La présente invention - due à la collaboration de Monsieur Pierre, Albert VILLAIN et réalisee dans les services de la Demanderesse est relative à un document graphique pouvant etre projeté sur un écran et à un procédé pour sa préparation. La présente invention est relative aussi à un vernis utile pour la mise en oeuvre de ce procédé. Il existe de nombreux procédés pour préparer des supports en matière plastique acceptant des informations au crayon ou à 1 'encre, ces supports pouvant être transparents, translucides ou opaques. Les informations portées par les supports transparents peuvent être projetées sur un écran. Des supports en matière plastique transparente sur lesquels on peut incrire des informations à l'encre sont décrits, par exemple, au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 489 597. Un support de ce type est constitué par un film de polyester sur lequel sont appliquées successivement une couche d'un polymère cellulosique filmogène tel qu'un acétobutyrate de cellulose, puis une couche de copolymère de vinylpyrrolidone et d'acétate de vinyle. Les inscriptions à l'encre portées sur un tel support adhérent fortement sur ce dernier.D'autres supports en matière plastique transparente sur lesquels sont appliquées successivement deux couches de polymères synthétique*, la dernière couche acceptant facilement les inscriptions au crayon ou à l'encre, sont décrits au brevet britannique 865 680. Ce brevet décrit aussi des supports destinés au mbne usage, mais la dernière finement couche de polymère contient, en outre, un pigment7Eivisé tel que la silice ou l'alumine qui assure la granularité et le pouvoir diffusant recherchés. On sait d'autre part, que les supports en matière plastique dépolie acceptent plus facilement les inscriptions au crayon ou à l'encre que les supports de matière plastique transparente. Cependant, les informations portées par les supports dépolis sont difficilement projetables sur un écran. On ne peut pas utiliser ces supports dépolis comme supports d'informations à projeter sur un écran, par exemple, suivant les méthodes modernes d'enseignement audiovisuelles qui utilisent la rétroprojection, car la surface dépolie est très diffusante. Il est donc nécessaire d'éliminer l'effet de dépoli si l'on désire projeter les informations portées par le support. On a, d'autre part, déjà proposé de protéger les images photographiques en noir et blanc ou en couleurs par une couche de vernis, mais les images photographiques sont habituellement situées dans une couche d'un liant collotdal tel que la gélatine appliquée sur un support qui ne présente pas d'effet de dépoli.Cependant, le brevet français 1 562 858 décrit un procédé pour la protection de surfaces fragiles telles qu'un film, au moyen d'une solution d'un polymère organique synthétique, par exemple un polychlorure de vinyle éventuellement modifié par de l'anhydride malétque, un polyacétobutyrate de vinyle sa poly,ntre ou un copolymère acrylique ou méthacrylique, l'application de cette solution de polymère pouvant supprimer l'effet de dépoli et améliorer la netteté de la projection.Le brevet q 562 858 mentionne seulement que les surfaces fragiles à protéger peuvent être des films photographiques (portant des images) ou des plaques, filtres, trames utilisés en photographie,photomécanique, photogravure, films cinématographiques, etc. Il ne semble pas qu'on ait déjà proposé de protéger des informations au crayon ou à l'encre portées par un support dépoli. La présente invention apporte une solution à ce problème et a notamment pour buts - un document graphique pouvant être projeté sur un écran, - un procédé pour rendre transparents des supports en matière plastique portant des dessins au crayon ou à l'encre, ce procédé permettant de projeter les informations de ces supports sur un écran, - un vernis utilisable pour la mise en oeuvre de ce procédé. Le document graphique suivant l'invention dont une plage au moins contient des informations destinées à être communiquées par projection, notamment par rétroprojection de cette plage, est caractérisé en ce qu'il comprend, d'une part, un support intrinsèquement diffusant la lumière dont l'une des faces au moins porte à l'intérieur de la dite plage des tracés graphiques constitutifs des dites informations, et, d'autre part, une couche diaphanisante