La présente invention concerne le domaine des disposée tifs de sécurité,c'est-à-dire des dispositifs permettant d'obtenir l'arrêt de la marche ou du fonctionnement dudit appareil dès que son conducteur ou utilisateur cesse,involontairement ou non,de tenir les organes de direction ou de guidage dudit appareil. L'invention a plus particulièrement pour objet un dispositif de sécurité destiné à être monté sur les rouleaux vibrants guidés à main. De tels appareils étant souvent la cause de nombreux accidents, des dispositions légales ont prévu qu'ils devront être équipé d'un dispositif de sécurité dit de l'homme mort. Le but de ce dispositif est å la fois d'arrêter un appareil dès que cesse l'intervention du conducteur et de déclencher le dispositif de freinage. La solution généralement proposée à ce jour par les constructeurs pour répondre à cette obligation consiste à monter, en bout du timon de guidage de l'appareil,une manette de sécurité qu t un ressort maintient en position. Dans cette position libre de la manette, le rouleau ne peut se déplacer ni en avant ni en arrière même lorsque le conducteur agit sur le levier de commande de marche. Ce n'est que lorsqu'il exerce, simultanément à son action sur le levier de commande de marche,une pression sur la manette de sécurité que le rouleau avancera ou reculera. Ce résultat est obtenu: -sur les appareils dont la translation est assurée hydrauliquement,en montant sur le circuit hydraulique une vanne qui reste fermée tant que la manette de sécurité est libre et qui ne s'ouvre,pour permettre l'utilisation du rouleau,que lorsque le conducteur exerce une pression sur elle. -sur les appareils dont la translation est assurée mécaniquement,en montant sur un élément de la transmission un frein électromécanique qui bloque le rouleau tant que la manette de sécurité est libre et qui ne permet son utilisation que lorsque le conducteur exerce une pression sur elle. I1 existe également d'autres dispositifs tels celui qui consiste,sur un rouleau à translation hydraulique,à monter sur le circuit hydraulique une électrovanne qui ne s'ouvre que lorsque le conducteur pose la main sur le timon de guidage,ce simple contact suffisant pour tablir le circuit électrique commandant l'ouverture de l'électrovanne. L'inconvénient des dispositifs décrits ci-dessus est qu'ils snnt très facilement neutralisables et susceptibles,en conséquence,de perdre toute efficacité. L'expérience montre en effet que les conducteurs cherchent à s'affranchir souvent de la complication de conduite qu'apporte le montage d'une manette de sécurité. Ils y parviennent aisément en fixant la manette de sécurité en position marche au moyen d'une ficelle ou d'un fil de fer. Dans le cas du dispositif électrique,un un simple bout de fil de cuivre ou d'aluminium permet,sans difficulté,de faire passer directement le courant dans l'électrovanne donc de la maintenir ouverte d'une façon permanente. Aussi est-il fréquent de voir sur les chantiers des appareils munis de dispositifs de sécurité mais qui,en pratique,sont utilisés exactement comme s ils nten avaient pas. I1 existe donc un besoin pour un dispositif de sécurité permettant d'obtenir rapidement et automatiquement l'arret d'un appareil tel que notamment un rouleau vibrant,ledit dispositif ne pouvant être aisément neutralisé par l'utilisateur dudit appareil. La présente invention apporte une solution au problème précité et a pour objet un dispositif de sécurité pour arrêter automatiquement la marche d'un appareil lorsque la main de son conducteur lache, involontairement ou volontairement,les moyens de guidage dudit appareil,celui-ci comportant en outre un organe de commande de marche,ledit organe comportant des moyens pour le ramener dans une position neutre correspondant à l'arrêt de la marche dudit appareil,ledit dispositif étant caractérisé en ce qu'il comporte une partie saillante articulée sur lesdits moyens de guidage, des moyens de blocage reliés à ladite partie saillante et susceptibles de maintenir ledit levier de commande dans une et position choisie,des moyens de rappel pour l'ensemble partie saillante- moyens deblocage,ladite partie saillante étant disposée sur les moyens de guidage de sorte qu'elle soit appliquée sur ceux-ci par la main du conducteur lorsqu'il conduit l'appareil. L'invention concerne plus particulièrement des dispositifs de sécurité pour des rouleaux vibrants guidés manuellement. Dans de tels rouleaux vibrants,les moyens de guidage sont constitués par un ou deux timons de