La présente invention se rapport à des joints de dilatation étanches pour autoroutes et plus particulièrement à des joints de dilatation destinés aux autoroutes en béton ainsi qu'à un procédé de pose de joints suivant l'invention. I1 est nécessaire, afin d'empêcher une fissuration superficielle du béton, notamment pendant la période chaude des mois d'été, de prévoir des joints de dilatation dans les routes en bé- ton. Ces joints sont normalement espacés d'environ 5 m le long de la route et se présentent sous la forme de rainures ou intervalles transversaux partant de la surface de la dalle en béton et s'étendant au moins sur une partie de son épaisseur, ltétanchéi- té étant assurée par du caoutchouc ou une matière plastique déformable. Souvent on dépose également une bande de matière sur la base de la dalle en béton directement en-dessous de chaque joint de dilatation en vue de produire une fissure en ce point dans le béton. Le joint peut être réalisé soit après la prise du béton, soit alors que celui-ci se trouve encore à l'état humide. Dans le premier cas, le joint est introduit dans une rainure pratiquée dans la route. Dans le second cas, le joint peut être inséré directement dans le béton humide à l'aide d'un dispositif muni d'une lame vibrante ; en variante, on forme une rainure dans le béton humide à l'aide d'une lame et on introduit le joint d'étanchéité immédiatement après. Lorsque les joints d'étanchéité sont mis en place dans un béton humide, on effectue ensuite normalement le lissage de la surface de ce béton à l'aide d'une lame de finition. On utilise à ltheure actuelle plusieurs types de joints qui présentent chacun certains inconvénients. Un type de joint est constitué par un profilérigide extrudé de chlorure de polyvinyle qui est inséré en-dessous de la surface du béton et qui comporte une bande marginale détachable qui, après l'insertion du joint, peut être enlevée, la partie supérieure du joint étant ensuite remplie par un mastic. L'insertion de cette bande à la distance correcte en-dessous de la surface peut elle-même causer des difficultés et, du fait de la nature rigide de la bande, elle peut être déplacée par la lame de finition ; l'enlèvement de la bande marginale n'est également pas toujours commodément réalisé et il peut être nécessaire d'effectuer un forage du joint avant la mise en place du mastic.Du béton se trouvant en-dessous de la surface peut glisser en direction de la partie supérieure du joint pendant l'opération de finissage et avant que le mastic soit ajouté et il en résulte un débordement sur les arêtes. On a essayé de remédier à ces inconvénients, par exemple an utilisant une bande de caoutchouc plus flexible mais on a alors constaté que celle-ci ne pouvait pas être commodément insérée dans le béton humide du fait qu'elle se déformait sous l'action de la lame d'insertion de sorte qu'elle était alors incorrectement positionnée. Lorsqu'on utilise de telles bandes flexibles, il est alors nécessaire d'associer la bande à un dispositif d'insertion en matière plastique rigide. Avec ce système, la bande de caoutchouc est enfermée dans un canal rigide en matière plastique dont la partie supérieure est conçue de façon à pouvoir être enlevée après insertion de manière que la bande de caoutchouc se dilate pour assurer l'étanchéité du joint.Cependant en pratique, il s'est avéré difficile d'enlever la matière plastique rigide sans endommager le profilé en caoutchouc plus mou qui est logé à l'intérieur. Suivant l'invention, il est prévu un élément d'étanchéité pour joints de dilatation de routes en béton comprenant une bande en élastomère qui présente une âme essentiellement plane et une partie d'étanchéité déformable s'étendant le long d'un bord de la bande, l'ame étant plus rigide que la partie d'étanchéité. Dans un mode de réalisation, l'amie est formée d'une matière différente de celle des parties d'étanchéité, cette âme étant de préférence constituée de chlorure de polyvinyle semi-rigide alors que la partie d'étanchéité est formée d'un caoutchouc synthétique. Dans un mode préféré de réalisation, l'amie et la partie d'étanchéité sont formées de la même manière et sont réalisées de préférence par extrusion, l'amie étant renforcée sur au moins une partie de sa longueur. De préférence, l1âme est renforcée par un fil placé à l'intérieur de la bande de matière élastomère, ce fil s'étendant en zig-zag parallèlement au plan de la bande. I1 est particulièrement avantageux que les boucles du fil formant le motif en zig-zag soient reliées entre elles