L'invention concerne un organe de rivetage aveugle ainsi qu'un procédé d'assemblage de tôles ou autres pièces au moyen de cet organe ; elle s'étend aux assemblages réalisés par la mise en oeuvre de ce procédé. Les organes de rivetage aveugle connus et les procédés de mise en oeuvre de ces organes permettent de réaliser la solidurisation de deux ou plusieurs pièces, par exemple de tales, au moyen d'un outil de rivetage localisé d'un seul côté de celles-ci. Ces techniques de rivetage aveugle sont, en général, utilisées lorsqu'un côté des tôles est inaccessible ou d'accès difficile. Les applications des procédés de rivetage aveugle actuellement connues sont, toutefois, limitées en raison des performances insuffisantes en tenue, aussi bien statique qu'en fatigue, des assemblages obtenus. Cette insuffisance provient de trois facteurs essentiels tenant à la nature mime de ces procédés - d'une part, au cours de ces procédés les efforts développés sur les tôles dans le sens de leur serrage mutuel sont faibles et inaptes à les appliquer les unes contre les autres avec une pression appropriée pour conférer à l'assembla- ge une résistance mécanique élevée ; - d'autre part et surtou., ces procédés classiques sont impuissants à développer entre l'organe de rivetage et les toles des contraintes de compression non négligeables : cette absence (ou tout au moins cette insufFisance) de con traintes de compression entraîne -comme l'ont montré des essais sur des éprouvettes soumises à des cycles répetés d'efforts- une réduction importante de la tenue en fatigue des assemblages réalisés - enfin, ces procédés qui utilisent un organe de rivetage formé d'une pièce interne et d'une bague externe, laissent généralement subsister dans l'assemblage terminé, un certain jeu entre cette pièce et cette bague. Le deuxième facteur ci-dessus évoqué est le pit)s important, en particulier, dans les applications aéronautiques ou il est essentiel de générer un niveau de contraintes de compression prédéterminé entre organe de rivetage et tôles, de sorte que ces contraintes soient assez élevées pour ne pas engendrer de régions de moindre résistance compte tanu des conditions de travail des tôles, mais, à la fois, soient limitées à la juste valeur nécessaire pour éviter l'introduction de contraintes surabondantes qui, d'une part, sont la source de déformations exagérées et de risques de coction d'amorties de g-ippage entre ozone de rivetage t tôles et d'autre part, accroissent les difficultés de pose e roison des importantes ner- gies véCesseires. Par ailleurs, les assemblages réalisés par les procédés classiques sont très affectées par les vibrations qui réduisent considérablement leur durée de vie. La présente invention vise à fournir un organa de rivetage et à indiquer un procédé de- mise en oeuvre de cet organe, palliant les défauts des techni ques classiques et permettant, en particulier, à la fois, de serrer des tôles les unes contre les autres avec une pression-satisfaisante et d'induire entre tôles et organe de rivetage des contraintes de compression conformes à une-répartition prédéterminée, de sorte que llassemblage obtenu bénéficie d'une résistance statique considérablement accrue par. rapport à celle que permettent d'obtenir les procédés de rivetage aveugle 'actuellement connus, et d'une tenue en fatigue, ellememe très accrue et susceptible 'd'étre parfaitement adaptée aux conditions de travail de l'assemblage. Un autre objet de l'invention est de fournir un organe de rivetage permettant d'obtenir des assemblages dont la durée de vie n'est pas notablement réduite par les vibrations auxquelles ils sont soumis. A cet effet, un organe de rivetage aveugle comprend une douille mince et vn rivet composé d'une tête de diamètre supérieur à l'alésage maximum de la douille, d'une tige attenante comprenant sur au moins une portion de sa surface des structures d'adhérence en creux et relief et d'un prolongement de tige situé du côté oppose à la tête précitée et de longueur adaptée pour dépasser de la douille; selon l'invention, la tige de forme tronconique est logée à frottement doux dans la douille dont l'alésage présente une forme tronconique conjuguée, les formes tronconiques de ladite tige et de l'alésage de ladite douille étant adap fées pour qu'un d8placement'de cette tige dans la douille -déplacement dirigé dans le sens opposé à la tête de