La présente invention concerne un perfectionnement apporté aux dispositifs d'isolement en résine synthétique comprenant une tige ou tube en matière plastique renforcée de fibres (désignée ci-après "tige en matière plastique renforcée"), des isolateurs en matière élastique isolante et des organes de montage métalliques. Une tige en matière plastique renforcée, armée de faisceaux de fibres ou de faisceaux de fibres tricotées dans le sens axial, présente unerésistanci aux efforts de traction très élevés et un rapport résistance/poids très élevés Par contre, les matériaux élastiques isolants, tels le caoutchouc de silicium le caoutchouc d'éthylène propylène, le polyéthylène, le polypropylène, le copolymère d'éthylène propylène,l'époxyde cycloalipatique, l'acrylique, le polyfluoroéthylène et analogue, éventuellement additionnés d'une charge inorganique de faible température de décomposition, telle que le trihydrate d'alumine ou similaire, présentent une excellente résistance aux intempéries et une excellente résistance à la formation de courants superficielles. Récemment, on a étudié la réalisation de dispositifs d'isolement en résine synthétique légers et de haute résistance par une combinaison de ces matériaux isolants élastiques. Un dispositif d'isolement en résine synthétique connu comprend une tige en matière plastique renforcée 1, un certain nombre d'isolateurs élémentaires superposés 3 en un matériau isolant élastique enfilé sur la tige 1, chaque isolateur 3 ayant la forme d'une cloche et de la graisse remplissant l'interface 4 entre la tige 1 et les isolateurs 3, comme le montrent les figures 1, 2a et 2b. Toutefois, un dispositif d'isolement en résine synthétique classique comprenant un grand nombre d'isolateurs élémentaires superposés 3 est assemblé de la manière suivante afin d'empocher la fuite de graisse 6 de l'interface 4 ou la pénétration d'eau ou autre matière dans l'interface 4. Le diamètre intérieur des isolateurs est prévu inférieur au diamètre extérieur de la tige 1 pour qu'ils serrent toutjours la tige 1 et, en outre, les isolateurs 3 sont comprimés dans le sens axial entre les organes métalliques de montage 2 et 2 afin d'appliquer une pression entre les isolateurs voisins 3 et 3. Il en résulte que les isolateurs 3 s'allongent toujours dans le sens circonférentiel, Cet état allongé favorise la rupture de la chaîne moléculaire du matériau isolant élastique sous l'effet de l'oxygène, des rayons ultraviolets etc. et le matériau électriquement isolant à l'état allongé est apte à se détériorer facilement. Plus particulièrement, l'épaulement x au niveau de la jonction 5 entre des isolateurs voisins 3 se détériore rapidement par oxydation due à sa grande surface spécifique, comme le montre la figure 2a. En outre, du fait que les isolateurs 3 sont comprimés dans le sens axial, les efforts se concentrent au niveau de l'épaulement xl et celui- ci s'allonge de manière importante et est apte à se détériorer plus rapidement. De manière générale, cette érosion se propage dans un sens perpendiculaire au sens de l'allonge- ment. En outre, l'épaulement xl est érodé par les très faibles décharges dues aux courants de fuite, qui se manifestent sur la surface de l'isolateur lorsqu'il pleut, comme le montre le repère x2 sur la figure 2b et l'érosion se développe rapidement pour creuser une rainure dans un sens perpendiculaire au sens de l'allongement, c'est-à-dire en direction de l'interface 4 entre la tige 1 et les isolateurs 3 en combinaison avec la détérioration précitée de l'épaulement. Cette érosion d'orientation déterminée atteint l'interface 4 entre l'isolateur 3 et la tige en très peu de temps et permet la fuite de la graisse 6 et la pénétration d'eau, ce qui conduit à la dégradation de l'isolement au niveau de l'interface 4 et a l'érosion et finalement à la rupture de la tige en matière plastique renforcée. Il en résulte la perte de la fonction remplie par le dispositif d'isolement. Dans ce cas, la vitesse de détérioration de la fonction du dispositif d'isolement due à l'érosion dépend de la vitesse d'érosion au niveau de la jonction entre des isolateurs voisins 3. En outre, lorsque le dispositif d'isolement est monté sur une ligne de transmission d'énergie électrique, il est exposé au rayonnement direct du soleil, ce qui provoque une montée de la température du dispositif, et la graisse 6 remplissant l'interface 4 se dilate en raison de cette montée de température et fait dilater l'isolateur 3. Dans ce cas, du fait que l'étanchéité à l'air entre les isolateurs voisins superposés est assurée simplement par la force de compression dans le sens axial des isolateurs, la graisse dilatée 6 s'échappe au niveau de la jonction 5 entre des isolateurs voisins 3. En outre, lors d'un lavage à l'eau chaude effectué par application d'un jet d'eau sous haute pression afin d'éliminer les dépfts formés sur' un dispositif d'isolement utilisé dans une sous- station d'une région, o les dispositifs sont très pollués, les isola- eurs 3 sont déplacés sous la force du jet d'eau dirigé sur eux, et il se forme des espaces au niveau de la jonction 5 entre des isolateurs voisins 3 et 3, et l'eau peut pénétrer dans l'interface 4 à travers ces espaces. Comme on l'a déjà mentionné, il existe de nombreux problèmes. Afin de résoudre ces problèmes, on