La présente invention concerne les dispositifs de transport d'échantillons pour appareils de mesure; elle a plus parti culirement pour objet de tels dispositifs destinés à des appareils effectuant des mesures répétitives sur de nombreux échantillons successifs et elle trouve une application importante dans le comptage de l'activité, notamment y, d'échantillons contenus dans des flacons ou éprouvettes. La plupart des dispositifs de transport d'échantillons utilisés à l'heure actuelle dans les compteurs d'activité gamma, se composent d'un convoyeur permettant de faire circuler des emplacements successifs de réception d'échantillons pas-à-pas suivant un circuit fermé qui amène chaque emplacement à son tour à un poste de transfert Une fois un échantillon placé au poste de transfert, un mécanisme de déplacement relatif de l'échantil- lon etdùne tête de mesure intervient pour le placer dans une position telle que l'activité de l'échantillon soit déterminée avec un minimum de contribution dûe aux échantillons adjacents. La plupart de ces dispositifs sont complexes, ne se prêtent pas à la manipulation d'échantillons contenus dans des récipients de natures différentes et/ou conduisent à une mesure entâchée d'erreurs du fait de la contribution au comptage des échantillons encore placés dans le convoyeur, au moins dans le cas de rayonnements pénétrants. La présente invention vise à fournir un dispositif de transport d'échantillons répondant mieux que ceux antérieurement connus aux exigences de la pratique, notamment en ce que les inconvénients ci-dessus y sont écartés, au moins dans une large mesure. Dans ce but, l'invention propose un dispositif de transport d'échantillons comprenant un convoyeur et un mécanisme de déplacement d'échantillons du poste de transfert à un poste de mesure, caractérisé notamment en ce que le mécanisme de déplacement comporte une pince de préhension de chaque échantillon à son tour, commandée par un seul moteur qui,successivement et par l'intermédiaire d'engrenages comportant des pignons qui présentent des zones dentées engrenant avec des pignons adjacents et des zones lisses de maintien desdits pignons, provoque successivement la fermeture de pince sur un échantillon, le déplacement de celuici suivant un trajet successivement vertical-ascendant, transversal et vertical-descendant, puis les mouvements inverses. Suivant un autre aspect de l'invention, celle-ci propose un dispositif de transport dont le convoyeur comprend une pluralité de porte-chargeurs disposés côte à côte en deux rangées sur une platine de réception, des pousseurs permettant de faire avancer les deux rangées d'un intervalle égal à la largeur d'un porte-chargeur en sens apposé, des moyens d'avance pas-à-pas du chargeur placé en bout de chaque rangée vers l'autre rangée, l'ensem- ble des mouvements des porte-chargeurs étant commandé par un moteur par l'intermédiaire d'engrenages comprenant des pignons munis d'une zone dentée engrenant avec un pignon adjacent et d'une zone lisse de stabilisation en position du pignon adjacent. Le moteur de commande du déplacement des porte-chargeurs est avantageusement muni d'un dispositif de synchronisation et de codage col!mandant le fonctionnement du mécano mye de déplacement chaque fois qu'un emplacement d'échantillon a été amené au poste de transfert. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit de dispositifs qui en constituent des modes particuliers de réalisation, donnés à titre d'exemples non limitatifs. La description se réfère aux dessins qui l'accompagnent dans lesquels - la figure 1 est une vue de dessus très schématique montrant la disposition des porte-chargeurs du convoyeur destinés à amener successivement des échantillons contenus dans des flacons ou prouvettes à un emplacement de transfert; - la figure 2 montre très schématiquement la disposition relative du mécanisme de déplacement à pinces par rapport au convoyeur dans le cas d'un appareil de mesure de l'activité gamma des échantillons; - la figure 3 est un schéma montrant le montage de la pince de la figure 2 - la figure 4 est un schéma de principe montrant la cinématique de commande d'ouverture et de déplacement de la pince de la figure 4, - la figure 5 est un schéma de principe montrant une partie du mécanisme d'enranement du convoyeur;; - la figure 6 est un schéma de principe montrant une