L'invention a pour objet un procédé et -un dispositif permettant d'améliorer le bilan thermique d'un milieu partiellement isolé de son environnement dans l'hypothèse où il y a extraction du fluide intérieur et/ou injection du fluide extérieur. L'invention s'applique plus particulièrement à l'amélioration de l'isolation d'un bâtiment. D'une façon générale, le problème des déperditions calorifiques est presque toujours abordé sous deux- aspects, traités indépendamment l'un de l'autre dans le cas de l'industrie du bâtiment - diminution dés pertes calorifiques en rendant, au moyen de matériaux appropriés, l'enveloppe du bâtiment aussi isolante que possible (vide d'air, béton cellulaire,...), - récupération des calories de l'air extrait au moyen de matériels spéciaux (échangeur statique, pompe à chaleur,...). L'invention a donc pour but de réunir en un seul processus les deux aspects de l'isolation et de la récupération. L'invention propose donc un procédé pour améliorer le bilan thermique entre premier milieu et un second milieu séparés par une paroipaPiglYmat isolante, caractérisé en ce qu'il consiste à faire circuler dans ladite paroi le fluide que l'on désire transférer dudit premier milieu dans ledit second milieu pour modifier rendement de l'échangeur thermique constitué par ladite paroi. Selon une caractéristique de l'invention, on peut avantageusement utiliser le procédé pour traiter par exemple les murs, les toits, les terrasses, et les vides-sanitaires d'un bâtiment à partir de l'air chaud présent dans les différents étages de l'immeuble, et qui est par exemple collecté dans une colonne de distribution, pour être ensuite extrait. Selon une autre caractéristique de l'invention, dans le cas où l'on déstre avoir une épaisseur constante pour la paroi qui sépare les deux milieux, avec une déperdition calorifique sensiblement égale à tous les niveaux, il suffit de faire varier pour chaque élément de la paroi les épaisseurs des isolants adjacents à chaque milieu, le fluide circulant entre les deux isolants, la somme des épaisseurs restant constante. Selon une autre caractéristique de l'invention, le calcul des épaisseurs précitées d'un élément de la paroi s'effectue à partir des caractéristiques isolantes de l'élément de paroi situé en amont par rapport au sens d'écou- lement du fluide dans la paroi. Selon une autre caractéristique de l'invention, dans le cas d'un bâtiment, la structure porteuse est du côté intérieur de la paroi, ce qui permet de supprimer les ponts thermiques. Selon une autre caractéristique de l'invention, le procédé permet de modifier le coéfficient d'isolation entre deux milieux sans utiliser un quelconque appareil statique ou électrothermique, ce qui offre un avantage appréciable. D'autres avantages, caractéristiques et détails apparalttront plus clairement à l'aide de la description explicative qui va suivre faite en référence aux dessins annexés donnés uniquement à titre d'exemple, et dans lesquels - la figure 1 illustre schématiquement le principe du procédé conforme à l'invention - les figures 2 à 4 sont des courbes qui servent de support à la démonstration mathématique du principe du procédé conforme à l'invention - les figures 5 et 6 illustrent schématiquement le principe de l'invention appliqué à un bâtiment - la figure 7 est une vue en coupe illustrant la structure d'un élément de la paroi à l'intérieur de laquelle circule un fluide soit extrait soit injecté dans milieu ;;- - la figure 8 est une vue on coupe partielle au niveau d'une toiture et d'un mur d'un bâtiment dans lequel on a appliqué le procédé conforme à l'invention - la figure 9 est une vue en coupe suivant un mur et une terrasse inaccessible; du b timent précité; - la figure 10 est une vue en coupe partielle sur une toiture pourvue de parois conforme à l'invention - la figure Il est une vue en coupe partielle au niveau d'un mur et d'un toit d'un bâtiment où est appliqué le procédé conforme à l'invention - la