La présente invention concerne une lentille (destinée à l'implantation) réalisée dans une matière transparente, en particulier en matière plastique, ayant pour fonction le remplacement dioptrique du cristallin de l'oeil d'êtres vivants1dont l'ablation a été pratiquée au cours d'une intervention chirurgicale. Elle est munie de dispositifs de fixation chevauchant l'iris radialement en partant de la pupille vers l'extérieur et permettant de fixer la lentille d'implantation à celui-ciz La particularité de la cataracte réside dans le fait qu'elle provoque l'opacité du cristallin des êtres vivants. On ne peut remédier å l'affaiblissement de l'acuité visuelle qui en est la conséquence que par une ablation du cristallin, lequel sera ensuite remplace par un élément optique approprié; les lunettes de cataracte constituent le mode de rempitcement le plus couramment appliqué; dans certains cas, on fait également appel aux lentilles de contact que l'on applique directement sur le bombement de la cornée.Un cristallin artificiel sous forme de lentille placée dans l'oeil par voie opératoire représente une solution fonctionnelle de remplacement très avantageuse. L'Anglais RIDLEY a opte pour cette formule en implantant le premier en 1949 une lentille de matière plastique dans la capsule du cristallin. Les espérances fondées sur ce procédé ne se sont pas réalisées, comme l'ont montré les expériences acquises par la suite, c'est la raison pour laquelle il n'est plus appliqué depuis un certain temps déj. Dans un nombre non négligeable de cas, la lentille a glissé hors de la capsule et est tombée dans le corps vitré placé en arrière. De telles lentilles se trouvant à la mauvaise place ont l'effet d'un corps étranger dans l'oeil, ne sont pas tolérées biologiquement et représentent à la longue un danger important pour la survie de l'oeil. On a pensé à une seconde éventualité pour le remplacement dioptrique du cristallin retiré par voie opératoire en implantant des lentilles de matière plastique dans la cavité antérieure de l'oeil. Lesdites lentilles de cavité antérieure ne se trouvent pas a l'emplacement physiologique, à savoir en arrière de l'iris, mais plus ou moins loir n de celui-ci, dans l'espace de la cavité antérieure. Les modèles les plus divers de telles lentilles ont eté construits et utilisés de#s 1 pratique, entre autres par STRAMPELLI, SCHRECK, VALSER et DA m IEJ. Au bout d'un certain temps, on a pourtant constaté que ces lentilles n'étaient pas tolérées biologiquement par l'oeil. C'est ainsi que l'on a commencé à connaître les lentilles de matière plastique transparente (entre autres BINSHORST, WORST) constituées d'un disque biconvexe ou plan-convexe et possédant des dispositifs de fixation de formes les plus diverses permettant do placer ces lentilles soit dans la cavité antérieure de l'oeil, soit au niveau de la pupille. Ces lentilles sont en polyméthacrylates et possèdent des dispositifs de fixation de métal ou de matière plastique montés essentiellement au dos de celles-ci. Le plan sur lequel se trouvent ces dispositifs de fixation est situé en arrière de la surface postérieure de la lentille artificielle.La fixation dans l'oeil s'effectue de telle manière que ces dispositifs sont introduits dans la pupille de l'iris, de sorte qu'ils viennent se loger contre la surface postérieure de l'iris. Après fixation par voie opératoire de la lentille, la pupille sera ensuite rétrécie artificiellement ( & l'aide de médicaments). Le maintien mécanique de la lentille artificielle est alors assure ptr le fait que sa surface postérieure est appliquée contre la surface antérieure de l'iris, tandis que les dispositifs de fixation sont placés contre la surface postérieure de l'iris. Cette forme de fixation explique la dénomination de lentilles-clips". Les dispositifs de fixation étant réalisés dans les formes les plus diverses,ellespourront suivant leur forme éventuellement faire l'objet d'une fixation supplémentaire à l'iris, à l'aide d'une suture. Bien que les succès officiels