i 2002244 La présente invention concerne un dispositif à éclateurs pour limiter le courant et plus particulièrement un tel dispositif constitué par un matériau poreux et utilisé dans un parafoudre. 5 . Dans les parafoudres il est courant de brancher élec triquement un dispositif à éclateurs convenable en série avec une résistance' non linéaire formant valve entre des bornes convenables situées aux extrémités opposées du boîtier isolant d'un parafoudre contenant ces éléments. Dans un tel parafoudre les 10- intervalles d'éclatement sont destinés à s'amorcer pour une tension prédéterminée de sorte que les tensions transitoires ou les pointes de tension apparaissant sur le réseau d'énergie électrique protégé par le parafoudre sont dérivées vers la terre au lieu d'établir une tension excessive sur le réseau, ce qui 1S détériorerait l'isolement ou les éléments du réseau. Bien que le but principal des parafoudres soit de protéger un réseau contre les pointes de surtension, ces parafoudres doivent aussi contrôler la décharge vers la terre d'un courant de ligne normal après disparition de la pointe de tension transitoire. Cette limitation de 20 courant s'effectue de deux façons ; premièrement la résistance non linéaire formant valve dans le parafoudre présente par elle-mSme une impédance relativement importante pour les tensions de ligne normales du réseau protégé, deuxièmement la résistance.des arcs dans le dispositif à éclateurs augmente lorsque la longueur 25 de chaque arc croît rapidement. Une méthode connue pour augmenter la longueur des arcs consiste à relier électriquement une bobine magnétique en série avec les intervalles d'éclatement et à la disposer autour de ces intervalles d'éclatement de façon à développer un champ magnétique pour entraîner les arcs apparais-30 sant dans les intervalles d'éclatement à l'extérieur de ceux-ci vers une chambre d'arc au contour compliqué qui sert à étirer et refroidir les arcs et, de ce fait, augmente leur résistance de façon importante. On s'est aussi aperçu que la vitesse d'extinction de 35 l'arc pouvait être augmentée en revêtant la chambre d'arc avec un matériau poreux étouffant l'arc. La fabrication d'une telle chambre d'arc poreuse est décrite dans le brevet américain n* 3 151 273. Une chambre d'arc construite en matériau poreux absorbe et contrôle le plasma émis par un arc de forte intensité 40 de sorte qu'un intervalle d'éclatement du type à cornes au voisi 69 04120 2 2002244 nage de l'arc peut effectivement déplacer l'arc pour que sa longueur et sa résistance augmentent. Il est aussi bien connu d'ajouter des préioniseurs pour ioniser les intervalles d'éclatement des dispositifs à. éclateurs 5 utilisés dans un parafoudre afin d'améliorer les caractéristiques de fonctionnement du parafoudre. En utilisant ces préioniseurs il est possible de déterminer avec précision la tension d'amorçage de chaque intervalle d'éclatement de sorte que cette tension d'amorçage peut être réglée avec précision en fonction de la 10 tension existant sur la ligne protégée. De nombreux préioniseurs efficaces ont été utilisés jusqu'ici mais naturellement il est souhaitable de trouver des préioniseurs peu coûteux et d'assemblage facile pour les chambres d'arc poreuses. Les tensions d'amorçage des intervalles d'éclatement 15 sont déterminées principalement par l'écartement des électrodes qui délimitent ces intervalles d'éclatement. Jusqu'ici il était courant d'espacer les électrodes individuelles à l'intérieur du dispositif à éclateurs en utilisant des calibres de mesure ou d'autres dispositifs convenables de positionnement pour obtenir 20 un écartement précis entre des électrodes données avant qu'elles ne soient collées ou rivetées dans cette position d'écartement déterminée avec soin. Une caractéristique de la présente invention est que l'on peut former facilement et avec précision plusieurs intervalles d'éclatement dans un dispositif donné sans 25 qu'une opération séparée de mesure et de positionnement soit nécessaire pour chaque paire d'électrodes pendant la fabrication du dispositif. La présente invention se propose de réaliser un dispositif à éclateurs nouveau et perfectionné pour limiter le cou-30 rant et particulièrement destiné à être utilisé comme dispositif limitant le courant et interrompant un arc dans des boîtiers de parafoudre. Suivant une forme de réalisation de la présente invention, plusieurs plaques poreuses sont empilées pour délimiter un nombre prédéterminé de chambres d'arc. Plusieurs électrodes 35 doubles sont disposées dans le dispositif de façon à délimiter un intervalle d'éclatement séparé dans chaque chambre d'arc. Les différentes électrodes sont disposées de façon ÈL constituer aussi, au voisinage de chaque intervalle d'éclatement, un intervalle d'éclatement à cornes pour allonger l'arc. Ces intervalles 40 d'éclatement