La- présente invention concerne la décomposition thermique d'un hydrocarbure, donnant de l hydrogène et du gaz carbonique, sous -forme gazeuse. Plus précisément, elle concerne un appareil assurant un traitement à la vapeur. L'appareil de l'invention a des applications très vastes, pour la création d'hydrogène, d'oxyde de carbone -et de gaz carbonique qui ont des applications industrielles très variées. Par exemple, l'hydrogène peut être utilisé comme combustible pour moteurs à combustion interne, pour cellules à combustible, pour dispositifs de chauffage et analogues. Un dispositif à cet effet est décrit dans lademande de brevet des Etats-Unis d'Amérique n 140 858 déposée le 6 mai 1971 sous le titre "Hydrogen Generating System".Le même procédé peut permettre aussi le traitement de déchets d'hydrocarbures, par exemple de boues d'eaux usées, d'ordures et analogues, comme décrit dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique n9 169 787, déposée le 6 août 1971 sous le titre "Waste Disposal System". Essentiellement, un tel procédé comprend lé chauf- fage d'un mélange d'un combustible hydrocarboné, par exemple d'essence et d'eau, à température élevée, par exemple 1500 C, sous pression, dans un réacteur. Dans un cas idéal, le mélange se décompose thermiquement suivant la réaction, qui comprend la transformation de CO C7H-19p + 14H20 ) 7C02 + 22H2 - chaleur (1) En pratique cependant, la réaction idéale n'est pas observée. invariablement, une partie du mélange combustible-eau est balayée de la partie à haute température du réacteur avant d'avoir totalement réagi. Elle s'écoule vers une zone relativement froide de appareil dans laquelle la tem pérature est inférieure à la température de traitement à la vapeur d'eau, tout en étant supérieure à la température de pyrolyse, c'est-à-dire de.l'ordre de 800 à 1100 C, du carbone libre ou du coke se condensant et étant recueillis. De plus, dans la canalisation d'introduction, lressence doit passer dans la zone à température de cokéfaction pour atteindre la zone.à température élevée. De plus, m & e dans la zone à température élevée, la formation de coke a lieu inévitablement- dans une certaine mesure, selon la réaction de équation 1 Ce coke est un isolant thermique relativement bon, si bien que toute accumulation notable tend à réduire le rendement de l'appareil. De plus, parfois, les dépôts de coke peuvent boucher l'appareil. Il en résulte que les appareils de types connus peuvent demander un entretien important nécessaire au retrait de ces dépôts de carbone. En conséquence, Si on considère le temps d'entretien et d'arrêt, le prix de mise en oeuvre de ces appareils peut être relativement élevé. L'invehtion améliore le rendement global de tels appareils, capables de travailler à des températures inférieures à celles des appareils actuellement proposés Le temps d'entretien et d'arrêt est minimale La formation de coke est maintenue au minimum. L'invention concerne aussi un procédé de transformation d'hydrocarbures solides et liquides, présentant les avantages cités et perm.ettant -le traitement de charges à point final élevés Plus précisément, l1invéntion -comprend. la mis-e en oeuvre de plusieurs phases.Au lieu de comprendre un traitement direct à la vapeur du combustible et le traitement des - produits par la réaction de transformation de CO selon l'équation 1, l'appareil de l'invention sépare la réaction en deux parties. D'abord, le combustible hy- drocarboné est décomposé thermiquement dans un réacteur maintenu à température relativement élevée, de manière qu'il se forme du carbone libre ou du coke; suivant la réaction C7H16 i7C 8t - canneur (2). La décomposition thermique du combustible selon l'équation 2 est très rapide au-dessus de 800 C. Le carbone libre produit réagit alors avec de la vapeur d'eau surchauffée, et crée une quantité suppté@@taire d'hydrogène et d'oxyde de carbone suivant la réaction : ;7C + 7H20 7CO -r 7CO -r- '?- - ,;?Ur (ji) la réaction de l'équation 3 a lieu facilement à des températures supérieures à 950 C. Enfin, l'oxyde de carbone créé est @@@mis à la réaction classiq-ne de transformation de CO , donnant encore de l'hydrogène et du gaz carbonique, à ltétat gazeux 7cl.