La présente invention concerne des appareils et procédés de coulée continue de métaux et permettant notamment de couler des brames relativement larges et épaisses. La tendance actuelle est à l'étude et à la construction de machines 5 pour la coulée continue de métaux et, notamment, d'aciers, permettant de produire des brames de plus en plus grandes. C'est ainsi qu'il existe des machines capables de produire des brames d'environ 2 m x 0,30 m de section, mais des machines encore plus grandes sont actuellement à l'étude. Toutefois, les machines qui, jusqu'à présent, ont été imaginées pour produire des 10 brames ayant de telles dimensions soulèvent des problèmes qui, si on analyse les techniques de construction antérieures, résultent de ce qu'on n'a pas tiré profit de tous les avantages inhérents au{ caractéristiques d'un métal en cours de solidification. Comme il est exposé plus en détail ci-après, un appareil classique 15 pour la coulée continue de métaux et, en particulier, d'aciers, comprend un moule de cuivre tubulaire à refroidissement par eau monté verticalement, ayant une section rectangulaire allongée, au sommet duquel le métal en fusion est introduit de façon à produire une brame continue relativement large et épaisse sortant par son extrémité inférieure et qui est constituée par une 20 coquille extérieure relativement mince de métal solidifié entourant un noyau de métal en fusion. Des jets d'arrosage d'eau de refroidissement sont disposés immédiatement au-dessous du moule, afin d'augmenter l'épaisseur de la coquille solide à mesure qu'elle progresse vers le bas. Immédiatement à la base du moule sont également montés une série de paires de rouleaux 25 espacés formant ce qu'il est convenu d'appeler "un convoyeur à tablier" avec des jets d'arrosage supplémentaires, ces paires de rouleaux s'appliquant contre les grandes faces opposées de la brame pour la guider le long d'un trajet déterminé. Ce trajet peut être vertical, incliné ou en arc, et dans la 30 description qui va suivre,pour plus de simplicité, on considérera un trajet en arc, mais il est bien évident que les mêmes principes restent valables, quelle que soit la forme, de trajet, à la seule condition que le niveau d'entrée du métal fondu dans le moule soit plus élevé que le niveau auquel la pièce en sort. Lorsque le moule est rectiligne, le convoyeur à tablier 35 incurve la pièce moulée selon un trajet qui peut avoir la forme d'un arc de cercle, d'une ellipse, d'une parabole, etc., jusqu'à ce qu'elfe devienne horizontale ou prenne une direction aboutissant à un dispositif de redressement où elle est rendue rectiligne. Lorsque, par contre, le 2 2124216 71 33738 moule est incurvé, le convoyeur prolonge ou maintient la courbure de la pièce jusqu'à ce qu'elle atteigne le point mentionné où elle est redressée par passage dans un dispositif approprié. Etant donné que le moule traditionnellement utilisé pour la 5 coulée continue de métaux a une section rectangulaire, les brames résultantes ont évidemment une section correspondante. Toutefois, à la fois avant et après sortie de la brame du moule, la pression de son noyau en fusion s'exerce sur sa coquille extérieure, suivant une direction dans laquelle cette coquille est reLativement faible par suite de son état plastique et de 10 sa température, ce qui a pour conséquence un bombement de cette coquille, Ce bombement est plus prononcé le long des grandes surfaces de la brame que sur ses tranches, du fait que ces dernières, par suite de leur plus grande surface par unité de volume, refroidissent plus rapidement que lesdites surfaces, de sorte qu'elles s'incurvent vers l'extérieur au lieu 4e rester 15 planes. Cette tendance au bombement s'accentue à mesure que la brame s'éloigne du moule par suite de l'augmentation progressive de la pression exercée par le noyau en fusion contre la coquille extérieure en cours de solidification jusqu'à ce que cette coquille soit devenue assez épaisse pour supporter cette pression, généralement lorsque la brame est complètement 20 solidifiée. Les paires de rouleaux du convoyeur empêchent le bombement de la brame pendant qu'elle passe entre elles, mais ce bombement se produit néanmoins, notamment entre les paires successives de rouleaux, ce qui est nuisible pour plusieurs raisons, notamment dans le cas de l'acier. En 25 effet, le bombement de la brame entre chaque paire de rouleaux tend à produire des criques ou des fissures de la coquille car celle-ci, en particulier lorsqu'il s'agit d'acier, n'a qu'une faible résistance à ce stade. Ceci s'applique aussi au métal situé sous la coquille solidifiée. L'alternance des actions de bombement et de contraction de la brame exige 30 que le dispositif de redressement développe une force d'évacuation plus grande, ce dispositif faisant également fonction de dispositif d'évacuation Cette situation est encore aggravée par le fait que, fréquemment, les rouleaux du convoyeur ne tournent pas, car ils sont faussés . Les rouleaux de grand diamètre s'appliquant contre les grandes surfaces des brames sont l'un 35 des défauts de ces machines classiques. L'impossibilité de les réaliser convenablement en raison des différences de températures élevées entre la partie qui est au contact de la brame chaude et la partie qui n'est pas au contact de cèlle-ci, provoque leur rupture prématurée. 71 33738 2124216 Un autre grave inconvénient est que les rouleaux du convoyeur, couvrant une partie des grandes surfaces de la bande de métal, empêchert: l'application uniforme des jets de refroidissement, réduisant ainsi considar&lement l'efficacité générale du refroidissement. 