i 2040445 La présente invention concerne des valvules cardiaques à substituer dans un coeur humain à une valvule naturelle défectueuse et vise notamment les clapets de ces valvules cardiaques« On utilise divers types de valvules cardiaques pour rempla-5 cer des valvules naturelles défectueuses. Ges valvules et les clapets qui leur sont incorporés doivent être assez robustes pour supporter quelques quarante millions de cycles cardiaques par an; ils doivent résister à l'usure et être inertes vis-à-vis des liquides organiques. Certes, on a mis au point des valvules cardia-10 ques de types divers, mais la chirurgie cardiaque n'est qu'à un stade précoce de son développement et les valvules cardiaques ainsi que leurs éléments fonctionnels restent à perfectionner» L'invention a pour objet une valvule cardiaque perfectionnée ainsi qu'un clapet perfectionné pour valvule cardiaque, à ac-15 tion rapide et de nature à améliorer le régime d1 écoulement du courant sanguin qui le traverse. Les objets et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description détaillée qui va suivre, en référence au dessin annexé, sur lequel: 20 - La figure 1 est une vue en perspective d'une valvule car diaque. - La figure 2 représente à plus grande échelle le clapet de cette valvule cardiaque, vu en coupe suivant la ligne 2-2 de la figure 1« 25 - La figure 3 montre en perspective une autre valvule car diaque. - La figure 4 représente à-plus grande échelle, le clapet de cette valvule, vu en coupe suivant la ligne 4-4 de la figure 3. - Les figures 5 et 6 sont des vues analogues à la figure 2 et con- 30 cernent chacune une variante de réalisation. D'une manière très générale, il a été constaté qu'on peut obtenir des clapets pour valvules cardiaques améliorées, en revêtant un support convenable d'un matériau chimiquement inerte vis-à-vis du sang et des autres liquides organiques, par exemple, car-35 bone pyrolytique. Si l'on choisit un support, de forme et de masse désirées, ayant une densité apparente inférieure à celle du sang, on peut obtenir, en le revêtant d'une couche extérieure en carbone pyrolytique ou analogue, un clapet de densité globale sensiblement égale à celle du sang. 40 Or, il a été constaté qu'une valvule cardiaque à clapet de 70 15618 2 2040445 densité sensiblement égale à celle du sang, répond de manière extrêmement rapide aux forces tendant à l'ouvrir et à la fermer, et que sa réponse n' est pas perturbée par les effets de la pesanteur, ïïn utilisant un clapet de ce genre, le régime d'écoulement du sang 5 à travers la valvule se trouve amélioré, la turbulence étant notamment plus faible qu'avec les clapets précédemment utilisés dont la densité est nettement supérieure à celle du sang. La rapidité de réponse a pour avantage particulier d'assurer la fermeture rapide et sans à-coup de la valvule, ce qui limite le refluement à 10 travers la valvule et contribue à faire en sorte que celle-ci joue efficacement son rôle. De plus, en donnant un clapet de densité correspondant à celle du sang-, risque moins d'endommager les globules qu1un opercule ayant la même configuration, mais une densité nettement supérieure à celle du sang, dont les réactions sont plus 15 brutales. Un autre avantage du clapet composite décrit ci-dessus, qui comporte une couche extérieure différant par ses caractéristiques du support intérieur, est que cette structure facilite l'interposition entre support et revêtement d'une couche intermédiaire 20 ayant encore une autre composition. La résistance mécanique et la résistance à l'usure que doit présenter un clapet mobile de ce genre, s'accompagnent de dureté superficielle. Quand la surface dure du clapet frappe le corps de la valvule en fin de course, notamment lors d'une fermeture, il peut en résulter un bruit audible 25 et l'on conçoit que