La présente invention est relative à un procédé de séparation d'hydrocarbures aromatiques à l'aide d'un adsorbant Solide qui sépare sélectivement au moins un composé aromatique de la charge. Le constituant aromatique sélectivement adsorbé est recueilli, à partir 5 de l'adsorbant solide,; par un stade de désorption. On sait, dans la technique de la séparation, que certains alu-minosilicates cristallins peuvent être utilisés pour séparés des hydrocarbures, considérés isolément, de leurs mélanges* Pour la séparation d'hydrocarbures aromatiques, on peut utiliser la nature 10 acide de certains aluminosilicates cristallins pour séparer un constituant désiré ou un mélange de constituants aromatiques* Ce mode de séparation est particulièrement utile lorsque les constituants à séparer ont des propriétés physiques, par exemple des points de congélation et des points d'ébullition, similaires. Dans la séparation d' 15 hydrocarbures aromatiques, les différences dans la nature acide des isomères du xylène associée à la nature acide de l'alumino-silicate cristallin choisi permettent d'utiliser un système qui sépare sélectivement un xylène pré*»établi d'un mélange d'isomères du xylène. 20 Dans les procédés de séparation par adsorption mettant en oeu vre comme adsorbants des tamis moléculaires présentant des caractéristiques acides cnnnues, la séparation du para-xylène d'avec les ortho- et méta-xylènes peut être effectuée à l'aide d'un adsorbant qui est plus acide que le paraxylène ou un adsorbant qui s'approche 25 des caractéristiques basiques des méta- et ortho-xylènes. Dans le premier cas, les méta- et ortho-xylènes isomères plus basiques sont préférentiellement ads'orbés au sein du tamis moléculaire utilisé comme adsorbant, laissant une phase externe enrichie en para-xylène. Dans le second cas, le para-xylène qui est plus acide que l'ortho-30 ou le méta-xylène est préférentiellement adsorbé par 1'adsorbant basique, laissant une phase externe enrichie en méta— et ortho-xylène. La séparation des isomères aromatiques en Cg devient beaucoup plus difficile lorsque de 1'éthylbenzène est présent en même temps que les ortho-, méta-. et paraxylènes isomères. L*éthylbenzène est consi-35 déré comme étant 1*isomère aromatique en Cg le plus acide et sapré— sence au cours des opérations de séparation par adsorption selon les techniques antérieures g|&e considérablement le pouvoir qu'ont les adsorbants de séparer efficacement le para-xylène isomère. Les for 69 20489 2 2011549 mes sodium et calcium des zéolites de types X et Y adsorbent sélectivement le méta- et 1'ortho-xylène à partir d'un mélange d'ortho-, méta- et para-xylène. Mais, lorsque de 11éthylbenzène est présent en même temps que les trois xylènes isomères, 1*adsorbant adsorbé 5 sélectivement le para-xylène plutôt que 11éthylbenzène. Cela donne une phase adsorbée riche en ortho- et méta-xylène mais souillée par du para—xylène à cause de la sélectivité préférée pour le paraxylène, par comparaison à 11éthylbenzène» On a découvert maintenant que les zéolites de types X et T 10 adsorbants permettent d'obtenir des sélectivités qui permettent préférentiellement à un constituant unique des isomères aromatiques en Cg d'être adsorbé par 1'adsorbant, sans être gêné par la présence d' éthylbenzène au cours de 1'adsorption, si on utilise l'association de cations selon l'invention. La caractéristique essentielle de 1» 15 présente invention réside en l'utilisation d'une association d'au moins un cation choisi parmi des cations qui présentent une adsorption préférentielle pour le para-xylène plutôt que pour 1'éthylbenzène. C'est pourquoi la présente invention a pour but de fournir un 20 procédé de séparation d'un isomère choisi du xylène à partir d'un mélange contenant au moins deux isomères aromatiques en Cg. En conséquence, la présente invention a pour objet un procédé de séparation d'au moins un isomère aromatique en Cg d'une charge contenant des mélanges d'isomères aromatiques en Cg, procédé suivant 25 lequel: (a) on met la charge en contact avec un lit d'aluminosilicate cristallin adsorbant