La présente invention concerne une scie médicale comportant un dispositif de serrage entraîné par un moteur et monté coulissant qui permet à une lame de scie de forme allongée de prendre un mouvement de va-et-vient suivant sa dimension longitudinale. Des scies sont nécessaires dans de nombreux domaines de la médecine, par exemple en chirurgie, et surtout dans le domaine dentaire, c'est-à-dire dans les laboratoires techniques dentaires. Dans ces derniers, une tâche fréquente consiste à scier des tronçons dans des modèles découpés à la scie qui sont en plâtre, en ciment ou en matière plastique. Ce travail est souvent fait à la main à l'aide d'une scie alternative, ce qui est relativement long et entraîne souvent des difficultés, car la monture de la scie alternative qui se trouve à l'opposé du manche de la scie est gênante. Par ailleurs, cette tâche nécessite souvent une coupe étroite précise, qu'il n'est possible d'obtenir qu'à la main, et encore avec difficulté, surtout lorsque la course de la scie est limitée du fait de parties gênantes du modèle L'objectif de la présente invention est de fournir une scie médicale dont la construction permet d'obtenir des coupes exactes en un temps minimum. La présente invention permet d'atteindre cet objectif en serrant une lame de scie sans monture dans un dispositif de serrage qui est entraîné en va-et-vient par un moteur pneumatique rotatif, par l'intermédiaire d'un dispositif excentrique. Selon l'invention, il est fourni une scie médicale dans laquelle un mécanisme à mouvement de va-et-vient qui est entraîné par un moteur est accouplé à sa sortie à un moyen de serrage amovible servant à serrer une lame de scie sans monture et de forme allongée par une seule de ses extrémités, ce moyen de serrage amovible comprenant un logement de forme allongée dans l'une des extrémités duquel est monté le mécanisme à mouvement de va-et-vient, et dansl'autre extrémité duquel est monté un moteur pneumatique ayant un arbre de sortie rotatif qui est aligné axialement avec et accouplé directement à un arbre d'entrée rotatif du mécanisme à mouvement de va-et-vient, le moyen de serrage de la lame étant articulé en relation d'entraînement avec le moyen de sortie excentrique du mécanisme à mouvement de va-etvient et pouvant être entraîné en va-et-vient par ce dernier suivant la dimension longitudinale du logement. Du fait que le moyen de serrage va et vient à grande fréquence, il se produit une stabilisation de la lame, comparable à celle que l'on obtient en montant la lame sur une monture, étant donné que la lame est stabilisée par la grande fréquence elle-même et par conséquent permet des coupes exactes dans le temps le plus bref. En utilisant un moyen excentrique, il est possible de guider avec précision dans la direction de la course le moyen de serrage de la lame, par exemple un mandrin, si bien que la lame ne s'écarte pratiquement pas de la direction de la course et que la précision de la coupe en est encore augmentée. L'emploi, selon la présente invention, d'un moteur pneumatique, permet de très grandes vitesses de course, car de tels moteurs permettent normalement des vitesses de rotation comprises entre 10000 et 30000 tours par minute et davantage. On utilise de préférence une fréquence de course qui se tient dans la région de 15000 courses par minute et qui correspond approximativement à la même vitesse de rotation du moteur. Il n'est donc pas nécessaire de prévoir une transmission entre le moteur et le moyen excentrique, ce qui simplifie considérablement la construction globale de la scie selon l'invention. Le moyen excentrique, le moteur pneumatique et le moyen de commande du moteur se logent de préférence dans un même logement. De préférence, le moyen excentrique est dessiné de telle façon que la longueur de la course ne dépasse pas quelques millimètres, et se tient plus précisément dans la région de 4 mm. La grande fréquence de course permet une course relativement courte, si bien que le dessin de la pièce, ou bien d'autres parties de modèle, suivant le cas, ne gêne pas l'opération de coupe. Un autre avantage est que l'excentricité ne provoque pas de moments de déséquilibre très grands, qui pourraient parfois entraîner une vibration indésirable de toute la scie ou bien de sa monture. Il n'est donc pas nécessaire de prévoir des moyens supplémentaires pour amortir ou compenser le déséquilibre. La construction de la scie selon l'invention permet également de l'utiliser comme une scie mobile, qui n'est pas liée à une installation fixe ; au contraire, grâce à un tuyau à air comprimé qui se raccorde à une source d'air comprimé, on peut l'utiliser à tout endroit voulu, et elle est en outre facile à manier en raison de sa petite taille globale. Le moyen excentrique peut être dessiné d'une manière convenable quelconque. A cet égard, une forme de réalisation de l'invention prévoit un moyen excentrique comportant un arbre monté rotatif transversalement à l'axe de l'arbre du moteur, un pignon conique à l'une des extrémités de cet arbre, qui engrène avec un pignon conique sur l'arbre du moteur, et une plaque excentrique à l'autre bout de l'arbre qui se raccorde par une tige de raccordement à un mandrin pour la lame de scie Ce type de construction de la transmission pour la lame de scie est extrEme- ment simple et en même temps très robuste La tige de raccordement et le moyeu du mandrin se raccordent de préférence au moyen d'un accouplement On va maintenant décrire l'invention par voie d'exemple en se reportant à la planche de dessins annexée sur laquelle :: La Figure I est une vue de côté schématique d'une scie médicale concrétisant l'invention La Figure 2 est une vue partielle en coupe agrandie de la scie de la Figure 1. La scie médicale de la