La présente invention concerne un procédé servant à éliminer les irrégularités telles que les stries ou les ébarbures dues au roulement, de la surface supérieure du champignon d'au moins un rail d'une voie ferrée déjà posée, avec progression vers l'avant en continu définie par l'avance générale d'une machine à raboter mobile sur la voie ferrée, dans lequel on utilise un chariot porte-rabot fixé par articulation à la machine à raboter, susceptible d'être guidé en hauteur et latéralement le long du champignon du rail et équipé pour chacun des rails, d'un seul outil de rabotage avec enlèvement de copeaux. Il est connu de traiter la surface supérieure des champignons des rails d'une voie ferrée déjà posée à l'aide de machines mobiles sur les voies ferrées pour éliminer les irrégularités telles que les ébarbures dues au roulement, les stries ou analogues. Ces machines sont équipées de meules à boisseau rotatives ainsi que de pierres abrasives glissantes mais également,-notamment pour obtenir des profondeurs d'élimination plus importantes, d'outils de rabotage avec enlèvement de copeaux. Par le brevet déposé en République Démocratique Allemande 905 984, il est connu d'éliminer les résidus de soudure des rails par l'intermédiaire d'un dispositif pouvant être fixé aux rails, par des opérations de rabotage ou analogues avec enlèvement de copeaux. L'outil de travail correspondant est déplacé en va-et-vient le long de la surface du champignon du rail par une coulisse à manivelle entralnée par un moteur. Cette proposition n'a pas été appliquée dans la pratique en raison de la construction compliquée et de la manoeuvre complexe du dispositif, qui sont peu appropriées à l'utilisation sur les chantiers mais également parce que l'utilisation du dispositif est limitée à des emplacements ponctuels des rails. En outre, par la demande de brevet français NI 2 413 502, déposée au nom de la demanderesse, on connaît une machine à raboter et à polir, mobile sur une voie ferrée, qui est équipée d'une pluralité de chariots porte-outil montés réglables en hauteur sur le bâti de la machine et déplacés le long des rails latéralement et en hauteur, qui sont munis respectivement d'une pluralité de rabots et de pierres abrasives glissantes. Le chariot porte-outil équipé du rabot est réglable en hauteur par rapport à ses essieux munis de roues a boudin, en même temps que les rabots, sur un angle de butée délimité par le rail. Les chariots porte-outil associés à chaque rail sont articulés les uns aux autres par l'intermédiaire d'une unité hydraulique à cylindre et piston servant de dispositif d'écartement et de blocage. Grâce à cette proposition, on a pu pour la première fois obtenir une élimination en continu des irrégularités des champignons des rails à l'aide d'outils avec enlèvement de copeaux, et par conséquent une augmen- tation très sensible de rendement, mais il faut noter que cette machine ne pouvaitpBat4ours être arrêtée dès que la forme de profil précise était obtenue, notamment pour un enlèvement de matière correspondant exactement aux mesures prévues, et que le centrage ou la mise en place des outils sur la surface à traiter était souvent difficile à réaliser. Enfin, par le brevet français 2 416 977 déposé au nom de la présente demanderesse, il est déjà connu d'éliminer les stries ou irrégularités de la surface supérieure des champignons des rails avec une machine posée sur la voie ferrée, à raboter, à poncer et à cisailler. Cette machine qui constitue une combinaison, comprend des porte-outil équipés d'outils de rabotage, de ponçage et de cisailles Les porte-outil respectifs prévus pour chacune- des files de rails sont disposés sensiblement en vis-à-vis et articulés les uns aux autres par l'intermédiaire d'organes d'écartement réglables en longueur transversale- ment à l'axe longitudinal de la machine. Les outils de cisaillage disposés sur le porte-outil sont prévus pour couper les ébarbures dues au roulement des trains, qui sont en saillie latéralement de la surface supérieure du champignon du rail. Le porte-outil recevant les cisailles est équipé pour cela de galets de guidage guidés sans jeu contre la partie supérieure et la face extérieure du champignon du rail. Avec une machine ainsi combinée, compte tenu des constructions multiples peu appropriées à une utilisation sur les chantiers compte tenu également de la manoeuvre relativement compliquée des différents dispositifs, on peut supprimer les irrégularités des rails avec une précision qui ne correspond pas toujours à la valeur souhaitée, étant donné que par la disposition des différents outils les uns immédiatement à la suite des autres, il est difficile d'exclure toute influence mutuelle desdits outils au cours d'un passage de travail de la machine. La présente invention a donc pour but de créer un procédé et une machine du type précité permettant d'éliminer les irrégularités telles que des stries ou analogues, pour permettre une élimination beaucoup plus précise et un rétablissement du profil d'origine, avec la plus grande précision possible, sur des portions de voie ferrée assez longues, par l'élimination régulière et continue des défauts du type précité. Conformément à l'invention, ce but est obtenu par le fait que le chariot porte-rabot disposé sensiblement au milieu et comprenant, après interposition d'un porte- outil réglable en hauteur et latéralement, l'outil de rabotage proprement dit, est appliqué au moyen de galets de guidage latéral et de galets de guidage en hauteur, contre la face intérieure ou extérieure non usée et contre la partie supérieure à usiner du champignon d'un rail déjà posé, le chariot porte-outil étant d'autre part déplacé en continu avec une force importante dans le sens longitudinal des rails pour enlever un copeau de rabotage au cours d'un ou de plusieurs passage4 les copeuax formés étant le cas échéant enlevés ultérieurement. Grâce au procédé prévu suivant la présente inven- tion, on peut traiter pour la première fois et de manière surprenante, la surface supérieure du champignon des rails d'une voie ferrée déjà posée, en continu et avec une précision qui correspond à la précision habituellement obtenue avec des installations montées à poste fixe. Par l'application du procédé conforme à-l'invention, on peut non seulement rationnaliser les méthodes de traitement des rails habituellement appliquées sur les voies ferrées mais également exécuter dans la voie ferrée elle-même, des travaux, pour lesquels il fallait jusqu'à présent déposer les rails et opérer un usinage stationnaire. Ainsi, avec le procédé conforme à l'invention, on peut rétablir pour la première fois la forme en profil d'un champignon de rail présentant des défauts, sur une voie ferrée déjà posée, présentant bien entendu des imperfections dans cette position et n'étant pas toujours parallèle et droite, et l'indispose d'une possibilité de ne traiter, en fonction de l'usure, que des portions de cette voie ferrée pour les ramener dans une forme qui correspond en qualité, pratique- ment à un rail neuf. Un mode de réalisation préféré du procédé conforme à l'invention réside dans le fait que le chariot porte- rabot est déplacé en continu sur la surface à traiter du champignon d'un rail posé, au moins trois fois successive- ment, y compris le trajet de retour, l'outil de rabotage relié au chariot précité, respectivement au début de la portion à traiter étant soulevé ou abaissé pendant le mouvement d'avance de la machine au cours d'un passage de travail, si bien que les opérations de rabotage suivantes sont exécutées: a) le chariot porte-rabot est déplacé en continu contre unrail d'une voie ferrée déjà posée et comprend un outil de rabotage qui est équipé d'un couteau de rabot incliné sensiblement à 450 par son arête coupante, du côté intérieur ou extérieur du rail en direction du plan vertical médian des rails; il sert essentiellement à raboter une ébarbure due au passage des roues et les trois copeaux de rabotage qui sont forméssont avantageusement éliminés en même temps à l'aide d'un aimant de levage réglable en hauteur pour être ensuite jetés dans un récipient collecteur; b) ensuite, le chariot qui est équipé d'un outil de rabotage comprenant un couteau de rabot incliné sensi- blement à 22,50ou 67,50 par son arête coupante respective du cOté intérieur ou extérieur du rail, en direction du plan vertical médian de ce dernier, est déplacé pour un trajet de retour en continu, sur le rail de la voie ferrée posée; et c) le chariot porte-rabot qui est équipé d'un outil de rabotage portant un couteau présentant une arête coupante incurvée du côté intérieur ou extérieur du rail en direction de son plan vertical médian, est guidé en continu contre le rail de la voie ferrée déjà posée, notamment pour assurer la mise au profil définitif de la portion de gauche ou de droite incurvée du champignon du rail tandis qu'avantageusement au cours du même