La presente invention concerne un dispositif d'immobilisation des sorties des barres d'enroulements statoriques d'une machine électrique tournante. On sait que dans de grosses machines électriques tournantes, telles que des alternateurs, les enroulements du stator appelés barres, comportent des zones rectilignes, parallèles a l'axe de rotation et situées dans des encoches du stator, et des zones d'extrémité extérieures aux encoches et assurant la connexion electrique des parties rectilignes. Ces barres Sont, notamment dans leurs zones d'extrémité, soumises a des forces électromagnétiques alternatives considérables, qui peuvent provoquer des déplacements, l'usure de l'isolant entourant la barre, un court-circuit, et finalement la destruction de la machine. I1 est donc très important de réaliser un blocage énergique notament des zones d'.extréités et ce blocage doit être assuré en plusieurs points. En ce qui concerne plus particulièrement les sorties des barres d'enroulement c' est--dire la partie de la zone d'extrémité située au voisinage immédiat des encoches, il est connu d'intercaler des cales entre les barres voisines de maniere à former une voute circulaire continue dont l'axe est constitué par l'axe de rotation de la machine. Cette voute répartit entre toutes les barres les efforts tangentiels particulièrement importants exercés sur certaines d'entre elles. Les cales sont dilatables dans le sens tangentiel gracie a leur constitution en trois coins : un coin central mobile est inséré entre deux coins latéraux.L'enfoncement de ce coin central dans un sens radial provoque l'écartement des coins latéraux qui se déplacent dans un sens tangentiel cet enfoncement provoque donc une dilatation tangentielle de la cale, et une compression correspondante de la voute. Le diamètre de el e-ci ne peut pas augmenter car les barres sont rigides et fixées solidement dans les encoches du stator a proximité de la voute. On réalise ainsi une immobilisation particulièrement énergique des sorties des barres. I1 convient que cette immobilisation dure au cours du fonctionnement de la machine. C'est pourquoi il est connu d'utiliser des boulons dont la vis traverse radialement le coin central et qui enfoncent ce coin central en le tirant vers un anneau extérieur. Bien entendu, dans cette disposition l'extrémité étroite du coin central est son extrémité extérieure. Ces boulons ont souvent plusieurs fonctions. 10 Comme déjà indiqué, ils provoquent et maintiennent l'enfoncement du coin central entre les coins latéraux. Ils assurent cette fonction avec une certaine élasticité : Au cours du fonctionnement de la machine, un tassement des barres ou des cales peut apparaitre progressivement, et la compression de la voute circulaire pourrait diminuer de manière gênante. Heureusement, li élasticité des boulons qui sont tendus fait alors enfoncer le coin central un peu plus loin, ce qui maintient la compression de la voute. 20 Il assurent la connexion électrique entre l'anneau extérieur, qui est électriquement a la masse, et une couche conductrice recouvrant la couche isolante qui entoure les barres.Cette couche conductrice qui est ainsi connectée a la masse, est utilisée de manière connue pour fixer le potentiel de la surface extérieure de la couche isolante et éviter ainsi des décharges électriques dommageables. 30 Ils assurent la fixation d'une extrémité de bras de sunnort intérieurs qui contribuent au blocage des zones d'extrémité des barres. Ces zones d'extrémité sont en effet généralement serrées entre un ensemble de support extérieur et un ensemble de support intérieur. Ces deux ensembles sont coaxiaux, avec la forme génerale de deux surfaces tronconiques, la distance a l'axe de rotation de la machine croisant lorsquton s 'écarte de l'entrefer. Il sont tous deux constitués par des anneaux de support coaxiaux croisant des bras de support rectilignes situés dans des plans axiaux et s'étendant selon les génératrices des deux surfaces tronçoniques.Ce sont les extrémités des bras de support intérieurs du coté de l'entrefer qui sont fixes par les boulons en question au bord d'un plateau de serrage épais. La forme générale de ce plateau est celle d'une couronne circulaire plane