5 Selon la présente invention, on évite ces inconvénients de la technique antérieure de coulée en continu du métal fondu, tel que l'acier, pour produire une brame continue à larges surfaces, en ce que les larges surfaces opposées de la coquille extérieure de celle-ci sont concaves pour s'opposer au bombement vers l'extérieur sous l'action de la pression du 10 noyau de métal en fusion. La brame ainsi coulée passe entre des paires espacées de rouleaux de guidage qui s'appliquent contre ses bords opposés, et qui sont profilés de façon à supporter la poussée, résultant de la pression interne, sur les parties concaves de la coquille solidifiée. Ceci est l'application du même principe que pour l'étaiement d'une poutre soumise 15 à une charge uniforme. Par la présente invention, l'utilisation de rouleaux de guidage s'appliquant contre les grandes surfaces de la coquille de la brame est complètement évitée et un liquide de refroidissement peut être projeté uniformément sur ces surfaces, permettant ainsi de régler et/ou d'accélérer considérablement la vitesse de solidification du noyau en 20 fusion. Selon l'invention, le métal est maintenu aussi chaud que possible jusqu'au point de redressement, car plus il est chaud, plus il est malléable et se prête facilement à une opération de redressement. La coulée devient ainsi une opération métallurgique soumise à un contrôle constant et 25 uniforme, ce qui n'est pas le cas actuellement. En général, quand on coule une brame dans un moule de section rectangulaire, selon les procédés actuels, les grandes surfaces de cette brame se bombent vers l'extérieur dans le moule, augmentant ainsi la fraction de sortie de la pièce moulée. Par contre, selon l'invention, dans 30 laquelle le moule est conçu pour produire une brame ayant des surfaces concaves, il est bien évident que la pression exercée par les rouleaux de champ contre la brame moulée équilibre la poussée exercée par les parties cintrées de la coquille et résultant du noyau en fusion, le résultat étant que la courbure de ces parties est maintenue et élimine la friction 35 entre la pièce et le moule. Les objets et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple nullement limitatif, en référence aux dessins annexés, sur lesquels : 4 2124216 71 33738 - la figure 1 est une vue en élévation latérale, partiellement en coupe, d'une machine pour la coulée continue conforme à l'invention ; - les figures 2, 3 et 4 sont des coupes transversales, à échelle agrandie, prises respectivement suivant les lignes 2-2, 3-3 et 4-4 de la 5 figure 1 ; - la figure 5 est une coupe analogue à la figure 3, un dispositif réglant automatiquement le débit de l'agent de refroidissement projeté contre la brame en fonction de la dilatation et de la contraction de celle-ci ; - la figure 6 est une vue en élévation montrant les détails de 10 réalisation d'un rouleau de chant adaptable à des brames de différentes épaisseurs ; - la figure 7 est une coupe transversale d'une variante de mise en oeuvre de l'invention dans laquelle les grandes surfaces de brames ont une double courbure, cette vue comportant aussi les rouleaux convoyeurs 15 de brame ; - la figure 8 est une vue schématique indiquant le mode de soutien apporté par les rouleaux de champ de l'invention ; - les figures 9 et 10 sont des coupe transversale et vue en élévation latérale d'un élément compensateur ou brame factice pour l'amorçage d'une 20 opération de coulée conforme à l'invention, respectivement suivant la ligne 9-9 de la figure 10 et la ligne 10-10 de la figure 9 ; - les figures 11 et 12 sont des coupes axiales montrant des moules conformesà l'invention ayant respectivement un passage de coulée en arc et rectiligne ; 25 - la figure 13 est une coupe axiale agrandie du moule et la paire supérieure de rouleaux convoyeurs de la figure 1, cette coupe étant perpendiculaire à celle-ci ; - la figure 14 est une coupe transversale suivant la ligne 14-14 de Ta figure 13 ; 30 - la figure 15 est une coupe perpendiculaire à la figure 1 d'un fragment de brame avec les rouleaux convoyeurs, montrant une autre disposition de ces rouleaux selon laquelle les deux rouleaux de chaque paire sont progressi-tfement écartés l'un de l'autre afin de permettre un élargissement graduel de la brame et .une diminution correspondante de la courbure de 35 ses surfaces concaves ; et - la figure 16 est un graphique montrant cette diminution de courbure des surfaces le long de la brame. 2124216 71 33738 5 En se référant maintenant aux figures 1 à 15j on va décrire en détail un appareil de coulée continue conforme à l'invention. Le moule 50 utilisé est essentiellement tubulaire, comme le montrent les coupes axiales et transversales des figures 1 et 2. L'axe de ce moule tubulaire 50 peut 5 être rectiligne, comme en 51 sur la figure 12, ou bien incurvé comme en 52, figure 11. Le moule est en cuivre ou un métal analogue ayant une bonne conductibilité thermique et une grande résistance à la chaleur et il est logé dans une chemise d'eau 53, à travers laquelle circule un agent de refroidissement, par exemple de l'eau froide, entrant en 54 et ressortant 10 en 55. Gomme le montre la figure 2, la cavité 56 du moule est limitée par des parois latérales relativement larges, s'incuEvant l'une vers l'autre en 57 et 58, et qui sont aplaties aux extrémités, en 59 et 60, et par d'étroites parois d'extrémité parallèles et opposées 61, 62 ayant des coins biseautés 63 et 64. Comme on le voit sur la figure 2, la chemise d'eau 53 15 épouse, de préférence, le contour du moule et est coaxiale à celui-ci, tout en ayant une section plus grande. Dans l'appareil de coulée continue selon l'invention représentée sur la figure 1, le moule 50 est disposé verticalement et est alimenté avec du métal en fusion en 70 à partir d'une source 71, telle qu'un 20 entonnoir de coulée produisant ainsi, à la base du moule, une brame continue 73 comprenant une coquille extérieure solidifiée 74 et un noyau en fusion 75. A sa sortie du moule, la brame passe dans un train de rouleaux comprenant un certain nombre de paires de rouleaux qui s'appliquent seulement contre les tranches de la brame, comme en 7 6, 77, sur la figure 3, ces paires de 25 rouleaux se succédant le long d'un trajet en arc 79, 80, 81, etc., figure 1, pour délivrer finalement la brame à un dispositif de redressement 82 d'où elles gjagpsit un dispositif de coupe 83 qui la débite en tronçons 84 qui sont évacués par des rouleaux 85. Certains rouleaux du transporteur sont entraînés positivement, pour des raisons qui seront expliquées ci-après. 