La présente invention, due à Ryss Jury Samuilovich, Bakhtin Jury Grigorievich, Chamaev Viktor Nikolaevich, Panteleimonov Vladimir Mikhailovich, concerne les dispositifs destinés à la prospection des gisements métallifères, notamment les dispositifs pour la prospection géophysique des gisements métallifères doués de conductibilité électronique, par la méthode des courbes de polarisation. On connait un dispositif pour la prospection géophysique des gisements métallifères par la méthode des courbes de polarisation, fonctionnant au régime galvanodynamique d'excitation des réactions électrochimiques. Le graphique représentant la relation entre l'intensité du courant I circulant à travers la surface de la formation métallifère et la valeur du potentiel g de la réaction électrochimique se produisant lors du passage dudit courant est dit courbe de polarisation". Si l'enregistrement des courbes de polarisation steffectue avec variation du courant circulant à travers la surface de la formation métallifère suivant un programme prédéterminé, la formation métallifère est étudiée au régime galvanodynamique sui vant la relation q . f (I) (voir, par exemple le brevet Rance nO 1.537.761). Si ltenregistrement des courbes de polarisation s'effectue avec un potentiel 9 des réactions électrochimiques se déroulant à la surface de la formation métallifère fixé suivant un programme, la formation métallifère est étudiée au régime potentiodynamique suivant la relation I = f t ff Le dispositif indiqué ci-dessus pour la prospection géophysique des gisements métaflifères comprend : une source de courant continu et un organe pour faire varier l'intensité du courant ; une électrode principale d'alimentation ayant un contact électrique avec la formation métallifère, et raccordée à la source de courant continu une une électrode auxiliaire d'alimen- tation ayant un contact-électrique avec les encaissants de la formation métallifère et raccordée à la source de courant continu.Un capteur d'intensité de courant est intercalé entre la source de courant continu et l'une des électrodes d'alimentation, par exemple l'électrode principale Le dispositif comprend aussi un mesureur de potentiel des réactions électrochimiques à la surface de la formation métallifère dont les entrées sont connectées à un sommateur et à l'électrode principale d'alimentation. Les entrées du sommateur sont connectées à une électrode de mesure impolarisable et à un générateur de tension de compensation, relié au capteur d'intensité de courant. Un enregistreur de courbes de polarisation est connecté au capteur d'intensité de courant et au mesureur de potentiel. Un bloc fixant la durée d'excitation de la formation métallifère par le courant continu est relié à l'organe faisant varier l'intensité du courant. En faisant varier l'intensité du courant dans le circuit constitué par la source de courant continu, la formation métallifère, les électrodes d'alimentation, suivant le programme du bloc fixant la durée d'excitation de la formation métallifère parle courant continu, on provoque successivement à la surface de la formation métallifère des réactions électrochimiques. L'action simultanée du capteur d'intensité de courant, du générateur de tension de compensation et du mesureur de potentiel, assure la discrimination à la sortie de ce dernier du potentiel des réactions électrochimiques qui est enregistré par l'enregistreur sous la forme de la relation 9 = f (I). D'après les courbes de polarisation, qui sont des courbes à grand nombre d'étages, on détermine les potentiels des réactions électrochimiques, et d'après ces potentiels, on établit la composition minérale de la formation métallifère et l'intensité du courant limite des réactions, utilisée dans le calcul des dimensions de la formation métallifère et d'autres paramètres de cette formation. Toutefois, le régime galvanodynamique d'excitation des réactions électrochimiques réalisé par le dispositif connu présente un inconvénient, consistant en ce que, dans le cas où les réactions électrochimiques provoquées ont des potentiels diÉfé- rant peu, il est difficile de les distinguer sur la courbe de polarisation. En outre, on observe souvent une transition progressive entre l'enregistrement du potentiel d'une réaction électrochimique et l'enregistrement du potentiel d'une autre réaction électrochimique (par exemple dans les minerais dissOminés dans des veines ou intercalations), ce qui peut faire surgir des difficultés dans la détermination du potentiel des réactions électrochimiques sur la courbe de polarisation, et surtout de l'intensité limite du courant de ces réactions.Il peut s'ensuivre, par conséquent, une détermination inexacte de la composition des minerais, surtout dans le cas de mise en évidence des minéraux dont les concentrations sont faibles, et