La pressente invention se rappqrte à une plateforme cabine élévatrice mobile dont le but est d'assurer rapidement et en sécurité en quelque endroit que ce soit la montée ou la descente de tous matériels ou objets dont la manoeuvre ne peut se faire dans de bonnea conditions, dans une cage d'escaliert par exemple. Cet appareil est essentiellement destiné à l'exécution de tous travaux en élévation intérieurs ou extérieurs (bâtiment, entretien, usines, aviation, marine, industries, etc.) un ou plu sieurs opérateurs pouvant prendre place dans la cabine ainsi que les outillages et matériels nécessaires. L'invention vise plus particulièrement un dispositif élévateur mobile, caractérisé par le fait qu'il comporte une plate forme montée sur le châssis d'un véhicule par l'intermédiaire d'un système de losanges ou ciseaux articulés dont le degré de déploiement est commandé par des moyens manuels ou moteurs prévus sur le châssis, permettant ainsi à la plateforme d'être positionnée à-la hauteur désirée. Selon une forme de réalisation préférée, le dispositif élévateur comporte, fixés longitudinalement de chaque côté du châssis deux profilés en U os coulisses: convenablement entretoisés et portant à une extrémité du châssis un axe transversal fixe et a' l'autre extrémité un axe transversal mobile montés sur des valets coulissant sans jeu dans lesdites coulisses longitudinales, deux systèmes de losanges ou ciseaux articulés étant montés pivotants sur ces axes de chaque côté du châssis par leurs bras de ciseaux inférieurs, tandis que les bras de ciseaux supérieurs sont articulés à des coulisses fixées amoviblement à la face inférieure d'une plateforme, ces coulisses étant du même type et présentant le même agencement que les coulisses montées sur le châssis, En outre, le déploiement du système articulé est commandé par un vérin mécanique, hyd-raulique ou pneumatique commandé par un moteur et agissant sur l'axe mobile monté sur galets et sur lequel sont montés pivotants les extrémités inférieures des deux bras de ciseaux du-système articulé Par ailleurs, on a prévu un système de verrouillage et déverrouillage du dispositif élévateur par deux cliquets commandés par électro-aimants et cooprant chacun avec deux crémaillères montées longitudinalement le long des coulisses fixées au châssis et d'une longueur fonction de la course de l'axe transversal mobile. Afin de permettre un déplacement plus aisé du dispositif élévateur, lorsqu il se trouve en position basse, on a prévu un système de leviers agissant sur l'entretoise ou axe central reliant les axes d'intersections des bras ou croisillons centraux du système articulé et actionné par le vérin, qui doit de ce fait présenter une course morte avant d'attaquer l'entretoise mobile reliant les extrémités inférieures des croisillons ou bras inférieurs. Sous le châssis sont prévues-des béquilles télescopiques (quatre de préférenc-e) permettant de maintenir au niveau désiré le dispositif élévateur mobile. L'invention sea mieux comprise à la lecture de la description suivante d'une forme de réalisation non limitative d'un dispositif élévateur mobile, en se référant au dessin annexé sur lequel - la figure t est une vue de dessous du disposés éléva- teur selon -l'invention - la figure 2 est une vue de dessus du dispositif de la figure t - Is.figure 3 est une vue en perspective du système de croisillons équipant le dispositif des figures 1 et 2 ; et, - la figure 4 est une vue schématique en plain d'un croisil- lon. La forme de réalisation représentée au dessin se rapporte une remorque du type portant un ber et comportant à la base un châssis A porteur 'de forme rectangulaire soudé dont l'extrémité avant se termine en triangle ou flèche destiné à recevoir un cro ehet d'attelage de traction ainsi qu'une roue dite "Jockey" dont la hauteur peut êtr-e variable par vis ou vérin en vue de l'accrochage, du décrochage ou des manoeuvres de mise en place. Disposé convenablement sous le châssis en fonction de la répartition des poids+, un essieu porteur B suspendu est muni