L'invention concerne certains halogénures d'acides fluorés dérivés de l'acide 3-cétoglutarique. Des copolymères de composés éthyléniques et de polyfluorocétones du type 0 X-CF2CCF22X' sont décrits dans le brevet des E.U.A. no 3 342 777, X et X' pouvant représenter, indépendamment, des subs- tituants F, Cl1, perfluoroalkyle, X -halogénoperfluoro- alkyle et c -alcoxyperfluoroalkyle. On connaît des cétodiéthers du type ROCF2CF2C0F2CF20R par le brevet des E.U.A. no 3 988 537, ainsi que l'hy- drolyse de groupes -CF20R en groupes -002R et la conver- sion de groupes éther -CF20CH3 en groupes -COF par l'ac- tion de S03, voir D.C. England et al., J. of Fluorine Chemistry 3, 63 (1973-74). On connaît aussi des cétomono- esters du type 0 CF3CCF2C02R (R représentant H ou C2H5) et leur préparation par réac- tion d'un difluoroacétate sur un trifluoroacétate, voir McBee et al., J; Am. Chem. Soc. 75, 3152 (1953) et 75, 4090 (1953). La présente invention a pour objet des cétones fluorées répondant à la formule O=C(CF2COX)2 dans laquelle X représente F ou Cl, ainsi que des. copolymères de ces cétones qui contiennent l'unité: CF2Y 0-0 CF2Y dans laquelle Y représente -000CR (R représentant H, un groupe alkyle de 1 à 8 atomes de carbone, un groupe cyclo- alkyle de 7 ou 8 atomes de carbone, un groupe phényle, un groupe alcaryle de 7 ou 8 atomes de carbone, un métal alcalin, un métal du groupe IIA ou du groupe IIB, un groupe ammonium ou ammonium quaternrire), ou un groupe COF, -COCl, -CN, -CONH2 ou -CONHR1 (R1 représentant un groupe alkyle de 1 à 8 atomes de carbone, un groupe cycloalkyle de 7 ou 8 atomes de carbone, un groupe phé- nyle, un groupe alcaryle de 7 ou 8 atomes de carbone, un groupe -CH2NH2 ou -CH20H). On obtient beaucoup de ces copolymères en faisant réagir le copolymère conte- nant le groupe halogénure d'acyle sur un autre composé. Les copolymères de l'invention sont utiles pour fournir des sites de vulcanisation dans des compositions élas- tomères, comme revêtements de protection des métaux et, sous les formes ionisables -000CH ou -000CM, comme résines réceptives à la teinture, mouillables par l'eau et con- ductrices de l'électricité. Les monomères fluorés de l'invention sont des dérivés de l'acide 3cétoglutarique et répondent à la formule O=C(CF2COX)2 dans laquelle X représente F ou Cl. Pour préparer ces composés, on fait réagir des bis- (2-alcoxytétrafluoroéthyl)-cétones avec l'anhydride sul- furique: R10(CF2)2C(0FC2)20R1.+ 2S03- 0=C(OF2COF)2 + 2R1 OS02F R1 représentant, indépendamment, H, CH3 02H5, CH2CH2CH3 ou CH2CH2CH2CH3. On peut convertir le fluorure de tétra- fluoro-3-cétoglutaroyle en le chlorure d'acide corres- pondant en le faisant passer à l'état de vapeur sur du chlorure de calcium solide: 0=C(CF2C0F)2 +CaC12 -> 0=C(CF2C0OC1)2 + CaF2 et le convertir en diesters par alcoolyse: 0=-C(CF2C00F)2 + 2ROH -> 0=C(CF2COOR)2 + 2HF On peut aussi préparer de tels diesters en mettant en contact des bis-(2-alcoxytétrafluoroéthyl)- cétones avec des acides protiques forts comme l'acide sulfurique concentré, ainsi qu'il est décrit dans la demande de brevet des E.U.A. no 850 593: 0 0 R1 0(F2)20(CF2)20R1 2±> R1 0200F20F2002R Généralement, on laisse réagir un mélange de 1 à 4 par- ties d'acide sulfurique concentré et 1 partie de fluor- éther jusqu'à ce que la réaction exothermique-soit ache- vée; on isole le produit par distillation. On prépare des