L'invention concerne un four à cuire le pain, dans lequel les pains, comme dans un four de cuisson chauffé au bois, sont cuits sur des plaques de cuisson préalablement chauffées et accumulant la chaleur. L'invention concerne également, un procédé pour l'exploitation de ce four. Il est connu que le pain cuit de la façon traditionnelle dans un four de cuisson chauffé au bois, est particulièrement savoureux. Cel est dA i ce que dans de tels fours, le pain est cuit dans de l'air au repos par la chaleur emmagasinée dans les parois et la sole de cuisson. Malheureusement de tels fours de cuisson chauffés au bois ont une capacité relativement faible ou en d'autres termes, leurs dimensions croissent avec celles de la sole de cuisson. l'invention a pour but de créer un four à cuire le pain dans lequel le pain puisse être cuit comme dans un four de cuisson chauffé au bois alors que le four présente une surface de cuisson aussi importante que possible sous un petit volume. A cet effet, ltinvention concerne un four caractérisé en ce qu'il revit la forme d'une armoire, isolée thermiquement, avec une ouverture d'entrée ménagée dans la partie inférieure de l'armoire pour les gaz de combustion et de chauffage et avec une entrée ménagée à la partie supérieure de l'armoire pour le raccordement d'une cheminée, l'armoire étant munie d'une porte et comportant une double paroi interne susceptible de se déplacer horizontalement, une pluralité de plaques de cuisson, en forme de plateau, étant disposées les unes au-dessus des autres dans l'armoire, et ces plaques, dont une sur deux est fixe et dont une sur deux est mobile horizontalement, reposant sur des supports rapportés sur les parois de l'armoire, les plaques de cuisson mobiles étant reliées à la paroi interne mobile de l'armoire, L'exploitation se déroule en trois phases successives comme dans les fours de cuisson chauffés au bois connus depuis longtemps, à savoir que l'on chauffe le four, que l'on laisse s'écouler un laps de temps et que l'on cuit, on chauffe à nouveau, on laisse stécouler un intervalle de temps et on cuit, et ainsi de suite, la première mise en température du four étant naturellement la plus longues Pendant le chauffage, les plaques de cuisson reliées à la paroi interne double sont dépla cées vers la paroi fixe voisine, grâce à quoi un passage en chicane pour les gaz de combustion et de chauffage est ainsi créé. Afin que même de très gros pains puissent être cuits, il est avantageux qu'au moins quelques plaques de cuisson puissent être réglées en hauteur. L'invention va être décrite plus en détail en se référant à un exemple de réalisation de l'objet de l'invention, représenté sur les dessins ci-joints, dans lesquels : - la figure 1 est une coupe verticale d'un four à cuire le pain conforme à l'invention, - les figures 2 à 4 sont des coupes partielles à plus grande échelle de ce même four sur lesquelles d'autres détails sont visibles. Le four à cuire le pain B représenté sur la figure 1 est relié à un générateur G de gaz de bois. Dans le générateur de gaz, du bois de chauffage est gazéifié et lors du chauffage du four, une flamme arrive dans le four à la partie inférieure par ltouverture 15 et les gaz de combustion et de chauffage traversent le four, un raccordement 16 pour une cheminée étant prévu à la partie supérieure du four. En principe, il est en outre possible de chauffer le four avec du gaz naturel, du mazout ou bien un autre gaz. Selon les lois en vigueur, le pain ne peut alors plus être commercialisé comme pain cuit dans un four chauffé au bois. Le four de cuisson B comporte une ossature métallique qui a été omise sur les dessins pour des raisons de clarté. Cette ossature est revêtue intérieurement avec des plaques de chamotte et extérieurement avec une couche épaisse d'un matériau thermiquement isolant, par exemple de li laine de roche qui est indiquée sur le dessin sous la forme de la surface pointillée I. La surface extérieure est recouverte de plaques de tôle ou d'éternit. Le revêtement interne en plaques de chamotte maintenues dans des cadres en fer profilé, comprend une plaque de sol 10, une paroi arrière li susceptible de se déplacer horison- talement, une paroi avant 12 dans laquelle est ménagée une porte 20 qui est également revêtue de plaques de chamotte 13. Les