à cornes servent à entraîner les arcs formés dans 69 04120 3 2002244 les intervalles principaux à l'extérieur de ceux-ci le long des cornes des électrodes de façon à allonger les arcs et à augmenter leur résistance pour limiter le courant traversant le dispositif. Par conséquent, dans de nombreuses applications il n'est pas 5 nécessaire d'ajouter une bobine électromagnétique pour allonger les arcs et limiter le courant de suite traversant le dispositif à éclateurs. Une autre caractéristique de la présente invention est qu'elle fournit un dispositif de positionnement des électrodes fiable et peu coûteux qui sert à espacer avec précision 10 les différentes électrodes de façon à former un intervalle d'éclatement de longueur prédéterminée dans chacune des chambres d'arc du dispositif sans avoir recours à une opération de positionnement et de mesure séparée pour chaque intervalle d'éclatement pendant la fabrication du dispositif. Les électrodes uti-15 lisées dans la présente invention ont une nouvelle configuration qui améliore les caractéristiques de limitation de courant du dispositif à éclateurs tout en réduisant la complexité des opérations de construction nécessaires à la fabrication du dispositif. Une autre caractéristique de la présente invention est 20 qu'il n'existe qu'un seul préioniseur pour les éclateurs principaux dans les chambres d'arc poreuses du dispositif. La présente invention se propose de réaliser un dispositif à éclateurs limitant le courant dans lequel les tensions d'arc croissent rapidement après qu'une pointe de tension a été 25 évacuée vers la terre, sans utiliser de bobine électromagnétique pour augmenter la longueur de l'arc apparaissant aux bornes de chaque intervalle d'éclatement du dispositif. La présente invention sera mieux comprise par la description suivante d'une forme de réalisation particulière donnée 30 à titre d'exemple et représentée au dessin annexé dans lequel : La figure 1 est une vue de côté, partiellement en coupe, d'une forme de réalisation préférée de la présente invention, le dispositif étant branché entre une ligne d'énergie schématiquement représentée et une borne reliée à la terre. 35 La figure 2 est une vue en perspective du dispositif de la figure 1, les éléments situés au-dessus de la ligne 2-2 de la figure 1 étant représentés en pointillés. La figure 3 est une vue éclatée du dispositif de la figure 2. 40 La figure 4 est une vue en perspective d'une des plaques 69 04120 4 2002244 et des électrodes utilisées dans le dispositif représenté dans les figures 2 et 3. La figure 5 est une vue de dessus agrandie des électrodes d'un éclateur principal utilisées dans le dispositif des 5 figures 2 et 3. La figure 6 est une vue de côté de l'électrode représentée dans la figure 5. La figure 7 est une représentation schématique des connexions électriques utilisées dans la forme de réalisation 10 préférée représentée dans les figures 2 et 3. La figure 1 représente un parafoudre 1 possédant un boîtier creux tubulaire 2 constitué par un matériau isolant convenable, par exemple une céramique traitée thermiquement, et fermé de façon étanche à ses deux extrémités par des plaques 3 15 et 4 formant bornes. Les bornes 3 et 4 peuvent être raccordées au boîtier de n'importe quelle façon classique, par exemple en disposant un ciment convenable 5, 6 entre ces bornes et le boîtier. La borne 3 est reliée électriquement à un conducteur 7 qui rejoint une ligne de transport d'énergie 8. La borne 4, 20 située à l'extrémité opposée du parafoudre 1, est en contact avec un capuchon 4a qui est relié à la terre par l'intermédiaire d'un conducteur 9 fixé sur ce capuchon 4a de n'importe quelle manière convenable, par exemple en le serrant à l'aide d'un moyen de fixation 9a constitué par un boulon et un écrou. 25 Les éléments fonctionnels contenus dans le boîtier 2 du parafoudre sont constitués par un bloc de matériau 10 de résistance non linéaire reposant sur la borne inférieure 4 et supportant un dispositif à éclateurs 11 aux extrémités duquel sont fixées deux plaques métalliques conductrices 12 et 13. Le 30 dispositif à éclateurs 11 est maintenu en contact électrique avec la résistance non linéaire 10 par l'intermédiaire d'un ressort à boudin 14 qui est comprimé entre la plaque supérieure 13 du dispositif à éclateurs 11 et la borne 3 du boîtier 2. Ceux qui sont familiers avec cette technique comprendront que 35 le parafoudre décrit jusqu'ici utilise des moyens de décharge de tension relativement classiques et branchés en série avec des moyens limitant le courant. Par conséquent, il existe une large gamme de matériaux et de procédés de fabrication conve-nablespour construire les éléments classiques d'un parafoudre 40 possédant une telle structure. 