de roues pneumatiques C de calibre et résistance appropriés au poids et à la vitesse de traction de.l'appareil. Sous le châssis, et soudés à ce dernier, quatre tubes rectangulaires assemblés deux à deux et disposés transversalement, deux 101, 102 à l'extrémité arrière du ch*ssis,deux autres 103, 104 avant la triangulation de flèche entretoisent le châssis. Coulissant dans ces tubes entretoises formant fourreaux, quatre tubes fOls, t02a, 103a, 104a rectangulaires de dimensions et longueurs convenables munis d'un dispositif intérieur E interdisant leur dégagement complet du fourreau et porteur en leur extrémité extérieure d'une vis dont la base est munie d'une platine P de forme appropriée dont la hauteur est variable en vue d'assurer latéralement et longitudinalement l'assiette horizontale de l'élévateur assurent l'assise de l'appareil. Bien entendu, ces vis peuvent être remplacées par des vérins commandés manuellement ou électriquement. Fixé sur le châssis, et en vue d'assurer le contrôle d'horizontabilité latéral et longitudinal, un niveau N à deux bulles perpendiculaires l'une par rapport à l'autre indique une mise en place convenable. Les dispositifs réglementaires d'éclairage et de signalisation avec raccordement au véhicule tracteur ainsi que les chatnes de sécurité d'attelage équipent l'appareil. Longitudinalement de chaque côté du châssis, à la face supérieure de ce dernier, sont fixés amoviblement deux profilés en U ou coulisses 1 rigoureusement parallèles entre eux et égale-- ment parallèles å deux profilés tO fixés de façon amovible à la face inférieure d'une plateforme de travail non représentée au dessin. Ces profilés sont fixés de préférence par boulonnage. Les profilés sont agencés pour guider des galets G de diamètre approprié pouvant y rouler sans jeu. Chaque profilé l et son homologue 10 définissent un plan sensiblement perpendiculaire au châssis et dans lequel se déploie un système de ciseaux articulés formés des croisillons 2, 5, 6, 7, 8, 9. L'intersection des croisillons 6, 7 définit l'axe central d'un système articulé, cet axe est relié par une entretoise mobile ou axe central 11 à l'axe correspondant de l'autre système articulé. Les profilés t sont réunis côté flèche par un axe transversal 3 monté sur galets, commandant le croisillon 2. À l'arrière des coulisses est fixé un axe 4 > ransver- sal 4 s'articulant au croisillon 5. Les extrémités supérieures des croisillons 8 et 9 sont montées respectivement de la même façon dans la coulisse 10. Les croisillons 2-5, 8-9 s'articulent respectivement par leurs extrémités supérieures et inférieures aux croisillons 6 et 7, formant ainsi une cinématique articulée composée de deux losanges et de deux ciseaux supérieur et inférieur. Les axes 3, 4 de diamètre et résistance convenables sont cylindriques, décolletés à chacune de leurs extrémités sur longueur, soit des galets G pour ceux en recevant, soit des paliers et platines pour les autres, ces derniers étant munis d'un filetage à chaque extrémité. Chaque bras est constitué de deux-tubes rectangulaires a, b de résistance appropriée assemblés en trois points, un au centre, puis à chaque extrémité par des pièces u formant paliers. Chaque platine d'assemblage des bras est elle-même constituée de deux flasques carrés d'épaisseur convenable assemblés l'un à l'autre par une pièce d'acier carré formant palier, usinée cylindriquement en son centre, baguée puisque destinée au support des axes transversaux. Aux deux extrémités du ciseau supérieur sont disposés, comme décrit ci-dessus, deux autres coulisses 10 entretoisées, parallèles, l'axe arrière étant fixé à l'extrémité arrière de ces coulisses, tandis que, comme à la base, à l'avant, ces coulisses supérieures ne formant pas flèche, l'axe avant muni de galets coulisse sans jeu. En superposition des coulisses supérieures et boulonnée à ces dernières, une cabine de travail rectangulaire de dimensions convenables est aménagée pour recevoir les opérateurs et leur matériel. A la base, comme en hauteur, en vue d'assurer les fixations