La présente invention concerne la surveillance de la production d'une machine (ou d'un groupe de machines) de fabrication travaillant à cadence élevée. A titre purement illustratif, on donnera comme exemple d'une telle machine une confectionneuse de cigarettes ou bien une assembleuse de cigarettes et dE bouts filtrants (ou encore le groupe formé par une confectionneuse et une assembleuse) dont la capacité de production atteint ou même dépasse 4 000 articles par minute. La pressente invention est immédiatement applicable à toute machine produisant des articles individualisés, dès lors que celle-ci est équipée d'un organe capable de discriminer, dans la production, les articles imparfaits des articles satisfaisant aux normes que le fabricant s'impose. Elle est également applicable aux machines produisant en continu un matériau effluent sans fin, à condition de distinguer dans ce matériau des longueurs successives égales, considérées comme unités du produit, chaque longueur étant soumise, comme ci-dessus, à l'inspection d'un organe discriminant les longueurs imparfaites et les longueurs satisfaisantes.Pour cette raison, il sera fait réference, par la suite, aux machines fabriquant des articles individualisables, que ceux-ci soient effectivement individualisés ou le soient virtuellement par découpe fictive ou longueurs élémentaires. Or a déJà-proposé des dispositifs pour surveiller le fonctionnement d'une machine de fabrication travaillant à cadence élevée comprenant des moyens pour produire un signal chaque fois qu'un article individualisable est considéré comme défectueux et des moyens, par exemple un compteur d'impulsions, pour totaliser le nombre de signaux de défauts émis depuis la mise en marche de la machine ou, mieux, depuis que celle-ci a atteint son régime nominal de travail. Ce compteur peut oestre lu.périodiquement, c' est-à-dire à interualles fixes pendant le temps de travail, et le résultat imprimé ou mis en memoire de toute autre façon.On peut remettre le compteur à zéro après chaque lecture ou encore laisser se cumuler les défauts enregistrés pendant les périodes successives, séparées par les lectures du compteur, puis calculer par soustraction le nombre de défauts de chaque dernière période. On peut d'autre part comptabiliser soit directement le nombre total d'articles satisfaisants produits par la machine pendant les mêmes périodes soit indirectement le nombre total maximum d'articles qu'elle aurait pu produire [par exemple en multipliant le temps de travail effectif au régime nominal par la capacité de production théorique de la machine à ce même régime), En formant le quotient du nombre d'articles défectueux produits pendant une période par l'un des totaux ci-dessus, on obtient un chiffre qui représente assez bien le rendement qualitatif moyen de la production de la machine pendant la période considérée, Un tel système n'est pas cependant dépourvu d'inconvénients : Si la périodicité choisie pour les lectures est grande, on reste dans l'ignorance pendant trop longtemps de l'évolution du rendement qualitatif et on ne peut intervenir bien souvent que trop tard. Si la périodicité des lectures est faible, il faudra d'une part recourir à des moyens de lecture de calcul rapides, ce qui est onéreux, d'autre part, du point de vue de l'exploitation des résultants, on sera vite débordé par l'accumulation des données, pas toujours significatives, et incapable de déterminer, dans les baisses de rendement, la part de l'accidentel (phénomène aléatoire) et celle du méthodique (phénomène circonstancié). En outre une succession de défauts dans un intervalle de temps inférieur à la période de lecture et à cheval sur deux périodes successives, si elle influera bien sur le rendement calcule sur ces deux periodes, verra son importance relative atténuée du fait m8me de sa répartition sur ces deux périodes. On voit que ce gene de système est incapable d'indiquer en permanence le rendement qualitatif instantané d'une machine et encore moins la tendance suivie par ce rendement, à la hausse ou à la baisse, et qu'T1 ne peut ainsi être utilisé pour