La présente invention concerne des matières réfractaires "basiques, ayant un haut degré de liaison directe aux températures élevées. On entend par liaison directe le haut degré de contact direct existant entre les grains de cristal solides des phases 5 réfractaires aux températures élevées lorsqu'une phase liquide a été formée à l'intérieur de la matière réfractaire par la fusion des constituants plus fusibles. La description qui suit utilise des formules chimiques pour indiquer les compositions des différentes phases dans une 10 composition réfractaire.Ces formules représentent des compositions idéales et l'on comprendra que» dans la pratique, elles peuvent contenir d'autres oxydes en solution. En général, on a constaté que la phase liquide formée dans les compositions réfractaires aux températures élevées 15 montre une forte tendance à pénétrer entre les grains réfractaires, de sorte que le degré de liaison directe tend à devenir faible, sauf si la teneur de flux est très basse. Il en résulte une forte diminution de la résistance aux températures élevées et à l'attaque des laitiers et des flux en cours de 20 marche du four et, dans certaines conditions,une dégradation de la face chauffée du garnissage réfractaire. On a démontré toutefois que le degré de liaison directe dans des matières réfractaires à base de magnésite, par exemple, peut être augmenté, pour une teneur constante de liquide, par 25 des additions de sesquioxyde de chrome ou en augmentant le rapport CaO/SiOg dans la composition réfractaire. Dans ces deux cas, on pense que cela a pour effet de modifier les énergies superficielles des limites périclaxse-périclase-grains et des limites périclase-phase liquide de telle façon que l'angle 30 dièdre d'équilibre formé par la phase liquide aux points de contact entre les grains de périclase augmente et le degré de pénétration du liquide entre les grains de périclase diminue. On a constaté en outre qu'il est fréquemment possible d'obtenir une augmentation encore plus grande du contact solide-35 solide pour une teneur constante de liquide lorsque la composition est contrôlée de façon à permettre la coexistence entre le périclase et une seconde phase solide aux températures élevées. On croit qu'une condition pour que la seconde phase ait cet effet est que l'énergie aux interfaces entre les grains 40 différents de la structure soit inférieure aux énergies au± BAD ORIGINAL 71 06560 2 2080575 limites entre les grains similaires. On a démontré que cet effet est produit par la phase spinelle dans les matières réfractaires chrome-magnésite et magnésite-chrome et par le silicate de calcium (wa2SiO^) et 5 la forstérite (MggSiO^) dans les matières réfractaires faites de magnésite. Une limite à l'efficacité de ces silicates pour fournir une liaison.solide-solide dans les magnésites à des températures de service très élevées est toutefois imposée par les températures auxquelles ils se dissolvent dans la phase 10 liquide. Ainsi, les températures maximales auxquelles le silicate de calcium et la forstérite solides peuvent exister en contact avec 1* magnésie sont /1800°C approximativement et 1900°C, c'est-à-dire les températures de fusion respectives de l'eutectique MgO - silicate de calcium et de l'eutectique MgO-15 forstérite. Ces deux températures sont toutefois considérablement abaissées lorsque d'autres constituants sont présents, par exemple, des oxydes de fer , ou dans le cas de l'eutectique MgO-forstérite, GaO. L'objet de la présente invention est de produire unejLia-20 tière réfractaire basique de meilleure qualité, dans laquelle la liaison directe persiste jusqu'à des températures élevées, par exemple, au-dessus de 1700°C. . A cet effet, la matière réfractaire basique à liaison directe selon l'invention contient un zirconate d'un métal 25 alcalino-terreux