La présente invention concerne un procédé de préparation de terreau à partir de déchets de Jardins, tels que des coupes d'herbes, de déchets de cuisine, tels que dea épluchures de pommes de terre et autres ratières organiques. Ces ratières seront ci-après désignées "matières à terreau". La préparation du terreau est un procédé selon lequel on transforme la platière 9 terreau à l'aide de bactéries saprophgtes en une matière que l'on peut utiliser couse engrais pour améliorer la croissance des plantes. Le procédé traditionnel de préparation du terreau consiste 9 faire â l'extérieur un tas de ratière à terreau et, pour chaque couche de 23 & 30 cm, d'appliquer un adjuvant contenant de la craie et une source d'azote facilement disponible. On ajoute de la craie pour maintenir un pH suffisamment élevé pour assurer l'activité bactérienne, et l'addition d'azote fait en sorte que la synthèse de la protéine bactérienne ou fongique et l'accumulation des bactéries ne soient pas empê- chées par une insuffisance d'azote. Le procédé traditionnel est conduit avec un tas ouvert ou supporté sur un tamis en fil ou un caisson on bois. Le principal inconvénient du procédé traditionnel réside dans la perte de précieux agents nutritifs des plantes par drainage naturel du tas ou en raison d'un lessivage par la pluie. Il existe encore un certain nombre d'autres inconvé- nients : le procédé 'est pas esthétique, en particulier dans les petits Jardins Modernes où l'on ne peut dissimuler le tas ; par temps chauds, les louches infectent le tas, y déposent leurs oeufs qui par suite éclosent en donnant naissance à des larves qui infestent le terreau ; si le tas est nal fait, l'o deur peut être désagréable ; et une fois que le tas est fait, il reste à demeure sans pouvoir être transporté. Du fait que les adjuvants de fabrication de terreau fonctionnent mieux à teipérature élevée, des tentatives ont été faites pour confiner la matière à terreau dans un récipient partiellement clos. Ces tentatives a'ont pas réussi, étant donné qu'au cours de la décomposition, il se dégage de l'huni- dité et que Les conditions anaérobies en résultent, ce qui arrête la décomposition- L'accumulation d'humidité a encore pour résultat que le terreau devient pâteux avec un effluent nauséabond. Conformément à l'un des aspects de la présente invention, un procédé de préparation de terreau consiste à confiner de la matière à terreau dans un récipient partiellement clos avec un adjuvant de fabrication de terreau comprenant une source de bactéries saprophytes, une source d'aliments pour la bactérie, une source d'azote et une matière absorbante. Le procédé peut consister à placer une couche de matière à terreau au fond du récipient, puis à appliquer alternativement des couches de l'adjuvant et des couches de matières à terreau, et finalement à appliquer une couche de matière à terreau, les couches d'adjuvant étant plus minces que les couches de matière à terreau, et il peut en outre consister à placer dans le récipient d'une ou de plusieurs couches de papier-åournal ou de vieux papiers. Selon un autre aspect de la présente invention, un adjuvant de fabrication de terreau comprend une source de bactéries saprophytes, une source d'aliments pour la bactérie, une source d'azote et une matière absorbante. L'invention concerne encore un équipement pour fabriquer du terreau à partir de matière à terreau, cet équipement comprenant l'adjuvant tel que défini ci-dessus et un sac fabriqué en matière plastique. La source de bactéries saprophytes et la source d'aliments pour les bactéries servent à accélérer le processus de préparation de terreau et, du fait que le processus de décomposition est aérobie et exige de l'oxygène, le récipient ne doit pas être totalement imperméable à l'air. Néanmoins, la matière à terreau a besoin d'entre confinée