L'invention a pour objet un compteur de durée d'utilisation pour tables de lecture, en particulier pour tables de lecture de disques haute fide- lité. Comme on le sait, les pointes de lecture des disques doivent être changées au bout d'un certain temps d'utilisation, à défaut de quoi l'audition devient mauvaise et surtout les disques subissent une usure qui ne tarde pas à les mettre hors d'usage. Plus partieulièrement, les pointes en diamant qui sont maintenant d'utilisation courante pour les tables de lecture des chaînes haute fidélité doivent impérativement être changées après mille heures d'utilisation. Jusqu a ce jour, ltévaluation de la durée d'utilisation de ces diamants se fait, de la part des amateurs comme des professionnels, de façon tout à fait approximative et subjective, avec des risques d'erreur allant du simple au double, car, spécialement pour un amateur, plusieurs mois peuvent fort bien s'écouler avant qu'un diamant ne soit à changer. Les conséquences de cet état de chose sont déplorables. Souvent des collections entières de disques sont détériorées, à moins que l'utilisateur, craignant cette détérioration, ne renouvelle ses diamants deux ou trois fois plus souvent que nécessaire. L'invention a pour objet de remédier à ces inconvénients, et pour ce faire, elle vise un compteur qui se caractérise en ce qu'il est constitué d'un ensemble apte à être monté sur la table de lecture, en partie au moins au vòisi- nage du bras de lecture dans sa position de repos, et comportant une source d'énergie électrique, un organe indicateur de la quantité d'énergie fournie par la source et un contact,un palpeur étant prévu pour fermer ce contact à l'encontre d'un moyen de rappel lorsqu'il est libéré par le bras quittant sa position de repos. On conçoit-qu'ainsi l'organe indicateur fournira une indication fonction du temps pendant lequel le bras de lecture a quitté sa position de repos, c'est-à-dire en pratique de la durée d'utilisation de la table. Si lton utilise comme organe indicateur un tube d'électrolyse à lecture directe et à anode soluble, et plus particulièrement un tube ayant deux électrodes de mercure baignant dans un sel de ce métal, on constate que la simple observation de-la quantité de mercure déplacée permettra de connaître la durée d'utilisation de la table. Le tube à lecture directe peut être un tube dont les deux extrémités permettent la lecture, la source d'énergie étant réversible. On pourrait ainsi théoriquement envisager d'utiliser indéfiniment le même tube, mais il va de soi que des considerations d'ordre pratique conduisent à le renouveler de temps à autre et pratiquement après une ou quelques inversions du sens du phénomène. Un tel tube peut être constitué par une capsule en U à branches rectilignes parallèles disposées face à deux fenêtres du boîtier. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, la source d'énergie est composée de deux piles, la première à intensité constante et la seconde à intensité déeroissante, des moyens étant prévus pour mettre en service la seconde lorsque la première est déchargée, l'organe indicateur constitue par un galvanomètre donnant alors, après la durée d'utilisation de la première, une indication fonction du temps d'utilisation de la seconde. Avantageusement, la première pile, qui n'alimente jamais le galvanomè- tre, débite dans un circuit qui commande par un thyristor le circuit constitue par la deuxième pile et le galvanomètre pour que ce circuit reste bloque aussi longtemps que la première pile n'est pas déchargée, le palpeur commandant deux contacts qui assurent la fermeture des deux circuits. Grâce à ce mode de réalisation, la première pile qui peut avoir par exemple une durée d'utilisation de neuf cents heures, ne débite jamais dans le galvanomètre, et sert en fait uniquement à la mise en service de la seconde. Il est donc aisé de calibrer le galvanomètre et ses résistances pour que la seconde ait,par exemple,encore une durée de vie de cent heures au cours desquelles l'aiguille du galvanomètre balaiera un cadran gradué de 100 à O, et indiquera donc directement le nombre d'heures pendant lesquelles la pointe de lecture peut encore être utilisée. Il est possible de prévoir en outre un condensateur charge par la deuxième pile, et qui se décharge grâce à un contact commande par le palpeur dans une diode témoin de marche et dans le thyristor qu'il bloque, ainsi qu'une diode de danger en série avec le galvanomètre. L'utilisateur sera ainsi informé par les