CHAUSSURE DE SKI. L'invention concerne un nouveau type de chaussure de ski. Pour améliorer la prise de carre des chaussures de ski actuelles, ainsi que leur confort et leur sécurité en répartissant mieux les efforts sur une plus grande surface que celle de la cheville, on a proposé récemment d'associer à la coque de la chaussure un carter relié a la jambe de manière a transmettre au ski tous les efforts de la jambe (voir par exemple brevet français 2 198 359 de POST). Dans une première forme de réalisation, on a suggéré de faire pénétrer le pied du skieur par l'arrière de la coque (voir par exemple brevets français 2 416 660 ou 2 441 353). Cette solution n'est guère satisfaisante car elle donne une moins bonne tenue du pied dans la coque, notamment au niveau de la cheville. On a aussi suggéré d'associer ce carter à une chaussure à ouverture avant. Cette solution plus récente a la fâcheuse tendance de transférer la pression vers le cou de pied a cause de la déformation élastique du carter. L'invention pallie ces inconvénients. Elle vise une chaussure de ski perfectionnée du type en question qui soit confortable et dans laquelle le pied soit parfaitement maintenu. Cette chaussure de ski constltuee par une coque en ma par tière plastique présentant une ouverture disposée le long du cou de pied destinée à permettre l'introduction du pied dans la coque, recouverte par une langue articulée sur l'avant de la coque, ladite chaussure comportant également un carter en forme de gouttière destiné à être relié au haut de la jambe et articulé sur la coque, se caractérise en ce que ladite gouttière - d'une part est articulée sur la coque vers l'avant au niveau des malléoles, - et d'autre part, présente des moyens de serrage du pied dans la coque,disposés diagonalement au niveau du cou de pied. En d'autres termes, l'invention consiste - a articuler la gouttière reliée à la jambe vers l'avant au niveau des malléoles, - et simultanément à serrer cette gouttière sur la coque dans l'axe diagonal cou de pied-talon. Avantageusement, de manière connue, la chaussure de ski présente une armature rigide (arc technique) du type de celle décrite dans la demande de brevet français de la Demanderesse 75.34375 publiée sous le n 2 330 345. La manière dont l'invention peut etre réalisée et les avantages qui en découlent ressortiront mieux des exemples qui suivent donnés a titre indicatif et non limitatif et a l'appui des figures annexées. LE figure l montre en perspective sommaire une coque de chaussure de ski utilisable dans l'invention. La figure 2 est une représentation en perspective également sommaire d'une gouttière conforme a l'invention. La figure 3 montre une première forme de réalisation en perspective d'une chaussure conforme a l'invention. La figure 4 est une vue perspective d'une chaussure réalisée conformément a l'invention. La figure 5 est une seconde forme de réalisation de l'invention. Les figures 6, 7 et 8 expliquent le fonctionnement d'un dispositif perfectionné conforme a l'invention,de même que les figures 9 a 11 et ce dans une autre forme de réalisation. En se référant aux figures 1 a 3, la chaussure selon l'invention se compose - d'une coque injectée l en matière plastique d'usage courant pour cette application telle que ABS, polyuréthane, polyamide 1l chargée ou non de fibres de verre, présentant sur le dessus une ouverture 12 disposée le long du cou de pied,destinée a permettre l'introduction du pied du skieur dans la coque 1 (figure ici ; - d'une langue 2, également en matière plastique, articulée en 3 sur la pointe de la coque l ; cette articulation 3 est venue directement de moulage sous forme de pontet, de rivet ou autre ; en outr,pour faciliter la pratique du ski, cette articulation 3 présente un léger déplacement longitudinal comme indiqué par la flèche ; cette langue 2 articulée comporte des rainures latérales en relief 4 venues également de moulage destinées à rigidifier latéralement la langue 2 afin d'assurer une meilleure répartition des forces de serrage (voir figure 1) - d'une gouttière 5 (voir figure 2) également en matiere plastique, de préférence un peu plus rigide que la coque 1 et la langue 2 qui enveloppe la face avant de la jambe, articulée en 6 sur la coque 1 au niveau de malléoles 13 et plus précisément au niveau de l'axe diagonal malléoles 13-pointe du talon 14 ; cette articulation 6, réalisée de manière, connue de chaque côté de la gouttière se présente sous forme d'une cheminée moule 6', dépassant de la hauteur du carter dans laquelle est inséré le rivet ; cette gouttière 5 présente deux ouvertures respectivement vers le bas 7 afin de faciliter le basculement de la langue 3 pour l'introduction du pied ; pour ce faire, le sommet 15 de la langue articulée 3 passe sous le fond 16 de cet évidement 7 vers le haut 8 pour améliorer le confort lors des appuis avant et éviter une arête douloureuse sur la jambe ; le haut de la gouttière 5 présente un organe de fermeture destiné à maintenir le haut de la jambe contre la gouttière 5 constituée par exemple par une sangle tressée 9 passant dans un anneau en acier 17 et dont le serrage est assuré par un velcro 10 - d'un moyen de serrage diagonal fixé sur la bas de la gouttière 5 juste en dessus des articulations 6 constitué par une bouderie 11 a sangle diagonale ou analogue tel que câble + bouclerie, sangle + velcro, destiné a assurer le serrage du pied et plus précisément du bas de la gouttière 5 sur la coque 1 dans l'axe diagonal cou de pied 18, malléoles 13, pointe du talon 14 (voir figure 3). La figure 4 représente une chaussure conforme à l'invention avec les