optimaliser un réglage ou décider une intervention au moment le plus opportun. Les inconvénients des systemes précédents tiennent tous à ce qu'on interrompt cycliquement l'analyse et qu'on la recommence sans tenir compte des évènements précédents, On a déjà pallié cette lacune en utilisant une autre famille de systemes comportant un registre à glissement, décalé d'un pas chique fois que la machine fabrique un article, satisfaisant ou défectueux. Si la durée d'analyse de la production choisie est de T secondes, ce registre comportera N cases, avec N = T x n, n étant le nombre d'articles produits chaque seconda par la machine en régime nominal. Si l'on inscrit un signal binaire (un ou zéro) à ltentree du registre à glissement chaque fois qu'un article est jugé défectueux, ce registre conserve l'image de la production pendant la sequence d'analyse.En lisant le contenu du registre, on peut connaître le nombre total d'articles défectueux produit pendant cette séquence (on peut alors la comparer à la production nominale N ou à divers seuils choisis à l'avance pour caractériser une qualité de travail tres satisfaisante, acceptable, incorrecte ou inadmissible). L'inconvénient majeur de ce système, tres bon dans son principe, tient à ce que son coOt devient prohibitif dès que le nombre n à prendre en compte est grand et la séquence T relativement longue. n faut en effet pouvoir lire le contenu du registre d'un bout à l'autre en un temps bien inférieur à la période de glissement. n faut donc faire appel à des organes scrutateurs très perfectionnés, travaillant à haute fréquence, sans compter la nécessite de mettre les résultats de la lecture en mémoire pour avoir le temps d'effectuer les calculs avant qu'ils ne soient effaces par la lecture suivante. Le coût et la complexité de tels systèmes sont incompatibles avec leur utilisation permanente sur un grand parc de machines de production rapide. Un premier objet de la presente invention est de proposer un système de surveillance simple et relativement bon marché capable d'indiquer en permanence la qualité de production d'une machine de fabrication rapide. Un autre objet de l'invention est de proposer, dans les mêmes conditions un systeme de surveillance capable de fournir des donnees précises, exploitables aussi bien immédiatement qu'en différe sur le nombre d articles défectueux produits pendant la dernière séquence de travail. C'est encore un objet de l'invention de proposer un système répondant aux conditions du précédent paragraphe dans lequel la durée de la séquence de travail observée peut gtre choisie librement dans une très grande plage de temps, sans influencer le caractère significatif des données relevées. Un objet supplémentaire de l'invention est de proposer un système à la fois très précis et relativement bon marché capable de fournir des indications claires et se prêtant bien à une indication analogique, en vue de leur visual sation, sur la manière dont evolue dans le temps le rendement d'une machine de fabrication rapide. Ces différents objets seront atteints en utilisant le procédé général et les dispositifs suivants L'invention met en oeuvre un procédé pour contrôler en permanence la qualité de travail d'une machine produisant des articles individualisables en prenant comme base d'étudie toute séquence de temps de durée égale aux T dernières secondes qui viennent de s'écouler (T étant un nombre choisi librement) et en tenant le compte des articles défectueux produits par la machine pendant cette séquence de T secondes, par addition au compte une unité pour chaque article défectueux à l'instant de son examen et par soustraction au même compte une unité une fois écoulé l'intervalle de temps T apres examen d'un article defectueux. L'invention concerne un dispositif, pour la mise en oeuvre du procédé ci-dessus, capable de mettre en évidence en permanence la qualité de la production effectue par une telle machine pendant la sequence de marche effective qui vient de s'écouler dont la durale T secondes peut autre choisie à volonté, ce dispositif comprenant A/des moyens'pour produire un