La présente invention concerne les installations de laminage et elle a trait plus particulièrement a une machine dite "doubleuse" permettant, a partir d'une cage de laminoir, d'introduire un produit en cours de laminage dans une autre cage du laminoir. Au cours des opérations de laminage, on utilise couramment des doubleuses pour faire passer automatiquement la barre d'une cage de laminoirs a la -suivante. Ces machines sont de deux familles a) les doubleuses "statiques", cas dans lequel la boucle du produit en cours de laminage est "émergente", b) les doubleuses "ouvrantes" dont la piste de doublage arrière s'ouvre au moment opportun pour permettre le développement de la boucle grâce a un mécanisme approprié. On rencontre fréquemment des doubleuses de type a en version "multiveines", c' est-a-dire que plusieurs barres circulent simultanément dans une même machine. L'invention vise a fournir une doubleuse ouvrante pouvant être utilisée en tant que machine "multiveines". Elle a donc pour objet une doubleuse pour train de laminoir destinée a conduire simultanément au moins deux produits en cours de laminage d'une cage de laminoir a une autre, cette doubleuse définissant pour chaque produit a doubler une veine de guidage composée de conduites d'entrée et de sortie se raccordant respectivement sur les cages amont et aval du laminoir et dtun couloir de guidage curviligne reliant entre elles lesdites conduites d'entrée et de sortie, cette doubleuse étant caractérisée en ce que les conduites d'entrée et de sortie et le couloir curviligne affectés respectivement aux veines de guidage sont disposés dans des plans de doublage superposés et paralleles de la doubleuse et en ce que la paroi extérieure de chaque couloir de guidage curviligne est formée par une paire de bras mobiles jumelés et articulés sur le b ti de la doubleuse près des points de raccordement sur lesdites conduites d'entrée et de sortie, chaque paire de bras jumelés étant associée à un dispositif moteur assurant le mouvement simultané des bras pour ouvrir ledit couloir de guidage curviligne vers l'extérieur après le passage du produit dans ce dernier pour permettre le développement d'une boucle du produit. Suivant une caractéristique particulière de l'invention, l;un au moins des bras mobiles de chaque paire de bras jumelés est amovible facilement et remplaçable par un dispositif de guidage escamotable qui permet de raccorder la doubleuse définie ci-dessus à une machine de guidage destinée dans le cas d'un train de laminoir ayant au moins quatre cages à raccorder la doubleuse à une cage qui n'est pas immédiatement adjacente à celles devant lesquelles elle est elle-même placée. L'invention a également pour objet une installation de doublage pour train de laminage comportant au moins quatre cages, cette installation comportant une doubleuse du type défini ci-dessus et une machine de guidage permettant le raccordement précité. D'autres caractéristiques de l'invention apparaitront au cours de la description qui va suivre. Aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple : - la Fig. 1 est une vue en plan d'une doubleuse à plusieurs veines placées devant deux cages adjacentes d'un laminoir - les Fig. 2 à 6 sont des vues en élévation (certaines en coupe), prises respectivement suivant les lignes 2-2 à 6-6 de la Fig. I - la Fig. 7 montre une vue en plan schématique d'une doubleuse suivant l'invention munie d'une machine de guidage permettant de passer d'une cage de laminoir à une autre cage qui ne lui est pas immédiatement adjacente ;; - la Fig. 8 est une vue en coupe verticale prise selon la ligne 8-8 de la Fig. 7 - la Fig. 9 est une vue en élévation de la doubleuse et de la machine de guidage de la Fig. 7, prise en regardant les cages du laminoir et - la Fig. 10 est une vue schématique en plan d'une installation de laminage complète pourvue de doubleuses à plusieurs veines suivant l'invention. En se référant tout d'abord aux Fig. I à 4, on décrira un mode de réalisation préféré d'une doubleuse à deux veines conçue suivant l'invention. Comme le représente la Fig. 1, la doubleuse est placée devant