La présente invention concerne un procédé et un appareil pour revêtir un tuyau à l'aide d'une mousse isolante, un procédé pour marquer des longueurs du tuyau ainsi revêtu de mousse et un procédé et un appareil pour la manutention du tuyau revêtu de mousse isolante. On utilise depuis longtemps des gaines isolantes autour des tuyaux pour l'extraction du pétrole et le transport de ce pétrole. Il est souvent nécessaire de chauffer le pétrole pour pouvoir l'extraire du sol et aussi pour en diminuer la viscosité en vue de son transport dans des pipe-lines Dans la plupart des régions géographiques, on ne peut maintenir au niveau voulu la température du liquide chauffé qu'en isolant le tuyau ou la conduite d'écoulement du pétrole.D'autres utilisations des tuyaux et conduites isolés comprenne::t les conduites pour 11 extraction du gaz naturel, pour i'eau, la valez d'eau et les égouts. ~ De nombreuses techniques ont été développées et mises au point dans l'art antérieur pour envelopper un pipe-line dans une couche de mousse isolante. Certaines techniques de l'art antérieur se caractérisent par le formage en moule de la gaine de mousse isolante, bien que les possibilités de ce procédé pour la production à grande échelle soient limitées et que, par conséquent, le procédé soit onéreux.Une autre technique qui a servi dans l'art antérieur consiste à extruder le liquide pouvant mousser à l'intérieur d'une gaine enveloppante pendant que la conduite se trouve en place dans une tranchée le long du tracé du pipe-line. On a mis au point des machines pour soulever le pipe-line hors de la tranchée,à une distance suffisante pour permettre l'extrusion de l'enveloppe de mousse isolante,et pour replacer ensuite la conduite dans la tranchée. Un tel procédé de travail "au-dessus de la tranchée" n'assure pas le meilleur réglage de la structure des pores et de la résistance à la compression du produit final. Une autre technique qui a été essayée dans l'art antérieur consiste à projeter par pulvérisation un liquide moussable sur la conduite à mesure que cette conduite avance longitudinalement et tourne autour de son axe longitudinal. De telles techniques de projection d'un liquide moussable ont présenté jusqu'à présent l'inconvénient de ne pas pouvoir régler de façon précise l'épaisseur de la mousse isolante ainsi que la structure des pores et la résistance à la compression du produit final. Un procédé pour appliquer un liquide moussable à un objet cylindrique consiste à déplacer l'objet le long de son axe longitudinal tout en faisant tourner cet objet autour de cet axe longitudinal, et à projeter par pulvérisation un liquide moussable sur cet objet. La mousse en train de lever est enveloppée d'un matériau de protection en feuille avant que la mous- se en train de lever ne soit complètement durcie. Le stade d'enveloppement comprend l'application à la mousse au moins partiellement levéelet par l'intermédiaire du matériau en feuille, d'une pression suffisante pour augmenter la masse volumique de la mousse dans la région de sa surface la plus externe. Le procédé de marquage de l'invention utilise la chaleur provenant de la réaction exothermique de la mousse en train de lever. On applique à un objet, en même temps qu'on lui applique la mousse, un liquide de marquage qui peut subir une vaporisation à une température inférieure à la température maximale de la mousse. Un laisse le liquide moussable subir une levéey et cette levée s'effectuera à un plus grand degré au point d'application du liquide de marquage par suite de la vaporisation de ce liquide au cours de la formation de la mousse. L'appareil de manutention d'un tuyau ou d'une conduite selon l'invention se caractérise par l'existence d'un élément gonflable comportant une enveloppe formée d'une matière élastique analogue à du caoutchouc et présentant une surface arrondie. L'élément gonflable peut être gonflé à une pression suffisante pour supporter au moins une portion du poids d'une cer taine longueur du tuyau ou de la conduite sans endommager la mousse isolante. Le procédé de manutention d'un tuyau revêtu de mousse isolante, immédiatement après achèvement de 11 opération de revêtement, consiste à placer en position un élément gonflable au-dessous du tuyau revêtu et à gonfler cet élément jusqu'à une pression suffisante pour supporter au moins une portion du poids du tuyau revêtu sans endommager la mousse isolante. Un premier but de la présente invention consiste donc à proposer un procédé pour appliquer de la mousse isolante à des objets cylindriques. Selon ce procédé, on projette tout d'abord par pulvérisation la mousse, sous forme liquide, sur le tuyau ou sur la