Les escaliers traditionnels sont conçus et réalisés pour des dimensions rigoureusement déterminées de la cage et de la trémie, ce qui exclut toute fabrication en série. Leur construction est effectuée par des charpentiers-escaliéteurs hautement qualifiés. L'invention se propose de réaliser un escalier correspondant à une cage et à une trémie de forme et de dimensions quelconques, à partir d'un nombre limité dtéléments modulaires qu'il sera possible de préfabriquer en série, de stocker et de faire assembler sur place par une main d'oeuvre non spécialisée. L'un des buts recherches est que le client puisse, en fournissant des renseignements simples relatifs à la forme de l'es- calier et aux dimensions de la cage et de la trémie, commander au fournisseur les éléments modulaires nécessaires et les recevoir accompagnés de plans lui permettant d'en effectuer facilement le montage, aucune étude propre à chaque escalier n'étant nécessaire. Un autre but est l'économie de bois et la facilité de stocker les éléments. Suivant une particularité essentielle de l'invention, le limon et la crémaillère sont chacun obtenus par assemblage de modules juxtaposés dont chacun est lui-même constitué d'un petit nombre de planchettes de forme simple assemblées de façon amovi ble, chaque module étant destiné à la fixation d'une extrémité d'une marche et d'une contremarche, un module de base, généralement identique pour la crémaillère et le limon, étant prévu pour réaliser les volées droites, tandis qu'un ensemble répertorié de modules est prévu pour réaliser les quartiers tournants, ceuxci étant tous composés à partir des quatre mêmes modèles de marches balancées et de contremarches correspondantes, agencés de façon à & re réversibles. Suivant une réalisation préférée, les quatre modèles de marches balancées se juxtaposent pour former sensiblement un carré et comprennent deux marches intermédiaires et deux marches extr8mes, dont l'une (demi-marche) a un emmarchement plus faible que l'autre et est destinée à autre éventuellement complétée par un élément de raccordement. I1 en résulte, comme on l'expliquera dans la suite, qu'avec ces seuls quatre modèles de marches balancées, l'on peut construire tous les types possibles d'escaliers avec quartiers tournants et raccorder ces derniers entre eux ou avec des volées droites en procédant - - --- --- ----- --------------------------------- au besoin à un réglage de la largeur des éléments de raccordement pour tenir compte de la dimension de la trémie. Gracie aux particularités susvisées, l'escalier est construit à partir d'un petit nombre d'éléments modulaires eux-memes réalisés au moyen de gabarits avec des chutes de bois très réduites et n1 exigeant qu'un. volume de stockage trios faible. En outre, ces éléments, ainsi que les poteaux, les balustres et les mains courantes nécessaires à la réalisation de ltes- calier complet, sont faciles à répertorier en regard des plans de montage et permettent au besoin en effectuant des ajustages simples d'obtenir les formes et les dimensions les plus diverses et de tenir compte facilement d'éventuelles modifications, ou erreurs, en cours d'exécution. Suivant un mode d'exécution préféré, le module de base comprend trois planchettes juxtaposées suivant deux grands cotés verticaux au moyen de languettes d'assemblage coopérant avec des rainures1 les petits c8tés supérieurs des planchettes étant ali gnôs pour servir d'appui à la marche, tandis que le grand cote libre de la troisième planchette, plus courte que les deux autres, sert d'appui à la contremarche. La première planchette du module suivant vient s'encastrer dans l'angle formé par la seconde et la troisieme planchettes, et se fixe au grand coté de cette dernière. Les modules pour quartiers tournants ont la meme structure générale que le module de base, mais un nombre variable de planchettes, suivant celle des marches qutils sont destinés à supporter. Suivant une autre particularité de ltinvention, les balustres sont fixés par une face plane sur le champ extérieur des marches et par leur champ sur une face plane des contremarches. D'autres particularités, ainsi que les avantages de l'invention apparaîtront clairement à l'aide de la description ci-apres. Au dessin annexé la figure 