La présente invention concerne des perfectionnements aux cannes à pêche composées d'une poignée, de brins se terminant par un scion, au long de laquelle la ligne, tirée par le moulinet, est guidée par des anneaux. Elle concerne plus particulièrement le dispositif de ferrage actionnant brutalement la ligne. I1 existe des dispositifs de ferrage à déclenchement mécanique qui sont, notamment, disposés près du bouchon. Ils ne présentent pas les qualités de sensibilité et d'efficacité souhaitées. I1 existe aussi des dispositifs d'avertissement, tels que des grelots ou des clochettes, qui avertissent mais qui ne réalisent pas le ferrage. La présente invention est destinée à remédier à ces divers inconvénients. Suivant l'invention, on combine - un moyen de traction énergique sur la ligne qui se fixe sur celle-ci de façon amovible, - avec un moyen détecteur de tension de la ligne, au-delà de la canne, ledit moyen détecteur actionnant le moyen de traction énergique. Ce moyen de traction énergique est généralement constitué par un moteur tirant sur un lien relié à la ligne par un moyen de liaison amovible, tel qu'une pince notamment. Ce moteur peut être du type électrique ou pneumatique. I1 peut encore être du type à accumulation d'énergie, c'est-à-dire constitué par un ressort ou par la compression d'un fluide ; dans ce cas on prévoit une retenue avec un déclenchement actionné par le détecteur de tension de la ligne. Suivent une forme préférée de réalisation, le moteur est un ressort hélicoidal que l'on tend ou qui s'oppose à la rotation d'un tambour sur lequel on enroule le lien de liaison à la ligne. On trouve commode de réaliser la retenue sous la forme d'un déclic qui libère le lien dès que le détecteur de tension est sollicité. Ce détecteur de tension de la ligne combine a) une lame élastique, fixée en porte-à-faux au bout du scion et portant à son extrémité le dernier anneau porte ligne, ladite lame élastique agissant, dans la dernière partie de sa course de flexion, sur la retenue, b) avec un moyen de réglage de la flexibilité de la lame, c'està-dire de sensibilité du dispositif. Quand on prévoit un moyen de déclenchement électrique, le détecteur de tension comporte un contact électrique sur la lame qui coopère avec une source de courant électrique et un moyen électro-magnétique de déclenchement du déclic du moyen de traction énergique. I1 est alors prudent, pour ménager la consommation d'énergie, de prévoir un interrupteur de sécurité qui ouvre le cir-uit lorsque le moyen de traction énergique n'est pas mis en condition pour agir. On comprend que ce dispositif de ferrage automatique puisse présenter une course bien plus importante que des moyens de ferrage existants. On peut en effet, avec un enrouleur, prévoir une traction d'au moins un mètre. Comme le moteur se trouve dans la poignée, on peut, notamment avec un ressort, prévoir une force de déclenchement énergique dont l'effort maximum se fait sentir au début du déclenchement, c'est-à-dire pour réaliser le ferrage d'un coup sec. Bien que l'on puisse actuellement facilement protéger les contacts électriques des effets de l'humidité, en particulier de l'air marin, le dispositif de l'invention peut être réalisé par des moyens entièrement mécanique et pneumatique. En particulier, on peut prévoir une liaison pneumatique entre le détecteur et la retenue. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description ci-après qui en donne un exemple non limitatif de réalisation pratique et qui est illustré par les dessins joints dans lesquels la figure 1 est une vue générale de la canne à pêche de l'invention, la figure 2 est vue détaillée, en coupe, du moyen détecteur situé à l'extrémité du scion, la figure 3 est une vue détaillée, en coupe, du moyen de traction énergique, situé dans la poignée. La canne de l'invention se compose d'une poignée 1, d'un brin 2 et d'un scion 3 qui s'adoptent les uns au bout des autres. Le moulinet et la ligne n'ont pas été représentés, par simplification. L'extrémité du scion 3 présente un moyen détecteur de tension 4 de la ligne. La poignée 1 comporte un moyen de traction énergique 5 de la ligne qui se fixe à celle-ci par une pince 6 située à l'extrémité d'un lien souple 7. L'exemple représenté dans les dessins est une version électro-mécanique du dispositif de l'invention dans laquelle l'énergie de traction est emmagasinée, en venant de la force musculaire du pecheur, dans un ressort hélicoïdal 8 et l'énergie de déclenchement de l'action de ce ressort est fournie par une série de piles 9 situées dans la poignée 1. Le dispositif électrique peut être réalisé en tous voltages. Le