la présente invention concerne les soupapes de décharge. Une soupape de décharge montée sur une canalisation est utilisée en dispositif de dérivation qui laisse échapper une partie du liquide lorsque, par exemple, il ne peut s'écouler dans des canaux de sortie qui sont fermés. I1 en résulte souvent un phénomène connu sous le nom de "chute de pression" de la soupape, ctest-à-dire une chute de pression nuisible qui se produit dans la canalisation lorsque le débit de liquide dérivé dans la soupape est réduit. Dans une soupape de décharge classique, de faibles débits de dérivation correspondent à de faibles hauteurs de soulèvement de 12 obturateur qui, elles-memes correspondent à de faibles déformatnons du ressort, lorsqu'un ressort pousse ltobturateur contre le siège correspondant.Dans une soupape de décharge classique, la force qui est nécessaire pour soulever Irobturateur et 11 écarter de son siège est déterminée uniquement par la force de compression du ressort. La pression du liquide qui s1 exerce vers le haut contre une surface (appelée ci-après la surface de commande) disposée audessus de la chambre de distribution du liquide de la soupape s'oppose à cette force. La surface de commande est reliée à la surface sur laquelle la force du ressort s1 exerce. La pression à laquelle le dispositif fonctionne est déterminée par le réglage de la compression initiale du ressort.Il rétablit un équilibre dans lequel la force due à la déformation du ressort est égale à la force de soulèvement engendrée par la pression qui s'exerce sur la surface de commande. Si le débit du liquide par la soupape de décharge augmente, son obturateur doit être écarté davantage de son siège pour laisser passer le débit accru à la mAeme pression. Lorsque le débit diminue, la contre-pression qui est réduite par étranglement dans la soupape diminue aussi, de sorte qutune pression réduite s'exerce sur la surface de commande.La force orientée vers le haut, cXest-à-dire tendant à écarter la soupape de son siège et qui s'oppose à la force du ressort est donc réduite. le ressort pousse alors la soupape dans 11 autre sens et il établit dans la chambre de la soupape un nouvel équilibre de pression qui correspond à une déformation plls faible du ressort. la diminution indéirable de pression dans la chambre de la soupape qui se produit lorsque le débit diminue est appelée couramment une "chute de pression". le brevet des Etats-Unis dtAmérique NO 3 107 894 décrit un ensemble d'obturateur et de siège dans lequel le liquide qui s'écoule par la soupape engendre une force qui exerce sur la surface inférieure de ltobturateur et qui a tendance à ouvrir encore plus la soupape. le dispositif décrit par ce brevet des Etats-Unis d'Amérique comprend un siège dont la paroi est tronconique et un obturateur conique destiné à produire un effet de venturi tel que la différence de pression correspondante facilite 11 ouverture rapide de la soupape. Le brevet des Etats-Unis d1Mnérique Ne 2 622 613 décrit une soupape régulatrice de pression, dans laquelle la force hydrodynamique du liquide qui s1 exerce perpendiculairement à la surface de commande de la soupape maintient celle-ci en position ouverte. Des cylindres disposés dans le canal de la soupape produisent un effet dXamortissement qui stabilise le fonctionnement du dispositif. lesbrevetsdes Etats-Unis d2Amérique N 2 804 089 et N 2 755 815 décrivent des soupapes régulatrices de pression dont les structures sont sensiblement différentes du dispositif décrit dans la présent mémoire et dans lesquelles la force hydrodynamique du liquide maintient une pression de sortie assez constante dans la soupape, sur toute une plage de débits. La présente invention concerne donc une soupape de décharge qui est destinée à être montée sur des canalisations et qui peut maintenir dans celles-ci une pression presque constante-pour une plage étendue de débits. La force hydrodynamique du liquide qui circule engendre dans la soupape une force de soulèvement qui varie avec le débit et qui équilibre la force accrue que le ressort exerce sur ltobturateur de la soupape lorsque le débit augmente.La soupape de 12 