passage, les copeaux de rabotage produits au cours des-opérations précédentes, sont éliminés. Par le procédé qui comprend d'une manière bien particulière essentiellement trois passages du rabot, on peut, suivant la présente invention, dans un laps de temps relativement court, éliminer d'une part les ébarbures sur les côtés intérieurs et extérieurs du rail et d'autre part les arêtes de roulement usées ou déformées au niveau du champignon d'un rail d'une voie ferrée déjà posée, les copeaux formés au cours de ces opérations étant éliminés soit au cours du premier passage soit au cours du troisième passage si bien que la portion de voie ferrée ainsi traitée peut immédiatement après être réouverte à la circulation. Le procédé suivant la présente invention se caractérise d'autre part par la facilité d'interchanger les couteaux de rabot pour les opérations respectives, notamment en incluant le trajet de retour, et ceci en liaison avec un passage continu, pour un rendement et une précision élevés. Suivant un autre procédé particulièrement avantageux 24.74076 de l'invention, seuls les deux côtés extérieurs de chacun des rails d'une voie ferrée sont usinés simultanément au moyen de chariots de rabotage associés à chaque rail, les copeaux de rabotage formés étant avantageusement enlevés au moyen d'aimants de levage abaissables au cours d'au moins l'un des passages de travail de la machine, à la suite de quoi les deux rails ainsi traités peuvent être désolidarisés des traverses et respectivement interchangés dans leur position si bien qu'après l'inversion, les parties extérieures des champignons des rails traitées sont tournées l'une vers l'autre et peuvent être utilisées comme côtés intérieurs des champignons des rails. Une telle méthode d'usinage est particulièrement avantageuse dans le cas de voies ferrées dans lesquelles les côtés extérieurs des rails présentent des ébarbures importantes et lorsque d'autre part, l'arête de roulement est fortement usée. Après traitement d'une telle portion de voie ferrée, on désolidarise à l'aide d'une machine à changer les rails, les deux rails des traverses et on les interchange mutuel- lement pour les refixer ensuite, si bien que l'arête extérieure ainsi usinée devient l'arête de roulement. On évite de cette façon le démontage particulièrement coûteux des rails et leur traitement sur place-de même que l'on supprime ainsi la pose de rails neufs. Un procédé particulièrement avantageux suivant la présente invention réside dans le fait que simultanménet, à l'aide de chariots de rabotage associés à chaon des rails, on traite le côté extérieur du champignon du premier rail et le côté intérieur du champignon de l'autre rail, notamment dans les courbes de voie ferrée, les copeaux de rabotage formés au cours du traitement étant simultané- ment enlevés au cours d'un passage de travail. L'applica- tion de ce procédé est essentiellement prévue pour les courbes de voie ferrée. On évite ainsi totalement de devoir démonter les voies ferrées au niveau des courbes pour les usiner, les opérations de démontage correspondantes étant particulièrement compliquées et coûteuses. Suivant la présente invention, il est d'autre part avantageux que les côtés intérieurs et extérieurs des champignons des rails, pour rétablir le profil du champignon du rail, soit traités à l'aide de respectivement un chariot de rabotage présentant un écartement de base de référence rigide, et relativement court, les copeaux de rabotage formés étant avantageusement éliminés en même temps au cours d'un passage de travail. Ce procédé convient particulièrement pour éliminer les défauts des champignons des rails qui proviennent non seulement de la fabrication des rails eux-mêmes, mais également de leur utilisation. Le chariot de rabotage suit avec sa base de référence relativement courte, les longueurs réduites d'ondulation et les défauts analogues, si bien qu'avec ce procédé on peut rétablir pratiquement la forme de profil de base des rails. Avec ce procédé également, au moins au cours d'un des passages de travail, notamment du dernier, on enlève avantageusement les copeaux formés si bien que la voie est réouverte à la circulation immédiatement après traitement. Suivant un autre procédé avantageux, les côtés intérieurs ou extérieurs des champignons des rails notamment pour l'élimination des stries, sont rabotés à l'aide de respectivement un chariot de rabotage comprenant un écartement de base de référence rigide et relativement long, les copeaux formés étant avantageusement éliminés au cours d'au moins un passage de travail. Avec cet autre procédé conforme à l'invention, on peut éliminer notamment les ébarbures importantes des champignons des rails, en continu, sans que cette opération ne demande une durée relativement importante, cette durée étant sensiblement la même que celle qui est nécessaire pour éliminer des couches relativement minces de matière. D'une manière particulièrement avantageuse, le profil du champignon d'un ou des deux rails d'une voie ferrée posée est mesuré et le cas échéant enregistré, suivant une autre phase du procédé conforme à l'invention, avant et plus spécialement pendant différents passages intermédiaires de rabotage ou après rabotage ou élimination des copeaux formés. Cette méthode permet un réglage direct et précis des couteaux de rabot avant chaque passage de travmI et l'on obtient l'avantage d'un résultat immédiate- ment perceptible du travail effectué à la surface du champignon du rail, en utilisant un dispositif de mesure approprié. Un autre procédé suivant la présente invention réside dans le fait que la mise en place et le dégagement de l'outil de rabotage équipé d'un couteau et d'un porte- outil réglables en hauteur et latéralement par rapport au chariot de rabotage, sont réalisées au cours du déplacement de travail dans le sens longitudinal du rail, plus particulièrement avec une vitesse de progression relativement rapide. De cette façon, on assure un démarrage et un achèvement sans perturbation pour l'opération respective et l'on crée d'autre part un déroulement continu de l'usinage de la surface des champignons des rails dans le sens longitudinal de la voie ferrée. Un rail traité présente ensuite en chaque emplacement de sa section transversale, à l'emplacement proprement dit de l'usinage, une forme de profil usinée en continu mais l'on crée ainsi aux extrémités respectives de la portion de voie ferrée, une excellente transition vers les portions de voie ferrée adjacentes. La présente invention se rapporte d'autre part à une machine à raboter déplaçable sur la voie ferrée, exécutant un mouvement d'avance continu défini par l'avance de la machine, servant à éliminer de la surface du champignon d'au moins un rail d'une voie ferrée posée, des irrégularités telles que des rainures ou des ébarbures dues au passage des roues, servant notamment à l'exécution du procédé qui vient d'être décrit, et qui comprend au moins un chariot porte-outil relié par articulation au bâti de la machine, réglable en hauteur et susceptible d'être appliqué contre la surface du champignon du rail correspondant, ledit chariot étant guidé sur le champignon du rail en hauteur et latéralement de même qu'il comprend un porte-outil recevant un outil de rabotage avec enlèvement de copeaux. La machine à raboter mobile sur la voie ferrée se caractérise, suivant la présente invention, en ce que chaque chariot porte-outil comprend deux galets de guidage latéral destinés à venir s'appliquer en étant guidés sans jeu contre la portion non usée du côté intérieur ou extérieur du champignon du rail, les deux chariots porte- outil, respectivement de chaque côté du porte-outil, étant reliés par articulation à des organes d'écartement & longueur variable alimentés par des unités hydrauliques de commande à cylindre et piston pour assurer une mise à l'écartement continue en fonction de la largeur de la voie ferrée, et en ce que le porte-outil équipé d'un outil de rabotage avec sa propre retenue et disposé sensiblement au milieu entre une pluralité de galets de guidage en hauteur, peut être déplacé par rapport au chariot porte- outil, par l'intermédiaire de commandes hydrauliques à cylindre et piston, perpendiculairement à l'axe longitudinal de la machine, dans des plans qui sont parallèles au plan de la voie ferrée et au plan vertical longitudinal des rails. L'outil de rabotage pouvant être introduit dans une retenue en forme de tête du porte-outil précité est prévu pour recevoir de manière interchangeable différents couteaux de rabotage venant s'appliquer contre la forme du profil du champignon des rails de la voie ferrée déjà posée, et l'on a d'autre part prévu un dispositif pour enlever les copeaux formés, notamment au cours de l'un des passages de rabotage de la machine. Avec une machine conforme à l'invention, on peut traiter en continu dans le cadre du procédé décrit, les rails d'une