i 2004677 La présente invention concerne un matériau photosensible à plusieurs couches qui donne des images de gradation uniforme indépendamment de la couleur de la lumière utilisée pour 1'exposition. 5 On sait que la courbe caractéristique obtenue dans les • couches photosensibles dépend de la couleur de la lumière à laquelle la couche a été exposée.Ainsi, on sait que la courbe caractéristique d'une couche sensible a une pente plus forte dans la région du spectre à laquelle elle a été sensibilisée, par 10 exemple dans la région du vert ou du rouge du spectre, que la courbe caractéristique obtenue dans la région du spectre à laquelle l'halog4nure d'argent lui-même est naturellement sensible c'est-à-dire la lumière du tiers du spectre à partir du bleu. Cette propriété fondamentale de toutes les émulsions d'halogénure 15 d'argent est due au fait que par sensibilisation avec des colorants sensibilisateurs, les petits grains d'halogénure d'argent sont plus fortement sensibilisés que les gros grains. Ceci est un inconvénient considérable de point de vue pra'-.ique, en particulier dans la production de clichés de sélection de couleur. 20 Ainsi, dans la reproduction d'originaux en plusieurs couleurs, la courbe caractéristique du cliché de sélection bleu produit avec de la lumière bleue est toujours beaucoup plus aplatie que les courbes caractéristiques des clichés de sélection vert et rouge produits avec de la verte ou rouge. Pour des raisons tech-25 niques, les trois clichés de sélection de couleur doivent avoir des courbes caractéristiques identiques pour la reproduction, ce qui signifie qu'il est nécessaire de développer différemment les trois clichés de sélection, les clichés de sélection obtenus derrière le filtre vert et derrière le filtre rouge étant déve-30 loppés pendant un temps plus court et le cliché de sélection obtenu derrière un filtre bleu pendant un temps plus long. Ceci est extrêmement gênant dans la pratique et particulièrement indésirable pour les techniques de traitement automatiques, qui prennent une importance de plus en plus grande. Dans les machi-35 nés de traitement automatiques, tous les clichés de sélection de couleur doivent être traités de manière identique. 69 08674 2 2004677 La différence des courbes caractéristiques des trois clichés de sélection de couleur dans les films panchromatiques est illustrée par le fait que dans un matériau photographique du commerce comprenant une émulsion d'halogénure d'argent 5 classique, le 7 du cliché de sélection derrière le filtre bleu est de 0,8 après un temps de développement de quatre minutes tandis que le cliché de sélection derrière le filtre vert a atteint le même , après un temps de développement d'une minute et le cliché de sélection derrière le filtre rouge encore 10 plus rapidement. Dans ces conditions de développement, il est impossible d'obtenir un ensemble satisfaisant de clichés de sélection de couleur. Pour obtenir des valeurs de 7 identiques d'environ 1,2 en utilisant le même matériau, le cliché de sélection derrière le filtre rouge doit être développé pendant 2 mi-15 nutes et demie et le cliché de sélection derrière le filtre vert pendant quatre minutes. Avec la lumière bleue, on ne peut pas atteindre la valeur de 7 nécessaire de 1,2 puisque le 7 maximum est seulement de 0,85 indépendamment du temps pendant lequel on prolonge le développement (7 oO). Même avec des révé-20 lateurs donnant des résultats très contrastés du type p-anino-phénol-hydroquinone, on peut réaliser seulement un 7 de 1,0. La seule possibilité pratique est donc de partir d'un matériau photographique ayant une courbe caractéristique à plus forte pente pour le cliché de sélection derrière le filtre bleu. 25 Cependant, ceci présente des inconvénients lorsque l'on assemble les différents clichés de sélection de couleur et pour obtenir une uniformité optique ( les différentes couleurs de l'argent ou coloration de la gélatine), indépendamment du fait que la nécessité de conserver deux types de matériaux photo-30 graphiques disponibles soit un inconvénient. Pour pallier à ce défaut, on a déjà proposé d'élever la valeur de 7 du matériau photographique qui ne donne pas par exposition à la lumière d'une couleur un 7 suffisamment élevé, en ajoutant à la couche photosensible de ce matériau 35 une seconde couche qui n'est à