La présente invention se réfère aux dispositifs de télésignalisation qu'on associe aux cartouches à fusibles pour signaler que l'une d'elles a sauté et qu'il convient donc de prendre les mesures nécessaires pour re- médier à l'incident. On sait que cette signalisation est d'un intérêt très important, notamment dans les installations qui comportent une multiplicité de cartouches et o il n'est pas toujours facile de localiser celle qui a fonctionné. Aussi a-t-on imaginé depuis longtemps de faire comporter à chacune d'elles un bouton indicateur, normalement retenu par un fusible auxiliaire, mais qui, dès que celui-ci a fondu ou s'est volatilisé, sort visiblement du corps de la cartouche pour constituer signal optique. Comme assez souvent les cartouches ne se trouvent pas directement en face du surveillant de l'installation, on a en outre proposé d'associer à ce bouton indicateur un micro-interrupteur propre à mettre en marche un circuit de télésignalisation lorsque le bouton est libéré par le fusible auxiliaires Il est ainsi possible de prévoir sur un tableau général des voyants d'alarme qui non seulement avertissent le personnel de surveillance, mais encore lui indiquent la cartouche défaillante et lui évitent d'avoir à la rechercher. Toutefois ce mode de signalisation n'est pas sans danger. Il peut arriver en effet que le circuit de puissance sur lequel la cartouche considérée se trouve insérée fonctionne sous une tension relativement élevée, alors qu'au contraire les circuits de signalisation sont à tension très réduite soit parce qu'on les alimente par batterie indépendamment du réseau, soit du fait qu'on désire n'avoir sur le tableau que des appareils ne comportant aucun danger pour le personnel d'entretien. Or lorsqu'une cartouche saute, il s'en dégage des gaz fortement ionisés renfermant même des vapeurs métalliques et qui sont conducteurs de l'électricité. De ce fait le micro-interrupteur associé à la cartouche risque d'être intempes- tivement relié à la haute tension, ce qui peut entraîner des dommages matériels et des risques d'électrocution pour le personnel. Il faut donc prendre des précautions particulières pour isoler soigneusement le micro- interrupteur de l'atmosphère qui l'entoure immédiatement, ce qui exige une construction spéciale, relativement compliquée et encombrante. L'invention vise au contraire à réaliser de façon très simple la sécurité à l'encontre de toute liaison électrique intempestive entre l'at- mosphère intérieure de la cartouche et le micro-interrupteur de télésigna- lisation. Conformément à l'invention l'on dispose le micro-interrupteur à une distance de la cartouche au moins suffisante pour éviter toute liaison électrique par les gaz ionisés ou les vapeurs métalliques et on le relie au bouton indicateur de celle-ci par l'intermédiaire d'une transmission souple faite d'une gaine dans laquelle coulisse un poussoir, la gaine et -5 le poussoir étant l'un et l'autre faits en une matière isolante souple, telle qu'un plastique. On comprend que dans ces conditions le bouton peut agir sur le microinterrupteur sans qu'il subsiste aucun risque que ce dernier soit atteint par des gaz ou vapeurs sortant de la cartouche. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple permettra de mieux compren- dre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer: Fig. 1 est une vue générale d'une cartouche à fusibles à laquelle est associé un micro-interrupteur qui lui est relié par une transmission souple isolante conformément à l'invention. Fig. 2 est une coupe de l'extrémité de cette transmission qui coopère avec le bouton indicateur de la cartouche. Fig. 3 est une coupe de l'autre extrémité qui agit sur le microinterrupteur. En fig. 1 l'on a représenté une cartouche à fusibles comportant un corps isolant 1 et deux couteaux d'extrémité 2 montés dans des contacts à pince 3 portés par un socle 4. Cette cartouche comporte un bossage laté- ral la dans lequel peut coulisser un bouton indicateur radial 5 (fig. 2) normalement retenu en position effacée à l'encontre d'un ressort par un fil fusible auxiliaire tendu entre les deux têtes métalliques de la car- touche. Comme la chose est bien connue, quand la cartouche saute, le fil fusible auxiliaire est volatilisé et il libère alors le bouton 5 qui, sous l'effet de son ressort, vient dépasser à l'extérieur en donnant ainsi une indication optique de l'état de la cartouche. Sur le bossage la, prévu cylindrique, on a engagé une douille 6 dont la retenue en place peut être assurée de toute manière appropriée, par exemple par l'intermédiaire d'une goupille latérale. L'autre extrémité de cette douille 6 est fermée par une pièce 7 vissée en place et qui comporte un embout filets sur lequel vient se visser un capuchon 8. Dans ce capuchon est retenue l'une des extrémités d'une gaine 9 faite en une matière plastique relativement souple et dans laquelle coulisse librement un poussoir 10, également fait en matière plastique souple. Le poussoir 10 se prolonge à travers la pièce 7, pourvue à cet effet d'un alésage correspondant, jusque dans la douille 6 et son extrémité libre y porte une ferrure tubulaire 11, sertie en place. Comme montré, à son extrémité tournée vers la pièce 7 la ferrure Il est solidaire d'une bride lla qui est appliquée au repos