i 2039153 La présente invention a pour objet un dispositif visualisateur ou d'affichage et elle concerne plus particulièrement les dispositifs comportant un matériau à base de cristaux liquides. Les termes de "cristal liquide" signifient ici un état que 1* 5 on désigne souvent par mésophase, cfest-à-dire dans lequel le matériau en question présente la propriété de s'écouler associée à l'état liquide, mais montrant à long terme des caractéristiques d'ordonnance d'un cristal. Les cristaux liquides, et en particulier ceux qui sont à base de cholestérol, subissent lorsqu'ils sont sou-10 mis à une action calorique ou à un champ électrique, un changement de couleur qui a permis de pouvoir les appliquer à des dispositifs de restitution d'images ou d'affichage. Bien que ces cristaux liquides soient théoriquement capables d'être utilisés pour la formation d'images thermiques ou pour d'au-15 très systèmes d'affichage, plusieurs difficultés sont apparues notamment dans les compositions de revêtement ou de couchage. Un cristal liquide est en fait" un liquide visqueux et les films de ce produit sont facilement endommagés ou détruits par un simple contact. De plus, les poussières de l'atmosphère et d'autres particules adhè-20 rent au film, ce qui affecte les propriétés de dispersion de couleur. En outre, il existe une relation critique entre la pureté de la composition du matériau et le pouvoir de reproduire des couleurs à l'intérieur de gammes bien déterminées de températures. L'adsorp-tion de certaines vapeurs organiques en faibles proportions, peut 25 modifier le rapport entre la couleur et la température. Avec certains cristaux liquides, quelques uns des constituants tendent à cristalliser et de ce fait, l'équilibre du produit est modifié dans certaines zones, de telle sorte que les films ne possèdent pas 1' uniformité de couleur désirée. Tous ces inconvénients limitent les 30 applications des films, à base de cristaux liquides. Un perfectionnement sensible permettant une application plus pratique de ces cristaux liquides a été réalisé lorsqu'on a constaté qu'ils pourraient être protégés de ce genre d'actions dommageables au moyen d'une eneapsulation, sans affeeter la possibilité de 35 déposer le produit ou de l'appliquer de toute autre façon. On a ainsi prolongé sensiblement la vie du produit sans diminuer en quoi que ce soit sa souplesse d'application. Un dispositif d'affichage faisant appel à des cristaux liquides encapsulés est d'ailleurs décrit dans le brevet français ST° 1.527.432 du 15 juin 1967. 40 Alors que 1'eneapsulation de eristaux liquides augmente nota 70 13165 2 2039153 blement les possibilités d'utilisation, on doit constater que les cristaux encapsulés, lorsqu'ils sont appliqués sous forme d'une couche, avec ou sans liant additionnel, présentent un effet coloré visuellement plus terne et des contrasts visuels peu marqués quand 5 on les soumet à l'action de la chaleur ou d'un champ électrique, si l'on compare les résultats à ceux que l'on obtient à l'aide de cristaux liquides de même composition, mais fraîchement encapsulés. En d'autres termes, les cristaux liquides encapsulés diminuent de pureté dans la couleur et la couleur obtenue ne se distingue pas 10 suffisamment du fond ou des zones non activées, pour que les dispositifs d'affichage satisfassent aux besoins esthétiques exigés. De plus, on a constaté que la dépendance angulaire de couleur est moin dre avec des cristaux liquides encapsulés qu'avec ces mêmes cristaux non encapsulés. Ces problèmes de pureté et de contraste de co-15 loration réduite se trouvent être nettement résolus par le systènu» du dispositif de visualisation conforme à la présente invention. Selon cette invention, on propose donc un dispositif d'afficha ge comprenant un support opaque, une couche en un matériau en cristal liquide encapsulé et placée au-dessus dudit support, dispositif 20 caractérisé par une couche transparente qui est en contact direct , .. la avec et superpose