La présente invention concerne une structure de chemin de roulement sur lequel peuvent se déplacer des chariots relativement légers. Dans le brevet d'invention français publié sous le numéro 2 191 717 et intitulé "Support de cible mobile" il a été décrit, notamment en relation avec la Fig. 4 un chemin de roulement constitué par un profilé dont l'atme mince est verticale et dont les bords supérieur et inférieur sont pourvus de rails métalliques servant à la fois de surfaces de roulement et de conducteurs d'année du courant électrique pour un chariot obile automoteur. Un objet de la présente invention consiste A prévoir un profilé capable de remplir les nSoes services que celui décrit dans le brevet mentionné cidessus, mais dont la forme soit telle qu'il puisse être monté très rapidement sur des supports d'accrochage appropriés sans nécessiter l'utilisation de vis, ni d'écrou. Un autre objet de l'invention consiste à prévoir un profilé qui peut servir de base d'accrochage pour lesdits supports d'accrochage, également sans vis, ni écrou, cette base pouvant autre posée directement sur un sol relativement plan, sans nécessiter de creuser celui-ci, ni d'y planter quoique que ce soit. Suivant une caractéristique de l'invention, il est prévu un chemin de roulement comportant un profilé à âme mince verticale, dont les bords supérieur et inférieur peuvent titre munis de rails, la section du profilé étant complétée par deux L disposés tête-bEche ménageant entre eux un certain espace, des poteaux munis de bases planes sur lesquels sont montés des coulisseaux d'accrochage à section en U à base large, dont les extrémités repliées vers l'extérieur du U sont engagées dans l'espace défini par les deux L et l' & e dudit profilé, les poteaux étant munis de moyens d'arrêt les rendant solidaires desdits coulisseaux. Suivant une autre caractéristique, les surfaces de chaque branche du U d'un coulis seau comportent des ouvertures alignées verticalement à travers lesquels passent les poteaux qui sont pourvus d'encoches dans lesquelles s'engagent les bords desdites ouvertures et où ils restent engagés par le poids du profilé et du coulisseau correspondant. Suivant une autre caractéristique, les bases des poteaux sont rectangulaires, la largeur du rectangle et l'épaisseur de la base étant telles que la base peut Etre enfilée dans l'espace défini par les deux L et l'âme dudit profilé utilisable comme traverse pour maintenir un ou deux poteaux, l'âme dudit profilé reposant alors sur le sol. Suivant une autre caractéristique, en position de travail, les deux extrémités du U du coulis seau engagées dans les L du profilé sont maintenues écartées par une entretoise ayant la forme d'une plaquette glissée entre les branches du U contre l' me dudit profilé. Suivant une autre caractéristique, le fond plat du 1J est relativement élastique pour permettre son coulissement le long du poteau. D'autres caractéristiques de la présente invention apparaStront plus clairement à la lecture de la description d'un exemple de réalisation, ladite description étant faite en relation avec les dessins joints, parmi lesquels: la Fig. 1 est une vue en perspective des composants du chemin de roulement suivant l'invention, illustrant les étapes du montage, la Fig. 2 est une vue schématique en coupe illustrant un premier exemple d'application du chemin de roulement suivant l'invention, la Fig. 3 est une vue schématique en coupe illustrant un second exemple d'application du chemin de roulement suivant l'invention, la Fig. 4 est une vue en coupe partielle du profilé du chemin de roulement suivant l'invention, montrant comment est accroché un coulisseau, la Fig. 5 montre une vue de l'arrière d'un coulisseau, la Fig. 6 est une vue en coupe partielle d'un poteau portant un coulisseau, et la Fig. 7 est une vue en coupe partielle du poteau de la Fig. 6, le coulisseau étant en position de déplacement le long du poteau. A la Fig. I sont représentés deux poteaux 1 et 2 portant des coulisseaux 3 et 4. Le coulisseau 