par des fibres s'étendant longitudinalement afin de former un réseau. Ces fibres sont de préférence incorporées par tricotage ou tissage dans le zig -zag du fil. Les fibres peuvent être en coton mais il est possible à la place de fibres d'utiliser un fil métallique ou un monofil de plastique. Il est notamment préféré que la partie d'étanchéité comprenne deux nervures creuses qui sont situées de chaque côté de la partie supérieure de l'âme. Lorsqu'il est nécessaire de prévoir un certain renforcement de la partie d'étanchéité, on peut agencer les nervures creuses de manière qu'elles reçoivent des pièces rapportées rigides, formées de préférence de chlorure de polyvinyle extrudé. La rigidité accrue de l'âme permet l'introduction du joint d'étanchéité dans du béton humide sans rencontrer les inconvénients des procédés connus et tout en conservant les avantages d'une matière d'étanchéité élastique du type caoutchouc. L'invention concerne également un procédé pour assurer l'étanchéité de joints de dilatation existant dans du béton, procédé selon lequel on insère une bande d'étanchéité comprenant une âme et une partie d'étanchéité, l'âme étant plus rigide que la partie d'étanchéité, soit directement dans du béton humide soit dans une rainure préformée dans une surface en béton de manière que l'âme s'étende essentiellement verticalement dans cette surface en béton. Lorsque la partie d'étanchéité de la bande comprend au moins une nervure creuse, il est prévu dans le procédé de l'invention, de préférence, une autre étape constituant à mettre sous vide la nervure creuse avant l'insertion de la bande de manière que la nervure, lors de la suppression du vide, se dilate pour former une zone étanche dans le joint de dilatation. Suivant l'invention, on peut prévoir une autre phase consistant à insérer une barre rigide s'étendant longitudinalement dans ladite nervure creuse avant la phase de mise sous vide. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention seront mis en évidence dans la suite de la description, donnée à titre d'exemples non limitatifs, en référence aux dessins annexés dans lesquels Fig. 1 est une coupe d'un mode de réalisation du joint de dilatation suivant l'invention, Figure 2 est une vue schématique détaillée d'un élément de renforcement intervenant dans le joint de l'invention, Fig. 3 montre le joint de la Fig. 1 comportant des pièces rapportées de renforcement intervenant dans la partie d'étanchéité, Fig. 4 est une variante du joint de la Fig. 1, Fig. 5 représente une partie d'un second mode de réalisation du joint de l'invention, et Fig. 6 représente une partie d'un troisième mode de réalisation du joint de l'invention. Sur la Fig. 1, on a représenté en 1 une s-ection d'une bande 2, stétendant longitudinalement et formée d'une matière plastique ou d'un caoutchouc, de préférence du néoprène dense ou ae l'E.P.D.M., (monomère diène d'éthylène et de propylène). La bande comprend une âme linéaire 3 et une partie d'étanchéité formée de deux nervures creuses 4, 4' situées le long d'un bord de l'âme 3, une nervure étant prévue de chaque côt-é de l'âme. La bande est réalisée sous la forme d'un profilé et l'âme comporte un réseau de renforcement 5 qui est visible de façon plus détaillée sur la Fig. 2. Cette âme comporte des nervures-longitudinales 6 qui servent à l'ancrer dans le béton. Comme le montre la Fig. 2, le réseau de renforcement de l'âme, en élévation laterale, comprend un fil 7 disposé sensiblement en zig-zag, les boucles de fil étant reliées par des fils 8 constituées d'un fil due coton ou d'une autre matière appropriée et-qui est incorporé par tricotage ou par tissage dans les boucles en zig-zag. L'âme renforcée est suffisamment résistante pour être introduite directement dans du béton humide et elle peut être réalisée de manière que le joint d'étanchéité s'étende suffisamment loin en-dessous de la surface pour rendre inutile une fissuration à la base, ce qui apporte des économies considérables en temps et en capital. L'âme empêche également un allongement longitudi- nal du joint d'étanchéité en cours de service. Si nécessaire, la partie d'étanchéité peut elle-même être renforcée, comme indiqué sur la Fig. 3, à l'aide de barres rigides 9, 9' en chlorure de polyvinyle qui sont introduites dans les nervures 4, 4' 4' avantl'insertion du joint d'étanchéité. Certains détails de ce mode de réalisation de joint peuvent avantageusement -dans certains cas être modifiés comme indiqué sur la Fig. 4. L'âme de ce joint d'étanchéité comporte des ailettes inclinées 