appliquée uniformément au moins dans la région de la plage d'information de manière à recouvrir à la fois ces tracés et le support dans cette région et à y annuler le caractère diffusant du support. Le procédé suivant l'invention pour la préparation d'un document graphique est caractérisé en ce que, après avoir tracé les informations désirées sur la face diffusante du support, à l'intérieur de la plage destinée à être projetée, on applique sur cette face du support, au moins dans la région de cette plage, un vernis diaphanisant. Le procédé suivant l'invention est particulièrement utile pour rendre projetables, sur un écran, les informations au crayon ou à l'encre portées par un support de matière plastique dépolie, l'application du vernis ayant pour résultat de supprimer d'effet de dépoli et de rendre possible la projection. Le procédé suivant l'invention est particulièrement avantageux pour les professeurs qui utilisent les méthodes audiovisuelles où l'on projette sur un écran, par exemple par rétroprojection, les informations inscrites par le professeur sur un support de matière plastique dépolie. Pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention, on peut utiliser n'importe quel support de matière plastique dépolie, par exemple un support d'ester cellulosique désestérifié sur l'une des faces ou sur les deux faces par une solution basique, puis dépoli mécaniquement comme décrit au brevet français 781 418. On peut aussi utiliser un support d'ester cellulosique dépoli par un procédé tel que décrit au brevet français 797 551. Suivant ce procédé, on traite, par exemple, une feuille d'acétate de cellulose par une solution basique sur l'une des faces ou sur les deux faces de la feuille, en même temps q#"on opère un dépolissage mécanique effectué par un moyen approprié tel qu'un cylindre dépolisseur chauffé. On peut aussi utiliser des supports d'ester cellulosique dépoli par un procédé tel que décrit au brevet français 1 089 919. Suivant ce procédé, on applique sur l'une des faces d'un support d'ester cellulosique tel que l'acétate, le propionate, le butyrate de cellulose ou un ester mixte tel que l'acétobutyrate de cellulose, une composition liquide contenant un composé chimique décomposable par la chaleur avec dégagement de gaz qui produit une rugosité superficielle et uniforme sur la face traitée du support avec formation du dépoli recherché. On peut aussi utiliser des supports en polyester dépoli, préparés par un procédé tel que décrit au brevet britannique 830 777. Suivant ce procédé, on traite la surface d'un film de polyester tel qu'un film de polytéréphtalate d'éthylèneglycol par un abrasif pour obtenir une surface rugueuse sur laquelle adhèrent les inscriptions au crayon ou à l'encre. Un support dépoli particulièrement utile pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention est un support d'acétate de cellulose dépoli tel que le support todatrace vendu en France par Kodak-Pathé. Le procédé suivant l'invention peut utiliser d'autres supports dépolis tels que des supports en matière plastique pouvant être dépolis soit par un procédé d'abrasion mécanique de la surface, par exemple par sablage, soit par dépolissage chimique en surface, par exemple au moyen de solvants ou de composés basiques ou par un procédé mixte combinant l'abrasion mécanique et le dépolissage chimique superficiels. Des supports pouvant etre dépolis par l'un de ces procédés et utiles pour la mise en oeuvre du procédé suivant -1' invention sont les supports de polychlorure de vinyle, polychloroacétate de vinyle, polyoléfines telles que le polyéthylène, le polypropylène, etc. On peut aussi utiliser des feuilles de matière plastique dont l'une au moins des faces porte une couche pigmentée assurant un effet de dépoli, feuilles telles que décrites au brevet britannique 865 680 précité. L'épaisseur du support de matière plastique dépolie peut varier considérablement, mais elle est avantageusement comprise entre 0,025 mm et 0,400 mm. Lorsqu'on a choisi un support de matière plastique dépolie, tel que défini ci-dessus, on inscrit au crayon ou à l'encre les informations que l'on désire conserver ou projeter. On peut utiliser n'importe quel crayon, par exemple un crayon au graphite ou un crayon de couleur. Les inscriptions au crayon adhèrent bien sur les supports dépolis