La présente invention se rapporte à un perfectionnement aux métiers à tisser des rubans, applicable notamment aux métiers utilisés pour la fabrication de rubans élastiques. Les rubans sont tissés au moyen de métiers dont les navettes, animées d'un mouvement de va-et-vient, tissent un fil de traie entre des fils de channe. Les fils de channe sont parallèles entre eux et à la direction longitudinale du ruban, tandis que le fil de trame décrit des allers et retours entre les deut bords du ruban, en formant des segments équidistants et perpendiculaires aux fils de chaîne. Cependant, étant portée par le battant, chaque navette décrit non seulement des mouvements transversaux, mais également des mouvements longitudinaux, par rapport au ruban en formation, de aorte que le fil de trame décrit des arcs de cercle ou d' autres formes plus au moins irrégulières, au lieu de suivre un tracé rectiligne. Il en résulte, pour le ruban obtenu, un aspect irrégulier, peu esthétique. D'autre part, le tirage de la trame par la navette, tend i produire une diminution de la largeur du ruban ; cet inconvé- nient est particulièreient sensible dans le cas de rubans élastiques. On y remédie généralement en utilisant, pour retenir le fil de traie de part et d'autre du ruban, des fils de laiton autour desquels passe le fil de trame à la lisière du ruban. Cependant, ce système ne donne pas toute satisfaction car il est fréquent que ces fils de laiton cassent. La présente invention permet de remédier simultanément à ces deux inconvénients. Â cet effet, le perfectionnement selon l'invention consiste à placer, à la lisière de chaque ruban en formation et de psrt et d'autre de ce dernier, deux crochets dont les pointes, tournées vers le haut, sont sensiblement perpendiculaires au plan du ruban et sont aptes à se soulever pour retenir le fil de traie et pour le maintenir tendu en ligne droite au passage de la navette, malgré le mouvement d'avance du battant, et & à 1 s'abaisser un court instant pour passer de l'autre côté du fil de trame, après le passage de la navette et après un certain recul du battant supportant cette navette, c'est-à-dire simultanément à l'avance du ruban précédant le retour de la navette. Ainsi, au cours de l'avance du battant, les deux pointes des crochets restent soulevées, et le fil de trame est maintenu tendu entre ces deux pointes. Au moment où le battant à commencé sa course de recul, c'est-à-dire quand le fil de trame n'est plus tiré par la navette, les crochets s'abaissent et se relèvent dans la même position qu'avant leur abaissement tout en se retrouvant de l'autre caté du fil de trame. Au cours du retour de la navette, le fil de trame, avant de repartir en direction opposée, s'enroule autour de la pointe du crochet situé de ce côté, ce qui a pour effet de maintenir la largeur du ruban, malgré le tirage de la trame. Avantageusement, les crochets comportent une partie allongée, sensiblement perpendiculaire à leur pointe, dont l'extrémité opposée à la pointe est calée sur un arbre horizontal monté pivotant sur un support lié à la banquine, la rotation de cet arbre entranant l'abaissement des crochets et des moyens étant prévus pour commandef cet abaissement à chaque début de la course de recul du battant. Avec un tel dispositif, les pointes s'abaissent en restant dans n meme plan sensiblement perpendiculaire au ruban, l'abaissement résultant simplement d'une légère rotation de l'arbre sur lequel sont calés les crochets. Suivant une forme d1exécution particulière de l'invention, les moyens prévus pour commander l'abaissement des crochets sont constitués d'une part par WL cliquet articulé autour d'un axe horizontal lié à l'avant du battant, mais rappelé en position d'action, c'est-à-dire en position horizontale haute, par un ressort et présentant près de son extrémité libre une rampe légèrement inclinée de bas en haut en partant de cette extrémité, et terminée par un cran perpendiculaire au cliquet, et, d'autre part, par un levier coudé articulé à son coude sur un axe horizontal lié au bâti, et dont l'extré- mité supérieure est articulée à une bielle,elle-m8me articulée à une biellette calée sur le même arbre que les crochets, 1' extrémité libre du levier coudé étant située sur la trajectoire du cliquet précité de manière à être actionnée par le cran de ce dernier lors du début de la course de recul du battant. Ainsi, à la fin de 1 'avance du