moyen de traction 5 se compose d'un boitier 10, fixé à la poignée 1, et comprenant un tube 11, parallèle à la canne, et contenant le ressort hélicoldal 8 ancré en 12 au fond du tube 11. Tout le mécanisme peut être éventuellement condensé à l'intérieur du manche de la canne. L'on supprime ainsi visuellement la boite et le tube apparents sur le dessin du modele joint. L'autre extrémité du ressort 8 est reliée au lien 7 par l'intermédiaire d'un plongeur 14, cylindrique, qui peut coulisser à l'intérieur du tube 11.Lorsqu'on tire sur le lien 7 pour allonger le ressort 8, on déplace le plongeur 14 qui peut etre retenu, dans la position représentée à la figure 3, par un moyen de retenue constitué par un ergot 15 présentant un biseau 16, ledit ergot passant à travers un trou percé latéralement dans le tube 11 et étant fixé audit tube 11- par une lame 17. Le biseau 16 coopère avec l'avant conique 18 du plongeur 14 pour repousser l'ergot 15 dans le mouvement d'armement du moyen de traction lorsque le pêcheur tire sur lelien souple 7. En fait la lame 17 tend à ramener constamment ergot 15 vers l'axe du tube pour que cet ergot constitue un moyen de retenue du plongeur 14 en agissant sur sa face arrière plane 19. Le déclenchement du moyen de traction énergique se fait par l'effacement de l'ergot 15 qui permet au plongeur 14 d'etre rappelé par le ressort 8 en tirant sur le lien 7. L'effacement de l'ergot 15 est commandé par un dispositif qui va maintenant être décrit. L'ergot 15 peut etre commandé par un dispositif pneumatique. Dans la version décrite, il est commandé par un dispositif électro-magnétique constitué par une bielle 20 qui est actionnée par un levier 21 pivotant autour d'un axe 22 sous l'effet de la traction du noyau 23 actionné par le solénoïde 24. Le levier 21 est appelé par le ressort de traction 25. L'alimentation du solénoïde 24 va maintenant etre décrit. Elle se faits à partir des piles 29 par le moyen détecteur de tension 4 et par un interrupteur de sécurité 26, les quatre ensembles 4, 9, 24 et 26 étant montés en série et reliés les uns aux au'res par des lignes 27, 28, 29, 30. Les lignes 27 et 28 se prolongent tout le long de la canne. I1 faut donc prévoir des prises à emboitement à broches, telles que 31, pour assurer la liaison entre la poignée 1 et le brin 2, entre le brin 2 et le scion 3 et entre le scion 3 et le moyen détecteur de tension 4. Comme dans toutes les cannes, il existe des anneaux 32, 33, 34 pour guider ia ligne. Le dernier anneau 34 fait partie du moyen détecteur 4 et, plus précisément, de sa lame élastique 35 qui est fixée en porte-à-faux au bout d'un support 36 qui maintient aussi une lame de contact 37. Une plaquet-e isolante 38 est prévue entre les lames 35 et 37 tandis qu'un rivet isolant 39 assemble les lames 35, 37 et la plaquette 38 au support 36. La lame 35 comporte un plot de contact 40 tandis que la lame 37 comporte un plot de contact correspondant 41. L'ensemble du dispositif détecteur 4 est enfermé dans un capot protecteur 48. Une vis de réglage 42 se visse dans le support 36 et la lame 37 pour pouvoir appuyer sur la lame 35 entre sa partie en porte-à-faux et son extrémité. La tête 49 est accessible sous le capot 48. En la vissant plus ou moins, on règle la flexibilité de la lame 35 ctest-a-dire que les contacts entre les plots 40 et 41 peuvent se faire avec des tractions plus ou moins importante sur l'anneau 34, c'est-a-dire sur la ligne. Le fonctionnement du dispositif est le suivant. Le pêcheur jette ou lance sa ligne comme d'habitude. Ensuite il tire manuellement sur le lien souple 7 pour tendre le ressort 8 jusqu' ce que le plongeur i4 fasse écarter l'ergot 15 puis que lendit ergot revienne derrière ledit plongeur 14 pour retenir celui-ci dans la position représentée à la figure 3. I1 attache ensuite la pince 6 à la ligne. On suppose que la vis 42 aura été réglée pour choisir la sensibilité voulue. Lorsque le plongeur l4 est arrivée en position d'armement, il agit aussi sur l'interrupteur de sécurité 26 qui ferme le circuit en reliant les lignes 28 et 29. Le cir uit n'est alors ouvert que par les plots 40 et 41. Dès qu'un poisson tire sur la ligne, il provoque une traction sur l'anneau 34 qui abaisse la lame 35 (flèche 43) jusqu'à ce que le plot 40-vienne en contact du plot 41. Le cir uit électrique est alors fermé et le solénoÏde 24 est alimenté. Le noyau 23 est alors attiré suivant la flèche 44 et il fait basculer le levier 21 suivant la flèche 45 en tirant sur le ressort 25 et sur la bielle 20 suivant la flèche 46. L'ergot 15 échappe alors de la face arrière plane 19 du plongeur 14 qui est libéré