invention comprend d'une façon générale un siège qui comporte un canal axial, un obturateur disposé au-voisinage du siège et qui se ferme sur ce dernier, des ressorts qui poussent l'obturateur contre le siège, des conduits d'entrée et de sortie du liquide qui communiquent avec le canal du siège lorsque l'obturateur est soulevé et écarté de ce dernier et une surface inférieure de 12 obturateur qui permet au liquide passant par la soupape de s1 écouler radialement vers 12 intérieur et de se retourner sur lui-m8me lorsque l'obturateur et le siège sont espacés l'un de l'autre. Du fait de la configuration de la soupape de l'invention, une force supplémentaire qui s'exerce sur la surface de commande de ltobturateur est due à une pression de stagnation qui agit vers le haut contre cette surface. Cette force est due au fait que le liquide qui s'écoule radialement vers l'intérieur se retourne sur lui-m8me et engendre une force qui croit à mesure que le débit augmente. En conséquence, la force nette que le ressort exerce sur 12 obturateur et, de ce fait, la pression du fluide dans la chambre de distribution de la soupape, restent presque constantes pour une plage étendue de débits dont de faibles débits du liquide qui peuvent descendre jusqu'à une valeur presque nulle.La pression de stagnation résultante peut être déterminée par le choix de la forme de la surface inférieure de ltobturateur. Dans le mode de réalisation avantageux qui est décrit ci-après, 12 obturateur de la soupape comprend une face inférieure qui est plane, mais qui peut aussi avoir d'autres formes. La présente invention concerne donc une soupape de décharge dans laquelle le liquide qui sty écoule reste à une pression presque constante pour une plage étandue de débits. Blinvention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels la figure 1 est une coupe longitudinale de la soupape de décharge de l'invention; la figure 2 représente schématiquement la soupape de décharge de 11 invention mise en oeuvre dans un exemple particu- lier d'environnement, par exemple pour le réglage de la pression de sortie dçun bras de pulvérisation; la figure 3 est une coupe à échelle agrandie de la région du siège et de 12 obturateur de la soupape de décharge de la figure 1 et représente particulièrement le mode d'écoulement du liquide;; la figure 4 est une coupe analogue à celle de la figure 3, mais représentant le mode d'écoulement du liquide dans une seconde forme de réalisation de l'inventIon; la figure 5 est une coupe semblable à ceile de la figure 3, mais représentant le mode d'écoulement du liquide dans une troisième forme de réalisation de llinvention; la figure 6 est une coupe d'une soupape de décharge de l'art antérieur; la figure 7 est une coupe de détail de la région du siège et de l'obturateur d'une quatrième forme,de réalisation de l'invention qui comporte un dispositif d'amortissement des pulsations de pression;; la figure 8 est une coupe longitudinale partielle d'une cinquième forme de réalisation de 11 invention dans laquelle le dispositif de montage de lXobturateur est modifié; la figure 9 est un graphique. représentant la pression interne en fonction du débit de liquide dans la soupape de décharge de l'art antérieur représentée sur la figure 6; et a figure 10 est un graphique qui représente la pression interne de la soupape de la figure 2 en fonction du débit de liquide. La figure 2 représente schématiquement un exemple d'application de la soupape de décharge Il de llinvention à une installation de pulvérisation. le liquide pulvérisé est trans porté sous pression (par exemple de 35 bars) dtun réservoir R par une pompe P entraînée par un moteur M à la soupape et de celle-ci à un bras B de pulvérisation qui le projette sur des plantes ou des végétaux par plusieurs buses de pulvérisation. Si une ou plusieurs buses sont fermées, la pression interne de 11 installation augmente de façon correspondante à moins. quJune partie du liquide s2 échappe par le canal de dérivation 17 de la soupape de façon à maintenir la pression interne à la valeur prédéberminée ()5 bars). le dispositif de l'invention permet derégler la distance