_-1 _ DISPOSITIF POUR LE TRAIT Ef ENT, AU PASSAGE, D'UN COURANT DE METAL OU ALLIAGE LIQUIDE A BASE D'ALUMINIUM OU DE MAGNESIUM La présente invention concerne un dispositif pour le traitement au pas- sage, d'un courant de métal ou alliage liquide à base d'aluminium ou de magnésium. On convient généralement de désigner par le mot "traitement" l'ensemble des opérations que subit un métal ou un alliage liquide brutde fusion avant son utilisation en fonderie, en vue d'en élipiner les impuretés et, en particulier, les gaz dissous et les inclusions qui altéreraient les propriétés des produits coulés Ces opérations peuvent être de na- ture purement physique, telle que la filtration, ou physico-chimique, telle que la mise en contact avec des flux, ou avec un gaz inerte ou actif divisé en bulles très fines. A l'heure actuelle, les exigences de la construction aéronautique, des bandes minces pour boîtages, des feuilles minces pour condensateurs électrolytiques, des fils fins pour téléphonie ou bobinage, obligent les producteurs de demi-produits en métaux et alliages légers, à amélîo- rer sans cesse la qualité, d'autant plus que l'affinage des méthodes analytiques a montré que des inclusions microscopiques, tenues jus- qu'alors pour négligeables, pouvaient altérer certaines caractéristiques mécaniques et augmenter les taux de rebuts. Dans tout ce qui suit, nous conviendrons de désigner par "métal" ou "métal liquide": l'aluminium non allié, le magnésium non allié et les alliages à base de l'un ou l'autre de ces deux métaux. Parmi les dispositifs utilisés pour le traitement,au passage, d'un cou- rant de métal liquide, les plus répandus sont les "poches", constituées en-général d'un récipient métallique avec garnissage réfractaire, muni ou non d'un moyen de chauffage externe, ou intégré au garnissage et, dans la plupart des cas, divisées en deux compartiments par une cloison plane ou circulaire L'un des compartiments ou les deux peuvent être garnis d'une substance filtrante, souvent constituée par des granu- lés d'alumine L'un des compartiments peut comporter un moyen d'injec- -2- tion d'un gaz ou d'un mélange de gaz inerte (azote, argon) et/ou actif (chlore). On peut citer, à titre d'exemples caractéristiques de l'état de la technique, les brevets US 2 840 463 (ALCOA), US 2 863 558 (ALCOA), US 3 010 712 (ALCOA), US 3 025 155 (ALCOA), US 3 039 864 (ALCOA), G.B 1 266 500 (BRITISH ALUINIU Ml C ), G B 1 367 069 (BRITISH ALUMI- NUM C ), US 3 870 511 (UNION CARBIDE), US 4 040 610 et US 4 047 938 (UNION CARBIDE). -Cependant, les dispositifs actuellement en usage ne donnent pas entière- ment satisfaction, tant en ce qui concerne la pureté finale du métal produit (teneur en hydrogène et en inclusions dites "ultimes", de l'or- dre de 5 micromètres ou moins), qu'en ce qui concerne les facilités d'emploi et de manipulation: chauffage, décrassage, passage rapide d'un alliage à un métal non allié, ou d'un alliage à un autre type d'alliage, vidange des fonds de poche, changement de lit filtrant. L'objet de l'invention est un dispositif pour le traitement, au passage, d'un courant de métal liquide, constitué par une poche comportant une enveloppe métallique externe et un garnissage réfractaire interne, une goulotte pour l'entrée du métal liquide à l'arrière et un bec de coulée du métal traité à l'avant, et au moins une cloison interne laissant, avec le fond de la poche, un espace pour le passage du métal liquide et délimitant un premier compartiment arrière et au moins un deutxième com- partiment avant débouchant sur le bec de coulée, ladite pocheétant fixée sur un berceau-support relié à un châssis articulé par rapport auquelle- dit berceau peut basculer vers l'avant autour d'un premier axe horizon- tal passant sensiblement par l'extrémité du bec de coulée, le châssis articulé étant lui-même relié à un chassis fixe par rapport auquel ledit châssis articulé peut basculer autour d'un deuxième axe horizontal. Le premier axe horizontal est sensiblement perpendiculaire au sens d'écoulement du métal liquide dans la poche. Le second axe horizontal peut être parallèle ou perpendiculaire au pre- mier, ce qui permet d'assurer un basculement arrière ou latéral. 