lia présente invention concerne les dispositifs holographiques et, plus particulièrement, un appareil holographique à volume pouvant être commandé électriquement. Un hologramme est essentiellement constitué par un réseau de 5 diffraction formé sur un milieu ou support d'enregistrement convenable, tel qu'un film ou une pellicule photographique, par les interférences entre deux faisceaux lumineux incidents, liés de façon cohérente, obtenus de préférence à partir d'une source lumineuse commune et agencés de façon à se superposér au niveau du support 10 d'enregistrement. L'un des faisceaux est communément dénommé "le faisceau de référence" et l'autre faisceau est dénommé "le faisceau signal" ou "faisceau objet". Au cours de la formation du réseau de diffraction holographique, un objet, dont on désire obtenir une image, est disposé dans le trajet du faisceau signal de façon à 15 intercepter ce faisceau avant qu'il n'atteigne ou ne frappe le support d'enregistrement. Par exemple, l'objet peut être une diapositive à travers laquelle le faisceau signal est transmis, ou bien un objet à trois dimensions à partir duquel le faisceau signal est réfléchi ou diffusé sur le support d'enregistrement. Chaque surface 20 différentielle ou zone discontinue de l'hologramme contient alors de's informations provenant de touB les points de l'objet qui sont visibles à partir de cette zone et correspond par conséquent à une vue particulière de l'objet. Dans le cas des objets à trois dimensions, une source lumineuse présentant un degré de monochromaticité 25 élevé ou une bonne cohérence temporelle est nécessaire pour éviter toute distorsion dans la représentation en profondeur ou en relief de l'image reconstruite ou reconstituée. Par conséquent, une source lumineuse du type laser est essentielle pour obtenir des représentations à trois dimensions et est généralement préférée dans tous les 30 cas, de façon à obtenir des images à brillance élevée et de haute qualité* Après 1'enregistrement du réseau de diffraction holographique de la façon précédemment décrite et après le traitement du film selon des techniques classiques, une image de l'objet enregistré est 35 obtenue simplement en éclairant ou en illuminant le film développé à l'aide d'un faisceau de référence en l'absence à la fois du faisceau signal et de l'objet qui a été enregistré. Bien que cela ne soit pas essentiel pour la reconstitution de l'image, les meilleurs résultats sont habituellement obtenus lorsque le faisceau de réfé-40 rence présente la même longueur d'onde, la mdme direction de propaga— 70. 23694 2 2054598 tion et le même angle d'incidence que ceux utilisés pour réaliser l'hologramme. Dans de telles conditions, le faisceau de référence, est diffracté par l'hologramme et la plus grande partie de l'énergie lumineuse est concentrée dans le lobe de diffraction du premier 5 ordre, ce qui permet de former une image virtuelle de 1?objet pouvant être vue par un observateur regardant à travers le milieu ou support d'enregistrement depuis une position donnée située du côté opposé au faisceau de référence et décalée angulairement d'une façon. appropriée par rapport à ce dernier* Au fur"et* à mesure que la 10 position de l'observateur est légèrement modifiée par rapport à la position donnée, l'image apparaît suivant des perspectives différentes. la longueur du déplacement autorisé est évidemment limitée par l'ouverture (dimensions de l'hologramme) qui, dans l'état actuel de la technique, est relativement faible ou petite et qui, par 15 conséquent, impose des limites à la fois pour 1'intervalle ou la bande de vision et pour le nombre des observateurs* Une image réelle est également fournie par l'hologramme dans un lobe de diffraction du premier ordre situé du côté du film qui est le plus éloigné de l'image virtuelle. Jusqu'à ce jour, on s'est 20 intéressé plus particulièrement à l'image virtuelle du fait que l'image réelle est pseudoscopique, c'est-à-dire qu'elle est une représentation inversée de l'objet dans laquelle les saillies de cet objet apparaissent comme des dentelures sur l'image et ainsi de Suite. Cependant, il est à noter qu'une image réelle naturelle (non 25 pseudoscopique) peut être obtenue si la propagation du faisceau de référence s1effectuant pendant la reconstitution (formation de l'image) est réalisée à partir de la direction opposée à celle utilisée pour la formation de l'hologramme. On peut ainsi obtenir un enregistrement de l'image sur un écran mais ce procédé rie présente 30 généralement pas de gros avantages dans le cas d'un objet à trois dimensions à