La présente invention concerne la disposition des caractères affectés aux touches des claviers de machines à écrire, de téléimprimeurs et, plus, généralement, de toutes machines ou appareils de communication ou de traitement de l'information écrite, comportant un clavier pour la dactylographie à deux mains. La dispositon des touches des claviers a fait l'objet. de maintes recherches qui, pour certaines, ont engendré des demandes de protection industrielle dans de nombreux pays. Mais la plupart de ces recherches et demandes de brevets concernaient surtout la disposition topologique dans l'espace des touches des claviers et non pas la détermination scientifique des places auxquelles on pourrait affecter les caractères sur ces touches. Il faut dire que pareille recherche était alors très difficile et ce n'est que récemment, grace à l'avènement des ordinateurs abritant des mémoires considérables, que l'on a pu obtenir des états statistiques corrects de fréquences de caractères et de leurs groupes. Or ces informations sont indispensables pour permettre de calculer scientifiquement la meilleure disposition à donner aux caractères sur les touches des claviers. Par ailleurs, ceux qui ont cherché à modifier la disposition des caractères sur les touches des claviers ont insisté sur le fait que pareil changement ne devait se faire qu'en gardant la disposition des touches des claviers déja an usage et ils n'ont cherché à modifier que la place de certains caractères, arbitrairement et sans grande considération ni de leurs relations avec les autres caractères, ni de tous les critères qui seront mentionnés ci-dessous, en vue de mieux adapter le clavier aux possibilités anatomo-physiologiques des dactylographes. Les places à donner aux caractères sur le clavier, objet de cette invention, sont déterminées selon une méthodologie scientifiquement établie en vue d'obtenir la meilleure disposition possible pour rendre le clavier optimal du point de vue ergonomique, pour son usage en une langue donnée. Ce brevet étant fronçais, il s'applique à la langue française contemporaine. Le clavier perfectionné ainsi déterminé permet: - une frappe plus confortable,-évitant fatigue et douleurs, - une diminution sensible du nombre de fautes de frappe, - une cadence de frappe plus élevée et une vitesse résultante d'accomplissement du travail accrue du fait de la convergence des avantages précités - car du fait qu'il se fatigue moins, le dactylographe peut taper plus longtemps avant d'avoir à s'arrêter pour se reposer, d'une part, et faisant d'autre part moins de fautes de frappe, il aura moins à gommer et à rectifier sur son original et ses doubles, - une formation professionnelle plus aisée. Un autre avantage de la présente invention consiste en ce que la disposition des caractères sur les touches estsjsceptible d'être facilement adaptable à tous les claviers modernes à quatre rangées, y compris ceux dont les colonnes sont disposées en V renversé. A cet effet, le clavier conforme à la présente invention est essentiellement caractérisé en ce que les voyelles sont implantes en main gauche et les consonnes fréquentes en main droite, et en ce que les voyelles et également les consonnes les plus fréquentes sont disposées sur la troisième rangée à partir du haut, sur laquelle reposent aisément les doigts au repos, la lettre la plus fréquente, à savoir la voyelle E, étant affectée sur cette 3e rangée a la touche frappée par le majeur gauche, en ce que la disposition des caractères sur cette troisième rangée est de gauche à droite la suivante:U, I, E, A, O, lettres destinées à être frappées par la main gauche, le U par l'auriculaire, le I par l'annulaire, les A et O par l'index, et L, T, R, S, N, B, lettres destinées à être frappées par la main droite, les L et T par l'index, le R par le majeur, le S par l'annulaire et les N et B par l'auriculaire. En outre, les autres caractères les plus fréquents sont tlisposés sur la 2e rangée à partir du haut et les moins fréquents sur celle du bas (la 4e) ou sur celle du haut (la le). Finalement, le point et la virgule sont affectés à deux touches-languettes placées à la partie inférieure du clavier, afin d'être aisément frappées par les pouces, le gauche pour le point et le droit pour la virgule. Pour arriver aux résultats ci-dessus mentionnes, il n'y avait malheureusement que peu de critères aisément vérifiables individuellement par l'expérimen- tation systématique sur lesquels on puisse tabler. Par exemple, des recherches de temps pour la frappe des digrammes ont bien été effectuées au moyenRd'un ordinateur relié à une horloge interne, mais ces mesures se sont avérées peu utiles, la matrice obtenue étant si clairsemée qu'il devenait hasardeux de continuer à la remplir par analogie. Le présent inventeur a dû considérer plusieurs critères fondamentaux qui reposent sur l'expérience ou sont probables ou plus ou moins évidents, et qu'il a avantageusement combinés en tenant compte de leur importance relative probable. Ces critères n'ont pu qu'être vérifiés globalement par les résultats ultérieurs d'essais comparatifs entre le clavier en usage et celui résultant des calculs effectués en considération de ces critères. Ces derniers sont énumérés ci-dessous suivant leur importance décrois- sante du point de vue ergonomique a) ALTERNANCES DES MAINS : Selon ce critère, de loin le plus important, les frappes consécutives doivent être effectuées par une main après l'autre. II faut, en effet, pour la bonne irrigation des muscles, donner aux doigts, à la main et à l'avant-bras le plus de temps possible pour se reposer après avoir frappé une touche. II est aussi bon que pendant qu'un doigt frappe, le suivant puisse se préparer à frapper à son tour, et cette préparation est évidemment plus aisée si la frappe suivante s'effectue de l'autre main. Enfin la cadence de frappe est accrue avec l'alternance des mains du fait que le dactylographe peut frapper une touche sitôt après avoir frappé l'autre de l'autre main. b) VOYELLES A GAUCHE DU CLAVIER : Qa plupart des syllabes comportant une ou plusieurs consonnes suivies d'une voyelle, il s'en suit que pour contribuer à l'alternance ci-dessus mentionnée, il y ait lieu de ne pas affecter voyelles et consonnes à la même main. La main droite étant généra- ment la plus wissante et la plus agile, et la somme des fréquences des con sonnes dépassant celle des voyelles, il a été décidé de placer les voyelles a gauche et la majeure partie des consonnes fréquentes à droite. c) ACCESSIBILITE DES RANGEES Sur un clavier comportant quatre rangées de touches numérotées de I à IV de haut enbas, la rangée la piles ccce.