i 2122433 La présente invention eoneerne un dispositif d'extraction continue de jus brut par diffusion, consistant en une auge allongée et recouverte, avec un fond intérieur tamisant au-dessus duquel passent les brins supérieurs de plusieurs chaînes de transport 5 parallèles, reliées respectivement par paires au moyen d'entraîneurs qui servent au transport, dans le sens de la longueur, de la matière préparée et à l'épuisement en vue de l'extraction du jus brut, les brins inférieurs se trouvant à l'extérieur de l'auge. Depuis bien longtemps, l'industrie sucrière recherche 10 les moyens permettant d'affecter une sucrerie avec ses installations pour le traitement,au choix, de la canne à sucre ou de la betterave à sucfe. La solution de ce problème qui se pose depuis longtemps pourrait entraîner une augmentation considérable de la rentabilité des sucreries dont le lieu d'implantation permettrait 15 une livraison économique des cannes et des betteraves. A supposer que la récolte des cannes ne coïncide pas avec l'arrachage des betteraves, la possibilité serait ainsi donnée de maintenir la sucrerie en service toute l'année ou, du moins, d'en prolonger la durée de fonctionnement bien au-delà des campagnes relativement 20 courtes, comme c'est le cas jusqu'à maintenant. En acceptant, en pleine connaissance de cause, l'éventualité de pertes, il est d'usage, dans l'industrie sucrière de cannes par exemple, de commencer la récolte avant que les cannes à sucre n'aient atteint un degré de maturité garantissant un rendement maximum en sucre. La 25 récolte est, en outre, prolongée au-delà de la maturité optimale, ce qui entraîne de nouvelles pertes en sucre. Cette méthode ne permet cependant de réaliser qu'une récolte s'étendant, au maximum, sur six mois. Pour ce qui est de la betterave à sucre, il est impossi-30 ble de prolonger la récolte sur une période aussi longue, car celle-ci doit être généralement terminée avant que les premières gelées ne fassent leur apparition. La mécanisation croissante de l'arrachage des betteraves a non seulement rationalisé mais également accéléré la récolte au point que les betteraves à sucre arri-35 vent généralement à être livrées du producteur aux sucreries en l'espace de quelques semaines. Les sucreries sont, il est vrai, aménagées pour pouvoir recevoir et stocker de grandes quantités de betteraves mais, pour les mêmes raisons valables pour le traitement des cannes à sucre, ne peuvent allonger à plaisir la durée du 40 stockage des betteraves en vue d'augmenter la période de fonction 72 00905 2122433 nement de la sucrerie, les betteraves perdant en cours de stockage, de leur sucre par aspiration et donc de leur polarisation. La production du sucre à partir des betteraves et celle à partir des cannes ne divergent que par l'extraction du jus brut. 3 C'est pourquoi un dispositif d'extraction de jus brut pouvant être, au choix, mis en oeuvre pour les betteraves et pour les cannes présenterait un énorme avantage dans l'étude des sucreries, ceci permettant une standardisation très poussée de ces fabriques. Il ressort de ce qui précède que le problème consiste 10 à concevoir un dispositif susceptible d'extraire le jus brut de betteraves convenablement préparées ainsi que de cannes ayant subi une préparation à cet effet. Il était jusqu'à présent impossible de penser trouver une solution satisfaisante à ce problème parce que l'extraction 15 du jus de la canne se faisait par pressage mécanique dans des moulins à trois cylindres tandis que, pour l'extraction du jus des betteraves, ou plutôt des cossettes, on appliquait un procédé de diffusion se déroulant de préférence dans une tour de diffusion» Le fait de procéder à cet épuisement ou diffusion de manière con-20 tinue et d'en retirer un haut rendement en jus brut de première qualité représentait un avantage particulier de ce procédé. Il est toutefois impossible d'utiliser les tours de diffusion pour l'épuisement de la canne, celle-ci ne pouvant, comme les cossettes, subir une préparation qui la rendrait transportable à travers la 25 tour de diffusion. Les cannes cassées ou déchiquetées ont plutôt tendance à former des nids et des bouchons qui bloquerait les pales transporteuses à l'intérieur de la tour. On peut, il est vrai, facilement imaginer de faire passer des betteraves coupées dans les moulins à trois cylindres utilisés 30 pour l'extraction du jus brut des cannes à sucre. On n'obtient cependant qu'une bouillie de betteraves, c'est à dire que les betteraves ou cossettes ne sont que réduites en particules plus fines sans qu'il en soit extrait du jus comme avec les cannes à sucre. L'extraction du jus brut ne pourrait alors être effectuée 35 qu'au prix d'inconvénients graves et, en particulier, du point de vue de la qualité, par des presses hydrauliques ou d'autres dispositifs qui ont été depuis longtemps abandonnés en raison justement des désavantages qu'ils entraînaient. Il faut donc reconnaître que la technologie de l'extraction du jus brut présente des divergences 40 considérables selon qu'il s'agit de cannes ou de betteraves à sucre. 