L'invention a pour objet un procédé de préparation de béton cellulaire et le béton ainsi obtenu. On connaît dé j de nombreux procédés de préparation de béton cellulaire , principalement caractérisés en ce que l'on incorpore à un mélange de ciment et d'eau, au moins deux corps réagissant chimiquement l'un sur l'autre avec dégagement gazeux. Ainsi, dans un procédé connu donné à titre d'exemple, on utilise d'une part de l'alumine et, d'autre part1 un acide qui, en réagissant sur l'alumine, provoque un dégagement d'hydrogène au sein du mélange de ciment et d'eau qui t'allège" ce dernier par création de multiples cellules internes. Cependant, ces procédés connus présentent plusieurs inconvénients parmi lesquels on peut mentionner notamment les suivants - les deux corps destinés à provoquer le dégagement gazeux sont onéreux - la présence de ces deux corps affecte les propriétés mécaniques et/ou esthétiques du béton. - la manipulation des deux corps est dangereuse ou délicate. - il est nécessaire de prévoir un passage du béton dans un autoclave, ce qui est long, onéreux et ne permet pas la préparation du béton sur le site de la construction. - la répartition des cellules au sein du béton est hétérogène. La présente invention vise à remédier à ces inconvénients et, à cet effet, elle propose un procédé de préparation d'un béton cellulaire dans lequel on incorpore du cimentd"ns de l'eau, caractérisé par le fait que l'on ajoute,en outre, à ce mélange une première composition A, à l'état liquide, comprenant au moins une base en solution aqueuse et des résidus huileux et au moins une seconde composition B, à l'état liquide , comprenant au moins une base en solution aqueuse, au moins une résine et de la colle. Dans une forme d'exécution préférentielle, mais non lirnitative la composition A comprend deux bases en solution aqueuse à savoir de la soude caustique à 350 Baumé environ et de la chaux éteinte. D'autre part, les résidus huileux sont préférentiellement constitués par de la caséine. Exemple 1 Préparation de 1 a composition A 1) produits - Eau 200 1. - Caséine 52 kg - Soude caustique à 350 Baumé 16,5 I - Solution aqueuse de chaux éteinte 30 1 à 233 g/l 2) Procédé On introduit dans une chaudière les 200 1 d'eau que l'on chauffe jusqu'à ébullition . On agite l'eau en la maintenant à ébullition et l'on introduit petit à petit dans la chaudière d'abord les 52 kg de caséine, ensuite les 16,5 1 de solution de soude caustique à 350 Baumé. On maintient ltébullit ion pendant 15 mn sous agitation. On introduit alors dans la chaudière les 30 1 de solution aqueuse de chaux éteinte à 233 g/l. On laisse reposer 48h environ jusqu a obtention d'un liquide limpide de teinte cognac et on filtre. La quantité de caséine mentionnée précédemment est donnée, naturellement, à titre uniquement indicatif. Elle peut varier dans d'assez lar ges limites (15 % en plus ou en moins environ) en fonction de la nature du produit utilisé. Il en est de meme pour ra solution aqueuse de chaux éteinte dont la concentration peut etre comprise entre 150 g/l et 400 g/l. Dans la seconde composition, on utilise préférentiellement comme résine, de la résine de pin et comme base en solution aqueuse, une solution de soude caustique à 350 Baumé environ. Exemple 2 Préparation de la composition B 1) Produits - Eau 186 1 - Colle 2, 250 kg - Soude caustique à 350 Baumé 2,8 1 - Résine de Pin 6 kg 2)Procé dé On prépare d'abord une première sous-composition en mélangeant, à froid, 61 d'eau, 2, 250 kg de colle et 0, 3 1 de solution aqueuse de soude caustique à 350 Baumé. On garde cette première sous-composition que l'on utilisera ultérieurement On prépare une seconde sous-composition en introduisant dans une chaudière 20 1 d'eau que l'on porte à ébullition. On maintient cette ébullition et sous agitation, on ajoute 3/4 1 de solution aqueuse de soude caustique à 350 Baumé. Immédiatement après et tout en maintenant l'ébullition, on introduit lentement, en pluie, pendant 20 mn environ, les 6 kg de résine préalablement écrasée.On maintient l'ébullition et on verse ensuite lentement 3/4 1. de solution aqueuse de soude caustique à 350 Baumé. On maintient encra re l'ébullition et on introduit dans la chaudière 150 1 d'eau à ébullition. Après agitation, on laisse refroidir le mélange ainsi obtenu. On introduit la première sous-composition dans la chaudière sous agitation pendant 1/4 d'heure environ. On ajoute alors à ce mélange petit à petit,pendant une demi-heure environ/ un litre de solution de soude caustique à 350 Baumé environ. On ajoute enfin à ce mélange 30 1 d'eau à température ambiante. Naturellement, il est clair que les quantités mentionnées précédemment ne le sont qu'à titre purement indicatif et peuvent varier dans d'assez larges lignites sans que l'on sorte pour autant du cadre de la présente invention Le béton cellulaire suivant l'invention est préparé en introduisant dans une bétonnière du ciment et de l'eau de gachage d'une part et les deux compositions