L'invention est relativeaux tissus enduits convenant pour la confection de bâches de protection ou pour d'autres applications du même genre pour lesquelles on demande à l'article d'être imperméable et résistant à l'action prolongée de l'eau et de l'humidité, d'etre résistant aux agents. chimiques agressifs, et d'avoir une bonne résistance mécanique, notamment à ltégard des frottements, des pliures et cassures pouvant résulter du froissage, tant à la température ordinaire qu'à des températures plus basses. On utïlise actuellement pour ces applications des tissus résistants, par exemple en polyamide, enduits de caoutchouc. Avec les élastomères courants on peut obtenir une bonne imperméabilité et une bonne résistance à l'eau mais les articles ne résistent pas longtemps aux agents chimiques sévères, par exemple à l'ypérite. Avec les caoutchoucs isobutylène-isoprène (butyl) et les caoutchoucs polychloroprène (Néoprène) la résistance aux agents chimiques est meilleure et il est connu de les utiliser pour l'enduction de tissus légers destinés à la confection des vêtements de protection résistant quelques heures à l'action de ces agents.Pour obtenir des protections de plus longue durée, notamment dans le cas des tissus plus lourds tels que les tissus pour bâches, on a été amené à recouvrir la couche d'élastomère par une feuille souple et mince d'une matière plus inerte aux produits agressifs et tels que les polyamides ou les polyesters. Les tissus ainsi réalisés ont une résistance convenable à l'ypé- rite ayant vieillissement à l'air et/ou l'application de contraintes mécaniques mais ils présentent ensuite des défauts importants : c'est ainsi que les polyamides s'hydrolysent et que les polyesters sont très fragiles aux pliures à froid, de telle sorte qu'après ces types de vieillissement on constate une dimi nution très importante de la protection aux pr-oduits agressifs. En vue. d'éviter les inconve'ents-réce'dents l'invention propose un tissu enduit dans lequel tissu support est associé, au moins sur l'une de ses faces à un revêtement souple comprenant deux couches d'élastomère entre lesquelles est interposée une couche mince et souple de matière synthétique adhérente auxdites couches. Le tissu support peut être-u- tissu à structure tissée ou - tout -autre support textile présentant la résistance mécanique convenable et les couches d'élastomère sont en caoutchouc synthétique résistant aux agents chimiques et tel que le caoutchouc polychloroprène (Néoprène), isobutylène-isoprène (Butyl) ou le polyéthylène chlorosulfoné. La première couche d'élastomère adhère au tissu support et en comble les rugosités. Elle adhère aussi à la couche intermédiaire de matière synthétique, laquelle supporte la couche extérieure qui peut être réalisée avec le même élastomère ou un élastomère différent de celui de la première couche. Cette couche intermédiaire en-matière synthétique peut être par exemple en polyamide réticulée convenablement plastifiée pour présenter la souplesse requise. Dans cet ensemble stratifiéla- couche extérieure en élastomère confère l'imperméabilité, la résistance aux intempéries, la-résistance aux agents chimiques et à ltusure. Elle protège ainsi la couche intermédiaire en polyamide contre lthumi- dité et les attaques mécaniques résultant des frottements, pliures etc ... Cette derniere forme barrière aux agents chimiques plus sévères qui pourraient endommager la couche extérieure si elle y reste exposée assez longtemps pour être attaquée et traversée. Même dans cette hypothèse la couche extérieure peut continuer à assurer une certaine protection mécanique de la couche intermédiaire en polyamide tandis que la couche intérieure en élastomère conserve l'imperméabilité du tissu au cas où cette couche intermédiaire serait par la suite endommagée mécaniquement ou par l'action de l'humidité. La face interne ou envers du tissu opposée au revêtement souple peut être laissée à l'état brut, ou mieux être revêtue d'une couche