peu près sensible qu'à la lumière de cette couleur à laquelle la première couche produit des 4images danë lesquelles le 7 est trop faible. Dans le cas d'un matériau photographique panchromatique en teinte conti 69 08674 3 2004677 nue destiné à produire des clichés de sélection de couleur qui donne toujours un y trop faible en lumière bleue, la couche correctrice ajoutée étant sensible aussi dans le bleu. Cette combinaison de couches, donne cependant lieu à des 5 difficultés en particulier lorsque l'on désire produire des pellicules "en teinte continue ayant de faible y d'environ 0,5 à 1,0. Celles-ci doivent avoir une courbe de densité très allongée avec une partie linéaire montant jusqu'à une densité d'environ 2,5. La nécessité de pellicules de ce type s'est récemment posée 10 pour certains procédés rationalisés standardisés. La production d'émulsiorB ayant ces propriétés est très difficile et n'est pas toujours possible. Les courbes caractéristiques de ces émulsions s'incurvent en général vers l'horizontale avant d'atteindre la valeur élevée de densité désirée. 15 L'invention a pour objet un matériau photographique donnant des images dont les courbes caractéristiques sont uniformes indépendamment de la couleur de la lumière utilisée pour l'exposition. La demanderesse a découvert selon l'invention un maté-20 riau photographique sensible à la lumière comportant deux couches d'émulsion panchromatique de gélatino-halogénure d'argent, . dans lequel les deux émulsions donnent une valeur de y qui est trop faible pour l'une des trois couleurs primaires, ordinairement le bleu, et les deux émulsions ont des propriétés photogra-25 phiques telles que la courbe-somme des courbes ^e densité des émulsions individuelles est sensiblement rectiligne et la différence des seuils de sensibilité des deux ^nuisions est supérieure par exposition à la lumière de couleurs L2 et/ou L^ que par exposition à la lumière de couleur L^ pour laquelle 30 la valeur de y obtenue est trop faible. Selon un mode préféré de l'invention, on satisfait à la condition que la courbe-somme des courbes de densité des émulsions individuelles soit une courbe globale rectiligne en faisant partir la courbe de densité d'une émulsion sur l'axe 35 log. I.t (I = énergie lumineuse, t = temps d'exposition) à la Valeur de y recherchée pour la matériau photographique. La courbe caractéristique' monte depuis ce point avec une pente continuellement décroissante jusqu'à atteindre une valeur maximum 69 08674 4 2004677 Cet accroissement doit diminuer de manière sensiblement uniforme, c'est-à-dire que le gradient doit diminuer de la même valeur pour des intervalles successifs log. I.t faibles égaux. L'autre émulsion a une courbe de densité dont la pente varie 5 en sens opposé de celle de la première émulsion. Sa croissance doit être progressive et en réalité elle doit être sensiblement la même que le gradient de décroissance de la première émulsion. Ainsi, la courbe de densité de la seconde émulsion doit avoir un gradient de plus en plus fort pour les valeurs croissantes 10 de log I.t. Le tableai I ci-après en donne un exemple. Il s'applique au cas dans lequel la croissance de la courbe caractéristique "diminue de 0,2 pour 0,3 unité log. I.t, à partir de "B"q =1^0. La ligne I donne les valeurs de l'abscisse en log I.t, 15 croissant dans chaque cas de 0,3 unité; la ligne II donne la pente de la courbe caractéristique ( valeur du ts ) dans l'intervalle correspondant de log. I.t qui diminue de 0,2 dans chaque intervalle successif, à partir de 1,0. La ligne UI donne l'augmentation de la valeur de la densité dans l'intervalle correspondant ( valeurs de la ligne II x la dimension de l'intervalle 0,3)1 La ligne IV montre les valeurs .de la courbe caractéristique nécèssaire par addition successive des valeurs de la ligne III pour les valeurs de log. I.t ( ligne I). La courbe de densité obtenue par ce calcul est représenté 25 graphiquement par la courbe A dans la figure 1 du dessin annexé. TABLEAU I 20 I Abscisse (log I.t) II Valeur de ts III Pente de la courbe caractéristique IV courbe caracté-ristique 0,00 0,30 0,60 0,90 1,20 1,50 1,80 1,00 0,80 0,60 0,40 0,20 0,00 0,30 0,24 0,18 0,12 0,06 0,00 0,00 0,30 0,54 0,72 0,84 0,90 0,90 35 Le nombre d'intervalles qui a été choisi dans ce cas égal à 5, jusqu'au maximum de la valeur de