La présente invention concerne un procédé et un dispositif de formation d'ourlets sur des objets en étoffe, à l'aide de colle. L'industrie des vetements et des serviettes est à la recherche depuis de nombreuses années d'un procédé ou d'un dispositif de formation d'ourlets normalisés industriellementfi sur des serviettes ou des parties de certains vêtements, sans qu'une piqûre ou une couture soit nécessaire. Toute couture prend du temps et est codeuse et implique la présence d'un opérateur d'une machine à coudre ainsi que la manipulation très importante de l'é- toffe ou de l'obet. On a cherché à mettre au point depuis un certain temps la formation d'un ourlet sur une serviette ou un élément analogue, à-l'aide d'une colle, mais sans que ces recherches aient abouti jusqu'à présent à un dispositif ou un procédé acceptable industriellement. De nombreux problèmes restent à résoudre. Jusqutà une époque récente; on ne pouvait pas disposer de colle donnant totalement satisfaction, résistant aux lavages répétés et ne décolorant pas les articles tout en formant un ourlet robuste et durable. De telles colles sont maintenant disponibles. De plus, on ne connait pas de mécanisme donnant totalement satisfaction pour la production du type d'ourlet demandé par l'industrie et pour le dépôt de colle.L'ourlet normalisé imposé par l'industrie de la couture pour les serviettes, les draps et analogues, comprend un double pli formé sur tous les bords exposés terminés, de manière qu'un bord brut de découpe ne soit pas exposé à la vue de l'acheteur. La présente invention concerne un procédé et un dispositif pratique et rentable permettant la formation d'ourlets sur des obJets en étoffe, avé une colle, de façon uniforme et effic-a- ce. Les ourlets formés sont robustes, d'aspect acceptable et résistent aux lavages. Les ourlets sont formés au cours d'une séquence simple d'opération et par mise en oeuvre d'un appareil relativement peu compliqué et pratiquement totalement automatique si bien que le travail manuel est totalement éliminé. Le procédé et l'appareil permettent la formation d'ourlets sur les serviettes et analogues, de manière rapide, et avec l'uniformité, l'aspect esthétique et la rentabilité demandés par l'industrie. D'autres earactéristiques et avantages de la présente invention ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés, dans lesquels La figure 1 est une élévation latérale générale d'un appareil de formation d'ourlets selon la présente invention, certains éléments étant représentés schématiquement. La figure 2 est une élévation latérale d'un ensemble mobile de pliage, de coupage et de serrage d'étoffe constituant un élément essentiel de l'appareil de la figure 1, la figure 2 étant observée suivant les flèches 2 de la figure 1. La figure 3 est une vue partielle en plan de l'appareil de la présente invention. La figure 4 est une vue de bout agrandie, observée suivant les flèches 4 de la figure 2. La figure 5 est une élévation partielle agrandie analogue à la figure 2 et elle représente le dispositif de pliage et de dépôt de colle qui est fixe. Les figures 6A à 6D sont des coupes transversales agrandies des ensembles mobile et fixe de pliage et de dépôt de colle, dans les positions relatives occupées pendant les phases essentielles de la formation des ourlets. La figure 7 est une vue de bout agrandie d'un ourlet formé à l'extrémité d'une serviette ou analogue, et réalisé selon la présente invention. La figure 8 est une élévation analogue à la figure 5, d'une variante de l'appareil de la présente invention. La figure 9 est une coupe suivant la ligne 9-9- la fi- gure 8, et analogue aux figures 6A à 6D ; et La figure 10 est une coupe verticale par'le plan repéré par la ligne 10-10 de la figure 9. I1 faut noter que les dessins représentent l'appareil destiné à la mise en oeuvre du procédé de la présente invention, dans son ensemble, mais que des petits détails de réalisation sont supprimés, par raison de simplicité, ces détails n'étant pas nkces- saires pour la compréhension de la présente invention. Sur les diverses figures, les références identiques désignent des éléments analogues. Sur les figures 1 à 6D et 7,la ré- référence 20 désigne un châssis ou une table de support, au-dessus duquel est disposée une superstructure 21-qui porte certains éléments suspendus. Les détails du dispositif de support ne sont pas essentiels. L'appareil comprend deux ensembles principaux, un ensemble de pliage, de coupage et de serrage, capable de se déplacer horizontalement de façon alternative et identifié par la référence générale 22, et un ensemble fixe 23 coopérant avec l'ensemble- 22 en regard duquel il est disposé, les deux ensembles étant placés sur le support 20.L'ensemble 23 coopère au pliage de l'étoffe pour la formation d'ourlets et comprend