l'émission d'un bruit audible par une valvule implantée dans le corps d'un être humain est indésirable. Or, il a été constaté qu'à l'aide d'une couche intermédiaire ou tampon, en matériau relativement peu dense, on assure un amortissement sonore qui réduit nettement le bruit émis par un tel clapet mobile 30 à surface dure. La figure 1 représente une valvule cardiaque 11, du genre susceptible de remplacer la valvule mitraie interposée entre l'oreillette et le ventricule d'un coeur humain. La valvule 11 comporte un corps 13, de forme générale annulaire, présentant un trou 35 central 15. Le trou 15 est ouvert et fermé périodiquement par un clapet ou boulet 17. Le boulet 17 a le diamètre voulu pour coopérer avec un siège annulaire qui entoure le trou 15, au centre du corps 13. Une cage 19 maintient le boulet 17 tout près du trou 15. Gomme représenté sur la figure 2, le boulet est composite, 40 comportant un support intérieur 21 et un revêtement extérieur 23. 70 15618 3 2040445 le revêtement 23 entoure complètement le support et forme ainsi la surface continue du boulet 17, en contact avec les liquides organiques. Il importe que le revêtement 23 soit en matériau robuste, résistant bien à l'usure et non thrombogène. En outre, pour 5 obtenir l'uniformité désirée, il est préférable que ce matériau soit susceptible d'être déposé à l'état de vapeurs, afin que le revêtement soit plus régulier. Le carbone pyrolytique ayant une densité d'au moins 1,5 possède les propriétés désirables précitées. De préférence, et no-10 tamment pour le revêtement de supports à courbure accusée (c'est-à-dire à rayon de courbure inférieur à 6 mm environ), il faut que le carbone pyrolytique soit isotrope, au lieu de présenter une orientation préférée. Le facteur d'anisotropie de Bacon (FAB), constitue une mesure acceptée de l'orientation préférée des plans 15 de clivage dans la structure cristalline du carbone et le carbone pyrolytique utilisé pour des courbures accusées est, de préférence, fortement isotrope, son FAB ne dépassant pas 1,3. Pour d'autres formes, on peut utiliser du carbone pyrolytique à FAB supérieur, allant jusqu'à 2,0 environ. On trouvera une description de 20 la technique de mesure, et une explication-ôomp-lè-te-de 1J échelle-" de mesure, dans un article de G-.B. Bacon intitulé: "A Method for ~Determining the Degree of Orientation of Graphite", paru dans le Journal of Applied Chemistry, volume 6, page 477 (1956). A titre indicatif, on notera que la valeur de 1,0 (la plus basse sur 1' 25 échelle de Bacon) correspond à du carbone parfaitement isotrope. D'une manière générale, la couche extérieure de carbone pyrolytique, doit être assez épaisse pour conférer au clapet composite résultant, la résistance à la rupture désirée. Dans l'ensemble, son épaisseur doit être d'au moins 100^-et on lui donne, en 30 général, une épaisseur d'au moins 250^. En fait, rien ne limite l'épaisseur de la couche extérieure 23, dont la valeur maximale découle de raisons d'ordre pratique. Plus la couche extérieure est épaisse, plus le séjour dans l'appareil de revêtement est long, ce qui accroît, en conséquence, les frais de revêtement. 35 Compte tenu de ces considérations économiques, la couche extérieure a, en général, une épaisseur de 250 à 500 ji. Etant donné que la densité du carbone pyrolytique déposé est, de préférence, d'au moins 1,5 et peut souvent atteindre 1,7 à 1,8 ou même 2, le support 21 non revêtu, doit avoir une.densi-40 té inférieure à la densité approximative du sang, pour que la den 70 15618 4 2040445 site globale du clapet 17 corresponde à celle du sang, la densité du sang humain varie un peu, mais on estime qu'elle est, à + 2 % près, de 1,05- En soignant l'exécution, rien n'empêche de réaliser un clapet d'une densité approximative de 1,05. Toutefois, on esti-5 me qu'on obtient