a la couche de cristaux liquides encapmilijjs»/ face externe au moins de cette couche transparente étant lisse et unie. Le terme "lisse" utilisé ci-dessus et dans le cours de la des-25 cription et des revendications s'entend dans le sens que le rapport aoyen des distances ou longueurs horizontales (L) entre les pointes (aspérités légères) de la surface externe, divisées par la distance verticale (D) entre les pointes et les creux de la surface la plus à l'extérieur est au minimum de 4,0 c'est-à-dire qu'on a: D- = 4,0 + 30 On était loin de s'attendre à ce que l'utilisation d'une telle couche transparente et lisse pourrait améliorer ainsi la pureté de couleur et le pouvoir de contraste des cristaux liquides encapsulés de même qu'il n'était pas évident qu'en mettant davantage de barriè re transparente entre le cristal liquide et l'observateur, en plus 35 de la paroi cellulaire et du liant, 'on obtiendrait une telle amé lioration. Alors que cette couche assure également une protection supplémentaire des cristaux liquides, son utilisation comme couche protectrice ne se justifie pas du point de vue pratique puisque les parois capsulaires jouent déjà de façon adéquate le rôle de protec-40 tion pour l'ensemble du cristal liquide; son utilisation n'est pas 70 13165 3 plus justifiée pour maintenir en place la couche capsulaire puisqu ' on a prévu un liant qui joue déjà le rôle' de distributeur uniforme des cristaux liquides encapsulés sur le support. On a'constaté en outre que le rapport angulaire de couleur des articles en cristaux 5 liquides encapsulés présentant une brillance ' qUi; améliore la couche supérieure, était plus grande que dans le cas d'articles ne possédant-pas cette couche supérieure. Par conséquent, la présente invention élimine les inconvénients principaux qui étâ'ient associés précédemment aux applications de cristaux liquides encapsulés, notam-10 ment dans les films de ce genre. On a représenté au dessin ci-joint trois formes d'exécution de l'invention, avec couche supérieure ou couche renversée. Les Fig. 1 à 3 du dessin sont des coupes montrant des dispositifs de visualisation composites obtenus selon l'invention. La Fig. 1 représente 15 une couche de fond opaque 1, noire par exemple, qui peut être un film opaque préfabriqué muni d'une couche noire, en encre par exemple, sur sa face supérieure ou inférieure. Le film opaque 1 présente sur sa face supérieure une surcoucîie constituée par une profusion de aiicrocapsuies contenant un produit à base de cristaux liqui-20 des 2 (ou des grappes de telles capsules) qui sont disposés en association avec un liant polymère 3 qui aide à retenir les capsules selon une distribution sensiblement uniforme sur le support opaque. Une couche supérieure 4 pratiquement transparente est directement en contact avec la couché de cristaux liquides encapsulés, sur tou-25 te sa surface et elle possède une face externe lisse et unie 4a. L'article représenté en Fig. 1 peut être obtenu par application ds une couche d'émulsion de cristaux liquides encapsulés avec un liant sur un support de papier ou de matière plastique, par exemple une feuille en téréphtalate de glycol polyéthylène, laquelle a été pré-30 alablement peinte en noir. Lorsque la couche de cristaux liquides encapsulés est complètement sèche, on peut y appliquer une couche transparente 4 en polymère 'qui présente une face supérieure unie ou lisse, .