La présente invention concerne le caoutchoutage à grande vitesse des fonds des bottes métalliques cylindriques telles que les bottes de conserve. Ces fonds sont d'abord ourlés, puis sertis sur le corps de la botte. Pour assurer ltétanchéité, on dépose dans ourlet, avant sertissage, une pellicule d'un produit à base de caoutchouc. Les procédés et machines connus de caoutchoutage à grande vitesse prévoient en général, après un emboutissage de chaque fond formant sur celui-ci un bord défléchi, de repousser ce dernier en bord ourlé, ce qui permet d'empiler les fonds dans un magasin, puis de les séparer pour les amener un par un dans une machine de caoutchoutage proprement dite. Ces procédés et machines connus présentent toutefois, entre autres inconvénients, celui que les deux opérations d'ourlage et de caoutchoutage se font sur deux machines distinctes nécessitant des transferts et des reprises, ce qui est très souvent une cause d'endommagement du fond. C'est pourquoi la présente invention a pour but de remédier à de tels inconvénients et à cet effet elle a pour objet un procédé de caoutchoutage et ourlage à grande vitesse, caractérisé en ce qu'il consiste, après avoir formé un bord défléchi sur le fond, à caoutchouter ce fond sur son bord défléchi, puis à ourler ce bord. Elle a également pour objet une machine de caoutchoutage et ourlage à grande vitesse d'un fond de botte, comprenant des dispositifs respectivement de caoutchoutage et d'ourlage, caractérisée en ce que le dispositif d'ourlage comprend au moins une pièce à peu près cylindrique présentant une gorge hélicordale, des moyens d'appui du fond perpendiculairement à l'axe de cette pièce et dans le fond de sa gorge et des moyens d'entraînement en déplacement relatif du fond et de la gorge de la pièce d'une extrémité à l'autre de celle-ci, le profil de la gorge présentant au moins à son extrémité de sortie la forme conjuguée de l'ourlet voulu.Dans un mode d'exécution avantageux de l'invention, le dispositif de caoutchoutage est disposé à ltextrémité d'entrée de la gorge de la pièce d'ourlage, de sorte que l'on évite tout transfert et toute reprise du fond entre les deux opérations. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre. Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs: la Fig. 1 montre un fond de botte métallique avec son bord ourlé; la Fig. 2 montre en perspective une vue extérieure d'une machine conforme à l'invention; la Fig. 3 représente l'intérieur de la machine proprement dite comprenant les dispositifs de caoutchoutage et d'ourlage; la Fig. 4 représente une demi-vue en coupe diamétrale d'une pièce cylindrique ou vis du dispositif d'ourlage; la Fig. 5 représente une vue analogue de la vis pour une variante de ce dispositif; les Fig. 6 et 7 illustrent deux modes de caoutchoutage différents: la Fig.8 représente schématiquement une variante de la machine. Comme le montre la Fig. 1, les fonds 1, en fer-blanc par exemple, qu'il convient de caoutchouter présentent la forme générale d'une cuvette renversée à fond 2 et à rebord 3. Avant que le fond ne rentre dans la machine, le rebord est embouti à la presse de façon à présenter un bord défléchi 4 (représenté en traits interrompus), c 'est-à-dire rabattu perpendiculairement au fond 1. Par contre, dans le dispositif d'ourlage de la machine, ce bord sera ourlé, comme représenté en 5 en trait plein, c'est-à-dire rabattu en direction du fond 2 de la cuvette. La machine des Fig. 2 et 3 comprend, en aval d'une presse 6, un convoyeur d'alimentation 7 et un carter 8 pour la machine proprement dite, contenant un dispositif de caoutchoutage, un dispositif d'ourlage et une roue magnétique d'évacuation 9. Le convoyeur 7 est d'un genre connu et il est constitué par un tapis à vide dont la courroie sans fin 10 présente une série de trous 11 sur toute sa longueur. Cette courroie passe à son extrémité d'entrée en-dessous de la sortie de la presse 6, puis au-dessus d'une caisse à vide 12 et, entre cette caisse et son extrémité de sortie, au-dessus d'un rail magnétique 13. De façon nouvelle par rapport aux convoyeurs connus, la courroie est entratnée par une poulie 14 qui porte