La présente invention concerne des matières de transfert, utilisables notamment pour la formation de signes (inscriptions ou autres). On connait depuis de nombreuses années des matières de marquage ou inscription par transfert à sec, qui ont été décrites par exemple dans les brevets britanniques NoS 59.670 et 954.459 Ces matières de transfert à sec consistent habituellement en une pellicule de matière plastique souple, transparente ou translucide, sur laquelle sont disposés des marques ou caractères ou autres signes, en général des lettres de l'alphabet, des numéros ou des marques de ponctuation etc.., chaque caractère étant recouvert d'une couche d'adhésif permettant de le transférer de la feuille-support et de le faire adhérer à une surface réceptrice.Pour faciliter le transfert, les caractéristiques mécaniques relatives de la marque (caractère ou autres) et de la feuille-support doivent être choisies de manière que la liaison entre la feuillesupport et la marque soit affaiblie ou rompue par un étirage local de la feuille sous l'effet d'un frottement sur le dos de celle-ci dans la zone de la marque au moyen d'un style, un tel système étant décrit dans le brevet britannique NO 959.670 précité. De telles matières de transfert à sec ont été très employées pendant plusieurs années dans diverses applications,mais par suite de la nature relativement fragile de la pellicule d'encre constituant les marques, ces matières sont généralement impropres pour la formation de signes pouvant être eposés aux intempéries, à des nettoyages avec des solutions de détergents ou à d'autres actions semblables, et il en résulte que pour la formation de signes, dans laquelle on veut utiliser des marques préalablement formées au lieu de marques imprimées à la main, il s'est développé une tendance à employer des marques vinyliques estampées plutôt que le marquage par transfert à sec.Le marquage par transfert à sec peut être appliqué dans la formation de signes composites où les marques sont recouvertes d'une feuille protectrice, par exemple, le marquage disposé sur un support approprié tel que du papier pouvant être inséré dans un cadre et protégé par un verre ou une feuille de plastique à travers lesquels il reste visible. Mais de tels systèmes ne sont ordinairement pas satisfaisants et ils ont parfois tendance à être inesthétiques. La demande de brevet anglais NO 37661/78 au nom de la présente Demanderesse décrit des méthodes de formation de signes (inscriptions ou autres) avec une matière de transfert à sec. Brièvement, la matière de transfert à sec sert à former un signe par transfert successif de lettres ou autres sur une surface-support provisoire, par exemple une feuille de papier couché , et on fait ensuite adhérer les marques ainsi transférées, sous l'action de la chaleur et de la pression, à la surface d'une feuille transparente ou translucide destinée à porter le signe. Les marques adhèrent plus fortement à cette feuille qu'à la feuille-support provisoire qui est ensuite séparee, après quoi les marques sont recouvertes, par exemple d'une peinture appliquée par pulvérisation.Les marques constituant le signe sont vues à travers la feuille transparente ou translucide et elles sont protégées par cette feuille, et elles apparaissent sur un fond du revêtement appliqué. Suivant la matière particulière de la feuille du signe et les conditions opératoires employées, on peut exécuter cette méthode avec certaines matières de transfert à sec du commerce, mais néanmoins, nombre de ces matières ne conviennent pas du tout dans cette méthode, et même avec celles qui pourraient convenir, les résultats ne sont pas constants ou reproductibles, et un type particulier de matière de transfert à sec ne peut être employé avec de bons résultats qu'avec un type particulier de feuille destinée à porter le signe. Or la présente Demanderesse a trouvé que l'on peut obtenir des matières de transfert à double fin, c'est-àdire dont les marques peuvent être transférées d'un substrat initial sur un support provisoire, puis de ce support provisoire sur une feuille de signe, matières avec lesquelles sont supprimés les inconvénients des matières antérieurement connues. La présente invention a ainsi pour objet une matière de transfert comprenant une feuille véhicule transparente ou translucide portant sur une face des marques transférables, chaque marque portant, sur sa face opposée à la feuille, un