La présente invention se rapporte d'une façon généra le aux engins de terrassement, notamment du type des pelles hydrauliques, comportant de façon en soi connue un corps avec châssis généralement automoteur et un équipement de travail constitué par une flèche reliée à ce corps, un bras articulé sur cette flèche et un outil tel qu'un godet articulé, prévu à ltextrémité du bras. Ces types d'engins travaillent tantôt à grande profondeur, en étant pourvus alors d'un équipement long transmettant au godet un effort réduit, tantôt à profondeur moindre, avec un équipement moins long permettant un effort plus important sur le godet. Diverses solutions ont déjà été proposées pour faire varier la longueur de l'équipement. Ainsi, il est connu d' utiliser une flèche à portée variable, ou même de changer le bras. Mais dans un cas comme dans l'autre, on n'agit jamais à la fois sur la longueur de la flèche et sur celle du bras de façon simultanée, d'une manière permettant d'équilibrer les efforts sur le vérin du bras et sur le vérin de flèche. En outre, le changement-de bras, notamment, représente un travail important pendant lequel l'engin est immobilisé. Un but de l'invention est de créer un engin de terras sement tel qu'une pelle hydraulique dont l'équipement de travail puisse être modifié pour faire varier sa longueur par une manoeuvre simple et rapide, sensiblement sans démontage de pièces. Un autre but de l'invention est de réaliser cette modification de longueur de l'équipement dans des conditions fournissant des efforts équilibrés sur les vérins de flèche et de bras. Un autre but encore est de réaliser un équipement de travail pour pelle hydraulique permettant, sans démontage et par une utilisation judicieuse des articulations, d'obtenir une disposition de travail en rétro et en butte. L'invention a encore pour but de réaliser un engin de terrassement dans lequel le montage de l'équipement sur le corps est assuré dans des conditions évitant tout obstacle au travail en avant du point d'articulation de la flèche sur le corps de l'engin. L'invention est matérialisée dans un engin de terras sement tel qu'une pelle hydraulique, comportant un équipement de travail supporté à partir du corps de l'engin et comprenant une flèche et un bras reliés de façon articulée, caractérisé en ce qu'il.est prévu, entre la flèche et le bras de l'équipement, une poutre mobile combinée d des moyens pour solidariser sélectivement cette poutre avec la flèche ou avec le bras, d'une ma nière déplaçant ainsi le point d'articulation du bras sur la flèche, Suivant une particularité de l'invention, des moyens sont prévus pour pouvoir solidariser la poutre mobile avec la flèche dans une position dans laquelle cette poutre forme le prolongement de cette flèche, en augmentant sa longueur efficace, le point d'articulation du bras sur la flèche étant situé alors vers l'extrémité de la poutre opposée à la flèche, ou pour pouvoir solidariser cette poutre mobile avec le bras, l'ensemble bras-poutre étant alors articulé sur la flèche proprement dite. Suivant une autre particularité de l'invention, lorsque la poutre mobile est solidarisée avec le bras, le point d'articulation de l'ensemble bras-poutre sur la flèche se trouve vers l'extrémité avant de la poutre, de sorte que cette poutre, orientée vers l'arrière par rapport au bras, raccourcit la longueur efficace de celui-ci. Suivant une autre particularité encore, il est prévu sur la flèche au moins deux points d'articulation sélective de l'ensemble bras-poutre, ce qui fournit pour l'équipement de travail, outre une position courte, une ou plusieurs positions intermédiaires. Suivant une réalisation paraissant avantageuse, la poutre mobile a une forme de triangle, notamment de triangle isocèle, et elle peut etre solidarisée sélectivement avec la flèche et avec le bras par chacun de ses deux côtés, un des angles à la base de la poutre constituant chaque fois un point d'articulation, pour le bras en position longue, et sur la flèche en position courte ou intermédiaire. L'agencement est étudié judicieusement de telle sorte que le passage d'une position à une autre s'effectue par pivotement de la poutre mobile autour de l'un de plusieurs axes conjugués, donc sans démontage de pièces et par une manoeuvre rapide, pouvant être commandée à partir de la cabine de conduite de la pelle. La disposition est également telle que, lorsque le vérin