La présente invention concerne un procédé et un appareil de détermination des conditions de fonctionnement d'une machine à moulage métallique en continu, équipée d'une courroie sans fin destinée à délimiter le vclume du bain de métal en fusion. Le procédé et l'appareil conformes à l'invention peuvent entre utilisés pour déterminer le niveau du bain de métal en fusion et pcur déterminer l'état du revê- tement qui protège et isole i.a surface externe de la courroie lorsqu'elle est en contact avec le métal en fusion. Il est tres difficile dans la pratique de mesurer le débit d'admission du métal en fusion, et également très difficile de déterminer le niveau du bain de métal en fusion. L'équipement ass@cié à la zone d'admission de la machine cache dans la plupart des cas le bain de métal en fusion. Même si l'on prévoit d'un côté une petite ouverture destinée à l'observation, le matériau isolant qui l'entoure et toutes les scories et impuretés qui flettent sur le bain empêchent de faire une détermination précise du niveau réel du bain de métal en fusion. D'autres abstacles à la determi- nation du niveau du bain existent : le mouvement continu de la courroie, l'écoulement très rapide d'un liquide réfrigérant le long de la surface interne de la courrcie, les quantités de chaleur mises en jeu. Camme le métal en fusion est à sa température la plus élevée au moment de son introduction dans la zone de moulage, la quantité de chaleur apportée à ce moment est intense et un refroidissement intensif et continu de la surface interne de la courraie est absolument indispensable dans la zene d'admission et dans la zone de moulage. La présente invention, @@mpte tenu de ces impératifs, concerne un procédé de détermination des conditions de fonctionnement d'une machine de moulage métallique continu équipée d'au moins une courr@ie flexible tournant sans fin, dont la surface externe, couverte d'un revête- ment isolant, est en contact avec le métal en fusion en cours de moulage' et dont la surface interne est refroidie par un liquide réfrigérant, procédé caractérisé en ce qu'il comprend les différentes étapes suivantes consistant à placer une série de détecteurs de chaleur an contact de la surface interne ré- frigérée et mobile de la courroie à des endroits bien déterminés;; à maintenir les détecteurs de chaleur contre la surface interne mobile de la courroie afin de déceler le transfert de chaleur s'effectuant à travers la courroie ; à assurer une mise en place des détecteurs de chaleur entraînant une gêne minimale pour l'écoulement du liquide réfrigérant le long de la surface in-terne de la courroie R à isoler les détecteurs de chaleur de l'écoulement du liquide réfrigérant R et à traiter les informations fournies par les détecteurs de chaleur pour déterminer les conditions exactes de fonctionnement-de la machine de moulage en cours de moulage. Dans le cas du mode de réalisation de l'invention décrit ici, le procédé et l'appareil conformes à cette invention permettent de déterminer le niveau du bain de métal en fusion d'une machine de moulage continu équipée d'une courroie sans fin. Ce procédé et cet appareil peuvent aussi être utilisés pour déterminer l'état du revate- ment isolant et protecteur qui recouvre les courroies. Le procédé et l'appareil utilisent une ou plusieurs séries d'au moins deux détecteurs de chaleur dont les extrémités sont montées juste contre la surface interne mobile et réfrigérée par eau de la courroie, dans des positions telles qu'ils sont entourés par le réfrigérant. L'écoulement à très grande vitesse du liquide réfrigérant se produit tout contre et tout le long de cette surface interne de la courroie. Chaque détecteur stembofte dans un carter dont le profil lui donne une faible résistance à l'écoulement rapide du liquide réfrigérant qui vient le frapper. Ce carter est lui-mtme associé à une pièce contenant un ressort, montée de façon appropriée sur l'armature de la machine de moulage9 et maintenant ainsi les détecteurs dans la position qui convient. Le ressort agit de manière à maintenir l'extrémité du détecteur en contact avec la courroie mobile. Le montage du détecteur est réalisé de manière à ce que le carter protège l'élément géné- rateur de tension des effets thermiques latéraux dAs à l'écou- lement rapide et continu du réfrigérant. Au contraire, l'ex- trémité du détecteur présente une grande conductibilité thermique et, par son contact avec la surface interne de la cour- - roie, transmet 11anergie thermique provenant de la - surface de la courroie. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description ci-après et des dessins annexés représentant un exemple non limitatif de réalisation de l'invention, dessins dans lesquels : - la figure 1 est une coupe longitudinale d'une machine de moulage métallique continu équipée d'une série de détecteurs de chaleur permettant de détecter le niveau du bain de métal en fusion et/ou l'état du revvetement de la courroie - la figure 2 est une vue par- tielle agrandie de la figure 1 ; - la figure 3 est une coupe agrandie de l'appareil vu de-dessus et selon l'axe 3-3 de la figure 2 de façon à montrer l'emplacement des détecteurs de chaleur ;; - la figure 4 est une coupe agrandie et de profil de deux détecteurs de chaleur vus selon l'axe brisé 4-4 de la figure 3 ; les détecteurs sont représentés montés à l'intérieur de tubes dans lesquels agissent des ressorts, tubes qui sont eum-mames montés sur les bras de support ; - la figure 5 est une vue de dessus, en coupe agrandie suivant l'axe 5-5 de la figure 4, du détecteur de chaleur, montrant la forme profilée de la partie supérieure du carter du détecteur ; et - la figure 6 est une vue dedessus agrandie du même détecteur de chaleur en coupe suivant l'axe 6-6 de la figure 4, montrant la forme circulaire de la partie inférieure du carter du détecteur, qui est télescopique à l'intérieur d'un tube équipé d'un ressort. Des numéros de référence identiques sur les différentes figures désignent des éléments analogue s. La figure 1 montre un exemple de machine de moulage métallique continu équipée d'un dispositif selon la présente invention. Dans cette machine, le métal en fusion 12 passe, par l'intermédiaire d'un conduit de coulée 16, du réservoir de coulée 14 dans le réservoir 18. Le débit de cet écoulement est commandé par une bonde tronconique 20 située à l'extrémité inférieure d'une tige de commande 22. Le déversoir 24 conduit le métal en fusion dans la zone d 'admis- sion 25 qui conduit elle-même à la zone de moulage C délimitée par les courroies de moulage supérieure et inférieure 26 et; 28, qui sont des courroies flexibles et sans fin.Ces courroies sont en acier ou en alliages propres à leur donner de la dureté, de la résistance à l'abrasion et aux détériorations de nature physique, ainsi que de la résistance aux variations importantes de température et aux contraintes calorifiques différentielles auxquelles elles sont soumises pendant le moulage. Comme le montrent les figures 2 et 4, chaque courroie comporte, sur la surface de côté du moulage appelée surface frontale, un rev8- tement 29 protecteur et isolant. Les courroies de moulage 26 et 28 sont portées et commandées par des dispositifs d'entratne- ment supérieur et inférieur, respectivement 30 et 32, montés sur l'armature de la machine (non représentée). Chaque dispositif d ' entrainement comprend une paire de rouleaux principaux 34, 38 et 36, 40 destinés à porter, à commander et à diriger les courroies de moulage qui sont guidées d'autre part par toute une série de rouleaux 41 visibles sur la figure 4 et répartis le long de la zone de moulage Ce Ces rouleaux 41 peuvent Outre par exemple ceux qui sont décrits dans le brevet américain 9 167.830. Une paroi 44 flexible et sans fin délimite les côtés de la zone de moulage et retient le métal en fusion. Les deux parois latérales 44 sont guidées vers la zone a'admission par des éléments de guidage 46 conformes par exemple à ceux qui sont décrits dans le brevet 3.167.830 dessus. Pendant le moulage, les deux courroies 26 et 28 sont entrainées à la même vitesse linéaire par un mécanisme d'entraînement 47 conforme par exemple à celui décrit dans le brevet ci-dessus. L'énorme quantité de chaleur produite est évacuée, après traversée des courroies supérieure et inférieure, gracie à la présence d'une nappe réfrigérante 48, visible sur les figures 2 et 4 et passant à très grande vitesse le long des surfaces internes 50 et 52 des courroies. Le liquide réfrigérant, qui, de préférence, est de l'eau contenant un produit anti-corrosif, est maintenu dans cette nappe 48 selon le prccédé décrit dans le brevet 3 167 830 ci-dessus. Le produit de moulage 58 est guidé, à sa sortie de la machine de moulage, par des rouleaux 60 dont deux sont représentés sur la figure 1. Afin de cannaitre la position du bain P de métal en fusion dans la zone d'admission 25 de la machine, on a prévu une série de 5 