L'invention est relative à un mécanisme à manivelle-pour ltentraSnement d'un piston de remplissage, en particulier dans une machine de traitement d'une matière pâteuse de préférence de la chair à saucisse. Les mecanismesà manivelle couramment utilisés à l'heure actuelle sont agencés de telle façon qu 'à chaque course du piston de remplissage il se produit un changement de la position des points morts haut et bas du piston. Ce mode de fonctionnement est très défavorable dans une machine du genre sus-mentionné, notamment pour le dosage de petites quantités, ou la fabrication de petites saucisses. Dans c-e cas, le piston de remplissage n' exécute qu'un très faible mouvement d'oscillation autour de sa position moyenne.Il en résulte qutà sa position de point mort haut, etest-à-dire alors que la matière nécessaire pour former la petite saucisse, par exemple, a déjà été expulsée en totalité du cylindre doseur, il reste encore dans celui-ci une quantité de pâte relativement importante qui agit à la façon d'un tampon élastique, surtout si elle est mélangée d'air, et empêche un dosage exact: L'erreur qui se produit est d'autant plus faible que les saucisses devant être fabriquées sont plus grosses et que la course du piston est plus grande.Ceci s'explique par le fait que le point mort haut du piston de remplissage se rapproche de plus en plus du bord supérieur du cylindre doseur, si bien que la masse élastique restant dans le cylindre après la formation de la saucisse dans cette position du piston tend progressivement à prendre unevaleur nulle. L'invention a pour but d'éliminer cet inconvénient des mécanismes à manivelle connus. Elle est caractérisée en ce que le mécanisme à manivelle se compose d'un plateau-manivelle entraîné en rotation, d'un maneton ou organe équivalent sur lequel est pivotée une bielle dont l'extrémité libre est reliée de façon articulée à un bras oscillant àpostefixe, sur lequel peut coulisser et pivoter l'une des extrémités d'une rallonge dse tige de piston tourillonée par son autre extrémité sur une tige guidée portant le piston de remplissage, et en ce que, en position de point mort haut du piston de remplissage, une ligne fictive passant par le palier du bras oscillant et le palier de jonction entre le bras oscillant et la bielle se trouve perpendiculaire à l'axe du piston. La position de point mort haut du piston de remplissage demeure de la sorte pratiquement inchangée pandant la course de celui ci et une augmentation de la quantité de pâte- expulsée entratne bas seulement un déplacement du point mort/vers le bras oscillant. On a ainsi l'assurance que le cylindre-deseur se vide a' peu près complètement quelle que soit la grosseur des saucisses et que le dosage est toujours très exact. Dans une forme de réalisation de l'invention, le bras oscillant est constitué par une tige filetée et l'une des extrémités de la rallonge de tige de piston est articulée de façon pivotante à un coulisseau non tournant vissé avec la tige filetée. Lorsqu'on fait tourner la tige filetée au moyen d'un volant ou d'un autre organe d'entratnement approprié, le coulisseau se déplace lé long de son filetage. Le coulisseau possède évidemment le merde filetage que la tige,- de sorte qu'il représente dans son principe ui^écrou que la rallonge de tige de.piston empêche de tourner. Selon une autre caractéristique de l'invention, le coulisseau est fendu transversalement à la direction de sa trans-lation et ses deux parties délimitant la fente latéralement peuvent être écartées élastiquement au moyen d'une v-is de poussée. Pour ltécarte- ment, il est avantageux d'utiliser une vis é tête moletée à laquelle un mouvement de rotation peut être imprimé à la main, qui est vissée dans. un filetage de l'une des partie formant une paroi de la fente, et dont l'extrémité-antérieure s'applique sur la face de l'autre partie formant la deuxième paroi de-la fente. L'extrémité articulée a poste fixe du bras oscillant est avantageusement munie d'une gorge-eircu-laire et est emboîtée de manière à pouvoir tourner sans coulisser dans une douille, qui est tourillonée dans un support fixe au moyen de deux axes latéraux s'étendant-normalement à l'axe longitudinal du bras oscillant Cette douille est nécessairement pivotante, car elle est ajustée exac ,t,ement dans la gorge taillée dans lé bras oscillant, de sorte que celui-ci ne pourrait -pas- exécù'tér son mouvement si la douille était- fixe. --Pour fa-ire -tourner le bras oscillant, il est judicieux de munir d'un volant la partie du bras oscillant qui dépasse la douil le. à l'opposé- de liaison entre le bras oscillant et la bielle. Lorsqu'un mouvement