La présente invention se rapporte à un acier inoxydable austénitique au chrome-nickel-manganèse-azote présentant une bon ne-stabilité de l'austénite, un très faible coefficient d'écrouissage eut une excellente soudabilité0 Spécifiquement, un facteur d'écrouissage à froid inférieur à environ 110 dans l'essai de compression décrit dans le document Transaction of the A.S.M. vol. 39, pp. 843 à 864, de F.K. BLOOM et ml. La limite élastique à 0,2 % de l'acier de l'invention dans la condition recuite est comprise entre environ 172,5--et 345 MN/m2 (environ 25 à 50 ksi) les alliages de l'invention sont utilisables, bien que cette énumération ne soit pas limitative, dans des applications faisant intervenir un matriçage à froid et dans des procédés de -soudage par fusion où il se pose un problème de fissuration à chaud lorsqu'on emploie des alliages d'acier inoxydable classiques. les alliages d'acier inoxydable disponibles à l'heure actuelle et présentant des limites élastiques à 0,2 % comprises entre environ 172,5 à 345 MN/m2 et qui sont des aciers austénitiques stables ne peuvent fréquemment pas être soudés par des procédés de soudage par fusion sans métal d'apport; inversement, les alliages disponibles et facilement soudables par des procédés de soudage sans métal d'apport constituent des alliages austénitiques stables de haute résistance et présentant un faible coefficient d'éerouissage;. Des alliages des types AISI 305 (contenant de 17 à 19 % de chrome, de 10 à 13 /0 de nickel, 2% au maximum de manganèse, Q412% au maximum de carbone et 1 % au maximum de silicium) et ASI 310 (contenant de 24 à 26 % de chrome, de 19 à 22 % de nickel, 2 % au maximum de manganèse, 0,25 % au maximum de carbone et le complement de fer) produisent des soudures complètement austénitiques qui sont très sujettes à une microfissuration. les alliages de type AISI 304 (contenant de 18 à 20 % de chrome, de 8 à 12 % de nickel, 2 % au maximum de manganèse, 0,08% au maximum de carbone, 1 % au maximum de silicium et le complément de fer) et de type 304 N à forte teneur en azote produisent des soudures satisfaisantes mais à écrouissage rapide du fait d'une certaine transformation en martensite. Un alliage vendu sous la dénomination commerciale ARMCO 21-6-9 (contenant 21 O/o de chrome, 6 96 de nickel, 9 % de manganèse, 0,3 % d'azote, 0,05 0/0de carbone et le complément de fer) est soudable et stable mais il a une limite élastique 0,2 96 d'environ 448,5 MN/m qui est bien inférieure à ce qui peut être toléré pour de nombreuses applications de formage à froid, par exemple dans le matriçage à froid. Dans le brevet belge N 757.633 déposé par la demanderesse, on décrit un acier inoxydable austénitique de haute stabilité, de grande- résistance et de bonne ténacité à des températures cryogènes, cet acier contenant de 15,5 à 20% de chrome, de 1,1 à 3,75 96 de nickel, de 11 à 14 % de manganèse, de 0,28 à 0,38 % d'azote, de 0,01 à 0,11 % de decarb'one, 1 % au maximum de silicium, 'jusqu'à 3,5 % de molybdène et le complément de fer. Bien que cet alliage soit soudable et stable, sa limite élastique à 0,2 % est d'environ 448,5 MN/m2 ce qui est bien supérieur à la valeur pou vant-être admise dans de nombreuses opérations de formage. Un alliage mis au point par la Société US STEEL CORPORATION pour les- applications cryogènes (et contenant 18 % de chrome, 5,5 % de nickel, 15% de manganèse, 0,38% d'azote, 0,08 % de carbone, 0,4 % de silicium et le 'complément de fer) présente une limite élastique dans la condition-recuite de l'ordre d'environ 483 MN/ m2 à la température ambiante, cette valeur étant à nouveau bien supérieure à ce qui peut être tolére pour de nombreuses opérations de formage. En outre, on n'a pas mis en évidence que cet alliage peut 8tre soudé par des procédés de soudage sans métal d'apport (cf. Metals Engineering Quarterly, A.S.M., azote 1969 pp.1-5, C.E. SPAEDER, Jr.). Dans le document Transactions of the A.S.M., vol. 39, pp. 