détecteurs de chaleur 62a, 62b, 62c, 62d et 62e, visibles sur les figures 1 et 2 ; situés dans la zone d'admission, ces détecteurs sont en contact avec la surface interne réfrigérée 52 de la courroie inférieure 28. Pour déterminer cette position du bain, on peut employer autant de détecteurs qu'on le désire, à condition que ce nombre ne soit pas suffisant pour constituer un obstacle sérieux au liquide réfrigérant 48 se déplaçant le long de la surface interne 52. Comme le montre la figure 4, ces détecteurs de chaleur 62a à 62e ont été placés entre les rouleaux de guidage 41 pour éviter de goder le fonctionnement de ceux-ci. Chaque détecteur est monté sur un bras de support individuel 64a, 64b, 64c, 64d et 64e, chaque bras étant monté transversalement par rapport au dispositif d'entratnement inférieur 32. le premier détecteur 62a (ou les deux premiers 62a et 62b, ou davantage) peut titre monté dans les évidements 63 du rouleau d'admission inférieur 36, entre ses flancs 65, de manière à titre situé juste sous la limite amont du bain P. Hie tige auxiliaire 69 (voir la figure 3) dirigée vers l'amont du bras 64c est mise en place dans les évidements 63 afin de porter les détecteurs qu'on veut y placer. Tout autre dispositif de support des détecteurs plaeés au contact de la surface interne 52 réfrigérée de ia courroie peut aussi Otre utilisé. Il est également possible de déterminer la position du bain P en montant la série des détecteurs 62 contre la surface interne réfrigérée 50 de la partie de la courroie supérieure de maculage 26 située dans la zone dXadmission 25 (au lieu d'utiliser la courroie inférieure). Dans le cas représenté ici d'une machine de moulage à deux courroies, il peut Outre avantageux dans certains cas, d'utiliser deux séries 62 et 162 de détecteurs pour déterminer la position du bain P, ces détecteurs venant respectivement au contact des surfaces internes des courroies de moulage 26 et 28. Il peut également outre avantageux, pour le contre de l'état du ou des revatements 29, de prévoir deux séries 70 et 170 de détecteurs placés au contact des surfaces internes des courroies 26 et 28. Selon ce qui convient, on peut utiliser, dans une machine de moulage à deux courroies, soit les quatre séries de détecteurs 629 162, 70 et 170, soit une combinaison quelconque rentre elles en nombre et nature. On remarquera que les séries d détecteurs 162 et 170 de la courroie supérieure sont placées plus en aval que celles de la courroie inférieure, car, comme le montrent les figures I et 2, la position descendante de la zone de moulage C fait que le ménisque de la surface du bain P de métal en fusion est oblique par rapport aux courroies 26 et 28. La série 62a à 62e des détecteurs de position du bain est mise en place de façon à fixer avec précision la position souhaitée pour la bain : la série 62 est disposde longitudinalement (c'est-à-dire de l'amont vers 1' aval), dans le sens de déplacement de la courroie. Le détecteur de tête 62a est placé en un posent situé plus haut que le niveau souhaité, et le dernier détecteur en un point situé plus bas que le niveau de bain souhaité ; les autres détecteurs 62b, 62c et 62d étant placés dans des positions intermédiaires. Chaque détecteur de chaleur répond à des variations locales de température de la courroie transmises par la surface interne réfrigérée 52 au voisinage de son extrémité. On remarquera que, lorsqu'une z ne bien déterminée de la courroie est en contact avec le métal en fusion qui va outre moulé, la température de la surface interne de la courroie augmente dans cette zone en raison de l'accroissement de quantité de chaleur transférée qui en découle. Grâce à l'action de refroidissement énergique du réfrigérant 48 qui 51 écoule, ltaccroissement de température de la surface interne 52 de la courroie n'est cependant pas très important ; mais il peut outre détecté selon le processus indiqué ici. La série des détecteurs détecte donc une montée ou une descente du niveau du bain P par détection d'une variation locale de la température de la courroie en face des points situés le long de la direction de déplacement de la courroie où se trouvent les détecteurs 62a, 62b, 62c, 62d, 62e ou les détecteurs 162au 162b, 162c, 162d, 162e, ou l'ensemble des deux séries. Chacun des détecteurs de l'une ou l'autre des séries 62 et 162 est relié à un dispositif de traitement 66 des données concernant le niveau du bain (voir la figure 1), ce dispositif pouvant être