La présente invention concerne la fabrication d'arbres artificiels et notamment d'arbres artificiels extrêmement frustes et n'exigeant qu'un temps d'assemblage faible ou nul. Les arbres artificiels sont entrés en vogue depuis peu et, dans bien des régions, ils se substituent en fait aux ar- bres naturels en raison de la pénurie locale en arbres et de l'importance relative des frais d'expédition d'arbres natu- rels à partir de régions qui en sont mieux pourvues. Un type d'arbre artificiel qui s'est largement répandu est celui décrit dans le brevet US 3 594 260 intitulé "arti- ficial Shrubeery and Method of Manufacturing the Same", au- quel le lecteur est formellement renvoyé. L'arbre artificiel selon le brevet précité comprend une pluralité de rameaux maintenus par une tige en forme de barre de laquelle ils partent à peu près perpendiculairement, les rameaux étant séparés les uns des autres, suivant la longueur de la tige, par des entretoises tubulaires. Chaque rameau est constitué par un certain nombre de filaments hérissés en poils de brosse, qui évoquent les aiguilles d'un conifère, mainte- nus par une tige formant le corps du rameau, autour de laquel- le ils rayonnent. Le corps de rameau est constitué par deux ou plusieurs fils métalliques de rameau ayant approximative- ment la même longueur et tordus de façon à s'entremêler avec les filaments. La tige de branche est constituéepar une série de fils métalliques de tronc ayant tous approximativement la même longueur. Pour fabriquer une branche d'arbre artificiel, on fait saisir par un premier mandrin les extrémités des fils de tige dirigées dans un premier sens, de façon que les fils de tige soient parallèles, mais espacés, les uns par rapport aux autres. On insère alors un à un plusieurs rameaux entre les fils de tige, à peu près d'équerre par rapport à ceux-ci. On enfile ensuite une entretoise tubulaire sur les extrémités non agrippées des fils de tronc et on la pousse vers les ex- trémités agrippées de ces fils, ce qui fait aussi glisser les rameaux insérés vers celles-ci. On répète cette opération, consistant à insérer d'abord des rameaux, puis des entretoises tubulaires, jusqu'à ce que des entretoises entoure la tige sur la majeure partie de sa longueur. On fait alors saisir les ex- trémités libres des fils de tige par un second mandrin et l'on fait tourner les deux mandrins l'un par rapport à l'autre, ce qui tord l'un sur l'autre les fils de tige pour fixer les rameaux à ceux-ci en des points longitudinalement espacés dé- finis par les entretoises tubulaires. Certes, l'arbre selon le brevet précité représente un progrès technologique majeur, mais il présente un inconvénient: les entretoises tubulaires et des parties de la tige sont net- tement exposées au regard, ce qui nuit au sentiment de natu- rel donné par l'arbuste. Une tentative faite pour améliorer l'aspect du tronc est décrite dans le brevet US 3 665 577 intitulé "Apparatus for Manufacturing Artificial Shrubs", auquel le lecteur pourra se référer. Selon ce brevet, on insère entre les fils de tige au moins une étroite bande continue longeant ces fils. Lors de la torsion des fils de tige, cette bande s'enroule en hé- lice autour desdits fils, ce qui donne à la tige l'aspect d' une vraie tige de branche et assure en outre une isolation électrique entre les rameaux et les fils de tige. Une autre tentative faite pour améliorer l'aspect de la tige est décrite dans la demande de brevet US 058 312 inti- tulée "Artificial Tree and Method and Apparatus for Making Same" déposée, simultanément à la présente demande, aux nams de Si M. Spiegel et Peter Circelli. Le lecteur est aussi formel- lement renvoyé à cette demande. Ladite demande décrit l'insertion d'une multiplicité de poils entre les éléments de tige. On tord les éléments de tige pour emprisonner les poils, ce qui donne au tronc et à l'arbre résultant un aspect plus garni et plus naturel. On continue à rechercher de nouveaux procédés pour l'ob- tention d'arbres artificiels d'aspect plus riche et plus natu- rel. C'est de ces recherches que découle la présente inven-- tion. Ainsi, la présente invention a pour objets - d'une manière générale, de supprimer ou d'atténuer net- tement les inconvénients précités selon la technique antérieure; - plus particulièrement, de proposer un arbre artificiel doté d'un aspect naturel. L'invention a encore pour buts de proposer -- un arbre artificiel