adhésif pouvant faire adhérer la marque à un substrat voulu, matière caractérisée en ce que les marques sont constituées d'une composition que l'on peut, sous l'action de la chaleur et de la pression, faire adhérer à la surface d'une feuille rigide de polychlorure de vinyle, de triacétate de cellulose ou de polyméthacrylate de méthyle, sans dformation plastique et plus fortement que l'adhésif adhère au substrat. Ces matières sont particulièrement intéressantes pour l'exécution de la méthode de formation de signes indiquée ci-dessus du fait que les marques adhèrent aux trois feuilles particulièrement préférées qui ont été spécifiées. Mais dans de nombreux cas les marques adhèrent aussi sous l'action de la chaleur et de la pression à d'autres types de feuilles, par exemple à une plaque de verre ou à une feuille de polycarbonate, de polyéthylène, de polystyrène ou de polypropylène. On trouve facilement des feuilles rigides de polyméthacrylate de méthyle, de polychlorure de vinyle et de triacétate de cellulose pour la formation de signes. Les feuilles de polyméthacrylate de méthyle se trouvent dans le commerce sous les noms de marques PERSPEX et PLEXIGLAS, tandis que les feuilles de polychlorure-de vinyle et de triacétate de cellulose peuvent être de provenances très variées et être obtenues sous forme de pellicules transparentes qui sont normalement plastifiées pour éviter qu'elles soient trop fragiles, et qui sont vendues sous l'appellation de qualité "pellicules semi-rigides". Diverses compositions peuvent être employées pour les marques des matières de transfert selon la présente invention, mais toutes les compositions peuvent être considérées comme étant formées d'une colle fusible (adhésif collant à chaud) conjointement avec un pigment ou un colorant qui rend visible la zone de la marque. Les marques doivent être formulées de manière à être satisfaisantes aussi bien comme lettres transférables à sec par l'effort de traction de l'adhésif appliqué, que comme lettres transférables à chaud, et elles doivent donc être bien filmogènes de manière à ne pas se briser par transfert à la température ambiante, ou se fendiller ou se craqueler par transfert à chaud et sous pression. De préférence, les caractéristiques mécaniques des marques doivent permettre de les enlever de la feuille véhicule transparente ou translucide par la technique de séparation par étirage qui a été mentionnée plus haut. Une sorte de composition particulièrement préférée pour la fabrication des marques est celle d'encres d'impression à base de nitrocellulose et contenant, en plus de la nitrocellulose, un plastifiant à haut poids moléculaire et un colorant et/ou un pigment stables à la chaleur, pratiquement sans aucune matière à bas poids moléculaire. Toute matière éventuelle à bas poids moléculaire doit en effet être maintenue à une faible concentration pour éviter des difficultés au cours du transfert à chaud, et on a trouvé qu'avec une encre à base de nitrocellulose contenant une certaine proportion de plastifiants dits solvants, comme c'est le cas habituel pour de telles encres de transfert à sec, la présence de ces plastifiants avait tendance à empêcher la formation d'une liaison adhésive satisfaisante sous l'action de la chaleur et de la pression.En fait, il faut veiller à ce que les plastifiants à haut poids moléculaIre du commerce qui sont employés ne contiennent pas une forte proportion de matières à bas poids moléculaire. De préférence, dans ces compositions, le plastifiant à haut poids moléculaire sera un plastifiant de polyester non modifié ayant une masse moléculaire (déterminée par chromatographie) de 8.000 à 50.000, mieux un produit de condensation d'un diacide en C6 à C10 dans une chaine hydrocarbonée avec un polyalcool, et la présente Demanderesse a trouvé que les produits de condensation de l'acide sébacique et/ou adipique et/ou azélalque avec le glycérol se montraient particulièrement efficaces. On peut employer un seul plastifiant à haute masse moléculaire ou bien un mélange de plusieurs de ces matières, et on peut choisir favorablement des plastifiants de polyesters à haute masse moléculaire du commerce1 qui sont chimiquement des mélanges de composés. Le rapport du plastifiant à la nitrocellulose peut varier suivant le plastifiant particulier et la nitrocellulose employés et aussi par exemple suivant le type de feuilles véhicules transparentes ou translucides de la