69 04120 ; 2002244 Le dispositif à éclateurs 11 est représenté avec plus de détails dans les figures 2 et 3. Dans la forme de réalisation préférée, le dispositif 11 comporte plusieurs plaques poreuses empilées A, B, C, D et E. Ces plaques A-E sont constituées par 5 de la poudre d'oxyde d'aluminium moulée avec un matériau liant convenable de façon que leurs faces supérieure et inférieure délimitent une chambre d'arc. On notera, en se référant en particulier aux figures 3 et 4, que chaque chambre d'are délimitée par les surfaces supérieure et inférieure des plaques poreuses 10 A-E est délimitée par deux surfaces moulées identiques. Par exemple pour la chambre délimitée par les plaques A et B, la plaque A présente une zone évidée semi-annulaire sur la plus grande partie de sa bordure périphérique inférieure 15, cette zone servant de logement à une zone en relief semi-annulaire 15 complémentaire 16 ménagée le long de la bordure périphérique de la surface supérieure de la plaque B. La zone semi-circulaire non évidée 15 * de la bordure périphérique inférieure de la plaque A a une forme lui permettant de s'adapter sur la partie complémentaire 16' de la surface supérieure de la plaque B. De 20 plus, la surface inférieure de la plaque supérieure A possède une partie centrale sensiblement plane 17 descendant plus bas que la zone périphérique semi-annulaire évidée 15 de façon à constituer une lèvre 17' à sa périphérie. La lèvre 17' et la paroi latérale du rebord périphérique semi-annulaire en relief 25 18 de la plaque B ont une forme complémentaire. L'épaisseur de la lèvre 17' est seulement égale à la moitié de celle du rebord 18 de l'anneau en relief 16 de la plaque B ; par conséquent lorsque la plaque A se trouve dans la position qu'elle occupe pendant le fonctionnement, au-dessus de la plaque B, la surface 30 plane inférieure 17 de la plaque A et la surface supérieure 19 de la plaque B délimitent une chambre d'arc. La chambre d'arc ainsi formée est fermée grâce au contact de la zone périphérique évidée 15 de la plaque A et de l'anneau en saillie 16 sur la surface supérieure de la plaque B. On comprendra que l'espacement 35 vertical, existant entre la surface de la zone'semi-circulaire 15' sur la plaque A et la surface 16' de la plaque B, est au moins égal à la dimension verticale de l'électrode 20 de sorte que le préioniseur, qui sera décrit ci-après, peut fonctionner d'une façon optimale. Les surfaces supérieure et inférieure des 40 plaques C, D, E sont respectivement identiques aux surfaces 69 04120 e 2002244 supérieure et inférieure des plaques A et B et se superposent pour délimiter des chambres d'arc de même forme entre deux de ces surfaces. Naturellement, la surface inférieure de la plaque E sera sensiblement plane, comme l'est la surface supérieure de la 5 plaque A, de façon que les plaques extrêmes 13 et 12 s'y appuient respectivement de façon continue. Une caractéristique importante de la présente invention réside dans la forme nouvelle des électrodes utilisées pour constituer les intervalles d'éclatement principaux dans les dif-10 férentes chambres d'arc du dispositif 11. On se référera aux figures 5 et 6 pour décrire les caractéristiques de ces électrodes. La figure 5 est une vue de dessus d'une électrode double constituée par un barreau plat unique. Dans la forme de réalisation préférée de la présente invention on préfère utiliser un 15 barreau de cuivre d'épaisseur sensiblement uniforme pour constituer les électrodes mais on peut utiliser d'autres matériaux conducteurs convenables sans sortir du cadre de l'invention. Toutes les électrodes doubles 20, représentées dans les figures 3, 5 et 6, sont identiques et sont constituées par deux élec-20 trodes espacées 21 et 22 reliées électriquement et mécaniquement par un organe de liaison 23 en faisant partie intégrante. Chacune des électrodes 21 et 22 possède une première surface sensiblement linéaire 21' et 22' de propagation de l'arc qui se raccorde progressivement avec une seconde surface 21" et 22" de propagation 25 de l'arc. Les relations angulaires et les caractéristiques de fonctionnement particulières de ces surfaces de propagation de l'arc seront décrites avec plus de détails ci-après. Cependant, afin de faciliter la compréhension de l'invention, on va décrire tout d'abord quelques autres caractéristiques primordiales. 