La présente invention est relative à un additif pour aliments pour bétail et à un procédé pour sa préparation. I1 est connu que le besoin sans cesse croissant d'aliments pour bétail, dans l'élevage, est,de plus, difficile à couvrir à partir de sources naturelles. Une partie des aliments naturels dont on dispose ne répond pas complètement aux exigences croissantes de l'élevage intensif. La spécialisation en élevage a pour conséquence que pour les différentes branches, il faut des aliments spéciaux (pour volailles, porcs, bovins), et que l'on peut atteindre des buts spéciaux (production de viande, production de lait) grace à l'utilisation d'aliments appropriés, etc. Pour obtenir une utilisation optimale des aliments, on mélange entre eux en- differentes proportions, les aliments naturels, en particulier ceux de qualité inférieure ou ceux dont la composition ne répond pas au but visé, ou bien on y introduit des additifs. De cette manière, on établit le rapport correct des constituants les plus importants (protéines, matières grasses, hydrates de carbone, etc..) et, en outre, on ajoute de nombreuses autres substances importantes (vitamines, phosphore, carbamide, oligoéléments, généralement sous forme de sels métalliques ou de complexes). Dans bien des cas, on établit aussi pour l'un des constituants principaux un rapport déterminé avantageux (par exemple, pour augmenter la production de lait, il faut respecter une concentration déterminée de lysine). Les aliments de qualite inférieure aussi bien que les aliments mixtes et les prémélanges ("PrEmix") contenant différents additifs n'ont pas, dans la plupart des cas, l'odeur ni le gott qui incitent les animaux à absorber toujours la quantité nécessaire. De nombreuses expériences ont visé à éliminer ces inconvénients. I1 était naturel de mélanger les aliments à des substances présentant un got et une odeur agréables pour les animaux. Toutefois, il se posait de nombreux problèmes - les substances aromatisantes du point de vue du goût et de l'odeur ne pouvaient pas être mélangées à l'ali ment de façon suffisamment homogène, - les substances aromatisantes incorporées s'évaporent en peu de temps,en sorte que leur effet attractif diminue fortement, - les substances aromatisantes relativement instables, adhé rant en couche mince sur une grande surface, sont oxydées par l'oxygene de l'air et perdent ainsi leur odeur et leur goût, ou encore, ce qui est encore plus désagréable, acquièrent un goût différent, dans certains cas repous sants, - une partie des substances aromatisantes est hydrolysée par l'action de l'humidité ; en outre, les substances aromatisantes peuvent entrer en réaction avec les ions métalliques présents, et par suite, perdre également leur action. Les tentatives faites pour introduire les substances aromatisantes sous la forme d'une émulsion aqueuse ont échoué cause de la tendance à l'hydrolyse, déjà mentionnée, des substances aromatisantes. On a eu un meilleur résultat avec des procédés dans lesquels on appliquait les substances aromatisantes sur des supports indifférents présentant une grande surface spécifique mais cependant non digestibles. Le support était par exemple une silice fortement dispersée. Sous la forme adsorbée sur le support, les substances aromatisantes peuvent être réparties plus uniformément dans l'aliment ou dans le prémélange, mais l'effet de diminution de qualité dt à la volatilisation rapide, à l'oxydation (particulièrement rapide étant donné la grande surface) et à l'hydrolyse, subsistait sans changement. Le Brevet américain 3 061 444 décrit la stabilisation des constituants volatils de potages aux fruits, aux légumes et à la viande prévus pour la consommation humaine, à l'aide d'un mélange de cyclodextrine et de dextrine linéaire. Les cyclodextrines sont des composés cycliques formés d'unités glucopyranoside avec des liaisons 1,4glucoside. En vertu de la structure tridimensionnelle des glucopyranoses, les groupes hydroxyle