On a proposé et mis en oeuvre depuis quelques années une répartition du temps de travail des employés d'une entreprise selon un système d'horaire dit "variable", "libre", "dynamique", "flexible". Tous ces vocables signifient que llem- ployé est dans une certaine mesure libre de choisir ses périodes de travail, pourvu que la durée cumulée des diverses périodes atteigne une durée relative préalablement fixée, par exemple tant d'heures par semaine ou tant d'heures par mois. Pour appliquer un tel horaire: variable dans une entreprise, il faut pouvoir contrôler exactement les diverses périodes de travail successives des divers intéressés. On utilise à cet effet des ensembles de compteurs individuels mis en marche par chaque employé à l'aide d'une clef personnelle ou d'un badge personnel. L'employé met le compteur en marche a son arrivée et l'arrête à son départ, le compteur totalisant les durées de travail successives, et en affichant la durée totale. Les compteurs sont groupés selon des ensembles montés dans des coffrets généralement par groupes de plusieurs dizaines. Les ensembles de totalisation utilisés jusqu' présent comportent des compteurs de temps individuels commandés électriquement. Une horloge mère envoie des impulsions électriques a intervalles réguliers (minute, demi-minute, centième d'heure). Les compteurs individuels sont des récepteurs-compteurs d'impulsions (par exemple du type récepteur-compteur de Féry comprenant un aimant formant rotor et un circuit électromagnétique bipolaire).Chaque récepteur-compteur actionne un totalisateur d'affichage, et, pour chaque récepteur-compteur, l'élé- ment de commande individuelle (clef ou badge) actionne un commutateur qui contre l'arrivée des impulsions électriques sur le récepteur-compteur De tels systèmes donnent généralement satisfaction, mais ils demeurent assez coûteux, du fait qu'ils exigent un élément moteur électrique (récepteur-compteur ou système analogue) pour chaque poste de totalisation. Lorsque l'on augmente le nombre de postes fonctionnant avec la même horloge mère, le coût marginal d'un poste supplémentaire reste ainsi relativement élevé. La présente invention concerne un nouvel ensemble de totalisation d'heures, comportant une pluralité de postes de totalisation susceptibles d'être mis en oeuvre individuellement, cet ensemble se caractérisant dans sa structure par une nouvelle combinaison de moyens, et remarquable, dans ses résultats, par un coût de fabrication et d'exploitation moindre que ceux des dispositifs de la technique antérieure. Selon la caractéristique essentielle de l'invention, une horloge mère commande électriquement un unique système moteur. La sortie mécanique du système moteur entraîne, par l'intermédiaire d'une pluralité de chaines de transmission mécaniques une série de totalisateurs mécaniques, chacun par l'intermédiaire d'un système d'embrayage actionnable par un élément-de commande individuelle, cet embrayage permettant de découpler le totalisateur de la channe de transmission. La mise en oeuvre d'un totalisateur mécanique se traduit par des économies importantes a la fabrication, l'exploitation par rapport aux appareils classiques. De préférence, mais non nécessairement, le moteur, qui est avantageusement un moteur réversible autocommandé, entrain un arbre principal entraînant a son tour, une pluralité d'arbres secondaires, chaque arbre secondaire entraînant plusieurs totalisateurs mécaniques. Selon une autre caractéristique de l'invention, chaque impulsion de l'horloge mère produit un déplacement du moteur selon une course ou un pas prédéterminé, qui provoque une avance des totalisateurs selon une course ou un pas prédéterminé. Selon une autre caractéristique de l'invention, on utilise des totalisateurs affichant cumulativement leur course mécanique, du type utilisé en automobile à titre de totalisateur kilométrique. De tels appareils présentent l'avantage d' être présents sur le marché a des prix très faibles, du fait des grandes séries de la construction automobile. On utilisera par exemple les totalisateurs mécaniques figurant a la page R 380-2 du volume "Mesures et Contrôles" publié par les Techniques de l'ingénieur : il s'agit de totalisateurs compor tant, autour d'un même arbre, une série de tambours gradués, chacun correspondant à un rang du comptage décimal.L'arbre constitue l'entrée mécanique du