843-864, F.K. Bl00M, G.N.GOLLER et P.G. MAOUS décrivent un essai spécial de compression pour déterminer l'écrouissage à froid d'aciers inoxydables au nickel-chrome et au chrome. Les résultats indiqués dans cet article mettent en évidence que, pour des teneurs en chrome de 15 à 20 %, le facteur d'écrouissage à froid diminue rapidement lorsque la teneur en nickel augmente jusqu'à environ 10 à 12 %. Pour des aciers au nickel-chrome contenant environ 17 à 19 % de chrome le facteur d'écrouissage à froid tombe en-dessous de 100 seulement dans des alliages contenant plus de 10 % de nickel.L'article précise en outre que, dans l'alliage contenant 17 96 de chrome et 7 % de nickel, une augmentat-ion de la teneur en azote (entre- 0,019 % et 0,094 %) diminue sensiblement le facteur d'écrouissage à froid alors que dans l'alliage contenant 18 % de chrome et 12 % de nickel, une augmentation de teneur en manganèse (entre 0,42 et 3,68 %) diminue très légèrement le facteur d'écrouissage à froid. D'autre part, dans l'alliage à 18 96 de chrome et 8 % de nickel, une augmentation de la teneur en carbone (entre 0,03 et 0,16%) augmente très fortement le facteur d'écrouissage à froid jusqu'à 0,10 96 de carbone et à bien moins d'effet an-dessus.Pour une teneur en nickel comprise entre environ 6,5 et-8,5 %, une augmentation de la teneur en chrome (entre 15 et 19%) diminue graduellement le facteur d'écrouissage à froid, la variation étant linéaire pour des teneurs en nickel constantes. il apparaît par consequent qu'on ne dispose pas à ltheure actuelle d'alliages présentant la combinaison de propriétés d'une limite élastique à 0,2% à l'état recuit comprise entre 172,5 et 345 MN/m, une bonne stabilité d'austénite, un facteur d'écrouissage à froid inférieur à 110 et de préférence inférieur à 105 et une bonne soudabilité par des procédés de soudage sans métal d'apport sans avoir un risque de microfissuration. L'invention a pour but principal de fournir un acier inoxy- dable austénitique stable présentant la combinaison des propriétés définie ci-dessus et qui ne peut pas être obtenu à l'heure e actuelle dans un alliage classique. L'invention concerne un acier inoxydable austénitique contenant de 17,0 à 19,0 96 de chrome, de 4,0 à 10,0 P/0 de nickel, de 11,0 à 13,0 96 de manganèse, de 0,01 à 0,16% -d'azote, 0,06 % de carbone au -maximum, 1,0 % de silicium au maximum, de O à 2,0 % de molybdène, de O à 1,5 96 de cuivre, 0,04 % de phosphore au maximum, 0,04 % de soufre au maximum et le complément de fer excepté les impuretés accidentelles, tous ces pourcentages étant exprimés en poids, le nickel, l'azote et le carbone étant équilibrés de façon à obtenir un équivalent de nickel de 10 à 12 conformément à la formule Ni équiv. = 96Nî +30 x 96N + 27 x et dans lequel la teneur en azote varie inversement de 0,16 % à plus de 0,07 % pour des teneurs en nickel comprises entre 4,0 et 7,0 % et de 0,07 à 0,01 % pour des teneurs en nickel comprises entre plus de 7,0 % et 10,0 %, ledit acier étant complètement austénitique dans la condition forgée l'acier de l'invention présente un très faible coefficient d'écrouissage; en outre, le contrôle des teneurs en carbone et en azote permet l'obtenir une limite élastique à 0,2 % dans la condition recuite comprise entre les valeurs désires de 172,5-345 MN/m2, ce qui permet d'obtenir une matière convenant parfaitement bien pour des opérations de matriçage à froid. L'équilibrage du carbone, du chrome, du nickel, du manganèse, et de l'azote dans la gamme de teneurs de l'invention permet d'obtenir un alliage qui est commodément soudable par des tedh- niques de soudage par fusion sans être affecté par une fissuration à chaud du fait de la formation de 2 à 5 % de ferrite dans un dépôt de soudure. Dans l'acier de l'invention, la teneur en chrome doit être essentiellement comprise entre environ 17 et 19 % Pour une teneur en chrome inférieure à 17 %, l'acier ne présente plus une bonne résistance à la corrosion tandis que