bis-(2-alcoxytétrafluoroéthyl)- cétones à partir de tétrafluoroéthylène, d'un carbonate de dialkyle et d'un alcoolate de métal, comme décrit dans le brevet des E.U.A. nO 2 988 537: 1 1 HRO)CO+ + 1H MOR1 + CF2=CF2 + (R10)2CO + R10CF20F2OO0R1 + R10H + M+ 0 MOR1 + 2CF2+CF2 + (R10)2C00 H R10CF2CF2CCF2OF20R1 + R10H + M+ les groupes R1 ayant, indépendamment, la signification indiquée plus haut. Normalement, les réactions ci-dessus se déroulent concurremment en donnant un mélange de com- posés. On peut séparer la cétone de l'ester formé, par exemple par distillation, avant de la faire réagir sur S03. Toutefois, on a trouvé qu'en fait le rendement de fluorure de perfluoro-3-cétoglutaroyle est amélioré si l'on fait réagir sur S03 un mélange de composés comme celui que l'on obtient dans les réactions ci-dessus. Pour préparer le mélange de composés, il faut ajouter 1 ou 2 moles de tétrafluoroéthylène à un mélange comprenant 1 mole d'alcoolate de métal alcalin et 1 mole d'un carbonate de dialkyle, dans un solvant inerte sec (exempt d'humidité) tel que le tétrahydrofuranne, l'éther diéthylique, le 1,2-diméthoxyéthane, etc.. Les alcoolates de sodium sont préférés bien que d'autres métaux alcalins soient utilisables. Des alcoolates appropriés sont ceux d'alcools aliphatiques à chaîne droite contenant au ma- ximum 7 atomes de carbone, particulièrement ceux d'alca- nols à chaîne courte de 1 à 4 atomes de carbone comme le méthanol, l'éthanol, le n-propanol et le n-butanol. Des esters carbonates utiles à la synthèse du mélange de composés sont ceux d'alcools aliphatiques à chaîne droite ayant jusqu'à 7 atomes de carbone, de préférence d'alcanols de 1 à 4 atomes de carbone. On conduit normalement la réaction de SO3 sur des bis-(2-alcoxytétrafluoroéthyl)-cétones ou des mélan- ges de celles-ci et de 3-alcoxytétrafluoropropionates en utilisant 1 à 10 moles de S03, de préférence 1,5 à 4 moles, par équivalent de groupes CF2009H3 de la cétone ou du mélange cétone-propionate. Les températures de réaction peuvent être d'environ 25 à 150 C, de préférence de 40 à 100 C. Les cétones de l'invention, O=C(CF2COX)2, su- bissent une copolymérisation amorcée par des radicaux libres selon le procédé décrit dans le brevet des E.U.A. no 3 342 777 avec un ou plusieurs composés éthyléniques choisis parmi les suivants: le tétrafluoroéthylène, le chlorotrifluoroéthylène, le 1,1dichlorodifluoroéthylène, le fluorure de vinylidène, le fluorure de vinyle, le trifluoroéthylène, 1' éthylène, l'hexafluoropropylène, l'éther perfluoro-méthyl-vinylique, le bromotrifluoro- éthylène, l'acrylate de méthyle, le méthacrylate de méthyle, l'acétate de vinyle et l'acrylonitrile. La copolymérisation des cétones de cette for- mule avec un ou plusieurs comonomères éthyléniques est amorcée par des radicaux libres provenant de toute source appropriée, particulièrement de peroxydes organiques tels que le peroxyde de perfluoropropionyle, les peroxy- des de benzoyle, les. persulfates ou les azonitriles. Le peroxyde de perfluoropropionyle est un amorceur pré- féré. La concentration d'amorceur est déterminée par la nature de l'amorceur utilisé, la nature et la réactivité des comonomères, et le poids moléculaire désiré du poly- mère. On utilise normalement le peroxyde de perfluoro- propionyle, à des concentrations d'environ 0,01 à 1 mole %, de préférence de 0,05 à 0,3 mole %. On conduit la réaction dans une atmosphère exempte d'oxygène, soit