Tête d'ancrage de câble pour ouvrage en béton précontraint L'invention concerne une tête d'ancrage de câble pour ouvrage en béton précontraint. Il est connu que la durabilité d'un ouvrage en béton précontraint repose essentiellement sur l'intégrité des armatures tendues qui appliquent au béton les forces de compression permanentes déterminées lors de l'établissement du projet. La force de compression exerce par une telle armature est souvent de l'ordre de 100 à 400 T. L'acier des câbles qui constituent les armatures de précontrainte présente des caractéristiques mécaniques très élevées : limite élastique de l'ordre de 1400 à 1700 MPa, résistance à la rupture garantie de l'ordre de 1600 à 1900 MPa. Cet acier répond parfaitement, du point de vue mécanique, aux exigences de la précontrainte, mais il présente l'inconvénient d'une susceptibilité importante à la corrosion sous tension, en l'absence de précautions particulières. Cette corrosion ne peut intervenir qu'en milieu aqueux car il s'agit d'un phénomène électrochimique. Le bon comportement d'un ouvrage en béton précontraint est donc lié directement à la protection des armatures contre les infiltrations d'eau. C'est pourquoi dans les parties courantes d'une armature de précontrainte, l'arrivée de l'eau au contact de l'acier dur est prévenue de manière connue au moyen de trois barrières successives qui sont, à partir de l'extérieur - le béton de l'ouvrage - la paroi d'une gaine entourant l'armature de manière en principe étanche, cette gaine étant généralement formée par un feuillard d'acier enroulé en spirale, et assemblée par sertissage, mais quelquefois formée par un tube d'acier continu assurant une meilleure étanchéité, - et un coulis de ciment injecté dans la gaine après mise en tension de l'armature. Le problème de l'étanchéité se pose de manière différente au voisinage des têtes d'ancrage qui sont disposées aux extrémités des câbles de précontrainte pour maintenir la tension de ceux-ci et qui s'appuie sur le béton de l'ouvrage en comprimant celui-ci. Pour faciliter la compréhension on va tout d'abord décrire comment les câbles sont habituellement mis et maintenus en tension, étant entendu que ce procédé habituel reste utilisé dans le cadre de la présente invention. Lors de la préparation du bétonnage de l'ouvrage, on forme non seulement un conduit délimité par la gaine pour pouvoir y loger ensuite le câble, mais aussi une réservation en creux dans les parois pour chaque tête d'ancrage, et on dispose en même temps, au fond de cette réservation, une plaque d'appui épaisse en acier, soudée à l'extrémité élargie de la gaine. Cette extrémité élargie débouche dans une ouverture de la plaque d'appui. On dispose en même temps un tube d'injection derrière la plaque d'appui pour permettre d'injecter un coulis de ciment dans la gaine après le durcissement du béton et la mise en tension du câble. Cette mise en tension se fait après le durcissement du béton et la mise en place du câble dans le conduit. On enfile d'abord une plaque d'ancrage perforée sur l!extrémité du câble en dehors du conduit, de manière que chaque toron du câble passe par une perforation de cette plaque. Celle-ci est épaisse, faite d'acier, et vient s'appuyer sur les bords de l'ouverture de la plaque d'appui. On enfile en outre sur chaque toron une clavette d'ancrage en forme de tronc de cône à petite base dirigée vers la plaque d'ancrage. Cette clavette vient se loger exactement dans la perforation de plaque d'ancrage, cette perforation étant évasée en cône à cet effet. Cette clavette est constituée de deux ou trois mors enserrés par un ressort et répartis angulairement autour du toron, de sorte que si l'on enfonce la clavette dans la perforation conique correspondante de la plaque d'ancrage, l'inclinaison de la surface extérieure conique de mors s'appuyant et glissant sur la surface également conique de la perforation de la plaque d'ancrage vienne serrer ces mors sur le toron de manière à bloquer celui-ci.On enfile ensuite un vérin sur le câble et on actionne ce vérin de manière à tendre chacun des torons tout en maintenant les clavettes dans les perforations de la plaque d'ancrage. Lorsque la tension requise est atteinte le vérin enfonce les clavettes à force dans les perforations de la plaque d'ancrage, ce qui assure le blocage des torons. La