La présente invention concerne une fixation destinée à des skis de fond et comprenant une butée qui s'engage devant la zone des orteils contre un prolongement de la semelle situé du côté de la pointe de la chaussure. On connaît déjà des fixations pour ski de fond qui comprennent une butée pour le guidage de la pointe de la chaussure et un étrier fixé avec les extrémités de ses ailes à la butée de guidage de manière à pouvoir basculer et qui, dans la position abaissée, peut être assujetti au moyen d'un levier en forme de crémaillère monté basculant a l'extrémité antérieure de la butée au milieu longitudinal de celle-ci. Pour éviter un glissement vers l'arrière il est prévu des goupilles faisant saillie vers le haut à partir de la plaque de base de la butée et sur lesquelles la chaussure est placée avec des trous prévu dans son côté inférieur au niveau du prolongement de la semelle.Suivant une forme de réalisation analogue d'une fixation-pour ski de fond 11 assujettissement de la chaussure se réalise au moyen de goupil- les venant en prise d'en haut. Des fixations dece genre sont relativement volumineuses et dépassent avec une partie considérable des guides latéraux le bord longitudinal des skis de façon à provoquer des frottements importants dans la trace. La fixation de ski décrite dans le brevet suisse No 147 184 comprend une butée angulaire adaptée à la chaussure en forme de coin et à laquelle est accrochée dans la zone des orteils une étroite barrette de guidage qui vient en prise dans une rainure correspondante d'une ferrure prévue au bord de la semelle des deux côtés de la partie supérieure de la chaussure. La zone rétrécie ainsi formée doit être plus large que le pied de sorte que l'on obtient une fixation excessivement large ne convenant pas pour des skis de fond qui de par leur nature sont étroits. Enfin, on connaît des fixations pour skis de fond qui comprennent une butée disposée devant la zone des orteils et dont la partie formant pointe présente une section en forme de caisson pour l'introduction d'un prolongement de la semelle de la chaussure, ce prolongement pouvant être assujetti dans la butée au moyen d'une goupille à mettre en place latéralement. Cette butée se distingue certes par ses faibles dimensions de sorte qu'elle ne produit que peu de frottement dans la trace et présente un faible poids mais elle a pour inconvénient que l'assujettissement de la chaussure est laborieux et que la perte de la goupille est à craindre. Or la présente invention crée une butée présentant les avantages de la fixation citée en dernier sans pour autant présenter les inconvénients de celle-ci. Afin d'atteindre ce but il est proposé suivant la présente invention, pour une fixation pour ski de fond du genre mentionné, que la butée, observée en vue de dessus, présente devant la pointe du pied une zone rétrécie ou resserrement de préférence plus étroit que le pied et que le prolongement de la semelle de la chaussure présente un évidement correspondant à la zone rétrécie ou au resserrement, un dispositif de retenue amovible étant prévu pour empêcher le prolongement de la semelle de la chaussure de se soulever de la butée. Comme dispositif de retenue il peut être prévu par exemple un étrier qui, s'etendant transversalement à l'axe longitudinal du ski, peut basculer avec l'une de ses extrémités autour d'un axe s'étendant dans la direc-tion d'avance et peut être encastré avec son autre extrémité afin d'assujettir le prolongement de la semelle prévu du côté de la pointe de la chaussure. La fixation suivant l'invention offre l'avantage de permettre de placer la chaussure d'en haut dans la fixation de sorte que, contrairement aux fixations connues pour lesquelles la chaussure est introduite dans la fixation vers l'avant, le ski ne risque pas de glisser dans cette direction. D'autres particularités de l'invention sont expliquées ci-apres à l'aide d'un exemple de réalisation de la fixation pour ski de fond suivant l'invention ainsi que de la chaussure spécialement réalisée pour celle-ci. La fig. 1 est une vue de dessus de la butée de la fixation pour ski de fond, la chaussure n'étant représentée qu'à titre indicatif. La fig. 2 est une coupe suivant la ligne II-II de la fig. 1, la chaussure ayant été mise en place. La fig. 3 est une vue de la butée dans le sens de la flèche B de la fig. 1, la chaussure ayant été mise en place et la poignée de l'étrier ayant été arrachée. La fig. 4 est une vue de la butée dans le sens de la flèche C de la fig. 1, la chaussure ayant également été mise en place. Aux figures est désignée par 1 la butée faisant partie de la fixation de ski suivant l'invention et qui, observée en vue de dessus, converge vers la pointe du ski et présente, à pr6- ximité de son extrémité située du côté de la pointe, une zone rétrécie 2 sur laquelle s'étend, transversalement à l'axe longitudinal du ski, un étrier 3. La plaque de base 4 de la butée 1 présente des trous 5, destinés a permettre à la butée d'être vissée sur le ski 6, ainsi que des bords longitudinaux relevés 7, 8 entre lesquels