guidage permettant au conduc teur de diriger lesdits rouleaux. L'organe de commande est le plus souvent un levier rotatif disposé sur le timon de guidage. Le levier peut être tourné dans un sens ou dans l'autre autour d'une position neutre,le plus souvent verticale, qui commande l'arrêt de marche et simultanément le freinage du rouleau. Selon le sens dans lequel on fait tourner le levier,le rouleau progresse en avant ou en arrière. Le levier de commande est muni de moyens de rappel,tels que par exemple un ressort, qui tendent à le ramener en l'absence d'autres contraintes en position neutre,correspondant à l'arrêt et au freinage du rouleau. Selon l'invention,le levier de commande est de préférence du type pivotant, ctest-à-dire qu'il peut tourner autour d'un axe de part et d'autre d'une position médiane qui correspond à la position dite "neutre" pour laquelle le rouleau est arrêté et freiné. Généralement,mais non nécessairement,cette position neutre est obtenue lorsque le levier est en position verticale vers le haut. I1 est également d'usage,mais non obligatoire que le levier pivote d'avant en arrière,la position vers l'avant permettant de faire avancer le rouleau,alors que la position vers l'arrière permet d'obtenir le recul de celui-ci. Ces positions peuvent bien entendu être inversées. La partie saillante disposée sur le timon de guidage et plus particulièrement sur la poignée ou l'une des poignes de ce timon peut être constituée par une manette articulée à une de ses extrémités sur le timon de guidage ou la poignée du timon,l'autre extrémité de la manette faisant saillie par rapport a ladite poignée,de telle sorte que,lorsque le conducteur saisit les organes de guidage du rouleau pour le diriger, il prenne simultanément dans sa ou ses main(s) la poignée et la manette.La pression exercée naturellement par la main du conducteur lorsqu'il saisit la poignée provoque la rotation de la manette autour de son axe d'articulation et tend à appliquer l'extrémité saillante libre de la manette contre cette poignée. Les moyens de blocage sont destinés à assurer le maintien du levier de commande dans une position préalablement choisie par le conducteur. Ces moyens exercent donc une force sur le levier, ou sur un élément solidaire de celui-ci,égale à la force de rappel qui tend à ramener ledit levier en position neutre, I1 est possible de concevoir différents modes de réalisation pour les moyens de blocage;ainsi,ces moyens peuvent être constitués par un bras ou une tige articulé sur le timon de guidage ,selon un axe sensiblement parallèle à l'axe de rotation du levier de commande et comportant vers son extrêmité libre un doigt de verrouillage qui coopère avec un secteur cranté solidaire dudit levier. Le bras ouOa tige articulé portant le doigt de verrouillage sont maintenus en position de blocage,par exemple par un ressort dont une extrêmité prend appui sur ledit bras ou tige et dont l'autre extrémité s'appuie sur le timon de guidage ou sur une partie fixe solidaire de celui-ci. Le bras ou tige constituant les moyens de blocage du levier de commande peut être relié à la manette par exemple par un câble ou une tige,mais il est possible de concevoir d'autres modes de liaison tels que par exemple un système d'engrenage. On concevra que chercher à neutraliser un tel dispositif ne présente,pour le conducteur,aucun avantage, bien au contraire. S'il est évident qu'une simple ficelle lui permettrait de fixer la manette de sécurité dans sa position enclenchée ce ne pourrait être qu'en marche avant ou en marche arrière. Lorsqu'au bout de quelques instants il lui faudrait inverser le sens de déplacement, il devrait donc détacher d'abord cette ficelle,pour la rattacher, une fois la manoeuvre effectuée,s'il désire toujours éviter d'avoir à maintenir manuellement la manette. Quelques instants plus tard,il lui faudrait recommencer, et ainsi de suite , c'est-à-dire une suite d'interventions bien plus compliquées que le simple geste qui consiste à relâcher la pression exercée sur la manette en même temps qu'on inverse le sens de marche,puis à réexercer une légère pression de la main sur ladite manette. De plus,dans le cas de rouleaux à translation mécanique, on prévoit de monter les ressorts de rappel dans un carter peu accessible et de démontage difficile; et, dans le cas des rouleaux à translation hydraulique , le levier est directement fixé sur l'axe de commande du distributeur hydraulique qui est équipé d'origine de ressorts de rappel par son constructeur et qui est