La présente invention concerne de nouvelles structures lumioescentes dans lesquelles on utilise une source de rayonnement incorporée pour irradier un matériau luminescent et provoquer ainsi la luminescence. Le terme "luminescence" est utilisé ici dans son sens large, et indique l'émission d'une lumière sans que cette émission lumineuse soit provoquée par un phénomène d'incandescence ou-par une température élevée. On classe fréquemment la luminescence en 'tfluorescence" ou "phosphorescence" selon que l'émission lumineuse se poursuit ou non apres la fin de l'excitation appropriée d'un matériau. On a utilisé différents types de radiations pour provoquer la luminescence dans certains matériaux. t'homme de l'art comprendra que la description détaillée de toutes les sources d'excitation pouvant etre utilisées pour activer un matériau luminescent et provoquer ainsi l'émission d'une lumière n'est pas nécessaire. On a fréquemment noté que des sources incorporées de rayonnement sont souhaitables pour différentes raisons, si l'o n veut provoquer l'émission d'une lumière par un matériau luminescent. L'avantage le plus évident est peut-etre le fait qu'une source incorporée ne nécessite aucune source externe d'énergie. Un grand nombre de Idispositifs luminescents differents utilisant des sources incorporées de rayonnement, provoquant la luminescence, ont éte proposés et adoptés à des degrés variables. Ainsi, par exemple, on sait utiliser un conteneur ou une enveloppe en verre contenant du tritium gazeux et un luminophore pour donner une émission lumineuse dtintensite relativement faible, et ce dispositif est utilisé avec différents appareillages d'affichage permettant d'afficher des signes, par exemple dans des montres et analogues. Bien que de telles structures soient indubitablement utiles, elles sont relativement conteuses à construire et l'intensité de ltémission lumineuse est souvent trop faible. De tels dispositifs sont fréquemment inutilisables car la lumière émise est dans une certaine mesure limitée par la façon dont on utilise le luminophore qui doit etre fixé à l'aide d'un liant approprié. On considère cependant que de tets dispositifs de la technique antérieure sont surtout désavantageux du point de vue commercial en raison de l'utilisation de l'enveloppa en verre.Une telle enveloppe est nécessaire en raison de la nature de la source de rayonnement utilisée pour activer un matériau luminescent dans le dispositif du type indiqué. Bien que l'on sache depuis longtemps que différentes sources de rayonnement, par exemple des sources de rayonnement B, puissent etre utilisées pour exciter des matériaux lurinescents, certaines source s seulement ont été retenues pour des raisons de sécurité et de législation. On a utilisé dans la technique antérieure le conteneur ou l'enveloppe indiqués, car une telle structure maintient une quantité limitée d'une source de rayonnement telle que le tritium à proximité immédiate d'un matériau luminescent, ce qui fait que la source de rayonnement n'est pas disséminée, ce qui fait qu'une intensité lumineuse raisonnable peut être obtenue sans qu'il soit nécessaire de prévoir des écrans particuliers. L'utilisation d'une telle enveloppe de verre conduit à des inconvénients et à des limitations, mème sans tenir compte de considérations pratiques telles que le prix de revient. I1 existe toujours le danger de la rupture d'une telle enveloppe de verre, par exemple sous l'effet d'un choc. Bien entendu, ceci affecte l'activité d'une quelconque source de rayonnement lumineux. En fonction de la source particulière de rayonnement utilisée, la rupture de l'enveloppe peut éventuellement poser des problèmes de sécurité. L'invention propose donc de nouvelles sources de rayonnement lumineux utilisant une source incorporée de rayonnement qui irradie un matériau luminescent et provoque la luminescence. Un autre objet de l'invention est de proposer des sources de rayonnement lumineux, ne présentant pas les inconvénients et les limitations des structures antérieures. L'invention propose par exemple des sources de rayonnement lumineux capables de supporter une manipulation brutale sans danger de rupture. L'invention propose également des sources de rayonnement lumineux pouvant autre fabriquées facilement et de manière pratique, à un codt relativement faible, et capables d'émettre une intensité lumineuse relativement forte par luminescence, durant une période relativement longue. Ces objets sont atteints grâce à une source de rayonnement lumineux comprenant un matériau luminescent et une source incorporée de rayonnement qui irradie le matériau luminescent et provoque la luminescence; un matériau absorbant est situé à c8té du matériau luminescent, la source de rayonnement comprend un fluide qui est absorbé par le matériau absorbant, et le matériau absorbant est situé de telle manière, par rapport au matériau luminescent, que la radiation du fluide contenu dans le matériau absorbant irradie de maniere continue le matériau luminescent et provoque ainsi la luminescence. