La présente invention se rapporte à un panneau destiné à capter ou à collecter l'énergie solaire ayant des pertes réduites, en particulier du type frontal, et qui de ce fait a un meilleur rendement. Comme on le sait, il devient de plus en plus nécessaire d'utiliser l'énergie solaire comme source d'énergie pour chauffer des fluides à des températures pouvant s'élever jusqu'à environ BOOC. Traditionnellement, ce résultat est obtenu au moyen de plaques collectrices, par exemple noires ou noircies, qui absorbent les radiations solaires, et par des moyens pour en récupérer la chaleur tels qu'un circuit dans lequel circule un fluide dit "caloporteur" capable d'absorber la chaleur des plaques collectrices et qui a un bon coefficient thermique. I1 est également connu d'améliorer I'efficacité ou le rendement de ces systèmes en montant au-dessus de ces panneaux une ou plusieurs plaques de verre afin de produire ce qu'on appelle un effet de serre1?, qui diminue les pertes de chaleur dues aux radiations émises par les surfaces les plus chaudes. Toutefois, la présence d'un nombre excessif de plaques de verre au-dessus de la surface absorbante aurait pour effet de réduire, par suite des réflexions inévitables, l'énergie incidente frappant la surface d'absorption, en abaissant ainsi finalement la température résultante. D'autre part, si l'on tente d'obtenir des tempera tures plus élevées au moyen d'une focalisation indirecte des rayons solaires (par exemple, à l'aide de miroirs réfléchissants) ou par une focalisation directe (par exemple à l'aide de lentilles convexes ou d'un type spécial tel que les lentilles de Fresnel), on constate au contraire une diminution du rendement global, ceci malgré une augmentation des cotis inhérents et des complexités d'installation et de maintenance. On observe souvent que, quand la température de la plaque collectrice augmente, le rendement diminue, et il devient impossible d'obtenir des débits constants du fluide chauffé à des températures relativement élevées. C'est un fait connu que les installations pour utiliser lténergie solaire produites jusqu a présent ont été presque exclusivement limitées à des usages domestiques sanitaires, tels que la production d'eau chaude, sans pouvoir être adaptées à des applications industrielles, condition nécessaire pour que l'énergie solaire puisse réellement etre considérée comme une source d'énergie de rechange compétitive. On peut constater que jusqu'à présent, le meilleur rendement global des panneaux solaires a été obtenu par la technique consistant à produire un vide dans ceux-ci, entre la plaque de couverture et la surface inférieure collectrice, mais la légère amélioration ainsi obtenue ne justifie pas les augmentations de coût qui en résultent. Des tentatives pour produire un panneau collecteur d'énergie solaire ayant un meilleur rendement que les panneaux solaires connus et capable d'atteindre des températures suffisamment élevées, non seulement pour chauffer et conditionner des immeubles, mais aussi pour permettre une conversion thermodynamique de l'énergie solaire en vue de produire de l'eau surchauffée et de la vapeur pour divers usages industriels, ont permis de trouver que l'une des principales causes de pertes dans ces systèmes est due un phénomène physique, jusqu'à présent négligé, dont la présente invention vise à éviter les conséquences. I1 s'agit du phénomène suivant : lorsque la température de la surface collectrice augmente, toutes les couches d'air comprises entre cette surface et les vitres surjacentes sont portées à une température qui est approximativement la température des surfaces environnantes. Ceci a pour conséquence que des radiations, situées dans les bandes de longueurs d'ondes auxquelles le verre est transparent, sont émises, de sorte que l'effet de serre mentionné ci-dessus n'est que partiellement réalisé.On pense que ce sont principalement les molécules asymétriques présentes dans l'air, notamment, presque exclusivement les molécules de C 2 et de Hz4 qui sont responsables de l'démission de