La présente invention concerne un procédé de fabrication d'imitations de fourrures en continu à partir d'une peluche spéciale dont les poils- imitent le mieux possible les jars et le duvet. Elle concerne aussi la machine destinée à fabriquer ces imitations de fourrures suivant ledit procédé0 L'examen de fourrures naturelles, comme le lynx et d'autres animaux d'ailleurs, montre que les taches sont constituées par des poils colorés toujours de la racine vers ltex- trémité à des hauteurs variables selon que le poil se trouve au centre ou à la périphérie de la tache En autres termes, le poil est entièrement coloré sur toute sa longueur au centre de la tache et seulement de quelques millimètres sur sa longueur à partir de la racine sur la périphérie de la tache, Depuis le pourtour vers le centre de la tache, la coloration s'élève progressivement pour ressembler schématiquement, en coupe, à une demi-luneO Cet effet procure un flou à la tache car les contours perdent de leur netteté. En examinant le poil d'autres fourrures, comme le chinchilla par exemple, on peut voir, en partant de la racine, une certaine longueur (plus de la moitié) colorée en gris foncé, puis une autre longueur en blanc et enfin l'extrémité devient noire. La partie gris foncé se trouvant près de la racine varie peu, sur toute la surface de la peau ; par contre, la partie noire se trouvant à l'extrémité est irrégulière en profondeur, elle représente le dessin de l'échine de la bete qui 'estompe par zones et disparait sur le flanc de la butez Avant 1912, on imitait les fourrures sur différents matériels qu'il est inutile de mentionner ici, n'entrant pas dans le cadre du problème Pour réaliser une belle imitation de fourrure, il faut obtenir un article très lourd de l'ordre de 800 à 1200 gr au mètre en laize 14D cm, avec un dossier serré renfermant le maximum de pompons (fils représentant les poils emprisonnés dans le dossier, généralement en colon, qui imi te le cuir de l'animal) ; de plus certaines fourrures ont des couches de poils de hauteur et de grosseur différentes Elles se composent de duvet, poils très fins et très denses dont la longueur est plus courte, selon l'animal3 de 30 à 50 ss que celle des jars, poils plus grossiers, plus raides terminés en pointe et de longueurs irrégulières. Cette reproduction d'irrégu- larité et de grosseur de poils est, pour le duvet et le jar, réalisée dans le fil en mélangeant des fibres de longueurs et de grosseurs différentes0 De plus, les fibres les plus fines, représentant le duvet, doivent présenter la propriété de rétractibilité de 20 à 40 % de leur longueur, qui s'obtient généralement par passage dans une ambiance chaude, vapeur par exemple. Dans les procédés et les machines utilisés avant 1972 on obtenait la coloration du poil de différentes manières. Suivant un premier procédé, on part de la matière brute, avant la fabrication du fil, en colorant dans des nuances différentes les fibres qui composent ces filso Les fibres, par le procédé de la filature, sont ensuite réunies dans les fils. Ceux-ci assemblés parallèlement, en partant des plus clairs vers les plus foncés et inversement, forment des bandes qui représentent, dans leur partie la plus Soncée, ltéchine de l'animalo On réalise ainsi l'imitation du renard du pays ; pour celà les grosses fibres sont teintes dans des nuances allant du beige au roux foncé ; par contre, les poils fins rétractables qui représentent le duvet sont gris anthracite sur toute la surface du tissu. Les inconvénients de ce premier procédé sont nombreux. La coloration n'est pas uniforme dans le duvet, puisqu'il y a mélange du beige clair et du gris anthracite. Ce mélange de fibres donne un piqué qui n'est pas conforme à la fourrure. Par ailleurs, les jars, c'est-à-dire les gros poils que l'on aperçoit en surface, ont, dans les fourrures naturelles, des nuances allant du blanc au roux foncé selon qu'ils appartiennent au flanc ou à l'échine de l'animal, la partie roux foncé étant colorée en partant de la racine du poil sur une longueur colorée en gris anthracite, identique au duvet; puis le poil présente une longueur beige clair et l'extrémité se termine en roux brun. Ces variations ne peuvent être réalisées, avec