La presente invention a pour objet un dispositif d'injection sans aiguille de substances médicamenteuses liquides. Plus précisément, la présente invention a pour objet un dispositif d'injection à jet, destiné à l'injection sans aiguille de substances médicamenteuses par voie percutanée. On sait que l'administration de certaines substances médicamenteuses, en particulier de vaccins, est souvent effectuée de façon collective, par exemple lors de séances de vaccination massives, et il est intéressant, notamment dans ce cas, d'utiliser un dispositif d'injection sans aiguille permettant d'agir avec rapidité. On connaît déjà un certain nombre de dispositifs d'injection de substances médicamenteuses comprenant une réserve de médicament, à savoir un flacon, une chambre d'éjection dont la paroi antérieure fixe présente une fine buse d'éjection et dont la paroi postérieure est constituée par un piston d'éjection, des moyens de communication entre la réserve et la chambre, munie de moyens d'obturation convenables, par exemple des valves ou des pointeaux, ainsi que des moyens moteurs, en général à ressort rappelé par un fluide, pour actionner le piston. Les dispositifs connus jusqu'à présent sont souvent de construction compliquée et ne permettent pas la stérilisation facile des parties en contact avec la substance médicamenteuse. De plus, les dispositifs connus présentent l'incon vénient de ne pas toujours assurer une précision suffisante du volume éjecté, du fait que le transfert doit être rapidement effectué depuis le flacon vers la chambre d'éjection sur une distance relativement importante et par des passages étroits. En outre, il arrive fréquemment qu'il se produise des bulles d'air qui sont une cause supplémentaire d'erreurs portant sur le volume éjecté. La présente invention se propose de remédier à ces inconvénients et de fournir un dispositif d'injection permettant l'injection d'un volume extrêmement précis et ceci à grande cadence. En outre, l'invention se propose de fournir un tel dispositif qui soit de construction simple et qui présente une grande facilité d'asepsie ou de stérilisation. L'invention a pour objet un dispositif d'injection sans aiguille de substance médicamenteuse liquide, caractérisé par le fait qu'il comprend, dans un corps de cylindre, (a) une chambre d'ejection dont la paroi antérieure communique avec l'extérieur, au moyen d'un passage fin d'éjection, et dont la paroi postérieure mobile est constituée par un piston d'éjection prolongé par une tige, ladite chambre d 'éjec- tion étant située à l'extrémité antérieure dudit corps, (b) une chambre intermédiaire, (c) des moyens de passage pour la substance médicamenteuse entre une réserve de ladite substance et ladite chambre intermédiaire, (d) des moyens de passage pour la substance médicamenteuse entre ladite chambre intermédiaire et ladite chambre d'éjection, (e) un clapet, piloté par ladite tige, permettant d'ouvrir le passage entre la chambre intermédiaire et la chambre d'éjection pendant au moins la partie finale du mouvement de retour du piston d'éjection et d'interrompre ledit passage pendant la partie finale du mouvement d'éjection du piston d'éjection, et (f) des moyens pour mettre en dépression la chambre d'éjection par rapport à la chambre intermédiaire pendant ladite partie finale du mouvement de retour du piston d'éjection, de façon à assurer le remplissage de ladite chambre d'éjection, et par le fait qu'il comprend: (g) sur ledit corps de cylindre un siège destiné à recevoir une réserve de ladite substance médicamenteuse, et (h) des moyens moteurs actionnant le piston d'éjection. L'expression "la partie finale du mouvement d'un piston, employée ci-dessus, ne désigne pas ici nécessairement la dernière partie dudit mouvement. Cette expression a été employée uniquement pour indiquer que l'entraînement des clapets pilotés par la tige de piston ne se fait pas au tout début du mouvement de ladite tige de piston. En effet, si la tige de piston coulisse librement, pratiquement sans frottement, à llinterieur du clapet piloté, par contre ce dernier est monté avec frottement dans le cylindre dans lequel il peut coulisser, ce frottement étant dû aux joints d'étanchéité dont il est muni. Par conséquent le clapet piloté ne peut coulisser dans le cylindre dans lequel il est monté que lorsqu'une butée de la tige