la densité, peut aussi être plus grand et peut être aussi grand, qu'on le désire. Dans 69 08674 5 2004677 10 ces cas, l'intervalle de log. I.t (ligne I) et la valeur de y de la courbe caractéristique dans l'intervalle plus faible (ligne III) doit être plus faible de manière correspondante. Ainsi, en subdivisant l'intervalle log I.t = 0,3 en n parties égales, dans l'exemple discuté ci-dessus, on obtient les valeurs suivantes pour la diminution /\ y : n = 1 3 5 10 • n /s. log I.t = 0,30 0,10 0,06 0,03 0,3/n A y = -0,20 -0,067 -0,04 ; -0,02 -0,2/n A mesure que l'intervalle de log I.t diminue, on obtient des courbes de densité légèrement différentes. Dans chaque cas celles-ci tendent vers une courbe limite pour laquelle 15 ^ tend vers ^ ^ , autrement dit vers la A log ÏTt d log I.t valeur -2/3. La courbe correspondante est une parabole dont le sommet se situe au-dessus de l'axe des abscisses et l'axe est perpendiculaire à l'axe desabscisses. Cette parabole est donc 20 ouverte vers le bas. Dans le cas présent elle est représentée par l'équation : S = S - — x^ = x (l - ™) 3 ^ 25 dans laquelle S est la valeur de la densité au-dessus de l'axe des abscisses , x = log lit et l'origine des coordonnées est choisie comme indiqué à la figure 1. Bien entendu, on ne peut obtenir dans la pratique que la partie croissante de la parabole entre l'axe des abscisses 30 et le maximum, car les courbes caractéristiques obtenues de cette manière sont des solutions possibles pour l'une des deux émulsions du matériau photographique selon l'invention. Cependant, il est clair que l'on ne peut réduire indéfiniment le nombre d'intervalles car on n'obtient pas des 35 courbes de densité réelles, c'est-à-dire régulières et continues, mais seulement des courbes discontinues en dents de scie. 69 08674 6 2004677 10 15 20 25 Pour l'exemple numérique ci-dessus, la variation de densité de 1'émulsion qui a une courbe caractéristique à gradient croissant est indiqué dans le tableau II ci-après qui est analogue au tableau I sauf que la ligne II comprend les valeurs du r croissant uniformément de 0,20 dans l'intervalle particulier TABLEAU II I Abscisses 0,00 0,30 0,60 0,90 1,20 1,50 1,80 2,10 II Valeur du "5 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 1,20 III Pente de la 0,00 0,06. 0,12 0,18 0,24 0,30 0,36 courbe ca- : ractéristi- j que IV Courbe ca- 0 ractéristi-que 0 0,06 0,18 0,36 0,60 0,90 1,26 La courbe caractéristique indiquée dans les lignes IV et I est représentée par la courbe B dans la figure 1 du dessin annexé. On observera incidemment que les valeurs numériques dans la ligne III sont les mêmes dans le tableau I et le tableau II Jusqu'à 0,30, mais dans l'ordre inverse. Cette portion des courbes caractéristiques A et B ( figure 1 ) peut coïncider si l'on 'effectue une rotation de 180° de l'une des courbes et si on déplace les courbes parallèlement aux deux axes de coordonnées. On peut aussi obtenir des courbes caractéristiques modifiées dans ce cas en subdivisant l'intervalle log I.t comme on le désire. Ces courbes modifiées tendent vers une parabole qui est ouverte vers le haut, mais, par ailleurs identique à celle de la première émulsion. Pour l'exemple numérique ci-dessus, l'équation différentielle de cette parabole est 30 d TS d x + 2/3, 35 d'où l'on tire l'équation de la parabole limite de la courbe de densité S = — (S= densité, x - log I.t; s ^ ). Les courbes caractéristiques ayant les mêmes gammes d'intervalles et le même gradient croissant ou décroissant forment une paire de courbes complémentaires selon l'invention. 69 08674 7 2004677 Ces paires de courbes caractéristiques présentent la propriété inattendue que la courbe-somme de leur valeur de densité est une ligne droite dans l'intervalle de log I.t où elles sont toutes deux croissantes, l'une avec une pente crois- 5 santé, l'autre avec une pente décroissante. Ainsi, par exemple, les courbes de densité A et B de la figure 1 donnent une courbe-somme de densité qui est une ligne "droite C avec un 7 égal à 1,0. Si la distance horizontale entre ces deux courbes est 10 modifiée, par exemple si l'on change leur sensibilité relative la courbe-somme est à nouveau une ligne droite mais avec un 7 différent. Si l'on diminue la différence de sensibilité, on obtient une courbe-somme de plus forte pente tandis que si l'on augmente la