On connatt des gaines de ventilation fabriquées à partir de tubes 1#étaIliques avec raccordements fixés aux fours à l'aide de colliers et de potences ou déposés le long de cheminements ménagés directement dans la construction. Ces gaines de ventilation sont ensuite revêtues d'une protection thermique abondante constituée, en général, par des demicoquilles de tusse plastique, ou de laine de verre liée avec une résine ou de laine de roche liée de la meme manière. Ces demi-coquilles de faible longueur sont assemblées et associées au tube métal par un enroulement extérieur ou une apposition longitudinale de bandes adhésives. Dans la plupart des cas, ces demi-cocfuilles sont ensuite revêtues, par enroulement spiralé à la main, d'une couche d'aluninium, adhésif ou non, puis, dans certains cas, d'une couche de platre-vermiculite ou de ciment vermiculite Les principaux inconvénients de ces gaines sont :: 10 > la présence de nombreux ponts thermiques lorsque les colliers de fixation aux murs sont directement fixés sur le tube métal lique central; 20) le danger en cas d'incendie provoqué par la fusion et la com bustion de la matière plastique ou, éventuellement, de la fusion et du cramage de cette matière lorsque celle-ci a subi un traitement d'auto-extinguibilitéO Dans la plupart des cas, cette fusion et cette combustion ou cramage provoquent un dégagement de gaz toxiques. Dans certains cas, ces dégagements de gaz toxiques sont accompagnés d'écoulements de résine li quide à haute température; 30) le prix de revient élevé de la mise en place des gaines ainsi que l'immobilisation du chantier pendant un temps long. La présente invention a pour objet une gaine de ventilation qui remédie à ces inconvénients. La gaine selon l'invention est caractérisée en ce qu'elle comprend - des éléments rectilignes formés de deux tubes spiralés montes coulissants l'un dans 11 autre, chacun de ces tubes comportant d'une part des couches d'aluminium alternées avec des couches de matières cellulosiques et d'autre part, des couches d'une matière thermoplastique cellulaire, les couches d'aluminium étant à l'ex-. térieur et les couches de matière plastique à l'intérieur pour le tube extérieur, alors que la disposition est inverse pour le tube intérieur; - et des coudes ou dérivations qui présentent des décrochements à leurs extrémités et sont réalisés en staff, ou matière analogue, revetu extérieurement d'au moins une couche d'aluminium de pro section. Lors de l'utilisation, on découpe la longueur désirée dans un élément rectiligne et on fait coulisser les deux tubes l'un par rapport à l'autre de quelques centimètres. On peut ainsi embotter l'élément rectiligne soit dans un autre élément, soit dans un coude ou une dérivation. Lors d'un incendie, les couches d'aluminium ne brillent pas; la cellulose est carbonisée et la présence du carbone entre les feuilles d'aluminium protège les couches suivantes. Par ailleurs, la cellulose ou le platre des raccordements perdent progressivement leur eau de constitution et la vapeur formée s'échappe à l'intérieur des enroulements d'aluminium; cette vapeur étant maintenue à la pression atmosphérique se trouve à une température au plus égale à 10001 ce qui évite une dégradation des couches d'aluminiumdont la face interne.est maintenue à une température relativement froide. La protection contre l'incendie est donc exceptionnelle. Les couches de matière plastique cellulaire qui assurent l'isolation thermique sont protégées de l'incendie par les couches d'aluminium comme il a été indiqué ci-dessus; elles ne peuvent donc ni fondre, ni briller; il n'y a ni dégagement de gaz toxique, ni écoulement de résine liquide. Les ponts thermiques sont totalement supprimés et#les col liers de#fixation au mur sont placés à l'extérieur des éléments. On a décrit ci-après, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation de la gaine selon l'invention, avec référence au dessin annexé dans lequel La Fig. I est une vue en coupe montrant l'assemblage d'un élément rectiligne à un coude; La Fig. 2 montre les différentes couches du tube intérieur d'un élément rectiligne, ces couches étant représentées partiellement déroulées; Telle qu'elle est représentée au dessin, la gaine de ventilation selon l'invention comprend des éléments rectilignes