2472971. L invention concerne un procédé de réali- sation d'une enveloppe au moyen d'un matériau souple, en par- ticulier en vue de confectionner un ballon spatial; elle s'étend ia -itre de produit nouveau aux enveloppes réalisées et, a titre d0utilisa.ion de ce produit dans le domaine aéro- spaial, 'a uni proc_=_e de lancement d'un ballon spatial0 b Los enveloppes des ballons stratosphéri- crues connus ont, le plus souvent, une forme générale en gout- t.e d'eau dont le profll précis est fonction du type de mission oanisagéo Ce* envelop)ees sont généralement fabriquees en as- -,.c. a -% pluralJ'lit. de fîuseaux longi-tudinaux qui ont ét-é 7 I,:- q-coUpL3 de? aon eré_cicse avec les courburets aDpropriees pour.- pemzet' t: cor2: gonflagjie:, 7.btention de la forme désirée: _- - u e, F. : (S.eu' vent a- voi r des longueurs importantesD et les c.rtio::, rouinle long de lignes courbes précises, puis = 'agsmb.z,; ' a lcnóg des boyrds courbes ob'tenus sont e 'xécu d:-o,!- è ' óiicae et. * obDr>îcntk d12e ' ans une proportion no"--- i.:i!e Oilt des ballonso De plus, dansiis ce type de ballons, le mat- ? lî7 - est s ocalement des surtensions de valeus reela- i:J.._ ve e ' _J. s e ar rao.o3t. la 'tension moyenne s 'exer an t :'eT _, ,; de sorti=e 'qu'il est nécessaire d'utiliser un i! s ufC' zó -ieniS. onné sur le ln de la résistance mécanique, en v-,C: dG li pe. aettre de supporter ces surtcensions local es. Le lG'riau se t-ouve ainsi ràs mral utilAsé sur e plan mécani- en/ol ou' o 1. 3coûit du ballon ets asseont sensiblement accrusG 3,20 Par ailleursD les formes qui peuvent &=re obtenues autour de la forme générale en goutte d'eau, demeu- rent asses limitées et se trouvent mal adaptées â certains ty- pes de missionso La présente invention se propose d'indi- quer un nouveau procédé de réalisation d'enveloppes, permet- tant d'atténuer les inconvénients ci-dessus évoquéso Un objectif de l'invention est en particu- lier de simplifier notablement les diverses opérations de fa- brication en vue de réduire le cout des enveloppes obtenues. Un autre objectif est d'assurer une meil- leure utilisation du matériau en réduisant considérablement les tensions maximales locales s'exerçant sur le matériau de façon à éviter un surdimensionnement coûteux de celui-ci. Un autre objectif est de fournir de nouvel- les formes de ballons, susceptibles d'être mieux adaptées à certains types de missions; l'invention vise en particulier à fournir une forme de ballon, spécialement adaptée pour fonc- tionner en montgolfière infra-rouge. Un autre objectif est de fournir des for- mes telles que les tensions qui s'exercent sur l'enveloppe gonflée ou remplie, présentent une répartition très approxi- mativemernt homogène. Par ailleurs, l'invention a également pour objectif, dans!e domaine aérospatial, de faciliter les opé- rations de lancement des ballons obtenus par le procédé ci- dessus visé. Un objectif est en particulier d'indiquer un nouveau procédé de lancement de ces ballons. Le procédé conforme à l'invention pour la réalisation d'une enveloppe, en particulier pour ballon spa- tial, consiste à r&aiser au moyen d'un matériau souple, étan- che et apte à supporter de faibles tensions tangentielles se- lon toutes les directions de son plan, une gaine sensiblement cylindrique se prolongeant par des portions extrêmes inférieu- re et supérieure, à rassembler les points du bord de la por- tion extrême inférieure sur l'axe de la gaine au niveau d'une zone dite pôle inférieur de l'enveloppe, à rassembler les points du bord de la portion extrême supérieure au niveau d'une zone dite p6le supérieur de l'enveloppe, à relier le pÈle supérieur et le pôle inférieur par un lien non extensi- ble ou peu extensible de longueur L et à ajuster la longueur L du lien précité en fonction de la forme d'enveloppe désirée. L'utilisation d'une gaine cylindrique au niveau de l'équateur de l'enveloppe sur une hauteur notable de celle-ci conduit à une simplification considérable des opérations de fabrication de l'enveloppe, cependant que la présence du lien axial permet, par une opération facile de réglage de la distance entre les