i 2009191 La présente invention concerne un appareil pour spectroscopie par émission de flamme et absorption. Les flammes qu'on utilisait jusqu'à présent pour des techniques de cette nature", par exemple dans les cas où 5 du gaz de houille, de l'hydrogène ou un hydrocarbure (tel que le propane, le "butane ou l'acétylène) est mélangé avec de l'air ou de l'oxyde nitreux et ce mélange brûlé soir un "brûleur Bunsen ou i.ieker, présentent une émission et -une absorption de fond élevées quand on utilise la partie la 10 plus chaude et la plus utile de la flamme au-dessus de la zone de réaction primaire. Le bruit de fond qui provient de la zone de réaction secondaire entourant cette partie de la flamme limite la sensibilité dont on dispose pour détecter les éléments introduits dans la flamme sous forme de solutions de leurs 15 sels. L'invention a pour but d'éliminer ou de réduire notablement cet inconvénient. Selon la présente invention, un ensemble de brûleur est caractérisé en ce qu'il comprend une tête de brûleur 20 présentant un ou plusieurs orifices dans lesquels une flamme peut être entretenue; des moyens pour fournir du gaz à brûler à ce ou à ces orifices; une ouverture circonférentielle qui entoure la tête du brûleur; et un conduit pour amener du gaz inerte à cette ouverture, l'agencement et la forme de l'ou-25 verture et du conduit étant tels que, pour un intervalle de vitesses du gaz inerte sortant de l'ouverture, une partie inférieure de la flamme adjacente à la tête du brûleur soit protégée de l'atmosphère par le gaz inerte de manière que la zone secondaire de la flamme s'éloigne de la tête du brûleur. 30 Egalement selon l'invention, un procédé de produc tion de flamme protégée pour analyse spectroscopique à la flamme est caractérisé en ce qu'il consiste à fournir du gaz à brûler à un ou plusieurs orifices ménagés dans une tête du brûleur et à fournir du gaz inerte à une ouverture circon-35 férentielle entourant la tête du brûleur, l'agencement étant tel et la vitesse du gaz inerte sortant de l'ouverture étant telle que la partie inférieure de la flamme soit protégée de l'atmosphère par le gaz inerte et que la zone secondaire de la flamme soit écartée de la tête du brûleur. 40 Le fait que la zone secondaire de la flamme s'éloigne 69 16679 2 2009191 de la tête du "brûleur assure que la partie la plus chaude de la flamme (au-dessus de la zone de réaction primaire) peut être utilisée pour spectroscopie par émission de flamme et absorption sans que le rayonnement ait à traverser la zone 5 secondaire de la flamme ou à provenir de cette zone secondaire, de sorte qu'on supprime l'émission ou absorption de fond ainsi que le bruit associé à la zone de réaction secondaire. De plus, le fait que la flamme soit protégée contre l'entrée de l'oxygène atmosphérique a également pour effet de protéger 10 la région réductrice au-dessus de la zone primaire de la flamme. Dans ces conditions, on maintient de façon plus efficace les familles d'atomes et de molécules provenant des échantillons introduits dans la flamme pour analyse spectros— copique. La protection de la flamme contre l'atmosphère en-15 vironnante assure également l'absence d'entraînement de particules de poussière atmosphérique, ce qui est fréquemment un inconvénient quand la spectroscopie analytique à la flamme est utilisée pour détecter certains éléments. De préférence, dans l'ensemble de brûleur selon 20 l'invention, l'a.gencement et la forme du conduit eu de l'ouverture sont tels que, pour ledit intervalle de vitesses, le courant de gaz inerte sortant de l'ouverture soit laminaire. L'écoulement laminaire du gaz inerte ne provoque qu'un minimum de perturbation de la flamme à sa zone de contact avec 25 le gaz inerte. Pour tout agencement particulier de l'ouverture et du conduit, l'intervalle des vitesses du gaz inerte est limité à sa partie inférieure par une valeur de seuil relativement critique au-dessous de laquelle le gaz inerte ne 30 protège plus la flamme, et à sa partie supérieure par une valeur à laquelle la déformation de la flamme le long de la roue de contact entre cette flamme et le gaz inerte devient inacceptable. Cette limite supérieure n'est pas particulièrement critique. 