L'invention due à Andor SEBOK est relative à une installation hydrophore c'est-à-dire une installation destinée à assurer un stockage d'eau de consommation pour en permettre ensuite la distribution qui comporte un réservoir, une pompe et une soupape de retenue intercalée dans la canalisation de liaison entre la pompe et le réservoir. L'installation hydrophore conforme à l'invention, comme toutes les installations hydrophores d'une manière générale, est utilisée avec des réseaux de distribution d'eau relativement petits, alimentés directement par une pompe. De tels réseaux de distribution d'eau se rencontrent par exemple dans les ensembles d'habitation, les habitations individuelles, les entreprises industrielles et agricoles etc. Le rôle de l'installation hydrophore consiste à éliminer les démarrages et arrêts répétés de la pompe qui alimente le réseau de distribution d'eau et d'assurer ainsi une consommation d'énergie plus économique de la pompe et de son moteur d'entraine- ment et aussi d'augmenter la longévité de ces machines. Un autre rôle de l'installation hydrophore est d'assurer dans le réseau de distribution d'eau la pression préalablement fixée entre deux valeurs limites. Les installations hydrophores connues comportent en général, pour remplir leur rôle indiqué ci-dessus, la pompe entrarnée par un moteur électrique, le réservoir raccordé à la canalisation de refoulement de la pompe, la soupape de retenue interposée dans la canalisation de liaison entre le réservoir et la pompe, un mano-interrupteur, c'est-à-dire un interrupteur agissant en fonction de la pression, commandant le moteur d'entrainement de la pompe et le compresseur d'air raccordé au réservoir. L'installation peut évidemment comprendre en outre des indicateurs de niveau, des manomètres et autres appareils indicateurs et régulateurs. Dans les installations hydrophores du genre de construction décrit ci-dessus, le réservoir est rempli par la pompe, par l'intermédiaire d'une soupape de retenue, alors ouverte, jusqu'à ce que la pression régnant à l'intérieur du réservoir ait atteint la valeur limite supérieure que l'on s'est préalablement fixée. Une fois atteinte cette valeur de la pression, le mano-interrupteur arrête le moteur d'entralnement de la pompe, la soupape de retenue se ferme et empêche tout retour de l'eau du réservoir à la pompe. Lors du remplissage du réservoir, la surface libre de l'eau, qui s'élève à l'intérieur du réservoir, joue le rôle d'un piston et comprime l'air situé au-dessus de cette surface libre à l'intérieur du réservoir.Si de l'eau est prélevée sur la canalisation d'eau, de l'eau s'écoule ainsi du réservoir dans le réseau de distribution et de cette manière le réservoir de l'installation hydrophore pourvoit à la consommation d'eau. La circulation de l'eau sortant du réservoir de l'installation hydrophore vers le réseau de distribution d'eau est assurée par l'air qui se trouve au-dessus de la surface libre de l'eau à l'intérieur du réservoir de l'installation hydrophore et qui a été comprimé pendant la période de remplissage.Lorsque le réservoir a été vidé de son eau ou que la surface libre de l'eau y est descendue en dessous d'un niveau prédéterminé et qu'en conséquence dans le réservoir, ainsi que dans le réseau de distribution d'eau raccordé à celui-ci, la pression s'est en même temps abaissée en dessous de sa valeur limite inférieur admissible, le moteur d'entraînement de la pompe est de nouveau mis en marche par le manointerrupteur et la phase de remplissage se répète. Un inconvénient inhérent aux installations hydrophores usuelles consiste en ce que le volume utile du réservoir de l'installation hydrophore n'est qu'une fraction de la totalité de son volume et que dans ces conditions le récipient ne peut être complètement utilisé, de sorte que son encombrement est important, et que ses frais de fabrication et d'installation sont inutilement élevés. Ce défaut est évident, lorsqu'on calcule, à l'aide d'un exemple, le volume utilisable d'un réservoir d'installation hydrophore. Le volume utile d'un tel réservoir est donné par la formule Vh = Vt p (1 - dans laquelle V1 est le volume total du réservoir P1 est la pression minimale admissible à l'intérieur de ce ré servoir, P2 est la pression maximale admissible à l'intérieur