Tampon périodique. La présente invention se rapporte à un tampon périodique et plus particulièrement à un tampon sur lequel est déposé un lubrifiant vaginal. La technique des tampons périodiques est riche d'une variété de configurations et d'une variété de lubrifiants vaginaux destinés, en particulier, à faciliter l'extraction du tampon du canal vaginal. Une des difficultés que l'on érpouve dans l'utilisa- tion de ces tampons réside dans le frottement engendré lorsqu'on tire le tampon le long du canal vaginal. La résistance de frottement est particulièrement forte lorsque l'extraction s'effectue pendant une période de faible écoulement. Alors que la présence du fluide mens- truel lui-même tend à jouer le rôle d'un lubrifiant partiel, il s'exer- ce pendant les périodes dans lesquelles la quantité de fluide présente est faible ou nulle, des forces de frottement qui donnent lieu à une gêne sensible pendant l'extraction. On a déjà tenté précédemment d'assurer une lubrification artificielle par une enduction de la surface externe du tampon. Or, lorsque le lubrifiant est déposé sur la surface externe du tampon, il joue le rôle d'un écran qui gêne l'absorption du fluide menstruel par le tampon et réduit considérablement l'efficacité du tampon, en particulier pendant les périodes d'écoulement abondant. En outre, lorsque le lubrifiant est ré- parti sur la surface externe du tampon, le flux de fluide menstruel tend à balayer le lubrifiant et, de ce fait, la quantité de lubrifiant disponible au moment de l'extraction peut être réduite à un point tel qu'il est absolument inefficace. C'est pourquoi l'invention a pour objet un tampon périodique qui porte un lubrifiant vaginal uniquement à sa base, cette base présentant une zone en creux (la base est la surface inférieure du tampon considérée dans son orientation normale après l'introduction). Grâce au fait que le lubrifiant vaginal n'est disposé que dans cette région particulière, ce lubrifiant ne gêne pas l'ab- sorption du fluide par le corps principal du tampon et il n'est pas lavé par le fluide menstruel. Cette dernière caractéristique peut être particulièrement accentuée si l'on utilise la zone en creux comme surface porteuse pour une proportion notable du lubrifiant. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre. Aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple - les Figures 1 et 2 sont des coupes par- tielles d'un tampon périodique classique: - les Figures 3 et 4 sont des coupes par- tielles d'une autre configuration de tampon et particulièrement avan- tageuse pour l'obtention des résultats visés par l'invention. Le tampon classique représenté sur la Figure 1 comprend une compresse qui contient une masse de matière ab- sorbante l possédant une configuration classique quelconque-dans ses régions supérieure et latérales, une zone en creux 3 à la base de la matière absorbante, des protubérances 2 formées de part et d'autre de la zone en creux et un revêtement 4 qui recouvre la totalité de la surface de la base bien que ce lubrifiant puisse être conçu pour recou- vrir seulement la partie en creux de la base ou des fractions de cette partie. La surface en creux de la base peut être formée par l'une quel- conque des différentes techniques de compression classique et, en fait, elle peut être formée par utilisation d'un moyen d'introduction télé- scopique approprié préalablement à l'introduction, ce moyen étant bien connu dans la technique. Le procédé de formation du creux est bien con- nu dans la technique et ne nécessite pas d'autre explication bien que, ainsi qu'il sera évident, les avantages apportés par l'invention ne sont pas limités à un procédé d'introduction particulier ni à une con- figuration de tampon particulière, la seule caractéristique nécessaire consistant en ce que la base doit être creuse pendant la période d'ab- sorption et avant l'accumulation du fluide. La Figure 2 représente une coupe de la base du tampon analogue à celui de la Figure 1 après l'absorption du fluide. Lorsqu'un tampon fait d'une matière absorbante traditionnelle est comprimé, la zone comprimée reprend généralement, après l'intro- duction, sa forme initiale lorsqu'une quantité de fluide suffisante a été absorbée pendant l'utilisation. La Figure 2 représente la base du tampon après l'absorption. 