pour une teneur en chrome supérieure à 19 %, l'équilibre austénitique est perturbé. Lors que la 'teneur en nickel est comprise entre 4 et 7 %, il est nécessaire de prévoir une teneur minimale d'environ 17 % de chrome pour établir un faible coefficient d'écrouissage. il faut une teneur en nickel d'au moins 4 % pour que ce métal remplisse sa fonction de formateur d'austénite. Une teneur en nickel supérieure à environ 10 % perturbe le contrôle du pourcentage désiré de ferrite dans un dépôt de soudure. En outre, on a trouvé qu'un faible coefficient d'écrouissage est obtenu dans les aciers de l'invention avec une teneur en nickel ne dépassant pas 10 96. Cela n1 est pas déterminable à partir de 11 article de Bloom. La teneur en manganèse doit 4tre comprise entre Il et 13% pour établir une bonne stabilité de l'austénite pendant l'opéra- tion de travail à froid, sans affecter la résistance et la soudabilité de l'alliage. Le manganèse constitue également un formateur de ferrite dans le sens que la formation de ferrite delta est favorisée pendant la solidification du métal de soudure. la plage comprise entre environ 11 et 13 % permet la formation du petit pourcentage désiré de ferrite dans le métal de soudure, ce qui empêche en outre la fissuration à chaud ou la microfissuration de l'alliage. il est nécessaire de prévoir une teneur en azate comprise entre 0,01 et 0,16 96 à la fois en ce qui concerne son rôle de formateur d'austénite et son rôle d'agent de contrôle de la limite élastique et du coefficient d'écrouissage dans les limites dé sirées. il existe évidemment du carbone dans l'acier de 1'inven- tion et sa teneur est de Préférence d'environ 0,04 96.'0n peut tolérer un maximum d'environ 0,06 96 de carbone et il coopère avec l'azote pour servir de formateur d'austénite et pour établir la résistance désirée. Cependant il n'est pas souhaitable d'avoir plus de 0,06 % de carbone comme formateur d'austénite car il a alors un effet perturbateur sur la résistance à la corrosion des zones adjacentes aux soudures qui ont été affectées thermiquement. D'autre part, si la teneur en carbone est inférieure à environ 0,015 96, il existe un risque d'altération de la stabilité de l'austénite, en permettant une certaine transformation en martensite et par conséquent une augmentation du coefficient d'écrouissage. Jusqu'à une teneur d'environ 1,0 % maximum le silicium n'affecte pas les propriétés de l'acier. De marne le phosphore et le soufre peuvent exister sous forme d'impuretés avec-des teneurs maximales de 0,04 % pour chacune de ces substances. il peut également-exister d'autres impuretés accidentelles et normales qui n'affectent pas les propriétés de l'acier. On peut remplacer le chrome par du molybdène suivant une base de 1:1 et avec des teheurs jusqu'à 2,0 96 pour améliorer la résistance à la corrosion dans des milieux contenant du chlore. On peut remplacer le nickel par du cuivre sur une base de 3:1 et avec des teneurs jusqu'à environ 1,5 96 pour améliorer la résistance à la corrosion dans des milieux à base d'acide sulfurisque. La description qui précède montre qu'un équilibrage de teneur en nickel, en azote et en carbone permet d'obtenir les aiveaux de résistance désirés et la structure complètement austénitique dans l'acier forgé. D'autre part, le manganèse ne joue pas fortement le raie d'un formateur d'austénite mais au contraire d-'un stabilisateur d'austénite.Pour cette raison, ,ltéquivalent nickel nécessaire de 10 à 12 est -calculé seulement en se basant sur les teneurs-en nickel, en azote et en carbone définies ci- dessus, Bien qu il existe d'autres alliages austénitiques stables, tels que ceux décrits dans le brevet belage précité N 757.633, la limite élastique de ces-alliages est suffisamment élevée pour qu'il soit extrémement difficile d'affecteur un matriçage à froid à cause de la grande résistance initiale. En outre le facteur d'écrouissage est bien supérieur à valeur maximale préférée d'en viron 