de ce ré servoir. Si P1 = 4 atmosphères et p2 = 5 atmosphères on obtient pour valeur du volume utile du réservoir 1 Vh V1 ce qui veut dire que le volume utile du réservoir de l'installation hydrophore n'est que le cinquième de son volume total. Dans de nombreux cas, les fluctuations de pression atteignent des valeurs supérieures à une atmosphère. d'où un autre inconvénient : la longévité de certains appareils qui, lors de leur utilisation normale. utilisent la pression de la canalisation de distribution, par exemple les appareils à eau chaude des installations de chauffage à vapeur, se trouve fortement réduite par de telles variations de pression. Un autre inconvénient des installations connues est que la pompe et son moteur d'entrainement doivent être dimensionnés pour la pression maximale admissible, tandis que pendant la majeure partie'due leur temps de travail ils tournent à une puissance qui ne correspond pas à cette valeur maximale. La motopompe travaille ainsi avec un rendement relativement mauvais, ce qui contribue également à une utilisation défavorable de l'énergie. Un inconvénient aussi des installations hydrophores usuelles est qu'il faut absolument utiliser un compresseur d'air, car, à l'intérieur du réservoir, la surface libre de l'eau est directement en contact avec l'air et qu'une certaine quantité de cet air est absorbée par l'eau. Le remplacement de cet air absorbé ntest possible en pratique qu'en utilisant un compresseur. Mais le compresseur et son moteur dwentratnement représentent des frais d'investissement supplémentaires et augmentent les dépenses de fonctionnement. L'installation hydrophore conforme à l'invention permet d'éviter les inconvénients de la solution connue et d'utiliser pour remplir le même ralle une installation meilleur marché et d'encombrement moindres tandis qu'aussi la consommation d'énergie en service s'effectue avec un meilleur rendement. Dans l'installation conforme à l'invention, le volume consacré à l'eau constitue une fraction importante du volume total de l'installation hydrophore. D'autre part > il est alors inutile de mettre en oeuvre un compresseur. Dans l'installation conforme à l'invention, aussi > les différences de pression qui se produisent sont inférieures à celles auxquelles on a affaire avec les solutions connues > de sorte que les dispositifs alimentés par le réseau de distribution d'eau ne sont pas soumis au moindre risque de détérioration. Dans l'installation hydrophore conforme à ltinvention. on utilise dans le réservoir, au lieu d'air > un fluide tel que celui utilisé comme fluide réfrigérant dans les machines frigorifiques. Ces fluides sont aussi appelés vapeurs frigorigènes. En premier lieu il est recommandé d'utiliser les Fréons ou l'ammoniac. le chlorure de méthyle et autres vapeurs frigorigènes. On peut utiliser encore des mélanges de divers fluidés, par exemple un mé- lange de certaines sortes de Fréons. Ces fluides présentent des propriétés liées à leur nature telles que pour les valeurs de la température et de la pression régnant dans les installations hydrophores, ils peuvent se présenter aussi bien à l'état liquide qu'à l'état gazeux. Cette circonstance est mise à profit dans l'installation hydrophore conforme à l'invention.Dans cette installation en effet l'eau qui arrive par la canalisation d'eau occupe, dans le réservoir de l'installation hydrophore, un espace qui est séparé à l'aide d'un élément séparateur élastique de la partie du volume du réservoir dans laquelle se trouve le fluide précité. Sous l'action de l'élévation de pression qui se produit lors du remplissage du réservoir de l'installation hydropore, la vapeur froide est partiellement condensée et il en résulte que son volume est fortement diminué, tandis que la pression et la température du fluide lui-même sont à peine modifiées. La chaleur libérée au cours de la condensation est cédée au milieu extérieur, principalement à l'eau. Mais cette quantité de chaleur n'élève la température de l'eau que de quelques degrés au maximum de sorte qu'en pratique elle ne pose pas de problème. Lorsqu'on prélève l'eau par la canalisation d'eau, le volume d'eau à l'intérieur du réservoir de l'installation hydrophore diminue. La faible chute de pression qui en résulte vaporise partiellement le liquide de