La présente invention a pour objet des perfectionnements apportés aux petits moteurs à courant continu et à certains appareils qui les utilisent. Elle se rapporte notamment aux types de moteurs et appareils décrits dans le Certificat d'addition nO 70.01600 au brevet 1.535.489 des mêmes auteurs et concerne des modes de réalisation très compacts et des circuits améliorés qui permettent d'établir économiquement des appareils horométriques (montres, pendulettes, programmateurs, horloges puissantes à usages techniques, récepteurs horaires, relais temporisés...) se distinguant par leur fiabilité et leur faible consommation électrique. Un but essentiel de l'invention est de perfectionner les petits convertisseurs d'énergie électrique en travail mécanique et d'obtenir, au moyen d'un outillage réduit, des moteurs autonomes de bon rendement, alimentés par petites piles ou accumulateurs, dont les vitesses peuvent être parfaitement régulées soit par l'adjonction d'oscillateurs-pilotes peu encombrants, soit par des signaux périodiques provenant d'émetteurs éloignés ou d'un réseau à courant alternatif de fréquence constante. Le petit moteur synchronisé suivant l'invention est alimenté par un seul élément de pile ou d'accumulateur. L'invention concerne plus particulièrement un petit moteur magnéto-électrique à usages multiples, du type tournant à une vitesse de consigne imposée par un émetteur de signal synchronisant, comportant un rotor multipolaire et un enroulement statorique parcouru par des impulsions successives de courants de faible puissance, les valeurs de ces courants dépendant à la fois de la vitesse du rotor et de la phase dudit signal synchronisant, caractérisé par la combinaison des moyens suivants a) le rotor est muni sur son pourtour d'une rangée de pièces polaires aimantées à saturation qui engendrent des flux magnétiques de forte densité dont les directions sont renversées périodiquement dans deux parties de l'enroulement statorique, la première partie servant à détecter la vitesse angulaire, la deu xième à exercer des impulsions électromagnétiques motrices b) un dispositif électronique influencé par ltémetteur de signal synchronisant agit sur l'enroulement détecteur de vitesse pour modifier les phases et les durées des courants pas sant dans l'enroulement moteur de façon que les actions motrices soient prolongées lorsque les résistances passives et la charge du moteur augmentent, et soient écourtées quand la vitesse instantanée du rotor tend à dépasser sa vitesse de consigne c) un dispositif de freinage réduisant la puissance motrice lorsque, pour une cause accidentelle, la vitesse-du rotor dépasse notablement sa valeur de consigne d) un dispositif mécanique s'opposant à l'inversion du sens de rotation normal du moteur Chacun des moyens considérés ci-dessus a déjà été envisagé dans la technique antérieure, notamment le procédé de régulation de vitesse dit "à comparaison et blocage de phase". Par exemple, on a régularisé la vitesse d'un moteur classique à courant continu au moyen d'un correcteur basé sur la différence des phases de fermeture de deux interrupteurs en série actionnés, l'un par l'induit rotatif du moteur, l'autre par un électro-diapason isochrone chargé d'imposer la vitesse de consigne. Toutefois, de nombreux essais ont montré que les dispositifs connus basés sur ce principe ne donnent pas satisfaction lorsqu'on les applique à des rotors légers ou à des appareils portatifs qui fonctionnent avec des résistances passives instables. Dans ces cas, la marche du moteur peut être perturbée pour des causes diverses et le régime synchrone ne se rétablit pas spontanément. Le maintien d'une marche asservie très stable, avec une minime dépense d'énergie électrique, exige l'application sinultanée des divers moyens énumérés plus haut. Ces moyens réagissent favorablement les uns sur les autres ainsi que le montrera, dans le cours de la description détaillée qui suit, l'analyse du fonctionnement d'appareils établis avec les perfectionnements de l'invention. Le dessin annexé illustre, à titre d'exemples non limitatifs, plusieurs modes de réalisation de moteurs perfectionnés, dont les détails de construction ont été modifiés selon les conditions particulières d'utilisation. La figure 1 est un croquis, complété par un schéma électrique fonctionnel, qui représente un petit moteur rotatif de faible vitesse, synchronisé par un signal périodique de référence, fourni par un oscillateur à cristal de quartz associd à un diviseur électronique de frlEquence. La figure 2 représente des diagrammes montrant l'évolution au cours du temps des grandeurs électriques qui modifient la durée des émissions de courant engendrant les forces propulsives du moteur. La figure 3 est une vue en coupe passant par l'axe d'un moteur miniaturisé fonctionnant au moyen de brefs courants, extrêmement faibles, et convenant spécialement à l'affichage de l'heure, de la date et du jour dans une petite montre à quartz. La figure 4 représente, vu en plan, l'un des plateaux du rotor utilisé dans le micromoteur de la figure I,ce plateau portant seulement quatre aimants de masse extrêmement réduite. Les figures 5 et 6 sont des vues en coupe montrant une variante d'exécution du moteur multipolaire de la figure 1, le rotor comportant huit micro-aimants prismatiques de polarités alternées et le stator quatre bobines-galettes réparties autour du rotor et entourées d'une enveloppe formant une cuirasse magnétique. La figure 7 montre, en perspective, les principales pièces du moteur des figures 5et 6. La figure 8 est le croquis d'un moteur pouvant fonctionner comme celui de la figure 1 et pouvant aussi être utilisé comme un récepteur pas à pas de grande puissance massique, la structure dudit moteur comportant un rotor hétéropolaire de faible moment d'inertie, muni de cinq paires de pièces polaires, et un stator polarisé de grande perméabilité magnétique excité par deux longues bobines enroulées sur des noyaux de faible section. Les figures 9 et 10 représentent respectivement, en llévation et en coupe longitudinale, le rotor du noceur de la figure 8. Les figures 11 et 12 représentent respecvivement en coupe axiale et en coupe transversale une variante de construction du micromoteur des figures 5 et 6, dont la figure 13 représente certaines pièces détachées. Les figures 14 à 16 sont des croquis en partie shcématique montrant l'application de l'invention au per fectionneient d'un mouvement horaire usuel du type à balanciermoteur auto-entretenu par transistor. Les figures 17, 18 et 19 représentent une variante de construction du moteur de la figure 8, caractdrisd par le fait que le rotor comporte 15 paires de pôles alternés et que le stator est muni d'un enroulement détecteur et moteur entourant un long noyau rectiligne en matériau de grande perméabilité magnétique. La figure 20 montre un filtre électrique mettent en jeu un seul condensateur chargé d'éviter la possibilité d'un emballement du moteur. La figure 21 représente un filtre électro- mécanique comportant un résonateur chargé de limiter la vitesse du moteur. La figure 22 représente un montage convenant à un diviseur de fréquence ne libérant que des courants extrêmement faibles. A droite de la figure 1, on a représenté sous forme de schéma fonctionnel les organes ajoutés à un petit moteur multipolaire du type décrit en détail dans le brevet nO 1.535.489 complété par le Certificat d'addition enregistré sous le nO 70.01600. Ce moteur est chargé d'actionner les aiguilles et éventuellement le calendrier d'un appareil horaire de haute précision. Son rotor est formé d'au moins un plateau circulaire 1 en fer ou en acier doux, fixé sur un arbre 2 qui tourne très librement (arbre muni de pivots très fins guidés par des coussinets en pierre ou par des enroulements à billes miniatures, non représentés sur le dessin). Sur le pourtour du plateau 1 sont fixés à égale distance huit petits aimants très plats, tels que 3, cons titués par une matière caractérisée par un champ coercitif H et c par un produit d'énergie HB très élevés. Les faces polaires max des huit aimants sont alternativement nord (N) et sud (S) elles défilent devant deux enroulements plats immobiles qui comportent de nombreux conducteurs en fil très fin, ces conducteurs étant dirigés en grande partie selon des rayons du rotor. Le premier enroulement est constitué par une bobine-galette captrice BC dont les bornes sont représentées en 4 et 5. Le deuxième enroulement est formé d'au moins deux bobines-galettes BM1 et BM2, montées en série et reliées à la borne + de la source G et à la borne 6. Les formes et les positions des bobines sont choisies conformément aux descriptions et explications de l'addition nO 70.01600. Les bobines BM1 et BM2 forment l'enroulement moteur recevant des émissions de courant continu i fournies par une m petite pile G dont les bornes + et - sont reliées respectivement audit enroulement moteur et à l'émetteur 7 d'un transistor TR (de préférence du type NiJN au silicium). Le collecteur de ce transistor est relié à la borne 6 et son émetteur 7 aboutit au pôle négatif de la pile G. L'extrémité 4 de la bobine captrice est reliée à la base 8 du transistor TR tandis que l'extrémité 5 est reliée au pôle négatif de la pile par l'intermédiaire d'une forte résistance 9. Le rôle de cette résistance est important. En effet, avec une forte valeur de 9, on annule pratiquement le courant qui passerait, sans cela, dans le circuit (+, 10, BC, 9 et -), pendant les alternances non motrices du moteur. L'adoption de voleurs