35 L'expression "gaz inerte" utilisée dans le présent mémoire désigne un gaz qui ne réagit ni avec la flamme ni avec 1Tatmosphère. Parmi les gaz inertes qui conviennent lorsque la flamme est alimentée par un mélange d'hydrocarbure et d'air ou par un mélange d'hydrocarbure et 40 d'oxyde nitreux, on mentionnera l'azote et l'argon. 69 16679 3 2009191 Avantageusement, le conduit est agencé de manière à définir un grand nombre de canaux sensiblement rectilignes s'étendant parallèlement à l'axe du brûleur, les longueurs de ces canaux étant importantes par comparaison à 5 leurs dimensions linéaires dans une direction transversale à leurs axes longitudinaux. Outre qu'on facilite ainsi l'établissement d'une répartition à peu près uniforme de gaz. inerte sur toute l'étendue de ladite ouverture, la présence d'un grand nombre de trajets d'écoulement qui sont sensible-10 ment rectilignes et qui, quand le brûleur est monté normalement, c'est-à-dire de manière que son axe soit vertical, sont verticaux, tend à réaliser l'écoulement laminaire préféré du gaz inerte à sa sortie de l'ouverture. Bien que le conduit puisse être sous forme d'un élément plein dans lequel 15 on aura pratiqué un certain nombre d'alésages afin de former les canaux sensiblement rectilignes, on préfère que ce conduit comprenne une paroi intérieure, une paroi extérieure (dont les extrémités supérieures définissent l'ouverture) et un garnissage qui est disposé dans la zone annulaire entre 20 les parois et qui définit les canaux sensiblement rectilignes. Le garnissage peut comprendre des couches alternées de feuillard droit et de feuillard ondulé, les ondulations étant parallèles à l'axe du brûleur, et le garnissage peut être ainsi formé à partir d'un seul feuillard 25 droit et d'un seul feuillard ondulé qu'on enroule autour de la paroi intérieure du conduit. Sn variante, le conduit peut être garni d'un grand nombre de cylindres étroits et creux, par exemple d'aiguilles hypodermiques, l'axe de chaque cylindre étant parallèle à celui du brûleur. 30 Pour un type donné de garnissage, il est avan tageux que les sections transversales des canaux formant l'ouverture circonférentielle soient faibles, car.on peut obtenir la même vitesse de gaz à travers les canaux avec un débit inférieur par rapport à celui qui est nécessaire 35 avec des canaux ayant une plus grande section transversale (c'est-à-dire qu'une plus faible proportion de la.surface de l'ouverture est occupée par le garnissage), ceci étant, avantageux du point de vue économique. Aussi bien le garnissage que les surfaces in-40 térieures des parois des canaux (si de telles parois sont 69 16679 4 2009191 prévues) doivent être formés d'un matériau qui n'est pas corrodé, en service, et on a trouvé que l'acier inoxydable ou le cupro-nickel étaient des matériaux appropriés. 5 En variante, le conduit peut être aménagé de manière que l'ouverture circonférentielle soit partagée en une série de parties circonférientielles étroites. Dans ce cas, le conduit peut comprendre une paroi extérieure, line paroi intérieure et un garnissage qui est disposé dans la zone annulaire -10 entre les parois et qui divise l'ouverture en une série de parties circonférentielles. Le garnissage peut être sous forme d'un feuillard enroulé autour de la tête du "brûleur, les couches de feuillard étant espacées de façon à diviser l'ouverture en plusieurs parties circonférentielles. 15 largeur de l'ouverture circonférentielle qui entoure la tête du brûleur et, par conséquent, l'épaisseur de la paroi de gaz de protection sont déterminées par un certain nombre d'exigences, et principalement par l'intérêt qui s'attache à l'établissement d'une paroi de gaz protecteur 20 ayant une "rigidité" suffisante, c'est-à-dire une paroi qui ne se déforme pas facilement sous l'effet des courants d'air à proximité du brûleur ou sous l'effet des perturbations dans la flamme. Ainsi, une ouverture étroite exige que la vitesse du gaz soit suffisamment élevée pour conférer la rigidité 25 nécessaire à la paroi gazeuse de protection et, comme on l'a déjà dit, une trop forte vitesse du gaz tend à déformer la flamme à la zone de contact entre cette flamme et