rivet-engendre un gonflement radial de ladite douille dont la valeur est une fonction croissante de celle dudit déplacement. Le procédé d'assemblage des tôles ou autres pièces au moyen d'un. tel organe de rivetage consiste - à percer dans les tôles un trou de diamètre correspondant sensiblement au diamètre externe de la douille de l'organe de rivetage - a mettre en place dans ce trou i'organe de rivetage qui est choisi de longueur superieure à l'épaisseur totale des tôles, de façon que sa douille déborde de chaque côté des tales - dans une première phase, à exercer une traction sur le prolongement de la tige, tout en. exerçant sur les tôles et la douille une pression contraire qui les maintienne fixes, ladite traction ayant une valeur adaptée pour provoquer, d'une part, un déplacement de valeur prédéterminée de la tige tronconique dans la douille qui subit, ainsi, un gonflement radial de valeur déterminée, d'autre part, une pénétration de la tête de rivet dans l'extrémité correspon-dante de la douille qui subit de la sorte un épanouissement radial conduisant à la formation d'une tête de douille ;; - dans une deuxième phase, à exercer une pression d'écrasement sur l'extrémité de 1-a douille débordant des tôles à l'opposé de la tête de rivet, tout en exerçant une force de traction contraire sur le prolongement de la tige de rivet, en vue de maintenir ce dernier fixe, la pression d'écrasement précitée ayant une valeur adaptée pour déformer l'extrémité de la douille et engendrer la formation d'une deuxième tête de douille. Ainsi, au cours de la première phase le déplacement de valeur déterminée de la tige tronconique dans la douille mince dont l'âme est de forme tronconique conjuguée, provoque un gonflement radial de cette douille et, donc, engendre la naissance de contraintes de compression entre les tôles et cette douille ; comme ce gonflement est fonction croissante du déplacement de la tige dans la douille et, donc, de l'effort de traction exercée sur celle-ci, l'ajustement de cet effort de traction permet de fixer à un niveau déterminé les contraintes de compression ainsi engendrées entre tôles et douille. La tige tronconique comporte, avantageusement, des bossages transversaux annulaires faisant office de structures d'adhérence et de moyens dé blocage longitudinal. Au cours du déplacement de cette tige dans la douille, chaque bossage engendre une déformation élastique de la douille qui après passage dudit bossage reprend au-moins partiellement sa forme initiale, faisant ainsi obstacle à un recul accidentel du rivet dans la douille. A la fin du déplacement, les bossages déterminent des zones annulaires dans lesquelles la douille mince a subi un gonflement légèrement plus élevé que dans les autres zones ; cette conformation suscite dans les zones correspondantes entre douille et tôles des contraintes de compression de valeur légèrement supérieure de sorte que la répartition des contraintes, dont le niveau moyen a été ajusté grâce au déplacement de-la tige conique dans la douille conique conjuguée, présente une légère modulation très favorable au blocage longitudinal de l'organe dans les taies et très résistante à l'égard des éventuelles vibrations longitudinales susceptibles d'affecter 1 'assem- blague. Par ailleurs, selon une autre variante, la tige tronconique du rivet, comporte des cannelures longitudinales qui réalisent, lorsque l'organe de rivetage est posé, un blocage tangentiel de l'organe dans les tôles en induisant dans cer tains zones longitudinales de celles-ci, des contraintes légèrement supérieures. Il est avantageux de combiner les bossages transversaux précités et les cannelures longitudinales pour donner à la tige tronconique une structure présentant des parties légèrement en relief et des parties légèrement en creux, qui réalisent, à la fois, un blocage longitudinal et tangentiel de l'organe dans les tôles. L 'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit et a I'examen des dessins annexés qui en présentent plusieurs variantes à titre d'exemples non limitatifs ; sur ces dessins qui font partie intégrante de la présente description - les figures la, Ib, ic, Id et le sont des schémas illustrant à diverses étapes successives, un procédé conforme à l'invention ; - les figures2c et2d sont des diagrammes représentant la répartition des contraintes de compression entre les tôles et l'organe de