matière de transfert. La teneur en plastifiant ne doit pas être trop élevée car cela entraînerait des difficultés pour la séparation des marques imprimées-de la feuille véhicule. Par ailleurs, la teneur en plastifiant ne doit pas être trop basse non plus sinon les marques imprimées auraient tendance à se séparer spontanément de la feuille véhicule au cours de la fabrication ou du stockage de la matière de transfert.Des proportions satisfaisantes sont en général de 60 à 120 parties en poids du plastifiant à haut poids moléculaire pour 100 parties en poids de nitrate de cellulose, les proportions optimales pour une matière de transfert particulière quelconque pouvant être facilement déterminées par une simple expérience. Un autre type préféré de composition pour former les marques est à base d'une matière polymère souple et filmogène, thermoplastique ou thermodurcissable, qui passe d'un état souple à l'état d'adhésif collant à des températures de 80 à 1800 C. Diverses matières polymères acryliques thermoplastiques conviennent très bien et on peut en preparer une grande variété de formules. De plus, certaines encres de plastisolsou d'organoso]speuvent être formulées pour avoir les propriétés voulues. Les marques de la matière de transfert peuvent être formées par impression comme il a été dit plus haut, soit par une seule opération d'impression soit par des impressions successives de différentes parties appliquées séparément, et qui peuvent etre du même type ou de types différents. Les marques peuvent etre aussi formées photographiquement par modification de l'un des procédés photographiques connus de production de matières de transfert à sec. De telles méthodes sont décrites, entre autres, dans les brevets britanniques NOS 1.079.661 , 1.291.960 et 1.364.627. On peut employer des mélanges de plusieurs matières polymères comme base pour la composition de formation des marques.Par exemple, dans le cas de marques à base de polymères acryliques thermoplastiques, par exemple d'homopolymères du méthacrylate de méthyle ou de copolymères de methacrylate de méthyle et de méthacrylate de butyle, ceux-ci peuvent être utilisés seuls ou en mélanges entre eux ou encore l'un ou les deux peuvent être mélangés avec des copolymères thermoplastiques d'acétate ou de chlorure de vinyle. D'autres matières polymères pouvant être employées par elles-mêmes ou en mélanges avec d'autres comprennent des copolymères d'acétate et de chlorure de vinyle, des copolymères d'acétate de vinyle et d'alcool vinylique, des polystyrènes, des polyvinylbutyrals, des acétates-butyrates de cellulose, ainsi que divers polyamides et des élastomères de polyuréthanes. Dans tous les cas, la composition des marques doit être bien formulée de manière que les marques puissent être transférées sous l'action de la chaleur et de la pression sur au moins les trois matières réceptrices qui ont été spécifiées plus haut, sans déformation plastique et sans détérioration du substrat. L'adhérence des marques à la feuille réceptrice, après séparation de la feuille-support provisoire sur laquelle elles ont été appliquées au cours de l'opération de formation du signe, doit être suffisante pour qu'elles ne soient pas enlevées dans l'essai du ruban adhésif décrit dans la section 9.7 de 1'ASTM D-2571, effectué avec une durée de 2 heures au lieu de la période de 30 minutes spécifiée dans 1 'ASTI. La méthode préférée pour fabriquer les matières de transfert selon la présente invention est l'impression à l'écran ou au pochoir des marques, avec la composition formulée en une encre d'impression, sur la feuille-véhicule transparente ou translucide. Après impression et séchage, la totalité de la zone imprimée de la feuille véhicule,y compris les espaces entre les marques, est de préférence recouverte d'un adhésif adhérant par pression non collant ou peu collant. On peut si l'on veut former les marques de manière connue par impression dans un ordre quelconque d'une zone de marques en une pellicule véhicule incolore et d'une image visible en encre colorée, l'image visible pouvant être imprimée par exemple par gravure ou impression typographique ou lithographique et la pellicule incolore par impression au cadre.Dans un tel cas, les propriétés de la matière servant à imprimer la pellicule véhicule incolore ont tendance à déterminer les propriétés adhésives des marques sous l'action de la chaleur et de la pression, car la pellicule