de rotation est imprimé au moyen de ce volant à la -tige filetée constituant le-bras oscillant, le coulisseau se rapproche ou s-' éloigne de l'emplacement de Jonction entre le bras oscillant et la bielle suivant le sensde-rotation du volant. L'extrémité du. coulisseau tournée vers la rallonge de tige de piston est-de preférence, engagéedans une fourchette assujettie à l'une des extrémités de la rallonge et ces deux éléments sont réunis par un axe. Cet axe est indispens-able > car-la liaison entre le coulisseau et la fourchette se trouve une certaine du sans ce du palier du bras oscillant et qu'il doit donc pouvoir se produire un pivotement mutuel de la fourchette et de l'extrémité du coulisseau pendant le mouvement-de va-et-vient du bras oscillant. Il est en outre très avantageux que la rallonge de tige de piston porte pareillement à son extrémité opposée unè fourchette pour le montage de I'extrémité externe par exemple aplatie, de la tige de piston. Les deux liaisons précitées par vis des extrémités de la rallonge de tige de piston avec les fourchettes permettent un montage facile et-précis de l'ensemble du mécanisme à manivelle. Selon une autre caractéristique de l'invention, le bras oscillant est constitué par une tige cintrée, dont le rayon de courbure correspond sensiblement à la trajéctoire que parcourt le point de fixation de-la rallonge de tige de piston sur Le bras oscillant lors du pivotement de la rallonge autour de son point d'articulation à la tige du piston. Avec un bras oscillant conformé de cette manière, le point mort haut reste toujours le-meme dans toutes les positions possibles du coulisseau sur le bras oscillant. Le bras oscillant possède donc la forme idéale lorsqu'il. est cintré à la manière décrite.La forme ?intrée -entratne toutefois certaines difficultés pour le vissage du bras oscillant-et du coulisseau ; l'utilisation d'une tige filetée exige d'autre part la mise en oeuvre d'un coulisseau spécialement agencé et exécuté avec des tolérances appropriées. Dans tous les cas où un fatble déjacement du point mort haut du piston de remplissage ne doue pas un rSletsp important, il est donc préférable de renoncer au bras oscillant cintré. Ces cas se présentent notamment lorsque la rallonge de tige de piston est très longue, de sorte que l'arc est pratiquement identique à la corde reliant le bras oscillant et la bielle ou le palier du bras oscillant. Dans une forme de réalisation de l'invention concernant une machine de remplissage dont le piston de remplissage entraîné par un mécanisme à manivelle exécute un mouvement alternatif de translation dans un cylindre doseur/ il est prévu sur ce dernier un distributeur de commande à deux lumières à peu près diamétralement opposées, dont l'une est reliée à une pompe et l'autre à un tube de remplissage des-saucisses, les lumières étant recouvertes en alternance par l'obturateur. Au point mort haut du piston de remplissage, la lumière de commande en communication avec la conduite d'entrée est ouverte, de sorte qu'au cours de la course descendan- te du piston de remplissage, la matière peut s'écouler à travers cette lumière dans la chambre interne du cylindre qui s'agrandit constamment. Au moment où est atteint le point mort bas, la lumière de commande de la conduite d'entrée est masqué-e, tandis que celle du tube de remplissage des saucisses est découverte. Lors de la course ascendante du piston de remplissage, la matière est refoulée par le piston dans le tube de remplissage des saucisses à travers l'autre lumière de commande. Au point mort haut du piston de remplissage, l'obturateur ferme la lumière de commande du tube de remplissage des saucisses et découvre de nouveau la lumière de commande reliée à la conduite amenant la matière. Le cycle de travail suivant peut alors commencer. L'obturateur est disposé de préCéren- ce coaxialementtau piston de remplissage.Selon une autre caractéristique de l'invention il est prévu à l'intérieur-de l'obtura- teur un canal curviligne qui met l'extrémité supérieure du cylindre doseur -alternativement en communication avec les lumières de commande et est adapté aux sections de raccordement de ces éléments, la section de l'obturateur présentant, à son extrémité tournée vers le piston de remplissage, la forme d'un demi-anneau dont le rayon interne correspond à celui du piston de remplissage. En raison de la forme curviligne donnée à ce ca-nal les pertes par frottement restent très faibles, tant à l'arrivée qu'au départ de la matière devant être dosée. Pour exécuter le canal on peut, par exemple, usiner dans un obturateur massif un coude en forme de rainure, en particulier