14370 Le dispositif comporte, en outre, un moyen de chauffage interne à la poche, amovible et indépendant du garnissage réfractaire Il peut être muni, en outre, de moyens d'injection d'un agent de traitement liquide, solide, gazeux ou vaporisé, et de moyens pour introduire et retirer al- ternativement le moyen de chauffage interne et les moyens d'injection de l'agent de traitement. Le garnissage interne comporte, de façon classique, une première couche calorifuge à faible conductivité thermique au contact de l'enveloppe mé- tallique externe, et une couche réfractaire, chimiquement inerte vis-à- vis du métal et des agents de traitement. La poche peut être munie, dans le second compartiment, de moyens de filtration du métal liquide. Elle comporte également un couvercle étanche, amovible, dont une partie est séparable ou mobile pour permettre l'enlèvement des crasses formées en couts de traitement. Les figures 1 às 6 illustrent, mais de façon non limitative, le dispositif objet de l'invention: La figure 1 est une vue d'ensemble, en perspective de trois-quart avant, sur laquelle une colonne a;été partiellement coupée pour la clarté du dessin. La figure 2 est une coupe verticale du dispositif de double basculement. La figure 3 est une vue en plan de la poche et du dispositif de double basculement. La figure 4 est une vue latérale, partiellement coupée. Les figures 5 et 6 représentent un injecteur rotatif qui peut être uti- lisé comme moyen d'injection d'un agent de traitement. La figure 1 fait apparaître les différents éléments constituant l'ensem- ble du dispositif Les figures suivantes précisent les détails de cons- truction. La plateforme ( 1) est un élément rigide qui constitue le châssis fixe principal De préférence, elle comporte des vis de calage ( 2) pour 251-4370 -4- régler l'horizontalité de l'ensemble La poche proprement dite ( 3) est supportée par le berceau ( 4) formé essentiellement de deux bras sur lesquels la poche ( 3) vient en appui par des pattes ( 5) Elle est fixée par des moyens démontables tels que des boulons Deux butées à vis ( 6) permettent de régler l'horizontalité de la poche en position de travail Le berceau ( 4) est articulé, par rapport au chassis articulé ( 7), sur les deux paliers ( 8) dont l'axe conmmun ( 9) passe sensiblement par le bec de coulée ( 10). Le chassis ( 7) est articulé par les deux paliers ( 11) sur deux éléments supports ( 12) liés de façon rigide à la plateforme ( 1). L'axe de rotation ( 13) du chassis articulé ( 7) par rapport aux éléments supports ( 12) est horizontal et parallèle à l'axe de rotation du ber- ceau Cette disposition n'est pas obligatoire et l'axe de rotation ( 13) du chassis articulé pourrait être également perpendiculaire à l'axe de rotation ( 9) du berceau, du fait que les deux mouvements de rotation sont commandés, indépendamment l'un de l'autre, par un double système de couples de vérins ( 14) et ( 15). Le premier couple de vérins ( 14), qui agit sur le berceau ( 4), permet d'obtenir un basculement avant de la poche en ( 3 '), (tracé en pointil- lés, figure 2), autour d'un axe passant par le bec de coulée ( 10) De cette façon, on obtient très rapidement une vidange totale du rftal camtenu dans la poche La pente de la partie avant ( 16) du garnissage réfractai- fe ( 1 C) permet d'obtenir cette vidange totale sans pour autantdresser la poche jusqu'à la verticale, ce qui réduit la course exigée duvérin ( 14). Le second couple de vérins ( 15), qui agit sur le châssis articulé ( 7), permet d'obtenir un basculement arrière de la poche jusqu'à une posi- tion sensiblement verticale ( 3 "),(figure 2 en pointillés) On peut ain- si, dans une zone de travail non encombrée, puisque situéehors de la zone de coulée, procéder au nettoyage soigneux de lapoche, qui est né- cessaire lorsque l'on traite successivement deuxmétaux ou alliaçes in- compatibles et entre lesquels on veut éviter tout mélange, ainsi qu'en fin de coulée, ce qui permet de garantir, dans tous les cas, la meilleure qualité possible du métal traité Ce basculement permet aussi d'inspecter et de ré- parer éventuellement le garnissage interne ( 17) et la cloison interne ( 18). _ 5 _ -. Le basculement du châssis articulé ( 7) pourrait également, comme on l'a indiqué plus haut, s'effectuer autour d'un axe horizontal perpendiculai- re à l'axe de basculement avant ( 9) On aurait alors un basculement la- téral, qui remplirait la mêne fonction et pourrait être avantageux selon la disposition de l'atelier de fonderie, si la zone latérale était plus accessible