entourant les sorties des barres et située dans un plan perpendiculaire à l'axe de rotation de la machine. C'est entre les deux plateaux de serrage situés aux deux extrémités de la machine que sont serrées les toles de fer formant le circuit magnétique du stator. Les boulons en question sont classiquement constitués d'un acier non ferromagnétique. En effet, s'ils étaient ferromagnétiques, ils concentreraient le flux d'induction magnétique alternatif qui existe dans cette zone. Il en résulterait d'une part des courants de Foucault provoquant un échauffement inadmissible, d'autre part des forces magnétiques gênantes. Malheureusement, il est très difficile d'obtenir industriellement des boulons parfaitement exempts de ferromagné- tisme. Il existe un risque important que le boulon soit partiellement ferromagnétique, notamment par suite des transformations de structure interne résultant de l'usinage On sait en effet que certains aciers deviennent ferromaPnétiques par écrouissage. Il est difficile d'éviter un tel risque avec un degré de sureté suffisant. Il a été envisagé d'utiliser des boulons non métalliques, la fonction de connexion électrique évoquée ci-dessus étant alors assurée par d'autres moyens. Mais de tels boulons présentent une résistance mécanique trop faible, et sun- portent mal les flexions qu'il est difficile d'éviter lors du montage. Il avait d'autre part été autrefois proposé, par le brevet américain nO 2. 761.083, (Donald H. Bond) de fixer le coin central dans sa position enfoncée en le collant aux coins latéraux. L'ensemble de la cale pouvait être fixé a un anneau de butée extérieur par un laçage a l'aide de cordes, ou par des vis. Cette manière d'assurer le maintien du coin central dans sa position enfoncée présentait deux inconvénients. Le premier inconvénient apparaissait lors du montage : le collage ne devait être effectué que lorsque il était certain que le coin central était dans sa position définitive. Il n'était pas possible de modifier ultérieurement cette position.Le deuxième inconvénient apparaissait pendant le fonctionnement de la machine et était lié à l'absence d'élasticité : Lorsqu'un léger tassement des barres ou des cales s 1était progressivement produit, il n'y avait pas d'enfoncement correspondant du coin central, et la compression de la voute risquait de diminuer de naniere dangereuse. La présente intention a pour but la réalisation d'un dispositif d'immobilisation des sorties des barres d'enroulements statoriques d'une machine électrique tournante, assurant d'une manière simple une immobilisation énergique, sure et permanente. Elle a pour objet un dispositif d'immobilisation des sorties des barres d'enroulements statoriques d'une machine électrique tournante comportant : - ane pluralité de cales dilatables disposées chacune entre deux barres statoriques se succédant dans le sens tangentiel, de manière a ce que l'ensemble des barres et de ces cales forme une voute circulaire continue, - lesdites cales comportant chacune au moins un coin mobile disposé de manière a ce que l'tnfoncesent de ce coin dans un sens radial provoque une dilatation de la cale dans le sens tangentiel et une compression correspondante de la voute, des aryens de maintien de calage étant prévus pour maintenir enfoncé le coin mobile de chaque cale de manière ce que la voute reste comprimée pendant le fonctionn-ent de la machine, caractérise par le fait que lesdits moyens de maintien-de calage sont constitués par un laçage disposé de manière exercer un effort radial sur le coin mobile de chaque cale dans le sens propre maintenir ce coin enfoncé. A l'aide des figures schématiques 1 à 8, ci-jointes, on va décrire ci-après à titre non limitatif plusieurs modes de mise en oeuvre de -ltinvention. Les éléments qui se correspondent sur plusieurs de ces figures y sont désignés par les ineamas signes de référence. La figure 1 représente une vue en perspective d'un-secteur angulaire d'une extrémité du stator d'un alternateur, montrant les zones d'extrémité des barres, les ensiles de support de ces zones d'extrémité et le dispositif selon l'in Invention étant enlevés. La figure 2 représente une vue d'un mode de mise en oeuvre de l'invention en coupe