La présente invention concerne un nouveau procédé de traitement photographique, ainsi qu'un bain unique pour la mise en oeuvre de ce procédé. On connais bien des procédés de photographie qui consistent à exposer un produit photographique comprenant un support et, sur ce support, un sel photosensible, puis à mettre en contact ce produit exposé avec une solution alcaline de traitement de façon à former une première image métallique, et une seconde image, par exemple une image de colorant, puis à réaliser un blanchiment et un fixage de l'image métallique et des sels métalliques photosensibles non utilisés. Par exemple, le traitement d'une émulsion photographique aux halogénures d'argent qui contient des complexes photographiques, comprend, de façon typique, après l'exposition, un développement chromogène, puis une opération distincte de blanchiment-fixage.Pendant le développement chromogène, l'agent développateur chromogène réduit les halogénures d'argent en argent métallique- et l'agent développateur oxydé réagit à son tour avec le coupleur chromogène pour former un colorant. Au cours d'une ou plusieurs opérations distinctes, l'image d'argent métallique, ainsi que les halogénures d'argent non utilisés sont transformés en sels solubles. Ces opérations sont connues sous le nom de blanchiment et de fixage. Il serait très souhaitable de réaliser avec une seule solution de traitement les opérations servant à la formation de l'image (par exemple, le développement chromogène) et les opérations de blanchiment et de fixage. Des compositions de blanchiment-fixage, comprenant un seul complexe de cobalt-(III) et un solvant de sel métallique, sont décrites au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 615 508, ainsi qu'au brevet anglais 777 635. Toutefois, dans aucune de ces références, il n'est indiqué que les compositions de blanchiment-fixage pourraient etre utilisées pour réaliser un traitement permettant la formation d'une image, un blanchiment et un fixage au moyen d'une seule solution de traitement. D'autre part, les procédés utilisant des bains uniques, de même que les compositions servant à la mise en oeuvre de tels procédés sont bien connus dans le domaine de la photographie en noir et blanc. On peut, par exemple, consulter à ce sujet l'ouvrage de Haist intitulé : "Monobath Manuel" The Fountain Press, Londres, 1966. Dans les procédés connus utilisant le unique, bain/ on forme le formeleplus souvent des images argentiques dans un produit photographique exposé, puis on fixe l'halogénure d'argent qui n'a pas été développé, pour empêcher ultérieurement l'enregistrement d'images sous l'ac tion de la lumière.En général, les procédés utilisant des ba' bains 7 onttrouvé des applications quelque peu limitées, parce que l'image argentique demeure dans l'enregistrement obtenu par traitement dans un tel bain X q Cet argent résiduel se superpose à l'image en couleurs et, en outre, il n'est pas récupérable. La présente invention a pour objets - un procédé de traitement photographique comportant des opérations de formation d'image, de blanchiment et de fixage réalisées au moyen d'un bain unique et, plus particulièrement, un procédé utilisant un tel bain et consistant à former une image métallique par réduction d'un sel métallique photosensible, à intensifier cette image métallique en formant une seconde image, puis au moyen du bain unique à réaliser un blanchiment et un fixage de l'image métallique et du sel métallique photosensible non utilisé - une composition pour la mise en oeuvre d'un tel procédé. On a ainsi trouvé suivant l'invention que l'on pouvait former des images dans un produit photographique contenant unsel métallique, en exposant ce produit pour former une image et, au cours d'une seule étape de traitement, par exemple, au moyen d'un bain unique, en réalisant un blanchiment et un fixage. Suivant un aspect, le procédé selon l'invention concerne le traitement d'un produit photographique préalablement exposé, comprenant un support avec au moins une couche contenant un sel photographique développable et il consiste essentiellement à développer ce produit en présence d'un complexe de cobalt et d'un solvant de ce sel métallique. Au moins une partie appréciable de ce sel métallique développable est réduite, de façon à former une première image, avant que le complexe de cobalt et le solvant ne provoquent le blanchiment de l'image métallique et le fixage du sel métallique. On peut ensuite former une seconde image en utilisant l'un quelconque des produits du développement ou du blanchiment.Par exemple, lorsque l'agent réducteur est un agent développateur chromogène, par exemple un agent développateur chromogène appartenant à la classe des amines primaires aromatiques, l'agent développateur oxydé peut réagir avec un coupleur chromogène pour former une image de colorant. Lorsque le complexe de cobalt contient des ligandes ammine, l'ammoniac qui est libéré peut réagir avec une substance formatrice d'image pour former un colorant, par exemple un colorantazotque suivant une réaction, déclenchée par une base azotée, d'interaction entre un sel de diazonium et un coupleur approprié. Lorsque le complexe de cobalt est un agent réticulant sous sa forme réduite, on peut l'utiliser pour réaliser un tannage conformément à l-'image, du collotde hydrophile servant de liant. On peut aussi faire réagir le complexe de cobalt réduit avec un réactif, par exemple la 8-hydroxyquinoléine ou le 2,4-diaminophénol, de façon à former un composé coloré. Toute en considérant que la présente invention ne puisse être limitée par une explication théorique concernant le mécanisme mis en jeu au cours du procédé décrit ci-dessus, on indique la réaction ci-dessous comme étant susceptible de se dérouler. 1) (cobalt) + agent réducteur c sel métallique expose (cobalt) + agent réducteur oxydé 2) (cobalt) + agent réducteur + agent de fixage + métal (cobalt) + agent réducteur + /(métal)*, (agent de fixage La première réaction se déroule comme cela est indiqué en produisant le dérivé oxydé d'un agent réducteur et un complexe de cobalt réduit. A un moment donné, il est possible, si une quantité suffisante d'agent de fixage atteint les sites de réaction, que les potentiels favorisent l'oxydation du catalyseur métallique par le complexe de cobalt. Suivant un mode de réalisation de la présente invention, on réalise le procédé photographique perfectionné suivant : après exposition, un produit photographique qui comprend un support et sur ce support, un sel métallique photosensible exposé, est mis en contact avec une solution alcaline de traitement, de façon à former une première image métallique ; puis, on forme une seconde image photographique dans le produit et on réalise un blanchiment et un fixage de l'image métallique et du sel métallique photosensible avec un mélange comprenant l'association d'un complexe de cobalt-(III) et un solvant de ce sel métallique photosensible.Suivant la présente invention, le perfectionnement réside dans le fait que dans le produit, on associe le solvant du sel métallique photosensible au complexe de cobalt-(III) pour réaliser un blanchiment et un fixage de l'image métallique et du sel métallique photosensible, alors que la solution alcaline de traitement est en contact avec le produit. Suivant la présente invention, on réalise le blanchiment de l'image métallique et le fixage des sels métalliques en mettant le produit photog#raphique en contact avec une solution alcaline unique.Ce blanchiment et ce fixage peuvent etre réalisés après avoir formé la deuxième image photographique suivant une variante, la seconde image photographique peut être formée ultérieurement, par exemple résulter du blanchiment et du fixage par l'intermédiaire d'un tannage de la gélatine suivant l'image, au moyen du cobalt-(II) formé durant ce blanchiment, ou bien par libération d'un ligande, par exemple d'un ligande ammine, afin de former une substance colorée, par exemple un colorant azotique, ou enfin par réaction du cobalt-(II) avec un composé réactif, de façon à former une substance colorée. Suivant un autre mode de réalisation de la présent invention, on améliore un procédé pour former les images de colorant ; ce procédé utilise un produit qui comprend au moins un élément formateur d'image de colorant constitué d'une émulsion aux halogénures d'argent, préalablement exposée et consiste à mettre ce produit en contact avec une solution alcaline de traitement en présence 1) d'un agent développateur chromogène, 2) d'un coupleur photographique chromogène et 3) un complexe de cobalt-(III) capable de provoquer le blanchiment et le fixage de l'argent métallique en présence d'un solvant des halogénures d'argent. Ce procédé permet de développer une image d'argent métallique dans le produit et d'oxyder l'agent développateur chromogène de type amine primaire aromatique dans les plages où l'on a formé cette image d'argent métallique et enfin on fait réagir ce produit d'oxydation de l'agent développateur chromogène avec le coupleur pour former une image de colorant. Suivant ce mode de réalisation, le perfectionnement selon l'invention consiste à associer un solvant des halogénures d'argent avec un complexe de cobalt-(III), alors que ce produit est mis en