On utilise, pour immobiliser les rails de chemins de fer, pour les souder, des fixations dites à éclisses de sûreté consistant à placer ces dernières latéralement contre les rails et à les fixer au moyen de serre-joints. On utilise en général à chaque joint de rails deux serre-joints de serrage des éclisses placées de part et'autre des rails. Ces fixations à éclisses de streté se mettent aussi sur des rails ayant été rompus et dans d'autres cas, afin de permettre au trafic de se poursuivre régulièrement.Les chemins de fer qui passent au-dessus de ces fixations à éclisses de strette leur font subir de3 efforts consi- dérables et exigent des serre-joints utilisés qlls répondent à des critères sévères et en particulier il ne faut ras que la flexion des rails lors du passage d'un train desserre la tige filetée. Les serre-joints utilisés jusqu'à présent, par exemple du type décrit dansle brevet de la République Fédérale d'Âlle- magne N0 1 708 656 et comprenant une tige filetée réglable à tête et un contre-écrou, courent un grand risque d'être détériorés lors de la mise en oeuvre de machines à poser les voies et en par ticulier par les machines de ballastage,les outils à bourrer les traverses, et autres. Les tiges filetées et les contre-écrous ainsi que le six-pans de serrage ou de desserrage de la tige filetée à l'aide de clés font trop fortement saillie latéralement et occupent trop de place, de sorte qu'ils se trouvent sur le chemin des butoirs et tunnels à cailloutis, des outils à bourrer les traverses et autres montés sur les machines.L'invention a donc pour objet un serre-joint qui évite ces inconvénients, qui a un faible encombrement et dont la tige filetée ressort peu ou pas latérale ment de l'étrier de fixation. Selon une particularité essentielle et avantageuse du serre-joint selon l'invention, la longueur de la partie filetée de sa tige correspond approxinDtivement à la largeur de la branche de l'étrier qui la loge et l'organe de réglage que comporte cette tige pour permettre de la faire tourner est disposé entre les deux branches de cet étrier ou dans une cavité ménagée dans ce dernier. Le serre-joint selon l'invention a une structure simple, il occupe peu de place à côté des rails, les machines à poser les voies ne peuvent pas le détériorer car il ne comporte aucun élément en saillie, il se manipule facilement, il permet de changer facilement et rapidement la tige filetée et il répond en tous points aux critères imposés par les conditions pénibles auxquelles il doit faire face au cours des travaux à effectuer sur les voies. La disposition des organes de réglage entre les deux branches de l'étrier de fixation ou dans une cavité ménagée dans ce dernier leur assure une protection contre les dégtts en cours de transport et lorsqu'ils sont montés. Selon une autre particularité avantageuse entrant dans le cadre de l'invention, un étrier d'arrêt monté de ânière à pouvoir pivoter sur la branche de l'étrier de fixatlr qui lOge la tige filetée est destiné à bloquer l'organe de réglage de cette dernière. L'étrier d'arr8t est bien visible lorsqu'il est en position relevée, de sorte qu'il est possible de voir à distance quels sont les serre-joints qui sont arrêtés et ceux qui ne le Sçt pas. L'étrier d'arrêt peut par ailleurs être conformé et disposé de manière qu'il couvre une grande partie du filetage de la tige, de manière à la protéger contre les détériorations et l'encrasse- ment, et il est placé à l'extérieur de l'espace occupé par les machines à poser les voies. Le contre-écrou qui est nécessaire dans les serre-joints de l'art antérieur pour arrêter la tige filetée n'existe pas dans le serre-joint de l'invention et donc, la seconde clé nécessaire à le serrer disparatt aussi. Il suffit donc d'une unique clé à boulons pour régler la tige filetée, ce facteur simplifiant considérablement le travail. L'étrier d'arr & peut comporter une échancrure de logement de l'organe de réglage. Les branches de 11 étrier d'arrêt peuvent autre montées dans des alvéoles de l'étrier de fixation et les broches de montage de cet étrier d'arr8t peuvent être fixées de manière à autre noyées. En variante de réalisation de l'inven- tion, l'étrier d'arrêt comporte des boutonnières dans lesquelles pénètrent les broches de montage et il comporte des bords de butée qui coopèrent avec des butées solidaires d'une branche de étrier de fixation.L'étrier d'arrêt peut être disposé dans une cavité de l'étrier de fixation afin de lui éviter d'être en saillie sur ce dernier L'organe de réglage de la tige filetée peut être un six-pans et l'étrier d'arrêt peut