L'invention se rapporte à un dispositif d'encollage de cahiers individuels de feuilles à écrire ou de formulaires, composés de feuilles de papier séparées et librement superposées, par application de colle fluide à chaud exclusivement sur la tranche du cahier à former. Les cahiers de feuilles à écrire ou de formulaires, désignés dans la suite plus brièvement par "cahiers", au contraire des blocs de papier à écrire ou de blocs-livres sensiblement ou beaucoup plus épais, ne contiennent selon le nombre de copies nécessaires,y compris les papiers carbone interposés, que onze à vingt et une feuilles distinctes en moyenne, qui diffèrent le plus souvent les unes des autres par llépaisseur ou la force et le lustre superficiel du papier. On a cependant besoin aussi de cahiers ne comprenant que deux ou trois feuilles, l'épaisseur totiF du cahier étant limitée, indépendamment du nombre désiré de copies, par la possibilité d'écriture simultanée en- une-seule operationF à la main ou à la machine. L'encollage mécanique effectué exclusivement sur un bord des feuilles superposées, indépendantes, le plus souvent très minces et souples et relativement peu nombreuses, pour former un cahier, s'accompagne d'une série de difficultés. Les feuilles individuelles du cahier assemblées par la colle doivent autre d'une part facilement séparables, sans que les différentes feuilles soient endommagées lors de leur détachement du cahier et sans qu'il subsiste des résidus de colle adhérents. On demande fréquemment aussi qu'un cahier puisse être divisé en cahiers partiels. D'autre part, l'eneollage doit titre suffisamment tenane pour permettre la manipulation d'un cahier individuel et doit supporter autant que faire se peut une introduction répétée dans une machine à écrire. Les dispositifs d'encollage d de la tranche de cahiers individuels au moyen de colle fluide à chaud offrent des avantages par rapport aux dispositifs dans lesquels on utilise une colle liquide sans élévation de température composée de résines synthétiques--dispersées dans l'eau, car il est nécessaire d'y prévoir des dispositions relativement compliquées pour maintenir séparément pressé chaque cahier après l'application de colle sur la tranche Jusqu a ce que la prise de la colle, qui demande un certain temps, soit suffisamment avancée pour que les cahiers soient correctement assemblés et puissent être empilés sans adhérer les uns aux autres.Des dispositions auxiliaires tendant à accélérer le séchage sont généralement nécessaires,mais peuvent être supprimées Si i'on utilise une colle fluide à chaud, car une telle colle se prend dès le commencement du refroidissement.. L'utilisation d'une colle fluide à chaud nécessite par contre un dosage particulièrement précis de la quantité de colle appliquée à la tranche du cahier. Si l'on applique trop peu de colle, l'encollage n'est pas suffisamment résistant. Une trop grande quantité de colle conduit facilement, en particulier pour des cahiers quelque peu épais, à la formation d'un bourrelet de colle sur la tranche du cahier, ce qui est particulièrement défavorable, parce que cela rend difficile lrintroduction du cahier dans une machine à écrire et que de telles colles devenant très cassantes à l'état. refroidi laissent, on le sait, des résidus sous forme de parcelles écaillées, qui peuvent sensiblement entraver le fonctionnement de machines à écrire ou d'autres machines destinées au traitement ultérieur des cahiers achevés. Pour les raisons indiquées, les dispositifs d'encollage de la tranche de cahiers individuels au moyen de colle fluide à chaud n1 ont trouvé, malgré la réalité du besoin, aucune utilisation pratique d'importance notable. Dans un dispositif connu du genre décrit, les cahiers individuels sont tenus entre des bandes transporteuses circulant en sens contraire et, lorsqu'ils sont en position horizontale, leur tranche à encoller passe contre un cylindre applicateur de colle stationnaire, disposé verticalement. La précision de l'alignement et du guidage des cahiers, indispensable pour une application de colle uniforme et correctement dosée, offre déjà d'importantes difficultés. Dans un autre dispositif connu, les cahiers individuels sont maintenus, à leur arrivée de l'assembleuse, -un court instant en position horizontale. Puis un dispositif porteur de colle plongé dans une réserve de colle chauffée sort de celle-ci et. s'approche de la tranche du cahier à encoller selon la direction du plan du cahier, de sorte que la tranche est revêtue de colle simultanément sur toute sa longueur. Dans ce dispositif également, le dosage correct de la quantité de colle appliquée présente des difficultés. La présente invention a pour but de remédier aux incon