par deux plans perpendiculaires à l'axe de rotation de la machine, l'un de ces plans passant par l'axe d'une cale dilatable, l'autre passant proximité dune autre cale dilatable sans la couper. La figure 3 représente une vue d'une cale de la figure 2 en couDe par un plan perpendiculaire à l'axe du taraudage radial percé dans le coin central de cette cale. La figure 4 représente une vue du dispositif de la figure 2 a grande échelle en coupe par un plan axial passant par une barre. La figure 5 représente une vue du dispositif de la figure 2 a petite échelle en coupe par le plan de la figure 4, cette vue montrant une partie des ensembles de support intérieur et extérieur qui assurent l'immobilisation de l'ensemble de la zone d'extrémité des barres. Les figures 6, 7 et 8 des vues de faces d'autres modes de réalisation de l'invention, les plans de ces figures étant perpendiculaires à l'axe de rotation de la machine. LÎ stator d'alternateur représenté sur la figure 1 comporte un circuit magnétique 2 constitué de toles ferromagnétiques. Ce circuit présente comme connu, une ouverture axiale 4 dans laquelle tourne le rotor non représenté. Les mots "axe" et "axial" se rapporteront ci-apres, sauf indication contraire, à l'axe de la machine autour duquel tourne le rotor. Le circuit 2 est serré entre deux plateaux de serrage tels que 5, qui sont situés à ses deux extrémités. Une seule extrémité du stator est décrite et représentée, l'autre extrémité lui étant sem- blable. Le plateau 5 est métallique, épais et a la forme générale d'une couronne circulaire plane enterrant ltouverture 4, le plan de cette couronne étant perpendiculaire a l'axe de rotation de la machine.Il presente une nervure 6 faisant -saillie sur sa face opposée à celle qui est en regard du circuit magnétique 2. Entre le plateau 5 et le circuit magnétique 2, sont disposés des doigts de serrage tels que 7 qui dépassent du plateau vers l'axe de rotation et qui permettent d'assurer le serrage sur les parties du circuit magnétique 2 situées à l'intérieur du cercle limitant ce plateau vers laxe. Un écran magnétique 8 formé d'une feuille de cuivre et souvent appelés "amortisseur" recouvre le plateau 5 sur sa face opposée à celle qui est en regard du circuit magnétique et sur son bord intérieur. Il permet d'éviter l'échauffement de ces plateaux sous l'action des champs magnetiques variables produits par les enroulements. Un intervalle d'air ou d'hydrogène est ménagé entre cet écran et le plateau de serrage pour permettre leur refroidissement. Dans la paroi cylindrique délimitant l'ouverture 4 sont creusées des encoches qui s'étendent parallèlement a l'axe de rotation. Ces encoches sont sufisament profondes pour contenir chacune une paire de barres d'enroulement. Chaque paire est formée par deux barres parallèles à l'axe de rotation. La barre telle que 9 située au fond de l'encoche sera appelée ci-après barre "du premier niveau". La barre telle que lo située au-dessus, c'est- -dire a proximité de l'entrefer, sera appelée ci-après barre "du deuxième niveau". Les zones d'extrémité des barres commencent, à la sortie des encoches, par une portion rectiligne dans l'alignement de l'encoche. C'est cette portion rectiligne que le dispositif selon l'invention, non représenté sur la figure 1, permet d'immobiliser. Après cette portion de sortie rectiligne et parallèle à l'axe les barres présentent un premier coude telle il avec un changement de direction inférieur a 900, Les barres présentent ensuite une portion intermédiaire faiblement incurvée qui les fait tourner autour de l'axe de rotation de la machine tout en s 1éloignant du circuit magnétique et de l'axe.Les barres du premier niveau tournent dans un sens opposé a celui des barres du deuxieme niveau. L'ensemble de ces portions intermédiaires forme deux surfacescconiques de révolution autour de l'axe, l'une de ces surfaces étant constituée par les barres du premier niveau, l'autre par les barres du deuxième niveau. La surface conique formée par les barres du premier niveau entoure celle qui est formée par les barres du deuxième niveau, en s 'écartant progressivement dans le sens radial.A 11 extrémité de ces portions intermédiaires les barres présentent un