La présente invention concerne un procédé pour l'obtention de structures formées ou profilées, telles que des fibres, des filaments, des barreaux, des tubes, des pellicules planes ou tubulalres, et des structures moulées tri-dimenslonnelles à par-5 tir de sels partiels de collagène Insolubles dans l'eau, ionisa-oles, qu'on désigne comaunément sous le nom de collagène micro-cristallin insoluble dans l'eau. Historiquement, on a préparé des fllj de suture et de ligature et des enveloppes de saucisses à partir de tissus mtes-10 tinaux d'animaux. Du fait que ces tissus varient d'un animal à l'autre, on rencontre des variations importantes quant au:: propriétés et il s'est avéré nécessaire de classer soigneusement et de trier ces matières naturelles. C'est ainsi qu'on choisit soigneusement les ti3sus intestinaux, qu'on les trie et les classe, 15 lorsque certains diamètres d'enveloppes de saucisses sont exigés. Cette classification et ce triage sont particulièrement requis pour le fonctionnement des machines modernes de bourrage et d'attache des saucisses. De plus, la source de tissu intestinal animal approprié est limitée pour ces buts. Dans le cas de la sau-cisse dite de Francfort, on utilise des enveloppes cellulosiques. Cependant, comme ces enveloppes ne sont pas comestibles, le fabricant ou l'utilisateur doivent retirer l'enveloppe. On a fait des efforts considérables pour tenter de mettre au -point des procédés de production de divers produits façon-25 nés tels que des filaments, utilisables comme ligatures et sutures et des pellicules tu.bulaires ou enveloppes de saucisses comestibles à partir de diverses matières à forte teneur en collagène, telles que les peaux d'animaux, des tissus Intestinaux et des tert-dons. La plus commune petit-être de ces techniques implique le 50 traitement de la matière contenant du collagène, après purification, avec un acide pour gonfler les flores et les fibrilles de collagène. On prépare une suspension ou bouillie des fibres et fibrilles gonflées dans l'eau pour former une masse liquide ex-trudable. Du fait que les fibres et fibrilles de collagène sont 55 si fortement gonflées, les suspensions contiennent généralement environ 2 % et, si on peut manipuler des viscosités très importantes, jusqu'à 4- '-j ou 5 # en poids de fibrilles de collagène sec. On extrude la suspension à travers des orifices de configuration désirée dans un bain coagulant et déshydratant, la structure ain-■vG si formée exige des traitements spéciaux et relativement prolon 71 18478 2. 2094062 gés pour "fixer" la fragile structure fortement gonflée avant le séchage final. 3n bref, on lave la structure façonnée pour en é-liminer au moins partiellement les sels soluoles et on soumet ensuite un traitement clans un bam tannant approprié pour fournir 5 un produit nui présents des caractéristiques requises et nécessaires de résistance à l'état humide. 3n général, la structure a-prés exposition au bain tannant 02:13e un autre lavage pour^élimi-ner la totalité des sels solubies, et après le lavage, on/soumet à un autre traitement dans un bain aqueux contenant un plastifl-10 ant approprié cornue la glycérine. La présente invention a essentiellement pour objet ion procédé pour l'ootention de structures formées ou profilées à partir de compositions contenant des proportions sensiblement plus Importantes de matière à base de collagène, et qui n'exige 15 pas de processus de filage à l'état humide. La présente invention concerne un procédé dans lequel 011 ou tient une structure en mettant en forrie une composition comportant au moins 10 e/. et jusqu'à 90 en poids cl'un sel partiel de collagène insoluble dans l'eau et lonisable. La composition 20 contient un peu d'eau, de préférence au moins 5 en poids. La dureté, la souplesse et la flexibilité de la structure terminée peuvent être