ce procédé, puisque la fibre est teinte dans une seule nuance. Suivant un deuxième procédé, on réalise le tissu avec les mêmes éléments que ci-dessus, mais sans coloration initiale, les nuances étant imprimées sur le tissu. Ce deuxième procédé présente aussi plusieurs inconvénients. En flmprimant le tissu par les procédés connus la planche, le rouleau de cuivre, le cadre plat ou rotatif, la sublimation, on arrive à faire descendre le colorant de llex- trémité des poils vers la racine plus ou moins facilement suivant sa densité mais on obtient le résultat inverse que l'on rencontre dans la véritable fourrure. On observe une coloration uniforme des taches, alors qu'en coupe perpendiculaire au dossier, la coloration partant de l'extrémité du poil descend plus ou moins régulièrement vers la racine et, selon la densité du poil, n'arrive pas ou difficilement (avec une im portante quantité de colorant à atteindre le dossier.Par contre, il est impossible, comme dans l'imitation de chinchilla ou de renard, de teindre l'extrémité du poil, de laisser une partie plus claire et de colorer à nouveau le poil jusquJi la racine. La demanderesse a amélioré les procédés d1utili- sation de fourrures par un nouveau procédé qui a été décrit dans le brevet français n" 2 166 773 déposé le 5 janvier 1972 qui s'est révélé d'une réelle originalité en 'fonction du fait que l'avis documentaire y relatif n'a cité que trois documents relativement lointains (brevet français n0735 776, 1 436 668 et 1 409 413) et que des brevets correspondants ont été accordés dans des pays-pratiquant l'examen préalable.D'après ce brevet, on réalise ltimpresssion de la peluche sur le revers, c'est-à-di-re sur le dossier, avec une pression très élevée, de manière à chasser la teinture et à la faire pénétrer dans le poil sur l'endroit de la peluche, de façon plus ou moins limitée à partir de la racine vers l'extrémité dudit poil, sur une longueur désirée de ce poil, la longueur teinte dépendant essentiellement de la pression appliquée. Ce procédé a l'avantage de teindre parfaitement la racine des poils et de pouvoir imiter les fourrures de lynx et de chinchilla, par exemple. I1 restait à perfectionner ce procédé et à le combiner avec d'autres procédés déjà connus pour arriver à imiter de plus en plus parfaitement les fourrures. C'est le but de la présente invention. I1 restait aussi à imaginer une machine industrielle capable de fabriquer ces imitations économiquement, avec précision et en quantité importante. C'est un autre but de la présente invention. Le procédé de l'invention est caractérisé principalement par le fait que l'on fait passer au moins une fois la peluche en longue bande continue successivement dans trois séries de dispositifs d'impression synchronisées - la première et la seconde série de dispositifs d'impression agissant sur une face différente de la peluche en injectant la teinture suivant une très forte pression, de l'ordre de plusieurs dizaines de bars, de manière à chasser la teinture et à la faire pénétrer dans le poil et à agir, de façon plus ou moins 'Lmitée sur une longueur désirée dil poil, ladite longueur dépendant ess*ntiellesent de la pression et de ia quantité de teinture appliquées, l'unie de ces séries de dispositifs dtimpression agissant sur au moins une partie du revers, ctest-à-dire sur le dossier, pour faire pénétrer la teinture sur ltendroit de la peluche, à partir de la racine vers l'extrémité du poil, autre série de ces dispositifs d'impression agissant sur au moins une partie de l'endroit de la peluche, ctest-å-dire du côté du poil, de manière à chasser la teinture et à la faire pénétrer dans le poil de façon plus ou moins limitée, à partir de ltextrémité du poil vers la racine, - la troisième série de dispositifs d'impression agissant sur une partie de l'endroit de la peluche, c'est-à-dl- te du côté du poil, en y déposant la- teinture on peut réaliser une seule impression de chaque côté de la peluche mais, dans certaines imitations de fourrure, il sera nécessaire de réaliser plusieurs impressions successives avec des superpositions de taches, par exemple. La machine destinée à fabriquer les imitations avec le procédé qui vient d'être défini est c a r a c t