L'invention Iconcernele domaine des capteurs solaires et plus particulièrement des appareils de ce type dénommés capteurs plans. En raison des difficultés croissantes causées par les ressources en énergie,on s'intéresse de plus en plus, à l'heure actuelle, à l'utilisation de lténergie solaire. Pour capterl'éner- gie solaire, il est connu d'utiliser des appareils appelés capteurs, qui permettent de transférer l'énergie calorifique des rayons solaires à un fluide de transfert dit"fluide caloporteur", de manière à utiliser les calories ainsi emmagasinées, pour les besoins quelconques de la consommation. Les capteurs plans se présentent, en général,sous forme de panneaux ayant des surfaces de quelques mètres carrés, que l'on peut grouper en série et/ou en parallèle. En principe,on on peut associer un nombre très important de tels capteurs mais, en général,les solutions pratiques retenues groupent des dizaines de capteurs plans. Un capteur solaire plan comporte en succession,dans la direction des rayons solaires,une surface transparente extérieure, une lame d'air,un corps noir recevant le rayonnement solaire,une cellule de transfert des calories dans laquelle circule le fluide å chauffer,une couche de matériau isolant et une base rigide,l'ensemble du panneau étant maintenu dans un châssis. La constitution d'un capteur solaire conforme à l'art antérieur est illustrée en référence aux dessins annexés où figure 1 et figure 2 représentent,en coupe, un panneau connu,la figure 2 n'étant qu'une vue à plus grande échelle d'une partie sélectionnée de la figure 1. Comme le montrent les dessins,le capteur solaire a la forme générale d'un panneau 10 dont les éléments sont maintenus assémblés par un châssis 6 qui est en général un cadre métallique de bonne présentation,par exemple en aluminium. I1 faut noter également que,pour le transport et la manutention, il convient d'équiper le panneau 10 d'un emballage,qui permet de protéger,non seulement le châssis,mais aussi la surface extérieure qui est la plus sensible aux chocs. Comme le montre d'une façon plus détaillée la figure 2, le capteur comporte,dans le sens du rayonnement solaire,une surface 1 transparente,une lame d'air 2,une cellule de transfert 3,une couche isolante 4 et une plaque rigide 5 terminant l'ensemble. La surface 1 est à transparence sélective,c'est-à-dire qu'elle laisse pénétrer le spectre visible du rayonnement solaire,mais filtre les rayons infrarouges qui sortent du capteur 10 . D'habitude,la surface 1 est réalisée en verre ordinaire ou synthétique,elle peut également avoir la forme d'une pellicule plastique, de nature assez diverse. Son épaisseur varie de l/lOème de millimètre à plusieurs millimètres, et est en général de l'ordre de 2 à 3 mm.La lame d'air 2 est un volume clos,dont la fonction essentielle est d'assurer une isolation thermique entre le fluide chauffé circulant dans la cellule 3 et l'extérieur. Un corps noir, sous forme d'un revêtement,est le plus souvent interposé entre la lame d'air 2 et la cellule d'échange 3,1'interface entre ces deux composants du capteur étant par exemple revêtu d'une peinture noire. La cellule 3 assure la circulation du fluide afin de permettre le transfert des calories entre le corps noir précédemment cité et ledit fluide, qu'il soit gazeux ou liquide. Dans la plupart des réalisations actuelles,la cellule 3 est un échangeur qui se construit selon les procédés classiques pour ce type d'appareil, à plaque ou à tube, et qui implique par conséquent des opérations de soudure ou de sertissage et/ou d'emboutissage.La couche 4 a pour but d'éviter les pertes par conduction entre l'échangeur 3 et le support, ainsi que celles entre cet échangeur et ltenvi- ronnement,en particulier le sol. Une plaque rigide 5,en métal ou en matériaux polymères synthétiques,achève l'ensemble et sert de protection. Elle assure également une bonne présentation générale du capteur 10. Le châssis 6 réalise l'assemblage des divers éléments mentionnés ci-dessus.Un capteur solaire plan,du type qui vient d'être décrit en référence aux dessins annexés des figures 1 et 2,est affecté d'un certain nombre d'inconvénients. De par sa c,onception,il implique la mise en oeuvre de matériaux particuliers, qui sont le plus souvent métalliques.Dès lors qu'on doit utiliser un châssis ou cadre externe