La présente invention concerne un coffrage grimpant comportant un élément de coffrage pour la coulée de murs en béton et un échafaudage grimpant servant de plancher de travail et d'appui pour ltélémeL-= de coffrage déplaçable dans une direction perpendiculaire au mur, cet élément étant muni, pour le déplacer ainsi, de moyens qui prennent appui sur l'échafaudage grimpant et permettent d'exercer une force en direction du mur. L'invention est un perfectionnement aux coffrages grimpants comportant un plateau de coffrage d'un mur en béton et un échafaudage grimpant servant à la fois de plancher de travail et d'appui pour ce plateau de coffrage qui porte la banche et qui prend appui sur l'échafaudage grimpant et peut etre déplacé avec celle-ci de manière telle que la banche puisse etre amenée dans le plan de coffrage et outre éloignée de ce plan, tandis que l'échafaudage grimpant comporte au moins deux poutres horizontales sensiblement parallèles entre elles, disposées au même niveau et avec un intervalle entre elles, ces poutres pouvant être fixées de manière amovible, par leurs extrémités situées du c8té du mur, à des points de fixation prévus dans la partie du mur en béton déjà coulée. Le but de la présente invention est donc de perfectionner la disposition décrite ci-dessus afin qu'elle permette de déplacer facilement, dans un sens et dans l'autre, des éléments de coffrage particulièrement hauts et donc lourds. Pour atteindre ce but l'invention prévoit essentiellement que les moyens de blocage comportent une crémaillère fixée sans possibilité de déplacement à l'une des deux parties mobiles l'une par rapport à l'autre (échafaudage grimpant et élément de coffrage), et, montée à rotation sur l'autre parte mobile, une roue dentée qui peut être entrainée en rotation et qui engrène avec la crémaillère. L'avantage de cette disposition selon l'invention est que quel que soit le poids de l'élément de coffrage un seul ouvrier suffit pour l'approcher facilement contre le mur en béton ou pour l'éloigner de celui-ci. Pour manoeuvrer la roue dentée on peut se servir par exemple d'un levier à rochet ou d'une manivelle, selon la hauteur à laquelle se trouve la roue dentée et dont dépend la forme que le moyen de manoeuvre doit avoir pour permettre d'actionner la roue dentée le plus conmolément possible. Si le levier ou la manivelle forme un bras de levier de longueur suffisante, l'élément de coffrage pourra titre déplacé aisément sous l'action d'un faible effort musculaire. Le levier à rochet mentionné ci-dessus peut être assemblé à demeure à la roue dentée, de sorte qu'il fasse partie du coffrage grimpant; en variante, ce levier peut être disposé sur un levier manuel amovible utilisé pour actionner successivement plusieurs éléments de coffrage. Il est également possible de commander la rotation de la roue dentée par un moteur, par exemple un moteur électrique, hydraulique, à explosion ou pncurnatique. Dans ce cas, aucun effort musculaire n'est à déployez pour dépl--F^er l'élément de coffrage. En cas de panne du moteur, il reste toujours la pos sibilité de faire tourner la roue dentée sa à l'aide d'un levier manuel. Dans une forme d'exécution de l'invention la roue dentée est montée sur l'échafaudage grimpant; par conséquent, la crémaillère est associée à l'élément de coffrage. L'avantage de cette forme d'execution est que la roue dentée se trouve toujours à la meme place sur l'échafaudage grimpant et peut donc être disposée là où elle peut être toujours accessible et aisément ma oeuvrée. Dans une autre forme d'exécution de l'invention il est prévu que la crémaillère soit montée sur l'échafaudage grimpant; en conséquence, la roue dentée est associée à l'élément de coffrage. L'avantage de cette disposition est qu'elle peut être réalisée particulièrement facilement sur des coffrages grimpants déjà en