La présente invention se rapporte à des nouveaux composés, ren- fermant le groupe sulfoxy dans leur molécule, doués de propriétés émul- sionnantes et capables notamment de donner des émulsions stables du type eau dans huile. Malgré le grand nombre de substances connues pour leur tensio- activité et susceptibles de donner des émulsions, le besoin subsistait d'un émulsionnant qui permettrait d'obtenir à coup sûr une émulsion du type eau dans huile, suffisamment stable pour éviter la démixtion des phases. C'est que, dans certains cas, on voudrait pouvoir conserver long- temps une émulsion eau/huile. Par exemple en cosmétologie, des crèmes présentent de meilleures propriétés hydratantes et protectrices de la peau, si elle sont constituées par une dispersion de très fines goutelet- tes d'eau dans une phase grasse, continue. Or, il arrive fréquemment que les émulsifiants classiques, présentent des risques de démixtion; la mise au point de formules nouvelles constituées par de telles émulsions est toujours difficile et la conservation des propriétés sur une longue durée est aléatoire. Les produits qui sont actuellement proposés pour ce genre d'émul- sion eau dans huile sont constitués par une chaîne aliphatique grasse associée à une partie hydrophile. La cha ne aliphatique peut être insatu- rée, porteuse d'une fonction hydrophile libre ou éthoxylée. La partie hydrophile peut être: carboxylate, esters de glycérol, de sorbitol, de polyoxyde d'éthylène, phosphate. Ainsi les composés dérivant de l'acide oléique, ricinoléique, de la lanoline sont connus en tant qu'émulsifiants utilisés dans des composi- tions cosmétiques. La structure de ces composés leur permet d'être solubles dans les huiles et de créer des émulsions du type eau dans huile; la cohésion du film de l'interface entre les phases huileuse et aqueuses essentielle, est assurée par des forces de Van Der Waals ou par des liai- sons hydrogène. Mais ces forces de cohésion sont faibles, et la stabilité de ces émulsions est difficile à maintenir. La mise au point de formules d'émulsions eau dans huile est donc difficile, en particulier lorsqu'on cherche à abaisser la proportion de la phase huileuse. La préserNte invention apporte un perfectionnement aux émulsions, qui permet de remédier aux inconvénients signalés plus haut. Elle rend 2 483915 notamment possible l'obtention d'émulsions très stables et -plus particu- lièrement- du type eau dans huile. En ce qui concerne l'application cos- métologique, l'invention fournit des produits qui protègent mieux l'épi- derme du fait d'une plus grande affinité des nouveaux émulsifiants, pour la peau. L'invention est basée sur la découverte de composés constitués par une partie lipophile porteuse d'une fonction sulfoxyde, et par une partie hydrophile. Les demandeurs ont trouvé en effet que l'introduction de ce groupe - S - dans la molécule d'un composé porteur d'une fonction 0 hydrophile (le composé pouvant être un composé tensio-actif connu en luimême), oriente l'action de ce composé vers la formation d'émulsions du type eau dans huile, et stabilise les émulsions formées. Il est possi- ble que cette influence de la fonction sulfoxy soit due à la forte polari- sation de celle-ci, ajoutée aux liaisons classiques intermédiaires de type Van Der Waals et, aux liaisons de type dipolaires, l'ensemble stabi- lisant les interfaces des phases de l'émulsion; quoi qu'il en soit, l'in- térêt de l'introduction des groupes - S - dans des composés contenant une o partie hydrophile ne découlait nullement de la technique connue. Les nouveaux émulsionnants suivant l'invention sont caractérisés en ce qu'ils sont constitués par des composés porteurs d'une partie hydro- phile, la chaîne de cette partie hydrophile renfermant un