La présente invention concerne un appareillage pour la réalisation de gaines de sections rectangulaires diverses à partir de panneaux semi-rigides découpés et rainurés. La mise en forme des panneaux semi-rigides utilisés pour la fabrication de gaines d'installations de climatisation ou de chauffage par air chaud pose actuellement de nombreux problèmes. Les employés doivent en effet plier à la main les panneaux le long de leurs lignes de rainurage et les solidariser ensuite le long de leurs bords qui ont été rapprochés.Or, comme ces panneaux sont généralement constitués de matériaux offrant une certaine résistance au pliage, ils ont tendance à revenir d'eux-mêmes dans leur position déployée s'ils ne sont pas maintenus en permanence, ce qui rend les opérations de solidarisation difficiles et longues pour 11 employé dont les deux mains sont déjà occupées La présente invention se propose de remédier à ces inconvénients et pour ce faire, elle a pour objet un appareillage qui se caractérise en ce qu'il comprend deux parois verticales montées parallèlement sur un plan de travail, et des moyens d'actionnement pour permettre le rabattement de l'une des parois vers l'extérieur du canal que celles-ci définissent avec le plan de travail et dont la largeur correspond à l'une des dimensions transversales de la gaine. Grâce à cet appareillage, la solidarisation des deux bords du panneau qui doivent être rapprochés peut maintenant être réalisée plus facilement et dans le minimum de temps. Pour fabriquer une gaine à partir d'un panneau rainuré se composant de quatre sections consécutives séparées les unes des autres par des rainures et dont la seconde section a une largeur égale à celle du canal, on place la première et la seconde sections respectivement le long de la paroi non rabattable et du fond du canal, la paroi rabattable étant alors inclinée vers l'exte- rieur du canal, puis l'on ramène la paroi rabattable dans sa position verticale pour qu'elle maintienne la troisième section parallèlement à la première. L'employé qui n'a plus à vaincre la résistance au pliage des trois premières sections du panneau, dispose donc de ses deux mains pour exécuter l'opération de solidarisation. De préférence, les parois verticales sont surmontées chacune par une rehausse longitudinale amovible et réglable en hauteur. Les rehausses amovibles facilitent bien entendu la fabrication des gaines dont la hauteur est supérieure à celle des parois de l'appareillage. Avantageusement, la paroi rabattable est articulée sur deux patins transversaux fixés sur le plan de travail, ce qui l'assure d'une assise parfaitement stable. Selon un mode de réalisation particulier, l'appareillage selon l'invention comporte en outre des moyens de réglage pour faire varier la distance entre les parois. Il peut donc être utilisé pour fabriquer des gaines de sections différentes. De préférence, les moyens de réglage sont constitués par des ensembles vis-écrous traversant les patins et certains perçages réalisés dans le plan de travail suivant deux séries identiques se faisant face et s'étendant perpendiculairement aux parois. Ces moyens de réglage sont évidemment très simples et faciles à utiliser. Selon un mode de réalisation préféré, les moyens d'actionnement sont constitués par un levier articulé dans sa partie médiane et susceptible de former un arc-boutant entre les patins et la paroi rabattable, ce levier étant apte à s'étendre en ligne droite et à former un coude pour maintenir la paroi rabattable respectivement dans sa position verticale et dans sa position rabattue. Le pivotement de la paroi rabattable entre ses deux positions extrêmes peut ainsi être commandé avec une grande facilité. Un mode d'exécution de la présente invention sera décrit ci-après à titre d'exemple nullement limitatif en référence aux dessins annexés dans lesquels - la figure I est une vue en perspective d'un appareillage conforme à l'invention - les figures 2 et 3 sont des vues partielles en coupe montrant l'appareillage en cours d'utilisation ; et - la figure 4 est une vue partielle en coupe de l'appareillage dans le cas où ses parois verticales sont surmontées par des rehausses. L'appareillage que l'on peut voir sur la figure I comporte deux parois verticales I et 2 montées parallèlement sur un plan de travail horizontal 3 avec lequel elles définissent un canal 4. La paroi I est fixe et prend appui contre l'un des côtés longitudinaux du plan de travail 3. Sur sa face située à l'extérieur du canal, elle porte deux montants verticaux 5 pourvus chacun d'une série de perçages alignés 6 et destinés à supporter horizontalement une rehausse 7. Celle-ci comporte deux perçages 8 pouvant chacun être amené dans le prolongement de l'un des perçages des deux montants 5. En enfilant des moyens de fixation tels que des boulons ou des vis dans les perçages 8 et dans deux perçages 6 situés à la même hauteur, il est donc possible de fixer la rehausse 7 à des hauteurs différentes au-dessus de la paroi 1. La paroi 2 est moins haute que la paroi 1. Elle est fixée sur deux montants verticaux 9 articulés à leur partie inférieure sur deux patins 10 reposant sur le plan de travail 3 et s'étendant perpendiculairement au canal 4. Les deux montants 9, qui sont situés à l'extérieur du canal 4, sont pourvus chacun d'une série de perçages alignés 11 pouvant être utilisés pour fixer une rehausse 12 à des hauteurs différentes au-dessus de la paroi 2. Quant aux patins 10, ils sont reliés par une traverse 13 s'étendant parallèlement au canal 4 et sont pourvus chacun d'un perçage susceptible d'être amené au-dessus de l'un des perçages 14 réalisés dans le plan de travail suivant deux séries