service. La crémaillère peut être fixée soit sur toute sa longueur, soit par exemple par ses deux extrémités. Il peut aussi être suffisant de ne la fixer que par une seule extrémité. Lorsque, dans cette dernière forme d'exécution, il existe la possi- bilité que la crémaillère ne frotte de manière indésirable, lors du déplacement de l'élément de coffrage, sur des parties mobiles par rapport à la crémaillère, nctamment par son extrémité non fixée, des moyens peuvent être prévus, selon une forme d'exécution de l'invention, pot- que l'extrémité non fixée de la crémaillère se trouve maintenue à distance des parties mobiles relativement à la crémaillère. çrâce à ces moyens la résistance par frottement qui s'oppose à un déplacement de l'élément de coffrage est réduite de manière avantageuse. Dans une forme d'exécution plus élaborée de la dispo- sition qui vient d'être décrite la crémaillère est supportée par un galet de soutien monté à rotation. Ce galet offre l'avantage de supporter la crémaillère avec un frottement particulièrement réduit. Dans le cas d'un coffrage grimpant utilisé avec un chafaudage grimpant comportant des poutres sur chacune desquelles est disposé un châssis roulant ayant au moins deux galets dont ;es axes sont distants l'un de l'autre, l'élément de coffrage étant fixé sur au moins deux cassis de ce genre à proximité de l'extrémité de ceux-ci tournée vers la mur, une worm.e d'exécution de l'invention prévoit de dispoeer la crémaillère au-deasus des galets parallèlement aux poutres.L'avantage de cette disposition est que les crémaillères peuvent Outre installées de façon simple et peu encombrante; les châssis roulants se prêtent parti culièrement bien à la fixation des crémaillères. Si l'élément de coffrage comporte sur sa largeur deux cassis roulants, il y aura souvent intérêt à prévoir également deux crémaillères pour les roues dentées correspondantes. Si l'élément de coffrage comporte le long de sa largeur un nombre impair de chssis roulants, par exemple trois, dont l'un se trouve sensiblement au milieu, il peut suffire de ne prévoir une crémaillère avec la roue dentée correspondante que dans le champ de ce chassie du milieu.Mais même lorsqu'il n'y a que deux cassis roulants, il est également possible de ne prévoir qu'un seul dispositif de manoeuvre, composé d'une crémaillère et d'une roue dentée, également à peu près à mi-distance des extrémités de 11 élément de coffrage. Grâce à cette disposition centrale l'élément de coffrage ne pourra se mettre de biais lorsqu'il sera déplacé à l'aide de ce dispositif de manoeuvre unique. Dans le cas d'un coffrage grimpant sur la passerelle de travail duquel est disposé sur les poutres un plancher présentant au droit des poutres une sclution de continuité pour le chtesis roulant, une forme d'exécution de l'invention prévoit que la crémaillere présente une largeur inférieure à celle du chffissis roulant et soit disposée dans la solution de continuité du plancher. Les fentes ouvertes qui pourraient exister entre la cremaillère et les bords de la solution de continuité du plancher et par lesquelles pourraient tomber des débris, outille divers, toc., peuvent rester très étroites, de sorte que seuls des débris etc. de petites dimensions et par conséquent non dangereux peuvent traverser ces fentes. I1 est possible de concevoir le coffrage grimpant de manière telle que l'élément de coffrage ne soit Immobilisé, par exemple au moyen de serre-joint, que lorsqu'il se trouve en position de travail, alors qu'après décoffrage il peut être déplacé librement. Cependant, il est particulièrement avantageux de prévoir, selon une forme d'exécution de l'invention, un organe de verrouillage bloquant tout déplacement entre l'élément de coffrage et 1 'échafaudage grimpant. Cet organe permet dtimmobi- liser l'élément de coffrage dans une ou plusieurs positions