La présente iriveatien concerne une feuille de couverture souple désigneeégalement filet de camouflage, ou feuille de camouflage etc. qui est sensiblement constitue2 d'un filet et d'un revêtement camouflant s'y adherant, ledit revêtement étant constitue par un matériau en forme de feuille continue, partiellement continue ou discontinue (non coherente), par exemple sous forme de morceaux d'une matière plastique en feuille ou autres, ledit revetement etant collé sur le filet de support, Par ailleurs, la feuille de camouflage peut entre également constituée de fils collés sur le revêtement pour qu'ils s'entrecroisent de la manière d'un filet. Ce procede de collage est deja connu. On utilise ordinairement pour cela une colle a base de caoutchouc durcissant a froid. On contact également un procédé de collage sur un filet de support constitué de fils à plusieurs filaments, procédé dans lequel l'adhérence entre la colle et les fils du filet n'est pas nécessaire du fait que la colle pénètre dans les fils et les-renferBe de façon a réaliser "une liaison a fermeture de forme" ou blocage mécanique grâce à la colle durcie. On contact d'autres procédés de collage et de soudage etc.Le filet est ordinairement constitué de fils de polyamide ou de polyester dont les intersections sont nouées ou réunies au crochet ou sont ismobilisées et on en obtient des résultats assez satisfaisants. Toutefois, diverses exigences importantes, en ce qui concerne la résistance de ces feuilles au soleil, aux intempéries et å diverses substance ces chimques, sont imposées sur la fabrication, l'utilisation et le stockage de ces feuilles. La feuille devrait pousotr résister a des traitements rudes, par exemple lorsqu'elle est traînée sur un sol rugueux, dela glace, des souches d'arbres, ou des objets présentant des aretes dures et des saillies pOitues etc.En outre, la feuille devrait posséder une certaine souplesse et une élasticité déterminées, ainsi qu'une durabilité vis- Bvis des extraies de chaleur et de froid et ile devrait être pratiquement ou complètement ininflamtable. De plus, sa fabrication devrait pouvoir se faire a l'aide de moyens relativement simples et pour un prix de revient peu onéreux et, enfin, elle devrait posséder des propriétés de camouflage efficaces contre divers types de reconnaissance.Cette liste d'exigences n'est pas exhaustive, -Dane les procédés de collage utilisant une colle durcissant a froid ou une colle durcissant a chaud, d'une manière connue en soi (la colle adorant mieux ou seulement lorsqu'elle est chaude), la couche de colle entourant les fils du filet devient irrégulière, du moins lorsqu'on le voit en coupe transversale, voir la figure la.Lorsque les fils du filet sont collés sur la feuille, on obtient une section transversale telle que celle représentée sur la figure lb. Dans cet état, si le filet est soumis a des efforts par des objets situés sur le sol ou par des oBjets a camoufler, il arrive souvent que les fils 1 du filet soient arrachés de la couche de colle 2 qui reste sur le support ou feuille 3, voir la figure le. Par conséquent, dans les procédés connus de collage, il faut prévoir une couche de colle 2 considérablement plus épaisse qu'fil ne faut en réalité, ou il est nécessaire d'utiliser des colles coûteuses et difficiles d'emploi ou d'avoir recours à d'autres mesures (par exemple, une colle à deux composants à laquelle on ajoute un durcisseur pendant la fabrication etc.) afin de remédier à ces inconvénients et à d'autres. La présente invention permet de réduire de manière importante ou d'éliminer tous les inconvénients précités en ce qu'on utilise une couche d'une colle durcissant à chaud, laquelle s' est avérée plus efficace qu'une couche d'une colle durcissant à froid. Une couche de colle, d'une épaisseur uniforme répartie tout autour des fils du filet de support, non seulement assure une plus grande résistance mécanique mais permet aussi de coller sous une pression insignifiante sans la nécessité d'utiliser des rouleaux ou d'autres moyens de compression, bien qu'on puisse éventuellement mettre en oeuvre ces moyens. La figure 2a est une vue en coupe transversale d'un