de bras n'attaque pas directement celui-ci, la commande du mouvement du bras s'effectue par l'intermédiaire d'un parallélogramme articulé, pour le guidage de ce bras lors de la manoeuvre du vérin. On voit ainsi que l'agencement faisant l'objet de l'invention permet, par une manoeuvre simple, de faire varier la longueur de l'équipement de travail de la pelle dans des conditions telles que la flèche et le bras subissent une variation de longueur conjuguée, de sorte que ces longueurs demeurent sensiblement dans le même rapport. Ainsi, on peut augmenter l'effort au godet, lors d'une réduction de la longueur de l'équipement, tout en maintenant la pression dans les vérins à-une valeur constante. Par ailleurs, la disposition obtenue permet, en inversant le godet de la pelle et en adaptant l'équipement, de travailler en butte, avec une commande du godet par un bras de levier plus grand, ce qui rend ainsi possible la commande du bras avec une pression de vérin non accrue, l'augmentation de bras de levier tenant compte alors du travail du vérin en sens opposé, c'est-à-dire sur son petit côté de mise en pression. Suivant une autre particularité encore, la flèche de l'équipement de travail est articulée à l'extrémité avant du corps de l'engin, dans une position dégagée par rapport au châs- sis ou au train porteur, ce qui permet un libre déplacement de cette flèche dans toutes les conditions de travail, notamment pour le travail en profondeur, et le vérin de flèche est monté à articulation entre le point d'articulation de la flèche sur le corps de l'engin et le sommet opposé d'un quadrilatère formé par la flèche, le corps de l'engin et deux bielles ou éléments équivalents reliant ce sommet opposé respectivement à la flèche et au corps de l'engin. L'une au moins de ces bielles peut, si désiré, etre remplacée par un vérin. Par ailleurs, il est prévu judicieusement sur la flèche au moins deux points d'articulation sélective de la bielle correspondante du quadrilatère articulé précité, permettant le maintien de la flèche dans une position dressée, notamment pour le travail en butte. La Fig. 1 est une vue en élévation de l'ensemble de la machine, dans la position dite "rétro long"O La Fig. 2 montre une variante de réalisation. La Fig. 3 est une vue analogue à la Fig. 1, mais montrant la machine dans la position dite "rétro court". La Fig. 4 est une vue analogue à la Fig. 1, montrant la machine dans la position dite "rétro intermédiaire". La Fig. 5 est une vue analogue à la Fig. 1, montrant la machine dans la position de travail en butte. La Fig. 6 illustre la manoeuvre de passage de la position rétro long à la position rétro court. La Fig. 7 illustre la manoeuvre de passage de la position rétro court à la position rétro intermédiaire ou de travail en butte. Sur l'ensemble des dessins, les organes équivalents ont été désignés par les mêmes références pour faciliter la compréhension de l'invention. La machine considérée se compose d'un ensemble porteur 1 constitué par un châssis 2 équipé d'une manière en soi connue de stabilisateurs 3 et dune couronne 4 recevant une partie tournante 5 qui porte tous les organes moteurs de la translation et de l'équipement de terrassement. Cette partie tournante 5 re çoit également la cabine de commande 6, qui en est solidaire. Bien qu'on ait représenté sur les dessins un châssis 2 équipé de bardages pneumatiques, on comprendra que l'invention est tout aussi applicable à un châssis équipé de chenilles, ou d'un autre type. L'équipement de terrassement de la machine suivant l'invention comprend, d'une façon connue, une flèche 7 qui dans le cas présent est articulée par l'axe 8 à l'extrémité avant de la partie tournante 5, dans une position dégageant la flèche 7 par rapport aux éléments du châssis 2 et notamment au train porteur. La flèche peut ainsi se déplacer librement dans toutes les positions de travail, notamment pour le travail en profondeur. La commande de la position ou du mouvement de la flèche est assurée au moyen d'un vérin de flèche 9, qui est articulé sur la partie tournante 5 au moyen d'un axe 10 concentrique à l'axe 8 d'articulation de la flèche. A son autre extrémité, le vérin 9 est articulé par un axe 11 sur un levier 12 lui-même articulé au moyen d'un axe 13 sur la partie tournante 5. L'axe d'articulation Il est également relié à la flèche 7 par une bielle i4, qui dans le cas de la Fig. 1 est articulée