La présente invention concerne le domaine du traitement de surfaces photographiques impressionnées, et a pour objet une machine de développement et de traitement destinée à cet effet. Le développement et le traitement de telles surfaces nécessitent le passage de ces dernières dans un ou plusieurs réactifs généralement liquides. Suivant la nature de la surface photographique, le développement et le traitement peuvent comporter entre deux et sept bains entre lesquels sont intercalés des lavages à l'eau plus ou moins fréquents et prolongés. Un procédé de traitement connu consiste donc à transporter les surfaces photographiques d'un bain à l'autre, ou, si l'on travaille en cuve fermée, à remplir et à vider cette cuve autant de fois qu'il y a de bains et de lavages. I1 a été proposé de rendre automatiques ce remplissage et cette vidange, par utilisation de pompes. Cependant, les émulsions modernes, en particulier de couleur, exigent, outre un nombre de bains et de lavages élevés, également une température et des temps de réaction de plus en plus précis. Ainsi, le procédé connu sous la dénomination commerciale E 6 de la société Kodak nécessite sept bains réactifs et neuf lavages, le premier bain étant à une température précise à + ou - 0,2 C, et les temps de traitement respectés à quelques secondes près. En outre, la sensibilité de plus en plus grande des surfaces exige un travail sous obscurité totale, et certains réactifs utilisés sont sensibles à l'oxygène de l'air. Enfin, l'argent dissous dans les bains photographiques étant de plus en plus cher, sa récupération s'impose. La présente invention a pour but de pallier ces inconvénients. Elle a, en effet, pour objet une machine automatique de développement et de traitement de surfaces photographiques impressionnées caractérisée en ce qu'elle est essentiellement constituée par une chambre de développement cylindrique à axe horizontal, par un thermostat à eau règlable pour le chauffage des réactifs, par un dispositif de distribution programmée et dosée des réactifs à la chambre de développement, et par un circuit de chauffage de ladite chambre de développement comportant une pompe de circulation. L'invention sera mieux comprise grâce à la description ci-après, qui se rapporte à un mode de réalisation préférié, donné à titre d'exemple non limitatif, et expliqué avec référence aux dessins schématiques annexés, dans lesquels la figure 1 est un schéma par blocs représentant le fonctionnement de la machine conforme à l'invention ; la figure 2 est une vue en coupe de la chambre de développement la figure 3 est une vue en plan de la machine selon l'invention la figure 4 est une vue en élévation d'un flacon à réactif, et la figure 5 est une vue schématique du dispositif de distribution de réactif. Conformément à l'invention, et comme le montre plus particulièrement, à titre d'exemple, la figure 1 des dessins annexés, la machine automatique de développement et de traitement de surfaces photographiques impressionnées est essentiellement constituée par une chambre de développement cylindre 1 à axe horizontal, par un thermostat à eau 2 règlable pour le chauffage des réactifs, par un dispositif 3 de distribution programmée et dosée de réactif à la chambre de développement 1, et par un circuit 4 de chauffage de ladite chambre de développement 1 comportant une pompe de circulation 5. La chambre de développement 1 représentée à la figure 2, est sous forme d'un cylindre à axe horizontal constitué en une matière permettant l'utilisation des liquides de traitement photographique, de préférence en acier inoxydable, et est fermée à ses extrémités par des flasques 6, par exemple en ratière synthétique noire, l'un de ces flasques étant fixe et supportant un moteur 7 d'entrainement de spirales 8 en matière synthétique ou en acier Inoxydable de fixation des surfaces à développer, et l'autre flasque étant facilement amovible pour permettre le chargement de la chambre 1. Le moteur 7 d'entrainement des spirales 8 peut être un moteur électrique à courant continu de 12 ou de 24 volts ou un moteur à courant alternatif de 220 volts, ou un moteur à ressort, ou encore un moteur à air comprimé, et le nombre des spirales 8 est fonction des dimensions de la chambre 1 et du format des surfaces à développer, les dimensions de la chambre 1 permettant un travail à bain perdu. Autour de la chambre 1 est enroulé, étroitement, un tube 9 en cuivre ou en un autre matériau conducteur de chaleur formant un serpentin, qui est alimenté en fluide thermostatique, par exemple en eau, au moyen de la pompe de circulation 5. Le serpentin 9 pourrait également être remplacé par une double paroi. L'ensemble chambre 1 et serpentin 9 est avantageusement entouré-d'un matériau isolant imputrescible, tel que la laine de verre, permettant une économie de chaleur et une stabilité de température. A sa partie supérieure, la chambre 1 est pourvue, en son milieu, d'un collecteur