dans lequel les fils tordus l'un sur l'autre pour former la tige ne soient pas sensiblement perceptibles au regard; - un procédé pour la fabrication d'un arbre artificiel ayant un aspect naturel; - un appareil pour la fabrication automatique, en conti- nu, d'arbres artificiels ayant un aspect naturel. D'autres buts et avantages de l'invention ressortiront de la description qu'on donnera de certains modes de réalisa- tion préférés de l'invention. Suivant l'un de ses aspects, la présente invention pro- pose un procédé pour la fabrication d'arbres artificiels, en particulier de branches de tels arbres du type comportant deux ou plusieurs éléments de tiges flexibles avec rappel élasti- que tordus l'un sur l'autre pour emprisonner des éléments- rameaux flexibles sant rappel élastique. Ce procédé consiste: a) à insérer les éléments-rameaux entre les éléments de tiges en des points préfixés espacés; b) à placer une bande continue incisée le long des élé- ments de tige; et c) à tordre l'un sur l'autre les éléments de tige pour emprisonner les éléments-rameaux en des points longitudinale- ment espacés et pour emprisonner la bande refendue. Suivant un autre aspect, la présente invention propose une branche d'arbre artificiel comprenant deux ou plusieurs fils machine, une pluralité de rameaux assemblés formés de fil métallique tordu et de filaments hérissés en poils de brosse, les rameaux assemblés étant portés entre les fils machine tor- dus l'un sur l'autre et s'étendant sensiblement d'équerre par rapport à ceux-ci en des points longitudinalement espacés, et une bande continue incisée entremêlée en long avec les fils machine tordus l'un sur l'autre. La bande continue incisée donne à l'arbre un aspect plus étoffé et plus naturel. Dans une réalisation conforme à cet aspect de la présente invention, il est prévu un arbre artificiel comprenant un organe-tronc cylindrique à axe de direction générale verticale une pluralité de branches assemblées comportant une tige à ex- trémité supérieure crochue et portant en des points longitudi- nalement espacés une pluralité de rameaux qui en partent vers l'extérieur et portant aussi une bande incisée, et des moyens portés par l'organetronc pour suspendre les tiges crochues tout autour de l'organe-tronc de manière à former un ensemble tronconique. Là encore, la bande incisée donne à l'arbre un aspect plus étoffé et plus naturel. Suivant un autre aspect encore de la présente invention, il est prévu un appareil pour la fabrication automatique, en continu, d'arbres artificiels. Cet appareil comprend: a) un transporteur d'alimentation sans fin destiné à amener en des endroits sélectés un nombre variable de rameaux assemblés qui s'étendent à peu près d'équerre par rapport à la direction de mouvement du transporteur; b) deux poulies de guidage de fil métallique disposées à l'extrémité de sortie du transporteur; c) des moyens pour l'amenée d'au moins deux fils métalli- ques flexibles sans rappel élastique au-dessus des poulies de guidage et entre celles-ci; d) des moyens pour introduire les rameaux assemblés en- tre lesdits fils flexibles lorsqu'ils se déchargent du trans- porteur; e) des moyens pour introduire une bande continue incisée entre lesdits fils flexibles; f) des moyens pour tordre l'un sur l'autre lesdits fils afin d'emprisonner: 1) les rameaux assemblés entre les fils en des endroits espacés dont l'espacement correspond à celui des ra- meaux assemblés sur le transporteur, et 2) la bande continue incisée; g) des moyens pour synchroniser les mouvements des fils tordus l'un sur l'autre et du transporteur; et h) des moyens pour sectionner lesdits fils tordus en tronçons de longueur préfixée pour former une branche d'arbre artificiel. On va maintenant décrire à titre d'exemples certaines réalisations préféréesde l'invention en se référant aux des- sins annéxés, sur lesquels: - la figure 1 est une vue en élévation schématique de 1' appareil automatisé selon la présente invention; - la figure 2 est une vue en plan de dessus de ce même appareil; - la figure 3 représente schématiquement des moyens pour le traitement de fils et l'amenée des fils traités à l'appa- reil selon la figure 1; - la figure 4 est une vue en perspective de profil mon- trant comment on forme une branche d'arbre artificiel en tor- dant ensemble les fils métalliques; - la figure 5 est une vue en perspective éclatée d'un arbre artificiel