La présente invention concerne un dispositif de libération d'urgence d'une ceinture de sécurité. Les ceintures de sécurité connues actuellement ne se libèrent que par l'intermédiaire d'une seule boucle placée vers le centre du véhicule. En cas d'accident, Si cette boucle est coincée ou abimée, ou encore rendue inaccessible par le corps de la victime, le blessé risque de ne pas pouvoir être dégagé a temps, notamment en cas d'incendie ou d'immersion du véhicule. Un dispositif de secours permettant de libérer rapidement la ceinture s impose donc, ce dispositif devant être d'un accès facile aux sauveteurs, donc placé de préférence près des portes, par exemple sur les montants latéraux de la carrosserie. De plus, pour éviter de perdre de précieuses secondes, ce dispositif devra être facilement repérable et d'un fonctionnement très simple, cette simplicité garantissant par ailleurs d'une part la robustesse du mécanisme et d'autre part son faible coût. L'invention a donc essentiellement pour but de proposer un dispositif de libération de secours qui réunisse toutes les qualités recherchées énoncées précédemment et qui, de plus, soit susceptible d'équiper n'importe quel type de véhicule sans nécessiter aucune transformation particulière, même minime, de celui-ci. Selon l'invention, le dispositif de libération d'urgence de la sangle d'une ceinture de sécurité comporte une patte d'ancrage a fixer sur le véhicule, une patte libérable sur laquelle est accrochée la sangle de la ceinture, des moyens d'accrochage des deux pattes par conjugaison de formes, un organe élastique exerçant une pression sur la patte libérable et un élément de libération de celle-ci porté par la patte d'ancrage. De préférence, les moyens d'accrochage sont constitués par une partie saillante portée par la patte libérable et engagée dans un creux correspondant ménagé dans la patte d'ancrage, ladite partie saillante pouvant etre un axe et le creux correspondant un trou débouchant traversant la patte dtancrage. Préférentiellement, l'élément de libération est un poussoir disposé devant le trou de la patte d'ancrage et susceptible de repousser en bout l'axe de la patte libérable. L'invention va maintenant être décrite plus en détail en se référant å des modes de réalisation particuliers cités à titre d'exemples non limitatifs et représentés sur les dessins annexés dans lesquels - la fig. 1 représente une vue de face du dispositif selon l'invention, - la fig. 2 représente une coupe selon la ligne II-II de la fig. 1, - la fig. 3 représente une première variante du dispositif; - la fig. 4 est une vue en perspective du ressort utilisé sur la variante de la fig. 3, - la fig. 5 représente une seconde variante du dispositif selon l'invention, - la fig. 6 représente une troisième variante du dispositif. Tel que représenté sur la fig. 1, le dispositif selon l'invention comporte une patte d'ancrage 1 fixée par une vis 2 sur la tale du montant 3 de la carrosserie du véhicule; cette patte d'ancrage I supporte une patte libérable 4 comportant une lumière 5 à travers laquelle coulisse la sangle 6 de la ceinture de sécurité, ladite patte 4 pouvant être libérée en cas d'urgence par une simple pression sur un bouton poussoir 7 monté en bout d'une tige dont l'autre extrémité est logée dans une cage 8 fixée, par exemple par soudure, a la patte d'ancrage I. Un cache 9 encliqueté sur la patte 1 recouvre l'ensemble. Sur la fig. 2, qui est une coupe selon la ligne II-II de la fig. 1, on distingue le mode d'accrochage de la patte libérable 4 sur la patte d'ancrage 1, celui-ci s'effectuant par l'intermédiaire d'un axe 10 serti sur la patte 4 perpendiculairement à celle-ci et s'engageant dans un trou Il traversant la patte d'ancrage 1. Un ressort à lame 12 est fixé sur le montant 3 par la vis 2 et la patte 1 qui le pressent contre celui-ci,et il vient appuyer contre la patte libérable 4 du côté opposé à l'axe d'accrochage 10 de manière à maintenir celui-ci engagé élastiquement dans le trou correspondant ll de la patte 1.La çage 8,soudée électriquement à ladite patte l,comporte un logement 13 qui débouche en coïncidence avec le trou 11, et loge une extrémité de la tige-poussoir 14 dont l'autre extrémité porte le bouton 7, ladite tige traversant la paroi de la cage 8 par un alésage 15 dans lequel elle peut coulisser. L'extrémité de la tige 14 logée dans la cavité 