ventents indiques au moyen d'un dispositif d'encollage des cahiers individuels par application de colle fluide à chaud exclusivement sur la tranche du cahier à former, à l'aide d'un dispositif d'application de colle et d'un dispositif de maintien du cahier à encoller, qui permette d'obtenir un encollage sûr et précis de tous les cahiers que l'on peut rencontrer et qui diffèrent beaucoup par le nombre de feuilles et les propriétés du papier, l'encollage offrant à la fois une solidité suffisante et une excellente séparabilité. Selon l'invention, dans un dispositif du genre indiqué au début, le dispositif d'application de colle peut se déplacer le long de la tranche à encoller du cahier et comporte un bac à colle, un dispositif de chauffage et un cane applicateur de colle qui tourne -- autour d'un axe incliné et dont la surface latérale plonge dans la réserve de colle par sa partie tournée à chaqueinstant vers le bas, et touche par sa partie diamètralement opposée la tranche à encoller. I1 est avantageux de disposer parallèlement à la surface latérale du cône applicateur de colle et à faible distance (réglable) de celle-ci, une racle fixe. Selon une autre particularité de l'invention, il est prévu un mécanisme d'entraenement du cône applicateur de colle, qui tourne dans une direction et à une vitesse telles qu'il n'y ait, entre le point de contact de la surface latérale du clone avec la tranche à encoller et cette dernière, aucun ou qu'un mouvement relatif aussi faible que possible. Le dispositif de chauffage est de préférence un dispositif de chauffage électrique qui est placé à l'intérieur du cône applicateur de colle. Ce dernier peut être creux, rempli d'un agent fluide transmettant la chaleur et disposé sur un arbre creux à l'intérieur duquel passent un support et une canalisation électrique pour la résistance de chauffage. De préférence, la résss- tance de chauffage, ahauffant directement le clone applicateur de colle, est noyée dans la matière de celui-ci, tandis que l'alimen- tation en courant s'effectue par des contacts glissants et par l'arbre. De plus, un autre dispositif de chauffage peut être disposé également contre ou dans le bac à colle. Selon une autre particularité de l'invention, on peut prévoir une table légèrement inclinée vers le dispositif d'application de colle, sur laquelle sont déposés et se déplacent les cahiers, une réglette de serrage inférieure située dans le plan de la table entre celle-ci et le dispositif d'application de colle et, par dessus cette réglette, une autre réglette de serras qui peut slen approcher ou 6'en écarter et sert à presser et à maintenir le cahier pendant l'encollage. Selon un mode de réalisation avantageux, entre la table et les réglettes de serrage est disposée une paire de réglettes transporteuses qui peuvent avancer et reculer longitudinalement le long de la table et assurent le transport des cahiers, la réglette transporteuse inférieure étant située dans le plan de la table, tandis que la réglette transporteuse supérieure est pourvue d'organes de guidage et d'entraînement commandant en cadence la fermeture durant le mouvement d'avancement et l'ouverture durant le mouvement de retour.Avantageusement, le dispositif d'application de colle et les réglettes transporteuses sont disposés sur un chariot guidé selon la direction longitudinale de la table et animé d'un mouvement de va-et-vient dans le bâti de la machine. Selon une autre particularité de l'invention, il est prévu que les réglettes de serrage puissent de même effectuer un mouvement de va-et-vient de faible amplitude selon la direction longitudinale de la table et soient pourvues d'un @écanis@e d'entraînement qui les fait se mouvoir, dans la même direction et à la même vitesse que les réglettes transporteuses, au début du mouvement du retour des réglettes transporteuses pendant la fermeture de la réglette de serrage supérieure et l'ouverture subséquente de la réglette transporteuse supérieure, ainsi qu'au début du mouvement d'avancement des réglettes transporteuses pendant la fermeture de la réglette transporteuse supérieure et l'ouverture subséquente de la réglette de serrage supérieure. Le dispositif selon l'invention peut comporter un dispositif de découpage de la tranche à encoller du cahier tenu entre les réglettes de serrage, ce dispositif étant placé en avant @u dispositif d'application de colle selon la direction de transport et étant avantageusement constitué par un couteau cireulaire qui est de même monté sur le chariot et coopère avec une arête de coupe faisant légèrement saillie par rapport à la réglette de serrage inférieure. Il convient d'entraîner le couteau circulaire à une vitesse de rotation supérieure à