La présente invention concerne les boites à lettres et plus particulière- ment une boîte à lettres protégée contre tout accès irtempesti! de l'exté- rieur. Les boites a lettres comportent normalement, dans leur partie supérieure, une fente qui permet le passage des lettres et autres plis et qui est, la plupart du temps, protégée contre les intempéries par un volet articulé à ltex- trieur de la boite de façon à se rabattre sur la fente sous l'action de son propre poids. Un tel volet, pas plus d'ailleurs que les autres systèmes de protection qui ont été proposés b ce jour, n'empêche pas l'introduction, par la fente des boîtes à lettres, d'un instrument ou dispositif permettant d'ex- traire d'une boite les plis qui y ont été introduits.C'est ainsi qu'il arrive fréquemment que des malfaiteurs ou tout au moins des personnes mal intentionnées introduisent par la fente d'une boite à lettres, notamment des boites diJ- posées par les banques pour recevoir du courrier penant leurs heures de de ferme- ture, un fil solide à l'extrémdté duquel est fixé un moyen autoadbésif, fré- quemment constitué, de façon extrêmement simple, par une boule de gomme à mâcher fraichement mastiquée.Larsque cette boule, introduite par la fente à l'ex trénnté du fil dont un individu tient l'autre extrémité, vient au contact d'une lettre se trouvant dans la boite, elle y adhère et, à la condition de Paire preuve d'une certaine habilité, le manipulateur du système peut extraire de la boite la lettre ainsi "péchée", l'opération pouvant etre répétée autant de fois que le désire l'auteur de cette peche.Le dispositif dont il vient d'être question permet de npecher" des lettres même lorsque la boîte comporte des chicanes constituées par des tôles très inclinées fixées dans la boite de façon à obliger les lettres à tomber selon une trajectoire en zig-zag, de telles chicanes ayant parfois été adoptées pour empêcher l'introduction, par la fente de la boîte, d'une tige rigide @@nie d son extrémité de moyens de préhension. Il y a évidemment le plus grand intérêt à éviter de telles violations des boîtes à lettres, qui permettent a leurs auteurs de s'emparer de plis conteontt des valeurs, ou de violer le secret de la correspondance, fait particulièrement grave lorsqu'il s'agit de courrier de banque. On a bien proposé de disposer, dans les boîtes, des sortes de peignes oscillants, rappelés par un ressort, qui, à la façon d'un piège, laisse passer les objets tossant dans la boite et empêche leur remontée. Toutefois outre que le réglage de la force du ressort et son fonctionnement sur, de longue durée ,sont très difficiles d assurer du fait que le peigne doit basculer même sous le poids d'un pli qui peut ne pas excéder dix grammes,il est toujours possible de faire basculer un tel peigne à l'aide d'une tige convenablement repliée,introduite par la fente de la boite. La présente invention a pour objet une boite à lettres agencée de façon éviter les inconvénients précités et toute possibilité de réaliser une "pêche" du genre ci-dessus rappelé. Une boite à lettres conforme à l'invention comporte, derrière sa façade, un tablier sensiblement plan, monté oscillant autour d'un axe horizontal, paral lele à ladite façade, tablier comportant sur son bord inférieur des dents formant un peigne prolongeant le tablier et aptes a s'engager dans des fentes correspondantes ménagées dans la paroi arrière de la boîte, ledit tablier étant prolongé, au dessus de son axe d'oscillation, par une partie qui en est solidaire en rotation et conçue pour faire saillie au dehors de la boite par une puverture ménagée à cet effet R l'extrémité supérieure de la façade de cette dernière, cette partie portant une tôle en forme de segment de cylindre centré sur l'axe d'oscillation du tablier et ne laissant qu'un faible jeu entre elle et un élément délimitant'l'ouverture ménagée dans la susdite ouverture, tôle dans laquelle est pratiquée,parallèlement à l'axe d'oscillation du tablier,une fente disposée pour venir se placer en avant de la façade de la boîte lorsque le tablier est basculé pour engager ses dents de peigne dans les fentes de la paroi arrière de la boîte, des moyens étant prévus, d'une part, pour permettre de saisir de l'extérieur l'ensemble constitué par le tablier et les pièces associées et le faire basculer en faisant sortir ladite fente de la boîte et, d'autre part, pour empêcher l'accès a l'intérieur de la boite autrement que par ladite fente dans sa