105 correspondant aux alliages de l'invention. Bien que les avantages de l'invention soient obtenus à l'aide de la composition large définie ci-dessus, il est possible de contrôler la limite élastique dans une gamme étroite en vue d'obtenir un acier présentant la résistance désirée pour une application finale particulière ainsi que des propriétés de fabrication particulières en assurant l'équilibre de la composition dans des limites préférées. Plus particulièrement on obtient un alliage de résistance inférieure présentant une teneur en azote inférieure, la teneur en nickel étant augmentée de façon proportionnée pour compenser la réduction de teneur d'azote et pour maintenir la structure 'austénitique désirée. L'inverse s'applique également. Un acier préféré suivant l'invention, présentant une limite élastique de 0,2 % à l'état recuit comprise, entre 172,5 et 276 MN/m2 (20 à 40 ksi) et qui possède également une bonne stabilité de l'austénite, un facteur d'écrouissage à froid non supérieur à environ 100 et une excellente soudabilité, se compose essentiellement de 17,0 à 19,0 % de chrome, de plus 7,0 % à 10,0 % de nickel, de 11,0 à 13,0 % de manganèse, de 0,01 à 0,07 % d'azote, de 0,06 % de carbone au maximum, jusqu'à 1,0 % de silicium, jusqu'à 2,0 % de molybdène, jusqu 'à 1,5 96 de cuivre, jusqu'à 0,04 % de phosphore, jusqu'à 0,04 96'de soufre et le complément de fer à l'exception d'impuretés accidentelles. Une composition encore plus avantageuse et présentant une limite élastique à 0,2 % à l'état recuit d'environ 207 MN/m2 (30 ksi) se compose essentiellement d'environ 18,0 % de chrome, d'environ 9,0 % de nickel, d'environ 12,0 % de manganèse, d'environ 0,020 % d'azote, d'environ 0,04 % de carùone, d'environ 0,40 % de silicium, d'environ 0,015 96 de phosphore, d'environ 0,015-96 de soufre et du complément de fer à l'exception d'impuretés accidentelles. Une composition préférée présentant une limite élastique à 0,2 % à l'état recuit comprise entre 276 et 345 MN/m2 (40 à 50 ksi) ainsi qu'unie bonne stabilité austénitique, un facteur d'écrouissage à froid non supérieur à environ 110 et une excellente soudabilité se compose eflsentiellement de 17,0 à 19,0 % de chrome, de 4,0 à 7,0 96 de nickel, de 11,0 à 13,0 % de manganèse, de plus de 0,07 à 0,16 % d'azote, de 0,06 96 de carbone au maximum, jusqu'à 1,0 % de silicium, jusqu'à 2,0 % de molybdène, jusqu'à 1,596 de cuivre, jusqu'à 0,04 96 de phosphore, jusqu'à 0,04 96 de soufre et du complément de fer excepté les impuretés accidentelles.Une composition encore plus préférée et présentant une limite élasti- que à 0,2 % et à l'état recuit d'environ 310 MN/m (45 ksi) se compose essentiellement d'environ 18,0 % de chrome, d'environ 5,0 96 de nickel, a'environ 12,0 % de manganèse, d'environ 0,13 % d'a zote, d'environ 0,0* 96 de carbone, d'environ 0,40 % de silicium, d'environ 0,015 % de phosphore, d'environ 0,015 % de soufre et le complement essentiellement de fer à l'exception d'impuretés accidentelles. Dans ces compositions préférées et plus préférées, l'équivalent-nickel calculé suivant la formule indiquée ci-dessus, est compris entre environ 10 et 12. Une comparaison des compositions indiquées ci-dessus montre que la' limite élastique désirée est obtenu par équilibrage des teneurs en nickel et en azote et en proportion inverse l'une de l'autre, avec d'autres éléments restant constants. Plus particulièrement, pour une limite élastique comprise entre 172,5 et 276 MN/m (25 à 40 ksi), la teneur en nickel comprise entre 7,0 et 10 % (en particulier de -8,0 à 10 %) varie en raison inverse de la teneur en azote de 0,01 à 0,07%. De même, pour une limite élastique comprise entre 276 et 345 MN/m (40 à 50 ksi), la teneur en nickel comprise entre 4,0 et 7,0 % (en particulier de 4,0 et 6,0%) varie en raison inverse de la teneur en azote comprise entre plus de 0,07 % à 0,15%. Dans les aciers de l'invention, les valeurs du facteur d'écrouissage à froid augmentent lorsque