celle qu'il recevrait du fait du roulement contre l'arête de coupe. La conformation selon l'invention du dispositif d'application de colle procure des résultats particulièrement bons et uniformes. Le cône rotatif applicateur de colle reçoit une quantité de colle toujours uniforme à son point de contact avec la tranche du cahier à encoller La colle est appliquée à la tranche avec un dosage constamment uniforme et correct grâce à la progression du dispositif d'application de colle le long du cahier maintenu à peu près horizontal en position de repos. Ce résultat est encore amélioré du fait que le cône applicateur de colle est entraidé de telle manière qu il n'y ait, entre son point de contact avec la tranche à encoller et cette dernière, aucun ou qu'un mouvement relatif aussi faible que possible. I1 est particulièrement avantageux de noyer le dispositif de chauffage, constitué par une résistance électrique à chauffage direct, dans la matière du cône applicateur de colle, car cela donne l'assurance que la colle reste suffisamment échauffée et fluide Jusqu'à son application, ce qui n'était pas possible avec les dispositifs porteurs de colle connus car, avec ceux-ci, lors de leur mouvement d'émersion de la réserve de colle en direction de la tranche du cahier, la colle pouvait déjà subir un refroidissement qui était encore aecentué par la conduction de chaleur dans la matière du dispositif porteur de colle et de son support. Les autres agencements du dispositif destinés au maintien et au transport des cahiers à encoller et comprenant la table de dép8t et de progression des cahiers ainsi que la paire de réglettes de serrage et la paire de réglettes transporteuses, conformément aux- autres particularités indiquées selon l'invention, rendent possible que, sans que les feuilles du cahier puissent se décaler mutuellement, la tranche du cahier à encoller se trouve toujours exactement dans la mEme position par rapport au dispositif d'application de colle qui passe le long de celle-ci. En. particulier, la présence également prévue selon l'invention d'un dispositif de découpage de la tranche à encoller du cahier tenu entre les réglettes de serrage serévèle favorable à l'amélioration des résultats. Malgré toutes les dispositions envisagées, on ne peut en effet généralement obtenir un alignement des cahiers, provenant de l'assembleuse et composés de feuilles séparées, tel que toutes leurs feuilles se superposent exactement sur toute la longueur de la tranche à encoller. Cela est d'abord dA au fait que les feuilles distinctes ne sont fréquemment pas coupées exactement à angle droit.On obtient, gr ce au dispositif de découpage prévu et à sa coopération avec les réglettes de serrage, une tranche à encoller absolument impeccable dans laquelle toutes les feuilles distinctes se superposent avec leurs bords dans un plan perpendiculaire au plan des feuilles, de sorte que les bords de toutes les feuilles reçoivent une application uniforme de colle. On peut encore prévoir, dans le dispositif selon l'in- vention, pour l'alimentation des cahiers sur la table, un agencement assurant le transport et en même temps la mise à l'alignement des cahiers relativement à la tranche à encoller, disposé en amont dans le plan de ladite table,de de préférence monté avec possibilité d'oscillation, pourvu d'un générateur de vibrations et pouvant comprendre des chatnes à défilement uniforme et, fixés sur celles-ci, des entraîneurs agissant à travers des fentes longitudinales d'une table à secousses, ainsi qu'une arête de butée pour les cahiers. On obtient ainsi au surplus que le cahier arrive au dispositif de découpage avec une tranche parfaitement alignée, de sorte que ce dispositif n'a à découper qu'une bande très étroite et que le format du papier n'est réduit que d'une manière négligeable. De-plus, la prise en charge continue des cahiers provenant d'une assembleuse disposée en amont est rendue possible sans nécessiter aucune opération manuelle. I1 est en outre avantageux que les réglettes transporteuses se prolongent suffisamment, de la plus grande largeur d'un cahier au moins, entre l'arête de butée et les entraîneurs, pour que les cahiers qui s'approchent en mouvement uniforme sous l'action des entraineurs soient entraînés par les réglettes transporteuses lors du mouvement d'avancement de celles-ci. La description qui va suivre, en regard des dessins annexés à titre d'exemples non limitatifs, permettra de bien. com- prendre comment la présente invention peut être mise en pratique. La figure la représente une vue latérale du dispositif d'application de colle dans la phase d'application de la colle au cahier maintenu entre les réglettes de serrage. La figure lb représente