La présente invention a trait de façon gdnérale à l'industrie de la chaussure et elle vise plus particulièrement des perfectionnements aux souliers et bottes de travail ainsi qu'a la protection que ces articles. assurent à celui qui les porte. Elle se rattache plus ou moins à cet égard à celle qui a fait l'objet de la demande de brevet français déposée le 7 Avril 1982 pour': Chaussures de travail avec tampon de remplissage du talon au nom du pressent Demandeur. Les articles chaussants propres à réaliser une telle protection, tels que les bottes et les souliers de travail, se sont fabriques depuis de nombreuses années. Ils comportent d'ordinaire une pointe en acier pour protéger les orteils ; ils peuvent être équipés d'un support de volte plantaire en acier à ressort ou cambrion et/ou d'une semelle intermédiaire en acier inoxydable assurant la protection de la région de la voûte plantaire, du métatarse et des orteils a l'encontre des clous ou autres objets acérés susceptibles de traverser la semelle de la chaussure. En vue d'économiser la matière constitutive de cette semelle, laquelle est d'ordinaire relativement coûteuse, ces articles comprennent en général un tampon de remplissage qui est disposé dans le talon et qui diminue donc la quantité de matière à semelle dans cette zone. Ainsi qu'on le détaillera plus loin, certains des problèmes associés à la fabrication des chaussures de travail visent la matière constitutive et la composition de ce tampon de talon, la résistance mécanique du cambrion et/ou de la semelle intermédiaire et la mise en position de ces composants dans la zone de la semelle au cours de la fabrication de la chaussure. En ce qui concerne le tampon de talon, sa matière constitutive a été réalisée jusqu'ici par une superposition d'épaisseurs de cartons ou de plaquettes de fibre, les tampons étant poinçonnés à partir de feuilles de grandes dimensions. En raison de la compression latérale de la matière pendant le découpage au poinçon, celle-ci tend à s'écailler. Au cours de la fabrication cela aboutit à des fissures qui peuvent s'étendre jusqu'aux faces extérieures du talon et de la partie correspondant a la volte plantaire en risquant donc de nécessiter des phases supplémentaires de réparation pour éliminer les défauts que cela provoque. Les cambrions, réalisés d'ordinaire à partir d'acier a ressort convenablement traité à chaud, s'utilisent pour renforcer la zone de la cambrure ou voûte plantaire et doivent donc être mis en position de façon précise afin de remplir le roule escompté. Une fois que la semelle s'est durcie, il est difficile, sinon impossible, de détecter tout déplacement éventuel d'un cambrion. Une telle position incorrecte aboutit ensuite des rebuts de fabrication ou à une gêne de l'usager si elle n'est pas décelée a l'atelier. L'une des nombreuses tentatives effectuées dansa technique antérieure pour résoudre ce problème comportait l'agrafage du cambrion à la semelle intérieure. Cela aboutissait à l'endommagement de la forme métallique sur laquelle est attachée la partie supérieure de la chaussure. Les semelles intermédiaires de protection ne sont pas non plus sans poser leurs problèmes. Elles sont difficiles à mettre en position de façon appropriée au cours de la fabrication ; elles n'assurent pas toujours la protection complète de la zone de la semelle de la chaussure ; elles ne confèrent pas à celle-ci une rigidité suffisante si l'on n'utilise pas un cambrion en liaison avec elles. On a essayé d'employer un cambrion en acier en combinaison avec la semelle intermédiaire en acier inoxydable, mais, a moins d'interposer entre ces deux composants métalliques une couche d'une matière appropriée, on peut aboutir à des "grincements" inacceptables dfls au fait que ces composants frottent l'un contre l'autre.En outre comme le cambrion est plus dur que la semelle intermédiaire, la flexion répétée de cette dernière au cours de l'usage peut amener le cambrion à s'engager à travers cette semelle intermédiaire et peut-8tre meme à travers la semelle proprement dite du soulier ou botte. I1 est important de comprendre que les chaussures de sécurité sont relativement conteuses du fait du prix des composants spéciaux qu'on utilise et du soin exigé au cours de la fabrication. On doit observer des normes rigoureuses pour assurer à l'utilisateur le maximum de confort et de protection. L'expérience a montré qu'une personne qui porte des chaussures protectrices a tendance à ne plus faire attention aux points où elle pose les pieds au cours du travail du fait qu'elle s'en remet à sa chaussure pour la protéger. Si cette dernière n'assure pas la protection maximale, l'utilisateur se trouve dans un faux état de sécurité. Un