On sait que, lorsque les .u,wres sont amenees dans des conditions ambiantes déterminées, en particulier quant à la tem perabuie,il se produit le phénomène ae ia ponte qui amène les huitres a lacher leurs oeufs dans 1 t eau envlQxlflante pour constituer ce qu'i appelle le'tnaissain". Le naissain en suspension dans l'eau est entraîné par les courants et marées et l'on cherche à provoquer sa fixation sur un corps solide afin que-le plus grand nombre possible des éléments produits par la ponte donne naissance à une nouvelle huitre.Pour ce faire, on dispose préalablement, dans l'eau ou se trouvera le naissain, des collecteurs de naissain qui, apres la fixation du naissain sont retirés ae l'eau et traités pour permettre la récupération des petites huitres formées par la fixation du naissain sur le collecteur. On sait, par ailleurs, qu'il est particulièrement intéressant de disposer de collecteurs de naissain recouverts de chaux ostréïcole car la présence de chaux sur la surface, où le naissain est amené à se fixer, permet d'améliorer la qualité de l'huître que l'on obtient à partir du naissain. De plus, les supports préalablement chaulés sont intéressants au moment du "détroquage" du naissain, c'est-à-dire au moment où l'on désire séparer les huitres naissantes du collecteur sur lequel elles sont déposées. En effet, l'opération de détroquage est effectuas,en général, à la machine pour permettre un plus grand rendement horaire et dans une telle machine on pousse les supports plans, qui constituent des collecteurs de naissain, entre deux lames qui décollent le naissain dudit support. Dans le cas, où ledit support a été préalablement chaulé, les lames de la machine de détroquage détachent entièrement la couche de chaux sans briser les huitres naissantes formées, ce qui permet une récupération des huitres avec un fort rendement. On a constaté, en outre, que certains supports, plus que d'autres, favorisaient la fixation du naissain. En particulier, l'utilisation de plaques d'ardoises disposées parallèlement les unes aux autres donne des résultats intéressants pour la fixation du naissain mais ne permet pas l'utilisation d'un chaulage préalable car la chaux ne peut pas adhérer sur l'ardoise de façon satisfaisante. De plus, les plaques d'ardoises ne sont pas strictement planes, de sorte qu'au moment du détroquage à la machine une grande partie des huitres naissantes se trouvent déteriorées par les lames de ladite machine. Enfin, les plaques d'ardoises sont lourdes a manipuler ce qui constitue un ineonvénient non négligeable lors de leur immersion et de leur relevage. On a proposé également l'utilisation de tuiles préalablement cnaulées mais ces tuiles sont, en général, fragiles et se brisent facilement, au moment de l'opération de détroquage à la machine. Dans ces conditions, l'utilisation de tuiles, correspondant à un faible rendement de récupération du naissain et à un prix de revient relativement élevé dû au prix des tuiles. On a proposé également de remplacer les tuiles de fabrication classique par des tuiles en matière plastique plus légères et moins cassantes que les tuiles de type classique ; cependant le chaulage préalable des tuiles en matière plastique ne donnent pas des résultats très satisfaisants car la chaux se fixe très mal sur la matière plastique et lors de l'immersion du collecteur, peut très facilement se séparer de la matière plastique, ce qui occasionne une perte importante du naissain fixé.On a proposé également d'utiliser des tuiles déformables réalisées en matière plastique, mais, là encore, les résultats sont peu satisfaisants en raison de la grande facilité de décollement de la couche de chaux par rapport à la matière plastique et de l'impossibilité pratique d 7 utiliser la matière plastique sans chaulage préalable. La présente invention a pour but de décrire un collecteur de nais sain permettant un bon accrochage de la couche de chaux dont on revêt préalablement le support constitutif du collecteur ; le collecteur selon l'invention évite également le décollement accidentel de ladite couche de chaux par les-mouvements de l'eau environnante en raison de la rigidité du support constitutif du collecteur. Un autre but de l'invention est de fournir un collecteur de naissain ayant un faible poids et permettant une manipulation aisée lors de l'immersion et du relevage des collecteurs. La présente invention a enfin pour but de décrire un collecteur de-naisSain pouvant être soumis à une opération de détroquage à la macnine tout en permettant un fort rendement de récupération des huitres naissantes fixées sur le collecteur. La présente invention a pour objet le proauit industriel nouveau que constitue un collecteur de naissain comportant une pluralité d'éléments sensiblement rigides de formes sensiblement plane disposés côte à côte, iesaits éléments possédant des