moins d'utiliser comme écran un type quelconque de milieu à diffusion de lumière dans les trois dimensions* Dans l'état actuel de la technique, les films photographiques ordinaires sont les milieux ou supports d'enregistrement les plus 35 communément utilisés. On a également étudié lés matériaux photochromatiques se présentant à la fois sous la forme dé film ou pellicule et cLe volume et, plus récemment, la formation des résèaux de diffraction holographiques dans des éléments cristallins a été décrite dans un article concernant l'enregistrement holographique dans un 40 support au niobate de lithium (Applied Ehysics Le t ter s, volume 13, 70 23694 3 2054598 N°7, page 225» "Holographie Storage in Lithium Niohate"). Dans tous les cas, les hologrammes sont classés en hologrammes minces ou épais en fonction du pouvoir de résolution (espacement des franges dans le réseau d'interférences) du détail enregistré par rapport à 5 l'épaisseur du support d'enregistrement. Lorsque le détail enregistré dépasse considérablement l'épaisseur du support d'enregistre- " M ment, l'hologramme est dit épais. Du fait que le détail enregistré augmente en même temps que croît l'angle entre le faisceau de référence et le faisceau signal, un film ou une pellicule photogra-10 phique présentant par exemple une épaisseur d'émulsion d'environ 15 microns, devient un milieu ou support épais lorsque l'angle entre le faisceau de référence et le faisceau signal est approximativement de 10° ou plus. En outre, un milieu ou support holographique à volume tel qu'un cristal fait partie de la classe des 15 matières épaisses pour des pouvoirs séparateurs angulaires de l'ordre d'une fraction de degré ou plus. Outre leur classification sous forme d'hologrammes minces ou épais, les hologrammes sont également classés en hologrammes d'absorption ou de phase en fonction du fait que les lobes de dif-20 fraction qu'ils produisent lorsqu'ils sont illuminés ou éélairés par un faisceau lumineux sont établis par absorption sélective ou par retard de phase sélectif du faisceau éclairant ou incident. On peut se rendre compte intuitivement que les hologrammes d'absorption sont moins efficaces que les hologrammes de phase du fait 25 qu'ils concentrent un pourcentage moins élevé du faisceau d'éclai-rement incident dans le lobe de diffraction du premier ordre, simplement par ce qu'une partie de 1' énergie du faisceau éclairant est absorbée, alors qu'il ne se produit qu'une absorption très faible ou nulle dans les hologrammes de phase. Il en résulte qu'on 30 préfère généralement les hologrammes de phase à cause de leur rendement plus élevé. Cependant, on n'a conçu jusqu'ici aucun procédé totalement satisfaisant permettant d'obtenir des hologrammes de phase dans des films photographiques. En conséquence, bien que l'on ait déjà obtenu des rendements élevés, la qualité de l'image est 35 restée relativement mauvaise du fait de la distorsion considérable apparaissant dans l'image reconstituée. Cet^Lnconvénient est évité dans le cas des milieux ou supports holographiques cristallins cités précédemment. Dans ces dispositifs, un réseau à phase pure est formé de façon inhérente sans qu'il soit nécessaire d'effectuer un 70 23694 4 2054598 traitement ou un développement grâce aux inhomogénéités ou hétérogénéités localisées d'indice de réfraction, qui sont induites ou déterminées optiquement dans le cristal en réponse au faisceau de référence ou au faisceau signal qui le frappent, 5 Les milieu* ou supports holographiques cristallins décrits dans l'article de l'ouvrage "Applied Physics Letters" précédemment cité, c'est-à-dire le niobate de lithium et le tantalate de lithium, sont caractérisés par une bande de réponse spectrale limitée et par une faible sensibilité. Il en résulte que des faisceaux extrêmement 10 intenses sont nécessaires pour induire ou déterminer des hétérogénéités d'indice de réfraction ayant une amplitude suffisante pour produire ou constituer tua hologramme de phase parfaitement défini. De plus, il est souhaitable que l'importance ou l'amplitude maximale des hétérogénéités d'indice de réfraction, en supposant un temps 15 d'exposition infini, soit proportionnelle à la racine carrée des intensités des faisceaux, alors que pour des amplitudes inférieures à cette valeur maximale, la modification de l'indice de réfraction dépend du produit des intensités des faisceaux et du temps d'exposition. Par conséquent, à moins que le temps d'exposition ne soit 20 extrêmement long, les résultats obtenus sont loin des valeurs optimales, même lorsqu'on utilise une source lumineuse