L’invention concerne une méthode de caractérisation de la vibration d’une surface du buste d’un individu, ladite méthode comprenant : a) la génération d’une vibration incidente du système respiratoire de l’individu, ladite vibration incidente au moins une fréquence de 20 à 5000 Hz, pour l’obtention de vibrations résultantes au niveau d’une surface S du buste de l’individu, ladite surface S ayant une aire d’au moins 10 cm 2 et étant caractérisée par une pluralité de points Pi, b) la mesure de l’oscillation de chaque point Pi à l’aide d’un dispositif de mesure et l’obtention du signal Sp i de la vibration résultante en chacun des points Pi, ledit dispositif de mesure étant disposé à distance du buste dudit individu, et c) la caractérisation de chaque signal Spi à la ou aux fréquences du signal Sp r . Figure pour l’abrégé : pas de figure Méthode de caractérisation de la vibration d’une surface L’invention concerne une méthode de caractérisation de la vibration d’une surface, notamment une surface du buste d’un individu. De nos jours, l’examen du thorax pratiqué par les médecins dans le cadre d’une maladie respiratoire s’articule en deux temps : l’observation visuelle en premier lieu, puis l’examen de la transmission de vibrations et de sons. L’observation visuelle comprend la recherche d’une accélération de la fréquence respiratoire ou d’une modification du « profil ventilatoire », c’est-à-dire la durée respective de l’inspiration et de l’expiration, et la recherche d’une « respiration abdominale paradoxale », c’est-à-dire une déflation abdominale à l’inspiration alors qu’on devrait observer une expansion synchrone de celle du thorax. L’examen de la transmission des vibrations et des sons au niveau du thorax correspond à l’examen du « fremitus vocal » (tactile) qui consiste en la palpation de la paroi thoracique pour détecter des changements dans l'intensité des vibrations générées par certaines vocalises ou une voix constante, et ainsi identifier une pathologie affectant le système pulmonaire sous-jacent. Il a par exemple été observé l’influence de la pleurésie sur l’inhomogénéité des vibrations vocales atteignant la surface du thorax. Cet examen peut être réalisé de deux manières. Il peut s’agir d’un examen manuel où le médecin place ses mains à plat sur le thorax, demande au patient de prononcer le chiffre « trente-trois » et analyse les vibrations produites par la parole au niveau du thorax. Puis, le médecin place une première main à plat doigts écartés sur le thorax du patient, avec la seconde main il vient faire percuter de ses doigts le thorax et analyse les vibrations produites en réponse à l’aide des doigts de la première main. Le deuxième examen possible est l’auscultation, à l’aide d’un stéthoscope disposé sur le thorax d’un patient, du son produit par la circulation de l’air dans les bronches et les poumons du patient, et la recherche de bruits anormaux. Dans le cadre de la maladie COVID19, l’examen du thorax apporte une première approche avant un diagnostic final par l’observation d’une hyperventilation et par la détection de condensations pulmonaires à l’aide d’une percussion ou d’une auscultation. Cet examen connaît toutefois certaines limites car il ne met en évidence que des anomalies très flagrantes. De plus, cet examen est très dépendant de l’expérience de l’observateur et ne permet ni enregistrement, ni transmission, ni ré-analyse a posteriori des données. D’autre part, le profil ventilatoire d’un individu est un phénomène fin et facilement perturbable. Le simple contact de la main du médecin ou du stéthoscope peut impacter les résultats de l’examen. Pour pallier ces inconvénients, le médecin peut recourir à l’imagerie thoracique par scanner. Cet examen permet de compléter les données de l’examen clinique, et notamment de visualiser des images de « verre dépoli » et « condensations » chez des patients suspectés d’être atteints d’une infection par la COVID19. Toutefois un imageur scanner est extrêmement cher, ce qui entraine des problèmes d’accessibilité pour les patients. Ce problème d’accessibilité entraine des problèmes de logistique de transport du patient dans le cadre de la COVID19 qui viennent de surcroit dans un contexte de forte contagion. En outre, un tel examen ne peut être répété fréquemment notamment en raison de l’irradiation du patient qu’il entraine. Le document US2010298740 décrit un système de mesure acoustique de vibration de la peau d’un patient par des capteurs de vibration. Toutefois, un tel système ne permet de détecter que des anomalies très flagrantes, et nécessite le contact des capteurs avec la peau du patient. Le contact avec le patient peut mettre en danger le médecin, notamment dans le cadre la maladie COVID19, et peut impacter les résultats de l’examen, comme dans le cadre d’un stéthoscope et de la main du médecin. L’invention a notamment pour objectif de pallier ces inconvénients de l’art antérieur. Plus particulièrement, l’invention a pour objectif de fournir une méthode de détection et de caractérisation fines de vibrations à la surface du corps d’un individu sans contact avec ledit individu. A cet effet l’invention a pour objet une méthode de caractérisation de la vibration d’une surface du buste d’un individu, notamment dans le but d’établir un diagnostic d’une pathologie affectant le système respiratoire, ladite méthode comprenant : a) la génération d’une vibration incidente du système respiratoire de l’individu, ladite vibration incidente étant caractérisée par un signal Sp r ayant au moins une fréquence de 20 à 5000 Hz, pour l’obtention de vibrations résultantes au niveau d’une surface S du buste de l’individu suite à la propagation de la vibration incidente depuis le système respiratoire jusqu’à la surface S, ladite surface S ayant une aire d’au moins 10 cm 2 et étant caractérisée par une pluralité de points Pi, b) la mesure de l’oscillation de chaque point Pi à l’aide d’un dispositif de mesure et l’obtention du signal Sp i de la vibration résultante en chacun des points Pi, ledit dispositif de mesure étant disposé à distance du buste dudit individu, et c) la caractérisation de chaque signal Sp i à la ou aux fréquences du signal Sp r : - par l’analyse sur un temps