n'importe quel dispositif capable d'indiquer la valeur de la variation de température enregistrée par les détecteurs de la série 62 ou 162. Le dispositif 66 peut par exemple comprendre une série de relais électriques commandant des lampes colorées, un relais correspondant à chacun des détecteurs des séries 62 et 162. Chaque relais alimente la lampe correspondante lorsque le détecteur correspondant au relais détecte une variation sensible de température.L'opérateur chargé de la machine de moulage peut alors manceuvrer un dispositif de commande 71 chargé de modifier le débit de métal en fusion jusqu'à ce que le niveau du bain de métal en fusion dans la machine de moulage ait retrouvé la valeur souhaitée. T-ut autre dispositif de traitement peut également être utilisé, comme par exemple un dispositif à enregistrement graphique, ou un dispositif à signaux sonores. De dispositif de commande 71 peut consister en un dispositif à vis, manuel cu à moteur, permettant d'élever ou d'abaisser la bonde 20. 'e dispositif de traitement et de commande 66 peut également onsister en un équipement autcmatique de régulation de l'alimentation en métal fondu. Comme le montre la figure 1, le dispositif de commande 66 est relié, par l'intermédiaire de circuits ts 67, i l'élément de commande 71 qui assure le déplacement de la bonde 20 dont dépend le débit du métal en fusion. 1' élément de commande 71, commandé par un moteur peut comprendre un servc-mécanisme relié à l'équipe- ment 66, ce qui permet une régulation compLètement automatique de l'écoulement du métal. Comme le montre la figure 3, les etecte-wrs 62a à 62e de la position du bain sont répartis sur toute la largeur de la courroie pour ne pas constituer un obstacle sensible à l'écoulement F du liquide réfrigérant. Dans le cas des procédés ci- dessus de commande de la position du bain P, le débit de métal en fusion admis est commandé, manuellement ou automatiquement, de manière à adapter en permanence la quantité de métal admise à la vitesse de meulage qui dépend9 elle, de la vitesse de déplacement des courroies 26 et 28. Un autre procédé de commande de la position du bain qu'on peut parfois utiliser est le suivant : on stabilise à une valeur donnée le débit d'admission du métal en fusion 12, puis on modifie la vitesse de la machine par écarts de faible valeur de manière à correspondre juste à la quantité de métal admise. Comme le montre la figure 1, l'équipement de commande 66 est reliés par l'intermédiaire du circuit électrique 73, au mécanisme de commande 47 entraînant de manière synchrone les rouleaux 38 et 40. L'équipement de commande 66 est relié aussi, par l'intermédiaire du circuit 75, au mécanisme de commande 76 des rouleaux convoyeurs d'éva cuation 60.La vitesse de la machine de moulage et des rouleaux d'évacuation 60 peut donc être automatiquement adaptée à la quantité de métal en fusion admise, ce qui assure la commande de la position du bain P de métal en fusion. Dans la plupart des cas, il est préférable de donner à la machine de moulage une vitesse constante et de réguler l'admission de métal en fusion 2 un fonctionnement à vitesse constante facilite en effet beaucoup le fonctionnement de l'équipement de transport et de manipulation du produit de moulage 58, équipement qui est en général aligné aveo la machine de moulage. Le contrOle de l'état du revêtement 29 des courroies est possible si l'on installe une deuxième série 70 ou 170 (voir les figures 1 et 2) de cinq détecteurs de chaleur 62e, 70a, 70b, 70c et 70d (voir la figure 3) au voisinage de l'une ou des deux courroies. Comme le montre la figure 39 on les place de préférence à intervalles réguliers sur toute la largar- de la courrcie. Un nombre aussi élevé qu'on le souhaite de détecteurs 70 ou 170 peut outre uti- lisé pour constituer autant de points de détection d'information. Ce nombre de détecteurs 70 ou 170 ne doit toutefois pas outre suffisant pour constituer un obstacle à l'écoulement F du réfrigérant. Comme le montre aussi la figure 3, le dernier détecteur 62e de la série 62 des détecteurs de position du bain peut être l'un des détecteurs de la série 70 des détecteurs de contrale de S'état des revêtements des cour roies. Les détecteurs de la série 70 (et 170) peuvent Outre tous montés sur un bras de support unique 64e ou 164e. Tout autre dispositif de fixation de la série de détecteurs de contrôle de l'état du revêtement des courroies en un endroit donné uù ceux-ci sont au contact de