rivetage, respectivement en cours d'assemblage et à la fin de celui-ci ;; - les figures 3a, 3b et 3c sont des schémas illustrant une Variante du procédé - la figure 4 est un schéma illustrant une autre variante cependant que la figure 5 est le diagramme de répartition des contraintes de compression de l'assemblage correspondant ; - les figures 6a et 6b, 7a et 7b, 8a, 8b, 8c et 8d, 9a, 9b et 9c et la figure 10 illustrent, également, d'autres variantes du procédé. Le procédé de rivetage aveugle dont les étapes sont schématisées aux figures 1, utilise un organe de rivetage comprenant une douille I dont la longueur est supérieure à ltépaisseur des tôles 2 et 3 à assembler. Dans l'amie creuse de cette douille est logé un rivet 4 composé d'une tête 5 qui dépasse à une extrémité de la douille, d'une tige 6 et d'un prolongement de tige 7 dépassant à l'autre extrémité de la douille. La tige comprend une portion tronconique de longueur sensiblement égale à l'épaisseur totale des tôles 2 et 3 et une portion dotée de structures d'adhérence 8 constituées, en particulier, par des cannelures transversales. De plus, l'amie creuse de la douille I présente une forme conique adaptée à celle de la portion tronconique du rivet de sorte que, dans la position schématisée à la figure la (tête 5 du rivet dépassant de la douille),. la tige du rivet est insérée avec frottement doux dans la douille. La première opération du procédé consiste à percer dans les tôles 2 et 3 un trou dans lequel la douille I de l'organe de rivetage ci-dessus décrit peut être introduite avec un faible jeu ; cet organe de rivetage est, ensuite, positionné, comme représenté à la figure lb, de façon que la douille I déborde en 9 et 10 de chaque côté des tôles. Le rivetage proprement dit comprend deux phases. Dans une première phase (figure lb) on exerce une traction T (traction de gonflement) sur le prolon g gement 7 de tige, cependant qu'une pression P (pression de maintien) est exercée m du même côté sur l'extrémité 10 de la douille et sur la face correspondante des tôles. Cette opération commence à serrer les tôles 2 et 3 l'une contre l'autre, puis provoque une pénétration en force, d'une part, de la tête 5 du rivet dans l'extrémité 9 de la douill > , d'autre part, de la portion conique de la tige 6 au coeur de ladite douille. Le pénétratiorl de la tête 5 engendre une déformation de l'extrémité 9 de la douille, qu; s'épanouit radialement pour conduire la formation d'une tête de douille du type de celle schématisée en 11 à la figure Ic. De plus, la pénétration de la portion tronconique de tige dans la douille détermine un gonflement radial de celle-ci qui a pour effet de comprimer les tôles 2 et 3 à la périphérie de la douille. Au terme de la première phase, la partie tronconique de la tige 6 s'étend sur toute l'épaisseur des tales et les structures d'adhérence 8 sont venues se disposer sensiblement au niveau de l'extrémité 10 de la douille ; l'organe de rivetage se trouve dans l'état schématisé a la figure 1c et les contraintes de compression entre tôles et douille sont réparties comme le représente le diagramme de la figure 2c : ces contraintes présentent des valeurs accrues a proximité de la tête de douille 1l et sont sensiblement uniformément réparties dans les autres zones. L'alésage de la douille présentant une forme tronconiqLe conjuguée de celle de la tige de rivet, la pénétroticn de cette de'n.'ere si1çscite la noffisance de contraintes de compression sznsiblement uniformes dont la valeur est une forction croissante de l'importance de cette pénétration et, donc de la valeur de l'effort de traction Tg. La deuxième phase du rivetage (figure I d) consiste à exercer une presFiO d'écrasement Peesur l'extrémité 10 de la douille, de façon à déformer celle-ci et engendrer la formation d'une deuxième tête de douille 12 ; durant cette deuxième phase, le prolongement 7 de la tige est maintenu par un effort de traction T (traction de maintien) de façon que i'ensemble reste fixe.Au cours de cette phase, la matière de la douille subit sous l'effet de la pression P t un fluage provoquant à proximité de la deuxième tête 12 des déformations radiales des tôles, av sein desquelles se développent des contraintes de compression supplémentaires ; ce fluage suscite, en outre, le remplissage des-structures d'adhérence 8, contre lesauelles la matière de la douille est comprimée. Au