deux cages de laminage Cl et C2 qui peuvent être du typeduo, trio ou double duo, l'essentiel étant que dans ces cages circulent, de préférence simultanémentsdeux produits ou barres à laminer selon des trajets ou veines qui sont indiqués par V1 et V2 respectivement. On sait que lors du laminage de profilés, du fait de la réduction du métal dans la section du produit d'une cage à l'autre, il est nécessaire que le produit puisse former entre la cage amont et la cage aval une boucle qui doit pouvoir se développer et se résorber librement, étant entendu que la vitesse d'entrée du produit dans la cage aval est inférieure à la vitesse de sortie du produit de la ca- amont. Une doubleuse du type auquel s'applique l'invention permet le développement dtune telle boucle après avoir conduit automatiquement le produit au début du laminage, de la cage amont CI à la cage aval C2. Ceci posé, la doubleuse 1 représentée aux Fig. 1 à 4 comprend un bâti 2 en tôle soudée de différentes épaisseurs, par exemple et montée sur deux essieux 3 du type chemin de fer permettant de l'approcher ou de l'éloigner facilement des cages C1 et C2. Les essieux 3 sont couplés à un dispositif d'entrai- nement 4 comportant un moteur électrique 5 et des chaines de transmission 6, ou tout autre dispositif analogue permettant de déplacer la doubleuse (Fig. 2). La Fig. 4 montre que le bâti 2 comporte un plateau 7 qui est incliné sur l'horizontale, étant entendu que la partie la plus basse correspond, dans l'exemple représenté, à la cage amont CI et à l'entrée de la doubleuse 1. Sur le plateau 7, sont fixées respectivement, le cas échéant par l'intermédiaire d'entretoises convenables, une table d'entrée 8, une table de sortie 9 et une première table de doublage 10 ou table inférieure de formation de boucle qui est disposée en dessous d'une seconde table de doublage 11 ou table supérieure de formation de boucle. Les veines V1 et V2 sont matérialisées dans la doubleuse 1 par des couloirs ou conduites d'entrée respectifs 12-1 et 12-2 munis d'embouts tronconiques d'entrée 13, par des couloirs de guidage curvilignes 14-1 et 14-2, de préférence en demi-cercle ét enfin par des couloirs ou conduites de sortie 15-1 et 15-2 placés sur la table de sortie 9. Ces derniers sont également munis d'embouts tronconiques 13 facilitant la circulation des barres. Par ailleurs, entre les couloirs de guidage curvilignes 14-1 et 14-2, et les ownhites desoRie 15-1 et 15-2, sont placés respectivement des dispositifs de cisaillage 16-1 et 16-2 qui seront décrits plus loin. Dans le cas re-enté qui n'est pas limitatif, les conduites d'entrée et de sortie sont-parallèles entre elles et disposées perpendiculairement à l'axe du train de cages C1, C2. Le couloir de guidage 14-1 est délimité en bas par la table inférieure 10, en haut par la table supérieure 11, intérieurement par une cloison fixe 17-1 curviligne et extérieurement par deux bras mobiles jumelés 18-1 en forme d'un arc de cercle de 90" qui sont articulés sur des pivots respectifs 19-1 placés latéralement sur le bâti 2 près des points de raccordement aux conduites d'entrée et de sortie 12-1, 12-2 et 15-1, 15-2. Le couloir de guidage 14-2 à son tour est délimité en bas par la table inférieure 11, en haut par une plaque de recouvrement 20 en demi-cercle, du côté intérieur par une cloison verticale fixe 17-2 et du côté extérieur par deux bras mobiles 18-2 articulés respectivement sur des pivots 19-2 placés près du bord arrière de la table supérieure 11. Un écran de protection vertical 21 en forme d'arc de cercle convenablement soutenu par des goussets radiaux 22 est monté sur la plaque de recouvrement 20 afin de protéger la partie mécanique de commande de la doubleuse 1 des barres à haute température circulant dans le couloir supérieurI4-2. Chaque bras mobile 18-1 et 18-2 est prolongé au-delà de son axe d'articulation sur les pivots correspondants 19-I et 19-2 par une chape de manoeuvre 23-1, 23-2 à laquelle est couplé un dispositif de commande 24. Ce dispositif comprend deux unités de manoeuvre 25-1 et 25-2 associées respectivement à chaque paire de bras jumelés. La première