30 En se référant à la figure 3, on voit que les rouleaux de champ 7 6, 77 ont une forme correspondant à celle des côtés étroits 78, 79 de la brame, ayant des rebords d'extrémité 90, 91 dont les faces intérieures présentent des biseaux 92, 93 et sont séparées par une partie centrale cylindrique 94 afin de produire un profil complémentaire de celui de la brame 35 comme indiqué en 95. Les faces biseautées 92, 93 des rouleaux s'appliquent contre les coins biseautées de la coquille de la brame et soutiennent ainsi les extrémités des parois concaves 96, 97 de celle-ci en s'opposant à la tendance au bombement résultant de la pression uniforme exercée contre 2124216 71 33738 celles-ci par la colonne de métal constituant le noyau en fusion 75, comme l'indiquent les flèches opposées 98 qui indiquent ces forces antagonistes. En se référant à la figure 8, on voit que les efforts sont analogues à ceux exercés par une poutre 100 soumise à une charge uniforme 5 par unité de longueur 101 et qui est soutenue aux deux extrémités sur des appuis 102, 103 ayant des faces biseautées 104, 105 afin de s'opposer directement aux poussées 106, 107 s'exerçant sur les extrémités de cette poutre. En se reportant à la figure 3, on voit que les rebords inférieurs 10 110 des rouleaux 76, 77 s'étendent aussi sous lds bords aplatis 111 de la face inférieure de la brame 73, supportant ainsi celle-ci pendant sa descente le long du trajet en arc compris entre le moule et le dispositif de redressement, comme le montre la figure 1. On voit sur les figures 1 et 3 que,du fait qu'aucun rouleau 15 ne s'applique contre les grandes surfaces96, 97 de la brame 73, des tuyères d'arrosage peuvent être montées à des intervalles rapprochés le long de ces faces, de part et d'autre de la brame, comme indiqué en 112 et 113 et suivant sa largeur, comme en 114, 115, figure 5, afin de projeter des jets d'agent de refroidiaiement, par exemple de l'eau froide, sur toute la longueur 20 et largeur de la brame. Il en résulte un refroidissement et une solidification rapides du métal qui permettait,comme on le voit sur la figure 1, d'installer le moule 50 à un niveau beaucoup plus bas et, par conséquent, de raccourcir considérablement le trajet de -la brame entre le moule et le dispositif de redressement 82, comparativement aux machines classiques analogues, ou bien 25 d'obtenir une vitesse de coulée ou une capacité de production plus élevée à longueur égale. On obtient donc ainsi une structure beaucoup plus économique et plus efficace grâce à l'invention. En considérant la figure 5, on voit que la tendance au bombement de la brame 73, dû à la pression du noyau de métal en fusion, est contrôlée de 30 façon réglable par le degré de concavité initialement conféré par le moule aux grandes faces de la pièce et par l'intensité de la pression transversale exercée sur la brame par les rouleaux de chant 76, 77.. De plus, selon une autre particularité de 1'inveition, le débit de l'agent de refroidissement alimentant à partir d'un conduit 116 les becs d'arrosage 117, 118 peut être réglé 35 automatiquement en fonction de la dilatation ou de la aontraction des grandas airfaces 96, 97 de la brame en interposant entre le conduit d'alimenta tion et ces becs des valves 119 dont chacune comporte un bras d'actionnement 121, chargé par un ressort 120, ce bras portant une roulette 122 qui s'applique contre 7 2124216 71 33738 la surface concave 96 de la brame. L'agencement est tel que la tendance au bombement de la brame augmente le débit de l'agent de refroidissement et, partant, l'épaisseur et la rigidité de la coquille de celle-ci. En se référant à la figure 6, x>n voit que pour pouvoir régler 5 axialement les collets d'extrémité des rouleaux de chant, afin de les adapter à des brames plus ou mois épaisses, ces collets 123 sont montés à glissement sur un axe 124 auquel ils peuvent être fixés dans leur position de réglage par des vis 125 s'engageant dans une rainure 126. Jusqu'ici l'invention a été décrite en supposant la production 10 de brames dont les grandes surfaces 96, 97 présentent une seule concavité comme le montre la figure 3. Toutefois, dans le cas de brames extrêmement larges, cette concavité unique peut se révéler trop grande pour donner un produit final satisfaisant. Dans ce cas, les surfaces concaves de la brame peuvent être moulées de façon à présenter deux ou plusieurs 15 concavités contiguSs, comme l'illustre la figure 7, qui est un exemple d'une brame comportant des grandes surfaces opposées présentant respectivement des concavités 140, 141 et 142, 143. Dans cette variante, la poussée qui s'exerce à la jonction 144, 145, entre les deux surfaces concaves adjacentes, est soutenue par des galets à gorge libres 146, 147, montés à rotation 20 dans des supports 148, 149. Dans cette variante à deux concavités, la profondeur de chacune d'elles n'est pas aussi grande, pour une brame ayant une largeur donnée, que dans le cas d'une seule surface concave. De plus, ces deux concavités interromp ent la grande largeur de la brame et créent dans celle-ti trois zones de cristallisation, à savcir ■ ses deux extrémités et au niJieu de sa .largeur. 