L'invention concerne des perfectionnements apportés aux épis coptes, en vue dtassurer leur étanchéité, ainsi que le procédé de fabrication de tels épiscopes. On ssit que les épiscopes sont des instruments d'optique permettant à un observateur de surveiller un objectif,tout en demeurant lui-même en dehors du champ de vision d'une personne située à proximité immédiate de cet objectif. Ces appareils, qui ont des applications importantes, notamment pour les militaires, par exemple en vue de surveiller les déplacements d'adversaires, peuvent entre montés sur des engins variés, aussi bien sur des chars d'asssut que sur des sous-marins. Dans ce dernier cas, les épiscopes doivent pouvoir être immergés sous plusieurs mètres d'eau, ce qui suppose un assemblage parfaitementétanche des parties externes de l'appareil. L'invention vise à proposer un procédé permettant d'assembler de façon étanche les éléments constitutifs d'un épiscope. l'invention à également pour objet, à titre de produits industriels nouveaux, les épiscopes rendus étanches par ce procédé. Le procédé conforme à l'invention est essentiellement caracté- risé en ce que un ou des cordons d'un mastic constitué d'une résine durcissable à deux composants sont interposésvsnt avant durcissement, entre les brides d'assemblage des demi-bottiers ou autres portions du corps de l'épiscope dans lequel sont logés les éléments d'optique de celui-ci , notamment les prismes de verre, et en ce que au moins un cordon de mastic est également injecté après assemblage entre ces éléments d'optique et ledit corps de l'épiscope, à la pé riphérie des fenêtres ménagées dans celui-ci. Avantageusement, des cales souples, par exemple en caoutchouc, interposées entre les éléments d'optique et les demi-bottiers ou autres portions du corps de I'gpiscope,pourront être enrobées également de mastic. Compte-tenu des excellentes qualités d'étanchéité de certaines résines durcissables à deux composants (résine proprement dite et accélérateur), on conçoit que le procédé conforme à l'invention se prête à l'assemblage des différentes pièces constitutives d'lln épiscope et confere-à celui-ci des qualités satisfaisantes d'étanchéité, même à des profondeurs d'immersion appréciables. les dessins annexés, donnés à titre d'exemple non limitatifs, illustrent la mise en oeuvre de l'invention. Sur ces dessins la figure 1 est une vue en perspective éclatée d'un épiscope La figure 2 est une coupe d'un demi-boitier de cet épiscope La figure 3 est une vue en perspective de ce demi-boitier reposant sur un support La figure 4 illustre la mise en place des prismes de verre de l'épiscope La figure 5 est une coupe longitudinale de l'épiscope assemblé. On se référera d'abord à la figure 1, sur laquelle on voit les differents éléments d'un épiscope comprenant, de façon connue en soi, deux demi-bottiers, respectivement t et 2, en un matériau mécaniquement résistant, tel que de la bakélite (marque déposée), comportant chacun une fenêtre, respectivement 3 et 4, et dans lesquels sont logés des prismes en verre, respectivement 5 et 6. Comme représenté également sur la figure 1, les demi-bottiers 1 et 2 comportent des brides, respectivement 7 et 8, percées de trous permettant de les assembler par un système d'écrous 9 et de vis 10. Des trous d'évent, respectivement 11 et 12, sont pratiqués dans les parois latérales des demi-boitiers 1 et 2. Conformément à l'invention, après sablage des parois internes du demi-bottierl,positionnement des écrous 9 sur la bride 7de ce demi-bottier et mise en place de celui-ci sur un support 159 on procède au dépit d'un cordon de mastic t4 sur le pourtour de la bride 7 et l'on enrobe de mastic 15 des cales en caoutchouc telles que 16, disposées dans le fond du bottier 1 et destinées à être interposées entre celui-ci et le prisme 5. Après engagement de celui-ci dans le demi-bottier 1 et mise en place d'une bague 17 par exemple en Rilsan (marque déposée) entre celui-ci et le demi-bottier, on dispose, sur la face externe du prisme 5, en cadre intercalaire 18, sur lequel on fait reposer le second prisme en verre 6. Comme pour le premier demi-bottier, on procède alors au dép8t sur la bride du demi-boftler 2, d'un cordon de mastic (non représenté) et l'on enrobe de matic 79 une cale en caoutchouc 20. Après avoir disposé une bague 21 autour du demi-prisme 6, on coiffe celui-ci du demi-bottier 2 et l'on procède à l'assemblage des brides 7 et 8 à ide des écrous 9 et des vis 10. On procéde alors à l'injection d'un cordon de mastic,respective- ment 23 et 24, sur le pourtour des fenêtres 3 et 4 après durcissement dh mastic dans des conditions appropriées, on obture les évents 11 et 12 à l'aide du mastic, que l'on fait durcir dans des conditions analogues, après avoir éliminé les traces du mastic excédentaire sutour des évents et des fenêtres. A titre d'exemple, on peut utiliser le mastic à deux composants connu sous la désignation commerciale PRC1222. On mélange la résine et l'accélérateur et l'on malaxe le mastic dans une enceinte sous une pression de 10-1 Torr. Après brassage et dégazage, le mastic est conditionné dans des cartouches en mstière plastique en prenant soin de maintenir la pression à 10-1 Torr pendant toute la durée de l'opération. Ces cartouches serviront ensuite de cylindre pour l'injection à l'aide d'un pistolet pneumatique. il est préférable de stocker les cartouches à une température de - 250C. Pour provoquer le durcissement d'un tel mastic après assemblage des demi-boîtiers, on procède à deux étuvages successifs, le premier de 12 h, à 40 C, avec une humidité relative de 50 %, le second de 4 h, à 70 C, en atmosphère sèche. Après injection du mastic dans les évents du bottier, on peut se contenter d'un simple étuvage de 12 h à 4O0C, avec une humidité relative de 50%. Les épiscopes réalisés par ce procédé se sont révélés parfai- tement étanches, au cours des nombreux essais effectues par la Demanderesse, même après immersion sous plusieurs dizaines de mètres d'eau. REVENDICÂI0NS 1.- Perfectionnement apporté aux procédés d'assemblage des épiscopes en vue d'assurer l'étanchéité de ceux-ci, caractérisé en ce que un ou des cordons d'un mastic constitué d'une résine ciurcis- sable à deux composants sont interposds avant durcissement entre des brides d'assemblage des demi-boftiers ou autres portions du corps de l'épiscope dans lequel sont logés les éléments d'optique de celui-ci, notamment des prismes de verre, et en ce que au moins un cordon de mastic est également injecté après assemblage entre ces éléments d'optique et ledit corps de l'épiscope, à la périphérie des fenetresménagées dans celui-ci. 2.- Un procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que des cales souples, par exemple en caoutchouc, interposées entre les éléments d'optique et les demi-boîtiers ou autres portions du corps de l'épiscope,sont dgalement enrobées de mastic. 3.- Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que lesdits demi-bottiers comportent des trous d'évent qui, en fin d'assemblage de ltépiscope,eont obturés par ledit mastic. 4.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le mastic utilisé est le mastic commercialisé sous l'appellation PRC 1222. 5.- A titre de produits industriels nouveaux, les épiscopes à étanchéité améliorée obtenus pour la mise en oeuvre dsun procédé selon l'une des revendications 9 à 4.