identiques se faisant face et s'étendant perpendiculairement à l'axe du canal 4. En enfilant un organe de fixation 15 tel qu'un ensemble vis-écrou dans chaque perçage des patins 10 et dans l'un des perçages 14 de chaque série, il est possible bien entendu de modifier la largeur du canal 4. On notera ici que le plan de travail porte deux séries de graduations 16 s'étendant perpendiculairement aux patins 10 et dont les indications correspondent à la largeur du canal 4 qui dépend de la position des perçages 14 avec lesquels coopèrent les organes 15. La paroi 2 peut pivoter vers l'extérieur du canal 4, à partir de sa position verticale, sous la commande d'un levier 17 articulé dans sa partie médiane au niveau de laquelle il comporte un bras de manoeuvre 18. L'une des extrémités de ce levier est montée pivotante sur une plaquette 19 située en avant et solidaire de la traverse 13, tandis que son autre extrémité est fixée sur une tige horizontale 20 dont les extrémités sont articulées sur les montants 9. Lorsque le levier 17 s'étend en ligne droite, comme représenté sur la figure 1, il constitue un arc-boutant pour la paroi 2 et maintient#fermement celle-ci en position verticale. Par contre, lorsqu'on exerce une traction dans le sens de la flèche F sur le bras de manoeuvre 18, le levier 17 a tendance à former un coude au niveau de son articulation médiane, ce qui permet de rabattre la paroi 2 vers l'extérieur du canal. Pour réaliser une gaine de section rectangulaire destinée par exemple à être montée dans une installation de climatisation ou de chauffage, à partir d'un panneau semi-rigide découpé et rainuré, on utilise l'appareillage selon l'invention de la manière qui sera décrite ci-après. En se référant aux figures 2 à 4, on remarquera tout d'abord que le panneau de départ est constitué d'une couche de laine minérale ou autre 21 recouverte sur l'une de ses faces par une feuille métallique 22, par exemple d'aluminium. Ce panneau comprend quatre sections A, B, C, D séparées les unes des autres par des encoches en V 23 réalisées dans la couche 21. Une feuillure 24 est réalisée dans la partie de la couche 21 se trouvant le long du côté longitudinal libre de la section A, tandis que la feuille métallique 22 se prolonge au-delà de la feuillure 24 en formant une bande 25 de largeur constante. Lorsque le panneau est convenablement plié, comme représenté sur les figures 3 et 4, les sections A et C sont parallèles entre elles et perpendiculaires aux sections B et D. La première opération consiste à régler la largeur du canal 4 de façon à la rendre égale à celle de la section B. Pour ce faire, on introduit les organes de fixation 15 des patins 10 dans les perçages appropriés 14 du plan de travail 3. Ce premier réglage étant effectué, on actionne le bras de commande 18 en le tirant dans le sens de la flèche F afin de rabattre la paroi 2 vers l'extérieur du canal 4. On dispose ensuite les sections A et B respectivement contre la paroi I et contre le fond du canal 4, comme représenté sur la figure 2. Puis l'on actionne le bras de commande 18 en sens inverse pour que le levier 17, en servant d'arc-boutant, ramène et immobilise la paroi 2 en position verticale. Celle-ci maintient alors à son tour la section C en position verticale. Comme les sections A, B et C sont parfaitement maintenues, l'employé peut aisément rabattre la bande 25 sur la section D pour la solidariser à celle-ci, comme représenté sur la figure 3. En se référant maintenant à la figure 4, on voit aue pour réaliser une gaine de section plus grande, on fixe les rehausses 7 et 12 à la hauteur qui convient et l'on élargit judicieusement le canal 4 en modifiant la position des patins 10 sur le plan de travail 3. Pour le reste, on procède exactement comme dans le cas de la gaine visible sur les figures 2 et 3. REVENDICATIONS 1. Appareillage pour la réalisation de gaines de sections rectangulaires diverses à partir de panneaux semi-rigides découpés et rainurés, caractérisé en ce qu'il comprend deux parois verticales (1, 2) montées parallèlement sur un plan de travail (3), et des moyens d'actionnement (17,18) pour permettre le rabattement de l'une des parois vers l'extérieur du canal que celles-ci définissent avec le plan de travail et dont la largeur correspond à l'une des dimensions transversales de la gaine. 2. Appareillage selon la revendication 1, caractérisé en ce que les parois verticales (1, 2) sont surmontées chacune par une rehausse longitudinale (7, respectivement 12) amovible et réglable en hauteur. 3. Appareillage selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la paroi rabattable (2) est articulée sur deux patins transversaux (10) fixés sur le plan de travail (3). 4. Appareillage selon l'une quelconque des revendications 1 a 3, caractérisé en ce qu'il comporte en outre des moyens de réglage (14, 15) pour faire varier la distance entre les parois. 5. Appareillage selon la revendication 4, caractérisé en ce que les moyens de réglage sont constitués par des ensembles vis-écrous (15) traversant les patins (10) et certains perçages (14) réalisés dans le plan de travail (3) suivant deux séries identiques se faisant face et s'étendant perpendiculairement aux parois (1, 2). 6. Appareillage selon l'une quelconque des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que les moyens d'actionnement sont constitués par un levier (17) articulé dans sa partie médiane et susceptible de former un arc-boutant entre les patins (10) et la paroi rabattable (2), ce levier étant apte à s'étendre en ligne droite et à former un coude pour maintenir la paroi rabattable respectivement dans sa position verticale et dans sa position rabattue.