obtenus pour cette lentille "iris-clip" soient relativements satisfaisants, elles présentent pourtant elles aussi des inconvénients décisifs dont l'importance est telle qu'on ne saurait les ignorer, Ces lentilles, en vertu de leur poids spécifique, se trouvent en effet soumises à chaque changement de direction du regard à des mouvements qui les catapultent de part et d'autre et qui fatiguent de façon irritante et incommodent mécaniquement le tissu fragile de l'iris qui les maintient. Pour la fabrication de telles lentilles, on a fait appel en dehors des polymôthacrylates aux polyamides. L'inconvénient de ces matières réside essentiellement dans le fait que les lentilles réalisées dans ces matières ne peuvent pas être stérilisées d'une façon chirurgicalement parfaite. Afin d'obtenir une élimination correcte des germes - y compris la destruction des spores de bactéries - on applique de nos jours en chirurgie la stérilisation par la chaleur en utilisant a cet effet de la vapeur ou de l'air chauffés.Le mode de stérilisation cité en premier a pour résultat que la vapeur d'eau surchauffée dans un autoclave à 13400 pour une pression de vapeur de de 2,5 atm agit durant environ 15 mn sur les objets à stériliser; dans le cas d'une stérilisation par air chauffé, les objeLJ à Stériliser sont soumis durant environ 30 minutes à un courant d'air pulsé artificiellement de l'ordre de 20000. Les lentilles réalisées dans les matières citées précédemment ne résistent pas à de telles épreuves. Une autre éventualité qui serait la stérilisation au gaz à l'aide d'oxyde d'éthylène à une température relativement faible de 5500 présente pour l'implantation de lentilles un risque trop grand, ôtant donné que ce gaz très réactif s'accumule comme on le sait de façon tncontr6lable dans certaines substances dont les matières plastiques ou dans des substances contenant des matières plastiques. La stérilisation à l'aide de rayons énergétiques (rayons cathodiques, rayons bêta, rayons X, rayons gamma) ne peuvent également pas entrer en ligne de compte dans le cas présent, ôtant donné qu'ils sont susceptibles de provoquer des changements de structures moléculaires dans les corps de matières plastiques; les fragments moléculaires ainsi constitués sont souvent toxiques. Il est araintenaat bien connu que les lentilles en acryl (POMMA) stérilisées au moyen. de rayons présentent au bout d'un certain temps une tendance très accrue à la corrosion à laquelle vient s'ajouter ensuite une mauvaise transparence de la matière. On a dû par conséquent jusqu'ici se contenter par la force des choses de soumettre les lentilles destinées à l'implanLation à une stérilisation chimique liquide, c'est à dire pratiquement d une désinfection, et ce immédiatement après leur fabrication et de les conserver ensuite sous ampoule dans des liquides plus ou moins appropriés. Les lentilles destinées à l'implantation sont retirées des ampoules juste avant le début de l'opération. Les limites des liquides chimiques de stérilisation résident, du moins dans le cas présent, dans leur incapacité à détruire les spores de bactéries.Ces substances non neutres s'accumulent par ailleurs facilement dans les corps de matières plastiques qu'elles abandonnent au bout d'un certain temps de façon incontrôlable, en vertu d'une fonction exponentielle, Ce comportement, tout particulièrement dans le cas de l'implantation dans l'oeil, donne à réfléchir. Les matières utilisées dans la fabrication des lentilles prê-citôes présentent l'inconvénient supplémentaire d'être des polymères, dont on ne peut pas toujours être certain qu'ils ne présentent pas de difficultés physiologiques. Il est donc tout à fait possible que , par suite d'une polymérisation iacomplete, des résidus (de monomères, d'oligomères, de catalyseurs, de durcisbeurs)se fixent dans la matière et diffusent au bout d'un certain temps dans l'oeil, ce qui aboutit à des lésions de tissu ou affections analogues, à des irritations internes de l'oeil pourtant connues.Il est vrai que l'on a déjà