capable de coexister avec n'importe quelle phase réfractaire solide persistant aux températures élevées tout en maintenant un haut degré de contac1?feolide-solide avec la phase réfractaire en présence de la phase liquide pour former • un squelette de matière réfractaire liée par.le zirconate aux 50 températures élevées1. Le zirconate de métal alcalino-terreux peut être ajouté à la matière, réfractaire basique comme .tel ou, comme variante, on peut ajouter de la zircone ou des composés contenant de la zircone et un composé contenant un métal alcalino-terreux qui, 55 au chauffage,.réagissent pour produire un zirconate de métal alcalino-terreux. Ainsi, le zirconate ajouté peut être le zirconate de calcium ou, comme variante, on peut ajouter de la chaux ou d'es composés contenant de la chaux en même temps que la zircone ou des composés contenant de la zircone, ces addi-40 tifs réagissant entre eux pour donner au chauffage du zirconate BAD OfUGINAL 71 06560 2080575 de calcium. La chaux peut être introduite sous forme de dolomite brute ou calcinée et la zircone peut être introduite sous forme de zircon. En conséquence, selon une autre caractéristique de l'invention, une matière réfractaire à base de magnésite à liaison directe contient du zirconate de calcium coexistant avec la périclase solide persistant aux températures élevées tout en maintenant un haut degré de contact solide-solide avec la périclase en présence de la phase liquide pour former un squelette 10 de périclase liée par le zirconate aux températures élevées.Ainsi une matière réfractaire basique à liaison directe peut avoir comme composition initiale; en poids : de 60% à 85% de MgO, de 7 % à 14% de CaO, de 6 % à 18% de ZiK^, moins de 6 % de SiO^, ladite matière réfractaire ayant, aux températures supérieures I5 à 1700°G, de 65% à 82% en poids, de périclase, de 3% à 19% en poids, de zirconate de calcium et 15% en poids, d'une phase liquide, et ayant à 1.700°C un degré de liaison solide-solide représenté par un facteur Nss/N supérieur à 0,17, dans lequel Nss est le total des points de contact entre les phases ÏO solides et N le total des points de contact entre les phases solides plus les points de contact entre les phases solides et la phase liquide. Des considérations similaires sont applicables à n'importe quelle autre forme de matière réfractaire basique lorsqu'on y >5 ajoute un zirconate approprié ou des composés capables de produire ce zirconate. Ainsi, l'invention peut être appliquée à une matière réfractaire faite de dolomite,lorsque la formation d'un squelette de périclase liée avec le zirconate, persistant aux températures élevées, améliore la résistance à la désagréga-50 tion à ces températures. Par conséquent, selon encore une autre caractéristique de l'invention, une matière réfractaire à liaison directe faite de dolomite est constituée par de la dolomite dont l'analyse donne 98% de CaO.MgO, jusqu'à 1% en poids de Fe^O^ et moins de 0,5% en poids, de silice, à laquelle on a ajouté >5 2,5% en poids de zircon, les composés réagissant au chauffage pour produire du zirconate de calcium capable de coexister avec les phases réfractaires solides périclase et chaux persistant aux températures élevées, tout en maintenant un haut degré de contact solide-solide avec les phases réfractaires en présence de la phase liquide pour former un squelette de périclase et de chaux liées avec le zirconate aux températures élevées. BAD ORIGINAL TABLEAU I C 1 MgO ZrOr u/ CMS Combinaisons de phases solides (assemblages) du système CaO-MgO-ZrO -Si0o p £* dans lequel MgO (périclase) persiste comme phase jusqu'à des températures élevées ' ( 3 ) MgO ZrOg CMS CjMSg ( a C 5 ) MgO Zr°2 CZ C5MS2 ) ( 7 ) (9) ( 11 MgO MgO MgO CZ CZ CZ CjMSg . c2s c?s c2s ,°3S CaO O 0\ VJH ON O ( 2 ) MgO ZrO CMS (4 ) MgO zr°2 C5M32 ( d : MgO CZ C5MS2 6 ) ( 8 ) MgO CZ C2s ( 10 ) MgO CZ °3S Observations .