l'objet de la figure la dans la phase du mouvement de retour du dispositif d'application de colle, l'entraSnement du cône applicateur de colle étant interrompu. La figure 2 représente d'une manière simplifiée une vue latérale de la machine à encoller les tranches, les dispositifs. de montage et d'entratnement du cône applicateur de colle ayant été supprimés pour une meilleure clarté. La figure 3 représente une vue de dessus de la machine de la figure 2. La figure 4 représente une coupe selon la ligne IV-IV de 11 objet de la figure 3, vue selon la direction des flèches. La figure 5 représente une coupe selon la ligne V-V de l'objet de la figure 3 > vue selon la direction des flèches, les dispositifs de montage et d'entraînement du cane applicateur de cb étant visibles. La figure 6a représente schématiquement, à échelle agrandie, une vue de dessus de la machine portant des cahiers, dans la phase correspondant environ au début du mouvement d'avant cement des réglettes transporteuses. La figure 6b représente ltobjet de la figure 6a dans la phase qui suit l'achèvement du mouvement d'avancement des réglettes transporteuses. Le cAnoe applicateur de colle I, réalisé de préférence en un métal bon conducteur de la chaleur, est disposé sur un arbre creux 2 incliné. Celui-ci est porté en deux endroits par deux groupes de trois galets sous forme de roulements à billes 3 montés sur le bati 4 auquel est également fixé le bac de colle 5 et qui est mobile de manière à promener le cône applicateur de colle I le long de la tranche 6 à encoller du cahier 9 tenu entre les réglettes de serrage 7,8 (figure la). Sur l'arbre creux 2 est fixée une roue de friction 10 contre laquelle est pressé un rail de friction 11 durant l'application de la colle, tandis que ce rail est relevé durant le mouvement de retour subséquent du dispositif d'application de colle, de sorte que le cflne applicateur de colle 1 ne tourne que pendant la phase d'application de la colle. Le cAone applicateur de colle 1 plonge dans la réserve de colle par la partie de sa surface latérale tournée à chaque instant vers le bas, et touche par la partie diamètralement opposée de sa surface latérale la tranche 6 à encoller.A une distance faible et réglable de la surface latérale du câne applicateur de colle est disposée une racle 12 fixe, reliée au bac à colle 5, qui a pour rôle d'assurer la Présefr ce constante d'une couche d'épaisseur uniforme sur le c8ne applicateur de colle 1 tournant dans le sens de la flèche portée sur la figure la. Le rayon de la roue de friction 10 est égal au rayon du cône applicateur de colle 1 à son point de contact 13 avec la tranche 6 du cahier à encoller. On obtient ainsi qu'il n'y ait, entre le point de contact 13 de la surface latérale du cône et la tranche 6 à encoller, aucun ou qu'un très faible mouvement relatif, ce qui améliore l'uniformité du dosage de la quantité appliquée de colle. La résistance électrique 14 de chauffage, introduite par l'arbre creux 2, est noyée dans la matière du cône applicateur de colle 1. Son alimentation en courant s'effectue au moyen de contacts glissants 15 > 16. Eventuellement, un dispositif de chauffage 17 complémentaire peut autre disposé contre ou dans le bac à colle 5. En vue du dépôt et de la progression des cahiers 9, une table 18 est disposée en position légèrement inclinée vers le dispositif d'application de colle. Entre cette tableet le dispositif d'application de colle se trouvent une réglette de serrage inférieure 7 située dans le plan de la table et, par dessus cette réglette, un * utre réglette de serrage 8 qui peut s'en approcher ou s'en écarter et sert à presser et à maintenir le cahier pendant ltencollage. Entre la table 18 et les réglettes de serrage 7,8 est disposée une paire de réglettes transporteuses qui peuvent avancer et reculer longitudinalement le long de la table et assurent le transport des cahiers, la réglette transporteuse inférieure 19 étant située dans le plan de la table 18 et de la réglette de serrage inférieure 7, tandis que la réglette transporteuse supérieure 20 est pourvue d'organes de guidage et d'entratnement commandant en cadence la fermeture durant le mouvement d'avancement et ltouverture durant le mouvement de retour. Le dispositif d'application de colle et les réglettes transporteuses sont disposés sur un chariot 21 guidé selon la direction longitudinale de la table 18 et animé d'un mouvement de va-et-vient dans le bâti 22 de la machine. L'actionnement de la machine s'effectue à partir d'un arbre d'entratnement 23 (figures2 et 3), avantageusement relié, pour la synchronisation du déroulement des opérations, aux dispositifs d'entratnement de l'assembleuse placée en amont, et cela par des