terme de cette phase, les contraintes de compression entre douille et tôles présentent une répartition du type de celle représentée à la figure 2d cette répartition est très favorable à la bonne tenue en fatigue de l'assemblage en raison de la valeur choisie au niveau optimum des contraintes introduites au coeur des tales et des valeurs croissantes de celles-ci dans les zones situées à proximité des têtes 11 et 12 ; des essais ont, en effet, montré que c'était dans ces zones que les efforts en traction alternée créaient les contraintes les plus élevées et qu'il convenait, en conséquence, d'accroitre la valeur des précon traintes de compression introduites pour conférer à ces zones une tenue en fatigue analogue à celle des zones centraies. Le procédé peut, ensuite, s'achever (figure le) en sectionnant le prolongement de la tige qui dépasse de la tête 12 de la douille. L'assemblage obtenu par la mise en oeuvre d'un tel procédé présente, à la fois, des qualités de tenue en fatigue remarquables en raison de la création d'un champ de contraintes de compression de répartition optimale et une résistance mécanique statique élevée, résultant du serrage important des tôles obtenu par le j-eu des tractions et pressions sus-indiquées ; bien entendu, dans cet assemblage le rivet est intimement bridé sur son pourtour par la douille dont il a provoqué le gonflement et aucun jeu ne subsiste entre ces pièces en pression l'une contre l'autre. Il est en outre à noter que, lors de la mise en oeuvre de la traction T pendant la première phase, la tige du rivet est élastiquement étirée et subit g une légère réduction de diamètre ainsi qu'un faible allongement, ce qui facilite sa pénétration dans la douille ; après relâchement à la fin de la deuxième phase, cetie tige a tendance à reprendre sa forme première, en se dilatant en diamètre et se contractant en longueur : ceci va dans le sens d'un meilleur serrage des tôles entre elles et d'un renforcement des contraintes de compression entre organe de rivetage et tôles. La pression d'écrasement P exercée au cours de la deuxième phase e de rivetage peut être exercée au moyen d'une bouterolle animée d'un mouvement de va-et-vient au cours duquel elle vient percuter l'extrémité de la douille pour la déformer et provoquer le fluage de celle-ci ; cette bouterolle peut, également, être une bouterolle rotative animée, outre le mouvement de va-et-vient précité, d'un mouvement de rotation sur elle-même entraînant un fluage tournant de la matière, qui permet de réduire notablement l'énergie des percussions nécessaires. Par ailleurs, la douille peut présenter dans sa partie débordante 9 destinée d former la première tête 11, des fentes longitudinales qui facilitent l'épanouissement de cette partie ; ces fentes ont, notamment, une influence particulièrement favorable dans les applications où le matériau employé pour la douille est un matériau à caractéristique mécanique élevée, par exemple, maté riau du type titane ou alliage de titane. Les figures 3a, 3b et 3c schématisent une variante dans laquelle les structures d'adhérence sont constituées par des bossages transversaux 14, annelés ou en hélice, ménagés sur la tige tronconique l3 du rivet. Ces bossages peuvent être dissymétriques de façon à faciliter l'introduction du rivet et la déformation élastique de la douille; de tels bossages ont été représentés à la figure 3a et leur hauteur exagérée pour rendre cette figure plus claire. Le procédé de rivetage est similaire au procédé décrit ci-dessus on a représenté à la figure 3b l'organe de rivetage mis en place dans les tôles avant la première phase du rivetage et à la figure 3c cet organe de rivetage après cette première phase. Comme précédemment la première phase du rivetage consiste à provoquer par traction, la pénétration de la tête 15 du rivet dans la partie débordante 16 de la douille ainsi qu'un déplacement de la tige 13 de rivet dans là douille 17. Outre la formation d'une tête de douille 18 et- la production d'un gonflement radial de cette douille, cette première phase crée, dans cette variante, un blocage lopgitudinal du rivet dans la douille en raison des déformations locales que provoquent les bossages 14 dans cette douille. Ainsi, la solidarisation longitudinale rivet-douille est engendrée dès la première phase dans cette variante ; bien entendu, le fluage de la douille qui s'opère au cours