Cette invention concerne l'enrichissement de minerais de sylvinite, et plus particulièrement l'enrichissement de sylvinitoecontenant de l'argile. Le minerai de sylvinite, comme celui que l'on trouve dans le bras du Delaware du bassin permien, peut contenir d'environ 3% à environ 7% ou plus d'argile. Malheureusement, le degré de broyage nécessaire pour séparer la partie intéressante du minerai entraîne une quantité disproportionnée de particules fines et colloîdales, appelées couramment des poussières, qui tendent à colmater les circuits de traitement, à absorber les réactifs de traitement et àriduire les quantités récupérées de h 0 à des niveaux inacceptables.Les efforts pour dépoussiérer les minerais à haute teneur en argile1 en utilisant par exemple des bacs de décantation1 etc... n'ont pas donné entière satisfaction et, en conséquence, d'importants corps de minerai de sylvinite restent inexploités. L'invention a pour but de procurer un procédé d'enrichissement des minerais de sylvinite à forte teneur en argile. L'invention a encore pour but de procurer un procédé pour enlever avec le sel gemme grossier une partie importante de 11 argile. L'invention a encore pour but de procurer un procédé pour enlever une partie importante de l'argile avant de broyer finement la sylvinite. La présente invention fournit un procédé d'enrichissement d'un minerai de sylvinite contenant au moins 3% d'argile et ayant un rapport K20-argile inférieur à environ 5:1, procédé qui consiste à (1) séparer par gravité une fraction non libérée de sylvine dudit minerai contenant de l'argile,formOe de particules dont la taille maximale est d'environ 19 mm à environ 13 mm et dont la taille minimale est d'environ 6,5 mm à environ 1,6 mm, dans un milieu ayant une densité de séparation comprise entre la densité de la sylvine et celle du sel gemme, pour enlever les particules contenant de la sylvine sous forme d'une fraction de débordement ayant un rapport t 0-argile d'au moins environ 10::1, et pour enlever les particules de sel gemme et d'argile sous forme d'un sous-écoulement (2) broyer ladite fraction de débordement à une taille au moins inférieure à 6,5 rom ; et (3) enrichir par voie humide lesdites particules broyées. La sylvinite que la présente invention concerne, nécessite souvent un broyage à'une taille inférieure à environ 1,6 mm pour la séparation du K20 intéressant. On emploie ici le terme séparation pour désigner le degré de broyage qui permet de séparer physiquement le minerai en un concentré de sylvine ayant,à l'analyse,55% de K20 ou plus et contenant au moins environ 80% de la teneur en sylvine,exprimée en t Présente initialement dans le minerai.Bien que des fractions de minerai soient séparées à des tailles plus grandes que 1,6 mm, un procédé pratique d'enrichissement de la sylvinite à forte teneur en argile, telle que celle que l'on trouve dans le bras du Delaware du bassin permien,doit traiter le minerai de façon à ce qu'il se libère à environ 1,6 mm si l'on veut utiliser efficacement la flottation par moussage. D'une façon à peu près identique, si on utilise une cristallisation, un procédé pratique doit traiter le minerai de telle façon que l'on ait un broyage à une taille inférieure à environ 6,5 mm,pour obtenir une cristallisation efficace. Comme les argiles sont plus tendres que la sylvine ou que le sel gemme, on forme une quantité disproportionnée de particules colloldales ou de minéraux insolubles formant des poussières, quand on broie un minerai de sylvinite à forte teneur en argile suffisamment pour permettre un enrichissement par voie humide. Cette invention évite les difficultés présentées par les poussières, en fournissant une séparation initiale du minerai grossièrement broyé. On a déterminé que le broyage de 1a sylvinite à une taille inférieure à environ 1,3 cm et de préférence à environ 1,9 cm fournit un matériau auquel on peut faire subir une séparation par gravité pour enlever certaines parties du sel gemme et une quantité importante de l'argile présente. Dans ce but, on a noté que l'argile est en majeure partie associée au sel gemme et qu'une séparation initiale par gravité est une façon pratique d'enlever le sel gemme grossier et l'argile. Il est important que la séparation initiale par gravité n'épuise. pas de façon sensible la teneur en sylvine,même si on nta pas broyé le minerai jusqu'à séparation. On7pratiqud au Canada la séparation par gravité de minerais de sylvinite à faible