25 Une pratique analogue est adoptée dans la coulée de grands lingots d'acier, où la surface est souvent subdivisée en un certain nombre de points de cristallisation, produisant ainsi divers points de retrait pour le passage de l'état liquide à l'état solide de l'acier. De plus, l'agencement représenté sur la figure 7 assure un support au centre de la brame, sans avoir 30 recours à des rouleaux de grand diamètre à refroidissement par eau et à de forts paliers à refroidissement par eau pour ceux-ci, avec les complications d'entretien qui en découlent. Le mode de réalisation à plusieurs surfaces concaves de la figure 7 a tous les avantages de celui de la figure 3 en ce qui concerne l'action des surfaces concaves et les possibilités 35 de refroidissement de celles-ci. L'invention prévoit un dispositif de redressement 82 pour la brame, dispositif dont la construction et le mode de fonctionnement sont nouveaux et qui tire profit du fait que les grandes surfaces ne sont pas 71 33738 8 2124216 masquées par des rouleaux transversaux, comme c'est actuellement le cas, et que, par conséquent, il est possible de faire passer la brame vers le dispositif de redressement à une température élevée déterminée, de sorte que la force nécessaire pour redresser celle-ci est, tout au plus, 5 très faible, comparativement à 1a. technique actuelle. Lorsque, dans le procédé classique, la brame arrive au dispositif de redressement avec un noyau liquide, le redressement est permis par la température élevée et la faiblesse de ses surfaces. Toutefois, dans ce cas, on constate un bombement des surfaces de la brame. Comme il a été 10 expliqué ci-dessus, dans la machine classique, du fait du refroidissement restreint (dû à la présente des rouleaux), il n'est pas possible de contrôler la température au dispositif de redressement et il n'est également pas facile d'enlever la brame refroidie. En conséquence, ce dispositf de redressement est conçu pour satisfaire aux exigences suivantes : 15 1. La possibilité de redresser la brame froide, ce qui oblige de placer les rouleaux loin du rouleau d'appui, et de part et d'autre de celui-ci ; et 2. la possibilité pour la brame de descendre vers le dispositif de redressement avec un noyau liquide, par suite duquel elle va se bomber, 20 et, de ce fait, le dispositif exigé de petits rouleaux antibombement placés entre les forts rouleaux de redressement. Avec l'invention, la température de la brame peut être réglée de manière à délivrer celle-ci au dispositif de redressement suffisamment chaude pour qu'elle se redresse d'elle-même et, par suite, de la présence 25 des surfaces concaves, on évite le bombement. Les rouleaux de redressement ne sont placés que contre les tranches de la brame et servent à la fois à transporter celle-ci et à contrôler sa forme. Toutefois si, pour une raison quelconque, la machine venait à s'arrêter et que la brame se solidifie dans celle-ci, elle peut néanmoins être facilement coupée en tronçons et 30 ces tronçons peuvent être aisément enlevés, du fait qu'il n'y a aucun rouleau transversal, comme dans les machines classiques. De plus, dans les machines classiques, les rouleaux de redressement servent non seulement à rectifier la brame, mais aussi à l'évacuer du transporteur à rouleaux s'étendant entre le moule et le dispositif de 35 redressement, dont les rouleaux sont, généralement, des rouleaux libres qui, par suite du bombement de la brame entre les paires de rouleaux adjacents, exigent que la brame soit comprimée ce qui, par ailleurs, exige que les rouleaux de redressement exercent une force considérable sur la brame pour l'extraire du transporteur à rouleaux. 71 33738 2124216 Si cette alternance de bombements et de compressions de la brame, due à l'action du transporteur à rouleaux dans la machine classique ci-dessus, n'existait pas, la brame aurait tendance à glisser vers la bas par gravité. Avec la présente invention , dans laquelle les grandes 5 surfaces de brame présentent une forme concave pour prévenir le bombement et où les seuls rouleaux de chant sont disposés pour la guider, comme représenté sur les figures 1 et 3, le dispositif de redressement est considérablement simplifié du fait qu'aucune force d'extraction appréciable ne lui est demandée. Le résultat est que, selon l'invention, seuls des 10 rouleaux de chgnt sont nécessaires dans le dispositif de redressement pour cette raison et du fait que le ruban de métal est aplati à l'état chaud et avant solidification complète de son noyau, ou bien, dans tous cas, pendant que la brame est encore à une température élevée lui conférant une certaine plasticité. 15 • En se référant aux figures 1 et 4, on voit que le dispositif de redressement 82 de l'invention comprend une série de.paires de rouleaux de chant, supérieurs et inférieurs, désignés par 155, 156 sur la figure 1 et par 157, 158 et 159, 160 sur la figure 4 qui, comme représenté, s'appliquent uniquement contre les bords ou les tranches supérieures 20 et inférieures solidifiées de la brame 73. Comme le montre la figure 4, de chaque côté de la brame, les rouleaux sont entraînés au moyen d'un moteur 161 par l'intermédiaire d'un couple de roues dentées 162, 163 calées sur les arbres 164 et 165. les rouleaux supérieurs 155 pourraient être décalés par rapport aux rouleaux inférieurs 156 afin de redresser la 25 bande de métal par pression. Etant donné que, comme le montre la figure 4, le noyau 75 de la brame n'est pas complètement solidifié, celle-ci est encore suffisamment chaude et plastique pour qu'une très faible force de flexion suffise pour la redresser complètement à plat avant le tronçonnage. De plus, les rouleaux 30 de redressement