inhabituelles, paraissent anormalement élevées comme le sont des valeurs de 100 et 200 kilo-ohms, constitue une des originalités de l'invention ; elle doit être observée pour obtenir de faibles consommations de courant. La base 8 du transistor reçoit une tension de polarisation positive grâce à la résistance 10, de valeur élevée. Cette tension de polarisation est déterminée pour faci liter l'établissement périodique du courant moteur i mais elle m n'empêche pas l'interruption en temps utile de ce courant, afin que le rotor soit sollicité par des forces de Laplace dirigées dans le sens du mouvement. Le dispositif que l'on vient de décrire sommairement forme un moteur autonome qui fonctionne dans les conditions précisées ci-dessus. Selon l'un des points de la présente invention, on stabilise la vitesse du rotor en ajoutant les organes suivants - un petit vibrateur 11 à quartz Q, de fréquence constante Ne, d'un type déjà employé couramment dans les ehronomètres t quartz - un circuit oscillateur 12 assurant l'entretien des vibrations isochrones du quartz au moyen de la pile G, ce circuit comportant aussi un dispositif correcteur très sensible permettant de réaJuster la fréquence pilote Ne (par exemple, un condensateur variable muni d'un curseur 13 qui permet à l'utilisateurde l'appareil horaire d'en corriger la marche afin que les écarts restent inférieurs à 0,05 seconde par jour) - un diviseur électronique de fréquence 14, d'un modèle connu de fabrication courante, chargé de fermer périodiquement le circuit de synchronisation à unefréquence sous-multiple de la fréquence pilote N du quartz. o Le circuit de synchronisation du rotor 1 est simplement obtenu en reliant la base du transistor TR au pôle négatif de la pile au moyen d'un contacteur périodique 15 réunissant les conducteurs 16 et 17 à la basse fréquence N s délivrée par le diviseur 14. Dans le schéma simplifié de la figure 1, la commande de synchronisation a été représentée symboliquement par le croquis habituel d'un contacteur mobile chargé de mettre périodiquement en court-circuit les pièces conductrices 16 et 17, mais il doit être compris que l'organe 15 est en réalité un dispositif statique d'interrupteur à semiconducteurs, par exem- ple un transistor bipolaire ou, de préférence, un transistor à effet de champ à porte isolée. On sait qu'un tel interrupteur électronique est aisément intégré à un diviseur de fréquence de type monobloc comportant une série d'étages de division par 2. Grâce à la technologie MOS, on peut obtenir facilement, à la sortie de l'organe symbolisé en 15, des courts-circuits entre 16 et 17 se succédant à la période constante T5 = 1/N5, la durée de chaque court-circuit étant la moitié de T s L'expérience a montré qui on peut obtenir une synchronisation satisfaisante en choisissant les valeurs suivantes qui permettent d'utiliser des organes normalisés, fabriqués par plusieurs producteurs de comp(,sants électroniques l'oscillateur à quartz 12 vibre à la fréquence Ne = 215 Hz (ou 32 768 Hz) ; le diviseur 14 comporte 12 étages binaires et délivre à sa sortie un signal de fréquence Ns = 25 Hz (ou 32 Hz); l'interrupteur électronique 16-17 relie 32 fois par seconde la base 8 de TR et la borne - de la pile G.Dans ces conditions, le rotor 1, qui comporte 4 paires de polos, prend une vitesse qui se stabilise à la valeur de 32/4 = 8 tours par seconde. Les diagrammes de la figure 2 permettent d'expliquer ce résultat. Pour analyser le fonctionnement, nous supposerons d'abord que le rotor 1 tourne à une vitesse angulaire do(/dt sensiblement constante ( étant l'angle de rotation qui croit en fonction du temps t). Examinons en premier lieu le fonctionnement obtenu lorsque le circuit de synchronisation n'intervient pas, c'est-à-dire lorsque les bornes 16 et 17 restent isolées l'une de l'autre. Les lignes d'induction sortant des aimants du rotor (lignes parallèles à l'arbre 2) coupent les conducteurs radiaux et induisent dans la bobine captrice BC une force électromotrice alternative de la forme Dans cette relation (1), K1 est proportionnel au nombre de spires de BC ainsi qu'au nombre de paires de pôles du moteur. + est le flux magnétique variable embrassé par la bobine BC.Au cours de la rotation, les variations de la dérivée d*idX dépendent de la largeur et de l'espacement des faces polaires N, S, N, S... des aimants rotoriques. Lorsque ces faces polaires sont convenablement écartées, la courbe représentant la force électromotrice el s'écarte d'une forme sinusoidale comme l'indique le diagramme (a) de la figure 2. On remarquera, en effet, que la variation au cours du temps de la dérivée diid est plus faible lorsque les espaces vides compris entre les aimants se trouvent vis-à-vis des faisceaux de conducteurs radiaux. Le circuit actif comprenant les bobines BM1 et BM2 se ferme lorsqu'une tension positive suffisamment importante est appliquée à la base du transistor au silicium TR. En raison de la polarisation initiale due à la dérivation conte nant une résistance 10 bien choisie, les courants moteurs i m sont périodiquement débités par la pile dès que le rotor 1 tourne à une faible vitesse. La distribution des impulsions motrices est déclenchée de préférence avec de minimes courants de base i b et, pour cela, on adopte une bobine captrice BC renfer tant un grand-nombre de spires en fil très fin (diamètre d'au plus 15 microns). Toutes ces conditions étant satisfaites, on constate que l'on peut libérer de brèves émissions de courants moteurs i se succédant comme l'indique le diagramme (b). La m période T de ces émissions correspond au temps mis par le rotor m pour parcourir un angle de 45 degrés, ctest-à-dire le double du pas polaire NS. La largeur des créneaux entre les émissions motrices i dépend de la forme de la courbe (a) et l'on peut m obtenir que la durée &commat;1 de chaque émission soit sensiblement plus faible que la durée 4 des interruptions de courant moteur. 2 Le rotor pourrait tourner à la vitesse désirée en régime permanent si le passage des courants i assu m rait le développement d'une puissance motrice rigoureusement égale à la puissance antagoniste causée par les pertes mécaniques et par la charge du moteur, mais cet équilibre ne peut se maintenir pratiquement en raison de l'instabilité des résistances passives. Pour pouvoir réguler la vitesse, on adopte des parametres de construction qui permettent d'obtenir une puissance motrice surabondante lorsque les courants moteurs sont établis selon le diagramme -(b) et l'on fait intervenir le dispositif de synchronisation représenté à gauche de la figure 1 pour réduire opportunément les durées I des impulsions motrices. Les phénomènes intervenant pour assurer la régulation de vitesse au moyen du quartz sont mis en évidence par les diagrammes c à f de la figure 2 correspondant aux courbes (a) et (b). Les gros traits horizontaux du diagramme (c) représentent les demi-périodes (tu/2) pendant lesquelles se ferme le circuit de synchronisation qui relie les bornes 8, 8', 16, 17 et 7. Les durées des émissions de courants moteurs im dépendent du déphasage existant entre le mouvement de rotation et l'ouverture périodique du circuit de synchronisation défini ci-dessus. Par exemple, les diagrammes (d), (e) et (f) représentent les émissions motrices qui commencent toujours aux époques t2, t4, t6... ces époques dépendant uniquement des organes synchrenisants 11, 12, 14 et 15. Chaque émission de courant i est interrompue lorsque la tension positive + m engendrée par la bobine captrice BC, s'annule. Les aires hachurées sur le dessin représentent les quantités d'électricité q distribuées par le transistor TR dans les bobines motrices BM1 et Bob12. Dans le cas particulier du fonctionnement correspondant au diagramme (d), les durées des émissions im sont la moitié des durées indiquées dans le diagramme (c). Selon l'un des points de l'invention, on choisit les paramètres de construction de façon que le régime de fonctionnement (d) permette d'égaliser approximativement la puissance motrice et la puissance antagoniste lorsque le moteur fonctionne normalement avec une charge modérée. L'expérience montre que la vitesse moyenne se maintient constante, même si la charge du moteur et les résistances passives varient notablement. Cette régulation de vitesse provient des phénomènes décrits ci-après. En cas d'une diminution des résistances passives tendant à provoquer une accélération du rotor, la pé riode T des déclenchements opérés par la bobine captrice BC m tend à diminuer et les durées des impulsions motrices décroissent progressivement comme l'indique le diagramme (e). Le moteur recevant moins de puissance électrique, l'augmentation de la vitesse est automatiquement limitée car un nouveau régime stable de synchronisation s'établit en raison de la modification de la de la phase des interruptions de i par rapport aux époques in m variables des ruptures du circuit de synchronisation. Un phénomène inverse intervient lorsque la charge du moteur augmente en provoquant une réduction progressive de la vitesse instantanée du rotor. Comme le montre le diagramme (f), les bobines motrices reçoivent des quantités d'électricité q de plus en plus grandes et, par suite, la puissance électrique s'accroît, ce qui permet de rétablir la vitesse initiale du moteur contrôlée par le quartz. Les changements de la charge du moteur se traduisent seulement par des variations du déphasage du mouvement rotatif par rapport au signal de reférence constitué par l'interruption périodique du circuit synchronisant. Les modifications