L'invention est relative aux connecteurs pour cablages multiples, c'est-a-dire destinés à assurer les liaisons respectives entre des groupes de conducteurs ou câbles multiples, notamment (donc non exclusivement) dans le cas où ces conducteurs sont juxtaposés sous forme de rubans ou câblages plats. Les connecteurs multiples, c'est-a-dire à plusieurs conducteurs y aboutissant, sont connus, mais généralement sous forme cylindrique. Lorsque les connecteurs sont très nombreux, on est amené â juxtaposer plusieurs de ces conducteurs, mais leur forme cylindrique donne lieu à une perte de place importante. On connaît aussi, pour ces connecteurs cylindriques, notamment dans les applications aux installations à bord des engins de navigation aérienne ou spatiale, divers moyens de verrouillage, notamment ceux du type dit "push-pull", pour lesquels on obtient un verrouillage automatique par une action de poussée exercée sur le corps de la partie mobile du connecteur, verrouillage qui ne peut être libéré que par une traction exercée en sens inverse sur une pièce portée par ledit corps, tandis qu'une simple traction sur les conducteurs eux-mémes est sans effet sur le verrouillage. Dans le but notamment de permettre de gagner de la place, en particulier lors de la juxtaposition de tels connecteurs, on leur donne, conformément l'invention, une forme plate et on les munit de moyens de verrouillage disposés, de préférence, sur leurs petits bords latéraux. Une telle disposition permet d'assurer, pour ces connecteurs, une juxtaposition aisée, tant dans le sens de l'apaisseur que dans le sens perpendiculaire, chaque connecteur occupant la majeure partie d'un parallélépipède, substantiellement sans place perdue. La disposition des moyens de verrouillage sur les petits bords latéraux, avec un carter les recouvrant, permet d'attribuer â ces moyens le minimum de place dans l'encombrement total. De préférence, ils sont du type push-pull ou analogue, le verrouillage s'effectuant par une poussée exercée sur le corps mobile ou la fiche du connecteur, tandis que le déverrouillage s'effectue par une traction en sens inverse, notamment a l'aide d'une poignée appropriée, dont les branches sont montées coulissantes le long des petits côtés de la fiche. Il conviendra en outre de prévoir, respectivement sur les deux parties de chaque connecteur, c'est-a-dire l'embase fixe et la fiche mobile, des moyens de détrompage, pour assurer que corresponde, à chaque embase, une fiche déterminée et convenablement orientée. L'invention comprend, mises à part ces dispositions principales, certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en meme temps et dont il sera plus explicitement parlé ciaprès. Elle vise plus particulièrement certains modes d'application (notamment ceux pour lesquels on l'applique aux connecteurs pour câblages d'installations radioélectriques ou d'une façon générale de commande de circuits électriques ou électroniques, en particulier à bord des engins de navigation aerienne ou spa tiale), et plus spécialement pour câblages plats, ainsi que certains modes de réalisation, desdites dispositions ; et elle vise, plus particulièrement encore et ce à titre de produits industriels nouveaux, les connecteurs du genre en question comportant application de ces mêmes dispositions, ainsi que les éléments spéciaux propres à leur établissement et les installations les comprenant. Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que des dessins ci-annexés, lesquels complément et dessins sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication. La figure 1 montre en vue en plan, portions en coupe et arrachées, l'ensemble de l'embase et de la fiche d'un connecteur, notamment pour câblage plat, établi conformément à l'invention. Les figures 2 et 3 montrent, en vue latérale et carter enlevé, ledit connecteur avec ses moyens de verrouillage, respectivement en position connectée et déverrouillée, et en position déverrouillée et déconnectée. La figure 4 montre en vue latérale, coté connexion, l'embase du connecteur. La figure 5 montre semblablement et partiellement la fiche du connecteur. La figure 6 montre latéralement ladite fiche, c6té arrivée des conducteurs du câblage. Les figures 7 et 8 montrent séparément les organes actifs du dispositif de détrompage montré sur la figure 1, dans deux combinaisons différentes. La figure 9, enfin, montre schématiquement un bloc consti tué par la juxtaposition de plusieurs connecteurs conformes à l'invention, un tel bloc étant lui-meme conforme à l'invention. Selon l'invention, et plus spécialement selon ceux de ses modes d'application, ainsi que selon ceux des modes de réalisa