et est attiré par le ressort 8 qui tire violemment sur le-lien 7 dans le sens de la flèche 47. Dès que le plongeur 34 a été libéré il ouvre l'interrupteur 26 ce qui évite toute consommation inopportun de courant. Le lien 7, par l'intermédiaire de la pince 6, tire sur la ligne et ceci provoque le ferrage de ladite ligne assurant la prise du poisson. Au lieu d'un ressort hélicoïdal 8 exerçant un effort rectiligne, on prévoit une variante où un ressort hélocoidal agit de façon à contrôler la rotation d'un tambour sur lequel s'enroule le lien 7. Le dispos tif de déclenchement du tambour est très similaire à celui qui a été décrit dans la chaine cinématique à partir du solénoide 24 jusqu'à l'ergot 15. On peut aussi prévoir une commande de ergot 15 par une transmission pneumatique entre le moyen de déteciton 4 et ledit ergot 15. Cette transition pneumatique est connue depuis longtemps et peut être constituée à chaque extrémité par une capsule de Marey. Si l'effort ne peut pas être amplifié suffisamment directement à partir du mouvement de la lame 35, on peut prévoir, à la place du solénoide 24, un piston pneumatique où de l'air ou du gaz carbonique sous pression dans une bouteille en réserve, peut être envoyé à l'aide d'une vanne ouverte par l'une des deux capsules de Marey. Naturellement on peut utiliser tout autre source d'énergie que l'énergie musculaire pour actionner le lien 7. Ce peut être un vérin pneumatique ou un vérin électrique, si on dispose d'une source d'énergie électrique de puissance suffisante. REVENDICaTIONS 10/Perfectionnements aux cantres à pêche composées d'une poignée, de brins et se terminant par un scion au long de laquelle la ligne, tirée par le moulinet, est guidée par des anneaux, c a r a c t é r i s é s par le fait que les cannes combinent - un moyen de traction énergique sur la ligne qui se fixe sur celle-ci de façon amovible, - avec un moyen détecteu de tension de la ligne, au-delà de la canne, ledit moyen détecteur actionnant le moyen de traction énergique. 20/Cannes à pêche, telles que définies dans la revendication 1, c a r a c t é r i s é e s par le fait que le moyen de traction énergique comporte un moteur tirant sur un lien relié à la ligne par un moyen de liaison amovible, tel qu'une pince notamment. 3-/Cannes à -pêche, telles que définies dans la revendication 2, c a r a c t é r i s é e s par le fait que le moteur est du type électrique. 4 /Cannes à pêche,-telles que définies dans la revendication 2, c a r a c t é r i s é e s par le fait que le moteur est du type à accumulation d'énergie avec retenue à déclenchement actionré par le détecteur de tension de la ligne. 50/Cannes à pêche, telles que définies dans la revendication 4, c a r a c t é r i s é e s parle fait que le moteur est du type pneumatique. 60/Cannes à pêche, telles que définies dans la revendication 4, c a r a c t é r i s é e s par le fait que le moteur est du type à ressort. 70/Cannes à pêche, telles que définies dans la re vendication 6, c a r a c t é r i s é e s par le fait que le moteur est un ressort hélicoidal sue l'on tend. 80/Cannes à pêche, telles que définies dans la revendication 6, c a r a c t é r i s é e s par le fait que le moteur est un ressort hélicoïdal qui s'oppose à la rotation d'un tambour sur lequel on enroule le lien de liaison à la ligne. 90/Cannes à pêche, telles que définies dans l'une ou l'autre des revendications précédentes, prise isolément, c a r a c t é r i s é e s par le fait que la retenue est du type à déclic qui libère le lien dès que le détecteur de tension est sollicité. 100/Cannes à peche, telles que définies dans l'une ou l'autre des revendications précédentes, prise isolément, c a r a c t é r i s é e s par le fait que le moyen détecteur de tension de la ligne combine a) une lame élastique, fixée en porte-à-faux au bout du scion et portant à son extrémité le dernier anneau porte ligne, ladite lame élastique agissant, dans la dernière partie de sa course de flexion, sur la retenue, b) avec un moyen de réglage de la flexibilité de la lame, c'est-àdire de sensibilité du dispositif. 11 /Cannes à pêche, telles que définies dans la revendication 10, c a r a c t é r i s é e s par le fait que le moyen détecteur de tension comporte un contact électrique sur la lame qui coopère avec une sour e de courant électri- que et un moyen électromagnètique de déclenchement du déclic du moyen de traction énergique. 120/Cannes à pêche, telles que définies dans la revendication iO, c a r a c t é r i s é e s par le fait qu'un interrupteur de sécurité ouvre le circuit lorsque le moyen de traction énergique n'est pas mis en condition pour agir.