donné d’au moins un paramètre p du signal Sp i de chaque point Pi, et/ou - par l’analyse de la dynamique d’évolution au cours d’un temps donné d’au moins un paramètre p du signal SPi de chaque point Pi. Les inventeurs ont découvert de manière inattendue qu’il était possible d’obtenir des données précises et pertinentes pour établir un diagnostic d’une maladie affectant le système respiratoire d’un individu, sans contact avec ledit individu et sans exposer le patient à des rayonnements. Ceci est permis par la génération d’une vibration incidente au niveau de son système respiratoire et à l’étude de la transformation de cette vibration suite à sa propagation jusqu’à une surface du buste de l’individu. La méthode selon l’invention permet une étude complète du buste de l’individu par l’établissement de carte vibratoires à deux ou trois dimensions (2D ou 3D) sur lesquelles peuvent être représentés un ou plusieurs paramètres p des vibrations résultantes ou la dynamique d’évolution de ces paramètres. Par « individu », il est entendu dans l’invention un mammifère, notamment un humain. Par « buste », il est entendu dans l’invention la partie supérieure avant, arrière et latérales du corps d’un individu partant de la taille, ou au-dessus des membres inférieurs, et arrivant jusqu’en haut du cou, en excluant les membres supérieurs. Le buste inclut ainsi la partie abdominale, la partie thoracique et le cou d’un individu. Par « système respiratoire », il est entendu dans l’invention tout organe appartenant au système respiratoire, notamment le larynx, la trachée, les bronches principales, segmentaires et lobaires, les alvéoles, les bronchioles, les poumons droits et gauches et le diaphragme. Par « pathologie affectant le système respiratoire », il est entendu toute pathologie altérant la structure et/ou le fonctionnement du système respiratoire. Ces pathologies incluent les pathologies respiratoires proprement dites ainsi que les pathologies cardiaques et neuromusculaires touchant le système respiratoire. Etape a) La première étape de la méthode de l’invention concerne la génération d’une vibration incidente au niveau du système respiratoire. On force la vibration du système respiratoire à une ou à plusieurs fréquences déterminées. La vibration incidente est caractérisée par un signal Sp r ayant au moins une fréquence de 20 à 5000 Hz, notamment de 40 à 2500 Hz, en particulier de 60 à 1000 Hz. Comme le profil de fréquence de la vibration incidente correspond à celui qui est étudié pour les vibrations résultantes au niveau de la surface du buste, on préfèrera une limite basse de 60 Hz et plus. En effet, une telle limite basse permet de diminuer fortement les vibrations parasitaires dues à la vibration auto-induites de certaines parties du corps, telles que le cœur, le réseau sanguin, les muscles, etc… Le profil fréquentiel de la vibration incidente peut être statique ou bien évoluer au cours du temps. Notamment, lorsque le profil fréquentiel évolue au cours du temps, le signal Sp r peut présenter une fréquence unique qui est modifiée au cours du temps, en particulier à intervalles réguliers. Alternativement, le signal Sp r peut présenter plusieurs fréquences qui peuvent chacune être modifiée au cours du temps, en particulier à intervalles réguliers. Une vibration incidente multi-fréquentielle permet d’affiner l’analyse des vibrations résultantes et donc d’apporter des données plus pertinentes en vue de l’établissement d’un diagnostic. En effet, certaines pathologies sont plus sensibles à une gamme particulière de fréquences, et générer plus de fréquences permet ainsi de couvrir plus de pathologies. La gamme de fréquences de la vibration incidente utilisée dans l’invention correspond à celle d’une voix humaine. De cette manière, la vibration incidente peut être générée soit par un dispositif, soit par l’individu lui-même, par exemple par vocalises. Notamment, la vibration incidente peut être générée par : i) un dispositif générant des vibrations dans un tube acoustique, en particulier dont l’embout est inséré dans la cavité buccale dudit individu, ou ii) un dispositif vibrant disposé contre une surface S g du corps de l’individu, notamment du buste, les surfaces S g et S étant opposées l’une à l’autre par rapport au buste de l’individu, ou iii) une vibration des cordes vocales dudit individu. Dans le premier cas i), ledit dispositif utilisé peut être tout moyen générant une vibration et notamment un haut-parleur ou un compresseur. On fait passer la vibration générée au travers d’un tube acoustique afin qu’elle soit acheminée jusqu’au système respiratoire. L’embout du tube acoustique est inséré dans la cavité buccale de l’individu, voire jusque dans la trachée de ce dernier. Ce système est particulièrement avantageux dans le cas où l’individu n’est pas capable de générer des sons, ou bien génère des sons d’une amplitude trop faible pour une étude précise des vibrations résultantes au niveau de la surface du buste. En outre, ce système présente l’avantage de générer une vibration à une ou plusieurs fréquences déterminées, et de la distribuer directement au système respiratoire grâce au tube acoustique. La vibration incidente ainsi générée par le dispositif est très peu transformée lorsqu’elle arrive au système respiratoire et est quasi identique à celle du système respiratoire. Dans le deuxième cas ii), ledit dispositif utilisé peut également être tout moyen générant une vibration, et notamment un hautparleur, un pot vibrant ou un marteau pneumatique. Ici, la vibration incidente va partir de la surface S g , se propager à travers le corps, traverser le système respiratoire, jusqu’à atteindre la surface S, possiblement à l’opposé. Ce système est également bien adapté dans le cas où l’individu n’est pas capable de générer des sons, ou bien génère des sons d’une amplitude trop faible pour une étude précise des vibrations résultantes au niveau de la surface du buste. Ce système présente l’avantage de générer une vibration à une ou plusieurs fréquences déterminées. Dans le troisième cas iii), c’est l’individu lui-même qui va générer la vibration du système respiratoire, par la vibration de ses cordes vocales. Cette alternative présente l’avantage