L'invention concerne une chaise pliante de hauteur réglable, destinée en particulier aux enfants en bas age. Ce type de chaise, réservé essentiellement mais non exclusivement aux enfants, est bien connu des fabricants de meubles. En effet, on connait déja des chaises de ce genre constituees principalement d'un siege forme d'une assise et d'un dossier eventuellement articulé, supporté par un piètement constitue d'eléments en bois ou en métal, ceuxci étant conformes et articulés sous la forme d'un pantographe. Selon ce mode de réalisation, le piètement est constitué d'un ensemble de quatre profilés articulés entre eux et formant un quadrilatère déformable, par exemple un losange, ce piètement étant relie au siege proprement dit par un ou plusieurs axes d'articulation, le ( réglage en hauteur du siege etant obtenu par déformation, c'est- -dire par elongation ou compression du losange consideré. Le blocage du siège a une hauteur choisie est obtenu par l'introduction d'une goupille amovible dans un des orifices prévus sur les côtes latéraux du siège, cette goupille reliant le piétement avec l'un quelconque des orifices de reglage dudit siège. Dans une fonction plus élaborée, il est également connu de parfaire le réglage en hauteur du siège par le jeu d'une vis sans fin maintenue dans une console fixee sous l'assise du siège, cette vis coopérant avec un écrou solidaire du piétement, de sorte que la rotation de la vis, a l'aide d'une manivetTe-par exemple, entraine l'elon- gatiorr ou l'écrasement du losange formant le piètement Ce qui correspond respectivement a l'ascension ou a l'effacement du siège. Cette forme de réalisation est séduisante mais ne donne pas entière satisfaction car la manipulation de la chaise n'est, en réalité, pas trés aise lorsqu'il s'agit de l'amener de son état totalement repliée sur\elle-meme (où elle occupe son plus faible encombrement) a l'état déployé. En effet, dans cette conception, le passage de la chaise d'un état a un autre necessite une perte de temps notable, dans la mesure où il ne peut être obtenu que par la manivelle. Or, étant donné qu'il n'existe aucune demultiplication au niveau de la vis sans fin et de son ecrou, l'usager est contraint de tourner la manivelle une multitude de fois pour amener la chaise a l'état souhaité.Cette manipulation fastidieuse rebute la clientèle et constitue, sans nul doute, une cause de 'nêvente. L'invention a pour but de remédier a ces inconvenient et concerne une chaise conçue de façon telle que son passage de 1 état replié a l'état déployé s'effectue par simple extension manuelle, le réglage final en hauteur du siege étant obtenu par le jeu de la manivelle et de la vis sans fin auxquelles elle est accouplée. L'invention concerne donc une chaise pliante réglable en hauteur* constituée d'un siege forme d'une assise et d'un dossier, repliable ou non, ce siège étant supporté par un pietement formé d'éléments assemblés et articulés entre eux sous la forme d'un quadrilatère déformable, des organes de reglage etant associés au siège et au piètement pour permettre un ajustement du siège a une hauteur déterminée, chaise caractérisée en ce que les organes de réglage sont constitués par une vis sans fin cooperant avec un écrou solidaire du piètement, cet écrou étant constitue d'au moins deux segments périodiquement accouplés pour engrener avec le filetage de la vis, afin que celle-ci soit operationnelle et écarter radialement l'un de l'autre pour neutraliser la vis afin que le déploiement du piétement puisse se faire par simple extension manuelle. Suivant un mode de réalisation, l'écrou est de forme tronconique a base oblongue et est constitué de deux coquilles en forme de segments, pourvu intérieurement d'un filetage ayant le même pas que celui de la vis sans fin, cet ecrou étant logé dans un orifice, également oblong et tronconique, pratique dans une noix assemblée a l'entretoise supérieure du pietement. Suivant une caractéristique de l'invention, la tête de l'écrou est pourvue d'une plaquette de verrouillage. Une chaise conforme a l'invention est représentée a titre d'exemple mais non limitative sur les dessins ci-joints dans lesquels - la figure 1 est une vue en perspective de la chaise a l'état déployé, - la figure 2 est une vue en perspective de cette même chaise à l'état replié, - la figure 3 est une vue en perspective illustrant le détail du dispositif de réglage en haueur de la chaise, - la figure.4 est une vue en perspective de la noix rattachée' au piètement et coopérant avec la vis sans fin reliee au siège, - la figure 5 est une vue en coupe longitudinale du dispositif de reglage en hauteur, illustré en figure 1. L'objet essentiel de l'invention est de mettre à la disposition des usagers une chaise dé manipulation simple pouvant être, soit amenée a une position déployée, et dans ce cas