4 porte un profilé 5 tandis que le coulisseau 3 en est démuni pour rendre le dessin plus compréhensible. Toutefois, le coulisseau 3 porte une entretoise 6 partiellement arrachée, dont le rôle sera défini ciaprès. Les poteaux 1 et 2 sont respectivement solidaires des bases 7 et 8 ayant la forme de plaques rectangulaires. La base 7 est représentée engagée dans les gorges d'une traverse 9 tandis que la base 8 est montrée seule. Les poteaux 7 et 2 sont identiques et ont une section en U horizontal. Le dos des poteaux est plat tandis que les ar8tes des deux branches frontales comportent des encoches disposées par paires à différents niveaux, telles que 10 et 11. La liaison entre les montants des poteaux et leurs bases est renforcée par une arête dorsale 12 et des épanouissements des branches frontales tels que 13. L'ensemble du poteau 1 ou 2, y compris la base, est de préférence en matière plastique et brut de moulage. Chaque coulisseau 3 ou 4 a une section verticale en U et comprend une face supérieure 14, une face inférieure 15, un dos 16, une lèvre supérieure 17 et une lèvre inférieure 18. Les deux faces 14 et 15 sont horizontales, le dos 16 est vertical et les ièvres 17 et 18 sont dans le même plan vertical. Chaque coulisseau est complété par des faces latérales 19 et 20, toutes deux verticales et echancrées en V s'ouvrant vers les lèvres 17 et 18. Les faces 19 et 20, échancrées assurent la rigidité du coulisseau en maintenant l'écar- tement des faces 14 et 15, cette rigidité étant atténuée à proximité des lèvres 17 et 18. La face supérieure 14 comporte un trou rectangulaire 21 tandis que la face inférieure 15 comporte un trou rectangulaire 22. Les trous 21 et 22 sont pratiquement alignés verticalement et permettent le passage du montant d'un poteau, tel que 1 ou 2. Les détails du dos 16 apparattront plus clairement au cours de la description ci-après des Figs. 5 à 7. Le profilé 5 a une section comportant une âme mince 23 dont les extrémités se terminent par des champignons 24 et 25, destinés à entre éventuellement revlGtus d'une couche métallique servant de rail, tel que 26. De plus, sur la face de l'âme 23 qui se trouve du coté du coulisseau, ici 4, le profilé est complété par des languettes 27 et 28 définissant des rainures dans lesquelles sont engagées les lèvres 17 et 18 du coulisseau. Chaque languette 27 ou 28 a grossièrement la forme d'un L, 27 étant tourné vers le bas et 28 vers le haut. Dans l'exemple de réalisation décrit, le coin extérieur de chaque L est adouci pour des raisons de meilleure tenue mécanique.Le bord de la languette 27 est en contact avec la face inférieure 15 tandis que le bord de la languette 28 est en contact avec le dessus de la face 14. La largeur des rainures est, au jeu nécessaire dtinser- tion près, égale à l'épaisseur des lèvres 17 ou 18. La traverse 9 se compose d'un profilé identique au profilé 5 avec une tme 23 et des languettes 27 et 28 définissant des rainures dans lesquelles sont engagées les bords latéraux des bases 7 ou 8. Ainsi la largeur de la base 7 ou 8 est égale à la distance entre les bords extr & es des livres 17 et 18, l'épaisseur de 7 ou 8 étant égale à celle de 17 ou 18. Il est à noter que la possibilité d'utiliser un seul profilé à la fois comme support de rail et comme traverse de voie est très avantageuse, d'une part, du point de vue cott et, d'autre Part, dans la mise en oeuvre pratique du chemin de roulement suivant l'invention. La Fig. 2 montre schématiquement un exemple d'application du chemin de roulement suivant l'invention. On y retrouve, sous forme linéaire, une traverse 9 sur laquelle sont montés deux poteaux 1 et 2, leurs bases étant aU-s cc-le le montrent schêiatique;ient les lignes en traits tirets 29, P: Xt les coulisseaux 3 et 4, dont l'un 3 porte un profilé 30 identiquS is syoEtrique, au profilé 5 porté par 4. Les bords supérieurs des profilé 3a tt 4 portent respectivement des rails 31 et 26 tandis que leurs bords inféricars en sont dépourvus. Un chariot 32 roule sur les