La présente invention concerne une installation de dépalettisation de plaques moulées en béton ou analogue, dans laquelle lesdites plaques, portées par des palettes, sont présentées toujours dans la même position sur une table horizontale faisant par exemple partie d'un casier de stockage des palettes. Dans les installations conçues pour la fabrication industrielle de produits en béton, conne par exemple des plaques de clôture, on utilise souvent des casiers permettant de stocker avec un faible encombrement au sol une grande quantité de palettes supportant lesdits produits en vue de leur séchage. Certains de ces casiers fonctionnent de façon entièrement automatique, c'est-à-dire que les palettes portant les produits y sont introduites ou extraites successivement selon un cycle prédéterminé assurant un séchage maximum des produits. Un tel casier est par exemple décrit dans la demande de brevet nO 75.14991 déposée le 14 1Mai 1975 au nom de la même société demanderesse. Malheureusement, il n'existe à l'heure actuelle aucun dispositif permettant de dépalettiser automatiquement des produits plats comme les plaques de clôture, de sorte que l'on ne peut pas dans ce cas profiter pleinement des avantages apportés par les casiers de stockage automatiques, puisqu'il faut malgré tout prévoir de la main d'oeuvre pour retirer manuellement les plaques des palettes au fur et à mesure que celles-ci se présentent à la sortie du casier. La présente invention a donc pour but principal de remédier à cette lacune et, pour ce faire, elle a pour objet une installation de dépalettisation du type susmentionné qui se caractérise essentiellement en ce qu'elle comprend un dispositif dépalettiseur constitué par un chariot moblPle-apte à se déplacer sur des rails de guidage entre la table de réception des palettes et un organe en forme de chaise destiné à recevoir les plaques disposées de chant les unes contre les autres, ledit chariot étant équipé d'un châssis monté pivotant sur un axe transversal et qui est pourvu de moyens de préhension pour saisir une plaque en position hor ontale sur la table de réception des palettes et la déposer ensuite sur l'organe en forme de chaise dans une position sensiblement verticale. L'installation selon l'invention permet ainsi de prélever automatiquement les plaques qui se présentent à la sortie du casier de stockage et de les déposer ensuite de chant sur l'orgàne de réception en forme de chaise. On sait en effet qu'il n'est pas possible de stocker à plat de tels produits, à cause de leur fragilité. Dans une forme de réalisation particulière de l'invention, le châssis pivotant est monté libre en rotation à l'extrémité de deux oreilles latérales portéqs par l'axe transversal, des moyens de retenue étant prévus pour rendre le châssis solidaire en rotation dudit axe sur une partie de sa course. De préférence, les moyens de retenue sont constitués par une butée fixée sur l'axe et coopérant avec un bec prévu sur le châssis pivotant. Quant aux moyens de préhension du châssis, ils sont avantageusement cons titués par des taquets fixes coopérant avec des taquets mobiles actionnés par des vérins, qui sont aptes à venir en prise respectivement sur les deux bords longitudinaux de la plaque de béton. De même, l'organe de réception en forme de chaise est avantageusement prévu mobile sur des rails de guidage, ce qui permet une fois plein de le remplacer rapidement par un vide. Les interruptions de fonctionnement de l'installation sont ainsi réduites au strict minimum. Une forme d'exécution de 1 invention est décrite ci-après à titre d'exemple, en référence aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue simplifiée en élévation d'une installation de dépa lettisation conforme à l'invention - la figure 2 est une vue en plan de cette installation ; et - les figures 3, 4 et 5 sont des vues en élévation illustrant son fonctionnement. L'installation représentée sur les figures 1 et 2 comprend tout d'abord un chariot 1 qui est monté mobile en translation sur des rails de guidage 2 scellés au sol. Ce chariot est essentiellement constitué de deux sommiers 3 réunis par une traverse 4 et a ainsi, vu de dessus, la forme générale d'un "C". il repose sur ses rails 2 par l'intermédiaire de deux galets fous 5 et de deux galets moteurs 6 qui sont entraînés en rotation au moyen d'un moto-réducteur 7, grâce à une transmission par chaîne 8. Le chariot 1 peut ainsi, selon le sens de marche donné