modifiées en incluant dans la composition des plastifiants de typ e polaire coLiae une quantité d'eau, supp 1 énent air e, des polyalcools, par exemple des glycols, des polyéthylène glycols 25 de poids moléculaires moyens compris entre -'l-Ow et 600 environ, de la glycérine, de la sorbite, de laraannite et"de la pentaérythrite et autres liquides niscioles avec l'eau par exemple le diméthyl-sul_oxyde, le dinétayl—fomaaide, entre autres. On-peut améliorer.les caractéristiques de résistance en 30 incorporant dans la composition divers polymères colloïdaux mi-cro-cristallms ou diverses fibres servant d'éléments ou de moyens de renforcement. Les fiores ou polymères colloïdairc peuvent constituer jus.ax'à 25 environ-, de préférence'entre 5 et 10 £ ■ par rapport au poids du sel de collagène et ils"peuvent être de 55 dimension quelconque désirée, comme des fibres textiles classiques dont le diamètre petit varier entre 1 et 10 deniers et la longueur entre G,35 o't 3G un. On peut façonner les flores en polymères synthétiques comme- des esters et éthers cellulosiques, des polyesters, le "îïylon", le polj^étrafluoro-éthylone, des é-4-0 thers de polyphéhylône, des polyolefmes et des polycarbonates, BAD ORIGINAL 71 18478 2094062 ainsi que des polymères naturels comme la cellulose et la cellulose régénérée, l'amiante, des fibres de collagène, des fibres d'amylose ou la chitine. Les compositions de renforcement en polymères micro-cristallins peuvent être celles qui proviennent des 5 précurseurs de polymères précédents, qui sont finement divisés en particules, dont certaines sont de dimension formant colloïde. On peut aussi améliorer la résistance mécanique des structures et leur résistance à l'humidité et à l'eau par utilisation d'agents de réticulatlon poitr le collagène ou des traite-10 ments déshydratants oui provoquent de façon irréversible l'engagement de liaisons latérales hydrogènes. On incorpore de préférence les agents de réticulatioii dans les mélanges au cours de la période d'attritlon et de mélange pour fournir une distribution homogène de l'agent au sein de la masse. Des agents caractéristi-15 ques de réticulatlon qui sont satisfaisants comprennent les divers agents de réticulatlon à base ■1e formaldéhyde tels que les pré-condensats d'urée-fornaldéhyde, les pré-condensats de mélami-ne-formaldéhyde, le fomaldényde, le glyo:cal, l'acétaldéhyde, le glutaraldé yde, l'alun de potassium, l'alun de enroue, l'alun de 20 fer, l'acétate basique d'aluminium, l'acétate de cadmium, le nitrate de cuivre, l'nydro^de de Daryum et des di-isocyanates hy-drosolubles. L'agent de réticulatlon spécifique qui sera utilisé dépendra de l'usage final des produits. On peut en outre disperser avantageusement des oèls de 25 phosphate insolubles dans l'eau, par e-cemple de l'apatite calci-que ou du phosphate diacide de calcium, dans le mélange de sel de collagène, qui servent alors de stabilisants dimenslonnels pour les structures de collagène façonnées. Le procédé spécifique de façonnage est lié à la nature 30 des coEipositions. Dans des compositions pour lesquelles la proportion de liquide est relativement élevée, on façonne la structure par un processus d1 e::trusion selon lequel on e::trude la composition en atvaosphère appropriée à travers un orifice de configuration désirée et on sèche ensuite la structure. Pour des pro-35 portions plus faibles en liquide, la composition peut être pressée à chaud pour donner la forme structurale désirée. 3n variante, lorsque la proportion de liquide dans la composition est très faible, on peut presser à chaud la composition sous un état pâteuse ou sous forme granulaire ou pulvérulente comme dans- les pro— 40 cédas classiques de moulage par transfert, directement selon la 71 18478 4. 