L’invention concerne un accélérateur de vitesse (20’) destiné à être installé dans un cours d’eau (6) pour accélérer la vitesse d’au moins une partie du cours d’eau (6) et entraîner une turbine pour produire de l’électricité, le cours d’eau (6) présentant un sens unique de circulation. L’accélérateur de vitesse comprend une section d’entrée (S1) par laquelle rentre l’eau et une section de sortie (S2) par laquelle l’eau ressort plus petite que la section d’entrée (S1), de sorte que la vitesse de l’eau en section de sortie (S2) est plus élevée qu’en section d’entrée (S1), de préférence le rapport de la section d’entrée (S1) sur la section de sortie (S2) étant supérieur à 40. Figure de l’abrégé : Fig. 6 ACCELERATEUR DE VITESSE POUR LA PRODUCTION D’ELECTRICTE DESTINE A ETRE INSTALLE DANS UN COURS D’EAU L’invention se rapporte à un accélérateur de vitesse destiné à être installé dans un cours d’eau pour permettre la production d’électricité. L’invention s’applique plus particulièrement à un cours d’eau tel une rivière ou un fleuve présentant un sens unique de circulation du flux d’eau de l’amont vers l’aval, ce qui exclut l’influence des marées. La perspective d’une augmentation de la température mondiale, et des graves conséquences qui en résultent impose de trouver des alternatives à l’utilisation des énergies fossiles. Il a été amplement démontré que cette élévation des températures est liée à l’augmentation dans l’atmosphère de la concentration de molécules provoquant un effet de serre. Parmi elles, le dioxyde de carbone (CO 2 ) issu de la combustion des produits pétrolifères, est la molécule contribuant le plus au réchauffement climatique. La question de l’énergie est donc essentielle pour répondre au défi climatique. Il est d’autant plus urgent de s’occuper de ce défi que le chauffage des bâtiments et le transport des véhicules vont demander de plus en plus d’énergie électrique compte tenu du développement de la pompe à chaleur et des véhicules électriques. Il est donc indispensable de rechercher des sources d’énergie alternatives qui soient renouvelables puisque les matériaux disponibles sont en quantité limitée. Il existe plusieurs solutions pour produire de l’électricité verte. L’utilisation de l’énergie solaire se développe actuellement, grâce à l’installation de panneaux photovoltaïques. L’énergie du vent est également utilisée avec des éoliennes. Et depuis longtemps, l’énergie des rivières est utilisée pour produire l’hydroélectricité grâce à l’implantation de barrages et autrefois de moulins. Cependant, de nombreuses rivières présentent de faibles pentes qui sont de seulement quelques mètres par kilomètre. Lorsque la pente est faible, la vitesse de l’eau est de l’ordre de 1 m/s. C’est le cas, par exemple, pour la Seine à Paris présentant une vitesse de 1 à 2 km/h, soit de l’ordre de 0,5 m/s. Dans ces conditions, l’utilisation de barrages de faibles hauteurs ne permet, en n’exploitant que l’énergie potentielle, de produire qu’une quantité d’électricité très limitée. Actuellement elle ne représente que 20 TWh par an. Étant donné ces vitesses, les dispositifs tels que ceux utilisant des hydroliennes ne permettent pas non plus d’obtenir une production importante d’électricité, d’autant plus que celles-ci doivent tenir compte d’un rendement limité à une valeur de 59% selon la loi de Betz. Le but de l’invention est donc de pallier les inconvénients de l’art antérieur en proposant un accélérateur de vitesse destiné à être installé dans une portion du cours d’eau et permettre ainsi, grâce à l’énergie cinétique acquise, la production d’électricité par une turbine. Pour ce faire, l’invention se rapporte ainsi, dans son acceptation la plus large, à un accélérateur de vitesse destiné à être installé dans un cours d’eau pour accélérer la vitesse d’au moins une partie du cours d’eau afin d’entraîner une turbine pour produire de l’électricité. Le cours d’eau présente un sens unique de circulation. Selon l’invention, l’accélérateur de vitesse comprend une section d’entrée, par laquelle rentre l’eau, et une section de sortie, par laquelle l’eau ressort, plus petite que la section d’entrée, de sorte que la vitesse de l’eau en section de sortie est plus élevée que la vitesse de l'eau en section d’entrée, de préférence le rapport de la section d’entrée sur la section de sortie étant supérieur à 40. L’invention fournit ainsi un accélérateur de vitesse destiné à être installé dans une portion du cours d’eau et permettre ainsi, grâce à l’énergie cinétique acquise, de produire de l’électricité par une turbine. L’énergie cinétique Ec produite par l’accélérateur de vitesse dépasse très largement des valeurs