-ilors que les Fig. 1 et 3 montrent'la surface externe 4a de la couche" supérieure"4 tout-à-fait plane, il va de soi que le pro-35 cessus d'obtention de cette couche peut donner lieu à des ondulations, car cette couche supérieure tend à s'adapter aux Contours des capsules qui se trouvent en-dessous. Ces surfaces sont cependant considérées conae "lisses" dans le sens défini 'plus haut. Lorsque la couche supérieure est formée par le revêtement de dessus, le 40 support qui est en-dessous peut être en papier, en bois ou en tout 70 13165 * 2039153 snatériatr^ransparent, cotme par exemple une feuille d'aluminium, ou de plastique (par exemple en poly-tétrafluoro-éthylène)« L'article représenté en Fig. 2 est à base d'une substance composée de cristaux liquides encapsulés et de liant; elle est appii-5 quée sous forme d'une bouillie ou -.spulsion qui est placée sur une feuille ou couche 4 en matière transparents, par exemple une mat.iè-re plastique organique telle que au polyacrylate ou du silicone po-lyniérique, ou encore une matière inorganique, comme le verre. La couche supérieure 4 est donc lisse sur ses deux faces supérieure 10 (ou externe) 4a et inférieure (ou interne)4b respectivement et l'épaisseur de la couche 4 est pratiquement la même. Ge dispositif peut être fixé facilement en utilisant des feuilles préfabriquées, du verre poli c.u du plastique présentant des surfaces pratiquaient lisses. Dans le cas da la Fig. 2, la couche supérieure lisse 4 est 15 revêtue de façon inverse (sur la couche 4b) avec la composition de cristaux liquides encapsulés S ©t de liant 3 et ou. laisse le revêtement sécher complètement « La surface. 4b devient alors une interface entre le1verre ou le plastique et les cristaux liqaides encapsulés. Oette couche de cristaux liquides encapsulés est ensuite muni® d® 30 une couche noire 1 ou rendue opaque de toute autre manièi-e, ce qui aide à pouvoir observer le changement de couleur dû à la lumière incidente après application d'une action de chaleur et/ou d'un champ électrique. Le dispositif ainsi obtenu est alors inversé pour la visualisation à travers la couche transparente 4, comme on le E5 voit en Fig. 2. La surface externe (inférieure) de la couche de fond 1, peut être soit lisse soit inégale suivant le cass puisqu' elle n'a pratiquement aucun lien avec le contraste visuel et la pureté optique de l'image observée à travers la couche lisse transparente 4« 30 Le dispositif de la Fig. 3 est constitué par une couche supé rieure 4, comme dans la Fig. 1, mais elle comporte en outre un ou plusieurs éléments de résistance chauffante 5 déposés sur le substrat 1 ou tout au moins en contact thermique avec les cristaux liquides encapsulés 2, par conduction, convexion ou radiation. Des 35 bornes 6 peuvent être connectées à une source de courant quelconque. A titre de variante, on peut aussi prévoir une base isolante 7. Dans tous les cas représentés au dessin, la couche supérieure et la couche de cristaux liquides encapsulés sont séparées et distinctes; la couche de cristaux liquides encapsulés peut être dépo-40 sée suivant toute configuration ou dessin linéaire ou non (courbé), 70 13165 5 2039153 soit par stencil, par sérigraphie ou impression au rouleau gravé. En conséquence, lorsqu'on indique que la couche supérieure lisse est encontact direct avec la couche de cristaux liquides encapsulés sur toute l'étendue, cela peut aussi ne correspondre qu'à une par-5 tle seulement de la surface supérieure entière du dispositif, c'est-à-dire à la partie imprimée de cristaux liquides encapsulés. L'indice de réfraction de la couche supérieure transparente rendue lisse est généralement voisin de celui du matériau èmployé pour former la paroi capsulaire et.aussi de la substance polymère 10 ou autre qu'on utilise pour servir de liant dans la couche de cristaux. En général, cet indice de réfraction de la couche supérieure, du liant et des parois capsulaires est compris environ entre 1,40 et 1,70 de préférence entre 1,50 et 1,54. Lorsque la couche supérieure est plastique, elle peut être 15 produite à l'aide d'une très grande variété de produits organiques synthétiques ou naturels transparents, tels que les polyoléfines, c'est-à-dire le polyéthylène, le polypropylène, les polybutylènes; les polyesters, comme le téréphtalate de glycol polyéthylène; les résines acryliques, comme les acrylates et métacrylates polyalcoy-20 lés, par exemple le poly-méthylacrylate, le poly-éthylacrylate, le poly-méthyle-méthacrylate, le poly-butyle-méthylacrylate, le poly -styrène; les