de ne nécessiter aucun matériel annexe, ce qui réduit les coûts de mise en œuvre de l’invention. La vibration des cordes vocales de l’individu peut être une vocalise simple ou complexe, un chant ou la parole. Par « vocalise simple », il est entendu dans l’invention un son monotonique prononcé par l’individu, telle que la prononciation continue du phonème « A », de tout autre voyelle. Une vocalise simple présente de ce fait une bande de fréquence étroite, de l’ordre 4 à 10 Hz, centrée sur la fréquence fondamentale. Par « vocalise complexe », il est entendu dans l’invention un son nuancé, telle que la prononciation du mot « trente-trois ». Une vocalise complexe présente alors une bande de fréquence plus large, supérieure à 10 Hz, centrée sur la fréquence fondamentale. Le chant et la parole correspondent à un son nuancé. La fondamentale est généralement autour de 100 Hz pour un homme et de 150 Hz pour une femme. Pour la suite de la méthode, la bande de fréquence conservée est celle autour de la fondamentale, comme il sera vu plus loin. Contrairement aux deux précédents cas i) et ii), dans le troisième cas iii) le signal Sp r de la vibration incidente n’est pas connu et doit être déterminé. Cette détermination peut être réalisée par tout moyen. Notamment l’obtention du signal Sp r de la vibration incidente lors de l’étape b) est réalisée par la mesure - du son en sortie de la bouche du patient, notamment à l’aide d’au moins un microphone, ou - de la vibration des lèvres ou de la trachée du patient, notamment à l’aide du dispositif de mesure utilisé à l’étape b). Lorsqu’un ou plusieurs microphones sont utilisés, ces derniers peuvent par exemple être disposés aux alentours de la bouche de l’individu, en particulier devant sa bouche. Alternativement ou de manière complémentaire, le ou les microphones peuvent être disposés au niveau du dispositif de mesure ou bien correspondre à ceux utilisés pour la mesure des oscillations des points Pi. Le ou les microphones peuvent être coiffés d’un pavillon exponentiel afin d’augmenter leur directivité et leur sensibilité. En particulier l’ouverture du ou des microphones est au moins égale à 0,5 mm millimètres. Au besoin, un déflecteur peut être positionné devant la bouche de l’individu pour atténuer les ondes sonores allant vers le ou les microphones et éviter ainsi de les saturer. Lorsque c’est la vibration des lèvres ou de la trachée qui est analysée, cette dernière peut être déterminée à l’aide des différentes méthodes mentionnées plus bas pour mesurer l’oscillation des points Pi. Une fois la vibration incidente générée, cette dernière va se propager au travers de l’ensemble du système respiratoire jusqu’à atteindre la surface du buste sous la forme de vibrations résultantes. Lors de son trajet, la vibration incidente va être transformée en fonction des différents milieux traversés. Notamment, son amplitude peut être modifiée. La célérité de la vibration peut également être affectée et il apparait alors un retard ou un déphasage entre la vibration résultante et la vibration incidente. La vibration incidente va donc se décomposer en une multitude de vibrations résultantes aux caractéristiques différentes, chaque vibration résultante étant caractéristique de la partie du système respiratoire que la vibration incidente aura traversée. Ainsi, l’étude de ces vibrations résultantes apporte une richesse d’information sur l’état des milieux traversés (dense, mou, présence de creux, etc.) permettant l’établissement d’un diagnostic. Pour étudier ces vibrations résultantes au niveau du buste de l’individu, il est sélectionné une surface donnée S du buste de l’individu. Cette surface S présente une aire d’au moins 10 cm 2 et est caractérisée par une pluralité de point Pi. Notamment, la surface S couvre la partie du buste d’intérêt pour établir un diagnostic, c’est-à-dire qu’elle couvre la partie du système respiratoire pour laquelle on souhaite étudier les vibrations résultantes. L’aire de la surface S est ainsi adaptée à l’étude souhaitée. En particulier, cette surface peut correspondre à la surface de la partie avant du thorax, à celle de la partie arrière, à celles de l’une ou de l’autre des parties latérales du thorax, à celle de la partie avant ou arrière du cou, à celle de la partie avant ou arrière de l’abdomen, ou à toute combinaison de ces surfaces. La surface S peut également correspondre à la totalité de la surface du buste de l’individu. La surface S peut être composée d’une ou de plusieurs surfaces discontinues. A cet effet, la surface S peut par exemple correspondre à celle de la partie avant du cou et à celle de la partie avant du thorax couvrant le poumon droit. Chaque point Pi de la surface S représente un point de la surface du buste où sera étudié le signal Sp i d’une vibration résultante. Plus les points Pi sont nombreux pour définir cette surface S, plus ils sont rapprochés les uns des autres, et plus l’étude des vibrations résultantes sera précise. A cet effet, la surface S peut comprendre au moins 5 points Pi pour 10 cm 2 , notamment au moins 10 points Pi pour 10 cm 2 . Etape b) La détermination du signal Spi en chaque point Pi est réalisée par la mesure de l’oscillation de la surface du buste en chaque point Pi. Le dispositif de mesure est avantageusement disposé à distance de l’individu, et son utilisation n’inclut aucun contact direct avec l’individu. Cet aspect de l’invention est particulièrement intéressant dans le cadre d’une pathologie infectieuse telle que la COVID19, où tout contact avec le patient peut conduire à une infection du manipulateur par le patient porteur de l’agent responsable de la pathologie. Pour mesurer l’oscillation en chaque point Pi, le dispositif de mesure utilisé dans l’invention peut illuminer chaque point Pi par des ondes, puis analyser le signal des ondes réfléchies sur la surface S. Dans ce cas, chaque signal Sp i est un signal de formation de voie. Alternativement, l’oscillation en chaque point Pi peut être déterminée à l’aide de la prise successive d’images. Notamment, la mesure de l’oscillation de chaque point Pi à l’étape b) est réalisée au moyen de la réflexion d’ondes ultrasonores sur ladite surface S, au moyen de la réflexion d’ondes