parois latérales également sont revêtues de plaques de chamotte 14. La fermeture de la porte est indiquée en 21. A l'intérieur du four se trouvent les plaques de cuisson en forme de plateau 30 à 38, disposées les unes audessus des autres, et sur lesquelles ou entre lesquelles est cuit le pain. Les plaques de cuisson 31 à 38 reposent sur des supports 50, 51, 52, 53 rapportés dans les parois latérales. Les supports 50 et 52 sont des supports normaux, les supports 51 et 53 revêtent la forme de galets sur lesquels reposent les plaques de cuisson 30, 32 à 34, 36 à 38 susceptibles de se déplacer. Ces plaques de cuisson susceptibles de se déplacer sont reliées au moyen de crochets 40 avec la paroi mobile 11 (figures 2 à 4). Si cette paroi double il revêtue de plaques de chamotte 13 est déplacée contre la cloison arrière externe isolée, les plaques de cuisson reposant sur les galets 51, 53 sont entrai- nées par les crochets 40 et se-déplacent horizontalement. La figure 3 montre la situation qui en résulte pour les plaques de cuisson 32 à 34. Bien entendu, les plaques de cuisson 30, 36 et 38 sont également déplacées de la même façon.De ce fait, il se constitue un passage en chicane pour les gaz de combustion et de chauffage comme cela est indiqué par les flèches g sur la figure 3. Dans les parois latérales 14 sont rapportés deux jeux de coulisses 40, 41 susceptibles d'être réglées en hauteur. Les supports à galets 51 sont montés sur les coulisses 41, tandis que les supports 50 sont montés sur les coulisses 40. Sur les coulisses 40 repose en conséquence, le poids des plaques 31 et 33, tandis que sur les coulisses 41 repose le poids des plaques 32 et 34. Les coulisses 40 et 41 sont reliées entre elles et équilibrées en poids grâce à une chatne 42 passant sur une roue à chape 43. Ceci permet d'abaisser les plaques 31 et 33, tandis que simultanément les plaques 32 et 34 se trouvent soulevées jusqu'à ce que les plaques 3t, 32 d'une part, et 33, 34, d'autre part, s'appliquent l'une sur l'autre. Les roues à châtia 43 sont fixées sur des arbres 44 montés rotatifs à la partie supérieure du four (figure 4) et qui sont reliés au moyen de roues à chastes 45 et d'une chat- ne 46 de façon à tourner ensemble. Le réglage en hauteur des plaques de cuisson qui vient d'être décrit et qui est représenté sur la figure 4 peut, en conséquence, être provoqué par rotation du volant 47. Comme on peut le voir, les plaques de cuisson 32 et 34 sont alors soulevées des crochets 40. Sur la figure 4 on peut également voir plus en détail, le mécanisme pour le déplacement de la paroi interne double 11. Dans la paroi arrière externe thermiquement isolée I, sont montées rotatives deux ou plusieurs broches filetées 60, 61. Chaque broche est solidaire d'une roue à channes 62. Une channe 63 passant sur ces roues à channes relie les broches pour quwelles tournent en même temps. La broche 60 se prolonge vers I'ëxtérieur et est munie d'un volant 64. Dans la paroi arrière interne 11, sont rapportées des douilles filetées 65 dont le filetage correspond au filetage des broches 60, 61. Si on tourne le volant 64, les broches tirent la paroi arrière interne il vers la paroi arrière externe 1, comme cela est représenté schématiquement sur la figure 3. La position des plaques de cuisson indiquée sur la figure 4 ou respectivement des plaques 31 32, d'une part, et 33, 34, d'autre part, sont appliquées l'une sur l'autre, crée la possibilité de cuire même de très gros pains, ce qui serait autrement impossible. Après l'achèvement du processus de cuisson, et après que les pains don la cuisson est terminée aient été retirés du four, les plaques de cuisson doivent tout d'abord être ramenées dans leur position initiale, avant que le four puisse être chauffé pour recevoir une nouvelle charge.Les plaques de cuisson 32 et 34 sont alors à nouveau accrochées sur les crochets 40 et peuvent alors être déplacées en même temps que la paroi arrière interne 11, comme cela est nécessaire pour un nouveau chauffage du four. Â la partie supérieure du four (figure 1) est disposé un récipient plat 70 dans lequel peut être versée de l'eau, car pour certaines sortes de pain, un enrichissement de l'espace de cuisson avec de la vapeur est avantageux. Le raccordement 16 pour la cheminée peut, après achèvement de la période de chauffage, être fermé au moyen d'un registre 17, afin que pendant 1' intervalle de temps précédant la cuisson et pendant la cuisson elle-même, on perde le moins de chaleur possible. REVEI > lOÀTl0NS 1.