La présente invention est relative à un navire porte-barges. On sait que de tels navires sont des navires de charge dont la cargaison est constituée de chalands ou barges embarqués en général par flottage. Les barges sont amenées par eau depuis le lieu où elles ont été chargées (en géné ral un port fluvial) jusqutau navire devant les transporter sur mer, et ensuite du navire jusqu'à leur lieu de déchargement, en empruntant chaque fois les voies navigables. Les navires porte-barges actuellement connus peuvent être rangés en deux catégories selon les moyens de manutention des barges utilisés: - d'une part, les navires équipés d'un ou de. plusieurs portiques de leva ge d'une capacité portante suffisante pour lever une barge chargée, et -dlautre part, les navires sur lesquels les barges sont embarquées et débarquées à l'aide d'un appareil élévateur submersible et transportées par des convoyeurs entre cet appareil et l'mtérieur des cales du navire. La présente invention se propose d'apporter un navire porte-barges de c onception nouvelle tant en ce qui concerne la façon selon laquelle les barges sont chargées sur le navire que la façon suivant laquelle elles sont portées par ce navire. Ces barges ou engins flottants équivalents peuvent etre destinées a un trafic fluvial ou maritime. A cet effet ltinvention concerne un navire porte-barges destiné au transport simultané d'au moins deux barges, l'une de ces barges étant positionnée au-dessus de autre, caractérisé en ce qu'il comporte un pont radier constituant le pont de franc bord du navire, prévu pour recevoir l'une des barges, et une plateforme élévatrice au-dessus de ce pont radier, destinée 'a recevoir la deuxieme barge, les barges étant embarquées sur le pont radier et débarquées de ce dernier par balla stage du navire, une porte étant prévue à cet effet, la dite plateforme étant réalisée de façon à former un panneau pour une écoutille située sur le pont supérieur au-dessus du radier, et elle est munie de moyens de levage l'amenant du radier iusqu'au niveau du po supérieur, de moyens de verrouillage au pont supérieur et de moyens assurant l'étanchéité par rapport à ce pont supérieur. Selon une caractéristique de cette invention les moyens de levage de la plateforme élévatrice comprennent: deux poutres mobiles placées respectivement de chaque côté du navire au-dessus des grands côtés de ladite écoutille, des moyens, tels que notamment des vérins, pour entraver simultanément ces poutres suivant un mouvement de translation selon leur axe respectif et une pluralité de suspentes reliant ladite plateforme aux dites poutres mobiles. Selon une autre caractéristique de cette invention, les poutres mobiles ont un profil en H et on assure leur guidage, durant leur mouvement, à l'aide d'un double jeu de rouleaux alternés, respectivement à axe horizontal et à axe vertical. Selon une caractéristique de cette invention, les moyens assurant le verrouillage de la plateforme élévatrice sur le pont supérieur consistent en une pluralité de consoles rabattables, commandées par une tringlerie unique actionnée par des vérins, consoles sur lesquelles ladite plateforme vient pren dre appui. De préférence on prévoit, sur chacun des côtés de la plateforme, deux vérins montés respectivement à chacune des extrémités de ladite tringlerie de commande, un contact de fin de course assurant le contrôle du fonctionnement de ces consoles de verrouillage. Selon l'invention, l'étanchéité de la plateforme par rapport au pont supE- rieur est assurée par un joint1 par exemple du type gonflable encastré à la périphdrie de ladite écoutille, sur lequel vient s'appliquer, sous l'action des moyens de verrouillage de la plateforme, la partie périphérique de cette der niera. Selon encore une autre caractéristique de cette invention, on prévoit des moyens pour maintenir, à la mer, les barges chargées respectivement sur le radier et sur la plateforme élévatrice, ces moyens pouvant etre en outre utili sés pour le centrage à flot des barges sur le radier; ces moyens peuvent consister en une série de systèmes de deux bielles articulées selon un triangle, le point d'articulation mobile venant prendre appui sur le bordé de la barge. Ce système de bielles articulées peut être, par exemple, actionné à l'aide d'un mécanisme à crémaillère pourvu d'un moyen de rattrapage de jeu. D'autres caractéristiques et avantages de cette invention ressortiront de la description faite ci-après, en référence aux dessins annexés, d'exemples de réalisation non limitatifs. Sur les dessins la figure 1 est une vue