La présente invention décrit un procédé et un dispositif pour l'essorage d'un tube souple en déplacement continu, plus particulièrement adaptés au laminage superficiel d'une couche drenductlon déposée sur un tube souple, de façon à obtenir une couche diépaisseur régulière. Par tube souple, on entend tout élèment creux dont la longueur est très supérieure à la largeur, formé dans une matière souple et dont la section est donc déformable. De tels tubes sont souvent formés à partir de matières textiles. Par exemple, les machines à tricoter circulaires produisent des tricots tubulaires. Des tubes formés par des tresses textiles sont utilisés comme gaines de cables électriques. On trouve également des tubes formés de matières plastiques et obtenus directement par extrusion dans les filières appropriées. Les moyens classiques d'essorage, tels que le passage entre deux rouleaux, écrasent la section du tube et provoquent des défauts dans les zones de pliures. Par exemple, les plis latéraux des tricots tubulaires sont souvent difficiles à éliminer. Lorsqu'un revêtement superficiel a été déposé sur la surface externe du tube, l'essorage doit permettre en outre de donner à la couche d'enduction une épaisseur uniforme et dfinie. L'emploi de rouleaux est évidemment impossible Un procédé connu consiste à faire passer le tube enduit à travers des filières successives calibrées pour obtenir l'épaIsseur finale souhaitée. Ce dispositif corrige mal les éventuels défauts dans la régularité de 'enduction et ralentit les vitesses de fabrication. La présente invention propose un procédé et un dispositif permettant d'essorer pneumatiquement un tube souple sans provoquer de défauts de régularité. Dans ce but, on fait passer le tube à essorer, portant éventuellement une couche d'enduction superficielle, dans une zone dépressionneire puis dans une zone essorage pneumatique dans laquelle on projette sur le tube un courant annulaire de fluide sous pression. Ce fluide est généralement de Itair comprimé. Le courant de gaz est de préférence dirigé en sens inverse du sens de déplacement du tube. Le retour de ce gaz sous pression à la pression atmosphérique crée la zone dépressionnaire que le tube traverse avant diatteindre la zone dgessorage. Cette zone dépressionnaire est destinée à provoquer le gonflement du tube qui prend ainsi une forme circulaire régulière avant diatteindre la zone d'essorage. Le dispositif destiné à la mise en oeuvre du procédé ci-dessus est formé principalement par un élèment creux qui entoure un conduit axial dans lequel se déplace le tube à essorer. L'élèment creux comporte une chambre annulaire communiquant drune part avec le conduit axial, dlautre part avec un conduit d'alimentation en fluide sous pression. Le conduit axial a une forme divergente à partir de la zone où débouche la chambre annulaire vers l'ouverture du conduit formant le passage d'entrée du tube souple, cette partie divergente formant une zone dépressionnaire. L'élément creux est de préférence formé par deux parties coulissantes qui définissent entre elles la chambre annulaire et une fente également annulaire assurant la communica tion entre la chambre et le conduit axial.Afin d'accélérer la projection du gaz sous-pression à partir de la chambre annulaire, ordonne de préférence à la fente une forme convergente en direction du conduit axial. La figure annexée représente schématiquement un tel dispositif. Afin de mieux faire comprendre l 'invention, on va décrire plus en détails son application à l'essorage diun tube souple recouvert d'une couche d'enduction. L'enduction est généralement effectuée par passage du tube dans un bain d'enduction au cours d'un déplacement continu. La viscosité du bain et la vitesse de passage du tube définissent ltépaisseur moyenne de la couche dienduction. Les traitements antérieurs et les moyens assurant le déplace ment du tube provoquent une déformation de la section de ce tube, alors que seule une section parfaitement circulaire permettrait une enduction régulière. Selon l'invention, on projette sur le tube un courant de gaz sous pression, généralement de liair,- pour assurer l'essorage et la régularisation de l'épaisseur de la couche d'enduction. Liait sous pression est projeté annu lairement sur tout le périmètre du tube, vers la surface externe du tube. Pour que l'échappement de l'air se fasse dans le sens contraire au sens de déplacement du tube souple, la projection est faite non pas perpendiculaire- ment à l'axe de déplacement du tube, mais avec un angle faible. Le tube doit présenter une section circulaire, pour que cet essorage pneumatique annulaire agisse régulièrement sur tout le périmètre du tube. Lléchappe ment vers l'amont de flair sous pression et son retour à la pression atmoe sphérique crée une zone dépressionnaire que le tube traverse avant diattein dre la zone essorage. La dépression assure le gonflement du tube qui prend ainsi une forme circulaire régulière juste avant l'essorage.Le courant annu laire assure alors un essorage régulier et une correction des défauts dten- duction éventuel s. Sur la figure annexée, le dispositif de mise en oeuvre de ce procédé compor te un élément 1 dans lequel coulisse un élèment mobile 2. Ces deux élèments définissent entre eux une chambre annulaire 3, alimentée en gaz sous pres sion, par llintermédiaire