La présente invention a pour objet un perfectionnement aux mesureuses de surfaces,notamment pour l'industrie des cuirs. Certaines mesureuses de surfaces employées dans cette industrie sont constituées essentiellement d'un cylindre rotatif très rigide, d'axe horizontal, suffisamment long pour dépasser légèrement la plus grande largeur d'une peau dont la surface doit être mesurée,sur lequel roule une série de disques rotatifs parallèles et indépendants les uns des autres,dont le nombre est suffisant pour qu'ils occupent toute la largeur du cylindre et conservent entre eux un écart petit devant la largeur des objets dont on désire mesurer la surface.Ces objets défilent A travers la machine entre le cylindre et la série de disques,le cylindre étant entraîné en rotation par des moyens appropriés, et le principe général de mesure est le suivant :des moyens permettent de de- tecter la présence ou l'absence d'un objet entre chaque disque et le cylindre,cependant que la détermination de l'angle de rotation des disques décrit en présence de l'objet permet de connattre la longueur d'objet que chaque disque a vu défiler sous lui; d'autres moyens permettent de faire la sommation des déplacements angulaires de tous les disques effectués en présence de l'objet, la somme obtenue étant proportionnelle â la surface de l'objet. Ce procédé connu revient donc à diviser l'objet en un certain nombre de bandes longitudinales parallèles ayant toutes la m8we largeur,faible devant celle de l'objet, et & considérer que la somme des longueurs de ces bandes est proportionnelle à la surface de l'objet,l'approximation étant évidemment d'autant plus exacte que la largeur des bandes est petite. Parmi les- moyens connus utilisés pour détecter la présence ou l'absence d'un objet entre le cylindre et l'un des disques, on peut employer soit des moyens mécaniques,comprenant par exemple des doigts mobiles portés par les disques et déplaçables en direction radiale,qui sont soulevés si un objet est présent sous le disque,soit des moyens électroniques,faisant par exemple appel à des cellules photoélectriques. Dans ce dernier cas,il est souhaitable que l'on puisse loger une source de rayonnement, lumineuse par exemple,à lin- térieur du cylindre,ce qui est réalisable en construisant ce cylindre à partir d'un tube en verre,à l'intérieur duquel on place la ou les sources de lumière ou autre, le tube de verre étant entraîné en rotation de la même manière qu'un cylindre quelconque, tel qu'en acier. Cette solution satisfaisante pour de petites machines devient inacceptable dans le cas de grandes machines, le cylindre en verre étant alors difficile à réaliser et fragile. La présente invention a pour objet un perfectionnement permettant de placer une source lumineuse ou autre à l'intérieur du cylindre,sans avoir les inconvénients mentionnés ci-dessus. Suivant ce perfectionnement, le cylindre considéré est constitué par une série d'anneaux coaxiaux,montés roulants sur deux tambours rotatifs d'axes parallèles entraînés en rotation, dont l'un au moins comporte à sa périphérie des moyens assurant le positionnement des anneaux précités, à l'intérieur desquels sont placées la ou les sources de lumière ou autre. Le cylindre est ainsi décomposé en un certain nombre d'anneaux faciles à réaliser, entrasses en rotation par friction au moyen des deux tambours qui les supportent.Ces anneaux sont par exemple maintenus en position, convenablement écartés,au moyen d'une série d'épaulements annulaires alternant avec des gorges, formés sur l'un au moins des deux tambours;on prévoit de préférence un anneau sous chacun des disques,les anneaux et disques correspondants étant bien entendu dimensionnés et positionnés de manière que les disques ne puissent pas tomber entre les anneaux. Ces anneaux sont avantageusement tous traversés par une barre fixe parallèle à leur axe, qui prévient leur déplacement accidentel et peut aussi servir de support pour la ou les sources de lumière ou autre placées à l'intérieur des anneaux. De toute façon, l'invention sera mieux comprise à l'aide de la description qui suit,en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif,une forme d'execution d'une mesureuse de surfaces munie de ce perfectionne ment; Figure 1 en est une vue en coupe longitudinale,c'est-àdire suivant un plan perpendiculaire aux axes des anneaux et des tambours; Figure 2 en est une vue en coupe transversale,suivant 2-2 de figure 1, passant notamment par l'axe de la série d'anneaux. La partie mécanique de la mesureuse de surfaces représentée comprend de manière connue un cylindre rotatif 1 d'axe horizontal sur lequel roule une série de disques rotatifs 2 parallèles et indépendants les uns des autres, l'objet 3, tel que peau dont on désire connattre la surface défilant suivant la flèche 4 entre le cylindre 1 et la série de disques 2. La partie électronique de la machine,ne faisant pas l'objet de l'invention, comprend notamment des cellules photoélectriques 5 associées