La présente invention concerne un procédé et un appa- reil pour soumettre du carton ondulé à un traitement avant de le séparer, par décollement, en ses différents constitu- ants en vue du recyclage. Il est à présent bien connu que le recyclage de déchets de papier (y compris du carton ondulé) offre des avantages notables sur le plan économique et qu'en outre dans le cas o les déchets à recycler, c'est-à-dire le papier de récupé- ration, se composent de types de papiers mélangés, l'intérêt que le recyclage présente du point de vue économique peut encore être accru, souvent dans une mesure considérable, en triant les différents types de papier constituant le papier de récupération selon leurs catégories qualitatives respec- tives dans la mesure o un tel triage peut être effectué avant leur recyclage effectif. Ceci permet d'éviter ou du moins de réduire le risque d'un mélange de différents types de papier au cours d'une opération de recyclage quelconque, mélange qui sans cela obligerait à destiner le produit recyclé à un domaine de ré- utilisation de bas de gamme et en conséquence de faible inté- rêt économique. Or, le triage préalable du papier permet aux meilleurs types de papier d'être séparés et recyclés en l'ab- sence des types de papier de qualité inférieure, et par con- séquent d'être utilisés ensuite dans des domaines d'applica- tion de haut de gamme et donc d'un intérêt plus élevé. Des machines pour trier des déchets de papier sont connues et l'une de celles-ci est décrite dans le brevet des Etats Unis no 4 124 168. Ces machines sont toutefois surtout utiles lorsqu'il s'agit de trier des types de papier simples et ne permettent guère de trier efficacement des papiers à plusieurs couches de différentes qualités qui peuvent avoir besoin d'être décollées avant l'opération de triage propre- ment dite. Le genre de papier à plusieurs couches, ou contrecollé, visé par la présente invention est du carton ondulé, souvent appelé simplement "ondulé", qui est utilisé très largement, par exemple, dans le domaine des emballages et des conteneurs. Sous sa forme la plus simplele carton ondulé comprend une couche centrale ou médiane formée de pâpier rigide, résis- tant à l'écrasement, qui est cannelé ou ondulé de façon à 2 2474074 présenter des sommets supérieurs et inférieurs et qui présen- te un pouvoir notable d'absorption de l'eau. Cette couche cen- trale est prise en sandwich entre des feuilles de couverture, appelées aussi simplement couvertures, d'un autre type de papier présentant normalement un moindre pouvoir d'absorption de l'eau, ces couvertures étant-étroitement liées aux sommets de la couche centrale, habituellement au moyen d'un adhésif amylacé. Si on recyclait le carton ondulé sous sa forme compo- i0 site initiale sans au préalable séparer les couches, cela conduirait à un produit comprenant un mélange de la matière formant couche centrale et de la matière constitutive des couvertures; or, un tel produit est généralement de valeur relativement faible et utilisable seulement dans des applica- tions dites de bas de gamme. Le recyclage séparé des feuilles de couverture d'une part et de la couche centrale d'autre part, après séparation en plusieurs couches du carton ondulé, permet au contraire de valoriser les produits du point de vue de leurs possibilités d'utilisation et, par conséquent, d'augmenter la valeur de chacun des produits recyclés; il est même concevable de conférer parfois à la couche centrale, qui est le composant le moins cher, une valeur supérieure à celle des déchets de carton ondulé dans leur ensemble. Etant donné que la séparation des constituants du car- ton ondulé s'avère donc souhaitable, celui-ci est soumis à un traitement préalable destiné à attaquer, ou du moins saper, les liaisons d'adhérence entre ses différentes couches de façon à faciliter ultérieurement la rupture des liaisons et, par suite, la séparation des couches respectives au cours d'une opération de triage subséquente, permettant ainsi aux différents types de papier ou carton d'être ensuite séparés les uns des autres au cours de l'opération de recyclage pro- prement dite. -A la connaissance de l'inventeur, le seul brevet exis- tant ayant spécialement trait à la séparation des couches du carton ondulé est le brevet américain no 3 833 460, dans lequel est décrit un procédé dit "à sec". La présente inven- tion peut par contre être considérée comme ayant trait à un procédé "humide". Théoriquement, la séparation des couches de carton ondulé peut être réalisée en faisant tremper le carton dans un "solvant" approprié, par exemple l'eau, comportant ou non des additifs, mais,bien que cela permette éventuellement d'obtenir effectivement une séparation, dans la pratique il n'est pas possible pour plusieurs raisons de procéder de manière inconsidérée à un tel trempage. En effet, celui-ci pose par exemple un problème en ce qui concerne la récupéra- tion des couches séparées respectives. Les couches seraient saturées de liquide et par conséquent moins faciles à trier, en présentant en