à 9O. L'extrémité de 1'obturateur,-opposé-au piston de remplissage est avantageusement accouplée au moteur d'entrainement de la machine de remplissage. Cet accouplement est réalisé de préférence sur les faces terminales de ltobturateur tournées à l'opposé du piston de remplissage il est en outre très favorable de prévoir, pour obturer la face libre du cylindre de l'obturateur, un couvercle amovible, en particulier pivotant, facilitant l'accès à ltobtura- teur en vue de son nettoyage.Une fois le couvercle ouvert, l'ob- turateur peut être aisément retiré, de sorte que le nettoyage des lumières de commande ainsi que du piston de remplissage peut être effectué sans difficulté. Selon une autre-caractéristique de l'invention, un organe susceptible d'autre entralne par le moteur de la machine de rem plissage, - en particulier un pignon, est monté dans le couvercle et réuni à l'obturateur par un accouplement qui, lors de ltouver- ture du couvercle est débrayé. L'accouplement débrayable est indispensable pour ltentrée du couple de rotation qui doit être transmis par le pignon à l'obturateur. L'accouplement s'établit automatiquement dès que le couvercle de -l'obturateur est refermé. Dans une forme de réalisation de l'invention, le couvercle sert de palier à deux roues dentées, dont l'une est reliée par l'accouplement à un arbre entraîné par le moteur de la machine, tandis que l'autre est pareillement reliée positivement par un accouplement à 1' obturateur ainsi qu'il a été déjà signalé. Les deux accouplements de la paire de roues dentées sont par conséquent débrayés ou embrayés simultanément lorsqu'on fait pivoter le couvercle. Selon une autre caractéristique de l'invention, chacune des deux roues dentées est munie d'un téton de centrage s'engageant respectivement dans des trous de centrage de l'arbre et de l'obturateur, ainsi qu'un téton dlaccouplement sollicité par un ressort, mobile en direction longitudinale et excentré par rapport à l'axe de rotation du pignon, les tétons d'accouplement s'engageant respectivement dans des trous d'entralnement percés dans les extrémités libres de l'arbre et de l'obturateur. En raison du montage élastique des tétons d'accouplement, le couvercie peut être fermé, même si ces tétons ne sont pas dans l'alignement de leurs trous d'entraînement.Dans ce cas, il sont repoussés à ltencontre de la force de leur ressort dans des logements pratiqués dans le couvercle et s'engagent dans leurs trous d'entraînement à l'instant où ceux-ci se trouvent exactement devant les logements correspondants par suite de la rotation des roues dentées. Selon une autre caractéristique de l'invention, l'une des extrémités de l'arbre moteur électrique de la machine est reliée à un convertisseur hydraulique, dont le moteur hydraulique a un arbre d'entrée qui porte le plateau-manivelle, le maneton ou organe équivalent du mécanisme à manivelle commandant le piston de remplissage et est relié en outre à l'entraînement de ltobturateur. Le convertisseur hydraulique est constitué, de manière connue en soi, par une pompe multi-cellulaire à palettes entraînées par le moteur électrique de la machine et entralnant à son tour le moteur hydraulique. Lorsque- le moteur électrique est mis en cireuit, la pompe à palettes est réglée pour un débit de refoulement initial nul, de sorte que le moteur hyraulique-reste à L'arrêt bien que le moteur électrique et la pompe tournent. Pour mettre en service le moteur hydraulique il faut déplacer les palettes de la pompe multi-cel des palettes lulaire au moyen d'un dispositif approprié. Ce déplacement/pouvant Cedéplacement pouvan être efeectué de façon continue, il est possible d'accroître également de façon continue le débit de refoulement et, par suite, de faire varier de façon continue le nombre de tours du mécanisme à manivelle. Dans une autre forme de réalisation de l'invention, l'autre extrémité de l'arbre- du moteur électrique est accouplée au tube rotatif de remplissage des saucisses. Il est également avantageux de prévoir sur 1 arbre d'entraînement du moteur hydraulique une came actionnant un interrupteur de commande, qui se trouve dans le circuit de courant d'un premier éleetro-aimant pour la mise à l'air libre d'un premier vérin pneumatique appartenant au dispositif de réglage du débit de refoulement d'une pompe à palettes du convertisseur, la position de mise à l'air libre du vérin étant conjuguée à la position enfoncée de l'interrupteur. Ainsi qu'il a déjà été exposé, le moteur hydraulique ne démarre pas dès la mise en circuit du moteur électrique. Pour le faire démarrer, la personne desservant la machine doit actionner un