La présente invention se rapporte à un métier à tisser équipé d'un dispositif d'amenée du fil de trame à la foule. Ces métiers à tisser sont connus en soi. t'invention vise d'une façon générale à améliorer l'amenée du fil de trame dans un métier à tisser dans lequel le fil de trame est, par exemple, tiré d'une bobine d'alimentation du fil de trame et introduit dans la foule. L'invention est essentiellement caractérisée en ce que le métier comprend un dispositif d'amenée du fil de trame servant à acheminer le fil de trame, un dispositif pour préparer des segments de fil de trame de longueur donnée, un dispositif pour entratner et freiner le fil de trame, un dispositif à buses de fluide et un canal de guidage du fil formé dans la foule par des lamelles. Ce dispositif de formation de la trame est essentiellement indépendant de la configuration du reste du métier à tisser. Les divers dispositifs élémentaires peuvent être utilisés indépendamment les uns des autres, mais ils sont avantageusement utilisés conjointement. I1 est possible de réaliser un dispositif d'amenée du fil de trame, dans lequel le fil est tire d'une bobine alimentaire fixe au moyen d'un tambour de tirage en rotation continue et où un accumulateur, qui dévie le fil de sa forme rectiligne en formant une boucle, est interposé entre la buse d'insertion et le tambour de tirage, le mouvement dtentratne- ment de cet accumulateur étant pris sur le métier avec interposition d'éléments amortisseurs destinés à limiter le couple et munis de butées qui limitent l'angle de rotation relative. Dans un dispositif d'amenée du fil de trame de ce type, l'entratnement est obtenu positivement par prise du mouvement sur le métier, de sorte que, lorsque le métier est arrête par l'organe de surveillance de l'insertion de la trame, le dispositif de formation de la trame, qui est également couplé rigidement, est arrêté brusquement, en même temps que les mécanismes qui sont entratnés avec lui avec forte multiplication du mouvement, ce qui fait entrer en jeu de grandes forces d'inertie que le mécanisme d'entraînement est incapable de supporter de façon prolongée, et il en résulte des usures importantes et de grands risques de rupture.Pour éviter ces inconvénients, qui entraient des arrêts de fabrication et des frais et qui se produisent dans un entralncment positif, on peut répartir l'arrêt et le freinage du métier sur un angle de ralentissement agrandi, afin de reduire l'effet des forces d'inertie. Toutefois, cet agencement entraîne un autre inconvénient pour la technique du tissage, en ce sens que le fil défectueux repéré par l'organe de surveillance a déjà été entrelacé dans la foule et serré par le battant. Pour enlever le fil de trame défectueux entrelacé dans la foule et le remplacer par un fil de trame convenablement inséré, il est alors -nécessaire de faire faire machine arrière à toutes les fonctions du tissage, ce qui implique une forte dépense de moyens techniques et de temps et exige une haute technicité du personnel. L'invention apporte au contraire la possibilité de provoquer l'arrêt brusque du métier à tisser, sous l'action des organes de surveillance de l'insertion de la trame, qui ont été spécialement élaborés en vue de cet arrêt brusque, de telle manière que la foule et le battant s'immobilisent dans la position d'insertion et que le défaut d'insertion puisse être éliminé immédiatement sans exiger une marche arrière de tous les processus de tissage. En dehors de l'avantage d'économie de temps et de frais, on a également celui d'éviter les variations de densité du tissu et les zones de tissu defectueuses. Pour éviter les inconvénients décrits plus haut et obtenir les avantages d'élimination des défauts de trame par des moyens économiques en temps et en frais et d'obtention d'un tissu de haute qualité, le dispositif suivant l'invention est Caractérisé en ce qu'il comporte un organe de limitation du couple, intercalé dans l'entratnement commun du tambour de tirage rotatif et de l'organe déviateur de fil qui forme la boucle, organe qui peut être monté sur un élément tournant ou un levier, cet organe de limitation du couple étant essentiellement composé d'une partie motrice et d'une partie réceptrice, ces deux parties présentant des butées qui limitent l'angle de rotation relative d'une partie par rapport à l'autre et la partie motrice étant reliée à la partie réceptrice par des organes amortisseurs qui opposent une résistance à la rotation relative des deux parties et dont Iteffet dépend du couple dans les deux sens et présentent un facteur d'amortissement réglable séparément pour chaque sens de rotation. Par ailleurs, suivant une autre caractéristique de l'invention, l'amortissement du couple est obtenu par étranglement d'un écoulement, par frottement mécanique ou par l'action d'un champ magnétique et les organes amortisseurs sont constitués de manière que le degré d'amortissement puisse être réglé pendant le fonctionnement de l'entratnement, cet entrainement suivant l'invention comportant également une commande réglable compensatrice pour les couples variables qui sont développés au moment de l'arrêt et de la mise en marche du métier. On peut réaliser un dispositif élémentaire destiné à préparer des segments de fil de trame d'une longueur déterminée dans lequel ces segments sont tirés d'une bobine alimentaire fixe au moyen d'un tambour de tirage en rotation continue et dans lequel sont prévus un accumulateur qui dévie le fil de trame de sa forme rectiligne en formant une boucle et un frein de fil interposé entre la buse d'insertion et le tambour de tirage. Dans une forme de réalisation d'un tel dispositif, des segments d'accumulation de fil de trame sont mis sous la forme de spires à l'intérieur ou sur la surface d'un élément en forme de tambour, par voie mécanique ou sous l'action d'un écoulement de fluide,et et la mesure des segments unitaires nécessaires pour l'insertion de la trame se produit uniquement par la coopération du tambour du tirage en rotation continue et le frein de fil. Dans d'autres formes de réalisation du dispositif élémentaire mentionné plus haut, destiné à préparer des segments de fil de trame d'une longueur déterminée, la longueur d'accumulation est formée au moyen d'un dispositif qui dévie le fil de trame de sa forme rectiligne et forme une boucle sous l'action d'un courant de fluide projeté, assisté par un effet d'aspiration à l'intérieur d'un corps d'accumulateur de forme plate et allongée qui reçoit la boucle, la mesure des segments de fil de trame s'effectuant par la coopération du tambour de tirage et d'un frein de fil commande par voie mécanique ou électromagnétique. Il est également possible de réaliser d'autres dispositifs du même type, dans lesquels la commande du frein de fil électromagnétique s'effectue par l'intermédiaire d'une cellule photo-électrique ou d'un détecteur de fil en fonction de la longueur de la boucle. Dans tous ces dispositifs destinés à préparer des segments de fil de trame d'une longueur déterminée, qui comportent différents accumulateurs de fil à fonctionnement non positif et avec commande du frein de fil, il n'est pas possible d'assurer, à la préparation de la trame, la précision et la régularite qui sont né ces saies pour l'utilisation industrielle, en même temps qu'une réduction optimale des chutes de trame nécessaire pour I'exploitation rationnelle du métier. t'origine de cet inconvénient de forte perte de fil due à la variation excessive de la longueur des segments de trame inconvénient qui est commun à tous ces dispositifs, réside dans le fait que la longueur de fil des duites dépend uniquement de l'action dans le temps du frein de fil, qui commande le processus d'accumulation et est placé en aval de l'accumulateur. L'inconvénient de la variation de l'effet du frein n'est pas seulement lié au procédé, mais il est également renforcé par l'irré- gularité des fils de trame, notamment dans le cas des fils de fibres découpées et des fils à effet. Dans toutes les sortes de fils de trame utilisées, il se produit des variations plus ou moins accentuées d'épaisseur ou de nature de la surface, auxquelles s'ajoute encore l'influence exercée sur l'effet de freinage par la présence de fibres arrachées des fils ou d'une pellicule d'émulsion de filage raclée sur les fils et qui se déposent sur les surfaces du frein.De même, les noeuds qui résultent inévitablement du processus de filage antérieur provoquent un freinage prématuré, d'où résulte une réduction de la longueur des segments du fil de trame. I1 est donc nécessaire dans ce cas de régler la longueur des segments de fil de trame sur une valeur excessive, qui se traduit par une perte