- sible est la rangée 111 dite "rangée guide" puis vient la rangée II et enfin, indistinctement, les rangées I et IV. d) SAUTS : On désigne par saut la succession de deux frappes du même doigt sur deux touches éloignées de plus d'une rangée. Le nombre de ces sauts doit être réduit au maximum. e) ADJACENCES: : Ce terme désigne ici la succession de deux frappes dQ même doigt sur deux touches adjacentes sur la même rangée ou sur la rangée immédiatement supérieure ou inférieure. Elles sont toutes à éviter, surtout les adjacences des touches des rangées III et IV, qui sont plus nuisibles que celles des touches des rangées II et III ; quant aux adjacences horizontales qui n'existent que pour les touches frappées par les index et aussi l'auriculaire droit, elles sont de loin les plus nuisibles. f) GRANDS PAS : Cette expression se rapporte aux enjambements de deux doigts d'une main frappant l'une après l'autre des touches éloignées de plus d'une rangée. De telles configurations doivent naturellementatre évitées dans la mesure du possible. Elles sont de six sortes : les doigts étant numérotés de à 5 du pouce à l'auriculaire, on rencontre, par ordre décroissant de difficulté, les grands pas effectués par les doigts 4-5, 3-4, 2-4, 3-5, 2-5, 2-3. g) DISTANCES PARCOURUES PAR LES DOIGTS : II faut faire en sorte que la distance parcourue par les doigts soit minimale. h) CHARGES : On doit tenir compte des exigences suivantes - la charge attribuée à la main droite doit etre supérieure à celle réservée à la main gauche, la plupart des utilisateurs étant droitiers, - la charge des doigts doit être limitée en fonction de leurs forces, agilité et résistance à la fatigue, ce qui donne dans l'ordre décroissant de l'ensemble de ces caractéristiques, les doigts 2, 3, 5, 4, 1. L'index 2) est non seulement le plus agile, mais il peut aussi s'écarter des autres doigts le plus facilement. II a deux colonnes de touches à frapper (8 touches). Le doigt qui vient après est le majeur (N 3) qui bien que très puissant n'a qu'une seule colonne de touches à frapper (4 touches).II faut donc réserver à ce doigt les lettres les plus fréquentes - le: le E pour le majeur gauche. i) MOTION HAUTE : II faut faire en sorte qu'il y ait le moins possible de fois à appuyer sur l'une des touches majuscules. C'est pourquoi toutes les lettres accentuées sont en motion basse. Ceci a fait décider de placer les chiffres en motion haute, et de ce fait, aussi la plupart des signes se rapportant à des nombres, soit les barre oblique, pourcent, degré, signe égal, point (point décimal). Incidemment, le point apparait en motions haute et basse à la même touche-languette. k) , SENS DE FRAPPE : Les frappes consécutives inévitables de la meme main doivent être autant que possible effectuées dans le sens partant de I 'annu laire vers I lindex. I) ELOIGNEMENT DES DOIGTS : Les frappes consécutives d'une même main sont plus aisées entre doigts éloignés qu'entre doigts plus rapprochés, avec l'exception des frappes majeur - index. m) AUTOMATISMES RELATIFS AUX LETTRES ACCENTUEES : Les lettres accentues doivent être de préférence affectées à des tournes frappées par les doigts frappant les mêmes lettres non accentuées. n) MNEMONIQUE: Les caractères peu fréquents dont l'automatisme dactyle a peu de chance de se monter doivent être placés de telle façon qu'une analogie mnémonique puisse être mentalement retenue en vue de leur localisation. On décrira plus en détail ci-après à titre indicatif et nullement limitatif un mode préféré de réalisation d'un clavier selon la présente invention en référence au dessin annexé sur lequel La figure 1 représente une vue du dessus d'un clavier moderne ayant quatre rangées (1, Il, III, IV) parallèles de touches. Ces dernières forment aussi colonnes dont un groupe de 5 du côté gauche (main gauche) et un groupe de6 à droite (main droite), toutes ces colonnes étant implantées perpendiculaire- ment aux rangées. Les deux groupes de touches sont séparées par une partie vide importante de sorte que le clavier permet la frappe les bras normalement écartés, les avant-bras dans le sens des colonnes de touches, position naturelie et très confortable.Sur ce clavier les caractères ont été disposés selon la présente invention. La figure 2 représente une vue de dessus d'un autre clavier moderne,ayant ses quatre rangées (1, il, 111, IV) parallèles de touches. Ces dernières forment aussi 11 colonnes, dont 5 du côté gauche (main gauche) sont parallèles dans un sens, et 6 à droite (main droite) sont parallèles dans un autre sens. Entre elles ces colonnes forment un angle en V renversé qui peut compenser celui des avantbras lorsque les mains sont rapprochées. Sur ce clavier les caractères ont été également disposés selon la présente invention. La figure 3 représente cette même implantation de caractères, objet de l'inven~ tion, appliquée à un autre clavier moderne en deux tronçons (gauche et droit) qui diffère du précédent par la disposition incurvée en ailes d'oiseau de ses rangées de touches, les colonnes de touches étant de plus disposées en éventail sur des surfaces concaves. Les figures 4 à 7 représentent des claviers du genre de celui de la figure 2 dont certains caractères sont provisoirement placés dans des zones horizontales couvrant certaines rangées en partie. Ces données sont destinées à être traitées en ordinateur pour déterminer les positions idéales desdits caractères afin d'avoir le moins possible d'adjacences avec les touches de la rangée III. Les figures 8 à 10 correspondent respectivement aux figures 4, 6 et 7. Elles représentent ces mêmes claviers partiels, les caractères des zones horizontales précitées ayant été attribués -définitivement aux touches. Pour faciliter la lecture les figures correspondantes 8 à 10 ont été disposées en correspondance avec les figures 4 à 7 sur leurs planches respectives. Sur les claviers ainsi représentés les mêmes symboles se rapporter.t aux mêmes éléments. C'est ainsi que 100 se rapporte aux touches normales, 101 aux touches.languet}es réservées aux pouces et sur lesquelles apparaissent le point et la virgule, et 102 indique les barres d'espacement généralement solidaires. En outre les touches 100 sont numérotées de 1 à 19 pour le main gauche et de 24 à 46 pour la main droite et les touches 101 portent les N 20 et 23. Les rangées sont marquées I, Il, III, IV sur les figures 1 et 2. Pour la figure 3 les symboles G et D sont ajoutés pour différencier les rangées gauche et droire qui ne sont pas rectilignes.Enfin les chiffres 2 à 5 sont réservés aux doigts lorsqu'ils sont suivis des symboles G et D indiquant la gauche et la droite, le 2 pour l'index, 3 pour le majeur, 4 pour l'annulaire et 5 pour l'auriculaire. Des lignes entre les colonnes délimitent les zones d'action de ces doigts. Sur les figures 1, 