L'invention a pour objet des éléments préfabriqués isothermes qui peuvent, notamment, être utilisés pour la réalisation de chambres froides. Conformément à l'inventiona ces éléments comportent un panneau de surface généralement lisse formant parement, un maté riau isolant fibreux ou cellulaire auquel est lié le panneau de surface, la consistance de ce matériau étant telle qu'elle permette d'y former un entaillage pour l'introduction de moyens de liaison entre éléments successifs ou entre éléments et leur support, et une couche de matiere formant barrière de vapeur incorporée i Ilehsemble, en particulier disposée entre la couche de matériau isolant et le parement. Ces éléments peuvent également comporter un panneau de surface généralement lisse de chaque cOté du matériau isolant qui constitue alors l'Sme de l'élément. Le ou les panneaux de surface peuvent titre fixés sur le matériau isolant par simple collage. Suivant une forme de téalisation, me dn matériau isolant est entaillée sur son pourtour pour former une feuillure continue, de préférence avec bords chanfreinés, les moyens de liaison étant constitués par des languettes qui s'ajustent dans les feuillures. Suivant une caractéristique particulièrement avantageuse de l'invention, les languettes peuvent intéresser la totalité de la longueur des feuillures de manière à constituer des ceintures continues dans les feuillures. Cette disposition présente l'avantage d'assurer, en meme temps qu'une excellente rigidité de lten- semble, une bonne étanchéité à la vapeur d'eaux Le matériau isolant utilisé peut entre constitué par des mousses de polystyrène, de polyuréthane, des résines phénoliques, etc.. C'est ainsi que l'on peut utiliser des mouises de résine synthétique, notamment de polystyrène, obtenues par le procédé du brevet français N01.440.i06 déposé le 15 avril 1965 au nom de la Compagnie de Saint-Gobain, ou de ses additions, ce procédé consistant essentiellement à réchauffer des perles expansées jusqu'à leur température de ramollissement, puis à soumettre ces perles à une compression de façon à donner à la matière son épaisseur désirée et sa densité définitive, et enfin à refroidir le matériau tout en le soumettant à une compression suffisante pour maintenir son épaisseur. On peut utiliser des mousses de résines phénoliques obtenues suivant le procédé du brevet français N0 1.462.228 déposé le 8 juillet 1965 au-nom de la Compagnie de Saint-Gobain, ce procédé consistant à mélanger à la résine en solution dans l'eau une huile de silicone présentant des propriétés tensio-actives et à assurer le moussage au moyen d'un agent moussant introduit dans le mélange. On peut également utiliser des mousses de résines phénoliques obtenues par le procédé décrit dans le brevet déposé au nom de la Compagnie de Saint-Gobain le 9 mai 1968 pour "Perfectionnement aux procédés pour l'obtention de mousses de résines phéno ligues" et qui consiste à ajouter du résorcinol à un mélange de résine phénolique, d'agent d'expansion et d'un catalyseur assurant la réaction exothermique propre à amener l'agent d'expansion à l'état gazeux pour assurer le moussage. On peut encore de façon particulièrement avantageuse utiliset des mousses de résines phenoliques résistant au feu, telles que celles obtenues par le procédé du brevet français 1.480.362 déposé le 31 mars 1966 au nom de la Compagnie de Saint-Gobain et qui consiste à ajouter au mélange de résine phénolique et d'agent moussant un produit organique azoté qui, sous l'action de la chaleur, donne lieu à un dégagement de gaz n'entretenant pas la combustion, ou encore telles que celles obtenues par le procédé du brevet déposé au nom de la Compagnie de Saint-Gobain le 9 mai 1968 pour "Procédé perfectionné pour l'obtention de mousses de résines phénoliques résistantes au feu", ce procédé consistant en ce que l'on ajoute à un mélange de résine phénolique, d'agent moussant et de catalyseur acide, une substance azotée organique ou minérale, cette dernière étant utilisée en combinaison avec le catalyseur avant introduction dans le mélange de résine phénolique et d'agent moussant, Comme matériau isolant, on peut également utiliser des fibres minérales, notamment des fibres de verre, agglomérées par un liant. On peut notamment utiliser des produits constitués, suivant le brevet N0 1.531.488 déposé le Il mai 1967 au nom de la Compa gnie de Saint-Gobain, par un treillis de fibres minérales, notam ment de fibres de verre, liées entre elles, et par des particules solides et indéformables (par exemple grains de sable) qui sont enserrées dans les mailles du treillis et réparties de façon homogène dans ce dernier, Les plaques formant parements peuvent être constituées par des panneaux de bois, en particulier de bois contreplaqué, ou des panneaux de fibres,en particulier de bois, agglomérées, pouvant être recouverts de résines synthétiques, telles que résines polyester. On peut également utiliser des stratifiés verre-résine qui sont avantageux en raison de leur résistance mécanique, de leur aspect et de leur incombustibilité.Une feuille métallique, par exemple