La présente invention concerne une fixation de sécurité pour ski, des tinée à maintenir l'une des extrémités de la chaussure sur un ski. La présente invention se propose de perfectionner les fixations du type dans lequel la ou les mâchoires sont sollicitées dans une position centrée de retenue de la chaussure par un système élastique. Une fixation de ce type a déjà fait l'objet de la demande de brevet n" 78.35680. Dans cette demande, la mâchoire comprend deux ailes, mais la fixation selon l'invention peut tout aussi bien comprendre une mâchoire ou un serre-semelle monobloc. Dans le cas des fixations du type cité précédemment, il arrive que la semelle de la chaussure se trouve pressée par le serre-semelle contre le ski, soit dans le cas d'un mauvais réglage en hauteur de la machoire ou du serre-semelle, soit dans le cas d'une cale de neige située sous la semelle et dans ces conditions, il y a des frottements importants entre le serre-semelle de la mâchoire et le rebord supérieur de la semelle.Ces frottements contrarient le fonctionnement de la fixation en freinant le pivotement de la chaussure et les efforts de déclenchement sont donc augmentés. On comprend aisément que dans de telles conditions, la sécurité du skieur est fortement compromise. D'autre part, ces frottements parasites existent aussi lors de la pratique du ski, notamment lorsque le skieur porte son poids en arrière et que la jante se trouve être en flexion arrière. La présente invention a pour but dseviter les inconvénients précités et propose une fixation de sécurité pour ski comprenant une mâchoire (15) avec un serre-semelle (39) articulé sur un corps C1) autour d'un axe (19) sensiblement perpendiculaire et sollicité en position centrée par un systeme élastique denergisation (6,7), ledit axe (19) étant retenu contre le soulevement dans une chape (14), caractérisée par le fait que la partie supérieure de l'axe (19) est disposée dans la chape (14) dans un trou oblong (23) s'étendant vers l'avant pour permettre le basculement du serre-semelle contre l'action du système élastique d'énergisation. On décrira à présent à titre d'exemples non limitatifs, des formes de réalisation de l'invention en référence aux dessins annexés dans lesquels La figure I est une vue latérale en coupe longitudinale. La figure 2 est une vue en coupe de la figure 1 selon un plan parallele au ski et passant par l'axe du ressort. La figure 3 est une vue de dessus de la figure 2. La figure 4 est une vue extérieure laterale lors dlun basculement vers l'avant de la mâchoire. La figure 5 est une vue éclatee en perspective. La figure 6 est une vue éclatée en perspective montrant certains détails de la figure 5. La figure 7 est une variante représentée partiellement en perspective. La figure 8 est une vue de dessus partielle et schématique de la réalisation de la figure 7. La figure 9 représente en perspective un autre exemple de système élastique d'énergisation. La figure 10 est une vue de dessus partielle et schématique d'une variante. La figure 11 est une vue en perspective d'une variante du système d'énergisation. Les figures 12 et 13 sont des vues de dessus montrant le fonctionnement d'une telle variante. La figure 14 représente en perspective une autre forme de réalisation de la mâchoire. Corne on le voit plus particulièrement dans les figures 1 à 5, le corps 1 de fixation est solidaire d'une plaque de base 2, fixée au ski 3 par des vis 4. Le corps 1 de la fixation présente un évidement longitudinal 5 dans lequel coulisse un piston 6. Ledit piston est sollicité par un ressort 7 prenant par ailleurs appui sur un écrou d'appui 8. Le piston et le ressort constituent un système élastique. Afin de régler la pression du ressort, l'écrou d'appui 8 est vissé sur la vis de réglage 9 dont la collerette 10 est en appui au fond du corps 11 et dont la tête 12 passe dans un trou 13 pratiqué au fond du corps. La partie du corps 1 opposée à la vis 9 comprend une chape 14 dans laquelle est montée de façon pivotante, la mâchoire de maintien 15.Ladite chape 14 est réalisée d'une part par le prolongement 17 de la plaque de base et d'autre part, par le prolongement 18 de la partie supérieure du corps 1. La mâchoire 15 est constituée avantageusement par deux ailes 16 et 160 articulées indépendamnent dans la chape autour d'un axe géométrique de rotation 19. Dans la réalisation représentée, les deux ailes de retenue latérale sont articulées autour d'un même axe 19, mais il pourrait en être autrement : chaque aile pourrait par