La présente invention est relative à une machine portative pour le polissage de petites pieces. L'opération de polissage de pièces mécaniques de diverses dimensions est effectuée en usine et lorsque les pièces polies ont à nouveau besoin d'être polies au bout d'un certain temps de travail, elles doivent retourner à l'usine. On ne peut cependant pas envisager toujours de faire retourner à l'usine certaines pièces polies et, par suite, d'interrompre le fonctionnement de la machine ou de l'installation dans lesquelles les pièces polies sont montées. L'un de ces cas est celui des compteurs électriques ou électroniques à connexions de fibres optiques qui, de façon notoire, présentent deux surfaces placées face à face et qui, pour réaliser une connexion électrique sûre, doivent être parfaitement planes et exemptes d'aspérités exigeant un finissage par polissage.Quand ces surfaces perdent la planéité et le poli désirés, ce qui réduit la surface de contact, il est nécessaire de les soumettre à un nouveau polissage et, étant donné que ces compteurs sont généralement des parties vitales au fonctionnement de nombreux appareillages, on ne peut pas songer à les envoyer à l'usine. Ainsi, dans ces cas, l'opérateur doit reconstituer la planéité et le poli perdus au moyen d'outils de fortune, disponibles sur place, mais qui ne garantissent pas de bons résultats. La machine à polir selon l'invention fournit le moyen d'effectuer le polissage de petites surfaces de la façon la plus correcte et à l'endroit même ot. la pièce est en service ; il s'agit d'une machine peu encombrante, portative et qui peut fonctionner avec un petit moteur électrique alimenté par des batteries incorporées à la machine elle-même. En cas d'urgence, on peut faire fonctionner aussi la machine manuellement et en tout cas, elle peut être utilisée par un personnel non spécialisé dans l'usage de machines-outils et ayant reçu les instructions simples pour l'emploi de cette machine. La machine à polir selon l'invention (appelée simplement "polisseuse" ci-apres) permet de communiquer à la pièce à polir un mouvement sensiblement lineaire alterné ou de va-et-vient audessus du disque polisseur qui, à son tour, exécute simultanément un mouvement circulaire de révolution et un mouvement de rotation, la combinaison de ces mouvements assurant l'efficacité maximale de l'action de polissage. La polisseuse est montée dans une boite qui est aussi munie d'une surface d'appui et éventuellement d'une pince pour la fixation a un corps fixe pendant le fonctionnement. Si l'on considère la polisseuse appuyée ou fixée à un plan horizontal dans la position de travail, elle comprend essentiellement : un premier arbre vertical creux qui peut être mis en rotation autour de son axe vertical par un petit moteur approprié ou manuellement ; une cavité cylindrique prévue à l'intérieur du premier arbre et dont l'axe vertical longitudinal est excentrique relativement à l'axe vertical longitudinal du premier arbre ; un deuxième arbre cylindrique monté fou à l'intérieur de la cavité précitée et dépassant celle-ci dans le haut pour porter une première roue dentée et, à son extrémité supérieure, pour porter un plateau sur lequel se monte le disque polisseur ; une couronne à denture intérieure concentrique à l'axe vertical du premier arbre ; une deuxième roue dentée satellite située dans le même plan que la première roue dentée et la couronne à denture intérieure, engrenant avec celles-ci et montée folle sur le plateau ; un troisième arbre vertical qui reçoit du premier arbre vertical un mouvement de "rotation alternée l'amplitude voulue, déphasé relativement a la rotation du premier arbre et transmis a un bras horizontal sur l'extrémité libre duquel est fixée par un organe de serrage approprié la pièce à polir qui se place au-dessus du disque polisseur. Ainsi, a la surface à polir est communiqué un mouvement linéaire alterné ou de va-et-vient tel que pendant le fonctionnement de la machine, la pièce parcoure en direction sensiblement radiale toute la couronne