obtenu par assemblage des branches produites selon une variante. En considérant les dessins, sur lesquels les pièces iden- tiques portent sur toutes les figures les mêmes références nu- mériques, on voit sur les figures 1 et 2, un appareil pour la fabrication automatique en continu de branches d'arbre artificiel. Les organes actifs de l'appareil sont représentés schématiquement, avec suppression de leurs éléments de support. L'appareil comporte un chariot 10 muni de roues 12 pour rouler à va-etvient sur des chemins de roulement ou rails de support 14 à section en équerre, horizontaux et latérale- ment espacés. Chacune des roues 12 présente une gorge périphé- rique pour recevoir la branche verticale du rail 14 correspon- dant. Le chariot 10 comprend une embase 16 sur laquelle sont fixées les roues 12 et au-dessus de laquelle est monté un mo- teur hydraulique ou pneumatique 18. Le moteur 18 entraîne un arbre 20 monté dans des paliers surélevés 22, portés par des chaises 24 fixées à l'embase 16. Sur l'extrémité extérieu- re de l'arbre 20 coulisse axialement un cône 26 qui fait par- tie d'un mandrin rotatif 28. Le mandrin 28 comporte aussi deux mâchoires de mandrin 30, articulées sur l'arbre 20. Le cône 26 présente une rainure périphérique destinée à recevoir les extrémités opposées d'une chape 32. La chape 32 est articulée sur un axe vertical défini par un goujon 34 porté par l'embase 16. La chape 32 est aussi fixée à la tige d'un moteur hydrau- lique 36, à mouvement alternatif, reposant aussi sur l'embase 16, de sorte que, sous l'action du moteur 36, la chape 32 pi- vote autour de l'axe 34, déplaçant ainsi longitudinalement le cône 26 le long de l'arbre 20. Ce déplacement du cône 26 pro- voque lui-même l'ouverture et la fermeture des mâchoires de mandrin 30. Le chariot mobile à va-et-vient 10 et le mandrin rotatif 28 sont semblables à ceux décrits dans le brevet US 3 223 454. Deux arbres 38 sont montés traversalement au-dessous des rails 14 et chacun d'eux porte deux pignons Galle 40 dont chacun est situé à peu près à l'aplomb d'une extrémité d'un des rails 14. Les pignons Galle 40 portent eux-mêmes deux chaînes sans fin 42 qui s'étendent au-dessous des rails 14, parallèlement à ceux-ci. Un maillon de chaque chaîne 42 est accouplé à l'embase 16 par un organe d'accouplement respectif 44, de sorte qu'un mouvement des chaînes 42 provoque un mou- vement correspondant du chariot 10 le long des rails 14. L'entraînement des chaînes 42, et donc du chariot 10, est assuré par un moteur hydraulique 46 qui fait sélective- ment tourner l'un des arbres 38. Le mouvement du chariot 10 le long des rails 14 est limité par deux microcontacts 48 dont on peut régler la position le long des rails 14. Les micro- contacts 48 sont manoeuvrés par contact avec des languettes de butée 50, 52 saillant sur le chariot 10 et la manoeuvre de l'un d'eux provoque l'inversion de l'action du moteur hy- draulique 46, et donc du sens de mouvement du chariot. Simul- tanément, les moteurs 18 et 36 sont sélectivement mis en ac- tion pour provoquer sélectivement la rotation du mandrin 28 et l'ouverture des mâchoires de mandrin 30. Quand la languette de butée 52 rencontre le microcontact 48 associé, les mâchoires de mandrin 30 s'ouvrent et demeu- rent ouvertes pendant que le chariot 10 se déplace de gauche à droite sur la figure 1. Quand la languette de butée 50 ren- contre le microcontact respectif 48, les mâchoires de mandrin prennent et conservent la position de fermeture et continuent à tourner pendant que le chariot 10 se déplace de droite à gauche sur la figure 1. A une extrémité des rails 14, deux poulies guide-fil 54, superposées et dont chacune présente une gorge périphérique, tourillonnent autour de leurs axes respectifs. Deux fils mé- talliques 56, 58, flexibles sans rappel élastique, arrivent, chacun en contournant et en traversant la gorge d'une poulie 54 respective, aux mâchoires de mandrin 30 du chariot 10. On peut peindre les fils 56, 58 avant de les faire arriver à tra- vers les poulies 54. 