La présente invention se rapporte d'une manière générale à une machine pour fretter automatiquement une pièce allongée. Elle concerne plus particulièrement une machine automatique pour le frettage des traverses de chemin de fer ou analogue permettant le frettage de chaque extrémité des traverses sans intervention manuelle. On connaît déjà des machines destinées au frettage de traverses de chemin de fer telles que celle décrite par exemple dans le brevet français N I 125 533 appartenant à la Société Nationale des Chemins de Fer Français et à Monsieur Durrenberger dans lequel, sont prévus notamment des moyens de maintien et de pression d'une extrémité de la traverse, et des moyens de cerclage et de serrage dtune frette au moyen d'une chaste, autour des extrémités de la traverse. Cette machine est très simple et permet de presser convenablement une extrémité de la traverse et de serrer la frette préalablement formée sur cette dernière. Par contre, cette machine impose un très grand nombre d'interventions manuelles qui ne permettent pas d'avoir un rendement excellent. En effet, différentes opérations manuelles sont nécessaires pour réaliser un cycle complet de frettage d'une extrémité d'une traverse. Les différentes étapes sont : couper une pièce de feuillard suivant une longueur prédéterminée, former manuellement la frette autour de la traverse, mettre en place manuellement la frette entre la traverse et la chaine de la machine, et une fois le serrage de la traverse et de la frette réalisé dans la machine, souder manuellement par exemple à l'arc les deux extrémités libres en recouvrement de la frette. On connait d'autre part des machines manuelles portatives qui assurent le cerclage ou le frettage de pièces de bois, notamment de traverses de chemin de fer dans lesquelles la tension de la frette sert en meme temps à comprimer l'extrémité de la traverse. Ces machines, outre leur faible rendement ne permettent pas un serrage suffisant de la traverse. Ces différentes machines présentent un certain nombre d'inconvénients. En effet, Si leur capacité de frettage est relativement bonne dans le cas de la machine Durrenberger, le rendement de telles machines est très bas, et la mise en oeuvre de la rdalieat-i6n d1une frette en utilisant de telles machines nécessite un grd nombre d'opérations manuelles. Par ailleurs, la répétition des interventions manuelles sur ce genre de machine augmente considérablement les courts de production de frettage des traverses de chemin de fer. On connaît dgehlement une machine de frettage automatique utilisant celle matériau de frettage du fil rond, mais celle-ci présente l'inconvénient de ne pas permettre un serrage aussi puissant qu'avec l'utilisation de feuillard plat. La présente invention a denc pour but de pallier les inconvénients précités en proposant une machine à fretter automatique utilisant du feuillard comme frette , particu lièrent performante en ce qu'elle permet d'obtenir une cadence de production de frettage très supérieure à ce qu'il est connu de réaliser actuellement tout en étant plus puissante, plus rapide et plus précise, et en fonctisnnant sous la supervision d'un seul opérateur. A cet effet, l'invention a pour objet une machine pour fretter automatiquement une pièce de bois telle que par exemple une poutre, une traverse de chemin de fer, ou analogue, du type comprenant essentiellement un banc à rouleaux motorisés, permettant la déplacement longitudinal de la poutre, des moyens de maintien et de compression des extrémités de ladite poutre, et des moyens de cerclage et de serrage de la frette au moyen d'une chaîne, autour des extrémités de la poutre, caractérisée en ce qu'elle coaprend des moyens de mise à longueur automatique sous la poutre d'un feuillard dressé, ainsi que des moyens de positionnement et de formage automatique de ce feuillard pour réaliser une frette autour des extrémités de la poutre. Selon une autre caractéristique de l'invention, les moyens précités de positionnement et de formage automatique de la frette sont essentiellement