tension des torons assure ensuite le maintien de ce blocage. il doit être compris que le système d'ancrage ainsi constitué par les clavettes n'est nullement étanche car des intervalles doivent subsister entre les mors de chaque clavette, de façon à assurer que l'appui de ces mors sur la surface conique de la perforation de la plaque d'ancrage se traduise par une force de serrage radiale exercée sur le toron, et non par une mise en compression azimutale des mors avec formation d'une voûte circulaire autour du toron. Le vérin est alors enlevé et les parties excédentaires des torons sont coupées. On dispose ensuite un capot "d'injection" métallique sur la plaque d'ancrage de manière à recouvrir les clavettes de manière étanche, puis on procède à l'injection d'un coulis de ciment dans la gaine par le tube d'injection prévu à cet effet. Ce coulis emplit la gaine en entourant le câble sur toute la longueur du conduit, il traverse le système d'ancrage par les intervalles entre mors, et il forme un bloc délimité par le capot d'injection et enrobant le système d'ancrage et les extrémités apparentes des câbles. Après durcissement de ce coulis, l'étanchéité est complétée par un mortier de cachetage emplissant la réservation de la tête d'ancrage et enrobant cette tête. Le plus souvent ce mortier de cachetage est lié au béton de l'ouvrage par quelques armatures laissées en attente à cet effet. L'étanchéité de la tête d'ancrage obtenue grâce au coulis d'injection, au capot d'injection, et au mortier de cachetage était considérée comme suffisante avant la présente invention. Des amorces de corrosion des câbles sous tension sont cependant apparues dans des ouvrages situés en milieu agressif, tel que le milieu marin. C'est pourquoi on a proposé diverses mesures telles que - renforcement de l'étanchéité de la gaine, en remplaçant le feuillard d'acier traditionnel enroulé en hélice par des tubes d'acier lisse, de la qualité "chauffage centrals raboutés par slippage, c'està-dire par emmanchement, avec utilisation d'une pâte à joint destinée à améliorer l'étanchéité, - améliorations des conditions d'injection et de la composition du coulis d'injection, ces améliorations étant propres à assurer une bonne répartition et une bonne étanchéité de ce coulis, - et utilisation d'un mortier de cachetage à la résine, associée à une préparation convenable de la surface du béton de l'ouvrage dans la réservation de la tête d'ancrage, de manière à éviter toute fissure de retrait ou de décollement et à assurer ainsi l'étanchéité absolue du cachetage. Il est apparu au présent inventeur que le renforcement de l'étanchéité de la gaine décrit ci-dessus était utile, mais ne suffisait pas à assurer la protection nécessaire en milieu agressif et que, malgré la valeur technique apparemment prouvée des améliorations apportées au coulis d'injection et au mortier de cachetage, c'était de la tête d'ancrage que provenait généralement le risque résiduel d'infiltration d'eau.Il lui est, plus précisément, apparu que l'étanchéité de la tête d'ancrage n'était certaine que dans des conditions théoriques qui ne se rencontraient pas pratiquement sur les chantiers de mise en oeuvre, et que, en particulier, d'une part le bloc de coulis d'injection adhérait souvent mal à la plaque d'ancrage et n'enrobait pas parfaitement les clavettes, d'autre part la mise en oeuvre du mortier de cachetage à la résine était A souvent imparfaite malgré son prix de revient élevé du aux soins particuliers qu'elle exige. La présente invention a pour objet une tête d'ancrage de câble pour ouvrage en béton précontraint, de sorte que cette tête d'ancrage, lorsqu'elle est associée à des gaines de type connu à étanchéité convenablement renforcée, empêche toute corrosion du câble de précontrainte, même en milieu très agressif, et ceci pour un prix de revient modéré et dans les conditions pratiques de mise en oeuvre et de qualification du personnel rencontrées sur les chantiers. Elle a pour objet une tête d'ancrage de câble pour ouvrage en béton précontraint, cette tête d'ancrage étant disposée à une extrémité d'un conduit qui est ménagé dans le béton de l'ouvrage et dans lequel est tendu un câble de précontrainte entouré par une gaine étanche, de manière que cette t & e assure l'appui de ce câble tendu sur le béton de l'ouvrage autour de ce canal, cette