formés de deux tubes 1 et 2 ayant une longueur importante, par exemple cinq mètres, qui sont emmanchés l'un dans l'autre et peuvent coulisser l'un par rapport à l'autre. Le tube intérieur 1 est formé par. enrouleeent en spirale sur un mandrin d'un certain nombre de feuilles d'aluminium 3, 4, 5 et 6 alternées avec des feuilles 7, 8 et 9 en cellulose, par exemple en papier kraft, ces feuilles étant revêtues de feuilles de carton ou de papier dont l'épaisseur totale est d'environ 4 à 5 mm et dont trois seulement sont représentées en lO, ll et 12, la feuille extérieure 12 étant enduite extérieurement d'une matière thermoplastique 13, par exemple de polyéthylène. sur l'ensemble ainsi réalisé sont enroulées une ou plusieurs couches 14 et 15 de mousse de matière plastique obtenue d partir de la meme matière que celle enduisant la feuille 12 Chacune de ces couches est fixée sur la couche précédente par soudure de surface réalisée, par exemple, à l'air chaud. ~Enfin, le tube comporte une ou plusieurs couches de papier 16 et 17 dont la première est enduite de la matière 13 sur sa face interne. On termine par deux ou plusieurs couches de carton gris 18 et 19. Les couches 13, 14, 15 et 16 ne sont pas a bords jointifs de manière à laisser circuler la vapeur d'eau qui se dégage de la cellulose en cas d'incendie En effet, cette vapeur d'eau est alors maintenue d la pression atmosphérique grace à 11 évacuation des surpressions aux jonctions des tubes de sorte#que la vapeur emprisonnée à 1'intérieur du tube 1 se trouve au maximum à une température de 1000 meme si le tube est exposé à une température extérieure.de l'ordre de l200#. Dans ces conditions, les couches d'aluminium 3, 4, 5 et 6 ne sont pas dégradées. Le tu#be extérieur 2 a une constitution analogue à celle du tube 1, mais l'ordre des différentes couches est inversé, les couches d'aluminium et de cellulose étant à l'extérieur alors que les couches de mousse de matière plastique sont à l'intérieur. Lors de l'utilisation, on coupe dans l'ensemble des deux tubes la longueur nécessaire et on fait coulisser les deux tubes l'un par rapport à l'autre pour obtenir un débottement d'environ huit àidix centimètres, qui permet l'emmanchement dans un tube précédent 2 ou dans un dispositif de raccordement. On peut ainsi relier très facilement les éléments de gaine droits, leur fixation étant assurée par un ruban adhésif qui est disposé à cheval sur la jonction et assure la continuité de la couche extérieure. Ce ruban peut être, par exemple, en aluminium épais monté ou non sur une couche de cellulose et enduit d'un adhésif thermodurcissable. Les coudes tels que 20 ou les dérivations sont constitués par des moulages en staff ayant le même diamètre extérieur que le tube 2 et le même diamètre intérieur que le tube 1, et présentant un décrochement m le 20a à l'une de leurs extrémités et un décrochement femelle 20b à leur autre extrémité de façon à permettre leur liaison par emmanchement aux éléments de gaine rectilignes (Fig. 1), leur fixation étant assurée par un ruban adhésif 21. Les coudes et dérivations sont recouverts extérieurement d'une ou plusieurs couches d'aluminium 22 contrecollées ou non sur du papier et fixées par exemple par adhésivage; en variante, on peut prévoir deux demi-coqui-lles embouties #qui entourent le staff et sont assemblées l'une à l'autre par deux ou plusieurs tours d'un ruban adhésif. Il va de soi que l'invention ne doit pas être considérée comme limitée au mode de réalisation décrit et représenté mais en couvre, au contraire, toutes les variantes REVENDICATION Gaine de ventilation caractérisée en ce qu'elle comprend des éléments rectilignes formés de deux tubes spiralés montés coulissants l'un dans l'autre, chacun de ces tubes comportant d'une part des couches d'aluminium alternées avec des couches de matière cellulosique et d'autre part, des couches d'une ma tière thermoplastique cellulaire, les couches d'aluminium étant à l'extérieur et les couches de matière plastique à l'intérieur pour le tube extérieur, alors que la disposition est inverse pour le tube intérieur. et des coudes ou dérivations qui présentent des décrochements à leurs extrémités et sont réalisés en staff, ou matière analogue, revêtu extérieurement d'au moins une couche d'aluminium de -protection.