constitués par deux bras articulés et coudés suceptibles de pivoter autour d'un axe verticalement déplaçable. On comprend donc que la nouveauté et ltoriginalité de la machine automatique pour le frettage de pièces de bois résident essentiellement dans la prévision de deux bras articulés qui pressent constamment le feuillard le long des surfaces de la poutre, de façon à ce que celui-ci épouse parfaitement la forme de la poutre, et ceci d'une façon entièrement automatique. Selon une autre caracteristique de l'invention, le pivotement et le déplacement vertical de chaque bras coudé précité est commandé par deux vérins dont la tige est articulée sur ledit bras, et dont le corps de l'un des vérins précités est articulé sur le bUti de la machine, tandis que le corps de l'autre vérin est articulé sur un support mobile commandé par le vérin cité en premier lieu, lequel support est solidaire du bras coudé précité. Suivant encore une autre caractéristique de l'invention, l'extrémité libre de chaque bras coudé précité comprend un galet ou analogue dont la périphérie comporte une gorge ainsi dimensionnée qu'elle reçoit et guide la channe et le feuillard précités. Suivant encore une autre caractéristiqRe, la profondeur de la gorge précitée est sensiblement égale à l'épaisseur de la channe et du feuillard précités. En vue d'obtenir un meilleur guidage de la frette, l'extrémité libre précitée des bras coudés forme une chape dont les surfaces internes sont munies d'une surépaisseur pour délimiter un intervalle correspondant sensiblement à la largeur du feuillard précité. Pour permettre l'application sans Jour du feuillard contre la surface périphérique de la poutre, la chape précitée à l'extrémité de chaque bras coudé précité comporte une extrémité arrondie permettant à la périphérie externe du galet précité de venir en contact direct avec la poutre pour y appliquer tout en le guidant le feuillard précité. Suivant encore une autre caractéristique de l'invention, à chaque bras coudé précité est associée une channe dont une extrémité est fixée à la partie inférieure du bSti de la machine, et dont l'autre extrémité est fixée à la partie supérieure du b & i de la machine, au voisinage immédiat du dessous de la poutre précitée. On ajoutera encore que, SUi-faDt ltinvention, un vérin est prévu pour soumettre chaque chaste à une tension de valeur constante entre les deux extrémités précitées. L'invention vise également des moyens de mise à longueur automatique du feuillard précité, constitués par un poste de cisaillement situé en amont de la poutre par rapport au sens d'avancement du feuillard, lequel poste de cisaillement est mobile en translation suivant la direction du feuillard et coopère avec un commutateur de fin de course. Une telle machine présente de nombreux avantages tels que notamment - l'absence totale dtinterventions manuelles pendant toute l'opération de frettage de la traverse, - la rapidité d'exécution du frettage, et - la précision du frettage indépendante d'actions manuelles. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparattront mieux dans la description détaillée qui suit et qui se réfère aux dessins annexés donnés uniquement à titre d'exemple, et dans lesquels - la figure 1 est une vue schématique de dessus représentant l'installation de frettage dans son ensemble selon l'invention, - la figure 2 est une coupe partielle transversale de la machine à fretter automatique proprement dite selon l'invention, - la figure 3 est une coupe partielle longitudinale de la machine à fretter proprement dite selon l'invention0 - les figures 4, 5, 6 et 7 représentent les différentes phases du formage d'une frette autour d'une extrémité d'une poutre, selon l'invention, - la figure 5 représente en vue éclatée la position des supports des bras coudés pendant une phase de formage de la frette, selon l'invention, - la figure 8 représente la coupe partielle de l'extrémité d'un bras coudé selon l'invention. Suivant un exemple de réalisation, et en se rapportant plus particulièrement à la figure 1, une