électromagnétiques sur ladite surface S ou par prises successives d’images de ladite surface S. Lorsque l’oscillation de chaque point Pi est mesurée au moyen de la réflexion d’ondes ultrasonores, le dispositif de mesure peut comprendre un réseau de transducteurs d’émission d’ondes ultrasonores et un réseau de transducteurs de réception (ou microphones) d’ondes ultrasonores. Notamment, le dispositif de mesure peut être celui décrit dans le document dans le document WO2018015638. En particulier, les transducteurs ultrasonores de réception peuvent être utilisés pour l’obtention du signal Sp r de la vibration incidente par la mesure du son en sortie de la bouche du patient, comme il a été vu plus haut. La détermination des signaux Spi dans le cadre de la réflexion d’ondes ultrasonores peut être réalisée par la méthode décrite dans le document WO2018015638. Lorsque l’oscillation de chaque point Pi est mesurée au moyen de la réflexion d’ondes électromagnétiques, le dispositif de mesure peut être un système radar ou laser. Selon un mode de réalisation de l’invention, le dispositif de mesure réalise une série de mesures à une cadence supérieure à au moins deux fois la valeur de la plus haute fréquence du signal Sp r . En particulier, dans le cas où la génération de la vibration incidente est réalisée par la vibration des cordes vocales de l’individu, la cadence peut être supérieure à au moins deux fois la fréquence de la fondamentale. Par exemple, la cadence peut être d’au moins 300 prises de mesures par seconde, en particulier d’au moins 500 prises de mesures par seconde, notamment d’au moins 600 prises de mesures par seconde. La durée de la mesure de l’oscillation de chaque point Pi correspond a minima à celle de la durée de génération de la vibration incidente. Les données peuvent ensuite être segmentées sur des durées plus courtes lorsque c’est l’évolution de la dynamique d’au moins un paramètre p qui est étudiée. La mesure des oscillations en chaque point Pi peut notamment commencer en amont de la génération de la vibration incidente, de manière à observer les modifications d’oscillation des points Pi engendrées par l’apparition des vibrations résultantes. Lorsque l’oscillation de chaque point Pi est mesurée au moyen de la réflexion d’ondes ultrasonores, il peut être exclu de la suite de la méthode les points Pi (et leur signaux) ayant une réflectivité cohérente trop faible, notamment une réflectivité cohérente inférieure à 0,1. Le paramètre de réflectivité cohérente est représentatif de l’erreur de détermination de la vitesse du mouvement de la surface S. Pour obtenir la réflectivité cohérente de chaque point Pi de la surface S, il peut être illuminé l’ensemble des points Pi dans des circonstances de défaut, c’est-à-dire sans vibration incidente. Puis il peut être corrélé pour chaque point Pi le signal s(t) mesuré sur un temps t avec celui du même point s’(t) mesuré sur un temps ultérieur t+Δt. Les signaux s(t) et s’(t) sont mesurés sur une durée par exemple de 2 millisecondes. Δt est infime, de l’ordre de la milliseconde ou moins. Ainsi, en théorie ces signaux sont quasi identiques et seul un décalage temporel τ infime les sépare. La réflectivité cohérente peut être calculée de la manière suivante : 1- on calcule les transformées de Fourier des signaux s(t) et s’(t), soit S(f) et S’(f) 2- on corrèle les deux signaux s(t) et s’(t), soit le produit S(f) . S’(f)* 3- on calcule la réflectivité cohérente en intégrant la partie réelle du produit sur la bande de fréquence de fonctionnement du dispositif de mesure, notamment de 30kHz à 60kHz. Etape c) Cette étape correspond à la détermination des transformations subies par la vibration incidente, pour détecter des anomalies. A cet effet, les vibrations résultantes en chaque point Pi sont analysées à la ou aux fréquences de la vibration incidente. En effet, la vibration résultante mesurée en chaque point Pi est la somme de multiples vibrations provenant de diverses parties du corps. Pour caractériser de manière pertinente les paramètres p des signaux Sp i , il y a lieu d’exclure les données relatives à la ou aux fréquences ne correspondant pas à celles de la vibration incidente. Lorsque la vibration incidente a été générée par la vibration des cordes vocales de l’individu, on peut faire le choix de n’utiliser qu’une fraction des fréquences du signal Spr pour l’analyse des signaux Sp i . Notamment, la bande de fréquences utilisée à l’étape c) est autour de la fondamentale. En particulier, les fréquences de la vibration incidente utilisées lors de l’étape c) correspondent à une bande d’au plus 150 Hz autour de la fréquence fondamentale de la vibration incidente. Notamment, la bande de fréquences est d’au plus 100 Hz, en particulier d’au plus 60 Hz, par exemple d’au plus 40Hz. La bande de fréquence peut être centrée sur la fréquence fondamentale. L’analyse des paramètres p des signaux Sp i peut être comparée à intervalles réguliers. En effet, les inventeurs ont découvert de manière inattendue que l’évolution au cours du temps des paramètres p des signaux Spi apportent des données très pertinentes pour établir un diagnostic. En effet, ces données permettent d’établir la dynamique de propagation de la vibration incidente. Avantageusement, les données relatives aux paramètres p analysés peuvent être distribuées sur une carte vibratoire en deux dimensions, voire en trois dimensions. Notamment, les dimensions de ces cartes peuvent représentées la répartition spéciale (2D ou 3D) des points Pi entre eux. A chaque point Pi, peut être attribuée une couleur en fonction de la valeur de la ou des paramètres p analysés. Ainsi, la carte vibratoire établie permet de repérer très facilement des zones et des valeurs d’intérêt, à partir desquelles sera établi un diagnostic, notamment à l’aide d’une carte vibratoire de référence. Cette carte vibratoire de référence peut être une carte établie à partir d’un échantillon de plusieurs individus, notamment des individus sains ou malades, ou bien une carte précédemment établie pour l’individu, notamment avant sa maladie. En particulier, le ou l’un des paramètres p est l’amplitude du signal Sp i de la vibration résultante. Ces données sont utiles pour déterminer