l'effet désiré pour la plupart des buts poursuivis, en donnant au clapet une densité sensiblement égale ou immédiatement inférieure à celle du sang, numériquement, la densité du clapet doit être d'environ 0,97 à 1,07. Par exemple, si l'on désire utiliser un revêtement pyrolyti-10 que 23 d'environ 500 microns d'épaisseur sur un boulet d'un diamètre extérieur d'environ 19 mm, le support 21 du revêtement doit avoir une densité apparente d'environ 0,8. Autrement dit, il faut utiliser comme support 21 à revêtir, une sphère d'environ 18 mm de diamètre et pesant 2,5 g. 15 Dans le boulet 17, représenté à titre d'exemple sur la figu re 2, on obtient le support 21 ayant la densité apparente désirée en réunissant convenablement, par exemple, par scellement, deux demi-sphères 21a et 21b pour former une sphère creuse ayant le diamètre extérieur et la masse désirée. Le support 21 est, de préfé-20 rence» en matériau robuste ayant,pour faciliter- le façonnage, une densité pas trop élevée, par exemple, comprise de préférence, entre 2 et 3. Un graphite artificiel robuste constitue, par exemple, un matériau extrêmement indiqué. Toutefois, on peut, d'une manière générale, former le support 21 de tout matériau isotrope de na-25 ture à conserver sa résistance mécanique aux températures de pyrolyse et qui soit chimiquement inerte vis-à-vis des substances utilisées dans la zone de pyrolyse. De plus, le support doit avoir un coefficient de dilatation thermique voisin de celui du matériau de revêtement pour que le revêtement ne se fissure pas pendant le re-30 froidissement consécutif au revêtement à haute température. Parmi d'autres matériaux indiqués pour former le support, on peut citer le carbone non graphitique, le tantale, le tungstène, le molybdène, leurs alliages et les matériaux réfractaires en général, tels que mullite, SiG et B^0. 55 Lorsqu'il est désirable que le clapet soit équilibré, par exemple, quand le clapet est un boulet 17, on facilite la fabrication en utilisant un matériau moins dense, tel que graphite (densité 1,5 à 2) parce que des variations mineures de l'épaisseur de paroi ne provoquent pas de déséquilibres importants. Par contre,si 40 l'on utilise un matériau tel que tantale (densité 16,6 environ), 70 15618 5 2040445 / la paroi du support creux 21 est relativement mince, de sorte qu' une variation d'épaisseur de l'ordre de 25 microns apparaissant en un point quelconque, peut fort bien déséquilibrer le boulet» le clapet composite 17, présente une excellente résistance 5 mécanique si l'on dépose la couche pyrolytique extérieure dans des conditions telles qu'elle soit sous compression à ses températures d'utilisation, par exemple, température ambiante ou température normale du corps humain. On obtient cet effet de compression de la couche de carbone pyrolytique extérieure, en utilisant un support 10 ayant un coefficient de dilatation thermique supérieur à celui du carbone pyrolytique déposé pour former la couche extérieure. Etant - donné que pour obtenir du carbone pyrolytique, on opère normalement la pyrolyse à des températures qui dépassent 1200°G, si le support 21 subit, en revenant à température ambiante, un retrait 15 plus accusé que la couche extérieure 23 et si son adhérence à cette couche est bonne, la couche extérieure résultante de carbone pyrolytique se trouve, en fin de refroidissement, sous contrainte de compression tangentielle notable. Pour imprimer ce relèvement avantageux à la résistance mécanique et à la résistance à l'usure 20 de la couche extérieure 23 en carbone pyrolytique, on choisit habituellement des supports 21 à coefficient de dilatation thermique compris entre 6 et 9 x 10~^/°C. le graphite artificiel à coeffi-cient de dilatation thermique voisin de 8 x 10"" /°C, est jugé très indiqué à cet égard. 