Cette invention concerne des fours pour la fusion de matières thermoplastiques telles que les verres, et plus particulièrement un four électrique dans lequel les électrodes situées à différents niveaux sont immergées à différentes profondeurs. Dans les fours électriques verticaux, la charge ou fournée est introduite sur une grande partie de la surface supérieure, fondue et affinée dans des zones supérieure et inférieure, et extraite par un orifice de sortie situé à proximité du fond. On a déjà utilisé des électrodes de paroi et des électrodes à immersion profonde. les dispositions décrites au brevet des E.U.A. n0 2 993 079 constituent un exemple de four vertical bas, alors que celles décrites au brevet des E.U.A. nO 3 524 206 fournissent un exemple de four vertical profond. le brevet des E.U.B. n0 5583 861 fournit un exemple de four vertical faisant appel à différents étages de rangées d'électrodes, dont certaines sont décalées par rapport à d'autres. le four du brevet des E;U.A. n0 3 524 206 précité fait appel à des électrodes de paroi, alors que le four du brevet des E.U.A. n0 3 742 111 fait appel à des électrodes à immersion profonde. On a déjà utilisé des électrodes de paroi auxiliai- res en association avec des électrodes principales à immersion profonde pour améliorer la mise en route du four. Dans tous les fours ci-dessus considérés, la taille, la forme et la stabilité de la zone de fusion (qui sera définie plus loin) sont cruciales, mais on n1 avait pas jusqu a présent proposé de jouer sur ltimmersion d'électrodes pour ajuster la zone de fusion et la diagramme de convection. La zone de fusion peut être définie comme étant l'interface entre les matières premières de la fournée de verre et le verre fondu, où les matières premières se trouvent converties en verre et entraînées dans le verre fondu par les courants de convection. Pour simplifier, considérons un four à faible débit de soutirage qui présente une zone de fusion relativement plate et une surface de manteau de fournée à sommet plat dépourvue de zones de surchauffe. Le remplissage local d'enfournement sur ce manteau correspond alors à la vitesse de fusion locale à partir de la zone de fusion si les matières stenloncent verticalement dans le manteau. La surface supérieure est relativement froide. A mesure qu'on descend dans le manteau, la température commence à monter graduellement, pour s'élever de peut être 2000G dans la première dizaine de centimètres. Dans cette zone, le seul changement important qui se produit est ltévapo- ration de lthumidité contenue dans les matières premières.Au niveau de couches plus profondes du manteau où sont atteintes des températures appropriées, il se produit des réactions chimiques solide-solide. les gaz dégagés à cette hauteur peuvent monter à travers les couches de matières premières poreuses ntayant pas réagi. Une fraction de ces gaz pourrait se conden ser si les températures régnant dans le manteau étaient inférieures à leur point de rosée, mais, en présence d'un manteau stable, la majeure partie d'entre eux (azote, gaz carbonique, etc.) s'échappe. La présence de gaz dans le manteau sert à ren- forcer ses caractéristiques isolantes.Au niveau des couches plus profondes encore du manteau, la température monte comparativement de façon rapide. les composés à bas point de fusion commencent à fondre en dégageant encore davantage de gaz, qui s'échappent à travers le manteau. La couche vitreuse visqueuse à très fort gradient de température qui existe dans les deux à cinq derniers centimètres constitue la zone de fusion Cette couche contient des inclusions gazeuses dont le nombre et la taille décroissent à mesure que l'on s'approche du verre fondu Ainsi, dans un manteau stable, une variation de propriétés physiques se manifeste à mesure que la température augmente, d'abord lentement, puis rapidement. Le manteau est tout-à-fait poudreux et poreux au voisinage au sommet. Il se transforme ensuite en une masse solide agglomérée.Une partie de cette masse solide se trans- forme en un liquide semi-fondu à faible viscosité, puis en une masse vitreuse collante et visqueuse. la densité du manteau croît avec la profondeur. les gaz non condensables peuvent s'échapper librement à travers le manteau poreux, mais à travers la phase vitreuefondue ils ne euente faire qutavec dif et sans doute en partie seulement. ficulté1/Ce changement graduel des propriétés du manteau de fournée est extrtmement important quant à la détermination des inclusions gazeuses résiduelles. Par exemple, lorsqu'il apparaît une zone de surchauf- fe dans le manteau, cette progression graduelle se trouve détruite à tous