72 00905 3 2122433 Le dispositif d'extraction continue de jus brut dont il a été fait Mention au début du présent exposé est prévu pour le traitement de la canne. La mise au point d'un tel dispositif signifiait que le procédé d'extraction de jus par diffusion, utilisé 5 pour le traitement des betteraves et arrivé à un très haut degré de capacité, est maintenant applicable à la canne à sucre. Il en résulte donc un alignement des technologies. La pratique a montré que le dispositif connu et mentionné au début n'est pas approprié au traitement des cossettes de 10 betteraves à sucre. Les cossettes formant une couche sont traînées sur le fond tamisant et broyées par les forces de cisaillement qui se produisent à la surface se trouvant en contact avec le fond tamisant. Il en résulte une proportion relativement importante de râpure dont on pourra extraire le jus, à la rigueur, au moyen de 15 presses mais non par diffusion. D'autre part, la râpure bouche les orifices du tamis et la circulation du jus, indispensable pour l'épuisement des cossettes, est entravée. Le but de la présente invention est de concevoir le dispositif mentionné de sorte qu'il soit applicable^ au choix, à 20 l'extraction du jus brut de la canne ou des cossettes de betteraves à sucre. En vue de résoudre ce problème, le dispositif mentionné au début se distingue, conformément à l'invention, par le fait qu'entre le fond tamisant et la matière à épuiser se trouve inter-25 calée une toile perméable, reliée aux entraîneurs et que, sur toute la longueur du brin inférieur des chaînes de transport, il est prévu des dispositifs de nettoyage pour maintenir la toile perméable au liquide. L'invention permet de s ^primer tout contact entre la 30 couche de cossettes à épuiser et le fond tamisant grâce à la toile perméable au liquide appuyée sur les entraîneurs. Par conséquent, les cossettes se trouvant dans le zone inférieure ne subissent aucun effet mécanique et gardent, lors de leur passage dans l'auge, leur structure indispensable pour un épuisement complet. Gomme 35 les cossettes ne sont pas broyées, il n'y a pas de râpure susceptible de boucher les orifices du tamis et d'arrêter l'écoulement du jus. Dans le dispositif exécuté conformément à l'invention, on peut donc extraire en continu, à partir des cossettes de betteraves également, un jus brut de haute qualité et d'un bon rendement. 72 00905 4 2122433 Pour le traitement de cannes à sucre, le dispositif peut être utilisé sans aucune modification. Mais il est aussi très facile de retirer la toile des entraîneurs des chaînes de transport lorsqu'on a des cannes à traiter et de la remettre pour les cos-5 settes de betteraves. Le dispositif de nettoyage prévu pour la toile et disposé à 1 ' extérieur de 11auge dans la zone du brin inférieur a pour but de prévenir la naissance de foyers d'infection et de maintenir la toile perméable au liquide car, dans le traitement des bettera-10 ves, on aura inévitablement une certaine proportion de substances visqueuses qui pourraient obstruer les pores de la toile. Selon un mode de réalisation avantageux de l'invention, la toile est composée d'éléments dont les bords avant et arrière, selon le sens du transport, sont fixés aux entraîneurs et les bords 15 latéraux se présentent sous forme d'ourlet creux, étant soutenus par une traverse en forme de câble introduite dans l'ourlet creux et tendue dans le sens du transport. Ce perfectionnement présente l'avantage d'utiliser la toile, par exemple une toile filtrante, en petits éléments faciles 20 à manipuler et à fixer sans que cela n'entraîne de phénomènes d'extension ou autres modifications de dimension apparaissant à l'usage et exerçant une influence défavorable. Il est également important, lorsque ces segments sont endommagés, de ne pas avoir à remplacer l'ensemble de la toile 25 qui recouvre toute la longueur des chaînes de transport. Les bords en forme d'ourlets creux et le passage d'une traverse permettent de renforcer les bords latéraux de la toile contre les sollicitations du produit à épuiser. Celui-ci tend en effet à pénétrer dans la zone située entre les bords latéraux des segments de toile et 30 la chaîne de transport passant à proximité. Pour ne pas devoir modifier, en vue de la fixation des segments de toile, chaque entraîneur situé entre deux chaînes de transport parallèles et pour, d'autre part, obtenir une séparation aussi efficace que possible empêchant la matière à épuiser d'entre!? 