des ergots 15 qui coopèrent avec les trous 11 et qui est synchronisée avec le reste de la machine. L'extrémité de sortie de ce convoyeur est disposée horizontalement et en regard d'un guide en tôle horizontal 16 qui pénètre dans le carter 8 et présente des bords de guidage en C 17 dont l'écartement correspond au diamètre d'un fond et la hauteur à celle de son bord défléchi. A son autre extrémité, située à l'intérieur du carter, ce guide 16 présente une découpe concave en arc de cercle 18 appartenant à un cercle imaginaire de diamètre légèrement supérieur à celui d'un fond et suivant lequel sont disposées quatre pièces cylindriques ou vis à axe à peu près vertical 19, 20, 21 et 22 , la première en-dessous de la découpe 78 et les autres respectivement à 90, 180 et 2700. Les trois vis 20, 21 et 22 présentent à leur partie supérieure et exactement au-dessus du niveau des bords 17 du guide 16 des parties cylindriques 23, 24 et 25, constituées par des aimants permanents polarisés verticalement, les deux aimants 23 et 25 polarisés dans le même sens et le troisième dans le sens opposé. Des entretoises 26 en forme de plaquette en quart de cercle sont disposées au-dessus de ces aimants de façon à les relier deux à deux pour fermer le champ magnétique. En-dessous de ces aimants, les trois vis présentent une partie 27 cylindrique dans laquelle est taillé un profil hélicoI- dal 28 en dessous d'une partie lisse 28a au niveau de laquelle est disposé un poussoir horizontal 29 situé du côté de la vis 21 et travaillant en direction d'un espace qui demeure libre en dessous du guide 16 et au-dessus de la vis 19. En effet, celle-ci comprend uniquement et au même niveau que les trois autres vis une partie profilée 27 identique à celle de ces vis. Les deux vis 19 et 22 se prolongent en-dessous de leurs parties 27 par des axes 28b qui portent à leur partie inférieure des pignons 30 engrenant avec une même roue 31, tandis que les deux autres vis 20 et 21 sont, directement en-dessous de leurs parties profilées 27, portées en rotation par des supports 32. Les axes des trois vis 20, 21 et 22 traversent à leur partie supérieure les entretoises 26 de façon à porter des pignons 33 qui engrènent deux par deux avec deux roues intermédiaires 34. Les quatre vis sont ainsi entraînées en rotation à la même vitesse et ceci à l'aide de moyens d'entratnement non représentés agissant sur l'axe de la roue 31 ou de l'une des roues 34. Comme le montre la Fig. 4, les vis 19, 20, 21 et 22 sont à axe vertical et présentent un certain nombre de pas (ici cinq), la section transversale de la gorge profilée 28 étant très ouverte au niveau supérieur, par exemple de rorme trapézordale de façon à recevoir le bord défléchi 4, et à la forme du bord ourlé 5 au niveau inférieur, cette section variant de façon progressive entre les deux. Au-dessus du niveau du guide 16 et au-dessus du centre du cercle imaginaire de sa découpe 18 se trouve disposé un poussoir 35 en forme de disque qui porte sur sa face inférieure un aimant annulaire 55a et qui est lui-même porté par sa face supérieure par ltextrémité d'un axe vertical 36 qui est guidé en translation par un support fixe 37. Au-dessus du poussoir 35, l'axe 36 porte un disque en métal magnétique 38 et il est prévu, orientées radialement en regard de la tranche de ce disque, une tête d'enregistrement magnétique 39a fixe portée par le support 37 et une tête de lecture magnétique 39b qui est disposée par rapport à la tête 39a suivant un angle réglable voisin de 900.Il est également prévu un palpeur ou capteur de proximité 40 disposé radialement au niveau du guide 16 entre les vis 21 et 22, c'est-à-dire à l'op- posé du sens d'arrivée des fonds. A son extrémité supérieure, l'axe 36, qui est sollicité vers le haut par un ressort 41 appuyé sur le support 37 s'appuie sur une came verticale 43 portée par un arbre horizontal 44 qui est entratné en rotation à raison d'un tour par cycle d'opérations. Entre l'extrémité supérieure de l'axe 36 et la came 43 se trouve interposée une cale d'épaisseur 42 flexible verticalement et reliée à un électro-aimant 42a. Toujours au-dessus du niveau du guide 16, mais entre le