secondaires se trouvent d'un cté du noyau et les groupes hydroxyle primairesde l'autre coté et par suite, à l'intérieur du noyau, c'est-à-dire dans l'espace vide entouré par la cyclodextrine, il n'y a que des ponts oxygène glucoxyde apolaires et des atomes d'hydrogène. Ces molécules creuses sont capables d'absorber des molécules plus petites dans l'espace vide et de former avec elles des complexes d'inclusion. Les cyclodextrines ne sont pas toxiques mais elles ne sont digestibles qu'après conversion en dextrines linéaires. Le Brevet Hongrois 174 699 décrit la fixation d'aromates et de substances présentant un got et une odeuragréables, destinés aux denrées alimentaires, sous la forme de complexes d'inclusion formés avec la cyclodextrine. Pour préparer la composition stable permettant d'aromatiser les denrées alimentaires, on ajoute les armes ou leurs solution, en agitant et/ou en secouant énergiquement, a la solution de cyclodextrine. En refroidissant et en laissant reposer, on précipite le complexe d'inclusion puis on le sépare. Si le complexe n'est pas précipitable, on le sépare de la solution par congélation et on élimine l'eau par lyophilisation. Selon un autre procédé de préparation, on prépare en une seule étape le complexe d'inclusion formé avec la cyclodextrine. A l'aide de l'enzyme transglucosidase, on prépare la cyclodextrine en partant de l'amidon et on ajoute aux arômes le produit obtenu qui, outre de l'amidon inaltere, contient différentes dextrines linéaires et les cyclodextrines formées. Les complexes d'inclusion ainsi obtenus sont stables à l'air à la température ambiante à l'état sec. Seulement à des températures supérieures à 200DC, ils commencent à se décomposer. Les arômes ne se dégagent des complexes que dans une mesure réduite. Grâce à ces complexes d'inclusion formés avec la cyclodextrine, on résout en majeure partie les problèmes décrits plus haut, mais il faut fabriquer un support artificiel. I1 est vrai que ce support n'est pas toxique, mais sa fraction convertie en dextrine linéaire est seule digestible. Un autre inconvénient est que de cette façon, on peut fixer au maximum 15 % d'arômes. C'est pourquoi l'invention avait pour but de préparer un produit permettant d'introduire des arômes dans les aliments pour animaux ou les prémélanges et dont l'utilisation permette d'incorporer les armes de façon homogène, d'éviter les pertes d'arme par volatilité, oxydation, hydrolyse et autres réactions chimiques et de supprimer pratiquement les modifications d'odeur et de goût. L'invention repose sur cette idée que la structure cellulaire primitive de sous-produits industriels d'origine végétale qui ont été épuisés au cours de leur traitement se conserve entièrement et convient à l'absorption d'armes. Par exemple, dans la fabrication du sucre, on épuise les cossettes de betterave et par suite, il reste ensuite des cavités dans la structure cellulaire aux endroits ou étaient fixés les constituants hydrosolubles. La structure des cossettes épuisées peut être considérée essentiellement comme un réseau tridimensionnel de polysaccharide, formé principalement de cellulose et de pectines. Ces cavités conviennent à l'absorption d'arômes. En même temps, les sous-produits industriels d'origine vêgé- tale épuisés, notamment les cossettes de betterave provenant de la fabrication du sucre, sont des supports digestibles qui conviennent aussi en eux-mêmes comme aliments. Leur structure cellulaire n'a pas besoin d'etre fabriquee - comme dans le cas des cyclodextrines -, mais elle existe déjà en vertu du développement organique. C'est pourquoi l'invention a pour objet un additif pour aliments pour bétail à base de sous-produits industriels d'origine végétale, caractérisé par le fait qu'il contient 1,2 à 30 t en poids d'arômes naturels et/ou synthétiques sur un support en grains fins préparé par broyage de parties de plantes épuisées, de préférence des cossettes de betterave obtenues dans la fabrication