unité 25-1 comprend un vérin pneumatique 26-ou,un autre dispositif moteur approprié. Le vérin 26-1 à axe horizontal est articulé sur le bati 2 en 27-1, sa tige étant articulée dans une chape 28-1 formant levier qui est solidaire d'un support cylindrique 29-1 en forme de gobelet inversé (Fig. 1, 4 et 5). Ce dernier est fixé sur un manchon cylindrique porterpaliers 30-1 engagé sur une broche fixe 31-1 d'axe à peu près vertical vissé dans le bâti 2. Le support cylindrique 29-1 comporte à son extrémité supérieure deux chapes 32-1 s'étendant dans des sens diamétralement opposés à partir du support 29-1. Chaque chape 32-1 est accouplée-à une bielle de connexion 33-1 qui par son extrémité opposée est articulée sur la chape de manoeuvre 23-1 du bras mobile 18-1 correspondant. L'unité de commande 25-2 est, aux dimensions prés de quelques organes, identique à l'unité de commande 25-1 et elle ne sera donc pas décrite en détail. Tous les organes de même forme et/ou fnnction sont désignés sur les dessins par les mêmes références suivies du chiffre 2 pour marquer leur appartenance à la veine V2. Comme on peut le voir en particulier sur la Fig. 6, chaque bras mobile 18-1 et 18-2 est muni de galets 34-1 et 34-2 respectifs montés fous par l'intermédiaire de paliers et de broches 35 d'axe à péu près vertical dans des flasques 36 mntES sur les bras du côté intérieur. Ces galets sont prévus pour diminuer autant que possible les forces de frottement que subissent les barres au cours de leur progression dans les veines V1 et V2 et évitent également les écorchures des barres. On peut ainsi assurer le doublage de très petites sections de barres ainsi que de produits très plats. L'ouverture des bras mobiles 18-1 et 18-2 est commandée respectivement en mettant sous pression dans le sens approprié les vérins 26-1 et 26-2, l'opération étant déclenchée par des détecteurs tels que des cellules photo-électriques 37-1 et 37-2 placées respectivement sur le trajet des veines V1 et V2 à la sortie des cisailles 16-1 et 16-2. Ces dernières comprennent chacune deux couteaux 38 antagonistes montés sur des roues dentées 39 (Fig. 2) d'axe horizontal perpendiculaire aux trajets des veines V1 et V2 et entraînées au besoin par un vérin de commande 40. Ces couteaux 38 coopèrent pour le cisaillage avec les cylindres du laminoir concernés exerçant sur le produit une force de traction. Les vérins 40 peuvent être actionnés par mesure d'urgence, lorsque la circulation du produit n'est pas satisfaisante ou qu'un autre incident se produit nécessitant la coupe des barres. Le bâti 2 cemporte à l'avant deux butées réglables 41 destinées à assurer un positionnement reproductible et précis de la doubleuse 1 vis-à-vis des cages du laminoir, ces butées venant s'appuyer dans le cas représenté sur la cage C2. Ces butées permettent également de sauvegarder les outillages en cas de blocage d'une barre dans une cage amont (osasse d'un manchon, par exemple). Par ailleurs, du côté opposé, le bâti 2 comporte des rouleaux fous 42 d'axe horizontal prévus à chaque plan de doublage de la doubleuse et destinés à éviter les écorchures des barres lorsque les boucles se développent après ouverture des bras mobiles 18-1 et 18-2. Dans l'exemple de réalisation que l'on vient de décrire, les barres sortent de la cage 1 à la hauteur a (Fig. 3) montent respectivement dans les couloirs de guidage par l'intermédiaire des conduits 12-1 et 12-2 jusqu'à des hauteurs différentes et progressent à travers les couloirs de guidage 14-1 et 14-2ettles-condutbXs 15-1 et 15-2 pour ressortir de la doubleuse à la hauteur b (Fig. 2). Bien entendu, cette configuration du tracé des veines V1 et V2 n'est pas limitative,les conduites 12-1, 12-2, 15-1 et 15-2 étant de préférence interchangeables facilement grâce à leur montage sur des plaques de base d'entrée et de sortie amovibles pouvant être remplacées par d'autres plaques portant des conduites d'inclinaisons différentes. Le fonctionnement de cette douleuse est le suivant. Lorsque des barres doivent être passées de la cage CI à la cage C2, les bras 18-1 et 18-2 sont rentrés, créant ainsi un circuit fermé