la présente invention concerne un procédé de mesure de l'activité d'échantillons radioactifs. En médecine nucléaire, on utilise des isotopes radioactifs pour la détermination des concentrations de substances différentes dans l'organisme, en remplaçant un ou plusieurs atomes de la substance qui doit etre déterminée par ces isotopes radioactifs. tes mesures sont alors réalisées soit in vivo, par transmission de la substance à isotopes radioactifs à l'or- ganisme et mesure des radiations provenant d une ou plusieurs parties de l'organisme, soit in vitro à l'aide du prélèvement d'échantillons, psr exemple d'urine ou de sang d'un malade, et mesure des échantillons dans une chambre spéciale de mesure. Les mesures in vitro ont été utilisées de façon croissante, récemment, dans les laboratoires d'analyses cliniques ainsi que dans les laboratoires de recherches. B'une des raisons de ce développement est la mise au point des procédés de radio-immunologie (RIA) permettant la détermination de très petites quantités d'antigène, par exemple d'insuline. te procédé comprend l'incubation d'une quantité inconnue d'antigène, avec une qulnti- té déterminée d'antigène radioactif et une quantité prédéterminée d'anticorps. La quantité d'antigène radioactif associé aux anticorps est-alors inversement proportionnelle à la quantité d'antigène des échantillons.La séparation des quantités d'antigène lié et litre rend possible la détermination de la quantité inconnue d'antigène. (Ce procédé est décrit par exemple dans "Radio Immuno Assay. General principes and methods", J.P. Felber, Helvetica Medica Acta 1955 (5) ). Tors du traitement et de la mesure de grandes quantités d'échantillons radioactifs in vitro, mi équipement automatique est normalement utilise de manière que les tubes à essais contenant les échantillons passent dans une chambre de mesure. De tels dispositifs présentent cependant plusieurs inconvénients. D'abord, le dispositif destin à changer les échantillons prend de la place et est coûteux;ensuite, le transfert des tubes à essais dans la chambre de mesure est compliqué. De plus, la réalisation d'une chambre de mesure de manière que le rendement de mesure soi.t élevé lorsque l'échantillon est introduit dans la chambre dans un tube à essais est délicate. Cette considération s'applique notamment dans le cas des isotopes très faiblement radioactifs, par exemple de l'iode 131, qui est utilisé souvent, notamment pour les déterminations relatives à l'insuline. Selon un autre procédé connu, décrit par exemple dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n 3 675 488, les différentes échantillons sont introduits à certains intervalles sur:un ruban absorbant qui se déplace constamment et qui parvient à une roue, un ruban d'acétate étant avantageusement utilisé de manière q-ue les risques de contamination soient réduits. te ruban ainsi obtenu passe alors dans une cellule plate de-mesure, suivant le. principe utilisé dans les appareils d'exploration à "radiochromatogramme". L'inconvénient d'un tel dispositif est essentiellement dans le risque d'étalement de lléchantillon sur le ruban, si bien que les limites entre les échantillons différents disparaissent. De plus, le ruban ne résiste.pas aux tractions mécaniques, mais il peut être facilement déchiré. L'invention concerne un procédé de mesure d'échantillons radioactifs éliminant les inconvénients précités. Selon l'inven- tion, l'échantillon est appliqué sur une feuille, par exemple un ruban d'acétate de cellulose, et les diverses feuilles sont alors. placées à une certaine distance les unes des autres entre deux rubans adhérents, par exemple des rubans en acétate.La série d'échantillons ainsi formée passe alors dans une chambre de détection comprenant deux cristaux plats de détection décrits en détail dans la suite. te dispositif complexe au point de vue mécanique de changement d'échantillons peut alors etre remplacé par une roue d'avance et de réception de la série d'échantillons, les échantillons étant simplement introduits par paliers dans une chambre plate de mesure qui peut être réalisée de manière qu'elle ait une configuration avantageuse au point de vue de la'détection, Dans l'appareil de l'invention, on obtient de plus une série d'échantillons qui résistent très bien aux détériorations mécaniques et -le risque de contamination des divers échantillons les uns par les autres ou de la chambre de mesure par les échantillons sont éliminés. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite-en référence au dessin annexe sur lequel les figures la et 1b ret > résentent schématiquement un dispositif destiné à la disposition des échantillons entre deux rubans souples ; et la figure 2 représente schématiquement un appareil de détection de la série d'échantillons réalisée par l'appareil de la figure la. Sur la figure la, les références 1 et 2 désignent deux roues comprenant un ruban adhésif, par exemple en acétate. La référence 7 désigne une roue sur laquelle est disposée la série d'échantillons. la roue 3 est commandée par un moteur 4. Lors de l'application d'échantillons radioactifs qui ont été placés sur la feuille de support en phase liquide, la feuille de support étant par exemple un ruban d'acétate de cellulose, la feuille 5 passe entre les rubans sous la commande des roues 6 et elle est enfermée entre les rubans.La série d'échantillons est détectée par une cellule photoélectrique 7 qui arrête le fonctionnement du moteur 4 lorsque le bord postérieur de la bande atteint le détecteur. lorsqu'unie nouvelle feuille doit être placée, le moteur est à nouveau mis en route et déplace les rubans de la distance nécessaire. Sur la roue 3, la série d'échantillons comprend donc un ruban 8 le long duquel sont réparties à distances régulières les feuilles 5 d'échantillons. lorsque la série d'échantillons doit être détectée, la roue 3 est placée dans un dispositif de mesure comme représenté sur la figure 2. Dans ce dispositif, la série d'échantillons passe vers une roue 11 de guidage, et circule en face de la cellule photoélectrique 10 et d'une chambre 12 de mesure sous la commande de deux roues 13 et 14. la chambre de mesure qui est entourée par du plomb comprend deux cristaux- plats à scintillation reliés chacun à un photomultiplicateur destiné à amplifier les éclairs lumineux créés dans les cristaux par les radiations radioactives. tes impulsions électriques créées dans les photomultiplicateurs passent alors à un compteur placé dans un ensemble 15 de commande. le moteur qui entratne la roue 11 est commandé par les signaux de la cellule 10 de manière que le moteur soit arrêté lorsqu'un nouvel échantillon a été placé dans la chambre de mesure, les impulsions étant ensuite comptées pendant une période déterminée, et un nouvel échantillon étant alors introduit dans la chambre. les avantages du procédé décrit, par rapport auspro- cédés classiques dans lesquels les radiations radioac-tives sont déterminées par introduction d'échantillons placés dans des tubes à essais dans une chambre dc: mesure qui comprend habituellement un cristal cylindrique à scintillation, concernent le dispositif de changement d'échantillons qui est très simple, le transfert d'échantillons du dispositif de changement d'échantillons à la chambre de resrz' qui est facilité, et la configura- tion géométrique de la chambre qui est très améliorée. Un autre. avantage du procédé décrit, dans le cas de mesures de radioimmunologie, est obtenu par mise en oeuvre du procédé de séparation chromatographique n mèche qui permet la séparation de l'antigène libre et de l'antigène lié. Dans ce procédé décrit par exemple dans l'article "The Scandinavian Journal of Clinical and Laboratory Tnvestigation", Vol, 20 1967, pages 297-304", l'antigène libre et l'antigène lié sont séparés par trempage d't.-n ruben de papier d'acétate dans l'échantillon de manière que l'antigène lié migre vers la partie supérieure du ruban alors que l'antigène non lié est à l'extrémité Inférieure Ces rubans chromatographiques peuvent être utilisés directement dans l'appareil de la figure i. ta mesure est alors réalisée de préférence~ par comptage des impulsions entre les extrémités avant et arrière de chaque ruban. Le détecteur 10 assure une commande correspondante et fcile de l'avance lorsque tous les rabans ont une longueur prédéterminée. Il est bien entendu que l'invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1. Procédé de mesures successives de l'activité d'un certain nombre d'échantillons radioactifs, caractérisé en ce que les échantillons radioactifs sont appliqués sur une feuille de support, les feuilles de support portant les divers échantillons sont enfermées à une certaine distance les unes des autres entre deux rubans adhésifs formés d'une matière transparente aux radiations qui doivent être mesurées, et la série d'échantillons ainsi formés avance par paliers dans une chambre de détection disposée entre deux détecteurs plats, l'avance par paliers étant commandée par un dispositif qui détecte la présence des feuilles entre les rubans. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les rubans sont transparents et les feuilles ne le sont pas, et l'avance par paliersest commandée par une cellule photoélec- trique vers laquelle une source lumineuse, placée du côté opposé du ruban par rapport à la cellule, dirige de la lumière. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les feuilles de support sont des chromatogrammes sur lesquels des parties différentes de chaque échantillon ont été séparées, la mesure étant réalisée sur une ou plusieurs parties prédéterminées de chaque feuille échantillon.