dans un récipient, principalement pour éviter la perte d'effluents liquides de manière à assurer la rétention d'agents nutritifs précieux pour les plantes. L'utilisation d'un récipient aide également à minimiser les pertes calorifiques. La source de bactérie saprophyte comptend générale- ment à la fois une culture bactérienne et une enzyme qui facili te l'activité désirée de formation de terreau par la bactérie. La source d'aliments pour les bactéries est généralement une matière à base d'hydrates de carbone, de préférence du caractère de l'amidon, comme une farine de céréale, par exemple de la farine d'orge, de la farine de froment ou de la farine de mats. Les déchets de café sont également une source précieuse d'agents nutritifs. Les aliments facilitent la croissance rapide des bactéries et accélèrent ainsi la décompo- sition de la matière organique. La source azote assure que la synthèse de protéines bactériennes ou fongiques a'est pas limitée en raison d'une insuffisance d'azote facilement disponible. Des exemples de sources d'azote appropriées sont le sulfate d'annnonium, l'urée et l'urée-forBaldéhyde. De préférence, on utilise une source d'azote à dégagement lent tel que 1 'urée-formaldéhyde. La fonction de la matière absorbante (et du papier Journal ou des vieux papiers, si on en utilise) est d'absorber les effluents liquides pour faire en sorte que le terreau résultant soit Qe valeur nutritive élevée et qu'il soit facile à manipuler et friable, au lieu d'être pateux, incomplètement décomposé et d'odeur désagréable. La matière absorbante peut être par exemple des algues séchées et broyées, de la farine de bois (sciure), de la poudre de liège, de la tourbe, des noix de coco broyées, des écorces d'arbres broyées ou de la farine d'os. On peut aussi utiliser du papier absorbant déchiré, par exemple du papier-åournal. Des matières absorbantes organiques telles que celles déaà indiquées sont préférables, mais on peut aussi utiliser des matières absorbantes inorganiques. Des exemples sont la poudre d'ardoise, le kaolin, le gypse, la craie la terre à foulon, la ponce et certaines argiles telle que Uattapulgite. On peut aussi utiliser des mélanges de matières absorbantes. Les adjuvants peuvent comprendre un ou plusieurs com- posant supplémentaires facultatifs, tels que les composants suivants t Un activant pour accélérer encore la croissance de la bactérie. Il s'agit généralement d'une matière organique, par exemple des déchets de café ou des déchets de thé ou un engrais animal séché. Une matière solide alcaline telle que la craie en poudre, un calcaire broyé ou un calcaire dolomitique. Ceci sert à maintenir le pH du terreau à une valeur neutre ou lé gèrement alcaline qui favorise l'activité bactérienne. Lorsque la matière à terreau contient une proportion élevée de coupes herbes, la matière peut demeurer neutre ou suffisamment alcaline pour ne pas nécessiter de craie ou de substance alcaline analogue dans l'adJuvant. Avec d'autres déchets végétaux, il peut exister une plus grande tendance à l'acidité, et dans ces cas il peut être désirable d'avoir une substance alcaline comme la craie à titre de composant dans l'adjuvant. Une matière trop alcaline est indésirable du fait qu'elle a tendance à réagir avec la source d'azote pour former de l'ammoniac qui se dégage et il en résulte donc une certaine perte d'azote. Un phosphate, par exemple un phosphate de roche, des scories basiques ou un superphosphate, pour servir d'agent nutritif subsidiaire pour les bactéries, qui renforce leur taux de croissance et leur activité. Plusieurs substances qui peuvent etre utilisées à titre de composants des adjuvants peuvent remplir plus d'une fonction. Par exemple, les déchets de café peuvent servir à la fois de source d'aliment pour les bactéries et d'activant, tandis que la craie peut