interrupteur de démarrage. La manoeuvre de cet interrupteur de démarrage détermine l'excitation d'un électro-aimant, qui déplace les palettes de la pompe par l'intermédiaire d'un vérin pneumatique à simple effet. Entre le vérin pneumatique et les palettes est intercalé un organe ajustable, permettant-de régler l'amplitude du déplacement des palettes. Ce réglage est effectué à l'aide d'un volant auquel sont assujetties des tiges filetées. Aussitôt que la came a effectue un tour complet, elle actionne l'interrupteur de commande, ce qui a pour conséquence la mise à l'air libre du premier -vérin pneumatique précité appartenant au dispositif pour le déplaeement des palettes de la pompe. En raison de la force des ressorts d-e rappel de ce vérin pneumatique, l'obturateur revient à sa position de départ et ramène la pompe & palettes à son débit de refoulement nul. Un nouveau cycle de travail commence dès que l-'interrupteur de démarrage sus-mentionné est enfoncé de nouveau, soit à la main, soit par un appareillage automatique de commande quelconque. L'interrupteur de commande actionné par la came est avantageusement branché dans le circuit de courant. d'un deuxième électro-aimant pour l'actionnement dtun deuxième vérin pneumatique réuni à un accouplement coulissant pour le dispositif de séparation par torsion, la position embrayée de l'accouplement correspondant à la position enfoncée de l'interrupteur.Le moteur électrique entraîne en permanence l'une des moitiés d'un accouplement à friction au moyen d'une courroie trapézoRdale. L'autre demi-accouplement est montée sur un arbre coaxial, sur lequel il peut coulisser et tourner, A l'instant où la came enfonce l'interrupteur de commande précité, le demi-accouplement coulissant est appliqué par un vérin pneumatique contre l'autre disque d'accouplement entraîné en permanence. Le tube de remplissage des saucisses es-t réuni par une courroie trapézoidale d'entraînement au demi-accouplement coulissant, de sorte qu'un mouvement de rotation est imprimé au tube de remplissage des saucisses- aussitôt que ltaccouplement à friction est embrayé et cette rotation assure la séparation par torsion des saucisses. Au moment où la pression est relâchée dans le vérin, l'accpu- plement à friction est débrayé par un ressort de rappel approprié et le disque d'accouplement coulissant est repoussé contre une garniture de frein fixe en position, de sorte qu'il s'immobilise instantanément. La durée del'opération d'accouplement peut être modifiée à l'aide d'un relais à action différée réglable à la main, ce qui permet de faire varier de façon continue entre certaines limites le nombre de tours du tube de remplissage des saucisses. Un exemple de réalisation de l'invention est décrit ci-après en référence au dessin annexé, dans lequel . la Fig. 1 représente une machine de remplissage avec mécanisme à manivelle en élévation de profil avec coupes longitudinales partielles . la Fig. 2 représente la même machine, vue de face, pareillement avec coupes partielles en direction verticale. La machine conforme à l'invention sert au-remplissage de peaux ou enveloppes au moyen d'une matière pâteuse, par exemple en vue de la fabrication de saucisses. La chair à saucisse amenée dans ce cas à la machine par une conduite au moyen d'une pompe non représentée entre le cylindre -doseur 3 parla lumière 1 d'un distributeur de commande 2 et s'écoule, à travers la- lumière circulaire 4 et le tube de remplissage-des saucisses 5, dans le boyau non représenté qui recouvre ce tube et.est serré sur lui. Les lumières 1 et 4 sont alternativement découvertes par un obturateur 6 entraîné en rotation, et ce de telle façon que la lumière 1 est ouerte lorsque le piston de remplissage 7 se trouve à son point mort haut. Au fur et à mesure que le piston de remplissage 7 descend en direction de la flèche 8, la paroi 9 de l'obturateur 6 masque de plus en plus la lumière 1. Pendant la course ascendante du piston de remplissage la lumière de sortie 4 est progressivement découverte par l'obturateur 6, ce qui permet à la chair à saucisse de s'écouler dans la peau par le tube de remplissage.5. Il va de soi que la lumière 1 est entièrement masquée pandant la course ascendante du piston de remplissage. Les mouvements sont imprimés au piston dé remplissage 7 ainsi qu > à l'obturateur 6 par un moteur électrique 10, qui entrar- ne d'autre part le tube de remplissage des saucisses 5 à une cadence déterminée, pour séparer les diverses saucisses par untorsadage de l'enveloppe. Les systèmes d'entraînement précité vont être décrits maintenant en détails. Le moteur électrique 10 possède-deux bouts d'arbre