radiations dans les bandes de longueurs d'ondes pour lesquelles le verre est transparent et, comme on le verra par la suite et aussi par une représentation graphique, l1inportance de cette émission augmente en même temps que la température stélève. Quand lesdits gaz, chauffes par les surfaces de confinement, atteignent des températures supérieures à 60-80nC, la quan tité d'énergie émise dans les bandes de longueurs d'ondes pour lesquelles le verre est transparent, et qui par conséquent est perdue, représente la majeure partie des pertes totales d'éneryie. En conséquence, l'un des buts de la présente invention est de fournir un panea solaire ayant un rendement plus élevé ou une plus grande erficacité, principalement en réduisant les pertes dues aux radiations des vitres chaudes supérieures, mais avant tout des couches intérieures d'air contenant des molécules asymétriques, lesdites radiations étant émises à des longueurs d'ondes pour lesquelles le verre est transparent, ladite réduction étant obtenue d'une manière économique. Un autre but de la présente invention est de fournir un panneau solaire du type ci-dessus, conçu plus particu21è- rement pour être utilisé à des températures élevées, dans lequel, en plus d'une réduction desdites pertes, on obtient en meme temps une diminution des autres pertes usuelles dans les panneaux solaires, en particulier de celles dues à la convection. L'invention atteint les buts qu'elles'est fixés par un panneau collecteur d'Énergie solaire qui comprend pratiquement, monts sur un support commun, une surface absorbante de base pour capter l'énergie solaire et, paral lèlement à celle-ci, une plaque de couverture transparente, où entre ladite plaque de couverture et ladite surface absorbante, sont montées parallèlement aux deux précédentes au moins deux plaques de verre dont la surface a une aire plus petite, de manière à délimiter entre ladite plaque de couverture et ladite surface de base des circuits pour des courants d'air qui circulent en parallèle, au moins par rapport à la plaque de verre intérieure adjacente à ladite plaque de couverture, et un circuit de retour s'étendant le long de ladite surface absorbante. Selon un aspect particulier de la présente invention, pour des panneaux plans, il est parfois possible et même préférable d'utiliser à l'intérieur des panneaux des plaques de verre intérieures dont les aires de Àa surface sont sensiblement plus petites que la surface extérieure, et qui sont placées entre elles suivant une disposition en "escalier". Dans un mode de réalisation différent, le panneau a au contraire une forme tubulaire et les divers éléments sont cylindriques et coaxiaux. Le panneau selon la présente invention peut être utilisé avec de l'air ou de l'eau comme fluide primaire ou "caloporteur" comme dans les panneaux classiques. Le circuit d'air qui a été développé dans le panneau selon la présente invention peut être obtenu dans les panneaux du type à "eau", par une circulation naturelle qui est la conséquence de la position et de la forme des vitres intérieures et de la température de la surface absorbante, ou bien au moyen d'une circulation forcée. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple nullement limitatif, en référence aux dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 est un graphique montrant les radiations perdues, qui n'ont pas été captées par le verre, en fonction de la température, respectivement pour le C02 et le H20 - la figure 2 est une vue en coupe d'un panneau conforme à la présente invention et montre le graphique relatif au coefficient de transmission frontal en fonction de différents nombres de vitres intermédiaires ; - la figure 3 est une vue en coupe d'un panneau solaire du type à "air't conforme à l'invention comportant intérieurement une circulation d'air forcée ;; - la figure 4 est une vue en coupe d'un autre panneau, analogue à celui de la figure 3, mais comportant des vitres intermédiaires de différentes dimensions ; - la figure 5 est une vue en coupe d'un panneau du type "à