L'invention se rapporte aux machines à injecter de la saumure dans des viandes notamment des jambons. Dans ces machines, l'injection s'effectue au moyen d'aiguilles creuses multiples solidaires d'une tete animée d1un mouvement alternatif rapide. Les aiguilles utilisées sont cylindriques à pointe conique et pourvues de canaux radiaux d'éjection situés un peu au-dessus de cette partie conique. I1 est bien connu que dans un temps donné, le rapport de la quantité de saumure absorbée au poids de viande varie d'un jambon à un autre. Or la cadence élevée du traitement (200 à 400 jambons/heure) ne permet pas d'approprier le temps d'injection à chaque jambon Il s'ensuit que certains d'entre eux recoivent moins de saumure et se trouvent donc dans des conditions moins favorables de conservation. La Demanderesse a remarqué que les jambons à chair ferme et compacte acceptaient plus difficilement l'injection de saumure. Des essais montrèrent que certaines chairs percées par l'aiguille cylindrique s'appliquaient si fortement contre la surface latérale de celle-ci qu'elles obturaient quasiment les trous d'éjections et que par ailleurs leur élasticité tendait à faire ressortir une partie de la saumure une fois les aiguilles enlevages. L'invention vise un perfectionnement apporté à ces machines à injecter et plus particulierement aux aiguilles utilisées sur de telles machines. Ces nouvelles aiguilles sont- conçues pour distendre par incision une partie du muscle, à leur passage. Selon l'invention, la machine à injecter de la saumure dans des viandes comme des jambons, comportant un lit d'aiguilles creuses solidaires d'une tête d'injection animées'un mouvement alternatif rapide est en principe caractérisée en ce qu'au moins certaines de ces aiguilles ont une pointe diédrique à arête coupante. D'autres avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre, laquelle, faite en référence au dessin annexé donné à titre d'exemple non limitatif fera bien comprendre comment la présente invention peut etre mise en pratique. La figure 1 est une vue partielle en perspective d'une machine à injecter de la saumure. Les figures 2 et 3 montrent les pointes de deux types d'aiguilles conforme à l'invention. Comme on le voit à l'examen de la figure 1, une machine du type en cause comprend un plateau P se déplaçant verticalement sous l'effet d'un vérin par l'intermédiaire d'une tige V. Ce plateau P est relié à un second plateau parallèle Pt par des entretoises C avec interposition de ressorts tels que R. Les entretoises C sont fixées au plateau Pt et coulissent dans le plateau P. Des aiguilles creuses A sont solidaires du plateau P et coulissent dans le plateau Pt. Le plateau P possède une reserve de saumure sous pression qui communique avec les aiguilles creuses A. Selon l'invention les aiguilles A ont leur pointe diédrique à arête coupante. L'aiguille a (fig. 2) cylindrique se termine par une pointe formée de deux biseaux opposés al ayant une arête commune rectiligne coupante. L'aiguille Ab (fig. 3) cylindrique se termine par une pointe formee d'un seul biseau a2 dont l'intersection avec la surface latérale cylindrique détermine une arête tranchante. Comme les aiguilles conventionnelles, ces aiguilles comportent un canal axial A3 et des canaux radiaux Aq d'éjection. REVENDICATIONS 1 - Machine à injecter de la saumure dans des viandes comme des jambons, comportant un lit d'aiguilles creuses solidaires d'une tête d'injection animée d'un mouvement alternatif rapide caractérisée en ce qu'au moins certaines de ces aiguilles ont une pointe diédrique à arête coupante. 2 - Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que le corps cylindrique de l'aiguille présente un biseau. 3 - Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que le corps cylindrique de l'aiguille présente deux biseaux dont l'arête commune est rectiligne.