du sucre et séchées. I1 est avantageux que le support présente une grosseur de particules de 10 à 500 vm. Comme armes naturels, on peut envisager les extraits de persil, de céleri et de panais ainsi que des huiles essentielles, par exemple les essences de coriandre, d'orange, de citron, d'aneth, d'oignon et de cumin ou des mélanges de ces corps. Les arômes synthétiques sont par exemple à base de vanilline et des aldéhydes cinnamique, anisiqlle et germanique. Le plus souvent, il s'agit de produits commerciaux de composition inconnue, protéges par des marques déposées. La nature des arômes n'est pas essentielle à l'invention, on peut incorporer au support utilisé selon l'invention tous les additifs connus à cet effet.en élevage. L'invention a en outre pour objet un procédé de préparation des additifs pour aliments pour bétail men tionnés, caractérisé par le fait qu'à un broyat tiré de parties de plantes épuisées, de préférence des cossettes de betterave obtenues dans la fabrication du sucre et séchées, on ajoute à une température de 5 à 300C, à raison de 1,2 à 30 % du poids du broyat, des arômes naturels et/ou synthétiques, que l'on met les constituants en contact intime en les mélangeant intensément et qu'on laisse éventuellement reposer l'additif pour aliments un certain temps, de préférence 2 à 3 heures. Par la mise en contact intime, les armes se déposent dans les cavités où ils sont protégés de toutes les influences atmosphériques et chimiques. Ce fait a été démontré par l'examen au microscope électronique d'échantillons contenant 25 % d'essences volatiles. Comme l'ont montré nettement les vues, l'essence ne se trouvait pas à la surface extérieure des particules broyées mais elle était complètement incorporée dans les cavités intérieures. L'additif pour aliments pour bétail selon l'invention a les avantages suivants : les arômes peuvent entre mélangés uniformément à l'aliment. Etant donné que les armes sont protégés dans les cavités du support, on peut stocker l'additif sans inconvénient car il ne perd pas son arôme par suite de l'humidité de l'air, de l'oxydation ou d'autres facteurs agissant en surface sur les armes. Un autre avantage est que - contrairement aux complexes d'inclusion de cyclodextrine - on peut fixer jusqu'à 30 % d'arôme c'est-à-dire que d'une part on peut obtenir une économie spécifique de support et que, d'autre part, en fabriquant des compositions aussi concentrées que possible, on rend moins coûteux le transport et le stockage.En comparaison des complexes d'inclusion de cyclodextrine connus, un avantage est qu'on n'a pas besoin de fabriquer la structure nécessaire mais qu'elle est déjà préformée dans un sous-produit végétal. Enfin, il ne faut pas oublier que le support est une matière entièrement naturelle qui convient aussi en elle-même comme aliment pour bétail et qui, ne serait-ce que pour cela, doit être préférée aux supports non digestibles (minéraux) et semi-digestibles (cyclodextrine). La différence de prix est supérieure à un ordre de grandeur, en sorte que les additifs selon l'invention sont extrêmement économiques. Outre les dispositions qui précedent,l'invention comprend encore d'autres dispositions, qui ressortiront de la description qui va suivre. L'invention sera mieux comprise à l'aide du complément de description qui va suivre, qui se réfere à des exemples de mise en oeuvre du procédé objet de la présente invention. Il doit être bien entendu, toutefois, que ces exemples de mise en oeuvre, sont donnés uniquement à titre d'illustration de l'objet de l'invention, dont ils ne constituent en aucune manière une limitation. EXEMPLE 1 Additif pour aliments pour volailles Composition - essence de persil 0,400 kg - essence de panais 0,400 kg - essence de cumin 0,400 kg - essence de céleri 0,200 kg - alcool absolu 18,600 kg - broyat de cossettes de betteraves séchées 70,000 kg - paprika pour bétail 10,000 kg Dans unmelangeur Lödige, on pulvérise la solution alcoolique