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre, et en se référant au; dessins ;nne;é., sur lesquels - la figure 1 est une vue en coupe schématique représentant un mode de réalisation préféré d'une source lumineuse selon l'invention, utilisée en association avec un système d'affichage par cristaux liquides, et destinée à "renforcer" la lumière de ce système d'affichage; - la figure 2 représente une vue en coupe schématique, correspondant à la figure 1, d'une source lumineuse modifiée, selon l'invention; - la figure 3 représente une vue en coupe schématique, correspondant à la figure 1, d'une autre source lumineuse modifiée, selon l'invention;; - la figure 4 représente une vue en coupe schématique, correspondant à la figure 1, d'une source lumineuse encore modifiée, selon l'invention; et - la figure 5 représente une vue en coupe3 schématique, correspondant à la figure 1, d'une autre source lumineuse modifiée, selon l'inven- tion. L'homme de l'art comprendra que les différents modes de réalisation représentés sur les figures 1 à 5 ne sont absolument pas limitatifs. La figure l représente la structure luminescente 10, selon l'invention, dans laquelle on utilise une feuille métallique dans laquelle le gaz tritium est absorbé ou 1,occlus", et sert de source de radiation, selon l'invention. Bien évidemment, le tritium est une source incorporée de rayonnements ss. ta nature du métal utilisé pour la feuille 12 présente une grande importance, selon l'invention. Cette feuille 12 peut autre constituée d'un métal ou d'un alliage de différents métaux, dont on trouvera ci-dessous une description plus détaillée. Cette feuille 12 est en contact direct et intime avec une couche mince ou film 14 d'un luminophore classique, ou d'un mélange de luminophores classiques. De préférence, cette feuille ou ce film 14 est directement déposé sur la feuille 12, sous vide, par électrophorèse, ou d'une autre manière connue, et est protégé par une plaque de verre 16 formant une partie d'une structure d'affichage par cristaux liquides. I1 est possible d'utiliser comme couche 14 un luminophore en poudre, maintenu en place par la feuille 16. Cette structure d'affichage par cristaux liquides n'est pas indiquée sur la figure 1 par une référence séparée, mais consiste en la plaque 16, en une autre plaque parallèle en verre, espacée, 18, en une composition classique 20 de cristaux liquides, située entre les deux plaques6 et 18, et en électrodes 22 transparentes connues situées sur les plaques 16 et 18. Etant donné que la nature d'un système d'affichage à cristaux liquides est bien connue, on n'en donnera pas ici de description plus détaillée. Selon l'invention, une partie du rayonnement p provenant du tritium contenu dans la feuille 12 irradie la couche 14 (Iuminophore), à la sortie de la feuille 12 et provoquè la phosphorescence. Ceci implique bien évidemment l'émission d'une luminescence ou dtune radiation lumineuse, au niveau de ce luminophore 14, visible au travers des plaques de verre 16 et 18 et de la composition de cristaux liquides 20, sauf lorsque la totalité ou une partie de la composition 20 prend unie orientation particulière affectant son aspect par une mise en oeuvre classique et appropriée des électrodes 22. Un avantage de l'invention réside dans le fait que la lumière émise par la couche 14 de luminophore a tendance à renforcer efficacement la lumière correspondant à un quelconque symbole particulier, apparaissant dans la composition 20 de cristaux liquides, à la suite de l'utilisation d'un quelconque système d'électrodes 22, d'une quelconque manière souhaitée. Ceci fait que l'invention convient particulièrement en association avec différents types dthorloges et de montres à affichage par cristaux liquides. En raison de la nature de la feuille 12 et du gaz tritium contenu dans cette feuille 12, on notera que la totalité du rayonnement ss du tritium n'est pas dirigée vers le