comprenant de la faujasite contenant au moins un cation choisi parmi les cations potassium, rubidium, césium, baryum et argent associé avec au moins un cation différent choisi par— 30 mi les cations lithium, potassium, baryum, magnésium, strontium, béryllium, cadmium, cobalt, nickel, cuivre, manganèse, argent et zinc, (b) on fait adsorber l'isomère aromatique en Cg le plus sélectivement adsorbable de la charge par ledit adsorbant, 35 (ç) on retire du lit d'adsorbant un courant de raffinat com prenant des isomères aromatiques en Cg moins sélectivement adsorbés, (d) on met le lit d'adsorbant en contafet avec ûn désorbant, et on désorbe l'isomère aromatique en Cg sélectivement adsorbé de sur. 69 20489 3 2011549 l'adsorbant, et (e) on retire du lit d'adsorbant un courant de produit comprenant du désorbant et l'isomère aromatique en Cg sélectivement adsorbé» 5 Sans les procédés de séparation par adsorption, un facteur im portant qui est utilisé pour déterminer le pouvoir qu'a un adsorbant particulier de séparer des constituants d'une charge est la sélectivité de 1*adsorbant pour un constituant, par comparaisonjkvec un autre constituant. La sélectivité (B), telle qu'on l'entend ici, est 10 définie comme le rapport de la concentration des deux constituants dans la phase adsorbée sur 1® rapport des deux mêmes' constituants dans la phase non adsorbée , aux conditions d'équilibre, et est exprimée sous forme d'équation dans l'équation (l) ci-dessouss Sélectivité B— J_ Vol % de C/Vol $ de DJ^ 15 £~Vol % de C/Vol % de Dj^ dans laquelle C et D sont les deux constituants de la charge représentés en volume $> et les indices A et U représentent respectivement les phases adsorbée et non adsorbée. Les conditions d'équilibre sont atteintes lorsque la charge passant sur tin lit d'adsorbant ne change 20 pas de composition après mise en contact avec le lit d'adsorbant,ou, en d'autres termes, lorsqu'il ne se produit pas de transfert net de substance entre les phases non adsorbée et adsorbée. Comme il découle de l'équation ci-dessus, lorsque la sélectivité de deux constituants s'approche de 1,0, il n'y a pas adsorption 25 préférentielle d'un constituant par 1'adsorbant. Lorsque la valeur deB devient supérieure à l'unité, l'adsorbant présente une sélectivité préférentielle vis-à-vis d'un constituant. Lorsqu'on compare la sélectivité pour le constituant C par rapport à celle pour le constituant D, une B supérieure à 1,0 indique une adsorption préfé-30 rentielle du constituant C au sein de l'adsorbant, tandis qu'une B inférieure à 1,0 indiquerait que le constituant D est préférentiellement adsorbé, laissant une phase non adsorbée plus riche en constituant C et une phase adsorbée plus riche en constituant D. Dans les procédés de séparation par adsorption, la séparation 35 des para- et méta-xylènes peut être effectuée à l'aide d'un alumino-silicate cristallin adsorbant de type faujasite. Les faujasites courantes qui peuvent séparer les xylènes isomères sont les zéolites de type X et ï préparés par synthèse contenant des cations choisis sur 69 20489 4 2011549 les sites cationiques échangeables au sein de la structure cristalline du zéolite. Les aluminosiliçates tant naturels que synthétiques peuvent être utilisés comme adsorbants dans la présente invention. Un alumi-5 nosilicate cristallin zéolitique utilisable comme adsorbant selon la présente invention comprend des structures d1aluminosiliçates à forme de cage dans lesquelles les tétraèdres d'alumine et de silice sont intimement reliés les uns aux autres en un réseau cristallin tri-dimensionnel ouvert. Les tétraèdres sont réticulés du fait qu1 10 ils partagent des atomes d'oxygène. Les espaces entre les tétraèdres sont occupés par des molécules d'eau, avant déshydratation. La déshydratation partielle ou totale ultérieure a pour résultat l'obtention de cristaux présentant un entrelacis de canaux de dimensions moléculaires. C'est ainsi que les aluminosiliçates cristallins sont 15 souvent désignés tamis moléculaires. Sous forme hydratée, les aluminosiliçates cristallins peuvent être représentés par