de puissance en kW que pourrait fournir un barrage. Comme décrit ultérieurement, avec une hauteur de 2 mètres dans un cours d’eau présentant un débit de 25 m 3 /s, l’accélérateur de vitesse peut fournir une puissance de 18958 kW contre une puissance de 491kW pour le barrage de 2 mètres. Ainsi, cette puissance est 39 fois plus grande pour l’accélérateur de vitesse. Même en construisant un barrage plus haut, et donc plus coûteux, il ne serait pas possible d’atteindre les valeurs obtenues avec l’accélérateur de vitesse. De plus, le fait de ne pas avoir pas à construire un barrage permet de maintenir une partie du cours d’eau ouverte. Ainsi, la montaison et la dévalaison des poissons sont continuellement possibles. La libre circulation des poissons et des sédiments doit permettre d’éviter aux administrations de s’opposer à toute installation de dispositif de production d’électricité. Il n’est pas non plus nécessaire de prévoir la construction d’une passe à poissons, ce qui diminue aussi le coût de l’installation. Enfin, l’absence d’un barrage devant résister à la pression d’une retenue d’eau représente une économie très importante. Selon une variante, l’accélérateur de vitesse comprend au moins une portion d’accélération présentant une section diminuant régulièrement suivant le sens de circulation de l’eau. Selon une autre variante, la portion d’accélération comprend quatre parois de façon à former un ensemble tubulaire de section parallélépipédique présentant une forme sensiblement tronconique. L’accélérateur de vitesse est seulement ouvert à son entrée et à sa sortie, permettant d’augmenter davantage la vitesse de l’eau. Une paroi supérieure permet de maintenir le volume d’eau prélevé dans l’accélérateur de vitesse. Selon une autre variante, l’accélérateur de vitesse comprend une portion d’accélération en forme de S positionnée en sortie de l’accélérateur de vitesse. La portion d’accélération en forme de S présente une sortie positionnée au-dessus de la surface du cours d’eau. L’accélérateur de vitesse envoie ainsi un jet d’eau accéléré sur les pales de la turbine. Selon une autre variante, l’accélérateur de vitesse comprend une première portion d’accélération comprenant une entrée par laquelle l’eau rentre dans l’accélérateur de vitesse. La première portion d’accélération comprend une première largeur et une première hauteur diminuant suivant deux directions différentes. L’accélérateur de vitesse comprend une deuxième portion d’accélération positionnée entre la première portion d’accélération et la portion d’accélération en forme de S. La deuxième portion d’accélération présente une deuxième largeur diminuant dans le sens de circulation de l’eau et une deuxième hauteur constante. Cette configuration permet d’obtenir un accélérateur de vitesse plus long et donc d’accélérer davantage le flux d’eau, tout en fournissant une entrée ayant une portion au-dessus du niveau d’eau en cas de crue. L’invention concerne également un dispositif de production d’électricité destiné à être installé dans un cours d’eau présentant un sens unique de circulation de l’eau et comprenant un accélérateur de vitesse pour accélérer la vitesse d’au moins une portion du cours d’eau tel que défini précédemment. Le dispositif de production d’électricité comprend une turbine positionnée dans la trajectoire de l’eau accélérée à une sortie de l’accélérateur de vitesse. La turbine et la sortie de l’accélérateur de vitesse sont positionnées au-dessus de la surface de l’eau. Selon une variante, le dispositif de production d’électricité comprend un canal comportant une porte pivotante en amont de l’accélérateur de vitesse pour faire varier la section d’entrée, entraînant la variation du flux d’eau. Selon une variante, le canal comprend un ou plusieurs moyens de ralentissement positionné entre la porte pivotante et l’accélérateur de vitesse. Le moyen de ralentissement permet de tenir compte des variations de débit de l’eau en fonction du niveau d’eau pour que la vitesse de l’eau soit toujours adaptée à un seuil de vitesse compatible avec la turbine. Selon une variante, le dispositif de production d’électricité comprend deux murs de même hauteur que la première hauteur de l’accélérateur de vitesse construits de part et d’autre de l’accélérateur de vitesse. Les deux murs présentent une longueur au moins deux fois plus grande que la longueur de l’accélérateur de vitesse. Selon une variante, le dispositif de production d’électricité comprend au moins une grille en amont de l’accélérateur de vitesse pour au moins protéger la turbine. Les grilles permettent d’arrêter des branches ou de gros débris qui pourraient endommager les