La présente invention concerne une installation de transformation de bois en grume en poutrelles. On a constaté qu'on peut effectuer une exploitation optimale du bois en grume (trons d'arbres), lors de sa transformation en poutrelles, si les troncs d'arbres d'un diamètre inférieur à 25 cm sont transformés en poutrelles par enlèvement de copeaux et si les troncs d'arbres d'un diamètre supérieur à environ 25 cm sont sciés en planches. Le profilage du bois en grume par enlèvement de copeaux, comme par exemple par fraisage, présente par rapport au sciage l'avantage qu'on produit des copeaux d'une longueur de 10 à 25 mm, qui peuvent constituer, dans cette forme, une matière première pour la production de papier. Ces copeaux peuvent par conséquent être acheminés immédiatement vers l'industrie papetière.Jusqu'à présent il était indispensable de transporter abord le bois en grume vers l'emplacement de l'installation de transformation, ce qui, selon la situation de la forêt dans laquelle le bois est produit, peut impliquer un transport de plusieurs kilomètres, et de transporter ensuite les poutrelles et les copeaux ainsi produits vers les utilisateurs. L'objectif de la présente invention est de prévoir une installation de production de poutrelles, qui permet une réduction sensible des trajets de transport et en m8me temps une diminution des frais de production des copeaux, d'une part et des poutrelles, d'autre part. Selon la présente invention, cet objectif est atteint par le fait qu'une machine d'écorçage avec des dispositifs d'alimentation y afférents, ainsi qu'une fraiseuse pour la production de poutrelles et des dispositifs d'amenée des grumes et d'évacuation des poutrelles, sont montés ensemble sur un seul véhicule, notamment un camion semiremorque, les dispositifs d'amenée de grumes dans la fraiseuse étant raccordés à la sortie de la machine d'écorçage. Etant donné qu'une telle installation peut betre exploitée à proximité immédiate de l'endroit de production du bois en grume, le transport, souvent tres long, du bois en grume vers l'emplacement de l'installation de traitement, qui en général est plus onéreux que le passage du eamion porteur de l'installation vers l'emplacement des grumes, devient superflu. I1 peut s'avérer avantageux de prévoir sur le camion une source motrice supplémentaire, indépendante du moteur du camion, par exemple un moteur diesel, pour la production de l'énergie nécessaire àI'entra2nement des dispositifs de transport et de commande de la fraiseuse et éventuellement de la machine d'écorçage. Différentes parties de l'installation, par exemple la machine d'écorçage et/ou les dispositifs d'amenée et/ou d'évacuation du bois sont de préférence déplaçables dans le sens longitudinal ou mobiles dans le sens transversal, notamment montées de manière coulissante ou pivotante, afin de ne pas dépasser les dimensions maximales tolérées du véhicule de transport. Afin d'alimenter la fraiseuse de maniere continue en grumes débitées par la machine d'écorçage, on prévoit à la suite de celle-ci une cuve pour la réception des grumes, qui peut basculer dans une direction perpendiolaire à son axe longitudinal. Le basculement de cette cuve peut être commandé manuellement, de sorte que l'on peut arbitrairement envoyer les grumes dans la fraiseuse, ou les éliminer, si on juge qu'elles ne conviennent pas pour la transformation. Dans cette cuve les grumes peuvent être accrochées par un transporteur transversal, ne pouvant saisir qu'une grume à la fois pour la relever dans une direction oblique sur un convoyeur à rouleaux qui introduit la grume dans la fraiseuse. Afin de ne pas dépasser les limites légales de longueur et largeur du véhicule, les différents dispositifs de transport des grumes et des poutrelles sont réduits à une longueur, qui ne représente que 60 à 70% (par exemple 5 m) de la longueur maximale (par exemple 8 m) du bois en grumes à transformer. Les figures annexées représentent à titre d'illustration un mode d'exécution de l'objet de la présente invention. La figure 1 montre schématiquement une