la surface interne réfrigérée de la courroie de moulage, peut également Outre utilisé. La série 70 ou 170 des détecteurs de contrôle de l'état du revNtement des courrcies est alignée transversalement avec le dernier détecteur 62e ou 162e de position du bain parce qu'on est certain qu'en ce point du parcours le métal en fusion est vraiment en contact avec toute la largeur de la courroie de moulage. Une indice- tion de l'état du revatement est par exemple fournie par la lecture de la température de la surface interne de la courroie lorsque e revêtement de la surface externe de la courroie est en contact avec le métal en fusion en cours de moulage. Cette série de détecteurs est donc placée près du bain et à interval- les réguliers sur toute la largeur de la courroie. Comme le montre la figure 3, la série 62e, 70a, 70b, 70c et 70d des détecteurs de contrôle de l'état du revêtement des courroies est reliée à un dispositif 72 de contre de l'état du revêtement des courroies, ce dispositif comprenant des enregistrements des températures détectées. L'opérateur peut faire correspondre à ces températures diverses caractéristiques du revêtement en se servant dè tables d'interprétation des informations, tables dressées d'après des expériences précédentes effectuées sur ee type de revttement. Si on l'utilise, la série de détecteurs 170 est reliée bien sûr elle aussi au dispositif de contrôle 72. Le dispositif de contre 72 peut être relié aux mécanismes de commande d'entraînement 47 et 76 et commander l'arrêt automatique de la machine si le revêtement 29 est détérieré où s'il ne remplit plus de manière régulière ses fonctions d'isclation et de protection garant sant un produit de moulage de qualité. Les figures 4, 5 et 6 montrent de manière détaillée le mode de réalisation choisi pour le détecteur de chaleur utilisé dans les séries 62 et 70 de détecteurs de la position du bain et de l'état du revêtement. La figure 4 montre une coupe transversale des détecteurs 62c et 62d. Chaque détecteur est doté d'un carter 80 réalisé en matériau souple à faible conductibilité thermique, par exemple en polytétrafluoroéthylène ou "Téflon", et dont l'extrémité postérieure par rapport à l'écoulement Pi est profilée au vcisinage de la surface interne 52 de la courroie. La figure. 5 montre le profil de cette partie 82 qui consiste en un par bcloTde de révolution 84 (du côté avant) se raccordant à un cône de révolution 86 (du cOté arrière) Le sens de l'écoulement F du liquide réfrigérant est indiqué par des flèches. Le matériau lubrifiant 80 diminue le frottement sur les courroies. L'extrémité opposée à la courroie du carter 80 possède une section transversale 88 circulaire (voir la figure 6). Cette partie circulaire du carter 80 coulisse dans un tube 90 monté sur les bras de support respectifs 64c, 64d, etc. Un ressort 92 exerce sur le carter télescopique 80 une action qui le pousse vers la surface interne 52 de la courroie. Chaque carter isolé 80 comprend un orifice axial 94 dans lequel on introduit à la presse un manchon 100 réalisé dans un métal fortement conducteur de la chaleur, par exemple du cuivre. Ce manchon conducteur 100 monté dans 1 'extrémité du carter 80 est fermé à son extrémité 102, et cette extrémité est directement en contact avec la surface interne 52 de la courroie, contre laquelle elle glisse. Ph élément 104 sensible à la chaleur et générateur de tension, par exemple un thermistor ou un thermocouple à contact, est introduit dans le manchon 100 jusqu'à venir au contact de son extrémité fermée 102, et cet élément est contenu dans une enveloppe 108 réalisée en matériau électriquement isolant et inoxydable, par exemple en résine époxy. Les connexions l06 qui équipent cet élément ie relient au dispositif de contrôle et de commande approprié (66 et/ou 72). La chaleur est trans- mise successivement par la courroie, l'extrémité fermée 102 du manchon et t'élément 104 sensible à la chaleur. Ce montage du détecteur permet d'isoler l'élément 104 sensible à la chaleur des effets latéraux de refroidissement dûe à l'écoulement du réfrigérant. Par contre le flux axial de chaleur, qui provient du métal en fusion, traverse la courroie et se trouve transmis par le manchon 100, est très facilement détecté. L'invention décrite ici peut être utilisée également avec intérêt dans le cas où la machine de moulage est du type 'à roue et courroie" ; elle permet alors le contrôle de l'état de fonctionnement de la machine, celui du niveau. an bain ou celui de l'état du revêtement de la courroie. Une telle machine de moulage du type Wà roue et courroie" est décrite dans le brevet américain 3.429.363. