L'invention est relative aux appareils électriques du genre des interrupteurs, commutateurs et inverseurs, qui comportent un boîtier isolant traversé par un organe de manoeuvre basculant (manette) ou coulissant (bouton-poussoir). On sait que de tels appareils sont faits de pièces mécaniques (boîtiers isolants, manettes ou boutons-poussoirs de manoeuvre, axes, coulisseaux, etc.) et de pièces electriques (contacts fixes et mobiles). On s'est toujours efforcé de normaliser dans la mesure du possible les pièces constitutives de tels appareils mais on n'est jamais parvenu a mettre au point un boîtier isolant de type unique qui convienne a une gamme complète d'appareils unipolaires, bipolaires, tripolaires et tétrapolaires, que ces appareils soient manoeuvrés par des manettes ou par des boutons-poussoirs, car les impératifs géométriques auxquels ils sont soumis respectivement sont fort différents les uns des autres tant au point de vue des volumes que des mouvements. L'invention a pour but de créer une gamme d'appareils du genre défini ci-dessus qui puisse être construite avec le minimum de types de pièces constitutives et dont le prix de revient unitaire puisse ainsi être abaissé. Pour atteindre ce but, l'appareil conforme å l'invention est essentiellement caractérisé en ce que son boîtier isolant, formé d'au moins deux coquilles juxtaposées, comprend deux coquilles extérieures identiques et symétriques l'une de l'autre par rapport â un axe géométrique soit perpendiculaire à l'axe de rotation de l'organe de manoeuvre, soit parallèle à l'axe de translation de cet organe, et en ce que chacune de ces coquilles extérieures comporte une paroi à peu près plane qui est munie, sur l'une de ses deux faces seulement, d'un rebord périphérique de hauteur sensiblement constante échancré pour laisser passer l'organe de manoeuvre, de moyens d'emboîtement conjugués et répartis de façon telle qu'ils s'engagent les uns dans les autres lorsqu'on accole deux de ces coquilles extérieures rebord contre rebord, d'un logement pour l'une des extrémités d'un axe qui sert au montage d'un organe de manoeuvre du type basculant, de premiers moyens de guidage en translation pour un organe de manoeuvre du type coulissant et de seconds moyens de guidage en translation pour un coulisseau actionné par l'organe de manoeuvre et portant des contacts mobiles. Lorsqu'on utilise deux de ces coquilles seulement, on peut constituer des interrupteurs unipolaires ou bipolaires et des inverseurs à deux ou trois positions, équipés chacun au choix soit d'une manette, soit d'un bouton-poussoir de manoeuvre. Il suffit en effet de placer, dans les seconds moyens de guidage en translation appartenant aux deux coquilles, un coulisseau adapté à la fonction de l'appareil et, dans les logements ou premiers moyens de guidage des deux coquilles, un axe à manette ou un bouton-poussoir pour adapter l'ensemble des deux coquilles à la fonction choisie pour l'appareil. Pour élargir le domaine d'utilisation de l'appareil, le boîtier isolant comprend avantageusement au moins une coquille intermédiaire qui ne diffère essentiellement de la coquille extérieure que par le fait que sa paroi à peu près plane est échancrée à l'emplacement du logement pour extrémité d'axe et à celui des premiers moyens de guidage et par le fait que cette paroi comporte sur ses deux faces les susdits moyens d'emboîtement et les seconds moyens de guidage en translation. On peut ainsi intercaler une ou deux coquilles intermédiaires entre les deux coquilles extérieures. Dans ce cas, on place dans les seconds moyens de guidage en translation appartenant à chaque paire de coquilles voisines, extérieure ou intermédiaire(s), un coulisseau adapté à la fonction de l'un des étages de l'appareil et, dans les logements ou premiers moyens de guidage en translation des deux coquilles extérieures, un axe à manette ou un bouton-poussoir pour adapter l'ensemble des coquilles extérieures et intermédiaire(s) aux