La présente invention concerne une prothèse pour la restauration des ligaments d'une articulation. On cornait des prothèses pour la restauration des ligaments d'une articulation et notamment des ligaments croisés du genou comprenant un ligament artificiel et des moyens d'amarrage et de mise en tension. Une telle prothèse est utilisée pour remplacer an ligament ayant subi une rupture traumatique franche ou ancienne. Les ligaments croises du genou controlent le déplacement antéropostérieur du tibia sous le fémur, déplacement appelé "tiroir". La pose de prothèse est souvent préférable à une réfection par suture ou par remplacement par une bandelette de peau et de fascia lata (tissu naturel) en raison de l'incertitude des resultats obtenus par ces interventions. En effet, avec la première, ou le ligament a préa- lablement perdu sa vascularisation et peu de temps après l'opération, il dégénère, ou il est trop court et alors il modifie la cinématique du genou. Avec la seconde, le mate ri au de greffe se distend ou se détériore à plus ou moins longue échéance. Dans tous les cas, il n'y a plus la torsion ni la tension voulues pour restituer le mouvement de l'articu- lation. Les prothèses actuellement connues, notamment celle décrite et revendiquée dans le brevet français 73 O2 342 comportent un ligament artificiel destine à traverser de part en part les deux os de l'articulation suivant deux trous forés à cet effet, et des moyens d'amarrage et de tension du ligament fixés aux extrémités externes desdits trous, c'est-à-dire aux extrémités les plus eloignees de la surface articulaire. Ces prothèses donnent une satisfaction toute relative en raison des difficultes que présente leur pose et de l'instabilité du matériau généralement utilisé pour la constitution du ligament artificiel. En outre, aucune des prothèses connues ne comportent de moyens commodes de mise en tension du ligament. La présente invention vise à remédier à ces incon vénients. A cet effet, dans la prothèse qu'elle concerne et qui est du type précité, le ligament artificiel est constitué par un lien tel qu'un câble ou une tresse en acier inoxydable ou autre matériau similaire, à chacune des extrémités duquel est serti un embout fileté extérieurement, à chacun desquels est associée une bague taraudée au pas de filetage de l'embout, engagée dans l'extrfimité externe du trou de l'un des os de l'articulation, cette bague étant équipée de moyens d'amarrage à l'os considéré, tandis que chaque embout du lien est pals vu de moyens permettant son immobilisation ou son entrai- nement an rotation à travers la bague qui lui est associée. Ainsi, non seulement la pose de cette prothèse est facile à réaliser, mais, en outre, pour la mise en tension de son ligament, il suffit de faire pivoter l'une des bagues taraudées par rapport à l'embout qui lui est associé en immobilisant ce dernier en rotation ou inversement. Suivant une forme d' exécution simple de 1 'inven- tion, le moyen d'amarrage à l'os considéré de chaque bague taraudée est constitué par une plaque solidaire de l'une des extrémités de ladite bague et munie d'un premier trou coaxial à celui de la bague, et d'au moins un second trou pour le passage d'une vis de fixation, cette plaque étant destinée à prendre appui et à être fixée sur la face de l'os de l'articulation qui entoure l'extrémité externe du trou foré dans cet os. De préférence, pour faciliter la rotation de chaque bague et de sa plaque d'amarrages suivant une autre caractéristique de l'invention, à chaque bague est associée une plaquette intermédiaire munie d'un trou central pour le passage de la bague considérée, et d'au moins un trou en correspondance avec chaque trou de la plaque pour le passage d'une vis de fixation, cette plaquette portant, en eutre, sur se face d'appui contre l'os, au moins un ergot excentré engageable dans l'os considéré pour assurer son immobilisation en rotation. Avantageusement, pour éviter l'usure réciproque du ligament et de l'es, au niveau des extrémités internes des trous des deux es, c'est-à-dire des extrémités les plus proches de la zone articulaire, il est prévu, en outre, deux bagnes de centrage, une pour l'extrémité interne de chaque trou, chacune de ces bagues de centrage étant munie d'un filotage externe permettant son vissage dans le trou considéré tandis que des moyens sont prévus pour permettre non entraînement en rotation depuis l'extrémité externe dudit trou. Les plaques, les plaquettes, les bagues d'amarrage et les bagues de centrage peuvent être réalisées en n'importe quele matériau approprié. Toutefois, de préférence, elles sont en acier inoxydable. Suivant une autre caractéristique avantageuse de l'invention, les bagues taraudées et les bagues de centrage sont extérieurement recouvertes d'un revêtement d'oxyde d'aluminium qui facilite leur accrochage à l'os spongieux. Suivant encore une autre caractéristique avantageuse de l#invention, pour améliorer les conditions du contact entre ligament artificiel et ligament naturel, ou entre ligamnetes artificiels, le lien du ligament artificiel est recouvert d'un revêtement en élastomère au silicone ou similaire. Enfin, suivant une forme d'exécution simple de l'invention, les moyens pour immobiliser ou entraîner en rotation chaque embout du lien sont constitués par une tête six pas creux prévue à l#extrémité libre dudit embout et les moyens pour entraîner en rotation chaque bague de centrage sont constitués par au moins deux encoches diamétralement opposées prévues à l#une de ses extrémités. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de cette prothèse. Figure 1 est une vue très schématique en coupe axiale d'une articulation osseuse équipée de cette prothèse ; Figure 2 est une vue en bout de la prothèse seule Figure 3 est une vue patie en perspective éclatée. Cette prothèse comprend un lien 2 destiné à constituer un ligament artificiel et qui est constitué par un câble ou une tresse métallique 2a avantageusement recouverte d'un revêtement 2b dont la présence a pour but d'améliorer les conditions de contact entre ligament artificiel et ligament naturel ou entre deux ligaments artificiels, notamment dans le cas où la prothèse est utilisée pour les restaurations des ligaments croisés du genou, en élastomère au silicone. A chacune de ses extrémités est serti sur le câble 2a un embout 2 muni d'un filetage extérieur li et dont l'extrémité libre 3b présente une tête six pans creux. Ce lien creux est destiné à traverser de part en part les deux os 4 et 5 de l'articulation concernée suivant deux trous respectivement 6 et 7 forés à cet effet dans les os 4 et 5. Les deux trous 6 et 7 sont forés de telle sorte que leurs extrémités internes respectivement 6a et 7a, ctest-à-dire leur extrémitéla plus proche de la zone articulaire 8,concide avec le point d'ancrage normal du ligament naturel à restaurer. Pour 1'amarrage de chaque embout 3 du ligament 2 à l'extrémité externe du trou 6 ou 7 considéré1 ctest-à- dire à ltextrémité la plus éloignée de la zone articulaire 8, il est prévu une bague taraudée 9 au pas du filetage 3a de l'embout 3, engageable dans l'extrémité externe du trou 6 ou 7 considéré et dont une extrémité est solidaire d'une plaque d'amarrage Il de forme rectangulaire présentant deux trous 12 pour le passage de vis de fixation devant être engagées dans l'os 4 ou 5 considéré pour assurer son immobilisation en rotation. Naturellement, l'alésage taraudé de la bague 9 traverse la plaque d'amarrage il. Lors de la mise en place de cette prothèse, il suffit donc, après avoir foré les trous 6 et , d'engager le lien 2 dans lesdits trous et de monter à chacune de ses extrémités une bague 9 équipée de sa plaque d'amarrage 11 en vissant la bague 9 sur l'embout 3 dont l'immo- bilisation en rotation peut être facilement assurée par engagement d'une clé six pans dans sa tête six pans creux 3b. On conçoit aisément que non seulement la pose de cette prothèse est relativement aisée, mais en outre, il est facile, en vissant plus ou moins l'une ou l'autre des deux bagues 9 d'obtenir la tension désirée du ligament 2. Pour faciliter la rotation de la plaque d'amarrage il lors du montage de la bague 9 qui lui est associée sur l'embout correspondant 3 du lien, il est prévu une plaquette intermédiaire 13 de même profil que la plaque Il, présentant un trou central 13a pour le passage de la bague 9 et portant sur sa face d'appui deux ergots, ou pointes, 18 destinés à être engagés dans l'os 4 ou 5 correspondant pour assurer son immobilisation en rotation La présence de cette plaquette intermédiaire 13 introduit évidemment une limitation dans les possibilités de réglage de la tension du ligament 2 mais, étant donné que les positions possibles de la plaque Il ne sont séparées l'une de l'autre que par un demi tour, le pas du réglage de la tension du ligament 2 est très petit puisqu'il correspond à un demi pas du filetage 3a d'un embout 3. Avantageusement, les faces on contact de la plaque te 13 et de la plaque d'amarrage Il doivent présenter l'une par rapport à l'autre le plus faible coéfficient de friction. La plaque il, la bague 9 et la plaquette 13 sont réalisées en acier inoxydable. Naturellexent, la plaquette 13 présente autant de trous 15 que la plaque Il présente elle même de trous 12, les trous 15 ayant évidemment sur la plaquette 13 la même répartition que les trous 12 sur la plaque 11, de telle sorte que lorsque la plaque 11 est mise en coin- cidence avec la plaquette fl, les trous 12 et 15 coin- cident de manière à permettre la mise en place des vis de fixation de la plaque 11. pour diminuer l'usure réciproque du ligament artificiel 2 et de l'os 5 ou 6, cette prothèse comporte, an