La présente invention concerne les ouvrages de pleine mer pouvant être amenés, flottants, en un point voulu et immergés de façon réglée jusqu'au fond de mer, même à des profondeurs de 200 n et plus. L'invention s'applique en particulier à des ouvrages devant fonctionner comme plateformes de haute mer pour l'extraction ou la prospection d'huile ou de gaz, pouvant comporter éventuellement des possibilités de stockage d'huile et suffisamment lourds pour rester au fond par leur propre poids sous ballast, avec ou sans ancrage, mais ayant assez de flottabilité intrinsèque pendant leur construction pour pouvoir etre construits en eau assez peu profonde et être amenés en flottant au point voulu de grande profondeur. L'invention concerne également un procédé nouveau de construction d'un tel ouvrage en eau peu profonde. On a proposé et construit des plateformes flottantes de haute mer en béton ayant des bases de béton contenant des unités cellulaires creuses leur donnant de la flottabilité pour pouvoir les faire flotter jusqu'à un point voulu où les unités cellulaires sont emplies d'eau, de façon réglée, pour immerger la plateforme jusqu'au fond de la mer. Mais ces plateformes sont assez lourdes et exigent une profondeur d'eau assez grande dans les dernières phases de leur construction et de plus les bases de ces plateformes sont faites de sections coulées d'avance exigeant des coffrages et devant eAtre réunies au cours de la construction pour former les unités cellulaires de la base. l'ouvrage -flottable de pleine mer selon la présente invention comporte une pluralité de réservoirs cylindriqles montés verticalement et essentiellement étanches à l'air faits d'un matériau de ductilité relativement élevée tel que du métal, noyés dans un matrice de béton, une proportion suffisante du volume de 1 'ouvrage étant occupée par les réservoirs cylindri- ques de façon que, lorsque ceux-ci sont emplis d'air, l'ouvrage flotte par lui-meme et puisse être amené en flottant jusqu'à son point d'attache et immergé et mis en place de façon réglée sur le fond de la mer en commandant l'emplissage des réservoirs cylindriques par de l'eau. Lorsque la profondeur de l'eau permet un tirant suffisant, il est possible d'employer du béton normal mais on peut réaliser un ouvrage plus flottant pour un nombre donné de réservoirs cylindriques, flottant en eau peu profonde meme dans les phases finales de la construction, en utilisant un béton de densité assez faible, inférieure par exemple à 1,75 kg/dm3. Le béton à faible densité pourra contenir une matière pozzolanique et comprendre un mélange de béton de tous grains, d'escarbilles pulvérisées et de ciment portland. Ou bien, le béton de faible densité pourra comprendre un noyau d'agrégat léger, des escarbilles pulvérisées et du ciment; ou un béton aéré usuel additionné d'un aérateur tel que de la poudre d'aluminium.Ces mélanges de béton peuvent être dosés de façon à donner un béton de force suffisante ayant un degré élevé d'imperméabilité et de résistance à l'eau de mer ainsi qu'un faible pouvoir de génération de chaleur- pour diminuer la fissuration. On peut faire un béton à escarbilles pulvérisées pozzolanique ayant une densité d'environ 1,5 kg/dm3 alors qu'un béton marin typique peut avoir une densité d'environ 2,30 kdm3. Les escarbilles étant un résidu des centrales électriques au charbon sont peu coûteuses et faciles à obtenir des centrales d'énergie côtières proches des chantiers de construction. En utilisant ces escarbille s sous forme pulvérisée, les dimensiens des particules sont plus petites, ce qui augmente l'aptitude au remplissage du béton lorsqu'on le coule. les réservoirs cylindriques sont de préférence fabriqués selon un procédé connu en hélice dans lequel le réservoir est fait d'une bande continue, enroulée hélicoidalement, de matière assez élastique, de préférence un métal tel que de l'acier inoxydable. le procédé de construction hélicoidale utilisé de préférence produit une bride hélicoidale saillant à l'extérieur du réservoir et fournissant un bon accrochage pour le béton qui l'entoure. les joints des brides avec le béton qui les entoure sont substantiellement étanches à l'air et pourront être traitées avec un produit étanchéisant. Un