10 à la place des. nervures 6 de la Fig. 1. Ega lementle haut de la partie d'étanchéité est évidé comme indiqué en 11. Cette partie évidée permet aux deux nervures creuses d'étanchéité 4, 4' d'être pliées plus commodément vers le haut afin de prendre une configuration sensiblement coplanaire avec l'âme pourpermettre une introduction plus facile dans le béton du joint de dilatation. Bien que le mode préféré de réalisation de l'invention corresponde à ce qui a été décrit ci-dessus, on peut obtenir une âme plus rigide en utilisant un joint d'étanchéité formé de deux matières différentes. Comme indiqué sur la Fig. 5,1'âme comprend une bande 12 rigide ou semi-rigide formée de chlorure de polyvinyle et comportant une languette 13 qui s'étend dans la partie d'étanchéité 14, également formée de néoprène ou de caoutchouc E.P.D.M. et qui est liée à l'âme. Dans une variante représentée sur la Fig. 6,-l'âme 15 peut elle-même s'étendre jusqu'à la zone supérieure de la partie d'étanchéité 16 qui est formée dans ce mode de réalisation de chlorure de polyvinyle plastifié bien connu sous le nom de Lozaron ou d'une autre matière plastique molle. Dans un procédé préféré de pose d'un joint de dilatation faisant intervenir l'un des deux joints d'étanchéité décrits ci -dessus, on utilise une lame vibrante pour réaliser une rainure dans le béton humide, l'âme du joint d'étanchéité étant placée dans cette rainure. Eventuellement,on introduit des barres de renforcement dans les nervures du joint d'étanchéité et on met ensuite les nervures sous vide. On utilise alors la lame vibrante pour enfoncer le joint d'étanchéité dans la rainure et, lorsque le vide est supprimé, la partie d'étanchéité du joint se dilate de fa çon à établir un joint étanche entre les blocs de béton. Revendications 1. Joint de dilatation étanche pour routes en béton comprenant une bande de matière élastomère pourvue d'une âme sensiblement plane, caractérisé en ce qu'une partie d'étanchéité déformable (4, 14, 16) est prévue le long d'un bord de la bande, l'âme (3, 12, 15) étant plus rigide que la partie d'étanchéité (4, 14, 16). 2. Joint suivant la revendication 1, dans lequel l'âme et la partie d'étanchéité sont formes de la même matière élastomèr, caractérisé en ce que l'âme (3) est renforcée intérieurement sur au moins une partie de sa longueur. 3. Joint suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le renforcement interne comprend un fil (7) placé à l'intérieur de la bande et s'étendant en zig-zag parallèlement au plan de ladite bande. 4. Joint suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les boucles du fil (7) arrangées en zig-zag sont reliées entre elles par des fibres longitudinales (8) de façon à former un réseau. 5. Joint suivant la revendication 4, caractérisé en ce que les fibres (8) sont formées de coton) d'un fil métallique ou d'un monofil de matière plastique. 6. Joint suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'âme (12, 15) est formée d'une matière élastomère différente de la partie d'étanchéité (IL', 16). 7. Joint suivant la revendication 6, caractérisé en ce que l'âme (12, 15) est formée de chlorure dé polyvinyle semi-rigide. 8. Joint suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la partie d'étanchéité (4, 14, 16) est formée d'un caoutchouc synthétique. 9. Joint suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que la partie d'étanchéité (4) comprend deux nervures creuses (4, 4') situées respectivement de chaque côté de l'âme (3). 10. Procédé pour réaliser l'étanchéité de joints de dilatation dans du béton, caractérisé en ce qu'on insère une bande selon l'une quelconque des revendications 1 à 9 dans une surface de béton de manière que l'âme (3, 12, 15) s'étende dans le béton et que la partie d'étanchéité (4, 14, 16) établisse une étanchéité à la surface. 11. Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce que le joint d'étanchéité est inséré directement dans du béton humide. 12. Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce que le joint d'étanchéité est inséré dans une rainure préformée dans une surface de béton. 13. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 10 à 12, faisant intervenir un joint d'étanchéité comportant une nervure creuse dans la partie d'étanchéité, caractérisé en ce que ladite nervure creuse (4, 4') est mise sous vide avant l'insertion du joint d'étanchéité dans le béton. 14 Procédé suivant la revendication 13, caractérisé en ce qu'on insère une barre rigide (9, 9') dans la nervure creuse avant la phase de mise sous vide.