La présente invention concerne un procédé dthémodialyse et d'ultrafiltration concomitantes du sang, ainsi qu'un rein artificiel pour la mise en oeuvre de ce procédé. On sait qu'au cours d'une séance d'hémodialyse, il est nécessaire de soustraire des quantités d'étau déterminées du sang du patient par ultrafiltration, pour éviter notamment une hypertension du patient et une formation éventuelle d'oedèmes. Ultrafiltration et hémodialyse peuvent astre réalisées en étapes successives, ou encore simultanément dans lthdmodia- lyseur. Dans ce dernier type de procédé, il est connu de régler la pression du liquide de dialyse à une valeur suffisamment basse par rapport à la pression du sang pour que l'ultrafil- tration se produise avec le débit voulu. Cependant, le débit d'ultrafiltration réel peut différer assez sensiblement du débit désiré à cause, notamment des variations possibles des paramètres déterminant ce débit, telles que les variations des pressions de part et d'autre de la membrane de dialyse : en effet, on réalise à 20 mm de mercure près environ la dépression nécessaire à l'ultrafiltration;cette imprécision, dont la valeur relative était négligeable lors de 11 emploi des membranes anciennes nécessitant des dépressions de l'ordre de plusieurs centaines de millimètres de mercure, est devenue une cause d'erreur non admissible depuis l'utilisation de membranes à haute perméabilité qui, tout en réduisant considérablement la durée des séances d'hémodialyse, nécessitent une dépression de tordre de quelques dizaines de millimètres seulement, 50 mm Hg notamment.Par ailleurs, on notera que la dispersion des caractéristiques d'une membrane est d'autant plus importante que la perméabilité de ladite membrane augmente. Ainsi, les membranes à haute perméabilité utilisées actuellement en raison des avantages qu'elles procurent, présentent paradoxalement des performances variables et conduisent à des résultats d'autant plus aléatoires que la perméabilité de la membrane est élevée. Pour obtenir un réglage précis du débit d'ultrafiltration, on a proposé de maintenir un volume constant de liquide de dialyse dans une enceinte contenant au départ tout le liquide nécessaire à une opération de dialyse et constituant un circuit fermé de volume constant, et d'effectuer un soutirage forcé et contrôlé du liquide de dialyse ; la diminution du volume de liquide de dialyse occasionnée par ce soutirage hors de l'enceinte fermée se manifeste par une dépression que l'ultrafiltration au travers de la membrane tend à contrebalancer, la quantité totale d'ultrafiltration compensant 2e soutirage. Le soutirage du liquide de dialyse hors de l'enceinte présente l'inconvénient majeur d'enlever du circuit fermé et d'amener dans un réservoir à l'air libre un liquide non stérile, souillé par les constituants impurs du sang, urée et autres ; la présence d'un tel liquide souillé, qu'il s'agit de conserver jusqu'à la fin de la séance d'hémodialyse pour avoir la mesure exacte de la quantité totale soutirée et par là-même de la quantité totale ultrafiltrée, peut être une cause de pollution ou contamination du milieu ambiant et est donc tout à fait non recommandée au cours de la pratique de soins médicaux. La présente invention permet d'éviter les inconvénients mentionnés plus haut, et est relative à un procédé d'hémodialyse et ultrafiltration satisfaisant aux critères d'asepsie les plus exigeants, et présentant en outre de nombreux avantages spécifiques qui apparattront plus clairement à la lecture de la description qui va suivre. Le procédé selon l'invention est un procédé d'hémodialyse et d'ultrafiltration concomitantes, du type assurant un réglage précis du débit dtultrafiltration au travers d'une membrane constituant une paroi d'une enceinte isolée de l'extérieur contenant le liquide de dialyse ; il est caractérisé par le fait que l'on fait varier le volume de ladite enceinte selon une loi prédéterminée, la variation globale dans le temps du volume de l'enceinte correspondant au volume d'ultrafiltration requis. Ainsi, la variation dd volume de l'enceinte comprendra - nécessairement un type de variation influant sur la valeur de la pression du liquide de dialyse, c'est-à-dire une variation du type produisant une augmentation de volume du contenant par rapport au volume du contenu liquide, occasionnant par suite un abaissement de pression et