La pressente invention est relative à une table pour l'impros- sion au cadre. Elle concerne également le procédé de fabrication de cette table. Un premier système connu d'impression au cadre consiste à utiliser une table de type classique, non chauffante. Four accélérer le séchage dos colorants, il faut élever la température de l'at oosphère ambiante, c'est-à-dire de tout l'atelier. Les tables d'impression au cadre ayant couraMment une longueur atteignant cinquante nitres, le volute d'air à chauffer est important et xi- go une dépense d'énergie excessive.De plus, la température leste régnant dans l'atelier provoque une élévation du degré hygrométri- que de l'air, ce qui crée des aurioles sur le tissu imprimé. Enfin, le travail est réalisé dans de mauvaises conditions (atelier surchauffé et humide) sans que les cadences puissent autre sensiblement augmentes. On connatt des tables chauffantes qui, apparemment, évitent la plupart de ces problèmes. Cependant, la plupart des imprimeurs possèdent déjà un matériel complet qu'ils devraient mettre au rebut pour acheter ces tables d'un prix de revient élevé. De plus, les tables connues sont chauffées sur toute leur surface, aussi bien en largeur qu'en longueur. Ainsi si l'on veut imprimer un tissu de soixante centimetres de large, on chauffe la table sur toute sa largeur soit environ un mètre cinquante. La présente invention a pour but d'éviter ces inconvénients et de réaliser une table chauffante de type nouveau, son procédé de fabrication permettant l'équipement aisé des tables d'impression qui, à l'origine, ne sont pas chauffantes. Une table chauffante selon l'invention, destinée à l'lmpres sen au cadre est constituée par une table classique avec un plan de travail en bois ou analogue et elle est caracterisée en ce qu'elle comporte un ensemble chauffant séparé du plan initial par une feuille en matière isolante, l'ensemble chauffant comportant des éléments chauffants électriques enrobés dans un matériau défi nissant une surface supérieure plane, tandis qu'un tapis constituant le plan définitif de travail de la table repose sur un rev- tombent plan fixé sur la surface du matériau d'enrobage. Suivant une autre caractéristique, les éléments chauffants sont des résistances électriques, chacune d'elles formant au moins une boucle plane reliant deux portions disposées longitudinalement pour couvrir une partie de la largeur de la table. Chacun des élé- laits électriques est monté sur un circuit commandé par un interrupteur ou commutateur individual, tous les élésents étant aliventés à partir d'une même source de courant. On peut ainsi, à volonté, chauffer la table sur une largeur réglable correspondant à celle du tissu à imprimer. Suivant une autre caractéristique la feuille isolante est réalise en une matière plastique rigide expansée, par exemple en polystyrène. Elle empêche ltéchaufferent du panneau en bois de la table de base, donc les déperditions de chaleur et le séchage du bois par évaporation do l'eau incluse dans ce bois et qui se condenserait ensuite sur le tissu à imprimer. Suivant une autre caractéristique, le matériau pour l'enroba- ge des éléments chauffants est un mélange susceptible d'être coulé puis de durcir sous 11 effet d'un catalyseur. Ce mélange comprend de préférence une résine époxy à deux composants utilisés comme liants pour des grains de silice de quartz à 99 %. La gra nulométrie de la silice est large : elle s'étend de 0,1 à 1*2 mm, un mélange relativement homogène de grains de toutes les dimensions évitant la déformation du mélange durci et particulièrement de la surface plane supérieure lorsque la table fonctionne. Suivant une autre caractéristique, le tapis constituant le plan définitif de travail est un voile mince de polychlorure de vinyle, de tissu ou d'autres matières souples susceptibles autre tendues et fixées sur une plaque de mousse positionnée directement sur la surface supérieure du matériau d'enrobage pour en constituer un revgtement. Un procédé pour la fabrication d'une table chauffante selon l'invention pour l'impression au cadre est caractérisé en ce que, sur le bois du panneau supérieur horizontal d'une table classique, on positionne une feuille rigide isolante servante support à un ensemble de chauffage que l'on réalise sur place en coulant un mélange durcissable sur des éléments chauffants que l'on a préalablement disposés de façon régulière sur la feuille isolante, le mélange coulé enrobant ces résistances tandis que lton égalise la surface supérieure pour obtenir une face plane sur laquelle on met en place un revêtement couvert d'un tapis qui constitue le nouveau