L'invention est relative aux hourdis, c'est-à-dire aux corps de remplissage posés entre les poutrelles d'un plafond ou d'un plancher disposées parallèlement et régulièrement réparties, lesdites poutrelles présentant des appuis sur lesquels viennent reposer les hourdis. De telles poutrelles peuvent être en fer, en béton ou en bois, et présentent généralement la forme d'un "T renversé" dont la face des ailes tournée vers le haut forme les susdits appuis. On a déjà proposé, pour réaliser des hourdis présentant des propriétés d'isolation acoustique et thermique, de leur faire comporter, comme illustré sur la fig. 1, une semelle inférieure 1 reposant sur les appuis 2 des poutrelles 3 et dont la face supérieure la est plane et reçoit une partie supé- rieure 4 généralement en mousse plastique. Un tel hourdis présente un certain nombre d'inconvénients dont les principaux sont résumés- par les points suivants - le hourdis est relativement lourd car la semelle inférieure présente une épaisseur importante par rapport à l'épaisseur de la partie supérieure (le rapport entre l'épaisseur de la semelle inférieure et l'épaisseur de la partie supérieure est d'environ un tiers), - la semelle inférieure du hourdis n'empêche pas le matériau constructif de la partie supérieure de "couler" en cas d'incendie, - certains hourdis se prêtent mal à la réalisation d'un hourdis à languette (hourdis à languette dont il sera plus explicitement question ci-après) car la partie "languette" doit être ménagée dans la semelle inférieure, ce qui alourdit encore le hourdis sans contribuer à une augmentation de ses propriétés d'isolation thermique vu que la matière constitutive de la semelle inférieure présente un coefficient d'isolation thermique qui est bien inférieur à celui de la matière constitutive de la partie supérieure. La présente invention a pour but de remédier à ces incon vénients. Selon l'invention, le hourdis pour le remplissage des espaces entre les poutrelles est caractérisé par le fait qu'il est essentiellement constitué par, - une cuvette, de préférence à paroi mince de forme quadrangu laire (carrée ou rectangulaire) et dont les deux côtés, qui sont distants de l'écartement des poutrelles, sont munis de rebords destinés à venir reposer sur lesdites poutrelles, - et une masse de garnissage occupant une partie nn moins du volume de la cuvette et, de préférence, s'étendant audessus du plan défini par les deux rebords de la louvette. De préférence, et pour rigidifier le fond de an cuvette, celui-ci présente, sur sa face supérieure, des nervures avantageusement disposées sous forme d'un quadrillagea De préférence également, et pour faciliter llaccrochage d'un enduit, le fond de la cuvette présente, sur sa face inférieure, des rainures avantageusement disposées sous forme d'un quadrillage. Selon un mode de réalisation particulier de l'invention, le hourdis est.du type à languette et la cuvette comporte un prolongement creux s'étendant au-delà de l'un de ses deux rebords jusqu'au côté opposé de la poutrelle correspondante, le volume intérieur de ce prolongement creux pouvant être occupé par un prolongement de la masse de garnissage. Au point de vue constructif, la cuvette à paroi mince peut être constituée en plâtre, en plâtre armé, en béton de polystyrène, en béton de polystyrène armé, en béton de granulats, en béton fibré, en céramique armée, en fibres végétales et minérales agglomérées, en enduit incombustible et adhésif ; la masse de garnissage peut être constituée par une mousse plastique, telle par exemple que du polystyrène expansé. La masse de garnissage peut être constituée de plusieurs matériaux. C'est ainsi que l'on peut disposer un matériau fibreux dans le fond de la cuvette et une mousse plastique audessus de ce matériau fibreux ; un espace libre peut être laissé entre le matériau fibreux et la mousse plastique. On obtient ainsi un hourdis qui, en plus de ses propriétés isolantes thermiques et acoustiques, présente un effet correcteur acoustique évitant les phénomènes de résonance ou d'écho. La masse de garnissage peut ne pas occuper la totalité du fond de la cuvette et laisser libre un espace pour le passage de canalisations (eau, gaz, électricité, téléphone, climatisation, etc...). On a également remarqué que, lorsqu'une dalle de béton doit être coulée directement sur des hourdis dont la partie supérieure est en mousse plastique, il se produisait - lors de ltopération de vibration du béton en cours de coulage - une modification dans la couche de béton en contact avec la mousse plastique, couche de béton qui présentait des caractéristiques d'hétérogénéité dues à la ségrégation des matériaux constituant le béton. Pour éviter cette modification nuisible à l'homogénéité de la dalle et donc à la résistance mécanique finale de la dalle, et suivant une disposition de l'invention qui peut s'appliquer conjointement avec les dispositions dont il vient d'être question mais qui, le cas échéant, pourrait s'appliquer