teneur en argile qui/séparent à des tailles relativement grandes (9,5 mm par exemple), et cette séparation est décrite dans le brevet canadien ne792.819. Toutefois, on ne connait aucun exemple où l'on ait suggéré une séparation par gravité comparable à celle décrite ici pour l'enrichissement de minerai de sylvinite contenait de argile. Le procédé de cette invention est particulièrement conçu pour la sylvinite que l'on trouve dans le bras du Delaware du bassin permien. On trouve également en France et en Allemagne de la sylvinite comparable.Un tel minerai contient généralement au moins environ 3% d'argile et généralement d'environ 3% à environ 7% ou plus d'argile. De tels minerais ont un rapport h O-argile de seulement environ 5:1 ou moins. Le minerai contient fréquemment d'environ 12% à environ 22% de sylvine exprimée en KZO,Le minerai contient également du sel gemme et peut contenir de petites quantités de polyhalite, de kainite, de kiesérite, de langbeinite et/ou de léonite. Un minerai type peut contenir environ 4% d'argile et environ 17% de sylvine en K20. Le terme argile employé ici désigne non seulement les argiles minérales vraies comme la montmorillonite, le kaolin, et l'attapulgite mais également d'autres substances insolubles formant des poussières comme la dolomite, la silice, etc... Ces matériaux forment tous des colloïdes ou des semi-colloides gênants et donc, se conduisent presque comme des argiles véritables dans le circuit de traitement. Tous les matériaux désignés par le nom "argiles" sont des minéraux insolubles dans l'eau qui tendent à former des poussières. Cette invention permet d'enlever par la séparation initiale par gravité au moins environ 35% de l'argile présentRdans le minerai initial. Généralement, on enlève également au moine environ 35% du sel gemme présent dans le minerai initial. Dans les conditions opératoires préférées, on enlève au moins environ 50% de l'argile présentedans le minerai de départ. Dans de nombreux cas, on enlève également au moins 50% du sel gemme. Dans ltopération préliminaire, on ne Desd pas plus d'environ 12% de sylvine. Généralement, on choisit les conditions de traitement comme le degré de broyage, la densité pour la séparation, etc..., de telle façon que le rapport KiO-argile de la fraction de débordement résultant de la séparation par gravité soit d'au moins environ 10:1. Il est également indiqué que le rapport h O-argile de la fraction à laquelle on fait subir l'enrichissement par voie humide soit d'au moins 8:1 et de préférence d'au moins environ 10:1. I1 est indiqué de broyer initialement le minerai à une taille d'environ 19 mm parce que de telles particules sont les plus grandes que l'on puisse enrichir dans un séparateur par gravité, tel qu'un séparateur basé sous le principe du vortex, pour les besoins de cette invention; Le broyage à une taille seulement inférieure à 19 mm évite au maximum une fragmentation non nécessaire de l'argile. Alors que l'on préfère pour la pratique de cette invention des minerais broyés à 19 mm (dont les particules ont une taille qui décroît à partir d'environ 19 mm), on peut également obtenir des résultats avantageux en utilisant des minerais broyés à environ 13 mm, ou à une taille maximale comprise entre 19 mm et 13 mm.Comme de plus en plus d'argile a tendance à se transformer en poussière lorsque la taille maximale du broyage diminue, le broyage maximal acceptable varie quelque peu selon le minerai particulier à traiter. La taille minimale des particules de minerais varie quelque peu selon le minerai particulier à traiter et le type d'enrichissement par voie humide que l'on emploie pour les fines. L'expression 'enrichissement par voie humide" désigne ici soit la flottation 50 t par moussage / la cristallisation. La flottation par moussage d emande une libération importante des constituants minéraux du minerai, et la taille minimale de la particule doit donc Btre environ 1,6 mm si on utilise la flottation par moussage pour enrichir par voie humide les fines.Au cas où l'on utilise la cristallisation pour enrichir par voie humide les fines1 la taille minimale des particules du minerai auxquelles on fait subir une séparation par gravité, peut être aussi grande que 6,5 mm, car on peut efficacement enrichir par cristallisation des particules inférieures à environ 6,5 mm. Pour les minerais très riches en argile ou pour les minerais dans lesquels un nombre important de particules a une taille inférieure