étant ainsi à l'origine de l'ultrafiltration - ainsi qu'éventuellement des variations épisodiques du volume de l'enceinte, qui, faisant varier d'autant le volume du liquide de dialyse, n'ont aucune influence sur la pression du bain contenu dans l'enceinte, de telles variations laissant par ailleurs, en principeindEngelevDlume moyen de l'enceinte isolée de l'extérieur. A l'augmentation globale du volume de l'enceinte isolée de l'extérieur correspondra à un volume ultrafiltré qui, tendant à rétablir l'équilibre des pressions, compensera exactement cette variation. Selon une caractéristique préférée du procédé de l'invention, l'augmentat#iprogressiveperum###detemps du volume de l'enceinte correspondra au débit d'ultrafiltration requis. En d'autres termes, la variation du volume de l'enceinte ne comprendra avantageusement que le type d'augmentation précitée influant sur la pression du bain de liquide de dialyse. Le procédé selon l'invention peut autre utilisé dans le cas d'une enceinte contenant au départ tout le liquide nécessaire à une séance de dialyse, circulant en circuit fermé. Une enceinte de ce type connu est nécessairement d'un volume important, compte tenu de la quantité importante de liquide de dialyse utilisée au cours d'une séance, de l'ordre de plusieurs dizaines de litres ; d'où un appareillage relativement encombrant, dont les inconvénients apparaitront notamment lors de l'utilisation au domicile du patient, lors des étapes de préparation d'une séance de dialyse : stérilisation rendue difficile, durée prolongée du chauffage du bain jusqu'à l'obtention d'une température convenable.., Par ailleurs, le liquide de dialyse pénétrant dans le coWartiment de l'hémodialyseur est nécessairement à la longue plus ou moins souillé par suite des passages répetés dans l'hémodialyseur, quels que soient les procédés de purification (purification -adsorption ou autre) prévus dans le circuit sur le passage du liquide, cette souillure du liquide de dialyse diminuant notamment la rapidité et l'efficacité de la dialyse. C'est pourquoi, selon une caractéristique préférée duprocédé de l'invention, celui-ci comprendra une introduction continue du liquide de dialyse frais dans l'enceinte et une évacuation également continue vers 11 extérieur du liquide de dialyse usagé, les débits d'entrée et de sortie du liquide étant bien déterminés. Selon un mode de réalisation particulier de l'invention, les débits d'entrée et de sortie tendront à autre identiques, ce qui assurera le passage d'un volume constant de liquide à l'intérieur de l'enceinte dont le volume ne variera pas de ce fait : la variation du volume de l'enceinte requise par la présente invention pour occasionner l'ultrafiltration sera donc réalisde par un moyen indépendant annexe. La présente invention a également pour objet un dispositif approprié pour la mise en ouvre du procédé : le rein artificiel selon la présente invention, du type comprenant un hémodialyseur muni d'une membrane assurant simultanément la dialyse et l'ultrafiltration du sang, une enceinte isolée de l'exté- rieur contenant le liquide de dialyse et dont une paroi est constituée par ladite membrane, est caractérisé en ce que ladite enceinte contenant le liquide de dialyse comprend un dispositif pour faire varier le volume de ladite enceinte, associé à des moyens permettant de contrôler la variation dans le temps dudit volume selon une loi prédéterminée L'invention dans son ensemble, et ses buts, caractéristiques et avantages seront mieux compris i la lecture de la description qui va suivre, en référence aux dessins annexés donnés uniquement à titre d'illustration non limitative de l'invention, et dans lesquels - la figure 1 est un schéma d'un mode de réalisation d'un appareil d'hémodialyse selon l'invention, dont l'enceinte contenant le liquide de dialyse est un circuit fermé sur lui-m#me. - la figure 2 est un schéma dtun autre mode de réalisation d'un rein artificiel selon l'invention dont l'enceinte est un circuit fermé par deux pompes. - la figure 3 est une vue en coupe axiale schématique d'un ensemble de pompage utilisable pour le circuit delta figure 2, assurant à#fois l'alimentation en liquide de dialyse frais et le rejet du liquide usé, à débits égaux, le circuit étant symbolisé par le seul dialyseur. - la figure 4 est une vue schématique d'un système de deux pompes à cylindrées identiques