+ 7H20 $ 7C02 + 7H2 + chaleur (4) La réaction de l'équation 4 a lieu à des températures inférieures à 430 C. La somme des équations 2,3 et 4 donne l'équation 1, et il n'y a pas de différènca de rendement théorique du fait de la séparation de la réac-tion en plusieurs réactions élémentaires. Cependant, les trois réactions peuvent être mises en oeuvre séparément à des t?nipératures inférieuresà celle qui est nécessaire selon l'équation 1. En conséquence, un .disposîtif- mettant en oeuvre cette sépara-tion des réactions peut travailler à une température. relativement faible. La chaleur nécessaire est réduite, et on peut utiliser des matières peu réfractaires. Dans un mode de réalisation de l'invention, le réacteur est divisé en deux parties, Le combustible pénètre dans l'une et est porté à une température supérieure à - 9500C en l'absénce d'air. et d'eau. Le combustible est décomposé thermiquement suivant l'équation 2 et forme du coke et de l'hydrogène gazeux. Le coke se dépose inten tionnellement-sous forme d'un film mince sur les parois de cette partie du réacteur, alors que Tes gaz traversent la chambre. Après un dépit suffisant- de coke, le courant d'essence passe dans la seconde partie du réacteur, et de la vapeur surcnauffée pénètre dans la première partie. Cette vapeur réagit avec le coke dans la première partie et donne de lthydrogène et de l'oxyde de carbone gazeux selon l'équation 3. Ces gaz peuvent alors circuler dans la chambre vers-les régions relativement froides. Entre temps, le combustible injecté dans-la seconde partie de la chambre a créé un dépôt analogue de coke sur les parois. A ce moment, le courant de combustible est ramené vers la première partie et de la vapeur d'eau es-t injectée dans la seconde partie. Une fois que les dépits de coke de la seconde partie sont oxydés sous forme d'hydro- gène et d'oxyde de carbcne supplémentaire qui passe dans le dispositif, la mise en oeuvre alternée est poursuivie. Ainsi, les deux parties du réacteur travaillent en va-etvient ; lorsque le coke et l'hydrogène sont créés dans une partie selon l'équation 2, le coke déposé dans l'autre partie réagit avec de la vapeur surchauffée et crée de l'oxyde de carbone et de l'hydrogène selon l'équation 3. Les affluents des deux parties du réacteur parviennent à une chambre qui est maintenue à une température relativement faible, par exemple 430 C, dans laquelle l'oxyde de carbone de l'effluent est oxydé suivant la réaction classique -de transformation de CO, correspon- dant à l'équation 4. L'appareil donne donc la même quantité d'hydrogène et de gaz carbonique que- -par mise en oeuvre de l'équation 1, mais la réaction de cette équation nécessite une température relativement élevée, par exemple de 1500 C. Il est possible aussi d'utiliser un appareil pulsé dans lequel de la vapeur à énergie élevée est injectée constamment dans une seule chambre de réaction alors que le combustible est injecté par intermittence. L'effet global est que, lors de 11 injection de combustible, les réactions. des équations 1, 2 et 3 se combinant, - la réaction de l'équation 2 étant prédominante. Ensuite, lorsque seule la vapeur circule dans la chambre, la réac- tion de l'équation 3 prédomine. Il est important de roter dans daris ce mode de réalisation aussi, -les réactions des équations 2 et 3 ont lieu de façon alternée. En plus du rendement thermique amélioré, l'appareil de l'invention rend minimale la formation des dépôts de coke dans les régions relativement froides où ils ont ten-dance à s'accumuler et à réduire le rendement. En d'autres termes, selon l'invention, la formation de coke est réalisée intentionnellement dans une zone à température élevée dans laquelle 1 l'introduction dleau assure la gazé- ification du coke qui n'atteint pas les régions relativement froides de l'appareil. Ce procédé présente comme avantage supplémentaire que la réaction de l'équation 2 est plus rapide que celle de de l'équation 1, si bien qu'elle peut être mise en oeuvre dans un réacteur plus petiot que celui qui est utilisé pour la mise en oeuvre directe de la réaction de ltéquation 1. D'autres économies proviennent aussi de l'utilisation d'une quantité réduite d'eau, comme décrit dans la suite. Il suffit de dire pour l'instant que l'appareil de l'invention est moins motteux à réaliser et à entretenir que les appareils connus. De plus, il est plus efficace. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la description qui va -sui- vre, faite en référence au dessin annexé sur lequel - la figure 1 représente schématiquement un appareil de traitement de combustible selon 11 invention ; et - la figure 2 représente un autre mode de réalisation de l'appareil. Sur la figure -1, -l'appareil représenté est analogue à de nombreux égards à l'appareil de la demande pre citée n 140 858. Il comprend un ensemble de traitement 10. Le combustible et l'eau provenant de réserves 12 et 14 respectivement parviennent dans l'ensemble-10. Ces fluides réagissent dans celui-ci de manière à créer de l'hydrogène et du gaz carbonique qui-quittent l'ensemble 10 par le conduit 16. et par l'intermédiaire d'une vanne 18.- Ces fluides peuvent être alors séparés, collectés et utilisés à tel ou tel effet.Par exemple, lthydrogène peut être utilisé comme combustible d'un moteur à combustion interne, d'une cellule à combustible,- d'un dispositif de chauffage spatial ou analogues. De plus, une partie de-l'hydrogène peut être brûlée pour assurer un chauffage néce-ssaire à la réaction mise en oeuvre dans l'ensemble 10. L'ensemble 10 est essentiellement sous forme d'un réacteur allongé, isolé et de forme sensiblement cylindrique 22. Ce réacteur 22 est fermé sauf au niveau d'un orifice 24 d'échappement à l'extrémité 22a. Un tube conducteur de la chaleur et de petit diamètre, en matière réfractaire, est monté à une extré- mité à l'extrémité 22a de manière à tre coaxial au réactueur. Un ventilateur 28 fixé à l'extrémité 22a a son re foulement en communication avec l'extrémité du tube 26 si bien qu t un courant impo-rtant d'air peut être soufflé dans le tube, de manière qu'il suive la paroi externe et sorte par l'orifice 24. Sur la figure 1, un distributeur torique 32 comporte des petits orifices 33 et est disposé dans le tube 26- près de son extrémité ouverte De l'hydrogène gazeux passe dans ce distributeur par un conduit 34 tra versant les parois latérales de la chambre 22 et du tube 26e L'hydrogène s'écoule sous la commande d'une. électrovanne 36 comme décrit en détails dans la suite. De plus, un élément classique 38 d'allumage à fil chaud est disposé dans le tube 26 près du distributeur L'élément 38 -de chauffage est relié à une source 42 de-courant par un contact 44a d'un relais.Le contact 44a est commandé par uri enroulement 44 du relais, cet enroulement étant mis sous tension: au moment convenable comme décrit dans la suite. Il faut noter simplement que lorsque la -vanne- 36 est ouverte et que le ventilateur 28 fonctionne, un mélange combustible d'hydrogène et d'air est présent dans le tube 26. Lors- de la fermeture du contact 44a, l'élément 38 enflamme ce mélange si bien que le tube 26 est porté à une température relativement élevée. Le tube est le plus froid près du distributeur où sa température est supérieure à 430 C. Plus loin du distributeur, la température du tube est maintenue au-dessus de 9500C. Contrairement au; clisposi-tif décrit dans la demande précitée n 140 858:, l'ensemble 10 ne mélange pas le combustible et l'eau avant de les faire réagir dans le réacteur 22. Au contraire, plusieurs conduits sont utilisés. Dans l'appareil représenté, deux conduits 52 et 54 sont disposés côte à cette Ils pénètrent dans la chambre 22 par la paroi latérale et s'enroulent en hélice autour du tube 26. Aux trois quarts du tube 26, environ, ces conduits se raccordent au point P et forment un conduit unique 56. Celuici fait quelques tours autour du tube 26 à l'extrémité relativement froide de la chambre 22, avant la sortie par la paroi latérale, par un conduit 16. Selon 1 'invention, le combustible provenant de la réserve -12 et l'eau provenant de la réserve 14 pénètrent dans les conduits 52 et 54 de façon alternée Plus précisément, une pompe 58 fait passer le-combustible par un conduit 62 à ltentrée de l'une des vannes 64, 66. De manière analogue, une pompe 68 fait passer l'eau de la ré-serve 14 dans le conduit 70 et à l'autre entrée de chaque vanne 