quel type de milieu (dense, mou) la vibration incidente a traversé. Il est à noter que ces données d’amplitude sont des données brutes qui peuvent être parasitées par du bruit de mesure des oscillations. Une manière de diminuer le bruit dans le cas d’une mesure par réflexion d’ondes ultrasonores ou électromagnétiques, est d’éclairer de manière homogène la surface S. En particulier, le ou l’un des paramètres p peut être l’amplitude du signal Sp i de la vibration résultante corrélée à la vibration incidente, et où l’étape c) comprend pour chaque point Pi la corrélation, à la ou aux fréquences du signal Sp r , du signal Sp i avec le signal Sp r normalisé en amplitude et la détermination de l’amplitude du signal de la vibration résultante corrélée à la vibration incidente. Les données obtenues sont avantageusement moins parasitées par le bruit, et donc plus facilement exploitables. Ces données peuvent être obtenues à l’aide étapes suivantes : 1- on calcule les transformées de Fourier du signal Sp r et du signal Spi pour chaque point Pi, qu’on notera Sp r (f) et Sp i (f), 2- on divise le spectre complexe de Sp r (f) par son module : Sp r (f)/|Sp r (f)|, 3- on sélectionne la ou les composantes fréquentielles d’intérêts, leur nombre s’élevant à M composantes, et 4- on multiplie les M composantes fréquentielles de Sp r (f)/|Sp r (f)| par les M composantes fréquentielles de Sp i (f) (sans les valeurs nulles) puis on somme la partie réelle du produit. Optionnellement, on divise le résultat par M afin d’obtenir une amplitude normalisée par rapport au nombre de fréquences. Notamment encore, le ou l’un des paramètres p est un retard ou un déphasage du signal Sp i de la vibration résultante par rapport au signal Sp r de la vibration incidente, et où l’étape b) comprend pour chaque point Pi la corrélation, à la ou aux fréquences du signal Sp r , du signal Sp i , notamment normalisé en amplitude, avec le signal Sp r , notamment normalisé en amplitude, et la détermination du retard ou du déphasage par rapport à la vibration incidente en chaque point Pi. De telles données traduisent une modification de la célérité de la vibration incidente, et peuvent indiquer la célérité caractéristique de la vibration incidente dans les milieux traversés. Les données relatives au retard peuvent être obtenues à l’aide des étapes suivantes : 1- on calcule les transformées de Fourier du signal Sp r et du signal Sp i pour chaque point Pi, qu’on notera Sp r (f) et Sp i (f), 2- on divise les spectres complexes de Sp r (f) et Sp i (f) par leur module respectifs : Sp r (f)/|Sp r (f)| et Sp i (f)/|Sp i (f)| afin d’obtenir des spectres normalisés à 1 en amplitude, 3- on sélectionne la ou les composantes fréquentielles d’intérêts, leur nombre s’élevant à M composantes, 4- on multiplie les M composantes fréquentielles de Sp r (f)/|Sp r (f)| par les M composantes fréquentielles de Sp i (f)/|Sp i (f)| (sans les valeurs nulles) puis on réalise une transformée de Fourier inverse, et 5- on cherche ensuite l’emplacement temporel du maximum de l’intercorrélation. Un maximum situé à l’origine des temps indique que les signaux ne sont pas retardés entre eux. Un maximum non centré sur 0 indique qu’un signal est retardé par rapport à l’autre. Les données relatives au déphasage peuvent être obtenues à l’aide des étapes suivantes : 1- on calcule les transformées de Fourier du signal Sp r et du signal Sp i pour chaque point Pi, qu’on notera Sp r (f) et Sp i (f), 2- on sélectionne la ou les composantes fréquentielles d’intérêts, leur nombre s’élevant à M composantes, et 3- on soustrait la phase de chaque spectre complexe aux M composantes fréquentielles : arg(Sp i (f)) - arg(Sp r (f)). Notamment, le ou l’un des paramètres p est le niveau de corrélation avec la vibration incidente, et où l’étape b) comprend pour chaque point Pi la corrélation, à la ou aux fréquences du signal Sp r , du signal Sp i normalisé en amplitude avec le signal Sp r normalisé en amplitude et la détermination du pourcentage de corrélation avec la vibration incidente en chaque point Pi. Ces données peuvent être obtenues à l’aide des étapes suivantes : 1- on calcule les transformées de Fourier du signal Sp r et du signal Sp i pour chaque point Pi, qu’on notera Sp r (f) et Sp i (f), 2- on divise les spectres complexes de Sp r (f) et Sp i (f) par leur module respectifs : Sp r (f)/|Sp r (f)| et Sp i (f)/|Sp i (f)| afin d’obtenir des spectres normalisés à 1 en amplitude, 3- on sélectionne la ou les composantes fréquentielles d’intérêts, leur nombre s’élevant à M composantes, et 4- on multiplie les M composantes fréquentielles de Sp r (f)/|Sp r (f)| par les M composantes fréquentielles de Sp i (f)/|Sp i (f)| (sans les potentielles valeurs nulles), puis on somme la partie réelle du produit, et on divise le résultat par M. Une intercorrélation de 1 signifie que les phases des signaux Sp i et Sp r sont 100 % identiques. Notamment, la dynamique d’évolution au cours d’un temps donné d’au moins un paramètre p du signal SP i de chaque point Pi est analysée par le découpage séquentiel identique dans le temps du signal Sp r et de chaque signal Spi et identique entre le signal Sp r et chaque signal Sp i , puis par l’analyse d’au moins un paramètre p en chaque séquence d’un signal Sp i et la comparaison du résultat obtenu entre chaque séquence pour chaque signal Sp i . Suite à la caractérisation de chaque signal Sp i , ledit au moins un paramètre p analysé peut être comparé avec une valeur de référence p ref de même nature et/ou l’évolution dudit au moins un paramètre p analysée peut être comparée avec une évolution de référence p v ref . La valeur de référence p ref peut correspondre à une valeur à atteindre, à une valeur précédemment obtenue au point Pi pour le même individu ou encore à une valeur moyenne obtenue dans une population d’individus pour ce point Pi, notamment une population d’individus sains ou malades. L’évolution de référence p v ref peut correspondre à une évolution à atteindre, à une évolution précédemment obtenue au point Pi pour le même individu ou encore à une évolution moyenne obtenue dans une population d’individus pour ce point Pi, notamment une population d’individus sains ou malades. Le résultat