circulaire du di#sque polisseur en étant poussée sur celui-ci avec la pression voulue grâce à un organe -approprié de réglage de pression. Pour mieux faire comprendre l'invention, on décrira uniquement a titre d'exemple non limitatif un mode d'exécution représenté par les dessins annexés sur lesquels La figure 1 est une vue schématique verticale de la polisseuse, partiellement en coupe ; La figure 2 est une vue schématique en plan du système d'engrenages qui confère les mouvements de travail au plateau sur lequel se montent les disques polisseurs ; La figure 3 est une vue schématique en plan du bras qui porte une pièce à polar disposée sur un disque polisseur. On imaginera inantenant la polisseuse posée sur un plan horizontal. La caisse C de a polisseuse est munie dans le bas d'une surface horizontale 30 qui joue le rôle de surface d'appui. La polisseuse peut se fixe. sur le plan d'appui au moyen d'une ou plusieurs pinces (non indiquées). Un petit moteur électrique 1, fixé à l'intérieur de la caisse C et alimente par ces batteries (non indiquées) logées a l'intérieur de la caisse C, transmet par son pignon 2 le mouvement de rotation à la denture 4 de la roue dentée 3 ; sur la roue 3 est aussi formée une derture conique 5 qui peut engrener avec la roue dentée 6 que l'on peut déplacer manuellement lorsqu'on fait tourner arbre 7 avec la manivelle 8. h la roue dentée 3 est relié solidairement et co xialement un premier arbre vertical 9 contenant une cavité cylindrique dont l'axe vertical A'-A' est excentrique relativement à l'axe A-A de la roue dentée 3 et de l'arbre 9.Dans la cavité cylindrique est logé fou un deuxième arbre 10 qui dépasse de 1 arbre 9 dans le haut et sur lequel sont fixés une première roue do;tee 11 concentrique à l'axe A'-A' et, au-dessus de la roue 11, e plateau 14 sur lequel se monte le disque polisseur 15. Dans .e même plan que la roue dentée 11 est prévue, coaxialement à l'axe A-A, une couronne 13 à denture intérieure, solidaire de la c-isse C, tandis qu'une deuxième roue dentée satellite 12, montée folle sur le plateau 14 par le tourillon P, engrène simultanément avec la roue dentée 11 et avec la couronne à denture intérieure 13. On voit clairement le fonctionnement de la partie de polisseuse décrite plus n.ut : quand l'arbre 9, entraîné par le moteur électrique 1 ou Fa la roue à main 6, tourne autour de l'axe A-A, l'arbre 10 pte;*d deux mouvements, l'un de révolution autour de l'axe A-A avec un rayon égal à l'excentricité de l'axe A'-A' relativement à A-A, l'autre de rotation autour de son propre axe A'-A'. L'arbre 9 tourna en étant appuyé le long d'un secteur circulaire horizontal 24 vur le roulement 25 et est maintenu aligné par l'autre roulement 26. L'arbre 10 s'appuie sur le roulement porteur et de buté @@, tandis qu'à l'extreriité inferieure, il porte dans une gorge periphdrique une couronne de billes 27 qui tournent sur la surface de la cavité cylindrique. Au petit arbre 29 solidaire de l'arbre 9 et coaxial a celui-ci est fixée une roue dentée 18 engrenant avec une roue dentée 18' qui a un nombre de dents différent de la roue 18 ; à la roue 18' est articulée une manivelle 19 articulée par son autre extrémité a une bielle 20 solidaire de l'arbre 21. Par cet ensemble mécanique, l'arbre 21 et donc la pièce 16 reçoivent un-mouvement rotatif alterné d'amplitude voulue, déphasé relativement à la rotation de l'arbre 9 et donc du plateau 14 et du disque polisseur 15. Le bras 23 est rendu solidaire de l'arbre 21 étant donné que pendant le fonctionnement de la polisseuse, le tourillon 32 qui peut coulisser dans le manchon 31 se trouve dans l'encoche 33 de l'arbre 21 ; en vissant le chapeau 34, on comprime le ressort à boudin 35 qui, par l'intermédiaire de la rondelle 36, pousse sur l'extrémité supérieure du manchon 31 du bras 23. Si l'on veut rendre le bras 23 indépendant de l'arbre 21, on tire vers l'extérieur le tourillon 32 qui se libère de l'encoche 33 et on soulève le manchon 31 jusqu'a ce que le tourillon se trouve dans la zone annulaire 37. Le