assurant l'alimentation et l'évacuation du liquide de dialyse, à débits inégaux, le circuit étant symbolisé par le seul dialyseur. Le rein artificiel représenté à la figure 1 comprend un hémodialyseur 1 équipé d'une membrane 2 séparant un compartiment 3 contenant le sang à épurer d'un compartiment 4 contenant du liquide de dialyse; le liquide de dialyse est mis en circulation à partir d'un réservoir 5 au moyen d'une pompe 6 vers la chambre 4 de l'hémodialyseur 1; sur le passage du liquide sont successivement représentés notamment un régulateur de température 7 équipé d'une résistance chauffante 8 ainsi qu'un régénérateur 9 du liquide de dialyse. Le circuit du liquide de dialyse comprend en outre un dispositif Il pour faire varier le volume de l'enceinte sous la forme d'une chambre cylindrique 16 équipée d'un piston 12 actionné de façon étanche par un moteur 13. Pour réaliser l'opération d'hémodialyse seule, la simple circulation du liquide de dialyse au moyen de la pompe 6 et le passage au contact de la membrane 2 favorisent le passage des constituants impurs du sang depuis le compartiment 3 vers le compartiment 4, au travers de la membrane 2. Pour réaliser l'ultrafiltration, le dispositif moteur 13 déplace la paroi mobile 12, au cours de la séance de soins, à partir d'une position 14, selon un programme prédéterminé. En fin de dialyse, la paroi mobile 12 est dans la position 15, le volume compris entre les positions 14 et 15 représentant exactement le volume ultrafiltré. La membrane 2, utilisée dans l'hémodîalyseur, peut être de tout type approprié permettant l'ultrafiltration, peu perméable ou encore à haute perméabilité, par exemple en Cuprophan (marque déposée) ou en copolymère d'acrylonitrile. Bien entendu, le dispositif pour faire varier le volume de l'enceinte peut etre de tout type aproprié, et différer du dispositif représenté, dans la mesure où il est associé à des moyens permettant de contrôler la variation dans le temps du volume de l'enceinte selon une loi prédéterminée il peut ainsi comprendre de façon plus gérséralefiumo2surzeporian de paroi de l'enceinte, mobile de façon étanche et reliée à un système moteur. Le déplacement de la paroi 12 est de préférence unidirectionnel et progressif, de façon à assurer un accroissement progressif du volume ultrafiltré. En outre, le réglage du débit d'ultrafiltration en cours de séance peut aisément etre effectué par commande du dispositif moteur 13. Par ailleurs, on peut envisager de modifier le nombre et la disposition des éléments du dispositif pour faire varier le volume. Bien entendu, tout dispositif annexe particulier connu dans le cas de tels circuits, notamment des régulateurs 0e débit ou de pression, ou encore des systèmes de pompage annexe,de dedébullage ou de dégazage, bien que non représentés, peuvent être également prévus sur le passage du liquide de dialyse. La figure 2 représente un autre mode de réalisation de l'enceinte contenant le liquide de dialyse : le circuit dans lequel circule le liquide comprend comme précédemment le compartiment 4 d'un hémodialyseur 1 ; il se compose essentiellement d'une pompe 10 qui alimente le circuit en liquide frais venu de l'extérieur,d# pompe 20 qui refoule vers l'ex- térieur le liquide usé et du dispositif il pour faire varier le volume de l'enceinte. Dans le cadre de la figure 2, les pompes 10 et 20 sont des pompes volumétriques, pompes à piston ou pompes péristaltiques notamment, qui ont exactement le même débit et ferment le circuit à ses deux extrémités : le volume de liquide présent ainsi à chaque instant dans le circuit est maintenu constant. On règle le débit d'ultrafiltration en déplaçant d'une façon déterminée le piston 12 ; l'augmentation du volume de l'enceinte est égale comme précédemment ai volume d'ultrafiltrat; pour ajuster le débit, on fait varier la valeur de consigne à laquelle est asservie la vitesse du moteur 13 d'entraînement du piston. On a encore représenté sur le circuit, des régulateurs de pression 18 et 19, ainsi qu'une pompe élévatrice de pression 22 et un dispositif 23 de débullage du liquide de dialyse. Le régulateur 18, placé juste en amont de l'hémodialyseur 1 par rapport au sens d'écoulement du liquide de dialyse, symbolisé par la flèche, a pour objet de maintenir une pression sensiblement supérieure à-la pression atmosphérique et constante dans le circuit, en