La présente invention concerne des compositions fongicides. Elle a plus particulièrement pour objet des compositions utilisables pour la lutte contre les maladies fongiques des plantes notanment en viticulture, arboriculture, cultures maraîchères et florales, contenant comme matière active des dérivés répondant à la formule générale dans laquelle - A est un radical bivalent dans lequel X est un atome d'hydrogène ou d'halogène dans lequel Y est H2 ou CH2 dans lequel R' et R", identiques ou différents, sont un atome d'hydrogène ou un alcoyl infé rieur - R est un atome d'hydrogène ou un alcoyl contenant de 1 à 3 atomes de carbone. Ces composés appartiennent à des familles connues, certaines pour leurs propriétés insecticides, d'autres pour leurs propriétés herbicides ou régulatrices de croissance. Or, la demanderesse a maintenant découvert que ces composés possèdent d'excellentes propriétés fongicides contre les champignons agricoles et qu'ils peuvent être utilisés comme matière active de compositions fongicides pour le traitement des plantes. Ces composés peuvent être préparés selon des procédés connus qui diffèrent selon ce que représente A. réagir l'aniline 3,5-dichlorée et 2-hydroxylée ou alcaylee avec l'anhydride maléique ou succinique éventuellement substitué. Dans le premier cas, on obtient un acide maléimique que l'on cyclise ensuite par déshydratation, par exemple, par l'anhydride acétique. Dans le cas de l'anhydride succinique, la cyclisation s'effectue spontanément. Si A est on prend du 2-hydroxy ou alcoxy 3,5 dichloro phényl isocyanate que l'on fait agir sur un a-hydroxy acétate d'éthyle substitué, de formule en présence de sodium. A l'aide de ces procédés, ont été obtenus les composés suivants No R A 1 CH3 - CH = CH 2 CH3 - C = CH Cl 3 CH3 Cl Cl 4 CH3 -CH2- CH2- 5 CH3 - CH2 - C CH3CH2 6 , CH3 CH3 Exemple 1 :Test in vitro de germination des spores On étudie l'action des produits selon l'invention sur la germination des spores des champignons suivants - Alternaria sciai, responsable de l'alternariose - Botrytis cinerea, responsable de la pourriture grise - Monilia fructigena, responsable de la moniliose - Piricularia oryzae, responsable de la piriculariose du riz - Uromyces appendiculatus, responsable de la rouille du haricot. Pour chaque essai, on procède de la façon suivante : sur des lames de verre, on pulvérise une solution aceto- nique à 0,1 g/l de la matière active à c ester. Après évaporation de l'acétone, on dépose une suspension aqueuse contenant environ 80.000 spores/cm3 du mycète. Si la matière active à tester est insoluble dans l'acétone, on dépose sur les lames de verre un mélange d'un volume de la suspension aqueuse ci-dessus et d'un volume d'une suspension aqueuse à 0,1 g/l de la matière à tester d'une poudre mouillable ayant la composition suivante : - matiere active à tester .............. 20 % - défloculant (lignosulfate de calcium) 5 % - mouillant (alcoylarylsulfonate de sodium) 1 % - charge (silicate d'aluminium) 74 % Cette poudre mouillable est ensuite mélangée à une quantité d'eau calculée pour une application à la dose désirée. Puis on laisse incuber pendant 24 heures à 20eC dans une atmosphère à 100 % d'humidité relative. On effectue ensuite le contrôle du nombre de spores germés, exprimé en pourcentage de germination par rapport à un témoin non traité. Dans ces conditions, à la dose de 0,05 g/l, on observe que - sur Alternaria solvant : les composés 1 à 4 inhibent totalement la germination de ce champignon - sur Botrytis cinerea : les composés 1, 2, 3 et 5 inhibent tota lement la germination de ce champignon ; - sur Monilia fructigena : les composés 2 et 3 inhibent totalement la germination de ce champignon ; - sur Piricularia oryaae : les composés 2 et 3 inhibent totalement la germination de ae champignon - sur Uromyces appendiculatus : les composés 2 et 3 inhibent tota lement la germination de ce champignon. Exemple 2 : Test in vitro de croissance mycélienne. On etudie l'action des produits selon l'invention sur la croissance mycélienne du Botrytis cinerea, responsable de la pourriture grise. Dans une boite de Pétri, on verse une suspension, dans de la gélose (agar-agar), contenant environ 70.000 spores/cm3 du mycète, à une temperature d'environ 500C. On laisse cette suspension se solidifier et on pose des rondelles de papier filtre imbibées d'une suspension de la matière à tester à diverses concentrations. Celle-ci est constituée par une poudre mouillable préparée comme celle de l'exemple 1. On prend comme témoin une boite de Pétri contenant des rondelles imbibées d'eau distillée. Au bout de 4 jours, à 200C, on note les concentrations pour lesquelles on obtient une zoned'inhibition. Dans ces conditions, on observe une zone d'inhibition à une concentration de 0,2 g/l pour les composés nO 1 et 2. Exemple 3 : Test in vivo sur feuilles de tomate en survie Ces tests sont effectués sur les champignons suivants : - Alternaria sotani, responsable de l-'alternariose - Botrytis cinerea, responsable de la pourriture grise. Un plant de