contre un épaulement intérieur 6a de la douille 6 sous l'effet d'un léger ressort 12 interposé entre la bride précitée et l'extrémité intérieure de ladite pièce 7. A cette position l'extrémité libre de la ferrure 11 se trouve à une faible distance du bouton 5 supposé lui-même en position effacée. L'autre extrémité de la gaine 9 est également retenue par un capu- chon 13 (fig. 3) vissé sur une pièce 14 à deux embouts filetés, celui de ces derniers qui n'est pas recouvert par ledit capuchon 13 traversant une équerre 15 à laquelle il est fixé par un écrou 16. En fait la pièce 14 et le capuchon 13 peuvent être respectivement identiques à la pièce 7 et au capuchon 8 de fig. 2. Sur la seconde branche de l'équerre 15 est fixé de toute manière appropriée, non représentée, un micro-interrupteur 17 (fig0 1) comportant un organe d'actionnement, tel qu'un bouton 17a, disposé en face du débouché de la gaine 9. Lorsque la cartouche est en service normal, la bride lsa porte contre l'épaulement 6a, le bouton indicateur 5 n'étant pas au contact de l'extrémité libre de la ferrure 11, tandis que vers l'autre extrémité de la gaine 9 celle correspondante du poussoir 10 se trouve à une faible distance du bouton 17a du micro-interrupteur 17. Quand la cartouche saute, le bouton indicateur 5 est libéré et, sous l'effet de son ressort intérieur beaucoup plus puissant que celui 12 du poussoir 10, il repousse ce dernier dont l'extrémité opposée vient actionner le micro-interrupteur 170 La gaine 9 ainsi que le poussoir 10 étant faits en matière isolante et leur ensemble comportant une longueur suffisante, le micro- interrupteur 17 ne risque nullement d'être atteint par des gaz ionisés ou des vapeurs métalliques, de sorte qu'il ne peut jamais se trouver relié électriquement au circuit sur lequel la cartouche est interposée, ce qui élimine tout risque de dommages matériels et/ou d'électrocution. On notera par ailleurs que la douille 6 ainsi que les pièces 7, 8, 13 et 14 peuvent sans incon- vénient être faites en métal, si on le désire. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécu- tion décrits par tous autres équivalents. C'est ainsi que le micro-inter- rupteur 17 pourrait comporter comme organe d'actionnement un levier arti- culé au lieu d'un bouton. On pourrait utiliser un simple interrupteur du type à bouton-poussoir, ou au contraire un interrupteur armé en position ouverte et dont le poussoir 10 provoquerait le déclenchement à la fermeture. L'invention est par ailleurs applicable à tous les genres de cartouches comportant un bouton indicateur, que celui-ci soit radial, comme montré fig. 1, ou longitudinal, c'est-à-dire dépassant à travers l'une des têtes. Il suffit de prévoir la douille 6 en conformité avec les parties de la cartouche qui entourent ce bouton de façon à pouvoir se fixer au corps ou à l'une des têtes de cette dernière. Le poussoir 10 pourrait être en partie remplacé par des billes en matière isolante retenues à l'intérieur de la gaine 9 entre deux poussoirs élémentaires séparés, ce qui aurait par ailleurs l'avantage de réduire les frottements dans les parties à faible rayon de courbure de la gaine 9. On pourrait même éventuellement prévoir métallique la gaine et/ou le poussoir sur une partie de la longueur de la transmission pourvu que la partie isolante subsistante soit suffisamment longue pour éliminer tout risque de liaison électrique intempestive. R E V E N D I C A T I 0 N S 1. Ensemble de cartouche à fusibles et de dispositif de télésignali- sation, du genre dans lequel la cartouche comporte un bouton indicateur qui vient dépasser à l'extérieur quand la cartouche a sauté, tandis qu'il est prévu un interrupteur qui, sous l'effet du déplacement du bouton précité entre sa position de repos et celle d'indication, actionne un circuit de télésignalisation, caractérisé en ce qu'entre le bouton indica- teur (5) de la cartouche et l'organe d'actionnement (17a) de l'interrupteur (17) est interposée une transmission à poussoir dans laquelle la gaine (9) et le poussoir (10) sont faits en une matière isolante souple sur au moins une partie de la longueur de la transmission. 2. Ensemble suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'à l'ex- trémité de la gaine (9) adjacente au corps (1) de la cartouche est fixée une douille (6) propre à s'emmancher sur le bossage usuel (la) qui entoure le bouton indicateur (5) de cette cartouche. 3. Ensemble suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la transmission (9, 10) comporte un ressort (12) rappelant le poussoir à une position de repos, ce ressort étant plus faible que celui associé au bouton indicateur de la cartouche. 4. Ensemble suivant la combinaison des revendications qui précèdent, caractérisé en ce que le poussoir (10) se prolonge librement à l'intérieur de la douille (6) et y porte une bride (lla) qui d'une part forme appui pour le ressort (12) de rappel de ce poussoir et d'autre part constitue butée limitatrice venant porter contre un épaulement intérieur (6a) de la douille (6) sous l'effet dudit ressort (12). 5. Ensemble suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le poussoir (10) est réalisé sur une partie au moins de sa longueur par des billes isolantes libres de tourner sur elles- mêmes à l'intérieur de la gaine (9).