n'ont besoin que d'exercer une légère tension sur la brame pour l'extraire du transporteur à rouleaux, puisque ses bords sont complètement solidifiés, tandis que ses grandes surfaces concaves ne subissent aucun bombement exigeant la présence de rouleaux d'aplatissement contre celles-ci. 35 Les dispositifs de démarrage utilisés.pour la mise en marche des machines de coulée continue connues sont relativement compliqués. L'une des raisons en est que, du fait que les rouleaux du transporteur-s'appliquent contre les grandes surfaces de la brame coulée, la brame factice utilisée 71 33738 10 2124216 pour la mise en marche doit parcourir tout le transporteur à rouleaux avant de pouvoir être enlevée. Par contre, dans l'invention, on utilise un dispositif de démarrage comprenant une brame factice extrêmement simple, comme le montrent les figures 9 et 10. En se référant à ces figures et à la figure 1, on voit en 170, 171 les rouleaux supérieurs du transporteur 5 de la figure 1 et une brame factice en 172. Celle-ci se compose de deux pièces de fonte creuses 173 et 174 ayant chacune une longueur d'environ 1,50 m et la forme représentée. Ces deux pièces sont reliées par une charnière 175 qui s'étend tout au long de leur face inférieure, comme représenté. La largeur des surfaces supérieures 176, 177 est plus grande que celle des surfaces 10 inférieures correspondantes 178, 179, la différence étant telle que le dispositif presse contre les rebords inférieurs 180, 181 des rouleaux 170, 171 de la manière représentée. En se référant à la figure 10, on voit que les pièces 173, 174 ont, vues de côté, une forme en arc, afin de se conformer au trajet courbe délimité par les rouleaux 79, 80, 81, figure 1, du convoyeur, 15 de sorte que cette brame factice passe entre les paires de rouleaux de celui-ci de la manière indiquée sur la figure 9. En se référant à la figure 10, on voit que les extrémités des pièces 173, 174 se terminent par des prolongements 182 qui, conjointement, ont la forme voulue pour glisser à l'intérieur de l'extrémité inférieure du 20 moule 50, figure 1, et dont les surfaces supérieures et inférieures 183, 184 présentent une forme concave correspondant à celle des parois latérales 57, 58 du moule, figure 2. Pour introduire la brame factice entre les rouleaux supérieurs 170, 171 du transporteur de la figure 1, les pièces 173, 174 comportent des boulons à oeillet 184, 185 dans lesquels s'engagent 25 les crochets d'une grue qui fait pivoter les pièces 173, 174 de façon à les juxtaposer, comme représenté sur la figure 9, puis la brame factice est engagée entre les rouleaux 170, 171, comme représenté. Pour enlever cette brame factice, des boulons à anneau supplémentaires 188, 189 sont prévus; ces rouleaux, lorsque les crochets d'une grue s'y accrochent, 30 permettent de faire pivoter les pièces 173, 174 de façon à les placer dos à dos, en repliant ainsi l'ensemble pour permettre de l'enlever d'entre les rouleaux 170 et 171 du convoyeur. Pour amorcer une opération de coulée continue, on place la brame factice ou pièce de compensation dans la position représentée sur la figure 9, 35 puis on met en marche les rouleaux 170, 171 du transporteur afin d'entraîner l'extrémité de celle-ci dans l'extrémité inférieure du moule où elle est ensuite fixée par des techniques classiques. Ensuite, on commence la coulée du métal, après quoi, la brame factice est progtessivement extraite en faisant tourner les rouleaux 170, 171 du transporteur en sens inverse. 2124216 71 33738 Un certain nombre de rouleaux de chqnt du convoyeur sont entraînés par moteur afin de régler la vitesse de coulée. Dans ce cas, ils agissent comme des freins, car la pièce coulée aurait probablement tendance à glisser du fait de l'absence de la force de freinage due 5 au bombement. Les figures 13 et 14 illustrent une particularité de l'invention, mentionnée plus haut, qui consiste à réduire la friction entre le moule et la brame en appliquant une pression aux bords opposés de la brame quand elle sort du moule. La brame sortant du moule 50 a normalement la 10 forme 200 représentée en traits continus sur la figure 14. En appliquant une pression suffisante aux côtés opposés de la brame à sa sortie du moule, par exemple au moyen des rouleaux 170, 171, on peut conférer à celle-ci la forme indiquée 201 en tirets, où sa largeur a été réduite comme l'indiquent les lignes mixtes 202, 203, tandis que la concavité des 15 surfaces en arc a été augmentée, en 204 et 205, écartant ainsi la pièce des parois du moule en diminuant la force de friction s'opposant à l'extraction de la brame. Les figures 15 et 16 illustrent une autre particularité de l'invention par laquelle la largeur de la brame peut être progressivement 20 augmentée, tandis que la concavité de ses surfaces arquées est réduite en rapport, en augmentant la distance entre les paires de rouleaux du convoyeur. La figure 15 montre un tronçon 215 de la brame. En passant entre les paires de rouleaux 216-225, la distance entre chaque paire est augmentée, comme représenté. En augmentant ainsi l'espacement des 25 rouleaux, la pression du noyau de métal en fusion de la brame élargit progressivement celle-ci, comme représenté, et diminue en rapport le degré de concavité des surfaces courbes 226-230, comme le montre la figure 16 suivant des distances X-l à X-5. De cette manière, des brames ayant différentes largeurs peuvent être produites avec un seul moule tel que le 30 moule 50 de la figure 13. En se référant à la figure 1, l'acier en fusion est verfcé dans le moule 50 à une température d'environ 1500 à 1600°C. La brame 73 qui sort du moule est soumise à un refroidissement contrôlé par des jets de façon qu'au point de tangence avec le dispositif de redressement 82, la brame 35 soit àune température d'environ 1100 à 1150°C et, par conséquent, soit dans un état suffisamment plastique pour n'exiger qu'une force de redressement relativement réduite. 