importantes des aires hachurées q dans les diagrammes (e) et (f) montrent que l'asservissemert de la vitesse est assuré malgré des variations assez accentuées des forces passives et des travaux maniques demandés au moteur. D'autres phénomènes analogues interviennent aussi pour stabiliser la vitesse moyenne lorsque la tension de la pile G subit de petites variations. De nombreux essais effectués avec l'appa- reil de la figure 1 ont montré que l'établissement du fonctionnement synchrone ne nécessite pas d'opérations compliquées et délicates comme celles qu'on emploie en électrotechnique pour assurer l "'acerochage" des moteurs synchrones classiques : il suffit de lancer le moteur à une faible vitesse quelconque, par une légère impulsion.Au départ, la période est grande par m rapport à la période Ts de l'action synchronisante et, dans ces conditions, les émissions de courant débitées par la pile G sont hachées par les fermetures de l'interrupteur électronique 16-17 ; mais, lorsque la vitesse du rotor est faible, la force contre-électromotrice est elle-même très réduite et il en résulte une élévation de l'intensité des émissions motrices ; par suite, la marche du moteur s'accélère et l'on constate que la vitesse cesse de croitre et se stabilise dès que les conditions de fonctionnement correspondant au diagramme (d) sont obtenues. L'expérience montre aussi que le rotor se synchronise de lui-meme lorsqu'on le lance à une vitesse exagé rée. Dans ce cas, la période T est plus petite que la période m de référence T et les courants im n'ont lieu qu'à de longs s intervalles, lorsque les signaux de commande émis par BC concordent avec les ruptures du circuit de synchronisation. De ce fait, les impulsions motrices deviennent insuffisantes pour main- tenir la marche à grande vitesse. il est noter aussi que l'in tensité des courants i décroît quand la vitesse augmente ; cet m affaiblissement résulte de l'élévation de la force contreélectromotrice du moteur.Le rotor recevant une puissance électrique réduite tourne de moins en moins vite et prend spontanément le régime de fonctionnement asservi décrit précédemment en se référant aux diagrammes (d), (e) et (f). On a remarqué que, pour éviter tout risque d'emballement prolongé du moteur de la figure 1, il est indispensable d'établir des organes magnétoélectriques fonctionnant avec un bon rendement électrique. Pendant la marche normale, la force contre-électromotrice induite dans l'enroulement BM1-BS12 par les aimants du rotor doit être assez voisine de la tension de la pile. Cette condition étant satisfaite, une petite augmentation de vitesse du rotor est suffisante pour annuler le courant imb , ce qui assure le retour rapide au régime synchrone analysé plus haut. Lorsque la combinaison d'organes représentée en figure 1 est appliquée à un petit appareil horométrique rustique qui doit accomplir de temps en temps des travaux importants (par exemple manoeuvrer un compteur du type à chiffres sautants ou un commutateur horaire robuste), il est avantageux de faire fonctionner normalement le moteur à un régime correspondant au maximum de sa puissance massique. On sait que la puissance mécanique développée par une structure magnétofleetri- que de volume donné est maximale quand la force contre-électromotrice d'induction est moitié de la tension de la source d'énergie. Lorsque le moteur travaille dans ces conditions, on peut redouter les risques d'emballement du rotor car l'effet stabilisateur signalé plus haut-pourrait devenir insuffisant.Ce risque de dérangement existe aussi lorsque l'appareil est alimonté par une batterie d'accumulateurs dont la tension1 dans certaines circonstances, peut dépasser de beaucoup la valeur nominale prévue pour un fonctionnement normal. La présente invention prévoit un moyen complémentaire qui élimine complètement la possibilité d'une rupture de synchronisme causée par un excès accidentel de puissance électrique. Ce moyen consiste à ajouter aux organes de la figure 1 un dispositif de sécurité, notamment un frein énergique qui intervient lorsque la période T décroît m exagérément par rapport à la période de référence T .Pour ab s sorber l'énergie nuisible, on peut employer divers systèmes connus en eux-mêmes, notamment des modérateurs tachymétriques commandés par l'élévation de la force centrifuge ou par la mise en vibration de résonance d'un oscillateur mécanique couplé magnétiquement au rotor multipolaire. Par exemple, on peut recourir aux dispositifs décrits dans le mémoire publié par M.LAVET dans les "Annales françaises de Chronométrie et de Microme-cani- que", année 1971, pages 75 à 78 (édition de la Société Chronométrique de France et de l'Observatoire de Besançon). Il est possible de simplifier la construction des freins ajoutés car il suffit que ces organes agissent sans grande précision lorsque la vitesse du rotor augmente de cinq à dix pour cent par rapport à la vitesse normalement contrôlée par l'étalon à quartz. L'ernbaslement acciuentel du moteur pourrait aussi être emsJêclIé au mitoyen d'un régulateur de la tension appliqi.e à l'enroulement moteur BM1 - BM2 (régulateur connu utilisant un semiconducteur non linéaire) ou par un filtre de fréquence d'un type usuel "passe-bas", (a self et -t condensateur) interposé nitre la bobine captrice PC et la base du transistor TR. Ce filtre permettrait de sus endure la riistribution des pulsions motrices im en cas de dépassement prolongé de la vitesse de synchronisme correspondant à la fréquence du pilote a quartz. Pour faciliter la mise en service correcte de l'appareil de la figure 1, on a prévu l'adjonction d'un organe chargé d'imposer au moteur le sens de rotation convenable. Cet organe est formé, par exemple, d'une petite came i6, à profil de limaçon, entraînée par l'arbre du rotor par l'intermédiaire d'un engrenage et d'une lamelle 17 agissant comme un cliquet de retenue. Le lancement initial du moteur est opéré facilement par l'un des moyens décrits par les demandeurs dans le brevet français nO 1.535.489 et dans les additions à ce brevet nO 69.19106 et 70.01600. La figure 3 est une vue en coupe passant par l'axe d'un minuscule rotor tétrapolaire convenant spécialement aux montres-bracelets électroniques. Ce rotor, très allégé, est formé de deux plateaux circulaires 18 et 19 dont le diamètre est de préférence inférieur à sept millimètres. Chaque plateau constitue la culasse très perméable de quatre micro-aimants 20 qui ont la forme de portions dtanneaux très plats ou de paral lélépipèdes. Le plateau inférieur est représenté en plan sur la vue de détail de la figure 4. Les plateaux comportent des nervures circulaires 21 facilitant la mise en place des aimants fixés par collage ou soudure. Ces plateaux sont découpés dans une tôle mince (épaisseur inférieure à deux dixièmes de millimètre) offrant une trè haute induction magnétique à saturation.On peut employer l'alliage connu 49 Fe, 49 Co, 2 V, dont l'induction à saturation atteint 20 000 gauss. Le volume de chaque aimant est inférieur à 2 x 1 x 0,5 millimètres, de sorte qué l'on peut admettre l'emploi d'un matériau de prix élevé comme l'alliage Platine-Cobalt ou le nouvel alliage Samarium-Cobalt. Le produit d'énergie (HB)max du matériau choisi doit être supérieur à huit millions de gauss-oersteds ; les courtes lignes de force internes de l'aimant doivent être dirigées parallèlement à l'axe du rotor comme l'indiquent les flèches sur la coupe de la figure 3 ; les faces polaires alternées N, S, N, S doivent être disposées à 90 degrés comme l'indique la figure 4.Les bobinesgalettes du stator (BC, BM1, BM2) ont de préférence la forme indiquée en pointillé sur la figure 4 ; leur épaisseur est inférieure à 1,5 millimètre et les entrefers plans sont réduits le plus possible. L'arbre du moteur, muni de fins pivots (diamètre inférieur à 0,1 mm) comporte un petit pignon 2' et, de préférence, une came 23 en forme de limaçon (came dite anti-retour) qui coopère avec une légère pièce fourchue 24, en matériau non magnétique, destinée à imposer au rotor le sens de rotation convenable.Cette pièce 24 (représentée seulement a droite de la figure 4) est fquIlibrée et tourne avec une grande liberté d'un mouvement alternatif de faible amplitude pendant le fonctionnement du moteur en sens normal ; elle n'intervient qutau moment du lancement initial du moteur, opération obtenue, par exemple, en imi)rimant un petit déplacement à la montre. Le micromoteur des figures 3 et 4 est applicable à l'affichage de l'heure au moyen d'une combinaison d'organes analogue à celle qufon a décrite plus haut en se référant aux figures 1 et 2, mais il est préférable de réduire la fréquence de fermeture du circuit de synchronisation comprenant les bornes 16 et 17. On choisit de préférence la valeur 24 = 16 hz, de façon que le rotor tourne à la vitesse imposée de 8 tours/seconde. Les pivotages sont établis comme ceux des balanciers des montres usuelles afin que les frottements n'entraînent qutune perte inférieure au microwatt ; ils sont de préférence protégés contre les chocs.Pour réduire la consommation électrique, on adopte des enroulements en fil émaillé très fin (diamètre inférieur à 25 microns pour les bobines motrices BMI-BM2 et d'au plus 15 microns pour la bobine captrice BC). Les résistances 10 et 9 sont déterminées expérimentalement afin que les pertes par effet Joule provenant des courants induits dans la bobine BC soient réduites le plus possible ; on peut même réduire ces pertes en montant en série avec la résistance 9 une diode s'opposant au passage du courant