la teneur en azote croît contrairement à ce qui est précisé dans le document Bloom précité Bien que tous ces alliages soient stables et ne se transforment pas en martensite lors de la déformation à froid, le réseau cristallin est renforcé par la génération de dislocations. Le maintien d'une forte teneur en manganèse dans les aciers de l'invention contribue à maintenir la stabilité austénitique en empêchant une formation en martensite lors du formage à froid et en établissant un faible coefficient d'écrouissage tout en permettant une variation de la limite élastique (entre 172,5 et 345 MN/m2) par modification des teneurs en azote et en nlekel l'une par rapport à l'autre. Ir',acierde l'inevntion peut entre préparé par fusion dans un four électrique en opérant soit à l'air soit sous vide. il peut être en outre affiné, par exemple par dégazage sous vide et il peut être coulé en lingots ou bien coulé de façon continue sous forme de barres. Il est ensuite habituellement travaillé à chaud et laminé à froid de façon à former des plaques, des tôles, des bandes, des barres, des profilés et des produits similaires. Dans certains cas, on peut utiliser de l'acier dans la condition coulée ou forgée ou bien il peut être mis en oeuvre sous forme d'articles pouvant nécessiter un soudage. A titre de comparaison, on a indiqué dans le tableau I cidessous les compositions de 2 séries d'aciers de l'invention en même temps que les échantillons formés des alliages AISI 304-- et 305 et qu'un échantillon de l'acier décrit dans le brevet belge précité N0 757.633 ( désigné par 18-3-Mn). Le tableau II donne une comparaison des propriétés de soudage et de résistance à la corrosion de soudures de's memes aciers. TABLEAU I COMPOSITION ~ POURCENTAGES EN POIDS Echantillon Type Cr Ni Mn C N Si P S 1* 18-9-Mh 18,34 9,25 11,12 0,018 0,016 0,34 0,017 0,010 2* 18-5-Mn 18,66 5,33 11,13 0,038 0,13 0,33 0,016 0,009 3 18-3-Mn 17,50 2,94 12,54 0,056 0,33 0,42 0,009 0,009 4 AISI 305 17,56 11,05 1,03 0,032 0,010 0,38 0,014 0,013 5 AISI 304 18,19 8,81 0,77 0,053 0,030 0,37 0,019 0,029 * Aciers de l'invention TABLEAU II Echan- Type Effort limite Limite élas- % d'along. % de stric- Facteur d'écrouistillon de traction tique à 0,2% sur 5 cm tion sage à froid Effet de ksi MN/m ksi MN/m compression (1) 1* 18-9-Mn 76 524 30 207 60 72 96 2* 18-5-Mn 91 628 43 297 55 71 103 3 18-3-Mn 108 745 63 435 50 70 122 4 AISI 305 72 497 26 179 63 69 115 5 AISI 304 86 593 45(2) 310 59 69 125 * Aciers de l'invention (1) Trans. A.S.M. - VOl.39, pp. 843-864, Bloom. (2) Dressé après recuit. TABLEAU III Echan- Type Soudres par fusion Corrosion de l'acide nitrique tillon sans métal d'apport bouillant à 65 % dans l'état brut de % de ferrite Conditions de soudure dans le métal soudure mm/min. Attaque de la sone affec de soudure tée périodiquement 1* 18-9-Mn 5 Saine et exempte de 0,0127 Très légère défauts 2* 18-5-Mn 5 Saine et exempte de 0,0254 Aucune défauts 3 18-3-Mn 3 Saine et exempte de 0,0254 Aucune défauts 4 AISI 305 0 Quelques criques et 0,0132 Aucune cratères 5 AISI 304 3 Saine et exempte de 0,0237 Très légère défauts * Aciers de l'invention A partir des résultats indiqués ci-dessus, il apparat que l'invention permet d'obtenir un acier inoxydable présentant une grande stabilité d'austénite, une limite élastique comprise entre 172,5 et 345 MN/m2, cet a'cier conservant une bonne qualité du dépot de soudure sans métal d'apport dans toute la gamme de résistances et présentant un facteur- d'écrouissage à froid compris entre environ 95 et 105. tes teneurs en azote et en nickel sont réglées de manière à obtenir une structure correcte du dépôt de soudure à partir de la fusion du métal de base (c'est-à-dire entre 2 et 5 96 de ferrite). La teneur en manganèse relativement élevée maintient la stabilité austénitique nécessaire pour un faible écrouissage lors du matriçage à froid et dans d'autres opérations de formage à froid. ta haute stabilité de l'austénite améliore