deuxieme coude tel que 12 après lequel elles reprennent une direction axiale c'est-àdire pa rallèle a l'axe de rotation de la machine. Inanédiatement apres ce coude, chaque barre du premier niveau est raccordee à une barre du deuxieme niveau par une tête de raccordement telle que 14 située dans un plan passant par l'axe. Il doit être compris que les deux barres ainsi raccordées dans leurs zones d'extrémités occupent, à l'intérieur du circuit magnétique, des encoches présentant entre elles un décalage angulaire important autour de l'axe. Les tetes de raccordement telles que 14 permettent en outre le raccordement des enroulements au reseau électrique extérieur et à un circuit d'alimentation en fluide de refroidissement non représenté. La figure 2 représente un dispositif selon l'invention vu dans deux plans perpendiculaires à l'axe de la machine. L'un de ces plans passe dans l'épaisseur du plateau d salage 5 et il coupe une cale 20 en son centre. L'autre plan est celui de la face du plateau de serrage 5 qui ntest pas en regard du circuit ma gnétique 2. Il permet de montrer une vue de face d'une cale 22 identique à la cale 20. Quant aux barres telles que 9 et 10, elles sont coupées de la meme façon par les deux plans. Le dispositif selon l'invention a pour but d'éviter des déplacements de certaines barres sous l'action de forces électromagnétiques qui s exercent plus particulièrement sur certaines d'entre elles dans un sens tangentiel. Il permet de répartir ces forces tangentielles sur l'ensemble des barres. Il utilise pour cela des cales telles que 20 et 22 identiques entre elles et en nombre égal à celui des encoches. Ces cales sont intercalées chacune entre deux paires de barres sortant de deux encoches adjacentes. Chaque barre est composée de conducteurs élémentaires refroidis ou non par un circuit de fluide interne et entourés d'une couche isolante, elle-meme recouverte d'une couche de peinture conductrice. Une telle structure interne des barres est bien connue et n'est pas représentés ici. Il importe comme précédemment expliqué, que la couche conductrice extérieure soit connectée à la masse C'est pourquoi chaque paire de barres est nartiellement entourée dans la zone ou se trouvent les cales telles que 20 et 22, par une bande métallique 24 pouvant être formée par exemole, d'une toile de bronze. Cette bande s'éloigne de la barre du premier niveau 9 jusqu'à rejoindre l'écran 8 contre lequel elle est serrée à l'aide d'une barrette métallique 26 et de deux vis telles aue 28. (voir figure 4). Les deux côtés de chaque paire de barres sont ensuite revêtues d'un matelas conformable 30. On sait que, pour la construction d'alternateurs, il est fréquent d'utiliser de tels matelas qui sont constitués d'un ruban ou d'un feutre imprégné d'une résine polymérisable. La polymérisation est réalisée par chauffage apyres la mise en place définitive des éléments sénarés par le matelas. On réalise ainsi un blocage étroit de ces éléments. Le matelas 30 est séparé de la bande conductrice 24 par une feuille isolante mince non représentée. En continuant à s'éloigner des barres 9 et 10, dans le sens tangentiel, on rencontre ensuite une structure d'absorption 32. Cette structure présente de nombreux vides et permet d'absorber les excès de résine apparaissant lors dû serrage du matelas 30 contre ces barres. On rencontre ensuite la cale 20, ouis une autre paire de barres identique à la paire 9, 10. Cette autre paire est séparée de même de la cale 20 par un matélas conformable identique au matelas 30, et une structure d'absortion identique à la structure 32. L'ensemble constitue une voute circulaire continue qui est symétrique par rapport à l'un quelconque de plusieurs plans de symétrie qui passent tous par l'axe de la machine. Certains de ces plans de symétrie sont les plans médians des paires de barres telles que 9, !0. Les autres plans de symétrie sont les plans médians des cales telles que 20 et- 22. On entend ici par plan médian un plan axial présentant une position angulaire médiane autour de l'axe. La cale 20 est constituée de matériaux isolants. Elle est formée par un coin central mobile 40 disposé entre deux coins latéraux 42 et 44. Les surfaces de glissement-de