i 2042479 La présente invent ion a pour objet une composition de virus destinée à être utilisée pour la destruction et le contrôle d'insectes qui infestent notamment les plantes dans les pays agricoles. Cette composition permet de prolonger l'efficacité du virus sur une 5 période relativement longue et elle assure d'autre part une protection contre les radiations actiniques, ce qui permet de retarder la désactivation des virus dans les conditions normales d'utilisation. Il est devenu très imposant, ces dernières années, de pou-10 voir contrôler certaines formes d'iaseetes, afin d'augmenter le rendement des récoltes agricoles, car dans la plupart des pays, il est notoire que les insectes diminuent notablement ce rendement. Par exemple, le ver(zea héliothis) de l'épi de blé attaque une très grande variété de récoltes eomme le blé, le maïs, le tabac, 15 les fèves, les haricots, l'alpha, le coton et diverses fleurs ou plantes de jardin. Depuis plusieurs années, on a constaté que ce ver a pu attaquer aux Etats-Unis de 70 à 98 ^ des épis de blé. Ce virus a aussi attaqué et mangé de 5 à 7 S» des graines de mais ou de blé. En outre, les insectes qui infestent les jeunes plantes ou 80 les pousses sont également porteurs de moisissure et de champignons, ce qui altère les récoltes et peut même aller jusqu'à tuer les êtres vivants nourris de ces récoltes. Des insecticides chimiques ont été appliqués pendant de nombreuses années, avec de bons résultats pour le contrôle des insee-25 tes, mais parfois avec des effets marginaux considérés comme indésirables pour ne pas dire prohibitifs. Il est notoire qu'après application prolongée d'un insecticide.chimique donné, les inseetes s'y habituent et sont finalement immunisés. Après plusieurs générations d'insectes, de nombreuses compositions insecticides chimi-50 ques doivent être modifiées complètement si elles doivent continuer à être efficaees et à assurer le contrôle voulu de ces insec-* / tes. De même, on s'alarae de plus en plus.au sujet de certaines compositions indestructibles ou relativement indestructibles, comme le DDT (le 1,1,1-trichloro-B,âbis-(para-chlorophényle)étha-35 ne) et autres insecticides chimiques connus, dans lesquels la substance insecticide survit aux cycles naturels de vie et de mort des plantes et des animaux et est concentrée dans certains organes vivants ou dans des racines qui, à leur tour, sont mangées par d' autres animaux ou absorbées par d'autres plantes. La concentration 40 de ces produits chimiques indestructibles augmente par conséquent 70 16141 2042479 de plus en plus au point qu'ils deviennent toxiques pour des éléments qu'ils devraient au contraire protéger. Dans l'emploi de ces insecticides, on doit veiller à ce que les récoltes ne soient pas contaminées ou ne reçoivent pas de doses trpp fortes d'insecticide. 5 On doit aussi veiller à ce que les animaux ne soient pas mis en contact avec la composition insecticide et que cette dernière ne soit pas répandue là où elle est indésirable. Toutes ces considérations font qu'avec le temps, on a été obligé de modifier la conception de certaines compositions qu'on est-imeit très utiles et dont les 10 effets actuels affectent de plus en plus la valeur» Les insectes, comme la plupart des êtres ou organismes vivants, sont aussi sujets à des maladies. En particulier, il existe certains virus qui empoisonnent les insectes et qui, dans des proportions appropriées et dans des conditions données, communiquent aux iasèe-15 tes des maladies mortelles. On a trouvé .des virus très efficaces à cet égard et qui, d'autre part, ont une action particulièriaient sélective en ce qui concerne leur pouvoir d'infection. Autrement dit, certains virus infectent et tuent certains insectes seulement* In outre, on a constaté qu'il suffit d'une petite quantité de virus 20 pour provoquer la mort de plusieurs sortes d'insectes. On a découvert que des virus sont faciles à appliquer aux Insectes, par exemple ceux que l'on peut incorporer à leur nourriture de façon qu'ils soient ingurgités au