L'invention concerne les essais synthétiques de disjoncteurs électriques. On sait qu'on désigne par les termes essai synthétique" un essai dans lequel on reproduit ou simule les conditions de fonctionnement en service du disjoncteur en alimentant celui-ci à partir de sources distinctes de courant et de tension, la première destinée à fournir jusqu'à coupure effective un courant dans le disjoncteur, et la seconde destinée à simuler la tension transitoire de rétablissement. Cette dernière source comporte en général un banc de condensateurs pour stocker l'énergie nécessaire à son fonctionnement. Dans les réseaux électriques fonctionnant à une tension inférieure à 100 kV, la variation dans le temps de la tension transitoire de rétablissement peut souvent être assimilée à une fonction périodique à une seule fréquence. Cette approximation est également valable pour les réseaux dont la tension est supérieure à 100 kV, mais uniquement pour des courants de court-circuit faibles par rapport au courant maximal. I1 existe divers montages permettant de simuler avec une bonne approximation les conditions de fonctionnement dans de tels cas. On connait notamment les montages dits "Weil-Dobke" et 1,Nashatyr-Kaplan". Par contre, dans le cas d'un réseau à tension supérieure à 100 kV et lorsque le courant de court-circuit est élevé, on ne peut plus assimiler la variation de la tension transitoire de rétablissement à une fonction dont la courbe représentative a une seule fréquence et dont l'enveloppe est constituée de deux segments de droite. La présente invention vise à fournir une installation perfectionnée d'essai de disjoncteurs permettant de réaliser des essais synthétiques en court-circuit même pour des tensions largement supérieures à 100 kV, et ce en ne mettant en oeuvre que des moyens matériels relativement simples et dont les caractéristiques sont simples à déterminer. Dans ce but, l'invention propose notamment une installation comprenant, en série entre une des bornes du disjoncteur à essayer et l'un des pôles d'une source de tension, une inductance principale, des moyens de mise en circuit de ladite source, et un circuit résonnant parallèle comprenant, dans une branche, une inductance, et, dans l'autre branche, une première capacité et une résistance, et comprenant également un circuit série résistance - seconde capacité monté entre le point commun de l'inductance et du circuit parallèle, d'une part, l'autre borne du disjoncteur et l'autre pôle de la source, d'autre part, formant un second circuit résonnant avec ladite inductance principale. La source sera pratiquement une batterie de condensateurs faisant partie du second circuit résonnant. En général, les composants du circuit résonnant parallèle ont des valeurs telles que ses oscillations fournissent une tension à fréquence supérieure à celle des oscillations du second circuit et à amplitude inférieure. Une installation de ce type permet d'obtenir une tension transitoire de rétablissement comportant deux composantes à des fréquences différentes et bien déterminées. Or, il a été constaté, comme on le verra plus loin, que la tension dans les réseaux réels à haute tension peut être, avec une approximation très suffisante, représentée par la superposition d'ondes à deux fréquences. En particulier, il est possible, une fois fixées trois droites dont on peut considérer qu'elles délimitent un polygone enveloppe de toutes les courbes de rétablissement correspondant aux conditions de coupure à remplir, de déterminer des valeurs d'impédances telles que la courbe représentative de la variation dans le temps de la tension de rétablissement soit tangente à ces droites. L'installation est évidemment complétée par le circuit de courant classique, comprenant une source d'alimentation convenable (transformateur en général) placée en série avec le disjoncteur à essayer par l'intermédiaire d'un disjoncteur auxiliaire, source qui doit simplement fournir un courant de court-circuit à 50 Hz ou 60 Hz. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit d'installations qui constituent des modes particuliers de réalisation,donnés à titre d'exemples non limitatifs, et de la comparaison qui est faite des caractéristiques ainsi obtenues avec celles des systèmes antérieurs. La description se réfère aux dessins qui l'accompagnent, dans lesquels la fig. 1 est un diagramme montrant une courbe typique de variation dans le temps de la tension de rétablissement aux bornes d'un disjoncteur dans un réseau de tension inférieure à 100 kV, à partir de la coupure du courant;; la fig. 2, similaire à la fig. 1, montre la variation de la tension de rétablissement dans le cas d'un réseau de tension supérieure à 100 kV et pour un courant de court-circuit représentant une fraction élevée du courant maximal les fig. 3 et 4 sont des schémas de principe d'installations permettant de réaliser la courbe de variation illustrée en fig. 2; les fig. 5 et 6 sont des schémas de principe de modes de réalisation dérivés de celui de la fig. 3 et permettent les essais sur défaut en ligne. Avant de passer à une description de l'invention, il peut être utile de rappeler quelques définitions et indications générales sur le processus de coupure d'un circuit par un disjoncteur haute tension. On sait qu'un disjoncteur est un interrupteur à grand pouvoir de coupure, muni d'un dispositif de commande automatique dans le sens de l'ouverture du circuit. Lors du fonctionnement d'un tel disjoncteur sur un réseau réel, le disjoncteur est soumis à une contrainte due au courant de court-circuit (ou à un courant plus faible dans le cas de défaut en ligne) et à une contrainte de tension lors du rétablissement de la tension de service. Les études ont fait apparaitre que ces contraintes n'agissent sur le disjoncteur qu'avec un très court intervalle de chevauchement. Au cours d'une première période, seules des contraintes de courant agissent sur le disjoncteur.Au cours d'une seconde période, qui commence lorsque le circuit vient d'être coupé à un passage par zéro du courant,seule une contrainte de tension agit pratiquement sur le disjonctur. Dans les réseaux dont la tension de service est inférieure à 100 kV, la variation de la tension transitoire de rétablissement à partir de la coupure peut être assimilée à une fonction comportant une composante alternative à une seule fréquence, du genre illustré en figure 1. Sur cette figure, la forme d'onde est indiquée par la courbe 10, qui peut être définie par son enveloppe comprenant deux segments de droite successifs 11 et 12, dont le second est parallèle à l'axe des temps. Cette enveloppe peut à son tour être définie par deux paramètres Uc et T, coordonnées du point 13 où se rejoignent les segments 11 et 12. Divers schémas électriques ont été réalisés et ont permis d'obtenir, lors d'essais synthétiques, une tension transitoire de rétablissement dont la courbe représentative est tangente aux segments 11 et 12. Dans certains réseaux dont la tension de service est supérieure à 100 kV, la tension transitoire de rétablissement ne peut plus être définie par une enveloppe du type illustré en figure 1 si le courant de court-circuit est élevé. La courbe de variation présente alors en effet l'allure indiquée en 14 sur la figure 2. La tension aux bornes du disjoncteur augmente rapidement dans la partie initiale de la courbe,puis la pente diminue notablement de sorte que la tension n'atteint sa valeur de crête qu'à l'issue d'un intervalle de temps relativement long à partir de la coupure, si on le compare à l'intervalle de temps correspondant dans le cas de la figure 1. Si la forme d'onde correspondante ne peut plus être définie par une enveloppe du type illustré en figure 1, elle peut par contre être caractérisée par une enveloppe constituée de trois segments de droite successifs 15, 16 et 17, dont le premier part de l'origine et le troisième est parallèle à l'axe des temps. Le disjoncteur en essai devra pouvoir couper dans toutes les conditions correspondant à une courbe