La présente invention se rapporte à une serrure électronique. de I1 existe un grand nombre/serrures, dont les clés comportent souvent des circuite électriques appliqués sur un support isolant plat formant le corps de la clé, la serrure elle-meme comportant alors une ou plusieurs têtes de lecture électrique. Une telle te te de lecture est relativement coûteuse et facilement endommagée. De plus, les circuits électriques identifiant les diverses clés ne peuvent être facilement réalisés ou modifiés par l'utilisateur lui-même. C'est un des buts de l'invention de permettre la réalisation d'une serrure offrant un grand nombre de combinaisons caractéristique des serrures électroniques, et dont le dispositif de lecture soit à la fois robuste et simple à construire; et d'autre part les différentes clés faciles à modifier ou à réaliser par l'utilisateur lui-même à partir d'une ébauche unique. A cet effet, la serrure suivant l'invention, avec un dispositif de lecture électromécanique comportant un compartiment plat s'ouvrant sur l'extérieur du dispositif par une fente pour l'introduction dans ce dernier d'une clé plate, est caractérisée en ce que le dispositif de lecture comporte plusieurs palpeurs mécaniques placés à l'extérieur du compartiment et rappelés élastiquement en une position de repos en laquelle leurs doigts de lecture protubèrent à l'intérieur du compartiment à proximité de la fente, ces palpeurs agissant sur un ensemble de contacts électriques. Pour mieux faire comprendre l'invention, celle-ci sera maintenant illustrée par la description d'un mode de réalisation représenté par le dessin, dans lequel - les figures 1, 2, 3 représentent des vues d'un dispositif de lecture; - la figure 4 représente une coupe de ce même dispositif; - la figure 5 une partie des circuits électriques de lecture de la serrure ; et - la figure 6 une vue en plan d'une clé s'adaptant au lecteur des figures 1, 2, 3, 4. Les figures 1 à 4 représentent schématiquement une forme d'exécution préférée du dispositif de lecture, ou lecteur. Celui-ci comprend un bottier S à l'intérieur duquel est ménagé - au-dessus de sa base B - un compartiment plat C recouvert par une plaque J et accessible depuis l'extérieur du lecteur par une embouchure visible sur la face avant du lecteur dans la figure 3. Des palpeurs T (identifiés par des nombres entre 3 et 11) sont montés cté à coté sur un axe commun A, autour duquel ils peuvent osciller.Une série de ressorts M les rappelle en une position de repos , en laquelle leurs doigts U sont engagés dans les ouvertures V ménagées dans la paroi supérieure J du compartiment C et protubèrent à l'intérieur de ce dernier pour palper une clé (comme celle de la figure 6) lors de son introduction dans le compartiment. I1 est à remarquer que les doigts U ne sont pas tous sur un même alignement, mais décalés parallèlement à la direction d'introduction de la clé. Ainsi, dans la figure 1, le doigt du palpeur 6 est décalé vers l'avant du lecteur (c'est-à-dire en direction de l'embouchure par laquelle sera introduite la clé), par rapport à l'alignement des doigts des palpeurs de décodage 3, 5, 7, 9. A l'inverse, le doigt du palpeur 10 est décalé vers l'arrière par rapport à cet alignement.Ce décalage, particulièrement bien visible sur la figure 1, joue un ralle pour le fonctionnement de la serrure lors de l'introduction de la clé, tel qu'il sera décrit ultérieurement. Les extrémités des palpeurs opposées aux doigts U agissent sur des lames de contact F qu'elles écartent de la plaquette L lorsque le palpeur correspondant à une position de repos. Chaque lame F est elle-mme élastique et maintenue par l'axe fixe G de manière à venir s'appuyer -sur la plaquette L tant qu'elle n'en est pas écartée par le palpeur correspondant. La plaquette L comporte un circuit imprimé connectant en particulier chacun des points de la plaquette où vient reposer une lame lorsqu'elle n'est pas soulevée par son palpeur avec un des plots X numéroté 1 à 14. Le plot 12 est électriquement connecté à la vis de contact R, qui est réglée de manière à contacter la lame correspondant au palpeur 11 lorsque celui-ci est en position de repos, c'est-à-dire maintient sa lame en position haute.Lors du basculement de son palpeur, cette lame forme donc