comporter une échancrure qui, lorsqu'il est en position de fermeture, stapplique contre quatre c8tés du six-pans. La tige filetée peut comporter un collet dans lequel sont ménagée des trous ou évidements discosés en cercle et dans lesquels peut pénétrer une tige d'encliquetage placée sous la force d'un ressort et montée dans la branche correspondante de l'étrier de fixation. Le collet de la tige filetée dans lequel se trouvent les trous en cercle peut se placer daws une cavité de l'étrier de fixation de manière à éviter qu'l. ne ressorte de ce dernier. L'invention sera décrite plus en détail er re es dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et :ir lesquels La figure 1 est une élévation d'une fixation à éclisses de sCtreté et à serre-joint selon l'invention la figure 2 est une coupe transversale du serre-c-nt selon la ligne Il-Il de la figure i la figure 3 est une élévation de la tige filetée correspondante la figure 4 est une élévation de face de l'étrier d'arrêt la figure 5 en est une élévation latérale ; ; la figure 6 est une vue en plan de l'étrier a'arrêt de la figure 4 la figure 7 est une élévation d'une variante de réalisation du serre-joint de l'invention la figure 8 en est une vue en bout du côté de la tige filetée la figure 9 est une élévation de cette tlge filetée la figure 10 est une élévation de face de l'étrier d'ar rêt correspondant la figure li en est une élévation latérale la figure 12 est une vue en plan de cet étrier d'arrêt la figure 13 est une élévation d'une autre variante de réalisation du serre-joint de l'invention la figure 14 en est une élévation de face vue du c6té de la tige filetée la figure 15 est une élévation de cette tige filetée la figure 16 est une coupe transversale selon la ligne XVI-XVI de la figure 15 ; et la figure 17 est une élévation de la tige d'encliquetage et du ressort hélicoidal correspondan-t montés dans l'étrier de fixation du serre-joint de la figure 13. La fixation à éclisses de sûreté des figures 1 à 6 comprend-deux éclisses 3 et 4 appliquées de part et d'autre contre le rail 1 à l'emplacement du joint ou de la rupture et que deux serre-joints compriment contre ce rails. Le serre-joint 5 comprend un étrier de fixation 6 qui passe sous le raIl t et qui comprend sur la branche 7 une pièce élastique 8 de compres- sion et sur l'autre branche 9 un trou taraudé 10 dans lequel se visse une tige filetée 11. Une couronne d'acier 12 est montée sur l'extrémité antérieure de la tige filetée 11. Cette dernière comporte par ailleurs, aussi à l'extrémité antérieure,un s:x-pans 15 lui permettant d'être réglée et serrée à l'aide d'une clé à écrou.Ce six-pans est disposé dans le serre-joint de la figure 1 entre les deux branches 7 et 9, de sorte que ltextrémité arrière de la tige filetée ne dépasse pas de étrier 6 de fixation. Un étrier d'arrêt 20 (figures 4 à 6) monté de manière à pouvoir pivoter sur deux vis 21 et 22 logées dans des trous taraudés de la branche 9 est destiné à bloquer la tige filetée 11, c'est-à- dire à lui interdire de s'alibrer de manière faucheuse sous l'effet des vibrations produites par le passage de chemins de fer sur la fixation à éclisses de sûreté et sous l'effet de la flexion des rails. Les deux branches 23 et 24 de l'étrier d'arr8t 20 comportent des trous 25 et 26 de montage des vis 21 et 22 et elles sont noyées dans des alvéoles 28 de la branche 9 de l'étrier de fixation. La partie antérieure de l'étrier d'arrêt 20 comporte une échancrure 27 épousant la forme du six-pans 15, de la manière représentée sur la figure 4 dans laquelle ce six-pans de la tige filetée 11 est illustré en ligne brisée.L'étrier 20 d'arrêt est conformé et disposé de manière qutil constitue aussi une protec tion du filetage de la tige il contre les détériorations et l'encrassement. Lorsque l'étrier 20 est en position relevée, il est bien visible de loin, car il ressort vers le haut lorsque son gme est verticale, de sorte qu'il est facile de contrtler si un serre-joint est arrêté et empêché de s'alibrer ou non. Le six-pans 30 permettant de faire tourner la tige filetée 31 du mode de réalisation des figures 7 à 12 est à son extrémité arrière et l'étrier d'arrêt 32 est rabattable latéralement. Les vis 33 et 34 de montage de l'étrier d'arrft 32 sur la branche 9 de l'étrier 6 de fixation passent dans des boutonnières 35 et 36 des branches 37 et 38 de cet étrier 32. Oc dernier comporte également une échancrure 40 qui entoure i slx-aris 30 lorsqu'il est en position d'arrêt telle que repr-ertée 3- s les figures 8 et 10. les branches 37 et 38 comportent des sur ces 41 de butée qui coopèrent