beaucoup fabriqué et utilisé des lentilles pour l'implantation dans les matières en question, pourtant on ne dispose pas de connaissances certaines permettant d'affirmer que ces matières puissent résister à l'épreuve du doute. L'objet de la présente invention est une lentille réalisée dans une matière transparente, en particulier en matière plastique dont le but est de remplacer le cristallin d'êtres vivants,dont l'ablation a été pratiquée par voie opératoire. Cette lentille ne présente pas les inconvénients cités précédemment des lentilles déjà connues, elle est de plus suffisamment élastique et souple par rapport aux sentillesrigidess citées précedemment, ce qui lui permet d'éviter des lésions mécaniques aux tissus avoisinants et surtout, elle est stérilisable selon les méthodes certaines de la technique médicale, c'est à dire qu'elle est stérilisable par la chaleur.Le corps de la lentille de remplacement à effet dioptrique est de plus conçu de telle sorte qu'il flotte après l'opération dans la partie antérieure de l'oeil remplie d'eau et ce pratiquement en état d'apesanteur et présente par là-même un comportement n'ayant pas d'effet négatif sur l'iris qui la maintient, particulièrement à cause de son poids spécifique; les contrainteimécaniques de l'iris sont par conséquent maintenues aussi faibles que possible. Un autre objectif consiste à fabriquer cette lentille de telle sorte que soit obtenue une grande netteté de l'image dont la reproduction s'effectue sur la rétine. Elle doit également dans la mesure du possible ne pas présenter d'imperfections de reproduction qui sont inhérentes aux lentilles blçonvexes. Enfin, la lentille destinée à l'implantation doit être conçue de telle sorte que, dans le cas d'une lésion traumatique de l'oeil, en particulier du segment antérieur du globe oculaire, la simple présence de la lentille implantée n'entraîne pas une lésion totale de l'oeil. La solution proposée par l'invention à ce problème coiisiute à fabriquer les lentilles considérées dans une matière biologiquement appropriée, laquelle offre la garantie de remplir au maximum les conditions requises par les objectifs cités précédemment selon le niveau actuel des connaissances. Une caractéristique essentielle de l'invention réside par conséquent dans la proposition d'utiliser dans la fabrication des lentilles considérées destinées à l'implantation une matière plastique homogAne, de préférence élastique et translucide, comme en particulier le caoutchouc silicone ou la résine silicone dont le poids spécifique est sensiblement le même que celui de l'humeur de la cavité oculaire ou n'est que très légèrement supérieur, qui ne diffuse de plus aucune substance physiologiquement nuisible et qui de plus, et ce uniquement dans le mode de réalisation considéré, est stérilisable par la chaleur. Dans la variété des matières plastiques éventuellement utilisables, et ce après avoir éclairci auparavant la question des objectifs à remplir et avoir procédé à de nombreuses analyses et examens correspondants, la matière citée s'est avérée particulibrement appropriée et physiologiquement idéale et répond à toutes les exigences entrant en lige de compte. Dans ce contexte, la découverte de l'importance du poids spécifique de la matière utilisée dans la fabrication des lentilles destinées à l'implantation vient jouer un rôle important. Ceci est basé essentiellement sur la découverte des relations existant entre les imperfections des lentilles connues dans la pratique et les risques de lésions. Un des défauts essentiels et jusqu'ici méconnu des matières utilisées dans la fabrication de lentilles est leur poids spécifique trop élevé, raison pour laquelle les lentilles ont un effet mécanique nuisible sur l'iris, auquel elles sont fixées et par conséquent se libèrent relativement facilement de leur attache Par contre, un corps de lentille situé dans le liquide de la cavité oculaire réalisé dans une matière dont le poids spécifique est celui qui est recommandé dans l'invention, présente l'avantage