L'invention est relative à des éléments isolants approximativement parallélépipédiques qui comportent une série d'alvéoles parallèles, recevant chacun un organe de contact et munis chacun d'un bossage male de retenue pour cet organe, et qui sont destinés à être juxtaposés à l'intérieur d'un cadre. I1 est possible actuellement d'obtenir par moulage des élé ment s isolants approximativement parallélépipédiques dont les alvéoles tubulaires possèdent des bossages mâles destinés à maintenir des languettes élastiques de retenue portées par des organes de contact amovibles. Par alvéoles "tubulaires", on entend ici des alvéoles dont le contour est fermé sur toute la hauteur de l'élément isolant. Pour former ces alvéoles, il est nécessaire d'introduire dans le moule des broches qui doivent ensuite être retirées du moule et des éléments isolants encore contenus dans le moule, après le moulage de ces derniers éléments.En raison de la présence des bossages m les, de telles broches doivent être réalisées en deux parties qui se séparent au niveau de ces bossages et que l'on retire du moule en sens opposés, selon l'axe des alvéoles. I1 en résulte que les trous par lesquels les alvéoles débouchent axialement à l'extérieur des éléments ont un diamètre égal au diamètre maximal de ces alvéoles et que, par conséquent, les deux extrémités des organes de contact ne sont pas protégées par la matière de l'élément isolant. Or ces organes de contact, qu'ils soient des types mâles ou femelles, possèdent une extrémité d'introduction (c'està-dire une extrémité par laquelle ils coopèrent avec les organes de contact de l'autre type) qui est très vulnérable.L'absence de protection de cette extrémité d'introduction influe donc défavorablement sur la fiabilité de l'ensemble. Les éléments isolants parallélépipédiques connus, à alvéoles tubulaires, ont une épaisseur dont la valeur est égale à la somme du diamètre maximal des alvéoles et de deux fois l'épaisseur de la paroi de l'élément isolant mesurée au niveau des alvéoles. Or, pour des raisons technologiques, une telle épaisseur de paroi doit être supérieure à une limite donnée. I1 en résulte que, dans un ensemble d'éléments isolants juxtaposés à l'intérieur d'un cadre, le pas des organes de contact, c'est-à-dire la distance entre deux organes de contact portés respectivement par deux éléments isolants adjacents, ne peut pas être réduit autant que le souhaiteraient les utilisateurs de ces ensembles, Ceci étant rappelé, l'invention a pour but de réaliser des éléments isolants, du genre défini en préambule, tels que les organes de contact qu'ils portent soient protégés à leur extrémité d'introduction et/ou tels que le pas des organes de contact soit plus faible que jusqu'ici. En vue de simplifier la description, on désigne ici de la manière suivante les trois dimensions de l'élément isolant qui sont parallèles à ses côtés : épaisseur, la plus petite dimension qui est perpendiculaire au plan moyen passant par les axes de ses alvéoles; "hauteur", la dimension mesurée parallèlement aux axes des alvéoles et "largeur" la dimension qui est mesurée dans le susdit plan moyen, à angle droit par rapport auxdits axes. De même, on appellera "grande face" de l'élément isolant chacune des deux faces entre lesquelles se mesure l'épaisseur et "petite face" chacune des faces entre lesquelles se mesure la hauteur. Pour atteindre le but exposé ci-dessus, l'élément isolant, du genre défini en préambule, est caractérisé essentiellement, selon l'invention, par le fait que tous ses alvéoles débouchent non seulement sur ses deux petites faces, mais encore sur l'une de ses deux grandes faces jusqu'à l'une au moins de leurs extrémités axiales et par le fait que les bossages maies de retenue sont définis par des surfaces cylindriques ou prismatiques dont les