35 en contact avec le fond tamisant, il est recommandé de modifier le dispositif exécuté conformément à l'invention pour que les segments de toile recouvrent, dans le sens du transport, une longueur limitée par au moins trois entraîneurs consécutifs et que, transversalement, les bords latéraux arrivent au niveau des 40 chaînes de transport. 72 00905 5 2122433 Les chaînes de transport les mieux appropriées au dispositif du typè en question sont des chaînes Gall. Comme ces chaînes sont composées en alternance de maillons extérieurs et intérieurs, les bords latéraux des segments de toiles ne peuvent 5 que toucher chaque maillon extérieur de sorte que,, entre ce bord latéral et le maillon intérieur suivant toujours un maillon extérieur, il demeure une fente par laquelle la matière à épuiser pourrait pénétrer dans la zone comprise entre fond tamisant et face inférieure de la toile. Pour éviter les inconvénients provo-10 qués par un contact direct du produit à épuiser, et en particulier-des cossettes, avec le fond tamisant dans un dispositif équipé de chaînes Gall, il est recommandé de recouvrir la chaîne de transport, de préférence une chaîne Gall, ainsi que le bord latéral voisin du segment de toile, par des déflecteurs à section, de 15 préférence en forme de toit. Si le dispositif est exécuté conformément à l'invention et mis en oeuvre pour l'extraction du jus brut des cossettes des betteraves, on ne peut éviter avec certitude, malgré le recouvrement des chaînes à maillons et des bords latéraux des segments de 20 toile, que des dépôts se forment sur le fond tamisant. Mais surtout il peut également se former des foyers d'infection. Pour remédier à ces inconvénients, un entraîneur, au moins, de chaque paire de chaînes de transport est muni d'un dispositif assurant le nettoyage du fond tamisant. Les dépôts sont ainsi enlevés du fond tami-25 sant et l'apparition de foyers d'infection évitée. Ce dispositif fixé à l'entraîneur est de préférence exécuté sous forme de baguette en matière plastique élastique ou souple appliquée sur le fond tamisant et produisant des forces de cisaillement à effet nettoyeur lorsqu'elle est entraînée à la 30 surface du fond tamisant. Comme il a été évoqué au début de cet exposé, il est utile de nettoyer la toile filtrante. A cet effet, des tuyères éjectant de l'eau sous pression sont particulièrement indiquées. Pour un épuisement parfait des cossettes de betteraves, 35 il est en outre important de provoquer une certaine circulation forcée du liquide afin que celui-ci ne se répande pas dans le plan horizontal et que le liquide filtent de haut en bas dans le produit à épuiser ne se mélange, de manière indésirable, au jus de coneentrâtion différente. Selon une particularité de l'inven-40 tion, il est prévu dans ce but que, dans la zone des points d'ali- 72 00905 6 2122433 mentarlon du liquide dans l'auge, il soit suspendu des tabliers servant à diriger le liquide et à éviter la formation de mousse. La mousse nuirait, en effet, au traitement ultérieur du jus extrait au soutirage et au pompage. K La description qui va suivre, en regard du dessin annexé h titre d'exemnle non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être mise en pratique. La figure 1 est uns vue latérale schématique de la partie essentielle pour l'explication de 1'invention, du dispositif d'ex-10 traction continue de jus brut par diffusion. La figure 2 représente en coupe, à plus grande échelle, un détail du dispositif selon la figure 1. La figure 3 est une coupe par III-III de la figure 2. La figure 1 représente une vue partielle d'un dispositif 15 d'extraction continue de jus brut par diffusion. Il s'agit d'un diffuseur prévu pour l'épuisement continu de la canne à sucre, selon le procédé égyptien .connu. tmmJ ✓ ^ Le dispositif/ou diffuseur represente comporte une auge 2 allongée et essentiellement plate, recouverte