La présente invention a pour but de réaliser un dispositif permettant de contrôler très facilement des différences de niveau pouvant exister entre divers points d'une surface, ou d'une structure déterminée, par exemple le châssis ou la carrosserie d'un véhicule ou d'une machine. A ce sujet, il convient de noter qu'il existe de nombreux dispositifs de contrôle de niveau. Cependant, ceux-ci sont particuliè- rement conçus pour être employés dans le domaine de la construction de bâtiments ou d'ouvrages de travaux publics. Mais, du fait même de leur conception, ces dispositifs peuvent difficilement être employés pour détecter des différences de niveau pouvant exister entre divers points du châssis ou de la carrosserie d'un tel véhicule. Or, un tel contrôle est indispensable pour pouvoir vérifier si un tel châssis ou une telle carrosserie se trouve vrillé à la suite dVun accident. Actuellement, ce contrôle est réalisé par des méthodes peu pratiques et qui ne présentent pas une précision suffisante. C'est pourquoi la présente invention a pour objet un dispositif conçu de façon à permettre de réaliser facilement un tel contrôle, ce dispositif étant susceptible d'être également employé pour détecter des différences de niveau entre divers points d'une surface ou d'une structure de toute autre nature. A cet effet, ce dispositif comprend d'une part, un réservoir de liquide apte à être fixé en un même point pendant les opérations de vérification du niveau de divers points de la surface ou structure à contrôler et d'autre part, un appareil manuel de contrôle comportant un tube transparent coudé en forme de U renversé, dont l'une des branches est raccordée à ce réservoir, cependant que l'extrémité de l'autre branche est isolée de l'atmosphère par un clapet ouvrable. Par ailleurs, un repère mobile est disposé en regard ou sur la première branche de ce tube pour permettre de détecter une différence de niveau d'un point déterminé de la surface ou structure contrôlée par rapport à un autre point précédemment vérifié de celle-ci. Grâce au présent dispositif, il est possible de procéder aisément à la détection d'une différence éventuelle de niveau entre deux points distincts d'une même structure ou d'une même surface. Ainsi, pour comparer le niveau de deux points de la surface inférieure du châssis d'une carrosserie de véhicule, on applique l'extrémité supérieure de l'appareil manuel de contrôle du présent dispositif contre le premier point considéré, et après ouverture du clapet de cet appareil,on amène le repère mobile en regard du niveau atteint par le liquide dans cet appareil. Ensuite, on place l'extrémité supérieure de l'appareil au contact du second point à contrôler et après ouverture du clapet, on se rend compte si le niveau du liquide s'immobilise en regard du repère mobile, c'est-à-dire au même point que précédemment, ou s'il existe effectivement une différence de niveau. Pour vérifier le niveau des divers points de la surface supérieure d'une structure déterminée, on procède de la même façon en appliquent successivement l'extrémité inférieure de l'appareil manuel de contrôle au contact de ces divers pointus. Cependant, d'autres particularités et avantages du dispositif selothtinvention apparaitront au cours de la description suivante. Cette description est donnée en référence au dessin annexé à simple titre indicatif, et sur lequel La figure 1 est une vue schématique en coupe-élévation de deux parties constitutives du présent dispositif La figure 2 est une vue en plan de dessus de l'appareil manuel de contrôle faisant partie de ce dispositif La figure 3 est une vue partielle en coupe verticale d'un détail de cet appareil, représenté à échelle différente La figure 4 est une vue schématique en élévation illustrant l'un des modes d'utilisation du présent dispositif. Comme indiqué ci-dessus, celui-ci comprend en combinaison, deux parties complémentaires à savoir, un réservoir de liquide désigné par la référence générale 1, et un appareil manuel de contrôle luimême désigné par la référence générale 2. te réservoir 1 peut être avantageusement constitué par un vase transparent de forme générale sphérique, comportant un couvercle 3. Ce dernier est pourvu d'un appendice tubulaire 4 plongeant à l'intérieur de ce réservoir pour permettre une libre communication