L'invention concerne un procédé d'enregistrement magnétique d'un message sur une piste aimantable déposée sur un support. Plus particulièrement, l'invention à trait aux enregistrements magnétiques numériques à faible densité, tels que ceux que lton trouve sur des cartes de crédit, titres de transport ou autres documents similaires. On entend ici par enregistrement numérique tout procédé selon lequel un message est porté par une piste magnétique constituée d'éléments dont l'aimantation longitudinale ne peut prendre qutun certain nombre d'états discrets, les intervalles entre transitions successives entre états ne pouvant eux-mêmes prendre qu'un certain nombre de valeurs discrètes. En pratique, les états magnétiques possibles sont le plus souvent au nombre de deux, et different l'un de l'autre par une aimzntation à saturation dans un sens ou dans l'autre. On utilise plus rarement des enregistrements à trois états, dits "RZ" (à retour au zéro), où aux deux états précédents peut s'ajouter ltétat de non-aimantation. L'invention sera décrite dans le cas des enregistrements à deux états saturés, mais elle s'applique également aux enregistrements dits "RZ", mutatis mutandis, de façon évidente pour l'homme de l'art. Les intervalles entre transitions entre états sont porteurs de l'infor- mation, et il existe de nombreux procédes de "modulation" ou de "codage" permettant de définir et de réaliser la correspondance entre le message et la configuration des intervalles. On cherche habituellement, pour éviter les ambiguités, à faire en sorte que lesdits intervalles soient, dans la mesure des possibilités matérielles, des multiples entiers d'une même longueur, appelée ici "longueur unitaire". Par exemple, un codage bi-phase ou bifréquence conduit à des intervalles successifs qui sont égaux à une fois ou deux fois la longueur unitaire, celle-ci valant la moitié de ltespacement entre bits (éléments binaires) du message.Un codage "NRZ" (non retour à zéro) conduit à des intervalles qui sont égaux à des multiples entiers quelconques de la longueur unitaire qui est alors égale à une fois l'espa- cement entre bits. La difficulté pratique rencontrée dans la réalisation de tels enregistrements, et que l'invention vise à lever, provint des variations non désirées, systématiques ou aléatoires, dans la vitesse du déplacement relatif entre la piste support de ltenregistrement et la tête magnétique d'écriture. En effet, les circuits électroniques de codage des informations couramment utilisés sont dépendants d'une base de temps, ou horloge, à fréquence constante, et les variations de vitesse se traduisent par des variations de longueur des intervalles entre transitions magnétiques. Un moyen connu pour remédier à ce défaut consiste en un capteur,photo-électrique par exemple, monté sur le mécanisme d'entraînement relatif tête-document, ledit capteur fournissant des signaux d'horloge à une fréquence proportionnelle à la vitesse. Ce moyen, très efficace, est malheureusement coûteux et encombrant, ce qui fait outil est peu utilisé. I1 ne supprime pas, de plus, les difficultés liées aux possibilités de glissement entre le document (ou la tête) et les organes d'entraSnement. Le but de l'invention est donc de fournir un procédé simple, sûr et peu encombrant, permettant de synchroniser parfaitement les transitions entre états magnétiques, porteurs d'informations, sur le mouvement relatif tête-piste, ceci de façon totalement indépendante des variations de vitesse. L'invention a donc pour objet un procédé d'enregistrement magnétique d'un message sur une piste aimantable déposée sur un support dans lequel l'état d'aimantation d'un élément de piste enregistré ne peut prendre qu'un nombre discret d'états, les intervalles séparant les transitions entre états successifs ne pouvant prendre qu'un nombre discret de valeurs multiples entières d'une même longueur unitaire, caractérisé par un premier stade d'enregistrement de signaux d'horloge non porteurs dtinformations où tous les intervalles entre transitions successives sont égaux à la longueur unitaire, et par un second stade d'enregistrement où ltétat d'aimantation de chacun desdits intervalles est modifié ou maintenu en fonction de l'infor- mation à enregistrer, ledit second stade d'enregistrement étant effectué par un premier circuit magnétique d'écriture, la synchronisation en étant fournie par un second circuit magnétique de lecture, les entrefers desdits circuits magnétiques étant parallèles et d'écartement constant, ledit second circuit précédant ledit premier circuit dans leur mouvement relatif par rapport à la piste. L'invention a aussi pour objet un procédé pour l'enregistrement de transitions d'aimantation équidistantes sur une piste aimantable déposée sur un support caractérisé par l'emploi d'un premier circuit