L'invention a pour objet un dispositif de montage d'une porte résistant à l'effraction. On sait que les portes, notamment de locaux d'habitation, risquent d'être soumises à des attaques par des cambrioleurs, qui cherchent à pénétrer dans le local par effraction. On a proposé de renforcer l'obstacle que constitue la porte à l'égard d'une pénétration indésirée dans un local en prévoyant une multiplicité de pênes qui, dans la condition de verrouillage de la porte, solidarisent le battant de celle-ci, par son chant externe, avec le dormant. Les cambrioleurs, ainsi confrontés avec la difficulté de plus en plus grande de faire "sauter" la serrure, s'en prennent maintenant à l'attache du bord interne du battant de porte au dormant : ils cherchent à "dégonder" la porte en exerçant des efforts de pesée tendant à arracher les paumelles. On a proposé de munir le chant interne de la porte d'un ou plusieurs goujons qui, dans la position fermée du battant, sont logés dans des forages du dormant, Mais ces goujons résistent mal à un effort important. En outre, leur pose même dans un battant de porte affaiblit ce dernier. L'invention a pour objet un dispositif de montage de porte qui confère à la porte une résistance considérablement accrue à l'égard des tentatives d'effraction. Un autre but de l'invention est de fournir un dispositif de montage de porte qui soit particulièrement bien adapté pour supporter le poids relativement élevé d'un battant de porte muni d'un blindage. Selon l'invention, le montage du battant par rapport au dormant est tel que, dans la position de fermeture du battant, sont en regard deux pièces d'appui verticales solidaires respectivement des faces internes du battant et du dormant, de sorte que, lors d'un effort de pesée exercé sur la face externe du battant, lesdites pièces, en contact, transmettent surfaciquement l'effort, les déformations restant suffisamment faibles pour qu'il ne puisse en résulter un arrachement des moyens de montage à rotation du battant sur le dormant. La description qui suit, faite à titre d'exemple, se réfère aux dessins annexés, dans lesquels la figure 1 est une vue en coupe d'un dispositif de montage d'un battant de porte sur un dormant, en coupe horizontale; la figure 2 est une vue en coupe suivant la ligne 2-2 de la figure 1; la figure 3 montre en vue perspective, et éloignés les uns des autres, les divers composants du dispositif selon l'invention. Sur le chant interne ll du battant 12 de la porte, on fixe,par des vis 13, la branche 14 d'un profilé 15 en forme générale de Z, dont le corps 16 est perpendiculaire tant à la branche 14 qu'à une seconde branche 17. Le profilé 15 règne sur la majeure partie de la hauteur du battant. De la branche 17 sont solidaires, par exemple par soudure, réparties sur la hauteur, des attaches 9 de paumelles 8 portant les broches habituelles. Sur la féuillure 18 du dormant, on fixe, par des vis 19, un profilé 21 à section en forme genérale de L avec une branche étroite 22 appliquée contre la surface 23 de la feuillure, en regard de la face extérieure 24 du battant de porte 12, et dont l'autre branche 25, de grande longueur, est appliquée contre la surface 26 de la feuillure, en regard du chant interne 11 du battant 12. La branche 25 fait saillie par rapport à la face intérieure 27 du dormant. Sur la surface 27 est fixé, par des vis 31, le fond 32 d'un profilé 33, à section en U, dont la branche 34, de grande longueur, coopère avec la branche 25 du profilé 21 et dont l'autre branche 35 est de plus faible longueur. La branche 34 présente, réparties sur sa hauteur, plusieurs (par exemple deux) lumières allongées 37 dont les bords 38 et 39, parallèles, sont inclinés par rapport à la verticale. Ces lumières sont en regard de lumières 41 que présente la branche 25 du profilé 21 et qui sont limitées par des bords horizontaux 42 et 43. Dans les lumières 37 et 41 sont engagés les corps 44 de boulons 45, lesdits corps 44, ou tiges filetées, se termi nant par une tête à pans 47 et coopérant avec un écrou 46. L'écrou 46 applique à serrage une rondelle 48 contre la face 49 de la branche 34 du profilé 33. Les corps 44 traversent des trous 51 présentés par la branche 52 d'un profilé 53, ou cornière, dont l'autre branche 54 a une face externe 55 en regard de la face 56 du corps 16 du profilé 15. Le profilé 53, qui règne sur la majeure partie de la hauteur de la porte, est fixé par serrage des écrous 46 coopérant avec les tiges filetées 44. De la branche 52 dependent des attaches 62 de paumelles 63 présentant les organes femelles avec lesquels coopèrent les organes mâles solidaires du battant 12 et portés par la branche 17 du profilé 15. Dans l'exemple, un boîtier 64 enferme, pour les masquer à l'intérieur, les profilés 33 et 53. Il présente une première branche 65 appliquée contre la branche 35 du profilé 33, un corps 66 perpendiculaire à la branche 65, une seconde branche 67 présentant des