202855Ô L'invention concerne un procédé pour la production d'essences de perles par utilisation d'au moins un composé choisi parmi des acides nucléiques et leurs dérivés, le procédé en question consistant essentiellement à faire cristalliser le composé nucléique à 5 partir d'une solution aqueuse qui le renferme en présence d'agents tensio-actifs ioniques également contenus dans cette solution. Pour qu'une essence de perles ait un lustre nacré analogue à celui des perles, les conditions suivantes sont nécessaires : le pouvoir réflecteur doit être élevé, le cristal doit être incolore, 10 transparent, en forme de mince plaquette mesurant de 5 à 100 mi- o crons de longueur et de. 500 à 1200 A d'épaisseur, et le cristal doit avoir des surfaces lisses et être chimiquement et optiquement stable, résistant à la chaleur, insoluble dans un. solvant organique quelconque, et "bien dispersible dans des peintures. 15 On a jusqu'à présent largement utilisé des microcristaux de carbonate de plomb comme cristaux répondant aux conditions sus-spé-cifiées pour un lustre nacré. Il existe toutefois une restriction à l'utilisation du carbonate de plomb : c'est sa toxicité à l'égard du corps humain. D'autre part» des plaquettes tirées d'écaillés de 20 poissons constituent des essences de perles qui ne sont pas toxiques, mais on ne peut obtenir de telles plaquettes tirées d'écaillés de poissons qu'en quantités limitées et variables selon les saisons, et leur qualité n'est pa.s toujours uniforme. Les plaquettes tirées d'écaillés de poissons ne constituent donc pas des élé-25 ments se prêtant à une industrie moderne qui exige une production de masse de marchandises normalisées» Le choix de matières ayant une haute réfrangibilité est la première exigence quand il s'agit de produire une essence de perles. La plupart des acides nucléiques et de leurs dérivés ont une haute 30 réfrangibilité, et ils pourraient constituer des essences de perles idéales à condition qu'ils forment des microcristaux satisfaisant aux conditions susmentionnées pour l'établissement d'un lustre nacré. L'invention est le résultat de recherches entreprises sur le 35 problème ci-dessus, et elle a pour objet un procédé pour la production d'essences de perles en utilisant des acides nucléiques ou leurs dérivés qui sont peu coûteux et se trouvent en grandes quantités dans le commerce, ce procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à faire cristalliser les composés en ques-40 tion en présence d'agents tensio-actifs ioniques (cationiques, 70 01657 2 2028550 anioniques ou amphotères) dans une solution aqueuse des composés. On a antérieurement décrit (demande de "brevet Japon n° 40981/ .1968 correspondant à la demande de "brevet France n° 69-19867 déposée le 13 juin 1969 au même nom sous le titre "Pigments nacrés syn-5 thétiques1') une production d'essences de perles à l'échelle industrielle à partir d'acides nucléiques et de leurs dérivés. Une petite proportion d'impuretés dans les matières premières, acides nucléiques et leurs dérivés, constitue un des problèmes auxquels on se heurte lors d'une telle production d'essences de perles à une 10 échelle industrielle. En particulier, l'utilisation de matières premières insuffisamment purifiées a quelquefois pour résultat de rétrécir la portée des conditions de cristallisation optimum et d'empêcher la cristallisation de s'effectuer. On a fait de nombreuses expériences en vue de résoudre ce pro-15 blême et on a découvert que l'addition d'agents tensio-actifs ioniques (cationiques, anioniques ou amphotères) à une solution aqueuse d'acides nucléiques ou de leurs dérivés a pour résultat d'annuler effectivement l'action d'une faible proportion d'impuretés gênant la cristallisation optimum des composés nucléiques, en suite de 20 quoi on produit plus facilement et avec un meilleur rendement que par les méthodes classiques des cristaux uniformes ayant une surface lisse et un lustre nacré. le. mécanisme de l'effet d'addition d'agents tensio-actifs selon l'invention n'a pas encore été élucidé. On considère toutefois 25 