L'invention se rapporte à une machine servant à 8ter une tranche superficielle d'une pièce de produit et plus spécialement à dépouiller la viande. Est déjà connue (brevet français nO 942.278) une telle machine qui comprend, dans un bâti, un moyen, tel une table ou un tapis sans fin, pour amener la face à écorcher des pièces au contact d'une portion de la surface latérale d'un cylindre d'appel, qui, par adhérence sur la pièce, conduit aussitôt celle-ci à un couteau, dont le tranchant est écarté de la génératrice du cylindre de la valeur de ltépaisseur de la tranche0 Généralement, le cylindre d'appel est à la fois, d'une part strié afin d'augmenter son adhérence sur la pièce et, d'entre part, creusé de rainures périphériques dans lesquelles en aval du couteau s'insèrent les dents d'un peigne décollant la tranche alors séparée de la pièce qui, quant à elle poursuit sa course par-dessus le couteau. Pour éviter que le bord du moyen d'amenée de la pièce soit attaqué par les stries du cylindre, sa position par rapport au cylindre est généralement réglée par des vis de pression. En ce qui concerne le couteau, il est saisi par un porte couteau réglable qui, également pour augmenter l'adhérence de la tranche sur le cylindre, comprend une face en dépouille qui réalise un sabotFde pression. Pour son montage dans le bâtit ce porte-couteau est suspendu & un axe et, à la manière d'un balancier, il peut ainsi osciller légèrement pour modifier inversement l'écartement du tranchant du couteau et de l'arrière du sabot par exemple pour laisser passage & une surépaisseur locale de la tranche, sans que cela diminue l'adhérence de cette tranche sur le cylindre, car le bord opposé & celui qui s'écarte momentanément sera encore plus intensément sollicité vers le cylindre. D. prférene- pour transmettre sa force de pression, le sabot est sollicité par un moyen, tel un élément élastique, qui lui permettra de reculer lors d'un effort anormal. Le sabot étant ainsi sollicité vers le cylindre, il faut éga lement éviter qu'il soit attaqué par les stries de ce cylindre, ne serait-ce que pendant le temps qui stécoule entre deux tranches successives. Pour cela, avant contact avec les stries, le porte-couteau et donc ledit sabot viennent généralement directement ou indirectement en appui sur des butées rigoureu sement positionnées par rapport au cylindre et télles que par exemple des bagues lisses concentriques à ce cylindre mais dont elles sont indépendantes en rotation. Ces butées du porte-couteau déterminent évidemment pour les tranches une certaine épaisseur au-dessous de laquelle il est impossible de descendre. Par contre, sans évidemment pouvoir devenir inférieure & cel le dictée par les butées précitées, l'épaisseur de la tranche pouvait, par exempe en fonction de la nature des produits à trancher, être modifiée en maintenant manuellement l'axe de suspension du couteau à la distance voulue pendant toute la coupe. Du fait de ce nécessaire maintien exclusivement manuel du porte-couteau, le réglage de l'épaisseur de la tranche était aléatoire et, même en employant pour cela du personnel ayant acquis une grande dextérité, l'épaisseur des tranches n'était pas constante. Aussi, dans les machines de conception plus récente, ont été prévus des moyens mécaniques de maintien d'un écartement ré glable entre le cylindre et le porte-couteau. Dans l'une de ces machines (brevet français n 1.474.219),ces moyens mécaniques consistent en des poussoirs qui, chacun & une extrémité du couteau, prennent appui, donne part, sous 1 du porte-couteau et, d'autre part, sur un système apte à commander leur translation tel un alésage recevant un maneton porté excentriquement par un arbre associé au bâti et commandé par un levier. Ces moyens complexes augmentent fortement le prix de revient de la machine. De ce fait, dans la plupart des machines actuelles, l'épais seur de la tranche est déterminée, comme dans les premières machines, par appui de l'avant du porte-couteau sur les butées prévues & chaque extrémité du couteau pour éviter l'attaque du sabot par le cylindre, mais alors, pour permettre le réglage de ladite épaisseur, cet appui ne s'opère plus directement mais par l'intermédiaire d'une simple vis de pression que l'on engage plus ou moins dans un trou taraudé à l'avant du porte-couteau. Qulil s'agisse de dépailler une pièce de viande d.. a o'i.nn.