génératrices sont parallèles à l'épaisseur. De cette manière, on comprend que chaque élément isolant, avec ses alvéoles et ses bossages de retenue, peut être fabriqué à l'aide d'un moule en deux parties qui se séparent en direction parallèle à l'épaisseur. De plus, la valeur de l'épaisseur d'un tel élement n'est plus définie que par la somme du diamètre maximal de l'alvéole et d'une seule fois l'épaisseur de la paroi mesurée au niveau des alvéoles et elle est donc réduite par rapport à celle des éléments isolants connus. De préférence, les alvéoles de l'élément isolant débouchent chacun, sur celle des petites faces qui correspond à l'extrémité d'introduction de ses organes de contact, par un trou dont les dimensions transversales minimales sont inférieures au diamètre extérieur de cette extrémité d'introduction mais bien entendu suffisantes pour permettre à ces organes de contact de remplir leur fonction. De préférence encore, le trou susvisé a un contour fermé, avantageusement circulaire. De cette manière, dans l'axe de chaque alvéole, la matière ou non de l'élément isolant qui limite le trou de contour fermé/protège mécaniquement l'extrémité d'introduction de l'organe de contact qui est logé dans l'alvéole considéré. Ce trou peut être aménagé de moulage par une broche que l'on retire d'un seul côté, parallèlement à l'axe de l'alvéole (trou de contour fermé). L'invention va être maintenant exposée plus en détail à l'aide des dessins annexés qui en illustrent divers modes de réalisation. La fig. 1 montre, en perspective avec parties coupées, un cadre à glissières sur lesquelles viennent se fixer des éléments isolants juxtaposés établis conformément à l'invention. La fig. 2 montre, en coupe par un plan parallèle à leurs petites faces, un ensemble de plusieurs éléments isolants accolés. La fig. 3 montre, en perspective, le cadre de la fig. 1 sans élément isolant. La fig. 4 illustre, par une vue en coupe, l'opération de montage des éléments isolants dans le cadre de la fig. 3. La fig. 5 montre, en perspective avec parties coupées, un élément isolant établi selon une variante. La fig. 6 montre, en perspective, les deux parties du moule servant à fabriquer l'élément isolant de la fig. 5. La fig. 7 enfin montre, en coupe, deux connecteurs multiples conjugués conformes à l'invention. Comme le montre en particulier la fig. 1, un élément isolant 1, du genre auquel l'invention est relative, comporte une série d'alvéoles parallèles 2 recevant chacun un organe de contact tel que 3 et munis chacun d'un bossage mâle ou saillie de retenue 4 pour un tel organe 3. De tels éléments sont destinés à être juxtaposés à l'intérieur d'un cadre 5 pour constituer un connecteur multiple. Selon les définitions données ci-dessus, chaque élément 1 possède un épaisseur a, une hauteur b, une largeur c, deux grandes faces 6 et 7 et deux petites faces 8 et 9. Comme le montre la fig. 2, les axes X des alvéoles 2 d'un même élément sont situés dans un même plan P parallèle aux grandes faces 6 et 7. Selon l'invention, tous les alvéoles 2 d'un élément l débouchent non seulement non seulement sur ses deux petites faces 8 et 9, mais encore sur l'une (6) des grandes faces 6 et 7 et les bossages 4 sont définis par des surfaces cylindriques ou prismatiques dont les génératrices sont parallèles à l'épaisseur a, c 'est-à-dire perpendiculaires au plan P. Comme le montre la fig.l, chaque bossage 4 est de préférence prismatique avec une rampe d'entrée inclinée 4a et une face de verrouillage transversale 4b. L'organe de contact 3, qui est représenté sous la forme d'un organe femelle ou douille à la fig. 1, possède une languette élastique de retenue 3a qui, lorsqu'on introduit l'organe 3 comme le montre la flèche de la fig. 1, est d'abord rabattue par la rampe 4a, puis s'écarte de façon à s'arc-bouter