La présent* invention est relative & un procédé permettant de Bêtifier légèrement une dimension linéaire dans une image photographique. Elle trouve une application dans la préparation dcimages planes donnant une sensation de relief, oonnues sous le non de stéréogrammes-parallaxes. 5 Les images stéréoscopiques du type stéréograranes-pa^allaxes sont tien connues. Elles sont préparées par exposition & travers une grille ou écran lenticulaire et, après 1*exposition et le traitement photographique, elles sont examinées à travers un écran lenticulaire placé à leur contact, les lenticules élémentaires étant en repérage parfait avec l«s éléments d* 10 cea images, constituées par des bandes oontiguïs et appelées images linéi— formes. Certaines des opérations aboutissant à la préparation des stéréo-grammes—parallaxes entraînent systématiquement une petite codification des dimensions des images car l'éoran de pris* de vues est toujours à. une certaine distance du film photographique. Se co fait, ces images sont légèrement 15 plus grandes que l'écran d* pris* de vues par suite'de la projection géométrique. Se même,quand on examine à une courte distance une toile image, selle-ci doit Str* légèr*m*nt plus grand* que l'écran d'ezasen H.E. 1YES : "Parallax Panoragrams Made with a Large Diameter Lens" % 25 Journal of Optieal Society g? laerica, Vcl. 20 (juin 1930), p. 32SH242 Cet article décrit un procédé pour agrandir légèrement l'écran de tri-» sion par une projection géométrique analogue à selle de la pris® de vues, utilisant un espacement donné et une Bourse lumineuse placée à une distance donnée. En pratique, l'écran de prise de vues et la plaque sabossé* utilisée 30 pour former les lenticules sur l'image terminée sent disposées & une distance donnée, de telle sorte qu'il serait difficile et coûteux de faire de petites modifications à l'écran de prise de vues ou à celui d'examen. En outre, dans un procédé complexe de reproduction photomécanique en couleurs, beaucoup de petites variations de dimensions qui sont, dans beaucoup de cas, imprévisibles 35 peuvent se produire dans une des nombreuses opérations d'un tel procédé. L'idéal serait de faire toutes les modifications nécessaires juste avant 1* impression photomécanique finale. La projection géométrique mentionnée ci-des-sus ne convient pas, car elle introduit un* perte de définition du fait de l'espacement entre l'écran et le film. Une perte d* définition se produit 40 aussi par suite des variations de dimensions dans 1'appareil de prise de vues 69 143â4 2 2007910 avec 1m ouvertures utilisées habituellement. En outre,il est extrêmement difficile de régler l'appareil pour faire des rectifications qui sont de l'ordre d'une fraction de 1/100. L'invention a essentiellement pour "but de permettre de modifier très faiblement, mais avec précision, une dimension d'une repro-5 duction photographique, sans perte de définition, cette modification pouvant être faite juste avant l'impression photomécanique finale si l'image doit être reproduite par voie photomécanique, et étant obtenue par un tirage par conr-tact. Le procédé suivant 11invention repose sur le fait qu'on peut assimiler 10 une pellicule photographique courbée à une poutre fléchie de section uniforme. Bans une telle poutre, il existe, comme il est bien connu, une fibre moyenne qui n'est ni comprimée, ni tendue, tandis que les autres fibres sont tendues ou comprimées. Par conséquent, si on courbe une pellicule suivant une surface cylindrique, une des faces de la pellicule est tondue et un peu allongée, 15 tandis que la face opposée est comprimée et un peu raccourcie. En faisant un tirage par contact d'un cliché tendu sur une surface photosensible comprimée, on obtient, après redressement, un document reproduit un peu plus grand que l4original, puisque les contraintes disparaissent, les deux produits, cliché et produit photosensible de reproduction, reprenant leurs dimensions initiales. 20 La variation de dimension est fonction du rayon de courbure de la surface cylindrique. En inversant le sens de la courbure, on obtient un document plus petit que lsoriginal. 