outre évidemment la tendance à se désinté- grer et à être ramenées prématurément à l'état de pâte avant leur séparation, ce qui irait, au moins en partie, à l'en- contre du but de la séparation et des opérations de traitement préalable. Il convient de noter que le terme "solvant" et ses variantes sont utilisés d'une façon relativement libre dans le cadre de la présente invention à défaut d'une meilleure terminologie pour définir une substance capable d'attaquer et d'affaiblir, ou saper, des liaisons d'adhérence reliant les différentes couches du carton ondulé entre elles, cet affai- blissement pouvant être'obtenu en dissolvant l'adhésif effec- tivement ou sans dissoudre celui-ci. L'amidon, par exemple, est un adhésif très couramment utilisé dans du carton ondulé et bien qu'il ne soit pas réellement soluble dans l'eau, qui est le "solvant" préféré pour des liaisons amylacées, il est certainement sensible à l'eau et capable d'absorber celle-ci pour devenir spongieux et avoir alors tendance en conséquence à perdre son pouvoir adhésif. Tout en reconnaissant que dans bien des cas il est sou- haitable d'amorcer la séparation des couches du carton ondulé en faisant tremper celui-ci de façon à ramollir les liaisons d'adhérence reliant ses couches, la présente invention vise d'une manière générale à fournir un procédé et un appareil permettant d'obtenir ce résultat sans que le carton ondulé risque sérieusement d'être entièrement et prématurément rame- né à l'état de pâte. L'invention a en outre pour but de fournir un procédé et un appareil pour soumettre du carton ondulé à un pré- traitement, en vue de son recyclage, en le mettant de manière contrôlée en contact avec un solvant capable d'attaquer les liaisons d'adhérence afin d'affaiblir ces liaisons et de les rendre ainsi sensibles à d'autres forces exercées subséquem- ment sur le carton ondulé pour achever la séparation effecti- ve de celui-ci et, en même temps, séparer ses différentes couches les unes des autres en vue du recyclage. Plus précisément, la présente invention vise à fournir un procédé et un appareil pour affaiblir-les liaisons d'adhé- rence, comme indiqué plus haut, en introduisant les déchets de carton ondulé dans un solvant approprié du genre défini dans le cadre de la présente invention et en exerçant simul- tanément des forces mécaniques sur les déchets de carton on- dulé pour soumettre ses liaisons d'adhérence au maximum à l'action du solvant de sorte que ces dernières se trouvent attaquées et effectivement affaiblies avant que les différents types de papier constitutifs du carton ondulé n'absorbent trop de solvant et ne commencent à être ramenés à l'état de pâte. Pour atteindre ces buts, la présente invention-propose un procédé et un appareil permettant d'introduire le carton ondulé convenablement nettoyé et déchiqueté (comme décrit plus loin) dans un solvant liquide, c'est-àdire par exemple un bain d'eau; de déplacer les fragments de carton ondulé de ma- nière désordonnée les uns par rapport aux autres dans le bain de façon à permettre au solvant de mieux passer entre les couches extérieures, ou couvertures, du carton et à exposer les liaisons d'adhérence au solvant; de continuer à déplacer les fragments de carton ondulé les uns par rapport aux autres pendant une courte durée, suffisante pour que le solvant puisse atteindre, attaquer, ramollir et affaiblir les liaisons d'adhérence, mais insuffisante pour amorcer le processus ramenant le carton ondulé sensiblement à l'état de pâte; de retirer les fragments de carton ondulé du bain et de les dé- barrasser de solvant libre avant de les soumettre pratique- ment aussitôt à des contraintes dans un appareil de triage de façon à rompre les liaisons ramollies et à séparer les différentes couches du carton ondulé en les isolant en même temps les unes des autres, pour les recycler. Pour permettre une meilleure compréhension de la présente invention, il convient à présent de faire remarquer que le carton ondulé de récupération est généralement fourni sous la forme dite "déchiquetée", c'est-à-dire sous forme de fragments dont la dimension plane excède rarement 650 cm2, les couches centrales du carton ondulé de récupération se trou- vant généralement écrasées pour avoir été précédemment compri- mées par une presse à balles sous la gorme d'une balle forte- ment compactée, fournissant ainsi des fragments ou lambeaux de différents profils, tailles et formes de présentation lorsque la balle est ouverte. Il est en outre à noter que malgré un nettoyage néces- saire pour éliminer des matières nuisibles ou analogues pré- sentes dans le carton ondulé de récupération, les constitu- ants de celui-ci risquent néanmoins de rester plus ou moins souillés en comparaison de leur état initial pur par suite des différents "traitements" que ces constituants peuvent avoir subis au cours et en vue de leur utilisation initiale et par suite desquels le carton ondulé peut se trouver chargé de substances nuisibles et relativement difficiles à éliminer telles que enduits, adhésifs, matières