Domaine de l'invention L'invention- appartient au domaine de la finition des bâtiments. Elle concerne un procédé de montage de marches d'escalier sur un limon central, grâce à une console utilisable sous forme standard, quelle que soit la pente de celui-ci. Technioue antérieure La mise en place de marches d'escalier sur limon central se fait généralement par entailles dans celui-ci et pose d'un support de marches dans chaque entaille. L'entaille doit être adaptée en longueur et hauteur à la profondeur de chaque marche et à sa distance à la marche voisine. Lorsque le limon n'est pas à pente constante, en particulier lorsqu'il présente une partie courbe en prolongement d'une partie rectiligne, ou quand I'esce- lier tourne par succession de plusieurs limons de pentes différentes, il apparaît d'évidence que cette technique n'est pas susceptible d'emploi d'éléments standards, elle est donc coûteuse et exige un personnel de pose très spécialisé. De plus, la flèche en bout de marche, suivant la charge, est telle qu'elle interdit la pose d'une contre-marche. Exposé de l'invention L'invention se rapporte à une application, nouvelle dans le domaine de la construction des escaliers, d'un elément déjà connu, mais utilisé jusqu'à present uniquement dans la réalisation des charpentes de toit. Il s'agit de l'utilisation d'une échantignole, pièce normalement destiné8 à relier une panne à un arbaletrier, comme console latérale d'une marche d'escalier à limon central. L'invention concerne alors un procédé nouveau de liaison et de soutien de marche d'escalier sur un limon central, caractérisée par l'emploi d'une échantignole comme console latérale, celle-ci ayant la forme d'une pyramide à quatre côtés, une base et trois faces, une de ces dernières étant perpendiculaires à la base. Le procédé de l'invention apporte un résultat nouveau par rapport aux procédés connus de la technique actuelle, à savoir qu'avec des consoles toutes identiques, et donc fabriquées suivant une seule norme standard, on peut réaliser tous escaliers à limon central plan, quelle que soit la pente, constante ou variable, ou que ces escaliers comportent un seul ou plusieurs limons successifs faisant des angles entre eux. Le procédé de l'invention apporte en outre un autre résultat nouveau, à savoir une flèche en bout de marche pmatique- ment nulle et donc la possibilité d'installer une contre-marche, ce qui n'était pas le cas avec la technique classique jusqu'à présent. L'emploi de consolas, réalisées sous forme d'échantignoles de 20 cm environ de côté, disposées de part et d'autre d'un limon de 7 à 10 cm environ d'épaisseur, ne laisse en effet comme partie libre non soutenue d'une marche classique de 90 à 100 cm qu'une longueur voisine de 25 cm environ. La flèche possible en bout de marche apparaît à l'évidence comme pratiquement nulle. La console elle-même peut présenter plusieurs formes de réalisation sans sortir du cadre de l'invention. Elle peut être un coin à faces continues ; elle peut aussi être un dièdre en matériau rigide, tole par exemple, à deux faces triangulaires, chaque face étant rabattue sur chaque côté du triangle adjacent à l'arrête de manière à former un rebord plan. Enoncé des figurais La Fig. 1 est un schéma montrant de profil deux limons de pentes différentes, avec console et marche installées. La Fig. 2 est une vue perspective d'une forme de réalisation de la console de l'invention. La Fig. 3 est une élévation de la console de la Fig. 2 en place sur un limon. Elle correspond aussi à la vue suivant III-III de la Fig. 4. La Fig. 4 est vue suivant IV-IV de la Fig. 3. La Fig. 5 est une vue suivant V-V ae la Fig. 4. Description détaillée Sur la Fig. 1, on a désigné par 1 la tranche supérieure d'un limon de pente a, et par 2, en traits interrompus, celle d'un autre limon de pente a'. Deux consoles 3 de l'invention sont conformées comme des échantignoles classiques et respectivement appliquées sur les deux limons de pente a et a' et supportent deux marches 4 et 5. On constate que la même console est utilisable dans les deux cas, le procédé de l'invention permet donc l'emploi de consoles de forme unique et de dimensions standardisées. La forme de réalisation de la console 6 des Figures 2 à 5 est un dièdre d'angle d'ouverture b, avec deux faces 7 et 8 et une arête 9. Les faces 7 et 8 ont une forme triangulaire et les deux côtés de chaque triangle autres que l'arrête 9, à savoir les cotés 10 et 11 pour la face 7 et 12 et 13 pour la face a, sont rabattus de manière à former des rebords plans 14 et 15 d'une part et 16 et 17 d'autre part. Les rebords 14 et 16 sont dans le même plan et les rebords 15 et 17 sont aussi dans un même plan, ce dernier plan étant rectangulaire au plan commun des rebords 14 et 16. Sur les Figures 4 et 5, on voit aeux consoles 6 en place symétriquement de part et d'autre d'un limon central 18 et sur lesquelles repose une marche 19. Les rebords des consoles sont ici percés de trous 20 pour le passage de vis 21 de fixation tant de la console sur le limon que des marches sur la consola. Dans la mise en oeuvre du procédé de l'invention, la console est appliquée sur le limon central de manière que sa tranche avant, dans le sens de la montée, déborde seulement du limon de la hauteur nécessaire h (Fig. 3) pour que la marche une fois posée vienne au contact du limon, cette hauteur étant voisine de l'épaisseur de la marche 19. Grâce à cette manière de faire, on obtient la plus grande surface possible de contact entre console et limon. REVENDICATIONS 1.- Procédé de liaison et de soutien de marche d'escalier sur un limon central, caractérisé - en ce qu'il consiste en l'application nouvelle de consoles latérales réalisées en forme d'échantignole pyramidale à 4 côtés, une base et trois faces, une des faces étant perpendiculaire à la base. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé - en ce qu'on fixe au limon central la base de la pyramide formée par la console et en ce que lton fixe la marche à la face de la pyramide perpendiculaire à la base. 3.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé - en ce que l'arête avant de la console, dans le sens de la montée, appliquée sur le limon central déborde de celui-ci d'une hauteur voisine de l'épaisseur de la marche à installer.