schématique en élévation et coupe axiale long tudinale d'un navire porte-barges selon 1 'i nvention; la figure 2 est une coupe transversale partielle du navire de la figure 1; la figure 3 constitue un agrandissement d'un détail de la figure 2; la figure 4 est une vue schématique en perspective illustrant un exemple de réalisation des moyens de verrouillage de la plateforme élévatrice sous le pont supérieur;; la figure 5 est une vue en bout schématique illustrant une variante d'un détail des moyens de verrouillage représentés à la figure 4; la figure 6 est une coupe transversale partielle montrant d'une part le joint d'étanchéité de la plateforme et d'autre part l'ancrage des suspentes sur la plateforme; la figure 7 illuStre de façon schématique le système d'amortissement hydraulique de la plateforme; la figure 8 est une vue de détail du système de la figure 7, représentant le mode dtimplalltation des amortisseurs dans la plateforme; et la figure 9 est une vue partielle, en coupe verticale, d'un type de vérins pouvant etre utilisé dans le système des figures 7 et 8. On se réfere en premier lieu à la figure 1. On y a représenté, de façon schématique, le navire porte-barges selon l'invention. Ainsi que celà ressort clairement de l'examen de cette figure, ce navire est conçu de façon à transporter au moins deux barges A et B, positionnées l'une au-dessus de l'autre. Ce navire comprend des ballasts latéraux 10 (fig. 2) qui sont utilisés (comme on le décrira plus loin) pour le ballastage notamment pendant les manoeuvres d'embarquement et de débarquement des barges. Ce navire comporte par ailleurs un pont radier 12 qui constitue le pont de franc bord du navire et qui, dans cet exemple de réalisation, s 'étend en longueur depuis le tableau du navire jusqu'à la chambre des pompes avant, et en largeur d'un ballast latéral à 1'autre. Sur une certaine partie de sa longueur ce pont radier est pourvu d'une fosse 14, destinée à recevoir une plateforme élévatrice 16. Le pont supérieur 22 du navire présente une écoutille 18 qui, ainsi qu'on le verra plus loin, est destinée à être fermée par la plateforme élévatrice 16, formant panneau dans ce but. Dans le tableau arrière on a prévu une porte 20 qui pivote autour d'un axe horizontal situé å l'extrémité du pont supérieur 22. La plateforme 16 est pourvue de moyens de levage permettant de la soulever depuis la fosse 14 du pont radier jusqutau niveau du pont supérieur 22. Dans le présente exemple de réalisation ces moyens consistent en deux poutres identiques 24, placée s respectivement de chaque côté du navire au-dessus de l'écoutille 18J parallèlement à l'axe longitudinal du navire. Ces poutres peu vent être animées simultanément d'un mouvement de translation parallèle à l'axe du navire. Dans ce mode de réalisation non limitatif, ce mouvement est communiqué par des vérins tels que 26. La plateforme élévatrice 16est suspendue à ces poutres 24 par l'intermédiaire d'une plaralité de sus pentes 28, constituées par des cabales métalliques de forte section ancrés sur la plateforme par l'intermédiaire de douilles coniques à chape 32 serties sur les extrémités du cabale.Ces cables de suspentes 28 passent sur des poulies fixes 30 et leurs autres extrémité s sont fixées, par tout moyen approprié, aux poutres 24. On comprend aisément que la translation simultané e des deux poutres 24 provoque le déplacement vertical de la plateforme élévatrice entre le radier et le niveau du pont supérieur. On a représenté à plus grande échelle à la figure 3, les moyens de le vage de la plateforme élévatrice 16. On y voit que la poutre mobile 24 a un profil en H. Cette poutre, qui est conçue de façon à assurer la répartition des efforts, est guidée durant sa translation par deux jeux de rouleaux, respectivement à axe vertical et à axe horizontal, les rouleaux de chaque jeu étant alternés le long des poutres. Sur la figure 3 , seul est visible un rouleau 34 du jeu de rouleaux à axe horizontal. En position supérieure, la plateforme élévatrice 16 est verrouillée sous le pont supérieur 22, par exemple à l'aide du dispositif représenté à la figure 4. Dans cet exemple de réalisation, on prévoit un certain nombre de consoles 36, articulées sur des axer verticaux pour pouvoir s'effacer le long du pourtour de l'écoutille afin de laisser passer la plateforme 16, actionnée par une tringlerie 38 commandée par des vérins 40. Dans le mode de réalisation choisi ici, on a prévu un vérin à chaque extrémité d'une même tringle rie, un contact de fin de course permettant de s'assurer du fonctionnement simultané de