pour l'alternance non active de la force électromotrice induite dans la bobine captrice BC. On obtient ainsi que les signaux de commande soient interrompus quand les bornes 16 et 17 sont isolées l'une de l'autre. Les caractéristiques de fonctionnement exposées dans le prambule de la présente demande peuvent être obtenues au moyen de diverses structures motrices, notamment avec celles que les demandeurs ont décrites dans le Certificat d'addition nO 70.01600 cité au début du présent mémoire. En particulier, on peut éviter les risques d'emballement du moteur au moyen de la combinaison de la figure 17 de ce certificat car le résonateur auxiliaire D1 D2 se comporte comme un filtre de fréquence passe-bas" et permet de limiter l'élévation de vitesse du rotor. Le couple moteur intermittent exercé sur un rotor multipolaire pourrait être développé au moyen de bobines à noyaux ferromagnétiques dont la perméabilité est beaucoup plus grande que celle de l'air. Par exemple, on peut employer les structures magnétoélectriques représentées sur les figures 18 et 19 du Certificat d'addition nO 70.01600. Dans ce cas, le rotor démarre spontanément dans un sens déterminé par les formes excentrées des pièces polaires du stator. Les figures 5 à 7 du dessin annexé représentent une variante d'exécution du moteur de la figure 1. Le principe de base est conservé mais le rotor est muni sur son pourtour de huit micro-aimants 25 dont les lignes de force sont dirigées radialement. Ces aimants sont collés sur une petite culasse emboutie 26, en forme de coupelle. Cette pièce doit être constituée par une matière de grande perméabilité magnétique. Les aimants 25 et la culasse 26 sont logés dans une pièce moulée 27, en matière plastique isolante de faible densité ; le pignon de commande 28 peut venir de moulage avec la pièce 27 comme l'indique la vue en perspective de la figure 7. La carcasse du micromoteur est avantageusement constituée par une enveloppe cylindrique 29 établie comme l'indique la vue en coupe de la figure 6. Cette enveloppe constitue une cuirasse protégeant le rotor contre les champs magnétiques extérieurs ; à cet effet, elle est constituée par une substance ferromagnétique caractérisée par les propriétés suivantes : grande perméabilité, champ coercitif très faible, résistivité élevée permettant d'éviter les pertes par courants de Foucault. Par exemple, la cuirasse 29 présente la forme d'une petite cuvette obtenue par moulage d'une poudre de fer agglomérée par un liant isolant.Sur un côté de l'enveloppe 29, une ouverture étroite est prévue pour le passage de la roue dentée 30 (en matière non magnétique) engrenant avec le pignon 28. La cuirasse 29 porte un couvercle démontable 31, en fer très doux. Les fins pivots du rotor sont guidés par des coussinets contenus dans des bouchons solidaires des parties 29' et 31 de l'enveloppe. Contre la surface cylindrique intérieure de l'enveloppe 29 sont collées quatre bobines-galettes BM, BM', BC et BF. Ces bobines forment des faisceaux de conducteurs actifs parallèles à l'arbre du moteur et situés à faible distance du rotor multipolaire. La largeur des spires moyennes correspond à environ la distance des axes de deux faces polaires nord et sud. L'une des bobines est représentée en perspective à gauche de la figure 7. Trois des bobines : BM, B' et BC jouent le rôle des enroulements représentés en figure t. La bobine supplémentaire B peut servir de frein de sécurité. A cet effet, ses extrémités sont reliées à une résistance non linéaire qui prend seulement une faible valeur lorsque la vitesse du moteur dépasse notablement la valeur de consigne qui doit être imposée par le pilote à quartz. Le freinage provient de la création de courants induits par le raphide défilement des aimants rotoriques Les figures 8 et 9 montrent une autre variante de réalisation des moteurs synchronisés fonctionnant comme le dispositif de la figure 1. Les changements de construction permettent d'utiliser deux bobines motrices BM et BM' et deux bobines captrices BC et BC'.Ces bobines sont d'un coût peu élevé car on peut employer un fil émaillé de diamètre plus élevé que celui des bobines utilisées dans les moteurs précédemment décrits. Ce fil est facilement enroulé autour de longs noyaux rectilignes 32 et 33, formés par un matériau caractérisé par une grande perméabilité magnétique et par un faible champ coercitif. Dans ces noyaux, dont la section peut être inférieure à un millimètre carré, sont concentrées les lignes d'induction engendrées par les forces magnétomotrices permanentes et intermittentes produisant le couple du moteur. Les noyaux en question sont de préférence formés d'un empilage de tôles minces découpées et revêtues d'une pellicule isolante.On peut employer des alliages recuits à base de fer et de nickel, par exemple l'alliage dénommé "Anhyster" produit par les-Aciéries d'Imphy (Nlèvre). Le circuit magnétique feuilleté du stator comprend deux paquets de tôles découpées dont le tracé permet d'obtenir deux épanouissements 3I et 35 munis de dents dont les formes sont représentées en figure 8. Les noyaux parallèles 32 et 33 comportent à leurs extrémités inférieures des prolongements transversaux 36 et 37 qui forment une culasse divisée en deux parties séparées par un entrefer étroit. Au milieu de cette culasse est inséré un petit aimant très coercitif 38, de forme cylindrique, traversé par des lignes de force dirigées paralle- lement à un diamètre.Cet aimant permet de polariser l'ensemble du stator et l'on peut modifier le sens et l'intensité de l'aimantation des noyaux en changeant l'orientation de la ligne des pôles nord sud indiquée par une flèche sur le dessin. La structure magnétoélectrique de la figure 8 permet d'entraîner un rotor de faible diamètre comportant cinq paires de pôles périphériques alternés. Ce rotor est représenté séparément, à grande échelle, sur les vues des figures 9 et 10 (vues en élévation et en coupe suivant un plan passant par l'axe de rotation. Le rotor est essentiellement constitué par deux couronnes dentées 39 et 40 entre lesquelles est inséré un micro-aimant bipolaire 41 en forme de disque mince dont les courtes lignes de force internes sont parallèles à l'axe de rotation. Les couronnes polaires sont découpées dans une tôle mince en fer ou en alliage ferromagnétique dont l'induction de saturation est très élevée. L'aimant 41 est constitué par un alliage caractérisé par un champ coercitif et un produit d'énergie (HB) très élevés.On peut employer soit l'alliage max Platine-Cobalt, soit de préférence l'alliage Samarium-Cobalt (SmCog). Ces matériaux, bien que très coûteux, sont admissibles car on peut donner à l'aimant 41 un faible volume : par exemple diamètre inférieur à 3 millimètres et épaisseur inférieure à 0,5 millimètre. Les lignes d'induction sortant des faces polaires de l'aimant permettent de saturer les couronnes 39 et 40 dont les dents sont décalées pour former des pôles alternés. Contre le centre de la couronne 39 est fixé le petit pignon 42 muni d'un des pivots 43 du rotor ; l'autre pivot 44 est porté par la couronne 40. Les diverses pièces du rotor sont réunies par collage et l'on obtient ainsi un ensemble très léger et fortement aimanté, dont la fabrication en série et l'équilibrage sont faciles. L'expérience montre que la forme des dents polaires du rotor joue un rôle très important dans les qualités et performances du moteur. On a trouvé qu'il était avantageux de choisir la denture visible sur la figure 9. On voit que la moitié de l'extrémité de chaque dent est concentrique l l'axe de rotation et que l'autre moitié est légèrement excentrée. Les couronnes polaires sont galbées de façon que le pourtour actif du rotor soit voisin d'un cercle continu ; le écartements entre les flancs des dents adjacentes, de polarités opposées N et S, doivent être tres faible-s. Comme l'indique la figure 8, les formes des dents intérieures du stator doivent correspondre au tracé des couronnes aimantées du rotor. Chaque épanouissement polaire 34 ou 35 comporte trois dents polaires dont les extrémités actives sont partiellement excentrées. En l'absence de courant d'excitation et sous la seule influence du petit aimant de polarisation 3d, le rotor doit s'orienter spontanément dans l'une des positions telles que les parties des dents concentriques à l'axe de rotation se placent les unes en face des autres. Ces positions correspondent, en effet, au minimum de la réluctance des entrefers entre le rotor et le stator. Ce couple de rappel magnétique ainsi obtenu est aisément réglé à la valeur juste suffisante qui permet d'amener le rotor dans une position de départ convenable.Il faut toutefois éviter de retenir trop fortement le rotor par une aimantation permanente trop accentuée du stator. L'atténuation de cette aimantation est obtenue facilement en changeant l'orientation de l'aimant cylindrique 38 encastré dans la culasse du stator. On constate que le moteur ainsi établi peut tourner à sens unique d'un mouvement peu saccadé et même pratiquement uniforme sous l'influence d'une série d'impulsions de courants unidirectionnels très faibles envoyés périodiquement dans l'enroulement BM-B'. Il suffit que le sens du courant soit tel qu'il cause l'inversion de la direction du flux magnétique dans les noyaux 32 et 33 ; le renversement de la polarité des dents du stator provoque, en effet, l'inversion de la direction des forces d'attraction et de répulsion entre les pôles voisins du stator et du rotor. De plus, grâce à la forme excentrée des extrémités des dents polaires