turbines ou obligent les poissons à se diriger vers un couloir libre permettant leur dévalaison et leur montaison. On décrira ci-après, à titre d’exemples non limitatifs, des formes d’exécution de la présente invention, en référence aux figures annexées sur lesquelles : illustre schématiquement une vue de dessus d’un accélérateur de vitesse comprenant une portion d’accélération en forme de S, selon un mode de réalisation de l’invention ; illustre schématiquement une coupe axiale de l’accélérateur de vitesse selon un axe central F ; illustre schématiquement un accélérateur de vitesse comprenant une entrée de la portion d’accélération en forme de S placée devant une turbine Pelton ; illustre schématiquement une vue de dessus d’un dispositif de production d’électricité comprenant plusieurs accélérateurs de vitesse associés à plusieurs turbines, selon un mode de réalisation de l’invention ; illustre schématiquement une vue de dessus d’un dispositif de production d’électricité comprenant une porte pivotante, selon un autre mode de réalisation de l’invention ; illustre schématiquement une vue de dessus d’un dispositif de production d’électricité comprenant un moyen de ralentissement, selon un autre mode de réalisation de l’invention. Les figures 1 et 2 illustrent schématiquement et respectivement une vue de dessus et une coupe axiale d’un accélérateur de vitesse 1 d’un dispositif de production d’électricité 36, 37, 38 comprenant une turbine 12, selon un mode de réalisation possible. L’accélérateur de vitesse 1 est installé dans un cours d’eau 6 pour accélérer la vitesse d’au moins une portion du cours d’eau 6. Le cours d’eau 6 présente un sens unique de circulation de l’eau. Le cours d’eau 6 peut être une rivière (rivière de plaine ou cours d’eau de montagne) ou un fleuve, par exemple. On entend par « sens unique de circulation de l’eau », le fait que l’eau circule seulement de l’amont vers l’aval, contrairement à la mer ou à une embouchure reliée à la mer dans lesquelles la circulation de l’eau est alternée suivant les marées. Il est d’ailleurs implicite qu’un cours d’eau 6 présente un sens unique de circulation d’eau. Selon l’invention, l’accélérateur de vitesse 1 comprend une section d’entrée S1 par laquelle rentre l’eau et une section de sortie S2 par laquelle l’eau ressort et qui est plus petite que la section d’entrée S1, de sorte que la vitesse de l’eau en section de sortie S2 est plus élevée que la vitesse de l'eau en section d’entrée S1. De préférence, le rapport de la section d’entrée S1 sur la section de sortie S2 est supérieur à 40. Plus précisément, la section de sortie S2 est plus petite que la section d’entrée S1 en termes de largeur et de hauteur. L’accélérateur de vitesse 1 comprend quatre parois 2, 3, 4, 5 dont une paroi inférieure 1 reposant sur le fond F du cours d’eau 6, une paroi supérieure 3 opposée et deux parois latérales 4, 5. L’accélérateur de vitesse 1 forme un ensemble tubulaire de section parallélépipédique présentant une forme sensiblement tronconique ou pseudoconique. L’accélérateur de vitesse 1 s’étend suivant une direction d’écoulement X. L’accélérateur de vitesse 1 est ouvert à son entrée 7 présentant une section d’entrée S1 et aboutit à une sortie 8 présentant une section de sortie S2. Par conséquent, la vitesse de l’eau est augmentée selon le rapport secteur d’entrée S1 sur la section de sortie S2 (S1/S2). Il est connu qu’un fluide voit sa vitesse v 1 accrue lorsque la surface du fluide perpendiculaire au déplacement est diminuée d’un point A (surface ou section S1), à un point B (surface ou section S2). Dans ce cas, la vitesse v 2 en B est égale à : La vitesse de l’eau est donc être très significativement augmentée en procédant à un rétrécissement du cours d’eau 6 ou d’une partie du cours d’eau 6, tout en maintenant le débit constant. Il faut toutefois respecter trois conditions. Il est ici nécessaire que la sortie 8 et la section de sortie S2 de l’eau soit au-delà d’une hauteur C correspondant aux crues décennales. D’autre part, il faut également veiller à ce que le flux d’eau arrivant à l’entrée de la turbine 12 ne dépasse pas un débit limite D max donné en fonction du diamètre d et v 2 par l’expression : Il faut enfin que le flux d’eau arrivant à la turbine 12 de vitesse v2 ne dépasse pas une vitesse limite acceptable pour la turbine 12 considérée. Il est considéré que cette vitesse limite, pour une turbine Pelton, est de l’ordre de 120 m/s. Dans l’exemple des figures 1 et 2, l’accélérateur de vitesse 1 présente une largeur de 13 mètres, une longueur de 20 m et un débit (ou module) de 25 m 3 /s. Les section S3, S4 et S5 représentent les sections à diverses