poussoir 35 et l'aimant 24 de la vis 21 se trouvent disposés un ou plusieurs pistolets d'alimentation en caoutchouc 45 dont les buses de giclage sont orientées en direction, mais sur le côté de la vis 21 sur le trajet du cercle imaginaire de la découpe 18 et à une légère distance à l'intérieur de celui-ci de façon à être dirigées vers l'intérieur du bord défléchi d'un fond lorsque celui-ci se trouve en position de caoutchoutage à l'endroit de ce cercle imaginaire. Ce ou ces pistolets sont alimentés par un tube 46 provenant d'un bottier de commande du débit 47 qui est raccordé électriquement par un fil 48 à une sortie d'un bloc électronique 49.Ce bloc 49 présente également une entrée 50 en provenance du détecteur 40, une entrée 51 en provenance d'un micrarupteur 52 actionné par une came 53 montée sur l'arbre 44, une sortie 54a en direction de la tête d'enregistrement 39a et une entrée 54b en provenance de la tête de lecture 39b La roue magnétique 9 est d'un genre connu et présente son axe 55 disposé horizontalement en-dessous de la vis 21, ses flasques de guidage 56 passant juste en-dessous des parties profilées 27 des vis 20 et 22 et en particulier le long de l'axe de cette dernière. Le carter 8 est complètement fermé en dehors d'une part de l'ouverture d'entrée 57 du guide 16 et de l'ouverture de sortie de la roue magnétique et d'autre part d'un orifice 58 prévu à sa partie inférieure du côté du guide 16 et relié à la caisse à vide 12 par un tube 59 ainsi que d'un orifice 60 prévu à sa partie supérieure en diagonale par rapport à l'orifice 58 et en-dessous duquel est disposé un ventilateur d'aspiration 61. Le fonctionnement dela machine ainsi décrite est le suivant: Les fonds 1 à bord défléchi 4 fabriqués par la presse 6 sont pris par le convoyeur 7 qui les reçoit par gravité. Chaque fond se trouve collé sur la courroie 10 lorsque le premier trou 11 passe en-dessous et il est ensuite maintenu sur la courroie par le rail magnétique 13. La poulie 14 étant synchronisée avec le reste de la machine, c'est-à-dire essentiellement avec les moyens d'entratnement en rotation des vis 19 à 22, et les fonds étant transportés sur la courroie toujours à l'emplacement d'un trou, ces fonds arrivent bien synchronisés dansle cycle de la machine. Chaque fond, guidé par le guide 16, arrive en contact avec les trois vis 20, 21 et 22 juste en-dessous des aimants 23, 24 et 25 qui font légèrement saillie au-dessus de lui et il est ainsi maintenu par attraction magnétique en-dessous des épaulements que forment les aimants et contre ces épaulements et il est mis en rotation par friction tangentielle par les parties non profilées 28a des vis qui se trouvent juste en-dessous des aimants. Une fois le fond dans cette position, le poussoir 36 descend sous l'action d'un premier lobe 43a de la came 43, la cale 42 étant interposée entre les deux; l'aimant 35a vient alors se coller sur le fond et demeure au contact de celui-ci, le ressort 41 n'état pas assez fort pour vaincre l'attraction magnétique; l'axe 36 et donc le disque 38 qu'il porte se mettent alors à tourner à la même vitesse que le fond.La hauteur du disque 38 au-dessus du poussoir 35 a été prévue de façon que, lorsque l'aimant 35a est ainsi collé sur un fond, ce disque 38 se trouve au niveau des têtes 39a et 39b faut en effet remarquer que si, malgré l'ordre de descente du poussoir donné par le lobe 43a de la came 43, il ne se trouvait pas de fond en position de caoutchoutage, le poussoir remonterait à sa position de repos sous l'action du ressort 41 et alors le disque 38 ne se trouverait plus en face des têtes 39a et 39b, mais plus haut; le circuit de ces dernières resterait alors inactif. Lorsque le micro-rupteur 52 se ferme sous l'action d'un lobe 53a de la came 53 disposé dans la séquence du cycle légèrement après l'action du lobe 43a de la came 43, une impulsion arrive sur le bloc 49 par la ligne 51 et, si le palpeur ou capteur 40 a décelé la présence normale d'un fond, il envoie également une impulsion au bloc 49 par la ligne 50. Du fait de la présente simultanée de ces deux impulsions, le bloc 49 envoie d'une part une impulsion de sortie par la ligne 