la formule de l'équation 2: M2/,n0:Al203:vSi02:yH20 (2) dans laquelle M est un cation qui équilibre 1'éleçtrovalence 20 des tétraèdres, n représente la valence du cation, v j^jxrésente les moles de Si02 et Y les moles d'eau. Les cations peuveni/T'un quelconque d'un certain nombre de cations, comme, par exemple, les cations métalliques alcalins ou alcalino-terreux ou autres cations choisis. Les aluminosiliçates cristallins utilisables comme adsorbants 25 dans le procédé selon la présente invention possèdent des structures poreuses relativement bien définies. Le type exact d'aluminosilicate est, d'une façon générale, désigné par le rapport silice/alumine particulier et par les dimensions des pores des structures en cage. Les faujasites sont couramment représentées comme des aluminosilica— 30 tes de type X et de type Y et sont définies par leurs rapports variables de silice à alumine. Le type zéolitique X peut être représenté par le rapport molaire des oxydes, comme représenté dans l'équation 3 suivante: 0,9+0,2M2/n0:A1203:2,5+0,5Si02:yH20 (3) 35 dans laquelle M représente au moins un cation ayant une valence non supérieure à 3, n représente la valence de M et Y est une valeur pouvant atteindre jusqu'à 8 environ, selon l'identité de M et le degré d'hydratation du cristal. Le type zéolitique X est décrit dans le 69 20489 5 2011549 brevet des E.U.A. No. 2.882.244. On peut représenter le type zéolitique î en l'exprimant par le rapport molaire des oxydes, pour la forme sodium, comme représenté dans*l'équation 4 suivantes 5 0,9+0,2Na20:Al203:vSi02yH20 (4) D'une façon générale, les sites cationiques échangeables des zéolites de types X et T peuvent être définis comme représentés dans l'équation (2) ci-dessus par "M". Les spécialistes de la préparation des aluminosiliçates cristallins connaissent des procédés d'échange 10 cationiques ou d'échange de bases qui, d'une façon générale, sont mis en oeuvre en mettant un zéolite en contact avec une solution aqueuse de sels solubles du ou des cations) qu'on désire échanger sur le tamis. On laisse l'échange de cations avoir lieu jusqu'au degré désiré avant de séparer les tamis de la solution aqueuse et de 15 les sécher jusqu'à obtention d'une teneur en eau désirée. Il entre dans le cadre des procédés d'échange cationiques ou d'échange de bases que l'échange de cation peut être effectué en utilisant des solutions distinctes des cations désirés à placer sur le tamis moléculaire ou bien en utilisant des solutions d'échange contenant des 20 mélanges des cations qu'on désire échanger sur le zéolite d'alumi-nosilicate cristallin. Il est préférable que les zéolites adsorbants de types X et X contiennent sur leurs sites cationiques échangeables au moins un cation choisi parmi les cations potassium, rubidium, césium, baryum 25 et argent associé à au moins un cation différent choisi parmi les cations lithium, potassium, baryum, magnésium, strontium, béryllium, cadmium, cobalt, nickel, cuivre, manganèse, argent et zinc. Les cations du premier groupe présentent une sélectivité prononcée vis-à-vis du para-xylène par comparaison avec leur sélectivité vis-àvis du 30 méta- et ortho-xylène, tandis que les cations du second groupe présentent une sélectivité prononcée vis-à-vis du para-xylène, par comparaison avec leur sélectivité vis-à-vis de 1'éthylbenzène. En conséquence, il est préférable d'utiliser des adsorbants zéolitiques de type X ou T contenant à la fois des cations du premier groupe de 35 cations et des cations du dernier groupe de cations pour séparer efficacement le para-xylène d'un mélange contenant du para—, méta— et ortho-xylène ainsi que de 1'éthylbenzène. -Les zéolites de type X et T qui ont démentré la meilleure sélectivité pour -là 'séparation du 69 20489 6 2011549 para-xylène et qu'il est très préférable d'utiliser sont les zéolites contenant à la fois des cations baryum et potassium^ ou des cations potassium et béryllium, ou des cations potassium et magnésium ou des cations rubidium et baryum, ou des cations potassium et 5 césium. Pour séparer le para-xylène isomère par le procédé