FR 2475871 A3 19810821 FR 8103032 A 19810213 La présente invention a trait aux organes, qu'on appellera ci-après bras- supports, destinés aux sièges ou fauteuils notamment de petites dimensions, et qui consistent en un corps replié en V portant un accoudoir, recouvert ou non par un rembourrage et monté en porte-à-faux sur le bras-support intéressé auquel il est articulé de manière à pouvoir être relevé de la position horizontale à celle verticale en vue de l'empilage des fauteuils ou sièges, ce relevage s'effectuant par pivotement d'un angle de 900 autour d'un axe disposé près du côté longitudinal extérieur dudit bras-support, de façon à permettre d'empiler aisément de tels fauteuils ou sièges les uns sur les autres avec compénétration mutuelle en vue de réduire l'encombrement qu'entraîne leur nombre. Le mécanisme d'articulation prévu entre l'accoudoir et le bras-support qui le porte est également agencé pour que cet accoudoir puisse se monter aussi bien sur le bras-support de droite que sur celui de gauche d'un fauteuil ou siège. En outre chaque accoudoir est établi de façon telle qu'il puisse se fixer à demeure au bras-support correspondant au cas o l'utilisateur n'aurait aucun intérêt à empiler les fauteuils l'un sur l'autre. On connaît des bras-supports de type relevable verticalement, pour fauteuils ou sièges, qui sont faits en métal et qui sont reliés à un petit bâti prévu pour constituer accoudoir du type relevable propre à recevoir un bras de l'usager. Mais ces bras-supports connus doivent être établis de façon différente pour pouvoir s'utiliser sur la droite ou la gauche du fauteuil. En outre dans la technique antérieure chaque bras-support comprend une plaque supérieure propre à porter le bâti de l'accoudoir. De cette plaque dépassent vers le haut quelques dents qui servent de moyens de verrouillage pour maintenir le bâti par rapport à la plaque, et par conséquent au bras-support, lorsque le bâti précité est à la position horizontale d'utilisation. Dans ces conditions lorsque ce bâti de l'accoudoir a été relevé à la position verticale, ces dents qui dépassent vers le haut à partir de la plaque, constituent de dangereux éléments d'accrochage qui ont une action défavorable sur l'empilage ou le magasinage des sièges. Conformément à la présente invention chaque bras-support comprend un corps replié en forme de V comportant une partie avant inclinée dont l'extrémité supérieure est solidaire d'une courte console longitudinale percée d'un certain nombre de trous verticaux taraudés ainsi que de deux trous longitudinaux parallèles disposés symétriquement par rapport au plan vertical moyen de la console, de façon qu'une tige d'articulation puisse se monter soit dans l'un soit dans l'autre de ces deux trous longitudinaux. Il en résulte que chaque bâti d'accoudoir peut lui-même être monté sur le bras-support de gauche ou de droite du même fauteuil ou siège. Il est en outre prévu un dispositif de verrouillage qui agit entre le bâti de l'accoudoir et le bras-support qui le porte. Ce dispositif de verrouillage est constitué par une dent longitudi- nale qui dépasse vers l'intérieur et qui est portée par le bâti de l'accoudoir, cette dent pouvant s'engager dans un siège profilé agencé sur la partie avant de la console, après qu'on ait fait coulisser le bâti vers l'avant par rapport au bras-support; cet engagement de la dent dans son siège est assuré par la présence d'un ressort de rappel. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer: Fig. 1 est une vue de côté d'un brassupport, isolé d'un fauteuil et représenté à la position d'utilisation. Fig. 2 en est une coupe verticale longitudinale partielle suivant le plan vertical moyen A-A. Fig. 3 est une vue de côté du bras-support de fig. 1, avec coupe verticale partielle suivant le plan B-B parallèle au plan A-A et renfermant l'axe de la tige d'articulation de l'accoudoir. - Fig. 4 est une vue par dessus de l'armature incorporée au bâti de l'accoudoir, le rembourrage et le recouvrement de celui-ci étant supposés enlevés. Fig. 5 est une coupe de détail suivant C-C du bras-support