La présente invention concerne un capteur solaire à ruissellement, du genre comportant au moins une plaque d'insolation en pente, ayant une face exposée au soleil pour recevoir et absorber le rayonnement calorifique solaire. Des moyens de circulation, organisés généralement en circuit fermé, permettent d'amener un liquide caloporteur sur la surface exposée, et de recueillir ensuite le liquide ainsi réchauffé. On connaît diverses réalisations de capteurs solaires, utilisés par exemple pour le chauffage d'un local, ou pour produire de l'énergie mécanique à l'aide d'un moteur thermique approprié. Dans les capteurs à ruissellement, intéressants à cause de leur simplicité, le liquide caloporteur est en général de l'eau douce qui peut s'écouler librement par gravité sur la surface exposée, convenablement inclinée comme on l'a vu. le rendement d'un capteur solaire, rapporte à l'unité de surface exposée au rayonnement calorifique du soleil, se caractérise par trois valeurs de base : température de la surface exposée, température de liteau réchauffée sur cette surface, débit de cette eau réchauffée, recueillie à la sortie Pour obtenir un rendement aussi élevé que possible du capteur, il importe d'étaler très régulièrement l'eau à réchauffer sur toute la surface exposée, pour recouvrir cette surface d'une couche aussi mince que possible, ayant une épaisseur par exemple inférieure à I mm, et s'écoulant à'vitesse lentee Or 11 écoulement naturel du liquide sur la surface exposée d'un capteur à ruissellement ne permet pas d'obtenir un tel cheminement régulier en couche très mince, étalée sur toute la surface. En effet, cette condition idéale est contrariée par exemple par les déformations de la surface chaude, par des irrégularités d'usinage, par des dépits de poussières ou de résidus d'évaporation de l'eau. Ces anomalies difficilement évitables tendent à créer un réseau de courants d'écoulement bien plus épais que la couche désirée, laissant à sec une proportion notable de la surface chaude. les courants naturels précités circulent aussi trop vite pour permettre au liquide dtattelndre une température élevée au contact de la plaque, comme il serait souhaitable. En outre, dans les capteurs à ruissellement connus, on constate une évaporation partielle de 11 eau, particuliàrement marquée si la température de la plaque chaude est élevée, comme le demande un bon rendement thermique. Cette évaporation se traduit par la-perte d'une partie de l'énergie calorifique disponible sur la plaque. Pour chercher à remédier aux inconvénients précités, on a réalisé des capteurs à circulation forcée, conformes par exemple au brevet français nO 2 079 687, et comportant une plaque d'insolation relativement épaisse. L'eau à réchauffer circule sous une pression au moins légère, dans des canalisations aplaties, accolées à la plaque d'insolation. Ces capteurs à circulation forcée présentent eux aussi plusieurs inconvénients, outre leur prix de revient élevé, lié à une fabrication relativement complexe En effet, la plaque épaisse introduit une certaine inertie thermique, défavorable à un échauffement rapide et à un bon rendement. les canalisations aplaties, même avec une fabrication soignée et onéreuse, ne permettent pas-d'obtenir l'écoulement de l'eau en couche tres mince, ni de réaliser cet écoulement de manière régulière sur toute la surface exposée. le but de l'invention est de remédier aux inconvénients qu'on vient d'expo er,-en permettant de réalisérde-manière simple un capteur solaire à ruissellement de rendement élevé. Comme on l'expose ci-après, l'invention vise notamment à éviter l'évaporation du liquide caloporteur, et à en assurer l'étalement régulier sur toute la surface exposée du capteur, en une couche d'épaisseur très réduite, favorable à un excellent échange thermique. L'invention vise un capteur solaire à ruissellement, comportant au moins une plaque d'insolation en pente ayant une face exposée au soleil pour recevoir et absorber le rayonnement calorifique solaire ; le capteur comporte en outre des moyens de circulation pour amener un liquide caloporteur sur la surface exposée et recueillir le liquide ainsi réchauffé. Selon l'invention, le capteur précité est caractérisé en ce qu'il comporte un film souple transparent appliqué sensiblement sur la totalité de la surface exposée de la plaque ; le film précité est toutefois écarté de la plaque près de sa bordure supérieure, pour l'introduction du liquide à réchauffer entre la plaque et le film. "e film souple, mouillé par le liquide au contact de la surface exposée, se trouve étroitement appliqué- contre celle-ci par l'effet de la capillarité du liquide. Ce même effet de capillarité assure la pénétration lente et régulière du liquide en couche mince entre le film et la plaque, sur toute la surface exposée de celle-ci, malgré d'éventuelles irrégularités ou déformations. Combinée à l'effet de pente de la plaque, la capillarité du liquide assure un écoulement lent et régulier de celui-ci, entre la bordure supérieure et la bordure inférieure de la plaque. "e film souple s'oppose enfin à l'évaporation du liquide réchauffé, et au dépôt de poussières sur le liquide étalé ou sur la plaque. