La présente invention est relative à un dispositif de sécurité pour appui d'une échelle contre une--gouttière. On entend généralement par "gouttière1, ou "créneau" un canal de section transversale généralement hémi-circulaire ou trapézoida- le, qui longe le bord inférieur d'un toit pour recueillir les eaux de pluie et les conduire vers un tuyau de descente. Généralement, une telle gouttière est réalisée par formage d'une feuille d1un métal tel que le zinc, ou par extrusion d'un profilé en matière plastique présentant directement le profil transversal recherché. Dans un cas comme dans l'autre, l'épaisseur dela paroi de la gouttière est faible, en pratique inférieure à 2 mm lorsqu'il s'agit de matière plastique et à 1 mm lorsqu'il s1 agit de métal, ce qui est certes suffisant pour lui conserver sa forme lorsqu'elle joue son rôle de guidage des eaux de pluie, compte tenu de ce qu'ell est généralement portée par des appuis multiples, mais ne lui confère pas une ngidité suffisante pour qu'elle subisse sans dommage des efforts transversaux tendant à rapprocher ses deux bords, ce qui se produit en Eratique lorsque l'on appuie une échelle contre elle pour monter sur le toit. L1un des buts de ltinvention est par conséquent de proposer un dispositif permettant de renforcer une gouttière transversalement de telle façon que lton puisse appuyer une échelle contre son bord extérieur sans l'écraser ; il résulte de l'emploi d'un tel dispositif non seulement la préservation de la gouttière, mais également une sécurité accrue pour llutilisateur de l'échelle. Pour accrortre encore cette sécurité, notamment lorsque les conditions au sol obligent à utiliser échelle dans une position pratiquement verticale ou, de façon généraleane communiquent pas à cette échelle une stabilité suffisante compte tenu de sa hauteur, un autre but de l'invention est de proposer en outre des moyens de liaison amovible et réglable de l'échelle avec le dispositif de renforcement transversal de la gouttière ; en s'opposant au basculement de l'échelle vers l'arrière ou latéralement, de tels moyens permettent dlutiliser des échelles hautes dans une position pratiquement verticale, c'est-à-dire sans recul au sol, ce qui est commode en ville, et de monter à l'échelle des charges importantes sans risque de basculement latéral ou vers l'arrière. A cet effet, l'invention propose un dispositif caractérisé en ce qu'il comporte - un jonc longitudinal rigide propre à épouser le bord exté rieur de la gouttière, sur une partie de la longueur de celui-ci, pour former un appui pour l'échelle, - des moyens rigides d'entretoisement transversal de la gouttière, solidaires du jonc. L'invention sera mieux comprise si l'on se réfère à la description ci-dessous, relative à un mode de mise en oeuvre non limitatif, ainsi qu'aulx dessins annexés qui font partie intégrante de cette description. La figure 1 montre une vue en perspective d'un tronçon de gouttière et d'un dispositif selon l'invention sur le point d'autre mis en place sur cette gouttière. La figure 2 montre une vue de l'assemblage en bout, suivant la flèche II de la figure 1. Dans cet exemple, la gouttière 1 présente sensiblement la forme d'un demi-cylindre de révolution autour d'un axe horizontal, ouvert vers le haut, et le dispositif selon l'invention présente une forme en rapport, mais l'Homme de l'Art pourra naturellement adapter cette forme à d'autres formes de gouttières sans sortir pour autant du cadre de l'invention. Cette gouttière présente deux bords supérieurs rectilignes, horizontaux, sensiblement parallèles, respectivement 2 et 3, dont le premier longe par exemple une planche de rive 4 garnissant la partie supérieure du mur 5 du bâtiment équipé, immédiatement sous le bord du toit 6 de celui-ci, et dont le second est tourné vers l'extérieur du bâtiment ; de façon connue, ce bord extérieur 3 est enroulé sur lui-même en un b o u rr el e t qui le rigidifie et tend à lui conserver sa forme rectiligne ; de façon également connue, la gouttière est portée à des intervalles pouvant aller de quelques dizaines de centimètres à plus d'un mètre par des brides 7 fixées au bâtiment par exemple par (tunage sur la planche de rive 4, lesquelles épousent la face extérieure 8 de la gouttière et présentent à leurs extrémités des zones déformables et aussi peu élastiques que possible, respectivement 9 et 10, que l'on replie respectivement sur le