égards pratiques. Si l'on poursuit le chargement par dessus les zones de surchauffe, il devient difficile aux gaz dégagés de s'échapper. Les zones de surchauffe se comportent en fait comme un piège pour les gaz. Par contre, le manteau froid stable permet aux gaz de s'échapper de façon régulière en le traversant. Une situation semblable mais un tant soit peu moins évidente existe pour la dissolution des grains de sable. Aux niveaux du manteau où les températures sont correctes, les fondants sont fondus en un liquide à faible viscosité. C'est la réaction chimique entre ce liquide et les grains de sable qui produit des silicates alcalins. Il est extr8meeent important qu'un temps suffisant soit laissé aux fondants liquides pour réagir avec les grains de sable en donnant lieu à la première formation de verre. Si cet environnement chimique n'est pas conservé, la dissolution des grains de sable par les alcalis se trouve ralentie, et il s'ensuit que c'est un verre de qualité médiocre qui quitte le manteau de fournée, ceci donnant lieu à un accroissement de la charge de travail du bain.Un manteau stable procure "naturellement" le temps nécessaire à la dissolution des grains de silice. la raison en est que dans un manteau stable, la couche vitreuse collante et visqueuse empêche les fondants fondus de faible viscosité de "filer" et d'appauvrir l'environnement en produits chiques nécessaires à la dissolution des grains. Ce phénomène a été dénommé dépassement de fusion, et il se produit aussi dans les fours à gaz lorsque les températures sont extrêmement élevées. Ainsi, la stabilité du manteau de fournée est cruciale pour empêcher que les inclusions gazeuses et la silice non fondue dans le verre quittent la zone de fusion. La zone de fusion au centre du four descend plus bas dans le four lorsque le débit de soutirage est augmenté. Il en résulte une réduction du temps de séjour du verre se séparant de la section inférieure de la zone de fusion, d'où s'ensuit une réduction de capacité de fusion ou une dégradation de la qualité du verre produit.De plus, lorsqu'on augmente le débit de soutirage, la puissance d'alimentation du four doit être augmentée, ce qui conduit à une plus grande concentration de puissance autour des électrodes. I1 en résulte une tem- pérature plus élevée à proximité des parois et des électrodes, ce qui conduit à une augmentation des pertes de chaleur, à un raccourcissement de la longévité du four, à un accroisseent de l'usure des électrodes et à une instabilité de la zone fusion qui influe sur le temps de séjour et la qualité du verre. l'instabilité de la zone de fusion est en rapport avec la relation entre résistivité et température du verre. le verre fondu se comporte comme une résistance ohnique qui décroît avec l'augmentation de la température. Pour une tension fixe appliquée aux bornes du circuit, la puissance dissipée croît à mesure que la résistance diminue, c'est-à-dire à mesure que la température augmente. lorsqu'il existe un gradient de température entre les parois et le centre du four au voisinage du niveau de la zone de fusion, la puissance localement dissi- pée n'est pas uniforme de la paroi au centre. Plus forte es la température dans une sone locale, plus fortement disproportionnée sera la contribution de cette zone à la puissance dissipée.Ceci a pour effet défaire monter davantage la terpéra- ture locale, en provoquant par là meme une réduction de la résistance locale, laquelle fait croître encore davantage la dissipation de puissance locale. I1 existe une situation potentiellement instable. Ceci donne lieu à l'apparition de zones de surchauffe locales au sommet du manteau et peat causer une grave instabilité, et mme une fusion totale du manteau de lour- née, pour un verre à résistivité variant fortement avec la température.De même, un verre à forte absorption dans l'inCra- rouge donnera lieu à une instabilité de zone de fusion par accroissement des différences de température entre centre et paroi du four en raison de l'intensité réduite de l'échange de chaleur par rayonnement. la tendance à l'instabilité croît lorsque le débit de soutirage augmente. En plus de leur effet sur la stabilité de la zone de fusion, les courants de convection affectent fortement la qualité du verre. Avec une immersion égale des électrodes à tous les niveaux, on obtient un bon centrale soit des courants de convection des parois, soit des courants de convection cen traux du four. Cependant, un centrale simultané des courants de convection des parois et du centre n'est pas possible même avec des électrodes décalées à immersion égale. Dans un four électrique, les différences