2 461 49 1 -3 - La Figure 3 décrit une configuration de tampon particulière qui présente certains avantages pour l'obtention des résultats obtenus par l'invention. Cette configuration particu- lière est représentée dans sa totalité et est essentiellement sous la forme d'un tube présentant un évidement central 7. Ce tube porte un revêtement 5 sur sa partie intérieure et sa partie extérieure et la matière absorbante 1 est enfermée dans le revêtement non tissé (bien que l'on ait représenté un revêtement non tissé, ce revêtement ne doit pas nécessairement être de nature non tissée, il doit seulement être perméable aux fluides). La zone du revêtement non tissé est prolongée au niveau du bord inférieur, resserré et enfoncé à l'intérieur en 9, de sorte que la partie inférieure est retournée à l'intérieur de l'évi- dement. Dans une forme de réalisation préférée, un cordon d'extraction 8 est fixé à la matière de revêtement resserrée. On peut donc obtenir ce résultat simplement en nouant le cordon à la partie débordante de matière de revêtement, dans la région o cette matière est resserrée, comme on l'a représenté sur la Figure 4. La matière lubrifiante est déposée sur la partie extérieure du revêtement non tissé à l'endroit o ce revêtement est retourné dans la région de la base. Ainsi qu'on peut le voir sur la Figure 3, un déflecteur ou diaphragme souple 10 est prévu comme recouvrement pour empêcher le lubrifiant de migrer dans la partie inférieure de la matière absorbante, en gênant la fonction d'absorption. La présence de ca diaphragme constitue une caractéristique particulièrement préférée de l'invention et ce diaphragme peut naturellement être ajouté à n'importe quelle configuration de tampon pour former un écran entre le lubrifiant et la matière absorbante. Etant donné que le lubrifiant ne migre que dans une faible proportion, en particulier s'il possède le degré de viscosité approprié, la présence du diaphragme est préférable, mais elle n'est pas nécessaire pour la réalisation de l'invention. La Figure 4 montre le tampon de la Figure 3 immédiatement avant son extraction à travers, l'orifice vaginal. La traction du cordon attire vers le bas la base qui était précédemment rentrée à l'intérieur. Cette base rentrée donne lieu à une configura- tion conique que des essais préalables ont révélé constituer une configuration avantageuse pour l'extraction. Lorsque la base est mise dans sa configuration conique, la matière lubrifiante est mise à 2 461 49 1 -4- nu pour la première fois et, étant donné que cette base conique qui constitue maintenant l'extrémité avant du tampon pendant l'extraction, est extraite par le canal vaginal, le lubrifiant se détache du bord avant conique et assure la lubrification qui permettra l'extraction du reste du tampon, qui possède une plus grande section radiale. Ainsi qu'il ressort de la description donnée ci-dessus, les caractéristiques critiques de la configuration de l'invention concernent uniquement la possibilité de former une zone creuse sur la base et on peut utiliser pour la mise en oeuvre n'importe laquelle des configurations de tampons qui peuvent être réalisées d'une façon qui donne naissance à cette zone en creux après l'introduction initiale. Ainsi qu'on l'a mentionné plus haut, on connaît déjà dans la technique différentes matières lubrifiantes et on peut facilement choisir un lubrifiant approprié parmi les matières dont on dispose couramment. Toutefois, certains facteurs influencent le choix particulier des matières lubrifiantes pour leur application suivant l'invention. Le lubrifiant ne doit pas être très facilement soluble dans l'eau, de manière à rester en place pendant l'utilisation et ne pas se diluer dans les sécrétions, même dans les conditions d'exposition limitée auquel il est soumis. Par ailleurs, le lubrifiant doit posséder une viscosité suffisamment élevée pour rester en place sur le tampon pendant le stockage. En d'autres termes, si le lubri- fiant s'écoulait de la zone de base par suite des conditions de stoc- kage, par exemple par suite d'une température élevée, les effets des aspects particuliers de configuration formant les caractéristiques de l'invention seraient réduits. Naturellement, le lubrifiant doit égale- ment être anallergique. Un autre critère qui présente un avantage par- ticulier pour la configuration représentée sur les Figures 3 et 4; consiste en ce que le lubrifiant doit posséder une viscosité suffisam- ment faible pour pouvoir s'écouler facilement sous l'action de forces de cisaillement. Lorsqu'on tire le cordon comme représenté sur les Figures 3 et 4, il est souhaitable que le lubrifiant migre dans une certaine mesure en remontant le long des côtés du tampon et le long du canal vaginal pendant l'extraction. -5- Il existe plusieurs lubrifiants disponibles qui sont à la fois anallergiques et capables de répondre à divers de- grés aux critères exposés ci-dessus. La vaseline constitue un exemple d'un lubrifiant du type hydrocarbure qui est particulièrement préféré pour des raisons économiques, ainsi que pour des raisons correspondant aux critères mentionnés plus haut. Naturellement, les gelées vaginales traditionnelles, qui sont apparentées à la classification générale des hydrocarbures, sont également avantageuses. Toutefois, on peut égale- ment envisager d'utiliser d'autres matières telles que les silicones anallergiques et les