contact avec la solution alcaline de traitement en vue.de réaliser un blanchiment et un fixage du produit après avoir formé L'image de colorant. Suivant un autre mode de réalisation de la présente invention, le procédé de photographie perfectionné consiste dans un produit photographique à remplacer une image métallique (par exemple, une image d'argent) par une image de colorant ; ce procédé consiste à traiter le produit photographique avec une solution alcaline de traitement de façon à mettre l'image d'argent métallique en contact avec un agent développateur chromogène de type amine primaire aromatique et un complexe de cobalt-(III), pour former le produit d'oxydation de cet agent développateur, puis à faire réagir ce produit d'oxydation -avec un coupleur chromogène, de façon à former un colorant, le complexe de cobalt-(III) étant choisi de telle sorte qu'il donne lieu à une réaction d'oxydo-réduction avec l'agent développateur chromogène pratiquement en présence de l'image métallique.Le perfectionnement réside plus particulièrement dans le fait qu'on associé l'halogénure d'argent avec le complexe de cobalt-(III) alors que le produit est en cours de traitement avec la solution alcaline, le solvant des halogénures d'argent et le complexe de cobalt-(III) assurant alors le blanchiment et le fixage de ce produit après que l'image métallique ait été intensifiée par le colorant. L'image métallique peut etre formée par n'importe quelle façon appropriée, par exemple par voie photolytique ou par développement physique ou chimique. Avant le traitement suivant la présente invention, on peut, si on le désire, fixer et éliminer par lavage les sels d'argent photosensible. Suivant un autre mode de réalisation de la présente invention, on réalise une solution de traitement photographique contenant un agent déve loppateur chromogène appartenant à la classe des amines primaires aromatiques, capable de développer des images d'argent et de colorant dans un produit photographique aux halogénures d'argent, préalablement exposé et dans lequel les halogénures d'argent sont associés à un coupleur chromogène. Suivant ce mode de réalisation, le perfectionnement réside dans le fait qu'on incorpore à la solution de traitement un agent de blanchiment-fixage qui est une lasso ciation d'un solvant des halogénures d'argent et d'un complexe de cobalt-(îII). Dans la présente description et dans les revendications qui l'accompagnent, les termes "solvant des sels métalliques photosensibles" et "solvant des halogénures d'argent" se rapportent à des composés qui, utilisés à raison de teneurs appropriées dans des solutions aqueuses à 600 C, sont capables de dissoudre une masse de sel métallique (de chlorure d'argent dans le cas d'un solvant des halogénures d'argent) égale à plus de dix fois la masse de ce sel qui peut être dissoute dans l'eau à 600C. La teneur en solvant nécessaire pour fixer une couche d'halogénures d'argent désigne la teneur de solvant dans un bain liquide qui permet d'éliminer pratiquement tout le bromure d'argent d'un produit photographique comprenant une couche d'émulsion de gélatine et de bromure d'argent (à raison de 3,3 mg d'argent par dm2) lorsqu'on maintient ce produit dans le bain pendant I mn et demie à 40 C, le pH étant compris entre 4,0 et 12,0. La quantité de solvant des halogénures d'argent nécessaire pour fixer une couche donnée d'halogénures d'argent dépend d'un certain nombre de facteurs parmi lesquels, l'épaisseur et la composition d'une surcouche, le titre en halogénures d'argent, la constitution des halogénures d'argent, l'activité de l'agent développateur et le fait qu'il soit en totalité ou en partie incorporé au produit photographique, le pH de la solution de traitement, la température à laquelle on opère et l'agitation. D'autre parles solvants des halogénures d'argent présentent une réactivité variable et l'on doit déterminer la quantité optimale pour chaque solvant aux halogénures d'argent, en fonction de la technique choisie et du produit à traiter.D'une façon générale, on peut utiliser de 0,5là 250 g de thiosulfate de sodium par litre de solution alcaline de traitement, Avec la plupart des agents développateurs et des produits, on peut utiliser environ de 28à 50 g de thiosulfate de sodium par litre de solution de traitement. Dans les produits photographiques, on peut incorporer certains solvants des halogénures d'argent, par exemple des composés isothiuronium, thiuronium, bis-isothiuronium et les sels du 3-S-thiuronium. Des solvants tels que ceux mentionnés ci-dessus sont décrits aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 3 506 444, 3 669 670 et 3 301 678. On peut traiter ces produits photographiques suivant le procédé de la présente invention, sans qu'il soit besoin d'ajouter un solvant des halogénures d'argent dans la solution alcaline de traitement. Suivant l'invention, on peut utiliser n'importe quel solvant des halogénures d'argent, en association avec le complexe de cobalt choisi dans la mesure où ce solvant permettra le blanchiment de l'argent et le fixage de l'argent blanchi et de l'halogénure d'argent. Parmi les solvants typiques qui sont utiles, on peut citer les thiosulfates solubles -dans l'eau, par exemple le thiosulfate de sodium, le thiosulfate de potassium, le thiosulfate d'ammonium, etc. ; la thiourée, ltéthylènethiourée, les thiocyanates solubles dans l'au, par exemple le thiocyanate de sodium, le thiocyanate de potassium, et le thiocyanate d'ammonium, ainsi que des acides dibasiques solubles dans l'eau et contenant du soufre.Parmi les diols solubles dans l'eau qu'on peut utiliser avantageusement, on cite notamment ceux présentant la formule : HO(CH2CH2Z)p CH2CH2OH dans laquelle p représente un nombre entier compris entre 2 et 13, inclusivement, et Z représente un atome de soufre ou d'oxygène, avec les conditions supplémentaires qu'au moins 1/3 des atomes désignés par Z soient des atomes de soufre et qu'au moins deux atomes Z consécutifs dans la structure ci-dessus soient des atomes de soufre.Les diols qu'on peut utiliser avantageusement sont en outre ceux englobés par la formule générale : HO(-CH2CH2X) c-l - (-CH2CH2X)d-1(-CH2CH2X)e-1 (CH2CH2X)f-1(CH2CH2X)g-1-CH2CH2OH où X et X représentent un atome de soufre et d'oxygène de telle sorte que si X représente un atome d'oxygène, X1 représente un atome de soufre et que, si X représente un atome de soufre X1 représente un atome d'oxygène ; en outre, chacun des indices c, d, e, f et g représente un nombre entier compris entre 1 et 15, de telle sorte que la somme c+d+f+g soit comprise entre 6 et 19 enfin au moins 1/3 des atomes désignés par X et X représentent des atomes de soufre et au moins deux atomes consécutifs X et/ou X1 représentent des atomes de soufre. Parmi les diols de ce type, on peut citer: 1) le 3,6 -dithia-1,8-octanediol HOCH CH SCH CH ScH CH OH 2) le 3,6,9-trithia-l,ll-undécanediol HOCH2CH2SCH2CH2 SCH 2CH2SCH2CH20H 3) le 3,6,9,12-tétrathia-1,14-tétradécanediol HO(CH CH OH 4) le 9-oxo-3,6,9,12,15-tétrathia-1,17-heptadécanediol HO(CH CH S) CH CH 0(CH CH S) CH CH OH 22222 22222 5) le 9,12-dioxa-3,6,15,18-tétrathia-1,20-éicosanediol HO(CH2CH2S)2(CH2CH2O)2(CH2CH2S)2CH2OH 6) le 3,6-dioxa-9,12-dithia-1,14-tétradécanediol HO(CH2CH2O)2(CH2CH2S)2CH2CH2OH 7) le 3,12-dioxa-6,9-dithia-1,14-tétradécanediol HOCH2CH2O(CH2CH2S)2CH2CH2OCH2CH2OH 8) le 3,18-dioxa-6,9,12,15-tétrathia-1,20-eicosanediol HOCH2CH2O(CH2CH2S)4CH2CH2OCH2CH2OH 9) le 12,18-dioxa-3,6,9,15,21,24,27-heptathia-1,29-nonacosanediol HO(CH2CH2S)3CH2CH2OCH2CH2SCH2CH2O(CH2CH2S)3CH2CH2OH 10) le 6,9,î5,18-tétrathia-3,2,2l-trioxa-l,23-tricosanediol HOCH CH 0(CH CH S) CH CH 0(CH CH S) CH CH OCH CH OH 2 22222 2222222 Les diacides solubles dans l'eau contenant un atome de soufre que l'on peut utiliser présentent la formule suivante : HOOCCH2(SCH2CH2) SCH2COOH, dans laquelle Q représente un nombre entier de 1 à 3 et les sels d'ammonium et les sels des métaux alcalins de ces acides.Parmi les exemples typiques on peut citer : 1) l'acide éthylène-bis-thioglycolique HOOCCH2SCH2CH2SCH2COOH 2) l'acide 3,6,9-trithiahendécane diotque HOOCCH2(SCH2CH2)2SCH2COOH 3) l'acide 3,6,9,12-tétrathiatétradécanedio@que HOOCCH2(SCH2CH2) SCH,COOH 23 2 4) le sel de sodium de l'acide éthylène-bis-thiogîycolique 5) le sel de potassium de l'acide éthylène-bis-thioglycolique 6) le sel diammonique de l'acide éthylène-bis-thioglycoîique 7) le sel disodique de l'acide 3,6,9-trithiahendécane dioique 8) le sel disodique de l'acide 3,6,9,12-tétrathiatétradécanedioique. Selon l'invention, on blanchit le produit en utilisant l'association d'un complexe de cobalt et d'un solvant des halogénures d'argent. Selon un mode de réalisation. de l'invention, lorsqu'on souhaite former des images métalliques ou, lorsqu'on souhaite intensifier une image métallique préformée avec une image de colorant, on doit retarder la réaction du blanchiment-fixage pendant une durée déterminée à l'avance, jusqu'à ce que l'on ait produit une image métallique ou une image de colorant suffisante.Le retard souhaité pour la réaction de blanchiment-fixage peut être réalisé par différents moyens, par exemple, en utilisant des solvants des halogénures d'argent qui diffusent lentement à travers les couches de collotde hydrophile, en