vue latérale de toute 11 installation montée sur un véhicule de transport. La figure 2 montre schématiquement une vue latérale de l'installation en position opérative. La figure 3 montre une vue en plan de l'installation de la figure 2. Les figures 4, 5 et 6 montrent des coupes suivant les lignes IV-IV, V-V et VI-VI de la figure 3. Afin de faciliter la compréhension de l'in- vention, on décrira d'abord l'installation à l'état opérait ainsi que le mode de fonctionnement en référence aux figures 2 à 6 avant de décrire 1' installation à 1'étant transportable suivant la figure 1. Les grumes à transformer sont d'abord déposées sur une table 1 et d'ici elles sont acheminées séparément au moyen d'un convoyeur à rouleaux 2, comprenant au moins quelques rouleaux entraînés, vers une machine d'écorçage, qui est entraînée par un moteur 4. L'écorce enlevée dans cette machine d'écorçage 3, est aspirée par des moyens non représentés et dirigée dans un réservoir. Les grumes débitées par la machine d'écorçage 3 sont tronçonnées à la longueur désirée au moyen d'une scie 42 fixée par l'intermédiaire de moyens téléscopiques ajustables sur un charriot 41, qui peut coulisser dans le sens longitudinal de l'installation sur des rails 40. Les grumes ainsi tronçonnées tombent dans une cuve basculante 5, fixée en-dessous des rails 40,à l'extrémité de supports obliques 6 (figure 5), le mouvement basculant vers la gauche (figure 5) étant généralement réalisé automatiquement, tandis que un basculement à droite est également possible, mais manuellement cette- fois. La cuve 5 est basculée à droite (vers le bas sur la figure 3) lorsque un contrôle révèle que les grumes écorcées ne sont pas utilisables.Les grumes utilisables,par contre, sont basculées à gauche et dégringolent le long des supports obliques 6 sur un transporteur 7 (figure 5), disposé obliquement et muni de griffes pour relever individuellement les grumes qui lui sont débitées. Le transporteur oblique 7 amène les grumes écorcées séparément sut un convoyeur à rouleaux 8 comprenant au moins un rouleau entraîné pour refouler les grumes dans la fraiseuse 11. Afin de centrer les grumes et de leur conférer la pression nécessaire pour pénétrer dans la fraiseuse 11, on a prévu au-dessus du convoyeur à rouleaux 8 des rouleaux de centrage 9. Ces rouleaux de centrage 9 sont iontés sur des bras obliques (voir figure 2) et sont relevés automatiquement lors de chaque arrivée d'une grume sur le convoyeur afin de serrer les grumes et de les centrer par rapport à la fraiseuse 11. La fraiseuse comporte, comme montré en traits interrompus sur la figure 3, une paire de têtes fraiseuses 12 et une paire de fraises finisseuses 12', qui attaquent les grumes le long de deux côtés opposés afin de les aplatir et de produire en même temps des copeaux d'une longueur de 10 à 25 mm, c'est-à-dire la grandeur nécessaire dans l'industrie papetière pour la préparation de la pâte à papier. Les copeaux sont aspirés par un aspirateur non montré, pour les amener dans un réser- voir fixé à la partie inférieure de l'installation, mais pouvant également être indépendant de l'installation. Le bois sortant de la fraiseuse 11 est reçu sur une table de distribution 13, de laquelle il est culbuté, soit sur le côté gauche, soit sur le côté droit. Si le bois reçu de la fraiseuse 11 est fraisé seulement sur deux cotés opposés, c'est-à-dire pas encore transformé complètement en poutrelle, il est déplacé au moyen d'un convoyeur transversal 14 vers la gauche sur un convoyeur de retour 16. Le convoyeur transversal 14 est commandé automatiquement, au fur et à mesure de la réception du bois débité par la fraiseuse ll,alternativement vers la gauche et la droite. Le bois traité seulement sur deux côtés est retour né par le convoyeur à rouleaux 16, tandis que le bois traversant une seconde fois la fraiseuse 11 et par conséquent fraisé sur les quatre capotés, est éjecté par une rampe 15 sur un empilement de poutrelles (figure 6). A l'extrémité du convoyeur de retour 16, dont aucun rouleau ne doit être entraîné, étant donné que ce