d'impression et analogues. De plus, bien que le procédé de l'invention se soit avéré très efficace en ce qui concerne son aptitude à séparer les différentes couches du carton ondulé de manière satisfai- sante avec le moins d'efforts possible et en ramenant le carton ondulé le moins prématurément possible à l'état de pâte, il se produit pratiquement de manière inévitable jusqu'à un certain degré une remise en forme de pate qui tend égale- ment à détériorer les produits recyclés en comparaison de leur état pur. Enfin, il convient encore de noter que, tout en étant hautement désirable, une séparation parfaitement "nette" n'est pas toujours réalisable pour différentes raisons qui relèvent de la composition des différentes couches, des adhé- sifs particuliers utilisés.pour les faire adhérer les unes aux autres, des enduits et analogues appliqués sur une ou plusieurs couches, ainsi de suite. L'invention est décrite ci-dessous plus en détail à l'aide d'exemples de réalisation illustrés aux dessins annexés dans lesquels: la figure 1 est une vue isométrique d'un fragment ou lambeau d'une forme courante de carton ondulé; la figure 2 est une vue en élévation latérale schémati- que de l'appareil suivant l'invention; 6 2474074 La figure 3 est une coupe suivant la ligne III-III de la figure 2; la figure 4 est une coupe longitudinale de l'appareil de la figure 2 suivant la ligne IV-IV de la figure 3; la figure 5 est une vue schématique, en coupe longitu- dinale, d'un appareil constituant une variante par rapport à celui représenté sur les figures 2, 3 et 4; la figure 6 est une vue correspondant à celle de la figure 4, l'appareil étant cependant équipé d'un accessoire de drainage; la figure 7 est une vue schématique, en coupe longitu- dinale, d'un appareil modifié par rapport à celui de la figure 5; la figure 8 représente, sous forme de graphique, la quantité d'eau absorbée et la facilité de séparation des couches du carton ondulé en fonction du temps; et la figure 9 représente, également sous forme de graphique, les effets de différents paramètres opératoires sur le temps nécessaire à l'obtention d'une séparation aisée des couches du carton ondulé. Il n'est guère besoin de préciser que l'appareil est représenté, pour des raisons de clarté et pour une meilleure compréhension de l'invention, de manière schématique et non pas tel qu'il serait construit à des fins industrielles. C'est également pour faciliter la compréhension que le. procédé et l'appareil sont décrits ci-dessous, à certains égards, non pas séparément mais ensemble, de sorte que le procédé est parfois mis en évidence par la description de l'appareil qui à son tour se trouve parfois mieux élucidé par la description du procédé. Etant entendu que le carton ondulé peut se présenter sous des formes très variées, qui sont d'ailleurs assez courantes, l'invention est décrite cidessous en prenant comme exemple le carton ondulé qui est du type simple et bien connu comportant une couche centrale 2 formée généralement de fibres semi-chimiques et contrecollée à des feuilles de cou- verture 4,4 en fibres kraft écru au moyen d'un adhésif amylacé sensible à l'eau et capable de former des liaisons 6 au niveau desquelles les couvertures 4,4 se trouvent en contact avec les sommets 6' des ondulations 8 et sont assujetties à ces sommets. 7 2474074 A l'état normal, non écrasé, du carton ondulé, les ondu- lations 8 de celui-ci forment des cannelures ou canaux 10 par lesquels les liaisons 6 peuvent être facilement atteintes par le liquide dans lequel le carton ondulé est immergé. Toute- fois, les ondulations 8 seront généralement écrasées lors de la mise en balles du carton de récupération et, bien que cela risque fort de rendre les liaisons 6 moins accessibles, la dislocation généralisée du carton ondulé, également due à la mise en balles, aura tendance à permettre au carton ondulé de subir davantage l'action du solvant ou de mieux absorber celui-ci de façon à compenser plus ou moins le resserrement provoqué par l'effondrement des Canaux 10. Etant donné que, comme déjà expliqué, la couche centrale 2 se trouve plus facilement saturée de liquide que les couver- tures 4, l'invention vise avant tout à permettre aux liaisons 6 d'être mouillées au maximum dans un laps de temps aussi court que possible de façon à réduire à un minimum l'imprégna- tion des couvertures 4 et, par suite, à retarder le processus ramenant ces dernières à l'état de pate. En conséquence, la présente invention propose un procédé consistant à introduire du carton ondulé préalablement nettoyé, sous forme déchiquetée, dans un solvant liquide-décrit plus loin et à déplacer les fragments de carton ondulé de manière désordonnée les uns par rapport aux autres dans le solvant de manière à les faire fléchir et basculer, changer leur orienta- tion, les renverser et d'une manière générale les faire passer continuellement d'un endroit à un autre, non seulement pour exposer de nouvelles parties des fragments au solvant, mais encore pour rendre les liaisons d'adhérence 6 autant que