signal chaque fois qu'un article individualisé est considéré comme défectueux B/ des moyens pour enregistrer lesdits signaux en conservant entre eux un intervalle représentant le nombre d'articles satisfaisants (ctest-à-dire non de'fectuew) produits entre deux signaux de défaut ; ; C/ des moyens pour lire les signaux enregistrés au fur et à mesure que s'est écoulé, depuis leur enregistrement, un intervalle de temps de T secqndes égal à la durée de séquence choisie et D/ des moyens pour additionner d'une part positivement les signaux en synchronisme avec leur enregistrement par les moyens du paragraphe B et d'autre part négativement les signaux enregistrés en synchronisme avec leur lecture par les moyens du paragraphe C. Ces derniers moyens pour additionner les signaux pourraient être des moyens analogiques. Cependant, pour plus de précision et afin de pouvoir traiter numéri- quement les données obtenues on utilise, dans la version préférée de l'invention, un compteurdacompteur arithmétique qui, pour les cadences de fabrication élevées envisagées, sera naturellement un compteur-décompteur électronique. Pour une saisie immediate des données par le surveillant de machine, ce compteurcdécompteur sera avantageusemont équipé d'un dispositif d'affichage. Pour enregistrer les signaux de défaut en conservant entre eux un intervalle représentant le nombre d'articles satisfaisants produits entre deux articles défectueux, on peut envisager tout moyen d'enregistrement connu quelque soit son principe (optique, magnétique ou autre) dont ltentratnement sera synchronisé avec la machine de production. Cependant dans la version préférée de l'invention, on utilisera un registre à glissement, déclenché à la cadence exacte de production des articles individualises. Un tel registre sera avantageusement constitue par une succession de registres unitaires dont seule la case de sortie permettra la lecture des informations contenues. Cette solution est la plus economique. Les moyens pour lire les signaux suivant le paragraphe C seront ainsi connectés à la sortie du registre composite séparée de entrée par le nombre de cases correspondant au nombre d'articles produit par la machine pendant la séquence de durée T secondes choisie comme base d'étude. Cette condition serait également valable pour un registre de glissement à accès universel. On va maintenant décrire des exemples de mise en oeuvre de l'invention en référence aux dessins annexés qui representent La figure 1 une application très simplifiée du principe de l'invention La figure 2 une autre çplication simplifiée de ce principe La figure 3 un ensemble schématique de differentes applications possibles de l'invention. Sur les différentes figures, les organes équivalents portent des références identiques ou ne différant que par le chiffre des unités. On a symbolisé en il un organe de mise en forme d'impulsions qui emet sur sa partie s un bref signal carré chaque fois que la machine contrôlée produit un article que celui-ci soit correct ou imparfait. Par exemple, dans le cas d'une confectionneuse à cigarettes, un tel signal sera amis à chaque tour de la couperie si celle-ci comporte une seule lame ; dans le cas d'une assembleuse bouts filtrants, ce pourra être au passage de chaque encoche du barillet de regroupement en flux unique ; pour une paqueteuse de cigarettes, à chaque mouvement avant d'un poussoir, etc On a de même symbolisé en 12 un organe de mise en forme d'impulsions qui émet sur sa sortie un signal rectangulaire chaque fois qu'un palpeur quelconque différencie parmi les articles produits un article imparfait (ou même, si cette absence est significative, chaque fois qu 'un article devant être produit manque dans la série). Il va de soi que les informations provenant de plusieurs palpeurs peuvent entre combinées pourvu qu'un seul signal soit émis par article défectueux, quelque soit le nombre de défauts successifs constatés. C'est un problème qu'on sait résoudre, par exemple avec les moyens du brevet français 1 603 660 déposé le 27 Décembre 1968 au nom de la demanderesse.Les signaux rec- tangulaires de