é r i 5 é e par le fait qu'elle se compose de trois séries de dispositifs d impression successifs synchronisés - les des premières séries de dispositifs agissant l'une sur l'envers, l'autre sur l'endroit de la peluche en longues bandes continues, avec une très forte pression, de l'ordre de plusieurs dizaines de bars, - la troisième série de dispositifs agissant sur l'endroit de la peluche, pour teindre les poils. Suivant une forme préférée de réalisation, les séries de dispositifs se composent chacunes d'au moins un dispositif d'Impression constitué de paires de rouleaux parallèles rappelés l'un vers l'autre, l'un imprimeur, l'autre de pression, et d'un moyen d'apport et de répartition de teinture sur le rouleau imprimeur, étant précisé que la force de rappel du rouleau de pression sur le rouleau imprimeur est variable dans les trois séries de dispositifs. Evidemment, les rouleaux imprimeurs sont constitués suivant l'impression que l'on veut réaliser : ils sont lisses lorsque l'on veut appliquer une couche uniforme de teinture ; ils présentent des reliefs et des creux lorsque l'on veut produire des taches de teinture là où c'est nécessaire. Pour apporter et répartir la teinture sur le rouleau imprimeur, on peut utiliser - soit deux rouleaux horizontaux se touchant, l'un râcleur, fixe, l'autre encreur, celui-ci tournant à vitesse variable contre le rouleau imprimeur, en y déposant une quantité plus ou moins grande de teinture suivant sa vitesse de rotation, - soit une rampe, l'excès de teinture étant éliminé par une râcle réglable. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la des cription ci-après qui décrit la machine, le procédé de fabrication et le produit obtenu. Cette description est illustrée par les dessins Joints dans lesquels la figure 1 est une vue en coupe d'une fourrure naturelle ou imitation, de lynx à 11 endroit d'une tache la figure 2 est une vue en coupe, naturelle ou imitation, d'une fourrure de renard la figure 3 est une vue en coupe d'une fourrure, naturelle ou imitation, présentant trois colorations différentes sur la longueur du poil la figure 4 est une vue en coupe, naturelle ou imitation, d'une fourrure présentant une tache sur l'extrémité des poils la figure 5 est une vue schématique de l'ensemble de la machine de fabrication de fourrure la figure 6 est une vue de détail d'un rouleau imprimeur présentant des reliefs et de6 creux pour réaliser des taches là où c'est nécessaire aussi bien à l'endroit qu'à l'en- vers de la peluche. La machine de l'invention permet de teindre par impression la longue bande 1 de peluche. La machine se easpo- se essentiellement ()) dépose la teinture sur l'endroit de la peluche. La troisième série (4) dépose la teinture également sur l'endroit de la peluche. En rait, dans ltesemple représenté, chaque série de dispositifs d'impression comporte chacune un seul dispositif d'impression. Ces dispositifs d'impression se composent essentiellement d'un rouleau imprimeur (5),(6),(7) et d'un rou leau de pression (8), (9), (10) qui sont tous parallèles les uns aux autres, la peluche (1) passant entre un rouleau imprimeur et le rouleau de pression qui lui correspond. Les rouleaux de pression (8), (9), (10) sont appliqués contre la peluche (1) et les rouleaux imprimeurs (5), (6), (7), respectivement par des dispositifs de pression hydrauliques ou pneumatiques et qui sont largement connus dans les machines d'imprimerie ou dans les laminoirs.De même, la rotation synchrone des rouleaux (5) à (10) est réalisée de façon que leurs vitesses périphériques soient rigoureusement identiques, de la même fa çon qu'on le réalise dans les machines d'impression. Chaque rouleau imprimeur (5)s (6), (7) est associé à un moyen d'apport et de répartition de teinture qui, dans l'exemple représenté, est de deux modèles différents. Le premier modèle, qui est appliqué aux deux premières séries de dispositifs d'impression, est constitué par un rouleau encreur (11), (12) doublé d'un rouleau racleur (13), (14). Les rouleaux encreurs (11), (12) tournent en sens tnver- se des rouleaux imprimeurs (5), (6) qui leur sont associés et à une vitesse variable qui dépend de la quantité de teinture (15), (16) que l'on veut appliquer sur