intérieure au polygone ainsi réalisé, notamment à la courbe 14 tangente à ces trois segments. On peut de plus préciser la forme de la courbe 14 au voisinage de l'origine par le segment de droite 18 parallèle à 15 qu'elle ne dépasse pas jusqu'à une valeur U' de la tension aux bornes du disjoncteur lors du rétablissement. La courbe de rétablissement-peut ainsi être définie par cinq paramètres - t1 et U1, coordonnées du point de raccordement de 15 et 16, - t2 et Uc, coordonnes du point de raccordement de 16 et 17, et - td, abscisse à l'origine de 18. Les paramètres d'essai à respecter sont groupés dans des recommandations établies par la Commission Electrotechnique Internationale et qui fixent les temps t1 et t2 pour chaque valeur de la tension nominale UR du réseau sur lequel est monté R le disjoncteur et des relations entre les autres paramètres d'essai et les valeurs t1 et UR. Les relations généralement admises à ce jour sont les suivantes U, = 1,5 UR 2/3 Uc = 1,4 U1 U ' = U1/2 td = 0,02 t1. Il a été constaté qu'une courbe du type illustré en figure 2 pouvait être obtenue en superposant deux oscillations simples à une seule fréquence et, plus précisément, une onde à fréquence élevée, donnant une pente à l'origine forte, et une onde à fréquence inférieure à la précédente, mais d'amplitude supérieure. Le schéma suivant l'invention qui sera maintenant décrit en se référant à la figure 3 peut être regardé comme composé de deux mailles,et fournit une telle onde de tension résultant de la superposition de deux oscillations à deux fréquences différentes. L'installation schématisée en figure 3 montre le disjoncteur 19 à essayer, placé dans un montage comportant uncircuit d'alimentation en courant 20 (qui sera par la suite appelé circuit courant" pour plus de simplicité) et un circuit de création de la tension de rétablissement (qui sera par la suite appelé "circuit tension"). Le circuit courant illustré est constitué par un alternateur ou un réseau 22 fournissant un courant sinusoidal et ali- mentant un transformateur 23 dont le secondaire attaque l'une des bornes du disjoncteur 19 à essayer par l'intermédiaire d'un disjoncteur auxiliaire 24 et d'un enclencheur synchrone 25. L'autre borne du disjoncteur 19 et l'extrémité opposée de lten- roulement secondaire du transformateur 23 sont à la terre. Le circuit tension comporte une source constituée par une batterie de condensateurs, représentée par un seul condensateur 40, de capacité C1, et comporte une bobine 26 d'inductance L1 en série avec la batterie. Une alimentation en courant continu (non représen tée) reliée au conducteur 27 permet d'établir entre les armatures de la batterie de condensateurs 21 une différence de tension initiale appropriée VO. Des moyens connecteurs rapides 28, constitués par exemple par un éclateur à boules commandé ou "trigatron", sont interposés entre l'une des armatures de la batterie de condensateurs 21 et la bobine 26. L'autre armature de la batterie de condensateurs est reliée à la terre, comme la seconde borne du disjoncteur. Une première maille 29 de création d'une oscillation à fréquence déterminée comprend, en plus de la batterie de condensateurs 21 et de la bobine 26, une branche dans laquelle sont placés une résistance 30 de valeur R2 et un condensateur 31 de capacité C2, branche qui ferme la maille sur la terre. Une seconde maille 32, destinée à osciller indépendamment de la premire et à fournir une onde à fréquence différente, comprend deux branches montées en parallèle et reliant la bobine 26 à la borne non mise à la masse du disjoncteur 19 à essayer. L'une des branches de la seconde maille 32 comporte une bobine 33 d'inductance L3. L'autre branche se compose d'une résistance 34 de valeur R3 et d'un condensateur 35 de capacité C3. L'ensemble constitué par le disjoncteur 19 et les mailles 29 et 32 a une constitution voisine de celle du schéma couramment utilisé pour les essais de disjoncteurs en vue de déterminer leur pouvoir de coupure sur défaut en ligne. Dans