La présente invention concerne les moyens propres à alerter, soit automatiquement, soit sur action humaine délibérées un service d'intervention public ou privé, au cas d'intrusion illégitime dans un local, de violation d'un meuble, d'agression, etc... Dans les systèmes d'alarme connus, l'alerte est donnée par la mise en action d'un signal sonore ou visuel, soit parce qu'un dispositif automatique de détection l'a déclenchée, soit parce qu'il y a eu intervention humaine par action sur un interrupteur. Ce signal d'alarme, sonore ou visuel, est perçu ou bien par l'occupant légitime des lieux, ou bien par un personnel spécialisé de garde qui se tient à proximité. Dans certains cas très restreints, l'appareil matérialisant l'alarme (sonnerie, sirène, voyant, etc.) est placé au Commissariat de Police. fl s 'agit le plus généralement d'installations faites dans le but de prévenir les "hold-up" qui pourraient titre commis dans les locaux de certains organismes où sont manipulés des fonds importants (P.T.T., Trésor Public, Etablissements bancaires...) Quel que soit le système, sa mise en oeuvre est limitée ou serait rendue inefficace pour de multiples raisons : l'entretien d'un personnel de garde spécialisé est onéreux, et ne peut titre envisagé que pour la protection d'entreprises d'une certaine importance; tout système d 'alarme installé dans un appartement de particulier ne peut entre efficient que dans la mesure où les lieux sont occupés en permanence; les liaisons directes d'alarme entre le lieu à surveiller et le Commissariat de Police ntont jamais été géntralisées pour des raisons de difficultés techniques ou administratives de réalisation. Le dispositif, objet de l'invention, permet de gdnéraliser sans limitation la protection de tous locaux contre toutes intrusions illégitimes, de tous meubles contre toutes violations, et, d'une manière générales la protection des personnes et des biens contre toutes agressions, par une alerte donnée à un Service d'intervention public ou privé. La reception de l'alarme au Poste du Service dtinterven- tion ne nécessite aucune installation particulière, puisque le moyen de reception peut entre le combiné téléphonique, déjà installé. L'alarme, transmise sous forme de message parlé, contient toutes précisions utiles sur le lieu où devra s'effectuer l'intervention.Par surcroit, ces précisions peuvent permettre, si nécessaire, la mise en place rapide de moyens proprement policiers de nature à augmenter 1 'ef- ficacité de l'intervention (bouclages de rues ou de quartiers, barrages routiers, patrouilles, etc...). La mise en oeuvre du dispositif, objet de l'invention, suppose, dans une première version, que deux princapales conditions préalables soient réalisées: 10)que le local soit pourvu d'une installation téléphonique ; que que les issues fracturables soient équipées avec des moyens de détection d'ef- fraction (1), le fonctionnement de ces moyens entraînant la mise en service du dispositif selon l'invention, par l'action d'un commutateur par exemple. De nombreux moyens de détection sont compris dans l'état de la technique. Ces préliminaires étant réalisést le dispositif, objet de l'invention, comporte: 10) Un moyen de mise en service (2) fonctionnant sur incitation du moyen de detec- tion (1) ; 20) Uh moyen d'action, dénommé "selecteur-robot" (3) qui, agissant sur un appareil teléphonique (4) accomplit les manoeuvres successives de mise en service de la ligne (atonalité) et de composition du numéro d'appel de Police-Secours. Ce moyen établit de la sorte une liaison téléphonique avec le Service d'intervention, comme le ferait un appareil traditionnel sur lequel on aurait composé manuellement le numéro ro d'appel. 30) Un moyen de restitution d'un texte préalablement enregistré (5) dont la mise en service est simultanée avec celle du sélecteur-robot (3). Selon une conception de l'invention, ce moyen (5) peut titre un magnétophone à bande magnétique sans fin qui restitue un message d 'alarme préalablement enregistré sur la bande. Ce message contient, sous une forme concise, toutes indications utiles sur le lieu où devra s'effectuer l'intervention. (Exemple: " Ici, 42 Rue Pasteur, 39 étage, appartement numéro 19, Alerte !,., Ici, 42 Rue Pasteur, 30 étage, appartement numéro 19, Alerte !... Ici, 42.'. etc. etc...). Bien évidemment, d'autres précisions destinées à rendre plus efficace l'intervention peuvent Qtre enregistrées.Par exemple: ";,;; appartement numéro 19, Alerte ! L'immeuble possède une autre issue au 26 de la rue Victor Hugo. I1 existe un escalier de service dans la cour...". Le message d'alarme, capté par le micro du moyen téléphonique, est transmis par la ligne téléphonique, comme une comzunication téléphonique ordinaire. 