pignons d'angle 24, un arbre intermédiaire 25 et des roues à channes 26,27 avec une channe 28 entraînant un arbre principal 29. A ce dernier est fixée une manivelle 30 qui commande par une tige 31 le mouvement de va-et-vient du chariot 21. Celui-ci est guidé à sa partie inférieure par une colonne 32 fixée au bAti 22 de la machine Le dispositif d'application de colle est fixé au chariot 21 au moyen d'un support 33. Le chariot 21 porte en outre un longeron 34 (figures 2 > -4 et 5) sur lequel sont montés des supports 35 portant un arbre oscillant 36 auquel sont fixés des balanciers 37 en forme d'U qui portent, par les extrémités tournées vers le bas de leurs branches opposées, la réglette transporteuse supérieure 20.La réglette transporteuse inférieure 19 est fixée à une traverse 38 du chariot et porte des paires de galets 39, 40 qui s'appuient sur un rail 41 fixé au bâti 22 de la machine-et servant d'organe de guidage supérieur du chariot. Une came 42 en forme de disque est fixée sur l'arbre principal 9 (figures 2 et 3); elle possède un rayon réduit sur environ la moitié de son pourtour. Un levier double 45 s'appuie par un galet sur la came 42 et tourillonne en 44 sur le bftti de la machine. L'extrémité opposée du levier 43 touche par un galet 45 le dessous d'une barre ronde 46 d'un support oscillant 48 tourillonnant en 47 sur le bâti de la machine (figure 4). Un levier 50 est articulé en 49 sur le chariot 21. Ce levier porte à son extrémité libre un galet 51 qui roule sur la barre ronde 46 du support oscillant 48. Le levier 50 est relié par une bielle 52 à un levier simple 53 fixé à l'arbre oscillant 36.Durant le mouvement de retour du chariots le galet du levier 43 roule sur la partie du pourtour de la came 42 qui offre le plus grand rayon. De ce fait, l'extrémité opposée du levier 43 et son galet 45 sont mis en position haute, de même que la barre ronde 46 du support oscillant 48. La barre ronde 46 est parallèle aux organes de guidage 32 et 41 du chariot. Le galet 51 est levé par la barre ronde 46 durant tout le mouvement de retour du chariot. De cette manière, la réglette transporteuse supérieure 20 est levée en position d'ouverture par le levier 50, la bielle 52, le levier 53, l'arbre oscillant 36 et les balanciers en U 37. Durant le mouvement d'avancement du chariot, la réglette transporteuse supérieure 20 retombe, sous l'action du poids des organes de transmission, et d'un ressort non représenté, sur la réglette transporteuse inférieure dans la position représentée sur la figure 4. La réglette de serrage supérieure 8 peut s'approcher et s'carter (figures 2, 3 et 4) du fait qu'elle est reliée de même par des balanciers 5y: en forme d'U à un autre-arbre oscillant 55 tournant dans des supports 56 reliés au bSti de la machine. En vue du levage et donc de l'ouverture de la réglette de serrage supérieure 8, l'arbre oscillant 55 est relié par un levier 57 et une bielle 58 à un levier double 59 qui tourillonne en 60 sur le b ti de la machine et touche par son extrémité opposée à la bielle 58 une autre came 6î disposée également sur l'arbre principal 29. La fermeture de la réglette de serrage supérieure 8 s'éffectu encore par gravité avec coopération d'un ressort non représenté pour la simplicité des dessins. Les réglettes de-serrage 7,8 peuvent de même, dans l'exemple d'exécution représenté, effeetuer un mouvement de va-etvient de 10 mm selon leur direction longitudinale, afin'que les cahiers apportés par les réglettes transporteuses 19 et 20 puissent être pris en charge par les réglettes de serrage ainsi quatre transférés des réglettes de serrage aux réglettes transporteuses tandis que les réglettes transporteuses sont en mouvement. A cet effet, la réglette de serrage inférieure 7 est montée sur des pièces de glissement 62 de manière à pouvoir se déplacer longitudinalement sur le bâti 22 de la machine (figures 4 et 5), tandis que la réglette de serrage supérieure 8 peut se déplacer selon sa direction longitudinale, étant reliée aux balanciers en U 54 par un organe de guidage parallèle 63.Le mouvement de translation des réglettes de serrage est dérivé d'une autre came 64 montée sur l'arbre principal 29 (figure 3). La came 64 est en contact avec un bras simple 65 qui est relié à la réglette de serrage inférieure 7 par un arbre 66 tournant dans le bâti de la machine > un autre levier 67 fixé à ce dernier et une bielle 68 (figures 2 et 3). Cette réglette est reliée, en dehors du chemin de déplacement des cahiers, à la réglette de serrage supérieure 8 par des entraineurs non représentés, de sorte que celle-ci est poussée en synchronisme avec la réglette de serrage inférieure 7. Un couteau circulaire 70 coopérant avec une arête de coupe 