pôles, d'obtenir des formes diverses, fonctions de l'application envisagée; une partie des tensions de l'enveloppe -dépendant de la forme de celle- ci) est supportée par le lien axial, ce qui réduit les tensions s'exerçant sur le matériau souple de celle-ci, dans certains cas dans une proportion notable. De plus, on a pu constater que les surtensions locales sur le matériau de l'enveloppe sont proportionnellement très atténuées par rapport à celles qui s'exercent sur les enveloppes classiques, en particulier sur les enveloppes de ballons en forme de goutte d'eau. Selon l'application envisagée, la gaine cylindrique peut être réalisée de diverses façons. Elle peut être réalisée par assemblage d'une pluralité de fuseaux longi- tudinaux, lesquels présentent au niveau de ladite gaine une forme sensiblement rectangulaire qui en conditionne un décou- pe et un assemblage faciles et peu onéreux: elle peut égale- ment, dans d'autres applications, être obtenue directement sous forme de manchon tubulaire sortant d'une extrudeuse ou autre machine de fabrication. Selon un premier mode de mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention, les portions extrêmes qui prolongent la gaine cylindrique sont elles-mêmes approxïmati- vement cylindriques avec un rayon égal à celui de la gaine; les bords des portions extrêmes sont alors rassemblés aux pô- les inférieur et supérieur par réalisation de plis le long desdites portions. Ce mode de mise en oeuvre conduit à une fabrication extrêmement bon marché, puisque, lors de sa dé- coupe, l'enveloppe est entièrement cylindrique; ce mode de mise en oeuvre sera préféré en pratique dans les applications ou missions qui sont compatibles avec la présence de plis sur les portions supérieure et inférieure de l'enveloppe. En outre, ce mode de réalisation présente l'avantage d'accroître consi- dérablement l'homogénéité des tensions s'appliquant par unité de surface du matériau de l'enveloppe. Pour d'autres applications.ou missions exigeant une enveloppe présentant peu de plis, on réalise celle-ci par assemblage de fuseaux longitudinaux, de forme sensiblement rectangulaire au niveau de la gaine cylindrique et se rétrécissant au niveau des portions extrêmes; ces fu- seaux rectangulaires sur une partie importante de leur lon- gueur, sont beaucoup plus faciles à-découper et à assembler que dans le cas des enveloppes classiques, le travail de dé- coupe et d'assemblage sur une largeur de fuseau variable se limitant aux portions extrêmes de l'enveloppe; en outre, la présence du lien qui reprend une partie des tensions et impo- se, pour une large part, sa forme finale à l'enveloppe gon- flée ou remplie, réduit le caractère -critique de la forme des fuseaux, lesquels peuvent être-découpés et assemblés avec des tolérances beaucoup moins strictes. -l0 Les fuseaux longitudinaux sus-évoqués peu- vent être avantageusement assemblés, bord à bord, au moyen de bandes de renfort longitudinales, aptes à supporter une partie des efforts longitudinaux s'exerçant sur l'enveloppe et, en particulier, sur les parties supérieure et inférieure de cel- le-ci; cet assemblage peut notamment être réalisé conformément au procédé décrit dans le brevet français n' 71.12662 publié sous le n0 2.133.453. L'invention s'étend aux enveloppes à symé- -trie de révolution, réalisées par le procédé de l'invention elle vise notamment des formes particulières d'enveloppes qui seront décrites en détail plus loin: enveloppes à fond apla- ti permettant notamment de réaliser dEsmontgolfières infra- rouges bénéficiant d'un excellent rendement, et enveloppes de forme générale cardio-cylindrique permettant d'assurer une bon- ne homogénéité des tensions. Enfin, à titre d'utilisation des envelop- pes sus-évoquées dans le domaine aérospatial, l'invention vise un procédé de lancement d'un ballon spatial réalisé conformé- ment au-procédé sus-évoqué; ce procédé de lancement consiste à libérer le pôle inférieur du lien de façon que ce pôle puis- se coulisser le long dudit lien, à assurer l'expansion de l'en- veloppe ayant pour effet d'amener le pôle inférieur à coulis- ser vers le pôle supérieur, et-à