la vapeur frigorigène condensée lequel, à pression pratiquement inchangée, occupe le volume accru dont il dispose. La chaleur nécessaire à la vaporisation est alors prélevée par le fluide employé sur le milieu extérieur. l'eau principalement ; ce qui toutefois ne produit pas un refroidissement appréciable de l'eau. L'élément séparateur utilisé dans le réservoir de l'installation hydrophore conforme à l'invention peut être constitué par une membrane ou un ballon interposé entre l'eau et la vapeur frigorigène ; cet élément est avantageusement réalise en caoutchouc ou en matière synthétique. Dans les cas où toute pénétration, dans l'eau de consommation, de la vapeur formée par le fluide utilisé à la place de l'air, même en une quantité aussi faible que celle qui peut éventuellement diffuser à travers la membrane, est absolument prohibée, on peut utiliser un réservoir auxiliaire qui communique avec l'es- pace > séparé de l'eau de consommation, du réservoir de l'installation hydrophore, ce réservoir auxiliaire contenant un liquide transmetteur de pression et le fluide remplaçant l'air. Dans les installations hydrophores de puissances relativement importantes ou lorsqu'une variation de température, même de t à 2 degrés est inadmissible > on peut utiliser un échangeur de chaleur du type superficiel dans lequel d'un côté circule l'eau de consommation et de l'autre côté circule le fluide remplaçant 1 'air. La caractéristique essentielle de l'installation hydrophore conforme à l'invention, consiste en ce qu'elle comporte un élément élastique qui subdivise le réservoir de l'installation hydrophore en deux espaces, l'un de ceux-ci étant raccordé à la canalisation sous pression, tandis que l'autre contient la matière utilisée comme fluide rEfrigérant dans les nachines frigorifiques ou est en communication avec un réservoir qui, tout au moins partiellement, contient une telle matière. L'invention est expliquée plus en détail ci-après à l'aide de certains de ses modes de réalisation, pris à titre illustratif mais nullement limitatif, en se référant aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est un schéma de principe d'un mode de réalisation simple de l'installation conforme a' l'invention, utilisant un élément séparateur de la nature d'un ballont - la figure 2 est une vue de l'installation de la figure 1 > à l'état partiellement rempli - la figure 3représente l'installation des figures 1 et 2, complètement remplie - la figure 4 montre un autre mode de réalisation de l'installation conforme à l'invention, dans lequel l'élément séparateur est réalisé sous la forme d'une membrane - la figure 5 représente un mode de réalisation de l'installation conforme à l'invention, comportant un échangeur de chaleur et - la figure 6 est un autre mode de réalisation de l'installation conforme à l'invention, comportant un réservoir auxi liaire. Sur les figures 1 à 3, on a représenté la même installation hydrophore, mais dans diverses phases de son fonctionnement. Dans ce mode de réalisation, le réservoir 1 de l'installation hydro phore contient un élément séparateur 8 de la nature d'un ballon, dont le collet est pincé entre la bride 6 du réservoir 1 et le couvercle 7. A la partie inférieure du réservoir 1, le tube d'eau sous pression 4 est raccordé à la tubulure d'arrivée 3. L'eau est envoyée au réservoir 1 de l'installation hydrophore, par la pompe 12, par l'intermédiaire de la soupape de retenue 24. A la tubulure d'arrivée 3 est raccordé l'interrupteur agissant sous l'action de la pression ou mano-interrupteur 13. Le réservoir 1 est muni, à l'emplacement de l'embouchure 2 de la tubulure d'arri vée 3 dune grille 11.A l'extrémité supérieure du réservoir est raccordé le tube à gaz 10. au moyen duquel, après ouverture de l'organe d'arrêt 23 monté sur le tube à gaz, le fluide réfrigé rant peut être introduit dans l'espace délimité par l'élément séparateur 8. L'expression fluide réfrigérant désigne par la suite une matière telle que celle habituellement utilisée dans les machines frigorifiques, par exemple un Fréon, l'ammoniac, le chlorure de méthyle et d'autres substances pures ou mélangées. Le mode de réalisation représenté sur les figures t b 3 fonctionne en principe de la manière suivante. Sur la figure 1 est représenté l'état de l'installation