d'élastomère pour la protection du tissu contre l'humidité, les bactéries et l'usure. L'invention propose aussi un procédé particulier pour la réalisation de ce tissu et qui consiste, après avoir réalisé la première couche d'élastomère, à déposer par enduction la matière synthétique de la couche intermédiaire à l'état de solution ou de suspension, à sécher cette couche pour évaporer le liquide et à déposer ensuite la seconde couche élastomère. En opérant ainsi la couche intermédiaire épouse très fidèlement la surface de la première couche d'élastomère et forme avec elle un ensemble souple résistant bien aux efforts de pliage et froissage. Exemple Pour la réalisation d'un tissu pour bâche de protection on prend un tissu tissé en fil de polyamide présentant la résistance requise à la déchirure et présentant par exemple une épaisseur de 0,04 mm et un poids de 260 g/m2. Ce tissu est traité sur ses deux faces avec une mixture d'adhérisation par exemple à base de chloroprène/caoutchouc chloré et isocyanate puis il est enduit d'un mélange à base de caoutchouc chloroprène pour former une couche lisse 1 de 0,015 mm environ. Sur cette couche traitée avec la même mixture d'adhérisation on enduit une dissolution dans un mélange de solvants organiques et d'eau de polyamide soluble plastifiée et pouvant être réticulée à la chaleur par l'anhydride maléique. Cette couche 2 présente une épaisseur de 0,08 mm environ.Cette couche, après traitement avec la mixture d'adhérisation est revêtue d'une couche d'élastomère 3 3 résis- tant particulièrement aux intempéries de 0,05 à 0,015 mm d'épaisseur environ qui est constituée par exemple soit d'un mélange à base de polyéthylène chlorosulfoné soit d'un mélange de butyl. La face envers du tissu peut être revêtue d'une couche 4 d'élastomère résistant aux intempéries, de 0,05 mm d'épaisseur environ, en mélange à base de polyéthylène chlorosulfoné ou de butyl. Après vulcanisation on obtient un tissu de protection dont le poids est de l'ordre de 750 à 1.000 g/m2 et dont l'épaisseur est de 0,60 à 0,90 mm. Un tel tissu présente à 11 état neuf une durée de protection à l'ypérite supérieure à 70 heures. Cette durée n'est pas diminuée après un vieillissement acceléré du tissu de 24 heures à 200C dans une atmosphère à 100 fO d'humidité ou après un vieillissement de 5 jours à 800C ni après 1.000 pliages à 200C. Après un vieillissement plus sévère de 5 jours à 5500 dans une atmosphère à 100 % dshumidité la résistance du tissu à l'ypérite est encore supérieure à 30 heures. Ces caractéristiques sont très supérieures à celles des tissus de protection actuellement connus. Les tissus selon l'invention peuvent être utilisés notamment pour la confection de bâches et de vêtements de protection. REVENt?ICATI0N 10/ Tissu pour la confection des bâches de protection ou applications similaires, caractérisé en ce qu'il comprend un support en tissu auquel est associé, sur au moins l'une de ses faces, un-revêtement souple comprenant deux couches d'élastomère entre lesquelles est interposée une couche mince et souple de matière synthétique adhérente auxdites couches, l'ensemble assurant l'imperméabilité et une excellente résistance aux agents chimiques. 20 Tissu selon 10 dans lequel la couche mince intermé diaire -de matière synthétique est une polyamide plastifiée. 30/ Tissu selon 10 dans lequel les couches d'élastomère sont en caoutchouc synthétique résistant aux agents chimiques et tels que du caoutchouc polychloroprène, du caoutchoucisobu- tylène-isoprène ou du polyéthylènte chlorosulfoné. 40/ Tissu selon 10 dans lequel la face opposée à celle comportant le revêtement souple est elle-meme revêtue d'une couche d'élastomère. 50/ Procédé de fabrication d'un tissu enduit selon l'invention caractérisé en ce que la couche intermédiaire en matière synthétique est enduite à l'état de solution ou de suspension sur la première couche d'élastomère, cette enduction est ensuite séchée puis revêtue de la seconde couche d'élastomère.