54a à la tête d'enregistrement magnétique 39a qui inscrit alors un top magnétique sur le disque 38 (il est évident qu'un effacement préalable du top correspondant au fond précédent doit avoir été prévu) et d'autre part une impulsion de sortie par la ligne 48 sur le bottier 47 qui ouvre alors le circuit d'alimentation en caoutchouc du ou des pistolets 45. La tête de lecture sert alors, par la ligne d'entrée 54b sur le bloc 49, tout d'abord à s'assurer que, dans les temps prévus, le fond a bien fait un quart de tour, puis un tour un quart de rotation; s'il est en retard, ce qui peut être du à une mauvaise découpe ou si le palpeur ou capteur 40 a enregistré un fond trop près ou trop loin, le caoutchoutage sera arrêté par la ligne de sortie 48 et le bottier 47 et la cale 42 sera retirée par l'action de l'électro-aimant 42a, ce qui permettra l'élimination ultérieure du fond défectueux correspondant. La tête de lecture sert ensuite à arrêter le caoutchoutage après deux tours un quart par les mêmes ligne de sortie 48 et bottier 47. I1 est bien évident que les moyens électroniques contenus dans le bloc 49 et qui servent à envoyer des impulsions de sortie sous l'action de certaines impulsions d'entrée, séparées ou simultanées, et avec ou sans temporisation, peuvent être de n'importe quel type connu dans la technique de la commande et du réglage et que leur réalisation particulière est à la portée du spécialiste de cette technique et n'a donc pas besoin d'être décrite ici en détail. A la fin du caoutnhoutage, l'arbre 44 a amené un second lobe 4)b de sa came 43 en regard de l'arbre 36, ce qui repousse le poussoir 35 qui descend alors verticalement le fond-caoutchouté contre le début du filetage des quatre vis. Dans le cas où un fond défectueux a provoqué le retrait de la cale 42, le poussoir ne descend le fond qu'au niveau des parties lisses 28a des vis, d'où il est éjecté par le poussoir 29 qui est actionné par un électroaimant 29a commandé par une impulsion donnée par une autre came de l'arbre 44 à un autre microrupteur, ce circuit n'étant fermé qu'en cas de retrait préalable de la cale 42. Dans le cas d'un fond normal, celui-ci se trouve saisi par les filetages et descend en tournant, avec son bord pris dans le profil de ces filetages. Vu la forme de ce profil, le bord du fond est progressivement ourlé avec la courbure et le diamètre extérieur voulus. Lorsqu'il échappe à ltextrémité inférieure des profils, le fond est repris par la roue magnétique 9 qui empile les fonds successifs horizontalement à la sortie du carter et cette pile est poussée vers l'extérieur de la machine sur une goulotte 9a. Après un séchage éventuel, les fonds terminés sont emballés. L'ourlage n'ayant ici lieu qu'après le caoutchoutage, on remarque que le joint liquide est appliqué sur le rebord 3 à bord défléchi 4 et non dans un bord ourlé. On peut appliquer ce joint liquide de plusieurs façons différentes. C'est ainsi par exemple qu'on peut l'appliquer par pulvérisation à l'aide d'un pistolet unique 45 comme le montre la Fig. 6, ce pistolet étant orienté de façon que le jet recouvre toute la largeur du rebord 3 et du bord défléchi 4; le réglage du Jet permet de réaliser diverses répartitions d'épaisseur du joint et en particulier une répartition uniforme, c'est-à-dire une couche uniforme.On peut également utiliser, comme le montre la Fig. 7, plusieurs pistolets 45 ici au nombre de trois, qui donnent des jets liquides multiples permettant la réalisation d'anneaux concentriques disposés à volonté, ce qui est particulièrement intéressant pour les bottes pour lesquelles on souhaite améliorer ou faciliter le sertissage. Ces présentations de joint permettent d'assurer une étanchéité supérieure avec des poids de joint plus faibles. Au lieu d'utiliser des vis à gorge à profil variable et à axes parallèles comme le montre la Fig. 4, on peut prévoir que les quatre vis 19, 20, 21 et 22 présentent un profil fixe correspondant à la forme de l'ourlet à obtenir et que leurs axes soient légèrement convergents vers le bas, ce qui permet d'obtenir un ourlet analogue comme le montre la Fig. 5; ce montage présente l'avantage de permettre un