moment où les insectes commencent à détruire les récoltes. Les virus semblent n'avoir que peu 25 d'effet sur certains autres organismes vivants. Ils sont complètement détruits ou dégradés par des forces naturelles et ne sont dono pas concentrés par les cycles de survivance naturelle. Les virus qui sont en quelque sorte des parasites des insectes qu'ils infestent, ne doivent pas être considérés comme inefficaces au bout d' 30 une période de plusieurs générations d'insectes, car on croit qu* ils subissent des changements correspondant à ceux que l'on constate chez les insectes. Dans bien des cas, on a constaté que des virus sont souhaitables davantage comme moyen de contrôle d'insectes que les insecticides chimiques qu'ils remplacent. 35 Des essais pratiques effectués in situ ont toutefois montré que des virus contre insectes devenaient, lorsqu'on les applique dans l'agriculture à certaines plantes en pleine croissance, rapidement inefficaces comme agents d'infection pour les insectes. On a constaté qu'un des facteurs d'une rapide désactivatïon de tels vi-40 rus, une fois appliqués, est leur exposition à la lumière actinique. 70 16141 3 2042479 Par cette découverte, on a remarqué que la partie du spectre solaire qui produit une photo-réaction et par suite une désactivation des virus, appelée "actinique" est semble-t-il celle qui est comprise dans la gamme d'ondes de 3900 à 100 angstrômes, c'est-à-dire 5 la gamme des ondes ultra-violettes. Naturellement, il existe d'autres facteurs de désactivation de virus, par exemple l'ezposition à des températures extrêmes, à des conditions défavorables d'humidité, les propriétés chimiques et bactériologiques du sol, etc. La composition selon la présente invention protège les virus eon-10 tre ces diverses influences nuisibles. Selon l'invention, on propose donc line composition de virus susceptible d'être utilisée contre les insectes ou pour le contrôle des insectes, caractérisée par des particules d'un virus insecticide et d'une substance absorbant et réfléchissant les radiations 15 actiniques, substance disposée par rapport aux particules de virus de façon qu'elles les protègent contre de telles radiations et réduisent ainsi la désactivation de virus due à une telle radiation. On peut actuellement dire qu'il existe au moins quatre catégories de virus contre insectes qui sont susceptibles d'être appli-20 qués dans la mise en oeuvre de la présente invention, catégories qui peuvent être définies comme suit: 1° Virus polyédroses à noyaux. Ces virus polyédroses attaquent les larves et les chrysalides d'insectes comme la gent des lépidoptères, des hyménoptères, des 25 neuroptères et des diptères. Commje on le sait, ces noms correspondent à une grande variété d'insectes destructifs. Par exemple, la gent des lépidoptères comprend la teigne des menuisiers dont les larves s'alimentent par le bois des arbres à feuillage caduque et par les plantes herbacées; les pucerons; les altises et les che-30 nilles. La famille des noctuîdes comprend des insectes nuisibles tels -que l.e doryphore, le perce-tige, le perce- oreille, le ver de la- feuille de coton, le puceron du tabac, le ver et le papillon de chou et naturellement toutes les chenilles en général. Les virus polyédroses à noyaux sont caractérisés par leur forme polyédrique et 35 par ce qu'ils contiennent des particules de virus en forme de tiges dans les confins de chaque polyèdre. 2° Virus polyédroses. cytoplasmiques. Ces virus attaquent les larves de nombreux insectes de la gent des lépidoptères et des isoptères. Ils sont caractérisés par leur 40 f-orme polyédrique et en ce qu'ils contiennent des particules de / 70 16141 4 2042479 •virus sph.eriqu.es dans chaque polyèdre. 