La présente invention se rapporte à un moteur linéaire, du type à induits multiples à freinage associé du mobile. On connaît dédia des moteurs linéaires à induits multiples indépendants, groupés parallelement à l'ax du mobile dont ils sont solidaires et outils propulsent. ces induits étant associes à des inducteurs multiples indépendants, parallèles à l'axe de la voie, distribués le long de celle-ci et alimentés en courant électrique. Dans ces moteurs, ayant fait l'objet d'une demande de brevet français déposée par la demanderesse le 4 août 1972 pour 1,Moteur linéaire à induits multiples1,, au moins un induit est susceptible de subir, par une action exercée sur les inducteurs intéressés, un déplacement relatif par rapport à un autre induit ou par rapport au mobile. Ce déplacement relatif peut être utilisé pour des fonctions complémentaires autres que la propulsion du mobile. L'une de ces fonctions, décrite dans le brevet cité, est l'action de commande du freinage mécanique du véhicule propulse. La présente invention a pour objet un moteur linéaire similaire dans lequel l'induit mobile est utilisé pour le freinage direct du véhicule propulse, sans intervention d'un dispositif de freinage mécanique. Un tel moteur, qui comprend au moins un induit de traction solidaire d'un mobile à propulser sur une voie sous l'action d'inducteurs de traction alimentés en courant électrique, lginduit étant susceptible de se déplacer dans des limites imposées par rapport à son mobile, est caractérisé par le fait qu'il comprend un induit auxiliaire en matériau magnétique, indépendant de l'induit de traction et associé à des inducteurs auxiliaires judicieusement disposés le long de la voie et indépendants des inducteurs de traction, l'induit auxiliaire étant entraîné par le mobile par l'intermédiaire d'un organe lui permettant un déplacement relatif longitudinal limité par rapport au mobile et un déplacement vertical en direction d'un inducteur auxiliaire lorsque celui-ci est mis sous tension, pour produire un champ magnétique exerçant une forte attraction sur l'induit auxiliaire à l'encontre de l'action antagoniste d'un organe élastique, provoquant ainsi un freinage énergique du mobile propulsé. L'invention sera mieux comprise par la description ciaprès faite d'un mode de réalisation d'un moteur linéaire à freinage magnétique associé du mobile, donné à titre d'exemple en référence au dessin annexé dans lequel - la figure 1 montre schématiquement en coupe partielle un-mobile avec un moteur selon l'invention - la figure 2 est une vue latérale schématique du moteur, en coupe partielle suivant II-II de la figure 1. Sur le dessin on voit un moteur linéaire qui comprend, solidaire d t un mobile 1 propulsé par le moteur le long d'une voie, un induit de traction 2 solidaire du mobile 1 et se déplaçant audessus d'inducteurs 3 répartis le long de la voie et alimentés en courant électrique. L'induit est suspendu au mobile au moyen d'une bielle 4 articulée à l'extrémité inférieure sur un axe E solidaire de l'induit 2 et à son extrémité supérieure sur un axe 6 solidaire du mobile 1. Une boutonnière 7 dans la partie supérieure de la bielle 4 permet à celle-ci de s'incliner lors du déplacement de l'induit 2 par rapport à l'axe longitudinal du mobile 1.A cet effet induit est solidaire d'axes 8 munis de roues 9, 10 indépendantes des roues du mobile (non représentées) et qui roulent sur une plateforme appropriée Il pour maintenir l'entrefer e entre l'induit 2 et l'inducteur 3. Un induit auxiliaire de freinage 12, en matériau magnétique, est disposé au voisinage de l'induit de traction 2 et formé d'une embase sensiblement parallélépipédique 13, surmontée dans sa partie centrale d'un cylindre creux 14 que ferme à sa partie supérieure un bouchon 15, par exemple vissé dans le cylindre. L'embase 13 est solidaire de façon élastique d'axes 16 munis de roues 9, 10 qui peuvent rouler sur la plateforme 11 parallèlement aux roues 9, 10 de l'induit de traction 2. A l'intérieur du cylindre 14 est disposé un piston 17 en matière amagnétique ou magnétique, dont la tige 18 traverse librement un bossage 19 du bouchon 15. L'extrémité de la tige 18 est articulée par une boutonnière 20 sur un axe 21 solidaire du mobile 1, de façon à permettre une