Grâce à l'électrification des usines, on sait que la motorination individuelle des machines. outils a permis une grande simplification de l'atelier de mécanique moderne et a facilité considérablement l'organisation rationnelle de la production. Mais pendant que l'usine se simplifiait, il en était tout autrement des machines-outils. En effet, ces dernières capables d'opérations de plus en plus complexes, astreintes à respecter des vitesses de coupe et d'avance de plus en plus précises, doivent toujours transformer en travaux infiniment divers une énergie uniforme. Il en résulte que sous un aspect de simplicité apparente les machines-outils modernes sont extrêmement compliquées en raison des dispositifs de changement de vitesses particulièrement comple xes dont elles doivent être pourvues pour mener à bien le programme qu'on leur impose. On en est arrivé à ce paradoxe que l'électrification a rendu inapparente la complexité des transformations de l'énergie, depuis la source d'énergie électrique jusqu'à l'outil coupant, en faisant descendre du toit de l'atelier une partie de l'appareillage nécessaire à cette transformation. La complexité, dissimulée par les carters des machines, continue par contre à grever l'industriel par l'augmentation corrélative du prix des machines et des pertes de rendement. De plus, les machines-outils modernes présentent des incon vénients graves parmi lesquels on peut citer leur rigidité d'utilisation - l'inutilité de nombre de leurs organes - l'impossibilité de réemploi de leurs organes sur d'autres machines - leur impossibilité de couvrir la gamme d'usinage des matériaux très différents utilisés dans les techniques actuelles. La présente invention concerne une tête d'usinage modulaire perfectionnée ainsi que son système d'alimentation à fréquences différenciées, ledit système pouvant être unitaire pour l'alimentation d'une seule machine ou global pour l'alimentation de plusieurs machines ou de l'ensemble des machines d'un atelier de mécanique. Cette tgte d'usinage permet d'éliminer les inconvénients précités des machines. outils actuelles et d'en réaliser, au contraire, qui présentent de nombreux avantages parmi lesquels on peut citer - la possibilité pour l'opérateur d'adapter quasi instantanément la vitesse de rotation de l'outil aux différents travaux qui doivent être exécutés - une très grande souplesse d'utilisation par le simple changement d'électro-broches ou de moto-réducteurs de déplacement - d'avoir un minimum de pièces en mouvement - la possibilité de réemploi des électro-broches modulaires de dimensions standard et des moto-réducteurs de déplacement sur d'autres machines - la possibilité primordiale de couvrir la totalité de la gamme d'usinage des matériaux très divers de la technique moderne et d'employer aussi bien les outils actuels que ceux à venir de performances de plus en plus élevées et ce sans aucune modification. La tête d'usinage conforme à l'invention se caractérise essentiellement par le fait qu'elle comprend - une série d'électro-broches interchangeables entre elles et susceptibles de venir s'adapter dans une portée cylindrique unique pratiquée dans la machine, chaque électro-broche comportant un moteur électrique asynchrone dont la vitesse peut être réglée par la fréquence du courant qui l'alimente et éventuellement un ou plusieurs réducteurs de vitesse, l'ensemble ci-dessus étant logé dans un carter étanche d'encombrement standard - au moins un groupe convertisseur de fréquence comprenant un moteur d'entraînement et un sous-ensemble convertisseur proprement dit susceptible de délivrer un courant d'alimentation sous différentes fréquences réparties sensiblement suivant une progression géométrique dans une gamme prédéterminée, laquelle est ajustable, si besoin est, en faisant varier le rapport des vitesses de rotation entre le moteur d'entraînement et le sous-ensemble convertisseur - un système de dIstribution de l'énergie délivrée par le groupe convertisseur - et des moyens de connexion pour que, lorsque l'électrobroche sélectionnée est mise en place dans la portée de la machine, la liaison électrique avec le système de distribution d'énergie délivrée par le groupe convertisseur et la liaison avec le système hydraulique ou autres de servitude d'outils de la machine, se trouvent assurées automatiquement. Suivant d'autres caractéristiques de l'invention - Le groupe convertisseur est unitaire et comprend un moteur d'entratnement à plusieurs polarités commutables tandis que le sous-ensemble convertisseur comporte un seul convertisseur muni d'un système de commutation permettant de faire varier les tensions non-proportionnellement aux fréquences délivrées de façon à obtenir le maximum de puissance avec le minimum de perte et ce, à tous les régimes d'utilisation. - Suivant une variante le groupe convertisseur est global et comprend un moteur d'entrainement de préférence du type asynchrone synchronisé tandis que le sous-ensemble convertisseur comporte autant de convertisseurs qu'il y a de fréquences à délivrer. - Dans le cas d'application de l'invention à l'ensemble des machines.outils d'un atelier de mécanique, toutes les électrobroches des machines sont alimentées, chacune, à la fréquence voulue par une centrale de distribution d'énergie composée d'au moins deux groupes convertisseurs montés en parallèle selon deux circuits distincts, ces groupes se répartissant la série complète de fréquences requises suivant deux progressions géométriques de même raison égale à la racine carrée de la raison de la série complète, grâce à quoi la série de fréquences de l'un des groupes convertisseurs s'intercale dans la série de fréquences de l'autre groupe convertisseur et évite de ce fait un arrêt total de l'atelier en cas d'incident de fonctionnement de la centrale de distribution d'énergie. D'autres caractéristiques, avantages et particularités de la présente invention ressortiront de la description qui en est donnée ci-après en référence aux dessins annexés qui représentent, schématiquement et simplement à titre d'exemple, différentes formes de réalisation possibles de ladite invention. Sur ces dessins - La figure 1 est un schéma explicatif du principe de base sur lequel repose une tête d'usinage modulaire perfectionnée et son système d'alimentation à fréquence différenciée unitaire conforme à l'invention - La figure 2 est une vue en élévationscoupe de la portée cylindrique pratiquée dans la machine et munie de son dispositif de contact électrique et de servitude d'outils, portée destinée à recevoir une électro-broche - La figure 3 est une vue en élévation-coupe d'une électrobroche du type à action directe, une fois mise en place dans la portée cylindrique et connectée avec le dispositif de commande appartenant à cette dernière - Les