figure 12 est une vue dé dessus d'une toiture d'un bâtiment où est appliqué le procédé conforme à ltinvention et. - la figure 13 est une vue en coupe suivant la ligne 13-13 de la figure 12. En se référant à la figure 1, on a représenté schématiquement le principe procédé conforme à l'invention. Soit deux milieux 1 et 2 séparés par une paroi 3 composée de deux enveloppes 3a et 3c d'une certaine épaisseur définissant entre elles un canal 3b dans lequel le fluide extrait du milieu 1 (flèche -E) peut circuler. A la sortie du canal 3b (flèche S) le fluide extrait du milieu 1 peut être, ou non, injecté dans le milieu 2. Bien évidemment, on peut inverser le système, c'est-à-dire extraire un fluide du milieu 2 pour l'injecter dans le milieu 1. PourRaciliter la compréhension des explications qui vont suivre, on suppose que la température t1 du milieu I est supérieure à la température t2 du milieu 2, et que ces températures restent sénsiblement constantes dans le temps. En prenant comme paramètres,pour une largeur de paroi égale à l'unité : k1 : coéfficient d'échange thermique entre le milieu 1 et le canal de circulation de fluide 3b à travers l'élément de paroi 3a. k2 : coéfficient d'échange thermique entre le canal de circulation de fluide 3b et le milieu 2 à travers l'élément de paroi 3c. to : température de fluide circulant dans le canal 3b à l'origine 0 des abscisses. e : température du fluide circulant dans le canal 3b à l'abscisse h. t x: température du fluide circulant dans le canal - 3b à l'abscisse x. dQî : chaleur qui passe du milieu I dans le canal 3b à travers l'élément de paroi 3a,sur une hauteur dx dQ2 : chaleur qui passe du canal 3b dans le milieu 2 à travers l'élément de paroi 3c,de hauteur dx Q : chaleur totale perdue par le milieu 1, c'est-à-dire la chaleur perdue par le fluide extrait circulant dans le canal 3b et la chaleur perdue au travers de la cloison 3 sur une hauteur h. D : débit du fluide circulant dans le canal 3b. q : le produit de la masse de ce fluide par sa capacité calorifique. Et posons Ks = k1 k2 coéfficient statique de déperdition k1 + k2 de la paroi 3. m=Dxq a k1t1 + k2 t2 m b - k1 + k2 m #T = t1 - t2 #to : t1 - t0 = 1 t1 - x t A) Les équations générales des échanges thermiques donnent (1) dQî = k1 (t1 - tx)dx = k1 # tx dx (2) dQ2 = k2 (tx- t2) dx Bilan global fait à partir de l'enveloppe 3a ode la paroi 3. Si le fluide extrait du milieu 1, est injecté dans le milieu 2, après son passage sur une hauteur h de paroi 3, on peut aussi écrire (4) Bilan global fait à partir de l'enveloppe 3c de la paroi 3. La relation (3) montre que la chaleur perdue par le milieu 1 provient - de celle contenue dans le fluide extrait avant son passage dans le canal 3b : m At - de celle qui passe à travers La relation (4) montre que cette chaleur perdue par le milieu 1 est aussi égale à celle qui passe à travers plus celle qui reste contenue dans le fluide extrait après son passage le canal 3b : m (Q - t2). A partir de (3) on peut donc définir deux coéfficients fictifs de déperdition calorifique à travers la paroi 3 (dans le Uhlan global il reste à prendre en compte maT). a) Un coéfficient ponctuel à l'abscisse x (5) kx = dQ1 =k1 btx axnT ar b) un coéfficient moven entre les abscisses o et x il est à noter que kx et KDx sont des coéfficients dynamiques de déperdition, par différence avec Ks, k1 et k2 qui sont des coéfficients statiques car indépendants de la température et du débit du fluide qui circule dans la paroi ABC. B) Calculons maintenant tx, kx et KDx A partir des relations (1) et (2) on peut écrire l'équation d'équilibre thermique, à l'abscisse x, du fluide circulant dans le canal 3b. (7) m d t = dQ1 - dQ2 dt étant la variation de t lorsque x augmente de dx, d'où dt = (a - b tx) dx compte tenu des valeurs données à a et b (voir précédemment). Soit encore dx = d t a - btx dont l'intégrale est x = - 1 Log(a-btx) + cto b Si x = o on doit avoir tx = to d'où : x = + 1 Log a - bto b a - btx