que de tels agents modifient les propriétés, l'équilibre des densités et l'état de diffusion de la solution contenant lesdits composés et maintiennent la solution dans des conditions préférables en vue de la formation de microcristaux en forme de minces plaquettes. Ce procédé pour la production d'essences de perles consistant à 30 utiliser des agents tensio-actifs ioniques au cours de la formation de cristaux.d'acides nucléiques ou de leurs dérivés pour obtenir facilement et avec un haut rendement des cristaux-uniformes et à surface lisse avec un lustre nacré est tout à fait nouveau. Un but de l'invention est la.réalisation d'un nouveau procédé 35 pour la production d'essences de perles dans lesquelles les cristaux sont de forme et de dimensions uniformes. Un autre but de l'invention est de réaliser un procédé pour produire facilement des cristaux en forme de plaquettes minces dans des essences de perles. Un autre but de l'invention est de réaliser un procédé pour la crds-40 tallisation d'acides nucléiques ou de leurs dérivés pour former des 70 01657 3 2028550 essences de perles avec un haut rendement. ïfncore un autre but de l'invention est de réaliser un procédé permettant de produire des acides nucléiques ou leurs dérivés pour préparer des essences de perjfi s ayant un fort lustre nacré. D'autres buts, effets et avanta-5 ges de l'invention apparaîtront au cours de la description suivante. Les agents tensio-actifs cationiques utilisés selon l'invention sont, par exemple, des aminés et leurs sels, des sels d'ammoniums quaternaires, des sels de pyridinium, des sels de picolinium, des agents du type zelane ou du type belane, des produits de con-10 densation amj rie-formaldéhyde, et stéaron chlorure chromique. Les agents tensio-actifs anioniques utilisés sont par exemple des types suivants : alcoylsulfates, alcoylbenzènesulfonates, alcoylnaphtalè-nesulfonates, produits de condensation naphtalènesulfonate-formaldéhyde, phosphatesd'alcoyle, amidosulfonates et sulfo-succinates de 15 dialcoyle. Parmi les agents tensio-actifs amphotères utilisés selon l'invention figurent ceux des types bétaïne (par exemple alcoylbé-taïne), sulfoxylate (par exemple hydroxyéthylène imidazoline sulfo-xylate), sulfonate, phosphate et analogues. Les concentrations appropriées des agents tensio-actifs à uti-20 liser pour faire cristalliser des acides nucléiques et leurs dérives peuvent varier selon le type d'agents tensio-actifs et de composés nucléiques bien que, en général, une concentration de 1 à 0,001 tfo en poids sur la base du poids d'une solution aqueuse de composés nucléiques soit préférable. Les agents tensio-actifs peu-25 vent être ajoutés à la solution aqueuse au moment où on prépare la solution, ou bien juste avant ou juste après l'apparition du premier microcristal du composé nucléique. Parmi les acides nucléiques ou leurs composés utilisés selon l'invention figurent des bases nucléiques du type pyrimidine, des 30 bases nucléiques du type purine et leurs dérivés. Ces composés nucléiques doivent satisfaire aux conditions nécessaires susmentionnées pour la formation d'essences de perles quand les conditions de cristallisation sont convenablement choisies. Parmi les acides nucléiques du type pyrimidine et leurs déri-35 vés utilisés figurent des bases nucléiques du type pyrimidine représentées par la formule générale suivante : 70 01657 4 2028550 dans laquelle ..est un atome d.1 hydrogène ou'un radical alcoyle comportant de 1 à 4. atomes de carbone; Rg est un atome d.1 hydrogène 10 ou un. radical alcoyle comportant de 1 à-4 atomes de carbone; R^ est ORg, -F ou un atome d'hydrogène; R.. est un'atome d'hydrogène, XS8 . - 15 ORg, - lî , NOg ou un radical alcoyle comportant de 1 à 4 ato- 11 >Hi3 mes de carbone; Rt est un atome d'hydrogène, OR,0, -N , N0o ou 0 \ c> \ p d ■ 14 un radical alcoyle comportant de 1 à 4 atomes de carbone; Rg, R^ et 20 R.J2 sont chacun un atome d'hydrogène ou un radical alcoyle comportant de 1 à 4 atomes de carbçne ou OCOR^; R^, Rq, R^q, R^, R^ et R^ sont chacun un atome d'hydrogène ou un radical