et comme les mines à crayon, en particulier les pigments qu'elles contiennent, sont d'origine minérale, les inscriptions au crayon ne sont pas dissoutes par le solvant du vernis utilisé ultérieurement pour supprimer 1' effet de dépoli et protéger les inscriptions. On peut apporter les inscriptions à encre sur le support dépoli en utilisant n'importe quelle encre soluble dans liteau, dans un mélange hydroalcoolique ou dans un solvant organique et n'importe quel crayon à encre ou stylographe, par exemple un crayon-feutre, un stylo-pointe en nylon ou un stylo-bille. Les solvants des vernis. appliqués sur les inscriptions à l'encre ne doivent pas dissoudre ces dernières, en particulier les plastifiants, matières grasses, polymères naturels et synthétiques et les pigments et colorants organiques contenus dans ces encres. Comme on l'a mentionné précédemment, après avoir porté ces inscriptions au crayon ou à l'encre sur le support dépoli, on applique une couche de vernis protecteur. Pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention, il est nécessaire d'utiliser un vernis qui comprend une solution d'un polymère dans un solvant ou un mélange de solvants, vernis qui présente les propriétés suivantes A l'état de solution dans un solvant approprié, il doit être aussi peu inflammable et toxique que possible, et présenter une volatilité suffisante pour permettre un séchage rapide, et ne doit pas altérer les informations portées sur le support dépoli. D'autre part, la couche de vernis séchée doit (1) être transparente pour que les informations puissent être lues ou projetées correctement, (2) présenter une bonne adhérence sur le support dépoli et sur les informations qu'il porte sans provoquer de déformation pouvant modifier sa planéité et sans altérer les dites informations, et (3) présenter une température de ramollissement assez élevée pour résister à l'échauffement provoqué par les lampes des appareils de projections ou de reproduction.La température supportée par le dessin à projeter est d'environ SODC dans les appareils de rétroprojection, mais on peut atteindre 800C à 9000 dans les appareils de tirage diazo et des vernis résistant à ces dernières températures peuvent être intéressants dans le cas ou l'on désire reproduire le document dans un tel appareil, étant bien évident qu'un document ne portant pas de vernis diaphanisant ne pourrait y être reproduit correctement. Le vernis devra contenir un solvant ou un mélange de solvants sans action sur les inscriptions au crayon ou à l'encre. On pourra utiliser pratiquement n'importe quel solvant dans les vernis appliqués sur les incriptions au crayon car ces dernières sont insolubles dans la plupart des solvants. En ce qui concerne les inscriptions à l'encre, on peut distinguer les inscriptions faites avec des encres en solution aqueuse ou hydroalcoolique et celles qui sont faites avec des encres en solution organique. Lorsque le support dépoli porte des inscriptions réalisées avec une encre en solution aqueuse ou hydroalcoolique, on appliquera avantageusement une couche de vernis contenant des solvants organiques qui sont pratiquement sans action sur les constituants de ces encres. Par contre, lorsque les inscriptions sont faites avec une encre en solution organique, on utilisera avantageusement un vernis contenant des solvants hydroalcooliques qui ne dissolvent pratiquement pas les constituants des encres en solution organique. Des exemples de mélanges de solvants, particulièrement utiles dans les vernis appliqués dans la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention, comprennent des mélanges, dans des proportions variées1 de trichloréthylène ou de perchloréthylène et de niéthylisobutylcétone, avantageusement des mélanges à volumes égaux respectivement (1) de trichloréthylène et méthylisobutylcêtone et (2) de perchloréthylène et méthylisobutylcétone. Ces mélanges de solvants présentent un pouvoir solvant relativement faible pour la plupart des inscriptions à 11 encre et n'altèrent pratiquement pas les supports dépolis utilisés dans le procédé suivant l'invention, en particulier les supports en acétate de cellulose dépoli.Ces mélanges de solvants présentent, en outre, une inflammabilité et une toxité relativement faibles. Le perchloréthylène est un peu moins toxique que le trichloréthylène mais par