usinage plus facile des vis. Dans l'un et l'autre cas, la distance entre vis se règle par rapprochement des axes en cas d'usure. La machine de caoutchoutage-ourlage est réglée à une cadence légèrement supérieure à celle de la presse (il est en effet impossible que la presse soit parfaitement synchronisée avec la machine). De temps à autre, un trou de la courroie du convoyeur n'est pas utilisé puis, en l'absence d'impulsion du palpeur ou capteur de proximité, le pistolet n'est pas actionné; il n'y a alors ni fond avancé, ni joint projeté. Si un défaut d'alimentation de la presse provoquait la sortie d'un fond défectueux (poinçonné trop au bord de la feuille, il lui manque une petite partie de la circonférence), un tel fond ne serait pas à la même distance qu'un fond normal du palpeur ou capteur de proximité ou ne tournerait pas à la vitesse prévue, ce qui permet de l'éliminer. Le carter qui enveloppe l'ensemble dela machine et le ventilateur dont il est muni permettent de produire la dépression nécessaire à la caisse à vide du convoyeur, d'évacuer toutes les vapeurs qui se dégagent pendant ltourlage (si l'on utilise des joints à base de solvant qui sèchent rapidement à l'air) et d'évacuer les particules de joint pulvérisé qui ne sont pas retenues par les fonds. Dans certains cas, il peut être souhaitable de maintenir l'application du joint liquide dans un fond préalablement ourlé. On utilise alors une machine analogue, mais dans laquelle, ainsi que le montre la Fig. 8, les fonds arrivent en-dessous des parties filetées 27a des vis Iga, 20a, 21a et 22a et s'appuient sur des épaulements disposés sur les trois dernières en-dessous de ces parties filetées. Ils sont directement repris par celles-ci et ourlés de la même façon que précédemment, mais en se déplaçant de bas en haut. Arrivés à la partie supérieure des gorges, ils s'appuient en-dessous des aimants permanents 23a, 24a et 25a qui sont alors aisposés sur les trois vis l9a, 20a et 22a et ils sont caoutchoutés de la même façon que précédemment, puis repris par la roue magnétique après éjection par un poussoir horizontal. Les avantages obtenus par l'ensemble des machines décrites sont entre autres les suivants - l'utilisation d'une seule machine pour l'ourlage et le caoutchoutage, au lieu de deux; - un calibrage parfait de l'ourlet extérieur en diamètre et en hauteur (obtenu par le formage sur un grand nombre de tours de rotation du fond) permettant ultérieurement une meilleure distribution sur les sertisseuses à grande vitesse et un meilleur sertissage; - un meilleur accès de la surface à recouvrir procuré par la réalisation du caoutchoutage du fond avant ltourlage (avant que cette surface soit repliée par l'opération d'ourlage); - la limitation de la vitesse de rotation du fond au cours du caoutchoutage, cette vitesse étant deux à trois fois plus faible que celle réalisable avec les machines classiques;; - du fait de ces deux dernières conditions, l'obtention de placements nouveaux du joint d'étanchéité, en particulier la réalisation de caoutchoutage par anneaux concentriques disposés aux emplacements les plus judicieux, ce qui entratne une meilleure étanchéité du serti et une économie de joint utilisé (dans les machines classiques, le joint est appliqué dans l'ourlet replié et avec une rotation plus rapide du fond; les possibilités de placement sont limitées par le manque d'accès et l'importance de la force centrifuge); - la facilité de réglage et de surveillance du nombre de tours de caoutchoutage; - la possibilité d'éliminer facilement les fonds défectueux provenant d'une mauvaise découpe sur la presse; - la possibilité de travail à grandes vitesses; il est facile de dépasser 400 fonds par minute, soit 800 pour une machine double (alimentée par une presse à double poinçon). Pour les fonds en aluminium, pour lesquels on ne peut utiliser d'aimants, on adapte la machine en augmentant de 1% le diamètre de l'une des vis par rapport aux autres, ce qui permet de stabiliser les fonds pris sur trois vis. On pourrait par ailleurs, pour maintenir les fonds dans un plan horizontal pendant le caoutchoutage, remplacer les aimants 23, 24 et 25 par un dispositif à vide. REVENDICATIONS 1.