Ia présente invention concerne un procédé de jonction pour des gaines de matière plastique de câbles électriques, placeessous contrainte au moyen d'un manchon. Les gaines de matière plastique de câbles offrent tant d'avantages techniques et économiques qu'elles ont conquis une part très importante, et toujours en augmentation, du marché dans ce domaine. La jonction de capables électriques à gaine de matière plastique en grands réseaux, sur le terrain, est difficile du fait des caractéristiques de la matière plastique, car le joint doit résister à la pression et supporter toutes les conditions ambiantes telles que vibrations, eau, froid, chaleur, mauvaises conditions atmosphériques et radiations solaires pendant de longues durées. On connatt différents procédés de jonction de câbles à gaine de matière plastique. Un de ces procédés consiste à obtenir une fixation mécanique étanche par exemple d'un manchon sur la gaine du cable, au moyen d'élastomères comprimés de caoutchouc, de néoprène, de butylcaoutchouc et produits similaires. Cette fixation étanche disparaît cependant au cours du temps, du fait de l'influence des élastomères comprimés, car le cable et sa gaine n'ont pas d'élasticité ; sous l'influence des forces élastiques du matériau de jonction, ils peuvent fluer et se déformer. Un autre procédé consiste à souder les gaines plastiques sur un manchon de matière plastique. Ce procédé requiert un degré élevé de dextérité car il est très difficile à exécuter et demande en outre un équipement coûteux et un espace important à l'endroit où lton effectue la jonction. Sur les joints réalisés selon ce procédé, il y a cependant risque de rupture à la jonction soudée, due aux tensions dans le matériau. On peut également réaliser la jonction de gaines de matière plastique par moulage sans tension (moulage par injection), ce qui donne un joint durable et de haute qualité. L'appareillage nécessaire pour ce procédé de jonction est cependant très compliqué et coûteux, ce qui rend ce procédé coûteux pour effectuer des jonctions en grand nombre sur un roseau de câbles. Le procédé selon l'invention obvie à ces inconvénients ses caractéristiques et avantages ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard du dessin annexé sur lequel la figure 1 représente une vue en coupe d'un exemple d'un joint réalisé conformément à l'invention ; la figure 2 représente un exemple d'un joint de dérivation réalisé conformément à l'invention ; et la figure 3 représente un outil au moyen duquel on peut réaliser un joint selon l'invention. En se référant à la figure 1, on dispose un manchon li en partie à l'extérieur-de la gaine 10 du câble électrique, après avoir d'abord brossé l'extérieur de la gaine ou l'intérieur d manchon, par exemple au trichloréthynène, puis- mi ces partes d'une couche adhésive 12. On mate ou lton sertit ensuite le man chon 11 aux endroits 13, circulairement, sur la gaine du crible, puis on chauSSe le manchon li jusqu'au point de fusion de la couche adhésive 12. L'une des gaines plastiques les plus usuelles est la gaine de polythène. Pour une telle gaine, et si le manchon est en un métal tel que l'aluminium ou le plomb, il convient que la couche adhésive consiste en un copolymère d'éthylène et d'acide acrylique. Après chauffage au point du fusion, l'éthylène du copolymère présente effectivement une bonne capacité de fixation sur la gaine de polythène et l'acide acrylique contribue à ce que la couche adhésive soit bien adhérente sur le manchon métallique. 1E couche adhésive peut également consister en plusieurs cou ches qui, ensemble, peuvent agir comme intermédiaire pour les forces d'adhérence entre la gaine du câble et le manchon, par exemple une structure stratifiée éthylène-acide acrylique-aluminium voisine de la gaine de matière plastique et une couche d'époxyde entre le côté aluminium de la structure ci-dessus et le manchon métallique. Le joint représenté sur la figure 1 est réalisé de façon que les gaines plastiques de deux câbles soient mises en jonction au moyen d'un-manchon. Cependant, pour l'obtention d'un joint susceptible d'être ouvert et fermé plusieurs fois, il convient de munir chaque gaine plastique d'un manchon appliqué conformément à l'in- vention et, si ces manchons sont par exemple en plomb, on peut alors les mettre aisément en jonction par soudure à l'étain, directement l'un sur l'autre ou au moyen d'un coupleur de conduit. Si les extrémités du cable sont munies de manchons comme décrit ci-dessus, il est possible de réaliser des joints de dérivation serré par pression, de façon aisée. Un exemple d'un tel joint de dérivation est représenté sur la figure 2. Trois cales 20 sont ici munis chacun d'un manchon 21 en plomb, chacun appliqué comme décri', en référence à la figure 1. Après avoir Soint les conducteurs des câbles de la façon désirée, on entoure le joint d'un manchon extérieur 22 en plomb, adapté à ce but. On scelle ce manchon extérIeur au moyen d'une soudure à l'étain 23 sur les manchons 21 appliqués sur les gaines de matière plastique. Le chauffage nécessaire à la soudure à 11 étain peut souvent faire atteindre son point de fusion à la couche adhésive située entre les gaines de matière plastique et lesmanchon5respectins, un stade du procédé de jonction étant ainsi économisé. On