30 Une seconde caractéristique importante de la présente invention réside dans le fait que l'on n'utilise qu'un seul dispositif de positionnement pour fixer les électrodes doubles 20 dans leur position prédéterminée par rapport aux plaques poreuses A-E. Lès électrodes 21 et 22 de l'électrode double 20 35 sont munies respectivement d'une ouverture 24 et 25 non circulaire (voir figure 5). Ces ouvertures 24 et 25 sont destinées à recevoir des bossages ménagés sur une surface des différentes chambres d'arc comme cela sera décrit plus en détail ci-après. Jusqu'à présent il est seulement nécessaire de comprendre que 40 dans la présente invention les ouvertures 24 et 25 ménagées 69 04120 7 2002244 dans les électrodes doubles 20 ont une configuration essentiellement non circulaire de sorte que, lorsqu'elles s'engagent dans les bossages qui leur sont destinés, elles verrouillent fermement les électrodes doubles 20 dans une position prédéterminée et que 5 ces électrodes 20 ne peuvent absolument pas tourner par rapport à la plaque poreuse sur laquelle elles sont montées. On notera, en se référant à la figure 5, que les électrodes 21 et 22 d'une électrode double 20 ont sensiblement la même configuration et qu'une grande partie de leurs surfaces respectives se recouvre. 10 Comme on le verra plus en détail ci-après, cette configuration améliore de façon appréciable la caractéristique de limitation de courant du dispositif 11 à éclateurs suivant la présente invention. Cependant, il est évident que les électrodes doubles 20 ont tendance à'tourner autour d'un axe vertical passant par 15 le centre des ouvertures 24 et 25 et par conséquent il est important, comme on l'a vu ci-dessus, que ces ouvertures et que les bossages respectifs qui s'y engagent ne soient pas circulaires pour éviter une telle rotation. Dans la forme de réalisation préférée de la présente invention les ouvertures 24 et 25 ont 20 une forme elliptique, le grand axe étant environ une fois et demi plus grand que le petit axe. Cette configuration fournit un moyen de positionnement durable et solide et les plaques poreuses ne se brisent pas ou ne se déforment pas facilement comme cela pourrait être le cas si ces bossages avaient une 25 autre configuration quelconque. Cependant, on peut remplacer la forme elliptique décrite ci-dessus par d'autres configurations polygonales, par exemple par des formes carrées, rectangulaires ou en étoile ou d'une forme quelconque sans sortir du cadre de 11 invention. 30 Dans la figure 3, trois des électrodes doubles 20 sont représentées dans leur position de fonctionnement et sont montées respectivement sur les plaques poreuses B, C et D. Plus particulièrement les électrodes supérieures 22 et le bras de liaison 23 de chacune de ces électrodes doubles 20 sont repré-35 sentés dans la figure 3 alors que les électrodes inférieures 21 n'y sont pas visibles. Les plaques supérieure et inférieure A et E possèdent respectivement des électrodes séparées 26 et 27 dont les bras de liaison 26a et 27a sont respectivement reliés électriquement et mécaniquement aux plaques extrêmes 12 et 13 40 (voir figures 2 et 3). Les électrodes 26 et 27 ont la même confi 69 04120 s 2002244 guration que les électrodes 21 et 22 et peuvent être constituées à partir de barres identiques qui sont alors coupées à l'extrémité de l'un des bras de liaison, par exemple l'extrémité du bras 23 dans la figure 6, de façon à séparer une électrode de 5 l'électrode double 20. Les parties restantes des bras 26a et 27a sont alors respectivement reliées électriquement et mécaniquement aux plaques extrêmes 12 et 13. On notera que les électrodes 26 et 27 et les plaques extrêmes 12 et 13 qui y sont associées sont engagées par glissement sur les plaques poreuses A et E et que 10 leur position par rapport à ces plaques n'est pas fixée jusqu'à ce qu'elles soient placées dans leur position de fonctionnement dans le dispositif 11 à éclateurs. En se référant plus particulièrement aux plaques A et B représentées dans les figures 3 et 4, on voit qu'une ouverture non circulaire 24 est ménagée 15 dans l'électrode 26, le contour de cette ouverture s'adaptant sur le bossage 30 ménagé sur la surface supérieure de la plaque B. Un second bossage 31 ménagé sur la surface supérieure de la plaque B est destiné à s'adapter dans l'ouverture 25 ménagée dans l'électrode 22 de l'électrode double 20 et, de ce fait, à 20 la fixer dans une position prédéterminée sur la plaque B. En se référant à la vue en pointillés de la figure 2 on voit que les électrodes 26 et 22, maintenues en place par les bossages 31 et 30 sur la surface supérieure de la plaque B, délimitent un intervalle d'éclatement entre elles. L'intervalle d'éclatement est 25 constitué par le point où l'isolement est le plus faible entre les électrodes ce qui correspond au point où les électrodes 26 et 22 sont les plus proches, et les parties sensiblement linéaires 21' et 22' de ces électrodes délimitent un intervalle d'éclatement à cornes divergeant vers l'extérieur de l'intervalle d'écla-30 tement principal. Dans la forme de réalisation préférée de la présente invention les intervalles d'éclatement à cornes formés par les surfaces sensiblement linéaires de propagation de l'arc 21' et 22' divergent suivant un angle inférieur à 50° et compris de préférence entre 5 et 15°. 