sur la flèche7 par un axe 15. Il est prévu toutefois, vers la base de la flèche 7, un second axe d'articulation 16 écarté du précédent et auquel l'axe 11 peut être relié selon le fonctionnement retenu. Suivant une variante, et comme montré sur la Fig. 2, l'axe d'articulation 11 peut également être relié à l'axe 15 ou 16 de la flèche au moyen d'un vérin 17. On voit que le vérin 9 est ainsi disposé à l'arrière de la flèche, son articulation par un axe 10 concentrique à l'axe d'articulation 8 de la flèche 7 réalisant une compensation des efforts. Suivant une caractéristique importante de l'invention, la flèche 7 de la machine est reliée au bras 18, qui porte luimême d'une façon en soi classique le godet 19, par l'intermédiaire d'une poutre 20, qui a ici une forme triangulaire. Dans la position dite rétro long, cette poutre 20 est reliée à la flèche 7 par deux axes 21 et 22, et au bras 18 par l'axe 23, les trois axes mentionnés se trouvant aux trois sommets de la poutre triangulaire 20. Il est prévu en outre, vers la base du triangle formant la poutre 20, un trou 24 dont le rôle sera décrit plus loin. Enfin, un trou 25 dont la fonction sera également décrite plus loin est prévu dans le bras 18, au voisinage de son bord inférieur, à une distance de l'axe 23 qui est égale à la distance séparant les axes 23 et 21. Le vérin 26 de commande du bras de l'équipement de travail est relié à la flèche 7 par un axe 27 et à un levier 28 articulé autour de l'axe 22 par un axe 29. La longueur du levier 28 entre les axes 22 et 29 est égale à la distance séparant l'axe 22 du trou 24. Une bielle 30 relie l'axe 29 à un axe d'articulation 31 prévu sur le bras 18. Par construction, la distance entre les axes 22 et 23 est égale à la longueur de la bielle 30, entre les axes 29 et 31, et la longueur du levier 28 entre les axes 22 et 29 est ellemême égale à la distance séparant les axes 23 et 31. Les éléments 20, 28, 30 et 18 constituent ainsi un parallélogramme ar articulé. On voit que dans la position représentée sur la Fig.1, dans laquelle le godet 19 occupe une position adaptée au travail en rétro, l'équipement de travail est constitué par la flèche 7, la poutre 20 qui forme en principe le prolongement de la flèche, et le bras 18, qui lui-même pivote à l'extrémité libre de cette poutre. L'équipement de travail a ainsi une longueur maximale, ce qui correspond à la position de travail dit rétro long.Lors du travail, le parallélogramme articulé constitué par les.éléments 20, 28, 30 et 18 comme indiqué précédemment assure, lors de la manoeuvre du vérin 26, le pivotement du bras 18 autour de l'axe 23 situé à l'extrémité avant de la poutre 20.-Dans cette condition.: et par suite également de la position de l'axe 8 darticulation de la flèche 7 à l'avant de la partie tournante 5 de la machine, on peut travailler à des profondeurs maximales. Dans la position dite rétro court, visible sur la Fig. 3,.la poutre 20 a été désolidarisée de la flèche 7 au niveau de l'axe 21, lequel a par contre été broché dans le trou 25 du bras 18. Le trou 24 a été amené dans une position de coin- cidence avec l'axe 29, qui a été broché également dans ce trou. La base de la poutre triangulaire 20, entre les axes 22 et 23, est maintenant parallèle au levier 28 et chevauche celui-ci, l'extrémité de cette poutre s'étendant vers l'arrière au-delà de l'extrémité dudit levier 28. Le vérin 26 de commande du bras attaque toujours le levier 28 par l'axe 29, et étant donné que celui-ci est broché dans le trou 24, il assure ainsi la commande directe de-la poutre. La bielle 30 relie toujours les axes 31 et 29 et se trouve dans le prolongement du levier 28. On voit que, dans cette condition, la poutre 20 est rendue solidaire du bras 18 par l-es axes 23 et 21, et que cette poutre s'étend vers l'arrière à partir de l'axe 22 de la flèche 7 et est prolongée également vers l'arrière par la base du bras 18. Ainsi, dans cette condition, la longueur -efficace de l'équi- pement de travail a été ramenée à une valeur minimale. En effet, par suite du changement de géométrie obtenu, la longueur efficace de la flèche 7 est plus courte, du fait du pivotement de l'ensemble bras-poutre autour de l'axe arrière 22, et la longueur efficace du bras 18 est plus courte, du fait de la position inversée de la poutre par rapport au bras.En outre, du fait que le point d'attaque 29 du vérin 26 a été reporté vers l'avant