2094062 configuration désirée, ou bien on façonne la composition en un barreau ou un bloc qu'on découpe ensuite et qu'on usine selon la configuration désirée. On prépare le sel partiel de collagène Insoluble dans 1"eau et lonisable, conformément au brevet français 5 11° 1 4-75 055. Cette forme nouvelle de collagène présente une proportion -iin mal e de particules qui se trouvent à un état physique intermédiaire entre celui des fiorilles de collagène gonflées et des motifs tropocollagènes. Elle est insoluble dans l'eau, partl-10 culaire et colloïdale et pratiquement exempte de tropocollagène moléculaire et de produits de dégradation hydrosoluoles. les micro-cristaux ou particules qui la constituent sont des faisceaux de motifs de tropocollagène agglomérés et varient en longueur depuis celle d'un motif individuel de tropocollagène (environ 25 à O 15 50 A) jusqu'à n.oiiis d'un micron et ont des diamètres compris entre 25 angstroms jusqu'à quelques centaines d'angstroms. Pour les besoins de la présente invention, cette forme physique de collagène doit contenir au moins 1 c,j en poids de particules colloïdales de collagène dont la dimension est inférieure au micron. Cet-20 te forme de collagène, qui est un sel de collagène insoluble dans l'eau et ionisable, est unique dans ses caractéristiques de formation d'un soliquoïde aqueuse ou type de gel non élastique à des concentrations de 0,5 ^ du sel dispersé, le gel présentant un pH d'environ 5>2 + 0,2 et dont la viscosité est r»ratiquement stable 25 pendant au moins 1U0 heures à 5°C lorsqu'on le conserve en récipient clos. Il s'agit là d'une grande différence avec les gels a-queux élastiques ou de type émulsoïde formé par le tropocollagène et des formes djgradées de co?.lagène comme la gélatine, qui épaissit ou présente d'importants accroissements de la viscosité au 50 repos pour produire des masses caoutchou.teuses. Comme il est décrit dans le brevet sus-mentionné, cette forme physique nouvelle du collagène se prépare de préférence à partir de collagène non dénaturé, par traitement du collagène non dénaturé avec des solutions acides diluées dont le pli est compris 55 entre 1,6 et 2,6 environ. On désagrège ensuite mécaniquement le collagène traité dans un liquide aqueux jusqu'à ce qu'au moins 1 £j, de préférence entre 25 et 85 >'• ou plus aient été amenés à u-ne dimension colloïdale Inforleiire au micron, les fibrilles de collagène présentent une structure morphologique récurrente en 4-0 bande qui est détruite dans la préparation de cette forme physi- COPY 71 18478 5 2094062 que nouvelle du collagène et les particules individuelles ou mi-cro-cristallmes sont des fragments particulaires de fibrilles comportant essentiellement des motifs tropocollagènes agglomérés. L'action de l'acide est triple. En premier lieu, l'aci-5 de sert à provoquer un gonflement limité des fibres. En second lieu, il 7 a hydrolyse limitée des liaisons peptides sélectives dans les régions non cristallines ou les moins ordonnées des fi-Drilles de collagène, ce qui conduit a une rupture partielle discontinue de la morphologie originelle de la matière. La désagrcga-10 tlon mécanique ultérieure permet une facile fragmentation de la morphologie affaiblie en particules micro-cristallines dont les dimensions sont intermédiaires entre celles du tropocollagène et celles des fibrilles du collagène. En troisième lieu, une partie de l'acide réagit avec les groupes ammo primaires disponibles du 15 collagène pour former ce qu'on peut appeler un sel partiel de collagène qui s'ionise en présence de l'eau. Plus précisément, le sel partiel de collagène -produit retient substantiellement la morphologie de la portion originelle plus ordonnée ou micro-cristalline des fibrilles de collagène et 20 l'attrltion mécanique ultérieure sert à séparer ou à désagréger latéralement les micro-cristaux "déséquilibrés". Lorsqu'on prend en considération par exemple des radie au;: d'acide aminé du collagène de corion de bovins, 1 gramme de collagène contient approximativement G,72 millimolo. de groupes ammo primaires qui peuvent 25 réagir avec un acide ajouté. En d'autres termes, lorsque le traitement acide est suffisamment énergique pour permettre à l'acide de réagir avec tous les groupes amiiio, le sel de collagène résultant contiendrait une quantité stoechlométrique d'acide lié d'environ 0,73 milllmole d'acide par gramme de collagène. La substl- 30 tutlon totale de tous les groupes ammo disponibles conduirait à de une rupture/pratiquement toutes les forces de liaison hydrogène latérales au sein des fibrilles de collagène par gonflement progressif avec développement conjoint de produits de dégradation à faible poids moléculaire. Le collagène dit micro-cristallm ou 55 sel partiel de collagène ms luole dans l'eau et ionisable, utilisé dans le façonnage des produits selon la présente invention, présente une teneur en acide lié variant entre 0,4 et 0,7 milllmole environ d'acide par gramme de collagène ou, e:qprimé en pourcentages la teneur du sel en acide lié varie entre 50 et 90 % en-40 viron de la teneur stoechlométrique théorique en acide lié. En COPY SAD ORIGINAL 71 18478 6 2094062 d'autres termes, les conditions appliquées pour la formation du sel de collagène sont réglées de façon à ne pas former le sel d'acide stoechiométriquement théorique. Des acides qui sont satisfaisants comprennent à la fols 5 des acides minéraux et des acides organiques lomsables, comme l'acide chlorhydrlque, l'acide suifurique, l'acide broinhydrique, l'acide phosphorique, l'acide cyano-acétique, l'acide acétique et l'acide citrique. Les acides préférés sont l'acide phosphorique, l'acide acétique et l'acide citrique. L'acide citrique et l'acide 10 chlorhydrique sont pratiquement équivalents et permettent une souplesse et une aisance du réglage lors du traitement du collagène. "L'aisance du réglage" désigne la possibilité qu'on a d'arrêter le gonflement et l'hydrolyse des fibres du collagène au point auquel s'est formée la matière colloïdale insoluble et est 15 retenue tout en évitant la rapide dégradation du collagène en un produit de dégradation soluble. k la place d'un acide, on peut utiliser de façon satisfaisante des sels d'acide, .ainsi par exemple, on peut remplacer 1'acide phosphorique par des phosphates acides de sodium ou d'aromonium ou l'acide sulfurique par des sul-kC fates acides d'ammonium ou de sodium. L'une des sources préférées du collagène est la peau de bovins purifiée et, pour les besoins de la présente invention, la peau peut être sous une forme fibreuse broyée; on la soumet à l'extraction avec des liquides organiques comme l'acétone, pour di-25 mmuer la teneur en matières grasses. Lors de la formation de produits à partir de compositions contenant entre 10 et 40 de solides, on mélange soigneusement le sel -partiel de collagène insoluole dans l'eau et ionisable, et le liquide, en utilisant l'appareil dans lequel on a 50 soumis à l'attrition le sel de collagine. Par exemple lorsque le sel de collagène comporte jusqu'à 40 en pcids ou plus, on peut utiliser des mélangeurs classiques planétaires, à lame en sigma ou un appareil de presse à vis ou du type hachoir à viande. Dans ce dernier type d'appareil, la masse est avâhcéè"à 1'aide d'une 55 vis sans fin et -poussée contre une plaque'terminale perforée et elle est aussi extrudée 'à. travers lës ouvertures de la plaque terminale. De préférence, lors de l'utilisation de cet appareil, on soumet la matière à plusieurs passes à travers cet équipement. Une forme industrielle classique d'appareil de ce type est dispo-4u mole sur le marché sous la dénomination "liietz jîztructor". Lors- 71 18478 7. 