eau" conforme à la présente invention ; - la figure 6 est une vue en coupe d'un panneau tel que celui de la figure 5, mais dans lequel a été prévue une circulation forcée d'air - la figure 7 est une coupe longitudinale à travers un mode de réalisation tubulaire du panneau solaire selon l'invention ; et - la figure 8 est une coupe transversale suivant la ligne A-A de la figure 7 montrant le panneau solaire cylindrique placé dans le foyer d'un réflecteur parabolique. En se référant à la figure 1, on voit des courbes qui représentent les pertes de radiations dans une couche d'air chaud en fonction de la température, respectivement en présence de molécules asymétriques, telles que des molécules de C02 et de H20. En ordonnée, on a porté les valeurs de Qp, c'est à dire des calories perdues en une heure par mètre carré de surface (cal/hm2), qui peuvent aussi être calculées avec une formule du type suivant Q PKlH (A - Bt + Ct2) où t est la température du gaz ; P est la pression partielle de H20 ou de C02 ; et 1 est la longueur du trajet des radiations dans le gaz et A, B, C, H, K sont des constantes. Il résulte de ce qui précède que ces pertes seront d'autant plus réduites que la température des couches d'air intermédiaires qui, nécessairement contiennent du C02 et du H2 0, sera plus basse. On pourrait, évidemment, penser à procéder dans le sens d'une réduction de la quantité desdites molécules, diminuant ainsi le facteur P de la formule précédente, par exemple en faisant le vide dans le panneau mais, comme il a été expliqué ci-dessus, une telle mesure a déjà parfois été adoptée auparavant, mais sans résoudre pour autant ce problème car on se heurte à des difficultés économiques et pratiques pour la mettre en oeuvre. Par contre, selon la présente invention, on vise à maintenir les couches d'air s'étendant au-dessus de la surface de base absorbante aussi froides (pour réduire t) et aussi minces (pour réduire 1) que possible afin de minimiser les pertes dues aux radiations situées dans les bandes de longueurs d'ondes qui ne sont pas interceptées par le verre. En même temps, en tant qu'effet secondaire et favorable, on refroidit aussi les surfaces du verre extérieur, abaissant ainsi les pertes frontales dues aux radiations et à la convaction. En se référant àla figure 2, on voit un panneau solaire conforme à la présente invention qui comprend, dans un châssis de support traditionnel t, une surface absorbante 2, par exemple une surface noircie, un substrat de matière isolante 1', une plaque supérieure 3 de verre ou de matière plastique transparente et deux vitres intermédiaires 4 et 5, parallèles aux surfaces 2 et 3, et qui sont également fixées au support 1, mais ne s'étendent pas sur toute la longueur du panneau. Ces vitres intermédiaires 4 et 5 (dont le nombre pourrait également être supérieur à deux) n'isolent pas entre elles les différentes couches d'air, et leur permettent de communiquer.Le graphique de la figure 2 montre les différentes valeurs du coefficient de transmission frontal K qui représente les pertes totales dues aux radiations et à la convection en fonction de la température, selon qu'au-dessus de la surface absorbante 2 située à la base du panneau s'étendent une, deux ou trois vitres. On comprend aisément que les pertes par radiations de la plaque 2 diminuent à mesure que le nombre des couches superposées de verre que ces radiations doivent traverser pour s > échap- per à l'extérieur, augmente. En même temps, on constate une réduction évidente des radiations incidentes qui frappent la surface collectrice, ce à cause des réflexions multiples sur les vitres intermédiaires. Etant donné que la température de la surface 2 augmente lorsqu'on se déplace vers la droite, c'est à dire dans la direction indiquée par la flèche sur l'axe des abscisses, on voit immédiatement qulil convient d'augmenter le nombre des vitres dans cette direction et de laisser, au contraire, une seule vitre supérieure là où la température est la plus basse.En fait, il est préférable de faciliter la capture de l'énergie