prédéterminées, ou dans n'importe quelle position, de sorte qu'il ne peut se déplacer intempestivement sur l'échafaudage grimpant.L'organe de verrouillage peut agir entre n'importe lesquelles des parties qui se déplacent les unes par rapport aux autres; toutefois, une forme d'exécution de l'invention prévoit que 3.' organe de verrouillage est engagé dans la denture de la roue dentée; lorsque cette dernière est bloquée, tout déplacement de l'élément de coffrage sur l'échafaudage est empêché. Un frein pouvant être bloqué peut être utilisé à la place de l'organe de verrouillage. Ce dernier, ou le frein qui en tient lieu, peut être conçu de manière à être dégagé seulement lorsque l'on actionne la roue dentée, de sorte que l'élément de coffrage ne peut,Ntre déplacé que par manoeuvre de la roue dentée.Mais il est également possible de commander l'organe de verrouillage ou le frein indépendaniient de la manoeuvre de la roue dentée, de façon que l'élément de coffrage puisse être déplacé même sans que la roue dentée soit actionnée, l'organe de verrouillage ou le frein étant bien entendu libéré, ceci par exemple lorsque plusieurs ouvriers sont disponibles pour déplacer l'élément de coffrage, ou lorsque par suite de circonstances favorables la résistance par frottement s'opposant au déplacement de cet élément est moins forte qu'escompté, de sorte qu'il n'est pas nécessaire d'actionner la roue dentée pour déplacer l'élément. I1 est donc également possible d'utiliser le dispositif d'entrat- nement constitué par la roue dentée et la crémaillère uniquement comme moyen de blocage, ceci en amenant l'élément de coffrage par la force musculaire à peu près jusqu'à sa position de coffrage, puis, à l'aide de la roue dentée, en le mettant exactement à la position requise et en le maintenant dans cette position jusqu'à ce que par exemple au moyen d'un serre-joint mis en prise avec un boulon d'atnerage, ou de tout autre moyen approprié, cette position se trouve consolidée. L'organe de verrouillage peut par exemple être constitué par un axe qui empêche l'élément de coffrage monté à coulissement sur l'échafaudage grimpant de se déplacer. Dans ce but, cet axe peut être engagé dans la denture de la crémaillère ou de la roue dentée. I1 est également possible d'utiliser comme organe de v trouillage une clavette à pente dont les faces inclinées peuvent par exemple prendre appui d'une part contre la crémaillère, d'autre part contre la partie du coffrage grimpant qui peut être déplacée par rapport à la crémaillère; il est alors possible de prévoir une disposition dans laquelle la clavette ne pénètre pas dans a denture de la crémaillère, l'effet de verrouillage de la clavette étant opéré uniquement par les forces de friction qu' elle engendre. I1 est toutefois prévu dans une forme d'exécution de l'invention que l'organe de verrouillage est constitué par une clavette qui comporte au moins une partie en relief qui pénètre dans la denture de la crémaillère.Cette forme d'exécution a pour arantage d'assurer une liaison encastrée particulièrement stre entre la clavette et la crémailire. La clavette peut être suffi sarment étroite pour steng ger aisément entre deux dents de la crémaillère, auquel cas il n'est pas nécessaire de prévoir sur la clavette une partie en relief spéciale.Mais il est aussi possible de concevoir la clavette de façon telle qu'elle pénètre simultanément dans plusieurs intervalles entre dents de la crémaillère par plusieurs parties en relief, ce qui permet la transmission d'efforts considérables entre la clavette et la crémail- ibère. La clavette peut alors être conçue de manière que les efforts de coincement qu'elle exerce soient transmis à la crémaillère par les parties en relief. I1 est cependant prévu, dans une forme d'exécution préférée, quelles parties en relief de la clavette servent uniquement à