FR 2476727 A2 19810828 FR 7919542 A 19790730 On a décrit dans le brevet principal un pylône autoélevateur mobile, monté sur une remorque, caractérisé en ce qu'il est constitué d'éléments de sectionidécroissante du bas vers le haut pouvant coulisser les uns dans les autres sous l'action d'un câble de guindage. Dans le brevet principal, le câble de guindage est manoeuvré par un treuil à tambour qui peut être actionné soit à la main soit par un moteur électrique. Les pylônes fabriqués selon le brevet principal ont donné toute satisfaction dans les diverses applications prévues. Toutefois, il s'est avéré que ledit pylône pouvait être amélioré en ce qui concerne les moyens d'autoélévation. La présente addition a pour objet de préciser certaines caractéristiques structurelles conduisant à une mise en oeuvre plus facile du pylône. Dans le brevet principal, le treuil à tambour est entraîné soit à la main, ce qui est une opération pénible, soit à l'aide d'un moteur électrique, ce qui nécessite généralement une connexion au réseau. I1 est apparu souhaitable que le pylône soit muni de moyens d'élévation et d'abaissement autonomes. Selon la présente addition, le pylône autoelevateur mobile monté pivotant sur une remorque et constitué d'éléments de section décroissante du bas vers le haut pouvant coulisser les uns dans les autres est caractérisé en ce que le châssis de la remorque est équippé d'une centrale hydraulique reliée d'une part à un vérin de basculement et d'autre part à un vérin d'élévation. Selon une autre caractéristique de 1' invention, chaque élément coulissant du pylône porte à sa partie supérieure au moins une poulie sur laquelle passe un câble qui est attache d'une part à la partie inférieure de lélé- ment et d'autre part à la poulie de l'élément inférieur. Ainsi, les moyens permettant la mise en expansion du pylône sont très notablement simplifiés. D'autres caractéristiques et avantages de l'addition apparaitront au cours de la description qui va suivre de modes de réalisation particuliers en regard des figures qui représentent - la fig. 1 un pylône selon l'invention en position opérationnelle et en position de transport - la fig. 2 le même pylône vu de face - la fig. 3 un pylône identique en vue par dessus - la fig. 4 un schéma permettant d'expliquer le mode d'élévation et de descente des éléments les un par rapport aux autres - la fig. 5 une vue d'un cliquet destiné à maintenir en position le deuxième élément sur le premier - les fig. 6 et 7 des variantes relatives au coulissement des éléments les uns dans les autres. Sur la fig. 1, ona représenté d'une part le pylône en extension et d'autre part, en traits mixtes, le pylône replié en position de transport. Le pylône 1 est constitué par exemple de six éléments a, b, c, d, e, f, de section décroissante de manière à pouvoir se replier les uns dans les autres et à n'occuper en position repliée qu'un espace à peine supérieur au volume de l'élément de base a. La remorque 2 constituée par un treillis métallique porte d'une part un vérin de basculement 3 dont la tige est articulée en 4 sur le châssis 2 et dont le corps est fixé en 5 sur l'élément a. Au cours du transport, position représentée en traits mixtes sur la figure 1, la tige du vérin 3 est en extension, cette extension provoquant le pivotement de l'élément a autour d'un axe 6 disposé à la partie supérieure du châssis.On notera que l'emploi de ce vérin de basculement a permis d'abaisser la hauteur du châssis, ce qui du point de vue de la stabilité de l'ensemble, présente des avantages notables. De même, dans la réalisation décrite, un seul train de roulement 7 est suffisant pour assurer le déplacement de l'ensemble. Un vérin d'élévation 8 est monté à l'intérieur de l'élément b sur une entretoise 9, la tige du vérin 8 pouvant, lorsqu'elle est en extension, venir prendre appui par la pièce 10 sur le sol, la pièce 10 constituantla base d'appui du pylône. Chaque élément par exemple d est relié aux éléments adjacents c et e par un câble 11 dont le mode opératoire sera explicité ultérieurement. Selon une autre caracteristique de l'addition, le châssis 2 est équipé de bracons ou jambes de force 12 pouvant pivoter autour du châssis de manière à constituer avec le châssis le polygone de sustentation du pylône sur le sol. A cette fin, les haubans 13 attachés à différentes parties du pylône sont fixés sur le châssis et sur les bracons. En tant que de besoin, des haubans complémen- taires 14 peuvent être ancrés dans le sol. Sur le châssis 2 est monté une centrale hydraulique 15 comprenant une pompe et un distributeur, la pompe étant entraînée par une batterie d'accumulateulS délivrant une tension de 24V par exemple. Eventuellement, la batterie du tracteur peut être utilisée pour l'alimentation de la centrale hydraulique. On a représenté sur la figure 2 un pylône selon l'addition en position de travail, c'est-à-dire que les éléments ayant coulissé les uns dans les autres sous l'action d'une part du vérin 8 et d'autre part des câbles d'élévation qui sont avantageusement disposés aux sommets du triangle de la section des éléments. En effet, après élévation, les éléments b à f sont maintenus en position chacun par trois câbles, ce qui évite la sujétion des cliquets prévus dans le brevet principal. Toutefois, afin de soulager le vérin, l'élément b est maintenu sur l'élément a par un cliquet 16 qui sera décrit plus en détail par la suite. On voit sur la figure 2 que le châssis 2 porte tous les moyens de fixation des haubans 13 qui, dans des conditions météorologiques normales, sont suffisants pour assurer la stabilité du pylône. L'assise du pylône sur le sol apparait