de grande puissance telle qu'un laser à argon pour réaliser l'hologramme. De plus, on sait que le rendement de la diffraction holographique dépend, entre autres facteurs, de l'amplitude des variations de l'indice de 25 réfraction et il en résulte que l'intensité des images reconstituées est affaiblie par la sensibilité comparativement faible des dispositifs holographiques à volume antérieurs. L'invention a pour but de remédier à ces inconvénients et d'apporter une solution à ce problème, 30 Elle est matérialisée dans un appareil holographique à volume caractérisé en ce qu'il comprend un élément cristal "lin polaire présentant la particularité que des faisceaux lumineux liés de façon cohérente et le frappant en étant au moins partiellement superposés y forment un réseau d'interférences d'ondes stationnaires représen-35 tées par des hétérogénéités d'indice de réfraction, et un dispositif destiné à établir un champ électrique dans cet élément, ce champ pouvant être commandé de façon à augmenter la sensibilité de l'élément aux faisceaux lumineux età augmenter ainsi l'amplitude des hétérogénéités d'indice de réfraction. 70 23694 5 2054598 De préférence, 1*élément cristallin polaire présente des propriétés ferro-électriques et le champ électrique est orienté dans une direction transversale par rapport à la direction de la propagation des faisceaux lumineux. L'élément cristallin peut être consti-5 tué par du niobate de strontium et de baryum?Sa peut prévoix un dispositif destiné à faire varier le champ électrique de façon à pouvoir contrôler l'intensité d'une image reconstituée. Le champ électrique agit de façon à augmenter à la fois la bande de réponse spectral® et la sensibilité du cristal. On obtient 10 ce résultat du fait que l'amplitude maximale des hétérogénéités d'indice de réfraction induites ou déterminées Optiquement dépend essentiellement de l'intensité du champ électrique plutôt que de l'intensité des faisceaux lumineux comme dans le cas des dispositifs holographiques cristallins antérieurs. Ainsi» des lasers de 15 faible puissance tels qu'un laser hélium-néon fournissent une lumière ayant une intensité suffisante pour former im réseau de diffraction à rendement élevé dans un dispositif holographique à volume réalisé selon les principes de l'invention. En général, les intensités nécessaires pour les champs électriques sont obtenues 20 facilement mais, dans des applications pour lesquelles on utilise des tensions extrêmement élevées, il est préférable d'immerger le cristal dans un milieu diélectrique pour empêcher les amorçages entre les électrodes autour du cristal* Après la formation de l'hologramme de phase dans le cristal, 25 l'image est reconstituée comme expliqué précédemment en illuminant ou en éclairant le cristal à l'aide d'un faisceau de référence. Cependant, dans ce cas, il n'est pas nécessaire d'effectuer aucun développement ou traitement avant la reconstitution, comme c'était le cas pour le film ou la pellicule photographique, du fait que le ré-30 seau holographique est intrinsèquement développé et maintenu dans le cristal comme conséquence directe des interférences qui s'y produisent entre le faisceau de référence et le faisceau signal* Une particularité importante de l'invention consiste en la possibilité de contrôler l'intensité de l'image reconstituée en fai-35 sant varier l'intensité du champ électrique appliqué, la brillance ou la luminance de l'image étant la plus importante lorsque l'intensité du champ électrique employée pendant la reconstitution est approximativement équivalente à celle utilisée au cours de la réalisation de l'hologramme. Au fur et à mesure que l'intensité du 70 23694 6 2054598 champ est diminuée, la brillance de l'image décroît de façon correspondante jusqu'à disparaître éventuellement lorsque le champ électrique approche d'une valeur nulle ou devient légèrement négatif. Une réapplication ultérieure du champ électrique rétablit l'i-5 mage. Par conséquent, le processus est réversible lorsque l'intensité de l'image croît et décroît proportionnellement en réponse à des variations correspondantes de l'amplitude du champ électrique appliqué. De plus, l'hologramme peut être effacé thermiquement, comme dans le cas des dispositifs antérieurs, en chauffant simple-10 ment le cristal jusqu'à une température prescrite, par exemple 170°, dans le cas du niobate de lithium. L'invention est également matérialisée dans xm procédé d'enregistrement d'un réseau holographique dans un milieu ou support d'enregistrement holographique caractérisé en ce qu'on illumine 15 ou éclaire le support d'enregistrement à l'aide de faisceaux lumineux qui frappent ce dernier en étant au moins partiellement superposés, et on établit un champ électrique dans ce support d'enregistrement. De plus, l'invention est matérialisée dans un procédé de re-20 constitution d'une image d'un objet enregistrée dans un support d'enregistrement holographique, caractérisé en ce qu'on éclaire ou illumine le support d'enregistrement à l'aide d'un faisceau lumineux et on établit un champ électrique dans le support d'enregistrement. 