thon'de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant d'établir des connecteurs pour circuits électriques ou électroniques, à grand nombre de conducteurs, on s'y prend comme suit ou de façon analogue. On donne, à chacun de ces connecteurs, une forme générale aplatie, dans la section transversale de laquelle on puisse introduire un certain nombre de conducteurs, par exemple en provenance d'une nappe ou d'un ruban tel que A ou B (fig. 1) dans lequel les conducteurs ou câbles souples sont juxtaposés et liés entre eux par la matière isolante, pour être séparés par découpage et dénudés à l'endroit ou doivent être réalisées les connexions. Le connecteur ainsi conçu comprend deux parties, c'est -dire l'embase E et la fiche F propres à s'appuyer l'une dans l'autre pour réaliser les connexions entre des douilles 1 et des broches 2 ou tous autres moyens de ce genre. Lesdites embases et fiches E, F sont par exemple constituées par des boîtiers métalliques 3, 4, de forme aplatie, par exemple de section transversale extérieure substantiellement rectangulaire, boîtiers propres à pénétrer l'un dans l'autre par leurs surfaces extérieures et intérieures terminales 5, 6 (fig.4 et 5) convenablement adaptées, lesdits boîtiers étant destinés à contenir les supports isolants des organes connecteurs 1 et 2. Chacun de ces supports est établi en deux parties, savoir, un socle destiné à recevoir les extrémités des câbles et une pie- ce servant d'appui auxdits organes connecteurs. C'est ainsi que, pour l'embase E, on voit sur le dessin (fig.l), d'une part, un socle isolant 7 auquel aboutissent les conducteurs 8 que l'on a préalablement séparés de la bande ou câblage plat A et que l'on a dénudé en 9 à l'entrée dudit socle, et, d'autre part, une pièce isolante 10 servant de support aux douilles 1, ladite pièce 10 étant, au montage, fixée au socle 7 par tous moyens appropriés tels que vis 11, pouvant également assurer la solidarisation avec le boîtier métallique 3. Pour la fiche, on trouve semblablement un socle 12, une pièce terminale 13 et des vis 14. Un joint interfacial 15 est en outre prévu. Avantageusement, et comme montré figures 4 et 5, les organes connecteurs 1 et 2 sont disposés en quinconce, de façon à réduire l'encombrement au minimum. On voit qu'avec des câblages A (montrés schématiquement sur la figure 1) contenant par exemple 20 conducteurs, on peut aisément, par la disposition en quinconce susvisée de deux rangées d'organes connecteurs 1, 2, réaliser un connecteur plat dont les dimensions dans le sens de la largeur du câblage A ou B est peu supérieure à cette largeur, et dont l'épaisseur est relativement faible. La jonction entre les boîtiers métalliques et les câblages extérieurs A ou B s'effectuera par des raccords fuselés 16, 17 en matière synthétique souple, percés de fentes 50 (fig. 6) pour le passage desdits câblages (qui peuvent être en une couche ou en plusieurs couches). Disposant de connecteurs agencés de la manière qui vient d'être indiquée, ou de toute autre manière analogue, on vient ménager, le long des petits cotés du parallélépipède qu'ils constituent, des moyens de verrouillage qui peuvent être de tout type approprié, mais de préférence d'un type tel que leur commande s'effectue substantiellement suivant la direction du plan desdits côtés, et extérieurement à ce plan, de sorte à ne gêner en aucune façon la juxtaposition de deux connecteurs s'aboutant par leurs petits côtés (par exemple suivant M1 N1, figure 9). C'est ainsi qu'on utilisera, dans ce but, des moyens analogues à ceux prévus dans la technique connue des verrouillages dits "push-pull", mais prévus ici dans un plan, au lieu d'être disposés circulairement. De tels moyens sont visibles sur les figures 1 à 3 et comportent, par exemple, de préférence sur chaque face latérale des connecteurs - une encoche de verrouillage 18 portée par l'embase E, en l'espèce par la petite face latérale 31 du boîtier métallique 3, encoche précédée d'une rampe 19, - un levier 20, muni à son extrémité libre d'un galet ou téton 21 propre à coopérer avec l'encoche 18, ce levier étant monté de façon pivotante autour d'un pivot 22 porté par la petite face latérale 41 correspondante du boîtier 4 de la fiche F, - et des moyens, déplaçables en fonction des déplacements relatifs d'un organe de commande, notamment d'une poignée 23, par rapport à la fiche F, moyens propres à amener le téton 21, dans, ou hors de, sa position de verrouillage. Pour réaliser ces moyens, on fait par exemple comporter, à chacune des deux branches 24 de la poignée 23, montées coulissantes le long des petites faces 41' une fente inclinée 25 dans laquelle peut coulisser un téton 26 monté sur le levier 