groupe sulfoxy fixé dans la partie lipophile de la molécule hydrocarbonnée. Ces agents d'émulsification sont en fait des composés chimiques nouveaux. Ils peuvent être représentés par la formule générale R1 - S - CH - (CH) - A Tt 12 2 n 0 R dans laquelle R1 est un groupe hydrocarboné, R peut être hydrogène, un substituant hydrocarboné, n étant un nombre entier de 1 à 20, tandis que A désigne la partie hydrophile du composé. Plus particulièrement R peut être un alkyle, alkényle, aryle, alkaryyle, aralkyle ou cycloalkyle; il comporte en général de 1 à 20 ato- 2 i mes de carbone; R peut être de même nature que R. Les valeurs les plus courantes de n sont de 4 à 18. Bien que la structure de la partie hydrophile dans les composés tensio-actifs soit bien connue dans l'art, on précise ici à titre d'exem- ples les plus usuels, la nature de A définie plus haut. Cela peut être notamment un groupe carboxylique (COOH, sulfonique -S03, sulfurique -S04 ou phosphorique -PO4 libres ou estérifiés, en particulier par un polyol tel que le glycérol ou sorbitol, ou salifiés par un métal alcalin ou alcalino-terreux une amine ou un ammonium quaternaire d'imidazolinium ou autre base azotée; il peut également résider en une chane de poly- oxyalkylène, notamment poly-oxy-éthylène (-CH 2CH20-) mH ou polyoxypropylène, m variant de préférence entre 2 et 20: d'autres formes de A sont, par exemple, des groupes amino-acides, tels que alkyle / NH2 N - HC \ ou - HC -." \alkyle COOH COOH Pour que l'émulsifiant suivant l'invention convienne bien à la formation et stabilisation d'émulsions dont la phase dispersée est aqueuse, le groupe sulfoxy doit être suffisamment éloigné de la partie hydrophile A; les composés qui donnent les meilleurs résultats sont ceux des les- quels la fonction sulfoxy se trouve incluse dans une phase grasse, o elle peut agir pour stabiliser la lame de tensio-actifs qui assure l'interface. Ainsi les valeurs pour n sont supérieures à 4, et de préférence même supé- rieures à 6. I Les modes d'utilisation des nouveaux émulsionnants sulfoxydés sont les mêmes que pour les produits émulsionnants de l'art antérieur, il n'y a donc pas lieu de les préciser ici. On notera seulement, à titre d'exemple, que de bons résultats peuvent être obtenus avec des teneurs de 0,01 à 10 % en poids de l'émulsion à préparer, les proportions optimales étant de l'ordre de 1 à 3 %. Pour adapter le système émulsionnant à la nature des substances à émulsionner il peut être nécessaire d'utiliser un ou plusieurs émulsion- nants connus en soi. Mais l'effet de stabilisation étant toujours très mar- qué, on aura intérêt à ajouter un composé sulfoxydé, suivant l'invention pour stabiliser l'émulsion. C'est ainsi que les nouveaux émulsionnants revendiqués peuvent être employés sous forme de mélange entre eux ou avec des émulsionnants connus en soi, dans les limites des règles de compati- bilité des tensio-actifs, règle qui consiste à ne pas mélanger deux tensio-actifs de caractère ionique opposé. Les nouveaux agents suivant l'invention, conviennent non seule- ment à la préparation d'émulsions dont une des phases est aqueuse, mais également là o des produits non miscibles, non aqueux, doivent être émul- sionnés, comme, entre autres, dans le cas de différentes compositions insecticides ou fongicides, o l'on a par exemple à émulsifier des halo- géno-benzènes ou autres composés chlorés organiques ("Chlordan", "DDT", etc...) avec du kérosène, du xylène, ou autres. L'invention est illustrée par les exemples non limitatifs qui suivent. Bien que la préparation des sulfures et des sulfoxydes correspon- dants, en général, soit connue, on illustre par le présent exemple l'ap- plication des méthodes connues à la production des produits suivant