des erreurs dans la détermination des quantités de minéraux et des dimensions des formations métallifères. Le but de l'invention est de supprimer les inconvénients mentionnés. Il s'agissait donc de créer un dispositif pour la prospection géophysique des gisements métallifères qui augmenterait notablement la précision de détermination de la composition minérale de la formation métallifère et de ses dimensions. La solution consiste en ce que, dans le dispositif pour la prospection géophysique des gisements métallifères, comprenant une source de courant continu avec un organe pour faire varier l'intensité du courant, à laquelle sont raccordés électriquement une électrode principale d'alimentation ayant un contact électrique avec la formation métallifère, une électrode auxiliaire d'alimentation contactant électriquement les encaissants de la formation métallifère, et un capteur d'intensité de courant auquel est connecté un circuit constitué par un générateur de tension de compensation, un sommateur raccordé à une électrode de mesure impolarisable et un mesureur de potentiel des réactions électrochimiques à la surface de la formation métallifère relié à l'électrode principale d'alimentation, tous ces éléments étant en série, ainsi qutun bloc fixant la durée d'excitation de la formation métallifère par le courant continu, raccordé électriquement à un enregistreur, d'après l'invention, on prévoit un consignateur de potentiel des réactions électrochimiques à la surface de la formation métallifère, un bloc de comparaison et un bloc de commande montés en série ; l'entrée du consignateur est connectée au bloc fixant la durée d'excitation de la formation métallifère par le courant continu ; la seconde entrée du bloc de comparaison est connectée au mesureur de potentiel des réactions électrochimiques à la surface de la formation métallifère ; la sortie du bloc de commande est raccordée à l'organe faisant varier l'intensité du courant ; l'enregistreur mentionné est connecté au consignateur de potentiel des réactions électrochimiques et au capteur d'intensité du courant pour enregistrer, sous la forme de courbes de polarisation, la relation entre le potentiel consigné des réactions électrochimiques à la surface de la formation métallifère-et le courant circulant à travers la surface de cette formation métallifère, quand apparaît le potentiel correspondant. La solution consiste aussi en ce que, dans le dispositif pour la prospection géophysique des gisements métallifères comprenant une source de courant continu, à laquelle sont raccordés électriquement au moins deux éléctrodes d'alimentation ayant un contact avec les encaissants de la formation métallifère, et un capteur d'intensité de courant auquel est connecté un circuit constitué par un générateur de tension de compensation, un sommateur raccordé à une électrode de mesure impolarisable, et un mesureur de potentiel des réactions électrochimiques raccordé à une seconde électrode de mesure impolarisable, tous cers éléments étant en série, ainsi qutun bloc fixant la durée d'excitation de la formation métallifère par le courant continu, raccordé électriquement à un enregistreur, d'après l'invention on prévoit un consignateur de potentiel des réactions électrochimiques à la surface de la formation métallifère, un bloc de comparaison et un bloc de commande montés en série ; l'entrée du consignateur est connectée au bloc fixant la durée d'excitation de la formation métallifère par le courant continu ; la seconde entrée du bloc de comparaison est connectée au mesureur de potentiel des réactions électrochimiques à la surface de la formation métallifère ; la sortie du bloc de commande est raccordée à l'organe faisant varier l'intensité du courant ; l'enregistreur mentionné est connecté au consignateur de potentiel des réactions électrochimiques à la surface de la formation métallifère et au capteur dtin- tensité de courant pour enregistrer sous forme de courbe de polarisation, la relation entre le potentiel consigné des réactions électrochimiques à la surface de la formation métallifère et le courant circulant à travers la surface de la formation métallifère quand apparaît le potentiel correspondant. I1 est avantageux que le dispositif comporte un bloc de mesure de la quantité d'électricité, dont une entrée est connectée au capteur d'intensité de courant, et la seconde entrée au bloc fixant la durée d'excitation de la formation métallifère par le courant continu, ainsi qu'un second enregistreur connecté à la sortie dudit bloc et au consignateur de potentiel pour enregistrer la relation entre le potentiel consigné des réactions électrochimiques à la surface de la formation métallifère et la quantité d'électricité qui est dépensée pour le déroulement des réactions électrochimiques provoquant l'apparition