grand nombre des problèmes susmentionnés se trouvent écartés par l'invention décrite dans la demande de brevet citée plus haut. Celle-ci vise avant tout un tampon de talon fait en matière moulée et destiné à remplacer ceux de constitution feuilletée de la technique antérieure. Un tel tampon peut avantageusement comporter des moyens de mise en position se présentant sous la forme de saillies prévues sur sa face inférieure ou de trous traversants, en vue de le centrer et de l'ancrer au cours de la phase de fabrication de la semelle. Le tampon suivant cette demande peut encore comporter des dispositifs tels qu'une nervure dépassant vers le haut et qui peut recevoir une fente découpée dans l'extrémité d'un cambrion ou d'une semelle protectrice de façon à assurer le centrage approprié de cet élément par rapport au tampon. Le cambrion suivant cette demande comporte d'ordinaire une ou plusieurs nervures centrales qui viennent renforcer davantage l'acier à ressort thermiquement traité dont il est fait. En outre l'une des extrémités de ce cambrion est pourvue- de la fente sus-mentionnée ou autre moyen de centrage propre à coopérer avec le tampon en vue de la fixation à celui-ci. La présente invention vise essentiellement la semelle intermédiaire de protection considérée en elle-mEme, en vue de lui faire comporter des avantages par rapport à celles de la technique antérieure. En outre cette semelle suivant l'invention peut s'utiliser en combinaison avec des tampons de remplissage de talon comportant la nervure sus-mentionnée orientée vers le haut, ou autre moyen de liaison, ce qui permet de réaliser un ensemble ou unité qu'on peut disposer comme tel dans la chaussure protectrice. Les semelles intermédiaires de la technique antérieure variaient dans leur conformation entre certaines qui recouvraient à peine la zone de la semelle d'usure et d'autres intéressant celle de l'ensemble de cette semelle et du talon. Cette seconde forme constitue un gaspillage de matière étant donné que le recouvrement du talon n'assure aucun supplément réel de protection. Les zones les plus importantes à protéger sont celles de la volte plantaire et du métatarse, la première étant la plus vulnérable à la pénétration par des corps étrangers. Si l'on considère les choses de façon générale, les problèmes de la technique antérieure se trouvent éliminés par la présente invention celle-ci permet d'établir une semelle intermédiaire de protection propre à se disposer dans la semelle proprement dite d'une chaussure, qui comprend un organe en forme de plaque substantiellement conforme en plan et en élévation au profil de la semelle précitée de la chaussure, avec des parties qui correspondent au talon, à la volte plantaire et au métatarse, cet organe étant pourvu dans sa partie correspondant à la volte plantaire d'une nervure de renfort orientée de façon générale dans le sens longitudinal vers le bas et faisant partie intégrante de organe précité. En outre la présente invention peut être considérée comme visant une semelle intermédiaire de protection propre à se disposer dans la semelle proprement dite d'une chaussure et qui comprend un organe en forme de plaque substantiellement conforme en plan et en élévation au profil de la semelle précitée de la chaussure, avec des parties qui correspondent au talon, à la volte plantaire et au métatarse, cet organe étant pourvu dans sa partie correspondant à la volte plantaire d'une nervure de renfort orientée généralement dans le sens longitudinal vers le bas et faisant partie intégrante dudit organe, tandis qu'il est prévu dans la partie talon de celui-ci des ouvertures de mise en position ou centrage. La semelle intermédiaire de protection suivant la présente invention est normalisée en ce qui concerne sa configuration générale. Elle s'entend vers l'carrière de façon à chevaucher la partie avant du tampon de remplissage de talon, en amenant ainsi la fente qu'elle comporte, si l'on utilise une telle fente, à correspondre avec la nervure ou saillie de centrage du tampon. Cette semelle intermédiaire comprend une nervure centrale qui s'étend longitudinalement dans la zone de la volte plantaire pour réduire la souplesse de la chaussure dans la région intéressée. La nervure centrale précitée dépasse vers le bas, de sorte qu'un clou ou autre objet acéré pénétrant dans le soulier ou botte se trouve dévié sur le côté de cette nervure en diminuant dans une large mesure le risque de pénétration dans la semelle intermédiaire. Avec une telle semelle intermédiaire il n'est plus nécessaire de prévoir un cambrion séparé, comme on le faisait dans la technique antérieure lorsqu'on désirait mieux supporter la voûte plantaire. En utilisant la semelle