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation ci-dessus décrit et représenté, à partir duquel on pourra prévoir d'antres modes et d'autres formes de réalisations 5anq peur cela sortir du cadre de l'invention. R E V EN D . C Â T I O N S 1 ) Procédé de détermination des conditions de fonctionnement d'une machine de moulage métallique continu équipée d'au moins une courroie flexible tournant san.s fin. dont la surface externe, couverte d'un revêtement isolant, est en contact avec le métal en fusion en cours de moulage9 et dont la surface interne est refroidie par un liquide réfrigérant, procédé caractérisé en ce qu'il comprend les différentes étapes suivantes consistant :: à placer une série de détecteurs de chaleur au contact de la surface interne réfrigérée et mobile de la courroie à des endroits bien déterminés s à maintenir les détecteurs de chaleur contre la surface interne mobile de la courroie afin de déceler e transfert de chaleur s'effectuant à travers la courroie à assurer une mise en place des détecteurs de chaleur entraî- nant une gêne minimale pour l'écoulement du liquide réfrigérant le long de la surface interne de la courrcie 2 à isoler les détecteurs de chaleur de 1 écoulement du liquide réfrigérant et à traiter les informations fournies par les détecteurs de chaleur pour déterminer les conditions exactes de fonctionne- ment de la machine de moulage en cours de moulage. 2 ) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le profil des détecteurs de chaleur est dessiné de manière à entraîner une gêne minimale po l'écoulement du liquide réfrigérant le long de la surface interne de la courroie. 3 ) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la série de détecteurs de chaleur est répartie sur toute la largeur de la courroie, à des endroits bien déterminés permettant le contrôle de l'état du evêtement sur toute la largeur de la courrcie au cours du moulage. 40) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'un rouleau à évidements est associé à la courroie dans la zone d'admissions et en ce qu'au moins l'un des détecteurs de chaleur est placé dans un évidement du rouleau9 au contact de la surface interne mobile Be la courrcie. 50) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'au moins deux détecteurs de chaleur sont répartis le long de l'écoule- ment, au contact de la surface interne mobile et réfrigérée de la courroie, de manière à encadrer les positions de fonctionnement souhaitées pour le bain de métal en fusion dont le niveau atteint la zone d'admission de la machine, et en ce que les réponses des détecteurs à des variations de température de la surface interne mobile et réfrigérée de la courroie aux points ou se trouvent les détecteurs, sont utilisées de manière à déterminer la position exacte du niveau du bain de métal en fusion. 6 ) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il comprend une phase consistant à accorder le débit d'admission du métal en fusion à la vitesse de la machine de moulage, de manière à maintenir le niveau du bain dans une gamme de posi- tions donnée en cours de moulage. 70) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il comprend une phase consistant à accorder le débit d'admission du métal en fusion à la vitesse maintenue constante de la courroie, de manière à maintenir le niveau du bain dans une gamme de positions donnée en cours de moulage. 80) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il comprend une phase consistant à accorder la vitesse de déplace- ment de la courroie au débit réel, maintenu constant, de métal en fusion dans la zne d'admission, de de manière à maintenir le niveau du bain dans une gamme de positions dée en cours de moulage. 90) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'on décale latéralement les positions des détecteurs de manière à entraîner une gêne minimale pour l'écouLement du liquide réfrigérant le long de la surface interne de la courroie. 10 ) Precédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'une première série de détecteurs de chaleur est placée à interval- les réguliers sur toute la largeur de la courroie et au contact de la surface interne mobile de la courroie, et en ce qu'use deuxième série de détecteurs de chaleur est placée en différents points espacés le long de l'écoulement et le long de la courroie, au contact de la surface interne mobile de la courroie, de manière à ce que le niveau du bain de métal en fusion se trouve dans la gamme de positions souhaitée en cours de moulage. 