• On a utilisé les contractions suivantes î C - CaO M » MgO Z « Zr02 S « Si02 (2) Le tableau donne les compositions idéales des phases. Aux températures élevées, chacune des quatre phases orthosilicates'existe sur une plagè de rapports CaO/MgO ro o co o \l VJl 71 06560 5 2080575 Pour plus de simplicité, l'invention sera décrite ci-après principalement en référence à une matière réfractaire à base de magnésie et à la relation d'équilibre des phases dans la partie intéressée du système quaia?naire Ca0-Mg0~Zr02~Si02 (5 représentée dans le dessin annexé. Le tableau 1 montre en (a) les six combinaisons de quatre phases qui se présentent dans ce système à l'état solide, combinaisons qui ont la périclase comme phase et, en (b) les cinq combinaisons de trois phases qui correspondent aux triangles 10 de liaison dans le diagramme de phases quaternaire séparant les volumes de phase des six combinaisons de quatre phases. Les gammes de composition dans lesquelles se présente chacune ies combinaisons de quatre phases et de trois phases sont définies en termes molaires par les phases qui coexistent 15 à l'intérieur de ces combinaisons. Dans le calcul des quantités de magnésite, dolomite, zircon ou autres matières premières nécessaires pour donner des mélanges tombant sous le coup d'un assemblage quelconque du système, on tiendra compte, évidemment des impuretés présentes dans ces matières premières. 20 L'influence de la composition sur le comportement à la fusion et la microstructure a été étudiée aussi dans la région du système couvert par les assemblages de phases. Ce travail a montré que dans chacun des assemblages de phases, les températures de fusion complète ies plus basses correspondent à des 25 teneurs élevées de phases silicates. En conséquence, sur une gamme étendue de teneurs de magnésie à l'intérieur de chaque assemblage, la périclase est la phase primaire {c*est-à-dire la phase solide qui coexiste avec la phase liquide aux températures les plus élevées). Dans cette gamme de teneurs de magnésie, 30 les compositions qui remplissent la condition que la liaison par le zirconate de calcium persiste au-dessus de la température de fusion initiale sont celles dans lesquelles, outre la périclase solide, (a) le zirconate de calcium solide, ou (b) le zirconate de calcium et la chaux solides, ou (c) le zirconate de 35 calcium et le Zr02 solides coexistent avec la phase liquide. Au dessin annexé, la condition (a) est satisfaite par des mélanges dont les compositions, lorsqu'elles sont escrimées par leurs teneurs de CaO, de Zr02 et de Si02 recalculées de façon que la teneur totale de ces oxydes représente 100 parties, 4-0 se trouvent dans la zone k-a-b-c-d-e-m. La condition (b) es't bad original 71 06560 & 2080575 satisfaite par des mélanges dont les compositions lorsqu'elles sont exprimées de la menas façon, se trouvent dans la zone CaO-a—k. On a constaté que la condition (c) est satisfaite par des mélanges dont les compositions, exprimées de la même 5 manière, se trouvent dans la zone m—£-r. Le point r représente la composition sur le diagramme d'une solution solide Zr02 -CaO-MgO contenant approximativement 9 % de CaO et 3% de MgO. Le triangle des compositions à la figure est aussi divisé par de» lignes droites en traits fins en zones qui correspon— 10 dent aux six assemblages de 4 phases du tableau I. Dans ce diagramme, ces zones sont définies de nouveau par les teneurs en CaO, Zr02 et Si02 des mélanges, exprimées comme décrit plus haut. Les six zones sont numérotées 1.» £,* Z» 2, H. pour qu'elles correspondent au numérotage des assemblages de phases 1-5 au Tableau I. Les températures auxquelles commence la fusion dans les compositions, qui se trouvent dans ces zones (assemblages de