selon la présente invention, on met un lit d'adsorbant solide en contact avec un mélange de charge. Le para-xylène est préférentiellement adsorbé sur l'adsorbant. Le mélange non adsorbé (ou mélange de raffinat) est 10 ensuite séparé du lit d'adsorbant, et la para-xylène adsorbé est séparé de l'adsorbant solide. L'adsorbant peut être contenu dans une chambre unique dans laquelle on effectue une séparation d'un courant de para-xylène par un écoulement programmé dans et hors de la chambre. Cfa peut utiliser de#/techni que s opératoires à lits alternés dans les— 15 quelles on dispose d'une série de chambres d'adsorption, ou des opérations à contre-courants à lit mobile simulé semblable au mode opératoire général décrit dans le brevet des E.U.A. No. 2.985.589. Selon ce dernier mode opératoire, le choix d'un désorbant approprié exige qu'il soit capable dtaisément déplacer de l'adsorbant le para-20 xylène adsorbé et aussi que le para-xylène contenu dans le mélange de charge soit capable de déplacer le désorbant adsorbé provenant d' un stade de désorption antérieur. Cela implique qu'un désorbant utilisé dans un procédé à lit mobile simulé dans lequel il y a transfert continu de para-xylène et de désorbant dans l'adsorbant et hors 25 de celui-ci ait une sélectivité, comparée au para-xylène, voisine de l'unité et, mieux, légèrement inférieure à l'unité. On utiliseles effets d'action de masse pour désorber le para-xylène adsorbé avec le désorbant lorsqu'on recueille le para-xylène comme produit, et on utilise également les effets d'action de masse pour désorber le 30 désorbant adsorbé avec le para-xylène lorsque le para-xylène est adsorbé sur l'adsorbant. Le désorbant utilisé dans le procédé selon l'invention doit être une substance séparable du mélange chargé vers l'adsorbant solide. Pour désorber le constituant de la charge préférentiellement 35 adsorbé, à la fois le désorbant et le constituant de la charge qui a été désorbé sont séparés en mélange du lit d'adsorbant et, si on ne disposait pas d'un procédé de séparation de ces deux substances, la pureté du constituant de la charge sélectivement adsorbé ne serait 69 20489 7 . 2011549 pas très élevée. En conséquence, on envisage d'utiliser, dans ce procédé de séparation, un désorbant ayant une gamme d'ébullition différente de celle du mélange de charge envoyé sur l'adsorbant solide. L'utilisation d'un désorbant ayant une gamme d'ébullition différen-5 te permettrait de procéder par fractionnement ou autre mode de séparation pour séparer le constituant de la charge sélectivement adsorbé sous forme d'un courant de produit relativement pur et permettre de recueillir le désorbant pour, éventuellement, le réutiliser dans le procédé. 10 Parmi les désorbants qu'il est préférable d'utiliser dans le procédé suivant la présente invention on citera: le benzène, le toluène, des éthers, des alcools, des diènes cycliques et les cétones, toutes substances ayant un point d'ébullition inférieur à celui du para-xylène. Cependant, on peut aussi utiliser des désorbants qui 15 ont un point d'ébullition supérieur à celui de la charge. Le benzène et le toluène sont des désorbants particulièrement préférés à utiliser dans le procédé selon la présente invention. On peut également utiliser, comme substances désorbantes, des produits gazeux tels que l'azote, l'hydrogène, le méthane, l'éthane, etc.. 20 On peut, dans le procédé selon l'invention, utiliser des opéra tions tant en phase liquide qu'en phase vapeur. Les opérations en phase liquide sont préférables à cause des températures plus basses nécessaires et des sélectivités légèrement améliorées qu'on rencontre aux températures plus basses utilisées dans les opérations en phase 25 liquide. La gamme de température utilisable pour 1'adsorption de l1 isomère du xylène préféré au sein de l'adsorbant est comprise entre 40 et 200°C, environ. Les pressions qu'il est préférable d'utiliser lors de la mise en oeuvre de l'invention sont comprises entre environ la pression atmosphérique et environ 34 atmosphères (au manomè-30 tre). Les Conditions de désorption comprennent les mêmes gammes de température et de pression que pour 1'adsorption. La désorption de l'isomère aromatique sélectivement adsorbé peut être effectuée sous pression réduite ou à température élevée, auquel cas le désorbant est utilisé pour séparer le constituant adsorbé de l'adsorbant. 