de piston vient à son contact et l'entraîne dans son mouvement. Le dispositif comportant les éléments (a) à (g) men tionnés ci-dessus constitue une tête d'injection Le siège pour la réserve de substance médicamenteuse est un réceptacle monté sur le corps de la tête d'injection et ayant une forme appropriée pour recevoir par exemple l'extrémité d'un flacon retourné contenant la substance médicamenteuse liquide à administrer. Ce siège est de préférence muni d'un système de double aiguille destiné à percer le bouchon du flacon et à jouer le rôle de prise d'air de façon à mettre le flacon en communication avec la pression atmosphérique. Ledit siège comporte en outre des moyens de passage pour la substance médicamenteuse vers le corps cylindrique de la tête d'injection. D'une façon générale les moyens de passage pour la substance médicamenteuse peuvent être quelconques; ce sont par exemple des conduits radiaux, annulaires, axiaux, etc... et des combinaisons de ces conduits. Dans des modes de réalisation particuliers, le dispositif de la présente invention peut encore présenter les caractéristiques suivantes, prises isolément ou en combinaison: - le clapet piloté est constitué par une douille dans laquelle la tige du piston d'éjection peut coulisser librement entre deux butées, le contact avec l'une des butées permettant a ladite tige d'entraîner dans son mouvement de retour ladite douille et le contact avec l'autre butée permettant à ladite tige d'entraîner dans son mouvement vers l'avant ladite douille tout en interrompant le passage de ladite substance médicamenteuse entre ladite chambre intermédiaire et ladite chambre d'éjection. Selon un mode de réalisation particulier, la partie médiane de ladite tige de piston d'éjection et la partie pos térieure de ladite douille présentent une forme capable de constituer un système de pointeau et de siège conique correspondant, et le contact dudit pointeau avec ledit siège permet à la tige d'entraîner ladite douille vers l'avant tout en obturant le passage pour la substance médicamenteuse entre ladite chambre intermédiaire et ladite chambre d'éjection. - lesdits moyens pour mettre en dépression la chambre d'éjection par rapport à ladite chambre intermédiaire peuvent être constitués par un clapet situé entre la chambre d'éjection et ledit passage fin d'éjection, ledit clapet ne laissant passer les fluides que dans le sens de l'éjection. Dans ce cas la "chambre intermédiaire est constituée par les moyens de communication entre la réserve de substance médicamenteuse et le corps cylindrique de la tête d'injection. Elle a un volume fixe. La dépression est créée par l'augmentation du volume de la chambre d'éjection pendant le retour du piston, et, la communication entre la chambre d'éjection et la chambre intermédiaire (c'est-à-dire ici en pratique entre la chambre d'éjection et la réserve) étant alors ouverte, la substance médicamenteuse passe dans la chambre d'éjection sous l'action de la pression atmosphérique. - la partie antérieure du corps de cylindre, comprenant la chambre d'éjection, le piston d'éjection et sa tige, la chambre intermédiaire, le ou les clapets pilotés et le siège pour la réserve de substance médicamenteuse, constitue une tête d'injection amovible pouvant être accouplée avec lesdits moyens moteurs, ou désaccouplée, L'accouplement et le désaccouplement de la tête d'injection avec les moyens moteurs peuvent être réalisés à l'aide de moyens complémentaires d'accrochage rapide tels que par exemple un bec d'accrochage et une rainure correspondante, ou un encliquetage à billes dans une rainure circulaire correspondante, et/ou une bague filetée et un filetage mâle correspondant. Lorsque la tête d'injection est amovible, son démontage, pour la stérilisation à l'autoclave, pour la réparation ou le remplacement éventuel, est grandement facilité. - lesdits moyens moteurs comprennent un ressort, un piston d'armement coulissant dans une chambre d'armement, des moyens pour amener un fluide sous pression dans ladite chambre d'armement de façon à déplacer ledit piston d'armement vers l'arrière en comprimant le ressort, des moyens pour maintenir ledit ressort en position comprimée, et des moyens pour libérer ledit ressort de façon à projeter ledit piston d'armement vers l'avant; ledit dispositif comprend des moyens d'accouplement de ladite