phases) sont respectivement de 1485°C» 1475°G, 1490°C 1555°C, 1?10°C et 1?40°C correspondant aux points* invariables h,î ,e, d, b, a.Les températures auxquelles commence la fusion sont 20 donc inférieures dans les assemblages où il se forme de la montieellite (CaO.MgO.Si02) ou de la merwinite (3Ca0. MgO. 2Si02), ou ces deux silicates, c'est-à-dire les assemblages dans lesquels la fusion commence aux points h, f, e et d. Les températures les plus élevées du début de fusion se 25 trouvent donc dans les compositions à gauche de la ligne C2S«CZ dans le-diagramme, c'est-à-dire dans; les assemblages 2. et 11.Dans les mélanges correspondant à ces-assemblages, la fusion commence aux points a et b respectivement;. Les compositions contenant de la merwinite et de la montieellite qui rem-30 plissent'la condition que la liaison par le zirconate de calcium solide persiste dans la plage de températures de fusion ne sont pas cependant exclues de l'invention, étant donné que la présence de quantités contrôlées constituant fondant à des températures relativement basses permettent de chauffer à des 35 températures plus faibles. Ce contrôle peut être exercé en contrôlant les proportions relatives de CaO, Zr02. et Si02," en se servant des relations indiquées à la figure et en contrôlant la teneur de magnésie du mélange. Dans les compositions où la périclase est la phase 40 primaire, c'est-à-dire celles dont le comportement à la fusion bad original 71 06560 7 2080575 est décrit par la figure, l'augmentation de la teneur en magnésie ne modifie pas la température du commencement de la fusion, ni la température à laquelle la dissolution du zirconate de calcium dans la phase liquide est complète, mais diminue 5 la quantité de liquide présent à n'importe quelle temperature de la plage de fusion et augmente la température de la fin de fusion. D'autre part, dans les mélanges dont les compositions, exprimees en teneurs de CaO, Zr02 et Si02 se trouvent dans les 10 zones (a) k~a-b-c-d-e-m, (b) CaO-a-k et (c) m-£-r,la température à laquelle la dissolution du zirconate de calcium dans la phase liquide est complète augmente lorsqu'on augmente la teneur de Zr02 dans les mélanges, pour un rapport Ca0/Si02 constant. L'importance de cet effet est indiquée par les isothermes de la 15 figure qui sont tracées en traits mixtes, les températures étant inscrites à côté de chaque courbe. Dans les compositions qui se trouvent sur ces isothermes, la dissolution du zirconate de calcium dans la phase liquide est complète aux températures indiquées. 20 Les effets de la composition sur le comportement à la fusion sont illustrés par les indications du tableau II, qui concerne quatre compositions de l'assemblage de phases 8, dans lesquelles la périclase, le zirconate de calcium et le silicate de calcium coexistent à l'état solide. Outre les compositions 25 de ces quatre mélanges, le tableau II donne aussi leurs constitutions minéralogiques à l'état solide et les proportions de dolomite calcinée, de zircon, de magnésite calcinée et de zircone nécessaires pour donner ces compositions, ces matières étant supposées parfaitement pures et d'une composition chi-30 mique idéale. On a aussi constaté que l'efficacité du zirconate de calcium pour fournir une liaison solide entre les grains de périclase est conservée lorsque la phase liquide contient une quantité appréciable de B20^ et que la solubilité du zirconate 35 de calc ium dans ces masses fondues est faible relativement à celles des phases silicates. On croit que le dissolution des phases silicates réfractaires est une cause de la faible résistance aux fortes températures des magnésites d'eau de mer qui contiennent du BpO,. BAD ORIGINAL 71 06560 8 2080575 TABLEAU II Composition, chimique (% en poids) (a) 0>) (c) (d) Ca-0 35,6 11,9 27,1 9,1 MgO 25,6 75,0 25,6 