positions de l’accélérateur de vitesse 1, v 1 étant la vitesse à l’entrée 7 de l’accélérateur de vitesse 1 et v 2 étant la vitesse à la sortie 8 de l’accélérateur de vitesse 1. L’accélérateur de vitesse 1 comprend plusieurs portions d’accélération 9, 10, 11 dans laquelle les sections varient progressivement suivant le sens de circulation de l’eau pour augmenter la vitesse de l’eau. On entend par «progressivement», le fait que les sections varient linéairement ou régulièrement ou de façon continue sans variation brusque due à une variation de la forme des parois 2, 3, 4, 5 de l’accélérateur de vitesse 1 tel un décrochage ou des bosses. L’accélérateur de vitesse 1 comprend une première portion d’accélération 9 comportant l’entrée 7 de l’accélérateur de vitesse 1. Une première largeur l1 de la première portion d’accélération 9 diminue suivant une direction Y et une première hauteur h1 de la première portion d’accélération 9 diminue suivant une direction Z perpendiculaire à la direction Y. La section dans la première portion d’accélération 9 diminue d’une section S1 à une section S5. L’accélérateur de vitesse 1 comprend une deuxième portion d’accélération 10 positionnée en aval de la première portion d’accélération 9. La deuxième portion d’accélération 10 présente une deuxième largeur l2 qui diminue suivant la direction Y et une deuxième hauteur h2 qui reste constante suivant la direction Z. Cette hauteur est choisie pour être égale aux hautes eaux annuelles HE. La section dans la deuxième portion d’accélération 10 diminue de la section S5 à une section S4. Enfin, la partie finale de l’accélérateur de vitesse 1 aboutissant à S2 prend une forme de S. Cette partie finale est appelée « portion d’accélération en forme de S 11 » dans le texte. Elle présente une sortie 8 positionnée au-dessus de la surface du cours d’eau 6, comme illustré sur la . La portion d’accélération en forme de S 11 comprend un premier coude 34 dans lequel la section diminue de S4 à une section S3 et un deuxième coude 35 dans lequel la section diminue de S3 à la section de sortie S2. La portion d’accélération en forme de S 11 prolonge la deuxième portion d’accélération 10 et comprend donc la sortie 8 de section de sortie S2. La hauteur au niveau à la section de sortie S2 est calculée pour atteindre une hauteur C qui correspond à la hauteur d’une crue décennale. La sortie 8 doit donc être au-dessus de la surface de l’eau. A la sortie 8 de l’accélérateur de vitesse 1, l’eau est dirigée vers l’entrée d’une turbine 12, grâce à la sortie 8 de la portion d’accélération en forme de S 11 formant un injecteur, telle qu’illustrée sur la . À l’arrivée de la turbine 12, le jet d’eau puissant qui a été accéléré depuis l’entrée 7 jusqu’à la sortie 8 de l’accélérateur de vitesse 1 vient frapper la roue et les godets de la turbine 12 pour la faire tourner et produire de l’électricité. Il faut adapter les hauteurs, largeurs, longueurs, la section d’entrée S1 et la section de sortie S2 pour tenir compte des hauteurs réelles et du débit du cours d’eau 6. Si le débit est supérieur à 25 m 3 /s, il faut ajouter des accélérateurs de vitesse 1 disposés en parallèle entre les bords du cours d’eau. Dans le cas où le cours d’eau 6 présente un débit faible et en particulier l’été, il faut choisir une turbine 12 de plus faible puissance et en particulier un diamètre d’entrée de la turbine 12 plus petit et donc une section de sortie S2 plus petite de telle manière que le rapport S1/S2 soit le plus grand possible. De plus, afin de tenir compte du débit du cours d’eau 6, il faut également mettre en œuvre un rapport S1/S2 qui soit compatible avec les capacités de la turbine 12 choisie et de son diamètre d’entrée. Enfin, pour maintenir le volume d’eau prélevé dans l’accélérateur de vitesse 1, l’accélérateur de vitesse 1 est couvert par la paroi supérieure 3 sur une longueur qui dépend du débit D. Dans l’exemple choisi, la paroi supérieure 3 est d’environ 130 m². La paroi supérieure 3 est adaptée en longueur et en forme pour permettre au rapport S1/S2 de rester le plus grand possible. Il est possible de calculer l’énergie potentielle Ep de l’eau pour diverses valeurs de hauteur d’eau h et divers débits D du cours d’eau 6. Toutefois pour tenir compte de crues exceptionnelles il est nécessaire de considérer que la hauteur d’eau h peut dépasser celle des crues annuelles pour atteindre une crue décennale, et par conséquent cette hauteur réelle HR peut s’écrire ici HR = C- HE x ½. D’après cette hauteur réelle HR, il est possible d’en déduire une énergie potentielle Ep. La illustre schématiquement un dispositif de production d’électricité 36 comprenant dix