L'invention rentre dans le secteur des phénomènes magnétiques (EOIf) et concerne plus particulièrement un circuit de désaimantation pouvant être branché sur une source de tension alternative et comportant une bobine de désaimantation connectée en série avec un réseau redresseur assurant le redressement des deux alternances de la tension alternative, ce réseau redresseur comportant des éléments ne conduisant le courant que dans un sens et au moins un condensateur, de sorte qu'après le branchement de la source de tension alternative, il circule dans la bobine de désaimantation un courant alternatif d'amplitude décroîssante. Un circuit de désaimantation de ce genre est décrit dans le mémoire allemand ("Auslegeschrift") n* 1.247 «380; dans ce cas, ce circuit sert à désaimanter des pièces ferro-magnétiques aimantées sous l'effet du magnétisme terrestre, par exemple le capot de protection et le masque perforé de tubes de télévision en couleur du type comportant un tel masque. Grâce au circuit redresseur, conçu sous la forme d'un circuit de Graetz, le courant qui circule dans la bobine de désaimantation lors de la mise en oircuit atteint une intensité telle que le matériau ferro-magnétique à désaimanter est aimanté Jusqu'à la saturation. Le fait que le condensateur du circuit de Graetz est chargé par l'intermédiaire de la bobine de désaimantation a pour conséquence que cette bobine es,t traversée par un courant alternatif d'amplitude décroîssante, de sorte que la désaimantation se produit, de façon connue. Il est indispensable qu'une fois la désaimantation réalisée, le courant traversant la bobine de désaimantation soit pratiquement annulé, sans quoi le courant résiduel pourrait engendrer un champ magnétique perturbateur. En montant par exemple un interrupteur en série avec la bobine de désaimantation, on peut annuler le courant en ouvrant cet interrupteur au moment où l'intensité du courant de désaimantation èst suffisamment réduite. Une telle solution dans laquelle on utilise par exemple un interrupteur à fonctionnement thermique, a l'inconvénient qu'avant de pouvoir répéter l'opération de désaimantation, il faut prévoir un temps de refroidissement suffisant pour l'élément chauffant utilisé dans ce cas. La solution suivant laquelle l'interrupteur est conçu sous forme de relais est très coûteuse et de ce fait, elle n'est pas intéressante. Dans le cas du dispositif décrit dans la mémoire allemand précité, on admet un courant résiduel de faible intensité dans la bobine, l'intensité de ce courant étant déterminée par la charge shuntant le condensateur et par la résistance de fuite du condensateur situé dans le circuit de Graetz. Pour que l'intensité du courant résiduel dans la bobine soit suffisamment faible pour être négligeable, il faut que cette charge soit petite ou que la valeur ohmi-que d'une résistance montée en parallèle aveo le condensateur soit élevée.Il 9 05699 2 2003129 s'ensuit que le temps de décharge du condensateur est long et peut s'élever à plusieurs minutes, du fait que la constante de temps ainsi obtenue est éle vée. Etant donné que si l'on veut que la désaimantation soit efficace, le condensateur situé dans le circuit de Graetz doit être pratiquement déchargé lorsqu'on branche le circuit de désaimantation, il faut tenir compte du temps assez long nécessaire pour la décharge de ce condensateur. Or, si l'on veut réduire cet intervalle de temps en oonneotant une charge plus élevée au condensateur situé dans le circuit de Graetz, l'intensité du courant résiduel dans la bobine de désaimantation augmente et devient inadmissible. 0 L'invention fourrât un circuit de désaimantation aveo lequel, après chaque opération de désaimantation, le courant dans la bobine de désaimantation s'annule, sans que l'on doive utiliser à cet effet un interrupteur additionnel, tandis que le temps nécessaire à la déoharge du condensateur si tué dans le circuit redresseur est très oourt. Dans le circuit de désaiman-5 tation conforme à l'invention, pour obtenir que le courant dans la bobine de désaimantation s'annule après un certain temps, on a muni ledit circuit d'une source de tension continue connectée en parallèle avec le condensateur précité situé dans le circuit redresseur, cette source fournissant, après la mise en circuit de la source de tension alternative, une tension qui augmente :0 jusqu'à dépasser la tension redressée engendrée aux bornes de ce condensateur par la source de tension alternative. La