avec un solvant inerte tel que le 1,2,2-trichloroéthane ou le 1,2,2-trichloro-1,1,2-trifluoroéthane ou sans ad- dition de solvant à des pressions et à des températures déterminées par la nature et la réactivité des comono- mères et par la composition désirée du produit. On uti- lise un réacteur sous pression avec des monomères à bas point d'ébullition. L'invention s'étend aussi aux copolymères obte- nus par polymérisation des cétones contenant des fonc- tions halogénure d'acyle en chaîne latérale avec des composés éthyléniques. Ces copolymères sont essentielle- ment formés d'unités récurrentes d'au moins un composé éthylénique, en un rapport compris entre 1:1 et 20:1 environ avec des unités récurrentes répondant à la for- mule: CF2COX -0-C- CF2COX dans laquelle X répond à la définition donnée plus haut. Les fonctions halogénure d'acyle des polymè- res de l'invention peuvent être hydrolysées partielle- ment ou complètement par de l'eau ou un alcali aqueux, donnant ainsi des groupes carboxyle, par exemple: H20 -CFa2cox 20-)> -CF2002H On peut aussi, par alcoolyse, convertir les fonctions halogénure d'acyle en fonctions ester: -C2FCOX ROH -CF2C02R En utilisant des polyalcools, comme l'éthylèneglycol, on obtient des structures réticulées, non travaillables (exemple 7). Une partie ou la totalité des groupes -COOH ou halogénure d'acyle en chaine latétale peuvent être convertis, par des procédés connus, en fonctions déri- vées. Ainsi, lrinvention propose des nouveaux copolymè- res contenant dans leur chaîne des unités OF2Y O-O x C2Y dans lesquelles Y représente -COOR (R représentant H, un groupe alkyle de 1 à 8 atomes de carbone, un groupe cycloalkyle de 7 ou 8 atomes de carbone, un groupe phé- nyle, un groupe alcaryle de 7 ou 8 atomes de carbone, un métal alcalin, un métal du groupe IIA ou du groupe IIB, un groupe ammonium ou ammonium quaternaire), -COF, -COCl, -, -CON2 -CONHR1 (R1 représentant un groupe alkyle de 1 à 8 atomes de carbone, un groupe cycloalkyle de 7 ou 8 atomes de carbone, un groupe phényle ou un groupe alcaryle de 7 à 8 atomes de carbone, -CH2NH2, -CH20H) ou -ON. On obtient les sels carboxylates (R = M) en traitant le polymère, sous ses formes -C00OH ou -002R, par un hydroxyde, carbonate ou sel d'acide organique, par exemple acétate, formiate, etc., de métal alcalin ou de métal des groupes IIA ou IIB; ou par l'hydroxyde d'ammonium ou un hydroxyde d'ammonium quaternaire. On introduit des fonctions amide (-CONH2) en faisant réagir le polymère, sous sa forme halogénure d'acide ou ester carboxylique, avec de l'ammoniac aqueux concentré ou gazeux, par exemple: COU 3 NH3 rF2CONH2 H1 rF2O0 21 + HO0 On introduit des fonctions amide substituée (-CONHR1) en faisant réagir le polymère sous sa forme halogénure d'acide avec une amine primaire, par exemple CF2COF + H2Ne > CF2COIHQ + IF-H2 (Exemple 14) On peut introduire des fonctions amine (-CH2NH2) et alcool (-CH20H), respectivement, par hydrogénation catalytique de la forme amide ou nitrile, et de la forme ester; l'hydrure d'aluminium et de lithium est un réac- tif approprié. On introduit des fonctions nitrile (-CN) par déshydratation des groupes amide (-CONH2) au moyen d'un déshydratant approprié tel que P205 ou POC13. Des modes opératoires permettant les conversions ci-dessus sont décrits dans des textes sur la chimie des composés fluorés organiques, voir, par exemple, Lovelace, Rausch & Postelnek "Aliphatic Fluorine Compounds", Reinhold Boo Corp. (1958). Selon le choix des fonctions en chaîne laté- rale, les polymères de l'invention sont utiles comme agents de vulcanisation de compositions élastomères, sites mouillables par l'eau réceptifs aux colorants ca- tioniques, revêtements protecteurs pour métaux, matiè- res conductrices d'ions; tous peuvent être convertis en feuilles minces et fibres. Les polymères sous la forme de sels d'acide, particulièrement les carboxylates de Zn++ et Mg++, sont des matières thermoplastiques excep- tionnellement tenaces et résistantes (exemple 11). Les exemples non limitatifs suivants illustrent des modes de réalisation de l'invention. Toutes les par- ties et tous les pourcentages sont en poids, sauf indi- cation contraire. EXEMPLE 1 Préparation du fluorure de 3-céto-tétrafluoroglutaroyle CH 30F2CF200OCH3 + S03 - FOCCOF20OOCH3 + CH0 OSO02F 1* 4 -,V CH3O0F2F2C00CF2CF20CH3 + 2S03 ---> o=C(CF2COF)2 + C3S2 2** 3 \vI r * 2,2,3,3-tétrafluoro-3-méthoxypropionate de méthyle ** bis-(2-méthoxytétrafluoroéthyl)-cétone. A 80 cm3 (1,91 mole) de S03 placé dans un bal- lon relié à une colonne à distiller, on ajoute goutte à goutte 200 g d'un mélange (1,20 équivalent de I, soit %, et de 2, soit 35%) préparé ci-dessus par la réac- tion de tétrafluoroéthylène et de carbonate de diméthyle. On règle le débit d'addition de manière à mainteéir un reflux doux et, une fois l'addition terminée, on chauffe le ballon pour distiller le contenu. On recueille: 27 g (50%) de, point d'ébullition 540C et 77 g (70%) de point d'ébullition 820C. Le composé 3 codistille avec un peu de S03 et 4 avec une quantité à peu près égale du sous-produit qui est le fluorosulfate de méthyle. Pour éliminer ces impuretés, on fait passer le mélange sur des granules de fluorure de sodium à 4000C sous une pression de 1,3 à 6,7 mbar. Le composé 3 absorbe dans l'infrarouge à 1900 cm-1 (C=O). On obtient le spectre RMN de 19F avec un- spectromètre Varian A56/60 fonctionnant à 56,4 MHz; les décalages chimiques sont en parties par million (ppm) en aval de CFCl3 comme étalon interne: 20,3 ppm (mul- tiplet, 2F) et -113,8 ppm (multiplet, 4F). L'analyse élémentaire concorde avec la formule C5F603. EXEMPLE 2 Préparation du fluorure de 3-céto-tétrafluoroglutaroyle 0CH3002CF2000F2CF20CH3 + 2So3 -> o=0(CF200F)2 + 2aH30S02F 2 3 ', 0H300 F2C02CH3 + S03 FOCCF2C000OCH3 + CH20S02F 1 4 On agite magnétiquement 100 cm3 (191 g, 2,39 moles) de S03 dans un ballon à fond rond muni d'un en- tonnoir à robinet et d'un condenseur à reflux. On ajoute g d'un mélange (0,898 équivalent de 1 soit 24% et rv de Z, soit 76%) au débit voulu pour maintenir un reflux doux. Quand l'addition est achevée, on remplace l'enton- noir à robinet par une colonne à distiller courte et on recueille la matière qui bout jusqu'à 80 C. On lave alors cette matière à l'acide sulfurique concentré pour élimi- ner l'excès de trioxyde de soufre, puis on redistille, point d'ébullition 540C, rendement 53 g (67,5%). EXEMPLE 3 Copolymères de fluorure de 3-céto-tétrafluoroglutaroyle et de fluorure de vinylidène On prépare un copolymère de la formule: [ -C COF2 2 tÉC2)7,3 y C2COF / n Dans un tube de secoueuse en acier inoxydable, sec et exempt d'oxygène, on introduit une solution pur- gée à l'azote, comprenant 25 g (0,11 mole) de OC(CF2COF)2, 30 cm3 de 1,1, 2-trichorotrifluoroéthane (Cl2CCFF2Cl) et 0,3 g de peroxyde de perfluoropropionyle