tige avec ledit piston d'armement. Selon un mode de réalisation particulier, le piston d'armement comporte un prolongement antérieur, et l'extrémité arrière de la tige du piston d'éjection et l'extrémité avant dudit prolongement comportent des moyens complémentaires d'accrochage rapide permettant l'accouplement et le désaccouplement de ladite tige et/ou de ladite tête d'injection. Lesdits moyens complémentaires d'accrochage rapide sont notamment ceux qui ont été mentionnés ci-dessus. - selon un autre mode de réalisation, lesdits moyens pour maintenir ledit ressort comprimé comprennent un clapet de non-retour du fluide sous pression, et lesdits moyens pour libérer ledit ressort comprennent un levier susceptible d'être actionné manuellement et d'agir sur ledit clapet pour permettre le retour du fluide sous pression. Une telle disposition permet notamment de simplifier considérablement le mécanisme de détente et de gachette pour l'actionnement du dispositif. - ledit piston d'armement comporte un prolongement postérieur constitué par une tige munie d'au moins un repère, les repères devenant tour à tour visibles à mesure que le piston d'armement recule. L'opérateur peut ainsi régler le recul du piston d'armement et donc le volume de substance médicamenteuse à injecter. En effet, tant qu'il ne voit pas apparaître le repère choisi, il sait qu'il doit continuer d'actionner les moyens permettant d'amener le fluide sous pression dans la chambre d'armement. - ledit fluide sous pression est un liquide et lesdits moyens pour amener ledit liquide sous pression comprennent une pompe à piston et un conduit reliant ladite pompe à la chambre d'armement. Ladite pompe à piston peut être actionnée de manière quelconque (avec une pédale, électriquement, etc...) par l'opé- rateur. La pression hydraulique peut être établie au moyen d'une pompe à piston actionnée par une pédale, présentant un support avec une pédale en forme de levier pivoté sur le support, et un corps de pompe à piston susceptible d'être monté rapidement sur le support grâce à des moyens de réception tels que des guides dudit support, le petit bras du levier formé par la pédale étant alors susceptible d'actionner le piston de la pompe. Afin de tenir compte de l'éventuelle déformation des conduits entre la pompe et le dispositif d'armement, qui peuvent survenir avec le temps, des moyens de réglage du volume de la chambre d'armement peuvent être prévus. Selon un mode de réalisation particulièrement avanta geux, ladite pompe à piston comporte, à côté de la chambre principale du corps de pompe, des moyens de régulation comprenant une chambre de compensation emplie, comme la chambre principale, dudit liquide sous pression, et reliée à la chambre principale par un étroit passage, ladite chambre de compensation étant constamment sous la pression d'un piston secondaire sollicité par un ressort, ledit passage étroit débouchant dans la -chambre principale à faible distance de la position de repos du piston principal. Ces moyens de régulation de volume du fluide sous pression permettent de compenser par exemple la déformation des conduits ou les microfuites. Lorsque le piston principal est actionné, il obture le passage entre les deux chambres. Lors du retour au repos ce passage se trouve à nouveau découvert vers la fin de la course de retour du piston principal et, en cas de perte de volume de liquide, du liquide additionnel est amené automatiquement depuis la chambre de compensation. - ledit piston d'armement est traversé par une tige dont l'extrémité arrière porte un écrou formant un épaulement pour l'extrémité arrière du piston d'armement, de telle sorte que la manoeuvre dudit écrou permet de régler le volume de la chambre d'armement. On peut ainsi ajuster le volume de la dose injectée, ou compenser par exemple des déformations éventuelles des conduits entre la pompe et le dispositif d'armement. - lesdits moyens pour maintenir ledit ressort comprimé comprennent un bec permettant d'immobiliser par accrochage un prolongement antérieur du piston d'armement, et lesdits moyens pour libérer ledit ressort comprennent un levier ou une gâchette permettant de décrocher ledit bec, grâce â quoi ledit ressort projette vers l'avant ledit piston d'armement qui actionne à son tour le piston d'éjection tout en refoulant le fluide hors de la chambre d'armement. Le choix du point d'accrochage lors de la fabrication permet le réglage du recul du piston d'armement et de la dose de médicament injectée. En effet, si la quantité de fluide sous pression est insuffisante, il n'y aura pas accrochage et le ressort n'étant pas maintenu, il y aura immédiatement et spontanément éjection de la dose insuffisante introduite dans la chambre d'éjection. L'invention a également pour objet les moyens moteurs décrits ci-dessus, permettant d'actionner les têtes d'injection décrites, ou toute autre tête d'injection pour dispositifs d'injection sans aiguille. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparaîtront à la lecture de la description suivante de certains modes de réalisation particuliers, faite à titre d'exemple non limitatif, en faisant référence aux dessins annexés dans lesquels: - la figure 1 représente une vue schématique en coupe partielle d'un mode de réalisation d'une tête d'injection selon l'invention, - la figure 2 représente une vue schématique en coupe d'un mode de réalisation d'un système d'actionnement du dispositif de l'invention, - et la figure 3 représente une vue d'une pompe hydrautique perfectionnée pouvant alimenter le dispositif. Le dispositif représenté se présente sous la forme d'un pistolet d'injection automatique destiné à la vaccination collective. La tête d'injection représentée comporte un corps creux 65 de forme générale cylindrique dans lequel peut coulisser un piston 66 dont la partie avant 67, de diamètre réduit, comporte des méplats tels que 68. La paroi de jonction entre la partie arrière et la partie avant du piston 66 forme un pointeau 69. Dans l'extrémité avant du piston est fixée une vis 70 dont la tête forme butée et comporte des entailles radiales telles que 71. La partie antérieure du piston peut coulisser dans l'alésage du clapet piloté 72 dont l'extremité antérieure comporte un évidement pour le logement de la tête de vis 70. La paroi d'extrémité postérieure 73 du clapet piloté 72 forme un siège pour le pointeau 69. A l'extrémité avant du corps 65 est fixée par vissage une douille 74 contenant un clapet 75 mu par un ressort 76, ledit clapet laissant passer des fluides (air, liquides) uniquement dans le sens de l'éjection. L'extrémité avant de la tête de vis 70 et L'extrémité arrière de la douille 74 et du clapet 75 délimitent une chambre d'éjection 77.A l'extrémité avant de la douille 74 est fixée par vissage une buse d'injection munie d'un filtre 79 et comportant un fin passage 80. Le corps 65 est surmonté d'un siège 81 pour la réserve de substance médicamenteuse (telle qu'un flacon renversé). Sur la figure 1 on a représenté une cape de protection 82 amovible que l'on peut disposer sur ledit siège 81 lorsque l'on n'utilise pas l'appareil. Sur le siège 81 est fixée une aiguille creuse double 83 permettant de percer le bouchon du flacon renversé contenant la substance médicamenteuse lors de l'utilisation, ladite aiguille double communiquant d'une part avec une prise d'air 84 et avec une chambre 85 qui joue ici avec le conduit 87, le rôle de la chambre intermédiaire mentionnée dans la description de la présente demande. Un joint filtre 86 permet d'éviter l'introduction dans l'appareil notamment des débris de bouchon du flacon contenant la substance médicamenteuse.La chambre 85 communique avec la chambre cylindrique du corps 65 par l'intermédiaire du conduit 87. L'extrémité arrière du corps 65 comporte un bec d'accrochage 88 et est entourée d'une bague 89 filetée intérieurement. On fait maintenant référence à la figure 2, qui décrit le système d'actionnement sur lequel peut être montée la tête d'injection amovible représentée à la figure 1. Ce dispositif d'actionnement comporte un corps cylindrique 90 prolongé par une poignée ou crosse 90a. Dans le corps cylindrique 90 peut se déplacer un piston 91 prolongé vers l'avant par la tige 92 et vers l'arrière par la tige 93. Le piston 91 est actionné par un fluide hydraulique (huile) arrivant dans la chambre 94, comportant une vis de purge 95, via le conduit 96 et le conduit flexible 97. La communication entre ces deux derniers conduits se fait par l'intermédiaire d'un clapet anti-retour à bille 98, maintenu par un ressort 99, la circulation dans le sens du retour pouvant être effectuée par appui sur le poussoir 100 actionné par la gâchette 101. Dans la