métallique,il faut prévoir des opérations compliquées et coûteuses de formage, de soudure,d'usinage,etc Le montage de tels panneaux n'est donc ni simple ni bon marché. En outre, en raison de la diversité des matières entrant dans la structure, le capteur n'absorbe pas de façon satisfaisante les dilatations dues aux divers coefficients thermiques de ses composants. En particulier, une dilatation libre est empêchée par la présence du cadre métallique d'assemblage. Un autre inconvénient réside dans le fait que le corps noir recevant le rayonnement solaire constitue l'interface entre la lame d'air et la cellule d'échange. Cette caractéristique,qui résulte de la structure des capteurs connus, rend inévitables les fuites thermiques,ce qui réduit donc les performances de transfert de la chaleur solaire. Pour transporter et manipuler le panneau,il est impératif de lui adjoindre un emballage séparé,ce qui accroit notablement le court. L'invention a pour objet un capteur solaire qui non seulement évite les inconvénients brièvement mentionnés cidessus des dispositifs analogues de l'art antérieur,mais rend également possible d'utiliser de tels capteurs plans dans des conditions avantageuses,lesquelles ne pouvaient pas être remplies par les capteurs de l'art antérieur. Ainsi,l'invention a pour objet un capteur solaire plan dont la construction est indépendante de la nature des matériaux qui le constituent. L'invention a également pour objet un capteur solaire plan dont les coûts de fabrication et de montage sont considérablement réduits. L'invention a encore pour objet un capteur solaire plan dans lequel les composants peuvent librement se dilater sous l'effet des variations thermiques,ce qui permet à l'ensemble de mieux résister aux chocs thermiques. L'invention a pour autre objet un capteur solaire plan dans lequel le corps noir peut se situer dans le fluide à chauffer, et non à l'interface entre la lame d'air et la cellule d'échange, ce qui diminue les fuites thermiques et augmente les performances. L'invention a encore pour objet un capteur solaire plan dans lequel l'emballage de transport est intégré au matériel. L'invention a pour autre objet un capteur solaire plan dont la conception permet de choisir les dimensions de la cellule d'échange,en fonction du nombre de capteurs d'une installation donnée. L'invention a encore pour objet un capteur solaire plan dont la conception lui permet avantageusement de fonctionner en dépression par rapport à la pression atmosphérique normale. L'invention a pour autre objet un capteur solaire plan fonctionnant en dépression,et dans lequel le fluide caloporteur se trouve en fonctionnement au voisinage de son point d'ébullition, permettant ainsi une auto-régulation de fonctionnement, par vaporisation dudit fluide dans la cellule d'échange. Sous sa forme générale,l'invention concerne un capteur solaire plan ayant la forme générale d'un panneau,comportant en succession,dans la direction des rayons solaires,une surface transparente extérieure,une lame d'air,un corps noir recevant le rayonnement solaire,une cellule de transfert des calories dans laquelle circule le fluide à chauffer, et une couche de matériau isolant recouvert d'un revêtement externe,ledit capteur étant caractérisé en ce que:: -la lame d'air est interposée entre la surface transparente extérieure et une deuxième surface analogue, dite surface transparente intérieure,un premier joint élastique d'étanchéité étant interposé entre lesdites surfaces à leur périphérie, -le fluide à chauffer circule entre ladite surface transparente intérieure et une paroi résistante mécaniquement,de préférence métallique,un deuxième joint élastique d'étanchéité étant interposé a la périphérie, entre la surface transparente intérieure et la paroi, -la couche de matériau isolant, avec son revêtement externe,s'étend vis-à-vis de toute la surface de ladite paroi résistante, en enrobant les bords du capteur,ladite couche constituant ainsi l'unique moyen d'emballage des composants du panneau, et -le corps noir est associé à la cellule de transfert. Conformément à l'art connu ,1a surface transparente extérieure est une surface à transparence sélective, c'est-à-dire laissant entrer le spectre visible,mais filtrant les rayons infrarouges qui sortent du capteur. L'homme de l'art choisira la