battant, la rampe du cliquet glisse sous le crochet du levier coudé ; le ressort de rappel est comprimé et le cliquet s'efface sous le levier coudé qui reste immobile, et ne transmet donc aucun mouvement aux crochets. En revanche, le recul du battant provoque l'abaissement des crochets, le cran du cliquet agissant alors sur le levier coudé pour le faire basculer, dans le sens correspondant à l'abaissement des crochets. On comprend aisément que la longueur du cliquet déterminé l'amplitude du recul du battant après lequel a lieu l'abaissement des crochets. Avantageusement, le cliquet est de longueur réglable, ce qui permet le choix de cette amplitude. Une amplitude de 10 mm convient parfaitement, en règle général. Le perfectionnement faisant l'objet de l'invention s'applique aussi dans le cas de métiers agencés pour tisser simultanément deux rangées superposées de rubans. Il est alors prévu deux rangées superposées de paires de crochets et deux arbres horizontaux parallèles portés par un même support la rotation de l'arbre supérieur étant liée et synchronisée à celle de l'arbre inférieur au moyen de deux biellettes supplémentaires formant avec le support des arbres et la biellette précitée d'entraînement de l'arbre inférieur, un parallélogramme déformable. Grâce à cette disposition, le recul du battant provoque l'abaissement simultané des crochets inférieurs et supérieurs. Il est des cas où le seul mouvement d'abaissement des crochets est insuffisant, du fait que le battant porte non seulement la navette, mais également un peigne dont le roule est de maintenir les fils de chaine dans une position correcte, et de presser le fil de trame après un passage de la navette, au moment où le battant arrive à la fin de sa course d'avance. Ce peigne risque en effet de percuter violemment les crochets quand il atteint sa position extrême d'avance, surtout dans le tas de métiers à grande vitesse. Pour remédier à cet inconvénient, le support des arbres d'articulation des crochets est monté de manière à pouvoir coulisser parallèlement an mouvement du battant, des moyens à ressort le maintenant normalement en position avancée en direction du battant tandis que d'autres moyens sont prévus pour commander son recul chaque fois que le battant atteint sa position extrême d'avance. Suivant une forme d'exécution particulière de l'invention, les moyens comandant le recul des crochets se composent d'un galet porté par la partie avant du battant, apte à coopérer avec une rampe inclinée située à ltextrémité libre d'un levier principal dont l'autre extrémité est articulée autour d'un axe horizontal, lié au bâti, ce levier principal étant relié au support des arbres des crochets par l'intermédiaire d'une première bielle articulée, d'un levier coudé articulé, pardon coude sur un axe horizontal lié au bâti, et enfin d'une seconde bielle articulée sur le support des crochets. En roulant sur la rampe inclinée du levier principal, le galet provoque l'abaissement de ce levier, et par suite le coulissement du support des crochets. Quand le battant se retire, les ressorts de rappel ramènent le support, ainsi que les bielles et leviers, dans leur position de repos. Il est des cas où un écartement constant des crochets ne convient pas ; ceci vaut en particulier pour les métiers utilisés en passementerie, qui doivent tisser des rubans de largeur variable à lisières iestonees. Il est alors avantageux que les crochets d'une même paire soient calés chacun sur un arbre monté coulissant dans ses paliers, des moyens étant prévus pour commander, suivant un programme déterminé, le coulissement de chaque arbre. Les crochets ont ainsi une troisième possibilité de mouvement, en direction transversale. Suivant une forme d'exécution particulière de l'invention, une extrémité de chacun des arbres porteurs d'un crochet est maintenue appliquée, par un ressort, contre une came liée en rotation à une roue à rochet actionnable par un cliquet, et retenue par un frein anti-retour, ce cliquet étant lui-mSme entraRné en synchronisme avec le métier, soit par une mécanique dite ratière, soit par une mécanique dite Jacquard, soit par le mouvement au battant. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemples non limitatifs, quelques formes d'exécution de l'invention. Figure 1 représente, en vue par dessus et très schématiquement, les positions relatives du ruban en formation, du peigne, de la navette et des pointes des crochets dans un métier à rubans conforme à l'invention, lors du passage de la navette, le peigne étant en position arrière Figure 2 représente les mêmes éléments, après le passage de la navette, le peigne étant en position avant Figure 3 représente encore les mimes éléments, après que le peigne a reculé et que les pointes des crochets sont passées de l'autre cssté du fil de trame Figure 4 représente, vue de côté, une forme d'exécution du mécanisme de commande de l'abaissement des crochets Figure 5 représente, vue de côté, une forme d'exécution du mécanisme de commande du recul des crochets, dans le cas d' un métier à grande vitesse ;; Figure 6 représente, vue de face, une forme d'exécution du mécanisme de commande du mouvement ttansversal des crochets, dans le cas d'un métier destiné àsformer des festons Figure 7 est une vue par dessus du mtme mécanisme. Le ruban en formation 2 est obtenu à partir de fils de chafne parallèles 3, croisés par un fil de trame 4 passant alternativement d'un bord à l'autre du ruban 2. Un ensemble mobile dans la direction des fils de channe 3 comprend une pièce dite battant 5, laquelle supporte un peigne 6 maintenant les fils de chaine 3, et une navette 2. La navette 2 décrit un mouvement transversal de va-etvient par rapport au battant 5, guidant le fil de trame 4 entre les fils de channe 3, correctement positionnés au moyen de lisses non représentées sur le dessin. le peigne 6 et la navette 2 décrivent un mouvement de va-et-vient dans le sens longitudinal, imposé par les mouvements du battant 5. le peigne 6 s'applique contre le fil de trame 4, pour le tasser, après chaque passage de la navette 2, quand le battant 5 est en position avancée (voir figure 2). Selon l'invention, ce dispositif, est complété par deux crochets 8, placés à la lisière du ruban 2, et de part et d'autre de ce dernier, Ces crochets 8 sont reliés au bâti du métier, plus exactement à une partie dite banquine 9, et occupent une position sensiblement fixe, alors que le battant 5, le peigne 6 et la navette 2 effectuent des mouvements de grande amplitude. Chaque crochet 8 comporte une partie utile 10 en forme de pointe dirigée vers le haut, sensiblement perpendiculairement au plan du ruban 2. La ligne droite passant par les pointes 10 est parallèle à la direction des fils de trame 4. Dans la position normale des crochets 8, le ruban 2 est situé dans un plan qui rencontr les pointes 10. Mais les pointes 10 des crochets 8 peuvent s'abaisser, et ainsi ae trouver placées entièrement au-dessous du plan contenant le ruban 2. Les deux crochets 8 formant une paire comportent chacun une partie allongée sensiblement horizontale 12, dont l'extrémité est calée sur un arbre horizontal commun 13. Une légère rotation de celui-ci provoque une faible inclinaison des parties allongées 12, qui a pour effet l'escamotage des pointes 10 ; ces dernières subissent une rotation, mais, étant donné que cette rotation est pratiquement insensible, les pointes 10 donnent en pratique l'impression de s'abaisser en restant dans un meme plan vertical. Si le perfectionnement selon l'invention est appliqué à un métier sur lequel on tisse simultanément plusieurs rangées superposées de rubana il est nécessaire de prévoir une paire de crochets 8 pour chaque ruban 2, et de synchroniser les mouvements de tous ces crochetas 8. C'est ainsi que, dans les exemples représentés aux figures 4 et 5, existent deux rangées superposées de paires de crochets 10. Un parallélogramme défrrmable permet la synchronisation des rotations des deux arbres horizontaux 13 ; ce parallélogramme se compose de doux biellettes 14 et 15, calées chacune sur l'un des arbres de rotation 13 ; et d'une biellette 16 dont chacune des extrémités est articulée à 1' extrémité de l'une des biellettes 14 et 22. L'arbre ou les arbres 13 sont montés sur des paliers faisant partie d'un support 17 lié à la banquine 9. Dans la forme d'exécution de la figure 4, le support 17 est solidaire de la banquine 9. Au contraire, dans la forme d'exécution de la figure 5, le support 1~2 peut être animé d'un mouvement de translation parallèlement au mouvement du battant 5, par rapport à la banquine 2. Cette dernière comporte en effet deux ergots 18 coopérant avec des parties creuses du support 1?, dans lesquelles ces ergots 18 peuvent glisser. Des ressorts de rappel 19, placés autour des ergots 18, repoussent normalement