pour chacune des veines V1 et V2, le doublage étant réalisé sur deux étages superposes. Au cours du doublage, le vérin 26-1 est rétracté, tandis que le vérin 26-2 est en extension. Par ailleurs, les liaisons mécaniques accouplant les deux bras de chaque paire sont en alignement, c'est-à-dire que les axes d'articulation des bielles 33-1 et 33-2 sur les chapes respectives 32-1 et 32-2 et sur les chapes 23-1 et 23-2 sont alignées sur une diagonale et situées dans les mêmes plans verticaux correspondants. I1 résulte de cet agencement qu'aucun couple de rotation ne s'exerce sur les supports de chapes 29-1 et 29-2 de sorte que ni le vérin 26-1, ni le vérin 26-2 n' a a supporter les efforts qu'exercent les barres sur les bras dans le sens de l'ouverture, tous ces efforts étant repris par lesdites liaisons mécaniques. Les vérins pneumatiques 26-1 et 26-2 peuvent donc présenter des dimensions réduites, tandis qu'un verrouillage très adéquat des bras est obtenu. Lorsque les barres apparaissent respectivement devant les cellules photo-électriques 37-1 et 37-2, les vérins 26-1 et 26-2 associés sont actionnés pour amorcer l'ouverture des bras 18-1 et 18-2. es boucles des barres se formant par le laminage peuvent alors librement se développer et se résorber dans les deux plans de doublage superposés. Grâce à la superposition des couloirs de guidage 14-1 et 14-2 qui assurent le doublage, les deux barres n'interfèrent pas l'une sur l'autre, les veines V1 et V2 étant entièrement indépendantes et l'ouverture des bras 18-1 et 18-2 se déroulant également de façon indépendante. I1 en résulte en définitive que l'on peut assurer le doublage d'une seule barre à la fois ou de deux barres simultanément. D'ailleurs, l'invention ne se limite pas à la présence de deux veines dans la doubleuse, le nombre de ces veines pouvant être plus grand, chaque veine étant prévue à un étage différent de la doubleuse et associée à un mécanisme d'ouverture identique aux dimensions près , à ceux que l'on vient de décrire. Dans l'exemple de réalisation représenté, les pivots 19-1 et 19-2 sont conçus de telle manière que les bras 1e-1 et 18-2 puissent facilement être déposés. A cet effet, leur liaison avec la bielle 33-1 ou 33-2 correspondante est démontée et le bras ainsi désaccouplé est tourné vers l'extérieur au delà de sa position d'ouverture normale (O sur la Fig. 2) vers une position de dépose (Oa) après quoi il peut être dégagé de son pivot. I1 est à noter que les pivots 19-1 et 19-2 sont conçus de la même façon que les pivots 29-1 et 29-2 des supports porte-chape prévus dans le dispositif d'entrainement 24 des bras de sorte que, même lorsque ceux-ci sont déposés, les paliers des pivots 19-1 et 19-2 demeurent protégés par un manchon analogue au manchon 30-1 représenté sur la Fig. 5. Le démontage des bras mobiles 18-1 et 18-2 peut être nécessaire pour l'entretien et également pour permettre l'adaptation de bras de forme particulière adaptée à des produits laminés spéciaux. Cependant, le démontage est également utile dans le cas où l'on souhaite utiliser une machine de guidage conçue pour passer le produit en cours de laminage d'une cage à une autre cage qui ne lui est pas immédiatement adjacente. Un exemple de réalisation d'un dispositif d'adaptation particulier de la doubleuse des Fig. I à 6 et'd'une telle machine de guidage est représenté sur les Fig. 7 à 9. Sur la Fig. 7, on a représenté un train de laminoir comportant quatre cages C1 à C4 définissant deux veines V1 et V2 de circulation des barres, l'agencement n'étant naturellement choisi que comme exemple d'illustration de l'invention. Comme on peut le voir, la cage C3 n'est pas utilisée ou est utilisée pour le laminage d'ure produit différent de celui circulant dans les veines VI et V2. La barre de la veine V1 est conduite de la cage C1 à la cge C4 par la configuration de machines que l'on va décrire maintenant. Une doubleuse 1 qui est quant à sa conception identique à celle des Fig. I à 6 est placée devant les cages C1 et C2, la barre de veine V2 étant doublée par cette machine en circulant dans son couloir de guidage 14-2 en demi- cercle