diverses fonctions choisies pour l'appareil. L'axe à manette, la manette elle-même ou le bouton-poussoir ne diffèrent alors de ceux d'un appareil à deux coquilles que par leur dimension mesurée perpendiculairement aux plans des parois à peu près planes. Les coquilles de chaque appareil doivent bien entendu être fixées l'une à l'autre pour maintenir assemblées toutes les pièces constitutives de celui-ci. Selon une solution avantageuse, les moyens d'emboîtement sont constitués par des creux ou saillies ménagés à l'une au moins des extrémités de pions venus de moulage avec la paroi à peu près plane de chaque coquille ; ces pions, dont la hauteur est sensiblement égale à celle des rebords périphériques des coquilles, sont traversés par un trou dont l'axe est perpendiculaire au plan de ladite paroi, et des tiges de fixation sont engagées dans les trous alignés des divers pions.Une telle solution est particulièrement rationnelle car les tiges de fixation serrent les pions bout à bout en maintenant directement les moyens d'emboîtement les uns dans les autres et indirectement les rebords périphériques les uns contre les autres. Bien qu'elles puissent être des vis ou boulons, les tiges de fixation sont de préférence constituées par des rivets. L'invention est également relative aux pièces constitutives des appareils susvisés, et en particulier aux coquilles extérieures et intermédiaires destinées à constituer leurs boîtiers isolants. L'invention va être maintenant décrite plus en détail à l'aide des dessins annexés. Les figures 1 et 2 de ces dessins montrent en perpective une coquille extérieure de boîtier isolant, vue respectivement du côté de son rebord périphérique et du côté opposé. Les figures 3 et 4 montrent en perspective une coquille intermédiaire de boîtier isolant, vue respectivement du côté de son rebord périphérique et du côté oppose. La figure 5 montre en perspective, à plus grande échelle, les diverses pièces électriques servant à fabriquer les appareils conformes à l'invention. La figure 6 montre en perspective les diverses pièces mécaniques servant à fabriquer les appareils conformes à l'invention ainsi qu'en élévation, à plus petite échelle, les volumes extérieurs de trois de ces appareils. Les figures 7 et 8 enfin illustrent, respectivement par une perspective éclatée et par une vue de face (en l'absence de l'une des coquilles extérieures), un interrupteur bipolaire conforme à l'invention. Les figures 1 et 2 montrent séparément une coquille extérieure de boîtier 1 conforme à l'invention, que l'on a également représentée à la figure 6 (en bas et à gauche) et à la figure 7 (à droite ainsi qu'à gauche). Cette coquille 1 comporte une paroi à peu près plane 2 qui est munie, sur l'une de ses deux faces seulement - d'un rebord périphérique 3 de hauteur sensiblement constante - de moyens d'emboîtement conjugués ; - d'un logement 4 pour l'une des extrémités telles que 5, 5a, 5b, 5c d'un axe (figure 6) servant au montage d'un organe de manoeuvre du type basculant (manette) tel que 6, 6a, 6b, 6c - de premiers moyens de guidage en translation pour un organe de manoeuvre de type coulissant (bouton poussoir) tel que 7 ; et - de seconds moyens de guidage en translation pour un coulisseau tel que 8, 8a, 8b, lequel est action né par l'organe de manoeuvre 6, 6a, 6b, 6c ou 7 et porte des contacts mobiles dont il sera question en détail ci-après. Le rebord périphérique 3 est muni d'une échancrure 9 pour laisser passer l'organe de manoeuvre (manette ou bouton-poussoir). Les moyens d'emboîtement susvisés sont répartis de façon telle qu'ils s'engagent les uns dans les autres lorsqu'on accole deux de ces coquilles extérieures 1, rebord 3 contre rebord 3 (de la manière qui ressort de la figure 7), les deux échancrures 9 limitant alors ensemble un passage de contour fermé. Selon une solution avantageuse, ces moyens d'emboîtement sont constitués par des creux 10 et saillies Il qui sont ménagés à l'une