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, le film souple est une pellicule de fluorure de polyvinyle, ayant une épaisseur comprise sensiblement entre 0,150 mm et 0,020 mm ; ce film présente des qualités prolongées d'insensibilité à l'égard du rayonnement ultra-violet, en ce qui concerne la stabilité de sa transparence au rayonnement calorifique solaire ; de préférence, le film souple présente en outre une opacité au rayonnement infra-rouge de grande longueur d'onde émis par la plaque d'insolation. Comme on 11 expose ci-après, ces qualités sont favorables un-rendement élevé et à une endurance prolongée du capteur conforme à l'invention. Selon un mode de réalisation avantageux de l'invention, ou le capteur est combiné à la toiture en pente d'un bâtiment, la plaque d\ solation comporte au moins un élément modulaire de couvertbre s ésentant une surface exposée limitée par deux nervures en saillie parallèles, orientées sensiblement suivant la ligne de plus grande pente de la toiture, pour constituer une zone sensiblement rectangulaire d'écoulement du liquide caloporteur des profilés posés sur les nervures en recouvrent sensiblement la totalité ; le film souple est disposé entre les nervures et les profilés de recouvrement, et se trouve appliqué contre la surface exposée de l'élément de couverture par des bordures des profilés de recouvrement, voisines de la surface exposée et parallèles à celles-ci. Les dispositions précitées permettent une réalisation industrielle commode et économique du capteur conforme à l'invention, comme on l'expose ci-après. D'autres particularités et avantages de celle-ci ressortiront encore de la description d'un mode de réalisation préféré, présenté ci-après à titre d'exemple non limitatif, en référence aux dessins annexés, dans lesquels La figure 1 est une vue schématique en coupe verticale d'un capteur conforme à 11 invention. La figure 2 est une vue en plan avec arrachements de la face supérieure du capteur de la figure 1. La figure 3 est une vue de détail de la figure 1, à échelle agrandie, représentant le film souple appliqué sur la plaque d'insolation. La figure 4 est une vue de détail agrandie de la bordure supérieure du capteur de la figure 1, montrant la disposition d'un gicleur d'introduction du liquide entre le film souple et la plaque d'insolation. La figure 5 est une vue agrandie d'un joint de dilatation de la plaque de protection du capteur de la figure 1. La figure 6 est une coupe suivant V-V de la figure 1, à échelle agrandie. La figure 7 est une vue éclatée d'un détail de la figure 5, à échelle agrandie, représentant le montage du film souple et de la plaque de protection sur une nervure d'un élément modulaire de couverture. La figure 8 est un schéma du circuit de régulation de la pompe d'alimentation de la figure 1. Dans le mode de réalisation des figures 1 à 8, le capteur solaire à ruissellement comporte une plaque d'insolation 1 en pente ayant une face 2 exposée au soleil, pour recevoir et absorber le rayonnement calorifique solaire. Des moyens de circulation décrits ci-après sont prévus pour amener sur la surface exposée 2 un liquide caloporteur 3 et pour recueillir ensuite le liquide ainsi réchauffé. Par exemple, le liquide caloporteur 3 est de l'eau douce. Conformément à l'invention, le capteur comporte un film souple transparent 4, appliqué sensiblement sur la totalité de la surface exposée 2 de la plaque d'insolation 1. le film souple 4 est toutefois écarté de la surface 2 de.la plaque, près de la bordure supérieure de celle-ci (figure 4) pour l'introduction du liquide 3, à réchauffer entre le film souple 4 et la plaque 2, comme on l'expose ci-après. De préférence, le film souple 4 (figure 7) est une pellicule de fluorure de polyvinyle, par exemple du genre commer- cialisé sous la marque "IEDLBRn, d'une épaisseur comprise sensiblement entre 0,150 mm et 0,020 mm, suivant les dimensions de la plaque d'insolation 1. le film souple 4 présente des qualités d'insensibilité prolongée à l'égard du rayonnement ultra-violet du soleil, ce qui assure la stabilité de sa