outre, deux bagues de centrage 16 dont chacune est destinée à astre fixée dans l'un des trous 6 ou 7, à son extrémité interne 6a ou 7a. Chaque bague 16 est munie d'un filetage externe 16a permettant sa fixation par vissage dans la partie spongieuse de l'os 4 ou 5 considéré. L'introduction de chaque bague 16 dans l'un des trous 6 ou I se fait obligatoirement depuis l'extrémité externe du trou considéré et, pour permettre son enfoncement par vissage Jusqu'a l'extrémité interne de ce trou, elle est munie, à l'une de ses extrémités qui est son extrémité interne, de deux encoches 16b diamétralement opposées et permettant son entraînement en rotation par un outil approprié. Pour assurer une meilleure fixation à l'os des bagues 9 et 16, leurs: surfaces externes sont avantageusement recouvertes d'oxyde d'aluminium. Comme il va de soi et comme il ressort de ce qui précède, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de cette prothèse qui a été décrite ci-dessus à titre d'exemple non limitatif; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. - REVENDICATIONS 1. ~ Prothèse pour la restauration des ligaments d'une articulation du type comportant un ligament artificiel (2) destiné à traverser de part en part les deux es (4, 5) de l'articulation suivant deux trous (67) frés à cet effet, et des moyens d'ammarrage et de tension du ligament (2) fixés aux extrémités externes desdits trous, c'est-à-dire aux extrémités les plus éloignées de la surface articulaire (8), caractérisée en ce que le ligament artificiel (2) est constitué par un lien (2a) tel qu'un câble ou une trosse en acier inoxydable ou autre matériau similaire, à chacune des extrémités duquel est sorti un embout 83) fileté extérieurement, à chacun desquels est associée une bageu (9) taraudée au pas de filetage de l'embout (3), engagée dans l'extrémité externe du trou (6 ou 7) de l#un (4 ou 5) des os de l'articulation, cette bague (9) étant équipée de moyens d'amarrage à l'os (4 ou 5) considéré, tandis que chaque embout (3) du lien (2a) est pourvu de moyens permettant son immobilisation ou son entraînement en rotation à travers la bague (9) qui lui est associée. 2. - Prothèse selon la revendication 1, caractérisée en ce que le moyen d'amarrage à l'os (4 ou 5) considéré de chaque bague taraudée (9) est constitué par une plaque (11) solidaire de l'une des extrémités de ladite bague (9) et munie d'un premier trou coaxial à celui de la bague (9) et d'au moins un second trou (12) pour le passage d'une vis de fixation, cette plaque (11) étant destinée à prendre appui et à être fixée sur la face de l'os (4 ou 5) de l'articulation qui entoure l'extrémité externe du trou foré (6 ou 7) dans cet os. 3. - Prothèse selon la revendication 2, caractérisée en ce qu'à chaque bague (9) est associée une plaquetteintermédiaire (13) munie d'un trou central (13a) pour le passage de la bague (9) considérée, et d'au moins un trou (15) en correspondance avec chaque trou (12) de la plaque (11) pour le passage d'une vis de fixation, cette plaquette (13) portant, en outre, sur sa face d'appui contre l'os (4 ou 5), au moins un ergot excentré (14) engageable dans l'os (4 ou 5) considéré pour assurer son immobilisation en rotation. 4. - Prothèse selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'au niveau des extrémités internes (6a, 7a) des trous (6, 7) des deux os (4, 5), c'est-à-dire des extrémités les plus proches de la zone articulaire (8), il est prévu, en outre, deux bagues de centrage tel6), une pour l'extrémité interne de chaque trou (6, 7), chacune de ces bagues de centrage (16) étant munie d'un filetage externe (16a) permettant son vissage dans le trou (6 ou 7) considéré, tandis que des moyens sont prévus pour permettre son entraînement en rotation depuis l'extrémité externe dudit trou. 5. - Prothèse selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les plaques (11), bagues d'amarrage (9), plaquettes(13) et baguesde centrage (16) sont réalisées an acier inoxydable. 6. - Prothèse selon la revendication 5, caractérisée en ce que les bagues d'amarrage (9) et les bagues de centrage (16) sont extérieurement recouvertes d'un revé- tement d'oxyde d'aluminium. 7. - Prothèse selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le lien (2a) du ligament(2)est recouvert d'un revêtement(2b)en élastomère au silicone. 8 - Prothèse selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les moyens pour immobiliser ou entraîner en rotation chaque embout (3) du lien (2a) sont constitués par une tête six pans creux (3b) prévue à l'extrémité libre dudit embout. 9. - Prothèse selon l'une quelconque des revendications 4 à 8, caractérisée en ce que les moyens pour permettre -l'entraînement en rotation de chaque bague trage (16) sont constitués par an moins eux encoc esv diamétralement opposées prévues à l'une de ses extrémités.