20 à son extrémité opposée à celle portant le teton 21. L'encoche 18 et la rampe 19 seront de préférence de section creuse, coopérant avec un galet 211 porté par le téton 21. Le coulissement des branches 24 est assuré par des fentes 27 coopérant avec des tétons de guidage 28 portés par la face On voit, sur la figure 2, que le verrouillage est obtenu pour la position poussée de la poignée 23. Pour le déverrouillage et la déconnexion, on tire sur la poignée, ce qui provoque d'abord le désengagement du téton 21, celui-ci glissant sur sa rampe 19, au cours de son pivotement autour du pivot 22. En continuant à tirer, on libère l'ensemble de la fiche F. Pour connecter à nouveau et verrouiller, il faut d'abord que la poignée 23 demeure dans la position de déconnexion. Or, en l'absence d'autres moyens, on aurait tendance, en poussant à la fois sur-la fiche F et sur la poignée 23, à amener les organes susvisés de prime abord à la position de verrouillage, ce qui s'opposerait à l'opération d'enfichage. I1 y a donc intérêt à prévoir des moyens supplémentaires permettant d'appliquer la poussée sur la fiche F seule. Ces moyens consistent par exemple en un poussoir 29 (fig. 2 et 3) fixé sur le corps de la fiche F et venant aboutir, à son extrémité 30 en forme de patte ou autre, en amont de la poignée 23 percée d'une fente 31, pour assurer le passage à la fois du câblage B et du poussoir 29, 30. L'opérateur, pour réaliser l'enfichage, pousse donc d'abord sur la fiche F par l'intermédiaire du poussoir 29, la poignée 23 étant encore en position rétractée ; puis, une fois l'en- fichage amorce, il pousse sur la poignée, pour parfaire le verrouillage. Eventuellement, la poignée pourrait être soumise à l'action d'un léger ressort de rappel tendant à la ramener vers la position de déverrouillage. Les divers organes de verrouillage venant d'être décrits seront de préférence protégés par des carters tels aue montrés en 32, fig.5 et 6, carters portés par la fiche F et fixés par des vis 33. Pour que l'extrémité libre 34 de ces carters ne gene pas l'enfichage, les dégagements seront prévus en 35 sur les flancs de la pièce de l'embase E. L'invention comporte encore, avantageusement, des moyens de détrompage pour permettre au monteur de faire correspondre, a une embase E liée à une certaine arrivée de câbles, une fiche déterminée F et dans une position angulaire convenable. De tels moyens comportent par exemple, respectivement sur les bords latéraux desdites fiches et embases, des dispositifs à dents et rainures spéciaux à chaque élément. On voit par exemple, sur les figures 1, 4 et 5, que ces dispositifs comportant notamment - une pièce plate 36 à encoche 37 montée à la face antérieure de la partie métallique 3 de l'embase E, de préférence aux deux extrémités de cette embase, comme visible spécialement figure 4, cette pièce étant fixée de façon amovible par une vis 38, - et, sur la fiche F, semblablement, une pièce 39 à dent 40, montée à l'extrémité de la partie métallique 4, pièce fixée par vis 41. A chaque embase E et fiche F sont donc attribuées des pièces 36 et 39 de profils déterminés (deux exemples sont donnés fig. 7 et 8), de sorte qu'à une embase E ne puisse correspondre qu'une fiche F pour laquelle la dent 40 peut, à l'enfichage, venir s'introduire dans l'encoche correspondante 37. Pour le passage des dents 40, après enfichage, et compte tenu que tout un jeu de pièces 36, 39 est prévu, on ménagera, sur les faces latérales 42, 43 de la pièce métallique 3 de l'embase E, une creusure appropriée 44 (fig. 1 et 4). I1 faut encore éviter, si les moyens de détrompage susvisés sont les mêmes sur les deux côtés latéraux 42, 43 de chaque embase, que l'on ne se trompe dans l'orientation de la fiche, c'est-à-dire que l'on présente celle-ci à 180e par rapport à sa présentation correcte. Pour éviter cet inconvénient, on prévoit des moyens spéciaux de détrompage sur les grands côtés de la section des embases E et des fiches F, moyens qui peuvent être les mêmes pour divers connecteurs et qui sont constitués par des nervures de guidage 45 et 46 ménagées par exemple sur les grandes faces des embases et propres à coopérer avec des rainures correspondantes sur les fiches, l'une des faces comportant trois nervures et l'autre deux, de sorte que l'enfichage à 180 par rapport à la bonne position soit impossible. Enfin, il y a lieu de noter encore que chaque embase sera munie de moyens pour assurer la fixation sur les bords d'une paroi 47 ou de tout support, moyens comportant par exemple pour chaque embase un bord de fixation tel que 48 (fig.l). En suite de quoi, on procédant de l'une des manières qui vient d'être indiquée et plus spécialement