en haut et avec 20 fond tamisant 3 intérieur. La matière à épuiser est amenée par un transporteur d'alimentation 4 et, au moyen de plusieurs chaînes de transport se déplaçant parallèlement le long de l'auge 2, glissant au-dessus du fond tamisant et reliées respectivement par paires au moyen d'entraîneurs perpendiculaires au sens de transport, 25 elle est entraînée lentement sur le fond tamisant 3 de l'auge 2<> Les brins sxpérieurs 5 des chaînes de transport 4 courent sur le fond tamisant 3 tandis que les brins inférieurs 6 passent à l'extérieur de l'auge 2. A l'extrémité de l'auge 2, la couche de matière épuisée, c'est à dire la bagasse pour le traitement de cannes 30 à sucre, est déshydratée, ou plus précisément subit une première déshydratation, et évacuée. L'épuisement du produit commence au passage dans le transporteur d'alimentation 4 par une addition, par l'intermédiaire de conduites 7a, de jus à une température appropriée provenant de 35 réchauffeurs non reproduits, de sorte que les cossettes de betteraves, par exemple, sont réchauffées à des températures de l'ordre de 70 à 80°C. Le jus coulant à travers le produit frais, les cossettes par exemple, est soutiré au-dessous du transporteur d'alimentation 4 et dirigé par des conduites 8 vers la suite du trai-40 tement en tant que jus de fabrication. 72 00905 7 2122433 L'épuisement du produit dans l'auge 2 s'accomplit en ce sens que le produit introduit du coté d'entrée est traité par du jus de circulation se trouvant également à une certaine température voulue par le procédé, et provenant de conduites d'amenée 7. 5 Dans la zone située au-dessous de ces conduites d'amenée 7 se trouvent des tuyaux 8 par lesquels le jus, retiré après percola-tion à travers la couche de produit, est évacué. Sur toute la longueur de l'auge 2 sont posés d'autres tuyaux 9 de soutirage du liquide d'épuisement rajouté ensuite sur 10 le produit, par des pompes 10 et des tuyaux d'amenée 11, à un endroit précis situé en amont du point de soutirage dans le sens de cheminement du produit. De cette façon, le liquide d'épuisement traverse, depuis le coté de sortie de l'auge où sont ajoutés de l'eau fraîche par une tuyauterie 12 et, le cas échéant, du liquide 15 récupéré par une tuyauterie 13, grâce à un soutirage et une réalimentation constants à 1'encontre du sens de déplacement du produit à épuiser, l'ensemble de l'auge. Ainsi, se trouve réalisée une opération d'épuisement ressemblant beaucoup au principe de contre-courant appliqué dans les tours de diffusion pour le traitement 20 des cossettes de betteraves. L'avantage particulier de ce principe de contre-courant est que, sur toute la longueur où s'effectue l'opération d'épuisement, une différence de concentration presque constante est assurée entre liquide et produit à épuiser. La teneur en sucre du produit à épuiser est, par exemple, très faible 25 à la sortie de l'auge 2. L'eau fraîche ajoutée à cet endroit par la tuyauterie 12 ne contient pas de sucre de sorte que la différence de concentration nécessaire à l'épuisement se trouve garantie. La concentration du liquide d'épuisement croît avec le nombre de passages qu'il effectue dans le produit et il rencontre toujours 30 un produit de concentration en sucre croissante, de sorte que la différence de concentration indispensable à l'épuisement est constamment assurée et un rendement élevé obtenu. Ce mode d'épuisement par percolation du liquide exerce encore une influence particulièrement favorable sur la qualité du 35 jus brut extrait, car la couche de produit dans l'auge 2 se comporte comme un filtre à l'égard des impuretés solides et l§fius de fabrication soutiré présente donc une pureté étonnamneit élevée. La figure 1 ne représente pas les dispositifs servant à la préparation de la matière à épuiser. De tels dispositifs ne 40 font pas l'objet de la présente invention mais peuvent être 72 00905 8 2122433 installés, selon la nature du produit, en amont de l'auge 2. Des machines à déchiqueter et des broyeurs sont indispensables pour la préparation de la canne à sucre, ainsi que des coupe-racines en particulier pour produire les cossettes à partir des bette-5 raves. De même, le produit épuisé et sortant de l'auge 2 dans un état prédéshydraté, c'est à dire la bagasse dans le cas de cannes à sucre, passe ensuite dans d'autres dispositifs pour subir la suite du traitement et connaître une nouvelle utilisation. Les dispositifs nécessaires à cet effet ne font également pas l'objet 