l'assise du siège doit pouvoir etre réglée a des niveaux précis, soit a la position repliée, et dans ce cas la chaise doit occuper un encombrement minimum en vue de son rangement et de son transport. L'invention a pour but de perfectionner les chaises existantes de ce genre, et en particulier de permettre d'amener la chaise de l'état replié a l'état déployé par une simple manoeuvre de courte durée, le reglage pour amener le siège a une hauteur choisie étant réalisé, comme dans les chaises connues, a l'aide d'une vis sans fin. La chaise est constituée de façon connue de deux parties essentielles, d'une part le siege proprement dit 1, d'autre part le piètement 2. Le siège est forme d'une assise 3, d'un dossier 4, articule ou non par rapport à l'assise pour pouvoir éventuellement se rabattre sur elle, et d'accoudoirs 5 également articulés. De la sorte, le volume formé par l'assise, le dossier et les accoudoirs, est déformable, de sorte qu'en position repliee (fig. 2), ces trois parties se replient les unes sur les autres pour réduire l'encombrement de la chaise. De façon connue également, le piètement est formé dans l'exemple considéré de tubes metalliques 6, 7,8 et 9, pliés sous la forme d'U, exceptés les deux tubes 9 qui restent rectilignes. Ces différents tubes coudes et rectilignes sont articulés entre eux pour former une sorte de pantographe correspondant a un losange deformable. En effet, le tube 6 est articulé en 10 sur le tube 7 et en Il sur les tubes 9, tandis que le tube 7 est articulé en 12 sur le tube 8, ce dernier étant lui-même articulé sur les tubes rectilignes 9, en 13. Les axes d'articulation 10, 11, 12 et 13 permettent la déformation du losange par extension ou compression. Les tubes rectilignes 9, articules par l'une de leurs extrémités sur le tube 6, sont montes pivotant par leur extrémité sur des chapes 14, fixees sous l'assise 3 du siège. Les deux extrémités du tube 8 sont reliées entre elles par une traverse 15 comportant le dispositif de réglage en hauteur du siège. Ce dispositif de reglage est constitué, selon l'invention, d'une noix 16 (fig. 4) se présentant sous la forme d'une sorte de bloc parallélépipèdique dont les deux faces latérales 17 sont prolongées par des portées cylindriques 18 dont le diamètre externe correspond au diamètre interne des tubes formant la traverse 15, de manière a ce que cette noix puisse être assemblée dans le plan médian de la traverse pour faire corps avec elle, comme cela est visible en fig. 5. Ce bloc comporte une ouverture radiale 19 de forme oblongue, celle-ci traversant la noix de part en part et étant tronconique comme cela est visible en fig. 5. Le dispositif de réglage proprement dit est constitué (fig. 5) d'une vis sans fin 20, cooperant avec un écrou 21, formé de deux demi-coquilles 211 et 212, celles-ci étant constituées de deux segments qui, accouplés, correspondent à la forme oblongue de l'ouverture radiale 19 traversant la noix 16. Ces deux segments sont pourvus d'un filetage intérieur 22 dont le pas correspond à celui de la vis sans fin 20. Cet ecrou est monté mobile en translation dans la noix 16 et peut donc se deplacer par rapport à celle-ci, afin d'occuper en fin de course les deux positions illustrées respectivement en traits pleins et en traits mixtes sur la fig. 5.Sur cet écrou 21, est montée également mobile en translation une plaquette de verrouillage 23 soumise à l'action de ressorts de rappel spiralés 24, ceux-ci étant logés dans des trous borgnes 241 réalisés radialement dans la noix 16. Cette plaquette de verrouillage comporte une ouverture centrale 25 ayant la même forme oblongue de l'écrou, ses dimensions étant sensiblement supérieures à celles de la tête de l'écrou, de manière à ce qu'elle puisse coulisser par rapport à ce dernier, pour venir occuper la position 26 illustrée en traits mixtes. Cette plaquette, mobile sur l'écrou, est toutefois limitée dans sa course, d'un côté par la noix 16, et de l'autre par des goupilles (non représentées) emmanchées à force dans des orifices 27 traversant de part en part la tête de l'écrou. Ces goupilles jouent en fait le rôle de butée de fin de course. La caractéristique essentielle de l'écrou réside dans b fait qu'il est susceptible, étant donné sa réalisation en deux parties, de pouvoir, soit être ferme (dans ce cas, les deux segments sont accouplés), de sorte que le filetage de l'écrou coopere avec celui de la vis, soit, au contraire, être ouvert (et dans ce cas les deux segments de l'écrou sont écartés radialement l'un de l'autre), de sorte que le filetage dudit écrou ne coopère plus a-ec la vis sans fin 20. L'illustration de l'écrou en traits pleins correspond à un stade où l'écrou est précisément opérationnel, c'est-àdire dans le cas où les deux segments fermant cet écrou sont accouplés l'un à l'autre, comme cela est figuré par