3° Virus granulosés. Ceux-ci attaquent les larves d'insectes de la gent des lépidoptères et sont caractérisés par leur forme granuleuse et par le 5 fait que chaque granule comporte une particule en forme de tige. 4° Virus sans inclusions. Ces virus attaquent les insectes des familles des lépidoptères, des hyménoptères, des diptères et des coléoptères et sont caractérisés par l'absence d'inclusions. Les particules de ce groupe sont 10 soit sphériques, soit polyédriques et ne sont pas enrobées. Les virus utilisés dans la composition selon la présente invention peuvent être recueillis à partir d'insectes malades et ils peuvent être reproduits ou multipliés dans les cultures de laboratoires sous certaines conditions appropriées. Les virus recueillis 15 dans les insectes malades peuvent être séparés des insectes une fois séehés et broyés et ils peuvent être purifiés par exemple par des immersions et centrifugeages répétés dans l'eau. L'extraotiofl.» la reproduction et la purification de ces virus d'insectes du domaine actuel sont décrites dans un livre intitulé "Techniques in 20 Expérimental Virology" édition R.J.C. Harris et publié en 1964 aux Etats-Unis par l'Academic Press. On a constaté que les virus inclus dans des corps d'inclusions sont relativement stables par rapport à des conditions plutôt extrêmes et que des virus, lorsqu'ils sont libérés de leur membrane 25 d'enrobement, sont sensibles aux conditions ambiantes, comme les changements de température, une modification du pH ou certaines conditions d'humidité. Malgré ce que l'on croyait jadis au sujet des virus qui, dans leurs inclusions, résistaient aux radiations actiniques, en particulier aux rayons ultra-violets, on a déjà cheav 30 ché dans le contrôle des insectes au moyen de virus, à réaliser une forte concentration du virus, par suite de la désactivation rapide de ce dernier en ce qui concerne son pouvoir d'infection des insectes. Du point de vue pratique, dans la gamme d'ondes considérée 35 comme ultra-violette, il est plutôt difficile de faire une différence entre les substances absorbantes et réfléchissantes d'une part et, pour les besoins de l'invention, les substances utilisées pour absorber ou réfléchir les radiations actiniques d'autre part; on les désignera donc pour simplifier par substances absorbantes. 40 Les produits qui absorbent les rayons actiniques peuvent comprendre 70 16141 5 2042479 des substances qui sont transparentes à la lumière visible normale, comme les polymères à liaisons chimiques particulières, par exemple à double ou triple valence. Efatur ellement, ces produits à liaisons chimiques ou d'autres produits absorbent dans la gamme ultra-5 violette. Des colorants ou des teintures qui sont colorées et qui absorbent dans la partie visible du spectre peuvent absorber la lumière aetinique soit dans la zone visible, soit dans la zone ultraviolette. D'autres produits absorbants comprennent des particules de pigments ou de minéraux comme le carbone, sous forme de noir de 10 fumée ou de noir de charbon, des flocons métalliques, des particules d'oxydes ou de sulfures métalliques ou autres pigments communément utilisés et qui sont connus comme réfléchissant ou absorbant • la lumière aussi bien dans la zone visible que dans la zone ultraviolette du spectre. 15 La composition conforme à la présente invention, selon une forme de réalisation, fait appel h une substance polymère servent à lier ensemble le composé absorbant la lumière aetinique et les particules de virus, pour former des particules minuscules. Les substances polymères que l'on peut utiliser comme liant, selon 1' 20 invention, peuvent être les produits filmogènes connus d'une manière générale, qu'135=soient ou non des absorbants de la lumière aetinique. A titre d'exemple de ces polymères on peut citer: l'acétate de polyvinyle; le chlorure de polyvinyle; le polyéthylène; l'alcool polyvinylique; le polystyrène; la cellulose et les esters cellulo-25 siques; les copolymères, comme l'acétate poly-éthylène-co-vinyle; et d'autres copolymères des polymères cités ci-dessus; des résines siccatives et durcissantes comme les résines alcoyles, les résines époxynes ou de polyuréthane; ainsi que d'autres huiles ou essences filmogènes siccatives utilisées pour des couches protectrices ou 30 barrières dans les films et autres supports. D'autres substances matricielles