des ex trémités de pions 12 venus de moulage en matière plastique avec la paroi 2 et le rebord 3. Conformément au mode de réalisation représenté, la coquille extérieure 1 comporte deux creux 10 qui sont symétriques de deux saillies Il par rapport à un plan X-X (figure 8), perpendiculaire au plan moyen de la paroi 2 et passant par l'échancrure 9.Le plan X-X constitue un plan de symétrie pour la coquille extérieure 1, à cette exception près que l'on trouve des creux 10 sur l'un des côtés de ce plan de symétrie et des saillies 11 sur l'autre côté. La hauteur des pions 12 est sensiblement égale à celle du rebord périphérique 3 et ces pions sont traversés de part en part par un trou 13 dont le rôle apparaitra ci-après et qui débouche sur la face opposée de la paroi 2 (voir la figure 2). Les creux 10 et saillies Il ont en général un profil circulaire. Le logement 4 est constitué par une cuvette cylindrique dont l'axe géométrique est situé dans le plan de symétrie X-X et perpendiculaire au plan moyen de la paroi 2 et qui reçoit une saillie cylindrique venue de moulage avec l'une des manettes 6, 6a, 6b, 6c, cette saillie cylindrique constituant l'extrémité 5, 5a, 5b, 5c susvisée de l'axe servant au montage de cette manette. Au logement 4 est associée une rainure rectiligne de guidage 14 destinée à recevoir l'une des extrémités d'un axe de commande tel que 15, 15a, 15b (figure 6) qui relie la manette 6, 6a, 6b ou 6c au coulisseau 8, 8a, 8b, ainsi qu'il sera précisé ci-après. Les premiers moyens de guidage en translation, offerts à un organe de manoeuvre du type coulissant (bouton-poussoir 7), sont constitués par deux rainures parallèles 16 dans lesquelles sont guidés respectivement deux ergots 17 appartenant au boutonpoussoir 7. Comme le montre la figure 6, ce dernier est constitué par un corps prismatique 18, de section rectangulaire, qui peut être engagé dans le passage formé par deux échancrures voisines 9 et d'où partent quatre pattes 19 parallèles à la direction de coulissement du bouton-poussoir 7, ces pattes 19 portant les ergots 17 deux par deux de la façon représentée. Les seconds moyens de guidage en translation, pour un coulisseau tel que 8, 8a ou 8b, sont constitués par deux autres rainures parallèles 20 dans lesquelles sont guidées respectivement deux paires d'ergots 21 que portent les coulisseaux 8, 8a sur deux faces opposées et le coulisseau 8b sur une seule face. Les pattes 19 du bouton-poussoir 18 se terminent respectivement par des encoches 19a par lesquelles le bouton-poussoir 18 agit sur les ergots supérieurs 21 du bouton-poussoir 8. Les figures 3 et 4 montrent séparément une coquille intermédiaire de boîtier 22 conforme à l'invention que l'on a également représentée à la figure 6 (en bas et à droite). Cette coquille intermédiaire 22 ne diffère essentiellement de la coquille extérieure 1 que par le fait que sa paroi à peu près plane 2a est munie d'une échancrure 9a qui traverse non seulement le rebord périphérique 3a (comme l'échancrure 9 traverse le rebord 3 de la coquille extérieure 1), mais également la paroi 2a au niveau du logement 4 et des premiers moyens de guidage 14 de la coquille extérieure 1, ainsi qu'on peut s'en rendre compte en comparant la figure 3 à la figure 1 et la figure 4 à la figure 2. Pour faciliter cette comparaison, on a désigné par les mêmes chiffres de reférence les éléments identiques des coquilles 1 et 22 et par les mêmes chiffres de référence accompagnés de la lettre a les éléments de la coquille 22 qui sont modifiés par rapport à des éléments analogues de la coquille 1. En particulier, la coquille extérieure 22 comprend des creux 10 et saillies 11 d'emboîtement, des trous 13 et des rainures parallèles de guidage 20. Une autre différence entre les coquilles 1 et 22 reside en ce que le dos de la paroi 2 de la coquille extérieure 1 est plan mis à part le débouché des trous 13 (voir la figure 2) tandis que le dos de la paroi 2a de la coquille extérieure 22 