35 Dans la chambre d'arc délimitée par les plaques B et C l'électrode double 20 se trouve encore maintenue en place lorsque les plaques A, B et C du dispositif 11 sont dans leur position de fonctionnement du fait que l'ouverture 24, ménagée dans l'électrode 21 (non représentée) de l'électrode double 20 montée 40 sur la plaque B, reçoit le bossage 30c ménagé sur la surface 69 04120 9 2002244 supérieure de la plaque poreuse C. De la même façon l'électrode double 20 montée sur la plaque C est positionnée par les bossages 31c et 30d et l'électrode 21, faisant partie de l'électrode double 20 montée sur la plaque poreuse D-, est maintenue, en place 5 par le bossage 31d ménagé sur la surface supérieure de cette plaque et le bossage 30c ménagé sur la surface supérieure de la plaque E. Un second bossage 31e, ménagé sur la surface supérieure de la plaque E, fixe l'électrode 27 pour délimiter un intervalle d'éclatement de longueur prédéterminée entre l'électrode 27 et 10 l'électrode 21 montée sur la plaque D. On obtient ainsi un moyen de positionnement peu coûteux et fiable pour fixer avec précision chacune des électrodes doubles 20 et les électrodes extrêmes 26 et 27 dans des positons relatives de façon à délimiter des intervalles d'éclatement de longueur prédéterminée entre ces 15 électrodes. Pour mieux comprendre les caractéristiques de l'électrode double suivant la présente invention on se référera de nouveau à la figure 5 et à la figure 7. Dans la figure 5, on voit que les zones de déplacement de l'arc 21' et 22' sensiblement 20 linéaires et déterminées par les électrodes 21 et 22 sont disposées suivant un angle d'environ 90° l'une par rapport à l'autre. Dans la forme de réalisation préférée de la présente invention l'angle existant entre les directions des surfaces de déplacement de l'arc 21' et 22' est fixé à 90° ±15°. En utilisant cette 25 disposition ainsi que le recouvrement des électrodes doubles 20, comme décrit ci-dessus, la résistance à l'arc des différents intervalles d'éclatement formés entre les plaques Â-E reste sensiblement constante. Cet effet est dû au fait que les intervalles d'éclatement à cornes disposés très près de chaque 30 intervalle d'éclatement principal développent des forces électromagnétiques importantes qui compensent l'effet de solénoîde résultant du courant d'arc obligé de suivre un trajet hélicoïdal lorsqu'il passe de l'électrode 26 à l'électrode 27. Puisque chacun des intervalles d'éclatement à cornes est constitué par 35 des électrodes de même forme et espacé par des bossages moulés identiques, chacun des arcs se déplace avec la même vitesse vers l'extérieur des intervalles d'éclatement principaux jusqu'aux intervalles d'éclatement à cornes qui leur sont associés ; par conséquent tous les arcs tendent à s'allonger avec la même 40 vitesse et maintiennent des chutes de tension égales aux bornes 69 04120 10 2002244 de chaque intervalle d'éclatement. Cette caractéristique de fonctionnement souhaitable de la présente invention réduit la probabilité d'un réamorçage des arcs lorsque les différents arcs sont éteints. 5 Afin d'assurer l'apparition d'un amorçage dans les différents intervalles d'éclatement des chambres d'arc entre les plaques A-E à une tension prédéterminée, un préioniseur 32 est disposé dans chaque chambre d'arc au voisinage des intervalles d'éclatement. Le préioniseur 32 est constitué par une électrode 10 à pointe 32a (figure 4) en métal élastique destinée à être insérée dans une cavité préformée ménagée dans la surface inférieure de la plaque poreuse A. L'extrémité de l'électrode à pointe 32a repose sur la surface plane d'un bloc ëtanche 32b de matériau isolant logé dans une cavité convenable de la surface supérieure 15 de la plaque poreuse B. Dans la forme de réalisation préférée de la présente invention l'électrode à pointe 32a est constituée par une fine lame de bronze au phosphore repliée à une extrémité de façon â former un II de sorte que, lorsque la base de la partie en forme de U est enfoncée à force dans une cavité de forme sen-20 siblement rectangulaire ménagée dans la surface de la plaque A» l'élasticité propre de l'électrode 32a la maintient dans sa position. Le bloc isolant étanche 32b est constitué par de très petits grains d'oxyde d'aluminium, ces grains ayant de préférence un diamètre moyen égal ou inférieur à 1/25 du diamètre des grains 25 d'oxyde d'aluminium constituant les plaques poreuses A-E. Grâce à ce préioniseur unique l'extrémité de l'électrode à pointe 32a, s'appuyant sur la surface 32b pour développer une contrainte électrique dans les gaz ambiants au voisinage du point de contact, est alignée transversalement avec l'intervalle d'éclatement 30 principal de la chambre d'arc entre les plaques A et B. On notera que l'on peut utiliser d'autres matériaux et des grains de dimensions différentes sans sortir du cadre de l'invention. Pour obtenir le fonctionnement caractéristique du