L'invention a pour objet une ruche d'abeilles à cadres mobiles. L'objet de l'invention se rattache au secteur technique de 1' apiculture. I1 est bien connu d'utiliser en apiculture, à ltéchelle industrielle ou artisanale, des ruches. Ces ruches sont généralement constituées d'un corps ou compartiment de base surmonté d'un ou plusieurs compartiments horizontaux connus sous le nom de hausse pour augmenter ou diminuer la capacité de la ruche. Ces différents compartiments horizontaux reçoivent intérieurement des cadres munis de feuilles gaufrées ou même des cadres bâtis ou vides. Ainsi réalisées, ces ruches présentent certains inconvénients notamment lors de leur transport, car les différents compartiments sont simplement superposés, mais ne sont pas maintenus tant dans un plan transversal que lateral. De même, la plupart des ruches sont exécutées en bois sans être conçues pour assurer une aération et une étanchéité et/ou isolation maximum eu égard aux agents at mosphériques extérieurs. La ruche selon l'invention remédie à ces inconvénients et s' avère particulièrement intéressante et bien adaptée pour remplir les différentes fonctions qui lui sont demandées. Suivant une caractéristique, cette ruche comprend au moins un, mais généralement plusieurs compartiments ou hausses constituant des cadres horizontaux identiques et respectivement conçus et agences pour d'une part assurer une étanchéité et isolation avec pos sibilitd d'aération et d'autre part pour permettre leur superposi tion par emboitement et prendre appui et se centrer sur un socle ou plancher conformé pour laisser apparaitre, en combinaison avec les dits compartiments, une ouverture latérale règlable pour le passage des abeilles ; un toit avec moyen d'isolation et d'étan chéité coiffe par emboitement la partie supérieure du compartiment terminal en se centrant et se positionnant latéralement et transversalement tout en recevant un moyen amovible assurant la fixation en hauteur de l'ensemble préemboité. Ces caractéristiques et d'autres encore ressortiront de la suite de la description. Pour bien fixer l'objet de l'invention, sans toutefois le limiter, dans les dessins annexés. La figure 1 montre par une vue en perspective, les différents éléments constituant la ruche, les éléments étant représentés séparés, par ordre de montage. La figure 2 est une vue en perspective de la ruche, après montage des différents éléments. La figure 3 est une vue partielle en perspective de la partie arrière d'un compartiment horizontal montrant l'adaptation d'un cadre vertical. La figure 4 est une vue en coupe longitudinale de la ruche. Le tracé interrompu illustre le décalage de la hausse supérieure en vue de l'aération de l'intérieur de la dite ruche. La figure 5 est une vue en coupe transversale considérée selon la ligne brisée 5-5 de la figure 2. La figure 6 est à petite échelle une vue extérieure en perspective de la ruche en position d'aération et de fixation en hauteur selon la variante. Afin de rendre plus concret l'objet de l'invention, on le décrit d'une manière non limitative, en se référant aux exemples et formes de réalisation des figures des dessins. On voit figure I que la ruche désignée dans son ensemble par R, comprend essentiellement à la façon connue, un socle ou plancher 1, un ou plusieurs compartiments ou hausses 2, un toit 3,et une entrée réglable 14 dite trou de vol. Chaque compartiment 2 constitue deux côtés latéraux 2 et deux côtés transversaux 22. Selon l'invention, les hausses 2 sont conçues et agencées pour d'une part permettre leur superposition par emboitement suivant deux positions, et d'autre part assurer une parfaite isolation et étanchéité contre tous agents atmosphe- riques extérieurs, avec une possibilité d'aération. A cet effet, les côtés latéraux 21 sont constitués d'un fer supérieur 4 et inférieur 5 profilésen U et dont les ailes inégales 4 - 4 et 51 et 52 sont disposées en regard l'une de l'autre (figure 5). Une plaque 6 en bois de préférence faisant office d'entretoise, at montée fixement contre la face interne des ailes intérieures 42 et 52, tandis que vers l'extérieur, on engage, entre les dits fers supérieur 4 et inférieur 5, une ou des plaques de polystyrène expansé 7 à appui facial contre la plaque entretoise 6, fixées par tout moyen connu et approprié tel que collage. Les côtés transversaux 22 sont également constitués d'un fer supérieur 8 et d'un fer inférieur 9 tous deux profilés en U. Les ailes inégales 81 - 82 et 91 - 92 