comme précédemment décrit. Toutefois, la doubleuse a suli une modification de sa configuration en ce qui concerne la veine V1, ctest-à-dire l'étage inférieur qui définit cette veine V1. En effet, le bras mobile 10-I correspondant à la cage C2 a été déposé comme décrit ci-dessus et remplacé par un dispositif de guidage escamotable 43 dont la construction est la suivante. La table inférieure 10 de la doubleuse comporte une ouverture 44 de forme rectangulaire munie d'un bord biseauté 45. Un volet escamotable 46 est monté rotatif sur un arbre horizontal 47 monté dans des paliers 48 en dessous de la table 10 parallèlement à celle-ci. Le bord libre 40 du volet 46 est biseauté de façon à s'adapter au biseau de l'ouverture 44. Ainsi, lorsque le volet 46 est escamoté, il vient à fleur avec la surface supérieure de la table 10 et ne risque pas d'écorcher la barre se déueloppant en boucle lors du laminage. L'arbre 47 est muni d'un levier 50 formant chape qui est accouplé à un vérin pneumatique 51 articulé sur le bâti 2 en 52 et destiné à actionner le volet escamotable 46. L'orientation de l'ensemble que l'on vient de décrire est telle que lorsque le volet 46 est dressé sur la table 10, il prolonge la paroi courbe définie par le bras mobile 18-2 de la doubleuse se trouvant du côté de la cage C1. Une cloison fixe 53 est fixée par des moyens facilement démontables (non représentés) sur la table 10 et s'étend parallèlement au volet 46. I1 en resulte que le couloir de guidage défini par le bras mobile 18-1 reste en place etqye:c la cloison courbe fixe 17-1 qui est en regard est prolongée par un couloir de guidage rectiligne 54 dont l'axe est à peu près tangent au cercle défini par le couloir de guidage courbe. Le dispositif de guidage 43 que l'on vient de décrire coopère avec une machine de guidage 55 qui établit la jonction entre ce dispositif de guidage 43 et les cannelures correspondantes de la cage C4 du train de laminage. La machine de guidage 55 comporte un bâti 56 présentant une table 57 et monté sur des roues 58 du type chemin de fer destinées à en assurer le déplacement perpendiculairement à l'axe du train de laminoir, par l'intermédiaire d'un dispositif moteur 59. Le positionnement correct de la machine de guidage 55 peut être obtenu grâce à des butées réglables 60 fixées sur le bâti 56 et s'appuyant sur la cage C4 réceptrice de la barre guidée dans la machine. Sur la table horizontale 56 qui présente en plan la forme d'un L dont le montant est parallèle à l'axe du train de laminoir, sont disposés successivement un couloir rectiligne ouvrant 61 muni d'un dispositif d'ouverture 62, un couloir courbe non ouvrant 63 muni d'un dispositif d'entrainement 64 et à vitesse variable et imposant au produit un virage à droite sur 900 et un couloir de sortie 65 formé par plusieurs conduites de sortie successives 66, 67, 68 facilement démontables dont la section est adaptée à celle de la barre et qui sont munies chacune d'un embout tronconique 69. Le couloir de guidage 61 est délimité par la table 57, par une cloison verticale allongée fixe 70 se raccordant sur la cloison 53 de la doubleuse 1 lorsque la machine de guidage 55 est en place, par une autre cloison verticale 71 mobile se raccordant à peu près sur le volet mobile 48 lorsque ce dernier est dressé verticalement et par une cloison de recouvrement 72 également mobile et solidaire de la cloison verticale mobile 71. Un support 73 monté sur la table 57 porte un arbre rotatif 74 auquel sont fixées les cloisons mobiles 71 et 72. L'arbre 74 comporte un levier formant chape 75 auquel est articulée la tige d'un vérin pneumatique 76 articulé par ailleurs sur le bâti 56. L'actionnement de ce vérin 76 permet, par une rotation de l'arbre 74 à peu près sur 900 de soulever les cloisons mobiles 71 et 72, ce qui ouvre le couloir 61 pour permettre le développement de la boucle de la barre. Le couloir courbe non ouvrant 63 comporte une cloison courbe verticale extérieure 77, des plaques 78 disposées de distance en distance selon une courbe intérieure et entre lesquelles sont montés fous sur le bâti-56 des galets de guidage 79 et le