du conduit 4, par tout moyen approprié non représenté. Les éléments 1 et 2 sont creux et définissent un conduit 5, situé dans l'axe de déplacement du tube 6. Le dispositif représenté comporte deux élèments 1 et 2, mais il est évident qu'un seul élèment ayant la même forme pourrait être utilisé. La chambre annulaire 3 communique avec le conduit axial 5 par une fente 7 également annulaire.La forme convergente de cette fente 7, telle que représentée sur la figure favorise llaccélération du courant de gaz sous pression s'échappant de la chambre 3 vers le conduit 5, mais d'autres formes pourraient être également utilisées. Le conduit 5 comporte deux zones en amont de la fente 7, il présente une partie 8 ayant la forme d'un divergent dont le col est voisin de la zone où débouche la chambre annulaire. Ce divergent débouche à la pression atmosphérique par une ouverture formant le passage d'entrée 9 pour le tube. En aval de la fente 7, le conduit 10 peut avoir une forme sensiblement circulaire ou légèrement conique, avec un diamètre adapté à celui du tube à traiter. Les caractéristiques de cette partie 10 du conduit 5, telles que longueur et diamètre, peuvent être différen- tes sans sortir du cadre de l'invention. Le fonctionnement du dispositif est alors le suivant. Le tube creux 6 se déplace dans le sens de la flèche, entraihé par tout moyen approprié non représenté. Avant son passage à travers le dispositif, il a été recouvert diune couche d'enduction sur sa face externe. II traverse diabord la zone 8 dans laquelle s'échappe le gaz d'essorage. Le retour de ce gaz à la pression atmo sphérique provoque une dépression locale qui assure le-gonflement du tube et lui donne une section parfaitement circulaire. Le tube rencontre alors le courant de gaz projeté hors de la chambre 3 par la fente 7 et subit un laminage régulier de la couche d'enduction. La zone 10 jouant le rôle de filière termine cette action.L'épaisseur de la couche peut être réglée par plusieurs facteurs débit diair comprimé, déplacement de l'élèvent 2 par rapport à l'élèvent 1, vitesse de défilement du tube. Ce dispositif a été utilisé pour traiter une tresse de fibres de verre. Après enduction par une couche de résine polyuréthane du type "prépolymère bloqué, ce tube est destiné à gainer des cables électriques. L'enduction se fait en plein bain; la viscosité du bain est de 400 poises à 250C. La gaine enduite passe ensuite dans une filière pour subir un premier raclage mécanique puis dans un dispositif essorage pneumatique selon l'invention. La vitesse de défilement est de l'ordre de lom/minute- Le dispositif qui mesure environ 200 mm de long est alimenté en air comprimé séché et déshuilé à une pression de 0,4 bar. L'épaisseur finale de 1'enduction est de 0,1 mm. Le tube passe ensui- te dans un four tunnel, où le chauffage par air chaud assure la polymérisation de la résine. II peut entre intéressant de déposer la résine en plusieurs couches successives, le tube subit alors plusieurs cycles enduction - essorage polymérisation. Clest généralement la durée de séjour dans le four qui limite la vitesse de défilement. Dans le cas de tricots tubulaires, un tel dispositif est utilisé par exemple pour essorer le produit après passage dans un bain de teinture. En effet, un essorage régulier est indispensable à une teinture uniforme. Plutôt que de l'air comprimé, on peut utiliser tout autre gaz, assurant par exemple un traitement supplémentaire. Dans certains cas, il peut être intéres sant d'employeur de l'air chaud pour commencer le séchage. Bien entendu, dans l'exemple ci-dessus, l'emploi d'air chaud est impossible, car il provoquerait un début de polymérisation pouvant bloquer le dispositif. On peut également utiliser un liquide de traitement, alimenté sous forte pression. REVENDICATIONS 1 - Procédé essorage pneumatique d'un tube souple en déplacement continu, caractérisé en ce qu'on fait passer le tube dans une zone dépressionnaire puis dans une zone d'essorage dans laquelle on projette sur le tube un cou rant annulaire de fluide sous pression. 2 - Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que le courant annu laire de fluide sous pression est dirigé vers le tube, en sens inverse du sens de déplacement du tube. 3 - Procédé selon la revendication1, caractérisé en ce que la zone dépression- naire est créée par le retour du fluide sous-pression à la pression atmosphérique. 4 - Procédé selon la revendicationl, caractérisé en ce quion utilise de l'air comprimé comme fluide d'essorage. 5 - Dispositif pour l'essorage pneumatique d'un tube souple en déplacement continu, caractérise en ce qu'il est formé par un élèment creux entourant un conduit axial, cet élèment comportant une chambre annulaire communi quant diune part avec le conduit axial et diautre part avec un conduit diali mentation de la chambre en fluide sous-pression, le conduit axial ayant une forme divergente à partir de la zone où débouche la chambre annulaire. 6 - Dispositif selon la revendication 4 caractérisé en ce que l'élément creux est formé de deux parties coulissantes et définissant entre elles la chambre annulaire et une fente annulaire de communication entre la chambre annu laire et le conduit axial. 7 - Dispositif selon la revendication4, caractérisé en ce que la fente annulaire a une forme convergente vers le conduit axial.