La présente invention due à la collaboration de Messieurs GALLOIS Lanier et DUEROCQ Jacques et réalisée dans les services de la demande; resse, est relative à un révélateur utilisable pour le développement de produits photographiques destinés aux procédés lithographiques. Les films photographiques qu'on utilise pour établir des clichés tramés ou au trait dans les procédés de reproduction photomécanique doivent donner de très grands contrastes et une bonne netteté d'image (un bon micro-contraste). Dans le cas de clichés tramés, ces propriétés permettent d'obtenir des points de tramés de grande densité et de grande netteté. Les révélateurs pour ce type de film destinés aux procédés lithographiques et appelés ci-après révélateurs "lith" se distinguent, des révélateurs classiques "noir et blanc", en ce qu'ils ne contiennent qu'un seul développateur, notamment, lthydroquinone et qu'une faible quantité d'ions sulfite ; ce n'est qu'à ces conditions que lton peut obtenir le contraste élevé, qui est souhaité et la qualité de point de tramé qui sont nécessaires pour une bonne reproduction. On a déja écrit divers procédés pour 11 obtention d'une qualité de point améliorée. Par exemple, au brevet français 1 416 849, l'incorporation à un révélateur,d'un polymère séquencé d'oxyde d'éthylène ou d'oxyde propylène entraine une augmentation de constraste et une amélioration de la qualité de point, ce révélateur pouvant même contenir-du sulfite, ce qui leur confère une bonne stabilité. Au brevet des Etats Unis d'amérique 3 158 483, on incorpore au révélateur des composés dérivés du polyéthylèneglycol, ce qui améliore la qualité du point. Il semble cependant que ces composés, tout en permettant une meilleure qualité de point, ont un effet retardateur très marqué sur le développement. La présente invention a pour objets - un révélateur/permettant de développer un produit photolithographique qui présente une qualité de point améliorée pour une même sensibilité, c'est-a- dire, une augmentation de microcontraste, lorsque l'on s'attache au facteur de qualité de point ou qui présente une sensibilité accrue pour une mêse qualité de point, si la sensibilité est jugée le facteur primordial. Le révélateur "lith", suivant l'invention, est caractérisé en ce qu'il contient un composé à fonction sulfone. Le révélateur "lith", suivant lVinvention,peut contenir comme développateur des halogénures d'argent, un #-dihydroxybenzène et comme stabilisant, un sulfite de métal alcalin en faible concentration. Parmi les composés chimiques à fonction sulfone que l'on peut incorporer dans le produit suivant l'invention, on peut citer par exemple, le sulfolène, la triméthylène trisslfone, etc. On peut incorporer les composés, utiles, suivant l'invention, dans le rivélateur à une concentration comprise antre environ 2 g et 20 g par litre de révélateur, avec une concentration préférée pour chaque composé. La conceptration optimale dépend des résultats recherchés, des caractéristiques de l'émulsion "lith", et on la détermine par des méthodes connues de l'home de l'art. Les développateurs que l'on utilise avantageusement suivant l'invention sont des p-di-hydroxybenzènes tels que l'hydroquinone, la chlorohydroquinone, le tolyhydroquinone ; en outre, les compositions de l'invention ne doivent pas contenir de développateurs auxiliaires, ou si elles en contiennent, la concentration de celui-ci ne doit pas dépasser 5/10 000. Les compositions suivant l'invention peuvent contenir les activateurs basiques usuels, tels que les hydroxydes de métaux alcalins, par exemple, l'hydroxyde de sodium, l'hydroxyde de lithium, l'hydroxyde de potassium, etc., les carbonates de métaux alcalins, par exemple le carbonate de sodium, le carbonate de potassium, etc., les métaborates de métaux alcalins, par exemple, le métaborate de sodium, etc. On peut ajouter aux compositions de l'invention l'un quelconque des autres adjuvants u#suels révélateurs de type "lith", tels quJun bromure de métal alcalin, de l'acide borique, etc. On prépare les révélateurs selon l'invention au fur et à mesure des besoins par dissolution des quantités appropriées des divers constituants nécessaires dans de l'eau ou, de préférence, on prépare des solutions concentrées que l'on peut mettre en réserve. Pour préparer rapidement et facilement le révélateur à partir de la solution concentrée de réserve, il suffit de diluer celle-ci par l'addition d'une quantité appropriée d'eau ; cette quantité peut atteindre trois fois le volume de la solution de réserve concentrée et dépend de la composition de cette dernière. Des exemples non limitatifs de compositions qu'on peut utiliser pour la préparation des révélateurs du type "lith",suivant l'invention, sont indiqués au tableau I. TABLEAU I Solution de réserve Concentrations Concentrations mini Constituants Composition Composition males du révélateur A B prêt à l'emploi Hydroquinone, g 30-120 - 15 Eléthylosulfate de sodium, g 100-400 - 50 Diéthylènglycol, mi 60-240 - 30 Polymère séquencé, g 0,02-0,08 - 0,01 Carbonate de potassium, g - 100-400 50 Sulfite de potassium, g - 5-20 2,5 Bromure de potassium, g - 4-16 2,0 Eau Q.S.P, 1 1 1 1 d'autres exemples de révélateurs du type"lith" sont décrits au brevet français 1 416 849. Pour préparer