aussi un dispositif d'introduction de colle dans le second pli de l'ourlet comme décrit en détail dans la suite. En plus des deux ensembles principaux 22 et 23, 1 'appa- reil comprend un support suspendu à rouleaux destiné à porter un rouleau 24 de tissu destiné par exemple à la formation de serviettes ou analogues. Le support à rouleaux comprend des rouleaux pa rallèles et horizontaux 25 et 26 qui tourillonnent sur la superstructure 21, et le rouleau 26 est entratné, par l'intermédiaire d'une transmission convenable 27, par un ensemble à moteur 28 lui aussi placé sur la superstructure 21. Cet ensemble à moteur comprend un réducteur 29 de vitesse et peut aussi comprendre des commandes classiques destinées à la distribution ou à l'alimentation par intermittence de tronçons réguliers de longueur calculée au préalable de 11 étoffe du rouleau 24, l'étoffe descendant dans l'appareil.A cet égard, un rouleau suspendu supplémentaire 30 porté par la superstructure 21 est disposé en face du rouleau 26 et la pièce verticale 31 d'étoffe passe dans l'emprise des deux rouleauxcomme représenté. La pièce suspendue 31 est disposée dans l'espa- ce compris entre les ensembles 22 et 23 et elle est en position d'arret lorsque les dispositifs de pliage, de serrage et d'application de colle disposes l'un en face de l'autre doivent etre au contact de ltétoffe. Lorsque chaque tronçon prédéterminé d'étoffe subit, selon la présente invention, les opérations de formation d'ourlets identiques au bord postérieur d'un objet et au bord antérieur de l'obJet suivant, un objet terminé est découpé dans l'é- toffe et le tronçon identique suivant d'étoffe descend automatiquement en position de découpe et de formation d'ourlets. Dans une variante, l'étoffe 71 peut porter certaines marques disposées à intervalles réguliers et détectables par une cellule photo-électrique ou par une commande électronique, de manière que des tronçons d' étoffe de longueur régulière soient introduits par intermittence. Une telle commande est classique et on ne la décrit pas. Le cas échéant, des dispositifs mécaniques simples de mesure d'étoffe peuvent coopérer avec celle-ci ou avec l'un des rouleaux 26 et 30. L'ensemble alternatif 22 comprend une plaque principale 32 de chariot portée par des paliers robustes 33 et capable de coulisser sur des barres horizontales 34 de guidage qui sont ellesmêmes portées par des paliers 35 montés sur la table. La plaque 32 et tous les éléments montés sur elle sont déplacés alternativement, à des moments prédéterminés, le long des barres 34, par un vérin pneumatique principal 36 articulé en 37 sur la superstructure 21 et articulé en 38 sur la plaque 32. Une plaque verticale 39 est montée au bord antérieur de la plaque 32 et fait partie du chariot. A l'avant de cette plaque 39 de montage sont disposés deux arbres oscillants horizontaux, parallèle s et distants verticalement 40 et 41 qui tourillonnent dans des paliers 42 portés-par la plaque 39. Des barres 43 et 44 de pliage d'ourlets, de section rectangulaire, sont fixées rigidement sur les arbres 40 et 41 et tournent avec eux. Comme représenté sur la figure 2, ces barres de formation d'ourlets sont disposées pratiquement sur toute la largeur de l'appareil et sont suffisamment longues pour qu'elles permettent le passage d'une pièce d'étoffe de largeur convenant à la fabrication des plus grandes serviettes de bain. La configuration de la section des plaques 43 et 44 apparant en détail sur les figures 6A à 6D et chacune des barres comprend une fente longitudinale 45 de mise en forme de 'étoffe dans sa face antérieure en position normale, et sur toute la lon- gueur de chaque barre. Une première paire de butées 46 placées sur la-face avant de la plaque 39 limite la rotation des barres 43 et 44 à des positions dans lesquelles les fentes 45 sont tournées vers l'avant et horizontalement par rapport à l'étoffe 31 qui est verticale comme représenté sur les figures 6A et 6B.Une seconde paire de butées analogues 47 placées sur la plaque 39 au-dessus et audessous des butées 46 interrompt la rotation des barres 43 et 44 lorsque les fentes 45 sont disposées verticaleinent vers le haut et vers le bas comme représenté sur la figure 6C. Le dispositif qui fait tourner les barres 43 et 44 avec les arbres 40 et 41 comprend un vérin pneumatique horizontal 48 porté par la plaque 32 et dont la tige 49 est fixée sur un pignon 50 en forme de secteur, placé en regard d'un autre pignon en forme de secteur 51 avec lequel il est en prise, les pignons 50 et 51 étant fixés sur les arbres 41 et 40. Une autre tringlerie peut être utilisée pour la rotation des arbres 40 et 41, à la place du dispositif représenté. Des barres supérieure et inférieure 52 et 53 de serrage ou de compression, qui peuvent se déplacer verticalement et qui