possible accessibles à ce dernier. Un moyen commode et très simple pour effectuer cette phase du traitement consiste à placer le solvant dans un ré- cipient allongé ayant son axe disposé horizontalement, ce récipient pouvant être par exemple une des cuves représentées sur les figures 2 à 7. Une cuve de ce genre peut être consti- tuée par le tambour tubulaire rotatif 20, représenté en vue latérale sur la figure 2 et en coupe transversale ou longitu- dinale sur d'autres figures, qui présente à ses extrémités des parois 22 dans lesquelles sont ménagées des ouvertures centrales 24, 26 destinées respectivement à l'introduction 8 2474074 de fragments de carton ondulé C dans le tambour 20 et à la sortie de ces fragments du tambour. Le tambour 20 est destiné à former un milieu dans le- quel les fragments de carton ondulé C peuvent être commodé- ment amenés à baigner dans le solvant liquide dont la nature et le caractère particulier dépendent nécessairement de l'adhésif spécifique utilisé pour le contrecollage du type de carton ondulé C à traiter et doivent le mieux possible conve- nir à cet adhésif. Comme indiqué précédemment, l'amidon ordinaire est un adhésif très largement utilisé dans ce but et est en même temps sensible à un solvant aqueux qui tend à le ramollir et à réduire la persistance de son pouvoir adhésif. Comme on le sait, les effets produits par un tel solvant aqueux sur l'ami- don peuvent évidemment être accentués dans certaines conditions par l'adjonction à ce solvant d'un agent mouillant, comme par exemple l'urée ou le polyalcoylphénol alcoxylé commercialisé sous la marque Triton X-100. Ainsi, dans la présente forme de réalisation, le solvant liquide S contenu dans le tambour 20 entre ses parois 22 est de l'eau (avec ou sans additifs) dont on peut faire le plein de temps en temps selon les besoins en 28 en versant du liquide par l'ouverture de l'une des parois 22 ou, le cas échéant, dans la goulotte de remplissage 30. Il convient à présent de souligner que l'efficacité du procédé suivant l'invention dépend de plusieurs facteurs à un degré plus ou moins important en fonction du type particulier de carton ondulé C à traiter. Ainsi, le solvant S utilisé doit non seulement convenir au mieux à l'adhésif utilisé pour le contrecollage du carton ondulé C, mais il s'agit en outre de régler sa température se- lon certains paramètres du traitement comme par exemple la durée d'exposition du carton ondulé C au solvant, c'est-à-dire son temps de séjour dans ce dernier. D'autres facteurs, tels que la taille des fragments, la façon plus ou moins énergique de les déplacer les uns par rapport aux autres, etc., peuvent également jouer un rôle. toutefois, ces paramètres ne sont pas tout à fait aussi impor- tants que le solvant, la température de celui-ci et le temps de séjour. 9 2474074 Dans le premier exemple, la goulotte de remplissage 30 est disposée de manière à se vider dans le tambour 20 par une ouverture 24 ménagée dans l'une des parois 22; cette ouverture constitue donc le point d'entrée du carton ondulé déchiqueté C dans le tambour 20 alors que son point de sortie est l'ouver- ture de décharge 26 ménagée dans la paroi 22 opposée. Le temps de séjour du carton ondulé C est la durée de son transit entre son point d'entrée et son point de sortie du tambour 20 et on peut évidemment avoir recours à plusieurs moyens pour faire avancer les fragments de carton ondulé C entre ces deux points. Par exemple, le temps de séjour peut être influencé par le débit des fragments de carton ondulé C entrant dans le tambour 20 ainsi que par la vitesse de rotation de ce dernier, comme expliqué ci-dessous. Ainsi que le fait apparaître la figure 6, des fragments de carton ondulé C amenés rapidement dans le tambour 20 tendent à s'accumuler à proximité de l'ouverture 24 o ils tombent d'abord en sortant de la goulotte de remplissage 30. Toutefois, l'accumulation de fragments de carton ondulé tend naturellement à se niveler lorsque le tambour 20 tourne, cette rotation permettant en même temps d'obtenir plusieurs autres effets favorables. En effet, la rotation du tambour 20 tend à entraîner les couches les plus basses des fragments de carton ondulé C et à les soulever en dehors du bain de solvant liquide se trouvant au fond du tambour 20 pour les faire tomber ensuite à nouveau sur la pile de fragments accumulés, permettant ainsi aux couches supérieures de la pile de trouver place et d'être im- mergées dans le solvant, sensiblement comme représenté sur la figure 3. De même, la rotation du tambour a pour effet de dépla- cer les fragments de carton ondulé les uns par rapport aux autres et de changer leur orientation, amenant ainsi de nou- velles surfaces des fragments au contact du solvant, ainsi que de les faire passer continuellement d'un endroit à un autre de façon à favoriser l'écoulement du solvant S par les canaux 10 de la couche centrale 2. Ainsi, d'une manière générale, la rotation du tambour 20 aura pour effet de dépla- cer les fragments de carton ondulé C les uns par rapport aux autres