dispositif suivant la présente invention, il est nécessaire que le bloc 32b soit 35 constitué par un matériau relativement dur, poli ou étanche qui maintiendra l'extrémité en pointe de l'électrode 32a dans une position telle que la zone subissant une contrainte électrique, située autour de l'extrémité de l'électrode 32a et du bloc 32b, ne se trouve pas cachée par rapport à l'intervalle d'éclatement 40 par interposition du matériau isolant associé aux parois de la 69 04120 2002244 chambre d'arc. Pour appliquer une tension aux bornes du préioniseur constitué par l'électrode effilée 32a et le bloc isolant 32b, l'électrode 32a est placée à une distance prédéterminée des 5 électrodes 22 et 26 de l'éclateur principal. Ce montage fournit un couplage capacitif, représenté schématiquement par les condensateurs 33 et 34 dans la figure 7, entre les électrodes 22 et 26 et le préioniseur. Dans la forme de réalisation préférée de la présente invention ce couplage capacitif fournit une préionisa-10 tion convenable lorsque l'électrode 32b est espacée d'environ six millimètres des électrodes 22 et 26 de l'éclateur principal. Les électrodes de préionisation utilisées pour les autres éclateurs principaux du dispositif 11 sont similaires. Cependant, étant donné que dans la figure 3 seules les surfaces supérieures 15 des autres chambres d'arc sont représentées, seuls les blocs isolants 32b de ces autres préioniseurs sont représentés. Lors du fonctionnement du dispositif 11 à éclateurs et du parafoudre 1 suivant la présente invention, en supposant que le parafoudre 1 est branché électriquement, comme représenté 20 dans la figure 1, entre une ligne de transport d'énergie 8 et la terre par l'intermédiaire des conducteurs 7 et 9 et qu'il existe une tension normale de fonctionnement sur la ligne 8, les différents intervalles d'éclatement du dispositif 11 ne conduiront pas et aucun courant ne sera dirigé vers la terre par l'inter-25 médiaire du parafoudre 1. Cependant, lorsqu'une pointe de tension importante est transmise du conducteur 8 au dispositif 11 à éclateurs, par l'intermédiaire du conducteur 7 et des bornes 3 et 13, les couplages capacitifs 33 et 34 existant entre les électrodes 21, 22, 26 et 27 des intervalles d'éclatement prin-30 cinaux et les préioniseurs 32a et 32b font croître les contraintes dues à la tension appliquée dans le gaz ambiant entourant les extrémités des électrodes 32a et les blocs de matériau isolant 32b, ce qui préionise les intervalles d'éclatement principaux. Cette préionisation provoque un claquage sensiblement simultané 35 des intervalles d'éclatement principaux de sorte que la tension importante est immédiatement appliquée aux bornes de la résistance non linéaire 10 formant valve qui offre un trajet de décharge vers la terre de faible résistance pour la pointe de tension importante. Après que la pointe de tension importante a 40 été évacuée vers la terre le courant de suite ayant une fréquence 69 04120 12 2002244 relativement faible et provenant du conducteur 8 est rapidement limité puis disparaît complètement grâce à l'action simultanée du dispositif 11 à éclateurs et de la résistance non linéaire 10 qui présente une augmentation rapide de résistance au courant 5 de suite de fréquence plus basse. En se référant à la figure 7 on voit que, lorsque le courant d'arc passe par les électrodes 21 et 22 à partir de l'électrode supérieure 26 jusqu'à l'électrode inférieure 27, une boucle complète de courant se trouve formée. Les arcs existant respectivement dans les quatre inter-10 valles d'éclatement principaux délimités par les plaques A, B, C, D et E sont rapidement déplacés par les intervalles d'éclatement à cornes, associés à chacun des intervalles principaux, le long des zones sensiblement linéaires de propagation de l'arc et formant cornes 21' et 22' des électrodes 20 de façon à allon-15 ger les arcs lorsqu'ils sont entraînés vers la périphérie des chambres d'arc où ils font contact avec les parois des chambres, sont refroidis et éteints. En se référant aux figures 5 et 2 on voit que les électrodes 21 (26) et 22, délimitant l'intervalle d'éclatement 20 principal entre les plaques poreuses A et B par exemple, possèdent respectivement une première et une seconde surfaces de propagation de l'arc 21'-22' et 21"-22" dont les zones linéaires sont disposées suivant un angle supérieur à 180° l'une par rapport à l'autre. Cette configuration particulière entraîne un arc 25 se déplaçant le long des intervalles d'éclatement à cornes formés dans le dispositif 11, à longer d'abord les zones formant cornes définies par les surfaces de propagation 21'-22' qui divergent suivant un angle inférieur à 50°. Après que l'arc a commencé à se déplacer il est entraîné plus rapidement par la 30 force due à une concentration plus intense du flux magnétique derrière lui lorsque