alcoyle comportant de 1 à 4 atomes de carbone; et R^ est un' radical alcoyle comportant 1 ou 2 atomes de carbone; des nucléosides du type pyrimidi-25 ne correspondant à la formule susmentionnée dans laquelle R^ est un pentose tel que du ribose, de l'arabinose ou du xylose ou un de leurs dérivés d'acétyle ou d'isopropylidène ; ou un hexose tel que glucose, mannose, ou fructose; des dérivés des nucléosides du type pyrimidine; des nucléotides correspondant à la formule susmention-30 née dans laquelle R^ est un pentose comportant un radical phosphate en positions 2', (3') et/ou 5'; des sels métalliques des nucléotides tels que les sels de métal alcalin, de métal alcalino-terreux et d'aluminium; des sels d.1 amlno-acides des-nucléotides; et divers dérivés des nucléotides dans lesquels les atomes d'hydrogène du 35 phosphate sont substitués de façon à former une structure représen-, , tée par .la formule: suivante : - " "\'6 ... 40. ;• -• ' , . . . 0^ ? ' ' ' . - - - i'- COPY 70 01657 5 2028550 dans laquelle et sont des atomes d'hydrogène, des radicaux alcoyle comportant de 1 à 4 atomes de carbone, -o - A r, 5 -oh2 O ou —O—I10r Ces acides nucléiques de la pyrimidine et leurs dérivés se trouvent généralement sous la forme d'acides nucléiques naturels. Parmi ces composés on utilise principalement l'acide 5'-uridylique, l'acide 51-cytidylique qui sont obtenus comme sous-produits de l'a-10 cide 5'-inosinique et de 1.'acide 51 -guanylique qui sont des nucléotides d'un goût agréable à partir d'acide ribonucléique, lesdits acides.uridylique- et cytidylique n'ayant été utilisés dans aucun, domaine; les sels et dérivés des acides uridylique et cytidylique; uridine, cytidine, uracile et cytosine qui s'obtiennent facilement 15 par décomposition.chimique et/ou enzymatique desdits acides, sels et dérivés. Parmi les acides nucléiques de la purine et leurs dérivés utilisés selon l'invention figurent des bases nucléiques de la purine représentées par les formules générales suivantes : 20 25 et H H G = 0 dans lesquelles R^g et R^g sont des atomes d'hydrogène, OR22» 30 - N ou -S-R2ç-; RgQ est un atome d'hydrogène ou un radical al-. X*24 - ' ■ - • co'yle comportant de 1 à 4.atomes de. carbone; Rg^ est un atome d'hydrogène ou. un radical" alcoyle comportant 'de. 1 à 4 atomes de carbone; R22 est un atome d'hydrogène, un radical-alcoyle comportant de 1 à 35 . - . . 0 - (t 4 atomes de carbone ou -C-Rgg ; Rg^ > ^24 er^ ^25 son^ ^es èL"''omes d'hydrogène ou des radicaux, alcoyle comportant de 1 à 4 atomes de carbone; Rgg est un radical.alcoyle comportant de 1 à 4 atomes de carbone;-des nucléosides de la purine ayant la première formule dans 40 laquelle R est un pentose tèl que ribose, arabinose ou xylose, un copv 70 01657 6 2028550 de leurs dérivés d'acétyle ou d'isopropylidène,. ou un h^xose "tel que glucose, mannose ou fructose; des dérivés des nucl^is^es» ^es nucléotides ayant la première formule ci-dessus dans li\vlueHe est un pentose comportant un radical "phosphate en positi°n 2', (31) et/ou 51 ; divers sèls métalliques des nucléotides tels -*-es sels de métal alcalin, de métal alcalino-terreux et d'ali.uninlum> ^es sels d'ami no-acides des nucléotides; et divers dérivés ties nucléotides dans lesquels les atomes d'hydrogène du phosphate ëOD-t substitués pour former une structure correspondant à la formuXe suivante : 10 15 dans laquelle et figg sont des atomes d'hydrogène, d#e radicaux alcoyle comportant de 1 à 4 atomes de carbone, -O ' - 0H2 O > ou O ïï02- 20 Ces acides nucléiques de la purine et leurs dérivé se ^rou~ vent généralement sous la fopine d'acides nucléiques naii^rels* Parmi ces composés de la purine, on peut principalement utili^er se^-011 l'invention les acides 5'-inosinique, 51-guanylique et ^'-adenyli-que, leurs sels et leurs dérivés, ces composés ayant r^'emmeI1^ a"tti-25 ré l'attention au point de faire l'objet de la mise au d'une production à l'échelle industrielle; inosine, guanosin©/ adenosine, hypoxanthine, guanine et adénine qui s'obtiennent facil^®611^ comme produiis intermédiaires de la préparation desdits acides ou Par de~ composition chimique et/ou enzymatique de ces acides. 