fil de filet revetu d'une couche de colle conformément à la présente invention, ladite coupe représentant le fil avant sa fixation sur le revetement. Les figures 9b et 2c représentent, en coupe transversale, deux variantes d'une partie d'une feuille de camouflage conforme à la présente invention, lesdites figures faisant apparaître le fil 1, la couche de colle 2 et le panneau 3. En se référant à la figure 2e on précise que le joint de colle ne doit pas s'étendre sur plus de 90 , au maximum 100 , de la circonférence du fil 1 revetu de colle, c'est-à-dire qu'au moins les trois quarts (à savoir 260 à 270 ) de la circonférence du fil revêtu de colle dolvent être arqués et comporter une couche de colle 2 sensiblement uniforme. Toutefois, en pratique, le joint peut s'étendre sur une partie sensiblement moins importante de la circonférence, par exemple entre 40 et 600. A titre d'exemple on décrit ci-dessous la fabrication d'une feuille de camouflage conforme à la présente invention constituée par un filet de support souple à grosses mailles réalisé à partir de fils de fibres synthétiques à plusieurs filaments, de préférence des fils de polyamide ou éventuellement de polyester, et par un revêtement réalisé à partir de pièces séparées ou d'une seule pièce comportant éventuellement un dessin de perforations, ledit revête- ment étant essentiellement en chlorure de polyvinyle. Le filet de support peut être un filet noué dans lequel les noeuds sont immobilisés, ou un filet sans noeuds et sans immobilisation des noeuds ou bien un filet dans lequel les intersections des fils sont ianobilisées. En ce qui concerne la fabrication du filet de support, il est imprégné d'un agent approprié pour assurer la fixation aux intersections des fils. En outre, le filet devrait entre, jusqu'à un certain degré, incombustible et ne devrait pas s'écouler en fondant lors d'un incendie ou de très hautes températures. Ces deux proprietes, à savoir incombustibilité et résistance à lV6coulement, ne peuyent être raisonnablement obtenues avec ce procédé d'imprégnation. L'imprégnation se fait de préférence à partir d'une solution d'envi rpn 25 Z d'un agent d'imprégnation vendu sous la marque Vi-tard, ledit agent etant constitué essentiellement d'une dispersion de vinyldène contenant environ 2 Z d'un pigment et 73 Z d'eau. Ladite imprégnation s'effectue à la température anibiarite. Etant donné que le diluant ou solvant est constitué par de l'eau, aucun gaz nocif ou inflammable n'est dégagé. Le filet, imprégné de cette composition, est ensuite séché au four. Le filet imprégné est ensuite enduit d'une colle qui, en coopération avec Itagent Y-tard (fabricant : National Adhésive and Resin Ltd, Slough, England), eqt, jusqu'à un certain point, incombustible, ne s'écoule pas en fusion et permet de fixer le noeuds ou les intersections des fils. La couche de colle est déposée en deux étapes et on utilise une colle de chlorure de polyvinyle sensiblement de la composition suivante (% en poids) 34 Z de chlorure de polyvinyle en forme de feuille ramollie non renforcée (ordinaire) découpée en morceaux (par exemple en rognures), 2 Z de chlorure de polyvinyle en poudre, 1,5 % Santocel 54, et 62,5 Z de cyclohexanone. La substance vendue sous la marque Santocel 54 est constituée d'un aérogel non aqueux poreux de faible densité comprenant du dioxyde de sIlicium. Le dit aérogel fait que la colle, et éventuellement le pigment et les additifs colorants se répandent plus facilement sans devenir plus visqueux (il se pourrait que le contraire se produise), de sorte à empêcher la formation de grum-eaux et à donner à la couche de colle une surface terne qui, en ce qui concerne le camouflage, est souhaitable. En tant que solvant du chlorure de polyvinyle, le cyclohexanone a avantageusement un point d'ébullition relativement éleyé de 156 C, mais on peut le remplacer entièrement ou partiellement par un autre agent similaire dont le point d'ébullition est supérieur à 80eC, par exemple une substance solvante alicyclique ou aliphatique. Le filet reçoit, de préférence en deux étapes, la couche de colle. On passe le filet dans deux bains de colle successifs