sont de préférence en matière plastique, sont disposées au-dessus et au-dessous des barres 43 et 44. Comme représenté, ces barres 52 et 53 ont une section rectangulaire et elles sont déplacées vers le haut et vers le bas au moment opportun sur la plaque 39, par deux vérins pneumatiques verticaux 54 et 55 con-venablement fixés au centre de la plaque 39 par une équerre. Les barres 52 et 53 sont directement fixées en 56 sur les tiges des vérins 54 et 55 et, le cas échéant, les extrémités des barres, de part et d'autre des ensembles 54 et 55, peuvent flotter librement ou peuvent être guidées par une fente 57.Comme indiqué par les flèches sur la figure 6B, les barres 52 et 53 peuvent se déplacer ltune vers autre, à des moments déterminés, de manière qu'elles assurent le serrage ou la compression contre les faces supérieure et inférieure des barres 43 et 44. Cette opération est décrite en détail en référence aux phases de mise en oeuvre du procédé, comme représenté sur les figures 6A à 6D. Un couteau 58 destiné à couper l'étoffe et entraîné par un câble 59 passant sur des poulies 60 fixées aux extrémités d'un long vérin horizontal 61 ayant un piston 62 (figure 3) fixé au câble dans le cylindre, est aussi placé sur l'ensemble mobile 22, à une hauteur comprise entre celles des barres 43 et 44 (figures 6B et 2). Le type décrit d'entrainement du couteau 58 est classique et permet un déplacement rapide du couteau en travers de l'étoffe 31, et il assure le déplacement .le plus long possible dans l'espa- ce le plus court. Le dispositif d'entratnement de couteau repré sentéest du type décrit dans le catalogue nO 1066 de Tol-o-Matic, Inc., 246 Tenth Ave. South, Minneapolis, Minn. 55.145.L'ensemble d'entratnement de couteau est avantageusement fixé à la partie -arrière de la plaque D9 (figure 3) par des bras ou des équerres 63. D'autres dispositifs de découpe d'étoffe conviennent dans certains cas, mais le dispositif décrit est avantageux. Le couteau 58 a un faible moment d'inertie et il se déplace transversalement à Ité- toffe de façon rapide et nette, au moment déterminé, et sa course de retour est rapide. L'ensemble 23 cité précédemment repose sur le châssis 20 et comprend une plaque verticale 64 de montage qui peut être disposée sur toute la largeur de l'appareil (figure 3). Un ensemble 65 de pliage d'étoffe et de distribution de colle ayant la forme d'un corps analogue à un bloc allongé disposé lui aussi pratique ment sur toute la-largeur de l'appareil est monté à demeure sur la plaque 64. Les faces du corps 65 qui sont en contact avec l'étoffe sont de préférence revenues de "Teflon" > et les barres 43 et 44 peuvent aussi tre revêtues de "Teflon". En face des fentes 45 (figure 6A) le corps 65 comprend deux fines lames 66 de pliage- solidaires- du -corps, parallèle l'une à l'autre- à une certaine distance et placées sur toute la longueur de l'organe 65. Ces lames de pliage sont destinées à pénétrer dans les fentes ou gorges 45 à des moments prédéterminés, comme représenté sur la figure 6B, de manière quelles assurent un premier pliage ou décalage de étoffe 31. Des lames supplémentaires 67 de pliage, de forme effilée et de longueur inférieure à celle des la-. mes 66, sont disposées au-dessus et au-dessous des lames 66 et forment aussi des buses ou distributeurs de colle. Les éléments 67 comprennent dé nombreux canaux 68 débouchant dans les côtés qui se trouvent Juste au-dessus et juste au-dessous des lames 66, comme représenté en 69. Les canaux 68 ne débouchent pas dans les autres côtés, ctest-à-dire dans les côtés externes des éléments 67, comme représenté sur les figures 6A à 6D, cette caractéristique étant importante pour l'application de la colle à l'emplacement voulu de chaque ourlet.Les canaux 68 communiquent aussi avec un passage commun 70 de distribution de colle (figure 6A), l'appareil comprend nant deux passages, -un pour chaque élément 67. Chaque eanal 68 ason propre pointeau 71 réglable séparément qui assure l'application uniforme et précise de la colle le long de l'ourlet, à des empla-~ cements rapprochés. Selon la présente invention, ltutilisation de colle ou d'adhésif à base de solvant est possible, ainsi que dans certains cas celle de colle fondant à chaud. Des passages supplémentaires 72 peuvent être disposés dans le corps 65 pour le logement d'éléments de chauffage.Le corps 65 peut être avantageusement en aluminium ou en une matière analogue.- Il faut noter que les côtés internes des lames 67 sont parallèles aux lames 66 alors que les oôtés externes sont- inclinés et convergent vers l'extérieur. La figure. 