voie ferrée déjà posée, et réaliser sélective- ment de manière simple et particulièrement économique le rétablissement respectif, partiel ou total, du profilé de base. Avec une machine d'une construction extraordinai- rement simple et compacte du type précité dont le poids est relativement élevé, on peut supprimer sur un rail, en peu de temps, pratiquement toutes les irrégularités ou défauts rencontrées. D'autre part, une machine de ce type peut être déplacée rapidement et sans aucun problème vers différents lieux d'utilisation si bien que l'on obtient au total un rendement important et une grande rentabilité pour le traitement de la forme de profil des champignons des rails d'une voie ferrée déjà posée. Avec l'élimination simultanée des copeaux de rabotage, on crée en général une machine de l'aide de laquelle on peut éliminer, dans des temps d'arrêt au trafic particulièrement courts, toutes les irrégularités du champignon d'un rail d'une voie ferrée déjà posée sans que ledit champignon du rail puisse être endommagé à nouveau dès le rétablissement du trafic ferroviaire, par la présence de copeaux métalli- ques restants. Un mode de réalisation particulièrement avantageux de l'invention réside dans le fait que le dispositif collecteur de copeaux d'une machine à raboter mobile sur la voie ferrée comprend au moins un aimant de levage réglable en hauteur qui est prévu pour s'abaisser sélectivement du côté gauche ou du côté droit d'un rail en étant monté mobile en translation ou pivotant transver- salement au sens longitudinal de la machine. Cette construction est d'une part très simple et avantageuse et elle assure en outre un enlèvement rapide de tous les copeaux formés, l'adaptation individuelle à chaque procé- dé étant exécuté sans problème. Une autre caractéristique de l'invention réside dans le fait que le dispositif collecteur de copeaux comprend respectivement un aimant de levage monté pivotant et réglable en hauteur pour chaque rail ainsi qu'un réservoir collecteur associé aux deux aimants de levage précités. La construction est très simple et l'on peut collecter très rapidement, en un seul passage de travail, les copeaux enlevés si bien qu'à l'achèvement des travaux, tous les copeaux auront totalement été enlevés de la portion de voie ferrée traitée. Un mode de réalisation particulièrement avantageux de la présente invention réside dans le fait que l'aimant de levage du dispositif collecteur de copeaux est relié pour pivoter sélectivement vers l'intérieur du rail de gauche ou du rail de droite et pour être réglable en hauteur, à un bras de pivotement rotatif qui est déplaçable en translation dans le sens longitudinal de la machine par l'intermédiaire d'une commande correspondante, par l'intermédiaire de guidages longitudinaux formés par les délimitations de parois latérales du réservoir collecteur. La configuration de la délimitation de paroi latérale du réservoir collecteur sous forme d'un guidage longitudinal pour le bras de pivotement rotatif permet de créer un agencement particulièrement fonctionnel et peu encombrant. Une autre caractéristique avantageuse de la présente invention réside dans le fait que l'aimant de levage est réalisé sous forme d'une poutre relativement étroite s'étendant dans le sens longitudinal de la machine, qui correspond pour sa longeur, au moins à l'écartement entre deux traverses. Par cette configuration, on assure l'enlèvement efficace de tous les copeaux formés et grâce à la position légèrement pivotée de ladite poutre par rapport à l'extension de la voie ferrée, on couvre, lors du passage de la machine, une portion de voie ferrée qui est plus large qu e la largeur proprement dite de ladite poutre. Une configuration particulièrement avantageuse est obtenue, suivant la présente invention, par l'agencement du dispositif collecteur de copeaux sur une machine à raboter comprenant un châssis mobile commun. Cette configu- ration est simple et économique puisque les commandes de la machine à raboter peuvent être simultanément utilisées pour le dispositif collecteur de copeaux. D'autre part, l'agencement commun assure que l'on dispose à tout instant d'un dispositif collecteur de copeaux pour chaque opération de traitement du champignon des rails. Enfin, suivant une autre configuration de l'invention, le dispositif collecteur de copeaux est disposé sur une machine automotrice comprenant sa propre commande de déplacement. Cette configuration est avanta- geuse lorsqu'on veut utiliser le dispositif collecteur de copeaux de manière indépendante. Plus particulièrement, une telle machine peut être utilisée en liaison avec une pluralité d'autres machines à raboter. En outre, avec une machine automotricea aisconfigurée, on peut enlever tous les copeaux formés,immédiatement après chaque opération de rabotage individuelle. Une telle machine peut être prévue en avant ou en arrière de la machine à raboter, par rapport au sens de travail. L'invention sera mieux comprise, et d'autres buts, caractéristiques, détails et avantages de celle-ci apparaîtront plus clairement au cours de-la description explicative qui va suivre faite en référence aux dessins schématiques annexés donnés uniquement à titre d'exemple illustrant plusieurs modes de réalisation de l'invention et dans lesquels: - la figure 1 est une vue de côté d'un premier mode de réalisation d'une machine à raboter conforme à l'invention combinée à un dispositif collecteur de copeaux; - la figure 2 illustre à échelle agrandie le chariot de rabotage de l'ensemble d'outils de rabotage de la machine de la figure 1; - la figure 3 montre le même ensemble d'outils qu'à la figure 2 toutefois avec changement des couteaux de rabotage pour un sens de travail inversé; - la figure 4 est une vue de dessus de l'ensemble des outils de rabotage, suivant les opérations d'usinage illustrées aux figures 2 et 3, avec des aimants de levage prévus en aval, la partie de gauche de la figure étant une coupe suivant la ligne III-III de la figure 3 et la partie de droite de cette dernière, une vue en élévation dans le sens de la flèche IIde la figure 2; - les figures 5 à 10 illustrent plusieurs modes de réalisation de couteaux de rabotage pour différentes opérations d'usinage sur l'un des rails d'une voie ferrée déjà posée, les aimants de levage respectivement utilisés étant représentés; - la figure 11 est une coupe transversale schéma- tique suivant la ligne XI-XI de la figure 1, dans laquelle sont représentés les aimants de levage pouvant pivoter sélectivement vers le côté gauche ou droit du rail; - la figure 12 illustre un autre mode de réalisation dans une vue en élévation, qui comprend une machine auto- motrice avec un dispositif collecteur de copeaux et une machine à raboter automotrice couplée à ce dernier; - la figure 13 est une vue de dessus de la machine de la figure 12 comprenant un dispositif collecteur de copeaux; - la figure 14 est une représentation schématique simplifiée en coupe suivant la ligne XIV-XIV de la figure 12; - les figures 15 et 16 sont des représentations en coupe analogues de l'agencement des outils dans diffé- rentes phases de travail avec la position respective des aimants de levage associés; et - la figure 17 est également une vue en coupe schématique illustrant l'usinage au niveau d'une voie ferrée déjà posée surélevée dans une courbe. La machine mobile représentée à la figure 1 servant à éliminer les irrégularités telles que les stries, les ébarbures dues au roulement, de la surface du champignon d'au moins un rail d'une voie ferrée déjà posée, comprend un châssis mobile 2 qui est déplacé sur la voie ferrée 7 déjà posée, formée de rails 4 et 5 et de traverses 6, à l'aide deux mécanismes de déplacement 3 écartés l'un de l'autre configurés en bogies. Le châssis mobile de la machine est équipé à ses extrémités frontales, des dispositifs de traction et des tampons 8 généralement prévus qui permettent d'aligner la machine dans un convoi ferroviaire, notamment pour.assurer son transport vers - un autre lieu d'utilisation sur des trajets relativement longs. La machine 1 comprenant avantageusement sa propre commande de déplacement permet d'exécuter des travaux dans les deux sens de déplacement. Le sens de travail respectif est indiqué sur les dessins par les flèches 8 et 9 (figures 1, 2, 3, 4 et 12). La machine 1 est équipée d'un ensemble d'outils pour raboter en continu les irrégularités des surfaces supérieures des champignons des deux rails 4 -et 5 de la voie ferrée posée 7. Cet agencement d'outils est avanta- geusement formé de deux chariots porte-outil 10, 11 associés à chacun des rails 4 et 5, qui sont reliés au ch4ssis mobile 2 de la machine, respectivement par l'intermédiaire de deux commandes hydrauliques à cylindre et piston 12 s'étendant verticalement, de manière réglable en hauteur, lesdits chariots pouvant être sollicités dans une direction verticale par rapport au plan de la voie