contre sa vitesse d'évaporation est moins élevée de sorte que les couches de vernis, appliquées à partir de solutions qui contiennent un mélange de perchioréthylène et de méthylisobutylcétone, sèchent moins vite que les couches correspondantes appliquées à partir de solutions dans le trichloréthylène et la méthylisobutylcétone. Suivant des modes particulièrement avantageux de réalisation, on utilise des vernis contenant un mélange de solvants présentant un caractère hydrophile ou lipophile plus ou moins marqué suivant la nature et la proportion des polymères filmogènes utilisés. Lorsque le vernis comprend un polymère qui présente un caractère lipophile marqué, par exemple un polyester acrylique tel que le polyméthacrylate de butyle, on utilisera avantageusement un mélange de solvants comprenant un solvant organique halogéné tel que le trichloréthylène, le leperchloréthylène, etc, et un solvant organique à fonction éther, oxo ou ester, par exemple un éther-oxyde tel que l'éther diéthylique, l'éther diisopropylique, l'éther di-n-butylique, etc, une cétone telle que l'acétone, la méthylisobutylcétone, la méthyléthylcétone, etc, un ester carboxylique tel que l'acétate d'éthyle, l'acétate d'isopropyle, l'acétate de butyle, etc. Lorsque le vernis comprend un polymère qUI présente un caractère l.pop;iile moins accentué, par exemple un polymère vinylique tel que le polychlorure de vinyle, le polyacétate de vinyle, le polyacétochlorure de vinyle, etc, on utilise un mélange de solvants plus hydrophile contenant un ou plusieurs constituants tels qu'un alcool aliphatique inférieur comme l'alcool méthylique, l'alcool éthylique, l'alcool isopropylique, etc, un acide aliphatique inférieur tel que l'acide formique, l'acide acétique, l'acide propionique, etc. On peut encore diminuer le caractère lipophile du vernis, en ajoutant de l'eau aux mélanges de solvants du type qui précède. On applique avantageusement ces vernis sur des inscriptions faites avec des encres à caractère lipophile. Les vernis utiles dans la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention peuvent contenir des polymères filmogènes variés, par exemple des polymères choisis dans le groupe constitué par (1) les polymères et copolymères des esters formés à partir des acides oléfiniques insaturés de 1 à 12 atomes de carbone et des alcools aliphatiques de 1 à 8 atomes de carbone, (2) les polymères des nitriles aliphatiques insaturée de 1 à 6 atomes de carbone (3) les polymères vinyliques aromatiques et (4) les polymères des esters de vinyle formés à partir des acides aliphati#ques saturés de 1 à 6 atomes de carbone. On peut, par exemple, utiliser des polymères acryliques tels que les polyacrylates et les polyméthacrylates d'alcoyle comme le polyméthacrylate de méthyle, éthyle, isopropyle, propyle, butyle, hexyle, actyle, etc; les polymères de nitriles insaturés comme le polyacrylonitrile, des polymères vinyliques aromatiques-tels que le polystyrène, le polydivinylbenzène, etc. Comme on l'a mentionné précédemment, la couche de vernis appliquée dans le procédé suivant l'invention doit être transparente et adhérer convenablement sur le support dépoli sans altérer ce dernier et les inscriptions qu'il porte. Il est nécessaire, en particulier, que la couche de vernis soit souple et ne déforme pas le support sur lequel elle est appliquée. La résistance de la couche de vernis à la chaleur doit être suffisante pour que, lorsqu'on maintient le support plastique portant des informations et recouvert d'une couche de vernis, dans un rétroprojecteur en fonctionnement continu pendant une durée relativement longue, on ne remarque, à la sortie du rétroprojecteur, aucune déformation permanente du support, des informations inscrites et de la couche du vernis. Des polymères particulièrement utiles, qui permettent d'obtenir des couches de vernis présentant ces qualités lorsqu'on les applique en solution dans un mélange solvant constitué, par exemple, par un mélange à volumes égaux de trichloréthylène et de méthylisobutylcétone, sont les polyméthacrylates de butyle. Les vernis préparés avec ces polymères peuvent avoir une concentration élevée en matière sèche et présenter une viscosité satisfaisante pour la plupart des appareils de couchage usuels. On peut faire varier considérablement la concentration en polymère filmogène