ces coins ont la forme générale de plans naralleles à l'axe. Le coin latéral 42 est disposé contre la structure d'absorption 32 et le coin latéral 44 contre la structure d'absorption analogue située contre l'autre paire de barres précédemment mentionnée. Le coin latéral 42 présente sur la figure 2, une forme en équerre, l'une des branches de l'équerre servant d'appui et ne comportant pas de face de glissement.Cette branche s' appuie sur une tartie du matelas conformable 30 qui s'appuie elle-même sur la face extérieure de la barre du premier niveau 9. Cette branche d'apnui permetd'éviter que le coin latéral 42 ne se déplace vers l'axe de la machine lorsqu'on enfonce le coin central 40 dans cette direction. L'autre branche de l'équerre comnorte une face de glissement du côté du coin central 42. Son épaisseur, mesurée dans la direction tanientielle, peut croitre lorsqu'on se ranproche de l'axe. T'eoaisseur du coin central, mesurée dans la même direction entre deux surfaces de glissement, décroit lors qu'on se rapproche de cet axe.Il en résulte que la cale se dilate dans la direction tangentielle lorsque on enfonce le coin central dans la direction ra diale vers cet axe. Pour éviter un glissement du coin central 40, par rapport aux coins latéraux 42 et 44 dans la direction axiale, les surfaces de glissement des coins lateraux -et du coin central sont creusées de rainures de guidage en regard dont la lon gueur est perpendiculaire à l'axe de rotation de la machine. Deux tiges de guidage 46 glissent dans ces rainures en empêchant tout déplacement relatif des coins perallelement à l'axe. Les coins latéraux tels que 42 présentent des rebords latéraux de part et d'autre de la structure d'absorption 32 et du matelas 30 (voir figure 3). Ces rebords empochent tout déplacement axial des cales par rapport à ce matelas. u Sur la face intérieure de chaque paire de barres telle que 9, 10 est disposé un matelas conformable tel que 48, qui sert d'appui à une lame 50. Cette lame présente la forme générale d'une bande cylindirque entourant l'axe de la machine et s' appuyant sur les faces intérieures des paires de barres. Des fentes telles que 52 la séparent en plusieurs segments formant des arcs de cercle. Ces Sentes sont situées dans des plans passant par l'axe de la machine et par des paires de barres. Elles ont pour but d'empêcher que la lame 50 puisse être tendue lorsque des efforts sont exercés sur elle dans le sens radial. Sur les figures 4 et 5, la lame 50 apparait creusée dans la partie centrale de 9a face extérieure de manière à constituer un logement pour les matelas tels que 48 et a empêcher des déplacements parallaxes à l'axe de rotation de la machine. Entre deux matelas tels que 48, la barre 50 est libre de fléchir élas tiquement sous l'action d'un effort radial vers l'intérieur. La lame 50 est constituée de fibres de verre enrobés dans une résine poly merisée. Une premiere opération d'enfoncement du coin central 40 se fait, au cours du montage, avant la aise en place de la lame 50. On utilise pour cela une vis non représentée que l'on visse à partir de l'intérieur dans un taraudage 54 percé selon l'ase de ce coin central. Cette vis vient s'appuyer sur l'écran 8 et re pousse le coin central vers l'axe de rotation de la machine. Lorsque les coins tels que 40 occupent une position qui assure une comparez sionsuffisante de la voute circulaire constituée par les cales telles que 20 et 22 et les paires de barres telles que la paire 9, 10, la vis est enlevée. Il est à remarquer que cette voute ne risque pas alors d'augmenter le diamètre sous l'action de cette comression. Ceci tient au fait que les cales telles que 20 et 22 sont suffisament près du circuit magnétique 2 dans lequel les barres sont immobilisées et que les barres ont une raideur suffisante, pour qu'elles ne puissent pas fléchir en s'écartant de l'axe de la machine. On dispose ens ul. te la barre 50 comme nrécédeinrnent indique, et on réalise un laçage 56 avec uT) cordon ou un ruban fait de fibres thermortractables telles que des fibres de polytéréphtalate d'éthylène-glycol. Ce laçage réunit la lame d'appui 50 a la face extérieure du coin central 40. Il est serré puis noué, puis chauffé de manière