peuvent englober les cires comme les cires de paraffine, les colloïdes halogènes et hydrophiles comme la gélatine, la gomme arabique,"la seine, le earragénan et les copolymères partiellement ou complètement hydrolyses d'anhydride maléique, tel que 1' 35 anhydride poly-éthylène-co-maléique. Les trois constituants de la composition, c'est-à-dire le virus, la substance absorbant la lumière aetinique et le liant polymère peuvent être combinés de plusieurs manières différentes. Voici quelques unes des combinaisons à trois composants: 40 a) des particules individuelles de virus et de substance 70 16141 6 2042479 absorbant la lumière aetinique sont distribuées de façon homogène dans des entités minuscules de la matière de matrice polymère; b) une profusion de particules individuelles de virus constituent un centre ou noyau et autour de ce dernier, se trouve un film 5 de liant polymère qui enrobe le noyau. Des particules de substance absorbant la lumière aetinique sont dispersées de façon homogène ou sensiblement homogène dans le film d'enrobage et composé de liant polymère; c) une profusion de particules individuelles de virus consti-10 tuent le centre ou noyau d'une entité simple. Ce noyau est entouré et enrobé dans un film de liant polymère et le film est à son tour entouré dans des particules^revêtu de petites particules de substance absorbant la lumière aetinique; enfin d) une profusion de particules individuelles de virus et de 15 particules individuelles de substance absorbant la lumière aetinique sont combinées de façon pratiquement homogène de manière à former un noyau de la composition de virus. Ce noyau est entouré et «j~ robé par un film du liant à base de polymère. Ces quatre combinaisons de composants de la composition selon 20 l'invention ne sont nullement limitatives, car 11 est à la portée de l'homme du métier de varier quelque peu les combinaisons. La seule condition pour une combinaison est qu'elle doit comporter des particules individuelles d'un virus approprié contre les insectes, un liant polymère et une substance absorbant la lumière aetinique, 25 produits qui jouent un rôle de protection par rapport au virus. On estime que dans certains cas au moins, les virus utilisés selon l'invention doivent être ingurgités par les insectes de façon que ces derniers soient infectés. La composition à base de virus doit donc être prévue sous forme de très petites particules. La di-30 mension des particules de virus généralement utilisées peut varier d'environ 1 à 100 microns ou même un peu plus. La composition selon la présente invention peut être préparée sous une forme que l'on peut pulvériser et qui comprend avec le virus et la substance absorbant la lumière aetinique dans le liant po-35 lymère, un liquide ou véhicule liquide dans lequel est dissoute une matière collante. Habituellement, lorsque le liant polymère est pratiquement soluble dans l'eau, le véhicule liquide sera de l'eau ou une solution aqueuse et la matière collante sera un produit polymère soluble dans l'eau, comme par exemple la méthyle cellulose ou 1' 40 alcool de polyvinyle. D'autres produits collants peuvent être par 70 16141 7 2042479 exemple 1'éthyle-hydroxy-éthyle cellulose, la gomme arabique, la gélatine ou autre matière polymère hydrophile. Suivant une autre forme de réalisation dans laquelle le liant polymère est légèrement soluble dans l'eau ou gonflable dans l'eau, il n'est pas né-5 cessaire d'inclure dans un véhicule aqueux un agent collant, car le liant est lui-même légèrement gonflé par le véhicule aqueux et sert d'agent de ce genre. Si, pour certaines raisons, il est désirable ou nécessaire d'utiliser, comme produit polymère, une substance complètement soluble dans l'eau, le véhicule que l'on peut pro-10 jeter ou pulvériser peut, naturellement, être un solvant organique approprié. Dans ce cas, une matière collante satisfaisante sera une substance polymère soluble dans le véhicule organique, plutôt qu'un polymère soluble dans des produits aqueux. Dans tous les cas, et quelle que soit la composition du sup-15 port liquide, on peut toujours ajouter des agents surfactants qui contrôlent la dispersibilité de la matière contenant le virus dans le support liquide et agissent sur le pouvoir de pulvérisation de la composition dans son entier. Ces agents sont bien connus et il n'est pas nécessaire d'entrer dans des détails. 