description qui va suivre, en regard des dessins annexés, le tout donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que 15 des dessins faisant, bien entendu, partie de ladite invention. La fig.1 représente un circuit de désaimantation conforme à l'invention muni d'un circuit redresseur à deux alternances conçu sous la forme d'un circuit de Graetz. La fig.2 illustre le fonctionnement du circuit de la fig.1. ,0 La fig.3 est un circuit de désaimantation conforme à l'invention muni d'un circuit redresseur à deux alternances conçu sous la forme d'un circuit de Greinacher-Delon. La fig.4 représente un deuxième circuit de désaimantation muni d'un circuit de Greinacher-Delon. ,5 La fig.5 représente un autre circuit de désaimantation conforme à l'in vention. Sur la fig.1, une source de tension alternative 1, dont une borne est à la masse, peut être brancléie par l'intermédiaire d'un interrupteur 2, sur la combinaison en série d'une bobine de désaimantation 3 et d'un circuit 0 redresseur 4 conçu sous la forme d'une circuit de Graetz. La source de icow 69 05699 3 2003129 tension alternative 1 peut par exemple être un secteur fournissant une tension alternative ayant une amplitude de Y volt, représentée à côté de la source 1. Un élément ne conduisant le courant que dans un sens, en l'occuren ca une diode 6, est connecté en série avec un condensateur 5» et le tout est 5 branché en parallèle sur la source de tension alternative 1 par l'intermédiaire de l'interrupteur 2. les éléments unidirectionnels qui seront envisagés dans les différents circuits seront chaque fois supposés être des diodes, bien que l'on puisse également utiliser des transistors. Lorsque l'interrupteur 2 est fermé, le point commun du condensateur 5 10 et de la cathode de la diode 6 dont l'anode est à la masse, est soumis à une tension continue représentée à coté de ce point commun, tension dont l'amplitude varie entre 2V volt et le potentiel de la masse désigné par 0. Une diode 7connectée en série avec, un condensateur- 8 est montée tête-bêche avec la diode 6. L'armature du condensateur 8 connectée à la cathode de la diode 15 7 est soumise à une tension continue ayant une valeur pratiquement constante de 2 V volt, représentée à droite dans le circuit. Le condensateur 8 est shun té par une charge 9» Si ce circuit de désaimantation équipe un récepteur de télévision en couleur, la charge 9 peut être constituée par exemple par la charge en cou-20 rant continu du récepteur. Le circuit redresseur à deux alternances, doubleur de tension décrit ci-dessus, constitué par Isa condensateurs 5 et 8 combinés aux diodes 6 et 7 permet d'obtenir, lorsque l'interrupteur 2. est fermé, une tension continue pratiquement constante pour le récepteur. L'interrupteur 2 peut être l'interrupteur de mise en circuit du récepteur, de sorte 25 que lorsqu'on ferme cet interrupteur les condensateurs 5 et 8 sont chargés, à partir du potentiel de la masse jusqu'aux tensions précitées. Dans un récepteur de télévision en couleur muni d'un tube de reproduction à masque perforé, la bobine de désaimantation 3> qui peut' être constituée de plusieurs bobines partielles, est placée autour du cône du tube de *0 reproduction. Pour désaimanter des pièces ferro-magnétiques aimantées par exemple sous l'effet du magnétisme terrestre, comme le masque précité, il faut que lors de la fermeture de l'interrupteur 2, la bobine 3 soit parcourue par un courant alternatif dont l'amplitude décroît pratiquement jusqu'à zéro. Pour obtenir ce courant alternatif, on a connecté en série avec la bo— 5 bine 3 le circuit redresseur 4 Qui doit être un circuit redresseur à deux alternances. La solution consistant â utiliser pour ce circuit redresseur 4j• un circuit de Graetz, est suffisamment connue et l'on ne décrira que de façon très sommaire l'effet redresseur obtenu à l'aide des diodes représentées sur la figure. Dans œ circuit redresseur 4» seuls sont munis de repères 3 les points de connexion A, B, G et D, un condensateur 41 utilisé pour le COPV i 69 05699 4 2003129 redressement et une résistance 42 constituant la oharge de ce condensateur. Lorsqu'on ferme l'interrupteur 2, le condensateur 41» qui à cet instant est déohargé, est chargé par la source de tension alternative 1 jusqu'à une ten- «h sion ayant une valeur pratiquement constante de V volt. La"charge de ce con-5 densateur à partir de la source de tension alternative 1 se traduit, pendant le phénomène de mise en circuit, en un courant continu