qui font saillie à l'extérieur. Le bout d'arbreill porte une poulie 12 pour deux courroies trapézoSdales 15, transmettant le couple moteur à une autre poulie 14, qui est calée sur l'arbre 15 d'un convertisseur hydraulique 16, constitué par une pompe multi-cellulaire à palettes 17 dont les détails ne sont pas représentés et par un moteur hydraulique 18. En l'absence d'un ordre particulier, la pompe à palettes 17 ne refoule pas, de sorte que le moteur hydraulique 18 est à l'arrêt, meAme si le moteur électrique 10 tourne. Sur l'arbre de sortie 19 du moteur hydraulique s sont montés une roue d'angle 20 et un plateau-manivelle 21, qui est relié à une bielle 24 au moyen d'un axe transversal 22 et d'un roulement à aiguilles 23. L'extrémité libre 25 de cette bielle est fourchue et porte un palier 28 monté oscillant au moyen de tourillons 26 montés dans des coussinets 27. Le palier 28 est muni d'un perçage central 29, traversé par le bout 30 d'un bras oscillant 31 formé d'une tige filetée. Sur l'extrémité 32 du bras oscillant 31 est monté un palier 33, agencé de la même manière que le palier 28 et dont les tou rillons reposent dans un support fixe 34. Le bras oscillant 31 peut ainsi exécuter un mouvement pendulaire en direction de la double flèche 35. Entre les deux paliers 28 et 33 est monté un coulisseau 36 fileté intérieurement à la façon d'un écrou. Le coulisseau 36 est muni d'une fente 38 perpendiculaire à sa direc tion de translation 37 et ses deux parties 39,40 délim-itant la fente latéralement peuvent être écartées élastiquement au moyen d'une vis de-poussée 41 ce qui permet de bloquer le coulisseau en n'importe quelle position sur le bras oscillant. L'extrémite- supérieure du coulisseau 36 est percée d'un trou 42 pour un axe d'articulation 43, qui réunit le coulisseau à une fourchette 44 recouvrant l'extrémité supérieure de celui-ci. Dans un filetage 45 de cette fourchette est vissée l'extrémité 46 d'une rallonge de tige de piston 47, dont l'extrémité supérieure est également pourvue d'un filetage 48 sur lequel est vissée une autre fourchette 49 recouvrant l'extrémité libre 50 d'une tige de pis ton 51. La liaison est assurée à cet emplacement par un axe d'ar ticulation 52. L'extrémité libre 50 de la tige de piston 51 possède d'autre part, deux méplats 53 diamétralement opposés. Des éerous 54 et 55 empeAchent les extrémités de la rallonge de tige de piston de se dévisser. l'extrémité interne de la tige de piston 51 coulissant dans une douille 56 fixée dans le bti de la machine, est reliée au piston de remplissage 7. Les différents éléments du mécanisme à manivelle sont montes et disposés de telle façon qu'en position de point mort haut du piston de- remplissage 7, le bras oecillant 31 se trouve toujours perpendiculaire à l'axe 57 du piston 7. Le coulisseau 36 est re présenté à la Fig. 2 à sa position extreAifle de droite. Etant donné que sa distance par rapport au palier 33 du bras oscillant est minimale, le piston de remplissage exécute sa course la plus faible pour cette position du coulisseau. Sa course augmente au fur et à mesure qEe le coulisseau 36 est rapproché du palier 28. En raison de la disposition des éléments du mécanisme à mani velle, notamment de la conjugaison du bras oscillant 31 à la posi tion de point mort haut du piston de remplissage 7, une augmenta tion de la course de celui-ci n'entraîne pratiquement aucun change ment du point mort haut du piston 7, dont seul le point mort bas se déplace. I1 se produit toutefois de faibles écarts et un léger dépla cement du point mort haut vers lé haut du fait que le bras os cil- lant 31 est une tige rectiligne.Ainsi qu'il a été déJà exposé au préambule, le point mort haut resterait inchange quelle que soit la position du coulisseau 36 si la ligne médiane du bras oscillant coTncidal-t avec la courbe en traits mixtes 58 de la Fiv 2. Le déplacement du point mort haut est néanmoins si minime que la construction relativement simple comportant un bras oscillant rectiligne donne à peu près le mêmé résultat. Au voisinage des deux positions extrêmes du coulis seau 36, le déplacement du point mort haut est pratiquement insensible. Pour déplacer le coulisseau 36, il faut faire tourner le bras oscillant 31 au moyen du volant 59. I1 y a lieu de signaler que le palier 33 recouvre une rainure pratiquée dans le bras oscillant et non représentée. Par suite de ce montage de l'ex trémité 32 du bras oscillant constitué par une tige filetée, une rotation imprimée à celle-ci détermine suivant sa direction une translation dans un sens ou dans l'autre du coulisseau 36. I1 faut ajouter d'autre part que la courbe 58 est identique à