30 Par mise en oeuvre du procédé selon l'invention, 0* es~k Possi~ „ ble de préparer des cristaux, qui satisfont. aux exigence^ Pour ^es .essences de perles, avec des dimensions.plus uniformes 1111 rend-e~ ment plus élevé que par les méthodes classiques.. L'invention met à la disposition de la. technique.Proce(3-e 35 pour la production d'essences de perles par précipitati/?'0- cr^s~ taux d'acides nucléiques, et de_.leurs dérivés à partir. s°3-u~ tion aqueuse de ces substances,..ce. procédé étant caracl^3^3® eri ce que l'on opère en.présence d'un, agent t.ensio-actif ionl^16 "tel que spécifié ci-dessus. Les conditions.de .cristallisationr:$&$T-es :(lue ■^a 40 présence de l'agent tensio-actif, par exemple ref roidi£:#enierr':» * f 70 01657 7 2028550 variation de pH, addition de solvant, etc., peuvent varier selon le genre de composés nucléiques utilisé et selon le genre d'agent tensio-actif utilisé. Il est toutefois préférable de choisir et mettre en oeuvre un mode opératoire tel qu'une solution aqueuse d'un com-5 posé nucléique se trouve formée, que de 1/5 à 3/4 et de préférence de 1/3 à 2/3 de la substance dissouté se trouvent précipités en 30 minutes et de préférence en 10 minutes, et que le composé nucléique non précipité restant se trouve progressivement précipité en un laps de temps d'une durée d'une heure à un jour, ledit mode opéra-10 toire ayant été antérieurement inventé et décrit dans la demande de brevet Japon n° 40.981/68 susmentionnée. En résumé, l'invention a résolu le problème qui n'avait jamais été résolu par la technique antérieure, même par la susdite demande de brevet Japon (par exemple, rendre uniformes la dimension, la 15 forme et l'épaisseur de cristaux de composés nucléiques pour essences de perles)a Par exemple, il a été jusqu'à présent très difficile de rester maître de l'allure de dégagement d'ammoniac sur un bain d'eau bouillante au cours de la séparation de-guanine à partir'd'une solution 20 ammoniacale de cette substance, et des cristaux de guanine en forme d'aiguilles se sont très souvent formés. Même quand il se forme des cristaux en forme de minces plaquettes quand on règle les conditions de cristallisation en les maintenant dans un intervalle très étroit, les cristaux résultants ont des dimensions, des formes et 25 des épaisseurs très différentes, et il est nécessaire que la guanine servant de matière première soit d'un degré de pureté extrêmement élevé. Effectivement, même quand on utilise une guanine d'un degré de pureté supérieur à 99.$» la. cristallisation en l'absence d'un agent tensio-ac.tif a pour résultat la formation de cristaux 30 gros et petits, et même quand les dimensions des cristaux résultants sont en moyenne de 3 à 100 microns de longueur, de .1 à. 40 microns de largeur et' de 0,05 à 3 microns d'épaisseur, la répartition des dimensions des cristaux s'étale dans un très large intervalle. Ces cristaux ont donc un lustre nacré au moins proche dé celui des pla-35 quettes naturelles tirées des écailles de poissons. - • Par addition d'agents tensio-actifs, des cristaux de la lon-guèur et de la largeur désirées peuvent facilemënt être obtenus. Par exemple-,il est devenu'-possible que tous les .cristaux aient une dimension de 15 ou 20 microns. Il est aussi devenu possible que tous -'40' • le s-'cristaux ' aient' une ■ forme carrée, "'"pentagonaie ou hexagonale. 70 01657 8 2028550 Enfin, il est devenu possible de former des cristaux relativement minces, ayant une épaisseur de 0,1 à 0,03 micron. le lustre nacré des cristaux ainsi obtenus s'en est trouvé grandement amélioré,, les avantages suivants résultent de l'addition d'agents tensio-5 actifs : (1) on peut obtenir des cristaux de forme et de dimensions uniformes; (2) on peut obtenir facilement des cristaux minces; (3) même à partir de matières premières impures, on peut obte-10 nir les cristaux désirés; (4) la quantité de cristaux obtenus est accrue, et le rendement est lui aussi amélioré parce que la dimension et la forme des cristaux