procédé particulièrement avantageux de construction en hélice est le procédé LIPP décrit dans le brevet britannique nO 1 317 193 réalisant mécaniquement un joint plié de recouvrement entre des spires adjacentes, étanche à l'eau et à l'air sans autre traitement de sorte que l'huile ou l'eau contenues dans le réservoir ne pourront pas atteindre l'ouvrage de béton environnant. Les procédés de construction en hélice, tels que le procédé Lipp permettent de fabriquer rapidement les réservoirs sur place avec peu de main d'oeuvre. La surface externe du réservoir sert également de coffrage au béton environnant pen dant la conatruction, ce qui réduit le coût élevé du coffrage et le temps de construction. De plus, les réservoirs à brides assez fortement ductiles noyés dans une matrice de béton peuvent former directement au moins la partie de base d'un ouvrage de haute mer pouvant flot ter n'exigeant que des renforcements secondaires assez faibles tels que des cercles de fil métallique périphériques placés horizntalement ou un récipient externe enroulé en spirale pour former un ouvrage d' ensemble méc aniquement approprié. Une partie au moins des réservoirs cylindriques peuvent comporter des ouvertures à leurs extrémités inférieures communiquant avec la surface inférieure de 1' ouvrage, les extrémités supérieures étant fermées de façon que, lorsque l'ouvrage l'ouvrage flotte, l'air soit emprisonné dans les réservoirs pour produire la flottabilité intrinsèque Des moyens sont prévus pour ouvrir les extrémités supérieures d'une partie au moins des réservoirs cylindriques lors que 1' ouvrage flotte pour permettre à l'air de s échapper des réservoirs cylindriques afin de laisser l'eau de mer pénétrer dans les réservoirs par les ouvertures de leurs extrémités in férieures pour immerger et mettre en place la plateforme sur le fond de la mer d'une façon réglée. Dans une construction de la partie de base d'un ouvrage selon l'invention, les réservoirs cylindriques sont placés sur une sole de béton formant la surface inférieure de l'ouvra- ge, cette sole étant percée de trous adjacents à chaque ou verture correspondante de la surface inférieure des réservoirs cylindriques. les réservoirs cylindriques peuvent servir, tant à don ner une flottabilité suffisante à 1 'ouvrage qui devra flotter lorsque tout ou partie des réservoirs sera rempli d'air, qu'à servir de réservoirs de stockage d'huile lorsque 1 ouvrage arra été placé sur le fond 'de la mer . De préférence, l'huile est stockée dans les réservoirs cylindriques à la pression de l'eau de mer environnante et, dans un mode de réalisation de l'invention, des moyens sont prévus pour amener l'huile à tout ou partie des réservoirs cylindriques depuis un point proche de l'extrémité supérieure de chaque réservoir pour dé placer l'eau de mer qui s'y trouve. Un mode particulier de réalisation de l'invention est une plateforme de prospection ou d'exploitation de forages d'huile ou de gazaayant une tour verticale appropriée à supporter un pont de prospection ou d'exploitation et montée sur une base de stabilité comprenant une pluralité de réservoirs cylindriques substantiellement étanches à itair, montés verticalement, noyés dans du béton, une proportion suffisante du volume de la base étant occupée par les réservoirs cylindriques de façon que, lorsque les réservoirs sont remplis d'air, la plateforme flotte par elle-même et puisse être amenée, peunis flottant, Jusqu'au point d'un forage d'huile, ou de gaz/immergée et placée sur le fond de mer, de façon réglée, en emplissant les réservoirs cylindriques d'eau de mer. Tout nombre convenable de tours verticales peut être fixé à la base de la plateforme pour supporter un pont de prospection ou d'exploitation, et les tours peuvent également être faites d'un ou plusieurs réservoirs cylindriques parallèles montés verticalement placés dans du béton, comme les réservoirs de la base. Dans un mode de réalisation d'une plateforme selon l'invention, à tour verticale unique, les réservoirs cylindriques s'étendent d'une façon continue depuis une sole en béton jusqu'au sommet de la tour,n en traversant la base. La tour verticale unique peut etre de forme tronconique la grande base du tronc de cône étant adjacente à