de la solution de vernis utilisée dans le procédé suivant-l'ition, mais on utilise habituellement ces polymères à une concentration en masse d'environ -1/toe à 30/100. On peut appliquer le vernis protecteur sur le support de matière plastique dépolie portant des inscriptions au crayon ou à l'encre par n'importe quel procédé approprié, par exemple à la raclette, au moyen d'un rouleau, par pulvérisation, etc. On utilise des solutions de vernis suffisamment concentrées pour que, après application d'une seule couche de solution de vernis et séchage, on obtienne une couche de vernis d'épaisseur suffisante pour supprimer les reliefs du dépoli.L'épaisseur de la couche de vernis, mesurée à l'état sec, peut varier considérablement, mais elle est habituellement d'environ lOh à 500# fiL, avantageusement d'environ 20 à 3Oo-# Les dispositifs servant à appliquer les solutions de vernis, par exemple les raclettes, les rouleaux applicateurs, etc, peuvent être fabriqués à partir de n'importe quel matériau résistant au vernis. Des matériaux appropriés comprennent les métaux, le bois, le verre, les polymères synthétiques tels que le polychlorure de vinyle rigide, non plastifié, les polyamides, les caoutchoucs synthétiques, etc.Une raclette, utile pour appliquer les solutions de vernis sur des supports dépolis portant des inscriptions au crayon ou à l'encre, est constituée par une simple tige de verre, l'épaisseur de la couche de vernis à déposer étant déterminée par des cales identiques disposées à chaque extrémité de la tige de verre. A la fin de l'opération de couchage du vernis protecteur, on nettoie facilement le dispositif d'application au moyen dtun tampon de cellulose imbibé du mélange solvant ou de l'un des solvants du vernis, par exemple le trichloréthylène. Les exemples suivants illustrent L'invention EXEMPLE i - On prépare un vernis en dissolvant du polyméthacrylate de butyle dans un mélange solvant constitué par du trichloréthylène et de la méthylisobutylcétone. Ce vernis comprend les constituants suivants - Lucite 44 (composition de polyméthacrylate de butyle de la Société Du Pont aux Etats-Unis d'Amérique) 25 g - Trichloréthylène 50 mi - Méthylisobutylcétone 50 ml La solution obtenue est limpide et incolore. La température du point d'éclair est de 600C. On applique ce vernis à la raclette sur un support d'acétate de cellulose dépoli tel que le support Kodatrace sur lequel ont été portées des inscriptions au moyen de crayons-billes de différentes couleurs, la couche de vernis ayant une épaisseur mesurée à ltétat sec de 0,02 mm. La couche de vernis sèche à l'air, à la température ambiante, en 15 minutes environ. La couche de vernis adhère très bien sur le support d'acétate de cellulose dépoli et sur les inscriptions à l'encre sans altérer ces dernières.Elle supprime, en outre, l'effet de dépoli. Après séchage, on remarque que, en conservation, la couche de vernis ne déforme pas le support portant les inscriptions à Encre qui ne s'incurve pas et reste pratiquement plan. On peut projeter les inscriptions portées par le support sur un écran, par exemple par rétroprojection, sans altérer la couche de vernis, On peut même laisser séjourner le support d'acétate de cellulose portant des inscriptions à l'encre et recouvert de la couche de vernis protecteur sur la plage éclairée d'un rétroprojecteur usuel, pendant plusieurs heures, et remarquer, à la fin de l'expérience, aucune altération du support, des inscriptions et de la couche de vernis. D'autre part, la résistance au vieillissement de la couche de vernis protecteur est excellente. On remarque, en particulier, que, en conservation, la couche de vernis reste transparente et souple, ce qui semble indiquer que la couche de vernis ne subit aucune altération provoquée par le rayonnement ultra-violet et l'oxygène de l'air. On reproduit le mode opératoire de l'exemple 1, mais dans la préparation du vernis, on fait varier la quantité de polyméthacrylate de butyle de 20 g à 70 g, dans un mélange solvant comprenant 50 mi de trichloréthylène et 50 mi de méthylisobutylcétone. On obtient des résultats analogues à ceux de l'exemple 7. EXEMPLE 2 - On reproduit le mode opératoire de l'exemple 1, mais on utilise un vernis qui a la composition suivante - Lucite 44 (composition de polyméthacrylate de butyle) 25 g 4 erchl or éthyl ene 