figures 4 et'5 sont des vues de détail à plus grande échelle représentant en élévation-coupe, d'une part, le palier à billes de l'électro-broche représentée sur la figure 3, d'autre part le système de graissage de ladite butée à billes - La figure 6 est une vue en élévation-coupe d'une électrobroche du type comportant un double système de réduction, ladite broche étant représentée une fois en place dans la portée cylindrique et connectée avec le dispositif de commande appartenant à cette dernière - La figure 7 est une vue en élévation-coupe d'un groupe convertisseur de fréquence unitaire susceptible d'être utilisé suivant le schéma de principe de la figure 1 - La figure 8 est une vue en bout, côté commutation, du groupe convertisseur représenté sur la figure 7 - La figure 9 est la courbe des tensions en fonction des fréquences que permet de délivrer le groupe convertisseur représenté sur les figures 7 et 8 - La figure 10 est un schéma explicatif représentant la manière dont il est possible de multiplier par quatre le nombre des fréquences délivrées par le groupe convertisseur, au moyen d'un moteur fractionnaire de faible puissance à deux vitesses - La figure 11 est un schéma explicatif représentant la manière dont on peut adapter le groupe convertisseur de fréquence pour le rendre global et applicable à la commande de plusieurs machines-outils - Les figures 12 et 13 sont des schémas explicatifs représentant le principe de fonctionnement d'une installation de distribution d'énergie à fréquences multiples, dans le cas d'application de la tête d'usinage conforme à l'invention à l'ensemble des machines-outils d'un atelier d'usine - Les figures 14 et 15 sont des vues de détail représentant le mode de fonctionnement de l'un des dispositifs sélecteurs de fréquence représentés sur la figure 13 - La figure 16 est un schéma en plan de la disposition relative entre les deux groupes convertisseurs de fréquences et les barres distributrices de fréquences, lorsqu'on utilise des barres de forme rectiligne - La figure 17 est un schéma en plan analogue à celui de la figure 16 mais lorsqu'on utilise des barres distributrices de fréquences de forme circulaire. Afin de bien mettre en évidence le principe sur lequel repose la présente invention, on examinera tout d'abord le cas le plus simple de son application, c'est à dire l'application d'une tête d'usinage modulaire perfectionnée suivant l'invention à une seule machine outil et permettant à l'opérateur de celle-ci d'adapter quasi instantanément la vitesse de rotation de l'outil aux différents travaux qui doivent être exécutés par la machine dont il a la charge. Pour ce faire, on se réfèrera tout d'abord au schéma explicatif de principe de la figure 1 sur lequel la référence générale I désigne la portée cylindrique pratiquée dans le bâti de la machine~ outil 2 et susceptible de recevoir l'une d'une série d'électrobroches, par exemple au nombre de trois, 3A 3B 30 construites au même module que la portée et donc interchangeables entre elles pour être montées à l'intérieur de ladite portée. Dans le manchon 4A' 4B ou 4C de l'électro-broche qui a été choisie en fonction du travail à exécuter, on adapte l'outil correspondant sélectionné parmi une série d'outils 5A 53 ... 5N qui sont à la disposition de l'opérateur. A la partie supérieure de l'alésage de la portée est intégré un dispositif de connexion désigné par la référence générale 6 qui a le double rôle, lorsqu'on met l'une des trois électro-broches en place dans la portée, d'assurer automatiquement, d'une part, la liaison électrique en 7 avec le système d'alimentation en énergie électrique 8 sur lequel on va revenir en détail plus loin, d'autre part, la liaison en 9 avec le système hydraulique ou autre de servitude d'outils tout à fait classique de la machine. Suivtiit une caractéristique essentielle de l'invention, chaque électro-broche 3As 33, 3C comporte un moteur électrique d'entrainement 1GA, 103, 10C du type asynchrone dont la vitesse peut être réglée par la fréquence du courant qui l'alimente et éventuellement un ou plusieurs.réducteurs de vitesses.C'est ainsi que sur l'exemple représenté sur la figure 1, le moteur 10A de la broche 3A attaque directement le manchon 4A tandis que le moteur lOB de la broche 33 attaque le manchon 4B par l'intermédiaire d'un réducteur Il réduisant par exemple la vitesse du manchon 4B au 1/4 de la vitesse du moteur 103 et le moteur 10C de la broche fiC attaque le manchon 4C par l'intermédiaire de deux réducteurs Il et 12 réduisant par exemple la vitesse du manchon 4C au 1/16 de la vitesse du moteur 10. Etant donné que l'on a besoin d'autant moins de puissance que la vitesse de rotation de l'outil est démultipliée par rapport à celle du moteur, on voit qu'il est possible, en se plaçant toujours dans l'exemple des réductions de vitesse fixées au 1/4 et au 1/16, de loger dans un même carter étanche modulaire - soit un moteur 10A par exemple d'une puissance moyenne de l'ordre de 40 KW susceptible de fonctionner sur une gamme de vitesses dans le rapport de I à 10 et s'étalant par exemple de 1000 t/mn à 10000 t/mn de la manière qui sera décrite en détail plus loin - soit un moteur 103 par exemple d'une puissance moyenne de l'ordre de 20 Kw susceptible de fonctionner sur une gamme de vitesses également dans le rapport de 1 à 10 mais s'étalant cette fois de 250 t/mn à 2500 t/mn et le réducteur il - soit encore un moteur 10C par exemple d'une puissance moyenne de l'ordre de 10 KW susceptible de fonctionner sur une gamme de vitesses toujours dans le rapport de 1 à 10 mais s'étalant de 62 t/mn à 620 t/mn et les deux réducteurs 11 et 12. Il est à noter que les électro-broches 3As 3B et 3 étant du type à carter étanche, il est très facile de procéder à leur refroidissement en prévoyant dans le bâti 2 de la machine, extérieurement à la portée 1, une cavité annulaire 2A dont la paroi interne est constituée par celle-la mme de la broche lorsqu'elle est mise en place dans sa portée et de faire circuler à l'intérieur de ladite cavité 2ss, suivant les flèches F1, F2, un liquide de refroidissement approprié. Le groupe convertisseur 8 alimentant l'électro-broche 3As 33 ou 3C qui est placée dans la portée 1 se caractérise essentiellement par le fait qu'il comprend - un moteur d'entraînement 13 alimenté par le secteur 14 et comportant plusieurs polarités commutables de la manière qui sera décrite en détail plus loin en référence aux figures 7, 8 et 9 - un convertisseur proprement dit 15 entraîné en rotation par le moteur 13 au moyen d'une chaste cinématique 16 constituée en l'occurence par des poulies et des courroies trapézoidales. Ce moyen permet d'ajuster aisément le rapport d'entraînement du convertisseur en cas de besoin, par exemple dans le cas où la machine doit être employée