conduite, puis l'on applique de la pression sur la mousse levée afin de lui donner une épaisseur uniforme et d'obtenir à la surface la masse volumique voulue sans nuire à la structure des pores du reste de la mousse. Un autre but de l'invention consiste à proposer un procédé pour revêtir des objets cylindriques à l'aide d'une mousse isolante. Selon ce procédé, on peut protéger de façon adéquate cette isolation des risques de dégâts externes en enveloppant l'isolation avec un ruban ou un revêtement extrudé ou bien en l'enveloppant avec un autre matériau en feuille et en projetant un revêtement protecteur. Un autre but important encore de. la présente invention consiste à appliquer de la mousse isolante à des objets cylindriquesen utilisant des techniques de production en grande série associées à la projection de pulvérisation de la mousse à la surface des obj#ets mais en évitant les problèmes liés au manque d'uniformité du produit final et qui étaient associés jusqu'à présent aux techniques de moussage d'un liquide projeté par pulvérisation. En corollaire du but ci-dessus, un but important de l'invention consiste à augmenter l'uniformité de la mousse finalement produite en projetant, par pulvérisation selon un grand angle, le liquide moussable sur l'objet de façon à n'appliquer qu'une, très faible quantité de liquide moussable à l'objet au cours de chaque tour de cet objet, mais à augmenter continuellement l'épaisseur totale du liquide en faisant tourner l'objet plus vite que sa vitesse de progression vers l'avant. Un autre but de la présente invention consiste à proposer un procédé pour appliquer de la mousse isolante à une conduite ou à-un tuyau, procédé selon lequel on peut utiliser un ruban ou un autre produit pour recouvrir la mousse isolante afin de d'iminuer le prix de revient du revêtement isolant par rapport à ce que ce prix serait si l'on avait utilisé comme couche protectrice externe des gaines préformées bien plus onéreuses. Un autre but encore de la présente, invention consiste à proposer un procédé pour marquer une zone sur un objet soumis à un revêtement à l'aide d'un liquide moussable. Selon ce procédé, la zone ou surface peut se repérer facilement après la levée de la mousse et cette zone enveloppe l'objet. Un autre but de llinvention consiste à proposer un procédé pour marquer un objet que l'on revêt d'un liquide moussable. Selon ce procédé, la technique de marquage ntinflue nullement sur la qualité de la mousse d'isolement à l'extérieur de la zone limitée à laquelle ce marquage est appliqué. Un autre but encore de l'invention consiste à proposer un procédé pour marquer une zone sur un objet soumis à un revêtement à l'aide d'un liquide moussable. Selon ce procédé, la technique de marquage ne gêne nullement la production, en un processus continu, de la mousse de revetement du produit final. Un but important de la présente invention consiste également à proposer un procédé et un appareil pour la manutention d'un tuyau qui a été revêtu d'une mousse isolante. Ce procédé et cet appareil n'endommageront nullement le revêtement. En corollaire du but ci-dessus, un but de la présente invention consiste à proposer un procédé et un appareil pour revêtir un tuyau comportant une mousse isolante. Dans ce procédé et avec cet appareil, un élément gonflable est rempli d'air jusqu a une pression permettant de supporter au moins une portion du poids du tuyau revêtu sans endommager le revêtement de mousse isolante. Un but de la présente invention consiste également à proposer un procédé et un appareil, selon les deux paragraphes ci-dessus, en utilisant une série d'éléments gonflables pour supporter un tuyau qui vient juste d'être revêtu de mousse isolante, les éléments gonflables étant remplis d'air pour augmenter la pression le long de la ligne d'avancement ou de progression du tuyau revêtu. D'autres buts de l'invention apparaîtront clairem#ent à l'examen de la description détaillée suivante faite en regard des figures d'accompagnement où la figure 1 est un schéma illustrant les stades impliqués dans le procédé de revêtement de la présente invention la figure 2 est u-ne vue en plan de dessus de la chaîne des opérations de revêtement pour l'application de la mousse isolante selon le procédé de la présente invention ; la. figure 3 est une vue en coupe agrandie prise le long de 3-3 de la figure 2 la figure 4 est une vue en élévation agrandie lorsqu'on regarde-dans le sens des flèches 4-4 de la figure 2 la figure 5 est une vue en perspective agrandie de la tête de projection de pulvérisation et de la station d'enveloppement faisant partie de l'appareil d'application d'un revêtement de mousse