i 2132432 Cette invention concerne des templets pour métier à tisser et, particulièrement, des templets comportant un dispositif de coupe du fil de trame agencé de façon à sectionner un fil de trame provenant du bord du tissu. 5 L'un des inconvénients des dispositifs de coupe connus réside dans le fait que le dispositif opère en continu même si la rupture du fil de trame est seulement nécessaire lors du changement de bobine ou de navette ; de ce fait, les lames de coupe du dispositif fonctionnent inutilement entraînant, à cause du frottement, l'émoussage des lames 10 de coupe et, par suite, l'obligation d'arrêts fréquents du métier de façon à permettre l'aiguisage des dites lames. L'Un des buts de la présente invention est donc de fournir un templet pour métier à tisser muni de dispositif de coupe du fil de trame, dans lequel on évite cet inconvénient précité. 15 Ainsi, l'un des aspects de la présente invention est de fournir un templet comprenant un dispositif de coupe de la trame caractérisé en ce qu'il comporte dans le dispositif de coupe un levier agencé de façon à pouvoir être séparé du levier commandant la lame du dispositif de coupe lorsque le sectionnement de la trame n'est pas souhai-20 té, des systèmes électro-magnétiques étant adaptés pour provoquer le mouvement d'engagement ou de désengagement d'au moins un des éléments mobiles associé au levier de commande et au levier du dispositif de coupe selon que le sectionnement de la trame est ou n'est pas nécessaire. 25 Bien que le non-fontionnement des dispositifs de coupe de la tra me soit avantageux lorsque le sectionnement de la dite trame n'èst pas nécessaire, cet avantage peut, parfois, ne pas répondre aux exigences de certains utilisateurs ; en effet, dans les dispositifs de coupe précédemment connus, il existe un certain décalage entre le 30 changement de bobine ou de navette et la coupure réelle de la trame et, par conséquent, la trame qui doit être coupée risque de s'emmêler avec celle qui est utilisée. Ce décalage est dû à ce que le tissa, en cours de tissage, s'étend en avant du templet du métier, c'est-à-dire en direction du peigne, et la coupe n'a lieu qu'à 35 l'arrivée au templet de la trame qui doit être coupée, et du tissu. L'invention a donc pour autre but de fournir un templet pour métier à tisser pourvu d'un dispositif de coupe de la trame évitant les inconvénients précités. Ainsi, selon un autre aspect de la présente invention, celle-ci ifO propose un templet pour métier à tisser comprenant un cylindre- 72 11816 2 2132432 templet et un dispositif de coupe de la trame caractérisé en ce qu'il comporte, dans le dispositif de coupe, un levier agencé de façon à pouvoir être isolé d'un levier de commande de la lame du dispositif de coupe durant les périodes pendant lesquelles la coupe de la trame n'est pas souhaitée, les moyens permettant cette isolation comprenant un électro-aimant agencé de façon à provoquer l'engagement ou le désengagement d'au moins un des éléments mobiles associé au levier du dispositif de coupe et au levier de commande de la lame, le mouvement d'engagement entre le levier du dispositif de coupe et le levier de commande s'accompagnant, simultanément, de la création d'un déplacement effectif du dispositif de coupe dans une direction à la fois sensiblement perpendiculaire et s'écartant de l'axe du cylindre-templet et, en cours de fonctionnement, vers la trame à couper. L'invention sera maintenant décrite plus en détail au moyen d'un exemple correspondant à un mode de réalisation pratique, dans lequel il sera fait référence aux dessins ci-annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue en bout d'un templet selon l'invention. - la figure 2 est une vue en plan du templet de la figure 1. - la figure 3 est une vue selon la flèche 3 de la figure 2. - la figure if est un schéma du circuit. - la figure 5 est une vue en bout d'un autre mode de réalisation de la figure 1. - la figure 6 est une vue en plan du templet de la figure 5- - La figure 7 est une vue selon la flèche 7 représentée sur la figure6 - la figure 8 est une vue en plan d'une partie d'un autre mode de réalisation particulier d'un templet selon l'invention, certaines parties ayant été supprimées pour plus de clarté. - la figure 9 est une vue en bout du templet de la