La présente invention est relative & un matériau d'emballage consistant en un stratifié d'une feuille de plastique et d'une feuille de matériau plus rigide telle qu'une feuille métallique. Ces matériaux d'emballage sont en général bien connus. le but de l'invention consiste d réaliser un matériau d'emballage pour des emballages ayant une solidité élevée telle qu'une résistance élevée à la déchirure et qui néanmoins puisse être ouvert en pratiquant volontairement une déchirure. Ce but est atteint selon l'invention par le fait que le stratifié est constitué d'un côté par deux feuilles de polyoléfine orientée appliquées et fixées l'une sur lsautre, de-telle maniere que leurs directions d'orientation respectives forment un angle entre elles et que la liaison entre l'une de ces deux feuilles et la feuille de matériau rigide soit notablement plus solide que la liaison entre les deux premières feuilles mentionnées. De préférence, le matériau est constitué en polyéthylène de faible densité ou en polypropylène isotactique. Un stratifié constitué de deux feuilles orientées et par exemple de polyéthylène de faible densité, réunies l'une sur l'autre et attachées de telle manière que les directions d'orientation respectives forment un angle l'une par rapport a l'autre, est connu dans son principe, par exemple d'après le brevet britannique nO 792.976. Du fait que les directions d'orientation, dans ce matériau connu forment mutuellement un angle de 900 ce matériau offre une résistance élevée a la déchirure en particulier lorsque la liaison entre les deux feuilles est relativement faible. Chaque fois que la déchirure pourrait s'effectuer selon la direction d'orientation de l'une des feuilles, elle est empechée par l'autre feuille du fait que 1d la déchirure devrait se faire transversalement å la direction d'orientation. Or en combinant un matériau similaire 9 haute résistance à la déchirure avec une feuille de matériau rigide, telle qu'une feuille métallique, en veillant à ce que la liaison entre la feuille de métal et l'une des feuilles orientées soit plus solide que la liaison entre les deux feuilles orientées réunies, le matériau d'emballage ainsi obtenu, tout en maintenant sa haute qualité de résistance, reste de façon surprenante relativement facile à déchirer, lorsqu'une déchirure d'amorce est présente, par exemple sous la forme d'une encoche ou découpe.Cela signifie qu'un emballage fait à partir de ce matériau ne se déchire pas facilement mais que là où une amorce de déchirure est prévue cela permet d'arracher un morceau. De préférence, on applique une couche de matériau synthétique du type qui peut être scellé à chaud sur la feuille plus rigide de façon à pouvoir sceller les matériaux d'emballage les uns aux autres dans la fabrication d'emballages, et de cette manière de former et de fermer les emballages. Le polyéthylène haute densité se prête par exemple à la réalisation de la couche scellable mais bien d'autres matériaux synthétiques sont également appropriés. Au lieu d'une feuille métallique, telle que l'aluminium, la feuille plus rigide peut également être faite en un matériau différent, par exemple une matière plastique ou même un papier kraft, et il est possible d'utiliser, dans ce but, un matériau plastique scellable à chaud, ce qui économise une couche. De préférence, une couche de laque résistant à la chaleur est appliquée sur l'extérieur des feuilles orientées, ce qui permet l'application de l'appareil de scellement depuis le côté laqué sur la couche scellable, tout en sauvegardant un texte surimprimé éventuel sur la feuille orientée. Dans la fabrication d'un emballage au départ d'une telle feuille par exemple par repliement en deux et scellage des bords1 ou par scellage des bords de deux feuilles ensemble il est préférable, selon l'inven tison, de réaliser l'une des jonctions soudées transversalement à la direction d'orientation de l'une des feuilles orientées et de pratiquer une encoche ou découpe dans ladite jonction De cette manière tout utilisateur saura comment ouvrir l'emballage. Un emballage efficace peut être réalisé sous la forme d'un paral lelogramme avec l'encoche à proximité de l'angle aigu du parallélogramme. Il est alors facile de voir que la pointe du parallélogramme doit être déchiree pour former un bec de versage. De préférence, l'angle aigu entre le grand côté et le petit côté du parallélogramme doit être de l'ordre de 350-700, les directions d'orientation formant un angle de 450 environ par rapport aux grands cotés du parallélogramme. Cet