le cas de ce genre d'essai, la ligne peut être insérée entre le disjoncteur en essai 19 et la maille 29, génératrice de la tension transitoire de rétablissement du réseau amont. Si l'on suppose déterminées la fréquence et l'amplitude des deux composantes nécessaires pour reconstituer la courbe de la figure 2 choisie pour répondre aux caractéristiques à reproduire, la détermination des composants de l'installation est extrêmement simple, étant donné que les deux mailles oscillent librement de façon totalement indépendante l'une de l'autre, dès que le disjoncteur est ouvert (c'est-à-dire dès que l'injection de courant cesse). En effet, dès cette ouverture, les deux mailles n'ont plus qu'un seul point commun. Toutefois, il faut noter que l'installation présenterait un défaut si elle était mise en oeuvre sans charge préalable des condensateurs 31 et 35 (c'est-à-dire dans des conditions qui permettraient de maintenir uneliaison permanente entre la bobine 26 d'une part, les deux branches de la maille 32 d'autre part). En effet, de par le principe même des essais synthétiques, on rend conducteur l'éclateur à boules 28 pour autoriser la décharge des condensateurs 21 (préalablement chargés sous la tension VO) quelques centaines de microsecondes avant passage à zéro du courant de court-circuit injecté par le circuit courant 20 dans le disjoncteur 19 en essai.Il apparait alors au point 36 un échelon de tension V' donné par la formule: dans laquelle i5 est la valeur efficace du courant injecté. Les condensateurs 31 et 35 se chargent alors , une ùscillation prend naissance dans les mailles, et cette oscillation parasite déforme le courant injecté. Cet inconvénient est évité, suivant l'invention, en préchargeant à la tension les deux condensateurs 31 et 35 avant de déclencher l'éclateur 28. Pour cela, on relie une source (non représentée) fournissant la tension V' continue au point 36 par une ligne 37. Mais la charge des condensateurs 31 et 35 ne peut être effectuée que si les mailles sont ouvertes, la fermeture intervenant en même temps que la mise en circuit de la source par l'éclateur 28. Dans le mode de réalisation illustré en figure 3, il est prévu, pour maintenir la maille 32 ouverte au cours de la charge préalable, un connecteur 38 monté en série avec la bobine 33 et qui est fermé en même temps que l'éclateur 28. Ce connecteur sera traversé par le courant injecté. Les deux condensateurs 31 et 35 étant chargés avant l'essai à la tension V' à partir du point 36 commun avec une borne du connecteur, tandis que l'autre borne du connecteur est au potentiel de la terre (à la tension d'arc du disjoncteur près), on se trouve dans des conditions qui permettent l'utilisation d'un trigatron comme connecteur 38. Ce trigatron fonctionnera en effet dans de bonnes conditions, du fait de la différence de tension élevée -entre ses boules, à condition que sa tension d'isolement soit supérieure à la tension V'. Un tel trigatron permet d'atteindre sans difficulté un temps mort inférieur à 10 microsecondes, avec une dispersion inférieure à 1 microseconde , dans l'enclenchement, un autre type de connecteur rapide remplissant les mêmes conditions pouvant toutefois être aussi bien utilisé. Le fonctionnement de l'installation ressort de la description qui précède et ne sera que brièvement indiqué. Le disjoncteur en essai étant fermé, o n i n j e c t e 1 e c o urant de court-circuit à partir du circuit courant 20 et on commande ainsi son ouverture. Quelques centaines de microsecondes avant le passage par zéro du courant de court-circuit, on amorce les deux trigatrons 28 et 38. Le condensateur 21 chargé à la tension VO se décharge à travers les inductances L1 et L3 et le dis joncteur 19 en essai, les condensateurs 31 et 35 ayant été pré alablement chargés sous la tension V'. I1 faut noter qu'à la fer meture du circuit courant 20 par l'enclencheur synchrone 25 une brève surtension peut apparaître.Le disjoncteur 19 en essai, encore fermé, n'écoule à la terre qu'une partie de