Figure I est surtout d'usage dentaire et comporte un logement 10 de forme allongée comportant à son extrémité postérieure un raccord 11 d'accouplement à une source d'air comprimé, ainsi qu'une manette 12. A son extrémité antérieure, le logement 10 se prolonge en une saillie aplatie 13 dans laquelle, ainsi qu'on le décrira plus en détail ci-dessous, est monté le moyeu 14 d'un mandrin 15 destiné à une lame de scie qui n'est pas représentée ici. La lame de scie est une simple pièce plate et allongée qui est conformée à l'une de ses extrémités de manière à pouvoir être introduite facilement dans la tête du mandrin 15. Un moteur pneumatique 16, commandé par un dispositif 17 de soupapes qui, pour sa part, est commandé par la manette 12, est logé dans le logement 10. Le dispositif 17 de soupapes commande le courant d'air comprimé allant du raccord Il au canal d'admission 18 du moteur 16. L'arbre de sortie 19 du moteur 16 est accouplé à un arbre de transmission 20 qui est monté rotatif dans deux paliers radiaux 21 et 22. L'arbre de transmission 20 est réuni, par sonextrémité qui est tournée à l'opposé du moteur, à un pignon conique 23 qui engrène avec un pignon conique 24 fixé à un arbre 25-. L'arbre 25 court transversalement à l'arbre de transmission 20 et est monté dans deux paliers radiaux 26 de manière à pouvoir tourner.A son extrémité inférieure, l'arbre 25 porte une plaque excentrique 27, portée par un autre palier radial 28 dans lequel est montée une goupille 29 raccordée à une tige de raccordement 30. La tige de raccordement 30 s'articule, par l'intermédiaire d'un accouplement 31, au moyeu 14 du mandrin 15. Le moyeu 14 est monté avec précision dans un manchon 32 de guidage dans la saillie 13 du logement 10. L'excentricité de la plaque excentrique 27 est choisie de telle façon que la course se tient dans la région de 4 mm. De la sorte, même aux grandes vitesses de rotation, il ne se produit qu'un moment de déséquilibre relativement petit, si bien que l'utilisateur n'est pas gêné et que la précision de la coupe n'est pas affectée. Pour procéder à une opération de sciage, on serre une lame de scie dans le mandrin 15. On manoeuvre alors la manette 12, cela étant nécessaire pour qu'une plaque de verrouillage 33 occupe une position donnée, car sinon la manoeuvre de la manette 12 ne ferait pas fonctionner le dispositif 17 de soupapes. L'actionnement du dispositif 17 de soupapes permet à l'air comprimé d'alimenter le moteur pneumatique 16, qui tourne à 15000 tours par minute environ. Le moteur 16 entraîne l'arbre 25 et la plaque excentrique 27 par l'intermédiaire de la transmission qui comprend les pignons coniques 23 et 24, si bien que le mandrin, et par conséquent la lame de scie qu'il serre, atteint une fréquence de course d'envi son 15000 courses par minute. Il est ainsi possible de réaliser des coupes précises en un temps minimum, la lame de scie étant guidée avec la plus grande stabilité en raison de la grande fréquence de course. REVENDICATIONS 1. Scie médicale dans laquelle un mécanisme à mouvement de va-et-vient qui est entraîné par un moteur est accouplé par sa sortie à un moyen de serrage amovible qui sert à serrer une lame de scie sans monture et de forme allongée, par une seule de ses extrémités, caractérisée par un logement de forme allongée (10) dans l'une des extrémités duquel est monté le mécanisme à mouvement de va-et-vient (23-27) et dans l'autre extrémité duquel est monté un moteur pneumatique (16) ayant un arbre de sortie rotatif (19) qui est aligné axialement avec et accouplé directement à un arbre d'entrée rotatif (20) du mécanisme à mouvement de va-etvient, le moyen de serrage de la lame (14, 15) étant articulé en relation d'entraînement avec un moyen de sortie excentrique (27) du mécanisme à mouvement de va-et-vient et pouvant être entraîné en va-et-vient par ce dernier suivant la dimension longitudinale du logement. 2. Scie médicale selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le mécanisme à mouvement de va-et-vient (23-27) comporte en outre un second arbre (25) qui est monté rotatif transversalement à l'axe de rotation de l'arbre d'entrée (20) dudit mécanisme, en plus d'un premier pignon conique (24) qui est fixé à l'une des extrémités du second arbre et qui engrène avec un second pignon conique (23) fixé audit arbre d'entrée, ledit r moyen de sortie excentrique (27) étant une plaque excentrique qui est fixée à l'autre extrémité du second arbre et qui s'articule au moyen d'une tige de raccordement (30) sur le moyen (14, 15) de serrage de la lame. 3. Scie médicale selon la revendication 2, caractérisée par le fait que le moyen (14, 15) de serrage de la lame se compose d'un mandrin (15 > dont le moyeu (14) est monté coulissant dans un manchon de guidage (32) à ladite une extrémité du logement (10), et se raccorde par un accouplement (31) à la tige de raccordement (30). 4. Scie médicale selon la revendication 2 ou 3, caractérisée par le fait que la plaque excentrique (27) a une excen tricité telle qu'une course de 4 mm est communiquée au mandrin (15) delalamepourchaquetour complet de l'arbre (19) du moteur. 5. Scie médicale selon la revendication 4, caractérisée par le fait que le moteur pneumatique (16) fonctionne sous la commande d'un moyen de commande (17) qui est placé dans le logement (10), et communique une fréquence de course d'environ 15000 courses par minute au mandrin (15) de la lame. 6. Scie médicale selon la revendication 5, caractérisée par le fait que le moyen de commande (17) du moteur (16) se compose d'un dispositif de soupapes qui est manoeuvré par une manette (12) placée sur le logement (10) de façon à commander le passage d'un courant d'air comprimé d'une source d'air comprimé externe à un canal d'admission (18) du moteur.