35 Les courants de charge utilisables dans le procédé selon lapré- sente invention comprennent au moins deux constituants choisis parmi 1'ortho-, le méta-, le para-xylène et 1'éthylbenzène avec présence possible de certaines quantités de paraffines linéaires et ramifiée^ 69 20489 8 2011549 de cyclo-paraffines et de composés aromatiques parmi lesquels on citera le benzène, le toluène , et le? naphtalènes. Cependant, il est préférable d'utiliser des courants de charge ayant une concentration en isomères aromatiques en Cg représentant environ 80 à 100 volumes 5 fo de la charge totale venant en contact avec le lit d'adsorbant. Au cours d'essais de divers adsorbants, la sélectivité (/D^ telle que définie précédemment a été établie en utilisant l'appareil et les modes opératoires décrits ci-dessous. L'appareil utilisé pour mesurer la sélectivité d'un adsorbant particulier est constitué par 10 une chambre ayant un volume d'environ 40 cm3 comprenant-des orifices d'entrée et de sortie à des extrémités opposées de la chambre. La chambre est contenue au sein d'un élément chauffant soumis à une régulation thermique. On utilise un dispositif régulateur^ de pression pour faire fonctionner la chambre sous une pression pré-établie et 15 constante. Un appareil d'analyse chromatographique est fixé sur le conduit de sortie de la chambre et est utilisé pour analyser le courant d'effluent évacué de la chambre occupée par l'adsorbant. On utilise les modes opératoires généraux suivants pour établir la B pour divers adsorbants soumis aux essais dans la chambre. On 20 fait passer un mélange de charge, ayant une composition connue, dans la chambre d'adsorption, dans des conditions réglées de pression et de température jusqu'à ce que la composition de l'effluent s'écoulant hors de la chambre d'adsorption se maintienne à une composition constante, indiquant qu'il n'y a pas de transfert net entre la phase 25 adsorbée au sein de l'adsorbant et la phase non adsorbée ou externe entourant les particules de sorbant. Puis on fait passer dans la chambre d'adsorption un second mélange contenant un hydrocarbure capable de désorber de l'adsorbant le constituant de la charge précédemment adsorbé. On utilise l'installation d'analyse chromato— 30 graphique pour contrôler la phase non adsorbée ou externe et la substance désorbée du sein de l'adsorbant. Connaissant les compositions de ces deux courants, on peut établir la B vis-à-vis de divers constituants présents dans le courant de charge. Les courants de charge utilisés pour illustrer le procédé selon 35 l'invention dans l'appareil d'essai précité sont constitués par des quantités égales d'éthylbenzène, de para-xylène et de méta-xylène mélangées à du 2,2,4-triméthylpentane, fournissant ainsi un mélange de charge contenant 75 volumes $ de substance paraffinique et 25 vo- 69 20489 9 2011549 lûmes i" d'isomères aromatiques en Cg (8,33 volumes % de chaque composé en Cg). On dilue les isomères aromatiques en Cg dans la substance paraffinique de manière à pouvoir effectuer une analyse plus précise des phases adsorbée et non adsorbée. L'ortho-xylène est ex— 5 clu, car sa présence complique le processus analytique et parce que des essais précédents indiquaient que 1'ortho-xylène isomère se comportait sensiblement de la même manière que le méta-xylène isomère. La substance désorbante est constituée par 25 volumes fo de toluène, 74 volumes fo de 2,2,4—triméthylpentane et 1 volume fo de néohexane 10 qui est utilisé comme marqueur pour signaler la fuite de désorbarib dans le courant d'effluent sortant de la chambre d'adsorption. Les adsorbants utilisés ici pour illustrer le procédé selon la présente invention étaient initialement des zéolites sodiqUes de type X ou de type X qui contenaient des cations, comme l'indique leur 15 