convoyeur descend dans la direction d'avancement du bois, se trouvent des bras élévateurs basculants 18, pour relever le bois, amené par le convoyeur 16 et traité sur deux cotés seulement, sur le convoyeur à rouleaux 8. Ces bras élévateurs basculants 18 placent le bois sur le convoyeur 8, lors de la po- sition relevée des rouleaux de centrage 9 et provoquent simultant une rotation de 900, de sorte que les côtés non traités se trouvent en face des têtes fraiseuses lors de la traversée de la fraiseuse 11. Les poutrelles sortantes, dégrossies sur les quatre côtés, peuvent être sectionnées dans le sens longitudinal à l'aide d'une scie circulaire 45, mobile dans le sens vertical, avant d'être dégagées par la rampe 15. La fraiseuse utilisée dans l'installation selon la présente invention est bien connue en soi. La combination toutefois d'une telle machine avec une machine d'décor çage ensemble avec les dispositifs de transport et d'évacuation sur un véhicule, comme par exemple montré sur la figure 1 sous forme d'un camion semi-remorque, est nouvelle. Pour compléter l'idée inventive, on pourrait signaler que l'installation peut être utilisée sur un wagon de chemin de fer. Dans ce cas il faut envisager des mesures pour loger cette installation particulièrement encombrante ensemble avec les transport teurs sur le véhicule. Le semi-remorque représenté comporte un tracteur 20 ainsi qu'une remorque 21, dont la plate-forme 22 est supportée à l'arrière par les roues 22' et repose à l'avant par l'intermédiaire d'un pivot 23 sur l'arriere-train du tracteur 20. Sous le tracteur 20 se trouve avantageusement une grue pivotante. La remorque 21 est munie à l'avant de deux paires de supports téléscopiques 24 pour supporter la remorque, lorsque celle-ci est appuyée, comme représenté sur la figure 2, par terre. Dans la position opérative, la machine d'écorçage 3 ainsi que les rails 40 sont, ainsi que représenté sur la figure 3, disposés dans le prolongement de la cuve 5 et écartés longitudinalement de celle-ci et latéralement de l'axe longitudinal de l'installation, de sorte que la largeur totale de celle-ci dépasse sensiblement la largeur tolérée du véhicule. Le socle 25 de la machine d'écorçage 3 est monté sur des rails extensibles 26, qui sont supportés par des manchons 26' fixés sur la plate-forme 22 et peuvent coulisser longitunalement dans ceux-ci. Le socle 25 n'est pas fixé directement sur les rails 26, mais est relié à ceux-ci au moyen d'une articulation à parallelogramme 27, ce qui permet un pivotement latéral de la machine d'écorçage tout en restant parallèle à elle-même. Dans la position dégagée de la machine d'écorçage 3, on dispose un support 29 en-dessous d socle de celle-ci, ce support étant indépendant de la remorque 21 et pouvant de ce fait être chargé sur celle-ci en un endroit adéquat. Le convoyeur 2 est,de maniere analogue,une partie séparée et indépendante, qui peut être chargé de manière appropriée sur le véhicule. La cuve 5 peut être rabattue ensemble avec les supports obliques et pivotants 6 contre le convoyeur à rouleaux 8. La longueur totale tolérée pour un camion semiremorque, qui est fixée à 15 ou 16 m, est dépassée, malgré le fait que la machine d'écorçage puisse être déplacée dans le sens longitudinal afin de diminuer d'une manière sensible la longueur totale de l'installation.C'est la raison pour laquelle, la table de distribution 13 avec ses parties accessoires 14 et 15, n'est pas reliée de manière fixe à la plate-forme 22, mais est plutôt portée par les rails coulissants 31 qui sont portés et guidés par des manchons 31', solidaires de la plateforme 22. En comparant les figures 1 et 2, on constate que, grâce aux possibilités de déplacement longitudinal de la machine d'écorçage 3 et de la table de distribution 13, la longueur totale de l'installation peut être fortement réduite, de maniere que l'installation puisse être conçue et construite pour le traitement des grumes d'une longueur de 8 m, sans dépasser, à l'état transportable, la longueur tolérée de 15 ou 16 m. On peut assi exploiter la