7 représente un ourlet classique 73, utilisé dans l'industrie des serviettes et formé avec une colle selon la présente invention Une partie du corps de la serviette est représentée en 74 et;- est repliée sur elle-même en 75, sous forme d'un premier- pli, puis repliée à nouveau vers l'avant en 76, suivant un second pli plaee entre le corps de. la serviette et le pli ou la couche externe T5. La masse de colle porte la référence 77 sur la figure 7 et elle est placée entre la paroi interne de ltourlet et le corps 74, de manière totalement cachée mais efficace.Le procédé et l'appareil de la présente invention permettent la réalisation de cet ourlet avantageux de façon uniforme, comme décrit en référence à la mise en oeuvre du procédé, dans la description des fi gures 6A à 6D. Sur les figures 6A à 6D, la pièce 31 d'étoffe descend d'une distance prédéterminée et elle pend en étant fixe entre les deux ensembles 22 et 23 qui sont séparés comme représenté sur les figures 1 et 6A. Les barres 43 et 44 sont en appui contre les butées 46 et les fentes 45 sont en face des lames 66. Les lames 67 sont disposées au-dessus et au-dessous des barres 43 et 44 et sont inactives à ce moment. Sur lafLgure 6B, le vérin 36 déplace la plaque 32 et tous les éléments montés sur elle vers l'ensemble fixe 23 qui comprend le corps 65. A ce moment, les lames 66 de la figure 6B pénètrent dans les fentes 45 et forment des boucles en U 78 dans l'étoffe. Juste après, la lame 58 du couteau vient balayer toute la- largeur de l'étoffe 31 et la découpe de façon nette à mi-chemin entre les lames 66, le couteau revenant ensuite rapidement. A ce moment, la plaque 32 n'est pas avancée au maximum par le vérin36 mais juste de façon suffisante pour que les lames 66 coopèrent avec les fentes 45 comme représenté sur la figure 6B, en formant les boucles 78. Le déplacement vers l'avant du chariot sous la commande du vérin 36 est limité et interrompu par un commutateur 79 de limite ou un dispositif analogue de commande (figures 3 et 4), monté à une extrémité de la plaque 64 de manière qu'il coopère avec la plus longue des deux tiges 80, 81 de commande portée par un collier 82 fixé à l'ex- trémité voisine de l'arbre 40.La tige 80 la plus longue est décalée des900 par rapport à la tige 81 la plus courte (figure 4) et elle est destinée à déclencher le bras 84 de commande du commutateur de limite lorsque la barre 43-est disposée de manière que la gorge 45 ait la position représentée sur la figure 6A, c'est-à-dire lorsque la gorge 45 est disposée horizontalement et peut recevoir la lame 66 comme représenté sur la figure 63. Le commutateur 79 ar rête le déplacement de la plaque 32 et des éléments associés dès que les lames 66 pénètrent dans les gorges 65 sur une distance qui suffit à la formation des boucles voulues 78. Les tiges 80 et 81 sont réglables. On peut aussi noter en référence au couteau 58 que la plaque 39 comporte une gorge horizontale 84 de guidage de la ba se 85 ou du support du couteau.Celui-ci est ainsi stabilisé lors de son déplacement suivant la largeur de l'étoffe. Après la découpe de l'étoffe (figure 6B), la plaque 32 revient en arrière comme représenté sur la figure 6C et les barres de pliage 43 et 44 tournent vers le haut et vers le bas de 900 Jus qu a ce qu'elles coopèrent avec le second Jeu de butées 47. De cette manière, les boucles ou plis 78 formés sont disposés verticalement, dos à dos, et les deux boucles sont alors séparées, l'une étant placée à l'extrémité postérieure d'une serviette T (figure 6C) et 1'autre à l'extrémité antérieure de la serviette suivante qui est encore solidaire de l'étoffe 31. Ensuite (figure 6D), le vérin 36 fait à nouveau avancer la plaque 32 et tous les éléments qu'elle porte vers les corps fixes 65. Les barres 43 et 44 sont encore placées contre les butées 45 ou tournées de 900 par rapport à leur position de départ représentée sur la figure 6A. Dans ces conditions, la petite tige 81 (figure 4) prend la position occupée antérieurement par la tige 80 en face du bras 83 du commutateur 79. La coopération des éléments 81 et 83 provoque l'interruption du déplacement du chariot uniquement une fois qu'il s'est suffisamment déplacé vers le corps 65 pour que les lames 67 coopèrent avec étoffe et forment-une seconde boucle ou un second pli 86. Lors de cette opération, la boucle 78 d'origine ou le pli formé est retiré de la gorge 45 (rigure 6B). A peu près simultanément, les vérins verticaux 54 et 55 déplacent les deux barres 52 et 53 de serrage verticalement, vers le bas et vers le haut (figure 6D) de manière qu'elles coopèrent avec les seconds plis 90 et les serrent contre les lames 67 qui forment des buses. A ce moment, les orifices 69 sont disposés en face des parois internes des boucles 78, correspondant à la paroi 76 de la figure 7. Sur la figure 1, un distributeur 87 est monté de manière qu'il transmette de la colle aux deux passages 70 et à une électrovanne convenable 88 qui permet le passage dans le distributeur 87 de la colle sous pression