L'invention est relative aux moyens pour protéger les cables à leur passage à travers des organes creux de guidage, comme c'est par exemple le cas pour les aussières, destinées à assurer l'amarrage des navires, à leur passage à travers des organes de guidage en forme de trompettes, tels que ceux appelés "chaumards" et "écubiers". Lorsqu'il s'agit d'amarrer un navire à quai dans un port ou dans un site protégé, les mouvements relatifs entre le navire et le dispositif d'amarrage à quai, oA se trouve le chaumard ou autre, traversé nar l'aussière, demeurent faibles, en raison de l'absence de houle. I1 n'en est plus de même lorsque l'amarrage a lieu en haute mer à l'aide d'une aussière liée à une bouée d'amarrage ou une plate-forme off-shore. Les mouvements relatifs sont beaucoup plus importants, tant en hauteur (pilonnement) que latéralement (louvoiement), sous l'effet de la houle et du vent en pleine mer. Si l'on tient compte en outre de ce que les aussières sont maintenant, le plus souvent,-établies en matière textile telle que le nylon, polypropylène, polyester, donnant lieu à des allongements très importants (de l'ordre de 15 à 25%), ces aussières subissent très rapidement une usure importante du fait de la double action de frottement résultant à la fois des mouvements relatifs susvisés et de l'allongement. I1 importe d'éviter une telle usure et c'est le but principal de l'invention d'y remédier. Conformément à l'invention, on protège le câble ou l'aussid- re, à sa traversée dans l'organe de guidage, par des surfaces d'appui ou intercalaires interposées entre le câble et ledit organe, ces intercalaires étant établis en au moins un matériau plus mou que le métal ou acier dudit organe et de coefficient d'usure plus grand que le cabale. Suivant une disposition avantageuse, ces intercalaires seront établis sous forme d'une gaine, de préférence en deux segments propres à être adaptés de part et d'autre du câble, en étant fixés de façon amovible à l'organe de guidage à traverser. Suivant une autre disposition avantageuse, lesdits intercalaires seront établis en deux couches de matériaux différents, de préférence avec interposition d'armature intérieure metalli- que ou autre, savoir, une couche extérieure -- celle en contact avec ltorgane de guidage -- en un matériau plus mou que l'acier, et une couche intérieure -- celle en contact avec le cale --, en une matière à faible coefficient de frottement, donc permettant au câble ou à l'aussière, notamment dans le cas d'une aussière en nylon de s'allonger sous l'effet de la traction d'amarrage, sans donner lieu à usure notable. L'invention comprend, mises à part ces dispositions, certaines autres dispositions qui s'utilisent en même temps et dont il sera plus explicitement parlé ci-après. Elle vise, plus particulièrement, certains modes d'application -- notamment ceux pour lesquels on l'applique à la protection des aussières dans leur traversée des chaumards --, ainsi que certains modes de réalisation desdites dispositions ; et elle vise, plus particulièrement encore et ce à titre de produits industriels nouveaux, les moyens du genre en question comportant application de ces mêmes dispositions, ainsi que les éléments spéciaux propres à leur établissement, et les ensembles ou installation comprenant de tels moyens. Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que des dessins ciannexés, lesquels complément et dessins sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication. Les figures 1 et 2, de ces dessins, montrent schématiquement, respectivement en coupe verticale et en vue latérale, l'ensemble d'un chaumard et d'une aussière le traversant, ces figures étant destinées à illustrer les efforts de frottement de l'aussière sur le chaumard, sous l'effet du pilonnement et du louvoiement d'un navire amarré en haute mer. Les figures 3 et 4 montrent en coupe un ensemble de ce genre, établi conformément à l'invention, pour deux positions relatives différentes, de l'aussière. La figure 5, enfin, montre en coupe à plus grande échelle, portionsen élévation le dispositif protecteur du câble, à monter autour de l'aussière, ce dispositif étant établi conformément à un mode de réalisation particulier de l'invention. Selon l'invention, et plus spécialement selon celui de ses modes d'application, ainsi que selon ceux des modes de réalisation, de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, disposant par exemple d'un chaumard 1 (figure 1) porté par une installation d'amarrage en site non protégé, et destiné à être traversé par une aussière 2 liée à un navire, et se proposant d'établir un dispositif protecteur pour éviter l'usure de l'aussière contre les parois, généralement en acier,dudit chaumard, on s'y prend comme suit ou de façon analogue. On a représenté sur les figures 1 et 2 un tel ensemble, uniquement pour fixer les idées. En haute mer l'aussière 2 est soumise à une traction qui peut provoquer des allongements importants, provoquant donc un glissement sur les surfaces d'appui du chaumard. En outre, les résultantes normales aux surfaces d'appui dépendent, pour ce qui est à la fois de leur intensité et du positionnement de leurs points d'appui, de l'amplitude, tant du pilonnement P (figure 1) que du louvoiement L (figure 2), tous deux dus à la houle et au vent. I1 en résulte des forces de friction importantes, de nature à provoquer rapidement l'usure de l'aussière. Le dispositif protecteur conforme à l'invention, destiné à réduire