Les sécateurs ébrancheurs connus comportent un dispositif de coupe et un dispositif d'ébranchage, ce dernier faisant défiler l'arbre à ébrancher devant des lames qui coupent les branches. Des rouleaux crantés, attelés à des moteurs hydrauliques, assurent ltentrainement. Ces rouleaux sont montés, soit sur le corps du sécateur, soit sur des bras qui permettent le maintien de l'arbre en position d'ébranchage. La solution consistant à fixer les moteurs sur les bras a l'avantage de permettre un bon dosage de l'effort de contact de l'arbre et des rouleaux d'entraînement. Cette solution a malheureusement l'inconvénient de nécessiter des bras lourds et la présence d'un grand nombre de flexibles et de pièces hydrauliques fragiles dans un endroit exposé. La solution consistant à fixer les moteurs sur le bâti a l'avantage d'entre plus facile à réaliser, plus robuste et plus fiable. Elle a l'inconvénient de nécessiter un dosage exact de l'effort de serrage des bras sur l'arbre pour assurer un contact suffisant pour l'entrainement entre l'arbre et les rouleaux d'entratnement, mais également suffisamment réduit pour ne pas provoquer des coincements et des dommages à l'arbre. La présente invention se propose de remédier aux inconvénients de la solution du deuxième type et, tout en conservant ses avantages, de permettre la réalisation d'un ébrancheur compact, fiable et résistant, d'un fonctionnement satisfaisant. Elle consiste en un asservissement hydraulique de l'effort de serrage des bras. En effet, on constate que l'effort requis pour entraîner l'arbre, et donc la pression dans les moteurs d'entratnement croft avec l'effort de serrage des bras. Inversement, lorsqu'on diminue l'effort de serrage des bras, la pression dans les moteurs diminue et finit par s'annuler, lorsque les rouleaux tournent sans etre au contact de l'arbre. La solution choisie consiste, dans un mode de réalisation particulier, à envoyer dans la grande chambre des vérins de commande des bras une pression constante fournie par un accumulateur hydraulique et à envoyer dans la petite chambre de ces memes vérins une pression égale à celle qui est utilisée par le moteur hydraulique pour assurer l'en- traînement de l'arbre. Par ce moyen, l'effort résultant sur la tige du vérin de bras, et donc lteffort de serrage du tronc contre les rouleaux d'entraînement croit, quand la pression diminue dans les moteurs et décroît quand cette pression croit. Ce dispositif évite donc aussi bien le coincement, que la patinage des rouleaux. D'une manière plus générale, l'invention a pour objet un dispositif d'ébranchage des arbres, destiné notamment à etre monté sur un engin de manutention éventuellement équipé d'un organe de coupage des arbres, ce dispositif comportant un bati allongé supportant, d'une part, au moins un rouleau d'entrainement d'un arbre, mû par un moteur hydraulique, d'autre part au moins un bras mobile, articulé sur le bâti et muni d'au moins un rouleau fou susceptible de prendre appui sur l'arbre en cours d'ébranchage, le mouvement dudit bras par rapport au bâti étant assuré par au moins un vérin hydraulique, de préférence à double effet, attelé sur le bâti et sur le bras. Une canalisation relie la conduite d'alimentation du moteur hydraulique du rouleau d'entraînement et la conduite d'alimentation du vérin du bras dans le sens de l'éloignement du bras par rapport au asti, un clapet "navette" ou analogue étant disposé à la jonction de ladite canalisation et de la conduite d'alimentation du vérin pour autoriser le seul passage,vers la chambre correspondante du vérin, du fluide dont la pression est la plus élevée. L'invention sera mieux comprise, et des caractéristiques secondaires et leurs avantages apparaîtront, au cours de la