dans le tambour et de leur communiquer différents mou- vements, tels que fléchissements, basculements, culbutes, ren- versements, etc., de manière à faire effectuer au solvant des allers et retours dans les canaux 10 et à lui permettre ainsi d'accéder le plus facilement possible aux liaisons d'adhérence 6. Le déplacement des fragments de carton ondulé C les uns par rapport aux autres ainsi que leur avancement à l'in- térieur du tambour 20 peuvent également être favorisés ou ob- tenus entièrement en prévoyant des ailettes ou palettes es- pacées 32 montées longitudinalement sur la paroi intérieure 34 du tambour de façon à tourner avec celui-ci. De toute évidence, les fragments de carton ondulé C dans le tambour-20 sont ainsi périodiquement soulevés par les palettes rotatives 32 qui les laissent ensuite à nouveau tomber de façon à les déplacer et redistribuer constamment. De plus, en conférant aux palettes 32 montées sur la paroi 34 du tambour une incli- naison plus ou moins diagonale ou spirale dans une direction appropriée, on permet en môme temps aux fragments de carton ondulé C d'avancer de la manière requise en se déplaçant les uns par rapport aux autres comme indiqué ci-dessus. En conséquence, tous les fragments de carton ondulé C introduits dans le tambour rotatif 20 se trouvent en défini- tive immergés de manière satisfaisante dans le solvant liquide S contenu dans le tambour et sont en même temps amenés à pas- ser de leur point d'entrée dans le tambour 20 à leur point de sortie de celui-ci. Par conséquent, la rotation du tambour 20 sert non seu- lement à mettre les fragments de carton ondulé C mieux au contact du solvant liquide S mais aussi à leur permettre d'avancer entre les deux points mentionnés. Tout en pouvant être utilisé d'une manière très efficace dans ce but, un tambour rotatif n'est cependant pas le seul moyen disponible pour déplacer les fragments de carton ondulé C les uns par rapport aux autres et les faire avancer dans un bain de solvant liquide S. En effet, le même but peut être atteint en utilisant le système de transfert par relais illustré schématiquement sur la figure 5 et qui comprend une cuve non rotative 120 pour un bain de solvant P et une suite de roues à aubes 40 11 2474074 coopérant entre elles et montées les unes après les autres entre la goulotte de remplissage 130 et le point de sortie 126 de la cuve 120. Il va sans dire que les fragments de carton ondulé C entrant dans la cuve sont reçus d'abord par la première roue à aubes 40 et sont transférés par celle-ci à la suivante et ainsi de suite jusqu'à ce qu'ils atteignent le point de sortie 126. Dans cette forme de réalisation, les aubes 42 de chaque roue à aubes effectuent un parcours en arc de cercle situé en partie dans'le bain P contenu dans la cuve 120, de sorte que les fragments de carton ondulé C sont non seulement constamment redistribués mais en outre succes- sivement immergés à plusieurs reprises dans le solvant en étant reçus et transférés comme décrit ci-dessus. Les formes de réalisation illustrées et décrites compor- tent différents moyens pour déplacer les fragments de carton ondulé C les uns par rapport aux autres et les faire avancer dans un bain de solvant afin de permettre à celui-ci d'accéder aux liaisons 6 reliant les couvertures 4 aux couches centrales 2 des fragments de carton ondulé C et de régler le temps de séjour, étant entendu que celui-ci est également variable en fonction de la distance à parcourir par les fragments de car- ton ondulé entre leurs points d'entrée et de sortie ainsi que par la vitesse des mécanismes d'avancement particuliers utili- sés. Généralement, le solvant libre S restant piégé dans les canaux 10 de la couche centrale 2 s'écoule entièrement ou en grande partie de celle-ci au cours de l'agitation que les fragments de carton ondulé C peuvent subir en étant retirés du solvant S et transférés à l'appareil de décollement et de triage. Toutefois, un drainage positif peut être réalisé en soumettant les fragments de carton ondulé C à un traitement de drainage mécanique effectué par exemple dans une cage ro- tative 50 représentée schématiquement en coupe sur la figure 6 et disposée de manière à recevoir les fragments sortant du tambour 20. La cage 50 peut être équipée ou non d'ailettes 132 correspondant aux ailettes 32 du tambour 20; c'est pourquoi la cage représentée sur la figure 6 est brisée en deux parties respectivement munie et dépourvue d'ailettes. La cage 50 peut être amenée à tourner pour permettre aux 12 247-4074 fragments de carton ondulé C qui lui sont.fournis par l'équi- pement de trempage d'être déplacés de manière désordonnée les uns par rapport aux autres; en subissant ces déplacements les fragments de carton ondulé se débarrassent du solvant libre pendant qu'ils avancent dans la cage 50 à partir de l'extré- mité de sortie du tambour 20 à l'extrémité de sortie 52 de la cage 50. Un autre moyen de drainage est représenté sous la forme du transporteur à chaîne 60 de la figure 5 sur lequel sont montés des godets 62 et qui est