luminophore 14. Une partie de ce rayonnement est émise de la surface de la feuille 12 se trouvant à l'opposé de la couche 14. Pour éviter un danger possible résultant de ce rayonnement, la surface de la feuille 12 se trouvant à l'opposé de la couche 14 est de préférence revêtue par une couche 24 de "blindage" qui stoppe le rayonnement P avant l'extérieur de la structure 10. L'épaisseur totale de la couche 14 de luminophore est habituellement suffisante pour stopper les rayonnements ss. Si cette couche 14 ne présente pas une épaisseur suffisånte, l'épaisseur de la feuille 12 sera suffisante pour empêcher toute sortie du rayonnement D. Si la feuille 12 utilisé n'est pas rigide, la couche 24 peut autre rigide pour améliorer l'intégrité de la structure. Cette couche 24 peut être constituée d'une quelconque composition connue, stoppant une émission localisée d'un rayonnement p. Par exemple, cette couche 24 peut etre une couche séparée d'un métal ou d'un alliage de métaux, ou une composition vitreuse, un mélange d'oxydeset analogues. On préfère que la couche 24 ne soit pas constituée d'une composition organique en raison du risque d'endommagement physique et/ou de détérioration du matériau organique, mais on considérera cependant que cette couche 24 peut etre eventuellement formée d'une composition organique. Le métal utilisé pour la feuille 12 doit Entre un métal capable d'absorber ou de retenir un volume important d'hydrogène gazeux par unité de volume. La relation entre l'hydrogène et le tritium est évidente et un métal ou alliage métallique qui retient l'hydrogène par absorption interne ou par un phénomène analogue retiendra le tritium de manière pratiquement identique. L'expression "absorption" peut ne pas sembler précise. De nombreux métaux différents retiennent des volumes importants d'hydrogène par unité de volume, par des mécanismes que l'on désigne généralement par "absorption", mais qui comprennent en fait la formation de différents types d'hydrures métalliques, ou correspondent & ce que l'on appelle "occlusion". Pour ces raisons, le terme "absorption" sera utilisé ici dans son sens large. Etant donné que le métal de la feuille 12 doit retenir le tritium, ce métal peut être considéré comme un métal absorbant ce gaz particulier, ce métal servant essentiellement de support pour le gaz, afin d'empêcher ce gaz d'etre dissipé dans l'atmosphère entourant la structure 10. Le gaz est ainsi concentré dans une zone limitée voisine de la couche 14 de luminophore, ce qui fait qu'une quantité efficace de rayonnement P atteint le luminophore et provoque la luminescence. Un certain nombre de métaux et d'alliages métalliques diffé rents est capable d'absorber des volumes importants d'hydrogène ou de tritium. I1 est possible d'utiliser selon l'invention, pratiquement, un quelconque métal ou alliage de ce type, meme si ce métal ou cet alliage devient fragile ou cassant par absorption de tritium. C'est ainsi qu'il est possible d'utiliser par exemple le fer et le tantale métallique, selon l'invention, pour former la feuille 12. Cependant, lorsque ces métaux deviennent cassants la suite de l'absorption du tritium, on peut les renforcer par une couche 24 de blindage, pour empêcher toute rupture. Dans une certaine mesure, le métal particulier ou l'alliage métallique particulier delta feuille 12 sera choisi en fonction de son aptitude à absorber un volume axial de tritium par unité de volume. Ceci est du au fait que, plus la concentration de tritium est élevée, plus la n concentration" du rayonnement P atteignant la couche 14 est élevée et donc plus la lnminescence obtenue est intense. Des métaux particulièrement efficaces pour absorber des volumes relativement élevés de tritium par unité de volume sont les suivants : palladium, titane, zirconium, niobium, tantale et fer. Pour obtenir des résultats efficaces, on considère que le métal choisi doit pouvoir au moins absorber autant de tritium que le fer. On peut bien évidemment utiliser également des alliages de ces métaux. Des considérations économiques influenceront évidemment le choix du métal ou de l'alliage métallique de la feuille 12. Un autre facteur important est l'inertie relative du matériau constitutif de la feuille 12. En effet, toute réaction sur le métal ou I'alliage métallique contenant le tritium absorbé, durant la fabrication ou durant l1utilisa- tion, peut avoir un effet néfaste de formation d'une couche d'un type quelconque, ayant tendance à stopper le rayonnement P avant