pulsatoire d'amplitude décroissante, courant circulant du point B vers le condensateur 41 • C® courant correspond à un courant alternatif L^ oiroulant dans la bobine 3j cou rant dont l'intensité décroît de manière analogue. L'intensité de ce oourant 10 continue à décroître jusqu'à ce qu'elle ait atteint une valeur correspondant à l'état stationnaire pour lequel la charge fournie au condensateur 41 correspond à la oharge qui s'écoule dans la résistance 42 shuntant ce condensateur 41 et dans la résistance de fuite de ce condensateur. Or, il s'avère que c'est la mesure dans laquelle le oondensateur 41 se déohargé dans la résistan 15 oe 42 et dans sa propre résistance de fuite qui'détermine l'intensité, du courant qui oiroule encore dans la bobine de désaimantation 3 après que la désaimantation a été réalisée. Nais on cherche à obtenir que l'intensité du courant résiduel dans la bobine 3 soit suffisamment basse pour que le champ magnétique engendré par oe courant n'ait pas d'effet perturbateur. Il est 20 évident qu'à cet effet la valeur de la résistance 42 doit être élevée de façon qu'à l'état stationnaire, il ne se produise qu'une faible dissipation dans la résistance 42. Pour obtenir une désaimantation convenable, la valeur maximale de la pointe de oourant se produisant dans la bobine de désaimantation 3 après la 25 fermeture de l'interrupteur 2 doit être telle que les pièces ferro-magnétiques à désaimanter soient aimantées Jusqu'à la saturation. Pour atteindre oe résultat, il faut qu'avant la fermeture de l'interrupteur 2, le condensateur 41 ne contienne pratiquement pas de charge. C'est pourquoi avant de pouvoir répéter l'opération de désaimantation, il faut attendre un certain temps 30 après l'ouverture de l'interrupteur 2 pour laisser le temps au condensateur 41 de se décharger. Dès lors, si l'on veut que oe temps d'attente ne soit pas trop long, la valeur ohmique de la résistance 42 doit être petite. On en arrive ainsi à devoir établir un compromis en ce sens que, d'une part, le récepteur de télévision en couleur doit fonctionner sans perturba-35 tionaprès la désaimantation et que d'autre part, le temps d'attente avant de répéter la désaimantation, après la mise hors circuit du récepteur, doit être court. On peut illustrer la nécessité de ce compromis, à l'aide d'un exemples si l'on considère l'intervalle de temps nécessaire pour qu'après l'ouverture de l'interrupteur 2 la tension aux bornes du condensateur 41 s® 40 réduise à environ 256 de sa valëur initiale, cet intervalle de temps est en— 69 05699 5 2003129 viron quadruple de la constante de temps de la résistance 42 et du condensateur 41. En supposant que le condensateur 41 ait une capacité de 800 ^uF, on obtient respectivement pour des valeurs de $00 k , de 100 k ou de 50 k pour la résistance 42, des intervalles de temps d'environ 25, 5 °u 2,5 mi— 5 nutes, ce qui en pratique se traduit par ân courant résiduel dans la "bobine 3 comportant 80 spires de 5>40 ou-60 mA, respectivement. Ces deux dernières valeurs sont absolument inadmissibles. Pour échapper au compromis décrit ci-dessus, on a prévu dans le circuit de désaimantation conforme à l'invention une liaison par l'intermédiaire 10 d'une résistance 10, entre le point de connexion B de l'armature du condensateur 41 portée à un potentiel positif dans le circuit redresseur 4 et le noeud P du condensateur 5 et de la diode 6 qui forment ensemble un circuit redresseur. De ce fait, une source de tension continue constituée par le con densateur 5 e"fc la diode 6, est .connectée en parallèle, par l'intermédiaire 15 de la résistance 10, avec le condensateur 41, cette source de tension continue fournissant à l'état stationnaire, après la désaimantation, une charge telle au condensateur 41 que la tension aux bornes de ce condensateur 41 est supérieure à celle qui est engendrée sous l,influence de la source de tension alternative 1. Il s'ensuit qu'à l'état stationnaire, après la désaiman-20 tation, aucun courant alternatif ne peut circuler dans la bobine 3, d.u fait que certaines des diodes du circuit redresseur 4 sont bloquées et font ainsi fonction d'interrupteurs. Pour illustrer le fonctionnement du circuit de désaimantation de la fig.1, on a représenté schématiquement sur la fig.2 quelques oourbes de ten-25 sion et de courant en fonction du temps. Ces courbes sont représentées dans le cas où la désaimantation a déjà été effectuée, c'est-à-dire lorsque l'état stationnaire est atteint, après