séparant l'obturateur et le siège de la soupape de manière à maintenir presque constante sa pression interne même lorsque le débit du liquide qui y passe varie considérablement, par exemple de 1 à 6, en fonction du nombre de buses qui sont en fonctionnement. la soupape de recharge de l'invention représentéc sur la figure 1 comprend un corps 17 qui contient un canal vertical ou canal de dérivation 15 permettant de dériver le liquide dans la soupape. Un tuyau 17 qui est vissé coaxialement dans le canal 15 permet au fluide dérivé autre envoyé avec une pression sensiblement nulle au réservoir de la pompe ou vers tout autre emplacement d'évacuation.Un siège 19 de forme annulaire est ajusté à- force contre la surface circonférentielle interne supérieure du canal 15 du corps 13 et un élément rapporté annulaire 21 de matière céramique qui est emboité étroitement à l'intérieur de la surface circonférentielle interne du siège 19 par un procédé d'emmanchement à chaud comprend un canal axial 27. élément rapporté de matière céramique a pour but ae mettre les surfaces métalliques du siège 19 à l'abri de ltérosion provoquée par le liquide qui circule à grandc vitesse. On voit que 12 obturateur comprend un élément inférieur 25 de matière céramique dont la face inférieure plane est aisposée de façon à buter contre la surface annulaire supérieure de 11 élément rapporté 21 et un élément supérieur 27 métallique qui comprend un évidement cylindrique dans lequel est monté rigidement l'élément inférieur. l'élément inférieur 25 de matière céramique est monté à l'intérieur de l'évidement cylindrique de ltélémellt supérieur 27 par le procédé d'emmanchement à chaud précité. Une tige 29 monte verticalement de 12 obturateur auquel elle est fixée rigidement par une vis de calage 29a. le procédé d'emmanchement à chaud qui est mis en oeuvre pour la réalisation du siège de la soupape consiste par exemple à partir dtun élément rapporté annulaire 21 de matière céramique dtune section uniforme et dont le rayon extérieur est légèrement plus grand à la température ambiante que le rayon intérieur de lut élément métallique extérieur 19 du siège dans lequel il doit être ajusté.La partie du siège qui est voisinc de l'élément rapporté de matière céramique doit aussi avoir une section uniforme pour éviter des tensions localisées ou ponctuelles quelconques lorsque le métal et la matière céramique sont en contact après leur refroidissement. S'il se produit des tensions localisées et si elles ont une valeur suffisante, l'élément rapporté de matière céramique peut se fissurer ou se fendre du fait des forces qu'elles engendrent. La section de 12 élément métallique extérieure 19'est uniforme dans cette région, de sorte que les tensions circonférentielles qui sont engendrées au moment du refroidissement sont raisonnablement uniformes sur toute la surface circonférentielle de contact. Pour effectuer cet emmanchement, on chauffe 12 élément métallique extérieur 19 à une température à laquelle sa surface circonférentielle interne est suffisamment dilatée pour que l'élément rapporté 21 puisse y être glissé. On laisse ensuite l'élément 19 se refroidir lentement de façon qu'il vienne uniformément au contact de l'élément rapporté, le long de sa périphérie. Du fait du refroidissement, 11 élément métallique se contracte et subit une traction circonférentielle pendant que 11 élément rapporté de matière céramique subit une compression circonférentielle. qn sait que les matières céramiques sont peu résistantes et qu'elles sont susceptibles de se fissurer lorsqu'elles subissent une traction. Cependant, la résistance de ce matériau est plus élevée lorsqu'il est comprimé du fait du procédé décrit plus haut. La mise en oeuvre d'un procédé d'emmanchement à chaud pour ajuster les éléments rapportés 21 et 25 de matière céramique dans les éléments métalliques extérieurs 19 et 27 évite la nécessité de "coller" la matière céramique et le métal. Un tel collage produit une liaison douteuse entre le métal et la matière céramique oui reste susceptible de se fissurer. Un avantage supplémentaire du procédé d'emmanchement à chaud est le fait que l'élément de