matière la plus appropriée pour ses besoins propres, en tenant compte de divers paramètres.Ainsi,du point de vue physique,il faudra prendre en considération l'indice de réfraction,facteur qui intervient pour les rayons inverses,dans la mesure où ceux-ci sont renvoyés à l'extérieur du capteur comme c'est le cas des appareils fonctionnant dans l'air,et comportant une cellule d'échange avec l'eau comme fluide caloporteur. I1 conviendra également de prendre en considération la conductibilité thermique,pour réduire à leur minimum les pertes calorifiques vers l'extérieur dues à la conduction dans le matériau de la surface externe. D'un point de vue mécanique,il faudra utiliser une matière capable de résister à la pression du vent,puisqu'en général cette contrainte mécanique est supportée pratiquement par la seule surface extérieure/ . De même,la matière devra résister aux chocs de petits projectiles. Dans les capteurs de l'art connu,il fallait également tenir compte du coefficient de dilatation et choisir un matériau ayant un coefficient aussi voisin que possible de ceux des autres éldments constituant le panneau. Ce facteur devient maintenant beaucoup moins important1 ce qui représente un avantage pour le choix des matériaux du capteur selon l'invention. A titre d'exemples non limitatifs de matériaux pour la surface à transparence sélective extérieure,on peut citer le verre, les esters acryliques,le polyméthacrylate de méthyle, par exemple 1"'ALTUGLAS", le polycarbonate et d'autres hauts polymères déjà utilisés à cet effet. Un exemple de matériau qui s'est avéré particulièrement intéressant est le polycarbonate. Ce matériau allie en effet de bonnes qualités optiques à une résistance mécanique élevée. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention,la surface transparente extérieure emprisonne la lame d'air en combinaison avec une deuxième surface transparente intérieure,avec in terposition,à la périphérie de ces surfaces, d'un joint élastique d'étanchéité. Le matériau constituant cette deuxième surface peut être analogue à celui de la première surface. On utilise, avec avantage, du polycarbonate ou du verre ordinaire. Le verre ordinaire est avantageux en raison de son faible coût.Cette disposition est intéressante,car elle permet de reporter le corps noir dans une couche inférieure du capteur. I1 serait cependant possible également,à titre de variante,de remplacer cette deuxième surface transparente intérieure par une lame métallique dont la surface supérieure est noire, ce qui est davantage conforme à la disposition du corps noir dans les capteurs solaires connus. Le corps noir peut être constitué par la surface transparente intérieure elle-même;celle -ci peut être par exemple une paroi d'Altuglas" teintée en noir. En variante > le fluide de transfert lui-même peut constituer le corps noir, ce qui représente une caractéristique très in téressante et avantageuse de l'invention. La face inférieure,en général une paroi métallique, peut être également revêtue par projection d'un corps noir . Le corps noir,ainsi qu'on l'a noté ci-dessus,peut ainsi être reporté à l'intérieur du capteur. Tbutes ces variantes entrent dans le cadre de la présente invention et sont couvertes par l'expression générale "le corps noir est associé à la cellule de transfert",précédem- ment utilisée. Les diverses possibilités offertes par l'invention pour la disposition du corps noir sont avantageuses. En effet, même si le corps noir est un isolant thermique,l'invention permet de s'affranchir de son épaisseur. I1 est connu que,dans l'art antérieur , la présence d'un corps noir d'épaisseur suffisante, qui est nécessaire,influence défavorablement le rendement calorifique. Au contraire,selon l'invention ,le corps noir peut être reporté vers l'intérieur du capteur,de sorte que l'épaisseur ne joue pas un rôle déterminant. La cellule d'échange où circule le fluide est limitée par la deuxième surface transparente intérieure,et une paroi résistante mécaniquement,de préférence métallique. Un joint d'étanchéité élastique est interposé à la périphérie de ces deux composants. En modifiant l'épaisseur de ce joint, on peut régler les dimensions de la cellule d'échange. Cette particularité permet de modifier les caractéristiques d'un ensemble de capteurs d'une installation donnée. Ainsi,l'invention