la base de l'ouvrage et la petite base du tronc de cône étant appropriée à supporter le pont de prospection ou d'exploitation. Les réservoirs cylindriques de la tour verticale sont, de préférence, de même espèce que les récipients cylindriques de la base et peuvent etre réalisés par une technique semblable appropriée de construction en hélice telle que le procédé MPP. les réservoirs cylindriques de la tour verticale peuvent être construits chacun séparément ou par sections et réunis ensemble à divers stades de la construction. Ces réservoirs, s'ils sont réalisés par une technique de construction eh hélice telle que le procédé LIPP, peuvent nécessiter un renforcement supplémentaire de leur rigidité, par exemple en soudant des éléments de soutien à l'extérieur des réservoirs. Dans une plateforme d'exploitation, l'un au moins des réservoirs s'étendant du sommet de la tour à la sole de la base peut eAtre disposé de façon à agir comme colonne montante d'huile ou de gaz, ou à en renfermer une, pour amener de 1 'huile ou du gaz, respectivement, à un pipeline ou, spécialement dans le cas d'une plateforme d'extraction d'huile, à fournir de l'huile à l'un ou plusieurs des réservoirs situés dans la base de stabilité. Les réservoirs cylindriques constituant une partie de la tour verticale peuvent rester vides, spécialement pendant la construction et le flottage de la plateforme, pour réduire le poids de 1 'ensemble et augmenter la flottabilité de la plateforme. L'augmentation de flottabilité peut être obtenue en obturant les extrémités supérieures des réservoirs cylindriques de la tour pour emprisonner l'air dans les réservoirs.Lorsqu'on a fait flotter la plateforme jusqu'à son point d'utilisa- tion et qu'on l'a immergée, on peut remplir une ou plusieurs réservoirs cylindriques de la tour verticale d'un ballast pour augmenter le poids et la stabilité de la plate forme sur le fond de la mer, ou l'on peut utiliser les réservoirs cylindriques comme réservoirs d'huile de la même façon que les réservoirs cylindriques de la base de stabilité. Le béton de la tour verticale contient de préférence un ciment pozzolanique de faible densité semblable à celui décrit P ur la construction de la base de la platef orme, tel que des escarbilles pirîlerisées additionnées de ciment portland; mais dans la construction de la tour, le bet n^seraXde préférence, armé et/ou précontraint avec renforcement de fibre ou d'acier de haute qualité. Conformément à un très important aspect de l'invention, il est réalisé un procédé de construction, en eau peu profonde, d'ouvrage de pleine mer flottable, consistant à construire sur un ponton flottant une sole constituant la face inférieure de 1' ouvrage, à construire une pluralité de réservoirs cylindriques montés verticalement sur ladite sole, et à couler du béton de faible densité sur la sole entre les réservoirs pour former au moins une partie dudit ouvrage. La sole de 1' ou- vrage sera normalement une plateforme de béton, de préférence en béton de faible densité, renforcée si nécessaire.Ce procédé de construction diminue substantiellement l'importance du coffrage qui serait nécessaîrepour former, dans le béton, des cavités correspondant aux réservoirs. les réservoirs cylindri ques servent de coffrage au béton et augmentent notablement la force, ou la rigidité, de l'ouvrage. Des fils ou feuillards de renforcement, pouvant être placés par une technique de construction par bandes hélicoldales, télle que précédemment décrite, peuvent être disposés autour de la circonférence de l'ouvrage. Ou bien un coffrage amovible pourra être disposé autour de l'ouvrage, uniquement pour maintenir le béton pendant qu'il prend. Lorsquenle béton situé entre les réservoirs cylindriques a atteint un certain niveau, l'ouvrage deviendra intrinsèquement flottant, du fait de l'eau de mer déplacée par les réservoirs remplis d'air. Une fois que l'ouvrage partiellement- formé est devenu intrinsèquement flottant le ponton peut être retiré tfur faire flotter l'ouvrage en eau plus profonde, si nécessaire, et en terminer la construction pendant qu'il flotte. Ou bien l'unité de base-pourra être construite à l'intérieur d'un bassin de radoub ou calc sèche de grands dimensions et, lorsque l'ouvrage