toutes les consoles. Dans la position de verrouillage représentée à la figure 4, la plateforme élévatrice 16, formant panneau pour l'écoutille 18, vient reposer sur la surface supérieure des consoles 36.L'étanchéité est assurée par un joint, par exemple un joint gonflable Z encastré sur la périphérie de l'écoutille et sur lequel vient appuyer la surface périphérique de la plateforme 16, par exemple par l'intermédiaire d'une cornière . Cette disposition est parfaitement visible à la figure 6. Dans la variante du système de verrouillage de la plateforme élévatrice 16, représentée à la figure 5, les consoles, telles que 36', ont un axe d'articulation 46 qui est incliné sur la verticale, par exemple selon un angle de 45B. I1 en résulte que la console possède une surface d'appui 48, également inclinée sur la verticale, qui coopère avec une surface correspondante 50 de la partie inférieure de Ia plateforme pour assurer le verrouillage. Les barges embarquées peuvent présenter des déformationg de construction, ne permettant pas un portage uniforme de la barge sur la structure du navire. Leur échouage sur une structure rigide sans interposition d'un assemblage élastique ou déformable conduira de ce fait à des concentrations de contrain tes.dangereuses pour les structures du navire et de la barge. a) Echouage de la barge sur la plateforme élévatrice. La plateforme 16 est constituée par des poutres transversales rigides, au droit desquelles sont exclusivement réparties les suspentes 28 de levée de la plateforme. La liaison de ces suspentes et des poutres transversales peut se faire par ltintermédiaire des dispositifs élastiques et amortisseurs décrits plus loin. Les appuis de la plateforme sur le radier ou sur les consoles de verrouillage se font également par l'intermédiaire de ces dispositifs. Par ailleurs, la structure longitudinale de la pIateforme est conçue de telle sorte: - que son profil ne permette pas le contact de la barge avec la plate- forme en dehors des poutres transversales; - que son échantillonnage soit suffisamment faible pour ne pas entraider de contraintes anormales sous l'effet des déplacements relatifs entre les poutres transversales, ces déplacements étant imposés par des déformations de la barge. b) échouage de la barge directement sur le radier a plateforme étant en position haute). La barge repose sur la structure du navire par l'intermédiaire d'un assemblage déformable; celui-ci peut etre constitué d'un assemblage de bois. On décrira maintenant les moyens prévus par l'invention pour amortir la plateforme. Ces moyens consistent en une pluralité de vérins hydrauliques, chacun de ces vérins étant interposé entre la plateforme et chaque suspente 28, ces vérins comportant une première chambre recevant le piston assurant le rattrapage des déformations de la plateforme et une seconde chambre qui re çoit un piston venant reposer sur la console des moyens de verrouillage, ces vérins étant encartrés dans la plateforme. Ce dispositif est représenté aux figures 7 à 9. Sur la fig. 7, on voit comment sont interposés, entre les suspentes 28 et la plateforme 16, les vérins hydrauliques 60. Ces vérins 60, encastrés dans la plateforme 16, ont leur tige de piston 62 attachée à la chape 32 de la suspente. Us comportent chacun deux pistons, respectivement 64, 66, logés dans des chambres, respectivement 63, 65. Les pistons 64 ont pour rle de créer un seuil d'effort en deçà duquel la tige 62 du vérin ne bouge pas et donc de donner une position privilégiée de la plateforme.Ce seuil est légèrement supérieur à la différence des réactions exercéespar les vérins sur les consoles ou les suspentes, puisque la charge de la barge n'est pas exactement centrée, dans les limites de l'assiette ou de la gite permanente compatible avec le passage entre pont radier et pont supérieur. A cet effet, les chambres 63 des différents vérins 60 sont reliées par une conduite unique 68 à un accumulateur sous pression 70. Les pistons inférieurs 66, qui débouchent sous la plateforme 16, ainsi qu'on peut le voir sur le dessin, assurent, au seuil ci-dessus près, l'équirépartition des charges sur les consoles ou les suspentes, lorsque les déformations propthe la barge conduiraient à des réactions plus importantes que celles pour lesquelles les consoles et les suspentes ont été dimensionnées.A cet effet, les chambres 65 des pistons 66 des divers vérins 60, sont reliées entre elles par une conduite unique 72, un accumulateur de gavage 74 à très basse pression et une centrale de remplissage 76 étant prévus pour compenser les