incorporant l'agent développateur dans le produit, en incorporant le complexe de cobalt dans le produit, en utilisant des surcouches épaisses de collotdes hydrophiles, en incorporant le solvant des halogénures d'argent dans le produit, en retardant la libération du solvant des halogénures d'argent, en utilisant des couches d'halogénures d'argent, telles que des couches d'émulsion Lippman, sur les couches qui doivent être blanchies et fixées. Dans un mode de réalisation de l'invention, on peut utiliser n'importe quel complexe de cobalt-(III) qui blanchit les images métalliques argentiques en présence du solvant des halogénures d'argent choisi, tel que le thiosulfate de sodium ou le thiosulfate de potassium. De préférence, le complexe de cobalt-(III) est l'un de ceux qui donne lieu à une réaction rédox avec les agents développateurs chromogènes de la classe des amines primaires aromatiques, en présence d'argent métallique. De tels complexes présentent une molécule contenant un atome ou un ion de cobalt. Cet atome de cobalt est entouré d'un groupe d'atomes, d'ions ou d'autres molécules que l'on désigne généralement sous le nom de ligandes. L'atome de cobalt qui se trouve au centre de ces complexes est un acide de Lewis et les ligandes sont des bases de Lewis. Les complexes de Werner sont bien connus comme exemples de tels complexes. Les complexes de cobalt utiles correspondent habituellement à au moins deux valences distinctes du cobalt. Suivant un aspect de l'invention, les complexes de cobalt correspondent à ceux dénommés "Complexes inertes" par les chimistes américains et "Complexes solides" par les chimistes européens. Des complexes particulièrement utiles sont des complexes qui contiennent un ion cobalt et un ligande et qui, lorsqu'on les dissout dans un solvant inerte à la concentration de 0,1 mole par litre à 200C, ce solvant contenant aussi un ligande du même type marqué par un isotope radioactif, non coordonné, à la concentration de 0,1 mole par litre, ne présentent pratiquement pas d'échange entre ligande coordonné et ligande non coordonné pendant au moins 1 mn, et, avantageusement, pendant au moins plusieurs heures, par exemple pendant 5 h ou davantage.On réalise avantageusement cet essai dans des conditions de pH semblables à celles qui sont utilisées suivant l'invention. Dans les systèmes photographiques aux halogénures d'argent le pH est habituellement supérieur à environ 8. De nombreux complexes de cobalt utiles selon l'invention, ne présentent pratiquement pas d'échange entre les ligandes non coordonnés et les ligandes coordonnés pendant plusieurs jours. La définition des "complexes de cobalt inertes", la méthode pour mesurer l'échange de ligande en utilisant des ligandes marqués par des isotopes radioactifs, sont bien connues et décrites dans les articles de Taube publiés dans Chem. Rev., Vol. 50, p. 69 (1952), et de Basolo et Pearson, "Mechanisms of Inorganic Reactions, a Study of Metal Complexes and Solutions", 2ème édition, 1967, publié par John Wiley et Sons, p. 141.De plus amples détails sur la mesure de l'échange des ligandes sont donnés dans les articles d'Adamson et al. dans "J. Am. Chem. Soc." Vol. 73 p. 4789 (1951). Les complexes de cobalt inertes sont différents des complexes qui contiennent des ligandes labiles et qui, dans l'essai tel que décrit précédemment, ont une durée de vie inférieure à 1 mn. Les chelates de cobalt forment une classe particulière de complexes de cobalt où le même ligande (ou molécule) est fixé sur l'ion cobalt central en deux ou plusieurs points différents. Les chélates de cobalt présentent habituellement des réactions d'échanges de ligandes plus lentes que les complexes non chélatés. Les chélates labiles peuvent avoir une durée de vie de plusieurs secondes, ou parfois légèrement supérieure.Selon l'invention, les complexes de cobalt préférés ont un indice de coordination de 6 et sont dénommés complexes octaédriques. On peut utiliser une large gamme de ligandes avec un ion de cobalt afin de former les complexes métalliques appropriés. Dans un complexe métallique, on peut utiliser presque toutes les bases de Lewis comme ligandes (ctest-à-dire les substances contenant une paire d'électrons non partagée). Des exemples de ligandes utiles comprennent les ions halogénures tels que le chlorure, le bromure, le fluorure, l'ion nitrite, l'eau des groupes amino, ainsi que des ligandes usuels tels que ceux qui sont décrits à la page 44 de l'ouvrage de Basolo et Pearson, cité ci-dessus. Le caractère labile d'un complexe est influencé par la nature des ligandes qu'il contient. Des complexes de cobalt particulièrement utiles ont un indice de coordination de 6 et contiennent des ligandes choisis dans le groupe constitué par l'éthylènediamine (en), la propylènediamine (tn), la diéthylènetriamine (dien), la triéthylènetétramine (trien), l'ammoniac (ammine, NH3), les ions nitrate, nitrite, chlorure, thiocyanate, isothiocyanate, carbonate, ainsi que le groupe azide et l'eau.Des complexes particulièrement utiles comprennent des ligandes ammine, tels que les sels de cobalt hexammine. Des complexes de cobalt tout particulièrement utiles sont ceux présentant l'une des formules suivantes : /CO(NH3)5H20/X ; ÂCo(NH3 ) 5C0#7X ; /Co(NH3)5Cl/X ; et /Co(NH3)4CO > 7X où X représente un ou plusieurs anions, suivant la règle de neutralisation des charges ; X représente, de préférence, des anions polyatomiques organiques. Avec la plupart des complexes tels que les sels de cobalt hexammine, les anions choisis peuvent affecter notablement la réductibilité du complexe. Les anions suivants sont présentés dans l'ordre de stabilité croissante lorsqu'ils sont incorporés dans des complexes de cobalt hexammine, ces anions sont : le bromure, le chlorure, le nitrite, le perchlorate, l'acétate, le carbonate, le sulfite, et le sulfate. D'autres ions peuvent aussi affecter la réductibilité du complexe. Par conséquent, on choisira ces ions pour que le complexe formé présente le degré de réductibilité désiré. D'autres anions utiles comprennent les anions chlorure, nitrate, thiocyanate, dithionate et hydroxyle. On peut utiliser des complexes neutres tels que le complexe /Co(dien)(SCN)20H7, mais on utilisera avantageusement les complexes dont la charge est positive. Dans un mode de réalisation préféré de l'invention, les complexes de cobalt-(III) utilisés contiennent au moins trois ligandes ammine (NH3) et/ou présentent une charge positive nette de préférence, égale à +3. Un complexe de cobalt-(III) contenant six ligandes ammine (NH3) présente une charge nette de + 3. Les complexes de cobalt-(III) contenant cinq ligandes ammine (NH3) et un ligande chlorure présentent une charge nette de + 2. Un complexe de cobalt-(III) contenant deux ligandes éthylènediamine (en) et deux ligandes azide (NH3) présente une charge nette de +1. Généralement, on obtient les meilleurs résultats lorsque le complexe de cobalt-(III) présente une charge nette de +3 et/ou lorsque le complexe de cobalt-(III) contient au moins trois, et, de préférence, au moins cinq ligandes ammine. On peut incorporer les complexes de cobalt-(III) dans le produit photographique sous forme d'associations ioniques insolubles dans l'eau. L'utilisation des associatons ioniques insolubles dans l'eau de complexes de cobalt (III) est décrite à la demande de brevet français déposée le 20 novembre 1973 au nom de la demanderesse sous le n0 73411090 et intitulée "Ions complexes de cobalt (III) et leurs applications à la photographie". D'une maniere générale, ces associations ioniques comprennent un complexe de cobalt (III) associé à un acide organique anionique dont la masse équivalente est d'au moins 70 ; par masse équivalente on entend le rapport de la masse moléculaire sur le nombre de groupes acides, désigné sous les dénominations d'équivalent gramme ou ion gramme. De préférence les groupes acides sont les groupes acide sulfonique. La concentration la plus utile en complexe de cobalt dans les solutions de traitement dépend de plusieurs paramètres, et on doit déterminer les résultats optimaux pour chaque produit et chaque solution. On obtient de bons résultats en utilisant 0,2 g à 20 g, et de préférence de 0,4 g à 10 g de chlorure de cobalt hexammine par litre de solution de traitement. On peut utiliser n importe quel agent développateur chromogène de la classe des amines primaires aromatiques dans le procédé selon l'invention, tel que les p-aminophénols ou les p-phénylènediamines. Les agents développateurs chromogènes que l'on peut utiliser comprennent : la 3-acétamido-4-amino-N,Ndiéthylamine, le sulfate de 4-amino-N-éthyl-N-bêta-hydroxyéthylanili la N,N-diéthyl-p-phénylènediamine, le 2-amino-5-diéthylaminotoluène, la N-éthyl N-beta-méthanesalfonamidoéthyl-3-méthyl-4-aminoaniline, la 4-amino-N-éthyl-3méthyl-N-(bêta-sulfoéthyl)aniline, etc.Pour les autres agents développateurs typiques se référer à Bent et al, JACS, Vol. 73, pp. 3100-3125 (1951), et à Mees et James, dans l'ouvrage intitulé The Theory of the Photographic Process, 3ème Edition, 1966, publié par MacMillan Co., New-York, pp. 278-31 1. Les agents développateurs chromogènes, de la classe des amines primaires aromatiques, qui fournissent des résultats particulièrement bons dans l'invention sont le