assurer un blocage du pôle inférieur sur le lien lorsque ledit pôle inférieur parvient 'dans un position telle que la longueur de lien entre pôle su- périeur et pôle inférieur soit égale à la longueur L appropriée. Comme on le comprendra mieux plus loin, ce procédé permet d'obtenir la forme désirée et facilite sur le plan pratique les opérations de lancement. D'autres caractéristiques, buts et avan- tages de l'invention se dégageront de la description qui suit en référence aux dessins annexés, lesquels présentent des exem- ples de réalisation destinés à illustrer l'invention; sur ces dessins les figures 1, 2 et 3 illustrent un mo- de de mise en oeuvre du procédé de l'invention, et la figure 4 est une coupe de détail de l'enveloppe obtenue selon un plan A normal à celle-ci, 10. les figures 5, 6 et 7 illustrent un a - tre mode de mise en oeuvre et la figure 8 est une coupe de dé- tail de l'enveloppe obtenue, selon un plan B, la figure 9 est un schéma partiel illus- trant un ballon de forme cardio-cylindrique, réalisé par le procédé de l'invention, la figure 10 est un schéma partiel illustrant une montgolfière infra-rouge à fond aplati, réali- sée par le procédé de l'invention-, * les figures 11, 12, 13a, 13b, 14a et 14b schématisent des modes de lancement de ballons conformes à linvention et la figure 15 est une coupe de détail d'orga- nes d'encliquetage, utilisés au cours dudit lancement. 1 L'enveloppe 1 schématisée à la figure 3 est réalisée en assemblant des fuseaux rectangulaires tels que 2 constitués en particulier en un film de polyéthylène apte à supporter des tensions tangentielles selon toutes les direc- tions du plan du film 4circorférentielles et longitudinales). Cet assemblage est effectué par tout moyen connu le long des bords rectilignes des fuseaux et permet d'obtenir une gaine cylindrique 3 se prolongeant en partie haute et en partie bas- se par des portions extrêmes 4 et 5, elles-mêmes cylindriques. On conçoit qu'un tel ensemble cylindrique soit de fabrication simple et peu onéreuse. Les points des bords bs et bi des portions 4 et 5 sont ensuite rassemblés sur l'axe XX' de la gaine grâce à la formation de plis 6 sur ces portions comme le représente la figure 4. A proximité de l'axe XX', les points des bords b5 et b. sont fixés (fig.2) sur des pièces en forme de disques 7 et 8 qui, selon l'application, peuvent être en un matériau sou- ple ou rigide (ces pièces définissent les pôles inférieur et supérieur de l'enveloppe). Les plis sur les portions 4 et 5 peuvent être laissés libres; il est également possible de fixer les unes sur les autres, localement ou de façon continue, les di- verses épaisseurs de film formant chaque pli. En outre, préalablement à la fermeture de l'enveloppe, un lien non extensible 9 qui peut être un câble, une manche, une bande résistante, etc., est mis en place entre les pièces 7 et 8. La longueur L du lien 9 est ajustée dans chaque application en fonction des divers paramètres de l'en- veloppe et de la mission envisagée (caractéristiques du maté- riau, masse des différents éléments et de la charge, caracté- ristiques du gaz de remplissage, caractéristiques de l'atmos- phère ambiante dans laquelle doit être plongé le ballon) pour obtenir une forme désirée. A la figure 3, on a représenté une enveloppe de forme cardio-cylindrique qui permet d'abaisser considérablement les surtensions locales s'exerçant sur le ma- tériau. Les figures 5, 6, 7 et 8 illustrent un au- tre mode de mise en oeuvre du procédé au moyen de fuseaux 13 rectangulaires sur une partie de leur hauteur et se prolongeant par des portions extrêmes 10 et 11 de largeur décroissante. Dans ce cas, on réduit considérablement l'importance des plis lorsqu'on rassemble sur l'axe les points des bords b.- et b. des portions 10 et 11. L'assemblage des fuseaux peut être réali- sé comme le schématise la figure 8 au moyen de deux bandes de renfort telles que 12 thermosoudées de part et d'autre des fuseaux disposés bord à bord. Ces bandes sont prévues de résistance mécanique telle qu'elles soient aptes à supporter une partie des efforts longitudinaux s'exerçant sur l'envelop- pe. De façon classique, elles peuvent par exemple être cons- tituées par une-épaisseur de polyester disposée entre deux épaisseurs de polyéthylène. Les bords b et b. sont fixés au niveau s i -du pôle supérieur et du pôle inférieur sur -des pièces en for- me de disque, de la même façon que précédemment, et un lien non extensible 14 est disposé entre ces pôles pour les réunir. 