avec l'atmosphère. Cependant, cet appendice s oppose à la sortie du liquide 5 en cas de chan gement intempestif d'orientation du réservoir l. Par ailleurs, la paroi extérieure de celui-ci porte un ou deux aimant(s) permanents 6, permettant de le fixer au contact d'une surface métallique, par exemple au contact de l'une des colonnes 7 d'un pont élévateur, dans le cas où le présent appareil est utilisé pour détecter des différences éventuelles de niveau du soubassement d'un véhicule automobile V (voir figure 4). La paroi du réservoir 1 porte également un trait de repère 8, destiné à indiquer le niveau maximum normal du liquide à l'intérieur de celui-ci. Quant à l'appareil manuel de contrôle 2, il eomporte un tube 9 en matière transparente qui est coudé en forme de U renversé. Ce tube est disposé à l'intérieur d'un capot de protection 10 ouvert sur sa face avant 11, derrière laquelle est disposée l'une des deux branches du tube 9, en l'occurrence sa branche 9a, l'autre branche 9b étant placée derrière celle-ci. tes extrémités inférieures de ces deux branches sont fixées dans un corps 12, dont la partie inférieure 13 est agencée pour constituer une poignée susceptible d'être tenue à la main. L'extrémité inférieure de la branche avant 9a du tube~9 est raccordée,par l'intermédiaire d'une canalisation flexible 14 à un ajutage 15 prévu dans le fond du réservoir 1. Quant à l'extrémité inférieure de la branche arrière 9b de ce même tube, elle est obturée par un clapet 16 disposé dans un conduit 17, prévu à l'intérieur du corps 12 de l'appareil, ce conduit débouchant à l'at de mosphère. te clapet 16 est maintenu en position/fermeture par l'action d'un ressort de pression 18. Cependant, il porte un poussoir 19 susceptible d'être actionné avec l'un des doigts de la main qui tient la poignée 13, afin d'ouvrir ce clapet. Le liquide 5 disposé à l'intérieur du réservoir 1 est de préférence un liquide fluorescent. Par ailleurs, le corps 12 de l'appareil porte une lampe d'éclairage 20 destinée à éclairer le niveau de ce liquide à l'intérieur de la branche avant 9b du tube coudé 9. 21 A cet effet, un écran/de diffusion de lumière est disposé entre l'ampoule 20 et la branche avant 9a du tube 9. A ce sujet, il convient de noter que cet écran dissimule la branche arrière 9b de ce meme tube. La lampe d'éclairage 20 est alimentée par des piles électriques interchangeables 22, montées de façon amovible à l'intérieur de la poignée creuse 13. Or,-le circuit électrique 23 de ces piles comporte un interrupteur dont la fermeture est assurée par le poussoir 19, lorsque celui-ci est amené dans sa position d'ouverture du clapet 16. Comme représenté sur la figure 3, cet interrupteur peut être constitué par deux contacts 24 insérés dans le circuit 23 et disposés derrière le poussoir 19, celui-ci étant réalisé en métal ou pourvu d'un élément conducteur disposé sur sa face arrière pour assurer une liaison électrique entre les deux plots de contact 24. Par ailleurs, la branche avant 9a du tube coudé porte un repère mobile permettant en quelque sorte, de marquer le niveau atteint par le liquide dans cette branche lors d'une première opération de contrôle. Dans l'exemple représenté, ce repère est avantageusement constitué par un curseur 25 en matière transparente portant un repère 26 de part et d'autre duquel sont prévues deux graduations. Enfin, à son extrémité supérieure, le capot de protection 10 de cet appareil est pourvu d'une pointe d'appui'27 destinée à être placée au contact de chacun des points d'une surface inférieure, dont les niveaux doivent être contrôlés. De préférence, cette pointe est fixée de façon amovible, par exemple par vissage, de façon à pouvoir être remplacée par des pointes similaires de longueurs différentes. Quant à l'extrémité inférieure de la poignée 13, elle est aménagée pour etre elle-même placée au contact de divers points de la surface supérieure d'une structure déterminée dont les différences de niveau soivent être détectées. Ainsi qu'il a déjà été indiqué, le présent dispositif peut être utilisé pour contrôler si une voiture automobile V se trouve vrillée ou non, à la suite d'un accident. A cet effet, il convient de vérifier si divers points déterminés de la surface inférieure du châssis ou dé la carrosserie de ce véhicule présentent des