le gaz inerte. Une autre exigence que l'on doit satisfaire est de donner à la paroi une épaisseur suffisante pour garantir 30 que la partie protégée de la flamme ne puisse venir en contact avec l'oxygène atmosphérique par suite de la diffusion à travers la paroi de protection. La tête du brûleur peut présenter une série d'orifices ou une fente annulaire. En variante, cette tête peut 35 présenter une fente dont la longueur est importante par rapport à sa largeur, ou encore une rangée d'orifices, la longueur de la rangée étant importante par rapport aux dimensions linéaires de l'ouverture dans le plan de la tête du brûleur, afin de former un brûleur à longue flamme protégée 40 qui fournisse une plus grande longueur de trajet pour les 69 16679 5 2009191 études spectroscopiqu.es par absorption. Les têtes des brûleurs comportant plusieurs orifices, ou une rangée d'orifices, conviennent pour des flammes produites par un mélange d'un hydrocarbure, ou de gaz de houille, ou d'hydrogène et d'air, 5 tandis que les têtes présentant line fente annulaire, ou une fente longue, conviennent pour des flamraes provenant d'un mélange d'un hydrocarbure ou d'hydrogène avec de l'acétylène. Quand on utilise un brûleur ayant une fente annulaire avec une flamme à haute température, il est nécessaire 10 ou souhaitable de refroidir quelque peu la partie centrale de la tête du brûleur et, avantageusement, on dispose donc une masse d'un métal à conductibilité thermique élevée, de préférence une masse de cuivre, dans la queue du brûleur et on fait en sorte que cette masse soit en contact thermique 15 efficace à la fois avec la partie centrale de la têtfe du brûleur et avec la partie extérieure de la queue du brûleur, cet agencement permettant d'établir un trajet d'écoulement de chaleur depuis la partie centrale de la tête vers la partie extérieure de la queue. De préférence, cette masse métallique 20 est perforée et on fait en sorte que le gaz à brûler arrive dans la fente annulaire à travers les perforations. Un tel agencement améliore le refroidissement de la partie centrale de la tête, et il est spécialement avantageux quand le brûleur est utilisé avec une flamme à haute température, par exemple 25 une flamme provenant d'un^mélange d'oxyde nitreux et d'acétylène . Egalement selon l'invention, un sous-ensemble est caractérisé en ce qu'il comprend un organe définissant une ouverture circonférentielle et un conduit pour fournir 30 du gaz inerte à cette ouverture, ce sous-ensemble étant utilisé avec une tête de brûleur pour former un ensemble de brûleur selon l'invention, l'agencement et la forme de l'ouverture et du conduit étant tels que, pour un certain intervalle de vitesses de gaz à la sortie du conduit, une partie inférieure 35 de la flamme adjacente à la tête du brûleur soit protégée de l'atmosphère par le gaz inerte, de manière que la zone secondaire de la flamme s'éloigne de la tête du brûleur. La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien 40 comprendre comment l'invention peut être réalisée. 69 16679 6 2009191 La figure 1 est -une vue schématique partielle en coupe axiale d'un premier ensemble de brûleur pouvant servir avec un appareillage auxiliaire de spectroscopie à la flamme, l'ensemble étant représenté avant que ne commence la 5 distribution de gaz inerte. La figure 2 est une vue semblable à la figure 1 mais après que la distribution de gaz inerte a commencé. La figure 3 est une vue schématique en plan du sommet d'une partie d'un second ensemble de brûleur. 10 La figure 4 est une vue de dessus et à plus grande échelle de l'ensemble représenté sur les figures 1 et 2. Les figures 5 et 6 sont^respectivement une vue de côté d'une caisse intérieure et une vue de côté d'une caisse extérieure (qui seront décrites par la suite) faisant partie 15 d'un troisième mode de réalisation du brûleur, la figure 6 étant en coupe partielle. Les figures 7 et 8 sont respectivement une vue de dessus et une vue de dessous du troisième ensemble de brûleur. Les figures 9 et 10 sont respectivement une vue en 20 plan et une coupe verticale d'une partie du premier ensemble de brûleur. La figure 11 représente schématiquement en coupe axiale un quatrième mode de réalisation de l'ensemble de brûleur. 