La presente invention se rapporte à un totalisateur mécanique pour compteurs à roues chiffrées cylindriques, et qui est particulièrement destiné aux compteurs kilométriques de véhicules automobiles. Ce totalisateur est du type qui comprend, dans une carcasse, ou corps de support, une serie de roues chiffrées montées rotatives cate à côte autour d'un premier axe, ou barillet, porté par ladite carcasse, chacune des roues chiffrées portant, sur sa surface cylindrique extérieure, une numérotation progressive de n chiffres et étant munie à chacune de ses extrémités d'une denture longitudinale comportant un nombre de dents Z1 ou Z2, où Z1 > Z2, une série de pignons commutateurs, qui sont montés rotatifs surun deuxième axe parallèle au premier, chaque pignon commutateur entrant en prise, dlun caté, avec la denture à Z2 dents d'une roue qui travaille en. roue menante, tandis que, de l'autre côté, il est en prise avec la denture à Z1 dents d'une roue chiffre adjacente qui travaille enroue menée, de manière à transmettre une rotation intermittente de la roue menante à la roue menée, avec un rapport de transmission de 1/n et un engrenage de type intermittent relié cinématiquement, d'une part, à un arbre menant d'entrée et, d'autre part, à la première roue de ladite série de roues chiffrées. En général, dans-un totalisateur de ce genre, utilisé dans les compteurs kilométriques de véhicules automobiles, cinq roues chiffrées sont juxtaposées mutuellement et portent chacune une numérotation progressive de O à 9. Une première roue reçoit une rotation intermittente dudit engrenage qui est relié cinématiquement à un arbre menant d'entrée de la carcasse du totalisateur. Cette première roue entraînée par ledit engrenage, ayant effectué un tour, transmet à son tour, par l'intermédiaire d'un pignon correspondant, une rotation intermittente à la rouesuivante, avec un rapport de transmission de 1/10 en devenant roue menante. De cette façon, la première roue compte les unités,- la roue suivante compte les dizaines, et ainsi de suite jusqu'5 la dernière roue qui compte les dizaines de milliers. La lecture du nombre de kilomètres totalisés est effectuée à -travers une fenêtre ménagée dans la carcasse du totalisateur qui s'étend parallèlement à l'axe porte-roues chiffrées et qui possède des dimensions appropriées pour laisser apparaître une seule ligne de chiffres. Selon la technique connue, et surtout lorsqu'ils sont utilisés dans des compteurs kilométriques d'automobiles, ces totalisateurs sont réalisés par moulage en matière plastique possédant des caractéristiques mécaniques appropriées. Du fait que les mécanismes affectés au fonctionnement du totalisateur sont essentiellement constitués par des engrenages qui, afin de maintenir ]es dimensions du totalisateur dans duo limites désirées-, doivent pitre eux-memes de petites dimensions et du fait qu'avec les techniques dudit moulage on trouve f::^équemment dans ba hes moulées des défauts de précision dimensionnelle et des déformations qu en dépit de leurs faibles dimensions,empScheraient le totalisateur de fonctionner de façon satisfaisante, ces mécanismes sont réalisés actuellement de manière que leur accouplement ainsi que leur montage et leur position réciproque dans la carcasse du totalisateur soient réalisés avec des jeux minimes déterminés. Si, d'une part, cette caractéristique permet le fonctionnement du totalisateur, elle comporte, d'autre part, un inconvénient technique du fait que, pendant le fonctionnement du totalisateur et au fur et à mesure que les roues chiffrées, qui suivent celle qui compte les unités, entrent en rotation, les jeux entre engrenages successifs s'ajoutent, de sorte qu'on observe un déphasage angulaire qui croît progressivement d'une roue chiffrée à la suivante par rapport à la position angulaire déterminée, dans laquelle les chiffres des diverses roues chiffrées sont alignés sur une ligne parallèle a l'axe des roues chiffrées. I1 en résulte que les chiffres d'affichage du compteur présentent un déphasage de plus en plus accentué, au fur et à mesure de l'augmentation du nombre de tours indiqué. L'invention a pour objet un totalisateur mécanique du type à roues chiffrées cylindriques, ayant des caractéristiques structurelles et fonctionnelles appropriées pour éliminer complètement l'inconvénient indiqué plus haut des totalisateurs de technique connue, tout en assurant simultanément une plus grande sécurité de fonctionnement et en donnant une forme plus ramassée à l'ensemble du compteur dans lequel il est utilisé. Dans le totalisateur selon