différences de niveau entre eux. Après avoir soulevé cette voiture sur un pont d'élévation 28 à deux colonnes, on présente l'appareil manuel de contrôle 2 sous les parties à vérifier, en l'occurrence les parties inférieures des longerons droit et gauche de l'avant et de l'arrière. On peut ainsi commencer par placer la pointe 27 en appui contre la surface inférieure du longeron droit avant. On fixe alors le réservoir 1 dans une position qui restera la même au cours de toutes les autres opérations de contrôle. On choisit cette position de façon que le niveau atteint par le liquide dans la branche avant 9a du tube coudé 9, soit sensiblement situé à mi-hauteur de cette branche. Comme déjà indiqué, le réservoir 1 peut être fixé, par simple contact contre l'une des colonnes 7 du pont élévateur, grâce aux aimants permanents 6 prévus sur ce réservoir. L'opérateur qui tient l'appareil manuel de contrôle à la main, appuie sur le bouton 19 pour mettre la branche 9b du tube 9 en communication avec l'atmosphère. l'air situé dans ce tube se trouve donc libéré ce qui provoque un mouvement du liquide. Cependant, celui-ci se stabilise rapidement. On peut alors déplacer le curseur 25 de façon à amener le repère 26 de celui-ci très exactement en regard du niveau atteint par le liquide dans la branche 9a de l'appareil. Ceci est d'autant plus aisé que liquide se trouve éclairé par la lumière émise par la lampe 20. Effet, celle-ci est alimentée dès l'enfoncement du poussoir 9, puisque cette manoeuvre assure simultanément la liaison électrique nécessaire entre les ex liions de contact 24. Après avoir relâché le poussoir 19, l'opérateur déplace l'appareil pour vérifier le longeron gauche en un point symétrique du point contrôlé scus le longeron droit. il appuie alors à nouveau sur le poussoir 19 et il s'assure que le niveau du liquide vient en regard du repère 26 du curseur 25. Dans l'affirmative, la partie inférieure de l'extrémité avant du véhicule se trouve placée dans une position parfaitement horizontale. Cependant, si cela n'est pas le cas, ltopérateur doit agir sur la position générale du véhicule sur le pont élévateur afin d'obtenir une telle horizontalité. il lui est alors possible d'agir sur la voiture à l'aide des vis des patins en caoutchouc, ou à l'aide d'un cric ou de tout autre moyen mécanique ou hydraulique. Après avoir procédé éventuellement à une nouvelle vérification du point contrôlé sous le longeron droit, l'opérateur procède aux mêmes opérations pour les longerons arrière, droit et gauche. Si, au cours de cette seconde série d'opérations, l'opéra- teur détecte un écart de niveau dépassant une ou deux divisions, on peut affirmer que le véhicule est vrillé par rapport au plan horizontal, c'est-à-dire que sa coque ou son châssis est déformé. Le curseur gradué 25 mobile sur la branche du U est donc utile pour la lecture directe dans le cas d'une voiture réglée à l'avant ou à l'arrière en position zéro horizontale de la graduation, mais indispensable dans le cas d'un contrôle par comparaison sans mise en position horizontale de la voiture si elle se trouve placée sur un pont élévateur non réglable, par exemple. Dans ce cas, on présente l'appareil sous le côté gauche avant de la voiture, on met le curseur 25 à zéro, on présente l'appareil sous le côté droit avant, on lit et on note le niveau du liquide (par exemple + 6 divisions). On déplace l'appareil sous le côté gauche arrière et on cherche le zéro avec le curseur 25. On présente enfin l'appareil sous le côté droit arrière de la voiture et si la lecture indique + 6 divisions, les quatre points contrôlés sont surle même plan horizontal. Sinon, la différence en plus ou en moins avec les 6 divisions de l'avant indique un défaut (2 divisions par exemple correspondent à 4 mm, chaque division représentant 2 mm). Da fait~même de sa conception, le présent dispositif fonctionne suivant le principe des vases communiquants. te liquide est donc amené à se déplacer rapidement dans la branche avant 9a du tube coudé 9 dès l'ouverture du clapet 16, suivant les positions respectives du réservoir 1 et de l'appareil. Cependant, un déplacement trop rapide du liquide peut être freiné en relâchant le poussoir 19 commandant le clapet 16. La manipulation du présent appareil n'exige donc pas de précautions particulières