matière céramique peut ê-tre enlevé afin-dt8tre remplacé en inversant simplement le mode opératoire, c'est-à-dire en réchawflant l'élément métallique eU en enlevant 12 élément rapporté. le liquide pénètre dans la soupape par le canal 31 du corps 13 et il en sort par le canal 35. Il passe autour de l'obturateur 27 pendant son passage dans la soupape. Il convient cependant de noter qu'il suffit d'un seul canal, lorsque la soupape n2a pas pour fonction de laisser passer le liquide dans la canalisation et lorsque, par exemple, elle est montée sur un conduit de dérivation et non sur le conduit d'écoulement principal représenté. le liquide sous pression arrivant dans le canal 31 pénètre dans une chambre de distribution 39 constituée par la région annulaire qui entoure les éléments 25 et 27 de 11 obturateur, il passe autour de ce dernier et sort par le canal 35 lorsque 12 obturateur est fermé sur son siège.Lorsque l'obturateur et le siège sont séparés, une partie du liquide est dérivée par le canal 15. Une partie du liquide qui passe autour de l'obturateur s'écoule aussi dans une chambre de distribution supérieure 41 qui est constituée par la région annulaire qui entoure l'élément supérieur 27 de l'obturateur. Le liquide que contient la chambre 41 exerce par l'intermédiaire d'une garniture 33 une force verticale orientée vers le haut sur un piston annulaire 43 qui tend à le déplacer vers le haut avec l'obturateur et la tige 29 qui y est fixée. le piston 43 effectue un mouvement de va-et-vient vertical à l'intérieur d'un support cylindrique 44 ajusté à l'intérieur d'un élément de retenue 44a qui est assujetti au corps 13 et qui est protégé contre les fuites par une bague dlétanchéité torique 45 disposée à l'endroit voulu, comme représenté. L'extrémité inférieure d'une colonne en forme de cylindre 47 qui loge des ressorts et qui est disposée au-dessus des deux chambres 39, 41 est boulonnée sur le corps 13 de la soupape. La colonne contient une cavité verticale 49 dans laquelle sont disposés deux ressorts verticaux 51 et 55 qui sont destinés à pousser 1' obturateur 25 vers le bas, contre le siège 21. les ressorts 51 et 53 exercent la force élastique qui est nécessaire et qui est d'environ 360 kg lorsque la soupape est réglée de façon à s'ouvrir à une pression de 35 bars. les deux ressorts s'appuient sur la face supérieure du piston 43 qui entoure la tige 29. À l'extrémité supérieure de la colonne, un élément de retenue supérieur 57 qui est disposé autour de l'extrémité haute de la tige 29 constitue une base réglable contre laquelle chaque ressort s'appuie. Les ressorts s'opposent au mouvement de montée de l'obturateur et du piston provoqué par le liquide sous pression que contient la chambre 41.Les ressorts sont choisis de façon que leur force soit juste suffisante pour maintenir l'obturateur 25 fermé sur le siège 21 lorsque le fluide de l'installation est à la pression maximale voulue. Un chapeau 59 qui coulisse sur la partie supérieure de la tige 29 guide cette dernière. le chapeau permet aussi de monter l'élément de retenue supérieur 57 des ressorts à la position voulue. La partie supérieure du chapeau contient une sphère rotative 61. Une came 63 tourillonne en 65 sur un élément de montage 66 de façon que sa surface inférieure puisse venir au contact de la sphère 61. Une poignée 67 à laquelle la came 63 est assujettie a pour but de lever et d'abaisser le chapeau 59 et ltélément de retenue supérieur 57 lorsque la came 63 ayant tourné porte contre la sphère 61.Lorsque la poignée prend la position représentée en traits mixtes sur la figure 1, l'élément de retenue supérieur 57, les ressorts 51, 53 et l'obturateur sont entraînées vers le bas de sorte que l'obtura- teur se ferme sur le siège avec la compression élastique initiale voulue. Lorsqu'on fait tourner la poignée jusqu'à la position représentée en trait plein sur la figure 1, la tige 29 libérée peut se déplacer vers le haut et les ressorts cessent d'exercer leur compression initiale. l'obturateur peut alors etre soulevé et écarté du siège 21 par une pression minimale du liquide qui permet à ce dernier de s'écouler par le canal de