inachevé sera devenu intritnsèquement flottant, ce bassin sera empli d'eau et l'unité de base conduite, en flottant, en un point approprié d'ancrage et d'amarrage où se poursuivra la construction de l'ouvrage flottant. Les réservoirs cylindriques peuvent être réalisés par une technique appropriée de construction en hélice, telle que le procédé LIPP, précédemment décrit, de façon à pouvoir être commodément spiralés sur place sur la sole de la base. le béton pourra etre coulé sur la base dès que les phases initiales de construction des réservoirs cylindriques auront commencé. le mélange de béton et escarbilles pozzolanique léger utilisable dans la construction de la plateforme et la flottabilité intrinsèque donnée par les réservoirs cylindriques permet de fabriquer la plateforme complète en eau relativement peu profonde. La construction initiale peut commencer en eau très peu profonde et, au fur et à mesure que du béton est coulé sur la base et que les réservoirs cylindriques se forment, la sole de la base s'enfoncera dans l'eau et la base pourra être remorquée en eau plus profonde. Comme les escarbilles sont un sous-produit des centrales électriques au charbon, souvent situées sur la côte, il y aura avantage à entreprendre la construction de la plate forme en un point approprié voisin d'une telle centrale. Un atelier de mélange de composition pourra être érigé près de la centrale pour produire des escarbilles pulvérisées et le mélange sec de béton transporté pneumatiquement, par une jetée temporaire, jusqu'au chantier de construction. Sur ce dernier, le mélange sec de béton sera mélangé avec de l'eau, de préférence de l'eau de mer si le mélange est compatible avec celle-ci, et le mélange humide de béton sera transféré, par plans inclinés ou pompes à ciment, à la sola de la base de la plateforme. L'invention est décrite ci-après en détail en se référant à un exemple préféré, non limitatif, de réalisation représenté sur les dessins annexés dans lesquels = - la figure 1 est une élévation schématique d'une plateforme de production d'huile selon l'invention, dont la moitié située à gauche de llaxe vertical de symétrie est représenté en coupe ; et - la figure 2 est une vue de dessus de la plateforme de la figure 1, partiellement représentée en coupe selon la ligne II-II de ladite figure 1. La plateforme comporte une base 1 dont la forme en plan correspond à un triangle équilatéral dont les angles auraient été abattus, et une tour unique 2 tronconique s'élevant verticalement du centre de la base 1 pour porter un pont d'exploitation d'huile (non représenté). La forme en plan peut etre modifiée pour répondre aux exigences particulières de mise en place de la plateforme. La base comprend une sole en béton 3 faite d'un mélange de béton d'escarbilles pulvérisées et de ciment portland avec ou sans addition i'ag d'aggrégats plus gros et de renforcements, sur laquelle sont placés plusieurs réservoirs cylindriques 4 faits selon le procédé de construction hélicoldal LIPP avec une bande d'acier inoxydable enroulée en hélice. Les réservoirs sont parallèles entre eux et de même diamètre mais de hauteurs différente a, ces hauteur s croissant approximativement en ligne droite du bord externe de la base i à la tour centrale 2.Le procédé IIPP produit un réservoir cylindrique comportant un joint à recouvrement (non représenté) entre les spires adjacentes de la bande enroulée hélicoidalement, ce joint étant étanche à l'eau et à l'air et pouvant faire extérieurement saillie du réservoir cylindrique. Les réservoirs cylindriques comportent une fermeture supérieure 5 essentiellement hémisphérique, étanche à l'air, dotée d'organee commandés (non représentés) pour ouvrir les extrémités supérieures des réservoirs cylindriques afin d'en laisser échapper l'air lorsqu'on immerge la base, et pour pouvoir y introduire de l'air lorsqu'on renfloue la plateforme. Le reste de la base comporte du béton 7 placé entre les réservoirs 4 et extérieurement à ceux-ci. Le niveau du béton dépasse le sommet des fermetures hémisphériques 5 de tous les réservoirs 4 de la base 1 pour donner à celle-ci une face supérieure inclinée. Des ouvertures 6, associées chacune à l'un des réservoirs 4, sont percées dans la sole 