a proposé un dispositif d'isolement dont la tige en matière renforcée 1 est assemblée avec les isolateurs 3 au niveau de l'interface 4 à l'aide d'un adhésif et les isolateurs voisins 3 sont assemblés les uns aux autres au niveau de la jonction 5 à l'aide d'un adhésif. Toutefois, du fait que l'adhésif est en général une matière active, même après sa solidification il est apte à se détériorer plus rapidement que les matériaux constitutifs des isolateurs et lorsque l'adhésif est exposé à l'atmosphère externe au niveau de la jonction entre les isolateurs, la couche adhésive se détériore d'abord sous l'action des rayons ultraviolet, de l'oxygène et de l'eau provenant de l'atmosphère externe, ce qui est suivi par l'érosion due à de très faibles décharges, et la formation d'espaces dans la couche adhésive; en outre, l'épaulement xl qui présente une grande surface spécifique et qui est apte à s'oxyder et à se détériorer, se trouve successivement érodé et détérioré. Cette érosion atteint l'interface 4 en peu de temps, comme pour le dispositifd'isolement décrit ci-dessus, dans lequel de la graisse 6 remplit l'interface 4, et provoque la dégradation de l'isolation au niveau de l'interface 4 et l'érosion progressive de la tige 1, ce qui a pour résultat la séparation du dispositif d'isolement. Pour ces raisons ce dispositif d'isolement présente de graves inconvénients. En outre on connaît un dispositif d'isolement réalisé par moulage direct d'un isolateur 3 en forme de cloche 8 sur une tige en matière plastique renforcée, à l'aide d'un moule 12, ce moulage étant répété en vue d'obtenir une structure sensiblement unitaire comme le montre les figures 3a et 3b. Toutefois, dans ce dispositif, le plan de liaison 13 entre les isolateurs voisins 3 et 3 réalisés lors de chaque opération de moulage s'avère faible tani du point de vue chimique que du point de vue mécanique et est apte à s'oxyder et à se détériorer et lorsque la tige 1 s'allonge sous l'effet de la charge appliquée sur le dispositif, le plan de liaison 13 entre les isolateurs 3 s'exfolie fréquemment et pour ces raisorBce dispositif d'isolement présente de graves inconvénients tout comme le dispositif décrit ci-dessus. Afin de surmonter ces inconvénients et ces problèmes, on a proposé un dispositif d'isolement comprenant un seul isolateur sans joints. Toutefois, il faut un moule de grandes dimensions pour réaliser un tel isolateur 3 en raison de la grande longueur de celui-ci et en outre il s'avère très difficile de mouler un isolateur mince et long, comprenant des cloches, et on considère difficile la fabrication en grande série d'un isolateur 3 d'une longueur supérieure à lm. La tension de transmission augmente en outre de plus en plus en vue d'obtenir une grande efficacité de transmission et il y a lieu de réaliser un dispositif d'isolement assurant une longue distance d'isolement correspon- dant à la tension de transmission élevée. Par conséquent, lorsqu'on veut obtenir une distance d'isolement déterminée en utilisant des isolateurs unitaires relativement courts et sans joint, il faut assembler un grand nombre d'isolateurs. Il se pose de nombreux problèmes, à savoir la distance d'isolement doit être longue pour tenir compte des longueurs des organes métalliques de montage respectifs. Dans ces conditions, il faut prévoir un grand pylône d'acier qui est coûteux. De plus, le poids de l'ensemble isolant augmente en fonction du nombre d'organes métalliques de montage et ceux -ci constituent des points faibles en raison de la concentration des efforts mécaniques et de la tension électrique et par conséquent la fiabilité de l'isolateur diminue lorsqu'il existe un grand nombre de points faibles. Un but de la présente invention est de remédier aux inconvénients évoqués ci-dessus des isolateurs classiquesen résine synthétique. Pour ce faire, la présente invention a pour objet un dispositif d'isolement en résine synthétique, comprenant une tige en matière plastique renforcée de fibres, des organes métalliques de montage qui permettent de monter les deux extrémités de la tige en matière plastique renforcée de fibres, une pluralité d'isolateursélémentaires en un matériau isolant élastique qui recouvre toute la surface de la tige en matière plastique renforcée de fibres située entre les organes métalliques de montage, et des éléments conducteurs disposés à cheval sur la jonction entre des isolateurs voisins pour que le courant de fuite, qui circule sur la surface de l'isolateur lorsque celui-ci est mouillé, traverse l'élément conducteur et non pas la jonction entre les isolateurs. Une forme d'exécution de la présente invention est décrite ci-après à titre d'exemple en référence aux dessins annexés dans lesquels: - la figure 1 est une vue de face d'un dispositif d'isolement classique en résine synthétique, partiellement en coupe, de l'art antérieur; - les figures 2a et 2b sont des vues permettant d'expliquer l'érosion de la jonction entre les isolateurs voisins; - les figures 3a et 3b sont des vues permettant d'expliquer la réalisation d'isolateurs de structure unitaire par moulage répété; - la figure 4a est une vue de face, partiellement en coupe, d'un dispositif d'isolement en résine synthétique conforme à la présente invention; - les figures 4b et 4c sont des vues à plus grande échelle,avec