tête comportant, à partir de ce béton, - une plaque d'appui en acier qui est reliée de manière étanche à l'extrémité de ladite gaine, et qui s'appuie sur le béton de l'ouvrage autour de l'extrémité dudit conduit, cette plaque étant percée d'une ouverture pour le passage du câble de précontrainte, - une plaque d'ancrage perforée en acier disposée sur l'ouverture de la plaque d'appui et s'appuyant sur cette dernière sur les bords de cette ouverture, - et un système d'ancrage du câble dans la plaque d'ancrage pour assurer l'ancrage de ce câble dans cette plaque après avoir permis la mise en tension de ce câble à travers les perforations de cette plaque, - des moyens d'étanchéité étant prévus pour empêcher l'eau de pénétrer sous la plaque d'ancrage jusqu'au câble de précontrainte, - cette tête d'ancrage étant caractérisée par le fait qu'elle comporte une cloche d'étanchéité métallique recouvrant et entourant la plaque d'ancrage et fixée de manière étanche à la plaque d'appui tout autour de la plaque d'ancrage. A l'aide des figures schématiques ci-jointes, on va décrire ci-après à titre non limitatif, comment l'invention peut être mise en oeuvre. Il doit être compris que les éléments décrits et représentés peuvent, sans sortir du cadre de l'invention, être remplacé par d'autres éléments assurant les même fonctions techniques. Lorsqu'un même élément est représenté sur plusieurs figures il y est désigné par le même signe de référence. La figure 1 représente une vue en perspective éclatée de l'ensemble d'une tête selon un mode de réalisation de l'invention, l'ouvrage en béton dans lequel elle doit être utilisée n'étant pas représenté. La figure 2 représente une vue en demie coupe partiellement arrachée de la même tête disposée dans un ouvrage en béton, cette vue en représentant cet ouvrage après la mise en tension du câble de précontrainte. La figure 3 représente une vue de la même tête en perspective partiellement coupée, après mise en tension du câble de précontrainte et mise en place du capot d'étanchéité définitif. La figure 4 représente une vue en perspective d'une clavette d'ancrage disposée autour d'un toron du câble de précontrainte et engagée dans une perforation de la plaque d'ancrage. La figure 5 représente une vue en coupe de la même tête à échelle agrandie par rapport aux autres figures, avant l'injection de graisse dans la cloche d'étanchéité. La figure 6 représente la même vue que la figure 5 mais dans l'état définitif de l'ouvrage. Dans la description qui suit on supposera que le câble de précontrainte est vertical la tête d'ancrage décrite étant disposée à son extrémité supérieure. La tête d'ancrage que l'on va décrire s'applique à un ouvrage tel qu'un pont, un barrage, etc. qui est constitué de béton (2) (figures 2 et 3). Elle est disposée à une extrémité d'un conduit (4) qui est ménage dans le béton de l'ouvrage et dans lequel est tendu un câble de précontrainte (6) entouré par une gaine étanche (8), de manière que cette tête assure l'appui de ce câble tendu sur le béton de l'ouvrage autour de ce canal. Cette tête comporte, de manière connue - une plaque d'appui en acier (10) qui est reliée de manière étanche à l'extrémité (12) de ladite gaine (8), et qui s'appuie sur le béton de l'ouvrage autour de l'extrémité dudit canal, cette plaque étant percée d'une ouverture (14) pour le passage du câble de précontrainte, - une plaque d'ancrage perforée (16) en acier disposée sur l'ouver- ture de la plaque d'appui (10) et s'appuyant sur cette dernière sur les bords de cette ouverture, et un système d'ancrage (20) du câble (6) dans la plaque d'ancrage (16) pour assurer l'ancrage de ce câble dans cette plaque après avoir permis la mise en tension de ce câble à travers les perforations de cette plaque. Pour la tête d'ancrage décrite ici, le câble (6) est constitué de 12 torons (18) ancrés dans la plaque d'ancrage (16) chacun à l'aide d'une clavette d'ancrage (20) du type connu précédemment décrit, avec trois mors (22) maintenus par un ressort (24). Le dispositif est applicable pour des câbles de 1 à 37 torons, moyennant des dimensions différentes pour chacune des parties constitutives. Ces torons s'écartent les uns des autres dans l'extrémité (12) de la gaine (8) pour pouvoir s' insérer chacun dans une perforation de la plaque d'ancrage. Cette extrémité est élargie