isolante selon le procédé de la présente invention ;; la figure 6 est une vue en coupe agrandie lorsqu'on regarde dans le sens des flèches 6-6 de la figure 2 la figure 7 est une vue en élévation agrandie montrant la façon de marquer la ligne de jonction entre deux longue#urs du tuyau ou de la conduite ; et la figure 8 illustre la façon de coupler ou de joindre ensemble deux longueurs du tuyau pour l'application du revêtement de mousse isolante. Dans son aspect général, la présente invention envisage de préparer tout d'abord, en en nettoyant la surface pour enlever les écailles de rouille et la saleté, le tuyau à revêtir de la mousse isolante. On peut effectuer ce nettoyage d'un certain nombre de façons bien connues en pratique, notamment par grenaillage, par nettoyage à la brosse métallique, par chauffage ou par une combinaison quelconque de ces moyens. Il est souhaitable dans la plupart des cas de conférer à la surface du tuyau un revêtement de protection contre la corrosion avant de recouvrir cette surface de la mousse isolante, bien que cela ne soit pas indispensable pour la présente invention. La mousse isolante peut être appliquée directement au tuyau nu. Si l'on applique un revêtement de protection contre la corrosion, ce revêtement peut comprendre n'importe lequel des revêtements bien connus dans l'industrie, notamment du ruban, des revêtements extrudés,- des goudrons de houille, des résines époxydes et d'autres revêtements dits en couche très mince. De préférence, afin d'assurer un processus continu, on couple ou relie ensemble, bout à bout, un certain nombre de joints de tuyau que l'on fait avancer devant la station de revêtement. Cependant, si pour une raison quelconque il n'est nécessaire de revêtir qu'une seule longueur de tuyau à la fois, on peut réaliser une telle variante. à l'aide de la présente invention. On projette par pulvérisation un liquide moussable sur le tuyau qui peut avoir ou non été muni au préalable d'un revêtement de protection contre la corrosion. On applique sur le tuyau le liquide moussable en utilisant une ou plusieurs buses de projection de pulvérisation pour distribuer le liquide sur une large zone, correspondant de préférence à un angle d'au moins 450 à 600 (par rapport à une surface plane). De cette façon, on n'applique sur le tuyau qu'une faible quantité de liquide moussable au cours de chaque tour de révolution de ce tuyau et, à mesure que le tuyau continue à avancer, la mousse liquide lève en donnant une mousse isolante. On peut utiliser dans le procédé de la présente invention diverses formulations de la mousse liquide selon la masse volumique et la structure des pores que l'on souhaite pour le produit final. Une formulation particulièrement utile est une mousse d'uréthanne (masse volumique : 0,048 g/cm3) en utilisant du Frelon comme agent de gonflement. Il a été trouvé que le liquide moussable utilisé dans le procédé de l'invention doit présenter un temps de formation de la crème, c'est-à-dire le temps compris entre l'application et le moment où la mousse commence à lever, de 2 à 5 secondes. La pleine levée doit se produire entre 4 et 30 secondes, et la couche de mousse formée doit être capable de supporter son propre poids (et le poids du tuyau)en une période comprise entre environ 45 secondes et pas plus d'environ 3 minutes. Après que la mousse ait essentiellement levé, on enroule une couche externe d'un matériau en feuille autour de la mousse d'isolement pour appliquer une pression sur la mousse en train de lever afin de la compacter et d'en augmenter, à la zone superficielle, la densité au-delà de ce que cette densité serait Si on avait laissé la mousse lever sans la gêner. On effectue cette opération d'enveloppement entre le moment où la levée de la mousse est achevée à 75 Ó environ et les. 15 secondes qui suivent l'achèvement de la levée, mais pendant que la mousse est encore déformable. Le matériau en feuille que l'on utilise pour cela peut variez selon le produit final que l'on désire obtenir. Si le matériau en feuille doit également servir de barrière externe contre l'humidité et assurer au tuyau une protection supplémentaire contre la corrosion, on peut utiliser un ruban de protection contre la corrosion ou un revêtement du type polyéthylène extrudé ou polypropylène extrudé.Par ailleurs, si l'on ne demande pas au matériau en feuille de servir de bar rière pour la vapeur ou s'il n'est pas destiné à .assurer un revêtement supplémentaire de protection contre la corrosion, on peut utiliser un matériau comme de la fibre de verre ou son équival-ent. Dans certains cas, on utilise un matériau comme de la fibre de verre et, par-dessus le