situé à l'extrémité de sortie de la cuve 120 pour recueillir des fragments de carton ondulé C de la dernière roue à aubes 40 et les entraîner vers le haut à l'extérieur du solvant liquide S à un endroit situé à l'extérieur de la cuve 120 o ils tombent du transporteur; le solvant liquide S entraîné par les fragments de carton ondulé- peut retomber à travers le transporteur à godets 60 dans la cuve 120 ou dans le bac collecteur 64 pour être remis en cir- culation. L'équipement 70 monté dans la cuve 220 (figure 7) pour entraîner les fragments de carton ondulé sous le niveau du liquide peut, si les circonstances s'y prêtent, remplacer la suite de roues à aubes de la figure 5 et est également équipé d'aubes 72 qui sont alimentées en fragments de carton ondulé C par la goulotte de remplissage 230-et par lesquelles les fragments sont ensuite poussés à travers le solvant liquide S dans la cuve 220 en direction de l'extrémité de sortie 226. Tout en n'agissant peut-être pas aussi vigoureusement que le tambour rotatif 20 ou le système de transfert par relais de la figure 5, le transporteur à godets 60 des figures 5 et 7 et l'équipement 70 de la figure 7 pour l'entraînement des fragments de carton ondulé sous le niveau du liquide per- mettent néanmoins aux fragments de carton ondulé C lors de leur transit par les cuves 120 et 220 et en dehors de celles- ci d'être agités à un degré plus ou moins suffisant pour atteindre le but de l'invention en fonction de-divers facteurs tels que la taille moyenne des fragments de carton ondulé. Le moteur M de la figure 2 entraîne des roues W qui font tourner le tambour 20 et peut également entraîner les organes en mouvement des figures 5 et 7. Le moteur M ou les organes de transmission (non représentés) normalement et 13 2474074 habituellement associés à ce moteur peuvent être réglables de façon à permettre de faire varier la vitesse de l'équipe- ment et d'obtenir ainsi le temps de séjour voulu des fragments de carton ondulé C dans le solvant S. Certains paramètres opératoires relatifs au traitement préalable des fragments de carton ondulé ont été étudiés dans des conditions de modèle en utilisant la mathode d'essai dé- crite ci-dessous. Du carton ondulé présentant sur chaque face une seule feuille de couverture (le rapport de poids de base entre les couches étant de 42/26/42) et contrecollé au moyen d'un adhé- sif à base d'amidon est coupé en rubans mesurant 150 mm (perpendiculairement aux cannelures) sur 15 mm. Les rubans sont immergés pendant un laps de temps déterminé dans le sol- vant de traitement et sont soumis à une séparation effectuée au moyen d'un dynamomètre Instron moins d'une minute et demie après leur enlèvement du solvant. La résistance à la séparation est mesurée en tant que la force moyenne nécessaire pour rompre la liaison entre les sommets de la couche médiane et la feuille de couverture. * Chaque valeur est le résultat d'essais effectués sur au moins cinq rubans et de 8 à 10 mesures enregistrées par ruban. La teneur en humidité des rubans est déterminée immédiatement après les essais par séchage au four. Des conditions "de référence" sont définies comme com- portant l'utilisation d'eau à 20VC sans additif en tant que solvant de traitement. Des valeurs de résistance à la séparation de fragments de carton ondulé obtenues dans différentes conditions de trai- tement sont représentées sur la figure 8. Sur celle-ci la courbe 1 montre la variation de la résistance à la séparation en fonction du temps de traitement dans les conditions de référence. A l'instant zéro la résistance à la séparation est sensiblement supérieure à la force mécanique des différentes couches du carton ondulé et il se produit un déchirement de ces couches. La séparation est considérée comme "aisée" lors- que la résistance tombe à une valeur arbitraire de 60 grammes dans la méthode d'essai décrite ci-dessus car des déchets de carton ondulé traités sont généralement soumis à une force au moins aussi importante au cours de leur mise en oeuvre 14 2474074 subséquente dans un classificateur de fibres. Dans les con- ditions de traitement de référence la séparation se produit facilement au bout d'environ 50 secondes d'immersion (point A). La teneur en humidité des fragments de carton ondulé traités est représentée sur la figure 9. On observe que dans les conditions de référence la teneur en humidité augmente d'une manière modérément rapide pendant le laps de temps au bout duquel la séparation devient aisée (courbe 1, point A'). On conçoit que, malgré le fait qu'il ne soit pas fourni de données à cet égard dans le cadre de la présente invention, la résistance mécanique des différentes couches à l'état humide diminue tant avec l'augmentation de leur teneur en eau qu'en fonction du temps. Dnas les conditions de référen- ce on constate que la résistance mécanique des couches à l'état humide peut devenir presque nulle, comme en témoigne la désintégration subie par les couches au bout d'environ cinq minutes d'immersion. Il existe alors une différence entre le temps