installation de frettage conforme à l'invention comprend - un système 7 d'alimentation des traverses par convoyeur - la machine 2 à fretter automatique proprement dite, - un système d'évacuation 3 des traverses frettées par convoyeur - un dérouleur 4 de bobines de feuillard, - un ensemble redresseur 5 pour dresser le feuillard à galets motorisés. A-Système d'alimentation 1 des traverses 6 nar convoyeur. Le système d'alimentation 1 des traverses par convoyeur comprend un convoyeur 10 sur lequel les traverses 6a, 6b sont déposées. Le système d'alimentation 1 de traverse comprend un basculeur 12 commandé par un moteur 13. Ce basculeur 12 a pour but de prendre la traverse 6c pour la retourner et la poser sur le banc à rouleaux motorisés 14, de façon à ce que la face plane d'appui de chaque traverse6 soit dirigée vers le haut. Cela permet d'avoir une surface d'appui plane lors du soudage des deux extré",ités de la frette dans la machine à frette 2 proprement dite. Le banc à rouleaux 14 est partiellement représenté, et comporte des rouleaux motorisés, entraînés par un moteur (non représenté). Machine à fretter automatique 2 La machine à fretter 2 comprend essentiellement un btti 15 représenté schématiquement. Ce bUti rigide est en mécanosoudure et supporte les vérins 16 et 17 de compression latérale de 1a traverse 6 et leurs butées respectives 18 et 19, les verSnE d compression verticale 20 et 21, les butée3 escamotables 22 et 23 (seule la butée 23 est visible sur la figure 1), le poste de cisaillage 24, le poste de soudage 25, un système de guidage 26 du feuillard 309 et le commutateur de fin de course 31. Le bâti comprend en outre le système à chaîne pour l'application du feuillard de frettage autour de la traverse qui n'est pas représenté sur cette figure. C-Système d'évacuation 3 des traverses frettées Le système d'évacuation 3 des traverses frettées 6 comprend un convoyeur à rouleaux notoriss 36 comprenant des rouleaux 37 entraînés an rotation par un groupe motoréducteur 38. Les convoyeurs d'entrée 14 et de sortie 36 sont commandés séparément. Le système d1évacuation 3 des traverses frettées comprend en outre un convoyeur 32, avec un basculeur 34 commandé par un motoréducteur 35. Ce basculeur 34 a pour out de remettre la traverse 6 dans sa position normale, avec sa face d'appui en-dessous, par rotation de 180. E-Dérouleur de feuillard 4 Le dérouleur de feuillard 4 comprend un dérouleurdouble permettant de recevoir deux bobines 40 à la fois. F. Ensemble redresseur 5 du feuillard L'ensemble redresseur du feuillard 5 comprend un certain nombre de galets 41 permettant d'obtenir à la sortie du redresseur 5 un feuillard parfaitement plan. Le feuillard 30 est entrainé en translation par deux galets presseurs 42. La figure 2 illustre le système à chaine pour l'application du feuillard de frettage autour de la poutre. le btti 15 supporte l'ensemble des éléments de positionnement et de serrage de la traverse, tel que le vérin 16 de compression latérale de la poutre 6, dont le corps 50 est articulé sur un support 51 par l'intermédiaire d'un axe 52, et dont la tige 53 est guidée en translation par le guide support 54, la tige ayant à son extrémité un patin 55 d'appui contre l'extrémité de la poutre 6. Le bati supporte également la potence de soudage 25 exécutant le soudage électrique de la frette en deux points par fil fusible , et comprenant deux électrodes 56 et 57 de soudage montées c8te à côte sur un support commun 58 mobile en translation le long du bati 15, par l'intermédiaire d'un vérin 60 dont le corps 61 est fixé à la partie inférieure du bSti 15, et dont la tige 62 est fixée au support de soudage 58 par l'intermédiaire d'un axe 63. En outre, une pièce d'appui 59 disposée à proximité des électrodes de soudage 56 et 57 permet d'éviter que les électrodes 56 et 57 viennent en appui sur la frette lors du soudage. Le bâti supporte également le poste de cisaillage 24 qui comprend une cisaille 65 d'un type connu en soi. Le poste de cisaillage 24 est solidaire d'un support 66 coulissant dans un dispositif