l'invention rentre dans le secteur des transporteurs comportant au moins un impulseur à mouvement cyclique, par exemple à va-et-vient, se dégageant de la charge pendant le mouvement de retour (classe B 65 g 25/00 de la classification internationale des brevets). Un transporteur du type qui vient d'être défini sert plutôt comme approvisionneur d'une machine par des "charges" distinctes, qui sont avancées par l'impulseur (ou les impulseurs). En fait, comme on le verra, la fonction du transporteur selon l'invention est la même que celle des transporteurs à courroie ou bande support sans fin ou équivalents. Ces derniers présentent l'inconvénient de nécessiter une assez grande dépense d' énerie, puisque la matière à véhiculer doit etre supportée et acheminée par la bande porteuse sans fin. On rappellera qu'il s'agit ici surtout de matière meuble, c'est-à-dire surtout granuleuse et/ou pulvérulente. le même inconvénient existe aussi plus ou moins avec les transporteurs à raclettes, ces dernières étant mues par une transmission sans fin de façon à balayer un couloir fixe, où se trouve la matière. Le mérite de l'invention consiste à avoir pu imaginer un transporteur dans lequel les organes mobiles requièrent relativement peu d'énergie pour faire progresser la matière, et qui est de construction relativement simple et économique; de plus, bien que ce transporteur soit normalement prévu, comme illustré par exemple par la description ci-après, pour des trajets droits et horizontaux, il peut aussi être adapté à des trajets courbes ou inclinés (en montée ou en descente). Dans le transporteur selon l'invention, comportant un fond fixe recevant la matière et au moins un élément impulseur à mouvement de va-et-vient, le fond fixe fait partie, comme en soi connu, d'un couloir en forme d'auge recevant la matière et une série de volets formant éléments impulseurs, dont les bords inférieurs sont voisins du fond du couloir si celui-ci ne contient pas de matière, sont disposés au-dessus du couloir, aptes à pivoter librement dans un sens sur un angle voisin d'un angle droit, autour d'axes transverses par rap port à la direction longitudinale du. couloir, taudis qu'une butée, fixe par rapport audit axe, arrête la rotation du volet dans l'autre sens, lesdits axes étant animés diur, mouvement de translation de va-et-vient parallèle audit fond. Ceci étant, l'avancement de la matière dans le couloir est obtenu par le mouvement alternatif des volets, entraî- nés en rotation en mime temps qu'en translation par le mouvement alternatif de leur axe-support et subissant la réaction de la matière; on peut dire que 17effet d'avancement résulte de la combinaison de deux inerties différentes, à savoir l'iner- tie de la masse de la matière et l'inertie (avec effet de déplacement) du système de volets et butées. l'invention sera mieux comprise et illustrée en se reportant, à titre d'exemple non limitatif, à la description ci-après, avec référence aux dessins sur lesquels on voit - à la figure la section transversale du transporteur; - à la figure 2, la vue latérale longitudinale du chassais support des volets et de son entrainement; - à la figure 3, la coupe d'un voleta en détail agrandi; - à la figure 4, le schéma de volets en diverses positions. a-ur la figure 1, on voit, en coupe transversale, le couloir 1 qui présente ici un fond plat. Dans ce couloir sont montés une série de volets 2, dont le bord inférieur, droit et parallèle au fond, se trouve à faible distance du fond la du couloir, au repos, si le couloir est vide de matière. On pourrait aussi prévoir une forme incurvée pour le fond du couloir, le volet ayant dans ce cas une forme conjuguée La matière à acheminer, sous forme granuleuse et/ou pulvérulente, est déversée dans le couloir à une extrémité. Les volets 2 sont montés sur un châssis 3 mobile par rapport au couloir, qui transmet son mouvement aux volets.Chacun des volets est boulonné sur un axe 4 (voir figure 3) qui pourrait tourner librement sur le chassis 3, et est entraîné en translation, parallèle au fond2 par ledit châssis. le mouvement du chssis, qui est un mouvement de translation alternative, est produit à partir du mouvement de rotation dun arbre transversal 5, par 1'intermédiaire d'une articulation 6 du genre bielle coopérant avec une manivelle réelle ou roue 7 équivalente. Le châssis 3 comporte sur les côtés longitudinaux deux plaques 3a, 3'a, coudées extérieurement, attachées à des plats 3b, 3'b qui reposent dans des glissières longitudinales correspondantes 8, 8', fixées au couloir.Des traverses rigides 9, en forme de fers plats formant butées pour le mouvement de chaque volet respectif, sont prévues attachées par leurnéxtrémités aux plaques 3a, 3L. On voit sur la figure 3 la forme préférée pour le volet 2. il est fait d'une plaque à perte coudée 2a perforée pour pouvoir s'attacher sur l'axe 4 par l'intermédiaire de blocs jO alésés, enfilés sur l'axe en question, cette plaque étant serrée par le boulon 11; ladite plaque est pliée ensuite en 2b sous un petit angle, puis présente une partie droite 2c et une partie pliée à nouveau 2d, de façon à former avec le fond ja un angle d inférieur à un droit, le volet étant ainsi dans l'ensemble, incliné vers l'avant dans le sens de l'avancement de la matière. La partie 2c se trouve en regard de la butée 9. Le fonctionnement d'un tel dispositif selon l'invention est le suivant : il est rappelé que l'arbre moteur 5 tournant de fa çon continue entratne le châssis mobile 3 alternativement dans un sens aller (vers la gauche, figure 2),puis de retour en sens contraire. Ce châssis porte l'ensemble des volets qui assure le déplacement de la matière granuleuse et/ou pulvérulente, à l'état sec ou humide dans le sens "aller". Se volet, par son poids, a pénétré dans la matière, par rotation autour de son axe. n se trouve donc dans la position de la figure 3, ou I, figure 4. Simultanément, et sittt achevée une certaine pénétration dans la matière, la butée 9 (qui peut être réglable en position) limite le déplacement des volets. A cet instant, la translation de l'axe 4 commence (vers la gauche