quasiment indémontable sans outillage approprié,afin qu'on ne puisse supprimer les ressorts de rappel du levier de commande. L'invention sera maintenant décrite plus en détails en se référant à des modes de réalisation particuliers cités à titre d'exemples non limitatifs et représentés par les dessins annexés sur lesquels: Fig.l est une vue en perspective d'un mode de réalisation d'un dispositif de sécurité pour rouleau vibrant; Fig.2 est une vue en perspective d'un autre mode de réalisation d'un dispositif de sécurité pour rouleau vibrant. Sur la figure l,on a représenté une partie du timon de guidage 1 d'un rouleau vibrant comportant une poignée 2,ou organe de préhension,pour la main du conducteur. La marche du rouleau vibrant est commandée par un levier 3 relié par des moyens non représentés au moteur lui-même. Le levier 3 peut pivoter autour d'un axe X-X' horizontal et perpendiculaire au timon de guidage. La marche du rouleau vers l'avant ou l'arrière est obtenue en faisant pivoter le levier vers l'avant ou l'arrière dudit rouleau ou réciproquement. Des moyens de rappel,non représentés,permettent,en l'absence d'autres contraintes,de maintenir le levier en position neutre, verticale,correspondant à l'arrêt et au freinage du rouleau. Un secteur,partiellement ou totalement cranté 4,est fixé de façon rigide sur le levier 3. Ce secteur est de préférence cylindrique et a l'axe XX' pour axe de symétrie. Pour réaliser le blocage ou maintien dans une position donnée du levier,le secteur cranté de celui-ci coopère avec le doigt de verrouillage 5 d'un bras 6 articulé sur le timon de guidage en 7. Le bras 6 est relié par un câble ou une tige 8 à une manette 9 formant une partie saillante sur la poignée 2 et articulée sur celle-ci en 10. La manette peut pénétrer dans la poignée par une fente,et est maintenue dans celle-ci par des moyens appropriés non représentés. Le bras 6 est maintenu écarté du secteur cranté 4 par un ressort s'appuyant sur lui par une de ses extrémité, et dont l'autre extrémité s'appuie sur une cale 12 solidaire du timon de guidage 1. Au cours de l'utilisation du rouleau,le conducteur fait pivoter le levier 3 dans la position désirée puis saisit simultanément la poignée de guidage 2 et la manette 9 qui,s'appliquant par la pression de la main sur la poignée, amène le bras 6 et plus particulièrement son doigt de verrouillage 5 sur le secteur cranté 4,ce qui permet de maintenir celui-ci dans la position désirée, les moyens de rappel du levier de commande étant alors neutralisés. Lorsque le conducteur du rouleau loche la poignée 2, volontairement ou par accident,le ressort 11 repoussant le bras 6,écarte le doigt de verrouillage 5 du secteur cranté 4,permettant ainsi au levier 3 de revenir en position neutre sous l'action de ses moyens de rappel,pour arrêter et freiner le rouleau vibrant. Dans le cas de la figure 2,le blocage du levier 103 est réalisé à l'aide d'une pièce 105 constituée par un cylindre ou secteur comportant des encoches qui coopérent avec le bras dudit levier 103 par insertion dudit bras dans une encoche du secteur 105. Le cylindre ou secteur 105 est fixé à l'extrémité d'une des branches d'un élément en L 106 susceptible de pivoter dans un plan sensiblement parallèle au plan du bras lOl,autour d'un axe 107 perpendiculaire à celui-ci. L'extrémité de l'autre branche de l'élément 106 est reliée par un câble ou une tige 108 à une manette 109 articulée à sa base autour d'un axe 110 sur la poignée 102. Comme pour la manette 9 de la figure l,la manette 109 vient naturellement dans la main du conducteur lorsque celui-ci saisit la poignée 102. Un ressort 111 prenant appui à l'une de ses extrémités sur une pièce fixe 112 solidaire du bras 101 repousse par son autre extrémité la branche de la pièce en L 106 opposée au secteur 105, de telle sorte que le levier de commande 103 soit libre lorsque la manette 109 est librement écartée de la poignée 102. Lorsque le conducteur saisit la poignée 102,sa main applique la manette 109 contre ladite poignée 102.Le mouvement de la manette 109 actionne la tige ou le câble qui,faisant pivoter la pièce 106 autour de l'axe 107, amène le secteur 105 au contact du levier 103 permettant ainsi de maintenir ce dernier dans la position sélectionnée par le conducteur. Dès que la manette est lachée,le ressort 111 permet, par son action sur la pièce 106,d'écarter le secteur cranté 105. Le levier 103 ainsi libéré revient en position verticale neutre sous l'action d'un ressort de rappel non représenté;l'arrêt