de guidage en translation 67 directement fixé sur le bâti 15. Le système de guidage 26 du feuillard 30 est lui aussi solidaire du support 66 coulissant dans le système de guidage 67. Le mouvement du poste de cisaillage 24 est commandé par un vérin 70 dont le corps 71 est solidaire du bSti 15, et dont la tige 72 est fixée au support 66 par un axe 73. Les vérins 8Q et 81 ont leur corps respectivement fixé au bssti 15 par l'intermédiaire d'axes 82 et 83. La tige de chacun de ces vérins 80 et 81 est reliée respectivement à des axes 84 et 85 solidaires de supports respectivement 86 et 87 mobiles en translation verticale le long de guides 88, 89, 90. Autour des axes 84 et 85 peuvent pivoter des bras coudés 100 et 101 . La rotation des bras 100 et 101 est commandée par les vérins respectivement 102 et 103 dont le corps est fixé respectivement au support 86 par l'intermédiaire d'un axe 104, et au support 87 par l'intermédiaire d'un axe 105. La tige du vérin 102 est fixée d'une manière pivotante sur 1 1axe 106 du bras coudé 100. La tige du vérin 103 est fixée d'une manière pivotante sur l'axe 107 du bras coudé 101. L'extrémité libre du bras coudé 100 comprend un galet à gorge 110, et l'extrémité libre du bras coudé 101 comprend un galet à gorge 111. D'autre part, un galet 112 est monté sur le bras 100 pour servir de renvoi de la channe 120 dans certaines positions. Identiquement il est monté un galet 113 dans le bras 101. La channe 120 est fixée à la partie supérieure du bati 15 sous la poutre sur l'axe 122. La chaine passe successivement sur le galet 110 situé à l'extrémité libre du bras coudé 100, elle est guidée par le galet 123 solidaire du b ti 15. puis elle est renvoyée vers le haut par un galet de renvoi 124 fixe par rapport au b ti 15. La channe 120 est renvoyée vers la partie inférieure du bUti 15 où elle est fixée en un point 125 par l'intermédiaire d'un galet de renvoi 126. Ce galet 126 est mobile en translation suivant l'axe 127, par l'intermédiaire d'un vérin 128 dont le corps 129 est fixe par rapport au bâti 15, et dont la tige 130 supporte le galet 126. Le vérin 128 permet de maintenir constante la valeur de la tension de la channe 120. La channe 121 est fixée à la partie supérieure du bti 15 en un point 131 et passe successivement par les galets 111 solidaires de l'extrémité recourbée du bras 101, le galet 132 solidaire du bAti 15, le galet de renvoi 133 solidaire du bâti 15, et le galet de renvoi 134 solidaire du vérin 135 , et est finalement fixée à la partie inférieure du bti 15 en un point 136. Le vérin 135 a son corps 137 fixe par rapport au bbti 15 et porte à l'extrémité de sa tige 138 le galet 134 qui est donc mobile en translation suivant l'axe 139. Le vérin 135 permet de maintenir constante la valeur de la tension de la channe 121. La figure 2 montre également une partie de l'ensemble redresseur 5, qui comprend des galets 41 pour le dressage du feuillard 30, et deux galets 42 qui permettent l'entratnement du feuillard 30. On voit qutil est nécessaire que la sortie 140 de l'ensemble redresseur, le dispositif de guidage 26, l'extrémité du bras 100 et 101, soient parfaitement alignés de façon à ce que le feuillard puisse avancer jusqu'au commutateur de fin de course 31 sans rencontrer la moindre résistance, tout en étant parfaitement guidé latéralement. La figure 3 représente la poutre 6 suivant son axe longitudinal en position de frettage. L'extrémité à fretter de la poutre 6 est appuyée contre la partie active de la butée 23. La butée 23 coulisse verticalement à l'intérieur de guides 145, le mouvement de translation est assuré par un vérin 146 dont le corps est fixé à une traverse 147 solidaire du bâti 15, et dont l'extrémité de la tige 148 est fixée à la partie inférieure de la butée 23, En position de repos; les butées de positionnement d'extrémité 23 et 22 sont rentrees à l'intérieur du bati 15 et sont dans la position illustrée par la butée 22 dont le vérin 150 de commande de mouvement vertical en translation suivant les guides 151 est en position de repos.La tige 