physiques telles que l'immersion des électrodes, la disposition des étages d'électrodes, la distribution de la puissance dtalimenta- tion et la modalité d'enfournement ont une influence majeure sur les caractéristiques telles que la forme et la stabilité de la zone de fusion, la configuration des courants de convection et la distribution des températures. Ces caractéristiques sont ellesmeAmes en relation avec les facteurs économiques tels que la capacité du four, la longévité du four et des électrodes et la qualité du verre. La stabilité du manteau et de la zone de fusion sont particulièrement décisives pour la qualité du verre et la capacité du four, et c' est pourquoi un procédé permettant d' ob- tenir des températures plus uniformes sur l'étendue de la zone de fusion, de maintenir haute la zone de fusion dans l'unité et de contrôler simultanément les courants de convection des parois et du centre du four permettrait d'atteindre les objectifs d'obtention d'une qualité supérieure de verre et d'augmentation de la capacité du four. Selon la présente invention, la forme, la hauteur et la stabilité de la zone de fusion dans un four électrique sont contrôlées en faisant varier la profondeur d'immersion et la hauteur des électrodes à un ou plusieurs niveaux ainsi que la valeur de la puissance appliquée à différents niveaux. Selon des buts de l'invention - on peut réaliser des réglages indépendants pour la périphérie et pour le centre de la zone de fusion, et également pour les températures de la paroi et du centre du four; - on peut disposer d'un four électrique fonctionnant avec des bords relativement froids et une zone de fusion centrale plus haute; - on peut ajuster simultanément les courants de convection des parois et du centre du four; - on peut maintenir les parois du four à une température plus basse aux gros débits de soutirage; - on peut disposer d'un four électrique présentant en fonctionnement une zone de fusion plus stable. Selon d'autres de ses buts, l'invention - vise à permettre de réduire la puissance appliquée aux électrodes supérieures tout en maintenant une température élevée constante. Par conséquent, la concentration de courant sur les électrodes supérieures se trouve réduite, ce qui accroît la longévité de ces électrodes.De plus, la vitesse des courants de convection au niveau de la paroi du four se trouve réduite, ce qui accroft la longévité de la paroi; - vise à améliorer la stabilité de la température de la partie supérieure du four; - vise à maintenir à une hauteur suffisante au-dessus des électrodes la zone de fusion périphérique et d'obtenir ainsi une réduction du rapport de puissance d'alimentation entre les électrodes supérieures et inférieures; - vise à augmenter le temps de séjour du verre dans la partie supérieure du four pour améliorer la fusion et l'af- finage. Un autre but de l'invention, en plus du réglage vertical usuel obtenu grace à des étages d'électrodes multiples, est de réaliser par des immersions différentes un réglage ra dial de la température du centre à la paroi. La description qui va suivre, en regard des figures annexées données à titre d'exemple, fera bien comprendre comment l'invention peut titre réalisée. La figure 1 représente l'application de l'invention à un four à section rectangulaire. La figure 2 est une vue en coupe latérale du four de la figure 1. 'les figures 3 et 4 illustrent la forme de la zone de fusion dans des fours rectangulaires. La figure 5 est une vue en coupe suivant la ligne 5-5 de la figure 4. La figure 6 représente une forme modifiée du four de la figure i. la figure 7 illustre l'application de 11 invention à un four à section rectangulaire pourvu d'électrodes traversant la paroi latérale en direction du centre. La figure 8 est une vue en coupe latérale du four de la figure 7 qui représente deux configurations d'écoulement possibles à proximité de la paroi des électrodes. La figure 9 représente deux formes de réalisation possibles de l'invention dans son application à un four à section globale cylindrique. La figure 10 est une vue de dessus d'un four globalement cylindrique comportant deux jeux d'électrodes. La figure 1 1 représente une forme modifiée du four de la figure 10. La figure 12 représente un four globalement cylindrique à trois étages d'électrodes. la figure 13 est une vue partielle en coupe mixte prise suivant la ligne 13- (axe central) de la figure 12. les figures 14, 15, 16 et 17 sont des vues en coupe prises respectivement suivant les lignes 14-g, 15-, 16-Ç et 17-g de la figure 12. En se reportant aux figures 1 et 2, le four comprend un bassin vertical Il formé d'un matériau