empêcher tout déplacement relatif entre crémaillère et clavette, alors que par contre l'effort de pression exercé par la clavette ne l'est pas par ses éléments en relief, mais par une face plane de la clavette sur les faces d'extrémité de la denture de la crémaillère. Cette forme d'exécution a l'avantage de ne pas requérir que les parties en relief de la clavette et la denture de la crémaillère aient des formes adaptées avec précision l'une à l'autre. La roue dentée peut par exemple être fixée ultérieurement, à l'aide d'un palier de forme quelconque, à des parties de l'dcahfaudage grimpant, et 1' organe de verrouillage peut également être prévu d'une manière appropriée; par exemple un guidage peut être prévu pour la clavette. I1 est par contre prévu, dans une forme d'exécution de l'invention, que la roue dentée soit montée dans un carter fixé sur le chtssis roulant, et que ce carter comporte un évidement pour assurer le guidage de la clavette.Cette disposition offre 11 avantage de pouvoir préfabriquer en atelier, en tant que pièce supplémentaire, le palier de la roue dentée et le guidage de la clavette, cette pièce supplémentaire étant alors dans son ensemble fixée à une partie de l'échafaudage grimpant, de préférence par soudure, un assemblage boulonné pouvant être prévu en variante. Si un grand ombre de carters de ce genre est requis, une fabrication par un procédé ds moulage est avantageuse. Dans le cas où, comme cela est habituellement le cas, l'élément de coffrage est soutenu par une jambe de force inclinée, on peut prévoir d'emblée, pour l'extrémité inférieure de cette jambe, une possibilité de fixation sur le carter. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront dans la description d'un exemple d'exécution faite ci-après en se référant au dessin qui représente des détails essentiels à la réalisation de l'invention et sur lequel - la figure 1 est une vue en élévation latérale d'un coffrage grimpant conçu selon l'invention, - la figure 2 est une vue en coupe verticale suivant la ligne I^I-II tracée sur la fig.1, à échelle considérablement agrandie, et - la figure 3 est une vue en coupe suivant la ligne III-III tracée sur la fig.2. La fig.l montre de profil un échafaudage grimpant 1 qui se compose de deux consoles identiques 2 rigidement fixées l'une à l'autre avec entre elles un intervalle de par exemple 2,5 m. Chaque console 2 comporte une poutre 3 à section en I, formant monorail sensiblement horizontal, ainsi qutun montant d'appui 4 également à section en I, soudé sensiblement au milieu de la face inférieure 5 de la poutre 3 et s'étendant verticalement vers le bas. L'indéformabilité de l'ensemble constitué par la poutre 3 et le montant 4 est assurée par des Jambes de force 6 et 7 dont les extrémités sont fixées à cette poutre et à ce montant. Près de son extrémité inférieure le montant 4 porte un bras transversal 8 qui prend appui contre le mur 9 déjà bétonné et assure ainsi l'horizontalité de la poutre 3.Cette dernière est, à façon connue en soi, accrochée par son extrémité adjacente au mur 9 dans un sabot de charpente 10 fixé à un ancrage 11 préalablement effectué dans le mur en béton 9 lors de la coulée de celui-ci. La fixation de la poutre 3 au sabot de charpente 10 est effectuée de façon connue en soi empêchant toute possibilité de décrochage invclontaire. A une distance d'environ 2,5 m derrière la console 2 visible sur la fig.l est accrochée une autre console 2 à la même hauteur au-dessus du sol 12. Les deux consoles spn-t reliées rigidement l'une à l'autre par des longrines 13, 14, 15 en bois posées sur chant et fixées sur les poutres 3 à différentes distances du mur 9.Les deux bras transversaux 8 des deux consoles sont rigidement reliés l'un à l'autre ee façon analogue, c'est-à-dire par des longrines en bois 16, 17 posées sur chant et fixées à ces bras. Les