cette usure est constitué, selon le mode de réalisation représente par-un manchon 3 destiné à être travers par l'aussière, ce manchon étant établi de telle manière, par le choix de son ou de ses matériaux constitutifs s - qu'il présente une certaine élasticité, de façon à pouvoir suivre les mouvements relatifs de l'aussière (deu::7 positions dif ferventes étant représentées sur les figures 3 et t) - qu a11 assure, du côté du chaumard , un ooefficient de frottement convenable, le matériau constitutif1 de ce côté, étant plus mou que l'acier, - et qu'il assure, en son intérieur cXest-a-dire contre la surface de l'aussière, un faible coefficient à frottement de fa- çon à permettre à l'aussière de s'allonger sous l'effort de traction sans usure notable, la friction étant encaissée par le manchon 3. I1 convient en outre de permettre le montage de ce dispositif de façon aisément amovible, ce pour quoi on l'établit en deux segments propres à entourer l'aussiêre, tout en étant rendus solidaires de l'organe fixe 4 portant le chaumard (organe rixe appartenant à la platerforme ou bouée, ou au navire) ensemble étant par exemple fixe par boulons 5 traversant des demi-couronnes 6 solidaires desdits segments. I1 semble avantageux, comme illustré sur la figure 5, de constituer le dispositif protecteur 3 par deux couches concentri ques, savoir - une couche extérieure 7, en un matériau souple répondant aux conditions de frottement à prévoir entre cette couche et l'acier du chaumard, ce matériau étant par exemple du polypropymène, ou du polyuréthane ou du PTFE (dénommé dans le commerce Téflon), la dureté de ces matières étant plus ou moins variable selon les cas d'utilisation, - et une couche intérieure 8 en un matériau à faible coefficient de friction limitant l'usure de I'aussinrc, par exemple en polypropylène, polyuréthane ou PTFE, - et, de préférence, entre ces deux couches, ou enrobée dans ces couches, une armature métallique ou plastique 9 destinée à donner à l'ensemble l'élasticité desirée. Au montage, les deux demi-manchons sont mis en place de part et d'autre d.l'aussière et solidarisés l'un de l'autre par des boulons tels que visible en 10 sur la figure 5, ou de toute autre manière, après zuoi l'ensemble est fixé sur le support 4 par des boulons tels que 5. I1 y aura intérêt à agencer cette fixation de façon telle qu'on puisse, au fur et à mesure de l'usure du dispositif protecteur -- usure qui aura lieu touours dans les memes zones -le faire tourner d'un certain angle autour de son axe, pour permettre de faire travailler de nouvelles zones. Il suffit par exemple, à cet effet, de prévoir huit boulons 5, ce qui permettra de faire tourner de 1/8 de tour, chaque fois que désiré. Après un tour complet, le dispositif protecteur sera remplacé. En suite de quoi, quel que soit le mode de réalisation adopté, on peut, grâce à l'invention, protéger efficacement les aussières à leur traversée des chaumards, plus spécialemènt dans l'application envisagée à l'amarrage des navires en haute mer. Mais, bien entendu, toutes autres applications peuvent être envisagées, Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de zéalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour protéger les câbles à leur contact avec les surfaces intérieures d'organes de guidage qu'ils traversent, notamment pour protéger les aussières destinées à l'amarrage de navires en haute mer, caractérisé par le fait qu'il comporte des intercalaires destinés à etre interposés entre le câble et ledit organe, en étant établis en un matériau plus mou que le métal ou acier de ce même organe, et de coefficient d'usure plus élevé que celui du câble. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que lesdits intercalaires sont établis sous forme d'une gaine entourant le câble à sa traversée dans l'organe de guidage et fixée à celui-ci. 3. Dispositif selon les revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que la gaine est établie sous forme de deux segments propres à être adaptés de part et d'autre du câble. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que les intercalaires sont établis en deux couches de matériaux différents et concentriques, la couche extérieure en un matériau plus mou que l'acier, la couche intérieure en un matériau à faible coefficient de frottement, permettant au câble de s'allonger sous l'effort de traction sans provoquer d'usure notable sur sa surface en contact avec ladite couche intérieure. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé par le fait que la couche extérieure est en polypropylène ou en poly uréthane ou du PTFE (dénommé dans le commerce Téflon). 6. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé par le fait que la couche intérieure est en polypropylène, polyuréthane ou PTFE. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 et suivantes, caractérisé par le fait que l'ensemble de la gaine protectrice présente une élasticité suffisante pour suivre les diverses inclinaisons du câble, à l'intérieur d?e l'organe de guidage. 8. Dispositif selon les revendications 4 et 7, caractérisé par le fait qu'une armature intérieure, notamment métallique et flexible, est interposée. 9. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que les deux segments sont solidaires d'une demi-couronne permettant la fixation par boulons sur le support de l'organe de guidage. 10. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que les deux segments sont fixés l'un à l'autre par boulons.