chlorhydrate de 4ramino-N,N-diéthylaniîine, le chlorhydrate de 4-amino-3- méthyl-N,N-diéthylaniline, le sulfate hydraté de 4-amino-3-méthyî-N-éthyl-N- beta-(méthanesulfonamido)éthyl-aniline, le sulfate hydraté de 4-amino-3-diméthylamino-N,Ndiéthylaniline, le dichlorhydrate de 4-amino-3-bêta-(méthane- suîfonamido)éthyl-N,N-diéthylaniline, le di-p-toluène sulfonate de 4-amino-Néthyl-(2-méthoxyéthyl)-m-toluidine, le sulfate de 4-amino-3-méthyl-N-éthyl-Nbêta-hydroxyéthylaniline et le chlorhydrate de 4-amino-3-méthoxy-N-éthyl-Nbêta-hydroxyéthylaniline. On peut utiliser un agent développateur en noir-blanc associé à un agent développateur chromogène. On peut incorporer l'agent développateur en noir-blanc dans laosolution de traitement, ou dans le produit photographique, par exemple comme cela est décrit dans la Demande de brevet français déposée le 20 novembre 1973 au nom de la demanderesse, sous le n 7341187 et intitulée "Produit photographique contenant des éléments formateurs d'image de colorant et procédé pour développer une image en couleurs". Pendant le développement de l'halogénure d'argent, le développateur en noir-blanc oxydé permet de réaliser une oxydation croisée avec l'agent développateur chromogène pour produire le dérivé d'oxydation de l'agent développateur chromogène, qui conduit à la formation d'un colorant, en réagissant avec les coupleurs formateurs de colorant. Si on le souhaite, on peut incorporer l'agent développateur chromogène dans le produit. La quantité d'agent développateur chromogène utilisée dans la solution de traitement peut varier dans un large intervalle soit d'environ 1 g à 20 g et de préférence, de 2 g à 10 g par litre, bien que l'on puisse aussi utiliser une quantité inférieure ou supérieure d'agent développateur chromogène. On peut appliquer les couches photosensibles et les autres couches du produit photographique utilisé et décrit dans l'invention sur des supports très différents. Les supports classiques comprennent le nitrate de cellulose, les esters de cellulose, l'acétal polyvinylique, le polystyrène, le polytéréphtaîate d'éthylèneglycol, le polycarbonate et les substances dérivées, ou les substances résineuses, aussi bien que le verre, le papier, le métal, etc. Habituellement, on peut utiliser un support flexible, plus spécialement un support de papier, que l'on peut partiellement acétyler ou enduire de baryte et/ou d'un polymère d'alphaoléfine, plus particulièrement un polymère d'une alpha-oléfine contenant de 2 à 10 atomes de carbone, tel que le polyéthylène, le polypropylène, les copolymères d'éthylène et de butène, etc.On peut appliquer les éléments formateurs de colorant du même côté du support, ou sur les faces opposées du support, si cela est souhaitable, par exemple lorsqu'on utilise un support transparent. Les produits photosensibles que l'on peut traiter comme il est décrit ici peuvent comprendre un support portant des éléments formateurs d'image de colorant. Un produit pour la photographie en couleurs comprend au moins 2 de ces éléments formateurs d'image de colorant, chacun d'entre eux enregistrant la lumière principalement dans des régions différentes du spectre. L'élément comprend un sel d'argent photosensible qui est généralement sensibilisé spectralement à une région spécifique du spectre et est associé à un coupleur formateur de colorant. Dans un certain mode de réalisation de l'invention, les éléments formateurs de colorant sont disposés les uns sur les autres et sont isolés de manière efficace les uns des autres par des couches barrière, des couches d'espacement, des couches contenant des substances pour consommer ou bloquer le développateur oxydé, etc., de façon à empêcher toute contamination importante de colorant entre les éléments formateurs d'image de colorant. Selon un autre mode de réalisation de l'invention, les éléments comprennent des couches discon tinues comprenant des "paquets" mélangés qui sont isolés de manière efficace les uns des autres, tel que décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 698 794. L'isolation efficace des éléments est bien connue et on l'utilise pour empêcher la contamination dans de nombreux produits pour la photographie en couleurs disponibles dans le commerce. Les produits photographiques traités par le monobain selon l'invention peuvent comprendre un support portant au moins un élément formateur d'image de colorant qui contient un sel d'argent photosensible, de préférence un halogé nure d'argent associé à un coupleur à raison d'une quantité de ce coupleur excédant au moins de 40%, et de préférence au moins de 70% la quantité correspondant à une réaction stoechiométrique. On connais bien l'équivalence des coupleurs formateurs de colorant ; par exemple, un coupleur à 4 équivalents nécessite 4 molécules de développateur chromogène oxydé qui à leur tour necessitent le développement de 4 atomes-grammes d'argent, pour fournir une molécule de colorant. Ainsi, pour une réaction stoechiométrique avec l'halogénure d'argent, l'équivalent de ce coupleur sera de 0,25 mole.Selon l'invention, l'élément formateur d'image comprend au moins un excès de 40% et, de préférence, un excès de 70% en coupleur par rapport à la quantité correspondant à une production stoechiométrique d'argent développable. Selon un autre mode de réalisation de l'invention, le coupleur est présent dans les éléments formateurs d'image de colorant à raison d'un excès au moins égal à 110/100 par rapport à la quantité correspondant à une production stoechiométrique d'argent efficace. De préférence, le rapport coupleur à argent est calculé sur l'argent efficace. On peut aussi définir le rapport comme un excès de coupleur : par rapport à l'argent exprimé en équivalents d'au moins 1,4:1 et de préférence d'au moins 1,7:1 (représentant un excès de 100/100).Dans un certain mode de réalisation préféré de l'invention on utilise dans les éléments formateurs d'image de colorant, les coupleurs formateurs de colorant à raison d'une quantité au moins représentant 3 fois et même de 3 à 20 fois la masse d'argent présente dans l'émulsion aux halogénures d'argent, l'émulsion ayant un titre argent allant jusqu'à 3,2 mg/dm . Le rapport des masses respectives de coupleur et d'argent varient avantageusement de 4:1 à 15:1. Avantageusement, le coupleur est présent à raison d'une quantité suffisante pour fournir une densité d'au moins 1,7 et de préférence d'au moins 2,0. La différence entre la densité maximale et la densité minimale (qui peut comprendre l'argent non blanchi) est, de préférence, d'au moins 0,6 et mieux encore d'au moins 1,0. Les couches photosensibles contenant un sel d'argent utilisées pour les produits traités selon l'invention, présentent de préférence des titres argentiques allant jusqu'à 3,2 mg/dm, par exemple compris entre 0,1 et 3,25 mg/dm et de préférence, environ entre 0,1 et 2,7 mg/dm . Pour un produit classique à plusieurs couches pour la photographie en couleurs, on obtient des résultats particulièrement bons avec des titres de tordre de 0,2 à 1,6 mg d'argent environ par dm2, pour les couches sensibles au vert et les couches sensibles au rouge. La densité de colorant peut varier en fonction de l'agent développateur associé respectivement au coupleur et, par conséquent, on peut ajuster la quantité de coupleur pour obtenir la densité souhaitée. De préférence, chaque élément contient au moins 0,11 x 10 mole de coupleur formateur de colorant par décimètre carre. Avantageusement, on choisit les coupleurs formateurs de colorant de façon à ce qu'ils fournissent une bonne image de colorant neutre. De préférence, le colorant bleu-vert formé absorbe en majeure partie dans le spectre visible entre environ 600 et 700 nm, le colorant magenta absorbe en majeure partie dans le spectre visible entre environ 500 et 600 nm et le colorant jaune absorbe en majeure partie dans le spectre visible entre 400 et 500 nm. Les produits particulièrement utiles comprenent un support revêtu de couches d'émulsion aux halogénures d'argent sensibles au rouge, au vert et au bleu, contenant, respectivement, des coupleurs photographiques formateurs de colorant bleu-vert, magenta et jaune. Dans les éléments formateurs de colorant, on introduit généralement les sels d'argent photosensibles dans la même couche que le coupleur formateur de colorant. Cependant, on peut les introduire dans des couches adjacentes séparées du moment qu'on associe respectivement le coupleur et la couche photosensible de façon à permettre aux réactions formatrices de colorant de s'effectuer immédiatement avant que les produits de la réaction d'oxydation du développateur chromogène ne diffusent dans les éléments adjacents. Le terme "coupleur photographique formateur d'image de colorant" utilisé pour l'invention comprend tous les composés qui peuvent réagir, ou copuler avec les produits d'oxydation d'un développateur de la classe des amines primaires aromatiques, pendant le développement photographique, pour former une image de colorant.On peut incorporer les coupleurs photographiques dans la solution alcaline de traitement ou dans le produit photographique, par exemple tel que décrit dans "Product Licensing Index" Vol. 92, Décembre 1971, p. 110, paragraphe XXII. Lorsqu'on incorpore ces coupleurs dans le