fixes et mobiles, la rotation se fait toujours dans le sens de la flèche 45.Une brève émission de courant fait progresser le rotor d'un angle de 36 degrés et, pendant l'interruption de ce courant, le petit aimant 38 assure la continuation du mouvement sur 36 degrés, les dents polaires reprenant leurs positions relatives. Ce fonctionnement se poursuit sans arrêt lorsque la fréquence des impulsions motrices est suffisamment grande. Le moteur de la figure 8 peut donc être utilisé dans la combinaison l'organes décrits en se référant aux figures 1 et 2. La structure de la figure 8 permet de mettre en jeu des flux magnétiques relativement importants grâce à la haute perméabilité magnétique des noyaux des bobines. Elle convient donc spécialement aux appareils horométriques qui nécessitent des moteurs relativement puissants (cas des horloges devant dclencher des opérations automatiques telles que dépla cements brusques de volets et de "roues des types" portant des chiffres, manoeuvres de commutateurs robustes, entraînement de lourdes aiguilles, impression de mineure et de la date, etc...). Le moteur de la figure 8 présente aussi l'avantage d'être utilisable comme récepteur pas à pas d'excellent rendement, convenant notamment à la répétition de l'heure. Il peut fonctionner soit avec des impulsions soit avec des impulsions espacées de courants unidirectionnels, soit au moyen de courants inversés, par exemple toutes les secondes. Dans ce dernier cas, on peut remplacer l'aimant 38 par une pièce en fer doux encastrée dans la culasse 36-37 du stator. Les figures 11 et 12 sont des vues en coupe diamétrale et transversale représentant une variante de construction du micromoteur décrit précédemment en se référant aux figures 5 et 7. Le changement principal concerne le rotor à cinq paires de pôles périphériques alternes. Cet organe est obtenu au moyen d'un seul aimant bipolaire en forme d'anneau plat 46. Cet aimant est constitué par une matière caractérisée par un champ coercitif et une induction rémanente très élevés ; il est polarisé à saturation parallèlement à l'axe du rotor. L'aimant annulaire est inséré entre deux pièces dentées 47 et 48, qui forment deux couronnes polaires décalées entre elles de 36 degrés. Ces pièces sont découpées dans une tôle mince en matériau ferromagnétique ductile, par exemple en acier doux très perméable, ou mieux en alliage à base de fer-cobalt susceptible de prendre et de retenir une forte aimantation permanente grâce à l'influence de la bague coercitive 46. Les extrémités des dents des joues polaires sont recourbées par emboutissage comme le montre séparément, en perspective, l'une des vues de la figure 11. L'arbre du rotor comporte une collerette d'assez grand diamètre emprisonnée entre les pièces 47 et 48 et les éléments du rotor sont réunis par collage.On voit sur les croquis que les languettes polaires recourbées forment une rangée circulaire de faces polaires alternativement nord et sud, comme dans le rotor de la figure 7, mais l'assemblage des pièces est plus facile. De plus, il est possible d'ai,aisser ainsi le moment d'inertie et le poids du rotor, surtout si l'on fait usage d'un aimant en matière de haute qualité comme le SmCo5. La stator du moteur des figures10 et 11 est porté par une enveloppe en deux pièces 49 et 50 munies de I > attes de fixation 51 et 52. Cette enveloppe est obtenue économiquement par moIIlage d'une matière plastique (de préférence transparente). A l'intérieur de l'enveloppe 49, en forme de coupe, est disposé l'enroulement statorique formé, par exemple, d'une rangée circulaire de cinq ou de dix bobines-galettes plates 53 situées à faible distance des faces polaires du rotor. L'une des bobines est représentée en perspective en haut de la figure 13. Elle est obtenue économiquesent avec du fil émaillé dit "thermofix" (fil recouvert de vernis thermoplastique collé, après bobinage par simple chauffage de l'enroulement). Avant montage, on peut confectionner au moyen d'une machine automatique spéciale, plusieurs galettes 53 reliées les unes aux autres par le fil conducteur non interrompu, ce qui permet de réduire le nombre des soudures du fil fin. L'enroulement statorique est ensuite collé dans l'enveloppe 49 qui comporte des nervures in terieures 54, facilitant la mise en position des faisceaux conducteurs actifs. L'extérieur de l'enveloppe 49 est recouvert par un couvercle 55 en fer, eu en alliage fer-nickel, qui constitue un écran ou blindage protégeant le rotor contre l'influence des champs magnetiques extérieurs. Ce couvercle canalise aussi les lignes de force sortant des dents polaires 47 et 48 et améliore les circuits magnétiques actifs engendrant les forces de Laplace. Le bord intérieur 56 de la cuirasse 55 pourrait comporter des dents chargées d'engendrer un petit couple d'attraction magnétique agissant sur le rotor, comme cela a été prévu dans le Certificat d'addition 70.01600 cité au début du présent mémoire. Les fins pivots du rotor sont, de préférence, guidés par des bouchons 57 formant des paliers élastiques 3 e-cl; cs munis de coussinets en matière plastique auto pliante. L'un des pivots est prolongé et permet le montage ' : pignon de commande 8. Le moteur des figures il à 13 convient a diverses applications (moteur autonome susceptible d'être synchronisé, récepteur pas à pas à rotation continue ou saccadée...). Ce moteur peut être facilement miniaturisé : par exemple, on peut construire en série un rotor multipolaire dont le diamètre extérieur est inférieur à quatre millimètres. Les figures 14 à 16 représentent les principaux organes d'un petit moteur asseryi convenant spécialement au perfectionnement d'un type d'horloge actuellement très répandu, notamment les.horloges à balanciers-moteurs commercialisées sous les marques "LE MOUVEMENT DE PARIS" et "ATO-MAT". Le balancier de ces horloges comporte deux plateaux-culasses 59 et 60 fixés sur un arbre vertical 61 ; il fait progresser l'axe horizontal 62 de l'aiguille trotteuse 63 au moyen d'une transmission à ancre motrice qui agit sur une roue d'échappement solidaire de l'axe-pignon 64, engrenant avec la roue dentée 65. Les plateaux du balancier sont munis de petits aimants prismatiques bipolaires sur lesquels agit une bobine-galette 66 (bobine renfermant un enroulement moteur BM et un enroulement capteur BC). La précision de l'horloge considérée est de beaucoup améliorée en transformant le balancier en rotor de moteur fonctionnant comme le dispositif représenté sur la figure 1. Ce résultat est aisément obtenu en supprimant le spiral du balancier et en collant sur les plateaux 59 et 60 - à la place des aimants bipolaires prismatiques - deux aimants multipo- laires 68 et 69, en forme d'anneaux. L'un de ces aimants est représenté, vue en plan, sur la figure 15. Sur la surface plane voisine de la bobine 66, on forme huit pôles alternés N (nord) et S (sud).On pourrait évidemment coller sur chaque plateau 8 petits aimants bipolaires de très haute qualité, comme dans le rotor de l'appareil de la figure 1, mais on peut se contenter - pour une pendulette relativement volumineuse - d'aimants constitués par une matière coercitive peu coûteuse car la source d'énergie disponible G est surabondante ; de plus, les surfaces de passage des flux magnétiques sont plus grandes que dans le cas de rotors miniaturisés. On peut donc employer, pour constituer les inducteurs octopolaires 68 et 69, de simples rondelles découpées dans une feuille de caoutchouc magnétique. Par exemple, on peut utiliser le nouveau matériau commercialisé sous la marque "Ferriflex 4" (feuille chargée de poudre de baryum ou de strontium, caractérisée par un champ coercitif supérieur à 2 000 oersteds et une rémanence de l'ordre de 2 500 gauss). Pour guider l'arbre vertical 61, on peut conserver les paliers habituels ; tcutefois, on constitue de préférence le palier inférieur 70 par une petite crapaudine 70 à répulsion magnétique. Cet organe, déjà employé couramment dans les compteurs d'électricité, exerce sur un petit aimant 71 porté par l'arbre 61 une force dirigée de haut en bas, dont la valeur est choisie très voisine du poids du rotor. D'autre part, on entoure la partie inférieure de l'arbre 61 par un ressort à boudin en fil d'acier inoxydable 72, afin de réaliser une vis sans fin de faible pas. Celle-ci engrène avec une roue dentée tangente 73 qui remplace la roue d'échappement des pendulettes balanier. On peut ainsi entraîner l'aiguille trotteuse 63 en un mouvement continu par une transmission très simple, de faible coût.Les autres engrenages du rouage ne sont pas modifiés. Pour constituer les enroulements BC et BM, on conserve une bobine - galette 66 dont le diamètre moyen est aI)proximativement égal à la distance de deux pôles consécutifs N et S du rotor. Les diamètres des fils sont choisis pour obtenir le fonctionnement précédemment analysé en se référant aux diagrammes de la figure 2. La bobine-galette 66 et les organes il à 15 (quartz encapsulé, oscillateur et diviseur de fréquence...) sont fixés sur une plaque-support 67 en matière isolante. Les circuits de liaison peuvent être imprimés sur cette plaque, dont le remplacement est prévu très facile afin d'éviter les réparations difficiles et coûteuses. On remarquera que le garde-temps à quartz de la figure 16 est construit en grande partie au moyen de l'ou- tillage déjà constitué pour la fabrication à bas prix des pendulettes à balancier. Les nouveaux moyens décrits plus haut permettent donc de réduire considérablement le coût actuel des chronomètres à quartz.Par rapport à