Enfin (8) tx = a - (a - bto)e - bx b Cette relation donne la température, à l'abscisse x du fluide circulant dans le canal 3b en fonction de to, tl, t2, m (c'est-à-dire D), k1, K2. La relation (8) permet de calculer #tx = t1 - tx #T # T On trouve facilement Donc kx = k1 # R tx devient : # T (10) kx = Ks -(Ks-k1 #to) e - bx #T et après intégration KDx s'écrit : (11) KDx = Ks - (Ks - K1 # to) 1 - e-bx AT b x il est à remarquer que les courbes #tx, kx et KDx ont la même allure. kx = KDx = k1 Ato #T Ces courbes ont été représentées sur la figure 2, la courbe 1 correspondant au cas d'un fluide injecté si la courbe 2 au cas d'un fluide extrait A la suite de cette étude mathématique, on va maintenant voir l'intérêt du procédé conforme à l'invention. Le procédé appliqué concrètement à une paroi séparant deux milieux 1 -et 2, à l'intérieur de laquelle circule le fluide extrait de l'un des deux milieux et/ou injecté dans l'un des deux, trouve son intérêt sous deux aspects - réduire les échanges thermiques entre les deux milieux en utilisant une partie de l'énergie thermique du fluide extrait, ce qui correspond au cas - réduire les apports (positifs ou négatifs) du fluide injecté en utilisant la perméabilité thermique de la paroi, ce qui correspond au cas L'allure des courbes de la figure 2 montre que le maximum de gain est obtenu pour x petit (c'est-à-dire une longueur de paroi petite), et pour Ato et ki petits (lorsque.l'on désire réduire les échanges thermiques) et grands(si l'on désire réduire les apports positifs ou négatifs d'un fluide injecté). En outre, en se référant à la figure 3 qui représente la courbe Ks (e) c'est-à-dire la variation du coéfficient statique de déperdition de la paroi en fonction de l'épaisseur des isolants qui la constituent, on remarque que cette courbe est une hyperbole. Aussi, à partir d'une certaine épaisseur d'isolant il est nécessaire d'augmenter sensiblement cette épaisseur si on veut diminuer d'une façon sensible le coéfficient Ks. Bien évidemment, pour des raisons de coût, de sécurité, de technique de fixation de l'isolant, cette épaisseur ne peut être augmentée au-delà d'une certaine limite ce qui impose un grand Ks minimum. La courbe 2 de la figure 2 montre que kl k2 Compte tenu que Ks = k1+k2 par définition Ceci Vermet d'écrire KDx Cette relation relie k1 et k2 pour que Kx = a, en fonction de m, pour une valeur donnée de x = h et en fonction du paramètre variable d'origine #t0 (qui varie pour chaque partie de la longueur x de la paroi #T puisqu to est la température de l'air dans 3b à l'origine des abcisses c'est-à-dire à l'origine de chaque tronçon de paroi étudiée). La relation 12 est facilement représentable graphiquement dans le cas du fluide extrait du milieu 1 vers le milieu 2 ( t1 > t2) par exemple, le rendement du procédé est maximum à l'origine des abscisses. il faut donc faire varier les paramètres pour obtenir une courbe kx (x) qui aura l'allure de la courbe représentée sur la figure 4. Pour obtenir cette courbe, il suffit de décomposer la longueur de la paroi 3 en n parties égales ou non, et de modifier, à l'origine de chacune d'elles les paramètres k1 et k2 (m ett T étant en général des données invariables). Les courbes de la figure 4 ont été dessinéesdans le cas particulier où KDx et Ks restent constants quel que soit x. En général, on cherchera à obtenir un KDx constant quel que soit x et une va-leur la plus petite possible pour le rapport KDx/Ks= a. En pratique, il est plus aisé d'obtenir les valeurs de k1 et k2, donc de Ks et KDx à partir d'une valeur donnée- de a et du para mètre m en général invariable (fonction du débit du fluide qui circule dans la paroi) et du paramètre variable cal to calculé de proche en proche. ss T La relation (11) donne (11) KDx = Ks - (Ks - k1 # to 1 - e-bx #T bx KDx Si a = Ks (11) donne sur un diagramme kl, k2 (B est une droite à 45" de pente négative). Si l'on désire avoir un Ks -constant, c'est-adire un coéfficient statique