La présente invention concerne un dispositif et un procédé pour la réhydratation d'éléments partiellement déshydratés. Cette invention se rapporte plus particulièrement au domaine de la culture et plus précisément au jardinage amateur. Pour réaliser la mise en pot ou le rempotage de plantes ou pour effectuer des semis, les jardiniers amateurs utilisent actuellement du terreau en vrac tel qu'il est disponible sur le marché; par contre les professionnels confectionnent à l'aide de ce terreau des mottes de différentes dimensions selon les plantes désirées. Ces mottes sont réalisées par compactage, à l'aide de machines connues dans ce domaine, de terreau auquei on a incorporé une certaine quantité d'eau. la motte ainsi réalisée est munie d'un trou dans lequel on met une ou plusieurs graines qui va ou vont germer et se développer JusqutB un stade ou la plante est mise avec sa motte directement dans le sol. Ce système évite le semis et le repiquage qui se faisaient auparavant, ce qui procure un gain de temps et une facili- té d1emploi,et permet d'obtenir un développement de la plante dans de meilleurs conditions, car lors du repiquage en pleine terre, les racines se trouvent à l'intérieur de la motte ; la plante ne subit ainsi pas de choc et continue à crottre régulièrement En dépit des avantages procurds,l'utilisation de ces mottes pose un certain nombre de prot;lèms. En particulier > l'arro- sage ou la réhydratation de ces mottes ainsi que leur conservation à l'état humide- afin que les graines poussent , soulèvent des difficultés , car un arrosage trop important provoque la ddsagrd- gation des mottes, le lessivage et l'entratnement hors de la motte des éléments nutritifs contenus dans le terreau, et risque dechasser les graines hors de leur trou. A l'opposé,un manque d'eau provoque le durcissement du terreau et donc le dessèchement et la mort de la plante. La présente invention apporte une solution à ces problêmes. Sous sa forme la plus générale, elle a pour obJet un dispositif pour l'hydratation d'éléments partiellement déshydratés, caractérisé en ce qu'il comprend un support sensiblement rigide où sont disposés lesdits éléments,l'ensemble étant contenu dans un moyen -enveloppe permettant siDultanéent la mise en contact desdits éléments avec un liquide d'hydratation,l 'élimination d'un surplus dudit liquide, et la rétention partielle de l'humidité desdits éléments réhydratés. Ainsi qu'il a été précisé, les éléments à réhydrater peuvent être constitués, dans le cas particulier exposé précédemment, par des mottes de terre ou de terreau compactées et déshydratées, mais, sous un aspect plus général, il apparaitra à l'homme de l'art que ce dispositif peut Entre utilisé pour hydrater des éléments de différentes natures et plus particulièrement ceux qui risquent de subir une détérioration ou une désagrégation lorsqu'ils sont plongés dans un liquide ou arrosés par lui, ou qui doivent conserver leur humidité pendant des périodes prolongées. Le support desdits éléments est destiné à fournir une base stable et sensiblement rigide audits éléments, il est constitué par un matériau ne se désagrégeant pas dans le liquide d'hydratation et conservant au moins partiellement ses proprié- tés mécaniques dans ce milieu. I1 peut être constitué par exemple par une caissette en carton,en bois, ou en matière plastique, ce dernier matériau étant particulièrement préféré. La forme de ce support n'est pas critique; il suffit qu'il comprenne un plateau sensiblement rigide pouvant comperter un ou ssortitcs pour l'écoulement du liquide d'hydratation et éventuellement des rebords destinés à maintenir le ou les éléments disposés sur ce support. Les dimensions dudit support seront bien entendu fono- tion du nombre d'éléments qutil devra supporter, et l'homme de l'art déterminera les parambtres de ce support dans chaque cas particulier. A titre de moyen-enveloppe permettant simultanément la mise en contact desdits éléments avec un liquide d'hydratation, l'élimination d'un surplus dudit liquide, et la rétention partielle de l'humidité desdits éléments réhydratés; on utilise de préférence un film ou une pellicule réalisé dans un matériau conservant sensiblement ses propriétés mécaniques au contact du liquide d'hydratation. Ainsi, dans le os où ce liquide est constitué par de l'eau, la pellicule pourra être constituée