25 La figure 12 est une coupe par la ligne 12-12 de la figure 11. La figure 13 est une vue à plus grande échelle du garnissage incorporé dans le conduit du quatrième ensemble de brûleur. 30 La figure 14 est une coupe axiale d'une partie d'un cinquième ensemble de brûleur. La figure 15 est une vue observée dans le sens de la flèche sur la figure 14. La figure 16 représente schématiquement en coupe 35 axiale un sixième ensemble de brûleur. La figure 17 est une coupe par la ligne 1-7—17 de la figure 16. La figure 18 est une vue à plus grande échelle du garnissage incorporé dans le conduit du brûleur selon le 40 sixième mode de réalisation. 69 16679 7 200919 T La figure 19 est une vue de dessus du plateau du brûleur selon le sixième mode de réalisation. La figure 20 est une vue de dessus du plateau du brûleur selon un septième mode de réalisation. 5 Dans le mode de réalisation représenté sur les figures 1, 2 et 4, le premier ensemble de brûleur comprend une queue de brûleur 1 présentant une fente annulaire 2, les gaz à brûler, à savoir l'oxyde nitreux et l'acétylène, arrivant dans cette fente en suivant l'intérieur creux de la queue. 10 La queue est entourée d'un conduit (dont l'extrémité supérieure forme l'ouverture circonférentielle) désigné par la référence d'ensemble 3 et dont la pardi intérieure 4 s'ajuste à frottement doux sur la queue. Le conduit 3 est garni d'une spirale continue de 15 feuillard non ondulé 5 dont les coucb.es sont espacées par une spirale continue de feuillard ondulé 6. Les feuillards sont en acier inoxydable et, lors de la construction initiale du brûleur, les couches de feuillard sont d'abord bobinées sur un gabarit et sont ensuite transférées au brûleur de manière 20 à s'enrouler autour de la tête du brûleur. Le conduit 3 forme la partie supérieure des parois d'un réservoir annulaire qui est représenté sur les figures 9 et 10, le hachurage servant à indiquer les zones du réservoir qui sont occupées par le feuillard non ondulé et par le feuil-25 lard ondulé. Quatre tubes 7 brasés sur le réservoir à proximité de sa base forment l'entrée pour le gaz inerte, en l'occurrence l'azote. Sn fonctionnement, on laisse brûler line flamme à la tête du brûleur avant de mettre en route l'arrivée d'azote 30 et, en se référant à la figure 1, la flamme, qui est une flamme d'oxyde nitreux et d'acétylène, est composée d'une zone primaire 8 ,ainsi que d'une zone secondaire 9 et d'une zone intermédiaire 10 qui débutent toutes deux sur la tête du brûleur. On met alors en route l'arrivée d'azote au conduit 35 3 à travers les tubes 7 et on augmente progressivement le débit d'azote et, par conséquent, sa vitesse à la sortie du conduit jusqu'au moment où la zone de réaction secondaire 9, dans laquelle les produits partiellement brûlés provenant de la zone primaire brûlent normalement avec l'oxygène atmosphé-40 rique sous forme d'une flamme classique, est "soulevée" et 16679 8 2009191 supportée par l'azote, comme le montre schématiquement la figure 2. On peut augmenter la distance entre la partie inférieure de la zone secondaire et la tête du brûleur en augmentant la vitesse du courant d'azote, mais quand cette vi-5 tesse devient trop élevée, le courant d'azote tend à devenir turbulent, de sorte qu'il déforme la flamme. Aux vitesses de gaz normales, la flamme ne subit qu'une faible déformation à la zone On procède alors à l'examen spectrscopique des échantillons introduits dans la flamme au-dessus de la zone primaire. A la figure 3, le second mode de réalisation 15 de l'ensemble de brûleur est identique au premier, sauf que la tête présente un certain nombre d'orifices 11 au lieu de la fente annulaire 2, et que la flamme est produite par un mélange d'hydrocarbure et d'air. En se référant aux figures 5 à 8, le troisième dkj ensemule de brûleur est du type rectangulairs a longue flamme protégée qui assure Tin trajet plus long pour les études spectros-copiques par absorption. Le brûleur comprend une caisse extérieure 12 dont la base 13 est évidée de manière à recevoir une caisse intérieure 14. Quand la caisse intérieure 14 est 25 en place dans la caisse extérieure 12, un espace 