défaut sont centrés sur les signaux carrés par réglage des constentes de temps des organes 11 et 12. Sous la référence générale 20, on a représenté un registre à glissement declenche. Ce registre reçoit ses impulsions de glissement à partir de la sortie s de l'organe 11, ctest-a-dire que les informations qufil contient glissant d'un pas (d'une case) de la gauche vers la droite des figures chaque fois qu'un article (correct ou imparfait) est produit par la machine contrlée. L'entrée E du registre 20 est reliée directement à la sortie de l'organe 12. Le nombre de cases utilises de ce registre correspondra à l'intervalle de temps T secondes choisi comme base d'étudie : si la machine produit n articles chaque seconde, la sortie S utilisée du registre 20 sera separée de son entrée E par N cases, avec N = n x T (pour des machines plus lentes, l'unité de temps pourrait autre la minute au Mu de la seconde). La référence 30 correspond à un compteur-décompteur d'impulsions : l'apparition d'un signal sur l'entre a de 30 augmente d'une unité le total inscrit dans le compteur-décompteur tandis que celle d'un signal sur l'entrée b diminue ce total d'une unité. Pour cette raison, l'entrés a du compteur-decompteur 30 est marquée du signe + et entrée b du signe -. La première (a) est reliée directement à la sortie de l'organe 12 de mise en forme des signaux de défaut (comme entrée E du registre à glissement ZO) tandis que la seconde (f) est reliée directement à la sortie S en service de ce registre. Un bouton poussoir d'effacement 93 permet de mettre à zéro le contenu du compteur-décowpteur 30. De meme on peut vider le registre à glissement 20 de toute information au moyen d'une ligne d'effacement (non représentée pour la clarté du dessin) ou en faisant émettre par l'organe 11 N impulsions après arrSt de la machine contrô- lée. Le principe de fonctionnement du dispositif de l'invention peut autre expliqué à l'aide des seuls éléments qui viennent d'autre décrits et que,lton retrou ve dans le haut de la figure 1. On supposera qu'au départ le compteur-décompteur 30 est à zéro et que le registre à glissement est vide d'informations. La machine contrée est mise en route. Pendant sa période de démarrage, l'organe de mise en forme des signaux de défaut 12 est de préférence inhibé car les indications données ne seraient pas significatives, le taux de produit défectueux étant généralement très élave à la mise en route. Dès que le régime de la machine est stabilisé, on laisse les signaux rectangulaires (articles défectueux) atteindre l'entrée E du registre à glissement 20. Ces signaux sont donc inscrits dans le registre 20 et décalés d'une case vers la droite par les signaux carrés émis par l'organe 11, chaque fois que la machine produit un article, correct ou imparfait. Les signaux de défaut conservent donc, entre eux dans le registre, un intervalle de cases représentant le nombre d'articles satisfaisants produits entre deux défauts successifs.Simultanément, et dès leur apparition à la sortie de 12, les signaux rectangulaires attaquent l'entrée a du compteur-décompteur 30 dans lequel le total inscrit augmente d'une unité à chaque émission d'un signal de défaut. Lorsque l'intervalle de temps T secondes vient de s'écouler depuis la libération des signaux à la sortie de 12, le total inscrit dans 30 représente exactement le nombre d'articles défectueux produits par la machine pendant cet intervalle de temps. Ce total continuera à augmenter d'une unité à chaque nouveau signal apparaissant à la sortie de 12 mais sera d'un autre c8té diminué d'une unité, T secondes apres l'apparition du premier défaut enregistré. En effet, à cet instant exact, un signal apparattra sur la sortie S du registre 20 et ats- quera l'entrée b (décomptage) du compteur 30.Le total inscrit dans le compteurdécompteur représentera donc encore, aussitôt après, le nombre total de défauts constatés depuis l'apparition du premier signal à la sortie de l'organe 12 jusqu'à cet instant précis, séparés comme il vient autre dit, par T secondes. Le processus se reproduira ensuite, le compteur-décompteur 30 