réfractaire classique. La fournée est introduite dans le four par le sommet au moyen d'un disposItif de chargement 12. La fournée forme un manteau 13 qui est susceptible de couvrir complètement le verre fondu 14. La fournée est chargée en continu dans le four, et du verre fondu est soutiré en continu par un orifice de sortie 15 ménagé dans le fond du four. Un creux ou rigole 16 faisant le tour du fond du four forme un collecteur pour recueillir le matériau réfractaire érodé et le verre souillé, qui peuvent entre éliminés par les drains 17 prévus dans le fond du four. Dans un four rectangulaire tel que celui présentement considéré, des électrodes 18 à 23 traversent complètement la largeur du four. Une zone de fusion 24 s'étend entre la face inférieure du manteau 13 et le verre fondu 14. Conformément à la présente invention, les électrodes 18 et 21 sont situées plus près du centre du four que les autres électrodes. Il en résulte une élévation du centre de la zone de fusion, ce qui permet à celle ci de rester plus plate et plus stable, et une augmentation du temps de séjour dans la zone supérieure du four. Ceci peut entre mieux compris en se reportant aux figures 3 à 5, qui représentent un four rectangulaire similaire pourvu d'électrodes 25 à 30 à espacement classique. Considérons d'abord (figure 3) un tel four faiblement chargé aux faibles débits de soutirage. la zone de fusion s'étend de façon sensiblement uniforme sur toute la largeur de l'unité. La zone de fusion centrale est haute, et elle est située à la hauteur des électrodes principales supérieures 25 et 28. La zone de fusion présente usuellement une épaisseur de plusieurs centimètres, avec un très fort gradient de tempé- rature. Lorsque le verre fondu quitte le fond de la zone ne fusion, il pénètre dans les courants de matières fondues. Dans les régions où il existe des concentrations de puissance électrique à proximité de la surface des électrodes, il existe des courants de convection ascendants.Il en résulte (lut à proximi- té des électrodes, la zone de fusion est plus haute, et qu'elle présente une vitesse de fusion plus élevée qu'ailleurs. En quittant cette région, l'écoulement se refroidit légèrement. Du fait que les électrodes des étages supérieurs sont en ligne, les courants de convection attelles produisent sont additifs dans une région étroite. Ces courants produisent un bon brassage à proximité des électrodes, mais ils trovoouent une usure des électrodes et des parois. Lorsque le débit est augmenté, la puissance appliquée aux électrodes est augmentée. Comme visible sur la figure 3, le manteau de fournée 13 s'amincit au-dessus des électrodes et s'épaissit ailleurs. La zone de fusion centrale su enfonce et le temps de séjour dans la zone supérieure diminue. Lorsque la zone de fusion centrale atteint l'étage inférieur des électrodes principales 26 et 29, l'unité est considérée comme étant à sa capacité normale. Si l'on augmente encore davantage le débit d'écoulement, la zone de fusion centrale s'enfonce davantage.Comme représenté sur la figure 4 le verre non fondu et non affiné de la zone de fusion située très bas court-cl-^ca te le bassin. l'écoulement peut meme devenir asnétrique dans le sens de la largeur. le verre fondu fait éruption à travers la faible épaisseur de fournée pressée au-dessus du sommet des électrodes. La capacité maximum du four se trouve dépassée. Par contre, selon la présente invention, et comme représenté sur la figure 1, les poches chaudes entourant les électrodes se trouvent élargies et refroidies gr ce aux immersions différentes des électrodes (du coté du centre) de la ran- bée comprenant les électrodes 19 et 22, par contraste avec la rangée coaprensMt les électrodes 18 et 21. ace à cette dis- position, les courants de convection produits par les électrodes ne sont pas additifs. le brassage est moins intense, mais il couvre un plus grand volume, et la corrosion du re-ractai- e se trouve réduite.La vitesse des courants de convection au niveau des parois terminales se trouve réduite, ce qui donne lieu à une réduction des contraintes de cisaillement et de la température qui permet de réduire la corrosion du réfractaire et des électrodes. Etant donné qutun étage d'électrodes est situé plus près de la zone de fusion centrale, la puissance d'alimentation peut être répartie de façon à permettre d'aJus- ter la hauteur de la zone de fusion centrale. Ainsi, ltinven- tion permet de maîtriser le fonctionnement du four du sommet à la base et d'un c8té à l'autre, et d'accrottre le temps de séJour du verre en fusion dans la zone supérieure. La figure 6 représente une forme modifiée dans laquelle