La présente invention a essentiellement pour objet une nouvelle feuille d'un matériau de revêtement destinée plus particulierement à constituer des recouvrements de sièges. Le matériau constituant cette feuille peut être du cuir ffi ou d'un type imitant le cuir tel que tissu plastifié, feuille de plastique et analogue. On sait que les mvêtements en feuille du type tissu plastifié, feuille de plastique et autres, ont l'avantage sur les revêtementsen en cuir d'être d'entretien beaucoup plus facile. C'est pourquoi certains tissus plastifiés tels notamment que vendus dans le commerce sous le nom de marque déposée "skas ont remplacé pour un grand nombre d'utilisation le cuir. En particulier les sièges d'automobiles,de de salles de spectacles, de restaurants2 etc... sont fréquemment revêtus en de tels matériaux. Certains de ces matériaux sont aussi résistants que le cuir et peuvent se nettoyer en passant un simple coup d'éponge imbibée d'eau savonneuse. Tous ces matériaux ont par contre un inconvénient bien connu. Du rait qu'ils sont imperméables -, ils ne "r?sp irent" pas I1 s'en suit qu'à la longue , et notamment par temps chaud, leur contact est désagréable, provoquant la transpiration et froissant les vêtements. A ce titre le cuir est moins désagréable car il "respire" quand même légèrement. Par temps chaud ils'est cependant pas assez perméable à l'air et il provoque également les désagréments mentionnés. L'invention a pour objet d'éviter ces inconvénients. Cela est obtenu suivant l'invention grâce au-fait qu'on fait subir à la feuille du matériau de revêtement utilisé un procédé qui la rend perméable à l'air, les-autres propriétés n'étant pas affectées. Cela est obtenu suivant l'invention grâce au fait qu'en partant d'une feuille de matériau continue telle que cuir ou d'un type imitant le cuir du genre tissu plastifié, feuille de plastique et analogue, on perfore ladite feuille d'un réseau trks dense de finesperforatio, par exemple au moyen dtaiguilles très pointues, sans qu'il y ait aucun enlèvement de matière dans ladite feuille au cours de cette opération. On obtient ainsi une feuille qui présente une multitude d'orifices minuscules qui sont normalement fermés lorsque la feuille est au repos. Cependant-cette feuille laisse passer l'air très librement, de sorte que le revêtement "respire". Les phénomènes de- transpiration sont de ce fait supprimés. Cependant le matériau garde son aspect habituel et son imperméabilité auKliquides. Lorsque le revêtement est du type plastique ou plastifié il peut donc être nettoyé avec les mêmesfacilités q:i'antérieurement. t'iiivention vise en outre une machine pour la fabrication de telles feuilles de revêtement. Suivant un mode de réalisation préféré la machine comprend au moins un patin pourvu d'aiguilles, lequel patin ést entraîné en mouvement alternatif perpendiculairement à la bande du matériau en feuille ,qui défile sous ledit patin pour être perforée , tronçon par tronçon, ladite bande étant supportée à l'endroit dudit patin par une surface d'appui pourvue de moyens pour recevoir les aiguilles qui dépassent sous la surface de ladite feuille lors de la perforation. tes aiguilles sont avantageusement coniques, pointues,du type utilisé sur les anciens phonographes En utilisant une telle-machine il est possible de former un réseau tres dense de perforatrons dans la feuille dé revêtement, .sans qui y ait arrachement de matière Il an résulte que les propriétés mécaniques de I & feuille ne sont pas altérées, non plus que son aspect , et que les orifices minuscules qui sont formés sont fermés, laissant passer facilement l'air mais restant imperméa- blesà l'eau. t'invention apparaîtra plus clairement à l'aida de la descrip- tion détaillée qui va suivre faite en référence aux dessins annexés donnant uniquement à titre d'illustration quelques exemples de me en oeuvre-de l'invention. Dans ces dessins - la figure 1 montre de façon schématique en perspective un mode de fabrication d'une bande d'une feuille de revêtement selon l'invention - la figure 2 est une vue en coupe avec arrachement montrant plus précisément a coopération des rouleaux de la machine illustrés à la figure 1;; la figure 3 montre en vue perspective nomment est constitué le rouleau pourvu des aiguilles de perforation tel qu'illustré aux figures 1 et 2 - la figure 4 montre de façon