La présente invention se rapporte à un procédé de fabrication par extrusion de corps en céramique, notamment de corps ou d'éléments en forme de plaque. Les procédés connus de ce type consistent à repasser sur des presses à estampe des pièces moulées séchées, formées par extrusion ou à presser à sec des pièces présentant une teneur en humidité moins importante sur des boudineuses. Dans les deux procédés, l'origine du manque de rigidité de forme, à savoir la déformation de la pièce brute de céramique au cours du séchage, es' partiellement supprimée par le fait que l'humidité de la matière est maintenue, lors du pressage, à un niveau très faible. Le retrait dA au séchage le plus important de 6 à 10% apparat en effet pour une teneur importante en eau au cours de la préparation qui est normalement comprise entre 15 et 25%. Pour les teneurs en eau de préparation moins importantes, le retrait nbst souvent égal qu'à une fraction des valeurs indiquées plus haut.Des inconvénients des procédés consistant à repasser les pièces à la presse résident essentiellement dans le processus de pressage supplémentaire sur des presses à estampe et les inconvénients pressage à sec résident dans la consommation importante d'énergie et l'usure de la machine ainsi que dans le manque de rigidité de forme des pièces. Dans le procédé connu, la pièce brute plastique, pressée est déposée sur des chassis, des cadres, des convoyeurs à bande, des rouleaux ou analogues, à l'aide desquelselle est amenée au séchoir. Etant donné que l'air de séchage ne peut pas balayer la surface d'appui ou surface inférieure de la pièce brute dans les mimes proportions que les autres surfaces, notamment la partie supérieure de ladite pièce, la partie supérieure de cette dernière sèche plus rapidement et commence à se rétracter pour atteindre un état de dureté analogue à celui du cuir alors que la partie inférieure qui est encore plastique est écrasée et raccourcie.Si au cours de la poursuite du processus de séchage la partie inférieure de la pièce brute a également tendance au retrait, la partie supérieure déjà solide ne peut plus être écrasée si bien que la partie inférieure est raccourcie de manière trop importante. Il en résulte que le corps de céramique au cours du séchage final se cintre au niveau de ces bords vers le bas et présente une incurvation en son milieu. Cette déformation est particulièrement sensible avec les éléments plats en forme de plaque étant donné que la surface inférieure de ces corps qui sèche- moins rapidement, est relativement importante. Pour les corps de configuration plus cubiques, la déformation est plus faible. Une déformation complémentaire peut~également apparaître au cours de la cuisson des pièces brutes de céramique étant donné que très fréquemment les conditions d'une telle déformation sont données par le ramollissement de lamatière et également par un retrait à la cuisson irrégulier. Pour assurer la meilleure tenue de forme possible, on réunit, dans les procédés habituellement utilisés, deux ou plusieurs corps présentant la forme souhaitée ainsi que des emplacements de rupture,en un corps cubique que l'on presse par extrusion et après séchage ou cuisson, ce corps est découpé pour donner les éléments présentant la forme souhaitée. Une bonne symétrie de la section du bloc cohérant favorise la tenue de forme au cours du séchage et de la cuisson. Ce procédé est par exemple utilisé pour la fabrication de plaques fendues dans lesquelles les portions intermédiaires sont éliminées à titre de déchets, ou pour la fabrication de coffrage de briques pour les appuis de fenêtre. Les inconvénients de ce procédé résident dans le fait que pour diviser en portions le corps précité, il faut prévoir une autre opération et que de nombreuses formes de section ne conviennent pas pour permettre une réunion en des formes en section plus grandes. D'autres procédés pour améliorer la tenue de forme au cours de la fabrication de corps de céramique résident dans le fait que les surfaces d'appui de la pièce brute sur le chassis ou le cadre sont configurées suivant des lignes ou des points pour que pendant le processus de séchage, on les inverse de telle façon que le balaye d'air et le séchage de la face inférieure des pièces brutes soient améliorés. Tous ces procédés ont toutefois en commun que la tenue de forme reste insuffisante et qu'ils exigent une complexité très importante pour parvenir à cette amélioration. L'importance des difficultés pour obtenir une bonne tenue de formé au cours de la fabrication des corps de céramique, ressort de manière évidente de la norme DIN 456 concernant les tuiles, selon laquelle par exemple le voile des tuiles plates d'une dimension de 155 x 375 mm, premier choix, doit être de 6 mm et le - voile de tuiles - flamandes d'une dimension de 235 x 400 mm doit même