dispositif d'entrainement 64 placé à l'entrée de ce couloir courbe 63. Les galets fous 79 sont refroidis par une rampe de pulvérisation d'eau 80 ayant également la forme d'un arc de cercle. Un dispositif de guidage 81 formé par des galets 82 à axe vertical et montés fous sur le bâti 56 est disposé sur un arc de cercle près de l'entrée du couloir courbe 63 pour guider la partie développée de la boucle de la barre après ouverture du couloir rectiligne 61. Ces galets 82 sont également refroidis par une rampe de pulvérisation d'eau 83. L'entrée du couloir courbe 63 est surveillée par une cellule photo-électrique 84 qui déclenche le dispositif d'entraînement 64 au passage de la barre, une autre cellule 85 étant prévue dans le couloir de sortie 65 pour déclencher l'actionnement des vérins 51 et 76 dès que le produit se présente devant cette cellule pour ouvrir la machine de guidage et permettre le développement de la boucle. Un rouleau à axe horizontal 84 est monté contre le bord de la table 57 là où la boucle développée entre sur celle-ai. Le fonctionnement de l'ensemble représenté aux Fig. 7 à 9 est le suivant. Lorsqu'une barre se présente dans la veine V1 à la sortie de la cage CI, elre est conduite successivement à travers le couloir partiel 14-1 de la doubleuse 2 dont le bras 18-1 est demeuré fermé, le couloir rectiligne 54 dont le volet 46 est dressé, le couloir rectiligne 61 dont les cloisons 71 et 72 sont abaissées, le couloir courbe 63 et les conduites 66 à 68, pour être repris dans les cannelures correspondantes de la cage C4.Des que la cellule photo-électrique 84 aperçoit la barre à l'entrée du couloir courbe 63, le dispositif moteur 64 à vitesse variable est mis en marche pour fournir un entrainement positif de la barre, tandis que lorsque la cellule 85 détecte la présence de la barre dans le couloir de sortie 65, l'actionnement des vérins 26-1 et 51 de la doubleuse et du vérin 76 de la machine de guidage est déclenché ce qui ouvre l'ensemble de la veine (rotation du bras mobile 14-1 et relevage du volet 46 et des cloisons 71 et 72. La boucle de la barre peut alors librement se développer et se résorber en s'appuyant dans la zone d'entrée de la machine de guidage 55 sur les galets 82 convenablement refroidis par eau. La Fig. 10 représente une installation de laminage complète à huit cages C1 à C6 et deux veines V1 et V2 dans laquelle sont prévues quatre doubleuses 1A à 1D du type décrit ainsi qu'une machine de guidage 55A conduisant de la doubleuse 1C vers la cage C6. Bien entendu, il ne s'agit là que d'un exemple parmi les nombreuses configurations possibles que l'on peut obtenir avec la doubleuse suivant l'invention ainsi que sa machine de guidage associée. D'après la description qui précède, on voit que l'invention fournit une doubleuse à au moins deux veines comportant autant de mécanismes d'ouverture que de veines. Ces mécanismes commandés par un signal fourni par un capteur photo-électrique actionné lors du passage des barres dans les veines correspondantes, sont constitués, dans l'exemple décrit, par deux bras courbes de 900 environ par veine, lesquels pivotent autour d'axes à peu près perpendiculaires au plan de doublage. Pour éviter les interférences de trajectoire, les veines sont décalées en hauteur l'une par rapport à l'autre. Le diamètre de doublage peut donc être égal ou différent pour toutes les veines. Toujours dans l'exemple décrit, le verrouillage des couloirs de guidage en position fermée est réalisé positivement grâce à un système de leviers commandé par des vérins pneumatiques. Mais il s'agit d'un exemple d'application non limitatif, d'autres sonrces d'énergie que le verrouillage des secteurs, positif ou non, pouvant être envisagées. Une autre particularité de l'invention concerne la possibilité de neutraliser un des bras mobiles d'une veine de la doubleuse pour que l'introduction de la barre circulant dans une des veines puisse être faite sur une quelconque des cages suivantes du laminoir. Dans l'exemple considéré ci-dessus, ceci est réalisé grâce à un couloir droit ouvrant en synchronisme avec le bras mobile restant sur la veine