La présente invention se rapporte à un procédé et à un dispositif poyr.traiter des matières textiles avec un liquidé et concerne, notamment, sans pour, autant y être limitée", l'élimination des impuretés, le. désuintage, le lavage et le blanchiment de la laine. L'expression "matière textile" 5 utilisée ci-contre entend non seulement comprendre les fibres naturelles, telles que la laine et.le coton, mais encore des combinaisons de filaments métalliques ou non métalliques,"de fibres artificielles et de paille. LVun des buts de l'invention est de fournir un procédé et un appareil permettant d'obtenir une cadence de production élevée avec des temps de 10 traitement relativeiiisit courts, afin de réduire à un minimum les effets nuisibles que le traitement pourrait avoir sur les fibres. Un autre but de l'invention est dëviter 1'emmêlement des fibres textiles pendant le traitement par suite de leur mouvement relatif et de réaliser un dispositif dont le coût est réduit. 15 L'invention peut avantageusement être utilisée à l'échauda'ge de laines en suint, lorsqu'il est nécessaire d'enlever de la masse de fibres individuelles des grandes quantités de graisse, de suint(provenant principalement de la transpiration des moutons) et des impuretés animales, végétales et minérales, tout en empêchant les fibres de se déplacer, 20 en évitant d'endommager chimiquement celles-ci et en pouvant opérer en continu. Parmi les autres applications de l'invention, on peut citer le lavage, le désuintage, l'extraction, le décapage, la teinture, l'ensimage, la carbonisation et la neutralisation^etc. de toutes sortes de fibres et de matières analogues, y compris des fibres ou des pailles naturelles 25 ou des filaments synthétiques (métalliques et non métalliques pouvant exister sous la fome d'une mince couche perméable, soit tissée, soit tricotée ou feutrée, ou sous celle d'un ensemble de fibres libres, dans lesquelles il est utile de réduire à un minimum les déplacements et de réaliser un traitement uniforme, tout en pouvant traiter de grandes quantités de 30 matière. Toutefois, auxfins d'illustration et d'explication, on se propose de décrire ci-après l'échaudage de. la laine en suint et, dans ce cas, le mouvement des fibres est produit par friction et par des sources internes, ainsi que par des efforts mécaniques externes. 35 Dans le traitement actuel des matières textiles, cette opération est désignée par les termes "désuintage" ou "échaudage" de la laine et peut être exécutée en utilisant une solution aqueuse de savon et de soude ou d'un détergent synthétique agissant sur de la laine en bourre. Le terme 70 22994 2 2047055 "laine en Bourre"' désigne un amas de fibres de laine qui ne peuvent être " considérées, comme étant parallèles les, line s aux', autre s . Dans les installations" traditionnelles, la laine en bourre est généralement . dé suint é'e en'la fais'ant-passer à. travers un.e série de cuves contenant 5 des solutions de dégraissage, la dernière cuve étant une cuve de ..rinçage contenant seulement de 1'eau de robinet.. Les températures des liqueurs sont réglées pour obtenir une action, optimale de désuintage de la laine et sont généralement comprises entre 38 et 71°Ç. Dans les cuves, cette laine en bourre est entraînée par une action mécanique de ratelage 10 et par des forces de. friction de fluide et, bien que flottante., est sensiblement immergée dans les solutions -, sauf entre les cuves où elle est enlevée et passée entre des rouleaux-essoreurs vers la- cuve suivante. Bien que ce procédé permette de désuinter.efficacement la laine et d'en éliminer les impuretés indésirables à un degré suffisant 15 pour les traitements suivants, il présente cependant un certain nombre de défauts, dont-le principal est d'emmêler ou d'entrelacer les fibres, ce dont.résultent des casses pendant les traitements ultérieurs. L'opération qui suit le désuintage de la laine brute est le cardage dans lequel la laine désuintée est démêlée pour, disposer ces fibres indivi-20 duelles en un ruban où elles sont pratiquement parallèles. Pendant ce cardage,. les fibres de laine cassent par suite du mode de démêlement utilisé et l'étendue de la casse des fibres est fonction (ou est proportionnelle) au degré d'emmêlement de la laine désuintée. Or, dans l'industrie lainière, les fibrès longues ont beaucoup plus de valeur 25 que les fibres courtes, la plupart des fibres courtes résultant de ruptures et,de ce fait, il est extrêmement souhaitable que. pendant le désuintage de la. laine en bourre, l'emmêlement des fibres soit réduit à un minimum, ceci étant l'un des avantages majeurs de l'invention, lorsqu'on l'applique au dégraissage de la laine. Parmi les autres incon-30 vénients des procédés classiques, on peut citer un contact prolongé de la laine avec des liqueurs alcalines tendant à provoquer le.jaunissement de celle-ci et à diminuer la résistance des fibres. A cela s'ajoute que les équipements actuels ne s'adaptent, pas facilement à un fonctionnement continu, car l'accumulation des impuretés nécessite 35 .des arrêts fréquents pour le nettoyage.