d'une réserve non représentée, lorsque les buses des lames 67 sont placées comme représenté sur la figure 6D. De cette manière, de nombreux petits courants de colle passent sur les faces internes seules des boucles 78 (figure 6D).Juste après cette coopération, le vérin 36 ramène la plaque 32 en arrière et les lames 67 qui sont revêtues de "Teflon" glissent hors de 1' ourlet, les barres 52 et 53 de serrage comprimant l'ourlet en lui donnant sa configuration finale représentée sur la figure 7. Ledé- placement final des barres 52 et 53 contre l'ourlet de manière que celui-ci soit comprimé, et le retrait des buses de l'ourlet sontdes opérations rapides-et pratiquement simultanées. L'ourlet terminé est séparé des buses 67 du fait du serrage exercé entre les barres 52 et 43 d'une part, et 53 et 44 d'autre part. Lors du re- - trait des buses de l'ourlet, toute colle en excès sortant des orifices 69 est essuyée de façon propre sur les faces internes des boucles 78 ou sur la partie 76 représentée sur la figure 7.Cette disposition assure qu aucune trainée de colle n'est déposée ou essuyée sur le corps de la serviette ou de l'objet qui forme le corps 74 de la figure 7. L'essuyage de la colle n'est réalisé que sur la partie 76 de la figure 7, lors du retrait des buses. Lorsque le chariot est retiré, les barres 52 et 53 reprennent leur position de libération représentée sur la figure 6A et les barres 43 et 44 reprennent leur position d'origines l'appareil étant prêt pour un autre cycle complet de fonctionnement. I1 faut noter que la rotation nécessaire des barres 43 et 44 est commandée par le vérin 48 cité précédemment. Une commande classique, totalement automatique ou semiautomatique, peut être utilisée pour les vérins pneumatiques 36, 48, 54 et 55 > et pour ltélectrovanne 88 qui libère la colle, ainsi que pour l'avance de l'étoffe 31. Comme de telles commandes sont classiquest on ne les a pas représentées et leur représentation n'est pas nécessaire à la compréhension du procédé et de l'appareil de la présente invention. Par exemple, un panneau de commande à boutons-poussoirs peut être monté à un emplacement commode sur le châssis de la machine, les commutateurs commandés par les boutonspoussoirs déclenchant le fonctionnement du moteur 28 qui commande un cycle d'avance de l'étoffe par intermittence. Un second boutonpoussoir peut commander le fonctionnement du vérin 36 dont le déplacement vers l'avant est commandé automatiquement par le commutateur 79 de limite et les tiges 80 et 81 qui correspondent aux deux positions représentées sur les figures 6B et 6D. D'autres boutons-poussoirs peuvent retirer le chariot, pour la commande des barres 52 et 53 de serrage et la libération de la colle. Une commande et une minuterie, imposant un cycle totalement automatique, conviennent parfaitement et peuvent être utilisées selon les techniques connues. En résumé, le fonctionnement de l'appareil représenté sur les figures 1 à 7, et le procédé correspondent à la séquence suivante. L-'étoffe 31 descend d'une distance mesurée et elle est arrêtée entre les deux ensembles 22 et 23 qui sont écartés l'un de 1' autre, Cette disposition correspond à la figure 6A. Le chariot de l'ensemble 22 avance alors vers la position représentée sur la figure 6B et les éléments 45 et 66 coopèrent à la formation des premiers plis ou boucles de ourlet, alors que étoffe est découpée de façon presque simultanée par le couteau 58. Le chariot principal vient alors en retrait (figure 6C) et les barres 43 et 44 de pliage tournent de 900, les premiers plis des deux ourlets étant formés simultanément. Le chariot avance à nouveau sous la commande du vérin 36 vers la position représentée sur la figure 6B, et les lames 67 constituant des buses et des dispositifs de pliage coopèrent avec les deux parties du-tissu qui sont disposées comme représenté sur la figure 6C et forment le second pli de l'ourlet dans chaque tronçon d'étoffe, cette opération provoquant le retrait de la boucle initiale 78 de la gorge verticale 45 de la barre 43 ou 44, oes deux barres restant dans la position de la figure 6C.Les barres 52 et 53 de -serrage se déplacent alors vers l'intérieur de manière qu'elles serrent ou compriment les ourlets contre les faces supérieure et inférieure des barres 43 et 44 lorsque le chariot principal se retire et que les lames 67 glissent en se retirant des ourlets après dépôt de la colle,tout le long des ourlets, de manière uniforme, à l'aide de plusieurs canaux 69. Lorsque l'appareil reprend la position de.la figure 6A, les deux ourlets sont libérés et l'objet inférieur ou serviette T tombe simplement à un emplacement collecteur convenable ou sur une barre d'empilage d'un type quelconque. La mise en oeuvre du procédé provoque-la formation simultanée d'un ourlet à-ltextré- mité postérieure