fuites internes des vérins. On a représenté à la fig. 8 le principe de l'implantation des vérins d'amortissement 60 dans la plateforme 16, celle-ci ayant été représentée au poste de mer en place sur les consoles 36 des moyens de verrouillage. On voit clairement sur cette figure 8, que les pistons 66 reposent sur les consoles 36. L'adoption d'une liaison élastique ou à amortissement entre la plateforme et ses suspentes conduit à un déplacement important entre la position haute ex trême de la plateforme(avant verrouillage) et sa position finale après verrouilla. Ce déplacement nécessite une conception particulière du joint d'étanchéité de la plateforme sous le pont, telle que représentée sur la fig. 8. Dans cet exemple le joint 78 est réalisé en deux parties identiques encastrées dans un fer en U 80 soudé sous le pont 22, le joint 78 venant coiffer un fer rond soudé sur un plat de la plateforme. On a représenté à la figure 9 un mode pratique d'implantation d'un vérin dans une plateforme. Sur cette figure, on a désigné par les mêmes références les parties constitutives du vérin identiques à celles des vérins des figures 7 et 8. La seule différence avec le dispositif des figures précédentes consiste en l'interposition d'une chambre d'éxpansion 82 entre les deux chambres 63 et 65. Les vérins hydrauliques peuvent être remplacés par des systèmes amortisseurs connus mettant en oeuvre des élastomères en compression hydrostatique et assurant simultanément une fonction ressort et une fonction amortisseur. L'implantation de ces dispositif s se fait alors de la même façon que pour les vérins hydraulique s 60. Le navire porte-barges comporte enfin des moyens pour maintenir en place les barges à la mer. Un mode de réalisation de ces moyens a été représente à la figure 2. fl se présente sous la forme d'un système de deux bielles articulées selon un triangle 52-54, dont le point d'articulation mobile 56 prend appui sur le bordé de la barge B par l'intermédiaire d'une défense. Ce système peut être actionné, par exemple, par un mécanisme pignon-crémaillère 58. Etant donné les dimensions des dents de ce mécanisme, on prévoit un système de rattrapage de jeu pour qu'il existe toujours un contact du point 56 avec le bordé de la barge. Bien entendu un certain nombre de ces moyens de maintien sont répartis tout le long du bordé des barges. On remarquera qu'ils peuvent etre utilisés pour assurer le centrage à flot de ces barges lorsqu'elles pénètrent dans le navire. L'action de ce système se décompose en deux stades a) Un préréglage grossier Le système articulé en triangle 52-54 pivotant autour de son axe inférieur, un tenon fixé à la partie supérieure de la branche supérieure du triangle vient rengager dans une encoche de la crémaillère verticale fixe 58, liée à la structure du navire b) Un réglage fin: Une vis sans fin, commandée par un volant situé à hauteur d'homme audessus du radier permet d'appliquer le tenon sur la partie supérieure de lSen- coche de la crémaillère dans laquelle il slest engagé, le système triangulé prenant appui sur la barge par l'intermédiaire de la défense fixée sur l'articulation mobile 56. On décrira maintenant successivement les opérations d'embarquement et de débarquement des barges. 1 - Embarquement des barges On suppose que le navire porte-barges se présente vide de barge, en assiette nulle. On commence par ouvrir la porte arrière 20 et on descend la plateforme 16 sur le radier. Ce mouvemént de descente est obtenu, comme décrit plus haut, par translation des poutres mobiles 24, les consoles de verrouillage 36 ayant été préalablement placées en position effacée pour laisser le passage à cette plateforme. A l'issue de la descente, la plateforme est encastrée dans la fosse 14 du radier 12. On procède alors au ballastage des capacités latérales 10 du navire et on ajuste le tirant d'eau du navire à une valeur qui assure une hauteur d'eau dans le radier supérieure au tirant d'eau des barges à transporter. La première barge est introduite dans le radier, en la tractant par exemple à l'aide de treuils de halage prévus à cet effet (non représentés). La barge vient se placer au-dessus de la plateforme 16, en place dans la fosse 14. On procède alors à la montée de la plateforme 16, par commande des vérins 26. Lorsque la plateforme, portant la barge A, est en place sous le pont supérieur, on commande les vérins de verrouillage 40, et la plateforme 16, formant panneau, vient obturer de façon étanche l'écoutille 18, la barge A reposant sur le panneau. Simultanément on peut procéder à un déballastage du navire pour obtenir dans le radier une hauteur d'eau suffisante pour la seconde barge B mais permettant le passage de celle-ci sous le pont supérieur. Cette barge est introduite dans le navire de la meme façon que la barge A, c'est-8-dire en la tractant à l'aide des treuils de halage. On procède alors à la saisie des barges A et B respectivement sur le radier et sur la plateforme, en utilisant les moyens prévus à cet effet par l'invention (fig. 2) et simultanément on amène, par déballastage, le tirant d'eau du navire à sa valeur maximale admissible en navigation et on procède à la fermeture de la porte arrière. 