247?971 En l'exemple schématisé à la figure 7, la longueur de ce lien a été ajustée en fonction des divers paramètres pour obtenir une enveloppe à fond aplati. Bien entendu, les exemples Re mise en oeuvre sus-évoqués sont uniquement destinés à illustrer l'in- vention qui s'étend à toutes les variantes possibles. On a schématisé à la figure 9 un ballon spatial de forme cardiocylindrique rempli d'hélium et auquel est accrochée une charge 15. Le lien entre les pôles supérieur et inférieur est constitué par une manche souple etrésieante 16, dont la longueur L a été ajustée de façon à homogénéiser au maximum la répartition des tensions s'appliquant sur le ma- tériau. L'expérience et les calculs ont montré que ce résultat était obtenu en ajustant cette longueur L de sor- te que, dans chaque plan radial, l'angle -C formé entre l'axe et la tangente à l'enveloppe au pôle inférieur ainsi que l'an- gle, formé entre l!axe et la tangente au pôle supérieur soient approximativement compris entre 30 et 60-. Le choix précis de ces angles dans cette plage dépend des divers para- mètres du ballon et des caractéristiques de-la -mission. La figure 10 illustre un ballon du type montgolfière infra-rouge" dans lequel la longueur L du lien entre pôle supérieur et pôle inférieur a été ajustée pour obtenir un fond aplati. A cet effet, cette longueur est réglée de sorte que, dans chaque plan radial, l'angle o (formé entre l'axe et la tangente à l'enveloppe au pôle inférieur) soit approximativement compris entre 920 et 1000 et que l'angle t4 (formé entre l'axe et la tangente à l'enveloppe au pôle supé-- rieur) soit approximativement compris entre 30 et 60 . Dans cette application, le fond aplati 17 de l'enveloppe, jusqu'à la limite de la portion cylindrique, est réalisé en un matériau transparent ou faiblement absor- bant à l'égard des rayonnements infra-rouges, cependant que la partie supérieure 18'et la portion cylindrique 19 sont réa- lisées de façon à être sensiblement opaques au rayonnement infra-rouge et à absorber ce rayonnement. On pourra se repor- ter au brevet n' 78.05306 pour plus de d'étails sur la façon d'obtenir un matériau ayant ces caractéristiques optiques. De façon traditionnelle, une soupape 21 est prévue au pôle supé- rieur, pour obturer ou découvrir une ouverture d'échappement, et une ouverture permanente 22 est pratiquée au pôle inférieur pour permettre le remplissage naturel du ballon. Le lien 20 entre pôle inférieur et pôle supérieur peut être constitué par un câble accroché en partie basse et haute sur un cerceau auquel il est réuni par des tu- bes radiaux. En partie basse, ce câble se prolonge pour soute- nir la charge 23; en partie haute, le câble 20 peut servir à maintenir la soupape et ses moyens-de manoeuvre. La forme à-fond aplati autorise un excel- lent rendement de captation des rayonnements infra-rougespro- venant de la terre (ou plus généralement de la planète explo- rée). Les rayonnements captés sont absorbés par la portion cylindrique 19 et la portion supérieure 18 de la montgolfière et assurent un échauffement du gaz contenu dans l'enveloppe, de sorte que l'on obtient un aérostat autonome apte à^être pi- loté par commande de la soupape supérieure. Par ailleurs, la figure 11 illustre la première phase d'une opération de lancement d'un ballon con- forme à l'invention, cependant que trois modes différents de mise en oeuvre de la seconde phase de lancement sont illus- trés aux figures 12,- 13a, 13b, 14a et 14b_. On a schématisé à ces figurés avec les mêmes références, en 24 l'enveloppe au cours de gonflage, en une manche de gonflage, en 26 le lien axial de l'enveloppe, en 27 et 28 les positions finales des pôles-supérieur et infé- rieur de l'enveloppe correspondant à l'état de plénitude du