magnétique d'écriture et d'un second circuit magnétique de lecture, les entrefers desdits circuits étant parallèles et d'écartement constant, ledit premier circuit précédant ledit second circuit dans leur mouvement relatif par rapport à la piste, l'écriture d'une première transition étant commandée par une impulsion d'initialisation extérieure, les transitions suivantes étant commandées par des impulsions en provenance dudit second circuit. Avantageusement, le premier stade d'enregistrement de signaux d'horloge est réalisé suivant le procédé d'enregistrement de transitions d'aimantation équidistantes dit ci-dessus. Selon une autre caractéristique de l'invention, on utilise les mêmes circuits magnétiques pour les deux stades d'enregistrement, le sens du déplacement relatif entre lesdits circuits et la piste étant inversé d'un stade à l'autre. L'invention sera mieux comprise à la Lumière de la description d'un exemple non limitatif de l'invention, faite ci-après en regard du dessin annexé dans lequel : La figure 1 donne une représentation schématique d'un dispositif réalisant des transitions d'aimantation équidistantes utilisées comme signaux d'horloge. La figure 2 donne une représentation graphique d'un enregistrement magnétique réalisé selon le code dit ItNEZ1" avec le signal d'horloge correspondant. La figure 3 donne une représentation schématique d'un dispositif réalisant un enregistrement magnétique sur une piste déjà pourvue de transition magnétiques équidistantes servant de signaux d'horloge. En se référant maintenant à la figure 1, on va décrire le premier stade de l'enregistrement qui consiste dans ltenregistrement de signaux d'horloges, On voit sur la figure un support 1 sur la surface duquel est déposée une piste magnétique 2. Au dessus du support 1 est située une tête magnétique 3 comportant un premier enroulement 4 et un deuxième enroulement 5 et deux entrefers 6 et 7. L'enroulement 4 est relié à un circuit amplificateur et de mise en forme 8 dont la sortie est reliée à l'une 9 des deux entrées d'un circuit logique "OU 10. L'autre entrée 11 du circuit logique 10 est reliée à un circuit-, non représenté, susceptible de délivrer, au début de ltenregis- trempent, une impulsion d'initialisation. La sortie du circuit logique 10 est reliée à ltentrée d'une bascule électronique 31 qui change d'état chaque fois qu'elle reçoit une impulsion de commande. La sortie de la bascule 31 est relié à ltentrée d'un amplificateur 12 dont la sortie est reliée au deuxième enroulement 5. Le fonctionnement est le suivant : La piste 2 est initialement dans un état d'aimantation quelconque, le support 1 se déplace dans le sens de la flèche 13. Le second enroulement 5 est connecté en mode écriture. Produisant un champ magnétique continu, l'enroulement 5 aimante le début de la piste dans un sens donné. Lorsque la tête 3 a parcouru sur la piste 2 un chemin suffisant pour que l'entrefer 7 soit bien engagé en regard de celle-ci, une commande dtinitia- lisation appliquée à l'entrée 11 du circuit "OU" 10 impose, grâce à la bascule 31, l'inversion du champ de ltenroulement 5, ce qui entraîne ltécriture d'une première transition sur la piste. La commande d'initialisation peut, par exemple, être déclenchée par le passage du bord du support 1 devant un capteur photo-électrique non représenté situé quelque peu en aval l'en- trefer 7. Sitôt l'inversion de champ déclenchée, ce capteur, ou plus généralement le moyen d'initialisation choisi, cesse d'être utilisé.Par la suite, selon l'invention, le champ de ltenroulement 5 est inversé chaque fois que ltenroulement 4 connecté en mode de lecture, décèle une transition par l'inter- médiaire de ltentrefer 6. Ainsi, la lecture de la transition initiale entraîne ltécriture d'une seconde transition à un emplacement situé en amont de celle ci, à une distance égale à la distance séparant les entrefers des deux circuits la lecture de la seconde transition entraîne l'écriture de la troisième, et ainsi de suite sur toute la longueur de la piste. Le résultat est donc un enregistrement de transitions rigoureusement équidistantes. En se référant maintenant aux figures 2 et 3, on va décrire le deuxième stade de ltenregistrement d'un message qui sera expliqué sur ltexemple simple d'un enregistrement du type "NRZ1", dans lequel une transition d'aimantation d'un sens de saturation à l'autre représente le début d'un bit 1, le sens restant constant pendant toute la longueur du bit, l'apparition d'un bit O entratnant, au contraire, le maintien de l'aimantation dans un sens identique à celui du bit précédent. On a représenté sur la figure 2, ligne a, un exemple de message en code "NRZ1", ainsi que, ligne biles signaux d'horloge correspondants. Le message représenté est 11 0010 111000. En se référant maintenant à la figure 