solaire dans les parties où la surface absorbante est à une température relativement basse et où le danger des pertes par radiations est minimal, iors outil est au contraire important de réduire cas pertes la cù la surface collectrice est à une température élevée et où 7a fraction de l'énergie incidente due aux pertes par réflexion peut etre abandonnée sans regret puisqu'elle est négligeable par rapport aux pertes par radiations dans cette zone qui est déjà à une température élevée. La courbe continue qu'on obtient en reliant les parties respectives des trois graphiques représente une solution avantageuse du problème, étant un compromis optimal entre les deux exigences contradictoires que sont le maintien à un niveau relativement bas des pertes par réflexion et des pertes par radiations. En se référant à la figure 3, on voit plus en détail un exemple d'un panneau du type "à air" conforme à la présente invention, c'est à dire un panneau dans lequel le fluide caloporteur primaire est constitué par de l'air. Sur le dessin, les éléments correspondants à ceux de la figure 2 ont été désignés par les mêmes références numériques, tandis que 6, 7 et O désignent les trois couches d'air comprises respectivement de l'extérieur vers l'intérieur, entre la plaque supérieure 3 et la vitre 5, entre cette dernière et la vitre 4 et entre cette dernière et la surface absorbante 2. On prévoit une circulation forcée, au moyen d'un ventilateur ou d'une pompe 11, soit en circuit ouvert, avec une entrée continue d'air provenant de l'extérieur, par exemple par un collecteur 9 et une utilisation directe de l'air à la sortie, par exemple d'un collecteur d'évacuation 10, soit, comme représenté, un circuit fermé pour transporter la chaleur absorbée vers un fluide secondaire d'utilisation, tel que de l'eau devant être vaporisée, par un échangeur de chaleur 12 intercalé dans le circuit. Dans les deux cas, l'air est mis en contact (aspiré ou soufflé) de la surface absorbante 2 qui augmente sa température de sorte qu'il transporte à l'extérieur la chaleur qui peut alors tr utilisée.Au moyen de flaches, on a indique le trajet de l'air et il convient de noter que les deux couches extérieures 6 et 7 forment deux passages parallèles dans lesquels l'air entrant se divise, après être passé dans le collecteur d'entrée 9, tandis que le passage ou la couche 9 est relié au collecteur de sortie 10. Les deux collecteurs 9 et 1C,qui peuvent être constitués simplement par un certain nombre de trous dont chacun communique avec l'extérieur, sont prévus sur le méme côté du support-enveloppe t et, en particulier, le collecteur 9 est conçu pour assurer une bonne distribution de l'air afin que celui-ci s' écoule entre les vitres intermédiaires en un courant aussi régulier que possible. Il est à noter que l'adoption d'un cycle fermé, comme celui représenté, a l'avantage de permettre d'introduire dans la circulation de l'air qui a été convenablement appauvri en CO et en H2 O afin de réduire les pertes par radia 2 tiornreprésentées sur la figure-t. CeLte solution offre également l'avantage supplémentaire de réduire la quantité de poussière en circulation, évitant ainsi la formation de dépôts à l'intérieur du panneau, sans avoir recours-à des filtres, mais le mode de réalisation en circuit ouvert est plus simple et peut être préférable dans certaines applications. Comme on le voit sur la figure 3, l'air qui entre par le collecteur 9 se divise dans les deux passages 6 et 7 séparés par la vitre 5, puis se remélange à l'entrée du passage 8 par lequel il s'écoule vers la sortie 10, le long de la surface absorbante 2 qui, protégée par les trois surfaces vitrées 3, 4 et 5, peut atteindre des températures dépassant 200oC selon l'intensité des radiations solaires, avec ou sans moyens de concentration auxiliaires. La température de l'air à la sortie 10 sera plus ou moins proche de la température de la surface 2 suivant la vitesse du courant traversant le passage 8 et, partant, du débit de l'air qui s'écoule dans le panneau sous l'action du