L invention se rapporte à un ensemble servant à dessiner les contours des faces apparentes des marches et contremarches d un escalier, notamment en vue de découper, dans une feuille de matériau de revetement, une pièce de forme requise destinée à garnir ledit escalier. Dans les escaliers droits, les marches sont rectangulaires et, de ce fait, le relevé et le report des côtes sont simples à réaliser. Par contre, dans les escaliers tournants, les marches dites "dansantes" ou balancées" ne sont ni parallèles entre elles, ni d'équerre au limon et il est donc très difficile, sinon impossible, de les mesurer en vue de les dessiner sur le revêtement ou sur un patron à leurs forme et dimensions exactes. Afin de permettre malgré cela de déterminer rapidement mais avec certitude les contours de telles marches les spécialistes utilisent, depuis de nombreuses années, un appareil spécialement conçu pour cela et de ce fait communément dénommé "marchigraph". Cet appareil comprend une semelle portant des règles plates, en nombre au moins égal au nombre d angles de la marche et ayant chacune l'une de leurs extrémités, laquelle est avantageusement coupée en pointe, qui est placée dans l'un des dits angles de la marche, avant le blocage de toutes les règles en position requise, à l'aide d'une bride les pinçant sur la semelle. I1 suffit alors de reporter l'appareil sur la feuille de rev8te- ment ou sur un patron et d y tracer des droites réunissant les pointes des règles, ou les marques dicelles-ci, pour obtenir le contour exact de la marche. Toutefois, il arrive fréquemment que le garnissage, en plus des marches, doive s'étendre aux contremarches et recouvre également le nez de llastragale ou du boudin que forme le dépassement habituel d'une marche par rapport à la contremarche. Dans ce cas, afin d'éviter un inesthétique et fragile raccord sur un angle saillant, une seule pièce de revêtement recouvre au minimum une marche et une contremarche adjacentes au meme angle saillant, après donc avoir enveloppé le boudin. La pièce de revêtement correspond alors à la forme de la marche, telle que définie plus haut, prolongée sur le bord avant ou nez de la marche, par une bande destinée à recouvrir le reste du boudin puis la contremarche. Pour le dessin de ce prolongement, le spécialiste ne dispose d aucun instrument particulier. Pour en calculer l importance, il doit donc évaluer la longueur développée du devant et du dessous du boudin et mesurer la hauteur de la contremarche. "e total est ensuite reporté perpendiculairement au bord avant de la marche préalablement dessinée. Généralement, la valeur de ce prolongement est majorée de deux centimètres environ afin de réserver une surlongueur qui sera recouverte par la pièce de matériau garnissant la marche immédiatement inférieure et garantira un racnordement sans interstice dans l'angle rentrant correspondant. Indépendamment du fait que l'évaluation de la longueur développée du devant et du dessous du boudin n?est pas toujours aisée, le relevé des dimensions et leur report sur la feuille de revetement ou sur un patron sont assez longs et créent des risques d'erreurs conduisant àin revdtement ne couvrant pas totalement les surfaces apparentes de l'escalier et/ou à une consozation excessive de matériau de revete- ment, par sa prévision en surabondance dans de multiples directions. Par ailleurs, le report de ladite surlongueur perpendiculairement au bord avant de la marche préalablement dessinée, et ce, sur une largeur correspondant à la longueur de ce bord, ne traduit pas t~u- jours la forme réelle. En effet, par exemple, la face de la contremarche peut être déportée latéralement par rapport à ce bord, ce qui survient dès que les marches ne sont plus d équerre au limon, de même, les limons ne sont pas toujours parfaitement verticaux ou un poteau peut embreva le bord avant de la marche sans affecter la contremarche étant donné que celle-ci est légèrement en retrait de ce bord, etc... Aussi, le spécialiste ne peut-il utiliser pour la contremarche l'appareil préalablement appliqué à la marche, car il ne connattrait pas la situation de ltune par rapport à l'autre sur le