dans lequel le réservoir ne contient presque pas d'eau. Par conséquent, à l'intérieur de l'espace délimité par l'élément séparateur 8, la majeure partie du fluide réfrigérant se trouve à l'état de vapeur, de sorte que l'élément séparateur 8 est appliqué contre la paroi du réservoir de l'installation hydrophore. Dans cette position de fonctionne ment de l'installation. le mano-interrupteur 13 met sous tension le moteur d'entrainement de la pompe 12, et l'eau refoulée par la pompe s'écoule, en passant par la soupape de retenue 24 dans le sens de la flèche dessinée à côté de cette soupape. dans la canalisation d'eau sous pression 4 et par la tubulure d'arrivée 3 et la grille 11, dans le réservoir 1. Sous l'action de la sur pression relative produite par la pompe, le volume contenu à l'intérieur de l'élément séparateur 8 diminue et la vapeur du fluide réfrigérant qui remplit cet espace est partiellement condensée. Dans ces conditions l'espace occupé par le fluide ré réfrigérant est nettement diminué tandis que l'eau qui arrive dans le réservoir remplit le volume ainsi libéré dans celui-ci.Du fait que l'élément séparateur est réalisé en un matériau élastique, celui-ci peut à tout moment suivre la surface de séparation entre l'eau et la phase liquide du fluide réfrigérant. Sur la figure 2 est représenté un état intermédiaire de la période de remplissage du réservoir 1 de l'installation hydrophore, dans lequel ce réservoir 1 est déjà en partie rempli d'eau. Si le remplissage du réservoir 1 se poursuit, l'intérieur de l'élément séparateur est le siège d'une transformation de plus en plus importante du fluide réfrigérant en liquide. Si dans ces conditions la totalité de la vapeur du fluide réfrigérant s'est condensée, la pression a tendance à augmenter par bonds, mais en même temps le mano-interrupteur 13 sépare du réseau le moteur d'entrainement de la pompe 12 et interrompt ainsi la phase de remplissage. Si alors on prélève de l'eau dans le réseau de distribution alimenté par l'installation hydrophore, cette eau s'écoule du réservoir 1 de cette installation en direction du point d'utilisation par le tube d'eau sous pression 4. A l'instant où commence le soutirage, il se produit une faible chute de pression qui provoque à l'intérieur de l'espace délimité par ltélément séparateur 8 une vaporisation partielle du fluide réfrigérant. Si la consommation d'eau se poursuit, cette vaporisation du fluide réfrigérant devient de plus en plus complètent le volume occupé par le fluide réfrigérant croit alors constamment. I1 en résulte que l'élément séparateur 8 suit, du fait de sa déformation. les variations de la surface libre de l'eau à l'intérieur du réservoir 1 de l'installation hydrophore. Lorsque la consommation d'eau continuant, le réservoir 1 de l'installation hydrophore est vidé ou, immédiatement avant son vidage complet, le fluide réfrigérant présent dans l'espace délimité par l'élément séparateur 8, se trouve déjà presque en totalité à Itétat de vapeur sous l'action de la chute de pression qui se produit alors, le mano-interrupteur 13 (qui n'a plus été représenté sur les figures 2 et 3) met le moteur d'entraînement de la pompe 12 sous tension, et l'opération de remplissage décrite précédemment recommence. Il y a lieu de remarquer ici qu'à la fin de la période de remplissage, lorsque le mano-interrupteur 13 arrête la pompe 12 et que, dans ces conditions, la pression de l'eau s'abaisse passagèrement à l'intérieúr de la canalisation située entre la sou pape de retenue 24 et la pompe 12. la soupape de retenue 24 ferme cette canalisation et empêche ainsi que l'eau revienne du réservoir 1 à la pompe 12. Du fait que dans l'espace délimité par l'élément séparateur 8, ne peut se trouver que de la vapeur saturée, la variation d'état, qui se produit pendant les périodes de remplissage et de vidage, du fluide réfrigérant se produit essentiellement à pression et à température constantes.Cette condition ne peut évidemment être satisfaite que lorsque la quantité de fluide réfrigérant située à l'intérieur de l'élément séparateur 8 et la pression de remplissage ont été convenablement choisies en fonction de la pression désirée dans le réseau de distribution d'eau utilisé et des propriétés du fluide réfrigérant utilisé. I1 y a lieu de noter à ce