s'élever à 12 mm. Du "journal concernant les domaines de 1trémail du verre et dé la céramique", pages 252 à 254 du 20 Mai 1957 et pages 280 à 283 du 5 Juin 1957, on a appris qu'il était possible d'exercer une action sur le boudin avant la sortie de la tuyère. Ces dispositions ne permettent que de supprimer les inconvénients qui apparaissent au cours du processus de pressage lui-même, et pour cette raison d'obtenir un boudin s'étendant de manière symétrique. Par le brevet allemand 23 19 176 au nom du demandeur, on connaît un procédé de fabrication de capsde céramique par extrusion qui présentent avantageusement un côté d'appui plat sur le support de séchage avec une déformation au séchage moins importante, dans lequel on imprime au boudin de la masse de produit à la sortie de la tuyère ou dès que ce dernier a quitté la tuyère, une tension initiale s'opposant au processus de déformation résultant du séchage, avant même que le séchage des corps formés ne soit opéré. Ce procédé s'est avéré avantageux pour les corps de céramique dont l'épaisseur n'excède pas 20 à 25 mm. La présente invention a pour but d'améliorer la tenue de forme, notamment le cintrage en longueur et en direction transversale de corps de céramique moulés par extrusion, sans nécessiter de compléxité technique importante, plus particulièrement pour les corps en forme de plaque dont l'épaisseur est inférieure à 20 à 25 mm. Conformément à l'invention, ce but est obtenu par le fait que sur la surface du boudin, on applique en totalité ou partiellement, une couche empêchant l'évaporation de l'eau de préparation, par exemple une couche d'huile, de laque, de graisse ou d'huile, de laque ou de graisse misesen émulsion dans de liteau ou dans un autre liquide. Suivant une autre configuration de l'invention, l'épaisseur de la couche peut varier si bien que l'on peut également faire varier l'intensité du blocage d'évaporation. Suivant une autre forme avantageuse du procédé conforme à l'invention, la concentration du produit constituant la couche précitée varie si bien que pour une épaisseur constante de la couche, on pourra faire varier l'intensité du blocage d'évaporation. La présente invention concerne d'autre part un dispositif servant à l'exécution du procédé qui vient d'être décrit. e dispositif est constitué de telle manière qu'en arrière de la tuyère, une éponge fixée à un support peut être alimentée par l'intermédiaire d'au moins un robinet coulant goutte à goutte à réglage précis, en huile, en laque, en graisse ou dans l'émulsion correspondante. Le dispositif servant à l'exécution du procédé suivant l'invention peut être monté sans aucune difficulté ultérieurement sur les machines déjà existantes. L'invention sera mieux comprise, et d'autres buts, caractéristiques détails et avantages de celle-ci apparaîtront plus clairement au cours de la description explicative qui va suivre faite en référence au dessin schématique annexé donné uniquement à titre d'exemple illustrant un mode de réalisation de l'invention et dans lequel - la figure unique représente le dispositif conforme à l'invention dans une vue de côté. En arrière de la tuyère 1, on a fixé sur un support réglable 2, une éponge 3. Le support 2 est réglé de telle manière que l'éponge 3 vient le plus regulièrement possible au contact du boudin 4 de matière, sortant de la tuyère 1. Par l'intermédiaire d'un robinet goutte à goutte à réglage précis 5, l'éponge 3 est alimentée en liquide 6 du type précité, ce liquide étant lui-même contenu dans un réservoir 7. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée au mode de réalisation décrit et représenté qui n'a été donné qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées sui- vant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication de corps de céramique moulés par extrusion, notamment de corps en forme de plaque, caractérisé en ce que sur la surface-du boudin on applique partiellement ou en totalité, un produit empêchant l'évaporation de l'eau de préparation de la masse, tel que de huile, de la laque ou de la graisse ou de l'huile, de la laque ou de la graisse mise en émulsion dans de l'eau ou dans un autre liquide. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couche précitée peut être appliquée suivant des épaisseurs différentes. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'intensité du blocage d'évaporation peut être modifié, pour une épaisseur constante de la couche appliquée, par le fait que lton fait varier le concentration correspondante du produit servant à réaliser ladite couche. 4. Dispositif servant à l'exécution du procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'en arrière de la tuyère, est prévue une éponge fixée sur un support qui peut être alimentée par l'intermédiaire d'au moins un robinet goutte à goutte à réglage précis, en liquide.