La présente invention concerne les dispositifs dits égaliseurs, destinés à compenser l'affaiblissement des signaux sur une ligne de transmission travaillant aux fréquences radioélectriques. Cet affaiblissement est fonction de la longueur de la ligne, ainsi que de la frequence, avec laquelle il augmente. L'égaliseur doit donc avoir une réponse croissante avec la fréquence. Certaines applications nécessitent des égaliseurs à pente variable, que l'on sait réaliser par exemple à l'aide d'un atténuateur variable résistif en T, avec une tête montée en parallèle sur un circuit résonnant série, et une âme allant vers la masse à travers un circuit résonnant parallèle accordé sensiblement comme le premier. Un tel égaliseur variable ne fonctionne cependant que sur une fourchette limitée de pentes d'égalisation, qui se place au dessous d'une pente d'égalisation minimale, si l'on "désire conserver une pente régulière. I1 en résulte des difficultés pratiques pour réaliser des égaliseurs variables capables de pente nulle - affaiblissement constant sur toute la gamme de fréquence et suffisamment faible -; ol cette propriété est précisément nécessaire si l'on désire qu'un même matériel puisse seryir aussi bien de répéteur de ligne que d'amplificateur de dérivation. L'invention apporte une solution à ces difficultés. Dans l'égaliseur proposé, qui est du type précité, il est prévu un moyen de couplage monté en série sur la tête de l'atténuateur et apte à en rehausser l'impédance au voisinage de la fréquence de résonance du circuit résonnant série. Dans lé mode de réalisation préférentiel de l'invention, le moyen de couplage comporte un transformateur comprenant au moins un bobinage avec trois bornes, et dont les bornes extrêmes sont montées en se rie sur la tête du T, entre les connexions vers le circuit résonnant série, tandis que la borne intermédiaire est reliée au point commun entre l'âme du T et le circuit résonnant parallèle. Dans un mode de réalisation particulier, le transformateur comporte un seul bobinage couplé à un noyau et monté en série dans la tête du T, cet enroulement étant muni d'une prise qui constitue la borne intermédiaire. Avantageusement le transformateur est monté entre l'une des connexions vers le circuit résonnant série et l'une des extrémités de la tête de ratténuateur variable; le transfrmateur est monté normalement du côté entrée de l'égaliseur. De préférence, le transformateur possède un rapport de transformation unité pour les deux enroulements qui se trouvent définis entre la borne intermédiaire et les deux bornes d'extrémité, respectivement. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée qui va suivre, donnée à titre d'exemple non limitatif, et faite en référence aux dessins annexés, sur lesquels - la figure 1 illustre le schéma électrique d'un égaliseur à pente variable de la technique antérieure. - la figure 2 illustre la courbe de réponse de l'égaliseur de la figure 1, et - la figure 3 illustre le schéma électrique d'un égaliseur à pente variable selon l'invention. Sur la figure 1, l'entrée de ltegaliseur est reliée à un atténuateur variable résistif en T, dont la tête comporte deux é:iéments résistifs 11 et 12 en série entre l'entrée et la sortie, tandis que l'âme du T comporte un troisième élément résistif 13 branché au point commun des éléments Il et 12. Un circuit résonnant série L1, C1 est monté entre les bornes extrêmes des éléments 11 et 12. Un circuit résonnant parallèle L2, C2 est monté entre l'extrémité de l'âme 13 du T et la masse. Les deux circuits résonnants sont accordés sensiblement sur la même fréquence. En faisant varier certains des éléments résistifs 11 à 13, l'égaliseur connu de la figure 1 peut prendre une courbe de réponse dont la pente en fonction de la fréquence varie de manière choisie. Cependant, lorsque l'on désire une pente faible ou nulle, il apparaît une faille de la courbe de réponse (fig. 2) au voisinage de la fréquence d'accord commune, notée Fmax, car en général elle est la fréquence maximale de la bande utile de l'égaliseur. La présence de cette faille rend très difficile, sinon impossible, l'usage du circuit de la figure 1 dans un égaliseur variable qui doit pouvoir fonctionner à pente nulle. La figure 3 illustre le circuit perfectionné selon l'invention. I1 diffère du circuit commun en ce qu'un transformateur T est mis en série sur la tête de l'atténuateur variable (éléments 11 et 12), entre les connexions vers le circuit résonnant série L1 C1. Bien que d'autres types de transformateurs soient utilisables, le transformateur T peut