tomate, âgé de 60 à 75 jours, est traité par pulvérisation à l'aide d'une suspension aqueuse contenant la matière active à tester sous la forme d'une poudre mouillable de même composition que celle de l'exemple 1, à la dose considérée. Au bout de 24 heures, les feuilles sont coupées et mises dans des boites de Pétri, dont le fond est garni d'une rondelle de papier filtre humide. Sur les feuilles de tomate, on dépose un tampon de papier filtre imbibé d'une suspension nutritive contenant environ 80.000 unités/cm3 de spores du mycète. Au bout de 4 jours, en atmosphère à 100 % d'hu midité relative et à 200C, on effectue le contrôle par observation du nombre de taches de pourriture. Dans ces conditions, on observe - sur AZternaria sotani : une bonne protection à 1 g/l pour le composé nO 2, une excellente protection à 2 g/l pour les composés nO I et 4. - sur Botrytis cinerea : une bonne activité à 1 g/l et une activi té totale à 2 g/l pour les composés nO 1 et 2. Exemple 4 : Test in vivo sur plants On étudie l'action des produits selon l'invention sur les champignons suivants 1) Botrytis cinerea, responsable de la pourriture grise de la vigne. On traite,par pulverlsation au pistolet,des plants de laitue cultivés en pots,sur la face inférieure des feuilles avec une suspension aqueuse d'une poudre mouillable telle que décrite à l'exemple 1 à la dilution voulue, contenant la ma tière active à tester à la dose considérée, le test étant répété deux fois par matière. Au bout de 24 heures, la contamination est effectuée par pulvérisation sur la face inférieure des feuilles 3 d'une suspension aqueuse de 80.000 unités/cm environ de spores de Botrytis cinerea. Les pots sont ensuite placés pendant 48 heures en cellule d'incubation à 100 t d'humidité relative et à 20 C. On effectue le contrôle des plants 15 jours après l'infestation. Dans ces conditions, on observe que le composé nO 1 exerce une protection totale des plants de laitue contre le Botrytis cinerea, à la dose de 2 g/l. 2) Uromyces phaseoti, responsable de la rouille du haricot. On répète l'expérience ci-dessus avec des plants de haricots et on les contamine au bout de 24 heures avec une suspension aqueuse d'environ 80.000 unités/cm3 de spores de Uromyces phaseo2i. Dans ces mêmes conditions, on observe que, à la dose de 2 g/l, les composés nO 2 et 3 exercent une bonne protes tion des plants de haricot contre Uromyces phaseoli. Les produits selon l'invention sont donc utilisables pour la lutte, à titre préventif ou curatif, contre les champignons parasites que l'on rencontre en arboriculture, viticulture, cultures ornementale ou légumière. Dans les conditions pratiques d'utilisation, les doses d'emploi peuvent varier dans de larges limites selon a virulence du champignon à combattre et les conditions climatiques. D'une manière générale, des doses comprises entre 0,01 g/l et 5 g/l de matière active conviennent bien. Pour leur emploi dans la pratique, les produits selon l'invention peuvent être utilisés purs, mais le plus souvent, ils seront mélangés avec différentes charges et adjuvants liquides ou solides destinés à rendre leur emploi plus facile pour l'utilisateur et aussi permettre aux matières actives d'exercer au mieux leur action antiparasitaire. Les formulations ainsi réalisées peuvent être liquides ou solides, prêtes à l'emploi ou devant être diluées à l'eau ou avec un solvant organique au moment de l'emploi. Parmi les formulations solides, on peut citer les poudres mouillables, les poudres pour poudrage et les granulés. Parmi les formulations liquides, on peut citer les solutions dans un solvant organique ou inorganique, les émulsions directes ou inversées, les concentrés émulsionnables, les formules pour aérosols. Ces différentes formulations comprennent, outre la matière active, les diluants (solvants quand il s'agit de liquides, charges quand il s'agit de solides) et des adjuvants divers, tels que : mouillants, défloculants, antimottants, adhésifs, agents de pénétration, etc..., destinés à donner à la formulation des qualités physico-chimiques nécessaires. Des détails sur ces formulations et notamment sur les charges et adjuvants utilisables peuvent être trouvés dans l'ouvrage : E. Torgeson - Fungicides, vol. 1, chap. 6 Formulation - Editeur : Academic Press. REVENDICATIONS 1) - Compositions fongicides à usage agricole, caractérisées en ce qu'elles contiennent comme matière active un composé de formule aénérale dans laquelle - A est un radical bivalent dans lequel X est un atome d'hydrogène ou d'halogène - CH2 - C -, dans lequel Y est H2 ou CH2; Y dans lequel R'-et R*, identiques ou différents sont un atome d'hydrogène ou un alcoyl inférieur. - R est un atome dthydroaène ou un alcoyl de 1 à 3 atomes de carbone. 2) - Compositions fongicides selon 1, caractérisées en ce que le radical OR est un méthoxy. 3) - Procédé de lutte contre les maladies fongiques des plantes en agriculture, caractérisé en ce que l'on traite, à titre préventif ou curatif, les plantes avec une composition selon les revendications 1 et 2.