69 (figures 6a et 6b) est fixé sur un arbre 71 (masqué sur la figure 4 par le levier 53) qui tourne dans des paliers 72 et 73. Ceux-ci sont reliés par des supports 74 au chariot 21 de telle manière que le couteau circulaire 70 fasse un angle aigu avec L'autre de coupe 69 et ne touche celle-ci qu'en un point pour améliorer l'action de découpage, En vue de l'entraînement du couteau circulaire 70, une roue dentée 75 est fixée à l'autre extrémité de l'arbre 71 et s' engrène avec une crémaillère 76 solidaire du bats. Le couteau circulaire 70 est ainsi entraîné lors de la course de retour du chariot, pour découper la tranche des cahiers, dans le sens des aiguilles d'une montre, selon la représentation de la figure 2 comme l'indique la flèche.Le mécanisme d'entraRnement est conçu de telle manière que le couteau circulaire reçoit une vitesse de rotation supérieure à celle qu'il recevrait du fait du roulement contre l'arête de coupe 69. Un rapport d'environ 8:5 s'est révélé satisfaisant pour obtenir une découpe de bonne qualité. -Lors de l'avancement du chariot, l'entrainement du couteau circulaire n'est pas interrompu, de sorte que celui-ci, tournant en sens contraire, reste en contact avec L'arête de coupe sur laquelle il slaffûte. Le mécanisme d'entrainement du/cône applicateur de colle 1 est représenté sur la figure 5. Aux balanciers en U 54 qui portent la réglette de serrage supérieure 8 sont fixés des supports à palier 77 pour un arbre oscillant 78. Celui-ci porte un levier simple 79 auquel est fixé le rail de friction 11 associé à la roue de friction 10 d'entraenement du cne-applicateur-de-colle--l-.-- Pendant la course de retour du chariot, la réglette de serrage supérieure 8 s'abaisse afin de maintenir le cahier à encoller, comme le représente la figure 5 Le rail de friction 11 porte sur la roue de friction 10. Ce rail ne prend pas part au mouvement du chariot. Le cône applicateur de colle est donc entratné pour l'application de colle lors du retour du chariot.Au cours de l'avancement suivant du chariot, les balanciers en U 54 basculent dans la direction de la flèche autour de arbre oscillant 55 et font se lever la réglette de serrage supérieure 8. Les supports 77 basculent également. Un levier 80, qui est fixé à l'arbre oscillant 78 et touche par un galet 81 un rail 82 monté sur le bâti en position dressée, fait alors tourner d'un petitangle l'arbre oscillant 78 dans le sens des aiguilles d'une montre. De ce fait, le rail de friction 11 est soulevé par le levier 79, de sorte que, pendant le mouvement d'avaneement du chariot, l'entrainement du cône applicateur de colle est interrompu. Pour l'alimentation des cahiers 9 sur la table 18, un agencement assurant llacheminement à partir de 1'assembleuse et en même temps la mise à l'alignement des cahiers relativement à la tranche à encoller est disposé en amont dans le plan de ladite table. Un chassies 83 est relié au bâti 22 de la machine avec possibilité d'oscillation et porte une table à secousses 84 (figures 2 et 3). Un générateur de vibrations classique est relié au châssis 83 et au bati 22 de la machine.Au dessous de la table à secousses 84 se trouve une paire de chaînes transporteuses 88 circulant en mouvement uniforme en passant sur des roues à chaîne 86 et 87. Ges chaînes portent des entraîneurs 89 qui sont fixés transversalement à la direction longitudinale des chaînes (figures 6a et 6b) et agissent à travers des fentes longitudinales 90 de la table à secousses. L'entraînement des channes transporteuses 88 steffectue à partir de l'arbre principal 29 par des roues à chaîne 91 et 92 et par une chaîne 93 (figure 3). La table à secousses est inclinée en direction transversale, comme la table 18, d'un angle d'environ 150. Les cahiers disposés sont de ce fait secoués, leurs tranches destinées à être encollées venant toucher une arête de butée 95 disposée sur la table à secousses. En outre; la table 18 et la table de secousses 84 ont une légère-- pente ascendante dans la direction de transport, de sorte que les cahiers façonnés reposent sur la table à secousses avec un côté longitudinal touchant les entraîneurs 89. Une autre arête de butée 96, alignée avec l'arête de butée 95 (figures 2, 6a, 6b), prend par contre appui sur le bati 22 de la machine afin que les cahiers soient secoués aussi peu que possible lors de leur transfert par les réglettes transporteuses. Les cahiers arrivant séparément de l'assembleuse disposée en amont tombent sur la table à secousses 84, sont poussés dans la direction de transport par les entraîneurs 89 à une vitesse uniforme et sont alors secoués pour mettre en alignement la tranche à encoller. Pendant la course de retour du chariot 21, la réglette de serrage