produit photosensible de préférence, ils ne sont pas diffusibles dans un colloïde hydrophile (tel que la gélatine) utile comme liant des qalogé- nures d'argent photographiques. Ce terme "coupleur" comprend aussi les coupleurs qui fournissent des images de colorant utiles, lorsqu'ils réagissent avec les agents développateurs oxydés de la classe des amines primaires aromatiques (par exemple par un mécanisme impliquant un couplage et la libération d'un compost Les coupleurs peuvent former des colorants diffusibles, ou non diffu sibles.Des coupleurs typiques comprennent des composés phénoliques, des 5-pyrazolones, et des composés cétométhyléniques a chaîne ouverte. On décrit au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 046 129, colonne 15, ligne 45 à colonne 18, ligne 5, des coupleurs formateurs de colorant bleu-vert, magenta et jaune, que l'on peut utiliser repsectivement dans chaque élément formateur de colorant bleu-vert, magenta et jaune d'un produit traité selon 11 invention. On peut disperser ces composés dans les couches d'émulsions par toutes les techniques classiques, par exemple en utilisant des solvants, et par la technique décrite aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 2 322 027 et 2 801 171. Lorsqu'on utilise des solvants de coupleurs, les masses de coupleur et de solvant de coupleur varient avantageusement d'environ 1:3 à 1:0,1.Des coupleurs utiles comprennent les coupleurs de Fischer, incorporés tels que décrits au brevet des Etats-Unis d'Amérique i 055 155 et, plus particulièrement, des coupleurs de Fischer non diffusibles qui contiennent des chaînes carbonées ramifiées, par exemple ceux qui sont décrits au brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 376 679, colonne 2, lignes 50 à 60. Les coupleurs formateurs de colorant non diffusibles qui forment des colorants non diffusibles sont particulièrement utiles selon l'invention. Dans un mode de réalisation de l'invention, les coupleurs incorporés dans les éléments photographiques sont des coupleurs insolubles dans l'eau, incorporés dans un solvant de coupleur de préférence de polarité moyenne. Ces solvants utiles comprennent de façon classique le phosphate tri-o-crésylique, le phtalate di-n butylique, le diéthyl lauramide, les 2,4-diarylphénols, les stabilisateurs de colorants liquides tels que décrits dans l'article intitulé "Improved Photo graphic Dye Image Stabilizer-Solvent, Product Licensing Index, Vol. 83, pp. 26 à 29, Mars 1971, etc. Dans un mode de réalisation préféré de l'invention, on incorpore les coupleurs des produits photographiques en les dispersant dans un solvant miscible à l'eau dont le point d'ébullition est inférieur à 1750C et, de préfé rence, inférieur à 125oC, tels que par exemple les esters formés à partir des alcools aliphatiques et des acides acétique ou propionique, par exemple, l'acétate d'éthyle, etc. Les méthodes classiques pour incorporer les coupleurs dans les produits photographiques utilisant cette technique et les solvants appropriés sont décrits dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique 2 949 360 colonne 2, 2 801 170, 2 801 171. Le terme "non diffusible" utilisé ici, concerne les coupleurs et les produits dérivés des coupleurs, et a la signification habituellement donnée à ce terme en photographie en couleur ; il désigne les substances qui, pour des buts pratiques, ne doivent pas migrer ou diffuser à travers les couches photographiques à base de colloide hydrophile, telles que la gélatine, particulièrement pendant le traitement par les solutions aqueuses alcalines. Le terme "immobile" a la même signification. Les termes "diffusible et immobile" ont la signification contraire. On peut aussi appliquer l'invention aux autres procédés photographiques qui servent à former des images en plusieurs couleurs, tels que les procédés par diffusion transfert du type décrit dans les brevets des Etats-Unis d'llmérique, 2 983 606, 3 146 102, 3 087 817, 3 227 551, 3 227 554, 3 243 294, 2 337 550, 2 756 142, 3 227 552, 3 443 940, 3 443 943, 3 415, 644, 3 415 645, 3 415 646, et dans le brevet français 2 148 462. Le procédé selon l'invention est utile pour former les images de colorant diffusibles par la méthode décrite dans les brevets français 2 154 443 et 2 162 661.Les procédés selon l'invention sont utiles dans les systèmes de diffusion transfert en couleurs, tels que ceux dans lesquels la feuille réceptrice de colorant est séparable du produit photosensible, après traitement, (des produits pour procédés sont décrits dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 362 819), et dans les systèmes de diffusion transfert en couleurs dans lesquels l'assemblage des couches photosensibles et de la couche réceptrice d'image de colorant est réalisé de façon permanente, tels que décrit dans les brevets belges 757 959 et 960. Le procédé selon l'invention offre certains avantages lorsqu'elle est utilisée dans les procédés par transfert de colorants cités ci-dessus, en ce que l'on peut modifier ces procédés en utilisant le bain unique de blanchimentfixage conformément à cette invention, pour retenir l'image de colorant dans les couches du produit qui ont été exposées et en faisant diffuser tous les colorants non utilisés, les sels d'argent complexés, etc., vers une feuille distincte qui (I) peut être séparée de la couche contenant l'image, ou (2) est isolée de la couche contenant l'image par une couche masque. Lorsque ~I'on prépare des diapositives, on souhaite retenir tout particulièrement l'image finale dans les couches initialement exposées de façon à éviter les problèmes antérieurs, tels que le manque de définition provenant de la diffusion des images de colorant vers la feuille réceptrice à travers les coîloides hydrophiles. Les procédés et les bains uniques selon l'invention sont utiles pour traiter différentes sortes d'émulsions et pour traiter les émulsions contenant des modificateurs de développement, des agents antivoile, des stabilisateurs, des agents développateurs, des agents tannants, des agents pour la sensibilisation spectrale tels que décrit dans "Product Licensing Index" Vol. 92 - Décembre 1971 - publication n~ 9232 p. 107 à 110. Les-produits photographiques que l'on peut traiter selon 1 invention peuvent contenir des liants, des couches antistatiques, des supports, des plastifiants, des lubrifiants, des adjuvants de couchage, des agents de matage, des agents d'avivage optique, des colorants absorbants, des filtres tels que décrits dans la publication indiquée ci-dessus. Les exemples suivants illustrent l'invention. EXEMPLE 1. On prépare un produit photographique présentant la structure suivante 1) support en acétate de cellulose, 2) couche contenant une émulsion de bromoiodure d'argent (6X en mole de l'halogénure étant constitué dViodure), à raison de 3,8 mg d'argent et Il mg de gélatine par décimètre carré, et en outre un coupleur, le 2-/alpha- (2,4-di-tert-amylphénoxy)butyramido74,6-dichloro-5-méthylphénol,à raison de 7 mg par décimètre carré, dispersé dans le phosphate tricrésylique, 3) couche contenant 44 mg/dm de gélatine et un agent développateur en noir et blanc, la 4-hydroxyméthyl-4-méthyl-1-phényl-3-pyrazolidone. On expose des échantillons du produit ci-dessus, désigné sous le nom d'échantillons l-A, à travers un objet témoin constitué d'une échelle de densités, puis on traite ces échantillons de la façon suivante Développement chromogène 5 mn Rinçage acide 1 mn Blanchiment 5 mn Lavage 2 mn Fixage 5 mn Lavage 5 mn Séchage 5 mn La composition du bain de développement chromogène est la suivante Polyphosphate de sodium 2 g Na2S03 4 g 4-amino-3-méthyl-N,N-diéthylaniline 3 g Na2C03 , H20 20 g Eau q.s.p. 1 1 pH 10,65 Un second échantillon du produit photographique, désigné sous le nom d'échantillon l-B est traité, à 380C dans un révélateur chromogène, selon la suite d'opérations répertoriées ci-dessous. Développement chromogène 10 mn Lavage 5 mn Séchage Le révélateur chromogène présente la composition suivante Nua2503 2,0 g Acide 4-amino-N-6thyl-(2-methoxyéthyl)-m-toluidine- di-p-toluène sulfonique 5,0 g 2 3 20,0 g KBr 1,0 g Acide o-mercaptobenzùique 0,2 g Chlorohydroquinone 0,007 g Na 2S203 H20 q.s.p. 1 1 pH 10,0 On divise ensuite l'échantillon l-B traité dans le bain unique ci-dessus, en deux parties identiques dont l'une (échantillon l-B) est soumise à un blanchiment, un fixage, un lavage, un séchage, et l'autre désignée sous le nom d'échantillon l-C, ne reçoit aucun traitement supplémentaire.Les résultats sensitométriques de l'enregistrement dans le rouge pour les échantillons I-A et l-B sont les suivants Dmax Dmin Echantillon l-A 3,2 1,0 Echantillon l-B 1,12 0,08 On mesure la densit & argentique dans l'échantillon l-C et on trouve une densité maximale égale à 0,32 et une densité minimale égale à 0,03. Les résultats de l'exemple I indiquent que le traitement du produit dans le révélateur chromogène, suivi seulement d'un lavage et d'un séchage, fournit une image de colorant d'une densité minimale faible et en même temps une quantité inacceptable d'argent développé résiduel. EXEMPLE 1-B.