transparence au rayonnement calorifique solaire. A la différence de la plupart des films souples connus, le film 4 réalisé comme on vient de l'indiquer ne subit en particulier aucun jaunissement sous l'effet des rayons ultra-violets, même après plusieurs milliers d'heures d'exposition.Sa transparence initiale au rayonnement calorifique solaire demeure donc intacte, au profit de l'efficacité prolongée du capteur conforme à l'invention. En outre le film souple 4 en fluorure de polyvinyle présente un effet de filtrage notable vis-à-vis du rayonnement infra-rouge de grande longueur d'onde émis par la surface exposée 2 de la plaque d'insolation, lorsque celle-ci est échauffée par le rayonnement calorifique du soleil. Par ailleurs, le film ourle 4 conserve à chaud de bonnes qualités-de résistance, mtme à une température de tordre de 1100C? sensiblement supérieure à celle que peut atteindre la surface exposée 2 de la-plaque d'insolation. Comme on l'expose ci-après, les dispositions précitées permettent de réaliser un capteur solaire de rendement élevé et de grande endurance. Dans un mode intéressant de réalisation industrielle (figures 1 à 8), le capteur solaire conforme à lsinvention est combiné avec une toiture en pente d'un bâtiment, par exemple pour produire de l'eau chaude 3 en vue du chauffage. Suivant l'importance de la toiture ainsi utilisée, le capteur comporte au moins un élément modulaire de couverture, par exemple en alliage libre, d'environ 1 mm d'épaisseur par exemple. Cet élément présente une surface exposée 2 limitée par deux nervures en saillie 6 parallèles, orientées sensiblement suivant la ligne de plus grande pente de la toiture, pour constituer une zone sensiblement rectangulaire d'écoulement du liquide 3 (figures 1, 2, 6). Des profilés 7 sont posés sur les nervures 6, et recouvrent sensiblement la totalité de la saillie formée par chacune de celles-ci, au-dessus de la surface exposée 2. Le film souple 4, disposé entre les nervures 6 et les profilés de recouvrement 7, se trouve appliqué contre la surface exposée 2 par des bordures 8 des profilés 7 voisines de la surface exposée 2 et sensiblement parallèles à celle-ci. De préférence, chacune des bordures 8 des profilés 7 présente une lèvre arrondie, pour éviter tout endommagement du film souple. Pour obtenir un rendement élevé du capteur, la surface exposée 2 comporte un revêtement tel qu'un vernis noir, présentant un coefficient relativement élevé d'absorption du rayonnement calorifique solaire. Par contre, pour éviter l'échauffement nuisible des nervures en saillie 6, qui ne sont pas directement en contact avec le liquide caloporteur 3, la face externe des profilés de recouvrement 7 comporte un état de surface tel qu'une finition métallique brillante, présentant un coefficient relativement réduit d'absorption du rayonnement solaire. D'une manière connue, la face inférieure de chaque élément de couverture est protégée par un matelas calorifuge 11, par exemple en laine de verre, disposé entre des poutres 12 supportant la toiture, et maintenu par des plaques de revêtement 14 fixées aux poutres 12 (figure 1). Pour permettre 11 écartement du film souple 4 par rapport à la bordure supérieure de la surface exposée, afin de pouvoir introduire le liquide caloporteur 3 entre le film 4 et la surface 2 comme on l'a vu, les bordures 8 des profilés de recouvrement 7 s'écartent elles-mêmes de la surface exposée 2, dans la zone précitée (figure 4). De préférence, pour améliorer la régularité du ruissellement du liquide 3, ainsi que les échanges thermiques intéressant le liquide caloporteur 9 comme on l'expose ci-après, la surface exposée 2 comporte des stries 15 sensiblement rectilignes et horizontales (figures 2, 3). En outre, la surface exposée 2 de chaque élément de couverture présente au moins une arête 16 dispoven entre enté les nervures 6, et sensiblement parallèle à celles- ci, déterminant ainsi des bandes contiguës de largeur limitée dans la zone d'écoulement du liquide 3 (figures 2, 6). D'une manière avantageuse, le capteur comporte à une certaine distance au-dessus de la surface exposée 2 une plaque de protection 17, transparente au rayonnement calorifique du soleil (figures 1, 2, 6, 7), pour obtenir un effet de serre et améliorer l'effet d'échauffement de la surface exposée 2. le préférence, la plaque de protection 17 est posée sur les sommets des nervures en saillie 6, par dessus les profilés de recouvrement 7 monté sur celles-ci. La plaque de protection 17 peut par exemple entre fixée au moyen de vis 18 engagées dans les poutres 12 pour maintenir en deme temps les nervures en saillie 6, et les profilés