longrines 13, 14, 15, d'une part, 16, 17 d'autre part, sont recouvertes par un plancher 18 ou 18' respectivement formant plate-forme sur laquelle on peut marcher. Au-dessus des poutres 3 des deux consoles 2 le plancher 18 présente une solution de continuité 19 (Fig.2). Sur chacune des poutres 3 est disposé un châssis roulant 20 composé d'une traverse de liaison 21 parallèle à la poutre 3 et qui, dans le champ de chacune de ses extrémités, comporte une paire de portegalets, 23 ou 24 dirigés vers le bas, constitués par des profilés métalliques soudés à la traverse 21 et portant chacun un galet de roulement 22. Les porte-galets 23 et 24 s'étendent vers le bas de chaque coté de la poutre 3. Les porte-galets arrière 24 deuxième un deuxième galet 25 disposé au-dessous de la poutre 3 et situé à une distance du galet supérieur 22 telle qu'il subsiste un jeu entre ces deux galets et la poutre 3, de sorte que l'on peut soulever le galet 22 de la poutre 3.Le galet inférieur 25 est fixé de façon à pouvoir être retiré. Contrairement au porte galets 24, le porte-galet 23 ne comporte pas de galet au-dessous de la poutre 3; au lieu de cela, une simple barre engagée de manière amovible dans le porte-galet 23 empêche que l'on puisse soulever ce dernier complètement de la poutre 3. Près de son extrémité adjacente au mur 9 la traverse rr comporte une éclisse 27 dirigée vers le haut et qui, de façon non représentée au dessin, est reliée à une parefeuille 28 d'un élément de coffrage 29 formé de plusieurs poutres en treillis en bois 30 parallèles entre elles et verticales et qui, de leur cttd faisant face au mur 9, portent un banchage 31, tandis que de leur côté opposé au mur 9 ces poutres 30 sont reliées entre elles par d'autres parefeuilles 32 et 33. La parefeuille inter mcldiaire 33 est attaquée par une extrémité d'une jambe de force 34 de longueur variable dont l'autre extrémité est fixée à l'ex- trémité du cassis roulant 20 opposée au mur 9.Les deux chSssis roulants 20 sont reliés l'un à l'autre rigidement par l'élément de coffrage 29. Ce dernier a, dans cet exemple, une hauteur de 5,20m et une largeur de 5m. La plate-forme sur laquelle est dis- posé l'élément de -coffrage a une largeur (mesurée parallèlement aux poutres 3) d'environ 3m. L'élément de coffrage 29 n'a pas besoin d'être fixé sur 1' échafaudage grimpant lorsqu' il est mis en place, car il est retenu en position par des tirants d'ancrage 35 qui relient cet élément à un coffrage intérieur (non représenté) situé de l'autre coté du mur à couler et qui supportent la pression résul- tant de la coulée du béton. Le repère 37 désigne, sur la fig.1, un plancher intermédiaire partant du mur en béton e. Lorsque le béton de la section comprise entre les lignes de niveau 38 et 39 a suffisamment pris, on peut retirer l'élément de coffrage 29 monté sur les deux chSssis roulants 20, jusqu'à ce que cet élément ait atteint la position dessinée en tirets sur la fig.l. Comme on le voit sur cette figure, les porte-galets 23 et 24 sont disposés sur la traverse de liaison 21 de telle façon que le déplacement en avant ou en arrière de ces chtasis roulants 20 ne soit pas entravé par des parties de 11 échafaudage grimpant. Une fois 11 élément de coffrage 29 ramené en arrière comme dit ci-dessus, un ouvrier peut se placer entre le mur 9 et la banche 31 et nettoyer cette dernière.Pour déplacer l'élément de coffrage 29 on décroche l'échafaudage grimpant du sabot 10, à l'aide d'une grue, et on l'accroche un étage plus haut dans un sabot de charpente déjà ancré dans le mur 9 (ce sabot n'est pas représenté au dessin). Les galets 22 ne roulent pas directement sur la face supérieure des poutres 3, mais sur un profilé 42 en forme de V très ouvert qui est soudé sur l'aile supérieure 4O de ces poutres, comme le montre clairement la fig.2, et les galets 22 présentent à leur pourtour