2094062 que la teneur en solides dépasse 40 on utilise des mélangeurs du type de Banoury ou un appareil du type "Pueadco Continuons Procès sor" et un équipement tel que celui qu'on utilise pour le oro-yage des pigments de peintures dans lesquels on soumet une masse 5 humide à une action de calandrage, par esceuple on peut utiliser un "iiisaauller" classique. Lorsqu'on prépare la composition, le sel de collagène peut être sous forme sèche et mélangé avec les liquides requis, mais do préférence il est sous un état "jamais sec" c'est-à-dire sans séchage initial du sel partiel de collagè-C- ne après sa séparation. Cn disperse de préférence dons le liquide des adjuvants désirés comme des fibres, des agents de réticulatlon, des matières colorantes soit comme colorants soit comme pigments, des agents plastifiants et autres adjuvants quelconques désirés, préalablement au mélange avec le sel -."e collagène. 5 Lorsque la teneur en solides de la composition est infé rieure à '1-0 ;l, on peut esctruder la composition à travers une filière ou un orifice de configuration désirée dans l'atmosphère, de préférence en atmosphère chauffée, ù une température inférieure ai1, point d'c'oullition du contenu liquide et sous pression at-0 mosphérique pour éviter la formation de bulles ou de lacunes dans la structure. Pour permettre d1 amôlioj.er les caractéristiques de résistance, on soumet la structure extrudée à une opération d'étirage, si on le désire, av.uit le séchage final. La structure est étirée d'une valeur qui améliore sa résistance à la traction sans 5 perte excessive de ses propriétés d'allongement. Du fait que les structures absorbent 1*humidité atmosphérique en raison de la nature du sel de collagène, on sèche de préférence la structure jusqu'à une teneur en humidité comprise entre 8 et 12 fô-, qui est la gamme d'équiliore pour le sel de collagène, dans des conditions 0 atmosphériques normales moyennes. Il peut être désirable d'opérer un autre séchage ultérieur du produit façonné jusqu'à des teneurs en humidité très faibles (inférieure à 1 •;>) lorsque se produit délibérément une liaison hydrogène pour améliorer la staolllté dimensionnelle. 5 Lorsqu'on utilise des techniques classiques de moulage par transfert, la teneur en sel de collagène de la composition est généralement Inférieure à 50 %■ en poids. Dans ce mode opératoire, la composition est généralement en condition humide, pâteuse, fibreu.se ou granulaire et on la charge dans une chambre de 0 pré-chauffage ou des chambres de pré-chauffage dans lesquelles la 71 18478 8. 2094062 la masse est graduellement chauffée à 125°C puis on 1'extrude à travers un orifice de configuration désirée, par exemple pour fonaer des filaments continus, des flores, des barreaux, des feuilles ou pellicules tubulaires, etc. iin variante, on peut pla- 5 cer la masse dans tme cavité de moule de configuration désirée des et la presser à cnaud à /ceiapératures comprises entre I2p et 1>0°C la pression variant entre plusieurs centaines de l;g/cm^ à 2500 ou '^200 kg/cm^. Les exemples suivants sont donnes pour illustrer le 10 procédé général de façonnage de structures lorsque l'opération est effectuée à sec. ^CRIiPLS 1 ; On prépare le sel partiel de collagène par traitement de une partie en poids de larme fibreuse de collagène de bovin 15 lyophilisé sous vide, avec 1C0 parties d'une solution aqueuse d'acide chlornydrique à pli d'environ 2,4. On sépare l'excès de liquide de la uasse et on recueille le sel de collagène et on sèche jusqu'à -une teneur en humidité de 11,7 environ. On riélange soigneusement 1C1 parties en poids de sel sec, 32 parties en poids 20 de glycérine et 587 parties en poids d'eau déionisée, dans un mélangeur chemisé à lame en sigma, pendant environ 2 heures à une température ne dépassant pas 30°G. La pâte résultante en forme de gel est extrudée dans une extrudeuse à. vis Brabender à travers des orifices de 1,6 mm de diamètre, pour produire un cordon. Dans 