50 mi - Méthylisobutylcétone 50 mi On applique ce vernis sur un support Kodatrace sur lequel on a tracé des dessins au trait à l'aide d'un crayon-feutre usuel. Les conditions opératoires sont semblables à celles de l'exemple 1, mais il est nécessaire que la durée de séchage à la température ambiante soit portée de 15 minutes à 25 minutes, car la vitesse d'évaporation du perchioréthylène est plus faible que celle du trichloréthylène. Les résultats obtenus sont analogues à ceux de l'exemple 1. On reproduit le mode opératoire de 11 exemple 2, mais on fait varier la quantité de polyméth#crylate de butyle de 20 g à 70 g dans 50 mi de perchioré- thylène et 50 mi de méthylisobutylcétone. On obtient des résultats analogues à ceux de l'exemple 2. EXEMPLE 3. - On reproduit le mode opératoire de l'exemple 1, mais on utilise un vernis qui a la composition suivante - Lucite 44 (composition de polyméthacrylate de butyle) 50 g - Trichloréthylène 50 mi - Méthylisobutyl cétone 50 ml La température du point d'éclair du vernis est de 600C. On applique ce vernis sur différents échantillons de support todatrace sur lesquels on a tracé des dessins au trait, au crayon ou à l'encre de différentes couleurs. La durée de séchage est d'environ 10 minutes pour obtenir une couche de vernis dont l'apaisseur est de 0,02 mm (mesurée à l'état sec). L'effet de dépoli du support Kodatrace est éliminé et la transparence de la couche de vernis est excellente. On remarque que la couche de vernis adhère correctement sur le support Kodatrace et sur les inscriptions au crayon et à 1 'encre, et que le mélange solvant, qui entre dans la composition du vernis, n'altère pratiquement pas les différentes inscriptions. ESSAI DE RESISTANCE A LA CHALEUR On introduit une feuille de support Kodatrace ainsi traitée sur la plage extérieure d'un rétroprojecteur usuel ou la température se stabilise à 48 500C, et on la laisse séjourner pendant 5 heures. On ne remarque aucune altération du vernis qui reste pratiquement sec et non collant de sorte qu'on peut superposer (et projeter) une deuxième feuille de support Kodatrace sur la première (face vernie contre face non-vernie) sans risque d'adhérence entre les feuilles. On peut mbne mettre en contact, sur la plage extérieure du rétroprojecteur, deux feuilles de support Kodatrace par leur face vernie sans qu'il y ait adhérence sous une pression de 100 g/cm2. On introduit, d'autre part, successivement les feuilles de support toda- trace traitées suivant 1 'invention dans un appareil de tirage diazo pour en effectuer des copies. Chaque feuille est ainsi portée, pendant l'exposition du produit de reproduction diazortque, à une température d'environ 80 - 850C. On remarque que, même lorsqu'elle est portée à cette température, la couche de vernis ne devient pratiquement pas collante et n'adhère pas aux surfaces qui viennent à son contact. ESSAI DE RéSISTANCE AU RAYONNEMENT ULTRA-VIOLET On expose une feuille de support Kodatrace, portant une couche de vernis protecteur appliquée par le procédé suivant l'invemion, à quatre lampes de 80 W émettant dans l1ultra-vioiet, pendant 30 heures, la feuille de support Kodatrace étant disposée à 30 cm des lampes à ultra-violet. A la fin de l'essai, on ne remarque aucune modification physique de la couche de vernis, en particulier aucune variation de la densité optique. On remarque, en outre, que les feuilles de support Kvat~a~e, -3i~ & s suivant l'invention, ne présentent aucune incurvation lorsqu'elles sont posées à plat. Enfin, les feuilles de support Kodatrace, traitées suivant l'invention, satisfont aux normes de sécurité usuelles des supports dits "de sécurité" en ce qui concerne l'inflammabilité. EXEMPLE 4 - On reproduit le mode opératoire de l'exemple 1, mais on utilise un vernis qui contient les constituants suivants - Rhodopas B (composition de polyacétate de vinyle de la Société Rhône-Poulenc) 30 g - Isopropanol 75 mi - Acide acétique cristallisable 25 mi On obtient des résultats analogues à ceux de l'exemple 1. On reproduit, d'autre part, le mode opératoire de l'exemple 4, mais en faisant varier la quantité de Rhodopas B de 20 g à 70 g dans 75 mi d'isopropanol et 25 ml d'acide acétique. Les résultats obtenus sont semblables à ceux de l'exemple 4. EXEMPLE S - On reproduit le mode opératoire de l'exemple 1, mais on utilise un vernis