la trajectoire que décrirait le centre du filetage interne du couaisseau 36 autour de l'axe d'articulation 52 lors d'un pivotement de la rallonge 47 de la tige de piston. L'entraînement de l'obturateur 6 est pareillement dérivé du moteur hydraulique 18. Sur l'arbre 19 est calée la roue d'angle 20 qui engrène avec une autre roue angle 60 à laquelle fait suite un arbre 61 orienté vertiealement vers le haut et dont ltextrémité supérieure 62 de plus gros diamètre est munie d'un trou central 63, dans lequel s'engage le téton de centrage 64 d'ur: arbre 65. Celui-ci est tourillonné par un roulement à billes 66 dans le plateau 67 d'un couvercle 69 susceptible de pivoter autour d'un axe 68. L'arbre 55 porte une roue à denture droite 70 en prise avec une autre roue dentée 71 calée sur un arbre 72, qui est tourillonné également dans le plateau 67 aù moyen d'un roulement à billes 7. Le centrage de l'arbre 72 est assuré par un téton 74 s'engageant dans un trou de centrage 75 de l'obturateur 6. Pour la transmission du couple de rotation de l'extrémité de plus gros diamètre 62 de arbre 61 à la roue dentée 70, il est prévu une goupille 76 s'engageant dans un trou 77 disposé excentriquement par rapport au trou 6D. De la meAme manière, la roue dentée 71 est réunie positivement à l'obturateur 6 au moyen d'une goupille 78. L'arbre 65 est tourillonné dans un deuxième palier 79 et l'arbre 72 dans un deuxième palier EQ. Le couvercle 69 peut être ouvert par un pivotement en di- rection de la flèche Fl d'un angle d'au moins 90 , de sorte que l'obturateur 6 peut être aisément retiré et la machine nettoyée à cet emplacement. Lors de 'louerture du couvercle 69, les tétons 64, 77 et 75, 78 sortent de leurs trous correspondants. Etant donné qu'il n'est pas certain que les goupilles tE et 78 se trouvent exactement dans l'alignement de leurs trous complémen taires 77, 82 au moment de la fermeture du couvercle et qu'il peut arriver par conséquent que les faces terminales 83, 84 des goupilles rencontrent respectivement les faces terminales 85 de l'extrémité de plus gros diamètre 62 de l'arbre et 86 de l'ob- turateur 6, ces goupilles sont- montées de façon à pouvoir coulis ser longitudinalement. Grace à cette faculté de déplacement, les goupilles 76 et 78 peuvent prêter en direction des flèches 87 et 88 dans le cas où elles ne se trouvent pas exactement dans l'ali gnement de leurs trous correspondants 77 et 82. Ce déplacement s'accompagne d'une compression des ressorts 89 et 90. Lorsqu'un mouvement de rotation est imprimé à l'arbre 61, la goupille 76 se déplace à l'opposé de la direction de la flèche 87 dès que le trou 77 se trouve exactement vis-à-vis de lui. Les deux roues dentées 70 et 71 sont alors entraînées en rotation. La goupille 78 s'engage enfin dans son trou complémen taire 82 et entraxe l'obturateur 6. Le tube de remplissage des saucisses est entraîné par le moteur électrique 10 comme il a été déjà signalé. Le bout d'arbre 91 du moteur électrique porte une poulie 92 pour deux courroies trapézoidales 93 entraînant une autre poulie 94 qui forme l'une des moitiés 95 d'un accouplement à friction 96. L'autre demi accouplament 97 est muni d'une garniture 98 et constitue une poulie 99 à deux courroies, coulissante et tournante, qui peut être déplacée en direction de la double flèche 100. L'autre face 101 de la poulie 99 est pourvue d'une garniture de frein 102 coopérant avec une surface de freinage fixe 103. En position de repos, la garniture 102 s'applique sur la surface de SsFinage 103. A réception d'un ordre approprié, le demi-ac couplement complémentaire est repoussé par l'arbre 105 d'un vérin pneumatique 104 contre le demi-accouplement 95 entraîné en perma vesce par le moteur électrique 10.La garniture 102 est ainsi éloignée de la -surface de-freinage 103 et entraînée en rotation, après l'achèvement del'opération d'embrayage, par les deux courroies trapézoldales 10 de la poulie 107, qui est touril lonnée au moyen de deux paliers 108 sur un tube ~fixe 109 et à laquelle est réuni rigidement le tube de remplissage des saucis ses 5, de sorte que ce dernier tourne en même temps que la pou lie aussitôt que l'accouplement 95,g7 est embrayé. A réception d'un deuxième ordre approprié, le vérin pneumatique 104 est ramené à sa position de départ par des ressorts plats 110 et le tube de remplissage des saucisses > est arrêté par le frein 102, 103-, dans une laps de temps relative ment court. La roue d'angle 20 porte une came, non représentée, qui actionne un interrupteur, également non représenté, à chaque tour -complet de la roue 20. Cet interrupteur assume deux fonctions différentes qui ser-ont