supérieure 8 stabaisse pour maintenir les cahiers, tandis que la réglette transporteuse 20 se lève. La figure 6a montre la réglette transporteuse supérieure 20 au point mort avant. Sous l'action de la manivelle 30, le mouvement d'avancement subséquent commence avec une vitesse faible, mais rapidement croissante. Sn même temps commence avec une vitesse uniforme le mouvement d'avancement d'amplitude égale à 10 mm des réglettes de serrage 7,8. Lorsque les réglettes de serrage - la réglette de serrage supérieure 8 est encore en position basse ont parcouru les quatre premiers millimètres de leur course d'avancement, les réglettes transporteuses - la réglette transporteuse supérieure 20 est encore en position haute - ont aussi atteint la vitesse à laquelle le cahier qui se trouve sur la table à secousses 84 entre les réglettes transporteuses est poussé en avant par les entraîneurs 89. Puis la réglette transporteuse supérieure s'abaisse ets immédiatement alors la réglette de serrage supérieure 8 se lève, de sorte que les cahiers sont tenus, pendant un moment sur environ 2 mm de la course d avancement, encore par les réglettes de serrage en étant déjà saisis par les réglettes transporteuses.Pendant les 4 mm suivant de la course d'avancement des réglettes de serrage, la réglette de serrage supérieure 8 est déjà levée. De cette manière, on obtient que les cahiers puissent être pris en charge, sans'secousses, sur la table à secousses, par les réglettes transporteuses et être transférés par les réglettes de serrage pour la continuation dew leur progression, car les cahiers se meuvent déjà avec les réglettes transporteuses dans leur direction et à leur vitesse lorsqu'ils sont saisis par celles-ci au moment de l'abaissement de la réglette transporteuse supérieure 20.On empêche ainsi tout décalage mutuel des feuilles du cahier, lorsque celui-ci est entraîné, après découpage de la tranche par le couteau circulaire 70, de la pos1-- tion 9a (figure 6a) à la position gb en vue de I'application subséquente de colle sur la tranche. Les réglettes de serrage demeurent dans la position correspondant à.l'avanoement de 10 mm jusqu ce que le chariot t les réglettes transporteuses aient achevé leur mouvement d'avancement et que la manivelle 30 se trouve au point mort arrière- représenté sur la figure 2. Avec le début du mouvement de retour du chariot et des réglettes transporteuses commence le mouvement de retour des réglettes de serrage. L'abaissement de la réglette de serrage inférieure 8 et le relèvement de la réglette transporteuse supérieure 20 s'effectuent selon un ordre inverse de celui précédemment décrit. Ainsi, les réglettes de serrage sont mues également au transfert des cahiers par les réglettes transporteuses à la vitesse de celles-ci. La figure 6b montre les réglettes transporteuses après l'achèvement du mouvement d'avancement. Pendant le mouvement de retour subséquent, les cahiers sont découpés sur la tranche dans la position 9a et encollés dans la position gb par le dispositif d'application de colle. REVENDICATIONS 1.- Dispositif d'encollage de cahiers individuels de feuilles à écrire ou de formulaires, composés de feuilles de papier séparées et librement superposées, par application de colle fluide à chaud exclusivement sur la tranche du cahier à former, au moyen d'un dispositif d'application de colle et d'un dispositif de maintien-du cahier à encoller, caractérisé par le fait que le dispositif d'application de colle peut se déplacer le long de la tranche à encoller (6) du cahier et comporte un bac à colle (5), un dispositif de chauffage et un cône applicateur de colle (1) qui tourne autour d'un axe incliné et dont la surface latérale plonge dans la réserve de colle par sa partie tournée à chaque instant vers le bas, et touche par sa partie diamètralement opposée la tranche (6) à encoller. 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que parallèlement à la surface latérale du cône applicateur de colle et à faible distance de celle-ci est disposée une racle fixe. 3. - Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait qu'il comporte un mécanisme d'entraînement du cône applicateur de colle, qui tourne dans une direction -et à une vitesse telles qu'il n'y ait, entre le point de contact (13) de la surface latérale du cône avec la tranche (6) à encoller et cette dernière, aucun ou qu'An faible mouvement relatif. 4.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que le dispositif de chauffage est un dispositif de chauffage électrique qui est placé à l'intérieur du cône applicateur de colle (1). 5.