une gorge annulaire également en forme de V très ouvert par laquelle ils sont en contact avec le profilé 42. Cette forme en V du chemin de roulement formé par ce profilé assure que les débris qui tombent sur lui après avoir traversé la solution de continuité 19 du plancher de bois 18 ne resteront pas sur le chemin de roulement et n'empêcheront donc pas le roulage de l'élément de coffrage. La traverse de liaison 21 est constituée par un profilé rectangulaire creux qui, dans sa partie d'extrémité opposée au mur en béton 9, ost ouvert en haut sur toute sa largeur. Là est soudé sur cette traverse un carter 45 dans lequel une roue dentée 46 est montée à rotation autour d'un axe parallèle aux axes de rotation des galets 22. L'axe 47 de la roue dentée 46 dépasse de chaque côté hors du carter 45, et chacune de ses extrémités est hexagonale pour recevoir une clé à douille munie d'un cliquet. Dans sa partie la plus éloignée du mur 9 le carter 45 présente Kne éclisse 49 dirigée ver le haut à laquelle est fixée la jambe de force 34 par son extrémité inférieure. Cette jambe de force flTa pas été représentée aux fig.2 et 3. Qn a représenté à la fig.3 le chåssis roulant dans sa position la plus éloignée du mur 9. Dans l'intérieur du profilé rectangulaire creux qui ccnstitue la traverse de liaison 21 est engagée une crémaillère 51 formée par un fer plat dont les dents 52 sont dirigées vers le haut et existent sur toute la longueur de la crémaillère 51 bien que, par simplification du dessin, on ne les ait représentées qu'au début et à la fin de cette dernière. A son extrémité située à droite sur la fig.3, la crémaillère 51 comporte, vissées sur elle de chaque côté, deux éclisses 53 à l'aide desquelles elle est articulée, par l'intermédiaire d'un axe horizontal 56, sur un corps de palier 54 soudé à un profilé métallique 55 soudé à la poutre 3. La denture de la roue dentée 46 engrène avec la denture 52 de la crémaillère 51. Min d'assurer la position sensiblement horizontale de la crémaillère 51 et d'empêcher notamment que l'arête 57 de celle-ci (située à gauche en bas sur la fig.3) ne touche la paroi intérieure inférieure de la traverse de liaison 21, ce qui causerait une résistance par frottement, un galet d'appui 60 est monté à rotation our ladite traverse à l'aplomb de la roue dentée 46 et sous la crémaillère 51. Ce galet qui pénètre dans la traverse 21 par un évidement 61 prévu dans la paroi inférieure 62 de cette traverse et soutient la crémaillère 51, comporte une gorge circonférentielle 63 formant chemin de roulement, de sorte que les flancs de cette gorge assurent en même temps un guidage latéral de la crémaillère 51. Le galet d'appui 60 n'est pas fixé directement à la traverse de liaison 21, mais à deux profilés en Z, repérés 66 sur le dessin, soudés contre la face inférieure 62 de la traverse de liaison 21 et tenus à distance l'un de l'autre par des entretoises 67. Dans leurs ailes 68 dirigées vers le haut, ces deux profilés 66 comportent deux alésages de palier coaxiaux dans lesquels passe un axe 69 sur lequel le galet d'appui 60 peut tourner librement. Aux ailes 71 dirigées vers le bas sont soudés les porte-galets 24. La liaison entre les porte-galet 23 et la traverse 21 est réalisée de la même manière, à la différence cependant qu'il n'y a pas de galet de soutien aux profilés en Z 66. Lorsque l'élément de coffrage 29 est complètement éloigné du mur en béton, la crémaillère 51 se trouve tout à fait à l'intérieur de la traverse 21. Lorsque l'élément de coffrage 29 se trouve en position de coffrage, la crémaillère 51 ne rentre plus dans la traverse 21 que par son extrémité située à gauche sur la fig.3, et ce suffisamment pour que la roue dentée 46 soit encore en prise avec la denture 52 de cette crémaillère. Dans cette position de l'élément de coffrage la solution de continuité 19 dans le