dessin. I1 en résulte donc des coqXicatione prolongeant la durée de 1' in- tervention du spécialiste et créant également des risques terreurs avec les conséquences ddjà exposées. Un résultat procuré par l'invention est un ensemble servant à dessiner les contours de la marche qui permette également de tracer les contours de la contremarche et de situer celle-ci par rapport à la marche afin tant de réserver entre elles une bande juste néces- saire pour finir d'envelopper le boudin que de connaître exactement le décalage latéral éventuel de la contremarche par rapport au bord avant ou nez de la marche. - 8 cet effet, elle a pour objet un tel ensemble caractérisé en ce qu'il est formé de la combinaison d'un appareil du type connu des- tiné à être posé sur la marche avec un second appareil, destiné quant à lui à être posé sur la contremarche pour relever de manière semblable 1 emplacement de points jugés utiles au report sur le plan des contours de la contremarche délimitée par ces points, ces deux appareils étant combinés par un moyen intermédiaire déterminant la situation précise sur le plan de la contremarche par rapport à la marche. L'invention sera bien comprise à l'aide de la description ciaprès faite, à titre d'exemple non limitatif, en regard du dessin ci-annexé qui représente - fig. 1 : un escalier tournant vu de dessus, - fig. 2 : une section transversale d'une marche et de sa contre marche, - fig. 3 : ensemble vu en plan. L'escalier tournant représenté aux fig. 1 et 2 comprend des marches droites 1 et des marches "dansantes" ou "balancées" de formes et dimensions diverses 2, 3, portées par des limons 4, 5 éventuelle- ment associés à des poteaux 6, par exemple pour une rampe. Les marches 1, 2 ou 3 et les contremarches 7 ou 8 se coupent à angle droit et s'assemblent par exemple par des montages à rainure et languette renforcés par une solive 9. La marche 2 aépasse la contremarche 7 pour former le boudin 10 qui en augmente le pas. L'ensemble objet de l'invention est formé de la combinaison d'un premier appareil 11, déterminant les contours de la marche 2, avec un second appareil 12, déterminant les contours de la contremarche, par l'intermédiaire d'un moyen 13 déterminant la situation de la contra marche 7 par rapport à la marche 2 en fonction tant du développé de la longueur du boudin 10 depuis le nez 14 ou bord avant de la marche jusqu au bord supérieur de la contremarche 7, que le déport transversal "Dn éventuel entre ledit nez 14 et ce bord supérieur 15 de la contremarche 7. Le premier appareil 11 déterminant donc les contours de la marche 2, peut, de manière connue, être canstitué d'une semelle 16 portant des règles plates 17, 18, 19 et 20, en nombre égal au nombre d'angles formés par les catés i4, 21, 22, 23 de la marche. L'une des extrémités des règles plates forme une pointe 24 d'angle inférieur au plus petit angle susceptible de se rencontrer dans les escaliers. Cette pointe permet le positionnement rigoureux des règles avant leur blocage par une bride 25 les pinçant sur la semelle 16. De préférence, les règles prdsenteront toutes une rainure longitudinale26 permettant le passage d'une tige 27 solidaire de la semelle 16 et traversant la bride 25 avant de recevoir un écrou blocage 28 sur son extrémité filetée. Cette première partie étant ainsi réalisée, ces règles resteront fixées à la semelle tout en permettant leur orientation et leur coulissement longitudinal jusqu'au serrage de l'écrou 28. Le second appareil 12, déterminant quant à lui les contours de la contremarche 7, peut être conçu de meme manière. Toutefois, la hauteur de la contremarche n'a pas besoin d'être lue avec l'appareil, étant donné qu'elle est en principe identique pour toutes les contremarches et qu'elle est de plus génésalement prévue avec une surlongueur 29 qui sera recouverte par la pièce de matériau recouvrant la marche immédiatement inférieure, ce qui laisse donc une certaine tolérance dans la mesure-. Il suffit donc que ce deuxième appareil 12 relève la distance entre les points extrêmes 30, 31 du bord supérieur 15 de la contremarche et l'angle formé par les bords latéraux 32, 33 avec ce bord supérieur 