- On traite de la façon suivante un autre échantillon du produit ci-dessus le bain unique utilisé présente la composition suivante Bain unique 10 mn Lavage 5 mn Séchage Le bain unique contient un complexe de cobalt et il présente la composition suivante Na2SO3 2,0 g Acide 4-amino-N-éthyl-N-(2-méthoxyéthyl)-m- toluidine-di-p-toluenesulfonique 5,0 g Na2CO3 20,0 g KBr 1,0 g Acide o-mercaptobenzoique 0,2 g Chlorohydroquinone 0,007 g Na2S2O3 4,0 g /Co(NH3)67Cl3 1,6 g H20 q.s.p. 1 1 pH 10,0 On divise l'échantillon ainsi traité en deux parties dont l'une (échantillon l-D) est soumise à un blanchiment., un fixage et un lavage et dont l'autre (échantillon l-E) n'est soumise à aucun autre traitement supplémentaire. Les densités obtenues par sensitométrie dans l'enregistrement dans le rouge pour les échantillons l-D et l-E, donnent, par comparaison avec l'échantillon l-A, les résultats suivants Dmax Dmin Echantillon l-D 2,3 0,3 Echantillon l-A (témoin) 3,2 1,0 On trouve en outre que dans l'échantillon l-E, la densité argentique maximale est de 0,08 et la densité argentique minimale est de 0,04. Les résultats ci-dessus mettent en évidence que le traitement en une étape avec le bain unique permet d'obtenir une image de colorant pratiquement semblable à celle obtenue suivant un traitement chromogène classique tel que celui utilisé pour traiter l'échantillon l-A ; en outre, on constate que l'argent développé est réellement éliminé sans qu'il soit nécessaire de réaliser des étapes supplémentaires de blanchiment et de fixage. Des résultats d'une façon semblable à ceux obtenus à l'application du traitement de l'échantillon I-E sont enregistrés lorsqu'on incorpore le complexe de cobalt dans le produit photographique, par exemple sous forme d'une association ionique telle que celle décrite à la demande de brevet français déposée le 20 novembre 1973 au nom de la demanderesse sous le n0 7341190 et intitulée "Ions complexes de cobalt-(III) et leur application à la photographie", ou en utilisant d'autres complexes de cobalt et d'autres solvants des halogénures d'argent tels que ceux mentionnés ci-dessus. On peut obtenir de bons résultats lorsqu'on remplace le produit photographique décrit ci-dessus par un produit qui comprend une émulsion sensible au rouge, contenant un coupleur formateur de colorant bleu-vert, une émulsion sensible au vert, contenant un coupleur formateur de colorant magenta et une émulsion sensible au bleu contenant un coupleur formateur de colorant jaune. De tels produits peuvent avoir des titres en argent relativement faibles et on peut leur incorporer des agents développateurs en noir et blanc et des complexes de cobalt sous forme d'associations ioniques. EXEMPLE 2. On prépare un produit photographique comprenant un support en acétate de cellulose portant les couches suivantes, appliquées dans l'ordre décrit ci-dessous (1) une émulsion au bromoiodure d'argent sensible au bleu (l'halogénure comprenant 6/100 en moles d-'iodure) contenant 1,7 mg d'argent par décimètre carré, 13 mg de gélatine par décimètre carré, 1,7 mg de 4-hydroxy-4-methyl-1- phényl-3-pyrazolydone et 6,5 mg/dm d'alpha-/4-(4-benzyloxyphénylsulfonyl)- phenoxy/-alpha-pivalyl-2-chloro-5-/gamma-(2,4-di-tert-amylphénoxy)butyramido7- acétanilide, en dispersion dans le phosphate tricrésylique#;; (2) une intercouche contenant par décimètre carré 10,8 mg de gélatine et 0,5 mg de dioctylhydroquinone (3) une émulsion au bromoiodure d'argent sensible au vert (l'halogénure d'argent comprenant 6/100 en moles d'iodure) contenant, par décimètre carré 1,1 mg d'argent, 14 mg de gélatine et 2,7 mg de 1-(2,4,6-trichlorophényl)-3- /2-chloro-5-(alpha-l4-hydroxy-3-tert-butylphénoxydtétradécanoamido)anilino7- 5-pyrazolone, en dispersion dans le phtalate dibutylique (4) une intercouche contenant par décimètre carré 17,2 mg de gélatine et 0,5 mg de dioctylhydroquinone (5) une émulsion au bromoiodure d'argent sensible au rouge (l'halogénure contenant 6/100 en moles dtiodure) contenant, par décimètre carré 0,6 mg d'argent, 9,7 mg de gélatine et 3,8 mg de 2-(alpha-diamylphénoxy-n-butyrylamino) 4,6-dichloro-5-méthylphénol, en dispersion dans le phtalate dibutylique (6) une surcouche contenant 10,8 mg de gélatine par décimètre carré. On expose le produit selon une image et on le traite pendant 4 mn dans le bain unique suivant: KOH 10 ml 2 3 2g Acide 4-amino-N-éthyl-N-(2-méthoxyéthyl) #toIuidine-dip-toîuène sulfonique 5 g Na2C03 40 g Acide diaminopropanol tétraacétiqùe (agent séquestrant) 10 g ~CO(NH3)6~/C13 2 g Na2S203 10 g Eau q.s.p. 1 i pH 10,5 Puis, on lave le produit pendant 5mn. On obtient d'excellentes images en couleurs et le produit est blanchi et fixé de manière satisfaisante. Un échantillon témoin, traité par une solution semblable, mais ne contenant pas de solvant des halogénures d'argent, présente visiblement de l'argent non blanchi. EXEMPLE 3. Echantillon 3-A On prépare un produit pour la photographie en couleurs présentant la structure suivante (1) support en papier (2) couche contenant une émulsion aux halogénures d'argent sensible au bleu à raison par décimètre carré de 1,7 mg d'argent, 13,2 mg de gélatine et, en outre, un coupleur, i 'alpha-pivalyl-4-(4-benzyloxyphénylsulfonyl)phénoxy-2- chloro-5-/gamma-(2,4-di-tert-amylphénoxy)butyramido/acétanilide, à raison de 6,5 mg par décimètre carré, dispersé dans 1,6 mg par décimètre carré de phosphate di-n-butylique (3) couche contenant 10,8 mg de gélatine par décimètre carré (4) couche contenant une émulsion aux halogénures d'argent sensible au vert, à raison par décimètre carré de 1,1 mg d'argent, 14,3 mg de gélatine et un coupleur, la 1-(2,4,6-trichlorophényî)-3-#5-#/alpha-(3-tert-butyl-4-hydroxy- phénoxy)-tétradécanamido7-2-chloroanilinX -5-pyrazolone, à raison de 2,7 mg par décimètre carré dispersé dans 1,3 mg par décimètre carré de phosphate tricrésylique (5) couche contenant 17,3 mg de gélatine par décimètre carré (6) couche contenant une émulsion aux halogénures d'argent sensible au rouge, à raison par décimètre carré de 0,6 mg d'argent, 9,7 mg de gélatine et un coupleur, le 2-/ lpha-(2,4-di-tert-amylphénoxy)butyramido74,6-dichloro-5- méthylphénol, à raison de 3,8 mg par décimètre carré, dispersé dans 1,9 mg par décimètre carré de phtalate di-n-butylique (7) couche contenant 10,8 mg de gélatine par décimètre carré. Echantillon 3-B On prépare cet échantillon de la même manière que l'échantillon 3-A, sauf que le titre en argent de la couche 6 (couche sensible au rouge) est de 2,6 mg par décimètre carré. On expose les échantillons respectifs à travers un objet témoin constitué d'une échelle de densités, puis on traite ces échantillons dans le bain unique décrit ci-dessous, pendant 5 mn à la température de 350C et enfin on les lave et on les sèche. Composition du bain unique Alcool benzylique 10,0 ml 2 3 2,0 g Sulfate hydraté de 4-amino-3-méthyl-N éthyl-N-beta-(méthanesulfonamido)éthylaniline 10,0 g Na2CJ3 20,0 g Acide diaminopropanol tétraacétique 10,0 g Na2S2O3, 5H2O 11,25 g /Co (NH3)6/Cl3 2,0 g OH2 q.s.p.I 1 pH 12,5 Les valeurs de la Dmax pour les courbes H et D sont les suivantes Rouge Vert Bleu Echantillon 3-A 0,15 0,28 1,12 Echantillon 3-B 0,75 1,44 1,58 Les résultats indiquent que si la quantité d'halogénures d'argent dans la couche d'émulsion la plus externe est supérieure à la quantité d'halogénures d'argent dans les deux autres couches d'émulsion, apparemment, la diffusion du solvant des halogénures d'argent (hyposulfite) de la solution de -traitement vers le produit photographique est retardée et la reproduction de l'image est amé liorée de façon importante. EXEMPLE 4. Cet exemple démontre l'amélioration supplémentaire obtenue en augmentant la quantité de gélatine dans la surcouche de gélatine protectrice appliquée à la surface du produit photographique. On prépare un produit photographique (Echantillon 4-A) semblable à l'échantillon 3-B, sauf que la couche 7 contient 43,2 mg de gélatine par dm . On expose et on traite le produit comme dans exemple 3 et compare les résultats à ceux obtenus avec l'échantillon 3-B. Dmax Rouge Vert Bleu Echantillon 3-B 0,75 1,44 1,58 Echantillon 4-A 2,03 1,82 1,90 Une comparaison entre les coarbes H et B met en évidence l'amélioration supplémentaire de la reproduction de l'image obtenue en augmentant la quantité de gélatine dans la surcouche du produit. L'amélioration est apparemment le résultat du retard apporté à la diffusion du solvant des halogénures d'argent de la solution de traitement vers le produit, retard dû à la couche de gélatine. EXEMPLE 5. Cet exemple démontre l'amélioration supplémentaire obtenue par amélioration d'un agent développateur auxiliaire en noir-blanc, dans la couche d'émulsion d'halogénures d'argent sensible au bleu (c'est-à-dire formatrice de colorant jaune) du produit photographique. L'amélioration est apparemment le résultat de (1) l'augmentation de la vitesse du développement de l'argent et (2) de l'oxydation croisée entre le développateur noir-blanc oxydé et l'agent développateur chromogène. On prépare un produit photographique (Echantillon 5-A) identique à l'échantillon 4-A, sauf que la couche 2 (halogénures d'argent sensibles au bleu) contient 1,1 mg par dm de 4-hydroxyméthyl-4-méthyl-1-phényl-3-pyrazolidone. On expose et on traite lé produit 5-A de la même manière que dans l'exemple 3 et on compare les résultats avec ceux obtenus pour l'échantillon 4-A. Diax Rouge. Vert Bleu Echantillon 4-A 2,03 1,82 1,90 Echantillon 5-A .2,14 2,50 2,52 EXEMPLE 6. Cet exemple démontre la capacité du gainjà fournir une image de colorant à densité élevée et à éliminer avec efficacité l'image argentique dévelop i pée Cet exemple démontre aussi les mécanismes de la réaction formatrice de colorant et de la réaction de blanchiment fixage qui se produit par la suite. On expose et on traite une partie (échantillon 6-A) de l'échantillon 5-A unique pendant 4 mn dans un bain/identique à celui de l'exemple 3, sauf qu'il ne contient pas de /Co(NH3)6~/Cl3. Puis, on lave et on sèche comme dans l'exemple3. On expose et on traite une autre partie, (échantillon 6-B) de l'échantil- unique lon 5-A pendant 4 mn dans un bain/identique à celui décrit à l'exemple 3, mais qui contient 2 g de /Co(NH 3) & C13 par litre, puis on lave et on sèche, comme à l'exemple 3. Les densités de colorant produites et d'argent résiduel dans les couches respectives de chaque échantillon sont les suivantes Densité de colorant * Densité d'argent Rouge Vert Bleu Rouge Vert Bleu Echantillon 6-A 1,65 2,05 2,2 0,62 0,48 0,4 Echantillon 6-B 2,14 2,38 2,5 0,02 0,02 0,04 t On note la densité de colorant après avoir soumis le produit photographique à un bain de blanchiment-fixage de la composition suivante Bain de blanchiment-fixage Acide diaminopropanol tétraacétîque .......................... 