conservant en mémoire, à tout instant, le nombre total de défauts constatés pendant l'intervalle de T secondes qui vient de s'écouler. On a donc le moyen de surveiller en permanence la qualité de la production d'une machine, puisque ce total, divisé par le nombre N qui est connu (N = n x T), donne le taux relatif de défauts pendant les T dernières secondes de marche de la machine. Comme T peut autre sélectionné à volonté en choisissant pour le nombre N de cases du registre 20 le nombre adéquat, on voit que le dispositif peut être adapté à des machines très diverses et à des problèmes de production très variés. Remarque doit être faite que le principe de l'invention peut s'appliquer à des machines dont la production n'est pas régulière, ctest-à-dire ne produisant pas forcément un nombre constant n d'articles à chaque unité de temps. Le total inscrit dans le compteur-décompteur 30 correspondra cependant toujours au nombre d'articles défectueux produits parmi les N derniers articles produits (corrects ou imparfaits). Le quotient du total inscrit par ce nombre N, parfaitement connu, est donc caractéristique de la qualité de la production que vient d'sffectuer la machins avant chaque lecture du compteur-décompteur. L'utilisation de l'information contenue dans ce compteurdécompteur peut titre réalisée sous des formes très diverses dont on se bornera à donner quelques exemples. Suivant la figure 1, 30 est un compteur-décompteur en système binaire na- turel, avec accès direct aux cases de plus haut poids par les sorties 34, 38, 316 ... sur lesquelles apparaissent respectivement le signal I lorsque le total inscrit atteint 4, 8, 16 ... en décimal. Des interrupteurs, tels que 35 représenté ouvert, permettent de sélectionner le seuil d'intervention choisi. Les sorties 34, 38 316 ... sont branchées sur les entrées d'une porte OU 40 dont la sortie est raccordée à l'entrée de mise au travail d'une mémoire 46. Par l'intermédiaire d'une porte ET 48, cette sortie permet d'allumer une lampe témoin 50 ou tout autre dispositif d'alerte visuelle ou sonore. Ce dispositif d'alerte fonctionne comme suit : dès qu'un signal apparat sur la sortie de poids le plus faible (sélectionnée au moyen d'un interrupteur tel que 35) du compteur-décompteur 30, la mémoire 46 est mise en positon de travail et le reste. La lampe témoin 50 s'allume donc et restera allumée tant que la mémoire 46 n'aura pas été mise manuellement au repos à l'aide du boutonpoussoir 91. Le personnel de surveillance aura donc été averti que le seuil sélectionné du taux de rejets, correspondant à 4, 8, 16 ... articles défectueux parmi les N derniers produits, a été dépassé et aura eu l'occasion de modifier le réglage de la machine ou d'inspecter ses différents organes. Pour enregistrer le fonctionnement de cette machine sur une longue période, on peut recourir au montage suivant, également représenté sur la figure 1 la sortie de la porte OU 40 est reliée à une entrée d'une porte ET 42 dont l'autre entrée reçoit les impulsions provenant la sortie s de l'organe de mise en forme 11. La sortie de la porte 42 est branchée sur un diviseur de fréquence 44 ; celui-ci est reliée à l'entrée d'addition d'un compteur dtimpulsions 60 dont la lecture peut être directe. C'est, en général, la solution que l'on choisira si le facteur de division de 44 est pris assez élevé. Un bouton-poussoir 92 permet, après lecture et/ou relevé du compteur 60 de remettre celui-ci à zéro. Le fonctionnement de ce montage est le suivant : tant que le total effec tué par le compteur-décompteur 30 n'a pas atteint le seuil sélectionné par la combinaison des interrupteurs 35, la porte 42 bloque les impulsions émises par 11. Dès que ce seuil est atteint ou dépassé, les impulsions atteignent le divi seur 44 et le total inscrit au compteur 60 augmente d'une unité chaque fois que le nombre d'impulsions traversant 44 est égal au facteur de division déter- miné par cet organe.Si ce facteur est égal au nombre d'articles produit par la machine par unité de temps, le compteur 60 enregistrera donc le temps total pendant lequel la qualité de la production