d'une serviette et à l'extrémité antérieure de la serviette suivante qui n'est pas encore découpée dans étoffe 31. Les figures 8 à 10 représentent une variante de l'appareil de la présente invention, selon laquelle le procédé général mis en oeuvre pour la fabrication des ourlets est pratiquement le même que dans le cas du mode de réalisation déJà décrit, mais 1' appareil diffère essentiellement en ce qui concerne les éléments qui forment les seconds plis de l'ourlet et qui distribuent la colle dans les ourlets. La figure 8 par exemple est analogue à la figure 5 et représente la variante. L'ensemble déSà décrit 22 monté sur un cha riot et coulissant horizontalement reste le même dans la variante, et sa disposition et son fonctionnement ne sont donc pas décrits à nouveau. C'est l'ensemble 23 qui est normalement fixe qui est modifié, et il porte la référence 23' sur les dessins. Dans la variante, le corps du distributeur de colle-com- prend deux tronçons 89 et 90 de meme longueur, qui peuvent coulisser tous deux indépendamment sur deux barres horizontales 91 de guidage dont les extrémités sont montées dans des paliers portés par des équerres 92 fixées au chassies principal 20. Un réservoir séparé 93 > 94 de colle est placé à la partie supérieure de chaque tronçon 89, 90, si bien que celui-ci peut distribuer une colle fondant à chaud ou une colle comportant un solvant par des passages verticaux 95 et 96 débouchant dans des passages dérivés 97 (figure 9) qui débouchent eux-mêmes dans des passages longitudinaux 98 qui aboutissent aux faces 99 d'extrémité (figure 8).Les deux tronçons 89 et 90 comportent des lames 100 comme dans le mode de réalisation déjà décrit ces lames formant les premiers plis et comme préeédemment, des buses 101 de distribution de colle en forme de lames sont disposées sur les tronçons séparés 89 et 90 pour la formation des seconds plis, comme décrit précédemment et représenté sur la figure 6D. Il est clair que la différence principale de la variante est que la colle n1 est pas distribuée latéralement dans le pli, par des canaux 69 des lames 67, mais est distribuée en bout dans les ourlets repliés par les canaux 98 lorsque les deux tronçons 89 et 90 portant les éléments 101 sont séparés progressivement depuis leur position de départ représentée sur la figure 8. Le dispositif qui provoque cette séparation des deux ensembles séparés comprend deux barres 102 et 103 à crémaillère fixées aux tronçons 89 et 90 respectivement comme représenté sur la figure 10. Un pignon droit 114 coopère avec les deux barres à crémaillère et il est entraRné par un moteur convenable 105 et un réducteur 106 de vitesse qui provoquent une séparation lente des tron çons 89 et 90 après mise en position des buses 101 comme représenté sur la figure 9, après la fin du second pli des deux ourlets. A ce moment, le moteur 105 est commandé et la séparation progressive des deux tronçons 89 et 90 provoque la transmission de courants de colle en bout, derrière les orifices 98, dans les deux ourlets et non pas latéralement dans les deux ourlets comme dans le premier mode de réalisation. Les barres 91 de guidage ont une longueur suffisante pour que les dispositifs 101 de pliage comportant les buses passent totalement à l'extérieur des ourlets à leurs extrémités externes, si bien que les ourlets formés sont fixés par collage sur toute -leur longueur. Les plis initiaux des ourlets sont formés-de la même manière que dans le premier mode de réalisation, par coopération des lames 100 et des fentes 45 des barres 43 et 44 de pliage, et cette opération n'est pas décrite à nouveau.De plus-, les barres 2 et 53 de serrage fonctionnent de la même manière que dans le premier mode de réalisation et elles serrent les ourlets lorsque les buses glissent vers le bout dans ceux-ci et les libèrent finalement. Un avantage de l'application de colle selon la variante est que la colle est déposée profondément dans le second pli de I'ourletet que les buses n'ont nullement tendance à tacher de colle la partie extérieure au pli de ourlet, car les buses se déplacent le long de l'ourlet. L'avantage du premier mode de réalisation qui est préférable, est l'application accélérée de colle en direction latérale par les canaux 69 et simultanément sur toute la longueur de l'ourlet. Le dispositif d'entratnement des deux tron çons 89 et 90 de la variante peut avoir un retour rapide de manière que les deux tronçons reviennent rapidement à leur position représentée sur la figure 8, la mise en oeuvre du procédé étant ainsi accélérée. De plus, la commande de séquence ou de cycle peut être classique. La présente invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation qui viennent d'hêtre décrits, elle est au contraire susceptible de variantes et de modifications qui apparattront