- Procédé de caoutchoutage et ourlage d'un fond de botte cylindrique avec ourlage du bord de ce fond, caractérisé en ce qu'il consiste, après avoir formé un bord défléchi sur le fond, à caoutchouter ce fond suivant son bord défléchi, puis à ourler ce bord. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à caoutchouter le fond par pulvérisation suivant une couche uniforme. 3. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à caoutchouter le fond par projection de plusieurs jets liquides d 'orientations différentes. 4.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que ltourlage consiste à faire passer le bord défléchi du fond le long d'un profil creux hélicodal avec entratnement tangentiel du fond par rapport au profil. 5.- Machine de caoutchoutage et ourlage d'un fond de botte cylindrique comprenant au moins une pièce à peu près cylindrique (19, 20, 21, 22 ; 19a, 20a, 21a, 22a) présentant une gorge héli cordiale (27), des moyens d'appui du fond perpendiculairement à l'axe de cette pièce et dans le fond de sa gorge et des moyens d'entratnement en déplacement relatif du fond et de la gorge de la pièce d'une extrémité à l'autre de celle-ci, le profil de la gorge présentant au moins à son extrémité de sortie la forme conjuguée de l'ourlet voulue. 6.- Machine selon la revendication 5, caractérisée en ce que le dispositif d'ourlage comprend deux pièces à peu près cylindriques (19, 20, 21, 22 ; Iga, 20a, 21a, 22a) présentant une gorge hélicordale (28) et entratnées en rotation à la même vitesse,ladI tance entre ces pièces à l'extrémité d'entrée du fond au contact de ces pièces étant égale au diamètre du fond de façon que par leur coopération ces pièces constituent lesdits moyens d'appui et lesdits moyens d'entralnement. 7. - Machine selon la revendication 6, caractérisée en ce que les deux pièces à peu près cylindriques (19, 20, 21, 22 ; Iga, 20a, 21a, 22a) sont à axe parallèle et présentent à leurs extrémités d'entrée du fond un profil de gorge (28) ayant la forme d'un bord défléchi (4) de fond, le profil de la gorge variant progressivement jusqu'à la forme d'ourlet voulue (5) à l'extrémi- té de sortie. 8.- Machine selon la revendication 6, caractérisée en ce que les pièces à peu près cylindriques (19, 20, 21, 22 ; 19a , 20a, 21a, 22a) sont à axes légèrement convergents vers leurs extrémités de sortie et présentent un profil à gorge (28) constant et identique à la forme d'ourlet voulue (5). 9.- Machine selon l'une quelconque des revendications 5 à 8, caractérisée en ce que le dispositif de caoutchoutage comprend des moyens d'application du caoutchouc (45) et des moyens de maintien (23, 24, 25 ; 23a, 24a, 25a) du fond en position axiale dans le sens des pièces cylindriques. 10.- Machine selon la revendication 9, caractérisée en ce que lesdits moyens de maintien (23, 24, 25) sont disposés à l'ex- trémité d'entrée du fond sur la pièce cylindrique d'ourlage (20, 21, 22). 11.- Machine selon la revendication 9, caractérisée en ce que lesdits moyens de maintien (23a, 24a , 25 ) sont disposés à l'extrémité de sortie du fond sur la pièce cylindrique d'ourlage (19a, 20a, 22a 12.- Machine selon l'une quelconque des revendications 9 à 11, caractérisée en ce que lesdits moyens de maintien (23, 24, 25 ; 23a, 24a, 25a) sont constitués par un aimant permanent cylindrique coaxial à la pièce cylindrique (20, 21, 22 ; 19a, 20a, 22a). 13.- Machine selon l'une quelconque des revendications 5 à 12, caractérisée en ce qu'il est prévu quatre pièces cylindriques (19, 20, 21, 22 ; 19a , 20a , 21a , 22a) disposées à 90 les unes des autres. 14. - Machine selon les revendications 5 à 13, caractérisée en ce que lui sont associés des moyens d'alimentation (7) qui sont synchronisés avec les moyens d'entraînement de la pièce cylindrique (19, 20, 21, 22 ; Iga, 20a, 21a, 22a). 15.- Machine selon l'une quelconque des revendications 5 à 14, caractérisée en ce que les moyens d'alimentation du caoutchoutage (45) sont munis d'un dispositif de commande (49) recevant une information de la rotation du fond pour ne laisser ces moyens ouverts que pendant un nombre de tours préfixé.