de déperdition de la paroi constant, l'épaisseur totale de l'isolant restera constante, ce qui est très intéressant si on veut une paroi d'épaisseur constante et unisolant qui soit partout de même nature. Aussi, pour chaque élément de paroi et en fonction de la valeur du paramètre - &commat; et des valeurs prises pour ki et k2, on fera varier seulement l'épaisseur des isolants adjacents à chaque paroi (l'épaisseur totale de la paroi étant constante) pour satisfaire ces relations, c'est-à-dire avoir une déperdition sensiblement égale entre deux éléments successifs de la paroi, et une paroi à épaisseur constante. On va maintenant considérer en se reportant aux figures 5 et 6 l'application du procédé à un bâtiment à plusieurs étages. Soit un bâtiment ou immeuble 10 comprenant un videsanitaire 11, un rez-de-chaussée 12, un premier étage 13, un second étage 14, un troisième étage 15, un toit 16 et des murs latéraux 17. Supposons que l'on veuille extraire de l'air chaud ou vicié de l'intérieur de l'immeuble, on prévoit par exemple une colonne montante 18 qui collecte au rez-dechaussée 12*et aux différents étages 13, 14, 15 l'air chaud et le dirige par des canalisations 19 sur le toit 16 et le long des murs latéraux 17 pour venir déboucher dans le vide-sanitaire 11, où cet air peut ensuite être envoyé par une canalisation 20 à une machine thermique, une pompe à chaleur par'exemple.Ainsi, au lieu d'extraire directement et mécaniquement l'air vicié à l'intérieur de l'immeuble, on a utilisé cet air pour traiter, conformément au procédé, le toit (pourvu ou non d'une terrasse), les murs latéraux ou extérieurs verticaux, et le vide-sanitaire du bâtiment. il est évident qu'il est possible par exemple, de ne traiter qu'une partie des parois du bâtiment, et qug~i'on peut inverser le sens d' extraction de l'air, c'est-à-dire le collecter au niveau du vide-sanitaire, le répartir sur les murs extérieurs, et le rejeter par le toit. Sur la figure 6, on a représenté partiellement un autre bâtiment 10, dans lequel cette fois-ci on injecte de l'air neuf dans les différents étages à partir des murs extérieurs suivant le procédé de l'invention. En se reportant à la figure 7, on va décrire maintenant la structure d'une paroi qui permet la mise en oeuvre du procédé, et qui est destinée à définir les canalisations 19 précédentes. La paroi 3 conforme à l'invention est un ensemble composite constitué - d'une peau extérieure étanche 25 (pour des murs extérieurs), - d'un isolant 26 d'une certaine épaisseur et rapporté sur ladite peau étanche 25, - un vide 27 pour permettre à un fluide de circuler; - un isolant 28 d'une certaine épaisseur, qui est rapporté par exemple sur une maçonnerie porteuse 29 dans le cas de l'isolation d'un bâtiment. On remarque, que la paroi est située à l'extérieur de la maçonnerie porteuse, ce qui est très avantageux car supprime les ponts thermiques. Cette paroi 3 ou élément de paroi sépare un milieu I d'un milieu 2. La peau étanche 25 et son isolant 26 ont un coefficient d'échange thermique k2, et l'isolant 28 et la maçonnerie porteuse 29 ont un coéfficient d'échange thermique kl. La peau étanche peut être avantageusement constituée - de plaques préfabriquées en ferro-ciment, d'épaisseur pouvant varier entre 20 et 40 mm et armées d'un grillage galvanisé ou de fibre d'acier, de verre, ou de matières plastique synthétiques, - d'un mortier projeté, - d'un matériau du type connu sous le nom "Eternit" - de parpaings de ciment enduits extérieurement etc..... Les isolants 26 et 28 sont généralement d'un même type, et peuvent être constitués: - de deux plaques de matière plastique synthétique expansée (polystyrène, polyuréthane,...) de laine de verre ou de roche ou de tout autre matériau isolant et d'épaisseur calculée en fonction des coéfficients k1 et k2, à obtenir, - dlun bloc de matière plastique expansé (polystyrène, polyuréthane,...) alvéolé de façon adéquate pour obtenir es coéfficients kl et k2 désirés. En