ventilateur 11. il est bien évident que dans les deux passages 6 et 7, la température de l'air ne peut pas être beaucoup plus élevée que la température extérieure puisque, même si l'air absorbe de la chaleur des surfaces environnantes et la majeure partie de lténergie fournie par la couche d'air la plus chaude 8, qui est ensuite recyclée, cet air est continuellement remplacé par de l'air frais, et ainsi, les radiations extérieures dues au C02 et au H20 sont réduites à un minimum. (figure 1).En conséquence, effet de serre pour capter les radiations émises par la couche chaude 8 est assuré dans ce cas non seulement par les surfaces vitrées superposées, mais aussi par les couches d'air 6 et 7 qui absorbent plus d'énergie qu'elles n'en rayonnent, énergie qui est ensuite recyclée avec une augmentation correspondante de ltefficacité. En même temps, la surface de la plaque de couverture 3 est, elle aussi, refroidie puisqu'elle est en contact avec le courant d'air extérieur 6 passant sous elle, ce qui réduit les pertes par convection et par radiations de la vitre extérieure, et permet une récupération de chaleur et, par conséquent, une nouvelle augmentation de l'efficacité générale. Les vitres intermédiaires 4 et 5 peuvent avoir des épaisseurs commerciales relativement faibles de 1,2 à 1,8 mm non seulement pour des raisons d'économie, mais aussi pour améliorer la transmission de l'énergie rayonnée par le soleil, et pour réduire en même temps l'inertie thermique du panneau, tandis que la plaque de couverture peut être en un verre ou en une matière plastique transparente ayant une épaisseur de 3 à 5 mm. Les épaisseurs des couches d'air, c'est-à-dire les distances entre les diverses surfaces, sont généralement de l'ordre de 1 à 12 mm, des valeurs relativement élevées étant préférables dans le mode de réalisation à circulation naturelle qui va être décrit ci-après. Ces distances sont de préférence d'environ 2 à 10 mm entre la plaque de couverture 3 et la vitre 5 et entre cette dernière et la vitre 4, et d'environ 1 à 5 mm entre la vitre 4 et la surface de base absorbante. Toutefois, d'autres valeurs pourraient également être adoptées, en ne perdant pas de vue que ces épaisseurs ou distances doivent être réduites le plus possible pour obtenir une faible valeur de "l" dans la formule précédente relative à la figure 1. Une limite à la réduction de l'épaisseur des couches d'air n'est imposée que par la possibilité d'obtenir des courants d'air uniforme du type laminaire. La surface absorbante ou collectrice 2 pourrait être une plaque métallique très mince traitée afin de maximiser son coefficient d'absorption sur le côté exposé au soleil, par exemple à l'aide d'une peinture noire mate, éventuellement d'une manière sélective. La partie 1' est constituée par une matière isolante typique, par exemple par une laine minérale ou autre, suffisamment épaisse pour réduire à un minimum les pertes latérales et en arrière du panneau. La dimension longitudinale H peut, avantageusement, être comprise entre environ 400 et 1 000 mm, tandis que dans le sens transversal, la dimension peut être quelconque. Des expériences ont montré qu'avec ce type de panneau, la température de l'air à la sortie du collecteur 10 peut dépasser 130 C et peut même atteindre 2000C à l'aide de concentrateurs utilisant plusieurs miroirs réfléchissants. Le rendement, avec un débit d'air de 10 à 40 m3/hm2, est supérieur à 50 % et peut atteindra 70 % dans des conditions particulièrement favorables. En se référant à la figure 4, on voit à nouveau le même panneau du type "à air" avec des vitres intérieures de dimensions réduites pour éviter, au moins dans certaines zones du panneau, qu'une fraction des radiations solaires soit perdue et n1 atteigne pas la surface absorbante à cause des réflexions, comme il a été expliqué en regard de la figure 2. Tant pour le panneau représenté sur la figure 3 que pour celui de la figure 4, on n'a pas jugé utile de décrire les jonctions entre les vitres et l'enveloppe méta1- lique (qui est généralement an tole