les électrodes 19 et 22 sont plus profondément immergées vers le centre du four. Dans ce cas, il s1 établit un rouleau de convection ascendant dans la zone de fusion centrale dans toutes les conditions. Ceci procure la possibilité d'ajuster directement le degré d'enfoncement de la zone de fusion centrale dans l'unité. Be réglage de la zone de fusion de paroi latérale n1 est pas aussi bon (lut avec l'agencement de la figure 1. On obtient également un réglage du sommet à la base et d'un c8té à l'autre avec cet agencement. La figure 7 représente l'application de l'invention à un four rectangulaire à batteries d'électrodes 31 à 36 qui sont immergées à travers les parois terminales mais ne s'éten- dent pas sur toute la largeur du four. le comportement de ce four est très semblable à celui du four précédemment décrit. En vue d'assurer un réglage direct de la zone de fusion centrale, la deuxième rangée, comportant les électrodes 32 et 35, est plus profondément immergée. On obtient des zones de recyclage plus nombreuses et plus petites, suivant le remplissage, la répartition de la puissance appliquée et la profondeur d1im- mersion. les deux modes de réglage indépendants sont également conservés. La figure 8 représente deux configurations d'écoulement possibles pour le four de la figure 7 au niveau des parois des électrodes. La figure 9 représente deux applications possibles de l'invention à un bassin sensiblement cylindrique 37. le four comporte quatre rangées ou étages d'électrodes. L'immersion croit pour les trois premiers étages, et elle décroît pour le quatrième étage. les électrodes principales supérieures 38 et 39 du premier étage sont soit des électrodes de paroi, soit des électrodes immergées ou électrodes plongeantes. les électrodes principales moyennes 40 et 41 et les électrodes principales inférieures 42 et 43 sont des électrodes en forme de barre qui sont immergées profondément, et les électrodes 44 et 45 sont des électrodes de paroi. Dans un four normal de 3 mètres de diamètre, les électrodes 40 et 41 sont immergées de 30 à 60 cm et les électrodes 42 et 43 sont immergées de 60 cm à 1,20 m ou plus.Chaque étage peut comporter un nombre différent d'électrodes. la figure 9 représente les électrodes installées perpendiculairement aux parois, mais ceci n1 est pas obligatoire. Aux faibles débits de soutirage, une fraction suffisante de la puissance d'alimentation est ajoutée à l'étage comportant les électrodes principales supérieures 38 et 39 pour garantir l'absence de courant de paroi descendant susceptible d'entratner du verre non fondu et non affiné vers l'orifice de sortie. les étages d'électrodes comportant les électrodes 40 à 43 supportent la plus grande partie du reste de la puissance appliquée. Suivant l'emplacement de ces étages dans le four, aux bas débits, où la zone de fusion est haute et plate, il n'est pas nécessaire d'appliquer un appoint de puissance aux électrodes de ces étages lors dune légère augmentation de débit de soutirage à moins qu'on ne désire une augmentation globale de température.Lorsqu'on augmente le débit, la zone de fusion devient plus profonde au centre, en devenant plus proche des électrodes 40 à 43. La puissance additionnellè exigée par 11 augmentation de débit est alors appliquée aux électrodes profondément immergées de ces étages. Il en résulte une augmentation de la température au centre du four, une augmentation du temps de séjour et une augmentation de la fusion dans la zone de fusion centrale en approfondissement. l'augmentation de la puissance dissipée au centre du four réduit au minimum la différence de température entre paroi et centre et assure une plus grande stabilité de la zone de fusion. Pour garantir que la puissance appliquée aux électrodes 38 et 39 reste la mtme ou n1 augmente que légèrement, le supplément de remplissage peut être ajouté vers le centre, et non pas le long des bords du manteau de fournée. L'utilisation d'électrodes immergées à différentes profondeurs a l'avantage de permettre d'ajuster les courants de convection. D'un extrême à l'autre - si toutes les électrodes sont des électrodes de paroi, les forts courants de paroi descendants peuvent sistre réduits au minimum, et on peut ne faire appel qu'à un réglage de température dans le sens-vertical; - si toutes les électrodes sont immergées profonde ment, on peut régler le courant descendant du centre du four. toutefois, ce n'est qu'avec des électrodes à immersions différentes que l'on peut ajuster ces deux types de courants de convection de façon indépendante et avec le meilleur profit de sorte que lton puisse ajuster les températures, de façon indépendante, à