sujet que lors de la condensation du fluide réfrigérant une certaine quantité de chaleur est dégagée et que le fluide réfrigérant, lors de sa vaporisation, reçoit une certaine quantité de chaleur du milieu extérieur.Toutefois, pour les divers fluides réfrigérants, compte tenu de la faible quantité de fluide réfrigérant utilisée en fonction du volume du réservoir 1, d'une' part ces quantités de chaleur ne sont pas considérables, d'autre part les échanges thermiques en provenance ou en direction du milieu extérieur s'effectuent par conduction calorifique. La grille Il a pour rôle d'empêcher l'élément séparateur 8 de former une hernie dans la tubulure d'arrivée ou d'être détérioré par l'arête de raccordement de la tubulure 3 avec le réservoir 1 de l'installation hydrophore. Sur la figure 4 on a représenté un mode de réalisation de l'installation conforme à l'invention dans lequel l'élément séparateur 8 est utilisé sous la forme d'une membrane. Dans ce cas, le réservoir 1 est divisé en deux parties et l'élément séparateur 8 est enserré entre des brides formées dans le plan de séparation. Le mode de fonctionnement de ce mode de réalisation coricide exactement avec celui de la solution décrite précédemment. ici le fluide réfrigérant se trouve dans l'espace compris entre la partie supérieure du réservoir 1 de l'installation hydrophore et l'élément séparateur. L'eau refoulée par la pompe 12 parvient, par l'intermédiaire de la soupape de retenue 24 dans le tube d'eau sous pression 4 et, par la tubulure d'arrivée 3 et la grille 11 disposée à son embouchure, dans le réservoir 1 de l'instal lation hydrophore. Si la quantité d'eau croit à l'intérieur du réservoir 1, l'espace disponible pour le fluide réfrigérant dimi- nue et il s'ensuit une condensation lente du fluide réfrigérant. L'élément séparateur élastique 8 suit la surface de séparation entre le fluide condensé et 11 eau, de sorte qu'à la fin de la pé- riode de remplissage, l'élément séparateur 8,s'appiique, en position contraire de celle représentée sur la figure 4, contre la partie supérieure du réservoir 1 de l'installation hydrophore. Après que le fluide réfrigérant s'est transformé en liquide et que la pression de l'eau s'est légèrement élevée, de manière à dépasser légèrement la valeur fixée, le mano-interrupteur 13 coupe l'alimentation du moteur d'entrainement de la pompe 12 et le refoulement d'eau cesse ; en même temps aussi se ferme la soupape de retenue. Au début du prélèvement d'eau, les choses se passent d'une manière analogue au remplissage, mais en sens contraire. Ceci veut dire qu'au cours de la diminution de la quantité d'eau contenue dans le réservoir 1 il se produit une vaporisation du fluide réfrigérant dans l'espace situé au-dessus de l'élément séparateur 8 ; par conséquent l'élément séparateur 8 est soumis essentiellement à la même pression que l'eau qui se trouve encore dans le récipient 1. Lorsque l'eau du réservoir 1 est presque épuisée, un prélèvement ultérieur d'eau fait baisser la pression à l'intérieur de la tubulure d'arrivée 3r à la suite de quoi le manointerrupteur 13 remet en marche le moteur d'entraînement de la pompe 12 et un nouveau cycle de remplissage commence. Le mode de réalisation représenté sur la figure 6 concorde pour l'essentiel avec celui de la figure 4. sauf quel comporte en plus un échangeur de chaleur 14. Cette solution peut donc être utilisée lorsque la température de l'eau ne peut s'écarter, pas même de 1 à 2 degrés, de celle de l'eau refoulée par la pompe. Dans ce dispositif se branche sur la canalisation d'eau sous pression 4 le tube de refroidissement 15 qui va à la tubulure d'arrivée 3 et ce tube de refroidissement 15 constitue un des côtés de l'échangeur de chaleur 14. L'autre côté de cet échangeur 14 du type superficiel est l'espace à gaz 16 dans lequel peut entrer de la vapeur de fluide réfrigérant provenant de -l'es- placet délimité par la paroi séparatrice 8, du réservoir i de l'installation hydrophore.Dans cet agencement lorsqu'au cours de la période de remplissage une partie de la vapeur du fluide réfrigérant se condense, une grande partie de la chaleur de condensation est cédée, à l'intérieur de l'échangeur de cha leur 14, à l'eau qui s'écoule dans le tube de refroidissement 15 ; mais Si, lors d'un prélèvement d'eau