de la deuxième phase, vient parfaire cette solidarisation en accroissant, du côté de l'extrémit bouterollée, la pression du matériau sur les bossages correspondants du rivet.Les bossages 14 entraînent dans les zones qui leur correspondent entre la douille mince et -les tôles un léger accroissement des contraintes de compression et un blocage longitudinal amélioré de l'organe de rivetage dont la résistance aux vibrations longitudinales est, ainsi, notablement accrue. La figure 4 présente un assemblage du type de celui représenté aux figures 1 mais dont l'organe de rivetage comporte une tige de rivet dont la portion tronconique est pourvue de cannelures longitudinales 19 engendrant, au cours de la première phase, une expansion radiale de la douille plus élevée dans les zones situées en regard de ces cannelures. A l'exception de ces cannelures qui améliorent le blocage tangentiel de l'organe de rivetage dans les tôles, les autres caractéristiques de cet assemblage restent semblables et le procédé se déroule de la même façon. La courbe représentant la répartition des contraintes dans cet assemblage est schématisée à la figure 5 et présente la même allure que celle schématisée à la figure 2d. Les structures d'adhérence 20 sont prévues sur la tige du rivet, de façon à venir, après la première phase, se situer au niveau de la partie débordante de douille qui sera déformée pour réaliser une deuxième tête 21 au cours de la deuxième phase du procédé. Il est également possible de combiner à ces cannelures longitudinales les bossages transversaux précités de façon à obtenir un blocage longitudinal et tangentiel, d'une part, du rivet dans la douille; d'autre part, de cette dernière dans les tôles. Les figures 6a et 6b présentent une variante du procédé selon l'invention ; dans cette variante, la deuxième tête 22 de la douille est, au moines, partiellement préformée et la pression d'écrasement est exercée sur celle-ci au cours de la deuxième phase (figure 6b). De préférence, cette pression d'écrasement est exercée par un bouterollage différentiel consistant en un bouterollage de la tête partiellement préformée 22 et en un bouterollage rotatif au moyen d'une bouterolle rotative 23 agissant sur un bourrelet central 24 que comporte la tête 22 et dont la matière vient, par un fluage tournant, remplir parfaitement les structures d'adhérence 25 du rivet. La première phase du procédé est, quant à elle, identique à celle du procédé précédemment décrit. On a représenté à la figure 6a une tête de rivet 26 de forme tronconique, appelée à déformer une extrémité débordante 27 de douille, qui a été prévue biseautée pour faciliter la formation, au terme de la première phase, d'une tête de douille 28. Notons que pour certains rivets de longueur réduite dont la tige conique présente une pente relativement élevée (pouvant aller jusqu'à une pente de l'ordre de 20%), la tête de rivet peut etre constituée par l'extrêmité même de la tige de celui-ci sans qu'il y ait solution de continuité; en ce cas, la pénétration de cette extrémité jouant le rôle de tête, peut être plus profonde que dans les autres cas : cette disposition permet de réaliser un assemblage dans lequel l'organe de rivetage n'est qu'en légère saillie, et même à la limite ne fait pas saillie, sur la face correspondante des tôles. Les figures 7a et 7b schématisent une opération qui peut être surajoutée à celle du procédé déjà décrit, en vue de parfaire le blocage entre le rivet ef la douille. A cet effet, un canal central 29 est prévu au coeur de la partie terminale de la tige de rivet et du prolongement de celle-ci ; au terme de la deuxième phase du rivetage, un élément 30 de dimensions appropriées -qui, en l'exemple est un poinçon mais pourrait également être de nature différente (biiie ou autre)- est amené à pénétrer en force dans le consul 29 de façon à engendrer une expansion radiale de la tige au niveau de ses structures d'adhérence et accroc tre à ce niveau les contraintes de compression régnant au sein de la matière entre rivet et douille.Notons que cette opération peut être réalisée soit avant de sectionner le prolongement de tige resté en saillie, soit après cette dernibre opération. Par ailleurs, après avoir sectionné le prolongement de tige resté en saillie, il est possible d'éliminer les irrégularités constituées par la portion terminale sectionnée 31 (figure 8a), par