plan de travail. Suivant une autre caractéristique, on alimente de façon indé- pendante les éléments chauffants électriques que l'on dispose longitudinalement cEte à côte de façon à diviser la largeur de la table an plusieurs largeurs élémentaires que l'on peut chauffer chacune individuellement. Suivant une autre caractéristique, en prépare le produit d'en- robage des éléments chauffants en mélangeant à froid des grains de silice de quartz dans une résine époxy visqueuse. Ensuite, on ajoute un catalyseur au mélange piteux, on coule ce mélange dans le volume délimité par un cadre périphérique formé de deux lattes transversales et de deux lattes longitudinales fixées à la surface isolante et immobilisant les éléments chauffants. Suivant une autre caractdristiquo, en peut égaliser la surface supérieure à l'aide de lames que l'on fait coulisser sur les lattes longitudinales du cadre, puis on laisse durcir le mélange à température ambiante ou en chauffant légèrement, selon la qualité de la résine. Suivant une autre caractéristique, on solidarise le tapis de travail, le revttem nt, le mélange coulé enrobant les résistances, la feuille isolante de protection, si bien qu'on obtient une couche chauffante de forme parallélépipédique. On immobilise cette couche composite sur le bois de la table d'origine en fixant simplement la feuille isolante qui constitue le support de cette couche Le dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, permettra de mieux comprendre les caractéristiques de l'invention. ligure 1 est une vue générale d'une table chauffante selon l'invention. Figure 2 est une vue de face montrant la structure de cette table. Figure 3 est une coupe suivant III-III (fig. 1) de la couche chauffante composite. Figure 4 montre la disposition des éléments chauffants et la mise en place d'un cadre pour la coulée dtun mélange. Figure 5 illustre le procédé d'enrobage. Figure 6 illustre un procédé pour égaliser la surface supé- rieure du mélange coulé. Figure 7 est une vue en plan d'une table destinée à de petits échantillonnages. On a représenté sur les dessins, le procédé de construction d'un dispositif de chauffage 2 adapté à une table classique 1 pour ltimpression au cadre. Une table 1 non chauffante, a des dimensions importantes. Sa longueur L avoisine par exemple cinquante mètres, alors que sa largeur 1 atteint un mettre cinquante. Le plan supérieur de travail est généralement constitué par un matériau fibreux par exemple un aggloméré de bois. Le tissu étendu sur la table est imprimé à l'aide de cadres 3. Le fend de chaque cadre est constitué par un matériau poreux. Seuls sont ouverts les pores des zones corre- pondant aux surfaces du tissu qui doivent recevoir la nuance colorée imprimée à l'aide du cadre. Onsait que chaque cadre correspond à une teinte bien définie, appliquée par raclage lorsque le cadre 3 correspondant est positionné sur la table.On sait que lton peut, avec cette méthode, obtenir un tissu imprimé comportant près de quarante nuances de couleurs.Le positiennement rigoureux que lton doit obtenir pour les cadreisuccessifs exige un matériel et des accessoires précis. Par ailleurs, avant d'appliquer une couleur, il faut attendre que la précédente soit sèche. Pour accbl lérer ce séchage tout en diminuant la température régnant dans l'atelier, on équipe la table t d'un dispositif de chauffage 2. La surface supérieure 4 de ce dispositif constitue le nouveau plan de travail sur lequel est étendu le tissu 5 à imprimer (fig. 1 à 3). Le dispositif de chauffage 2 forme un équipement qui est cens- truit sur place, sans outillage spécial sur une table d'impression déjà en service et non chauffante. Ce dispositif 2 est composé de plusieurs couches de matériaux superposés. I1 forme un ensemble composite comprenant a) une feuille isolante 6 placée directement sur le bois de la table initiale i. Cette feuille plane 6 est généralement réalisée en une matière plastique rigide, sous forme expansée, par exemple du polystyrène; b) des éléments chauffants (résistance électrique 7, 7a...) disposés sur la feuille 6 de façon à former chacun, par exemple, quatre portions droites longitudinales juxtaposées, réunies par des boucles formées par pliage de la résistance aux extrémités de la table.Chaque résistance électrique 7 couvre toute la longueur L de la table, mais une fraction seulement de sa largeur. Par exemple, on peut avoir cinq résistances disposées cete à cete et couvrant chacune un cinquième de la largeur 1 de la table 1. Chaque résistance est alimentée individuellement (fig. 4) c) un cadre 8 composé de deux lattes longitudinales latérales 9 ot 9a et