amont de l'hémodialyseur 1, facilitant par là et le fonctionnement de la pompe d'entrée 10 et le fonctionnement du dispositif il;; la dépression occasionnée par le déplacement de la paroi mobile 12 ne se- fera sentir qu'à partir du compartiment 4 de lthémodialyseur. La pompe 22, du type pompe centrifuge notamment, associée au régulateur de pression 19 réajuste la pression du liquide de dialyse au sortir de l'hémodialyseur 1, de façon qu'en aval de l'hémodia- lyseur la pression soit là encore sensiblement constante L'ensemble de ces dispositifs de régulation facilite donc le fonctionnement des pompes 10 et 20, ainsi que celui des dispositifs annexes, ce qui est avantageux pourla réalisation de mesures les plus précises possible. Bien entendu, on notera que là encore, n'ont pas été obligatoirement représentés tous les dispositifs utilisables dans les circuits d'hémodialyse, tels que les moyens de chauS- fage permettant de porter le liquide de dialyse à la température convenable ou les dispositifs de préparation du liquide de dialyse se trouvant en amont de la pompe 10 : ces dispositifs sont classiques et permettent d'obtenir un liquide de dialyse de titre correct, par exemple à partir d'un concentré dilué dans de l'eau prise sur le réseau et adoucie. On peut également prévoir une possibilité de recyclage partiel du liquide de dialyse usé, en amont de l'hémodialyseur 1 par la canalisation 25 représentée en pointillés0 Une telle façon de procéder permet éventuellement dans certains cas d'augmenter le débit de liquide traversant le dialyseur et de réduire simultanément les débits des pompes 10 et 20 et d'économiser par là sur la quantité d'eau traitée et de concentré, sur la consommation électrique. En se reportant maintenant à la figure 3, on peut se faire une idée d'un exemple de réalisationdrspompes 10 et 20 dans lequel, par construction, les débits sont strictement identiques :le problème de l'égalité des débits, qui constitue une condition nécessaire à la réalisation du réglage précis de l'ultrafiltration par le dispositif tel que 11, est en effet un problème techniquement délicat, compte tenu de la faiblesse des débits, et il convient de déterminer au moins un moyen assurant de façon pratique sa réalisation. Dans cette réalisation, les pompes 10 et 20 sont regroupées en un ensemble de pompage unique, comprenant un carter 50dhiEéendmuxsylidPeS identiques 61, 81 par une paroi centrale 52, une tige 53 animée d'un mouvement rectiligne alternatif qui porte deux pistons 62, 82 coulissant à l'intérieur des cylindres 61, 81, des organes d'obturation et des tuyauteries pour le raccordement, d'une part au dialyseur 1, d'autre part à l'alimentation en liquide de dialyse frais et à l'égout. Le piston 62 définit à l'intérieur du cylindre 61 deux chambres variables 63, 73, et le piston 82 définit à l'intérieur du cylindre 81 deux chambres variables 83, 93, les pistons étant disposés de telle manière sur la tige 53 queles chambres 63, 83, d'une part, et les chambres 73, 93, d'autre part, aient toujours le même volume quelle que soit la position de la tige 53. La chambre 63 est reliée à l'égout par l'intermédiaire de la soupape 64, et est reliée à la sortie du dialyseur 1 par l'intermédiaire de la soupape 65. La chambre 73 est reliée à l'alimentation en liquide frais par l'intermédiaire de la soupape 74 et à l'entrée du dialyseur par la soupape 75. De façon similaire, la chambre 83 est reliée à l'entrée du dialyseur par l'intermédiake de la soupape 84 et à l'alimentation en liquide frais par la soupape 85, et la chambre 93 est reliée à la sortie du dialyseur par l'inter médiaire de la soupape 94 et à l'égout par l'intermédiaire de la soupape delasoupapelasoupape 95. Chacune des chambres constitue avec les soupapes et les tuyauteries de raccordement associées une pompe à simple effet, 11 ensemble formé par les chambres 73 et 83 remplissant la fonction de la pompe d'alimentation 10 de la figure 1, et l'ensemble formé par les chambres 63 et 93 remplissant la fonction de la pompe d'évacuation 20. La tige est commandée par un moteur par l'intermédiaire d'un dispositif à pignon et crémaillère (non représenté) qui assure un débit uniforme, de préférence à un système bielle-manivelle qui provoquerait un débit pulsé. Les soupapes et le moteur d'entrainement, qui doit posséder deux sens de marche dans le cas d'une transmission