de fil de trame, pour tenir compte du fait que l'effet de décélération dé;reloppé dans le frein de fil se produira tantôt plus têt, tantôt plus tard, alors qu'il est indispensable que le sement de fil de trame le plus court couvre cependant toute la largeur du metier, afin d'éviter les défauts par manque de trame. Le but de l'invention est également d'eviter cet incon- vénient par des moyens simples et, suivantl'invention, on obtient ces résultats en faisant en sorte que le frein de fil, qui intervient dans la détermination de la longueur du segment de fil de trame, n lait plus pour fonction de ralentir le fil de trame et de le retenir jusqu'à l'insertion suivante Au contraire, la fonction du ralentissement du fil de trame est retirée au frein de fil en ce sens qu'un moyen mécanique simple déclenche à force la fonction d'une boucle de fil et que cette formation se produit positivement, de sorte que, à la fin de la phase d'insertion, le fil de trame se trouve ralenti et immobilisé au niveau du frein de fil.Ce n'est qutensuite alors que le fil de-trame est immobilisé, que le frein de fil est serré et que le fil de trame est attaqué et coupé. Le frein de fil n'a donc plus pour fonction que de retenir la partie du fil, qui est déjà immobilisée, jusqu'au déclenchement de processus d'insertion suivant puis de libérer le fil au moment de cette insertion. Les moyens à utiliser pour ralentir et immobiliser le fil de trame peuvent être constitués par un levier commandé mécaniquement, de telle manière que son mouvement correspond positivement à la vitesse de fourniture du fil à la sortie du tambour de tirage et que, de ce fait, le segment de fil arrivant à ce levier soit acheminé en un mouvement coordonné avec le mouvement dudit moyen, constitué par un tire-boucle, et qu'à la sortie le fil soit immobilisé. Le trajet,ou la course, exécuté par le tireboucle peut rester limité à un trajet suffisamment court pour que la partie du fil sortant du dispositif et déjà insérée soit immobilisée.Lorsque, ensuite, le frein de fil se serre, le trajet de fil suivant débité par le tambour de tirage est transformé en une boucle dlaccumulation qui est soit obtenue par un écoulement de fluide, soit obtenue par formation mécanique de spires de toute forme voulue, qui constituent un trajet d'accumulation. Pendant cette opération d'accumulation, exécutée alors que le frein de fil est fermé, le tire-boucle peut déjà être ramené à nouveau à sa position de départ pour être prêt pour l'opération de décélération positive suivante. Cette caractéristique de l'invention permet d'obtenir à chaque cycle la formation dtun segment de fil de trame d'une longueur mesurée avec précision et constante et de préparer ce segment pour l'insertion dans la foule. En résumé, la suppression des inconvénients décrits plus haut constitue le progrès et la nouveauté de l'invention en ce qui concerne le dispositif de préparation de segments de fil de trame d'une longueur donnée. Le métier suivant l'invention comprend un dispositif pour entraîneur et freiner le fil de trame, comprenant une bobine alimentaire du fil de trame qui reste à l'extérieur de la foule. Dans ce dispositif, pour assurer l'entrainement et le freinage du fil de trame, on fait embrasser alternativement par ce fil un tambour en rotation rapide et un tambour coaxial au premier, mais fixe ou en rotation lente. Dans ce dispositif, il est nécessaire que le fil de trame soit accéléré au début de chaque opération d'insertion puis ralenti à la fin de cette opération. On peut disposer des dispositifs de ce type pouvant comporter, entre la bobine alimentaire du fil de trame et la buse de soufflage, un tambour rotatif et un autre tambour, disposé coaxialement au premier, et qui possède une vitesse circonférentielle plus faible ou qui peut même être absolument immobile Le fil de trame est dirigé vers le tambour par des guide-fil, de manière à embrasser la totalité ou une partie de la circonférence de ce tambour. Dans ce dispositif, les guide-fil prennent périodiquement des positions telles que le fil embrasse le tambour en rotation rapide pendant l'accélération. Etant donné que l'accroissement de la productivité du métier à tisser exige un accroissement de la vitesse de circulation du fil de trame et un accroissement de son accélération, on doit chercher à augmenter l'efficacité de ses dispositifs à tambour.Ceci signifie que llon doit accroître la force qutil est possible de transmettre du tambour au fil. Etant donné que ltentratnement du fil par le tambour dépend de trois paramètres, comme l'indique la formule utilisée pour le calcul des transmissionsà câbLe, on peut procéder des trois façons suivantes 1. augmenter la force de la tension èxercée de la buse de soufflage placée en aval du tambour; 2. agrandir l'arc d'embrassement du tambour par le fil; 3. augmenter le coefficient de frottement du fil sur le tambour. Malheureusement, la mise en oeuvre de ces dispositions entraîne d'autres inconvénients 1. l'accroissement de la force de tension obtenu par un accroissement de la pression de la buse de soufflage provoque > dans certaines circons- tances, un "soufflage" du fil, c'est--8-dire la division du fil en ses fibres élémentaires; 2. l'accroissement de l'arc d'embrassement entratne une complication de l'enfilage, 3. on peut augmenter le coefficient de frottement en dépolissant la surface du tambour, mais il en résulte un accroissement du risque de détériora tion du fil. Le but de l'invention est donc de transmettre une plus grande force du tambour au fil sans tomber dans les inconvénients des solutions décrites plus haut. Suivant Itinvention, ce problème est résolu par le fait qu'on fait intervenir une force supplémentaire qui applique le fil sur la surface du tambour, de sorte que, par application du principe du frottement, on peut également transmettre une plus grande force du tambour au fil. Suivant une caractéristique de l'invention, cette force, étrangère à la tension propre du fil et qui agit en supplément pour appliquer le fil sur le tambour, est assurée par l'effet d'un écoulement d'air qui pénètre radialement de l'extérieur du tambour dans le volume intérieur de ce dernier à travers des trous de la paroi de ce tambour et, dans ce mouvement applique plus fortement le fil sur le tambour. Suivant une forme préférée de construction, on peut utiliser un tambour rotatif perforé, qui -est raccordé intérieurement à un circuit à dépression, ce qui détermine la pénétration de l'air atmosphérique dans le tambour.-Dans ce dispositif, la dépression peut être fournie par un organe qui tourne avec le tambour (par exemple une roue de ventilateur) ou encore par un générateur de dépression fixe qui est relié au tambour par des canalisation isolées vis-à-vis de l'extérieur par des joints étanches (par exemple par un joint à labyrinthe).La disposition inverse c'est-à- dire l'utilisation d'un circuit à surpression comportant un carénage séparé qui entoure l'extérieur du tambour avec formation d'un courant de surpression entre le volume extérieur et le volume--intérieur du tambour qui est à la pression atmosphérique, est capable d'assurer la meme fonction, mais d'une façon vraisemblablement moins avantageuse. Etant donné que cette force d'application supplémentaire n'a à être exercée que d'une façon périodique, pendant l'insertion de la trame, on prévoit suivant l'invention un organe de commutation qui est capable de bloquer la pénétration du flux d'air dans le tambour, d'une part, en vue d'éviter de solliciter inutilement le fil et, d'autre part, en vue d'économiser sur l'énergie consommée par la production du flux d'air. Le dispositif suivant 1 invention pour l'entraYnement et le freinage du fil de trame présente un autre avantage consistant en ce que l'énergie nécessaire pour la production du flux de fluide peut être fournie, non pas par un appareil générateur de dépression séparé ou surajouté, mais directement par le circuit de dépression prévu sur la plupart des métiers à tisser munis d'un circuit pneumatique prévu pour aspirer et retenir le bout de fil de trame arrivé à la buse de soufflage, ainsi qu'à aspirer et à envoyer au rebut ltextrémité de fil coupée au bout de la duite. Cette possibilité résulte en particulier du fait que, pour la durée de la dernière phase de l'insertion de la trame, pendant laquelle le tambour immobile ou en rotation lente imprime un freinage au fil de trame, il n'est pas nécessaire d'utiliser un courant pour l'accélération et, de ce fait, l'énergie aérodynamique présente peu être fournie exclusivement à l'organe d'aspiration du bout de-fil fil de trame, tandis que, pendant la phase du début d insertion de la