Il est connu d'utiliser des capsules métalliques minces pour assurer un bouchage inviolable de bouteilles, c est-a-dire un bouchage dont la première ouverture est absolument manifeste. Pour cela, on utilise des bouteilles comportant à l'extrémité du goulot une surépaisseur en forme de bague et des capsules dont la jupe a une longueur suffisante pour descendre endessous du bord inférieur de la bague. Après mise en place de la capsule sur le goulot, il suffit de former sur la jupe de la capsule un rétreint d'inviolabilité en-dessous de la bague. Il n'est plus alors possible d'ouvrir la bouteille sans détériorer ce rétreint ou la capsule elle-mrne. On a perfectionné le système en utilisant des goulots dont la partie supérieure de la bague comporte un filetage en relief, tandis que la partie inférieure reste lisse. Cette partie inférieure lisse est généralement appelée contre-bague. Parallelement, on utilise des capsules comportant dans l'épaisseur de la jupe une ou plusieurs lignes circulaires d'affaiblissement au niveau de la contrebague. De telles lignes d'affaiblissement sont généralement constituées par des fentes discontinues séparées par des ponts de métal. De tels dispositifs sont décrits par exemple dans les brevets fran çais 1.348.023 et 1.373.744. Pour réaliser un bouchage étanche et inviolable à l'aide de ces dispositifs, on opère alors genEralement-comme suit - la capsule dont le fond est muni d'un joint d'étanchéité et dont la jupe, sensiblement cylindrique, comporte au moins une ligne draffaiblisse- ment, est mise en place en coiffant le goulot de la bouteille. On appuie fortement le fond de la capsules la face supérieure goulot tandis qu'un jeu de molettes tournant autour du goulot applique latéralement la partie supérieure de la jupe sur le filetage de la bague, imprimant dans la capsule un filetage correspondant ; simultanément, un autre jeu de molettes forme dans la jupe de la capsule au-dessous du bord inférieur de a contre-bague, un rétreint d'inviolabilité-. Ainsi, la partie supérieure de la capsule est susceptible de se visser et dévisser sur la partie supérieure de la bague, mais ceci seulement à la condition d'être désolidarisée de la partie inferieure maintenue sur le goulot par le rétreint dtinviolabilite formé souks la contre-bague. Cette desolidarisation, lors de la première ouverture est facilitée par les lignes d'affaiblissement qui se brisent aisément sans laide d'aucun outil. Il est cependant bien connu que la réalisation simultanée sur une jupe de capsule, du filetage supérieur et du retreint d'inviolabilité endessous de la contre-bague, est une opération délicate, ceci en partieulier du fait des lignes d'affaiblissement entre le niveau du filetage et celui du rétreint. Entre les deux jeux de molettes, la jupe est sollicitée en même temps par des forces antagonistes, les unes provenant des molettes de filetage, les autres des molettes de rétreint, tirant chacune le métal de leur côté. Il s'en suit fréquemment des ruptures intempestives de la jupe au niveau des lignes d'affaiblissement en cours de bouchage, ce qui oblige à effectuer un contrôle systématique et des rebuts coûteux. Pour des raisons d'esthétiques, on utilise souvent des capsules à jupe longue. La longueur de la jupe sensiblement cylindrique est alors déterminée pour se raccorder au goulot, bien en-dessous de la contre-bague à un niveau où le goulot, en s'élargissant progressivement, prend un diamètre correspondant à celui de la contre-bague. Pour des raisons d'esthétique et aussi d'inviolabilité, on souhaite que le rétreint d'inviolabilité sous la contre-bague ait la forme d'une gorge régulière sans entraîner de déformations parasites et disgracieuses de la jupe. Au-dessus de la gorge, il n'y a guère de problème, la jupe lorsqu'elle est sollicitée par une molette se trouve soutenue par la surface résistante de la contre-bague. Mais en-dessous de la gorge, le diamètre de la jupe est très supérieur.à celui du goulot à ce niveau. La jupe se prolonge en porte-à-faux en-dessous de la contre-bague jusqu a son raccordement beaucoup plus bas avec la surface du goulot. De ce fait, l'action de la molette déformant la surface de la jupe sous la contre-bague, se prolonge souvent vers le bas en entraînant des défauts disgracieux appelés "facettes". L'objet de l'invention permet de pallier à ces difficultés. Il consiste à réaliser au cours de la fabrication de la jupe, avant sa mise en place sflr le goulot de la bouteille,une moulure circulaire en relief entre le rétreint d'inviolabilité et l'élément de la capsule que l'on veut protéger ; ligne d'affaiblissement, ou portion inférieure de la jupe en-dessous de la contre-bague du goulot. De telles moulures sont appelées ci-après moulures de présertissage. Ainsi on réalise en général deux moulures, l'une au-dessus du rebord inférieur de la contre-bague pour protéger la ligne d'affaiblissement, l'autre au-dessous de ce rebord inférieur, à une distance légèrement supérieure à la largeur de la gorge d'inviolabilité, pour protéger le bas de la jupe. Ces moulures sont généralement fabriquées par un outil à molette en même temps que les lignes d'affaiblissement. Ces moulures de présertissage peuvent se déformer, sans grand inconvénient, en s'aplatissant lors du bouchage de la capsule. Elles constituent en quelque sorte des réserves de métal. Elles forment des barrières élastiques répartissant sur la paroi de la jupe les contraintes engendrées par l'action des mo lettes. Enfin, on doit remarquer que -ces moulures -circulaires raidissent la paroi mince de la jupeévitant ainsi à peu de