3; l'eau de mer peut passer par ces ouvertures pour déplacer l'air dans les réservoirs lorsqu'on immerge la plateforme. Le béton 7 de la base n peut être un béton léger compatible avec l'eau de mer, fait d'escarbilles pozzolaniques pulvérisées mélangées de ciment portland, additionné de produits tels que des accélérateurs ou des dispersants. La densité typique d'un tel béton est d'environ 1,5 kg/dm3. La tour 2 comprend une pluralité de réservoirs cylindriques allongés 8 allant de la sole 3 de la base 1 au sommet de la tour 2, c-omprenant six réservoirs 9 de grand diamètre disposés symétriquement autour d'un réservoir cylindrique semblable 10 monté au centre de la tour. Douze réservoirs cylindriques 17 de plus petit diamètre sont disposés symétriquement autour du centrede la tour 2 sur des cercles imaginaires, comme le montre la figure 2. Un ciment léger d'escarbilles pulvérisées mêlées de ciment portland est utilisé pour la réalisation de la tour. Les réservoirs de petit diamètre 11 servent d'éléments de renforcement pour la tour centrale, mais un renforcement supplémentaire tel que de la fibre ou de l'acier léger de haute qualité peut être nécessaire. Les réservoirs cylindriques 8 de la tour centrale 2 sont réalisés individuellement selon le procédé hélicoïdal LIPP. Mais, selon l'épaisseur de la bande de métal utilisée et les di mensions de la plateforme à construire, il peut être nécessaire de prévoir un soutien supplémentaire pour ces réservoirs, par exemple en soudant des éléments de renforcement à l'extérieur desdits réservoirs. Certains des réservoirs de grand diamètre 9 seront choisis pour servir de colonnes montantes d'huile, soit pour amener de l'huile aux réservoirs 4 de la base pour l'y emmagasiner, soit à un pipeline. Dans la construction de la plateforme représentée aux fi gures I et 2, la sole 3 de la base peut être d'abord réalisée sur un ponton flottant, et les ouvertures 6 réalisées dans la sole. Des trous (non représentés) sont également formés au centre de la base i pour abriter les épurateurs d'huile de la tour centrale. les réservoirs cylindriques 4 de la base 1 et les réser voirs cylindriques 8 de la tour 2 sont alors construits sur la sole 3 et un coffrage à béton est érigé autour du périmètre de la base de la sole 3. Le béton est mélangé à de l'eau douce ou de mer et coulé par des pompes à ciment ou des plans inclinés dans les intervalles des réservoirs et autour d'eux. Les joints de recouvrement saillant extérieurement sur les réser voirs cylindriques servent d'éléments renforçateurs pour le bé ton coulé entre les réservoirs.Lorsqu'une quantité suffisante de béton a été coulée sur la sole 3 de la base 1 pour que la plateforme acquière une flottabilité intrinsèque suffisante pour pouvoir flotter de façon que le niveau du béton soit au - dessus du niveau de la mer, le ponton flottant est retiré et la construction de la plateforme est achevée sur la base flot tante. La tour est construite d'une manière semblable à celle de la base, avec emploi d'un coffrage amovible pour le béton au tour de la partie externe de la tour. On peut encore construire, par un procédé de construction hélicoldal tel que le procédé UPP, un réservoir unique de diamètre décroissant comme celui de la tour tronconique. Ce réservoir servirait de coffrage au béton de la tour et pourrait être retiré après prise du béton ou laissé en place pour renforcer la tour. les réservoirs cylindriques 8 de la tour peuvent être réalisés par le procédé LIEP sous forme de récipients d'une seule piece allant de la sole 3 au sommet de la tour 2 par la base 1 mais il peut être préférable de les réaliser en sec tions de plus faible longueur et de les assembler pendant la construction de la tour 2. En constituant la base par une pluralité de réservoirs cylindriques verticaux accolés et en utilisant un béton léger, comme décrit à propos de l'exemple représenté, la plateforme peut être construite en eau relativement peu profonde, telle que 20 m pour une tour de 150 m de haut, Les phases initiales de la construction de la plateforme commencent en eau très peu profonde et, au fur et à mesure que l'ouvrage se construit et que la plateforme s'enfonce dans l'eau, la plateforme inachevée peut être remorquée