bord intérieur 2 et sur le bord extérieur 3 de la gouttière, sous forme de crochets dirigés vers la face intérieure 11 de celle-ci, lors du montage ; ces zones 9 et 10 sont illustrées à l'état plié en forme de crochets à la figure 2, et à l'état déplié à la figure 1. Le dispositif selon l'invention est illustré en 28 . I1 comporte un jonc rectiligne 12, sensiblement horizontal lorsqu'il est en service, lequel jonc est ouvert vers le bas sur la totalité de sa longueur sous la forme d'un canal longitudinal 13 présentant un profil transversal complémentaire de celui du bord extérieur 3 de la gouttière, de façon à épouser ce dernier sur une partie de sa longueur lorsque le dispositif est en place (cas de la figure 2) ; de préférence, le canal 13 épouse alors le bord extérieur 3 de la gouttière 1 à la fois-vers l'extérieur de celleci pour servir d'appui aux montants 14 de l'échelle, vers le haut, et vers l'intérieur de la gouttière pour assurer une immobilisation relative du jonc 12 et du bord extérieur 3 de celle-ci. Le dispositif 28 comporte d'autre part des moyens d'entre toisement transversal rigide de la gouttière 1 au niveau de la face intérieure 11 de celle-ci. Ces moyens comportent ici dune part une pluralité de barreaux rectilignes 15 solidaires du jonc 12, transversalement par rapport à la direction générale de celui-ci et sensiblement horizontalement lorsque le dispositif 28 est en place sur la gouttière, lesquels barreaux 15 sont par ailleurs solidaires d'un barreau rigide 16 parallèle au jonc 12 et propre à prendre appui contre la face interne 11 de la gouttière 1, à proximité du bord intérieur 2 de celle-ci, lorsque le dispositif 28 est en place sur cette gouttrière; la longueur du barreau 16 est par exemple voisine de celle du jonc 12, et par exemple de tordre de 50 à 70 cm. Le jonc 12 et le barreau 16 sont par ailleurs reliés de façon rigide par un berceau constitué par au moins un barreau traRs- versal 17 incurvé vers le bas de façon à présenter vers la face intérieure 11 de la gouttière une face 18 presentant une forme et des dimensions complémentaires des formes et dimensions transversales de cette face 11 de la gouttière, pour épouser intérieurE ment des zones transversales de celle-ci ; les barreaux 17 sont de préférence en nombre multiple , et par exemple ici au nombre de deux,solidaires du jonc 12 et du barreau 16 à distance l'un de l'autre, pour rigidifier deux zones transversales voisines de la gouttière. Dans exemple illustré, le jonc 12 porte vers le haut, respectivement à proximité immédiate de chacun des barreaux 17, une chape 19 sur laquelle est articulé , autour d'un axe 20 commun aux deux chapes et parallèle à la direction longitudinale du jonc 12, un bras transversal rigide 21 propre à occuper des positons en porte-à-faux par rapport au jonc 12, à l'opposé du barreau 16. A une même distance de l'axe 20, chacun des bras 21 est percé parallèlement à cet axe d'un orifice taraudé recevant une vis 22 traversant le bras de part en part. A l'une de ses extrémités, située entre les bras 21, chaque vis 22 porte un dispositif 23 destiné à prendre appui sur l'un des montants 14 de l'échelle et présentant à cet effet, vers le dispositif analogue 23 équipant l'autre vis 22, une face plane 24 orientée transversalement par rapport à l'axe 20 et, en saillie à angle droit par rapport à cette face 24,un rebord 25. A son autre extrémité, chaque vis 22 porte un bouton de manoeuvre 26 permettant de la visser plus ou moins dans le bras 21, pour mouvoir chacun des dispositifs de préhension 23 dans le sens d'un rapprochement ou d'un éloignement relatif parallèlement à l'axe 20 ; chacun des dispositifs 23 est monté à rotation libre sur l'extrémité de la vis 22 correspondante, autour d'un même axe 27 parallèle à l'axe 20, de telle sorte que, en vissant ainsi plus ou moins les vis 22 dans le bras 21 correspondant, on puisse appuyer fermement la face 24 de chacun des dispositifs 23 respectivement contre l'un ou autre montant 14 de l'échelle en p laçant le rebord 25 contre ce montant dans une position telle qu'il s'oppose à un mouvement d'éloignement des montants 14, normalement appuyés contre le jonc 12, dans le sens d'un éloignement par rapport à ce dernier. La mise en place dans une gouttière 1 du dispositif 28 qui vient d'être décrit peut s'effectuer par exemple de la façon suivante. Dans un premier temps, on appuie une échelle