partie de la cinématique d'entraînement des porte-chargeurs - la fiqure 7 est une vue de dessus schématique d'une variante. Le dispositif de transport illustré en figures 1 à 6 comporte un convoyeur utilisable dans divers types d'appareils de mesure, et notamment dans les appareils de détermination de l'activité gamma d'échantillons successifs aussi bien que dans des spectromètres à scintillation liquide du genre décrit dans la demande de brevet français n" 74 23518 du 5 juillet 1974. Le mécanisme de déplacement de l'échantillon illustré en figures 2, 3 et 4, par contre, est plus particulièrement adapté à un appareil de détermination de l'activité gamma. Le convoyeur dont la disposition générale est illustrée en figure 1 comporte une platine sur laquelle peuvent se déplacer, suivant le trajet en plan indiqué par les flèches f, des porte-chargeurs en nombre déterminé. La platine porte des rails 11 qui emprisonnent les porte-chargeurs 10 disposés côte-à-côte en deux rangées parallèles, de part et d'autre du plan médian de la platine. A la platine sont associés des poussoirs 13 et 14 munis de moyens, qui seront décrits plus loin, permettant de les déplacer sur une longueur égale à la largeur d'un porte-chargeur depuis une position de repos (dans laquelle est représenté le poussoir 14 sur la figure 1) vers une position en saillie (dans laquelle est représenté le poussoir 13).Lorsque les poussoirs 13 et 14 sont en position de repos, ils laissent subsister derrière le dernier portechargeur 10 de chaque rangée un couloir 12 qui livre passage au premier chargeur de l'autre rangée. Deux mécanismes d'avance pas à pas permettent d'effectuer le transfert de chaque porte-chargeur à son tour d'une rangée à l'autre. Dans le mode de réalisation illustré en figure 1, ce mécanisme d'avance pas à pas comporte, à l'extrémité de la platine où s'effectue la mesure, une courroie à picots 15 qui est guidée et entralnée par une poulie motrice 16 et par une poulie de renvoi 17. A l'extrémité opposée de la platine sont placées, de façon symétrique, une courroie à picots 18, une poulie motrice 19 et une poulie de renvoi 20. Dans les porte-chargeurs 10 sont placés les chargeurs destinés à recevoir les échantillons à traiter. Ces chargeurs peuvent notamment être du type décrit dans la demande de brevet français n" 74 23518 déjà mentionnée. I1 peut également etre prévu des chargeurs de plusieurs types différents, par exemple destinés à recevoir des échantillons différents. Dans le mode dé réalisation illustré en figure 2, le dispositif est prévu pour que chaque porte-chargeur puisse recevoir soit un chargeur contenant dix échantillons constitués par des flacons, soit dix-neuf échantillons constitués par des éprouvettes. Dans le second cas, le pas de répartition des échantillons le long du chargeur est réduit de moitié.Pour détecter la nature des échantillons, la platine porte un palpeur 21 qui provoque l'avance des porte-chargeurs par pas égaux à l'écar- tement des échantillons dans le chargeur correspondant. La présence de l'échantillon est elle-même détectée par un détecteur optique 22. Enfin, un système 23 peut être prévu pour lire les indications portées par un pion de programmation monté de façon ammovible Si L le porte-chargeur qui se présente à l'extrémité de la platine où s'effectue la mesure. Le mécanisme de déplacement de l'échantillon (figures 2, 3 et 4) comporte une pince 24 et une chaine cinématique de commande des mâchoires 25 de la pince et de déplacement de celle-ci suivant une trajectoire qui permet d'amener un échantillon depuis un poste de transfert 26 jusqu'à l'intérieur d'un puits de mesure 27, puis de ramener l'échantillon au poste de transfert. La chaine cinématique, schématisée en figures 3 et 4, est prévue pour n'incorporer qu'un seul moteur, présenter toute sécurité en cas de coincement et éviter les pertes de synchronisme et ce sans qu'il soit nécessaire de prévoir des freins immobilisant certaines pièces. Ce résultat est atteint en utilisant des engrenages dont certains pignons présentent, sur une partie de leur développement circonférentiel, une denture d'entrainement d'un pignon associé et, sur le reste de leur développement, une plage non dentée, le diamètre de cette plage et la forme des dents du pignon en prise étant choisis pour qu'il y ait immobilisation de ce dernier lorsqu'il est au droit