24614e6 Comme illustré par la figure 3, chacun des fils 56, 58 arrive d'une bobine d'alimentation correspondante 60, 62 en contournant une série de rouleaux 64, 66, 68. L'un de ces rouleaux, 66, est partiellement plongé dans un bain de pein- ture 70, de préférence de couleur verte, de sorte que les fils 56, 58 sont revêtus de peinture. Après avoir franchi la série de rouleaux 64, 66, 68, chaque fil 56, 58 est entraîné sépa- rément à travers un tube de séchage respectif 72, de préfé- rence sans en toucher la face intérieure. L'intérieur de cha- que tube 72 communique avec la sortie d'une unité 74 de chauf- fage et de compression d'air, qui peut avoir la même structure qu'un sèche-cheveux courant et qui souffle de l'air chauffé à travers le tube de séchage 72, afin de durcir et de sécher la peinture revêtant les fils 56, 58. La présente invention concerne en particulier l'amenée automatique de rameaux de longueur variable préfixée, en nom- bre variable préfixé, entre les fils 56 et 58 en des emplace- ments prédéterminés, longitudinalement espacés. Pour assurer cette amenée, l'appareil représenté sur les figures 1 et 2 comporte un transporteur d'arrivée de rameaux 76 et un trans- porteur d'avance de rameaux 78. Le transporteur d'arrivée 76 comporte deux chaînes sans fin 80 portées par trois paires de pignons Galle 82, les deux pignons 82 de chaque paire étant montés sur un arbre 84 res- pectif (un seul pignon de chaque paire étant représenté). Cha- que chaîne sans fin 80 porte une série de dents 86, dont cha- cune est située transversalement en regard d'une dent corres- pondante 86 de l'autre chaîne sans fin 80, les deux chaînes constituant ainsi un brin de transporteur. L'un des trois arbres 84 porte l'un de deux pignons de chaîne de synchronisation 88, l'autre pignon Galle 88 étant monté sur un autre arbre 89. Les pignons de chaîne 88 portent une chaîne sans fin de synchronisation 90 à laquelle est fixée une came 92. Le mouvement décrit par la chaîne de synchroni- sation 90 autour des pignons Galle 88 a pour effet de faire manoeuvrer par la came 92 un micro-contact fixe 94. Un autre des trois arbres 84 est sélectivement accouplé avec l'un des arbres de chariots 38. Pour assurer cet accou- plement, l'un des arbres de chariot 38 porte l'un de deux 2 4 6 14 6 6 pignons Galle (non représentés) d'entraînement de transpor- teur, l'autre de ces pignons Galle étant porté par un arbre menant de transporteur 96 qui tourne sélectivement et les deux pignons Galle d'entraînement de transporteur étant con- tournés par une chaîne sans fin 98 d'entraînement de trans- porteur, pour tourner conjointement. L'arbre menant de trans- porteur 96, à rotation sélective, peut être sélectivement entraîné en rotation avec le pignon Galle d'entraînement de transporteur qu'il porte, afin de faire tourner sélectivement les arbres de chariot 38, au moyen d'un embrayage électrique 99, qui agit en réponse au micro-contact 94 et est éccouplé avec l'arbre 84 intéressé, pour tourner avec lui, par une transmission 100. Ainsi, les chaînes sans fin 80 du transpor- teur d'arrivée 76 sont sélectivement entraînées en même temps que les arbres de chariot 38. Le transporteur d'avance 78 comporte deux courroies sans fin 102 portées par deux paires de pignons Galle 104, les pi- gnons 104 de l'une de ces paires étant montés sur un arbre 106, situé près de la zone de coopération entre les poulies 54 et parallèle aux axes de ces poulies, et les pignons Galle 104 de l'autre paire étant montés sur le troisième des arbres 84 du transporteur d'arrivée, à l'extérieur des deux autres pignons Galle 82 (non représentés) aussi montés sur cet arbre. Chaque chaîne sans fin 102 présente une série de dents 108, dont chacune est située transversalement au droit d'une dent 108 correspondante de l'autre chaîne 102, les deux chaînes constituant ainsi ensemble un brin porteur. Du fait que l'un des arbres 84 porte couramment les pignons Galle 82 contour- nés par les chaînes sans fin 80 du transporteur d'arrivée 76 et des pignons Galle 104 contournés par les chaînes sans fin 102 du trans- porteur d'avance 78,les deux transporteurs 76 et 78 avancent simultanément. En fonctionnement, un certain nombre de rameaux 110, de longueurs variables prédéterminées, sont placés en travers des chaînes sans fin 80 du transporteur d'arrivée 76 et insé- rés entre des dents 86 adjacentes de ces chaînes. D'autres rameaux 110 peuvent être placés à des distances variables prédéterminées le long des chaînes sans fin 80 du transpor- teur d'arrivée 76, entre des dents 86 adjacentes de ces chaî- nes. Comme on le voit d'après les figures 4 et 5, chaque ra- meau 110 est constitué par une multiplicité de filaments hé- rissés en poils de brosse 118, enserrés entre deux fils métal- liquesl20, 121 tordus l'un