aux disques 2, et disposées par exemple dans les espaces libres situés entre deux disques voisins,comme le montre la figure 2.Les cellules 5 détectent sous chaque disque, ou plus précisément entre chaque paire de disques voisins, la présence ou l'absence de l'objet L grâce à une source de rayonnement 6 logée à l'intérieur du cylindre 1 et constituée, dans l'exemple du dessin, par un unique tube fluorescent disposé parallèle à l'axe dudit cylindre. Suivant l'invention, le cylindre 1 est constitué par une série d'anneaux coaxiaux 7, séparés par des intervalles laissant passer la lumière émise par la source 6, de sorte que ces anneaux ne sont pas nécessairement en verre et peuvegt,au contraire, être métalliques. Chaque anneau 7 est situé sous l'un des disques 2. Tous les anneaux 7 reposent sur deux tambours rotatifs 8 et 9 d'axes parallèles, dont les extrémités sont montres tournantes dans des paliers portés par le bâti de la machine.Sur les tambours 8 et 9 sont formés des épaulements annulaires 10 alternant avec des gorges Il de largeur sensiblement égale à celle des anneaux 7, sur le fond desquelles prennent appui lesdits anneaux. Les Bes deux tambours 8 et 9 sont entrafnés en rotation dans le même sens, indiqué par des flèches respectives 12 et 22 sur la figure 1, de manière à avoir une même vitessepériphérique et entraîner ainsi par friction tous les anneaux 7 dans le sens opposé,coDme l'indique la flèche 14, ce qui assure l'avancement de l'objet 3 suivant la flèche 4. Pour l'obtention de ce mouvement, un moteur non représenté entratne par exemple en rotation un pignon 15 en prise avec un premier pignon récepteur 16, lié en rotation au tambour 8;un second pignon récepteur 17, lié en rotation au tambour 9,est entratné par le premier pignon récepteur 16 grâce à un pignon intermédiaire 18. La source lumineuse 6 est fixée sur une barre support 19 qui, s'étendant parallèlement à l'axe des anneaux 7,les traverse tous et est fixée, par ses extrémités, au bâti de la machine Enfin,l'ensemble formé par le cylindre 1,lui-même constitué par la série d'anneaux 7, et les deux tambours 8 et 9, est recouvert au moins partiellement de caches 20 et 21 évitant l'engagement accidentel de l'objet 3 entre les anneaux 7 et l'un des tambours 8 et 9 lue cache 21 servant en outre de guide pour amener l'objet 3 exactement entre les anneaux 7 et les disques 2. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de cette mesureuse de surfaces qui a été décrite ci-dessus à titre d'exemple; elle en embrasse,au contraire, toutes les variantes de réalisation comportant des moyens équivalents.C'est ainsi,notamment, que l'on ne s'éloignerait pas de l'esprit de l'invention en prévoyant, à la place de la série d'épaulements et de gorges formés sur les deux tambours, des guides quelconques assurant le positionnement correct des anneaux. -REVENDICATIONS 1.- Perfectionnement aux mesureuses de surfaces,notamment pour l'industrie des cuirs,constituées essentiellement d'un cylindre rotatif d'axe horizontal sur lequel roule une série de disques rotatifs parallèles et indépendants les uns des autres, associés à des moyens électroniques -tels que cellules photoélectrW ques permettant de détecter, grâce à une ou des sources de lumière ou autre logées à l'intérieur du cylindre, la présence ou l'absence sous chaque disque d'un objet qui défile entre le cylindre et la série de disques, et dont on désire mesurer la surface,caractérisé en ce que ce cylindre est constitué par une série d'anneaux coaxiaux,montés roulants sur deux tambours rotatifs d'axes parallèles entraînés en rotation, dont l'un au moins comporte à sa périphérie des moyens assurant le positionnement des anneaux précités, à l'intérieur desquels sont placées la ou les sources de lumière ou autre. 2.-Perfectionnement selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens assurant le positionnement des anneaux sont constitués par une série d'épaulements annulaires alternant avec gorges,formés sur l'un au moins des deux tambours. 3.- Perfectionnement selon la revendication 1 ou 2,caractérisé en ce -qu'il est prévu un anneau sous chacun des disques,les anneaux et disques correspondants étant dimensionnés et positionnés de manière que les disques ne puissent pas tomber entre les anneaux. 4.- Perfectionnement selon l'une quelconque des revendications 1 à 3,caractérisé en ce que les anneaux sont tous traversés par une barre fixe parallèle à leur axe qui préviéntleur déplacement accidentel. 5.- Perfectionnement selon la revendication 4,caractérisé en ce que la barre précitée sert de support pour la ou les sources de lumière ou autre placées à l'intérieur des anneaux. 6.- Perfectionnement selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'ensemble formé par la série d'anneaux et les deux tambours la supportant est recouvert,au moins partiellement, de caches évitant l'engagement accidentel d'un objet dont on désire mesurer la surface entre les anneaux et l'un des tambours.