le rouleau encreur. Les rouleaux racleurs (13), (14) qui sont parallèles aux rouleaux encreurs (11), (12) et aux autres rouleaux (5) à (io) sont très rapprochés des rouleaux encreurs et.sont fixes.Une rampe tubulaire, non représentée, apporte la teinture au-dessus des couples de rouleaux (11,13) et (14,12) de manière à constituer une petite réserve de teinture (17), (18). La quantité de teinture (15), (16) appliquée sur les rouleaux imprimeurs (5), (6) dépend de la vitesse de rotation des rouleaux (11), (l2) et de la distance qui sépare les rouleaux (11), (13) d'une part et (12), (14) d'autre part. Le deuxième modèle de moyen d'apport et de répartition de teinture sur le rouleau imprimeur (7) est composé, de façon connue, d'une rampe d'apport 19 arrosant le rouleau imprimeur ?.L'excès de teinture (21) est éliminé par la râcle (22) réglable pour ne laisser que la teinture (23) qui est destinée à imprimer l'endroit de la peluche ( Cet excès tombe dans le bac 20. La pression rappelant le rouleau imprimeur (7) sur le rouleau de pression (10) est réalisée par les mêmes moyens que pour les couples de rouleaux (8,5) et (6,9) Les rouleaux imprimeurs (5), (6), )sont de plusieurs types Si l'on veut une coloration uniforme, on utilise des rouleaux lisses.Si l'on veut réaliser des taches, les rouleaux présentent des reliefs et des creux pour produire des taches là où c'est nécessaire. I1 peut-y avoir des relies, tels que (24) (figure 6) comme cela se rencontre dans la plupart des machines d'impression. Dans ce cas, la teinture (ils) se dépose sur des reliefs (24), essentiellement et ce sont lesdits reliefs qui reportent la teinture sur la peluche (l), ppar exemple sur le dossier (25) de ladite peluche. Le rouleau (7), dans l'exemple représenté, possède des creux dans lesquels la teinture (23) est déposée par places et se répartit ensuite sur le bout des poils. Le fonctionnement de la machine représentée schématiquement à la figure (5) est tres simple puisqu'il s'apparente à celui d'une machine d'imprimerie Des flèches indiquent le sens de rotation des rouleaux (5) à (14) pour faciliter la compréhension. Dans les figures (1) à (4), on a représenté des coupes dlune fourrure naturelle ou en imitation et, on y recon nait le duvet (26), relativement court, et le Jar (27), relativement long. A la figure 1, on a représenté une fourrure de lynx avec une tache (28) qui est réalisée par le rouleau imprimeur (5) muni de parties en relief (24). La teinture (ils) est déposée sur le dossier (25) et fortement comprimée à travers celui-ci par la partie en relief (24) de manière à pénétrer dans le duvet (26) et le jar (27).La pénétration maximum se fait au centre de la tache (28) tandis que dans le voisinage extérieur du relief (24), la pression dans le tissu diminue progressivement suivant un diagramme qui est représenté pratiquement par la pénétration de la teinture le long des poils (26) et (27)et qui a un aspect en demi-lune tel qu'il est représenté à la figure (5) Dans le cas d'une imitation de renard (figure 2), on utilise un rouleau imprimeur (5) lisse qui teint les poils suivant une hauteur pratiquement uniforme (29) qui dépend de l'effort de rappel des couples de rouleaux (5,8) l'un vers l'autre et de la quantité de teinture (15) laissée sur le rouleau imprimeur (5)0 Pour réaliser la tache (30) (figure 4) sur l'ex- trémité des poils (26), (27), on utilise le deuxième dispositif (3) qui imprime sur l'endroit de la peluche (1) avec des reliefs Similaires au relief (24) pour déposer la tache à l'en- droit voulu. L'mportance de la tache dépend de l'importance du relief tel que (24), de la quantité de teinture (16) appli quée et de la préssion qui est réalisée entre les rouleaux (6) et (9)0 Pour réaliser des fourrures avec des poils (31) (figure 3) présentant trois colorations différentes sur leur longueur, on imprime d'abord par le dossier (25), avec le dispositif (2) pour réaliser la coloration (32), puis, sans utiliser le dispositif (3), on fait agir le dispositif (4) qui dépose de la teinture pour colorer le bout (33) des poils (31). I1 subsiste donc une zone (34) non colorée où, tout au moins, qui possède la coloration d'origine du poil (27) (26). Dans ce dernier