la fermeture de l'interrupteur 2. Les tensions entre les points A, B, C et le point D qui est à la masse, sont désignées respectivement par U'^ et U'^ pour le cas où la liaison en- 30 tre les points B et P n'existe pas. Si cette liaison conforme à l'invention existe, ces tensions sont respectivement désignées par U^, et U^. La même distinction est valable pour le courant I* dans la bobine 3 et le courant I., Xi J dans la diode qui relie le point C à la masse. Pour simplifier la figure on a négligé la différence entre les tensions et étant donné que cette 35 différence n'est pas essentielle à la compréhension de l'invention. Par conséquent on peut admettre que la tension ou U'^ est pratiquement égale à la tension alternative fournie par la source de tension alternative 1. Dans le cas où l'invention n'est pas appliquée, c'est—à-«lire lorsque le circuit redresseur 4 âe la fig.1 conçu sous la forme de circuits de 40 Graetz est utilisé comme dans les dispositifs connus, une liaison conductric« 69 05699 6 2003129 s'établit entre les points AB, BC et CD lorsque la tension U*^ atteint pratiquement sa valeur maximale positive, en fonction de la dissipation dans la résistance 42 et de la chute de tension qui en découle, dans le condensateur 41; cette liaison sera dénommée par la suite " liaison conductrice 5 ABCD L'instant où s'établit cette liaison est indiqué par t= t^. Jusqu'au moment on la tension U'. atteint savaleur maximale, un courant I'T circule A ' L par la liaison ABCD et par là, dans la bobine 3. Par suite de la chute de tension qui en découle dans la diode située dans la liaison AB, la tension est légèrement supérieure à la tension U'^, il en va de même pour la 10 liaison CD où la tension U'^ est légèrement supérieure au potentiel de la masse. Après avoir atteint sa valeur maximale, U'^ décroît suivant une fonction consinusoîdale, tandis que la tension Ur^ décroît moins rapidement, cette décroissance étant fonction de la dissipation dans la résistance 42. La liaison ABCD est de ce fait coupée et la tension U'^ devient légère-15 ment négative, de sorte que la diode connectée entre les points C et D est bloquée, par suite de la tension dite de seuil0 Le fait que la tension U'^ devient négative a pour conséquence que, abstraction faite de la tension de seuil, la tension U' suit la tension U'.. Comme la tension aux bornes du ' C A condensateur 41 est pratiquement constante il se produit une faible baisse, 20 provoquée par une faible perte provenant de la dissipation précitée, la tension U'g suit la tension U'^ de façon analogue. A l'instant t=tg la tension U'B est pratiquement égale au potentiel de la masse au point D, tandis que par suite de la perte de tension précitée dans le condensateur 41» la tension U'^ devient légèrement plus négative que la tension U'^. Il s'ensuit 25 qu'une liaison conductrice s'établit entre les points DBCA. De même qu'après l'instant t^, un courant I'L circule dans la bobine 3, mais cette fois dans le sens opposé. Comme on l'a déjà expliqué ci-dessus, un courant pulsatoire circule dans la bobine 3 après, la fermeture de l'interrupteur 2, courant dont l'intensité dépend de la ohute de tension dans le condensateur 41 entre 30 les instants t^ et tg. En partant d'une valeur relativement faible de la résistance 42 et de ce fait, d'une chute de tension dans le condensateur 41 telle qu'à l'état stationnaire il circulerait dans la bobine 3 un courant I'T inadmissible, Jj on obtient, avec un circuit conforme à l'invention, le résultat suivant; le 35 point P sur la fig.1 est soumis à une tension continue U (voir fig.2) qui, jP à l'état stationnaire, après la fermeture de l'interrupteur 2, varie entre a les valeurs + 2V volt et le potentiel de la masse. En s upposant qu'à l'instant t = tQ, la tension dépasse la tension appliquée aux points B, C, D, la diode située entre les points C et D débite un courant 1^. Pendant 40 l'intervalle de temps durant lequel la tension U est supérieure à la P 69 05699 7 2003129 tension TL,, la diode reste conductrice et une charge positive est transmise •D au condensateur 41 par l'intermédiaire de la résistance 10 dans laquelle se produit une chute de tension U — U_. A partir de l'instant où la tension p 3 U devient inférieure à la tension Ug légèrement accrue par suite de l'in-5 jection de charge, la diode située entre les points C et D Be "bloque. Il s'ensuit que la tension ïï_ suit la tension U qui continue à décroître. -D P Etant donné que la