Les coffres-forts doivent satisfaire à de multiples conditions : d'une part, ils doivent résister à des attaques mécaniques (perçage, percussion) et à des attaques thermiques (chalumeau, etc.) ; d'autre part, il importe que certains de leurs types soient d'un prix suffisamment bas pour qu'ils puissent Qtre à disposition de nombreux usagers. Le composant de coffre-fort selon l'invention permet la fabrication simple, et en conséquence à faible prix de revient, de coffres-forts de types divers, adaptés à différents domaines d'utilisation. Il est caractérisé par ce fait qu'il est constitué par un réceptacle métallique à double paroi avec une face ouverte, l'intervalle entre les deux parois étant garni par une matière plastique et/ou élastique, avantageusement amenée par coulée, les deux parois jouant ainsi le rôle de moule. L'adhésion de la matière plastique et/ou élastique à l'une et à l'autre des parois, sa cohésion sont favorables à la résistance à l'égard d'une attaque, en rendant très difficile son élimination. La mise en place préalable, dans l'intervalle de moulage limité par les deux parois, d'armatures métalliques et/ou de grains durs, confère au composant de bonnes qualités de résistance à l'égard de la traversée par un outil d'attaque. La matière plastique et/ou élastique est choisie pour dégager de la fumée lors d'une attaque thermique. Un tel composant peut dtre facilement combiné à d'autres composants de coffres-forts choisis en vue de l'utilisation particulière prévue : plaques d'acier, plaques de béton, etc. Dans la description qui suit, faite à titre d'exemple, on se réfère aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue schématique en coupe verticale - la figure 2 est une vue schématique en coupe horizontale correspondante, à plus petite échelle. Sur un support 11, on dispose un cadre métallique 12 rectangulaire à section transversale en forme de Z propre à constituer la feuillure de la porte d'un coffre-fort. Du bord interne 13 du cadre 12 dépend un bottier parallélépipédique 14 à parois verticales parallèles 15 et 16, parois verticales 17 et 20 perpendiculaires aux précédentes, et paroi horizontale supérieure 18. Du bord externe 19 du cadre 12, dépend un bottier parallélépîpédique 10 à parois verticales 21 et 22 parallèles aux parois 15 et 16, et parois verticales 23 et 24 parallèles aux parois 17 et 20. Les parois 15, 16, 17, 20 d'une part, et 21, 22, 23, 24 d'autre part, définissent un intervalle annulaire 25. Dans ledit intervalle, on dispose des armatures comme schématisées en 261, 262, 263, 264. Ces armatures peuvent autre constituées par des fils, des barres, entrecroisées ou non. Sur la paroi supérieure 18 du bottier 14, on dispose également un ou plusieurs lits d'armature 27. Dans l'intervalle 25, on coule une matière durcissable, avantageusement à base d'un élastomère ou d'une autre résine, notamment d'une résine polyuréthane chargée de granulés de caoutchouc. La coulée est poursuivie jusqu'au niveau des arêtes horizontales supérieures 28 des parois 21, 22, 23, 24. La matière coulée noie ainsi les armatures 26 et 27. On met en place sur les arêtes horizontales supérieures des parois verticales 21, 22, 23, 24 une paroi horizontale supérieure 29. On laisse stopérer le durcissement de la matière coulée. On obtient un composant parallélépipédique de coffrefort dont tous les éléments sont solidaires les uns des autres, ouvert sur une face suivant un orifice bordé par une feuillure, à paroi citerne métallique et à paroi externe métallique, l'intervalle entre les parois interne et externe étant garni d'une matière plastique et/ou élastique noyant des arma tures de renforcement, la matière plastique et/ou élastique étant adhérente tant i la paroi interne qu'à la paroi externe et formant une couche épaisse dont l'élimination est très difficile. Un tel composant entre avantageusement dans la constitution d'un coffre-fort. Il forme un réceptacle qui peut comporter sur ses diverses faces externes un revatement en plaques d'acier ou bien un revêtement 30 en béton, lequel peut aussi etre obtenu par coulée, ou bien les deux. On peut ainsi fabriquer facilement et rapidement des coffres-forts répondant à divers desiderata de la pratique et cela à un prix réduit. REV3ISDICAXIONS 1. Composant de coffre-fort, caractérisé en ce qu'il est constitué par un réceptacle parallélépipédique ouvert sur une face et à double paroi métallique, l'intervalle entre les parois étant garni d'une matière plastique et/ou élastique propre à s'opposer aux attaques thermiques et au perçage, adhérant tant à la paroi interne qu'à la paroi externe du composant en raison de son amenée par coulée à l'état liquide et de son durcissement ultérieur. 20 Composant de coffre-fort selon la revendication 1, caractérisé en ce que la face ouverte du réceptacle est à configuration de feuillure de porte. 3. Composant de coffre-fort selon la revendication 1, caractérisé en ce que dans la matière durcie interposée entre les deux parois sont noyés des éléments s'opposant à la traversée par un outil mécanique. 4. Composant de coffre-fort selon la revendication I, caractérisé en ce que la matière coulée est à base de résine polyuréthane. 5. Coffre-fort, caractérisé en ce qu'il comprend, en tant que partie constitutive, un composant comme selon l'une des revendications 1 à 4. 6. Coffre-fort selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'à des faces externes du composant sont accolées des plaques d'acier. 7. Coffre-fort selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'à des faces externes du composant est accolé du béton. 8. Procédé de fabrication d'un composant selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que, sur un support, on met en place un bottier parallélépipédique interne et un bottier parallélépipédique externe destinés à former les deux parois du composant, le bottier externe étant cependant ouvert à sa partie supérieure, en ce qu'on coule un composé durcissable dans l'intervalle limité par les bottiers, en ce qu'on met en place une paroi supérieure obturant l'orifice du bottier extérieur, et en ce qu'on laisse durcir le composé coulé. 9. Procédé de fabrication selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'avant la coulée on garnit l'intervalle entre les deux bottiers d'éléments de résistance mécanique.