sur l'autre, et rayonnant autour de ces fils près des extrémités de ceux-ci. Comme on le voit en se reportant à la figure 1, le trans- porteur d'arrivée 76 entraîne les rameaux 110 vers le trans- porteur d'avance 78. En approchant de ce transporteur 78, les rameaux 110 sont pressés de haut en bas vers les chaînes sans fin 80 par deux guides 112 situés légèrement au-dessus des chaînes sans fin 102 du transporteur d'avance 78 et sensible-- ment parallèles à celles-ci. Le transporteur d'arrivée 76 transfère les rameaux 110 sur le transporteur d'avance 78, sur lequel ils se déposent en travers des chaînes sans fin 102 de ce transporteur, entre les dents adjacentes 108 des chaînes. Les guides 112 maintiennent les rameaux 110 comprimés pendant leur transport par le transporteur d'avance 78. Les rameaux se déchargent de ce transporteur près de la zone de coopé- ration entre les poulies 54, de manière à s'étendre entre les fils 56 et 58. Entre ces fils 56 et 58 est aussi insérée, entre les deux poulies 54, une étroite bande continue 114 qui présente dans ses deux bords une multiplicité d'incisions transversales. Comme représenté sur la figure 4, la bande 114, de préférence continue en longueur et enroulée sur une bobine 115, présente une série de franges 116 sur chaque bord et une partie média- ne non incisée, ce qui lui donne un aspect plumeté. Elle peut ne présenter de franges 116 que sur un seul bord, mais en com- porte de préférence sur les deux bords. En outre, la bande 114 est de préférence en chlorure de polyvinyle ou autre matière plastique, de préférence de 76 mm de large et de 76 pm d'é- paisseur; elle est avantageusement colorée en vert et est de préférence incisée perpendiculairement à sa longueur. La bande 114 peut être incisée par un appareil quelconque connu du technicien, notamment celui décrit dans le brevet US 3 548 694, auquel le lecteur est formellement renvoyé. Ainsi qu'il ressort de l'exposé ci-dessus, les mouvements du chariot 10, des mâchoires de mandrin 30 et des transpor- teurs 76 et 78 sont synchronisés de façon que le mandrin 30 saisisse les fils 56, 58 et la bande 114 près de la zone de défilement entre les poulies et que les mâchoires de mandrin s'écartent ensuite de cette zone tout en tournant, ce qui réunit par torsion les fils 56, 58 et la bande 114 pendant qu'ils s'écartent des poulies 54, comme représenté. sur la figure 4. Simultanément, le transporteur d'avance 78 dépose des rameaux 110, en nombre variable et de longueurs diverses, entre les fils 56 et 58 dans la zone de coopération entre les poulies. Etant donné que les rameaux 110 sont placés en des endroits prédéterminés le long du transporteur d'arrivée 76, ils arrivent entre les fils 56 et 58 à des intervalles de temps variables, de sorte qu'ils sont emprisonnés entre ces fils et s'étendent à peu près perpendiculairement à ceux-ci en des points qui présentent des espacements longitudinaux préfixés, à mesure que les fils 56 et 58 sont tordus l'un sur l'autre avec interposition de la bande 114. Quand le chariot 10 s'est écarté des poulies 54 au point que la languette de butée 52 rencontre le micro-contact asso- cié 48, les transporteurs 76, 78 sont mis à l'arrêt et les fils 56, 58 ainsi que la bande 114 sont sectionnés près des poulies 54 par une coupeuse 118 légèrement inclinée de haut en bas vers l'aval au-dessus des fils 56, 58. Cette inclinai- son contribue à éviter que la coupe ne détortille les extré- mités des fils 56, 58 et de la bande 114 en les coupant. En outre, la coupeuse 118 est placée de façon qu'après section- nement, il subsiste un court tronçon de fils 56, 58 et de ban- de 114 réunis par torsion, entre l'emplacement des poulies 54 et le point de coupe. Ainsi, les mâchoires de mandrin 30 peu- vent aisément agripper l'ensemble des fils 56, 58 et de la bande 114 en vue de la course suivante du chariot 10. Le tronçon sectionné formé des fils 56, 58 et de la bande 114 et qui porte plusieurs rameaux 110, en nombre variable préfixé,s'étendent perpendiculairement entre les fils en des points séparés longitudinalement par des intervalles préfixés, constitue une branche d'arbre artificiel. D'après les figures 4 et 5, on voit que les fils 56, 58 et la bande 114 réunis par torsion forment une sorte de tige, les franges 116 de la bande 114 rayonnant autour de cette tige et la partie médiane de la bande 114 couvrant en partie les fils 56, 58 de manière