schématique un autre procédé de fabrication d'une feuille perforée selon l'invention - la figure 5 montre , vue de dessus t la feuille passant dans la machine telle qu'illustré à la figure 4 - la figure 6 est une vue par dessous d'un des patins perforateurs utilisés comme montré dans les figures 4 et 5. On se reportera d'abord aux figures 1 + dans lesquelles on a montré un premier mode de réalisation d'une machine permettant de fabriquer en continu une bande d'un matériau en feuille, perforé selon l'invention. La bande de matériau 10 qui peut par exemple être constituée par une bande de ska défile en continu suivant le sens de la flèche 11 entre deux rouleaux 12 et 13 qui coopèrent. te rouleau 12 porte extérieurement une série d'aiguilles ou picots 14 qui peuvent être par exemple des aiguilles coniques en acier du type utilisé jadis sur les phonographes. Comme il apparaît plus clairement à la figure 2 les aiguilles 14 perforent la bande 10 et sont reçues dans des gorges 15 du contre rouleau 13. tes rouleaux 12 et 13 tournent évidemment en synchronisme avec l'avancement de la bande. Après passage entre les rouleaux la bande est ainsi pourvue d'un grand nombre de perforations 16 qui ont été faites sans qu'il y ait arrachement de matière . En pratique ces perforations ne sont pas visibles à l'oeil nu. Eventuellement si l'on désire pourvoir la bande d'un plus grand nombre de perforations elle peut être repassée une ou plusieurs fois entre les mêmes rouleaux ou entre des rouleaux semblables en prenant simplement soin de prévoir un décalage convenable pour assurer un espacement convenable entre les diverses perforations Dans la figure 3 on a montré un mode de constitution possible du rouleau 12 constitué d'un cylindre porteur creux 17 sur lequel sont montées juxtaposées un certain nombre de bagues 18 qui peuvent être emmanchées serrées sur le cylindre 17.Chaque bague 18 présente des perforations coniques dans lesquelles sont enfilées les aiguilles 14 , le cylindre 12 empêchant les aiguilles 14 de se rétracter en arrière lorsqu'elles perforent la bande 1Q suivant la variante de mise en oeuvre illustrée aux figures 4 à 6 , la bande de matériau 10 est entraînée dans le sens de la flèche 11 par exempt au moyen de deux rouleaux d'entraînement 19, 20 Elle passe entre des patins 21, 22 pourvus d'aiguilles 23, 24 analogues aux aiguilles 14. Des contre -patins 25, 26 par exemple constitués en feutre, servent d'appui à la bande 10 lorsque les patins 21,22 sont abaissés selnn les flèches 27,30pour venir perforer la bande. Gomme ou le voit aux figures 4 et 6 les patins perforateurs peuvent être constitués en deux parties, à savoir une plaque 28 pourvue de perforations coniques dans lesquelles sont enfilées les aiguilles 23 et une contre-plaque 29 qui empêche que les aiguilles se rétractent lorsque le patin est abaissé vers la bande. La plaque 28 peut être introduite dans la plaque 29 par glissement en prévoyant par exemple dans la plaque 29 une rainure en queue d'aronde comme il apparaît à la figure 4. La mise en oeuvre de la machine peut être faite comme suit. La bande 10 est avancée par saccades, tronçon par tronçon, et lors des périodes d'arrêt de la bande on effectue les perforations des tronçons en abaissant les patins puis en les relevant avant de faire à nouveau avancer la bande. Si comme montré dans la figure 4 on utilise deux jeux de patins, ceux-ci peuvent être conjugués de façon que les perforations qu'ils effectuent se complètent, de manière à obtenir un réseau de perforation de la densité voulue. Cela permet d'alléger les patins, et de réduire également la contrainte de perforation à laquelle la bande est soumise à chaque abaissement des patins. te nombre des patins peut évidemment varier. Un seul patin peut également-être utilisé , et l'on peut faire repasser plusieurs fois la bande en prenant soin de décaler convenablement les réseaux de perforation. En variante, la bande 10 peut avancer de façon continue, et la perforation peut s'effectuer en faisant abaisser et relever alternativement les patins pour perforer la bande tronçon par tronçon, en faisant suivre la bande par le patin lors de la perforation de façon à empêcher tout mouvement relatif de translation entre la bande et le patin pendant la perforation; après quoi le patin est ramené à sa position initiale. Dans la figure 