arrachement, des pièces essentielles des dispOEitifs d'isolement en résine synthétique conformes à la présente invention - les figures S, 6 et 7 sont des vues permettant d'expliquer la réalisation des éléments conducteurs faisant partie du dispositif conforme à la présente invention; - les figures 8, 9 et 10 sont des vues permettant d'expliquer d'autres modes de réalisation des éléments conducteurs faisant partie du dispositif conforme à la présente invention; - la figure 11 est une vue représentant l'état érodé du dispositif conforme à l'invention; la figure 12 est une vue représentant un mode de réalisation de l'élément conducteur faisant partie du dispositif de l'invention; - la figure 13 est une vue représentant le rapport entre la longueur en porte-à-faux d'une cloche d'un isolateur et la distance entre des cloches voisines; - la figure 14 est un graphique représentant la relation entre, d'une part, le rapport entre la longueur en porte-à-faux d'une cloche et la longueur de l'élément conducteur et, d'autre part, la tension de claquage d'un isolateur; - la figure 16 est une vue de face d'un isolateur utilisé pour mesurer les propriétés représentées sur les figures 14 et 15; - la figure 17 est une vue représentant un isolateur utilisé pour mesurer la relation entre, d'une part, le rapport L2/L3, L2 représentant la distance entre l'électrode du côté de l'extrémité d'application d'énergie et l'élément conducteur adjacent' à l'électrode tandis que L3 représente la longueur effective d'un dispositif d'isolement conforme à l'invention et d'autre part, la tension de claquage de l'isolateur; - la figure 18 est un graphique illustrant la relation entre, d'une part, le rapport L2/L3 et, d'autre part, la tension de claquage de l'isolateur représenté sur la figure 17; et - la figure 19 est une vue de face, partiellement en coupe, d'une variante de réalisation du dispositif d'isolement conforme à l'invention. On va décrire maintenant la présente invention de manière plus détaillée à l'aide des figures 4a à 19. Sur ces figures, les mêmes références que celles figurant sur les figures 1 à 3b représentent les mêmes éléments ou des éléments correspondants. Le dispositif d'isolement en résine synthétique conforme à la présente invention, représenté sur la figure 4a, comprend une tige en matière plastique renforcée 1 réalisée par imprégnation de faisceaux de fibres, en verre ou analogue, disposées dans le sens axial ou de faisceaux de fibres tricotées, par une résine synthétique, telle qu'une résine époxyde, une résine de poly- ester ou similaire, et par durcissement de la résine; des organes métalliques de montage 2 et 2 fixés par une extrémité aux deux extrémités de la tige 1, leur autre extrémité comprenant un dispositif, par exemple un anneau, un crochet ou autre système de montage d'un isolateur permettant de monter le l'organe métallique directement ou indirectement sur un conducteur, ou un pyl8ne en acier ou autre moyen de support; unepluralité d'isolateurs élémentaires 3 en un matériau- isolant élastique du genre caoutchouc, tel qu'un caoutchouc de silicium, un caoutchouc d'éthylène propylène etc. qui recouvre sensiblement toute la surface de la tige 1 située entre les organes métalllques 2 et 2, chaque isolateur élémentaire 3 comportant à sa périphérie une forme de cloche 8 formant corps avec lui; et des éléments conducteurs 9a en un matériau conducteur, tel qu'un métal ou autre, et de forme appropriée, disposés en cheval sur la jonction 5 entre les isolateurs voisins 3 et 3 pour que le courant de fuite, qui circule sur la surface des isolateurs lorsque ceux- ci sont mouillés, soit localement court-circuité pour qu'il ne traverse pas la jonction 5 entre les isolateurs. L'élément conducteur 9a a une longueur isuffisante pour lui permettre d'enjamber la jonction 5 entre des isolateurs voisins, qui sont en contact l'un avec l'autre ou écarté l'un de l'autre au niveau des extrémités, commte le montrent les figures 4b, 4c à plus grande échelle. Selon la présente invention, on peut envisager un élément conducteur 9a ayant une forme différente illustrée par exemple sur les figures 5, 6 ou 7. L'élément conducteur 9a représenté sur la figure 5 est réalisé à partir de deux anneaux métalliques disposés concentriquement et réunis à l'aide d'une pièce conductrice en forme de tige; celui illustré sur la figure 6 est réalisé à partir d'une plaque métallique de largeur déterminée et courbée selon la surface d'un isolateur dans le sens périphérique; tandis que celui représenté sur la figure 7 est en un métal ou autre matériau conducteur formé en cylindre creux. En outre, on donne à l'élément conducteur une forme en coupe transversale le long de l'axe central comme suit. Par exemple, s'il s'agit d'un élément conducteur cylindrique creux, une surface intérieure lisse, comme le montre la figure 8, permet d'atteindre l'objectif de la présente invention. On utilise de préférence un élément conducteur doté intérieurement d'une saillie au niveau de sa partie centrale, saillie pouvant s'embotter dans l'évidement pratiqué sur le bord de la jonction 5 de deux isolateurs voisins, comme représenté sur la figure 9, ou bien un élément conducteur pour lequel les évidements sont réalisés de chaque côté d'isolateur: voisins 3 et 3 en une position écartée de la