25 la figure 3 représente une valvule cardiaque 31 de structure . différente, pour illustrer la possibilité d'application de l'invention à des clapets non sphériques.. la valvule cardiaque 31 comporte un corps tubulaire court 33, présentant un alésage ou trou central 35 que traverse le courant sanguin. Ge corps contient un cla-30 pet 37 formé d'un disque 39, plat et mince, de diamètre voulu pour remplir complètement le trou 35. Au disque 39 sont fixées deux ai-' lettes de support 41, présentant deux trous 43 situés en regard, le clapet 37'est articulé dans le corps de valvule 33 par un axe 45 qui traverse les trous 43 des ailettes, les extrémités de l'axe 35 45 sont emboîtées dans la paroi latérale du corps 33. Dans la valvule 31 représentée, le clapet 37 est en position de fermeture et l'on voit que, quand ce clapet pivote d'environ 75° pour prendre la position d'ouverture, il permet au courant sanguin de traverser le trou 35» 40 Gomme illustré par la figure 4, la partie en disque 39 du 70 15618 6 2040445 clapet 37 est formée de deux moitiés évidées 39a et 39b. De même, chaque ailette de support 41 est en deux moitiés, évidées pour ménager une cavité médiane 41a. Après avoir fabriqué individuellement le disque 39 et les ailettes de support 41, on assemble les 5 trois pièces en réunissant convenablement les moitiés ensemble, par scellement ou autrement, pour former le support du clapet 37» On revêt alors l'ensemble du support d'une couche extérieure continue 47, de carbone pyrolytique. le support du clapet est, de préférence, en graphite artificiel, mais peut être aussi en l'un des 10 matériaux cités plus haut. Un tel support de clapet en graphite peut être revêtu de carbone pyrolytique dans un appareil de revêtement à lit fluidisé, de la manière qu'on décrira ci-après en détail dans les exemples. le clapet 17 et le clapet 37 décrits plus haut, comportent 15 chacun un support creux, en matériau assez dense et robuste, tel que le clapet composite a une densité correspondant sensiblement à celle du sang. la figure 5 illustre une variante de clapet sphérique 51 comportant un support central plein ou noyau 53 et une couche ex-20 térieure 55 en matériau de revêtement chimiquement inerte, le support 53 est en matériau peu dense, tel que carbone poreux (cristallin, mais non graphitique) d'une densité d'environ 0,9. On détermine facilement les proportions dans lesquelles combiner ce support peu dense 53 et le revêtement extérieur, nette-25 ment plus dense, pour que la densité du clapet sphérique composite 51 corresponde sensiblement à celle du sang.Il est souvent bon d'appliquer une couche extérieure 55 de carbone pyrolytique dopé lorsqu'on utilise un tel noyau poreux, car ce dernier ne contribue pas autant qu'un support creux ràbuste, à conférer de la résistan-30 ce mécanique à l'ensemble du clapet, le carbone pyrolytique dopé à l'aide de certains additifs, a plus de résistance mécanique que lorsqu'il est exempt d'additifs. Ainsi, il est particulièrement avantageux de prévoir la couche robuste dans un tel clapet parce qu'elle compense le manque de résistance du noyau poreux. Pour ap-35 porter le supplément de résistance désiré, l'additif doit être de nature à former un carbure et être inerte vis-à-vis des liquides organiques, l'additif préféré est le silicium,. mais on peut utiliser, pour des applications particulières, d'autres corps de nature à former des carbures, tels que bore, tantale, zirconium, tita-40 ne et analogues. Par exemple, du carbone isotrope contenant, corn- 70 15618 7 2040445 me additif, du carbure de silicium à concurrence d'un pourcentage en poids de silicium de 20 °/o, rapporté au total silicium + carbone, présente à la.fois'une résistance mécanique accrue et l'inertie chimique désirée» 5 la figure 6 représente un clapet sphérique ou boulet 61,sui vant une seconde