La présente invention a trait à un appareil perfection- né pour hémodialyses, que l'on utilise pour le traitement ubstitu- tif de la fonction rénale qui s'applique dans les cas d'urémie aigue et chronique. Les installations actuellement utilisées assurant le réchauffage de la solution hémodialytique en provenance d'un dispositif de préparation, ainsi que sa circulation dan: ] le dialy- seur. La température de la solution est maintenue par des moyens thermostatiques à environ 38-40 C. Pour obtenir une bonne efficaciti: du traitement d'opu- ration du sang urémique, on sait qu'avec de tels appareils la dialyse doit se prolonger pondant 6 à IO heul-es environ, avec une consommation de solution de l'ordre de 15) à 200 litres. Ce type d'appareils bien connu dans l'art, ne permet pas In recyclage et la ré-utilisation ne serait-ce que d'une fraction de la solution impure, laquelle est par conséquent entièrement évacuée. La présente invention a pour objet de réaliser un appareil perfectionné pour hémodialyse, lequel permet de réduire considérablement la consommation de solution hémodialytique. Un autre but de l'invention consiste à fournir un appareil pour hémodialyse permuttant le recyclage et par consé- quent la ré-utilisation de la totalité ou de la presque tu talitg de la solution hémodialytique. Un autre but poursuivi par la présente invention consiste à fournir un appareil perfectionne pour hémodialyses, lequel peut fonctionner indépendamment dd la possibilité de raccordement à un réservoir fixe, de capacité importante, ou à un système centralisé de production et de distribution de solution hémodialy tique, tout en pouvant , en cas de besoin, etre rapidement raccordé à ces sources de solution hémodialytique, voire même être transformé directeen t en un appareil du type classique Un autre but de la présente invention consiste à réaliser un appareil perfectionné pour hémodialyse, lequel, du fait qu'il peut fonctionner avec d'infimes quantités de solution hémodialytiques, pourra avoir des dimensions réduites et permettre ainsi une mise en oeuvre plus facile des hémodialyses dans les unités hospitalières, tout en offrant la possibilité d'effectuer ces hémodialyses même au domicile du patient. Il a été constat que l'insertion de matériaux adsorbants dans un circuit particulier (qui sera expliqué en détail ci-après) reliant le dialyseur à la source de solution hémodialytique, permit la recirculation de la solution proprement dite et par conséquent de diminuer sensiblement la consommation de cette solution. La présente invention sera maintenant décrite e se référant au schéma de 1' unique figure du dessin annexé qui montre un mode de réalisation pratique de l'appareil suivant l'invention, éta;it entendu cependant que ce "od do réalisation doit C'trc considéré comme illustrant l'invention sans aucunement la limiter. L'appareil suivant la présente invention se compose essentiellement d'un dialysateur D par exemple du type comprenant un noyau central de forme cylindrique, généralement en matière plastique, portant, enroulés parallèlement, un tube de cellophane et une grille en matière plastique et connu dans l'art sous le nom de dialyseur de Kolff, que l'on introduit dans la chambre lai plus centrale ou interne d' un double réservoir 5. Dans ce dialyceur on fait affluer et effluer, respectivement, par les conduites D1 et D2-, le sanq du patient.A ce dialyseur D est relié, sur la par tle de circuit qui introduit la solution hémodialytique dans le dialyseur, une cartouche C contenant des substances adsorbantes telles que- charhon actif, résines à échange d'ions et analogues, ou des mélanges de cessubstances. Grâce à une pompe péristaltique P2 reliée au récipient contenant la solution hémodialytique Q et ayant une capacité limitée, ou bien, à titre de variante, par l'entremise d'une valve V assurant le raccordement avec un système centralisé de préparation et de distribution de la solution hémodialutique (non représenté sur la figure, pour simplifier le dessin), on remplit le circuit de solution hemodialytique.Puis on met en marche la pornpe centrifuge de recirculation P1 et on allume le thermorégulateur T. La solution que contient 1' appareil est ainsi chauffée jusqu'à la température d'utilisation préréglée à 1' aide dudit thermorégulateur Te Des que cette tempéra- ture est atteinte, on peut commencer l'hémodialyse en reliant le circuit extra-corporel alJ dialyseur par les deux conduites Da et D2.Grâce au dispositif que montre le dessin, il est possible d1 opérer la dialyse selon deux métioties ditférentes a) Par aspiration de la solution dans le récipient transportable Q, de capacité limitée, en utilisant la pompe P2. Avec cette metl-lode il est possible d'effectuer des opé- rations hemodialytiques avec une