galvanisée ou en alu minium), celle-ci étant connue, ni les - ta d'espacsmsnt entre les vitres, formés par exemple par des garnitures en matière plastique, en bois eu en caoutchouc, nl es eolfec- teurs d'air d'entrée et de sortie (qui ne sont pas ncessai- rements présents, comme il a été explique qui sont dispo- nibles dans le commerce. En se référant maintenant a la figure 5, on voit un panneau solaire conforme à 13 présente invention du type "à eaux, c"est-à-dire un panneau dans lequel la surface absorbante, qui est constituée par une plique de métal noircie, comme il a été décrit ci-dessus, échange de ia chaleur avec des tubes dans lesquels circule un liquide (génér2iement de l'eaux ou bien est simplement constituée par une plaque unie par laminage comprenant des feuilles de tôle formant des tubes. flans le mode de réalisation représenté, le panneau est constitué par une feuille de base laminée 22, comportant une feuille de couverture 23 et deux vitres intermédiaires 24 et 25 de dimensions réduites, le tout étant logé dans un réceptacle-support 1 comportant aussi les moyens d'isolation nécessaires. Les tubes de la plaque 22 forment un conduit continu pour un liquide, généralement de l'eau, qui doit transporter les calories absorbées à l'extérieur aux fins d'utilisation. A cet effet, on a prévu un conduit d'entrée 20 pour l'alimentation en liquide et un conduit de sortie 21 pour son transfert vers l'utilisation. L'air contenu à l'intérieur du panneau, qui s'échauffe près du fond 22, engendre une circulation naturelle dans les conduits 26 et 27, dans la direction indiquée par les flèches, et en conséquence, avec les mêmes avantages que ceux mentionnés à propos de la figure 3, en ce qui concerne la réduction des pertes dues principalement aux radiations et dans une moindre mesure à la convection. il est à remarquer qu'avec des vitres disposées comme représenté sur la figure et avec une inclinaison convenable du panneau, qui est nécessaire pour assurer la meilleure orientation vers le soleil à ces latitudes, les températures élevées qui pourraient être créées dans les couches d'air 26, 27 les plus proches de la plaque 22 et qui pourraient provoquer des pertes par radiations (de C 2 et de H20, comme il a été indiqué plus haut) ne peuvent pas se développer à cause de la circulation due à la convection naturelle de l'air qui entraîne la couche la plus chaude en contact avec la zone plus froide de la plaque absorbante.A cette fin, les dimensions longitudinales du panneau doivent être de l'ordre de 1 m et la circulation du fluide dans les tubes de la plaque 22 doit être calculée pour que le conduit d'entrée froid 20 soit situé à la partie supérieure du panneau, tandis que le conduit de sortie chaud 21 est à sa partie inférieure.Ainsi est créée dans la plaque absorbante une zone supérieure relativement froide dans laquelle se trouve seulement la plaque de couverture 23 afin de faciliter l'incidence de l'énergie sur la plaque 22, dont la basse température ne provoque pas de grandes pertes par radiations, et une zone inférieure relativement chaude où la présence des vitres intermédiaires réduit les pertes par radiations vers il convient aussi de comprendre que la disposition en "escalier" donnée aux vitres intérieures a la double fonction de favoriser la circulation naturelle de l'air dans le panneau, tout en créant des courants parallèles de part et d'autre de la vitre intérieure 25, réduisant ainsi les pertes par radiations dans les zones où la température est relativement élevée et les pertes par réflections dans les zones plus froides, ce qui a pour résultat d'optimiser les conditions de fonctionnement du panneau. En se référant à la figure 6, on voit un autre panneau du type "à eau" conforme à la présente invention, dans lequel la circulation forcée de l'air est assurée au moyen d'un ventilateur, comme sur la figure 3. Certaines références correspondent aux mêmes composants de la figure 5 et on voit qu'avec le ventilateur 26, le panneau, même s'il est légèrement plus coûteux et plus