avec des butées 42 solidaires de la branche 9 de l'étrier 6 de manière à interdire la retombée latérale accidentelle de l'étrier 32.Il faut d'abord faire remonter l'étrier d'arrêt 32 de manière que la tete des vis 33 et 34 s'applique contre l'extrémité inférieure des boutonnières 35 ct 36 et que les butées 42 se trouvent dans la partie arrondie des branches 37 et 38 pour libérer le six-pans 30 et pour pouvoir rabattre l'étrier 32 latéralement. Lorsqutil occupe cette position rabattue, ce dernier est bien visible de loin, de sorte que le con trele peut aussi s'effectuer facilement dans ce cas. Une cavité 45 de logement de l'étrier d'arrêt 32 et du six-pans 30 est ménagée dans la partie supérieure de la branche 9 de l'étrier 6.Donc, lorsque la tige filetée 31 est serrée et arrêtée (figure 7), ni l'étrier 32 d'arrêt, ni le six-pans 30 ne dépassent latéralement de la branche 9 de l'étrier 6 de fixation et donc, les machines à poser les voies ne peuvent pas les détériorer. L'étrier d'arrêt est remplacé dans le mode de réalisation des figures 13 à 17 par une tige d'encliquetage 50 qui s1 insère dans des trous ou évidements 51 disposés en cercle dans un collet 53 de l'extrémité de la tige filetée 52 de manière à empêcher cette dernière de s'alibrer accidentellement. La tige d'encliquetage est montée dans la branche 9 de l'étrier 6 de fixation au moyen d'un manchon fileté 54 (figure 17). Un ressort hélicoTdal 55 dans lequel pénètre un ergot 56 de la tige 50 prend appui contre un épaulement 57 de cette dernière, lequel forme également une butée pour le manchon 54. Le collet 53 est prolongé par un six-pans 58 sur lequel peut dtre placée une clé permettant de faire tourner la tige filetée 52. Une cavité 60 de logement du collet 53 et du six-pans 58 est ménagée à la partie supérieure de la branche 9 de l'étrier 6 de fixation sur lequel ce six-pans 58 ne fait que faiblement saillie latéralement. Il va de soi que les serre-joints décrits et représentés peuvent subir diverses modifications sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Serre-joint, en particulier de rails de chemin de fer, comprenant un étrier de fixation à deux branches et une tige filetée à tdte et organe de réglage se montant dans un trou taraudé de l'une de ces branches, caractérisé en ce que la longueur de la partie filetée de ladite tige correspond approximativement à la largeur de la branche du serre-joint dans laquelle elle est logée et l'organe de réglage de cette tige filetée destiné à la faire tourner est disposé entre les deux branches de l'étrier de fixation ou dans un évidement wé:lé dans ce dernier. 2. Serre-joint selon la revendicatikon 1, ^ar2ctdrisé en ce qutun étrier d'arrêt monté de manière P PCVJ-r r ter dans la branche du serre-joint dans laquelle la tige file tee est logée est destiné à bloquer l'organe de réglage de cette ernière. 3. Serre-joint selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que ledit étrier d'arrêt comporte une échancrure de logement dudit organe de réglage. 4. Serre-joint selon l'une quelconque des revendIcations 1 à 3, caractérisé en ce que les branches de l'étrier d'arrêt sont disposées dans des alvéoles de l'étrier de fixation et les broches de montage de cet étrier d'arrêt sont fixées de manière à être noyées. 5. Serre-joint selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'étrier d'arrêt comporte des boutonnières dans lesquelles passent lesdites broches de montage et il comporte des bords de butée qui coopèrent avec des butées solidaires de la branche de l'étrier de fixation dans laquelle est montée la tige filetée. 6. Serre-joint selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'étrier d'arr8t est monté dans un évidement ménagé dans la branche de l'étrier de fixation dans laquelle est montée la tige filetée. 7. Serre-joint selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'organe de réglage de la tige filetée est un six-pans et l'étrier d'arrêt comporte une échancrure qui, lorsqu'il est en position de blocage, stapplique contre quatre côtés du six-pans. 8. Serre-joint selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la tige filetée comporte un collet présentant des trous ou évidements disposés en cercle et dans chacun desquels peut pénétrer une tige d'encliquetage placée sous la force d'un ressort et montée dans la branche de étrier de fixation dans laquelle est montée la tige filetée. 9. Serre-joint selon la revendication 8, caractérisé en ce que le collet de la tige filetée dans lequel sont réalisés des trous disposés en cercle se place dans un évidement de l'étrier de fixation.