13 de la cage 8 possède un renflement 15 dont la face en bout 16, située en regard de l'extrémité de ltaxe 10, est concave et se présente sous la forme d'une calotte sphérique, ladite extrémité de l'axe 10 étant elle-même convexe en forme de calotte sphérique 17 complémentaire de manière à assurer un centrage axial de la tige 14 avec l'axe 10 lorsqu'ils viennent en contact bout à bout. De préférence le bouton-poussoir 7 est prévu de couleur rouge, cette couleur étant universellement connue comme étant réservée aux dispositifs d'urgence. Différentes variantes peuvent être envisagées notamment en ce qui concerne le ressort à lame- destiné à repousser la patte libérable 1 contre la patte d'ancrage 4. La variante de la fig.3 comprend un ressort 18 représenté en perspective sur la fig. 4 et qui possède deux languettes latérales 19 et 20 recourbées vers le haut en forme de crochet et une languette centrale 21 constituée par la partie de la lame- du- ressort 18 située entre les deux languettes 19 et 20, cette partie étant relevée sensiblement perpen diculairement par rapport à l'embase 22 dudit ressort 18 qui est percée d'un trou de fixation 23 destiné à laisser passer la vis 2 servant à fixer la patte d'ancrage 1 au montant 3 de la carrosserie du véhicule.Lorsque le ressort 18 est en place, l'axe 10 de la patte libérable 4 étant engagé dans son logement correspondant ménagé dans la patte d'ancrage 1, les deux languettes latérales 19 et 20 dudit ressort appuient au dos de la patte libérable 4 de chaque côté de l'emplacement du sertissage 24 de l'axe 10 sur ladite patte 4 de manière à ne pas gêner le dégagement vers le bas de celle-ci; l'extrémité de la languette centrale 21 repose et appuie élastiquement vers le bas sur la partie supérieure de la patte libérable 4 de manière à l'éjecter lorsque l'axe 10 est repoussé hors du trou 11 de la patte 1. Selon cette variante, le ressort 18 assure donc deux fonctions, l'une de maintien élastique de l'axe 10 dans son logement 11 de la patte d'ancrage et l'autre, au contraire, d'éjection de la patte libérable lorsque ledit axe 10 est extrait dudit logement. Dans les deux variantes représentées sur les fig. 5 et 6, le ressort à lame 25 est simplifié et ne comporte plus la languette d'éjection 21 mais simplement les deux languettes d'appui latérales 19 et 20; par contre, la patte d'ancrage 1 est modifiée de manière à s'opposer au basculement de la patte libérable 4 sous une traction de biais T de la sangle 6. En effet, pour éviter une libération accidentelle de la patte libérable 4 sous l'ef- fet d'une telle traction T, la patte d'ancrage 1 comporte un crevé 26 (fig. 5) ou une découpe 27 (fig. 6).Dans le premier mode de réalisation (fig. 5), la languette 28 découpée dans la patte 1 est refoulée vers le bas de manière i constituer un obstacle derrière l'extrémité supérieure 29 de la patte libérable 4, celleci venant ainsi en butée,ce qui limite le dégagement de l'axe 10 lorsqu'une traction de biais T est exercée par la sangle 6. Bien entendu, la butée 28 est suffisamment écartée de la partie supérieure 29 pour ne pas gêner l'extraction de l'axe 10 hors de son logement 11 sous la poussée du bouton 7 et de -la tige-poussoir associée 14 mais suffisamment rapprochée néanmoins pour limiter l'inclinaison opposée de la patte 4 et interdire la sortie accidentelle de l'axe 10. Le mode de réalisation représenté sur la fig. 6 conduit au même résultat mais avec des moyens différents; la patte d'ancrage 1 est également découpée en 27 mais elle ne comporte pas de languette repliée vers le bas, la retenue arrière de la patte libérable 4 s'effectuant néanmoins par le fait que l'extrémité supérieure de celle-ci comporte un prolongement 30 vers le haut qui s'engage dans la découpe 27 de la patte diancrage 1 et porte vers l'arrière contre le bord de cette découpe, ce qui limite le basculement vers l'arrière de la patte 4 sous l'effet de la traction de biais T et interdit la sortie de l'axe 10 de son logement 11. Le fonctionnement du dispositif selon l'invention est extrêmement simple et se déduit aisément des figures qui le représentent. En cas d'accident et lorsqu'une libération rapide de l'u- tilisateur de la ceinture s'impose, il suffit de presser sur le bouton 7 pour que la face concave 16 du poussoir 14 se centre sur la face convexe 17 de l'axe 10 et repousse celui-ci hors