accélérateurs de vitesse 1 entraînant chacun une turbine 12, selon un mode de réalisation possible de l’invention. Le dispositif de production d’électricité 36 comprend un premier ensemble 13 comprenant cinq accélérateurs de vitesse 1 et un deuxième ensemble 14 comprenant cinq accélérateurs de vitesse 1. Les premier et deuxième ensembles 13, 14 sont séparés par un couloir 15 de libre circulation de l’eau (non associé à une turbine 12). Le dispositif de production d’électricité 36, 37, 38 comprend deux murs 16 afin de séparer le flux d’eau accéléré du reste du cours d’eau 6, de sorte que la pression de l’eau exercée par les murs 16 maintienne le flux d’eau en direction des turbines 12. Les murs 16 reposent sur le fond du cours d’eau et s’étendent selon la direction d’écoulement X. Les deux murs 16 sont de même hauteur et deux fois plus longs que l’accélérateur de vitesse 1 et sont montés de part et d’autre de l’accélérateur de vitesse 1. Les deux murs 16 présentent une hauteur identique à la première hauteur h1 de l’accélérateur de vitesse 1 et sont construits de part et d’autre de l’accélérateur de vitesse 1. Les deux murs 16 présentent une longueur L’ deux fois plus grande qu’une longueur L de l’accélérateur de vitesse 1. Afin de respecter les impératifs écologiques et la sécurité du dispositif de production d’électricité 36, il est nécessaire d’ajouter trois dispositifs de grilles G1, G2, G3 en amont de l’accélérateur de vitesse 1, comme illustré sur la . Chaque ensemble 13, 14 du dispositif de production d’électricité 36 comprend une première grille G1. Les premières grilles G1 comprennent de très larges mailles destinées à arrêter des branches ou de gros débris qui pourraient endommager la ou les turbines 12. Les premières grilles G1 sont perpendiculaires par rapport à la direction d’écoulement X. Chaque ensemble 13, 14 du dispositif de production d’électricité 36 comprend une deuxième grille G2 qui oblige les poissons à se diriger vers le couloir 15 permettant leur dévalaison et leur montaison. Chaque deuxième grille G2 est inclinée par rapport à la direction d’écoulement X. La première grille G1 du premier ensemble 13 et la deuxième grille G2 du deuxième ensemble 14 forment par conséquent un V. Chaque ensemble 13, 14 du dispositif de production d’électricité 36 comprend cinq troisièmes grilles G3 installées chacune à l’entrée d’un accélérateur de vitesse 1 pour empêcher un accident. Les figures 5 et 6 illustrent schématiquement une vue de dessus d’un dispositif de production d’électricité 37, 38 comprenant un accélérateur de vitesse 20, 20’, selon un autre mode de réalisation de l’invention. La référence LR représente la largeur du cours d’eau 6 entre deux berges B. En amont de l’accélérateur de vitesse 20, 20’, le dispositif de production d’électricité 37, 38 comprend un canal 21 qui présente une largeur égale à la section d’entrée S1, et une longueur double de celle de l’accélérateur de vitesse 20, 20’. Le canal 21 est encadré par deux parois latérales 31, 32. Une étude de simulations a montré que les débits mensuels peuvent varier de façon importante suivant les mois conduisant à des chutes de la production électrique en été. Pour pallier ces variations, le dispositif de production d’électricité 37, 38 comprend une porte pivotante 28 en amont du canal 21, permettant ainsi d’augmenter le débit entrant dans l’accélérateur de vitesse 20, 20’ et de compenser, totalement ou partiellement, la chute de production en période de basses eaux. Cependant, il faut considérer que simultanément à cette ouverture de la porte pivotante 28, la vitesse de l’eau entrant dans le canal 21, passe de la vitesse v à la vitesse v1. Et certains mois de l’année, cette vitesse v1 peut conduire, après l’effet d’accélération, à une vitesse v2 à l’entrée de la turbine 12, pouvant être trop élevée. Pour résoudre ce problème, le canal 36 comprend un système de réduction de la vitesse ou moyen de ralentissement 29, comme représenté sur la . La illustre schématiquement une vue de dessus d’un dispositif de production d’électricité 38 comprenant un accélérateur de vitesse 20’ comprenant une porte pivotante 28 telle que décrite précédemment et un moyen de ralentissement 29 ou limiteur de vitesse, selon une variante. La porte pivotante 28 ainsi que le moyen de ralentissement 29 permettent de piloter la production d’électricité. L’accélérateur de vitesse 20’ est identique à celui de la à l’exception du moyen de ralentissement 29 qui est en plus et qui est positionné entre la porte pivotante 28 et l’accélérateur de vitesse 20’. Le moyen de ralentissement 29 comprend un ou plusieurs axes 30 s’étendant suivant la direction