On sait qu'un procédé connu pour analyser le passage dtun signal à travers un circuit, tel par exemple qu'un réseau de transmission, consiste à appliquer une impulsion d'essai de durée connue à l'entrée du circuit à un instant exactement déterminé et à examiner l'impulsion correspondante recueillie à la sortie pour déterminer son retard et ses déformations ou distorsions par rapport à l'impulsion d'entrée. On peut notamment opérer stroboscopiquement en faisant tourner une ampoule au néon ou autre dispositif électrique émetteur de lumière à constante de temps pratiquement nulle, à une vitesse synchronisée avec la fréquence d'application de l'impulsion d'entrée, et en plaçant le fonctionnement de cette ampoule ou autre sous la dépendance de l'impulsion de sortie.Dans ces conditions l'on obtient sur le parcours circulaire de l'ampoule ou autre un arc lumineux (ou inversement un arc sombre) dont le début et l'étendue permettent d'avoir une idée raisonnablement précise du retard et de la distorsion qui résultent de la transmission de l'impulsion dans le circuit ou réseau intéressé, puisqu'on connaît la vitesse de rotation de l'ampoule et la durée de l'impulsion d'entrée. Un moyen commode utilisé pour assurer la commande de l'ampoule au néon consiste à la court-circuiter pendant les périodes durant lesquelles on désire qu'elle soit éteinte, c'est-à-dire soit pendant les impulsions de sortie successives, soit pendant les temps morts qui les séparent. A cet effet on a imaginé divers moyens propres, sous l'effet d'un signal convenable, à abaisser la tension aux bornes de l'ampoule au-dessous de celle nécessaire au passage du courant (tension d'ionisation du néon). Mais les dispositifs proposés à ce jour se sont avérés soit relativement compliqués et coûteux, soit de fonctionnement imprécis et peu sûr. L'invention vise à remédier à cet inconvénient et à permettre d'établir un impulsographe stroboscopique du type à ampoule au néon ou équivalent, dans lequel le court-circuit de l'ampoule en fonction de l'impulsion à analyser soit réalisé par un dispositif extrêmement simple et de fonctionnement précis. Conformément à l'invention l'on assure le court-circuit de l'ampoule par un thyristor et l'on prévoit d'autre part le circuit d'alimentation de l'ampoule de façon telle qu'il applique aux bornes du thyristor à l'état conducteur une tension ondulée dont le minimum se situe au-dessous de la tension de désamorçage de celui-ci. On comprend que dans ces conditions quand la gâchette au thyristor ne reçoit plus de tension de commande, celui-ci se désamorce avec un retard qui ne peut excéder une demi-période de la composante ondulée d'alimentation de l'ampoule. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer La figure unique de ce dessin représente le schéma très simplifié d'un impulsographe stroboscopique suivant l'invention. On a indiqué en 1 une ampoule au néon portée par un bras 2 calé sur un arbre 3. -Ce dernier, monté dans des paliers appropriés non figurés, est entraîné par un moteur 4 à vitesse exactement déterminée. Le moteur 4 peut notamment être du type synchrone dont la vitesse est rigoureusement commandée par la fréquence du réseau. L'ampoule 1 est alimentée par l'intermédiaire de deux bagues 5, 6 et de deux balais correspondants 7 et 8. Les balais 7 et 8 sont reliés par des conducteurs 9 et 10 respectivement au pôle négatif et au pôle positif d'un système redresseur li du type pont de Graetz, alimenté en courant alternatif par le secondaire d'un tranformateur 12 dont le primaire est relié au réseau 13. Sur le conducteur 9 est insérée une résistance 14 propre à limiter l'intensité qui traverse l'ampoule 1 en régime normal. Un condensateur 15 interposé entre les deux conducteurs 9 et 10 limite à la valeur voulue la composante ondulée sortant du redresseur. Le balai 7 est relié par un conducteur 16 à l'anode d'un thyristor 17 dont la cathode est reliée d'autre part au conducteur 10 à travers une résistance 18 et un conducteur 19. La gâchette de ce thyristor reçoit par un conducteur 20 la sortie d'un amplificateur approprié 21 à l'entrée duquel aboutit un conducteur 22 d'amenée de l'impulsion de sortie ; analyser. Bien entendu l'appareil très schématiquement représenté ne