sur chassies et cabine, des pattes sont soudées extérieurement sur les coul.isses et encastrent, à la base, le châssis au sommet de la cabine. La cabine est équipée des rembardes de protection à hauteur convenable, d'une porte pour y accéder, d'une échelle de corde dont le déroulement assure en position haute la redescente au sol en cas d'avaries, de trous d'évacuation d'eau et d'un câble de mise à la terre. Les têtes des boulons assemblant la cabine aux coulisses supérieures forment des anneaux destinés, soit à haubanner l'appareil, à une façade par exemple, renforçant ainsi la sécurité des opérateurs, soit à bâcher la cabine. Dans une forme de réalisation particulière, le fonctionnement de 1'élévateur est assuré par un vérin V récepteur hydraulique disposé horizontalement et longitudinalement, logé dans la triangulation de flèche, le corps étant fixé par sa partie arrière, puis bridé de part et d'autre en vue d'assurer sa hauteur convenable en rapport avec l'axe transversal avant en évitant aussi tout débattement perpendiculaire. Lors de la mise en action du vérin sous l'effet d'une pompe hydraulique émettrice électrique dont l'énergie peut provenir du secteur, d'accumulateurs ou d'un groupe électrogène et alimentée par un réservoir, le piston du vérin récepteur avance, vient au contact de l'axe transversal avant, exerce une poussée sur ce dernier, l'obligeant à se déplacer dans les coulisses, modifiant l'angle du ciseau inférieur et, conséquemment, des ciseaux intermédiaires et supérieur, provoquant l'élévation de la cabine supérieure. Au début de l'opération de levée, alors que l'angle des ciseaux est très ouvert, afin d'éviter une pression trop importante sur l'axe transversal avant, a été disposée sous l'axe transversal central du second ciseau une triangulation particulière 12 à angle variable commandée par le vérin V qui permet, avant que n'entre en contact la tige du piston sur l'axe transversal avant, une élévation et, par là, un avancement de l'axe sans que ce dernier ne soit sollicité; ce n'est que lorsque l'angle est suffisamment fermé que toute la poussée s'exerce sur l'axe avant, la triangulation intermédiaire n' étant plus opérante. Les manoeuvres de montée et de descente sont assurées, soit du sol, soit de la cabine par deux boutons poussoirs identiques à trois positions. Une première pression commande la montée, une pression intermédiaire assure le déverrouillage des cliquets de sécurité 14 ci-dessous décrits tandis qu'une pression maximale commande la descente. On remarquera ainsi que pour opérer le déverrouillage des cliquets en vue d'assurer la descente, une légère montée s'opère, manoeuvre nécessaire au déverrouillage. Les cliquets 14 commandés par électro-aimants 15 sont disposés de part et d'autre de l'axe transversal 3 avant et solidaires tandis que deux crémaillères 16 disposées longitudinalement font office de vérouillage, quelle que soit la position des ciseaux. Elles sont maintenues par l'axe transversal-4 arrière et leur longueur est fonction de la course de l'axe transversal avant. Une autre sécurité est assurée par deux amortisseurs de descente, fixés sur le châssis de part et d'autre du vérin, tandis que la tige mobile recevant le piston est attelée à l'axe transversal inférieur avant. Le fonctionnement de cet élévateur peut être assuré manuellement, dans ce cas par deux pompes émettrices manuelles, l'une placée au sol, l'autre dans la cabine;-ces pompes étant reliées au vérin par flexible assurent la montée tandis que deux vannes placées en dérivation entre pompes et vérin assurent pour la redescente le retour du liquide au réservoir. Dans ce cas, les vérouillages mécaniques à crémaillère sont commandés du sol par un palonnier, de la cabine par un câble flexible monté sur enrouleur et commandant le palonnier. Cette commande manuelle est également valable pour l'équipement électrique. Afin d'éviter une surcharge anormale de l'élévateur, il est précisé que la ou les pompes émettrices sont munies d'un clapet convenablement taré interdisant le