variante. Oe boulet 61 comporte un substrat 63, entouré par une couche extérieure 65 de matériau inerte vis-à-vis des liquides organiques, le support 63 est, dans l'ensemble, semblable au support 21 déjà décrit, étant formé de deux moitiés hé-10 misphériques 63a, 63b. Ces moitiés 63a et 63b sont en graphite artificiel dense, d'une densité d'environ 1,85 et sont réunies ensemble, non par scellement comme pour le support 21, mais par carburation. Une rainure circulaire 63c est ménagée dans la tranche airnu-15 laire de la motié hémisphérique 63a. Bans cette rainure, est disposé un tronçon de fil de métal réfractaire convenable, de nature à réagir avec le carbone pour former un carbure métallique réfractaire stable, le zirconium est le métal réfractaire préféré à cette fin, mais on peut aussi utiliser d'autres matériaux convenables 20 tels que silicium et titane. Une fois le fil de zirconium métallique posé dans la rainure 63ç, on serre l'une contre l'autre les moitiés de support 63a et 63b et on les porte lentement au four sous atmosphère inerte, aux environs de 2200°0. le zirconium fond et coule dans le joint séparant les deux moitiés 63a et 63b. On 25 opère le chauffage assez rapidement pour que le métal fonde et cou le avant d'être sensiblement carburé. Quand la température se stabilise aux environs de 2200°C, le.zirconium métallique réagit avec le carbone pour former du carbure de zirconium, qui assure une excellente adhérence entre les moitiés 63a et 63b du support. 30 Quand le support sphérique 63 est complètement fabriqué, on dépose sur sa face extérieure, une couche intermédiaire ou tampon 67 de carbone pyrolytique, destinée à assurer l'amortissement sono re dont on a parlé plus haut. D'une manière générale, pour assurer l'amortissement désiré, le matériau déposé doit avoir une densité 35 inférieure à la moitié environ de sa densité théorique. On peut utiliser tout matériau compatible avec la technique de revêtement prévue et avec les matériaux formant le substrat 63 et la couche extérieure 65, mais on utilise, de préférence, du carbone pyrolyti que spongieux peu dense, du genre obtenu par dépôt sous forte près 40 sion partielle d'acétylène. D'une manière générale, la couche tam 70 15618 8 2040445 pon doit avoir environ 25/^d'épaisseur et peut, par exemple, être formée d'une couche de 25/U-d'épaisseur de carbone pyrolytique spongieux d'une densité de 0,9 à 1. La couche extérieure 65 de carbone pyrolytique isotrope den-5 se est appliquée directement par dessus la couche tampon 67. On constate que le boulet 61 comportant la couche tampon 67, engendre moins de bruit, en fonctionnant dans une valvule, qu'un boulet analogue dépourvu de cette couche. En conséquence, si l'on utilise un boulet 61 analogue, mais dépourvu de la couche tampon 10 67, on peut l'associer à un corps de valvule 13 dont le siège et/ ou la' cage 19 sont recouverts de tissu» Les exemples ci-dessous illustrent deux processus de fabrication de boulets, du genre décrit ci-dessus. Dans les deux cas, on utilise la technique préférée consistant à déposer le carbone 15 isotrope à une température inférieure à 1500°0 pour former la couche extérieure. Toutefois, on conçoit que, lorsqu'on procède par dépôt pyrolytique, il n'est guère plus difficile de déposer du carbone lamellaire ou du carbone isotrope à plus haute température que du carbone isotrope à la température indiquée. Du fait qu* 20 on peut déposer à plus faible température des carbones isotropes dotés des propriétés physiques désirées, on utilise, en général, ces derniers parce qu'ils sont dotés d'une résistance mécanique et d'une résistance à l'usure légèrement supérieures. Toutefois, on pourrait aussi utiliser du carbone isotrope déposé à une tempéra-25 ture dépassant 1500°0, par exemple, à partir de méthane, de propane ou d'un