position de sortie hors de la boîte, et un espace libre étant prévu,sous le volume balayé par le tablier dans sa course d'oscillation, pour recueillir les plis ou autres objets introduits dans la boite. On a représenté aux dessins annexés un exemple de réalisation d'une boîte à lettres conforme A l'invention. Dans ces dessins fig. 1 est une vue en coupe verticale de cette boîte par la ligne I-I de fig. 2 ; fig. 2 est une vue partielle, en coupe verticale par la ligne Il-Il, de fig. 1; fig. 3 est une vue partielle, de face, de la paroi de fond de la boîte dans le plan III-III de la fig. 1. L'exemple représenté aux dessins est celui d'une boite du type susceptible d'être encastré dans un mur de façade et qui ne comporte pas de fond, les lettres ou autres objets introduits dans la boîte étant recueillis dans un receptacle quelconque situé sous la boîte proprement dite, dont le fond est ouvert. Elle comporte donc un corps I forme d'une paroi supérieure 2, de deux parois la- térales 3 et d'une paroi arrière 4, qui peuvent être en tôle d'acier ordinaire. Entre les parois latérales 3 est soudé un élément de paroi frontale 5,également en tôle d'acier ordinaire, dont les parties supérieure et inférieure sont for- mées d'une façon particulière qui sera détaillée ci-aprds.Sur cette paroi fron tale 5 est appliquée un habillage de façade 6,par exemple en tôle d'aluminium ou d'acier inoxydable, l'ensemble étant encadré par des profilés en T 7, égale- ment en aluminium ou en acier inoxydable, forment les quatre cotés de la façade visible de la boîte.L'habillage 6 ménage, à la partie supérieure de la boîte, une ouverture libre 8 dont le rôle sera également précisé ci-après.L'ensemble ainsi constitué est assujetti dans une ouverture ménagée dans un mur ou paroi, présentant les dimensions voulues pour le recevoir, les ailes extérieures des prof s 7 recouvrant les bords de ladite ouverture. Derrière l'ouverture 8 de la boîte et parallèlement à la façade de celle ci est maintenu, entre les parois latérales 2, 2, d l'aide de vis 9, un artre 10 sur lequel pivote@ un élément de charnière 11 soudé sous un tablier de tôle 12 qui s'étend vers le bas en formant une surface plane. Ce tablier 12 est prolongé vers le haut par une partie oblique 13 suivie d'une partie 14, ;d,en position de repos, se trouve disposée verticalement et supporte un habillage 15 analogue à Ihabillage 6 sus-mentionné et qui vient compléter ce dernier en chstruant l'ouverture 8 lorsque le tablier occupe saposition de repos représentée. L'habillage 15 comporte è sa partie supérieure une poignée 16,par exemple en forme d'auvent.De part et d'autre du tablier 12 et de ses prolongements 13, 14, sont soudés des flasques latéraux 17 dont le bord supérieur forme un arc de carcle centré sur l'axe de l'arbre 10 et sur lequel est soudée une tôle cintrée 18 qui ménage un faible jeu per rapport à la paroi supérieure 2 de la boîte. Dans la tôle 18,est pratiquée une fente 19 s'étendant parallèlement à l'axe 10, une tôle de garde 20 s'étendant entre les parois latérales 17 et venant s'appliquer, d'une part, le long du bord supérieur du tablier 12 à son arête de raccordement avec son prolongement 13 et, d'autre part, sous la tole cintrée 18, au voisinage im@édiat du bord de la fente 19 qui se trouve le plus prés de la façade de la boîte.Un fer plat 21, servant de contrepoids pour faciliter le basulement du tablier autour de l'axe 10, est soudé, le long du prolongement 14, à l'intérieur du caisson ainsi formé par les prolongements 13 et 14 du tablier 12, la tôle cintrée 18 et la tôle de garde 20. En position de repos, le tablier 12 vient buter sur la partie supéricure 22 de l'élément de paroi frontale 5, repliée en forme de corniere dont l'aile supérieure est légèrement oblique, et sur la partie inférieure 23, repliée à angle droit, de cette même paroi frontale 5. Le tablier 12 porte à sa partie inférieure des dents de tôle 24 soudées perpendiculairement à la surface inférieure dudit tablier de façon à prolonger ce dernier. Ces dents sont disposées pour venir coopérer - lorse l'on fait basculer le tablier de telle sorte que la fente 19 ménagée dans la tôle cintr6e 18 vie@@e en avant de la façade de la boite - avec des dents de scie très aigües 25 découpées dans le bord inférieur de la paroi arrière 9 de la boite, an s'en- gageant au fond des échancrures 26 ménagées entre ces dents 25, une bande de tôle 27, soudée sur la paroi 4, pouvant servir de butée