matériau en feuille, on applique par projection de pulvérisation, au trempé, par extru sion, en utilisant un ruban ou une autre méthode d'application, un revêtement de protection contre la corrosion ou un revêtement formant barrière contre le passage des vapeurs.Cependant, la pression appliquée grâce au matériau en feuille doit être dans chaque cas suffisante pour augmenter d'environ 10 à 25 Ó la masse volumique de la mousse au moins dans une épaisseur repré sentant approximativement les 25 ó externes de l'épaisseur totale de la mousse. Pour y parvenir, l'application de la couche du matériau -en feuille doit s'-effectuer à un moment qui se situe entre le temps où la levée de la mousse est achevée à 75 ó et les 15 secondes qui suivent l'achèvement de cette levée, mais pendant que la mousse est encore déformable. Une autre modification. du procédé de l'invention consiste à traiter par voie électrostatique le revêtement intérieur de protection contre la corrosion que l'on applique di rectement au tuyau de façon à effectuer une oxydation de la surface afin d'augmenter et de favoriser l'adhérence existant entre la mousse isolante et ce revêtement intérieur. Le liquide moussable peut lui-même être projeté par voie électrostatique de façon à réduire les pertes et déchets à leur minimum et de façon -à favoriser l'adhérence. Une autre modification encore du procédé de l'in vention consiste à appliquer environ 75 à 90 Ó de l'épaisseur totale de la mousse isolante voulue en une application, et de laisser cette quantité lever et durcir partiellement. On en uti lise ensuite une seconde tête de projection de pulvérisation qui est disposée au-dessous du matériau en feuille servant à augmenter la masse volumique de la surface externe de la mousse. On pro jette alors par pulvérisation la quantité restante du liquide moussable nécessaire pour achever la couche isolante en effec tuant la projection au-dessous du matériau en feuille pendant que ce dernier est enroulé autour de la première épaisseur de la mousse isolante.Dans ce cas, la pression nécessaire pour augmenter la masse volumique de la mousse isolante résulte presque entièrement du fait que la mousse doit se dilater dans une zone confinée. Dans cette autre forme de réalisation de 1' in- vention, il est souhaitable d'utiliser dans la couche finale une mousse ayant une plus grande densité afin d'augmenter la résistance mécanique structurelle de la couche isolante dans son ensemble. Lorsque la couche externe de protection est appli que après enroulement du matériau en feuille autour de la mousse en train de lever, on peut utiliser divers types de procédés de revêtement. On peut projeter par pulvérisation, extruder, appliquer au trempé ou enrouler la couche extérieure par-dessus le matériau en feuille précédemment appliqué. Dans l'aspect général du procédé de marquage d'un objet revêtu d'un liquide moussable, de la façon envisagée par l'invention, on applique à l'objet, soit avant 11 application du liquide moussable, soit en même temps que cette dernière application, un liquide de marquage qui peut subir une vaporisation à une température inférieure à la température maximale de la mousse au cours de la réaction exothermique caractérisant la levée de cette mousse. Un liquide qui convient pour le marquage est une peinture à base de solvant organique qui, dans le cas d'un tuyau revêtu d'une mousse isolante, est projetée par pulvérisation sur le tuyau immédiatement avant la projection du liquide moussable. On laisse s'effectuer la levée du liquide moussable, ce qui aboutit à ce que la mousse subit un plus grand degré de levée au point d'application du liquide de marquage en raisonde la vaporisation de ce liquide au cours de la formation de la mousse. Cela aboutira, dans la région où le liquide de mar quage a été appliqué, à un anneau de plus grand diamètre que le corps principal de la mousse qui se ~orme dans la mousse isolante. Le procédé de marquage que 11 on- utilise dans la présente invention est particulièrement utile pour repérer les extrémités des joints des tuyaux qui ont été accouplés pour permettre la continuité du procédé de revêtementssmais qu'il faut séparer avant l'expédition du tuyau ou de la conduite au service ou à l'entreprise chargée de la pose.Grâce à l'utilisation du procédé de l'invention, on peut rapidement repérer les extrémi tés du tuyau et enlever la mousse isolante de ces extrémités sur une distance permettant de souder ensemble les tuyaux. L'appareil envisagé par l'invention pour la manuten tion d'un tuyau revêtu de mousse utilise une série d'éléments gonflables pouvant être gonflés pour supporter une portion du poids d'une longueur