des huiles essentielles sur le broyat de cossettes de betteraves, présentant une grosseur moyenne de particules de 250 pm et ensuite on homogénéise pendant environ 15 minutes, On introduit le produit homogène dans des sacs en matière synthétique. Au bout d'un temps de repos de 3 Heures, on peut melanger l'additif à l'aliment pour volailles, à raison de 0,3 à 0,5 %. L'additif aromatique compense l'effet du gout désagreabie des substances contenues dans l'aliment pour volailles (farine de poisson). Gracie à cela, on obtient aussi une amélioration du gott de l'aliment pour volailles. EXEMPLE 2 Additif pour aliments pour le sevrage des porcelets Composition "Firanor" 24 25 kg broyat de cossettes de betteraves séchées 75 kg ("Firanor" est fabriqué par l'entreprise Suisse Firmenich). Dans un melangeur, on pulvérise le mélange d'arômes sur le broyat de cossettes de betteraves présentant une grosseur moyenne de particules de 400 pm. On emballe le mélange encore humide de la façon décrite à l'Exemple 1. On ajoute l'additif obtenu, à raison de 0,3 à 1 %, aux aliments de truies qui allaitent. Par l'intermédiaire du lait maternel, les porcelets s'habituent au goût de l'additif pour aliments et peuvent alors se convertir plus facilement à l'alimentation solide qui contient le même additif. Ainsi que cela ressort de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes de mise en oeuvre, de réalisation et d'application qui viennent d'être décrits de façon plus explicite ; elle en embrasse au contraire toutes les variantes qui peuvent venir à l'esprit du technicien en la matière, sans s'écarter du cadre, ni de la portée, de la présente invention. REVENDICATIONS i- Additif pour aliments pour bétail à base de sous-produits industriels d'origine végétale, caractérisé en ce qu'il contient 1,2 à 30 % en poids d'arômes naturels et/ou synthétiques sur un support en grains fins préparé par broyage de parties de plantes épuisées, de préférence des cossettes de betterave obtenues dans la fabrication du sucre et séchées. 2 - Additif selon la Revendication 1, caractérisé en ce que le support a une grosseur de grains de 10 à 500 pm. 30- Additif selon l'une quelconque des Revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'il contient comme arômes naturels,de l'extrait de persil, de celeri et/ou de panais, ainsi que des huiles essentielles comme les essences de coriandre, d'orange, de citron, d'aneth, d'oignon ou de cumin ou des mélanges de ces corps. 4 - Additif selon l'une quelconque des Revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il contient comme armes synthétiques de la vanilline, des aldéhydes cinnamique, anisique ou géranique ou des melanges de ces corps. 5Q- Procédé de fabrication d'additifs pour aliments pour bétail à base de sous-produits industriels d'origine végétale,caractérisé par le fait qu'à un broyat tiré de parties de plantes épuisées, de préférence des cossettes de betterave obtenues dans la fabrication du sucre et séchées, on ajoute à une température de 5 à 300C, à raison de 1,2 à 30 S du poids du broyat, des armes naturels et/ou synthétiques, que l'on met les constituants en contact intime en les mélangeant intensément et qu'on laisse éventuellement reposer l'additif pour aliments un certain temps, de préférence 2 à 3 heures. 60- Procédé selon-la Revendication 5, caractérisé en ce que l'on utilise comme support un broyat ayant une grosseur moyenne de particules de 10 à 50 pm. 70- Procédé selon l'une quelconque des Revendications 5 et 6, caractérisé en ce qu'on utilise, comme arômes naturels, de l'extrait de persil, de céleri ou de panais ainsi que des huiles essentielles comme les essences de coriandre, d'orange, de citron, d'aneth, d'oignon ou de cumin ou leurs mélanges. 8 - Procédé selon l'une quelconque des Revendications 5 à 7, caractérisé en ce que l'on utilise comme arômes synthétiques, de la vanilline, des aldéhydes cinnamique, anisique ou géranique ou des mélanges de ces corps.