le fluide réfrigérant se vaporise, la chaleur de vaporisation est extraite de l'eau qui s'écoule du réservoir 1 en direction du tube d'eau sous pression 4 et cette eau est par suite refroidie. Dans le mode de réalisation représenté sur la figure 6 un réservoir auxiliaire est placé sur le réservoir 1. Le réservoir de l'installation hydrophore, comme dans les modes de réalisation précédents, est muni d'un élément séparateur 8. Dans la solution de la figure 6, on a représenté un élément séparateur 8 en forme de membrane, cette membrane étant pincée entre les brides du plan de séparation du réservoir 1. Au milieu de la partie supérieure 18 du réservoir 1, le tube de communication 19 débouche dans le réservoir 1. L'extrémité supérieure librede ce tube de communication 19 est munie d'une bride 21, sur laquelle est prévue un couvercle 20. Le couvercle 20 a au moins la même dimension que la bride 19 et est disposé de telle manière qu'entre la bride 19 et le couvercle 20 il subsiste encore un interstice.A la partie inférieure du réservoir 1 de l'installatidn hydrophore sont prévues la tubulure d'arrivée 3 et son embouchure 2. Le réservoir auxiliaire 17 est rempli d'un liquide auxiliaire qui remplit aussi l'espace situé à l'intérieur du réservoir 1 au-dessus de l'élément séparateur 8. Le liquide auxiliaire peut également être constitué par un liquide réfrigérant. mais on peut tout aussi bien utiliser d'autres liquides. La quantité de liquide auxiliaire doit être choisie de telle manière qu'elle recouvre aussi le couvercle 20 à l'intérieur du réservoir auxiliaire, même si, à l'intérieur du réservoir 1, il n'y a plus d'eau d'utilisation en dessous de l'élément séparateur 8.Dans cette phase de fonctionnement de l'installation, la quantité de liquide auxiliaire contenue à l'intérieur du réservoir auxiliaire 17 doit, d'une manière avantageuse, être de 10 à 15% dn volume total du réservoir 1 de l'installation hydrophore. Dans la situation représentée sur la figure 1, le niveau du liquide auxiliaire est indiqué par la ligne 22. L'espace intérieur du réservoir auxiliaire 17 audessus de la ligne 22 est rempli par le fluide auxiliaire qui, dans la position représentée sur la figure 6, se trouve en ma jeure partie à l'état gazeux. A la partie supérieure du réservoir auxiliaire 17 est raccordé le tube à gaz 10 muni d'un dispositif de mesure 23. Au mode de réalisation représenté sur la figure 6 appartiennent évidemment aussi les appareils et accessoires, utilisés avec les modes de réalisation des figures 1à 5 Mais ces éléments composants n'ont pas été représentés sur la figure 6. Lorsqu'au cours du fonctionnement de ltinstallation hydrophore, dans la position représentée sur la figure 6,le manointerrupteur met en marche le moteur d'entraînement de la pompe 12 qui refoule de l'eau dans le réservoir 1 de l'installation hydrophore, liteau de consommation qui pénètre dans le réservoir 1 par l'embouchure 2 commence à soulever 1élément séparateur 8. Lu élément séparateur 8 poussé par l'eau de consommation, refoule hors de la partie supérieure du réservoir 1 le liquide auxiliaire situé au-dessus de l'élément séparateur. Sous l'action du liquide auxiliaire qui du réservoir 1 parvient dans l'espace intérieur du réservoir auxiliaire 17 en passant par le tube de communication 19 ainsi que par la partie située entre la bride 21 et le couvercle 20, la surface libre du liquide auxiliaire qui se trouve dans le réservoir auxiliaire 17 s'élève au-dessus de la ligne 22 et comprime le fluide auxiliaire situé au-dessus du liquide auxiliaire, de sorte qu'une partie de ce fluide se condense Le fluide réfrigérant condense sous forme de gouttelettes, s'enfonce, car son poids spécifique est supérieur à celui de liteau utilisée comme liquide auxiliaire, dans le liquide auxiliaire, mais ne peut cependant pas parvenir dans le réservoir 1 de lins- tallation hydrophore car, d'une part, le tube de communication 19 qui y conduit est fermé par le couvercle 20, et d'autre part, le liquide auxiliaire s'écoule en direction opposée, c'est-à-dire sort du réservoir 1.Pendant l'opération de remplissage, la condensation du fluide réfrigérant se poursuit et l'ascension-du liquide auxiliaire à l'intérieur du réservoir 17 continue, ltes- pace situé en dessous de l'élément séparateur 8 