mieux sur la figure 3 qui représente un pylône en vue par dessus, les références indiquant les éléments mentionnés précédemment. La figure 4-est un schéma permettant de mieux expliquer le mode d'élévation et de descente des éléments les uns par rapport aux autres. Dans un premier temps, la tige du verin 3 est rétractée, ce qui provoque le pivotement de l'élément a du pylône 1 qui prend la position verticale, les autres éléments étant repliés à l'intérieur dans l'élément a. L'opération suivante consiste à provoquer la mise en expansion de la tige du vérin 8 qui vient porter contre le sol par la pièce d'appui 10. Cette mise en extension provoque l'élévation de l'élément b qui est poussé vers le haut. Au cours de ce mouvement, le câble 11 qui est fixé sur une chape 17 solidaire de l'élément a qui reste immobile, provoque une traction sur le point d'ancrage 18 solidaire de l'élément c, c 'est-à-dire que cet élément est également entraîné vers le haut.Ce mouvement d'entrainement vers le haut se traduit par une traction sur le câble lia dont l'une des extrémités est fixée sur la poulie 19, traction qui provoque . la montée de la partie 20 sur laquelle est fixée l'autre extrémité du câble îîa. L'explication est la même pour les éléments supérieurs. Ainsi, la poussée du vérin 8 se traduit par une montée simultanée de tous les éléments. Il en va de même pour le mouvement de descente lorsque la tige du vérin 8 est rétractée. Comme il a été dit précédemment, des câbles 11 sont disposés à chaque sommet de la section de manière à ce que l'effort de traction et, par la suite,de soutien des éléments soit également réparti Afin de pallier une éventuelle fuite du vérin d'élévation 8 et en tout cas de soulager celui-ci lorsque le pylône est levé, on a prévu de bloquer le mouvement relatif de l'élément b par rapport à l'élément a par un ou plusieurs cliquets du type de celui qui est représenté sur la figure 5. Pour ce faire, on a soudé sur les montants de l'élément b des pièces de butée 21 susceptibles de venir porter sur une pièce support 22 solidaire de la partie supérieure de l'élément a et montée pivotant grâce à une chape 23 autour d'un axe 24,' ce mouvement de pivotement étant rappelé élastiquement par un ressort 25.Ce pivotement permettant l'escamotage de la pièce support 22 est obtenu par traction sur une corde 26 prenant appui sur une roulette 27. En position opérationnelle, les butées 21 portent sur les supports 22 et lorsqu' on veut replier le pylône, la butée 22 est escamotée par traction sur la corde 26 et la tige du vérin 8 peut alors être rétractée. Dans un mode de réalisation particulier de l'addition, les éléments du pylône glissent les uns contre les autres par l'intermédiaire de glissières en matière antifriction telle que du téflon par exemple, non représentées. Les figures 6 et 7 représentent deux modes de réalisation possibles pour assurer le déplacement des éléments les uns par rapport aux autres sans frottement excessif. Sur la figure 6, on voit que les montants de chaque élément sont constitués de deux tubes cylindriques 28-29 solidarisés par des entretoises 30, le tube 28 étant relié par la membrure 31 adjacent alors que le tube 29 est relié par lameibrure 32 au tube 28 de l'autre montant. Sur chacun des montants sont fixées des roulettes 3'en matériau antifriction tel que du téflon dont les flancs 35 viennent porter contre les tubes constituant les montants de l'élément supérieur. Les câbles de guindage peuvent passer dans la gorge 34 de la roulette 33. La figure 7 représente un autre mode de réalisation dans lequel les roulettes sont solidaires de l'élément intérieur b les montants étant également formés de deux tubes parallèles 28-29. I1 va de soi que des modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation qui viennent d'être décrits, notamment par substitution de moyens techniques equivalents, sans sortir pour celà du cadre de la présente invention. REVENDICATIONS 1.- Pylône autoélévateur mobile selon le brevet principal monté pivotant sur une remorque et constitué d'éléments de section décroissante du bas vers le haut, caractérisé en ce que le châssis de la remorque est équipé d'une centrale hydraulique reliée à un vérin d'élévation fixé mécaniquement sur le second élément du pylône à partir de la base. 2.- Pylône selon la revendication 1, caractérisé en ce que la centrale hydraulique précitée est reliée à un vérin de basculement articulé d'une part sur le châssis et d'autre part sur l'élément inférieur du pylône , élément lui-même articulé à la partie supérieure du châssis. 3.- Pylône selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que chacun des éléments du pylône, à l'exception du premier, porte à la partie supérieure au moins une poulie sur laquelle passe un câble qui est attaché d'une part à la partie inférieure de l'élément et d'autre part à la poulie de l'élément inférieur ou en un point fixe de celui-ci. 4.- Pylône selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que sa section étant triangulaire, une poulie et un câble sont disposés aux sommets du triangle. 5.- Pylône selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le second élément est maintenu sur le premier lorsque le pylône est en élévation par au moins une butée excamotable. 6.- Pylône selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les éléments glissent à l'intérieur l'un de l'autre sur des glissières d'un matériau antifriction. 7.- Pylône selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'un des éléments intérieurs ou extérieurs porte des roulettes contre lesquelles vient s'appuyer l'autre élément afin de faicliter leur déplacement relatif.