le révélateur selon l'invention, on ajoute la quantité appropriée d'eau à la composition A et à la composition B de la solution de réserve, et l'on mélange les deux solutions pour obtenir une solution finale dans laquelle les divers constituants sont présents aux concentrations voulues. Puis on ajoute au révélateur A + B le composé à fonction sulfone à une concentration comprise entre 2 et 20 g par litre de révélateur prêt à l'emploi, sous agitation. On peut commodément évaluer la qualité des images argentiques obtenues dans les émulsions du type "lith" par le facteur de constraste et par la qualité de point. Le facteur de contraste est la pente de la partie rectiligne de la courbe de noircissement. On évalue la qualité de point d'après la densité et la netteté de bord des points élémentaires d'un négatif tramé, examiné sous un fort grossissement. On peut évaluer la qualité de point dans les lumières, dans les ombres et dans les valeurs intermédiaires. Dans le négatif tramé, les lumières sont représentées par de petites plages de densité nulle qui couvrent environ 10/100 de la surface du point dont le complément présente une densité très élevée. Les ombres sont représentées par de petites plages de grande densité qui couvrent environ 10/100 de la surface du point dont le complément est de densité nulle. Dans les valeurs intermédiaires, les aires respectives des plages denses, et des plages de densité nulle présentent des valeurs intermédiaires et pour les points dits à 50/100 la moitié de 1' aire de chaque point est de densité nulle et l'autre moitié est de densité ma#ximale. La qualité du point est exprimée par un nombre d'une échelle arbitraire où 9 correspond àuune qualité excellente, et 1 à une qualité extrèmement médiocre. Une qualité inférieure à 6 est généralement jugée inacceptable. Tous les produits photographiques qui comprennent une émulsion du type "lith" peuvent être avantageusement développés par les révélateurs suivant l'invention ; le brevet français 1 126 711 décrit la préparation de produits photographsques qui comprennent des émulsions du type "lith". Les exemples suivants illustrent l'invention-: EXEMPLE 1 On prépare deux couches d'une émulsion qui entre dans la composition d'un film Kodalith type III, l'une des deux contenant un composé connu tel qu'un polyalcoylèneglycol qui donne une amélioration de point (Echantillon A), et l'autre n'en contenant pas (Echantillon B). A l'aide de ces deux couches, on prépare à titre de témoins des sensitogrammes exposés, d'une part, derrière une gamme de gris d'incrément 0,05 log E, et, d'autre part, derrière une trame de contacttmagenta de linéature égale à 53 lignes par cm à laquelle est accolée la même gamme de gris (original). On prépare ensliite à titre de témoin, du révélateur Kodalith super usuel, dont le pH est #égal à lO. On développe dans ce révélateur pendant 2 mn 45 s un sensitogramme de l'échantillon A qui contienttle composé connu qui améliore la qualité de point, et un sensitogramme de l'échantillon B qui n'en contient pas. Le sensitogramme obtenu avec l'échantillon A a la qualité habituelle des films "lith", c'est-à-dire une qualité de point proche de 8-9. Le sensitogramme obtenu avec l'échantillon B a une sensibilité améliorée ; il ne contient pas le composé à effet retardateur de développement, mais ii a une qualité de point inférieure, proche de 2. On prépare ensuite le révélateur de l'invention, c'est-à-dire que l'on ajoute- au révélateur classique 15gel de sulfoaàae ; on maitient le pH de la solution à 10. On développe grâce à ce révélateur l'échantillon B, c'est-àdire l'échantillon qui ne contient pas de composé qui augmente la qualité de point. Le sensitogramme qee l'on obtient présente une qualité de point de 8-9, ctest-à-dire analogue à celle de l'échantillon A traité par le révélateur classique, mais il y-a aussi un gain de sensibilité égal à 0,15 log.E. On a donc un effet "lith" analogue à celui obtenu avec l'émulsion qui contient un composé connu qui augmente la qualité de point, mais on a, en outre, un effet retardateur diminué. EXEMPLE 2 On opère suivant le mode opératoire décrit q l'exemple 1, mais on ajoute 2,5 g/l de triméthylène-trisulfone. On obtient dans ces conditions un 2 gain de sensibilité de 0,10 log E, pour une même qualité de point. REVENDICATIONS 1 - Révélateur photolithographique caractérisé en ce qu'il contient un composé à fonction sulfone qui améliore la qualité de point. 2 - Révélateur conforme à la revendication 1, caractérisé en ce qu'il contient comme développateur, unìpara-dihydroxybenzène et comme stabilisant un sulfite de métal alcalin en faible concentration. 3 - Révélateur conforme à l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le composé sulfone est la triméthylènetri sulfone. 4 - Révélateur conforme à l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le composé sulfone est le sulfolène (ou l,l-dioxyde de 2,5-dihydrothiophène). 5 - Révélateur conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le pH- du révélateur est égal à 10. 6 - Révélateur conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le composé à fonction sulfone est présent dans le révélateur à une concentration comprise entre environ 2 g et environ 20 g par litre de révélateur.