tourillon 32 est maintenu à l'intérieur de l'encoche 33 par l'action du ressort 38. L'arbre 21 est logé dans un siège cylindrique de la caisse C et s'appuie sur celle-ci grâce a la saillie annulaire 22 de l'arbre 21 lui-même. En outre, l'anneau 22', fixé par une goupille dans la partie inférieure de l'arbre 21, empêche ce dernier de se soulever. il est évident que le plateau 14 est construit de manière a permettre d'y monter des disques polisseurs 15 de dimensions et de caractéristiques diverses et que l'organe porte-pièces 17 aura la possibilité de serrer des pièces de dimensions variables. REVENDICATIONS 1. Machine portative à polir des pièces de petites dimensions, caractérisée par le fait qu'elle peut fonctionner avec un petit moteur approprié incorporé à la machine, que pendant le fonctionnement sont communiques sumultanement, au plateau qui porte le disque polisseur, un mouvement de révolution autour d'un axe fixe et un mouvement de rotation autour de son propre axe, excentrique relativement à l'axe fixe, ces deux mouvements étant communiqués par un système mécanique constitué par un premier arbre vertical mis en rotation par un pignon du petit moteur, engrenant avec une roue dentée du premier arbre vertical susdit, par un deuxième arbre cylindrique logé fou a l'intérieur d'une cavité cylindrique verticale correspondante pratiquée dans le premier arbre vertical, l'axe de la cavité cylindrique étant excentrique relativement à l'axe du premier arbre, par une première roue dentée cylindrique fixée sur la partie du deuxième arbre qui dépasse de la cavité cylindrique du premier arbre par le haut, par une couronne a denture intérieure cylindrique située dans le même plan que le premier arbre vertical et concentrique à celui-ci, par une deuxième roue dentée satellite montée folle sous le plateau fixe à l'extrémité supérieure du deuxième arbre et engrenant simul tanément avec la première roue dentée et avec la couronne a denture intérieure, qu'à la pièce à polir est communiqué, pendant le fonctionnement, un mouvement rotatif alterné, déphasé relativement à la rotation du disque polisseur et parallèle au plan de rotation du disque polisseur, de sorte que la pièce à polir se déplace d'une extrémité à l'autre de la couronne circulaire du disque polisseur, ce mouvement alterné de la pièce à polir étant transmis par un bras porte-piece portant à une extrémité libre un organe de serrage de la pièce a polir et solidaire a l'autre extrémité d'un troisième arbre vertical relie à son tour au premier arbre vertical par un système mécanique conçu pour imprimer au troisième arbre vertical le mouvement rotatif alterné et déphasé susdit, avec l'ampleur voulue, ce qui fait que le travail de polissage est exécuté par les divers mouvements relatifs susdits entre le disque polisseur et la pièce à polir. 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'au lieu d'utiliser le moteur, on peut la faire fonctionner en tournant manuellement une manivelle. 3. Machine selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que le moteur peut être de n'importe quel type et alimenté par n'importe quelle source d'énergie, y compris par des piles ou des batteries électriques. 4. Machine selon l'une quelconque des revendications de 1 à 3, caractérisée par le fait que près de l'extrémité inférieure du premier arbre vertical est fixée une roue a deux dentures comportant une denture cylindrique engrenant avec le pignon du moteur et une denture conique avec laquelle peut engrener la roue dentée conique mobile à l'aide de la manivelle, après suppression de la liaison avec le moteur. 5. Machine selon l'une quelconque des revendications 1 a 4, caractérisee par le fait qu'elle est munie d'un organe de réglage de la pression de la pièce a polir sur le disque polisseur, constitué par un chapeau qui, lorsqu'on le visse ou lorsqu'on le dévisse le long d'un filetage du bout du troisième arbre vertical, fait augmenter ou diminuer la pression d'un ressort a boudin, logé dans le chapeau, contre l'arbre portepièce.