de tuyau sans endommager la mousse. Chaque élément a une configuration généralement circulaire et il com- prend un matériau élastique analogue à du caoutchouc présentant une surface extérieure arrondie. Deux éléments sont disposés côte à côte pour constituer un support d'une portion du poids d'une longueur de tuyau revêtu de la mousse. On dispose plusieurs éléments gonflables le long du tr#ajet d'une longueur de tuyau et l'on gonfle chaque élément successif ou chaque paire successive d'éléments à une pression légèrement supérieureyde façon à pouvoir supporter un poids plus élevé du tuyau revêtu. Ainsi, le procédé de manutention du tuyau envisage de disposer un élément gonflable au-dessous du tuyau revêtu , de gonfler cet élément jusqu'à une pression suffisante pour supporter une portion seulement du poids du tuyau sans endommager la mousse isolante , de disposer un second élément gonflable en aval du premier élément et de gonfler le second élément jusqu'à une pression supérieure à la pression régnant dans le premier élémentpafin de supporter un poids plus élevé, le tout sans endommager la mousse isolante. Si l'on se réfère maintenant aux figures 1 et 2 des planches annexées, on voit qu'un certain nombre de longueurs de tuyau 10, que l'on désigne couramment comme étant des "joints", sont couplées ensemble bout à bout et passent devant une station de chauffage 12 qui utilise un brûleur 14 pour chauffer la sur face du tuyau au voisinage de 520C, ce qui chasse l'humidité et relâche une partie des écailles de rouille pouvant se trouver sur le tuyau. Le tuyau 10 est soumis à un déplacement d'avance le long de son axe longitudinal cependant qu'il est mis en rota tion par un dispositif de convoyage. comprenant plusieurs paires de roues rotatives 16 qui sont disposées côte à côte et légère ment inclinées. Le tuyau se déplace pour parvenir devant une station de nettoyage 18 où une brosse métallique rotative 20 vient au contact de la surface du tuyau pour enlever la saleté, la rouille et d'autres souillures. On enroule ensuite autour du tuyau' une couche: for- mée par le ruban, 22 pour protéger le tuyau de la corrosion. Le ruban 22 est appliqué à une station 26 comprenant un poste de montage 28 ayant des broches 30 pour maintenir un premier rouleau de ruban 22a et- un second rouleau de ruban 22b. Le ruban 22 est étiré sur un dispositif 32 de maintien en tension et qui comprend un bras rotatif 33 (dont la rotation est retardée par un frein 34) et deux guides stationnaires 36. Le ruban 22 est de préférence une feuille de résine auto-adhésive.Il comprend normalement une couche de protection du métal contre la corrosion, comme du caoutchouc butyle, que l'on applique au voisinage du métalyet une couche d'un matériau plus solide et plus capable de former un matériau de structure, comme du polyéthylène, servant de support du caoutchouc butyle et jouant également le rôle de barrière empêchant le passage des vapeurs Un modèle particulièrement utile de ruban présente une épaisseur de 0,33 mm dont 0,23 mm pour du polyéthylène et 0,10 mm pour du caoutchouc# butyle.- Une roue 38,montée sur un bras 40, se déplace le long des couches du ruban pour maintenir en place le tuyau 10. Le ruban est de préférence appliqué par enroulement en spirale avec 10 à 60 % de recouvrement. Pour faciliter le déplacement d'avance du tuyau 10 dans un sens longitudinal, la ligne de jonction entre des joints successifs couplés bout à bout est revêtue d'un ruban sur une longueur de quelques centimètres ou décimètres de part et d'autre de la jonction immédiatement après le passage du tuyau devant la station 26 de mise en place du ruban. Ce ruban d'accouplement est indiqué par l'indice 42 sur les figures et il a de préférence une couleur faisant contraste afin de faciliter l'identifccation de la ligne de jonction lorsqu on enlève la mousse isolante. Après application du ruban de couplage, on fait passer le tuyau devant une station de marquage 44 où s'effectue, par l'intermédiaire d'une buse 46, la projection de pulvérisa tion d-'une peinture à base d'un solvant organique sur le tuyau. Des tubes 48 et 50, partant de la buse 46, apportent à cette buse la peinture et l'air, respectivement. La buse 46 fonctionne périodiquement pour appliquer la peinture de marquage à la zone de surface ou le ruban d'accouplement 42 est enroulé autour de deux longueurs successives du tuyau ; la peinture est de préférence appliquée en une bande étroite 47 correspondant à la ligne de jonction. Immédiatement après la station de marquage 44, le tuyau passe devant une buse de pulvérisation 52 vers laquelle sont dirigés par des tubes 54 et 56, un liquide moussable