20 EXEï\tFLS I.- Le virus utilisé dans cet Exemple est le polyédrose à noyaux qui est capable d'infecter les vers des épis de blé et dont la dimension est de l'ordre de 0,5 à 5 microns. Ce virus est préparé par l'International Minerai and Chemical Corporation sous la référence 25 W70629. A titre d'essai, on peut préparer deux compositions avec deux rapports différents de virus et de matière absorbant la lumière aetinique, par exemple du carbone. L'une des compositions est simplement un mélange de virus avec du carbone finement divisé en particules d'environ 17 millimicrons. Les mélanges de virus et de 30 carbone sont préparés dans les proportions de 50 parties en poids de carbone pour 1 partie de virus, en agitant ou secouant les particules jusqu'à ce qu'une combinaison homogène soit obtenue. L'autre composition de virus comprend des particules d'enrobage dans les proportions de 50 : 1 et 10 : 1 dans une matrice d'éthyle eel-35 lulose. En liant ensemble les mélanges et le polymère à l'éthyle cellulose, on ajoute 10 gr du mélange à 250 gr d'une solution à 2 en poids d'éthyle cellulose dans du toluène. L'éthyle cellulose utilisé possède une portion ethoxy formant environ 48,5 £ en poids et 40 une viscosité de 90-94 centipoises à 25° C (mesurée dans une solu- 70 16141 8 2042479 tion à 5 L/o d'alcool éthylique à 20 ^ dans un système solvant à base de toluène). Le mélange de carbone et de virus dans la solution d' éthyle cellulose est vigoureusement agitée dans un mélangeur Waring pendant 5 minutes environ et ensuite on ajoute 100 gr de polybuta-5 diène (de poids moléculaire compris entre 8000 et 10000, mesuré par la méthode de pression osmotique), le polybutadiène agissant comme agent déclenchant la séparation de phase; il est ajouté lentement (environ 5 gr par minute) et l'on maintient le système sous agitation à une température de 25° C pendant tout le processus. On arrê-10 te l'agitation, puis l'on verse le liquide dans un récipient contenant environ un litre de distillât de pétrole dit N° 1 (qui est un solvant aliphatique volatile). L'éthyle cellulose, au contact du distillât de pétrole, se solidifie en très petites particules de polymère éthyle cellulose qui sont enrobées de façon homogène dans 15 les particules du mélange carbone-virus. Les petites entités d'éthyle cellulose sont alors soumises à plusieurs lavages successifs à l'aide de distillât de pétrole N° 1, de manière à enlever complètement les quantités résiduelles de polybutadiène liquide. Après ces lavages, le distillât de pétrole est évaporé et le produit résul-20 tant séché en poudre s'écoulant librement de particules d'éthyle cellulose contenant le virus et le carbone est passé au tamis (mailles de 44 microns), ce qui élimine les particules agglomérées ou les grumeaux. Les particules obtenues de virus-carbone enrobées dans l'éthyle cellulose ont environ un diamètre moyen de 10 à 20 25 microns. On a procédé à une ezpérience pour démontrer l'efficacité de la composition selon l'invention dans le sens de la protection du virus contre les effets nuisibles de la lumière solaire. Les mélanges carbone-virus d'une part et les mélanges carbone-virus protégés 30 par l'éthyle cellulose d'autre part sont dispersés dans l'eeai dans la proportion de 10® polyinclusions par millilitre, puis divisés en deux parties. Une partie a été exposée pendant six heures à la lumière solaire directe et l'autre exposée pendant six heures à cette même lumière mais obscurcie par une feuille d'aluminium. Des dis-35 persions aqueuses du virus non protégé, également dans une proportion de 10® polyinclusions par millilitre, ont été exposées pendant six heures à la lumière directe et à la lumière ombrée. Tous