en solution à % dans du Cl2CFCF2Cl. Après avoir ajouté 40 g (0,67 mole) de CH2=CF2, on secoue le réacteur fermé à 350C. La température s'élève soudain momentanément à 56 C et on reprend la polymérisation entre 30 et 38 C pendant heures au total. On agite le produit avec de l'eau bouillante pour éliminer le solvant et l'excès de mono- mères, et hydrolyser le groupe fluorure d'acyle en acide carboxylique. On presse à 200 C le produit séché (37 g) pour obtenir une feuille mince résistante, transparente, facile à étirer. L'analyse élémentaire concorde avec la formule ci-dessus. Equivalent neutre, 683 et 341 Infrarouge, C=0 fort à 1750 cm1 C-F fort à 1250-1110 cm 1 OH à 3770 cm-1 le polymère est très soluble dans l'acétone et on coule une feuille mince de cette solution. La feuil- le a les propriétés physiques suivantes (6 échantillons): charge de rupture en traction: 11,54 + 0,11 lWa allongement élastique: 19% module à 40%: 6,65 + 16,22 MPa L'intensité de la bande carbonyle de la feuille mince pressée à chaud représente une absorption de 4,25%/ /ulm. EXEMPLE 4 Copolymère de fluorure de 3-céto-tétrafluoroglutaroyle et d'éthylène Comme dans l'exemple 3, on introduit dans un tube de secoueuse 14 g de OC(CF200F)2 et 0,3 g de peroxy- de de benzoyle. On copolymérise le mélange avec de l'é- thylène à 850C sous une pression d'éthylène de 304 bars pendant 2 heures et sous une pression d'éthylène de 507 bars pendant 7 heures. La chute de pression totale d'é- thylène au cours de la polymérisation est de 40,5 bars. On traite le produit par l'eau bouillante pendant 2 heu- res pour hydrolyser les fonctions fluorure d'acyle et on sèche à 110 C sous une pression de 0,67 mbar pendant 1 heure. Le produit (4 g) est soluble dans le bicarbonate de sodium aqueux. L'équivalent neutre est de 153o L'ana- lyse élémentaire concorde avec la formule: F2C02H n OC2É n Le spectre infrarouge d'une feuille mince ob- tenue par pressage à chaud entre des plaques de NaCl présente les absorptions suivantes, concordant avec la structure ci-dessus: OH large fort (pour C02H) à 3230- 3125 cm- C-H fort à 1725 cm-1 C-F et 0-O à 1250-1150 cm1 -1C=O à 1725 cm 0=0 à 1725 cm EXEMPLE 5 Copolymbre de fluorure de 3-céto-tétrafluoroglutaroyle et de tétrafluoroéthylène Dans un tube de secoueuse, on introduit 25 g (0,11 mole) de OC(CF2COF)2, 0,3 g de peroxyde de perfluoro- propionyle et 40 g (0,4 mole) de tétrafluoroéthylène. La polymérisation est exothermique et la température s'élève à 53 C o la pression est de 1,32 MPa; lorsqu'on refroidit à 355C, la pression s'abaisse à 1,03 MPa; au bout de 35 minutes, la pression est de 0,41 MIPa et au bout de 9 heures de plus, elle s'est abaissée à 0,14 MPa. Après avoir séché le produit à l'air, on le traite par de l'eau bouillante pendant 3 heures pour hydrolyser les fonctions fluorure d'acyle et on le sèche à 110 C sous 0,67 mbar pendant 3 heures; on obtient 36 g de pro- duit. Une feuille mince translucide obtenue par pressage à 100 C (sans fusion du polymère) présente, outre l'ab- sorption d'infrarouge de C-F, un large OH-de groupe COOH à 3100-3700 cm-1 et une bande C=0 à 1780 cm-1, égale à une absorbance de 0,30%//um. EXEMPLE 6 Copolymère de 3-céto-tétrafluoroglutarate de diméthyle et de fluorure de vinylidène CF2COF CF2COF) [ CF C202 CH1 - CH CF2 ocX CF2CO2CH3 0 n 1- n On suit le procédé décrit à l'exemple 3 en utilisant 22 g de OC(CF2COF)2, 0,15 g de