2 et 3 la même disposition des caractères, objet de cette invention, a été reportée. C'est ainsi que sur les rangées III apparaissent en main gauche les lettres U,l,E,A,O et en main droite L,T,R,S,N,B. On voit que ces lettres sont frappées par les doigts numérotés en haut des colonnes. C'est ainsi qu'en main gauche l'auriculaire aura à frapper les lettres H er U, I'annulaire les É, I et Z, le majeur les è, Y, E et W, l'index les à, X, A, K, -, O, : , et en main droite, l'index frappera les lettres M, L, F, D, T, V, le maieur frappera l'apostrophe et les lettres R et Q, l'annulaire les lettres ç, C, S et'G, et l'auriculaire les lettres ù, P, N, J, B et l'accent circonflexe en touche morte. Finelement, le point et la virgule sont affectés aux deux toucheslanguettes du bas. On remarquera que les lettres accentuées è, à, et ç sont bien frappées par les mêmes doigts que ces mêmes lettres non accentuées, ce qui est conforme au critère défini précédemment en m), quant aux lettres accentuées é et ù, elles constituent des exceptions à cette règle comme il sera expliqué plus loin. METHODOLOGIE : La méthodologie de détermination de la disposition des caractères en fonction des critères fondamentaux est expliquée ci-après au moyen de son application au clavier français selon l'invention. PLACEMENT DES LETTRES LES PLUS FREQUE NTES : Le placement judicieux de ces caractères est de première importance, si l'on considère que près de 70 o/o des frappes s'effectuent avec seulement 10 lettres - qui, de ce fait, - doivent être les plus accessibles. Si les dactylographes suivaient ponctuellement les instructions reçues émanant des méthodes dactylographiques actuelles, ils ramèneraient tous leurs doigts sauf les pouces sur 8 touches repères de la rangée 111. Ainsi, leurs index reviendraient après chaque frappe en positions 13 et 30. S'il en était ainsi, on aurait avantage à placer les lettres fréquentes frappées par les index en positions 13 et 30 et au-dessus de celles-ci, par extension et 14 et 29 qui sont plus faciles à atteindre par extension du doigt verticalement qu'horizontalement. Mais si l'on filme les dactylographes expérimentées, on s'aperçoit que très peu d'entre eux ramènent leurs doigts sur ces touches comme on le leuraenseigné. Ils en économisent instinctivement les mouvements.Par ailleurs, les méthodes futures réduisent à deux au lieu de huit le nombre de touches reperes et celles-ci ne son pas frappées par les index. Ces derniers n'étant plus conditionnés à revenir sur une touche repère, il leur est plus aisé de frapper les touches 17 et 26 que celles des positions 14 et 29. II résulte du paragraphe précédent que l'on doit implanter tous les caractères les plus fréquents sur la seule rangée 111. Une exception est cepen- dant à prévoir : sur les il touches de cette rangée, celles des positions 42 wt 46 sont tapées par l'auriculaire droit. Pour ne pas surcharger ce doigt, on se contentera de lui assigner une seule lettre fréquente en 42 et une lettre moins fréquente en 46. LETTRES LES PLUS FREQUENTES : Les dix lettres les plus fréquentes de la langue française comportent les cinq principales voyelles et sont, dans leur ordre décroissant de fréquences: E, S, A, N, I, T, 2, U, L, O, le E avec une fréquence de 131/2 o/o, le S 7Y2 et ainsi de suite jusqu'au O dont la fréquence est d'environ 5 o/o. LETTRES A AFFECTER A LA RANGEE 111: En main droite on aura les consonnes S, N, T, R, L, et en main gauche les voyelles E, A, 1, U, O. AFFECTATION DES CONSONNES FREQUENTES Il y a lieu-de placer sur les touches 26, 30, 34, 38 et 42 les cinq lettres S, N, T, R, L. Mathématiquement parlant, il y a pour ces 5 lettres et les 5 touches, 120 combinaisons possibles (factoriel 5). Pour choisir entre ces cas nous avons un critère fondamental à considérer: les digrammes constitués par ces lettres doivent de préférence être tapés dans le sens favorable partant de l'auriculaire. II y a donc lieu de calculer en ordinateur pour chacun de ces 120 cas la différence des sommes de fréquences des digrammes à sens favorable et défavo rable. Après les états fournis à l'inventeur par le Centre de calcul de l'Université de Montréal, les fréquences relatives en pour 100'000 concernant les cinq lettres précitées et leurs digrammes sont reportées sur le tableau I suivant:: fréquences i i# S N T R L 7571 S 462 5 733 6 8 7058 N 892 296 2079 15 10 6699 T 262 9 230 812 4 6849 R 454 162 430 146 34 5199 L 104 3 56 1 462 De ces fréquences de digrammes i (le premier caractère i apparat en colonne et le deuxième j en ligne), découle le tableau Il suivant où l'on fait apparaitre en le ligne les 10 digrammes i en omettant les répétitions de lettres. A la 2e ligne apparaissent les sommes fij+fji. A la 3e ligne on lit les fréquences fij, à la 4e ligne celles de fji. A la 5e ligne on a écrit le digramme ij ou ji dont la fréquence est la-plus grande. La différence entre certe dernière et celle du digramme inverse apparat en 6e et dernière ligne - c'est la valeur absolue t fij-fji 1. Ce qui précède apparat sur le tableau II ci-dessous 1 ii SN ST | SR SL NT NR NL T,D TL RL 2 fij+fji 897 995 460 112 2088 177 13 1242 60 35 3 fij 5 733 6 8 2079 15 10 812 4 34 4 fji 892 262 454 104 9 162 3 430 56 1 5- NS ST RS LS NT RN LN TR LT RL 6#fij-fji 887 471 448 96 2070 147 7 382 52 | 33 En traitant par ordinateur les données des deux dernières lignes (5e et 6e) du tableau ci-dessus, on obtient un état où apparaissent les différences entre fréquences de digrammes qui se présentent pour la frappe dans le sens favorable et de ceux qui se présentent dans le sens défovorable. Le présent inventeur a ensuite procédé à l'étude de chaque cas et éliminé ceux qui ne convenaient pas pour les raisons ci-après désignées: Raison N > 1 : II ne faut pas d'adjacence trop importante entre les touches 26 e; 30 .frappées par I 'index droit. Raison N 2 : Parmi les lettres, le R pose le plus de problèmes car il entre dans la composition d'un très grand nombre de digrammes de consonnes, dont les principales ont été reportées ci-dessous sur une ligne en dessous de laquelle on a reporté les fréquences fir et frj en pour cent mille. B C D F G L M N P S T V iR... 137 131 145 85 153 1 1 15 665 6 812 85 2236 Rj... 21 134 162 15 78 34 152 162 24 454 430 80 1746 II ne faut donc pas placer le R ni en 26 ni en 30 car il créerait obligatoirement un nombre considérable d'adjacences, I'index ayant six lettres à frapper. II nq le faut pas non plus en 42 car l'auriculaire droit doit être ménagé. On ne peut donc placer le R qu'en 34 ou en 38. Raison N 3 II faut essayer de placer l'une des deux lettres - soit le S, la plus. fréquente des consonnes, soit le R qui pose les problèmes expliqués ci-dessus sur la touche 34 du