- , . -, . . • D'autres -tentatives ont .été -faites .pour remédier à ces inconvénients en utilisant des-jets de liquide sur des couches de laine 70 22994 3 20470S5 en bourre comprimées immergées. Mais ces procédés ne se sont pas révélés compétitifs et:; de plus, les machines nécessaires ®nt plus compliquées èt Ses difficultés surgissent dans le transfert de.la laine d'un élément transporteur à un autre. 5 : Dans l'application de la présente invention au désuintage de la laine, la couche de laine librè est immobilisée entre deux transporteurs perméables que les solutions traversent de manière continue et qui sont suffisamment comprimés par une série de dispositifs de serrage régulièrement espacés. La vitesse de ces transporteurs et la longueur de 10 la voie de désuintage sont telles que lé temps dé contact avec la solution est très court,"évitant ainsi qu'elle soit endommagée par des agents chimiques, par èxemple des alcalis. Le seul mouvement mécanique présidant au transfert de la couche de laine à travers l'appareil est.celui des deux transporteurs glissant à travers la série de dispositifs de serrage, 15 chaque dispositif comprenant, de préférence, un élément fixe et un élément pouvant se déplacer perpendiculairement à la couche de laine. Il n'y a aucune solution de continuité entre les cuves de traitement, de sorte que l'appareil est très simple, du point de vue mécanique. L'enlèvement continu des impuretés est considérablement facilité par la struc-20 ture des cuves et par la conception du processus qui permet ainsi un désuintage continu. L'invention englobe un procédé pour traiter des fibres textiles et analogues avec un liquide, procédé dans lequel les fibres à traiter sont disposées en une mince couche qui est interposée entre 25 deux éléments perméables de transport et qui est déplacée par ces organes à travers une masse de liquide de traitement, les- éléments de transport traversant une série de dispositifs de serrage dont chacun est conçu de manière à presser lesdits éléments de transport au passage, à empêcher les-fibres de se déplacer entre elles et à engendrer une impulsion provo-30 quant un mouvement relatif entre le liquide de traitement et les fibres le long de la couche transportée et faisant en même temps circuler le liquide à travers cette couche suivant une direction pratiquement perpendiculaire au"plan'de ladite couche. L'invention englobe également une machine ou un appareil 35 pour traiter des matières textiles et analogues avec un liquide et qui comprend, au moins, une cuve contenant le liquide de traitement, deux bandes transporteuses étroitement rapprochées qui sont déplacées à travers le liquide contenu dans les cuves, ces bandes transporteuses 70 22994 4 2047055 étant agencées et conçues pour exercer une pression sur une mince couche de matière textile à traiter interposée entre elles, une série de dispositifs de serrage disposés de part et d'autre des bandes transporteuses, à l'intérieur de la cuve, chaque dispositif de serrage étant conçu pour 5 serrer lesdites bandes transporteuses l'une confeçe -15autre au passage afin d'empêcher un mouvement relatif des fibres et pour.produire une impulsion provoquant un mouvement relatif» le long de la couche de fibres, entre le liquide de traitement et les fibres transportées et des moyens pour engendrer la circulation du liquide à travers ladite couche suivant XQ une direction pratiquement perpendiculaire au plan de cette dernière. Le procédé selon l'invention comporte l'agencement des fibres en mince couche, de sorte que le fluide de traitement peut facilement accéder à celle-ci et leur faire subir un traitement uniforme. Dans ce procédé,il est, de plus, avantageux de transporter„à une vitesse élevée, 15 la mince couche de fibres tenue entre les éléments de transport perméables. L'invention utilise, de préférence, des dispositifs de serrage constitués par des organes de serrage faisant