11 est donc facile, en choisissant le rayon de courbure de la surface d'appui et le sens de sa concavité de régler l'allongement ou la contraotion 25 obtenus. On peut donc aisément, & la fin de la confection d'une planche d* impression pour imprimer un stéréogramœe parallaxe, corriger les petites variations de dimensions, accidentelles eu systématiques, qui se sont produites au cours des opérations antérieures. L'invention a donc pour objet un procédé pour modifier légèrement 30 l'une des dimensions d'une image portés per on support transparent lors d* sa reproduction sur un film photographique, caractérisé en ce qu'avant d'impressionner photographiquement la coucha photosensible du film photographique et de développer l'image obtenue on incurve le support de oe film suivant une surface cylindrique dont le rayon est tel que la modification de dimension 35 cherohée, soit proportionnelle à la flèche du fragment de cylindre, puis on met la face du support transparent portant l'image au contact de la couche photosensible, la concavité ou la convexité du film étant orientée vers la source lumineuse d'exposition suivant qu'on désire accroître ou réduire la dimension de l'image. 40 Au dessin annexé : 69 14354 3 2007910 — la Fig. 1 est une vue agrandie, en coupe, d'un fragment de pellicule courbée, montrant l'allongement d'une face et le raccourcissement de l'autre face résultant de la courbure ; - les Pig. 2 et 3 montrent un cliché négatif pelliculaire et une 5 feuille de produit photosensible, disposés pour faire des tirages par contact avec correction de dimension par le procédé suivant l'invention, respectivement avec allongement (modification positive) et avec raccourcissement (modificai-tion négative) ; - la Fig. 4 représente schématiquement, en coupe, un châssis—presse 10 pneumatique permettant de maintenir en contact un cliché négatif et une feuille de produit photosensible pour faire un tirage par contact avec modification d'une des dimensions linéaires ; et — la Fig. 5 montre schématiquement, en coupe, un dispositif permettant l'application de l'invention à des produits en bandes continues. 15 La pellicule 10 (Fig. 1) peut être considérée comme une poutre de sec tion transversale uniforme constante. Quand on fléchit une telle poutre suivant un rayon de courbure R, le rayon de courbure est mesuré suivant l'axe neutre 11 au centre de la poutre. Comme indiqué oi-dessus, il est connu que l'axe neutre ne subit aucun effort et que sa longueur reste constante. La 20 surface inférieure est allongée d'une Xangaeur£Xet la surface supérieure S2 est raccourcie d'une même longueur fax. On peut écrire les relations suivantes X = R 0- X étant la longueur de la poutre (ou du film) mesurée sur l'axe neutre et 9 l'angle au centre correspondant. 25 X + âX = (R + | ) 6- t étant l'épaisseur de la poutre (ou du film) j d'où AX = !» Aux Fig. 2 et 3, ne différant que par le sens de la courbure, la référence 12 désigne le cliché ; la face 13 portant l'image étant du côté convexe 30 à la Fig. 2 (tirage avec allongement) et du côté concave à la Fig. 3 (tirage avec raccourcissement) ; le produit photosensible, désigné par la référence 14, tourne sa face 15 photosensible vers le cliché 12, de manière à ce que la couche photosensible soit au contact de la face 13, ce qui permet de réaliser la modification de dimension suivant l'invention. 35 Dans le cas de la confection d'un stéréograsime parallaxe, les données numériques sont, par exemple, les suivantes. L'image a 254 hbq de large et contient 1120 lignes, si bien que le pas est de 0,2286 mm. La tolérance sur le gaufrage doit être inférieur à un demi—lenticule sur toute la largeur, soit 0,1143 mm sur 254 nun. Cette valeur est de l'ordre de grandeur des va-40 riations de dimension pouvant se produire au cours des divérses opérations 69 14354 4 2007910 photographiques, notamment si on utilise au cours de ce traitement trois pellicules ou plus de trois pellicules. La correction qu'on fait suivant l'invention est de cet ordre de grandeur. En se reportant à la ïlg* 2, l'image sur la feuille 12 a été étirée de C *t j "t 0 — & et la couche photosensible 15 a été raccourcie de la même longueur — 0. Après exposition à une source lumineuse 20 et traitement photographique, la couche photosensible 15 appliquée sur le support 14 reprend sa longueur initiale lorsqu'elle est remise à plat. La variation de dimensionjJX de l'image Y+ par rapport à l'image initiale sera t 0-, c'est-à-dire —. 