intermédiaire de protection suivant l'invention en combinaison avec le tampon de remplissage de talon précité, l'on aboutit à une meilleure chaussure de travail. Grâce au tampon, le pourcentage de rebuts de fabrication est considérablement diminué et l'usure éventuelle de l'appareillage correspondant se trouve réduite. Le prix de revient unitaire d'un soulier ou botte est diminué en raison du moindre coût du tampon par rapport la technique antérieure et du fait également d'une diminution de la quantité de matière utilisée pour la semelle proprement dite, étant donné que le tampon de remplissage peut 8tre plus volumineux qu'il ne tétait jusqu'ici.En utilisant ce tampon en combinaison avec une semelle intermédiaire de protection qui lui est reliée, on se heurte à de moindres problèmes pour assurer la mise en position ou centrage de ces éléments à l'intérieur de la semelle au cours de la fabrication. De plus la semelle intermédiaire nervurée, centrée de façon précise, assure une plus grande résistance mécaniqué à la chaussure, tandis que sa longueur normalisée et son étendue garantissent une meilleure protection à l'utilisateur de la chaussure. La normalisation réduit également les problèmes de magausinage, étant donné que la chaussure est alors prévue pour correspondre à la forme de le semelle intermédiaire, plutôt que l'inverse, comme cela est le cas à l'heure actuelle. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permetrra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 montre en coupe la partie semelle d'une botte de travail suivant la technique antérieure. Fig. 2 est une vue en plan du tampon de remplissage de talon et de la semelle intermédiaire de protection suivant cette même technique. Fig. 3 est une vue en perspective du tampon de talon décrit dans la demande de brevet mentionnée au début des présentes. Fig. 4 montre en perspective la semelle intermédiaire de protection de la présente invention. Fig. 5 en est une vue de côté. Fig. 6 montre cette même semelle de protection assemblée avec un tampon de talon suivant la demande précitée. Fig. 1 montre en coupe la partie semelle d'une botte de travail usuelle désignée par la référence générale 20. Cette botte ne constitue qu'un exemple des nombreux types présentés sur le marché à l'heure actuelle et elle n'a été indiqué que pour montrer comment certains fabricants tentent maintenant d'assurer une protection raisonnable pour un usager. La botte 20 comprend une pointe protectrice 22, faite en acier forte teneur en carbone et qui est recouverte intérieurement ainsi qu'extérieurement par des couches de cuir, respectivement 24 et 26. Vers le talon et dans la zone de la cheville on aperçoit diverses autres épaisseurs de cuir qui font partie de I'extéfieur 28 de la botte, tandis que sont représentés partiellement l'intérieur 30 de celle-ci ainsi que le renfort 32 du talon.La semelle intérieure 34 est faite en cuir reconstitué ou autre matière pouvant "respirer". La semelle extérieure ou semelle d'usure 36 comprend une partie 38 correspondant au talon, une autre 40 associe à la voûte plantaire, une troisième 42 qui correspond de son côté à la zone de l'articulation métatarsienne (plante du pied) et une pointe 44. Les parties correspondant au talon et à la plante ou métatatarse comportent sur leur face inférieure des nervures 45 ou autres moyens propres à améliorer I'adhé- rence. Ainsi qu'on le voit en fig. 1 la semelle d'usure 36 est pourvue intérieurement d'un tampon de remplissage 46 et d'une pièce de protection 48. Le tampon 46 était autrefois constitué par un ensemble de feuilles de carton comprimées les unes sur les autres et qu'on peut trouver dans le commerce sous la marque de fabrique Homosote'. Ce produit se présente sous la forme de plaques de grandes dimensions à partir desquelles on découpe les tampons par poinçonnage. Toutefois, comme indiqué plus haut, cette opération n'est pas absolument nette et la matière tend à se craqueler en laissant des débris ou "poussières", retenus par adhérence, ce qui peut être désavantageux pour les opérations subséquentes.La pièce protectrice 48 de la semelle est typiquement faite en acier inoxydable type 301 et elle est de forme substantiellement adaptée au profil de la semelle extérieure dans la zone de la voûte plantaire, du métatarse et des orteils. Cette pièce 48 est destinée à protéger le pied de l'usager à ltencontre des clous ou autres objets acérés qui pourraient pénétrer à l'intérieur de la semelle 36 dans les zones précitées. Le tampon de remplissage de talon assure une certaine protection, mais son rôle essentiel consiste à occuper une partie du volume du talon 38 de façon que la quantité de matiere utilisée pour le moulage