l'in- vention. EXEMPLE 1 Préparation de l'acide dodécy sulfoxyundecanoîque a) Préparation du sulfure par voie chimique Dans un réacteur agité, chauffé et équipé d'un condenseur à reflux, on introduit successivement 300 ml d'éthanol, 450 ml d'eau contenant 120 g de soude, 398 g (1,5 mole) d'acide bromoundécanoique et 303,6 g (1,5 mole) de laurylmercaptan. Lors du mélange, la température s'élève aux environs de 800C. Ce mélange réactionnel est maintenu sous forte agitation à cette température, de façon à éviter d'une part la cristallisation du produit formé et d'autre part, un débordement dû au moussage provoqué par l'ébul- lition. Après 6 heures de réaction, le mélange est acidifié à 800 C, jus- qu'à pH = 2, par de l'acide chlorhydrique concentré. Il apparaît deux cou- ches. La couche inférieure aqueuse est éliminée et la couche supérieure est coulée dans du benzène. Le produit cristallisé à température ambiante, est essoré, lavé au benzène,.et séché à 50 sous 133 Pa. On obtient ainsi 434 g (Rdt = 70 %) d'un produit cristallisé, dont le point de fusion est de 70-2WC. Analyse élémentaire du produit Trouvé C % 71.92 H % 12.68 Calculé 71.50 11.92 b) Préparation du sulfure par voie photochimique On utilise un réacteur de 3 litres chauffé et équipé d'une lampe à vapeur de mercure moyenne pression de 125 watt. Le chemin optique de ce réacteur est de 7 cm. L'agitation est assurée par une boucle de recircula- tion externe. On introduit dans ce réacteur 1288 g (7 moles) d'acide undécyléni- que, 14,14 g (7 moles) de laurylmercaptan, 5,4 g de benzophénone et 5,4 g de triméthylphosphite. La préaction est effectuée à 80 C pendant 3 heures. La réaction terminée, on vidange le réacteur dans 4,5 1 d'éther de pétrole et on laisse le produit cristalliser à température ambiante. Apres essora- ge et lavage des cristaux à l'éther de pétrole, on obtien 2361 g de pro- duit (Rdt = 87,5 %). c) Passage au sulfoxyde Une solution de 965 g (2,5 moles) d'acide dodecylthioundécanoîque dans 3000 ml d'acétone est chauffée à reflux de l'acétone sous très forte agitation. On introduit lentement 270 ml d'eau oxygénée à 33 % (2,6 moles H202). La réaction est totale après 3 heures. Apres refroidissement les cristaux sont essorés, lavés à l'acétone, séchés à 50 C sous 133 Pa. Le produit obtenu fond à 95-96 C; son acidité est de 99,6 % de la théorie. Analyse élémentaire du produit Trouvé C % 68.85 H % 11.54 S % 11.50 Calculé 68.66 11.44 11.94 EXEMPLE 2 Acide méthylthioundécanoïque par voie chimique Dans un réacteur agité, chauffé et équipé d'un condensateur à reflux, on introduit une solution contenant 1600 g (40 moles) de soude, 960 g (20 moles) de méthylmercaptan et 4500 ml d'eau, puis une solution contenant 5300 g (20 moles) d'acide bromoundécanoique, dans 1200 ml de méthanol. Ce mélange est chauffé au reflux pendant 3 heures. On rajoute ensuite 20 1 d'hexane. La température du mélange réactionnel est maintenue pendant 6 heures à 400C; on acidifie jusqu'à pH: 2 avec 1900 ml d'acide chlorhydrique à 13 %. La phase aqueuse est éliminée par décantation et la phase organique est lavée à l'eau à 4050 C jusqu'à neutralité. 13 1 d'hexane sont évaporés et la solution est cristallisée aux environs de C. Apres essorage et séchage, on obtient 4450 g (Rdt: 95,5 %) d'un produit cristallisé dont le point de fusion est 45 C, son acidité est de 100 % de la théorie. Analyse élémentaire du produit Trouvé C % 62.15 H % 10.70 Calculé 62.06 10.54 Acide méthylthioundécanoique par voie photochimique On utilise un réacteur de 3 1 chauffé et équipé d'une lampe à vapeur de mercure moyenne pression de 125 watt. Le chemin optique de ce réacteur est de 7 cm. L'agitation est assurée par une boucle à recircula- tion externe. On introduit dans ce réacteur 2245 g (12 