pour plusieurs séries de travaux d'ordre très divers. Le convertisseur 15 peut autre alimenté par le secteur 14 et est susceptible de délivrer en 17 un courant d'alimentation sous différentes fréquences sélectionnées en agissant sur un levier de manoeuvre 18 fonctionnant de la manière qui sera décrite en détail plus loin en référence aux figures 7, 8 et 9. Les différentes fréquences sont réparties sensiblement suivant une progression géométrique dans une gamme déterminée, cette dernière étant choisie en fonction de la série de travaux à exécuter par la machine et obtenue en choisissant le rapport de transmission voulu entre le moteur 13 et le convertisseur 15. Si, à titre d'exemple, on prend le cas : d'un moteur d'centrale nement 13 triphasé alimenté en courant 50 HZ et comportant 2, 4 ou 8 pôles commutables ; d'un rapport d'entraînement du convertisseur 15 au moyen de la liaison 16, égal à l'unité et d'un convertisseur 15 à 2 pales alimenté en 50 HZ, on voit que ce dernier est alors susceptible de délivrer un courant d'alimentation sur une plage s'étalant de 25 HZ à 100 HZ selon les six fréquences possibles suivantes 25 HZ - le moteur étant connecté en 4 pales et entraînant le convertisseur à 2 pâles dans le sens du champ. 37,5 EZ-le moteur étant connecté en 8 piles et entraînant le convertisseur à 2 pales dans le sens du champ. 50 ex - le moteur étant arrêté. 67,5 HZ-le moteur étant connecté en 8 pales et entraînant le convertisseur 2 piles en sens inverse du champ. 75 HZ - le moteur étant connecté en 4 pôles et entraînant le convertisseur 2 pôles en sens inverse du champ. 100 HZ-le moteur étant connecté en 2 pales'et entraînant le convertisseur 2 pôles en sens inverse du champ. En augmentant légèrement le rapport de transmission moteurconvertisseur ce dernier peut alors délivrer par exemple la série des six fréquences suivantes 20 HZ - 35 HZ - 50 HZ - 65 HZ - 80 HZ - 110 HZ. Grâce à la possibilité d'interchangeabilité des électrobroches A' 33, 3C permettant d'avoir trois vitesses de base dans les rapports 1 - 1/4 et 1/16, d'une part, et la possibilité pour chacune desdites vitesses de base de la multiplier par 6 en sélectionnant la fréquence du courant d'alimentation de l'électrobroche choisie parmi les six possibles de la gamme, d'autre part, (étant entendu que l'étendue de la gamme peut elle-mgme être ajustée au préalable à la série de travaux à exécuter par la machine) on voit que la tête d'usinage conforme à l'invention permet, grâce à sa conception même, d'adapter quasi instantanément et très exactement la vitesse de rotation de l'outil aux différents travaux à exécuter. Pour reprendre l'exemple pratique cité précédemment des différentes séries de vitesses possibles des trois électro-broches, il ressort qu'avec une même machine outil, il devient possible de procéder à des travaux très divers et dans des conditions excellentes. En effet - Avec une électro-broche à action directe 3A susceptible de fonctionner dans une gamme de vitesses s'étalant de 1000 t/mn à 10000 t/mn, on pourra travailler les alliages légers et les plastiques - avec une électro-broche à un réducteur au 1/4 33 susceptible de fonctionner dans une gamme de vitesses s'étalant de 250 t/mn à 2500 t/mn, on pourra travailler les aciers normaux et les bronzes - et avec une électro-broche à deux réducteurs au 1/16 3C susceptible de fonctionner dans une gamme de vitesses s'étalant de 60 t/mn à 600 t/mn, on pourra travailler le Titane et les aciers traités. On va maintenant décrire d'une façon plus détaillée les divers éléments constitutifs de la tête d'usinage dont on vient de définir les fonctions particulières. Sur la figure 2 on retrouve à plus grande échelle le détail de réalisation de la portée cylindrique 1 destinée à recevoir l'une des trois broches dont l'encombrement externe a été schématisé par un trait en tireté. Il est à noter que dans le fond de l'alésage est prévu un épaulement cylindrique 20 destiné à recevoir le double système de liaison 6 qui étant lui même cylindrique est très simplement maintenu en place au moyen de vis de blocage telle que 21. La fonction liaison d'alimentation électrique est avantageusement réalisée au moyen d'une prise de courant annulaire 22, ce qui permet d'assurer l'alimentation électrique du moteur de la broche par simple pression des contacts 23A pour le dispositif 6 et 233 pour le moteur de la broche, comme cela apparait distinctement sur les figures 3 et 6 - lorsque la broche est mise en place dans la portée et poussée à fond sous l'effet de vis 24 maintenant le couvercle de la broche sur l'embouchure de la portée cylindrique. La deuxième fonction de liaison du dispositif 6 est ici réalisée au moyen d'un piston 25 susceptible de se déplacer dans un cylindre 26 relié au système hydraulique de la machine par 1'ori- fice 27 et d'attaquer, par l'intermédiaire d'une butée centrale 25A' le système de maintien en place de l'outil qui sera décrit plus loin. Le système de commande à piston peut avantageusement être combiné avec un dispositif à griffes escamotables 28 sur lequel vient s'accrocher la partie centrale supérieure de la broche comme on le voit en détail sur la figure 3. Sur cette figure 3 on a représenté, en élévation-coupe, une forme de réalisation possible d'une électro-broche du type à action directe désignée par la référence générale 3A sur la figure 1. Le carter 29 est cylindrique et comporte, tant à sa partie supérieure qu'à sa partie inférieure,des saignées 30 et 31 dans lesquelles viennent se loger des segments d'étanchéité (non repréaentés) qui empêchent . le liquide de refroidissement circulant dans la cavité annulaire 2A de s'échapper de celle-ci lorsque la broche est mise en place dans la portée du bats, Le moteur qui, comme on l'a vu précedemment, est du type asynchrone est du genre cartouche aisément démontable. Le atator cylindrique 32 8temmaKhX dans le carter 29 où il est maintenu en place au moyen de vis de blocage telle que 33 tandis que le rotor 34 est centré à l'intérieur du stator au moyen d'un palier supérieur à billes 35 et d'un palier inférieur à billes 36. Les enroulements du stator sont agencés de façon que les sorties se trouvent simplement soudées avec les contacts 23B qui viennent en appui sur les contacts homologues 23A du dispositif de liaison 6 lorsque la broche est mise en place dans la portée. La partie inférieure du carter 29 est fermée par un couvercle annulaire 37 fixé par des vis telle que 38 sur ledit carter- et pourvu d'orifices tel que 39 permettant de le fixer au moyen de vis sur le bâti de la machine comme cela a été exposé en référence à la figure 2. le rotor 34 est solidaire d'un cylindre interne 40 dans l'axe duquel est agencé le système de maintien en place de l'outil. Sur l'exemple représenté sur la figure 3 