à se rétracter. Ce chauffage accroit la force exercée par le laçage pour rapprocher ce coin central de cette lame. Il en résulte un léger fléchissement élastique de cette lame. Par ailleurs, ce laçage est lui-même légèrement élastique. L'élasticité de la lame 50 en flexion et l'élasticité du laçage 56 en traction présentent l'avantage suivant Au cours du fonctionnement de la machine, de légères déformations peuvent se produire et entraSner-une diminution de la compression de la voute circulaire. En l'absence des dispositions selon l'invention, les barres telles que 9 et 10 risqueraient alors d'être immobilisées d'une façon insuffisamment énergique. Dans ce cas, le laçage 56 s'appuyant sur la barre 50 provoque un petit mouvement d'enfoncement complémentaire du coin central 40, de telle sorte que la force de compression de la voute circulaire conserve une valeur suffisante. La figure 5 permet de montrer les ensembles de support intérieur et extérieur isolants qui assurent l'immobilisation de l'ensemble de la zone d'extrémité des barres en dehors des zones de sortie. La mise en oeuvre de la présente invention nécessite en effet une modification de l'ensemble de support intérieur. Pour faciliter la description les barres 9 et 10 sont représentées sur cette figure comme si elles étaient entièrement situées dans un seul et même plan passant par l'axe de rotation de la machine. Il en résulte que la tête de raccordement 14 est représentée comme si elle raccordait deux barres 9 et 10 sortant d'une même encoche. Il doit être rappelé que dans la réalité, et conformément à la figure 1, les têtes de raccordement telles que 14 raccordent une barre du premier niveau à une barre du deuxième niveau sortant d'une autre encoche.Les traiets des barres 9 et 10 apparaissant sur la figure 5 doivent être considérées comme représentant les surfaces coniques formées par les barres du premier et du deuxième niveau, respectivement. L'ensemble de support extérieur comporte des bras tel que 70 fixées par une de leurs extrémités au plateau de serrage 5 de manière à permettre un léger déplacement de ces bras parallèlement à l'axe de rotation de la machine, lors de .la dilatation thermique des barres. Ces bras sont disposées dans des plans passant par l'axe de la machine. Ils portent des anneaux de support extérieurs 72 et 74. Ces anneaux forment des cercles complets autour de l'axe de la machine. Ils supportent les barres du premier niveau telles que 9 par 1' intermédiaire de matelas conformables 76 et 78. Ces matelas sont liés à ces barres par des cordons 80 et 82. L'ensemble de support intérieur comporte des bras de support intérieurs tels ue 84 disposés dans les mêmes plans axiaux que les bras de support extérieurs tels que 70. L'extrémité de ces bras dé côté du circuit magnétique 2 est située approximativement au milieu de la distance allant de ce circuit aux têtes de raccordement telles que 14. La mise en oeuvre de la présente invention ne permet en effet pas de fixer ces bras au plateau de serrage à l'aide de vis traversant les cales telles que 20 ou 22. Ces bras de support intérieurs sont supportés, a leur extrémité du côté du circuit magnétique par un anneau de support intérieur 86 portant des entailles sur sa face extérieure pour le logement de ces bras. Cet anneau forme un cercle complet autour de l'axe de rotation de la machine. Il-est lié par des chevilles aux bras tels que 84.Il est d'autre part attaché aux barres du deuxième niveau telles que 10 par des cordons tels que 88. A leurs extrémités du côté des têtes de raccordement telles que 14, les bras de support intérieurs tels que 84 sont supportés par des tirants tels que 90 qui passent entre les barres telles que 9 et 10. Ces tirants sont accrochés aux extrémités des bras de support extérieurs tels que 70 du côté des têtes de raccordement. Le système d'accrochage utilisé permet une oscillation de ces tirants. Les bras de support intérieurs tels que 84 supportent les barres du deuxième niveau telles que 10 par l'intermédiaire de matelas confortables tels que 92 et 94. D'autres matelas conformables tels que 96 et 98 sont placés entre les barres du premier et du deuxième niveau. Dans un cas particulier correspondant