deux diodes de l'état instan tané de sa table. Naturellement, l'ensemble des éléments peut être monté dans un boîtier unique, ou encore le palpeur peut être monté dans un boîtier à disposer au voisinage du bras de lecture et les autres éléments dans un second boîtier. Deux formes d'exécution de l'invention sont décrites ci-après à titre d'exemple, en référence aux dessins annexés dans lesquels - les figures 1 et 2 sont des vues schématiques en élévation et de face d'une table de lecture de chaîne haute fidélité équipée d'un compteur conforme à l'invention ; - la figure 3 représente le circuit électrique correspondant - la figure 4 est une vue en coupe transversale de ce compteur - la figure 5 est une vue en coupe à plus grande échelle selon la ligne V-V de la figure k - les figures 6, 7 et 8 montrent le même compteur à trois stades de son utilisation - la figure 9 montre en perspective schematique un second mode de réa lisation de l'invention ; - la figure 10 représente le schéma électrique correspondant ; et - les figures 11 et 12 sont des coupes à plus grande échelle du boîtier du palpeur, respeftivement selon la ligne XI-XI de la figure 12 et la ligne XII-XII de la figure 11 On voit en figure 1 une table de lecture dont les mécanismes sont disposes dans un parallélépipède 1 surmonté d'un plateau rotatif 2 et portant un bras de lecture 3 avec sa tête 4 articulée sur un axe 5. On sait que le bras de lecture 3 peut occuper soit une position de repos représentée en traits pleins, soit toute une série de positions successives d'utilisation comprises entre celles représentées en traits mixtes, qui correspondent au début et à la fin de la lecture du disque placé sur le plateau 2. Le compteur conforme à l'invention est constitue par un boîtier paral lèlepipèdique 6 pourvu d'un palpeur 7 en L. En position de repos, le bras 3 repousse le palpeur vers l'intérieur du boîtier, alors que dans toutes ses autres positions, le bras 3 laisse le palpeur libre de se déplacer vers ltextérieur du boîtier. On se reportera maintenant à la figure 3 qui montre un circuit électrique constitué par unepile P, un contact C et un tube de lecture directe T reliés en série. Plus particulièrement, la pile P est prise entre deux lames élastiques 8 dont l'une est reliée à l'une des électrodes en platine 9 du tube, et la seconde à l'une des lames 10 du contact C, une autre connexion reliant la seconde électrode 9 et la seconde lame 10. Les deux lames 10 sont enfilées sur un téton 11, isolées par une rondelle 12 et maintenues par une vis d'arrêt 13. Comme le montre mieux la figure 5, c'est la lame de droite qui est influencée par le bec 14 du palpeur 7 dont l'axe 15 coulisse dans la paroi du boîtier 6, un ressort 16 rappelant l'ensemble vers la gauche selon la figure, de telle sorte qu'alors les deux lames sont en contact l'une avec l'autre. Lorsque le bras 3 est en position de repos, il déplace le palpeur 7 vers la droite à l'encontre du ressort 16 et interrompt le contact entre les deux lames 10. C'est la position représentée à la figure 5. Au contraire, dès que le bras 3 quitte sa position de repos, le palpeur sous l'influence du ressort 16 se déplace vers la gauche et le bec 14 met les deux lames 10 en contact assurant ainsi la fermeture du circuit éleetrique. Le tube T est un tube en U comportant deux branches verticales, parallèles, fines, réunies par une partie horizontale de plus grand volume. Il contient avantageusement un sel de mercure tel que HgCl2 dans lequel baignent deux électrodes de mercure 17 et 18. La figure 4 est une coupe du boîtier permettant de mieux saisir comment les divers composants du circuit y sont logés. On voit qu'il s'agit d'un boîtier parallélépipèdique pourvu d'une cloison longitudinale venue de moulage 22 destinée à maintenir le tube T contre la face avant pourvue de deux fenêtres 19 et 20. Le tube T est en outre positionné par des butées latérales 23 dont on retrouve d'ailleurs ltéquivalent sur la face interne du couvercle 21. Au droit d'une ouverture prévue dans le fond du boîtier et obstruée par un bouchon 24, deux cloisons venues de moulage 25 et 26 forment le logement de la pile P, des lumières convenables étant prévues pour positionner les lames 8. On voit également sur la figure 4, sur la paroi latérale du boîtier, le bec 14 et son ressort 16, ainsi que les lames 10, et lton conçoit aisément qu'un tel boîtier est de fabrication particulièrement simple et peu onéreuse par moulage d'un matériau plastique