d'au moins deux lattes transversales 10.Ce cadre est fixb à la feuille de polystyrène Ó. Le cadre 8 et la feuille 6 délimitent un volume il contenant les résistances 7 immobilisées par les lattes transversales 10 (fig. 4) d) un matériau 12 coulé à l'état piteux dans le voluîe 11 pour enrober les résistances 7. Ce matériau comprend un kilo de résine époxv utilisée comme liant pour une charge composée de dix à dou- ze kilos de grains de silice de quartz. La résine visqueuse est à deux composants, à savoir la résine de base et un durcisseur ajou- té au mélange immédiatement avant la coulé.La charge (silice de quartz) présente une granulométrie très large : les grains ont par exemple de 0,1 mm à 1,2 mm ; e) après durcissement du mélange d'enrobage, on étend sur sa surface plane supérieure un resttement constitué par exemple, par une plaque de mousse 13 recouverte d'un tapis 14 qui définit le nouveau plan de travail de la table désormais chauffante. Le tapis 14 peut titre élaboré en un matériau tissé ou titre constitué par une feuille de matière plastique souple, par exemple du polychlorure de vinyle. La plaque de mousse 13 est fixée au cadre 8, lui-m8me fixé & a feuille isolante 6. Le dispositif de chauffage 2 forme ainsi un ensemble composite dont l'élément support est constitué par la feuille isolante 6 qui peut Entre positionnée de façon amovible ou non sur la table 1. Le nouveau plan de travail pour l'impression au cadre est constitué par la surface supérieure 4 du tapis 14 sur lequel on étend puis on imprime de façon classique, le tissu 5 (fig." 3). Les principaux avantages de l'invention découlent de la structure du mode de fabrication du dispositif de chauffage. On notera en particulier - la feuille isolante 6 en polystyrène expansée évite l'é- chauffement du panneau en bois de la table de base 1 ; ceci permet de limiter les déperditions de chaleur et surtout l'évapora- tion de l'eau incluse dans ce bois, donc la condensation de lthu- midité sur le tissu à imprimer - la largeur 1 de la table est divisée en portions élEmen- taires 11, l2... correspondant aux résistances électriques 7, 7a... g ceci permet de ne chauffer la table que sur une largeur définie par celle du tissu à imprimer - lorsque la table chauffante fonctionne, la température s'élève à environ soixante à soixante dix degrés, l'échauffement étant pratiquement uniforme grtce au w matériau d'enrobage et à la plaque de mousse - le cadre 8 et en particulier les lattes latérales 9 et 9e permettent d'obtenir une surface uniforme du matériau d'enrobage coulé, par exemple en égalisant le mélange encore visqueux au moyen d'un racle 15 déplacé en appui sur les lattes 9 et 9a (fig. 6 > - la qualité (silice de quartz à 99 %), la granulométrie et la quantité de la charge ont été calculées de telle façon que la surface 16 du matériau d'enrobage (donc la surface 4 de travail) ne se déforme pas de façon sensible, neume quand la table n'est chauffée que partiellement. Les avantages de l'invention sont nombreux. On notera les principaux, à savoir - possibilité d'équiper une table non chauffante déjà en service ; cet équipement se fait sur place, sans outillage spécial et permet à l'imprimeur d'utiliser le matériel qu'il possède déjà - le séchage très rapide des colorants permet d'augmenter la cadence de travail ;; on peut imprimer une nouvelle couleur imsé- diatement après la précédente - l'économie d'énergie est importante, en particulier pour les façonniers qui peuvent adapter à volonté la largeur de chauffe à la largeur du tissu à imprimer - l'atelier n'étant plus surchauffé, les conditions de travail sont améliorées et le degré hygrométique de l'air ambiant est abaissé (suppression des auréoles sur le tissu) - la mise en oeuvre des colorants rongeants est facilitée. On a représenté sur la figure 7, une variante de réalisation pour une table destinée plus particulièrement à l'échantillonnage. Chaque élément chauffant indépendant 17 ne couvre que la moitié de la longueur de la table. Sur la largeur, on peut avoir par exemple quinze éléments disposés cote à cotez Ainsi, pour une table de cinquante mètres sur un mètre cinquante, chacun des trente éléments chauffants 17 ou 17a chauffe une surface de vingt-cinq mètres sur dix centimètres soit 2,5 m2. Il est bien entendu que, sans sortir du cadre de l'invention, on peut modifier le nombre et la nature des éléments chauffants, ainsi que la qualité des matériaux constituant la feuille isolante, le mélange coulé, le cadre, le revêtement ou le tapis. De même, le mélange coulé peut entre durci à chaud ou à froid selon la nature de la résine employée, REVENDICATIONS t. Table chauffant., destinée à l'impressiorl au cadre, constitube par une table classique en bois ou analogue, caractérisée en ce que le plan de travail initial porte un ensemble chauffant dont il est séparé par une feuille en matière isolante, l'ensemble chauffant comportant des éléments de chauffage enrobés dans un matériau définissant une surface supérieure plane, tandis qu'un tapis eonstituant le plan définitif de travail de la table repose sur un revêtement plan fixé sur la surface du matériau d'enrobage. 