l'arc passe d'une forme presque linéaire à une forme plus arquée, l'angle de divergence de l'intervalle d'éclatement à cornes passant rapidement d'une valeur inférieure à 50° à une valeur supérieure à 180°, ce qui force l'arc à 35 s'étendre linéairement tout en se courbant davantage. Les électrodes doubles 20 permettent cet accroissement optimum de l'arc lorsque les zones 21' et 22' sensiblement linéaires forment un angle de 90 115°. La forme identique des électrodes doubles 20 ainsi que les moyens de positionnement permettent aux arcs, 40 apparaissant dans les quatre intervalles d'éclatement principaux 6v u4 s 2y 2002244 de se déplacer avec des vitesses identiques vers la périphérie des chambres d'arc afin de maintenir une chute de tension sensiblement égale aux bornes de chaque arc de sorte que les arcs sont éteints presque simultanément et que la probabilité de réamor-5 çage est réduite de façon importante. * R E V E N D I C A T IONS 1. Dispositif â éclateurs utilisable dans un parafoudre caractérisé par le fait qu'il comporte en combinaison plusieurs plaques isolantes empilées, la face supérieure de la plaque supérieure et la face inférieure de la plaque inférieure 5 étant respectivement reliées à des bornes électriques et les autres faces supérieures et inférieures des plaques délimitant des chambres d'arc situées entre deux plaques successives, des moyens de positionnement"des électrodes disposés sur une des faees de chacune des plaques délimitant une chambre d'arc et 10 destinés à maintenir deux électrodes séparées dans une position prédéterminée pour délimiter un intervalle d'éclatement, une première électrode disposée dans la chambre d'arc délimitée partiellement par la face inférieure de la plaque supérieure, une seconde électrode disposée dans la chambre d'arc délimitée 15 partiellerrisïît par la face supérieure de la plaque inférieure et des moyens prévus pour relier respectivement, du point de vue électrique, la première et la seconde électrodes s.rax bornes situées respectivement sur les faces supérieure et inférieure des plaques supérieure et inférieure, des électrodes doubles 20 constituées par deux électrodes séparées reliées par un bras de liaison conducteur qui en fait partie intégrante et disposées respectivement dans des chambres d'arc adjacentes de façon que deux électrodes séparées soient fixées dans chacune des chambres d'arc par les différents moyens de positionnement des électrodes 25 de sorte que ces électrodes délimitent un intervalle d'éclatement dans chacune des chambres constituées par les plaques empilées, tous les intervalles d'éclatement étant reliés en série par les bras de liaison faisant partie intégrante des électrodes doubles. 2. Dispositif à éclateurs suivant la revendication 1, 30 dans lequel chaque moyen de positionnement des électrodes est constitué par des bossages ménagés sur une des faces de chacune des plaques, ces bossages étant destinés à s'engager respectivement avec les deux électrodes séparées disposées dans la même chambre d'arc et à les positionner pour délimiter un intervalle 35 d'éclatement entre ces électrodes. 3. Dispositif à éclateurs suivant les revendications 1 et éventuellement 2, dans lequel chaque électrode possède une 69 04120 15 2002244 surface de déplacement de l'arc, ces surfaces de déplacement de l'arc étant formées de façon à délimiter des intervalles d'éclatement du type à cornes au voisinage de chaque intervalle d'éclatement principal, les surfaces de déplacement de l'arc de chacun 5 des intervalles d'éclatement du type à cornes possédant respectivement une première zone sensiblement linéaire et une seconde zone curviligne, les zones linéaires divergeant suivant un angle inférieur à 50° et les zones curvilignes divergeant progressivement jusqu'à former un angle supérieur à 180°. 10 4. Dispositif à éclateurs suivant la revendication 3, dans lequel les zones sensiblement linéaires des surfaces de déplacement de l'arc des électrodes éloignées constituant chacune des électrodes doubles sont disposées de façon à ce que leurs axes longitudinaux forment un angle de 90° ±15° de sorte que 15 l'axe longitudinal de chaque intervalle d'éclatement à cornes délimité par ces zones linéaires est sensiblement orthogonal à l'axe longitudinal de chaque intervalle d'éclatement à cornes adjacent, au voisinage des intervalles d'éclatement principaux auxquels ils sont associés. 20 5. Dispositif à éclateurs suivant la revendication 1, dans lequel les moyens de positionnement des électrodes sont constitués par plusieurs groupes de bossages, chacun de ces groupes étant disposé respectivement dans des chambres d'arc différentes sur une face de l'une des plaques délimitant les 25 chambres de façon que chaque chambre d'arc contienne un groupe de bossages. 