jonction 5, des saillies réalisée des isolateurs et des éléments conducteurs à l'état assemblé. Un dispositif d'isolement comprenant un élément conducteur 9a disposé sur la jonction 5 entre deux isolateurs voisins conformément à la présente invention présente les avantages suivants par rapport à un dispositif d'isolement classique. Dans le dispositif classique, lorsque la surface des isolateurs est mouillée par la pluie, un courant de fuite s'établit sur la surface de l'isolateur et produit de très faibles décharges, l'isolateur érodé par ces faibles décharges perdant sa fonction isolante. Toutefois, dans le dispositif selon la présente invention, le courant de fuite traverse séléctivement l'élément conducteur 9a disposé sur la jonction 5 et il ne se produit pas de faibles décharges au niveau de cette jonction 5. Par conséquent, le dispositif d'isolement conforme à la présente invention est d'une durée remarquablement longue. On va décrire cet effet en se basant sur les résultats d'essais répertoriés sur les tableaux 1 et 2. Les échantillons A, B et C figurant sur le tableau 1 sont des isolateurs classiques sans élément conducteur 9a. L'isolateur A contient de la graisse remplissant l'interface 4 de la structure de la figure 1; l'.échantillon B comprend des isolateurs élémentaires 3 assemblés à l'aide d'un adhésif au niveau de la jonction 5 de la structure représentée sur la figure 1; et l'échantillon C comprend des isolateurs élémentaires 3 réalisés par moulage répété, comme représenté sur les figures 3a et 3b. Les échantillons D, E et F - figurant sur le tableau 1 sont des dispositifs d'isolement conformesà la présente invention. L'échantil- lon D comprend un élément conducteur A disposé au niveau de la jonction 5 de l'échantillon A; l'échantillon E comprend un élément conducteur 9a disposé au niveau de la jonction 5 de l'échantillon B; et l'échantillon F comprend un élément conducteur 9a disposé au niveau de la jonction de l'échantillon C. Tous les échantillons-A à F comprennent des isolateurs élémentaires en caoutchouc d'éthylène propylène. Les échantillons G et H figurant sur le tableau 2 sont des dispositifs d'isolement classiques sans élément conducteur 9a. L'échantillon G comprend des isolateurs 3 en polyéthylène et contient de la graisse 6 remplissant l'interface 4 de la structure représentée sur la figure 1, et l'échantillon H comprend des isolateurs 3 en époxyde cycloaliphatique réalisés par moulage répété, comme représenté sur les figures 3a et 3b. Les échnatillons I et J figurant sur le tableau 2 sont des dispositis d'isolement conformes à la présente invention. Les échantillons I etJ comprennent un élément conducteur 9a disposé sur la jonction 5 des échantillons G et H, respectivement. L'élément conducteur 9a, d'une longueur de 30mm, est constitué de deux anneaux en fil de cuivre réunis à l'aide d'un organe conducteur, tel qu'un fil de cuivre ou analogue. Les dimensions de chaque dispositif d'isolement testé sont les suivantes: diamètre extérieur de l'enveloppe 36mm, diamètre de la cloche 138mm, distance en ligne droite entre les organes métalliques de montage 200mm, le nombre de cloches 3 et une pente de cloche de 60mm. On a pulverisé de manière intermittente de l'eau salée sur les dispositifs pendant l'application d'une tension de 20 K. La pulvérisation, effectuée à un débit de 120 ml/min, dure 10 secondes avec secondes d'interruption chaque fuis. On a répété c-e cycle de manière continue pour provoquer des courants de fuite sur la surface des isolateurs, afin qu'il se produise de très faible décharges sur la surface des isola- leurs pour les éroder. On a noté l'endroit o l'érosion s'est produite et on a mesuré le temps nécessaire pour que l'érosion atteigne l'interface. Les résultats obtenus figurent sur les tableaux 1 et 2. TABLEAU 1 Partie érodée Temps nécessaire pour que l'érosion atteigne l'inter- face (jours) Dispositif Echantillon A jonction 20 Dispositif d'isolement Echantillon B " 28 classique..-.......... Echantillon C " 30 Echantillon D partie sup. au moins 200 Dispositif de l'élément d'isolement conducteur_ _ de l'invention Echantillon E Echantillon P Echantillon F ___"______. TABLEAU 2 Partie érodée Temps nécessaire pour que l'érosion atteigne l'inter- -- face (jours) Dispositif Echantillon G jonction 25 d'isolement Echantillon H " 20 classique Dispositif Echantillon I Partie sup. au moins 200 jours d'isolement de l'élément de l'invention conducteur _ _ Echantillon J " Il ressort de ces résultats figurant sur les tableaux 1 et 2 que, pour les dispositifs d'isolement classiques représentés par les échantillons A, B, C, G et H, l'érosion se produit à la jonction entre les isolateurs et cette érosion atteint l'interface entre la tige en matière plastique renforcée et l'isolateur après 20 à 30 jours. Par contre, pour les isolateurs de la présente invention représentés par les échantillons D, E, F, I et J, le joint de jonction n'est pas du tout érodé, lérosion se produisant ailleurs qu'au niveau de la jonction et il a fallu non moins que 200 jours pour que l'érosion atteigne l'interface, ce qui démontre que la durée de l'isolateur conforme à la présente invention est d'au moins dix fois celle d'un isolateur classique. Dans les dispositis d'isolement que l'on vient de décrire, l'élément conducteur