comporte des creux 10 et saillies 11 d'emboîtement inversés par rapport aux creux 10 et saillies 11 de l'autre face (ce qui signifie que chaque pion 12a se termine d'un côté par un creux 10 et de lau- tre par une saillie 11) ainsi qu'une rainure de guidage 20a qui joue un rôle analogue aux deux rainures parallèles de guidage 20 prévues sur les faces concaves des coquilles 1 et 22. Les coquilles 1 et 22 comprennent aussi des ergots 23 pour le montage de lames porte-voyant (non montrées) et des logements 26 pour des contacts fixes qui coopèrent avec des contacts mobiles portés par les coulisseaux 8, 8a et 8b. Comme il ressort notamment de la figure 8, les coquilles 1 et 22, avec leur rebord périphérique 3 ou 3a, ont un profil en T. L'échancrure 9 ou 9a est ménagée à l'extrémité libre de la branche centrale du T tandis que les logements 26 pour les contacts fixes sont situés symétriquement dans les branches transversales du T. Pour faciliter le moulage des coquilles 1 et 22, ces logements ne sont pas fermés du côté opposé à la paroi 2 ou 2a et débouchent à l'extérieur par des encoches 24 et 25, de contour non fermé, destinées respectivement au passage d'un conducteur électrique et d'un tournevis. Pour fermer ces logements 26 du côté opposé à la paroi 2 ou 2a, on rapporte sur ces coquilles des plaquettes ou cloisons isolantes 27 (voir les figures 6, 7 et 8) disposées symétriquement, de part et d'autre du volume balayé par les coulisseaux 8, 8a, 8b. Pour pouvoir loger ces plaquettes 27 tout en maintenant en contact deux à deux les rebords 3 ou 3a des coquilles 1 ou 22, ces rebords sont en retrait, dans les deux zones qui encadrent respectivement une échancrure 24 et une échancrure 25 sur les branches transversales du T, ainsi que le révèle la présence de décrochements 28 à la fin de ces deux zones, la profondeur de ce retrait étant approximativement égale à la demi-épaisseur des plaquettes 27.Par ailleurs, le dos de la paroi 2a des coquilles intermédiaires 22 est capable d'obturer un logement 26 sans nécessiter l'intervention d'une plaquette telle que -27. C'est la raison pour laquelle, ainsi que le représente la figure 4, le dos de la paroi 2a comporte, sur des surfaces équivalentes chacune à celle d'une plaquette 27, deux zones symétriques planes 29 qui sont en saillie sur le reste du dos, sur une profondeur égale à la demi-épaisseur de la plaquette 27. Ces zones planes en saillie 29 peuvent ainsi s'appliquer sur les zones en retrait du rebord 3 ou 3a d'une autre coquille 1 ou 22. Ainsi qu'il ressort notamment de la figure 8, chaque plaquette 27 épouse localement le contour extérieur de la coquille 1 ou 22 et comporte une encoche 30 pour le passage des extrémités de pions alignés 12 ou 12a, un trou 31 pour le passage d'un ergot de fixation 32 attenant à un rebord 3 ou 3a et un trou 33 pour le passage d'un fil de plombage 34. En se reportant à la figure 5, on va maintenant décrire les contacts fixes et mobiles et leurs éléments constitutifs. Les contacts fixes sont faits d'un plot parallélépipédique 35, d'une équerre de contact 36 et d'un rivet de contact 37 qui ont été représentés sur la première ligne horizontale A de la figure 5. Un trou borgne 38 (voir la figure 8) débouche sur l'une des petites faces du plot 35 qui porte, sur sa face opposée, un appendice de rivetage 39 ; une vis 40 est engagee dans un trou fileté qui traverse à angle droit le trou borgne 38. Ce dernier est destiné à recevoir l'extrémité d'un conducteur (non montré) introduit par l'une des échancrures 24 tandis que la vis 40 est destinée à se placer en face de l'une des échancrures 25. L'équerre de contact 36 est munie, sur l'une de ses ailes, d'un trou 41 destiné à recevoir l'appendice de rivetage 39 d'un plot 35 et, sur l'autre de ses ailes, d'un trou 41a destiné à recevoir le rivet de contact 37.Ainsi qu'on l'a représenté sur la deuxième ligne horizontale B de la figure 5, il est possible d'adapter le rivet de contact 37 