de la semelle dans cette zone puisse être diminuée. I1 existe essentiellement deux procédés pour fixer les semelles des bottes de travail à leurs tiges en cuir. Suivant le premier on dispose une matière gommeuse du genre du caoutchouc dans un moule conformé au profil de la semelle d'usure 36, y compris ses parties extérieures telles que les nervures, etc... Après durcissement partiel de la matière on dispose à la main le tampon de talon 46 et la pièce ou semelle protectrice 48 sur la matière qui se trouve déjà dans le moule, on ajoute une nouvelle quantité de matière fraîche, puis on amène la tige avec la semelle intérieure 34 au contact de celle-ci par le moyen d'une forme. On vulcanise la matière à chaud et sous pression pour la durcir a fond, fixer la tige à la semelle et enrober en fait le tampon 46 et la pièce protectrice 48 dans la semelle 36. Le second procédé comporte un processus de moulage par injection, ce qui exige la mise en place préalable de la tige, du tampon de talon et de la pièce protectrice avant la phase de moulage proprement dite. Dans les deux procédés sus-décrits il nty a guère contrôle absolu de la position et de ltorientation finale du tampon et/ou de la pièce formant semelle protectrice. On a relevé que ces composants se décalaient parfois de la position prévue d'une quantité pouvant atteindre un demi-pouce (environ 12,7 mm) entre la position prévue et celle finale. Cela est bien entendu très désavantageux et peut aboutir à des articles remplissant mal leur rôle et/ou à des rebuts de fabrication. En outre le problème sus-mentionné que posent les tampons feuilletés découpés par poinçonnage se manifeste au cours de ces phases de moulage, car les débris ou écailles tendent à migrer vers la surface extérieure du talon ou de la cambrure de la semelle. Quand cela se produit, ces débris doivent être éliminés par meulage de la zone superficielle intéressée et il faut étaler sur la partie meulée un composé de remplissage pour rétablir l'aspect de l'ensemble. On a éliminé certains des problèmes soulevés par ltécaillage du tampon en utilisant pour celui-ci une matière fibreuse à couches multiples, mais cette substitution a abouti à des prix de revient plus élevais car de tels produits sont plus onéreux que le carton, antérieurement utilisé. Le tampon de remplissage de talon de la demande de brevet mentionnée plus haut élimine les problèmes correspondants de la technique antérieure. On l'a représenté en fig. 3 à 6 des dessins annexés. Fig. 3 montre un. tel tampon 50, moulé d'une seule pièce et qui est plus grand dans tous les sens que le tampon antérieur 46, tout en étant de poids moindre et d'un prix de revient plus faible. Ce tampon 50 est avantageusement moulé par les moyens classiques en une matière à base de polyéthylène soufflé ou expandé. On peut d'ailleurs utiliser d'autres matières plastiques, y compris à la fois les thermodurcissables et les thermoplastes. En plus des avantages soulignés ci-dessus, la conformation du tampon 50 assure des avantages supplémentaires qu'on ne pouvait obtenir dans la technique antérieure. En se référant à fig. 3, le tampon de remplissage 50 comporte une surface latérale ou périphérique 52 dont la section correspond de façon générale à celle du talon 38 dans lequel elle sera enfermée. Les dimensions transversales de ce tampon 50 sont supérieures à celles du tampon 46 de la technique antérieure qu'il est destiné a remplacer et cela aboutit à une économie pour le caoutchouc ou analogue qui constitue la partie talon 38 de la semelle de la botte. En outre la face supérieure du tampon 50 est conformée à la façon d'une marche, ce qui détermine une première face superieure 54 adjacente aux parois latérales et arrière du tampon Une partie plus haute 56 s'enlève au dessus de cette face 54 en se trouvant définie par une paroi latérale 58. La face 54 constitue un emplacement commode pour centrer et recevoir les extrémités inférieures des parties 28, 30 et 32 de la tige pendant la phase de moulage ou d'utilisation de la forme, au cours de laquelle cette tige est fixée à la semelle. Comme montre fig. 6, la partie basse arrière du tampon peut être biseautée, par exemple en 57, de façon à ce qu'il y ait plus de matière de semelle dans cette zone, laquelle est davantage sujette à l'usure au cours de la marche. La paroi avant 59 du tampon peut etre incurvée ainsi que le montre fig. 3, plate, ou de toute autre forme désirée. Si on le préfère, le tampon de remplissage de talon 50 peut comporter des trous 60 s'étendant de la face supérieure de la partie surélevée jusqu'à la face inférieure. Lorsque la semelle est définitivement constituée soit par vulcanisation, soit par injection, sa matière