organes de serrage classiques,tels que les boucleries,disposées - sur l'avant du pied 19, - sur la jambe 20, avec aussi le capot arriere 21 et le chausson souple 22. La figure 5 représente une chaussure de la Demanderesse à amortisseur du type décrit dans la demande de brevet français 78.14679 publiée sous le ne 2 425 207 modifiée conformément a l'invention. Dans cette forme de réalisation, les memes parties que précédemment sont désignées par les mêmes références. En outre, 23 désigne une languette de rembourrage supérieure, 24 l'axe horizontal mobile de l'amortisseur et 25 l'axe fixe de rotation du capot arrière 21 sur la coque 1, situé à l'ar rière de la chaussure au niveau du talon d'Achille. La figure 6 est une représentation sommaire de cette chaussure destinée a faciliter la compréhension des phénomènes et dans laquelle : - 26 désigne le sommet du capot arrière 21, - 27 désigne une patte en matière plastique semi-souple, telle que par exemple en polyuréthane, rivetée, articulable en 28 sur le capot arrière 21 et relié en 29 à son symétrique pour fermer bouderie, - 30 désigne l'appui de la sangle 29 sur la gouttière 5. Les figures 7 et 8 montrent schématiquement les principes mis en oeuvre lorsque la jambe part vers l'avant de la chaussure. Comme on le voit, on meut en oeuvre le principe du parallélogramme déformable. Lors d'une flexion vers l'avant dans le sens de la flèche A de la figure 6, on a deux points d'appui : - respectivement le premier au niveau des malléoles 6, - le second au niveau de l'axe fixe de rotation 25. On forme ainsi un paralîélograme dSfcvulable 30-26-25-6. Lorsque la jambe part vers l'avant dans le sens de la fleche A, le parallélogramme se déforme (figure 3) Donc, le point 26 se déplace vers l'avant en pivotant autour de 25 qui est fixe, ce qui entraîne alors un déplacement de 24 oors l'arrie- re, donc une action de compression sur l'élément compressible amortisseur 35 associé a 24. Toutes ces déformations s'accomplissent géométriquement sans entraîner aucune déformation de la coque ou du collier, ce qui autorise l'usage de matières plastiques rigides qui seules permettent en compétition d'avoir des chaussures précises. Les figures 9 a Il illustrent un autre mode de realisa- tion avec une chaussure de ski décrite dans la demande de L vet français 75.34375 de la Demanderesse publiée sous le na 2.330.345. Ici, 31 désigne la pièce amovible présentant une rainure destinée à recevoir une des branches de l'arc technique 32 c'est- & dire l'armature rigide en forme de U. Lorsque la jambe du skieur part en appui avant par exemple lors d'un passage de bosses ou d'une prise de carre excessive, cette jambe prend appui sur la gouttière 5 qui se déplace alors vers l'avant. Ce mouvement avant entraîne celui de l'arc technique 32 qui va donc de ce fait jouer le rôle d'un ressort et d'un amortisseur par flexion. De même que précédemment (voir figures 10, 11) le paral Iélogramme 10-31-26-30 se déforme. Le point 26 avance en pivotant autour de 31 qui est fixe, ce qui fait jouer l'arc technique 32 bloqué par 31 et égàlement par 33 qui est le point de pénétration de l'arc technique 32 dans la semelle 34 de la chaussure. L'invention présente de nombreux avantages par rapport aux solutions commercialisées à ce jour. On peut citer : - une meilleure précision dans l'action du skieur provenant de ce que le volume de la chaussure est pratiquement invariable, - une excellente tenue du pied, - un bon transfert des forces lors des prises de carre et de la conduite du ski, - une réaction très précise de la chaussure aux souhaits du skiéur. REVENDICATIONS 1/ Chaussure de ski constituée par une coque (1) en matière plastique présentant une ouverture (12) disposée le long du cou de pied destinée à permettre l'introduction du pied dans la coque (1), recouverte par une langue (2) articulée sur l'avant (3) de la coque (1), ladite chaussure comportant également un carter en forme de gouttière (5) destiné à être relié au haut de la jambe et articulé sur la coque (1) caractérisé en ce que ladite gouttière (5) - d'une part, est articulée sur la coque (1) vers l'avant au niveau des malléoles (6), - et d'autre part, présente des moyens de serrage (11) du pied dans la coque disposés diagonalement au niveau du cou de pied. 2/ Chaussure de ski selon revendication 1, caractérisée en ce que la gouttière (5) est reliée à la jambe par une sangle (9) passant dans un anneau { fermé par un velcro (10). 3/ Chaussure de ski selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que le moyen de serrage (11) agit dans l'axe diagonal cou de pied (18)- pointe du talon (14). 4/ Chaussure de skiselon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce quelle présente en outre une armature rigide (32) en forme de U. 5/ Chaussure de ski selon l'une des revendications 1 à 4, dans laquelle la coque (1) présente une langue (2) en matière plastique articulée en- (3) sur la pointe de cette coque (l);car - térisée en ce que cette articulation (3) - est directement venue de moulage. 6/ Chaussure de ski selon la revendication 5, caractérisée en ce que l'articulation (3) de cette langue (2) présente un léger déplacement longitudinal. 7/ Chaussure de ski selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que la gouttière (5) est un peu plus rigide que la coque (1) et la langue (2). 8/ Chaussure de ski selon l'une des revendications 1 a 7, caractérisée en ce que la gouttière (5) présente deux ouvertures respectivement l'une vers le bas (7), l'autre vers le haut (8). DEPOSANT : Compagnie Française d'Articles de Sport MANDATAIRE : Cabinet Michel LAURENT