152 du venin 150 solidalre de la partie inférieure de la butée 22 s rentrée à l'intérieur du vérin 15Q dont le corps est fixé à la traverse 153 solidaire du bAti 15. L'extrémité de la poutre 6 est compressée verticalement par 7e 'rrin de compression 2Q qui actionne un bras de levier 155 à l'extrémité duquel se trouve une plaque appui 156 compressant la traverse 6. La réaction à l'effort vertical appliqué par le vérin 20 sur la traverse 6 se fait sur une table de réaction d'appui 157 dans laquelle il est prévu une rainure 158 à l'intérieur de laquelle passent les channes 120 et 121 ainsi que le feuillard 30. Cette table 157 est solidaire du bSti 15. e vérin de compression verticale 21 est repré- senté en position de repos. Le bras de levier 159 est relevé de telle manière que la butée d'appui 160 se trouvant à son extrémité ne puisse venir en contact avec la poutre 6. La poutre 6 est comprimée latéralement par ltintermédiaire du vérin 16 dont on voit le patin d'appui 55 , le patin d'appui 162 du vérin 17 de compression latérale est en position de repos. Les rouleaux 163 et 164 de la table d'appui 157 sont montés sur des ressorts 165 et 166 respectivement de façon à ce que la génératrice supérieure de chacun de ces rouleaux supportant uniquement la charge de la poutre 6 soit à un niveau supérieur à la surface d'appui de la table 157. Cela permet un meilleur passage de la poutre sur la table 157. Après la phase de mise en place du feuillard 30, ainsi que de la compression de l'extrémité de la poutre 6 représentée sur la figure 2, les bras 100 et 101 sont déplacés verticalement comme le montre la figure 4. La figure 5 représente l'étape suivante dans le formage de la frette 170. Sur cette figure, il est représenté partiellement l'ensemble des équipages mobiles et des guides servant à la translation et la rotation des bras coudés 700 et 101. Le support 87 coulisse verticalement dans des guides 89 et 90, et est mis en mouvement par l'action du vérin 81 dont le corps est solidaire du bâti 15, et dont ltextrémité de la tige est fixée sur l'axe 85. Le vérin 103 (non représenté sur la figure 5) dont le corps est fixé sur l'axe 105, et dont l'extrémité de la tige est fixée sur l'axe 107, permet de faire pivoter le bras 101 autour de l'axe 85. De même, le bras 100 pivote autour de l'axe 84, lequel axe est mobile en translation verticalement par l'intermédiaire du vérin 80. Le bras 100 peut pivoter autour de l'axe 84 par l'action du vérin 102 dont le corps est fixé sur le support 86, et dont l'extrémité de la tige est fixée sur l'axe 106 solidaire du bras 100. La figure 6 représente la phase qui suit l'étape représentée à la figure 5. La figure 7 représente la phase de soudage de la frette 170 dont les deux extrémités 170a et 170b sont en recouvrement l'une de l'autre. La butée 59 plaque les deux extrémités l'une contre l'autre, tandis que les deux électrodes 56 et 57 soudent électriquement la frette en deux points par fil fusible. Le poste de soudage est d'un type connu en soi qui peut comprendre un transformateur de soudage, deux dévidoirs de fils d'électrode, une alimentation en gaz neutre de protection, avec un système de refroidissement des soudures (non représenté sur les figures). La figure 8 représente une coupe de l'extrémité libre des bras 100 et 101. La figure 8 représente plus particulièrement ltextrémitd libre du bras 100 dans laquelle, le galet 110 est mobile en rotation autour de l'axe 180 supporté par des paliers à roulement j81 et 182, dans des cages 173 et 174 respectivement selon un montage connu. Le galet 110 comprend à sa périphérie une gorge 175 dont la largeur est égale à la largeur du feuillard 30, et dont la profondeur est égale à l'dpaisseur de la channe 120 et du feuillard 30. L'extrémité libre des bras coudés 100 et 101 forme une chape dont les surfaces internes sont munies d'une surépaisseur 176 et 177 pour délimiter un intervalle correspondant sensiblement à la largeur du feuillard 30. Le fonctionnement de la machine est le suivant. Les poutres ou traverses de chemin de