de la plage lisse, suivant un principe comparable, dans une certaine mesure, à celui utilisé dans les mécanismes à croix de malte. Le mécanisme de déplacement illustré en figures 2, 3 et 4 est prévu pour déplacer la pince 24 d'abord verticalement, pour dégager l'échantillon du chargeur, puis horizontalement pour l'amener au droit du puits 27 et enfin verticalement pour le déposer dans le puits et inversement. Dans ce but, la pince 24 est portée par un tube 28 fixé à un chariot 29 (figure 3). Ce chariot est muni de six galets qui circulent dans des rainures correspondantes 30, 31 et 32 dont le tracé reproduit la trajectoire à donner à la pince. Les mâchoires 25 de la pince sont emprisonnées dans un piston 33 qu'un ressort 34 repousse vers une position de fermeture de la pince. Un arbre 35 placé dans le tube 28 porte un maneton 36 engagé dans une encoche du piston 33. Lorsque l'arbre 35 est dans l'orientation illustrée, il libère le piston de sorte que le ressort 34 peut maintenir les pinces fermées. Lorsqu'il est dans une orientation décalée d'un demi tour, il maintient les mâchoires 25 dans un état d'ouverture suffisant pour permettre le passage des échantillons de diamètre maximum prévu. La chaine cinématique associée à la pince 24 comporte un organe moteur unique, constitué par un motoréducteur frein réversible 37 prévu pour que son arbre de sortie effectue successivement une rotation d'un angle déterminé dans un sens (295 par exemple) puis dans l'autre. Sur cet arbre de sortie est monté à friction un pignon primaire à deux étages 380 et 38 Le premier étage 38o du pignon de sortie du moteur 37 engrène avec un pignon 39 fixé sur un arbre 40 qui porte une bielle 42 d'entrainement du chariot 29. Alors que le pignon 39 est denté sur toute sa périphérie, l'étage 380 n'est denté que sur une plage de 195 , le reste de sa circonférence étant lisse pour immobiliser et stabiliser en position le pignon 39. Quant à l'étage 381, il est denté sur un huitième de sa circonférence et lisse sur le reste. La partie dentée de l'étage 38 engrène avec un pignon 43 de diamètre tel qu'un huitième de tour de l'étage 381 corresponde à un demi tour du pignon 43. Sur l'arbre du pignon 43 est calé un pignon 44 qui entraine par une chaine 35 le premier étage 461 d'un pignon double dont le second étage 462 a le même diamètre que l'étage 381. Enfin, le pignon 462, denté sur un huitième de tour, est prévu pour faire tourner par demi tour le pignon 47 calé sur l'arbre 35 de la pince et pour l'immobiliser dans ses positions extrêmes. Le cycle de fonctionnement du système qui vient d'être décrit est le suivant, les pièces étant au départ dans la position illustrée en figure 3. Lorsque le moteur 37 est alimenté à partir de sa position de repos, il entrain le pignon à deux étages 380 et 381. La denture de l'étage 380 est telle qu'au cours du premier huitième de tour de l'arbre elle n'entrain pas le pignon 39. Par contre, ltéttagfq 381 provoque une rotation d'un demi tour du pignon 43,qui/ les pignons 44, 461, 462 et 47. En réponse à la rotation initiale d'un huitième de tour de l'étage 381, le pignon 462 effectue un demi tour : au cours du premier huitième de tour, le pignon 47 reste stabilisé. Pendant le quart de tour suivant du pignon 462, le pignon 47 est entraSné sur un demi tour et libère le piston 33. Le ressort ferme alors les mâchoires de la pince. La course du piston est évidemment choisie suffisant pour que la pince puisse se refermer sur les échantillons de plus petit diamètre prévus. Enfin, le pignon 47 est immobilisé et stabilisé pendant le dernier huitième de tour du pignon 462. Le moteur 37 poursuivant sa rotation, l'étage 380 maintient le pignon 38 stabilisé pendant qu'il effectue un quart de tour, puis l'entrain sur un angle de 195 et enfin le stabilise pendant les derniers 50 de sa rotation. La bielle 42 effectue ainsi une rotation de 195 en entraînant le galet 48 du chariot 29, galet emprisonné dans un trou ovalisé 49 de la bielle, de longueur suffisante. On peut par exemple prévoir une pince susceptible de saisir des échantillons ayant un diamètre allant de 12 à 28 mm et de leur faire subir successivement un déplacement vertical ascendant de 60 mm, un déplacement horizontal de 335 mm et un déplacement vertical de 290 mm. La bielle 42 peut être munie d'un contrepoids d'équilibrage (non représenté). Les