la technique antérieure, on obtient de plus les avantages suivants a) l'affichage de l'heure est assuré par un petit moteur parfaitement fiable, car on a supprimé la transmission intermittente par ancre motrice et roue d'échappement (transmission délicat, s'usant et se déréglant fréquemment, qui ne permet pas d'actionne correctement des aiguilles trotteuses de grand rayon) b) la consommation d'énergie est très réduite car l'arbre 61 tourne avec de faibles pertes par frottements et ne nécessite pas l'emploi d'un lubrifiant instable ; il suffit d'obtenir un rendement électrique e/U de l'ordre de 20 pour cent pour pouvoir développer sur l'arbre de l'aiguille trotteuse 62 un couple moteur beaucoup plus élevé que celui permis par les mouvements usuels à balancier ; d'ailleurs, les durées des impulsions motrices se règlent automatiquement à des valeurs minimales, selon le couple antagoniste exercé par le rouage des aiguilles c) la durée de la pile G, de format standard, peut dépasser trois ans d) le fonctionnement est absolument silencieux. Le moteur représenté en figure 14 et 15 convient aux horloges murales munies de cadrans dont le diamètre peut atteindre trente centimètres. On peut aussi réaliser des mouvements horaires beaucoup plus puissants en apportant quelques changements aux organes magnétoélectriques ; par exemple, améliorer la qualité des aimants 68 et 69, remplacer la bobine unique 66 par plusieurs bobines-galettes disposées comme l'indique la figure 1, augmenter le volume de la pile ou employer une batterie d'accumulateurs.Une réalisation ainsi renforcée convient notamment aux applications et aux appareils suivants 1) lecture directe de l'heure et de la date par chiffres et inscriptions très visibles, sautant brusquement au moyen de mécanisme de fabrication courante 2) entraînement de fortes minuteries permettant la construction de grandes horloges murales à une ou plusieurs faces, telles que : horloges publiques, horloges de frontons d'édifices, horloges de tours, horloges-enseignes et publicitaires, grands cadrans indicateurs de temps écoulés pour terrains de sports... 3) entraînements de supports d'informations pour enregistreurs, électrophones, magnétophones, commande de dispositifs imprimant l'heure et la date, permettant l'établissement d'horloges de pointage, de contrôleurs de rondes, de parcomètres... 4) horloges de commutation pour changements de tarifs, programmateurs, interrupteurs temporisés à paiement préalable (pour appareils en location), relais chronométriques munis de contacteurs et de dispositifs déclencheurs tres robustes 5) commandes d'automates de publicité 6) commande des horloges munies de sonneries des heures et demies ou carillons. Pour cette dernière application, on peut utiliser le principe de commande exposé dans l'ancien brevet français n0 444.818 demandé le 10 juin 1912 par Ch. O'KEENAN, selon lequel la minuterie des aiguilles et le mécanisme de remontage des sonneries sont actionnés par un seul petit moteur électrique. Dans ce système, l'inventeur avait conservé un régulateur de vitesse à happement mécanique, tandis que la présente invention permet d'employer directement un moteur asservi, relativement puissant, tournant à une vitesse contrô lée par un signal périodique, ce signal pouvant être fourni par une horloge-mère de haute précision ou par un petit pilote à quartz, ou encore par une émission radio-électrique de fréquenceétalon. Sans sortir du cadre de l'invention, on peut apporter divers changements aux structures électromagnétiques précédemment décrites. En particulier, le moteur de la figure 8 pourrait être établi avec des pôles plus nombreux, ce qui permet de le faire fonctionner à une vitesse de consigne relativement faible (inférieure à cinq tours par seconde). La figure 17 représente, à titre d'exemple, un petit moteur dont le rotor fortement aimanté, bien que très léger, comporte quinze paires de pôles alternés. Ce rotor est représenté - fortement agrandi - sur les vues des figures 18 et 19 (coupe diamétrale et élévation). Comme l'indique la vue d'ensemble, en Iévation, figure 17, le rotor est à peu près complètement entouré d'un stator comportant deux épanouissements polaires 74 et 75 s'étendant chacun sur un arc voisin de 180 degrés. Chaque epanouissement est muni de cinq dents intérieures dont les rôles sont analogues à ceux des dents statoriques du moteur de la figure 8. Les épanouissements 74 et 75 sont respectivement rattachés à un long noyau rectiligne 76 sur lequel sont montées les bobines BM, BC, BM' et BC'. Ces enroulements ont les fonctions motrices et détectrices exposées précédemment à propos es moteurs des figures 1 et 8.On remarquera que les proportions adoptées (bobines longues et de faible diamètre) permettent d'augmenter les nombres de spires en évitant l'emploi de conducteurs très fins et très coûteux ; de plus, les pertes par effet Joule sont réduites. Les pièces ferromagnétiques du stator sont constituées par des tôles en alliages à base de fer et nickel caractérisés par une grande perméabilité et un champ coercitif très faible, ce qui permet d'accroître la densité du flux qui se renverse périodiquement dans le noyau 76. Le rotor comporte deux plateaux polaires minces 77 et 78, dentés extérieurement comme l'indique le dessin. Ces plateaux forment les joues d'un aimant bipolaire en forme de disque mince 79, constitué de préférence parla nouvelle combinaison à base de samarium et de cobalt dont le produit d'énergie caractéristique (BH a ) atteint environ quinze millions max de gauss-oersteds. Avec ce matériau de haute qualité, dont le champ coercitif dépasse 5 000 oersteds, il est possible de réduire considérablement la longueur des lignes de force internes parallèles à l'axe du rotor, de sorte que les couronnes polaires de quinze dents 77 (nord) et 78 (sud) sont situées à faible distance (par exemple à 0,5 mm).Ces pièces dentées sont simplement découpées dans du fer ou de l'acier ductile et il n'est pas nécessaire de recourber leurs extrémités ; elles sont chassées sur une assiette 80, formant moyeu, en les décalant de la moitié du pas dentaire p, c'est-à-dire de 3600/30 = 120. Les pièces ferromagnatiques du stator peuvent être formées de deux paquets de tôles minces découpées et il suffit que l'épaisseur de chaque paquet soit égale à l'épaisseur ep du rotor. Un tracé convenable des dentures est vis i- ble sur les figures 15 et 16 : la largeur des dents est égale à celle des creux. La surface extérieure active de chaque dent polaire est concentrique à l'arbre du rotor ou très légèrement excentrée, comme dans le cas du moteur des figures 8 à 10. Les dents de l'épanouissement 74 se trouvent -vis-àvis des dents N (nord) du rotor quand les dents de l'épanouissement 75 sont en face des dents S (sud) du rotor. Ces conditions étant remplies, on constate que le moteur tourne très librement sans être gêné par les variations excessives des réluctances des entrefers entre les dents fixes et mobiles. Le fonctionnement normal du moteur a lieu lorsque les forces magnétomotrices des enroulements engendrent un flux magnétique ç qui se renverse périodiquement, chaque inversion du flux provoquant la progression du rotor, en sens f, d'un angle pj2, p étant le pas dentaire. Quand la fréquence des renversements de flux est faible, le rotor - soumis à un couple de caractère pulsatoire - a tendance à progresser par saccades. On peut donc redouter l'apparition d'oscillations parasites comme celles qui troublent le fonctionnement des moteurs synchrones industriels aliméntés par du courant alternatif. Ces phénomènes sont analysés dans les traités d'électrotechnique et l'on sait que de telles oscillations peuvent s'amplifier et provoquer le "décroehage" du rotor. Pour éliminer ce défaut, on a prévu l'adjonction d'un dispositif amortisseur -connu en soi- constitué par un petit volant 81 coaxial au rotor. Ce volant est relié aux couronnes multipolaires au moyen d'un ressort-spiral 82. Le volant peut tourner par rapport à l'arbre et, pour éviter le grippage, il est muni d'un moyeu en matière autolubrifiante.L'angle maximal de rotation du volant par rapport à l'arbre est limité au moyen d'une tige 84 passant avec un certain jeu dans un trou de la masse entraînée. L'amortissement des oscillations de vitesse perturbatrices résulte des phénomènes suivants : dès que le couple électromagnétique moteur est appliqué, le rotor 77-78-79 tend à prendre un mouvement rotatif accéléré, tandis que le volant 81 tend à conserver une vitesse uniforme, il en résulte un glissement du volant par rapport à l'arbre du rotor ; un glissement en sens inverse a lieu lorsque le couple électromagnétique est interrompu tandis que le volant poursuit sa rotation. Les petits glissements du volant entraînent des frottements et des tensions variables du spiral 83. L'expérience montre que ces actions, bien que très faibles, interviennent pour réduire les accélérations et uniformiser la vitesse de l'ensemble du rotor.On améliore ainsi la sûreté de marche du moteur synchronisé et l'on évite les chocs des dents du pignon 85 sur les dents de la première roue du mécanisme entraîné. Pour perfectionner un petit appareil horaire relativement puissant, basé sur le principe décrit plus haut en se référant aux figures 1 et 2, on emploie avantageusement le moteur d'affichage des figures 17 à 19 en adoptant les particularités d'alimentation exposées ci-après. Le stator comporte deux bobines motrices BM et BM' et deux bobines captrices BC et BC'. En marche autonome pendant une rotation d'un