trame, dans laquelle l'accélé- ration du fil est plus grande, il n'est pas nécessaire de prévoir une aspiration face à la buse d'aspiration et que, de ce fait, la totalité de énergie pneumatique fournie par le circuit de dépression peut être transmise au tambour-rotatif perforé. A cet effet, on interpose dans les conduites qui relient le générateur de dépression au tambour perforé rotatif et à l'orifice d'aspiration placé en face de la buse de soufflage un distributeur à 3/2 voies qui peut être constitué, par exemple, par une vanne papillon. Sur un métier à tisser qui comprend pour la mise en mouvement du fil de trame un dispositif comportant des buses de fluide, la commande des buses est d'une importance décisive pour éviter les détériorations du fil et pour économiser l'énergie pendant le transport de ce fil. te problème consistant à éviter la détérioration du fil se pose d'une façon plus aiguë au moment de la mise en marche du métier précédemment arrêté tandis que, pendant la marche continue du métier, c'est au problème de l'économie d'énergie qu'on doit accorder le plus d'importance. On entend par la réalisation d'économie d'énergie, pendant le transport du fil, le fait que le fluide ne doit être éjecté que lorsque le fil doit être entrainé par ce fluide; c'est pourquoi les métiers à tisser sont équipés d'appareils de commutation qui s'opposent à l'arrivée du fluide lorsque le métier est à l'arrêt et ces appareils s'ouvrent périodiquement, en fonction de la phase du métier, uniquement lorsque le fil doit être transporté. On entend par suppression des détériorations du fil le fait qu'il s'agit d'éviter que l'énergie de l'écoulement du fluide qui agit sur le fil n'endommage ce dernier. En effet, les métiers dépourvus d'un dispositif particulièrement prévu pour transporter le fil sans risque de détérioration de ce dernier ne sont capables de tisser que des fils retordus à torsion très serrée ou encore des fils composés de filaments continus . te risque de détérioration ou de destruction du fil croit avec la vitesse relative entre le fluide et le fil. le cas le plus critique est celui dans lequel le fil est immobile. La solution évidente consiste donc à interrompre l'écoulement du fluide lorsque la machine est à l'arrêt. L'appareil obturateur utilisé suivant l'invention assure donc deux fonctions différentes : l'économie de-l'énergie et la suppression du risque de détérioration du fil pendant les périodes d'arrêt de la machine. Toutefois, un tel dispositif est incapable d'éviter que le fil ne soit endommagé ou détruit par le rétablissement du courant de fluide au moment où le métier vient de quitter son état de repos et travaille encore lentement, comme cela peut se produire dans les métiers à insertion de duites individuelles. Finalement, ce dispositif présente- encore un autre inconvénient qui peut fréquemment conduire à des pannes. Si, en effet, le courant qui parcourt les buses de transport du fil est entièrement interrompu pendant les périodes d'arrêt du métier, le fil, qui était précédemment tendu, peut se détendre et se déplacer ensuite dans le sens inverse du sens d'insertion, de sorte qu'il peut quitter la zone d'action de la buse placée à l'extrémité du fil ou bien s'emmêlerdans les éléments de guidage en raison de sa torsion. Suivant l'invention, pour éliminer ces inconvénients, on utilise un dispositif comprenant une buse à fluide pour commander l'écoulement dans le dispositif de formation de la trame, qui est caractérisé en ce qu'il est muni d'un dispositif qui prend le fil de trame sur une bobine alimentaire fixe, d'un dispositif d'amenée du fil de trame muni de buses et d'un dispositif d'insertion du fil de trame, et en ce que la vitesse de l'etoulement du fluide dans les buses du dispositif d'amenée du fil de trame est commandée en fonction de l'angle parcouru et de la vitesse de rotation, c'est-à-dire que la vitesse d'écoulement du fluide wl, w2, w3 dans les buses dépend de l'angle parcouru par l'arbre principal du métier et de la vitesse angulaire ou du nombre de tous de cet arbre principal. Les avantages de ce dispositif seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre en regard des figures 11 à 14. Suivant d'autres caractéristiques essentielles du dispositif suivant l'invention, le dispositif servant à préparer des segments de fil de trame d'une longueur déterminée comprend une bobine alimentaire de fil de trame fixe, un tambour de tirage en rotation continue, un dispositif accumulateur de fil de trame, un frein de fil et une buse d'insertion de la trame et le dispositif accumulateur à action non positive, interposé entre le tambour de tirage et le frein de fil, coopère avec un moyen mis positivement en mouvement, de manière que, avant le serrage du frein de fil, ce moyen forme une boucle dans le fil en déviant ce dernier de sa disposition rectiligne, de manière que, sous l'effet de la formation de la boucle, la partie du fil qui est située dans la buse d'insertion-stimmobilise et que ce n est qu'après cette immobilisation du fil que le frein du fil se serre et que l'accumulateur à action non positive entre en action; le métier à tisser comprend un moyen à action positive interposé entre le tambour de tirage et le frein de fil et servant à amorcer un processus d'accumulation par déviation du fil par rapport à sa disposition rectiligne, ce moyen étant constitué par un levier ou tire-boucle animé d'un mouvement qui lui est imposé positivement par voie mécanique, le dispositif d'entrainement du fil de trame, qui comprend la bobine alimentaire, est disposé en dehors de la foule et, pour l'entraînement et le freinage, le fil de trame se déplace alternativement sous l'action d'un guide-fil autour d'au moins un tambour tournant et d'un tambour fixe ou en rotation lente et centré sur le même axe que le tambour tournant, des trous sont percés dans la paroi périphérique d'au moins l'un des tambours et ce dernier tambour est relié à une pompe qui y établit un gradient de pression décroissant de l'extérieur vers l'intérieur, ladite pompe pouvant être constituée par un dispositif aspirateur qui engendre une dépression à l'intérieur du tambour à paroi perforée ou par une soufflerie qui produit une surpression dans une enceinte qui entoure le tambour à paroi perforée et,la la liaison entre le caté intérieur des trous du tambour et le dispositif aspirateur étant commandée par une vanne commandée par le guide-fil mobile, la zone de dépression qui règne dans le tambour tournant est reliée au volume intérieur du tambour fixe ou en rotation lente par une liaison fermée visà-vis de l'extérieur par un joint à labyrinthe, et la pompe est reliée par l'intermédiaire d'un distributeur à 2t3 voies et de conduites, tantôt au volume intérieur du tambour tournant à paroi perforée et tantôt au tuyau d'aspiration de la pointe du fil de trame, qui fait face à la buse de soufflage. Par ailleurs le métier est muni d'un dispositif de formation de. la trame comprenant une bobine alimentaire du fil de trame, un dispositif d'amenée du fil de trame comportant des buses et un dispositif d'insertion du fil de trame, et la vitesse d'écoulement dans les buses du dispositif d'amenée du fil de trame est commandée en fonction de l'angle parcouru par l'arbre principal du métier et de la vitesse de rotation de cet arbre, c'est-à-dire que la vitesse d'écoulement du fluide dans les buses dépend à la fois de l'angle parcouru par l'arbre principal du métier et de la vitesse angulaire ou nombre de tours par minute de cet arbre principal. Pour obtenir ce résultat, on intercale dans la conduite d'alimentation des buses, d'une part, un appareil obturateur qui est commandé périodiquement c'est-à-direqui travaille en fonction de l'angle parcouru par l'arbre principal du métier et, d'autre part, un appareil obturateur proportionnel qui travaille en fonction de la vitesse de rotation, ctest-a- dire en fonction du nombre de tours par minute de l'arbre principal du métier; en parallèle avec les appareils obturateurs commandés périodiquement et en fonction de la vitesse de rotation de l'arbre principal du métier est intercalé un étranglement à ajustement manuel ou à valeur fixe qui détermine le maintien d'une vitesse minimale de l'écoulement dans les buses,indépendamment de la position des premiers appareils obturateurs, les fonctions de l'appareil obturateur commandé périodiquement et de l'appareil obturateur proportionnel travaillant en fonction de la vitesse de rotation de l'arbre principal du métier pouvant être assurées par un appareil obturateur combiné unique à commande double, qui peut éventuellement assurer également la fonction de l'étranglement Suivant une