perforations pour le passage des corps de boulons 44 et sur laquelle s'appuie la tête à pans 47, contribuant ainsi à la fixation du profilé,et un rebord 68 appliqué contre la branche 54 de la cornière 53 Un second boîtier 71 peut être prévu, avec une branche 72 coopérant avec la face 73 de la branche 17 du profilé 15 et une branche perpendiculaire 74. Si une porte ainsi montée est soumise à une tentative de dégondage, au çours de laquelle le battant 12 est fortement sollicité vers l'intérieur, les efforts développés sur la face externe 24 de la porte, même à l'aide d'un levier-prenant appui sur le rebord 23 de la feuillure, sont transmis surfaciquement par coopération des profilés en regard 15 et 53, d'une manière précise du corps 16 du profilé 15 et de la branche 54 du profilé 53. Le profilé 53 est relié au dormant par des pièces, notamment des boulons 45, à l'épreuve de tels efforts. Le cas échéant, la solidarisation entre le profilé 33 et le mur peut être renforcée par des.pattes de scellement, comme montré en trait pointillé en 75. En tous les cas, aucun arrachement des paumelles n'est à craindre. La coopération des lumières 37 et 41 avec le corps 44 des boulons 45 permet l'adaptation du dispositif de montage aux diverses configurations de feuillure. Des portes de divers types peuvent ainsi être équipées avec des dispositifs de montage identiques, au bénéfice de la standardisation de la fabrication. Avec des paumelles prévues pour équiper indifféremment une porte s'ouvrant à droite et une porte s'ouvrant à gauche, le dispositif de montage peut être dans son ensemble utilisé indifféremment sur une porte s'ouvrant à droite ou sur une porte s'ouvrant à gauche, la partie basse du dispositif pour une porte s'ouvrant a droite devenant la partie haute pour une porte s'ouvrant a gauche et inversement. REVENDICATIONS 1.- Dispositif de montage d'une porte comprenant des paumelles solidaires du battant de la porte et des paumelles solidaires du dormant, caractérisé en ce que les paumelles sont portées par des profilés dont l'un équipe le battant et l'autre équipe le dormant, les deux profilés présentant des branches en regard et adjacentes l'une à l'autre pour la position fermée du battant. 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les profilés règnent sur la majeure partie de la hauteur de la porte. 3.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le profilé solidaire du battant est à configuration à section en Z, la branche portant les paumelles se prolongeant par un corps appliqué contre la face interne du battant et par une seconde branche, parallèle à la première, appliquée contre le chant interne du battant. 4.- Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que le profilé portant les paumelles du dormant est en forme de cornière dont une branche porte les paumelles et dont l'autre branche est en regard du corps du profilé solidaire du battant. 5.- Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que le profilé dont dépendent les paumelles de dormant est de position réglable par rapport au dormant. 6.- Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que la position du profilé peut être réglée en hauteur. 7.- Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que la position du profilé peut être réglée en profondeur. 8.- Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que la solidarisation du profilé avec le dormant se fait par l'intermédiaire de boulons traversant les branches du profilé portant les paumelles. 9.- Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que le corps d'un boulon traverse une lumière horizontale d'un troisième profilé. 10.- Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que ce troisième profilé est appliqué contre la feuillure. 11.- Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que le profilé a une section en L. 12.- Dispositif selon la revendication 8, caracté- risé en ce que les corps de boulons traversent des lumières d'un quatrième profilé. 13.- Dispositif selon la revendication 12, caracté- risé en ce que lesdites lumières sont allongées en hauteur. 14.- Dispositif selon la revendication 12, caracté- risé en ce que lesdites lumières sont obliques. 15.- Dispositif selon la revendlcatwon 12 caractérisé en ce que le quatrième profilé est à section en U et appliqué par son fond sur la face interne du mur. 16.- Dispositif selon l'une des revendications 1 à 15, caractérisé en ce qu'il comprend un moyen de boîtier(s) pour masquer les profilés et boulons. 17.- Dispositif selon les revendications 3 et 4, caractérisé en ce que les paumelles sont du type propre à équiper par simple inversion de position tant les portes s'ouvrant à droite que les portes s'ouvrant à gauche, de sorte que le dispositif est à usage universel, la partie basse pour une porte s'ouvrant à gauche devenant la partie haute pour une porte s ouvrant à droite et la partie haute devenant la partie basse, et réciproquement.