par une matière plastique, de préférence au moins partiellement transparen- te , en particulier dans sa partie supérieure pour ne pas inhiber le développement de la plante. L'homme de l'art déterminera les types de matières plastiques pouvant être utilisées dans le dispositif selon l'invention; ces matériaux sont déjà connus et utilisés par exemple dans le domaine de l'emballage. A titre illustratif, on pourra mentionner le polyéthylène ou d'autres matériaux analogues. Le film de la pellicule comporte à sa partie supérieure au moins autant de trous qu'il y a de mottes, ces orifices, situés sensiblement vis-à-vis des trous desdites mottes, assurant deux et éventuellement trois fonctions : l'introduction du liquide d'hydratation dans le dispositif selon l'invention, la mise en place des graines dans les mottes sans abimer le plastique, et éventuellement ltévacuation du surplus de liquide d'hydratation. Le film comporte éventuellement un ou plusieurs trous à sa partie inférieure pour permettre ltécoulement du surplus de liquide d'hydratation introduit dans le dispositif. L'homme de l'art pourra déterminer par des essais de routine le nombre, les dimensions, la forme et la disposition des trous permettant un écoule- ment satisfaisant du liquide d'hydratation sans nuire aux caractéristiques mécaniques du dispositif, c'est-8-dire sans fragiliser la pellicule plastique. La présence éventuelle d'un orifice dans le support, pour l'évacuation du surplus de liquide d'hydratation,dépend du nombre d'éléments à réhydrater, et plus particulièrement de la dimension du dispositif. En effet, au fur et à mesure de l'accroissement de ces dimensions, le volume de liquide d'hydratation augmente, ce qui peut amener une dilution et un entratnement des éléments nutritifs contenus préalablement dans les mottes. Dans ces cas, il est préférable de disposer d'un support sensiblement étanche, l'hydratation se faisant en remplissant le support par un trou disposé à la partie supérieure du film de préférence entre deux éléments à réhydrater. Un tel remplissage peut éventuellement eAtre réalisé en deux fois pour assurer la complète réhydratation des éléments et leur gonflement. Pour éliminer le surplus de liquide d'hydratation, il suffit de placer le dispositif à l'envers, le liquide en excès s'écoulant alors par les trous disposés à la partie supérieure du film. Le fibi devra contenir sensiblement complètement l'ensemble du ou des dléments et du support afin de réaliser un ensemble sensi blement étanche, sauf bien entendu aux endroits où les trous ont été volontairement disposés, pour-limiter au maximum l'dvapora- tion après la réhydratation des éléments. Pour ces mêmes raisons, la pellicule plastique adhèrera de préférence étroitement à 1' ensemble ssupport-élément, de telle sorte que, épousant les contours de cet ensemble, elle emprisonne un minimum d'air. Un tel résultat peut êtrecbtenu par les techniques couramment utilisées dans le domaine de l'emballage pour la mise sous film plastique. Dans un mode particulier de réalisation du dispositif selon l'invention, le moyen permettant simultanément la mise en contact avec le liquide d'hydratation peut être confondu avec le support; dans ce cas, les éléments à réhydrater sont disposés dans une bot- te constituée par une matière rigide transparente telle que par exemple du verre ou du polyméthacrylate de méthyle, ("Plexiglas") dont la partie inférieure comporte les dventuels orifices d'évacuation du liquide d'hydratation et dont le couvercle comporte les trous pour l'introduction de graines. La présente invention a également pour objet un procédé pour hydrater des éléments partiellement déshydratés, caractérisé en ce que a) on dispose lesdits éléments sur un support sensiblement rigide, b) on entoure sensiblement complètement l'ensemble support-éléments par un moyen permettant simultanément la mise en contact desdits éléments avec un liquide d'hydratation, l'élimination d'un surplus dudit liquide, et la rétention partielle de l'humidité, c) on introduit dans le dispositif obtenu à l'étape b) un liquide d'hydratation pendant une période de temps appropriée Ains/qu'il a déjà été mentionné, l'introduction du liquide d'hydratation peut être effectuée en plongeant le dispositif dans un liquide ou en versant le liquide par un orifice disposé à la partie supérieure