cas, ce sont les poils (31) les plus longs seuls qui sont colorés, c'est-à-dire les jars, car une très faible pression est appliquée entre les rouleaux (7) et (10). Les bouts (33) colorés peuvent 1'entre par taches si on utilise un rouleau (7) avec des évidements permettant de distribuer la teinture (23) par places. La quantité de teinture (î (15,16,23) peut varier sui- vant les effets que l'on veut réaliser. I1 en est de meme de la pression de rappel des couples de rouleaux d'imprimeur et de pression. Le choix des rouleaux imprimeurs (5fui6,7) se fait aussi suivant la fourrure à imiter. Le nombre de passages de la laize (1) peut être supérieur à 1 en faisant varier les rouleaux imprimeurs (5,6,7) suivant une technique qui est connue en imprimerie en réalisant des repérages. 'les pressions pratiques réalisées par les rouleaux de pression peuvent atteindre une force de 30 kg par cm de génératrice de rouleau. On a déjà indiqué que la pénétration de teinture est fonction de l'épaisseur du colorant sur le rouleau imprimeur et de la pression exercée entre le rouleau imprimeur et le rouleau de pression. On peut donc agir d'une part sur la pression et plus la pression sera élevée plus on fera pénétrer la teinture à travers le dossier pour atteindre le poil et pénétrer celui-ci sur une longueur plus ou moins grande, et d'autre part sur la quantité de colorant. D'une manière générale, On préfère agir par la pression pour économiser du colorant. D'ailleurs, cette économie de colorant est un avantage appréciable de l'invention, non seulement par la moindre consommation, mais par la moindre imprégnation du dossier. La pénétration variable de la teinture le long du poil, telle qu'elle est représentée aux figures 1 et 4, est réalisée comme le gradient des pressions dans la peluche (1) à l'endroit d'un relief (24). I1 est évident que cette pression diminue sur le bords et qulen plus, le-colorant est chassé vers l'extérieur et que son action diminue au fur et à mesure que l'on s'éloigne du relief (24). La combinaison des trois séries (2), (3), (4) de dispositif d'impression permet d'obtenir tous les effets recherchés dans les imitations de fourrure et permet d'imiter pratiquement toutes les fourrures naturelles par le choix ju dicieux des gravures de rouleaux (5,6,7,), de'la teinture et despressions utilisées. A titre d'exemple, pour réaliser une imitation de renard, on engage la peluche (1) entre les rouleaux (5) et (8), le rouleau (5) étant lisse, pour imprimer en gris anthracite le fond du poil et le dossier sur une certaine longueur. Puis, le tissu (1) passe entre les rouleaux (6) et (9) pour colorer le dessus du poil en beige clair en laissant des zones blanches qui représentent les flancs de l'animal. Enfin, entre les rouleaux (7) et (10), on realise l'échine de l'animal en déposant le colorant roux foncé sur une faible profondeur, avec des dégradés et des dessins. Enfin, suivant les opérations ultérieures classiques, on fixe le colorant et on lave le tissu. Dans le cas particulier du renard, il faut signa ler un avantage particulier du produit obtenu suivant l'invention en ce qui concerne la première impression- sur le dossier et on combine des colorants coton (constituants du dossier) avec des colorants pour acryliques (constitution des poils). En effet, on arrive à teindre dans une meme nuance la racine ainsi que la base des poils et le dossier0 Lors de la réalisation des vêtements avec les imitations de l'invention, aux endroits des pliures, on apercevra difficilement le dossier qui est de la même teinte que les poils. REVEND1CATIONS 1 / Procédé de fabrication d:imitations de fourrures en continu à partir d'une peluche spéciale dont les poils imitent le mieux possible les jars et le duvet, c a r a c t é r i s é par le fait que llon fait passer au moins une fois la peluche en longue bande continue successivement dans trois séries de dispositifs d'impression synchronisées la première et la seconde série des dispossitifs d'impression agissant sur une face différente de la peluche en injectant la teinture suivant une très forte pression, de l'ordre de plusieurs dizaines de bars, de manière à chasser la teinture et à la faire pénétrer dans le poil et à agir, de