majeur. Raison N 4: De deux lettres placées en 26 et 30, la plus fréquente des deux doit obligatoirement se trouver en position 30, la plus accessible. (Ce critère, bien que non fondamental, a cependant son importance). II reste maintenant à éliminer une par une les combinaisons non compatibles pour les raisons N l à 4 ci-dessus. La raison N 1 ci-dessus fait éliminer toutes les combinaisons à ad jacences élevées entre les deux premières lettres qui seraient en positions 26 et 30. La 2e ligne du tableau Il nous montre qu'il faut éliminer toutes les combinaisons dont les deux premières lettres sont SN ST SR NT NR TR, et ne conss'Ié rer que celles dont les deux premières lettres sont: LN ou-NL (13), LR ou RL (35), LT ou TL (60), LS ou SL (112) La raison NO2 précédente fait éliminer toutes les combinaisons qui ont la lettre R ailleurs qu'en position 34 ou 38, c'est-à~dire que le R ne peut être que la 3e ou 4e lettre à partir de la gauche de la combinaison des 5 lettres. Les raisons il' 3 et 4 ont fait éliminer de nombreuses combinaisons. Après avoir éliminé les combinaisons de caractères que les raisons N > 1 à 4 rendent non acceptables, des 120 combinaisons, il n'en reste que 3 qui soient suceptibles d'être retenues. Elles sont, par ordre décroissant des différences de fréquences sens favorable - défavorable: 1) L T S R N 4659 - 1420 = 3239 2) L T S R N 4796 - 1509 = 3287 3) LT R S N 4211 - 1868 = 2343 Enfin, la combinaison 2) a été éliminée ayant un défaut considérable, à savoir que le diagramme fréquent NT (f=2079) se frappait des doigts 5 et 4, alors qu'il est bien plus aisé de le frapper des doigts 5 et 2 qui sont plus éloignés, selon le critère fondamental I. Des deuxcombinaisons restantes 1) et 3), la première a pour avantage de placer le S, la plus fréquente des consonnes, au majeur et la combinaison 3) y place le R, qui entre dans la composition de plus nombreux digrammes, engendrant le plus de fatigue. Par ailleurs, la charge finale observée après le clavier complet dessiné est de 12 o/o pour la colonne du S auquel s'ajoutaient le C et le G, alors qu'elle n'était que de 9 o/o pour celle du R auquel s'ajoutaient l'apostrophe et le Q. Ici les calculs ne permettaient pas de trancher et le présent inventeur a procédé à des essais comparatifs spéciaux. C'est la disposition 3) qui comprend le R au majeur qui l'emporta , donnant la combinaison des 5 lettres L, T, R, S, N.Bien qu'elle soit la plus faible des trois, la différence de 2343 est satisfaisante si l'on considère que les meilleures combinaisons pour le sens accusaient des différences voisines de 3800 seulement. Pour l'information du lecteur, voici les calculs réalisés par l'ordinateur pour arriver au nombre 2343 qui est la différence entre les fréquences des digrammes frappés dans un sens favorable et ceux frappés dans un sens défavorable: SENS ... favorable (+) défavorable (-) ... de L T R S N NS 892 LT 56 NR 15 LR i NT 2079 LS 104 NL 10 LN 3 SR 6 TR 812 ST 733 TS 262 SL 8 TN 9 RT 430 RS 454 RL 34 RN 454 TL 4 SN 5 4211 - 1868 = 2343 AFFECTATION DES VOYELLES E, A, I, U, O : (en rangée III gauche Les calculs effectués pour ce qui concerne l'affectation des consonnes svr la rangéè III main droite n'ont pas lieu d'être répété pour les voyelles. En effet, il n'y a qu'une place possible pour la lettre E si fréquente - au majeur gauche position 9.Ceci diminue considérablement le nombre de cds des combnaîsons possibles, le factoriel 4 n'étant que de 24, ce qui réduit d'autant le choix. Des voyelles (par ordre alphabétique) A, E, I , O, U, on tire les 10 digrammes possibles suivants sans compter leurs inverses. En dessous de chaque digramme il a été porté la somme des fréquences de ce digramme et de son inverse en pour cent mille ii.... AE AI AO AU El EO EU 10 lu OU fij+fji 154 1388 14 911 970 35 1708 1232 556 1265 II apparaît évident quedes seuls digrammes à faible fréquence AO, EO, et AE, seul le premier qui ne comporte pas la lettre E puisse être acceptable pour l'adjacence de l'index en positions 13 et 17. La lettre A étant plus fréquente, on 14 placera sur la touche la plus accessible 13 et le O sur la touche 17 pour être frappée par l'index en extension. Restent les lettres U et I sur les touches 1 et 5.Ul étant plus frdquent que IU, et afin qu'il soit frappé dans le sens le plus favorable, on a placé le U en position 1 et le I en position 5. On a donc les voyelles placées obligatoirement dans l'ordre : U, 1, E, A, O. Il est évidemment regrettable que le critère du sens le plus favorable n'ait pu être pris en considération. Effectivement, la disposition ci-dessus engendre plus de frappes consécutives de la main gauche dans le sens défavo- rable (3456 - 4758 = - 1302). Ici l'inventeur a opté. ll vaut mieux avoir énormément de digrammes tapés dans le sens défavorable que de subir la fatigue inhérente à un nombre considérable d'adjacences. Cette fatigue est inévitable, alors que l'on peut monter les automatismes des doigts pour taper aisément dans le sens défavorable - le fait que les pianistes professionnels peuvent monter ou descendre leurs gammes aussi vite le prouve. GRILLE DES DIX LETTRES (en rangée III) : La grille des dix lettres les plus fréquentes du Français en rangée lil est donc : U I E A O L T R S N AFFECTATION DES CARACTERES SUR LES RANGEES II ET IV et le caractère manquant en rangée 11I (position 46) Le critère principal est d'éviter les adjacences. Les sauts et les grands pas entre touches des rangées Il et IV sont naturellement à éviter aussi. Mais leur nombre ne peut être que restreint puisque les lettres les plus fréquentes sont toutes sur les touches de la rangée III. On ne calculera en ordinateur que les cas d'adjacences et les sauts et grands pas seront considérés mentalement. On vérifiera cependant les fréquences résultantes des sauts et grands pas par des calculs d'ordinateur pour chaque clavier élaboré. Afin de limiter le nombre de cas et ne pas dépasser le factoriel 5 (120) ou 6 (720), il a été nécessaire de décider d'abord de I 'affectation aux. mains gauche ou droite et aux rangées il ou IV. En se reportant à la liste des caractères par ordre décroissant de fréquen ces et en éliminant ceux qui sont déjà placés en rangée 111 (ESANITRULO), puis les lettres accentuées(sauf le É qui est très fréquent) qui seront placées en rangée la et ne laissant subsister que les signes suivants (apostrophe) - (tiret) A (accent circonflexe) (point) , (virgule) et : (deux points) nous avons 16 lettres, une lettre accentuée, et 6 signes, soit 23 caractères D C P M É @ C , Q F . G B H X J ^ Y - K Z W : POINT ET VIRGULE: Après la virgule ou le point on frappe généralement un ou deux espaces. II était donc normal de les placer sur des touches proches de