110) Procédé selon l'une que conque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que la première série de détecteurs de chaleur est placée en aval du niveau du bain de métal en fusion de manière à ce qu'elle détecte les températures de la courroie juste après l'endroit où le métal en fusion entre en contact avec la surface externe de la courroie en cours de moulage, ce qui permet de déterminer l'état du revttement isolant de la courroie juste après l'en- droit où le métal en fusion entre en contact avec le revêtement de la courroie. 120) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que la machine de moulage est du type "à deux courroies", une supérieure et une inférieure, et en ce que les détecteurs de chaleur sont placés sous la courroie inférieure et au contact de sa surface interne mobile et réfrigérée, dans des positions respectives permettant d'encadrer le niveau souhaité du bain de métal en fusion. 13 ) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 129 caractérisé en ce que la machine de moulage est du type à deux courroies", one supé- rieure et une inférieure, et en ce que les détecteurs de chaleur sont placés au contact de la surface interne mobile et réfrigérée de la courroie supérieure, dans des positions respectives permettant d'encadrer le niveau souhaité du bord du ménisque coiffant le bain de métal fondu à l'endroit où ce bord est en contact avec la courroie zupér eure. 140) Appareil permettant de mettre en oeuvre le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, pour la détermination des conditions de fonctionnement d'une machine de moulage métallique continu équipée d'au moins une courroie flexible tournant sans fin, dont la surface externe, couverte d 'un revttement isolant, est en contact avec le métal en fusion en cours de moulage dans la zone de moulage et dont la surface interne est refroidie par un liquide réfrigérant, appareil caractérisé en ce que deux détecteurs au moins sont placés en deux positions espacées, près de la zone de moulage y en ce qu'un dispositif de support maintient les détecteurs au contact de la surface interne mobile et réfrigérée de la courraie ? en ce que les détecteurs de chaleur sont placés de manière à entraîner une gêne minimale pour l'écoulement du liquide réfrigérant le Long de la surface interne de la courr@ie ; en ce qu'un matériau d'isolation thermique est associé aux détecteurs de chaleur pur ur les isoler du liquide réfrigérant ; et en ce qu'un dispositif de traitement est relié aux détecteurs de çtiaieur et permet d'utiliser les réponses des détecteurs à des variations de température de la surface interne mobile de la courroie à l'endrait de ces détecteurs, pour déterminer les conditions de fonctionnement de la machine de m@ulage. 15 ) Appareil selon la revendication 14, caractérisé en ce que l'extrémité des détecteurs de chaleur est en un matériau très bon conducteur de la chaleur et en ce qu'un ressort contenu dans le dispositif de support maintient énergiquement l'extrémité au contact de la surface interne mobile et réfrigérée de la courroie. 16 ) Appareil selon l'une quelconque des revendications 14 et 15, caractérisé en ce que le matériau d'isolation thermique est utilisé pour former un carter entourant l'extrémité et en ce que le dessin du prefil du carter est conçu en fonction de l'écoulement du liquide réfrigérant 17 ) Appareil selon l'une quelconque des revendications 14 à 16, caractérisé en ce que le matériau d'is@@ation thermique qui constitue le carter entourant le détecteur de @haleur a des propriétés lubrifiantes qui rendent minimal le trottement contre la surface interne de la courraie. 18 ) Appareil selon l'une quelconque des revendications 14 à 17, @aractérisé en ce que le carter réalisé avec le matériau d'isolation thermique comprend une partie de montage et une paie terminale., en ce qu'un manchan métallique conducteur de la chaleur et protégé par le carter isclant est introduit dans la partie terminale, en ce que l'extrémité du manon@n métallique, fermée et conductrice de la chaleur, est au contact de la surface interne mobile de la courroie, et en ce qu'un élément sensible à la chaleur, relié thermiquement au manchon métallique et générateur de tension, est monté à l'intérieur du carter. 