pression de part et d'autre des éléments perméables de transport qui traversent ces organes de serrage, dont chacun présente une surface délimitant un intervalle cunéîforme avec 20 l'un des organes de transport, ces surfaces agissant pour favoriser une circulation unidirectionnelle uniforme de liquide à travers la couche de fibres pendant le passage des organes de transport. A défaut d'autre terme, ces dispositifs de serrage seront qualifiés de "coins de serrage". Bien que les organes de serrage ayant. la forme décrite ci-25 dessus soient préférés, d'autres formes pourraient Être utilisées, comme par exemple, des paires de rouleaux tournant par rapport à la couche de fibres traitées ou en variante à des organes fixes, tels que des tiges ou barres. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressor-30 tiront de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple nullement limitatif, en référence au dessin annexé dans lequel : - la figure 1 est une coupe d'une cellule de traitement conforme à l'invention; - la figure 2 est une coupe analogue, à échelle réduite, d'un 35 appareil complet, comprenant six de ces cellules; - la figure 3 est une coupe analogue à la figure 1, mais d'une variante de réalisation dans laquelle les rouleaux sont remplacés par des coins de serrage; 70 22994 5 2047055 - la figure 4 montre un appareil complet à six cellules, comme la figure 3; et - la figure 5 est une coupe longitudinale sur une partie des - coins de serrage en fonctionnement. 5 Dans l'appareil des figures 1 et 3, sont représentées "deux bandes transporteuses perméables 10 et 11 entre lesquelles est interposée une mince couche de laine 12 qui peut, par exemple, avoir une épaisseur -de 2 à'3 mm et qui est entraînée à une vitésse de 50 m/mri, pàr exemple. Une cellule de traitement de cette installation se compose de deux cuves 10 13 et 14, la cuve 14 servant à recueillir et à emmagasiner la liqueur de traitement qui est refoulée pàr une pompe de circulation 15 dans la cuve de traitement 13. Cette cuve de traitement 13 renferme un certain nombre de paires de dispositifs de serrage, notamment des rouleaux 16 sur la figure 1, et des coins 17 sur la figure 3, qui sont légèrement chargés afin 15 de faire pression sur les bandes transporteuses 10 et 11 et de produire ainsi un mouvement relatif entre la liqueur et les fibres dans le même plan que celui contenant la couche de laine 12. La liqueur refoulée par la pompe de circulation 15 entre dans la cuve de traitement 13 en 18 et, de là, s'élève pour traverser la couche de laine en mouvement, imprégnant 20 ainsi celle-ci et produisant une nappe continue de liqueur en écoulement perpendiculaire à la couche de laine. Cette liqueur passe au-dessus d'un déversoir 21 (comme représenté sur la figure 1) ou est maintenue â un certain niveau (comme représenté sur la figure 3) sur la couche de laine en mouvement avant son entrée dans la cuve de traitement 13, la liqueur 25 revenant ensuite dans la cuve de réserve 14 après avoir traversé la couche de laine 12. Ces Joints d'étanchéité 22 sont prévus aux points d'entrée et de sortie des bandes transporteuses 10 et 11 dans les cuves 13 et 14. L'excès de liqueur de traitement imbibant la couche de laine, qui sort 30 de la cuve de traitement 13, ëst enlevé par deux rouleaux d'essorage 21 (comme représenté sur la figure 1), ou est partiellement entraîné par une contre-circulation de liqueur refoulée de l'étage de traitement suivant (comme représenté sur la figure 3} en utilisant au moins deux dispositifs de serrage légèrement chargés (tels que les petits, rouleaux 16 représentés 35 sur la figure 1 ou les coins de serrage 23 représentés sur la figure 3). Une-batterie complète de six cellules de traitement de ce genre est représentée'sur les figures 2 et 4. Cette batterie comprend les 70 22994 6 2047055 pcmlies dl'effltîraliïsîDewt fiswr less bmâes Ztanspoetemes 24, 25, 26, 27, les poulies 26 et 27 étant entraînées par des moteurs électriques à réducteur de vitesse 28. les bandes 10 et 11 sont; tendues par des moyens classiques (non représentés) et, partant exercent une certaine pression sur la couche 5" de fibres interposée entre elles. On voit que les bandes transporteuses 10 et 11 s'étendent sur toute la longueur de l'installation et qu'aucun transfert des fibres de laine n'est nécessaire dans ou entre les étapes de traitement. Dans l'installation représentée sur la figure 2, un faible 10 contre-courant de liqueur de traitement est assuré par des