approprie. Comme le montre la figure 6, à l'origine l'éleetrode 17 qui apparaît par la fenêtre 19 du boîtier 6 est de très faible volume alors que l'electrode 18 qui apparaît par la fenêtre 20 symétrique de la précédente occupe la quasi totalité de la partie verticale rectiligne du tube. On sait que le phénomène d'éleetrolyse qui se produit lorsque la pile alimente le tube, les lames 10 et 11 étant en contact, a pour effet de transporter de façon proportionnelle au temps le mercure de l'éleetrode 18 vers l'electrode 17, si l'on a pris soin de positionner correctement la pile. Au bout d'un temps déterminé d'utilisation de la table de lecture, ctest-à-dire d'absence du bras 3 de sa position de repos, on aboutira donc à la position représentée à la figure 7 pour laquelle ltéleetrode 17 a grandi au détriment de l'éleetrode 18, et plus tard encore on aboutira à la position selon la figure 8 qui correspond à la consommation totale du mercure de l'éleetrode 18. On conçoit qu'il suffit de calculer le volume du mercure et le diamètre intérieur du tube T pour que ltétat représenté à la figure 8 se produise au bout d'environ neuf cents heures de passage du courant. Dans ces eondltions, lorsque l'état de la figure 8 est atteint, l'utilisateur sait qu'il doit changer le diamant constituant sa pointe de lecture, qui a servi mille heures, et inverser la polarité de la pile P. Le même phénomène se produira alors en sens inverse : l'electrode 17 se déchargera au profit de l'electrode 18 en neuf cents heures, et ainsi de suite. La prudence exige simplement de remplacer la pile P lorsque cela s'avère utile et même de remplacer assez fréquemment le compteur en entier. Le faible prix du compteur est en effet sans rapport avec le bénéfice que l'on retire d'une bonne audition et avec la certitude de ne jamais détériorer les disques utilisés. Selon le mode de réalisation préféré illustre aux figures 9 et suivantes, il est prévu un premier boîtier 30 et un second boîtier 31, le premier portant le palpeur 32 qui coopère avec le bras 33 comme précédemment, et le second portant un cadran indicateur 34 d'un galvanomètre avec une aiguille 35 se déplaçant devant une échelle 36 graduée de O à 100. Ce second boîtier 31 reçoit en outre deux diodes éclairantes visibles de l'efterieur en 37 et 38 marquées l'une "MARCHE" et l'autre "DANGER". Les deux boîtiers sont réunis par un câble électrique 39. Le circuit électrique de ce mode de réalisation préféré, représenté en figure 10, comprend essentiellement, dans le boîtier 30 du palpeur, trois contacts Cl, C2, C3 et dans le boîtier indicateur 31, un galvanomètre G avec ses trois résistances R1, R2 et #R3, les deux diodes D1 et D2, un thyristor T, un transistor TE, un condensateur CR et deux piles Pi et P2. La pile P2 forme une boucle avec le galvanomètre, la diode D2, le thyristor F, le contact C2 et une résistance R4, boucle qui est commandée par le circuit de la pile P1 constitue par cette pile, le contact C3, le transistor TE et la résistance R6, ainsi que par le circuit du condensateur CR avec le contact Cl, la diode D1 et la résistance R5. On voit en figures 11 et 12 que le palpeur 32 possède une partie coudee 39 coulissant sur la tige 40 à l'encontre du ressort 41 dans le boîtier 30, et qui commande les trois contacts Cl, C2, C3. Plus précisément, le palpeur fait passer le contact Cl de la position ba à la position bc et ferme les contacts C2 et C3 lorsqu'il est libéré par le bras 33. Sur la figure 10, seul le contact double C3 est visible avec son plot central b commande par le palpeur et ses deux contacts a et c. Les interrupteurs C2 et C3 sont des interrupteurs simples au lieu d'être doubles. il est à noter que la pile PI est une pile à l'oxyde de mercure calculée compte tenu des résistances du circuit et en particulier de la résistance R6 pour se décharger en neuf cents heures. Par contre, la pile P2 est une pile alcaline au manganèse qui a la propriété de se décharger de façon linéaire et qui est calculée, compte tenu des résistances du galvanomètre et de Ek, pour se decharger en cent heures. Ce mode de réalisation fonctionne de la façon suivante. Le circuit est représenté en figure 10 en position de repos, c'est-à-dire lorsque le bras 33 est immobile. Les trois contacts étant ouverts, aucun phénomène ne se produit, le galvanomètre indique O et les deux diodes sont éteintes. Si l'on met en service le bras 33-, les deux piles étant neuves, le passage du contact Cl de la position ba à la position bc décharge