6. Dispositif à éclateurs suivant la revendication 5, dans lequel chaque groupe de bossages comporte au moins deux bossages séparés, chacun de ces bossages ayant une configuration 30 non circulaire, chacune des électrodes possédant une partie de forme complémentaire destinée à s'adapter sur ces bossages de façon à être maintenues dans une position prédéterminée. 7. Dispositif à éclateurs suivant la revendication 6, dans lequel la partie de forme complémentaire est constituée par 35 au moins une ouverture ménagée dans chacune des électrodes, la forme de cette ouverture étant telle qu'elle s'adapte avec précision sur un bossage non circulaire. 8. Dispositif à éclateurs suivant la revendication 7, dans lequel chaque plaque isolante est constituée par un matériau 40 poreux granuleux, ces plaques étant destinées à absorber, grâce 69 04120 16 2002244 aux interstices existant entre les grains, une partie importante du gaz émis par les arcs se développant dans les chambres d'arc délimitées par les plaques. 9. Dispositif à éclateurs suivant l'une quelconque des 5 revendications 1 à 8, dans lequel les éléments de chacune des électrodes doubles sont alignés verticalement et se recouvrent sur une grande partie de leurs surfaces respectives. 10. Dispositif à éclateurs suivant la revendication 9, dans lequel les éléments des électrodes doubles ont sensiblement 10 la même configuration. 11. Dispositif à éclateurs suivant la revendication 1, dans lequel chaque électrode double est constituée par une barre conductrice unique de forme plate et d'épaisseur sensiblement constante, les deux électrodes de chaque électrode double 15 comportant une partie plus large de forme prédéterminée aux extrémités opposées de l'électrode double, ces parties plus larges étant maintenues dans des plans parallèles par un bras de liaison de façon qu'elles se recouvrent sur une grande partie de leurs surfaces. 20 12. Dispositif à éclateurs suivant la revendication 11 dans lequel les parties plus larges des électrodes ont la même configuration. 13. Dispositif à éclateurs suivant la revendication 1, comportant au moins deux chambres d'arc alignées axialement, 25 chacune de ces chambres comportant au moins une paroi intérieure en matériau poreux isolant, dans lequel deux électrodes séparées délimitent un intervalle d'éclatement dans chaque chambre d'arc, au moins un des intervalles d'éclatement étant préionisé par un préioniseur constitué par une électrode à pointe disposée au 30 voisinage de l'intervalle d'éclatement principal et par un bloc relativement étanche de matériau isolant placé en contact avec l'extrémité de l'électrode à pointe, des moyens étant prévus pour exciter ce préioniseur afin qu'il ionise l'intervalle d'éclatement principal. 35 14. Dispositif à éclateurs suivant la revendication 13 dans lequel les moyens d'excitation du préioniseur sont constitués par un couplage capacitif, ne comportant pas de conducteurs de liaison, entre au moins une des électrodes délimitant l'intervalle d'éclatement principal et l'électrode à pointe faisant 40 partie du préioniseur. 69 04120 17 2002244 15. Dispositif à éclateurs suivant la revendication 13, dans lequel une chambre d'arc est délimitée respectivement par les faces supérieure et inférieure de deux plaques poreuses, ces faces supérieure et inférieure étant respectivement munies de cavités 5 destinées à contenir et à maintenir en position de fonctionnement le bloc relativement étanche de matériau isolant et l'électrode à pointe constituant le préioniseur. 16. Dispositif à éclateurs suivant la revendication 15, dans lequel l'électrode à pointe est constituée par un matériau 10 conducteur élastique destiné à être enfoncé à force dans une cavité ménagée dans une des faces poreuses, cette électrode élastique à pointe étant maintenue sous tension entre les parois intérieures de cette cavité et le bloc relativement étanche de matériau isolant lorsque les plaques sont juxtaposées pour déli- 15 miter une chambre d'arc. 17. Dispositif à éclateurs suivant la revendication 15, dans lequel les plaques poreuses et le bloc relativement étanche sont constitués par des particules d'un même matériau, les particules utilisées pour les plaques ayant un diamètre moyen au 20 moins 25 fois supérieur au diamètre moyen des particules constituant le bloc relativement étanche. 18. Dispositif à éclateurs suivant l'une quelconque des revendications 1 à 17, destiné à être utilisé dans un parafoudre comportant un boîtier tubulaire de matériau isolant, deux 25 bornes électriques disposées aux extrémités opposées du boîtier isolant, le dispositif à éclateurs étant logé à l'intérieur du boîtier ainsi qu'une résistance non linéaire formant valve, des moyens étant prévus pour connecter électriquement le dispositiï à éclateurs en série avec la résistance formant valve entre les 30 deux bornes situées aux extrémités opposées du boîtier.