qu'il n'atteigne la couche 14 de luminophore. Ceci ne signifie cependant pas que le metal ou l'alliage métallique utilisé doit astre inerte au sens absolu. Un autre facteur qui est important en ce qui concerne la composition de la feuille 12 est sa réflectivité. Cette feuille 12 consiste de préférence en un métal ou alliage métallique réfléchissant la lumière, ce qui fait que cette couche renvoie la lumière reçue de la couche 14. Si, comme cela est normal, la couche 14 de luminophore est comparativement mince, ceci permet de minimiser la quantité de lurinophte utilisée, pour une meme luminescence. En pratique, l'épaisseur de la couche 14 sera déterminée en fonction de la distance de pénétration du rayonnement ss, pour obtenir une efficacité maximale de luminescence, en relation avec la quantité de luminophore utilisée dans la couche 14. Cette couche 14 doit de préférence être juste suffisamment épaisse pour que la totalité du rayonnement P émis par le tritium soit utilisée par la couche 14 de luminophore, mais cette couche 14 ne doit pas être suffisamment épaisse pour que le luminophore de la couche 14 ne soit pas atteint par le rayonnement P émis. Si l'épaisseur de la couche 14 ne cotncide pas avec la distance de pénétration du rayonnement P dans cette couche 14, il apparaît une diminution de l'efficacité, en ce qui concerne la luminescence produite. Bien entendu3 l'efficacité en luminescence diminue d'autant plus que l'on s'écarte de l'épaisseur optimale. Des résultats acceptables sont obtenus si l'épaisseur de la couche 14 s'écarte de plus ou moins 107. de cette valeur théorique. Avec des luminophores classiques, la couche 14 peut presenter une épaisseur d'environ 2 x lO 4 cm. On doit cependant s'assurer que la couche 14 n'est pas mince au point de présenter des discontinuités, qui affecteraient l'uniformité de la luminescence obtenue. Bien entendu, la couche 14 doit présenter une épaisseur uniforme. Le zirconium métallique est préféré selon l'invention, car il absorbe une quantité importante de tritium, est relativement inerte et réfléchit relativement bien la lumiere, et également en raison d'un autre critère : le zirconium métallique présente un coefficient d'expansion thermique qui est identique ou extremement proche du coefficient des luminophores classiques, pouvant être utilisés dans la couche 14. Ainsi, lorsque la couche 12 est en zirconium, des modifications de température n'entrainent pas de modifications de dimensions, vis- -vis de la couche 14.Bien que ceci n'ait qu'unie importance limitée en ce qui concerne la structure 10 décrite ci-dessus, ce facteur présente une importance plus grande lorsque l'on supprime la feuille. 16 de verre dans une structure correspondant à la structure 10. Alors que l'épaisseur de la couche 14 est importante selon l'invention, l'épaisseur de la feuille 12 n'est pas importante, à condition que cette feuille 12 absorbe une quantité adéquate de tritium, suffisante pour conduire à un rayonnement fi suffisant pour exciter le luminophore et provoquer la luminescence souhaitée. I1 est me possible d'utiliser comme feuille 12 une couche relativement mince d'un métal ou d'un alliage métallique déposé par une technique connue sur une couche rigide 24. il est cependant important de s'assurer qu'une quantité suffisante de tritium pour conduire à un rayonnement P suffisant à l'excitation du luminophore est absorbée dans la couche 12, au moins à la surface de la feuille adjacente à la couche de luminophore 14.. On considère qu'il est souhaitable d'obtenir un degré convenable d'absorption par exposition de la feuille 12 au tritium à haute température, dans une chambre convenable. La température utilisée doit être la température maximale pouvant être utilisée sans danger, en restant toutefois au-dessous de la température à laquelle l'absorption de tritium peut dtre limitée. Les résultats souhaités peuvent étre obtenus lorsque la feuille 12 est portée à au moins environ 6000C, lorsqu'elle est exposée au tritium durant environ 5 å 10 mn. Lorsque la couche 24 présente une composition appropriée, et est pratiquement incapable d'absorber le tritium, et peut résister physiquement aux températures utilisées, elle peut & re disposée sur la feuille 12 lorsque le tritium est absorbé par le métal, dans la feuille 12. La figure 2 représente une structure 30 luminescente modifiée, tres semblable à la structure 10 décrite ci-dessus. Dans cette structure 30, une feuille 32 correspondant à la feuille 