et dans un four de séchage intermédiaire (four à tunnel), les deux couches étant appliquées à l'état chaud à une telle température que le filet (de préférence en polyamide ou polyester) n'est pas affaibli ni endommagé, mais que le matériau de revêtement (par exemple du chlorure de polyvinyle) se ramollit au moins suffisamment sur la surface de façon à former une Bonne liaison avec la colle. Toutefois, cette liaison sûre n' a pas la meme impartance, en ce qui concerne le filet de support, que le blocage mécanique mentionné ci-dessus. Dans les deux bains de colle la-température et éventuellement, la composition de la colle, notamment la quantité du solvant, sont réglées pour que le premier bain de colle joue en quelque sorte le meme rôle que la couche d'enduit dans la peinture, c'est-à-dire que la colle pénètre entre les fibres du fil et s'adhère complètement à leurs surfaces. A la sortie de ce bain le fil n1 est entouré que d'une couche de colle mince, mais d'une épaisseur plus ou moins uniforme, que l'on sèche avant de passer le filet dans le second bain de colle, dont la température et la composition de la colle sont réglées de façon à obtenir une couche extérieure plus épaisse. La gamme de températures des deux bains se situe entre 70 et 800C, mais est fonction du type de colle utilisée, de sa viscosité et du type de fil utilisé. Avant que la couche extérieure de colle ne sèche, le filet de support est mis en contact avec le revêtement à la température ambiante ou à une température plus élevée, le filet revêtu n'étant pas refroidi avant cette étape, àpart, éventuellement, un refroidissement naturel. Ce revêtement peut par exemple avancer sur une bande transporteuse continue, le filet revêtu étant posé en continu directement sur le revêtement de façon à assurer un contact direct avec lui, après quoi la feuille de camouflage résultant traverse un four de séchage avant d'être enroulée sur une bobine ou sur un rouleau.Afin d'obtenir une bonne adhérence en direction transversale, la bande transporteuse et le filet de support avec le revêtement devraient passer sur un bossage, c'eat-à-dire une saillie arrondie qui met en contact intime mais sensiblement sans pression, le filet et le revêtement. Les fils du filet de support de la feuille de camouflage sèche et finie sont par la suite revêtus d'une couche de colle d'une épaisseur plus ou moins uniforme mais relativement élastique au lieu de recevoir une zone totale de colle elliptique ou en forme de lentille, comme c'est le cas pour un collage avec durcissement à froid effectué avec une colle dissoute dans un solvant. Grâce aux effets combinés de la viscosité et de la température de la colle, la colle humide reste autour du fil, comme on le voit sur la figure 2a jusqu'à ce que le fil est appliqué sur le revêtement, et à la fin du procédé de fabrication on obtient- la forme représentée sur la figure 2b ou la figure 2c Il est à noter particulièrement qu'une feuille de camouflage anti-radar conforme au brevet américain No 3 793 606 peut être aisément réalisée à l'aide du filet de support décrit ci-dessus ou encore le matériau du revêtement peut etre choisi pour servir de camouflage anti-radar en choisissant un matériau électriquement conductueur, comme le décrit le brevet cité. REVENDICATIONS 1,- Feuille de camouflage souple constituée sensiblement d'un filet sur lequel est collé un matériau de camouflage en feuille, ou revêtement, qui peut être de forme continue, partiellement continue ou discontinue, par exemple sous la forme de pièces ou feuilles de matière plastique ou autres, caractériséeen ce que les fils (l) du filet sont constitués par des fils à un ou plusieurs filaments en fibres synthétiques, fils qui, vus en section transversale, sont entourés d'une couche de colle (2) constituée d'une colle plastique thermodurcissable répartie d'une épaisseur sensiblement uniforme sur auia.oins 260 de la circonférence du fil revêtu de colle, maintenant ainsi iobilisês les fils du filet. 