ce système comporte une tige centrale 41 placée dans l'axe de la broche, dont l'extrémité supé- rieure est au contact de la butée de commande 25A du dispositif 6 et dont l'extrémité inférieure comporte une rotule 42 autour de laquelle sont agencés des doigts d'accrochage pivotants 43. Un ressort taré de très forte puissance 44 sollicite la tige 41 vers le haut de la figure 3, position pour laquelle les doigts d'accrochage 43 sont sollicités à se resserrer vers l'intérieur et à maintenir solidement la tête de l'outil (non représenté) emmanché dans le manchon 45 de toute forme appropriée fixé à l'extrémité libre du cylindre 40. Il apparat immédiatement à la lecture du dessin que si l'on actionne le piston 25 vers le bas sous l'effet d'une pression hydraulique appliquée dans le cylindre 26, la tige 41 va descendre contre l'action du ressort de rappel 44 et la rotule 42, en descendant, va provoquer l'ouverture des doigts d'accrochage 43. il est alors possible de mettre l'outil en place dans le manchon 45. En faisant cesser la pression régnant dans le cylindre 26 la tige 41 remonte sous l'action du ressort 44 et la rotule 42 en revenant b sa position initiale amène les doigts d'accrochage en position de préhension. Suivant une caractéristique de la présente invention le palier à billes 36 est avantageusement du type de celle représentée à titre d'exemple et à plus grande échelle sur la figure 4. Contrairement aux systèmes classiques dans lesquels les billes inférieures les plus sollicitées prennent rapidement du jeu et où les bagues risquent de se mettre de travers, le système conforme à l'invention se caractérise essentiellement par le fait que, d'une part, la bague supérieure interne 36A1 et la bague inférieure interne 36dol ne sont pas au contact l'une de l'autre mais au contraire séparées l'une de l'autre par une pièce intermédiaire 46 et rendues toutes les trois parfaitement solidaires du cylindre 40 au moyen de vis telle que 47 et que, d'autre part, les bagues externe supérieure 56A2 et externe inférieure 36B2 sont séparées par une pièce intermédiaire 48 comportant un ressort 49 qui précharge le roulement inférieur et rattrape automatiquement le jeu pouvant se produire. Il est à noter que pour obtenir un maintien parfait des bagues 36 Ai 36 et de la pièce intermédiaire 46,la pointe de la vis 47 vient se loger dans un évidement conique excentré par rapport à l'axe du taraudage dans lequel est engagée la vis 47, ce qui permet d'exercer une force transversale de pression d'une très grande intensité. Par ailleurs, suivant une autre caractéristique de la présente invention on peut appliquer au système de palier à billes que l'on vient de décrire, le système de graissage représenté à titre d'exemple sur la figure 5. L'huile sous pression arrive par une canalisation 50 dans une cavité annulaire 51 dans laquelle est logée la pièce 48 précédemment décrite. De cette cavité l'huile s'écoule et lubrifie les roulements tant supérieur qu'inférieur 36. Pour éviter la formation néfaste d'anneaux circulaires d'huile,* tant au dessus qu'en dessous et entre les roulements, qui provoquent dans les systèmes classiques l'échauffement et la rupture des roulements, il est prévu conformément à la présente invention une canalisation 52 reliée, d'une part, à la partie inférieure du roulement inférieur par une prise 53 et, d'autre part, à la partie supérieure du roulement supérieur par une prise 54.La canalisation 52 est par ailleurs reliée à une pompe d'aspiration (non représentée) qui a pour effet d'aspirer un mélange d'huile et d'air et, partant, d'empêcher la formation nuisible des anneaux d'huile précités. Suivant une autre caractéristique de l'invention qui apparait distinctement sur la même figure 5, applicable plus particulièrement au changement automatique de broches par commande numérique dans le cas, notamment, des machines transfert, le couvercle 37 de la broche comporte Luie portée tronconique 55 assurant un guidage automatique de la broche lors de sa mise en place dans sa portée et est maintenu en place au moyen d'un certain nombre de taquets 56 sollicités par des ressorts très puissants 56A- Ces taquets peuvent être manoeuvrés par un liquide sous pression contenu dans un récipient sous pression non représente et susceptible d'attaquer le taquet, pour l'amener à sa position d'escamotage,au travers de la canal-.sation 58 ou au contraire de le naintenir dans sa position de maintien, au travers de la canalisation 5.9. La puissance du ressort 56Aest évidemment déterminée de façon à exercer une force suffisante pour maintenir la broche en place même si la pompe du liquide sous pression tombait en panne. Sur la figure 6, on a représenté à titre d'exemple une forme de réalisation possible d'une électro-broche du type de celle désignée par la référence générale 3C sur la figure 1, c'est à dire comportant un moteur et deux réducteurs donnant chacun une réduction du 1/4 de la vitesse de rotation. Pour les raisons qui ont été exposées à l'occasion de la description de ladite figure 1, le moteur peut être d'une puissance égale au 1/4 de celle du moteur à action directe représenté sur la figure 3. D'un point de vue pratique, la longueur du rotor du moteur est dans le cas de la figure 6 sensiblement égale à la moitié de celle du rotor du moteur de la figure 3. Il en résulte que l'on dispose pour placer les deux réducteurs d'environ la moitié de la longueur du carter 29. Pour ne pas surcharger inutilement la description on ne reprendra pas ici le détail de tous les éléments communs entre les électro-broches des figures 3 et 6, se contentant de reporter sur cette dernière figure les mêmes références pour désigner les mêmes éléments. Par mesure de simplicité de montage les deux réducteurs 11 et 12 sont tous deux d'un type parfaitement classique à planétaires qu'il n'y a pas lieu de décrire en détail pour la compréhension de l'invention. Il y a simplement lieu de noter que le cylindre interne 40 lié au rotor 34 du moteur, au lieu d'entraîner directement le manchon 45 dans lequel. est monté l'outil comme dans le cas de la figure 3, sert ici de support à l'arbre interne 40A du réducteur supérieur 12 qui attaque, par l'intermédiaire des axes 60 de ses satellites, l'arbre interne 403 du réducteur inférieur 11, lequel attaque à son tour, par l'intermédiaire des axes 61 de ses satellites,le manchon 45. On voit à la lecture de la figure 6 que si l'on veut une électro-broche du type de celle désignée par la référence générale 3B sur la figure 1, c'est à dire ne comportant qu'un seul réducteur il suffit de supprimer le réducteur inférieur et de lier l'arbre 403 au manchon 45. Dans ce cas évidemment la longueur du moteur sera intermédiaire entre celle du moteur de la figure 3 et du moteur de la figure 6 tandis