au moto-réducteur 7, se déplacer en avant ou en arrière sur les rails de guidage 2, entre des heurtoirs de sécurité 9 et une table horizontale 10 sur laquelle les produits à dépalettiser, constitués ici par des plaques de clôture 11, sont présentés à plat sur des palettes 12, toujours à la même hauteur et dans la même position. Cette table horizontale 10 pourra d'ailleurs avantageusement faire partie d'un casier de stockage automatique des palettes du type de celui qui est décrit dans la demande de brevet précitée, comme illustré schématiquement en 13 sur les figures 1 et 2. C'est en effet en association avec un tel casier que l'installation de dépalettisation objet de la présente demande présente véritablement tout son intérêt. Entre les rails 2 et au voisinage des heurtoirs de sécurité 9 se trouve par ailleurs un organe de réception 14 en forme de chaise, qui sera décrit plus en détail par la suite et sur lequelles produits dépalettisés 11 doivent être déposés de chant au moyen du chariot mobile 1. A cet effet, le chariot est équipé d'un châssis pivotant 15, porté par un arbre transversal 16 et qui est pourvu de moyens de préhension aptes à venir en prise sur les deux bords longitudinaux de la plaque de béton 11. Ainsi qu'on peut le voir plus clairement sur la figure 3, ces moyens de préhension comprennent deux taquets fixes 17, associés à deux taquets mobiles 18 qui sont portés par des glissières 19 susceptibles de coulisser dans le châssis 15 sous l'action de vérins 20. On notera en outre que tous ces taquets sont munis d'une garniture de caoutchouc, afin d'assurer une meilleure prise sur le béton de la plaque. L'arbre transversal 16 constituant l'axe de basculement du châssis 15 est monté dans des paliers 21 prévus sur les extrémités supérieures de deux supports verticaux 22 portés par les sommiers 3 du chariot I. Il peut être animé en rotation dans un sens ou dans l'autre au moyen d'un moto-réducteur 23 auquel il est relié par une transmission à chaîne 24. Sur cet arbre transversal 16 sont fixées rigidement deux oreilles latérales 25 dont les extrémités portent un second axe 26, visible sur la figure 3, autour duquel le châssis 15 est monté libre en rotation. Ledit arbre porte en outre un fer plat 27 servant de butée, sur lequel le châssis 15 vient prendre appui dans certaines de ses positions par un bec tel que 28 prévu à cet effet. Ce bec 28 est également conçu de manière à actionner un microcontact 29 solidaire de l'arbre 16 lorsqu'il s 'écarte de sa butée 27. L'installation est complétée par un ensemble de chaises comme celle représentée en 14 sur les figures 1 et 2, destinées à recevoir les produits dépalettisés 11. Chacune de ces chaises comprend notamment un dossier 30 et un siège 31 qui repose sur le sol par I'intermédiaire de quatre galets 32 coopérant avec des rails de guidage 33, disposées entre les rails 2 du chariot I et entre ceux-ci. il est ainsi possible d'évacuer facilement les chaises pleines vers l'arrière en les faisant simplement rouler sur les rails 33. Bien entendu, la chaise en cours de remplissage doit être maintenue dans une position déterminée par rapport à la table 10 du casier de stockage 13, par exemple au moyen d'un dispositif de blocage à broche, comme illustré en 34 sur la figure 1. Le siège 31 de la chaise est légèrement incliné par rapport à l'horizon- tale et il est essentiellement constitué de deux fers en U dont les ailes sont tournées vers le haut. Il forme ainsi avec deux planchettes 35 disposées par dessus, deux conduits dans lesquels peuvent être enfilés des feuillards 36 destinés à assurer ultérieurement le cerclage du paquet de produit 11 se trouvant sur la chaise. Quant au dossier 30, il est muni d'une garniture en bois 37 agencée de manière à former un angle droit avec le plan du siège 31. Les plaques Il qui sont déposées de chant et les unes contre les autres sur la chaise 14 constituent ainsi un paquet parfaitement parallélépipédique. Des moyens sont enfin prévus pour assurer automatiquement la dépose d'un nombre prédéterminé de plaques sur la chaise. Ces moyens comprennent un microcontact-38, porté par le chariot I et coopérant avec un taquet 39 susceptible d'occuper par brochage plusieurs positions fixes le long d'une tige 40 disposée parallèlement aux rails 2. On va maintenant décrire de façon succincte le fonctionnement d'une telle installation de dépalettisation, en se référant plus particulièrement aux figures 3 à 