angle de 450 est également nécessaire lorsque l'emballage n'est pas un parallélogramme mais est de forme rectangulaire, par exemple. La jonction supérieure de l'emballage est faite de préférence plus large que la jonction inférieure. L'emballage est ensuite plus facile à manipuler pour l'ouvrir et permet d'effectuer une encoche ou découpe plus profonde dans la jonction supérieure. L'emballage selon l'invention est particulierement adapté pour les produits de consommatìon en vrac et les liquides. Un tel emballage est sans danger pour les enfants, permet d'emmagasiner des produits chimiques dangereux, pour usage domestique, comme des nettoyants de WC mis sur le marché sous forme de granulés ou de poudre. L'embal- lage est totalement sur pour les enfants si l'encoche ou la découpe est omise. L'utilisation de ce type d'emballage pour des liquides antigel et des huiles, en particulier de l'huile de lubrification est d'un intérêt tout particulier, L'huile lubrifiante est en général emballée dans des bidons et des bouteilles. Avec d'autres emballages tels que des cartons et du plastique, l'inconvénient est le risque de fuite ou d'éclatement, et les coûts qui en résultent.Comme emballage à jeter, cependant l'emballage de plastique offre peu de problèmes pour jeter l'emballage vide, par exemple. Pour le remplissage et la fermeture d'un emballage en plastique contenant de l'huile tout ce qui est nécessaire est une installation relativement simple, du type "formage-remplissage-fermeture", installation qui façonne, remplit et ferme l'emballage et qui est dans son fonctionnement peu compliquée, même dans les pays sous-développés. L'invention permet de- réaliser un emballage bon marché solide et de plus facile à ouvrir pour des produits en vrac et des liquides. L'invention va maintenant être expliquée de façon plus détaillée en se référant au dessin annexé dans lequel Les figures 1 à 4 représentant différentes formes d'emballages en forme de sac. La figure 5 représente une coupe transversale du stratifié. La figure 1 représente un emballage rectangulaire constitué d'une feuille du stratifié décrit. Cette feuille est repliée en deux pour former un bord 1 et possède trois jonctions soudées 2,3 et 4. Dans la jonction soudée 2 on a pratiqué une encoche 5. Les directions d'orientation du polyéthylène dans le stratifié sont indiquées par des flèches 6 et 7. Pour ouvrir l'emballage représenté dans la figure 1 celui-ci doit être tenu fermement à la pointe 8 et naturellement à un autre endroit de l'enveloppe. Puis en tirant à la pointe 8 l'enveloppe commence à se déchirer à l'encoche 5 et continue dans un sens correspondant à la ligne en traits interrompus 9. Comme il impossible de prévoir à partir du stratifié comment s'effectue l'o rientation, la direction de la ligne 9 peut donner des surprises et il est recommandé, par conséquent, de fabriquer l'emballage de telle manière que la déchirure se produise dans la direction attendue. Un exemple de ce qui précède est représenté dans la figure 2 représentant un emballage rectangulaire similaire, mais avec les directions d'orientation perpendiculaires aux jonctions soudées, telles que désignées par 10 et 11. Des perforations peuvent être introduites dans la jonction soudée 12 ou la jonction 13 et la déchirure se propage depuis l'encoche 14 selon la ligne 16 et depuis l'encoche 15 selon la ligne 17. La figure 3 représente la forme la plus pratique, à savoir celle d'un parallélogramme. Les directions d'orientation sont là aussi désignées par des flèches et correspondent à celles représentées dans la figure 1. L'encoche qui ici est effectuée comme une découpe est introduite à la même pointe et la ligne de déchirement se propage egale- ment de la même manière que celle représentée à la fi-gure 1 DU fait de 1' angle aigu du parallélogramme et l'encoche étant proche de cet angle, il est possible de produire un emballage dans lequel l'utili- sateur verra immédiatement comment déchirer la pointe 18. La jonction soudée 19 au sommet de l'emballage est plus large de façon a permettre de mieux le saisir et à faciliter l'amorce de la déchirure. L'emballage en forme de parallélogramme, tel que le représente la figure 3, possède un angle aigu de 700.Les directions d'orientation forment un angle de 450 avec les grands côtés du parallélogramme et cela signifie par conséquent que le petit cté 19, muni d'une encoche, n'est pas perpendiculaire à la direction d'orientation. On doit avoir l'esprit que l'indication "transversalement à la direction d'orientation" englobe