La présente invention concerne des perfectionnements à la fabrication des câbles protégés contre la pénétration longitudinale de l'eau, c'està-dire des câbles à conducteurs isolés par une matière plastique, dans lesquels les espaces interstitiels sont remplis par un matériau de blocage de liteau. De tels câbles comportent autour de l'âme enrubannée de papier un blindage fait d'un ruban d'aluminium recouvert sur chacun de ses côtés d'une couche de matière plastique. Le ruban d'aluminium plastifié est appliqué longitudinalement avec un recouvrement sur l'âme du câble imprégnée, soudéàchaud dans la partie de recouvrement, puis une gaine extérieure en polyéthylène est extrudée sur le tube formé par le ruban d'aluminium. Si l'rame du câble remplie est directement recouverte par le ruban d'aluminium plastifié, une cavité permettant la pénétration longitudinale de l'eau se forme entre l'âme du câble et le ruban d'aluminium. Aucune cavité n1 existe généralement entre le ruban d'aluminium et la gaine extérieure en polyéthylène, étant donné que la couche de plastique extérieure du ruban d'aluminium se soude à la gaine en polyéthylène. Cette opération de soudage est automatique étant donné que la gaine en polyéthylène se combine à chaud avec la couche de plastique extérieure du ruban d'aluminium immédiatement après avoir quitté la boudineuse. Seul le problème consistant à sceller la cavité existant entre ltâme du câble et le ruban d'aluminium pour interdire la pénétration longitudinale de l'eau subsiste. C'est pourquoi, peu avant l'application du ruban d'aluminium l'rame du câble imprégnée est recouverte d'une mince couche de vaseline, permettant de boucher la cavité existant entre l'âge et le ruban d'aluminium. L'épaisseur de la couche de vaseline oscille généralement entre 0,2et I mm. La pratique a cependant montré que cette méthode tétait pas suffisante pour boucher complètement la cavité existant entre l'rame du câbleet le ruban d'aluminium. Cela est dû au fait que les câbles sont remplis la plupart du temps d'une vaseline dont le point de solidification est relativement élevé (environ 700C), de telle sorte que le traitement n'est possible qu'à une température élevée à laquelle la viscosité de la vaseline est relativement faible. Lors du refroidissement subséquent du câble, la vaseline se rétrécit en se contractant, de sorte que les cavités peuvent être formées dans le câble. Avec des types de vaseline ordinaires, la cortraction s'élève à environ 5 à 15%. Une autre possibilité de fabrication de câbles à blocage longitudinal de l'eau, en dépit de la contraction de la vaseline perdant le refroidissement, consiste à conduire le processus habituel jusqu'à la mise en forme et le soudage du ruban d'aluminium, puis, apres le refroidissement de cette piece semi-oeuvrée jusqu'à la température de l'air ambiant, à comprimer le câble en rainurant le tube formé par le blindage d'aluminium et à le gainer. Cependant, 11 inconvénient de cette méthode réside dans le fait que le câble doit subir une opération supplémentaire. De plus, les rainures pratiquées dans le ruban d'aluminium constituent des points faibles, qui, lorsque le câble est plié, peuvent causer des fissures et des crevasses dans ce ruban. Cet inconvénient peut également se produire si la compression est réalisée lorsque la vaseline est encoredhaude. La présente invention a pour objet de proposer une méthode permettant d'augmenter la résistance à la pénétration longitudinale de l'eau entre l'âme et le blindage de câbles, dans lesquels les espaces interstitiels de l'me et les intervalles entre l'âme, ou le papier enrubannant cette âme, et le blindage sont remplis d'un composé pâteux, telque la vaseline. Cette augmentation de la résistance à la pénétrationlongitudinalede l'eau doit pouvoir se faire sans opération supplémentaire dans le processus de fabrication et, en particulier, ne doit exiger aucune modification spéciale du câble qui pourrait se traduire par une autre altération de ses