-1- La présente invention concerne le domaine des chevalets de violon et dispositifs analogues. Des chevalets sont utilisés dans tous les instru- ments du type viole, tels que les violons, les altos, les violoncelles et les contrebasses pour transmettre le son des cordes à la caisse de résonance (corps) de l'instru- ment. Pour assurer une transmission correcte de ce son et également pour empêcher le déplacement du chevalet, les pieds-supports du chevalet devraient être façonnés de façon à s'adapter au contour de l'instrument. Ceci, cepen- dant, nécessite que chaque chevalet soit façonné de façon à s'adapter au contour de la caisse d'un instrument spécifique. Il a déjà été décrit dans le brevet des Etats Unis d'Amérique NO 3.134.287 un chevalet à réglage automa- tique pour instruments du type viole. Les pieds-supports de ce chevalet sont articulés au corps principal, que l'on appelera ci-après l'arche du chevalet. Des languettes arrondies formées sur les supports sont en appui de coo- pération dans des ouvertures formées dans l'arche. Lorsque le chevalet est placé sur un instrument, les pieds-supports se déplacent automatiquement (pivotent) pour s'adapter au contour de l'instrument. Une difficulté rencontrée avec ce chevalet de la technique antérieure réside en ce que, dans certains cas, le corps principal du chevalet se déplace transversalement par rapport aux pieds-supports (c'est-à-dire dans la direc- tion des cordes ou parallèlement à celles-ci). Ceci se pro- duit du fait que les forces de frottement sur lesquelles on se fie pour maintenir l'accouplement des pieds-supports dans les ouvertures de l'arche sont très insuffisantes. Comme on le décrira plus en détail dans la suite de la description, la présente invention apporte un per- fectionnement à ce chevalet de la technique antérieure en -2- supprimant ce déplacement indésirable entre l'arche du chevalet et ses piedssupports. L'invention a pour objet un perfectionnement apporté à un chevalet à réglage auto- matique pour un instrument de musique entrant dans la catégorie des violes. Le chevalet comporte une arche à faces approximativement plates, approximativement verti- calesemunie d'un pied-support à chacune de ses extrémités. Les pieds-supports comprennent des moyens de pivotement qui assemblent chacun d'eux à l'arche suivant des surfaces de contact. Ceci permet à la surface inférieure de chacun des pieds-supports de s'adapter à la courbure de la caisse de l'instrument. Le perfectionnement apporté à ce chevalet par la présente invention comporte une paire de fentes formées à l'intérieur des surfaces inférieures de l'arche dans la région des moyens de pivotement. Chacun de ces pieds-supports comporte une ouverture qui le traverse et communique avec l'une des fentes. Une goupille est intro- duite dans chacune des ouvertures en appui de coopération avec la fente. Ceci permet le pivotement relatif entre l'arche et les pieds-supports mais empêche le déplacement transversal. Ainsi, grâce au perfectionnement apporté par la présente invention, les pieds-supports sont empêchés de se déplacer transversalement par rapport à l'arche. D'autres caractéristiques de l'invention appa- raîtront à la lecture de la description qui va suivre et à l'examen du dessin annexé dans lequel: - la figure 1 est une vue de face d'un violon; - la figure 2 est une vue de face d'un chevalet qui comporte le perfectionnement de la présente invention; - la figure 3 est une vue à plus grande échelle, avec coupe, d'un pied-support du chevalet de la figure 2, prise approximativement suivant la ligne 3-3 de la figure 2; et - la figure 4 est une vue en coupe transversale -3- de la partie du chevalet et du pied-support représentée sur la figure 3, prise approximativement suivant la ligne de coupe 4-4 de la figure 3. On décrira ci-après un perfectionnement apporté par la présente invention à un chevalet d'instrument du type viole à réglage automatique. Pour faciliter la com- préhension du perfectionnement de la présente invention, on décrira tout d'abord l'invention antérieure (décrite