tension aux "bornes du condensateur 41 est pratiquement constante (il se produit une légère "baisse par suite de la perte de tensioi provoquée par la dissipation dans la résistance 42) la tension U suit la C 10 tension et également la tension U^, de manière analogue. Il ressort de la fig.2 que si l'on choisit la tension suffisamment élevée à l'instant "t=tQ, la "valeur de la tension ïï^ ne sera jamais infériet re à celle de la tension U^. De oe fait, à l'état stationnaire, quelque temps après la fermeture de l'interrupteur 2, la diode située entre les 15 points A et 5 ne pourra pas devenir conductrice. Le même raisonnement est valable pour la diode située entre les points A et C, étant donné que la tension sera toujours plus négative que la tension U^. On constate donc qu'à l'aide de la résistance 10 située entre les points P et B-, on obtient qu'à l'état stationnaire, après la fermeture de l'interrupteur 2, les dio-20 des situées entre les points A et G, et A et B dans le circuit redresseur 4 remplissent la fonction d'interrupteurs. Dans le circuit de désaimantation conforme à l'invention représenté sur la fig.1, la diode 7, le condensateur 8 et la charge 9 ne sont pas essentiels. Toutefois, si la charge 9 est constituée par la charge en ten-25 sion continue d'un récepteur de télévision en couleur dont il faut désaimanter des pièces ferromagnétiques, on a la possibilité de combiner de fa çon simple un circuit de désaimantation et un circuit doubleur de tension continue. Etant donné que dans le circuit de désaimantation, on met à profit 1 30 phénomène de mise en circuit provoqué par la fermeture de l'interrupteur 2 il est clair que la mesure dans laquelle la tension aux bornes du condensateur 41 s'établit à partir de l'instant de la mise en circuit doit être déterminée en premier lieu par le courant circulant dans la boïine de désaimantation 3. Après la désaimantation, la tension aux bornes du condensa 35 teur 41 ne doit être déterminée que par le courant circulant dans la résistance 10, de sorte que le courant traversant la bobine 3 est ramené à zéro suivant le principe de l'invention. On peut obtenir ce résultat en adaptant le temps nécessaire pour que le condensateur utilisé dans le circuit redresseur soit chargé jusqu'à ce que l'état stationnaire soit at— 40 teint, ces temps étant déterminés par les valeurs des condensateurs, des 69 05699 8 2003129 résistances et des charges. On peut par exemple faire en sorte que l'intervalle de temps entre la fermeture de l'interrupteur 2 et le moment où l'état stationnaire est atteint soit plus long pour le circuit redresseur comportant les condensateurs 5 et 8 que pour celui comportant le condensateur 5 41» en choisissant judicieusement les valeurs des condensateurs et des résistances. On obtient une désaimantation efficace avec un circuit du genre de la fig.1 conçu pour une tension d'alimentation de 117 V et comportant les composants suivants: condensateurs 41 et 5 = 800 ^uF 10 condensateur 8' =■ 500 yuF résistance 42 - 22 k- résistance 10 = 4700 Aveo ce circuit, il faut attendre environ 1 minute avant de répéter l'opération de désaimantation, après l'ouverture de l'interrupteur 2» 15 La fig.3 représente un exemple d'un cirouit de désaimantation conforme à l'invention comportant un circuit redresseur 4 conçu sous la forme d'un circuit de Greinacher-Delon à l'aide duquel on obtient également un doublage de la tension continue. Les composants envisagés dans la description de la fig.1 qui correspondent à ceux de la fig.3 portent les mêmes repères. 20 Plusieurs combinaisons série sont connectées en parallèle avec la sour— 0% ce de tension alternative 1 fournissant une tension d'amplitude V, et l'interrupteur 2. La combinaison en série de la bobine de désaimantation 3 et du circuit redresseur 4 comporte un condensateur de redressement, constitué de deux condensateurs partiels 41^ et 41 g» dont les armatures reliées entre 25 elles sont connectées à la masse. Les autres armatures des condensateurs 411 et 41g sont soumises à une tension continue par l'intermédiaire de la bobine dé désaimantation 3 et de deux diodes connectées en sens inverses, la polarité négative de cette tension étant désignée par le signe moins et la polarité positive par le signe plus. Entre ces deux dernières armatures est 30 connectée une charge constituée en l'occurence par une résistance 42. Conformément à l'invention, on a prévu, en parallèle aveo la combinaison série précitée, une deuxième combinaison série constituée par un condensateur 5 et une diode 6 dont la cathode est connectée à ce condensateur 5«La cathode de la diode 6 est également reliée à l'anode d'une diode 11 dont la 35 cathode est connectée par l'intermédiaire d'une résistance 10 à 1'armature du condensateur 41g désignée par le signe plus. Suivant une autre mesure conforme à l'invention, on a connecté en parallèle avec la combinaison série citée en premier lieu, une troisième combinaison série constituée par un condensateur 5* et une diode 6* dont l'anode est connectée à ce condensateur. 