15. Pour ceia, on peut utiliser une semelle 34 ne portant que deux règles plates 35, 36, dans la fente longitudinale 97 desquelles est engagée une tige 38 solidaire de la semelle 34 et traversant une bride 39 avant de recevoir un écrou 40 pour blocage des règles en position requise, si, en bout de chacune de ces règles 35, 3 & sont prévus au moins un organe 41 de repérage de la distance entre les points 30, 31 d'intersection du bord supérieur 15 avec les bords latéraux 32, 33 et un organe 42 de repérage d'au moins un autre point de chaque caté latéral 32, 33 pour connatre leur orientation par rapport à la droite passant par les points extrêmes 30, 31 dudit bord supérieur 15. Une forme simple-de réalisation de ces organes consiste à fixer en bout des règles une plaquette 45 présentant deux pointes 41, 42 de repérage des points précités; la plaquette 43 ou la règle présente une rainure 44 sensiblement verticale traversée par la tige d'un boulon de blocage 45 permettant ainsi de saler la plaquette en hauteur et en inclinaison, le réglage en largeur étant déjà permis par coulissement des règles au niveau de la bride 40. Le moyen 13 de combinaison du premier appareil 11 et du second 12 est formé par au moins une bande dont les extrémités 46, 47 sont associées, l'une à la semelle 16 du premier appareil 11, et l'autre à la semelle 34 de l'autre appareil 12. Cette bande est souple au moins dans un sens pour lui permettre d'épouser exactement la firme du boudin 10. Par exemple, cette bande sera formée d'une feuille en fils métalliques tissés ou d'au moins deux sangles en matériau textile; ces sangles seraient alors suffisamment espacées l'une de l'autre ou cette feuille suffisamment large pour quelle suspende le second appareil 12 au premier 11 en lui conservant une orientation précise par rapport à celle de ce premier appareil. Afin. que la bande 13 s'applique bien contre le boudin dès son amorce près du bord supérieur 15 de la contremarche, la semelle 94 du second appareil porte un diSpositif 48, tel qu'une large plaque (fig. 2) ou une tringle (fig. 3), appliquant la bande dans l'angle rentrant. De même, c'est afin que la bande 13 statique bien sur le boudin dès le nez 14 de la marche, lequel nez peut ttre à angle droit, qu' il est avantageux de fixer le bord 46 de la bande 13 à une plaquette 49 associée par une charnière 50 au bord avant de la semelle 16. Dans ce cas, la semelle 16 du premier appareil est placée près du bord avant 14 de la marche et la plaquette est rabattue contre ce bord, l'enveloppement du boudin se poursuivant alors par la bande 13. L'emplacement du bord supérieur de la bande ainsi associée au premier appareil est dans ce cas fixe. Pour que le dispositif 48 d'application du bord inférieur de la bande contre l'amorce du boudin puisse remplir normalement sa fonction il faut évidemment positionner la semelle du second appareil de manière à ce que le dispositif 48 soit appuya vers le boudin et pouvoir régler la longueur de la bande 13 afin qu'elle ne se décolle pas du boudin. A cet effet, le bord inférieur de la bande est fixé à une tringle 51 portant deux vis 52 traversant des lumières sensiblement verticales 53 de la semelle 34 avant de recevoir leur écrou de blocage 54 en-position requise, laquelle position est fonction de la longueur exacte du développé du boudin. Pour faciliter le coulissement de la bandez 13 jusqu'à sa longueur correcte, la plaquette 48 d'appui peut être de largeur supérieure à celle de la bande et présenter à chacune de ses extrémités un plot d'appui sous le boudin, les deux plots délimitant entre eux une rainure de largeur égale à celle de la bande mais de profondeur calculée pour maintenir la bande contre le boudin mais sans compression excessive. RBYEKDICAXIONS I - Ensemble ser?.ant à dessiner les contours des faces apparentes des marches et contremarches d'un escalier, notamment en vue de découper dans une feuille de matériau de revêtement au moins une pièce de forme requise destinée à garnir ledit escalier, comprenant notamment un appareil, destiné à ttre posé sur une marche, composé d'une semelle portant des règles plates ayant chacune à l'une de leurs