du potentiel correspondant. Le dispositif peut comporter un troisième enregistreur connecté au capteur d'intensité de courant et au bloc fixant la durée d'excitation de la formation métallifère par le courant continu, cet enregistreur assurant l'enregistrement de l'intensité du courant en fonction du temps, à potentiel constant, des réactions électrochimiques à la surface de la formation métallifère. Cela permet d'augmenter notablement la précision de détermination des dimensions de la formation métallifère, sa composition minérale et la proportion relative des minéraux, gracie à la haute définition du dispositif dans la détermination du potentiel des réactions électrochimiques, ainsi que grâce à la mesure de la quantité d'électricité dépensée pour chacune de ces réactions. Dans ce qui suit, 1 'invention est expliquée par un mode de réalisation concret et des dessins annexés, dans lesquels la figure I représente le schéma synoptique général d'un dispositif pour la prospection géophysique des gisements métallifères la figure 2 représente le schéma synoptique d'un dispositif pour la prospection géophysique des gisements métallifères, réalisant la variante sans contact d'excitation des réactions électrochimiques à la surface de la formation métallifère les figures 3 et 4 représentent différentes variantes de schéma synoptique du dispositif ;; la figure 5 représente un exemple de courbe de polarisation, ctest-à-dire du courant de polarisation de la formation métallifère en fonction du potentiel des réactions électrochimiques provoquées à la surface de la formation métallifère la figure 6 représente un exemple de courbe de polarisation, c'est-à-dire du courant de polarisation de la formation métallifère en fonction du temps à potentiel constant des réactions électrochimiques à la surface de la formation métallifère. Le dispositif proposé pour la prospection géophysique des gisements métallifères comprend une source i (fig.1) de courant continu avec un organe 2 faisant varier l'intensité du courant dans son circuit, l'ensemble constituant une source réglable de courant continu. En envoyant des signaux de commande à l'entrée de commande, on peut faire varier le courant débité par la source dans le circuit d'utilisation dans une plage étendue depuis des intensités proches de zéro jusqu'à l'intensité nominale. La source réglable peut être réalisée aussi bien avec des machines à courant continu, par exemple des amplidynes, qu'avec des convertisseurs alternatif-continu (redresseurs), dont le réglage peut être exécuté aussi bien du côté courant alternatif, que du côté courant continu, par exemple à l'aide de diodes commandées (thyristors). Le dispositif comprend aussi une électrode principale d'alimentation 3, ayant un contact électrique avec la formation métallifère à étudier 4, et une électrode auxiliaire d'alimentation 5 contactant les encaissants environnant la formation métallifère 4. Ces électrodes sont raccordées à la source réglable de courant continu, avec laquelle elles constituent le circuit électrique d'alimentation. Dans le circuit électrique est intercalé un capteur 6 d'intensité de courant. L'électrode principale d'alimentation 3 est une sonde spéciale, susceptible d'assurer le contact électrique avec la formation métallifère par serrage forcé de ses éléments conducteurs contre la paroi du forage sur une grande surface, ce qui permet d'avoir des densités de courant faibles aux points de contact. L'électrode auxiliaire d'alimentation 5 est une prise de terre ordinaire, constituée par exemple par des tiges métalliques enfoncées dans le sol. Elle sert à transmettre le courant continu de la source d'alimentation à la formation métallifère par l'intermédiaire des roches encaissantes avec un minimum de pertes. Elle est constituée, en règle générale, par un système de conducteurs enterrés dans le sol à une certaine distance de la formation métallifère à étudier. Le mesureur 7 de potentiel des réactions électrochimiques, à la surface de la formation métallifère 4, est connecté au sommateur 8 et à l'électrode principale d'alimentation 3. Le sommateur 8 est relié via le générateur 9 de tension de compensation au capteur 6 d'intensité du courant dans le circuit d'alimentation et à l'électrode de mesure impolarisable 10 captant le potentiel des réactions électrochimiques se déroulant à la surface de la formation métallifère 4, lorsque le courant d'excitation fourni par la source d'alimentation circule dans le circuit d'alimentation. Le mesureur 7 de potentiel des réactions électrochimiques est un amplificateur à courant continu ayant un coefficient de transfert stable et constant, étalonné en potentiel des réactions électrochimiques à la surface de la formation métallifère 4. Le générateur 9 de tension de compensation est destiné à