permet-elle d'utiliser le même type de capteur en adaptant l'assemblage de capteurs aux besoins de l'installation pour un flux solaire constant. En effet,pour chaque installation,il faut définir les caractéristiques de l'écoulement du fluide de transfert à travers l'ensemble de capteurs. Les conditions hydrauliques sont liées à la section de chaque capteur, et à la vitesse du fluide caloporteur. Pour une vitesse d'écoulement donnée,il fallait,selon l'art antérieur, pour obtenir des installations de caractéristiques déterminées} choisir des capteurs de section différente, et par conséquent de type différent. Par ailleurs,une fois les capteurs choisis, on ne pouvait jouer que sur la vitesse d'écoulement du fluide de transfert pour adapter l'ensemble de capteurs aux besoins de l'installation,en partant d'un flux solaire supposé constant. Selon l'inventionJau au contrairelon peut faire varier indépendamment la section des capteurs et la vitesse d'écoulement du fluide de transfert à travers l'ensemble de capteurs de même type,montés en série et/ou en parallèle. La paroi résistante est de préférence un alliage d'aluminium type AG MC. C'est elle qui,avantageusement,porte le revêtement destiné à servir de corps noir. Ainsi,dansAe cas de l'alliage d'aluminium,on peut utiliser une anodisation pour réaliser le corps noir. Les joints d'étanchéité sont constitués d'une matière élastomère de type quelconque,en caoutchouc ou élastomère naturel ou synthétique. On utilisera avec avantage du caoutchouc naturel,ou des mélanges de caoutchouc naturel ou synthétique,ou enfin des polymères ou copolymères de monooléfines et de dioléfines. Des exemples de ces matériaux sont ceux disponibles sur le marché sous les dénominations "Perbunan" (copolymère butadièneacrylonitrile) et le caoutchouc de néoprène. Le joint interposé au niveau de la cellule d'échange, devra également résister chimiquement au fluide qui circule dans la cellule,celui-ci pouvant être gazeux ou liquide. En effet, comme il est connu,le fluide le plus simple est l'eau,mais on peut également utiliser très avantageusement des composés fluorocarbonés du type "fréon", ainsi que des alcools. Le choix définitif des matériaux des joints sera dicté aussi par la nécessité de résister aux contraintes thermiques provoquées par le rayonnement solaire. Selon une caractéristique avantageuse de l'invention, les joints assurent non seulement ltétanchéité,mais aussi la liaison entre les composants du capteur,évitant ainsi les pièces dtssemblage et les opérations coûteuses de perçage et de montage des châssis équipant les panneaux connus. On sait que, en partant de profilés d'aluminium comme dans la technique antérieure,il faut de nombreuses opérations de formage,de soudure,d'usinage, avant de pouvoir assembler le capteur dans son châssis,chaque élément étant fixé sur ce dernier par l'intermédiaire de pièces complémentaires telles que des équerres. Les joints d'étanchéité constituent également des entretoises entre les composants,et ils permettent donc de faire varier à volonté l'épaisseur de la couche de fluide en circulation. L'homme de l'art comprendra également qu'il est nécessaire d'interposer entre les surfaces en vis-à-vis des joints et des composants du capteur, un liant capable d'assurer la liaison-mécanique et une bonne étanchéité de l'assemblage. Bien entendu ce liant devra être choisi en fonction de la nature des surfaces à assembler. Par exemple,le liant dans le premier joint sera capable de souder les matériaux des surfaces transpa rentes et celui du joint,il faudra donc trouver un liant permettant une bonne liaison entre des matériaux aussi différents que le verre ou les polymères du type précité,au caoutchouc ou à l'élastomère constituant le joint. Pour améliorer la productivité, on peut utiliser des joints de nature identique,mais on pourrait également mettre en oeuvre des matériaux différents pour le joint séparant les éléments du capteur au niveau de la lame d'air,ou le joint séparant les éléments au niveau de la cellule d'échange.Il en sera de même pour les liants.En effet, le liant mis en oeuvre avec le deuxième joint sera interposé entre le joint et des surfaces de natures différentes,qui sont la deuxième surface transparente intérieure et la paroi mécanique résistante,des exemples particuliers