fer, 6a, 6b et 6c sont déposées sur le convoyeur 10 de la rampe d'aWmenbflion d' entrée de la machine de telle manière que la surface la plus plane (en général la face d'appui pour les traverses de chemin de fer) repose directement sur un convoyeur 10 . Un système basculeur 12 permet de prendre la poutre 6c, et de remettre cette poutre sur le convoyeur à rouleaux 14 en lui faisant faire une rotation de 1800. La poutre avance ensuite sur le convoyeur 14 par l'intermédiaire des rouleaux motorisés (non montrés sur la figure 1) l'extrémité de la poutre 6 arrive en butée sur la butée centrale 22. Dans le cas du frettage de la seconde extrémité de la poutre, l'extrémité de celle-ci vient en butée sur la butée de positionnement d'extrémité 23 , (représenté sur la figure 1). Pour le frettage de la première extrémité, le vérin 17 est actionné de façon à ce que l'extrémité de sa tige 162 compresse l'extrémité de la poutre 6 contre la butée d'appui 19. De même, la poutre 6 est compressée verticalement par la butée 160 située à l'extrémité du bras de levier 159 par l'intermédiaire du vérin 21. Sur les figures 1, 2 et 3 on a représenté le frettage de la seconde extrémité de la poutre 6. Cette seconde extrémité est donc compressée latéralement entre la butée 55 du vérin 16 et la butée d'appui 18, et compressée verticalement par la butée 156 du bras de levier 155, actionné par le vérin 20. Pendant cette phase de compression, le feuillard 30 est déroulé et redressé dans ensemble redresseur 5; et est guidé latéralement par le dispositif de guidage 26, et entre les surfaces internes de chacune des chapes des bras 100 et 101. Le feuillard 30 passe en parfait alignement entre la surface- inférieure de la poutre 6 et les dispositifs de fixation 122 et 131 de la chaste 100 et 121. Le feuillard continue à glisser Jusqu'au commuta- teur de fin de course 31 qui arrate la rotation des galets d'entraInement 42 de l'ensemble redresseur 5, arrentant ainsi l'avance du feuillard 30. Suivant la dimension de la poutre 6, et suivant la position relative du commutateur fin de course 31, le feuillard est sectionné par le poste de cisaillage 24 de telle manière que la longueur de la frette 170 ainsi coupée soit égale au périmètre de la poutre plus une partie permettant le recouvrement des deux extrémités de la frette 170 nécessaire au soudage par deux points de fusion. La longueur de la frette 170 est ajustée en réglant d'une part le commutateur de fin de course 31, et en déplaçant en translation le poste de cisaillage 24 dont le support 66 coulisse dans un système de guidage 67 par l'intermédiaire d'un vérin 70. Dans leur position de repos, les bras 100 et 101 servent uniquement de guide latéral au feuillard 30. Une fois le feuillard 30 cisaillé par le poste de cisaillage 24, les deux bras 100 et 101 sont déplacés verticalement par l'intermédiaire des vérins 89 et 81. Les chaises 120 et 121 appliquent la frette 170 sur la face inférieure de la poutre 6, et forment les angles inférieurs de la poutre 6. Par réaction élastique, les deux extrémités de la frette 170 sont en appui contre la chape et contre les galets 910 et 111 dont la partie péri sphérique à gorge 175 continue à guider latéralement la frette 170. (figure 4). A la suite de cette preière phase, les bras 100 et 101 pivotent autour des axes 84 et 85 par action des vérins 102 et 103 sur les axes 106 et 107, de façon à ce que les galets 110 et 111 viennent en contact avec les faces latérales de la poutre 6. Ainsi, la frette 170 entoure les trois parois de la poutre 6. A la suite de cette étape, le bras 100 reste dans une positron illustrée à la figure 5 de telle manière que le galet 110 appuie la frette 170 sur la face latérale de la poutre 6 , tandis que le bras 101 est animé d'un mouvement de translation verticale par l'inter- médiaire de son axe 85. Une fois arrivé à l'angle supérieur droit de la poutre représentée sur la figure 5, le vérin 103 est actionné de façon à ce que le galet quittant la paroi latérale de la poutre 6 continue à rouler sur la surface supérieure