25 L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description suivante d'un appareil holographique à volume pouvant être commandé électriquement et en se référant au dessin annexé dont la figure unique est une représentation avec coupe partielle d'un mode de réalisation donné à titre d'exemple. 30 Pour construire ou constituer un réseau de diffraction holo graphique dans un cristal 10, un faisceau lumineux 11 à polarisation plane et orienté dans le plan de la figure est fourni par un laser 12 de façon à être partiellement transmis par l'intermédiaire d'un dispositif répartiteur de faisceaux tel qu'un miroir 35 semi-transparent 13 destiné à former un faisceau de référence 14 qui se propage directement jusqu'au cristal par l'intermédiaire d'une fenêtre optique 16 Ménagée dans un boîtier 17 en matière plastique, La partie restante de l'énergie du faisceau lumineux 11 est réfléchie par le miroir semi-transparent 13 de façon à former 70 23694 7 2054598 tua faisceau signal 18 qui est réfléchi ou diffusé à partir d'un objet 19 sur le cristal 11 de façon à s'y trouver avec le faisceau de référence 13 dans une relation de superposition ou de recouvrement au moins partiel. Comme cela est indiqué sur la figu-5 re, les axes de symétrie 15 et 20 correspondant respectivement au faisceau de référence et au faisceau de signal se trouvent dans un plan comprenant l'axe cristallographique 0 du cristal 10. Un champ électrique orienté parallèlement à l'axe cristallographique G est établi dans le cristal 10 par l'intermédiaire d'électrodes 10 argentées 21 et 22 qui sont peintes sur les faces opposées du cristal et connectées, par l'intermédiaire de conducteurs 23 et 24 traversant respectivement le boîtier 17» à une source d'énergie 26. Des cales au arcs-boutants 27 et 28 sont reliés par leurs 15 extrémités respectives au cristal 10 et au boîtier 17 de façon à supporter le cristal dans un bain fluide 29 enfermé dans le boîtier. Le ciment adhésif dénommé commercialement "Silastic 732 RTV* et fabriqué par la Société "Dow-Oorning" convient parfaitement pour réaliser de telles liaisons. La fonction du bain de fluide 29 20 consiste à empêcher l'amorçage entre les électrodes autour des surfaces extérieures du cristal dans le cas où l'on utilise des champs électriques de forte intensité. Une substance diélectrique telle que le produit dénommé commercialement "Dow-Corning 550 Fluid" ou n'importe quelle substance présentant une conductibilité très infé-25 rieure à celle du cristal peut être utilisée à cet effet. De plus, le fluide doit évidemment être transparent optiquement pour réduire l'absorption de lumière à une valeur minimale et doit, de préférence, avoir un indice de réfraction approximativement égal à celui de l'élément cristallin et des éléments formant les fenêtres optiques 30 16 et 31 * de façon à réduire à une valeur minimale les pertes par réflexion au niveau des surfaces communes entre le bain fluide et les fenêtres. Comme cela a été expliqué précédemment, les interférences formées dans le cristal 10 entre le faisceau de référence et le fais-35 ceau signal produisent une distribution stationnaire des intensités qui induit des variations localisées de l'indice de réfraction, qui sont habituellement dénommées des hétérogénéités d'indice de réfraction. Ces hétérogénéités modulent spatialement le réseau d'indices de réfraction du cristal 10 et constituent un hologramme de phase. 