déviée et à un ensemble de couloirs ouvrants et non ouvrants équipés ou non de galets d'entraînement. REVENDICATIONS 1. Doubleuse pour train de laminoir destinée à conduire simultanément au moins deux produits en cours de laminage d'une cage de laminoir à une autre,cette doubleuse définissant pour chaque produit à doubler une veine de guidage composée de conduites d'entrée et de sortie se raccordant respectivement sur les cages amont et aval du laminoir et d'un couloir de guidage curviligne reliant entre elles lesdites conduites d'entrée et de sortie, cette doubleuse étant caractérisée en ce que les conduites d'entrée et de sortie (12-1, 12-2, 15-1, 15-2) et le couloir curviligne (14-1, 14-2) affectés respectivement aux veines de guidage (V1 et V2) sont disposés dans des plans de doublage superposés et parallèles de la doubleuse et en ce que la paroi extérieure de chaque couloir de guidage curviligne (14-1, 14-2) est formée par une paire de bras mobiles (18-1, 18-2) jumelés et articulés sur le bâti (2) de la doubleuse (I) près des points de raccordement sur lesdites conduites d'entrée et de sortie (12-1, 12-2, 15-1, 15-2), chaque paire de bras jumelés (18-1, 18-2) étant associée à un dispositif moteur (25-1, 25-2) assurant le mouvement simultané des bras pour ouvrir ledit couloir de guidage curviligne (14-1, 14-2) vers l'extérieur après le passage du produit dans ce dernier pour permettre le développement d'une boucle du produit. 2. Doubleuse suivant la revendication 1, caractérisée en ce que ledit couloir curviligne présente la forme d'un arc de cercle de 1800. 3. Doubleuse suivant la revendication 2, caractérisée en ce que chaque bras (18-1, 18-2) dudit couloir de guidage curviligne (14-1, 14-2) présente la forme d'un arc de cercle de 90". 4. Doubleuse suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce qu'elle comprend pour chaque veine de guidage (V1, V2) une table (10, 11) formant ledit plan de doublage et en ce que ledit couloir curviligne (14-1, 14-2) est délimité en outre par une cloison verticale curviligne intérieure (17-1, 17-2). 5. Doubleuse suivant la revendication 4, caractérisée en ce que la veine supérieure (V2) est fermee par une plaque plane (20) parallèle auxdites tables (10, 11) et suivant le tracé du couloir curviligne supérieur (14-2). 6. Doubleuse suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que chaque bras mobile (18-1, 18-2) est muni de plusieurs galets de guidage (34-1, 34-2) dont les axes s'étendent perpendiculairement auxdits plans de doublage pour réduire les frottements du produit vis- -vis desdits bras mobiles (18-1, 18-2). 7. Doubleuse suivant l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisée en ce que lesdits dispositifs moteurs (25-1, 25-2) affectés respectivement à chaque paire de bras mobiles jumelés (18-I, 18-2) comportent deux bielles (33-1, 33-2) couplées d!une part à une patte de manoeuvre (23-1, 23-2) prolongeant le bras mobile correspondant au-delà de son point d'articulation et d'autre part sur un organe de liaison (29-1, 29-2) monté rotatif sur la doubleuse sous l'action d'un organe moteur (vérin 26-1, 26-2) et en ce qu'en position fermée desdits bras mobiles (18-1, 18-2) lesdites bielles (33-1, 33-2) et ledit organe de liaison (29-1, 29-2) forment une liaison rectiligne entre les deux bras mobiles dont toutes les articulations sont situées dans un même plan, ladite liaison s'étendant alors le long d'une diagonale du demi-cercle définie par ledit couloir curviligne (14-1, 14-2). 8. Doubleuse suivant l'une quelconque des revendications I à 7,'. caractérisée en ce qu'elle comprend, pour chaque veine (V1, V2) un détecteur (37-1, 37-2) placé à côté du trajet du produit dans ladite conduite de sortie (15-1, 15-2) et couplé audit dispositif moteur des bras mobiles jumelés 18-1, 18-2) pour déclencher ce dispositif et ouvrir la doubleuse au passage dudit produit. 9. Doubleuse suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que des butées de positionnement (41) sont prévues près du côté aval desdites conduites de sortie (15-1, 15-2), lesdites butées étant destinées à venir en appui contre la cage de laminoir (C2) disposée en aval de la doubleuse (1). 