description individuelle. Les adsorbants indiqués comme contenant un cation unique ont essentiellement subi un échange innique total et, d'une façon générale, contiennent moins d'environ 2$, en poids, de sodium résiduel, par rapport à l'adsorbant exempt de matière volatile. C'est-à-dire que moins de 2fo, en poids, de sodium résiduel res-20 tent sur l'adsorbant après qu'il a été soumis à une température de calcination de 900°C pour chasser les substances volatiles. Les adsorbants contenant deux cations différents ont aussi été soumis à un échange innique essentiellement total et contiennent les deux cations indiqués. 25 Les exemples suivants sont donnés à titre d'illustration de 1' invention. Exemple I Sans cet exemple, on utilise des zéolites de type X. Le zéolite est soumis à un échange ionique essentiellement total avec le cation 30 indiqué et est soumis aux essais d'évaluation de sa sélectivité para-xylène/éthylbenzène (B^ e"& ^-e sa sélectivité para-xylène/ méta-xylène (B /\cr )» comme précédemment décrit. Les résultats ob- P™X/ HskX tenus sont indiqués dans le Tableau I ci-dessous. 69 20489 10 2011549 TABLEAU I Description des tamis Sélectivité bp-x/M-x bp-x/EB Métaux du Groupe IAî 5 Type Y, échangé avec du lithium 0,72 1,52 Type Y, échangé avec du sodium 0,75 1,32 Type Y, échangé avec du potassium 1,83 1,16 Type Y, échangé avec du rubidium 1,51 0,96 Type Y, échangé avec du césium 1,50 0,80 10 Type X, échangé avec du sodium 1,02 1>15 Métaux du Groupe IIA: Type Y, échangé avec du béryllium 0,91 1,08 Type Y, échangé avec du magnésium 0,59 1,67 Type Y, échangé avec du calcium 0,35 1>17 15 Type Y, échangé avec du strontium 0,44 1,40 Type Y échangé avec du baryum 1,27 1,85 Autres: Type Y, échangé avec du nickel 0,70 1,27 Type Y, échangé avec du cuivre 0,62 1,46 20 Type Y, échangé avec de l'argent 1,02 1,19 Type Y, échangé avec du manganèse 0,66 1,25 Type Y, échangé avec du cadmium 0,61 1,19 Exemple II Dans cet exemple, le zéolite est soumis à un échange ionique 25 essentiellement total avec un mélange aqueux contenant les deux cations qu'on désire placer sur l'adsorbant zéolitique. Les adsorbants contenant des cations à la fois du Groupe IA et du Groupe IIA (classification américaine) sont soumis à un échange ionique d'une manière ayant pour résultat l'obtention d'un rapport molaire de métal du 30 Groupe IIA à métal du Groupe IA d'environ 3/1 tandis que les adsorbants contenant l'association de métaux du Groupe IA sont soumis h. un échange ionique d'une manière ayant pour résultat l'obtention d' un rapport molaire des deux métaux du Groupe IA d'environ 1/1. Le tamis cuivre-potassium soumis aux essais contient un rapport molaire 35 de cuivre à potassium d'environ 3/1. Les adsorbants sont soumis aux essais en /suivant les modes opératoires précédemment, décrits et les résultats des essais sont rapportés au tableau II ci-dessous. 69 20489 n 2011549 TABLEAU II Description des tamis Sélectivité BT)-X/M-X X/EB Métaux des Groupes IA + IIA: 5 Type T, échangé avec K + Ba 3,76 2,10 Type X, échangé avec K + Be 2,11 1,44 Type X, échangé avec K + Mg 2,25 1 ,41 Type X, échangé avec Rb + Ba 2,05 1,41 Type X, échangé avec Cs + Ba 1»57 1,30 10 Type X, échangé avec K + Ba 2,49 2,03 Métaux du Groupe IA: Type X, échangé avec K + Bb 1,80 1,06 Type X, échangé avec K + Cs 1,79 1,03 Comme on peut le voir d'après le tableau II, les associations 15 de métaux du Groupe IA et de métaux du Groupe IIA soumises aux esssLs^ présentent toutes le pouvoir de séparer le para-xylène d'un mélange contenant tous les isomères aromatiques en Cg. Comme il apparaît nettement en comparant les résultats des tableaux I et II, il existe un effet de synergie obtenu en co-échangeant certains métaux des 20 Groupes IA et IIA qui est particulier à ces deux classes d'éléments. Les adsorbants co-échangés avec du baryum et du potassium montrés au Tableau II, présentent des sélectivités plus élevées vis-à-vis du para-xylène que les adsorbants échangés avec un seul cation baryum ou potassium indiqués au tableau I de 1'exemple I. 25 On rapporte, au tableau III ci-dessous, une