12 ci-dessus est séparée d'une couche 34 de luminophore par une couche 36 réfléchissante très fine constituée d'un métal tel que l'aluminium. Cette couche 36 doit être juste suffisamment épaisse pour réfléchir la luminescence ou la phosphorescence provenant de la couche 34, de manière que la luminescence réfléchie soit visible au travers d'une plaque de verre 38. Il est important d'utiliser une couche 40 de blindage. Bien entendu, cette structure 30 peut être utilisée pour renforcer la lumière d'un système d'affichage à cristaux liquides3 comme pour la structure 10. Pour quelques utilisations de la structure 30, il peut être souhaitable de diviser la couche 34 en différentes zones 42 correspondant à des luminophores différents. La figure 3 représente une structure modifiée 50, également selon l'inventios, qui consiste en un substrat rigide 52, dont le rôle est identique à la plaque 24 de blindage; et servant de plus à supporter la couche 54 luminescente consistant en un mélange uniforme de particules métalliques d'un métal finement divisé 56, par exemple des particules de -0,044 mm, de l'un quelconque des métaux mentionnés pour la feuille 12, disposées dans une matrice 58 d'un luminophore ou d'une composition de luminophore. Bien évidemment, avec une couche luminescente correspondant à la couche 54, les proportions relatives de particules métalliques 56 et de luminophore 58 peuvent varier dans un large domaine. On considère que les proportions relatives des ingrédients dans la couche 54 sont déterminées au mieux sur une simple base expérimentale, en établissant quelles sont les proportions qui donnent la meilleure luminescence, pour une épaisseur donnée, dans le cas des différentes applications. La proportion de particules métalliques 56 dans la couche 54 doit habituellement être relativement faible en raison de la tendance de ces particules à capter la luminescence, en empêchant qu'elle ne soit directement visible. Ceci est en particulier le cas lorsque la couche 54 est suffisamment épaisse, un captage physique important se manifestant alors. La couche 54 ne doit pas etre suffisamment fine pour que les particules 56 apparaissent comme des discontinuités de surface. Dans cette structure particulière 50, la couche 54 est maintenue en place par une plaque de verre 60 correspondant à la plaque 16, servant d'écran contre le rayonnement ss. Lorsqu'une telle plaque 60 est utilisée, aucun liant n'est habituellement nécessaire pour maintenir les particules 56 et le luminophore 58, bien qu'ou puisse cependant utiliser dans ce but un liant classique. De préférence, le substrat 52 présente un fort pouvoir réfléchissant. La figure 4 représente une quatrième structure 70 selon l'invention, qui utilise une feuille arrière ou de support 72, revêtue d'un revêtement 74 adhérent consistant en un mélange de particules métalliques élementaires 76 et de particules de luminophore 78 liées ensemble par un liant classique approprié 80. Les particules 76 et 78 correspondent au mélange de la couche 54 ci-dessus. La structure 70 diffère de la structure 50 ci-dessus par le fait qu'elle comprend à la fois les particules métalliques et le luminophore, ainsi qu'un liant 80 qui les maintient en place. Le liant 80 peut être un quelconque liant organique ou minéral classique convenant au maintien des particules, et n'absorbant pratiquement pas l'émission luminescente des particules 78. On peut par exemple utiliser un liant vitreux classique ou une résine classique. De préférence, le liant utilisé doit titre transparent vis-a-vis de la luminescence des particules 78, de manière que l'on évite un captage interne de la lumière dans le revêtement 74. De même, la proportion du liant utilisé dans le revêtement 74 doit hêtre aussi faible que possible pour obtenir un revetement 74 adhérant à l'élément 72 et capable de résister à des contraintes physiques normales ou raisonnables tendant à l'arracher de l'élément 72. Ainsi, en réduisant la quantité de liant 80 jusqu'à la quantité minimale nécessaire pour conserver l'intégrité physique, on réduit l'absorption du rayonnement ss par le liant 80, ce qui favorise la luminosité de la structure 70. La structure 70 doit titre utilisée suffisamment loin des etres vivants, pour que le rayonnement F émis du cbté du revêtement 74 opposé au support 72 ne soit pas dangereux. On comprendra cependant qu'une plaque de verre (non représentée) ou une structure équivalente telle qu'une couche mince 82 d'une laque transparente