L'invention se rapporte à un métier à tisser à la main pour fabrication de tapis selon la technique orientale, de tapisseries et de tapis dits rya" (tapis constitués par une chalne de fils de coton et une trame formée de bandes de tissus cousues ensemble), et l'objet principal de l'invention est de rendre le tissage à la main plus aisé et mieux accessible à une plus grande partie de la population. Les tapis selon la technique orientale, la tapisserie et les tapis "rya" ont été jusqu'ici fabriqués sur de grands métiers à main, des métiers verticaux ou des appareillages similaires assez grands et lourds, le plus souvent munis d'accessoires tels qu'un cadre d'ourdissage, une ensouple de chaîne, des lames, un peigne et une ensouple d'enroulement. Les tapis d'Orient sont souvent fabriqués sur de simples appareillages de tissage disposés verticalement. Le principal objet de l'invention est, en dehors de celui de créer un métier à tisser simple et de mise en oeuvre aisée, de réaliser un appareillage pour tisser à la main qui puisse être utilisé même dans des locaux exigus, dans des écoles et autres institutions où l'espace est limité. On connaît des appareillages de tissage qui ne peuvent astre utilisés dans les lieux mentionnés ci-dessus et qui ont sourfert de l'absence de certaines caractéristiques, ce qui, derechef, a limité leur usage. On fait référence par exemple aux brevets allemands 155.215 et 685.892, au brevet français 891.218 et aux brevets américains 2.139.879 et 2.277.119, tous ces brevets décrivant des cadres de tissage avec ou sans rouleaux de channe rotatifs et muni d'une baguette de pas rotative transversale. Pour réaliser un métier à main qui satisfasse aux exigences de simplicité technique, de faible encombrement et de légèreté et qui soit simple à mettre en oeuvre et, néanmoins, permette des tissages de grande largeur, il est important d'avoir un dispositif de pas et des rouleaux de channe de structure leur permettant de recevoir par en-dessous un support glissant. On obtient cela par une conformation particulière du dispositif de formation du pas en relation avec la structure du cadre comprenant une ou plusieurs tiges supports pour soutenir le dispositif de formation du pas ainsi que les rouleaux de channe. I1 est important que les fils de channe s 'étendent du côté du pas d'un métier à tisser de ce genre selon des lignes aussi droites que possible entre les rouleaux de channe. Lesdits rouleaux doivent évidemment peu s'infléchir par rapport au dispositif de formation du pas, ainsi que les fils situés au-dessous dans le pas. Si le dispositif de formation du pas est placé substantiellement au-dessus du plan tangent supérieur aux rouleaux, la tension des fils de chaîne supérieurs et inférieurs sera trop différente et le pas sera inégal. L'ouverture du pas obtenue par la différence de hauteur des peignes de pas doit avoir une certaine importance afin que la navette puisse être aisément introduite à travers le pas. Sur les métiers à tisser en cause, le pas doit être d'au moins 20 mm. Si la baguette de pas est montée comme le montre par exemple le brevet français 891.218 mentionné ci-dessus, on ne peut obtenir qu'un pas inégal, puisque les fils inférieurs dans le pas se détendent, et si on augmente la largeur du métier, le pas deviendra plus petit ainsi qu'inégal, puisque la baguette de pas sera infléchie en son milieu du fait de la tension des fils de chaîne. Un autre problème similaire concernant les métiers à cadre se rapporte à ltinflexion des rouleaux de chaîne résultant de la tension constamment croissante de la chaîne jusqu à un certain point pendant le tissage. Cela ne causera pas seulement une inflexion des rouleaux de chaîne et une longueur et une tension inégales des fils de chaîne, mais aussi une inflexion de la baguette de pas. Quand on utilise des cadres de tissage du genre mentionné, la tendance à l'inflexion peut astre contrariée quelque peu en augmentant la raideur de la baguette de pas. Cependant, cela ne pourra être accompli qu'avec une position plus élevée de la baguette de pas par rapport au plan tangent mentionné ci-dessus s'étendant entre les rouleaux de chaSne, ainsi que par un pas inégal. La largeur sera toujours limitée. L'invention a pour objet spécial d'éliminer les inconvénients mentionnés ci-dessus des cadres de tissage connus, par la création d'un métier à tisser à la main comportant un cadre qui comprend deux montants parallèles reliés par une pluralité de tiges parallèles, deux rouleaux de chaîne parallèles tournant entre les extrémités libres des montants parallèles, ainsi qu'une tige de formation du pas qui tourne entre les deux montants et comporte des plaques de séparation des fils de chaîne et des doigts de lève des fils.L'invention consiste en ceci que ces derniers dispositifs comprennent une pluralité de peignes à plaques qui sont disposées en alternance avec un nombre corres pondant de plaques de séparation et qui avancent à partir de l'axe de rotation de la tige de formation du pas, un doigt de Iéve sur deux s'avançant dans une direction tandis que l'autre s'avance dans une autre direction, ces directions faisant un angle inférieur à 1800, de préférence 900, et que les plaques de séparation sont en forme de secteur. Lorsque les organes de lève de fils et les plaques de séparation sont réalisées de cette manière, il est possible de placer le dispositif de formation du pas dans une position basse dans le cadre. Un changement de pas est réalisé en faisant tourner le dispositif de formation du pas d'un angle ne dépassant pas go". Le dispositif de formation du pas donne la possibilité de pourvoir le cadre d'une ou de plusieurs tiges de support ou de raidissement entre les rouleaux de chaîne et parallèlement à ceux-ci de manière à réduire l'inflexion desdits rouleaux due à la tension de la chaîne. Une ou plusieurs de ces tiges de support ou de raidissement peuvent même s'appuyer sur le côté arrière du dispositif de formation du pas, de manière à