la barre d'espacement.Ces signes de ponctuation étant fréquents, et atin qu'ils ne créent pas d'ad jacences, de sauts ou de grands pas avec la lettre pré cédente, ils ont été affectés aux touches- languettes des pouces. Les phrases commençant plus fréquemment par une consonne (main droite), le point a été affecté à la touche languette de gauche afin de permettre la frappe de la barre d'espacement du pouce droit, puis la touche majuscule de la main gauche avant de frapper la première lettre de la phrase suivante plus fréquen ment en main droite, contribuant ainsi à l'alternance des mains. (Voir Fig. 4). CARACTERES LES MOINS FREQUENTS : K, Z, W; :(deux points) : Les quatre touches les moins accessibles du clavier sont aux positions 4, 8, 12 et 16. Elles sont donc désignées pour recevoir ces caractères peu fréquents. Ils sont provisoirement placés dans une zone horizontale recouvrant ces touches, comme le montre la figure 4. CARACTERES E > ,A > Ces caractères de fréquences moyennes sont considérés à ce stade afin de décider de leurs rangées et laisser le champ libre pour tout ce qui concerne les lettres plus fréquentes. Ce processus d'aspect irrationnel a été décidé après maints essais de raisonnements. "É" Le É est une voyelle qui doit obligatoirement être affectée à la main gauche. Etant fréquente (f = 2347 x 10-5) elle sera placée en rangée Il, ce qui est reporté dans la zone horizontale recouvrant cette rangée de touches, comme il apparait sur la figure 5. "-" Devant économiser les positions de la main droite où il y a à affecter le plus de consonnes possibles, il est sage de placer le tiret (f= 273 x 10-5) en main gauche, également en rangée II, ce qui est reporté sur la zone horizontale précitée en figure 5. (^) L'accent circonflexe (f= 295 x 10-5) est affecté à une touche dite "morte" qui se frappe avant la lettre à accentuer et qui ne produit pas d'avancement du charriot. Sur cette touche on affectera également le (") tréma dont ia fréquence est presque négligeable sn Français. Comme ces accents s'appli- quent à des voyelles qui sont en main gauche, il est nécessaire de placer ces signes en main droite pour favoriser l'alternance des mains. La position 45, frappée par l'auriculaire a été trouvée idéale pour recevoir ce caractère peu fréquent. (C'est incidemment la position utilisée dans les claviers en sage). (apostrophe) L'apostrophe est un signe fréquent (f= 1174 x 10 ) et mérite son affectation en rangée II. Considérant les adjacencesque l'apostrophe entraînerait avec chacune des leftres de la rangée III, on ne peut trouver qu'une seule lettre - le R, avec laquelle cette adjacence est minime (f= 17 x 10-3).. C'est dommage de devoir utiliser une position main droite si nécessaire pour les nombreuses consonnes fréquentes. Comme il apparat sur la figure 5, on a reporté l'apostrophe sur une zone horizontale de la rangée II main droite et ce qui est dit précédemment concernant sa place au dessus du R sera confirmée par les calculs d'ordinateur. Sur la figure 5 on voit dans les zones horizontales provisoires recouvrant la rangée il main gauche, les caractères Ê et le tiret (-) et, recouvrant partie lement la rangée II main droite, I'apostrophe ('). Quant à l'accent circonflexe (^) et le tréma ("), ils sont définitivement placés sur la touche N 45, le premier, le plus fréquent, en motion basse comme les voyelles à accentuer. 13 TOUCHES RESTANTES : Les 13 touches libres restantes se répartissent ainsi: main gauche - rangée 11 5 - 2 = 3 touches main droite - rangée 11 5 - 1 = 4 touches main droite - rangée III ........ 1 touche main droite - rangée IV ........ 5 touches Ces 13 touches recevront les 13 lettres restant à affecter désignées ci-dessous par ordre décroissant de fréquences D C P M V Q F G B H X J Y Y: La lettre la moins fréquente, le Y est une voyelle qui doit obligatoirement se trouver en main gauche. Elle est reportée sur la figure 6 dans la zone horizontale provisoire. H: La lettre H fait partie d'un diagramme très fréquent - CH (f=427 x 10-5). II semble donc qu'il faille placer le H en main gauche puisque le C doit être en main droite. Cependant comme après CH il vient toujours une voyelle, on ne ferait que de déplacer une alternance. II s'avère qu'il faut quand même placer le H en main gauche, mais pour une toute autre raison : la fréquence de H n'étant que de 710 x 10-5 on ne pouvait le placer en main droite qu'a la rangée IV du bas, alors que le C qui est bien plus fréquent (f= 3272x 10-5) doit être sur la rangée II. Avec le H en main droite on créerait donc un grand pas CH considérable. II y a donc lieu de positionner le H en main gauche, et, comme il a été porté sur la figure 6, il s'a joute aux caractères placés dans la zone provisoire de la rangée II. X : 11 reste une lettre à affecter dans cette zone rangée II main gauche et on a le choix entre le X et le J, toutes deux des consonnes peu fréquentes. Le X a été retenu pour la raison suivante : le J est toujours suivi d'une voyelle, ce qui n'est pas le cas pour le X ; donc en mettant le J en main droite on contribue davantage à l'alternance des mains. En figure 6, dans la zone horizontale provisoire de la rangée II main rauche on a donc complété les cinq caractères nécessaires É, H, X, Y, - (tiret). CONSONNES RESTANTES Il reste les 10 consonnes suivantes à placer D, C, P, M, V, Q, F, G, B, J. II y a les 4 meillwrespositions en ranale II main droite pour les consonnes les plus fréquentes D. C, P, M. Puis, en IV les moins fréquentes et il ne faut pas oublier la position Aó en rangée lI1. En position 46 on a le choix entre les lettres B et J et l'on a retenu d'y affecter le B pour les raisons suivantes : le B est plus fréquent (B - 862 contre J 366) et il est préférable de le voir frapper par I 'auriculaire en position 46 qu'en 43 qui est moins accessible ; par ailiers si le B était en rangée IV cela engendrerait un grand pas BM (f = 126 x 10 5 . On a donc placé, définitivement le B en position 46. La figure 7 montre pour la main droite la lettre B en position 46 et dons l, zones horizontales provisoires en main droite de la rangée II les caractères D@ C, P, M, ' (apostrophe) et de la rangée IV les lettres V, Q, F, G, j. PASSAGE DES DONNEES EN ORDINATEUR: Par ordinateur on obtient un état des sommes de fréquences d'adjacences pour chaque cas de disposition des caractères des rangées II ou IV, classées par ordre croisant. Cet état statistique permet, comme cela sera expliqué par la-suite, de déterminer la position des caractères sur chaque rangée autre que la rangée 111 déjà déterminée, de sorte que le total des fréquences d'adjacences soit minimal. K, Z, W, : (deux points) Ainsi, les figures 4, 5, 6 et 7 ont, sur la zone horizontale provisoire