plancher 18 est obturée partiellement par la crémail1ère 51, car cette dernière se trouve, comme le montre la fig.2, dans ladite solution de continuité, son caté inférieur étant un peu au-dessous de la face supérieure du plancher 18. La partie inférieure de la traverse 21 se trouve elle aussi dans la solution de continuité 19. Ainsi que le montre la fig.3, la longrine 13 repose directement sur la poutre 3. Ceci est vrai aussi pour les deux autres longrines 14 et 15; afin de pouvoir disposer la longrine 14 sur la poutre 3, le profilé 42. en forme de V n'est pas constitué d'une seule pièce, mais par deux pièces distantes l'une de l'autre et entre lesquelles la longrine 14 peut prendre appui sur la poutre 3; ceci n'est pas représenté au dessin. Dans a partie située à droite de la roue dentée 46 (sur la fig.3) le carter 45 comporte un évidement 75 qui permet d'enfoncer une clavette à pente 76 de manière qu'elle se coince entre la denture 52 de la crémaillère 51 et la face 77 de l'évidement 75 tournée vers le bas. La direction d'enfoncement de la clavette est perpendiculaire au plan de la fig.3. Sur l'une de ses faces de blocage la clavette 76 comporte deux ergots 78 adaptés à la denture 52 et par lesquels elle engrène avec cette denture. Il est possible, à l'aide de la clavette 76, d'associer rigidement à la crémaillère 51 le carter 45, et par conséquent tout le châssis roulant, dans toute position. La clavette 76 peut donc servir à fixer de manière sûre l'ensemble de l'élément de coffrage dans une position déterminée prescrite, par exemple en position de coffrage. Si l'on veut déplacer l'élément de coffrage on enlève la clavette 76, après quoi on peut déplacer cet élément roulant soit par la force musculaire, soit, si cela est trop difficile, au moyen d'une clé que l'on engage sur le six-pans 48 et avec laquelle on fait tourner la roue dentée 46, ce qui a pour effet de mouvoir 11 ensemble de l'élément de coffrage. Si la clé utilisée présente un long bras de levier, lteffort musculaire à exercer pour vaincre une grande résistance au roulage est relativement faible. Dans l'exemple d'exécution chacun des deux chtssis roulants comporte une roue dentée 46 qui engrène avec une crémaillère 51.Dans la plupart des cas il suffit, pour déplacer l'élément de coffrage, d'actionner uniquement l'une des roues dentées 46, car le guidage des chassies roulants sur les poutres 3 est si précis que l'on n'a pas à redouter qu'ils se mettent de biais, ee qui pourrait rendre difficile tout déplacement de l'élément de coffrage. Il n'est donc pas nécessaire d'actionner les deux roues dentées simultanément, ce qui exigerait l'intervention de deux ouvriers. L'invention est de préférence utilisée avec les échafaudages grimpants appliqués à l'aide d'une grue, comme décrit ci-dessus, successivement à différents niveaux d'une construction. Nais il est également possible d'utiliser l'invention avec des coffrages grimpants sans l'aide d'une grue le long d'un mur plan ou encore à l'intérieur d'un estiment à mesure que progresse sa construction, en prenant appui sur la partie de mur déjà construite. Dès que le béton a pris on peut, sans qu'il faille attendre que la grue de décoffrage soit disponible, déplacer l'élément de coffrage sur l'échafaudage grimpant de manière qu'il y ait entre le mur venant d'être bétonné et la banche un espace qui permet d'effectuer déjà sur ledit échafaudage le nettoyage de la banche et la préparation de celle-ci pour l'opération de coulée suivante. On peut sans difficùité faire en sorte que la banche soit éloignée du mur fini d'une distance de par exemple 1 mètre, de sorte que dans l'intervalle ainsi ménagé un ouvrier pourra travailler sur la banche, par exemple pour la 'épater ou y déposer par pulvérisation de l'huile de coffrage sans mouiller les éléments d'armature du béton. Cette distance