La présente invention concerne une machine à installer sur un wagon SNCF de type courant, l'ensemble permettant la mise en oeuvre de deux procédés nouveaux,l'un permettant le remblaiement axial de voies ferrées en cours d'exploitation lors de travaux d'entretien ou de création d'ouvrages d'art sur celles-ci, l'autre, le garnissage de pistes de circulation de long de voies ferrées en cours d'exploitation. Actuellement, lors de travaux sur voies ferrees en service necessitant l'ouverture d'une brèche sous la voie (création ou réparation d'ouvrages d'art, assainissement, etc.), le vide créé n'est pas comblé avant la pose de la voie par des matériaux mis en place définitivement, mais par un calage provisoire permettant le passage à faible vitesse de wagons déversant leur chargement à la verticale de ce vide. Les calages sont recuperes lors d'interventions ultérieures, cette opération est assortie de tous les inconvénients présentés par les travaux effectués en sous-oeuvre, et nécessite des ralentissements de circulations ferroviaires dont les coûts sont considerables. Cette technique ne permet pas non plus le compactage des matériaux mis en oeuvre et oblige à Droceder à un "bourrage" après tassement naturel. Le procédé de remblaiement axial, selon l'invention est effectué par une machine créée à cet effet, il permet de déverser et de laisser la place pour compacter par couches successives toutes quantites de remblais sans retablis- sement préalable de la voie. Actuellement, lors de garnissage de pistes de circulation le long de voies ferrées en service, l'apport de matériaux est effectué dans la plupart des cas manuellement. La machine créée pour le ramblaiement axial permet aussi le garnissage de ces pistes de façon mecanique. La machine selon l'invention permet A) le transport de tous les materiaux nécessaires à la réalisation de travaux sur voies ferrees entre le point de stockage (généralement la gare la + proche), et le chantier, B) la mise en oeuvre de ces matériaux sur le lieu choisi, généralement une brèche ouverte sur la voie ferrée (fig.l) ou sur une piste de circulation le long de la voie ferrée (fig.2). La machine selon l'invention, pour remplir ces fonctions est constituée d'une cellule auto-porteuse qui prend place, selon ses dimensions sur un wagon plat de type R1A ou similaire et qui est fixe sur ce wagon par une liaison démontable, cette cellule comporte dans sa partie superieure des trémies remplissant les fonctions citées en A), dans sa partie inférieure des bandes transporteuses ou des vis transporteuses, certaines étant mobiles, d'autres étant fixes par rapport a la cellule et remplissant les fonctions citées en B) La cellule auto-porteuse sera rigide et grutable, tubulaire mécano-soudée ou réalisée en fers courants, elle est destinée au positionnement relatif des trémies, bandes transporteuses ainsi que tous les autres éléments composant la machine, elle permettra aussi la fixation démontable de l'ensemble sur le plancher du wagon choisi. Les trémies 2.3.4. (fig.3) sont d'un type classique, aptes à libérer un chargement de tous les matériaux utilisables sur voies ferrées. Leur nombre peut varier en plus ou en moins, en fonction du matériau choisi et de l'encombrement disponible sur le wagon, elles sont constituées de tôles soudées ou d'un matériaux autre pouvant les convertir en réservoir étanche pour le transport d'un liquide ou d'un produit pulvérulent. La trémie 1, outre les caractéristiques des trémies 2,3, & 4 comporte dans sa partie située a l'extrémité du wagon logement (fig.3) qui permet au wagon le suivant de déverser l'intégralité de son chargement, et par la même l'intégralité du chargement de la rame de wagons dans celle-ci. Les trappes d'ouverture des trémies 1,2,3,4, sont d'un type classique ma- noeuvrables à la main ou motorisées, mais fonctionnant dans tous les cas indépendamment l'une de l'autre. Une bande transporteuse 5 (fig.3) passant sous les trémies 1, 2, 3, 4, fixe par rapport à la cellule, vient déverser dans une trémie relais le contenu de n'importe laquelle des trémies 1, 2, 3, 4. Sous la trémie relais 6, une bande transporteuse 7 recueillant les matériaux déversés dans cette trémie les achemine à la verticale du vide à combler (fig.1) ou a la verticale de la piste a regarnir (fig.2). Cette bande transporteuse 7 est donc mobile en rotation par rapport à l'axe longitudinal du wagon (fig.5) et repliable par-dessus la trémie 4 (fig.3) suivant un pas de repli permettant cette manoeuvre sous la catenaire, et permettant l'acheminement de l'ensemble sans engager le gabarit SNCF. Les mouvements de cette bande transporteuse qui est d'un type voisin de celles utilisées pour la distribution des bêtons prêts a l'emploi sur les camions malaxeurs sont effectués hydrauliquement. Le groupe hydraulique ainsi que son moteur (thermique ou électrique) sont placés sous la trémie (fig.4) - repere 8 & 9. L'entrainement en rotation des deux bandes transporteuses est assurée hydrauliquement par le même groupe (fig.4), soit électriquement (génératrice placée sous les trémies, soit par un moteur thermique. Le choix des énergies sera dicté par les impératifs de construction et les éléments existants lors de la réalisation, les trois possibilités citées, hydraulique, électrique et thermique pouvant étre utilisés l'une pour chacun des mouvements et simultanément. A titre d'exemple, non limitatif, on va décrire ci-dessous un mode de réalisation de la machine suivant l'inventior.. Construction d'un chassis IPE rigide devant se fixer par brides sur le plancher d'un wagon R1A