5. Pour simplifier, on supposera par ailleurs que le châssis pivotant 15 détermine, dans le plan des figures, une droite fictive qui peut être assimilée à la petite aiguille d'une montre. De même, la position angulaire de l'arbre de basculement 16 pourra être repérée par l'emplacement des oreilles 25 dont il est solidaire. Au départ d'un cycle, une plaque de béton 11, portée par une palette 12, vient d'être présentée sur la table horizontale 10 du casier de stockage 13. Quant au chariot dépalettiseur 1, il se trouve en position d'attente sur ses rails 2, comme illustré sur la figure 1, à peu de distance du bord extrême de la table 10. L'arbre de basculement 16 se trouve à six heures et le châssis pivotant 15 à deux heures, avec les taquets mobiles 18 écartés au maximum des taquets fixes 17. De plus, le microcontact 29 n'est pas sollicité, puisque le châssis 15 prend alors appui par son bec 28 sur la butée 27. Une chaise 14 se trouve par ailleurs en place sur les rails 33, bloquée en position par une broche 34, et on supposera par exemple que quatre plaques 11 ont déjà été déposées sur celle-ci, comme illustré sur la figure 1. L'ordre de départ donné par le casier 13 provoque tout d'abord le déplacement du chariot 1 en direction de la table 10, grâce à son moto-réducteur 7 agissant sur les galets moteurs 6. Le chariot 1 s'engage ainsi sous la table 10, jusqu'à ce que le châssis 15, passant par dessus, soit sensiblement à l'aplomb de la plaque Il à dépalettiser. Sous l'action du moto-réducteur 23, l'axe de basculement 16 passe alors de six heures à sept heures en entraînant simultanément le châssis 15 qui passe ainsi de deux heures à trois heures, c'est-à-dire dans une position horizontale. On notera qu'au cours de ce mouvement, l'appui du bec 28 contre la butée 27 n'a pas cessé, de sorte que le châssis 15 se trouve retenu efficacement en position horizontale, à une très faible distance de la plaque 11, mais sans reposer sur celle-ci. Les vérins20 sont ensuite actionnés et ce faisant, la plaque 11 se trouve étroitement serrée par ses bords longitudinaux entre les taquets fixes 17 et les taquets mobiles 18, comme illustré sur la figure 3. L'axe de basculement 16 repasse alors à six heures, tandis que le châssis 15 repasse à deux heures, toujours en raison de l'appui 27-28 qui le rend solidaire dudit axe. Ce faisant, la plaque de béton Il se trouve détachée de la palette 12 qui la supportait et reste fixée au châssis 15 par les taquets 17-18. Sous l'action du moto-réducteur 7, le chariot 1 s'écarte ensuite du casier 13 et s' arrête le long des rails 2, sensiblement dans la position représentée sur la figure 1. A partir de cet instant, l'interdiction de fonctionnement qui frappait le casier 13 est levée. Celui-ci peut donc, le cas échéant, procéder immédiatement à l'évacuation de la palette vide 12 et amener une autre plaque il sur la table 10 en vue du cycle suivant. Alors que le chariot 1 se trouve encore à l'arrêt sur ses rails de guidage 2, l'axe de basculement 16 est amené à dix heures trente au moyen du moto-réd.ucteur 23. Ce faisant, le châssis 15 passe à six heures trente, comme illustré sur la figure 4, sans pour autant que l'appui 27-28 cesse. Le chariot 1 repart ensuite dans cet état en direction de la chaise 14 sous l'action de son moto-réducteur 7, jusqu'à ce que l'extrémité inférieure de la plaque 11 retenue par les taquets 17-18 rencontre la partie inférieur e la dernière plaque déposée sur la chaise, soit ici la quatrième. A partir de cet instant, et colle le chariot continue à avancer, le châssis 15 se met à pivoter autour de son axe 26 et passe ainsi de six heures trente à cinq heures trente, tandis que l'arbre de basculement 16, lui, reste à dix heures trente. Par suite, le bec 28 du châssis se trouve écarté de la butée 27 et actionne alors le microcontact 29. L'actionnement du microcontact 29 provoque l'arrêt du chariot 1, puis la dépose de la cinquième plaque 11 sur le, siège de la chaise 14, conme illustré sur la figure 5, par l'intermédiaire des vérins 20 dont le mouvement d'extension est freiné par un dispositif pneumatique approprié. On notera en outre que la limite inférieure atteinte par les taquets mobiles 18 doit être située en dessous du point le plus bas du siège 31, ceci afin de compenser les àIfférences de hauteur de dépôt dues à sa pente. La cinquième plaque 11 se trouve ainsi correctement placée sur la chaise 14, c'est-à-dire de chant et appliquée