à cet effet et entourée d'une frette (24) noyée dans le béton de l'ouvrage pour supporter d'une part les efforts d'éclatement dûs à cet épanouissement du câble, d'autre part les efforts de compression exercés par la plaque d'appui 10. Un tube d'injection 26 débouche dans la face supérieure de la plaque d'appui pour permettre l'injection d'un coulis de ciment (27) liquide dans la gaine (8), ce coulis sortant alors au-dessus de la plaque d'ancrage (16) à travers les intervalles entre les mors (22) et y forment, grâce à un capot d'injection provisoire non représenté, un bloc (28) qui recouvre les clavettes (20) et les extrémités des torons (18) (voir figure 5). Par ailleurs, la plaque d'appui (10) est disposée au fond d'un réservation (30) pratiquée dans le béton de l'ouvrage de manière à permettre ultérieurement d'enrober la tête d'ancrage dans un mortier de cachetage (32) (voir figure 6) sans former de saillie sur la paroi de l'ouvrage. Conformément à l'invention, les moyens d'étanchéité comportent non seulement le coulis de ciment (27) bloquant le câble (6) et formant le bloc (28), mais aussi une cloche d'étanchéité (34, 36) métallique recouvrant et entourant la plaque d'ancrage (16) et fixée de manière étanche à la plaque d'appui (10) tout autour de la plaque d'ancrage. De préférence cette cloche comporte elle même une bague eylin- drique (34) soudée sur la plaque d'appui (10) tout autour de la plaque d'ancrage (16) et s'étendant sensiblement sur la hauteur de cette dernière, et un capot (36) recouvrant la face supérieure de la plaque d'ancrage et fixé de manière étanche sur le bord supérieur de cette bague. Ce capot est fixé sur la bague (34) par des vis (40), avec interposition d'un joint d'étanchéité (38). Ces vis sont par exemple au nombre de 6. Le joint (38) est du type torique et logé dans une rainure du capot (36). L'étanchéité est assurée par deux couches d'étanchëité successives autour de la plaque d'ancrage : une première couche d'étanchéité est constituée par la cloche métallique (34, 36). La deuxième couche d'étanchéité est formée par, d'une part une masse de graisse (42) emplissant la cloche d'étanchéité, cette graisse étant constituée par un fluide visqueux hydrophobe ne coulant pas, non altérable et non corrosif, et par, d'autre part un joint torique (44) disposé dans un logement et serré entre la plaque d'appui (10)cet la plaque d'ancrage (16) sur tout le tour de cette derniere. Le logement de ce joint torique est usiné dans la face inférieure de la plaque d'ancrage (16). La bague cylindrique (34) comporte des trous longitudinaux (46, 48) percés dans son épaisseur sur toute sa hauteur parallèlement aux génératrices du cylindre. Ces trous longitudinaux communiquent avec l'intérieur de la bague par des orifices "bas" (50) situés au bas de celle-ci, de manière à permettre d'injecter de la graisse dans le bas de la cloche d'étanchéité par un de ces trou (46, 48) à partir du haut de la bague, et de laisser sortir l'air par un autre des trous. Ils comportent chacun un taraudage pour permettre de fixer le capot (36) sur la bague (34) par des vis définitives (40) coopérant avec ces taraudages et pour permettre d'injecter la graisse ou de laisser sortir l'air à travers une vis creuse remplaçant temporairement l'une de ces vis définitives. Une gorge (52) est creusée dans la face interne de la bague au bas de celle-ci au niveau des orifices bas (50), de manière à permettre que la graisse injectée sous pression à travers un trou longitudinal (46, 48) et un orifice bas (50) se répartisse en suivant cette gorge tout autour de la plaque d'ancrage (16). Au moins l'un (48) des trous longitudinaux communique avec un orifice "haut" (54) débouchant sur l'espace au-dessus de la plaque d'ancrage (16) de manière à permettre de remplir cet espace de graisse à partir de ce trou longitudinal. Cette bague, cette plaque d'appui et le capot définitif (36) sont revêtus extérieurement d'une peinture anti-corrosion. Le procédé de mise en oeuvre de la tête d'ancrage qui vient d'être décrite est le même que le procédé connu qui avait été d'abord décrit, sauf en ce qui concerne les points suivants. - La bague (34) est soudée en atelier sur la plaque d'appui (10), en même temps que l'extrémité élargie (12) de la gaine (8). - Sur le chantier, après la réalisation de l'étanchéité