de cette comparaison permet d’établir un diagnostic. L’invention concerne également une méthode de caractérisation de la vibration d’une surface du buste d’un individu atteint d’une pathologie affectant au moins un organe appartenant au système respiratoire, notamment dans le but d’établir un diagnostic de la réponse à un traitement thérapeutique visant ladite maladie pulmonaire, ladite méthode comprenant : a) la caractérisation de signaux Sp i d’une pluralité de points Pi appartenant à une surface S de l’individu à l’aide de la méthode telle que définie précédemment, où la surface S couvre ledit au moins un organe affecté par la pathologie pulmonaire, et b) la comparaison dudit au moins un paramètre p en chaque point Pi avec une valeur de référence p ref de même nature et/ou la comparaison de l’évolution dudit paramètre p en chaque point Pi avec une évolution de référence p vref , ladite valeur de référence p ref correspondant à une valeur à atteindre ou à la valeur du paramètre p au point Pi telle que déterminée antérieurement, notamment avant la prise du traitement thérapeutique, la ladite évolution de référence p vref correspondant à une évolution à atteindre ou à l’évolution du paramètre p au point Pi telle que déterminée antérieurement, notamment avant la prise du traitement thérapeutique. Le résultat de cette comparaison permet d’établir un diagnostic de réponse au traitement. Brève description des figures La est un ensemble de figures relatives à la caractérisation de vibrations résultantes au niveau de la surface du buste d’un sujet suite à une vocalise complexe du phonème « A », avec de brèves répétitions, prononcée par le sujet. La figure 1A est le spectrogramme de la voix autour de la fondamentale de la vocalise prononcée par le sujet (axe des x : fréquences en Hz ; axe des y : temps en seconde). L’échelle de nuance est en décibel par Hz. La figure 1B est une cartographie 3D des points Pi formant la surface d’étude des vibrations résultantes où pour chaque point Pi est indiquée sa réflectivité cohérente des ondes ultrasonores utilisées pour mesurer son oscillation (axe des x, des y et des z en mètre). L’échelle de nuance est en unité arbitraire. La figure 1C est une cartographie 3D des points Pi formant la surface d’étude des vibrations résultantes où pour chaque point Pi est indiquée son amplitude corrélée à la voix. L’échelle de nuance est en décibel. La figure 1D est une cartographie 3D des points Pi formant la surface d’étude des vibrations résultantes où pour chaque point Pi est indiqué le retard par rapport à la voix. L’échelle de nuance est en nombre d’échantillons temporels avec une période d’échantillonnage mise en œuvre de 1/500kHz. La est un ensemble de figures relatives à la caractérisation de vibrations résultantes au niveau de la surface du buste d’un sujet suite à une vocalise du phonème « A », avec une longue prononciation, prononcée par le sujet. La figure 2A est le spectrogramme de voix autour de la fondamentale de la vocalise prononcée par le sujet (axe des x : fréquences en Hz ; axe des y : temps en seconde). L’échelle de nuance est en décibel par Hz. La figure 2B est une cartographie 3D des points Pi formant la surface d’étude des vibrations résultantes où pour chaque point Pi est indiquée son amplitude. L’échelle de nuance est en décibel. La figure 2C est une cartographie 3D des points Pi formant la surface d’étude des vibrations résultantes où pour chaque point Pi est indiquée son amplitude corrélée à la voix. L’échelle de nuance est en décibel. La figure 2D est une cartographie 3D des points Pi formant la surface d’étude des vibrations résultantes où pour chaque point Pi est indiqué le retard par rapport à la voix. L’échelle de nuance est en nombre d’échantillons temporels avec une période d’échantillonnage mise en œuvre de 1/500kHz. La figure 2E est une cartographie 3D des points Pi formant la surface d’étude des vibrations résultantes où pour chaque point Pi est indiquée son niveau de corrélation avec la voix. L’échelle de nuance est en pourcentage. La est un ensemble de figures relatives à la détection d’une anomalie de vibrations résultantes au niveau de la surface du buste d’un sujet suite à une vocalise simple du phonème « A » prononcée par le sujet. Les figures 3A à 3E concerne un sujet dans un situation normale, et les figures 3A’ à 3E' concerne le même sujet dans une situation où un cache a été collé en bas à droit de son buste. Les figures 3A et 3A’ illustrent la surface du sujet étudiée dans les deux situations. Les figures 3B et 3B’ sont les spectrogrammes de voix autour de la fondamentale de la vocalise prononcée par le sujet (axe des x : fréquences en Hz ; axe des y : temps en seconde). L’échelle de nuance est en décibel par Hz. Les figures 3C et 3C’ sont des cartographies 3D des points Pi formant la surface d’étude des vibrations résultantes où pour chaque point Pi est indiquée sa réflectivité cohérente des ondes ultrasonores utilisées pour mesurer son oscillation (axe des x, des y et des z en mètre). L’échelle de nuance est en unité arbitraire. Les figures 3D et 3D’ sont des cartographies 3D des points Pi formant la surface d’étude des vibrations résultantes où pour chaque point Pi est indiquée son amplitude corrélée à la voix. L’échelle de nuance est en décibel. Les figures 3E et 3E sont des cartographies 3D des points Pi formant la surface d’étude des vibrations résultantes où pour chaque point Pi est indiqué le retard par rapport à la voix. L’échelle de nuance est en nombre d’échantillons temporels avec une période d’échantillonnage mise en œuvre de 1/500kHz. La et la sont un ensemble de cartographies 2D des points Pi formant la surface d’étude des vibrations résultantes au niveau de la surface du buste d’un sujet où pour chaque point Pi est indiquée son amplitude corrélée à la voix. La vocalise du phonème « A », répétée brièvement, est prononcée par le sujet. L’élément 9 correspond au spectrogramme de la voix du sujet sur une durée légèrement supérieure à 8 secondes (axe des x : fréquences en Hz ; axe des y : temps en seconde). L’échelle de nuance est en décibel par Hz. Les éléments 1 à 8 représentent la dynamique d’évolution de l’amplitude du signal en chaque point