sur l'équerre 36 de façon que sa tête soit tournée vers l'aile munie du trou 41 ou en sens opposé. De la façon illustrée sur la troisième ligne horizontale C de la figure 5, il est possible de réaliser, avec les trois éléments 35, 36 et 37, un contact fixe 42 dans lequel l'aile de l'équerre 36 portant le rivet 37 est située du même côté que la tête de la vis 40 (la tête du rivet 37 étant tournée de l'autre côté), ou bien un contact fixe 43 dans lequel l'aile de l'équerre 36 portant le rivet 37 est située du côté opposé à la tête de la vis 40 (la tête du rivet 37 étant tournée de l'autre côté), on a encore un contact fixe 44 dans lequel la même aile de l'équerre 36 est située comme dans le premier cas mais avec la tete du rivet 37 tournée comme dans le deuxième cas. Sur la quatrième ligne horizontale D, on a représenté les deux éléments de chaque contact mobile, savoir un ressort hélicoidal 45 et une barrette ou lame 46 munie d'une saillie centrale 47 pour le centrage du ressort 45 et de deux grains de contact 48. Sur la cinquième ligne horizontale E de la figure 5, on a représenté deux contacts mobiles 49 et 50 selon les deux orientations qu'ils peuvent recevoir dans les appareils électriques conformes à l'invention, les autres éléments de ces appareils occupant alors les mêmes positions que sur les autres figures. A l'aide de la figure 6, on va décrire plus en détail les manettes 6, 6a, 6b et 6c ainsi que les coulisseaux 8, 8a et 8b. Les manettes 6 et 6a sont destinées respectivement à un inverseur à trois positions et à un interrupteur unipolaire ou bipolaire ou à un inverseur à deux positions et elles sont agencées de façon à coopérer avec le coulisseau 8a. Du côté opposé à un bouton 51 dont la largeur est égale à celle de deux échancrures 9 ou 9a, les manettes 6 et 6a comportent chacune un secteur 52 ou 52a traversé par une ouverture arquée excentrée 53 ou 53a. L'ouverture 53 de la manette 6 ne diffère de l'ouverture 53a de la manette 6a que par la présence d'un cran intermédiaire 54 permettant d'immobiliser la manette 6 à mi-course. Le secteur 52 ou 52a est destiné à se placer entre deux oreilles 55 du coulisseau 8a, l'axe 15 étant alors introduit dans les deux oreilles 55 et dans l'ouverture excentrée 53 ou 53a. Les manettes 6b et 6c sont destinées à des interrupteurs tripolaires et tétrapolaires respectivement.Du côté opposé à un bouton 51b ou 51c dont la largeur est égale à celle de trois ou quatre échancrures 9 ou 9a, chacune des manettes 6b et 6c comporte deux secteurs 52b ou 52c dont chacun est identique au secteur 52a et est muni d'une ouverture arquée 53b ou 53c identique à l'ouverture 53a. Chaque secteur 52b ou 52c est destiné à se placer entre les deux oreilles 55 d'un coulisseau 8a, l'axe 15a ou 15b étant alors introduit dans les diverses oreilles 55 et dans les ouvertures excentrées 53b ou 53c. Comme on le voit, les axes 15, 15a et 15b ont des longueurs de plus en plus grandes. Chacun des coulisseaux 8, 8a, 8b comporte une ou deux encoches latérales 56 destinées à recevoir chacune un contact mobile 49 ou 50 et réparties en hauteur et/ou sur des faces opposées du coulisseau considéré. Le coulisseau 8b est destiné à être placé entre la face intérieure de la paroi 2 d'une coquille extérieure 1 et la face extérieure ou dos de la paroi 2a d'une coquille intermédiaire 22. Le coulisseau 8b comprend, d'un côté, une oreille 55 et quatre ergots 21 comme le coulisseau 8a et, de l'autre côté, une nervure 57 destinée à glisser dans la rainure 20a de la coquille intermédiaire 22. Un ressort de rappel 58 est associé à chacun des coulisseaux 8 et 8a. Chaque logement 26 est limité extérieurement par une partie du rebord périphérique 3 ou 3a et intérieurement par des cloisons 60, 61 qui servent d'appui à deux faces paralleles d'un plot 35. De plus, une autre cloison 62, parallèle aux rainures de guidage 20, porte une saillie 63 qui sert d'appui à l'appendice de rivetage 39 d'un contact fixe 42, 