se référant aux figures 8 à 13, on va maintenant décrire des applications concrètes du procédé conforme à l'invention, pour l'isolation d'une maison. Sur la figure 8, on a représenté une coupe au niveau d'une toiture 30 et d'un mur extérieur 31. La paroi isolante 32 au niveau de la toiture 30 comprend de l'extérieur vers l'intérieur une couche isolante 33 d'une certaine épaisseur, un vide 34 dans lequel peut circuler de l'air, et une couche isolante 35 qui repo-se sur des bastaings 36 de la toiture. Une gaine de ventilation 37 débouche dans l'espace vide 34, gaine qui amène par exemple de l'air vicié ou chaud collecté dans les différentes pièces de la maison. L'espace 34 de la paroi 32 peut s'étendre sur une surface sensiblement égale à celle de la toiture, et l'épaisseur de la paroi 32 est constante, et suivant les coéfficients d'échange thermique souhaités, on détermine les épaisseurs des couches isolantes 33 et 35. Au niveau du mur extérieur 31, la paroi 38 comprend de l'extérieur vers l'intérieur une surface en parpaings 39 d'une certaine épaisseur, une couche isolante 39 rapportée sur les parpaings 39, un vide 41 pour faire circuler un fluide tel que par exemple de l'air frais, une seconde couche isolante 42 rapportée sur les murs porteurs 43 de la maison. L'espace vide 41 peut s'étendre sur toute la surface du mur. Une gaine de ventilation 44c11ee par exemple de l'air frais qui arrive par l'espace vide 41 pour être éventuellement injecté dans certaines pièces de la maison. La paroi 38 a une épaisseur constante sur tout le mur, qui peut être différente de l'épaisseur de la paroi 32 de la toiture, suivant les coéfficients d'échange thermique que l'on désire. En se référant à la figure 9, on a représenté une coupe au niveau d'une terrasse 45 et d'un mur extérieur 46. La terrasse 45, par exemple du type inaccessible, est délimitée par une acrotère 47, et recouverte par exemple par des gravillons 48 avec interposition d'une surface d'étanchéité 49. La paroi 50 au niveau de cette terrasse est constituée de l'extérieur vers l'intérieur par une couche isolante 51, un panneau de particules 52, un espace vide 53 délimité entre ledit panneau 52 et une dalle porteuse 54 par exemple en béton. il est à noter, que dans cet exemple, la paroli ne comporte qu'une couche d'isolant 51. L'espace vide 53 de la terrasse peut communiquer par exemple directement avec l'espace vide 55 du mur extérieur 46 qui est constitué d'une façon analogue au mur 31 de la figure 8. En se référant à La figure 10, on a représenté une autre coupe au niveau d'une toiture 56, dont une partie 57 est traitée avec de l'air neuf, et l'autre partie 58 traitée avec de l'air chaud ou vicié, cela dépendant naturellement de l'exposition de la toiture. La paroi d'isolation de la partie 57 de la toiture 56, comprend de l'extérieur vers l'intérieur une couche isolante 59, un espace vide 60, une couche d'isolant 61 supportée par la charpente 62 de la toiture. Une gaine de ventilation 63 récupère par exemple de l'air frais qui a été injecté dans la toiture et qui a circulé dans celle-ci, avant d'être injecté par exemple dans les pièces de la maison.L'autre partie 58 de la toiture est équipée d'une paroi comprenant de l'extérieur vers l'intérieur un isolant 64, un espace vide 65, et un second isolant 66 supporté par la charpente 67 de la toiture. Une gaine de ventilation 68 amène par exemple de l'air chaud au niveau de l'espace vide 65. Les deux parois de chaque partie de la toiture peuvent avoir des épaisseurs différentes suivant les coéfficients d'échange thermique souhaités. En se référant à la figure 11, on a représenté une seconde coupe au niveau d'une toiture 70 et d'un mur extérieur' 71, où les parois 72 et 73 ont des épaisseurs différentes respectivement el et e2. Cela illustre bien le fait, que l'on peut traiter différemment chaque partie de la maison en fonction des coéfficients d'échange thermique souhaitéskt de l'exposition de la maison. En