23 cet appareil spécifique, le gel pâteuse passe à travers trois zones séparées de chauffage, dont les températures sont réglées indépendamment les unes des autres. Dans cet exemple spécifique, on effectue une extrusion avec une première zone chauffée à une température de 50°C, la seconde zone à 45°0 et la zone d'extrusion à 30 32°C, .Lu cours d'autres essais, toutes les premières zones sont conservées à 50°C, les secondes zones varient entre 75 125°C et les zones d'extrusion varient entre 40 et 50°G. Les fllaaents produits sont généralement de section circulaire et, bien que les filaments soient quelque peu collants 55 on peut les séparer du cordon sans les rompre. Lorsque la température pour les secondes et troisièmes zones de chauffage ne dépasse pas 50°C environ, les filaments produits sont quelque peu opaques. Lorsque la seconde ou la troisième zone de chauffage est à une température au moins égale et supérieure à 50°G, mais ne 40 dépassant pas 10C°C environ, les filaments sont translucides. BAD ORIGINAL COPY 71 18478 9 2094062 Lorsque la températtire de la seconde ou de la troisième zone dépasse 100°-3 environ, les filaments sont opaques. CJous les filaments sont ensuite séchés jusqu'à line teneur en humidité d'environ 10 >j dans l'atmosphère à température 5 de 22° 0 environ ot avec 50 >\? environ d'humlditg relative. Dans tous les cas, les filaments sont flombles et possèdent des résis- p tances à la traction de l'ordre de 70 kg/en . Gomme il a été indiqué précédemment, les résistances à la traction peuvent ôtre sensiblement améliorées en incorporant 10 dans la masse d'eirbrusion des flores, des matières colloïdales comme la cellulose micro-cristalline, des silicates mlnérarc:, des polyamides ou des polyesters et/ou des agents de réticulatlon classiques pour le collagène. 31 on le désire, les filaments peuvent être colorés par addition de colorants ou de pigments. 15 SZKŒL5 2 ; On forme un gel pâteux comme il est décrit à l'e::emple 1, contenant 15 en poids du sel de collagène en utilisant un appareil "Pietz lictructor". On transfère ensuite le gel pâteuse dans un récipient sous pression muni d'une filière dont les ori-20 flces ont des diamètres de 1,6 mm. On chauffe le gel pâtetuc à une température de 55°C environ. On introduit de l'azote dans le ré- p cipient sous une pression manométrique de 1,75-2,1 Icg/cm . On é-tire un groupe do filaments ezetrudés à 100 r,l environ après qu'ils ont quitté les orifices d'eactrusion. On étire un second groupe à 25 150 un troisième groupe à 2C0 fi et un quatrième groupe à 240%. On recueille dans chaque cas les filaments étirés et on les laisse sécher à l'air température de 22°G environ et avec 50 c,i d'-hunidité relative environ. Après séchage dans ces conditions, les filaments présentent un allongement à la riipture compris entre 5^ 50 et 10 -;J. Les résistances à la traction des groupes de filaments sont d'environ 1,05, 1,75, 2,1 et 2,8 !~g/cm~ respectivement. Tous les filaments sont ambrés et translucides et ressemaient en aspect au;- matières de suture en catgut naturel. t'ii.i * 35 0;: met en suspension, du sel partiel de collagène séché contenant onviroi; 10 d'humidité dans un mélange de 1l parties en poids l'eau, 2 parties en poids de glycérine jusqu'à une teneur en solides de environ. On prépare un autre échantillon en utilisant 10 parties en poids d'eau et 4 parties en poids de ;'-U glycérine comme constituant liquide. ..près avoir soigneusement BAD ORIGINAL COPY 71 18478 10. 2094062 mélangé dans un mélangeur à lame en sigma pendant 60 heures, on sèche los mélanges sous vide à températures de 25 à 30°C, sous 7 à 10 mm de mercure, pendant 24 heures. Les deux: échantillons contiennent approximativement 65 P en poids du sel de collagène et 5 35 CÀ en poids de glycérine et 52 en poids de sel de collagène et 40 % en poids de glycérine, respectivement. On conditionne ensuite les échantillons en les laissant reposer à l'air pendant 16 heures en chambre à humidité réglée (50 A'humidité relative, 22°G) pour permettre l'absorption d'humidité jusqu'à l'équilibre. 