différence, la courbe-somme a une pente plus 15 faible. Cette découverte facilite énormément la pratique de la préparation d'un matériau photographique ayant une courbe caractéristique rectiligne. Il n'est plus nécessaire d'utiliser à cet effet des émulsions ayant une variation rectiligne dans 20 toute la gamme des valeurs de teinte jusqu'aux densités élevées nécessaires. Il n'est plus nécessaire que d'avoir une émulsion qui a une courbe caractéristique A qui s'abaisse très au-dessous de la densité maximale nécessaire et une émulsion qui a une courbe caractéristique B infléchie qui doit seulement 25 s'élever jusqu'à des valeurs de densité qui sont encore très inférieures à cette densité maximale. Ces émulsions sont plus faciles à préparer que les émulsions qui ont des courbes recti-lignes jusqu'aux densités élevées. Comme on l'a mentionné ci-dessus ceci s'applique en 30 particulier aux matériaux photographiques ayant un 7 de très faible valeur. La figure 3 du dessin annexé représente trois paires de ces courbes de densité (D^/E^, D2/E2, D^/E^) dont les courbes-sommes par paire produisent la même courbe de densité rectiligne F jusqu'à une densite de 2,5 à un 7 de 0,7. 35 Les.courbes à pente lentement- croissante (D^, Dg, D^) de ces paires diffèrent par les valeurs de leur ' densité maximale. Pour les courbes représentées à la figure 3* les valeurs maximales sont 1,05 pour D^, 1-, 40 pour D2, 2,10 pour 69 08674 8 2Ô04677 r).. ( cette dernière valeur n est pas réellement représentée 3 à la figure 3). Le fait qu'il existe un grand1 nombre de ces paires d'émulsions rend plus facile la fabrication de ces matériaux 5 photographiques puisque que l'on peut adapter leur production aux .conditions pratiques. La composition d'un matériau panchromatique ayant le même 7 par exposition au bleu, au vert et au rouge selon l'invention est illustrée cl-après en référence à la figure 1 du 10 dessin annexé. Les courbes caractéristiques A, B et C peuvent être considérées comme s'appliquant àl'exposition à la lumière verte (par exemple filtre de sélection de couleur pour le vert U 431 fabriqué par la demanderesse). La différence de sensibilité des deux émulsions A et B mesurée à la densité 0,3, seuil 15 de sensibilité, est de 0,83 unité log 1,t. Lorsque l'on expose ce matériau à la lumière bleue (filtre de sélection du bleu U 449 fabriqué par la demanderesse) on obtient une valeur de 7 qui est de 20$ inférieure à celles des émulsions individuelles (A et B) et par conséquent aussi 20 pour la valeur totale du y du matériau photographique C (courbes A', B', C'- dans les figures 1 et 2). Néanmoins, la même valeur totale de y de la courbe C obtenue par exposition à la lumière verte doit être produite par exposition à la lumière bleue pour les courbes de densité A' et B* lorsque la différence de 25 sensibilité de A' et B' est plus faible en conséquence. Comme le montre le figure 2, la courbe de densité de B' doit être déplacée vers B" pour que la valeur du y par exposition à la lumière bleue puisse être égale à la valeur . de 7 derrière le filtre vert, à savoir 7 = 0,70. La différence 30 de sensibilité de A' et B" doit être de 0,48 et est donc de 0,35 inférieur à celle pour la lumière verte. Dans la pratique, on sait obtenir des relatiois correctes de sensibilité, la sensibilité nécessaire au bleu étant réalisée au départ par le choix d'émulsions sensibles d'halogénure d'ar-35 gent convenable, la sensibilité au vert et au rouge par le choix de colorants convenables et/ou la variation des quantités de colorants sensibilisateurs ajoutées à l'émulsion. En utilisant ces procédé^ on peut faire varier la sensibilité d'une couche 69 08674 9 2004677 d'émulsion d'halogénure d'argent sensible à la lumière entre de larges limites dans la région sensibilisée du spectre. En principe, On peut utiliser pour le procédé selon l'invention des émulsions décrites dans le brevet anglais n° 5 494 088 ou lebrevet des EUA n° 2 280 300, mais il faut les sensibiliser à -la lumière verte et à la lumière rouge par l'addition de sensibilisateurs convenables atx vert et au rouge. Des colorants sensibilisateurs convenables sont décrits dans ces brevets ainsi que dans le brevet français n° 1 483 390 10 (page 2), le brevet allemand n° 929 080 et dans le Fiat Final Report n° 943 et par Mees, dans "Theory of the Photographie