout à la fois des fonctions de gouvernail, d'écoute de voile, de barre d'appui et de maintien pour le planchiste. Le wishbone est rendu solidaire du mât au moyen d'un "bout" qui entoure le mât et vient s'amarrer sous tension à la poignée du wishbone. Lorsque le montage est correct, le wishbone est plaqué contre le mât au niveau de la face interne de la poignée. Selon les nécessités de navigation, le wishbone peut,sous l'action du planchiste, pivoter autour du mât, être élevé ou abaissé ; le mât peut, sous l'action du vent dans la voile qu'il porte, tirer le wishbone vers l'avant ou latéralement. La permanence des actions de rotation, traction, poussée du wishbone sur le mât engendrent entre elles et à leur point de contact des phénomènes de friction et de pression pouvant atteindre des valeurs très élevées. On a remarqué que, dans certains conditions d'emploi, la poignée du wishbone agit par effet de poinçonnement et de cisaillement sur la surface extérieure du mât qu'elle attaque ; on a pu même constater des amorces de rupture dans la structure interne du mât, amorces qui, à terme, peuvent entraîner la rupture dudit mât quand ce dernier est soumis à de fortes sollicitations. La présence, dans la structure interne des mâts stratifiés, dans la zone de contact mât/wishbone, d'une surépaisseur de stratifié fibres de verre/résine, ne suffit pas toujours à communiquer à cette zone une résistance suffisante tant à l'écrasement qu'à l'usure par frottement. La présente invention vise à pallier ces inconvénients. C'est ainsi quelle a pour objet un mât pour planche à voile dont ltoriginalité consiste en ce qu'il com porte, dans la zone de liaison mât/wishbone, un manchon de protection externe rendu solidaire du mât sur toute sa longueur et réalisé à partir d'un matériau plastique thermoformable semi-rigide et doué de propriétés élastiques lui permettant de jouer le rôle d' amortisseur de choc. Ce manchon de protection est avantageusement réalisé à partir d'un matériau thermoformable choisi parmi le polyéthylène semi-rigide, le polyuréthane, le chlorure de polyvinyl et les caoutchoucs naturels et synthétiques. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, le manchon présente une épaisseur de paroi entre 1 et 4 mm et de préférence entre 1,5 et 3 mm, sa longueur se situe entre 50 et 8o cm et de préférence entre 55 et 65 cm et il est placé sur le mât de telle sorte que sa base se trouve à une distance comprise entre 90 et 120 cm et de préférence entre 100 et 110 cm du pied dudit mât. La présente invention sera mieux comprise d'ailleurs et ses avantages ressortiront bien de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé dans lequel Figure 1 est une vue d'une planche à voile équipée d'un mât selon l'invention Figure 2 est une vue en perspective montrant de façon plus détaillée la zone de contact du wishbone avec le mât. Figure 3 est une vue en coupe longitudinale d'une partie du mât équipée du manchon de protection. Sur les figures, t désigne de façon générale une planche à voile,2 son mât équipé selon l'invention du manchon de protection 3. Comme on le voit sur les figures, le mât 2 de la planche à voile I est équipé, dans la zone où le wishbone 4 est plaqué contre lui au niveau de la face interne de la poignée 5, du manchon de protection externe 3. Ce manchon est réalisé à partir de matières dont l'étant de surface déformable permet d'absorber les effets de frottement, poinçonnement et cisaillement dus à l'ac- tion de la poignée 5 du wishbone 4 sur la surface du mât. C'est ainsi que les matériaux thermoformables du type po lyéthylène semi-rigide,polyurôthane, PVC et toute substance élastomère se sont révélé-es particulièrement adaptés pour cetusage. Leur structure semi-rigide permet, lors des sollicitations en flexion au cours de la navigation de répartir les forces de contrainte sur toute la surface du manchon ; dans le cas d'une structure rigide telle que celle du mât classique ces forces de contrainte sont concentrées au contraire aux points de contact de la poignée du rishbone et du mât, ce qui peut conduire à des ruptures de ce dernier. L'extrémité inférieure de ce manchon 3 tubulaire, rendu solidaire sur toute sa surface interne du mât 2 est placé à 105 cm du pied du mât ; sa longueur est de 60 cm et ltépaisseur de sa paroi de 2,5 mm. Le mât selon l'invention équipé du manchon de protection décrit ci-dessus s'est révélé capable de supporter sans problème les forces de friction et de pression ôle- vées auquel il peut être soumis du fait de la poignée du wishbone et, de ce fait, n'est plus soumis aux phénomènes de rupture que l'on a pu constater sur les mâts de la technique antérieure. Comme il va de soi, et comme il ressort de ce qui précède, la présente invention ne se limite pas au seul mode de réalisation décrit ci-dessus à titre d'exemple non limitatif ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation, quelle que soit notamment la nature du mât,et dans le cas de stratifié a le rapport relatif des éléments fibre de verre/résine le constituant. - REVENDICATIONS 1 - MSt de planche à voile, caractérisé en ce qu'il comporte, dans la zone de liaison mât/wishbone, un manchon de protection externe 3 rendu solidaire du mât 2 sur toute sa longueur, et réalisé à partir d'un matériau plastique thermoformable semi-rigide et doué de propriétés élastiques lui permettant de jouer le rôle d'amortisseur de choc. 2 - M & de planche à voile selon la revendication 1, caractérisé en ce que le matériau thermoformable est choisi parmi le polyéthylène semi-rigide, le polyuréthane, le chlorure de polyvinyl et les caoutchoucs naturels et synthétiques. 3 - Mât de planche à voile selon les revendications i et 2, caractérisé en ce que le manchon présente une épaisseur de paroi entre 1 et 4 mm et de préférence entre 1,5 et 3 mm, sa longueur se situe entre 50 et 80 cm et de préférence entre 55 et 65 cm et il est placé sur le mât de telle sorte que sa base se trouve â une distance comprise entre 90 et 120 cm et de préférence entre 100 et 110 cm du pied dudit mât.