70 23694 8 2054598 On suppose que les hétérogénéités sont provoquées par la migration des charges d'espace dés électrons photo-excités. Ces charges sont normalement stationnaires mais, sous l'effet du champ électrique, elles tendent à s'écarter des régions présentant une intensité 5 optique importante et à être captées ou piégées dans des régions présentant une excitation optique faible. Les champs internes résultant de cette distribution des charges piégées produisent la modulation spatiale de l'indice de réfraction. On a observé que ce phénomène, c'est-à-dire cette distribution des charges piégées, 10 est amélioré de façon importante par 18application d'un champ électrique, ce qui permet d'obtenir des dispositifs d*emmagasinas® ou d'enregistrement holographiques cristallin présentant un rendement élevé ét une réponse spectrale étendue dans une bande s'étendant du proche infrarouge à l'ultraviolet par l'intermédiaire de 15 la lumière visible. L'orientation illustrée pour l'axe cristallographique C et pour le champ électrique par rapport au faisceau de référence 14 et au faisceau signal 18 représente la relation actuellement préférée pour ces facteurs dans le cas d'un milieu ou support pouvant 20 être défini par la formule : Sr^Ba^^jNbgOg (x étant compris entre 0,75 et 0,25)pour permettra d'obtenir des images holographiques reconstituées présentant un rendement élevé et une bonne qualité. Cependant, il y a lieu d'observer que l'appareil fonctionnant selon le principe de l'invention 25 peut également être réalisé avec d'autres orientations relatives entre le champ appliqué, l'axe 0 du cristal et les faisceaux lumineux incidents. Egalement, comme dans le cas des dispositifs holographiques antérieurs, on peut emmagasiner simultanément plusieurs réseaux dans le cristal en modifiant simplement la longueur 30 d'onde et (ou) les angles d'incidence du faisceau signal et du faisceau de référence qui sont liés d@ façon cohérente en utilisant les principes bien connus de l'holographie à volume. De plus, il ©st à noter que pour autant que l'amplitude des variations induites, de l'indice de réfraction reste sensiblement indépendant de la polari-35 sation du faisceau de référence incident 14 et du faisceau signal 18 incident, on peut utiliser une polarisation quelconque pour former l'hologramme. Cependant, des hologrammes enregistrés avec une polarisation du faisceau de référence incident et du faisceau, signal incident différente de la polarisation du faisceau de réfé 70 23694 9 2054598 rence de reconstitution nécessitent une étude spéciale en ce qui concerne le sens et la polarisation du faisceau de référence de reconstitution qui est nécessaire pour reconstituer l'image selon les techniques holographique s classiques. 5 Après que le réseau holographique a été formé dans le cristal 10 de la manière précitée, une image de l'objet peut être reconstituée en éclairant ou en illuminant le cristal uniquement à l'aide du faisceau de référence 14 en l'absence de l'objet et du faisceau signal 18, Dans ce cas, un observateur occupant une position 32 10 située le long du prolongement de l'axe de symétrie 20 et à une distance appropriée du cristal 10 voit une image virtuelle de l'objet 19 située au niveau de la position initialement occupée par l'objet. Pour améliorer l'Image reconstituée, le faisceau de référence 14 est de préférence polarisé de façon extraordinaire, 15 c'est-à-dire qu'on lui communique une polarisation plane parallèle à l'indice extraordinaire de l'ellipsoïde des indices associé au . matériau cristallin biréfringent. D'autres orientations de polarisation peuvent être utilisées dans le processus de reconstitution mais uniquement au prix d'une dégradation ou d'une détérioration 20 concomitante, de l'image reproduite. L'intensité de l'image est la plus lumineuse lorsque, l'intensité du champ électrique utilisée pendant le processus de reconstitution est «lisiblement égale à celle utilisée pour la réalisation de l'hologramme. Au fur et à mesure qu'on réduit l'intensité du champ électrique en faisant 25 tourner tua bouton de commande 33 agissant sur la source d'alimentation 26 de façon à réduire la tension appliquée aux électrodes 21 et 22, l'intensité de l'image décroît d'une façon correspondante. Pour un certain point qui est proche .de l'intensité de champ nulle ou dans les conditions qui correspondent à un faible champ 30 inverse que l'on peut obtenir par l'intermédiaire d'un commutateur 34 agissant sur la source d'alimentation 26 de façon à changer la polarité de la tension appliquée aux électrodes, l'image n'est plus visible.Lorsque le champ est appliqué à nouveau avec sa polarité initiale, l'image réapparaît et atteint à nouveau un maximum 35 d'intensité lorsque l'intensité du champ est sensiblement égale à celle utilisée au cours du processus d'enregistrement. lie cristal choisi doit être l'un de ceux du type dans lequel les variations de l'indice sont très localisées de façon à assurer un pouvoir de résolution élevé et m enregistrement concentré des 70 23694 to 2054598 informations. On a trouvé que le niobate de strontium et de baryum ayant une composition représentée par la formule Sr^Ba^^jNbgOg, dans laquelle x est de préférence compris