la fois du sommet à la base et du centre à la pé riphérie. Lorsqu'on réduit la puissance appliquée aux électrodes de l'étage comportant les électrodes 38 et 39 et qu'on augmente celle appliquée aux autres étages, la température au voi- sinage de la paroi décroît, ce qui réduit les pertes de chaleur à travers la paroi en accroissant la longévité du four et en réduisant le coft de l'énergie électrique nécessaire. A partir d'une électrode immergée, il se produit au voisinage de la pointe un courant de convection ascendant qui monte, puis s'incurve et se transforme en un courant descendant an niveau des parois ainsi qu'entre les électrodes adjacentes disposées circonférentiellement et au centre du four. Ainsi, meme si les électrodes sont disposées en quinconce, la contrecirculation ne peut entre que partiellement opérante au niveau des parois et est complètement inopérante au-delà de la profondeur (égale) d'immersion radiale des électrodes vers le centre du four. En fait, leur effet y est additif.Dans un four selon la présente invention, les électrodes immergées le plus profondément se comportent d'une façon similaire à ceci près que les courants qui partent de ces électrodes en se dirigeant radialement vers 11 intérieur déterminent par fusion des creux dans la zone de fusion et contrebalancent simultanément en partie les courants centripètes provenant des électrodes à immersion moins profonde, qui eux aussi déterminent par fusion des creux dans la zone de fusion au voisinage de leurs courants ascendants. Ainsi, la "contre-circulation" obtenue diffère fondamentalement de celle créée dans les brevets des E.U.A. n0 3 583 861 ou 3 742 111 citée plus haut. iia figure 10 représente une vue ae dessus d1u four sensiblement cylindrique qui comporte trois étages dlélectro- des principales, mais dont les électrodes principales superieu- res, de paroi ou immergées, ne sont pas représentées. étage moyen d'électrodes principales immergées comprend les électrodes 46 à 51 tandis que étage inférieur dtélectrodes prci- pales immergées comprend les électrodes 52 à 56. Un courant d'alimentation triphasé est appliqué à ces électrodes par des moyens classiques.Il a été constaté que lorsque le rapport de la puissance appliquée aux électrodes principales moyennes 46 à 51 à la puissance appliquée à l'étage d'électrodes prin cipayes inférieures 52 à 56 à immersion profonde est compris entre 0,7 et 1,5 et que le rapport entre les puissances appli- quées à 11 étage principal supérieur et aux deux autres étages est compris entre 0,6 et 1, la capacité du four se trouve subs- tantiellement augmentée, pour une température contrtlée constante, une bonne stabilité et un verre de bonne qualité. Par conséquent, on peut voir que l'utilisation itélectrodes à immersion profonde permet de réduire la puissance appliquée aux électrodes principales supérieures.Ceci s1 explique comme suit. Avec des électrodes à immersion profonde, de la puissance est retirée aux électrodes supérieures pour autre ajoutée aux électrodes à immersion profonde. Ceci réduit la température à proximité des parois et augmente la température au centre du four. Pour compenser, on fait passer des bords au centre L'apport de chargement de fournée, ce qui empêche qu'au voisinage des parois, la zone de fusion s1 enfonce à l'aplomb des électrodes. La consommation d'énergie spécifiaue est par conséquent abaissez sans réduction du débit de soutirage et la zone de fusion de paroi reste à un niveau correct. Il est également possible d'augmenter le débit par application de la puissance additionnelle requise aux électrodes le plus profondément immergées et par apport du supplément de chargement au centre ou à proximité du centre du four. Sur la figure 10, la m & e phase d'alimentation électrique est appliquée aux électrodes disposées en vis-à-vis. Or peut appliquer la mAeme puissance à toutes les électrodes d'un même étage, mais des étages différents peuvent recevoir des puissances différentes. Ainsi, chaque étage possède sa propre puissance intro-phase égale. 'les électrodes ayant des emplacements homologues dans les différents étages ont une puissance interphase égale. Dans un meme étage, les électrodes présentant le même espacement ont la même puissance inter-phase. La figure Il représente une forme modifiée dans laquelle l'étage principal supérieur comporte six électrodes 46 à 51. L'étage inférieur à immersion profonde comporte trois électrodes 57 à 59 qui sont placées symétriquement mais décalées de façon égale par rapport aux électrodes adjacentes de l'étage supérieur. En variante, l'étage inférieur peut faire appel à six électrodes à immersion profonde également espacées. 