75,0 Zr02 .26,1 8,8 43,4 14,6 sio2 12,7 4,3 3,9 1,3 Constitution minéralogique à l'état solide (% ( an poids) Périclase 25,6 75,0 25,6 ' 75,0 Zirconate de calcium 38,0 12,8 63,2 21,2 Silicate de calcium 36,4 12,2 11,2 3,8 Rapport ^O.ZrOZ 2Ca0.Si02 1,04 1,04 5,6 5,6 Composition en matières prémières (% en poids) Dolomite calcinée 75,1 33,1 62,4 ' 26,2 Zircon 24,9 11,0 8,3 3,5 Magnésite calcinée - 55,9 "4,3 59,9 Zircone — 24,9 10,4 Température du début de fusion (°C) 1740+ 10 1740i 10 1740Î 10 i74oiio Température de dissolution de Ca0.Zr02 (°C) 1925+10 1925^10 2030^25 2030i25 Température de fusion complète (°C) 2250i50 2670* 2350x 2700x x estimée 71 06560 2080575 Les améliorations de la liaison directe (solide-solide) qui ont été obtenues dans ces compositions aux températures auxquelles la phase liquide est présente sont illustrées dans le tableau III. N__/N est un paramètre qui mesure le degré ss 5 de liaison solide-solide et qui a été déterminé par des mesures effectuées sur des micrographies de sections polies d'éprou-vettes refroidies brusquement à partir d'une température de 1700°C. Les compositions ont été choisies de façon qu'à 1700°C la teneur de liquide des mélanges et la composition de la phase 10 liquide soient constantes. La composition de la phase liquide était de 16% de MgO, 35,9% de CaO, 19,1 % de Zr02 et 29,0% de Si02 et correspondait au point L de la figure. TABLEAU III Variations du degré de liaison solide-solide dans des mélanges 15 à teneur constante de liquide à 170Q°C Composition du mélange Phases présentes MgO CaO Zr02 Si02 Périclase Zirconate de calcium liquide Nss H 20 88,8 5,4 - 5,8 85 0 15 0,135 83,8 7,0 3,4 5,8 85 0 15 0,17 78,8 8,5 6,9 5,8 81,5 3,5 15 0,275 73,8 10,1 10,3 5,8 76,5 8,5 15 0,315 68,8 11,7 13,7 5,8 71,5 13,5 15 0,325 25 63,8 13,2 17,2 5,8 66,5 18,5 15 0,325 Lorsque l'invention est appliquée à une matière réfractaire faite de dolomite,dont la composition en poids est : 98% de CaO. MgO, moins de 1 % de ï^O^ , moins de 0,5% d'alumine et moins 30 de 0,5% de silice, on ajoute de 2% à 5% en poids de zircon et la composition est chauffée pour produire le zirconate de calcium servant de liaison entre les phases périclases et chaux persistant aux températures élevées. Ce procédé s'est révélé nettement avantageux, comme le prouve un essai de désagrégation 35 selon la norme américaine ABTM consistant à chauffer à 1480°C la matière réfractaire. Une brique de référence, faite de 100 % de dolomite a subi une perte de poids de 21 %, tandis qu'une brique selon l'invention n'a perdu que 12 % BAD ORIGINAL" 71 06560 2080575 de son poids. On peut ainsi produire des matières réfractaires basiques plus résistantes en mélangeant des matières premières appropriées contenant CaO, MgO, ZrOg et SiOg dans des proportions telles 5 que (a) lorsque la réaction entre les constituants a eu lieu, elles contiennent de la périclase et du zirconate de calcium à l'état solide et (b) que ces deux phases solides eoéxistent avec la phase liquide a des températures supérieures à celles où commence la fusion. 10 La première condition est remplie par des compositions qui, lorsque la réaction est terminée, donnent les combinaisons de phases 5 à 11 inclus à l'état solide. Lorsqu'on désire des propriétés réfractaires optimales, les combinaisons 8,9,10 sont normalement préférées. Les compositions non comprises dans 15 cette gamme qui, après réaction, contiennent des quantités limitées de montieellite ou de merwinite, ou des deux, ne sont toutefois pas exclues étant donné que la présence de composés ayant un bas point de fusion permet de chauffer à de plus faibles températures et peut être avantageuse dans certains cas. 20 De même, des compositions contenant de là chaux libre ne sont pas exclues, étant donné qu'elles peuvent être appropriées pour certaines