par l'une de ses grandes faces contre la plaque précédente. il s'agit en outre d'une position stable, grâce à la légère inclinaison donnée à la chaise. Une fois cette opération de dépose effectuée, le chariot 1 repart en direction du casier de stockage 13 pendant que simultanément, le châssis 15 repasse de cinq heures trente à six heures trente, du simple fait de l'action de la pesanteur. L'appui 27-28 se trouve ainsi rétabli. Le chariot 1 poursuit sa course le long des rails 2 jusqu'à sa position d'attente où il s'arrête, puis l'axe de basculement 16 passe à six heures sous l'action du moto-réducteur 23, en entraînant par l'intermédiaire de l'appui 27-28\1e châssis 15 qui passe ainsi à deux heures. On se retrouve alors dans la position de départ illustrée sur la figure X, prêt à effectuer un nouveau cycle dis que l'ordre en sera donné par le casier de stockage 13. L'emplacement où s'arrête le chariot I pour déposer une plaque Il sur la chaise 14 se déplace progressivement vers le casier 13 et il arrive un moment où ce dépôt s'effectue alors que le microcontact 38 est sollicité par le taquet- 39, dont la position le long de la tige 40 correspond précisément au nombre de plaques désiré pour former un paquet. L'actionnement simultané des microcontacts 29 et 39 est détecté et se traduit tout d'abord par une information qui empêche l'émission d'un ordre de départ par le casier de stockage 13. En même temps, un signal avertisseur est émis, afin d'indiquer à l'opérateur que le nombre de plaques désiré est atteint. La chaise pleine est alors dégagée de son dispositif de blocage 34 et on peut ensuite l'eAoigns facilement de l'installation en la faisant rouler sur les rails 33 prévus à cet effet, pendant qu'une autre chaise vide est mise à la place, de manière que l'installation de dépalettisation puisse recommencer immédiatement à fonctionner. il ne reste plus alors qu'à cercIer le paquet de plaques ainsi constitué avec les feuillards 36 au moyen d'une machine adéquate. Les rails 33 pourront cependant être prévus suffisamment longs pour que l'on puisse y stocker toute la production d'une journée. L'opération de cerclage des paquets pourra ainsi ne se faire qu'une fois par jour. On voit par conséquent en définitive que l'installation de dépalettisation selon l'invention permet d'évacuer automatiquement les plaques qui se présentent à la sortie du casier de stockage et de les déposer de chant au fur et à mesure, sous la forme de paquets parallélépipédiques susceptibles d'être ensuite cerclés. REVEND ICAT IONS 1.- Installation de dépalettisation de plaques moulées en béton ou analogue, dans laquelle lesdites plaques, portées par des palettes, sont présentées toujours dans la même position sur une table horizontale faisant par exemple partie d'un casier de stockage des palettes, caractérisé en ce qu'elle comprend un dispositif dépalettiseur constitué par un chariot mobile apte à se déplacer sur des rails de guidage entre la table de réceptioh des palettes et un organe en forme de chaise destiné à recevoir les plaques disposées de chant les unes contre les autres, ledit chariot étant équipé d'un châssismonté pivotant sur un axe transversal et qui est pourvu de moyens de préhension pour saisir une plaque en position horizontale sur la table de réception des palettes et la déposer ensuite sur l'organe en forme de chaise dans une position sensiblement verticale. 2.- Installation de dépalettisation selon la revendication 1, caractérisée en ce que le châssis pivotant est monté libre en rotation à l'extrémité de deux oreilles latérales portées par l'axe transversal, des moyens de retenue étant prévus pour rendre le châssis solidaire en rotation dudit axe sur une partie de sa course. 3.- Installation de dépalettisation selon la revendication 2, caractérisée en ce que les moyens de retenue sont constitués par une butée fixée sur l'axe et coopérant avec un bec prévu sur le châssis pivotant. 4.- Installation de dépalettisation selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que les moyens de préhension sont constitués par des taquets fixes coopérant avec des taquets mobiles actionnés par des vérins, qui sont aptes à venir en prise respectivement sur les deux bords longitudinaux de la plaque de béton. 5.- Installation de dépalettisation selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que l'organe de réception en forme de chaise est avantageusement prévu mobile sur des rails de guidage.