que la distance restant disponible dans le carter 29 sera alors suffisante pour loger le seul réducteur qui subsiste. On va maintenant décrire en se référant aux figures 7, 8 et 9, une forme de réalisation possible d'un groupe convertisseur unitaire susceptible de délivrer une gamme de six fréquences d'alimentation pour une tête d'usinage du type de celle que l'on vient de décrire et utilisable suivant le principe schématisé sur la figure 1. L'ensemble du moteur 13 et du convertisseur proprement dit 15 est logé dans un bâti étanche 62 monté sur roulettes 62A et muni d'un radiateur d'égalisation de température, incorporé 63. Le moteur 13 ainsi que l'ensemble convertisseur 15 sont du type à cartouche et sont adaptés dans des portées pratiquées dans le bâti 63, ce qui permet le refroidissement parfait de l'un et de l'autre. L'entraînement du convertisseur par le moteur est ici obtenu au moyen de courroies trapézoidales 16A montées sur des poulies 1 X et 16C fixées, par exemple au moyen de vis, sur les extrémités des arbres respectifs, ce qui permet de les remplacer facilement pour faire varier le rapport de transmission en fonction de la série de travaux à effectuer par la machine-outil. On a vu précédemment que le moteur 13 comportait plusieurs polarités possibles susceptibles d'être commutées. Sur l'exemple représenté le moteur qui est triphasé comporte la possibilité, comme cela apparait distinctement sur la figure 8, d'avoir 2, 4 ou 8 pôles en connectant au secteur 14 les éléments voulus A1, A2,A3 ; 1 B2, B3 ou C1, C2, C3. Suivant une caractéristique de l'invention, la commutation est obtenue au moyen d'un disque tournant 64 muni d'une série de contacts 65As 65B, 65C agissant sur des séries de plots 66A, 663 placés au droit des encoches du stator du moteur, ce montage éliminant toute câblerie. Il y a lieu de rooter qu'est prévue une série complémentaire de contacts D1, D2, D3 permettant d'utiliser le secteur direct et donc d'obtenir 50 HZ. Suivant une caractéristique importante de l'invention, le convertisseur 15 est également muni d'un disque tournant 67 qui, en agissant par l'intermédiaire de contacts 67AS 673, 67a sur deux séries de plots 68h, 68B placés au droit des encoches du stator, permet de faire varier les tensions non-proportionnellement aux fréquences délivrées de façon à obtenir le maximum de puissance avec le minimum de perte et ce à tous les régimes d'utilisation. La rotation des deux disques tournants 64 et 67 est obtenue simul tané-ment par un levier de manoeuvre 18 agissant sur le disque 67 lequel entrasse à son tour en rotation le disque 64 par l'intermé- diaire d'une biellette de liaison 69. On voit que dans le cas d'un moteur triphasé 2, 4 et 8 pôles commutables on obtient en l'alimentant en courant 50 HZ les différentes vitesses suivantes 1500 t/mn - rotation à gauche 750 t/mn - rotation à gauche stop - utilisation secteur direct 750 t/mn - rotation à droite 1500 t/mn - rotation à droite 3000 t/mn - rotation à droite Comme on l'a vu précédemment en partant de la base de 50 HZ, on obtient à la sortie du convertisseur une série de six fréquences réparties dans une des gammes en quantités théoriquement infinies puisqu'Il suffit de faire varier le rapport de la vitesse moteur/convertisseur. A titre d'exemple (voir également figure 9) le convertisseur peut délivrer les six fréquences : 20 - 35 - 50 - 65 - 80 - 110 HZ pour une gamme s'étalant ici de 2C HZ à 11C HZ. Grole au système de commutation à disques tournants, on voit que la courbe des tensions par rapport aux fréquences, qui est constitube normalement par la droite XX1, est ici incurvée suivant la courbe Y-Y1 qui a pour effet d'augmenter les tensions pour les fréquences inférieures à 5C HZ et de diminuer ces tensions pour les fréquences sapérieures à 5C HZ. Cette variation des tensions non-proportionnellement aux fréquences délivrées, permet d'obtenir d'une façon particulièrement simple le maximum de puissance avec le minimum de pertes et ce à tous les régimes d'utilisation du groupe convertisseur. Le nombre des fréquences disponibles dans la gmmme choisie, qui est dans le cas présent de six, peut s'avérer insuffisant pour certains travaux à faire exécuter par la machine-outil.0n peut alors appliquer, soit sur le moteur 13, soit sur le convertisseur 15 du groupe 62 un système différentiel permettant d'avoir un cu deux pourcentages en plus ou en moins, par exemple de l'ordre de 5 % à 10 %, autour de chaque fréquence délivrée par le groupe, ceci permettant, par exemple, de faire varier la vitesse du convertisseur de moins 2000 t/mn i plus de 400G t/mn. C'est ainsi qu'on peut avantageusement utiliser le montage schématisé sur la figure 10 et comprenant un moteur fractionnaire 70 de faible puissance à deux vitesses qui attaque ici l'arbre du moteur par une liaison cinématique 16A1, 1631, 16C1 analogue à celle 16A reliant le moteur 13 au convertisseur 15. Ce montage permet de multiplier par quatre le nombre des fréquences délivrées et ce toujours sensiblement suivant une progression géométrique. On peut encore envisager, suivant une variante de réalisation, non représentée, d'insérer dans la liaison cinématique 16A, 1631 16c ou dans la liaison cinématique 16A1, 1631, 16C1 un système variateur classique mécanique ou autre permettant d'obtenir une vitesse infiniment variable du convertisseur. La tête d'usinage conforme à l'invention, outre la possibilité d'être appliquée d une machine-outil unique destinée à être utilisée pour effectuer des séries de travaux d'ordres très différents, comme cela a été décrit précédemment, présente l'avantage primordial de pouvoir être appliquée à plusieurs machines et même à l'ensemble des machines d'un atelier ou d'une usine. Pour ce faire le schéma de principe de la figure 1 qui s'ap pliquait à une seule machine-outil et utilisait pour ce faire un groupe convertisseur unitaire à fréquences multiples est adapté de façon à remplacer ledit groupe convertisseur unitaire par un groupe converzisseur global susceptible de délivrer à chaque tête d'usinage de chaque tchine le ou les fréquences nécessaires ainsi que les tensions adéquates, étant entendu que le principe d'utilisation des électro-broches reste inchangé. Dans un premier stade on décrira tout d'abord en se référant à la figure 11 la conception d'un groupe convertisseur global puis ensuite le principe de réalisation de la distribution d'énergie électrique à fréquences différenciées à l'ensemble des têtes d'usinage. Conformément à la forme de réalisation représentée à titre d'exemple sur la figure 1', dans le bati 62 du groupe convertisseur sont aménagés un moteur d'entratnement 13 unique et un certain nombre de convertisseurs, ici au nombre de huit 15Aw 15B 15Ct 15D 15E' 15F' 15Gs 15; Ces derniers sont envratnés par