On a décrit au certificat d'utilité 73 35246 un procédé de perforation d'une pellicule thermoplastique qui consiste a lui appliquer un faisceau de rayons infra-rouges strictement localisé dans une zone quasi-ponctuelle de manière à la faire fondre au point choisi, la matière fondue se contractant dtelle-même pour délimiter une perforation de très petit diamètre. Le dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé comportait une paroi isolante épaisse pourvue de puits de faible diamètre dans chacun desquels était disposée une boucle chauffante électrique qu'on mettait en action pendant un temps relativement court. Le dispositif en question a donné de bons résultats, mais il s'est avéré toutefois qu'il comportait un grave inconvénient, savoir qu'au bout d'un certain temps la paroi isolante s'echauffait autour des puits ce qui provoquait des déformations de la pellicule, surtout quand la matière constitutive de celle-ci avait tendance è se contracter sous l'effet de la chaleur. Pour y remédier on devait donc utiliser des parois multiples, réalisées par exemple sous forme de tapis sans fin, et qu'on faisait fonctionner successivement pendant un court instant avec des temps de repos très longs de façon leur permettre de se refroidir soit simplement par convexion et rayonnement, soit sous l'effet de moyens auxiliaires appropriés tels que courant d'air, par exemple.On aboutissait ainsi a des machines encombrantes et coateuses. La présente invention vise au contraire a permettre la mise en oeuvre d'un procédé du genre précité par le moyen d'un dispositif ne comportant en aucune manière l'inconvénient ci-dessus indiqué et qu'on peut donc établir sous un faible encombrement moyennant un prix de revient parfaitement acceptable. Conformément à l'invention la paroi est établie en métal avec chemise de refroidissement et chaque élément chauffant est isolé électriquement et thermiquement de celle-ci par un manchon intérieur en matière non métallique dont l'extrémité supérieure est située en retrait par rapport au débouché du puits correspondant à l'élé- ment considéré. On conçoit qu'avec une telle disposition la pellicule thermoplastique ne peut recevoir de chaleur qu'è partir de l'élément chauffont, que celui-ci fonctionne par saccades successives ou même de façon continue. Il n'est donc plus besoin de temps de repos et le dispositif peut être établi avec avantage sous la forme d'un tambour de diamètre réduit sur lequel la pellicule vient s'enrouler au passa ge suivant un arc de valeur limitée. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 est une coupe de détail d'un dispositif suivant l'invention, montrant un puits avec l'élément chauffant correspondant. Fig. 2 reproduit à plus grande échelle la partie supérieure de fig. 1 en montrant en outre une pellicule thermoplastique en cours de perforation. Fig. 3 et 4 indiquent deux modes de réduction de la section de la boucle constitutive de l'élément chauffant supposé réalisé à partir d'un ruban. Fig. 5 est une vue en élévation de l'ensemble d'un dispositif réalisé sous forme de tambour. Fig. 6 est une coupe suivant VI-VI (fig. 5). La paroi représentée en fig. 1 est du type double formant chemise de refroidissement par eau. Elle comprend ainsi une première paroi élémentaire supérieure I, une seconde paroi élémentaire inférieure 2 et un espace intermédiaire 3 dans lequel circule un fluide de refroidissement tel que l'eau. Les puits y sont réalisés sous la forme de manchons 4 réunissant les deux parois élémentaires. Le tout est fait en métal, par exemple acier, les manchons 4 pouvant être rapportés par soudure. Dans chaque manchon 4 est monté un manchon intérieur 5 fait en une matière non métallique isolante de l'électricité et de la chaleur, telle qu'une céramique appropriée, l'extrémité supérieure Sa de ce manchon 5 étant en retrait par rapport à la face supérieure de la paroi élémentaire I.Enfin dans le manchon intérieur 5 est disposé un élément chauffant électrique 6 réalisé dans l'exemple