64, 66. La sortie- de la vanne 64 est reliée au conduit 52 alors que-la sortie de la vanne 66 est reliée au conduit 54. Chaque vanne 64, 66 a. deux positions de travail, dans lesquelles elle peut introduire de l'eau ou du combustible dans le conduit 52 ou 54 asso- cié.Les deux vannes répondent à une commande 72. Celle -ci commande aussi le fonctionnement de l'électrovanne -36, du ventilateur 28 et du relais 44. Lors-du fonctionnement de l'appareil, la commande 72 ouvre la vanne 36, mais le ventilateur 28 met l'élément 38 sous tension si bien que le tube 26 est chauffé comme décrit. La sapeur est transmise aux conduits 52 et 54 qui sont en contact intime avec le tube 26. Dès que l'en- semble 10 atteint la température convenable de travail, la commande 72 excite la vanne 64 si bien que le combus- tible de la réserve 12 passe dans le conduit 52. Lorsque le combustible circule dans le conduit, -il est porté à une température dépassant 950 C.En consequence, il se décompose thermiquement suivant la réaction de l'équation 2, en coke et en hydrogène Le gaz se déplace dans le con- -duit et le coke se dépose .sous forme d'un film ou d'ure couche mines à la paroi interne du conduit 52 comme indiqué en C sur la figure 1. En d'autres termes, appareil est destiné à favoriser la formation de coke dans la re- gion à température élavée de l'appareil. Une fois que la couche de coke a atteint sur la paroi du conduit 52 une épaisseur de 0,25 à 0,5 mm la commande 72 commute la vanne 64 de manière que l'eau de la réserve 14 pénètre dans le conduit 52e dette eau est immédiatement chauffée au contact du conduit 52 si bien lorsqu'elle atteint la partie du conduit contenant les dépôts C de coke, elle est sous forme de vapeur surchauffée. Cette vapeur réagit avec la mince couche de coke sur une grande surface de contact et donne de l'hydrogène et de l'oxyde de carbone suivant la réaction de l'équation 3. Ainsi, après un temps relativement court, la totalité du coke en pratique est gazéifiée et le gaz formé sort par le conduit. Entre temps, la commande 72 a commuté la vanne 66 si bien que le combustible de la réserve 12 passe vers le conduit 54. Le combustible est thermiquement décomposé dans ce conduit et crée de l'hydrogène et du coke qui s'accumule sous forme d'un dépôt ou d'un film mince à l'intérieur du conduit 54 dans la zone à température- élevée de la chambre. A ce moments la commande 72 commute les vannes 64 et 66 à leur état d'origine si bien que; la vapeur surchauffée passe par le conduit 54 et gazéifie les dépôts de coke formés, alors que du combustible est injecté dans ie conduit 56 de manière qu'il se dépose du coke dans le conduit, etc..Ainsi, les réactions des équations 2 et 3 ont lieu alternativement dans les conduits 52 et 54. L'hydrogène et l'oxyde-de carbone créés dans les deux conduits passent au conduit 56 dans la région a température relativement basse de la chambre 26, tu X oxyde de carbone de l'effluent est alors oxydé suivant la réac tion de l'équation 4 et donne de l'hydrogène supplémentaire et du gaz carbonique. Les gaz sortent du réacteur 22 par le conduit 16, la soupape 18 de retenue assurant le main- tien dans l'ensemble 10 de la pression nécessaire. La composition moyenne des gaz fournis par l'appareil est sensiblement la même que celle des gaz qui sont fournis dans un appareil mettant en oeuvre la réaction globale de l'équation 1. Cependant, l'appareil de l'invention travaille à une température maximale bien inférieure à celle des appareils classiques, c'est-à-dire à 950 C au lieu de 1500. En conséquence, la quantité de chaleur nécessaire à- l'appareil est réduite.De plus, ces divers éléments peuvent être réalisés en matière moins réfractaire donc moins conteuse que les appareils classiques De plus, la réalisation de l-'appareil de manière que le dép8t de coke ait lieu intentionnellement dans la région à haute température, assure 12 gazéification pratiquement totale des dépôts de coke par réaction avec la vapeur d'eau. En conséquence, il y a relativement peu de dépôts de carbone dans les tarties froides de l?appareil, par exemple dans les conduits 56 et 16. Ainsi, le traitement est très complet. De plus, le carbone libre qui