fluorocarbures, en particulier les perfluoro- carbures qui possèdent d'excellentes propriétés de lubrification et d'absence d'adhérence. Il convient de souligner le fait que l'invention ne concerne pas en soi le choix du lubrifiant, mais le procédé parti- culier et le site d'application. Dans les formes actuellement préférées, le lubrifiant, suivant la configuration particulière du tampon, est généralement déposé en une quantité de 0,2 à 2,0 cm3 et, de préférence en une quantité de 0,5 à 1,0 cr3 bien que, ainsi qu'il est évident, cette quantité varie en fonction de la nature du lubrifiant particu- lier choisi, ainsi que de la présence ou de l'absence d'un diaphragme et également suivant la surface de section de la base du tampon, ainsi que suivant la configuration de cette base et suivant la nature de la surface externe du tampon qui, naturellement, influe sur les caracté- ristiques de frottement au moment de l'extraction, (il convient de re- marquer que cette quantité est donnée en volume parce qu'on a utilisé une pipette pour déposer le revêtement du tampon utilisé dans l'exem- ple décrit plus bas). Pour juger de l'effet du lubrifiant de tampon et de la facilité d'extraction, la forme de réalisation du tam- pon qui est représentée sur la Figure 4 a été expérimentée par un jury de vingt femmes. Chacune des femmes a expérimenté des tampons lubrifiés et des tampons non lubrifiés de-même conception et on a demandé à ces femmes de classer ces tampons subjectivement, suivant une échelle de notation de 1 à 7 pour ce qui concerne la facilité d'extraction, la note 7 étant attribuée à l'extraction la plus facile, et suivant une échelle de notation de +3 à -3, pour ce qui concerne leur préférence personnelle, la note +3 étant attribuée au tampon lubrifié. 2 46149 1 -6- La lubrification s'est révélée assurer une réduction de tous les paramètres de frottement physique mesurables dans cette expérience. Les échantillons lubrifiés présentaient une légère réduction de la capacité d'absorption dans une période de stockage de trois mois précédant l'expérience, mais ceci n'a pas été considéré comme important par les femmes qui ont effectué l'expérience. Les résultats de l'expérience ont été que les femmes ont attribué aux tampons lubrifiés une note de 5,52 contre 4,09 pour le tampon non lubrifié. La différence de plus d'un point dans ce type d'expérimentation est considérée comme significative à un taux de plus de 99 Z. En ce qui concerne les préférences compa- ratives, les femmes ont attribué au tampon lubrifié la note de +1,007, ce qui est également significatif à un taux de plus de 99 %. Ainsi qu'il ressort de l'exemple donné ci- dessus, le tampon -lubrifié est nettement supérieur en ce qui concerne la suppression de la résistance de frottement que l'on observe tradi- tionnellement dans les tampons classiques. Bien qẻ,-dans l'exemple décrit plus haut, le lubrifiant-utilisé ait été la vaseline, on pourrait utiliser n'im- porte lequel des lubrifiants bien connus en obtenant des résultats comparables. REVENDICATIONS ) - Tampon périodique du type comprenant une matière (1) capable d'absorber les fluides et un moyen d'extraction (8), et présentant une zone inférieure (3) au moins partiellement en creux, caractérisé en ce que seule cette zone inférieure (3) est en- duite d'un lubrifiant vaginal (4) anallergique. ) - Tampon suivant la revendication 1, carac- térisé en ce qu'il possède une couche extérieure (5) perméable aux fluides. ) - Tampon suivant la revendication 1, carac- térisé en ce que le lubrifiant (4) possède une solubilité dans l'eau limitée. ) - Tampon suivant la revendication 1, carac- térisé en ce que le lubrifiant (4) possède une viscosité suffisamment élevée pour éviter qu'il ne s'écoule pendant le stockage. 50) - Tampon suivant l'une quelconque des reven- dications 1 à 4, caractérisé en ce que le lubrifiant (4) est capable de s'écouler au moins partiellement lorsqu'il est soumis à des forces de cisaillement. 6 ) - Tampon suivant la revendication 1, carac- térisé en ce que le lubrifiant (4) est un dérivé d'hydrocarbure. ) - Tampon suivant la revendication 1, carac- térisé en ce que le lubrifiant (4) est une gelée vaginale. 8 ) - Tampon suivant la revendication 1, carac- térisé en ce que le lubrifiant (4) est un silicone. 9 ) - Tampon suivant la revendication 1, carac- térisé en ce qu'un diaphragme (10) est incorporé pour empêcher le lubrifiant (4) de migrer vers la zone absorbante (1). ) - Tampon suivant l'une quelconque des reven- dications 1, 2, 3, 4 et 6, caractérisé en ce qu'il comprend une partie inférieure (3) comprimée longitudinalement. ) - Procédé pour déposer un lubrifiant sur un tampon, caractérisé en ce qu'on donne au tampon une forme telle que sa partie inférieure (3) présente une zone en creux et qu'on enduit cette zone inférieure d'un lubrifiant vaginal (4).