dudit dispositif. La durée pendant laquelle le dispositif selon l'invention doit être maintenu dans le liquide d'hydratation est bien entendu variable selon les éldnents qu'on désire réhydrater, et dépend du matériau dont ils sont constitués,de leur degré de déshydratation ainsi que de leurs dimensions; elle est également fonction du nombre des trous que comporte le moyen-enveloppe défini plus haut. L'homme de l'art pourra déterminer dans chaque cas cette durée de mise en contact avec le liquide d'hydratation par des essais de routine. Dans la présente description, l'expression liquide d'hydratation désigne tout liquide dont on désire imprégner les éléments; il peut s'agir d'eau, de solutions aqueuses ou de tout autre liquide. Lorsque les éléments à réhydrater sont constitués par des mottes de terre, le liquide d'hydratation est de liteau ou une solution aqueuse d'éléments nutritifs pour la plante qu'on a semée. Ainsi qu'il a déjà été précisé dans la description du dispositif selon l'invention, le compactage des mottes de terre est connu en soi et effectué couramment par les professionnels de ce domaine. Pour ce faire, une certaine quantité d'eau est ajoutée à la terre ou au terreau déjà humide qui est alors compacté à l'aide de machines manuelles ou automatiques. Les mottes compactées obtenues sont peu manipulables en raison de leur teneur élevée en eau et donc de leur fragilité; ces mauvaises caractéristiquesmécaniques ont limité jusqu'ici leur utilisation aux lieux mêmes où elles étaient confectionnées. On a maintenant trouvé qu'il est possible de rendre ces mottes manipulables et transportables, notamment dans le dispositif précédemment décrit. La présente invention a donc également pour objet, à titre de moyen pour la mise en oeuvre du procédé d'hydratation, une motte de terre ou de terreau compactée, caractérisée en ce qu'elle est partiellement déshydratée. Ainsi qu'il a déjà été précisé ci-dessus,l'expression partiellement déshydratée signifie que les mottes de terreau ont subi un séchage jusqu'à ce qu'elles deviennent suffisamment dures pour être aisément manipulées et transportées. Le séchage peut eAtre effectué par tous moyens couramment utilisés dans d'autres domaines pour déshydrater divers produits ou objets. Parmi ces procédés on peut citer notamment ldessication à chaud en atmosphère desséchante , le passage d'un courant gazeux sec et chaud tel que de l'air sur ces mottes, ou encore la dessication à l'air libre par évaporation. La forme des mottes obtenues, qui est déterminée lors du compactage du terreau, peut être quelconque, mais on préfère, pour faciliter le démoulage et le rangement dans le dispositif selon 1' invention,que que ces mottes aient la forme d'un tronc de pyramide. Des trous sont disposés à la partie supérieure de chaque motte pour-permettre l'introduction des graines. Les taille etforme de ces trous pourront être adaptées aux plantes que lton désire cultiver. Toutefois si les mottes ne sont pas destinées à la culture d'une plante déterminée il est préférable de prévoir des trous ayant un diamètre de l'ordre de 2 cm et présentant sensiblement la forme d'une cuvette, car ces dimension et forme permettent de semer des graines de différentes configuration et taille Un mode préféré de réalisation du dispositif selon la pré sente invention sera illustré/en détail en référence aux dessins annexés sur lesquels Fig. 1 représente un dispositif selon l'invention, Fig. 2 représente une motte de terreau utilisée dans ledit dispositif. Comme le représente la figure 1, le dispositif est prévu pour la réhydratation de mottes de terreau séchées 1 comportant untrou 2; les mottes sont disposées dans une caissette en matière plastique rigide 3, 1'ensemble étant entouré par une pellicule plastique transparente 4 dont la face supérieure 3a comporte des orifices 5 correspondant aux trous 2 des mottes; la face inférieure 3b présente des orifices non représentés pour l'évacuation du surplus d'eau. La figure 2 représente en détail une motte séchée en tronc de pyramide Il munie de son trou d'introduction de graine 12. La réhydratation des mottes de terreau à l'aide du dispositif représenté sur la figure 1 a été effectuée en trempant tel quel ce dispositif dans l'eau pendant deux heures. On a semé des graines en les introduisant dans les trous 2, en les faisant passer par les