dans le brevet des Etats Unis d'Amérique NI 3.134.287). Sur la figure 1 à laquelle on se référera, on a représenté un violon 10. Le violon est formé, dans l'ensemble, par les éléments suivants la caisse 11, une volute 12, un chevillier 14, une touche 16 et un cordier 18. Les cordes 20 s'éten- dent entre le cordier, à une extrémité du violon, et les chevilles montées dans le chevillier, à l'autre extrémité. Ces cordes sont maintenues espacées de la caisse du violon entre le cordier et la touche, par un chevalet 22. On examinera maintenant la construction du che- valet 22 représenté sur la figure 2. Le chevalet est com- posé d'un corps principal 23, que l'on a appelé ici -"l'ar- che du chevalet", qui est, généralement, un élément plat habituellement fabriqué en bois d'érable ou en un autre bois. L'arête supérieure arquée 25 comporte des encoches qui reçoivent les cordes 20. Deux pieds-supports 28 sont disposés à la base-de l'arche. La surface inférieure de chaque pied-support est en appui contre la caisse 11 du vio- lon 10; la partie supérieure de chaque-pied-support est articulée à l'arche. On a représenté sur la figure 3, une vue plus détaillée d'un pied-support et de son accouplement avec l'arche 24. Chaque pied-support comporte une surface in- férieure allongée 29 et une surface supérieure cylindrique 32. La surface supérieure 32 est assemblée de manière pi- votante à la base de l'arche 24. -4- D'une manière générale, on assemble le pied- support 28.à l'arche 24 en le faisant coulisser dans une ouverture (surface 34) qui est formée dans l'arche. On fait coulisser le piedsupport en place de telle sorte que le pied-support et l'arche soient coplanaires. Avec cet agencement, un déplacement entre le pied- support et l'arche peut se produire dans la direction indi- quée par la flèche 17 de la figure 4. Le frottement qui se produit au niveau des surfaces de contact 32 et 34 freine la séparation latérale mais n'empêche pas entièrement une telle séparation latérale de se produire. Cette séparation latérale indésirable est efficacement supprimée par le perfectionnement apporté par la présente invention, comme on le décrira dans les paragraphes suivants. Comme représenté sur les figures 2, 3 et 4 aux- quelles on se référera maintenant, la présente invention comporte l'emploi d'un alésage ou ouverture 27 qui s'étend à partir de la surface inférieure de chaque pied-support 28 jusqu'à sa surface supérieure 32. Chaque ouverture est en communication avec une fente ou rainure 30 formée à l'intérieur de la surface inférieure 34 de la base de l'arche 24. Une goupille 26 est insérée dans l'ouverture 27 et pénètre dans la fente 30. Les dimensions des fentes 30 sont telles qu'elles permettent une action de pivotement entre les pieds-supports et l'arche tout en empêchant un déplacement transversal. Plus précisément, comme on peut le voir sur la figure 4, les fentes 30 ont une dimension approximativement égale à celles des goupilles 26 dans la direction indiquée par la flèche 17. Cet ajustement sans jeu entre les goupilles et les fentes ou rainures dans cette direction empêche un déplacement transversal. D'autre part, comme on peut le voir plus particulièrement sur la figure 3, les fentes 30, dans la direction du plan plat de l'arche, sont relative- -5- ment grandes (voir la dimension 36 sur la figure 3) par rapport au diamètre ou dimension des goupilles. Ceci permet le pivotement des pieds-supports 28. Dans le mode de réalisation actuellement préféré, on perce un trou à travers chaque pied-support 28 en bois d'une manière ordinaire. On découpe les fentes 30 avec un outil à bois ordinaire. Ensuite, on introduit une goupille en bois, une goupille en métal ou une goupille fabriquée en une autre matière, à partir de la surface inférieure de chaque pied-support 28 dans la fente 30 correspondante. On peut utiliser de la colle ou un autre adhésif pour retenir les goupilles dans les ouvertures ou on peut monter chaque goupille à force dans son ouverture. Les extrémités des goupilles opposées à celles qui pénètrent dans les fentes 