variante, on intercale dans la conduite d'alimentation des buses un appareil obturateur commandé périodiquement, c'est à-dire qui travaille en fonction de l'angle parcouru par l'arbre principal du métier et un appareil obturateur qui manoeuvre lorsque la vitesse de rotation de l'arbre principal du métier atteint une valeur donnée, c'est-à-dire qui travaille en fonction de la vitesse ,de rotation de l'arbre principal du métier. La fonction de l'appareil obturateur commandé pdriodi- quement et celle de l'appareil obturateur travaillant en fonction de la vitesse de rotation de l'arbre principal du métier peuvent être assurées par un appareil obturateur combiné unique, à commande double, qui peut également assurer la fonction de l'étranglement. Il est possible de procéder à l'insertion de la trame dans un métier à tisser à fluide en faisant passer le fil de trame dans un canal composé de lamelles pour le guider et l'entraîner dans la foule. On peut imaginer, pour les dispositif capables d'exercer cette fonction sur des métiers à tisser comportant une buse de soufflage sur un seul cté, différentes formes de réalisation compliquées et comportant des lamelles à commande mécanique, auquel cas on cherche à obtenir, en dehors du guidage, de fil de trame, également la possibilité de maintenir le courant de transport sortant d'une seule buse, suffisamment concentré sur toute la largeur du métier pour conserver au courant son efficacité de transport sur la portée la plus grande possible, mais l'expérience montre que la largeur du métier que l'on peut atteindre de cette façon est trop faible et que les possibilités d'utilisation industrielles en sont très limitées. En effet, dans les dispositifs de ce type, chaque fuite du courant de transport réduit-la distance d'action et, avec cette distance, la productivité de ce type de métier. On peut également prévoir sur les métiers un canal de - guidage du fil comportant des buses auxiliaires supplémentaires réparties sur la largeur du métier, qui se déplacent isolément ou en groupes avec l'extrémité du fil de trame et font agir un courant de transport sur le fil de trame, à l'intérieur du canal en lamelles, pendant l'insertion de la trame; ces constructions peuvent être classées en les catégories suivantes - Les canaux composés de lamelles en une seule pièce et présentant-pour la sortie de la trame une fente-étroite munie d'un clapet ou volet qui l'ouvre ou la ferme, auquel cas le fil risque d'être endommagé par le processus d'ouverture de ce clapet, ou volet, ouverture qui est provoquée par le fil lui-même.Dans ces dispositifs, il est impossible d'éviter que les indispensables joints entre éléments n'accrochent des fibres des fils et, par conséquent, le fil lui-même en provoquant des défauts d'insertion. - Les dispositifs qui possèdent des lamelles en une seule pièce présentant une ouverture pour la sortie du fil de trame et où le fil de trame est retenu par un courant de fluide de transport orienté dans le sens qui s'éloigne de cette ouverture, ce qui entraSne, en raison de la position des buses et de l'angle d'incidence défavorable, une diminution de l'efficacité de transport et, par conséquent une élévation de la consommation d'énergie. - Les dispositifs qui comprennent des lamelles en deux pièces dont l'une se déplace pour créer une ouverture pour la sortie du fil, le joint des deux parties de chaque lamelle qui est fermé pendant l'insertion du fil, présente par suite de l'usure, même lorsque la construction est réalisée avec la haute précision nécessaire un risque d'accrochage du fil de trame ou des fibres qui font saillie sur ce fil, de sorte qu'il n'est pas possible de garantir une insertion parfaite pendant une longue durée de fonctionnement. - Les dispositifs qui comportent des lamelles en deux pièces, l'une des pièces étant mobile et présentant une encoche & une extrémité tandis que l'extrémité de l'autre partie de la lamelle, qui présente également une encoche, s'engage dans cette extrémité. Cette forme de réalisation d'un canal fermé sans joint orienté dans la direction de la trame présente toutefois le risque et l'inconvénient consistant en ce que, lors de l'engagement de ce guide dans la foule, les fils de chaîne, en se croisant entre les deux parties des lamelles et en se trouvant de ce fait exposés avec leur duvet transversalement à la direction d'insertion de la trame, gênent cette insertion et provoquent des défauts.Par tailleurs, les lamelles qui sont de toute façon minces et présentent en plus des encoches, ne permettent pas d'obtenir une fermeture du canal sans contact, cet inconvénient provoquant l'apparition de détériorations avec formation d'arêtes vives et coupantes par suite de l'usure et, entraînant de ce fait, des détériorations des fils de chaîne ainsi qu'unie gêne å l'insertion de la trame. Par tailleurs, aucun des dispositifs précités comportant un canal de guidage du fil ne possède une section de canal fermée sans joint et sans lamelles très simples dont la pénétration dans la foule ne provoque pas de détérioration ni de déplacement des fils de chaîne et ni un canal dans lequel les fils de chaîne soient placés dans l'ombre aérodynamique des lamelles et abrités de l'influence du courant de fluide de transport, contrairement au fil de trame qui parcourt le canal. L'invention vise finalement à réaliser un canal de guidage du fil de trame composé de lamelles qui forme pendant l'insertion un canal fermé dépourvu de fente de sortie du fil de trame et de joint susceptible de provoquer des accrochages des fibres du fil de trame; même sans courant de transport orienté spécialement dans lè sens qui s'éloignerait d'un c8té ouvert du canal, et qui réduirait l'efficacité du fluide ; l'invention vise également à utiliser des éléments mobiles, simples et dépourvus d'usure à limiter la course de ces éléments et a séparer les fils de chaSne sans risque pour ces fils lors de la plongée des lamelles dans la foule ainsi qu'd protéger ces fils de chaine, placés dans I'ombre aérodynamique des lamelles, du contact avec le fil de trame, et à créer sans moyen particulier des trajets de fuite appropriés et favorables du point de vue aérodynamique pour l'échappement du fluide. A cet effet, le métier suivant l'invention est caractérisé en ce que l'insertion de la trame est assurée au moyen d'un fluide, par guidage et entraînement du fil de trame dans un canal de guidage du fil formé à l'intérieur de la foule par des lamelles et en ce que le canal d'insertion du fil de trame est composé de deux peignes d lamelles opposés qui délimitent ensemble la -section du canal et en ce que le peigne a lamelles d'un cêté décrit par rapport au peigne à lamelles du cate opposé un mouvement relatif qui est commandé pendant le cycle du tissage de telle manière que la section du canal soit alternativement ouverte et fermée et en ce qu'au moins les pointes des lamelles des deux peignes opposés sont décalées dans la direction parallèle à l'axe du canal et que, de ce fait, lorsque le canal est fermé, les pointes des lamelles des deux peignes opposés sont à recouvrement mutuel dans la direction de la projection de la section du canal. Les peignes peuvent être composés de lamelles présentant des orifices de sortie de l'écoulement et de lamelles sans orifice de sortie de l'écoulement. La section du canal décroît dans le sens de l'insertion de la trame entre deux lamelles successives qui présentent des orifices de sortie de l'écoulement. Les conduits d'alimentation des buses contenues dans les lamelles traversent les lamelles de telle manière que les fils de chaîne qui prennent appui sur ces conduits d'alimentation se trouvent dans l'ombre aérodynamique des autres lamelles. Et le mouvement relatif entre les lamelles est commandé par des cames fixes disposées co-axialement à l'axe de rotation de l'arbre du battant et est transmis par l'intermédiaire de galets et due bielles au levier qui porte les lamelles mobiles, ce levier étant lui-même articulé sur le battant. Suivant-ltinvention, on forme, dans un métier à tisser comportant plusieurs buses de transport de la trame réparties sur la -largeur du métier, un canal de guidage du fil de trame composé de deux peignes de lamelles dont chacun présente ses lamelles face à celles de l'autre peigne et qui; ensemble, délimitent la section du canal. Ces deux peignes de lamelles opposés, dont l'un est fixé rigidement au battant,décrivent l'un par rapport à l'autre un mouvement relatif commandé à la cadence du mouvement du battant, le peigne qui est articulé pour osciller par rapport au peigne fixé rigidement au battant ouvrant et fermant la section du canal en se déplaçant suivant un arc de