à 246 1 466 cacher ceux-ci et à donner à la tige un aspect étoffé et na- turel. En modifiant les positions des micro-contacts 48, on peut obtenir des branches d'arbres artificiels ayant des lon- gueurs différentes. La figure 5 représente un organe-tronc cylindrique 122, sensiblement vertical, supportant-sur son pourtour, près de son extrémité supérieure, plusieurs courts organes tubulaires 123 qui lui sont sensiblement parallèles. Une pluralité de branches présentent chacune une extrémité crochue insérée dans un organe tubulaire 123 correspondant, de sorte que les branches sont suspendues tout autour du tronc 122 en un ensem- ble tronconique. Les rameaux 110 des branches peuvent être recourbés de manière à rayonner dans l'ensemble autour du tronc. De plus, l'extrémité supérieure de chaque organe tubu- laire court 123 peut tre taillée en sifflet pour empêcher la branche de tourner par rapport à elle. Enfin, un houppier de forme générale conique, à tige non crochue, peut présenter une extrémité de tige insérée dans l'extrémité supérieure ouverte de l'ortane-tronc 122 pour constituer avec les autres branches un arbre artificiel conique. De manière générale, les dispositions décrites se prê- tent à diverses modifications sans sortir, pour autant, du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Branche d'arbre artificiel caractérisée en ce qu'elle est constituée par plusieurs fils machine métalliques, flexi- bles sans rappel élastique, tordus l'un sur l'autre, par plu- sieurs rameaux assemblés formés de fils tordus et de filaments hérissés en poils de brosse, lesdits rameaux assemblés étant maintenus entre lesdits fils machine tordus l'un sur l'autre par rapport auxquels il s'étendent à peu près perpendiculai- rement en des points longitudinalement espacés, et une bande continue incisée entremêlée avec les fils machine tordus l'un sur l'autre, suivant leur longueur, ladite bande continue con- férant audit arbre un aspect plus étoffé et plus naturel. 2. Branche d'arbre artificiel selon la revendication 1, caractérisée en ce que les rameaux assemblés s'étendant radia- lement présentent des tronçons qui s'étendent de part et d'au- tre desdits fils machine tordus l'un sur l'autre, la partie du rameau assemblé dirigé radialement qui est en contact avec lesdits fils machine étant exempte de filaments hérissés en poils de brosse afin de laisser la place à ladite bande conti- nue incisée. 3. Procédé de fabrication d'arbre artificiel selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste: a) à insérer lesdits élément.s rameaux entre lesdits fils machine métalliques en des points espacés prédéterminés; b) à placer le long desdits fils machine métalliques une bande continue incisée; et c) à tordre l'un sur l'autre lesdits fils machine métal- liques pour emprisonner entre eux lesdits éléments rameaux longitudinalement espacés et ladite bande continue incisée. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que ladite bande continue est incisée sur les deux bords et est en chlorure de polyvinyle. 5. Appareil pour la fabrication automatique en continu d'un arbre artificiel selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comprend: a) un transporteur d'alimentation sans fin-pour transpor- ter en des endroits sélectés un nombre variable de rameaux assemblés orientés à peu près perpendiculairement à la direc- tion de mouvement du transporteur; b) deux poulies guide-fil situées à l'extrémité de sortie dudit transporteur; c) des moyens pour amener au moins deux fils machine mé- talliques qui contournent lesdites poulies-guides et défilent entre elles. d) des moyens pour introduire les rameaux assemblés entre lesdits fils machine métalliques à mesure que ces rameaux as- semblés se déchargent dudit transporteur; e) des moyens pour introduire une bande incisée le long des fils machine métalliques; f) des moyens pour tordre les fils machine métalliques afin d'emprisonner entre eux: 1) les rameaux assemblés entre les fils machine métal- liques en des points espacés dont l'espacement correspond à celui des rameaux assemblés sur ledit transporteur, et 2) la bande incisée g) des moyens pour synchroniser le mouvement desdits fils tordus l'un sur l'autre et celui du transporteur; et h) des moyens pour sectionner les fils tordus l'un sur l'autre et la bande incisée en tronçons de longueur prédéter- minée constituant des branches d'arbre artificiel.