rails 31 et 26 par l'intermédiaire de deux galets 33 et 34. Le chariot 32 porte un montant vertical 35 sur lequel est fixée une cible 36. il peut être muni d'un moteur électrique, non montré, le courant étant amené par les rails 31 et 26 et les galets conducteurs 33 et 34, ou par tout moyen d'entraînement convenable. il est bien entendu que, pour assurer sa stabilité, le chariot comprend une autre paire de galets roulant également respectivement sur 31 et 26.L'ensemble ainsi réalisé peut être utilisé comme système de rappel de cible, tel que l'on utilise dans le tir à l'arc où les cibles sont relativement importantes. Il~apparatt immédiatement que la mise en oeuvre des chemins de roulement suivant l'invention ne nécessite aucune tranchée à creuser dans le sol, ni même aucun percement, l'ajustage des différentes pièces du chemin de roulement étant tel que l'ensemble est rigide sans fixation au sol. La Fig. 3 montre un autre exemple d'utilisation du chemin de roulement suivant l'invention qui rappelle le système décrit dans le brevet français mentionné ci-dessus. On y retrouve une traverse 9, plus courte que celle de la Fig. 2, un poteau 1, un coulisseau 9, un profilé 30 muni en haut d'un rail 31 sot en bas d'un rail 37. Un chariot 38 roule sur les rails 31 et 37 par l'intermédiaire des galets 39 et 40, un troisième galet, non montré, assurant la stabilité du chariot 38. Le chariot 38 comporte un moteur électrique 41 et porte une tige 42 à laquelle est fixée une cible 43. La cible 43 est, par exemple, une cible de tir au pistolet de relativement petite taille. C'est pourquoi, il suffit dans ce cas d'utiliser un seul chemin de roulement au lieu de deux dans le cas de la Fig. 2. il est bien évident que le chemin de roulement de l'invention peut également être utilisé dans toutes les applications décrites dans le brevet français déja mentionné. La Fig. 4 représente les détails d'une coupe d'un profilé 5 suivant l'invention. L'âme du profilé est constituée par deux feuilles de plastique 44 et 45 reliées par des entretoises 46 et 47. La coupe est évidemment symétrique par rapport à l'axe de symétrie 48. L'entretoise 47 est prolongée jusqu'à une paroi 49 qui, avec la feuille 50 et le bord mince 51, définit une languette telle que 272 Fig. 1. La paroi 49 est prolongée obliquement vers la partie cylindrique creuse 52 destinée à être revêtue ou non d'une portion semi-cylindrique de métal constituant le rail. Les parois 44, 50 et 51 définissent une rainure dans laquelle est engagée une lèvre 53 d'un coulisseau, tel que 3 ou 4. La lèvre 53 est prolongée à angle droit par une face 54, telle que 14 ou 15.La levure 53 porte en saillie une petite côte 55 qui permet de coincer la plaquette 6 contre la paroi 44. il faut noter que la plaquette 6 a pour effet d'interdire tout rapprochement des lèvres qui les amènerait à sortir des rainures ou, au moins, à laisser le profilé libre de bouger par rapport au coulisseau. La structure creuse de l'âme du profilé réduit évidemment son poids, sans altérer sa rigidité, tout en permettant une extrusion facile du profilé. La Fig. 5 montre le fond 16 d'un coulisseau, qui comporte, de part et d'autre du poteau 2, deux portions 56 et 57 qui, au repos sont verticales, une portion centrale 58 munie d'une arête de renforcement 59 qui reste toujours verticale et appuyée contre le dos du poteau 2, et deux portions intermédiaires 60 et 61 qui sont solidaires respectivement de 56 et 57, mais qui, au repos, sont obliques par rapport à la verticale. Toutes les portions 56, 57, 58, 60 et 61 se rattachent à la partie supérieure de 16 qui ne forme qu'une portion unique de surface plane. La Fig. 5 montre également les trous 21 et 22 par lesquels passe le poteau 2. La Fig. 6 montre la coupe du coulisseau de la Fig. 5, suivant la ligne VI-VI. On y retrouve tous les éléments déja décrits, y compris la plaquette 6 écartant les lèvres 17 et 18. Le coulisseau est en position de repos, la portion 58 appliquée contre le dos de 2, la portion 60 oblique