se référant aux figures 12 et 13, on a représenté le montage d'une paroi d'isolation- au niveau d'une toiture. La paroi est constituée par une couche isolante 75 composée de panneaux, un espace vide 76 délimité entre les éléments isolants 75 et un autre élément isolant 77 supporté par la charpente 78 de la toiture. Pour permettre la pose des éléments isolants 75, les bastaings 79 de la toiture montés sensiblement parallèlement les uns aux autres pour chaque partie de latoftut, sat reZiésentreeuxà leur surface supérieure par des chicanes 80, délimitant ainsi un q7uadrillqge dans lequel viennent prendre appui les panneaux isolants 75. Une gaine de ventilation 80 peut par exemple récupérer l'air circulant dans l'espace 76, l'air extrait pnuvant ensuite être dirigé vers d'autres parties de la maison L'idée maîtresse du procédé conforme à l'invention, est donc de faire circuler dans une paroi séparant deux milieux 1, et 2, un fluide extrait de l'un de deux milieux et/ou injecté dans l'un des deux, de façon à réduire les échanges thermiques entre les deux milieux en utilisant une partie de l'énergie thermique du fluide extrait, ou de réduire les apports positifs ou négatifs du fluide injecté en utilisant la perméabilité thermique de la paroi. Ce procédé trouve une application concrète dans l'industrie du bâtiment, et permet de pondre à certaines exigences, telles que d'avoir une déperdition sensiblement égale à tous les niveaux d'un bâtiment, avec une épaisseur constante des murs. L'étude mathématique que l'on a décrit précédemment, montre que l'on peut facilement satisfaire à ces exigences. Ainsi, pour une surface que l'on désire traiter, on déier- mine les coéfficients d'échange thermique ki et k2 de la paroi en fonction de paramètres fixes, à savoir - le débit du fluide, - ies dimensions de la surface traitée, - la valeur du paramètre #to initiale à origine de la #T surface, origine qui est définie par rapport au sens d'écoulement fluide. Ce paramètre # to dépend des caractéristiques isolantes des #T surfaces traitées en amont de la surface considérée, et est calculé de proche en proche au moyen de la formule (9): Ainsi, si on décompose une surface en plusieurs parties, on -calcurera pour chacune des parties le paramètre #to pour #T déterminer les épaisseurs des isolants de la paroi ( l'épaisseur totale de la paroi étant constante) de façon à avoir une déperdition sensiblement égale au niveau de chaque partie. Dans le cas de l'application du procédé à l'industrie du batiment, il est donc possible: - d'extraire à travers toutes les parois extérieures et d'injecter directement (prise d'air dans les dormants des fenêtres par exemple) - d'injecter à travers toutes les parois extérieures et d'extraire directement, - de traiter une partie des surfaces en injection et le reste en extraction. Le procédé conforme à l'invention est indépendant de la nature de l'énergie utilisée (gaz, fuel, charbon, électricité...). il peut en outre se combiner en améliorant les effets des procédés électromécaniques de récupération de chaleur connus (pompe a chaleur). En outre, le gain qu'il apporte par rapport à une isolation traditionnelle, augmente avec la qualité de l'isolation statique de base. Le procédé démultiplie d'autant plus l'isolation thermique statique, que celle-ci est importante: pour un KS = 0,4 w/h on obtient facilement un KD de 0,15 w/h. A isolation statique donnée le rendement du procédé est maximum lorsque la moitié des surfaces sont traitées avec de l'air chaud extrait, etl'autre moitié avec de l'air froid neuf. Cet avantage permet de récupérer l'hiver, l'effet de réchauffage solaire des murs en façade sud (injection de l'air neuf par les façades et toits sud) tout en atténuant l'effet contraire sur les murs nord (extraction de l'air vicié chaud par les façades et toits nord). La mise en oeuvre du procédé impose pratiquement une isolation statique par l'extérieur des parois porteuses. Ceci est particulièrement favorable à la supression quasi-totale des ponts thermiques. En outre, la structure porteuse étant située du côté intérieur, tout rayonnement solaire qui passe à travers les vitrages peur être accumulé, c'est-à-dire récupéré sur la dépense d'énergie tout en évitant les pointes inconfortables d'augmentation ponctuelle de température. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation qui n'ont été donnés et décrits qu'à titre d'exemple, mais comprend tous les équivalents techniques des moyens décrits, ainsi que leurs combinaisons si celles-ci sont réalisées et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Procédé pour améliorer le bilan thermique entre un premier et un second milieux séparés par une paroi en partie isolante, caractérisé en ce qu'il consiste à faire circuler dans ladite paroi le fluide que l'on désire transférer dudit premier milieu dans ledit second milieu pour modifier le rendement de l'échangeur thermique constitué par ladite paroi. 2. Procédé pour l'isolation d'un mur par exemple avec une déperdition calorifique sensiblement constante le long dudit mur selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à rapporter sur ledit mur des éléments de paroi en partie isolants d'épaisseur constante, et de calculer pour chaque élément de paroi, en fonction des coéfficients d'échange thermique k1 et k2 désirés'définis par les parties de la paroi adjacentes à chaque milieu et délimitant entre elles un passage deRluide, les épaisseurs de chacune desdites parties de la paroi en fonction des caractéristiques isolantes des éléments de la paroi situés en amont dudit élément de paroi par rapport au sens d'écoulement du fluide. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la somme des épaisseurs précitées est constante. 4. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il consiste pour calculer les épaisseurs précitées de chacune desdites parties de l'élément de paroi précité en fonction de paramètres fixes tels que le débit m du fluide, les dimensions de l'élément de paroi, et de la valeur du paramètre k à l'origine dudit élément de paroi en fonction du sens Tcoulement du fluide à partir de la formule vec b = kI + k2 -e m 5.Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il consiste à calculer un coefficient dynamique moyen de déperdition sur une distance x de la paroi à partir de la formule où K5 est le coefficient statique de déperdition de la paroi. 6. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les coéfficients d'échange thermiques ki et k2 de la Daroi Drécitée sont liés zar la relation avec KDx = a et x = h kx 7. Procédé selon ltune des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il consiste à monter la paroi précitée à l'extérieur des murs extérieurs d'un bâtiment. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que la paroi précitée comprend de ltextérieur vers l'intérieur une peau étanche par exemple composée par des plaques préfabriquées en ferro-ciment, d'une première couche d'isolant d'une certaine épaisseur, d'une deuxième couche d'isolant d'une certaine épaisseur, lesdites couches définissant entre elles un vide, ladite seconde couche étant adjacente audit mur, les couches d'isolant étant par exemple constituées par deux plaques en matière plastique synthétique expansée telle que le polystyrène ou le polyuréthane. 9. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il consiste à réaliser la paroi précitée dans le matériau isolant constituant les murs extérieurs précités et à perçer ledit matériau d'alvéoles permettant à un fluide de circuler. 10. Bâtiment ou immeuble caractérisé en ce qu'il est isolé thermiquement selon procédé tel que défini par l'une des revendications précédentes. 11. Batiment selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'une partie de ses murs sont traités par de l'air chaud extrait des pièces intérieures et une autre partie des murs est traitée par de l'air frais injecté depuis l'extérieur.