le condensateur CE que la pile 2 avait charge. il éclaire au passage la diode D1 qui va donc signaler en 37 la position "MARCHE" sur le boîtier 31. La décharge du galvanomè- tre bloque le thyristor T, ce qui interdit à la pile P2 de débiter bien que l'interrupteur C2 soit fermé. Par contre, la pile P1 débite, C3 étant fermé. Cet état de chose va se poursuivre pendant les huit cents heures pendant lesquelles P1 débite, etest-à-dire pendant lesquelles le bras est en service Pendant ces huit cents heures, le galvanomètre indiquera donc 0, mais l'utilisateur saura que son appareil est en marche normale grâce à la diode D1 visible en 37. Lorsque maintenant la pile P1 va se trouver déchargée, le transistor TE n'étant plus polarisé, le thyristor devient passant. Le contact C2 étant fermé, le circuit de la pile P2 entre en service et lapile P2 débite dans le galvanomètre qui indique 100. Compte tenu de la linéarité de la tension fournie par la pile P2 pendant les cent heures qui suivent, le galvanomètre va indiquer successivement des positions décroissantes de 100 à o, et va signaler à l'utilisateur le nombre d'heures pendant lesquelles il peut encore utiliser son appareil. Simultanément, la diode D2 est alimentée et signale en 38 le danger qu'il y aurait à ne pas changer à temps la tête de lecture. REVENDICATIONS 1. Compteur de durée d'utilisation pour tables de lecture, en particulier pour tables de lecture de disques haute fidélité, caractérisé en ce qu'il est constitue d'un ensemble apte à être monté sur la table de lecture, en partie au moins au voisinage du bras de lecture dans sa- position de repos, et comportant une source d'énergie électrique, un organe indicateur de la quantité d'énergie fournie par la source et un contact, un palpeur etant prévu pour fermer ce contact à l'encontre d'un moyen de rappel lorsqu'il est libéré par le bras quittant sa position de repos. 2. Compteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe indicateur est un tube a'électrolyse à lecture directe. 3. Compteur selon la revendication 2, caractérisé en ce que le tube d'électrolyse à lecture directe est du type à anode soluble. 4. Compteur selon la revendication 3, caractérisé en ce que le tube à anode soluble utilise deux électrodes de mercure baignant dans un sel de ce métal. 5. Compteur selon l'une des revendications 2, 3 ou 4, caractérisé en ce que le tube à lecture directe est un tube dont les deux extrémités permettent la lecture, la source d'énergie étant réversible. 6. Compteur selon la revendication 5, caractérisé en ce que le tube à lecture directe est une capsule en U à branches rectilignes parallèles disposées face à deux fenêtres du boîtier. 7. Compteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe indicateur est un galvanomètre mesurant l'intensité du courant qui le traverse, et quiindique au bout d'une durée d'utilisation déterminée que la source d'énergie est déchargée. 8. Compteur selon la revendication 2, caractérisé en ce que la source d'énergie est composée de deux piles, la première à intensité constante et la seconde à intensite décroissante, des moyens étant prévus pour mettre en service la seconde lorsque la première est déchargée, l'organe indicateur, constitué par un galvanomètre, donnant alors, après la durée d'utilisation de la première, une indication fonction du temps d'utilisation de la seconde. 9. Compteur selon la revendication 8, caractérisé en ce que la première pile, qui n'alimente jamais le galvanomètre, débite''dans un Circuit qui commande par un thyristor le circuit constitue par la deuxième pile et le galvanomètre pour que ce circuit reste bloque aussi longtemps que la première pile n'est pas déchargée, le palpeur commandant deux contacts qui assurent la fermeture des deux circuits. 10. Compteur selon la revendication 9, caractérisé par la présence d'un condensateur chargé par la deuxième pile et qui se décharge grâce à un contact commande par le palpeur dans une diode témoin de marche et dans le thyristor qu'il bloque. 11. Compteur selon la revendication 9 ou la revendication 10, carac térisé par la présence d'une diode de danger en série avec le galvanomètre. 12. Compteur selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que l'ensemble de ses éléments est monté dans un boîtier unique. 13. Compteur selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que le palpeur est monté dans un boîtier à disposer au voisinage du bras de lecture et les autres éléments dans un second boîtier.