A et B d'autre part dans le rapport de 3 à 1 environ. On utilise de préférence du ciment Portland artificiel éventuellement recoupé avec des ciments de qualité différente. Selon une variante , on ajoute au béton des agrégats tels que le sable de dune, la pouzzolane, la glaise expansée, etc... de manière à adapter la densité du béton aux besoins. Selon une autre variante, on augmente la résistance mécanique du béton cellulaire en y incorporant, pendant sa préparation, des fibres de bois ou équivalent de longueur, largeur et épaisseur prédéterminée: Dans le cas où ni agrégat, ni fibre de bois ne sont incorporés au mélange d'eau de gachage, de ciment et de compositions A et B, la densité du béton cellulaire obtenu est comprise entre 0,3 et 0, 9 environ . La sonne des quantités de composition A et de composition B employées est alors comprise entre 5 et 8 1. et préférentiellement 6 1., pour lm3 de béton cellulaire. La quantité de ciment utilisée est inférieure d'environ 8 % à celle devant être normalement utilisée pour obtenir un béton de même densité. Les quantités de compositions A et B devant être utilisées dépendent naturellement des quantités respectives de produits entrant dans la préparation de ces compositions. C'est dire que les quantités de composi tion A et de composition B peuvent varier dans d'assez larges limites. Après mélange des différents corps précédemment mentionnés dans la bétonnière, le béton cellulaire se présente sous la forme d'un matériau crèmeux pouvant être coulé facilement en vue de la réalisation de plancheras plafonds, caniveaux enterrés, etc.... D'autre part il peut épouser sans difficultés toutes les formes de moules quelque soit leur structure ou leur composition : papier craft, tôle, bois, matière plastique. Un mode d'utilisation préférentiel mais non exclusif du béton cellulaire suivant l'invention, est son coulage dans des moules, sur le site meme de la construction. Ces moules sont notamment de forme générale parallélépipédique à grande face ouverte et chants pourvus de saillies et/ou rainures permettant d'assembler ces moules les uns avec les autres. Ces moules sont réalisés notamment en résine thermodurcissable éventuellement armés d'un mat de fibre de verre. Le fond est préférentiellement percé d'au moins un trou d'évacuation de l'humidité. Selon une variante, le moule est garni, à l'intérieur, de renforts en bois, métal, etc.. Après durcissement du béton, les moules sont assemblés les uns avec les autres et montés. Les moules sont soit conservés intégralement, soit partiellement détruits pour retrouver le béton cellulaire. REVENDICATIONS 1 - Procédé de préparation d'un béton cellulaire dans lequel on incorpore du ciment dans de l'eau, caractérisé par le fait que l'on ajoute, en outre, à ce mélange une première composition A, à l'état liquide, comprenant au moins une base en solution aqueuse et des résidus huileux et au moins une seconde composition B, à l'état liquide, comprenant au moins une base en solution aqueuse, au moins une résine et de la colle. 2. - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'on prépare la composition A en ajoutant d'abord les résidus huileux puis la ou les bases en solution aqueuse à de l'eau à ébullition et sous agitation. 3. - Procédé suivant-la revendication 2, caractérisé par le fait que, après l'addition des résides huileux et de la ou des bases en solution aqueuse, on laisse d'abord reposer la solution A puis on la filtre. 4. - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on réalise la composition B en ajoutant , à chaud, une première sous-composition comprenant de la colle et au moins une base en solution aqueuse à une seconde sous-composition comprenant au moins une baste en solution aqueuse et de la résine. 5.- Procédé suivant la revendication 4, caractérisé par le fait que la première sous-composition est préparée à froid par simple mélange de colle, d'au moins une base en solution aqueuse et d'eau. 6. - Procédé suivant la revendication 4, caractérisé par le fait que l'on prépare la seconde sous-composition en ajoutant tour à tour, lentement et par petites quantités, la ou les bases en solution aqueuse et la résine à de l'eau à ébullition. 7 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que la résine est de la caséine, 8.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que la base en solution aqueuse est de la soude caustique. 9. - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que la base en solution aqueuse est de la chaux éteinte. 10. - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que la résine utilisée est de la résine de pin. 11. - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que les quantités de composition A et B ajoutées au mélange de ciment et d'eau sont dans le rapport de 3 à 1 environ. 12.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que la somme des quantités de composition A et de composition B est comprise entre 5 et 8 litres par m3 de béton cellulaire.