l'intermédiaire de deux liaisons cinématiques 10 16A3 constituées avantageusement comme dans le groupe convertisseur unitaire par des courroies trapézodales. Pour avoir un bon facteur de puissance, le moteur d'entraîne- ment est ici du type asynchrone synchronisé. Par ailleurs, au lieu d'avoir, comme dans le cas précédemment décrit, un seul convertisseur délivrant huit fréquences différentes dans une gamme déterminée, chacun des convertisseurs 15, à l5H délivre ici une seule fréquence et sa tension correspondante adéquate à l'obtention d'un maximum de puissance avec un minimum de pertes. La fréquence de chaque convertisseur est évidemment fonction du rapport de transmission entre le moteur et ledit convertisseur considéré,rapport qu'il est possible de faire varier par le remplacement des poulies d'entraînement du convertisseur en question, les différences de longueurs de courroies éventuellement entraînées ztant-absorbées par des tendeurs 71A, 713. Il est à noter que les fréquences délivrées par les différents convertisseurs sont réparties suivant sensiblement une progression géométrique voisine de 1,4 ; 1,6 ou 1,26 par exemple. La puissance du moteur 13 est déterminée de façon que chacun des convertisseurs puisse délivrer le courant d'alimentation à une ou plusieurs des têtes d'usinage de l'atelier ayant besoin de la fréquence désirée, étant à remarquer que 1'ewwérience prouve que, dans un même atelier, ce sont les fréquences les plus proches de la partie centrale de la progression de fréquences délivrées qui sont les plus demandées. Il résulte de ceci que dans le but de ne pas affecter le fonctionnement de la production en cas d'un incident survenant dans la marche d'un groupe convertisseur global unique délivrant une série de fréquences réparties suivant une progression géométrique par exemple de raison 1,26 on peut avantageusement avoir deux groupes convertisseurs distincts mais dont les fréquences délivrées par chacun d'eux sont réparties suivant deux progressions géométriques de raison 1,5, l'ensemble des deux groupes convertisseurs délivrant donc une série de fréquences réparties suivant une progression géométrique de raison 1,26. D'une façon générique, les deux groupes convertisseurs se répartissent la série complète de fréquences requises suivant deux progressions géométriques de même raison égale à la racine carrée de la raison de la série complète, gråce à quoi la série de fréquences de l'un des groupas convertisseurs s'intercale dans la série de fréquence8 de l'autre groupe convertisseur et évite de ce fait un arrêt total de l'atelier en cas d'incident de fonctionnement sur l'un des deux groupes convertisseurs. Pour les raisons pratiques exposées précédemment il y aura avantage à ne faire recouvrir les deux progressions géométriques de raison 1,6 que sur leur partie centrale. Par ailleurs,comme les fréquences basses sont relativement difficiles à obtenir à bon marché et sont plus proches les unes des autres alors que les fréquences élevées sont plus faciles à obtenir et sont plus éloignées les unes des autres, il y aura intérêt dans les deux séries en question de supprimer par exemple deux fréquences basses et de maintenir les fréquences élevées. C'est ainsi que pour deux groupes convertisseurs délivrent deux séries de fréquences suivant des progressions géométriques de raisons voisines on pourra avoir la double répartition des fréquences suivantes 10 - lE - 25 - 4G - 64 - 100 - 160 - 250 12,5 - 2 - 32 - 50 - 80 - 125 - 200 On va maintenant décrire, en se référant plus particulièrement aux figures 12 et 13, le principe de fonctionnement d'une installation de distribution d'énergie à fréquences multiples dans le cas d'application de la tête d'usinage conforme à l'invention à ''ensemble des machines-outils d'un atelier d'usine. Sur la figure 12, on a schématisé par des rectangles B1, B2, B3 ... BN les différentes électro-broches commandant, chacune, un organe mobile d'une machine-outil, étant bien entendu que chaque broche peut être du type sans réducteur ou avec un ou deux réducteurs pour les raisons qui ont été exposées longuement plus haut. Suivant le principe de fonctionnement de l'installation de distribution d'énergie, il est prévu autant de lignes électriques de liaison qu'il y a d'électro-broches pour relier les moteurs de celles-ci à une centrale unique, désignée par la référence générale C, cette centrale assurant la distribution d'énergie à fréquences différenciées de la manière qui sera décrite en détail plus loin. Chacune des lignes existant entre les électro-broches et la centrale comprend : un premier circuit 72ars 72B, 72C 72N permettant à l'opérateur ou au programmateur de télécommander, de la manière qui sera décrite en détail plus loin, un dispositif sélecteur assurant le choix de la fréquence requise ; un deuxième circuit 73Aw 73Bw 73C ...73N assurant l'acheminement de la fréquence choisie de la centrale à l'électro-broche correspondante. En ce qui concerne la centrale C proprement dite, il est important de noter qu'afin d'éviter que l'atelier ne puisse être arrêté par un incident de fonctionnement de ladite centrale, cette dernière est composée pratiquement de deux groupes convertisseurs parallèles 62A et 623 dont les circuits sont absolument distincts. Chacun de ces groupes convertisseurs est avantageusement du type de celui décrit plus haut en référence à la figure 11. di l'on suppose, par exemple, que la centrale C distribue 16 fréquences, suivant une progression géométrique de raison r, les deux groupes 52A et 623 se répartissent, de la manière qui a été décrite plus haut, les fréquences de façon que le premier groupe 62A donne les fréquences d'ordre impair 1, f3, f5...f15 suivant une progression de raison r1 égale à #r et que le deuxième groupe donne les fréquences d'ordre pair f2, f4, f6...f16 suivant une progression de raison r2 égale à #r. On voit immédiatement que la seule conséquence de l'arrêt inopiné d'un groupe serait que la gamme de vitesse de chaque éleotrobroche B1...BN des machines, tout en restant aussi étendue, devienne plus discrète puisqu'il n'y aurait plus que 8 vitesses possibles au lieu de 16. I1 y a lieu de noter toutefois que cette gamme resterait malgré tout assez étagée pour ne pas affecter la production, puisque la raison de la progression passerait de Vi à r. Pour permettre à chaque électro-broche B1...BN de pouvoir démarrer sur la fréquence la plus basse f1 et d'atteindre la fréquence requise, f5 par exemple, en passant par les fréquences intermédiaires f2, f3 et f les fréquences données par les deux groupes 62A et 623 sont réparties dans des barres distributrices intercalées les unes au-dessus des autres, 75A, 76 r 77A, 78A...82A pour le groupe 62A et 75Bw 76B, 77B, 783.. 