par rapport à ce bras 18, les bras de levier actifs des vérins 9 et 26 restent identiques. L'effort disponible sur la dent du godet 19 sous ltef- fet du vérin 26 augmente alors sensiblement dans le même rapport que l'effort sur cette dent dû au vérin 9 de la flèche 7, ce qui homogénéise l'augmentation de puissance de l'équipement. On a montré sur la Fig. 4 une position dite rétro intermédiaire. Dans ce cas, la poutre 20 est articulée par un axe 32 à l'extrémité libre de la flèche 7 par le sommet articulé précédemment autour de 11 axe 22, et elle est reliée par ailleurs au bras 18 par les axes 21 et 23 de la même manière que dans -la position dite rétro court. L'ensemble poutre 20bras 18 reste ainsi le même dans les positions rétro court et rétro intermédiaire, cet ensemble étant toutefois reporté alors, comme indiqué, à l'extrémité libre de la flèche 7. Le levier 28 est toujours articulé sur la flèche 7 autour de l'axe 22 et il est attaqué par son autre extrémité, formée par l'axe 29, par le vérin 26 de commande du bras, comme précédemment. Pour transmettre la commande de l'axe 29 à l'ensemble poutre 20-bras 18, il est prévu dans le cas présent une bielle 33 qui s'étend entre l'axe 29 et un axe broché dans le trou 24 de la poutre. Ce trou 24 se trouve à une distance de l'axe 32 égale à la longueur du levier 28. Par ailleurs, on utilise une bielle 33 dont la longueur est égale à la distance séparant, sur la flèche 7, les axes 22 et 32, de sorte que les axes 22, 29, 24 et 32 forment un parallélogramme articulé qui assure, lors de la manoeuvre du vérin 26, le déplacement du bras 18 par pivotement autour de l'axe 32. On voit que, dans ce cas, l'ensemble formé par la poutre 20 et le bras 18 occupe une position de recul par rapport à la flèche, mais cette position de recul part maintenant de l'extrémité libre de cette flèche, et on obtient pour l'équipement de travail une longueur intermédiaire. La position de travail en butte est représentée sur la Fig. 5. Dans cette condition, l'action du godet 19 est inversée suivant un principe connu. La flèche 7 reste articulée comme précédemment par sa base sur la partie tournante 5 au moyen de l'axe 8, mais elle est commandée dans ce cas par un quadrilatère déformable composé par cette flèche 7, la partie tournante 5, le levier 12 et une bielle 34 qui est plus courte que la bielle 14 et qui est brochée par ailleurs dans le trou 16 de la flèche 7. Cette disposition augmente l'effort dû au vérin 9 sur l'ensemble de l'é- quipement et réduit le débattement de la flèche tout en le déplaçant vers le haut, ce qui réalise ainsi des conditions plus favorables au travail en butte. Dans cette condition, l'ensemble poutre 20-bras 18 reste solidarisé de la même manière que pour les positions rétro court et rétro intermédiaire. De même, le vérin 26 de commande du bras, articulé en 27 sur la flèche, est relié par ailleurs par l'axe 29 à 11 extrémité libre du levier 28, qui est lui-meme articulé sur la flèche en 22. Nais on utilise dans ce cas une bielle 35 qui est reliée à articulation d'une part à l'axe 29 et d'autre part à l'axe 23 de la poutre 20. La longueur de la bielle 35 est alors choisie de façon à agir par un bras de levier plus grand pour, lors de la manoeuvre du vérin, assurer le pivotement de l'ensemble poutre 20bras 18 autour de l'axe 32 situé à l'extrémité libre de la flèche. Du fait que la bielle 35 agit dans ce cas par rapport à l'axe 32 avec un bras de levier plus grand, on transmet au bras 18 un effort plus important, compensant la perte d'effort due au travail du vérin sur sa petite section en utilisation butte, c'est-à-dire avec un godet 19 retourné. La disposition obtenue fournit sur les dents du godet 19 un effort dû au vérin 9 plus important que précédemment, et également, sous l'effet du vérin 26, par l'augmentation du bras de levier de la bielle 35, un effort convenable malgré un travail sur sa petite section. On examinera maintenant les opérations permettant de passer d'une position à une autre. On décrira tout d'abord en regard de la Fig. 6 la manoeuvre de passage de la position dite rétro long à la position rétro court. Pour cette opération, on part de la position représentée sur la Fig. 1. Le conducteur de la machine commande alors les différents vérins de l'équipement de travail de telle sorte que le godet 19 s'appuie sur le sol comme montré sur la Fig. 6, et il applique aux vérins 