constitutive peut s'écouler dans ces trous 60 pour aider à centrer et à rigidifier le tampon en position. En outre les trous précités contribuent par euxmêmes a assurer cette rigidification. Comme le tampon est avantageusement obtenu par un processus de moulage par soufflage ou par expansion, son intérieur est quelque peu poreux.Mais sur toutes ses faces il se forme une "peau" de matière qui élève la résistance de l'article moulé à l'encontre de ltécrasement. Les trous 60 augmentent l'importance de cette peau étant donné que celle-ci se forme également sur leur périphérie intérieure et par conséquent la résistance å l'écrasement d'un tampon ainsi perforé est plus grande que celle d'un autre ne comportant pas de trous. Le tampon de remplissage tel qu'on l'a décrit ci-dessus est plus avantageux que ceux de la technique antérieure vis-à-vis desquels il constitue un perfectionnement. Comme déjà exposé, il peut s'utiliser en remplacement de ceux-ci pour tout soulier ou botte susceptible de comporter un tel tampon. On s'assure toutefois l'avantage maximal si l'on utilise le tampon précité en liaison avec d'autres éléments tels que la semelle protectrice suivant l'invention et qu'on décrira ci-après. Dans les bottes de travail qui utilisent une semelle intermEdiaire de protection telle que 48, on peut obtenir des avantages en mettant en oeuvre la semelle perfectionnée 62 de fig. -4 et 5, plus particulièrement lorsqu'on combine cette semelle avec le tampon de remplissage 50 décrit plus haut. Comme montré en perspective en fig. 4 la semelle intermédiaire 62 est faite d'un organe en forme de plaque comportant un pourtour qui, comme celui de la semelle intermédiaire antérieure 48, se conforme au profil en plan des parties 40, 42, et 44 de la semelle d'usure de la chaussure, en s'adaptant également à la forme en élévation de cette semelle, ainsi qu'on peut le voir en fig. 1 et 5.Toutefois la semelle intermédiaire 62 est plus longue que celle 48 de la technique antérieure du fait qu'elle comporte une partie 64, ou partie talon, qui stétend vers l'arrière sur une distance suffisante pour recouvrir l'avant du tampon 50. Cette partie 64 est découpée d'une fente 66 orientée longitudinalement. La fente 66 s'ajuste sans jeu sur une saillie 68, de forme allongée, prévue sur la face supérieure du tampon 50, comme on peut le voir en fig. 3 et 6. Une fois la semelle intermédiaire 3 reliée au tampon de talon, l'opérateur chargé du montage n'a plus à s'occuper que de centrer de façon appropriée un élément unique (fait en deux pièces) à l'intérieur du moule destiné à recevoir le caoutchouc ou analogue, et non plus du centrage de deux pièces séparées. Bien qu'on doive procéder à une opération de prémontage, ltéconomie totale en temps et en diminution des rebuts ou pièces défectueuses est considérablement plus grande que le coût de la phase en question. En outre la semelle intermédiaire 62 est avantageusement pourvue d'une nervure 70 (fig. 6) substantiellement longitudinale et orientée vers le bas, qui la renforce dans la partie correspondant à la voûte plantaire et qui élimine la nécessité d'un support séparé d'une telle volte, c'est-g-dire d'un cambrion. Sur la face supérieure de cette semelle 62, la nervure 70 se présente sous la forme d'une rainure 72. Du fait que cette nervure 70 est orientée vers le bas, elle dévie la pointe d'un clou ou autre objet pointu en l'écartant d'une orientation qui risquerait autrement de provoquer sa pénétration à travers la semelle intermédiaire. Si la nervure 70 était oriente vers le -haut, la rainure que cela ferait apparaître dans la face inférieure de la semelle intermédiaire 62 guiderait au contraire l'objet pointu en l'amenant à une orientation de pénétration plus dangereuse. I1 convient de mentionner qu'au cours de la phase de vulcanisation ou de moulage par injection durant laquelle la tige se fise a la semelle d'usure, la chaleur mise en oeuvre et la pression appliques par la forme tendent a faire fondre la partie de la saillie de centrage 68 qui s'enlevait initialement au-dessus de la semelle intermediairs 62, en assurant ainsi la fixation positive des deux pièces, comme on l'obtiendrait par rivetage ou enfoncement à force. Bien que les avantages les plus importants soient obtenus par la combinaison sus-décrite de la semelle intermédiaire 62 avec le tampon de remplissage 30, il est clair que la présente invention pourrait se mettre en oeuvre par elle-même, sans être associée au tampon suivant la demande de brevet mentionnée plus haut. Les semelles intermédiaires ainsi utilisées seules n'auraient pas à comporter la fente 66, tandis qu'au contraire la nervure 70 serait nécessaire pour obtenir le degré de sécurité