l'invention, les pignons commutateurs sont déplaçables axialement et sont maintenues côte à cote en contact mutuel par le rappel d'un ressort porté par la carcasse et qui agit axialement sur le pignon en prise avec la première roue chiffrée et, de plus, pour chaque paire de pignons en contact mutuel, une face de l'un des pignons présente trois encoches radiales à profil en V, séparées par des intervalles angulaires égaux, tandis que la face opposée de l'autre pignon porte au moins une saillie radiale à profil en V destinée à s'engager successivement dans lesdites encoches, les positions angulaires de ces encoches et saillie, par rapport aux chiffres portés par les roues, étant déterminées de sorte que, lorsque cette saillie est en prise dans l'une des encoches, les chiffres des roues chiffrées sont alignés parallèlement à l'axe des roues. Suivant une caractéristique avantageuse, la largeur transversale maximale des encoches est égale ou peu supérieure au jeu existant dans l'accouplement entre chaque pignon commutateur et les dentures des roues chiffrées avec lesquelles ce pignon est destiné à entrer en prise. D'autres objets et avantages de l'invention seront mieux compris à l'aide de la description qui va suivre d'un exemple préféré de réalisation et en se référant aux dessins annexés, sur lesquels - la figure 1 est une vue en élévation, avec coupe partielle, d'un totalisateur selon l'invention; - la figure 2 est une coupe transversale suivant la ligne II-II de la figure 1; - la figure 3 est une coupe analogue à la figure 2, suivant la ligne III-III de la figure; - les figures 4, 5 et 6 représentent, à plus grande échelle, un pignon commutateur utilisé dans le totalisateur de la figure 1. Le totalisateur suivant l'invention, désigné dans son ensemble par la référence 1, comprend un axe cylindrique, ou barillet, 2 muni à ses extrémités axiales opposées de tourillons 3, 4, au moyen desquels l'ensemble du totalisateur 1 peut être monté de façon connue en soi, dans une carcasse ou corps qu'on a omis de représenter parce que de genre bien connu. Auprès du tourillon 4, l'axe 2 comprend un flasque 5 en forme de disque, et qui est agencé coaxialement d'une seule pièce avec cet axe, tandis que, sur le tourillon 3, est maintenu axialement un manchon amovible 6 à bride 7. Sur l'axe 2 sont montées cinq roues à chiffres 8, 9, 10, 11 et 12 tournant folles, identiques entre elles et juxtaposées axialement, dont chacune porte, sur sa surface cylindrique extérieure, un numérotage progressif de O à 9. Plus particulièrement, chacune de ces roues 8 à 12 comporte, en un point intermédiaire de sa longueur, une nervure interne annulaire et coaxiale respective 8a, 9a, lOa, lla, 12a qui divise sa paroi en deux parties continues 8b, 8c; 9b, 9c; lOb, lOc; llb, llc et 12b, 12c. On voit, en se reportant à la figure 2, que chaque roue chiffrée 8 à 12 présente sur sa partie 8b à 12b deux dents intérieures 13, 13 longitudinales, tandis que sa partie 8c à 12c porte une denture intérieure axiale 14 de vingt dents. On a représenté en 15 sur la figure 1 un flasque annulaire qui tourne coaxialement sur le manchon 6 au moyen d'un moyeu 16. Ce flasque 15 comporte sur sa périphérie un rebord annulaire 17 qui y fait corps et dont le diamètre extérieur est égal à celui des roues chiffrées 8 à 12 et de longueur dgale à celle des parties 8b à 12b de ces roues chiffrées. Le flasque 15 comporte sur son rebord 17 deux dents 17a, 17a identiques à celles des roues chiffrées de leurs parties 8b à 12b. Le flasque 15 coopère avec le flasque fixe 5 pour maintenir les roues chiffrées 8 à 12 en juxtaposition, comme indiqué plus haut et selon la figure 1. Le moyeu 16 du flasque 15 présente une denture extérieure hélicoidale 16a par laquelle ce flasque 15 peut être accouplé cinématiquement à un arbre d'entraînement non représenté, dont--il s'agit d'indiquer le nombre de tours. Comme indiqué sur les figures 2 et 3, l'axe 2 présente une rainure 18 de direction axiale qui débouche sur sa paroi cylindrique et dans laquelle est logé un deuxième axe 19, parallèle à l'axe 2 et supporté à ses extrémités opposées par le flasque fixe 5 et la bride 7 du manchon 6. Sur cet axe 19 tournent fous coaxialement cinq pignons 20, 21, 22, 23 et 24 identiques entre eux et montés cbte à côte en contact mutuel direct. Cet ensemble de pignons est maintenu contre le flasque fixe 5 par le rappel d'un ressort 25 prenant appui sur le premier pignon 20. Chacun de ces pignons porte, sur sa périphérie, dans sa partie qui est comprise entre deux nervures annulaires intérieures 8a à 12a