cette sur tension. Pour éviter que la surtension résiduelle ne provoque amorçage du trigatron 38, il peut être utile de placer un con densateur de quelques centaines de picofarads en parallèle sur le trigatron 38. Par ailleurs, l'instant de fermeture du trigatron 38 peut varier de quelques microsecondes, mais un retard à l'amorçage de 38 par rapport à 28 ne présente pas d'inconvénient, car la ten sion aux bornes des condensateurs 31 et 35 est maximale à l'ins tant initial et sa variation dans le temps est pratiquement nulle pendant une durée de quelques microsecondes. Lorsque le courant injecté par le circuit de tension passe à zé ro,ledisjoncteur 19en cours d'essai coupe le circuit. La tension transitoire de rétablissement va alors apparaître à ses bornes. Cette tension est la somme de deux tensions, -l'une- qui prend naissance aux bornes du circuit série (résistance 30 - condensateur 31)et qui est due à l'oscillation de la première maille, -l'autre qui se développe aux bornes de la branche résistance 34 - capacité 35 et qui provient de l'oscillation de la seconde maille. Pratiquement, on choisira les composants de la maille 29 pour qu'elle fournisse la composante à plus basse fréquence et à grande amplitude (courbe 40 en tirets sur la figure 2), et ceux de la maille 32 pour-qu'elle fournisse la composante à la fréquence le plus élevée (courbe 41 sur la figure 2).Les résistan ces 34et30,qui fixent les coefficients de surtension, jouent un double rôle; d'une part l'amplitude de la tension diminue si la résistance augmente, d'autre part la pente à l'origine croit avec la valeur de la résistance. Ce sera essentiellement la résis tance 34 qui agira sur la forme de la courbe dans sa phase ini tiare. A titre d'exemple, on peut indiquer les caractéristiques suivantes qui sont celles d'un essai qui a été effectué sur un disjoncteur de tension nominale UR 245 kV avec iCC= 50 kA. cc Les valeurs fournies par les recommandations C E I sont alors : U1 = 300 kV Uc = 420 kV t1 = 300 e t2 = 900- La première maille doit fournir une tension de fréquence propre voisine de fR2= 21t2 - 450 Hz, et la seconde maille doit osciller librement à une fréquence propre fR ,inférieure à 2 t1 ,de 1400 Hz environ. On adoptera fR1=1250 Hz et Fi = 250 Hz. Le courant injecté est fourni par le seul condensateur 21, aui doit donc être chargé à une tension Vo permettant d'obtenir le courant injecté is #2 et la crête de tension Uc. Si l'on admet un coefficient de surtension S = 1,25, on obtient pour la tension de charge la valeur La capacité C1 à donner au condensateur 21 sera Conformément à la procédure reconnue en essais synthétiques pour les méthodes à injection de courant, la valeur du courant injecté est telle que l'on ait #i w. = X 1cc où : U et ù > i sont respectivement les pulsations des courants de court-circuit et d'injection. I et I sont les valeurs des courants de court-circuit et cc s d'injection. Le courant injecté étant dû à 1 'oscillation de C1 avec (L1 + L3), on en déduit l'inductance totale des deux mailles d'où L1 + L3 pour lequel on trouve pour L1 + L3 une impédance de 7,3 ohms à 50 Hz. On détermine ensuite successivement L3, puis L1, C2 et C3 : pour L3 : 1,5 ohms à 50 Hz pour L1 : 5,8 ohms à 50 Hz pour C2 : 11,5 F pour C3 : 3,4 MF et on obtient R2 = 22 ohms R3 = 27 ohms V' = 115 kVCC Le mode de réalisation illustré en figure 4 se différencie du précédent essentiellement par l'emplacement du connecteur d'insertion des mailles dans le circuit. Pour plus de simplicité, les organes correspondants des deux modes de réalisation portent les mêmes numéros de référence sur les deux figures. Dans l'installation illustrée en figure 4, le connecteur 42 a pour rôle d'insérer les deux branches résistance-capacité en circuit. Cette opération peut s'effectuer, - soit à l'instant où on ferme le trigatron 28, ce qui implique que les condensateurs 31 et 35 ont préalablement été char-gés sous la tension - soit à l' instant où le courant injecté s'annule, mais à conttion tion que