et un agent de gonflement convenable. Comme cela est mieux illustré à la figure 5, la buse 52 est placée dans un plan horizontal approximativement au même niveau que l'axe horizontal du tuyau 10 à revêtir. Le liquide moussable est projeté par pulvérisation sur le tuyau en une bande relativement large formant un cône de 400 à 600 d'angle au sommet, désigné par la lettre A à la figure 5, de façon à n'appliquer qu'une faible quantité du liquide moussable sur le tuyau au cours d'un tour de révolution quelconque. A mesure que le tuyau continue à avancer, la mousse liquide lève pour donner une mousse isolante désignée par l'indice 58 à la figure 5. Un anneau proéminent 60 se forme dans la mousse isolante à l'endroit où la peinture de marquage 47 a été appliquée. Après une levée importante de la mousse, une couche externe de ruban 61 est appliquée à une seconde station 62 d'application du ruban. Le ruban 61 est du même type que le ruban 22 antérieurement #décrit, sauf qu'il possède de grandes propriétés de résistance de structure pour conférer de la protection mécanique au produit achevé. Par exemple, le ruban 61 peut comprendre une épaisseur totale de 0,63 mm, avec -0,50 ma de polyéthylène et 0,13 mm de caoutchouc butyle. Le ruban 61 est préchauffé à environ 490 à 570C à la station 24. La station 62 d'application du-ruban comprend un ensemble 64 muni de broches 66 pour maintenir des rouleaux de ruban 61a et 61b. Le ruban 61 passe sous un bras rotatif 68 de mise en tension avant de passer' sur la mousse isolante 58.L,e bras 68 est construit de la même façon que le bras rotatif 33 antérieurement décrit et il comporte un frein 70 pour assurer la tension nécessaire du ruban 61. Il est important d'appliquer sur le ruban 61, à mesure que celui-ci est enroulé autour de la mousse isolante 58, une tension suffisante pour appliquer de la pression à la mousse levée afin de la compacter et d'en augmenter la masse volumique, dans le quart -externe de son épaisseur totale, par rapport à ce que serait cette masse volumique si lton avait laissé la levée s'effectuer sans la gêner. La pression appliquée grâce au ruban 61 doit suffire à augmenter d'au moins 10 eÓ environ et de préférence de pas plus d'environ 25 la masse volumique de la zone constituant les 25 eó externes de cette-mousse.Le ruban est enroulé autour de la mousse isolante de façon à former une spirale avec 10 m à 60 S de recouvrement pour garantir une couverture complète. Le stade suivant consiste à enlever la mousse iso-lante 58 sur une distance de plusieurs centimètres de chaque extrémité du tuyau revêtu de façon à laisser une place adéquate pour souder les éléments de tuyau ou de conduite lors de la formation du pipe-line. Bien entendu, cela rend impératif de pouvoir repérer la ligne de jonction entre des joints ou bouts successifs de tuyau qui ont été revêtus de la mousse d'isolement et qui comportent un enroulement du ruban 61. C'est le rôle de l'anneau de marquage 60 qui fait saillie vers l'extérieur et présente une plus grande circonférence que le reste du revêtement du tuyau ou de la conduite. Ainsi, on peut découper et enlever du tuyau (opération D à la figure 1), à la façon illustrée aux figures 7 et 8 annexées, le ruban protecteur 61 et finalement, la mousse isolante 58. La figure 8 illustre également le manchon de jonction 72 servant à joindre-bout à bout deux longueurs de tuyau. On place dans les joints de tuyau, par emboîtage très serré, un embout 74 d'un diamètre approximativement égal au diamètre interne des tuyaux 10. On dispose une rondelle d'écartement 78 au milieu de In longueur de l'embout 74 pou-r occuper l'espace situé entre les extrémités des deux joints de tuyau 10. Après le passage/du tuyau ainsi revêtu devant la station 62 d'applica-tion du ruban final, ce tuyau sera reçu par deux roues gonflables désignées en général par l'indice 8Q (voir figure 6). Chaque roue 80 comprend une enveloppe 82 de configuration généralement circulaire montée sur une jante 84. Chaque enveloppe 82 est formée d'un matériau élastique analogue à du caoutcouuc et présente une surface externe arrondie et relativement lisse 86. Deux éléments 80 sont disposés côte à côte et légèrement inclinés de façon à provoquer le déplacement d'avance longitudinale du tuyau pendant la rotation de ces éléments circulaires. Pour cela, chacune des jantes 84 est montée sur un arbre 88, l'extrémité des arbres étant reçue dans un palier ordinaire 90. Un bâti 92 permet de monter tout cet ensemble à une distance réglable de la surface de support. Les éléments gonflables 80 sont remplis d'air jusqu'à une pression suffisante pour supporter une portion seulement du