enjambant la jonction entre les isolateurs élémentaires est réalisé à partir de deux anneaux métalliques réunis concentriquement à l'aide d'un organe conducteur. L'élément conducteur peut ttre également réalisé à partir d'une plaque métallique de largeur déterminée et courbée selon la surface périphérique de l'isolateur, comme on le voit sur la figure 6. Cet élément conducteur peut être monté facilement sur la jonction 5 entre les isolateurs, emp8che l'établissement de très faibles décharges au niveau de la jonction 5 et interrompt en outre les rayons ultraviolets, l'élément conducteur empochant ainsi la détérioration de l'isolateur en raison de ces phénomènes. Par conséquent, il est préférable d'utiliser l'élément conducteur. En outre, on utilise de préférence un élément conducteur cylindrique creux, comme représenté sur la figure 7, parce que l'élément conducteur peut recouvrir totalement la jonction 5 et par conséquent il peut empocher de manière sure l'établissement de très faibles décharges, interrompre les rayons ultraviolets et empêcher la pénétration d'eau etc. dans l'interface 4 entre un isolateur 3 et la tige en matière plastique renforcée 1. Pour ce qui concerne l'élément conducteur courbe 9a représenté sur la figure 6, lorsqu'il est monté selon la surface d'un isolateur dans le sens périphérique, il subsiste une ouverture 10 le long de son axe central dans le sens périphérique. Dans ce cas, lorsque l'ouverture 10 a une largeur dans le sens périphérique ne dépassant pas le 1/4 de la lnngueur totale périphérique de l'élément conducteur 9a, comme le représente la figure 12, la jonction 5 entre les isolateurs 3 peut 9tre protégé contre l'érosion due aux courants de fuite. En outre, des érosions kl et k2 se manifestent en raison des courants de fuite, aux deux extrémités de l'élément conducteur 9a. Par exemple, le cas de l'élément conducteur cylindrique creux est représenté sur la figure 11. il L'extrémité supérieure a est située à l'arrière de la cloche 8 de l'isolateur supérieur 3, un de deux isolateurs voisins 3 et 3. L'extrémité inférieure b est située à l'avant de la cloche 8 de l'isolateur inférieur 3, l'autre des deux isolateurs voisins 3 et 3. L'isolateur 3 qui est en contact avec l'extré- mité inférieure b de l'élément conducteur 9a est apte à s'éroder plus facilement que celui en contact avec l'extrémité supérieure a de l'élément conducteur 9a. Par conséquent, lorsque la longueur de lapartie supérieure et celle de la partie inférieure de l'élément conducteur 9a, longueur mésurée depuis la jonction 5 entre deux isolateurs voisins 3 et 3, sont représentées par les références A et B respectivement, il est préférable de respecter les conditions suivantes A 5mm et AÀ B afin d'empêcher l'érosion d'atteindre l'interface 5 due aux faibles courants de fuite circulant dans l'isolateur 3 pour empêcher la détérioration de la fonction de l'isolateur. En outre, il est préférable que la longueur en porte-à-faux H d'une cloche 8 d'un isolateur 3 ne soit pas inférieure à la moitié (1/2) de la longueur L 1 de l'élément conductuer 9a et que la distancez 2 entre des cloches voisines ne soit pas supérieure à deux fois la longueur H d'une cloche comme le montre la figure 13, parce que la diminution de la longueur effective du dispositif d'isolement due à la présence de l'élément conducteur 9a peut être compensée par la limitation évoquée de el, t 2 et H. On va expliquer maintenant les faits évoqués en se référant aux figures 14, 15 et 16. Les figures 14 et 15 représentent la tension de claquage de dispositifs d'isolement avec et sans éléments conducteurs 9a. La figure 16 illustre le dispositif d'isolement utilisé pour les essais. La distance L3 entre les électrodes des dispositifs testés est de 1000mm et la longueur Ll d'un élément conducteur cylindrique creux 9a dans le sens axial est de 30mm. Dans cette expérience, afin de rendre uniforme la longueur effective, on a utilisé une corne d'amorçage d'arc, dont la longueur en porte-à-faux est de 10mm supérieure à la longueur en porte-à-faux H de la cloche. La figure 14 représente la relation entre le rapport H/ 1 porté en abscisses et-la tension de claquage portée en ordonnées dans le cas o t 1 est sensiblement égal à t 2 et on fait varier H. La ligne en trait plein (a) sur la figure 14 représente la relation lorsqu'on prévoit un élément conducteur 9a et la ligne en pointillé (b) représente la relation en l'absence d'un* élément conducteur 9a. Il ressort de la figure 14 que, lorsque la longueur en porte-à-faux H d'une cloche n'est pas inférieure à it1, il n'ya pas de diminution de la tension de claquage d'un dispositif d'isolement en raison de la présence d'éléments conducteurs 9a. La figure 15 représente la relation entre le rapport î 2/H porté en abscisses et la tension de claquage portée en ordonnées. Sur la figure 15, la ligne en trait plein (c) représente la relation en présence d'éléments conducteurs 9a tandis que la ligne en pointillé (d) représente la relation en l'absence d'éléments conducteurs 9a. Il ressort de la figure 15 que, lorsque le rapport 2/H est inférieur à 2, É2 représentant la distance entre des isolateurs voisins et H la longueur en porte-à-faux d'une cloche, il n'y a pas de diminution de la résitance de claquage due à la présence d'éléments conducteurs. Pcur