demi-pas dentaire (p/2), le groupe de bobines BM - BC engendre un flux magnétique + + agissant dans un certain sens ; pendant la rotation suivante de p/2, le groupe BM' - BC' engendre un flux - j dirigé en sens inverse du précédent. Par suite, les actions électromagnétiques motrices s' excercent successivement sur le rotor avec des interruptions extrêmement courtes.Pour opérer la synchronisation du rotor ainsi auto-entretenu, on adopte un quartz Q vibrant, par exemple, à la fréquence de 215 = 32 768 Hz associé à un dispositif (organe 12 - 14 de la figure 1) divisant la fréquence-pilote par 9 (ou 512) et fournissant ainsi un signal de fréquence 26 ou 64 Hz. Fonctionnant à cette fréquence, un dispositif de mise en forme - connu en soi - délivre deux séries de signaux intermittents (signaux dits "carrés") déphasés entre eux d'une demipériode et agissant respectivement sur les courants libérés par les bobines captrices BC et BC' du stator.En raison des phénomènes précdemment analysés, le rotor 77-78-79, qui comporte quinze paires de pôles, prend une vitesse de consigne quinze fois plus faible que la fréquence 64 Hz, c'est-à-dire 4,266 tours par seconde (ou 256 tours par minute). On remarquera que le moteur reçoit de faibles impulsions renouvelées 30 fois par tour ; la faible vitesse de l'arbre du rotor permet de réduire les pertes par frottements mécaniques et d'assurer la parfaite conservation des pivots. La fiabilité du moteur est excellente car les durées des impulsions motrices se règlent automatiquement d'après la charge du moteur. De plus, les oscillations de vitesse parasites sont évitées par le volant-amortisseur 81.Le système que l'on vient de décrire convient donc spécialement aux appareils d'utilisation qui exigent le maintien d'une vitesse angulaire rigoureusement constante (entraînement de rubans magnétiques, indication de l'heure au centième de seconde, mesure précise des petits intervalles de temps, etc...). Les explications relatives à la figure 2 montrent que les moteurs multipolaires précédemment décrits peuvent être auto-entretenus et synchronisés par le dispositif schématisé sur la figure 1. On pourrait, bien entendu, recourir à d'autres montages électroniques donnant le même résultat final, c'est-à-dire assurant l'accrochage du rotor sur une basse fré quence N en rapport constant avec la fréquence-pilote N du s e quartz Q ou de tout autre étalon de fréquence. Il a été exposé que le rotor multipolaire, qui entraîne une charge sans l'intervention du dispositif de synchronisation, engendre au moyen de sa bobine captrice BC une tension de signal dont la période est T . Cette tension correspond à une fréquence N = 1/Tm que l'on m ni appellera dans ce qui suit "fréquence du moteur libre".Le dispositif de synchronisation, ou "synchroniseur", a pour fonction de rendre Nm égale à la fréquence Ns du signal de référence délivré par le diviseur 14. Pour cela, le synchroniseur écourte plus ou moins les durées des émissions de courants moteurs i m comme l'indiquent les diagrammes (d), (e) et (f) de la figure 2 ; il faut donc que les organes moteurs soient établis pour fournir un excès de puissance mécanique quand le synchroniseur n'agit pas.On a vu plus haut qu'une puissance électrique trop importante peut empêcher, dans certains cas, l'établisse- ment spontané du régime synchrone et l'on a justifié la nécessité de recourir à une limitation de la puissance motrice lorsque la fréquence N du moteur libre dépasse de beaucoup la fréquence m de référence N s Pour assurer l'accrochage dans les cas difficiles, l'invention prévoit l'adjonction d'un frein de sécu rité qui réduit le couple moteur quand la différence N - N m s est trop importante.Ce frein peut être constitué par une lame vibrante ou par un diapason passif couplé magnétiquement avec le rotor ; dans ce cas, la fréquence propre du résonateur est dé termînt4e de façon que la résonance mécanique se produise lorsque dépasse N ; une partie du vibrateur utilisé comme frein peut m s toucher le rotor en fin de course et causer un frottement intermittent très efficace. On peut recourir aussi à un filtre électrique de fréquence tel que celui qui est concrétisé, à titre d'exemple, sur la figure 20. C. dispositif agit de la façon suivante : si le moteur tend ë"s'emballer", le courant engendré par la bobine captrice BC est dérivé dans un condensateur C de valeur convenablement choisie. Par ce moyen, on peut réduire le courant envoyé dans la base du transistor TR, ce qui provoque l'affaiblissement du couple électroicanique. Bien entendu, des filtres de fréquence plus t:laborés - bien connus des La figure 21 montre un autre dispositif qui permet d'accentuer les effets d'un freinage de sécurité opéré au moyen d'une lame vibrante 8b munie d'un petit aimant 87 attiré périodiquement par le rotor multipolaire 1 du moteur. Une bobine BS, disposée près de l'aimant 87, engendre une tension alternative dès que la lame 86 entre en résonance. Les extrémités de BS sont connectées à l'émetteur et à la base deun transistor auxiliaire tr qui court-circuite BC lorsqu'il est saturé. Par un calage convenable de la lame 86, il est facile d'obtenir que cette saturation intervienne de façon que les alternances motrices soient interrompues.On remarquera que l'intervention de BS ne nécessite pas un réglage très précis de la fréquence propre de la lame 86 car la stabilisation de la vitesse du rotor est opérée finalement par le synchroniseur à quartz. Dans les applications horlogères comme dans celles où le couple résistant est très faible et ne varie guère, on peut se contenter d'ajuster les enroulements moteurs tels que BM1 et BM2 pour obtenir une vitesse limite assurant, par construction, une auto-synchronisation dans tous les cas. Par "auto-synchronisation" dans tous les cas, on entend que le moteur prend un régime croissant quand on le lance avec le synchroniseur en action et que sa fréquence devient automatiquement égale à Ns, tandis que, si on débranche le synchroniseur et si on le rebranche à nouveau, la fréquence du moteur qui avait dépassé N décroît pour devenir à nouveau égale à la fré e quence Ne contrôlée par le quartz. Un ajustement peut être obtenu en modifiant la valeur de la résistance 9 en série avec la bobine captrice BC, ou encore d'une résistance disposée en série sur le circuit de puissance. On a constaté, au cours d'essais, qu'on pouvait assurer l'auto-synchronisation dans tous les cas avec une marge de variation de la résistance d'ajustement pouvant atteindre 250 ohms pour une alimentation effectuée sous une tension de 1,5 volt. On arrive ainsi à synchroniser automatiquement un micromoteur d'horlogerie sur une fréquence de 32 Hz, la fréquence du moteur libre (sans synchroniseur) étant voisine de 50 Hz. D'autre part, la marge de variation possible de la résistance-série d'ajustement correspond .i la modification de tension que pourra avoir la pile alimentant le moteur. Lorsque le courant disponible à la sortie du diviseur de fréquence est très faible, par exemple de l'ordre de 10 nanoampères, l'invention prévoit de monter un transistor intermédiaire tri, comme l'indique la figure 22. quand la sortie 16 du signal synchronisant est positive par rapport au pôle négatif de la source d'énergie, le transistor auxiliaire tri est saturé et bloque le transistor de puissance TR ; le moteur est ainsi hors d'action. Lorsque le signal est au potentiel zéro, le transistor tri est bloqué et la bobine captrice BC n'étant plus court-eireuitée, le moteur peut tourner librement. L'expérience montre qu'il faut monter, entre la sortie 16 et la base de tri, une assez forte résistance 89 de l'ordre de 600 kilo-os, pour ne pas démolir le signai. Il faut, d'autre part, amener le transistor tri au seuil de la conduction, en le polarisant par un pont de r- > sistances 90 et 91. L'expérience montre que les valeurs les plus opportunes se situent respectivement vers 600 et 300 kilo-otims. Sur le schéma de la figure 22, on a indiqué aussi un dispositif qui permet d'améliorer le rendement du moteur en réduisant la largeur oC des émissions de courants moteurs i représentées sur le diagramme (b) de la figure 2. m Ce résultat est obtenu au Moyen des condensateurs C1 et C2 : C1 est branché en parallèle sur la résistance 9 et C2 est monté entre la base et l'émetteur du transistor TH. L'effet de ces condensateurs C1 et C2 est le suivant : C1 provoque un déphasage réduisant l'impulsion motrice dans sa partie postérieure, tandis que C2 produit un déphasage réduisant cette impulsion dans sa partie antérieure. Les effets conjugués des deux condensateurs ont donc bien pour résultat de diminuer la durée de l'impulsion motrice et de la centrer entre les deux créneaux qui l'encadrent. Le courant est alors émis seulement quand la force contre-électromotrice est importante, ce qui est très favotable à l'accroissement du rendement du moteur. Les exemples de réalisation précédemment décrits en detail mettent en évidence l'idé-e fondamentale de l'invention et les hommes de l'art pourront l'appliquer à la résolution de problèmes particuliers avec des éqtlixalences d'exécution et en utilisant des développements empruntés aux techniques connues dans les domaines mécaniques, magnétiques et électroniques. Dans le schéma de la figure 1 on a représenté symboliquement un quartz Q fournissant la fréquence pilote contrôlant le moteur. Il va de soi que ce moteur pourrait être synchronisé par d'autres émetteurs de signaux périodiques. On peut employer notamment - un diapason libre en quartz piézoélectrique