L'invention concerne un tube servant a la fois à recueillir et traiter des fluides biologiques, comme le sang entier et le plasma sanguin, en vue de leur défibrination rapide. On sait que des produits de dégradation naturelle du fibrinogène se trouvent dans certains sérums pathologiques et l'urine. Au cours de la dégradation du fibrinogène et de la fibrine par l'enzyme plasmine, divers fragments de grandes dimensions sont libérés, qui présentent des propriétés antigéniques semblables à celles de la molécule mère. Ces divers fragments, appelés dans leur ensemble produits de dégradation du fibrinogène, sont désignés ci-après par 1 'abréviation PDF. Pour mesurer le taux de PDF dans le sang et l'urine, un essai immunologique d'inhibition de l'hémagglutination a été mis au point par Merskey et al., Blood, Vol. 28, pp. 1-18 (1966), Dans un essai de ce genre, l'emploi de cellules rouges tannées est décrit par Clarkson, Lancet, 1970, Vol. 2,pp. 1220-22. Un essai plus rapide est encore décrit par Pitcher, 1971, 2nd Congress, The International Society on Thrombosis and Haemostasis, Oslo, Abstract, p. 282; Huline and Pitcher, Lancet, 1973, Vol. I, pp. 6-8. Selon ce dernier essai, on recueille un échantillon du sang entier du~malade dans un tube à essais contenant la thrombine comme agent de coagulation et la trypine de soja comme inhibiteur. On soumet ensuite le sérum ainsi séparé à un essai rapide d'agglutination directe sur latex. Pour faciliter la séparation du sérum et accélérer les essais, il peut être désirable de centrifuger l'échantillon, ce qui nécessite son transfert dans un tube standard de centrifugation, convenant à l'emploi dans les centrifugeuses usuelles. Il s'ensuit qu'un grand nombre d'opérations longues sont nécessaires pour recueillir et traiter les échantillons. Le tube de la présente invention permet de recueillir et traiter le sang dans un seul et même tube, contenant, à l'abri de l'humidité, tous les réactifs nécessaires pour la défibrination du sang entier ou du plasma sanguin, que l'on peut facilement introduire à un niveau prédéterminé, puis centrifuger directement dans des centrifugeuses standard. Ce tube unique permet la conservation commode, préalable à l'emploi, d'une dose unitaire du réactif nécessaire à la défibrination d'un échantillon individuel de sang, puis le traitement de celui-ci, au moment voulu. L'invention permet donc de suppri mer diverses longues opérations, en combinant les réactifs et l'appareillage nécessaire au traitement, en un seul tube désigné ci-après sous le nom de tube de "collecte" et de traitement. 11 invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit et à l'examen des dessins annexés, qui représentent, à titre d'exemples non limitatifs, plusieurs modes de réalisation de l'invention. Sur ces dessins la figure 1 est une vue de face du tube de collecte et traitement; la figure 2 est une vue du dessus du tube de la figure 1; la figure 3 est une vue en coupe partielle du dispositif de fermeture appliqué sur le col du tube de la figure 1; la figure 4 est une vue latérale å plus grande échelle du capuchon du tube de la figure 1. Sur la figure 1, le tube 10 de collecte et traitement comprend une paroi latérale 11, cylindrique, allongée, un fond plat 12 , un col 13, une tête annulaire 14 et un bouchon 15. Les proportions du tube 10, telles qu'on puisse l'adapter aux centrifugeuses standard de laboratoire, sont préférablement d'environ 12 mm de diamètre sur 75 mm de longueur; sur le tube, un repère 16 correspond à un volume de remplissage de 2 ml. Le fond du tube 10 contient un réactif lyophilisé 17, composé, en proportions convenables, de thrombine comme coagulant, et d'un agent antifibrinolytique, préférablement l'acide #-aminocaproique. Des ions solubles Ca++ sont aussi, préférablement, présents, pour obtenir l'activite maximale de la thrombine.Sauf pour le bouchon, le tube 10 est préférablement fabriqué en verre, bien quai'on puisse aussi employer diverses matières plastiques, telles que les matières acryliques et polyoléfines rigides. La transparence de ces matières doit être suffisante pour permettre la visi bilité de l'échantillon, à travers la paroi latérale du tube. Sur les figures 2, 3 et 4, le bouchon 15 comprend l'obturateur 18 et le capuchon 19. L'obturateur 18, formé d'une substance caoutchoutique ou élastomère, comporte sur le dessus, une membrane relativement mince 20, avec une rainure 21 allongée vers le bas, ce qui permet l'obturation du bouchon par un instrument d'injection de l'échantillon sanguin, comme l'aiguille d'une seringue. L'obturateur 18 permet aussi la lyophilisation des réactifs in situ dans le tube. Le capuchon 19 est préférabiement constitué d'un métal relativement mou, comme l'aluminium, et comporte une collerette