fanon plus ou moins limitée, sur une longueur désirée du poil, ladite longueur dépendant essentiellement de la pression et de la quantité de teinture appliquées, l'une de ces séries de dispositifs d'impression agissant sur au moins une partie du revers, c'est-à-dire sur le dossier, pour faire pénétrer la teinture sur l'endroit de la peluche, à partir de la racine vers l'extrémité du poil, l'autre série de ces dispositifs d'impression agissant sur au moins-une partie de l'endroit de la peluche, c'est-à-dire du côté du poil, de manière à chasser la teinture et à la faire pénétrer dans le poil de façon plus ou moins limitée, à partir de l'extrémité du poil vers la racine, - la troisièm.e-série de dispositifs d'impression agissant sur une partie de l'endroit de la peluche, c'est-à-dire du côté du poil, en y déposant la teinture 2 / Procédé tel que défini dans la revendication 1, car a c t é r i s é par le fait que chaque dispositif d'impression réalise une seule impression. 3"/ Procédé tel que défini dans la revendication X, c a r a c--t é r i s é par le fait que chaque dispositif d'impression réalise plusieurs impressions suivant des surfaces ou taches différentes, des coloris différents, à des profondeurs de pénétration différentes. 4 / Procédé tel que défini dans les revendications 1, 2, ou 3, prises isolément, c a r a c t é r i s é par le fait que la troisième série de dispositif s d'impression agit avec de fortes pressions et beaucoup de colorants. 50/ Procédé, tel que défini dans l'une ou l'autre des revendications 1, 2, 3, prises isolément, c a r a c t é r i s é par le fait que la troisième série de dispositifs d' im- pression agit avec une pression nulle en ne faisant que - lèche l'extrémité des poils les plus longs. 60/ Machine destinée à fabriquer des imitations de fourrure suivant le procédé tel que défini dans l'une ou l'autre des revendications 1, 2, 3 > 4, 5, prises isolément, c a r a c t é r i s é e par le fait qu'elle se compose de trois séries de dispositif s d'impression successifs synchronisés - les deux premières séries de dispositifs agissant l'une sur l'envers l'autre sur l'endroit de la peluche en longue bande continue, avec une très forte pression, de l'or- dre de plusieurs dizaines de bars, - la troisième série de dispositif agissant sur l'endroit de la peluche, pour teindre les poils. 7 / Machine, telle que définie dans la revendication 5, c a r a c t é r i s é e par le fait que les séries de dispositis se composent chacune d'au moins un dispositif d'impression constitué d'une paire de rouleaux parallèles rapelés l'un vers l'autre, l'un imprimeur, l'autre-de pression, et d'un moyen d'apport et de répartition de teinture sur le rouleau imprimeur, étant précisé que la force de rappel du rouleau de pression sur le rouleau imprimeur est règlable dans les trois premières séries 8 / Machine, telle que définie dans la revendication 7, c a r a c t é r i s é e par le fait que les rouleaux imprimeurs sont lisses, de manière à laisser une couche uni- forme de teinture. 90/ Machine, telle que définie dans la revendication 7, c a r a c t é r i s é e par le fait que les rouleaux imprimeurs présentent des reliefs et des creux de manière à produire des taches là où c'est nécessaire. 10 / Machine, telle que définiedans l?une ou l'autre des revendications 7, 8, 9, prises isolément, c a r a c t é r i s é e par le fait que le moyen d'apport et de répartition de teinture sur le rouleau imprimeur est composé de deux rouleaux horizontaux se touchant, l'un racleur, fixe, l'autre encreur, celui-ci tournant à vitesse variable contre le rouleau imprimeur en y déposant une quantité pluss ou moins grande de teinture suivant sa vitesse de rotation. 11 / Machine, telle que définie dans l'une ou l'autre des revendications 7, 8, 9, prises isolément, c a r a c t é r i s é e par le fait que le moyen d'apport et de répartition de teinture consiste en une rampe, l'excès de teinture étant éliminé par une râcle réglable. 12 / Machine, telle que définie dans l'une ou l'autre des revendications 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11 prises isolément, c a r a c t é r i s é e par le fait qu1il n'existe qu'un seul dispositif d'impression par série.