décisif de n'être soumis lors de mouvements brusques du globe oculaire dûs au changement de direction du regard qu'à des forces d'accélération beaucoup faibles, d'od résulte une contrainte mécanique de l'iris d'autant moins importante.Même des différences d'apparence relativement faible en ce qui concerne la densité de la matière plastique de la lentille destinée à l'implantation prennent sur ou dans l'oeil du patient des proportions beaucoup plus grandes qu'il avait été prévu. C'est ainsi que l'on peut des lors expliquer également les lésions post-opératoires constatées sur des yeux portant des lentilles implantées selon le mode de réalisation employé couramment jusqu'ici, lésions apparaissant de façon imprévisible, que l'on redoute particulièrement et qui exigent dans de nombreux cas une nouvelle intervention. La présente invention peut trouver également solution à ce problème en faisant prendre à la lentille la fores d'un corps creux renfermant un gaz de préférence inerte grace a#q"',.î une poussée hydrostatique proportionnelle à la dimension ade la lentille peut être exercée sur le corps de la lentille situé dans le liquide oculaire, de sorte que celui-ci nage pratirquQueDt en suspension dans l'ouverture de la pupille. L'invention propose de plus dans le cadre des objectifs i remplir une solution à d'autres problèmes en réalls'nt les lentilles destinées à l'implantation de telle sorte qu'.elles présentent un corps de lentille central de forme cylindrique à effetdioptrique dont l'extrémité antérieure et poaterieure comportent chacune un disque entourant le corps de lentille1 de préférence élastique; entre ces deux disques se trouve un espace circulaire s'élargissant vers l'extérieur et permettant d'abriter la partie de l'iris entourant la pupille. Afin d'éviter que le tissu très sensible de l'iris ne soit blessé ou irrité mécaniquement, les bords des disques tournés vers l'espace circulaire de la lentille doivent vers bien arrondis. La présence au niveau de l'extrémité des bords des deux disques sur les surfaces placées l'une en face de l'autre, de saillies ponctuelles ou en forme derenflements allongés ou de forme analogue, et particulièrement sous forme de bourrelet circulaire s'avançant et dépassant dans l'espace circulaire, constitue un grand avantage, de telle sorte que l'iris vienne se placer dans l'espace situé entre les saillies se faisant face, de telle sorte également que -la lentille s'appuie contre l'iris au niveau de l'extrémité de sa périphérie grâce à ces saillies ou bourrelets circulaires.La distance entre ces saillies ou bourrelets circulaires est calculée de telle sorte que la lentille est maintenue par l'iris exactement dans la bonne position, soit dans la cavité antérieure de l'oeil, soit de préférence au niveau de la pupille, et ce de telle manière qu'il n'est pas nécessaire d'avoir recours à aucune mesure supplémentaire. Il est par ailleurs important de noter que les surfaces des disques délimitant l'espace circulaire entourant la lentille au niveau de son diamètre le plus petit présentent une courbure con- cave ou sont arrondies de telle sorte que l'on passe de l'une a l'autre sans dénivellement, de façon continue, sans que vienne se faire sentir la présence indésirable d'une arête, d'une pointe ou d'autres aspérités analogues pouvant causer préjudice à la partie pupille de l'iris, étant donné que celle-ci se trouve directement appliquée contre la surface courbée du corps de la lentille. Etant donné que pour la reproduction dioptrique seuls sont importants les rayons lumineux pénétrant dans le corps de la lentille, il suffit que les surfaces frontales arrondies des lentilles aient le même diantre que celui du centre du corps des lentilles OU un diamètre égarement supérieur A celui-ci, de sorte qu'en respectant cette mesure, on obtient des lentilles de faible épaisseur et de faible poids spécifique. Les lentilles de l'invention sont conçues dans un but pratique de telle sorte que le corps central de la lentille forme un seul bloc