71 33738 12 2124216 REVENDICATIONS 1. Appareil pour la coulée continue de métaux et notamment d'acier, caractérisé en ce qu'il comprend un moule tubulaire comportant des moyens de 5 refroidissement , ledit moule ayant deux parois latérales opposées cambrées vers l'intérieur, l'une vers l'autre, afin de couler un métal en fusion en une brame continue, comprenant une coquille extérieure de métal solidifié enfermant un noyau en fusion, cette coquille ayant deux surfaces concaves disposées à l'opposé. 10 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour monter ledit moule de façon que l'une de ses extrémités soit plus haute que l'autre, et une série de paires de rouleaux espacés et disposés de façon à s'appliquer successivement contre les bords opposés de ladite brame et des moyens pour refroidir les surfaces concaves 15 de cette brame sur toute sa longueur afin de solidifier son noyau sans produire de bombement desdites surfaces concaves. 3. Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que lesdits rouleaux comportent, à leurs extrémités, des rebords adaptés à s'appliquer et à supporter les bords desdites surfaces concaves. 20 4. Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que lesdits rouleaux sont montés pour s'appliquer contre les bords de ladite brame avec une force suffisante pour étayer ladite surface concave afin de l'empêcher de se bomber sous l'action de la pression du métal en fusion du noyau. 5. Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que ledit 25 moule compofte des coins biseautés près des extrémités cambrées desdites parois latérales, ce qui fait que ladite brame présente un biseau correspondant le long de ses bords, lesdits rouleaux comportant des rebords d'extrémité dont les faces intérieures sont chanfreinées afin de s'appliquer contre lesdits bords biseautés de la brame afin de renforcer l'étayage desdites 30 surfaces concaves de ladite brame contre le bombement. 6. Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce que lesdites paires de rouleaux espacés sont placées successivement de manière à cambrer et à guider ladite brame vers et le long d'un trajet horizontal, des moyens étant placés le long de ce trajet pour redresser et aplatir 35 ladite brame. 7. Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que lesdits moyens de redressement et d'aplatissement comprennent une série de rouleaux supérieurs et inférieurs entre lesquels la brame passe, lesdits rouleaux 13 2124216 71 33738 ne s'appliquant que contre les bords supérieurs et inférieurs de cette dernière. 8. Appareil selon la revendication 2 , caractérisé en ce les moyens de refroidissement comprennent une série de tuyères d'arrosage montées pour 5 projeter un liquide de refroidissement sur les surfaces concaves de ladite brame, un conduit d'alimentation pour amener ledit liquide à ces tuyères, un dispositif de vannes interposées entre ledit conduit d'alimentation et lesdites tuyères pour régler la quantité de liquide de refroidissement les alimentant, un bras d'actionnement du dispositif de vannes adapté 10 à s'appliquer contre une surface concave de ladite brame afin de régler la quantité de liquide de refroidissement projetée sur ladite surface en fonction inverse des mouvements vers l'intérieur et vers l'extérieur de cette surface. 9. Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce que les 15 rebords d'extrémité desdits rouleaux sont montés à glissement sur un axe afin de pouvoir être réglés axialement conformément à l'épaisseur du bord de la brame, ces rebords étant pourvus de moyens pour les bloquer dans leur position de réglage sur cet axe. 10. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que chacune 20 desdîtes parois latérales cambrées dudit moule présente un certain nombre de cambrures, les cambrures de l'une des parois latérales étant en regard des cambrures de la paroi latérale opposée afin de produire, à partir du métal en fusion, une brame continue comprenant une coquille extérieure de métal solidifié enfermant un noyau en fusion, cette coquille ayant deux 25 surfaces opposées, présentant un certain nombre de régions transversales concaves, les régions concaves de la première surface étant respectivement opposées aux régions concaves de ladite surface opposée. 11. Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il comprend une série de paires de rouleaux espacés disposés successivement 30 de manière à s'appliquer contre les bords opposés de ladite brame, et une paire de rouleaux supplémentaires placés pour s'appliquer contre les jonctions entre lesdites régions des surfaces concaves opposées de ladite brame. 12. Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comprend un élément de compensation ou brame factice pour amorcer le moulage de ladite 35 brame continue, cette brame factice comprenant deux blocs métalliques allongés approximativement rectangulaires, des charnières reliant lesdits blocs le long de l'un des bords de chacun d'eux de façon qu'ils puissent pivoter entre une position où ils sont dos à dos et une position où ils h 2124216 s'aboutent côte à côte, cette paire de blocs ayant, dans la position juxtaposée, les dimensions voulues pour s'insérer par glissement dans l'extrémité inférieure dudit moule et pour passer entre les rebords desdites paires de rouleaux espacés, lesdits blocs comportant des moyens de levage 5 pour les faires pivoter afin de les placer côté à côté et des moyens de levage supplémentaires pour les faire pivoter sur la position où ils sont dos à dos, ce qui permet respectivement d'installer cette brame entre lesdits rouleaux et de l'en retirer. 