quantité de solution qui varie entre seulement IO e-t 50 litres. Il est donc possible, en utilisant l'appareil suivant l'invention; d'opérer avec une quantité de solution qui serait tout-à-fait insuffisante pour une dépuration satisfaisante en utilisant les appareils selon lai technique connue. La solution hémodialytique impure est dirigée à travers la cartouche C contenant des substances absorbantes telles que charbon actif, résines échangeuses d'ions et analogues, qui sont connues des spécialistes. Ces substances adsorbantes ont la propriété d'adsorber les catabolites qui passent par dialyse du compartiment hénatique du dialyseur à la solution. b) Par raccordement au groupe de préparation ou au système centralisateur de préparation de la solution hémodialytique. En élimine ainsi la cartojohe C, grâce à la valve V, laquelle relie diréctement le circuit suivant l'invention au groupe de préparation ou au système centralisé de production de la solution ou à un réservoir de grande capacité, soit taut moyen propre à fournir de la solution hémodialytique en quantité variant entre 250 et 500 cm3/#n. La solution fraiche parviens directement au récipient 5 et au dialyseur n en évacuant la solution épuisée par le trop-plein A. La pompe P1 fait circuler la solution à travers le dialyseur. Cette méthode permet bien entendu d'effectuer une hémodialyse normale selon les systèmes connus dans ce domaine. Cela démontre que 1' appareil suivant la prèsente inven tion peut autre rapidement transformé en un circuit traditionnel. Les exemples ci-après mettent en évidence l'efficacité du dispositif réalisé suivant la conception inventive do 1' invention. Exemple 1 Le dispositif représenté sur la Figure est équipé d'un dialyseur de Kolff. La cartouche C est remplie avec un i: kilogralnme de charbon actif. On effectue la dialyse d'une durée de 8 heures en utilisant 40 litres de plasma artificiel enrichi de catabolites. Durant la dialyse on utilise grâce à la pompe P2 8 litres de solution hémodialitique. Les données analytiques au débu et a la fin do la dialyse démontrent qu'il y a élimination de 5 grammes de créatini ne, de 3, 8 g d'acide urique, de 22 g d'urées Ces chiffres peuvent être considérés comme excellents si l'on tient compte du fait que, dans une dialyse bi-hebdomadaire, il faut éliminer 4 g de créati nine, 3, 6 g d'acide urique et environ 24 g urée. Exemple 2 Dans ce cas également on utilise le dispositif utilisé sur la Firuro. La cartouche C est remplie d'environ 500 g de charbon actif, et d'environ 500 g d'un mélange de résines échan gau::e d'ions, épuisé en chlore, sodium, calcun et acétate. Au cours de la dialyse, pour 40 litres de plasma artificiel enri chi de catabolites, on utilise, en les faisant défluer à travers la valve do raccorderont t V, environ 30 litres de solution hémodia- lytique. Les données des analyses effectuées au terme de 1' expérience ont mis en relief l'absorption de 4, , 3 g de créatinine, de 37,4 g d' urée, do 2, 3 o de phophates et de 3 g de potassium. De nombreuses expérimentations cliniques ont confirmé l'efficacité de l'appareil suivant la présente invention dans le traitement de 1' insuffisance rénale aiqiie et chronique. R E V E N D I C A T I O N S 1. - Appareil pou hémodialyse comprenant un dialyseur D équipé de moyens permettant da fournir du sang catabolique et une solution hémodialytique et des moyens propres à évacuer le sang après dépuration et la solution hémodialytique, ainsi qu'une source de solution hémodialytique reliée au dialyseur, caractéris é en ce qu'il est prévu en outre un circuit comprenant dos moyens C propres à épurer la solution hémodialytique impure sortant du dialyseur ainsi que d'autres rayes Pj peur recycler la solution hémodialytique, après dépuration, dans le dialyseur, afin d'y être ré-utilisée pendant l'hémodialyse. 2. - Appareil selon la revendication 1, caractérisée en ce que ladite source de solution hémodialytique est constituée par un réservoir à capacité limite Cc 3. - Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend par ailleurs des moyens propres à relier cet appareil à un groupe de préparation ou à une Installation centralisée de production de la solution hémodialytique. 40 - Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les moyens prévus pour épurer la solution hêmodialytique impure avant de la renvoyer dans le dialyseur sont choisis dans le groupe comprenant les charbons actifs, les résines échangeuses d'ions, ainsi que leurs mélanges. 5. - Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce que les moyens prévus pour épurer la solution hémodialytique impure avant de la renvoyer dans le dialyseur sont censtitugs par un mélange de résines échangeuses d'ions, épuisées en chlore, sodium, calcium, acétate, et similaires.