ou un vibrateur isochrone en métal élinvar muni de transducteurs électrodynamiques, - un oscillateur électrique du genre multivibrateur ne comportant pas d'organes mécaniques mobiles, - un prélèvement de fréquence sur un réseau de distribution d'énergie à courants alternatifs dont la fréquence 50 ou 60 Hz est régularisés dans l'usine productrice, - un signal de fréquence-étalon transmis par ligne ou sans fil par un procédé de télécommunications. REVENDICATIONS 1. Petit moteur magnétoélectrique à usages multiples, du type tournant à une vitesse de consigne imposée par un émetteur de signal synchronisant, comportant un rotor multipolaire et un enroulement statorique parcouru par des impulsions successives de courants de faible puissance, les valeurs de ces courants dépendant à la fois de la vitesse du rotor et de la phase dudit signal synchronisant, caractérisé par la combinaison des moyens suivants a) le rotor est muni sur son pourtour d'une rangée de pièces polaires aimantées à saturation qui engendrent des flux magnétiques de forte densité dont les directions sont renversées périodiquement dans deux parties de l'enroulement statorique, la première partie servant à détecter la vitesse angulaire, la deuxième à exercer des impulsions électromagnétiques motrices b) un dispositif électronique influencé par l'émet- teur de signal synchronisant agit sur l'enroulement détecteur de vitesse pour modifier les phases et les durées des courants passant dans l'enroulement moteur de façon que les actions motrices soient prolongées lorsque les résistances passives et la charge du moteur augmentent, et soient écourtées quand la vitesse instantanée du rotor tend à dépasser sa vitesse de consigne c) un dispositif de freinage réduisant la puissance motrice lorsque, pour une cause accidentelle, la vitesse du rotor dépasse notablement sa valeur de consigne d) un dispositif mécanique s'opposant à l'inversion du sens de rotation normal du moteur. 2. Petit moteur selon la revendication 1, appliqué à un mouvement horaire à pile, synchronisé par un quartz associé à un diviseur électronique de fréquence, caractérisé par le fait que l'enroulement statorique chargé de détecter la vitesse du rotor est relié à l'électrode de commande d'un relais statique à semi-conducteurs qui délivre les courants moteurs et flue ledit enroulement détecteur est relié aussi à tin contacteur statique commandé par le signal synchronisant de façon qu'il agisse sur le relais distribuant les courants moteurs en introduisant un retard dans l'établissement de chacun de ces courants moteurs. 3. Petit moteur selon les revendications i et 2, caractérisé par le fait que le relais statique distri buant les impulsions motrices est un transistor dont la base et l'émetteur sont reliés aux bornes de l'enroulement détecteur par l'intermédiaire d'une forte résistance, que la base et l'émetteur dudit transistor sont mis périodiquement en court-circuit au moyen du contacteur statique commandé par le signal qui sort du diviseur de la fréquence-pilote, et que la base dudit transistor est polarisée dans le sens passant par une dérivation contenant une forte résistance. 4. Moteur miniaturisé très plat selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le rotor est constitué par deux plateaux minces très perméables, de diamètre inférieur à huit millimètres, portant chacun, près des bords des surfaces en regard, quatre aimants prismatiques en matière très coercitive, les lignes de force internes desdits aimants étant parallèles à l'arbre du moteur et très courtes,par exemple inférieures à un demi-millimètre. 5. Petit moteur selon la revendication 1 caractérisé par le fait que le rotor multipolaire comporte plusieurs micro-aimants bipolaires de faible longueur, disposés radialement, incrustés dans une petite pièce cylindrique en matière plastique moulée avec un pignon de commande, cette pièce moulée contenant une coupelle en fer formant la culasse des aimants, que le stator est formé par une rangée circulaire de bobines-galettes plates collées -à l'intérieur d'une enveloppe en forme de boîte circulaire, constituée en grande partie par une matière à base de poudres ferromagnétiques agglomérées par un liant isolant, ladite enveloppe offrant une grande perméabilité, un champ coercitif minime et une résistivité très élevée, et que ltenveloppe comporte une ouverture latérale très étroite permettant le passage de la roue dentée de commande du mécanisme entrainé par le moteur. 6. Petit moteur établi selon la revendication 1 caractérisé par le fait que le rotor multipolaire est formé par deux pièces dentées de faible épaisseur, fortement aimantées au moyen d'un aimant bipolaire interne, en forme de disque mince traversé par des lignes de force très courtes, par exemple inférieures à un millimètre, parallèles à l'arbre du moteur, cet arbre étant finement pivoté et portant le pignon de commande du moteur, et que le stator est constitué par deux paquets de tôles ferromagnétiques douces, ces tôles étant décou)ées selon un tracé permettant d'obtenir des épanouissements polaires dentés intérieurement, entourant complètement le rotor, ainsi que des noyaux relativement longs, portant les enroulements du moteur, lesdits noyaux étant réunis par une culasse coupée dans laquelle est incrustée une petite pièce cylindrique, par exem ple un aimant bipolaire orientable susceptible de polariser le stator. 7. Petit moteur établi selon la revendication 1 caactérisé par le fait que le rotor multipolaire'est formé de deux disques dentés en matière ductile fortement aimantable, entourant un aimant très coercitif en forme d'anneau traversé par de courtes lignes de force parallèles à l'arbre, et que le stator est constitué par une boîte en matière plastique à l'intérieur de laquelle est fixée par collage une rangée de bobines-galettes plates, ladite boîte étant coiffée par une pièce en forme de coupe constituant un écran magnétique protégeant le rotor contre l'influence des champs magnétiques extérieurs 8.Petit moteur établi selon la revendication 1 destiné notamment à remplacer certains mouvements usuels d'horloges à balanciers-rnoteurs dont les arbres sont verticaux, caractérisé par le fait que le rotor est formé de deux plateaux munis chacun d'un aimant multipolaire très coercitif en forme d'anneau, que le stator comporte au moins une bobinegalette disposée entre les aimants du rotor et renfermant des enroulements capteurs et moteurs, que l'arbre vertical du rotor, supporté de préférence par une Crapaudine à répulsion magnétique, est muni d'une vis sans fin engrenant avec une roue tangente assurant la commende des aiguilles dont les axes sont horizontaux, et que la bobine-galette est tenue par une plaquette isolante amovible qui supporte aussi un quartz et un diviseur de fréquence miniatures. 9. Petit moteur selon la revendication 1 caractérisé par le fait que le rotor multipolaire comporte deux disques minces dentés fortement aimantés par un aimant bipolaire très coercitif en forme d'anneau mince traversé par de courtes lignes de force, par exemple de longueur inférieure à 1 mm, parallèles à l'arbre, les disques du rotor comportant des den turnes, respectivement aimantées nord et sud, décalées d'un demipas dentaire et les dents, dont le nombre est supérieur à 10, ayant des épaisseurs égales aux creux et formant une couronne de pôles alternés de faible diamètre extérieur (diamètre inférieur à 10 mm), que le rotor multipolaire entraîne un volant amortis sens, monté coaxialement, au moyen d'une liaison élastique à course angulaire limitée, et que le stator est bipolaire ; il est muni d'épanouissements polaires dentés intérieurement qui entourent le rotor ; le stator comporte aussi un long noyau disposé latéralement, muni d'enroulements capteurs et moteurs. 10. Moteur suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comporte dans le circuit des impulsions motrices un filtre, électrique ou mécanique, provoquant une diminution du couple moteur, voire meme son renversement, au-dessus d'une certaine vitesse voisine de la vitesse de cons i- gne. 11. Moteur suivant la revendication 10, caractérisé par le fait qu'il comporte un filtre mécanique constitué par une lame vibrante ou double (diapason), portant une partie aimantée, et qui peut venir au contact du rotor afin d'accentuer le freinage provoqué du fait de la résonance à la vitesse de consigne. 12. Moteur suivant la revendication 11, caractérisé par le fait qu'il comporte un filtre mécanique électrifié et asservi, constitué par une lame vibrante-induisant un courant da motrices. 13. Moteur suivant a revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comporte des dispositifs synchro- nisants étagés ayant, par eux-mêmes un effet synclironiseur sur une fréquence étalon, l'étalon de moins bonne qualité étant utilise pour un freinage, tandis que l'étalon de qualité supérieur sert à la synchroriisation, 14. Moteur suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comporte un étage intermédiaire, constitué par exemple d'un transistor fonctionnant par tout ou rien, afin de séparer les circuits du diviseur de ceux de commutation du moteur. 15. Moteur suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comporte un dphaseur, constitué notamment de deux condensateurs, permettant de réduire conside- rablement l'émission motrice, en ne conservant que ia partie centrale, ces deux condensateurs étant respectivement montés entre la base du transistor de commutation et un pôle de la source et entre la bobine caprice et ladite source.