L 12 m.60 1 2 m.70. Fixation sur ce châssis de 4 trémies en tôle mécano soudées, accolées l'une a l'autre, d'une contenance unitaire de 8 m3. Ces trémies doivent pour cette capacité - ne pas engager le gabarit SNCF tant en hauteur qu'en largeur, - laisser un espace libre entre les trappes de déchargement et le dessus du châssis de 1 m. afin de laisser le passage de la bande transpor teuse, - être positionnées longitudinalement de façon à laisser à une des extre mites du châssis un espace suffisant pour permettre le positionnement de la tremie relais 6 (fig.3) et de la bande mobile 7 (fig.3), - être réalisées de façon à admettre le repli de la bande transporteuse 7 (fig.3) sans que lors de l'acheminement au chantier l'on engage le gabarit SNCF, - être réalisée, en ce qui concerne la trémie 1 (fig.3) de façon à ce que la bande transporteuse mobile 7 (fig.3) puisse venir déverser le charge ment de la rame à l'intérieur de celle-ci. - être réalisées, en ce qui concerne l'ensemble de la machine de façon à être manutentionnées par 4 boucles de levage, l'ensemble étant suffisam ment rigide pour permettre cette manoeuvre. Les trappes d'ouverture de ces trémies sont asservies hydrauliquement, leur commande s'effectue depuis un pupitre place sur le châssis côté trémie relais 6 (fig.3). Chacune des trappes doit être manoeuvrable indépendamment des autres. La bande transporteuse 5 (fig.3) est fixée sur le chassis, elle a un debit voisin de 180 m3/h et deverse dans la trémie 6.(fig.3) le contenu de n'importe laquelle des tremies 1, 2, 3, 4, (fig.3). Elle fonctionne hydrauliquement, alimentée par le même groupe que les trappes, sa mise en marche est assurée électriquement depuis le poste de commande situé côté trémie relais 6 (fig.3) La trémie relais 6 réalisée en tôle mecano soudée, fixe par rapport au châssis, assure seulement le déversement des matérieux acheminés par la bande 6, à l'entrée de la bande 7, ses formes et volumes sont déterminés par le positionnement relatif des deux bandes transporteuses 6 & 7 (fig.3). La bande transporteuse 7 (fig.3 est fixée au châssis sur un pivot permettant son orientation de 30 à gauche et à droite de l'axe longitudinal du wagon, cette orientation est assurée hydrauliquement. Le pliage et depliage de cette bande 7 est aussi assure hydrauliquement depuis le pupitre de commande situe vers la trémie relais 6 (fig.3) il doit s'effectuer sous la catenaire et permettre de déverserles matériaux à 7 m. en avant de la trémie. L'énergie nécessaire à l'ensemble de ces mouvements est fournie par un moteur thermique dont la puissance est suffisante pour entrainer une génératrice alimentant les moments électriques et une centrale hydraulique assurant le reste des asservissements,ces moments doivent tous pouvoir s'effectuer simultanément . Ces appareillages (moteur, génératrice, groupe) prennent place sur le châssis, sous les trémies 8, 9 (fig.4), et sont commandés depuis un pupitre unique de commande placé vers la trémie 6 (fig.3. Bien entendu l'invention n'est nullement limitée au mode de réalisation décrit et qui n'est donné qu'a titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1) machine caractérisé par une cellule autoporteuse, comprenant trémies de transport et de stockage, et, ou bandes transporteuses, l'ensemble devant se fixer surun wagon plat SNCF (type R1A ou autre). 2) procédés suivant l, permettant le remblaiement d'une ouverture pratiquée sur une voie férrée, (construction ou entretien d'ouvrages d'art, chantier d'assainissement etc.) sans rétablissement préalable et provisoire de celle-ci, permettant le garnissage de pistes de voies ferrées, caractérisée par l'ap- provisionnement et la mise en place axiale de matériaux de part et d'autre de l'ouvrage ou bien d'un seul côté de celui-ci. 3) machine selon l caractérisée par une bande transporteuse ou une vis transporteuse passant sous les trémies dans l'axe longitudinal du wagon et déversant le contenu de n'importe quelle trémie de stockage à l'entrée d'une bande transporteuse ou vis transporteuse mobile ou dépliable dans l'axe longitudinal du wagon, et mobile en rotation d'un certain angle par rapport à l'axe longitudinal du wagon. 4) machine suivant l'une quelconque des revendications précédentes caractérisée par le fait que, dans le cas de l'utilisation de bandes transporteuses, celle-ci peut se replier par-dessus les trémies, et, lors de la mise en oeuvre, déverser les matériaux à une plus grande distance dans la brèche à remblayer. 5) machine suivant l'une queconque des revendications précédentes caractérisée par le fait que l'orientation de la bande transporteuse mobile par rapport à l'axe longitudinal du wagon permet le garnissage des pistes de circulation le long des voies ferrées. 6) machine suivant l'une quelconque des revendications précédentes caractérisée par le fait que dans le cas de 1'utilisation de vis transporteuses l'une de ces vis achemine le contenu de n'importe laquelle des trémies jusqu'à la verticale des pistes de circulation. 7) machine suivant l'une quelconque des revendications précédentes caractérisée par le couplage à l'infini de wagons porteurs ne limitant pas les possibilités de transports de gros volumes de remblai. 8) machine suivant l'une quelconque des revendications précédentes caractérisée par le fait que le couplage des wagons porteurs s'effectuera dans des conditions normales d'utilisation SNCF et que la bande transporteuse ou vis transporteuse de chacune des machines viendra déverser son chargement et celui de toute la rame dans la premiere trémie de celui le précédent.