fournir une tension dont la valeur varie en synchronisme avec le courant dans le circuit d'alimentation. Le coefficient de transfert, entre l'intensité du courant dans le circuit d'alimentation et la tension de sortie du générateur de tension de compensation, peut être changé dans une plage étendue selon les conditions concrètes d'étude de la formation métallifère. Dans le générateur 9 de tension de compensation, pour la résolution de certains problèmes particuliers, est prévue la possibilité d'avoir des bornes d'entrée et de sortie isolées les unes des autres, ctest-à- dire, la possibilité de découpler galvaniquement l'entrée et la sortie. Le consignateur 11 de potentiel des réactions électrochimiques est raccordé par son entrée au bloc 12 fixant la durée d'excitation de la formation métallifère 4 par le courant continu, et par sa sortie, au bloc 13 de comparaison. La seconde entrée du bloc 13 de comparaison est connectée à la sortie du mesureur 7 de potentiel des réactions électrochimiques, et sa sortie est raccordée via le bloc de commande 14 à 1' organe 2 faisant varier l'intensité du courant dans le circuit d'alimentation. L'enregistreur 15 est à deux coordonnées. Son entrée wx" est connectée au capteur 6 d'intensité de courant, et son entrée "Y" est connectée au consignateur Il de potentiel des réactions électrochimiques. L'enregistreur 15 enregistre en coordonnées rectangulaires, sous la forme de courbes de polarisation, la relation entre le potentiel consigné des réactions électrochimiques et le courant d'excitation circulant à travers la surface de la formation métallifère, quand apparait le potentiel correspondant. Le consignateur 11 de potentiel des réactions électrochimiques est un jeu de résistances de précision avec des commutateurs (ou bien une résistance variables, qui sont connectées à une alimentation stabilisée (non représentée sur la figure), dont la tension de sortie peut être réglée à n'importe quelle valeur. Les commutateurs des résistances de précision (ou bien la résistance variable) sont manoeuvrés par le bloc 12 fixant la durée d'excitation de la formation métallifère par le courant continu. Le bloc 12 peut être un compteur d'impulsions à fréquence des impulsions variables (ou bien un petit moteur de petite puissance avec un réducteur dont la vitesse à la sortie peut être changée dans une plage étendue, selon les conditions concrètes de prospection). Le fonctionnement conjugué du consignateur Il de potentiel des réactions électrochimiques et du bloc 12 fixant la durée d'excitation de la formation métallifère par le courant continu détermine la vitesse de déroulement des réactions électrochimiques à la surface de la formation métallifère 4. Le changement de la vitesse de déroulement des réactions électrochimiques permet de trouver le régime optimal d'étude de la formation métallifère et d'obtenir un effet maximal. Dans la reconnaissance géologique et dans la prospection des gisements métallifères, il arrive souvent qu'une formation métallifère 4, découverte par des moyens géophysiques, nécessite une étude détaillée quand le contact direct à travers un forage ou un autre ouvrage minier est encore impossible. Le dispositif proposé pour la prospection géophysique des gisements métallifères est avantageusement employé dans de telles situations aussi. Pour cela,-on modifie le circuit d'alimentation. L'électrode d'alimentation 16 (fig. 2) ne contacte pas la formation métallifère à étudier 4 ; elle est située de l'autre côté de la formation métallifère par rapport à la seconde électrode d'alimentation 17. La formation métallifère à étudier 4 se trouve dans le champ de propagation du courant électrique des deux électrodes d'alimentation 16 et 17, et une partie du courant du circuit d'alimentation circule à travers la formation métallifère 4, en provoquant des réactions électrochimiques à sa surface. Pour enregistrer le potentiel des réactions électrochimiques, on connecte le mesureur 7 de potentiel des réactions électrochimiques au sommateur 8 et une seconde électrode de mesure impolarisable 18, placée en un point quelconque éloigné des électrodes 16 et 17. Un tel schéma constitue une variante d'excitation des réactions électrochimiques à la surface de la formation métallifère sans contact. Pour la réalisation des mesures par la variante d'excitation des réactions électrochimiques sans contact, il est nécessaire que les bornes d'entrée et de sortie du générateur 9 de tension de compensation soient isolées électriquement, afin d'exclure la polarisation indésirable de l'électrode de mesure impolarisable 18 (ainsi que sa mise hors d'usage éventuelle) par l'énergie de la source 1 de courant continu. Etant donné que, dans une marge connue, chaque réaction électrochimique requiert pour se produire une quantité d'électricité