ferrée. Pour assurer l'entraînement des chariots 10, 11 en même temps que la machine 1 est déplacée, lesdits chariots sont articulés au bâti 2 de la machine respecti- vement par l'intermédiaire d'une tige de traction et de compression 13 s'étendant sensiblement dans le sens longitudinal de la voie ferrée. La machine 1 dispose d'une source de forces 14, notamment d'un moteur diesel couplé à des générateurs hydrauliques ou pneumatiques de pression ou à un générateur. La source 14 est reliée par l'intermédiaire d'un système de lignes 15 à un dispositif central de commande 16 auquel- sont connectées les commandes hydrauliques à cylindre et piston 12 ainsi que d'autres commandes de la machine 1, par l'intermédiaire de doubles lignes de connexion 17 à 20. La machine 1 ne comprend qu'un agencement d'outils pour chaque rail, c'est-à-dire un chariot par rail et entre ses deux mécanismes de déplacement 3, elle porte un dispositif collecteur des copeaux 21 qui est également relié par l'intermédiaire d'un système de lignes 15, à la source centrale d'entraînement 14, par l'intermédiaire d'un bloc de commande 22, ce dispositif étant également relié au dispositif central de commande 16. Le dispositif collecteur de copeaux 21 décrit plus précisément par la suite en référence a un autre exemple de réalisation illustré à la figure 12, comprend pour chacun des rails, des aimants de levage pivotants 23 à l'aide desquels on peut enlever les copeaux formés de la zone de la voie ferrée, en fonction de la méthode de travail choisie. A la figure 2, on a représenté à échelle agrandie le chariot porte-outil 10 orienté vers l'observateur à la figure 1. Le chariot porte-outil 10 réglable en hauteur par l'intermédiaire des doubles lignes de connexion 18 au moyen des commandes 12 comprend au total six galets de guidage en hauteur 24 écartés les uns des autres et individuellement réglables en hauteur, qui viennent s'appliquer contre le rail 4. A la figure 2, la possibilité de réglage en hauteur est indiquée schématiquement par le logement des galets 24 dans des trous oblongs. Pour le guidage latéral le long du rail 4, le chariot porte-outil est équipé de 'galets de guidage latéral 26 à 29-montés rotatifs autour d'axes verticaux, dont seuls sont visibles à la figure 2, les galets 26 et 27 qui sont appliqués contre le côté extérieur du rail. Sur le chariot porte- outil 10, dans la zone comprise entre les deux galets de guidage en hauteur internes 24, on a prévu un porte-outil 30 représenté en tirets avec une retenue d'outil 31 orientée vers le bas qui porte elle-même un outil de rabotage 32. Le porte-outil 30 est relié au chariot porte-outil 10, de manière réglable en hauteur, au moyen d'une commande hydraulique à cylindre et piston 33 alimentée par l'inter- médiaire des lignes 19. Pour délimiter son déplacement en hauteur par rapport au chariot porte-outil 10, on a prévu des butées d'extrémité 25. Pour le déplacement relatif du porte-outil 30 transversalement à l'extension longitudinale de la voie ferrée, on a d'autre part prévu une commande hydraulique à cylindre et piston 33', alimentée par l'intermédiaire des lignes 20. Comme dispositif de guidage pour le déplacement horizontal et vertical du porte-outil 30 par rapport au chariot 10, on peut utiliser des dispositifs quelconques mais appropriés tels que des colonnes de guidage, des guidages en queue d'aronde ouanalogues. Il importe simplement que le porte-outil 30 puisse être amené, avec la retenue 31 et l'outil de rabotage fixé 32, dans la position de travail définie par rapport au chariot respectif 10 ou 11, la position de travail définie assurant la profondeur d'élimination souhaitée de la-part du couteau de rabotage respectivement utilisé, au cours de l'opération suivante. La figure 2 montre d'autre part l'agencement des outils de la machine 1 pour éliminer une ébarbure 34 due au roulement provenant du passage prolongé des roues sur le côté intérieur du champignon du rail 4, ou pour rétablir le profil de la portion de surface du champignon du rail qui est située vers l'intérieur de la voie ferrée. Pour usiner le rail 4 de cette façon, on amène simplement les deux.galets de guidage internes en hauteur 24 immédiatement adjacents au porte-outil 30, au contact de la partie supérieure du champignon du rail 4. Les quatre galets de guidage en hauteur restants 24 restent dans la position soulevée représentée sur les dessins et ne sont par conséquent pas au contact de la surface supérieure du champignon du rail. Par conséquent, la base de référence pour le guidage en hauteur du chariot porte-outil s'étend sur l'écartement 35 relativement court des deux galets internes de guidage en hauteur 24. Pour le guidage latéral du chariot porte-outil 10, les deux galets de guidage latéral 26, 27 sont au contact du côté extérieur du champignon du rail 4. Etant donné que l'écartement 36 entre axes des deux galets 26, 27 est relativement faible, on obtient au point de vue du guidage latéral du chariot, une base de référence relativement courte dont la longueur est sensiblement égale ou inférieure à la moitié de l'écartement de la voie ferrée 7 et s'élève par exemple à 700 mm. Avec un tel agencement, on peut éliminer des défauts sur les rails présentant une longueur d'ondulation allant jusqu'à 30 cm. En raison des faibles distances 35 et 36 entre les galets de guidage en hauteur 24 ou de guidage latéral 26, 27, on obtient un guidage sans déformation et particulièrement précis et sans jeu de l'outil de rabotage 32 proprement dit le long du rail 4, si bien que les surfaces de champignon de rail usinées avec l'outil 32 présentent exactement le tracé en profil souhaité. Comme on peut le remarquer, l'outil de rabotage proprement dit 32 se trouve sur le côté interne du rail 4 qui est opposé auKgaletsde guidage latéral 26, 27 si bien que les galets 26, 27 constituent des butées pour recevoir les forces de coupe de l'outil 32. On remarque d'autre part à la figure 2 que la matière éliminée de la surface du champignon du rail se présente sous forme d'un copeau 37 continu qui peut être enlevé à l'aide des aimants de levage 23 illustrés à la figure 1, au cours d-'un passage de travail dans le sens de la flèche 9. La figure 3 illustre le chariot porte-outil 11 opposé au chariot 10 par rapport à l'axe de la voie ferrée, au cours de l'usinage du rail 5, pour éliminer des stries 38 à ondulation relativement courte de la surface du champignon du rail correspondant. Dans ce cas, le guidage latéral du chariot 11 s'effectue à l'aide des deux galets de guidage latéral 28, 29 situés à l'intérieur. Pour obtenir le prolongement de la base de référence qui est nécessaire au traitement des stries 38, on applique au contact de la surface du champignon du rail tous les galets de guidage en hauteur 24. La longueur de la base de référence, c'est-à-dire l'écartement des deux galets de guidage en hauteur extrêmes 24, est avantageusement égale ou inférieure à la longueur d'une traverser et s'élève donc à environ 2 mètres. Les chariots porte-outil peuvent être équipés d'un nombre plus important de galets de guidage en hauteur et il est également possible, en utilisant sélectivement une partie des galets de guidage en hauteur prévus, de réaliser une adaptation à la longueur d9ondulationxespective des stries 38 et aux autres irrégu- larités de la surface du champignon des rails. On peut ainsi éviter le copiage des défauts correspondants lorsqu'il y a coïncidence entre l'écartement entre les galets et la longueur d'ondulation des irrégularités. La figure 4 montre un agencement possible d'outils avec les chariots porte-outil 10 et 11 correspondants dans deux phases de travail, notamment au niveau d'une courbe de la voie ferrée. Comme ceci est indiqué schématiquement sur les dessins, les chariots porte-outil 10, 11sfntdisposés en vis-à-vis l'un de l'autre par rapport à l'axe de la voie ferrée, associés chacun à un rail 4, 5 de la voie ferrée posée 7, articuls, l'un à l'autre, notamment par cardans, par l'intermédiaire d'organes d'écartement 39 réglables en longueur et s'étendant sensiblement transver- salement à l'axe de la voie ferrée. A chaque organe d'écartement 39 on a associé une commande 40 hydraulique à cylindre et piston à double effet pouvant être actionnée par-l'intermédiaire de doubles lignes de connexion 17, à partir d dispositif central de commande 16. Ces commandes permettent, selon l'opération choisie, par l'alimenta- tion de l'une ou des deux chambres de leurs cylindres, d'appliquer sans jeu contre les côtés extérieurs des champignons des deux rails 4 et 5, les galets de guidage latéral 26 et 27 des deux chariots 10 et 11 (partie droite à la figure 4) mais également d'amener en même temps au contact des côtés intérieurs des champignons des deux rails 4 et 5, des galets de guidage latéral 28 et 29 disposés à l'intérieur (partie de gauche de la figure 4). Dans les deux cas, les chariots