10 de l'invention,les nombreux modes d'exécution appropriés étant bien connus et pouvant être, au besoin, mis en oeuvre. Le diffuseur décrit précédemment est, comme il a été exposé en introduction, mis au point pour l'épuisement de la canne et se prête sous cette forme à l'extraction de jus brut à partir 15 de cossettes de betteraves. Les figures 2 et 3 représentent les aménagements qui constituent l'essentiel de l'invention et qui sont indispensables pour que le dispositif 1 puisse être affecté, au choix, à la diffusion des cannes ou à l'épuisement des cossettes de betteraves. La figure 2 montre une coupe longitudinale d'un 20 élément du fond tamisant 3 de l'auge 2. On y voit un tronçon de chaîne de transport 4 et en particulier le brin supérieur 5. Au-dessus du brin supérieur 5 se trouve la couche de produit à épuiser 14. La chaîne de transport 4 est une chaîne Gall constituée en alternance de maillons intérieurs 15 et de maillons extérieurs 25 16. Aux maillons intérieurs 15 sont fixés, à certains intervalles, des entraîneurs 17 perpendiculaires au sens du mouvement de la chaîne de transport 4. Dans un diffuseur pour épuisement de cannes à sucre, ces entraîneurs ont la forme de barreaux plats. Pour empêcher le contact de la couche de cossettes, nui-30 sible pour les raisons exposées plus haut, avec le fond tamisant 3* on intercale entre cette couche 14 et le fond tamisant 3 une toile 18 perméable au liquide, par exemple une toile filtrante, qui recouvre les entraîneurs 17. Cette toile filtrante 18 sépare la couche de cossettes 14 de la surface du fond tamisant 3 et empêche 35 que des forces de cisaillement n'agissent sur les couches inférieures de cossettes et ne puissent les transformer, par frottement, en râpure, Dans le mode d'exécution montré à titre d'exemple, la toile perméable est divisée en segments 19. Vus dans le sens de 40 la longueur de la chaîne de transport 4, ces segments de toile 18 72 00905 9 2122433 sont de grandeur telle qu'ils recouvrent au moins la distance eatr-o deux entraîneurs 17 consécutifs, un supplément étant prévu pour fixer les segments 19 par leur bord avant et arrière. En largeur, ces segments 19 vont jusqu'à proximité des maillons 62C t* 6 US? S 16 5 des chaînes de transport 4. De cette manière, la surface de fond tamisant 3 comprise entre deux chaînes de transport eoiabinées 4 est recouverte par la toile qui forme une bande composée de segnïcsà de toile perméable 18 s'étendant, sans fin, aux toute la longueur de la chaîne de transport sans fin 4. 10 Selon les qualités de la toile 18, il est bon de choisie des éléments 19 d'une longueur telle qu'un segment recouvre au moins la distance comprise entre trois entraîneurs consécutifs 17. La figure 2 montre surtout le mode de fixation des bords avant et arrière 20 et 21 des segments 19 à un entraîneur 22, exécuté dans 15 ce but en deux parties. Cet entraîneur présente, comme on peut le constater sur la figure 2, des bordures arrondies pour garantir une application de la toile 18 qui la ménage. A la face inférieure des deux parties de cet entraîneur 22, les extrémités des segments 19 sont fixées au moyen de listons de serrage 23 appropriés. On 20 peut aussi utiliser des manchons de serrage. Il faut veiller à ce qu'entre les deux parties de l'entraîneur 22 il ne reste pas de fente après montage. Les bords latéraux 24 des segments 19 sont en forme d'ourlets creux 25; dans l'espace vide de l'ourlet est introduite 25 une traverse en forme de câble 26 fixée de manière appropriée aux entraîneurs 22. Cette traverse peut être un câble métallique ou en matière plastique. Le rôle de cette traverse 26 est de garantir que le bord latéral des segments 19 ne cède pas et ne ploie pas sous la charge du produit. Il faut empêcher que les cossettes ne 30 glissent dans la zone située entre le fond tamisant 3 et la toile 18. Il est également favorable que les segHj^its g19 ^soien^sou^nua sur leur largeur par d'autres traverses supplémentaires/(figure « La nature des chaînes de transport 4 composées de maillcrr, intérieurs 15 et extérieurs 16 fait qu'entre le bord latéral 24 35 de chaque segment 19 et le maillon intérieur 15 voisin il subsiste une fente susceptible de laisser passer les cossettes de betteraves. Pour cette raison, le long de chaque bord latéral des segments 19 il est aménagé des déflecteurs 27 dont la section présente, de préférence, la forme d'un toit et qui recouvrent également la 40 face supérieure des chaînes de