'les deux jeux peuvent wetre à une meAme hauteur, mais on préfère utiliser le jeu à immersion profonde à une hauteur un tant soit peu plus faible que les électrodes principales supérieu- res. Avec six électrodes à immersion peu profonde et six électrodes à immersion profonde dans un étage inférieur, on obtient une symétrie complète, tant géométriquement qu'électriquement. Il se produit un amorçage inter-phase entre électrodes adjacentes ainsi qu'un forçage intra-phase dans chaque jeu d'électrodes. Ceci permet d'ajuster la zone de fusion sur ltensemble du four. Il stagit ici d'un règlage radial indépendant du réglage de température vertical. Des phases d'alimentation différentes peuvent Autre appliquées aux électrodes 57, 58 et 59. 'les puissances interphase entre chacune de ces trois électrodes sont égales. 'les électrodes à immersion peu profonde 47 à 51 sont associées à un système polyphasé de telle façon que les tensions entre électrodes adjacentes telles que 47 et 48 ou que 48 et 49 soient soient égales De plus, les tensions entre électrodes disposées en vis-à-vis telles que 47 et 50 ou que 48 et 51 sont égales. 'les tensions inter-phase entre électrodes ayant des emplacements homologues dans les différents étages, telles 49 et 59 ou 59 et 48, sont égales (à moins que les phases relatives soient décalées par un quelconque moyen de commande). Pour garantir le meilleur réglage de la zone de fusion de paroi et des courants de paroi descendants, il est prévu, comme représenté sur la figure 12, un troisième jeu d1élec- trodes à immersion peu profonde 60 à 65. Ces électrodes peuvent être en ligne avec les électrodes des deux autres étages, ou bien être disposées en quinconce par rapport à celles-ci, comme représenté sur la figure 12. La figure 13 est une vue conjuguée prise suivant les lignes 1 3- de la figure 12. Ta figure j 3 montre la façon dont la zone de fusion 66 se trouve évidée par les courants de verre ascendants au-dessus des extrémités des électrodes. Etant donné que certaines des électrodes sont décalées, certaines des sections évidées sont également décalées. La figure 14 et une vue prise suivant la ligne 1 de la figure 12. La zone de fusion de paroi est plus basse à l'étage d'électrodes comprenant ltélectrode 62 qutaux autres étages. La forme et la hauteur de la zone de fusion sont régies par le courant de convection 67 qui monte de cEtte électrode et interagit avec les courants provenant de la zone de fusion et des électrodes adjacentes. 'les courants de convection régnant au-dessous de la zone de fusion et les courants d'écoulement sont tous dirigés vers le bas, comme représenté. La zone de fusion de paroi est plus basse ici que dans le cas dtune paroi à électrodes en ligne. Ta figure 15 représente les courants de convection et dl écoulement dans le plan de section ayant pour trace la ligne 15-g. Ta hauteur de la zone de fusion est plus faible ici qu1ailleurs vu qu'il ne se trouve pas dtélectrodes dans ce plan et que tous les courants de verre de la partie supérieure du four sont additifs et descendants. ha figure 16 est une vue prise suivant la ligne 1 de la figure 12, et elle représente les courants de convection et d1 écoulement dans le plan correspondant. La zone de fusion de paroi est ai niveau le plus élevé au-dessus de 11 électrode 48. C'est au-dessus de ces électrodes que llaffouillage du manteau est le plus accentué, et ces électrodes exercent un effet majeur sur la forme du manteau ainsi que sur la hauteur, la forme et la stabilité de la zone de fusion. Ces électrodes ne provoquent pas de contre-circulation radIale, mais la configu- ration d1 écoulement dans ce plan stetale radialement comme représenté et augmente le nombre de zones chaudes. Ma figure 17 est une vue prise sulvant-la ligne 17-17 de la figure 12. Elle montre 11 écoulement provenant de la zone de fusion à une plus grande échelle afin que lton puisse se représenter clairement 11 écoulement. A noter la façon dont la forme de la zone de fusion et celle du manteau sont altérées par les électrodes. Ici encore, il est à noter que les courants de convection partant des électrodes ne se contrarient pas mutuellement. Au lieu de cela, ils affouiLlent leurs propres zones pour la-fusion. Lorsque la composition de verre contenue dans le four est modifiée, on peut être amené à constater que les Immersions antérieures des électrodes ne sont pas optImales. Dans ce cas, les immersions relatives peuvent être modifiées pour adaptation au nouveau verre. Par exemple, lorsque les caractéristiques température/résistivité ou les caractéristiques d'absorption dans l'infrarouge