copolymères ou homopolymères de chlorure polyvinyli-dène, comme les nylons ou autres polyamides; les aldéhydes polyvi-nyles, comme la formaldéhyde de polyvinyle, la butyraldahyde de po-25 lyvinyle; les copolymères de monomères non saturés de mono-oléf ines avec des esters de vinyle, comme les copolymères acétate d'éthylè-ne-vinyle; les plastiques cellulosiques, comme l'acétate de cellulose, les polycarbonates éthyle cellulose; les poly-uréthanes; les résines de silicone., les siloxanes polyalcoylés, comme la siloxane 30 poly-méthylique;les résines alcoyles et les vernis ou autres polymères et résines. Dans certains cas, il peut être préférable d'utiliser un polymère qui peut être déposé à partir d'un solvant organique miscible à l'eau, car la présence d'eau peut partiellement dissoudre la sub-35 stance de paroi capsulaire. En tout cas, lorsqu'on dépose le film transparent 4 à face lisse, alors qu'on utilise un solvant miscible dans l'eau, il faut veiller à éviter d'exposer les capsules sur des périodes prolongées à un solvant qui soit en même temps un solvant de la substance formant paroi capsulaire. 40 Si l'on a mentionné plus haut des produits polymères organi- 70 13165 6 2039153 ques, en combinaison avec la couche supérieure lisse et transparente 4, il va de soi qu'on peut aussi faire appel à des produits inor ganiques tels que le verre (le verre classique à base de soude, chaux et silice), ou des silicates métalliques alcalins comae le 5 silicate de sodium, ou de potassium. Au lieu de former la couche supérieure sous forme d'une surcouche de cristaux liquides encapsulés {comme dans les l'ig. 1 st 3) on peut utiliser des films préfabriqués, des couches ou des feuilles en matière organique ou inorganique, afin d'inverser la coueîae 10 et de constituer la couche supérieure 4» comme indiqué en corrélation avec la description des articles de la Fig. 2. L:'épaisseur d© la couche 4 peut varier dans de larges limites, d'environ 10 microns à 3 mm ou même davantage, notamment dans le cas du verre oa de feuilles de verre poli; auquel cas des épaisseurs de l'os.'âr© de 15 3 mm sont tout-à-fait satisfaisantes. Le composé à base de cristaux liquides cholestériques sncapsu* lés peut comporter une pluralité de capsules contenant la même composition ou une composition différente; il peut être déposé en une ou plusieurs couches sur des zones dûment sélectionnées du support. 20 Des cristaux liquides cholestériques appropriés qui donnent une réponse chromatique à des températures diverses sont par exemple: le chlorure de cholestéryle; le bromure de cholestéryle; l'iodure de cholestéryle; le cinnamate de cholestéryle; le nonanoate de cholestéryle; le benzoate de cholestéryle; le carbonate de cholestéryle 25 oléyle; le benzoate p-chloro cholestéryle ou des mélanges de ces différents produits. Les cristaux liquides peuvent être encapsulés à l^ide de toutes techniques connues capables de produire des capsules de la dimension désirée. Les diamètres de capsules peuvent varier par exem-30 pie de 2 à 1000 microns environ, mais généralement on utilise des diamètres de l'ordre de 5 à 500 microns, de préférence de 20 à 25 microns. Les capsules obtenues par les procédés connus peuvent contenir de 50 à 99 ^ en poids de cristaux liquides, mais généralement de 70 à 95 35 On peut faire appel à de très nombreux produits différents pour encapsuler les cristaux liquides cholestériques. Généralement, le produit d*eneapsulation est un ou plusieurs des produits suivants, en combinaison ou non: un système gélatine/gomme arabique, un système à base d'alcool de polyvinyle; un système à base de zé-40 ine; des condensats phénol-plastes ou amino-plastes, par exemple 70 13165 7 2039153 des systèmes ré s or c inoi -f orcaa'ldéhy de ou ur ée-f ormald'éhyde • Il est également possible d'utiliser un produit colorant destiné à teinter la substance de paroi capsulaire» Les parois ainsi colorées servent non seulement pour entourer des cristaux liquides? 