La présente invention se rapporte a un matériau en feuille pour le recouvrement du sol, destiné à la culture de plantes, m.até- riau en feuille qui est utilisé pour le recouvrement du sol, pour aider à composter des déchets horticoles et de cuisine et similaires. Un matériau de recouvrement de cette nature est également désigné dans les cercles spécialisés par le terme lch. L'objectif initial consistait à maintenir le sol nunice et chaud autour des plantules et des plants de légume fraîchement mis en terre. Depuis plusieurs années, on utilise, en agriculture, des feuilles de recouvrement en matière plastique. On fait notarment appel à des feuilles transparentes, des feuilles teintes en gris fumé et des feuilles noires. Les différences résident des lors dans la perméabilité à la lumière du jour. Les résultats de ltem- ploi de feuilles de recouvrement de cette nature ont fréquemment fait l'objet d'études dans la presse agricole spécialisée.Différents auteurs signalent les avantages suivants : récoltes plus hâtives, meilleurs rendements par unité de surface, suppression du développement des mauvaises herbes, température de sol plus élevée, humidité du sol plus élevée avec une irrigation plus uniforme, moindre besoin d'irrigation, prévention de l'érosion par le vent et la pluie. Les applications sont également tres nombreuses : cultures fruitières et vinicoles, plantatiornde café et de cacao, pommes de terre, asperges, melons, concombres, tomates, fraises, etc.Les nombreux avantages sont toutefois aussi accompagnés de certains inconvénients importants : c'est ainsi par exemple qu'il est difficile d'alimenter de l'eau au sol, de telle sorte que le sol s'assèche progressivement ; il y aura une accumulation de chaleur sous les feuilles de recouvrement, l'arrivée de l'air est rendue plus difficile, il y aura une accumulation de gaz qui proviennent de processus de fermentation dans le sol, ou qui proviennent des engrais et les températures plus élevées portent préjudice aux plantes. Pour l'irrigation du sol, il a déjà été proposé de percer, dans le matériau de recouvrement, des incisions en forme de clapets, à travers lesquelles l'eau de pluie peut pénétrer dans le sol. Il a toutefois été constaté qu'après un temps relativement court, les mauvaises herbes poussent à travers ces incisions, et la lutte contre ces mauvaises herbes devient de la sorte plus difficile. En outre, les distances entre les incisions sont trop grandes, pour qu'un échange de gaz suffisant entre le sol et l'air ambiant soit assuré et pour que des accumulations locales de chaleur soient prévenues. Cela vaut également pour les feuilles perforées avec un diamètre de perforation de 10 mm, telles qu'elles sont habituellement utilisées pour des tunnels de protection. Le matériau en feuille pour le recouvrement du sol, destiné à la culture des plantes, conformement à l'invention, supprime ces inconvénients et presente en particulier certains autres avantages par rapport aux matériaux déjà connus. Il est caractérisé par le fait qu'il présente un degré de perméabilité maximal S la lumière de 60 % et une perméabilité à l'air d'au moins 200 1/r.2 s à la pression de 10 mm de colonne d'eau. Dans une forme de réalisation préférée du matériau de recouvrement de sol suivant l'invention, ce matériau est constitué par une feuille en matière plastique absorbant la lumière, présentant des fentes en disposition rapprochée. Dans une forme de réalisation modifiée de l'objet de l'invention, le matériau de recouvrement du sol est constitué par un matériau aggloméré à base de fibres, dans lequel au moins une partie des fibres est teinte par un pigment noir. Pour obtenir l'action destructrice des mauvaises herbes, le matériau de recouvrement suivant l'invention présente un degré atténué de perméabilité à la lumière. Pour l'absorption de la lumière, on fait appel aux pigments noirs connus, parmi lesquels le noir de fumée est la forme la plus employée. La quantité né essai re de noir de fumée dans le cas des feuilles de matière plastique est évidemment fonction de l'epaisseur des feuilles. C'est ainsi par exemple que pour une feuille de polyéthylène haute pression d'une épaisseur de o,o6 mm, il faut environ 2 à 2,5 % en poids d' addition de noir de fumée à la matière plastique, pour retenir la lumière solaire à un degré tel que les plantes ne sont plus en mesure de proceder à la photosynthèse.Cela correspond sensiblement au matériau en feuilles désigné, dans la littérature technique, par le termé de "feuille noire". Alors que la pigmentation noire d'une part exerce une action de freinage absolue de la végétation, elle présente d'autre part l'inconvénient qu'elle se réchauffe trop fortement et que les températures du sol sont, comme l'en- seigne l'expérience, plus basses que dans le cas des feuilles transparentes. Pour une action destructrice des mauvaises herbes, une coloration gris fumée est suffisante, laquelle pour l'épais seur de feuille susmentionnée de 0 > 06 mm est obtenue