l'action d'une bouterolle 32 (figures 8b et 8c) en forme de selle de cheval, soumise à un mouvement de va-et-vient l'amenant à percuter la partie 31 et à mouvement de rotation sur elle-même améliorant le fluage de cette partie ; on obtient ainsi une tête 33 (figure 8d) de forme régulière dépourvue de saillies apparentes ; il est à noter que le fluage radial de la portion 31 détermine la formation en bout de la tige de rivet d'une partie légèrement évasée 34 qui améliore encore le blocage du rivet dans ;a douille. Les figures 9a, 9b et 9c, présentent une variante du procédé dans laquelle le rivet 35 est amené au cours de la première p'Sase, à tourner sur luimême dans la douille; la tête 36 de ce rivet est dotée d'un bossage latéral 37 qui, au cours du mouvement de rotation du rivet, accentue le fl-Jage de la parie débordante de la douille en engendrant un fluage tournant de sa matière, ce qui facilité la déformation de cette partie et améliore son épanouissement radial pour donner naissance à une tête de douille 38.Ainsi, la traction de gonflement T exerce au cours de cette phase sur le rivet peut être réduite, une partie de g l'énergie de formation de la tete 38 provenant de la rotation. Enfin, la figure 10 présente un rivet 39 dont la tête 40 est conformée et dimensionnée pour réaliser au cours de la mise en place de l'organe de rivetage, un calibrage, par tréfilage, du trou pratiqué dans les tôles ; cette disposition est partculièrement intéressante dans tous les cas où les tôles sont en un métal de dureté inférieure à celle de l'organe de rivetage, en particulier, dans les applications acronautiques où les tôles sont en alliage léger d'aluminium. En vue de réaliser un tel calibrage du trou, les dimensions (et les tolérances les affectant) de la tête de rivet 40, de la douille 41 et du trou sont prévues de sorte que le diamètre maximum de ia tête de rivet (D ) soit légèrement supérieur au diamètre externe de la douille (du), lui-même légèrement supérieur à l'alésage (D t) du trou ménagé dans les tôles (D Dd > Dt) ; bien entendu, ces valeurs D, Dd et Dt sont très voisines et, lors de l'introduction de l'organe de rivetage, la tête 40 déforme élastiquement les tôles dans le sens centrifuge, lesquelles viennent, ensuite, resserrer la douille, par élasticité, après passage de cette tête.Un tel calibrage est extrêmement avantageux dans la pratique car, s'il est aisé de dimensionner de façon précise la tête 40 et la douille 41 pendant la fabrication de l'organe de rivetage, il est plus difficile, lors de la pose du rivet, de percer un trou de dimensions parfaitement adaptées à celles de l'organe de rivetage qui lui est destiné. Le calibrage par l'organe de rivetage même qui réalisera l'assemblage, confère au trou un diamètre réel parfaitement adapté à cet organe et facilite le perçage des tôles qui peut être exécuté sans précaution particulière avec des tolérances larges ; il suffit que le diamètre D t du trou soit inférieur à celui D d de la douille et de valeur voisine. L 'invention ayant maintenant été exposé-e et son intérêt justifié sur des exemples détaillés, les demandeurs s'en réservent l'exclusivité pendant toute la durée du brevet sans limitation autre que celle des termes des revendications ci-après. REVENDICATIONS 1 - Procédé d'assemblage de tôles ou autres pièces au moyen d'un organe de rivetage aveugle comprenant une douille mince dont l'alO- sage présente une forme tronconique et un rivet composé d'une tête de diamètre supérieur à l'alésage maximum de la douille, d'une tige tronconique attenante comprenant sur au moins une portion de sa surface des structures d'adhérence en creux et relief et d'un prolongement de tige situé du caté opposé à la ttte précitée et de longueur adaptée pour dépasser de la douille, ledit procédé conaietant :: à percer dans les tôles un trou de diamètre correspon- dant sensiblement au diamètre externe de la douille de l'organe de rivetage 8 b mettre en place dans ce trou cet organe de rivetage qui est choisi de longueur supérieure à l'épaisseur totale des t les de façon que sa douille déborde de chaque côté des tôles ;; dans une première phase à exercer une traction sur le prolongement de la tige tout en exerçant sur les tôles et la douil- le une pression contraire qui les maintienne fixes en vue d'engen- drer, d'une part, un gonflement radial de la douille produit par la tige