avec au moins un des deux disques, de sorte qu'il ne reste que le deuxième disque 4 ajouter à ce bloc.Il va de soi qu'il y a également pc#s-'#i'rn ô de fabriquer la lentille entrant en considération d'un sel j~Jc, Le mode d'exécution en deux parties et cité en premier ieu )résente pourtant l'avantage considérable, grâce à une autre c#:actéristique de l'invention, de pouvoir exécuter le disque (# '1.gé conte la partie interne de l'oeil dans une matière opaque ou de recouvrir celle-ci a l'aide d'une telle matière. Ce procédé permet d'obtenir apec exactitude un diaphragme de lentille de diamètre défini.Ce qui a we importance primordiale en cas par exemple de lésion de l'iris par suite d'une blessure, d'une déchirure ou d'une déformation an niveau de la pupille et quand, pour cette raison, les conditions dioptriques se sont détériorées. Si on place contre le disque opaque un collet rétrécissant le diamètre intérieur, lequel vient chevaucher le bord du centre du corps de la lentille, ce collet a pour effet de rétrécir à souhait l'ouverture destinée à la pzDEtration des rayons lumineux. Si l'on désire ou si l'on doit fabriquer des lentilles destinées à l'implantation partiellement ou intégralement dans une matière ayant un poids spécifique plus important, la présente invention peut répondre à cette exigence en prévoyant dans le corps de lentille une cavité centrale renfermant de air ou un gaz inerte qui est a calculer en fonction du poids de la lentille, de telle sorte que la poussée hydrostatique provenant de la cavité et exercée dans l'humeur aqueuse de la cavité oculaire compense au moins à peu près le poids de la lentille Si on conçoit à cet effet les faces frontales de la lentille à effet dioptrique délimitant la cavité interne et l'humeur aqueuse ambiante de la cavité oculaire de telle sorte que leur réfraction soit égale à zéro dans l'air, il faut donner à ces surfaces fron- tales une forme concave, afin d'obtenir dans l'eau une réfraction positive.Par contre, si l'on donne à ces surfaces frontales de la lentille en contact avec le liquide de la cavité oculaire une forme plane, la surface a effet dioptrique en contact avec la masse d'air (ou de gaz) de la cavité de la lentille doit présenter une forme convexe. Dans les deux cas, on parvient de cotte manière à constituer un systême convergent aplanétique qui s'avère même d'un point de vue dioptrique en principe supérieur à la lentille naturelle ou cristallin de l'oeil humain ou animal. On trouvera d'autres caractérsitiques présentées par les lentilles exécutées conformément a l'invention dans la descrip- tion suivante de quelques exemples de modes de réalisation. Dans les fig. 1 à 7 du dessin, l'objet de l'invention est représenté à l'aide d'exemples de modes de réalisation choisis, lesquels sont décrits ci-dessous l'un après l'autre Les lentilles dont il est question présentant une symétrie de révolution, il suflit d'en représenter la moitié d'une coupe axiale pour comprendre les caractéristiques de chaque mode de réalisation. Les fig. 8 à 10 montrent des lentilles destinées à l'implantation de formes différentes dont le corps de lentille présente une cavité. La fig. 11 représente une coupe pratiquée à travers la partie antérieure d'un oeil humain le long de l'axe optique, dans Ltou verture de la pupille duquel a été implantée une lentille conçue selon les exigences de l'invention. Comme on peut le constater dans les fig. 1 et 2, la lentille de l'invention comporte le corps central 11, dont la surface frontale antérieure 12 et la surface frontale postérieure 13 présentent un bombement convexe, Sur la surface cylindrique 14 du corps central de la lentille sont appliqués les deux disques 15 et 16, lesquels portent un collet 17 et 18 qui agrandit d'une part la surface d'adhérencedes disques 15 et 16 au pourtour de la surface cylindrique 14 du corps central 12 de la lentille ett d'autre part détermine la distance des disques 15 et 16 l'un par rapport à l'autre. Entre les deux disques 15 et 16 se trouve un espace