comporter, enroulé sur un noyau 24 en un bobinage unique 20 muni de deux bornes d'extrémité 21 et 22 ainsi que d'une prise intermédiaire 23, qui est avantageusement une prise médiane, fournissant alors un rapport de transformation unité entre les deux moitiés du bobinage 20. Ici, le transformateur est monté à l'entrée de l'égaliseur, la borne 21 étant reliée à la connexion du circuit résonnant série L1 C1, et la borne 22 à l'extrémité de l'élément résistif 11. La prise intermédiaire 23 est reliée au point commun de l'élément résistif 13 et du circuit résonnant parallèle -L2 C2. Loin de la fréquence Fmax, l'impédance offerte par lecircuit bouchon L2 C2 est faible et la prise 13 se trouve pratiquement reliée a la masse. Le transformateur se comporte alors comme un simple organe de couplage, de gain unité par exemple. Au voisinage de la fréquence Fmax, le circuit résonnant série présente au contraire une impédance pratiquement nulle, tandis que le circuit résonnant parallèle présente une impédance très grande. La prise intermédiaire 13 est alors isolée de la masse, et le transformateur T se comporte comme une inductance de blocage. Dans ces conditions, on n'observe plus de faille, telle que représentée à la figure 2. La demanderesse estime que cela tient au fait que le circuit résonnant série L1 C1 n'est plus amorti par la faible résistance série des éléments 11 et 12, à cause du rôle de blocage joué à ces fréquences par le -transformateur T. Pour le reste, le fonctionnement est le même que précédemment. Le circuit de l'invention permet une commande automatique de l'atténuateur en fonction d'une fréquence pilote, capable de compenser toute perte de câble, même pour les très courtes longueurs de câble (amplificateurs de dérivation). L'atténuateur 10 peut être en T ou en 3 (PI), à variation mécanique ou électronique. Un atténuateur convenable à variation mécanique est le modèle Draloric 67 DR ou encore le modèle Egen 176 - 12 101. Un atténnateur électronique peut être réalisé à l'aide de diodes PIN, par exemple en utilisant le circuit ITT NO T D A 1053. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit, et s'étend à toute variante conforme à son esprit, en particulier en ce qui concerne le moyen de couplage décrit comme un transformateur. A cet égard, pour les bandes de fréquences télévision (40 à 860 MHz), le noyau 24 sera avantageusement un noyau ferrite doux à faibles pertes ; pour des bandes de fréquences inférieures, la perméabilité du noyau sera plus importante. De son côté la géométrie du noyau défend des caractéristiques désirées pour l'égaliseur. Pour obtenir une bande passante importante, on choisira un noyau de petites dimensions à facteur d'inductance élevé, de façon à diminuer le nombre de spires. REVENDICATIONS 1 - Egaliseur variable, du type comprenant un atténuateur variable résistif en T, ou en suc (PI), avec une tête montée en parallèle sur un circuit résonnant série et une âme allant vers la masse à travers un circuit résonnant parallèle, accordé sensiblement comme le premier, caractérisé par le fait qu'il comporte un moyen de couplage monté en série sur la tête de l'atténuateur et apte à en rehausser l'impédance au voisinage de la fréquence de résonance du circuit résonnant série. 2 - Egaliseur variable selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le moyen de couplage comporte un transformateur comprenant au moins un bobinage avec trois bornes, et dont les bornes extrêmes sont montées en série sur la tête du T, entre les connexions vers le circuit résonnant série, tandis que la borne intermédiaire est reliée au point commun entre l'âme du T et le circuit résonnant parallèle. 3 - Egaliseur variable selon la revendication 2, caractérisé par le fait que le transformateur comporte un seul bobinage couplé à un noyau et monté en série dans la tête du T, cet enroulement étant muni d'une prise qui constitue la borne intermédiaire. 4 - Egaliseur variable selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisé par le fait que le transformateur est monté entre l'une des connexions vers le circuit résonnant série et l'une des extrémités de la tête de l'atténuateur variable. 5 - Egaliseur variable selon la revendication 4, caractérisé par le fait que le transformateur est monté du côté entrée de l'égaliseur. 6 - Egaliseur variable selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que le transformateur possède un rapport de transformation unité pour les deux enroulements qui se trouvent définis entre la borne intermédiaire et les deux bornes d'extrémité, respectivement.