que la zone arrière du dispositif de traitement. Le garnissage interne ( 17) soutenu par la carcasse métallique ( 19) est, de préférence, constitué en deux parties: une partie externe en con- tact avec la carcasse métallique, qui est à faible conductivité thermi- que et joue le rôle de calorifuge, et une partie interne, en contact avec le métal liquide, qui est réfractaire et chimiquement inerte vis- à-vis du métal liquide et des différents agents de traitement La cloi- son interne ( 18) délimite un premier corpartiment ( 20) situé à l'ar- rière de la poche et un second compartiment ( 21) situé à l'avant, les termes "arrière" et "avant" étant pris par rapport au sens de circula- tion du métal liquide qui entre par la goulotte ( 22) et s'écoule par le bec de coulée ( 10) Dans le cas représenté, la goulotte d'entrée ( 22) est disposée sur un côté du compartiment arrière Si l'on avait choisi la solution du basculement latéral de la poche, la goulotte pourrait être disposée soit latéralement, et du côté opposé au basculement, soit à l'arrière de la poche. La liaison entre le bec de coulée ( 10) et le chenal d'écoulement ( 23) s'effectue par les moyens habituels connus des spécialistes de la fon- derie des alliages légers La cloison interne ( 18) est constituée, de préférence, par un matériau bon conducteur de la chaleur, pour une raison qui sera précisée un peu plus loin Il est préférable qu'elle soit démontable sans endommager le garnissage ( 17). Dans le cas représenté, il n'existe qu'une seule cloison interne Hais, il n'est pas exclu que la poche, objet de l'invention, comnporte plu- sieurs cloisons disposées en chicanes délimitant plusieurs compartniments que le métal liquide parcourt successivement, chaque compartiment assu- rant un même traitement ou un traitement différent: filtration, injec- 251 '4370 -6- tion de gaz inerte ou actif, brassage avec un flux, etc La poche ( 3) comporte, en outre, un couvercle ( 24) constitué également par une armature métallique et un garnissage réfractaire et calorifuge. De préférence, la partie ( 25) du couvercle,qui surmonte l'arrière de la poche, est amovible ou relevable, par exemple par rotation autour de l'axe ( 26) Pour faciliter la récupération des crasses formées en cours de traitement, la partie arrière ( 27) du garnissage ( 17) est légèrement inclinée de façon telle que, la partie mobile ( 25) du couvercle étant relevée, on retire aisément ces crasses avec un simple outil de raclage manuel, sans perturber le traitement. Le couvercle repose sur la poche de façon sensiblement étanche, grâce aux joints ( 28) De cette façon, l'évacuation des produits gazeux éven- tuellement injectés dans le métal s'effectue uniquement par la goulotte d'entrée ( 22), ce qui facilite leur captage. Le couvercle ( 24) est muni d'un orifice ( 29) destiné à l'introduction dans la poche soit d'un moyen de chauffage, soit d'un moyen d'injection dans le métal liquide d'un agent de traitement, le terme "agent" dési- gnant tout produit solide, liquide, gazeux ou vaporisé utilisé pour traiter le métal, dans le sens précédemment défini. Dans le cas d'une poche de grande capacité, le couvercle ( 24) peut ccm- porter deux ou plusieurs orifices ( 29) pour l'introduction alternée de plusieurs moyens de chauffage ou d'injection. Lors des opérations de basculement de la poche, le couvercle ( 24) est dégagé, par exemple, par relèvement en position ( 24 '). Dans le cas représenté, le couvercle est muni d'un étrier ( 30 A) relié à un dispositif élévateur mécanique ou hydraulique, de tout type connu, qui trouve sa place dans la colonne élévatrice ( 31) solidaire de la plateforme ( 1). Compte-tenu des inconvénients bien connus des dispositifs de chauffage 14370 -7- externes ou intégrés au garnissage interne, le dispositif, objet de l'invention, a été doté d'un chauffage interne par thermoplongeur, amo- vible et indépendant du garnissage interne, ce qui n'avait jamais été mis en oeuvre dans les poches de fonderie existant à ce jour L'élément actif du thermoplongeur ( 32) est, par exemple, une résistance électri- que protégée par une gaine bonne conductrice de la chaleur, résistant aux chocs thermiques, étanche et chimiquement résistante au métal fondu. Dans le cas d'une poche ayant une capacité de 600 kg d'aluminium liquide, un thermoplongeur de 20 k W assure un préchauffage de la poche vide