5 mais aussi comme filtres colorés pour la lumière traversant les cristaux liquides cholestériques encapsulés. Les parois capsulaires peuvent donc être teintées au moyen de n'importe quelle teinture capable de colorer -le complexe gélatine/gomme arabique ou autre matière de paroi. On obtient ainsi un système contrôlé qu'on peut ap-10 pliquer aux dispositifs d'affichage dans lesquels un effet de spectre provenant de la lumière qui émane des cristaux liquides encapsulés n'est pas désirable pour certaines applications déterminées. On peut utiliser divers produits polymères naturels ou synthétiques pour constituer le liant polymère de la couche de cristaux 15 liquides cholestériques encapsulés. Par exemple., on peut envisager toute substance transparente ou pratiquement transparente possédant un indice de réfraction'qui se situe dans les limites indiquées plus haut. Les matières polymères utiles à cet effet comprennent par exemple: les acrylates, les acrylates poly-alcoylés et les mé-20 tacrylates, comme le polyacrylate de méthyle, le polyacrylate d? éthyle, le méthacrylate de méthyle, etc; l'alcool de polyvinyle, la gélatine, les latex (de caoutchoucs naturels ou synthétiques), la zéine, les homopolymères et copolymères de poly-éthylène ou de poly-propylène; ainsi que tous les produits mentionnés plus haut 25 et appropriés pour constituer la couche supérieure. Les cristaux liquides cholestériques encapsulés peuvent être associés intimé-ment de plusieurs manières à des matrices polymères. Par exemple, les capsules peuvent être déposées sur un film polymère, par exemple sous forme de couche par simple pulvérisation à l'aide d'une 30 dispersion ou émulsion des cristaux liquides encapsulés dans un liant. Les avantages en ce qui concerne la pureté de couleur (ou pureté spectrale optique) et les effets de contraste qu'on obtient avec le système selon l'invention ressortent des exemples spécifi-35 ques suivants qui ne constituent en aucune façon une limitation de " l'invention. Toutes les parties indiquées sont en poids, sauf avis contraire. EMPLE 1.- On peut mettre en lumière les avantages de la présente inven-40 tion en préparant deux formes de réalisation comparatives de dis- 70 13165 8 2039153 positifs d'affichage. L'une utilise la couche transparente à surface supérieure lisse, suivant 1'invention, tandis que l'autre ne comporte pas cette couche. Les deux dispositifs font appel aux mêmes moyens ou éléments résistifs pour engendrer la chaleur et ils 5 sont utilisés comme les dispositifs d'affichage par voie thermique. Un mélange de cristaux liquides de 70 > en poids de nonanoate de cholestéryle et 5 >■ de cinnamate de cholestéryle sont préparés et encapsulés de la façon suivante: dans une solution aqueuse de 1 partie d'acide extrait de gélatine de peau de porc (résistance 10 Bloom de 285 à 505 gr et point isoélectrique pH 8 à 9) dans 13,1 parties d'eau distillée à 55° G» on place ledit mélange de cristaux: liquides. Les cristaux fondus sont broyés avec des agitateurs coupants jusqu'à ce que l'on obtienne une dimension de particules ds l'ordre de 15 à 30 raierons. A mesure que le broyage se poursuit, on 15 prépare une solution aqueuse de 1 partie d© gomme arabique dans 95,6 parties d'eau distillée dans un récipient séparé et maintenu • à 55° C. Lorsque la dimension désirée de particules est atteinte» 1'émulsion de gélatine/cristaux liquides est ajoutée lentement à la solution de gomme arabique. On règle le pH à 4,85 et on laisse re-20 froidir le coacervat à 27° C pendant deuz heures et quart. Les capsules obtenues sont refroidies en-dessous de 15° 0 et durcies avec 0,5 parties d'une solution à 25 "jo de glutaraldéhyde, pendant 12 à 15 heures. La bouillie de capsules qu?on obtient est ensuite concentrée par décantation d' un excès d'eau. 35 Après cette opération d'eneapsulation et la concentration en question de la bouillie, on constitue un liant avec 1 partie-volume d'une solution à 10 lp en poids d'alcool de