possibilité de prévoir une longueur inférieure à 8 m pour les parties supportant le bois, comme par exemple le convoyeur 2, la cuve 5 et la table de distribution 13. Ces parties sont en effet en mesure de supporter, d'une manière stable, des grumes et des poutrelles de 8 m, même si leur propre longueur est seulement comprise entre 4 et 6 m. Cette mesure coopère également à la réduction de la longueur totale de l'installation endéans des limites tolérées. Dans la partie inférieure de la remorque 21 sont montés des appareils accessoires, en particulier un groupe diesel 33, qui représente une force motrice indépendante du véhicule, pour la production du courant nécessaire à l'entrai- nement des moteurs électriques de la machine d'écorçage et de la fraiseuse, de la scie ainsi que pour les moteurs des différents dispositifs de transport et de commande électrique. I1 est évident que ces entraînements peuvent également être effectués de minière hydraulique ou pneumatique, de sorte que dans un cas pareille groupe diesel entraîne une pompe ou un compresseur pour comprimer le fluide pneumatique ou hydraulique. I1 peut être avantageux de prévoir en combinaison avec l'installation selon la sente invention, un dispositif électroni-ue pour la mesure et l'enregistrement du nombre, de la longueur et du diamètre des grumes qui sont transportées à travers la fraiseuse, ainsi que des poutrelles, de sorte qu'il soit possible de connaître, à n'importe quel moment, le cubage des poutrelles, ainsi que la quantité de copeaux produits par l'installation selon la présente invention. I1 faut encore souligner que toutes les opérations sont de préférence commandées par voie électronique. REVENDICATIONS 1. Installation de transformation de bois en grumes en poutrelles, caractérisée or ce qu'une machine d'écorçage avec des dispositifs d'alimentation y afférents, ainsi qu'une fraiseuse pour la production de poutrelles et des dispositifs d'amenée des grumes et d'évacuation des poutrelles, sont montés ensemble sur un seul véhicule, notamment un camion semi-remorque, les dispositifs d'amenée de grumes dans la fraiseuse étant raccordés à la sortie de la machine d'écorçage. 2. Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que la machine d'écorçage est déplaçable sur le véhicule dans le sens longitudinal et dans le sens transversal, afin que les dimensions maximales du véhicule ne soient pas dépassées. 3. Installation selon la revendication 2, caractérisée en ce que la machine d'écorçage est montée sur une plate-forme par l'intermédiaire de rails longitudinaux extensibles auxquels elle est reliée au moyen d'une suspension en parallélogramme en vue d'un pivotement transversal. 4. Installation selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée par une table de distribution disposée à la suite de la fraiseuse et fixée sur des rails de m-mière à être déplaçable dans le sens longitudinal du véhicule. 5. Installation selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée par une cuve disposée en aval de la machine d'écorçage pour la réception des grumes, et pouvant basculer autour d'un axe parallèle à son axe longitudinal, cette opération de basculement étant commandée manuellement, de sorte que les grumes puissent d'une manière arbitraire, être débitées dans la fraiseuse, ou dégagées de l'installation, si elles ne conviennent pas. 6. Installation selon la revendication 5, caractérisée par un transporteur oblique, disposé entre un convoyeur à rouleaux de la fraiseuse et un plan incliné défini par les supports de la cuve, de manière à recevoir les grumes vidées de la cuve et descendant par gravité le long dudit plan incliné, afin de les relever sur le convoyeur à rouleaux de la fraiseuse. 7. Installation selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que les moyens de transport des grumes et des poutrelles, à savoir le convoyeur à rouleaux, la machine d'écorçage, la cuve basculante, la table de distribution, ont une longueur qui ne représente que 60 à 70% de la longueur maximale de 8 m des grumes à traiter dans l'installation.