La présente invention concerne une matière attirable par l'ai mant convenant particulièrement pour préparer des réactifs analytiques en particules attirables par l'aimant ; les réactifs ainsi formés ; et des déterminations utilisant ces réactifs. La détermination d'antigènes (et d'haptènes), d'anticorps (et autres proétines fixantes) et d'autres substances telles que des médicaments dans des liquides, par exemple des liquides d'origine biologique, par réaction de fixation par compétition avec un réactif marqué, est bien connue, et on effectue la détermination par mesure de la quantité de marqueur fixée dans un complexe ou demeurant non fixée dans la solution. On peut citer comme exemple d'un tel merde opératoire, la technique bien connue de détemination radio-immunologique dans laquelle on utilise un marqueur radio-actif. On connaît des techniques semblables qui utilisent d'autres marqueurs tels que des enzymes et des fluorophores. Dans ces procédés il est généralement nécessaire, soit de séparer les complexes formés du reste du mélange réactionnel, soit de séparer le réactif marqué non fixé libre du reste du mélange réactionnel pour mesurer la quantité de marqueur dans chacune portion. Ce stade de séparation est rarement simple a réaliser et constitue une source d'erreurs dans ces déterminations. Pour éviter ou au moins réduire ce problème, on a proposé (voir le brevet France n0 77 07264 dans lequel on trouvera des détails complémentaires) d'utiliser dans des déterminations immunolo- giques des particules attirables par l'aimant qui portent a leur surface périphériaue un réactif fixé par covalence. On peut séparer de façon nette et simple les particules (avec le produit de la ré action entre le réactif et un composant marqué du mélange réactionnel) du reste du mélange réactionnel et mesurer ensuite le marqueur dans ladite portion restante ou sur les particules. Une limitation ou un inconvénient de ce procédé connu est que la préparation des particules magnétiques portant le réactif est souvent longue et difficile. Les particules sont constituées d'une matière attirable par l'élément incorporée dans une matrice polymère qui est généralement constituée de cellulose et, pour fixer un réactif particulier à la cellulose, on doit tout d'abord activer celle-ci puis la faire réagir avec le réactif en utilisant généralement un groupe de pontage bifonctionnel. On ne peut pratiquement pas conserver les particules de cellulose activées du stade intermédiaire, si bien que l'on doit chaque fois effectuer les deux stades de préparation (activation puis réaction). On a découvert un moyen d'éviter ce problème. En particulier on a mis au point une matière magnétique réactive, stable en cours de conservation, a laquelle on peut fixer certains réactifs selon un mode opératoire ne comportant essentiellement qu'un seul stade. Selon un de ses aspects l'invention concerne un procédé pour préparer une matière auto-réactive attirable par l'aimant qui consiste a polymériser un ou plusieurs monomères en présence de solides attirables par l'aimant pour former directement une matrice polymère synthétique insoluble dans l'eau dans laquelle sont incorporés uniformément les solides, le ou les monomères étant tels que la matrice formée contienne un ou plusieurs groupes choisis parmi les groupes aldéhyde, cétone, cyanate, isocyanate, thiocyanate, isothiocyanate, halogéno-nitro-aromatique, s-triazine, chlorure d'arylsulfonvle r isoxazole, aziridine, imine, imide, carboxy, époxy et anhydridre d' acide, ces groupes étant libres, si bien ou'ils sont capables de se coupler directement à un réactif réagissant avec eux pour que ce réactif soit couplé a ladite matière. Selon un autre de ses aspects, l'invention concerne la matière attirable par l'aimant ainsi préparée qui est, de préférence, sous forme de particules. Lorsqu'on met les particules de l'invention en contact avec un réactif portant des groupes réactifs, dans des conditions réactionnelles appropriées, le réactif se fixe directement aux particules. L'invention concerne également un procédé pour préparer un réactif en particules attirable par l'aimant utile dans les déterminations immunologiques qui consiste a mettre la matière en particules de l'invention en contact avec un réactif, ce réactif étant capable de réagir directement avec lesdits groupes libres de la matrice polymère des particules et a laisser la réaction s'effectuer pour que le réactif se fixe directement a la matrice polymère. Pour simplifier, on appelle ci-après