également les propriétés de résistance à la traction sur barreaux encochés et de fatigue sur barreaux encochés, qui sont souhaitables dans certaines applications. Ces propriétés sont obtenues en maintenant les teneurs en carbone, en chrome et en silicium dans les gammes définies ci-dessus. REVENDICATIONS 1. Acier inoxydable austénitique, caractérisé en ce qu'il contient de 17,0 'à 19,0 % de chrome, de 4,0 à 10,0 % de nickel, de 11,0 à 13,0 96 de manganèse, de 0,01 à 0,16 % d'azote, 0,06 % de carbone au maximum, 1,0 96 de silicium au maximum, de O à 2,0 % de molybdène, de O à 1,5 % de cuivre, 0,04 % de phosphore au maximum, 0,04 96 de soufre au maximum et le complément de fer excepté les impuretés accidentelles, tous ces pourcentages étant exprimés en poids, le nickel, l'azote et le carbone étant équilibrés de façon à obtenir un équivalent de nickel de 10 à 12 conformément à la formule Ni équiv. = 96Ni + 30 x 96N + 27 x %C, et dans lequel la teneur en azote varie inversement de 0,16 % à plus de 0,07 % pour des teneurs en nickel comprises entre 4,0 et 7,0 % et de 0,07 à 0,01 % pour des teneurs en nickel comprises entre plus de 7,0 96 et 10,0 0%, ledit acier étant complètement aus- ténitique dans la condition forgée. 2. Acier selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il contient plus de 7,0 % à 10,0 % de nickel et de 0,01 à 0,07 % d'azote, la limite élastique à 0,2 % dans la condition recuite étant comprise entre environ 172 et 276 MN/m2. 3. Acier selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il contient de 4,0 à 7,0 % de nickel et de Plus de 0,07 à 0,16 96 d'azote, la limite élastique à 0,2% dans la condition recuite étant comprise entre 276 et 345 MN/m. 4. Acier selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il contient 18,0 96 de chrome, 9,0 96 de nickel, 1-2,0 % de manganèse, 0,020 96 d'azote, 0,04 % de carbone, 0,40 96 de silicium, 0,015 % de phosphore, 0,015 % de soufre et le complément de fer, excepté les impuretés accidentelles. 5. Acier selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il contient 18,0 % de chrome, 5,0 % de nickel, 12,0 % de manganèse, 0,13 % d'azote, 0,04 % de carbone, 0,40 % de silicium, 0,015 % de phosphore, 0,015 % de soufre et le complément de fer, excepté les impuretés accidentelles. 6. Acier selon la revendication li caractérisé en c-e qu'on remplace le chrome par du molybdène sur une base-de 1:1 et suivant des teneurs jusqu'à 2,0 %. 7. Acier selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on remplace le nickel, par du cuivre sur une base de 3:1 et suivant des teneurs jusqu 'à environ 1,5 %. 8. Produits en acier inoxydable formés à froid, présentant une structure complètement austénitique et fabriqués à partir d'un alliage, caractérisé en ce qu'il se compose de 17,0 96- à 19,0 96 de chrome, de plus de 7,0 96 à 10,0 % de nickel, de 11,0 à 13,0 % de manganèse, de 0,01 à 0,07 96 d'azote, la teneur en azote variant en raison inverse de la teneur en nickel, 0,06 96 de carbone au maximum, 1,0 % de silicium au maximum, de O à 2,0 % de molybdène, de O à 1,5 % de cuivre, de O à 0,04 96 de phosphore, de O à 0,04 % de soufre et le complément de fer excepté les impureté s accidentelles, ledit alliage ayant un facteur d'écrouissage à froid inférieur à 100. 9. Fil d'apport pour le soudage d'articles en acier inoxydable, ledit fil étant caractérisé en ce qu'il se compose d'un alliage contenant de 17,0 à 19,0 % de chrome, de 4,0 à 7,0 % de nickel, de 11,0 à 13,0 96 de manganèse, de plus de 0,07 à 0,16 % d'azote, la teneur en azote variant en raison inverse de la teneur en nickel, 0,06 % de carbone au maximum, 1,0% de silicium au maximum, de O à 2 % de molybdène, de O à 1,5 % de cuivre, 0,04 % de phosphore au maximum, 0,04 5 de soufre au maximum et le complément de fer, excepté les impuretés accidentelles, les teneurs en nickel, en azote et en carbone étant équilibrées de façon à produire de 2 à 5 % de ferrite dans un dépôt de soudure.