tige 92 est vissée la pièce intermédiaire 102 pouvant coulisser dans la chambre 103 réalisée à l'extrémité avant du corps 90. Une rainure 104 dans la pièce 102 et une goupille 105 empêchent la rotation de- la pièce 102. En outre, la pièce 102 est munie de rainures complémentaires des nervures dont est munie l'extrémité arrière du piston 66 de la figure 1, comme cela est visible sur le dessin. A l'extrémité arrière du corps 90 est fixé un fourreau amovible 106 dans lequel est logé un ressort 107 s'appuyant au repos sur une bague d'arrêt 108 destinée à faciliter le démontage du fourreau. La tige 93 comporte une butée 109 permettant de comprimer le ressort 107 lorsque le piston se déplace vers l'arrière. En outre, dans l'extrémité avant de la tige 93 est fixée une tige de contrôle 110 dépassant du fourreau par un orifice central situé à l'extrémité arrière de celui-ci. La tige de contrôle 110 comporte un repère 111. Le flexible 97 est relié à une pompe hydraulique non représentée. Pour mettre en place la tête d'injection représentée à la figure 1 sur le dispositif d'actionnement représenté à la figure 2, il suffit d'accrocher le bec 88 dans une rainure correspondante de l'extrémité avant du corps 90 et puis de visser la bague 89 sur un filetage extérieur correspondant de l'extré- mité avant du corps 90. Le piston 66 se trouve alors solidaire du piston 91 par l'intermédiaire de la tige 92 et de la pièce 102. Le fonctionnement du dispositif monté est le suivant. Sur les figures 1 et 2, on a représenté la position des pièces mobiles en fin d'injection. En actionnant la pompe (non représentée), l'huile sous pression arrive via le clapet antiretour et le conduit 96 dans la chambre 94 et repousse vers l'arrière le piston 91 qui comprime le ressort 107. Lorsque le repère 111 apparaît à la sortie du passage central de l'extrémité arrière 112 du fourreau 106, cela signifie que le recul du piston est suffisant pour permettre l'injection de la dose désirée de la substance médicamenteuse. Dans sa course vers l'arrière le piston 91 a entraîné le piston 66. Au début du mouvement de recul du piston 66, la paroi 69 s'écarte de la paroi 73 car la pièce 72 reste immobile en raison du frottement contre le corps 65. Il en résulte l'ouverture d'un passage pour la substance médicamenteuse entre le conduit 87 et le conduit ménagé le long de la tige 67 grâce au méplat 68. Lorsque le piston 66 poursuit son mouvement de recul la tête de vis 70 vient buter contre le fond de l'évidement ménagé à l'extrémité antérieure de la pièce 72 qui se trouve alors entraînée dans le même mouvement de recul que le piston 66. En raison de ce recul le volume de la chambre 77 augmente, mais, le clapet 75 ne laissant pas passer l'air depuis l'extérieur, la chambre 77 se trouve en dépression par rapport à la chambre intermédiaire 85. La cape de protection 82 ayant été ôtée et remplacée par un flacon muni d'une substance médicamenteuse avant le début de l'opération, ladite substance médicamenteuse va s'écouler, en raison de cette dépression, via le conduit 87, le passage ménagé entre les parois 73 et 69 qui se trouvent écartées l'une de l'autre, le méplat 68 et les entailles 71, et va remplir la chambre 77.Après la fin du mouvement de recul de l'ensemble mobile, l'opérateur appuie sur la gâchette 101 qui par l'intermédiaire du poussoir 100 repousse la bille 98 vers la droite, ce qui permet le retour de l'huile sous pression contenue dans la chambre 94 et dans le conduit 96 vers le flexible 97 et le corps de pompe. Sous l'action du ressort 107 le piston 91, la pièce 102 et le piston 66 se trouvent projetés. brutalement en avant. Au début de ce mouvement, le clapet 72 reste immobile en raison du frottement contre le corps 65. Mais lorsque le pointeau 69 vient au contact de la paroi 73, la communication entre le conduit 87 et le conduit formé par le méplat 68 est interrompue, et la pièce 72 sera ensuite poussée vers l'avant par le piston 66 qui poursuit son mouvement.Le volume de la chambre 77 diminue et la communication avec la chambre intermédiaire étant interrompue, la pression à l'intérieur de la chambre 77 augmente fortement, ce qui a pour effet de repousser le clapet 75, de laisser passer la substance médicamenteuse contenue dans la chambre 77 dans la buse d'éjection 78. Finalement la substance liquide est éjectée en un jet