figure 8. - la figure 10 est une élévation arrière du templet de la figure 8 dont certaines parties ne figurent pas pour plus de clarté. - la figure 11 est une vue de face partielle du templet de la figure 8. - la figure 12 montre, plus en détail, et sur une plus grande échelle, l'une des lames de coupe du dispositif de coupe dans le templet de la figure 8. - la figure 13 est une vue en plan d'un autre mode de réalisation d'un templet selon l'invention. - la figure 14 est une vue en bout du templet de la figure 13- - la figure 15 est une vue arrière du templet de la figure 13. - la figure 16 est une vue en élévation de l'autre extrémité du templet de la figure lif, certaines parties ne figurant pas pour plus de clarté. 72 11816 3 2132432 - la figure 17 montre le dispositif de coupe du templet de la figure 13 d'une façon plus détaillée. Le templet pour métier à tisser se compose, essentiellement, d'un bâti 10 à l'une des extrémités duquel se trouve un cylindre-ternplet 5 11 de n'importe quel type connu, entouré partiellement d'une plaque de protection 12. Le cylindre-templet 11 est monté sur un axe 13 traversant le bâti 10, ce dernier étant monté sur une barre d'assemblage 14. Entre le bâti 10 et la barre d'assemblage 14, se trouve un manchon à rainures 15 et, passant à travers le bâti 10 pour appuyer 10 sur le manchon 15, se trouve un ergot d'arrêt 16. Entourant le manchon 15 sur une partie de sa longueur se trouve un deuxième manchon 17 placé sur le cSté du bâti 10 qui est éloigné du cylindre-templet 11, ce manchon étant mobile sur le manchon 15 et portant un bâti rectangulaire 18 à l'intérieur duquel se trouve la bobine d'un électro- 15 aimant 19 qui entoure le manchon 17. L'extrémité externe du manchon 17 est munie d'une collerette 20 qui est faite dans un matériau non-magnétique ; le bâti rectangulaire 18 a sa face 21 séparée de la collerette 20 faite, également, d'un matériau non-magnétique. En saillie sur la face 21 du bâti 18, se 20 trouvent deux chevilles non-magnétiques 22, chacune d'entre elles passant à travers un levier de commande 23 pour aller vers un levier de dispositif de coupe 24» La barre d'assemblage 14 traverse le levier de commande 23 et le levier du dispositif de coupe 24, ce dernier pouvant pivoter autour de la barre 14 et le premier pouvant 25 coulisser sur le manchon 17 de la barre 14. Le levier du dispositif de coupe 24 comporte deux orifices 25 destinés à recevoir les chevilles 22 de façon à ce que les leviers 23 et 24 puissent être bloqués ensemble ou séparés l'un de l'autre dans le but décrit ci-après. Comme on peut le voir, le levier de commande 23 est muni d'un pro-30 longement 26 qui recouvre le bâti 10 et ce prolongement comporte un ressort de rappel 27. Le levier du dispositif de coupe 24 est, également, muni d'un ressort de rappel 28 placé entre l'une de ses extrémités et un tenon 29 du bâti 10. A l'autre extrémité du levier du dispositif de coupe 24, est attachée une courroie ou autre liaison 35 flexible 30 qui est fixée, par exemple, au battant du métier (non figuré) de façon à ce que le mouvement du battant soit transmis au levier du dispositif de coupe 24 pour faire pivoter celui-ci continuellement autour de la barre 14 lorsque le métier fonctionne. Ce mouvement n'est cependant pas transmis au levier de commande 23 40 à moins que les chevilles 22 ne soient engagées -comme représenté 72 11816 k 2132432 dans les figures 2 et 3- dans les orifices 25 du levier de commande 23. Montée sur le levier de commande 23, et passant à travers la face avant du bâti 10 -qui est la face la plus rapprochée du battant- se 5 trouve une barre porteuse 31 munie, à son extrémité libre, d'un élément de coupe 32 coulissant sur une pièce de montage 33 ; un deuxième élément de coupe 34 est fixé sur ce dernier. Les éléments 32 et 34 sont dentelés -comme représenté en 35- de sorte que la trame située dans les dentelures peut être coupée lorsqu'il y a un déplacement des 10 éléments 32 et 34 l'un par rapport à l'autre. La pièce de montage 33 est portée par une tige 36 qui peut coulisser dans un support 37 placé obliquement et traversant le côté du bâti 10. Si l'on considère, à présent, 1'électro-aimant faisant fonctionner 15 le dispositif de coupe, on peut voir que les câbles 38 venant du bobinage 19 sont reliés à