suivant flèche fi de I, figure 4) et, la butée accompagnant le mouvement de l'axe 4, la matière est amenée à s'écouler vers l'avant, le volet agissant à la façon d'une pelle et arrivant en position II (figure 4) qu'il dépasse. Puis commence le cycle de retour. La matière fluide se trouvant à cet instant à vitesse nulle, tend par inertie à retenir les volets, de sorte que, pendant leur marche arrière, ceux-ci tendent à remonter en une position qu'on peut appeler d'échappement (III, figure 4). L'inclinaison de cette position résulte de la différence des inerties, à savoir de celle propre à la matière et de celle du volet (que l'on peut d'ailleurs équilibrer, de préférence pour des produits homogènes de faible densité). Dans son mouvement de retour, le volet pénètre pro gressivément dans la matière jusqu'à ce qu'il se trouve dans une position voisine de celle de départ (IV, figure 4) pour recommencer un cycle. Sur la figure 4, le volet de gauche est supposé se trouver en position d'extrémité du couloir et sert à déverser la matière à l'extérieur. On peut remarquer que le dispositif se prête à de nombreuses variantes. La suspension et le mouvement du châssis mobile peuvent autre assurés de multiples façons. Le châssis peut rouler ou glisser, gracie à des roues ou à des patins coopérant avec un support approprié. Le mouvement du chtssis pourrait être produit par l'action d'un vérin électrique ou pneumatique, ou par l'effet d'un moteur linéaire lié au châssis, etc.. Egale- ment, on pourrait envisager d'actionner individuellement les volets, par-exemple avec des mouvements d'amplitude différente, ou les.mouvoir de façon successive et cyclique. Il est possible encore d'alimenter le couloir en un point intermédiaire entre ses extrémités, par exemple au milieu du couloir, les volets étant montés, de part et d'autre de ce point, avec des concavités inverses, de sorte que la matière s'écoulera par les deux extrémités du même couloir. Ou bien, de façon similaire, avec le dispositif selon l'invention, la matière arrivant en deux points extrêmes du couloir peut en sortir en un point intermédiaire. Toutes ces variantes, ainsi que celles obtenues par substitution d'éléments techniquement équivalents dans la description ci-dessus, rentrent dans le cadre de l'invention. REVERBICATIONS 1. Transporteur comportant un fond fixe recevant la matière à transporter et au moins un élément impulseur à mouvement de va-et-vient, caractérisé en ce que le fond fixe faisant partie, comme en soi connu, d'un couloir en forme d'auge recevant la matière, une série de volets formant éléments impulseurs dont les bords inférieurs sont voisins du fond du couloir si celui-ci ne contient pas de matière, sont disposés audessus du couloir, aptes à pivoter librement dans un sens sur un angle voisin d'un angle droit, autour d'axes transverses par rapport à la direction longitudinale du couloir, tandis qu'une butée, fixe par rapport audit axe, arrête la rotation du volet dans l'autre sens, lesdits axes étant animés d'un mouvement de translation de va-et-vient parallèle audit fond. 2. Transporteur selon la revendication I, caractérisé en ce que le couloir reçoit la matière par une extrémité et les butées des volets sont disposées, par rapport à ces derniers, dans un sens qui permet aux volets de faire progresser la matière vers l'autre extrémité. 9. Transporteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la butée est disposée à une certaine distance de l'axe de façon à soutenir le volet vers son milieu, dans son mouvement d'avancement de la matière. 4. Transporteur selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'un volet a dans l'ensemble un profil de forme concave, la concavité étant tournée dans le sens de l'avancement de la matière. 5. Transporteur selon les revendications 3 et 4, caractérisé en ce que le volet est fait de tôle coudée ou pliée en plusieurs parties, dont une est adaptée à se placer parallèlement contre la butée, réalisée sous forme d'une barre plate. 6. Transporteur selon la revendication 5, caractérisé en ce que la partie d'extrémité du volet fait avec le fond du couloir un angle inférieur à 900 lorsque le volet pend au repos, le couloir étant exempt de matière. 7. Transporteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le couloir est alimenté en matière à transporter en un point intermédiaire entre ses extrémités et en ce que les volets, situés de part et d'autre de ce point, présentent des concavités respectives opposées à ce point, le tou de fa çon à faire déverser la matière par les deux extrémités opposées du couloir. 8. Transporteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le couloir est alimenté en matière à transporter en deux points extrêmes du couloir et en ce que la matière s'échappe du couloir par uil point intermédiaire entre lesdits points ertrêmes, les volets situés de part et d'autre dudit point intermédiaire présentant des concavités opposées et dirigées vers ce point intermédiaire. 9. Transporteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que les axes des différents volets sont tous actionnés ensemble à partir d'un mMma système d'actionnement, 10 Transtorteur selon la revendication 9, caractérisé en ce que les axes des volets sont montés sur deux plaques latérales longitudinales situées à l'intérieur du couloir, qui sont simultanément entrainées. 11. Transporteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que les axes des volets sont montés sur un châssis entrainé par un vérin électrique ou pneumatique. 12. Transporteur selon la revendication t, caract- risé en ce que les axes des volets sont montés sur un chassies entraîné par un moteur de linéaire. 13. Transporteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que les axes des volets sont individuellement entrai- nés. 14. Transporteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le fond du couloir est plat, le bord du volet étant droit et parallèle au fond. 15. Transporteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le fond du couloir est de forme incurvée, le bord du volet ayant une forme incurvée conjuguée.