avec une addition de noir de fumée d'environ 0,8 à 1,2 % en poids. L'action est évidemment variable pour les diverses mauvaises herbes.Elle est également fonction de la position géographique (hauteur-du soleil) et d'autres facteurs climatiques. Elle peut être démontrée par la mise en place de feuilles de différents degrés de noirceur sur du sol planté d'herbe. A cette occasion,il a été constaté, lors d'un essai comparatif, qu'après 20 jours de recouvrement avec une feuille de 0,06 mm d'épaisseur, qui contenait plus de 2 % en poids de noir de fumée dans la masse, toute végétation avait dépéri. Pour une teneur en noir de fumée de 0,2 % en poids, il n'a toutefois pas été constaté un ralentissement suffisant de la végétation Etant donné que les matériaux de recouvrement du sol fabriqués en feuilles en matière plastique suivant l'invention présentent des fentes transperçant la feuille, une faible quantité de lumière passe aussi à travers les feuilles noires. Pour obtenir une action ralentissant la végétation, il faut pour cette raison des degrés de noirceur plus élevés. Cela se révèle clairement lors d'un essai avec une feuille avec une addition de 2 % en poids de noir de fumée. Après 20 jours sous une feuille non fendue, la vé gétation est complètement morte, tandis que sous une feuille présentant des fentes, elle est seulement fortement ralentie. Les formes suivantes d'orifices de passage ont fait l'objet d'études (il s'agit toujours de fentes rectilignes, en alignement dans des rangées parallèles, les fentes de deux rangées directement voisines étant au même niveau cote à cote, ctest-à-dire n' étant pas décalées. Les surfaces qui subsistent autour des fentes forment dans cette disposition un réseau avec deux bandes en substance orthogonales, couvrant toute la surface de la feuille. La disposition présente l'avantage que les fentes restent fermées même en cas de traction exercée sur la feuille, tandis que dans une position décalée, les surfaces qui subsistent entre les fentes se redressent et dégagent les orifices) Fentes d'une longueur de 20 cm (environ 200 fentes/m2) : l'herbe transperce sans difficulté. Fentes de 8,3 mi de longeur (environ 1800 fentes/m2) : seules certaines plantes isolées transpercent. Fentes de 4 mm de longueur (environ 47000 fentes/m2) : aucune plante ne transperce plus la feuille. I1 semble dès lors que la limite garantissant contre le transper cement des mauvaises herbes soit une longueur de fente d'environ 6 à 8 mm. Toutefois, cette limite est encore fonction de la varié té des mauvaises herbes que lton rencontre dans des réons de cul ture déterminées, de la durée du recouvrement, etc. La longueur de fente optimale est dès lors fonction des conditions de culture existantes. Leur détermination ne constitue aucune difficulté pour les experts s'occupant des cultures. La présence de fentes en disposition rapprochée présente différents avantages. Les fentes gardent leur perméabilité pour l'eau d'arrosage et cela tant pour l'irrigation naturelle que pour l'irrigation artificielle, sans que la surface du sol ne soit ex posée à l'érosion. L'évaporation de la surface du sol est abaissée sans toutefois donner naissance à une accumulation de chaleur, étant donné que les fentes autorisent une-certaine circulation de l'air, car elles font fonction de clapet ou de soupape. Dans le cas d'un fort rayonnement solaire, l'évaporation qui reste toujours suffisante donne naissance à une action de refroidissement, laquel le n'existe pas avec une feuille de recouvrement non perforée. Les mauvaises herbes ne peuvent traverser les courtes fentes. Les grai nes volantes de mauvaises herbes ne peuvent pas traverser ces fen tes.Dans le cas de sols contenant du sel (sel de cuisine, nitra tes et similaires) l'accumulation de sel à la surface du sol, ex trêmement nuisible pour la plante cultivée, est évitée, par le fait que par suite de l'irrigation à partir du haut, à travers la feuille fendue, les sels sont dissous en permanence et sont ramenés dans la profondeur du sol ou encore sont entraînés avec l'eau. Les autres avantages des feuilles de recouvrement non perforées, tels qu'une récolte hâtive, la protection contre les souillures (fraises I), etc. sont évidemment maintenues. Une application ayant fait ses preuves du matériau de recou vrement du sol suivant l'invention réside dans le recouvrement d'un sol à l'état grumeleux entre deux périodes de culture, lorsque, entre le travail du sol après la récolte et la nouvelle plantation, il s'écoule une certaine durée, par exemple de l'automne jusqu'au printemps, durée au cours de laquelle les graines de mauvaises herbes amenées par le vent risquent de se fixer et de se dévelop per si le sol restait non couvert. Grâce à la perméabilité à l'air minimale garantie par le matériau de recouvremient du sol, la surface du sol reçoit suffisamment d'air pour la régénération de la couche de culture. Alors que le matériau de recouvrement suivant l'invention -exerceune action