véhicule incolore a tendance à prédominer sur l'image formée par gravure1 typographie ou lithographie, relativement plus mince et moins continue. Le revêtement d'adhésif peut être déposé à partir d'une solution dans un ou plusieurs solvants organiques ou sous la forme d'une émulsion aqueuse, mais le dépôt dans un solvant est préférable car une émulsion aqueuse peut laisser des traces d'eau emprisonnées dans la matière de transfert, et qui peuvent soulever des difficultés si celle-ci est employée dans la méthode de formation de signes indiquée plus haut, par suite de l'évaporation de l'eau au cours de l'opération de transfert à chaud et sous pression. On connaît une grande variété d'adhésifs pouvant être employés dans les matières de transfert à sec, et la plupart d'entre eux peuvent être utilisés sans difficulté dans les matières selon cette invention. Un type particulier de tels adhésifs consiste en un composant polymère fortement collant tel qu'un éther polyvinyl éthylique, un éther polyvinyi isobutylique, du polyisobutylène ou un mélange de plusieurs d'entre eux, avec un composant modifiant ou diminuant le caractère collant du premier, des composants caractéristiques pour réduire le caractère collant étant des matières minérales finement divisées, en particulier de la silice finement divisée, ainsi que des matières cireuses naturelles ou synthétiques, et l'adhésif peut comprendre à la fois une matière minérale et une matière cireuse.Dans la méthode ci-dessus de formation de signes, on soumet naturellement l'adhésif à la chaleur et à la pression pour faire adhérer les marques à la surface de la feuille de signes transparente ou translucide, et ainsi l'adhésif ne doit pas devenir trop fluide à chaud et sous pression car cela pourrait entraîner un glissement et une déformation des marques au cours de leur transfert. Mieux, l'adhésif doit adhérer préférentiellement à la matière support provisoire employée dans la méthode ci-dessus, de manière qu'après que les marques ont été collées sur la feuille de signes, lorsqu'on sépare la matière support provisoire, l'adhésif, qui a alors joué son rôle, soit aussi éliminé. La feuille-support provisoire peut être par exemple une feuille de matière plastique comme le téréphtalate de polyéthylène, un papier traité tel qu'un parchemin revêtu de silicone ou encore une feuille de métal, par exemple d'aluminium. La feuille véhicule transparente ou translucide de la matière de transfert selon la présente invention peut être l'une quelconque de celles qui sont couramment employées dans la fabrication de feuilles de marquage par transfert à sec. Sont préférables les pellicules plastiques de polyéthylène, de copolymères styrène-butadiène, de polypropylène et de téréphtalate de polyéthylène, mais on peut aussi employer des papiers couchés. La feuille véhicule aura de préférence une épaisseur de 0,1 à 0,15 mm et sa surface portant les marques peut éventuellement être recouverte d'un agent de séparation pour modifier ses propriétés d'une manière favorable. Les exemples suivants sont donnés pour illustrer la présente invention, exemples dans lesquels toutes les parties et tous les pourcentages de matières sont donnés en poids à moins d'indication contraire. Exemple 1 On formule comme suit une encre d'impression : On prépare un mélange de Copolymère de méthacrylate de méthyle 20 parties Acétate de l'éther monoéthylique de l'éthylène-glycol 68 parties et Copolymère de chlorure de vinyle et d'acétate de vinyle (Vinylite VYHH dé Bakelite) Il parties On broie 43 parties en poids de ce mélange sur un broyeur à trois cylindres avec 9 parties en poids de pigment de noir d'aniline, 0,2 partie en poids de silice de pyrogénation (Aerosil 300 de Degussa) et 3,8 parties en poids d'acétate de l'éther monoéthylique de l'éthylène-glycol et on continue à broyer jusqu'à un degré de finesse Hegman de 7. On ajoute encore 24 parties en poids du mélange, 10 parties en poids d'une solution à 40 % en poids d'un copolymère de méthacrylate de méthyle et de méthacrylate de butyle (produit Paraloid B66 de Rohm et Haas) dans de l'acétate de l'éther monoéthylique d'éthylene-glycol, et 10 parties en poids d'une solution de copolymère de méthacrylate de méthyle (40 % en poids de Paraloid B82 de Rohm et Haas dans de l'acétate de l'éther monoéthylique d'éthylène-glycol), et on agite le mélange jusqu'à homogénéité. Avec l'encre noire ainsi obtenue on imprime des lettres sur des feuilles en polyéthylène à haute densité de 150 microns d'épaisseur, par sériaraphie avec un écran à mailles de 65 microns d'ouverture, et on seche sur un séchoir à bande pendant 30 secondes à 600C. On prépare un adhésif de la manière suivante On agite un mélange des matières ci-dessous dans les proportions pondérales indiquées Silice de pyrogénation (Aerosil R972 de Degussa) 8 parties Solvant d'hydrocarbures aliphatiques (Exsol 145/160 ............................ d'Esso) . 48 parties Solution de polyisobutylène (Oppanol B10 à bas poids moléculaire de BASF, solution à 30 % en poids de matière solide dans l'Exsol 145/160)... 7,7 Solution de polyisobutylène (Oppanol B50 à haut poids moléculaire de BASF, solution à 20 % en poids dans l'Exsol 145/160).. 20 Polybutène (Hyvis 10 à bas poids moléculaire de B.P. Chemicals 13 8 n 13,8 Ce dernier ingrédient est ajouté aux autres tout en agitant, entre 50 et 60C. On ajoute ensuite 99 parties en poids d'une solution à 10 z en poids d'une cire de polyéthylène du type ACP6 de Allied Chemicals Limited, le solvant étant l'Exsol 145/160. On ajoute finalement une solution fondue à 50 z en poids d'un amide gras (Oleamide, Crodamide O de Croda Chemicals) dans de l'Exsol 145/160 et on continue d'agiter pour obtenir un adhésif homogène. On applique cet adhésif par impression à l'écran de 65 microns d'ouverture de maille sur toute la surface des feuilles de polyéthylène préalablement imprimées, et on sèche la couche d'adhésif en faisant passer les feuilles dans un séchoir à bande pendant 30 secondes à 650C. On protège les feuilles de transfert ainsi obtenues en interposant des feuilles de papier de parchemin végétal siliconées. Avec ces matières de transfert produites de la manière usuelle on forme un mot avec les lettres sur une pellicule en téréphtalate de polyéthylène de 50 microns d'épaisseur (Melinex de I.C.I.), et on fait passer cette pellicule portant les lettres, celles-ci étant en contact avec une feuille en polyméthacrylate de méthyle de 2 mm (Plexiglas de Rohm & Haas), entre des rouleaux de pincement chauffés à 1700C à la vitesse de 4 mètres/minute. On sépare alors la feuille de téréphtalate de polyéthylène de la feuille de polyméthacrylate de méthyle, ce qui laisse les lettres adhérant solidement à la surface de cette dernière feuille à travers laquelle elles sont regardées. Sur le côté de la feuille portant les lettres on pulvérise ensuite une peinture, ce qui donne un article dont les lettres noires se détachent nettement sur le fond de peinture coloré, et qui présente un agréable aspect d'ensemble. Exemple 2 On mélange les matières suivantes dans les proportions pondérales indiquées Bioxyde de titane de la forme rutile (qualité R-HD3 de British Titan Products) 29 parties Mélange de copolymères de l'exemple ........... 43 " Silice de pyrogénation (Aerosil 300 de Degussa > 0,2 Acétate de l'éther monoéthylique de l'éthylène-glycol 7,8 On disperse ce mélange sur un broyeur à trois cylindres jusqu'à un degré de finesse Hegman 7 puis on lui ajoute 10 parties en poids de la solution de l'exemple 1 du copolymère de méthacrylate de méthyle et de méthacrylate de butyle, ainsi que 10 parties en poids de la solution de l'exemple 1 du copolymère de méthacrylate de méthyle. On prépare ensuite des matieres de transfert à sec en imprimant cette encre comme dans l'exemple 1 sur des feuilles en polyéthylène à haute densité de 150 microns d'épaisseur, puis on les sèche et on les recouvre de l'adhésif exactement de la même manière que dans l'exemple 1. Avec ces feuilles on forme des mots de la manière usuelle en transférant les lettres individuelles sur des feuilles en téréphtalate de polyéthylène de 50 microns, puis on fait passer la feuille portant les mots, conjointement avec une feuille transparente en chlorure de polyvinyle de 1 mm d'épaisseur, entre des rouleaux de pincement chauffes à 1200C, à la vitesse de 4 mètres/minute. Après ce passage, on peut séparer la feuille de téréphtalate de polyéthylène, ce qui laisse les lettres blanches qui adhèrent à la feuille de PVC. Sur le côté de cette feuille portant les lettres, on pulvérise un vernis cellulosique noir que l'on sèche ensuite à l'air, ce qui donne un article ayant un aspect agréable. On peut associer une plus grande vitesse de passage dans l'étranglement entre les rouleaux à une température plus élevée, par exemple opérer à 1600C avec une vitesse de passage de 9 mètres/minute, mais si l'on opère à de faibles vitesses à des températures élevées, la feuille de PVC a tendance à se déformer. Exemple 3 Avec l'encre noire de l'exemple 1 on imprime des marques sur des feuilles en polyéthylène à haute densité de 100 microns au moyen d'un écran à mailles de 250 microns d'ouverture. Ces marques imprimées sont surimprimées en registre avec une pellicule véhicule incolore ayant la composition suivante : Silice de pyrogénation (Aerosil 130V de Degussa) .......................... 