constitue que le récepteur de l'impulsion de sortie à examiner. Il doit être utilisé en combinaison avec un appareil émetteur propre à appliquer l'impulsion d'entrée au circuit ou réseau intéressé. Cet autre appareil n'ayant rien à voir avec la présente invention et pouvant au surplus être de n'importe quel type-approprié, on ne l'a pas représenté et l'on se bornera à rappeler qu'il doit émettre des impulsions en synchronisme rigoureux avec la rotation de l'arbre 3 (ou avec un sous-multiple entier de cette rotation), ce qu'on obtient aisément en l'entrainant par un moteur synchrone alimenté par le meme réseau général d'énergie électrique. Le fonctionnement est le suivant En l'absence de-- tout signal sur le conducteur 22 le thyristor 17 reste bloqué et ntintervient donc-pas. L'ampoule 1 est alimentée régulièrement par le redresseur 11 à travers la résistance limitatrice 14. Le condensateur 15 est choisi d'une valeur telle que l'ampoule ne clignote pas de façon sensible, de sorte qu'en raison de la persistance des impressions rétiniennes l'opérateur aperçoit un cercle lumineux ininterrompu. Quand une impulsion de sortie arrive par le conducteur 22, elle est amplifiée en 21 et appliquée à la gâchette du thyristor 17 qui passe à l'état conducteur. De ce fait l'ampoule 1 est court-circuitée à travers celui-ci et la résistance 18. Cette dernière est établie de manière que la tension ondulée appliquée aux bornes de l'ampoule reste en permanence inférieure à sa tension d'amorçage (tension d ionisation du néon), de sorte qu'elle s'éteint. Dès que l'impulsion de sortie s'arrête, la gâchette du thyristor revient au repos. Ce dernier continue à conduire, mais les résistances 14 et 18 sont prévues telles que lorsque la composante ondulée appliquée aux conducteurs 9 et 10 passe par son minimum, la tension aux bornes du thyristor tombe au-dessous de la valeur nécessaire au maintien de la conductivité. Le thyristor passe donc à l'état non-conducteur, l'ampoule 1 se rallume et le cycle opératoire peut reprendre pour l'impulsion de sortie suivante reçue sur le conducteur 22. L'ampoule 1 trace ainsi pour l'opérateur un cercle lumineux incomplet interrompu par un arc sombre qui correspond à l'appari- tion et à la durée de l'impulsion de sortie. Connaissant l'instant d'apparition et la durée de l'impulsion d'entrée appliquée au circuit, on peut donc mesurer le retard et la déformation en temps avec une erreur ne dépassant pas une demi-période de la composante ondulée, c'est-à-dire un quart de la période du réseau d'alimentation. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d t exécution décrits par tous autres équivalents. On comprend notamment que la capacité de filtrage pourrait être montée au moins en partie directement aux bornes de l'ampoule en étant séparée de la dérivation du thyristor par une résistance addition nelle, de manière que la composante ondulée soit appliquée préférentiellement au thyristor et au contraire amortie en grande partie pour l'ampoule. R E V E N D I C A T I O N S 1. Impulsographe stroboscopique, du genre compor-tant une ampoule au néon ou équivalent qui suit un trajet fermé en synchronisme avec l'application d'une impulsion d'entrée au circuit à étudier, tandis qu'il est prévu des moyens pour court-circuiter cette ampoule en fonction de l'impulsion reçue à la sortie du circuit précité, caractérisé en ce que ces moyens sont constitués par un thyristor et en ce que le circuit d'alimentation de l'ampoule ainsi que sa liaison avec ce thyristor sont établis de manière à appliquer aux bornes de celui-ci à l'état conducteur une tension ondulée dont le minimum se situe au-dessous de sa tension de dé samorçage. 2. Impulsographe suivant la revendication 1, du genre dans lequel la tension continue d'alimentation de l'ampoule au néon est obtenue par redressement de la tension alternative d'un réseau d'énergie électrique, une résistance étant disposée en série avec cette ampoule en vue de limiter le courant qui la traverse, caractérisé en ce que le thyristor est monté en dérivation par rapport à l'ampoule et en série avec une autre résistance établie de manière à réduire l'intensité qu'il dérive à l'état conducteur, sans pour autant empêcher l'extinction de l'ampoule.