de la gaine (8), le bétonnage, la mise en place et la mise en tension du câble (6), et la mise en-place du coulis de ciment de blocage (27) avec formation du bloc (28), on retire le capot d'injection provisoire non représenté qui a servi de coffrage pour ce bloc. - On met en place le capot définitif (36) et on le fixe à l'aide de vis s'engageant dans les trous longitudinaux (46, 48), de manière à constituer une cloche étanche. Certaines de ces vis sont les vis définitives (40). Une ou deux de ces vis sont des vis temporaires creuses pour permettre l'injection de graisse ou la sortie d'air par un trou longitudinal tel que (46). La vis engagée dans le trou (48) peut être pleine ou creuse, mais c'est obligatoirement une vis temporaire courte permettant le passage de la graisse entre le trou (48) et l'orifice (54). Si l'on utilise à ce stade une seule vis de fixation creuse l'une des vis d'obturation des orifices "obturables" (56, 58) n'est pas mise en place. Le choix des emplacements de la ou des vis creuses et de l'orifice "obturable" non obturé est déterminé selon l'inclinaison de la tête d'ancrage de manière à permettre l'injection de graisse en un point bas, et la sortie d'air ou d'un mélange de graisse et d'air en un point haut. Lorsque tout l'air est parti on ferme le point haut, on fait monter la pression de graisse dans la cloche, puis on ferme rapidement le point bas, par exemple par remplacement rapide d'une vis creuse par une vis pleine, on remplace en même temps la vis temporaire courte du trou (48) par une vis définitive de longueur normale. - On coule alors le mortier de cachetage dans la réservation (30), qui est de préférence pourvue de fers non représentés laissés en attente pour assurer la liaison avec le béton de l'ouvrage. Il convient de réaliser ce mortier avec soin mais il n'est généralement pas nécessaire d'utiliser un mortier à la résine. Le mode de réalisation de la présente invention qui vient d'être décrit semble être celui qui répond le mieux à la nécessité d'éviter, le risque majeur qui est celui de la corrosion du câble de précontrainte par infiltration d'humidité à partir de la tête d'ancrage, ceci compte tenu des divers cheminements possibles pour liteau, et dans les conditions pratiques rencontrées sur les chantiers. Il permet de plus non seulement de réaliser les vissages mais aussi d'injecter la graisse, au bas de la périphérie de la plaque d'ancrage, à partir du haut de la bague d'appui à l'aide d'un injecteur parallèle à l'axe de la tête d'ancrage. Ceci constitue un avantage car il est préférable que la réservation laissée dans l'ouvrage bétonné pour loger la tête d'ancrage ait un diamètre aussi faible que possible, c'est-à-dire laisse très peu d'espace autour de cette tête. D'autres modes de réalisation sont cependant possibles, par exemple en constituant la cloche d'étanchéité non pas en deux parties telles que la bague et le capot précédemment décrit mais de manière monolithique avec un collet vissé dans la plaque d'appui, l'étanchéité étant obtenue par interposition d'un joint torique. REVENDICATIONS 1/ Tête d'ancrage de cable pour ouvrage en béton précontraint, cette tête d'ancrage étant disposée à une extrémité d'un conduit (4) qui est ménagé dans le béton de l'ouvrage et dans lequel est tendu un câble de précontrainte (6) entouré par une gaine étanche (8), de manière que cette tête assure l'appui de ce câble tendu sur le béton de l'ouvrage autour de ce canal, cette tête comportant, à partir de ce béton, - une plaque d'appui en acier (10) qui est reliée de manière étanche à l'extrémité (12) de ladite gaine (8), et qui s'appuie sur le béton de l'ouvrage autour de l'extrémité dudit conduit, cette plaque étant percée d'une ouverture (111) pour le passage du câble de précontrainte, - une plaque d'ancrage perforée (16) en acier disposée sur ltouver- ture de la plaque d'appui (10) et s'appuyant sur cette dernière sur les bords de cette ouverture, - et un système d'ancrage (20) du câble (6) dans la plaque d'ancrage (16) pour assurer l'ancrage de ce câble dans cette plaque après avoir permis la mise en tension de ce câble à travers les perforations de cette plaque, - des moyens d'étanchéité étant prévus pour empêcher l'eau de pénétrer sous la plaque d'ancrage jusqu'au câble de précontrainte, - cette tête d'ancrage étant caractérisée par le fait qu'elle comporte une cloche d'étanchéité (34, 36) métallique recouvrant et entourant la plaque d'ancrage (16) et fixée de manière étanche à la plaque d'appui (10) tout autour de la plaque d'ancrage. 