qui a la composition suivante - Rhodopas B (composition de polyacétate de vinyle) 30 g -Isopropanol 60 mi - Acide acétique 20 mi -Eau distillée 20 mi On obtient des résultats analogues à ceux de l'exemple 1. On reproduit le mode opératoire de l'exemple 5, en faisant varier, dans la composition de vernis précédente, la quantité de Rhodopas B de 20 g à 70 g. On obtient des résultats analogues à ceux de l'exemple 5. Les exemples précédents montrent que le procédé suivant l'invention, qui utilise des supports de matière plastique dépolie servant de feuille à dessin, des crayons du commerce et des vernis appropriés, permet de préparer facilement et de manière économique des planches portant des dessins au trait qui peuvent être projetés sur un écran successivement ou simultanément. REVENDICATIONS 1 - Document graphique dont une plage au moins contient des informations destinées à être communiquées par projection, notamment par rétroprojec tion de cette plage, caractérisé en ce qu'il comprend, d'une part, un support intrinséquement diffusant la lumière dont l'une des faces au moins porte, à l'intérieur de la dite plage, des tracés graphiques constitutifs- des dites informations, et, d'autre part, une couche diaphanisante appliquée uniformément au moins dans la région de la plage d'information de manière à recouvrir à la fois ces tracés et le support dans cette région et à y annuler le caractère diffusant du support. 2 - Document conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que le support est constitué par une feuille de matière plastique dont une face présente un dépoli propre à la réception d'information par traçage à'encre ou au crayon. 3 - Document conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que le support est constitué par une feuille de matière plastique dont l'une au moins des faces porte une couche pigmentée propre à la réception d'information par traçage à l'encre ou au crayon. 4 - Document conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le support1 intrinséquement diffusant la lumière, est un support de matière plastique dépolie choisie dans le groupe des esters de cellulose qui comprend l'acétate, le propionate, le butyrate et l'acétobutyrate de cellulose. 5 - Document conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le support est constitué par une feuille de matière plastique dépoliezchoisie dans le groupe constitué par les polyesters, les poly mères d'esters vinyliques et les polyoléfines. 6 - Document conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le support est constitué par une feuille de matière plastique dépolie par un procédé d'abrasion mécanique ou par dépolissage chimique ou par une combinaisaon de ces moyens. 7 - Document conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le support est constitué par une feuille de matière plastique dépolie# dont 11 épaisseur est comprise entre 0,025 mm et 0,400 mm. 8 - Procédé pour la préparation d'un document conforme aux revendications 1 à 7, caractérisé en ce que, après avoir tracé les informations désirées sur un support diffusant la lumière, à l'intérieur de la plage destinée à être projetée, on applique sur cette face du support, au moins dans la région de cette plage, un vernis diaphanisant. 9 - Procédé conforme à la revendication 8, caractérisé en ce qu'on utilise un support de matière plastique dépolie sur lequel on a inscrit des informa tions choisie dans le groupe constitué par les informations portées avec un crayon au graphite ou en couleur, les informations portées avec une encre en solution hydroalcoolique et les informations portées avec une encre en solution organique. 10 - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 8 et 9, caractérisé en ce qu'on applique, sur le support de matière plastique portant des informations au crayon ou à l'encre, une couche de vernis qui comprend une solution d'un polymère filmogène choisi dans le groupe constitué par (1) les polymères et copolymères des esters~formés à partir des acides oléfi niques insaturés et de l à 12 atomes de carbone-et des alcools de 1 à 8 atomes de carbone, (2) les polymères des nitriles aliphatiques insaturés de l à 6 atomes de carbone, (3) les polymères vinyliques aromatiques et (4) les polymères des esters de vinyle formés à partir des acides alipha tiques saturés de 1 à 6 atomes de carbone. il - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 8 à 10, caractéri sé en ce qu'on applique, sur un support d'ester cellulosique dépoli por tant des informations au crayon ou à l'encre, une couche d'un vernis com prenant une solution d'un polymère ou d'un copolymère d'un ou plusieurs esters des acides acrylique ou méthacrylique et des alcools aliphatiques de l à 8 atones de carbone, dans un solvant ou un mélange de solvants cons titué par les solvants organiques halogénés et les solvants organiques à fonction éther-oxyde, oxo ou ester. 