sont uniformes; (5) le lustre nacré est amélioré, car la forme, la dimension 15 et l'épaisseur sont uniformes. les essences de perles obtenues par mise en oeuvre du procédé selon l'invention à partir d'acides nucléiques et de leurs dérivés sont supérieures à tous égards tels que résistance chimique, résistance à la chaleur et résistance à la lumière, etc., et elles ont 20 un très fort lustre nacré. Ces essences sont peu coûteuses et ne sont pas toxiques, et elles sent, bien entendu, utilisables dans tous les domaines où on se servait de pigments classiques; on peut les utiliser soit telles quelles, soit après leur avoir fait subir un traitement en vue d'applications spéciales. On peut encore les 25 incorporer à diverses matières ou s'en servir pour y appliquer des revêtements dans les domaines des cosmétiques, des produits alimentaires, des boissons, des articles de table et des jouets. Ci-après sont donnés différents exemples, bien entendu non limitatifs,- de mise en oeuvre de l'invention, les quantités et propor-30 tions spécifiées en "parties" (en abrégé : p.) et en pourcentages v (fo) doivent s'entendre en poids. Exemple 1 On ajoute 20 g d'uracile en poudre blanche (pureté 93,8 fi) à un litre d'eau distillée et on chauffe pour former une solution À. 35 On ajoute 1 g d'un agent tensio-actif cationique vendu dans le commerce sous la marque "CATION Mg-lOO" à 9 litres d'eau distillée, et on obtient ainsi une solution B0 On ajoute la solution A en une seule fois à la solution B en agitant, et on refroidit progressivement le mélange jusqu'à 20°C en 3 heures; il se forme alors des mi-40 crocristaux en minces plaquettes mesurant moins d'un micron. On 70 01657 9 2028550 ralentit ensuite l'agitation et on refroidit progressivement le mélange jusqu'à 0°C en une heure. On observe la formation de cristaux à surface lisse, ayant un lustre nacré et mesurant de 1,5 à 20 microns de longueur, de 10 à 15 microns de largeur et 0,08 micron 5 d'épaisseur,, On poursuit la réaction pendant deux heures dans ces conditions, en suite de quoi tous les cristaux formés possèdent les dimensions sus-spécifiées et la solution présente un dessin fort visible de lignes de courants. Les cristaux ainsi formés sont séparés par filtration de la solution, séchés et mélangés avec des ré-10 sines. le mélange résultant est soumis à un moulage par compression; on obtient ainsi un produit moulé en résine synthétique ayant un lustre nacré. Exemple 2 On ajoute 20 g de cytosine en poudre blanche (pureté 97,2 fo) à 15 deux litres d'eau distillée, et on chauffe le mélange résultant pour former une solution. On refroidit la solution jusqu'à 50°C et on y ajoute alors 1 g d'un agent tensio-actif anionique vendu dans le •commerce sous la marque "TRAX K-40". L'addition, à la solution, de méthanol à une allure de 50 ml/minute provoque la formation de mi-20 crocristaux d'environ un micron. On refroidit la solution jusqu'à 0°C en une heure. On poursuit le refroidissement pendant deux heures dans cet état, après quoi il apparaît dans la solution un dessin fort visible de lignes de courants. Les cristaux en forme de minces plaquettes ainsi obtenus sont rectangulaires ou rhombiques et ont 25 une longueur de 15 microns, une largeur de 10 microns et une épaisseur de 0,1 micron. Ces cristaux sont filtrés, recueillis, lavés avec du méthanol puis séchés dans l'air. On prépare ensuite une pâte à partir des cristaux en utilisant un solvant, un agent dispersant et des résines. On dilue convenablement cette pâte pour obte-30 nir une peinture ayant un lustre nacré. Exemple 5 On ajoute 20 g d'hypoxanthine en poudre blanche- (pureté 94,5 %) à dix litres d'ammoniaque aqueuse 0,5 N et on chauffe pour former une solution à laquelle on ajoute 0,5 ml d'un agent tensio-actif 35 anionique vendu dans le commerce sous la marque "RAPTZOL B-30". On chasse l'ammoniac à partir de la solution par évaporation sur un bain d'eau bouillante, afin de provoquer la précipitation de microcristaux en forme de minces plaquettes de moins d'un micron. On refroidit progressivement cette solution