10 Les échantillons conditionnés contiennent approximativement 50 % du sel de collagène, 27 c/s de glycérine et 23 ï'j d'eau et '+5 % de sel de collagène, 42 c/0 de glycérine et 13 fo d'eau, respectivement On forme un moule en plaçant une pellicule de polyester sur le fond d'une presse. On place un cadre en laiton de 28 x 28 15 mai et d'une hauteur de 0,25 sua sur la pellicule de polyester. On étend uniformément l'échantillon conditionné dans la zone enclose et on place une seconde pellicule de polyester sur l'échantillon. On abaisse la platine supérieure de la presse et on chauffe les platines à température de 125°C environ et après plusieurs minu-20 tes, on applique sur l'échantillon chauffé une pression de 1870 2 l;g/cm . On conserve la température et la pression pendant 10 minutes environ, après quoi on fait passer de l'eau de refroidissement à travers les platines pou'.? abaisser la température environ à la valeur ambiante tout en conservant la pression. Les pelllcu-25 les pressées résultantes après les avoir retirées de la presse ont une épaisseur de 0,3 Eua environ, sont liripides bien qu'elles présentent une légère coloration ambrée. Li3 4 j • Oh met en suspension. 45 parties en poids de sel de col-30 lagène sec conme II est décrit à l'exemple 1, avec 55 parties en poids d'eau et on laisse- ct-étreaoer pendant 4 heures. On passe deux fois le mélange résultant à travers un "iîeadco Gontinuous Processor" de 12,7 C;1 de diamètre et -de 91 cm de longueur. L'apport d'énergie lors-de la première passe est tel 35 qu'à la sortie de.la machine le;produit soit- à température de 80-34°C. Dans la seconde passe, le mélange de. produit qui sort de la machine atteint la température de 1-30-1350C. > La pâte résultonte/homogènemais extrêmement visqueuse, est extrudée sous la forme-' d'un barreau de 12,7 am au carré qui 40 par séchage fournit une matière extrêmement tenace, de faible 71 18478 2094062 poids, uslnable comme une matière plastique, SIMULE 5 ; On répète le mode opératoire de l'exemple 4-, à ceci près qu'on ajoute à la suspension aqueuse 1C % de fibres de col-5 lagène fibreux de cor ion, par rapport au. poids du. sel sec de collagène. On prépare ces fibres en faisant passer des morceaux de peau découpés à travers une broyeuse classique "ïïrscnel" avec réglage de la tête broyeuse à 1,5 mm qui transforme la peau en forme fibreuse désagrégée. Le collagène fibreux de corion sert d'a-10 gent de renforcement dans le barreau extrudé de 12,7 mm au carré. EXEi-IPL-i^ 6 i On net en suspension 25 parties en poids du sel sec de collagène de l'exemple 1 dans 25 parties en poids d'un mélange comprenant 50 CA d'eau et % de phospnate diacide de calcium et 15 on laisse détremper ;pendant 4- heures. On traite le mélange résultant dans un "Readco Continuons Processor" exactement conme on l'a fait à l'exemple -!-. Le produit extrudé sec a l'aspect d'un os de type cortical naturel. Il est facile à usiner à le machine en écrous et 20 boulons et autres formes similaires de prothèses. Bien que les exemples précédents aient illustré la production de divers produits à partir de sel partiel séché de collagène, il n'est pas nécessEl.e de récupérer le sel sec et de l'incorporer ensuite dans les liquides pour fournir une masse sus-25 ceptible d'être façonnée. La matière source de collagène peut ê-tre traitée avec la solution d'acide requise pour former le sel désiré et après l'addition des matières désirées et mélange soigneux, on abaisse la teneur en liquide pour obtenir une masse qu'on peut façonner par extrusion ou moulage. 