10. Doubleuse suivant l'une quelconque des revendications 4 à 9, caractérisée en ce que chaque table de doublage (10, 11) comporte dans les zones d'entrée et de sortie de la boucle un rouleau (42) dont l'axe est situé à peu près dans le plan de doublage afin d'éviter les écorchures de la boucle du produit après ouverture de la doubleuse (1). 11. Doubleuse suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'au moins l'un desdits bras jumelés (18-1, 18-2) est facilement démontable. 12. Doubleuse suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comprend un dispositif de guidage escamotable (43) formant couloir rectiligne et destiné à prolonger une partie dudit couloir curviligne (14-1, 14-2) en remplacement dudit bras mobile démontable. 13. Doubleuse suivant la revendication 12, caractérisée en ce que ledit dispositif de guidage (43) comprend un volet (46) monté rotatif autour d'un axe qui est parallèle au plan de doublage de la veine correspondante (V1) de la doubleuse (1) et escamotable dans une ouverture (44) ménagée dans la table de doublage (10) de cette veine (V1), ledit volet coopérant avec une cloison fixe amovible (53) placée dans le prolongement côté intérieur de la partie restante du couloir de guidage curviligne, ledit volet escamotable, lorsqu'il est dressé, prolongeant lui-même ledit bras mobile restant (18-1). 14. Installation de doublage pour train de laminoir comportant au moins quatre cages et destinée au doublage d'un produit d'une cage à une autre cage qui n'est pas immédiatement adjacente à celle-ci, caractérisée en ce qu'elle comprend une doubleuse suivant l'une quelconque des revendications 12 et 13, ainsi qu'une machine de guidage (55) destinée à conduire ledit produit dudit dispositif de guidage (43) de la doubleuse à la cage aval (C4) du train de laminoir. 15. Installation suivant la revendication 14, caractérisée en ce que ladite machine de guidage (55) comporte un couloir d'entrée ouvrant (62) suivi d'un couloir de guidage curviligne (63) et d'au moins une conduite de sortie (66 à 68) destinées à être alignées sur la cage aval (C4) du train de laminoir (C1 à C4). 16. Installation suivant la revendication 15, caractérisée en ce que ledit couloir ouvrant (63) comporte une cloison fixe (70) destinée à se raccorder sur la cloison fixe (53) du dispositif de guidage (43) de ladite doubleuse et une cloison mobile (71) agencée pour pouvoir s'aligner sur le volet mobile (46) de ce dispositif (43). 17. Installation suivant l'une quelconque des revendications 15 et 16, caractérisée en ce que ledit couloir de guidage curviligne (63) comporte à son entrée un dispositif moteur (64) destiné à entrainer positivement le produit circulant dans ladite machine de guidage (55). 18. Installation suivant l'une quelconque des revendications 14 à 17, caractérisée en ce que ladite machine de guidage (55) comprend un détecteur (85) placé dans ledit couloir de sortie (65) pour détecter le passage du produit dans celui-ci et couplé à des dispositifs moteurs (vérins 51, 76) dudit dispositif de guidage (43) de la doubleuse (1) et dudit couloir ouvrant (62) de la machine de guidage (55) et également au dispositif moteur (25-1) du bras mobile restant (18-1) de la doubleuse pour déclencher en sync ronisme le mouvement des parties mobiles de ces dispositifs (43, 62 et 14-1) lorsque ledit détecteur aperçoit le produit dans le couloir de sortie (65) de la machine de guidage (55) afin d'ouvrir 1' ensemble de l'installation pour la formation d'une boucle de produit. 19. Installation suivant la revendication 18, caractérisée en ce que près de l'entrée du couloir curviligne (63) de ladite machine de guidage (55) est placé un jeu de galets de guidage (82) pour guider la partie d'entrée d'une boucle dans cette machine (55). 20. Installation suivant l'une quelconque des revendications 17 à 19, caractérisée en ce qu'un détecteur (84) est placé à l'entrée en amont du dispositif moteur (64) de la machine de guidage (55) pour déclencher ce dispositif dès le début du passage d'un produit à travers celui-ci.