peroxyde de perfluoropropionyle et 50 cm3 de C12CFCF2C1 comrnme sol- vant. On chauffe le mélange à 35 C pendant 17 heures sous une pression de fluorure de vinylidène; la pression initiale est de 1,14 MPa, la pression finale de 0,83 IPa. On fait tremper pendant 2 jours une portion du produit polymère dans 100 cm3 de méthanol à la température am- biante. Il se produit une réaction exothermique avec libération de HF. On filtre le produit polymère et on le sèche à 110 C sous vide (0,67 mbar) pendant 3 heures. Le pressage à chaud à 1909C donne une feuille mince très résistante, légèrement élastomère. IR: bande très fai- ble à 3650 cm-1 (OH de carboxyle); bande unique forte de carbonyle à 1770 cm-1. On peut aussi préparer des copolymères de 3- céto-tétrafluoroglutarate de diméthyle et de fluorure de vinylidène en polymérisant directement ces deux mono- mères dans des conditions similaires. Après avoir obtenu les copolymères, directement ou par estérification de l'halogénure d'acide, on peut encore les faire réagir, si on le désire, par exemple les hydrolyser pour obte- nir des groupes acides, et les convertir en groupes sa- lins, voir exemple 11. EXTR2PE 7 On fait tremper pendant 3 heures dans de l'éthylèneglycol à 600C une portion du copolymère fluo- rure de vinylidène/fluorure de 3-cétotétrafluorogluta- royle préparé dans l'exemple 6. Il se produit une réac- tion exothermique avec libération de HF. Le polymère obtenu après filtration et séchage comme dans l'exemple 6 ne s'écoule pas à l'état fondu, ce qui indique une structure réticulée résultant de la formation d'un dé- *rivé de glycol du type: CF2C02CH2 -O-G 0F2C02CH2 CF2C020CH2 --C-O0 CF2Co2,CH2 EXEMPIE 8 Copolymère de fluorure de 3-céto-tétrafluoroglutaroylet de tétrafluoroéthylène et d'éthylène CF CY2OF CF2C 02)x E CH12-C y O{n On répète le mode opératoire de l'exemple 3 en utilisant 4 g de 0C(CF200F)2, 0,2 g de peroxyde de perfluoropropionyle, 40 g de tétrafluoroéthylène, 11 g d'éthylène et 50 cm3 de Cl2CFOF2Cl comme solvant. On poursuit la polymérisation pendant 10 heures entre 35 et 42 C; la pression initiale est de 24 kPa, la pression fnale de 538 kPa. On hydrolyse le produit polymère dans de l'eau bouillante pendant 3 heures pour convertir les groupes -C0F en -000CH, et on sèche. Rendement: 42 g. Une feuille mince pressée comme dans l'exemple 3 est fragile. Infrarouge: forte absorption à 2800-3500 cm1 (OH de -000CH); absorbance de C=0:0,91%//um. EXEMPLE 9 Copolymère de fluorure de 3-céto-tétrafluoroglutaroyle, de tétrafluoroéthylène et de fluorure de vinylidène C(0F200F CF CF222 CH2 Bet c mince obtenue par pressage est tenace; infrarouge: ab- Z479808 sorbance de C=O: 2,05%//m. La viscosité inhérente du polymère hydrolysé dans de l'acétone est de 2,37. EXEMPILE 10 Copolymère de fluorure de 3-céto-tétrafluoroglutaroyle, d'hexafluoropropylène et de fluorure de vinylidène F3 x. CF2COF CF -OF C CFoc CF3 CF20 n On répète le mode opératoire de l'exemple 4 en utilisant 22 g de OC(CF2COF)2, 150 g d'hexafluoro- propène, 26 g de fluorure de vinylidène, 0,2 g de peroxyde de perfluoropropionyle et 150 cm3 de Cl2CFCF2Cl comme solvant. Temps de polymérisation: 9 heures à 35 0C. Pression initiale: 910 kPa, pression finale 565 kPa. Après hydrolyse dans de l'eau bouillante et séchage, une feuille mince préparée par pressage est caoutchou- teuse. Rendement 57 g. Infrarouge: forte absorption à 2900-3500 cm-1 (OH de -COOH); absorbance de 0=0: 1,18%//um. EXEMPLE 11 Copolymère d'acide 3-céto-tétrafluoroglutarique (sel de zinc) et de fluorure de vinylidène On dissout à 40oC, dans 300 cm3 d'acétone, 20 g de copolymère acide 3-céto-tétrafluoroglutarique/ fluorure de vinylidène ayant un équivalent neutre de 1470 et une viscosité inhérente dans l'acétone de 0,653. A la solution filtrée et agitée, à 25 C, on ajoute une solution de 2 g d'acétate de zinc Zn(020CCH3)2.2H20 dans 40 cm3 de méthanol. La viscosité de la solution augmente de celle de l'eau à celle d'une huile minérale. On chasse le solvant par évaporation sous vide et on sèche à 100oC0; rendement 15,3 g. Le produit gonfle dans l'acétone mais ne s'y dissout pas. On presse un échantillon à 1900C pour obtenir une feuille mince flexible et tenace qui, après avoir été étirée à 4 fois sa longueur, zevient à 3 bis sa longueur initiale sans rétraction supplémentaire. Le spectre in- frarouge montre les différences suivantes relativement à celui que l'on obtient avant traitement par l'acétate de zinc. La bande carbonyle se déplace à 1690 cm-1 et il existe un nouveau pic large à 1570-1590 cm-1. Le fort pic OH à 3650 cm-1 a disparu et le pic à 3150 cm-l est plus faible. On chauffe un autre échantillon à 1900C pen- dant 2 minutes, puis on le presse sous 6,89 MPa pendant 1 minute pour obtenir des éprouvettes d'essai de couleur jaune que l'on essaie en double. Résistance Allongement à la Module à la traction initial rupture élastique (MPa) (MPa) %) (%) Polymère de base 24,75 903 24 17 ,50 1096 30 18 Sel de Zn 23,66 869 314 11 24,17 772 172 18 EXEMPLE 12 Copolymbre d'acide 3-céto-tétrafluoroglutarique (anilide), de fluorure de vinylidène et de tétrafluoroéthylène On prépare un copolymère sous la forme fluorure d'acyle de la façon décrite à l'exemple 9 en utilisant 44 g de O0(0F200F)2, 0,2 g de peroxyde de perfluoropro- pionyle, 50 g de fluorure de vinylidène, 40 g de tétra- fluoroéthylène et 100 cm3 de OCl2CFOF2Cl comme solvant. On polymérise le mélange à 3500 pendant 8 heures. On lave le produit (35 g) avec O12CFCF2Cl pour éliminer la cétone inaltérée, puis on le met en suspension dans 25 cm3 de Cl2COFCF2Cl. On ajoute 10 g d'aniline et on conserve le mélange pendant une nuit. On filtre le mélange jaune pale, on le lave avec du C120FCF201,. puis avec de l'eau, et on le sèche. On filtre une solution du produit dans l'acétone; on reprécipite le polymère en ajoutant len- tement la solution à du cyclohexane. On sèche le produit à 11000 et sous 0,67 mbar pendant 2 heures (rendement 3 g), et on le presse à 190 C pour obtenir une feuille mince, flexible, résistante, apte à l'étirage à froid, qui se plie sans fissuration. Son spectre infrarouge présente des bandes NH à 3420 cm-1 et 1610 cm1, une forte bande C=0 à 1725 cm-1 (absorbance 0, 87%//um). Analyse: azote 0,58%, 0,59% correspondant à 3,8% en poids de C6H5NI dans le polymère. REVENDICATIONS 1. Composés caractérisés en ce qu'ils répon- dent à la formule O=C(CF2COX)2 dans laquelle X représen- te F ou Cl. 2. Procédé de préparation du composé selon la revendication 1 dans lequel X=F, caractérisé en ce que l'on fait réagir de la bis-(2-méthoxytétrafluoroéthyl)- cétone et de l'anhydride sulfurique. 3. Procédé selon la revendication 2, carac- térisé en ce que la bis-(2-méthoxytétrafluoroéthyl)- cétone est à l'état de mélange avec du 2,2,3,3-tétra- fluoro-3-méthoxypropionate de méthyle.