dans des eaux plus profondes pour en poursuivre la construction.En vue d'obtenir une stabilité suffisante pendant la construction de la tour ou pendant la fixation ultérieure du pont de platef orme au sommet de la tour 2, il peut y avoir avantage à immerger la plateforme jusqu'au fond de la mer sous une profondeur d'eau appropriée en faisant pénétrer de l'eau dans une partie au moins, spécialement choisie, des réservoirs cylindriques 4 de la base 1.Au fur et à mesure que la construction de la tour 2 progresse, il peut donc être nécessaire de renflouer la plateforme partiellement terminée en pompant de l'air par les orifices des fermetures supérieures 5 des réservoirs cylindriques 6 de la base 1 pour chasser l'eau par les ouvertures respectives 6 de la sole 3 et de remorquer l'ouvrage vers un endroit plus profond et de l'immerger avant de procéder aux phases suivantes de la construction. Lorsque la construction de la plateforme est terminée, celle-ci peut être mise à flot et remorquée jusqu'à son point d'utilisation au-dessus d'un forage d'huile, puis immergée en emplissant, de façon réglée, les réservoirs cylindriques. L'emplissage s'effectue en laissant s'échapper, par les fermetures 5 aux extrémités supérieures des divers réservoirs 4, l'air qui aura été déplacé par l'eau de mer pénétrant par les ouvertures correspondantes de la sole 3. On pourra également laisser l'eau de mer pénétrer dans un ou plusieurs de's grands réservoirs 9 de la tour 2 jusqu'au niveau de l'eau de mer environnante, ou bien l'on pourra emplir les réservoirs cylindriques 9 d'un autre genre de ballast.De même une partie des réservoirs cylindriques 4 de la base I peuvent être garnis de ballast lorsqu'ils sont mis en place sur le fond de la mer en les remplissant d'un bal last tel que du sable. La plateforme d'extraction décrite peut servir de plateforme de prospection du fait qu'elle peut être déplacée en flottant, comme on l'a décrit, pour être amenée en un autre point, pour prospection. lorsqu'on l'utilise comme plateforme d'extrac tion pétrolifère, l'huile peut être emmagasinée dans les réservoirs cylindriques 4 de la base en la foulant par les fermetures 5 des extrémités supérieures des réservoirs pour chasser l'eau de merpar les ouvertures correspondantes de la sole 3. Il peut exister un interface direct entre huile et eau de mer mais, pour d-iminuer le risque de pollution de la mer par l'huile qui s'échappe, il peut être nécessaire de prévoir des appareils indiquant le niveau d'huile dans les réservoirs cylindriques et de ménager un interface de séparation entre l'huile et l'eau de mer Il est possible de construire, d'une façon analogue à la plateforme décrite et représentée aux figures 1 et 2, un ré servo; de stockage d'huile conforme à la présente invention, mais l'ouvrage ne comportera pas nécessairement de tour et pourra même etre totalement immergé en dessous du niveau de la mer. VENI)ICTIONS 1.- Ouvrage flottable de pleine mer caractérisé en ce qu'il comporte une pluralité de réservoirs cylindriques montés verticalement et essentiellement étanches à l'air, faits d'un matériau de ductilité relativement élevée tel qu'un métal et noyés dans une matrice de béton, une proportion suffisante du volume dudit ouvrage étant coccupée par lesdits réservoirs de façon que l'ouvrage flotte par lui-meme et puisse être amené en flottant jusqu'à son point d'utilisation lorsque lesdits réservoirs sont remplis d'air, et en ce qu'il comporte des appareils de remplissage réglé desdits réservoirs permettant son immersion et sa mise en place commandées sur le fond de la mer. 2.- Ouvrage selon la revendication 1, caractérisé en ce que la matrice de béton est faite de béton de faible densité, inférieure à 1,75 kg/dm5. 3.- Ouvrage selon la revendication 2, caractérisé en ce que la matrice est faite de béton incorporant un matériau pozzolanique. 4.- Ouvrage selon une quelconque des revendications 2 ou 3, caractérisé en ce que la matrice est faite d'un mélange de béton de tous grains comprenant des escarbilles pulvérisées et du ciment . Ouvrage selon une quelconque des revendications 2 ou 3, caractérisé en ce que la matrice est faite de béton comportant un agrégat léger, des escarbilles pulvérisées et du ciment. 