pourrait réduire le rendement de l'appareil et accrottre l'entretien nécessaire présente une accumulation minimale. Dans l'appareil renrésenté, deux conduits 52 et 54 seulement assuren-t les réactions alternées des équations 2 et 3. En réalité-cependant, chacun de ces conduits peut comprendre un faisceau de conduits, chaque faisceau faisant circuler alternativement du combustible et de la vapeur d'eau. Le contact des fluides et des conduits est alors rendu maximal et assure un transfert maximal de chaleur. De plus, il est possible d'utiliser des conduits aplatis 54 et 56 ayant un rapport élevé surface/ volume. Il faut noter que la partie de chaque cycle comprenant le traitement à la vapeur reut être suffisamment longue pour que la totalité du coke formée dans le conduit 52 ou 54 soit oxydée. Le temps dépend de la longueur des conduits dans la région à haute température et aussi des débits de fluides dans les conduits. On obtient les meilleurs résultats avec une faible vitesse d'écoulement, assurant à la fois un transfert maximal de chaleur aux fluides et l'entrainement minimal de car- bone libre dans les régions frondes de appareil. De plus, dans le cas de l'utilisation de plusieurs conduits les nombres de conduits des faisceaux doivent t-tre égaux, de manière à assurer les meilleurs résultats, si bien que la quantité moyenne transmise par chaque conduit 56 est sensiblement constante, la réaction de transformation de CO ayant alors lieu relativement uniformément. L'appareil -de l'invention permet aussi des économies d'eau.. Plus précisément, les appareils décrits dans les demandes précitées, mettant en oeuvre la réaction globale de ltéquation 1, nécessitent des rapports vapeur d'eau/ carbone (ctest-à-dire une fraction molaire de molécules de vapeur d'eau aux atomes de carbone) de l'ordre de 6 : 1. Ce rapport élevé est nécessaire pour assurer un mélange statistique convenable-des fluides à l'échelle moléculaire, étant donné les concentrations élevées d'eau ; cependant, la constante d'équilibre du mélange est accrue. Selon l'invention. cependant, il est possible d'utiliser des rap -ports- vapeur-carbone très inférieurs, de l'ordre de 2 : 1. Cette caractéristique est--possible car le temps de la réaction est relativement long étant donné les vitesses d'écoulement relativement faibles des fluides et la grande surface de contact entre les fluides et les conduits. Ce temps-de réaction relativement long permet la réduction de la constante d'équilibre du mélange. Il est important de noter aussi que les réactions des équations 2, 3 et 4 ont toutes lieu sans catalyseur. Ceci est-avantageux car les catalyseurs qui améliorent le rendement thermique, accroissent le prix de l'appareil. De plus, les catalyseurs peuvent être contaminés après un temps relativement court et il faut-alors les remplacer, si bien que le prix d'entretien est accu, L'appareil de l'invention évite aussi le problème de la cokéfaction posé par les appareils connus, si bien qu'on peut utiliser des combustibles ayant des points fInaux (d'ébullition) relativement élevés. De plus, lZappa- rail peut travailler à des pressions élevées, si bien qu'il permet. des économies par m3 de conlbustible-traité. De plus, l'appareil permet l'utilisation de mélanges com bustible-eau variables, -ainsi que de débits variables de fluides. En conséquence, on utilise habituellement un temps d'écoulement de vapeur accorû de 20 % de manière que la to- talité du dépit de coke dans les conduits soit réellement oxydée au cours de la seconde phase de chaque cycle On peut obtenir des résultats analogues en mettant en oeuvre les réactions des équations 2, 3 et 4 en serie, comme décrit en référence à a figure 2.Dans ce mode de réalisation, les réactions ont lieu les unes après les autres dans le même conduit' 73 enroulé autour du tube 26-. Plus précisément, la pompe 58 introduit de l'eau de la réserve 12 dans le conduit 73 et dans les premiers tours du conduit, l'eau est transformée en vapeur surchauffée. Pour simplifier la discussion, on suppose que la vapeur peut s t écouler constamment dans le conduit. Un second conduit 74 communique avec le conduit 73 en aval de l'emplacement où s'est formée la vapeur