3,0 g Acide acétique............................................... 20,0 ml (NH4)2S2O3, SH2O (solution à 60 %)............................150,0 ml Na2SO3 ....................................................... 15,0 g Co(NH3)6/Cl3 ................................................. 3,0 g OH2 ... q.s.p.................................................. 1 1 pH 4,5 On traite l'échantillon 5-A selon l'exemple 3 et on le compare à l'échantillon 3-A, que l'on traite selon le procédé décrit dans le brevet français 2 140 462. On traite l'échantillon 5-A par la méthode décrite dans l'exemple 3, et on compare les résultats avec les résultats obtenus en traitant l'échantillon 3-A suivant le procédé décrit dans le brevet français 2 140 462. Ce procédé comprend les phases suivantes Développement chromogène ............................... 1 mn Bain d'amplification ................................... 1 mn 30 s Blanchiment-fixage ..................................... 1 mn Lavage Séchage Le produit traité dans le banda sensiblement la même densité maximale et la même sensibilité que lorsqu'il est traité par le procédé du brevet français 2 140 462. EXEMPLE 7. On peut obtenir un enregistrement positif de l'image dans le produit photographique exposé en utilisant les compositions de bain/selon l'invention, On prépare un produit photographique de la façon suivante : Echantillon 7-A : 1) support ; 2) couche contenant une émulsion aux halogénures d'argent à raison de 10,8 mg d'argent par dm, 218 mg de gélatine par dm, 1,1 mg par dm de 4hydroxyméthyl4-méthyl-1-phényl-3-pyrazolidone et 6,5 mg par dm du composé I dissous dans 9,5 mg par dm de 1,4-cyclohexanediol-di-(2-éthylhexoate). On expose l'échantillon 7-A à travers un coin sensitométrique et on le traite pendant 30 s, à la température ambiante dans un bain unique de composition suivante : éthanolamine ....................................... 50 ml Co(NH3)6Cl3 ........................................ 1 g 36 3 lg Na2S203 75 g Acide diaminopropanol tétraacétique ................ 10 g H2O q.s.p. ......................................... 1 1 pH ajusté à 13,0 par NaOH Puis, on traite le produit pendant 1 mn dans une solution aqueuse stabilisatrice de colorant comprenant 1 litre d'une solution aqueuse d'éthanolamine à 21 ml par litre. Puis on lave le produit pendant 3 mn et on le sèche. L'échantillon traité contient une image positive magenta du coin sensitométrique ; on produit une image de colorant en libérant un colorant diffusible proportionnellement au développement, le colorant immobile restant servant à l'enregistrement de l'image ; l'argent et l'halogénure d'argent semblent être presque complètement éliminés par l'action du bain unique. EXEMPLE 8. Selon un certain mode de réalisation de l'invention, les produits photographiques traités dans les bains uniques de l'invention fournissent des images à caractéristiques améliorées si on disperse le coupleur dans un liant par des techniques n'utilisant pas de solvant. On prépare deux dispersions de coupleur formateur de colorant bleu-vert comme suit : on dissout, à 500C, soit dans 60 g d'acétate d'éthyle, soit dans 60 g d'acétate d'éthyle et 10 g de phtalate di-n-butylique, deux prises d'essais de 20,0 g d'un coupleur formateur de colorant bleu-vert, le 2-(#-diamyl- phénoxy-n-butyrylamino)-4,6-dichloro-5-méthylphénol, décrit au brevet des Etats Unis d'Amérique 2 801 171.Puis, on ajoute en agitant, à 50 C, les solutions de coupleur à deux portions distinctes de 208 ml d'une solution aqueuse contenant 0,8 g d'Alkanol XC (sel de sodium de l'acide tri-isopropylnaphtalène sulfonique); on fait passer ensuite cinq fois le mélange résultant dans un moulin à collotdes, puis on extrait l'acétate d'éthyle en faisant barboter de l'azote dans la dispersion pendant 2 heures. Le tableau ci-dessous donne les proportions de solvant des dispersions de coupleur décrites ci-dessus, après que ces dispersions aient été lavées et séchées pour éliminer l'acétate d'éthyle. Dispersion Rapport Colloïde Numéro Coupleur : Solvant protecteur 1 1:0 (sans solvant) aucun 2 1:1/2 (témoin) gélatine On mélange ensuite les dispersions de coupleur décrites ci-dessus à une émulsion de chlorobromure d'argent (l'halogénure contenant 20/100 en moles de bromure), puis on les applique sur un support en acétate de cellulose, à raison par dm, de 0,41 mg d'argent, 0,9 mg de coupleur formateur de colorant bleuvert. On expose les échantillons du produit photographique résultant pendant 1/5 s, à une source lumineuse de 3000 K. On traite le produit pendant 4 mn dans un bain unique à 35 C, en maintenant une agitation constante sous azote, puis# on lave et on sèche pendant 5 mn.Le bain unique présente la composition suivante alcool benzylique ................................ 10,0 ml sulfite de sodium .......................... 2,0 g 4-amino-3-méthyl-N-éthyl-N-ss-(méthane-sulfonamino)- éthylaniline ..................................... 10,0 g carbonate de sodium .............................. 20,0 g acide diaminopropanol tétraacétique .............. 10,0 g thiosulfate de sodium ............................ 5,0 g trichlorure de cobalt hexammine .................. 2,0 g OH2 q.s.p. ...................................... 1 litre pH 12,5. On obtient les résultats photographiques suivants Dispersion Rapport de Coupleur Coupleur/Solvant Dmax Dmin 2 1:1/2 (témoin) 1,84 0,08 1 1:0 (sans solvant) 2,38 0,14 Les résultats démontrent que l'utilisation des produits dans lesquels on disperse le coupleur au moyen d'un seul solvant à bas point d'ébullition, fournit une meilleure densité de colorant bleu-vert que celle obtenue avec les produits contenant un coupleur dispersé dans un solvant à point d'ébullition élevé. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour le traitement d'un produit photographique qui comprend, sur un support un sel photosensible d'un métal, produit qui a été préalablement exposé photographiquement, ce procédé consistant à traiter le dit produit par une solution alcaline de façon à former une image de ce métal, dite première image, et une seconde image, à effectuer le blanchiment et le fixage du métal de la première image et du sel photosensible en utilisant l'association d'un complexe de cobalt-(III) et un solvant du sel photosen sible, caractérisé en ce qu'on traite le produit photographique par la du solvant et du complexe solution alcaline de traitement en présence de l'association/qui sert à réaliser le blanchiment et le fixage. 2 - Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce qu'on traite un produit photographique comprenant un halogénure d'argent comme sel pho tosensible et en ce qu'on forme comme première image une image argentique. 3 - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'on utilise une solution alcaline qui contient le dit solvant du sel photosensible et en ce qu'on réalise le blanchiment et le fixage de l'image métallique et du sel photosensible après avoir formé la deuxième image. 4 - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'on traite un produit photographique qui comprend au moins un élément fortlayeur d'image de colorant, au moyen d'une solution alcaline, en présence/d'une substance formatrice d'image de colorant, capable de réagir avec le dérivé d'oxydation d'un agent développateur, (2) d'un solvant du sel métallique, (3) d'un agent développateur du sel métallique et (4) d'un complexe de cobalt-(III), de façon à développer une image métallique, à former, dans les plages où l'image métallique a été développée, le dérivé d'oxydation de l'agent développateur, puis à faire réagir ce dérivé d'oxydation avec le coupleur pour former une seconde image qui est une image de colorant et, enfin, après avoir formé cette image de colorant, à réaliser le blanchiment et le fixage du produit. 