Y et sur lesquels sont fixés des pales 33 s’étendant suivant la direction d’écoulement X. La montre trois pales 33. Les pales 33 ont la possibilité de pivoter autour de l’axe 30. Ainsi, le relèvement des pales 33 vient s’opposer au mouvement de l’eau, et diminue sa vitesse de v1 à v’1. L’ajustement de la rotation et donc de la vitesse permet de régler la vitesse de l’eau v2 à la sortie 8 de l’accélérateur de vitesse 20’ et de faire entrer l’eau dans la turbine 12 avec cette vitesse v2 pour qu’elle soit compatible avec le modèle de turbine 12 considéré. Cependant, dans le cas de débits suffisamment constants dans l’année, une variante consiste à ne pas adjoindre le moyen de ralentissement 29 et la porte pivotante 28. Enfin, suivant la largeur du cours d’eau 6, deux murs 16 tels qu’illustrés sur la , peuvent être construits parallèlement au canal 21 de façon que l’ensemble formé par le canal 21 et l’accélérateur de vitesse 20’ soit entre les deux murs 16. Les deux murs 16 présentent la même longueur que l’ensemble formé par le canal 21 et l’accélérateur de vitesse 20’. Les deux murs 16 permettent d’isoler le dispositif de production d’électricité 38. Il est à noter que pour des cours d’eau 6 de grandes largeurs, plusieurs dispositifs de production d’électricité 38 peuvent être juxtaposés, comme illustré sur la , afin d’augmenter la production électrique totale. L’exemple ci-après, montre les possibilités offertes par le dispositif de production électrique 36, 37, 38 utilisant un accélérateur de vitesse 1, 20, 20’. Soit un accélérateur de vitesse 1, 20, 20’ présentant une largeur de 13 mètres, une longueur de 20 m et le débit du cours d’eau (ou module) étant de 25 m3/s. Il est possible de calculer les l’énergies d’origine cinétique Ec pour diverses valeurs de vitesse v2 de l’eau sortant de l’accélérateur de vitesse 1, 20, 20’ en fonction du rapport S1/S2 et différents débits D. Dans l’exemple qui suit, il a été choisi une section d’entrée S1 de 39 m² et une section de sortie S2 de 0,98 m². Avec l’utilisation de l’accélérateur de vitesse 1, 20, 20’, l’énergie d’origine cinétique Ec fournie dépasse très largement l’énergie potentielle Ep. En effet, l’énergie d’origine cinétique Ec produit par l’accélérateur de vitesse 1, 20, 20’ dépasse très largement des valeurs de puissance en kW que pourrait fournir un barrage d’une hauteur de 2 mètres dans un cours d’eau 6 présentant un débit de 25 m3/s. L’accélérateur de vitesse 1, 20, 20’ fournit une puissance de 18958 kW contre une puissance de 491kW pour le barrage de 2 mètres. Cette puissance est 39 fois plus grande pour l’accélérateur de vitesse 1, 20, 20’. Même en construisant un barrage plus haut, et donc plus coûteux, il ne serait pas possible d’atteindre les valeurs obtenues avec l’accélérateur de vitesse 1, 20, 20’. Dans cet exemple où la section d’entrée S1 est de 39 m² et la section de sortie S2 est de 0,98 m², le débit maximum autorisé Dmax est de 29,1 m3/s. La hauteur d’eau est de 3 m, la largeur maximum de l’accélérateur de vitesse 1 est de 13 m, la longueur de l’accélérateur de vitesse 1 est de 18,2 m, la section S5 est de 16,09 m2, la section S4 est de 7,31 m2, et la section S3 est de 2,93 m2, le débit considéré D est de 25 m3/s. En considérant un autre exemple dans lequel la section d’entrée S1 est de 10,5 m², la section de sortie S2 est de 0,3 m², la hauteur d’eau est de 1 m, la largeur maximum de l’accélérateur de vitesse 1 est de 10,5 m, la longueur de l’accélérateur de vitesse 1 est de 8 m, la section S5 est de 4,33 m2, la section S4 est de 1,97 m2, et la section S3 est de 0,79 m2, le débit considéré D est de 2 m3/s et le débit maximum autorisé Dmax est de 2,4 m3/s. En considérant un autre exemple dans lequel la section d’entrée S1 est de 46 m², la section de sortie S2 est de 1,15 m², la hauteur d’eau est de 4 m, la largeur maximum de l’accélérateur de vitesse 1 est de 11,5 m, la longueur de l’accélérateur de vitesse 1 est de 26 m, la section S5 est de 18,98 m2, la section S4 est de 8,63 m2, et la section S3 est de 3,45 m2, le débit considéré D est de 35 m3/s et le débit maximum autorisé Dmax est de 40,2 m3/s. Ainsi, quelles que soient les conditions de hauteur d’eau h, des sections et des longueurs et largeurs de l’accélérateur de vitesse 1, les valeurs de débit maximum Dmax sont toujours plus grandes que les débits D considérés. Par conséquent, la turbine 12 peut toujours fonctionner correctement. Même en considérant un débit très faible de 2 m3/s, il est encore possible d’obtenir une énergie cinétique Ec de 1171 kW, alors que la puissance obtenue avec un barrage de 2 mètres de haut ne serait que de 39 kW, soit 30 fois