1 représente un module de base les figures 2 et 3 sont des vues en perspective de portions de volée droite la figure 4 illustre, vu en plan, un exemple de réalisation d'un escalier suivant llinvention les figures 5 à 8 illustrent certains des modules utilisés dans les quartiers tournants la figure 9 représente un poteau ; et la figure 10 représente, en élévation, une portion de garde-corps. A la figure- l, on a représenté trois planchettes, 1, 2, 3, constituant un module de base, et une quatrième planchette la appartenant à un autre module de base, assemblé avec le précédent. Les planchettes représentées, à titre d'exemple, stinscrivent respectivement dans des rectangles de 30xi1 cm; 43x8 cm et 18x7 cm. Des rainures1 11,12 ; 21,22 ; 31 et lia, ménagées sur les bords des planchettes, permettent leur assemblage au moyen de languettes qui s'introduisent dans les rainures contiguës de deux planchettes juxtaposées, languettes que lton colle pour leur mise en place. Les planchettes la et 2, pour l'assemblage de deux modules, sont réunies par coopération des rainures lla et 22 avec la languette correspondante, et au moyen d'une vis 4. Les dimensions données à titre d'exemple correspondent à une marche de 27 cm de largeur, 25 cm d'emmarchement et 18 cm de hauteur. il est préau de disposer de modules correspondant à deux hauteurs et à deux largeurs de marches différentes.Pour réaliser des dimensions intermédiaires, il est facile de scier la partie supérieure des planchettes des modules et la partie inférieure du module de départ pour s'adapter à la hauteur-de marche. De même, des largeurs de marches intermédiaires peuvent être exécutées en rectifiant les modules en largeur sur la-planchette 1, figure 1. Les figures 2 et 3 montrent comment sont fixées les marches 5 et les contremarches 6 coté limon. On voit à la figure 3 que la marche 5 repose sur la tranche supérieure commune des trois planchettes i, 2, 3, du module, lequel est légèrement en retrait par rapport à l'extrémité de la marche. Coté mur, ce retrait nte- xiste pas, la marche reposant sur le module par son extrémité. La contremarche 6 s'appuie par sa face verticale sur le grand c8té libre de la planchette 3, tandis que ses tranches horizontales sont coincées entre la marche 5 et la planchette la du module contigu et également sur sa face verticale par la tranche de la marche inté- rieure 5. Du c8té crémaillère, la contremarche s'arase sur la marche. Du coté limon, on voit qu'elle déborde, ce qui permet la fixation du balustre 7, lequel est fixé par un champ à la contremarche 6 et par une face plane au champ extérieur de la marche 5. Toutes les fixations se font par collage et clouage. La figure 4 est une vue en plan d'un escalier, donnée à titre d'exemple et comportant un quartier tournant inférieur, composé de marches répertoriées 1, 2, 3, 4, d'une volée droite et d'un quartier tournant supérieur, composé de marches réper tone'es 4, 3, 2, 1. On voit que, pourvu que les quatre marches balancées soient réversibles (donc à nez droit), elles peuvent, par retournement, former indifféremment le quartier tournant in férieur ou le quartier tournant supérieur. Un escalier quelconque pourra d'ailleurs Qtre ramené à un assemblage de volées droites et/ou de quartiers tournants du type figuré. On voit que les marches balancées 1, 2, 3, 4, juxtaposées, couvrent une surface sensiblement carrée 4 étant une demi-marche par rapport à 1. On pourrait ainsi jumeler directement les deux quartiers tournants entre eux, les marches 4 se juxtaposant pour former une marche complète. Il est facile de vérifier que la demi-marche peut être utilisée au départ ou à l'arrivée, et que l'on peut indifféremment réaliser, avec le type de marches décrit, des escaliers avec départ ou arrivées droits ou en quartier tournant, avec départ à gauche ou à droite, etc. En tenant compte de la hauteur utile de sol à sol, on determine le nombre de hauteurs de marches nél cessaires, puis, en fonction de la solution retenue pour le type d'escalier, la disposition et le type des marches.Les éléments de raccordement tels que 4a, 4b, figure 4, permettent de s'adap- ter à la longueur de la trémie La figure 5 est une vue, selon A de la figure 4, qui montre les marches 1 et 2 du quartier