2. Table pour impression caractérisée en ce que les éléments chauffants sont des résistances électriques, chacune d'elles for mont au moins une boucle plane reliant deux portions disposées longitudinalement pour couvrir une partie de la largeur de la table, chaque élément électrique étant alimenté individuellement, si bien qu'on peut, à volonté, chauffer la table sur une largeur rb- glable correspondant à celle du tissu à imprimer. 3. Table pour impression suivant la revendication 1, carac térisée en ce que la feuille isolante est réalisée en une matière plastique rigide expansée par exemple en polystyrène, de façon à empScber ltéchauffement du panneau en bois de la table de base, donc les déperditions de chaleur, le sucrage du bois par évapora- tion de l'eau incluse dans ce bois et la condensation de cette humidité sur le tissu à imprimer. 4. Table pour impression suivant la revendication 1, carac tériSée en ce que le matériau pour l'enrobage des éléments chauf- fants est un mélange susceptible autre coulé puis de durcir sous l'effet d'un catalyseur. 5. Table pour impression suivant la revendication 4 carac térisée en ce que le mélange à couler comprend de préférence une résine époxy à deux composants utilisés comme liants pour des grains de silice do quartz à 99 *, tandis que la large gamme de granulométrie de la silice qui stétend par exemple, de 0,1 à 1,2 mn permet d'éviter la déformation du mélange durci et particuliè ment de la surface plane supérieure lorsque la table chauffante fonctionne. 6, Table pour impression suivant la revendication i, carac tersée en ce que le tapis constituant le plan définitif de travail est un voile mince de polychlorure de vinyle, de tissu ou d'autres matières souples susceptibles d'être tendues et fixées sur une plaque de mousse positionnée directement sur la surface supérieure du matériau d'enrobage pour en constituer un revtteme; 7.Procédé pour la fabrication d'une table chauffante pour ltimpression au cadre, selon l'une quelconque dos revendications précédentes, caractérisé en ce que, sur le panneau supérieur horizontal d'une table classique non chauffante, on positionne une feuille rigide isolante servant de support à un ensemble de chauf fage que l'on réalise sur place en coulant un mélange durcissable sur des éléments chauffants que l'on a préalablement disposés de façon régulière sur la feuille isolante, le mélange coulé enrobant ces résistances tandis que l'on égalise la surface supérieure pour obtenir une face plane sur laquelle on mat en place un rev8tement couvert d'un tapis qui constitue le nouveau plan de travail. 8. Procédé suivant la revendication 7, caractérisé en ce que l'on utilise des éléments chauffants électriques que l'on dispose longitudinalement cote à c8te de façon à diviser la largeur de la table en plusieurs largeurs élémentaires que l'on peut chauffer chacune individuellement, en alimentant de façon indépendante chacun des éléments électriques. 9. Procédé de fabrication suivant la revendication 7, caractérisé en ce qu'on prépare le produit d'enrobage des éléments chauffants en mélangeant à froid une charge avec une résine vis queue tandis qutaprès lui avoir ajouté un catalyseur on coule le mélange piteux dans un volume délimité par un cadre périphérique formé de deux lattes longitudinales et d'au moins deux lattes transversales fixées à la surface isolante et immobilisant les éléments chauffants. 10. Procédé de fabrication suivant l'une quelconque des revendications 7 à 9 caractérisé en ce qu'on laisse durcir le mélange après avoir égalisé sa surface supérieure à laide de lames ou racles que l'on fait coulisser sur les lattes longitudinales du cadre. 11. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 7 à 10 caractérisé en ce qu'on solidarise le tapis de travail le revê- tement, le mélange coulé enrobant les résistances, la feuille isolante de protâction, tandis qu'on immobilise sur le bois de la table d'origine, cette couche chauffante, composite de forme sensiblement parallélépipédique, en fixant simplement la feuille isolante qui constitue le support de cette couche.