moins. L’accélérateur de vitesse 1 permet ainsi d’augmenter de façon considérable la production électrique. De plus, le fait de ne pas avoir pas à construire un barrage et de laisser le cours d’eau 6 à la même hauteur, avant et après le dispositif de production d’électricité 36, 37, 38, permet de maintenir une partie du cours d’eau 6 ouvert. Ainsi, la montaison et la dévalaison des poissons sont continuellement possibles. La libre circulation des poissons et des sédiments, doit permettre aux administrations de ne pas s’opposer à toute installation de dispositif de production d’électricité 36, 37, 38. Il n’est pas non plus nécessaire de prévoir la construction d’une passe à poissons, ce qui diminue aussi le coût de l’installation. Enfin, l’absence d’un barrage devant résister à la pression d’une retenue d’eau représente une économie très importante. Bien qu’il soit difficile d’évaluer avec précision les investissements nécessaires pour mettre en œuvre un dispositif de production d’électricité 36, 37, 38, il semble justifié de prévoir un budget nettement moins important que pour un barrage électrique. Pour un dispositif de production d’électricité 36, 37, 38, les investissements concernent essentiellement la construction de murs de bétons d’une surface d’environ 1000 m2, correspondant à environ 300 m3 de béton. Le prix du béton étant de 60 €/m3, il faut un budget de l’ordre de 18000 €. En comparant au prix du kW de 3000 € admis pour les barrages, cette partie de l’investissement pour le béton ne représente que 1,3 € /kW pour le dispositif de production d’électricité 36, 37, 38. Les puissances installées sont considérables. Le dispositif de production d’électricité 36, 37, 38 est simple et peu coûteux. Le dispositif de production d’électricité 36, 37, 38 est comparable à un barrage d’altitude conduisant à une turbine positionnée à plusieurs centaines de mètres plus bas. La turbine 12 reçoit, par l’accélérateur de vitesse 1 qui forme une conduite forcée, un flux liquide animé d’une très grande vitesse et présentant donc une énergie cinétique importante. Le dispositif de production d’électricité 36, 37, 38 fonctionnant horizontalement est similaire à un barrage fonctionnant verticalement. Il suffit de quelques dizaines de mètres pour aboutir à des énergies considérables, sans nécessiter d’infrastructures complexes et l‘installation de conduites forcées coûteuses. L’eau accéléré présente une vitesse V2 en sortie de l’accélérateur de vitesse 1 qui est semblable à la vitesse de l’eau dans les montagnes circulant dans des cours d’eau 6 présentant des dénivelés importants. De préférence, la turbine 12 est une turbine Pelton présentant un axe horizontal et des rendements excellents de l’ordre de 90 %. D’autres turbines 12 peuvent être utilisées. Grâce à l’invention, il est donc possible d’exploiter une multitude de rivières de plaines qui sont actuellement sans équipement hydroélectrique. Bien entendu, l’accélérateur de vitesse 1 peut être aussi utilisé pour des cours d’eau 6 de montagne et éviterait ainsi de devoir noyer des vallées. Enfin, chaque dispositif de production d’électricité 36, 37, 38 est réalisé sans construction de barrages et par conséquent laissant toute possibilité au cours d’eau 6 de rester ouvert et permettant ainsi la circulation des poissons et des sédiments. Ainsi, avec un cours d’eau 6 de 150 mètres de large présentant un débit de 220 m3/s, la puissance totale produite peut être de 190 MW avec un seul dispositif de production d’électricité 36, 37, 38 comprenant 10 accélérateurs de vitesse 1, 20, 20’. Pour calculer la production annuelle, il est tenu compte du facteur de rendement qui est de 0,9 pour la turbine Pelton et également de 0,9 pour le rendement électrique. Par conséquent la puissance effective sera MWeff = 190 x 0,8 = 150 MW effectifs. Avec 8000 heures par an, il est obtenu une production de 1200000 MWh. Ces résultats sont donc beaucoup plus importants que ceux que pourraient fournir des hydroliennes ou un barrage. En admettant un rachat de la production à 100 € du MWh, les revenus annuels sont de 120 M €, ce qui est considérable. L’investissement pour un dispositif de production d’électricité 36, 37, 38 est donc rentabilisé en un très petit nombre d’années. Finalement, en installant des dispositifs de production d’électricité dans les 1410 cours d’eau 6 de France présentant les caractéristiques nécessaires pour recevoir le dispositif de production d’électricité 36, 37, 38, la production annuelle d’électricité pourrait être de 737 TWh, sachant que la production totale d’électricité en France, toutes filières considérées, est annuellement de l’ordre de 550 TWh. Avec les mêmes