tronconique, d'autre part, la formation d'une tête de douil- le épanouie générée par la tête de rivet dans une deuxième phase à exercer une pression d4crnl sement sur l'extrémité de la douille débordant des tales à ltoppo- sé de la tête de rivet, tout en exerçant une force de traction contraire sur le prolongement de la tige de rivet en vue de main- tenir ce dernier fixe ledit procédé d'assemblage étant caractérisé ai ce que la pression d'écrasement est exercée pendant la deuxième phase précitée par bouterollage rotatif de l'extrémité de douille, bouterollage géné- ré au moyen d'une bouterolle rotative animée d'un mouvement de rotation sur elle-même entraînant un fluage tournant de la matière de la douille. 2 - Procédé d'assemblage selon la revendication 1 caractérisé en ce que la bouterolle rotative exerçant la pression d'écrasement an cours de la deuxième phase est, en même temps que son mouvement de rotation animée d'un mouvement de va-et-vient au cours duquel elle vient percuter la douille. 3 - Procédé d'assemblage selon la revendication 1 ati moyen d'un organe de rivetage aveugle dont la douille comprend à l'opposé de de la tette de rivet une tête au moins partiellement préformée dotée d'un bourrelet annulaire entourant l'åme creuse de ladite douille, ledit procédé étant caractérisé en ce que le bouterollage générant la pression d'écrasement au cours de la deuxième phase est un bou terollage différentiel consistant en un bouterollage rotatif du bourrelet annulaire précité et en un bouterollage de la tate partiellement préformée. 4 - Procédé d'assemblage selon l'une des revendications 1, 2 ou 3 au moyen d'un organe de rivetage aveugle comportant un prolongement de tige de rivet pourvu d'un canal central, ledit procédé étant ca ractérisé en ce qu'une opération supplémentaire est réalisée, con sistant i faire pénétrer en force dans le canal du prolongement de tige un élément de dimensions adaptées pour engendrer une expansion radiale de ce prolongement de tige. 5 - Procédé d'assemblage selon l'une des revendications 1, 2, 3 ou 4, dans lequel on sectionne le prolongement de la tige de rivet, resté en saillie par rapport à la deuxième ttte de douille, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'un bouterollage rotatif est enw suite exercé sur le prolongement sectionné, en particulier, au moyen d'une bouterolle en forme de selle de cheval. 6 - Procédé d'assemblage selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4 ou 5, caractérisé en ce que, la téte de rivet comportant un bossa- ge latéral, ledit rivet est amené au cours de la première phase à' tourner sur lui-même dans la douille, de sorte que ce bossage engen- dre un fluage touant de la partie correspondante de la douille. 7 - Procédé d'assemblage selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5 ou 6, caractérisé en ce que le trou ménagé dans les tales est ca- libré au cours de l'introduction de l'organe de rivetage, la tête de rivet étant conformée et dimensionnée pour réaliser un tréila- go de l'alésage de ce trou. 8 - Organe de rivetage aveugle pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 3, comprenant une douille mince dont L'alésai ge présente une forme tronconique et un rivet composé d'une tvete de diamètre supérieur à l'alésage maximum de la douille, d'une tige troncootique attenante comprenant sur au moins une portion de sa surface des structures d'adhdrence en creux et relief et d'un pro longemeet de tige situé du cdté opposé à la tue précitée et de longueur adaptée pour dépasser de la douille, ledit organe de rivetage comprenant à l'opposé de la tate de rivet une tête au moins partiellement préformée et étant caractérisé en ce que cette tête est dotée d'un bourrelet annulaire entourant l'âme creuse de la douille. 9 - Organe de rivetage aveugle pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 4 comprenant une douille mince dont l'alésa- ge présente une forme tronconique et un rivet composé d'une tête de diamètre supérieur à l'alésage maximum de la douille, d'une tige tronconique attenante comprenant sur au moins une portion de sa surface des structures d'adhérence en creux et relief et d'un prolongement de tige situé du côté opposé à la tête précitée et de longueur adaptée pour dépasser de la douille, ledit organe de rivetage étant caractérisé en ce que le prolongement de la tige est pourvu d'un canal central.