rayon inférieur au rayon du battant. Les pointes des lamelles des deux peignes sont décalées dans la direction parallèle à l'axe du canal de telle sorte que > considérées dans la direction de la projection de la section du canal, les pointes des lamelles des deux peignes opposés se recouvrent et la distance d'écartement est suffisante pour que ces pointes des lamelles qui sont à recouvrement mutuel ne se touchent pas mais pour que, au contraire, les fils de chaîne puissent s'engager sans peine entre les pointes des lamelles lors de la plongée des peignes dans la foule.Dans la région de l'ouverture du canal qui se forme par suite du déplacement relatif des lamelles pour laisser sortir le fil de trame, il s'établit pendant toute la durée de l'insertion de la trame, une densité de lamelles doublée, qui entraîne une réduction de la section de fuite de sorte que, pendant la durée de son parcours dans le canal, le fil de chaîne, en suivant les trajets de fuite ne vient pas se placer dans la région de ltouverture de sortie du fil de trame. Ce n'est qu'après l'exécution de l'insertion, au débout du mouvement du battant en direction du point de serrage du fil de trame et apres ltouverture du canal qui fait suite à ce mouvement, que cette densité de lamelles double disparaît et que le fil de trame peut sortir du canal pour être serré dans le tissu. Grâce à cet effet peu compliqué, apporté par l'objet de llinventionaet qui consiste à établir un trajet de fuite convenablement réduit dans la région où la section du canal se ferme,ce ce résultat étant obtenu sans contact et sans usure, on peut obtenir une grande sécurité d'insertion de la trame sans que les parties des lamelles qui se trouvent dans la région de l'ouverture du canal n'exigent une grande précision de fabrication ni un entretien particulier sans quelles ne subissent une forte usure et en excluant en même temps le risque de détérioration du fil de trame. Un- autre avantage de l'invention consiste en ce qu'elle permet de faire agir le courant de transport sur le fil de trame à proximité de l'axe du canal, parallèlement à cet axe,et et d'obtenir, de ce fait, une grande productivité du métier avec une faible consommation d'énergie. Le mouvement relatif à faible course qui doit être transmis au peigne composé des lamelles mobiles en synchronisme avec le mouvement du battant peut être obtenu de différentes façons et le dispositif de transmission de ce mouvement qui est décrit dans l'exemple de réalisation représenté constitue un dispositif résistant à l'usure et capable de travailler sans entretien. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation et en se référant aux dessins annexés sur lesquels - la figure 1 est une vue de dessus d'un dispositif d'amenée du fil de trame monté sur un métier à tisser équipé d'un mécanisme d'entraînement amorti par étranglement d'un courant de fluide - la figure 2 est une vue de cOté du dispositif de la figure 1 ; - les figures 3 à 6 représentent schématiquement, dans quatre phases différentes d'un cycle d'insertion un dispositif d'amenée du fil de trame comprenant des éléments pour tirer le fil, pour décélérer le fil avec frein desserré, pour accumuler le fil avec frein serré, et pour insérer la trame ;; - la figure 7 est une vue de côté du dispositif représenté sur les figures 3 à 6, en coupe schématique suivant la ligne A-A, avec un tire-boucle tournant travaillant positivement - la figure 8 est une vue de cêté avec arrachements partiels d'un dispositif pour entraîner et freiner le fil de trame ; - la figure 9 est une vue de dessus du dispositif de la figure 8 ; - la figure 10 est une représentation graphique des cas de fonctionnement typique d'un dispositif muni d'une buse à fluide ;; - les figures Il à 14 représentent schématiquement un dispositif de soufflage muni de moyens de commande du flux de fluide et appartenant à un dispositif de formation de la trame - la figure 15 est une vue de cêté de canal de guidage du fil formé à l'intérieur de la foule par des lamelles - la figure 16 est une vue partielle avant du dispositif représenté sur la figure 15 ; - la figure 17 est une vue de dessus du dispositif représenté sur la figure 16 pendant l'insertion d'une duite ; - la figure 18 est une vue de dessus du dispositif de la figure 16, après l'insertion d'une duite, alors que le canal de guidage du fil est ouvert. Sur les figures I et 2, on a représenté la bobine 13 d'alimentation du fil de trame, avec le trajet que le fil de trame 14 suit en passant par le tambour de tirage lO, la buse 16, et l'organe 12 déviateur du fil de trame, le fil embrassant le fournisseur de fil 15 ; ces figures montrent également les buses 16 servant à insérer le fil dans la foule i7, laquelle est représentée avec le peigne 18. Comme on l'a représenté sur les figures 1 et 2, le mouvement est pris sur l'arbre 1 du métier qui est muni d'une partie motrice 2, par l'intermédiaire des pistons 4 montés pour osciller sur des axes et qui refoulent un fluide l'un en sens inverse de l'autre dans les cylindres 4 représentés en coupe > jusqu'aux butées 20 ; les cylindres 3 oscillent sur des axes de la partie réceptrice 5 munie d'une couronne dentée 6 et, de là, le mouvement est transmis par une courroie crantée 7 à un arbre intermédiaire 8 d'où le mouvement est transmis par des courroies crantées 9 au tambour de tirage rotatif 10 tandis que des courroies crantées ll font circuler organe 12 déviateur de fil porté par ces courroies. Les cylindres 3 représentés en coupe sont reliés entre eux par des conduites souples 22 dans lesquellessont intercalés ut organe d'étranglement et une soupape commandée 23 dont les effets sur l'écoulement du fluide qui circule en reponse aux variations du couple transmis assurent l'amortissement des mouvements relatifs. La valeur constante de cet amortissement peut être réglée selon la décélération et l'accélération å obtenir au moyen de la vis de réglage 26 ou du galet 24 de commande de la soupape qui roule sur une came 25. La came 25 portée par l'arbre 27 mobile en translation axiale est réglable dans la direction radiale et elle est reliée au métier à tisser par l'intermédiaire delta tringlerie 28 de sorte que cette came 25 agit différemment selon que le métier est à l'arrêt ou en marche. Sur la figure 2, on a représenté une phase dans laquelle l'opération d'insertion du fil de trame est terminée alors que l'organe déviateur se trouvait en A et devrait se trouver au début d'une nouvelle manoeuvre d'accumulation mais où l'organe de surveillance du fil de trame a constaté un défaut d'insertion et a arrêté le métier de Sorte que,l'inertie du dispositif d'acheminement du fil de trame ayant permis par l'intermédiaire des organes d'amortissement une poursuite de la rotation avec diminution simultanée du couple, l'organe déviateur 12 a pu poursuivre son trajet jusqu'à la position B.Après la réparation du défaut d'insertion et alors que la foule 17 est encore ouverte et que la duite défectueuse n'a pas été serrée, le métier peut être immédiatement remis en marche, le couple augmenté qui se produit sous l'effet de l'accélaration étant a nouveau absorbé par les organes amortisseurs jusqu'à ce que l'autre piston 4 s'appuie contre la butée 20 et que, en même temps, le déviateur 12 ait atteint la position C, ce qui rétablit le réglage correct du dispositif de formation de la trame pour la poursuite du fonctionnement du métier. Les figures 3 à 6 représentent le dispositif de préparation avec la bobine alimentaire fixe 31, et le tambour de tirage 32 en mouvement de rotation continue, qui maintient le fil de trame 33, 55 prêt entre le boîtier d'un accumulateur de fil 34 non positif, commandé par un courant de fluide 43 et un tire-boucle 36 à commande mécanique positive, le fil traversant ensuite le frein de fil 37 pour atteindre la buse d'insertion 38. La figure 3 représente une phase dans laquelle le segment 33, 55 du fil de trame qui est tiré de la bobine 31 et dont la longueur est fonction de la vitesse de rotation du cylindre de tirage 32, a été mis en place et accumulé sous l'action d'un courant de fluide débité par les buses 39 sous la forme d'une boucle de fil 35 formée à l'intérieur du corps 34 de l'accumulateur, le frein de fil serré 37 retenant l'extrémité de fil 35 tenue prête dans la buse d'insertion 38 pour l'insertion de trame suivante jusqu'à ce que le battant 41 et le dispositif 42 de formation de la foule, aient atteint la position nécessaire pour l'insertion. Le tireboucle 36 commandé positivement occupe alors une position de repos représentée sur la figure 7, située en dehors des limites de sa course 58.Sur les figures 3 à 6, on a également représenté