puissant par le passage fin 80. On se réfère à la figure 3. Dans la variante de pompe représentée, l'intérieur du cylindre 58a de la pompe forme la chambre dans laquelle se déplace le piston 57a actionné, via 56, par exemple au moyen d'une pédale (non représentée). Un conduit unique 45a se dirige vers l'appareil. Au cylindre 58a se trouve accolé un cylindre de compensation 61 communiquant avec le cylindre 58a par un mince passage transversal 62. Dans le cylindre 61 peut coulisser un piston secondaire 63 sollicité par un ressort 64 de façon à tendre à diminuer le volume de la chambre dans le cylindre 61. Lorsque, partant de la position de départ représentée sur la figure, l'utilisateur appuie sur la pédale, le piston 57a est entraîné vers le haut et rapidement vient obturer le passage 62. Le liquide se trouve alors chassé par le conduit 45a. Lors du retour du piston 57a, s'il existe une perte de liquide (due par exemple à une microfuite, ou à une déformation des conduits flexibles), du liquide est alors amené depuis le cylindre 61 vers le cylindre 58a pour compenser la perte de liquide et assurer ainsi dans tous les cas la constance de l'action du piston 57a et par conséquent du volume d'injection. En outre, cette disposition permet également une parfaite adaptation aux modifications de volume provoquées soit par des déformations mécaniques, soit par des variations de température. REVENDICATIONS 1. Dispositif d'injection sans aiguille de substance médicamenteuse liquide, caractérisé par le fait qu'il comprend, dans un corps de cylindre 65, (a) une chambre d'éjection (77) dont la paroi antérieure communique avec l'extérieur, au moyen d'un passage fin d'éjection (80), et dont la paroi postérieure mobile est constituée par un piston d'éjection (66, 67) prolongé par une tige, ladite chambre d'éjection étant située à l'extrémité antérieure dudit corps, (b) une chambre intermédiaire (85), (c) des moyens de passage (83) pour la substance médicamenteuse entre une réserve de ladite substance et ladite chambre intermédiaire, (d) des moyens de passage (87, 68, 71) pour la substance médicamenteuse entre ladite chambre intermédiaire et ladite chambre d'éjection, (e) un clapet (72), piloté par ladite tige, permettant d'ouvrir le passage entre la chambre intermédiaire et la chambre d'éjection pendant au moins la partie finale du mouvement de retour du piston d'éjection et d'interrompre ledit passage pendant la partie finale du mouvement d'éjection du-piston d'éjection, et (f) des moyens (75, 76) pour mettre en dépression la chambre d'éjection par rapport à la chambre intermédiaire pendant ladite partie finale du mouvement de retour du piston d'éjection, de façon à assurer le remplissage de ladite chambre d'éjection, et par le fait qu'il comprend: (g) sur ledit corps de cylindre un siège (81) destiné à recevoir une réserve de ladite substance médicamenteuse, et (h) des moyens moteurs actionnant le piston d'éjection. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ledit clapet piloté (72) est constitué par une douille dans laquelle la tige (67) du piston d'éjection peut coulisser librement entre deux butées, le contact avec l'une des butées permettant à ladite tige d'entraîner dans son mouvement de retour ladite douille et le contact avec l'autre butée permettant à ladite tige d'entraîner dans son mouvement vers l'avant ladite douille tout en interrompant le passage de ladite substance médicamenteuse entre ladite chambre intermédiaire (85) et ladite chambre d'éjection (77)#. 3. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que lesdits moyens pour mett#4#n4319 dépression la chambre d'éjection par rapport à ladite chambre intermédiaire sont constitués par un clapet (75) situé entre la chambre d'éjection et ledit passage fin d'éjection, (80) ledit clapet ne laissant passer les fluides que dans le sens de l'éjection. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé par le fait que la partie médiane de ladite tige de piston d'éjection et la partie postérieure de ladite douille présentent une forme capable de constituer un système de pointeau (69) et de siège conique correspondant, (73) et que le contact dudit pointeau avec ledit siège permet à la tige (66) d'entraîner ladite douille (72) vers l'avant tout en obturant le passage pour la substance médicamenteuse entre ladite chambre intermédiaire (85) et ladite chambre d'éjection (77). 