pompes et des tuyauteries (non représentées) à travers les cuves des différentes cellules. Dans les deux formes d'installations, la très mince.couche de laine est transportée rapidement et est soumise à une série d'impulsions 15 en passant à travers les dispositifs de serrage, ce qui produit un mouvement relatif vigoureux entre le liquide et les fibres. Les coins de serrage 17 des figures 3 et 4 sont préférables aux rouleatix 16 des figures 1 et 2, car une étude théorique a révélé que les rouleaux de serrage exigent des inversions à haute inertie pour en-20 lever les fluides visqueux entraînés dans l'intervalle à la surface et le long de ceux-ci, et une partie du fluide contenu dans le milieu solide passant à travers 1"'intervalle. Pour"éliminer les problèmes d'inversion et l'établissement d'une pression élevée dans la région de l'intervalle de serrage (qui ont pour 25 résultat une surface portante excessive exigeant une charge plus élevée pour maintenir la pression d'appui nécessaire, on a proposé un dispositif à intervalle comportant deux coins orientés à l'opposé de la direction du mouvement, l'un au-dessus et l'autre au-dessous des convoyeurs et les pressant l'un contre l'autre. 30 Toutefois, dans le désuintage et dans les opérations analogues, une circulation transversale est avantageuse et pour cette raison le système à coins, de serrage représenté sur la figure 2, qui réalise un effet secondaire prévu par la théorie hydrodynamique de l'écoulement des fluides visqueux sur des coins, a été adopté. 35 Les coins de serrage se sont révélés efficaces pour favoriser un écoulement unidirectionnel et uniforme d'un liquide à travers la couche, à la différence des rouleaux représentés sur la figure 1 avec lesquels l'écoulement à travers la couche varie considérablement d'un endroit à l"aiU!txe et est maximal eatse leÈsj reraleaux. 70 22994 7 2047055 On utilise un ensemble d'organes de serrage selon certaines considérations pratiques. Ces éléments comportent des extrémités arrondies afin de ne pas endommager la matière passant entre eux, des surfaces lisses pour réduire au minimum le frottement de viscosité, de petites portées afin que 5 de faibles charges produisent des pressions d'appui relativement élevées avec un faible effort de retenue et une circulation transversale uniforme à travers la matière, grâce au maintien d'un gradient de pressions hydrodynamiques raisonnablement constant. Les organes de serrage peuvent être faits d'une matière en feuille, 10 telle qu'une tôle d'acier inoxydable, un effort élastique exercé sur ces organes produisant la pression d'appui dans l'intervalle. Les organes de serrage supérieurs sont articulés en 30 sur la figure 3 et leur seul mouvement dans l'intervalle même est orienté verticalement et résulte de l'irrégularité d'épaisseur de la couche de laine. Les organes inférieurs de serrage sont 15 fixes. L'espacement des coins et, de ce fait, entre les composants du dispositif de serrage est tel de préférence que chaque fibre traitée est tenue par un seul dispositif, à tout moment. Ainsi, l'espacement entre les dispositifs de serrage est, de préférence^ approximativement égal à la 20 longueur moyenne des fibres, individuelles traitées. L'action des coins de serrage est représentée sur la figure 5, qui montre deux groupes complets. Au-dessus et au-dessous des bandes transporteuses 10 et 11, entre lesqid.les est interposée la couche de fibres 12, sont disposés des éléments de serrage 31 et 31a qui, bien qu'ayant 25 des formés différentes de celles des éléments constituant les intervalles de serrage de la figure 1, sont fonctionneHement équivalents. Chaque élément est fait d'un ruban de tôle replié le long de chaque bord, comme représenté, et présentant une surface 32 ou 32jï vers les bandes transporteuses 12 et 13, surfaces qui sont agencées de manière à délimiter un espace en coin 33, avec la bande transporteuse adjacente. Les éléments 3La sont fixes, tandis que les éléments 31 peuvent se déplacer verticalement, soit du fait de leur articulation au point 34, soit qu'ils sont fixés à une tige pouvant être déplacée verticalement. Les éléments 31 sont sollicités vers le bas par des ressorts hélicoïdaux 35. Une partie de chaque élément 31 ou 31a,proche de son extrémité 36,. prend appui sur la bande transporteuse adjacente et la couche de fibres 12 est ainsi serrée entre ces parties des éléments 31 et 31a voisins. 