la cisaille coupe-fil 40 ainsi qu'une forme possible de réalisation d'un accumulateur pneumatique 34 à action non positive, en coupe, avec les buses de surpression 39 et le raccord de dépression 43. Sur les figures 3 à 6 on a omis de représenter la façon dont le fil de trame 33, 55 préalablement mesuré et arrivant pour l'insertion est supporté dans la foule par les buses relais réparties sur la largeur du métier ou par un guide (Konfusor) à lamelles. La figure 4 montre l'opération suivante d'insertion dans la foule 42 du fil de trame 33, 55 préalablement mesuré. Dans ce processus, le frein de fil 37 se desserre et la buse d'insertion 38 fait agir un courant de- fluide sur le fil de trame 33, 55 avec une impulsion appropriée, la boucle de fil 55 présente dans le corps 34 de 11 accumulateur se déroulant et le segment de fil de trame à insérer étant encore complété ensuite dans une petite proportion par le tambour de tirage. Pendant la phase suivante, et comme on l'a représenté sur les figures 5 et 6, le tire-boucle 36 à commande positive entre en jeu. Pendant son mouvement en direction de l'extrémité 44 de sa course, il imprime au fil 33 la forme d'une boucle 35 en le déviant de son allure rectiligne et, dans ce mouvement, reçoit pour la boucle 35 une longueur de fil exactement suffisante pour que la partie 55 du fil qui se trouve en aval du tire-boucle 36 subisse un ralentissement tel qu'elle s'immobilise juste avant la fin de la course du tire-boucle 36. En même temps, le frein de fil 37 qui est positivement couplé -au tire-boucle 36 stest serré et la partie 55 du fil qui a été insérée dans la foule est retenue en position, bloquée par le changement de la foule 42, coupée par la cisaille 40 puis serrée parle battant 41. Dans la phase de fonctionnement suivante du dispositif, lorsque le tire-boucle jouant le roule d'-organe positif de l'accumulateur a atteint la butée 44, l'élément non positif 34 de l'accumulateur entre en action à l'aide d'un courant engendré par les buses 39 et/ou 43 et qui traverse son corps creux ; cet élément 34 allonge la boucle de fil 35 tandis que) pendant ce temps, le tire-boucle 36 est revenu à sa position d'attente située en dehors du corps 34 de l'accumulateur,- comme indiqué sur la figure 3 et qu'un nouveau cycle peut commencer La figure 7 représente une forme possible de réalisation du dispositif qui comporte un éIément ralentisseur rotatif à action positive, le tire-boucle 36 qui déclenche le processus d'accumulation et le frein de fil 37 qui, ici également, agit sur un segment 55 du fil qui est déjà immobilisé. La figure 7 est une vue de cOté représentant le dispositif en coupe suivant la ligne A-A de la figure 4. Dans le dispositif représenté, le métier comprend un arbre 47 qui tourne d'un tour à chaque cycle, un disque 42 fixé sur cet arbre, le tire-boucle 36 qui est articulé sur un axe 46, et appuyé contre une cheville 57 sous l'action d'un ressort 56 et les mouvements sont tels que le tire-boucle 36 puisse s'engager dans l'échancrure 58 du corps 34 de l'accumulateur et s'enfoncer jusqu'à la butée 44, le tire-boucle 36 entraînant alors positivement le fil de trame 33 tendu devant ce tire-boucle et l'étirant en une boucle 35 en le décélérant de telle manière que le segment 55 du fil qui se trouve en aval s'immobilise. Simultanément avec ce mouvement du tire-boucle 36 et avant que ce dernier ne quitte le corps 34 de l'accumulateur en butant élastiquement contre la butée 44, le frein de fil 37 se serre sous l'action de la came 48 qui tourne également simultanément avec l'arbre 47 et qui agit par l'intermédiaire du galet 49 et de la tringlerie 50 > 51, 54 > articulée en 52 et 53. Grâce à cette caractéristique, il ne se produit aucun glissement du fil de trame 33, 55 dans le frein de fil 37 et le segment de fil 33, 55 fourni par le tambour de tirage 32 est toujours préparé exactement à la même longueur pour l'insertion. Le dispositif d'accumulation positive peut être utilisé en combinaison avec n'importe lequel des dispositifs accumulateurs non positifs. La figure 8 représente le dispositif dtentratnement et de mise en mouvement du fil de trame dans une forme de réalisation qui comporte un tambour rotatif 62 percé de trous 61 et un tambour fixe 63 de circonférence plus faible qui constitue en même temps l'organe porteur du dispositif et du ventilateur 64 qui est raccordé à cet organe. Le tambour rotatif 62 est monté sur l'arbre 65 du ventilateur et entraîné par cet arbre et la zone 66 de ce tambour qui conduit la dépression est raccordée à joint étanche, au moyen du joint à labyrinthe 67, au tambour fixe 63 et, de là, à la conduite de dépression 68 équipée d'une vanne 69. Le guide-fil mobile 71 articulé en 70 et muni d'oeillets 72 reçoit son mouvement d'une came 73 et par l'intermédiaire du-galet 74 qui est maintenu appliqué constamment sur la came par un ressort 75. La vanne 69 intercalée dans la conduite 68 de transmission de la dépression est reliée au levier 71 du guide-fil par l'intermédiaire de son levier 76 et d'une biellette 77 formant coulisse, qui est articulée sur le levier 71 au point 78 et cette vanne est fermée par le ressort 79 dès que le levier 72 du guide-fil 71 a quitté la trajectoire des trous 61 du tambour rotatif 62 de sorte que la boucle 80 du fil de trame 81, qui n'est plus soumise à 11 action du courant d'aspiration qui l'appliquait contre le tambour, en ajoutant son action au coefficient de frottement sur ce tambour; peut tomber et se placer sur le tambour fixe 63. Lorsque,après l'insertion de la trame, le segment 80 du fil qui a été décéléré doit à nouveau recevoir une accélération optimale en vue de l'insertion de la duite suivante au cours du déplacement du guide-fil 71, la boucle de fil 80 est guidée par les oeillets 72 en direction des trous 61 du tambour 62 en passant sur la partie conique d; tambour rotatif 62 et, avant qu'elle n'ait atteint les. trous 61, la vanne 69 s'ouvre sous l'action de tringlerie 77 et détermine la création au niveau des trous 61 d'un courant qui augmente le frottement, ce courant, dont l'effet est renforcé par effet de tirage du fil dû à la buse de soufflage 83, détermine l'accélération nécessaire pour donner au métier à tisser une capacité de travail optimale. La figure 9 est une vue de dessus du dispositif qui montre la disposition de la buse de soufflage 83 et des mécanismes décrits plus haut servant à commander le guide-fil 71 et, en synchronisme avec ce guide-fil, la vanne 69 communiquant avec la zone 66 des tambours 62, 63 qui conduit la dépression.Cette figure montre également la disposition économîseuse d'énergie des conduites de dépression 68, 84, qui relient la pompe 64, d'une part, au volume intérieur 66 du tambour 62 percé de trous 61 et, autre part, au tube 85 d'aspiration du fil qui se trouve face à la buse de soufflage 83 ; la vanne simple 69 représentée est intercalée au point de jonction des conduites 68, 84, sous la forme d'un distributeur à 2/3 voies, qui peut également être réalisé sous la forme dl une vanne papillon. La figure 10 représente les etats types de fonctionnement pour un dispositif muni d'une buse à fluide. Le tempsest indiqué en abscisses et les courbes représentent le flux circulant dans les buses (en ligne tiretée) et la vitesse de rotation du métier (en trait continu). Dans la région proche de l'origine des abscisses, la vitesse de rotation du métier est nulle, c'est-a-dire que le métier est a l'arrêt. Au contraire, le-flux circulant dans la buse au repos n'est pas nul mais juste suffisant pour que le fil soit maintenu tendu sans détérioration. Plus loin vers la droite sur l'axe des abscisses la vitesse de rotation prend une valeur croissante. En même temps, la valeur du courant de la buse croit également. Ceci permet de donner la valeur voulue nécessaire pour le transport du fil à la vitesse relative entre le courant et le fil. Conformément au cycle du métier le courant circulant dans les buses revient également périodiquement a la valeur du courant de repos pendant la phase de mise en marche. Dès que la vitesse du métier a atteint sa pleine valeur de marche, le courant de la buse prend également sa pleine valeur å chaque phase de transport du fil. I1 convient de remarquer qu'en pratique, en raison des résistances aérodynamiques et de la capacité de circulation des conduites' les valeurs du courant sont plus ou moins différentes de la valeur idéale représentée. Toutefois, il reste que le courant de la buse est fonction de l'angle iP parcouru par l'arbre du métier et de la vitesse de rotation du métier à tisser. Sur la figure 11, on a représenté un dispositif qui travaille conformément à la représentation graphique