poids du tuyau revêtu sans endommager la mousse isolante 58 ni le ruban protecteur 61. La première paire d'éléments 80 recevant le tuyau revêtu lorsque celui-ci émerge de la station 62 d'application du ruban est gonflée à une pression suffisante pour supporter une portion seulement du poids du tuyau sans endommager l'isolation 58 -ou le ruban 61. Puisque ce premier groupe d'éléments gonflables ne supporte qu'une très faible portion du poids total du tuyau revêtu, la pression de l'air est relativement faible. Cela est bien entendu avantageux puisque la mousse 58 risque surtout de s'endommager en cet endroitne Il a-été trouvé qu'une mousse liquide particulièrement utile est de la mousse d'uréthanne (masse volumique 48 g/dm ) utilisant du "Freon" comme agent de gonflement. On préchauffe les constituants liquides jusqu'à une température d'environ 380C avant que ceux-ci n'atteignent la buse de pulvérisation 52. Le liquide est projeté par pulvérisationyà travers un orifice ayant un diamètre d'environ- 1 mm, à une pression de 42 x 105 Pa à 14 x 106 Pa. Il a été trouvé intéressant d'utiliser une largeur du cône de pulvérisation (A à la figure 5) de 400 à 600. Pour un tuyau ou-une conduite de 15 cm à 20 cm de diamètre, une vitesse de déplacement vers l'avant comprise entre 7.5 et 10 cm par tour est satisfaisante pour la formation d'une couche de mousse isolante de 2,5 à 7,5 cm d'épaisseur. Le liquide moussable que l'on utilise dans le procédé de la présente invention doit présenter un temps de formation de la crème, c'est-a-dire le temps compris entre l'application et le moment où la mousse commence à lever, de 2 à 5 secondes. La pleine levée doit se produire en une période comprise entre 4 et 30 secondes et la couche de mousse doit être capable de supporter son propre poids (et le poids du tuyau ou de-la conduite) au bout d'une période de temps comprise entre environ 45 secondes et pas plus d'environ 3 minutes. La couche externe du ruban protecteur peut généralement être appliquée à partir du moment où la levée de la mousse est achevée à 75 9 environ jusqu'à un moment se situant dans les 15 secondes suivant l'achèvement de la levée, mais pendant que la mousse est encore déformable. Il va de soi que 11 invention n'a été décrite qu'à titre illustratif, mais non limitatif. et qu'elle est susceptible de recevoir diverses variantes entrant dans son cadre et dans son esprit. REVENDICATIONS 1. Procédé pour appliquer un liquide moussable à un objet cylindrique, ce procédé étant caractérisé en ce qu'on fait déplacer l'objet le long de son axe longitudinal; on fait en même temps tourner l'objet autour de cet axe longitudinal on projette tout d'abord par pulvérisation le liquide moussable sur l'objet ; on laisse le liquide moussable subir une levée importante sur l'objet et l'on enroule autour du liquide mous sable un matériau en feuille souple pendant que la mousse le vée est encore déformable, ce stade d'enroulement comprenant l'application à la mousse levée. par l'intermédiaire du matériau en feuille, d'une pression suffisante pour augmenter la masse volumique de la mousse seulement au voisinage de la surface de la mousse. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce-que le stade d'application d'une pression sur la mousse levée consiste-à appliquer une pression suffisante pour augmenter d'environ- 10 à 25 m la masse volumique finale, au voisinage de la surface de la- mousse, par rapport à la masse volumique que cette mousse aurait eue si on avait laissé la levée s'effectuer sans gêne. 3-. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le stade d'spplication de la pression comprend l'application d'une pression suffisante pour augmenter d'environ 10 à 25 ,0 la masse volumique du quart externe de l'épaisseur totale de la mousse. 4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le stade diapplication d'une pression à la mousse levée consiste à enrouler de façon étroite le matériau en forme de feuille par-dessus la mousse) pour comprimer celle-ci de -façon à obtenir l'augmentation de la masse volumique. 5. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le stade d'application d'une pression à la mousse levée consiste à effectuer l'enroulement de la matière en feuille autour de la mousse avant que celle-ci n'ait entièrement levé, de façon à appliquer une pression due à ce qu'on oblige la mousse à se dilater dans l'espace confiné défini par cet enroulement. 6. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend le stade selon lequel on applique à l'ob- jetsen amont du stade- de la projection de pulvérisation, un revêtement protecteur 7. Procédé selon -la revendication 6, caractérisé en ce qu'il comprend-le stade selon lequel on chauffe.la surface~ de l'objet jusqu'à une température d'au moins 520C environ avant le stade de la projection de pulvérisation. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comprend le stade selon lequel on chauffe le liquide moussable jusqu'à une température d'au moins 380C environ avant le stade de la projection de pulvérisation. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que le stade de proiection de pulvérisation consiste s projeter un. liquide moussable ayant une masse volumique comprise entre 29 g et 96 g/dm . 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que le stade de la projection de pulvérisation consiste à projeter un liquide moussable présentant un temps de formation de crème compris entre environ 2 et environ 5 secondes et un temps de pleine levée compris entre environ 4 et environ 30 secondes. 11. Procédé selon la revendication 2. caractérisé en ce que le stade de projection de pulvérisation du liquide moussable consiste à projeter le liquide à partir d'une position stationnaire qui est dans un plan horizontal passant par l'axe longitudinal du tuyau. 12.Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'objet comprend une longueur de tuyau à extrémités ouvertes ; le liquide moussable subit une réaction exothermique au cours du moussage ; et le procédé comprend le stade consistant à coupler ou associer plusieurs longueurs de tuyau bout à bout et le procédé comprend également les stades selon lesquels on applique sur la longueur de tuyau, à la zone de jonction et avec une autre/longueur de- tuyau et avec le stade de la projection de pulvérisation, un liquide de marquage pouvant subir une vaporisation à une température inférieure à la température maximale du liquide moussable au cours de la réaction exothermique, et on laisse le liquide moussable subir une levée ; la mousse résultante subira un plus grand degré de levée au point d'application de ce liquide de marquage par suite de la vaporisation de ce liquide de marquage au cours de la formation de la mousse. 13. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que le stade d'application du liquide de marquage consiste à appliquer le liquide autour de la circonférence de la lon gueur du tuyau. 14. Procédé pour marquer un point sur un objet que l'on recouvre d'un liquide moussable lorsque la formation de la mousse se produit en une réaction exothermique, ce procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste à appliquer à l'objet, avec le liquide moussable, un liquide de marquage pouvant subir une vaporisation à une température inférieure à la température maximale de la mousse au cours de la réaction exothermique on laisse. le liquide moussable subir une levée et la mousse résultante s'élèvera à un plus grand degré au point d'applica tion du liquide de marquage, par suite de la vaporisation de ce liquid-e de marquage au cours. de la formation de la mousse. 15. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que le stade d'application du liquide de marquage consiste à appliquer ce liquide de marquage autour du périmètre de l'ob jet que l'on recouvre du liquide moussable. 16. Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce que le stade d'application d'un liquide de marquage consiste à appliquer un liquide organique. 17. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que l'objet comprend deux longueurs d'un tuyau à extrémi tés ouvertes reliées ensemble bout à bout, la jonction comprenant la zone de jonction entre les longueurs de tuyau, et le stade d'application consiste à pulvériser le liquide de marquage autour de la circonférence des longueurs de tuyau dans cette z-one de jonction. 18. Procédé de manutention d'un tuyau revêtu de mousse isolante immédiatement après achèvement de l'opération de revêtement et avant leXdurcissement complet de la mousse (cette mousse ne comportant aucune couverture rigide de protec tion), le procédé étant caractérisé en ce qu'on dispose un élément gonflable au-dessous du tuyau revêtu et l'on fait gon fler cet élément jusqu'à une pression suffisante pour supporter une portion seulement du poids du tuyau revêtu sans endommager la mousse isolante. 19. Procédé selon la revendication 18, caractérisé en ce qu'il comprend les stades selon lesquels on place un second élément gonflable sur le trajet de déplacement du tuyuau revêtu en aval par rapport à l'emplacement du premier élément gonflable, et l'on gonfle ce second élément jusqu a une pression supérieure à celle régnant dans le premier élément pour supporter une plus grande proportion du poids total du tuyau revêtu sans endommager la mousse isolante.