respectifs de ces surfaces étant le verre et l'aluminium. L'homme de l'art comprendra qu'on peut utiliser toutes sortes de liants pour répondre à ces besoins. A titre d'exemples nullement limitatifs,on peut citer les matériaux du type "Araldite" (résine éthoxyline) et "Bostik" (adhésif de composition variable vendu par la Société Boston). La section des joints d'étanchéité peut avoir diverses formes. On a trouvé que des joints plats élastiques,à section rectangulaire, étaient convenables. Le capteur solaire selon l'invéntion comprend également une couche isolante,par exemple en matière alvéolaire,telle qu'une mousse synthétique,en particulier une mousse de polyuréthane.Selon une caractéristique particulièrement avantageuse de l'invention, la couche de matériau isolant et son revêtement externe entourent complètement le panneau,en ne laissant libre que la surface transparente extérieure, les bords latéraux du capteur étant également enrobés par l'isolant. Cette couche isolante assure non seulement une fonction d'isolation thermique comme dans l'art antérieur,mais également une fonction d'assemblage et également d'emballage.En effets'il est vrai que l'assemblage est fondamentalement réalisé par les joints d'étanchéité élastiques,le maintien de l'ensemble n'en est pas moins assuré par la couche isolante qui enrobe toute la face inférieure du panneau, ainsi que ses faces latérales.L'emballage qui était obligatoire dans l'art antérieur,pour la manutention et le transport de tels panneaux sobres devient inutile,le panneau pouvant être disposé et transporté dans n'importe quelle position. Pour la mise en place de la couche isolante et de son revêtement externe,plusieurs moyens sont prévus par l'invention. Selon un premier mode de réalisation,on projette la composition moussante,par exemple en mousse de polyuréthane,et une fois la mousse mise en place,on effectue une nouvelle projection pour la revêtir de sa couche externe. Le revêtement externe peut être formé d'une matière plastique projetable telle qu'un polyester,un caoutchouc chloré ou un polyéthylène chlorosulfoné,par exemple du type "HYPALON". D'autres matériaux disponibles à l'homme de l'art pourraient éventuellement être utilisés. Selon une variante,on peut également mettre en oeuvre des compositions moussantes qui sont capables de former une peau intégrée. On peut ainsi projeter une mousse de polyuréthane capable de se revêtir d'une peau continue ayant une tenue mécanique très suffisante pour les besoins de l'invention.En utilisant un moule dont la forme correspond à celle du revêtement externe à obtenir,il est possible de réaliser tous les effets de surface que l'on désire sur la peau externe. Selon un autre mode de réalisation,on prévoit une pièce de forme ou coquille,préparée séparément. Dans le volume disponible entre cette coquille et le panneau,on coule la mousse isolante, par exemple en polyuréthane. La pièce de forme peut être réalisée en PVC ou en polyester armé. La forme du capteur solaire selon l'invention peut être très variée. En général,on préfère utiliser des capteurs de forme rectangulaire,qui peuvent être associés en série et/ou/parallèle . Différentes autres formes sont également possibles,carrée,polygonale, etc...afin de permettre une construction modulaire. Un capteur selon l'invention peut fonctionner et être mis en oeuvre comme les capteurs de l'art antérieur. Cependant, la conception du nouveau capteur rend possible une utilisation selon laquelle le fluide caloporteur se trouve en dépression par rapport a la pression atmosphérique. Selon cette réalisationssqui est avantageuse,le fluide est mis en circulation par une pompe aspirante fonctionnant en aval des panneaux solaires. Un tel mode d'utilisation du capteur est intéressant, car en cas de défaut d'étanchéité,on assiste à une entrée d'air dans le capteur , et non pas à une fuite de fluide caloporteur. Une telle fuite ne présente pas d'inconvénient lorsqu'il s'agit de fluide comme l'eau,mais par contre peut devenir importante si l'on utilise un fluide coûteux,de la famille des "fréons". De même,lors d'une rupture d'étanchéité,la détection automatique devient aisée. Complémentairement,le fonctionnement en dépression provoque une déformation des éléments constitutifs plans du capteur, qui délimitent la lame de fluide. Sous