organes et étant destinés à être chaulés avant utilisation de fixation entre eux et ou un support, caracterise par le fait que chaque element est constitué d'une plaque an un matériau renfermant un mélange de fibres et de cimer . Dans un mode préféré de réalisation, le matériau constitutif de la plaque est un de ceux connu sous la dénomination commer ciale de "amiante-ciment" où "fibro-ciment"; les plaques ont une forme rectangulaire et sont disposées parallèlement les unes aux autres avec un espacement compris entre 0,8 et 3,2cm environ ; les plaques ont une épaisseur comprise entre 3 et 7 mm environ ; le collecteur est constitué de plusieurs plaques parallèles espacées par des cales et maintenues ensemble par des moyens de retenue ; le collecteur comporte un cadre métallique sur lequel sont disposés des étriers parallèles permettant la fixation,verticalement,d'une série de plaques maintenues par les étriers mais, de préférence,en appui sur le cadre métallique ; le cadre métallique comporte des moyens d'accrochage permettant d'assurer son transport, son immersion et son relevage ; le cadre métallique comporte des piètements permettant sa mise en appui sur le sol, lesdits piètementsétant,de préférence, à montage télescopique. I1 est clair que la mise en oeuvre de l'invention permet d'obtenir simultanément de nombreux avantages : en premier lieu, on constate que, lors de l'opération de chaulage préalable des plaques en fibro-ciment, on obtient un très bon accrochage de la couche de chaux sur la plaque qui constitue le support, essentiellement en raison de la nature fibreuse dudit support. Par ailleurs on constate également que la fixation du naissain sur de telles plaques s'effectue avec des rendements très-élévés ce qui présente un caractère surprenant. En deuxième lieu,la récupération des huîtres naissantes sur les collecteurs selon l'invention s'effectue dans des conditions excellentes étant donné que la couche de chaux est bien accrochée sur son support de fibro-ciment, que ledit support est suffisamment rigide pour éviter la rupture de ladite couche de chaux, que les mouvements de l'eau et les chocs ne provoquent pas le désaccrochage de la couche de chaux et qu'en conséquence le taux de perte des huitres naissantes avant l'opération de détroquage est pratiquement insignifiant.En troisième- lieu,l'opération de détroquage s'effectue dans des conditions très satisfaisantes étant donné que les plaques de fibro-ciment sont parfaitement planes, ce qui permet le décollement du naissain par rapport à son support au moyen d'une machine avec un taux de destruction prati quement insignifiant et sans aucun risque de bris du support. En quatrième lieu,les plaques de fibro-ciment utilisées constituent des supports extrêmement légers par rapport au matériau de type classique,ce qui permet de disposer sur un même cadre métallique un très grand nombre de plaques et d'augmenter ainsi le taux de récupération du naissain dans une eau ou s'est effectuée la ponte des huîtres. Pour mieux faire comprendre l'objet de l'invention, on va en décrire maintenant,à titre d'exemple purement illustratif et non limitatif, plusieurs modes de réalisation représenté sur le dessin annexé. Sur ce dessin - la figure 1 représente,en plan,une plaque constituant un élément de collecteur selon l'invention - la figure 2 représente la plaque de la figure 1 ,vue en élévation ; - la figure 3 représente,en perspective,un ensemble de plaques assemblées pour constituer une partie de collecteur -; - la figure 4 représente,en élévation,un étrier utilisable pour maintenir côte à côte une pluralité d'éléments constitutifs d'un collecteur selon l!invention ;; - la figure 5 représente.en perspective,un collecteur comportant plusieurs étriers tel que celui représenté sur la figure 4, ce collecteur comportant,en outre, un cadre métallique sur lequel sont disposés les étriers précités - la figure 6 représente, en perspective,une variante de réalisation du collecteur de la figure 5, les étriers et les plaques n'étant pas mis en place, seul le cadre métallique étant représenté ; - la figure 7 représente schématiquement une vue en elévation d'une machine de détroquage, avant le détroquage d'une plaque ; - la figure 8 représente, en élevation,la machine de la figure 7 après l'opération de détroquage de la plaque représentée. En se référant au dessin,on voit que l'on a désigné par 1 la plaque de fibro-ciment qui constitue l'élément de base du collecteur selon l'invention. La plaque 1 est rectangulaire et ses dimensions peuvent être par exemple 60 cm de longueur, 10 cm de-largeur et de 3,2 a ó,3 mm d'épaisseur suivant les matériaux disponibles commercialement. La plaque 1 est réalisée en matériau du type " amiante-ciment ", par exemple fourni par la Societe " ETERNIT ". .La plaque 1 dans les dimensions, qui ont été données