de la rangée IV main gauche, les caractères K Z W et les deux points, dont les places respectives sont ô déterminor. Les codes utilisés pour ces caractères sont : K 11, Z 26, W 23, (:) 44 Les codes des voyelles de la rangée lil, sont dans leur ordre d'implantation U 21, I 09, E 05, A 01, O 15. D'après l'état d'ordinateur on voit que le total minimal de fréquences des digrammes tapés en adjacence est de 63 pour la disposition suivante décodée 26-09 23-05 11-44 11-01 11-15 44-01 44-15 01-15 Z I WE K : K A K O : A : O A O Ce qui se rapporte à l'une des combinaisons suivantes sur les touches des positions 4, 8, 12, et 16 : Z W K : ou Z W * K desquelles la première est celle qui a été choisie. Elle a l'avantage de positionner les deux points (:) en 16, à côté de la touche-languette N 20 du point (.)créant une-mnémonique facile à retenir. La figure 8 montre la grille partielle complétée de la figure 4, la zone provisoire horizontale de la rangée IV main gauche ayant été remplace par I'affectation définitive des caractères Z, W, K, (:) aux touches des positions 4, 8, 12 et 16. E, H, X, Y, - (tiret) La figure 6 comporte, sur ia zone provisoire horizontale de la rangée II main gauche les caractères E,- H, X, Y et - (tiert), dont les places respectives vont être déterminées de la même façon. Pour ces caractères E H X Y - on a les codes 25 > 29 03 24 25 38 Les voyelles de la rangée III, par ordre d'implantation ont pour codes déjà indiqués précédemment mais reportés pour faciliter la lecture: U I E A O 21 09 05 01 15 L'état d'ordinateur indique une combinaison engendrant un total de fréquences d'adjacences minimal de 272 qui est décodée ci-dessous 08-21 25-09 38-05 29-24 29-01 29- 15 24-01 24-15 01-15 H U Y I -. È é X é A é O X A.X O A O Ce qui précède donne les dispositions H Y - é X et H Y - X é Aucune des deux dispositions précédentes ne peut convenir car le E doit se trouver si possible à gauche du E pour permettre la frappe du digramme fréquent X ée" dans le sens favorable. Par ailleurs, le tiret (-) doit se trouver de préférence vers le milieu du clavier car cette touche peut être à répétition automatique sur les machines électriques. (Ce critère n'a pas été énoncé précédemment du fait de son peu dlimportance). II faut maintenant essayer la combinaison suivante de l'état d'ordinateur, qui affiche un total de fréquences diadjacences de 290 08-21 29-09 25-05 24-38 24-01 24-15 38-01 38 - 15 01-15 H O, é I Y E X - X A X O - A - O A O Ce qui donne... H é Y X - ou H é Y - X La première disposition a été sélectionnée. II est à remarquer que le H se trouve à l'extrémité gauche, engendrant le plus de digrammes de cette lettre suivie d'une voyelle dans le sens favorable. On a choisi de positionner le tiret (-) en 18, étant moins fréquent que le X ; par ailleurs le tiret est souvent utilisé en répétition automatique sur les machines électriques et il se trouve bien vers le milieu du clavier. La figure 9 montre la grille partielle complétée de la figure 6, la zone provisoire horizontale de la rangée II main gauche ayant été remplacée par l'affectation définitive des caractères H, E, Y, X, (-) aux touches des positions 2, 6, 10, 14, 18. D, C, P, M, ' (apostrophe) La figure 7 comporte sur la zone horizon tale provisoire de la rangée II main droite les caractères D, C, P, M et ' (apos- trophe), dont les places définitives vont être déterminées en suivant un processus identique aux précédents. Pour ces caractères .............. D C P M on a les codes .................. .. 04 03 16 13 37 La rangée II main droite se lit : L T R S N B dont les codes sont.................. 12 20 18 19 14 02 II n'y a d'après l'état statistique qu'une seule disposition possible engendrée par la première ligne de l'état et qui fait état d'une somme de fréquences d'adi cen- ces de 242, alors que la ligne suivante accuse un nombre de 542 bien trop important.Cette disposition suit: 13-04 13-12 13-20 04-12 04-20 12-20 37-18 03-19 16-14 16-02 14-02 M-D M-L M-T D-L D-T L-T '-R C-S P-M P-B N-B La place des caractères déduite de ce qui précède est, pour les rangées II et III Rangée Il : M D ' C P Rangée III L T R S N B On peut remarquer que l'apostrophe se trouve bien en adjacence avec le R, comme il était pr8vu précédemment. Des lettres M et D qui pouvaient être interverties, on a placé le D, la plus fréquente des deux, en position 29, plus accessible que la position 25. V, Q, F, G, J Il ne reste alors que la rangée IV main droite où la zone horisontale provisoire de la figure 7 porte les lettres V, Q, F, G, J : V Q F G J codes ...... 22 17 06 07 10 Les codes des lettres de la rangée III sont indiqués précédemment. L'état statistique propose deux combinaisons dont les totaux de fréquences d'adjacences sont 139 et 140, presque équivalentes: 06-22 06-12 06-20 22-12 22-20 12-20 10-18 07-19 17-14 17-02 12-02 06-22 06-12 06-20 22-12 22-20 12-20 17-18 07-19 10-14 10-02 14-02 F- V F- L F-T V-L V-T L-T J-R G-S Q -N Q-B N-B F-V F-L F-T V-L V-T L-T Q-R. G-S J-N J-B N-3 Les deux lignes décodées précédentes engendrent les quatre combinaisons : Rangée 111: L T R S N B Rangée IV : F V J G Q et avec F et V intervertis, ou : F V Q G J et avec F et V intervertis. On a choisi la combinaison F V Q G J comportant la lettre Q frappée par le majeur en position 35 et le J, moins fréquent que le Q, à la touche t 43 frappée par l'auriculaire. La figure 10 montre la grille partielle de la ligure 7 qui a te completée en ce sens que les zones provisoires horizontales des rangées II et IV main drot- te ont été remplacées par les mêmes caractères affectés définitivement aux tou- ches que recouvraient ces zones. On a donc en rangée II main droite les carac- tères M, D, ', C, P, sur les touches N 25, 29, 33, 37, 41, et en rangée 1', main droite, les caractères F, V, Q, G, J sur les touchesNa27, 31, 35, 39 et 43. SIGNES RESTANT A JUMELER SUR CERTAINES TOUCHES : II reste à affecter 6 caractères à jumeler avec les suivants "é" "-"(tiret) (') (apostrophe) ":" (deux points) "." (point) "," (virgule) é". Du fait de sa fréquence élevée, on a jumelé avec le "é" (minuscule), le le E (majuscule) afin d'éviter les erreurs de frappe qui se produisent automati- quement lorsqu'on tape en majuscule un mot comprenant un. "é", en touche N 6. n-" Avec le tiret (-), en position 18, on a jumelé le signe "=" (égal). (') Quant au caractères à associer avec l'apostrophe (') sur la touche RP 33, on se devait d'en choisir un de très faible surface. En effet, les deux caractères placés sur une même touche d'une machine à écrire à barres doivent de préférence être d'une surface approchante afin de requérir approximativement la marne force d'impression. (Ce critère ne faisait pas partie des critères fon damentaux du