3, ltécriture en mode "NRZ1" s'effectue de façon classique à l'aide d'une bascule électronique 14 qui change d'état chaque fois qu'elle reçoit une impulsion de commande, celleci étant le résultat de l'intersection logique entre une impulsion d'horloge synchrone du début de chaque bit et un signal logique représentant la valeur "UN" du bit à enregistrer. Il est classique de charger initialement le message à enregistrer sur un registre à décalage 15, et d'utiliser la sortie série 16 de celui-ci pour fournir le signal logique représentant successivement les bits à enregistrer.Le signal logique en sortie du registre 15 est nul lors de la sortie d'un "zéro" du registre 15 et positif lors de la sortie d'un "UN". L'impulsion d'horloge est alors également utilisée pour commander le décalage des bits dans le registre 15, une fois ltécriture de chacun assurée. La bascule 14 est connectée à un enroulement d'écriture 17 d'une tête magnétique 18 qui comporte en outre un enroulement de lecture 19 et deux entrefers 20 et 21, à travers un amplificateur 22. L'intersection entre l'impulsion d'horloge et la sortie 16 du registre est réalisée au moyen d'une porte "ET" 23. Un tel montage est bien eonnu, notamment les moyens propres à assurer la relation temporelle correcte entre l'impulsion d'horloge appliquée à la porte "ET" 23 et le décalage du registre. Selon l'invention, ltimpulsion dthorloge provient de circuits d'amplification et de mise en forme convenable 24, du signal lu par l'enroulement 19. L'homme de l'art déduira de façon évidente la transposition de ce schéma à tout type de code numérique autre que le "NRZ1". On remarquera que les deux stades successifs d'enregistrement peuvent ou non faire appel à la même tête magnétique à deux circuits ou à deux têtes différentes, pourvu que les connexions-en mode lecture et en mode d'écriture soient possibles dans les deux cas. La longueur unitaire est dans tous les cas déterminée par la tête utilisée lors du premier stade. Il peut, d'autre part, être avantageux de spécialiser un des circuits magnétiques dans ltécri- ture et l'autre dans la lecture, pour pouvoir en optimiser les paramètres de construction. La seule condition imposée, si l'on utilise la même tête pour les deux stades, ast alors d'inverser le sens du déplacement relatif entre ceux-ci, le circuit amont devenant aval et vice versa. Dans la figure 2, on voit que chaque transition, positive ou négative du signal d'horloge est utilisée comme point de départ d'une unité d'infor- mation, bien entendu, on pourrait n'utiliser comme point de départ que l'un des fronts ~ celui de montée ou de descente. REVENDICATIONS 1J Procédé d'enregistrement magnétique d'un message sur une piste aimantable déposée sur un support dans lequel l'état d'aimantation d'un élément de piste enregistré ne peut prendre qu'un nombre discret d'états, les intervalles séparant les transitions entre états successifs ne pouvant prendre qu'un nombre discret de valeurs multiples entières d'une même longueur unitaire, caractérisé par un premier stade d'enregistrement de signaux d'horloge non porteurs d'information où tous les intervalles entre transitions successives sont égaux à la longueur unitaire, et par un second stade d'enregistrement où l'état d'aimantation de chacun desdits intervalles est modifié ou maintenu en fonction de l'information à enregistrer, ledit second stade d'enregistrement étant effectué par un premier circuit magnétique d'écriture, la synchronisation en étant fournie par un second circuit magnétique de lecture, les entrefers desdits circuits magnétiques étant parallèles et d'écartement constant, ledit second circuit précédant ledit premier circuit dans leur mouvement relatif par rapport à la piste. 2/ Procédé pour ltenregistPement de transitions d'aimantation équidistantes sur une piste aimantable déposée sur un support caractérisé par l'emploi d'un premier circuit magnétique d'écriture et d'un second circuit magnétique de lecture, les entrefers desdits circuits étant parallèles et d'écartement constant, ledit premier circuit précédant ledit second circuit dans leur mouvement relatif par rapport à la piste, ltécriture d'une première transition étant commandée par une impulsion d'initialisation extérieure, les transitions suivantes étant commandées par des impulsions en provenance dudit second circuit. 3/ Procédé d'enregistrement magnétique d'un message selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ledit premier stade d'enregistrement est effectué conformément à la revendication 2. 4/ Procédé d'enregistrement d'un message magnétique selon la revendication 3, caractérisé par l'emploi des mêmes circuits magnétiques au cours desdits deux stades, le sens du déplacement relatif entre lesdits circuits et la piste étant inversé d'un stade à l'autre.