13. Appareil selon la revendication 12, caractérisé en ce que des moyens 10 sont prévus pour faire tourner une paire de rouleaux en sens inverse, cette paire de rouleaux étant montée près de la sortie dudit moule afin d'entraîner l'une des extrémités de ladite brame factice de façon à l'introduire et à l'extraire dudit moule. 14. Appareil pour couler des métaux, caractérisé en ce qu'il comprend 15 un moule métallique tubulaire ayant des moyens de refroidissement, ledit moule comportant deux parois latérales cambrées vers l'intérieur, disposées à l'opposé, ces panis étant profilées pour donner au métal en fusion la forme d'une brame continue composée d'un noyau de métal en'fusion enfermé dans une coquille métallique solidifiée ayant deux surfaces concaves disposées 20 à l'opposé et deux bords disposés à l'opposé reliant ces surfaces, ledit moule étant monté verticalement et comportant des moyens pour y introduire un métal en fusion et pour en évacuer ladite brame, urpsérie de rouleaux de chant montés, à une certaine distance, les uns des autres, le long d'un trajet déterminé, les rouleaux de chaque paire étant placés pour recevoir 25 et s'appliquer contre les bords opposés de ladite brame, afin d'entraîner celle-ci le long dudit trajet déterminé et pour étayer, par compression, cette brame contre le bombement desdites surfaces concaves sous la pression dudit métal en fusion, et des moyens disposés le long dudit trajet pour arroser les surfaces concaves de ladite brame avec un liquide de refroidis-30 sement. 15. Appareil selon la revendication 14, caractérisé en ce que les parois latérales dudit moule tubulaire qui s'étendent entre lesdites parois latérales cambrées comportent des parties contiguës qui sont disposées perpendiculairement aux extrémités desdites parois, afin de produire dans 35 la coquille solidifiée de ladite brame, des bords qui sont respectivement perpendiculaires aux extrémités desdites surfaces concaves, lesdits rouleaux de chgnt comportant des rebords ayant des surfaces chanfreinées adaptées à s'appliquer contre les bords de ladite coquille, ce qui fait que les 71 33738 2124216 parties concaves de cette coquille sont étayées le mieux possible contre le bombement par la pression uniforme dudit métal en fusion. 16. Appareil selon la revendication 15, caractérisé en ce que lesdits rouleaux ont un rayon suffisant pour s'étendre sous les bords des surfaces concaves de ladite coquille et pour les supporter. 17. Moule pour la coulée continue d'un métal en fusion,caractérisé en ce qu'il comprend un élément tubulaire en métal réfractaire ayant une conductibilité thermique élevée, ledit moule ayant deux parois latérales opposées cambrées vers l'intérieur, l'une vers l'autre, dans le sens transversal, et deux parois d'extrémité opposées s'étendant entre les extrémités opposées desdites parois latérales. 18. Moule selon la revendication 17, caractérisé en ce que lesdites parois d'extrémité sont respectivement biseautées à leurs jonctions avec lesdites parois cambrées et sont disposées suivant un angle pratiquement perpendiculaire aux extrémités desdites parois arquées. 19.- Moule selon la revendication 18, caractérisé en ce que les bords desdites surfaces cambrées sont sensiblement parallèles en direction transversale audit moule. 20. Moule selon la revendication 17, caractérisé en ce que le passage tubulaire de celui-ci a un contour cambré. 21. Moule selon la revendication 17, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de refroidissement comprenant une enveloppe tubulaire ayant sensiblement le même contour transversal que ledit moule, suivant sa longueur, mais ayant des dimensions transversales plus grandes, des moyens pour monter ledit moule coaxialement dans ladite enveloppe et des moyens pour faire circuler un liquide de refroidissement dans l'espace compris entre ledit moule et ladite enveloppe tubulaire. 22. Moule selon la revendication 17, caractérisé en ce que chacune desdites parois latérales cambrées comprend un certain nombre de parties cambrées contiguSs. 23. Moule selon la revendication 22, caractérisé en ce que les parties cambrées de l'une desdites parois latérales sont respectivement en regard des parties cambrées de la paroi latérale opposée. 24. Moule pour la coulée continue qui comprend un élément métallique tubulaire ayant deux parois latérales opposées dont l'une est pratiquement plane et dont l'autre s'incurve vexs l'intérieur. 25. Elément compensateur ou brame factice destiné à amorcer un processus de coulée continue au moyen d'un moule tubulaire et caractérisé en ce qu'il comprend deux blocs métalliques rectangulaires allongés, des i6 2124216 71 33738 moyens pour articuler ces blocs le long de l'un des bords de chacun d'eux de façon qu'ils puissent tourner entre une position dans laquelle ils sont dos à dos et une position dans laquelle ils sont côté à côté, lesdits blocs dans cette position côte à côte étant dimensionnés à 5 l'une de leurs extrémités de façon à pouvoir glisser à l'intérieur dudit moule, lesdits blocs étant pourvus de moyens pour les lever afin de les placer côte à côte et avec d'autres moyens pour les lever afin de les placer dos à dos. 26. Procédé pour couler en continu une brame dans un moule métallique 10 tubulaire refroidi ayant deux parois latérales opposées s'incurvant intérieurement l'une vers l'autre, caractérisé en ce qu'on comprime les bords de cette bfame, sous ledit moule, afin de réduire sa largeur au-dessous de celle dudit moule et pour augmenter la concavité desdites surfaces de ladite brame produite par ledit moule, diminuant ainsi la 15 force nécessaire pour surmonter la résistance de friction s'opposant à l'extraction de ladite brame dudit moule. 