26 et 9 une pression permettant de dégager l'axe 21, de sorte que la poutre 20 peut ainsi pivoter par rapport à la flèche autour de l'axe 22. Le bras 18 relié à la poutre 20 fait partie d'un parallélogramme articulé constitué par la base de ce bras, entre les axes 23 et 31, la bielle 30, le levier 28 et la poutre 20 entre les axes 22 et 23. Après le dégagement de l'axe 21, le bras 18 peut donc être déplacé parallèlement à lui-même par une commande appropriée du vérin 9 dans le sens de sa rentrée, ce bras étant guidé par le parallélogramme articulé et le godet 19 glissant au sol. Au cours de ce déplacement, le trou 21 prévu au sommet de la poutre va suivre alors la trajectoire indiquée en traits mixtes en 36, pour venir coYncider avec le trou 25 du bras 18, les deux trous étant ensuite réunis par brochage. Au cours de ce déplacement, le trou 24 qui se trouve au niveau de la base de la poutre triangulaire 20 se déplace selon la trajectoire 37 et vient coïncider avec l'axe 29, qui est creux. Les deux trous sont alors solidarisés par brochage au moyen d'un axe supplémentaire. On comprend aisément qu'après ces opérations l'équipement se trouve dans la position dite rétro court visible sur la Fig. 3. La flèche 7 est amputée de sa rallonge formée par la poutre 20, et l'axe d'articulation du bras 18 sur cette flèche devient l'axe 22 au lieu de l'axe 23. On voit que cet axe 22 est plus près du godet 19 et que l'ensemble bras-poutre constitue en fait un ensemble en forme de V à branches inégales dont le sommet est dirigé vers l'arrière. Le passage de la position rétro court à la position rétro long s'effectue par des opérations inverses. On décrira maintenant en regard de la Fig. 7 la manoeuvre de passage de la position dite rétro court à la position rétro intermédiaire et de travail en butte. La machine étant dans la position rétro court visible sur la Fig. 3, on appuie le godet 19 sur le sol par une commande appropriée des vérins de façon à pouvoir dégager la poutre 20 de l'axe 22, en maintenant toutefois le levier 28 sur cet axe 22. Après ce dégagement, le bras 18, qui est toujours solidaire de la poutre 20 par les axes 21 et 23, s'articule autour de l'axe 29, qui est maintenu en position par le vérin 26 et le levier 28. Au moyen du godet 19 et du vérin 9 agissant sur la flèche 7, on déplace alors le bras 18 autour de l'axe 29 de façon à amener le trou de la poutre occupé auparavant par l'axe 22 en coincidence avec le trou d'extrémité de la flèche 7. Ces trous de la poutre 20 et de la flèche 7 sont alors réunis par brochage au moyen de l'axe 32, qui sert d'articulation entre le bras 18 et la flèche 7 dans les conditions de rétro intermédiaire et de travail en butte. A partir de la position indiquée, qui est visible sur la Fig. 7, on peut alors passer à la position dite rétro intermédiaire en libérant l'axe 29 par rapport au trou 24 et en remplaçant la bielle 30 par une bielle 33. Pour parvenir, depuis la condition de la Fig. 7 à la position de travail en butte, il faut remplacer la bielle 14 prévue entre les axes Il et 15 par la bielle 34 qui est brochée au point 16 sur la flèche 7 comme indiqué sur la Fig. 5. Il faut également libérer l'axe 29 et remplacer la bielle 30 par la bielle 35. Des opérations en sens inverse permettent de passer des positions dites rétro intermédiaire et de travail en butte à la position rétro court. On voit que l'agencement décrit permet d'élargir dans une mesure importante les conditions d'utilisation d'une pelle hydraulique donnée par des manoeuvres simples, n'exigeant qu'un remplacement minimum des pièces lors du passage d'une condition à une autre et ne demandant en conséquence que le maintien en stock d'un très faible nombre d'éléments supplémentaires par rapport à une pelle comportant un équipement de travail classtque. Des modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation décrits, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. REVENDICATIONS 1. - Engin de terrassement tel que pelle hydraulique comportant un équipement de travail supporté à partir du corps de l'engin et comprenant une flèche et un bras reliés à articulation, caractérisé en ce qu'il est prévu, entre la flèche (7) et le bras (18) de l'équipement, une poutre mobile (20) combinée à des moyens pour solidariser sélectivement cette poutre avec la flèche ou avec le bras, d'une manière déplaçant point d'articulation du bras sur la flèche. 