de la poutre 6 tout en guidant latéralement la frette 170. Pendant ces étapes de formage de la frette 170, la chaste 121 est maintenue en tension par le vérin 135 de façon à ce qu'elle épouse parfaitement la forme extérieure de la poutre 6 de façon à plaquer la frette 170 contre les surfaces extérieures de la poutre 6. Il en est de même pour la channe 120 qui à partir de son point fixe 122 s'applique parfaitement contre les surfaces extérieures de la poutre 6 . La channe 120 est maintenue en tension par le vérin 128 de façon à appliquer la frette 170 sans jour contre les surfaces périphériques de la poutre 6. Arrivé à l'étape illustrée sur la figure 5, le bras 101 revient en position illustrée sur la figure 6, le galet 111 étant en contact avec la surface latérale de la poutre 6. Le bras 100 est entraîné en translation verticale Jusqu'à l'angle supérieur gauche de la poutre illustrée sur la figure 6j puis ensuite pivote autour de l'axe 84 pour que le galet 110 solidaire de ce bras vienne en contact avec la surface supérieure de la poutre 6 de façon à rabattre l'extrémité 170ade la frette 170 sur l'extrémité 770bd la frette 170. Ainsi, les deux extrémités de la frette 170 sont appliquées l'une sur l'autre par l'intermédiaire du galet 110 solidaire du bras coudé 100 (figure 7). A ce moment-là, la potence de soudure 58 peut être abaissée au moyen du vérin 60 de façon à ce que sa butée 59 vienne en contact avec l'extrémité î7Oade la frette 170 ,mettrnrtatrsi les deux électrodes 57 et 56 en position pour le soudage en deux points de la frette 170. L'opération de soudage étant terminée, le poste de soudage est relevé au moyen du vérin 60, et les bras reviennent dans leur position d'origine (celle illustrée sur la figure 2). De même, les compressions latérale et verticale réalisées au moyen des vérins 16 et 20 cessent , les tiges de ces vérins rentrent dans leur corps , l'opération de frettage est terminée. La poutre peut être évacuée au moyen du convoyeur motorisé 36 puis remise sur sa face d'appui au moyen du basculeur 34 et évacuée sur le tronçon 32 du convoyeur de sortie. Les opérations de frettage de chaque extrémité d'une poutre 6 sont réalisées de la même manière. Les opérations de positiounement de la poutre 6 sont les suivantes. Lors du frettage de la première extrémité de la poutre 6, celle-ci vient en butée contre la butée de positionnement d'extrémité 22actionnde au moyen du vérin 150. Cette première extrémité est compressée latérale lement par le serin 17 contre la butée 19, et compressée verticalement par le vérin 21 contre la table 157. A la fin du frettage de cette première extrémité, les moyens de compression reviennent dans leur position d'origine et la butée 22 revient dans sa position dlori- gine au moyen du vérin 150. La poutre 6 peut alors avancer au moyen des rouleaux motorisés des convoyeurs 14 et 36 de façon à pouvoir laisser une place suffisante de façon à ce que la butée 23 puisse coulisser verticalement afin d'être en position de travail. A ce moment-là? la poutre 6 est animée d'un mouvement en sens inverse de façon à ce que la seconde extrémité de cette poutre vienne en butée contre la butée d t extrémité 23. Ensuite9 les moyens de compression par le vérin 16 contre la butée 18 et le vérin 20 contre la table 157 sont appliqués à la deuxième extrémité de la poutre 6, et l'opération de frettage proprement dite s'exécute ainsi que cela a été décrit précédemment. Une fois le frettage de la seconde extrémité de la poutre 6 terminé, la-poutre 6 est évacuée comme cela a été décrit précédemment. On a donc réalisé selon l'invention une machine remplissant une double fonction : la mise à longueur automatique sous la poutre d'un feuillard dressé, ainsi que le positionnement et-le formage automatique de ce feuillard pour réaliser une frette autour des extrémités de la poutre. La présente invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et illustrés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. C'est dire que l'invention comprend tous les équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons si celles-ci sont effectuées suivant l'esprit de l'invention et entrent dans le cadre de la protection comme revendiquée. R E V E N D I C A T I O N S 1. Machine pour fretter autoatiquement une pièce de bois telle que par exemple une poutre; une traverse de chemin de fer, Q analogue du type comprenant essentiel liement un banc a rouleaux motorisés permettant le déplacement longitudinal de la poutre, des moyens de maintien et de compression des e--trée s de ladite poutre, et des moyens de cerclage et de terrage de la frette au moyen d'une chaîne, autour des extrémités de la poutre, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens de mise à longueur automatique sous la poutre d1un feuillard dressé, des moyens de positionnement et de formage automatique de ce feuillard pour rdAliser une frette autour des extrémités de la poutre, et des moyens de soudage automatique des deux extrémités de feuillard. 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que les moyens précités de positionnement et de formage automatique de la frette sont essentiellement constitués par deux bras articulés et coudés susceptibles de pivoter autour d'un axe verticalement déplaçable. 3. Machine selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le pivotement et le déplacement vertical de cha'ie bras coudé précité sont commandés par deux vérins dont la tige est articulée sur ledit bras. 4. Machine selon l'une des revendications 2 ou 3, caractériséeen ce que le corps de l'un des vérins précités est articulé sur le bAti de la machine > tandis que le corps de l'autre vérin est articulé sur un support mobile commandé par le vérin cité en premier lieu, lequel support est solidaire du bras coudé précité. 5. Machine selon l'une des revendications 1 à 4, carac tériséeen ce que l'extrémité libre de chaque bras coude précité comprend un galet ou analogue dont la périphérie comporte une gorge ainsi dimensionnée qu'elle reçoit et guide la chine et le feuillard précités. 6.- Machine selon la revendication 5, caractérisée en ce que la profondeur de la gorge précitée est sensiblement égale à l'épaisseur de la channe et du feuillard précités. 7.- Machine selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'extrémité libre précitée des bras coudés forme une chape dont les surfaces internes sont munies d'une surépaisseur pour délimiter un intervalle correspondant sensiblement à la largeur du feuillard précité. 8.- Machine selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la chape précitée à l'extrémité de chaque bras coudé précité comporte une extrémité arrondie permettant à la périphérie externe du galet précité de venir en contact direct avec la poutre pour appliquer tout en le guidant le feuillard précité. 9.- Machine selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'à chaque bras coudé précité est associée une channe dont une extrémité est fixée à la partie inférieure du bâti de la machine, et dont l'autre extrémité est fixée à la partie supérieure du bâti de la machine, au voisinage immédiat du dessous de la poutre précitée. 10.- Machine selon la revendication 9, caractérisée en ce qu'un vérin est prévu pour soumettre chaque channe à une tension de valeur constante entre les deux extrémités précitées. 11.- Machine selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisée en ce que les moyens précités de mise à longueur automatique du feuillard précité sont constitués par un poste de cisaillement situé en amont de la poutre par rapport au sens d'avancement du feuillard, lequel poste de cisaillement est mobile en translation suivant la direction du feuillard et coopère avec au moins un commutateur de fin de course. 12. Machine selon l'une des revendications précédentes caractérisi en ce que les moyens de soudage précités sont constitués par au moins une électrode fusible. 13. Pièce de bois, telle que par exemple une traverse de chemin de fer ou analogue,- dont les deux extrémités sont respectivement frettées par une machine suivant l'une des revendications7 à 12