40 L'anode de la diode 6* est également connectée à la cathode d'une diode 11* 69 05699 9 2003129 10 dont l'anode est reliée, par l'intermédiaire d'une résistance 10', à l'armature du condensateur désignée par le signe moins. Le résultat de ces deux mesures est que l'anode de la diode 11 est soumise à une tension continue qui varie entre +2V et le potentiel de la masse, tandis que la cathode de la diode 11* est portée à une tension continue qui varie entre —2V et le potentiel de la masse. Sans les dispositions conformes à l'invention, la tension continue ap— A pliquée par la source de tension alternative 1 avec une amplitude de V volt à l'armature du condensateur 41^ désignée par le signe plus et à l'armature du condensateur 41,. désignée par le signe moins, ne peut certainement pas I * dépasser, ni dans le sens positif, ni dans le sens négatif, la valeur de V volt. Suivant la dissipation dans la résistance 42, la valeur moyenne des a tensions précitées se situe au-dessous de la limite V. Les mesures conformes à l'invention ont pour conséquence que pour ces valeurs pour lesquelles la 15 tension apparaissant à l'anode de la diode 11 ou à la cathode de la diode 11' sont respectivement plus positives ou plus négatives que la tension appliquée à l'armature "+" du condensateur 41g ou ® l'armature du condensateur 41 ^> c'est respectivement la diode 11 ou la diode 11' qui devient conductrice. Si, après le phénomène de mise en circuit recherché, déjà dé-20- crit, on transmet par l'intermédiaire des diodes 11 et 11* et des résistan-' ces 10 et 10', aux condensateurs 41g 41^* une charge telle qu'à l'état stationnaire, les tensions aux bornes de ce condensateur ne viennent jamais en valeur absolue en dessous de V volt, les diodes situées dans le circuit redresseur 4 pourront rester bloquées quelle que soit la dissipation dans 25 la résistance 42. Les diodes 11 ou 11* représentées sur la fig.3 remplissent la fonction suivante: pendant l'intervalle de temps au cours duquel la tension à l'anode de la diode 11 devient moins positive et où la tension à la cathode de la diode 11* devient moins négative, le condensateur 41g ne fournit pas de 30 charge par l'intermédiaire de la résistance 10, ni le condensateur 41^» Par 1*intermédiaire de la résistance 10'. En pratique on a utilisé pour le circuit de désaimantation représenté sur la fig.3 les éléments suivants cités à titre d'eœemple: condensateurs 41^ et 41g= 375 ^uF 35 résistance 42 = 27 k condensateurs 5 et §'= 2 ^uF résistances 10 et 1Ô'= 1 k. Il est évident que, comme sur la fig.1, le circuit redresseur constitué par le condensateur 5 et la diode 6 et celui constitué par le con-40 densateur 5® et la diode 6* peuvent faire partie d'un circuit redresseur 05699 10 2003129 doubleur de tension. Au lieu d'utiliser la source de tension continue décrite à propos de la fig.1,(source comportant le condensateur 5j la diode 6 et la résistance 10)on peut également utiliser dans ce circuit de la fig.1, la source de tension continue représentée sur la fig.3 et constituée par le condensateur 5'» la diode 6' et la résistance 10'. La résistance 10* doit être reliée au point C du circuit de Graetz» Il s'ensuit qu'à l'état stationnaire, seule la diode située entre les points B et D est conductrice pendant une partie de la période de la tension alternative. La fig.4 représente un exemple d'un circuit de désaimantation conforme à l'invention dans lequel les composants qui se retrouvent dans les dispositifs des fig.1 et 3 portent les mêmes repères. Ce circuit de désaimantation comporte un circuit de Greinacher-Delon qui, comparativement à celui de la fig.3» est oonnecté à la masse en un autre endroit, à savoir à l'armature du condensateur 41^désignée par le signe plus. La bobine de désaimantation 3 relie les points communs des condensateurs 41^ et 412 ® l'enroulement tertiaire 13 d'un transformateur 12, l'autre