un domaine d' angles assez important entre 25 dtUz cté et 100 de l'autre c6-té de la perpendiculaire à la jonction soudée.Ce compromis ne modifie pas l'aptitude au déchirement mais permet à l'emballage d'assumer la forme la plus appropriée. Plus l'angle aigu du pralléIogramme est petit, plus il est facile de saisir l'emballage et-de déchirer la pointe et meilleur est le bec de versage obtenu. Lorsque Sangle est plus grand, il se produit moins de gaspillage an remplissage de l'emballage. La figure 4 représente un procédé qui favorise au mieux le remplissage. Cette forme pourrait être partiellement celle d'un rec sangle partiellement celle d:un parallélogramme. Dans la machine de remplissage, le niveau du liquide est, naturellement,horizontal. En courbant la jonction soudée, qui posséde une section horizontale 20, le niveau du liquide peut être amené jusqu'à cette jonction soudée avant que celle-ci soit fnalerent soudée. L'angle aigu de 450 est dans la partie gauche.La direction d'orientation est là aussi indiquée par des flèches Dans l'exemple représenté la portion inclinée 21 de la jonction soudée est perpendiculaire à la direction d'orientation 22. La figure 5 représente une coupe transversale du stratifié constitué par les feuilles de polyéthylène orientées de façon unidirectionnelle 23 et 24, dont les directions d'orientation forment un angle de 900 l'une par rapport à l'autre et qui sont fixées l'une à l'autre par une couche de liaison 25 telle qu'un ionomère. L'épaisseur de cette partie du matériau est d'environ 75 Wm, tandis que l'intercouche doit être d'environ 10 Wm. Le chiffre de référence 26 désigne une feuille d'aluminium dont l'épaisseur est environ 12 ym et qui est liée à la couche orientée 24 à l'aide d'une intercouche 27 d'ionomère possédant une épaisseur d'environ 25 vm. Le chiffre de référence 28 désigne la couche de plastique soudable à chaud et le chiffre de référence 29 le revêtement de laque résistant à la chaleur. REVENDICATIONS 1. Matériau d'emballage constitué par un stratifié d'une feuille de plastique avec une feuille de matériau plus ridide, telle qu'une feuille métallique, caractérisé par le fait que le stratifié est constitué d'un côté par deux feuilles de polyoléfine orientées appliquees et fixées l'une sur l'autre de telle manière que leurs directions respectives d'orientation forment un angle entre elles, et que la liaison entre une de ces deux feuilles et la feuille de matériau plus rigide est notablement plus solide que la liaison entre les deux premières feuilles mentionnées. 2. Matériau d'emballage selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le matériau est constitué de polyéthylène basse densité. 3. Matériau d'emballage selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le matériau est constitué de polypropylène isotactique. 4. Matériau d'emballage selon l'une quelconque des revendications 1, 2 et 3, caractérisé par le fait qu'une couche de plastique scellable à chaud est appliquée à la feuille plus rigide. 5. Matériau d'emballage selon l'une quelconque des revendications 1, 2 et 3, caractérisé par le fait que la feuille plus rigide est elle-même constituée d'une matière plastique apte à un scellage à chaud. 6. Matériau d'emballage selon l'une quelconque des revendications 4 et 5, caractérisé par le fait qu'une couche résistante à la chaleur est appliquée sur l'extérieur des feuilles orientées. 7. Emballage constitué par une feuille de stratifié selon l'une quelconque des revendications précédentes, obtenu par repliement en deux de ladite feuille et soudage des bords l'un sur l'autre ou par soudage des bords de deux desdites feuilles, l'un sur l'autre caractérisé par le fait qu'une des jonctions soudées est réalisée transversalement à l'une des directions d'orientation du matériau de polyoléfine et est munie d'une encoche ou découpe. 8. Emballage selon la revendication 7, caractérisé par le fait que l'emballage a la forme d'un parallélogramme et est muni d'une encoche à proximité de l'angle aigu du parallélogramme. 9. Emballage selon la revendication 8, caractérisé par le fait que l'angle aigu entre le petit côté et le grand côté du parallélogramme se situe entre 350 et 709 et que les directions d'orientation forment un angle d'environ 450 avec les grands côtés du parallélogramme. 10. Emballage selon l'une quelconque des revendications 8 et 9, caractérisé par le fait que la jonction soudéé précitée munie d'une encoche ou découpe est notablement plus large que les autres jonctions soudées de l'emballage.