le support 21 en position avancée en direction du battant 2. La figure 4 représente un mécanisme permettant ai battant 5 de commander l'abaissement des crochets 8. Sur l'avant du battant 5 est articulé un cliquet 20 de forme allongée, placé en position sensiblement horizontale. Une lumière 22 ménagée à l'extrémité du battant 5 permet le réglage en direction longitudinale de la position d'un arbre horizontal J2 autour duquel peut pivoter le cliquet 20. La rotation du cliquet 20 est limitée par une butée supérieure 24, et par une butée inférieure 25 ; toutefois, un ressort 26 placé sous le cliquet 20 applique normalement ce dernier contre la butée supérieure 24. L'extrémité du cliquet 20 présente une rampe légèrement inclinée sur l'horizontale 27, et une surface sensiblement verticale 28 formant un cran tourné vers le battant 5. Un levier coudé 29 est articulé à son coude sur un support 30 solidaire de la banquine 9. La partie inférieure 32 du levier coudé 29 forme un crochet qui présente une surface inclinée 33 tournée vers le battant 5 et une surface sensiblement verticale )4, donc sensiblement parallèle au cran k8, et située sur la trajectoire de cette dernière. La partie supérieure du levier coudé 29 comporte une lumière 35, dans laquelle il est possible de régler la position d'un arbre de rotation 36 autour duquel peut pivoter une bielle 37. L'extrémité de cette bielle 22 opposée à l'arbre 36 est articulée à l'extrémité de la biellette 15 constituant l'un des côtés du parallélçgramme déformable servant à synchroniser les mouvements des crochets 10. Le fonctionnement de ce mécanisme est le suivant :quand le battant 5 arrive à la fin de son mouvement d'avance, la surface inclinée 27 du cliquet 20 glisse contre la surface inclinée 32 du levier coudé 29. Le cliquet 20 s'abaisse et s' efface donc, comprimant le ressort 26 ; son extrémité passe audelà de la partie inférieure 32 du levier coudé 29, sans provoquer la moindre rotation de ce levier 29. Les crochets 8 restent immobiles. Quand le battant 5 atteint son point d'avance extrême, le cran 28 du cliquet 20 est situé au-delà de la surface 34 dVSevier aoudé 29. Une certaine distance d le sépare alors de cette surface. Quand le battant 5 a reculé d'une longueur d, les surfaces 28 et 34 viennent en contact ; le cran 28 du cliquet 20, en reculant, repousse la surface 34, provoquant ainsi une rotation du levier coudé 29. Ce dernier, par l'intermédiaire de la bielle 23 et du parallélogramme déformable, provoque la rotation des deux arbres 13, et par conséquent l'abaissement des crochets 8. Après le passage de l'extrémité proéminente du cliquet 2C, le levier 29 reprend sa position normale, et par suite les crochets 8 se relèvent. Etant donné la vitesse du battant 5, on constate un escamotage pratiquement instantané des crochets 8, après que le peigne 6, porté par le battant > , a reculé d'une longueur d. Les figures 1 à 3 montrent le rôle des crochets 8. Au cours du passage de la navette 2 (voir figure 1), les pointes 10 sont placées à l'extérieur de la partie déjà achevée du ruban 2. Le fil de trame 4 s'enroule autour de l'une des pointes 10a, avant d'être tendu par la navette 2 en direction de l'autre pointe lOb. La présente à la lisière du ruban 2 de la pointe 10a sur laquelle s'enroule le fil de trame 4 empêche tout rétrécissement de ce ruban 2 qui serait dû à la tension du fil de trame 4 par la navette 2. Quand le battant 5 et le peigne 6 atteignent leur position avant extrême, (voir figure 2), la navette 2 parvient au-delà des pointes 10. Mais le fil de trame 4, passant autour de la seconde pointe 10b, est maintenu tendu suivant une direction perpendiculaire aux fils de chaîne Z. L'abaissement des pointes 10 est nécessaire, pour les faire passer de l'autre côté du fil de trame 4, afin que le processus précédemment décrit se répète lors du passage suivant de la navette 2. Il est nécessaire d'effectuer cet abaissement un peu après que le battant 5 a atteint sa position avant extrême, car l'escamotage prématuré des pointes 10 provoquerait une déformation en arcs de cercle des fils de trame 4. Le choix de l'amplitude de llabaissement des crochets 8 et du recul d du peigne 6, pour lequel ces crochets 8 s'abaissent s'effectue au moyen du réglage que permettent les lumières 22 et 35. Après l t abaissement des crochets 8, qui s'accompagne d'un mouvement d'avance de tout le ruban 2 pour permettre