moyens de déplacement des poussoirs et des courroies à picots peuvent avoir la constitution illustrée schématiquement en figures 5 et 6. Ces moyens comportent un seul organe moteur, constitué par un motoréducteur frein 50 dont l'arbre de sortie porte un pignon primaire 51. Le pignon 51, monté à friction sur l'arbre, est denté sur toute sa circonférence et engrène le premier étage 520, de même diamètre et de même nombre de dents, d'un bloc pignon relais.Ce bloc pignon comportes sur le même arbre que l'étage 52o - une roue 521, dentée sur un quart de circonférence et lisse sur trois quarts de circonférence pour stabiliser le pignon 53 avec lequel elle coopère, - une roue 522 dentée sur les trois quarts de sa circonférence et présentant sur le reste de sa circonférence une plage de stabilisation du pignon 54 avec lequel elle coopère, - une roue 523 d'entrainement d'une courroie 55 de liaison avec la partie du dispositif d'entraînement située à l'extrémité de la platine opposée à celle où s'effectue la mesure, dont l'organe d'entrée est constitué par un pignon 56. Etant donné que la constitution de cette partie des moyens est très similaire à celle des moyens placés à l'extrémité de la platine où s'effectue la mesure, elle ne sera pas décrite en détail. Le pignon 53 est prévu pour effectuer un tour complet lorsqu'il est entraîné sur toute la partie dentée de la roue 52 Une bielle 57 pivotant sur un point excentré du pignon 53 est attelée à un levier 58 dont une extrémité 59 est articu lée sur un point fixe et l'autre extrémité attelée au poussoir 13. Le rapport de multiplication du levier 58 permet au pignon 53 de lui donner un mouvement de va-et-vient d'amplitude égale à la largeur d'un porte-chargeurs 10. Le pignon 540, denté sur toute sa périphérie et prévu pour subir une rotation de trois tours sous l'action de l'ensemble de la partie dentée de la roue 521, est monté sur le même arbre qu'une roue comportant huit secteurs dentés séparés par huit plages de stabilisation, les secteurs et les plages ayant le même développement angulaire.La roue coopère avec un pignon 171 solidaire de la poulie 17. Le pignon est prévu pour avancer d'un huitième de tour chaque fois qu'il est parcouru par l'un des secteurs dentés de la roue 541. Ainsi, pour chaque tour complet du pignon primaire 51, le pignon 171 et la poulie 17 effectuent trois tours complets, en 24 avances de 45" séparées par des arrêts. Le mouvement de la poulie 17 est retransmis à la courroie 15 munie de six picots de façon que deux picots soient toujours en prise sur un porte-chargeur. Enfin, l'arbre comportant le bloc de pignons 520, 521, 522 et 523 est également muni de systèmes annexes de synchronisation, tels qu'une came 57 de commande d'un microrupteur d'arrêt des porte-chargeurs lorsqu'un échantillon se présente au droit du poste de transfert 26 et un disque de coda ge 58 permettant d'identifier le numéro de l'échantillon qui se trouve au poste de transfert. On décrira maintenant brièvement le fonctionnement des moyens de déplacement des porte-chargeurs. I1 faut noter à ce sujet que les divers pignons sont calés de façon que, lorsque le pignon 51 tourne, il entraîne soit le pignon 53 pendant que lespignons 54 et 541 sont stabilisés, soit les pignons 54 et 541 pendant que le pignon 53 est stabilisé. Au début d'un cycle de fonctionnement, les chargeurs placés à l'avant d'une rangée viennent d'être repoussés entièrement à l'arrière de l'autre rangée. Dans une première étape, les deux rangées doivent être déplacées sur une longueur égale à la largeur d'un porte chargeur. Le moteur 50 est alimenté et entraîne le bloc pignon relais. Sur le premier huitième de tour de sa rotation, la roue 521 entraîne le pignon 53 qui tire le poussoir 13 dans la position illustrée en figures 1 et 6. Au cours de ce mouvement, le poussoir avance l'ensemble des porte-chargeurs d'une rangée (celle figurant en haut de la figure 1). Sur le huitième de tour suivant du pignon 51, le pignon 53 fait un nouveau demi tour et ramène en arrière le poussoir 13, en même temps qu'un pignon correspondant prévu dans la partie du mécanisme placée à droite sur la figure 1 avance la rangée de chargeurs placée en bas sur cette figure. En fin du mouvement d'avance de chaque rangée, le porte-chargeurs placé le plus en avant vient d'engager sur les picots de la courroie d'entraînement