de recouvrement 7. De préférence, les nervures 6 sont renforcées par-dessous au moyen de pièces profilées amovibles 19. in outre, pour tenir compte des effets de dilatation de la plaque de protection 17 par rapport au reste de le toiture, les trous depassage 21 des vis 18 dans les plaques 17 ont un calibre sensiblement supérieur à celui des vis. De préférence, des cales souples 22, constituées par exemple de bandes en matière plastique expansée, sont interposées entre la plaque de protection 17 et les profilés de recouvrement 7 sur lesquels repose la plaque. Pour des toitures de grande largeur, la plaque 17 peut être divisée par au moins un joint longitudinal 29, facilitant la libre dilatation de la plaque (figure 5). Des joints analogues (non représentés) peuvent également être réalisés dans le sens transversal, pour des capteurs de grandes dimensions. Ces joints transversaux sont par exemple superposés aux nervures 6. De préférence, la plaque de protection 17 est réalisée en une résine synthétique à base de polycarbonate, par exemple du genre commercialisé sous la marque 11TEXAN1. Comme on l'expose ciaprès, ce matériau a été choisi à cause de son excellente stabilité aux effets du rayonnement solaire, de sa solidité et de son endurance, et aussi du fait qu'il filtre en partie le rayonnement ultra-violet tout en offrant une excellente transparence au rayonnement calorifique solaire. Suivant les dimensions du capteur, et notamment suivant l'intervalle séparant deux nervures 6 adjacente, la plaque de protection 17 peut avoir une épaisseur variable, comprise par exemple entre 1 et 15 mm environ. Cette épaisseur dépend aussi des intempéries-previsibles, par exemple des chutes de neige. Ses moyens de circulation du liquide caloporteur 3 comportent (figures 1 et 2) un chéneau 25, disposé suivant la bordure inférieure de 11 élément de couverture en pente, pour recueillir le liquide 3, réchauffé au contact de la surface exposée 2, et qui s'est écoulé vers le bas, sous le film souple 4. Une descente 26 du chéneau 25 est raccordée à un orifice d'entrée 27 d'une cuve d'accumulation calorifugée 28, munie d'un orifice de remplissage 28a. La cuve 28, en un point bas où le liquide caloporteur est relativement froid, comporte un orifice de sortie 29 raccordé à l'aspiration d'une pompe d'alimentation électrique 31. Le refoulement de la pompe 31 aboutit à une rampe tubulaire 32, disposée le long de la bordure supérieure de ltélément de couverture (figures 1, 2, 4), sur une longueur correspondant à la zone d'écoulement du liquide 3, entre les nervures extrêmes 6. Pour l'introduction du liquide 3, à réchauffer entre le film souple 4 et la surface exposée 2, la rampe 32 comporte de préférence au moins un gicleur 33 associé à chaque bande d'écoulement du liquide, entre deux arêtes voisines 16 ou entre une arrête 16 et une nervure voisine 6 (figures 2 et 4). Le gicleur 33, pourvu par exemple d'un bec d'arrosage à jet étalé, est engagé sous la partie supérieure du film souple 4, localement écartée de la surface 2, comme on l'a vu, pour l'introduction du liquide 3. La pompe électrique d'alimentation 31 peut être commandée automatiquement par un circuit comportant un interrupteur général 34, et au moins un thermostat associé à un interrupteur de régulation (figures 1 et 8). De préférence, le circuit de commande précité comporte trois thermostats 35, 36, 37. Les sondes de température des thermostats 36, 37 sont disposées sous la surface exposée 2 la sonde du thermostat 35 est dans la cuve 28, près de la sortie 29. Pour la commande automatique de la pompe 31, le système précité permet de tenir compte comme suit des températures du liquide 9 et de la surface exposée 2. le premier thermostat 35 maintient fermé un interrupteur asservi (figure 8), tant que la température du liquide 9 près de l'orifice de sortie 29 de la cuve 28 est inférieure à une température de consigne, égale par exemple à + 430 C. Cette valeur est choisie par exemple suivant les conditions d'utilisation d'un circuit de chauffage 39, représenté schématiquement sur la figure 1. Le second thermostat 36 est associé à un autre interrupteur, monté en série avec l'interrupteur du thermostat S5 sur le circuit de commande de la pompe 31. Le réglage du thermostat 36 permet ainsi d'assurer la mise ex marche de la pompe 31, dès que la température de la surface exposée 2 dépasse d'un écart prédéterminé la température de consigne précitée, à condition que l'interrupteur du thermostat 35 reste luîmeAmefermé. L'écart prédéterminé en question est par exemple de +2Ce. Un autre interrupteur, monté en dérivation par rapport aux interrupteurs