représenté par une boucle d'un fil ou ruban 7 fait en métal résistant, l'extrémité de cette boucle dépassant audelà dudit manchon 5. La paroi double 1-2 comportant un grand nombre de puits, les boucles de ceux-ci sont montées en série par groupes ou rangées et à cet effet le fil ou ruban 7 considéré court sous ladite paroi dont il est séparé par une feuille isolante 8. On comprend que si l'on dispose sur la paroi double 1-2 une pellicule thermoplastique 9 (fig. 2) et si l'on met en marche l'élé- ment chauffant 6, la chaleur émise par celui-ci vient chauffer la pellicule en y faisant apparaître une perforation 10 entourée par un bourrelet 11. D'autre part l'élément 6 ne peut échauffer le man chon 4, puisque celui-ci est énergiquement refroidi par la circulation d'eau.Certes le manchon intérieur isolant 5 peut s'échauffer, mais d'une part en raison de sa faible épaisseur la chaleur qu'il reçoit s'évacue en grande partie vers le manchon métallique 4 de sorte que sa température ne peut s'élever que dans une mesure limitée, d'autre part comme il est en retrait par rapport à la surface extérieure de la paroi élémentaire 1, il ne peut venir en contact avec la pellicule alors qu'en raison de sa température limitée, son rayonnement vers celle-ci n'a qu'un effet négligeable. L'élément 6 peut être lui-même en retrait par rapport à la face supérieure de la paroi 1-2, auquel cas il agit uniquement par rayonnement, ou bien il peut atteindre le plan de celle-ci, voire même le dépasser en intervenant alors à la fois par rayonnement et par contact. Comme sus-indiqué il peut etre constitué soit par un fil rond, soit par un ruban mince et étroit. On peut avoir intérêt en certains cas à réduire la section du fil ou ruban 7 dans la boucle pour y localiser l'échauffement. Dans le cas d'un fil on peut doubler celui-ci d'un fil de cuivre sauf dans la boucle. S'il s'agit d'un ruban, on peut procéder soit par entaillages latéraux comme indiqué en 6a en fig. 3, soit par perforation d'un trou 6b (fig. 4). Dans la pratique il est avantageux de réaliser la paroi double 1-2 sous la forme d'un tambour 12 (fig. 5) monté sur un arbre 13 porté par des supports 14. Des raccords tournants 15 et 16 permettent l'entrée et la sortie de l'eau de refroidissement, tandis que des dispositifs à contacts frottants 17, 18 raccordent les divers rubans 7 à la source de fourniture de courant. Le tambour 12 peut être'réalisé par assemblage de plusieurs coquilles, ce qui facilite la fabrication. La pellicule thermoplastique 9 vient le tangenter suivant un arc de cercle de valeur limitée et les dispositifs 17, 18 peuvent d'ailleurs, si on le juge utile, être etablis pour ne fermer le circuit d'alimentation des divers fils ou rubans 7 que dans la zone correspondant à cet arc (ces fils ou rubans 7 devant alors s'étendre longitudinalement, bien entendu). Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVE#DICATIONS 1. Dispositif pour la perforation de pellicules thermoplastiques, et plus particulièrement de pellicules se contractant sous l'effet de la chaleur, par le moyen d'éléments chauffants électriques disposés dans des puits prévus dans une paroi sur laquelle la pellicule est appliquée, caractérisé en ce que cette paroi (1-2) est établie en métal avec chemise intérieure de refroidissement par eau ou autre fluide, tandis que chaque élément chauffant (6) est isolé électriquement et thermiquement dans le puits (4) qui lui correspond par un manchon intérieur isolant (5) dont l'extrémité (5a) tournée vers la face du dispositif propre à recevoir la pellicule (9) est en retrait par rapport au débouché de ce puitssur ladite face. 2. Dispositif suivant la revendication l, caracterise en ce que la paroi (1-2) est réalisée sous la forme d'un tambour (12) avec raccords et contacts appropriés pour l'amenée du courant électrique et du fluide de refroidissement. 3. Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le tambour (12) est établi par assemblage de plusieurs coquilles en forme d'arcs de cylindre.