selon les modes de réalisation représentés, on a la possibilité de juxtaposer et superposer, dans un espace restreint, et en les faisant supporter par un support ou cadre approprié 47 (fig.9), un grand nombre de connecteurs coopérant avec autant de câbles, en utilisant l'espace au maximum, et en évitant donc la perte de place à laquelle donnent lieu les connecteurs cylindriques le plus souvent employés a l'heure actuelle. I1 est à noter en particulier que les moyens de verrouillage sont d'une manipulation extrêmement aisée, lorsque l'on utilise les dispositifs "push-pullw a poignée susvisés, étant entendu cependant qu'on pourrait les réaliser d'une autre manière. La figure 9 montre un bloc de ce genre, avec une rangée M1 M2 ... M n de blocs juxtaposés dans le sens de leur épaisseur et une autre rangée adjacente N1 N2 N disposée par exemple n sous la précédente. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1 - Connecteur pour câblage multiples, notamment pour câbles multiples obtenus à partir de câblages plats, caractérisé par le fait que ledit connecteur reçoit une forme aplatie, avec des moyens de verrouillage disposés suivant les petits bords latéraux opposés à ceux selon lesquels pénètrent les câbles. 2 - Connecteur selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il se présente sous forme générale de parallélépipède aplati, dont la dimension en plan, dans le sens normal à la direction d'entrée des câbles, est peu différente de la largeur du câblage à l'entrée. 3 - Connecteur selon les revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que chaque élément de connecteur (embase ou fiche) possède au moins deux rangées parallèles d'éléments connecteurs disposés en quinconce. 4 - Connecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que les deux éléments (embase et fiche) du connecteur comprennent respectivement deux boîtiers métalliques de forme substantiellement parallélépipédique pénétrant l'un dans l'autre et contenant les supports isolants des éléments connecteurs (douilles et fiches), lesdits boîtiers portant, sur leurs petites faces extérieures, les moyens de verrouillage. 5 - Connecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que les moyens de verrouillage comportent un dispositif de téton de verrouillage coagissant avec une encoche et une rampe y aboutissant, ledit téton étant porté par un levier dont les positions sont fonction des positions relatives, par rapport à la fiche, d'un organe de commande de verrouillage, tel qu'une poignée. 6 - Connecteur selon la revendication 5, caractérisé par le fait que les deux branches de la poignée sont guidées de façon coulissante le long des petits bords correspondants de la fiche mobile, en combinaison, pour chaque branche, avec un téton porté par le susdit levier et pénétrant dans une fente oblique de la branche correspondante. 7 - Connecteur selon les revendications 5 et 6, caractérisé par le fait qu'est prévu en outre un organe poussoir fixé sur la fiche et dont le point d'attaque se présente avantageusement un peu en arrière de la poignée. 8 - Connecteur selon l'une quelconque des revendications 6 à 8, caractérisé par le fait que la poignée est percée d'une fente pour laisser passer à la fois les câbles et le poussoir. 9 - Connecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait que les moyens de verrouillage, sur les bords lateraux du connecteur, sont recouverts par des carters, qui facilitent la juxtaposition des connecteurs dans leur plan. 10 - Connecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé par le fait qu'il est muni de moyens de détrompage permettant de faire correspondre, a chaque embase, une fiche déterminée. 11 - Connecteur selon la revendication 10, caractérisé par le fait que ces moyens de détrompage sont prévus sur les petits côtés de l'embase et de la fiche et sont constitués par deux pièces fixées respectivement sur embase et fiche et comportant l'une une dent, l'autre une encoche, le tout de façon telle que, lors de l'enfichage, la dent puisse pénétrer dans l'encoche. 12 - Connecteur selon les revendications 10 et 11, carac térisé par le fait que sont prévues, sur les grandes faces de l'embase et des fiches, des rainures et nervures de détrompage, permettant d'éviter les erreurs d'orientation par rapport à l'axe central. 13 - Blocs de connecteurs, du genre de ceux selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, constitués par un empilage de connecteurs de forme substantiellement parallélépipédique, notamment à la fois, d'une part, dans le sens de leur épaisseur, et, d'autre part, par juxtaposition le long de leurs petits bords transversaux aux plans d'entrée des câbles.