2 - Débarquement des barges Le navire porte-barges chargé se présente avec un tirant d'eau qui correspond au franc bord maximal admissible donc aux conditions de déplacement maximal du navire en navigation. On commence par ouvrir la porte arrière 20 et on enlève les moyens maintenant les barges en place sur le radier. On ballaste ensuite le navire pour obtenir, dans le radier, une hauteur suffisante pour qu'à l'issue du ballastage, la barge B en place sur le radier puisse flotter. La barge B sort alors du navire, en étant tractée, par exemple par des moyens prévus à terre à cet effet. On procède à un ballastage partiel du navire pour obtenir dans le radier une hauteur d'eau compatible avec le tirant d'eau de la barge sur plateforme. On procède alors au déverrouillage de la plateforme 16 par manoeuvre des vérins 40; on enlève les saisies de la barge A sur la plateforme et on fait descendre cette dernière en actionnant les vérins 26 qui provoquent la translation simultanée des deux poutres mobiles 24. A l'issue du mouvement de descente de la plateforme portant la barge A, celle-ci flotte dans la cale audessus du radier On la fait sortir du navire de la même façon que la barge B. A ltissue de cette opération le navire peut: soit embarquer de nouvelles barges comme décrit ci-dessus, soit repartir sans barge. Dans ce cas il convient de réaliser les opérations suivantes - déballastage du navire; - remise en place de la plateforme élévatrice en position haute et verrouillage de cette plateforme sur le pont supérieur; - assèchement de la fosse du radier, par mise en communication du radier avec l'un des ballasts centraux; - fermeture de la porte arrière. Le navire peut alors reprendre la mer. Bien entendu cette invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation décrits et représentés mais elle en englobe toutes les variantes. En particulier, la description qui précède se réfère à -deux barges n va de soi que le navire porte-barges selon Itinvention peut recevoir un nombre quelconque de barges tant sur le pont radier que sur la plateforme élévatrice au-dessus de ce dernier, en fonction des dimensions du navire et/ou des barges. REVENDICATIONS 1) Navire porte-barges destiné au transport simultané d'au moins deux barges , , l'une de ces barges étant positionnée au-dessus de l'autre, caractérisé en ce qu'il comporte un pont radier constituant le pont de franc bord du navire, prévu pour recevoir l'une des barges, et une plateforme élévatrice au-dessus de ce pont radier, destinée à recevoir la deuxième barge, les barges étant embarquées sur le pont radier et débarquées de ce dernier par ballastage du navire, une porte étant prévue à cet effet, ladite plateforme étant réalisée de façon à former un panneau pour une écoutille située sur le pont supérieur au-dessus du radier, et elle est munie de moyens de levage l'amenant du radier jusqu'au niveau du pont supérieur, de moyens de verrouillage au pont supérieur et de moyens assurant l'étanchéité par rapport à ce pont supérieur. 2) Navire porte-barges selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de levagede la plateforme élévatrice comprennent deux poutres mobiles placées respectivement de chaque c6té du navire au-dessus des grands côtés de ladite écoutille, des moyens de commande pour entraider simultanément ces deux poutres mobiles suivant un mouvement de translation selon leur axe respectif et une pluralité de suspentes reliant ladite plateforme aux dites poutres mobiles. 3) Navire porte-barges selon la revendication 2, caractérisé en ce que les moyens de commande des déplacements des poutres mobiles consistent en des vérins. 4) Navire porte-barges selon l'une des revendications Z ou 3, caractérisé en ce que les poutres mobiles ont un profil en H et en ce que leur guidage, durant leur déplacement, est assuré à l'aide de rouleaux. 