autre hydrocarbure. On peut aussi utiliser du carbone lamellaire déposé à partir de méthane à moins de 1500°0, ayant une densité de 1,5 ou plus. SIMPLE 1 30' On réalise une sphère creuse forcée de deux moitiés en gra phite ayant un coefficient de dilatation thermique d'environ 8 x 10~*V°G. Cette sphère a un diamètre extérieur d'environ 18 mm et une épaisseur de paroi d'environ 2 mm. On la soumet à un léger sablage pour la débarrasser de toutes particules détachées et elle a 35 alors une masse de 2,5 g environ. On suspend la sphère sablée dans un tube de réaction vertical, en graphite, d'environ 63 mm de diamètre. On porte la sphère ainsi qu'une charge auxiliaire de 100 g de particules de dioxyde de zirconium, d'une granulométrie moyenne d'environ 300 microns 40 (destinées à offrir une aire de dépôt supplémentaire, comme expo- 70 15618 9 2040445 sé dans le "brevet Etats-Unis N° 3.399.969) à une température d'environ 1300°0 en maintenant dans le tube une circulation ascendante d'hélium gazeux. On mélange du propane à l'hélium pour obtenir une pression partielle de propane d'environ 0,4 bar (pression 5 totale 1 bar). On maintient le débit global de propane et d'hélium •Z aux environs de 8.000 cm/an. le nropane subit une pyrolyse et dépose sur la sphère du carbone à l'état pyrolytique isotrope, ayant un coefficient de dilatation thermique d'environ 5 x 10"~^/°C. 1' examen ultérieur montre, en outre, que le carbone a vin FAB d'envi- o 10 ron 1,1, une grosseur cristalline apparente d'environ 40 A et une densité d'environ 1,9. On poursuit le dépôt jusqu'à obtenir une couche de carbone pyrolytique isotrope d'environ 500^/kdj épaisseur, soit pendant 1 heure environ. On laisse la sphère revêtue revenir à température ambiante 15 et on la sort du tube de réaction. L'écart de température atteignant presque 1400°0, entre la température de dépôt et la température ambiante imprime au support en graphite un retrait suffisamment supérieur à celui de la couche de carbone isotrope pour établir dans celle-ci une contrainte de compression circonférentielle 20 d'environ 4,7 kg/mm , qui lui confère une excellente résistance mécanique . la sphère revêtue résultante, a une masse d'environ 3,8 g et un diamètre extérieur de 19 mm, sa densité étant ainsi d'environ 1,05. l'expérimentation montre que le carbone pyrolytique isotro-25 pe est chimiquement inerte vis-à-vis des sécrétions endocrines et qu'il n'est pas thrombogène. En utilisant la sphère revêtue comme clapet dans une valvule à boulet, on voit qu'elle améliore le régime d'écoulement. Un essai prolongé montre qu'elle oppose à l'usure une excellente résistance. Elle est indiquée pour une utili-30 sation dans une valvule cardiaque. EXEMPLE II On introduit une sphère en graphite, en carbone turbostrati-que, d'une densité de 0,8 et; d'un diamètre d'environ 18 mm, dans le même tube de réaction que celui utilisé dans l'exemple I„ On 35 porte la sphère et une charge analogue auxiliaire de 100 g de particules de ZrOg, aux environs de 1350°G, en maintenant dans le tube une circulation ascendante d'hélium. Au moment d'amorcer le revêtement, on mélange à l'hélium du propane pour obtenir un débit de gaz total de 8.000 cm /mn, avec une pression partielle de propa-40 ne d'environ 0,4 bar (pression totale 1 bar). On fait barboter la 70 15618 10 2040445 totalité de l'hélium à travers du méthyltrichlorosilanë. Le propane et le méthyltrichlorosilanë subissent une pyrolyse qui assure le dépôt sur la sphère d'un mélange de carbone isotrope et de carbure de silicium. On poursuit le dépôt jusqu'à obtention d'une 5 couche d'environ ÇOO.M.d1 épaisseur, soit pendant line heure environ» On laisse la sphère revêtue revenir à température ambiante et on la retire du tube de réaction. L'étude de la sphère revêtue de mélange carbone isotrope-carbure