compliqué, permet par contre de bénéficier d'un effet de refroidissement plus énergique de l'air de circulation.De plus, l'énergie captée par l'air au cours de son mouvement à l'intérieur du panneau pourraient éventuellement être utilisée au moyen d'un échangeur de chaleur approprié. il est bien évident que, dans ce cas, le panneau est du type "à circuit fermé", tandis que dans le mode de réalisation de la figure 3, il pourrait être du type "à circuit ouvert pour une utilisation directe de la chaleur absorbée. Tous les autres commentaires faits précédemment à propos du mode de réalisation de la figure 5 restent valables en ne perdant pas de vue que dans le cas présent, il n'est pas absolument nécessaire que l'eau circule dans le panneau de la partie supérieure à la partie inférieure puisque des courants de convection naturels n'ont pas besoin d'être crées maintenant, à condition que l'entrée du panneau soit située dans la zone couverte par le plus petit nombre de vitres. En se référant maintenant aux figures 7 et 8, on voit une autre forme de réalisation du panneau selon l'inven- tion, qui est semblable à la forme des "conducteurs de chaleurs connues mais qui est conçue pour présenter les particularités et les avantages de la présente invention. Dans cette forme de réalisation, la surface absorbante est une plaque tubulaire 32 ayant un axe X-X. Les vitres intermédiaires 34, 35 et l'élément de couverture 33 sont eux aussi cylindriques et coaxiaux à la plaque intérieure 32. Ainsi, les particularités de parallélisme et les dimensions longitudinales du circuit dtair intérieur sont conservées. La figure 7 montre un mode de réalisation correspondant à la disposition "plane" de la figure 3, mais une disposition en escalier comme celle de la figure 4 pourrait aussi être adoptée. il est bien évident que dans ce cas, il n'est pas nécessaire que le panneau soit incliné.L'air est aspiré par un ventilateur ou une pompe (non représenté) à partir de l'extérieur du panneau à travers des trous 30a appropriés percés dans une joue 30 située à l'extrémité du panneau tubulaire, lequel relie également,d'une manière isolée, l'air chaud sortant à un collecteur commun auquel aboutissent également d'autres panneaux, afin de transporter l'air chaud vers l'utilisation. Aucun collecteur 9 ou 10 n'est prévu. A l'extrémité opposée du panneau, un tampon du support isolant 31 comporte des centreurs 28, de préférence espacés à 1200 les uns des autres, afin de maintenir les tubes de verre intermédiaires 34, 35 à une distance fixe appropriée. Comme on le voit notamment sur la figure 8, ce panneau tubulaire pourrait avantageusement être placé au foyer d'un réflecteur parabolique 29. il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées aux exemples de réalisation représentés et décrits, sans sortir pour autant du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Panneau collecteur pour capter l'énergie solaire qui comprend pratiquement sur le même support (1), une surface absorbante (2) pour collecter l'énergie solaire et, parallèlement à celle-ci, une plaque de couverture transparente (3), caractérisé en ce qu'entre ladite plaque de couverture (3) et ladite surface absorbante (2), parallèlement à celles-ci, sont montées au moins deux plaques de verre intermédiaires (4) et (5) dont la surface est plus petite, de manière à délimiter, entre ladite plaque de couverture 3 et ladite surface absorbante (2), des circuits pour des courants dtair qui circulent parallèlement, au moins par rapport à la plaque de verre intérieure 55) adjacente à ladite plaque de couverture (3), et un circuit de retour le long de ladite surface absorbante (2). 2. Panneau solaire selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite surface absorbante (2), lesdites plaques de verre intermediaires (4) et (5) et ladite plaque de couverture (3) ont toutes une forme plane. 3. Panneau solaire selon la revendication 2, caractérisé en ce que lesdites plaqes de verre intermédiaires (4) et (5) ont des aires différentes et sont disposées en escalier, la plus grande plaque (4) étant placée le plus près de ladite surface absorbante (2). 