auxdites dents 24. Le fonctionnement de la boite ainsi constituee est le suivant Lorsqu'un usager désire déposer une lettre ou autre objet analogue dans la boîte, il saisit la poignée 16 de lthabillage de façade et l'attire vers lui pour faire basculer la goulotte formée par le tablier 12 et les pièces qui en sont solidaires, jusqu'S ce que la fente 19 vienne se placer en avant de la fa çade de la boîte. Dans cette position (représentée en traits mixtes à la fig.i) les dents 24 du tablier 12 sont engagées dans les fentes 26 entre les dents de scie 25 de la paroi arrière 4.L'usager glisse alors sa lettre par la fente 19 et la lettre toeÊ > e dans la boite où elle se trouve retenue entre le tablier 12 et la paroi arrière 4. L'usager lache alors la poignée 16 et la goulotte formée par le tablier 12 et ses annexes retombe en position de repos, sous l'action de son propre poids et celui du pli qu'elle supporte.La lettre tombe alors dans le réceptacle situé sous la boite. On conçoit d'ailleurs que ce réceptacle pourrait faire corps avec la boite en constituant le fond de celle-ci au-dessous de l'ensemble qui vient d'être décrit. I1 est clair que la boite ainsi constituée empêche toute pénétration d'une tige rigide quelconque ainsi que l'introduction utile d'un fil équipé de moyens de préhension, tel qu'évoqué au début du présent mémoire. Eh effet, l'intérieur de la partie supérieure de la boite n'est accessible que lorsque le tablier 12 est basculé de telle sorte que la fente 19 se présente devant la façade mais, dans cette position du tablier, les dents 24 de celui-ci sont engageas entre les dents 25 de la paroi arrière de la boite et tout objet introduit par la fente est donc arrêté par ledit tablier.Pour que l'objet puisse poursuivre sa course vers le bas, il faut que le tablier bascule vers sa posi- tion de repos mais la fente 19 revient alors à l'intérieurde la boite et, si l'on a tenté d'y faire passer une ficelle, celle-ci est coince entre la tale 18 et la paroi superieure 2 de la boite et se trouve donc inobilisée.Cn peut rneie envisager d'aiguiser, par exemple, le bord 28 de la rente 19 le plus proche de la façade de la boîte, afin de couper le fil qui aurait été ainsi introduit. en en admettant que l'on ait pu faire entrer dans la boite une longueur de fil suffisante pour que, une fois le tablier rabattu, l'extrémité de ce fil et les moyens de préhension qui y sont fixés atteignent les plis qui se trouvent dans le réceptaciè situé sous la boite, il ne serait plus possible d'extraire une lettre de la boîte car ceci nécessiterait à ncuveau,pour découvrir la fente 16, le basculement du tablier 12, eipnant toute rementée d'une telle lettre, le bord intérieur 29 du tablier pouvant au surplus etre également aiguisé pour ten- dre à couper le fil. REVENDICATIONS I. Boite à lettres inviolable dont la partie supérieure comporte une ouverture munie d'un obturateur servant à l'intro- duction d'objets et dont la partie inférieure communique avec un réceptacle recevant ceux-ci, caractérisée en ce qu'elle comprend intérieurement un organe de séparation escamotable asservi à l'obturateur et susceptible d'isoler la partie supériéure de la partie inférieure quand l'ouverture est dégagiez et de s'effacer quand celle-ci est obturez, ledit organe transformant la partie interne supérieure de la botte en un sas d1 Introduction desdits objets. 2. Boite selon la revendication 1 comprenant un obturateur articulé autour d'un axe parallèle à un bord de l'ouverture, caractérisée en ce que l'organe de séparation est un tablier so- lidaire de 1 obturateur qu'il prolonge vers l'intérieur de la botte au-delà de l'axe d'articulation, le bord libre dudit tablier se rapprochant de la paroi opposée à l'ouverture pour coopérer avec celle-ci de façon à interdire le passage des objets vers le réceptacle quand l'obturateur est basculé en vue de dégager ladite ouverture. 3. Boite selon la revendication 2 caractérisée en ce que le bord libre du tablier est muni de dents formant un peigne, lesquelles sont susceptibles de s 'engager dans des échancrures correspondantes ménagées dans la paroi oppose à l'ouverture d'introduction des objets. 4. Boite selon la revendication 3, daractérisée en ce que le bord inférieur de la paroi opposée à I'ouverture est découpé en dents de scie et que les dents du peigne prolongeant le tablier sont des lames fixées sur celui-ci de façon à venir s intercaler entre lesdites dents de scie.