à 6,5 mm mais supérieure à 1,6 mm, il peut être indiqué de choisir une taille minimale inférieure à environ 6,5 mm (c'est-à-dire comprise entre environ 6,5 mm et 1,6 mm), même si l'on emploie une cristallisation pour l'enrichissement par voie humide. Pour faciliter la présentation, on décrit par la suite la pratique de l'invention en se référant au traitement d'une fraction de minerai de taille inférieure à 19 mm mais supérieure à 1,6 mm. On peut facilement mettre en oeuvre le procédé de cette invention en utilisant l'équipement normal bien connu de la technique. Par exemple, on peut employer dans la pratique de cette invention un broyage par voie humide ou par voie sèche, et parmi les appareils appropriés, citons le broyeur à boulets, le broyeur à marteaux, le broyeur à barres, le concasseur à chocs, etc... De tels équipements fournissent des particules dont la taille décroît à partir d'une taille maximale choisie. Comme il est indiqué de conserver autant d'argile que possible dans la fraction laplus grande, on maintient de préférence le broyage à un minimum compatible avec la taille nécessaire pour le minerai. Dans un mode de réalisation préféré dans lequel on utilise la flottation par mous sage et où les particules des minerais ont des tailles comprises entre 19 min et 1,6 mn, il est indiqué qu'au moins 30% des particules aicnt une taille d'environ 9,5 mm ou plus, et il est particulièrement indiqué qu'au moins environ 60% des particules aient une taille d'au moins environ 9,5 mn ou plus. Dans un mode de réalisation, cette invention prévoit le séchage du minerai tout-venant ou du minerai grossièrement concas lé pour enlever l'eau libre de l'argile et obtenir ainsi une argile quelque peu moins susceptible de former des poussières. On peut effectuer le séchage généralement à des températures d'environ 65,50C à environ 3700C. Le temps de séchage varie évidemment selon la température. Dans une étape type de séchage, on maintient le minerai à environ 1770C pendant environ 10 à 20 minutes. Le broyage produit évidemment quelques fines qui peuvent gêner la séparation par gravité en modifiant la densité du milieu ou en gênant la séparation de l'agent alourdissant des particules de minerai. En conséquence, on classe le minerai broyé en utilisant des hydrocones, des classeurs à râteaux, des cribles etc..., pour enlever au moins la fraction inférieure à 1,6 mm. On peut dépoussiérer la fraction inférieure à 1,6 mm et l'enrichir par les techniques conventionnelles de flottation ou de cristallisation ainsi que l'on vaAdécrire plus complètement ci-dessous. On fait subir à la fraction inférieure à 19 mm mais supérieure à 1,6 mm une séparation par gravité en utilisant un liquide qui a une densité comprise entre la densité du sel gemme (à peu près 2,17 à 200C) et celle de la sylvine (à peu près 1,99 à 200C). Les récipients typiques utilisés pour la séparation par gravité comprennent les cônes, les classeurs, les récipients de type tambour ou les récipients de séparation basée sur le principe du vortex, tels que les hydrocyclones. Pour réduire au minimum la formation des particules d'argile pendant la manipulation du minerai, il est recommandé d'éviter les conditions d'abrasion pendant la mise sous forme de pulpe du minerai dans le milieu lourd. Le milieu liquide employé pour la séparation par gravité peut être soit ce que l'on appelle un "milieu lourd", soit ce qu'on appelle un "liquide lourd". Un milieu lourd est une suspension d'un agent alourdissant, ou un mélange d1agents alourdissants, dans une saumure qui est de préférence pratiquement saturée vis-à-vis de la charge de sylvinite. Les milieux ferreux, tels que la magnétite et/ou le ferro-silicium, sont les agents alourdissants préférés en raison de leur disponibilité dans le commerce, de leur faible prix, de leur facilité de récupération et de nettoyage par des moyens magnétiques, et de leur aptitude à former dans la saumure un milieu fluide ayant une densité prédéterminée. On utilise généralement les milieux ferreux en particules pratiquement toutes plus petites que 150 microns.On les met tres facilement en suspension dans la saumure et la suspension résultante sa maintent d'elle-meme en raison de l'agitation modérée produite par le recyclage de la suspension dans l'opération normale. Il est indiqué d'utiliser comme liquide lourd des hydrucarbures halogénés et des mélanges de ceux-ci. Comme exemples de tels hydrocarbures halogénés, citons le