d'aluminium, peut être disposée extérieurement à la plaque. Afin d'éviter la formation de ponts thermiques, les languettes de fixation des éléments sont réalisées en matériau non conducteur de la chialeur, tel que bois contreplaqué par exemple. On peut utiliser avantageusement pour la réalisation de ces languettes des fibres minérales ou organiques comprimées et agglomérées. On peut également utiliser des stratifiés verre-résine, en particulier des mats ou tissus de verre imprégnés de résine poly ester Les éléments de construction suivant l'invention sont rigides et auto-porteurs et assurent une bonne isolation thermique entre les deux milieux qu'ils séparent. Leur mise en place et leur fixation s'effectuentdefaçon rapide et particulièrement simple, Les dimensions des éléments suivant l'invention peuvent etre standardisées, ce qui permet leur fabrication en grande série. Les portes et portillons, également isothermes, peuvent s'intégrer dans les éléments, les dimensions des ouvertures étant normalisées. D'autres caractéristiques et avantages de l'objet de l'invention ressortiront de la description qui suit et qui est relative à des formes de réalisation données à titre d'exemples non limitatifs. Dans cette description on se réfère aux dessins ci-joints qui représentent fig.l une vue en perspective d'un élément de construction suivant 1 'invention; fig.2 une vue en coupe partielle d'un tel élément; fig.3 une vue en coupe verticale montrant l'assemblage d'un élément avec une semelle porteuse; fig.4 une vue en coupe verticale montrant un assemblage de deux éléments l'un vertical et liaute horizontal; fig.5 une vue en coupe verticale-d'une variante; fig.6 une vue en coupe verticale montrant l'assemblage de deux éléments consécutifs sur solives; fig.7 une vue en coupe verticale d'un raccord d'angle; fig.8 une vue en coupe verticale relative-à la fixation d'éléments sur maçonnerie;; fig.9 une vue en perspective relative à la fixation dtun des élémehts de la fig.8; fig.10 une vue en coupe verticale d'une variante d'assemblage; fig.11 une vue en perspective de détail d'un dispositif drattache; fig.12 une vue en perspective d'une chambre réalisée avec des éléments suivant l'inventionO Comme représenté notamment fig. 1, un élément de construction suivant l'invention comprend un panneau de-surface 1 avec barrière de vapeur, une âme 2 en matériau isolant fibreux ou cellulaire, et un second panneau 3 constituant l'autre grande face de l'élément. Sur le pourtour de L'amie 2 est pratiquée une rainure chanfreinée 4. Ainsi que le montre la fig*2, l'élément de construction peut comprendre, partant de la face extérieure de l'élément, un panneau de contreplaqué 1, une barrière de vapeur 5, constituée par exemple par une feuille de papler Kraft et de polyéthylène, une Sme 2 par exemple en mousse de résine phénolique, de préférence résistante au feu, et un second panneau de contreplaqué 3. Les deux panneaux de surface 1 et 3 peuvent être recouverts d'une couche respectivement 6-7 par exemple d'une laque de polyester ou d'une tôle d'aluminium. L'élément est usine sur ses tranches, en 8 et 9, pour permettre l'application deun mastic d'éLanch"ité et éventuellement la mise en place, du cuité interieur, d'un couvre-joint de finition. Les faces latérales de 1 élément peuvent, avant aqeusement Entre dressées en vue de permettre un collage éventuel entre éléments. La fig.3 est relative au montage d'un élément suivant l'invention destine former une partie de cloison verticale0 Sur un socle en ciment 10 est fixée par des équerres Il une semelle de bois 12 présentant à sa partie supérieure une feuillure 13 correspondant à la feuillure 4 de l'élément. La fixation des éléments sur la semelle 12 s'effectue au moyen de languettes 14 engagées dans la feuillure 13 et s'ajustant dans la feuillure 4 des éléments0 Dans le mode de construction de la fig.4 plus particulièrement destiné à des chambres dans lesquelles la température est négative, on monte sur des chevrons 15 un premier ensemble d'éléments 16 suivant l'invention qui constitue le plancher de la chambre, ces éléments étant-assemblés les uns aux autres par languettes engagées dans les feuillures.Sur ces éléments on fixe au moyen de tirefonds 17 une semelle de bois 18 servant elle-même i l'édification du mur constitué comme décrit en référence à la fig.3. Dans ce mode de construction, une circulation d'air s1éta- blit sous le plancher de la chambre, La fig.S est relative à une variante dans laquelle la chambre est à une température positive. L'ensemble est réalisé sur un mortier de ciment 35. Les éléments verticaux sont montés sur une semelle de bois 36-elle-mme rendue solidaire du mortier de ciment par des pattes de scellement 37.Les éléments horizontaux 38 sont disposés, à la façon précédemment décrite, sur le support 35, un joint 39 par exemple en mastic siliconé, étant prévu ente les éléments verticaux et horizontaux. On prévoit en outre une plinthe à gorge 40 en matière plastique, la gorge recouvrant le joint 390 La fig.6 montre la fixation d'éléments suivant l'invention sur des solives telles que 