totalisateur. I1 est possible, notamment pour permettre la remis à zéro de débrayer l'entrainement des tambours en déplaçant axialement l'arbre, contre l'action d'un ressort. La description qui va suivre et les dessins annexés feront mieux comprendre comment la présente invention peut être réalisée, tout en en faisant apparaitre d'autres carac téristiques et avantages. Sur les dessins annexés - la figure 1 représente schématiquement l'ensemble selon l'invention, certains organes mécaniques étant représentés de façon très simplifiée, - la figure 2 représente le tableau de façade de l'appareil selon l'invention intégré dans son boitier. L'ensemble selon l'invention comporte un unique moteur électrique 10 périodiquement actionné, comme on le verra plus complètement par la suite, à partir d'une horloge mère (non représentée). Le moteur 10 entraîne par l'intermédiaire d'engrenages 11, 12 et 13 un arbre primaire 20 qui, à son tour, entraîne par l'intermédiaire de pignons 21, 22, attaquant des vis sans fin, 23 attaquant elles-mêmes des pignons 24, une pluralité d'arbres secondaires 30. Sur chaque arbre 30, est montée une série de pignons,311 chacun attaquant l'entrée mécanique d'un totalisateur à tambour du type précité, 100. De préférence, comme représenté, chaque totalisateur 100 comporte un axe central 101 entraîné par un pignon 102 relié au pignon 31 par un satellite 103. Les différents tambours 110, 111, 112, 113, sont montés sur labre 101. A son extrémité l'arbre 101 porte une butée vola. L'arbre est mobile entre une position d'embrayage où sa rotation entraîne successivement les différents tambours, le pignon 102 étant en prise avec l'intermédiaire 103, et une position dé débrayage où l'arbre est déplacé axialement, le pignon 102 n'étant plus en prise avec l'intermédiaire 103. Un ressort, non représenté, tend toujours à maintenir le totalisateur 100 dans l'état embrayé. I1 faut remarquer que de tels ensembles totalisateurs à quatre tambours totalisateurs de comptage décimal et possibilité de debrayage existent déjà dans le commerce, à très bon marché en tant que totalisateurs mécaniques de kilométrage pour automobiles. On a donné ci-dessus la référence utile pour l'intelligence de leur fonctionnement. L'embrayage et le débrayage de chaque totalisateur 100 sont réalisés à l'aide d'une came tournante 200, montée en rotation autour d'un axe 201 et munie d'un point-repère 202. La came 200 est manoeuvrée de l'extérieur du bottier de l'appareil à l'aide d'un organe de commande qui est de préférence une clef 210. On voit sur la figure 2 l'allure extérieure de l'appareil, chaque totalisateur 100 se traduisant à l'extérieur du bottier par une fenêtre d'affichage 120 où apparaissent les chiffres des tambours 110, 111, 112, et 113, un support d'étiquette, servant à l'affichage du nom de l'employé dont le totalisateur affiche les heures travaillées, une entrée de clef 140, dans laquelle l'employé peut introduire sa clef individuelle pour embrayer ou débrayer son totalisateur en faisant tourner la came 200 (en l'absence de clef, il y a débrayage), et une fenêtre témoin 150 à travers laquelle apparait le point repère 202 de la came 200 lorsque le totalisateur est convenablement embrayé. I1 faut observer que les positions relatives du totalisateur 100 et de l'entrée de clef 140 se trouvent inversées quand on passe de la figure 1 à la figure 2 ; on peut considérer que la figure 1 correspond à une vue prise depuis l'arrière du bottier qui est vu de l'avant à la figure 2. La clef n'est bien entendu qu'un exemple des nombreux organes de commande individuelle (badges, etc...) qu'on peut utiliser. On va maintenant décrire la commande du moteur 10. Cette commande s'effectue à partir de deux bornes d'alimentation électrique 500, par l'intermédiaire d'un circuit comprenant un contact simple 510, un contact tétrapolaire 520 susceptible de prendre trois positions M (marche), A (arrêt), R (remise à zéro), un second contact simple 530, et un contact 550 qui est commandé par une came 560 montée sur l'arbre 20, de manière à s' ouvrir une fois pour chaque tour de l'arbre 20. Le contact 510 est un contact qui est fermé en fonction de la programmation d'horaire, par l'intermédiaire d'un programmateur commandé par une horloge mère (tous deux non représentés) ; autrement dit, le contact 510 est fermé lorsque l'appareil de l'invention