La présente invention concerne un procédé pour le traitement de la surface intérieure de tubes capillaires en verre. En chromatographie de gaz, on utilise comme colonnes des tubes capillaires de grande longueur. La longueur de ces tubes ca-5 pillaires est comprise entre 20 et 100 cm, et leur diamètre est compris entre 0,01 mm et 1 mm. Ils sont fabriqués en métal, par exemple cuivre, aluminium i acier inoxydable, ou en matière synthétique, par exemple "^ylon" ou polyéthylène, ou enfin en verre. Les tubes capillaires en verre possèdent différents avantages;ils 10 sont, par exemple, chimiquement inertes et résistent aux températures élevées. Mais ils ont pour inconvénient que ce n'est que très difficilement que se forme sur leur surface un film parfait de liquides polaires non volatils. La présence de ce film est importante pour obtenir un pouvoir séparateur élevé de la colonne. 15 Pour éliminer cet inconvénient, la paroi intérieure des tubes capillaires est attaquée à l'aide d'une solution ammoniacale ou d'une solution alcaline. Les deux procédés connus d'attaque cor-rosive sont difficiles à mettre en oeuvre au point de vue technique et ils ne donnent pas la garantie que le passage dans le ca-20 pillaire reste libre après l'opération d'attaque. Les tubes capillaires s'engorgent facilement sous l'action des sels qui se forment et n'offrent absolument aucune possibilité d'obtenir une épaisseur de la couche corrodée susceptible d'Stre reproduite arec précision. 25 La présente invention concerne un procédé de traitement par attaque de la surface intérieure de colonnes en verre de grande longueur qui ne présente pas les inconvénients susdits. Oe résultat eit obtenu grâce au fait que, après avoir été rempli à l'aide d'un gaz approprié ou d'un mélange de gas ou de 30 vapeurs qui n'exercent pas d'effet corrosif à la température normale, le tube capillaire en verre est scellé par fusion à ses deux extrémités, puis le dit tube capillaire ainsi scellé est porté et maintenu à une température supérieure à 100°C pendant un lapa de temps supérieur à 30 minutes. Après refroidissement, le 35 tube capillaire traité comme il vient d'être dit est ouvert à ses deux extrémités et, après avoir été de nouveau porté à une température supérieure à 100°C, est purgé à l'aide d'un gaz inerte. Pour attaquer par corrosion un tube capillaire en verre suivant le procédé proposé par l'invention, on peut utiliser de l'a-40 cote saturé par de l'acide chlorhydrique gazeux, ou encore des 69 06600 2003961 vapeurs de dichlorométhane, des vapeurs de trifluorchloréthylemé-thyléther et des dérivés halogénés gui, à une température déterminée, dégagent de l'acide chlorhydrique ou de l'acide fluorhy-drique gazeux. 5 Un. avantage de la présente invention réside dans le fait qu'on peut obtenir une épaisseur définie avec précision et reproductible de la couche corrodée et que la préparation du mélange corrosif est également précise et reproductible. Un autre avantage de l'invention consiste en ce que, pour 10 l'opération d'attaque, on utilise des mélanges de gaz et de vapeurs qui, à température normale, ne réagissent pas avec le verre et n'exercent donc alors aucune action corrosive, l'opération présentant donc peu d'exigences au point de vue technique par rapport à celle consistant à envoyer sous pression des solutions 15 corrosives. Un avantage particulièrement intéressant de l'invention réside dans le fait qu'on peut également attaquer par action corrosive des tubes capillaires ayant un diamètre intérieur inférieur à 0,1 mm, ce qui était tout à fait impossible jusqu'à maintenant 20 à l'aide de solutions corrosives. En outre, on a l'avantage que la mise en oeuvre du procédé proposé par l'invention pour le traitement de la surface intérieure des tubes capillaires en verre ne réclame qu'un appareillage très simple. 25 Les caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre à titre d'exemple en référence à la figure unique du dessin annexé schématisant un appareil adapté à mettre en oeuvre le procédé suivant l'invention. 30 Cet appareil se compose d'un barboteur à gaz en verre 1 à l'entrée 2 duquel est raccordée l'arrivée de gaz et à la sertie 3 duquel est raccordé un tube capillaire en verre 4 qui doit Stre attaqué. L'extrémité du capillaire en verre 4- est plongée dans une goutte 5 d'une solution d'indicateur. Le procédé proposé par 35 l'invention pour le traitement de la surface intérieure de tubes capillaires, de grande longueur est expliqué ci-après au moyen de l'appareil décrit et représenté, cet exemple ne limitant d'ailleurs nullement le domaine d'application de l'invention. EXEMPLE DE BEALISAII01 40 Le barboteur à gaz en verre 1 de la figure 1, qui a une .s . . ; .* ;S • j 69 06600 3 2003961 contenance de quelques ml, est rempli à l'aide d'acide chlorhydrique concentré. A la sortie 3 du barboteur à gaz 1 est raccordé un tube capillaire en verre 4 dont l'autre extrémité est plongée dans une goutte 5 d'une solution indicatrice. On amène à l'entrée 5 2 du "barboteur à gaz 1 de l'azote venant d'une bouteille en acier. L'azote passe en fines bulles à travers l'acide chlorhydrique, se sature en acide chlorhydrique gazeux et se déplace lentement dans le tube capillaire en verre 4-. Une modification de la couleur de l'indicateur 5 indique que le tube capillaire 4- est rempli d'un 10 mélange d'azote et d'acide chlorhydrique. Les deux extrémités du tube capillaire 4 sont alors scellées par fusion et le tube capillaire est placé dans un four à moufle qui est porté à une température de 4-50° C. Au bout de 160 minutes, le tube capillaire 4- est sorti du four', mis à refroidir et les deux extrémités scellées 15 sont ouvertes. Le tube capillaire 4 est alors raccordé par une de ses extrémités à une source d'azote. Puis il est placé dans un sécheur à une température de 120°C et balayé par un courant d'azote. L'eau qui s'est formée par"réaction du verre avec l'acide chlorhydrique est ainsi éliminée. Au bout d'une heure, le tube 20 capillaire ost prêt à être utilisé. 69 06600 2003961 REVENDICATION Procédé pour le traitement de la stirface intérieure d'un tube capillaire en verre par attaque corrosive , caractérisé ©a que, après avoir été rempli au moyen d'un gaz approprié ou am 5 moyen d'un mélange de gaz ou de vapeurs, le tube capillaire es, verre est scellé par fusion à ses deux extrémités, puis porté à une température supérieure à 100°C pendant un laps de tempe supérieur à 30 minutes, pour être ensuite, après refroidisseEenfe ouvert à ses deux extrémités et, tout en étant à nouveau porté 10 une température supérieure à 100°C, balayé par un courant âe ga inerte.