2. Engin de terrassement suivant la revendication 1, caractérisé en ce que des moyens (2t, 22) sont prévus pour solidariser la poutre mobile (20) avec la flèche (7) dans une position dans laquelle cette poutre forme le prolongement de cette flèche, en augmentant sa longueur efficace, le point d'articulation (23) du bras (18) sur la flèche (7) étant situé vers l'extrémité de la poutre (20) opposée à la flèche, ou pour solidariser sélectivement cette poutre mobile (20) avec le bras (18), l'ensemble bras-poutre étant alors articulé sur la flèche proprement dite. 3.- Engin de terrassement suivant la revendication 2, caractérisé en ce que, lorsque la poutre mobile (20) est solidarisée avec le bras (18), le point d'articulation de l'ensemble bras-poutre sur la flèche (7) se trouve vers l'extrémité avant de la poutre, celle-ci étant orientée vers l'arrière par rapport au bras, en raccourcissant la longueur efficace de celui-ci. 4.- Engin de terrassement suivant la revendication 3, caractérisé en ce qu'il est prévu, sur la fleche (7) au moins deux points (22, 32) d'articulation sélective de l'ensemble braspoutre (18, 20), ce qui fournit pour l'équipement de travail, outre une position courte, une ou plusieurs positions intermédiaires. 5.- Engin de terrassement suivant lune quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la poutre mobile (20) a une forme de triangle et peut être solidarisée sélectivement avec la flèche (7) ou avec le bras (i8) par chacun de ses deux côtés, l'un des angles à la base (23) de la poutre constituant un point d'articulation pour le bras en position longue, tandis qu'un autre angle à la base (22, 32) constitue un point d'articulation de l'ensemble bras-poutre sur la flèche en position courte ou intermédiaire. 6.- Engin de terrassement suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les moyens de solidarisation de la poutre (20) avec la flèche (7) ou le bras (18) sont constitués par des axes et des trous permettant un pivotement relatif, de sorte que le dégagement de certains axes et un brochage dans un autre trou permettent le changement de con dition de l'engin par pivotement de la poutre mobile, sans démontage des pièces. 7. Engin de terrassement suivant la revendication 6, caractérisé en ce que la flèche (7) présente vers son extrémité deux trous de réception d'axes (21, 22) traversant par ailleurs deux autres trous prévus au sommet et à la base de la poutre triangulaire (20), en vue de la fixation de cette poutre dans une position dans laquelle elle forme le prolongement de la flèche, tandis que le bras -(18) présente lui-même deux trous (23, 25) pouvant recevoir des axes traversant deux autres trous prévus au sommet et à la base, mais de l'autre côté, de la poutre triangulaire, pour la solidarisation de cette poutre avec le bras dans une position dans laquelle elle est orientée à l'inverse de la direction du bras, en assurant le montage de l'ensemble braspoutre dans une position de recul. 8.- Engin de terrassement suivant lune quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est prévu pour certaines des positions de travail, entre le bras (18) ou l'ensemble bras-poutre (18, 20) et le vérin (26) de manoeuvre du bras, des leviers (28), bielles (30, 33, 35) ou éléments équivalents formant avec ce bras ou la poutre, d'une part, et la flèche ou la poutre,-d'autre part, un parallélogramme articulé de guidage du bras. 9.- Engin de terrassement suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la flèche (7) de l'équipement de travail est articulée à l'extrémité avant du corps (5) de l'engin, dans une position dégagée par rapport au chdssis (2) ou au train porteur, afin de permettre un libre déplacement de cette flèche dans toutes les conditions de travail, le vérin de flèche (9) étant monté à articulation entre le point d'articulation (8) de la flèche (7) sur le corps (5) de l'engin et le sommet opposé (11) d'un quadrilatère formé par la flèche (7), le corps (5) de l'engin et deux bielles (12, 14, 17) ou éléments équivalents, reliant ce sommet opposé respectivement à cette flèche et à ce corps de l'engin. 10.- Engin de terrassement suivant la revendication 9, caractérisé en ce qu'il est prévu sur la flèche (7) au moins deux points (15, 16) d'articulation sélective de la bielle (14, 34) correspondante du quadrilatère permettant la manoeuvre de la flèche dans différentes positions.