La présente invention concerne un procédé pour les dépla- ciments successifs du coffrage dans la construction, tronçon par troncon, d'un pont a plusieurs travées, dans lequel le coffrage d'un tronçon est déplacé sur l'échafaudage qui le soutient et en même temps que lui, dans la direction longitudinale du pont, au-dessus des piles termines de celui-ci. Pendant le déplacement du coffrage des tronçons du pont d'une travée z l'autre, il est nécessaire qu'au niveau de la pile le plancher du coffrage soit écarté de la partie inférieure de la superstructure du pont, pour que le coffrage puisse dépasser cette pile. Dans ce but, il est connu de munir le plancher du coffrage de charnières sur les bords de ses cotés et de le rendre rabattable vers le bas ou relevable. Une telle construction est très conteuse, les parties mobiles subissent une usure importante et leur construction conduit à des frais élevés. En outre, le relevage ou le rabattage et la remise en place ultérieure du coffrage ont l'inconvénient de faire perdre relativement beaucoup de temps. Le but de l'invention est d'obvier à ces inconvénients et de présenter un procédé dans lequel le coffrage en entier peut, entre la superstructure et les piles de pont, autre poussé au-dessus de ces piles vers la travée suivante. Conformément à l'invention, on atteint ce but en suspendant d'abord le tronçon terminé et capable d'effort à des constructions auxiliaires qui s'appuient sur les piles de pont situées en dessous du coffrage. Ensuite, le coffrage est dépose et poussé par-dessus les piles dans la position suivante de bétonnage. Enfin, on construit les appuis de pont sur les piles et on y appuie le tronçon. Ce procédé a l'avantage de ne pas nécessiter le trappes mobiles de plancher. Le coffrage peut être déposé en entier, déplacé et amené immédiatement en position de bétonnage. Comme construction auxiliaire, il est bon d'utiliser un bati dont les montants, en dehors de la section droite de la superstructure et en dehors du coffrage, sont fixés sur des consoles qui sont maintenues sur la pile du pont et qui portent également l'échafaudage. Ainsi, l'endroit vide nécessaire au déplacement du coffrage reste entièrement libre. Après qu'elle a été déchargez, la construction auxiliaire est séparée du tronçon de superstructure et déplacée jusqu'à la prochaine pile. Ceci peut se faire à l'aide d'un engin de levage, mais il est également possible de munir la construction auxiliaire elle-mtme d'un véhicule et de la faire rouler sur l'échafaudage. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description détaillée qui va suivre ainsi que des dessins annexés sur lesquels - la figure 1 représente une vue partielle d'un pont à plusieurs travées en cours de construction, immédiatement après la construction d'un tronçon de superstructure; - la figure 2 représente le pont selon la figure 1 dans une autre phase de construction, avec le coffrage déplacé; et - la figure 3 représente l'objet de la figure 1 dans une coupe partielle verticale selon la ligne III-III. Sur les dessins, le repère 10 désigne la superstructure d'un pont à plusieurs travées en béton précontraint, qui repose sur les piles de pont 11, 12, 13 et 14. La superstructure 10 est construite, travée par travée, en plusieurs sections dans un coffrage 15, qui a à peu pres la longueur d'une travée. Les travées, qui sont limitées chacune par deux piles, sont repérées par 16, 17, 18 et 19. Le coffrage 15 reçoit à chaque fois le béton d'un tronçon l0a qui commence à peu près au point neutre des moments 20, dans le quart de gauche d'une travée 17 et se termine au point neutre des moments 20 de la travée suivante 18. Le coffrage 15 est supporté par un échafaudage 21 en porte à faux, qui s'étend sur deux travées 17 et 18 ou 18 et 19 et s'appuie sur des consoles 22 qui sont fixées aux piles 11, 12, 13 et 14. L'échafaudage 21 peut outre déplacé sur les consoles 22 dans la direction longitudinale 23 du pont, en meme temps que le coffrage qui est fixé sur lui. Sur la pile de pont 12 se trouve une construction auxiliaire 24 en forme de bati dont les montants 25, situés en dehors de la section droite du tronçon 10a de la superstructure et en dehors du coffrage 15, se dressent à coté de