orifices 5 de la pellicule 3. Un tel dispositif a permis de conserver une humidité permanente pendant 15 jours, c'est-à-dire le temps nécessaire à ce que les graines germent et que les plantes démarrent. Un tel dispositif a été appliqué avec succès pour la germination de graines de plantes aussi diverses que 1) des légumes tels que notamment des laitues de variétés diverses, des tomates, des radis, des petits pois, du fenouil, 2) des fleurs telles que notamment des pensées, des sauges, des phlox, des giroflées, des oeillets d'Inde, des pétunias ou des chrysanthèmes. Les plants obtenus ont été gardés jusqu a un stade assez avancé,première floraison en général pour les fleurs et ont été placés en pleine terre où la reprise s'est faite rapidement. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour l'hydratation d'céments partiellement déshydratés, caractérisé en ce qu'il comprend un support sensiblement rigide où sont disposés lesdits éléments, l'ensemble étant contenu dans un moyen-enveloppe permettant simultanément la mise en contact desdits élémentiavec un liquide d'hydratation, l'élimination d'un surplus dudit liquide, et la rétention partielle de l'humidité desdits éléments réhydratés. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits éléments sont des mottes de terre ou de terreau compacté et séché. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que lesdites mottes comportent un trou à leur partie supérieure. 4* Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que ledit support est constitué par un plateau comportant au moins un orifice pour l'écoulement du liquide d'hydratation. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisd en ce que ledit support est une caissette dont le fond comporte au moins un orifice pour l'écoulement du liquide d'hydratation. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le support est constitué par une caissette sensiblement étanche. 7, Dispositif selon ltune quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que ledit support est constitué par du bois, du carton, ou de préférence par une matière plastique. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que ledit moyen-enveloppe permettant simulta nément la mise en contact desdits éléments avec un liquide d'hydra tation, l'élimination dtun surplus dudit liquide > et la rétention partielle de l'humidité desdits éléments réhydrates, est constitué par un film d'une matière conservant ses propriétés mécaniques au contact du liquide dthydratation. 9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que ledit film est constitué par une matière plastique. 10,Dispositif selon l'une quelconque des revendications 8 ou 9, caractérisé en ce que le film comporte des trous disposés sur sa face supérieure et sensiblement vis-à-vis des trous desdites mottes 11. Dispositif selon la revendication 10 caractérisé n ce qu'il comporte en outre un trou disposé sensiblenent entre deux mottes. 12. Dispositif selon la revendication 10, caractdrisse en ce~ que ledit film comporte également des trous, disposés sur sa face inférieure. 13. Dispositif selon l'une des revendications 1 ou 2, carae- risé en ce que ledit support et ledit moyen-enveloppe sont confondus. 14. Dispositif selon la revendication 13, caractérisé en ce que ledit support et ledit moyen-enveloppe confondus constituent une boute dont la partie inférieure comporte éventuellement un ou plusieurs orifices et dont le couvercle comporte des trous pour l'introduction des graines dans lesdites mottes 15. Procédé pour la mise en oeuvre d'un dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisé en ce qu'on introduit dans ledit dispositif un liquide d'hydratation pendant une période de temps appropriée. 16. Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce que le liquide d'hydratation est de l'eau ou une solution aqueuse d'éléments nutritifs pour plantes. 17. Procédé selon l'une des revendications 15 ou 16, caractérisé en ce que ladite période de temps appropriée est égale à environ deux heures. 18. A titre de moyen pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 15 à 17, une motte de terre ou de terreau compactée et partiellement déshydratée. 19. Motte selon la revendication 16, caractérisée en ce qu' elle comporte un trou ayant un diamètre de l'ordre de 2 cm et présentant sensiblement la forme d'une cuvette.