de la figure 10. Sur cette figure, on a représenté trois buses 91, 92, 93 comprises dans le dispositif d'amenée du fil de trame et qui interviennent pour le transport du fil. Le nombre de ces buses, qui sont présentes entre la bobine de réserve du fil de trame et le bord du tissu, côté insertion,peut également être différent de trois. L'élément fonctionnel qui précède immédiatement les buses 91, 92 et 93 est un obturateur 94 qui manoeuvre périodiquement en fonction de l'angle 9 parcouru par l'arbre du métier. En amont, l'obturateur 94 est précédé d'un obturateur proportionnel 95 qui admet un courant plus ou moins grand dans les buses en fonction de la vitesse de rotation . lespositionsdes obturateurs 94 et 95 peuvent également être interchangées. Finalement, le circuit comprend un autre élément fonctionnel constitué par l'étranglement 96. Cet étranglement est monté dans une dérivation contournant l'obturateur 94 et l'obturateur proportionnel 95 et il permet de régler un courant de repos qui tient le fil tendu lorsque aucun courant ne passe par les obturateurs 94 > 95. Le fluide nécessaire pour la production du courant est acheminé au point 97. La figure 12 représente un dispositif permettant d'obtenir le même état de fonctionnement. Toutefois, dans ce cas, les fonctions de l'obturateur 94, de l'obturateur proportionnel 95 et de l'étranglement 96 sont réunies en un seul appareil obturateur combiné 98. Cet appareil est commandé en fonction de l'angle 9 et de la vitesse de rotation 1 et, par ailleurs, il peut être réglé de manière a laisser circuler dans tous les cas au moins un courant de repos. La figure 13 représente un dispositif analogue à celui de la figure 11. La différence de construction consiste en ce que la commande en fonction de la vitesse de rotation est assurée par un obturateur 99. Au moment de la mise en marche du métier, ê partir de l'état d'arrêt, I'obturateur 99 reste tout d'abord fermé pour s'ouvrir ensuite entièrement dtun seul coup lorsque la vitesse de rotation a atteint une valeur prédéterminée. Cette forme de réalisation se distingue par sa simplicité de construction et par sa fiabilité. Elle permet de travailler des fils à torsion relativement faible mais n'atteint pas tous les avantages de la forme de réalisation de la figure 11. La figure 14 représente un dispositif dans lequel les éléments de la figure 13 sont réunis en un appareil obturateur combiné 100. La commande des appareils obturateurs représentés sur les figures 11, 12, 13 et 14 peut être assurée par voie mécanique, électrique, pneumatique ou hydraulique, d'une façon connue. Les signaux représentatifs de l'angle parcouru ta et de la vitesse de rota-tion w doivent être produits sous une forme appropriée pour la voie de commande choisie. Suivant les figures 15 à 18, un battant 101 muni dlun peigne 102 oscille en arc de cercle autour d'un axe d'articulation 103 de manière que le canal 106 de guidage du fil formé par les lamelles 104, 105 plonge dans la foule 108 formée par les fils de chaîne 107 puis s'en dégage alternativement et, dans ce mouvement, serre contre le tissu 110 les fils de trame 109 précédemment insérés. La partie du canal 106 de guidage du fil de trame qui est formée par les lamelles 104 est rigidement solidaire du battant 101.L'autre partie du canal 106 de guidage du fil, qui est formée par les lamelles 105, oscille autour d'un axe 111 situé sur le battant 101 de sorte que cette partie 105 du canal peut décrire par rapport à la partie 104 du canal un mouvement relatif qui est pris sur une came 112 calée sur l'arbre 103 du métier, par l'intermédiaire des galets 113 portés par une bielle 114; cette bielle transmettant son mouvement, au niveau d'une articulation 117, au levier 118 qui porte les lamelles 105. La came 112 est de forme appropriée pour qu'après l'insertion de la trame il se produise un mouvement relatif entre les deux demi-peignes 104, 105 aussitôt avec le début du mouvement du battant 101 en direction du tissu 110, après quoi on obtient la position du battant 101 qui est représentée en traits interrompus sur la figure 15, et dans laquelle le canal 106 de guidage du fil est ouvert comme représenté par la fente B. Sousl'effet du profil de la came 112, la fente B de sortie du fil de trame est déja ouverte dès que le battant a décrit un arc de quelques degrés, le canal 106 de guidage du fil de trame étant encore à ce moment plongé dans la foule 105. Les demi-peignes 104 et 105 sont décalés dans la direction parallèle à l'axe du canal 106 de guidage du fil de telle manière que, lorsque ce canal 106 est fermé, pendant l'insertion de la trame, les projections des pointes des lamelles 104 et 105 dans la direction de la projection de la section du canal se recouvrent mutueIlement et, dans cette région, le canal de guidage du fil de trame est fermé pratiquement sans solution de continuité avec une densité de lamelles double de celle que l'on trouve dans le reste de la section du canal.Cet accroissement de la densité des lamelles dans la région de la fente B de sortie du fil de trame réduit et neutralise dans cette région les fuites propres au canal de guidage 106 formé par les lamelles 104 et 105, par lesquelles le débit du courantJqui qui est encore enrichi par le grand nombre des buses.de trans- port du fil qui sont réparties sur la largeur du métier, peut décroître, de sorte que, pendant son trajet, le fil de trame qui tend à suivre les courants de fuite évite cette zone des pointes des lamelles à recouvrement, qui se transforme périodiquement en fente B d'ouverture du canal. Cet effet favorable a 11écoulement, combiné avec la possibilité également simple d'obtenir une fermeture sans contact et sans frottement pour le canal 106 confère au dispositif suivant l'invention l'avantage dtune insertion de trame correcte et sûre a tout moment, lié à la possibilité d'utilisation d'un courant de transport du fil orienté de façon optimale parallèlement l'axe du canal, avec pour conséquence un accroissement de la productivité du métier a tisser avec une réduction de la puissance consommée. La sécurité de l'insertion correcte de la trame est encore renforcée par la disposition des buses 115 et de leurs conduits d'alimentation 116, en ce sens que ces buses traversent les branches des lamelles 104 d'une manière qui permet d'utiliser les buses 105 avec une longueur d'alimentation rectiligne égale à plusieurs fois la section de la buse et, de ce fait, les fils de chaîne 107 de la partie inférieure de la foule s'appuient sur les conduites 116 d'alimentation des buses de sorte qu'ils se trouvent dans l'ombre aérodynamique des lamelles 104 et 105. Bien entendu, diverses modifications et variantes pourront être apportées par lthomme de l'art aux dispositifs qui viennent d'être décrits uniquement titre d'exemple sans pour cela sortir du cadre de l'invention. R E V E N D I C A T I O N S- 1. Métier à tisser muni d'un dispositif d'amenée du fil de trame à la foule, caractérisé en ce qutil comprend un dispositif d'amenée du fil de trame, un dispositif pour préparer des segments de fil de trame d'une longueur donnée, un dispositif pour entraîner et freiner le fil de trame, un dispositif comportant une buse à fluide et un canal de guidage du fil de trame formé dans la foule par des lamelles. 2. Métier à tisser selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif d'amenée du fil de trame comprenant un élément déviateur mobile le long d'un chemin de guidage et en ce que, dans le mécanisme d'entraînement commun du tambour de tirage et de l'organe déviateur de fil, est incorporé un organe de limitation du couple qui est essentiellement composé d'une partie motrice et d'une partie réceptrice, ces deux parties présentant des butées servant à limiter l'angle de rotation relative entre les deux parties et en ce qu'entre la partie motrice et la partie réceptrice sont interposés des organes amortisseurs qui opposent une résistance à la rotation relative des deux partiels, motrice et réceptrice, dont l'effet dépend du couple dans les deux sens de rotation et qui possèdent un coefficient d'amortissement réglable séparément pour chaque sens de rotation. 3. Métier à tisser selon la revendication 2, caractérisé en ce que les organes amortisseurs sont constitués de manière que le coefficient d'amortissement puisse être réglé pendant le cours d'entraînement. 4. Métier à tisser selon revendication 2 ou 3, caractérisé en ce que l'amortissement s'effectue par étranglement d'un écoulement. 5. Métier à tisser selon revendication 2 ou 3, caractérisé en ce que l'amortissement s'effectue par frottement mécanique. 