43 ou 44 et qui est munie de deux fentes symétriques 64 pour le passage et le maintien de celle des ailes de l'équerre 36 de ce contact fixe qui porte le rivet de contact 37, dans l'une et l'autre des positions de cette équerre 36 (voir la figure 8). Extérieurement, chaque coquille 1 ou 22 est munie de profils en queue d'aronde ou semblables 65 pour l'adaptation de loquets de verrouillage ou ferrures à ressort 66 (voir les figures 7 et 8) servant à fixer l'appareil sur un support (non montré) ayant généralement un profil en oméga majuscule. Enfin, il y a intérêt à prévoir dans la paroi 2 de chaque coquille 1, deux trous symétriques 67 et, dans les manettes 6, 6a, 6b, 6c, une ouverture 68 qui, dans les deux positions extrê- mes de ces manettes, vient s'aligner avec l'un ou l'autre des trous 67 appartenant aux coquilles 1 du même appareil (voir la figure 8), ce qui permet d'y faire passer, le cas échéant, un fil de plombage et de signaler ensuite les manoeuvres non autori sées de la manette par la rupture de ce fil. Avec les éléments représentés aux figures 5 et 6 auxquels il suffit d'ajouter des rivets 59 (figure 7) à passer dans les trous alignés 13 des coquilles 1 et 22 juxtaposées, on peut construire par exemple - à l'aide de deux coquilles extérieures 1 et de deux plaquettes 27, soit un interrupteur à bouton-pous soir 7 avec un coulisseau 8, soit un inverseur à trois positions avec une manette 6 et un coulisseau 8a, soit un interrupteur unipolaire ou bipolaire ou un inverseur à deux positions avec une manette 6a et un coulisseau 8a, le profil d'un tel appa reil étant schématisé en F à la figure 6 - à l'aide de deux coquilles extérieures 1, d'une coquille intermédiaire 22 et de deux plaquettes 27, un interrupteur tripolaire avec une manette 6b, un coulisseau 8a et un coulisseau 8b, le pro fil d'un tel appareil étant schématisé en G à la figure 6 - à l'aide de deux coquilles extérieures 6, de deux coquilles intermédiaires 22 et de deux plaquettes 27, un interrupteur tétrapolaire avec une manette 6c, un coulisseau 8a et un coulisseau 8b, le profil d'un tel appareil étant schématisé en H à la figure 6. L'axe de symétrie entre coquilles extérieures 1, dont il est question au quatrième paragraphe de-cette description, se confond à la figure 6 avec l'axe de symétrie des profils F, G et H. I1 est pratiquement impossible de décrire en détail tous les appareils que l'invention permet de réaliser et on se bornera donc à décrire un interrupteur bipolaire à l'aide des figures 7 et 8, les enseignements tirés de cette description pouvant être appliqués sans difficulté aux autres appareils. L'interrupteur bipolaire des figures 6 et 7 comprend, ainsi qu'il a été indiqué ci-dessus, deux coquilles extérieures 1, deux plaquettes 27, une manette 6a et un coulisseau 8a. I1 comprend en outre, sur l'une des coquilles 1, deux contacts fixes 44 et, sur l'autre des coquilles 1, deux contacts fixes 43 ainsi que, sur l'ensemble des deux coquilles, quatre rivets 59 et deux ferrures 66. Enfin, son coulisseau 8a porte un contact mobile 49 dans chacune de ses deux encoches latérales opposées et étagées en hauteur 56. La figure 7 représente séparément chacune des deux coquilles 1 avec ses contacts fixes 43 ou 44, chacune des deux plaquettes 27, chacun des quatre rivets 59, l'une des deux ferrures 66 et l'ensemble du coulisseau 8a, de la manette 6a, de l'axe 15 et des contacts mobiles 49.La figure 8 représente l'interrupteur bipolaire entièrement monté dont on a enlevé la majeure partie de celle des deux coquilles 1 qui est située sur le devant de cette figure. Néanmoins, on comprend que, dans l'interrup teur bipolaire ainsi monté, les saillies 11 des moyens d'emboite- ment sont logées dans les creux 10 de ces mêmes moyens et que les pions 12 sont serrés bout à bout par paires à l'aide des rivets 59, les rebords 3 étant en appui l'un sur l'autre, sauf à l'emplacement des plaquettes 27. Dans la position représentée à la