70 22994 2047055 Les flèches en tirets indiquent la direction d'écoulement du liquide à travers la couche de fibres par suite de l'action hydrodynamique des surfaces 32 et 32^, étant supposé que les bandes transporteuses 10 et 11 se déplacent dans la direction de la flèche 37. On voit •5 donc que la translation des bandes transporteuses produit des impulsions dans la couche de fibres, ayant pour résultat un mouvement relatif entre les fibres et le liquide, et qui se traduit aussi par une circulation unidirectionnelle de ce liquide à travers la couche de fibres, comme l'indiquent les lignes discontinues de flèches. 10 On conçoit que la forme des éléments 31 et 3l£_, exception faite des parties formant les surfaces 32 et 32a et les extrémités de ces surfaces, peut, dans une large mesure, être quelconque. Dans le dispositif de la figure 3, les coins de serrage sont utilisés d'une manière particulière, selon laquelle la liqueur est déplacée 15 dans la couche de laine avec la liqueur provenant de la cellule de traitement suivante moins contaminée. En effet, la liqueur de la cellule suivante est refoulée dans la cuve 14 à travers l'entrée 38 et, par l'action hydrodynamique des coins de serrage 23 dans cette section de la cuve, déplace la liqueur de la 20 couche de laine, évitant ainsi la nécessité d'utiliser les rouleaux-essoreurs 21 de la figure 1. Le débit de liqueur ainsi introduit est supérieur à celui refoulé de la couche de laine, établissant ainsi une circulation à contre-courant de liqueur dans l'installation. Dans le mode de réalisation de la figure 3, des coins de serrage 25 supplémentaires 39 sont utilisés, étant conçus comree les coins de serrage 23, pour favoriser un écoulement vers le bas du liquide à travers la couche de fibre 12, à la différence des coins de serrage 17 qui engendrent une circulation ascendante du liquide. Le liquide de la cuve 13 î.;écoule dans la cuve 14 à travers la couche 12 sous l'action des coins de serrage 39, faisant ainsi 30 subir aux fibres un traitement préliminaire avec un liquide plus contaminé que celui ayant déjà traversé la couche 12. Les résultats expérimentaux obtenus en utilisant une installation sensiblement identique à celle représentée sur la figure 3 sont indiqués ci-après, EXEMPLE 1 35 On utilise de la laine mérinos de qualité 60i3-64SJ renfermant 181 de graisse, pour former une couche d'une densité de 15 g/cfn , couche que l'on fait passer entre deux bandes transporteuses à une vitesse de 50 m/mn, 70 22994 9 2047055 à travers une liqueur de désuintage contenant 0,3% de savon et 0,1% de soude et maintenue à 93°C. On assure un débit de liqueur dans la cuve de 3,8 1/mn/cm^ à travers la couche de laine. Le temps de passage de la laine, à travers la machine^ est 2 secondes et la pression exercée par 5 chaque organe de serrage 9.0 g/cm linéaire de l'étendue de cet organe à travers les bandes transporteuses. Le résultat d'un seul passage est que la teneur en graisse de la laine est réduite à 6%. EXEMPLE 2 On traite de la laine mélangée de qualité 46s, dans les mêmes 10 conditions que dans l'exemple I, et on ramène sa teneur initiale de graisse qui était de 7,5% à 0,75%. Pour le désuintage de la laine, il convient de considérer que le procédé selon l'invention est, le plus avantageusement mis en oeuvre en utilisant une vitesse de transport comprise entre 15 et 90 m/mn et 15 une densité de laine atteignant 15 g/cm . Il est impossible de donner des directives précises concernant l'épaisseur de la couche de fibres et la vitesse à laquelle les organes de transport doivent se déplacer, ces facteurs variant considérablement selon la nature de la laine et, encore plus, quand il s'agit d'autres fibres. En général, toutefois, on peut 20 dire que moins la quantité de matières solides contenues dans la couche de fibres est grande, plus cette couche peut être épaisse et plus le mouvement des organes de transport peut être lent, et inversement. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées à l'exemple représenté et décrit sans sortir pour autant du 25 cadre de 1'invention. 70 22994 10 2047055 S S V E' N D I C' A r î 0 N S 1. Procédé pour traiter des matières textiles et analogues avec un liquide, caractérisé en ce que l'on dispose les fibres en une mince couche 5 interposée entre deux éléments transporteurs perméables que l'on fait passer à travers une masse ou bain de liquide de traitement, ces éléments transporteurs traversant une série de dispositifs' de serrage dont chacun est conçu pour serrer lesdits éléments l'un contré l'autre au passage, afin d'empêcher les fibres de se déplacër entre elles'et pour produire une 10 impulsion provoquant un mouvemént relatif entre le liquide de traitement et les fibres transportées le long de leur couche et provoquant, en même temps, une circulation de liquide à travers cette couche suivant une direction sensiblement perpendiculaire au plan de cette dernière. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les dispositifs 15 de serrage sont constitués par des paires de rouleaux placés de part et d'autre desdits éléments de transport. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque dispositif de serrage comprend.deux organes placés de part et d'autre desdits éléments de transport, chaque organe de serrage comportant une s'urface 20 formant un angle aigu avec.la surface de l'un des éléments de transport afin de délimiter avec celui-ci un espace cunéiforme, une partie située à l'une des extrémités de ladite surface étant au contact de cet élément de transport, lesdites parties des deux organes de serrage agissant pour serrer au passage les éléments de transport l'un contre l'autre, lesdites surfaces étant 25 conçues pour maintenir un gradient de pression hydrodynamique à travers la couche de fibres et pour favoriser ainsi un écoulement unidirectionnel et uniforme du liquide de traitement à travers les fibres. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que lesdits éléments perméables de transport se déplacent dans un plan sensiblement horizontal et en 30 ce que lesdits organes de serrage disposés sous la couche de fibres, au contact de l'élément de transport inférieur, sont fixes, tandis que ceux qui sont au contact de l'élément de transport supérieur peuvent être déplacés sous Inaction des irrégularités d'épaisseur de la couche de fibres et sont soumis à une force appliquant lesdites parties contre l'élément de transport 35 supérieur. 5. Procédé selon la revendication 4 dans lequel les organes de serrage favorisfiiîte la cfmMl® djj, liquider à travers la couche de fibres suivant Bas- d&Eftcfctont aisjcfêmdkntte^ 70 22994 ii 2047055 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que, avant de passer entre lesdits organes de serrage de la cuve, les éléments de transport passent entre un certain nombre d'organes de serrage analogues, conçus de manière à engendrer une circulation du liquide à travers la 5 couche de fibres suivant une direction descendante, ce qui fait que les fibres sont soumises à une action préliminaire par ledit liquide et qu'ainsi le liquide de.traitement circule dans la cuve. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en. ce qu'un certain nombre de groupes de dispositifs de serrage 10 sont utilisés, chaque groupe étant contenu dans une cuve de traitement séparée, la couche de fibres étant transportée de manière continue par lesdits éléments de transport à travers chaque groupe, à tour de rôle et étant traitée par le liquide qui y est contenu, le liquide imbibant la couche de fibres en étant refoulé après la traversée de chaque groupe de dispositifs 15T de serrage, une circulation à contre-courant de liquide étant maintenue dans lesdites cuves. 8. Procédé selon la revendication 7 dans lequel le liquide est refoulé par des rouleaux d'essorage. 9. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que le liquide 20 est refoulé en exposant la couche de fibres à un contre-courant de liquide refoulé depuis la cuve suivante, dont le liquide est moins contaminé, en présence de dispositifs de serrage, tels que spécifiés dans la revendication 2 ou 3, conçus pour engendrer une circulation du liquide de cette cuve suivante, 25 à travers la couche de fibres, afin d'y refouler le liquide, ce liquide refoulé étant retourné dans la cuve où la couche de fibres vient d'être traitée. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la matière textile est de la laine en suint et en ce que le liquide est une solution de désuintage, les fibres de laine étant 2 30 placées selon une couche ayant une densité pouvant atteindre 75 g/cm , la vitesse de déplacement des organes de transport étant comprise entre 15 et 90 nr/mn. 11. Appareil pour traiter les matières textiles et analogues avec un liquide, caractérisé par au moins une cuve contenant un liquide de traitement, 35 deux bandes transporteuses étroitement rapprochées passant à travers le liquide contenu dans les cuves, ces bandes transporteuses étant conçues pour exercer une pression sur une mince couche de fibres à traiter interposée entre elles, une série de dispositifs