les systèmes contenant les virus ont été dilués et utilisés pour doser les larves "zea héliothis", dans des coupelles de 800 mm.2 de surfa-40 ce. On a préparé en ordre croissant des quantités de virus de l'or 70 16141 g 2042479 dre de 10^ jusqu'à 10? inclusions par coupelle de larves. Les larves avaient un poids d'environ 20'milligrammes et placées à raison de trois dans chaque coupelle » Pour déterminer le degré de mortalité (indiqué dans le tableau suivant), on a soumis 30 coupelles de 5 larves à l'expérience en question et on a compté le nombre de larves mortes après dix jours de contact avec le virus® Les résultats sont consignés dans le tableau suivant. Les séries I et II représentent simplement des expériences répétées dans les mêmes conditions. 10 II y a lieu de noter que la mort des larves a été constatée dans la plupart des cas entre trois et six jours après exposition aux compositions de viruss avec une pointe vers le cinquième jour. Tableau Composition virus Traitement 15 20 as Inclusions de virus •par coupelle SMRIB I lp4 lp5 106 1Q7 Mélange 50 s 1 protégé soleil ■6,7 43 5 5 89,6 100,0 par éthyle-cellulose ombre • 13a 5697 89,3 i6,2 Mélange carbone- soleil 30,3 70,0 100,0 100,0 virus 50 : 1 ombre 31,0 55,6 90,0 100,0 Mélange 10 ; 1 protégé soleil 33 s 5 55,6 93,1 par éthyle cellulose ombr® 6S7 16j7 90,0 95,5 Mélange carbone- soleil 10,3 53,3 96,6 100,0 virus 10 : 1 ombre 16,7 83,3 100,0 100,0 Contrôle virus soleil 00,0 00, G 16>7 64,7 W70629 ombra SUBIE II 36,7 89,7 95,2 Mélange 50 ; I protégé soleil 6,7 26,7 40,0 72,7 par éthyle-cellulose ombre 6,7 20,0 60,0 82,6 Mélange carbone- soleil 17,2 36,7 83,3 95,7 virus 50 ï 1 ombre 3*3 30,0 80,0 87,5 Mélange 10 : 1 protégé par éthyle-cellulose soleil ombre 00» 0 00,0 13,8 20,0 70,0 70,0 100,0 75,0 Mélange carbone-virus 10 ï 1 soleil ombre 6,9 13,3 27,6-34,5 7 9,3 70,0 95,5 90,0 Virus VR70629 non protégé Sans traitement soleil ombre 00,0 00,0 3,5 3,5 20,7 63,4 Aucune mortalité 8,0 88,0 70 16141 10 2042479 EXEMPLE II.- Dans cet exemple, on combine le virus de l'Exemple I avec du carbone du même genre., dans la proportion de 50 ; 1 et le mélange est combiné avec du phtalate acétate de cellulose qui constitue le 5 liant polymère remplaçant l'éthyle cellulose. La raison d'utiliser le phtalate acétate de cellulose pour lier les produits est qu'il devient soluble dans l'eau à un pH = 7 environ et peut encore libérer davantage le virus pour infecter les insectes lorsque ceux-ci l'ont absorbés. On estime que le phtalate acétate de cellulose opè-10 re de façon entérique dans la digestion des larves d'insectes dans lesquelles la masse digestive est alcaline. Un autre avantage de l'utilisation de phtalate acétate de cellulose comme liant polymère est que les particules de phtalate sont plus facilement dispersi-bles dans les systèmes aqueux que ne le sont les particules d'éthy-15 le cellulose. -Ejmvm iii.- Des virus utilisables pour la présente invention peuvent être combinés avec de très petites particules de flocons métalliques formant la substance absorbant la lumière aetinique; dans un mélan-50 ge le virus et les flocons métalliques sont liés ensemble à l'aide d'un liant polymère. Dans cet exemples les virus et des flocons d' aluminium ont une dimension de moins de 1 micron; ils sont ajoutés dans la proportion de 10 î 1 en poids (flocon d'aluminium./virus) pour donner une préparation ou composition qui est protégée lors 25 de l'emploi contre les effets des radiations actiniques. Une partie du mélange est combinée, comme dans l'Exemple I, avec de l'éthyle cellulose. iSiLiSBiEPIiE 17 »"* Dans ce cas, on fait disperser le virus et la substance absor-30 bant la lumière aetinique dans une huile pratiquaient insoluble dans l'eau ou avec toute autre matière huileuse qui sert d,aliment pour les larves à infecter par le virus. On peut par exemple prendre de l'huile de graine de coton. Cette huile qui contient le virus est encapsulée en appliquant des matières hydrophiles potîr la 35 constitution des parois capsulaires. Les capsules qui contiennent le virus dispersé par exemple dans l'huile de graine de coton, peuvent être fabriquées par tout procédé connu de mieroencapsulation utilisant des substances insolubles dans l'eau. Ces capsules sont particulièrement efficaces, car elles combinent le virus, qui in-40 fecte et tue les insectes, avec la nourriture sous forme d'une 70 16141 ix 2042479 huile qui attire précisément ces derniers. mftlPIE 7.