- ou de ses aponévroses, le réglage par action sur les vis de pression doit toujours être fait à une distance suffisamment faible pour éviter que de la chair subsiste sur la peau mais aussi suffisamment importante pour éviter que de la peau soit laissée sur la chair. Pour dépouiller la viande de sa couenne qui est épaisse et dure, le réglage est aisé puisqu'il suffit alors d'écarter le couteau dtune distance approchant, sans la dépasser, ltépaisseur de la couenne. En effet, celle-ci est assez coriace pour repousser légèrement le porte-couteau jusqu'à la limite de la chair qui est plus tendre, et le tranchage s'opère alors dans de bonnes conditions. Par contre, lorsqu'il 51 agit de dépouiller la viande de ses aponévroses qui sont très fines et tendres, la position précise du porte-couteau, par action de l'utilisateur sur les vis de pression, s'obtient par tâtonnements. Elle est donc excessivement difficile et longue à obtenir. De ce fait, pour ne pas dérégler le couteau, les utilisateurs préfèrent ne pas se servir des mêmes machines pour dépouiller la viande successivement de sa couenne et de ses aponévroses, ce qui les oblige à disposer de machines distinctes, même si globalement la charge de travail ne le justifie pas. Un résultat que l'invention vise à obtenir est une machine, du type cité plus haut, utilisable pour dépouiller successivement la viande de sa couenne et des aponévroses par des réglages assurant de retrouver rapidement et de manière certaine la position exacte du couteau. A cet effet, l'invention a pour objet une telle machine notamment caractérisée, d'une part, en ce que, à chaque extrémité du couteau, l'avant du porte-couteau porte, pour appui sur la butée positionnée par rapport à l'axe du cylindre, deux vis de pression distinctes, l'une, ré-glée une fois pour toutes, dans une position correspondant à celle nécessaire pour le dépouillage des aponévroses, l'autre réglable par llutilisateur, afin de lui permettre d'écarter le porte-couteau d'une valeur comprise entre la distance nécessaire au dépouillage des aponévroses jusqu'à cellenécessaire au dépouillage de la couenne et, d'autre part, en ce que-cette seconde vis porte un moyen interdisant son serrage au-del & de la position nécessaire au dépouillage de la couenne. L'invention sera bien comprise à l'aide de la description ciaprès faite, à titre d'exemple non limitatif, en regard du des sin ci-annexé qui représente schématiquement - figure 1 : la machine vue en coupe transversale - figure 2 : la machine en vue de face La machine représentée au dessin comprend une table 1 d'avec née des pièces à dépecer 2 sur la portion supérieure 3 de la surface latérale 4 d'un cylindre d'appel 5. Cette portion 3 est aussitôt suivie par un couteau 6 dont le tranchant 7 est situé sensiblement au niveau de la génératrice supérieure du cylindre. Le couteau 6 est fixé par pincement entre les deux machoires 8,9 d'un porte-couteau réglable 10. Le cylindre d'appel S présente généralement des stries 11 afin de lui donner un fort coefficient d'adhérence et d'assurer son ancrage dans les pièces 2. De plus, il est creusé de rainures périphériques 12 dans lesquelles, en aval du couteau 6 s'insèrent les dents 13 d'un peigne 14 décollant la peau 15 alors séparée de la chair 16 qui quant à elle a poursuivi sa course par-dessus le couteau 6. Le porte-couteau 10 comprend une face en dépouille 17 qui réalise un sabot de pression. De plus, il est suspendu à un axe 18, normalement fixe dans 1'espacez pour réaliser un balancier. Afin que le sabot reçoive sa pression mais puisse néanmoins reculer dans le cas d'un effort anormal, il a en fait son axe de suspension 18 qui est porté,à chaque extrémité du couteau, par un levier 19 sollicité dans le sens convenable à l'aide d' un fort ressort 20. Sous cette sollicitation, à chaque extrémité du couteau, le sabot vient en appui sur des butées 2 telles des bagues lisses concentriques au cylindre mais dont elles sont indépendantes en rotation. On peut écarter le sabot par rapport au cylindre en agissant sur les leviers dans le sens22 inverse de leur sollicitation normale, et ce au moyen d'une commande adéquate, par exemple par une came ou un système vis-écrou, ou par l'intermédiaire d' un plus grand bras de levier 23. Les leviers 19 sont articulés autour d'un axe de pivotement 24 associé au bâti 25 et situé en arrière et au-dessous de l'axe de suspension 18 du porte-couteau 10. Une telle machine est en elle-mOme connue. De mime, est connue une machine dont le porte-couteau 10 présente à chacune de ses extrémités une oreille 26,parallèle à la face interne du levier 19, ces deux pièces étant traversées par le pivot 1d par exemple constitué par une vis traversant librement l'oreille pour se visser dans le levier 19. Cette machine comprend évidemment des moyens mécaniques de maintien d'un écartement réglable entre le cylindre 5 et le tranchant 7. A cet effet, l'avant 27 de chacune des joues 26 du porte-couteau 10 présente, de manière connue, un trou taraudé 28, recevant une vis de pression 29, dont l'extrémité 30 peut prendre appui sur une