et il n'y a pas lieu de craindre la formation de bulles d'air dans le liquide. Comme déjà indiqué, des pointes de contact 27 de longueurs différentes, peuvent être adaptées sur le capot 10 de l'anpareil, suivant les applications particulières prévues. Par ailleurs, lorsqu'il convient de vérifier le niveau des différents points du plancher d'un véhicule, on peut effectuer ce contrôle en plaçant l'appareil au-dessus de la surface considérée et en disposant l'ex- trémité inférieure de la poignée creuse 13 au contact de chacun des points à contrôler. Comme on peut le constater, le présent appareil permet de vérifier très facilement et rapidement si un véhicule automobile est vrillé. Cependant, cet appareil peut également etre utilisé pour différentes autres sortes de contrôle de niveau sur un véhicule ou sur tout autre appareil ou machine, lorsque les tolérances de contrôle sont de l'ordre de 1 mm. il est ainsi possible de procéder à des contrôles de niveau sur différentes parties d'une machine-outil. Cependant, ce dispositif peut également être utilisé sur chantiers de constructions, notamment dans l'exécution de travaux publics, tels que ponts ou charpentes. En effet, dans un tel cas, le présent dispositif est beaucoup plus pratique à utiliser que les systèmes actuels de contrôle employés dans les cas de ce genre. Enfin, il va de soi que le dispositif selon l'invention n'est pas limité au seul exemple de réalisation décrit ci-dessus, auxquelles différentes modifications peuvent être apportées notamment en fonction des cas et applications. REVENDICATIONS 10 - Dispositif pour le contrôle de différences de niveau entre divers points d'une surface ou d'une structure déterminée - par exemple le châssis ou la carrosserie d'un véhicule ou d'une machine, ou bien un ouvrage de construction - fonctionnant selon le principe des vases- communiquants et caractérisé en ce qu'il comprend d'une part, un réservoir de liquide apte à être fixé en un même point pendant les opérations de rérification du niveau de divers points de la surface ou structure à contrôler, et d'autre part, un appareil manuel de contrôle comportant un tube transparent coudé en forme de U renversé dont l'une des branches est raccordée à ce réservoir, cependant que l'extrémité de l'autre branche est isolée de l'atmosphère par un clapet ouvrable, un repère mobile étant disposé en regard ou sur la première branche de ce tube, pour permettre de détecter une différence de niveau d'un point déterminé de la surface ou structure, contrôlée par rapport à un autre point précédemment vérifié de celle-ci. 20 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'extrémité inférieure de l'appareil manuel de contrôle est agencée pour constituer une poignée de manoeuvre susceptible d'être tenue à la main, et elle comporte un poussoir pouvant être actionné avec l'un des doigts de la main, ce poussoir permettant de commander l'ouverture du clapet obturant normalement l'extrémité infé-- rieure de la seconde branche du tube coudé en forme de U renversé. 30 - Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que le liquide prévu dans le réservoir étant un liquide fluorescent l'appareil manuel de contrôle est muni d'une lampe d'éclairage, ainsi que d'un écran de diffusion de lumière, le circuit d'alimentation de cette lampe comportant un interrupteur dont la fermeture est assurée par l'enfoncement du poussoir commandant l'ouverture du clapet de la seconde branche du tube coudé en U. 40 - Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le repère mobile associé à la première branche du tube coudé en forme. de U renversé, est constitué par un curseur monté coulissant le long de cette branche et qui présente deux graduations de part et d'autre d'une ligne horizontale servant de repère. 50 - Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le tube coudé en forme de U renversé est placé dans un capot de protection dont l'extrémité supérieure porte une pointe de contact, celle-ci étant de préférence, fixée de façon amovible pour pouvoir etre remplacée par d'autres pointes similaires de différentes longueurs. 60 - Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le réservoir de liquide est muni d'un ou plusieurs aimants permanents, permettant de fixer celui-ci par contact contre une pièce métallique.