à pignon et crémaillère, sont commandés par des contacts fin de course solidaires de la tige 53. Le moteur est de préférence à vitesse variable pour permettre une variation du débit. Bien entendu, des organes d'étanchéité- sont prévus, d'une part, entre la tige 53 et les parois du carter 50, et, d'autre part, entre les pistons b2, 82 et les cylindres 61, 81. Le fonctionnement de l'ensemble de pompage décrit est le suivant, les sens de circulation du liquide étant symbolisés par les flèches. Les soupapes sont commandées de telle manière que l'état d'obturation soit lemme, d'une part, pour les soupapes 64, 74, 84, 94, d'autre part pour les soupapes 65, 75, 85, 95. Dans la position représentée où la tige 53 se déplace suivant la flèche F (vers le haut sur la figure), les soupapes 64, 74, 84, 94 sont toutes ouvertes,et les soupapes 65,75,85,95 sont toutes fermées. Par conséquent, la chambre 63 refoule du liquide usé vers l'égout, la chambre 73 aspire du liquide frais, la chambre 83 envoie du liquide frais au dialyseur et la chambre 93 aspire du liquide usé en provenance du dialyseur. Comme les chambres 63 et 83 ont le même volume, le débit de liquide frais envoyé au dialyseur et le débit de liquide usé rejeté à l'égout sont strictement identiques. Lorsque la tige 53 arrive en bout de course, le contact fin de course correspondant inverse l'état d'obturation des soupapes et le sens de rotation du moteur, et le pompage se poursuit avec interversion du roule des chambres, le refoulement étant alors assuré par les chambres 73 et 93. Le passage d'un état d'obturation à l'autre s'effectue aussi rapidement que possible, toutes les soupapes étant alors obturées. On aurait pu grouper d'une autre manière les chambres pour assurer les fonctions des pompes 10 et 20, par exemple grouper les chambres 63 et 73 pour la pompe 10 et les chambres 83 et 93 pour la pompe 20, ou grouper les chambres 63 et 93 pour la pompe 10 et les chambres 73 et 83 pour la pompe 20. Le groupement représenté est cependant le plus avantageux pour les raisons suivantes. Le liquide frais est en contact avec les parois des chambres 73 et 83 et la tige 53 dans une zone qui n'est Jamais en contact avec le milieu ambiant. Le liquide frais est donc à l'abri des pollutions d'origine atmosphérique. Une fuite entre les chambres 63 et 73 par défaut d'étanchéité entre le piston 62 et le cylindre 61, ou entre les chambres 83 et 93, modifie le débit des pompes, mais n'altère pas l'identité de leurs débits. La figure 4 illustre un système de deux pompes 10 et 20 permettant d'établir des débits différents d'entrée et de sortie du liquide de dialyse respectivement, un tel système pouvant être utilisé corrélativement au dispositif Il pour faire varier le volume de l'enceinte illustré à la figure 2 ou indépendamment, de façon à former lui-même seul ledit dispositif 11, comme indiqué ci-dessous.Les pompes 10 et 20 représentées à la figure 4 sont des pompes volumétriques de cylindrées identiques, équipées chacune de pistons 30 et 40 respectivement actionnés en déplacement par les moteurs 31 et 41. Chaque piston détermine dans chaque pompe deux chambres, repérées en 32 et 33 pour la pompe 10, et en 34 et 35 pour la pompe 20 ; les pompes 32 et 33 sont reliées chacune à l'alimentation en liquide de dialyse frais par les soupapes 42 et 43 respectivement et à la canalisation 36 d'amenée du liquide frais vers l'hémodialyseur 1 par les soupapes 44 et 45 respectivement. De même, les chambres 34 et 35 de la pompe 20 sont reliées individuellement à une conduite 37 d'amenée du liquide de dialyse usé depuis l'hémodialyseur 1 par les soupapes 46 et 47 respectivement et à l'évacuation du liquide usagé vers 11 égout par les soupapes 48 et 49 respectivement. Le Jeu des soupapes est réglé de telle sorte que chacune des chambres d'une pompe travaille alternativement en chambre d'aspiration et en chambre de refoulement, en opposition de phase avec l'autre chambre de la même pompe. On fixe la différence des vitesses des moteurs 31 et 41 de telle façon que la fréquence de déplacement du piston 40 de la pompe de sortie 20 soit supérieure à la fréquence de déplacement du piston 30 de la pompe d'entrée 10, la différence des débits délivrés par les pompes étant égale au débit d'ultrafiltration désiré. La représentation schématique illustrée à la figure 4 fixe un instant de fonctionnement