5 - Procédé conforme à la revendication 4, caractérisé en ce qu'au moyen d'une solution alcaline de traitement contenant une quantité de solvant des halogénures d'argent propre à permettre un fixage, on traite un produit photographique comprenant au moins un élément formateur d'image de colorant qui contient une émulsion d'halogénures d'argent exposés, associée à un coupleur chromogène photographique, capable de réagir avec le dérivé d'oxydation d'un développateur chromogène de la classe des amines primaires aromatiques, de façon à développer une image d'argent dans cet élément, à provoquer la formation du dérivé d'oxydation de l'agent développateur du type amine primaire aromatique dans les plages où l'argent a été développé, à faire réagir ce dérivé d'oxydation avec le coupleur pour former une image de colorant, puis à réaliser le blanchiment et le fixage de l'image argentique et de l'halogénure d'argent au moyen de l'association du com plexe de cobalt-(III) et du solvant des halogénures d'argent. 6 - Procédé conforme à la revendication 5, caractérisé en ce qu'on réalise le traitement de telle façon que l'agent développateur chromogène et le com plexe de cobalt-(III) soient présents dans le produit avant que ce dernier ne soit mis en contact avec la solution alcaline. 7 - Procédé conforme à la revendication 4, caractérisé en ce qu'on traite un produit photographique comprenant au moins un élément formateur d'image de colorant qui contient une émulsion d'halogénures d'argent exposés, au moyen d'une solution alcaline et en présence de a) un agent développateur chromogène du type amine primaire aroma tique, b) un coupleur chromogène et, c) un solvant des halogénures d'argent d) un complexe de cobalt-(III) capable de blanchir l'argent métal lique en présence du solvant des halogénures d'argent, de façon à développer une image argentique, à provoquer la formation du dérivé d'oxydation de l'agent développateur dans les plages où l'argent a été développé, à faire réagir ce dérivé d'oxydation avec le coupleur pour former une image de colorant, puis à réaliser le blanchiment et le fixage du produit après avoir formé cette image de colorant. 8 - Procédé conforme à la revendication 4, caractérisé en ce qu'-on traite un produit photographique comprenant au moins un élément formateur d'image de colorant qui contient une émulsion d'halogénures d'argent exposés associée à à un coupleur chromogène, au moyen d'une solution alcaline et en présence de a) un agent développateur chromogène du type amine primaire aromatique, b) un solvant des halogénures d'argent et, c) un complexe de cobalt-(III) capable de blanchir l'argent métallique en présence du-solvant des halogénures d'argent, de façon à développer une image argentique, à provoquer la formation du dérivé d'oxydation de l'agent développateur dans les plages où l'argent a été développé, à faire réagir ce dérivé d'oxydation avec le coupleur pour former une image de colorant, puis à réaliser le blanchiment et le fixage du produit après avoir formé cette image de colorant. 9 - Procédé conforme à la revendication 4, caractérisé en ce qu'on traite un produit photographique comprenant au moins un élément formateur d'image de colorant qui contient une émulsion d'halogénures d'argent exposés, au moyen d'une solution alcaline contenant un solvant des halogénures d'argent en présence de a) un agent développateur chromogène du type amine primaire aromatique, b) un complexe de cobalt-(III) capable (I) de blanchir l'argent métallique en présence du solvant des halogénures d'argent et, (ff) de permettre la formation, par une réaction d'oxydo-réduction en présence d'argent métallique, du dérivé d'oxydation de l'agent développateur, de façon à 1) développer dans le produit une image argentique, 2) réaliser une réaction d'oxydo-réduction entre le complexe de cobalt-(III) et l'agent développateur, dans les plages où a été développée l'image métal lique, et à former ainsi le dérivé d'oxydation de l'agent développateur, 3) former une image de colorant par réaction entre le dérivé d'oxydation de l'agent développateur et le coupleur et, 4) réaliser le blanchiment et le fixage du produit. 10 - Procédé conforme à l'une des revendications 4 à 9, caractérisé en ce qu'on traite un produit photographique comprenant au moins deux éléments formateurs de colorant qui contiennent chacun un sel d'argent photosensi ble associé à un coupleur chromogène à raison d'une quantité de ce dernier excédant d'au moins 40 % la quantité correspondant à une production stoechiométrique d'argent efficace. 11 - Procédé conforme à l'une des revendications 4 à 10, caractérise en ce qu'on traite un produit photographique comprenant un élément qui contient une émulsion d'halogénures d'argent sensible au rouge, associée à un coupleur formateur de colorant bleu-vert, un élément qui contient une émulsion d'halogénures d'argent sensible au vert, associée à un coupleur formateur de colorant magenta et un élément qui contient une émulsion d'halogénures d'argent sensible au bleu, associée à un coupleur formateur de colorant jaune. 12 - Procédé conforme à la revendication 11, caractérise en ce qu'on traite un produit photographique dont chaque élément formateur d'image de colorant, avant exposition, contient au plus 3,3 mg/dm d'argent sous forme de sel d argent. 13 - Procédé conforme à la revendication 11, caractérisé en ce qu'on traite un produit photographique dont chacune des couches d'émulsion aux halogénures d'argent contient de 0,1 mg à 3,3 mg d'argent par dm et une quantité en masse de coupleur représentant de 3 à 20 fois la masse d'argent. 14 - Procédé conforme à la revendication 11, caractérisé en ce qu'on traite un produit photographique auquel est incorporé au moins un coupleur, sous forme d'une dispersion dans un non-solvant. 15 - Procédé conforme à la revendication 11, caractérisé en ce qu'on traite un produitphotographique comprenant une couche de collotde hydrophile dont l'épaisseur est suffisante pour différer la diffusion du solvant des halo génures d'argent dans le produit et ménager ainsi un délai déterminé à l'avance pour le développement argentique ou la formation de colorant. 16 - Procédé conforme à la revendication 9, caractérisé en ce qu'on traite un produit photographique comprenant un support et, sur ce support, successi vement a) une couche d'émulsion de gélatine et d'halogénures d'argent sensible au bleu et associée à un coupleur formateur de colorant jaune b) une couche d'émulsion de gélatine et d'halogénures d'argent sensible au vert, à raison, par dm de moins de 1,7 mg d'argent efficace, associée à un coupleur formateur de colorant magenta à raison d'une quantité de ce dernier excédant au moins de 40 % la quantité correspondant à une produc tion stoechiométrique d'argent efficace et, c) une couche d'émulsion de gélatine et d'halogénures d'argent sensible au rouge, à raison par dm de moins de 1,7 mg d'argent efficace, associée à un coupleur formateur de colorant bleu-vert, à raison d'une quantité de ce dernier excédant au moins de 40 % la quantité correspondant à une production stoechiométrique d'argent efficace. 17 - Procédé conforme à l'une des revendications 1 à 16, caractérisé en ce qu'on utilise comme solvant du sel métallique, un thiosulfate soluble dans l'eau d'un métal alcalin et, comme complexe de cobalt-(III) un complexe présen tant une charge nette de +3 et dans lequel le cobalt est hexa-coordonné. 18 - Procédé conforme à la revendication 17, caractérisé en ce que l'on utilise le thiosulfate de sodium ou de potassium comme solvant du sel métallique et, comme complexe de cobalt-(III), un complexe de cobalt hexamimie, notamment, le chlorure de cobalt hexaminne. 19 - Procédé conforme à l'une des revendication 1 à 18, caractérisé en ce qu'on réalise toutes les opérations du traitement du produit au moyen d'une solution unique. 20 - Application d'un procédé conforme à l'une des revendications 1 à 19, à l'intensification d'une image de métal, caractérisée en ce qu'on traite un produit contenant la dite image métallique par une solution alcaline en présence de laquelle on met le produit en contact avec un solvant des sels de ce métal, un complexe de cobalt-(III) capable de blanchir l'image de métal en présence du solvant et d'un réactif chromogène capable de former une image de colorant dans les plages du produit où se trouve l'image de métal. 21 - Application conforme à la revendication 20, caractérisée en ce que l'image de métal est une image d'argent, le solvant est un solvant des halogénures d'argent et le réactif chromogène comprend un agent développateur chromo gène de la classe des amines primaires aromatiques et un coupleur chromo gène. 22 - Composition comprenant un agent développateur chromogène de la classe des amines primaires aromatiques, le développement d'une image argentique et d'une image de colorant dans un produit exposé qui comprend un support avec au moins un élément formateur d'image de colorant contenant une émulsion d'halogénures d'argent associée à un coupleur chromogène photographique, capable de réagir avec le dérivé d'oxydation de l'agent développateur pour former un colorant, caractérisée en ce qu'elle comprend en outre une association d'un solvant des halogénures d'argent et d'un complexe de cobalt-(III) propre à assurer le blanchiment et le fixage du produit.