deux bornes 39 et 40 d'un commutateur d'allumage du système de coupe (voir figure 4). Deux câbles 41 et 42 relient les bornes 39 et 40 à un condensateur 43 et les câbles de dérivation 44) 45i 46 et 47 venant des câbles 41» 42 sont reliés à une 20 source de courant alternatif de 24 volts. Sur chacun des câbles 44, 45, 46, 47 est placée une diode redresseuse 44a, 46«, 47a. Un câble d'alimentation contient un relais 48 qui, via une liaison mécanique 49, conduit le courant vers un solénoïde 50 j ce dernier est monté en série avec une résistance 51 et une diode redresseuse 52 25 portée par la ligne 53- La ligne 53 est munie d'un interrupteur monté de façon à être fermé lorsqu'une navette ou une bobine a besoin d'être changée sur le métier. En dérivation sur le solénoïde 50, se trouve un condensateur de réglage 55» Pendant le fonctionnement, l'interrupteur 54 est fermé lorsque sur-30 vient un changement de navette ou de bobine et, ainsi, le courant peut arriver au condensateur 55 pour le charger de même que, lorsque le courant atteint une certaine valeur, l'interrupteur 48 du solénoïde 50 se ferme de façon à ce que l'ensemble du pont redresseur d'onde, formé par les diodes 44a à 47a, devienne actif faisant passer le cou-35 rant continu vers le bobinage 19 pour le déplacer de sa position non-opérationnelle, dans laquelle les chevilles 22 sont dégagées des orifices 25, à la position opérationnelle représentée. Ceci relie ensemble le levier du dispositif de coupe 24 et le levier de commande 23 de façon à ce que le mouvement pivotant du levier du dispositif de 40 coupe 24 soit transmis alors au levier de commande 23. 72 11816 5 2132432 Le circuit de réglage qui comporte un condensateur 55 et une résistance 50 est tel que la durée d'excitation de la bobine 19 peut être modifiée. Cette durée d'excitation dépend de la résistance en courant continu de la bobine 19 et de la valeur du condensateur. 5 Le condensateur 43 du pont de redressement est utilisé de façon à faire disparaître le courant alternatif redressé et, ainsi, empêcher le "broutage" du solénoïde. On fera maintenant référence aux figures 5 à 7 qui illustrent, selon des vues semblables aux figures 1 à 3i une variante du dispositif 10 permettant ainsi d'atteindre le second but de l'invention. Les parties du dispositif des figures 5 à 7 qui sont identiques à celles des figures 1 à 3 portent les mêmes références numériques que dans ces figures 1 à 3 et ne font pas l'objet d'une description dans ce qui suit. Comme on peut le voir, sur le levier de commande de la lame 2.3, et 15 traversant la face avant du bâti 10 -qui est la face la plus proche du battant- est montée une barre porteuse 31 qui porte, entre ses extrémités, une barre à cames 100 insérée dans un guide 101, ce dernier étant placé de haut en bas le long de la face du bâti 10. Monté à l'extrémité libre de la barre porteuse 315 se trouve un 20 élément de coupe 32 qui coulisse à travers une pièce de montage 33 portant un second élément de coupe 34* Les éléments 32 et 34 sont dentelés -comme représenté en 35- de façon à ce qu'une trame placée dans les dentelures puisse être coupée lorsqu'un déplacement des éléments 32 et 34 l'un par rapport à l'autre intervient. L'élément de coupe 32 25 pivote sur la barre porteuse 31- La pièce de montage 33 est portée par une tige 36 qui pivote sur on support 37 placé en diagonale à travers la face avant du bâti 10. La barre à cames 100, dont la surface 102 des cames est courbe, s'étend entre le support 37 et le bâti. 10. 30 Le support 37 est lui-même monté sur une tige 103 qui est montée coulissante sur le bâti 10 et à l'extrémité arrière de cette tige 103 est placé un ressort 142 qui sert normalement à amener la tige 103 dans le bâti 10. La tige 103 bifurque à son extrémité opposée au ressort 142 pour entourer la barre à cames 100 et, sur une partie de 35 sa longueur à l'intérieur du bâti, se trouve un méplat 104 permettant le passage de l'axe 13. Le méplat 104 est d'une longueur telle que la tige 103 puisse glisser dans le bâti 10 sans gêner l'axe 13. L'électro-aimant actionnant le dispositif de coupe des figures 5» 6 et 7 est identique à celui utilisé dans les figures 1 à 3, mais 40 l'effet de son fonctionnement, en raison des modifications apportées 72 11816 6 2132432 au dispositif, présente