- La composition de cet exemple est un virus contre les mouches et appelé "Sertifer", comprenant 9,1 # en poids d'éthyle cellulose 5 qui est le liant polymère en particules d'environ 10,5 microns de diamètre moyen, avec des particules de carbone-virus sensiblement homogènes distribuées dans chaque particule d'éthyle cellulose. Pour préparer cette composition, on prend 170 millilitres de ce virus avec une concentration de 1,55 x 10 9 inclusions par millilitre, 10 ce qui donne 2,6 x loU inclusions du virus. Ces inclusions sont combinées avec 73,5 gr de carbone et 7,5 gr d'éthyle cellulose qui est le liant polymère, comme dans l'Exemple I. 70 16141 12 2042479 REVENDICATIONS 1. Composition de virus destinée au contrôle et à la destruction d'insectes, caractérisée par des p^articules d'un virus insecticide et d'une substance absorbant ou réfléchissant les radia- 5 tions actiniques, cette dernière étant disposée par rapport aui particules de virus de manière à les protéger contre de telles radiations et à réduire en conséquence la désactivation du virus due à ces radiations. 2. Composition selon la revendication 1, caractérisée par 10 le fait que les particules de virus sont contenues dans une substance polymère qui constitue ou porte ladite substance absorbant ou réfléchissant lesdites radiations. 3* Composition selon la revendication 2, caractérisée par le fait que les particules de virus sont contenues dans des micro- -15 capsules polymères et en ce que les parois de ces capsules constituent ou possèdent sous forme de distribution homogène dans ou but les parois, la substance absorbant ou réfléchissant lesdites radiations. 4. Composition selon la revendication 2, caractérisée par le 20 fait que les mierocapsules polymères contiennent tin mélange homogène de particules de virus et de la substance absorbant ou réfléchissant lesdites radiations. 5. Composition selon les revendications 3 ou 4, caractérisée par le fait que la substance absorbant ou réfléchissant lesdites 25 radiations est contenue dans des microcapsules dispersées dans une huile alimentaire. 6. Composition selon la revendication 5, caractérisée par le fait que l'huile alimentaire est de l'huile de graine de coton. 7. Composition selon la revendication 2, caractérisée par le 30 fait que les particules de virus et de la substance absorbant et réfléchissant les radiations sont distribuées de façon homogène dans des entités minuscules de substance polymère. 8. Composition selon les revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6 et 7, caractérisée par le fait que le virus est le polyédrose et que 35 la substance absorbante ou réfléchissante est destinée à absorber ou à réfléchir des radiations ultra-violettes. 9. Composition selon les revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 et 8, caractérisée par le fait que la substance absorbante ou réfléchissante est du carbone. 40 10. Composition selon les revendications 2, 3, 4, 5, 6, 7, 70 16141 13 2042479 8 et 9, caractérisée par le fait que la substance polymère est l'éthyle cellulose. 11. Composition selon les revendications 3» 4, 5, 6» 7, 8 et 9, caractérisée par le fait que la substance polymère est le 5 phtalate acétate de cellulose. 12. Composition selon les revendications 2,.5» 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10 et 11, caractérisée par le fait que le virus, la substance absorbante ou réfléchissante et la substance polymère sont contenus dans un véhicule-support liquide. 10 15. Composition selon la revendication 2, caractérisée par le fait que le véhicule-support liquide contient en outre une matière collante.