de son logement Il de la patte d'ancrage 1, en faisant fléchir élastiquement la ou les lames du ressort2, 22 ou 25. La traction exercée sur la sangle 6 par le corps de la victime qui pèse sur celle-ci éjecte la patte libérable 4 et permet de dégager rapidement l'accidenté, cette éjection étant encore facilitée par l'action d'une languette élastique 21 (fig. 3) qui appuie sur ltextrémité supérieure de la patte libérable 4 et s'oppose éventuellement au basculement arrière de celle-ci sous une traction de biais T de la sangle 6 de la ceinture. Inversement, on conçoit aisément que la patte libérable 4 est facilement accrochée sur la patte d'ancrage 1 simplement en comprimant le ressort à lame et en repoussant vers le haut ladite patte 4 jusqu'à ce que l'axe 10 vienne en coïncidence avec l'entrée de l'alésage 11 et s'y engage sous la poussée du ressort à lame. Bien entendu,la portée de l'invention n'est pas limitée aux seuls modes de réalisation décrits précédemment à titre d'exemples non limitatifsmais elle couvre également toute variante qui ne différerait que par des détails. C'est ainsi par exemple que le ressort à lame peut etre remplacé par un ressort en spirale ou encore par un bloc de matière élastique en caoutchouc ou autre; de même, la partie saillante de la patte libérable 4 peut être constituée autrement que par un axe serti 10,par exemple par un ergot ou une patte poin çonnée et repoussée. C'est ainsi également que la tige 14 du poussoir peut prendre appui directement contre la patte libérable 4 au lieu d'appuyer en bout de l'axe 10, la zone d'appui se situant de préférence sous ledit axe dans les variantes représentées sur les figures 5 et 6, de manière à faire basculer la. patte 4 à l'opposé de l'inclinaison qu'elle prend sous l'action d'une traction de biais T de la sangle 6; en faitol'action du poussoir a pour effet de redresser la patte libérable et de repousser simultanément l'axe 10 hors de son logement. REVENDICATIONS 1. Dispositif de libération d'urgence d'une sangle de ceinture de sXcuritéocaractérisé en ce qu'il comporte une patte d'ancrage à fixer sur le véhicule, une patte libérable sur laquelle est accrochée la sangle de la ceinture, des moyens d'accrochage des deux pattes par conjugaison de formes, un organe élastique exerçant une pression sur la patte libérable de manière à engager les formes conjuguées les unes dans les autresoet un élément de libération de celle-ci porté par la patte d'ancrage. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens d'accrochage sont essentiellement constitués par une partie saillante portée par la patte libérable et une partie en creux de forme conjuguée ménagée dans la patte d'ancrage. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que la partie saillante est constituée par un axe d'accrochage et en ce que la partie en creux est un trou débouchant traversant la patte d'ancrage et susceptible de loger l'axe d'accrochage. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3,caractérisB en ce que l'élément de libération est un poussoir monté coulissant a travers la patte d'ancrage de manière à pouvoir repousser la patte libérable à l'encontre de l'action de l'organe élastique de manière à dégager les formes conjuguées les unes des autres. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'organe élastique est un ressort a lame comportant au moins une languette repliée destinée à repousser la patte libérable contre la patte d'ancrage et au moins une languette s'appuyant élastiquement sur l'extrémité supérieure de la patte libérable de manière a l'éjecter lorsque les formes conjuguées sont dégagées les unes des autres par l'action de l'é- lément de libération. 6. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'unie butée est prévue derrière la partie supérieure de la patte libérable de manière à limiter le basculement de celle-ci sous l'effet d'une traction de biais de la sangle de la ceinture. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que la butée est essentiellement constituée par une languette repliée vers le bas formée à partir d'un crevé effectué sur la patte d'ancrage. 8. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que la butée est essentiellement constituée par le- bord arrière d'une découpe effectuée dans la patte d'ancrage et dans laquelle s'engage l'extrémité supérieure de la patte libérable.