à ithomme de l'art. REVENDICATIONS 1 - Procédé de formation d'ourlets sur des objets en étoffe, caractérisé en ce qu'il comprend l'avance d'une étoffe vers un poste de formation d'ourlets et l'arrêt du déplacement de l'étof- fe à ce poste, la coopération des faces opposées de l'étoffe, au poste de formation d'ourlets, avec des dispositifs coopérants de pliage, avec la formation dans l'étoffe, de façon pratiquement simultanée, des ~premiers plis de deux ourlets et pratiquement simultanément la découpe de l'étoffe pratiquement à mi-distance des deux premiers plis par un dispositif différent du dispositif de pliage, la rotation des premiers plis de 900 sensiblement, en sens opposé, par rapport au plan de l'étoffe, la formation sensiblement-simultanée de seconds plis dans la région des premiers par action sur les deux côtés de l'étoffe, et le dépôt d'une colle dans les seconds plis des ourlets en cours de formation, puis la compression des ourlets pliés deux fois et comprenant la colle pendant que le dispositif de dépôt de colle est retiré des seconds plis des ourlets qui sont ainsi terminés. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la colle est déposée latéralement dans les seconds plis des ourlets par le dispositif formant les seconds plis. 3 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la colle est déposée longitudinalement dans les seconds plis des ourlets par le dispositif formant les seconds plis lorsque celui-ci est retiré des seconds plis en direction longitudinale. 4 - Appareil de formation d'ourlets sur des obJets en étoffe et analogues, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif d'avance intermittente d'une étoffe vers un poste de formation d'ourlets, un dispositif placé au poste de formation d'ourlets et coopérant avec l'étoffe de façon sensiblement simultanée en deux points séparés distants le long de l'étoffe, de manière qu'il forme les premiers plis de deux ourlets séparés dans l'étoffe, un dispositif de découpe de l'étoffe transversalement, pratiquement à mi-distance entre les premiers plis, lorsque l'étoffe coopère avec le premier dispositif de coopération, un dispositif comprenant des éléments du dispositif de coopération et destiné à faire tourner les premiers plis en sens opposé de 900 sensiblement au poste de formation d'ourlets, un dispositif supplémentaire placé au poste de formation d'ourlets et coopérant avec la feuille au voisinage des premiers plis repliés et destiné à former des seconds plis dans étoffe, le dispositif supplémentaire distribuant aussi de la colle dans les seconds plis, et un dispositif de serrage des ourlets terminés comprenant les premiers et les seconds plis, lors du retrait du dispositif de dépôt de colle. 5 - Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que le dispositif destiné à former les seconds plis et à déposer de la colle dans ceux-ci comprend deux éléments distants analogues à des- lames, ayant des passages internes pour la colle 6 - Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que les éléments distants analogues à des lames comprennent plusieurs canaux latéraux rapprochés de passage de colle, débouchant vers les côtés internes seulement des éléments en forme de lame, de manière que des courants de colle soient déposés latéralement sur les faces internes des seconds plis. 7 - Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que le premier dispositif de coopération destiné à former les premiers plis comprend deux éléments distants en forme de lame coopérant avec une face de l'étoffe, et une paire coopérante de barres munies de fentes, placées au cont-act de l'autre face de l'étoffe et logeant les éléments en forme de lame pour la réalisation des premiers plis, les barres munies de fentes faisant partie du dispositif destiné à faire tourner les premiers plis, un dispositif coopérant avec les barres munies de fentes faisant tourner cellesci en sens opposé de 900 sensiblement. 8 - Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comprend des butées limitant la rotation en sens opposé des barres munies de fentes de manière que les fentes des barres puissent prendre deux positions de travail qui sont sensiblement perpendiculaire et parallèle aux éléments en forme de lame. 9 - Appareil de formation d'ourlets sur des objets en étoffe, caractérisé en ce qu'il comprend-deux ensembles coopérant à la formation d'ourlets et disposés l'un en regard de l'autre, l'un des ensembles étant fixe et l'autre mobile par rapport à 1 en- semble fixe, un dispositif d'avance intermittente de l'étoffe entre les deux ensembles, un chariot portant ltensemble mobile et destiné à déplacer celui-ci à des moments déterminés vers l'ensemble fixe ou loin de celui-ci, deux barres parallèles, distantes, rotatives et munies de fentes de pliage montées sur