les particules de l'invention auxquelles est fixé un réactif "réactif en particules de l'invention". Parmi les divers groupes libres que peut contenir la matrice polymère, on préfère les groupes aldéhyde et cétone. Selon un aspect particulièrement préféré de l'invention on prépare directement la matrice polymère par polymérisation d'au moins un monomère a insaturation éthylénique contenant lesdits groupes demeurant dans le polymère et qui sont capables ultérieure ment de réagir directement avec les groupes réactifs d'un réactif. parmi, les monomères préférés que l'on peut ainsi polymériser figurent l'acroléine, la méthacroléine, le méthacrylonitrile, l'acrylonitrile, le diméthylcétène, le chlorure d'acryloyle, le chlorure de méthacryloyle, l'acide acrylique et l'acide-méthacrylique. On'préfère polymériser un ou plusieurs de ces monomères (en présence de solides attirables par l'aimant) pour produire directement un produit polymère solide que l'on peut, après séparation et lavage appropriés, broyer pour obtenir les particules de l'invention. On effectue généralement cette polymérisation en l'absence de solvant par polymérisation en masse) avec un catalyseur et/ou un amorceur. Par exemple dans le cas de l'acroléine, on mélange 1' acroléine monomère avec de la N,N,N',N'-tétraméthylènediamine et il se produit rapidement une polymérisation formant un produit solide. Dans le cas de l'acrylonitrile, on ajoute également du persulfate d'ammonium pour accélérer la réaction. Selon un mode particulièrement préféré de l'invention on forme la matrice polymère par polymérisation radicalaire de l'acroléine en présence de N ,N,N' ,N1-tétraméthylènediamine. Lorsqu'on polymérise ainsi l'acroléine en présence par exemple de Fe304, il se forme fa cileient un composite homogène polymère de polymérisation en masse et de Fe3O4. On peut facilement broyer ce composite pour le diviser en particules. On choisit la matrice polymère et en particulier ses groupes réactifs libres en fonction du réactif qu'on désire lui coupler. Le plus généralement le réactif contient des groupes amino ou sulfhydryle libres et on utilise dans ce cas une matrice polymère contenant des groupes aldéhyde. Parmi les réactifs contenant des groupes amino libres figurent les protéines telles que les anticorps et les enzymes et certains antigènes, haptènes, médicaments et antibiotiques. On peut citer comme exemples de telles substances les hormones thyroldiennes T4 et T3 (thyroxine et triiodothyronine), les médicaments antidépresseurs tricycliques (nortriptyline, désipramine et protriptyline), les antibiotiques aminoglycosidiques (gentamicine, sisomycine, nétilmicine, amikacine, néomycine, strep tomycine, kanamycine et tobramycine), divers absorbants à affinité pour l'isolement ou la déterminatipn d'anticorps ou d'autres protrines fixantes et les XntermédiaXres de la préparation du premier anticorps en phase solide que l'op utilise pour la détermination d'un haptène conjugué. Une caractéristique très avantageuse de l'invention est que 1' on peut fixer le réactif aux particules de l'invention selon un mode opé- ratoire comportant essentiellement un seul stade. Par exemple on peut simplement mettre le réactif en contact avec les particules dans un milieu ayant un pH approprié. Les matrices polymères comportant des groupes aldéhyde libres sont "auto-réactives" vis- -vis des groupes amino libres et le réactif réagit ainsi avec la matrice a laquelle il se fixe directement. Le réactif en particules de l'invention ainsi formé est donc prêt a l'emploi.L'auto-réactivité des particules de l'invention est une caractéristique très avantageuse car, contrairement à l'art antérieur, elle rend inutile l'emploi de groupes de pontage, ce qui permet un mode opératoire plus simple, plus rapide et plus efficace. Les particules de l'invention et le réactif en particules de l'invention peuvent avoir une taillé quelconque, mais en général la taille appropriée est comprise entre 1 et 20 pm. En particulier dans le cas où l'on opère selon des techniques en écoulement continu, la densité de particules doit, de préférence, être comprise entre environ 1,4 et 3,2 pour éviter que les particules flottent ou sédimentent exagérément dans le mélange réactionnel liquide en écoulement. On peut conserver les particules de l'invention (avant la fixation du réactif) pendant une certaine période avant de les utiliser. I1 est évident pour l'homme de l'art que pendant la conservation des particules, on doit les mettre a l'abri du contact avec