10 si X est 254 m», AX Si t » 0,1778 mm, on a ÛX= (254)(0.1778) = â5*± R R Pour obtenir une modification de 0,114 mm sur 254 mm, il faut utiliser un rayon de courbure : 15 «-dSiT-»3*1 Ainsi, avec un rayon de courbure raisonnable, une épaisseur de support usuel, et un bon contact sous vide entre la couche photosensible 15 et l'image originale 13, on peut obtenir une modification d'amplitude utile. La Fig. 4 représente un châssis-presse 25 pneumatique flexible, monté 20 entre deux pièces 26, coulissant sur deux guides parallèles, dont un est représenté en 28. Le châssis flexible est fixé aux pièces 26, 27 en pivotant autour d'axes 29, 30. Le châssis 25 comprend une chambre 31 pneumatique et une plaque 32 perforée. La chambre 31 est reliée à une pompe 34 à vide par un tuyau 33 souple. En réglant la distanœ entre les pièces 26 et 27, on donne 25 à la surface du châssis—presse une courbure cylindrique, qui ne diffère d'un fragment de cylindre de révolution que très peu, le rayon de courbure étant constant à moins de 3/100 près, comme on peut le montrer par le calcul, la directrice .étant une courbe du second ordre. Les relations métriques dans les triangles rectangles permettent de 30 relier le rayon R à la flèche Y et à la distance L entre les pivots par la \2 formule (*r 2R-T L2 ou, en négligeant Y par rapport à 2R, R = —— 8 Y écrire xt D'après l'expression de X donnée précédemment, AX » r-, on peut donc II AT 8 YXT û A = p L Il y a donc sensiblement proportionalité entre la flèche Y et la va-35 riation de longueur obtenue. 69 14354 5 2007910 Par exemple, si t = 0,1778 mm, L » 356 on it X • 254 nm9 on a : AI « 0,00286 Y On mesure facilement la fl-èche Y avec un décimètre gradué : une flèche de 38 mm correspond à peu près à une correoticn d'iœ derai-lenticule. 5 Par exemple, on courbe le châssis 25 pour que lo rayon R soit de 394 Qmt et on mesure une flèche de 38,1 on sur un cliché transparent représentant une grille dont les barreaux parallèles sont distants de 0,2286 mm. On copie cette grille par contact sur une pellicule photosensible appliquée sur la plaque 32, ayant cette courbure. Après exposition et traitement photo-10 graphique, on obtient un oliché transparent qu'on tire à nouveau dans les mêmes conditions pour former une réplique positive de 11 original. On sait que l'examen des moires formés quand on superpose deux clieihés de grilles permet d'estimer avec précision une faible différence de dimensions. Cet examen montre que le cliché intermédiaire est plus long d'un demi-pas que 15 l'original et que la réplique positive est plus longue d'un pas que celui—ci„ En opérant en inversant la courbure, on obtiendrait une réduction dos dimensions ayant la même valeur. On peut utiliser d'autres dispositifs pour obtenir une surface à courbure variable, mais il faut que les rayons de courbure soient suffisamment 20 grands pour que l'obliquité des rayons lumineux ne réduise pas exagérément la lumination reçue par une partie du produit photosensible. Généralement, on ne fait la modification de dimension que dans une seule direction, maie on peut faire deux reproductions successives par rotation intermédiaire d'un quart de tour pour modifier les deux dimensions. 25 La Fig. 5 montre comment on peut appliquer l'invention de manière coa= tinue. On déplace une bande 40, transparente «t portant me image sur un® de ses faces avec une bande 41 de produit photeEeasible si® une surface 42 à courbure cylindrique. Il est nécessaire que la sone courbé® de la surfac® 42 Boit au voisinage immédiat du point d'exposition et il est avantageux que 30 les deux bandes soient animées d'un mouvement discontinu au voisinage du peste d'exposition photographique. Le procédé suivant l'invention peut servir pour régler avec précicioa la dimension d'un tirage photographique, et pour faire de petites modifications à des images photographiques, non seulement pour la préparation des stéréo-35 grammes parallaxes, mais, aussi, dans les divers procédés photomécaniques, pour corriger une photographie aérienne. D'autres utilisations sont évidentes pour le spécialiste. 69 14354 6 2007910 BEYEHDICATION -. — Procédé pour modifier légèrement l'tae &gs dimensions d'une image portas par ua support transparent lors de ea reproduction sur un film photogï-a^ phi que, caractérisé en ce q[u'avant d'impressionner pkatographiquemerct- la 5 couche photosensible du film photogr&pMqae et de développer l'image ob tenue on incurve le support d« ce film suivant une surface «griindrique dont 1® rayon est tel qae la modification de dimension cherchée, soit proportionnelle à la flèche du frayant de cylindre, puis oa met la fsse du support transparent portant 1'iaa^a au contact de la couche photosee-10 sible, la concavité ou la convezité du film étant orientée vers la IsKsineuse à* exposition suivant g»1 oa'désire aocroître ou réduire la âi= aoEsicn ds 1'image.