prévenir toute inflexion de celui-ci. Lesdites tiges support ne seront pas en contact avec les peignes en saillie du dispositif de formation du pas, de sorte qu'elles ne peuvent être endommagées. En plus de cela, l'incertitude d'ajustement du pas est écartée, puisque le dispositif de formation du pas bute contre ia tige support après un quart de tour vers le haut ou vers le bas. La description qui va suivre, en regard des dessins annexés i titre d'exemples non limitatifs, permettra de bien comprendre comment l'invention peut être mise en pratique. La figure 1 représente une vue en élévation d'un métier à tisser selon l'invention. La figure 2 représente une vue latérale d'un tel métier. La figure 3 représente la structure d'un dispositif de formation de pas selon l'invention, associé à la tige support. Les figures 4 et 5 représentent une extrémité de la tige support, de face et de profil. Un métier à tisser à la main selon l'invention comprend un cadre de tissage 4, 5, 6, 7 et 8 qui peut pivoter dans un bâti. Ce cadre comprend deux montants parallèles 4 reliés par des tiges parallèles 5 et 6, la tige médiane 6 formant un axe de rotation dudit cadre. A chaque extrémité du cadre est monté un rouleau de chaîne 7 rotatif dont la surface est rugueuse. Entre les deux montants 4 et parallèlement à ceux-ci est disposée au moins une tige support 8 munie à chacune de ses extrémités de roulettes 9, lesquelles portent les rouleaux de chaîne 7. La figure 3 représente une partie du dispositif de formation du pas selon l'invention, qui comporte alternativement des plaques de séparation 10 et des doigts 11 de lève des fils.La direction des doigts 11 est différente à droite et à gauche de chacune des plaques de séparation 10, tandis que la partie inférieure des doigts et des plaques de séparation est de forme semi-circulaire en 12 et percée d'un trou carré 13 pour une tige 14 qui solidarise les plaques de séparation 10 et les doigts 11 de lève des fils. Les doigts 11 de lève des fils de chaîne et les plaques de séparation 10 sont enfilés sur la tige de formation du pas 14, et leur partie semi-circulaire 12 par où ils sont enfilés sur ladite tige peut reposer sur au moins une tige support 8 s'étendant entre les rouleaux 7 dans l'espace compris entre les fils de chatne, ladite tige de formation du pas 14 étant ainsi soutenue par la ou les tiges supports 8. En outre, chaque tige support 8 prend appui sur au moins une tige de liaison 5, 6, et les extrémités d'une tige support 8 portent des roulettes 9 qui sont en contact avec les rouleaux 7. Chaque tige support peut être pourvue d'une encoche 19 de réception des parties semi-circulaires 12 des doigts 11 de lève des fils et des plaques de séparation 10. On exécute le tissage à la main de la manière suivante la chaîne est enroulée sur le cadre en faisant tourner celui-ci autant de fois qu'il y a de fils dans la chaîne. Les extrémités du fil sont alors respectivement fixées aux fils adjacents. Le dispositif de formation du pas, qui reçoit les fils de chaîne passant dans les fentes respectives définies par les paires de plaques de séparation, les doigts de lève des fils étant situés dans lesdites fentes, est alors mis en rotation d'un quart de tour vers le haut ou vers le bas à chaque fois que le pas doit être changé, après qutune navette plate contenant le fil de trame ait été passée au travers, respectivement de la gauche vers la droite ou de la droite vers la gauche. Pour fabriquer un tapis, on confectionne de la manière connue une rangée de noeuds de Smyrne entre chaque pare de fils de trame, la couleur des noeuds étant lue sur un carton de dessin mobile disposé entre le casier à fils 16 et un rebord 17, comme le montre la figure 1. Pour fabriquer une tapisserie, le carton de dessin est fixé à l'arrière de la chaSne, et le dessin est alors transféré à la chaîne tandis que l'on fait tourner vers le haut ou vers le bas le dispositif de formation du pas. - REVENDICATIONS 1.- Métier à tisser à la main comportant un cadre qui comprend deux montants parallèles (4) reliés par une pluralité de tiges parallèles (5, 6), deux rouleaux de chaîne (7) parallèles tournant entre les extrémités libres des montants parallèles (4), ainsi qu'une tige de formation du pas (14) qui tourne entre les deux montants (4) et comporte des plaques de séparation (10) des fils de chaîne et des doigts (11) de lève des fils, caractérisé par le fait que ces derniers dispositifs consistent en une pluralité de peignes à plaques qui sont disposées en alternance avec un nombre correspondant de plaques de séparation (10) et qui s'avancent à partir de l'axe de rotation de la tige de formation du pas (14), un doigt de lève sur deux s'avançant dans une direction tandis que l'autre s'avance dans une autre-direction, ces directions faisant un angle inférieur à 180 , de préférence 900, et que les plaques de séparation (10) sont en forme de secteur. 2.- Métier selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les doigts(ll)delève des fils de chaîne et les plaques de séparation (10) sont enfilés sur la tige de formation du pas (14), et que leur partie par où ils sont enfilés sur ladite tige est semi-circulaire (en 12), pouvant ainsi reposer sur au moins une tige support (8) s'étendant entre les rouleaux (7) dans l'espace compris entre les fils de chaîne, ladite tige de formation du pas (14) étant ainsi soutenue par la ou les tiges supports (8). 3. - Métier selon la revendication 2, caractérisé par le fait que chaque tige support (8) prend appui sur au moins une tige de liaison (5, 6). 4.- Métier selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé par le fait que les extrémités d'une tige support (8) portent des roulettes (9) qui sont en contact avec les rouleaux (7). 5. - Métier selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que chaque tige support est pourvue d'une encoche (19) de réception des parties semi-circulaires (12) des doigts (11) de lève des fils et des plaques de séparation (10).