emplacements, la technique du barrage ne permettrait d’obtenir que 29 TWh de production annuelle d’électricité. Puisque les cours d’eau 6 de plaine présentent des vitesses faibles mais variables, il convient de rechercher l’emplacement où cette vitesse initiale est le plus élevée possible. Il est également possible de répartir plusieurs dispositifs de production d’électricité le long d’un même cours d’eau 6. Accélérateur de vitesse (1, 20, 20’) destiné à être installé dans un cours d’eau (6) pour accélérer la vitesse d’au moins une partie du cours d’eau (6) afin d’entraîner une turbine (12) pour produire de l’électricité, le cours d’eau (6) présentant un sens unique de circulation, caractérisé en ce qu’il comprend une section d’entrée (S1), par laquelle rentre l’eau, et une section de sortie (S2), par laquelle l’eau ressort, plus petite que la section d’entrée (S1), de sorte que la vitesse de l’eau en section de sortie (S2) est plus élevée que la vitesse de l'eau en section d’entrée (S1), de préférence le rapport de la section d’entrée (S1) sur la section de sortie (S2) étant supérieur à 40. Accélérateur de vitesse (1, 20, 20’) selon la revendication 1, caractérisé en ce qu’il comprend au moins une portion d’accélération (9, 10, 11, 22) présentant une section diminuant régulièrement suivant le sens de circulation de l’eau. Accélérateur de vitesse (1, 20, 20’) selon la revendication 2, caractérisé en ce que la portion d’accélération (9, 10, 11, 22) comprend quatre parois (2, 3, 4, 5) de façon à former un ensemble tubulaire de section parallélépipédique présentant une forme sensiblement tronconique. Accélérateur de vitesse (1, 20, 20’) selon l’une quelconque des revendications 2 ou 3, caractérisé en ce qu’il comprend une portion d’accélération en forme de S (11) positionnée en sortie de l’accélérateur de vitesse (1, 20, 20’), la portion d’accélération en forme de S (11) présentant une sortie (8) positionnée au-dessus de la surface du cours d’eau (6). Accélérateur de vitesse (1, 20, 20’) selon la revendication 4, caractérisé en ce qu’il comprend une première portion d’accélération (9) comprenant une entrée (7) par laquelle l’eau rentre dans l’accélérateur de vitesse (1, 20, 20’), la première portion d’accélération (9) comprenant une première largeur (l1) et une première hauteur (h1) diminuant suivant deux directions différentes, l’accélérateur de vitesse (1, 20, 20’) comprenant une deuxième portion d’accélération (10) positionnée entre la première portion d’accélération (9) et la portion d’accélération en forme de S (11), la deuxième portion d’accélération (10) présentant une deuxième largeur (l2) diminuant dans le sens de circulation de l’eau et une deuxième hauteur (h2) constante. Dispositif de production d’électricité (36, 37, 38) destiné à être installé dans un cours d’eau (6) présentant un sens unique de circulation de l’eau, caractérisé en ce qu’il comprend un accélérateur de vitesse (1, 20, 20’) pour accélérer la vitesse d’au moins une portion du cours d’eau (6) tel que défini selon l’une quelconque des revendications 1 à 5, le dispositif de production d’électricité (36, 37, 38) comprenant une turbine (12) positionnée dans la trajectoire de l’eau accélérée à une sortie (8, 24) de l’accélérateur de vitesse (1, 20, 20’), la turbine (12) et la sortie (8, 24) de l’accélérateur de vitesse (1, 20, 20’) étant positionnées au-dessus de la surface de l’eau. Dispositif de production d’électricité (36, 37, 38) selon la revendication 6, caractérisé en ce qu’il comprend un canal (21) comportant une porte pivotante (28) en amont de l’accélérateur de vitesse (1, 20, 20’) pour faire varier la section d’entrée (S1), entraînant la variation du flux d’eau. Dispositif de production d’électricité (36, 37, 38) selon la revendication 7, caractérisé en ce que le canal (21) comprend un ou plusieurs moyens de ralentissement (29) positionné entre la porte pivotante (28) et l’accélérateur de vitesse (1, 20, 20’). Dispositif de production d’électricité (36, 37, 38) selon l’une quelconque des revendications 6 à 8, caractérisé en ce qu’il comprend deux murs (16) de même hauteur que la première hauteur (h1) de l’accélérateur de vitesse (1, 20, 20’) construits de part et d’autre de l’accélérateur de vitesse (1, 20, 20’), les deux murs (16) présentant une longueur (L’) au moins deux fois plus grande qu’une longueur (L) de l’accélérateur de vitesse (1, 20, 20’). Dispositif de production d’électricité (36, 37, 38) selon l’une quelconque des revendications 6 à 9, caractérisé en ce qu’il comprend au moins une grille (G1, G2, G3) en amont de l’accélérateur de vitesse (1, 20, 20’) pour au moins protéger la turbine (12).