2. Feuille selon la revendication 1, caractérisée en ce que le revêtement est collé sur le filet au moyen d'une colle plastique chaude de chlorure de polyvinyle et en ce que le filet, dont les mailles sont relativement grosses, est réalisé à partir de fils de polyamide ou de polyester dont l'épais- seur est plusieurs fois plus grande que celle du dispositif de renforcement, les fils du filet étant entourés par la couche de colle. 3.- Procédé de fabrication d'une feuille de camouflage souple canforme L celle.revendAquée dans les revendications I ou 2 consistant à coller un xatértau de camouflage en feuille, ou revêtement, ayant une forme continue, partiellement continue ou discontinue, sur un filet réalisé à partir de fils iLun ou plusteurs filaments en fibres synthétiques entourés de la colle, carac testé en ce que le filet (l) est revêtu de colle plastique (2) dont la température est sensiblement égale ou inférieure à la température de ramollissement de la couverture (3) et inférieure à la température de ramollissement du filet en ce que ladite température et la viscosité de la colle à ladite température sont réglées pour que les fils, de préférence à plusieurs filaments, du filet de support soient entièrement revetus de colle de façon à former une couche d'une épatseeur sensiblement uniforme ; et en ce que ledit revêtement est mis en centact avec le filet, avant que la couche de colle du filet ne sèche, de sorte que la couche de colle sur les fils du filet s'étend en épaisseur sensiblement uniforme sur au moins 260D de la circonférence du fil de la feuille finie. 4.n Procedé selon la revendication 3, dans lequel le revêtement ou au moins sa couche superficielle, laquelle est prévue pour le collage, est réalisée en chlorure de polyvinyle, caractérisé en ce qu'il consiste à coller le revêtement (3) sur le fil de support (1) à l'aide d'une colle (2) dont l'agglomérant est pratiquement constitué de chlorure de polyvinyle et dont le solvant ou diluant a un point d'ébullition supérieur à 80 c environ, ledit aggla4érant étant de préférence alicyclîque, par exemple le cyclohexanone. 5.- Procédé selon les revendications-3 ou 4, caractérisé en ce que, pour revêtir le filet d'une couche de colle, il consiste à le faite avancer dans un bain de colle chauffé jusqu'a au moins 600C, de préférence entre 75 et 8OPC ; mettre ensuite le filet en contact avec le revêtement sous une pression qui n est pas sensiblement supérieure à la pression nécessaire pour obtenir un contact total entre les- deux, de préférence à la température ambiante ou saune température quelque peu plus élevée et à sécher ensuite par apport de chaleur la feuille de camouflage assemblée de cette façon. 6.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 5, caractérisé en ce qu'il cons-iste, avant que la feuille de camouflage ne soit complètement sèche, à la faire passer, en contact avec le filet, sur une saillir arrondie de façon à assurer un contact de liaison entre le filet et le revêtement. 7,- Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 6, carac térisé en ce qu'il consiste à revêtir le filet de colle en deux étapes en le passant d'abord dans un premier bain de colle chauffée, la température et la consistance de la colle permettant d'obtenir une mince couche de colle sur les ftls du filet et, éventuellement, pénétration de la colle dans les fils du filet, à sécher le filet revêtu et à le faire traverser un second bain de colle chaude dont la température et la consistance de la colle permettent d'obtenir une seconde couche de colle extérieure sur les fils du filet. 8.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 7, caractérisé en ce qu'il consiste, avant de revêtir le fil d'un couche de colle, à l'imprégner avec un agent qui fixe les intersections des fils ou les noeuds du filet, ledit agent étant sensiblement constitué par un mélange d'eau, d'une émulsion de vinylidene et, éventuellement, de pigments. 9.- Prqcédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 8, carac terse en ce qu'il consiste, avant de revêtir la feuille d'une couche de colle, à lui donner une résstivité électrique de surface comprise entre 100 et 280 ohm conformément à la couche de camouflage anti-radar définie dans l'une quelconque des revendications du brevet américain No 3 733 606.