à l'intérieur du réservoir 1 se remplissant de plus en plus d'eau Pendant que le fluide réfrigérant passé à l'état liquide tombe vers le fond, la chaleur de condensation est cédée au liquide auxiliaire dans de très bonnes conditions de transmission calorifique ; ensuite le fluide réfrigérant se dépose sur la surface extérieure de la paroi supérieure 18 du réservoir 1.Lorsque le réservoir 1 de l'installation hydrophore est rempli d'eau de consommation, le mano-interrupteur 13, sous l'action d'une faible augmentation de pression, interrompt le fonctionnement de la pompe et, dans ces conditions, l'arrivée d'eau dans le réservoir 1 de l'installation hydrophore cesse. A ce moment l'élément séparateur 8 s'applique contre la partie supérieure du réservoir 1 de l'installation hydrophore. Au cours de la période de vidage, lorsque de l'eau est prélevée dans la canalisation de distribution, il se produit une réduction, correspondant à la quantité d'eau prélevée, de l'e- pace, situé en dessous de l'élément séparateur 8, du réservoir 1. Par l'intermédiaire de l'élément séparateur 8, le liquide auxiliaire qui se trouve dans le réservoir auxiliaire 17 tend à remplir l'espace libéré par la réduction de volume, car à l'inté- rieur de l'espace situé au-dessus du liquide auxiliaire, le fluide réfrigérant exerce, par suite de sa vaporisation partielle, une pression sur la surface libre du liquide auxiliaire. Le fluide réfrigérant condensé au cours de la période de remplissage, qui occupe la place située le long de la surface extérieure de la paroi 18, commence à se vaporiser sous l'action de la faible chute de pression qui se produit dans le liquide auxiliaire et s'élève, en raison du faible poids spécifique des bulles de vapeur, jusqu'à l'espace situé au-dessus sse la surface libre du liquide auxiliaire.Le liquide auxiliaire qui s'écoule du réservoir auxiliaire 17 dans le réservoir 1 dé l'installation hydrophore ne peut entrainer les bulles de vapeur, car la vitesse d'écoulement du liquide auxiliaire est très faible dans la région située entre le rebord 21 et le couvercle 20, de sorte que l'effet d'aspiration éxercé par le liquide qui parvient dans la région mentionnée est inappréciable. Cette très faible vitesse d'écoulement résulte de ce que le tube de communication 19 présente une section nettement inférieure à la surface latérale du cylindre qui, suivant les bords des éléments précités, forme la surface d'écoulement de l'interstice compris entre la bride 21 et le couvercle 20. Lorsqu'on continu à prélever de l'eau, le processus précité se poursuit jusqu'à ce que le liquide auxiliaire pénétrant dans le réservoir de l'installation hydrophore à partir du réservoir auxiliaire 17 remplisse l'espace du réservoir I de l'installation hydrophore. Dans cette position, l'élément séparateur 8 s'applique, comme on l'a représenté sur la figure 6, contre la paroi inférieure du réservoir 1 et, dans ces conditions, l'eau de consommation est déjà en fait évacuée du réservoir 1. Le moindre prélèvement ultérieur d'eau de consommation fait baisser, dans la tubulure d'arrivée 3, la pression qui règne en dessous de son embouchure 2, de sorte que le manointerrupteur met sous tension le moteur d'entraînement de la pompe 12 et la période de remplissage suivante commence. Sur le mode de réalisation représenté sur la figure 6, on peut voir que l'élément séparateur 8 n'est pas directement en contact avec le fluide réfrigérant. Il ne peut donc être question d'absorption d'une certaine quantité de fluide réfrigérant que par le liquide auxiliaire. Mais ceci ne veut pas dire que la quantité de fluide réfrigérant absorbée doive constamment être complétée, de la manie dont on doit remplacer l'air à l'aide d'un compresseur dans les installations hydrophores connues, car la "solution produite par l'absorption ne quitte pas le réservoir i de l'installation hydrophore ou le réservoir auxiliaire 17. Dans le cas de l'installation de la figure 6, on peut, pour commander et achever les phases de remplissage et de vidage, utiliser à la place du mano-interrupteur un capteur de niveau de liquide monté dans le réservoir auxiliaire. Celui-ci commande le moteur d'entraînement de la pompe 12, lorsque le niveau du liquide a atteint dans le réservoir auxiliaire 17 la position limite