exemple (comme cela est prévu à la figure 10) être articulée autour d'un axe différent, ces axes étant disposés de pait et d'autre du plan vertical de symétrie. Ltaxe de rotation 19 est matérialisé par ane vis 20 servant aussi pour régler en hauteur la mâchoire 15. Pour ce faire, la vis 20 est maintenue dans la chape 14 grâce à ses deux parties cylindriques 21 et 22.La partie 21 coopérant avec le trou 23 du prolongement 18 du corps et la partie 22 coopérant avec une douille 24 munie d'une collerette 241 et prenant place dans un lamage 250 d'un trou 25 pratiqué dans le prolongement 17 de la plaque de base. La vis est ainsi mobile en rotation dans la chape et bloquée en translation par le rivetage 26 de la partie 22 de la vis dans la douille 24. Pour assurer le réglage en hauteur des deux ailes, la partie filetée 27a de la vis coopère avec la partie interne taraudée T d'une douille 27b engagée dans un trou 27c de l'aile 16 par exemple. Pour permettre son encliquetage par déformation élastique, la.douille 27b présente des fentes latérales 30. La retenue verticale de la douille par rapport à l'aile est réalisée grâce à la gorge circulaire 31 pratiquée dans la douille et dans laquelle est destinée à se loger la nervure 310 prévue dans le trou 27c de l'aile 16. Pour que ladite douille 27b soit bloquée en -rotation, on l'a munie de deux saillies 28 coopérant avec deux découpes en creux correspondantes 29, réalisées sur l'aile 16 et à la périphérie du trou 27c. L'aile 16 est montée en rotation sur la vis 20 par l'intermédiaire d'une chape désignée de façon générale en 31 et formee de deux oreilles 32, 33. L'oreille 32 supérieure est montée tournante autour de la partie filetée 27a de la vis par l'intermédiaire de la douille 27 tandis que l'oreille inférieure 33 est montée tournante sur la partie 34 de la vis 20. L'aile 160 est montée de façon tournante autour de la vis 20 grâce à sa chape 35 constituée de deux oreilles. L'oreille supérieure 36 prend place sous l'oreille 32 de l'aile 16 et tourne autour de la douille 27b tandis que l'oreille inférieure 37 de l'aile 160 prend place sous l'oreille 33 de l'aile 16 et pivote autour de la partie 34 de la vis 20. Lorsque lton veut régler en hauteur la mâchoire, il suffit de tourner la vis pour faire déplacer verticalement les deux ailes. L'oreille 36 de l'aile 160 étant logée sous l'oreille 32 et dans un logement 38 de l'autre aile, l'aile 160 se déplacera verticalement avec l'aile 16 et il y aura donc déplacement vertical de l'ensemble de la mâchoire. La mâchoire 15 assure le maintien latéral et vertical de la chaussure. Le maintien vertical de la chaussure est assuré de façon connue en soi par les rebords en saillie 39 situés dans la face interne des ailes. Le maintien latéral est assure contre l'action du système élastique par les faces 41 et 42. En effet, les deux ailes sont soumises à l'action du piston 6 sollicite lui-même par le ressort 7. Lors d'une sollicitation latérale, l'action de la chaussure sur l-aile se trouvant du côté de la sollicitation fera pivoter ladite aile et provoquera le recul du piston 6 contre l'action du ressort en libérant ainsi l'autre aile. L'action du système élastique slr les ailes se fait grâce à deux prolongements 43 et 44 du piston 6. Le prolongement 43 est en appui sur la paroi avant 45 de l'aile 160 et le prolongement 44 est en appui sur la paroi avant 46 de l'aile 16. La fixation donnée à titre d'exemple est une butée comportant trois zones d'appui pour la chaussure. Cela signifie que la chaussure est maintenue d'une part latéralement par les zones 41 et 42 des ailes latérales de la mâchoire, et que l'avant de la semelle est appliqué longitudinalement contre une zone d'appui axiale 52 de la fixation qui subit donc une partie de la poussée longitudinale due, notamment, au maintien longitudinal de la semelle par la talonnière. Dans le mode de réalisation, la zone d'appui 52 est aménagée sur une pièce d'appui 51 montée pivotante autour d'un axe. Dans l'exemple repré senté, l'axe de pivotement de la pièce 51 est avantageusement l'axe géométrique 19 qui est l'axe de la vis 20 et qui est donc commun avec l'axe de pivotement des deux ailes 15 et 16. Mais il pourrait en être autrement. La pièce d'appui 51 (de forme sensiblement triangulaire) comprend une face d'appui 52 sensiblement perpendiculaire au ski sur laquelle vient s'appuyer l'avant de la semelle de la chaussure. Dans sa partie avant, la pièce 51 comprend un trou 53 destine à s'engager sur la partie 34 de la vis