Pi corrélée à la voix. Chaque élément 1 à 8 est une cartographie 2D des points Pi formant la surface d’étude des vibrations résultantes où pour chaque point Pi est indiquée son amplitude corrélée à la voix. L’échelle de nuance est en décibel. Chaque élément 1 à 8 illustre le résultat obtenu sur des temps de mesure différents (1 : 0-1 secondes ; 2 : 1-2 sec ; 3 : 2-3 sec ; 4 : 3-4 sec ; 5 : 4-5 sec ; 6 : 5-6 sec ; 7 : 6-7 sec ; 8 : 7-8 sec). La correspondance du temps de mesure pour chaque élément 1 à 8 par rapport à la voix du sujet est représenté sur l’élément 9. Exemples 1. Maté riel d e mesure des oscillations La caractérisation de vibration du buste d’un individu a été réalisé à l’aide d’un imageur ultrasonore. Cet imageur comprend un réseau de 256 transducteurs d’émission d’ondes ultrasonores (modèle MA40S4S de Murata) et de 256 microphones de réception (modèle FG-23329 de Knowles) de ces ondes. Ce réseau de microphones permet également la réception du son émis par le sujet testé. La bande de fréquences ultrasonore utilisée est de 30 à 60 kHz. La pré-amplification des microphones est de 40 dB. Chaque transducteur d’émission et chaque microphone est muni d’un pavillon exponentiel amenant l’ouverture d’émission des transducteurs d’émission à 13 mm et l’ouverture de réception des microphones à 13 mm. L’échantillonnage du signal de réception et de la voix du sujet testé est de 600 Hz. La guige d’échantillonnage est quant à elle inférieure à 10 ns. 2. Cartographie de vibration a. Vocalise simple d’un phonème répété brièvement Le sujet testé est un sujet sain à qui il est demandé de prononcer la vocalise du phonème « A » répété brièvement. Les vibrations résultantes sont caractérisées au niveau de la surface de son buste avant de la ceinture au bas du cou. Le spectrogramme de la voix du sujet est représenté à la figure 1A. Sur cette figure, on peut voir la répétition de la vocalise d’une durée de 2 secondes environ. On peut voir également que les fréquences de plus fortes amplitudes se concentrent sur la bande de 70 à 110 Hz (> à 30 dB/Hz). Aussi, la caractérisation des vibrations résultantes est réalisée sur cette bande de fréquence. La figure 1B représente la réflectivité cohérente des ondes ultrasonores sur la surface d’étude. Plus la valeur est proche de 1, plus la réflectivité des ondes est bonne. Une réflectivité supérieure à 0,1 permet d’obtenir une bonne interprétation du signal reçu par les microphones. Aussi, la surface d’étude a été restreinte pour la suite aux points pour lesquels une réflectivité était égale ou supérieure à 0,1. L’amplitude du signal des vibrations résultantes corrélée à la voix du sujet est représentée à la figure 1C. Comme on peut le voir, les vibrations résultantes présentent une forte amplitude au niveau thoracique et une plus faible au niveau de l’abdomen. Le retard du signal des vibrations résultantes par rapport à la voix est représenté sur la figure 2D. Ce retard est quasi nul au niveau thoracique. b . Vocalise soutenue du même phonème Le sujet testé est un sujet sain à qui il est demandé de prononcer la vocalise continue et soutenue du phonème « A ». Les vibrations résultantes sont caractérisées au niveau de la surface de son buste arrière de la ceinture au bas du cou. Le spectrogramme de la voix du sujet est représenté à la figure 2A. Sur cette figure, on peut voir la fondamentale (100 Hz) et le début de la deuxième harmonique (200 Hz). La caractérisation des vibrations résultantes est réalisée sur la bande de 95 à 108 Hz. L’amplitude (brute) du signal des vibrations est représentée à la figure 2B, et l’amplitude du signal de ces vibrations résultantes corrélées à la voix du sujet est représentée à la figure 2C. Comme on peut le voir, ces figures mettent en avant des régions de fortes et de faibles amplitudes semblables. Toutefois, les résultats de la figure 2C montrent un contraste plus faible des amplitudes de vibrations, et une région de forte amplitude plus large. Les résultats de la figure 2C apportent ainsi des données plus fines pour établir un diagnostic. Le retard du signal des vibrations résultantes par rapport à la voix est représenté sur la figure 2D, et le niveau de corrélation du signal des vibrations avec la voix est représenté avec la figure 2E. c. Détection d’une anomalie Dans cet exemple, un sujet sain prononce une vocalise simple du phonème « A » dans deux situations : normale et avec un cache collé sur la partie basse droite du dos (représenté aux figures 3A et 3A’). Ce cache, moins élastique que la peau, simule une anomalie puisqu’il va entrainer une vibration anormale de la zone qu’il couvre. Les vibrations résultantes sont caractérisées au niveau de la surface de son buste arrière de la ceinture au bas du cou. Les figures 3B et 3B’ représentent le spectrogramme de la voix du sujet dans les deux situations. Ces spectrogrammes sont, comme attendu, quasi identiques. La bande de fréquence conservée pour la situation normale est de 106 à 117 Hz et celle conservée pour la situation d’anomalie est de 103 à 114 Hz. Les figures 3C et 3C’ représentent la réflectivité cohérente de la surface d’étude. On peut voir notamment que la zone de bonne réflectivité (>0,1) est équivalente dans les deux situations pour le même individu. Pour la caractérisation des vibrations résultantes, la surface d’étude a été restreinte pour la suite aux points pour lesquels une réflectivité était égale ou supérieure à 0,1. Les figures 3D et 3D’ représentent l’amplitude du signal des vibrations corrélée à la voix. On voit ici très distinctement que la zone couverte par le cache présente une amplitude très diminuée par rapport à la même zone dans la situation normale. Il est ainsi démontré que l’altération d’une zone de vibration est mise en avant de manière distincte dans l’invention, permettant d’aboutir à un diagnostic. Les figures 3E et 3E' représentent le retard du signal des vibrations par rapport à la voix. Ici également sont observées de forte différences au niveau la zone cachée. Le retard qui est quasi nul dans la situation normale devient plus fort dans le cas du cache. Ainsi, il est également démontré que plusieurs composantes des vibrations résultantes sont altérées par la présence