applications où l'hydratation ne constitue pas un problème. Bien que la condition (b) soit généralement remplie pour 25 une gamme étendue de teneurs de magnésie, des compositions ayant une teneur totale de silicates inférieure à 10% et une teneur de périclase supérieure à 80% après réaction complète sont généralement préférées sauf dans le cas de mélanges donnant de la chaux solide dans la plage de fusion, où des teneurs de 30 magnésie proportionnellement plus faibles sont acceptables. Dans les mélanges où le silicate de calcium tourne en poussière au refroidissement, on peut faire des additions de stabilisants. Ces stabilisants comprennent 020^, BgO^ et ^2^5 Suivant une autre caractéristique de l'invention, un 35 procédé de fabrication de matières réfractaires avec liaisons directes, dont une est produite par le zirconate d'un métal alcalino-terreux, consiste à réduire la matière réfractaire en particules de grandeur convenable, à pastiller la matière broyée et classée et à chauffer dans un four approprié. Pour faciliter 40 la production de clinckers à forte densité, lorsqu'on utilise de BAD ORIGINAL 71 06560 ii 2080575 la magnésite et de la dolomite brutes, l'une ou l'autre de ces matières, ou les deux, ou encore le mélange de ces matières avec du zircon ou avec du zircon et de la zircone, peuvent être précalcinés avant le pastillage. Le clinker est ensuite broyé 5 en particules de grandeur convenable pour fabriquer des briques réfractaires ou pour l'utiliser dans le compactage de mélanges ou de bétons réfractaires. Un autre procédé de préparation comporte une fusion suivie d'un moulage par coulée. Suivant encore une autre caractéristique de l'invention, 10 une matière réfractaire basique à liaison directe contient un zirconate d'un métal alcalino-terreux capable de coexister avec une phase réfractaire quelconque persistant aux températures élevées tout en maintenant un haut degré de contact solide-solide avec la phase réfractaire en présence de la phase 15 liquide pour former un squelette de matière réfractaire liée par le zirconate aux températures élevées, le réfractaire ayant été imprégné d'une matière carbonée. De préférence, l'imprégnation est effectuée en utilisant un goudron chaud par n'importe quel procédé convenable, par exemple, par imprégnation 20 sous vide. BAD ORIGINAL 71 06560 12 ,. . . 2080575 BEVEMDICATIONH 1.- Matière réfractaire basique à liaison directe, caractérisée en ce qu'elle contient un zirconate d'un métal alcalino-terreux capable de coexister avec une phase réfractaire 5 solide quelconque persistant aux températures élevées tout en maintenant un haut degré de contact solide-solide avec la phase réfractaire en présence de la phase liquide pour former un squelette de matière réfractaire liée par le zirconate aux températures élevées. 10 2«- Matière réfractaire selon la revendication 1,caracté risée en ce que le zirconate de métal alcalino-terreux est ajouté à la matière.réfractaire. basique tel quel. 3«-Matière réfractaire selon.la revendication 2,caractérisée en ce que le zirconate est le zirconate de calcium. 15 4.- Matière réfractaire selon la revendication 1,carac térisée en ce que des composés contenant de la zircone ou la zircone elle-même et un composé contenant un. métal alcalino-terreux sont ajoutés à la matière réfractaire et, au chauffage réagissent entre eux. pour produire le zirconate de métal alcalino-20 terreux. . 5.- Matière réfractaire selon la revendication 4-,caractérisée en ce que la chaux ou des composés contenant de la chaux et de la zircone ou des composés contenant de la zircone sont ajoutés à la. matière réfractaire et réagissent au chauffage 25 pour produire le zirconate de calcium formant la liaison. 6.