quelques différences dans l'opération de coupe, comme expliqué dans ce qui suit. En fonctionnement, lorsque l'interrupteur 54 est fermé au moment du changement de navette ou de bobine, le courant peut arriver au 5 condensateur 55 pour le charger ; lorsque le courant atteint une certaine valeur, l'interrupteur 48 du solénoïde 50 se ferme de façon à ce que l'ensemble du pont redresseur d'onde formé par les diodes 44a à 47a devienne actif, faisant passer le courant continu vers la bobine 19 et déplaçant celle-ci depuis sa position inactive, dans 10 laquelle les chevilles 22 sont dégagées des orifices 25, à sa position active représentée. Ceci relie ensemble le levier du dispositif de coupe 24 et le levier de commande de la lame 23» de sorte que le mouvement pivotant du levier 24 est alors transmis au levier 23. Le mouvement du levier de commande 23 entraîne le déplacement du support 15 37 vers l'extérieur du bâti 10 en raison du mouvement de la barre à cames 100 par la barre porteuse 31 et, ainsi, les éléments de coupe 32 et 34 se déplacent à l'extérieur du bâti 10 et, en même temps, se produit un déplacement, qui permet la coupe, des éléments 32 et 34 l'un par rapport à l'autre, déplacement dû à la liaison de l'élément 20 32 à la barre porteuse 31» La trame entraînée dans les encoches 35 est ainsi coupée lorsque le battant est à sa position centrale arrière. En ce qui concerne le mode de réalisation des figures 8 à 11, le templet du métier à tisser comprend un bâti 201 sur l'un des côtés 25 duquel se trouve un cylindre-templet 230, recouvert partiellement d'une plaque de protection 202. Un levier de dispositif de coupe 203 est tourillonnê au moyen d'un bossage 203a pour permettre sa rotation par rapport au bâti 201 sur un pivot 204 qui porte aussi un ressort de rappel du levier de commande 205 disposé de façon à bloquer le 30 levier, comme représenté sur la figure 2, contre une butée 210. Une patte de fixation 211, qui porte le pivot 204, est fixée par des vis 211A -ou autre système de fixation- à une plaque terminale de l'élément de coupe 206, lui-même fixé au bâti. Sur la patte de fixation 211, est placé un électro-aimant 212 de façon à ce que l'un de ses 35 pôles 212A soit dirigé vers le plan dans lequel le levier du dispositif de coupe 203 est mobile. Une patte de fixation 218 est montée dans une cannelure pratiquée dans la plaque terminale de l'élément de coupe 206. La patte de fixation 218 peut coulisser par rapport au bâti 201 et à la plaque termi-40 nale 206 vers la droite ainsi que le montre la figure 9, cette dite 72 11816 ? 2132432 patte de fixation 218 étant, normalement, poussée vers la gauche, comme le montre la figure 6, au moyen d'un ressort de torsion 209 dont une partie de la spirale est enroulée autour d'un pivot de fixation tandis que l'autre partie est fixée à un levier de commande de la 5 lame 207 monté pivotant sur la patte de fixation 218 grâce à un pivot 217 (voir figure 9). Le levier de commande de la lame 207 comporte un bras dirigé vers le haut -comme représenté sur la figure 9- et muni d'une vis de blocage réglable 216. En outre, l'extrémité du levier 207 qui est éloi-10 gnée du ressort 209 est munie de deux pivots 217A entre lesquels se trouve une extrémité d'une première lame 220 du dispositif de coupe. Cette première lame 220 est montée pivotante autour d'un axe 234 -voir figure 11- sur une seconde lame du dispositif de coupe 219, cette dernière étant montée coulissante à l'intérieure de la patte de fixa-15 tion 218 qui, comme expliqué précédemment, peut aussi coulisser dans la plaque terminale du bâti 206. La deuxième lame 219 est représentée plus clairement dans la figure 12 ; elle comprend une lame métallique munie d'une encoche en forme de V 236 qui constitue les bords tranchants. Un fil métallique 238 20 est fixé à la lame et traverse transversalement l'encoche 236 à une distance prédéterminée du sommet de la dite encoche. Le fil métallique agit comme guide-fil ainsi qu'il sera décrit ci-après. Comme le montre la figure 10, la plaque terminale de l'élément de coupe 206 et le levier de commande de la lame 207 sont dans des plans 25 parallèles qui sont d'une part parallèles ».u plan du déplacement du levier du dispositif de coupe 203 et d'autre part espacés de ce plan. Pour établir la liaison entre le levier de dispositif de coupe 203 et le levier de commande de la lame 207, une plaque 213 est montée sur le levier du dispositif de coupe 203 au moyen d'un ressort 214 30 fixé par un pivot 215 à un ergot 214A logé sur le bossoir 203A du levier de commande 207 et à la plaque 213. Le ressort 214 pousse normalement le plateau 213 vers la droite, comme représenté sur la figure 10, de façon à ce qu'il n'engage pas le levier de commande 207 sur le mouvement du levier du dispositif de coupe 203. 