servir à la fois d'absorbant et de matière alcaline, et la farine d'os peut servir à la fois d'absorbant et de source de phosphate. Les proportions des composants de l'adjuvant ne sont pas critiques. Des gammes caractéristiques de proportions pondérales sont les suivantes : Bactérie saprophyte : 0,01 à 2% chacune, de culture bactérienne et d'enzyme. Source d'aliment : 5 à 10 fois la quantité de la source de bactérie (culture + enzyme) Source d'azote : Urée 10 à 40% Sulfate d'ammonium 20 à 80% Urée-formaldéhyde 20 à 804/0 Activant : 5,0 à 50% Matière alcaline : (par exemple de la craie) 5 à 50% Phosphater 0,5 à 5% Système absorbants complément. La quantité d'adjuvant utilisée est de préférence de 1 à 4 poignées (14 à 140 g) pour 28 dm3 de matière à terreau. La présente invention peut etre conduite de diverses façons et certaines formes préférées de mise en oeuvre vont maintenant dextre décrites à titre illustratif dans les exemples suivants : - EXEMPLE I On prépare un adjuvant comprenant les composants suivants :: Composants * en Poids (1) Culture de bactérie saprophyte 1,0 (2) Enzyme 1,0 (3) Déchets de café ( source nutritive et activant) 10,0 (4) Phosphate de roche 2,0 (5) Urée-formaldéhyde (source d'azote) 40,0 (6) Poudre de liège (système absorbant) ~ 46.0 100,0 - 2xPIE 2 On déchire trois feuilles de papier journal et on les place au fond d'un sac à jeter en polyéthylène noir pour poubelle (dimensions : 40 x 64 x 99 cm). On saupoudre au sommet du papier 43 g de l'adjuvant de l'Exemple le On place sur le dessus du papier froissé une couche de 23 cm de coupes d'herbes récentes et on saupoudre 43 g d'adjuvant sur le dessus de l'herbe.On aJoute deux autres couches de coupes d'herbes, suivies chacune par une couche saupoudrée de 43 g d'adJuvant. On déchire deux feuilles de papier journal et on les place sur la couche d'herbes du dessus, on replie le sommet du sac et on le maintient avec une brique. On place à l'extérieur le sac avec plusieurs autres sacs préparés de façon similaire et on les laisse fabriquer du terreau. Les sacs sont remplis au début de mai. Après huit semaines de temps chaud, au début de juillet, on ouvre les sacs et on trouve qu'ils contiennent un terreau brun chocolat, friable, d'odeur non désagréable. - EXEMPLE 3 On déchire deux feuilles de papier journal et on les place au fond d'un sac à jeter en polyéthylène noir pour poubelle et on saupoudre 43 g de l'adjuvant de l'Exemple 1 sur le papier. On ajoute une couche de 23 cm de coupes d'herbes et on saupoudre sur le dessus 43 g d'adjuvant. On place une feuille de papier-åournal déchirée sur le dessus de l'herbe, on ajoute deux autres séries de couches d'herbes, d'adjuvant et de papier Journal à intervalles d'une semaine. On ferme le sac de façon liche et on le place dans un abri de Jardin. On remplît le sac fin octobre Àu cours du mois de mars suivant, après une fabrication de terreau pendant 144 jours par temps frais ou froid, le sac est ouvert et on trouve qu'il contient un terreau brun foncé, friable dont l'odeur n'set pas désagréable. Pour démontrer la valeur du terreau dans llaméliora- tion de la croissance des plantes, on fait pousser des choux dans des parcelles traitées avec le terreau. Par comparaison, on fait aussi pousser des choux dans des parcelles traitées avec un engrais de ferme et dans des parcelles non traitées. On répand le terreau et l'engrais de ferme (FYM) sur le sol à 5 cm de profondeur et on les bêche en terre en septembre. On plante des choux de printemps dans les pucelles en octobre et on récolte au mois de mai suivant Les poids moyens des choux provenant des diverses parcelles sont les suivants traité au terreau traité au BYM non traité 1,23 kg 1,20 kg 0,5 kg - EXEMPLE - On place des coupes herbes sur le sol de manière à former un tas d'environ 120 cm x 120 cm x 90 cm, on