relativement grande sera choisie de préférence dans le cas d'éléments de coffrage relativement hauts, utilisés pour coffrer un mur en une fois. Lorsque l'élément de coffrage a une hauteur rela vivement petite, par exemple pour le coffrage des parois latérales d'un plancher, il suffit souvent d'un intervalle plus petit, car dans ce cas l'ouvrier n'a pas besoin de se tenir dans cet intervalle pour exécuter les travaux en question. Un autre avantage de l'invention réside dans le fait que grâce à son montage coulissant on peut sans difficulté appliquer l'élément de coffrage tout contre le bord supérieur de la partie de mur en béton déjà coulée. REVENDICATIONS 1. Coffrage grimpant comportant un élément de coffrage pour la coulée de murs en béton et un échafaudage grimpant servant de plancher de travail et d'appui pour l'élément de coffrage déplaçable dans une direction perpendiculaire au mur, cet élément étant muni, pour le déplacer ainsi, de moyens qui prennent appui sur l'échafaudage grimpant et permettent d'exercer une force en direction du mur, ce coffrage grimpant étant remarquable en ce que les moyens de blocage comportent une crémaillère (51) fixée sans possibilité de déplacement à l'une des deux parties mobiles l'une par rapport à l'autre (échafaudage grimpant et élément de coffrage), et, montée à rotation sur l'autre partie mobile, une roue dentée (46) qui peut être entraînée en rotation et qui engrène avec la crémaillère (51). 2. Coffrage grimpant selon la revendication 1, remarquable en ce que la roue dentée est montée sur l'échafaudage grimpant. 3. Coffrage grimpant selon la revendication 1, remarquable en ce que la crémaillère (51) est montée sur l'échafaudage grimpant (1). 4. Coffrage grimpant selon la revendication 1 ou 2 ou 3, remarquable en ce que la crémaillère (51) est fixée à une seule de ses extrémités, en ce que des moyens (60) maintiennent distance des parties mobiles (21) relativement à la crémaillère l'extrémité de celle-ci qui n'est pas fixée 5. Coffrage grimpant selon la revendication 4, remarquable en ce que la crémaillère (51) est supportée par un galet de soutien (60) monté à rotation. 6. Coffrage grimpant selon la revendication 3, dont l'échafaudage grimpant comporte des poutres sur chacune desquelles est disposé un chtssis roulant ayant au moins deux galets dont les axes sont distants l'un de l'autre, l'élément de coffrage étant fixé sur au moins deux châssis de ce genre à proximité de l'extrémité de ceux-ci tournée vers le mur, remarquable en ce que la crémaillère (51) est disposée parallèlement aux poutres (3) au-dessus des galets (22). 7. Coffrage grimpant selon la revendication 6, sur la passerelle de travail duquel est disposé sur les poutres un plancher présentant au droit des poutres une solution de continuité pour le chassie roulant, remarquable en ce que la crémaillère (51) présente une largeur inférieure à celle du chlssi8 roulant (20) et est disposée dans la solution de conti nuité (19) du plancher (18). 8. Coffrage grimpant selon l'une quelconque des revendications précddentes, remarquable en ce qu'il comporte un organe de verrouillage (76) bloquant tout déplacement entre l'élément de coffrage (29) et l'échafaudage grimpant (1). 9. Coffrage grimpant selon la revendication 8, remarquable en ce que l'organe de verrouillage est engagé dans la denture de la roue dentée. 10. Coffrage grimpant selon la revendication 8, remarquable en ce que l'organe de verrouillage est constitué par une clavette (76) qui comporte au moins une partie en relief (78) qui pénètre dans la denture (52) de la crémaillère (51). 11. Coffrage grimpant selon les revendications 6 et 10 ensemble, remarquable en ce que la roue dentée est montée dans un carter (45) fixé sur le cassis roulant (20), et en ce que ce carter comporte un évidement (75) pour assurer le guidage de la clavette (76).