i 2017215 La présente invention concerne un procédé pour former élecbrostatiquement un revêtement sur un textile, une étoffe de coton ou les produits élaborés à partir de textile ou d'étoffe, en vue de réaliser un apprêt hydrofuge, lequel procédé est carac-5 térisé en ce qu'il consiste essentiellement à traiter le textile, l'étoffe de coton ou le produit élaboré à partir de textile oh d'étoffe par un agent conducteur comprenant une composition conte nant de 1'eau ou une substance pour accroître la ccnductivité de l'eau comme constituant principal et/ou une substance pour lO régler l'ëvaporaêion de l'eau, et à former ensuite le revêtement électrostatique. D'une manière générale, le revêtement électrostatique a été mis au point poxsr revêtir des pièces de voitures ou de tels produits mis en forme durs analogues, réalisés en métal ou en 15 matière plastique, et il ne semble pas qu'il y ait jusqu'à présent été jansais réalisé une application d'une solution d'un haut polymère ou d*une peinture pour former un revêtement sur un textile ou une étoffe par mise en oeuvre de la technique du revêtement électrostatique. 20 La raison de ce fait est que, dans le cas de raétaux,, il est inutile de les traiter pour les rendre conducteurs et que, en ce qui concerne les agents conducteurs à utiliser pour des produits mis en forme durs tels que des articles en matière plastique, il n'existe pas encore d'agent approprié pour effee-25 tuer un traitement qui rende conducteur un textile ou une étoffe» Par exemple, quand on utilise un agent conducteur, du type agent tensio-actif ayant une propriété anti-statique dont on se sert généralement pour réaliser un revêtement classique, le prix du traitement pour conférer la conduction devient élevé, et l°a~ 30 gent de traitement a une affinité à l'égard de solvants organiques tels que benzène, toluène, xylène ou hydrocarbures aromatiques analogues, acétate d'éthyle, acétate de butyle ou esters analogues, méthylisobutylcétone, méthyléthylcétone ou cétones analogues, trichloroéthylène ou hydrocarbures halogénés analogues 35 et la quantité qui s'en trouve appliquée est relativement petitaj par conséquent, lorsqu'on applique un agent de traitement de type classique sur le textile ou sur l'étoffe, la peinture exsude sur la face opposée de la surface revêtue, et l'aspect et la texture du textile ou de 1'étoffe se trouvent détériorés9 ainsi que le 40 savent généralement bien les spécialistes. 69 29953 2 2017215 ConfQîL'ïûêmsn'c â la prélats inv^rSion, çu-smi on réalise sur un textile ou -sur une- étoffe, unè opération électrostatique de formation d'un revêtement9 on empêche ia' peinture d'exsuder sur la face opposée de 1-article traite eh s© servant d3eau pour con-S •sérer de la conductivité au textile ou à '1'étoffe, car sn a découvert • (ce qpi est précisément a la base de la présents inv£:i--tion/ que l'eau est le meilleur agent à cette fin* Effectivement, l'sea îï*a pes d'affinité à l3igerci «Ses sel-v.-snta. organiques dont on se sert gen«i aident pour les peintres *, **Q l'eau est économique, et quasi il « as'ke néce^^aire d ".ajuster la tension' superficielle de lssaus elle permet de couvrir suffisamment le- surface de 1 «article à tïaiter, quel que' soit la type de textile ou d'étoffe qui constitue cet article* XI devient donc ainsà. possible; d®empêcher une infiltration ^5 éa peinture su travers des interstices de textile ou cte l'étoffe ott entre les fibres, et étant donné que laeau -a une grande polarité 3 elle est capable de ceïaférer une conductivité suffisante &u textile ou à 1'étoffe* I«a présents invention permet donc bien effectivement d® 20 réaliser électrost aiiqiiei&eat des revêteacnts suf textile ou é~ toffeo La composition principalement constituée par de l'eau, dont ou 3e sert comme agent pour le traitement tis conduction lors 3e la- mise -en oeuvre'du procédé de formation électros tatique ois 25 revêteineat selon- la présente inventions piut ' ttrs préparée d - use manière telle 'qu'au moins w«s substance ^erasattant d8 accroître 1® conductivité do i4eau {substance telle qu'un agent tensio-~ac~ ti£ ayant une propriété anti-statique 4 ou une ûase faible telle que de l'araîsoniaqua^, ou un a bad original 69 29953 3 2017215 L'alcool à utiliser comme substance servant à se rendre maître de 1'évaporation de l'eau peut aider à conférer de la conductivité par sa polarité. Conformément à la présente invention, on se sert d'eau 5 ou de la composition principalement constituée par de l'eau comme agent pour réaliser le traitement de conduction en vue de la mise en place électrostatiquement d'un revêtement de peinture ou de solution de haut polymère sur textile ou étoffe et, à la suite d'une saturation de ce textile ou de cette étoffe par ladite com-10 position aqueuse, pour empêcher la peinture ou la solution de haut polymère de s'infiltrer jusque sur la face opposée du textile ou de l'étoffe, et par conséquent pour empêcher une contamination du textile ou de l'étoffe et une détérioration de sa texture. 