5 on aperçoit la bande 10 qui au départ n'est pas perforée, après passage sous le patin 21 présente un réseau de perforations correspondant à la disposition en quinconce des aiguilles 23, puis après passage sous le patin 22 présente un réseau de perforatîousplus dense correspondant à la somme des deux réseaux de perforations effectuées par les aiguilles 23 et 24. Des essais ont montré que de très bons résultats étaient obtenus en utilisant des aiguilles en acier coniques et un réseau de perforationa|dense présentant au moins dix orifices par cm2 et de préférence plus de 16 ou 20 orifices par cm Bien entendu l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple, l'invention comprenant tous les equivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons si celles-ci sont réalisées suivant son esprit. o~EE~N~o~I CA~T~I O N S 1 Feuille d'un matériau de revêtement, en particulier pour recouvrement de sièges, tel que cuir ou d'un type. imitant le cur tel que tissu plastifié, feuille de plastique et analogue, caractérisée en ce qu'elle présente une multitude d'orifices minuscules qui sont normalement fermés lorsque la feuille est au repos. 2. Feuille suivant la revendication1, caractérisée en ce qu'elle présente au moins dix orifices par cm et de préférence plus de seize orifices par cm2. 3. Procédé de fabrication d'une feuille d'un matériau de revêtement suivant les revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que l'on part d'une feuille continue dudit matériau et que l'on perfore ladite feuille dtun réseau très dense due finesperforations, par exemple au moyen d'aiguilles très pointues, sans quîil y ait aucun enlèvement de matière dans ladite feuille au cours de cette opération. 4. Une machine pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 3,.caractérisée en ce qu'elle comprend au moins deux rouleaux dont l'un au moins porte les aiguilles précitées et l'autre une surface susceptible de revoir lesdites aiguilles, lesdits rouleaux étant. espacés d'une distance suffisante pour laisser le passage de ladite feuille qui circule en bande continueentre lesdits rouleaux qui tournent en synchronisme avec l'avan- cement de la feuille 5.Machine pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 3, caractérisée en ce quelle comprend au moins un patin pourvu d'aiguillesslequel patin est entraîné an mouvement alternatif perpendiculairement à la bande du matériau en feuille qui défile sonsledit patin pour être perforée, tronçon par tronçon, ladite bande étant supportée à l'endroit dudit patin par une surface d'appui pourvue de moyens pour recevoir les aiguilles qui dépassent sous la surface de ladite feuille lors de la perforation. 6. Machine suivant les revendications 4 ou 5, caractérisée en ce que les aiguilles sont des aiguilles en acier, coniques pointues, du type utilisé surates anciens phonographes. 7 Machine selon l'une des revendications 4 à 6, caracté- risée en ce que le rouleau ou le patin qui portent les aiguilles sont constitués en deux parties : une première perforée de trous coniques recevant les aiguilles, une seconde d'appui venant épauler les parties plus grosses des aiguilles et en empêcher le recul lors de l'opération de perforation. 8. Procédé d'utilisation d'une machine du type décrit dans la revendication 5, caractérisé en ce qu'on avance la bande par saccades,tronçon par tronçon , et lors des périodes d'arrête la bande on effectue les perforations desdits tronçon en abaissant la patin puis en le relevant. 9. Procédé d'utilisation d'une machine du type décrit dans la revendication 5, caractérisé en ce qu'on fait avancer la bande de façon continue et que l'on abaisse et relève alternativement le patin pour perforer la bande tronçon par tronçon en faisant suivre la bande par le patin lors de la perforation de façon à empêcher tout mouvement relatif de translation entre la bande t le patin pendant la perforation, après quoi l'on ramène le patin à sa position initiale. 10. Procédé selon les revendicatlons 8 ou 9 , caractérisé en ce que les tronçons successifs sont perforés successivement au moins deux fois par le même patin ou par deux patins distants l'un de l'autre et de sorte que la densité du réseau des perforations est au moins double de celui que l'on obtiendrait en effectuant les perforations des tronçons une seule fois par un seul patin.