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la partie antérieure du corps de cylindre, (65) comprenant la chambre d'éjection, (77) le piston d'éjection (67) et sa tige, la chambre intermédiaire, (85) le ou les clapets pilotés (72) et le siège (81) pour la réserve de substance médicamenteuse, constitue une tête d'injection amovible pouvant être accouplée avec lesdits moyens moteurs, ou désaccouplée. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que lesdits moyens moteurs comprennent un ressort, (107) un piston d'armement (91) coulissant dans une chambre d'armement, (94) des moyens (96, 97) pour amener un fluide sous pression dans ladite chambre d'armement, de façon à déplacer ledit piston d'armement vers l'arrière en comprimant le ressort, des moyens (98, 99) pour maintenir ledit ressort en position comprimée, et des moyens (100, 101) pour libérer ledit ressort de façon à projeter ledit piston d'armement vers l'avant, et par le fait qu'il comprend des moyens (102) d'accouplement de ladite tige (66) avec ledit piston d'armement (91). 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 5 et 6, caractérisé par le fait que le piston d'armement (91) comporte un prolongement antérieur, (92) et par le fait que l'extrémité arrière de la tige du piston d'éjection (61) et/ou du corps de ladite tête d'injection, et l'extrémité avant dudit prolongement (92) comportent des moyens complémentaires d'accrochage rapide permettant l'accouplement et le désaccouplement de ladite tige et/ou de ladite tête d'injection. 8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé par le fait que lesdits moyens complémentaires sont constitués par un bec d'accrochage et une rainure, ou par un encliquetage à billes dans une rainure circulaire, et/ou par une bague filetée et un filetage mâle correspondant. 9. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé par le fait que lesdits moyens pour maintenir ledit ressort comprimé comprennent un clapet de non-retour (98) du fluide sous-pression, et que lesdits moyens pour libérer ledit ressort comprennent un levier (101) susceptible d'être actionné manuellement et d'agir sur ledit clapet de non-retour pour permettre le retour du fluide sous pression. 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 et 9, caractérisé par le fait que ledit piston d'armement (91) comporte un prolongement postérieur constitué par une tige (93) munie d'au moins un repère, (lll)lesdits repères devenant tour à tour visibles à mesure que le piston d'armement recule. 11. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 à 10, caractérisé par le fait que ledit fluide sous pression est un liquide et que lesdits moyens pour amener ledit liquide sous pression comprennent une pompe à piston et un conduit (97) reliant ladite pompe à la chambre d'armement (94). 12. Dispositif selon la revendication 11, caractérisé par le fait que ladite pompe à piston comporte, à côté de la chambre principale du corps de pompe, des moyens de régulation comprenant une chambre de compensation emplie, comme la chambre principale, dudit liquide sous pression, et reliée à la chambre principale par un étroit passage, (62) ladite chambre de compensation étant constamment sous la pression d'un piston secondaire (63) sollicité par un ressort, (64) ledit passage étroit débouchant dans la chambre principale à faible distance de la position de repos du piston principal (57a). 13. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé par le fait que ledit piston d'armement (91) est traversé par une tige dont l'extrémité arrière porte un écrou formant un épaulement pour l'extrémité arrière du piston d'armement, de telle sorte que la manoeuvre dudit écrou permet de régler le volume de la chambre d'armement. 14. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 et 13, caractérisé par le fait que lesdits moyens pour maintenir ledit ressort comprimé comprennent un bec permettant d'immobiliser par accrochage un prolongement antérieur du piston d'armement, et que lesdits moyens pour libérer ledit ressort comprennent un levier ou une gâchette permettant de décrocher ledit bec, grâce à quoi ledit ressort projette vers l'avant ledit piston d'armement qui actionne à son tour le piston d'éjection tout en refoulant le fluide hors de la chambre d'armement.