sortie 15 et d'entre dérivé à faible pression. Finalement, un chapeau 69 entoure la partie supérieure de la colonne 47 dans laquelle les ressorts 51 et 53 sont placés. Ce chapeau, vissé suer la colonne, maintient l'élément de montage 66 en position. Il permet ainsi de régler la compression initiale des ressorts et; de ce fait, de régler la pression de sortie de la soupape. Comme le montre la vue de détail de la figure 3, dès que l'obturateur 25 est écarté du siège 21, le liquide s'écoule de la façon représentée. Le liquide qui exerce une pression plus ou moins uniforme sur tous les cotés de 12 obturateur, se déplace radialement vers l'intérieur et se heurte à lui-m8me au centre 71 de la partie supérieure du canal axial 23. Le liquide qui change de direction en ce point perd une grande partie de son énergie hydrodynamique. Il en résulte une région 73 (représentée en gros par la ligne en pointillé sur la figure 7) sous pression de stagnation ou pression statique qui représente la perte locale d'énergie hydrodynamique du liquide. Cette pression de stagnation s'exerce approximativement de la même manière dans toutes les directions, perpendiculairement à la sphère imaginaire 73 représentée. En particulier,elle exerce avec une force nette vers le haut sur la face inférieure de l'élément inférieur 25 de l'obturateur dans la représentation du dessin et engendre ainsi une force de montée supplémentaire qui pousse l'obturateur vers le haut contre la force orientée vers le bas des ressorts. Il convient de se souvenir que cette pression augmente à mesure que le débit augmente dans la soupape.De ce fait, bien que la force antagoniste des ressorts augmente à mesure que les ressorts 51 et 53 sont de plus en plus comprimés lorsque le débit augmente, la pression de stagnation augmente d'une façon correspondante et compense cet accroissement de force des ressorts, de sorte que la pression reste approximativement la même dans l'installation. les figures 4 et 5 représentent une variante- de réalisation de 12 obturateur et du siège de la soupape de décharge de l'invention. L'obturateur 85 et le siège 81 de la figure 4 ont une forme telle que le fluide tourne d'environ 1200 au centre de la surface inférieure de l'obturateur avant de pénétrer par le siège dans le canal axial 83. Sa perte d'énergie hydrodynamique est en conséquence plus élevée que la perte correspondante dans le mode de réalisation de la figure 1 et on peut s'attendrie à ce que la pression de stagnation produite sous l'obturateur soit plus forte. Il en résulte que des forces de montée plus élevées s'exercent sur la surface inférieure de l'obturateur à mesure que le débit augmente et équilibrent la force antagoniste accrue des ressorts. Dans le mode de réalisation de la figure 5, l'obtura- teur 95 et le siège 91 ont une forme telle que le liquide tourne trois fois de 900 avant de descendre dans le canal axial 93 du siège. Il perd une certaine énergie hydrodynamique chaque fois qu'il tourne. En conséquence, du fait que 11 expansion de la veine liquide est limitée, lorsque le débit augmente, la force plus élevée qui est engendrée au-dessous de l'obturateur sgoppose à la force accrue des ressorts. La figure 6 représente une soupape de décharge 100 de l'art antérieur dans laquelle la partie inférieure de l'obtura- teur 101 consiste en un élément tronconique 102 convergeant vers le bas. Lorsque l'obturateur est légèrement espacé de la bordure annulaire qui délimite le siège 104, le liquide qui passe dans la soupape est dérivé vers le bas, de sorte qu'il ne perd que peu d'énergie hydrodynamique et qu'il ne se retourne pas sur lui-meme. De ce fait, à l'accroissement de la force des ressorts qui résulte d1une plus grande ouverture de la soupape correspond une pression plus élevée dans la canalisation. L'obturateur de l'invention, qui est représenté sur les figures 2 à 5 et dont la face inférieure est plane ou converge vers le haut dans la représentation du dessin, permet à la différence de pression nette au-dessous de l'obturateur d'augmenter lorsque le débit augmente entre l'obturateur et le siège de façon à équilibrer approximativement la