de deux roues chiffrées adjacentes, une denture axiale composée de six dents 26 réparties uniformément à 600. Particulierement, sur une partie terminale dirigée vers le flasque mobile 15 une sur deux des dents 26 de chaque pignon est interrompue, de sorte que chaque pignon constitue extérieurement sur ce segment une denture extérieure de trois dents espacées de 1200. La forme et les dimensions axiales des dents 26 sont appropriées pour que les dentures de chaque pignon puissent engrener avec la denture intérieure 13 d'une roue chiffrée et avec la denture intérieure 14 de la roue chiffrée adjacente.Plus particulièrement, la denture axiale du pignon 20 peut engrener simultanément avec la denture intérieure du flasque mobile 15 et avec la denture intérieure 14 de la première roue chiffrée 8 (figures 1 et 2). I1 ressort clairement de la description qui précède et des dessins que chaque pignon forme avec la roue chiffrée immédiatement adjacente, sur le cSté dirigé vers le flasque mobile 15 un engrenage intermittent capable de transmettre un mouvement intermittent à la roue chiffrée immédiatement voisine sur le côté dirigé vers le flasque fixe 5, et que le rapport de transmission est de 1/10. Comme représenté sur les figures 4, 5 et 6, chacun des pignons 20 à 24 est muni sur sa face terminale, dirigée vers le flasque fixe 5, de trois encoches 27 qui s'étendent radialement et sont espacées de 1200 et présentent un profil en V, tandis qu'il porte, sur le côté opposé, trois saillies également orientées radialement, espacées de 1200 et présentant également un profil en V. Dans la juxtaposition mutuelle des pignons, représentée sur la figure 1, les saillies 28 d'un pigno sont engagées dans les encoches 27 correspondantes du pignon adjacent. Selon cette disposition, les encoches 27 du pignon 24 sont en prise avec les saillies 28a formées sur la paroi intérieure 5a du flasque fixe 5, dans des positions espacées de 1200. La position angulaire choisie pour les encoches 27 et les saillies 28 de chaque pignon est calculée de manière que, lorsque tous les pignons 20 à 24 sont en positions de contact mutuel à la suite, les chiffres des roues chiffrées 8 à 12 soient tous alignés parallèlement à l'axe géométrique de l'axe 2. Le fonctionnement du totalisateur suivant l'invention est le suivant. Pendant la marche du véhicule, le totalisateur est entraîné en permanence par la rotation continue du flasque mobile 15. A chaque tour de ce flasque, sa denture intérieure 17a engrène avec la denture du pignon commutateur 20. Dans cet engrènement, le pignon 20 tourne de 1200 autour de l'axe 19. Etant donné que la denture du pignon 20 est en même temps en prise avec la denture 14 de la première roue chiffrée 8, celle-ci tourne également autour de l'axe 2, rotation qui a pour effet de placer dans la fenêtre de lecture du totalisateur le chiffre qui fait immédiatement suite à celui qui y apparaissait précédemment. La rotation du pignon 20 se produit en surmontant le rappel élastique du ressort 25. En effet, au début de cette rotation, les encoches 27 du pignon 26 se dégagent des saillies 28 du pignon suivant 21. En raison de la forme en V que présentent aussi bien les encoches 27 que les saillies 28, le dégagement des saillies et des encoches détermine un déplacement axial du pignon 20 en direction du flasque 27 et en surmontant le rappel du ressort 25. A la fin de cette rotation du pignon 20, ses encoches 27 sont à nouveau alignées sur les saillies 28 du pignon 21, de sorte que, sous la poussée du ressort 25, l'engagement mutuel des encoches et des saillfes est rétabli avec un léger déclic et que, par conséquent, les pignons 20 et 21 sont à nouveau en contact.Cette prise rétablie entre les encoches 27 du pignon 20 et les saillies 28 du pignon 21 assure l'exactitude de placement du nouveau chiffre dans la fenêtre de lecture, dans l'alignement des chiffres des autres roues chiffrées déjà en regard dans cette fenêtre, et ceci en dépit des jeux avec lesquels les accouplements, entre les dentures du pignon commutateur 20 et du flasque mobile 15 d'une part et de la roue chiffrée 8 d'autre part, ont nécessairement été réalisés. Ce cycle de fonctionnement se répète à chacun des tours successifs du flasque 15, tours qui sont comptés par la première roue chiffrée 8. Lorsque la roue chiffrée 8 a effectué un tour complet autour de l'axe 2, sa denture intérieure 13 entre en prise avec la denture du pignon 21, de sorte que, lors du tour suivant du flasque 15, il se produit simultanément une rotation de 1200 du pignon 20 d'entraînement de la roue