peut facilement réouvrir et sceller un joint de dérivation réalisé de cette manière, en cas par exemple de réparations ou de nouvelles connexions, par nouveau chauffage de la soudure à l'étain0 Afin de s'assurer que le point de fusion de la couche adhésive est atteint lors du chauffage des manchons, on peut munir ces derniers par exemple d'une bande sensible à la température par affichage de couleur, tout autour desdits manchons, la couleur affichée variant au point de fusion ci-dessus ou immédiatement audessus. Pour obtenir un joint tel que décrit ci-dessus, on peut, de façon appropriée, se servir d'un outil de sertissage-selon la figure 3, qui permet d'obtenir un joint parfait même si l'espace situé autour de la zone de jonction est limité On coupe le câble à la longueur voulue puis on nettoie la gaine du câble 30 à l'endroit de la jonction et on la munit dune couche adhésive et d'un manchon 31. On place ensuite un fil de serrage 32 de l'outil de sertissage 33 autour du manchon et autour d'une poulie 34, comme représenté sur la figure 3. On fixe le fil de serrage 32 par ses deux extrémités à la base 35 de l'outil. La poulie 34 est tirée dans le sens de la flèche au moyen d'une manivelle 36, le fil de serrage 32 formant dans ce cas deux gorges concentriques sur le manchon 31. On peut donner à ces gorges (de sertissage) une profondeur désirée, de façon qu'elles intéressent la couche adhésive et la gaine plastique, comme il ressort de la figure 1. Lorsqu' on a réalisé les sertissages, on fait passer un manchon extérieur légèrement au-dessus du capable, après- quoi on effectue a jonction du câble 37 avec les conducteurs d'un autre capable muni d'un manchon . Après avoir- poussé le manchon extérieur sur la zone de jonction, on adapte sa longueur de façon qu'elle recouvre suffi- samment les manchons. On scelle alors le manchon extérieur sur les manchons des gaines par soudure à 1' étain, moyennant quoi, lors du chauffage, même la couche adhésive atteint son point de fusion. La précontrainte obtenue par le joint, au moyen du sertissage, peut également être obtenue par des pincements sertis autour du manchon, ce qui permet même d'utiliser des manchons de matière plastique ou autres matériaux pour lesquels des déformations n'ont pas lieu sans maintien d'influence extérieure. En ce qui concerne les cibles à gaine de polythène par exemple, la gaine présente une contraction supérieure à celle d'un manchon métallique, par fort refroidissement en climat à hiver rigoureux. Les sertissages du manchon sont cependant adaptés de façon que la précontrainte ne disparaisse pas complètement et, en conséquence, le joint reste intact. La'dilatation par grosse chaleur ne pose aucun problème pour les matériaux connus, car la gaine présente une dilatation élevée, ou plus élevée que le manchon qui l'entoure. Il est en outre évident que, par exemple, la contraction de la gaine de matière plastique puisse intervenir pour des raisons autres que le froid. La gaine peut être ainsi affectée par le "vieillissement". Les sertissages du manchon et les gorges de la matière plastique qu'ils provoquent contribuent à une meilleure résistance du joint en ce qui concerne les contraintes en tension, lorsque ces dernières sont dues aux déformations ci-dessus. Comme indiqué plus haut, la couche adhésive peut être transférée sur la surface intérieure du manchon, ce qu'on peut réaliser par exemple par un revêtement intérieur en poudre, ce qui se traduit par le fait que les manchons peuvent être préfabriqués et munis alors d'un indicateur de température, le procédé de jonction sur le terrain étant très facile du fait que seuls le sertissage et le chauffage au point de fusion de la couche adhésive doivent eAtre effectués, après avoir fait passer le manchon sur les extrémités de la gaine. I1 est bien entendu que la présente invention n'a été décrite et représentée qu a titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra y apporter toute équivalence technique sans pour autant sortir de son cadre qui est défini dans les revendications annexées. REVENDICATIONS 1. Procédé de jonction hermétique de gaines de matière plastique de cales électriques au moyen d'un manchon, caractérisé par le fait que l'on applique une couche adhésive sur la gaine à l'em- placement de la jonction et à l'intérieur du manchon, respectivement, que lton fait passer le manchon sur la jonction puis que l'on applique une précontrainte mécanique entre le manchon, la couche adhésive et la gaine de matière plastique et choisissant ladite précontrainte de telle sorte qu'elle ne disparaisse pas complètement à la contraction et à la dilatation thermiqueVmaxi- maleQapplicablesou à une contraction ou une dilatation de toute autre origine. 2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel, après avoir appliqué la précontrainte, on chauffe le manchon au point de fusion de la couche adhésive. 3. Procédé selon la revendication 1, dans lequel on effectue la précontrainte mécanique en sertissant le manchon disposé à l'extérieur- de la gaine de matière plastique. 4. Procédé selon la revendication 2, dans lequel la couche adhésive consiste en un copolymère d'éthylène et d'acide acrylique. 5. Joint de câble électrique obtenu au moyen du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4.