exposées plus loin. I1 y a lieu de si gnaler d'abord que l'actionnement manuel d'un interrupteur, non représenté, ferme lecircuit de courant d-'une électro-vanne ne figurant pas au dessin et ouvrant l'admission d'air comprimé dans un vérin pneumatique 111, dont le piston 112 est ainsi déplacé suivant la direction de la flèche 113. Les palettes de la pompe du convetisseur hydraulique 16 sont alors déplacées par l'intermédiaire d'une timonerie 114 incomplètement repré sentée.La pompe à palettes 17 refoule de cette manière une quantité définie de liquide et entraîne le moteur hydraulique 18 qui imprime à son tour à l'obturateur 6 un mouvementsse ro tation. Dans la timonerie 114 est disposée une butée réglable à la main par un volant 115. Suivant la position de cette butée, les palettes de la pompe 17 sont déplacées plus ou moins, ce qui permet de faire varier le débit refoulé et par suite le nombre de tours du moteur hgdraulique. La première fonction de l'interrupteur précité est de fermer le circuit de courant d'un électro-aimantvqui met à l'air libre le vérin pneumatique 111, de sorte que les palet tes de la pompe 17 sont ramenées à leur position de départ et que le moteur 18 starrête. Etant donné que l'interrupteur t,t actionné une fois à chaque tour complet de la roue d'angle 20, le vérin pneumatique 111 est lui-même mis à l'air libre à chaque tour de la roue d'angle. A chaque tour complet de la roue d'angle 20 correspond par conséquent un tour complet de ltobtura- teur 6.Pour maintenir la machine en service, et permettre un dosage ininterrdmpu, l'interrupteur à actionnement manuel précité doit être enclenché en permanence. I1 est muni à cet effet d'un organe d'actionnement très robuste et de longueur appropriée qui peut être maintenu constamment en position enfoncée pour la durée voulue par le corps de la personne desservant la machine, par exemple par sa hanche où son pied. La deuxième fonction de l'interrupteur actionné par la came consiste à alimenter l'obturateur 6 par l'intermédiaire d'une autre électro-vahne non représentée et à accoupler le mécanisme d'entraînement du tube de remplissage des saucisses 5 avec la poulie 94 tournant en permanence, Dans ce dernier cir cuit de courant se trouve un relais à action différée réglable à la main, au moyen duquel on peut régler la durée de l'accou- plement et par suite le nombre de tours du tube de remplissage des saucisses. REVENDICATIONS 1.- Mécanisme à manivelle pour l'entraînement d'un piston de remplissage, en particulier dans une machine de-distribution d'une matière pâteuse, de préférence de la chair à saucisse, caractérisé en ce qulil se compose d'un plateau-manivelle (21) entrain en rotation, d'un maneton ou organe équivalent sur lequel est articulée une bielle (24) dont l'extrémité libre (25) est reliée de façon articulée à un bras oscillant (31) monté en un point fixe (33), sur lequel est montéede manière à pouvoir pivoter et se déplacer en translation l'une des extrémités (46) d'une rallonge (47) de tige de piston articulée par son autre extrémité (48) sur une tige (51 > guidée en (56) portant le piston de remplissage (7), et en ce que, en position de point mort haut du piston de remplissage, une ligne fictive passant par le palier (33) du bras oscillant et le palier de liaison (28) entre le bras oscillant et la bielle est perpendiculaire à l'axe (57) du piston. 2. - Mécanisme à manivelle suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le bras oscillant (31) est constitué par une tige filetée et en ce que l'extrémité (46) de la rallonge (47) de tige de piston est articulée en (43) sur un coulisseau (36) non tournants vissé sur la tige filetée, ce coulisseau (36) étant fendu transversalement à la direction de sa translation (37) et ses deux parties (39,40) délimitant latéralement la fente (38) pouvant être écartées élastiquement au moyen d'une vis de poussée (4î). 3. - Mécanisme à manivelle suivant la revendication 2, caractérisé en ce que l'extrémité articulée à poste fixe (32) du bras oscillant (31) est munie d'une gorge et est emboîtée de manière à pouvoir tourner sans coulisser dans une douille (33), qui est tourillonnée dans un support fixe (34) au moyen de deux axes latéraux s'étendant normalement à l'axe longitudinal au bras oscillant, cependant que la partie du bras oscillant qui dépasse la douille (33) à I'opposé de l'empladement de la liaison (28) entre le bras oscillant (31) et la bielle (24) est munie d'un volant (59). 