On sait que dans les différents procédés de soudure à l arc il arrive que la conception du joint entre les deux pièces G assembler ménage un espace libre à travers lequel le bain de soudure risque de s'échapper. C'est notamment le cas lors du soudage bord a bord ou à francs bords de deux pièces métalliques avec pénétration totale du cordon en tous les points de la ligne d'assemblage. On a donc recours à des supports de soudure disposés au-dessous du joint de façon à retenir le bain de métal fondu. Différents types de supports ont été proposés en pratique ; il peut en particulier stagir de lattes de cuivre maintenues fixes, de sabots en cuivre prévus glissants, de gouttières ou profilés remplis d'un lit de poudre, d'un ruban adhésif revêtu de fibres de verre ou d'amiante, d'une longueur de matière céramique, etc... Toutefois les supporconnus présentent l'inconvénient soit être de mise en oeuvre pratique difficile avant l'opération de soudage, soit de présenter une résistance à la chaleur trop réduite eu égard aux températures développées. Les perfectionnements qui font l'objet de la présente invention visent à remédier aux inconvénients précités et à permettre la réalisation d'un support de soudure qui soit susceptible de répondre particulièrement bien aux divers desiderata de la pratique. Le support suivant l'invention est principalement remarquable en ce qu'il comprend un ruban adhésif malléable dont la partie centrale est revêtue d'une série d'éléments en matériau réfractaire. Le ruban adhésif comprend une couche de colle appliquée sur une âme constituée soit en métal mince, avantageusement en aluminium soit en fibres minérales ou végétales assemblées par tissage ou autre procédé usuel. Les éléments réfractaires sont susceptibles d'entre réalisés sous forme de plaquettes relativement minces, éventuellement creusées d'une gorge longitudinale propre à déterminer la formation d'un cordon en relief sur la face des pièces soudées opposée à celle qui reçoit l'action de l'arc ; cette gorge ou pression peut renfermer un flux métallurgique améliorant par sa présence la qualité de la soudure. Pour les éléments réfractaires on peut avoir également recours à des corps prismatiques établis au profil du chanfrein ménagé-dans le jvxnt de soudure entre les pièces à assembler.Dans tous les cas il est indispensable que ces plaquettes ou corps prismatiques présentent une longueur réduite (par exemple de tordre de 5 à 25 mm) de façon à permettre l'application du support de sou dure sur des pièces a profil concave ou convexe ar ailleurs il faut que ces éléments soient réalisés en un matériau réfractaire de nature non-hydrophile (alumine, state5 etc...) en vue de ne pas absorber d'humidité au contact de l'air la présence d'humidité risquant de compromettre la soudabilité opératoire (création de soufflures) ou la soudabilité constructive (dissolution d'hydrogène dans le bain de fusion). Le dessin annexé, donné à titre d'exent > le, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer. Fig. 1 est une vue en perspective d'un support de soudure suivant l'invention. Fig. 2 montre le support suivant fig. 1 fixé contre deux pièces a assembler par soudage. Fig. 3 à 8 illustrent une série de variantes de mise en oeuvre de l'invention. Le support de soudure représenté en fig. 1 comprend essentiel lement un ruban adhésif 1 et une série de plaquettes réfractaires 2. On supposera que le ruban 1 est constitué par une feuille dalu- minium dont l'une des faces est recouverte d'un adhésif approprié. Les plaquettes 2, de longueur réduite, sont en un matériau réfrac taire non-hydrophyle et sont disposées côte à côte dans la partie cen trale du ruban 1, leur fixation en place étant assurée par l'adhésif précité. Les deux parties longitudinales du ruban i situées de part et d'autre des plaquettes 2 sont avantageusement revêtues, jusqu:au moment de l'emploi du support, par des caches usuels en paRler si- liconé ou analogue. En fig. 2 on a supposé que ce support 1 et 2 était employé pour l'assemblage par soudure de deux pièces métalliques 3 et 4. Le support suivant l'invention est disposé sous les pièces précitées de façon à ce que la partie centrale des plaquettes 2 se trouve si tuée en vis-à-vis de l'espace libre ou joint 5 ménagé entre ces pièces ; la fixation du support est assurée par collage du ruban 1 contre la face inférieure des pièces 3 et 4. On conçoit qu'un tel support est de mise en oeuvre particuliè rement pratique par suite de sa fixation en place par simple pres sion. Le fractionnement de la partie centrale constituée par les plaquettes réfractaires 2 permet l'application du support contre des pièces présentant un profil concave ou convexe. La résistance à la température est assurée dans de très bonnes conditions du fait de la nature réfractaire des plaquettes 2. Comme illustré en fig. 3, on peut avantageusement faire comporter à chacune des plaquettes 2 une gorge ou dépression longitudina- le 2a qui, une fois le support 1-2 fixé sur les pièces 3 et 4, se trouve orientée en vis-à-vis du joint 5, corm.e montré en fi. 4. Cette dépression 2a constitue une sorte de gouttière de retenue qui détermine la formation d'un cordon de pénétration 6 (fis. 5) > lequel garantit la fusion totale des bords des pièces 3 et 4 tout en engendrant une surépaisseur de métal. Il va de soi que la dépres-- sion 2a des plaquettes 2 peut recevoir une masse 7 (fig. 6) d'un flux solide propre à éviter l'oxydation du cordon 6 lors du soudage, à apporter certains éléments métallurgiques favorisant la soudure, ou à améliorer l'aspect du cordon de pénétration par la formation d'un laitier. Comme indiqué au début des présentes, en certains cas les plaquettes 3 peuvent être remplacées par des corps prismatiques 8 (fig. 7) ; toujours en matériau réfractaire. Un tel support 1-8 permet notamment de réaliser l'assemblage par soudage de pièces 9 et 10 (fig. 8) à bords chanfreinés ; on comprend en effet que ces corps 8 sont susceptibles d'être engagés à l'intérieur d'un petit chanfrein inférieur 11 de manière à obturer le chanfrein supérieur 12 qui assure alors un soudage efficace. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullet le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. R E V E N D I C A T I O N S 1. Support de soudure pour la retenue du bain de fusion desti- né au soudage de deux pièces, caractérisé en ce qu:il cor rend u ruban adhésif (1) en un matériau malléable résistant a la c sieur et une série d'éléments réfractaires (2, 8) fixs dans la art centrale dudit ruban. 2. Support suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le ruban est en aluminium. 3. Support suivant la revendication 1, caractérisé en ce auê le ruban est formé par l'assemblage de fibres minérales ou vu ta les. 4. Support suivant l'une quelconque des revendicatnons 1 a 3, caractérisé en ce que les éléments réfractaires présentent une lor- tueur réduite, comprise en 5 et 25 mm. 5. Support suivant l'une quelconque des revendications qui précèdent, caractérisé en ce que les éléments réfractaires sont constitués par des plaquettes (2) d'épaisseur réauite. 6. Support suivant la revendication 5, caractérisé en ce que chaque plaquette comporte sur sa face libre une gorge ou d pression longitudinale (2a). 7. Support suivant la revendication 6, caractérisé en ce que la gorge ou dépression renferme une nasse (7) d'un flux rrÇtalluri que. 8. Support suivant l'une quelconque des revendicat5ons 1 à caractérisé en ce que les éléments réfractaires sont constitués par des corps prismatiques (8) dont le profil en section corres-onc celui du cnanfrein (11) ménagé dans la partie inférieure de pièces à assembler.