description d'une réalisation donnée ci-dessous à titre d'exemple. I1 est entendu que- la description et lesdessinsne sont donnés qu'à titre indicatif et non limitatif. I1 sera fait référence auxdessinsannexés,dans lesquels - la figure 1 est une vue en plan d'un dispositif conforme à l'invention; - la figure 2 est une coupe suivant II-II de la figure 1; - la figure 3 représente le schéma du circuit hydraulique de commande du dispositif de la figure I. Le dispositif d'ébranchage représenté comporte un b ti allongé 1 muni d'une lame d'ébranchage fixe 2, et sur lequel des rouleaux d'entraînement crantés 3 sont montés à rotation autour d'axes 4 perpendiculaires à l'axe 5 du bâti 1. Chacun de ces rouleaux 3 est en outre attelé à un moteur hydraulique d'entraînement 6. Par ailleurs, des bras 7, courbes, sont articulés sur le bSti 1 autour d'axes 8 parallèles à l'axe 5. Chacun de ces bras 7 est attelé à un vérin hydraulique à double effet 9, qui est susceptible de permettre le serrage du bras correspondant autour du tronc 10 de l'arbre à ébrancher, lorsque sa granche chambre ll est alimentée en fluide sous pression.Une lame d'ébranchage 12 est fixée sur chaque bras, qui supporte en outre un rouleau fou 13 d'appui sur le tronc 10, l'axe de rotation 14 dudit rouleau 13 étant lui aussi perpendiculaire à l'axe 5. Le circuit de commande des moteurs 6 des deux rouleaux crantes 3 et des verins 9 des deux bras 7 du dispositif représenté est maintenant décrit en regard de la figure 3. Chaque moteur 6 est réversible et comporte deux raccords principaux 15 et 16. Des conduits 17, 18 relient les raccords 15, 16 d'un moteur à un distributeur 19 à trois positions, respectivement. De plus, des conduits 20, 21 relient chaque distributeur 19 au raccord de refoulement 22 d'une pompe 23, et à un réservoir de décharge 24, ladite pompe 23 étant reliée par son conduit d'aspiration 25 au réservoir 24. Les trois positions de chaque distributeur 19 correspondent - la premiere position, aux mises en communciation des conduits 20 et 17 et des conduits 18 et 21 - la deuxième position, à la mise en communication des conduits 20 et 21 et à l'obturation des conduits 17 et 18 - et la troisième position, aux mises en communication des conduits 20 et 18 et des conduits 17 et 21. Des conduits 26, 27 relient les entrées de clapets "navette" 28 aux conduits 17, 18 de chaque moteur 6, respectivement. Les entrées d'autes clapets "navette" 29 sont reliées par des conduits 30 aux sorties des clapets "navette" 28 et, par des conduits 31, à un conduit 32 raccordé à un distributeur 33 à trois positions. Des conduits 34 relient les sorties des clapets "navette" 29 aux petites chambres 35 des vérins 9. Par ailleurs, une pompe 36 est reliée par son conduit d'aspi- ration 37 au réservoir 24 et par son conduit de refoulement 38 au distributeur 33. Un conduit 39 relie ce distributeur 33 au réservoir 24. Un conduit 40 relie les deux grandes chambres il des vérins 9 et est relié, par un conduit 41 sur lequel est disposé un clapet de non-retour 43 permettant le passage du fluide uniquement en provenance du conduit 40, à un accumulateur de fluide sous pression 42. Un conduit 44 est raccordé en dérivation au conduit 41 de part et d'autre du clapet de non-retour 43, une restrics tion réglable 45, formant clapet freineur, étant disposée sur ce conduit 44. Enfin, un conduit 46 relie le conduit 40 au distributeur 33. Les trois positions du distributeur 33 correspondent - la premiere position, aux mises en communication des conduits 38 et 46, et, des conduits 32 et 39 - la deuxième position, à la mise en communication des conduits 38 et 39, et à l'obturation des conduits 32 et 46 ; et, - la troisième position, aux mises en communication des conduits 