- Matière réfractaire selon la revendication 5,caractérisée en ce que la chaux est introduite sous forme de dolomite brute ou calcinée et en ce que la zircone est introduite sous forme de zircon. 30 Matière réfractaire selon l'une quelconque des reven dications 1 à 6,caractérisée en ce que la matière réfractaire est la magnésie et contient du zirconate de calcium capable de coexister avec de la périclase solide persistant à une température élevée tout en maintenant un haut degré de contact sol-ide-35 solide avec la périclase en présence de la phase liquide pour former un squelette de périclase liée par le zirconate aux températures élevées. 8.- Matière réfractaire selon l'.ne quelconque des revendications 1 à 7» caractérisée en ce qu'elle est composée 40 initialement, en poids, de 60% à 85% de MgO, de 7% à- 14% de CaO, BAQ ORIGINAL 71 06560 2080575 de 6% à 18% de Zr02, et de moins de 6% de SiO^» et aux températures supérieures à 1700°C,en poids, de 65% à 82% de périclase, de 3% à 19% de zirconate de calcium et de 15% d'une phase liquide, et en ce qu'elle a, à une température de 1700°C 5 un degré de liaison solide-solide représenté par un facteur Nss/N supérieur à 0,17, fac^teur dans lequel N est le nombre ss total de points de contact entre les phases solides et N est le nombre total de points de contact entre les phases solides et la phase liquide. 10 9.- Matière réfractaire selon l'une quelconque des revendi cations 1 à 6, caractérisée en ce que la matière réfractaire est la dolomite et contient du zirconate de calcium capable de coexister avec la périclase et la chaux, solides persistant à une température élevée tout en maintenant un haut degré de 15 contact solide-solide avec la périclase et la chaux en présence de la phase liquide pour former un squelette de périclase et de chaux liées par le zirconate aux températures élevées. 10.- Brique de dolomite à liaison directe selon la revendication 9, caractérisée en ce que la dolomite est composée, 20 en poids, de 98% de CaO.MgO, de moins de 1% de ï^Oj, de moins de 0,5% d'alumine et de moins de 0,5% de silice, auxquels on ajoute de 2% à 5% en poids de zircon, les constituants réagissant au chauffage pour produire un zirconate de calcium capable de coexister avec les phases périclase et chaux solides persis-25 tant à une température élevée, tout en maintenant un haut degré de contact solide-solide avec la périclase et la chaux en présence de la phase liquide pour former un squelette de périclase et de chaux liés par le zirconate aux températures élevées. 11.- Procédé de fabrication d'une matière réfractaire 30 basique selon la revendication 1, dans laquelle la liaison directe est produite par un zirconate d'un métal alcalino-terreux, caractérisé en ce qu'il consiste à broyer la matière réfractaire en particules de grandeur et de distribution granulométriques convenables, à pastiller la matière broyée et classée, puis à 35 chauffer dans un four. 12.- Procédé selon la revendication 11,caractérisé en ce qu'on utilise de la magnésite et/ou de la dolomite brutes qui sont ensuite précalcinées séparément ou mélangées avec de la zircone ou des composés contenant de la zircone avant 40 pastillage, le clinker étant ensuite broyé à une grandeur ' ' BAD ORIGINAL 71 06560 « ; 2080575 de particule convenable. 13.- Procédé de fabrication d'une matière réfractaire à liaison directe selon la revendication 1,caractérisé en ce qu'il consiste à faire fondre et à mouler par coulée la ma- 5 tière réfractaire basique à laquelle on a ajouté un zirconate d'un métal alcalino-terreux qui forme avec les phases réfractaires solides persistant à une température élevée un squelette de matière réfractaire liée par le zirconate. 14.- Matière réfractaire basique à Saison directe 10 selon l'un quelconque des procédés 1 à 10,caractérisée en ce qu'elle est imprégnée de goudron. 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