des thermostats 35, 36, est asservi au troisième thermostat 37. Oelui-ci est réglé de manière à laisser en fonctionnement la pompe 31, tant que la température de la surface exposée 2 se maintient au-dessus d'un seuil prédéterminé, sensiblement supérieur à la température de consigne du premier thermostat 35. le seuil précité est par exemple égal à +60Ce. On va maintenant exposer le fonctionnement du capteur qui vient d'être décrit. Le capteur étant installé comme on vient de l'exposer en référence aux figures 1 à 8, on remplit de liquide caloporteur la cuve 28, par l'orifice de remplissage 28a, Jusqu'à un niveau approprié, correspondant par exemple au point haut d'une alimentation du circuit de chauffage 39. On peut alors mettre sous tension le circuit de commande automatique de la pompe 31, au moyen de l'interrupteur général 34, pour assurer le fonctionnement du capteur. Initialement, le liquide 3 dans la cuve 28 est à une température relativement basse, égale par exemple à +1500, correspon dant à la position de fermeture de l'interrupteur associé au thermostat 35, dans le circuit de commande de la pompe 31 (figure 8). Quand la surface exposée 2 reçoit le rayonnement calorifique du soleil (figure 1), le thermostat 36 détecte rapidement une température croissante pouvant atteindre par exemple +700C. Dans ces conditions, le thermostat 36 agit le premier, pour fermer son interrupteur et assurer la mise en route de la pompe 31. Un peu plus tard, si la température de la surface exposée 2 se maintient à une valeur assez élevée, le thermostat 37 agit à son tour, pour fermer également son interrupteur (figure 8). Â la mise en marche de la pompe 31, le liquide caloporteur 3 aspiré dans la cuve 28 est refoulé dans la rampe d'introduction 32 (figures 1, 2, 4). Chaque gicleur 33 raccordé à la rampe 32 assure ainsi un débit de liquide 3 entre le film souple transparent 4 et la surface exposée 2. Une certaine quantité de liquide 3 peut alors s'accumuler en onglet (figure 4), entre la surface en pente 2 et le film 4, dans la partie où celui-ci est écarté de la surface 2. Avec un film 4 peu tendu et très mince (0,025 mm), l'expérience montre que la faible hauteur de charge introduite par 1' onglet de liquide 3 assure une régulation favorable du débit de ruissellement du liquide 3 sur la surface exposée 2. Au moment de l'installation du capteur, on règle en conséquence le débit de la pompe 31, par exemple au moyen d'un rhéostat de commande de vitesse (non représenté), pour obtenir un onglet de liquide 3 (figure 4) correspondant par exemple au quart de la hauteur disponible sans débordement dans la zone en regard du gicleur 33. 'onglet de liquide 3 ainsi entretenu par le gicleur 33 aide l'introduction du liquide 3, entre le film souple 4 et la surface exposée 2 sur laquelle le film 4 est appliqué par les bordures 8 des profilés 7 (figures 2, 6, 7). La capillarité du liquide 3 participe à cet effet d'introduction, et provoque en outre une attraction intime du film souple 4 contre la surface 2, assurant un étalement régulier du liquide 3 en couche très mince, sur toute la surface exposée 2, en-dessous du film transparent 4. La couche mince de liquide 3 mesure par exemple 0,5 mm d'épaisseur en noyenne. Ainsi, l'échauffement de la surface 2 exposée au rayonnement solaire permet de porter à une température élevée la couche mince de liquide 9, qui chemine lentement vers la bordure inférieure de la surface 2, sous l'effet combiné de la pente et de la capillarité. Y écoulement du liquide 3 est canalisé par les arêtes 16 et les nervures 6 (figures 2, 6). les stries horizontales 15 améliorent la régulation du débit du liquide 3 tout le long du profil de la surface en pente 2 (figures 1, 2, 3), en entretenant de petites cavités intermédiaires. les stries 15 assurent aussi un laminage énergique de la couche mince du liquide 3 au contact de la surface exposée 2.Celle-ci est chauffée de manière très efficace par le rayonnement solaire, du fait de son revêtement absorbant, par exemple en vernis noir, de la transparence du film 4, et de l'épaisseur très faible de la couche de liquide, qui est par exemple de l'eau pure très transparente. Le liquide caloporteur 3, étalé sur toute la surface chaude 2, s'écoule ainsi lentement, par exemple à une vitesse de l'ordre de 1 ou 2 cm par seconde. Le liquide 3 peut ainsi atteindre une température élevée, proche de la température de la surface 2, avant de parvenir au chéneau 25, qui renvoie le liquide réchauffé à la cuve d'accumulation 28. Dès que la température du liquide 9 dans la cuve, au voisinage de l'orifice de sortie 29, atteint la température