La présente invention concerne d'une manière générale le conditionnement isotherme de produits sensibles à la chaleur ambiante, tels que par exemple les glaces ou autres desserts gelés. De tels produits gelés sont par exemple stockés chez les détaillants dans des bacs réfrigérants appropriés, et lors de leur vente il est nécessaire de les placer dans des emballages isothermes propres à leur assurer une conservation convenable, c'est-à- dire sans dégradation, pendant un temps suffisant notamment à leur transport sur les lieux de consommation et à un éventuel stockage d'attente. En variante ces produits peuvent également être directement mis en place dans de tels emballages par leur fabricant, et stoc kés ainsi emballés chez les détaillants. Dans tous les cas, il est usuel actuellement d'utiliser dans ce but des emballages à base de matière synthétique expansée. Cette matière synthétique expansée peut ne constituer que le revetement interne d'un emballage réalisé par ailleurs en une autre matière, par exemple en carton. Cette disposition a pour inconvénient qu'elle nécessite la mise en oeuvre de plusieurs produits indépendants pour la réalisation d'un tel emballage, ce qui en canplique le stockage et en augmente le temps de montage. Mais la matière synthétique expansée peut également constituer par elle-mevme la totalité de l'emballage, un tel emballage étant alors réalisé par moulage de cette matière synthétique, directement à la forme et au volume désirés. Cette disposition présente divers inconvénients. Tout d'abord les emballages étant ainsi directement en forme, ils nécessitent un volume de stockage important, encombrant et donc croûteux, De plus si les matières synthétiques expansées, polystyrène par exemple, ont des qualités bien connues d'isolation thermique, elles ont également de manière bien connue des caractéristiques de résistance mécanique médiocres. Ceci impose de les utiliser sous des épaisseurs notables, dont il résulte une augmentation de l'encombrement et du colt. La présente invention a tout d'abord pour objet, à titre de produit industriel nouveau, un carton ondulé double face permettant de pallier ces inconvénients. Ce carton ondulé est caractérisé en ce que llune au moins de ses faces est revêtue extérieurement d'une couche de matière synthétique expansée, polystyrène par exemple. Le carton ondulé ordinaire présente par lui-même de manière connue une certaine rigidité ; de manière remarquable le carton ondulé selon l'invention présente une rigidité améliorée alors que la couche de matière synthétique expansée qu'il comporte ne présenterait prise isolément aucune rigidité. De fait, et il s'agit là d'un deuxième avantage remarquable du produit selon l'invention, la couche de matière synthétique qu'il est nécessaire de mettre en oeuvre pour obtenir les conditions d'isolation thermique à respecter, a, les conditions étant égales par ailleurs, une épaisseur très inférieure à celle des parois des emballages en matière synthétique expansée moulés connus antérieurement, ce qui diminue la consommation nécessaire de cette matière synthétique expansée, et donc le prix de revient de l'ensemble. I1 s'avère même que l'épaisseur d'ensemble du carton ondulé suivant 11 invention, et non plus celle de sa seule couche de matière synthétique expansée, peut elle-meme être très inférieure à l'épaisseur usuelle des parois des emballages isothermes moulés antérieurs. En outre le carton ondulé suivant l'invention peut avantageusement donner lieu, de manière connue en soi pour des cartons ondulés ordinaires, à la réalisation d'emballages isothermes livrables à plat. Par construction une telle réalisation d'emballages livrables à plat n'est pas mise en oeuvre avec de la seule matière synthétique expansée, en raison notamment de la fragilité relative de celle-ci et de son manque total de rigidité aux faibles épaisseurs. Ainsi la présente invention a encore pour objet, à titre de produit industriel nouveau, un quelconque emballage isotherme livrable à plat, en carton ondulé double face revêtu sur l'une au moins de ses faces d'une couche de matière synthétique expansée, polystyrène par exemple. Stockés en attente chez le fabricant ou les détaillants de produits sensibles à la chaleur, de tels emballages n occupent avantageusement qulune place minime et ne sont mis en volume qu'au fur et à mesure des besoins. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence aux dessins schématiques annexés, sur lesquels la figure 1 est une vue en perspective d'une feuille de carton ondulé suivant l'invention ; la figure 2 est à échelle supérieure une vue en coupe transversale de ce carton ondulé ; la figure 3 est une vue analogue à la figure 2 illustrant un mode de réalisation possible de ce carton ondulé la figure 4 est une vue analogue à la figure 3 et concerne une variante la figure 5 est une vue en perspective, à plat, d'un emballage réalisé à l'aide d'un tel carton ondulé la figure 6 est une vue en perspective, en volume, de cet emballage, avec arrachement local la figure 7 est une vue analogue à la figure 2 et concerne une variante de réalisation. Conformément à la forme de réalisation représentée sur les figures 1 et 2, le carton ondulé selon l'invention est un carton ondulé double face, ctest-3-dire un carton ondulé comportant une couche médiane d'ondulations ou plis 10 solidarisée sur chacune de ses faces, selon les ardues de ces ondulations ou plis, à deux feuilles de carton plates 11, l'une de ces feuilles portant extérieurement, selon l'invention, une couche de matière synthétique expansée 12, polystyrène par exemple. Cette couche de matière synthétique expansée 12 adhère intimement à la feuille de carton 11 sous-jacente, sur toute sa surface de contact avec elle, par exemple par collage. Selon la forme de mise en oeuvre illustrée par la figure 3, la couche de matière synthétique expansée 12 peut être rapportée sur la feuille de carton 11 correspondante après que celle-ci ait été elle-meme solidarisée à la couche d'ondulations 10 sous-jacente. En variante, figure 4, la couche de matière synthétique expansée 12 peut former avec la feuille de carton 11 correspondante un complexe 13, réalisé indépendamment, et solidarisé ultérieurement dans son ensemble à la couche d'ondulations 10, ce complexe 13 étant manipulé à la manière d'une simple feuille de carton dans le processus classique de fabrication d'un carton ondulé double face. La figure 5 illustre à titre d'exemple un flan 15 découpé dans une feuille de carton ondulé suivant l'invention, pour la réalisation d'un emballage isotherme. Un tel flan est, quant à sa découpe, bien connu par lui-même, et il n'est donc pas nécessaire de donner ici de détails à ce sujet, d'autres types de découpes pouvant d'ailleurs être alors adoptés. I1 suffit de rappeler qu'un tel flan comporte des lignes de pliage 16 facilitant ultérieurement sa mise en volume sur les lieux d'utilisation. De préférence, ainsi que l'illustre l'arrachement pratiqué sur la figure 6, cette mise en volume se fait de manière telle que la couche de matière synthétique expansée 12 se retrouve à l'intérieur de l'emballage une fois monté. I1 est important de souligner que l'épaisseur de la couche de matière synthétique 12 à mettre en oeuvre peut n'être que de l'ordre de grandeur de celle du carton ondulé qui la porte, ctest-à- dire de l'ordre de 1 à 2 mm, voire même inférieure. Des épaisseurs supérieures de matière synthétique expansée peuvent bien entendu être utilisées, mais des essais ont montré qu'avec une telle épaisseur, inférieure à 2 mm, l'isolation thermique obtenue était suffisante pour respecter les normes usuelles en matière de transport et de stockage d'attente de produits gelés, tels que glaces ou desserts glacés Cet excellent résultat peut être mis au crédit de la conjugaison avantageuse réalisée au sein du carton ondulé suivant l'invention entre l'isolation thermique propre à la couche de matière synthétique expansée et l'isolation thermique propre au carton ondulé proprement dit auquel celle-ci est associée. Ainsi seule une couche de matière synthétique expansée ayant une épaisseur d'environ 1 à 2 mm est suffisante, et ce chiffre est à rapprocher de celui de l'épaisseur usuelle des emballages moulés en matière synthétique expansée, qui n'est que rarement inférieure à 10 mm. L'économie en matière synthétique expansée réalisée est remar quable. En outre, tel que succinctement exposé en préambule, llexpé- rience montre que le carton ondulé suivant l'invention présente une rigidité avantageusement améliorée vis-à-vis du carton ondulé ordinaire. Suivant la variante illustrée par la figure 7, chacune des faces du carton ondulé selon l'invention peut être revêtue extérieurement d'une couche de matière synthétique expansée. Bien entendu, la présente invention ne se limite pas aux formes de réalisation et de mise en oeuvre décrites et représentées, mais s'étend à toute variante d'exécution, notamment en ce qui concerne la nature de la matière synthétique utilisée ainsi qu'en ce qui concerne la découpe du flan permettant l'obtention d'un emballage isotherme suivant l'invention. REVENDICATIONS 1. A titre de produit industriel nouveau, carton ondulé double face caractérisé en ce que l'une au moins de ses faces est revêtue extérieurement d'une couche de matière synthétique expansée, de polystyrène expansé par exemple. 2 Carton ondulé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ses deux faces sont revêtues extérieurement d'une couche de matière synthétique expansée. 3. A titre de produit industriel nouveau, emballage isotherme livrable à plat en carton ondulé suivant l'une quelconque des revendications 1, 2. 4. Emballage suivant la revendication 3, caractérisé en ce que, lorsqu'elle est unique, la couche de matière synthétique expansée se trouve à l'intérieur.