d'eau, Le conduit 74 sort de la chambre 22 (figure 1) et est relié par une électrovanne 76 à la pompe 68. Cette pompe fait circuler le combustible de la réserve 14 dans le conduit 74 où il est injecté dans le conduit 73 à des intervalles appropriés detemps. La vanne 76 répond à une commande 78 qui, comme la commande 72, est essentiellement une minuterie. Ainsi, alors que la vapeur s'écoule constamment dans le conduit 73, le combustible est injecté par la vanne 76 par intermittence. Au cours de la période où la vapeur et le combustible sont tous deux présents dans le.conduit-73, les réactions-1, 2 et 3 ont lieu en combinaison, la réaction de l'équation 2 prédominant, Ainsi, des déptts de coke se forment sur les parois internes du conduit 73 au cours de cette partie du cycle. Ensuite, lorsque le combustible ne passe plus, seule la vapeur surchauffée circule dans le conduit, les déptts de coke sont oxydés selon la réaction de l'équation 3 Ainsi les dépôts de coke sont gazéifiés et s'écoulent vers le conduit 56 (figure 1) ou ils réagissent comme décrit. Là encore, les réactions des équations 2 et 3 ont lieu alternativement. Dans ce mode de réalisation de l'invention, le rapport vapeur/carbone doit être modifié pendant le cycle. Par exemple, si on détermine que le rapport le plus effi- cace est de 3 : 1 et que le combustible doit être injecté pendant 10 secondes par minute, le rapport d1injection vapeur/combustible doit être le produit du rapport , vapeur/carbone et du rapport de l'intervalle d'injection de combustible à l'intervalle d'injection d'eau. Dans cet exemple, le rapport d'injection de-la vapeur au combus-tible est (3/1) (10/60) = 0,5. Ainsi, le-dabit d'eau est égal à la moitié du débit de combustible, bien que le rapport total vapeur/carbone pour le cycle soit de 3 : 1. La quantité de chaleur nécessaire a la vaporisation a l'eau à un moment donné est donc faible.En conséquence, la quantité totale de chaleur nécessaire est réduite-et accroît le rendement thermique. Il est aussi possible d'injecter de l'air ou de l'oxygène dans -la charge, dans le réacteur 22, lors du traitement de manière à favoriser l'oxydation de la charge et du coke. Il.e-st ainsi possible d'obtenir une formation encore plus faible de coke et un rendement thermique accrû. On estime que la quantité d'oxygène nécessaire est comprise entre 250 et 275 m3 pour 1000 m3 d'hydrogène et d'oxyde de carbone formés. On voit que le procédé de l'invention permet le traitement dthydrocarbues ayant des points finaux élevés, à des pression relativement élevées et des températures relativement faibles, le rendement étant excellent, aucun catalyseur ou autre -produit chimique n'étant nécessaire. Enfin, le dépit à long terme decoke est minimal, si bien que le procédé peut être mis én oeuvre longtemps sans interruption. Il faut noter que le procédé de l'invention peut être utilisé dans des appareils de traitement d'hydrocarbures. solides, par exemple d'ordures, de boues d'eaux usées et analogue, du type décrit dans la-demande précitée n 169 787, les résultats étant aussi avantageux. Il est bien entendu que l'invention n'a été décrite et représentée qutà titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Appareil-de traitement d'un combustible, carac- térisé en ce qu'il comprend un conduit, un dispositif d'injection d'un combustible hydrocarboné dans le conduit, un dispositif de chauffage du conduit à une température suffisant à la décomposition thermique du combustible, de manière qu'il se forme des dépits de coke dans une partie choisie à température élevée du conduit, et un dispositif d'injection d'eau dans le conduit chauffé, de manière qu'il se forme de la vapeur d'eau surchauffée qui réagit avec les dépits de coke de manière à créer de l'hydrogène- et de l'oxyde de carbone qui peuvent passer dans une partie relativement froide du conduit, -la partie à température élevée étant pratiquement dépourvue de déptt de coke. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif de commande des injections de combustible et d'eau, si bien que-la décomposition du combustible et la réaction de la vapeur avec le coke prédominent dans des intervalles alternés de temps. 3. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que-le dispositif de chauffage comprend un-dispositif de circulation dlhydrogène gazeux près du conduit, un dispositif de soufflage d'air dans lthydrogene de manière que 11 ensemble forme un mélange combustible, -et un dispositif d'inflammation du mélange combustible. 4. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce (nue l'eau est injectée dans le conduit et transformée en vapeur surchauffée de façon sensiblement continue, et le combustible est injecté dans le conduit par intermittence en aval du-point d'injection de l'eau. 5. Appareil selon la revendication-1, caractérisé en ce que le conduit comprend deux parties analogues, le dispositif d'injection de combustible et d'eau étant disposé de manière que, lorsque lé combustible est injecté dans une partie de manière qu'-il forme des dépits de coke, l'eau est injectée dans l'autre par-tie de manière qu'elle forme de la vapeur d'eau qui réagit avec les dép8ts de coke, les deux parties de conduit recevant alternativement du combus tible et de l'eau. 6. Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il comprend de plus un dispositif disposé en aval du conduit et destiné à-transforner ltoxyde de carbone en-hydrogène et en gaz carbonique. 7. Appareil de traitement d'un combustible, caractérisé en ce qu'il comprend une chambre, un échangeur de chaleur placé dans la chambre, mi conduit de fluide, placé en contact thermique intime avec l'échangeur de chaleur, un dispositif de chauffage de l'échangeur donc du contenu du conduit, un dispositif d'injection de combustible hydrocarboné dans le conduit chauffé de manière qu'il se forme des dépôts de coke dans une partie choisi-e à température élevé du conduit, et un dispositif d'snjection d'eau dans le conduit chauffé-, d-e-manière -qu'il se forme de la vapeur surchauffée qui réagit avec les dépôts de coke en formantde lthydrogène et de l'oxyde de carbone qui peuvent circuler dans le conduit, la partie à température élevée du conduit étant alors pratiquement dépourvue de dépôt de coke. 8. Appareil selon revendication 7,- caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif placé en aval du conduit et destiné à oxyder l'oxyde de carbone créé dans le conduit. 9. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que de l'eau est injectée constamment dans le conduit, et du combustible est injecté dans le conduit par in- termittence de manière que des dépôts de coke soient formés périodiquement dans la partie choisie du conduit, puis gazéifiés périodiquement par réaction avec la vapeur. 10. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que le conduit comprend deux chemins analogues, et le dispositif d'injection de combustible et d'eau est disposé de manière que la formation des dépôts de coke et leur réaction avec la vapeur aient lieu alternativement dans les deux chemins. 11-. Appareil selon la reven-dication 10, caracterisé ence que les deux chemins sont formés par deux faisceanx analogues de tubes conducteurs delta chaleur. 12. Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce que les chemins son! formés de tubes conducteurs de la chaleur, aplatis de manière que leur rapport surface/volume soit maximal. 13. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comprend de plus un dispositif d'injection d1un gaz contenant de- l1oxygène- dans le combustible hydrocarboné présent dans le conduit. 14. Procédé de traitement d'une; matière hydrocarbonée, caractérisé en ce qu'il comprend le passage-de la matière dans un conduit, le chauffage de la matière à une tempé- rature- suffisant à la décomposition thermique de la matière sous forme. de dépôts de coke dans mie partie choisie. à haute température du conduit, et ltinjection de vapeur surchauffée dans la matière de manière qu'il se forme de l'hydrogène et de ltoxyde de carbone qui peuvent passer vers les parties relativement froides du conduit, laissant ainsi la partie à température élevée du conduit pratiquement dépourvue de dépôt de carbone. 15. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que les phases de décomposition du combustible et de réaction avec la vapeur sont mises en oeuvre de façon alternée pendant une longue période.