bromure de méthylène (densité de 2,4cl) et le chlorobromure de méthylène (densité de 1,92). On peut également utiliser des composés alkyle substitués par du fluor et des composés alkyle substitués par de l'iode. On utilise ici les expressions densité de circulation et "densité de séparation" selon l'usage généralisé dans la technique. Ainsi, la "densité de circulation" désigne la densité réelle du milieu de séparation, alors que la "densité de séparation" désigne la densité apparente du milieu de séparation par rapport aux séparations que l'on peut effectuer avec ce milieu dans un récipient de séparation donné .Quand le récipient de séparation utilisé est un de ceux dans lequel le chemin pris par les particules individuelles est déterminé seulement par leur densité respective, comme dans un cône, un classeur, ou un récipient du type tambour classique, la densité de circulation et la densité de séparation sont les mêmes.Dans de tels cas, le milieu de séparation (soit en circulation soit dans le récipient de séparation) a une densité comprise entre la densité de la sylvine et celle du sel gemme. Toutefois, quand on utilise un récipient de séparation basée ns; le principe du fortex comme dans le mode de rdalisation préféré de cette invention, on utilise les forces centrifuges qui sont plusieurs fois plus grandes que les forces de gravité.Dans de tels cas, un milieu lourd donné peut avoir lui-même une densité, c'est-à-dire une densité de circulation, inférieure à la densité du sel gemme ou de la sylvine, mais il peut produire, dans un récipient basé sur le principe du vortex, tel qu'un hydrocyclone, une séparation entre le sel gemme et la sylvine parce que les forces dans le récipient fournissent une densité de séparation plus grande. Par exemple, une densité de circulation de 1,85 peut fournir dans le récipient basé sur le principe du vortex un milieu qui a les caractéristiques d'une densité de 2,1. On dit alors que la densité de séparation d'un tel milieu est égale à environ 2,1. La relation entre la densité de circulation et la densité de séparation varie quelque peu selon l'appareil et les conditions opératoires mais est facilement déterminée par l'homme de l'art. I1 est particulièrement indiqué d'utiliser, pour la pratique do cette invention,des densités de séparation comprises entre environ 2,05 ec environ 2,15. La fraction de débordement résultant de la séparation par gravité contient une partie importante de la teneur en sylvine du minerai et sa teneur en argile est sensiblement diminuée. Le sous-écoulement résultant de la séparation par gravité contient -du sel gemme et de l'argile. On peut/broyer à une taille inférieure à 1,6 min pour séparer les parties intéressantes du minerai et les enrichir par les techniques classiques de flottation, ou bien on peut le broyer à une taille inférieure à 6,5 mn et l'enrichir par cristallisation. Dans ltenrishissement classique par flottation des particules inférieures à 1,6 mm, on peut enlever les poussières dans un hydroclasseur, faire réagir le minerai dépoussiéré avec un agent cationique de flottation, et faire subir une flottation par moussage à la fraction.Les agents cationiques de flottation appropriés comprennent les amines aliphatiques, telles que la n-laurylamine ; et les amines aliphatiques à haut poids moléculaire contenant environ 14 à 20 atomes de carbone et leurs sels d'addition solubles dans liteau, aussi bien que les sels d'ammonium quaternaire, comme par exemple, l'acétate d'octadécylamine, le chlorhydrate d'hexadécylamine, etc.. On a introduit finalement le minerai conditionné dans un récipient approprié de flottation, qui comprend généralement une batterie des unités en parallèle ou en série . La flottation est efficace pour enlever, sous forme d'une fraction de débordement concentrée1 une quantité importante de la teneur en sylvine de la fraction fine ainsi gu'une partie du sel gemme.On sèche et on emmagasine le concentré de la flottation. On enlève la queue du sous-écoulement résultant de l'opération de flottation, contenant en majeure partie du sel gemme et une petite quantité de sylvine, et on le met au rebut. Dans un procédé classique de cristallisation, on met en contact le mineriii avec une saumure chauffée non saturée vis-à-vis vis-a-vis de KC1 mais saturée/de NaCl1 pour solubiliser le KCl du minerai. Ensuite, on refroidit la saumure qui dépose des cristaux de KCl. Comme la solubilité de NaCl n'est pas affectée par les variations de température de la meme manière que celle de KC1, ctest un procédé sélectif pour la production de cristaux de KC1. Comme on l'a indiqué auparavant les techniquoe particulières de l'appareillage pour le broyage, le criblage, la séparation par gravité, et la flottation, sont bien connuesdans la technique. La séparation par gravité de la sylvinite est décrite dans le brevet E.U.A. N 2.590.756 et le brevet Canadien N0 792. 