2,8 parties Plastifiant polymère (Uralac 923/68 de Synthetic Resins Ltd)................ Ltd) 30 Sextol phtalate (plastifiant monanre) (Hc'qflex SP de Laporte)3,7 3,7 Acétate de l'éther monoéthylique de l'éthylène-glycol ..................99,5 99,5 n Nitrate de cellulose (DHX 3/5 à 33 % dans du butanol.........................63,9 " Après chaque impression, les feuilles sont séchées sur bande mobile pendant 40 secondes à 850C. Elles sont ensuite sur imprimées sur la totalité de la surface avec un adhésif de formule suivante Silice de pyrogénation (Aerosil 300 de Degussa) 8,8 parties Solvant d'hydrocarbures aliphatiques (ECS 2033 d'Esso) 76,9 Ether monoéthylique de l'éthylène-glycol 26,0 Xylène 10,3 Ether polyvinyl éthylique de Union Carbide) 16,0 Ether polyvinylique ( haute viscosité, de Union Carbide) 2,0 Résine polyterpénique (A125 de R.H. Cole Co.) 3,2 Cet adhésif est imprimé à travers un écran à mailles de 150 microns d'ouverture puis il est séché par passage des matières de transfert dans un séchoir à bande, pendant 40 secondes à 850C. Avec la matière de ransfert ainsi obtenue on forme des mots sur des feuilles en téréphtalate de polyéthylène de 50 microns d'épaisseur (produit Melinex Grade S de I.C.I.), et l'inscription ainsi formée est mise en contact avec des feuilles de polyméthacrylate de méthyle de 2 mm d'épaisseur. On fait ensuite passer l'ensemble de la feuille de polyméthacrylate de méthyle et de la feuille de téréphtalate de polyéthylène portant les lettres entre des rouleaux de pincement chauffés à 1800C, avec un temps de passage de 2 secondes On peut alors séparer la feuille en téréphtalate de polyéthylène, ce qui laisse les lettres qui adhèrent solidement à la feuille de polyméthacrylate de méthyle. Pour faire apparaitre les lettres, on peut par exemple pulvériser une peinture sur le dos de la feuille en polyméthacrylate de méthyle, ou bien appliquer sur ce dos un revetement approprié. La matière de cet exemple a été utilisée avec au dos un revetement d'une matière réflectorisante (par exemple le produit Scotchlite de 3M Company) pour former une plaque d'immatriculation de véhicule, qui est d'un aspect très agréable et très visible. Exemple 4 On recommence l'exemple 1 mais en utilisant des encres blanche et noire qui sont préparées comme suit On commence par préparer un milieu de base en mélangeant les matières suivantes Polyméthacrylate de méthyle (Plexigum P 24 de Cornelius Chemical Co.) 90 parties Acétate de l'éther monoéthylique de l'éthylène-glycol 110 Acétate de l'éther monobutylique du diéthylène-glycol 5 n Fraction d'hydrocarbures aromatiques passant entre 168 et 2000C (Aromasol H.DE I.C.I.) 10 Avec ce milieu de base, on prépare des encres de composition suivante Milieu de base ........................... 215 parties Butyl phtallyl butyl glycolate (Reomol 4PG. de CIBA-GEIGY) 9 Cire d'amide (cire Dehysol > 2,6 Bioxyde de titane (Rutile qualité RH472-de Laporte)............................................ 68 " ou de Laporte) 68 Noir de carbone (Elftex 150 de Cabot) 14 Pour préparer les encres, on met les ingrédients dans un récipient approprié, on commence par mélanger avec un couteau à palette puis on broie sur un broyeur à trois cylindres au degré de finesse Hegman 7. Avec ces encres on fabrique des feuilles de marquage par transfert à sec, de la manière précédemment décrite, feuilles avec lesquelles on peut former des signes et des plaques minéralogiques. On obtient egalement de bons résultats. Exemple 5 On recommence l'exemple 1 en utilisant des encres noire et blanche de composition suivante, et un adhésif tel que ci-dessous ENCRE BLANCHE Nitrate de cellulose (mouillé de n-butanol à 33 % dans de l'acétate de l'éther monoéthylique d'éthylène-glycol) 48,3 Plastifiant polymère (Paraplex G25 de Rohm & Haas) 14,0 Bioxyde de titane 30,0 Ether monoéthylique de l'éthylène-glycol (oxitol) 7,7 Cette encre est broyée sur un broyeur à trois cylindres à la finesse Hegman 7 et la viscosité finale est réglée pour l'impression avec de l'acétate d'oxitol. ENCRE NOIRE Nitrate de cellulose (mouillé de n-butanol à 33 % dans l'acétate de l'éther monoéthylique d'éthylène-glycol) 62,5 Plastifiant polymère (Paraplex G25 de Rohm & Haas) 16,5 Noir de carbone ....................................................................7,5 Ether monoéthylique de l'éthylène-glycol............................... 