de à 700 'C en une trentaine d'heures, et un maintien en température de la poche, pleine ou vide, aux environs de 7500 C avec une régulation adéqua- te Il peut également assurer le chauffage du métal à une vitesse d'en- viron 60 'C/heure Grâce à la bonne conductivité thermique de la cloison ( 18), le chauffage agit aussi efficacement sur le deuxième compartiment ( 21). Le support du thermoplongeur ( 32) qui assure, par ailleurs, le passage et la protection des câbles d'alimentation et capteurs de température, comporte une douille conique ( 33), dont la conicité coopère avec la coni- cité de l'orifice ( 29) du couvercle, pour assurer à la fois un position- nement précis et une jonction étanche. De même, le dispositif d'injection d'agent de traitement ( 34), quel qu'il soit, comporte une douille conique *( 35), qui assure la même fonction. De façon à assurer un échange rapide entre le thermoplongeur ( 32) et l'injecteur ( 34), ces deux organes sont disposés sur un manipulateur ( 36) supporté par la colonne ( 37) Dans le cas représenté, qui n'est donné qu'a titre d'exemple de réalisation, non-limitatif, le manipulateur est connecté à un moyen élévateur mécanique ou hydraulique, le long de la colonne ( 37) qui peut, lorsque le manipulateur ( 36) est en position haute ( 36, torner autour de son axe pour assurer l'échange et la remise en po- sition de travail du thermoplongeur ( 32) ou de l'injecteur ( 34). Les deux colonnes ( 31) et ( 37) sont, de préférence, reliées par une tra- verse horizontale ( 38) aisément amovible pour un enlèvement éventuel de la 14370 -8- poche ( 3) par un moyen de manutention externe tel que palan monorail, pont roulant, etc La conception du dispositif, objet de l'invention, assure une très gran- de souplesse d'emploi, tout en permettant la mise en oeuvre et la combinaison des différents procédés connus pour la purification ultime de l'aluminium et des alliages à base &'aluminium, du magnésium et des alliages à base de magnésium. Il est parfaitement adapté à tous les dispositifs d'injection de gaz, inertes et/ou actifs, fixes (cannes d'injection poreuses ou perforées) ou rotatifs, tels que ceux décrits, par exemple, dans la demande de brevet français N O 80 22 193, qui revendique un agitateur rotatif dont l'extrémité inférieure repose, à l'arrêt, sur un bouchon d'injection de gaz placé au fond de la poche et qui, sous l'action de la pression du gaz émis par le bouchon, se soulève et, ainsi supporté par un palier fluide, peut, sous l'effet d'un couple extérieur, tourner librement au- tour de son axe et laisser échapper par l'espace qui le sépare du bou- chon, une multitude de bulles de gaz régulièrement dispersées, ouencore, dans la demande de français no 81 16 735, qui revendique un dispositif rotatif de dispersion de gaz (figures S et 6), pour le traitement d'un bain de métal liquide contenu dans un récipient comprenant un rotor ( 39) en forme de cylindre équipé de palettes ( 40) plongeant dans le bain, relié à un arbre d'entraînement creux ( 41) servant à l'amenée de gaz. Le rotor est percé de couples de canaux ( 42), chaque couple comprend un canal ( 43) qui sert au passage du liquide, et l'autre ( 44) au passage du gaz, chacun des couples débouche séparément en un même point ( 45) de la surface latérale du cylindre de manière qu'en cet endroit, il se for- me une dispersion fine liquide-gaz, qui est ensuite répartie dans le bain au moyen des palettes ( 40). De même, l'injecteur peut être alimenté en agent de traitement, à partir du dispositif revendiqué dans la demande de brevet-français N O 81 06 134 et qui comprend un réservoir de produit halogéné liquide à la températu- re ambiante relié à l'entrée à une micropompe doseuse, dont la sortie débite sur un vaporisateur muni d'un moyen de chauffage, et relié à une source de gaz inerte, munie d'un moyen de réglage de pression étdedbait, et une canalisation de liaison entre le vaporisateur et l'injecteur ( 34). Le métal en cours de traitement dans le premier compartiment peut, en outre, et de façon connue, recevoir une couverture de flux halogéné li- quide ou solide à la température de traitement. De même, le deuxième compartiment peut recevoir différents dispositifs de filtration tels que: billes d'alumine de granulométrie adéquate, ou grains de flux. Le maintien en place et l'échange de tels lits filtrants à base de