chiffrée 8 et une rotation de 1200 du pignon 21. La denture de ce pignon 21 étant simultanément en prise avec la denture intérieure 14 de la roue chiffrée 9, cette dernière est également entraînée en rotation (de 36 ) autour de l'axe 2. A cette rotation correspond le placement, dans la fenêtre de lecture du totalisateur, du chiffre de la roue 9 qui fait immédiatement suite au chiffre qui y apparaissait précédemment. En substance, la roue 8 compte les unités, tandis que la roue 9 compte les dizaines. Au moment de la rotation de 1200 du pignon 21,produite solidairement avec la rotation du pignon 20, les encoches 27 du pignon 21 se dégagent des saillies 28 du pignon 22 de la façon qui a été décrite plus haut, de sorte que les pignons 20 et 21 se déplacent axialement d'un seul bloc sur l'axe 19 en surmontant le rappel du ressort 25. A la fin de la rotation de 1200, les encoches du pignon 21 entrent à nouveau en prise avec les saillies du pignon 22 et les pignons forment à nouveau un ensemble dans lequel ils sont disposés cate à cote en contact entre eux. Le fonctionnement décrit ci-dessus pour les pignons 20 et 21 et roues chiffrées 8 et 9 se répète pour tous les autres pignons et toutes les autres roues chiffrées et selon les mêmes modalités, aussi bien en ce qui concerne le comptage des tours effectués par le flasque mobile 15 qu'en ce qui concerne l'engagement et le dégagement mutuel des encoches 27 et des saillies 28 de pignons adjacents, de sorte que le parfait alignement des chiffres dans la fenêtre de lecture est constamment assuré, et avec élimination définitive de l'inconvdnient mentionné plus haut de la technique connue. Bien entendu, diverses modifications pourront être apportées par l'homme de l'art au dispositif qui vient d'être décrit à titre d'exemple non-limitatif sans sortir du cadre de l'invention. REVED i CAT ION S 1 - Totalisateur mécanique pour compteur à roues chiffrées cylindrique, particulièrement destiné aux compteurs kilométriques de véhicules automobiles, du type qui comprend, dans une carcasse, ou corps de support, une série de roues chiffrées pouvant tourner cote à côte et coaxialement sur un premier axe, ou barillet, porté par ladite carcasse, chacune des roues chiffrées portant sur sa surface cylindrique extérieure une numérosation progressive de n chiffres et étant munie- chacune de ses extrémités d'une denture en longueur comportant un nombre. de dents Z1 ou Z2 où Z I > Z2, une série de pignons commutateurs pouvant tourner autour d'un deuxième axe monté parallèlement au premier, chaque pignon commutateur entrant en prise d'un ctté avec la denture à Z dents d'une roue qui travaille en roue menante est en prise avec la denture à Z dents d'une roue chiffrée adjacente qui travaille en roue menée, de manière à transmettre une rotation intermittente de la roue menante à la roue menée, avec un rapport de transmission de l/n, et un engrenage de type intermittent relié cinématiquement, d'une part, à un arbre menant d'entrée et, d'autre part, à la première roue de la série de roues chiffrées, ce totalisateur étant caractérisé en ce que les pignons commutateurs sont déplaçables axialement sur leur axe et sont maintenus côte à ctte en contact mutuel par un ressort porté par la carcasse et qui agit axialement sur le pignon en prise avec la première roue chiffrée et en ce que, pour chaque paire de pignons en contact mutuel, une face de I'un des pignons présente trois encoches radiales à profil en V séparées par des intervalles angulaires égaux, tandis que la face opposée de l'autre pignon porte au moins une saillie radiale en V destinée à s'engager successivement dans lesdites encoches, les -positions angulaires des encoches et de la saillie par rapport aux chiffres portés par les roues chiffrées étant déterminées de manière que, cette saillie étant en prise avec l'une des encoches, les chiffres de ces roues soient alignés parallèlement à leur axe. 2 - Totalisateur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le deuxième axe et la série de pignons commutateurs pouvant tourner sur cet axe sont supportés parallèlement au deuxième axe à l'intérieur du volume délimité par les roues chiffrées. 3 4 Totalisateur selon la revendication l ou 2, caractérisé en ce que ledit engrenage de type intermittent, relié cinématiquement à un arbre menant d'entrée et en même temps à lapremière roue chiffrée de ladite série, est constitué par un fiasque pouvant tourner sur ledit axe et muni dune denture intérieure, a Z2 dents, -qui est en prise intermittente avec le premierpignon de ladite série.