propriétés. L'invention est caractérisée par le fait que pendant ou après l'application du blindage sur l'âme du câble on appliquetn composé qui, en raison de l'action thermique telle que celle se produisant lors de l'extrusion de la gaine en matière plastique, se gélifie et se dilate. Plusieurs types de composes se gélifiant et sedilatant en raison de l'action thermique se sont révélés appropriés ai but proposé. Des pâtes à base de chlorure de polyvinyle pouvant entre traitées par des méthodes de dilatation physiques ou chimiques ont donné des résultats particulièrement adéquats. Dans la méthode de dilatation physique un gaz, tel que l'air, l'azote ou l'acide carbonique, est introduit dans la pâte sous une pression élevée, au moyen, par exemple, d'une boudineuse spéciale équipée d'une alimentation en gaz. Cette pâte, après avoir quitté la boudineuse, se dilate et, sous l'action thermique, se gélifie. Dans la méthode de dilatation chimique, un agent de dilatation, tel que l'azodicarbonamide ou l'acide azoisobutyrique dinitrile, mélangé à la pâte PVC, fait se détendre un gaz par décomposition, principalement l'azote, à une température élevée. Suivant que la température de décomposition est en dessous ou au-dessus de la température de gélification de la pâte, une mousse à cellules isolées ou non dans la masse se forme pendant la complète gélification. Le rendement en gaz, la température de décomposition et adirée de la dilatation peuvent varier en fonction du choix de l'agent de dilatation et de son dosage (environ 2 à 5%) et en ajoutant un activateur(environ 5%) tel que l'oxyde de zinc.Ainsi, les caractéristiques de traitement de la pâte peuvent être adaptées de faon à satisfaire largement aux conditions particulières existant lors de la fabrication du câble (température, durée de l'action thermique) et à atteindre les caractéristiques requises. D'autres matières plastiques ou des mélanges réalisés à l'aide de caoutchouc peuvent être utilisés à la place des pâtes PVC, s'ils peuvent être traités de la manière désirée pendant la fabrication du câble et s'ils n'altèrent pas les caractéristiques du câble fini. Des mélanges de vulcanisation à froid peuvent être également utilisés à la place du caoutchouc. Une matière pulvérulente ou granuleuse telle que lepolystyrènedont le volume augmente avec la chaleur peut être également appliquée. L'invention sera mieux comprise à la lecture due la description qui va suivre, donnée à titre d'exemple non limitatif, en se reportant aux figures annexées qui représentent - la figure 1, une vue en coupe d'un câble à blocage longitudinal de l'eau, réalisé selon l'invention - la figure 2, une installation conventionnellede fabrication d'une gaine permettant l'application de la méthode de l'invention. Si l'on se reporte à la figure 1, on peut voir quel'âme du câble 10 protégée contre la pénétration longitudinale de l'eau, c'est-à-dire remplie avec de la vaseline, comporte une enveloppe 11, constituée par un ruban de papier. Une couche de vaseline 12 recouvrant cette enveloppe est entourée par un ruban d'aluminium 13 plastifié qui est soudé avec recouvrement (14). La gaine de polyéthylène 15 constitue l'enveloppeeztérieure. Etant donné qu'à la fin de sa fabrication le câble se refroidit jusqu'à la température de l'air ambiant, la couche de vaseline 12 se contracte dans une mesure mentionnée précédemment et forme entre l'âne et le ruban d'aluminium des cavités constituant l'essentiel des conduits d'eau longitudinaux. Plus la couche de vaseline appliquée autour de l'âmeda câble est épaisse, plus grandes sont les cavités. C'est pourquoi, comme le montre la figure 2, le composé PVC est appliqué de façon continue ou discontinue et, après le soudage du ruban d'aluminium, forme une mousse élastique irrégulière en raison de la chaleur fournie par la boudineuse et la gaine en plastique extrudée, cette mousse compensant la contraction de la vaseline par la dilatation de ses cellules sous pression et n'étant pas attaquée par la