qui porte le bâti de l'accoudoir supposé en position d'utilisation. Fig. 6 est une vue de face des parties supérieures des bras-support droits de deux fauteuils empilés les bâtis des accoudoirs se trouvant à la position verticale. Si l'on se réfère aux détails du dessin, la référence 1 indique de façon générale le corps du bras-support qui, conformément à une solution connue, comprend une courte barre horizontale la solidaire d'une barre antérieure lb recourbée en direction du haut dont l'extrémité supérieure est à son tour établie d'une seule pièce avec une console 3 de faible longueur, orientée vers l'arrière. Sur cette dernière est monté à porte-à- faux un petit bâti 4 susceptible d'être recouvert par une matière de rembourrage appropriée, et qui peut également porter un élément de recouvrement rigide, le tout de manière à constituer accoudoir du siège ou fauteuil. Le bâti 4 s'étend vers l'arrière à partir de la console 3 en direction du dossier du siège (non représenté sur le dessin), auquel chaque bras-support 1-3, avec le bâti 4 de l'accoudoir, peut se fixer par le moyen de vis passées dans des trous filetés 5 (fig. 1), ou de toute autre manière convenable, de façon à réaliser une liaison amovible ou permanente entre chacun des bras-supports 1 et l'armature du siège ou fauteuil, laquelle n'a pas été représentée étant donné qu'elle ne concerne pas l'invention. Chaque bâti 4, ainsi que le corps de chaque bras-support 1-3, est fait en métal ou autre matière appropriée. La console 3 présente une longueur plus faible que celle du bâti 4, lequel est prévu pour constituer l'accoudoir destiné à recevoir un bras de l'usager. La console 3 du bras-support gauche du siège est symétriquement identique à celle du bras droit; au contraire chaque bâti 4 suivant l'invention peut être monté soit sur une console de gauche, soit sur une de droite. La console 3 de chaque bras-support 1 s'étend vers l'extérieur au-delà du profil de celui-ci de manière à constituer une partie dépassan- te 3a à travers laquelle on a pratiqué un trou longitudinal 6 propre à recevoir la tige 7 du mécanisme d'articulation reliant la console 3 au bâti 4. Dans un plan transversal C-C la console 3 comporte également deux trous filetés 8s et 8d, tandis que vers l'avant de ladite console 3 il est prévu une creusure inférieure profilée comportant une surface de siège 9 inclinée vers l'arrière et propre à recevoir une dent de verrouil- lage 10 dont le profil en coupe est complémentaire de celui de cette creusure. Le dispositif dé verrouillage 9-10 ainsi constitué coopère avec le mécanisme d'articulation prévu pour relier le bras-support 1-3 au bâti 4 de l'accoudoir, ce qu'on décrira en détail ci-après. Le bâti 4 comprend une armature ll faite en métal ou autre matière résistante appropriée et qui comporte en plan une forme telle qu'elle puisse recevoir la console 3 du bras-support 1 considéré. L'armature 11 est recouverte par une matière molle ou rigide 12, laquelle peut être revêtue à son tour par un recouvrement souple 13, dans le cas o l'on prévoit un accoudoir rembourré. Les bords périphériques de l'armature 11 sont repliés vers le bas de façon à définir un espace inférieur propre à recevoir le mécanisme d'articulation, cet espace étant alors partiellement fermé par un élément profilé mince amovible ou plaque 14 fixé à l'armature 11 par des vis 15. Vers l'avant la plaque 14 comporte un orifice rectangulaire 16 présentant une largeur légèrement supérieure à celle de la console 3 de façon à permettre à cette dernière d'y pénétrer lorsque le bâti 4 tourne autour de la tige d'articulation 7 et arrive à sa position horizontale. Cette ouverture 16 comporte une longueur supérieure d'une valeur a à celle de la console 3, cette valeur étant juste suffisante pour permet- tre de faire glisser la dent 10 vers l'avant par rapport à la console 3 de manière à obtenir son dégagement de la surface ou creusure 9 ou pour permettre à cette dent d'être amenée juste en face de ladite creusure de façon à pouvoir y être engagée sous l'effet de ressorts hélicoïdaux 17a, 17b montés sur la