40) Un moyen de reception (6) placé au Poste du Service d'intervention, qui peut entre soit un appareil téléphonique traditionnel, soit un moyen quelconque muni d' un amplificateur qui diffuse le message d'alerte. Ce message d'alerte, capté au Service d'intervention par le moyen de reception (6) peut d'ailleurs titre retransmis, si nécessaire, aux postes secondaires, aux patrouilles, etc., par le réseau radio de Police-Secours. Selon une seconde version de l'invention, le moyen de mise en service du dispositif (2) peut être un interrupteur actionne sur intervention humaine (manuellement, au pied, avec le genou, etc.) lorsqu'il s'agit de déclencher l'alarme à la suite d1 une agression dont fait l'objet une personne (caissier par exemple). Selon une troisième version de l'invention, s'il n'existe aucun possibilité d'uti- lisation d'une installation téléphonique, la transmission du message d'alarme est effectuée par un poste émetteur-radio, dont la mise en service se fait dans les mê mes condition que celle de la liaison téléphonique dont il a été question dans 1' exposé de la première version. Un poste recepteur-radio, fonctionnant sur la mâne fréquence, se trouve au Poste du Service d'intervention, où le message est capté. Si les lieux sont placés sous la surveillance d'un Service privé de garde (proprié- té, Grand Magasin, usine, entrepôts, etc.) le dispositif, objet de l'invention, peut titre adapté à cette circonstance particulière, l'alarme qui est donnée comportant, également adaptées, les précitions voulues sur ltendroit ou devra s'effectuer l'in- tervention, Le dispositif, objet de l'invention, peut entre utilisé dans tous les cas où 1' q veut assurer une protection des propriétés, maisons, appartements, maaasims, treptts, usines, et généralement tous locaux, contre les cambriolages ou toutes autres intrusions illégitimes. Les effractions ou tentatives d'effraction de meubles, armoires, coffres-forts, etc. peuvent titre également prévenues par ce dispositif. REVENDICATIONS 1.- Dispositif réalisant la transmission automatique d'une alarme à un Service d'intervention public ou privé au cas d'intrusion illégitime dans un local, de violation d'un meuble, ou d'agression contre les personnes ou les biens, caractérisé par le fait qu'il comporte un moyen établissant automatiquement une liaison entre le lieu où doit s'effectuer l'intervention et le Poste du Service chargé dtintervenir, liaison par laquelle est transmis un message d'alarme préalablement enregistré. 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le moyen de liaison entre le lieu où doit s'effectuer l'intervention et le Poste du Service chargé d'intervenir est le réseau téléphonique des P.T.T. 3.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le moyen de liaison entre le lieu où doit s'effectuer l'intervention et le Poste du Service chargé d'intervenir est une installation té- léphonique privée. 4.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le moyen de liaison entre le lieu où doit s' effectuer l'intervention et le Poste du Service chargé d 'intervenir est une installation spéciale à cette fin. 5. Dispositif selon les revendications 2, 3, 4, caractérisé par le fait que le réseau téléphonique est ouvert d'une manière automatique par l'action d'un moyen qui accomplit les manoeuvres de mise en service de la ligne et de composition du numéro d'appel du Service chargé d'intervenir. 6.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le moyen de liaison entre le lieu où doit s' effectuer l'intervention et le Service chargé d'intervenir est un moyen radiophonique. 7.- Dispositif selon les revendications 2, 3, 4, 5, 6, caractérisé par le fait que les moyens de liaison entre le lieu où doit s'effectuer l'intervention et le poste du Service chargé d'intervenir sont mis automatiquement en service sur incitation d'un moyen de détection des effractions équipant les issues ou les moyens de fermeture. 8.- Dispositif selon les reu dications 2, 3, 4, 5, 6, caractérisé par'le fait que les moyens de liaison entre le lieu où doit s'effectuer l'intervention et le Poste du Service chargé d'intervenir sont mis en service sur action humaine délibérée. - 9.- Dispositif selon les revendications 1, 9, 3, 4, 6, caractérisé par le fait qu'un message d'alarme, préalablement enregistré, est restitué et transmis jusqu'au Poste du Service chargé d'intervenir par l'un des moyens faisant l'objet des revendications 2, 3, 4, 6. 10.- Dispositif selon les revendications 1, 9, caractérisé par le fait que le message d'alarme contient des indications précises sur la situation du lieu où doit s'effectuer l'intervention (adresse, étage, topographie des lieux, recommandations diverses, etc.), que ces indications soient en clair ou codées.