d’une anomalie, et bien mise en avant par la méthode de l’invention. d . Dynamique d’évolution Le sujet testé est un sujet sain à qui il est demandé de prononcer la vocalise du phonème « A » répété brièvement. Les vibrations résultantes sont caractérisées au niveau de la surface de son buste arrière de la ceinture au bas du cou. Les figures 4a et 4b montrent la dynamique d’évolution d’amplitude du signal des vibrations résultantes corrélée à la voix. On peut voir sur ces figures que l’amplitude reste très forte dans certaines zones, quand elle diminue ou augmente dans d’autres au cours du temps. Méthode de caractérisation de la vibration d’une surface du buste d’un individu dans le but d’établir un diagnostic d’une pathologie affectant le système respiratoire, ladite méthode comprenant : a) la génération d’une vibration incidente du système respiratoire de l’individu, ladite vibration incidente étant caractérisée par un signal Sp r ayant au moins une fréquence de 20 à 5000 Hz, pour l’obtention de vibrations résultantes au niveau d’une surface S du buste de l’individu suite à la propagation de la vibration incidente depuis le système respiratoire jusqu’à la surface S, ladite surface S ayant une aire d’au moins 10 cm 2 et étant caractérisée par une pluralité de points Pi, b) la mesure de l’oscillation de chaque point Pi à l’aide d’un dispositif de mesure et l’obtention du signal Sp i de la vibration résultante en chacun des points Pi, ledit dispositif de mesure étant disposé à distance du buste dudit individu, et c) la caractérisation de chaque signal Spi à la ou aux fréquences du signal Sp r : - par l’analyse sur un temps donné d’au moins un paramètre p du signal Sp i de chaque point Pi, et/ou - par l’analyse de la dynamique d’évolution au cours d’un temps donné d’au moins un paramètre p du signal Sp i de chaque point Pi. Méthode de caractérisation selon la revendication 1, dans laquelle à l’étape a) la vibration incidente est générée par i) un dispositif générant des vibrations dans un tube acoustique dont l’embout est inséré dans la cavité buccale dudit individu, ou ii) un dispositif vibrant disposé contre une surface S g du corps de l’individu, notamment du buste, les surfaces S g et S étant mutuellement exclusives, ou iii) une vibration des cordes vocales dudit individu. Méthode de caractérisation selon la revendication 2, dans laquelle la génération de la vibration incidente est réalisée par une vocalise de l’individu, et dans laquelle l’obtention du signal Sp r de la vibration incidente lors de l’étape b) est réalisée par la mesure - du son en sortie de la bouche du patient, notamment à l’aide d’au moins un microphone, ou - de la vibration des lèvres et de la trachée du patient, notamment à l’aide du dispositif de mesure utilisé à l’étape b). Méthode de caractérisation selon l’une des revendications 1 à 3, dans laquelle la surface S comprend au moins 5 points Pi pour 10 cm 2 , notamment au moins 10 points Pi pour 10 cm 2 . Méthode de caractérisation selon l’une des revendications 1 à 3, dans laquelle la mesure de l’oscillation de chaque point Pi à l’étape b) est réalisée au moyen de la réflexion d’ondes ultrasonores sur ladite surface S, au moyen de la réflexion d’ondes électromagnétiques sur ladite surface S ou par prises successives d’images de ladite surface S, notamment la mesure est une série de mesure réalisée à une cadence d’au moins 300 prises de mesures par seconde. Méthode de caractérisation selon la revendication 2 ou 3, dans laquelle à l’étape a) la vibration incidente est générée par une vocalise de l’individu, et dans laquelle les fréquences de la vibration incidente utilisées lors de l’étape c) correspondent à une bande d’au plus 100 Hz autour de, de préférence centrée sur, la fréquence fondamentale de la vibration incidente. Méthode de caractérisation selon l’une des revendications 1 à 4, dans laquelle le ou l’un des paramètres p est l’amplitude du signal Sp i de la vibration résultante. Méthode de caractérisation selon l’une des revendications 1 à 5, dans laquelle le ou l’un des paramètres p est l’amplitude du signal Sp i de la vibration résultante corrélée à la vibration incidente, et où l’étape c) comprend pour chaque point Pi la corrélation, à la ou aux fréquences du signal Sp r , du signal Sp i normalisé en amplitude avec le signal Sp r normalisé en amplitude et la détermination de l’amplitude du signal de la vibration résultante corrélée à la vibration incidente. Méthode de caractérisation selon l’une des revendications 1 à 6, dans laquelle le ou l’un des paramètres p est un retard ou déphasage du signal Sp i de la vibration résultante par rapport au signal Sp r de la vibration incidente, et où l’étape b) comprend pour chaque point Pi la corrélation, à la ou aux fréquences du signal Sp r , du signal Sp i , notamment normalisé en amplitude, avec le signal Sp r , notamment normalisé en amplitude, et la détermination du retard ou du déphasage par rapport à la vibration incidente en chaque point Pi. Méthode de caractérisation de la vibration d’une surface du buste d’un individu atteint d’une pathologie affectant au moins un organe appartenant au système respiratoire dans le but d’établir un diagnostic de la réponse à un traitement thérapeutique visant ladite maladie pulmonaire, ladite méthode comprenant : a) la caractérisation de signaux Sp i d’une pluralité de points Pi appartenant à une surface S de l’individu à l’aide de la méthode selon l’une des revendications 1 à 9, où la surface S couvre ledit au moins un organe affecté par la pathologie pulmonaire, et b) la comparaison dudit au moins un paramètre p en chaque point Pi avec une valeur de référence p ref de même nature et/ou la comparaison de l’évolution dudit paramètre p en chaque point Pi avec une évolution de référence p vref , ladite valeur de référence p ref correspondant à une valeur à atteindre ou à la valeur du paramètre p au point Pi telle que déterminée antérieurement, notamment avant la prise du traitement thérapeutique, la ladite évolution de référence p vref correspondant à une évolution à atteindre ou à l’évolution du paramètre p au point Pi telle que déterminée antérieurement, notamment avant la prise du traitement thérapeutique.