correspondante 15 ou 18.Enfin, sur le huitième de tour suivant du pignon 51, le poussoir 14 revient à sa position primitive. Au cours de ces mouvements de va-et-vient des pousseurs, la roue 522 a tourné de telle façon que sa partie dentée vient en prise sur le pignon 54. Le mouvement du pignon 51 se poursuivant, le pignon 54 est entraîné et à chaque passage d'une zone dentée du pignon 541 en regard du pignon 171, celui-ci fait avancer d'un pas 2 la courroie 15. On supposera par exemple par la suite que chaque zone dentée de la roue 541 fait avancer la courroie de 15 mm. Si l'on suppose qu'un cycle complet correspond à un tour du pignon 51, on aura pour chaque cycie 24 pas d'avance, correspondant chacun à l'intervalle entre deux échantillons de petit diamètre (tels que les éprouvettes 60 de ia figure 2). Lorsque le porte-échantillons a parcouru les trois premiers pas de 15 mm, le premier emplacement d'échantillons qu'il porte se présente au-dessus du poste de transfert 26. La présence du chargeur et le type de celui-ci ayant été déterminés par le palpeur 21, et la présence d'un échantillon dans une position correcte ayant été détectée par le détecteur 22, le circuit d'alimentation du moteur 51 est coupé par la came 57 qui commande la mise en oeuvre du mécanisme de transfert et celle du système de comptage, par un automatisme à séquence qui peut être entièrement classique. La fin du comptage provoque la réalimentation du moteur 51 qui s'arrête après avoir parcouru un pas ou deux pas, selon la nature du chargeur (10 ou 19 échantillons) et à condition que l'emplacement suivant soit occupé par un échantillon en position correcte. Enfin, les trois derniers pas d'avance permettent d'aligner le porte-chargeurs provenant d'une rangée avec les chargeurs de l'autre rangée. L'identification du type de chargeurs et la lecture du numéro d'ordre occupé par l'échantillon dans un chargeur donné peuvent être effectuées par voie optique en plaçant d'un côté du disque de codage 58 une source lumineuse et, de l'autre côté du disque (qui fait un tour par cycle complet) une rangée de phototransistors dont certains seulement sont éclairés à travers des trous percés dans le disque et représentent en binaire le numéro de l'emplacement correspondant dans le passeur d'échantillons. Dans le cas d'un dispositif pouvant recevoir des chargeurs à 10 et 19 échantillons, il peut être prévu une rangée de 9 phototransistors. Les cinq premiers sont mis en oeuvre (par mise à la masse de leur émetteur par exemple) si le chargeur est du type 19 échantillons, qui commande un premier microrupteur du palpeur. Les quatre transistors restant sont mis en oeuvre si, au contraire, un second microrupteur, actionné par les chargeurs à 10 échantillons, est commandé. A chacun des phototransistors est affectée une sortie de poids différent, de sorte que les cinq transistors prévus pour le cas d'un chargeur à 19 échantillons permettent d'identifier un nombre jusqu'd 31. Enfin, chaque porte-chargeur peut être prévu pour recevoir un pion de sélection de programme de mesure, par exemple du genre décrit dans le brevet français 1 552 274 du 24 novembre 1967 ou dans son certificat d'addition n" 74 23515. Le dispositif de transport qui a été décrit jusqu'à présent comporte un seul mécanisme de déplacement d'échantillons. Pour augmenter la cadence de mesure, on a déjà proposé d'utiliser des appareils comportant deux postes de mesure permettant de traiter deux échantillons à la fois. On a notamment proposé des installations dans lesquelles deux têtes de mesure viennent s'appliquer sur deux échantillons distincts en même temps. Cette solution présente de graves inconvénients. En particulier, il est difficile de réaliser un blindage satisfaisant des deux têtes de mesure, permettant d'écarter la contribution des échantillons adjacents. Dans la variante de réalisation de l'invention représentée en figure 7, le même résultat est atteint de façon beaucoup plus simple en prévoyant deux mécanismes de déplacement d'échantillons associés chacun à un poste de mesure et à un poste de transfert. Les deux pinces 241 et 242 peuvent être portées par des tubes décalés dans un plan vertical pour autoriser une comn;ande indéped an te. Les chargeurs doivent toutefois être alors prévus pour autoriser le passage des mâchoires ou doigts de la pince 242 lors du mouvement d'avancée