819 les brevets E.U.A. N 2.968.525 et N02.984.348, entre autres, décrivent ltenrichissement par flottation de la sylvinite ; le brevet E.U.A. NO 2.917.173 décrit un séparateur par gravité basé sur le principe du vortex ; et le brevet E..A.N02.998.882 décrit l'enlèvement des agents alourdissants des particules des minerais. Le dessin ci-joint est un graphique de l'écoulement, illustrant un mode de réalisation préféré du procédé de cette invention. Dans le dessin, on introduit le minerai dans le concasseur 1 qui broie les minerais à une taille inférieure à 19 mm. On-introduit le minerai broyé dans le crible 2 pour la séparation du refus et le retour du refus au concasseur I par le trajet 3. On introduit ensuite la fraction inférieure à 19 mm dans le crible 4 qui en sépare la fraction inférieure à 1,6 mm. On envoie par le trajet 5 cette fraction où la fraction intéressante du minerai a été séparée, vers l'hydroclasseur 16 pour la dépoussiérer puis on l'envoie en 17 pour l'enrichir par flottation. Si on le désire, on peut substituer une cristallisation à l'enrichissement par flottation ou bien on peut employer une combinaison des deux. On envoie la fraction de 1S mn à 1,6 mm au broyeur à pulpe 6 où elle est soigneusement mélangée avec la saumure saturée vis-d-vis des composants du minerai. Comme quelques fines particules peuvent se former dans l'étape de mise sous forme de pulpe, on envoie facultativement la suspension vers le crible 7 où on enlève les particules supplémentaires inférieures à 1,6 mn. On peut envoyer ces particules-par le trajet 8 vers l'hydroclasaeur 16 et l'enrichissement par flottation 17. On envoie le minerai de 1S à 1,6 mm mis sous forme de pulpe résultant ducrible 7,vers le broyeur à pulpe 9 où l'on ajoute de la saumure supplémentaire et un agent alourdissant (la magnétite par exemple) pour obtenir un milieu lourd ayant la densité de séparation nécessaire dans lshydrocyclone 10. On fait subir une séparation par gravité au minerai dans l'hydrocyclone 10. Le sous-écoulement 11 résultant de la séparation par gravité contient du sel gemme et une quantité importante de l'argile présente au patt dans le minerai. La fraction de débordement 12 contient de la sylvine et est caractérisée par une teneur en argile sensiblement diminuée par rapport à la teneur en argile du minerai de départ. On enlève l'agent alourdissant des deux courants, en les criblant puis en lavant la saumure, ou d'une autre façon identique, et de préférence on recycle cet agent alourdissant à l'opération de mise sous forme de pulpe. On envoie la fraction de débordement contenant de la sylvine résultant de l'hydrocyclone lO,vers le concasseur 13 dans lequel on la broie à une taille inférieure à 1,6 mn pour séparer la sylvine du sel gemme. On crible le matériau sortant du concasseur sur le crible 14 et on recycle le refus (c' est-à-dire les particules supérieures à 1,6 mn) au concasseur par le trajet 15. On peut associer les particules inférieures à 1,6 mn résultant du concasseur avec des particules inférieures à 1,6 mm séparées auparavant dans le procédé et que l'on a dépoussiérées dans l'hydroclasseur 16. Puis on fait subir aux particules séparées la flottation 17 pour obtenir le concentré de sylvine 18 et le résidu de sel gemme 19. Alors que la figure ci-jointe décrit un procédé de mise sous forme de pulpe en deux étapes, on peut effectuer la mise sous forme de pulpe en une seule étape en éliminant le crible intermédiaire. De plus, il peut être indiqué, si on e désire, de traiter séparément les écoulements de matériaux inférieure à 1,6 mm et il peut se révéler désirable d'au moins dépoussiérer ces fractions séparément. De même, on peut substituer à la flottation 17 une cristallisation,ou on peut employer une combinaison des deux. L'Exemple suivant a seulement un but d'illustration et ne doit pas hêtre compris comme limitant la portée de l'invention. Exemple 1 On broie mille parties de minerai de sylvinite provenant du bras du Delaware du bassin permien et contenant 170 parties