analyse de l'adsor bant de type X, échangé avec K+Ba soumis aux essais de l'exemple II. TABLEAU III Adsorbant de type X, co-échangé avec K+Ba Analyse chimique effectuée sur l'adsorbant exempt de substance 30 volatile: Na, poids fo 0,7 K, poids % 3,7 Ba, poids fo 19,1 Kapport molaire Si02/Al203 2,4 35 Substance volatile chassée à 900°C, poids f> 14,7 69 20489 12 2011549 TABLEAU III Analyse physiques Surface spécifique, m2/g Volume des pores, cm3/g 5 Masse volumique apparente, g/cm3 Dimensions particulaires (mm)s 0,84+ , poids % 0,59 à 0,84, poids fo 0,42 à 0,59, poids 10 0,30 à 0,42, poids fa 0,25 à 0,30, poids fo 0,25- , poids fo (suite) 415 0,24 0,835 0,0 32,9 44,5 21,1 0,7 9,8 69 20489 13 2011549 REVENDICATIONS 1. Un procédé de séparation d'au moins un isomère aromatique en Cg d'une charge contenant des mélanges d'isomères aromatiques en Cg, caractérisé en ce que: 5 (a) on met la charge en contact avec un lit d'aluminosilicate cristallin adsorbant comprenant de la faujasite Contenant au moins un cation choisi parmi les cations potassium, rubidium, césium, baryum et argent associé avec au moins un cation différent choisi par-miles cations lithium, potassium, baryum, magnésium, strontium, 10 béryllium, cadmium, cobalt, nickel, cuivre, manganèse, argent et zinc, (b) on fait adsorber l'isomère aromatique en Cg le plus sélectivement adsorbable de la charge par ledit adsorbant, (c) on retire du lit d'adsorbant un courant de raffinat com- 15 prenant des isomères aromatiques en Cg moins sélectivement adsorbés, (d) on met le lit d'adsorbant'en contact avec un désorbant, et on désorbe l'isomère aromatique en Cg sélectivement adsorbé de sur l'adsorbant et (e) on retire du lit d'adsorbant un courant de produit compre- 20 nant du désorbant et l'isomère aromatique en Cg sélectivement adsorbé. 2. Un procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la charge comprend du para-xylène et au moins un autre isomère aromatique en Cg et que le para-xylène est préférentiellement adsorbé. 25 3. Un procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la charge comprend du para-xylène, de 1'ortho-xylène, du méta-xylène et de 1'éthylbenzène et que le para-xylène est préférentiellement adsorbé. 4. Un procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 30 3, caractérisé en ce que la faujasite contient du potassium et du baryum. 5. Un procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la faujasite contient du potassium et du béryllium. 35 6. Un procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la faujasite contient du potassium et du rubidium. 7. Un procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 69 20489 14 2011549 3, caractérisé en ce que la faujasite contient du potassium et du césium. 8. Un procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la faujasite contient du potassium et du 5 magnésium. 9. Un procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la faujasite contient du rubidium et du baryum. 10. Un procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 10 3, caractérisé en ce que la faujasite contient du césium et du baryum. 11. Un procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'on effectue l'adsorption à une température manométrique d'environ 40 à 200°C et sous une pression/comprise entre environ la 15 pression atmosphérique et environ 34 atmosphères . 12. Un procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que l'adsorption est effectuée à peu près complètement en phase liquide. 13. Un procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 2D 12, caractérisé en ce que l'adsorbant a une gamme d'ébullition différente de celle de la charge. 14. Un procédé suivant la revendication 13, caractérisé en ce que le désorbant est séparé par fractionnement de l'isomère aromatique en Cg sélectivement adsorbé. 25 15. Un procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisé en ce que le désorbant est du toluène. 16. Un procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 15, caractérisé en ce que la désorption est effectuée à peu près complètement en phase liquide.