La présente découverte se base sur une disposition de circuit particulièrement simple et destinée à réduire la stabi- lité de fréquence exigée pour les émetteurs des stations fixes d'un système radiomobile à fonctionnement isofréquentiel. Dans les systèmes radiomobiles pour simple signalisation ("paging"), pour signalisation et conversation ou, plus généralement, là o il y a une aire de service couverte par un grand nombre d'émetteurs, soigneusement répartis et opérant sur le même canal radio, il existe le problème de garantir que, dans les aires o deux ou plusieurs émetteurs sont reçus avec un niveau de champ à peu près égal, la différence entre les fréquences des ondes porteuses reçues soit contenue entre des limites bien précises. La limite inférieure, qui est de quelques dizaines de hertz, sert à limiter la durée de l'effacement" du signal RF par interférence à une fraction de la période de signalisation employée. La limite supérieure, qui est de quelques centaines de hertz, sert à éviter que les battements et les distorsions 2o causés par les ondes porteuses ne tombent dans la bande du signal utile. Une solution de ce problème consiste à donner aux émetteurs interférents des fréquences nominales légèrement différentes, afin de maintenir les battements dans les limites mentionnées plus haut. Cette solution présente, toutefois, le grave inconvé- nient d'exiger des différents émetteurs une forte stabilité de fréquence: à titre d'exemple, si l'on veut assurer un battement compris entre 20 Hz et 500 Hz, il faudra exiger des émetteurs une erreur de fréquence maximum de 80 Hz environ, ce qui correspond à une stabilité relative de - 5 x 107 dans la gamme des 150 Hz. Récemment a été proposé un nouveau schéma de modula- tion, o toutes les stations ont la même fréquence nominale et une stabilité de l'ordre de la différence maximum admise: dans un système à n fréquences, les signaux émis par chaque station sont modulés en fréquence par des signaux sinusoïdaux de même amplitude et déphases entre eux de 2Â. n Dans les zones de chevauchement, les champs émis par deux stations fixes he peuvent être isofréquentiels que pour une très courte durée, ce qui fait que, si les deux champs sont en opposition en phase et s'annulent, la fraction du signal utile perdue sera si limitée que cela ne pourra interférer sur l'intelligibilité de l'information (signalisation ou phonie) reçue. Pour le fonctionnement correct de ce schéma. de modu- lation, il est toutefois nécessaire que soient maintenus cons- tants les rapports de phase entre les signaux modulants sinu- soidaux, c'est-à-dire que soient maintenus en synchronisme les oscillateurs présents dans toutes les stations fixes. Ce résultat peut être obtenu soiten utilisant dans totes les stations fixes des oscillateurs pourvus d'une forte stabi- lité, soit en distribuant à toutes les stations un signal de synchronisme ou un signal sinusoidal, afin d'obtenir localement, au moyen de déphaseursi le signal modulant. Mais les deux solutions sont très onéreuses;le signal de synchronisme ou le signal sinusoïdal exigent un réseau de distribution qui leur est propre, distinct du réseau utilisé pour l'envoi du signal utile. En effet, pour permettre en réception une facile séparation du signal utile du signal sinusoïdal de modulation, la fréquence de ce dernier doit être maintenue bien inférieure à la bande occupée par le signal utile et le signal ne peut transiter sur le réseau qui porte le signal utile. L'objet de cette découverte consiste dans une dispo- sition particulière de circuit, qui n'exige pas un réseau spécial pour porter aux stations fixes l'onde sinusoïdale ou un signal de synchronisme et qui prévoit la présence, dans chaque station fixe, ayant la même fréquence nominale, d'un générateur de bruit pseudo-casuel (ou gaussien), o le signal de sortie se superpose au signal utile, ou bien module en fréquence (phase) l'onde porteuse appliquée au modulateur. Les schémas synoptiques de trois formes possibles de réalisation d'une station fixe, selon l'invention, figurent sur les dessins annexés. Dans le schéma de la figure 1, le signal utile S parvient aux circuits à basse fréquence BF à la sortie desquels il viendra s'additionner à un bruit pseudo-casuel PN (ou gaussien), engendré par le générateur GR et limité par le filtre F à ses composantes, ayant une fréquence bien inférieure à celles du signal S: le signal-somme sera modulé par le modulateur M, multiplié ou converti à la fréquence de transmis- sion, dans le bloc C/M et émis par l'antenne A. On conna!t, dans la technique, de nombreuses disposi- tions de circuits qui permettent de réaliser le générateur de bruit pseudo-casuel (ou gaussien) GR et le filtre F: on peut les grouper dans des catégories principales. La première est basée sur l'emploi de techniques numériques et prévoit la présence d'un registre coulissant (shift-register) à n cellules convenablement réactionnées le signal de sortie du registre est filtré au moyen d'un filtre numérique F, constitué, suivant l'exemple de réalisation très utilisé dans la technique, par un réseau de résistances pesées, relié aux n cellules du registre. La seconde catégorie de générateurs de bruit gaussien est basée sur des techniques de type analogique et comprend essentiellement un composant très bruyant (par exemple, une diode Zener), suivi par un amplificateur à gain élevé et par un filtre analogique passe-bas F. Dans le schéma de la figure 2, le bruit pseudo-casuel (ou gaussien) est appliqué à l'entrée de modulation de l'oscil- lateur local OL, dont il module en fréquence (ou phase) l'onde porteuse appliquée au modulateur M. Suivant une variante de ce schéma, illustrée à la figure 3 et valable seulement pour les émetteurs à conversion, le bruit pseudo-casuel module (en fréquence ou phase) l'oscil- lateur local 01, associé au convertisseur C. REVENDICATIONS 1. Disposition de circuit pour la modulation du signal transmis par les stations fixes d'un sytème radiomobile, dans laquelle ces stations fixes opèrent sur la même fréquence nominale, caractérisée par le fait que chaque station fixe comprend un générateur de bruit pseudo-casuel (PN) (ou casuel), dont le signal de sortie module en fréquence (phase) le signal émis par chaque station fixe. 2. Disposition de circuit, suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que le bruit pseudo-casuel se super- pose au signal utile (s), le signal somme étant appliqué à l'entrée d'un modulateur (M). 3. Disposition de circuit, suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que le bruit pseudo-casuel est appliqué à l'entrée de modulation d'un oscillateur local (OL). 4. Disposition de circuit, suivant la revendication 3, caractérisée par le fait que, dans un émetteur à conversion, le bruit pseudo-casuel est appliqué à l'entrée de modulation de l'oscillateur local (OL), associé au convertisseur (C). 5. Disposition de circuit, suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que, en série avec le générateur de bruit pseudo-casuel (PN), se trouve un filtre passe-bas (F), ayant une fréquence de découpage bien plus basse que la bande occupée par le signal utile (s).