les condensateurs 31 et 35 aient préalablement été chargés sous la tension -V'. Dans un cas comme dans l'autre, il est difficile d'utilise un trigatron comme connecteur, car on doit fermer en un temps très court un circuit dont les deux extrémités sont à la même ter sion.; par contre, on peut utiliser n'importe quel type d'enclin cheur rapide dont le temps mort est inférieur à 1000 microsecondes, avec une dispersion inférieure à 100 microsecondes, et par exemple un connecteur à contacts mû par l'explosion d'artifiZ ces pyrotechniques. Le mode de réalisation illustré en figure 5 constitue une adaptation du circuit d'essais montré en figure 3, en vue d'obte nir un circuit d'essais en défaut en ligne. Le circuit représenté sur la figure 5 (où les numéros de référence sont les mêmes que sur la figure 3) diffère du circuit représenté sur la figure 3 par la présence d'une ligne de défaut 40 entre la borne aval du disjoncteur en essai 19 et la borne d la maille 29 située du côté de la terre. Cette ligne de défaut sera constituée, de façon classique, par une série de cellules inductance-capacité. De la même manière, il est également possible de simuler des essais en défaut en ligne en insérant la ligne de défaut 40 entre la borne amont du disjoncteur 19 et l'inductance 33 du circuit de la figure 3 : on réalise alors le schéma illustré sur la figure 6. Les mailles 29 et 32 permettent d'obtenir une tension tran sitoire de rétablissement qui simule celle qui apparaît sur la borne amont d'un disjoncteur en réseau. Aux bornes de la ligne, court-circuitée à son autre extrémité, apparaît l'oscillation caractéristique en dents de scie de la tension aux bornes d'une ligne en court-circuit. On obtient aux bornes du disjoncteur une contrainte de tension tout à fait comparable à celle qui apparaît entre les bornes d'un disjoncteur qui coupe lors d'un défaut en ligne. Les avantages de l'installation ressortant de la description qui précède, il suffira de les-indiquer brièvement. Le circuit tension n'interfère absolument pas avec le circuit courant destiné à injecter le courant de court-circuit, ce qui permet d'essayer le disjoncteur dans des conditions représentatives en lui fournissant un courant alternatif sinusoidal. La pente du courant coupé est identique à celle du courant de court-circuit et l'amplitude du courant injecté est dans un rapport avec le courant de court-circuit qui est simple, mais dans un rapport très inférieur à 1, en utilisant une fréquence différente de celle du réseau (entre 250 Hz et 1000 Hz en général). La mise en oeuvre est la même que celle d'un schéma d'essai en monofréquence, la commande des éclateurs étant synchronisée de la même façon avec le passage à zéro du courant. Le courant injecté peut rester sinusoidal, n'étant pas déformé par une oscillation parasite. Les tensions d'arc des disjoncteurs en essai 19 et trigatron 38 jouent le rôle de générateurs qui peuvent provoquer une oscillation parasite du courant parcourant la maille contenant le disjoncteur en essai 19 et déformer, de ce fait, le courant injecté. Les résistances 30 et 34 ont un râle important d'amortissement de ces oscillations sur le courant. La tension n'est appliquée que sur une des bornes du disjoncteur, de sorte qu'il est possible de mettre l'autre à la terre. Le calcul des composants est simple. Enfin, la capacité C1 de la batterie de condensateurs et l'inductance L1 de la bobine n'ayant pas à être sensiblement augmentées par rapport aux valeurs nécessaires dans une installation d'essai en monofréquence, l'investissement supplémentaire se limite aux composants de la seconde maille. REVENDICATIONS 1. Installation d'essai de disjoncteurs, caractérisée en ce au 'elle comprend , en série entre une des bornes du disjoncteur à essayer et l'un des pôles d'une source de tension, une inductance principale, des moyens de mise en circuit de ladite source, et.un circuit résonnant parallèle comprenant, dans une branche, une inductance, et, dans l'autre branche, une première capacité et une résistance, et en ce qu'elle comprend également un circuit série résistance - seconde capacité monté entre le point commun de l'inductance principaleetdu circuit parallèle, d'une part, l'autre borne du disjoncteur et l'autre pôle de la source, d'autre part, formant un second circuit résonnant avec ladite inductance principale. 