de chacun des fers 8 et 9, se présentent en direction du bas de manière à ce que les fers infé rieurs 9 notamment forment des rainures de guidage. Comme pour les côtés latéraux, une plaque verticale 10 en bois de préférence faisant office d'entretoise, est montée fixement contre la face interne de l'aile intérieure 82 du fer supérieur 8, et repose sur champ sur le fer inférieur 9, en étant en appui contre le côté latéral d'un tasseau horizontal Il monté fixement sur le fer 9 (figure 4). De même, on engage entre le fer supérieur 8 et la plaque horizontal 11, une ou des plaques de polystyrène expansé 7 en appui facial contre la plaque verticale - entretoise 10. Sur chacun des fers supérieurs 8 est fixé un liteau 12 formant dans sa partie médiane une languette longitudinale 121. Le liteau 12 est déporté axialement de manière à se trouver partiellement en débordement externe par rapport aux côtés transversaux 22 des compartiments (figures 1 et 4). On voit que la hauteur h des côtés latéraux 21 est égale à la hauteur hl des côtés transversaux 22 plus l'épaisseur e des liteaux 12 de sorte qu'après assemblage en hauteur des côtés latéraux 21 et transversaux 22, seule la languette 121 des liteaux 12 se trouve en débordement. Ces dispositions s'avèrent particulièrement intéressantes pour autoriser une superposition par emboitement des compartiments 2. Comme le montrent les figures 4 et 5, lors de la superposition en hauteur des compartiments 2, les fers inférieurs 9 des côtés transversaux 22 coiffent les languettes 121 des liteaux 12 tout en ménageant un jeu en hauteur. Les ailes extérieures 91 des fers 9 sont en appui sur les liteaux 12 et positionnées contre le côté latéral externe des languettes 121 pour assurer un auto-centrage et éviter tout déplacement latéral intempestif. On voit que la partie débordante 122 des liteaux 12 constitue en outre une poignée de préhension. Il faut considérer également que l'aile extérieure 91 du (ou des fers 9) comporte en son épaisseur des trous 93 disposés en regard de la languette 121 en vue de l'aération de l'intérieur de la ruche suivant deux positions. En position d'obturation, comme illustré figure 4, les trous 93 se présentent en regard et contre la languette 121 qui forme obturateur tandis que la position d'aération s'effectue généralement l'été ot la ruche est très peuplée et s'opère par un déga gement en hauteur et ensuite un décalage latéral de la dite hausse 2 de manière à échapper les languettes 121 et permettre l'ap- pui déporté des fers 9 sur les liteaux 12 en ménageant ainsi un écartement E autorisant de par l'ouverture des trous 93 le libre passage de l'air. Ce déplacement étant toutefois limité par 1' appui de 11 aile interne du fer opposé contre la languette correspondante comme illustré par le tracé en traits interrompus de la figure 4. A la base, l'un des fers transversaux inférieurs 9, s'emboi- te sur un épaulement 11 formé transversalement dans la partie arrière du socle ou plancher 1. Les fers latéraux inférieurs 5 sont en appui sur deux saillies 12 et 1 formées le long des bords latéraux du socle 1. Ces dispsotions laissent donc apparaitre, sous l'un des côtés transversaux 2, une ouverture O (figures 2 et 5). D'une manière connue, en regard de l'ouverture o, est montée une barrette pivotante 14 avec ou non des échancrures 141, connue sous le nom "trou de vol". Cette plaque 14 est articulée à chacune de ses extrémités transversale sur le chant interne des saillies 12 et 13 du socle 1 (figures 1 et 2), en formant ainsi réducteur de trou de vol L'intérieur de chacun des compartiments ou hausses 2 réalisés selon les caractéristiques de l'invention, est agencé pour recevoir d'une manière amovible une série de cadres verticaux 15 munis de feuilles gaufrées/ou encore des cadres bâtis ou vides. A cet effet des bandes découpées 17 formant crémaillèros sont fixées à la partie supérieure de chaque côté transversal 22 par soudure par point, rivetage...Ces découpes 171 des bandes 17 prmettent donc le positionnement à intervalles réguliers des cadres verticaux 15. L'écartement des cadres, dans leur partie inférieure, est assurée au moyen d'agrafes 18 (figure 3). Dune manière intéressante, les agrafes 18 font également office de moyen de fixation pour les plaques verticales 10, en combinaison avec le tasseau horizontal Il (figure 4). il est bien évident que les compartiments 2 reçoivent un habillage extérieur RI venant en recouvrement des plaques 7 en matériau isolant et