de silicium montre que cette sphère a une masse de 3,8 g et un diamètre extérieur d'environ 19 10 mm, c'est-à-dire une densité d'environ 1,05. La couche extérieure contient environ 10 # en poids de silicium sous forme de carbure de silicium. Le carbone isotrope a un FAB d'environ 1,1 et une o grosseur cristalline apparente d'environ 35 A. La sphère revêtue résultante a une bonne résistance mécani-15 que et est inerte vis-à-vis des sécrétions internes et non throm-bogènes. En essayant la sphère revêtue dans une valvule cardiaque on constate qu'elle assure un meilleur régime d'écoulement qu'un boulet analogue de densité égale à celle du caoutchouc de silico-ne, tel que précédemment utilisé dans de telles valvules. Cette 20 sphère se révèle aussi opposer une bonne résistance à l'usure lors d'une utilisation prolongée. La sphère revêtue de carbone isotrope et de carbure de silicium, est indiquée pour utilisation dans une valvule cardiaque. 70 15618 ii 2040445 B E V El B I PAT I OSTS 1°)- Valvule cardiaque comportant un corps percé d'un trou destiné à être traversé par le sang et un clapet destiné à ouvrir et à fermer périodiquement ce trou, caractérisée en ce que ledit 5 clapet comprend un support intérieur et une couche extérieure de matériau chimiquement inerte vis-à-vis du sang, ce matériau ayant une densité supérieure à celle du sang et ledit support, une densité apparente inférieure à celle du sang, de manière à ce que la densité dudit clapet soit environ de 0,97 à 1,07» 10 2°)- Valvule cardiaque selon la revendication 1, caractérisée en ce que la couche extérieure est en carbone pyrolytique d'une densité d'au moins 1,5. 3°)- Valvule cardiaque selon la revendication 2, caractérisée en ce que le carbone pyrolytique est du carbone isotrope ayant un 15 facteur d'anisotropie de Bacon non supérieur à 1,3. 4°)- Valvule cardiaque selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la couche extérieure a une épaisseur d'au moins 100>t. 5°)- Valvule cardiaque selon l'une quelconque des revendica-20 tions précédentes, caractérisée en ce que la couche extérieure est en carbone pyrolytique dopé au carbure de silicium, le silicium étant présent, en poids, à concurrence de 20 c/o, rapportés au total carbone + silicium. 6°)- Valvule cardiaque selon l'une quelconque des revendica-25 tions précédentes, caractérisée en ce que le support intérieur est creux. 7°)- Valvule cardiaque selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'une couche à densité plus faible, est interposée entre le support et la couche extérieure. 30 8°)- Valvule cardiaque selon la revendication 7, caractérisée en ce que la couche à densité plus faible, est en carbone pyrolytique d'une densité non supérieure à 1 environ et a une épaisseur d' au moins 25>t- • 9°)- Valvule cardiaque selon l'une quelconque des revendica-35 tions 1 à 5, caractérisée en ce que le support est en graphite creux. 10°)- Valvule cardiaque suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le support est un boulet creux formé de deux demi-sphères, tel que représenté à la figure 2o 40 110)- Valvule cardiaque suivant la revendication 1, caracté 70 15618 2040445 risée en ce que le clapet est formé d'un disque sur lequel sont fixées deux ailettes de support présentant des trous striés en regard pour axt'icùlaticn sur un axe, tel que représenté sur les figures 3 et 4. 5 12°)- Valvule cardiaque suivant la revendication 1, caracté risée en ce que le support est un boulet plein, tel que représenté à la figure 5• 13°)- Valvule cardiaque suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le support est un boulet creux en graphite, formé 10 de deux demi-sphères réunies par carburation à l'aide d'un fil réfractaire déposé dans une rainure ménagée à la périphérie d'unedes demi-sphères, tel que représenté à la figure 6.