Q bien déterminée, indépendamment de la vitesse de déroulement du processus, le dispositif proposé pour la prospection géophysique des gisements métallifères comporte, outre les blocs sus-indiqués, un mesureur 19 (fig. 3) de quantité d'électricité monté entre le capteur 6 d'intensité de courant et le bloc 12 fixant la durée d'excitation de la formation métallifère 4 par le courant continu, ainsi qu'un second enregistreur 20 à deux coordonnées, connecté par son entrée 11X'; au mesureur 19 de quantité d'électricité, et par son entrée ny au consignateur il de potentiel des réactions électrochimiques.Cet enregistreur trace en coordonnées rectangulaires, sous la forme de courbes de polarisation (fig. 5), la relation entre le potentiel consigné de la réaction électrochimique et la quantité d'électricité dépensée pour la réaction chimique correspondante. Le dispositif proposé pour la prospection géophysique des gisements métallifères peut comprendre, outre les blocs énumérés plus haut, un troisième enregistreur 21 (fig. 4) à deux coordonnées, connecté par son entrée "Xt au capteur 6 d'intensité de courant, et par son entrée "Y" au bloc 12 fixant la durée d'excitation de la formation métallifère 4 par le courant continu. Cet enregistreur trace la courbe (fig. 6) du courant de polarisation de la formation métallifère en fonction du temps à potentiel constant de la réaction électrochimique. Avant l'établissement du courant à la surface de la forma tion métallifère 4, il y a un potentiel d'équilibre y 0, condi- tionné par les processus électrochimiques dus aux propriétés oxydantes ou réductrices des encaissants de la formation métallifère 4. Si l'on fait apparaitre à la surface de la formation métal lifère 4, un potentiel Ç plus grand ou plus petit que le potentiel d'équilibre, tant que le potentiel égal au potentiel de la réaction de l'un quelconque des minéraux entrant dans la composition de la formation métallifère ne sera pas atteint, il n'y aura pas de changement sensible dans les processus d'oxydation et réduction conditionnés par les encaissants, aussi le courant débité par la source 1 de courant sera-t-il soit nul, soit très faible. Quand le potentiel de consigne q e atteint la valeur du potentiel y de la réaction électrochimique de l'un des minéraux en présence, la surface de ce minéral devient le siège de pro cessus liés à la réaction électrochimique de ce minéral. Il s'en- suit une montée brusque de l'intensité du courant dans le cir cuit d'alimentation, due à l'énergie absorbée pour le déroulement de la réaction électrochimique. Au fur et à mesure de l'ac cumulation des produits de la réaction électrochimique, la vitesse de cette réaction diminue et, simultanément, l'intensité du courant débité par la source I diminue elle-aussi.L'intensité du courant peut baisser jusqu'à zéro, ou jusqu'à un bas niveau correspondant au déroulement de la réaction électrochimique du minéral étudié dans des conditions d'équilibre, conditionnées par les particularités d'évacuation des produits de la réaction électrochimique, à partir des portions en réaction de la surface de la formation métallifère 4. En faisant varier de nouveau le potentiel 9 à la surface de la formation métallifère 4, dans le sens montée ou baisse, on atteint au bout d'un temps plus ou moins long, le potentiel z de la réaction électrochimique d'un second mindral entrant dans la composition de la formation métallifère 4. Il s'ensuit une nouvelle montée de l'intensité du courant débité par la source 1, puis la baisse de cette intensité du fait de l'accumulation des produits de la seconde réaction électrochimique. Le potentiel de consigne continuant à être augmenté, on provoquera la réaction électrochimique d'un troisième minéral, accompagnée de la montée correspondante de l'intensité du courant, puis d'un quatrième et ainsi de suite. De la sorte, en faisant varier le potentiel g à la surface de la formation métallifère 4, on peut provoquer successivement les réactions électrochimiques sur les minéraux constituant cette formation et les enregistrer sous la forme d'une courbe de.pola- risation, à savoir, l'intensité du courant I (fig. 5), en fonc tion du potentiel de consigne i . Sur la courbe de polarisation I = f( fe) )) les valeurs du potentiel de consigne ge corres- pondant aux maxima de l'intensité du courant I (points a, b, c, d) correspondent aux potentiels y des réactions électrochimiques sur les minéraux. Ces potentiels sont connus pour chaque minéral et, d'après eux, on détermine la présence dans les minerais de tel ou tel minéral.Etant donné que l'intensité de courant ma ximale 1maux' pour chaque réaction électrochimique, est propor tionnelle à la quantité de minéral correspondant dans le minerai, d'après les valeurs de Iman, on peut juger du taux et de la masse de ce