des fers 4 - 5 et 8 - 9 constituant l'ossature des dits compartiments. Comme le montrent les figures 1, 4 et 5, une plaque d'appui 19 est positionnée et centrée entre les languettes 121 des li teaux 12 relatifs au compartiment supérieur terminal 2 constituant le corps de ruche. La plaque 19 permet l'appui et le centrage du toit 3 garni intérieurement d'une plaque 20 en matière isolante tel le polystyrène expansé (figures 4 et 5). On note qu'un revêtement extérieur peut être réalisé sous forme d'une gaine rétractable pour donner une dureté superficielle assurant la protection extérieure des plaques isolantes. Pour éviter un déchirement du revêtement lors de son engagement, il est possible de chanfreiner les angles de chaque compartiment ou hausse. Il est également prévu dans le cadre de l'invention, d'assurer la fixation amovible en hauteur de l'ensemble des éléments préemboités de la ruche lors des soubresauts inhérents au transport. A cet effet, comme illustré figure 2, le toit 3 est perçé en 31 suivant les extrémités de ses côtés latéraux pour permettre l'engagement d'un lien élastique L genre "Sandow", qui s'intercale en dehors de l'emboîtement sur les languettes 122 des liteaux 12, et présente ainsi ses liens tendus L1 pour s'engager sur des crochets C - C fixés sur le socle ou plancher 1 et revenir ensuite pour présenter les liens verticaux L2 sur d'autres trous 32 du toit 3. Selon une réalisation en variante illustrée figure 4, les trous 31 ou 32 permettant respectivement par paire l'engagement d'un lien élastique V dont les extrémités munies de boucles ou crochets coopèrent directement avec les crochets C ou C1 sans ou avec retour vertical après accrochage dans le cas d'une ruche avec une eel?o h usse.ces liens L ou V permettent en outre de lever l'ensem- re e ia uche, Les avantages ressortent bien de la description en particulier on souligne - L'emboîtement de chaque compartiment qui assure une étanchéité parfaite empêchant des insectes nuisibles de pénétrer dans la ruche. - L'isolation de chaque compartiment qui permet aux abeilles d' absorber moins de nourriture en période d'hivernage, en assurant Xne réduction du poids de la ruche, et une meilleure protection couvain - La facilité de transport. - La simplicité de fabrication - Les emboîtements des hausses et des toits qui permettent leur stockage notamment pour la désinfection. L'invention ne se limite aucunement à celui de ses modes d' application non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties ayant plus spécialement été indiquées ; elle en embrasse au contraire toutes les variantes. REVENDICATIONS -1- Ruche d'abeilles à cadres mobiles, caractérisée en ce qu'elle comprend au moins un, mais généralement plusieurs compartiments ou hausses constituant des cadres horizontaux identiques et respectivement conçus et agencés pour d'une part assurer une étanchéité et isolation avec possibilité d'aération et d'autre part permettre leur superposition par emboîtement et prendre appui et se centrer sur un socle ou plancher conformé pour laisser apparai- tre, en combinaison avec les dits compartiments, une ouverture latérale règlable pour le passage des abeilles ; un toit avec moyen d'isolation et d'étanchéité coiffe par emboîtement la partie supérieure du compartiment terminal en se centrant et en se positionnant latéralement et transversalement, tout en recevant un moyen amovible assurant la fixation en hauteur de l'ensemble préemboîté. -2- Ruche selon la revendication 1, caractérisée en ce que les côtés latéraux des compartiments sont constitués d'une armature métallique supérieure et inférieure profilées en U et dont les ailes sont disposées en regard l'une de l'autre ; une plaque verticale, faisant office d'entretoise, est montée fixement contre la face interne des ailes intérieures, tandis qu'une ou des plaques avec capacité d'isolation, sont engagées entre les dits éléments d'armatures en appui facial contre la plaque verticale en y étant fixée. -3- Ruche selon la revendication 1, caractérisée en ce que les c6tés transversaux des compartiments sont constitués d'une armature métallique supérieure et inférieure profilées en U et dont les ailes sont respectivement équerrées intérieurement en direction du bas de manière à ce que les éléments inférieurs notamment forment des rainures de guidage et des ouvertures d'aération, une plaque verticale faisant office d'entretoise est montée fixement contre la face interne de l'aile intérieure de l'armature