grains de flux solide peut s'effectuer selon la technique de cartouche interchangeable décrite dans le brevet français 2 463 816 (SERVIMETAL). Dans un tel cas, la paroi, ou une partie de la paroi de la cartouche peut jouer le rôle de cloison de séparation entre le premier et le deuxième compartiment. La filtration du métal peut, également, être obtenue par l'utilisation des blocs filtrants en flux fritté, décrits dans le brevet français 2 446 862 (SERV Ir ETAL). EXEMPLE DE REALISATION. On a réalisé deux poches de traitement selon l'invention, conformes aux figures 1 à 6. La première a une capacité de 600 kg d'aluminium liquide et elle est pré- vue pour traiter jusqu'à 10 tonnes/heure de métal A ce débit, la durée moyenne de séjour du métal dans la poche est de l'ordre de trois minutes et demi L'injecteur utilisé est le rotor à canaux couples, décrit pré- cédenmment, tournant à 150 tours/minute (figures 5 et 6) On a injecté un mélange argon-chlore à S % de chlore, à raison de 4 Nm 3/heure pour un débit de 6 tonnes/heure de métal à traiter. La seconde a une capacité de 2 400 kg d'aluminium liquide et elle peut traiter jusqu'à 40 tonnes/heure de métal Elle comporte deux injecteurs rotatifs à canaux couplés, débitant au total 16 Nm 3/heure du même mé- lange argon-chlore à S % de chlore. Des essais ont été effectués sur un alliage 2014 (désignation Aluminium 10- Association et norme AFNOR A 02 104) ayant la composition suivante: Cuivre 4,40 % Magnésium 0,50 % Manganèse 0,80 % Silicium 0,90 % Aluminium solde. Les dosages d'hydrogène sur ce métal ont donné les résultats suivants: avant traitement: 0,75 cm 3/100 grammes après traitement: 0,10 cm 3/100 grammes Ce niveau de 0,10 cm 3/100 grammes est considéré à l'heureactuelle, comme la limite souhaitable pour les usages particulièrement exigeants tels que les structures aéronautiques. AVANTAGES PROCURES PAR L'INVENTION La poche de traitement, objet de-'l'invention, possède un certain nombre d'avantages décisifs sur les poches actuellement en usage. Elle offre en effet les possibilités suivantes: 1 Vidange totale du métal contenu dans la poche, par simple bascule- ment avant en fin de couléé, donc sans perte de métal et sans le moindre risque de mélange avec le métal de l'opération suivante. 2 De la même façon: changement instantané de métal ou d'alliage sans aucune autre manoeuvre que le basculement avant, ce qui permet de travailler en coulées continues ou discontinues même avec des allia- ges successifs incompatibles ehtre eux. 3 Facilité de décrassage en cours de traitement par la partie amovible du couvercle, ce qui est particulièrement utile dans les coulées con- tinues de longue durée. 4 Facilité de nettoyage en fin de traitement par basculement arrière (ou latéral, selon le cas) de la poche vide, ce qui permet d'élimi- ner tous résidus de crasses et de métal solidifié, qui risqueraient de polluer la charge suivante. S Système de chauffage indépendant de la poche, ce qui autorise l'échange ou la réparation sans perturber les opérations en cours (l'échange du thermoplongeur demande moins d'une heure). 6 Possibilité de surchauffer rapidement le métal en démarrage de cou- lée. 7 Le chauffage interne permet d'utiliser une épaisseur importante de réfractaire et de calorifuge, et d'obtenir ainsi une excellente-iso- lation thermique de la cuve Le gain d'énergie est très important, surtout si le chauffage est piloté par une régulation précise. 8 Pas de limitation dans le choix du type d'injecteur d'agent de trai- tement: tous les types, statiques ou rotatifs, actuellement connus, sont adaptables sans difficultés. 9 Permutation rapide de l'injecteur et du thermoplongeur, ce qui permet d'utiliser la; fonction voulue au moment voulu. Enlèvement et remise en place rapides du couvercle, que ce soit pour inspection visuelle, décrassage, adjonction de flux, etc 11 Peu de risque de corrosion par l'air et les agents de traitement du fait de la conception simple et du choix des matériaux. 