l'échafaudage 21 sur les consoles 22 qui sont assujetties à la pile de pont 12. Sur ce bati 24 est suspendue l'extrémité avant 26 du troncon 10a par l'intermédiaire de tiges de suspension 27. Au-del du joint de bétonnage 28 entre la superstructure 10 et le tronçon lOa qui vient d'etre construit, la superstructure est positionnée à l'aide d'un roulement à rouleaux 29 sur la pile de pont 11. Le procédé conforme à l'invention se déroule de la façon suivante Comme il est représenté sur la figure 1, l'échafaudage 21 mobile et en porte à faux s'appuie sur les consoles 22 des piles de pont fl, 12 et 13 et porte le coffrage 15 dans lequel on a amené pour le tronçon 10a le béton qui, entre-temps,a durci, après avoir été placé sous précontrainte. L'extrémité avant 26 du tronçon 10A est alors suspendue, à l'aide des tiges de suspension 27, au bdti 24 et maintenue par celui-ci. Après quoi le coffrage 15 est déposé, si bien que la charge du tronçon lOa, déjà pret à encaisser des efforts, est supportée par le bati 24 et reportée sur les consoles 22 de la pile 12. L'extrémité arrière du tronçon 10a est déjà reliée solidement à la superstructure précédente 10, si bien que cette partie de la charge est supportée par la pile de pont 11 par l'intermédiaire du roulement 29. Après la dépose du coffrage 15, celui-ci est déplacé en meme temps que l'échafaudage mobile 21 dans la direction de la flèche 23 jusqu'à ce que l'échafaudage 21 repose sur lesoonsoles 22 des piles 12, 13 et 14. On constate que, pendant le déplacement, le plancher 15a du coffrage 15 est passé sans aucune gene près de la pile 12, entre la partie inférieure du tronçon 10a et l'avant-bec 12a, jusqu'à ce qu'il se trouve en entier dans la travée 18 (figure 2). On construit ensuite l'appui définitif du pont sur la pile 12 et on dépose le tronçon 10a sur cet appui 30. Après avoir déchargé la construction auxiliaire 24, on la sépare de la superstructure 10 et on la remet en position au-dessus de la pile suivante 13 où, après bétonnage du tronçon suivant lOb, celui-ci sera suspendu à son tour avec les tiges de suspension. Ensuite, le coffrage peut, comme décrit plus haut, entre poussé à nouveau dans la travée suivante 19. L'invention n'est pas limitée à cet exemple de réalisation. Par exemple, il est également possible de déplacer le coffrage 15 sur un échafaudage fixé à demeure dans la direction longitudinale du pont. Bien entendu, le coffrage peut aussi s'étendre sur plusieurs travées, et, au cours de l'avancement, le tronçon nouvellement construit peut etre suspendu à l'aide de plusieurs constructions auxiliaires au-dessus de plusieurs piles en meme temps, pendant qu'on déplace le coffrage. Bien entendu diverses modifications peuvent hêtre apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent d'entre décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé pour les déplacements successifs du coffrage dans la construction, tronçon par tronçon, d'un pont à plusieurs travées1 dans lequel le coffrage d'un tronçon est déplacé sur l'échafaudage qui le soutient et en même temps que lui, dans la direction longitudinale du pont, au-dessus des piles terminées de celui-ci, caractérisé en ce qu'on suspend d'abord le tronçon terminé ex capable d'effort à des constructions auxiliaires qui s'appuient sur les piles de pont situées en dessous du coffrage, en ce que le coffrage est déposé et poussé par-dessus les piles dans la position suivante de bétonnage, et en ce qu'on construit les appuis de pont sur les piles et qu'on y pose le tronçon. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on utilise comme construction auxiliaire un bâti dont les montants, en dehors de la section droite de la superstructure et en dehors du coffrage, sont fixés sur des consoles qui sont maintenues sur la pile du pont et qui portent également l'échafaudage. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le tronçon de superstructure terminé est suspendu à la construction auxiliaire à l'aide de tiges de suspension. 4. Procédé selon l'une quelconque-des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la construction auxiliaire, après avoir été déchargée, est séparée du tronçon de superstructure et subit un déplacement jusqu'à la pile suivante.