l'ensemble mobile, un dispositif de rotation des barres de pliage en direction opposée mais de façon simultanée de 900 sensiblement, de manière que les fentes des barres puissent prendre deux positions de travail décalees de 90 , des barres coopérantes de serrage d'ourlets, mobiles latéralement et montées sur ensemble mobile à l'extérieur par rapport aux barres de pliage, un dispositif de déplacement en direction latérale des barres de serrage sur l'ensemble mobile à des moments prédéterminés vers les barres de pliage ou loin d'elles, deux lames parallèles et distantes de pliage montées sur l'ensem- ble fixe de manière qu'elles pénètrent dans les fentes des barres de pliage dans une position de eelles-ci, et une seconde paire d' éléments de pliage en forme de lame et montés sur l'ensemble mobile à l'extérieur par rapport aux lames de pliage de manière qu'ils passent près des cotés externes des barres de pliage et entre celles-ci et les barres de serrage lorsque les fentes des barres de pliage occupent la seconde position et lorsque l'ensemble mobile est décalé vers l'ensemble fixe, des passages de colle comprenant des orifices de distribution étant formés dans les éléments de pliage en forme-de lame. 10 - Appareil selon la revendication 9, caractérisé en ce que-les passages de colle comprennent de nombreux canaux latéraux de distribution formés dans les éléments de pliage analogues à des lames et débouchant vers les côtés internes de ces éléments uniquement aux extrémités avant de ceux-ci. 11 - Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il comprend un pointeau de réglage de débit dans chaque canal de distribution. 12 - Appareil selon la revendication 9, caractérisé en ce que les éléments de pliage analogues à des lames sont plus courts que les lames parallèles de pliage. 13 - Appareil selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comprend un commutateur de limite monté sur l'appareil et destiné à arrêter l'avance du chariot dans une première position de travail des lames parallèles de pliage et dans une seconde position de travail de la seconde paire d'éléments de pliage analogues à des lames, la seconde position étant plus avancée que la première. 14 - Appareil selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif d'avance intermittente d'étoffe et de support par dessus, destiné à faire avancer des tronçons d'étoffe en direction verticale dans l'espace compris entre les ensembles placés en face. 15 - Procéde- de formation industrielle d'ourlets normalisés sur des objets en étoffe, caractérisé en ce qu'il comprend l'avance d'une étoffe par intermittence en direction verticale entre deux dispositifs coopérants de formation d'ourlets, placés en regard, la coopération de l'étoffe avec lesdits dispositifs coopé- rants-des deux côtés de l'étoffe lorsque celle-ci est au repos et la formation de deux premiers plis distants verticalement dans 1' étoffe, la découpe de celle-ci entre les premiers plis, lorsqu'elle coopère avec les dispositifs coopérants, la rotat-ion des premiers plis vers le haut et vers le bas de 900 sensiblement après la découpe, et le dégagement des faces de étoffe puis la coopération des deux faces de l'étoffe avec des dispositifs destinés à former les seconds plis près des premiers, l'inJection de colle dans les seconds plis et la compression des premiers et des seconds plis de façon ferme en direction verticale pendant que les plis sont maintenus pratiquement perpendiculairement au plan de l'étoffe. 16 - Appareil de formation d'ourlets sur des objets en matière en feuille, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif d'avance verticale d'une feuille de matière entre deux dispositifs placés en regard au niveau d'un poste de formation d'ourlets, un dispositif destiné à déplacer l'un des dispositifs placés en regard vers l'autre au poste de formation d'ourlets de manière qu'ils coopèrent avec la feuille en deux points distants verticalement et forment deux boucles, un dispositif de découpe de la feuille entre les deux boucles, en direction horizontale, lorsque la feuille est maintenue, un dispositif destiné à faire tourner les boucles séparées de 900 vers le haut et vers le bas de manière qu'elles soient disposées sensiblement dans le plan de la feuille, un dispositif destiné à coopérer avec la feuille d'un côté de celle-cietà for-mer des secondes boucles près des premières tout en injéctant de façon sensiblement simultanée une colle dans les secondes boucles, les premières-et les secondes boucles étant disposées de façon sensiblement perpendiculaire au plan de la feuille, et un dispositif destiné à comprimer les premières et secondes boucles en direction verticale de manière que les ourlets soient terminés au bord postérieur de l'objet découpé et au bord antérieur de ltobjet-suivant.