transport 4. Les bords inférieurs 72 00905 10 2122433 de ces déflecteurs 27 sont amenés aussi près que possible de la face supérieure des segments 19 sans que cela présente un danger pour la toile 18. Ces déflecteurs, du coté des parois latérales de l'auge 2, c'est à dire des deux chaînes de transport 4 extérieures, 3 .n'ont pas la forme d'un toit mais sont en pente. Une pénétration des cossettes dans la zone située entre fond tamisant 3 et toile 18 est ainsi prévenue dans une large mesure. La toile 18 empêche un contact du produit à épuiser 14 avec le fond tamisant 3. Par suite, les forces de cisaillement 10 entre le produit et fond tamisant, garantissant son nettoyage, manquent. Pour éviter les dépots éventuels, susceptibles de boucher le fond tamisant, et prévenir la naissance de foyers d'infection, un entraîneur 17 de chaque paire de chaînes de transport 4, au moins, est éqi^.jjé^'^ify dispositif de nettoyage 28. 15 Une/exécution simple de ce dernier consiste en une baguet te de frottement 29 en matériau souple ou élastique produisant des forces de cisaillement lors de son contact à la surface du fond tamisant lorsqu'elle est entraînée sur celle-ci. Pour maintenir la toile filtrante 18 en état de propreté, 20 un dispositif de nettoyage comportant des tuyères à eau sous pression 31 est aménagé dans la zone du brin inférieur 6. 72 00905 ii 2122433 REVENDICATIONS 1.- Dispositif d'extraction continue de jus brut par diffusion, consistant en une auge allongée et recouverte, avec lin fond intérieur tamisant au-dessus duquel passent les brins 5 supérieurs de plusieurs chaînes de transport parallèles, reliées respectivement par paires au moyen d'entraîneurs, qui servent au transport, dans le sens de la longueur, de la matière préparée et à l'épuisement en vue de l'extraction du jus brut, les brins inférieurs se trouvant à l'extérieur de l'auge, caractérisé par 10 le fait que, entre le fond tamisant (3) et la matière à épuiser (14) est disposée une toile (18) perméable au liquide et reliée aux entraîneurs (22) et que, sur la longueur du brin inférieur des chaînes de transport (4), des dispositifs de nettoyage (30,31) sont prévus pour maintenir la toile(18) dans un état perméable. 15 2.- Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que la toile (18) est composée de segments (19) qui sont fixés par leurs bords avant et arrière (20, 21), vus dans le sens du transport, aux entraîneurs (22) et présentent des bords latéraux (24) exécutés en forme d'ourlets creux (25), chaque bord 20 latéral étant soutenu par une traverse (26) sous forme de câble passant dans l'ourlet creux et tendue dans le sens du transport. 3.- Dispositif selon la revendication 2, caractérisé par le fait que les segments (19) de la toile (18) recouvrent, dans le sens du transport, une longueur limitée par au moins trois 25 entraîneurs (17) consécutifs et que leurs bords latéraux (24) en forme d'ourlets creux s'étendent jusqu'à proximité des chaînes de transport (4). 4.- Dispositif selon la revendication 2 ou 3* caractérisé par le fait que la chaîne de transport (4), de préférence une 30 chaîne Gall, et tous les bords latéraux (24) voisins des segments (19) de toile (18) sont recouverts en direction du produit (14) par des déflecteurs (27) dont la section présente de préférence la forme d'un toit. 5.- Dispositif selon la revendication 3 ou 4, caractérisé 35 par le fait qu'un entraîneur (17) au moins de chaque paire de chaînes de transport (4) est muni d'un dispositif de nettoyage (28) pour le fond tamisant (3). 6.- Dispositif selon la revendication 5» caractérisé par le fait que les dispositifs de nettoyage (28) sont exécutés sous 40 forme de baguettes de frottement (29) en matériau souple ou élas 72 00905 12 2122433 tique, appliquées à la surface du fond tamisant (3) pour produire des forces de cisaillement. 7.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que le dispositif de nettoyage (30) 5 pour la toile (18) est équipé de tuyères (31) à eau sous pression. 8.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que, dans la zone des points d'alimentation en liquide de l'auge (2), des tabliers (32) sont suspendus pour diriger le liquide et éviter la formation de mousse. 10 9.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 8, caractérisé par le fait que les segments (19) sont soutenus, sur leur largeur, par au moins une traverse supplémentaire (26a) en forme de câble, dans le sens longitudinal de la chaîne de transport (4).