2. Installation suivant la revendication 1, caractérisée en ce que ladite source est constituée par une batterie de condensateurs et une source de courant continu destinée à charger ladite batterie, lesdits condensateurs faisant partie du second circuit résonnant. 3. Installation suivant la revendication 2, caractérisée en ce que les composants du circuit résonnant parallèle ont des valeurs telles que ses oscillations fournissent une tension à fréquence supérieure à celle des oscillations du second circuit et à amplitude inférieure. 4. Installation suivant la revendication 1, 2 ou 3, caractérisée par des moyens pour pré-charger les première et seconde capacités, avant fermeture des moyens de mise-en circuit, sous une tension telle que les transitoires soient évités lors de la fermeture desdits moyens, et par des moyens connecteurs destinés à éviter la décharge desdites capacités jusqu'à fermeture des moyens de mise en circuit de la source. 5. Installation suivant la revendication 4, caractérisée en ce que les moyens connecteurs sont placés entre ledit point commun et l'inductance du circuit résonnant parallèle. 6. Installation suivant la revendication 5, caractérisé en ce que les moyens connecteurs sont constitués par un éclateur à boules déclenché. 7. Installation suivant la revendication 6, caractérisée en ce qu'elle comporte une capacité de faible valeur entre les boules de-l'éclateur. 8. Installation suivant la revendication 4, caractérisée en ce que les moyens connecteurs sont placés entre ledit point commun et, d'une part, la branche du circuit résonnant parallèle comportant la première capacité et, d'autre part, le circuit séria 9. Installation suivant la revendication 8, caractériséeen ce que les moyens connecteurs sont constitués par un enclencheur ultra-rapide. 10. Installation suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que la borne du disjoncteur non reliée par les moyens de mise en circuit à un pâle de la source est mise à la terre, ainsi que l'autre pâle de la source. 11. Installation suivant l'une quelconque des revendications 1 à 10, destinée à l'essai de disjoncteurs sur défit en ligne, caractérisée en ce qu'elle comporte une ligne représentative de défaut intercalée en série entre l'une des bornes du disjoncteur à essayer et l'un des circuits résonnants. 12. Installation suivant la revendication 11, caractérisée en ce que la ligne de défaut est intercalée entre le premier circuit résonnant et la borne du disjoncteur non reliée à la terre. 13. Procédé d'essai synthétique de disjoncteur haute ten sion, suivant lequel on injecte dans ledit disjoncteur en cours d'ouverture un courant de court-circuit à l'aide d'un circuit courant, puis on établit entre les bornes du disjonc teur,immédiatement après passage à zéro du courant, une tension transitoire de rétablissement à l'aide d'un circuit tension, caractérisé en ce qu'on précharge avant l'essai les condensa teurs de deux circuits résonnants indépendants placés en série dans ledit circuit tension et une batterie de condensateurs formant source de tension en maintenant ouverts lesdits circuits, et on ferme simultanément,immédiatement avant passage à zéro du courant dans le disjoncteur ,lesdits circuits dont les fréquences propres sont choisies pour reconstituer par leur juxtaposition la tension réelle transitoire de rétablissement. 14. Procédé suivant la revendication 13, caractérisé en ce que,l'installation étant telle que définie par la revendication 4, on commande simultanément la fermeture desdits moyens de mise en circuit et lesdits moyens interrupteurs, moyens consti tués les uns et les autres par un éclateur déclenché.