27. Procédé de coulée continue d'un métal, caractérisé en ce qu'il consiste à transformer ledit métal en fusion en une brame continue comprenant une mince coquille de métal solidifié et un noyau de métal en 20 fusion, ladite coquille présentant, dans le sens de sa largeur, des surfaces concaves opposées, à soumettre ladite coquille, à sa sortie du moule, à une pression de retenue appliquée entre ses bords opposés afin de pnS/enir un bombement central de celle-ci sous l'action de la pression dudit noyau de métal en fusion, tout en refroidissant cette brame sur toute la 25 longueur et la largeur desdites surfaces concaves, jusqu'à ce qu'elle soit solidifiée, et en l'entraînant, en même ternes, dans une direction donnée. 28. Procédé selon la revendication 27, caractérisé en ce que ladite brame est coulée avec des bords contigus auxdites surfaces concaves qui sont biseautés et on applique une partie au moins de ladite pression de 30 retenue suivant une direction sensiblement perpendiculaire auxdits bords biseautés afin d'étayer lesdites surfaces concaves contre le bombement dû à la pression du noyau de métal en fusion et pour contrôler le degré de concavité desdites surfaces. 29. Procédé selon la revendication 28, caractérisé en ce qu'on forme 35 ladite coquille de façon que ses surfaces concaves présentent des bords profilés pour soutenir la poussée de ces surfaces, lesdits bords étant perpendiculaires à un axe transversal passant par la brame et étant supportés par une pression de retenue de rouleaux. 71 33738 17 2124216 30. Procédé selon la revaidtcation 27, caractérisé en ce que ladite pression est, en outre, appliquée, pour cambrer ladite brame continue, tangentiellement à une direction de translation, contrôlant ainsi le refroidissement de cette brame à ce point de tangence, ladite brame 5 étant dans un état relativement plastique et chaud, ce qui facilite le redressement de cette brame pendant qu'elle se déplace du point d'arrivée du métal liquide dans le moule à son point d'évacuation final» 31. Procédé selon la revendication 30, caractérisé en ce qu'on redresse ladite brame par une pression appliquée au moyen de rouleaux entre 10 les bords supérieurs et inférieurs de celle-ci pendant sa translation continue vers cette position d'évacuation. 32. Procédé selon la revendication 27, caractérisé en ce qu'on coule le métal en fusion en une brame continue de manière à conférer à la coquille solidifiée, qui se forme d'abord, un certain nombre de surfaces concaves au 15 moyen d'un moule dont les parois opposées présentent une forme correspondante, et on soumet ladite coquille à une pression de retenue appliquée verticalement aux jonctions entre lesdites surfaces concaves, sur chaque face de ladite coquille, en plus de la pression appliquée entre les bords opposés de cette coquille pour maintenir les surfaces concaves précédemment formées. 20 33. Procédé selon la revendication 27, caractérisé en ce qu'on augmente, transversalement à ladite brame, la distance des points d'application jde ladite pression de chant, afin de permettre à la pression du métal en fusion du noyau d'élargir cette brame et de réduire le degré de concavité de ses surfe ces. 25 34. Procédé selon la revendication 33, caractérisé en ce qu'on produit des brames ayant différentes largeurs à partir d'une brame coulée ayant une largeur initiale constante. 35. Procédé selon la revendication 33, caractéri^ en ce que la distance entre les surfaces concaves, à leurs points miliéu, est ainsi augmentée permet- 30 tant au métal liquide de s'écouler dans l'intervalle créé par cette augmentation de distance et, ainsi, évitant qu'il se produise au centre de la brame des défauts causés par un refroidissement trop concentré. 36. Procédé selon la revendication 30, caractérisé en ce qu'on coule le métal à une température comprise entre environ 1500 et lôOO^C et on 35 refrcidit la brame à une vitesse telle qu'audit point de tangence, sa température est d'environ 1100 à 1200°C. 37. Procédé de coulée continue d'un métal en fusion en une brame ayant une surface extérieure solidifiée et un noyau intérieur en fusion, caractérisé en ce qu'on donne aux surfaces transversales de la brame une forme concave. 71 33738 is 2124216 38. Procédé selon la revendication 37, caractérisé en ce que ladite forme concave est produite par moulage à la coulée, avec refroidissement, du métal en fusion. 39. Procédé selon la revendication 38, caractérisé en ce qu'on comprime 5 transversalement la brame ainsi coulée pour la supporter et pour maintenir la forme concave à 1'encontre de la pression du métal intérieur en fusion. 40. Procédé selon la revendiation 39, caractérisé en ce qu'on coule en continu les surfaces concaves de ladite brame et on les asperge avec un agent de refroidissement afin de les solidifier progressivement de 10 part en part. 41. Brame métallique coulée, caractérisée en ce qu'elle comprend une coquille extérieure de métal solidifié entourant un noyau de métal en fusion, les grandes surfaces de cette brame ayant un contour concave suffisamment accentué pour prévenir son bombement sous l'action de la pression du métal 15 en fusion dudit noyau. 42. Brame coulée en acier, caractérisée en ce qu'elle comprend une coquille extérieure d'acier solidifié enfermant un noyau d'acier en fusion, les grandes surfaces de cette brame ayant un profil concave suffisamment accentué pour prévenir le bombement sous l'action de la pression dudit noyau 20 de métal en fusion. 43. Brame en métal coulé, caractérisée en ce que l'une, au moins, de ses surfaces opposées présente une concavité transversale. 44. Brame métallique coulée, caractérisée en ce que ses surfaces opposées présentent transversalement une forme concave.