ajoute 128 g d'adjuvant de 1 'Exemple 1 à chaque couche de 23 cm à mesure que se forme le tas.On construit le tas au début de mai (le même Jour et en utilisant les coupes d'herbe de la ferme source qu a l'Exemple 2). Après hait semaines de temps chaud, au début de Juillet, on ouvre le tas et on trouve qu'il contient un terreau humide, brun foncé, bien pourri. - EXEMPLE - 5 On place sur le sol des déchets de Jardin (coupes d'herbes, mauvaises herbes, etc..) et des déchets de cuisine (épluchures de pommes de terre, feuilles de choux, feuilles de thé, etc..) en un tas d'enviraon 120 cm x 120 cm x 90 ci. On ajoute 128 g d'adjuvant de l'Exemple 1 à chaque couche de 23 ci à mesure que se forme le tas. On laisse le tas se transformer en terreau pendant la m8me période qu'à l'exemple 3, période durant laquelle il s'est produit un terreau humide, brun foncé, bien pourri. - EXEMPLE - On remplit deux sacs en polyéthylène noir comme à l'Exemple 2. On traite la matière se trouvant sur le dessus d'un sac avec du "BroxophosW (Bromophps est la marque de fabrique d'un insecticide granulaire contenant environ 3% en poids de phosphorothionate de 4-bromo-2,5-dichlorophényl diméthyle) comme composant actif pour chasser les mouches et on laisse l'autre sac non traité pour comparaison.On inspecte les sacs à intervalles et on enregistre le nombre des mouches. Nombre de mouches jour Bromophos Sans Bromophos O O 0 3 O 12 1 20-30 20 0 10-20 30 1 10-20 L'analyse des terreaux produits aux Exemples 2, 3, 4 et 5 et une analyse caractéristique de FIM pour leurs teneurs en azote (N), en phosphate (comme P205) et carbonate de potas sium (comme K2O) en pourcentages pondéraux sont les suivants : Exemple N P2O5 K2O 2 4,5 1,16 4,32 3 3,24 0,91 3,50 4 2,10 1,04 2,05 5 2,04 1,02 2,10 2,0 2B0 1,0 2,0 L'analyse montre que les terreaux produits dans les sacs en polyéthylène (exemples 2 et 3) contiennent des taux bien plus élevés d'azote et de carbonate de potassium que le terreau produit dans les tas traditionnels (Exemples 4 et 5) ou dans FYM. REVENDICATIGNS 1) Procédé de préparation de terreau à partir d'une matière à terreau à laide d'un adjuvant de préparation de terreau comprenant une source de bactérie saprophyte, une source d'aliments pour la bactérie et une source d'azote, caractérisé en ce qu'on effectue la préparation du terreau dans un récipient partiellement clos et que l'adjuvant comporte une matière absorbante. 2) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la matière absorbante est une matière organique. 3) Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, dans lequel la matière à terreau est totalement ou principalement constitué par des coupes d'herbes, caractérisé en ce que l'adjuvant ae contient pas de craie. 4) Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé on ce que le récipient est un sac en matière place tuque et en ce que le procédé consiste à placer une couche de matière à terreau dans le fond du sac, à appliquer dessus alternativement des couches d'adjuvant et des couches de matière à terreau, à appliquer une couche finale de matière à terreau, les couches d'adjuvant étant plus minces que les couches de matière à terreau et à fermer ensuite partiellement l'orifice du sac. 5) Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'on place dans le récipient une ou plusieurs couches de papier-åournal ou de vieux papiers. 6) Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la couche supérieure de matière dans le récipient est saupoudrée avec un insecticide efficace contre les mouches. 7) Adjuvant de préparation de terreau approprié à l*stilisation dans un procédé selon l'une des revendications 1 à 6, comprenant une source de bactérie saprophyte, une source d'aliments pour la bactérie et une source d'azote, caractérisé en ce quil comprend également une matière absorbante.