L'invention concerne un dispositif amortisseur, pour suspension de machine à laver, disposé entre le bloc laveur et le bati de la machine, comprenant au moins un élément élastique dont au moins une extrémité libre porte un patin dont la surface frotte sur la surface d'une partie plane rigide. Il est connu du brevet français n0 1.462.454 un dispositif amortisseur pour suspension de machine à laver comprenant quatre éléments élastiques, fixés sur le châssis de la machine. Ces éléments portent à leur extrémité libre un patin de friction. Ces patins viennent frotter contre la paroi de la cuve, sur les faces parallèles de cette cuve, et amortissent ainsi les oscillations qui prennent naissance surtout pendant la phase d'essorage. Il est également connu du brevet français n0 2.027.928 un dispositif amortisseur comprenant deux éléments élastiques fixés sur le châssis de la machine de part et d'autre d'un plan vertical passant par l'axe de rotation du tambour. Ces éléments élastiques sont constitués à partir d'un fil ressort plié en U. Cet élément en U est fixé,par sa partie transversale, au châssis de la machine et porte, à ses extrémités libres, des patins venant frotter de part et d'autre d'une plaque fixée sur la paroi de la cuve. Dans ces dispositifs, dont les descriptions précédentes ne sont que des exemples, la surface sur laquelle vient frotter le patin est toujours constituée par le métal formant les parois de la cuve ou la plaque. Ce métal est généralement de l'acier inoxydable. Les patins sont constitués d'au moins deux pièces : une pièce intermédiaire et une plaquette de friction. La pièce intermédiaire permet l'application de la poussés de ltélément élastique sur la plaquette de friction et peut être réalisée en un matériau quelconque métallique ou plastique présentant des caractéristiques mécaniques de résistance à la pression suffisantes. La plaquette de friction est constituée en un matériau à base d'amiante résine ou d'amiante caoutchouc. Le couple de matériaux, comportant une surface en acier inoxydable et une surface en amiante résine ou amiante caoutchouc, généralement utilisé, présente un coefficient de frottement de l'ordre de 0,30 à 0,35 dans la limite des forces de pression couramment utilisées. Il est à remarquer, dans les machines à laver équipées de tels dispositifs amortisseurs, l'apparition de bruits lors des différentes phases de lavage et d'essorage. Lors du lavage, le déplacement bref plaque patins peut occasionner un claquement sec. En effet, le déplacement des patins sur la plaque n'est pas continu mais se produit tout d'un coup : on passe de la phase statique du collage à la phase dynamique de glissement. C'est la rupture du collage qui produit le claquement. En essorage, ces phénomènes de rupture de collage et de glissement se suivent à plus grande fréquence et produisent un bruit ressemblant à un-grincement. Il va sans dire que de tels bruits risquent d'annuler les efforts entrepris pour rendre la machine à laver la plus silencieuse possible lors de son fonctionnement et qu'il est d'un grand intérêt d'avoir des amortisseurs efficaces et silencieux. Dans les amortisseurs jusqu'à présent utilisés, le frottement à sec se produisant entre la plaque métallique et le patin en composé d'amiante (amiante + liant synthétique) est parfaitement étudié. Le mouvement de l'amortisseur nécessite que chaque aspérité du frotteur doive, pour progresser, repousser, arracher ou franchir en la sautant, chaque butte de la surface de la plaque. Le frottement consiste alors en une suite de microrelaxations qui donnent naissance à un mouvement saccadé consistant en bonds successifs du frotteur, et/ou à des vibrations entretenues par le mouvement. Ce phénomène est connu sous le nom de "stick slip". Lors de ce phénomène, la superposition de vibrations peut entraîner une baisse très importante du coefficient de frottement et l'amortisseur est alors totalement inefficace. Les couples de matériaux normalement utilisés pour réaliser des amortisseurs de machines à laver ne donnent pas satisfaction. On a essayé de remplacer le matériau de friction en composé d'amiante par des matières organiques comme le cuir, le liège, le feutre. Certains de ces matériaux comme le liège ou le feutre ne peuvent être soumis sans inconvénients à une pression suffisante pour assurer un coefficient de frottement compatible avec le role d'amortisseur. Le cuir présente une bonne tenue. Le but de l'invention est d'obtenir un dispositif amortisseur dont les matériaux constituants présentent un coefficient de frottement suffisant et qui, lors du fonctionnement, n'engendrent pas de bruits. L'invention consiste en l'utilisation de matériaux de frottement non métalliques dont l'association n'avait jusqu'alors jamais été envisagée par suite de la fragilité d'un des éléments du couple. Le dispositif amortisseur, selon l'invention, pour suspension de machine à laver, disposé entre le bloc laveur et le bâti de la machine, comprenant au moins un élément élastique dont au moins une extrémité libre porte un patin dont la surface frotte sur la surface d'une partie plane rigide, est remarquable en ce que l'une desdites surfaces est une couche vitreuse. Selon différentes formes de réalisation : - l'une desdites surfaces est constituée d'une plaque de verre, - la couche vitreuse est supportée par une surface métallique et est constituée d'une couche d'émail. L'invention sera mieux comprise en regard des explications et figures données ci-après à titre d'exemples. La figure 1 représente une vue schématique d'un bloc laveur d'une machine à laver munie d'un certain type d'amortisseurs. La figure 2 représente un bloc laveur muni d'un autre type d'amortisseurs. La figure 3 est une vue d'un dispositif amortisseur du type utilisé sur la figure 2. La figure 4 est une coupe par un plan perpendiculaire à la surface de frottement de 11 amortisseur de la figure 3. La figure I représente le bloc laveur 1 d'une