selon lequel les pistons 30 et 40 sont tous deux mus en déplacement par les moteurs 31 et 41 dans le même sens,indiqué par les flèches 38. Les chambres 32 et 34 travaillent toutes deux en aspiration, et les chambres 33 et 35 en refoulement0 Compte tenu des paramètres fixes de vitesse de déplacement des pistons, le volume de la chambre 34 augmente plus rapidement ~que le volume de la chambre 33 ne diminue : il y a donc augmentation du volume de l'enceinte, créant la dépression susceptible de forcer l'ultrafiltration. Quand les pistons arrivent en fin de course, le sens de rotation des moteurs s'inverse, et les connexions deviennent celles indiquées en pointillés. On notera qu'ainsi, lorsque le piston 40 arrive en fin de course, il y a fermeture des soupapes 46 et 49 et ouverture des soupapes 47 et 48 simultanément, la chambre 35 travaillant maintenant en aspiration et la chambre 34 en refoulement : ainsi, le volume de enceinte contenant le liquide de dialyse varie brutalement et diminue d'un seul coup du volume de la chambre 34, diminuant d'autant lé volume du liquide de dialyse : cette variation n'entraîne donc aucune modification de la pression du liquide de dialyse à l'intérieur de l'enceinte. Ainsi, on notera que 11 ensemble des pompes 10 et 20 est susceptible de constituer un dispositif pour faire varier le volume de l'enceinte contenant le liquide de dialyse, par déplacement de deux portions de parois mobiles 30 et 40 de ladite enceinte. Le volume de cette enceinte varie de deux façons: - 1 - variation continue (augmentation) qui force l'ultrafiltration ; et - 2 - variation instantanée n'impliquant pas d'ultrafiltration lorsque l'un des pistons est en fin de course. Bienentendu, le réglage des débits d'ultrafiltration peut autre commandé aisément par action sur la vitesse des moteurs 31 et 41, ou encore, si on le -désire, par variation de la commande des soupa#pes. Tout autre système équivalent de pompes volumétriques peut être employé pour parvenir à un résultat identique de production de débits d'entrée et de sortie du liquide de dialyse différents d'une valeur prédéterminée : système de pompes péristaltiques par exemple ou encore système de pompes à piston -en mouvement rectiligne alternatif, à cylindrées différentes et à fréquence de déplacement des pistons identiques. Bien entendu, la présente invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits, ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Procédé d'hémodialyse et d'ultrafiltration concomitantes assurant un réglage précis du débit d'ultrafiltration au travers d'une membrane constituant une paroi d'une enceinte isolée de l'extérieur contenant le liquide de dialyse, caractérisé en ce que l'on fait varier le volume de ladite enceinte selon une loi prédéterminée, la variation globale dans le temps dudit volume correspondant au volume d'ultrafiltration requis. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on augmente le volume de ladite enceinte selon une loi prédéterminée, l'augmentation progressive par unité de temps dudit volume correspondant au débit d'ultrafiltration requis. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que, de façon continue, on introduit du liquide de dialyse frais dans l'enceinte et on reJette vers 11 extérieur du liquide de dialyse usagé, les débits d'entrée et de sortie étant sensiblement et de préférence identiques. 4. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que, de façon continue, on introduit du liquide de dialyse frais dans l'enceinte et on rejette vers l'extérieur du liquide de dialyse usagé, les débits d'entrée et de sortie dudit liquide de dialyse étant sensiblement différents le débit de sortie étant fixé à une valeur déterminée supérieure à celle du débit d'entrée. 5e Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'on maintient une pression sensiblement supérieure à la pression atmosphérique et constante dans la partie de l'enceinte extérieure au compartiment de l'hémodialyseur, et en ce qu'on débulle et/ou dégaze éventuellement le liquide de dialyse usagé, 6e Rein artificiel pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications précédentes, du type comprenant un hémodialyseur muni d'une membrane assurant simultanément la dialyse et l'ultrafiltration du sang, une enceinte isolée de l'extérieur contenant le liquide de dialyse et dont une paroi est constituée par ladite membrane, ledit rein artificiel étant caractérisé en ce que ladite enceinte contenant le liquide de dialyse comprend un dispositif pour faire varier le volume de ladite enceinte, associé à des moyens permettant de contrler la variation dans le temps dudit volume selon une loi prédéterminée. 