15 Quand on se sert d'eau ou d'une composition dont l'eau est le constituant principal, le traitement peut être effectué d'une manière simple et économique et, quand on ajoute des composants autres que de l'eau, on peut obtenir la conductivité nécessaire et suffisante de la part du textile ou de l'étoffe, et la conduc-20 tivité pendant l'opération de revêtement peut être convenablement assurée, et ce sans danger pour les produits revêtus. Lors de la mise en oeuvre du procédé selon la présente invention, il est nécessaire de saturer les matières fibreuses avec l'agent servant à réaliser le traitement de conduction, faute 25 de quoi les résultats seraient facilement irréguliers. Par exemple, pour constituer électrostatiquement un revêtement, avec la solution de haut polymère dans un solvant organique, sur les étoffes préalablement cousues afin de produire des revêtements imperméabilisés, on place les étoffes cousues 30 sur un moule, on pulvérise l'agent conférant la conduction jusqu'à ce que l'article en soit complètement saturé ; pour cela, il faut mettre en oeuvre une quantité de solution aqueuse supérieure à celle que l'article est capable de retenir, pour assurer un bon revêtement électrostatique. 35 Dans ces conditions, la solution aqueuse pulvérisée ruis selle sur la structure mise en forme sur le moule, et la proportion de solution aqueuse qui sature la portion inférieure du vêtement est supérieure à celle qui en sature la portion, supérieure. 40 Par conséquent, lorsqu'on procède à l'opération de forma 69 29953 4 2017215 tion électrostatique du revêtement sur l'article ainsi inégalement saturé de solution aqueuse, la proportion de solution de haut polymère qui se fixe sur la portion inférieure du vêtement à revêtir est supérieure à la proportion de solution de haut poly-5 mère imbibant la portion supérieure de ce même revêtement ; la portion inférieure est donc durcie, et il y a une différence de texture entre les deux portions, supérieure et inférieure, du vêtement. La raison de ce fait est précisément la pulvérisation d'u-10 ne quantité de solution supérieure à celle nécessaire, afin de saturer parfaitement le vêtement de solution aqueuse. Le même phénomène intervient lors de la mise en oeuvre de tout autre procédé, du type arrosage à la douche ou du type par trempage, sans parler de la méthode par pulvérisation. 15 Toutefois, quand de l'eau est forcée à saturation dans l'étoffe, il existe une proportion déterminée d'eau contenue dans l'étoffe pour laquelle l'eau cesse de s'égoutter sous l'effet de la pesanteur. Quand la susdite proportion déterminée d'eau est retenue 20 sur l'étoffe, l'eau contenue se déplace vers la portion où la concentration d'eau est moindre et, en un laps de temps prédéterminé, le taux de rétention d'eau s'égalise dans toute l'étendue de l'étoffe. Conformément à la présente invention, on tire parti du 25 phénomène sus-mentionné et, quand l'agent assurant la conduction imprègne à saturation la matière fibreuse, on ajuste le taux de saturation de l'agent de traitement de façon telle que la diminution de concentration de l'agent de traitement provoquée par la pesanteur n'excède pas 20 à 50% en poids. 30 En ce qui concerne les moyens pour ajuster la proportion d'agent de traitement imbibant 1«étoffe à saturation, on peut recourir à ton© moyens appropriés tels par exemple que séparation par centrifugation, expression dans un presseur automatique, ou analocmeso 35 " Ainsi § la proportion excédentaire de l 'agent servant au traitement de conduction se trouve éliminée, et l'étoffe (ou le vêtement) contenant un taux prédéterminé de solution est maintenue dans l'état sus-mentionné pour éviter une évaporation de l'eau ; on peut ainsi atteindre une saturation uniforme par 40 l'agent de traitement. 