ce qui concerne les distances Ll et L2 entre les organes métall- iques de montage 2 ou les éléments formant électrode qui sont montés sur les organes métalliques 2 et comportent une corne d'amorçage d'arc (ci-après, on désigne l'organe métallique de montage ou l'élément formant l'électrode comme électrode) et les éléments conducteurs 9a situés les plus près de chacune des électrodes représentées sur la figure 17, lorsqu'au moins la distance L2 entre l'électrode située du coté d'application d'énergie électrique et l'élément conducteur le plus proche est d'au moins 20% de la distance L3 entre lea électrodes opposées, on peut pratiquement empocher la détérioration des performances isolantes due à la présence des éléments conducteurs 9a. On va expliquer ce fait en se référant à la figure 18. La figure 18 représente la tension de claquage du dispositif d'isolement avec et sans éléments conducteurs 9a. La figure 17 représente les dispositifs d'isolement utilisés pour les essais. Ces dispositifs d'isolement présentent une distance de 6000mm entre les électrodes opposées et comprennent des éléments condeuteurs 9a répartis à' des intervalles d'environ 300mm. Sur la figure 18, la ligne en trait plein représente le résultat obtenu lorsque les éléments conducteurs 9a sont disposés selon des intervalles d'environ 300mm et qu'on déplace l'électrode située du côté d'application d'énergie électrique pour faire varier la distance L2 entre cette électrode et l'élément conducteur 9a le plus près d'elle. Il ressort de la figure 18 que, lorsque le rapport en pourcentage de L2/L3 est d'au moins 20fo, L2 étant la distance entre l'électrode située du c8té d'application d'énergie électrique et l'élément conducteur 9a le plus près d'elle tandis que L3 représente la distance entre les électrodes oppos6es, il n'y a pas de diminution notable de la -tension de claquage du dispositif d'isolement. Le dispositif d'isolement en résine synthétique conforme à la présente invention, ayant par exemple une structure devant être remplie de graisse ou d'un adhésif, peut être assemblé de la manière suivante. On prévoit d'abord une tige en matière plastique renforcée, le nombre requis d'isolateurs élémentaires, 3, réalisés séparément et d'une longueur déterminée, et un certain nombre d'éléments conducteurs 9a de forme cylindrique creuse ou analogue dont le diamètre intérieur est supérieur au diamètre extérieur de l'extrémité d'un isolateur 3, nombre correspondant au nombre de jonctions 5. On emboîte une extrémité de chaque isolateur élémentaire 3 dans un élément conducteur 9a et on enfile ensuite les isolateurs 3 munis d'éléments conducteurs 9a sur la tige en matière plastique renforcée 1 avec de la graisse ou un adhésif. Dans ce cas, il est préférable que le diamètre intérieur de chaque isolateur élémentaire 3 ne dépasse pas de manière excessive le dia- mètre extérieur de la tige 1 afin d'éviter la dilatation de la surface de l'isolateur dans le sens périphérique à l'état assemblé. Ensuite, on comprime uniformément les éléments conducteurs 9a dans le sens centripète en un endroit déterminé à l'aide d'une presse hydraulique disposée radialement pour les déformer et les réduire pour que les éléments conducteurs 9a soient solidement fixés sur les extrémités des isolateurs 3 pour les comprimer. Après avoir assemblé les isolateurs élémentaires 3 sur la tige 1 avec de la graisse 6 ou un adhésif et après avoir monté les éléments conducteurs 9a sur les jonctions 5, on fixe des organes métalliques 2 sur les deux extrémités des tiges 1 pour obtenir un dispositif d'isolement en résine synthétique conforme à la présente invention. Lorsqu'on réalise un dispositif d'isolement conforme à l'invention par moulage d'un isolateur élémentaire 3 comprenant une seule cloche directement sur la tige 1, comme le représentent les figures 3a et 3b, et que l'on répète cette opération de moulage pour obtenir une structure isolante sensiblement unitaire, on associe un élément conducteur 9a à un isolateur élémentaire lors de chaque opération de moulage de manière analogue à la réalisation d'un dispositif d'isolement ayant la structure précitée contenant de la graisse, et une fois les opérations de moulage terminées, on comprime les éléments conducteurs 9a dans le sens centripète en un endroit déterminé, c'est-à-dire au niveau du plan de jonction 13a entre deux isolateurs voisins 3, pour déformer et réduire les éléments conducteurs 9a pour qu'ils soient en contact serré avec la surface de l'isolateur 3. Ensuite, on monte des organes métalliques sur les deux extrémités de la tige 1 pour obtenir un dispositif d'isolement en résine synthétique conforme à la présente invention. On peut apporter diverses modifications aux modes de réalisation décrits ci-dessus sans pour autant sortir du cadre de l'invention. Par exemple, dans l'exemple décrit ci-dessus, l'extrémité d'un organe métallique de montage 2 est entourée par un isolateur 3. En outre, selon la présente invention on utilise de préférence un dispositif d'isolement présentant la structure suivante parce qu'elle permet d'éviter les très faibles décharges au niveau de la jonction des isolateurs voisins 3. Les extrémités d'isolateurs voisins sont rendues solidaires l'une de l'autre et un isolateur élémentaire 3 peut Ctre rendu étanche à l'air et