sur la face transversale Ob. Bien entendu, l'organe de contact 3 est agencé de façon à être empêché de tourner autour de l'axe X, une fois introduit dans son alvéole 2. Selon le modede réalisation préféré qui est illustré en trait plein à la fig. 1, les alvéoles 2 débouchent chacun, sur celle (8) des petites faces 8 et 9 qui correspond à l'extrémité d'introduction des organes de contact 3, par un trou 10 de contour fermé circulaire dont le diamètre d est inférieur au diamètre extérieur D de l'extrémité d'introduction mais bien entendu suffisant pour permettre à ces organes de contact de remplir leur fonction. Ceci signifie que, lorsque l'organe de contact 3 est une douille, le trou 10 doit avoir un diamètre à peine supérieur au diamètre de la fiche qui doit pénétrer dans cette douille.Selon une variante représentée en trait mixte à la fig. 1, le trou lo de contour fermé pourrait être remplacé par un trou 10a ouvert sur la même grande face6 que les alvéoles 2, les dimensions transversales minimales de ce trou 10a étant également inférieures au diamètre D. Le cadre 5 a, dans son ensemble, une forme rectangulaire. Intérieurement, sa largeur est légèrement supérieure à la largeur c des éléments 1. Le long de ses surfaces intérieures parallèles à sa longueur, le cadre 5 porte des nervures 11 qui sont interrompues par un intervalle .12 dont la largeur est légèrement supérieure à l'épaisseur a d'un élément 1. Celui-ci possède, sur ses côtés, des guides 13 dans lesquels peuvent s'introduire les nervures 11 qui jouent alors le rôle de glissières. Comme le montre la fig. 4, un élément 1, identifié par la référence la, peut ainsi être introduit dans l'intervalle 12 du cadre 5 selon la flèche f1 (perpendiculairement aux nervures 11), puis déplacé le long des nervures 11 selon l'une des flèches f2, de façon à former un empilage avec des éléments 1 semblables L'intervalle 12 peut être bouché par une cale appropriée 20 (voir fig. 7) ou même par un autre élément 1, l'une ou l'autre étant maintenus en place par des moyens tels qu'une vis ou une agrafe (non montrée). Comme le montrent les fig. 3 et 4, l'intervalle 12 est de préférence placé au milieu des nervures 11, ce qui facilite le remplacement d'un élément 1 défectueux. il est néanmoins possible de le placer ailleurs, par exemple à l'une des extrémités de ces nervures 11. La grande face 7 de chaque élément 1 vient ainsi fermer latéralement les alvéoles 2 de l'élément 1 adjacent. Les alvéoles du dernier élément de l'empilage (à gauche sur les fig. 1, 2 et 4) peuvent être fermés latéralement par une plaque mince (non montrée) munie de guides analogues aux guides 13. Dans l'ensemble du cadre 5 et des éléments 1 ainsi formé on vient garnir les alvéoles 2 d'organes de contact 3 généralement d'un même type (mâle ou femelle) de la manière illustrée à la fig. 1. On peut alors faire coopérer cet ensemble ou connecteur 25 (fig. 7) avec un ensemble ou connecteur 26 de même géométrie dans lequel les organes de contact 3 sont simplement remplacés par des organes 27 du type opposé (femelle ou mâle). il y a intérêt à prévoir dans l'un des deux connecteurs 25 et 26, par exemple dans le connecteur 25 à organes de contact femelles 3, un intervalle continu 28 entre la paroi intérieure du cadre 5 et l'ensemble de ses éléments isolants 1.Cet intervalle 28 sert alors à centrer le cadre 5a du connecteur conjugué 26 par pénétration de son rebord antérieur 29, comme le montre la fig. 7, avant que les organes de contact 27 de ce connecteur 26 aient pu atteindre les organes de contact conjugués du connecteur 25. On peut réaliser l'intervalle 28, d'une part, en faisant saillir convenablement les guides 13 par rapport aux faces de chant entre lesquelles se mesure la largeur c et, d'autre part, en ménageant des butées 30 aux extrémités