sont modifiées, des immersions différentes peuvent astre requises. a description qui précède et les dessins qui l'ac compagnent visent des modes de réalisation particuliers de l'in- vention, et il doit entre bien entendu que diverses modifications et variantes peuvent entre apportées aux dispositions décrites et illustrées sans sortir autant pour autant du cadre de 1'in- vention, tel que défini par les revendications ci-annexées. REVENDICATIONS Erocédé de fusion et dtaflinage électrIque d'un matériau thermoplastique comprenant l'enfournement dmatérIau de chargement à la partie supérieure d'un four, la fusion du chargement par des électrodes et le soutirage du matériau ondu par le fond du four, caractérisé en ce que 11 immersion dtau moins certaines des électrodes dans le matériau fondu est wo- modifiée pour ajuster la forme et la profondeur de la zone de fusion située entre le matériau fondu et le chargement. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérise en ce que l'on agit sur l'immersion des électrodes de façon à régler simultanément les vitesses ou emplacements des courants de convection dans la région de la paroi du four et au centre du four. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérise en ce que l'on agit sur la distribution de puissance d'alImen- tation entre électrodes à immersions différentes. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérise en ce qu'on règle la stabilité de la zone de fusion par mise en oeuvre d'immersions de différentes électrodes. 5. procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on modifie les profondeurs dtimmersion des électrodes lorsque la composition du matériau thermoplastique change ou lorsque la caractéristique résisti vité/température du matériau fondu ou ses caractéristiques d'absorption d'infrarouge changent. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on règle la distribution radiale des températures dans le four. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que, simultanément, on règle aussi simultanément la distribution verticale des températures. 8. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on règle le temps de séjour du matériau fondu dans la partie supérieure du four. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on applique une puissance d'alimentation plus forte aux électrodes immergées le plus pro fondent, en augmentant ainsi la capacité du four. 10. Appareil pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendIcations précédentes, ledit appareil comprenant un four électrique vertical, des moyens propres à enfourner le chargement par l'extrémité supérieure du four et des moyens de sortie pour le prélèvement du matériau fondu par la base du four, caractérisé en ce qu'il comprend plusieurs électrodes à profondeurs d'immersIon différentes ou variables dans le matériau fondu. 11. Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce que le four présente une section rectangulaire, une section cylindrique ou une section polygonale, et en ce que les électrodes sont disposées suant plusieurs étages ou plans comportant chacun au moins deux électrodes, les électrodes de l'un au moins desdits étages ou plans s'étendant plus loin vers le centre du four que les électrodes restantes. 12. Appareil selon la revendication 11, caractérisé en ce que les électrodes d'un four rectangulaire s'étendent suivant la largeur du four et sont situées à des emplacements différents dans le sens-de la longueur du four par rapport au centre du four. 13. Appareil selon la revendication 11, caractérisé en ce que les électrodes de ltun des étages ou plans inférieurs sont plus proches du centre du four. 14. Appareil selon la revendication 11, caractérisé en ce que des électrodes de ltun au moins des étages ou plans plus profondément immergées dans le matériau fondu sont décalées par rapport aux électrodes d'un autre étage. 15. Appareil selon l'une quelconque des revendications 10 à 14, caractér isé en ce que les électrodes sont alimentées en courant électrique polyphasé. 16. Appareil selon la revendication 15, caractérisé en ce que les tensions entre phases appliquées entre électrodes adjacentes différemment immergées sont égales. 17. Appareil selon la revendication 15, caractérisé en ce qu'un courant d'alimentation polyphasé est appliqué entre électrodes disposées en vis-à-vis. 18. Appareil selon la revendication 15, caractérisé en ce qu'un courant d'alimentation polyphasé est appliqué entre électrodes présentant une certaine profondeur d'immersion et en ce qu'un courant d'alimentation de phase différente est appliqué entre électrodes d'une autre profondeur d'immersion.