fait de son importance secondaire). Dans le cas présent, on a choisi le degré ( ). n " Avec les deux points (:) sur la touche N > 16 on a placé en motion haute la barre oblique (/). "." Avec le point (.) sur la touche-languette N 20 en motion basse, il a été adjoint un autre point en majuscule. C'est le point décimal qui est frappé comme les chiffres en motion haute. Par ailleurs, il s'avérait impossible de trouver un autre caractère d'aussi faible surface. "," A la virgule (,) sur la touche-languette N > 23 on a placé en motion haute le trait du souligné. Les figures 1, 2, et 3 contiennent les affectations des six caractères qui viennent d'être mentionnés. RANGEE I - CHIFFRES : : Il reste à déterminer les caractères de la rangée I. Les chiffres, comme il est dit au paragraphe du critère j) sont en motion haute en rangée i du haut (comme ils le sont, d'ailleurs, dans les claviers en usage). RANGEE I LETTRES ACCENTUEES : Sauf pour ce qui cencerne le né", les lettres accentuées sont affectées à des touches de la rangée l en motion basse (minuscules) : "à", "è", "ç" Les lettres accentuées "à", "è" et ç" sont frappées pardes doigts qui actionnent les mêmes lettres non accentuées, sur les touches 5 11 et 36. Ceci est conforme au critère fondamental m). "ù" Le "ù" fait exception à cette règle (comme, du reste, le non déjà placé). La lettre "ù" apparaît principalement dans le mot "où" (f = 32x10-5, et comme la lettre O est en main gauche, il était normal, pour contribuer aux alternances, de placer le "ù" en main droite. Il apparait en position 40. RANGEE I - SIGNES (de ponctuation et divers) Les "! n Les signes de ponctuation "?" et "!" ont été placés en motion basse sur les touches 36 et 40. Les parenthèses ont été affectées en motion basse aux touches No 3 et 44 qui sont placées aux extrémités gauche (pour "ouvrez la parenthese') et droite (pour Enfermez la parenthèse"). "%" Le Le signe "pourcent" (%) a été placé sur la touche ND 44 en motion haute comme les chiffres qui le précèdent toujours, afin d'éviter le passage de motions haute à basse, suivant le critère fondamental j). (n), (+) (*) Les guillemets, le signe plus et l'astérisque ont été affectés aux touches 7, 19 et 24 en motion basse. Les figures 1, 2 et 3 comportent les différents signes mentionnés ci-dessus à leurs places respectives. TOUCHES A REPETITION : La plupart des machines à écrire électriques à barres offrent l'avantage de permettre, lorsqu'on appuie plus fortement sur une touche ou si l'on appuie sur une autre simultanément, d'obtenir la répétition automatique du caractère. II est préférable que ces touches soient placées vers le centre du clavier, car si elles étaient placées vers un des côtés, la succession des frappes ne se ferait pas d'une façon aussi rectiligne.Pour respecter ce critère (non mentionné comme fondamental car de moindre importance), il a été fait en sorte que les caractères ayant le plus de chances d'être utilisés en répétition soient placés vers le centre du clavier. Parmiceux-ci on a en positions ...... 14 18 20 23 24 les caractères.... x,X "-" "." "~" (*) MNEMONIQUES: Le critère fondamental n) s'applique au placement de la plupart des caractères peu fréquents apparaissant en rangée I ainsi que de ceux des rangées II et IV. La plupart de ces mnémoniques sont énumérées ci dessous nZ" La lettre Z, dernière lettre de l'alphabet, apparats à une extrémité du clavier (sur la touche No 4). La La lettre "ù" apparaît surtout dans le mot "où"eassociation avec la lettre O, qui a la même forme que le zéro de la touche N 40 sur laquelle a été jumelée la lettre accentuée. et et n= Le tiret et le signe égal dont les formes sont s;milaires sont sur la même touche (N 18). "-" et "+" Le tiret juste mentionné tient aussi lieu de signe arithmétique moins. Sur la touche directement au-dessus apparat le signe plus (+). Tous deux sont en motion basse. (touches N 18 et 19) ":" Les deux points (:) sont sur la touche adjacente à la touchelanguette du point, ce qui avait d'ailleurs été pris en considération lors du choix relatif à la détermination de la rangée IV main gauche. (touche No 16). (") Les guillemets ont 2 branches et se trouvent sous le chiffre 2 (touche N > 7). (*) L'astérisque qui a souvent 6 branches se trouve sous le chiffre 6 (touche P 24). A ia touche adjacente et de l'autre main se trouve le signe plus qui a 4 branches seulement. n O/0n Le signe du pourcent comporte 2 petits zéros. II apparat sur la touche (N 44) adjacente à celle du zéro (N 40). Le Le point d'interrogation est en-dessous du chiffre 7 duquel il a une forme similaire (touche No 28). Le Le point d'exclamation est sur la touche (N 32) qui vient après celle du point d'interrogation (N 28). Les parenthèses sont placées à la première touche (ouvrez...) et à la dernière touche (fermez...) de la rangée I (touches N 3 et 44). TOUCHES SUPPLEMENTAIRES . Sur les machines de plus de 44 touches, apparaissent des touches supplémentaires dans le triangle du milieu des claviers à colonnes en V renversé. Pour le clavier de 46 touches il y a 2 positions (21 et 22) qui n'apparaissent qu'en figure 3 selon la bissectrice de l'angle du milieu du clavier. Ces touches sont souvent nécessaires lorsqu'on a besoin de caractères additionnels - pour la lecture optique, par exemple. Ces touches devraient de préférence être frappées par l'index gauche, le moins surchargé des deux. CARACTERES NECESSAIRES A LA LECTURE OPTIQUE : En lecture optique on utilise souvent les majuscules exclusivement. La disposition des caractères, objet de cette invention, s'adapte bien aux transformations suivantes appliquées aux caractères R.O.C.: - en position 9 on remplace le É (majuscule accentuée) par un E sans accent. - en position 18, on remplace le signe égal (=) par un tiret. On peut de plus descendre légèrement le tiret en motion basse de sorte que l'on puisse effectuer le signe rare égal (=) en trois frappes. - en position 23, le trait du souligne est remplacé par une autre virgule sur la touche languette. - en position 33, on supprime le signe du degré. L'apostrophe-ne se lisant pas correctement en lecture optique, est ainsi remplacée par un espace sans qu'il y ait de contrainte causée par le fait que la frappe automatique de l'apostrophe doive être remplacée par celle de la barre d'espacement. On peut donc frapper l'apostrophe normalement et celle-ci ne s'imprime pas. RESULTATS COMPARATIFS CALCULES : Les tableaux 3 à 5 suivant illustrent les résultats calculés de la recherche topologique en vue de déterminer scientifiquement le clavier optimal, objet de cette invention. Le tableau 3 se rapporte à un clavier classique utilisé en France et dénommé "Azerty" ou "Universel" ayant pour 44 touches Id disposition de caractères approximative suivante, qui varie avec les constructeurs et les différents types de machines à écrire : TABLEAU 3 D o i g t s . . . . . . 