La présente invention concerne une tuile assurant la ventilation des toitures recouvertes en tuiles plates, dites écailles, et aussi toutes tuiles plates dites à bouts carrés. La nécessité d'une ventilation sous tuiles est imposée par la porosité des terres cuites qui exigent un sèchage constant. Elle permet de maintenir recto-verso une température approchante afin d'éliminer les condensats, mais aussi, cette ventilation oxygène le bois de charpente et participe ainsi à sa bonne conservation. I1 est indispensable de poser une tuile de ventilation pour quinze mètres carrés de couverture. Dans les dispositifs connus de ce genre, que le langage populaire a dénommé i'ch8tièrei', une aspérité plus ou moins importante détruit la planimétrie de la couverture. La pose reste malaisée car il faut supprimer une partie des deux tuiles inférieures. Les trous pratiqués dans la terre cuite sont de trop grandes dimensions et permettent le passage des guêpes et de la neige par grand vent. Un modèle ne convient qu'à un seul type de tuiles écailles ou à bouts cassés. La tuile de ventilation ou "chatière" selon l'invention, permet d'éviter ces inconvénients. Construite en tâle de cuivre, qui , par sa patine, permet a la tuile de ventilation de s'intégrer parfaitement à toutes les terres cuites allant du rouge au brun foncé. De part sa conception, à lame d'air longitudinale, elle respecte parfaitement la planimètrie de la couverture. Telle qu'elle est représentée, la prise d'air extérieure (1), est protégée par une grille en cuivre emboutie et perforée au nombre de trous maximum et d'un diamètre allant de trois a cinq millimètres, afin d'interdire l'accès des guêpes, et aussi d'éliminer considérablement le passage de la neige par grand vent. Deux échancrures (2) permettent d'épouser les tuiles voisines. Ayant pénétré, l'air se dirige parallèlement sous la face supérieure de la tuile et se répartit sous la couverture. I1 se diffuse aussi verticalement de haut en bas. La rigidité est obtenue par le pliage avant (1), à l'arrière par un emboutissage transversal (3). Longitudinalement, la rigidité est obtenue par deux pliages (4) avec recouvrement (5). Selon l'invention, les pliages longitidinaux (4) avec recouvrement (5) permettent l'utilisation de la tuile de ventilation dans les cas de toitures exécutées avec des tuiles de différentes largeurs. Les recouvrements (5) peuvent en effet glisser sur les tuiles voisines ou bien venir en bord à bord pour les tuiles les plus larges. Les découpes (6) permettent au moment de la pose de rabattre la languette de cuivre vers le bas contre le liteau de la charpente, à la dimension des autres tuiles de la couverture. Selon une première variante, la tuile de ventilation en pliage avant (1) est réalisée non pas en arrondie, mais rectiligne et parallèle à l'emboutissage arrière (3) ceci afin de s'inscrire pour les couvertures en tuiles dites à bouts carrés. REVENDICATIO\S 1. Tuile de ventilation, associée à l'ensemble d'une couverture en tuiles plates terre cuite ou ciment, assure une aération de la sous-toiture par une lame d'air (7), passant dans l'épaisseur de la structure de la tuile. L'entrée d'air est protégée par une grille (1). Les deux pliages longitudinaux (5), et les deux découpes (6) permettent d'utiliser le meme modèle de tuile de ventilation dans les nombreux cas des différentes las eus et longueurs de tuiles plates. 2. Tuile de ventilation selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'air pénètre sous la toiture par l'espace vide de la structure de la tuile 3. Tuile de ventilation selon la revendication 1 caractérisée par une grille emboutie (1). 4. Tuile de ventilation selon la revendication 1 caractérisée par ses multi-dimensions grace aux pliages longitudinaux 4) (5), et aux découpes (6). 5. Tuile de ventilation caractérisée par un emboutissage transversal (3), assurant une bonne rigidité de l'ensemble.