de réglage 20. Le trou a une forme générale circulaire, mais présente trois faces planes 58, 59 et 60. Ces trois faces 58, 59 et 60 coopèrent avec trois faces planes correspondantes 61, 62 et 63, réalisées sur la partie 34 de la vis 20, ce qui donne une section sensiblement hexagonale pour le trou 53 et la partie 34. Le trou 53 est déformable élastiquement grâce à deux fentes 570 et 560 pratiquées dans la pièce 51 à partir du trou et en direction de la face 52 et à l'utilisation d'un matériau déformable élastiquement tel que du plastique pour constituer la pièce 51. De plus, la pièce d'appui 51 comprend deux parties ou saillies d'actionnement 54 et 55 ménagées sur les côtés latéraux du triangle formé par ladite pièce. En l'absence de chaussure, on constate que les ailes 16 et 160 sont en appui sur la piece d'appui 51 et la maintiennent. Ce maintien latéral est obtenu par coopération d'une partie 56 de l'aile 16 avec la saillie d'actionnement 55 et d'une partie 57 de l'aile 160 avec la saillie d'actionnement 54 de la pièce d'appui 51. Du fait de cette butée des ailes contre la pièce d'appui 51, les faces en regard 64-65 des deux ailes se trouvent lé- gèrement écartées line de l'autre. Selon t'invention, l'axe de pivotement 19 est disposé mobile vers l'avant dans un plan perpendiculaire et longitudinal de façon à ce que celui-ci bascule vers l'avant lors d'une sollicitation verticale due à la chaussure sur la mâchoire, ce mouvement se faisant contre l'action du système élastique d'énergisation. Pour ce faire, le trou 23 du prolongement 18 est un trou oblong s'étendant longitudinalement et la douille 24 est légè- rement conique. Avec une telle disposition, la vis est en position normale appliquée par le piston 6 contre la face arrière 230 du trou 23 et il y a un jeu 231 à l'avant permettant ainsi le basculement vers l'avant autour du point 0 selon F1 de la partie superieure de la vis 20.La mâchoire peut donc basculer élastiquement vers l'avant selon F1 contre l'action du piston 6 sollicité par le ressort 7 comme cela est représenté à la figure 4. Le basculement vers l'avant de la mâchoire se fait soit dans le cas d'un mauvais réglage en hauteur, soit dans le cas d'une cale de neige se trouvant sous la semelle, soit lors de la pratique du ski quand il y a sollicitation verticale vers le haut due à l'action Fv de la chaussure sur le serre-semelle de la mâchoire, comme cela est représenté à la figure 4. Pour que le basculement de la vis soit possible, la douille 24 comprend avantageusement une partie conique 240 et l'épaisseur de la collerette 241 est inférieure à la profondeur du lamage 250. On voit à la figure 4 que le basculement selon F1 se fait par rotation autour du point 0. les figures 7 et 8 montrent une variante dans laquelle la mâchoire i5 est monobloc et assure à la fois la retenue latérale et verticale de la chaussure. La mâchoire 15 pivote autour de l'axe 19 tantôt d'un côté, tantôt de l'autre, et peut pivoter vers l'avant selon F1 et comprend une face d'appui 450. La figure 9 représente un autre type de moyen élastique utilisable En effet, sans sortir du cadre de l'invention, on peut remplacer le piston coulissant 6 par une pièce de pression 106, articulee par rapport au support autour d'un axe horizontal 107. Cette pièce de pression 106 est sollicitée par le ressort 6 et pourrait comporter deux prolongements 143 et 144 identiques aux prolongements 43 et 44 du piston 6, la coopération avec la mâchoire se produisant comme précédemment. La figure 10 est une variante dans laquelle chacune des ailes comprend son propre axe de pivotement 19, et chacun des axes est logé à la partie supérieure dans un trou oblong 23. Les figures 11 à 13 montrent une variante de réalisation du piston 6. Dans cette réalisation, les prolongements 43 et 44 sont tels qu'il y ait diminution du bras de levier de l'effort du piston sur la mâchoire quand il y a pivotement vertical vers l'avant de la mâchoire. A cet effet, chaque prolongement comprend un appui en biais AB constitué par une face 440. Le point B étant plus près du plan longitudinal de symétrie que le point A car on a X plus grand que x. Lors d'une sollicitation latérale pure, on constate que le point d'application du piston sur la mâchoire est le point A et le declenchement latéral est une fonction de F.D (figure 12). Lors d'une sollicitation laterale avec sollicitation verticale, la mâchoire bascule vers l'arriere etb point d'application du piston sur la mâchoire est le point B. Dans ces conditions, le déclenchement latéral est une fonction de F.d. Or D est plus grand que d. On a donc lors d'une sollicitation verticale, compensation des efforts de frottement et le déclenchement en latéral peut être sensiblement constant. On ne sortirait pas du cadre de l'invention si la retenue verticale de la chaussure était assurée par un serre-semelle 161 indépendant des ailes de retenue latérale, comme cela est suggéré schématiquement à la figure 14. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés à titre d'exemples, mais elle comprend aussi tous les équivalents ainsi que leurs combinaisons. Revendications 1. Fixation de sécurité pour ski comprenant une mâchoire (15) avec un serre-semelle (39) articulé sur un corps (1) autour d'un axe (19) sensiblement perpendiculaire et sollicité en position centrée par un système élastique d'énergisation (6, 7), ledit axe.(19) étant retenu contre le soulèvement dans une chape (14), caractérisée par le fait que la partie supérieure de l'axe (19) est disposee dans la chape (14) dans un trou oblong (23) s'étendant vers lavant pour permettre le basculement du serre-semelk contre l'action du système élastique d'énergisation. 2. Fixation de sécurité pour ski selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le système élastique comprend un organe mobile (6, 106) sollicité par un ressort (7) contre la face avant de la mâchoire (15). 3. Fixation de sécurité pqur ski selon la revendication 2, caractérisée par le fait que l'organe mobile est un piston coulissant (6) sollicité par un ressort (7) contre la face avant de la mâchoire (15). 4. Fixation de sécurité pour ski selon la revendication 2, caractérisée par le fait que l'organe mobile est un basculeur (106) articulé autour d'un axe transversal (107) et sollicité contre la face avant de la mâchoire par un ressort (7). 5. Fixation de sécurité pour ski selon l'une quelconque des revendications precedentes, caractérisée par le fait que la chape (14) est cons tituée à la partie supérieure par un prolongement (18) du corps comprenant le trou oblong (23) et à la partie inferieure, par un prolongement (17) comprenant un trou cylindrique (25) pour retenir la partie inférieure de l'axe (19). 6. Fixation de sécurité pour ski selon la revendication 5, caractérisée par le fait que le trou cylindrique (25) comprend un lamage (250) pour assurer la retenue verticale de l'axe 19. 7. Fixation de sécurité pour ski selon l'une quelconque des revendications précédentes > caractérisée par le fait que l'axe (19) est une vis (20) de réglage hauteur pour le serre-semelle (39). 8. Fixation de sécurité pour ski selon la revendication 7, caractérisée par le fait que la vis (20) comprend une partie fieletée (27a) et sous la tête (201), une partie cylindrique (21) logée dans le trou oblong (23). 9. Fixation de sécurité pour ski selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que la partie inférieure de l'axe (19) comprend une partie cylindrique (22) rivetee dans une douille (24) présentant une partie conique (240) et une collerette d'appui (241) ladite douille (24) prenant place dans le trou (25) du prolongement (17). 10. Fixation de sécurité pour ski selon la revendication 9, caractérisée par le fait que le lamage (250) du trou (25) est plus profond que l'épaisseur de la collerette (241) de la douille (24) pour permettre son basculement. 11. Fixation de sécurité pour ski selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que la mâchoire (15) est monobloc et comprend deux faces de retenue latérale (41, 42) et un rebord (39) de retenue verticale et comprend à sa partie avant, au moins une face d'appui (450) pour l'organe mobile. 12. Fixation de sécurité pour ski selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que la mâchoire (15) comme prend deux ailes (16, 160) articulees autour de l'axe (19), chacune des ailes comprenant un rebord (39) constituant le serre-semelle. 13. Fixation de sécurité pour ski selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que l'organe mobile comprend deux prolongements (43,44 - 143,144) disposés symétriquement de part et d'autre du plan longitudinal de symétrie, sollicités en appui sur les parois avant (45, 46) de la mâchoire (15). 14. Fixation de sécurité pour ski selon la revendication 13, caractérisée par le fait que chaque prolongement (43, 44) de l'organe mobile est biseauté pour constituer deux points d'appui dont l'un (A) est situé plus bas que l'autre (B) et plus loin que l'autre (B) du plan longitudinal de symétrie.