35 Le mode de réalisation qui vient d'être décrit fonctionne de la façon suivante. L'électro-aimant est excité lors du changement de navette ou de bobine par un système électronique du même type que celui représenté dans la figure 4 et ceci, par conséquent, entraine la plaque 213 vers la gauche et dans l'alignement de l'extrémité du 40 levier de commande de la lame 207 -comme représenté sur la figure 10-. 72 11816 8 2132432 Le déplacement suivant vers l'arrière effectué par le battant du métier (non figuré) qui est relié au levier du dispositif de coupe 203 par une courroie 221 provoque un mouvement dans le sens inverse des aiguilles d'une montre -comme représenté sur la figure 9- du levier 5 du dispositif de coupe 203. Il s'ensuit que la plaque 213 vient en contact avec l'extrémité du levier de commande de la lame 207 et pousse vers la droite à la fois le dit levier de commande 207 et la patte de fixation 218 -comme représenté sur la figure 9. Les lames 219 et 220 sont ainsi éloignées du cylindre-templet 230 et dirigées vers la 10 trame à couper. Ce déplacement vers la droite de la patte de fixation 218 et du levier de commande de la lame 207 est limité par l'engagement de la vis de blocage 216 contre une butée 216A située sur le bâti 201 et un déplacement ultérieur en sens inverse des aiguilles d'une montre 15 du levier du dispositif de coupe 203 fait pivoter, dans cette même direction, le levier de commande de la lame 207 -comme représenté dans la figure 9- autour de l'axe 217 5 par suite, la première lame du coupoir 220 pivote dans le sens des aiguilles d'une montre -comme représenté sur la figure 11- autour du pivot 234 pour couper la trame. 20 Lorsque la coupe est terminée, les parties du mécanisme reviennent à leur position de départ de façon à répéter cette opération jusqu'à ce que 1'électro-aimant 212 soit désexcité. (Le nombre des opérations de coupe de la lame 220 dépend du réglage du circuit électronique précédemment mentionné). 25 On remarquera dans la figure k que la patte de fixation 218 de la lame de coupe 219 est inclinée vers le bas à partir de la plaque terminale 206 de telle sorte que la deuxième lame de coupe, mue par la pesanteur, s'incline vers le tissu jusqu'à ce que le fil métallique 238 rencontre l'extrémité de la lisière. Cependant, en raison de la 30 vibration du métier et/ou l'éventualité, pour le tissu, de déloger parfois la lame de coupe 219 de sa position correcte, la plaque terminale du bâti de coupe 206 est montée -comme représenté dans la figure 8- coulissante dans un plan qui n'est pas perpendiculaire au plan de déplacement de la lame de coupe 219> mais forme avec lui un 35 angle Y, compris entre 75° et 90°; ainsi, le déplacement de la plaque terminale 206 vers la droite représenté dans la figure 8 produit une composante de forces permettant de déplacer vers la droite la lame de coupe 219 et, par suite, la lame de coupe 220 -comme représenté dans la figure 11- c'est-à-dire dans sa position correcte par rapport 40 à la lisière du tissu. 72 11816 9 2132432 Dans les figures 13 à 17* le mode de réalisation du templet comprend un bâti 201 sur l'un des côtés duquel est placé un templet-cylindre 230 en partie entouré d'une plaque de protection 202. Le bâti est monté sur une barre de montage 24-0 portant un manchon fendu 5 22*2. Une extrémité du levier du dispositif de coupe 203 entoure ce manchon de sorte que le levier du dispositif de coupe 203 peut pivoter autour de la barre de montage 240. L'autre extrémité du levier 203 est reliée au battant du métier (non figuré) par une lanière de cuir 221 de sorte que, lorsque le battant se déplace vers l'arrière, le 10 levier du dispositif de coupe tournera dans le sens inverse des aiguilles d'une montre -comme représenté sur la figure 14. Un ressort de rappel 205 relie le levier du dispositif de coupe 203 au bâti du templet 201 de façon à déplacer le levier du dispositif de coupe 203 dans le sens des aiguilles d'une montre -voir figure 14. 