entre 0,25 et 0,75, fournit des résultats particulièrement satisfaisants. Plus précisément 5 on a obtenu des rendements pouvant atteindre 2,0 avec de simples cristaux de forme cubique ayant pour formule Sr^ jt^Sa.Q 25^2^6' mesurant approximativement 0,3 cm de long selon chaque dimension et soumis à un champ de 10^ volts par centimètre, en utilisant des intensités optiques, de 0,04 watt par cm et une longueur d'onde de 10 633 microns. Une exigence générale pour le milieu ou support d'enregistrement consiste en ce qu'il doit être un matériau polaire, c'est-à-dire un matériau pouvant être polarisé ou avoir sa polarisation électrique spontanée alignée avec un axe déterminé par la structure 15 cristallographique sous l'influence d'un champ électrique et d'une température appropriée. Dans le cas du niobate de strontium et de baryum, l'axe polaire ou axe de polarisation correspond à l'axe 0 du cristal. Une autre exigence générale du matériau consiste en ce qu'il doit être susceptible d'avoir des hétérogénéités d'indice 20 de réfraction qui y sont induites par des moyens électro-optiques. Des matériaux pouvant être polarisés sont communément dénommés des matériaux ferro-électriques» Ces matériaux ferro-électriques offrent une relation non linéaire entre la polarisation électrique et le champ électrique appliqué et présentent également une certai-25 ne hystérésis. Pour certains matériaux tels que le niobate de strontium et de baryum, l'amplitude et l'orientation de la polarisation peuvent être affectées pour des températures ambiantes normales d'environ 25°C; mais pour d'autres matériaux, par exemple le niobate de lithium, le cristal doit d'abord être chauffé jusqu'à 30 environ 1000°C ou plus avant que le champ électrique appliqué ne puisse orienter la polarisation spontanée, les matériaux de ce dernier type sont parfois dénommés les matériaux ferro-électriques bloqués par le froid, la relation entre la polarisation et le champ électrique appliqué pour un matériau ferro-électrique tel que le 35 niobate de strontium et de baryum présente une non linéarité, pour la gamme ou intervalle du champ électrique et de la températ-re utilisés dans l'appareil décrit, en ce qui concerne la commande électrique du processus de reconstitution holographique. On suppose que cette non linéarité est pratiquement responsable de l'action 70 23694 n 2054598 importante qu'a le champ électrique sur l'intensité de l'image reconstituée. Cependant, il y a lieu de savoir que cette non linéarité n'est importante que lorsqu'on souhaite maintenir une commande électrique pendant le processus de reconstitution. Si la commande 5 électrique n'est nécessaire que pendant le processus d'enregistrement, la non linéarité précitée n'est pas une particularité essentielle du milieu d'enregistrement. Dans tous les cas, indépendamment du matériau cristallin utilisé, on obtient les résultats holographiques de valeur optimale lorsque le champ électrique est orien-10 té par rapport aux axes cristallographiques de symétrie du cristal. L'orientation du champ électrique dépend de la symétrie du matériau cristallin utilisé et de l'amplitude associée des coefficients électro-optiques utilisés pour suivre les caractéristiques optiques du matériau en fonction des principes bien connus de l'optique 15 cristalline. Des modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation décrits, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. 70 23694 12 2054598 REVENDICATIONS 1.- Appareil holographique à volume, caractérisé en ce qu'il comprend un élément cristallin polaire présentant la particularité que des faisceaux lumineux liés de façon cohérente et le frappant 5 en étant au moins partiellement superposés y forment un réseau d'interférences d'ondes stationnaires représentées par des hétérogénéités d'indice de réfraction» et un dispositif destiné à établir un champ électrique dans cet élément, ce champ pouvant être commandé de façon à augmenter la sensibilité de l'élément aux faisceaux 10 lumineux et à augmenter ainsi l'amplitude des hétérogénéités d'indice de réfraction. 2«- Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément cristallin polaire présente des propriétés ferro-électriques. 15 3.- Appareil suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le champ électrique est orienté parallèlement à un axe de symétrie de l'élément cristallin. 4.- Appareil suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le dispositif destiné à établir 1® 20 champ électrique comprend au moins deux électrodes disposées de part et d'autre de l'élément cristallin et destinées à être connectées à une source d'énergie électrique. 