la double ligne pointillée 28. Dans cette éventualité, l'écrou est enfoncé au maximum dans la noix 16, de sorte que sa face frontale 161 affleure avec les génératrices de la noix. Dans ce même cas, l'écrou épouse l'ouverture 19 de la noix (ces deux pièces ayant la même conicité) et la plaquette de verrouillage 23 est repoussée au maximum contre les goupilles 27, les ressorts 24 étant alors détendus. L'illustration de l'écrou en traits mixtes correspond au cas où il y a débrayage entre cet écrou et la vis sans fin. Dans ce cas, l'écrou n'est plus enfoncé dans la noix et sa face frontale 162 fait saillie par rapport a la noix. Ce recul de l'ecrou autorise un déplacement latéral (flêche F) des deux segments 211 et 212 de l'écrou, de sorte que son filetage n'engrene plus avec celui de la vis sans fin. Dans cet etat, la traverse pourvue de sa noix peut librement coulisser sur la vis sans fin, et la plaquette de verrouillage 23 occupe la position 26 illustrée en traits mixtes, et les ressorts sont comprimés. Ainsi, lorsque l'on veut amener la chaise de l'état replié a l'état déployé, il suffit d'exercer vers le haut une traction sur le siège, de façon a déployer le piétement, cette extension manuelle ayant pour effet d'amener l'écrou et la plaquette de verrouillage dans la position illustrée en traits mixtes, de sorte que cette dernière coulisse librement sur la vis, celle-ci ne s'opposant pas au déploiement du piètement. Lorsque l'on cesse cette traction, l'écrou, sous la poussée des ressorts 24 et de la plaquette 23, est ramené en position effacee correspondant a celle illustrée en traits pleins.Des lors, la vis sans fin 20 et l'écrou coopèrent ensemble et l'usager peut librement amener le siege de la chaise au niveau voulu. Le repliement de la chaise s'effectue par contre à la manivelle, l'écrou restant effacé durant toute la descente du siège. Cette conception-du dispositif de reglage permet ainsi un déploiement rapide de la chaise pour l'amener a un niveau proche de la hauteur désirée, et le réglage fin s'effectue a l'aide de la manivelle cooperant avec l'écrou. On comprend évidemment que le deplacement de la traverse 15 du piétement sur la vis dans un sens ou dans l'autre assure respectivement l'effacement ou l'ascension du siège puisque la vis sans fin est maintenue dans une console 29 (fig. 3) fixée sous l'assise 3 de la chaise. Cette chaise, tout en conservant les avantages des chaises connues, présente l'intérêt d'être d'une manipulation simple ce qui ne peut que plaire à la clientèle et favoriser sa diffusion. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation ci-dessus decrits et représentés a partir desquels on pourra prévoir d'autres modes et d'autres formes de realisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1"/- Chaise pliante réglable en hauteur, constituee d'un siège formé d'une assise (3) et d'un dossier (4) replié ou non, ce siège étant supporte par un piètement (2) formé d'éléments 6, 7, 8 et 9 assemblés et articulés entre eux sous la forme d'un quadrilatère dèformable, des organes de reglage (16, 20 et 21) étant associés au siège et au piètement pour permettre un ajustement dudit siege a une hauteur déterminée, chaise caractérisée en ce que les organes de réglage sont constitués par une vis sans fin (20r coopérant avec un ecrou(21) solidaire du piètement, cet ecrou étant constitué d'au moins deux segments (211 etc212) périodiquement accouplés pour engrener avec le filet de la vis afin que celle-ci soit opérationnelle ou écartee radialement l'un de l'autre pour neutraliser la vis, afin que le déploiement du- piètement puisse se faire par simple extension manuelle. 2"/- Chaise pliante conforme a la revendication 1, caractérisée en ce que l'écrou (21) est de forme tronconique à base oblongue et constitué de deux coquilles (211, 212) en forme de segment, pourvus intérieurement d'un filetage ayant le même pas que celui de la vis sans fin (20), cet écrou étant loge dans une ouverture (19) également oblongue et tronconique, pratiquée dans une noix (16) assemblée a l'entretoise supérieure (15) du pietement. 3"/- Chaise pliante selon la revendication 1, caractérisée en ce que la tête de l'écrou est pourvue d'une plaquette de verrouillage (23) pourvue d'une ouverture dont le contour correspond a celui de l'écrou, mais dont les dimensions sont légèrement supérieures a celles de la tête dudit ecrou, cette plaquette étant mobile en translation sur l'écrou, mais étant insérée entre la noix (16) supportant l'écrou et des goupilles d'arrêt (27) traversant la tête de l'écrou et jouant le rôle de butée de fin de course. 4"/- Chaise pliante selon la revendication 3, caractérisée en ce que la plaquette de verrouillage est soumise a l'action de ressorts de rappel (24) logés dans des trous borgnes pratiques radialement dans la noix de l'écrou.