des nervures 11. Comme il ressort de la fig. 1 et de la partie supérieure gauche de la fig. 2, les extrémités d'introduction des organes de contact 3 se trouvent protégées mécaniquement par la matière de l'élément isolant 1 qui entoure chaque trou 10 ou 10a. Selon la variante de la fig. 5, l'élément isolant, désigné ici par 21, ne diffère du précédent que par le fait que les alvéoles 2 ont une section constante sur toute leur hauteur, sauf au niveau des bossages 4, et ne présentent donc pas de trous de diamètre restreint tels que 10 ou 10a Les organes de contact 3 peuvent alors être introduits aussi bien par une extrémité que par l'autre et les languettes de retenue 3a doivent être agencées pour agir dans les deux sens. Néanmoins, dans les deux cas, on constate que la valeur de l'épaisseur a de l'élément isolant 1 ou 21 est égale à la somme du diamètre (ou largeur) de l'alvéole 2 et d'une fois seulement l'épaisseur e de la paroi au niveau de l'alvéole, ce qui permet de diminuer le pas ainsi qu'il a été expliqué dans ce qui précède. La fig. 6 montre le moule en deux parties 14 et 15 qui sert à fabriquer l'élément isolant 21 de la fig. 5. La partie inférieure 14 porte l'empreinte femelle 16 de l'élément isolant 21 ainsi que des broches de guidage 17 pour la partie supérieure 1 5 du moule qui possède à cet effet des trous de guidage 18. A la fig. 6, une flèche parallèle aux broches de guidage 17 indique le sens dans lequel est déplacée la partie supérieure 15 pour ouvrir le moule et dans lequel l'élément 21 peut être extrait. Une telle extraction peut se faire par exemple à l'aide d'au moins une broche (non montrée) qui est montée dans la partie de moule 14 de façon à pouvoir coulisser parallèlement à ladite flèche. Cette flèche est évidemment parallèle à l'épaisseur a de l'élément 21 ainsi qu'aux génératrices des bossages 4 et des guides 13. Pour adapter le moule de la fig. 6 à la fabrication de l'élément isolant 1 des fig. 1 à 4, il suffit de munir sa partie inférieure 14 de broches susceptibles de coulisser parallèlement au plan de séparation des parties 14 et 15 et capables de former les trous 10. De telles broches ne sont pas nécessaires dans le cas des trous 10a qui débouchent sur la même grande face que les alvéoles 2. On obtient ainsi un élément isolant qui atteint bien l'un au moins des buts que l'on s'était fixés. REVENDICATIONS 1 - Elément isolant approximativement parallélépipédique qui comporte une série d'alvéoles parallèles, recevant chacun un organe de contact et munis chacun d'un bossage mâle de retenue pour cet organe, et qui est destiné à être juxtaposé à l'intérieur d'un cadre avec plusieurs éléments isolants identiques, caractérisé en ce que tous ses alvéoles débouchent non seulement sur ses deux petites faces, mais encore sur l'une de ses deux grandes faces jusqu'à l'une au moins de leurs extrémités axiales et en ce que les bossages mâles de retenue sont définis par des surfaces cylindriques ou prismatiques dont les génératrices sont parallèles à l'épaisseur. 2 - Elément isolant selon la revendication 1, caractérisé en ce que les alvéoles de l'élément isolant débouchent chacun, sur celle des petites faces qui correspond t l'extrémité d'introduction de ses organes de contact, par un trou dont les dimensions transversales minimales sont inférieures au diamètre extérieur de cette extrémité d'introduction mais bien entendu suffisantes pour permettre à ces organes de contact de remplir leur fonction. 3 - Elément isolant selon la revendication 2, caractérisé en ce que le trou susvisé a un contour fermé, avantageusement circulaire. 4 - Connecteur, caractérisé en ce qu'il est constitué par l'ensemble d'un cadre et de plusieurs éléments isolants conformes à l'une quelconque des revendications 1 à 3 et juxtaposés à l'intérieur de ce cadre.