moles) d'acide undécylénique, 5,4 g de benzophénone et 5,4 g de triméthylphosphite. L'atmosphère est purgée à l'azote. Lorsque l'ensemble est fondu, on fait circuler le mélange par la boucle externe et on règle la température à 55 C. La lampe est allumée et le méthylmercaptan est introduit à la base du réacteur, à travers une plaque de verre fritté. Apres 7 heures de réaction, le méthylmercaptan en excès est éli- miné par balayage à l'azote et le réacteur est vidangé dans 3 1 d'hexane. La solution est cristallisée à 5 C, essorée et lavée à l'hexane froid. Apres séchage, on obtien 2637 g (Rdt = 93,7 %) d'un produit cristallisé dont le point de fusion est 44,5 C. Son acidité est 99,6 % de la théorie. Analyse du produit Trouvé C % 62.04 H % 10.67 Calculé 62.06 10.34 Acide méthylsulfoxyundécanoique Une solution de 1000 g (4,31 moles) d'acide méthylthioundécanoïque dans 2350 ml d'acétone est mise à reflux pendant 6 heures avec 449 ml d'eau oxygénée à 33 % (4,3 moles H202). Apres évaporation de l'acétone et séchage, on obtient 1070 g de produit cristallisé, dont le point de fusion est 85-87 C. Son acidité est de 100 % de la théorie. Analyse élémentaire du produit Trouvé C % 50.03 H % 9.35 Calculé 50.08 9. 68 EXEMPLE 3 Monométhylthioundécanoate de glycéryle On chauffe à 180 C sous 2660 Pa dans un réacteur équipé d'un condenseur à reflux, 696 g (3 moles) d'acide méthylthioundécanoique et 828 g de glycérol (9 moles). Après 8 heures, l'acidité résiduelle est de 0,06 moles. Le mélange réactionnel refroidi à 60 C, se divise en deux couches que l'on sépare. La couche supérieure est dissoute dans 1 1 d'éther et lavée à l'eau. Apres évaporation de l'éther et séchage, on obtient 831 g d'un produit pâteux (Rdt 90,5 %). La couche inférieure est recyclée dans le batch suivant. M4onométhylsulfoxyundécanoate de glycéryle Une solution contenant 770 g (2,5 moles) de monométhylthio- undécanoate de glycéryle, 260 ml d'eau oxygénée à 33 M dans 1500 ml d'acétone, sont mis à reflux pendant 4 heures. Après évaporation de l'acétone et séchage, on obtient 810 g de produit cristallisé. F = 49-52 C Indice de saponification = 184 C % = 55,89 (56,42) H % = 9,49 (9,33 EXEMPLE 4 Monododécylthioundécanoate de glycéryle Dans un réacteur équipé d'un condenseur à reflux, on chauffe à -200 C sous 2660 Pa, un mélange de 965 g (2,5 moles) d'acide dodécyl- thioundécanoique et 696 g (2,5 moles de glycérol.; Après 7 heures de réaction, il ne reste plus d'acide dans le mi- lieu. Le mélange réactionnel, refroidi à 75 C, se divise en deux couches. La couche inférieure est recyclée dans la préparation suivante. La couche supérieure se présente sous la forme d'une masse solide dont le point de fusion est 62-71 C; son indice de saponification est égal à 128. Monododécylsulfoxyundécanoate de glycéryle Une solution contenant 874 g (2 moles) de monododécylundécanoate de glycéryle et 200 ml (2 moles) d'eau oxygénée à 33 % dans 1500 ml d'acétone sont chauffés au reflux pendant 6 heures. L'acétone est évaporée, le produit cristallisé est séché. On ob- tient 910 g d'un produit dont le point de fusion est 95-100 C. Indice de saponification: 122 Analyse élémentaire du produit Trouvé C % 64.87 H % 16.72 Calculé 65.54 15.81 EXEMPLE 5 A 45 parties en poids d'huile de vaseline à 20 C on ajoute 2 par- ties d'un émulsionnant dont la nature est précisée plus loin. Après l'ad- dition de 55 parties d'eau distillée, le tout est agité pendant 3 minutes au moyen d'un agitateur rotatif; l'émulsion obtenue est versée dans une éprouvette de 100 ml maintenue dans une étuve à 40oC. L'évolution de l'émulsion est observée chaque jour. On essaye l'émulsifiant connu dans le commerce sous la dénomina- tion NONIONIC 218 et un composé correspondant, sulfoxydé. NONIONIC 218: thioéther de tert.dodécyl-polyéthylène glycol C12H25-S(CH2CH2o)12 SULFOXYDE: tert.dodécyl-sulfoxy-polyéthylène glycol C12H25-S(CH2CH2o)12H O L'émulsion avec le NONIONIC reste stable environ 17 jours, tandis qu'avec le SULFOXYDE aucune séparation n'est visible après 40 jours. EXEMPLE 6 Des mesures du pouvoir moussant de milieu aqueux sont effectuées par la méthode de ROSS MILES avec 0,1 % de chacun des composés suivants, et les résultats sont donnés ci-après. Emulsifiant Hauteur de mousse en mm Initiale Après 10 mn Lauryl-éther sulfate de triéthanolamine..... 180 120 " " + lauramide (0,1 %)........... . 230 190 Méthyl-sulfoxy undécanoate de triéthanolamine 230 200 Oh constate ainsi que le composé sulfoxydé, suivant l'invention, est bien meilleur que le lauryl-éther-sulfate usuel, et qu'il donne même une mousse un peu plus stable que cet éther additionné de laurylamide. EXEMPLES 7 ET 8 Des émulsions constituant des crèmes pour applications cosméti- ques, notamment des crèmes de nuit, ont été préparées avec des ingrédients habituels, ainsi qu'avec l'adjonction de composés sulfoxydés suivant l'invention. Elles ont été soumises à des épreuves de centrifugation, d'étuvage et de stockage. Les résultats de ces essais sont rapportés dans un tableau, après les formules des crèmes en question. EXEMPLE 7 (% en poids) FORMULES IA IB Arlacel 481 (sesquistéarate de sorbitan) 6,80 6,80 Vaseline 1,40 1,40 Cholestérol 0,08 0,08 Marcol 82 (huile de vaseline) 41 40 Cire d'abeilles 2,20 2,20 Paraffine 50/52 10,50 10,50 Stéarine triple pression 1,60 1,60 Alcool cétylique 0,47 0,47 p. hydroxybenzoate de propyle 0,15 0,15 Acide dodécylsulfoxy undécanoique ---- 1 Eau 34,70 34,60 Sulfate de magnésium 0, 50 0,50 Triéthanol amine ---- 0,10 Préserval LL (conservateur) 0,20 0,20 T 100 860 (Parfum) 0,40 0,40 ,00 100,00 EXEMPLE 8 (% en poids) FORMULES IIA IIB Cire végétale 8 8 Beurre végétal 5 5 Isododécane 10 10 Myristate d'isopropyle 5 5 Imwitor 780 K (monoisostéarate de glycérol) 2 2 Montane 73 (sesquiisostéarate de sorbitan) 1 1 Simulsol 989 (huile de ricin hydrogéné et éthoxylée) 0,5 0,5 Acide docécylsulfoxy undécanoique -- 1 Hostaphat KO 300 N (trioléylphosphate) 2 1 Bentone 27 (Hectorite diméthylbenzylstéaryl -- ammonium) 1,5 1,5 Bentone 38 (Hectorite quaternium-18) 2 2 Conservateur 0,2 0,2 Eau 56,2 56,1 Sulfate de magnesium 1 1 Hydroxyde de magnésium -- 0,1 Glycérine 5 5 Conservateur 0, 6 0,6 100 NR o R ES UL TA TS w O n3 U1 iun o u1 Age de la EPREUVES FORMULE I FORMULE II Préparation A B A B Centrifugation 4000t/mn 20 mn Légère démixtion Stable Démixtion Stable 48 h Etuvage à 40 C 48 h Stable Stable Stable Stable Etuvage à 50 C 48 h Légère démixtion Stable Stable Stable Centrifugation 4000t/mn 20 mn Démixtion Stable Démixtion Stable Etuvage à 40 C 48 h Stable Stable Démixtion Stable 4 mois Etuvage à 50 C 48 h Légère démixtion Stable Démixtion Stable Observations après stockage Quelques Homogène Quelques Homogène goutelettes goutelettes Centrifugation 4000tmn 20 mn Stable 1 an Observations après stockage Démixtion Homogène O_ _____ ____ _I _ _ N. 4s co w -a Dl -.a -.a La supériorité des crèmes IB et IIB sur respectivement IA et IIA est visiblement due à l'adjonction de l'acide dodécylsulfoxy undécanoique, un des composés suivant l'invention. EXEMPLES 9 ET 10 Dans les exemples précédents décrivant des préparations de crèmes cosmétiques on remplace l'acide dodécyl sulfoxy undécanoïque par l'acide méthylsulfoxyundécanoique (exemple 9) et par le mono dodécyl sulfoxy undécanoate de glycéryle (exemple 10). Comme dans l'exemple 5, on constate que les crèmes contenant les composés sulfoxydés présentent une stabilité beaucoup plus grande dans le temps, par rapport aux crèmes qui ne contiennent pas ces composés. EXEMPLE 