a été inférieure au seuil choisi. n est bien évident que les impulsions provenant de 11 peuvent autre remplacées par celles qu'émettrait une horloge indépendante, neutralisées pendant les séquences d'arrêt de la machine. La représentation de la figure 2 ne diffère principalement de la figure 1 que par les points suivants : le registre à glissement 20 Zssède plusieurs sorties permettant la lecture de l'information arrivant à la case gouvernant cette sortie ; d'autre part, l'ensemble du compteur-décompteur 30 est scruté en permanence par un organe de comparaison 52 qui compare le total contenu dans 30 avec la valeur de consigne affichée sur un élément de mémorisation numérique 54. Ce premier a, de préférence, le même code interne que le compteur-décompteur 30, ce qui simplifie le travail de l'élément de comparaison 52. Le registre à glissement 20 est, de préférense, constitué de plusieurs registres élémentaires 21, 22, 23, 24 possédant le/nmsemmore de cases. Bien que, pour des raisons d'encombrement, ce nombre n'apparaisse égal qu'à huit sur la représentation, on comprendra que, pour la surveillance de machine à cadence de production élevée, on soit conduit à choisir des registres élémentaires à bien plus forte capacité, par exemple 512, 1024 cases ou même plus. Une réalisation modulaire du registre à glissement, à l'aide d'éléments identiques, en abaisse le coOt tout en permettant un large choix de la durée de 1 'in- tervalle d'étude T ou, plus généralement, du nombre N d'articles produits auquel on compare le nombre d'articles défectueux. A cette fin, une sortie telle que S1, 82, S3 ... d'un élément de registre 21, 22, 23 ... est connectée en premier lieu à l'entrée E2, E3, E4 ... de l'élément suivant 22, 23, 24 ... Par ailleurs, toutes les sorties S1 ... S4 sont connectées aux différents plots d'un sélecteur 71 qui permet de choisir la sortie en service. Le plot commun de ce sélecteur est connecté à l'entrée b de décomptage (-) du compteur-décompteur 30. L'apparition d'un signal à cette entrée b interviendra donc après que 8, 16, 24 ou 32 articles aient été produits depuis l'apparition du même signal à l'entrée a (+) de 30 (correspondant à un article défectueux), suivant la sortie, S1 à S4, choisie, dans le cas de registres élémentaires à hit cases. Pour une autre capacité de registre, le retard provoqué par chacun des éléments serait encore égal au nombre de cases de cet élément. On conçoit la-souplesse d'exploitation d'un tel équipement. En supposant encore que chaque élément du registre 20 ait huit cases mais qu'il y ait huit registres élémentaires, le total inscrit dans le compteur-dé compteur 30 représentera le nombre d'articles défectueux figurant parmi les 8, 16, 24, 32, 40, 48, 56 ou 64 derniers articles produits suivant la sortie sélectionnée, On affichera sur l'élément de mémorisation numérique 54 un nombre correspondant au nombre limite d'articles défectueux pouvant à ltextrème rigueur figurer dans ce total, par exemple 3 sur 8, 4 sur 16, 5 sur 24, 6 sur 32, 7 sur 40, 8 sur 48, 9 sur 56 ou 10 sur 64.Des que ce total sera atteint, l'organe de comparaison 52 délivrera un signal sur sa sortie 53.L'utilisation de ce signal pourra être la m8me que dans le cas de la figure 1 avec la bascule de mémorisation 46 et la lampe témoin 50 pour provoquer une alerte du personnel de réglage. On peut transformer le signal survenant à la sortie du comparateur 52 en impulsions, synchrones des impulsions délivrées par organe de mise en forme 11 (chaque fois qu'un article est produit) au moyen d'une porte ET telle que 55. En envoyant ces impulsions sur l'entrée d'un registre à glissement du meme type que 20, déclenché par les impulsions de Il (ou par des impulsions d'horloge indépendante), ainsi que sur entrée d'addition d'un compteur-decompteur du mbeme type que 30 dont l'entrée de décomptage est reliée à la sortie du registre ci-dessus, on peut réaliser un dispositif d'arrêt différé qui n'agira que lorsque la machine atteindra ou dépassera durablement un taux limite d'articles défectueux.On choisira à volonté la longueur (c'est-à-dire le nombre