directement contre le bord 3 de la gouttière ou contre le mur 5 sous celle-ci, et l'on déplie les crochets 9 et 10 d'une ou deux brides 7 tenant la gouttière ; on engage alors les barreaux incurvés 17 à l'intérieur de celle-ci pour les amener au contact de sa face intérieure 11 et pour amener le jonc 12 dans une position où son canal intérieur 13 épouse étroitement le bord extérieur 3 de la gouttière, avant de replier les zones 9 et 10 respectivement sur le bord intérieur 2 de la gouttière et le barreau 16 longeant ce bord, et sur le jonc 12 superposé au bord 3 de la gouttière. On peut alors déplacer l'échelle pour en engager les montants 14 entre les faces 24 du dispositif 23, le cas échéant éloignés au préalable par action sur les boutons 26 des vis 22 ; on met alors les montants 14 en appui contre le jonc 12, sur la zone de celuici située à l'extérieur de la gouttière, puis on vient orienter les bras 21 de telle sorte que les rebords 25 slappuient sur les montants 14 à l'opposé de leur zone de contact avec le jonc 12, et l'on agit sur les vis 22 pour rapprocher les deux dispositifs 23 jusqu'a ce que leurs faces 24 respectives s'appuient énergiquement sur les montants 14 en imposant à l'échelle une compression latéralle L'échelle est alors parfaitement maintenue et but risque d'écrasement de la gouttière écarté , même si 1 llon monte des charges importantes à l'échelle. Naturellement, on pourrait envisager de nombreuses variantes de réalisation du dispositif qui vient d'erre décrit sans sortir pour autant du cadre de l'invention, notamment quant au mode de réalisation du berceau épousant intérieurement la gouttière et quant au mode de liaison de échelle avec le reste du dispositif. REVENDICATIONS 1) Dispositif de sécurité pour l'appui d'une échelle contre une gouttière longitudinale, caractérisé en ce qu'il comporte - un jonc longitudinal rigide propre à épouser le bord extérieur de la gouttière, sur une partie de la longueur de celui-ci, pour former un appui pour échelle, - des moyens rigides d'entretoisement transversal de la gouttière, solidaires du jonc. 2) Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens d'entretoisement sont par ailleurs solidaires d'un organe longitudinal rigide parallèle au jonc, à une distance de celui-ci voisine de la largeur de la gouttière, pour prendre appui sur la face intérieure de celle-ci à proximité de son bord intérieur, sur une partie de la longueur de celui-ci. 3) Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les moyens d'entretoisement comportent un berceau rigide présentant une forme et des dimensions transversales complémentaires des formes et dimensions transversales intérieures de la gouttière, pour épouser celle-ci intérieurement sur une partie de sa longueur. 4) Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu?il comporte des moyens de solidarisation de l'échelle avec le jonc. 5) Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que les dits moyens assurent une solidarisation amovible à volonté. 6) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 et 5, caractérisé en ce que les moyens de solidarisation comprennent au moins un dispositif de préhension de échelle, et des moyens de liaison de ce dispositif avec le jonc, mobiles à pivotement autour d'un axe parallèle à celui-ci. 7) Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce qu?il comporte deux dispositifs de préhension comportant des faces en regard suivant une direction parallèle au jonc, et des moyens pour rapprocher à volonté les dites faces suivant la dite direction pour appliquer aux montants de échelle une poussée dirigée de l'un vers l'autre. 8) Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que chaque dispositif de préhension comporte en outre des moyens de butée en saillie par rapport à la dite face, pour s'opposer à un mouvement de l'échelle dans le sens d'un éloignement par rapport au jonc. 9) Dispositif selon llune quelconque des revendications 6 à 8, caractérisé en ce que le dispositif de préhension est monté à rotation sur ses moyens de liaison avec le jonc, autour d'un axe parallèle à l'axe de pivotement des moyens de liaison par rapport au jonc. 10) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 à 9 caractérisé en ce que les moyens de liaison d'un dispositif de préhension de l'échelle avec le jonc comportent une bielle rigide orientée transversalement par rapport au jonc.