porte-outil 10, 11 suivent non seulement l'incurvation de la voie ferrée mais également l'écartementr respectif de la voie, donc la plus grande largeur de cette dernière par rapport à une voie rectiligne, qui est nécessaire dans les courbes pour permettre le roulement sans coincement des véhicules ferroviaires. Dans la partie de droite de la figure 4, on a représenté un mode d'usinage et un agencement d'outils qui correspondent aux figures 1 et 2. Dans ce cas, les outils de rabotage 32 proprement dits sont disposés sur le côté de la retenue d'outil 31 qui est le côté avant par rapport au sens de travail, afin de permettre l'usinage des deux côtés intérieurs des champignons des rails. Les outils de rabotage 32 sont suivis des aimants de levage pivotants 23 représentés par des lignes minces sur le dessin, également prévus au niveau des côtés intérieurs des champignons des rails. La partie de gauche de la figure 4 montre un mode d'usinage et un agencement d'outils qui correspondent à la figure 3. Pour pouvoir rééquiper la machine pour cette ' opération, il suffit de remplacer les outils de rabotage 32 d'après le schéma illustré par les flèches 41, et d'autre part d'inverser le sens de travail comme ceci est indiqué par la flèche 8. Etant donné que dans ce cas le guidage latéral des deux chariots porte-outil 10, 11 est réalisé au moyen des galets de guidage latéral 28, 29 situés à l'intérieur, les deux commandes hydrauliques à cylindre et piston 40 sont alimentées comme l'indiquent les flèches, de manière à être efficaces en direction opposée. Les figures décrites ci-après renvoient à des modes de réalisation typiques d'outils de rabotage 32 pour l'usinage individuel ou successif de surfaces de champignons de rails défectueuses ou usées, ainsi qu'à l'agencement correspondant des aimants de levage 23, dans le cadre d'une machine conforme à l'invention. La figure 5 illustre un agencement d'outils pour raboter les ébarbures 34 du champignon 42 d'un rail 4. Si l'on suppose que l'ébarbure 34 se trouve sur la face intérieure 43 du champignon du rail, pour assurer le guidage latéral de l'agencement d'outils, il faut amener les galets de guidage latéral 26, 27 extérieurs à la voie ferrée, au contact du côté intérieur 44 du champignon du rail, sans jeu. Pour recevoir l'outil de rabotage nécessaire 32, la retenue d'outil 31 indiquée sur le dessin, comprend une rainure longitudinale 45 sensiblement en forme de queue d'aronde dans laquelle est introduite une tige 46 de l'outil de rabotage 32. Pour assembler de manière rigide mais amovible l'outil 32 à la retenue 31, on a prévu une plaque de blocage 47 qui fixe la tige 46 dans la rainure longitudinale 45. Le couteau 48 du rabot qui est formé d'un matériau très résistant tel qu'un métal dur, est fixé de manière amovible à l'outil 32 au moyen d'un coin 49 et de griffes de serrage 50. Pour éliminer l'ébarbure 34, l'arête coupante 51 du couteau 48 présente, par rapport au plan de la voie ferrée ou à un plan 52 parallèle à ce dernier, une inclinaison d'environ 450. Le copeau de rabotage 37 est enlevé, au cours de la même opération, par l'aimant de levage 23 disposé en arrière de l'outil 32. On remarque sur le dessin qu'après élimina- tion de l'ébarbure 34, il reste dans la zone de transition entre la surface supérieure 53 du champignon durail et son côté intérieur 43, une arête vive qui est éliminée au cours de l'opération d'usinage suivante qui sera décrite par.la suite. La figure 6 montre en coupe longitudinale partielle un mode de réalisation d'un outil de rabotage 32 avec un couteau 48 fixé à l'aide de vis qui présente au niveau de ses deux extrémités, respectivement une arête coupante 51 rectiligne. L'outil de rabotage proprement dit 32 présente, par rapport à sa tige 46, une légère inclinaison-si bien que lors de l'usinage de la surface supérieure 53 du champignon du rail, seule l'arête coupante avant 51 est efficace. Dès que l'arête coupante 51 est usée, on peut retourner le couteau 48 pour amener en prise avec la surface du champignon du rail, l'autre arête coupante 51 qui n'a pas été utilisée.. La figure 7 illustre un outil de rabotage 32 qui est équipé de deux couteaux de rabotage 48 dont les arêtes coupantes 51 sensiblement rectilignes sont inclinées, par rapport au profil du champignon du rail, suivant un angle de 22,50 et 67,50, si bien qu'ensemble ces arêtes coupantes forment un angle d'environ 1350. Un tel outil de rabotage 32 est utilisé, suivant la présente invention, après élimina- tion d'une ébarbure 34 due au roulement, comme ceci a été décrit en référence à la figure 5. A l'aide des deux couteaux 48, on rabotealors les parties situées vers l'intérieur de la voie ferrée de la surface supérieure 53 du champignon du rail d'une part mais également du côté intérieur 43 de ce dernier, les arêtes vives orientées longitudinalement qui restent après élimination de l'ébarbure 34 étant alors simultanément usinées. Avec un agencement tel que représenté à la figure 1 des aimants 23 de levage, les copeaux 37 formés seront enlevés au cours de l'opération suivante. A la figure 8, on a représenté un outil de rabotage 32 sur lequel est fixé de manière amovible un couteau 54 dont l'arête coupante présente une incurvation qui correspond à la forme de profil d'origine du champignon 42 du rail au niveau de sa surface de roulement. Avec un tel outil de rabotage 32, après traitement préliminaire du champignon du rail 42 à l'aide des outils représentés aux figures 5 et 7, on peut rétablir très largement le profil d'origine du champignon du rail 4 sur ses côtés intérieurs et extérieurs, les copeaux 37 provenant de l'usinage avec les couteaux 48 et les couteaux 54 étant éliminés et enlevés de la proximité immédiate de la voie ferrée. La figure 9 montre un outil de rabotage 32 qui sert à usiner la partie supérieure 53 du champignon du rail et est équipé d'un couteau 48 dont l'arête coupante 51 rectiligne s'étend parallèlement au plan de la voie ferrée ou perpendiculairement au plan longitudinal vertical 55 des rails. Avec cet outil, on peut éliminer les stries 38 ainsi que d'autres irrégularités de la surface supérieure 53 du champignon du rail, par rabotage, à titre d'opération d'usinage préliminaire. La figure 10 montre enfin un agencement d'outils dans lequel l'outil de rabotage 32 comprend deux couteaux 48 qui forment un agencement symétrique par rapport au plan longitudinal vertical 55 des rails et dont les arêtes coupantes rectilignes 51 sont inclinées, par rapport au plan de la voie ferrée, respectivement selon un angle compris entre 10 et 150. Avec un tel agencement de couteaux, on peut usiner la surface supérieure totale 53 du champignon du rail également à titre de traitement préparatoire pour rétablir définitivement le profil d'origine du champignon du rail. Les copeaux 37 résultant de l'utilisation des outils montrés aux figures 9 et 10 sont éliminés à l'aide des aimants 23, au cours de l'opération suivante. La figure 11 montre les aimants de levage 23 en position abaissée pour éliminer les copeaux 37 au niveau du côté extérieur 44 du champignon du rail au cours d'une phase de travail différente, contrairement à l'agencement qui est illustré à la figure 1. L'outil de rabotage 32, suivant l'agencement de la portion de gauche de la figure 4 a pour cela été équipé d'autres couteaux pour venir de l'autre côté du rail 5, comme l'indique la flèche 41. La figure 12 montre un mode de réalisation d'une machine mobile sur une voie ferrée servant à raboter des irrégularités, telles que des stries 38, des ébarbures 34 dues au roulement ou analogue, suivant la présente invention, qui comprend une machine à raboter 56 présentant pour chacun des rails un outil ou un chariot de rabotage 10, 11 qui sont disposés entre les mécanismes de déplacement 3 reliés au châssis mobile de la machine 2 et sont alimentés par l'intermédiaire d'une source d'alimentation commune 14, par l'intermédiaire du dispositif central de commande 16. Cet agencement de machinescomprend d'autre part une machine 57 mobile sur la voie ferrée couplée à l'aide des disposi- tifs de traction et des tampons, qui présente un châssis mobile 59 et des mécanismes de déplacement -58 entre lesquels on a monté un dispositif collecteur de copeaux 21. La machine 57 comprend une source de forces 60 qui sert à alimenter par l'intermédiaire d'un bloc de commande 22, tous les dispositifs des systèmes et entraînements servant au ramassage des copeaux. Le bloc de commande 22 est avantageusement relié par un système de lignes 15, au système central de commande 16 si bien que les deux machines 56 et 57 peuvent être utilisées et conduites en commun. La machine 57 mobile sur la voie ferrée comprenant le dispositif collecteur de copeaux 21 peut par conséquent être utilisée indépendamment et couplée avantageusement à l'une ou l'autre des extrémités de la machine à raboter 56 de même qu'elle peut