tournant inférieur, et les modules de support I et II correspondants, ainsi que la marche droite qui précède et le module XXII de support correspondant. On voit que les modulés I et II sont du même type que le module de base XXII, mais comportent une planchette supplémentaire, pour tenir compte de la largeur plus grande des marches balancées. La figure 6 est une vue, selon B de la figure 4, qui montre les marches 3 et 4 du quartier tournant, la marche droite qui suit, et les modules de support IV, IX, XXII, correspondants. La figure 7 est une vue, selon B de la figure 4, qui montre les marches 4 et 3 du quartier tournant supérieurs la marche droite qui précède et les modules de support correspon dants X, VI et XXII. Il est à noter que les modules destines à supporter les marches des quartiers tournants sont composés d'une part des mêmes planchettes que le module de base, d'autre part, de planchettes complémentaires, en tenant compte de la largeur des marches. La figure 8 est une vue, selon C de la figure 4, qui montre les marches 2 et 1 du quartier tournant supérieur, la marche droite qui suit et les modules de support correspondants VIII, XII et XXII. Bien entendu, d'autres modules de support seront prévus, pour tenir compte des différents cas qui peuvent se présenter. Par exemple, les modules IX et X des figures 6 et 7 tiennent compte du fait que les marches modulaires 4 des deux quartiers tournants sont complétées chacune (figure 4) par un complément de marche qui les raccorde à la contremarche de la marche droite qui suit ou qui précède. De mimez les marches d'arrivée à un palier ou de départ devront autre supportées par des modules de largeurs différentes. A la figure 9, on a représenté un poteau 8 sur lequel s'ajustent deux lisses 9 et 10 destinées à moiser les balustres comme le montre la figure 10. La partie supérieure de la main courante 13, représentée également à la figure 10, se fixe sur la double lisse, soit à plat joint, soit avec languette. La fixation des lisses sur les poteaux est effectuée au moyen d'une console 14 Il va de soi que diverses modifications de détail pourront autre apportées aux dispositions décrites et représentées, sans s'écarter de l'esprit de l'invention REVENDICATIONS 1. Escalier en bois comportant un limon et une crémaillère de support des marches et des contremarches, caractérisé en ce que le limon et la crémaillère sont chacun obtenus par assemblage de modules juxtaposés dont chacun est lui-mme constitué d'un petit nombre de planchettes de forme simple, assemblées de façon amovible, chaque module étant destiné à la fixation d'une extrémité d'une marche et dtune contremarche, un module de base, généralement identique pour la créillère et le limon, étant prévu pour réaliser les volées droites, tandis qu'un ensemble répertorié de modules est prévu pour réaliser les quartiers tournants, ceux-ci étant tous composés à partir des quatre mimes modèles de marches balancées et de contremarches correspondantes, agencés de façon à être réversibles. 2. Escalier selon la revendication 1, caractérisé en ce que le module de base comprend trois planchettes juxtaposées suivant deux g-rands cotés verticaux au moyen de languettes d'assemblage coopérant avec des rainures, les petits cotés supérieurs des planchettes étant alignés pour servir d'appui à la marche, tandis que le grand coté libre de la troisième planchette, plus courte que les deux autres, sert d'appui à la contremarche. 3. Escalier selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les balustres sont fixés par une face plane sur le champ extérieur des marches et par leur champ sur une face plane des contremarches. 4. Escalier selon la revendication 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que les modules sont rectifiables en largeur et en hauteur pour s'adapter à des largeurs ou à des hauteurs de marches dif- férentes. 5. Escalier selon la revendication 1, 2, 3 ou 4, caractérisé en ce que les quatre modèles de marches balancées se juxtaposent pour formersensiblement un carré et comprennent deux marches intermédiaires et deux marches extrêmes, dont l'une (demi-marche) a un emmarchement plus faible que l'autre et est destinée à entre éventuellement complétée par un élément de raccordement.