extrémité dê cet enroulement étant connectée aux diodes du circuit redresseur 4« Il est évident que la bobine 3 pourrait également être connectée à cette autre extrémité de l'enroulement 13. Un enroulement primaire 14 du transformateur 12 est connecté en parallèle avec la source de tension alternative 1 et l'interrupteur 2. Un enroulement secondaire 15 est connecté au circuit redresseur doubleur de tension déjà décrit à propos de la fig.1, qui est constitué par les condensateurs 5, 8 et les diodes 6,7» Conformément à l'invention, le nombre de spires de l'enroulement secondaire 15 représenté sur la fig.4 est supérieur à celui de l'enroulement tertiaire 13 et l'on a prévu une résistance 10 qui relie la borne située à l'opposé de la masse de la résistance 42, shuntant le condensateur 41^ et 41 g» à l'armature du condensateur 8 qui est soumise à une tension continue plus ou moins constante. Après le phénomène de mise en circuit décrit ci-^iessus, qui se produit lors de la fermeture de l'interrupteur 2, les condensateurs 41^ et 41^ s°nt soumis par l'intermédiaire de la résistance 10, à une tension supérieure à celle provoquée par l'intermédiaire de l'enroulement 13, du fait qu'il existe une différence entre le nombre de spires des enroulements 15 et 13. Par suite de la division de tension entre les condensateurs 41^ et'412» 4ui on"fc pratiquement la même capacité, la bobine 3 n'est paroourué par aucun courant du fait qu'à l'état stationnaire les diodes du circuit redresseur 4 sont bloquées. La fig.5 représente un exemple d'un circuit de désaimantation conforme 69 05699 n 2003129 à l'invention ne différant du circuit de la fig.4 qu'en ce qui concerne la conception du circuit redresseur 4» Q.ui est également dans ce cas un circuit redresseur à deux alternances, doubleur de tension. Dans le circuit redresseur 4 les composants correspondant au condensateur 5» aux diodes 6 et 7 et 5 au condensateur 8 sont respectivement désignés par 6", 7" et 41. Le condensateur 41 est shunté par une charge constituée par une résistance 42, connectée d'un'côté à la masse et de l'autre côté à la résistance 10. Du fait qu'à l'état stationnaire, après le phénomène de mise en circuit décrit ci-dessus, on applique au condensateur 41j par l'intermédiaire 10 de la résistance 10, une tension continue positive plus élevée que celle qui pourrait être obtenue à l'aide de l'enroulement 13» la diode 7" est bloquée. Abstraction faite de faibles pertes négligeables dans la résistance de fuite du condensateur 5"» la tension aux bornes du condensateur 5" reste constante de sorte que la diode 6" est bloquée. Il s'ensuit qu'à l'état 15 stationnaire il ne circule aucun courant dans la bobine de désaimantation 3» qui pourrait également être connectée entre l'enroulement 13 et le condensateur 5"» L'ouverture de l'interrupteur 2 provoque la décharge du condensateur 41 » dans la résistance 42 et celle du condensateur 5" dans la résistance 42, la bobine de désaimantation 3 et l'enroulement tertiaire 13. 20 II ressort clairement des fig.4 et 5 que la résistance 42 n'est pas essentielle pour l'invention. En l'absence de cette résistance 42, la résistance 10 remplit une double fonction. Après la fermeture de l'interrupteur 2, la résistanoe 10 sert, de la façon décrite ci-dessus, de résistance de charge pour les condensateurs 41^» 412 (fig-4) ou 41 (fig.5)« Après l'ou-25 verture de l'interrupteur 2, la résistance 10, qui est connectée en série avec la charge 9, forme avec cette dernière un circuit de décharge. La résistance 10 et la charge 9 remplissent alors la fonction de la résistance 42 o Dans les circuits représentés sur les fig.4 et 5» le circuit redres-30 seur 4 reçoit une tension positive par l'intermédiaire d'une résistance 10 qui peut éventuellement être omise. On constate aisément que si l'on connecte la résistance 42 à la masse par l'autre extrémité, il faut appliquer une tension négative au circuit redresseur 4• Il est évident que la charge représentée sous forme de la résistance 35 42 du circuit redresseur à deux alternances 4 peut également être réalisée d'une autre façon; elle peut par exemple être constituée par le dispositif d'alimentation des filaments des tubes d'un récepteur de télévision. 05699 12 2003129 REVEimiCATIOllS. I» Circuit de désaimantation pouvant être branché sur une source de te*.'.