des porte-chargeurs sous l'action du poussoir 14. En effet, si la pince 24 se trouve, lors de son mouvement d'avancée, à un emplacement décalé par rapport au porte-chargeurs, comme le montre la figure 1, il n'en est pas de même de la pince 242. Mais ce problème est résolu au prix de la perte d'un emplacement sur dix-neuf, en prévoyant, au lieu de l'emplacement à échantillon, un plot 61 dont la position indique si les échantillons contenus dans le chargeur doivent être traités par les deux mécanismes de déplacement ou un seul. On voit que l'invention fournit un dispositif de transport d'échantillons qui est à la fois simple et sûr, qui s'adapte à des échantillons qui peuvent présenter des formes différentes et être répartis avec un pas variable dans des chargeurs. On voit également que cette flexibilité d'emploi s'effectue sans utilisation d'adaptateurs d'échantillons qui exigent une manipulation complexe et réduisent la capacité des chargeurs à la valeur déterminée par ceux des échantillons qui sont les plus encombrants. REVENDICATIONS 1. Dispositif de transport d'échantillons pour appareil de mesure, comprenant un convoyeur permettant de faire circuler des emplacements successifs de réception d'échantillons suivant un circuit fermé qui amène chaque emplacement à son tour à un poste de transfert et un mécanisme de déplacement de l'échantillon entre le poste de transfert et un poste de mesure, caractérisé en ce que les moyens de commande du convoyeur et du mécanisme comprennent un moteur et des engrenages dont certains pignons au moins présentent des zones dentées engrenant avec des pignons coopérants et des zones lisses de maintien desdits pignons coopérants destinés à stabiliser ces derniers. 2. Dispositif suivant la revendication 1 de transport d'échantillons, caractérisé en ce que le mécanisme de déplacement comporte une pince de préhension de chaque échantillon à son tour, commandéepar un seul moteur qui, par l'intermédiaire desdits engrenages, provoque successivement la fermeture de la pince sur un échantillon, le déplacement de celui-ci suivant un trajet qui le dégage du convoyeur et l'amène au poste de mesure, puis les mouvements inverses. 3. Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en ce que ladite pince est portée par un plateau muni de galets qui circulent dans des rainures de guidage, plateau entraîné le long desdites rainures par une bielle, ladite pince étant repoussée en position de fermeture par un ressort et maintenue en position d'ouverture par une transmission comportant des pignons disposés par rapport au pignon qui entraîne ladite bielle de façon que la pince soit maintenue en position de fermeture pendant les déplacements du chariot le long desdites rainures. 4. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le convoyeur comprend une pluralité de porte-chargeurs disposés côte-à-côte en deux rangées sur une platine de réception, des poussoirs permettant de faire avancer les deux rangées d'un intervalle égal à la largeur d'un porte-chargeurs en sens opposé, des moyens d'avance pas à pas du chargeur placé en bout de chaque rangée vers l'autre rangée, l'ensemble des mouvements des porte-chargeurs étant commandés depuis un moteur unique par l'intermédiaire desdits engrenages comprenant des pignons munis d'une zone dentée engrenant avec un pignon coopérant et d'une zone lisse de stabilisation en position dudit pignon coopérant. 5. Dispositif de transport suivant la revendication 4, caractérisé en ce que les porte-chargeurs sont destinés à recevoir soit des chargeurs d'un premier type contenant des échantillons répartis suivant un pas déterminé, soit des chargeurs contenant des échantillons différents répartis suivant un pas multiple du premier, et en ce que des moyens sont prévus pour identifier le type de chargeur contenu dans le porte-chargeur à avancer pas à pas et pour sélectionner en conséquence le pas d 'avance. 6. Dispositif suivant les revendications 3 et 4, caractérisé e, ce que le mécanisme de déplacement d'échantillons comporte deux pinces de préhension correspondant chacune à un poste de transfert et à un poste de mesure et en ce que lesdits porte-chargeurs sont susceptibles de recevoir des chargeurs démunis d'échantillons en un emplacement permettant le passage de l'une desdites pinces lors du mouvement d'avance des rangées du porte-chargeurs.