ralentissant au moins le développement des mauvaises herbes, sinon une action destructrice de ces mauvaises herbes, il n'empêche en aucune manière l'activité des ^.icroorganis- mes qui sont nécessaires pour la formation de l'humus. Etant donné que la surface du sol est maintenue à l'état humide, les vers de terre notamment reneontrent des conditions de vie favorables. La désagrégation des résidus de plantes par les bactéries aérobies non seulement n'est pas ralentie, mais est parfois même renforcée en raison de la protection contre les rayonnements solaires qui détruisent les germes. Les mêmes avantages peuvent également être utilisés pour composter les déchets de jardin et de cuisine.On peut alors également procéder de manière telle que les déchets sont répandus sur le sol et sont recouverts par le matériau de recouvrement selon l'invention. Le matériau empêche le séchage des déchets sous l'action du vent et du soleil. Les résidus végétaux sont, par les vers de terre, incorporés dans le sol. De préférence, on utilisera, pour composter, en tant que matériau de recouvrement du sol, un matériau aggloméré à base de fibres, tel que des étoffes ou tissus non tissés, des voiles filés et similaires, qui répondent aux mêmes conditions en ce qui concerne la perméabilité à la lumière et à l'air que les feuilles en matière plastique décrites plus haut présentant des fentes. L'absorption de la lumière est atteinte par l'addition, au matériau fibreux, de fibres teintes en noir, la perméabilité à l'air est assurée par une liaison appropriée des fibres.Grâce à un choix approprié de l'épaisseur de l'étoffe ou du tissu, de la densité des fibres et de la proportion des fibres teintes en noir, on est en mesure de contrôler à volonté la permé- abilité à l'air et le degré de perméabilité à la lumière. En ce qui concerne la formation de compost, l'étoffe agglomérée à base de fibres présente l'avantage supplémentaire résidant dans l'accumulation de l'humidité. La perméabilité à l'air peut être obtenue sans la présence de fentes et le cas échéant peut également être accrue grâce à la présence de fentes. Notamment dans le cas de feuilles en matière plastique, les fentes doivent être réalisées de préférence de manière telle que les bords des fentes soient accolés, pour qu'il y ait le moins possible de passage de lumière. En général, les outils servant à former les fentes conduisent à un léger étirage des bords des fentes, étirage par lequel les bords sont appliqués élastiquement l'un contre l'autre. Il est égalent possible de produire à cette occasion l'effet d'une soupape à une voie, par le fait que les deux bords de la fente sont poussés conjointement soit vers le haut, soit vers le bas. REVENDICATIONS 1. Matériau de recouvrement du sol, en forme de feuille plus ou moins opaque, destiné à la culture des plantes, caractérisé par le fait qu'il présente un degré de perméabilité maximal à la lumière de 60 % et une perméabilité à l'air d'au moins 200 l/m2.s à la pression de 10 mm de colonne d'eau. 2. Matériau de recouvrement du sol, selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il est constitué par une feuille en matière plastique, absorbant la lumière, présentant des fentes en disposition serrée, fentes transperçant le matériau en feuille. 3. Matériau de recouvrement du sol selon la revendication 2, caractérisé par le fait que la matière plastique de la feuille est teinte à l'aide d'un pigment noir. 4. Matériau de recouvrement du sol selon la revendication 3, caractérisé par le fait qu'S la lumière, la feuille en matière plastique a un aspect gris de fumée. 5. Matériau de recouvrement du sol selon la revendication 3, caractérisé par le fait qu'à la lumière solaire, la feuille en matière plastique a un aspect noir profond. 6. Matériau de recouvrement du sol selon la revendication 2, caractérisé par le fait que les fentes ont une longueur maximale de 12 mm. 7. Matériau de recouvrement du sol selon la revendication 2, caractérisé par le fait que les fentes ont une longueur maximale de 8 mm et sont présentes en une densité d'au moins 1000 fentes par m2 de surface de feuille. 8. Matériau de recouvrement du sol selon la revendication 2, caractérisé par le fait que les surfaces qui subsistent autour des fentes constituent un réseau avec deux bandes en substance orthogonales couvrant toute la surface de la feuille. 9. Matériau de recouvrement du sol selon ltensemble des revendications 7 et 8, caractérisé par le fait que les fentes sont disposées en alignement~en rangées parallèles et sont disposées de manière non décalée d'une rangée à l'autre. 10. Matériau de recouvrement du sol selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il est constitué par une étoffe agglomérée à base de fibres, dont au moins une partie des fibres est teinte avec un pigment noir. 11.. Matériau de recouvrement du sol selon la revendication 10, caractérisé par le fait que l'étoffe agglomérée à base de fibres est aiguilletée sur une feuille en matière plastique.