minéral dans la formation métallifère 4. Le potentiel lp de la réaction électrochimique à la surface de la formation mé tallifère 4 est mesuré sous la forme de la tension U entre l'é s lectrode principale d'alimentation 3 et l'électrode de mesure impolarisable 10.La tension Us est composée par a tension à l'interface de la formation métallifère 4 et des encaissants, portant l'information sur les potentiels C des réactions élec- trochimiques des minéraux, et par la tension UR qui est la chute de tension dans les résistances du circuit d'alimentation entre les électrodes 3 et 10 (encaissants, formation métallifère ellemême, câble dans le forage, etc.).Pour discriminer la valeur cherchée U q à la sortie du mesureur 7 de potentiel, égale dans les cas particuliers au potentiel des réactions électrochimiques la tension Us est appliquée à son entrée par l'intermédiaire du sommateur 8, simultanément avec la tension de compensation Uc, qui est élaborée par le générateur 9 de tension de compensation, et qui est choisie égale en valeur absolue, mais opposée à la tension UR. La tension de compensation Uc doit varier en synchronisme avec l'intensité du courant I dans le circuit d'alimentation, de telle façon que ZUc/ = - /UR/ et, en conséquen- ce, à la sortie du mesureur 7 de potentiel, la condition U 8 5 doit être respectée.Le synchronisme de la variation de la tension de compensation U avec la variation de l'intensité du c courant I est obtenu à l'aide du signal issu du capteur 6 d'intensité de courant et attaquant l'entrée du générateur 9 de tension de compensation. L'égalité /Uc/ = - /UR/ est obtenue par réglage du générateur 9 de tension de compensation. Le potentiel de la 1à réaction électrochimique est transmis du mesureur 7 de potentiel au bloc 13 de comparaison qui est en même temps attaqué par le potentiel de consigne te fourni par le consignateur Il de potentiel.A la sortie du bloc 13 de comparaison, on obtient le signal pour le réglage de l'intensité de courant dans le circuit d'alimentation, réalisé à l'aide du bloc 14 de commande et de l'organe 2 faisant varier l'intensité du courant. Si, a un certain instant, le potentiel 9 de la réaction électrochimique est plus petit que le potentiel g e il apparat à la sortie du bloc 13 de comparaison un signal de nécessité d'augmentation de l'intensité du courant I dans le circuit d'alimentation. Lwaug- mentation de l'intensité du courant I, dans le circuit d'alimen tation provoquera l'augmentation du potentiel % jusqu'à obten tion de l'égalité 8 = e e.De même, si à un certain instant, le potentiel # à la surface de la formation métallifère 4 est plus grand que le potentiel de consigne # e e, il apparaît, à la sortie du bloc 13 de comparaison, un signal de nécessité de diminution de l'intensité du courant I- dans le circuit d'alimentation. La diminution de l'intensité du courant I provoquera la diminution du potentiel t de la réaction électrochimique jusqu'à obtention de l'égalités e.--Quand le potentiel mesuré g est devenu égal au potentiel de consigne y e' le bloc 13 de comparaison four- nit à sa sortie, un signal de maintien de l'intensité du courant I à la valeur déterminée dans le circuit d'alimentation.La mise en concordance du potentiel 9 réel à la surface de la formation métallifère 4 et du potentiel de consigne #e s'effectue rapide ment. Les valeurs de q e et de I sont enregistrées par l'enre- gistreur 15. En changeant successivement t e à l'aide du consi- gnateur Il de potentiel, on obtient à l'enregistreur 15 la relation entre q e t et le courant I, qui est la courbe de polarisation I = f (#), d'après laquelle on détermine la composition minérale et les dimensions de la formation métallifère 4. D'après les potentiels des réactions électrochimiques #1, #2, #3, #4, #5 (figure 5), trouvées sur la courbe de polarisation, par comparaison aux valeurs connues des tables, on établit la présence dans les minerais, par exemple de pyrite = Y1 = 0,5 volt et q #5 = - 1,35 volt), chalcopyrite ( t2=-0,6 volt), galène ( #3 =-0,8 volt), fausse galène (y 4=-1,2 volt). D'après les valeurs de Imax pour les réactions électrochimiques de chaque minéral, également-déterminées sur ladite courbe, on établit, par exemple, que Imax1, # Imax4 7Imax3 Imax2. Ceci indique que la masse de pyrite dans les minerais est plus grande que la masse de fausse galène, qui est elle-meme plus grande que la masse de galène, celle-ci étant elle-même plus grande que la masse de chalcopyrite. On connaît des relations (voir par exemple Y. Ryss, "La recherche et la prospection des formations métallifères par le procédé à contact des courbes de polarisation", Moscou, éditions "Nedra", 1973), à laide desquelles on peut calculer, d'après les valeurs Imax:, la surface, les dimensions linéaires, le taux et la masse des minéraux se