ballon,-et en 29 la charge accrochée à l!extrémité basse du lien 26. La/première phase du lancement (Fig. 11) consiste à réaliser/un gonflage approprié une bulle B dans la partie supérieure de l'enveloppe; cette partie supérieure est de façon classique, délimitée pendant cette phase par un étran- glement 30 qui est maintenu au sol. En amont de cet étrangle- ment, on aperçoit à la figure Il la traîne T du ballon qui re- pose sur le sol. L'extrémité amont de la traine T est dotée d'un organe 31 apte à coulisser le long du lien 26 et à s'en- cliquetter avec un organe conjugué, fixé en 28 sur le lien à la distance L du pôle supérieur 27. Selon un premier mode de mise en oeuvre illustré à la figure 12, la seconde phase du lancement consis- te ensuite à dégager l'enveloppe de l'étranglement 30, et à assurer un blocage par encliquettage de l'organe 31 sur l'or- gane 28, de façon à maintenir une distance L entre les pôles inférieur et supérieur; à cet effet, l'organe 31 est amené à coulisser le long du lien grâce à l'expansion du-ballon qui est produite soit par gonflage à partir d-'un point fixe au sol, soit au début de l'ascension dans le cas d'un lancement utilisant des ballons auxiliaires. Selon un deuxième mode de mise en oeuvre illustré aux figures 13a et 13b, la seconde phase du lance- ment peut s'opérer en bloquant l'organe 31 situé en partie bas- se de-l'enveloppe à une distance du pôle supérieur 27, très supérieure à la longueur L; dans ce mode de mise en oeuvre, cet organe 31 est bloqué sur le lien à peu près dans la posi- tion qu'il présente à la figure 11 à l'extrémité de la traine T. de blocage provisoire peut en particulier être réalisé au moyen d'un lien auxiliaire 32 reliant la char- ge 29 et l'organe 31. Lorsque la bulle B réalisée lors de la première phase a atteint une dimension suffisante, le ballon s'élève avec une forme provisoire allongée; son expansion se développe au cours de l'ascension (Fig 13a) avec peu de ris- ques que s'emmêle la partie basse de l'enveloppe, puisque la traîne 'X a entièrement disparue. Le lien auxiliaire 32 est ensuite section- né en vol, ce qui autorise le coulissement de l'organe 31 le long du lien axial 26 et son encliquettage avec l'organe 28 (fig 13b) à la distance L du pôle supérieur 27. Ce mode de lancement présente l'avantage d'éviter que la partie basse de l'enveloppe risque-de s'emmê- ler; toutefois, au cours de la période provisoire o le bal- des lon n'a pas atteint son état de plénitude, surtensions circonfé- rentielles peuvent s'exercer sur la partie supérieure S de * l'enveloppe qui présente une forme générale très approximati- vement conique. Pour réduire ces surtensions, on préférera dans certaines applications un troisième mode de mise en oeuvre qui est illustré aux figures 14a et 14b. Selon ce mode de mise en oeuvre, l'organe inférieur 31 de l'enveloppe est provisoirement bloqué sur le lien 26 dans une position intermédiaire entre les positions de la figure 12 et position de la figure 13a. Ce blocage peut être réalisé, comme précé- demment, au moyen d'un lien auxiliaire (plus long que le lien précédent) ou au moyen d'une pièce 32 d'arrêt provisoire con- tre laquelle vient buter l'organe 31. En cours d'ascension, cet organe 31 est libéré et peut coulisser le long du lien au fur et à mesure de l'expansion du ballon. D'autres pièces d'arrêt telles que 33 et 34, peuvent le cas échéant être prévues le long du lien 26 pour permettre d'obtenir progressivement la forme de plé- nitude du ballon (Fig 14b). Notons que cette forme peut également être obtenue de façon progressive en prévoyant un système de frei- nage, télécommandé ou préréglé, en partie basse de l'enveloppe. On peut ainsi au cours de l'ascension adap- ter la distance entré les pôles de l'enveloppe pour réduire les surtensions s'exerçant sur celle-ci, jusqu'à parvenir à l'état de plénitude correspondant à une distance définitive L entre les pôles 27 et 28. Par ailleurs, la figure 15 est une vue de détail en coupe montrant à titre d'exemple l'organe d'encli- quettage 31 qui est situé en partie basse de l'enveloppe; cet organe est adapté pour coulisser le