indépendamment, la partie du hourdis en mousse plastique présente une surface supérieure non plane, c'est-à-dire avec des irrégularités régulièrement réparties, telles que des rainures, des ondulations, des nervures, des creux, des bosses, etc... L'invention consiste, mises à part les dispositions dont il vient d'être question, en certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement question ci-après. L'invention pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit ainsi que des figures 2 à 5 ci-annexées, lesquels complément et figures sont relatifs à des modes de réalisation préférés de l'invention ne comportant aucun caractère limitatif. La fig. 2 est une coupe d'un plafond ou d'un plancher réalisé avec des hourdis conformes à un premier mode de réalisation de l'invention. La fig. 3 est une coupe d'un plafond ou d'un plancher réalisé avec des hourdis conformes à un deuxième mode de réalisation de l'invention. Les fig. 4 et 5 sont des coupes d'un plafond ou d'un plancher réalisé avec des hourdis conformes à des dispositions com- plémentaires de l'invention. Comme montré sur les figures 2 et 3, le hourdis est posé entre des poutrelles 10 d'un plafond ou d'un plancher ; ces poutrelles 10, constituées en béton, présentent la forme d'un "T renversén et elles sont disposées parallèlement et régulièrement réparties. Ces poutrelles 10 présentent des appuis Il constitués par la face des ailes tournée vers le haut. Le hourdis est essentiellement constitué par, - une cuvette 12 à paroi mince de forme rectangulaire et dont les deux côtés, qui sont distants de l'écartement des poutrelles 10, sont munis de rebords 13 destinés à venir reposer sur les appuis Il des poutrelles 10, - et une masse de garnissage 14 occupant une partie au moins du volume interne de la cuvette 12 et s'étendant de préférence, comme montré sur les fig. 2 et 3, au-dessus du plan défini par les deux rebords 13 de la cuvette 12. Cette cuvette 12 est constituée en plâtre, en plâtre armé, en béton de polystyrène, en béton de polystyrène armé, en béton de granulats, en béton fibré, en céramique armée, en fibres végétales et minérales agglomérées, en enduit incombustible et adhésif ; la masse de garnissage 14 est constituée en polystyrène expansé. Pour rigidifier le fond de la cuvette 12, celui-ci présente, sur sa face supérieure, des nervures 15 disposées sous forme d'un quadrillage (fig. 2). Pour faciliter l'accrochage d'un enduit, le fond de la cuvette 12 présente, sur sa face inférieure, des rainures 16 avantageusement disposées sous forme d'un quadrillage (fig. 2 et 3). Selon le mode de réalisation de l'invention illustré sur la fig. 2, le hourdis est un hourdis classique qui laisse apparaitre la face inférieure des poutrelles 10. Selon le mode de réalisation de l'invention illustré sur la fig. 3, le hourdis est un hourdis à languette qui masque la face inférieure de la poutrelle 10. La cuvette 12 de ce hourdis comporte un prolongement creux 17 s'étendant au-delà de l'un de ses deux rebords 13 jusqu'au côté opposé de la poutrelle 10 correspondante, le volume intérieur de ce prolongement creux 17 pouvant être occupé par un prolongement 18 de la masse de garnissage 14. Selon une disposition de l'invention illustrée sur la fig. 4, sur laquelle les mêmes chiffres de référence désignent les mêmes organes que sur la fig. 3, la masse de garnissage 14 est constituée d'un matériau fibreux 14a disposé dans le fond de la cuvette 12 et d'une mousse plastique 14b disposée audessus du matériau fibreux 14a, cette mousse plastique 14b s'étendant au-dessus du plan défini par les deux rebords 13 de la cuvette 12. Ce matériau fibreux 14a peut être constitué par de la laine de verre ou de la laine de roche. La fig. 4 montre un hourdis à languette et, dans ce cas, le prolongement creux 17 de la cuvette 12 est occupé par un prolongement 18a du matériau fibreux 14a. Un espace libre 14c peut être laissé entre le matériau fibreux 14a et la mousse plastique 14b. On notera que la disposition telle que décrite s'applique également à un hourdis classique, c'est-à-dire tel que celui montré sur la fig. 2. Selon une autre disposition de l'invention illustrée sur la fig. 5, sur laquelle les mêmes chiffres de référence désignent les mêmes organes que sur la fig. 3, la masse de garnissage 14 n'occupe pas la totalité du fond de la cuvette 12 pour laisser un espace libre 14d pour-Ie passage de canalisations 21 (eau, gaz, électricité, téléphone, climatisation, etc...). On notera que la disposition qui vient d'être décrite à titre d'exemple pour un hourdis à languette s'applique également à un hourdis classique, c'est-à-dire tel que celui montré sur la fig. 2. Un plafond ou un plancher réalisé par de tels hourdis supporte généralement une dalle de béton 19 qui est coulée directement sur les hourdis comme montré sur les fig. 2 et 3 ; lorsque la partie supérieure du hourdis est en mousse plastique, il est avantageux d'agencer cette partie supérieure pour que sa face