frais de nombreuses détériorations au cours des manipulations. L'invention sera mieux comprise par la description de l'exemple ciaprès, illustré par les dessins joints. La figure 1 représente une capsule avant sertissage. La partie gauche de la figure représente une demi-coupe axiale, la partie droite une vue en élévation. La figure 2 représente la même capsule en cours de sertissage, la partie gauche de la figure représente une demi-coupe axiale, la partie de droite une demi-vue en él-ation. Sur la figure I, on voit une capsule (1), munie de son joint (2). Elle comporte une ligne circulaire d'affaiblissement (3) constituée par des fentes séparées-par des ponts métalliques. Cette ligne de fentes est destinée à être rompue lors de la première ouverture en rendant cette ouverture manifeste. On voit également deux moulures de présertissage (4) et (5) en relief sur la partie inférieure de la jupe. Sur la figure 2, on voit la même capsule (1) en cours de sertissage sur un goulot (6) de bouteille au moyen des molettes (7 et 8) roulant latéralement sur la jupe de la capsule. Le goulot (6) comporte à la partie supérieure un filetage (9), en relief, prolongéà la partie inférieure par une contre-bague~lisse limitée par un rebord inférieur (10). Sur la figure 2, on voit une molette (7) appliquant la partie supérieure de la jupe sur le filetage (9) en relief de la bague, ceci au-dessus de la ligne d'affaiblissement (3). En même temps une molette (8) forme sous le rebord (10) de la contre-bague au niveau de la partie la plus étroite (12) du goulot un rétreint d'inviolabilité (13) en forme de gorge. Sous la double action des deux jeux de molettes, la paroi de la jupe est soumise à des contraintes sévères. Toute personne connaissant un peu les techniques d'embouteillage sait combien cette opération est délicate. Au niveau due la ligne d'affaiblissement (3), la molette (7) tire la jupe vers le haut tout en exerçant un effort de torsion dans le sens de son déplacement autour du goulot, tandis que la molette (8) tire au contraire la jupe vers le bas. il y a à ce moment des risques évidents de rupture de la ligne d'affaiblissement (3). De plus, endessous du rétreint (13), on observe fréquemment des déformations parasites de la portion inférieure (11) de la jupe qui n'est pas soutenue par la partie étroite (12) du goulot (6). Les deux lignes de moulures (4) et (5) selon l'invention apportent une solution à ces problemes. Au cours du sertis sage de la capsule et de la formation de son filetage par applicatíon de sa surface latérale sur le filetage (9) en relief de la bague du goulot le joint (2) et la capsule (1) se déforment. On peut cependant déterminer avec une bonne précision sur la capsule une longueur (hl)avant sa mise en place correspondant à la distance (h2) entre le fond de la même capsule et le-niveau-du rebord (10), après mise en place et sertissage. Les deux moulures (4) et (5) sont réalisées par un outil du type à molétte. Elles sont sensiblement symétriques par rapport à cette longueur (h1) et à une distance (1), l'une de l'autre. On a réalisé des capsules à jupe longue ayant sensiblement les dimensions suivantes : D = 31,5 mm, h1 = 23 mm, 1 = 5 mm, e = 1,5 mm, f = 0,25 mm. Ces capsules peuvent êtré fabriquées sans difficulté à la cadence de 400 pièces par minute. Les foctions--remplies par les moutur-es-(4) et (5-) peuvent être dé- crites comme suit la moulure (4) joue un rôle de tampon, lors des actions simultanées des molettes de filetage (7) et de sertissage (8) qui tendent le métal de part et d'autre de la ligne d'affaiblissement (9) ; la moulure (4) se déforme légèrement en absorbant cette tension ; la moulure (5) joue un rôle de nervure de renfort sous la gorge (13). Elle évite la formation de facettes disgracieuses par une répartition égale des contraintes. REVENDICATIONS 1. Capsule métallique comportant une jupe de longueur suffisante pour que sa partie inférieure soit rétreinte en-dessous d'une bague de goulot assurant ainsi l'inviolabilité de la fermeture, caractérisée en ce qu'elle comporte au moins une moulure circulaire en relief, disposée sensiblement au niveau de la jupe correspondant à celui du rebord inférieur (10) de la bague lorsque la capsule est en place sur le goulot correspondant. 2. Capsule selon revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte une moulure (4) disposée entre le niveau de la jupe correspondant au rebord (10) de la bague et celui de la ligne d'affaiblissement (3) soit disposée légèrement au-dessus du rebord (10). 3. Capsule à jupe longue selon revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte une moulure (5) disposée en-dessous du rétreint d'inviolabilité (13). 4. Capsule selon revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte 2 moulures circulaires (4 et 5) disposées sensiblement-au niveau du rebord inférieur (10) de la contre-bague, l'une légèrement au-dessus de ce rebord, l'autre en-dessous de la gorge d'inviolabilité (13). 5. Capsule selon I'une quelconque des revendications 1, 2, 3 ou 4, caractérisée en ce qu'elle comporte deux moulures en relief (5) et (6) disposées symétriquement par rapport au niveau de la jupe correspondant à celui du rebord inférieur (10) de la bague lorsque la capsule est en place sur le goulot correspondant. 6. Capsule selon revendication 5, caractérisée en ce que la distance (1) entre les deux moulures (5) et (6) est sensiblement égale à 5 mm. 7. Capsule selon l'une quelconque des- revendications 1, 2, 3, 4, 5 ou 6, caractérisée en ee que la largeur des moulures est sensiblement e = 1,5 mm et leur hauteur f = 0,25 mm.