doit etre en service. Le commutateur 520 est à commande manuelle. Le contact 530 est fermé brièvement toutes les minutes ou toutes les demi-minutes sous l'effet d'une impulsion envoyée par l'horloge mère. Dans ces conditions, le fonctionnement du dispositif est facile à comprendre. Pour un tel fonctionnement, le contact 510 est fermé et le commutateur 520 dans la position de marche M. Au début du cycle, le contact 550 est ouvert. Lorsqu'à un instant donné le contact 530 se ferme, sous l'effet de l'horloge mère, le moteur est brièvement excité par le circuit 500, 520, 530. I1 démarre en entraînant l'arbre 20 et la came 560, ce qui ferme le contact 550. L'alimentation du moteur se poursuit par l'intermédiaire du circuit fermé 500, 510, 520, 550. L'excitation du moteur 10 se poursuit pour un tour complet de l'arbre 20 ; une fois ce tour effectué, le contact 550 s'ouvre, ce qui termine le cycle.On voit finalement que pour chaque excitation venant de l'horloge mère et fermant le contact 530, l'arbre 20 accomplit un tour, ce qui fait progresser ceux des totalisateurs 100 qui sont à l'état embrayé d'une course prédéterminée que ces totalisateurs traduisent par une augmentation correspondante de leur valeur horaire affichée. Le fonctionnement du système est interrompu lorsque le commutateur 520 est à la position d'arrêt A. Lorsqu'on le place dans la position de remise à zéro R, le moteur 10, essentiellement réversible, se trouve alimenté a l'envers en permanence, ce qui entrain une mise à zéro très rapide de l'ensemble des totalisateurs (préalablement embrayés). On voit finalement que l'appareil selon l'invention, remarquable par sa simplicité et son économie, ne nécessite la mise en oeuvre que d'un seul moteur électrique entrain sur une course prédéterminée par chaque impulsion de l'horloge mère ; cette combinaison nouvelle procure des économies importantes, tant à la fabrication qu'à l'exploitation, par rapport aux appareils classiques. Bien entendu, le mode de réalisation représenté n'est qu'un exemple des nombreuses variantes possibles. En particulier, le moteur 10 et/ou lesmécanismestotalisateurs peuvent être du type pas a pas. REVENDICATIONS 1. Ensemble de totalisation d'heures permettant l'application de l'horaire variable, du type comportant une pluralité de postes de totalisation, chaque poste de totalisation pouvant être mis en oeuvre individuellement sous l'effet d'un organe de commande individuelle, caractérisé en ce qu'il comporte un unique système moteur électrique, actionné périodiquement selon une course ou un pas prédéterminé par des impulsions émises par une horloge mère, en ce que le mouvement du moteur est transmis par l'intermédiaire d'une pluralité de chaînes de transmission mécanique à une série de totalisateurs mécaniques disposés aux différents postes d'affichage, et en ce que chaque totalisateur est muni d'un dispositif d'embrayage mécanique actionné par ledit organe de commande. 2. Ensemble de totalisation selon la revendication 1, caractérisé en ce que les chaînes de transmission mécanique comportent un arbre principal entraînant une pluralité d'arbres secondaires, chaque arbre secondaire entraînant plusieurs totalisateurs. 3. Ensemble de totalisation selon l'une des revendications precédentes, caractérisé en ce que le système moteur électrique est un moteur réversible autocommandé par l'intermédiaire d'un contact actionné par une came montée sur la sortie mécanique du moteur. 4. Ensemble de totalisation selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les totalisateurs, du type utilisé en automobile, comportent une pluralité de tambours décimaux montés sur un arbre commun susceptible d'être translaté contre l'action d'un ressort, jusque dans une position de débrayage. 5. Ensemble de totalisation selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'embrayage ou le débrayage de chaque totalisateur est réalisé par une came tournante coopérant avec l'arbre commun précité. 6. Ensemble de totalisation selon la revendication 5, caractérisé en ce que la manoeuvre de la came tournante est réalisée à l'aide d'une clef individuelle, pour chaque totalisateur. 7. Ensemble de totalisation selon la revendication 5, caractérisé en ce que la came tournante porte un point de repérage visible à travers une fenêtre du boîtier de l'appareil lorsque le totalisateur est à l'état embrayé.