de cases) du registre à glissement suivant la durée de la période que l'on juge la plus significative pour l'analyse du fonctionnement à long terme de la machine ; on choisira de mâne le seuil à partir duquel un organe de comparaison (du même type que 523 délivrera un signal d'arret, en fonction de la durée cumulée (par le compteur-décomoteur) des intervalles de fonctionnement critiquable qu'on estime ne pas devoir dépasser pendant une telle période d'analyse. Alternativement, un signal d'arrêt pourrait être donné, à plus court terme, par un autre organe de comparaison, du mssme type que 52, relié lui aussi directement au compteur-décompteur 30 et par référence à un autre élément de mémorisation numérique, du mme type que 54, mais affichant une valeur supérieure à cela donnée à 54 pour la sinople alerte. Une autre possibilité est de cumuler les impulsions fournies à la sortie de la porte 55 (figure 2) sur un compteur tel que 60 (figure 1) qui délivrerait le signal d'arrêt dès qu'un total choisi comme seuil aurait été atteint par ce compteur, faute d'avoir été, après correction du réglage de la machine, remis à zéro par le bouton poussoir 92. La figure 3 représente de façon plus schématique d'autres utilisations pos sibles du dispositif de l'invention: : On retrouve en 30 le compteur-décompteur avec ses entrées a (+) et b (-). En 73, on a figuré un bloc de décodage de 30, faisant par exemple apparaître en système décimal le total contenu dans le compteur-décompteur. La référence 74 représente un formateur de quotient qui a pour fonction de diviser d'abord le total apparaissant en sortie du bloc de décodage 73 par un nombre entier, égal au nombre de cases de chaque registre élémentaire comme 21, 22 etc. puis par le nombre d'éléments de registre en service au moment du calcul.A cet effet, le formateur de quotient 74 est relie par les canducteurs entrant à sa partie supérieure au sélecteur du nombre d'éléments de registre, tel que 71 sur la figure 2. On a représente en 75 un cadran d'affichage à cinq chiffres. Un tel cadran permet la lecture directe du pourcentage d'articles défectueux (parmi les N derniers articles produits) avec trois décimales, ce qui est plus que le strict nécessaire. Si N est assez grand, la lecture des premiers chiffres sera cependant toujours facile car ceux-ci restent relativement stables, sauf pendant les périodes de transition correspondant à un dérèglement (ou à une amélioration des conditions de fonctionnement) de la machine contrôlée.Pour mémoriser ces indications, on peut utiliser une imprimante telle que 77 qui marque périodiquement sur un papier 78 déroulé par un moteur 79 le quotient, multiplié par 100, du nombre d'articles défectueux et du nombre N des derniers articles produits0 Le moteur d'entrainement 79 et l'imprimante 77 sont commandés, par exemple, à partir d'un diviseur de fréquence des impulsions émises par l'organe de mise en forme 11. De la sortie du formateur de quotient 74, un conducteur peut conduire à 11 entrée d'un convertisseur numérique.- analogique 80. Le signal numérique sortant de 74 peut ainsi entre *e façon continue transformé en un courant éleco trique. Un organe de différenciation 81 détermine la variation de ce courant et le sens de cette variation peut entre affiché sur l'indicateur 82. L'aiguille de cet indicateur se déplacera avec d'autant plus d'élongation dans la zone positive ou dans la zone négative du cadran que le quotient calculé par 74 di- minuera ou augmentera, c'està-dire que la qualité du travail de la machine s'améliorera ou se déteriorera. La sortie du différenciateur 81 peut aussi être reliée à des relais compa- rateurs 83 et 84. Des potentiomètres permettent de sélectionner le seuil de déclenchement de ces relais. Le seuil choisi pour le relais 83 peut correspondre à un seuil d'alerte ; celui-ci par l'intermédiaire d'une mémoire 46' allume par exemple une lampe clignotante 50' (avec bouton d'effacement de la médire 93'). Le seuil choisi pour le relais 84 peut correspondre a un seuil d'arrêt et agir sur le circuit de maintien en marche de la machine. Enfin, la sortie