et la portion 56 verticale. Le bord du trou 22, adjacent à la wace 15 est engagé dans une encoche 10 ce qui empêche le coulisseau de descendre le long du poteau 2. Ce bord reste engagé dans cette encoche notamment à cause de l'élasticité de la portion 58 renforcée par 59. La Fig. 7 montre la coupe partielle du coulisseau en position de libération de l'encoche 10. Pour cela on a appuyé sur les portions 56 et 57 qui prennent la position oblique montrée, leur avancement étant limité- par les portions 60 et 61 qui viennent buter contre le dos de 2. Le bord de 15 est sortie de encoche 10 et le coulisseau peut notamment descendre. fl faut noter que la découpe des encoches 10 et 17 permet de faire remonter un coulisseau même sans enfoncer les portions 56 et 57. A noter que le trou 21 s'étend jusqu'au droit du dos 16 en 62 ce qui permet le pivotement du coulisseau autour de l'arête adjacente. Le montage du chemin de roulement est très simple. On commence par fixer grossièrement la position des traverses 9, on enfile dans celles-ci les bases des poteaux correspondants, on enfile sur ceux-ci des coulisseaux, puis sur les coulisseaux des profilés, tels que 5. Ensuite on règle les hauteurs des coulisseaux comme indiqué à la Fig. 7. Enfin on glisse les plaquettes 6 pour renforcer le montage des profilés. Il est alors toujours possible de modifier la position de certains éléments par rapport à d'autres par simple glissement. L'écartement des chemins est évidemment variable en fonction de la largeur du chariot à transporter. Bien que les principes de la présente invention aient été décrits ci-dessus en relation avec un exemple particulier de réalisation, il faut comprendre que ladite description n'a été faite qu'à titre d'exemple et ne limite pas la portée de l'invention. REVENDICATIONS 1) Chemin de roulement comportant un profilé à bme mince verticale, dont les bords supérieur et inférieur peuvent être munis de rails, caractérisé en ce que la section du profilé est complété par deux L disposés tete-bêche ménageant entre eux un certain espace, le chemin de roulement comportant encore des poteaux munis de bases planes sur lesquels sont montés des coulisseaux d'accrochage à section en U a large base, dont les extrémités repliées vers l'extérieur du U sont engagées dans les rainures définies par les deux L et l' me dudit profilé, les poteaux étant munis de moyens d'arrêt les rendant solidaires des coulisseaux par coincement de ces derniers. 2) Chemin de roulement suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les surfaces de chaque branche du U d'un coulisseau comportent des ouvertures alignées verticalement à travers lesquelles passent les poteaux qui sont pourvus d'encoches convenablement dirigées dans lesquelles s'engagent les bords des ouvertures et oû ils restent engagés par le poids du profilé et du coulisseau correspondant. 3) Chemin de roulement suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les bases des poteaux sont rectangulaires, la largeur du rectangle et l'épaisseur de la base étant telles que la base peut être enfilée dans l'espace défini par les deux L et l'âme dudit profilé utilisable comme traverse pour maintenir un ou deux poteaux, l'ame dudit profilé servant de traverse reposant alors sur le sol. 4) Chemin de roulement suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'en position de travail, les deux extrémités du U du coulisseau engagées dans les rainures du profilé muni de rail sont maintenues écartées par une entretoise ayant la forme d'une plaquette glissée entre les branches du U contre l'ame dudit profilé. 5) Chemin de roulement suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le fond plat du U est relativement élastique pour permettre son coulissement le long du poteau. 6) Système de deux chemins de roulement suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les deux chemins de roulement sont montés face à face pour porter un chariot horizontal comportant deux paires de galets roulant sur les rails.