4. - Mécanisme à manivelle suivant l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'extrémité du coulisseau (36) tournée vers la rallonge (47) de tige de piston est montée à l'intérieur d'une fourchette (44) assujettie à l'une des extrémités de la rallonge, ces deux éléments étant réunis par un axe (43) et en ce que la rallonge (47) de tige de piston porte pareillement à son extrémité opposée (48) une fourchette (49) dans laquelle est engagée l'extrémité externe (50), par exemple aplatie (53), de la tige de-piston (51). 5. -- Mécanisme à manivelle suivant l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le bras oscillant (31) est constitué par une tige cintrée dont le rayon de courbure correspond sensiblement à la trajectoire que parcourt le point de montage de la rallonge (47) de tige de piston sur le bras oscillant (31) lors du pivotement de la rallonge autour de son point d'articulation (52) à la tige de piston (51). 6. - Machine de remplissage dont le piston de remplissage, entraîné par un mécanisme à manivelle, exécute un mouvement alternatif de translation dans un cylindre doseur suivant l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que sur le cylindre doseur (3) est posé un distributeur de commande (2) à deux lumières (1, 4) à peu près diamétralement opposées, dont l'une (1) est reliée à une pompe d'alimentation et dont l'autre (4) est reliée à un tube (5) de remplissage des saucisses, les lumières étant recouvertes en alternance par ltobturateur. (6) qui est disposé coaxialement au piston de remplissage (7) et porte- intérieurement un canal curviligne qui met l'extrémité supérieure du cylindre doseur alternativement en communication avec les lumièresde commande (1, 4) et est adapté aux sections de raccordement de ces éléments, la section de l'obturateur présentant, à son extrémité tournée vers le piston de remplissage (7), la forme d'un demi-anneau dont le rayon interne correspond à celui du piston de remplis e sage. 7. - Machine suivant la revendication 6, caractérisée en ce que l'extrémité de l'obturateur (6) opposée au piston de remplissage (7) est couplée avec le moteur d'entraînement (10) de la machine et en ce que la face libre (86) de l'obturateur est recouverte par un couvercle amovible (69), par exemple pivotant, dans lequel est tourillonné un organe susceptible d'être entraîné par le moteur (10) de la machine, par exemple un pignon (70, 71) qui est relié à l'obturateur (6) par un accouplement (77, 76 et 78, 82) agencé de manière à être débrayé lors de l'ouverture du couvercle. 8. - Machine suivant la revendication 7, caractérisée en ce que le couvercle (69) sert de palier à deux roues dentées (70, 71) dont l'une (70) est reliée par un accouplement (76, 77) à un arbre (61) entraîné par le moteur (10) de la machine, chacune des deux roues dentées (70, 71) étant munie en outre d'un téton de centra ge (64, 74) s engageant dans un trou de centrage conjugué (63, 75) de l'arbre (62) et de l'obturateur (6), ainsi que d'un téton d'ac couplement (76, 78)- sollicité par un ressort (89, 90), mobile en direction longitudinale et excentré par rapport à l'axe de rotation du pignon, les tétons d-'accouplement s'engageant respectivement dans des trous d'entraînement (77, 82) percés dans les extrémités libres (62) de l'arbres (61) et de l'obturateur (6). 9. - Machine suivant l'une des revendications 6 à 8 caractérisée en ce que l'une des extrémités (11) de ltarbre du moteur électrique (10) de la machine est reliée à un convertisseur hydraulique (16) dont le moteur hydraulique (18) a un arbre de sortie (19) qui porte le plateau-manivelle (21), le maneton ou organe équivalent du mécanisme à manivelle commandant le piston de remplissage (7) et est relié en outre à ltentra1nement de l'obturateur (6), tandis que l'autre extrémité t91) de l'arbre du moteur électrique (10) est accouplée au tube rotatif (5) qui sert au remplissage des peaux de saucisse. 10. - Machine suivant la revendication 9, caractérisée en ce que sur l'arbre de sortie (19) du moteur hydraulique (18) est montée une came actionnant un interrupteur de commande qui se trouve dans le circuit d'un prémiér électro-aimant pour la mise à l'air libre d'un premier vérin pneumatique (111) appartenant au dispositif de réglage (114) du débit de refoulement d'une pompe à palettes (17) du convertisseur (16) la position de mise à l'air libre du vérin correspondant à la position enfoncée de l'interrupteur, et en ce que l'interrupteur de commande est branché êgalement dans le circuit de courant d'un deuxième électro-aimant pour l'actionnement d'un deuxième vérin pneumatique--(l04) relié à un accouplement coulissant (95, 97) pour le dispositif de séparation par torsion la position embrayée de l'accouplement correspondant à la position enfoncée de l'interrupteur.