du convertisseur numérique-analogique 80 peut entre branchée sur un dispositif enregistreur 87. Celui-ci trace sur un papier 88, déroulé par un moteur 89, une carbe continue ; celle-ci indique en permanence la valeur du quotient étudie (nombre d'articles défectueux divisé par nombre N d'articles produits en dernier lieu) ainsi que le sens et la rapidité de sa varia n est bien évident que les dernières applications mentionnées |indicateur de tendance 82, relais d'alerte 83, relais d'art 84, enregistreur de courbe 87) pourraient aussi bien autre alimentées en données numériques directement par le formateur de quotient 74, plutôt quten données analogiques par le convertisseur 80 suivent la ligne indiquée en pointillé entre 74 et la sortie de 80). L'orga- ne de différenciation 81 serait alors remplacé par un comparateur-discriminateur de tendance numérique, les potentiomètres des relais 83 et 84 par des afficheurs à seuil, etc D'autres applications pourront être facilement imaginées sans sortir du cadre de l'invention. C'est ainsi que les sorties des formateurs de quotient de plusieurs machines, travaillant en parallele, peuvent être branchées sur un calculateur qui lira tour à tour les diverses données enregistrées et permettra une guidon d'ensemble de l'atelier. REVENDICATIONS loi Dispositif capable de mesurer en permanence la qualité de la production d'une machine fabriquant des articles individualisables par référence aux N derniers articles produits par la machine avant chaque mesure, N étant un nombre entier laissé au libre choix de l'exploitant, ce dispositif comprenant - des moyens pour produire un signal chaque fois qu'un article individualisable est considéré comme défectueux - des moyens pour enregistrer les signaux précédents en conservant entre eux un intervalle caractéristique du nombre d'articles non défectueux produits entre deux signaux - des moyens pour lire les signaux enregistrés chaque fois que la machine a produit un total de N articles, défectueux ou non défectueux, après leur enregistrement, et caractérisé en ce qu'il comprend, en liaison avec les précédents moyens, des moyens pour additionner d'une part positivement les signaux au moment de leur enregistrement et d'autre part négativement au moment de leur lecture. 20/ Dispositif conforme à la revendication 1 caractérisé en ce que ces derniers moyens comprennent un compteurdécompteur numérique. 30/ Dispositif conforme à E revendication 2 caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour afficher le total contenu dans le compteur-décompteur. 40/ Dispositif conforme à la revendication 2 ou la revendication 3 caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour former le quotient du total contenu dans le compteur-décompteur par le nombre N. 50/ Dispositif conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisé en ce que les moyens pour enregistrer les signaux de défaut en conservant entre eux un intervalle caractéristique du nombre d 'articles non défectueux produits entre deux signaux comprennent un registre à glissement déclenché à la cadence de production effective des articles individualisables. 6 / Dispositif conforme à la revendication 5 caractérisé en ce que les moyens pour lire les signaux après que la machine ait produit N articles depuis leur enregistrement sont connectés à une sortie du registre à glissement séparée de l'entrée de ce registre par un nombre de cases égal à N, nombre d'articles produits par la machine en référence duquel on mesure la qualité de la production. 7 / Procédé pour mesurer la qualité de la production d'une machine produisant des articles individualisables caractérisé en ce que l'on choisit le nombre N d'articles consécutifs produits sur lequel on veut évaluer la qualité de production et que l'on tient le compte permanent des articles défectueux produits parmi les N derniers fabriqués par la machine en ajoutant à ce compte une unité chaque fois qu'un article défectueux est détecté et en retranchant à ce compte une unité après que N articles quelconques aient été produits depuis la détection d'un article défectueux.