12 - Procédé conforme à la revendication il, caractérisé en ce qu'on applique sur un support d'acétate de cellulose dépoli portant des informations au crayon ou à l'encre, une couche d'un vernis comprenant une solution d'un polyméthacrylate de butyle dans-un solvant ou un mélange de solvants constitué par le trichloréthylène, le tétrachloréthane, le perchloréthy lène, l'acétone, la méthyléthylcétone et la méthylisobutylcétone. 13 - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications il et 12, caracté risé en ce qu'on utilise un vernis qui comprend une solution d'un polymé thacrylate de butyle à une concentration en masse d'environ îlîoe à 30/100 dans un mélange à volumes égaux de trichloréthylène et de méthylisobutyl cétone. 14 - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 8 et 9, caractérisé en ce qu'on applique sur un support d'acétate de cellulose dépoli portant des informations au crayon ou à l'encre, une couche de vernis qui comprend une solution d'un polychlorure, polyacétate ou polyacétochlorure de vinyle dans un solvant ou mélange de solvants constitué par les alcools alipha tiques de 1 à 4 atomes de carbone et les acides aliphatiques de 1 à 3 atomes de carbone. 15 - Procédé conforme à la revendication 14, caractérisé en ce qu'on utilise un vernis qui comprend une solution de polyacétate de vinyle dans un solvant ou mélange de solvants choisi dans le groupe constitué par le méthanol, 1'méthanol, l'isopropanol, l'acide formique, l'acide acétique et liteau. 16 - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 8 à 15, caractérisé en ce qu'on applique, sur le support de matière plastique dépolie portant des informations au crayon ou à l'encre, une couche de vernis dont l'épaisseur, mesurée à 1'état sec, est comprise entre lOtet 300F 17 - Vernis utilisable pour rendre transparent un support de matière plastique dépolie sur lequel ont été inscrites des informations au crayon ou à l'encre, par un procédé conforme à ltune quelconque des revendications 8 à 16, caractérisé en ce qu'il comprend une solution d'un polymère filmogène choisi dans le groupe constitué par (1) les polymères et les copolymères des esters formés à partir des acides oléfiniques insaturés de 1 à 12 atomes de carbone et des alcools aliphatiques de 1 à 8 atomes de carbone, (2) les polymères des nitriles aliphatiques insaturés de 1 à 6 atomes de carbone, (3) les polymères vinyliques aromatiques et (4) les polymères des esters de vinyle formés à partir des acides aliphatiques saturés de 1 à 6 atomes de carbone. 18 - Vernis conforme à la revendication 17, caractérisé en ce qu'il comprend une solution d'un polymère ou d'un copolymère d'un ou plusieurs esters des acides acrylique ou méthacrylique et des alcools aliphatiques de 1 à 8 atomes de carbone dans un solvant ou un mélange de solvants consti tué par les solvants organiques halogénés et les solvants organiques à fonction éther-oxyde, oxo ou ester. 19 - Vernis conforme à la revendication 18, caractérisé en ce qu'il comprend une solution d'un polyméthacrylate de butyle dans un solvant ou un mélange de solvants constitué par le trichloréthylène, le perchloréthylène, 1acétone la méthyléthylcétone et la méthylisobutylcétone. 20 - Vernis conforme à l'une quelconque des revendications 18 et 19, caractéri sé en ce qu'il comprend une solution d'un polyméthacrylate de butyle à une concentration en masse d'environ 1/100 à 30/100 dans un mélange à volumes égaux de trichloréthylène et de méthylisobutylcétone. 21 - Vernis conforme à la revendication 17, caractérisé en ce qu'il comprend une solution d'un polyacétate de vinyle dans un mélange de solvants choisis dans le groupe constitué par le méthanol, 1'méthanol, l'isopropanol, l'acide formique, l'acide acétique et l'eau.