circulaire 19 qui se rétrécit en partant du diamètre extérieur jusqu'au diamitre intérieur des disques. Les surfaces intérieures 20 et 21 placées l'une en face de l'autre sontltant au niveau de leur périphérie externe qu'au niveau de leur diamètre le plus petit, c'est à dire des collets 17 et 18 fixés aux disques, arrondies ou recourbées de telle sorte qu'elles ne présentent aucune arate vive ou que les surfaces recourbée#se présentent sous une forme continue, sans dénivellement ou aspérité ou se raccordent l'une à l'autre. Afin de garantir une bonne position fixe des lentilles après leur implantation, c'est à dire après leur fixation dans la pupille de l'iris de l'oeil, position dans laquelle la bordure de l'iris tournée vers la pupille vient se loger dans l'espace circulaire 19, on a tout avantage à alunir les surfaces 20 et 21,situées l'une en face de l'autre et qui s'avancent dans l'espace circulaire 19, de saillies 22, par exemple en forme de points ou de renflements allongés ou de forme analogue, à l'aide desquelles la lentille s'appuie contre l'iris sur toute sa périphérie, comme on peut le constater sur la fig. 1. Sur le mode de réalisation présenté par la fig. 2, un bourrelet circulaire 23 est prévu en remplacement des saillies 22 au niveau de la périphérie extérieure des disques 15' et 16', lequel exerce la nême fonction que les saillies 22. Ces mesures offrent la garantie que les disques 15 et 16 ne se fixent pas a l'iris par adhésion encollant à celui-ci et également que l'iris , y compris dans sa partie marginale situee contre la pupille baigne encore dans l'humeur aqueuse de la cavité oculaire, sa#s que pour autant, à cause de la distance nécesuire entre les surfaces internes 20 et 21 des disques 15 et 16 et l'iris, la lentille ne soit fixée à celui-ci d'une manière si lAche qu'elle puisse bouger. Dans le mode de réalisation tel qu'il est représenté par la fig. 3, le disque postérieur, c'est à dire interne 16 " est fabriqué dans une matière ne laisant pas pénétrer les rayons lumineux, de sorte que les rayons lumineux tombant sur la surface frontale antérieure 12 " du corps de lentille 11 " ne peuvent pénétrer à l'intérieur de l'oeil que dans la mesure où le diamètre intérieur du disque 16'' réalisé dans une matière opaque le permet.Si l'on fixe au disque 16'' un collet 24, lequel recouvre une partie de la périphérie extérieure de la surface frontale postérieure 13'' du corps de lentille 11'', on obtient ainsi une diaphragmation, c'est à dire un rétrécissement de l'ouverture de pupille de la lentille 11 et ceci proportionnellement à la partie marginale du corps de lentille il'' recouverte par le collet. La fig. 4 permet de voir les caractéristiques d'une lentille conforme aux exigences de l'invention et constitués de deux parties. L'une de ces parties comporte le corps de lentille il''' et le disque antérieur 15 " '. Sur la partie cylindrique postérieure 25 du corps de lentille il''' vient se placer le disque postérieur qu'on a également tout avantage à réaliser dans une matière opaque et fixé à celui-ci. Les lentilles des fig. 1 d 4 présentent l'avantage d'~tre réalisées dans un caoutchouc silicone ou dans une résine silicone dont le poids spécifique n'est que très légèrement plus élevé que celui de l'humeur aqueuse se trouvant dans la cavité oculaire. Si, pour des raisons que 'on n'approfondira pas, on désire ou on doit porter son choix sur une matière dont le poids dépasse de façon non negligeable celui de l'humeur aqueuse, il est absolu ment nécessaire de prévoir dans la lentille conçue selon les exigences de la présente invention, ou plutôt dans le corps de lentille1 une cavité 26 renfermant un gaz, comme le montrent les fig. 5 et 6. Les lentilles 27 et 28 sont constituées respectivement des parties 29 et 30 ainsi que 31 et 32,qui, emboitées l'une dans l'autre, formant la cavité 26. Dans les cas pré-cités, la diaphragmation des rayons lumineux pénétrant dans les lentilles peut s'effectuer soit ce à une couche opaque 36 fixée sur la surface