légère inclinaison éventuelle de la tige 18. L'induit 12 peut coulisser librement sur le piston 17 et le bossage 19 du bouchon sur la tige 18 du piston. Un res sort de compression 22 est disposé à l'intérieur du cylindre 14 de l'induit auxiliaire entre le piston 17, qui est solidaire d'une extrémité de ce ressort, et le bouchon 15. Des inducteurs auxiliaires 23 sont distribués de façon judicieuse le long de la voie et peuvent être alimentés en courant par la même source que les inducteurs de traction 3. Le dispositif fonctionne de la façon suivante En propulsion normale du mobile 1, l'inducteur de traction 3 est alimenté en courant et crée un champ magnetique qui développe une poussée dans le sens voulu dans l'induit de traction 2, qui se déplace d'abord par rapport au mobile de façon à venir en butée en 24 (ou 25) contre le mobile auquel il transmet une poussée de propulsion. L'induit auxiliaire 13 suivra évidemment le déplacement du mobile 1, le ressort 22 maintenant repoussant l'induit auxiliaire 12 vers le haut, pour maintenir un entrefer voulu entre cet induit et l'inducteur 23. Lorsqu'on désire freiner le mobile, on coupe le courant dans l'inducteur de traction 3 et on alimente l'inducteur auxiliaire 23 lorsque l'induit auxiliaire 12 se trouve en son regard. Le champ magnétique créé par l'inducteur exercera une forte attraction F sur l'induit auxiliaire qui coulissera vers l'inducteur à l'encontre de l'effort antagoniste du ressort 22 freinant fortement le mobile dont une butée 25 (ou 24) viendra en appui contre l'extrémité de l'induit auxiliaire. Pour supprimer l'effet de freinage, il suffit de couper le courant dans l'inducteur auxiliaire 23 ce qui permettra au ressort 22 d'éloigner l'induit auxiliaire de son inducteur, et le mobile pourra à nouveau être propulsé si l'on remet le courant dans l'inducteur de traction 3. REVENDICATIONS 1. Moteur linéaire à freinage magnétique associé du mobile, comprenant au moins un induit de traction solidaire du mobile à propulser sur une voie, sous l'action d'inducteurs de traction alimentés en courant électrique, l'induit étant susceptible de se déplacer dans des limites imposées par rapport à son mobile, caractérisé par le fait qu'il comprend un induit auxiliaire 12 en matériau magnétique, indépendant de l'induit de traction 2 et associé à des inducteurs auxiliaires 23 judicieusement disposés le long de la voie et indépendants des inducteurs de traction 3, l'induit auxiliaire 12 étant entraîné par le mobile 1 par l'intermédiaire d'un organe lui permettant un déplacement relatif longitudinal limité par rapport au mobile et un déplacement vertical en direction d'un inducteur auxiliaire 23 lorsque celui-ci est mis sous tension, pour produire un champ magnétique exerçant une forte attraction sur l'induit auxiliaire 12, à l'encontre de l'action antagoniste d'un organe élastique, provoquant ainsi un freinage énergique du mobile propulsé. 2. Moteur linéaire selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'induit auxiliaire comprend une embase longitudinale 13, associée élastiquement à un équipage de roulement et surmontée dans sa partie centrale d'un corps cylindrique creux 14, fermé à sa partie supérieure par un bouchon 15 présentant dans sa partie centrale un bossage 19. 3. Moteur selon les revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que ltorgane d'entraînement de l'induit auxiliaire est constitué par un piston 17 logé à l'intérieur du cylindre 14 de l'induit auxiliaire 12 et ayant une tige 18 traversant librement le bossage 19 de la partie supérieure 15 de cet induit et articulé à son extrémité libre sur un axe 21 solidaire du mobile 1, ledit cylindre 14 et ledit bossage 19 étant susceptibles de coulisser librement respectivement sur le piston 17 et la tige 18. 4. Moteur selon les revendications I et 3, caractérisé par le fait que l'organe élastique exerçant une action antagoniste sur l'induit auxiliaire 12 est un ressort de compression 22 disposé à l'intérieur du cylindre 14 de l'induit auxiliaire. entre le piston 17 et le bouchon 15 et dont une extrémité est solidaire du piston, la force de ce ressort étant telle qu'il empêche le repos de l'embase 13 de l'induit auxiliaire 12 sur l'inducteur auxiliaire 23 lors du défreinage.