aux figures 1 à 5, le diamètre de l'ouverttiie, 4 dans le circuit magnétique du stator était de 1830 mm. Les encoches étaient au nombre de 54. Les barres du premier niveau avaient une hauteur, mesurée dans la direction radiale de 52,6, y compris l'isolement, tandis que les barres du deuxième niveau avaient une hauteur de 67,2, les largeurs des barres, des deux niveaux, mesurées dans la direction tangentielle étant de 49,5. Les courants parcourant ces barres étaient de 13000 A en régime normal, et de en regime exceptionnel (court-circuit). Dans ces conditions, on choisissait, pour le coin central 40, un angle de 10 entre ses deux faces de glissement. La barre d'apPui 50 présentait une largeur, mesurée parallèlement à l'axe, de 50, et une hauteur, de 10 sur ses bords. Bien entendu, il est possible, sans sortir du cadre de la présente invention, d'utiliser des dispositions quelques peu différentes de celles qui ont été décrites ci-dessus. Selon la figure 6, par exemple, une cale 100 analogue à la cale 40 comporte un coin central 102 disposé entre deux coins latéraux 104 et 106. Le coin central à une épaisseur plus faible du côté intérieur Un laçage stapnuie vers l'intérieur sur la lame d'appui intérieure 108 qui stappuie elle-mrne sur les extrémités intérieures des coins latéraux 104 et 106. Ce laçage comporge deux parties : une première partie 110 s'appuie vers l'extérieur, sur la face extérieur du coin central 102 de manière à maintenir l'enfoncement de ce coin. Une deuxième partie 112 s'appuie vers l'extérieur sur un anneau de hutée 114 qui entoure les barres.Cet anneau empêche aussi bien les barres que les coins latéraux de se déplacer vers l'extérieur. Selon la figure 7, une cale 120 comporte un coin central 122 disposé entre deux coins latéraux i24 et 126. Le coin latéral 122 présente une épaisseur moindre vers l'extérieur. Il est maintenu dans sa position d'enfoncement par un laçage 128 qui s'appuie vers ltexterieur, sur la paroi extérieure d'une fente tangentielle percée dans le coin 122. Vers l'intérieur, ce laçage s' appuie sur un anneau de butée 130 qui entoure les barres. Cet anneau peut être continu et empêche aussi bien les barres que les coins latéraux de se déplacer vers l'intérieur. Cet anneau peut aussi être muni de fentes radiales telles que 132 pour qu'il joue le rôle de lame d'appui a flexion, élastique sans tension. Selon la figure 8, une cale dilatable dans le sens tangentiel est constituée de deux coins seulement, 140 et 142, réunis par un laçage 144 qui s appuie, vers l'intérieur, sur la paroi extérieure d'une-fente creusée dans le coin intérieur 140, et vers l'extérieur, sur un anneau de butée 146 qui entoure les barres. Cet anneau empêche les barres et les coins extérieurs tels que 142 de se déplacer vers l'extérieur lorsqu'on enfonce radialement le coin intérieur 140 vers l'ex térieur. D'autres modes de mise en oeuvre de l'invention sont encore évidement possibles. Par ailleurs, il convient de remarquer que l'avantage de l'emploi de barres d'appui à flexion élastique, telles que la barre 50 décrite à l'aide des figures 2 à 5, subsiste lorsque l'on utilise des moyens quelconques pour lier le coin mobile tel que 40 à cette lame d'appui, de façon a maintenir l'enfoncement de ce coin. Cet avantage, comme précédemment expliqué tient aux risques de diminution de la compression de la voute circulaire formée pour les barres telles que 9 et 10 et les cales dilatables telles que 20 et 22. te caractere élastique de la flexion de la lame d'appui permet alors, par l'intermédiaire d'un moyen de liaison, d'assurer un enfoncement comolémentaire du coin mobile tel que 40. Ce moyen de liaison est avantageusement constitué par un laçage tel que 56. Il pourait cependant aussi être constitué par un boulon isolant convenablement disposé. R ENDICATIONS 1/ Dispositif d'immobilisation des sorties des barres d'enroulements statorioues d'une machine électrique tournante comportant - une pluralité de cales dilatables (20, 22) disposées chacune entre deux barres statoriques se succédant dans le sens tangentiel, de manière a ce que l'ensemble des barres et de ces cales forment une voute circulaire continue, - lesdites cales comportant chacune au