long du lien 26 et pour pouvoir s'encliquetter sur un organe conjugué, lequel est fi- xé sur ce lien dans la position 28 que doit avoir le pôle in- férieur dans l'état de plénitude du ballon. Cet organe conjugué est constitué par une pièce tronconique 35, percée axialement d'une lumière à tra- vers laquelle passe le lien 26; des noeuds réalisés sur le lien en amont et en aval de cette pièce ou tout autre moyen de fixation permettent de la fixer sur le lien. Sur sa surface externe tronconique, cette il pièce 35 comprend une gorge annulaire 35a en vue de son encli- que t age. L'organe 31 situé à la base de l'enveloppe comprend une tige filetée 36,percée le long de son axe pour permettre le passage du lien 26. Autour de cette tige sont disposés deux disques de serrage 37 et 38 pourvus de façon classique de flancs coniques qui coopèrent avec une pièce torique 39 pour serrer le bord inférieur de l'enveloppe. Deux écrous 40 et 41 permettent de réaliser le serrage. En outre, à l'extrémité de la tige 36 si- tuée du côté intérieur du ballon, est assujettie une pièce 42 pourvue d'un logement 42a aux flancs coniques, de forme con- juguée à la forme de la pièce 35. Cette pièce 42 contient une tigeressort 43 qui est logée dans une rainure annulaire pour faire saillie dans le logement 42a. La tige ressort 43 est adaptée pour pou- - voir s'escamoter dans sa rainure au passage de la-pièce 35 et est positionnée pour venir s'enclique.ter dans la gorge 35a de cette pièce 35 en fin d'introduction de celle-ci dans le loge- ment 42a. L'exemple ci-dessus décrit en référence à la figure 15 a pour seul objectif d'illustrer un type possi- ble d'organes d'encliquetage et il est évident que d'autres modes de réalisation peuvent être définis par l'homme du mé- tier. D'une façon générale, l'invention n'est pas limitée aux termes de la description mais en comprend tou- tes les variantes. REVENDICATIONS 1/ - Procédé de réalisation d'une eivelop- pe en particulier pour ballons spatiaux, caractérisé en ce qu'il consiste à réaliser au moyen d'un matériau souple, étan- che et apte à supporter de faibles tensions tangentielles se- lon toutes les directions de son plan, une gaine sensiblement cylindrique se prolongeant par des portions extrêmes inférieu- re et supérieure, à rassembler les points du bord de la por- tion. extrême inférieure sur l'axe de la gaine au niveau d'une zone dite pôle inférieur de l'enveloppe, à rassembler les points du bord de la portion extrême supérieure sur l'axe de la gaine au niveau d'une zone dite pôle supérieur de l'envelop- pe, à relier le pôle supérieur et le pôle inférieur par un lien non extensible ou peu extensible de longueur L et à ajus- ter la longueur L du lien précité en fonction de la forme d'en- veloppe désirée. 2/f- Procédé selon la revendication 1, dans lequel la gaine cylindrique et ses portions extrêmes sont réa- lisées par assemblage de fuseaux longitudinaux, caractérisé en ce que chaque fuseau présente une forme sensiblement rectangu- laire au niveau de la gaine cylindrique et se rétrécit au ni- veau des portions extrêmes depuis une largeur égale à celle de la partie rectangulaire jusqu'à une largeur réduite au niveau des pôles. 3/ - Procédé selon la revendication 2, dans lequel-les fuseaux sont assemblés bord à bord au moyen de ban- des de renfort longitudinales, aptes à supporter une partie des efforts longitudinaux s'exerçant sur l'enveloppe. 4/ - Procédé selon la revendication 1, ca- ractérisé en ce que les portions extrêmes prolongeant la gaine cylindrique sont approximativement cylindriques avec un rayon - égal-à celui de ladite gaine, les points du bord de chaque portion extrême étant rassemblés aux pôles inférieur et supé- rieur par réalisation de plis le long desdites portions extrê- mes. /-- Procédé selon l'une des revendications 1, 2, 3 ou 4, pour la fabrication d'une enveloppe de ballon à fond aplati, caractérisé en ce que la longueur L du lien est ajustée de sorte que, dans chaque plan radial, l'angle % mé entre l'axe et la tangente à l'enveloppe au pôle. inférieur soit approximativement compris entre 92 et 100 , et que l'an- gle 13 formé entre l'axe et la tangente à l'enveloppe au pôle supérieur soit approximativement-compris entre 30 et 60 . 