circulaire interne 30 de la cavité 26, soit également sur la surface intérieure 34 du disque postérieur 35. Bien que les lentilles conformes à la présente invention ne nécessitent d'une façon générale pas de fixation supplémentaire, étant donné qu'elles sont maintenues dans l'ouverture de l'iris d'une manière suffisante, il est des cas o'u l'on désire et d'autres où il s'avère nécessaire, en particulier dans le cas de lésions de l'iris ou de la pupille, de procurer une fixation supplémentaire à la lentille de l'oeil opéré d'un patient dans sa portion prédéterminée. Cette fixation supplémentaire se fait généralement pour les lentilles d'emploi courant par suturation à l'iris très fragile et d'un point de vue mécanique peu stable. Les défauts présentés par ces lentilles ont, comme il l'a déji été montré, pour consé quence des lésions de l'iris et, dans les cas les plus graves, une déchirure complète de la suture ou une suture qui se désagrège. Il est possible de rééditer ces inconvénients en fixant les deux extrémités d'un fil fixé d la lentille conçue selon les exigences de l'invention dans la partie de la cornée à travers laquelle a été pratiquée lors de l'opération une incision permettant d'ouvrir l'oeil. Grâce à la cicatrisation de cette suture de maintien au niveau des lèvres de la plaie, on obtient une fixation parti culièrement solide. On introduit à cet effet, en complément à la lentille réalisée selon les exigences de l'invention, un fragment 41 d'un fil ou cordon chirurgical 42 dans la matière du disque antérieur 43 de la lentille 44 on dehors du cours des rayons lumineux marginaux traversant le corps de lentille 45, suivant à peu près la direction d'une sécante 46.Ce fil doit absulument être fabriqué dans une matière qui, i long terme, n'est soumise en aucun cas à l'inté rieur de la cavité oculaire à des phénomènes de corrosion ou d'autres phénomènes analogues ou qui soit susceptible de voir se modifier ses caractéristiques physico-mécaniques. C'est ainsi que l'on propose de préférence l'utilisation d'un fil de soie ou d'une matière analogue, qui soit lors de son introduction dans une lentille de caoutchouc silicone ou de résine silicone, imprégné ou (et) recouvert de cette même matière, et ceci de telle manière qu'il ne perde pas sa flexibilité et son élasticité. Un fil pré- paré de la sorte offre la garantie d'une fixation o- > lii#ent solide dans la matière du disque 43. Les fig. 8 à 10 représentent des variantes de lentilles pour l'implantation munies d'une cavité. Le corps de lentille 51 est constitué des deux moitiés identiques 52 et 53, lesquelles ren- ferment entre elles la cavité 54 et lesquelles, grâce à leurs bords 55 et 56, sont reliées entre elles par une liaison hermétique aux gaz. Afin de maintenir le corps de lentille dans la position désirée dans l'ouverture de la pupille de l'iris, il est muni a sa périphérie par exemple de deux paires de brides 57 et 58 (fig. 8 et 9) ou également de 3 paires de languettes 59,60 et 61, auquel cas les brides o + anguettes de chaque paire de lentilles implantées se trouvent en avant et en arrière du bord de la pupille de l'iris. La fig. 11 montre clairement de quelle manière les lentilles sont implantées par intervention chirurgicale dans l'oeil après ablation préalable du cristallin. J#EVENDTCATi ONS 1.- Lentille réalisée dans une matière transparente, en particulier en matière plastique, destinée à remplacer le cristallin de l'oeil d'êtres vivantsZdont l'ablation a été pratiquée au cours d'une intervention chirurgicale, et caractérisée par le fait qu'elle est fabriquée dans une matière homogène, de préférence élastique et translucide, en particulier en caoutchouc silicone ou en résine silicone, dont le poids spécifique est i peu près égal ou très légèrement supérieur d celui de l'humour aqueuse de la cavité oculaire. 2.