extrémités au moins une pointe qui-peut être placée, par coulissement et/ou orientation des règles, dans un des angles de la marche avant entre bloquée en position correspondante par un moyen de serrage afin de permettre, après report de l'appareil sur un plan, formé par la feuille de revêtement ou un patron, de tracer des droites réunissant les pointes pour obtenir le contour exact de la marche précitée, cet ensemble étant c a r a c t é r i s é en ce qu'il est formé de la combinaison de cet appareil, destiné à titre posé sur la marche, avec un second appareil, destiné quant à lui & etre posé sur la contremarche pour relever de manièrevsemblable l'emplacement de points jugés utiles au report sur la plan des contours de la contremarche délimitée par ces points, ces deux appareils étant combinés par un moyen intermédiaire déterminant la situation précise sur le plan de la contremarche par rapport à la marche, en tenant compte tant de la longueur développée du boudin de la marche, que du déport transverval éventuel entre le nez de la marche et le bord supérieur de la contremarche. II - ensemble selon la revendication I caractérisé en ce que le second appareil comprend une semelle ne portant que deux règles plates présentant une fente longitudinale pour recevoir au moins une tige solidaire de la semelle avant de visser sur son extrémité un écrou de blocage des règles après leur positionnement correct, chaque règle présentant à l'une de ses extrémités au moins une pointe pouvant Titre placée à l'intersection que forme le bord supérieur de la contremarche avec son bord latéral correspondant et un organe de repérage d'au moins un autre point de ce bord latéral, avec ces pointe et organe étant également prévu un moyen pour leur blocage en posi- tion requise. III - Ensemble selon la revendication Il caractérisé en ce que la pointe et l'organe prévus en bout de la règle sont formés de deux pointes portées par une meme plaquette, ces deux parties que sont ltextrémité de la règle et la plaquette présentant l'une une rainure sensiblement verticale et l'autre un -perçage tout deux traversés par la tige d'un boulon constituant le moyen de blocage en position requise de l'une par rapport à l'autre. IV - Ensemble selon l'une quelconque des revendications I à III caractérisé en ce que le moyen intermédiaire déterminant sur le plan la situation précise de la contremarche par rapport à la marche et formé par au moins une bande dont les extrémités sont associées l'une à la semelle du premier appareil, l'autre à celle du second appareil cette bande étant souple, au moins dans le sens qui lui permettra d'épouser exactement la forme du boudin de la marche, et suffisamment large pour qu'elle suspende le second appareil au premier en lui conservant une orientation précise par rapport à celle de ce premier appareil. V - ensemble selon la revendication "r caractérisé en ce que la bande est une feuille de fils métalliques tissés. VI - Ensemble selon la revendication IV caractérisé en ce que la bande est formée d'au moins deux sangles en matériau textile. VII - Ensemble selon l'une quelconque des revendications IV à Vl caractérisé en ce que la semelle du second appareil porte un dispositif appliquant la bande souple dans l'angle rentrant formé par le dessous du boudin et le devant de la contremarche. VIII - Ensemble selon l'une quelconque des revendications IV à VII caractérisé en ce que la bande souple est associée au bord avant de la semelle du premier appareil par l'intermédiaire d'une charnière parallèle à ce bord. IX - Ensemble selon l'une quelconque des revendications lv à VIII caractérisé en ce que la bande souple est associée à un moyen permettant de régler sa longueur laissée libre entre les deux appareils. X - Ensemble selon la revendication IX caractérisé en ce que le moyen de réglage en longueur comprend une tringle fixée à l'une i extrémités de la bande et associée à la semelle de l'appareil correspondant, pour cette association de la plaquette et de la semelle l'une de ses pièces portant au moins une tige traversant une lumière sensiblement verticale de l'autre pièce avant de recevoir un écrou de blocage.