9,5 Cire Dehysol (de Henkel & Cie GmbH) ) agents d'é- 2,0 Modaflow (de Monsanto Chemicals Ltd) ) coulement 2,0. Cette encre est broyée à la finesse Hegman 7 sur un broyeur à trois cylindres et la viscosité finale est réglée pour l'impression avec l'acétate d'oxitol. (voir page suivante) ADHESIF Silice de pyrogénation (Aerosil R972 de Degussa) 4,0 Solvant d'hydrocarbures aliphatiques (Exsol 145/160 d'Esso) - 17,2 Oléamide (Crodamide "O de Croda Chemicals Limited)... 10,12 Solution de polyisobutylène (Oppanol B10 à bas poids moléculaire de BASF, 50 % en poids dans 1'Exsol 145/160) 2,33 Solution de polyisobutylène (Oppanol B50 à haut poids moléculaire de BASF, 20 % en poids dans l1Exsol 145/160) 10,00 Polybutène (Hyvis 30 à poids moléculaire moyen de B.P. Chemicals Ltd.)..................................... 6,89 Solution de cire de polyéthylène (type ACP6 de Chemicals Ltd., 10 z en poids dispersés dans l'Exsol 145/160) 49,46 Les résultats obtenus sont tout aussi satisfaisants. REVENDICATIONS 1 - Matière de transfert comprenant une feuille véhicule transparente ou translucide portant sur une face des marques transférables, chaque marque portant, sur sa face opposée à la feuille, un adhésif pouvant faire adhérer la marque à un substrat voulu, matière caractérisée en ce que les marques sont constituées d'une composition que l'on peut, sous l'action de la chaleur et de la pression, faire adhérer à la surface d'une feuille rigide de polychlorure de vinyle, de triacétate de cellulose ou de polyméthacrylate de méthyle, sans déformation plastique et plus fortement que l'adhésif adhère au substrat. 2 - Matière de transfert selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'adhésif est un adhésif peu collant, adhérant par pression. 3 - Matière de transfert selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que les marques sont formées avec une encre d'impression à base de nitrocellulose comprenant une base de nitrocellulose, un plastifiant à haut poids moléculaire et un colorant et/ou un pigment stable à chaud. 4 - Matière de transfert selon la revendication 3, caractérisée en ce que le plastifiant à haut poids moléculaire est un plastifiant de polyester non modifié ayant une masse moléculaire de 8.000 à 50.000, déterminée par chromatographie. 5 - Matière de transfert selon la revendication 3 ou 4, caractérisée en ce que le plastifiant à haut poids moléculaire est un produit de condensation d'un diacide en C6 à C10 dans une chaîne hydrocarbonée avec un polyalcool. 6 - Matière de transfert selon la revendication 3 ou 4, caractérisée en ce que le plastifiant à haut poids moléculaire est un produit de condensation de l'acide sébacique et/ou adipique et/ou azélalque avec le glycérol. 7 - Matière de transfert selon l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisée en ce que la proportion du plastifiant à haut poids moléculaire est de 60 à 120 part les en poids pour 100 parties en poids de nitrate de cellulose. 8 - Matière de transfert selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que les marques sont à base d'une composition polymère thermoplastique ou thermodurcissable, souple et filmogène, dont le polymère thermoplastique ou thermodurcissable passe de l'état d'une pellicule souple à l'état d'un adhésif collant à des températures comprises entre 80 et 1800C, et contenant un pigment où un colorant stable à la chaleur. 9 - Matière de transfert selon la revendication 8, caractérisée en ce que les marques sont à base d'une matière polymère acrylique thermoplastique. 10 - Matière de transfert selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que les marques adhèrent sous l'action de la chaleur et de la pression aux feuilles rigides de chlorure de polyvinyle, de triacétate de cellulose et de polyméthacrylate de méthyle dans les conditions spécifiées à la section 9.7 de 1'ASTM D-2571, mais avec une période de 2 heures au lieu de la période spécifiée de 30 minutes.