6. Métier à tisser selon revendication 2 ou 3, caractérisé en ce que l'amortissement est assuré par des champs magnétiques. 7. Métier à tisser selon revendication 2 ou 3, caractérisé en ce que l'amortissement est assuré par des éléments élastiques. 8. Métier à tisser selon revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le dispositif servant à préparer des segments de fil de trame d'une longueur déterminée comprend une bobine alimentaire de fil de trame fixe, un tambour de tirage en rotation continue, un dispositif accumulateur de fil de trame, un frein de fil et une buse d'insertion de la trame et en ce que le dispositif accumulateur, à action non positive, interposé entre le tambour de tirage et le frein de fil coopère avec un moyen mis positivement en mouvement de manière que, avant le serrage du frein de fil, ce moyen forme une boucle dans le fil en déviant ce dernier de sa disposition rectiligne de manière que, sous effet de la formation de la boucle, la partie du fil qui est située dans la buse d'insertion s'immobilise et que ce n'est qutaprès cette immobilisation du fil que le frein du fil se serre et que l'accumulateur à action non positive entre en action. 9. Métier a tisser selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il comprend un moyen S action positive interposé entre le tambour de tirage et le frein de fil et servant à amorcer un processus d'accumulation par déviation du fil par rapport a sa disposition rectiligne, ce moyen étant constitué par un levier ou tire-boucle animé d'un mouvement qui lui est imposé positivement par voie mécanique. 10. Métier à tisser selon l'une quelconque des revendications 1, 2 et 8, caractérisé en ce que le dispositif d'entrainement du fil de trame, qui comprend la bobine alimentaire, est disposé en dehors de la foule et, en ce que, pour l'entraînement et le freinage, le fil de trame se déplace alternativement, sous l'action d'un guide-fil, autour d'au moins un tambour tournant et d'un tambour fixe ou en rotation lente et centré sur le même axe que le tambour tournant, des trous sont percés dans la paroi périphérique d'au moins l'un des tambours et ce dernier tambour est relié à une pompe qui y établit un gradient de pression décroissant de l'extérieur vers l'intérieur. 11. Métier à tisser selon la revendication 10, caractérisé en ce que ladite pompe est constituée par un dispositif aspirateur qui engendre une dépression à l'intérieur du tambour a paroi perforée. 12. Métier à tisser selon la revendication 10, caractérisé en ce que ladite pompe est constituée par une soufflerie qui produit une surpression dans une enceinte qui entoure le tambour à paroi perforée. 13. Métier à tisser selon la revendication 10 > caractérisé en ce que la liaison entre le caté intérieur des trous du tambour et le dispositif aspirateur est- commandée par une vanne. 14. Métier à tisser selon la revendication 13, caractérisé en ce que ladite vanne est commandée par le guide-fil mobile. 15. Métier à tisser selon l'une quelconque des revendications 10, 11 et 12, caractérisé en ce que la zone de dépression qui règne dans le tambour tournant est reliée au volume intérieur du tambour fixe ou en rotation lente par une liaison fermée vis-à-vis de l'extérieur par un joint å labyrinthe. 16. Métier a tisser selon l'une quelconque des revendications l1 a 15, caractérisé en ce que la pompe est reliée par l'intermédiaire d'un distributeur à 2/3 voies et de conduites, tantôt au volume intérieur du tambour tournant à paroi perforée et tantôt au tuyau d'aspiration de la pointe du fil de trame, qui fait face à la buse de soufflage. 17. Métier a tisser selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 8 et 11, caractérisé en ce qu'il est muni d'un dispositif de formation de trame comprenant une bobine alimentaire du fil de trame, un dispositif d'amenée du fil de trame comportant des buses et un dispositif d'insertion du fil de trame et en ce que la vitesse d'écoulement dans les buses du dispositif d'amenée du fil de trame est commandée en fonction de l'angle parcouru par l'arbre principal du métier et de la vitesse de rotation de cet arbre, c'est-à-dire que la vitesse d'écoulement du fluide dans les buses dépend à la fois de l'angle parcouru par 11 arbre principal du métier et de la vitesse angulaire ou du nombre de tours par minute de cet arbre principal. 18. Métier à tisser selon la revendication 17, caractérisé en ce que dans la conduite d'alimentation des buses sont intercalés, d'une part, un appareil obturateur qui est commandé périodiquement, c'est-8-dire qui travaille en fonction de l'angle parcouru par l'arbre principal du métier, d'autre part, un appareil obturateur proportionnel qui travaille enfonction de la vitesse de rotation, c'est-à-dire en fonction du nombre de tours par minute de l'arbré principal du métier. 19. Métier à tisser selon revendication 17 ou 18 carac tersé en ce qu'en parallèle avec les appareils obturateurs commandés périodiquement et en fonction de la vitesse de rotation de l'arbre principal du métier, est intercalé un étranglement à ajustement manuel ou à valeur fixe qui détermine le maintien d'une vitesse minimale de l'écoulement dans les buses indépendamment de la position des premièrs appareils obturateurs. 20. Métier à tisser selon l'une quelconque des revendications 17, 18 et 19, caractérisé en ce que les fonctions de I1 appareil obturateur commandé périodiquement et de l'appareil obturateur proportionnel travaillant en fonction de la vitesse de rotation de l'arbre principal du métier sont assureespar un appareil obturateur combiné unique à commande double, qui peut éventuellement assurer également la fonction de l'étranglement. 21. Métier 9 tisser selon la revendication 17, caractérisé en ce que, dans la conduite d'alimentation des buses est intercalé un appareil obturateur commandé périodiquement, c'est-à-dire qui travaille en fonction de l'angle parcouru par l'arbre principal du metier et un appareil obturateur qui manoeuvre lorsque la vitesse de rotation de l'arbre principal du métier atteint une valeur donnée, c'est-à-dire qu'il travaille en fonction de la vitesse de rotation de 11 arbre principal du métier. 22. Métier à tisser selon l'une quelconque des revendications 17, 19 et 21, caractérisé en ce que la fonction de l'appareil obturateur commandé périodiquement et celle de l appareil obturateur travaillant en fonction de la vitesse de rotation de l'arbre principal du métier sont assurées par un appareil obturateur combiné tunique a commande double, qui peut également assurer la fonction de I'étranglement. 23. Métier S tisser selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 8, 11 et 17, caractérisé en ce que l'insertion de la trame est assurée au moyen d'un fluide, par guidage et entraînement du fil de trame dans un canal de guidage du fil formé à l'intérieur de la foule par des lamelles et en ce que le canal d'insertion du fil de trame est composé de deux peignes à lamelles opposés qui délimitent ensemble la section du canal et en ce que le peigne à lamelles d'un cOté décrit par rapport au peigne à lamelles du côté opposé un mouvement relatif qui est commandé pendant le cycle du tissage de telle manière que la section du canal soit alternativement ouverte et fermée et en ce qu'au moins les pointes des lamelles des deux peignes opposés sont décalées dans la direction parallèle à l'axe du canal et que, de ce fait, lorsque le canal est fermé, les pointes des lamelles des deux peignes opposés sont à recouvrement mutuel dans la direction de la projection de la section du canal. 24. Métier a tisser selon la revendication 23, caractérisé en ce que les peignes sont composés de lamelles présentant des orifices de sortie de l'écoulement et de lamelles sans orifice de sortie de 11 écoulement. 25. Métier à tisser selon revendication 23 ou 24, caractérisé en ce que la section du canal décroît dans le sens de l'insertion de la trame entre deux lamelles successives qui présentent des orifices de sortie de l'écoulement. 26. Métier S tisser selon l'une quelconque des revendications 23, 24 et 25, caractérisé en ce que les conduits d'alimentation des buses contenues dans les lamelles traversent les lamelles de telle manière que les fils de chaîne qui prennent appui sur ces conduits d'alimentation se trouvent dans l'ombre aérodynamique des autres lamelles. 27. Métier à tisser selon Itune quelconque- des revendications 23 à 26, caractérisé en ce que le mouvement relatif entre les lamelles est commandé par des cames fixes disposées coaxialement à l'axe de rotation de -l'arbre du battant et est transmis par l'intermédiaire de galets et de bielles au levier qui porte les lamelles mobiles, ce levier étant lui-même articulé sur le battant.