de serrage disposés dans la cuve de part et d'autre et le long des bandes, chaque dispositif de serrage étant conçu 70 22994 12 2047055 pour serrer au passage lesdites bandes transporteuses l'une contre l*autre afin d'empêcher les fibres de se déplacer entre elles et de produire une impulsion provoquant un mouvement relatif entre le liquide de traitement et les fibres transportées le long de la couche de fibres, et des moyens 5 pour assurer une circulation de liquide à travers ladite couche de fibres suivant une direction sensiblement perpendiculaire au plan de cette dernière-12. Appareil selon la revendication 11, caractérisé en ce que chaque dispositif de serrage est constitué par deux rouleaux disposés de part et d'autre desdites bandes transporteuses. 10 13. Appareil selon la revendication 11, caractérisé en ce que chaque dispositif de serrage comprend deux organes placés de part et d'autre des bandes de transport,- chaque organe de serrage ayant une surface faisant un angle aigu avec la surface de l'une desdites bandes, en définissant un espace cunéiforme avec elle, une partie de, l'une des extrémités desdites 15 surfaces étant au contact de l'une des bandes, lesdites parties des deux organes de serrage agissant pour presser au passage les bandes de transport l'une contre l'autre, lesdites surfaces étant conçues pour maintenir un gradient de pression hydrodynamique avec la couche de fibres et, pour ainsi, favoriser une circulation unidirectionnelle uniforme du liquide de traitement à 20 travers les fibres. 14. Appareil selon la revendication 13, caractérisé en ce que lesdites bandes transporteuses se déplacent dans un plan horizontal et en ce que les organes de serrage qui sont disposés au-dessous de la couche de fibres et qui sont au contact de la bande de transport inférieure sont fixes, 25 tandis que ceux qui sont, au contact de la bande de transport supérieure peuvent être déplacés sous l'action des irrégularités d'épaisseur de la couche de fibres et sont exposés à un dï>rt appuyant lesdites parties d'organes de serrage contre la bande de transport supérieure. 30 15. Appareil selon la revendication 14 s caractérisé en ce que.les organes de serrage sont conçus de manière à engendrer une circulation de liquide à travers la couche de fibres suivant une direction ascendante. 16. Appareil selon la revendication 15, caractérisé en ce qu'une série d'organes de serrage identiques sont placés dans la cuve où passent les 35 bandes transporteuses à une position située en ament des premiers organes de serrage mentionnésr les seconds organes de serrage étant conçus pour engendrer une circulation de liquide à travers les fibres, suivant une direction descendante, ce qui fait que les fibres sont soumises à une action préliminaire par ledit liquidey cependant que le liquide de traitement circule dans lsr cuve. 70 22994 ' n 2047055 17. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes 11 à 16, caractérisé en ceqi'il comprend un certain nombre de cuves dont chacune contient un groupe de dispositifs de serrage, des bandes transporteuses passant de manière continue drune cuve à l'autre à travers tous lesdits 5 groupes, chaque cuve étant équipée de moyens pour déplacer de la couche de fibres le liquide restant dans celle-ci après le traitement par le liquide contenu dans cette cuve, des moyens étant prévus pour engendrer une contre-circulation de liquidé de traitement à travers lesdites cuves, ce qui fait que du liquide est renvoyé de chaque cuve vers la cuve précédente. 10 18. Appareil selon la revendication 17, caractérisé en ce que les moyens pour déplacer le liquide de la couche de fibres sont des rouleaux d'essorage. 19. Appareil selon la revendication 17, caractérisé en ce que les moyens pour déplacer le liquide de la couche de fibres sont constitués par un 15 certain nombre de dispositifs de serrage, tels que spécifiés dans la revendication 2 ou 3 et installés le long de bandes transporteuses, dans chaque cuve, à une position en aval de celle où les bandes transporteuses traversent le liquide contenu dans cette cuve, des moyens étant prévus pour produire un courant de liquide moins contaminé provenant de la cuve 20 suivante au-dessus des derniers dispositifs de serrage mentionnés, ces derniers dispositifs de serrage étant conçus pour engendrer une circulation de liquide à travers la couche de fibres, afin de déplacer le liquide dont elle est imbibée, des moyens étant prévus pour ramener dans cette cuve le liquide déplacé.