tige d'articulation 7, laquelle est supportée par une plaque 18 à profil de section longitudinale en forme de U renversé, qui est fixée par soudure ou tout autre moyen sur la face intérieure de la plaque 14. La tige 7 traverse les deux ailes transversales parallèles 18a de la plaque 18, ces ailes étant percées de deux couples de trous alignés 19d et 19s prévus pour venir en coïncidence avec le trou 6 du brassupport 1-3 droit ou gauche. Une pièce 10 est montée au contact de la face intérieure de l'aile avant 18a de la plaque en U 18, cette pièce étant faite en nylon ou analogue et étant fixée à ladite plaque 18 par des vis 20. La pièce 10 est conformée de façon à constituer la dent de blocage déjà mentionnée plus haut sous cette même référence et qui coopère avec le siège de verrouillage 9. Sur les dessins annexés on a représenté un bâti 4 dont les pièces sont agencées de façon à ce qu'il puisse se monter sur un bras-support 1 de droite. A cet effet la tige 7 est disposée dans les couples de trous 19d de la plaque 18 (fig. 4). Au contraire lorsque le bâti 4 doit être disposé sur un bras-support de gauche, la tige d'articulation 7 est introduite dans les trous 19s. Sur cette tige 7 et dans la zone de celle- ci extérieure à la plaque 18, il est prévu un ressort de torsion de rappel 17a propre à faire basculer le bâti 4 à sa position verticale relevée, tandis que le ressort 17b enroulé sur cette même tige 7 entre l'aile arrière 18a de la plaque 18 et le corps de la console 3 tend à ramener le bâti 4 vers le corps du fauteil ou siège, à la position de verrouillage, c'est-à-dire celle pour laquelle la dent 10 bute contre le siège 9 et qui correspond à la position d'utilisation de l'ensemble du bras-support 1 et de l'accoudoir 4 (fig. 1 à 4). Lorsqu'il y a lieu d'empiler l'un sur l'autre les fauteuils ou sièges, moyennant une compénétration mutuelle (fig. 6), on saisit chaque bâti 4 et on l'oblige à coulisser longitudinalement vers l'extérieur surs la tige d'articulation 7, laquelle est rendue solidaire de la console 3 par le moyen d'une goupille filetée 2 susceptible d'être insérée à travers le trou 22d ou respectivement 22s de la plaque 18 pour venir se visser dans un trou taraudé 8d ou respectivement 8s, de la console 3 (fig. 3 et 5), cette goupille 2 se verrouillant ainsi au corps de la tige 7. Conformément à cette disposition le bâti 4 peut non seulement tourner librement autour de l'axe de la tige 7, mais il peut également exécuter un mouvement de coulissement longitudinal vers l'extérieur suivant une amplitude a, dans la direction indiquée par la flèche F de fig. 1, en vue d'obtenir le dégagement de la dent 10 à partir de son siège 9. Ceci fait le ressort 17a provoque le relèvement automatique du bâti 4, ce qui permet d'empiler les fauteuils ou sièges suivant une disposition très compacte. Dans le cas o le bâti 4 doit être appliqué sur un bras-support de gauche, la tige 7 ainsi que les ressorts 17a et 17b sont montés sur le côté gauche de ce bâti, tandis que la tige d'articulation 7 est insérée dans le couple de trous 19s. S'il n'est pas nécessaire de relever les bâtis 4 des accoudoirs, les trous 22d ou 22s peuvent s'utiliser pour recevoir des vis (non représentées) propres à verrouiller chaque bâti 4 à la console 3 corres- pondante en vue d'obtenir non plus un bras-support 1 associé à un bâti d'accoudoir 4 relevable, mais bien un tel bras-support 1 équipé d'un bâti 4 fixe. Bien entendu il y a alors lieu de prévoir dans la console 3 les trous de blocage 8d et 8s pour recevoir lesdites vis. Il doit d'ailleurs entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécu- tion décrits par tous autres équivalents. R E V E N D I C A T I 0 N S 1. Bras-support pour sièges ou fauteuils, notamment de petites dimensions, comportant un accoudoir relevable à la verticale, du genre -constitué par un corps à profil longitudinal en V, fait en métal ou autre matériau approprié et comprenant une partie centrale horizontale et une partie avant relevée dont l'extrémité supérieure est fixée à une console à laquelle un bâti d'accoudoir est articulé