des substances avec lesquelles elles peuvent réagir. En variante, on peut conserver la masse solide de la matrice polymère autoréactive contenant des particules magnétiques puis lorsqu'on le désire broyer des portions de la masse en particules ayant une taille convenant à la réaction avec un réactif. On peut ainsi préparer de façon simple du réactif frais en particules immédiatement avant son emploi. Le réactif en particules de l'invention est particulièrement, mais non exclusivement, utile dans des déterminations relatives à un constituant d'un liquide. On peut ainsi les utiliser dans des déterminations manuelles ou en écoulement automatique continu (dont la description générale figure dans le brevet des Etats-Unis d' Amérique nO 2 797 149). On peut les utiliser par exemple comme décrit dans le brevet France nO 77 07264. L'invention concerne donc un procédé pour la détermination d'un constituant d'un échantillon d'un liquide biologique selon lequel on met l'échantillon en contact avec un réactif en particules de l'invention et on sépare les particules avec un dispositif magnétique. L'invention concerne également un procédé d'analyse qui consiste à faire s'écouler le long d'une canalisation un mélange réactionnel constitué d'une phase liquide renfermant un échantillon liquide contenant un constituant à analyser et une phase solide constituée d'un réactif en particules de l'invention pour qu'une réaction s' effectue dans ce mélange et qu'un composant du mélange réactionnel réagisse avec la phase solide ou soit absorbé sélectivement par elle ; à retenir par phénomène magnétique les particules dans la canalisation afin d'empêcher qu'elles s'écoulent et séparer ainsi la phase solide de la phase liquide en écoulement ; et, en aval, à déterminer le constituant étudié de l'échantillon par analyse de la phase solide ou de la phase liquide séparées.Une forme préférée d'appareil d'analyse permettant la mise en pratique de ce procédé est décrite dans le brevet France nO 77 07264. La façon précise dont les particules réactives fonctionnent dans ns les déterminations biologiques telles que les déterminations immunologiques, varie avec la nature du réactif comme il est évident pour l'homme de l'art. Par exemple dans une détermination immunologique d'un antigène où l'on utilise un antigène marqué et un anticorps ou une autre protéine fixante, l'anticorps peut constituer le réactif proprement dit du réactif en particules. Dans ce cas le réactif se complexe avec l'antigène marqué et l'antigène non marqué et,lorsqu'on l'a séparé du mélange réactionnnel, on peut l'analyser pour évaluer le marqueur (ou analyser le mélange réactionnel rèstant pour évaluer le marqueur). Selon un procédé préféré de l'invention, le mélange réactionnel contient une quantité prédéterminée d'une substance marquée (second réactif) qui réagit avec le constituant à déterminer pour former avec lui un complexe, et le réactif proprement dit du réactif en particules de l'invention se fixe avec l'excès du second réactif et l'on analyse le mélange séparé pour déterminer le constituant étudié de l'échantillon. Dans ce procédé on analyse soit le complexe soit l'excès du second réactif n'ayant pas réagi. Ces exemples de procédés sont purement illustratifs et l'application du réactif en particules de l'invention à de nombreuses autres tec niques de détermination est évidente pour l'homme de l'art. L'invention est illustrée par les exemples non limitatifs suivants. Exemple 1 Préparation de particules de l'invention constituées de polyacro léine. On mélange énergiquement à la température ordinaire 2 g d' acroléine et 2 g d'oxyde ferrique pouvant être aimanté (fie304). On ajoute 100 1 de N,N,N',N'-tétraméthylènediamine et on poursuit l'agitation pendant environ 6 à 7 minutes pour obtenir par polymérisation un produit solide homogène. On broie le produit en granules fins dans un broyeur à café électrique (Braun). On broie ensuite avec un microniseur McCrone pendant 30 minutes pour obtenir un produit auto-réactif stable en particules de taille appropriée Exemple 2 Préparation de particules de l'invention constituées de polyacrylonitrile. On mélange énergiquement à la température ordinaire 2,5 ml d'acrylonitrile et 2 g d'oxyde ferrique pouvant être attiré par un aimant. On ajoute 100 pl de N,N,N',N'-tétraméthylenediamine. On ajoute 1 ml d'une solution de persulate d'ammonium à 33 8 p/v. Après environ 7 minutes la polymérisation forme un produit solide homogène. On broie le produit en particules mesurant