6.- Ouvrage selon la revendication 2, caractériséçen ce que la matrice est faite d'un béton aéré incorporant un produit d'addition aérateur. 7.- Ouvrage selon la revendication 6, caractérisé en ce que le produit d'addition aérateur est de la poudre d'aluminium. 8.- Ouvrage selon une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6 ou 7, caractérisé en ce que les réservoirs sont constitués par une bande de métal enroulée hélicoldalement. 9.- Ouvrage selon la revendication 8, caractérisé en ce que le métal est de l'acier inoxydable. 10.- Ouvrage selon une quelconque des revendications 8 ou 9, caractérisé en ce que les réservoirs possèdent une bride hélicoidale saillant extérieurement pour donner de la prise au ciment 11. Ouvrage selon une quelconque des revendications 8, 9 ou 10, caractérisé en ce que les réservoirs sont réalisés par un procédé d'enroulement en hélice formant un joint essentiellement étanche à l'veau et à l'air entre spires adjacentes au moyen d'un assemblage plié à recouvrement. 12.- Ouvrage selon une quelconque des revendications I à 11, caractérjsé en ce qu'une partie au moins des réservoirs comporte des ouvertures à leur extrémité inférieure pour l'admission d'eau et un orifice de sortie commandé à leur extrémité supérieure pour permettre 1' échappement d'air et le remplissage commandé des réservoirs. 13.- Ouvrage selon la revendication 12, caractérisé en ce que les réservoirs sont placés sur une sole en béton constituant la surface inférieure de l'ouvrage et percée de trous correspondant avec les ouvertures des extrémités inférieures des réservoirs respectifs. 14.- Ouvrage selon une quelconque des revendications 1, 2, 3,4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12 ou 13, caractérisé en ce qu'il comporte une base comprenant une pluralité de réservoirs noyés dans du béton, flottant par elle-même lorsque lesdits réservoirs sont emplis d'air, et au moins une tour verticale fixée à ladite base, s'en étandant vers le haut, et appropriée à porter un pont ou plateforme de service. 15.- Ouvrage selon la revendication 14, caractérisé en ce que chaque tour comprend un ou plusieurs réservoirs cylindriques alignés, enchâssés dans du béton et semblables à ceux incorporés dans la base. 16.- Ouvrage selon la revendication 15, caractérisé en ce qu'une tour au moins comporte un agencement de réservoirs s'étendant d'une façon continue depuis une so7e de la base jusqu'au sommet de la tour. 17.- Ouvrage selon une quelconque des revendications 15 ou 16, caractérisé en ce que les réservoirs sont constitués par une bande de métal enrouée hélicoIdaleùent. 18.- Ouvrage selon la revendication 16, caractérisé en ce que la tour abrite des conduits de transport d'huile ou de gaz aux, ou des, réservoirs de la base, lesquels peuvent etre utilisés comme réservoIrs de stockage. 19e- Procédé de construction, en eau relativement peu profonde, d'un ouvrage flottable de pleine mer comprenant les phases consistant à former, sur un ponton flottant, une sole de béton devant constituer la surface inférieure dudit ouvrage, à construire une pouralité de réservoirs cylindriques montés verticalement sur ladite sole; à ériger un coffrage autour du périmètre de la sole pour définir les parois externes dudit ouvrage; et à couler du béton sur la sle et autour des réservoirs pour former au moins une partie de base dudit ouvrage. 20.- Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce que le mélange de béton est de nature à fournir un béton dlune densité inférieure à 1,75 kg/dm3. 21.- Procédé selon la revendication 20, caractérisé en ce que le mélange de béton est de l'espèce spécifiée dans une quelconque des revendications 3 , 4, 5, 6 ou 7. 22.- Procédé selon une quelconque des revendications 19, 20 ou 21, caractérisé en ce que les réservoirs sont construits en enroulant hélicoldalement une bande de métal comme spécifié dans une quelconque des revendications 8, 9, 10 ou Il. 23.- Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce qu'il consiste en outre à retirer le ponton lorsque l'ouvrage est devenu intrinsèquement flottant et à faire flotter l'ouvra- ge partiellement construit jusqu'à une eau plus profonde pour en poursuivre la construction pendant qu'il flotte.