5.- Appareil suivant la revendication 4, caractérisé en ce que les électrodes sont conçues et montées de façon que le champ élee- 25 trique soit sensiblement parallèle à l'axe de polarisation de l'élément cristallin polaire* 6.- Appareil suivant la revendication 4 ou 5» caractérisé en ce que l'élément cristallin présente des sections droites sensiblement rectangulaires selon trois plans mutuellement perpendiculaires 30 le traversant. 7*- Appareil suivant l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé en ce qu'il comprend tan boîtier comportant des fenêtres optiques ménagées de part et d'autre du boîtier, des organes destinés à supporter l'élément cristallin dans le boîtier de façon que 35 la lumière se propageant à travers lsune ou l'autre des fenêtres puisse frapper l'élément, et une substance diélectrique enfermée dans le boîtier et entourant l'élément,de façon à empêcher tout amorçage entre les électrodes autour de ce dernier. 8.- Appareil suivant l'une quelconque des revendications pré- 40 cédantes, caractérisé en ce que l'élément cristallin est constitué 70 23694 13 2054598 par du niobate de strontium et de baryum. 9.- Appareil suivant la revendication 8, caractérisé en ce que le niobate de strontium et de baryum a une composition représentée par la formule SrxBa(i_x)Kt2°6' dans la 5 comprise entre 0,25 et 0,75» 10.- Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que 1'élément cristallin est polarisé, l'appareil comprenant également un dispositif permettant d'orienter un faisceau de référence et un faisceau signal sur l'élément cristallin de façon à y ezire- 10 gistrer le réseau d'interférences d'ondes stationnaires. 11.- Appareil suivant la revendication 10, caractérisé en ce que le dispositif permettant d'établir le champ électrique comprsnd au moins deux électrodes disposées de part et d'autre de l'élément cristallin,de façon à orienter le champ électrique dans une dires- 15 tion sensiblement parallèle à l'axe de polarisation de l'émémsnt cristallin. 12.- Appareil suivant la revendication 11, caractérisé ea ee que l'axe de polarisation est sensiblement transversal par rapport aux axes de propagation du faisceau de référence et du faisceau 20 signal. 13.- Appareil suivant la revendication 12, caractérisé en ce qu'un plan comprenant les axes de symétrie du faisceau de référence et du faisceau signal est sensiblement parallèle à l'axe de polarisation de l'élément cristallin. 25 14.- Appareil suivant l'une quelconque des revendications 10 à 13» caractérisé en ce qu'on prévoit un dispositif destiné à n'orienter que le faisceau de référence vers l'élément cristallin de manière à reconstituer une image d'un objet qui a été enregistrée dans un réseau d'interférence établi dans l'élément cristallin. 30 15.- Appareil suivant la revendication 14, caractérisé en ce qu'on communique au faisceau de référence une polarisation plane parallèle à l'indice extraordinaire de l'élément cristallin. 16.- Appareil suivant la revendication 14 ou 15, caractérisé en ce que le dispositif destiné à établir le champ électrique dans 35 l'élément cristallin comprend des organes destinés à faire varier l'intensité du champ de façon à pouvoir contrôler l'intensité de l'image. 17.- Appareil suivant la revendication 15 ou 16, caractérisé en ce.que l'axe de propagation du faisceau de référence est sensi- 40 blement transversal par rapport à l'axe cristallographique de 70 " 23694 14 2054598 l'élément cristallin* 18*- Procédé d'enregistrement d'un réseau holographique dans un milieu ou support d'enregistrement holographique, caractérisé en ce qu'on illumine ou éclaire le support d'enregistrement à 5 l'aide de faisceaux lumineux qui frappent ce dernier en étant au moins partiellement superposéss et on établit un champ électrique dans ce support d'enregistrement* 19.- Procédé suivant la revendication 18» caractérisé en ce que le support d'enregistrement ®st un élément cristallin polarisé» 10 20.- Procédé de reconstitution d'un® image d'un objet enregis trée dans un milieu ou support d'enregistrement holographique, caractérisé en ee qu'on illumine ou éclaire le support d'enregistrement à l'aide d'un faisceau lumineux, et on établit un champ électrique dans ce support d'enregistrement. 15 21.- Procédé suivant la revendication 20, caractérisé en ce qu'on fait varier l'intensité du champ électrique pour contrôler l'intensité de l'image reconstituée* 22*- Procédé suivant la revendication 21, caractérisé en c© que le milieu d'enregistrement est un élément cristallin polarisé*