Process" (1954) pages 378-413. On peut disperser les halogénures d'argent dans les liants hydrophyle habituels par exemple dans la carboxyméthylcéllulose, 15 l'alcool polyvinylique, la polyvinylpyryolidone, l'acide algini-que et ses sels, polyesters ou polyamides ou de préférence dans la gélatine. On peut sensibiliser chimiquement les émulsions de la manière habituelle par exemple avec des sels de métaux nobles 20 tels que ruthénium, rhodium, palladium, iridium, ou platine. On peut aussi sensibiliser les émulsions avec des sels d'or comme décrit dans l'article de R. Koslowsky dans Z. wiss Phot. 46 (1951) pages 65-72. On peut aussi sensibiliser les émulsions au moyen d'a-25 gents réducteurs tels que sels stanneux ou avec des polyamines des composés du soufre.comme décrit dans le brevet des EUA n° 1 574 944 ou avec des polyoxyéthylènes. Les émulsions peuvent aussi contenir des stabilisants habituels en particulier des azaindènes. Des composés de ce 30. type ont été décr'itsdans l'article de Birr dans Ze&tschrift fîir wissenschaftliche Photographie, Volume 47 (1952) pages 2.-28. On peut aussi utiliser des composés du mercure. On peut aussi" ajouter aux émulsions avant coulage, les agents mouillants et durcisseurs habituels par exemple sels de 35 chrome, et sels d'aluminium ou aldéhydes par exemple le formaldéhyde ou acide mucochlorique ou glyoxal et les analogues. 69 08674 10 2004677 Les deux émulsions photosensibles A et B peuvent être disposées en couches séparées sur la même face ou sur des faces différentes d'un support transparent. Pour obtenir le maximum de sensibilité, il est avantageux de disposer la plus 5 sensible des deux émulsions vers la source de lumière. Suivant un autre mode de mise en oeuvre, on peut mélanger les deux émulsions et les appliquer ensuite sur le support en une seule couche. Dans ce cas, bien entendu, on doit utiliser des colorants sensibilisateurs qui sont fortement adsorbés 10 sur le grain de l'halogénure d'argent et qui y adhèrent solidement pour que les deux émulsions puissent conserver leur sensibilité individuelle lorsqu'on les mélange. Les colorants sensibilisateurs appropriés sont connus et oit été décrits par exemple dans le brevet allemand n° 929 080 ou le brevet anglais 15 n° 494 088. Si l'on dispose les deux couches photosensibles A et B sur l'une ou l'autre face du support, la densité totale est strictement additive par rapport aux densités des émulsions A et B. Cependant, il peut se produire une certaine influence mu-20 tuelle des deux émulsions, due à la technique utilisée pour le développement, si les deux couches sont coulées sur la même face du support et par conséquent les densités ne sont plus strictement additives. On peut déceler ces écarts par des essais sensitométriques sur ces films et on peut les com-25 penser par des moyens convenables habituellement utilisés dans la technique de fabrication des émulsions. Le principe de l'invention, c'est-à-dire l'utilisation des émulsions ayant les courbes caractéristiques décrites et les relations de sensibilité convenables, peut s'appliquer de la manière décrite. 30 L'invention n'est pas limitée à la partie visible du spectre ; lesdites gammes spectrales des émulsions peuvent aussi se situer dans d'autres régions dans lesquelles le film est sensible, en particulier dans la région de l'ultraviolet ou de l'infrarouge. 35 En outre, le procédé n'est pas limité à la production de filns doux (gradation inférieure à 1,00) pour lesquels il présente des avantages particuliers. Il est également avantageux dans la production de pellicules 1anchromatiques en teinte % continue de plus forte gradation. 69 08674 IX 2004677 L'exemple suivant illustre l'invention sans toutefois en limiter la portée. Exemple 5 On prépare une émulsion de gélatino-chlorure d'argent ayant une courbe caractéristique infléchie , à laquelle on a ajouté un sensibilisateur au vert et un sensibilisateur au rouge tels que décrit à l'exemple 1 et à l'exemple 15 du brevet allemand n° 929 080. On applique l'émulsion sur une 10 face d'un support de couche transparent en téréphtalate de poly-éthylène de l80yu d'épaisseur, qui a été revêtu d'une sous couche et muni sur sa face arrière d'une couche antihalo vert foncé de 10' ,u d'épaisseur. L'épaisseur de1 la couche après séchage / p est de 4yU, la teneur en argent de 1,45 g/m sous forme d'halogé-15 nure d'argent. La valeur moyenne du y .calculée entre les densités 0,3 et 1,0 est de 0,60 lorsque l'on expose la couche à la lumière verte ou rouge (filtre de sélection U 539 et L 622 de la demanderesse) et qu'on la développe pendant 3 minutes dans le révélateur indiqué ci-après. 