nécessaire à une séparation "aisée" et celui au bout duquel se produit la désintégration des couches du carton ondulé. En pratique cette différence de temps peut être augmen- tée en retirant le carton ondulé du bain de traitement avant l'écoulement du temps au bout duquel la séparation devient aisée. Du solvant entraîné par le carton ondulé continue d'at- taquer les liaisons d'adhérence entre les couches et de ré- duire la résistance à la séparation. Une partie du solvant entraîné peut être séparée des fragments de carton ondulé par les moyens décrits prévus à cette fin. Une autre partie du solvant pénètre dans le carton ondulé de façon à augmenter sa teneur en humidité et à résuire ainsi sa résistance à l'état humide. Cependant, alors que la résistance à la sépa- ration se trouve rapidement ramenée au-dessous de la valeur correspondant à la séparation aisée, la quantité de solvant disponible pour l'imbibition peut généralement être réglée de façon à ne pas atteindre celle nécessaire pour saturer complètement les couches et conduire à leur désintégration. Ladite différence de temps peut également être influ- encée par la température du bain de traitement et par le sol- vant utilisé. Sur les figures 8 et 9, les valeurs obtenues 2474074 pour une température du bain de 100C sont représentées par la courbe 2. Dans ce cas le temps nécessaire à l'obtention d'une séparation aisée se trouve évidemment accru, ce laps de temps étant alors de 1,3 minute (point B, figure 8). De manière surprenante, la teneur en humidité du carton ondulé au bout du temps de traitement nécessaire à l'obtention d'une séparation aisée (point B', figure 9) est sensiblement infé- rieure à celle du témoin, c'est-à-dire des fragments de car- ton ondulé traités dans les conditions de référence, ce qui indique que ladite différence de temps se trouve accrue. Il convient encore de noter qu'il est avantageux de réduire la quantité de solvant entrant dans le classificateur de fibres qui sera généralement utilisé en combinaison avec l'ap- pareil de traitement suivant l'invention. Les conditions de référence ont en outre été changées en utilisant comme solvant de l'eau contenant 0,004% en volume d'un agent tensio-actif non ionique (Triton X-100, désignation commerciale d'un polyalcoylphénol alcoxylé), la température du bain étant maintenue à 20OC. Les valeurs ainsi obtenues sont représentées sur les figures 8 et 9 par la courbe 3. Le temps nécessaire à l'obtention d'une sépara- tion aisée se trouve dans ce cas réduit (point C) en compa- raison du résultat obtenu dans les conditions de référence. Alors que la vitesse d'absorption d'humidité par le carton ondulé évolue sensiblement comme pour le témoin, c'est-à- dire les fragments de carton ondulé traités dans les condi- tions de référence, la teneur en humidité du carton ondulé au stade de la séparation aisée (point C') est sensiblement in- férieure à celle du témoin, indiquant à nouveau que dans ces conditions la différence entre le temps nécessaire à l'obten- tion d'une séparation aisée et celui au bout duquel les couches du carton ondulé se désintègrent, se trouve accrue. Enfin, il convient de noter que les formes de réalisa- tion illustrées et décrites en détail ne présentent aucun caractère limitatif et qu'il est tout à fait concevable d'uti- liser d'autres moyens pour mettre en oeuvre les principes de la présente invention sans sortir de son cadre. 16 2474074 REVENDICATIONS 1. Procédé pour pré-traiter du papier ou carton ondulé à plusieurs couches en vue de séparer sa couche centrale on- dulée des couches de couverture auxquelles elle est reliée par des liaisons d'adhérence, caractérisé en ce qu'il comprend les mesures consistant à - introduire des déchets de carton ondulé sous une forme déchiquetée dans une cuve contenant un bain de solvant liquide propre àaffaiblir les liaisons d'adhérence, et faire avancer les fragments de carton ondulé dans la cuve, à travers le bain, d'un point d'entrée jusqu'à un point de sortie de la cuve; - déplacer les fragments de carton ondulé de manière dé- sordonnée les uns par rapport aux autres pendant qu'ils passent du point d'entrée au point de sortie de-façon à favo- riser la pénétration du solvant liquide entre les couches de couverture et à lui permettre de mieux accéder aux liaisons d'adhérence; - régler la durée de passage des fragments de-carton on- dulé dans la cuve de façon à permettre un affaiblissement approprié des liaisons d'adhérence tout en limitant autant que possible la quantité de solvant liquide absorbée par les diverses couches du carton ondulé; - et retirer les fragments de carton ondulé de la cuve au niveau dudit point de sortie, et les transférer à un équipement permettant de séparer leurs couches pendant que les liaisons d'adhérence se trouvent affaiblies. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la cuve est amenée à tourner afin de déplacer les fragments de carton ondulé de manière désordonnée les uns par rapport aux autres. 3. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les fragments de carton ondulé passent dans la cuve de l'entrée-à la sortie de celle-ci au moyen d'un système de transfert par relais. 4. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les fragments de carton ondulé sont poussés à travers le bain pour les faire avancer. 5. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les fragments de carton ondulé sont débarrassés de solvant liquide libre avant leur enlèvement de la cuve et après leur transfert à l'équipement de déparation. 6. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que les fragments de carton ondulé sont accumulés au moment et au point de leur entrée dans la cuve et sont amenés à avancer en direction du point de sortie de celle-ci par la rotation de la cuve. 7. Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que les fragments de carton ondulé sont transportés dans une direction ayant une pente ascendante afin de les débar- rasser de solvant liquide livre. 8. Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que les fragments de carton ondulé sont amenés à tourner dans une cage afin de les débarrasser de solvant liquide. 9. Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que la cuve est amenée à tourner autour de son axe et les fragments de carton ondulé sont reçus dans une cage au niveau o ils sortent de la cuve, laquelle cage est amenée à tourner afin de déplacer les fragments de carton ondulé de manière désordonnée les uns par rapport aux autres et de les débarrasser ainsi de solvant liquide libre avant de les transférer à l'équipement de séparation. 10. Procédé suivant la revendication 7, caractérisé en ce que les fragments de carton ondulé sont recueillis du bain au niveau dudit point de sortie et sont retirés de la cuve dans une direction ayant une pente ascendante et ainsi amenés à un point situé à l'extérieur de la cuve. 11. Appareil pour pré-traiter du carton ondulé en vue de séparer sa couche centrale ondulée des couches de couver- ture auxquelles elle est reliée par des liaisons d'adhérence, caractérisé en ce qu'il comprend: - une cuve présentant une entrée pour les fragments de carton ondulé et une sortie pour ceux-ci qui est située à une dertaine distance de l'entrée, la cuve étant propre a contenir un bain de solvant liquide par lequel les fragments de carton ondulé peuvent passer de l'entrée à la sortie, - et un moyen pour déplacer les fragments de carton ondulé dans le bain et de les faire avancer de l'entrée à la sortie. 12. Appareil suivant la revendication 11, caractérisé en ce que la cuve est un tambour susceptible de tourner pour déplacer les fragments de carton ondulé de manière désordon- née les uns par rapport aux autres et les faire avancer dans ledit sens, des organes étant prévus qui permettent de faire tourner le tambour à une vitesse limitant le temps de séjour des fragments de carton ondulé dans le tambour. 13. Appareil suivant la revendication 11, caractérisé en ce qu'il comprend: - une première roue à aubes disposée de manière à re- cevoir des fragments de carton ondulé introduits dans la cuve au niveau de l'entrée et à les envoyer dans le bain; - une autre roue à aubes disposée de manière à ramasser les fragments de carton ondulé du bain et à les amener à la sortie; - et des organes disposés entre ces deux roues à aubes et permettant de transférer les fragments de carton ondulé par un système à relais de l'une à l'autre de ces deux roues à aubes. 14. Appareil suivant la revendication 11, caractérisé en ce qu'il comprend un transporteur sans fin qui, propre à entraîner les fragments de carton ondulé au sein du bain de solvant et susceptible de tourner en continu entre l'entrée et la sortie, est équipé d'éléments récepteurs disposés de manière à recevoir successivement des fragments de carton ondulé introduits dans la cuve au niveau de l'entrée et à les faire passer par le bain en direction de la sortie. 15. Appareil suivant la revendication 11, caractérisé en ce qu'il comprend un organe destiné à ramasser les frag- ments de carton ondulé amenés jusqu'à la sortie, à les sortir de la cuve en les transportant vers le haut jusqu'à un point situé à l'extérieur de la cuve pour les laisser tomber ensuite. 16. Appareil suivant la revendication 11, caractérisé - en ce qu'il comprend une cage dans laquelle les fragments de carton ondulé peuvent être reçus au niveau de ladite sortie et qui peut être amenée à tourner afin de permettre aux fragments de carton ondulé d'être mieux débarrassés de solvant libre. 17. Appareil suivant la revendication 12, caractérisé en ce que des palettes sont prévues sur la paroi intérieure du tambour pour remonter les fragments de carton ondulé et les laisser ensuite retomber pendant que le tambour tourne. 18. Appareil suivant la revendication 13 ou 14, carac- térisé en ce qu'il comprend un organe destiné à ramasser des fragments de carton ondulé amenés au niveau de ladite sortie, à sortir les fragments de carton ondulé de la cuve en les faisant remonter jusqu'à un point situé à l'extérieur de la cuve pour les faire retomber ensuite.