ci-dessus,et avec une épaisseur environ de 6 mm/pèse environ 650g. Dans une varianwe,on peut utiliser un materiau au type "amiante-ciment- pâte à papier" fourni également par la Société "ETERNIT" ; avec ce type de matériau, la plaque 1, dans les dimensions ci-dessus indiquées, a un poids approximatif de 280 g pour une épaisseur de 3 mm environ. Pour réaliser un collecteur selon l'invention, on assemble plusieurs plaques 1 parallèlement les unes aux autres en les espaçant par des cales entretoises 2,comme il est représenté sur la figure 3. Le maintien de la cohésion ce l'ensemble des plaques 1 et des entretoises 2 est réalisé au moyen ae liens 3, lesdits liens pouvant être avantageusement des élastiques disposés au droit des cales entretoises 2. Dans une variante de realisation représentée sur les figures 4 et 5, les plaques constitutives des collecteurs selon l'invention sont disposés sur des étriers 4,dans lesquels on a prévu des encoches 5,où l'on peut insérer ies plaques 1,de façon que lesdites plaques soient maintenues verticalement. Les étriers 4 sont disposés sur chant à l'intérieur d'un cadre métallique 6 sensiblement rectangulaire, les étriers étant fixés sur des traverses 7 dudit cadre métallique de rayon que le fond des encoches 5 soit disposé au dessous de la face superieure des traverses métalliques 7.Le cadre métallique 6 comporte,a chacun de ses angles,des crochets de levage 8 permettant ia manutention, l'immersion et le relevage de l'ensemble, lorsque toutes les plaques 1 sont disposées dans les encoches ces étriers 4 portés par le cadre métallique 6. Le cadre métallique 6 équipé de toutes ses plaques 1 peut être transporté par un palan et immergé dans l'eau où va s'effectuer la ponte des huîtres, ledit cadre devant reposer sur des taDles placées à dèmeure sur le fond au droit duquel s'effectue l'immersion. Avec ce type de collecteur, on peut, sur un même cadre, procéder a la manutention simultanee ae 150 à 450 plaques 1, ce qui constitue une surface de collecte importante. Dans un montage tel que celui représenté sur la fi autre 5, les plaques I sont disposées > un intervalle, qui est fonc- tion de la clarté de l'eau qui transporte le naissain. En effet, si 1 eau est claire le naissain se transporte plus facilement que cas si 1 eau est trouble ; de plus, dans le où l'eau-est trouble, on plaques risque, en d~minuant l'intervalle qui sépare les 1, de faire déposer de la vase sur lesdites plaques, ce qui est extrêmement néfaste pour la fixation du naissain. En général, on adopte-pour les plaques 1 un espacement d'environ 1 cm en eau claire et d'environ 3 cm en eau trouble.Cependant la valeur de l'intervalle est également fonction de la grosseur jusqu'à laquelle on laisse se développer les huitres naissantes sur les plaques du collecteur avant de procéder au détroquage. Dans une variante de réalisation de la figure 5, le cadre métallique, qui porte les plaques 1, est monté sur des pieds 9 pouvant reposer directement sur le fond au droit duquel est effectué ltimmersion du collecteur ; ce type de réalisation est représenté sur la figure 6. Dans ce cas, le cadre métallique, désigne par 10 dans son ensemble, comporte à chacun de ses angles des tubes 11 à l'intérieur de chacun desquels peut coulisserune tige 12, dont la base est liée à un pied 9 constitué par une plaque. La tige 12 peut être rentrée à l'intérieur du tube 11 au cours de la manutention du cadre 10 et juste avant l'immersion, on sort télescopiquement la tige 12-du tube 11 et on fixe sa position au moyen de goupilles 13.Ce mode de réalisation permet de poser les cadres métalliques 10 directement sur le fond sans utiliser des tables maintenues à poste fixe au fond de l'eau. Les plaques 1 disposées sur les cadres métalliques 6 ou 10 sont soumises à une opération de chaulage : on trempe tout le châssis équipé des plaques 1 à 1'intérieur d'un bain de chaux ostréicole et on laisse sécher la chaux dans les conditions habituel- lement utilisées par les ostréiculteurs c'est-à-dire en plein air, avec une atmosphère à hygrométrie faible entre 10 et 16 heures. On immerge ensuite le châssis ainsi préparé dans l'eau, où se transporte le naissain, puis on relève le châssis après fixation du naissain et après début du développement des huitres naissantes. I1 convient alors d'enlever les huitres naissantes du support que constituent les plaques 1. Pour ce faire, on retire les plaques 1 des encoches 5, où elles ont été insérées, cet enlèvement étant d'autant plus facilité que les plaques portent sur les traverses métalliques7 et non pas sur les fonds des encoches 5 des étriers 4. Chaque planche 1 ainsi séparée est présentée à une machine de détroquage. Cette machine est représentée schématiquement sur les figures 7 et 8. La planche 1 est posée au dessus d'une trémie 14 et repose sur une lame fixe 15 disposée obliquement, la