15 existe entre la paroi extérieure de la caisse intérieure et la paroi intérieure de la caisse extérieure, cet espace constituant le conduit et s'ouvrant dans l'ouverture circonférentielle pour le passage du gaz inerte, la partie supérieure du conduit 30 étant garnie de couches alternées de feuillard ondulé et de feuillard non ondulé (non représentées) préparées, comme précédemment, à partir d'un seul feuillard ondulé et d'un seul feuillard non 'ondulé. La tête du brûleur (non représentée) est montée 35 sur le dessus de la caisse intérieure 14 et peut consister en une fente longue ou en une rangée d'orifices. Bien que la longueur de la flamme qui apparaît sur la tête du brûleur soit beaucoup plus grande que sa largeur, la queue du brûleur est cylindrique et un trou 16 est pratiqué dans la base 13 de la 40 caisse extérieure 12, la queue du brûleur passant par ce trou. 69 16679 9 2009191 Les gaz à brûler sont l'air et l'acétylène alors que le gaz inerte est l'azote. Le fonctionnement de ce brûleur est le même que celui de chacun des deux modes de réalisation qui ont déjà été décrits. 5 uur les figures 11, 12 et 15, on a représenté un quatrième mode de réalisation du brûleur qui comprend une enveloppe extérieure en aluminium 1? qui est assemblée par vissage avec une base circulaire 18 présentant au centre un bossage 19. Un élément creux sensiblement cylindrique 20, 10 également assemblé par vissage avec l'enveloppe 17» bute sur la base 18, et un évidement annulaire dans l'élément 20 définit, conjointement avec une partie de la paroi intérieure de l'enveloppe 17, une chambre annulaire de refroidissement 21. De l'eau est admise dans cette chambre 21 à travers une entrée 15 22 et elle sort de la chambre par une sortie 23, un élément 24 profilé en V servant à bloquer la partie la plus courte de la chambre entre l'entrée et la sortie, pour assurer ainsi que la circulation d'eau se fasse autour de la majeure partie de la longueur de la chambre, avant de sortir de cette dernière. 20 Le bossage 19 sur la base 18 sert à assujettir en place un tube d'aluminium 25 dans lequel est logée à coulis sement la queue 26 du brûleur. Le tube d'aluminium 25 sert à former, conjointement avec la paroi intérieure de l'élément creux sensiblement cylindrique 20, les parois du conduit pour 25 le passage du gaz inerte. Le gaz inerte pénètre dans le conduit par une entrée 27 formée dans la paroi de l'enveloppe et il est ensuite admis dans une chambre de distribution 27a droù il sort à travers des ouvertures 28. La partie supérieure du conduit comporte une spirale continue de feuillard non ondulé 30 en acier inoxydable, dont les couches 29 sont séparées par les couches d'une spirale continue de feuillard ondulé JO, une partie de l'une des couches étant représentée à plus grande échelle sur la figure 13» Les gaz à brûler pour former la flamme sont l'air et l'acétylène, et le gaz inerte est l'azote. 35 Le fonctionnement de ce brûleur est sensiblement le même que celui des ensembles précédemment décrits. Le cinquième mode de réalisation du brûleur est très analogue au quatrième mode de réalisation, mais la queue 26 du brûleur de ce dernier est remplacée par une 40 queue d'un type différent (voir figure 14), dont la tête 69 16679 10 2009191 présente une fente annulaire 31, et on utilise des gaz différents pour former la flamme. Le centre de la tête de brûleur 32 définissant la paroi intérieure de la fente annulaire est supporté par un 5 arbre 33 entouré d'une masse de cuivre 34. La partie inférieure de la masse de cuivre 34 vient en contact avec l'intérieur des parois 35 de la queue et présente sept trous axiaux 36 (voir figure 15, qui est une vue observée dans le sens indiqué par la flèche sur la figure 14) qui concordent avec des trous 10 analogues 37 pratiqués dans le corps de la queue du brûleur. L'extrémité inférieure de l'arbre 33 présente une partie extérieurement filetée 38 qui est assemblée par vissage avec le corps de la queue du brûleur et le centre de la tête 32, qui est d'un seul tenant avec l'extrémité supérieure de l'ar-15 bre, présente une rainure 38a dans laquelle peut être introduit un tournevis. Les gaz à brûler dans l'ouverture, en l'occurrence l'oxyde nitreux et l'acétylène, sont amenés dans la partie inférieure de la queue du brûleur et contribuent ainsi au 20 refroidissement de la masse de cuivre 34 et, par- conséquent, du centre de la tête de brûleur 32. 