30 sont mises à niveau avec les surfaces inférieures des pieds-supports 28 pour les empocher d'endommager la caisse 11 de l'instrument. On a décrit ci-dessus le perfectionnement de l'in- vention appliqué à un chevalet de contrebasse. Des goupil- les de verrouillage similaires seront montées à travers les piedssupports dans l'arche de chevalets de violoncelle et des goupilles de. verrouillage similaires seront montées dans des chevalet de violon et d'alto. Ainsi, on a décrit un perfectionnement apporté à un chevalet de la technique antérieure qui comporte des pieds;-supports pivotants. Le perfectionnement comporte l'emploi de goupilles de verrouillage qui empochent un déplacement transversal relatif entre l'arche et les pieds- supports. -6- REVENDICATIONS 1. Un chevalet à réglage automatique pour un instrument de musique du type viole dans lequel une arche (23) à faces approximativement plates et approximativement verticales comporte un pied-support (28) à chacune de ses extrémités et des moyens de pivotement assemblant cha- cun des piedssupports à l'arche, suivant des surfaces de contact (32, 34) dans le but de permettre à la surface inférieure de chacun des pieds-supports de s'adapter à la courbure de la caisse (11) de l'instrument, ce chevalet étant caractérisé en ce qu'il comprend: a) une paire de fentes (30) formées dans la sur- face inférieure de l'arche (23), chacune des fentes étant disposée dans la région des moyens de pivotement; en ce que b) chacun des pieds- supports (28) comporte une ouverture (27) qui traverse ledit pied-support et communi- que avec l'une des fentes; et en ce qu'il comporte c) une paire de goupilles (26), chacune des goupilles s'étendant dans l'une des ouvertures (27) coopé- rant par engagement avec l'une des fentes de façon à per- mettre le pivotement relatif entre l'arche et l'un des pieds-supports mais à empêcher un mouvement transversal relatif entre l'arche et ledit pied-support; de telle sorte que chacun des pieds-supports soit articulé à l'ar- che d'une manière qui empêche la séparation des pieds- supports de l'arche par un déplacement parallèle au plan de l'arche. 2. Chevalet selon la revendication 1, caractéri- sé en ce que les goupilles (26) sont montées à force dans les ouvertures (27). 3. Chevalet selon la revendication 1, caractéri- sé en ce que les goupilles sont des éléments en bois. -7- 4. Un chevalet à réglage automatique pour un instrument de musique du type viole comportant une arche (23) approximativement plate, cette arche ayant une base, un premier pied-support (28) disposé à une première ex- trémité de la base et un second pied-support (28) disposé à la seconde extrémité de la base, le premier pied-support et le second pied-support étant tous deux articulés à la base, ce chevalet étant caractérisé en ce qu'il comporte: a) une première fente (30) disposée dans la première extrémité de la base; b) une seconde fente (30) disposée dans la se- conde extrémité de la base; en ce que c) le premier pied-support (28) comporte une pre- mière ouverture (27) qui s'étend de sa surface inférieure jusqu'à sa surface supérieure; d) le second pied-support comporte une seconde ouverture (27) qui s'étend de sa surface inférieure jusqu'à sa surface supérieure; et en ce qu'il comporte e) une première goupille (26) enfoncée dans la première ouverture (27) et pénétrant dans la première fen- te f) une seconde goupille enfoncée dans la seconde ouverture (27) et pénétrant dans la seconde fente; de telle sorte que chacune des articulations peut jouer libre- ment et que la séparation transversale du premier pied- support et du second pied-support de l'arche est empêchée. 5. Chevalet selon la revendication 4, caractéri- sé en ce que la dimension des fentes (30) dans la direction (17) transversale à l'arche plate (23) est approximativement égale à la dimension des goupilles (26). 6. Chevalet selon la revendication 5, caractérisé en ce que la dimension des fentes (30) dans la direction parallèle à l'arche plate (23) est considérablement plus grande que la dimension des goupilles.