lteffet de la dépression, l'épaisseur de la lame de fluide croit légèrement du centre vers les bords.On peut mettre à profit ce phénomène dû à la déformation des plaques minces délimitant la cellule d'échange,pour régulariser les veines de fluide et permettre ainsi un équilibrage de circulation du fluide. Grâce à cette dépression,on peut donc agir sur les pertes de charge des différentes veines d'un même capteur. Cette caractéristique permet de réaliser un équilibrage de circulation non seulement dans un capteur individuel,mais encore dans un ensemble de panneaux capteurs reliés en série et/ou en parallèle. On notera également que,si l'on utilise un fluide caloporteur qui se trouve au voisinage de l'ébullition à la pression de fonctionnement qui est réduite par rapport à la pression atmosphérique,on obtiendra une sorte d'autorégulation de fonctionnement,en raison de la vaporisation locale de fluide. Ainsi,tous les objets de l'invention sont bien remplis par la structure du capteur qui vient d'être décrit. On notera aussi que, grâce à la suppression d'un cadre ou châssis rigide de montage,les divers éléments du capteur sont libres de se dilater dans le plan sous l'effet des variations de dimensions dues aux changements de température. Le capteur selon l'invention offre donc toutes garanties pour résister aux chocs thermiques. L'invention sera maintenant illustrée par un exemple précis et non limitatif de réalisation,en référence aux dessins annexés ,sur lesquels: Figs. 1 et 2, telles que décrites précédemment sont relatives à un capteur de l'art antérieur, Figs.3 et 4 sont des vues analogues en coupe du capteur selon l'invention,la figure 4 représentant en coupe un bord du capteur de la figure 3. Les figures 3 et 4 sont des coupes transversales montrant la structure du capteur. Celui-ci se présente sous forme d'une plaque carrée ou rectangulaire,par exemple de 1 m x 1 m ou de 1 m x 2 m . De plus la circulation de fluide caloporteur est assurée par au moins deux tubulures (non représentées),l'une d'arrivée,l'autre de sortie,communiquant avec la cellule de transfert 14. Tel qu'il est représenté aux figures 3 et 4,le capter comprend une surface transparente extérieure 11 sous forme d'une paroi en polycarbonate et une surface transparente intérieure 13 sous rorme d'une paroi en polyméthacrylate de méthyle (Altuglas). Une lame d'air 12 est interposée entre les deux surfaces 11 et 13, qui sont rendues solidaires par collage au moyen d'une bande 18 en caoutchouc, de profil rectangulaire. La cellule de transfert 14 où circule le fluide caloporteur est limitée par la paroi 13 et-une paroi métallique 15 en aluminium ou alliage d'aluminium. Un joint d'étanchéité 19,sous forme d'une bande de caoutchouc, est collé å la périphérie de la cellule de transfert -14. Dans l'exemple choisi,c'est la face transparente 13 qui constipe le corps noir proprement dit, la paroi d"'Altuglas" étant teintée en noir à cet effet. Une couche 16 de mousse de polyuréthane s'étend tout au long de la paroi 15 et déborde sur les bords du capteur,en venaniaffleurer à la partie supérieure de la face externe 11. Un revêtement 17 en polyester termine l'ensemble. L'invention peut recevoir de nombreuses variantes qui ne sortent pas du cadre des revendications annexées. -REVENDICATIONS 1. Capteur solaire plan ayant la forme générale d'un panneau,comportant en succession,dans la direction des rayons solaires,une surface transparente extérieure,une lame d'air,un corps noir recevant le rayonnement solaire,une cellule de transfert des calories dans laquelle circule le fluide à chauffer, et une couche de matériau isolant recouvert d'un revêtement externe,ledit capteur étant caractérisé en ce que:: -la lame d'air est interposée entre la surface transparente extérieure,et une deuxième surface analogue,dite surface transparente intérieure,un premier joint élastique d'étanchéité étant interposé entre lesdites surfaces à leur périphérie, -le fluide à chauffer circule entre ladite surface transparente intérieure et une paroi résistante mécaniquement,de préférence métallique,un deuxième joint élastique d'étanchéité étant interposé à la périphérie,entre la surface transparente intérieure et la paroi, -la couche de matériau isolant,avec son revêtement externe,s'étend vis-à-vis de toute la surface de ladite paroi résistante en enrobant les bords du capteur,ladite couche constituant ainsi l'unique moyen d'emballage des composants du panneau, et -le corps noir est associé à la cellule de transfert. 