supérieure et repose sur chant sur l'armature inférieure, en étant en appui contre le côté latéral d'un tasseau monté fixement sur la dite armature inférieure ; une ou des plaques avec capacité d'isolation sont engagées entre les dites armatures et en appui facial contre la saque verticale en y étant fixée. -4- Ruche selon les revendications 1 et 3 ensemble, caractérisée en ce que sur chacune des armatures transversales supérieures, est fixé un liteau débordant formant en hauteur dans sa partie médiane une languette longitudinale de guidage, le dit liteau étant déporté 2axialement de manière à se trouver en débordement externe par rapport aux côtés transversaux des compartiments en formant poignée de préhension. -5- Ruche selon les revendications 1, 2, 3 et 4 ensemble, caractérisée en ce que la hauteur des côtés latéraux est égale b la hauteur des côtés transversaux plus l'épaisseur des liteaux de sorte qu'après assemblage des dits côtes latéraux et transversaux, seule la languette de guidage des liteaux se trouve en débordement pour coopérer avec les armatures transversales inférieures de guidage, en vue de 1' emboîtement en superposition des compartiments et également en vue de la mise en position d'aération après décalage de la dite armature transversale pour dégager les ouvertures d'aération par rapport aux languettes des liteaux suivant un écartement déterminé. -6- Ruche selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4 et 5, caractérisée en ce que les comRrtiments reçoivent un habillage extérieur rigide venant en recouvrement des plaques d'isolation et de l'ossature desdits compartiments. -7- Ruche selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, 5 et 6, caractérisée en ce que le socle ou plancher forme transversalement dans sa partie arrière une languette de guidage sur laquelle s'emboite la section en U de l'armature transversale inférieure d'un compartiment tandis que l'armature transversale inférieure est en appui direct sur des saillies formées le long des bords btéraux du socle pour laisser subsister une ouverture latérale munie d'une barrettepivotante articulée à ses extrémités transversales sur le chant interne des saillies latérales du socle en formant réducteur du trou de vol. -8- Ruche selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, et 7, caractérisée en ce que l'intérieur de chacun des compartiments est agencé pour recevoir dune manière amovible, une série de cadres verticaux bâtis ou vides, au moyen de bandes découpées formant crémaillère et fixées à la partie supérieure de chaque côté transversal. -9- Ruche selon la revendication 8 et l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6 et 7, caractérisée en ce que des agrafes assurent d'une part l'écartement des cadres dans leur partie inférieure, et d'autre part la fixation de plaques verticales des côtés transversaux en combinaison avec les tasseaux fixés sur les armatures transversales inférieures. -10- Ruche selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9, caractérisée en ce qu'une plaque d'appui est positionnée et centrée entre les languettes des liteaux relatifs au compartiment terminal, pour le centrage et le positionnement du toit garni intérieurement d'une plaque en matière isolante. -11- Ruche selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 et 10, caractérisée par le fait que le toit comporte aux extrémités de ses côtés latéraux des ouvertures pour l'engagement d'un lien élastique disposé transversalement de manière à présenter ses liens tendus verticaux et opposés sur les crochets fixés sur le socle en vue d'un renvoi horizontal et d'un retour vertical opposé sur les trous opposés du dit toit de manière à assurer la fixation lors du transport de l'ensemble des éléments préemboîtés de la ruche. 12- Ruche selon la revendication 11, caractérisi par le fait que les ouvertures établies aux extrémités des côté latéraux du toit autorisent par paire l'engagement d'un lien élastique dont les extrémités munies de boucles ou crochets coopèrent directement avec les crochets fixés sur le socle avec ou sans retour vertical et accrochage sur une ouverture du dit toit. -13- Ruche selon la revendication 6, caractérisée en ce que le revêtement extérieur est réalisé sous forme d'une gaine rétractable pour donner une dureté superficielle assurant la protection des plaques isolantes, les angles des compartiments étant chanfreinés pour éviter de déchirer le dit revêtement lors de son engagement.