figure -8, les deux contacts mobiles 49 sont en appui sur les rivets de contact 37 des deux contacts fixes 43 et des deux contacts fixes 44. Les deux circuits passant par les contacts mobiles 49 sont donc fermés, les ressorts 45 de ces derniers assurant la pression de contact nécessaire. Pour ouvrir ces deux circuits, il suffit de faire tourner la manette 6a en sens inverse des aiguilles d'une montre selon la figure 8, éventuellement en rompant le fil de plombage qui passe par l'ouverture 68 de la manette et par deux trous alignés 67.En suivant à la fois l'ouverture excentrée 53a de la manette 6a et les rainures de guidage rectilignes 14, l'axe de commande 15 relève le coulisseau 8a suffisamment pour que les ba-- rettes 46 des contacts mobiles 49 soient d'abord repoussées au fond des encoches 56 par les ressorts 45, puis écartées des rivets de contact 37 par appui sur le fond de ces encoches 56. Si l'on veut à nouveau refermer les deux circuits susvisés, il suffit de ramener la manette 6a à la position de la figure 8. Dans toutes les positions angulaires de cette manette, le ressort 58 supprime les jeux de l'axe 15 dans l'ouverture excentrée 53a. En raison du contour fermé de cette ouverture 53a, la manette 6a est capable de tirer et de pousser le coulisseau 8a et par conséquent de décoincer celui-ci en cas de besoin. REVENDICATIONS 1. Appareil électrique du genre des interrupteurs, commutateurs et inverseurs, qui comporte un boîtier isolant traversé par un organe de manoeuvre basculant (manette) ou coulissant (bouton-poussoir), caractérisé en ce que son boîtier isolant, formé d'au moins deux coquilles juxtaposées, comprend deux coquilles extérieures identiques et symétriques l'une de l'autre par rapport à un axe géométrique soit perpendiculaire à l'axe de rotation de l'organe de manoeuvre, soit parallèle à l'axe de translation de cet organe, et en ce que chacune de ces coquilles extérieures comporte une paroi à peu près plane qui est munie, sur l'une de ses deux faces seulement, d'un rebord périphérique de hauteur sensiblement constante échancré pour laisser passer l'organe de manoeuvre, de moyens d'emboîtement conjugués et répartis de façon telle qu'ils s'engagent les uns dans les autres lorsqu'on accole deux de ces coquilles extérieures rebord contre rebord, d'un logement pour l'une des extrémités d'un axe qui sert au montage d'un organe de manoeuvre du type basculant, de premiers moyens de guidage en translation pour un organe de manoeuvre du type coulissant et de seconds moyens de guidage en translation pour un coulisseau actionné par l'organe de manoeuvre et portant des contacts mobiles. 2. Appareil électrique selon la revendication 1, caractérisé en ce que le boitier isolant comprend au moins une coquille intermédiaire qui ne diffère essentiellement de la coquille extérieure que par le fait que sa paroi à peu près plane est échancrée à l'emplacement du logement pour extrémité d'axe et à celui des premiers moyens de guidage et par le fait que cette paroi comporte sur ses deux faces les susdits moyens d'emboîtement et les seconds moyens de guidage en translation. 3. Appareil électrique selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les moyens d'emboîtement sont constitués par des creux ou saillies ménagés à l'une au moins des extrémités de pions venus de moulage avec la paroi à peu près plane ne aue de chaque coquille,enAcesapions, dont la hauteur est sensiblement égale à celle des rebords périphériques des coquilles, sont traversés par un trou dont l'axe est perpendiculaire au plan de ladite paroi, et en ce que des tiges de fixation sont engagées dans les trous alignés des divers pions. 4. Appareil électrique selon la revendication 3, carac térisé en ce que les tiges de fixation sont constituées par des rivets. 5. Coquille de boîtier isolant, caractérisée en ce qu'elle est agencée pour pouvoir être incorporée à l'appareil électrique selon l'une quelconque des revendications 1 à 4.