15 Un solénoïde 212 est monté sur le bâti du templet 201, son pôle 212A étant dirigé dans le sens du plan de déplacement du levier du dispositif de coupe. Une plaque 213 est montée sur le levier 203 au moyen de pivots 244 5 ainsi, la dite plaque 213 se déplace avec'le dit levier du dispositif de coupe 203 et se déplace également dans 20 une direction perpendiculaire au plan de déplacement du dit levier du dispositif de coupe. La plaque 213 est généralement poussée vers la gauche, comme le montre la figure 15, contre le levier 203 grâce à un ressort 246. Un levier de commande de la lame 248 se trouve sur la surface 25 intérieure 250 d'un profilé en ïï 252 dirigé vers le haut monté sur le bâti dft templet 201 (figure 16) le levier étant normalement poussé vers la droite -comme représenté dans la figure 16- par un ressort-259. Le levier de commande 248 comprend un corps 254 portant un rouleau 256 à l'une de ses extrémités et, à l'autre extrémité, un élément 30 pratiquement en forme de U 258. Une vis de blocage réglable 260 est fixée à l'extrémité libre du bras 262 de l'élément en forme de U éloignée du templet-cylindre. L'autre bras 264 de l'élément en ferme de U est incliné dans la direction opposée du bras 262 et une lame de coupe 266 est fixée à son extrémité libre grâce à un pivot 268 35 passant par un orifice 270 pratiqué dans la dite lame 266. La lame 266 est reliée de façon pivota^nte à une seconde lame de coupe 272 par un pivot 274- Cette lame 272 porte une encoche rectangulaire 276 à l'une de ses extrémités dans laquelle parvient la trame à couper ; son autre extrémité est fixée coulissante au dispositif de coupe 278 40 grâce à un logement 280 entourant la dite autre extrémité. Le logement 72 11816 10 2132432 logement de l'élément de coupe est monté sur un axe 282 fixé au bâti du templet 201 de façon à permettre au dispositif de coupe de se déplacer en avant du templet vers le point de chute du tissu sur le métier. Un ressort de rappel 284 pousse le corps du dispositif de 5 coupe et les lames vers la gauche, comme représenté dans la figure 14. Comme dans le mode de réalisation précédemment décrit, la plaque 213, dans la position illustrée dans la figure 15, n'engage pas le rouleau 256 sur l'extrémité du levier de commande de la lame 248 de sorte que, en marche normale, le levier du dispositif de coupe 203 10 et la plaque 213 pivotent sur la ba^rre de montage 240 sans que fonctionne le dispositif de coupe. Cependant, lors du changement de navette ou de trame, le solénoïde est excité par un circuit du type représenté dans la figure 4 et la plaque 213 est eatraînée sur les axes 244 vers la droite, comme le montre la figure 15, et dans l'aligne-15 ment de l'extrémité du levier de commande 248. Lorsque le battant se déplace ensuite vers l'arrière, le levier du dispositif de coupe 203 pivote dans le sens inverse des aiguilles d'une montre -figure 16-et la plaque 213 engage le rouleau 216 sur l'extrémité du levieî1 de commande de la lame 248 ; ceci entraîne ce dernier vers la gauche, 20 comme le montre la figure 16, et les lames de coupe en avant du templet en direction de la trame à couper. Ce mouvement linéaire du levier de commande est limité par le contact de la vis de blocage 260 sur la plaque de protection du templet 202, à la suite de quoi un nouveau déplacement dans le sens des aiguilles d'une montre du levier 25 du dispositif de coupe 203 et de la plaque 213 entraîne le levier de commande de la lame 248 à pivoter autour du point de contact de la vis 260 avec la plaque de protection.202 faisant ainsi se lever le bras 264. La lame de coupe 266 peut ainsi tourner dans le sens des aiguilles d'une montre -voir figure 17- autour de l'axe 274 coupant 30 ainsi la trame. Une fois terminée l'opération de coupe, le mécanisme reprend sa position initiale et le phénomène se répète jusqu'à ce que le solénoïde soit désexcité. (Le nombre des opérations de coupe dépend du réglage du circuit électronique précédemment mentionné). 