lame ayant une largeur légèrement supérieure à la largeur de la plaque 1. Au démarrage de la machine, on descend au moyen d'un vérin 16 une deuxième lame 17 symétrique de la lame 15 par rapport au plan médian de la plaque 1 ; la lame 17 vient s'appliquer contre la bordure de laplaque 1. On pousse alors la plaque 1 en direction des deux lames 15 et 17 au moyen de ltextrêmité 18 du piston 19 d'un vérin 20. La plaque 1 se déplace alors en étant serrée entre les lames 15 et 17 ; les lames 15 et 17 passent entre le fibro-ciment constitutif de la plaque 1 et la couche de chaux, sur laquelle se sont fixées les huitres naissantes.La couche de chaux est enleva et tombe avec les huitres naissantes à l'intérieur de la trémie alors que la plaque 1 se trouve débarrasse de son revêtement et prête pour une nouvelle utilisation. I1 est clair qu'au cours de cette opération, il ne peut y avoir pratiquement aucun risque de bris de la plaque 1 et que, la plaque 1 ayant une bonne planéite, la couche de chaux superficielle ne présente pas de creux oe de bosse, de sorte que les huitres naissantes qui sty sont développées sont éjectées par les lames 15 et 17 mais non déteriorées, ce qui entraine un fort rendement dans la récupération des huitres naissantes. Ce fort rendement est dû à la fois à la rigidité et à la planéité aes plaques 1. De plus, on a constaté que les caractéristiques des plaques 1 selon l'invention en ce qui concerne la récupération du naissain à l'intérieur de l'eau, où il est transporté, sont étonnament bonnes, d'une part en raison de l'excellent accrochage de la chaux sur le fibro-ciment et d'autre part en raison ce 1 'indéfor- mabilité de la plaque de fibro-ciment vis-à-vis des mouvements de l'eau de même qu'en cours de transport. Il est bien entendu que les modes de réalisation ci-dessus décrits ne sont aucunement limitatif et pourront donner lieu à toute modifications désirables, sans sortir pour cela du cadre de l'invention. En particulier, les collecteurs selon l'invention pourront être utilisés pour la collecte non dans un site naturel mais dans un bassin des laboratoires. x > V = X C R T ~ O U S 1. Collecteur de naissain comportant une pluralité d'éléments sensiblement rigides de forme sensiblement plane disposés cte à cte, lesdits éléments possèdant des organes de fixation entre eux et/ou un support et étant destinés a étre chaulés avant utilisation, caractérisé par le fait que chaque élément est constitué d'une plaque en matériau renfermant un mélange de fibres et de ciment. 2. Collecteur selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le matériau constitutif est un de ceux connus sous la dénomination commerciale " amiante-ciment " ou " fibro-ciment 3. Collecteur selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que les plaques ont une forme rectangulaire et sont disposées parallèlement les unes aux autres avec un espacement compris entre 0,8 et 3,2 cm environ. 4. Collecteur selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que les plaques du collecteur ont une épaisseur comprise entre 3 et 7 mm environ. 5. Collecteur selon l'une des revendications 1 à 4 caractérisé par le fait qu'il est constitué de plusieurs plaques parallèles espacées par des-cales et maintenues ensemble par des moyens de retenue. 6. Collecteur selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait qu'il comporte un cadre métallique sur lequel sont disposés des étriers parallèles permettant la fixation verticalement d'une série de plaques maintenues par lesdits étriers mais, de préférence, en appui sur le cadre métallique. 7. Collecteur selon la revendication 6, caractérisé par le fait que le cadre métallique comporte des moyens d'accrochage permettant d'assurer son transport, son immersion et son relevage. S. Collecteur selon l'une des revendications 6 ou 7, caractérisé par le fait que le cadre métallique comporte des piètements permettant sa mise en appui sur le sol, lesdits piètements étant, de préférence, à montage télescopique. 9. Procédé permettant d'obtenir des huitres séparées une a une à partir de naissain d'huitres, caractérisé par le fait que lton chaule des éléments de collecteur selon l'une des reven C'cations 1 à 8 de façon connue avec un mélange à base de chaux ostréicole; que l'on immerge les collecteurs, réalisés avec lesdits éléments ainsi préparés, dans une eau de mer par laquelle le naissain d'huitres v sera ultérieurement transporté, que l'on laissc -'c-n place les collecteurs après le captage du naissain pour laisser grossir les huitres jusqu'au moment où on désire les séparer du support de captage, que l'on détache mécaniquement du support la couche de chaux et les huitres naissantes en grattant par une lame les deux faces des éléments de collecteur et que l'on récupère les huitres naissantes après un éventuel tri mécanique de calibrage.