30 SSBUZL5 7 : On prépare le sel partiel de collagène comme il est décrit à l'exemple 1, à ceci près qu'on élimine l'excès de liquide par centrifugation, pour obtenir une concentration en solides du sel partiel de collagène d'environ >0 en poids. On ajoute à ce 55 mélange 10 parties en poids de glycérine (par rapport à la teneur en collagène) en mélangeant soigneusement. Le gel pateu:: résultant est extrudé comme décrit à l'exemple 1 pour ootenir des filaments de propriétés similaires. -n p ■'■m'i o S '4-0 On prépare un mélange aqueux de 3- en poids du sel 71 18478 12- 2094062 partiel de collagène, comme décrit à l'exemple 7> On y disperse soigneusement 10 % de poudre de polyamide micro-cristalline, par rapport au poids du sel partiel de collagène. On prépare le polyamide micro-cristallin comme il est 5 décrit par le brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 3 299 011 et spécifiquement, en traitant des fibres de "nylon" (qualité pour papier) avec une solution aqueuse à 3 d'acide cal or hydrique au reflux pendant 2 h. 1/2. On filtre le produit, on lave à l'eau et sèche à l'acétone. On fait gonfler ensuite le produit sec pendant 10 16 heures dans de l'acide fornique aqueux à 45 % et on lave à l'eau. On mélange le produit avec da l'eau jusqu'à une teneur en solides de 1,5 c£ et on soumet à l'attrition pendant 30 minutes dans un mélangeur de ~.7aring. On lyophilise ensuite le produit en une poudre fine. 15 Le mélange aqueux du sel partiel de collagène contenant 10 r,j en poids de polyamide nicro-cristallln dispersé est passé dans un appareil "Jïeadco Contmuous Processor" tel que décrit à l'exemple 4 et on extrude la pâte résultante sous la forme d'un barreau qu'on laisse sécher à l'air pour ootenir un produit ana-20 logue à une matière plastique renforcée avec du polyamide nicro-cristallln. KZEI1-LE 9 : On prépare le sel partiel de collagène tel que décrit à l'exemple 1. Toutefois, au lieii de séparer l'excès de liquide et 25 do sécher, on lyophilise le mélange aqueux. On .mélange ensuite le sel partiel séché par lyophilisation avec de la glycérine et de l'eau et on traite ultérieurement ce mélange pour former des fila ments de la façon indiquée à l'exemple 1. BAD ORIGINAL COPY 71 18478 2094062 5EVSUD IG-.TIQKo . 1". Procédé pour ~ootenir une structure, par façonnage d'une co-ipcsltion contenant une quantité stiffisante d'eau de préférence au moins 5 c/- en poids, en vue de la formation d'une struc-5 ture auto-portante, caractérisé en ce que la composition contient entre 10 et 90 en poids d'un sel partiel de collagène insoluble dans l'eau et ionisable. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la composition contient un plastifiant mscible à l'eau pour 10 le sel partiel de collagène, par exemple un poly-alcool. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la composition contient jusqu'à 25 c/ô par rapport au poids du sel partiel de collagène, d'un agent de renforcement dispersé, l'agent de renforcement étant choisi par rai des fibres 15 naturelles ou synthétiques, par ercenple des fibres de collagène et des polymères micro-cristallins finement divisés autres que le collagène. 4-. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'on façonne la composition en la pla- 20 çant dans une cavité de moule. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à J, caractérisé en ce que la composition est façonnée par extrusion à travers un orifice façonné, en un filament continu ou en feuille, le filament continu ou la feuille étant de préférence é- 25 tirés. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en c ;• nue la structure façonnée est séchée à température élevée mais inférieure à celle qui provoque l'ébulll-tion du liquide. 30 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à S, caractérisé en ce que la structure façonnée est réticulée chmiquement. BAD ORIGINAL COPY