vaseline. La figure 2 représente le schéma d'une installation permettant l'utilisation de la méthode décrite. Dans le dispositif de remplissage de vaseline 2, l'même du câble déroulée à partir du tambour I reçoit la deuxième couche de vaseline chaude. Le composé de formation d'une mousse, en provenance du récipient 4, est appliqué au ruban d'aluminiumderoule de la bobine 3, sous la forme de lignes transversales, diagonales ou longitudinales, les bords prévus pour la soudure avec recouvrement devant rester libres pour l'opération de soudage. Il est également possible d'appliquer le composé sous la forme d'une large bande. Dans ce cas, l'épaisseur de la couche dépend du choix et de la composition du composé et des conditions de fonctionnement pendant la fabrication du câble.Un dispositif de chauffage 5, par exemple un radiateur d'infrarouges, est disposé derrière le récipient 4, ce qui rend possible toute prégélification ou tout dessèchement souhaitable. Après avoir été mis en forme dans le laminoir de cintrage 6, le ruban d'aluminium est placé autour de l'rame du câble avec recouvrement des bords longitudinaux et est soudé dans l'appareil à souder 7 de façon à former un tube fermé. Un dispositif (8) de chauffage supplémentaire réglable disposé avant la tête d'extrusion de la gaine 9 peut être utilisé si la chaleur fournie par la boudineuse et la gaine en plastique n1 est pas suffisante pour permettre la dilatation, la géléfication et la vulcanisation. Il est bien évident que la description qui précède n'a été donnée qu a titre d'exemple non limitatif et que de nombreuses variantes peuvent être envisagées sans sortir pour autant du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Méthode permettant d'augmenter la résistance à la pénétration longitudinale de l'eau entre l'rame et le blindage d'un câble dans lequel un blocage longitudinal de l'eau est effectué par remplissage des espaces interstitiels de l'rame du câble et essentiellement de l'espace existant entre l'même ou le papier enrubannant cette rame, et le blindage, avec un composé pâteux tel que de la vaseline, caractérisée par le fait que pendant ou après la formation du blindage sur l'rame du câble, on applique un composé qui, en raison de l'action thermique, telle que celle se produisant pendant l'extrusion de la gaine extérieure en matière plastique, se gelifie et se dilate. 2. Méthode conforme à la première revendication, caractérisée par le fait que le composé est une pâte de chlorure de polyvinyledans laquelle des gaz, tels que l'air, l'azote ou l'acide carbonique, sont introduits sous une pression accrue et qui, après s'être dilatée, se gélifie complètement sous l'action de la chaleur. 3. Méthode conforme à la première revendication, caractérisée par le fait que le composé est une pâte de chlorure de polyvinyle à laquelle a été mélangé un agent de dilatation et d'où il s'échappe un gaz une température élevée. 4. Méthode conforme à la première revendication, caractérisée par le fait que le composé est constitué par des matières plastiques pouvant prendre une structure cellulaire ou des mélanges plastiques à base de caoutchouc. 5. Méthode conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans laquelle le blindage comporte un ruban d'aluminium recouvert de plastique sur ses deux côtés, appliqué longitudinalement sur l'rame du câble avec un recouvrement, caractérisée par le fait qu'avant le cintrage de la bande d'aluminium en forme de tube, le composé est appliqué de façon continue ou discontinue selon des lignes transversales ou diagonales occupant toute-la largeur de la bande et ne se chevauchant pas. 6. Méthode conforme aux revendications 1 et 5, caractérisée par le fait que le composé est soumis à un préchauffage supplémentaire après son application et avant le cintrage du ruban d'aluminium en forme detibe. 7. Méthode conforme à la première revendication, caractérisée par le fait qu'on applique une matière poudreuse ou granuleusedont le volume augmente avec la chaleur.