isolé par rapport à l'atmosphère externe au niveau de l'interface 4 entre la tige 1 et l'isolateur 3 pour empocher de manière sure la pénétration d'eau et autre dans l'interface 4. Dans cette structure, un manchon 9b qui reçoit l'extrémité d'un isolateur 3 en contact avec elle, est fixé de manière étanche à l'air sur un organe métallique 2 du ecté destiné à recevoir une tige en matière plastique renforcée par vissage ou à l'aide d'un ruban étanche ou un joint torique, comme le montre la figure 19, et un élément conducteur 9a enjambant la jonction 5 entre des isolateurs 3 est réalisé par cintrage d'une plaque métallique pour lui donner une forme cylindrique épousant la forme de la surface de l'isolateur dans le sens périphérique, comme le montre la figure 7, l'extrémité de l'isolateur 3 étant reçue dans l'élément conducteur et celui-ci étant comprimé uniformément dans le sens centripète pour le déformer et le réduire afin de comprimer l'extrémité de l'isolateur 3. Lorsqu'on calcule le diamètre extérieur d'un isolateur 3 ou les diamètres intérieurs de l'élément conducteur 9a et du manchon 9b pour que l'élément conducteur 9a et le manchon 9b soient en contact avec la surface d'un isolateur 3 au niveau de la partie d'entrée de celui-ci et qu'ils compriment l'isolateur 3 au niveau de sa partie intérieure, l'allongement de la surface de l'isolateur 3 est faible dans la partie exposée à l'atmos- phère externe et on peut ainsi empocher l'évolution de l'érosion creusant une rainure. Il est préférable que les dispositifs d'isolement en résine synthétique comprennent des isolateurs élémentaires en unematière isolante élastique, telle que le caoutchouc d'éthylène propylène ou autre, qui sont à l'abri des dégradations provoquées au niveau de leur montage sur un pylône en acier ou similaire et qui sont faciles à manipuler. Toutefois, les isolateurs élémentaire réalisés en un tel caoutchouc présentent une faible résistance à l'érosion en raison de la structure au niveau de la jonction entre les isolateurs. Selon la présente invention, cette jonction peut 9tre protégé et on peut obtenir des dispositifs d'isolement en résine synthétique possédant les propriétés excellentes décrites ci-dessus. Bien que les résines thermoplastiques, telles que le polyéthylène et autres, ne contiennent pas de liaison -C=C- dans la structure chimique, elles possèdent une excellente résistance à la formation de courants de fuite. Toutefois, il est préférable que les isolateurs, comprenant une cloche, soient réalisés individuellement et puis superposés pour réaliser les isolateurs, en raison de l',aptitude au moulage de la résine thermoplastique. Par conséquent, la présente invention permet de remédier aux inconvénients se manifestant au niveau de la jonction entre les isolateurs élémentaires des dispositifs d'isolement en résine synthétique munis de tels isolateurs. En outre, lorsqu'on désire réaliser un dispositif d'isolement par un procédé selon lequel un isolateur élémentaire comprenant une seule cloche est moulé directement sur une tige en plastique renforcé, cette opération de moulage étant répétée pour réaliser des isolateurs dans une structure sensiblement unitaire, on utilise de préférence des résines thermodurcissables, telles l'époxyde cycloaliphatique et autres, en raison de leur bonne aptitude au moulage. La présente invention permet de remédier aux inconvénients se manifestant au niveau de l'interface entre des isolateurs voisins collés les uns aux autres par les procédés décrits ci-dessus. Comme on vient de le décrire ci-dessus-, conformément à la présente invention, on peut obtenir des dispositifs d'isolement en résine synthétique présentant une excellente résistance à l'érosion sans perdre leurs propriétés, inhérentes à- chaque matériau élastique. Selon la présente invention, on dispose des éléments conducteurs sur les isolateurs en résine synthétique, pour que les courants de fuite qui donnent naissance à de très faibles décharges soient localement court- circuités et ne circulent pas au niveau de la jonction entre les isolateurs élémentaires, cette jonction étant apte à s'éroder plus rapidement en raison de la détérioration due aux rayons ultraviolets et à l'oxygène de l'air et aux très faibles décharges qui s'établissent sur la surface des isolateurs lorsqu'il pleut et les jonctions entre les isolateurs sont protégées contre l'érosion due à ces faibles décharges. En particulier, l'élément conducteur qui est réalisé par cintrage d'une plaque métallique d'une largeur déterminée selon le sens périphérique de la surface d'un isolateur, peut interrompre les rayons ultraviolets etc. et protéger les jonctions entre les isolateurs contre la détérioration due aux rayons ultraviolets. En outre, grâce au fait que la jonction entre deux isolateurs voisins est rendue étanche à l'air et solidement fixée à l'aide d'un élément conducteur cylindrique creux et que l'extrémité des isolateurs supérieur et inférieur est également rendue étanche à l'air et solidement fixée, on évite la pénétration d'eau dans l'interface entre la tige 1 et l'isolateur 3 ainsi que la fuite de graisse de l'interface. En outre, on évite une détérioration des performances isolantes du dispositif d'isolement conforme à l'invention grâce à une sélection judicieuse de la longueur en