supérieure soit non plane, c'est-à-dire présente des irrégularités régulièrement réparties 20 constituées, par exemple, par des rainures, des ondulations, des nervures, des creux, des bosses, etc... Ceci étant et quel que soit le mode de réalisation adopté, on dispose d'un hourdis qui présente un certain nombre d'avantages parmi lesquels on peut citer ceux résumés par les points suivants - le hourdis est léger car il est constitué, pour la plus grande partie de son volume, par de la mousse plastique - en cas d'incendie, la mousse plastique ne coule pas car elle est retenue par la cuvette - le hourdis se prête à la réalisation d'un hourdis à languette à peine plus lourd que le hourdis classique et présentant des propriétés d'isolation acoustique et thermique plus élevées que le hourdis classique - le hourdis peut présenter des propriétés d'isolation acoustique et thermique élevées puisqu'il comporte une forte épaisseur de mousse plastique, c'est-à-dire qu'il peut ainsi satisfaire à la nouvelle réglementation à ce sujet - le hourdis présente une bonne résistance mécanique grâce à la structure de sa cuvette et il est possible de procéder à la fixation de divers objets directement sur le hourdis - la face inférieure de la cuvette peut être agencée pour procurer un effet esthétique sans qu'il soit nécessaire de procéder à un revêtement mais cette face inférieure peut recevoir un enduit ou une peinture; - la constitution de la cuvette, par les matériaux cités à titre d'exemples, permet d'obtenir un hourdis résistant aux rongeurs; - le hourdis peut présenter des propriétés de correction d'effet acoustique évitant les phénomènes de résonance ou d'écho - le hourdis peut abriter des canalisations (eau, gaz, électricité, téléphone, climatisation, etc...). Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus particulièrement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1.- Hourdis pour le remplissage des espaces entre les poutrelles d'un plafond ou d'un plancher, caractérisé par le fait qu'il est essentiellement constitué par, - une cuvette de forme quadrangulaire et dont les deux côtés, qui sont distants de l'écartement des poutrelles, sont munis de rebords destinés à venir reposer sur lesdites poutrelles, - et une masse de garnissage occupant une partie au moins du volume de la cuvette. 2.- Hourdis selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la cuvette présente une paroi mince 3.-Hourdis selon la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait que la masse de garnissage s'étend au-dessus du plan défini par les deux rebords de la cuvette. 4.- Hourdis selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que le fond de la cuvette présente, sur sa face supérieure, des nervures. 5.- Hourdis selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que le fond de la cuvette présente, sur sa face inférieure, des rainures. 6.- Hourdis selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que la cuvette comporte un prolongement creux s'étendant au-delà de l'un de ses deux rebords jusqu'au côté opposé de la poutrelle correspondante. 7.- Hourdis selon la revendication 6, caractérisé par le fait que le volume intérieur de ce prolongement creux est occupé par un prolongement de la masse de garnissage. 8.- Hourdis selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que la cuvette est constituée en plâtre, en plâtre armé, en béton de polystyrène, en béton de polystyrène armé, en béton de granulats, en béton fibré, en céramique armée, en fibres végétales et minérales agglomérées, en enduit incombustible et adhésif. 9.- Hourdis selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que la masse de garnissage est constituée par une mousse plastique du genre polystyrène expansé. 10.- Hourdis selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé par le fait que la face supérieure de la masse de garnissage présente des irrégularités régulièrement réparties. 11.- Hourdis selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait que la masse de garnissage est constituée de plusieurs matériaux. 12.- Hourdis selon la revendication 11, caractérisé par le fait que la masse de garnissage est constituée par un matériau fibreux disposé dans le fond de la cuvette et par une mousse plastique disposée au-dessus de ce matériau fibreux. 13.- Hourdis selon la revendication 12, caractérisé par le fait qu'un espace libre est laissé entre le matériau fibreux et la mousse plastique. 14.- Hourdis selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait que la masse de garnissage laisse, sur une partie au moins du fond de la cuvette, un espace libre pour le passage de canalisations. 15.- Hourdis comportant une partie supérieure en mousse plastique, caractérisé par le fait que la surface supérieure de cette partie en mousse plastique présente des irrégularités régulièrement réparties. 16.- Hourdis selon la revendication 15, caractérisé par le fait que cette mousse plastique est du genre polystyrène expansé.