fonctionnement de l'appareil en pareil cas. Ce clapet de décharge peut aussi être placé sur le vérin récepteur. De même que pour le fonctionnement manuel, en cas d'avarie du système hydraulique, deux vannes placées en dérivation peuvent assurer le retour du liquide au réservoir et, conséquemment, la descente de l'appareil. En cas de blocage de l'appareil en position haute, il a été disposé longitudinalement à l'extrémité arrière du chassies et commandée par une manivelle, une vis sans fin dont la longueur est comprise entre la course minimum et maximum de l'axe transversal avant, passant à travers un palier solidaire de cet axe. Une bague écrou constituée de deux'demi-pièces dont l'assemblage est assuré par un système mécanique connu est alors placée juste derrière le palier traversé par la vis, et la rotation de cette dernière assure la redescente mécanique tandis que les verrouillages à crémaillère sont maintenus en position de descente. Disposés de chaque cOté des ciseaux de l'appareil, et en vue de la protection des personnes, des filets de protection se déroulent ou s'enroulent entre la cabine supérieure et le châssis. il est bien évident que l'invention n'est pas limitée à la forme de réalisation de dispositif élévateur décrit ci-dessus en référence au dessin, mais qu'elle englobe toutes les modifications et variantes issues du même principe de base. REVENDICATIONS 1. Dispositif élévateur mobile, caractérisé par le fait qu'il comporte une plateforme montée sur le châssis d'un véhicule, par l'intermédiaire d'un système de losanges ou ciseaux articulés dont le degré de déploiement est commandé par des moyens manuels ou moteurs prévus sur le chbssis, permettant ainsi à la plateforme d'être positionnée à la hauteur désirée. 2. Dispositif élévateur mobile selon la revendication t, caractérisé par le fait que, longitudinalement de chaque coté du châssis sont fixés deux profilés en U ou coulisses convenablement entretoisés et portant à une extrémité du châssis un axe transversal fixe et à l'autre extrémité un axe transversal mobile montés sur des galets coulissant sans jeu dans lesdites coulisses longitudinales, deux systèmes de losanges ou ciseaux articulés étant montés pivotants sur ces axes de chaque côté du châssis par leurs bras de ciseaux inférieurs, tandis que les bras de ciseaux supérieurs sont articulés à des coulisses fixées amoviblement à la face inférieure d'une plateforme, ces coulisses étant du même type et présentant le même agencement que les coulisses montées sur le chassies. 3. Dispositif élévateur mobile selon la revendication t ou 2, caractérisé par le fait que le déploiement du système articulé est commandé par un vérin mécanique, hydraulique ou pneumatique commandé par un moteur et agissant sur l'axe mobile monté sur galets et sur lequel sont montées pivotantes les extrémités inférieures des deux bras de ciseaux du système articulé. 4. Dispositif élévateur mobile selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que, afin de permettre un déploiement plus aisé du dispositif élévateur, lorsqu'il se trouve en position basse, on a prévu un système de leviers agissant sur l'entretoise ou axe central reliant les axes de intersections des bras ou croisillons centraux du système articulé et actionné par le vérin, qui doit de ce fait présenter une course morte avant d'attaquer l'entretoise mobile reliant les extrémités inférieures des croisillons ou bras inférieurs. 5. Dispositif élévateur mobile selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que, sous le châssis, sont prévues des béquilles télescopiques (quatre de préférence) permettant de maintenir au niveau désiré le dispositif élévateur mobile. 6. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait qu'est prévu un système de verrouillage et déverrouillage du dispositif élévateur par deux cliquets commandés par électro-aimants et coopérant chacun avec deux crémaillères montées longitudinalement le long des coulisses fixées au châssis et d'une longueur fonction de la course de l'axe transversal mobile.