69 29953 5 2017215 Ceci peut s'effectuer en laissant séjourner 1'étoffe traitée dans de l'air très humide, par exemple à un taux .d'humidité relative compris entre 90 et 100% à la température ambiante ordinaire pour accélérer effectivement 1'égalisation par 5 transport de la teneur en eau. Conformément à la présente invention, on sature d'ag.ejii pour le traitement de conduction l'étoffe en fibres textiles ou tout autre article fibreux analogue ou le produit élaboré à partir d'une telle étoffe ou d'un tel article jusqu^a ce que le 10 taux de saturation atteigne une valeur effective satisfaisants9 puis on met en oeuvre le traitement de formation électrostatique du revêtement , on peut ainsi obtenir finalement un article sur lequel le revêtement est uniforme. Quand on applique la présente invention à la production 15 d'étoffes imperméabilisées (ou hydrcfuges), elle est tout spécialement efficace. Par example, les étoffes hydrofugées sont généralement produites d'une manière telle que 1*on forme un revêtement && caoutchouc ou de résine synthétique sur le support fibreuxt 20 puis on découpe l'étoffe ainsi revêtue et on coud les pièces pour constituer l'article final. Les étoffes hydrofugées produites par mise en oeuvre dis procédé classique sus-mentionné doivent être soumises à- une opération de revêtement intérieur sur la portion cousue et, de plus « 25 le découpage de l'étcffe donne des chutes qui sont à mettre etî rebut avec le caoutchouc ou la résine qui y adhère et que l?on perd ainsi, ce qui est très contraire à 1 » économie o Par contre, quand on met en oeuvre le procédé selon la présente invention pour produire des étoffes hydrofugées, on 30 commence par découper l'étoffe en pièces de la forme voulue que l'on assemble par couture pour former par exemple des vêtementss puis on sature le vêtement cousu en 1'imbibant d'agent pour le traitement de conduction, après quoi on met en place le rêvé-• tement par l'opération élestrostatique, et ainsi on peut produire 35 des vêtements imperméables sans qu'il soit nécessaire de prévoir un traitement ultérieur pour imperméabiliser les coutures. Ci-après sont donnés différents exemples, bien entendis non limitatifs, de mise en oeuvre de la présente invention. Exemple 1«- L'article cousu en fibres de superpolyaraide 40 ("Nylon") est saturé d'eau par pulvérisation uniforme d' eau.jpuis fiAD 0RlQ/NALy 69 299S3 " 2017215 on ajuste la proportion d'aei- £it&.;£-anc. x'-articl-s »& f.içîn telle que la proportion. dseau contenus atteigne une valser comprise entre 2-Q et 50% sur la àsse du poids g© 1» étoffa pi'itiitive, et on forme, avec la solution doat la cosipc.sitian est dessinée ci-s— _ ^ O . 5 prèÉs5 ua revêtement a 200 q/&.~ en sa «servant dsuis appareil électrostatique du type a cupulc xotsti /'* pour foirer 1« revêtemeat éleeti/o^tatiqueaeaco ;~ S>1« 'ayant une excellente t®£itb:s9 supporfc-nt très ^£©:;. lu nei &s~ yage à sec, et pouvant u^û îis'ateur d'aaa s'upêrisurs â i© ÎCO ceu Ingrédient partie» polda polyéthylène chlorosulfonë 100 oxyde d© ssaçjnésiufii 4 acide stéarique 1 15 peataéryt*witol 4 huile de silieone i carbonate «Se calclas 5C éthylènethiourée ■ -' 1 - toluène 700 " 2û aéthyléthylcétoiïe - £00 • EsbcmpIs 2o°» Os»-place sur le raciale le produit cousu avec du ;iîÊtû£oî» H* 70» qui ■&&% me., fibre de polyester » E^.3îi£tès . la solution aqueuse composée de G:}5% en poids de chlorure de sodlutu et 5% an poids de glycérine sur le base £te 25- poids d'eau est utilisée comme agent poy** ' le traitement de con~ duc tien. dont on sature uniformément 1 "étoffe initiait;, et or .ajuste la proportion d-eau isabibant l?£to£?e de façon qu'elle .att&igne -i ^ 30 ua re^âteraent pesant 400 g/a" en es- servant d*un appareil élec- . trx.ats-ti^ue du type à cupal-*. rotative» On sèche ensuite à 100®C l'étoffe revêtus» puis ©a rialise ami vulcanisation 5: 150*C s or» ©Sstisnt ainsi ua xsïipisr;;;s-;ihlîs ayant une excellente tenture .cag&ble bad ORIGINAL 69 29953 7 20T7215 Ingrédient parties en poids caoutchouc de polychloroprène 100 dithiocarbamate de dibutyl-nickel 1 acide stéarique 1 5 oxyde de magnésium 4 oxyde de zinc 5 carbonate de calcium 100 huile de traitement (mélange ayant un poids moléculaire de 321) hydrocarbure aromatique : 19% 10 hydrocarbure naphténique : 36% hydrocarbure paraffinique; 45% 10 noir de carbone 20 éthylènethiourée 1 toluène 50 15 méthyléthylcétone 250 Exemple 3.