machine à laver, les dispositifs amortisseurs 2 et le châssis 3 de la machine. Le bloc est formé de la cuve comportant le tambour et du moteur d'entraînement solida-ire de la cuve. La suspension de cet ensemble, constituée soit par des ressorts fixés au châssis de la machine, soit par des pieds élastiques, ne faisant pas partie de l'invention, a été volontairement omise pour une plus grande clarté du dessin. Dans cette forme de dispositifs amortisseurs en soi connus, le frottement se fait entre les patins 4 et la paroi de la cuve 1. Les patins 4 sont portés par une extrémité d'un élément élastique 5 constitué d'une lame d'acier dont l'autre extrémité est fixée sur le châssis 3 de la machine. La figure 2 montre une autre réalisation en soi connue dans laquelle le bloc laveur 6 porte, sur les parois de la cuve, des plaques 7. Des éléments élastiques 8 formés à partir d'un fil d'acier plié en U sont fixés par leur partie transversale au châssis 9 de la machine. Les extrémités libres portent des patins 10 qui viennent frotter de part et d'autre des plaques 7. Pour la commodité des explications, les plaques 7 ont été représentées parallèles à un plan perpendiculaire à l'axe du tambour mais il n'y a pas d'importance, pour l'invention, que ces plaques soient dans tout autre plan. Les parois de la cuve ou les plaques sur lesquelles viennent frotter les patins ont, dans les dispositifs connus, toujours présenté une surface métallique nue ayant un certain degré rugosité. Les plaques ont été utilisées de préférence sur des cuves émaillées. On prévoit alors des goussets de raccordement présentant une partie non émaillée sur laquelle étaient soudées les plaques. Ces plaques étaient soit en acier traité, soit en acier inoxydable. La figure 3 donne un exemple de réalisation d'un dispositif amortisseur du type utilisé dans la machine représentée figure 2. Les patins 13, montés aux extrémités de l'élément élastique en U 8, viennent frotter sur la plaque 7 par l'intermédiaire des plaquettes de friction 12. Cet ensemble est montré en coupe figure 4 ; le patin 13 comporte une pièce intermédiaire 11 permettant l'application uniforme de la force de pression produite par l'élément 8 sur la plaquette de friction 12. Dans cette coupe, la plaque 7 n'a pas été représentée. Par suite des bruits engendrés lors du fonctionnement des amortisseurs, des essais de matériaux autres que ceux couramment employés, à savoir des patins en résine amiante ou caoutchouc amiante sur des surfaces métalliques, ont été entrepris. Au cours de cette recherche, on a mis en évidence les qualités intéressantes du frottement de matériaux non métalliques sur une couche vitreuse. Les couples de matériaux essayés ont donné des coefficients de frottement satisfaisants tout en évitant les bruits provoqués par le stick slip. Comme exemple de couples, une couche vitreuse sur laquelle frottaient des patins en amiante résine ou en amiante coutchouc ou en cuir ont donné des coefficients de frottement de l'ordre de 0,20 à 0,30 mais qui par suite de la diminution très sensible du stick slip présentaient, dans les réalisations de dispositif amortisseur, des résultats d'amortissement au moins aussi bons que pour les couples classiques comportant une surface de frottement métallique. Suivant différentes formes de réalisation - la couche vitreuse est formée par dépôt d'émail sur la surface métallique des parois de la cuve ou sur les plaques fixées à la cuve, - les plaques de frottement ou les plaquettes de friction sont formées par des plaques de verre, - les plaquettes de friction utilisées aussi bien sur l'exemple de la figure 1 que sur l'exemple de la figure 2 et montrées sur les figures 3 et 4 sont formées : soit avec des matériaux en amiante résine ou amiante caoutchouc, soit avec du cuir, - le meilleur coefficient de frottement est obtenu dans le cas du cuir avec le coté croûte c'est-à-dire la partie plucheuse. Les éléments élastiques constituant une partie du dispositif amortisseur doivent produire une force de pression telle que le glissement entre le patin et la plaque ou la surface de cuve se produise pour une force de 4 à 7 Kg. Le dispositif amortisseur, selon l'invention, consiste donc en l'utilisation partielle ou totale des dispositifs connus. Les matériaux, constituant les surfaces de frottement appartenant indistinctement soit aux patins, soit aux surfaces contre lesquelles ils viennent frotter : plaques, parois de la cuve 0 peuvent être un composé d'amiante ou une matière organique (tels que cuir, feutre) ou vitreux et former un couple dont au moins un des éléments est le matériau vitreux. REVENDICATIONS : 1/ Dispositif amortisseur pour suspension de machine à laver, disposé entre le bloc laveur et le bâti de la machine, comprenant au moins un élément élastique dont au moins une extrémité libre porte un patin dont la surface frotte sur la surface d'une partie plane rigide, caractérisé en ce que l'une desdites surfaces est une couche vitreuse. 2/ Dispositif amortisseur, selon la revendication I, caractérisé en ce que l'une desdites surfaces est constituée d'une plaque de verre. 3/ Dispositif amortisseur, selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couche vitreuse est supportée par une surface métallique. 4/ Dispositif amortisseur, selon la revendication 1 ou 3, caractérisé en ce que la couche vitreuse est constituée d'une couche d'émail. 5/ Dispositif amortisseur, selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'autre desdites surfaces est constituée par un matériau en composé d'amiante. 6/ Dispositif amortisseur, selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'autre desdites surfaces est formée par du cuir. 7/ Dispositif amortisseur, selon la revendication 6, caractérisé en ce que ladite surface est formée par le coté "croate" du cuir. 8/ Dispositif amortisseur, selon l'une des revendications 5, 6 et 7, caractérisé en ce que ladite surface est supportée par un matériau rigide.