peut être déposée sur la surface du revOtement 74 opposé à l'élément 72 pour absorber le rayonnement P émis. Bien entendu, tout revêtement du revêtement 74 agit en tant que revêtement protecteur de ce revêtement particulier 74. Dans la structure 70, ltélément 72 joue également le rible de blindage vis-b-vis du rayonnement. il est important que le revêtement 74 soit capable d'cotre déposé par application d'une peinture ou d'une laque. En conséquence, des structures correspondant à la structure 70 peuvent titre obtenues par simple peinture de la surface ou par application d'une composition du type peinture par la technique à ltécran de soie ou analogue Une composition de revêtement 74 peut etre facilement obtenue de manière classique comme dans l'industrie des peintures, en utilisant un liant classique, par exemple un liant transparent et un véhicule classique tel qu'un solvant volatil.Lors de la formulation d'une telle composition pour application du type peinture ou encre, il est habituellement souhaitable de suivre la pratique classique en ce qui concerne les quantités de produits utilisées et d'inclure dans la composition différents additifs classiques. La figure 5 représente une cinquième structure 90 selon l'invention. Cette structure montre qu'une oouche de luminophore 92 correspondant à la couche 14 ci-dessus peut présenter un caractère discontinu de manière à présenter des zones localisées 94 de luminophore séparées d'une manière quelconque souhaitée par des zones 96 qui soit ne contiennent aucun produit, soit contiennent une peinture, laque appropriée, servant simplement à combler le vide. Dans cette structure, une feuille métallique 98 correspondant à la feuille 12 contenant le- tritinta est utilisée pour supporter la couche 92. Si on le désire, une couverture de verre lOO,ou analogue, peut etre utilisée pour protéger la couche 92 de lutainophore et bloquer les rayonnements. On comprendra que les différentes structures décrites ne sont pas données à titre limitatif. On peut les utiliser de différentes manières. Par exemple, une couche de luminophore discontinue telle que la couche 92, ou une couche 34 de luminophore, peuvent etre utilisées avec l'une quelconque des structures données ou avec des structures équivalentes, soit pour obtenir différents effets décoratifs, soit pour afficher des signes, symboles, etc. De même, on notera que les couches telles que les couches 74 et 54 peuvent être utilisées dans différents domaines. De manière gén8rale, on considère que pour de nombreuses applications de l'invention, il est préférable d'utiliser une couche de luminophore ne contenant pas de liant, en raison d'un captage possible de la lumière par le liant, et en raison de la possibilité de la détérioration du liant lors d'une utilisation prolongée et/ou d'une exposition prolongée aux radiations. Ceci n'empêche cependant pas l'utilisation d'un liant durant la formation d'une couche de luminophore relativement mince. On sait obtenir des couches de luminophore comparativement minces par dépôt d'un mélange d'un liant et d'un luminophore sur un substrat rapproprié, le liant étant ensuite éliminé du luminophore par application de la chaleur avec obtention d'une couche de luminophore ne contenant pas de liant. Un quelconque des luminophores décrits peut Btre déposé d'une manière classique. On peut choisir le dépôt par électrophorèse. Le procédé d'obtention des structures décrites est relativement secondaire. L'invention concerne principalement l'absorption d'une source de rayonnement capable de provoquer la luminescence dans un matériau approprié, la source étant maintenue ou contenue dans un absorbant à proximité du matériau luminescent, en quantité suffisante pour provoquer la luminescence. Différents absorbants connus peuvent bien entendu etre utilisés, et Iton peut également choisir différentes sources de rayonnement. Ainsi, par exemple, on peut utiliser le krypton 81 et l'argon 39, maintenus par un absorbant -connu approprié pouvant en absorber une quantité importante. Comme absorbants, on citera par exemple l'alumine et le charbon actif. Cependant, selon l'invention, on préfère utiliser comme source de rayonnement le tritium gazeux et utiliser comme absorbant un métal ou un alliage métallique,comme indiqué ci-dessus. Des quantités importantes de tritium peuvent être retenues ou absorbées par un métal, sans aucun phénomène important d'écran ou analogues. Des quantités importantes de ce gaz peuvent être facilement