moins un coin mobile (40) disposé de manière a ce que ltenfoncement de ce coin dans un sens radial provoque une dilatation de la cale dans le sens tangentiel et une compression correspondante de la voute, - des moyens de maintien de calage étant prévus pour maintenir enfoncé le coin mobile de chaque cale de manière à ce que la voute reste comprimée pendant le fonctionnement de la machine, caractérisé par le fait que lesdits moyens de maintien de calage sont constitués par un laçage (56) disposé de manière a excercer un effort radial sur le coin mobile (40) de chaque cale (20) dans un sens propre à maintenir cé coin enfoncé. 2/ Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ledit laçage (56) est fait d'un lien thernorétractable. 3/ Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que chacune desdites cales (20) est constitué d'un coin central mobile (40) entre ceux coins AtEraut (42, 44) qui stappuient latéralement sur les barres (9, 10), 11 ensemble forme par les coins latéraux (42, 44) et les barres (10) dépassant le coin central (40) dans le sens d'enfoncement de ce coin central, une barre d'appui flexible élastiquement (50) s'étendant dans le sens tangentiel et étant situé au delà du coin central (40) dans son sens d'enfoncement, cette lame (50) prenant appui de part et d'autre du coin central (40) sur ledit ensemble formé par les coins latéraux (42, 44) et les barres (9, 10), ledit laçage (56) liant cette lame d'appui (50) au coin central (40). 4/ Dispositif selon la revenciation 3, caractérisé par le fait que le coin central (40) une épaisseur moindre vers I'intérieur de la voute circulaire, son sens d'enfoncement étant vers l'intérieur de cette voute, la lame d'appui (50) s'appuyant sur les faces intérieures des barres (10). 5/ Dispositif selon la revendication 4, caractérisé par le fait que lesdits coins latéraux (42, 44) présentent des saillies prenant appui sur les faces extérieures des barres (9). 6/ Dispositif selon la revendication 5, caractérisé par le fait que le coin central (40) est percé d'un taraudage radial (54) permettant pendant le montage de la machine et avant le serrage du laçage (56), d'enfoncer le coin central (40) vers l'intérieur de la voute a l'aide d'une vis se vissant dans ce taraudage et venant prendra appui sur une butée fixe (S). 7/ Dispositif d'immobilisation des sorties des barres d'enroulements statoriques d'une machine électrique tournante colrnzortant - une pluralité de cales dilatables (20, 22) dispostle5 chacune entre deux barres statoriques se succédant dans le sens tangentiel, de manière 1 ce que l'ensemble des barres et de ces cales forment une voute circulaire continue, - lesdites cales comportant chacune au moins un coin mobile (4n) de manier a ce que ltenfoncement de ce coin dans un sens radial provoque une dilatition de la cale (20) dans le sens tangentiel et une compression corres?ondante de la voute, - des moyens de maintien de calage étant prtvus pour maintenir enfonce le coin mobile de chaque cale de manière à ce que la voutè reste comprimée pendant le fonctionnement de la machine, caractérisé par le fait que lesdits moyens de maintien de calage comportent une lame d'appui flexible élastiquement (50) s'étendant dans le sens tangentiel en prenant appui en deux points fixes situés de part et d'autre du coin mobile (40) sur ensemble formé par les barres (40) et les coins non mobiles (42, 44) de la cale dilatable (20), - et un moyen de liaison (56) liant ledit coin mobile (40) à une partie intermédiaire de la lame d'appui (50) située entre les deux dits points fixes, ce moyen de liaison excerçant sur le coin mobile une force-dans le sens d'enfoncement de ce coin en prenant appui sur la tartie intermédiaire de la lame d'appui et en faisant fléchir cette lame. 8/ Dispositif selon la revendication 7, caractérisé par le fait que ledit moyen de liaison est un laçage (55) forme d'un lien souple. 9/ Dispositif selon la revendication 8, caractérisé par le fait que ledit lien est thermorétractable. loi Dispositif selon la revendication 7, caractérisé par le fait que lesdites cales (20) comportent chacune un coin central mobile (40) entre deux coins latéraux (42, 44) solidaires des barres (9, 10).