11 Formulation d'une crème % en poids Isododécane 12,00 Huile d'avobat 2,00 Huile de germe de mais 1,00 PPG 3 myristyl éther 2,00 Acétoxystéarate d'éthylhéxyle 1,50 Monooléate de sorbitan 0,50 Polyglycérol éther d'huile de soha dimérisée 1,00 Lécithine de soja 0,40 Acide dodécylsulfoxy undécanoîque 0,90 Monododécylsulfoxy undécanoate de glycéryle 1,00 Parahydroxybenzoate de propyle 0,10 Hydroxyde de sodium 10 % 1,00 Glycérine 2,50 Sulfate de magnésium 0,50 Parahydroxybenzoate de méthyle 0, 20 Eau distillée 73,40 Cette crème contenant deux composés sulfoxydés selon l'inventic présente une stabilité très grande dans le temps. Par ailleurs cette formulation à phase continue huileuse est pal culièrement remarquable,puisqu'elle contient 75 % d'eau. Une telle formulation à phase continue huileuse contenant 75 % rti- on d'eau n'a encore jamais pu être obtenue avec les émulgateurs classiques elle est donc particulièrement représentative de l'intérêt des produits selon l'invention. REVENDICATIONS 1.- Nouveau sulfoxyde comportant une chaîne hydrocarbonée, ren- fermant le groupe -S- dont l'atome de soufre est lié à deux atomes de O carbone successifs de la chaîne, cette dernière étant terminée par un groupement hydrophile, caractérisé en ce que le groupement hydrophile est un acide pouvant être estérifié ou salifié, une chaîne polyoxy-alkylène, un cation d'azote tétravalent ou un groupe d'amino-acide. 2.- Sulfoxy suivant la revendication 1, caractérisé par la for- mule R -S-CH(CH2) -A " '2 2 OR o R1 est un groupe hydrocarboné, R2 est hydrogène ou un substituant hydrocarboné, n est 1 à 20, et de préférence 4 à 18, tandis que A est un groupement hydrophile. - 3.- Sulfoxyde suivant la revendication 2, caractérisé en ce que R1est un alkyle, alkényle, aryle, alkaryle, aralkyle ou cycloalkyle, ayant de préférence 1 à 20 atomes de carbone. 4.- Sulfoxyde suivant la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce 2 i que R est un groupe hydrocarboné semblable àA ou différent de R1. 5.- Sulfoxyde suivant une des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que A est un -COOH, -SO3, -SO4 ou P04, libre, estérifié ou salifié. 6.- Sulfoxyde suivant la revendication 5, dans lequel A est esté- rifié par un polyol, en particulier du glycérol ou du sorbitol. 7.- Sulfoxyde suivant la revendication 5, dans lequel A est sali- fié par une base alcaline, par une amine ou par un amnmonium quaternaire. 8.- Sulfoxyde suivant une des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que A est un groupe cationique, azoté, en particulier d'ammonium quater- naire ou imidazolinium. 9.- Sulfoxyde suivant une des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que A est une chaîne de poly-oxy alkylène, notamment poly-oxy éthylène ou poly-oxy propylène, renfermant de préférence 2 à 20 atomes d'oxygène. 10.- Sulfoxyde suivant une des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que A est un groupe amino-acide, en particulier du type -HC jNH2 \COOH pouvant être substitué sur l'azote. 11.- Sulfoxyde suivant une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'il est l'acide dodécylsulfoxyundécanoique, l'acide méthylsulfoxy- undécanoïque, le monodocécylsulfoxyundécanoate de glycéryle. 12.- Application des sulfoxydes suivant une des revendications 1 à à 11,caractérisée en ce que ces sulfoxydes sont utilisés en tant qu'émul- sifiant ou/et comme stabilisant d'une émulsion, en particulier d'un émul- sion du type eau dans huile. 13.- Application selon la revendication 12, caractérisé en ce que la teneur en sulfoxyde est de 0,1 à 10 % en poids de l'émulsion, et de préférence de 1 à 3 %. 14.- Composition cosmétique, caractérisée en ce qu'elle contient un sulfoxyde tensio-actif selon une des revendications 1 à 11.