La présente invention se réfère au traitement des eaux de rivière destiné à la production d'eau potable et plus particulièrement aux procédés dans lesquels on obtient par voie biologique l'élimination de l'azote ammoniacal. On sait que, à coté des moyens de traitement physique et chimiques des eaux, on a récemment mis au point des procédés d'élimination des impuretés ammoniacales faisant appel à l'oxy- dation de ces impuretés au moyen de bactéries nitrifiantes, c'est à dire des bactéries qui oxydent biologiquement les ions ammonium en ions nitrites puis en ions nitrates. A cet effet, on utilise pour provoquer cette oxydation, d'une part l'oxygène contenue danslteau elle même et d'autre part les bactéries contenues également dans l'eau, mais en assurant une concentration suffisante des bactéries pour assurer l'oxydation des impuretés ammoniacales en quasi totalité. C'est cette concentration qui a donné lieu, jusqu'à présent à deux modes de réalisation de ce procédé. Dans un premier mode de réalisation,désigné par "filtration biologique", on provoque l'accumulation des bactéries dans une couche filtrante, par exemple en pouzzolane ou en coke, à travers laquelle on fait percoler l'eau à traiter. Les impuretés ammoniacales de l'eau à traiter subissent au cours de leur traversée du lit filtrant l'oxydation biologique sous l'effet des bactéries concentrées dans ce lit filtrant. L'inconvénient de ce procédé est d'une part d'être particulièrement sensible à la température et d'autre part de nécessiter des ouvrages importants et de mettre en jeu un lit filtrant risquant de se colmater. Selon un second mode de réalisation désigné par "SEtimentation ou floculation biologique", on provoque la formation, dans un volume situé en amont du floculateur chimique classique, d'une voile de boues dans lequel se concentrent les bactéries et au sein duquel se produit l'oxydation biologique des impuretés ammoniacales. Dans ce procédé, on met en oeuvre des vitesses supérieures à celle de la filtration de sorte que les ouvrages sont moins importants et par ailleurs le procédé est moins sensible à la température que la filtration biologique. Toutefois le second procédé, comme le premier, présente l'inconvénient d'exiger la réalisation d'ouvrages spéciaux qui viennent s'ajouter aux installations existantes. La présente invention vise un troisième mode de réalisation du même procédé, évitant les inconvénients précités et assurant par contre tous les avantages du même procédé. Le procédé selon l'invention vise donc l'élimination biologique des impuretés chargées d'azote ammoniacal, en vue de l'obtention d'eau potable, ee procédé étant du type consistant à provoquer une oxydation de ces impuretés grâce à l'intervention des bactéries contenues dans l'eau et accumulées dans un certain volume de boues, ce procédé étant caractérisé selon l'invention en ce que la réaction d'oxydation biologique a lieu dans la cuve de coalescence située dans la zone aval des compartiments de floculation précédant un décanteur de clarification , tandis que lesdites boues subissent un recyclage ininterrompu entre l'aval et l'amont de ces compartiments de floculation.En d'autres termes, sans modifier l'installation proprement dite, par la simple adjonction d'un circuit de recyclage prenant sa source dans la base de la cuve de coalescence et recyclant les boues accumulées dans cette cuve jusqu'# l'entrée d'eau brute, on obtient ainsi une masse de boues importantes, âgées et non stérilisées, susceptibles de servir de support à des bactéries nitrifiantes et qui assure donc la nitrification biologique des impuretés contenant de l'azote ammoniacal des eaux destinées à être rendues potables. Comme indiqué précédemment, l'oxydation biologique résulte, outre de l'action des bactéries nitrifiantes , dela présence d'oxygène dans l'eau à traiter et, au cas où la proportion d'oxygène contenue dans cette eau serait insuffisante, il convient d'y ajouter une quantité d'appoint, en amont des compartiments de floculation. Par ailleurs, dans le but d'amplifier encore les phénomènes biologiques intervenant dans ce procédé, il peut être avantageux d'installer dans le compartiment de coalescence des plaques inclinées ou plaques en persiennes, qui constituent un support biologique avantageux. L'expérience à montré que grâce à la recirculation des boues de coalescence dans le puits de mélange des floculateurs de l'installation, on obtient une amélioration sensible de l'efficacité duprocessus d'élimination biologique de l'azote ammoniacal. Bien entendu cette réalisation du procédé d'élimination biologique de l'azote ammoniacal pourra être apportée à toutes les installations existantes puisqu'elle consiste essentiellement dans le montage d'une simple conduite de recyclage, équipée d'une wompe de recirculatinn, reprenant les boues de la chambre de coalescence pour les réinjecter dans le puits de mélange des floculateurs. L'invention n'est donc limitée à aucun appareillage particulier et vise essentiellement le perfectionnement décrit ci-dessus et revendiqué ci-après au procédé classique d'élimination biologique de l'ammoniac. REVENDICATIONS 1. Procédé pour l'obtention d'eau potable par élimination biologique des impuretés chargées d'azote ammoniacal, du type consistant à provoquer une oxydation de ces impuretés grâce à l'intervention des bactéries contenues dans l'eau et accumulées dans un certain volume de boues, ce procédé étant caractérisé en ce que la réaction d'oxydation biologique a lieu dans la cuve de coalescence située dans la zone aval des compartiments de floculation précédant un décanteur de clarification tandis que les dites boues subissent un recyclage ininterrompu entre l'aval et l'amont de ces compartiments de floculat#on. 2. Procédé selon la revendication 1,caractérisé en ce que l'eau est soumise à une oxygénation additionnelle en amont des compartiments de floculation 3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2,caractérisé en ce que les phénomènes biologiques subissent une amplification grâce à l'installation de plaques inclinées dans la cuve de coalescence