porte-à-faux d'une cloche d'un isolateur situé près d'un élément conducteur, de la distance entre les cloches d'isolateurs voisins ou de la longueur d'isolateurs faisant partie d'une structure unitaire, tant du caté d'application d'énergie que du c8té de mise à terre. Comme on l'a décrit ci-dessus, conformément à la présente invention, on peut éviter la détérioration des performances isolantes qui se manifeste en très peu de temps lorsqu'il s'agit de dispositifs d'isolement classiques, cette détérioration étant due à l'oxydation se produisant au niveau de la jonction entre les isolateurs, à l'érosion provoquée par de très faibles décharges, à la pénétration d'eau dans l'interface de la tige en matière plastique renforcée et de l'isolateur par la jonction entre isolateurs et à la fuite de graisse par cette jonction. En outre, même lorsqu'on assemble un grand nombre de dispositifs d'isolement courts comportant des isolateurs d'une seule pièce, on peut diminuer la détérioration de la fiabilité, la perte de la distance d'isolement et l'augmentation de poids due à la connexion en série d'un grand nombre d'organes métalliques de montage, dans lesquels se concentrent les efforts mécaniques et les tensions électriques et on peut obtenir des dispositifs d'isolement en résine synthétique de grande longueur possédant une excellente propriété d'isolement et une excellente résistance à l'érosion, dispositifs qui sont légers, très résistants et très fiables. En particulier, les dispositfs d'isolement en résine synthétique conforme à la présente invention peuvent être utilisés comme dispositifs d'isolement pour des lignes de transmission d'énergie électrique à très haute tension et la présente invention apporte une contribu- tion à l'évolution de l'industrie. REVENDICATIONS 1. Dispositif d'isolement en résine synthétique comprenant une tige en matière plastique renforcée de fibres (1), des organes métalliques de montage (2) qui maintiennent les deux extrémités de la tige en matière plastique renforcée de fibres (1), une pluralité d'isolateurs élémentaires (3) en un matériau isolant élastique qui recouvre toute la surface de la tige en matière plastique renforcée de fibres (1) située entre les organes métalliques de montage (2), caractérisé en ce qu'il comprend en outre des éléments conducteurs (9a) disposés à cheval sur la jonction (5) entre des isolateurs élémentaires voisins (3) pour que les courants de fuite, qui s'établissent sur la surface de la surface du dispositif d'isolement lorsqu'il est mouïllé tra- versent l'élément conducteur (9a) et:ne traversentpasla jonction (5) entre des isolateurs élémentaires (3). 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'isolateur élémentaire (3) comporte une cloche (8) ou une pluralité de cloches réalisées d'une seule pièce sur sa surface extérieure. 3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les extrémités des isolateurs élémentaires (3) situées en regard l'une de l'autre sont écartées l'une de l'autre d'une certaine distance au niveau de la jonction (5) entre des isolateurs élémentaires voisins (3). 4. Dispositif selon la revendication 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que l'élément conducteur (9a) disposé à cheval sur la jonction (5) entre isolateurs élémentaires voisins (3) est réalisé par cintrage d'un élément conducteur en forme de bande (10) pour qu'il épouse la surface de l'isolateur dans le sens périphérique. 5. Dispositif selon la revendication 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que l'élément conducteur (9a) disposé à cheval sur la jonction (5) entre isolateurs élémentaires voisins (3) a une forme cylindrique creuse. 6. Dispositif selon la revendication 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que l'élément conducteur (9a) disposé à cheval sur la jonction (5) entre des isolateurs voisins (3) se composent de deux anneaux conducteurs réunis par une pièce conductrice. 7. Dispositif selon la revendication 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que le matériau isolant élastique est un caoutchouc résistant à la formation de courants de fuite, tel qu'un caoutchouc d'éthylène propylène. 8. Dispositif selon la revendication 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que le matériau isolant élastique est une résine thermoplastique résistant à la formation de courant de fuite, telle qu'un polyéthylène qui ne contient pas de liaison -C=C- dans la structure chimique. 9. Dispositif selon la revendication 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que le matériau isolant élastique est une résine thermodurcissable résistant à la formation de courantsde fuite, telle qu'un époxyde cycloaliphatique. 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la longueur t 1 de l'élément conducteur (9a) dans le sens axial, la longueur en porte-à-faux H d'une cloche située à proximité de l'élément conducteur et la distance X 2 entre des cloches voisines satisfont les relations suivantes: H I- 2l et 2H -'y2 -2 e 2- 11. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la distance L2 entre l'organe métallique de montage (2) situé du c8té d'application d'énergie et l'élément conducteur (9a) situé le plus près de l'organe métallique de montage (2) est d'au moins 20% de la longueur effective L3 du dispositif d'isolement.