- Lentille réalisée dans une matière transparente, en particulier en matière plastique, remplaçant le cristallin de l'oeil d'êtres vivants1 dont l'ablation a été pratiquée au cours d'une intervention chirurgicale, munie de dispositifs de fixation chevauchant le bord interne de l'iris, en particulier suivant la revendication 1, caractérisée par un corps de lentille (11 ) central, de formecylindrique,ieffet dioptrique, muni à son extrémité antérieure et postérieure d'un disque (15 et 16) entourant le corps de lentille, entre lesquels se trouve un espace circulaire (19) s'élargissant vers l'extérieur et permettant d'abriter le bord de l'iris entourant la pupille. 3.- Lentille suivant l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisée par le fait que les disques (15 et 16) au niveau de ltextrémité de leurs bords, sur les surfaces dirigées l'une contre l'autre, présentent des saillies ponctuelles ou en forme de renflements allongés ou de forme analogue(22#nparticulier un bourrelet circulaire (23) s'avançant et dépassant dans l'espace circulaire 4.- Lentille suivant l'une quelconque des revendications 1, 2 ou 3, caractérisée par le fait que les surfaces des disques (15 et 16) dirigées vers l'espace circulaire (19) sont arrondies au niveau de leurs bords intérieurs et extérieurs. 5.- Lentille suivant la revendication 4, caractérisée par le fait que les surfaces (20 et 21) de#s disques (15 et 16) limitant l'espace circulaire (19) présentent un bombement concave au niveau du diamètre le plus petit et , en particulier, sont liées l'une à l'autre d'une façon continue et sans dénivellation. 6.- Lentille suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée par le fait que le corps de lentille (il) et au moins un des deux disques (15, 16) sont formés d'une seule pie ce. 7.- Lentille suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, casactérisée par le fait que le diamètre des surfaces frontales de lentille correspond au diamètre du corps de lentille (11) ou qu'il n'est que très légèrement supérieur a celui-ci. 8.- Lentille suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée par le fait que le disque dirigé vers l'intérieur de l'oeil (16, 35) est réalisé dans une matière opaque ou bien recouvert d'une couche opaque (36). 9.- Lentille suivant la revendication 8, caractérisée par le fait que le disque interne, c'est à dire postérieur (16) présente sur son bord interne un collet (24) en forme de bague, exerçant la fonction d'un diaphragme, opérant un rétrécissement de l'ouver- ture de la pupille de la lentille. 10.- Lentille, en particulier suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée par le fait que le corps de lentille (27, 28) présente une cavité (26) renfermant de l'air ou un gaz inerte, dont la taille est calculée en regard du poids de la lentille, de telle sorte que la poussée hydrostatique se produisant dans l'humeur aqueuse et provoquée par la présence de la cavité compense au moins à peu près le poids de la lentille. 11.- Lentille suivant la revendication 10, caractérisée par le fait que la cavité (-26) du corps de lentille (27, 28) est délimitée dans la direction axiale par deux disques i bombement concave dont les surfaces présentent la même courbure ou des courbures différentes. 12.- Lentille suivant la revendication 10, caractérisée par le fait que la cavité (26) du corps de lentille (27,28) est délimitée dans la direction axiale par deux lentilles d'un système convergent aplanétique. 13.- Lentille, en particulier suivant l'une quelconque des revendications 1 à 12, à laquelle est appliqué un fil de fixation fabriqué dans une matière spéciale pour suture chirurgicale, caractérisée par le fait que l'on introduit dans la matiei~u du disque antérieur (43), à peu près suivant la direction d'une sécante (46), un fragment d'un fil ou cordon chirurgical (41) en dehors du cours des rayons lumineux marginaux traversant le corps de lentille (45). 14.- Lentille suivant la revendication 13, caractérisée par le fait que le fil ou cordon (42) est imprégné et (ou) est recouvert de la même matière ou d'une matière à effet biochimielue analogue que celle utilisée dans la fabrication de la lentille (44) ou du disque (43).