823 pour le groupe 62B, l'ensemble constituant une grille désignée par la référence G. Les moteurs B1...BN étant des moteurs asynchrones triphasés, il est bien évident que la grille G sera en riait constituée de trois éléments identiques G1, G2 et G3 disposés les uns au-dogsus des autres, comme cela apparat, par exemple, sur les figures 13 et 14. Le long de ces grilles sont agencés des dispositifs sélecteurs 83A, 83B, 83C 83N qui, pour chacun des moteurs, peuvent se déplacer verticalement sous l'action du circuit de télécommande correspondant 72A. 72B, 72C ...721 pour passer successivement sur chacune des barres 75A, 75B, 75C .823, s'arrêter sur celle donnant la fréquence requise et transmettre cette dernière fréquence à une barre verticale 84A, 84B, 84C ... 84N' reliée électriquement au circuit 73A, étant entendu que chaque barre verticale est ellemême composée de trois éléments isolés électriquement tels que 84 1 84A2' 84A3 (voir figures 13 et 14) et correspondant respectivement aux trois phases de 1' alimentation. D'une façon plus précise, les barres constitutives de la grille G sont fixées sur des montants verticaux, tels que 85A et 85B,dont le nombre est déterminé de façon que les barres ne prennent pas une flèche importante sous l'action de la poussée F3 (voir figure 14) exercée sur les barres verticales à trois éléments 84A1, 84A2, 04A3 afin d'obtenir un contact parfait des dispositifs sélecteurs proprement dits sur les barres distributrices. Suivant une forme de réalisation particulièrement simple (voir figure 14) mais non obligatoire, chaque dispositif sélecteur est constitué d'un chariot 86 comportant deux galets cylindriques 87A1, 8731 en contact intime l'un avec l'autre suivant une génératrice. L'un des galets, le 87A1 par exemple, peut venir au contact successif des barres 75A 75B, 76A. .823 tandis que l'autre galet 8731 roule le long de l'élément 84A1 de barre verticale correspondant.La fréquence requise se trouve ainsi, de façon particulièrement simple, transférée de la barre distributrice ciclsie, par exemple 753 qui donne la fréquence f2, à l'élément 84A1 de barre verticale qui transmet ladite fréquence au moteur B1 par le circuit 73A étant bien entendu, comme on le voit sur la figure 15, qu'il en est de même pour les deux autres phases du moteur Pour éviter que le sélecteur ne puisse prendre appui sur plus d'une barre distributrice à la fois et provoquer des interférences entre les diverses fréquences, les barres 75, 753 ... sont séparées, les unes des autres, par des barres intermédiaires en matériaux isolant et réfractaire 88A' 88B, 88C.. 88N Le déplacement vertical de chaque chariot 86 est obtenu également d'une façon particulièrement simple au moyen (voir figures 14 et 15) d'une courroie sans fin crantée 89 passant sur deux pou- lies 90 et 91 munies d'évidements 92 correspondant aux crantages de ladite courroie. La poulie supérieure 90 est calée sur le rotor d'un moteur électrique pas à pas qui est lui-même télécommandé par le circuit 72 , 72B ... 72N du moteur correspondant, soit par l'opérateur, soit par le programmateur ayant le contrôle de la machine correspondante. Bien évidemment, comme cela apparait sur la figure 15, les sans trois sélecteurs 83A1, 87A2 et e3A7 sont entraînés par la même courroie/ fin 89. Du point de vue encombrement de la centrale on peut avantageusement adopter l'une des deux solutions représentées respectivement sur les figures 16 et 17. Suivant la première forme de réalisation de la figure 16 les deux groupes convertisseurs 62A et 623 sont placés dans le prolongement l'un de l'autre en face de la grille G de barres distributrices de fréquences, les dispositifs sélecteurs 83A, 83B, 83C ...83N et les barres verticales correspondantes 84A, 843 ...84 étant placés côte b côte le long de la grille G. Suivant la variante de réalisation représentée sur la figure 17 les deux groupes convertisseurs 62A et 62B sont disposés l'un audessus de l'autre i l'intérieur de la grille G qui affecte alors une forme circulaire, les dispositifs sélecteurs 83A, 83B...ainsi que les barres verticales 84A, 84B ...étant répartis, cette fois, autour de la grille circulaire. Il est bien entendu que la présente invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter des équivalences dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir du cadre de ladite invention, lequel est défini dans les revendications qui suivent. REC$DIC42IONX 1. Tête d'usinage modulaire perfectionnée permettant à ltopé- rateur d'une machine-outil d'adapter quasi instantanément la vitesse de rotation de l'outil aux différents travaux qui doivent être exécutés, ladite tête d'usinage étant caractérisée en ce qu'elle comprend - une série d'électro-broches interchangeables entre elles et susceptibles de venir s'adapter dans une portée cylindrique unique pratiquée dans la machine, chaque électro-broche comportant un moteur asynchrone dont la vitesse peut être réglée par la fréquence du courant qui l'alimente et éventuellement un ou plusieurs réducteurs de vitesses, l'ensemble ci-dessus étant logé dans un carter étanche d'encombrement standard - au moins un groupe convertisseur de fréquence comprenant un moteur d'entraînement et un sous-ensemble convertisseur proprement dit susceptible de délivrer un courant d'alimentation sous différentes fréquences réparties sensiblement suivant une progression géométrique dans une gamme prédéterminée, laquelle est ajustable, si besoin est, en faisant varier le rapport des vitesses de rotation entre le moteur d'entraînement et le sous-ensemble convertisseur - un système de distribution de l'énergie délivrée par le groupe convertisseur - et des moyens de connexion pour que, lorsque 1'électrobroche sélectionnée est mise en place dans la portée de la machine, la liaison électrique avec le système de distribution d'énergie délivrée par le groupe convertisseur et la liaison avec le système hydraulique ou autres de servitude d'outils de la machine, se trouvent assurées automatiquement. 2. Tête d'usinage modulaire suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le groupe convertisseur est unitaire et comprend un moteur d'entraînement à plusieurs polarités commutables tandis que le sous-ensemble convertisseur comporte un seul convertisseur muni d'un système de commutation permettant de faire varier les tensions non-proportionnellement aux fréquences délivrées de façon à obtenir le maximum de puissance avec le minimum de perte et ce, à tous les régimes d'utilisation. 3. Tête d'usinage modulaire suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le groupe convertisseur est global et comprend un moteur d'entraînement de préférence du type asynchrone synchronisé tandis que le sous-ensemble convertisseur comporte autant de convertisseurs qu'il y a de fréquences à délivrer. 