supérieure ou inférieure préalablement fixée. La description ci-dessus de l'installation conforme à l'invention montre clairement qu'au moins 80 à 90% de la totalité du volume du réservoir 1 peut être considéré comme volume utile et en même temps, que la fluctuation maximale de pression n'est que de quelques dixièmes d'atmosphères. De si faibles fluctuations de pression ne compromettent en aucune manière la bonne marche d'un dispositif consommateur d'eau quel qu'il soit. La meilleure utilisation du volume du réservoir de l'installation hydrophore réduit les frais d'investissement et, ce qui constitue un autre avantage, réduit l'encombrement de l'installation. Lorsqu'on utilise-l'installation conforme à l'invention. le compresseur nécessaire pour le réservoir de l'installation hydrophore et son moteur d'entraînement sont désormais inutiles, ce qui réduit encore davantage les frais d'investissement et de fonctionnement. Il y a lieu de mentionner à ce sujet qu'avec l'installation conforme à l'invention l'introduction du fluide réfrigérant dans le réservoir de l'installation hydrophore ou dans le réservoir auxiliaire ne nécessite pas de compresseur, car ces fluides réfrigérants sont disponibles à la pression appropriée en bouteilles et on peut donc assurer le premier remplissage ou compléter le remplissage du réservoir de l'installation bydrophore ou du réservoir auxiliaire, sans autres appareils auxiliaires que l'intercalation d'une soupape réductrice de pression. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà dè ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Installation hydrophore c'est-à-dire une installation destinée à assurer un stockage d'eau de consommation pour en permettre ensuite la distribution, laquelle installation hydrophore est caractérisée en ce que le réservoir (1) de l'installation hydrophore est divisé par un élément séparateur (8) en deux espaces partiels, le tube de refoulement (4) étant raccordé à l'un de ces espaces partiels, tandis que l'autre espace partiel contient un fluide réfrigérant du genre de ceux utilisés dans les machines frigorifiques, ou tout au moins est relié à un réservoir qui contient au moins partiellement une telle matiere. 2. Installation hydrophore selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'élément séparateur (8) est constitué par une membrane enserrée entre des brides du réservoir (1) de l'installation hydrophore (figures 4 à 6). 3. Installation hydrophore selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'élément séparateur (8) est constitué par un ballon fixé par son collet au réservoir (1) de l'installation hydrophore (figures t à 3). 4. Installation hydrophore selon l'une quelconque des reven dications 1 et 2, caractérisée en ce que le réservoir (1) de l'installation hydrophore comporte un réservoir auxiliaire (17), qui l'entoure au moins partiellement, dont l'espace communique avec la partie du réservoir (1), qui ne communique pas avec le tube de refoulement d'eau (4). 5. Installation hydrophore selon la revendication 4, carac tériséeen ce que la communication entre le réservoir (1) de l'installation hydrophore et le réservoir auxiliaire (17) est établie par un tube de communication (19) muni d'une bride (21) et qu'en face de la bride (21) est monté un couvercle (20). 6. Installation hydrophore selon l'une quelconque des revendications 4 et 5r caractérisée en ce qu'à l'intérieur du réservoir auxiliaire (17) se trouve un liquide auxiliaire qui remplit partiellement l'espace intérieur du réservoir auxiliaire dans chaque phase de fonctionnement de l'installation, tandis que dans la partie non remplie par le liquide auxiliaire du réservoir auxiliaire (17) se trouve un fluide réfrigérant, du genre de ceux utilisés habituellement dans les machines frigorifiques. 7. Installation hydrophore selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que le fluide réfrigérant précité est constitué par un Fréon, de l'ammoniac ou de l'oxyde de méthyle. 8. Installation hydrophore selon l'une quelconque des revendications 1 à 7. caractérisée en ce qu'elle comporte un échangeur de chaleur (14) dont un côté est raccordé à l'espace de l'installation hydrophore. qui contient du fluide réfrigérant tandis que son autre coté est raccordé au tube d'eau sous pression (4).