de K20 et 40 parties d'argile, et on les classe pour obtenir une fraction de 19 mm x 1,6 mm. Environ 800 parties du minerai ont une taille inférieure à 19 mn mais supérieure à 1,6 mm alors que les 200 parties restantes sont inférieures à 1,6 mn On enrichit la fraction de 1Ç mm à 1,6 mn dans un hycrocyclone avec une densité de séparation de 2,14. La séparation par gravité rejette environ 434 parties contenant 24 parties d'argile (60% de l'argile présente au départ) et 8 parties de K20.On broie à une taille inférieure à 1,6 mm la fraction de débordement concer.trée (environ 366 parties) résultant de la séparation par gravité et on la joint aux fines provenant du classement initial pour la dépoussiérer. On fait subir à la fraction dépoussiérée inférieure à 1,6 mm une flottation cationique par moussage pour obtenir un concentré de 60% de Ce procédé permet de récupérer au total environ 87% de K20. L'analyse du minerai tout-venani: et- des diverses fractions est indiquée dans le Tableau 1 ci-dessous: Tableau 1 % en poids Rappbrt K20 Argile K2O Argile Minerai tout-venant 17 4 4,25:1 Résidu de la séparation par gravité 2 6 Concentré de la séparation par gravité 35 2 16:1 Charge totale à dépoussiérer 29 3 10:1 La teneur en K20 indiquée ci-dessus, et utilisée tout au long de cette description, représente le potassium présent dans le minerai sous forme de sylvine. Bien que l'on ait décrit l'invention en considérant une séparation basée sur le principe du vortex dans laquelle on traite tout le minerai grossier, il peut être indiqué de diviser, par exemple, la fraction grossière en deux parties (par exemple une partie de 19 à 13 min et une partie de 13 mm à 1,6 mm) et de traiter séparément chaque fraction avec densité de séparation mieux appropriée & chaque fraction. REVENDICATIONS 1. Procédé d'enrichissement d'un minerai de sylvinite contenant au moins 3 % d'argile et ayant un rapport K20-argile de pas plus d'environ 5:1, consistant (1) à séparer par gravité une fraction de sylvine non séparée dudit minerai contenant de l'argile dont les particules ont une taille maximale d'environ 19 mm à 13 mm et une taille minimale d'environ 6,5 mm à environ 1,6 mm, dans un milieu ayant une densité de séparation comprise entre la densité de la sylvine et celle du sel gemme, pour enlever les particules contenant de la sylvine, sous forme d'une fraction de débordement ayant un rapport K20-argile d'au moins environ 10:1 et pour enlever les particules de sel gemme et d'argile sous forme d'une fraction de sous-écoulement; caractérisé en ce qu'il consiste ensuite :: (2) à broyer ladite fraction de débordement à une taille au moins inférieure à 6,5 mm; et (3) à enrichir par voie humide lesdites particules broyées. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on broie à une taille inférieure à environ 1,6 mm, la fraction de débordement résultant de la separation par gravité, et en ce que l'on fait subir une flottation par moussage auxdites particules broyées. 3. Procédé selon la revendication 1, consistant (1) à broyer ledit minerai pour obtenir des particules dont la taille maximale est d'environ 19 mm à environ 13 mm; (2) à classer lesdites particules de minerai pour enlever les particules dont la taille maximale est d'environ 1,6 mm à environ 6,5 mm; (3) à séparer par gravité le refus de (2) contenant des particules non séparées dudit minerai de sylvinite contenant de l'argile, dans un milieu ayant une densité de séparation comprise entre la densité de la sylvine et celle du sel gemme, pour enlever les particules contenant de la sylvine sous forme d'une fraction de débordement ayant un rapport K20-argile d'au moins environ lo::1 et pour enlever les particules de sel gemme et d'argile sous forme d'une fraction de sous-écoulement; caractérisé en ce qu'il consiste ensuite (4) à broyer ladite fraction de débordement résultant de la séparation par gravité de (3) à une taille au moins inférieure à 6,5 mm; et (5)3 enrichir par voie humide, d'une manière connue, les fines de (2) et lesdites particules broyées de (4), le rapport K20 coaibiné-argile de ces fractions étant d'au moins environ 8 : 1. 4. Procédé selon l'une ou l'autre des revendications 1 et 3, caractérisé en ce que l'on fait subir un enrichissement par cristallisation auxdites particules broyées. 5. Procédé selon l'une ou l'autre des revendications I et 3, caractérisé en ce que le rapport K20 combiné-argile des particules fines est d'au moins environ 10:1.