le relevage de ces crochets 8 de l'autre côté du fil de trame 4 avoir figure 3), la navette 7 peut effectuer son passage suivant au cours duquel le fil de trame s'enroule en premier lieu sur la pointe lOb. Conformément à l'invention, les métiers à grande vitesse comportent en outre un dispositif qui commande le recul des crochets 8 devant le peigne 6. Ce recul est rendu possible, par exemple, par la fixation des crochets 8 sur un support 17 qui peut être animé d'un mouvement ditranslation par rapport à la banquine 9, comme il a déjà été signalé. La figure 5 représente un mécanisme qui permet au battant , lorsqu'il parvient à sa position extrême avant, de commander le mouvement de recul des crochets 84 A l'avant du battant 5 est fixé un galet d'axe horizontal 38. Un levier sensiblement horizontal 39 est articulé en son extrémité 40 au bâti du métier, tandis que son autre extrémité 42 tournée vers le battant 5 est libre et présente une rampe inclinée 42a sucée sur la trajectoire du galet 38 quand le battant 5 est en position avant. A un point intermédiaire 43 du levier 39 est articulée une extrémité inférieure d'une bielle 44 sensiblement verticale L'autre extrémité de cette dernière est articulée à un levier coudé 45. Ce levier coudé 45 peut pivoter autour d'un axe horizontal 46 lié B la banquine 9, et passant par son coude. Il comprend une partie seasiblement horizontale à l'extrémité de laquelle est articulée fil bielle 44, et une partie sensiblement verticale à l'extrémité de laquelle est articulée une seconde bielle 47. Celle-ci est sensiblement horizontale, et relie le levier 45 au support 17 des arbres 12 sur lesquels sont calés les crochets 10. Quand le battant 5 arrive à la fin de sa course d'avance, le galet 38 roule sur la rampe inclinée 42, ce qui provoque l'abaissement du levier 39 et de la bielle 44. Le levier coudé 45 tourne alors dans le sens des aiguilles d'une montre, tirant vers la droite la bielle 47, le support 17, et par conséquent les crochets 8. Quand le battant 2 se retire, les ressorts de rappel 19 ramènent l'ensemble de ces pièces mobiles dans leur position normale. Les figures 6 et 7 représentent un mécanisme qui permet de modifier l'écartement des crochets 8, conformément à une variante d'exécution de l'invention qui s' applique aux métiers utilisés en passementerie. Ce mécanisme est disposé du côté opposé au mécanisme de commande de l'abaissement des crochets 8. Chacun des crochets 8 d'une même paire est ici calé sur un arbre différent ; on a ainsi deux arbres 13a et 13b superposés, à la place d'un arbre unique 12. Chacun des arbres 13a et 13b est monté coulissant dans ses paliers, et l'une de ses extrémités porte un galet 48. Un ressort 49, monté autour de l'arbre dt travaillant en compression, applique le galet 48 contre une came 50 dont le profil est adapté au dessin à réaliser. La came 50 est liée en rotation à une roue à rochet 51, et cet ensemble mobile est associé à un frein anti-retour 52. Un cliquet 53 s'engage entre les dents de la roue Les mouvements du cliquet 22 sont commandés par l'intermédiaire d'un levier 54 et d'un câble sous gaine 55. Le levier 54 est rappelé par un ressort 56, et sa course est limitée par des butées 57 et 58. Un ressort spiral, non représente sur le dessin ,maintient le biquet 53 appliqué, en permanence, sur la roue à rochet 51. Ce dispositif est commandé soit par une mécanique dite ratière, soit par une mécanique dite Jacquard, soit par le mouvement du battant 5. Les mouvements des crochets 8 sont programmés de sorte que les pointes 10 soient toujours à la lisière du ruban 2 que lton tisse. Le clabotage est interchangeable, suivant l'article et le duitage. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas aux seules formes d'exécution de ce dispositif qui ont été décrites ci-dessus à titre d'exemples non limitati ; elle en embrasse, au contraire , toutes les variantes de réalisation. REVENDICATIONS 1. - Perfectionnement aux métiers à tisser des rubans, caractérisé en ce qu'il consiste à placer, à la lisière de chaque ruban en formation et de part et d'autre de ce dernier, deux crochets dont les pointes, tournées vers le haut, sont sensiblement perpendioulaires au plan du ruban, et sont aptes à se soulever pour retenir le fil de trame et pour le maintenir tendu en ligne droita au passage de la navette, malgré le mouvement d'avance du battant, et à s'abaisser un court instant pour passer de l'autre côté du fil de trame, après le passage de la navette et après un certain recul du battant supportant cette navette, c'est-à-dire simultanément à l'avance du ruban précédant le retour de la navette. 