- On réalise un vêtement en utilisant un taffetas de "Nylon N° 22M et on le place sur un moule coristruit en mousse de polyuréthanne ; avec une pomme à douche, on fait suffisamment ruisseler, sur l'étoffe, une solution aqueuse conte-20 nant 0,05% de chlorure de sodium et, tout en maintenant le vêtement sur le moule, on en chasse l'excès d'eau à l'aide d'un séparateur centrifuge à 3000 tours/minute pendant une minute. Le vêtement ainsi humidifié est suspendu à un crochet pour chaque moule, les crochets étant eux-mêmes suspendus à un 25 transporteur à chaîne. La chaîne transporteuse fait partie d'une installation pour la production de vêtements imperméables,comportant un pulvérisateur électrostatique, et le produit est ainsi transféré automatiquement aux différents postes de traitements successifs, 30 à savoir : une chambre à température ambiante ordinaire où règne une humidité relative de 100% que le produit traverse en une à quinze minutes, puis la chambre de pulvérisation électrostatique % * 2 où l'article reçoit un revêtement de 150 g/m de composition suivante : 35 ingrédient parties en poids polyéthy1ene chlorosulfoné commercialisé sous la marque "Hiparon 20" 100 acide adipique 2 colophane modifiée 3 4° oxyde de magnésium 3 carbonate de calcium 50 toluène 200 méthyléthylcétone 200 xylène 100 40 2-mercapto-benzothiazole 2 69 29953 8 2017215 Le produit revêtu, toujours suspendu à la chaîne transporteuse, est ensuite automatiquement admis à passer dans un séchoir-tunnel. L'opération de séchage dans ce séchoir-tunnel est effec-5 tuée avec de l'air à 50°C. La durée du temps de séchage est de deux minutes. Le produit de revêtement ayant la composition spécifiée ci-après est pulvérisé à l'aide du pulvérisateur électrostatique 2 à raison de 150 g/m (d'étoffe),et le revêtement est séché de 10 la même manière que lors de l'opération précédente. Ingrédient Parties en poids polyéthylène chlorosulfoné (marque : "Hiparon 20") 100 acide adipique 2 15 colophane modifiée 3 oxyde de magnésium 3 carbonate de calcium 50 bioxyde de titane 50 toluène 200 20 méthyléthylcétone 200 xylène 100 2-mercapto-benzothiazole 2 Ensuite, on pulvérise la matière de revêtement ayant la composition suivante-, en se servant du pulvérisateur électrosta- 2 25 tique, à raison de 100 g/m (d'étoffe), puis on fait sécher le revêtement par passage dans le séchoir-tunnel (température de 50*C dans le voisinage de l'entrée, et de 160"C dans le voisinage de la sortie) pendant cinq minutes. Ingrédient Parties en poids 30 polyéthylène chlorosulfoné (marque % Hiparon") 100 acide adipique 2 colophane jr.edi fiée 3 oxyde de aiagnésiuivi 3 35 bioxyde de titane Î20 xylène 200 alcool isopropylique 70 toluène 200 2-mercapto-benzothiazole 2 40 On termine les opérations en faisant ensuite passer l'article dans une zone de vulcanisation dont la température est 69 29953 9 2017215 réglée à 165®C ; la durée de ce traitement est de dix minutes» Les articles imperméabilisés ainsi produits ne présentent aucune irrégularité de revêtement, ni de saturation de revêtement, et la texture en est uniforme. 5 Bien entendu, la portée de la présente invention s'étend a un article élaboré par mise en oeuvre d'un procédé tel que spécifié ci-dessus. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux 10 de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus spécialement envisagés î elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes® * bad original 69 29953 10 2017215 8 S ¥ E M _D S C A T I Q M S la Procédé pour former électrostatiquement un revêtement sur un produit en fibres, caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à saturer d * agent pour le traitement de conduction le 5 produit en fibres tel que textiley étoffe de coton on article coususélaboré à partir d'un, tel produit, et à former électrostatiquement le revêtement siir le produit en fibres ainsi satvtrê d'agent poisr le traitement de conduction,, • 2. Procédé selon la revendication "a, caractérisé en ce eus 10 l'on utilise de l'eau coœate agent pour 1® traitement de conduction. 3* Procédé selon la revendication t, caractérisé &n ce que l'on prépare l'agent pour le traitement de conduction8 par addition à l'eau constituant l® composant principal» d'une substance 15 pour accroître la conclue tivité de l'eau et/ou d'une substance permettant de se rendre maître de l'ai lare d'é-vaporation d'eau. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on ajuste 1© taux de saturetler» par l'agent pour le traitement de conduction â. uae valeur comprise entre 20 et 50% en poids» 20 5* Article élaboré pas mise en oeuvre d•un procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes» bad original