moins de 1 mm et on sèche à l'air à la température ordinaire pendant 72 heures. On broie ensuite à nouveau le produit avec un microniseur McCrone pour obtenir des particules auto-réactives stables de l'invention. Exemple 3 Couplage de sérum anti-T(fraction de -globulines) aux particules de l'invention. On lave 1 g des particules de polyacroléine-Fe3O4 de l'exem- ple 1 avec 4 portions de 20 ml d'eau puis deux fois avec du tampon carbonate/bicarbonate de sodium 0,1 M (pH 9,0). On forme 14 ml de suspension de particules dans le tampon. Pour effectuer le couplage on ajoute 1 ml de sérum anti-T4 (fraction de ç -globulines) à la suspension de particules et on mélange doucement à 40C pendant 24 heures. On fait ensuite sédimenter les particules sur un aimant multiplolaire en ferrite et on élimine le surnageant. On lave le réactif en particules ainsi formé trois fois avec du tampon bicarbonate-carbonate puis deux fois avec du tampon phosphate 0,05 M, pH 7,4. On porte enfin le volume de la suspension à 20 ml avec du tampon phosphate. Exemple 4 Couplage de sérum anti-digoxine (fraction de &gamma; -globulines) à des particules de l'invention. On reprend le mode opératoire de l'exemple 3, si ce n'est qu'on remplace le sérum anti-T4 par 1 ml de sérum anti-digoxine (fraction de &gamma;-globulines). Exemple 5 Couplage de sérum anti-prolactine placentaire humaine (fraction de ff -globulines) à des particules de l'invention. On reprend le mode opératoire de l'exemple 3, si ce n'est que l'on utilise 1 ml de sérum anti-prolactine placentaire humaine (fraction de &gamma; -globulines) au lieu de sérum anti-T4. Exemple 6 Couplage de sérum anti-digoxine (fraction de N-globulines) à des particules de l'invention. On lave 1 g des particules de l'exemple 2 avec'4 portions de 20 ml d'eau puis deux fois avec du tampon carbonate-bicarbonate de sodium O,1 M (pH 9,0). On porte le volume de la suspension de particules dans le tampon à 14 ml. Pour effectuer le couplage on ajoute 1 ml de sérum anti-digoxine (fraction de Y -globulines) à la suspension de particules et on mélange doucement à 40C pendant 24 heures. On fait sédimenter le réactif en particules ahsi préparé sur un aimant multipolaire en ferrite et on élimine le surnageant. On lave les particules trois fois avec du tampon bicarbonatecarbonate puis deux fois avec du tamponphosphate 0,05 M (pH 7,4). On porte finalement le volume de la suspension à 20 ml avec du tampon phosphate. Exemple 7 Détermination radio-immunologique manuelle de T4 avec le réactif en particules constitué d'anti-T4-(polyacroléine/Fe304). Courbes de dilution de l'anticorps : Le diluant utilisé pour toutes les déterminations est du tamponphosphate 0,05 M à pH 7,4. On prépare une série de suspensions de réactif en particules en dilutions croissantes de raison 2 contenant 5, 2,5 , 1,25, 0,625, 0,312 , et 0,156 g de matrice pour 100 ml de suspension. On prépare une solution de marqueur T4- I ayant une activité de 500 cps dans 50 pl. On ajoute à la solution de marqueur de l'acide anilino-8 naphtalènesulfonique-l à raison de 8 pgÏml d'échantillon de sérum. Pour établir les courbes de dilution, on mélange les réactifs en les quantités et dans l'ordre indiqués ci-après. Courbe de fixation maximale (1) sérum dépourvu de T4 125 50 1 (2) solution de marqueur T4-125I (dans le diluant de détermination) 5p p1 (3) suspension de particules réactives à base d' anti-T4 (exemple 3) aux dilutions précédemment indiquées 50 p1 Courbe de fixation de l'étalon haut (1) étalon haut dans du sérum dépourvu de T4 (400 nmole L 1) 50 p1 (2) solution de marqueur T4- 5I 50 pl (3) suspension du réactif anti-T4 en particules (exemple 3) 50 p1 Courbe de fixation non spécifique (1) Solution à 20 fois la concentration de l'étalon haut (8 FoleL1)dans du sérum dépourvu de T4 50 1 '25 (2) solution de marqueur T4- I 50 pl (3) Suspension de réactif anti-T4 en particules (exemple 3) 50 pl On incube les tubes à la température ordinaire pendant une nuit. On sédimente la phase solide de particules sur un aimant en ferrite et on rejette le surnageant. On lave trois fois les oarticules avec le diluant de détermination et on compte finalement avec un compteur Wilj. Les résultats sont illustrés par la figure 1. Exemple 8 Détermination radio-immunologique manuelle de la digoxine avec le réactif anti-digoxine-(polyacroleine/Fe3O4 en particules. Courbes de dilution de l'anticorps : On prépare une série de dilutions de raison 2 de la suspension du réactifs en particules de type anticorps avec des concentrations de 5, 2,5 , 1,25 , 0,625 0,312 , 0, 156 , 0,078 g de particules pour 100 ml de suspension. 