2. - Perfectionnement aux métiers à tisser des rubans selon la revendication 1, caractérisé en ce que les crochets comportent une partie allongée, sensiblement perpendiculaire à leur pointe, dont l'extrémité apposée à la pointe est calée sur un arbre horizontal monté pivotant sur un support lié à la banquine, la rotation de cet arbre entrainant l'abaissement des crochets, et des moyens étant prévus pour commander cet abaissement à chaque début de la course de recul du battant. 3. - Perfectionnement aux métiers à tisser des rubans selon la revendication 2, caractérisé en ce que les moyens prévus pour commander l'abaissement des croches sont constitués d'une part par un cliquet articulé autour d'un axe horizontal lié à l'avant du battant, mais rappelé en position d'action, c'est-à-dire en position horizontale haute, par un ressort et présentant près de son extrémité libre une rampe, légèrement inclinée de bas en haut en partant de cette extrémité, et terminée par un cran perpendiculaire au cliquet, et, d'autre part, par un levier coudé articulé à son coude sur un axe horizontal lié au bâti, et dont l'extrémité supérieure est articulée à une bielle, elle-meme articulée à une biellette calée sur le même arbre que les crochets, l'extrémité libre du levier coudé étant située sur la trajectoire du cliquet précité de manière à être actionnée par le cran de ce dernier lors du début de la course de recul du battant. 4. - Perfectionnement aux métiers à tisser des rubans, selon la revendication 3, caractérisé en ce que le cliquet est de longueur réglable. 5. - Perfectionnement aux métiers à tisser des rubans selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que dans le cas de métiers agencés pour tisser simultanément deux rangées superposées de rubans, il est prévu deux rangées superposées de paires de crochets et deux arbres horizontaux parallèles portés par un même supporta rotation de l'arbre supérieur étant liée et synchronisée à celle de l'arbre inférieur au moyen de deux biellettes supplémentaires formant avec le support des arbres et la biellette précitée d'entraqnement de 1' arbre inférieur, un parallélogramme déformable. 6. - Perfectionnement aux métiers à tisser des rubans selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, notamment aux métiers à grande vitesse, caractérisé en ce que le support des arbres d'articulation des crochets est monté de manière à pouvoir coulisser parallèlement au mouvement du battant, des moyens à ressort le maintenant normalement en position avancée en direction du battanttandis que d'autres moyens sont prévus pour commander son recul chaque fois que le battant atteint sa position extrême d'avance. 7. - Perfectionnement aux métiers à tisser des rubans selon la revendication 6, caractérisé en ce que les moyens commandant le recul des crochets se composent d'un galet porté par la partie avant du battant, apte à coopérer avec une rampe inclinée située à l'extrémité libre d'un levier principal dont 1' autre extrémité est articulée autour d'un axe horizontal lié au bâti, ce levier principal étant relié au support des arbres des crochets par l'intermédiaire d'une première bielle articulée, d' un levier coudé articulé, par son coudesur un axe horizontal lié au bâti, et enfin d'une seconde bielle articulée sur le support des crochets. 8. - Perfectionnement aux métiers à tisser des rubans selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, notamment aux métiers utilisés en passementerie, caractérisé en ce que les crochets sont calés chacun sur un arbre monté coulissant dans ses paliers, des moyens étant prévus pour commander, suivant un programme déterminé, le coulissement de chaque arbre. 9. - Perfeetionnement aux métiers à tisser des rubans selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'une extrémité de chacun des arbres porteurs d'un crochet est maintenue appliquée, par un ressort, contre une came liée en rotation à une roue à rochet actionnable par un cliquet, et retenue par un frein anti-retour, ce cliquet étant lui-même entraîné en synchronisme avec le métier, soit par une mécanique dite ratière, soit par une mécanique dite Jacquard, soit par le mouvement du battant.