7- Rein artificiel selon la revendication 6, caractérisé en ce que le dispositif précité comprend au moins une portion de paroi de l'enceinte précitée, laquelle portion de paroi est mobile de façon étanche pour faire varier le volume de laditeoeceinte et reliée à un système moteur. 8- Rein artificiel selon la revendication 7, caractérisé en ce que ladite paroi mobile est constituée par un piston susceptible d'être mû en déplacementunRUz3Miom}lprogressif dans une chambre cylindrique au cours d'une séance d'hémodialyse. 9- Rein artificiel selon l'une des revendications 6 à .8, caractérisé en ce que ledit dispositif pour faire varier le volume de l'enceinte est situé en amont de l'hémodialyseur par rapport au sens d'écoulement du liquide de dialyse. 10- Rein artificiel selon l'une des revendications 6 à 9, caractérisé en ce que ladite enceinte isolée de l'extérieur est constituée par un circuit fermé sur lui-m8me. 11- Rein artificiel selon l'une des revendications 6 à 9, caractérisé en ce que ladite enceinte est constituée par un circuit fermé par 2 pompes de préférence volumétriques montées respectivement à l'entrée et à la sortie dudit circuit et délivrant des débits sensiblement identiques, la pompe d'entrée alimentant le circuit en liquide de dialyse frais, et la pompe de sortie refoulant à l'extérieur le liquide usagé. 12- Rein artificiel selon l'une des revendications 6 à 9, caractérisé en ce que ladite enceinte est constituée par un circuit fermé par deux pompes de préférence volumëtriques montées respectivement à l'entrée et à la sortie dudit circuit et délivrant des débits inégaux, la pompe d'entrée alimentant le circuit en liquide de dialyse frais et la pompe de sortie refoulant à l'extérieur avec un débit supérieur au débit de la pompe d'entrée le liquide de dialyse usagé. 13- Rein artificiel selon l'une des revendications il et 12, caractérisé en ce que ledit circuit comprend une canalisation de recyclage du liquide de dialyse usagé vers la portion de circuit en amont de l'hémodialyseur par rapport au sens d'écoulement du liquide de dialyse. 14- Rein artificiel selon la revendication Il ou 13, caractérisé en ce que les pompes d'entrée et de sortie sont constituées par un ensemble de pompage unique comprenant deux cylindres identiques disposés dans le prolongement l'un de l'autre, deux pistons solidaires d'une tige à mouvement alternatif et coulissant respectivement dans lesdits cylindres, les deux chambres définies par un piston étant respectivement de même volume que les deux chambres définies par l'autre piston, deux chambres de volumes différents étant reliées de façon obturable à l'alimentation en liquide frais et à l'entrée du dialyseur et formant ainsi la pompe d'entrée, les deux autres chambres étant reliées de façon obturable à la sortie du dialyseur et à l'évacuation du liquide usé et formant la pompe de sortie, les moyens d'obturation associés à chacune desdits chambres étant asservis à la position de la tige, lesdits moyens étant commandés de telle manière que sur les deux chambres associées pour former une pompe (d'entrée ou de sortie), l'une travaille en refoulement lorsque l'autre travaille en aspiration, et réciproquement. 15- Rein artificiel selon la revendication 14, caractérisé en ce que la pompe d'entrée est formée par les 2 chambres situées entre les pistons. 16- Rein artificiel selon l'une des revendications 12 et 13, caractérisé en ce que les pompes d'entrée et de sortie sont constituées par deux pompes de cylindrées identiques, chaque pompe étant équipée d'un piston à mouvement rectiligne alternatif qui détermine deux chambres, chacune desdites deux chambres étant pourvue d'une canalisation d'alimentation et d'une canalisation d'évacuation obturables du liquide de dialyse et fonctionnant alternativement et en opposition de phase avec l'autre chambre en chambre d'aspiration et chambre de refoulement, la fréquence de déplacement du piston de la pompe de sortie étant fixée à une valeur déterminée supérieure à la fréquence de déplacement du piston de la pompe d'entrée.