polyvinyle, liant qui ^ sert a.u mélange devant constituer la couche de cristaux cholestériques liquides encapsulés. Cette couche est ensuite déposée sur deux 30 plaques de verre munies d'éléments résistifs sous forme de film mince en tantale, éléments qui sont à leur tour recouverts d'une peinture ou laque noire qui a été séchée avant l'application de la couche de cristaux liquides. Après séchage de cette couche, on dépose la couche supérieure transparente composée d'une solution de 35 10 vio de "Acryloîde-B-72" dissoute dans du benzène et ce sur la couche de capsules de l'une des plaques de verre, de manière à former la couche supérieure lisse pratiquement transparente. Le produit dit "Âcryloide-B-72" est un copolymère d'ester acide méthacrylique caractérisé'par une viscosité de 480 à 640 centipoises dans une so-40 lution à 40 > de toluène à 30° G. Cette couche est appliquée humide 70 13165 2039153 sur une épaisseur d'environ 0,25 mm. par un.processus classique d'étirage. La couche supérieure'polymère sèche et devient un film transparent clair et pratiquement lisse. En fonctionnement, on fait chauffer les éléments de résistance 5 par un courant de 20 volts et les zones qui recouvrent les éléments sont chauffées à l'état isotropique qui est transparent. A ce moment, le fond noir devient visible et donne une image noire sur fond de support coloré en vert. Les mesures de réflectance sont ensuite effectuées sur les 10 deux dispositifs, avec lumière incidente à 45°, alors que la mesure se fait perpendiculairement au plan du film de cristaux liquides encapsulés. On emploie, pour référence, un bloc de carbonate de magnésium blanc. Le tableau suivant donne les valeurs obtenues, étant entendu que les essais sont exactement les mêmes pour les deux dispo-15 sitifs : _ , Avec couche valeur Sans couche polymere Lambda coloré max. (+) • (en nanomètres) 515 nm 521 nia Réflectance en 'p (par rapport 20 au "carbonate de magnésium) 38 ^ 36 y Semi-largeur de la bande de réflectance 52 nm 39 nm Rapport de contraste (Couleur/Hoir) 5 22 25 (+) longueur d'onde où l'on obtient la réflexion maximale. Alors que la couche supérieure transparente et pratiquement lisse a peu d'effet sur la réflectance maximale de l'effet coloré, on note une amélioration très significative et spectaculaire pour 30 1e rapport de contraste. Uette amélioration est due à l'élimination de lumière dispersée indésirable venant des parois capsulaires des cristaux liquides encapsulés. La diminution de la réflectance donne me plus grande pureté spectrale et un meilleur contraste de couleur et par conséquent un plus grand pouvoir de résolution visuelle. 55 EXEMPLE 2.- . ' On met en capsules un mélange de cristaux liquides contenant 80 de pelargonate de cholestéryle, 15 ya de chlorure de cholestéryle et 5 )o de carbonate de cholestéryle-oléyle, en appliquant les mêmes produits et le même processus que dans lUxemple 1. 40 La bouillie de cristaux liquides encapsulés est appliquée sur 70 13165 2039153 la face supérieure d'une feuille transparent© de téréphtalats de glycol polyéthylène, dont l'épaisseur peut être d'environ 0,01 à 0,05 mm. Les cristaux encapsulés sont déposés uniformément s'if la surface supérieure de la feuille transparente à l'aide d'une dis-5 persion aqueuse ou bouillie de 32# en poids de cristaux liquidas on capsulés, 64,2# d'eau et 3,8# d'un mélange d'alcool poly vinylique et d'acétate de polyvinyle. Le poids de la souche est d'environ 7 à 8 Kg par rame (environ 306 m2), ce qui peut se comparer à uns épaisseur moyenne de la couche de cristaux liquides encapsulés de 55 à 10 60 microns. L'opération de couchage se fait de la manière suivante à l'aide d'un écran. La feuille à imprimer est posée sur une sur fa es plate. Un tamis de nylon auquel adhère un stencil «a film do vi&yls pour donner la configuration désirée est monté sur un cadre ut g la-15 cé au-dessus du support. On verse une quantité de substance capsulaire sur une zone dûment limitée du