4. Panneau solaire selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend, de plus, sur le même côté, des collecteurs respectivement pour l'entrée (9) et la sortie (tO) d'un courant dlair créé par un ventilateur (t1) produisant une circulation forcée. 5. Panneau solaire selon la revendication 4, caractérisé en ce que ledit collecteur dtair d'entrée (9) est placé devant la plaque de verre intermédiaire (5) qui est la plus proche de la plaque de couverture (3), ce qui fait que le courant d'air (9) qui entre dans le panneau se divise en deux courants pratiquement identiques (6) et (7) s'écoulant au-dessus et au-dessous de ladite plaque (5). 6. Panneau solaire selon la revendication 5, caractérisé en ce que la circulation forcée de l'air s'effectue en circuit fermé et en ce qu'un échangeur de chaleur (12) relié à une utilisation extérieure est intercalé dans le circuit entre le collecteur de sortie (10) et ledit ventilateur (11). 7. Panneau solaire selon la revendicaton 2, qui, en service, a une position inclinée, caractérisé en ce que l'air qui y est contenu est isolé de l'environnement extérieur, et est adapté à circuler par suite de la convection naturelle, et en ce que ladite surface absorbante (22) est constituée par une feuille de tôle noircie contenant des tubes pour la circulation d'un fluide caloporteur introduit à ltextrémité supérieure (20) de la surface absorbante et qui s'en écoule par l'extrémité inférieure opposée (21). 8. Panneau solaire selon la revendication 7, caractérisé en ce que les plaques de verre intermédiaires (24), (25)ont des aires différentes et sont disposées en escalier en laissant libre l'extrémité correspondant à ladite entrée d'alimentation (20), mais sont toutes placées au-dessus de l'extrémité (21) correspondant à la sortie du fluide. 9. Panneau solaire selon la revendration 6, caractérisé en ce que le fluide qui circule dans le circuit est de l'air appauvri en C02 et en H20. 10. Panneau solaire selon la revendication 4, caractérisé en ce que lesdits collecteurs (9) et (10) sont de simples trous percés dans les côtés dudit support (1). 11. Panneau solaire selon la revendication 1, caractérisé en ce que les distances entre les plaques de verre intermédiaires (4), (5), et entre, respectivement, la plaque de couverture (3) et la surface inférieure collectrice (2) sont toutes comprises entre t et 12 mm. 12. Panneau solaire selon la revendication 11, caractérisé en ce que les distances entre la plaque de couverture (3) et la plaque de verre intermédiaire adjacente (5) et entre les deux plaques de verre intermédiaires adjacentes (4) et (5) sont comprises entre 2 et 10 mm. 13. Panneau solaire selon la revendication 11, caractérisé en ce que la distance entre la surface collectrice de base (2) et la plaque de verre intermédiaire adjacente (4) est comprise entre t et 5 mm. 14. Panneau solaire selon la revendication 1, caractérisé en ce que la surface absorbante (32), les plaques intermédiaires (34) et (35) et la plaque de couverture (33) ont toutes une forme cylindrique, sont toutes montées coaxialement sur un support isolant (30) à l'extrémité du panneau, l'autre extrémité étant reliée à un collecteur pour transporter l'air chaud sortant du passage entre la surface absorbante cylindrique intérieure (32) et la surface de verre intermédiaire adjacente (34), l'autre extrémité présentant des trous d'entrée périphériques (30a) pour l'introduction de l'air à l'intérieur du panneau au moyen d'une pompe créant un vide dans celui-ci. 15. Panneau solaire selon la revendication 14, caractérisé en ce que ledit support comporte des centreurs isolants (28) situés entre le tube extérieur de couverture (33) et le tube de verre intermédiaire adjacent (35) et entre les deux tubes de verre intermédiaire adjacents (34) et (35). 16. Panneau solaire selon la revendication 14, caractérisé en ce qu'il est monté, pendant l'utilisation, le long de la zone focale d'un réflecteur parabolique (29).