vient se placer un prolongement 9 de la semelle d'une chaussure 10 pour ski de fond.Le bord latéral du prolongement 9 de la semelle de la chaussure suit le contour latéral de la butée 1 et présente une zone rétrécie ou resserrement correspondant également appelé col et qui, après la mise en place du prolongement 9 de la semelle d'en haut dans la butée, assure l'as- sujettissement de la chaussure de ski dans la direction d'avance. L'étrier 3 est en une matière douée d'une certaine élasticité et est monté avec l'une de ses extrémités dans un oeillet 11 du bord longitudinal relevé 8 de façon à pouvoir basculer, alors que l'autre extrémité de l'étrier 3, recourbée sous la forme d'une poignée 12, peut être encastrée dans un évidement 13 du bord longitudinal 7, lequel évidement forme un crochet 14 ouvert vers le bas. Le dessus du prolongement 9 de la semelle de la chaussure est incurve, c'est-à-dire qu'il présente, transversalement à la direction d'avance, une section en forme d'arc ou bombée, la courbure étant réalisée de façon asymétrique, de sorte que son sommet se trouve à proximité de l'oeillet 11 dans lequel l'étrier est monté, afin de faciliter le serrage de l'étrier 3. L'étrier 3 comporte un épaulement 15 au moyen duquel il est empêché de tourner dans la position-de serrage. Le même résultat peut être obtenu en utilisant, à la place de l'épaulement représenté, toute autre forme de courbure qui dans la position serrée de l'étrier est situee dans la direction d'avance ou par une forme plate. En l'occurrence l'étrier est réalisé en fil pour ressort. La pose de la chaussure dans la butée 1 s'effectue, comme déjà mentionné en tant qu'avantage de la fixation de ski suivant l'invention, lorsque l'étrier 3 est rabattu, clest- -dire ouvert, après quoi l'étrier 3 est fermé en augmentant progressivement la tension initiale, c'est-à-dire que l'étrier est abaissé par basculement dans la position de serrage et s'encastre dans l'évi- dement 13 de façon à fermer la fixation et à maintenir la semelle de la chaussure à coup sur dans cette dernière. Etant donné que la semelle de la chaussure et éventuellement la tige sont réalisées à partir de matière synthétique par injection, coulée ou d'une autre manière, il n'y a aucune difficulte à conférer au prolongement 9 de la semelle de la chaussure toute forme voulue adaptée au but recherché. On peut évidemment dans le cadre de la présente invention prévoir différentes modifications constructives. I1 est ainsi possible par exemple de ne pas courber le dessus du prolongement 9 de la semelle de la chaussure mais l'étrier 3 ou de conférer la forme courbée pour partie au-dessus du prolongement 9 et pour une autre partie à l'étrier 3. A condition que le prolongement 9 de la semelle de la chaussure soit suffisamment compressible, l'étrier 3 peut etre réalisé de façon rigide ou seulement d'une façon légèrement déformable élastiquement. Enfin, il est encore possible de prévoir, au lieu de l'étrier 3 susceptible de basculer, d'autres dispositifs de retenue qui, montés sur la butée, empêchent le prolongement 9 de la semelle de la chaussure de se soulever de la butée 1 lorsque la fixation se trouve dans la position serrée. REVENDICATIONS I - Fixation destinée à des skis de fond et comprenant une butée s'engageant devant la zone des orteils contre un prolongement de la semelle de la chaussure du côté de sa pointe, caractérisée en ce que la butée 1, observée en vue de dessus, présente, devant la pointe dela chaussure, une zone rétrécie ou resserrement 2 de préférence plus étroit que le pied et en ce que le prolongement 9 de la semelle de la chaussure présente un évidement adapté à la zone rétrécie ou au resserrement, un dispositif de retenue amovible étant prévu pour empêcher le prolongement 9 de la semelle de la chaussure de se soulever de la butée 1. 2 - Fixation pour ski de fond suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le dispositif de retenue comprend un étrier 3 qui, s'étendant transversalement à l'axe longitudinal du ski, peut basculer avec l'une de ses extrémités autour d'un axe s 'étendant dans la direction d'avance et peut s'encastrer avec son autre extrémité pour assujettir le prolongement de semelle 9 situé du côté de la pointe de la chaussure. 3 - Chaussure pour ski de fond comportant du côté de sa pointe un prolongement de la semelle pour une fixation suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le prolongement 9 de la semelle de la chaussure se rétrécit à partir de la racine en direction de la pointe et forme des deux côtés une zone rétré- cie ou resserrement auquel fait suite un élargissement du prolongement 9 de la semelle. 4 - Chaussure pour ski de fond suivant la revendication 3, caractérisée en ce que le prolongement 9 de la semelle de la chaussure présente, transversalement à la direction d'avance, une section courbée vers le haut. 5 - Chaussure pour ski de fond suivant la revendication 4, caractérisée en ce que la courbure est asymétrique de telle sorte que son sommet se trouve à proximité du point d'articulation de l'étrier 3.