absorbées par un tel métal. De plus, le tritium gazeux est relativement peu coûteux et est relativement disponible. REVENDICATIONS 1 - Structure luminescente comprenant un matériau luminescent et une source incorporée de rayonnement utilisée pour irradier ledit matériau luminescent, et provoquer ainsi sa luminescence, caractérisée en ce qu'elle comprend - un matériau absorbant pouvant absorber un fluide capable à son tour d'émettre ledit rayonnement, ledit matériau absorbant étant situé de manière adja cente audit matériau luminescent; - une source de rayonnement qui consiste en ledit fluide, qui est absorbée par ledit absorbant; - ledit absorbant étant capable transmettre le rayonnement émis par ladite source, et - ledit absorbant étant situé suffisamment près dudit matériau luminescent pour que le rayonnement dudit fluide contenu dans ledit absorbant atteigne de manière continue ledit matériau luminescent et provoque sa luminescence. 2 - Structure luminescente selon la revendication 1, caractérisée en ce que - ledit matériau absorbant est choisi parmi le palladium, le titane, le zirconium le niobium, le tantale, le fer et leurs alliages, et - ladite source incorporée de rayonnement est le tritium. 3 - Structure luminescente selon la revendication 1, carac térisée en ce que ledit matériau absorbant est le zirconium et ladite source de rayonnement est le tritium. 4 - Structure luminescente selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit matériau absorbant consiste en une couche d'un matériau absorbant et en ce que ledit matériau luminescent consiste en une couche d'un matériau luminescent située sur ladite couche de matériau absorbant. 5 - Structure luminescente selon la revendication 4, caractérisée en ce qu'elle comprend de plus une couche d'un métal réflecteur située entre ladite couche de matériau absorbant et ladite couche de matériau luminescent, ladite couche métallique étant capable de laisser passer le rayonnement provenant de la source de rayonnement vers ladite couche de matériau luminescent. 6 - Structure luminescente selon la revendication 4, caracté risée ce que ladite couche de matériau luminescent est une couche continue d'épaisseur uniforme, cette épaisseur étant égale à la distance de pénétra- tion du rayonnement dans ladite couche de matériau luminescent, à partir de ladite source de rayonnement absorbée par ledit matériau absorbant, plus ou moins environ 107.. 7 - Structure luminescente selon la revendication 4, caractérisée en ce qu'elle comprend de plus une couche de blindage capable de stopper le rayonnement provenant de la source de rayonnement, située sur la surface de ladite couche de matériau absorbant opposée à ladite couche de matériau luminescent. 8 - Structure luminescente selon la revendication l, carac risée en ce que - ledit matériau luminescent consiste en une couche de matériau luminescent d'épaisseur voisine de 2 x 10 cm, située sur ladite couche de matériau absorbant; - ledit matériau absorbant est choisi parmi le palladium, le titane, le zirconium, le niobium, le tantale, le fer et leurs alliages, et - ladite source incorporée de rayonnement est le tritium. 9 - Structure luminescente selon la revendication 8, caractérisée en ce que ledit absorbant est le zirconium. 10 - Structure luminescente selon la revendication 8, caractérisée en ce qu'elle comporte une couche d'un métal réflecteur située entre ladite couche de matériau absorbant et ladite couche de matériau luminescent, ladite couche métallique étant capable de laisser passer le rayonnement provenant de ladite source de rayonnement vers ladite couche de matériau luminescent. lI - Structure luminescente selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit matériau absorbant consiste en un grand nombre de particules d'un matériau absorbant dispersées dans une matrice de matériau luminescent. 12 - Structure luminescente selon la revendication 11, car acté- risée en ce que ledit matériau absorbant est choisi parmi le palladium, le titane, le zirconium, le niobium, le tantale3 le fer et leurs alliages, et ladite source incorporée de rayonnement est le tritium. 13 - Structure luminescente selon l'une quelconque des revendications I à 12, caractérisée en ce que la source de rayonnement incorporée est le tritium gazeux. 14 - Utilisation des structures luminescentes selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, en association avec des systemes d'affichage par cristaux liquides, par exemple montres.