3ur les figures 16 à 19, on a représenté un sixième mode de réalisation du brûleur, qui est un brûleur à flamme longue et comprend une enveloppe extérieure 39 en. 25 aluminium fixée à une plaque 40 de base. Un corps intérieur 42 est fixé à la plaque 40 par des vis 41 et la partie inférieure 43 de ce corps présente un alésage 44, cette partie inférieure traversant un trou pratiqué dans la plaque 40, l'alésage 44 s'ouvrant par l'entre-30 mise d'un passage 45 dans une chambre 46 ménagée dans la partie supérieure du corps 42. L'axe de la chambre 46 est parallèle à la rangée d'orifices dans la tête du brûleur, et la plaque 47 du brûleur (voir figure 19) dans laquelle sont pratiquées des ouverture s 48, est assemblée par vissage avec 35 le corps 42. Un mélange d'air et d'acétylène est amené par l'alésage 44 pour brûler dans les orifices 48 du plateau 47. Deux évidements 49 de section rectangulaire sont formés dans la partie centrale du corps 42, les extrémités ouvertes des évidements étant fermées par des obtura-40 teurs 50. L'un des évidements 49 communique avec un tube 69 16679 n 2009191 d'entrée 511 l'autre évidement 49 communique avec un tube de sortie 52 et ces deux évidements communiquent par l'intermédiaire d'un passage 5^- Ainsi, l'air pompé dans le tube d'entrée 51 sert à refroidir le corps (et par conséquent la plaque de 5 brûleur avec laquelle ce corps est en contact) avant de s'échapper par le tube de sortie 52. L'espace annulaire entre la surface extérieure du corps intérieur 42 et la surface intérieure de l'enveloppe extérieure 39 est garni de couches alternées de feuillard 10 ondulé 53 et de feuillard non ondulé 54 (voir figure 18), définissant le conduit. Un gaz inerte (azote) est introduit dans ce conduit à travers une entrée 55 formée dans la paroi de l'enveloppe extérieure 39 et arrive ensuite dans une chambre de distribution 56, puis dans le conduit à travers des trous "15 57 pratiqués dans la paroi de la chambre de distribution. Le fonctionnement de ce brûleur est le même que celui des brûleurs précédemment décrits. Le septième mode de réalisation du brûleur est identique au sixième, sauf que la plaque 47 de brûleur 20 présente une fente longue 58 et que les gaz à brûler dans la fente sont l'oxyde nitreux et l'acétylène. 69 16679 12 2009191 REVENDICATIONS 1.- Ensemble de "brûleur, caractérisé en ce qu'il comprend une tête de "brûleur présentant un ou plusieurs orifices dans lesquels une flamme peut être entretenue ; des moyens 5 pour fournir du gaz à "brûler à ce ou à ces orifices; une ouverture circonférentielle qui entoure la tête du "brûleur; et un conduit pour amener du gaz inerte à cette ouverture, l'agencement et la forme de l'ouverture et du conduit étant tels que, pour un intervalle de vitesses du gaz inerte sortant 10 de l'ouverture, une partie inférieure de la flamme adjacente à la tête du "brûleur soit protégée de l'atmosphère par le gaz inerte de manière que la zone secondaire de la flamme s'éloigne de la tête du "brûleur. 2.- Ensemble selon la revendication 1, caractérisé 15 en ce que l'agencement et la forme du conduit et de l'ouverture sont tels que le courant de gaz inerte sortant du conduit soit laminaire. 5«- Ensemble selon l'une ou l'autre des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le conduit est agencé 20 pour définir un grand nombre de canaux sensiblement rectilignes qui sont parallèles à l'axe du brûleur, ces canaux ayant une longueur qui est importante quand on la compare aux dimensions linéaires transversalement à leurs axes longitudinaux. 4.- Ensemble selon la revendication 3, caractérisé 25 en ce que le conduit comprend une paroi intérieure, une paroi extérieure et un garnissage qui est disposé dans la zone annulaire entre les parois et qui définit la série de canaux sensiblement rectilignes. 5.- Ensemble selon la revendication 4, caractérisé 30 en ce que le garnissage comprend des couches alternées de feuillard non ondulé et de feuillard ondulé, les ondulations étant parallèles à l'axe du brûleur. 