un commutateur établissant en position basse un contact avec le plot 11 et en position haute un contact avec le plot 12, contrairement aux autres lames qui ne forment que des interrupteurs, lesquels sont soit ouverts soit fermés. Le réglage de ces derniers est fait de façon simultanée, par déplacement vertical de l'extrémité de la plaquette L portant leurs contacts fixes sous l'action de la vis Y visible sur la figure 4 et qui permet de faire fléchir la plaquette, qui n'est complètement immobilisée qu'à 1'aplomb du support Z qui fait partie de la base. La figure 2 permet également de voir comment les lames corres pondant aux plots 6 et 8 sont électriquement reliées par une partie métallique P commune, laquelle est isolée par une feuille isolante Q de la partie métallique N à laquelle sont connectées les lames 1, 3, 5, 7, 9, 10, 11. L'ensemble de toutes les lames est maintenu par l'axe G, lui-même bloqué en une position angulaire fournissant la pression voulue des lames sur la plaquette lorsqu'elles n'en sont pas écartées par un palpeur. Le bottier S comporte sur sa face antérieure une douille D prévue pour recevoir une lampe-témoin s'allumant par exemple lors de l'insertion d'une clé ne correspondant pas à la combinaison de la serrure, ainsi qu'une ouverture W ménagée dans la plaque de base B pour évacuer par gravité d'éventuels corps étrangers (poussières, etc.) logés dans le compartiment C. Finalement la base B peut comporter une rainure F coopérant avec un ergot dispose sur la clé pour emvêcher une introduction de celle-ci en position inversée. Deux plots auxiliaires 13 et 14 sont reliés par une paire de conducteurs K à deux contacts métalliquement connectés l'un à l'autre par la plaque métallique extérieure I. Toute tentative pour forcer la serrure par extraction de cette plaque métallique interrompra donc la connexion électrique entre les plots 13 et 14, activant ainsi un dispositif d'alarme (non représenté) relié à ces plots. La clé représentée à la figure 4 est en fait une carte perforée, c'est-à-dire essentiellement une plaque métallique, en matière plastique ou en carton, comportant des perforations de 4,2 mm de diamètre - appelées perforations d'identification dans ce qui suit en certains noeuds d'une grille d'un pas de 5,08 mm et comportant 8 lignes et 4 rangées, plus une rangée latérale composée de 8 perforations de 2,5 mm de diamètre. Ces dernières forment une piste de synchronisation permettant de lire les perforations d'identification rangée par rangée lors de l'introduction ou de retrait de la clé, indépendamment de la vitesse à laquelle s'effectue ce mouvement. En particulier lorsque la clé est en matière plastique ou en carton, les perforations d'identification peuvent être percées par l'utilisateur lui-même, à partir d'une ébauche sur laquelle elles sont pré-étampées. Ceci permet évidemment une grande souplesse d'utilisation. Lors de l'introduction de la clé dans le compartiment C, les rangées de trous d'identification marquées 3, 5, 7 et 9 sur la figure 1 sont alignées avec les palpeurs portant les mêmes numéros. La piste de synchronisation est alors alignée avec le palpeur 11 commandant le commutateur, la partie non-perforée de la clé située entre cette piste et la rangée d'identification 9 est alignée avec le-palpeur 10, dont le doigt est décalé vers l'arrière du lecteur et enfin l'intervalle - également non-perforé - situé entre les rangées 5 et 7 est aligné avec le palpeur 6, dont le doigt est décalé vers l'avant du lecteur et sera donc le premier attaqué par le bord antérieur de la clé lors de l'introduction de cette dernière. Le principe de la lecture lors de l'enfoncement progressif de la clé dans le compartiment C peut être déduit du schéma électrique de la figure 5, dont les interrupteurs 1 à 10 et le commutateur 1112 portent les mêmes numéros que les bornes et palpeurs correspondant de la figure 1. I1 est à noter que les connexions de la figure 5 intérieures au lecteur des figures 1 à 4 sont principalement réalisées par des circuits imprimés sur la plaquette Lqui porte aussi les bornes imprimées 1 à 14. Certaines des lames sont mues par les palpeurs et forment des interrupteurs, par contact avec un élément du circuit imprimé de la plaquette L.La lame correspondant