35 Cette invention n'est pas limitée aux détails mentionnés ci-dessus. Par exemple, un circuit différent de celui décrit peut être utilisé pour contrôler l'opération de coupe. Il est également possible d'utiliser un dispositif de coupe consistant en un élément tel qu'un fil métallique pouvant être chauffé électriquement de façon à permettre 40 la coupe d'une trame. 72 11816 11 2132432 Dans un tel agencement, il est recommandé de faire osciller l'élément de fil métallique de façon à ce que ce ne soit pas toujours la même partie de cet élément qui sectionne le fil évitant ainsi une accumulation de tissu non souhaitée sur le fil métallique. 5 On peut, également, utiliser un dispositif de coupe par chauffage d'un fil métallique ayant la forme d'une baguette assez rigide et, dans ce cas, il est évidemment nécessaire de faire osciller le fil pour le mettre en contact avec la trame afin de couper cette dernière. Lorsque l'on utilise les dispositifs de coupe à fil chaud, la source 10 électrique employée pour chauffer le fil sera en circuit au moment où la coupe est souhaitée et hors-circuit le reste du temps. Les termes "en circuit" et "hors-circuit" signifient que la température du fil est suffisamment élevée pour couper la trame lorsque l'alimentation électrique est en circuit et, par exemple, une réduction de 15 voltage est maintenue chaude pour réduire le temps de chauffage lorsque l'alimentation est hors-circuit. Le couplage du levier du dispositif de coupe et du levier de commande de la lame peut, si besoin est, être effectué au moyen d'"une plaque pivotante fixée au levier du dispositif de coupe et reliée 20 au levier de commande par des axes mobiles en réponse à un électroaimant magnétique ou à un solénoïde pour bloquer ensemble le levier de commande et la plaque pivotante. 72 11816 la 2132432 Revendications 1 - Templet pour métier à tisser comprenant un bâti, un templet-cylindre monté sur le bâti et un dispositif de coupe de la trame caractérisé en ce qu'est prévu un levier du dispositif de coupe conçu pour être isolé du levier commandant la coupe, lorsque le sectionne- 5 ment de la trame n'est pas nécessaire, des moyens électro-magnétiques conçus pour engager et désengager le mouvement d'au moins un des éléments mobiles associés au levier de commande et au levier de coupe, selon que le sectionnement est ou n'est pas nécessaire. 2 - Templet pour métier à tisser tel que décrit dans la revendi- 10 cation 1, caractérisé en ce que le déclanchement du mouvement d'engagement entre le levier du dispositif de coupe et le levier de commande déclenche simultanément un mouvement effectif du dispositif de coupe dans une direction opposée à l'axe du templet-cylindre et, en fonctionnement, vers la trame à couper. 15 3 - Templet pour métier à tisser tel que décrit dans les revendi cations 1 et 2, caractérisé en ce que le dispositif de coupe comprend un premier support auquel est lié un élément de coupe, un second support portant un second élément de coupe lié au premier, le déplacement du levier de commande entraînant le déplacement des dits élé- 20 ments de coupe l'un par rapport à l'autre. 4 - Templet pour métier à tisser tel que décrit dans les revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce que des systèmes de cames sont prévus pour entraîner le déplacement des dits supports à l'opposé du templet en réponse au déplacement du dit levier de commande du dispo- 25 sitif de coupe. 5 - Templet pour métier à tisser tel que décrit dans la revendication 2, caractérisé en ce que le levier de commande du dispositif de coupe est monté pivotant et à rotation sur le bâti du templet, de manière à ce que, lors de l'engagement du levier de commande avec 30 le levier du dispositif de coupe, le levier de commande soit déplacé de manière rectiligne et le dispositif de coupe soit déplacé à l'opposé de l'axe du templet-cylindre et que, de ce fait, le levier de commande soit conduit à pivoter faisant opérer ainsi les éléments de coupe compris dans le dit dispositif de coupe. 35 6 - Templet pour métier à tisser tel que décrit dans la revendi cation 5, dans lequel le dispositif de coupe comprend un support dur lequel un élément de coupe peut glisser dans un plan sensiblement parallèle au templet-cylindre, le levier de commande du dispositif de coupe pouvant se déplacer dans une direction formant avec le dit plan 40 un angle compris entre 75° et 9CP .