2. Capteur solaire selon la revendication l,caractérisé en ce que la surface extérieure est une surface à transparence sélective,ctest-à-dire laisse entrer le spectre visible du rayonnement solaire,mais filtre les rayons infrarouges qui sortent du capteur,ladite surface étant notamment constituée de verre, d'esters acryliques,tels que le polyméthacrylate de méthyle,par exemple d"'ALTUGLAS" ,de polycarbonate et autres hauts polymères analogues, et de préférence de polycarbonate. 3. Capteur solaire selon l'une des revendications 1 ou 2,caractérisé en ce que la surface transparente intérieure emprisonnant la lame d'air avec la surface transparente extérieure, est constituée par un matériau analogue à celui de cette première surface et, de préférence,de polycarbonate ou de verre. 4. Capteur solaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 3,caractérisé en ce que la surface transparente intérieure est remplacée par une lame métallique dont la face supérieure est noire. 5.Capteur solaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la cellule d'échange où circule le fluide caloporteur est limitée par la surface transparente intérieure et une paroi résistant mécaniquement,de préférence métallique, portant le revêtement destiné à servir de corps noir,en particulier une lame d'alliage d'aluminium anodisé. 6. Capteur solaire selon l'une quelconque des revendications 1 i 3,caractérisé en ce que le corps noir est constitué par la surface transparente intérieure elle-même,qui est par exemple teintée en noir,ou bien le fluide de transfert constitue lui-même le corps noir. 7 . Capteur solaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 6,caractérisé en ce que le fluide caloporteur est liquide ou gazeux,par exemple de l'eau ou un composé fluorocarboné du type "Fréon", ou un alcool. 8.Capteur solaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 7,caractérisé en ce que les joints d'étanchéité constituent également des entretoises d'assemblage entre les composants du capteur,permettant de faire varier l'épaisseur de la couche de fluide caloporteur 9.Capteur solaire selon la revendication 8,caractérisé en ce que les joints d'étanchéité sont des joints plats élastiques à section rectanguLaire . lO.Capteur solaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 9,caractérisé en ce qu'un liant est interposé entre les surfaces en vis-à-vis des joints et des composants du capteur,les dits liants étant capables d'assurer la liaison mécanique et I'étanchéité de l'assemblage. ll.Capteur solaire selon l'une quelconque des revendications 1 à lO,caractérisé en ce que la couche isolante est une matière alvéolaire telle qu'une mousse synthétique,en particulier une mousse de polyuréthane,tandis que son revêtement externe,de préférence rigide,sert à la présentation et à la tenue mécanique de l'ensemble. 12. Capteur solaire selon la revendication ll,caractérisé en ce que la couche isolante est mise en place par projection d'une composition moussante,par exemple du polyuréthane,et que son revêtement externe est également formé d'une matière plastique projetable,tel qu'un polyester,un caoutchouc chloré ou un polye- thylène chlorosulfoné ou analogue. 13. Capteur solaire selon la revendication ll,caractérisé en ce que la couche isolante est coulée entre le panneau capteur et une pièce de forme,par exemple en PVC ou en polyester armé,restant à demeure et formant le revêtement externe du capteur. 14. Mode d'utilisation du capteur solaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 13,caractérisé en ce qu'on met en circulation le fluide caloporteur par une pompe aspirante fonctionnant en aval du capteur,de manière que ce fluide,dans la cellule d'échange du capteur,se trouve en dépression par rapport à la pression atmosphérique. 15. Mode d'utilisation du capteur solaire selon la revendication 14,caractérisé en ce qu'on utilise un fluide caloporteur se trouvant > en fonctionnement, au voisinage de l'ébullition sous ladite pression réduite,afin d'obtenir une autorégulation de fonctionnement, en raison de la vaporisation locale du fluide dans la cellule d'échange.