jusqu'à 5°G en 5 heures, ce 40 qui a pour résultat la formation de microcristaux en aiguilles. En 70 01657 10 2028550 agitant lentement cette solution pendant deux heures à-5°C, il se forme un dessin fort visible de lignes de courants, les cristaux résultants ont une forme analogue à celle des plaquettes tirées d'écaillés de poissons, avec une longueur de 15 à 20 microns, une 5 largeur de 2 à 3 microns et une épaisseur de 0,08 à 0,1 micron. Ces cristaux sont filtrés avec aspiration, et les cristaux humides résultants sont soumis à une évaporation par détente pour éliminer le liquide se trouvant à leur surface, lavés avec du méthanol, incorporés à des matières selon l'application envisagée pour obtenir d'ex-10 cellentes essences de perles permettant de conférer un lustre nacré. Exemple 4 On dissout par chauffage 20 g de guanine en poudre blanche (pureté 97,0 $>) dans neuf litres d'ammoniaque aqueuse 0,5 N. On évapore l'ammoniac à partir de la solution sur un bain d'eau bouil-15 lante jusqu'à formation d'un dépôt de microcristaux mesurant moins d'un micron. On sépare ces cristaux par filtration, et au filtrat on ajoute 100 ml d'une solution aqueuse à 1 d'un agent tensio-actif anionique vendu dans le commerce sous la marque "TRAX H-45". On laisse reposer le mélange résultant dans une pièce froide (5°C). 20 On obtient après environ dix heures des cristaux; rectangulaires ou carrés mesurant de 10 à 15 microns de longueur, de 5 à 10 microns de largeur et de 0,07 micron d'épaisseur. Ces cristaux sont filtrés par aspiration, soumis à une évaporation par détente pour enlever Je-liquide resté sur les surfaces des cristaux, lavés avec du méthanol, 25 puis dispersés dans de la nitrocellulose. On malaxe un mélange contenant 20,2 p. de cristaux dispersés dans de la nitrocellulose, 7,5 p„ de "Santolite", 3,8 p. de phtàlate de dibutyle, 25,3 p. d'acétate de butyle, 6,4 p. d'ethanol, 1,1 p. de butanol, 32,7 p. de to-luol et -3,0 p. d'une matière colorante et on obtient ainsi une com-30 position ayant -un beau lustre nacré pour les soins des mainso „ Exemple 5 On ajoute 50 g d'adénine en poudre blanche (pureté 98,5 /°) à 500 ml d'acide chlorhydrique 0,5 H et on les y dissout par chauffage; on obtient ainsi une solution A'. Séparément, on ajoute 0,5 g 35 d'un agent tensio-actif amphotère vendu dans le commerce sous la marque "AÏÏOU BP" à neuf litres d'eau distillée pour former une solution B'. On ajoute la solution A' en une seule fois à la solution B' tout en agitant cette dernière. Le pH de la solution est ajusté à 2,8 par addition d'hydroxyde de sodium 0,1 N. On refroidit ensui-40 te la solution jusqu'à 5°C en deux heures tout en agitant pour 70 01657 n 2028550 précipiter des microcristaux d'adénine, et à ce moment on cesse d'agiter et on maintient la solution à 5°C. Après cinq heures, les microcristaux grossissent jusqu'à obtention de cristaux uniformes mesurant environ 20 microns de longueur, de 2 à 3 microns de lar-5 geur et environ 0,1 micron d'épaisseur. Quand on agite cette solution, on observe un dessin fort visible.de lignes de courants. Les cristaux résultants sont filtrés et complètement déshydratés par détente. 2 p„ des cristaux d'adénine ainsi obtenus en forme de minces plaquettes, 100 p. d'une résine de poly(chlorure de vinyle), 4,8 p. 10 de phtalate de dioctyle, 0,7 p° de stéarate de cadmium et 0,5 p. de stéarate de baryum sont mélangées et pétries sur un malaxeur à cylindres ouvert à 170°0. On fait passer le mélange résultant entre les cylindres d'une calandre pour obtenir une feuille ayant un lustre nacré. 