19. Un élément est mis en place avec une languette engagée dans sa feuillure. Une vis 20 qui traverse la languette est vissée dans la solive. On met en place l'élément suivant en engageant la languette dans sa feuillure. Un joint 21, par exemple en mastic, est introduit dans les parties chanfreinées prévues dans les plaques 30 La fig.7 montre un raccord d'angle entre éléments.Ce raccord d'angle est constitué au moyen de cornières extérieures 22 et de cornières intérieures 23. On remarquera que les éléments sont coupés à mi-épaisseur pour permettre leur emboitement les uns dans les autres. Une couche de collage est prévue en 41o On peut également prévoir une bande grasse 42 entre la cornière 22 et les éléments, cette bande protégeant le parement contre la diffusion de vapeur d'eau. Dans le mode d'assemblage sur maçonnerie 25 représenté figs.8 et 9 les éléments verticaux sont fixés au mur par des cornières 26 et les éléments horizontaux sont eux-mêmes fixés au plafond par des cornières 27 en l pénétrant dans une feuillure0 Les éléments sont assemblés les uns aux autres comme décrit précédemment au moyen de languettes 14. Des couvre-joints 28 sont prévus entre éléments0 Les languettes 14 sont de préférence continues, les cornières 27 étant mises en place au contact de ces languettes0 Les figes.10 et Il sont relatives à l'assemblage d'éléments sur un mur ou un plafond 29 avec intermédiaire de pièces de bois 30. La fixation des éléments sur le mur ou plafond est obtenue au moyen d'équerres 31-32 solidarisées entre elles par rivetage. L'équerre 31 est fixée au bois et l'équerre 32 est engagée dans la feuillure de l'élément. Les divers éléments sont en outre assemblés les uns aux autres par des languettes engagées dans les feuillures0 Des couvre-joints 33 sont prévus entre éléments. La fige12 montre une chambre froide réalisée au moyen d'é léments suivant l'invention, cette chambre reposant sur des chevrons 15 et les divers éléments 16 étant assemblés à la base comme décrit en référence à la fig.4. Les éléments formant plafond sont eux-memes assembléssur les éléments verticaux 16' comme décrit en référence à la fig.7. REVENDICATIONS 1) Eléments de construction préfabriqués isothermes, caractérisés en ce qu'ils-comportent un panneau de surface généralement lisse, formant parement7 un matériau isolant fibreux ou cellulaire auquel, est lié le panneau de surface, la consistance de ce-matériau étant telle qu'elle permette d'y former un entaillage pour l'introduction de moyens de liaison entre éléments successifs ou entre éléments et leur support, et une couche de matière formant barrière de vapeur incorporée à l'ensemble et en particulier disposée entre la couche de matériau isolant et le parements 2) Eléments de construction suivant la revendication 1, caractérisés en ce qu'ils comportent un panneau de surface de chaque c8té du matériau isolant qui constitue l'!me de l'élément. 3) Eléments de construction suivant la revendication 1, caractérisés en ce que le ou les panneaux de surface sont fixés par-collage sur le matériau isolant. 4) Eléments de construction suivant la revendication 1 caractérisés en ce que le matériau isolant est entaillé sur son pourtour pour former une feuillure continue, de préférence avec bords chanfreinés, les moyens de liaison étant constitués par des languettes qui s'ajustent dans les feuillures0 5) Eléments de construction suivant la revendication 4 caractérisés en ce que les languettes intéressent la totalité de la longueur de la feuillure de façon à constituer des ceintures continues dans ces feuillures0 i) Eléments de construction suivant la revendication 4, caractérisés en ce que les languettes sont constituées en une matière thermiquement isolante, telle que bois contreplaqué, fibres minérales ou organiques comprimées et agglomérées, stratifiés verre-résine et notamment mats ou tissus de verre imprégnés de résine0 7) Eléments de construction suivant la revendication 1, caractérisés en ce que le ou les panneaux de surface sont consti tués de bois, en particulier de bois contreplaqués de fibres 2 en particulier de fibres de bois agglomérées, de stratifiés verrerésine, etc., ces panneaux pouvant autre recouverts d'une laque de polyester ou d'une aeuifle métallique telle que tôle d'aluminiums 8) Eléments de construction suivant la revendication 1, caractérisés en ce que le matériau isolant est constitué par une résine synthétique alvéolaire, telle que notamment mousse de polystyrène, de polyuréthane, de résine phénolique, etc... à laquelle peut être incorporé un produit ignifuge, 9) Eléments de construction suivant la revendication lf caractérisés en ce que le matériau isolant est constitue par des fibres minérales, telles que notamment des fibres de verre, agglomérées par un liant et pouvant contenir des particules solides et indéformables, par exemple des grains de sable. 10) Eléments de construction suivant la revendication 5 caractérisés en ce qu'ils sont fixés aux parties porteuses de la construction au moyen de cornières, notamment en T , pénétrant dans la feuillure au contact de la languette.