au pal- peur 11 coopère alternativement avec un élément du circuit et la vis R pour former un commutateur, tandis que d'autres lames reposent de façon fixe sur la plaquette pour former les jonctions électriques permanentes nécessaires, en particulier pour l'alimentation de la lampe (lames 2 et 4), le retour à la terre des circuits d'identification (lame 1) et l'alimentation générale des circuits de décodage (lame 8). L'utilisation simultanée de la plaquette comme élément d'ajustage mécanique (par la vis Y) de plusieurs interrupteurs et comme circuit assurant la distribution à partir des bornes X simplifie la construction du lecteur de manière particulièrement économique. Revenant maintenant à la figure 5 et en partant du bas, les bornes 2 et 4 de la plaquette à circuit imprimé L servent à l'alimentation d'une lampe diode placée dans la douille D (figure 4) et s'allumant lors de l'utilisation d'une clé qui ne correspond pas à la serrure. L'alimentation générale des circuits électroniques servant à décoder la combinaison presentée par la clé et à la comparer avec celle de la serrure n'est enclenchée (par connexion des bornes 6 et 8) que lors de l'actionnement du palpeur d'alimentation 6 par -le bord antérieur de la clé, l'interrupteur correspondant restant ensuite fermé jusqu'au retrait total de la clé. Cet interrup teur joue donc le rôle d'un coupe-circuit général, ce qui lui permet une économie de courant particulièrement utile lors d'un fonctionnement sur pile.La lecture des positions des interrupteurs 3, 5, 7, 9 correspondant à une ligne de la clé est commandée par le commutateur formé par les contacts 11 et 12. Ce connecteur pilote un flip-flop, représenté dans la figure 5, qui élimine' les oscillations parasites du signal de synchronisation dues aux rebonds s du commutateur actionné par les perforations de 2,5 mm. Ceci évite les effets nuisibles du rebond des lames, et en- particulier la double lecture d'une même ligne. Au besoin, le contact 12 peut étre réglé individuellement par la vis R.Les perforations de synchronisation étant plus petites que celles d'identification, la lecture de ces dernières n'aura lieu que lorsqu'elles sont suffisamment bien centrées pour garantir un signal univoque, même si l'une ou l'autre était quelque peu décalée par rapport à sa position idéale sur la clé. Cette différence de taille a encore un autre but. En effet, si la clé est introduite à l'envers, le palpeur 10 ne parcourira plus l'intervalle dénué de perforation situé exactement entre deux rangées, mais tombera occasionnellement dans une perforation de la rangée 3 que l'inversion de la clé a amené à la place de la piste de synchronisation, mais dont les perforations plus grandes empiètent sur le domaine du palpeur 10. I1 en résulte une ouverture momentanée de l'interrupteur 10 de la figure 5, ouverture provoquant un signal avertisseur, comme par exemple l'allumage de la lampe à diode placée dans la douille D. Le positionnement, décrit plus haut, des doigts des palpeurs 6 et 10 de part et d'autre de'l'alignement de ceux des palpeurs d'identification 3, 5, 7 et 9 joue un rôle quelque peu analogue à la différence de taille des diverses perforations. En effet, lors de l'introduction de la clé,le contact du palpeur 6 est fermé en premier et les circuits électriques sont à ce moment activés. Lorsque le bord antérieur de la clé atteint l'alignement commun des doigts d'identification et de celui de synchronisation, les contacts d'identification peuvent - par imprécision mécanique - être soit ouverts soit fermés, cependant que le doigt du palpeur 11 n'est pas encore soulevé par le bord de la clé et le contact de synchronisation 12 donc fermé, comme lorsque ce doigt est aligné avec une perforation de synchronisation.Comme ceci pourrait conduire à une lecture erronée, l'opération de décodage proprement dite est inhibée jusqu'à la fermeture du contact commandée par le doigt - placé en retrait des autres - du palpeur de contrôle 10. A partir de ce moment, toute position fermée du contact de synchronisation 12 correspond nécessairement d une position de lecture d'une rangée de perforations d'identification. Bien que la combinaison d'un palpeur 6 commandant l'alimentation et dont le doigt est placé antérieurement