pression interne pour la plupart des débits. La figure 7 représente un autre mode de réalisation de l'invention dans lequel un dispositif amortit les pulsations de pression ou les autres variations rapides de pression qui peuvent se produire dans la canalisation pendant que le liquide s'écoule par la soupape. Le corps 120 de la soupape de la figure 7 comprend un canal 122 qui communique avec le conduit d'écoulement principal de l'installation. Un canal de dérivation 124 relié au canal 122 est disposé de façon à être normalement obturé par la face inférieure d'un obturateur cylindrique 126. Un ressort 128 repousse l'obturateur contre une surface annu- laire plane qui entoure l'extrémité supérieure du canal 124. Une paroi étroite et en saillie 120a du corps de la soupape entoure l'obturateur cylindrique 126, mais en est légèrement espacée de façon à ménager entre eux un canal annulaire étroit 170. La dimension d'une chambre variable 132 disposée au-dessus de la paroi 120a dépend de la position d'une garniture 134 à l'intérieur d'un évidement 175 dans lequel l'obturateur et son support effectuent un mouvement de va-et-vient suivant que le débit dans la soupape augmente ou diminue. On voit que pour une augmentation ou une diminution quelconque de débit (pendant que la soupape est ouverte) le liquide doit passer par le canal annulaire étroit 130, soit pour pénétrer dans la chambre 132, soit pour en sortir. Du fait que le canal 130 est restreint, le liquide ne peut s'écouler qu'avec un débit limité de sorte que le canal amortit les vibrations rapides de pression qui peuvent se produire dans l'installation. A la différence des amortisseurs hydrauliques remplis d'huile de l'art antérieur, on voit que l'amortisseur de l'invention, qui ntest commandé que par le liquide qui circule dans l'installation, est plus fiable et d'un entretien plus facile car il ne nécessite ni élément d'étanchéité supplémentaire ni dispositif de commande hydraulique extérieur. De plus, il ne chauffe pas. La figure 8 représente un autre mode de réalisation de l'invention dans lequel l'obturateur est monté de façon à effectuer un mouvement universel de sorte que son usinage et celui du siège admettent des tolérances très grandes qui permettent une production très rentable. Comme le montre la figure 8, l'obturateur 140 qui est partiellement sphérique comprend une surface inférieure plane 141 destinée à porter hermétiquement contre la face annulaire supérieure d'un siège 146 de matière céramique. Le siège 146 peut être introduit dans un élément de montage métallique 148 par le procédé d'emmanchement à chaud décrit plus haut. L'obturateur 140 est refoulé dans un alvéole de forme sphérique d'un élément de retenue 142 dans lequel il peut pivoter assez librement. L'élément de retenue 142 est monté sur la tige 144 et fonctionne de la façon décrite plus haut. Lorsqu'aucune pression exercée vers le haut ne s'exerce pas sur l'obturateur,la force imposée par le ressort 149 le repousse avec son élément de retenue 142 vers le bas contre le siège 146. lorsque l'obturateur porte contre le siège, il pivote dans son élément de retenue jusqu'à ce qu'il soit aligné parfaitement. Une étanchéité parfaite est ainsi réalisée lorsque la pression du fluide agit sur la soupape. lorsque cette pression prédomine la force du ressort 149, l'obturateur qui est soulevé de son siège relâche la pression.Pour que la face 141 de l'obturateur et le siège restent parallèles lorsque ltobtura- teur est soulevé, une ouverture de fuite 150 de l'élément de retenue permet à la pression du fluide de s'exercer sur la surface supérieure sphérique de l'obturateur afin de le repousser vers le bas contre le bord rétreint 143 de l'élément et de ltempecher de pivoter. Les figures 9 et 10 représentent les pressions internes dans la soupape de décharge de l'art antérieur représentée sur la figure 6 et dans la soupape de décharge de l'invention représentée sur la figure 2, en fonction des débits. Il convient de noter qu'à l'intérieur de la soupape de l'art antérieur, la pression varie considérablement pendant que le débit diminue. Au contraire, la pression reste presque uniforme dans la soupape de l'invention (à moins de 15% de la valeur de référence) pour des débits diminuant jusqu'à environ 20 litres par minute. On a déterminé récemment qu'il est possible de faire en sorte que le "coude" de chacune des courbes de la figure 9 corresponde à un débit de 2 à 4 litres par minute dans la soupape de l'invention. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au dispositif décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. R:ELVEND LCAT I ONS 1. Soupape de décharge destinée à une installation hydraulique, comprenant un siège comportant un canal axial, un obturateur disposé au voisinage et dans l'alignement du siège étant soumis à un dispositif de poussée tendant à le ramener contre ce dernier, des conduits d'entrée et de sortie du liquide communiquant avec le canal du siège lorsque l'obturateur est espacé de ce dernier, caractérisée en ce qu'une surface de commande disposée au-dessous de ltobturateur permet au liquide qui passe par la soupape de s'écouler radialement vers l'inté- rieur au-dessous de l'obturateur et de se retourner sur luimême lorsque l'obturateur et le siège sont espacés de façon qu'une région dans laquelle règne une pression de stagnation ou pression statique soit créée directement au voisinage de la surface de commande de l'obturateur et maintienne la pression presque constante à l'intérieur de la soupape pour une plage étendue de débits du liquide dans cette dernière. 2. Soupape suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le dispositif poussant l'obturateur contre le siège comprend un ressort. 3. Soupape suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le siège comprend un élément rapporté de matière céramique comportant un canal axial, un élément de retenue métallique portant étroitement contre la périphérie dudit élément rapporté. 4. Soupape suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend de plus un dispositif de dérivation du liquide et un amortisseur hydraulique qui comprend une chambre entourant l'obturateur et un canal d'étranglement disposé entre ladite chambre et le conduit d'entrée du liquide. 5. Soupape de décharge, caractérisée en ce quelle comprend un corps contenant un canal principal destine à etre relié à une canalisation, le corps comprenant de plus un canal de dérivation en communication avec ledit canal principal, un siège étant disposé à l'intersection des canaux principaux et de dérivation, un obturateur mobile étant monté sur un support de manière qu'il soit entouré par le fluide que contient le canal principal, des ressorts tendant à repousser hermétiquement l'obturateur contre le siège afin d'empêcher le fluide de s'écouler du canal principal vers le canal de dérivation, des surfaces opposées de l'obturateur et du siège ayant des ormes telles que le fluide qui s1 écoule vers le canal de dérivation s'écoule radialement vers l'intérieur au-dessous de l'obturateur et se retourne sur lui-meme de manière à engendrer une pression de stagnation ou pression statique qui s'oppose à la force que les ressorts exercent sur l'obturateur. 6. Soupape suivant la revendication 5, caractérisée en ce que la surface de l'obturateur qui est opposée au siège est plane, la surface opposée du siège étant une surface annulaire plane. 7. Soupape suivant la revendication 5, caractérisée en ce que ledit corps comprend une paroi très rapprochée de la surface latérale de l'obturateur de façon à ménager entre eux un canal étranglé qui, d'un côté, est en communication avec le canal principal, un dispositif qui délimite une chambre communiquant avec l'autre coté du canal étranglé comprenant un piston relié à l'obturateur et étant déplaçable avec lui par la pression du fluide dans le canal principal afin que, lorsque ladite soupape est ouverte, les variations de débit soient amorties par l'étranglement du fluide dans ledit canal étranglé. 8. Soupape suivant la revendication 6, caractérisée en ce quan-montage pivotant de l'obturateur permet auxdites surfaces opposées de porter automatiquement et hermétiquement l'une contre l'autre lorsque ledit obturateur et le siège sont rapprochés l'un de l'autre.