par un mécanisme dont l'axe est parallèle au plan vertical moyen du bras-porteur, mais en étant situé audessus de ce dernier, caractérisé en ce que la console (3) du brassupport (1) respectivement de droite ou de gauche, s'étend latéralement vers la gauche ou respectivement vers la droite suivant une partie (3a) à travers laquelle est percé un trou longitudinal (6) prévu pour recevoir la tige (7) du mécanisme d'articulation, tandis que le bâti (4) de l'accoudoir définit dans sa partie avant un espace dans lequel est montée une plaque (18) à section longitudinale en forme de U renversé de façon à déterminer deux ailes transversales (18a), ladite plaque (18-18a) définissant un espace propre à recevoir la console (3) lorsque le bâti (4) de l'accoudoir a tourné autour de l'axe de la tige d'articulation (7) en atteignant ainsi la position horizontale, lequel espace comporte une longueur suffisante pour permettre un mouvement de coulissement (a) du bâti (4) de l'accoudoir par rapport à la console (3) suivant l'axe de l'articulation, et en ce qu'il est prévu des moyens (9, ) pour verrouiller le bâti (4) à la console (3) à la position d'utilisation de ce bâti, un premier ressort (17a) étant agencé pour tendre à faire basculer le bâti (4) vers sa position verticale lorsque les moyens de verrouillage (9 et 10) sont dégagés, tandis qu'un second ressort (17b) tend à ramener le bâti (4) et les moyens de verrouillage (9, 10) à la position de fonctionnement lorsque le bâti (4) de l'accoudoir est revenu à la position horizontale d'utilisation et que le bâti (4) a été déplacé par coulissement dans une mesure suffisante pour dégager les moyens de verrouillage (9, 10). 2. Bras-support comprenant une console à laquelle est articulé un bâti d'accoudoir, conformément à la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de verrouillage comprennent une dent (10) et une creusure de siège (9) dans laquelle celle-ci peut être engagée en suite du déplacement longitudinal du bâti (4) par rapport à la console (3), ladite dent (10) étant faite d'une pièce en nylon ou autre matière appropriée et étant rigidement fixée près de la face intérieure de l'aile avant (18a) de la plaque en U (18), tandis que le siège (9) correspondant est prévu près de l'extrémité en vis-à-vis de la console (3). 3. Bras-support comprenant une console à laquelle est articulé le bâti de l'accoudoir, conformément à la revendication 1, caractérisé en ce que deux couples de trous alignés (respectivement 19s et 19d) sont prévus à travers les deux ailes transversales parallèles (18a) de la plaque (18)X ces couples de trous (19s et 19d) étant disposés symétriquement par rapport au plan vertical moyen (A-A) du bâti (4), à égale distance de part et d'autre de celui-ci, chaque couple (19d et 19s) étant propre à venir en coïncidence avec une ouverture longitudinale (6) de la console (3) d'un bras-support respectivement droit ou gauche, tandis que le premier ressort (17a) est un ressort de torsion enroulé sur la tige d'articulation (7) dans la zone de celle-ci située derrière la plaque (18) et que le second ressort (17b) est un ressort hélicoïdal porté par cette tige (7) entre l'extrémité arrière de la console (3) et l'aile arrière (18a) de la plaque (18). 4. Bras-support comportant un accoudoir relevable à la verticale, conformément à la revendication 1, caractérisé en ce que le bâti (4) de cet accoudoir comporte une armature longitudinale intérieure (11) recouverte par un élément rembourré souple (12) ou par un élément rigide, et dont les bords périphériques sont repliés vers le bas de façon à définir un espace inférieur et intérieur propre à recevoir le mécanisme d'articulation, ledit espace étant fermé dans le bas par une plaque démontable (14) qui comporte dans sa partie avant une ouverture (16) de dimension suffisante pour permettre à la console (3) de pénétrer dans ledit espace, mais seulement à la position pour laquelle le bâti (4) de l'accoudoir s'est déplacé par coulissement longitudinal pour atteindre sa position la plus en avant par rapport au bras-support (1) qui le porte.