2/ Tête d'ancrage selon la revendication 1, caractérisée par le fait que ladite cloche d'étanchéité comporte : - une bague cylindrique (34) soudée sur la plaque d'appui (10) tout autour de la plaque d'ancrage (76) et s'étendant sensiblement sur la hauteur de cette dernière, - et un capot (36) recouvrant la face supérieure de la plaque d'ancrage et fixé de manière étanche sur le bord supérieur de cette bague. 3/ Tête d'ancrage selon la revendication 2, caractérisée par le fait que le capot (36) est fixé sur la bague (34) par des vis (40), avec interposition d'un joint d'étanchéité (38). 4/ Tête d'ancrage selon la revendication 1, caractérisée par le fait que lesdits moyens d'étanchéité comportent au moins deux couches d'étanchéité successives autour de la plaque d'ancrage, - une première couche d'étanchéité étant constituée par ladite cloche métallique (34, 36), - une deuxième couche d'étanchéité comportant - une masse de graisse (42) emplissant la cloche d'étanchéité, cette graisse étant constituée par un fluide visqueux hydrophobe ne coulant pas, non altérable et non corrosif, - et un Joint torique (44) disposé dans un logement et serré entre la plaque d'appui (10) et la plaque d'ancrage (16) sur tout le tour de cette dernière. 5/ Tête d'ancrage selon la revendication 11, caractérisée par le fait que le logement du joint torique est usiné dans la face infe- rieure de la plaque d'ancrage (16). 6/ Tête d'ancrage selon la revendication 4, caractérisée-par le fait que la bague cylindrique (34) comporte des trous longitudinaux (roi6, 48) percés dans son épaisseur sur toute sa hauteur parallèlement aux génératrices du cylindre, ces trous longitudinaux communiquant avec l'intérieur de la bague par des orifices "bas" (50) situés au bas de celle-ci, de manière à permettre d'injecter de la graisse dans le bas de la cloche d'étanchéité par un de ces trous (46, 48) à partir du haut de la bague, et de laisser sortir l'air par un autre des trous. 7/ Tête d'ancrage selon la revendication 6, caractérisée par le fait que lesdits trous longitudinaux (46, 48) comportent chacun un taraudage pour permettre de fixer le capot (34) sur la bague (36) par des vis définitives (40) coopérant avec ces taraudage et pour permettre d'injecter la graisse ou de laisser sortir l'air à travers une vis creuse remplaçant temporairement l'une de ces vis définitives. 8/ Tête d'ancrage selon la revendication 6, caractérisée par le fait qu'une gorge (52) est creusée dans la face interne de la bague au bas de celle-ci au niveau des orifices bas (50), de manière à permettre que la graisse injectée sous pression à travers un trou longitudinal (116, 118) et un orifice bas (50 > se répartisse en suivant cette gorge tout autour de la plaque d'ancrage (16) 9/ Tête d'ancrage selon la revendication 6, caractérisée par le fait qu'au moins l'un (48) des trous longitudinaux communique avec un orifice "haut" (54) débouchant sur l'espace au-dessus de la plaque d'ancrage (16) de manière à permettre de remplir cet espace de graisse à partir de ce trou longitudinal. 10/ Tête d'ancrage selon la revendication 7, caractérisée par le fait que le capot (36) comporte au moins un orifice obturable (56, 58) pour permettre soit la sortie d'air au point haut de ladite cloche d'étanchéité (34, 36) lorsque de la graisse est injecté par un dit trou longitudinal (46, 48) soit l'injection de graisse par cet orifice obturable lorsque la tête d'ancrage a une inclinaison qui amène cet orifice obturable en bas, la sortie d'air se faisant alors par un dit trou longitudinal situé en haut. 11/ Tête d'ancrage selon la revendication 6, caractérisé par le fait que lesdits moyens d'étanchéité comportent en outre un bloc de coulis de ciment (28) enrobant de manière connue ledit système d'ancrage (20) sur la plaque d'ancrage (16) et recouvert lui même par ladite masse de graisse, le coulis de ce bloc étant en continuité, à travers les intervalles libres laissés par le système d'ancrage (20) dans les perforations de la plaque d'ancrage (16), avec un coulis de blocage (27) emplissant ladite gaine (8) et enrobant le câble de précontrainte (6).