à l'alignement des doigts d'identification avec un palpeur de contrôle dont le doigt est placé en retrait de cet alignement garantisse une excellente fiabilité du décodage avec des circuits relativement simple, il est à remarquer que le même effet peut être obtenu par d'autres moyens, comme par exemple un décalage du doigt de synchronisation par rapport aux doigts d'identification accompagné d'un décalage analogue des perforations correspondantes, ou encore une clé à bord d'attaque oblique, etc. La manière dont est effectué le décodage ligne par ligne des signaux électriques obtenus à la sortie du. lecteur lors de l'enfoncement ou du retrait d'une clé ainsi que l'utilisation des signaux décodés pour actionner ou bloquer un verrou, déclencher un signal d'alarme, etc., ne seront pas décrits ici, puisque relevant de techniques connues, telle en particulier celle utilisant des circuits de décodage permettant à l'utilisateur de les adapter lui-même à une combinaison particulière en éliminant simplement certaines diodes, par exemple en sectionnant une de leurs jonctions électriques. REVENDICATIONS 1. Serrure électronique avec un dispositif de lecture électromécanique comportant un compartiment plat s'ouvrant sur l'extérieur du dispositif par une fente pour l'introduction dans ce dernier d'une clé plate, caractérisée en ce qu'elle comporte plusieurs palpeurs mécaniques placés à l'extérieur du cèmpartiment et rappelés élastiquement en une position de repos en laquelle leurs doigts de lecture protubèrent à l'intérieur du compartiment à-proximité de la fente, ces palpeurs agissant sur un ensemble de contacts électriques. 2. Serrure selon la revendication 1, caractérisée en ce que les palpeurs sont montés sur un même axe. 3. Serrure selon la revendication 1, caractérisée en ce que plusieurs contacts font partie d'un circuit imprimé sur une plaquette. 4. Serrure selon la revendication 3, caractérisée par une vis de réglage permettant de déplacer la plaquette orthogonalement à sa surface. 5. Serrure selon la revendication 1, caractérisée en ce que les palpeurs sont placés sensiblement côte à côte et leurs doigts sensiblement alignés parallèlement à la fente à l'exception d'un seul, qui est décalé en direction de cette fente. 6. Serrure selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'ensemble des contacts électriques forme plusieurs interrupteurs et au moins un commutateur. 7. Serrure selon la revendication 6, caractérisée en ce qu'au moins un des contacts fixes du commutateur est réglable en position. 8. Serrure selon la revendication 1, caractérisée en ce que la paroi extérieure du compartiment plat comporte une ouverture pour l'évacuation de corps étrangers parvenus dans le compartiment. 9. Serrure selon la revendication 3, caractérisée en ce que la plaquette comporte plus de contacts qu'il 'y a de palpeurs. 10. Serrure selon la revendication 1, caractérisée en ce que chaque palpeur agit sur une partie mobile d'une lame élastique et conductrice formant partie soit d'un interrupteur, soit d'un commutateur. 11. Serrure selon les revendications 3 et 10, caractérisée par d'autres lames élastiques et conductrices s'appuyant en-permanence sur des parties conductrices du circuit imprimé. 12. Serrure selon. l'une quelconque des revendications flou 11, caractérisée en ce que les lames sont toutes montées sur un même support. 13. Serrure selon la revendication 12, caractérisée en ce que le support est réglable en rotation. 14. Serrure selon la revendication 1, caractérisée en ce que les palpeurs sont placés sensiblement côté à côte et leurs doigts sensiblement alignés parallèlement à la fente à l'exception de deux, qui sont situés de part et d'autre de cet alignement. 15. Serrure selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte un circuit de lecture agencé pour décoder séquentiellement une série de signaux correspondant à une suite d'états simultanés d'un certain nombre de ces contacts, en des instants déterminés par l'ouverture ou la fermeture d'au moins un des contacts. 16. Serrure selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif d'alarme comportant un circuit fermé par une partie conductrice du bottier et activé par l'ouverture de ce circuit lors d'une tentative d'effraction.