-* sion alternative et comportant une bobine de désaimantation connectée ea série avec un réseau redresseur assurant le redressement des deux alternances de la tension alternative, ce réseau redresseur comportant des éléments ne conduisant le courant que dans un sens et au moins un condensateur, de sorte qu'après le branchement de la source de tension alternative, il circule dans la bobine de désaimantation un courant alternatif d'amplitude décroîssante, ce oircuit étant caractérisé en ce que, pour obtenir que le courant dans la bobine de désaimantation s'annule après un cercaaa temps, on a muni le circuit de désaimantation d'une source de tenais c tinue connectée en parallèle aveo le condensateur précité situé dans !«•. oircuit redresseur, cette souroe fournissant, après la mise en circuit && la source de tension alternative, une tension qui augmente jusqu'à dépasser la tension redressée engendrée aux bornes de oe oondensateur pas là source de tension alternative. 2. Circuit de désaimantation selon revendication 1, caraotérisé en es que la source de tension continue est conçue sous la forme d*uh circuit rs&ros-seur qui, lors de la mise en circuit de la source de tension alternat-iv® est branohé sur cette dernière, et qui atteint l'état stationnaire wprès sta intervalle de temps plus long que le circuit redresseur à deux altos-assces» 3. Circuit de désaimantation selon revendication 1 ou 2, caraotérisé sn «a que la source de tension continue constituant un circuit redresseur compor» te la combinaison en série d'un condensateur et d'un élément ne conduisant le courant que dans un sens, dont le point commun qui est soumis à un® te»?* sion continue variable est connecté par l'intermédiaire d'une résistansss à une armature du condensateur faisant partie du circuit redresseur à >. deux alternances. 4. Circuit de désaimantation selon revendication 3» caractérisé en gs 1'armature mentionnée du condensateur faisant partie du cirouit redresseur à deux alternances conçu sous la forme d'un circuit de Graetz est reliée à la bobine de désaimantation par l'intermédiaire de la résistanoe st du. condensateur faisant partie de la source de tension continue. 5. Circuit de désaimantation selon revendication 3» oaractérisé en ce que la bobine de désaimantation reliée au cirouit redresseur à deux alternances conçu sous la forme de circuit de Greinacher-Delon est connectée dans ce circuit à deux éléments ne conduisant le courant que dans un sens, montés tête-bêche, qui sont chacun oonnectés de l'autre côté à une armature d5un autre condensateur, tandis qu'une armature du condensateur est connectée;, par l'intermédiaire de la résistance et du condensateur faisant partie d® 69 05699 13 2003129 la source de tension continue, à l'extrémité de la "bobine de désaimantation, située à l'opposé du circuit redresseur précité. 6. Circuit de désaimantation selon revendication 5» caractérisé en ce que ladite résistance faisant partie de la source de tension continue est reliée 5 à un Ôlément ne conduisant le courant que dans un sens et dont le sens passant est le même que celui de l'élément ne conduisant le courant que dans un sens connecté à l'armature du condensateur dans le circuit Greinacher-delon. 7. Circuit de désaimantation selon revendication 1 ou 2, caractérisé en oe 10 que la source de tension continue, qui est conçue"sous la forme d'un circuit redresseur servant à engendrer une tension continue plus ou moins constante, est connectée à un enroulement secondaire d'un transformateur comportant un enroulement tertiaire comprenant un nombre de spire» inférieur à oelui de l'enroulement secondaire précité, cet enroulement tertiaire 15 étant connecté à la combinaison en série de la bobine de désaimantation et du oircuit redresseur à deux alternances. 80 Cirouit de désaimantation selon revendication 7» oaraotérisé en ce que la oharge du circuit redresseur à deux alternances conçu sous la forme de circuit de Greinacher-Delon, oharge qui est connectée dans ce oircuit à 20 deux condensateurs montés en série, est reliée d'un côté à là masse et de l'autre côté, à la source de tension continue fournissant une tension plus ou moins oonstante, mentionnée à la revendication 7o 9. Circuit de désaimantation selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que ladite source de tension continue fait partie d'un cir- 25 cuit redresseur servant à engendrer dans un récepteur de télévision en couleur, une tension continue plus ou moins constante.. 10. Récepteur de télévision en oouleur comportant un cirouit de désaimantation selon une des revendications précédentes.