être utiliser dans les portions qui font immédiatement suite à ladite machine 56. La machine 57 comprend, comme ceci a été décrit partiellement en référence à la figure 1, un dispositif 21 collecteur de copeaux avec des aimants de levage associés 23, qui sont reliés par l'intermédiaire du bloc de commande 16 et du système de lignes 15, à la source de forces respective. Comme le montrent plus particulièrement la figure 12 ainsi que la vue de dessus de la figure 13,le dispositif collecteur de copeaux 21 est formé essentiellement de respectivement un bras de pivotement 61 rotatif associé à chaque rail, qui porte à l'extrémité d'une flèche 62, l'aimant de levage 23 à suspension pendulaire ou réglable par l'intermédiaire d'une commande 63 avantageusement hydraulique. Chaque bras de pivotement 61 est monté tournant ou pivotant parallÈement au plan de la voie ferrée, par l'intermédiaire d'une autre commande hydraulique 64, une commande hydraulique à cylindre et piston 65 étant respectivement prévue pour assurer le déplacement en hauteur dudit bras 62. Le dispositif collecteur de copeaux 21 est formé d'autre part d'un réservoir collecteur 66 dans lequel sont déposés les copeaux 37 enlevés par les aimants 23. D'une manière avantageuse, les délimitations 67 de parois latérales du réservoir 66 forment, dans leur extension supérieure, des guidages longitudinaux 68 sur lesquels sont montées déplaçables dans le sens longitudinal de la machine, les deux grues de pivotement 61. Pour assurer le déplacement en direction longitudinale des grues 61, on a prévu un entraînement par chaîne 69. Chaque aimant 23 est réalisé sous forme d'une poutre relativement étroite s'étendant sensiblement dans le sens longitudinal de la machine qui correspond, dans sa longueur, au moins à l'écartement entre deux traverses.. On peut ainsi réaliser l'enlèvement sans problème des copeaux formés sur une portion relativement étendue. En outre, par le pivotement de la grue correspondante 61, on assure également le pivotement des aimants 23 de levage en forme de poutres si bien que lesdits aimants peuvent être guidés de manière rationnelle le long des zones adjacentes aux côtés intérieurs et extérieurs 43 et 44 du champignon du rail A la figure 13, on a représenté à proximité d'un mécanisme de déplacement 3, un dispositif abaissable 70 monté sur le châssis mobile 2 qui sert à relever les valeurs de mesure avant, après mais également pendant les différents passages de travail. Le dispositif de mesure 70 est connecté par un bloc de commande 71, par l'intermédiaire de lignes 72, au système central de commande 16 ou au pupitre de la machine, notamment pour assurer l'enregis- trement des valeurs relevées. Les phénomènes de déformation ou d'usure sur un -rail posé résultent de différentes formes d'usure du champignon du rail qui sont prises en compte, suivant la présente invention, par la méthode d'usinage respectivement appliquée. Les différents types d'usure rencontrés sont les suivants: A Ebarbure de roulement sur le-côté intérieur ou extérieur du champignon du rail (ébarbure 34) B Aréte de roulement usée ou déformée C Fatigue de la matière au niveau de la surface du rail par suite de contraintes trop importantes (notam- ment charge par essieu trop élevée) D Stries 38 (irrégularitéspériodiquesà la surface supérieure du champignon du rail avec des longueurs d'ondulation courtes de 3 à 8 cm) E Ondulations (irrégularités périodiques à la surface du rail avec des longueurs d'ondulation de 8 à 210 cm). L'énoncé des défauts des rails les plus fréquents montre que pour les supprimer, il faut appliquer des procédés d'usinage différents. Dans le cas des défauts A et B, le profil du champignon d+ail doit être rétabli après élimination d'une importante quantité de matière au niveau de l'arête de roulement. Dans le cas des défauts C, on élimine également d'importantes quantités de matière étant donné que la zone dans laquelle se trouve la matière usée, doit être éliminée. D'autre part, il faut ensuite rétablir le profil de consigne du champignon du rail. Pour éliminer les stries 38 (D), il suffit d'une faible élimination de matière, le profil du champignon du rail après traitement n'étant fréquemment pas modifié. La profondeur des ondulations E peut varier du dixième de millimètre à une valeur de 3 millimètres. Dans ce cas, on réaliser les éliminations de matière plus importantes en longueur et en profondeur. Les défauts A et B apparais- sent en combinaison avec les stries 38 et les ondulations. Ces différents types d'usure montrent la multiplicité des possibilités d'usinage qui peuvent être créées avec le procédé conforme à l'invention. Pour comprendre les différents procédés prévus suivant la présente invention, on a représenté aux figures 14 à 17, de manière extrêmement simplifiée, des coupes transversales de voies ferrées7 déjà posés qui peuvent être traitées selon les cas, avec la machine 1 déjà décrite ou avec les deux machines 56 et 57 associées. La figure 14 illustre un agencement d'outils pour éliminer simultanément les ébarbures 34 prévues sur les côtés extérieurs 44 des champignons des deux rails 4 et 5 à l'aide de deux couteaux de rabot 48 présentant, comme ceci est indiqué à la figure 5, une arête coupante rectiligne 51 inclinée d'environ 450 par rapport au plan longitudinal vertical respectif 55 des rails. La figure 15 montre un usinage simultané des côtés extérieurs 44 et des parties orientées à l'extérieur des faces intérieures 53 des champignons des deux rails 4 et 5, à l'aide d'un agencement de couteaux tel que représenté à la figure 7. Comme le montre la figure 16, pour profiler simultanément les parties de surface extérieures à la voie des champignons 42 des deux rails 4 et 5, on a prévu un agencement d'outils tel que montré à la figure 8, avec des couteaux 54 de rabotage adaptés à l'extension du profil. La figure 17 montre enfin une voie ferrée posée dans une courbe avec une surélévation représentée de manière exagérée au niveau du rail 5 extérieur deladite courbe. On a représenté un agencement de couteaux pour raboter simultanément les ébarbures 34 sur les zones orientées vers l'intérieur de la courbe, des champignons 42 des deux rails. Pour un tel mode de travail, on utilise des outils 32 de rabotage avec des couteaux 48 tels qu'illus- trés à la figure 5. On va maintenant décrire les méthodes d'usinage essentielles de la présente invention qui peuvent être exécutées avec les systèmes et dispositifs associés à l'une des machines 1, 56 et 57 ou à ces dernières. Les procédés prévus suivant la présente invention peuvent être exécutés avec une machine de rabotage 1 mobile sur une voie ferrée dans laquelle le dispositif collecteur de copeaux 21 est intégré et présentant un châssis commun 2, de même qu'avec une machine à raboter simple 56 telle qu'illustrée à la figure 12 et une machine 57 automotrice portant un dispositif collecteur de copeaux 21. Bien entendu, dans ce cas la machine automotrice 57 est couplée, -selon le cas, à l'une des extrémités de la machine à raboter 56. Il importe simplement que suivant l'opération conforme à l'invention, le chariot de rabotage respectif ou 11 soit appliqué, avec les galets de guidage latéral 26 à 29 et les galets de guidage en hauteur 24, contre le c8té intérieur ou extérieur non usé 43 ou 44 et contre la surface 53 à traiter du champignon du rail 42, pour être déplacé en continu dans le sens longitudinal des rails avec une force suffisante, les copeaux formés étant avantageusement enlevés au cours de l'exécution de cette opération. RABOTAGE DE L'ARETE DE ROULEMENT.