de consigne du thermostat 35 (fixée par exemple à +43oc), l'interrupteur associé s1 ouvre (figure 8). Si l'interrupteur du thermostat 37 est lui-meme ouvert, ceci arrente la pompe 31. Dans le cas où la surface exposée 2 serait temporairement refroidie, par exemple au passage d'un nuage, on évite ainsi de renvoyer en pure perte sur la surface refroidie 2 un certain volume de liquide 3 déjà réchauffé. Par contre, si la température de la surface 2 revient ou se maintient au-dessus du seuil de consigne du troisième thermostat 37 (fixé par exemple à +6O0C, comme on l'a vu), l'interrupteur associé reste fermé. Ainsi, la pompe 31 continue à fonctionner tant que la température de la surface 2 demeure suffisamment élevée. De préférence, les thermostats 35, 36, 37, comportent des moyens de réglage permettant, par exemple suivant la saison, de modifier les températures de consigne du système de commande automatique de la pompe 31. De même, on a vu qu'il est possible d'ajuster le débit de la pompe 31, par exemple au moyen d'un rhéostat de commande de vitesse (non représenté), notamment pour adapter le capteur à un ensoleillement plus ou moins intense, suivant le lieu ou la saison. Plusieurs des avantages présentés par le capteur conforme à l'invention ont déjà été mentionnés dans la description ci-dessus. lie film souple 4 permet de réaliser un capteur léger, économique et de rendement très élevé, grâce en particulier à l'étalement en couche mince du liquide caloporteur 3, qui s'écoule lentement et de manière régulière (figures 1, 2, 3, 4). mes avantages précités de légèreté et d'économie sont particulièrement marqués dans le cas d'un capteur combiné, comme le prévoit l'invention, avec une couverture formée d'éléments modulaires en métal léger, de faible épaisseur (figures 1, 2, 6, 7). Les inégalités ou déformations de surface d'une telle couverture sont épousées sans difficulté par le film souple. l'absence d'évaporation du liquide caloporteur 3, au contact de la surface exposée 2, est un autre avantage directement lié à la présence du film souple transparent 4, qui recouvre le liquide 3 étalé sur la surface 2. Ceci évite à la fois une déperdition thermique, et une condensation nuisible à la transparence de la plaque de protection 17, utilisée de préférence. Ta température élevée ainsi obtenue finalement pour le liquide 3 accumulé dans la cuve 2, est un avantage essentiel pour l'utilisation industrielle du capteur conforme à l'invention. Cette utilisation est sensiblement facilitée par un système de commande automatique, tel que décrit en référence aux figures I et 8. Un tel système permet en particulier d'arrenter la circulation du liquide caloporteur, dès que la température de la surface exposée 2 risque de tomber en-dessous de celle du liquide déjà réchauffé. Autre avantage, le capteur conforme à l'invention est à l'abri des risques présentés par le gel, en particulier si le liquide caloporteur est de lfleau pure, suivant un mode de réalisation commode et économique. Exemple numérique. Conformément à la description donnée ci-dessus, en référence aux figures 1 à 8, on a réalisé un capteur solaire combiné avec la couverture en pente d'un bâtiment, en une région de climat tempéré, par 400 de latitude Nord. Au mois de février, pour l'ensemble d'une journée d'ensoleillement moyen, Rapport énergétique assuré par le rayonnement calorifique du soleil était d'environ 3 kwh par mètre carré de surface exposée. Au cours d'une période de fonctionnement régulier dans la journée considérée, on a mesuré sur la surface exposée 2 du capteur (figures 1 et 3) une épaisseur moyenne de tordre de 0,5 mm pour la couche d'eau utilisée comme liquide caloporteur. Ceci représente seulement 0,5 litre d'eau par mètre carré de surface. On a mesuré en outre un débit moyen de 35 litres par heure et par m2, l'eau réchauffée atteignant la température de +600C à l'entrée de la cuve d'accumulation 28, représentant un bilan thermique positif de 1,9 kwh par jour et par m2 de surface exposée. Par rapport à l'énergie thermique offerte par le rayonnement solaire, le rendement pratique du capteur précité est donc de l'ordre de 63. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation qu'on vient de décrire à titre d'exemple, et on peut y apporter de nombreuses variantes, sans sortir du domaine de l'invention. Ainsi, par exemple, le capteur conforme à l'invention peut titre combiné avec divers autres genres (non représentés) de couverture, notamment métallique ou en verre. Pour appliquer le film souple 4 sur 3.a surface exposée, on peut utiliser des profilés de recouvrement analogues aux profilés 7 (figures 2, 6, 7), ou tout autre moyen équivalent. On peut par exemple agrafer ou coller le film souple sur la surface exposée, avec une bande mince et souple interposée entre le film et la surface sous-jacente, le long de chaque ligne de jonction. Ce film souple peut être recouvert par une deuxième bande, de préférence de teinte claire, le long de chaque ligne de jonction. Pour des capteurs installés en des régions de basse latitude, il peut être indiqué d'utiliser des surfaces exposées à double pente, de faible inclinaison. Chaque pente peut alors être alimentée par une rampe particulière, disposée près de 1'arête commune, avec au besoin un réglage du débit d'arrosage adapté à l'intensité de l'ensoleillement effectif de chaque pente. On peut rendre plus commode l'utilisation du système automatique décrit en référence aux figures 1 et 8, en associant à l'interrupteur général 34 une horloge (non représentée), pour mettre au repos le capteur et son système de commande en dehors des heures de Jour. Un tel dispositif à horloge est notamment indiqué pour des installations importantes. La meme horloge peut aussi être associée à une commande alternée, pour faire intervenir tout autre mode de chauffage éventuel, quand le capteur est inutilisable. Dans certains cas, l'horloge peut être remplacée par un détecteur d'éclairement. Avec une temporisation appropriée,- le thermostat 37 à seuil de température élevé peut aussi permettre de recourir à l'autre mode précité de chauffage, dès qu'un refroidissement inattendu du capteur vient à se prolonger. Des relais appropriés permettent éventuellement d'actionner des vannes et autres organes des circuits et dispositifs en question, pour.passer automatiquement d'un mode de chauffage à l'autre, en particulier sur des installa- tions importantes. REWENDI CATI ONS 1. Capteur solaire à ruissellement, comportant au moins une plaque d'insolation en pente ayant une face exposée au soleil, pour recevoir et absorber le rayonnement calorifique solaire, et des moyens de circulation pour amener un liquide caloporteur sur la surface exposée et recueillir le liquide ainsi réchauffé, caractérisé en ce qu'il comporte un film souple transparent appliqué sensiblement sur la totalité de la surface exposée de la plaque, le film précité étant toutefois écarté de la surface de la plaque près de sa bordure supérieure pour l'introduction du liquide caloporteur à réchauffer entre la plaque et le film. 2. Capteur conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que le film souple présente des qualités d'insensibilité prolongée à l'égard du rayonnement ultra-violet du soleil, en ce qui concerne la stabilité de sa transparence au rayonnement calorifique solaire. 3. Capteur conforme à l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le film souple présente une opacité au rayonnement infra-rouge de grande longueur d'onde émis par la plaque d'insolation. 4. Capteur conforme à l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le film souple est une pellicule de fluorure de polyvinyle. 5.. Capteur conforme à l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le film souple présente une épaisseur comprise sensiblement entre 0,150 mm et 0,020 mm. 6. Capteur conforme à l'unes & revendications 1 à 5, combiné avec une toiture en pente d'un bâtiment, caractérisé en ce que la plaque d'rnsolatfon comporte au moins un élément modulaire de couverture présentant une surface limitée par deux nervures en saillie parallèles orientées sensiblement suivant la ligne de plus grande pente de la toiture, pour constituer une zone sensiblement rectangulaire d'écoulement du liquide caloporteur, et des profilés posés sur les nervures précitées et recouvrant sensiblement la totalité de ces nervures, le film souple étant disposé entre les nervures et les profilés de recouvrement, et se trouvant appliqué contre la surface exposée de 11 élément de couverture par des bordures des profilés de recouvrement voisines de la surface précitée et sensiblement parallèles à celle-ci. 7. Capteur conforme à la revendication 6, caractérisé en ce que chacune des bordures des profilés de recouvrement assurant l'application du film souple présente une lèvre arrondie. 8. Capteur conforme à l'une des revendications 6 ou 7, caractérisé en ce que la surface exposée de l'élément de couverture comporte un revêtement tel qu'un vernis noir, présentant un coefficient relativement élevé d'absorption du rayonnement calorifique solaire, la face externe des profilés de recouvrement des nervures comportant par contre un état de surface tel qu'une finition métallique brillante, présentant un coefficient relativement réduit d'absorption du rayonnement solaire. 