20 On applique sur la première couche une seconde couche d'émulsion de gélatino-bromure d'argent dont la courbe caractéristique s'aplatit à une densité maximale de 1,0 et qui a été mûrie jusqu'à une sensibilité à la lumière bleue (filtre de sélection du bleu Ù 449) qui est dix fois celle de l'émul-25 sion mentionnée ci-dessus mesurée à la densité 0,3. Cette seconde émulsion a été sensibilisée à la lumière verte et à la lumière rouge par les mêmes colorants sensibilisateurs. L'épaisseur totale des deux couches est de 10 ja après séchage, la teneur en argent des deux couches des deux couches -^0 est de 3*85 g/m sous forme d'halogénure d'argent. On expose alors le matériau à deux couches à la lumière bleue, à la lumière verte, et à la lumière rouge respectivement derrière un coin gris à échelon, on développe pendant 3 minutes dans le révélateur donné ci-après , on le traite et on sèche.' 35 On détermine ensuite les courbes caractéristiques selon la pratique habituelle et on mesure une valeur de y pour la lumière bleue, la lumière verte et la lumière rouge de 0,80 entre les densités 0,30 et 1,70.Si la valeur du y pour la lumière 69 08674 12 2004677 verte est supérieure à celle obtenue pour la lumière bleue, on doit réduire la quantité de sensibilisateur au vert dans la première émulsion. Dans le cas opposé, on peut augmenter la quantité de sensibilisateur au vert dans cette émulsion et/ou la 5 réduire dans l'autre couche. On utilise un procédé analogue pour l'exposition à la lumière rouge. Révélateur : 10 Eau p-méthylaminophénol sulfite de sodium anhydre hydroquinone carbonate de sodium anhydre bromure de potassium 500 ml 7,5 g 40,0 g 3,5 g 30 g g 15 eau q.s.p. 1 litre Cette solution concentrée doit être diluée avec une égale quantité d'eau avant l'utilisation. 69 08674 13 2004677 R_E_Y_E_N_2.I_Ç_A_T_I_O_H_S 1°- Matériau photographique photosensible, ayant sensiblement la même valeur de 7 à l'exposition à la lumière de couleur 5 L-^, Lg et des trois couleurs primaires, pour la préparation de clichés de sélection de couleur, consistant en deux solutions d'halogénure d'argent, les deux émulsions donnant un y plus faible pour l'une des trois couleurs primaires (exposition avec L^) que pour les deux autres couleurs primaires (exposition 10 avec Lg et L^), caractérisé en ce que les deux émulsions sont sensibles aux trois couleurs primaires bleu, vert et rouge du spectre visible, que la courbe-somme de leur courbe caractéristique individuelle donne une courbe caractéristique sensiblement rectiligne et que les deux émulsions ont des seuils de 15 sensibilité différents, la différence des seuils de sensibilité des deux émulsions étant pLusf'élevée pour l'exposition à la lumière de couleur et/ou qu'à la lumière de couleur 2°- Le matériau photosensible selon la revendication 1 dans lequel la différence entre les seuils de sensibilité des 20 deux émulsions est plus élevée pour l'exposition à la lumière verte ou rouge seulement qu'à la lumière bleue. 3°- Le matériau photosensible selon la revendication 1 dans lequel la plus sensible des deux émulsions d'halogénure d'argent a une courbe caractéristique dont la pente décroît 25 de manière sensiblement uniforme jusqu'à une valeur maximale et l'autre émulsion a une courbe caractéristique dont la pente augmente de manière sensiblement uniforme. 4°- Le matériau photosensible selon la revendication 1 dans lequel les deux émulsions sont mélangées en une .seule 30 couché . - 5°- Le matériau photosensible selon la revendication 1 dans lequel la valeur du y de la courbe totale de densité des deux émulsions est de 0,7 à 1,0 et la différence des seuils de sensibilité des deux émulsions par exposition à la lumière de 35 couleur L^ et/ou L^ est jusqu'à deux fois supérieure à celle correspondant à la lumière de couleur L^ et les deux émulsions ont une valeur de y pour l'une des trois couleurs primaires (exposition à L-^) de 20 à 5$ inférieure à ceux qu'elle présente pour les dei£t autres couleurs primaires (exposition à Lg et