125 On prépare une solution de marqueur digoxine- I ayant une acti- vité de 500 cps pour 50 y1. Pour établir les courbes de dilution, on mélange les réactifs avec les quantités et l'ordre indiqués ci après Courbe de fixation maximale (1) Plasma 200 pl 125 (2) solution de marqueur digoxine- 50 p1 (3) suspension de réactif anti-digoxine en particules (exemple 4) 50 p1 Courbe de fixation de l'étalon haut (1) étalon haut à 8 nmole L 1 dans du plasma 200 p1 125 (2) solution de marqueur digoxine- I 50 (3) suspension de réactif anti-digoxine en particules (exemple 4) 50 Courbe de fixation non spécifique :: (1) solution à 20 fois la concentration du standard haut (160nm L 1) dans du plasma 200 p1 125 (2) solution de marqueur digoxine- I 50 (3) suspension de réaction anti-digoxine en particules (exemple 4) 50 lul On incube les tubes à la température ordinaire pendant une nuit. On laisse sédimenter la phase solide constituée des particules sur un aimant en ferrite et on rejette le surnageant. On lave trois fois les particules avec le diluant de la détermination et on compte finalement avec un compteur Wilj. Les résultats sont illustrés par la figure 2. Exemple 9 Détermination radio-immunologique manuelle de la prolactine placentaire humaine avec le réactif anti-prolactine placentaire humaine (polyacroléine/Fe304). Courbes de dilution de l'anticorps : On prépare une série de dilu t ions de raison 2 à partir de la suspension du réactif de type anticorps en particules pour obtenir des concentrations de 5, 2,5 1,25 , 0,625 , et 0,313 g de particules pour 100 ml de suspension. On prépare une solution de marqueur prolactine placentaire humaine 125I ayant une activité de 500 cps pour 50 Zul. On établit les courbes de dilution par mélange des réactifs avec les quantités et 1' ordre indiqués ci-après. Courbe de fixation maximale (1) sérum humain de sujet masculin 50 (2) solution de marqueur prolactine placentaire humai ne 125I 50 lul (3) suspension de réaction anti-prolactine placentai re humaine en particules aux dilutions orécédem ment indiquées 50 1 Courbe de fixation de l'étalon haut (1) étalon haut (12 rg/ml 1) 50 1 (2) solution de marqueur prolactine placentaire humaine-125 I 50 p1 (3) suspension de réactif anti-prolactine placentaire humaine en particules 50 pl Courbe de fixation non spécifique (1) solution à 20 fois la concentration de l'étalon haut (240 pg ml 1) 50 pl (2) solution de prolactine placentaine humaine 50 p1 (3) suspension de réactif anti-prolactine placen taire humaine en particules 50 pl On incube les tubes à la température ordinaire pendant une nuit. On fait sédimenter la phase solide constituée de particules sur un aimant en ferrite et on rejette le surnageant. On lave trois fois les particules avec le diluant de détermination et on compte finalement avec un compteur Wilj. Les résultats sont illustrés par la figure 3. Les courbes de dilution de l'anticorps illustrées par les figures 1 à 3 montrent que les sérums anti-T4, anti-prolactine placentaire humaine et anti-digoxine conservent leur réactivité immunologique lorsqu'ils sont liés par covalence à îapolyacroléine. Exemple 10 Détermination radio-immunologique automatique de la orolactine placentaire humaine avec le réactif anti-prolactine placentaire humaine- (polyacroléine/Fe304) en particules. On utilise les réactifs indiqués dans l'exemple 9 avec un appareil d'analyse automatique en écoulement continu (brevet France nO 77 07264) avec une incubation de 10 minutes des mélanges de détermination séparés alors qu'ils sont en écoulement puis séparation magnétique des particules de réactif et du reste du mélange. On fait ensuite s'écouler les particules séparées qui portent la fraction de la prolactine placentaire humaine fixée à l'anticorps à travers un compteur X et on enregistre les comptages. On utilise ces valeurs pour tracer une courbe étalon à partir de laquelle on détermine par interpolation les concentrations inconnues de prolactine placentaire humaine dans les échantillons analysés. Tampon de dilution Tampon phosphate 0,05 M, pH 7,4, contenant 0,25 % de Tween 20, 0,1 % d'azide de sodium et 0,25 % de sérum albumine bovine. Etalons de prolactine placentaire humaine (50 : On ajoute de la prolactine placentaire humaine pure à du sérum humain provenant de sujets masculins normaux pour obtenir des concentrations de 0, 1, 2, 4, 6, 8, 10 et 12 ug/ml. Marqueur prolactine placentaire humaine-125I (50 S On dilue la solution stock de marqueur dans du tampon pour obtenir une activité totale de 1 500 cps pour 50 ul. Suspension de réactif anti-prolactine placentaire humaine-(polyacroléine/Fe3O4) en particules (50 g1) : On utilise cette suspension à la concentration de 0,625 pg pour 50 pl de tampon de dilution. On établit une courbe étalon représentant les comptages exprimés en Ci/C0% en fonction du logarithme de la concentration des étalons (figure 4). On détermine les concentrations dans les échantillons inconnus en se rapportant à la courbe étalon de façon habituelle. REVENDICATIONS 1. Procédé pour préparer une matière auto-réactive attirable par l'aimant, caractérisé en ce qu'il consiste à polymériser un ou plusieurs monomères en présence de solides attirables par l'aimant pour former directement une matrice polymère synthétique insoluble dans l'eau dans laquelle ces solides sont uniformément incorporés, le ou les monomères étant tels que la matrice formée contienne un ou plusieurs groupes choisis parmi les groupes aldéhyde, cétone, cyanate, isocyanate, thiocyanate, isothiocyanate, halogéno-nitroaromatique, s-triazine, chlorure d'arylfulfonyle, isoxazole, aziridine, imine, imide, carboxy,- époxy et anhydride d'acide, ces groupes étant libres de façon à pouvoir se coupler directement à un réactif susceptible de réagir avec eux pour coupler ainsi ce réactif à ladre matière. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on choisit le ou les monomères parmi les monomères à insaturation éthylénique comportant un ou plusieurs desdits groupes, notamment l'acroléine, la méthacroléine, le méthacrylonitrile, l'acrylonitrile, le diméthylcétène, le chlorure d'acryloyle, le chlorure de méthacryloyle, Acide acrylique et l'acide méthacrylique, on effectue la polymérisation par l'intermédiaire de l'insaturation éthylénique et ces groupes demeurent tels quels dans la matrice polymère formée. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la polymérisation est une polymérisation en masse que l'on effectue en présence d'un catalyseur et/ou d'un amorceur, et en ce que l'on soumet à une polymérisation en masse de l'acroléine ou de l'acrylonitrile en présence de N,N,N',N'-tétraméthylênediamine. 4. Procédé selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'après la polymérisation on broie la matrice polymère pour former des particules, et en ce que les particules ont une taille comprise entre 1 et 20 pin et une densité comprise entre 1,4 et 3,2. 5. Matière auto-réactive attirable par l'aimant préparée par procédé suivant une quelconque des revendications précédentes. 6. Procédé pour préparer un réactif en particules attirable par l'aimant utile dans les déterminations immunologiques, caractérisé en ce qu'il consiste à mettre la matière en particules selon la revendication 5 en contact avec un réactif capable de réagir directement avec lesdits groupes libres de la matrice polymère des particules et à laisser cette réaction s'effectuer pour fixer le réactif directement à la matrice polymère. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que la matière en particules selon la revendication 5 contient des groupes aldéhyde libres et en ce que le réactif contient des groupes amino ou sulfhydryle libres et est une protéine, un antigène, un haptène ou unie enzyme. 8. Réactif en particules attirable par l'aimant préparé par procédé suivant une quelconque des revendications 6 ou 7 et maintenu en suspension dans un liquide aqueux. 9. Procédé pour déterminer un constituant dans un liquide, caraCtérisé en ce qu'il consiste à mettre le liquide en contact avec un réactif en particules selon la revendication 8 puis à séparer le réactif en particules du liquide par voie magnétique. 10. Procédé pour déterminer un constituant dans un liquide caractérisé en ce qu'il consiste à faire s'écouler le long d'une canalisation un mélange réactionnel constitué d'une phase liquide contenant un échantillon dudit fluide et une phase solide constituée d'un réactif en particules selon la revendication 8 pour qu' une réaction s'effectue dans le mélange entre le réactif et un ou plusieurs autres composants du mélange pour que ledit constituant se fixe sélectivement aux particules, à retenir par phénomène magnétique les particules dans la canalisation en empêchant qu'elles s'écoulent pour séparer ainsi la phase solide de la phase liquide en écoulement puis en aval à déterminer ledit constituant dans 1' échantillon par analyse de la phase solide ou de la phase liquide séparées.