4. Tête d'usinage modulaire suivant les revendications 4 et 2, caractérisée en ce que la commutation aussi bien du moteur d'entraînement que du sous-ensemble convertisseur est obtenue au moyen de disques tournants agissant directement sur des plots placés au droit des encoches des stators respectifs, ce qui a pour résultat d'éliminer toute csblerie. 5. Tête d'usinage modulaire suivant les revendications 1 et 2, caractérisée en ce que l'on multiplie par 4 le nombre des fréquences délivrées par le sous-ensemble convertisseur au moyen d'un système différentiel constitué d'un moteur fractionnaire de faible puissance attaquant l'arbre du moteur ou du convertisseur du groupe de façon à obtenir, de part et d'autre de chaque fréquence délivrée par le groupe , deux pourcentages en plus ou en moins de ladite fréquence, l'ensemble des fréquences délivrées se faisant donc toujours sensiblement suivant la même progression géométrique, 6. Tête d'usinage modulaire suivant les revendications 1 et 2, caractérisée en ce que le rapport des vitesses de rotation entre le moteur d'entraînement et le sous-ensemble convertisseur est rendu ajustable au moyen d'un variateur de vitesse d'un type quelconque classique. 7. Tête d'usinage modulaire suivant les revendications 1 et 3, caractérisée en ce que, dans le cas d'application à l'ensemble des machines-outils d'un atelier de mécanique, toutes les électro-broches des machines sont alimentées, chacune, à la fréquence voulue par une centrale de distribution d'énergie composée d'au moins deux groupes convertisseurs montés en parallèle selon deax circuits distincts, ces groupes se répartissant la série complète de fréquences requises suivant deux progressions géométriques de même raison égale à la racine carrée de la raison de la série complète, grace à quoi la série de fréquences de l'un des groupes convertisseurs s'intercale dans la série de fréquences de 1'autre groupe convertisseur et évite de ce fait un arrêt total de l'atelier en cas d'incident de fonctionnement de la centrale de distribution d'énergie. 8. Tête d'usinage modulaire suivant les revendications 1, 3 et 7, caractérisée en ce que chaque électro-broche est reliée à la centraie de distribution d'énergie a' deux convertisseurs au moyen d'une ligne de liaison comprenant un circuit de télécommande d'un dispositif sélecteur assurant le choix de la fréquence requise et un circuit assurant lcheminement de la fréquence déterminée par le premier circuit, vers l'électro-broche correspondante. 9. Tête d'usinage modulaire suivant la revendication B, caractérisée en ce que chaque convertisseur débite, chacun pour chaque phase, sur une série de barres distributrices de fréquences à raison de une fréquence par barre ; lesdites barres étant connectées sélectivement avec le deuxième circuit de la ligne de liaison de chaque électro-broche par l'intermédiaire d'un dispositif sélecteur par ligne de liaison et par phase qui, sous la commande du premier circuit de la ligne de liaison de l'électro-broche considérée,vient successivement au contact de chacune des barres distributr-ces jusqu'à celle délivrant la fréquence sélectionnée. 10. Tête d'usinage modulaire suivant la revendication 9, caractérisée en ce que les barres distributrices sont disposées horizontalement les unes au-dessus des autres de façon à former, par phase, une grille verticale, les barres dépendant de l'un des groupes convertisseurs étant intercalées par rapport aux barres dépendant de l'autre groupe convertisseur. 11. Tête d'usinage modulaire suivant les revendications 9 et 10, caractérisée en ce que chaque dispositif sélecteur, par phase, est constitué d'un chariot comportant deux galets cylindrique8 en contact intime l'un avec l'autre suivant une génératrice, l'un des galets venant au contact successif des barres, l'autre roulant sur une barre verticale reliée électriquement au moteur de l'électrobroche correspondant, le mouvement de va et vient vertical de chaque dispositif sélecteur étant obtenu au moyen d'une courroie sans fin crantée passant sur deux poulies dont l'une est calée sur le rotor d'un moteur pas à pas télécommandé par le premier circuit de la ligne de liaison entre l'électro-broche considérée et la centrale. 12. Tête d'usinage modulaire suivant l'une quelconque des revendications 8 à 11, caractérisée en ce que les deux groupes convertisseurs sont placés dans le prolongement l'un de l'autre en regard de la grille de barres distributrices de fréquences, lesquelles affectent une forme rectiligne. 13. ête d'usinage modulaire suivant l'une quelconque des revendications 8 à 11, caractérisée en ce que les deux groupes convertisseurs sont placés l'un au-dessus de l'autre à l'intérieur de la grille de barres distributrices de fréquences, lesquelles affectent ne forme circulaire. 14. Tête d'usinage modulaire suivant l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisée en ce que la transmission entre le moteur d' entraînement et le sous-ensemble convertisseur est obtenue par le moyen de poulies et de courroies trapézoldales. 15. Tête d'usinage modulaire suivant l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisée en ce que les paliers à billes des électro-broches comportent deux jeux de roulements superposés dont les bagues internes de chacun d'eux sont séparées par une pièce intercalaire, l'ensemble des trois éléments étant alors solidarisé très étroitement avec l'arbre, tandis que les bagnes externes de ces mêmes roulements sont séparées par une pièce intercalaire dans laquelle est aménagé un ressort préchargeant le roulement inférieur et rattrapant automatiquement le jeu de billes. 16. Tête d'usinage modulaire suivant la revendication 15, caractérisée en ce que pour éviter la formation néfaste d'anneaux d'huile circulaires tant au-dessus qu'en dessous et entre les roulements il est prévu une canalisation reliée à une pompe qui a pour effet d'aspirer aux endroits critiques un mélange d'huile et d'air et, par suite, d'empêcher la formation d'anneaux circulaires d'huile. 17. Tête d'usinage modulaire suivant l'une quelconque des revendications 1 à 16, caractérisée en ce que, en vue de pouvoir procéder au changement automatique des électro-broches par commande numérique, la partie inférieure des broches comporte une portée tronconique assurant un guidage automatique de la broche lors de sa mise en place dans une partie complémentaire de la portée pratiquée dans le bêti de la machine; la broche étant alors maintenue en place par un certain nombre de taquets sollicités en position de maintien par des ressorts de rappel,lesdits taquets pouvant en outre être commandés en translation par un circuit hydraulique soit en position d'escamotage, soit en position de maintien pour laquelle la pression hydraulique s'ajoute à l'action des ressorts.