38 et 32, et, des conduits 46 et 39. Le fonctionnement du dispositif, qui a été decrit, va maintenant être exposé. I1 s'agit, tout d'abord, d'écarter les bras 7 de l'axe 5, afin de permettre d'approcher le bâti I du tronc 10, jusqu a amener les rouleaux 3 en contact avec ledit tronc. Cet écartement des bras 7 est obtenu en alimentant les petites chambres 35 des vérins 9 en fluide sous pression. Pour ce faire, le distributeur 33 est placé dans sa troisième position, dans laquelle lé fluide refoulé par la pompe 36 est dirige vers les conduits 32 et 31, repousse les billes des clapets "navette" 29 et est ainsi finalement dirigé dans les conduits 34 des petites chambres 35. En plaçant le distributeur 33 dans sa première position, on provoque le serrage du tronc 10 contre les rouleaux fous 13 et contre les rouleaux d'entrainement 3, et on charge en fluide sous pression l'accumulateur de fluide 42. La fonction de l'accumulateur 42 est d'assurer la permanence du serrage du tronc 10, sans intervention du conducteur de engin, et ce, malgré les variations du diamètre dudit tronc 10. Lorsque le serrage ainsi provoqué est trop important, le tronc 10 voit- sa progression entravée. Les moteurs 6 ne parviennent à entra mer les rouleaux 3 qu'avec difficulté et la pression dans le conduit d'alimentation (17 ou 18 selon le sens de rotation) crolt. La valeur de la pression-la plus grande des fluides contenus dans les conduits 17, 18, est celle du fluide contenu dans ledit conduit d'alimentation. Cette pression, la plus grande, agit sur le clapet "navette" 29 correspondant pour repousser la bille dudit clapet et diriger le fluide du conduit 30 vers le conduit 34, et donc vers la petite chambre 35. L'effet de l'augmentation de la pression du fluide d'alimentation du moteur 6 est donc de provoquer un desserrage du bras 7, sans déplacement sensible dudit bras, qui provoque une diminution de la force nécessaire à l'entraînement du tronc 10. Ainsi, on obtient un équilibrage satisfaisant entre les forces de serrage dudit tronc 10 et les forces d'entraînement de ce tronc, l'augmentation ou la diminution de ces dernières provoquant automatiquement une diminution ou une augmentation des forces de serrage qui, à leur tour, provoquent une diminution ou une augmentation des forces d'entraînement et font donc cesser la cause de la perturbation. L'invention n'est pas limitée à la réalisation décrite, mais en couvre au contraire toutes les variantes qui pourraient lui etre apportées sans sortir de son cadre ni de son esprit. REVENDICATION Dispositif dtebranchage des arbres, destiné notamment à être monté sur un engin de manutention éventuellement équipé d'un organe de coupage des arbres, ce dispositif comportant un bâti allongé (1) supportant, d'une part, au moins un rouleau d'entraînement (3) d'un arbre (10) mû par un moteur hydraulique (6), d'autre part au moins un bras mobile (7), articulé sur le b ti (1) et muni d'au moins un rouleau fou (13) susceptible de prendre appui sur l'arbre (10) en cours d'ébranchage, le mouvement dudit bras par rapport au bAti étant assuré par au moins un vérin hydraulique (9), de préférence à double effet, attelé sur le bâti (1) et sur le bras (7), le dispositif étant caractérisé en ce qu'une canalisation C26- 27, 30) relie la conduite d'alimentation du moteur hydraulique (6) du rouleau d'entraînement et la conduite d'alimentation (31-34) du vérin (9) du bras dans le sens de l'éloignement du bras par rapport au bati, un clapet "navette" (29) ou analogue étant disposé à la jonction de ladite canalisation (30) et de la conduite d'alimentation (31-34) du vérin (9) pour autoriser le seul passage, vers la chambre correspondante (35) du vérin, du fluide dont la pression est la plus élevée.