et le freinage du rouleau sont donc ainsi obtenubdès que le conducteur cesse de tenir les organes de direction de celui-ci,de façon accidentelle ou non. On notera que la manette 109 comporte,à sa partie arrière,une pièce recourbée 113. Cette pièce recourbée 113 déborde de l'extrémité arrière du timon,ceci pour pallier le mauvais réflexe éventuel d'un conducteur qui, coincé entre le rouleau et un obstacle situé derrière lui,le rouleau fonctionnant en marche arrière,se crisperait sur la manette, la maintenant ainsi en position MARCHE. Dans un tel cas, la butée serait automatiquement repoussée vers l'avant par l'abdomen du conducteur ce qui ramènerait obligatoirement la manette en position ARRET et stopperait immédiatement le rouleau. I1 va de soit que cette pièce pourrait présenter une autre forme pourvu que,par son emplacement,elle puisse remplir la fonction de sécurité requise. Bien entendu > l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation spécifiques décrits,mais des variantes de réalisation pourront être mises en oeuvre sans sortir du cadre de l'invention. Ainsi,le doigt de verrouillage et le secteur cranté peuvent être remplacés par une pièce revêtue d'une surface de friction qui vient bloquer,lorsque le conducteur exerce une pression sur la manette,une seconde pièce de forme appropriée solidaire du levier de commande de sens de marche. D'autres dispositifs utilisant des électro-aimants pourraient également être envisagés. On notera également que la partie saillante ou manette est de préférence articulée sur les moyens de guidage,et en particulier sur la poignée ou timon,mais ladite manette peut être articulée sur le bâti du timon. En outre,bien que l'invention se réfère plus particulièrement aux rouleaux vibrants guidés à main,il va de soi que l'invention pourra être appliquée à tous les moteurs disposés sur des machines fixes ou mobiles,hydrauliques,mécaniques ou autres. -REVENDICATIONS- 1. Dispositif de sécurité pour arrêter automatiquement la marche d'un appareil lorsque la main de son conducteur lâche, involontairement ou volontairement,les moyens de guidage dudit appareil,celui-ci comportant en outre un organe de commande de marche,ledit organe comportant des moyens pour le ramener dans une position neutre correspondant à l'arrêt de la marche dudit appareil,ledit dispositif étant caractérisé en ce qu'il comporte une partie saillante articulée sur lesdits moyens de guidage, des moyens de blocage reliés à ladite partie saillante et susceptibles de maintenir ledit levier de commande dans une posi et tion choisie,/des moyens de rappel pour l'ensemble partie-saillante-moyens de blocage, ladite partie saillante étant disposée sur les moyens de guidage de sorte qu'elle soit appliquée sur ceux-ci par la main du conducteur lorsqutil conduit l'appareil. 2. Dispositif selon la revendication l,caractérisé en ce que ladite partie saillante est une manette 9 articulée sur une poignée 2,lesdits moyens de blocage étant constitués par un doigt de verrouillage 5 disposé à l'extremité d'un bras 6 articulé autour d'un axe 7 ,ledit bras 6 étant relié å ladite manette 9 par un câble ou tige 8, les moyens de rappel pour l'ensemble manette 9-bras 6 étant constitués par un ressort 11 s'appuyant sur ledit bras 6 et sur une cale 12,ledit doigt de verrouillage 5 assurant le blocage du levier de commande 3 en coopérant avec un secteur cranté 4 solidaire dudit levier 3. 3. Dispositif selon la revendication l,caractérisé en ce que ladite partie saillante est une manette 109 articulée sur une poignée 102,lesdits moyens de blocage étant constitués par un secteur à encoches 105 disposé à l'une des extrémités d'un élément 106 articulé autour d'un axe 107,ledit secteur coopérant avec ledit levier de commande 103,et l'autre extrémité de l'élément 106 étant reliée a ladite manette 109 par un câble ou tige 108, les moyens de rappel pour l'ensemble manette 109 élément 106 étant constitués par un ressort 111 s'appuyant sur ledit élément 106 et sur une cale 112. 4.Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 ,caractérisé en ce que ladite partie saillante ou manette (9,109) comporte à sa partie arrière une pièce (113) se projetant vers l'arrière du timon,susceptible d'être poussée vers l'avant par le conducteur ou une partie du corps de celui-ci si celui-ci était coincé entre ledit appareil et un obstacle situé derrière ledit conducteur. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4,caractérisé en ce que ledit appareil est un rouleau vibrant.