butée rigoureusement positionnée par rapport au cylindre et de préférence sur les bagues lisses 21 qui forment déjà des butées pour au moins le bord de fuite 31 de la face en dépouille 17 du porte-couteau. Selon une caractéristique essentielle de l'invention, ces vis 29 sont réglées une fois pour toutes et bloquées, chacune à l'aide d'un contre-écrou 32, dans une position telle que lorsqu'elles viennent en appui sur leur butée 21 le tranchant 7 est, par rapport au cylindre, exactement à la distance nécessaire au découpa- ge de la tranche la plus fine, qui correspond par exemple & l épaisseur Sas"aponévroDes de la vlande. Selon une autre caractéristique de l'invention, l'avant 27 de chacune des joues 26 du porte-couteau 10 présente aussi an deuxième trou taraudé 33 recevant une seconde vis de pression 34, dont l'extrémité 35 prend également appui sur une butée rigoureusement positionnée par rapport à l'axe 36 du cylindre et, de préférence, sur la mOme butée que la première vis 29. Cette butée, s'il s'agit de la bague lisse 21, peut présenter la largeur suffisante sur toute sa périphérie ou seulement localement, auquel cas cette bague porte alors en cet endroit un talon 37 et comprend tout moyen connu en vue de son immobilisation en rotation par rapport au b & i 25. Cette seconde vis 34 demeure manoeuvrable par l'utilisateur afin de lui permettre d'écarter le porte-couteau depuis la position dans laquelle l'extrémité de la première vis est en appui sur sa butée. A cet effet, la tête de manoeuvre 38 des secondes vis porte de préférence des moyens 39 facilitant leur manoeuvre sans outillage. Du fait des secondes vis 34, sans dérégler les premières vis 29 et donc avec l'assurance de pouvoir ramener rapidement et de manière exacte le couteau en position de découpage de la tranche la plus fine, ce qui était jusqu'alors la position la plus difficile à régler, l'utilisateur peut donc maintenant sans crainte manoeuvrer ces secondes vis 34 pour amener le couteau jusqutà la position nécessaire au découpage de la plus grosse tranche qui correspond par exemple à la couenne de la viande. Selon une autre caractéristique de l'invention, les secondes vis portent chacune un moyen 40, fez une bague bloquée par une goupille 41, interdisant leur serrage au-delà de la position nécessaire au découpage de la tranche la plus épaisse sans pour autant ganter un retour à la position opposée ou un réglage intermédiaire. REVENDICATIONS 1. Machine servant à opter une tranche superficielle d'une de sa couenne pièceapdenrBod , et plus spécialement à dépouiller la viande/et devises / et comprenant, dans un bats, un moyen pour amener la face à écorcher des pièces au contact d'une portion de la surface latérale d'un cylindre d'appel qui conduit la pièce à un couteau qui, d'une part, a son tranchant qui est écarté de la génératrice du cylindre de la valeur de l'épaisseur de la tronche et, d'autre part, est saisi par un porte-couteau réglable qui présente une face en dépouille réalisant un sabot de pression de la tranche sur le cylindre et qui, pour son montage dans le bati, est suspendu à un axe pour, à la manière d'un balancier, pouvoir osciller légèrement en vue de modifier inversement l'écartement par rapport au cylindre du tranchant du couteau et du bord de fuite du sabot de pression qui avant tout contact éventuel avec le cylindre vient au moins indirectement en appui sur des butées rigoureusement positionnées par rapport audit cylindre mais immobilisées en rotation par rapport à celui-ci telles que des bagues lisses, laquelle madine comprend en outre à chaque extrémité du couteau des moyens méoaniqnes de maintien d'un écartement réglable entre le cylindre et le tranchant du couteau dont, à l'avant du porte-couteau, une vis de pression dont l'extrémité peut prendre appui sur une butée positionnée par rapport à l'axe du cylindre telle l'une des bagues lisses précitées, cette machine étant c a r a c t é r i s é e en ce que, à chaque extrémité du couteau, l'avant du porte-couteau porte une deuxième vis de pression dont l'extrémité prend également appui sur une butée positionnée par rapport à l'axe du cylindre telle la butée déjà utilisée pour la première vis. 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que la première vis est réglée une fois pour toutes et bloquée dans une position telle que, lorsqu'elle est en appui sur sa butée, le tranchant est par rapport au cylindre exactement à la distance nécessaire pour le découpage de la tranche la plus fine. 3. Machine selon la revendication 1 ou 2 caractérisée en ce que la seconde vis porte un moyen interdisant son serrage, et donc l'écartement du couteau, au-delà de la position nécessaire pour le découpage de la plus grosse tranche.