9. Capteur conforme à l'une des revendications 6 à 8, caractérisé en ce que les bordures des profilés de recouvrement assurant l'application du film souple sur la surface exposée de l'élément de couverture s'écartent de la surface précitée du côté de la bordure supérieure de celle-ci. 10. Capteur conforme à l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que la plaque d'insolation, au moins sur une partie de sa surface en regard du film souple, présente des stries sensiblement rectilignes et horizontales. 11. Capteur conforme à l'une des revendications 6 à 10, caractérisé en ce que la surface de l'élément de couverture en regard du film souple présente au moins une arête disposée entre les nervures et sensiblement parallèle à celle-ci, pour déterminer des bandes contigües de largeur limitée dans la zone d'écoulement du liquide caloporteur. 12. Capteur conforme à l'une des revendications 6 à 11, et comportant à une certaine distance au-dessus de la surface exposée de 11 élément de couverture une plaque de protection transparente au rayonnement calorifique du soleil, pour obtenir un effet de serre, caractérisé en ce que la plaque de protection précitée est posée sur les sommets des nervures de l'élément de couverture. 13. Capteur conforme à la revendication 12, caractérisé en ce que la plaque de protection est réalisée en une matière plastique présentant des qualités d'insensibilité à l'égard du rayonnement ultra-violet, en ce qui concerne la stabilité de sa transparence au rayonnement calorifique solaire. 14. Capteur conforme à liane des revendications 12 ou 13, caractérisé en ce que la plaque de protection s'oppose au moins partiellement au passage du rayonnement solaire ultra-violet. 15. Capteur conforme à l'une des revendications 13 ou 14, caractérisé en ce que la plaque de protection est en une résine synthétique à base de polycarbonate. 16. Capteur conforme à l'une des revendications 13 à 15, caractérisé en ce que la plaque de protection présente une épaisseur comprise entre 1 et 15 mm environ. 17. Capteur conforme à l'une des revendications 6 à 16, caractérisé en ce que les moyens de circulation du liquide caloporteur comportent un chéneau disposé suivant la bordure inférieure de l'élément de couverture, pour recueillir le liquide réchauffé, la longueur de ce chéneau correspondant à la zone d'écoulement du liquide. 18. Capteur conforme à l'une des revendications 6 à 17, caractérisé en ce que les moyens de circulation précitée comportent une rampe tubulaire d'introduction du liquide, la rampe précitée étant disposée suivant la bordure supérieure de l'élément de couverture sur une longueur correspondant à la zone d'écoulement du liquide. 19. Capteur conforme à la revendication 18, caractérisé en ce que la rampe tubulaire précitée porte au moins un gicleur associé à chaque bande de la zone d'écoulement du liquide, le gicleur précité étant au moins en partie engagé sous la partie supérieure du film souple, entre celui-ci et la surface exposée de l'élément de couverture. 20. Capteur conforme à la revendication 19, caractérisé en ce que le chéneau comporte une descente raccordée à un orifice d'entrée d'une cuve d'accumulation, la cuve précitée comportant un orifice de sortie situé en un point où le liquide de la cuve est relativement froid, cet orifice de sortie étant raccordé à une pompe d'alimentation de la rampe d'introduction. 21. Capteur conforme à la revendication 20, caractérisé en ce que la pompe d'alimentation est associée à un circuit de commande automatique comportant au moins un thermostat. 22. Capteur conforme à la revendication 21, caractérisé en ce que le circuit de commande de la pompe comporte un premier thermostat situé près de l'orifice de sortie de la cuve, pour mesurer la température du liquide puisé dans la cuve par la pompe, et un deuxième thermostat associé à la surface exposée de 1'élément de couverture, pour mesurer la température de cette surface et arreter la pompe si ltexcès de la température de la surface exposée précitée par rapport à la température du liquide extrait de la cuve par la pompe tombe en-dessous dtun écart prédéterminé. 23. Capteur conforme à la revendication 22, caractérisé en ce que le circuit de commande de la pompe comporte un troisième thermostat associé à la surface exposée de l'élément de couverture, pour maintenir le fonctionnement de la pompe tant que la température de la surface exposée précitée se maintient au-dessus d'un seuil prédéterminé, sensiblement supérieur à une température de consigne du premier thermostat associé à l'orifice de sortie de la cuve.