trouvant dans les formations métallifères étudiées. On sait que, d'après la loi de Faraday, la quantité de substances ayant reagi est proportionnelle à la quantité d'électricité Q. Cette valeur peut être enregistrée indépendamment de l'inertie des appareils de mesure et de la vitesse de développe ment de la réaction électrochimique. L'enregistrement de la quantité d'électricité nécessaire pour le déroulement de la réaction électrochimique permet d'accroitre la précision de détermination de la quantité de minéraux et de la dimension de la formation métallifère. Lors de l'excitation des réactions électrochimiques, comme on l'a vu plus haut, dans le mesureur 19 (figure 3) de quantité d'électricité, l'intensité I du courant circulant dans le circuit d'alimentation est multipliée par les temps #t imposés par le bloc 12 fixant la durée d'excitation par le courant continu. Le résultat obtenu sous la forme de la quantité d'électricité Q est transmis à l'enregistreur 20, qui l'enregistre en fonction du potentiel #e imposé par le consignateur Il de potentiel des réactions électrochimiques.Grâce à la présence de ce bloc, on peut mesurer la quantité d'électricité dépensée pour les réactions électrochimiques respectives et, en conséquence, accroître la précision avec laquelle sont déterminées la composition qualitative des minéraux et les dimensions de la formation métallifère 4. Les courbes de polarisation obtenues (non représente sur les figures) dans les coordonnées Qt t- IIQfl t ne diffèrent pas en forme des courbes dans les coordonnées "I" - - ". Les valeurs #1, #2, ... etc., ainsi que Q1, Q2, ... relevées sur ces courbes servent à déterminer la composition, les dimensions et les masses des minéraux ou des métaux dans la formation métallifère 4. Chaque réaction électrochimique sur tel ou tel minéral a son caractère propre, exprimé par sa vitesse de déroulement et mis en évidence sur les courbes de l'intensité du courant, en fonction du temps (fig. 6), durant lequel se déroule le processus électrochimique sur le minéral. Les courbes de polarisation I = f(t) permettent, d'après le nouveau paramètre - variation de la vitesse de déroulement des réactions - de juger de la composition minérale et de contrôler les résultats des mesures sur les courbes de polarisation I = f(#) enregistrées. Quand le potentiel imposé par le consignateur il de poten tiel des réactions électrochimiques, par exemple # 5 (ou #2, #3, etc.) stest établi sur la formation métallifère 4, l'enregis treur 21 (fig. 4) trace une courbe caractérisant la variation de la vitesse de réaction dans le temps sous la forme de la relation I = f(t) à potentiel de la réaction constant. La figure 6 donne un exemple d'une telle courbe, faisant apparaître que la croissance du courant ne reste pas la même dans le tempsqaandle potentiel S e sur la formation métallifère stest d# établi, ou, en d'autres termes, que d n'est pas constant. Les variations sont dues au déclenchement successif des réactions sur les différents minéraux. De O au point A, on a le déclenchement des réactions électrochimiques sur le premier minéral ; jusqu'au point B, on a le déclenchement des réactions électrochimiques sur le second minéral ; jusqu'au point C, on a le déclenchement des réactions électrochimiques sur le troisième minéral ; jusqu'au point D, on a le déclenchement des réactions électrochimiques sur le quatrième minéral. D'après le nombre d'échelons de la courbe, caractérisés par les tronçons OA, AB, BC, CD, on peut établir le nombre de miné- raux dans la formation métallifère 4 et les proportions relatives de ces minéraux. Quand on passe des minerais continus aux minerais barrés, la netteté des échelons disparaît et les temps t1, t2, t3, t4 de passage d'un processus à l'autre augmentent. C'est pourquoi, d'après la netteté des échelons constitutifs et la valeur des temps t1, t2, t3, t4, on peut juger du caractère de la structure des minerais. De la sorte, le dispositif faisant l'objet de l'invention permet d'étudier une formation métallifère d'accès limité, ou même sans accès, avec plus de détail et une précision plus haute que tous les dispositifs connus. A laide du dispositif proposé, on peut déterminer les dimensions de la formation métallifère, sa composition minérale, surtout si les concentrations de substances sont faibles, la proportion des minéraux dans la formation métallifère, etc. A l'aide du dispositif proposé, il est facile aussi de résoudre le problème de l'appartenance des intersections de formations métallifères à l'une des formations ou à différentes formations. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application, non plus qusà ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour la prospection géophysique des gisements métallifères, comprenant une source de courant continu avec un organe pour faire varier l'intensité du courant, à laquelle sont raccordés électriquement une électrode principale d'alimentation ayant un contact électrique avec la formation métallifère, une électrode auxiliaire d'alimentation contactant électriquement les roches encaissantes de la formation métallifère, et un capteur d'intensité de courant, auquel est connecté un circuit constitué par un générateur de tension de compensation, un sommateur raccordé à une électrode de mesure impolarisable et un mesureur de potentiel des réactions électrochimiques à la surface de la formation métallifère relié à l'électrode principale d'alimentation, tous ces éléments étant en série, ainsi qu'un bloc fixant la durée d'excitation de la formation métallifère par le courant continu, raccordé électriquement à un enregistreur, caractérisé en ce qu'on prévoit un consignateur de potentiel des réactions électrochimiques à la surface de la formation métallifère, un bloc de comparaison et un bloc de commande montés en série ; que l'entrée du consignateur est connectée au bloc fixant la durée d'excitation de la formation métallifère par le courant continu ; que la seconde entrée du bloc de comparaison est connectée au mesureur de potentiel des réactions électrochimiques à la surface de la formation métallifère ; que la sortie du bloc de commande est raccordée à l'organe faisant varier l'intensité du courant;etque l'enregistreur mentionné est connecté au consignateur de potentiel des réactions électrochimiques et au capteur d'intensité du courant pour enregistrer, sous la forme de courbes de polarisation, la relation entre le potentiel consigné des réactions électrochimiques à la surface de la formation métallifère et le courant circulant à travers la surface de cette formation métallifère, quand apparait le potentiel correspondant. 2. Dispositif pour la prospection géophysique des gisements métallifères comprenant une source de courant continu avec un organe pour faire varier l'intensité du courant, à laquelle sont raccordés électriquement au moins deux électrodes d'alimentation ayant un contact avec les encaissants de la formation métallifère, et un capteur d'intensité de courant auquel est connecté un circuit constitué par un générateur de tension de compensation, un sommateur raccordé à une électrode de mesure impolarisable, et un mesureur de potentiel des réactions électrochimiques raccordé à une seconde électrode de mesure impolarisable, tous ces éléments étant en série, ainsi qu'un bloc fixant la durée d'excitation de la formation métallifère par le courant continu, raccordé électriquement à un enregistreur, caractérisé en ce qu'on prévoit un consignateur de potentiel des réactions électrochimiques à la surface de la formation métallifère, un bloc de comparaison et un bloc de commande montés en série ; que l'entrée du consignateur est connectée au bloc fixant la durée d'excitation de la formation métallifère par le courant continu ; que la seconde entrée du bloc de comparaison est connectée au mesureur de potentiel des réactions électrochimiques à la surface de la formation métallifère ; que la sortie du bloc de commande est raccordée à l'organe faisant varier l'intensité du courant et que l'enregistreur mentionné est connecté au consignateur de potentiel des réactions électrochimiques à la surface de la formation métallifère et au capteur d'intensité de courant pour enregistrer, sous la forme de courbes de polarisation, la relation entre le potentiel consigné des réactions électrochimiques à la surface de la formation métallifère et le courant circulant à travers la surface de la formation métallifère quand apparaît le potentiel correspondant. 3. Dispositif selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'il comporte un bloc de mesure de la quantité d'électricité, dont une entrée est connectée au capteur d'intensité de courant, et la seconde entrée au bloc fixant la durée d'excitation de la formation métallifère par le courant continu, ainsi qu'un second enregistreur connecté à la sortie dudit bloc et au consignateur de potentiel pour enregistrer la relation entre le potentiel consigné des réactions électrochimiques à la surface de la formation métallifère et la quantité d'électricité qui est dépensée pour le déroulement des réactions électrochimiques provoquant l'apparition du potentiel correspondant. 4. Dispositif selon les revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce qu'il comporte un troisième enregistreur connectéau capteur d'intensité de courant et au bloc fixant la durée d'excitation de la formation métallifère par le courant continu, cet enregistreur assurant l'enregistrement de l'intensité du courant en fonction du temps, à potentiel constant, des réactions électrochimiques à la surface de la formation métallifère.