12 Captage aisé des effluents gazeux à la goulotte d'entrée. Il n'est pas inutile de préciser que le dispositif, objet de l'invention, se prête particulièrement bien à une automatisation intégrale, toutes les manoeuvres de basculement avant et arrière,de levée et pose du cout- vercle, de levée, de permutation et pose du thermoplongeur et de l'in- jecteur, de préchauffage, de maintien en température, etc pouvant être programmées, avec les différentes sécurités et interdictions néces- saires, et centralisées sur une console placée à distance, qui pilote également la centrale hydraulique commandant les différents vérins de basculement et de montée-descente du couvercle, du thermoplongeur et de l'injecteur. Enfin, quoique l'invention ait été décrite conmme applicable au traite- ment de l'altmiiniumi, du magnésium et des alliages à base de l'un ou de l'autre de ces métaux, son application à d'autres métaux ou alliages de point de fusion comparable, n'est pas exclue pour autant C'est ainsi que le zinc, le plomb, l'étain, le cuivre et les alliages cuivreux tels que bronzes et laitons, ou cutroalumninilmspeuvent subir des trai- tements de purification et d'affinage dans le dispositif objet de la présente invention. -12- REVENDICATIONS 1 / Dispositif pour le traitement, au passage, d'un courant de métal ou alliage liquide, à base d'aluminium ou de magnésium, comportant une poche ( 3) constituée par une enveloppe métallique externe ( 19), un garnissage réfractaire interne ( 17), une goulotte ( 22) pour l'entrée du métal liquide brut à l'arrière, un bec de coulée ( 10) du métal liquide traité à l'avant, et au moins une cloison interne ( 18) laissant, avec le fond de la poche, un espace pour la circulation du métal liquide, et délimitant un premier compartiment arrière ( 20) et au moins un second compartiment avant ( 21) débouchant sur le bec de coulée ( 10), caracté- risé en ce que la poche ( 3) est fixée sur un berceau-support ( 4) relié à un chassis articulé ( 7) par rapport auquel ledit berceau peut basculer vers l'avant autour d'un premier axe horizontal ( 9) passant par le bec de coulée ( 10), le chassis articulé ( 7) étant lui-même relié à un chas- sis fixe ( 1) par rapport auquel il peut basculer autour d'un deuxième axe horizontal ( 13). 2 / Dispositif de traitement selon revendication 1, caractérisé en ce que le premier axe horizontal ( 9) est sensiblement perpendiculaire au sens d'écoulement du métal dans la poche. 3 / Dispositif de traitement se Ilon revendication 1, caractérisé en ce que le second axe horizontal ( 13) est parallèle au premier axe ( 9). 4 / Dispositif de traitement selon revendication 1 'caractérisé en ce que le second axe horizontal ( 13) est perpendiculaire au premier axe. / Dispositif de traitement selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 4, caractérisé en ce qu'il comporte, en outre, un thermo- plongeur ( 32) pour le chauffage interne, amovible et indépendant du garnissage interne ( 17), fixé à un support ( 33). 6 0/ Dispositif de traitement selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 5, caractérisé en ce que la cloison interne ( 18) est réali- sée en un matériau bon conducteur thermique. -13- 7 / Dispositif de traitement selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 6, caractérisé en ce qu'il comporte, en outre, au moins un injecteur ( 34) d'au moins un agent de traitement liquide, solide, ga- zeux ou vaporisé, et un moyen de support du moyen d'injection. 8 /_ Dispositif de traitement selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 7, caractérisé en ce que il comporte un moyen ( 36) pour in- troduire et retirer, alternativement, le thermoplongeur et l'injecteur. 9 / Dispositif de traitement selon l'tne quelconque des revendica- tions 1 à 8, caractérisé en ce qu'il comporte un couvercle ( 24) sensi- blement étanche, nmuni d'au moins un orifice ( 29), dont la forme et les dimensions sont adaptées à la forme et aux dimensions du support ( 33) du thermoplongeur et du support ( 35) de l'injecteur de façon à assurer un positionnement précis et une liaison sensiblement étanche. / Dispositif de traitement selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 9 caractérisé en ce qu'il comporte un moyen de dégagement du couvercle. 11 / Dispositif de traitement selon l'une des revendications 9 ou 10, caractérisé en ce que le couvercle ( 24) comporte au-dessus de la par- tie arrière ( 27) du premier compartiment, une partie ( 25) mobile ou séparable pour permettre l'enlèvement des crasses formées lors du traitement. 12 / Dispositif de traitement selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 11, caractérisé en ce que le deuxième compartiment comnporte un moyen de filtration du métal liquide traité.