15 Exemple 6 On ajoute 15 g de guanine en poudre blanche (pureté 97,0 %) et 5 g d'hypoxanthine en poudre blanche à 9,5 litres d'ammoniaque a-queuse 0,5 N et on chauffe le mélange résultant pour former une solution. On évapore de l'ammoniac à partir du mélange sur un bain 20 d'eau bouillante jusqu'à précipitation de microcristaux en forme de minces plaquettes de moins d'un micron. On filtre cette solution-, et au filtrat on ajoute 150 ml d'une solution aqueuse à 1 fo d'un agent tensio-actif anionique vendu .dans le commerce sous la marque "TRAX D", et on laisse reposer dans une chambre froide à 5°0. Après 25 environ 5 heures, on obtient des cristaux mesurant dé 25 à 30 microns de longueur, de 5 à 6 microns de largeur et 0,08-micron d'épaisseur. On compare à l'aide d'un microscope la forme des cristaux à celle de plaquettes tirées d'écaillés de hareng et on constate qu'elle y est très analogue et que les dimensions des cristaux syn-30 thétiques sont très uniformes tandis que celles des plaquettes d'é-cailles de hareng ne sont pas uniformes. Les cristaux ainsi obtenus sont filtrés avec aspiration, et les cristaux humides obtenus sont soumis'à une évaporation par détente pour éliminer le liquide à partir de leurs surfaces, puis on 35 les lave avec du méthanol. On mélange 150 p. de cire d'abeilles, 10,0 p. de lanoline, 4,0 p. de cire de carnauba, 2,0 p. d'acide bromique, 5,0 p. de cétanol, 49,0 p. d'huile de ricin, 4,0 p. de cérésine, 10,0 p. de la pâte de guanine obtenue et 1,0 p. de parfum et l'on en forme des crayons à lèvres qui ont un fort lustre nacré. 40 Exemple 7 70 01657 12 2028550 On verse du méthanol à une allure de 50 ml à la minute dans 100 ml d'une solution aqueuse à 20 $ de cytidine en poudre blanche (pureté 97,0 $), et juste avant la séparation de cristaux on ajoute, à la solution 5 ml d'une solution à 1 $ d'un agent tensio-actif 5 anionique vendu dans le commerce sous la marque "NEWLBX". On ajoute à nouveau du méthanol goutte à goutte à la solution pour précipiter des microcristaux, et à ce point on cesse d'agiter la solution et on la refroidit progressivement jusqu'à 5°C en environ une heure en refroidissant le bain d'eau. On obtient des cristaux sensiblement 10 carrés ou rectangulaires d'environ 5 microns de diamètre et environ 0,1 micron d'épaisseur. Ces cristaux sont filtrés, lavés avec du méthanol et séchés dans l'air, les cristaux séchés sont à nouveau mis en suspension dans du méthanol; on agite la solution et on y constate la formation d'un dessin de lignes de courants avec un ex-15 cellent lustre nacré,, ce dessin prouvant que les cristaux sont utilisables pour former les essences de perles désirées0 Exemple 8 On chauffe sur un bain d'eau bouillante un litre d'une suspension à 0,5 i° de cristaux en aiguilles de guanosine (pureté 92,5 %) 20 pour en former une solution. On y ajoute de l'éthanol goutte à goutte à une allure de 30 ml à la minute, ce qui a pour effet de provoquer la précipitation de minces microcristaux rectangulaires ou en forme d'aiguilles mesurant moins de 3 microns. A ce point, on ajoute 1 ml d'une solution aqueuse à 1 % d'un agent tensio-actif anio-25 nique vendu sous la marque "DAIMABON-S" et on refroidit rapidement la solution jusqu'à 5°C en 5 à 10 minutes en agitant, après quoi on maintient la solution à cette température pendant environ une heure. Il apparaît ainsi un dessin de lignes de courants dans la solution, et les cristaux obtenus sont en forme de plaques lisses ayant une 30 longueur d'environ 25 à 30 microns, une largeur d'environ 10 nierons et une épaisseur d'environ 0,1 à 0,12 micron. On filtre ces cristaux et on obtient ainsi un gâteau à 20 $ d'humidité. On mélange 5 p. de ce gâteau humide avec 10 p. d'une solution a 2 fo de gomme adragante, 5 p. de glycérine, 0,8 p. d'huile de ricin, 5 p. d'a-35 cide stéarique, 2 p„ de propylène glycol-stéarine, 0,4 p» de tri-éthanolamine, 71,8 p. d'eau et une faible proportion d'un parfum et d'un antiseptique. On obtient ainsi un lait cosmétique ayant un beau lustre nacré. Exemple 9 40 A 100 p. d'une pâte aqueuse de cristaux d'uracile en forme de BAD ORIGINAL 70 01657 13 2028550 minces plaquettes préparés de la manière décrite dans l'exemple 1, on ajoute 19 p« d'une résine du type polyester saturé contenant 5 f° de monooléate de sorbitarme ; on agite le mélange résultant et on enlève par décantation l'eau séparée pour obtenir une pâte ayant une 5 teneur en eau de 9 On sèche cette pâte 3 heures à 55°O sous une pression réduite. la pâte déshydratée ainsi obtenue est dispersée dans 100 p. de méthyl-isobutyl-cétone, et