6.- Ensemble selon la revendication 5, caractérisé en ce que le garnissage est formé d'un seul feuillard non 35 ondulé et d'un seul feuillard ondulé, chaque feuillard étant enroulé autour de la paroi intérieure du conduit. 7.- Ensemble selon la revendication 4, caractérisé en ce que le garnissage comprend une série de cylindres creux et étroits, l'axe de chaque cylindre étant parallèle à l'axe 40 du brûleur. 69 16679 13 2009191 8.- Ensemble selon la revendication 7, caractérisé en ce que les cylindres étroits creux sont des aiguilles hyp odermiques. 9«- Ensemble selon l'une ou l'autre des revendica-5 tions 1 et 2, caractérisé en ce que l'ouverture circonférentielle est divisée en une série de parties circonférentielles étroites. 10.- Ensemble selon la revendication 9, caractérisé en ce que le conduit comprend une paroi extérieure, une paroi 10 intérieure et un garnissage qui est disposé dans la zone annulaire entre les parois et qui divise l'ouverture en ladite série de parties circonférentielles. 11.- Ensemble selon la revendication 10, caractérisé en ce que le garnissage comprend un feuillard bobiné autour 15 de la tête du brûleur, les coucb.es de feuillard étant espacées de manière à diviser l'ouverture en ladite série de parties circonférentielles. 12.- Ensemble selcn l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que la tête du brûleur présente 20 une série d'orifices. 13«- Ensemble selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que la tête du brûleur présente une fente annulaire. 14.- Ensemble selon l'une quelconque des revendica-25 tions 1 à 11, caractérisé en ce que la tête du brûleur présente une fente dont la longueur est importante par rapport à sa largeur. 15«- Ensemble selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que la tête du brûleur présente 30 une rangée d'orifices, cette rangée ayant une longueur qui est importante par rapport aux- dimensions linéaires des orifices dans les directions situées dans le plan de la tête du brûleur. 16.- Ensemble selon la revendication 13, caractérisé 35 en ce qu'une masse métallique de conductibilité thermique élevée est assemblée dans la queue du brûleur et est en bon contact thermique aussi bien avec la partie centrale de la tête du brûleur quWec la partie intérieure de la queue du brûleur. 40 1"?.- Ensemble selon la revendication 16, caractérisé 69 î6679 14 20Q9191 en ce que la masse métallique est perforée et l'agencement est tel que le gaz à brûler s'écoule vers la fente annulaire à travers lesdites perforations. 18.- Sous-ensemble, caractérisé en ce qu'il comprend 5 une ouverture circonférentielle et un conduit pour amener le gaz inerte à ladite ouverture, ce sous-ensemble étant destiné à coopérer avec une tête de brûleur pour constituer un ensemble tel que spécifié dans l'une quelconque des revendications 1 à 17, l'agencement et la forme de l'ouverture et du conduit 10 étant tels que, pour un intervalle donné de vitesses de gaz sortant du conduit, une partie inférieure de la flamme adjacente à la tête du brûleur soit protégée par un gaz inerte contre l'atmosphère, de manière que la zone secondaire de la flamme s'éloigne de la tête du brûleur. 15 19*- Erocédé de production d'une flamme protégée pour analyse spectroscopique à la flamme, caractérisé en ce qu'il consiste à fournir du gaz à brûler à un ou plusieurs orifices ménagés dans une tête du brûleur et à fournir du gaz inerte à une ouverture circonférentielle entourant la tête du brûleur, 20 l'agencement étant tel et la vitesse du gaz inerte sortant de l'ouverture étant telle que la partie inférieure de la flamme soit protégée de l'atmosphère par le gaz inerte et que la zone secondaire de la flamme soit écartée de la tête du brûleur. 20.- Procédé selon la revendication 19, caractérisé 25 en ce que l'agencement est tel que le courant de gaz inerte sortant du conduit soit un courant laminaire. 21=- Procédé selon l'une ou l'autre des revendications 19 et 20, caractérisé en ce qu'on fournit un mélange d'oxyde rd.treux et d'acétylène à un ensemble de brûleur tel 50 que spécifié dans l'une ou l'autre des revendications 16 et 17*