6/ - Procédé selon la revendication 5, dans lequel le fond aplati de l'enveloppe est réalisé en un maté- riau transparent ou faiblement absorbant à l'égard du rayonne- ment infra-rouge, cependant que la portion supérieure et la portion cylindrique de ladite enveloppe sont réalisées de fa- çon à être sensiblement opaques au rayonnement infra-rouge et à absorber ce rayonnement. 7/ - Procédé selon l'une des revendica- tions 1, 2, 3 ou 4, pour la fabrication d'une enveloppe de forme générale cardio-cylindrique, caractérisé en ce que la longueur L du lien est ajustée de sorte que, dans-chaque plan radial, l'angle o loppe au pôle inférieur ainsi que l'angle 3 formé entre l'axe et la tangente à l'enveloppe au pôle supérieur soient approximati- vement compris entre 300 et 60 . 8/ - Enveloppe à symétrie de révolution autour d'un axe, caractérisée en ce qu'elle est réalisée par le procédé conforme-à l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6 ou 7, et comprend une portion approximativement cylindrique et un pôle inférieur et un pôle supérieur situés sur l'axe de révolution et reliés entre eux par un lien non extensible ou peu extensible. 9/ - Enveloppe de ballon spatial selon la revendication 8 dans laquelle le lien précité se prolonge au- dessous du pôle inférieur et maintient une charge. 10/ - Procédé de lancement d'un ballon spatial conforme à la revendication 9, caractérisé en ce qu'il consiste à libérer le pôle inférieur du lien de façon que ce pôle puisse coulisser le long dudit lien, à assurer l'expan- sion de l'enveloppe, ayant pour effet d'amener le pôle infé- rieur à coulisser vers le pôle supérieur et à assurer un blo- cage du pôle inférieur sur le lien lorsque ledit pôle infé- rieur parvient dans une position telle que la longueur du lien entre pôle supérieur et pôle inférieur soit égale à la longueur L appropriée. 11/ - Procédé de lancement selon la reven- dication 10 dans lequel l'expansion de l'enveloppe s'effectue en deux temps, un premier temps de gonflage réalisé au sol pour l'obtention d'une bulle dans la partie supérieure de l'envelop- pe, cette partie étant délimitée par un étranglement maintenu au sol, un second temps, après libération de l'étranglement au terme duquel l'état de plénitude du ballon est obtenu, ledit procédé étant caractérisé en ce que le pôle inférieur est blo- qué à la distance L du pôle supérieur après le premier temps de gonflage, préalablement au second temps d'expansion permet- tant l'obtention de l'état de plénitude. 12/ - Procédé de lancement selon la reven- dication 10 dans lequel l'expansion de l'enveloppe s'effectue en deux temps, un premier temps de gonflage réalisé au sol pour l'obtention d'une bulle dans la partie supérieure de l'enveloppe, cette partie étant délimitée par un étranglement, maintenu au sol, un second temps, après libération de l'étran- glement, au terme duquel l'étatdé pléhiïttde du baàlon'êst obtenu, le- dit procédé étant caractérisé en ce que, au cours du second temps d'expansion de l'enveloppe, le pôle inférieur est blo- qué à une distance du pôle supérieur, supérieure à la longueur L, et est ensuite libéré en cours de vol pour coulisser le long du lien et venir se bloquer en fin d' expansion à la dis- tance L du pôle supérieur. 13/ - Procédé de lancement selon la reven- dication 12, caractérisé en ce qu'un lien auxiliaire est mis en place entre la charge et le pôle inférieur de façon à main- tenir-provisoirement une distance entre pôle inférieur et pô- le supérieur, supérieure à la longueur L, ce lien auxiliaire étant ensuite sectionné en vol au cours du second temps d'ex- pansion, pour libérer ledit pôle inférieur et autoriser son coulissement le long du lien principal et son blocage dans la position appropriée. 14/ - Procédé de lancement selon l'une des revendications 10, 11, 12 ou 13, caractérisé en ce que le blocage du pôle inférieur sur le lien est réalisé par encli- quettage d'un organe solidaire dudit pôle avec un organe con- jugué fixé sur le lien à la distance L du pôle supérieur.