5) Navire porte-barges selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'on prévoit un double jeu de rouleaux de guidage, respectivement à axe horizontal et à axe vertical, les rouleaux de chaque jeu étant alternés le long des poutres. 6) Navire porte-barges selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'on prévoit des moyens assurant le verrouillage de la plateforme élévatrice sur le pont supérieur. 7) Navire porte-barges selon la revendication 6, caractérisé en ce que ces moyens de verrouillage consistent en une pluralité de consoles rabatta- bles , commandées par une tringlerie unique actionnée par vérins, consoles sur-le:squelles ladite plateforme vient prendre appui. 8) Navire porte-barges selon la revendication 7, caractérisé en ce que lton prévoit, sur chacun des côtés de la plateforme mobile, deux vérins, montés respectivement à chacune des extrémités de ladite tringle rie de commande, un contact de fin de course assurant le contrôle du fonctionnement du verrouillage. 9) Navire porte-barges selon I'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que ltétanchéité de la plateforme par rapport au pont supérieur est assurée par un joint, notamment un joint du type gonflable, encastré à la périphérie de ladite écoutille, sur lequel vient s2appliquer, sous l'action des moyens de verrouillage de la plateforme mobile, la partie périphérique de cette dernière. 10) Navire porte-barges selon l'une quelconque des revendications 7 à 9, caractérisé en ce que chacune des dites consoles possède un axe d'articu- lation incliné sur la verticale et elle comporte une surface d'appui inclinée sur l'horizontale coopérant avec une surface de profil correspondant sur la plateforme élévatrice pour assurer simultanément le verrouillage de cette plateforme et l'écrasement du joint dtétanchéité. 11) Navire porte-barges selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que l'on prévoit des moyens pour maintenir, à la mer, les barges chargées respectivement sur le radier et sur la plateforme élévatrice, ces moyens pouvant être éventuellement utilisés pour assurer le centrage à flot des barges sur le radier. 12) Navire porte-barges selon la revendication 11, caractérisé en ce que lesdits moyens consistent en une série de système s de deux bielles articulées selon un triangule, le point d'articulation mobile de ces bielles venant prendre appui sur le bordé du navire. 13) Navire porte-barges selon la revendication 12, caractérisé en ce que le système de bielles articulées est actionné par un mécanisme du type crémaillère comportant un .noyen de - rattrapage de jeu. 14) Navire porte-barges selon l'une quelconque des revendications I à 13, caractérisé en ce qutil comporte des treuils pour tracter les barges lors de leur entrée dans le radier. 15) Navire porte-barges selon l'une quelconque des revendications précédente s, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens assurant d'une part le rattrapage des déformations de la plateforme et d'autre part l'amortissement des efforts dynamiques exercés par le navire au cours de mouvements (roulis, tangage. .) sur la plateforme, quand elle est à poste sur les moyens de verrouillage. 16) Navire porte-barges selon la revendication 15, caractérisé en ce que ces moyens consistent en une pluralité de vérins hydrauliques encastrés dans la plateforme, chacun de ces vérins étant interposé entre la plateforme et chaque suspente, ces vérins comportant une première chambre en communication avec une enceinte sous pression et recevant un premier piston qui crée un seuil d'effort minimal pour que le piston ci-après se déplace, ce seuil correspondant) l'inégalité des réactions du fait de la répartition du chargement sur la plateforme, et une seconde chambre et un second piston, venant reposer sur la console des moyens de verrouillage qui, au-delà du seuil ci-dessus, assurent un rattrapage des déformations de la barge et une répartition uniforme des charges sur les suspentes et sur les consoles. 17) Navire porte-barges selon la revendication 15, caractérisé en ce que les vérins hydrauliques sont remplacés par des système s amortisseurs connus, mettant en oeuvre des élastomères en compression hydrostatique et assurant simultanément une fonction ressort et une fonction amortisseur. 18) Navire porte-barges selon l'une quelconque des revendications 15 à 17, caractérisé en ce que l'étanchéité de la plateforme par rapport au pont supérieur est assurée par un joint, stétendant sur la périphérie de l'écoutille, réalisé en deux parties identiques encastrées dans un fer en U soudé sous le pont, venant coiffer un fer rond prévu sur la périphérie de la plateforme.