périphérique 22, adaptée pour être sertie au-dessous de la tête annulaire 14, cosme représenté en 22a, pour fixer fermement le capuchon sur le tube. Comme représenté sur la figure 2, le dessus du capuchon 19 comporte une patte d'arrachement 23, formant partie intégrante de la portion annulaire 24. La patte 23, profondément incisée le long de la rainure 25 et des lignes de faible résistance 26, est déchirable en son point de fixation 27, de façon à être arrachable à la main, dans le sens indiqué par la flèche, avant l'opération de traitement. Dans la mise en oeuvre du tube 10, après la rupture du scellement 27 et l'arrachement par pelage de la patte 23, on peut injecter l'échantillon de sang, à travers la membrane 20 de l'obturateur 18, pour remplir le tube jusqu'au repère 16 qui fixe une quantité prédéterminée de 2 ml par exemple, de sang. Selon un autre mode de mise en oeuvre, on peut retirer le capuchon entier, par pelage de la patte 23, en exerçant une force suffisante le long des lignes 26 pour la détacher complètement, par rupture, de la portion annulaire 24 subsistante, puis en arrachant le reste du capuchon. On peut ensuite retirer l'obturateur 18 et verser directement, ou pipetter, l'échantillon dans le tube ouvert, jusqu'au niveau désiré de 2 ml. Grâce à son fond plat 12, le tube peut tenir debout, sur la table du laboratoire, mais on peut aussi le placer sur un support de tubes à essais, Si on le désire, pendant l'incubation du mélange réactionnel. On effectue l'incubation entre environ 20 et 370C, jusqu'à formation d'un sérum clair, puis on place directement le tube et son contenu dans une centrifugeuse ordinaire, sans aucune nécessité de transfert dans un tube spécial pour centrifugeuse. Des centrifugeuses typiques sont, par exemple, celle décrite dans le brevet des Etats Unis d'Amérique n0 2 739 759, du type Clay-Adams "Sero-Fuge" , ou celle du type Sorvall "GLC-1 General Laboratory Centrifuge", ou celle vendue sous ladénomination commerciale "International Clinical Centrifuge Model CL", par la Société dite International Equipment Company. Avant de boucher le tube, on y place les réactifs, qui se composent du coagulant thrombine, d'un agent antifibrinolytique, comme l'acide f-aminocaprolque et de la trypsine du soja, canne inhibiteur. Les proportions préférables de ces réactifs sont d'environ 4 à 300. unités de thrombine et 4 à 20 mg d'agent antifibrino lytique par tube, pour un échantillon de 2 ml de sang ou d'urine. Pour assurer une activité- maximale de la thrombine, on ajoute encore du CaC12,2H2O, 0,025M. La thrombine du boeuf, vendue par la Société dite Parke Davis, contenant déjà des ions solubles -constitue un agent coagulant convenant à l'invention. L'unité de thrombine utilisee est -celle des "National Institutes of HealthN qui définit la quantité de thrombine requise pour coaguler 1 ml d'une solution standard de fibrinogène en 15 secondes. Après leur introduction dans le tube 10, les réactifs liquides sont lyophilisés selon les procédés connus de lyophilisation, puis on bouche le tube et on le scelle. Bien entendu, 11 invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés, elle est susceptible de nom breuses variantes, accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans s'écarter pour cela de-l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Tube biologique scellé, permettant d'effectuer la collecte ~d'un fluide biologique comme le sang ou l'urine, son traitement de défibrination rapide et la séparation des solides par centrifugation, caractérisé en ce qu'il comporte, en combinaison, une paroi latérale, cylindrique, allongée, un fond plat à une extrémité, un col et une tête annulaire -l'autre extrémité, avec un dispositif de fermeture sur ladite tête, et contenant des réactifs de défibri- nation lyophilisés; ledit dispositif de fermeture comprenant un obturateur élastomère, avec une membrane perforable sur le dessus et un capuchon pourvu d'une collerette périphérique, sertie audessous de la tête annulaire et d'une patte d'arrachement, placée sur le dessus et d'un côté dudit capuchon; lesdits réactifs de défibrination comprenant de la thrombine, des ions Ca++ et un agent anti-fibrinolytique. 2.- Tube selon la revendication 1, caractérisé en ce que la paroi latérale est pourvue d'un repère sur sa face externe, qui correspond à un volume prédéterminé de remplissage. 3.- Tube selon la revendication 2, caractérisé en ce que le vo#ume-prédéterminé de remplissage est 2 ml. 4.- Tube selon la revendication 1, caractérisé en ce que les réactifs de défibrination comprennent environ 4 à 300 unités de thrombine et 4 à 20 mg d'agent antifibrinolytique. 5.- Tube selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'agent antifibrinolytique est l'acide E-aminocaprolque.