désiré.Une telle semelle-intermédiaire pourrait s'utiliser dans un ensemble de soulier ou de botte ne comportant pas de tampon de talon ou analogue, ou bien dans lequel un tel tampon serait du genre de la technique antérieure, ou encore serait moulé, comme dans la demande de brevet précité, mais sans comporter deux saillies de centrage telles que 68. En outre si le tampon de remplissage 50 était pourvu d'une autre forme de saillie de centrage, telle par exemple qu'une nervure transversale ou qu'un certain nombre de saillies circulaires, il serait alors nécessaire de faire comporter à la semelle intermédiaire des ouvertures correspondantes appropriées dans sa partie talon 64, en remplacement de la fente 66, le tout à la façon exigée En dépit des avantages sus-mentionnés de l'invention par rapport à la technique antérieure en ce qui concerne la mise en position et le montage, et sans modifier la conception générale, il est possible d'envisager une autre méthode de pré-montage. Le tampon de talon, tel qu'il a été décrit ci-dessus, mais sans les saillies formant moyens de mise en position ou centrage sur sa face supérieure, peut être pré-assemblé avec une semelle intermédiaire de protection grâce à l'utilisation d'un insert en même temps qu'on moule le tampon à partir d'une matière plastique. Cela entrains en général la mise en place de cette semelle intermédiaire par des moyens mécaniques ou autres à l'intérieur du moule avant l'injection. Ce procédé, mis en oeuvre par le fabricant du composant intéressé, est couramment appelé moulage à insert. L'ensemble final de tampon de talon et de semelle intermédiaire, constitue une pièce unique et se comporte exactement de la même manière que dans le cas de deux composants assemblés, comme décrit plus haut. Une autre variante de l'invention en cause et qui aboutit à un article amélioré, consiste à revêtir la semelle intermédiaire en acier inoxydable d'un adhésif tel que celui qu'on trouve dans le commerce sous la marque de fabrique CHEMLOK 250 et qui provient de la firme américaine Hugson Chemicals. Cette matière est vulcanisable et lie donc de façon store la semelle intermédiaire avec la semelle proprement dite au cours de la phase de vulcanisation destinée à réaliser la botte. Une semelle intermédiaire liée de cette manière ne peut nullement se décaler le moins du monde à partir de sa position initiale. On peut encore concevoir qu'il y ait avantage à établir la semelle intermédiaire à partir de matériaux autres que l'acier inoxydable, par exemple de la matière connue sous le nom de KEVLAR (marque de fabrique de la firme américaine E.I du Pont de Nemours & Cy). Il doit d'ailleurs etre entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'a titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. - REVENDICATIONS 1. Dispositif de semelle intermédiaire de protection propre à se disposer dans une chaussure entre la semelle extérieure et la semelle tté- rieure de celle-ci, caractérisé par la combinaison des dispositions suivantes dont certaines au moins sont connues soit à l'état isolé, soit dans des combinaisons différentes de celle ci-après - il comprend une plaque métallique (62) - cette plaque métallique (62) présente substantiellement le profil en plan de la semelle extérieure (36) de la chaussure - ladite plaque (62) comporte une nervure longitudinale de renfort (70) orientée vers le bas - ladite plaque (62) est entièrement noyée dans la matière moulée pour réaliser la semelle intermédiaire - la zone arrière de ladite plaque (62) comporte des moyens de centrage (65) propres à coopérer avec d'autres moyens (68) prévus-dans l'ensemble constitué par l'arrière de la chaussure, le talon de celle-ci et l'arrière de sa semelle extérieure, pour assurer le positionnement correct de ladite plaque (62). 2. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la plaque (62) est en acier inoxydable. 3. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la plaque (62) est revêtue au moins sur une de ses faces d'une matière adhésive vulcanisable. il. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les moyens de centrage comprennent au moins une ouverture (66) propre à recevoir une saillie correspondante (68) orien tée vers le haut, prévue dans ledit ensemble. 5. Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les moyens de centrage sont constitués par une fente (66) s'étendant longitudinalement par rapport à la plaque (62). 6. Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les moyens de centrage sont constitués par une fente s'étendant transversalement par rapport à la plaque (62). 7. Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les moyens de centrage sont constitués par plusieurs trous.