tamis. On passe un balai da caoutchouc au néoprène pour expurger la matière à travers le tamis et on la presse en même temps à travers les mailles ouvertes du ta» mis. Ce dernier est soulevé du substrat en laissant la matière en-20 capsulée fixée à la feuille transparente. Une fois que la substance encapsulée est sèche, on répète le processus en utilisant 4,4# d'encre pour donner le fond nécessaire pour les cristaux liquides encapsulés. Après séchage du fond opaque noir, on inverse le système de cristaux liquides encapsulés, ce qui 25 permet d'observer les changements de couleur qui se produisent dans la ou les couches de cristaux liquides encapsulés, changements dus aux variations de température (ou autres variations de couleur dues à d'autres sources d'énergie), lorsqu'on observe la lumière blanche incidente à travers la couche de dessus transparente. Cette couche 30 transparente qui, à l'origine, sert de support pour le dépôt des cristaux liquides encapsulés, sert alors à activer la brillance et la pureté spectrale ou l'intensité de couleur de la couche supérieure. Dans le cas de la composition spécifique du cristal liquide 35 selon cet exemple, le chauffage de la couche de cristaux liquides à 30 ou 31° C donne une couleur rouge lorsqu'on l'illumine avec de la lumière blanche incidente sous des angles incidents de 0 à 90° et lorsqu'on observe d'environ 90° de la couche de cristaux liquides placée horizontalement. 40 Dans les exemples ci-dessus, on a considéré des couches et BAD ORIGINAL 70 13165 u 2039153 des compositions de cristaux liquides donnés, mais, l'objet de la présente invention permet d'accomplir certaines tâches en réglant convenablement les facteurs et en appliquant certaines variables telles que: a) la gamme de température de réponse de la substance 5 de cristaux liquides encapsulés utilisée; b) la dimension des noyaux de cristaux liquides; c) le genre et l'épaisseur de la matière formant paroi capsulaire; d) la composition spécifique de la substance cristalline liquide, tous ces facteurs permettant de choisir tin produit suivant l'application ou le produit désiré® 70 13165 2039153 BETHHDIOATICMB 1. Dispositif de visualisation comprenant un support opaque qui est recouvert d'une couche de cristaux liquides encapsulés, caractérisé par une couche transparente en contact direct au-dessus de la 5couche de cristaux liquides encapsulés, la surface externe au moins de cette couche transparente étant lisse. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le cristal liquide est oîiolestériqua. 3. Dispositif selon la revendication 1 et/ou S, caractérisé par 10 le fait que la couche de substance de cristaux liquides encapsulés est constituée par une pluralité de microcapsules contenant des cristaux liquides dans un liant polymère, 1 ' index de réfraction de ce liant, de la couche transparente et de la matière de paroi capsulaire étant compris entre 1,40 et 1,70. 15' 4. Dispositif selon les revendications 1, 2 et 3, caractérisé par le fait que la couche transparente est en une matière inorgani-. que. 5» Dispositif selon les revendications 1, 2 et 3, caractérisé par le fait que la couche transparent© est an une matière plastique 20 organique. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé par le fait que la couche transparente est un polymère de polyester. 7. Dispositif selon les revendications 1, 2 et 3, caractérisé par le fait que les deux surfaces de la couche transparente sont 25 lisses et unies. 8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé par le fait que la couche transparente est du verre. 9« Dispositif selon la revendication 7, caractérisé par le fait que la couche transparente est un polyester ou un .polymère de poly-30 styrène. 10. Dispositif selon les revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9, caractérisé par le fait qu'au moins un élément conducteur de chaleur est prévu en relation thermique avec la, substance cristalline liquide encapsulée. BAD ORIGINAL