- Lorsqu'on doit éliminer des défauts de l'arête de roulement (ébarbures et déformations comme indiqué en A et B), le chariot porte-outil 10 ou 11 est déplacé, suivant un procédé particulièrement avantageux, le long de la surface du champignon 42 d'un rail à usiner, au moins trois fois, y compris le trajet de retour, en continu et successivement, l'outil de rabotage 32 relié au chariot 10 ou 11 étant soulevé ou abaissé respectivement au début de la portion de voie ferrée à traiter au cours d'un passage, pendant le mouvement d'avance, et ensuite les-opérations de rabotage suivantes sont exécutées: a) le chariot de rabotage 10 ou 11, qui est équipé d'un outil 32 portant un couteau de rabotage 48 avec une arête coupante 51 inclinée sensiblement à 450 du côté intérieur ou extérieur du rail en directiaMdu plan vertical médian du rail, est déplacé en continu le long du rail 4 ou 5 de la voie ferrée 7 déjà posée, notamment pour raboter l'ébarbure due au roulement, le caneau de rabotage 37 formé à cette occasion étant avantageusement éliminé au moyen d'un aimant de réglage 23 réglable en hauteur puis déposé dans un réservoir collecteur; b) à la suite de cela, le chariot de rabotage 10 ou 11 qui est équipé d'un outil 32 portant, comme le montrent les figures 7 et 15, deux couteaux de rabotage 48 inclinés du côté intérieur ou extérieur du rail vers le plan vertical médian 55 de ce dernier, par leur arête coupante respective 51, sur sensiblement 22,50 ou 67,50, est déplacé le long du rail 4 ou 5 de la voie ferrée 7 2-474076 en continu au cours du trajet de retour; et c) ensuite, le chariot 10 ou 11 qui est équipé d'un outil de rabotage 32 portant un couteau 54 présentant une arête coupante incurvée du côté intérieur ou extérieur du rail vers le plan vertical médian 55 de ce dernier, est déplacé en continule long du rail 4 ou 5 de la voie ferrée 7 notamment pour rétablir le profil définitif de la zone d'incurvation de gauche ou de droite du champignon 42 du rail, les copeaux de rabotage 37 formés au cours du même passage de travail et du passage précédent étant alors éliminés. Dans la troisième phase de travail, on rétablit à l'aide du couteau de rabotage 54, l'arrondi de l'arête de roulement suivant le rayon choisi. Au cours de ce procédé, les côtés intérieurs ou extérieurs 43, 44 du champignon du rail, notamment pour le rétablissement du profil de ce dernier, peuvent être rabotés à l'aide de respectivement un chariot de rabotage , 11 présentant un écartement de base de référence 35, 36 relativement court, ou pour éliminer des stries du champignon du rail avec un chariot de rabotage 10 ou 11 présentant un écartement de base de référence rigide relativement plus long (plus grand écartement des deux galets de guidage en hauteur 24 extrêmes), les copeaux de rabotage 37 formés étant éliminés au moins en un passage de travail. RABOTAGE DE LA SURFACE DE ROULEMENT (avec étapes préparatoires).- Pour éliminer par usinage les irrégularités du- champignon de rail déjà posé dont la matière présente des traces de fatigue et des ondulations E, on utilise avantageusement un agencement de rabots tel qu'illustré aux figures 9 ou 10. Les rails posés sont usinés dans une phase préliminaire au moyen de ces agencements de couteaux de rabots, avantageusement au cours d'un trajet aller et d'un trajet retour, et ensuite, comme ceci a déjà été - décrit, l'usinage est exécuté comme indiqué aux figures 14, et 16 et les copeaux de rabotage 37 formés sont éliminés au cours de l'opération la plus appropriée pour être ensuite déversés dans le réservoir collecteur. Dans tous les cas, on obtient pour un tel usinage, non seulement un profil irréprochable en direction longitudinale mais également un profil parfait en direction transversale. RETABLISSEMENT DU PROFIL DE L'ENSEMBLE DU CHAMPIGNON DU RAIL.- Il est dans de nombreux cas nécessaire, de rétablir le profil de l'ensemble du champignon du rail 42, c'est-à- dire non seulement de son arête de roulement mais également de la surface de roulement. Avantageusement, suivant la présente invention, on procède de manière à exécuter au total six passages de travail, c'est-à-dire que comme ceci a été décrit aux figures 14 à 16, on usine en continu tout d'abord les côtés extérieurs 44 du champignon du rail avec les couteaux de rabots illustrés aux figures 5, 7 et 8 (trajets aller-retour-aller), les copeaux formés étant avantageusement enlevés au cours du premier ou uniquement du troisième trajet de travail. Ensuite, les-côtés intérieurs 43 du champignon du rail sont également usinés en trois passages, et de manière avantageuse, tous les copeaux de rabotage formés sont éliminés au cours du dernier passage de travail pour être déposés dans le réservoir collecteur 66. Avec une telle méthode de travail, on rétablit non seulement le profil longitudinal mais également le profil transversal du champignon du rail et en seize passages, on peut reformer le profil complet du champignon d'un rail d'une voie ferrée déjà posée si bien que l'usinage sur place très coûteux de ces rails, qui est lié à des frais très importants résultant du démontage et de la remise en place du rail, est supprimé'. Suivant un autre procédé particulièrement avanta- geux de l'invention, on traite, comme le montre la figure 17, simultanément, avec des chariots de rabotage 10, 11 associés à chaque rail, le côté extérieur 44 du champignon du premier rail 5 et le côté intérieur 43 du champignon de l'autre rail 4, notamment dans les portions courbes de voie ferrée, les copeaux formés 37 étant éliminés au cours d'au moins l'un des passages de la machine. Avantageusement, pour toutes ces variantes d'exécution du procédé, le profil du champignon de l'un ou des deux rails 4, 5 d'une voie ferrée posée 7 peut être mesuré et le cas échéant enregistré avant ou pendant les différents passages intermédiaires de rabotage ou après le rabotage proprement dit et l'élimination des copeaux 37, à l'aide d'un dispositif de mesure 70. Pour éviter les perturbations lors de la mise en place ou du retrait des couteaux de rabots, la prise et le dégagement de l'outil de rabotage 32 équipé du couteau 48, 54 et d'un porte- outil 30 réglable en hauteur et latéralement par rapport au chariot 10 ou 11, sont exécutés, suivante une autre phase avantageuse du procédé de l'invention, pendant le mouvement de travail dans le sens longitudinal des rail, notamment avec une vitesse de progression vers l'avant relativement élevée. TRAITEMENT DES RAILS ET INTERVERSION DES RAILS.- Dans les courbes de voie ferrée, le problème essentiel réside dans le fait que les rails 4 et 5 présentent sur le côté extérieur 44 du champignon une forte ébarbure et une arête de roulement très usée. Ces rails devaient jusqu'à présent être démontés et traités sur place ou alors remplacés par des rails neufs. Suivant une autre variante particulièrement avantageuse du procédé suivant la présente invention, ce problème peut être résolu de la manière suivante: seuls les deux côtés extérieurs 44 du champignon de chaque rail 4, 5 de la voie ferrée posée 7 sont usinés simultanément au moyen d'un chariot de rabotage 10, 11 associé à chaque rail et avantageusement, lors d'un trajet de passage, les copeaux formés 37 sont enlevés au moyen d'aimants de levage 23 abaissables; ensuite les deux rails usinés sont désolidarisés des traverses 6 et interchangés dans leur position.,si bien qu'après inversion, les côtés extérieurs 44 des champignons des rails sont tournés l'un vers l'autre et peuvent servir alors de côtés intérieurs 43. L'économie réalisée par l'application d'un tel procédé est évidente. * Différentes variantes de réalisation sont possibles sans quitter le cadre de la présente invention. Ainsi, on peut prévoir des galets de guidage latéral 26 à 29 dont les axes forment avec le plan longitudinal vertical 55 des rails respectivement un angle aigu si bien que l'on obtient pour les galets une section cylindrique, cônique ou incurvée. Il importe que ces galets viennent s'appliquer étroitement contre la partie non usée du côté intérieur ou extérieur 43 ou 44 du champignon d'un rail pour assurer un guidage précis. D'autre part, le choix des différents couteaux 48, 54 en liaison avec l'agencement d'outils respectif peut avantageusement être adapté aux défauts rencontrés sur le rail posé et dans tous les cas, de manière avantageuse, le trajet de retour de la machine sera toujours considéré comme un trajet ou passage de travail. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend-tous les moyens constituant des équivalents tevhniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre de la protection comme revendiquée. R E V E N D I C A T I 0 N S 1.- Procédé pour l'élimination d'irrégularités telles que des stries, des ébarbures dues au roulement, de la surface du champignon d'au moins un rail d'une voie ferrée déjà posée, avec progression en continu vers l'avant définie par la progression vers l'avant d'une machine à raboter se déplaçant sur la voie ferrée, à l'aide d'un chariot de rabotage fixé par articulation à la machine à raboter, guidé le long du champignon du rail en hauteur et latéralement et équipé d'un seul outil de rabotage avec enlèvement de copeaux^,par rail, caractérisé en ce que le chariot de rabotage (10, 11) disposé sensiblement au milieu et comportant un outil de rabotage (32) après interposition d'un porte-outil (30) déplaçable en hauteur et latéralement, est appliqué au moyen de galets de guidage latéral (26-29) et de galets de guidage en hauteur (24),contre le côté extérieur ou intérieur non usé (43 ou 44) et contre la partie supérieure (53) à usiner du champignon (42) d'un rail posé (4,5), le chariot porteoutil (10, 11) étant alors déplacé en continu en longueur avec une force importante, dans le sens longitudinal des rails, pour enlever un copeau de rabotage au cours d'un ou de plusieurs passages, et en ce que le cas échéant les copeaux formés sont enlevés ensuite. 2. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le chariot de rabotage (10, 11) est déplacé en continu le long de la surface du champignon (42) d'un rail posé à usiner, au moins trois fois successivement, y compris le trajet de retour, et en ce que l'outil de rabotage (32) relié audit chariot (10 ou 11), respectivement au début de la portion de voie ferrée à usiner, est soulevé ou abaissé au cours d'un passage de travail pendant la progression vers l'avant, les opérations suivantes de rabotage étant alors exécutées: a) le chariot de rabotage (10 ou 11) est déplacé en continu le long d'un rail(4 ou 5)de la voie ferrée déjà posée(7)et comprend pour cela un outil de rabotage (32) qui est équipé d'un couteau (48)de rabotage incliné du côté intérieur ou extérieur du rail vers le plan vertical médian b55)de ce dernier, par son arête coupante (51), sensiblement à 450, notamment pour éliminer par rabotage une ébarbure due au roulement, les copeaux (37) résultant du rabotage étant simultanément enlevés au moyen d'un aimant de levage (23) réglable en hauteur pour être ensuite déposés dans un réservoir collecteur; b) ensuite, le chariot de rabotage (10 ou 11) qui est équipé d'un outil de rabotage (32) comportant un couteau de rabotage (48) incliné du côté intérieur ou extérieur du rail en direction du plan vertical médian (55) de ce dernier, par son arête coupante respective (51) , sensiblement suivant un angle de 22,50ou 67,50, est déplacé en continu lors du trajet de retour sur le rail (4 ou 5) de la voie ferrée déjà posée; et c) puis ledit chariot porte-outil (10, 11) qui est équipé d'un outil de rabotage (32) comprenant un couteau de rabotage (54) présentant une arête coupante incurvée du côté intérieur ou extérieur du rail en direction du plan vertical médian (55) de ce dernier,est déplacé en continu le long du rail (4 ou 5) de la voie ferrée posée (7), notamment pour rétablir le profil définitif de la zone incurvée de gauche ou de droite du champignon (42) du rail, les copeaux de rabotage formés lors du même passage et du passage précédent de la machine étant enlevés en même temps. 3.- Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que seuls les deux côtés extérieurs (44) du champignon de chaque rail respectif (4, 5) d'une voie ferrée posée (7) sont usinés simultanément au moyen de chariots de rabotage (10, 11) associés à chacun des rails, et en ce qu'au cours d'au moins l'un des passages de travail, les copeaux (37) de rabotage formés sont éliminés à l'aide d'aimants (23) de levage) abaissables, pour qu'ensuite les deux rails traités soient désolidarisés des traverses (6) et interchangés mutuellement dans leur position si bien qu'après interversion, les côtés extérieurs (44) usinés des champignons des rails sont tournés l'un vers l'autre et deviennent des côtés intérieurs (43) correspondants. 4.- Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que simultanément, à l'aide de chariots de rabotage (10, 11) associés à chacun des rails, on usine le côté extérieur (44) du champignon du premier rail (4) et le côté intérieur (43) du champignon de l'autre rail (5) notamment dans les courbes de voie ferrée, les copeaux de rabotage (37) formés à cette occasion étant enlevés en même temps au cours d'au moins un passage de travail. 5.- Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les côtés intérieurs et extérieurs (43, 44) des champignons des rails, notamment pour rétablir le profil d'un champignon de rail (42), sont rabotés à l'aide de respectivement un chariot de rabotage (10, 11) présentant un écartement (35, 36) relativement court et rigide formant base de référence, les copeaux de rabotage (37) formés étant enlevés en même temps au moins au cours d'un passage de travail. 6.- Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les côtés intérieurs et extérieurs (43, 44) du champignon du rail, notamment pour éliminer des stries de ce dernier, sont rabotés à l'aide de respec- tivement un chariot de rabotage (10, 11) disposé à un écartement relativement long et formant une base de référence rigide, les copeaux de rabotage (37) formés à cette occasion étant enlevés en même temps au cours d'au moins un passage de travail. 7.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le profil du champignon de l'un ou des deux rails (4, 5) de la voie ferrée déjà posée (7), est mesuré et le cas échéant enregistré avant et notamment pendant les différents passages intermédiaires de rabotage ou après rabotage et élimination des copeaux (37) formés. 8.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la prise et le dégagement de l'outil de rabotage équipé d'un couteau (48, 54) et disposé sur un porte-outil (30) réglable en hauteur et latéralement par rapport au chariot précité (10, 11) sont réalisé pendant le mouvement de travail réalisé dans le sens longitudinal des rails, notamment avec une vitesse de progression relativement élevée. 9.- Machine à raboter déplaçable sur une voie ferrée à progression vers l'avant en continu le long de la surface supérieure des rails, définie par l'avance de la machine, servant à éliminer les irrégularités telles que les stries ou les ébarbures dues au roulement de la surface supérieure du champignon d'au moins un rail d'une voie ferrée déjà posée, notamment pour l'exécution du procédé selon l'une des revendications 1 à 8, comprenant un chariot porte-outil associé à chaque rail,-relié par articulation au bâti de la machine, réglable en hauteur par l'intermédiaire de commandes et susceptible d'être appliqué contre la surface supérieure du champignon du rail, ledit chariot étant guidé en hauteur et latéralement sur le champignon du rail et présentant respectivement un outil du type en rabot avec enlèvement de copeaux monté dans un porte-outil, caractérisée en ce que chaque chariot porte-outil (10, 11) comprend deux galets de guidage latéral (26, 29) destinés à venir s'appliquer sans jeu contre la portion non usée du côté intérieur ou extérieur (43, 44) du champignon (42) du rail, les deux chariots porte-outil (10, 11) posés respectivement de chaque côté du porte-outil, étant reliés l'un à l'autre par articulation, par l'intermédiaire d'organes d'écarte- ment alimentés par des commandes hydrauliques à cylindre et piston, réglables en longueur, pour assurer en continu un écartement correspondant à la largeur de la voie ferrée, et en ce que le porte-outil (30) équipé de l'outil de rabotage (32) présentant avantageusement sa propre retenue d'outil (31) et disposé sensiblement au milieu d'une pluralité de galets de guidage en hauteur 24, est monté réglable, par rapport au chariot (10, 11) par l'intermé- diaire de commandes hydrauliques à cylindre et piston (33, 33') perpendiculairement à l'axe longitudinal de la machine, dans des plans parallèles au plan de la voie ferrée et au plan vertical longitudinal des rails, et enfin en ce que l'outil de rabotage (32) introduit dans une retenue d'outil (31) en forme de tête du porte-outil (30) est prévu pour recevoir de manière interchangeable différents couteaux (48, 54) appliqués contre la forme en profil du champignon des rails de la voie ferrée déjà posée et que l'on a prévu un dispositif (21) pour enlever et éliminer les copeaux de rabotage (37) formés notamment au cours d'au moins un passage de rabotage. 10.- Machine selon la revendication 9, caractérisée en ce que le dispositif collecteur de copeaux (21) comprend au moins un aimant de levage (23) réglable en hauteur qui est monté mobile en translation ou pivotant transversale- ment au sens longitudinal de la machine pour s'abaisser sélectivement du côté gauche ou droit d'un rail (4 ou 5). il.- Machine selon la revendication 10, caractéri- sée en ce que le dispositif (21) collecteur de copeaux comprend respectivement un aimant de levage (23) monté réglable en hauteur et pivotant, pour chacun des rails (4 et 5) ainsi qu'un récipient collecteur des copeaux (66) associé aux deux aimants précités. 12.- Machine selon la revendication 10 ou 11, caractérisée en ce que l'aimant (23) de levage du dispositif collecteur de copeaux (21) est relié, pour être abaissé sélectivement du côté gauche ou droit du rail et pour être réglable en hauteur, à une grue pivotante rotative (61) qui peut être déplacée en translation dans le sens longitu- dinal de la machine par l'intermédiaire d'une commande d'entra nement (69) par l'intermédiaire de guidages longitudinaux (68) formés par les délimitations de parois latérales (67) du réservoir collecteur (66). 13.- Machine selon l'une des revendications 10 à 12, caractérisée en ce que l'aimant de levage (23) est réalisé sous forme d'une poutre relativement étroite s'étendant dans le sens longitudinal de la machine qui correspond, dans sa longueur, au moins à l'écartement entre deux traverses. 14.- Machine selon l'une des revendications 10 à 13, caractérisée en ce que le dispositif collecteur de copeaux (21) est disposé sur une machine à raboter (1) comprenant un châssis mobile commun (2). 15.- Machine selon l'une des revendications 10 à 13, caractérisée en ce que le dispositif collecteur de copeaux (21) est disposé sur une machine (57) séparée automotrice présentant sa propre commande d'entraînement.