- Four à cuire le pain , dans lequel les pains, comme dans un four de cuisson chauffé au bois, sont cuits sur des plaques de cuisson préalablement chauffées et accumulant la chaleur, four caractérisé en ce qutil revêt la forme d'une armoire (B), isolée thermiquement, avec une ouverture d'entrée (15) ménagée dans la partie inférieure de l'armoire pour les gaz de combustion et de chauffage et avec une entrée (16) ménagée à la partie supérieure de l'armoire pour le raccordement d'une cheminée, l'armoire étant munie d'une porte (20) et comportant une double paroi interne (11) susceptible de se déplacer horizontalement, une pluralité de plaques de cuisson (30 à 38) en forme de plateau étant disposées les unes au-dessus des autres dans l'armoire, et ces plaques, dont une sur-deux (31, 33, 35, 37) est fixe et dont unie sur deux (30, 32, 34, 36, 38) est mobile horizontalement, reposant sur des supports (50 à 53) rapportés sur les parois de l'armoire, les plaques de cuisson mobiles (30, 32, 34, 36, 38) étant reliées à la paroi interne mobile (11) de l'armoire. a.- Four à cuire la pain, selon la revendication 1 caractérisé en ce que les parois internes sont revêtues de plaques de chamotte (10 à 14) emmagasinant la chaleur. 3.- Four à cuire le pain selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'ossature du four et les plaques de cuisson comportent des cadres métalliques dans lesquels sont introduites les plaques de chamotte, tandis que 11 ossature de l'armoire est munie extérieurement d'une couche isolante (I) et d'un revêtement externe. 4.- Four à cuire le pain selon la revendication 1, caractérisé en ce que la paroi arrière double (11) opposée à la porte (20) est susceptible de se déplacer horizontalement tandis que les supports (50 à 53) sont rapportés sur les parois latérales de l'armoire. 5.- Four à cuire le pain selon la revendication 4, caractérisé en ce que les supports (50, 51) d'au moins quelques plaques de cuisson (31 à 34) sont rapportés sur des coulisses (40, 41) insérées dans les parois latérales et susceptibles d'être réglées en hauteur, ces coulisses permettant d'amener respectivement deux plaques de cuisson (3t, 32; 33, 34) à s'appliquer l'ln sur l'autre et permettant d'augmenter ainsi l'espace intermédiaire entre les plaques de cuisson. 6.- Four à cuire le pain selon la revendication 1, caractérisé en ce que sur le côté extérieur de l'armoire est rapporté un organe de manoeuvre (64) relié à des broches filetées (60, 61) qui assurent le déplacement horizontal de la paroi interne double (il) de l'armoire. 7.- Four à cuire le pain selon la revendication 5, caractérisé en ce que sur les supports (50, 51) rapportés sur les coulisses (40, 41) repose un même nombre de plaques de cuisson (31, 33 ou bien 32, 34), si bien que les coulisses sont équilibrées en poids au moyen de channes (42) les reliant et passant sur des roues à channes (43) montées rotatives à la partie supérieure de l'armoire, et ces coulisses sont susceptibles d'être réglées en hauteur au moyen d'un organe de manoeuvre (47) rapporté sur le côté extérieur de l'armoire. 8.- Four à cuire le pain selon la revendication 5, caractérisé en ce que la paroi interne double et mobile (11) est munie de crochets (40) dirigés vers le haut qui entrent en prise avec des évidements ouverts vers le bas des plaques de cuisson (30, 32, 34, 36 38) reliées à cette cloison interne. 9.- Procédé pour exploiter le four à cuire le pain selon la revendication 1, procédé caractérisé en ce que, avant le chauffage du four, on déplace la double paroi avec les plaques de cuisson qui lui sont reliées jusqu'à la paroi fixe voisine de l'armoire, de façon à-constituer un passage en chicane pour les gaz de combustion et de chauffage, qui parcourent le four de bas en haut et qui, dans cette position de la paroi double, chauffent le four et ses plaques de cuisson, puis après arrêt du chauffage, on ramèhe la paroi mobile dans sa position initiale, on ménage un laps de temps pour l'égalisation des températures, puis on ouvre la porte, on dépose les pains sur les plaques de cuisson et on les cuit.