la dispersion résultante est ajoutée à concurrence d'une proportion de 1 fo à une résine acrylique ou à un demi-polymère de résine de polyester. On place le mé-10 mélange résultant dans un cylindre métallique qui est ensuite scellé et que l'on fait tourner pour permettre à une polymérisation par la chaleur de s'effectuer (selon une méthode classique dite avec centrifugation); on obtient ainsi un cylindre de polymère ayant un beau lustre nacré. Sir un échantillon découpé dans le cylindre ré-15 sultant, on mesure la résistance à la chaleur, la résistance à la lumière et la résistance au sulfure d'hydrogène de ce polymère. On détermine la résistance à la chaleur en laissant séjourner l'échantillon pendant 6 heures dans une étuve à air à 150°C, puis en observant la couleur de cet échantillon. On détermine la résistance à 20 la lumière par exposition de l'échantillon à la lu mi ère dans un "Fade-o-meter" à 55°G pendant 25 heures selon les prescriptions de la norme japonaise JIS-L-1044-1959 et en observant la couleur de 1'échantillon après cette épreuve. On détermine la résistance au sulfure d'hydrogène en chauffant l'échantillon dans xuie solution sa-25 turée de sulfure d'hydrogène à 40°C pendant 30 minutes et en observant ensuite la couleur. A la suite de ces essais, on constate que ni la résine aczylique contenant de l'uracile, ni la résine de polyester contenant de l'uracile ne sont colorées. D'autre part, une résine acrylique ou une résine de polyester contenant un microcris-30 tal de chlorure de bismuth, d'arséniate de plomb ou de carbonate de plomb préparé de la même manière que celle décrite ci-dessus se trouve dans tous les cas colorée quand on la soumet aux essais dans les mêmes conditions, bien qu'il y ait une différence dans le degré de coloration. 35 Exemple 10 En utilisant une pâte aqueuse de cristaux en forme de minees plaquettes de guanine (concentration de cristaux : 55 fo) préparée de la manière décrite dans l'exemple 4, on prépare une plaque en résine acrylique ou une plaque en résine de polyester en opérant de 40 la même manière que dans l'exemple 9, On la soumet aux mêmes essais 70 01657 14 2028550 que ceux décrits dans l'exemple 9 et on constate que, dans chaque cas, la plaque ne s'est pas colorée et que son lustre nacré est lui aussi resté inchangé. Exemple 11 5 Le lait cosmétique contenant de la guanosine obtenu dans l'exemple 8 est exposé 25 heures à la lumière dans un "ïade-o-meter" à 55°0 selon les spécifications de la norme japonaise JIS-L-1044-1959» On constate que ce lait ne subit pas de coloration. Son lustre nacré est le même avant et après l'exposition à la lumière» 10 Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, i'invention ne se limite nullement à ceux des modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus spécialement envisagés; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes» 70 01657 15 2028550 REVENDICATIONS 1 - Procédé pour la production-d'essences de perles par utilisation d'au moins un composé choisi parmi le groupe constitué par des acides nucléiques ou leurs dérivés, lequel procédé est caracté- 5 risé en ce qu'il consiste essentiellement à effectuer la cristallisation dudit composé en présence d'au moins un agent tensio-actif ionique dans une solution aqueuse du composée 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on utilise comme matière première pour essences de perles au moire 10 une base nucléique choisie parmi le groupe constitué par la guanine, l'adénine, l'hypoxanthine, la cytosine et l'uracile„ 3 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on utilise comme matière première pour essences de perles au moins un nucléoside choisi parmi le groupe constitué par la guanosi- 15 ne, l'adénosine, l'inosine, la cytidine et l'uridine» 4 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on utilise une proportion d'agent tensio-actif ionique comprise entre 1 et 0,001 fo en poids sur la base du poids de la solution aqueuse. 20 5 - Essence de perles obtenue par mise en oeuvre d'un procédé selon la revendication 1„