- Dispositif selon la revendication 4, caractérisé par le fait que le cône applicateur de colle (1) est creux, rempli d'un agent fluide transmettant la chaleur et disposé sur un arbre creux (2) à l'intérieur duquel passent un support et une canalisation électrique pour la résistance de chauffage. 6.- Dispositif selon la revendication 4, caractérisé par le fait que la résistance de chauffage (4), chauffant directement le cône applicateur de colle, est noyée dans la matière de celui-oi, tandis que I'alimentation en courant s'effectue par des contacts glissants (15,16)et par arbre (2). 7.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait qu'un dispositif de chauffage (17) complémentaire est disposé également contre ou dans le bac à colle (5). 8.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait qu'il comporte une table (18) légèrement inclinée vers le dispositif d'application de colle, sur laquelle sont déposés et se déplacent les cahiers (9), une réglette de serrage inférieure (7) située dans le plan de la table (18) entre celle-ci -et le dispositif d'application de colle et, par dessus cette réglette, une autre réglette de serrage (8) qui peut s'en approcher ou s'en écarter et sert à presser et à maintenir le cahier pendant l'encollage. 9.- Dispositif selon la revendication 8, caractérisé par le fait qu'entre la table (18) et les réglettes de serrage (7,8) est disposée une paire de réglettes transporteuses qui peuvent avancer et reculer longitudinalement le long de la table et assurent le transport des cahiers, la réglette transpor~teuse inférieure (19) étant située dans le plan de la table (18) et de la réglette de serrage inférieure (7), tandis que la réglette transporteuse supérieure (20) est pourvue d'organes de guidage et d'entratnement commandant en cadence la fermeture durant le mouvement d'avancement et ltouverture durant le mouvement de retour. 10.- Dispositif selon la revendication 9, caractérisé par le fait que le dispositif d'application de colle et les réglettes transporteuses sont disposés sur un chariot (21) guidé selon la direction longitudinale de la table (18) et animé d'un mouvement de va-et-vient dans le bâti (22) de la machine. 11.- Dispositif selon la revendication 9 ou 10, caracté- risé par le fait que les réglettes de serrage (7 > 8) peuvent de mEme effectuer un mouvement de va-et-vient de faible amplitude selon la direction longitudinale de la table (18) et sont pourvues d'un mécanisme d'entratnement qui les fait se mouvoir, dans la même direction et à la m8me vitesse que les réglettes transportueuses, au début du mouvement du retour des réglettes transporteuses pendant fermeture de la réglette de serrage supérieure (8) et l'ouverture subséquente de la réglette transporteuse supérieure (20), et au début du mouvement d'avancement-des réglettes transporteuses pendant la fermeture de la réglette transporteuse supérieure (20) et l'ouverture subséquente de la réglette de serrage supérieure (8). 12.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 8 à 11, caractérisé par le fait qu'il comporte un dispositif de découpage de la tranche à encoller du cahier tenu entre les réglettes de serrage, ce dispositif étant placé en avant du dispositif d'application de colle selon la direction de transport. 13. - Dispositif selon la revendication 12, caractérisé par le fait que le dispositif de découpage comprend un couteau circulaire (70) qui est monté sur le chariot (21) et coopère avec une arête de coupe (69) faisant légèrement saillie par rapport à la réglette de serrage inférieure (7). 14.- Dispositif selon la revendication 13, caractérisé par le fait que le couteau circulaire (70) est pourvu d'un mécanisme d'entraînement qui lui communique une vitesse de rotation supérieure à celle qutil recevrait du fait du roulement contre l'arbre de coupe (69). 15,- DSspositif selon l'une quelconque des revendications 8 à 14, caractérisé par le fait que, pour l'alimentation des cahiers (9) sur la table (18), un agencement assurant le transport et en même temps la mise à l'alignement des cahiers relativement à la tranche à encoller est diposé en amont dans le plan de ladite table. 16.- Dispositif selon la revendication 15, caractérisé par le fait que l'agencement de transport et de mise à l'ligne ment des cahiers est monté avec possibilité d'oscillation, comprend des chaînes (88) à défilement uniforme et, fixés sur celles-ci, des entratneurs (89) agissant à travers des fentes longitudinales d'une table à secousses (84), ainsi qu'une arête de butée (95) pour les cahiers, et comporte un générateur de vibrations (85). 17.- Dispositif selon la revendication 16, caractérisé par le fait que les réglettes transporteuses (19,20) s'avancent, pour prendre en charge les cahiers, de la largeur d'un cahier entre l'arête de butée (96) et la table à secousses (84).