19 ) Appareil selon l'une quelconque des revendications 14 à 18, caractérisé en ce que la partie de montage du carter est télescopique à l'intérieur d'un tube monté sur le dispositif de support et en ce qu'un ressort placé à l'intérieur du tube maintient énergiquement l'extrémité au contact de-la surface interne mobile et réfrigérée de la courroie. 200) Appareil selon l'une quelconque des revendications 14 à 19, caractérisé en ce que le dessin du profil de la partie terminale du carter est conçu de manière à opposer une géne minimale à l'écoulement du liquide réfrigérant le long de la surface interne de la courroie. 210) Appareil selon l'une quelconque des revendications 14 à 20, caractérisé en ce que la partie terminale du carter thermiquement isolant entoure le manchon métallique cond-ucteur de la chaleur, et en ce que l'élément générateur de tension est situé au fond de l'extré- mité obturée du manchon, ce qui isole l'élément générateur de tension des effets refroidissants dAs à l'écoulement du liquide réfrigérant, tout en permettant le transfert de chaleur de la surface interne de la courroie vers l'élément générateur de tension par l'intermédiaire de l'extrémité métallique du manchon. 220) Appareil selon l'une quelconque des revendications 14 à 21, caractérisé en ce que le dispositif de support est monté transversalement et tout près de la surface interne de la courroie, et en ce que les détecteurs de chaleur montés sur le dispositif de support sont repartis sur toute la largeur de la courroie dans le voisinage de la zone de moulage, ce qui permet de connaître l'état du revêtement de la courroie pendant le moulage du métal en fusion. 23 ) Appareil selon l'une quelconque des revendications 14 à 22, earaetérivé en ce que, le bain de métal en fusion de la zone de moulage atteignant la zone d'admission, les détecteurs de chaleur sont répartis en amont et en aval le long de la trajectoire de la courroie et au voisinage de la zcne d'admission précédant la zone de moulage, ce qui permet d'encadrer ?a position souhaitée du niveau du bain de métal en- fusion. 240) Appareil selon l'une quelconque des revendications 14 à 23, caractérisé en ce que, la machine de moulage étant du type " à deux courroies" (une supérieure et une inférieure), deux séries au moins de détecteurs de chaleur sont prévues, en ce qu'un premier dispositif de support, associé aux deux courroies, maintient la première série de détecteurs au contact de la surface interne mobile et réfrigérée de la courroie inférieure près de la zone de moulage, et en ce qu'un deuxième dispositif de support main- tient la deuxième série de détecteurs au contact de la surface interne mobile et réfrigérée de la courroie supérieure près de la zone de moulage. 25 ) Appareil selon l'une quelconque des revendications 14 à 24 caractérisé en ce que, la courroie étant reliée, dans le voisinage de la zone d'admise sion, à la zone de moulage par les parties en relief d'un rouleau à évidements, le dispositif de support comprend au moins une barre traversant 1 l'un des passages évidés du rouleau et en ce qu'au moins un détecteur de chaleur est monté sur la barre dans l'un des évidements situés entre deux parties en relief du rouleau. 260) Appareil selon l'une quelconque des revendications 14 à 25, caractérisé en ce qutun dispositif de commande du débit d'admission du métal en fusion dans la zone d'admission de la machine est pr'vu, et en ce que le dispositif de traitement des réponses des détecteurs et le dispositif de commande sont reliés par un circuit qui permet de commander automatiquement le débit d'admission du métal en fusion et de maintenir le niveau du bain de métal en fusion dans une gamme de positions donnée. 270) Appareil selon l'une quelconque des revendications 14 à 26, caractérisé en ce que le dispositif de commande accorde la vitesse de déplacement de la courroie au débit réel d'admission du métal en fusion dans la zone d'admission ce la machine de mculage. 280) Appareil selon l'une quelconque des revendications 14 à 27, caractérisé en ce qu' on prévoit une deuxième série d'an mcins deux détecteurs de chaleur montés sur le dispositif de support et mis en place latéralement, sur toute la largeur de la courroie, juste en aval de la position du bain de métal, ces détecteurs étant destinés à permettre de connaître l'état du revêtement isolant lorsque le métal en fusion est venu au contact du matériau constituant ce revêtement.