5G 4G 3G 2G 2D 3D 4D 5D Rangée I maj. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 & + min. * é " ! ( - è ~ ç à ) = Rangée Il maj. A Z E R T Y U I O @P min. a z e r t y u i k l p Rangée III maj. Q S D F G H J K L M % min. q s d f g h j k l m ù Rangée IV maj. W X C V B N ? . / min. W Z c v b n , ; : Le tableau 4 qui suit mentionne certaines caractéristiques calculées en ordinateur pour la plupart et qui se rapportent au clavier "azerty" ci-dessus. Dans le tableau 5 qui vient ensuite, on indique ces caractéristiques, calculées de la même façon, mais concernant le clavier optimum comportant la disposition de caractères reportée à la figure 2 et qui est l'objet de la présente invention. Pour permettre au lecteur de mieux comparer ces deux tableaux, ces derniers ont été reportés sur les deux pages différentes qui suivent. Les termes employés dans ces tableaux sont définis aux pages 2 et 3 précédentes et qui concernent les critères fondamentaux. Cependant un terme nouveau -"petit pasU a été ajouté : il indique les frappes consécutives par deux doigts différents de la même main, de deux touches non séparées par une rangée c'est-à-dire un mouvement normal non fatigant.Par ailleurs, les lettres G et D sont employées pour désigner la gauche et la droite et 11GG11 signifie que deux frappes consécutives sont effectuées de la main gauche, "DD", de la main droite. - T A B L E A U 4 (clavier "azerty") CHARGES :Totaux des fréquences relatives (par 100.000 caractères 5G 4G 3G 2G 2D 3D 4D 5D 10869 8437 22221 17631 15777 8066 10591 6385 Main gauche : 59.191 (59 %) Main droite : 40.819 (41%) Rangée III (la plus accessible) : 23.680 (23%) Rangée IV (la moins accessible) : 15.261 (15 %) AUTRES CARACTERISTIQUES : (fréquences par 100.000 digrammes) Alternances : 50.192 (50 %) P e t i t s p a s : GG: 19042 DD: 8977 GG+DD: 28019 (28 % des dig.) à sens défavorables : 11525 3833 15358 (55 % des petits pas) Sauts : 3067 (3 0/o) Adjacences : 5652 (51k %) Répétitions : 2729 (2.7%) (indépendant du clavier) Grands pas : 9288 (9.3%) Nombre de mots pouvant être tapés uniquement sur la rangée III : AUCUN Nombre de mots de plus d'une lettre tapés entièrement de la main gauche : 790 Distance horizontale théorique parcourue (8 doigts, 100.000 frappes) : : 3.216 m. TABLEAU 5 (clavier optimum, objet de la presente invention) CHARGES : Totaux des frequences relatives (par 100.000 caractères) 5G 4G 3G 2G 1G 1D 2D 3D 4D 5D 6059 9399 14478 14135 959 1250 20298 8888 11870 11567 Main gauche : 45476 (45%) Main droite : 54503 (54%) Rangée III (la plus accessible) : 72687 (73%) Rangée IV (la mains accessible) : 7147 (7 %) AUTRES CARACTERISTIQUES : (frequences par 100.000 digrammes) Alternances : 70614 (70%) P e t i t s p a s : GG: 10949 DD: 13512 GG+DD: 24461 (24% des diagrammes) à sens défavorables : 5276 4251 9527 (39% des petits pas) Sauts: 20 (0.02%) Adjacences : 672 (0.67 %) Répétitions : 2729 (2.7 %) (indépendant du clavier) Grands pas (par ordre décroissant de difficulté - sens de frappe non considéré): 4-5 3-4 2-4 3-5 2-5 2-3 Total G : 1 119 39 9 10 27 205 445 (%) D : 42 27 56 32 21 62 240 Nombre de mots pouvant être tapés uniquement sur la rangée lil: (approx.) 2500 Nombre de mots de plus d'une lettre tapes entièrement de la main gauche : 24 Distance horizontale théorique parcourue (8 doigts, 100.000 frappes) 1.443 m. II reste bien entendu quelle mode de réalisation de la présente inven- tion a été donné à titre indicatif et que des modifications du domaine des, équivalents entreraient dans le cadre de la présente invention. C'est ainsi notamment que l'on pourrait appliquer la disposition des caractères à tous les claviers, nouveaux ou anciens, ou prévoir des emplacements différents pour les caractères de moindre importance, dans la mesure où les considérations évoquées plus haut au paragraphe des critères fondamentaux a > à n) sont respec- tées, ou déterminer suivant ces principes un clavier se rapportant à une autre langue que le Français. Les explications données sont volontairement développées dans un but d'information des lecteurs ou chercheurs qui auraient à déterminer d'autres claviers en un Français qui aura pu évoluer dans le temps, ou en une autre langue, peut-être une langue internationale future. De plus ample informations sont aussi données parallèlement dans un rapport remis à la Bibliothèque Nationale. R E V E N D I C A T I O N S 1 Clavier perfectionné pour machines à écrire, téléimprimeurs et autres appareils de communication ou de traitement de l'information écrite comportant un clavier pour la dactylographie à deux mains et comportant quatre rangées de touches pour chaque main, ledit clavier étant formé de touches portant les différents caractères, caractérisé en ce que la disposition des caractères sur la :3e rangée de gauche à droite est la suivante U, I, E, A , O, lettres destinées à être frappées par la main gauche, le U par l'auriculaire, le I par l'annulaire, leE par le majeur, les A et O par l'index, et L, T, R, S, N, B, lettres destinées à être frappées par la main droite, les lettres L et T par l'index, le R par le majeur, le S par l'annulaire et les N et B par l'auriculaire. 2 Clavier selon la revendicationss1, caractérisé en ce que la 2e rangée est constituée par les caractères H, É, Y, X, - (tiret), destinés à être frappés par la main gauche, le H par l'auriculaire, le É par l'annulaire, le Y par le majeur, le X et le tiret par l'index, et M, D, ' (apastrophe), C, P, Naccent circonflexe), destinés à être frappés par la main droite, le M et le D par l'index, I'apostrophe par le majeur, le C par l'annulaire et les P et accent circonflexe par I 'auriculaire; en ce que la 4e rangée du bas est constituée par les caractères Z, W, K, : (deux points), destiés à être frappés par la main gauche, le Z par l'annulaire, le W par le majeur, le K et les deux points par l'index, et les lettres F, V, Q, G, 1, destinées à être frappées par la main droite, les F et V par l'index, le Q par le majeur, [e G par l'annulaire et le J par l'auriculaire; en ce que la le rangée du haut comporte outre les signes habituels, les caractères "è" destinés à être frappés par la main gauche, le "e" par le majeur et le "à" par l'index et les caractères "ç", "ù", destinés à être frappes par la main droife, le nçn par l'annulaire et le "ù" par l'auriculaire. 3 Clavier selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que ses deux touches-languettes destinées à être frappées par les pouces comportent la virgule a la touche languette affectée au pouce droit et le point à celle affectée au pouce gauche.