à arrivées multiples 10, par exemple huit arrivées, et sous l'orifice d'entrée de ce collecteur 10 est disposée une plaque déflectrice 11, tandis qu'à sa partie inférieure, près de l'une de ses extrémités, elle est munie d'un autre collecteur à départ multiples 12, qui comporte, par exemple, deux départs, et dont l'orifice de sortie est surmonté d'une plaque déflectrice 13. Le but des plaques déflectrices 11 et 13 est d'éviter toute entrée éventuelle de lumière dans la chambre 1, la plaque 11 étant, en outre, destinée à répartir rapidement les fluides au moment du remplissage et à garantir leur température précise par effet laminaire. La disposition du collecteur 12 à la partie inférieure de la chambre 1 permet, par une très légère inclinaison de cette dernière, de garantir sa vidange complète. Le flasque 6 portant le moteur d'entraînement 7 est muni d'un orifice 14 de trop-plein destiné à l'évacuation des eaux de rinçage, et d'une sonde thermique 36, tandis que l'autre flasque 6 comporte un roulement à billes libre 15 assurant une rotation facile de l'axe 16 de support des spirales 8, et les dimensions de la chambre de développement 1 sont calculées de-telle sorte que le niveau de liquide de traitement 17 soit assez élevé pour permettre une immersion complète, au moins dans la partie basse de la chambre 1, des surfaces à traiter Le thermostat à eau 2 (figures 1 et 3) est avantageusement règlable entre 25 et 90" C avec une précision minimale de + ou - 0,1 C, et est équipé d'une pompe 5 immergée foulante ayant un débit d'au moins un litre par minute.Ce thermostat 2 comprend, en outre, un dispositif de chauffage, un dispositif d'agitation, et un dispositif de régulation thermique connus. Le thermostat à eau 2 est également muni de deux séries d'ouvertures 19 et 20 de réception de flacons à réactif dont le nombre et la capacité dépendent du type de développement mis en oeuvre, les flacons de la première série 19 contenant les réactifs nécessaires pour le traitement, et ceux de la deuxième série 20 contenant ceux nécessaires au cycle de traitement suivant, et qui cont préchauffés à la température voulue. La machine conforme à l'invention est, en outre, équipée d'un niveau d'eau 21, d'un dispositif 22 de déminéralisation d'eau (figure 1) sous forme d'une cartouche de déminéralisation à lits mélangés disponible dans le commerce, de conduites d'alimentation en air comprimé et en électricité, non représentées, et d'un mouvement d'horlogerie permettant la mise en route programmée du thermostat à eau, et ainsi un gain de temps au début du traitement. Les flacons de réactif 23 (figure 4) sont avantageusement munis chacun d'un couvercle étanche 24 traversé par une conduite de prélèvement 25 et pourvu d'une tête 26 d'injection de gaz de transport. Le remplissage des flacons 23 est fonction de la quantité de réactif nécessaire. Le dispositif 3 de distribution dosée et programmée de réactif à la chambre de développement 1 est constitué par des cames 27 sous forme de tapis munis de taquets 28 d'actionnement de vannes 29 à gaz inerte reliées chacune à la tête d'injection 26 d'un flacon 23, dont la conduite de prélèvement 25 est reliée à l'une des arrivées du collecteur 10, les cames 27 étant déplacées au moyen d'un moteur d'entraînement 30. Ce dèrnier peut être un moteur électrique à courant alternatif de 220 volts, ou un moteur électrique à courant continu de 12 ou de 24 volts, ou un moteur à air comprimé, ou encore un moteur à ressort. Le dispositif 3 peut, en outre, être muni de vannes 31 à 33 commandant respectivement l'arrivée d'eau de rinçage, la vidange de la cuve dans un récipient 34 de récupération d'argent, ou dans un réservoir de rejet 35, l'orifice 14 de trop-plein étant branché sur une canalisation d'écoulement ou sur la cuve de rejet 35. Le gaz de transport utilisé est avantageusement de l'azote comprimé, qui est un gaz protecteur pour les bains de développement, ou un autre gaz inerte. La vitesse du moteur 7 d'entraînement des spirales 8 peut être choisie dans une large plage, en évitant, toutefois, les vitesses trop élevées risquant de plaquer les liquides aux parois par force centrifuge, et les vitesses trop lentes, qui peuvent provoquer l'épuisement de la pellicule de liquide adhérent au film pendant qu'il est hors du bain. La vitesse de rotation du moteur 7 est avantageusement comprise entre 0,5 et 3 tours par seconde. Grâce à l'invention, il est possible de réaliser une machine automatique de développement et de traitement de surfaces photographiques impressionnées permettant un travail à "bain perdu" et donc d'éviter les problèmes de conservation ou de régénération des réactifs. En outre, l'usage de l'azote ou d'un autre gaz inerte comme gaz propulseur limite l'effet oxydant de l'air, et l'introduction des réactifs sous pression raccourcit les temps de remplissage et permet une grande précision des temps de traitement. Enfin, la programmation par vannes à gaz inerte comprimé peut être facilement modifiée par l'utilisateur pour une adaptation du traitement à toutes les surfaces possibles. De plus, l'utilisation de moteurs à courant continu, à air comprimé, ou à ressort-permet d'assurer une plus grande sécurité de fonctionnement et de manipulation. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit et représenté aux dessins annexés. Des modifications restent possibles, notamment du point de vue de la constitution des divers léments, ou par substitution d'équivalents techniques sans sortir pour autant du domaine de protection de l'invention. -REVENDICATIONS 1. Machine automatique de développement et de traitement de surfaces photographiques impressionnées, caractérisée en ce qu'elle est essentiellement constituée par une chambre de développement cylindrique (1) à axe horizontal, par un thermostat à eau (2) règlable pour le chauffage des réactifs, par un dispositif (3) de distribution programmée et dosée des réactifs à la chambre de développement (1), et par un circuit de chauffage (4) de ladite chambre de développement (1) comportant une pompe de circulation (5). 2. Machine, suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la chambre de développement (1) est sous forme d'un cylindre à axe horizontal constitué en une matière permettant l'utilisation des liquides de traitement photographique, de préférence en acier inoxydable, et est fermée à ses extrémités par des flasques (6), par exemple en matière synthétique noire, l'un de ces flasques étant fixe et supportant un moteur (7) d'entraînement de spirales (8) en matière synthétique ou en acier inoxydable de fixation des surfaces à développer, et l'autre flasque étant facilement amovible pour permettre le chargement de la chambre (1). 3. Machine, suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérise en ce que le moteur (7) d'entraînement des spirales (8) est un moteur électrique à courant continu de 12 ou de 24 volts ou un moteur à courant alternatif de 220 volts, ou un moteur à ressort ou encore un moteur à air comprimé, et le nombre des spirales (8) est fonction des dimensions de la chambre (1) et du format des surfaces à développer, les dimensions de la chambre (1) permettant un travail à bain perdu. 4. Machine, suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la chambre (1) est pourvue à sa partie supérieure, en son milieu, d'un collecteur à arrivées multiples (10), par exemple huit arrivées, et sous l'orifice d'entrée de ce collecteur 10 est disposée une plaque déflectrice 11, tandis qu'à sa partie inférieure, près de l'une -de ses extrémités, elle est munie d'un autre collecteur à départ multiples (12), qui comporte, par exemple, deux départs, et dont l'orifice de sortie est surmonté d'une plaque déflectrice (13). 5. Machine, suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que le flasque (6) portant le moteur d'entraînement (7) est muni d'un orifice (14) de trop-plein destiné à l'évacuation des eaux de rinçage, et d'une-sonde thermique (36), tandis que l'autre flasque (6) comporte un roulement à billes libre (15) assurant une rotation facile à l'axe (16) de support des spirales (8), et les dimensions de la chambre de développement (1) sont calculées de telle sorte que le niveau de liquide de traitement (17) soit assez élevé pour permettre une immersion complète, au moins dans la partie basse de la chambre (1), des surfaces à traiter (18). 6. Machine, suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le thermostat à eau (2) est avantageusement réglable entre 25 et 90" C avec une précision minimale de + ou - 0,1" C, et est équipé d'une pompe (5) immergée foulante ayant un débit d'au moins un litre par minute. 7. Machine, suivant l'une quelconque des revendications 1 et 6, caractérisée en ce que le thermostat à eau (2) est muni de deux séries d'ouvertures (19 et 20) de réception de flacons à réactif dont le nombre et la capacité dépendent du type de développement mis en oeuvre, les flacons de la première série (19) contenant les réactifs nécessaires pour le traitement, et ceux de la deuxième série (20) contenant ceux nécessaires au cycle-de traitement suivant, et qui sont préchauffés à la température voulue. 8. Machine, suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le dispositif (3) de distribution dosée et programmée de réactif à la chambre de développement (1) est constitué par des cames (27) sous forme de tapis munis de taquets (28) d'actionnement de vannes (29) à gaz inerte reliées chacune à la tête d'injection (26) d'un flacon (23), dont la conduite de prélèvement (25) est reliée à l'une des arrivées du collecteur (10), les cames (27) étant'déplacées au moyen d'un moteur d'entraînement (30), ce dernier pouvant être un moteur électrique à courant alternatif de 220 volts ou un moteur électrique à courant continu de 12 ou de 24 volts, ou un moteur à air comprimé, ou encore un moteur à ressort. 9. Machine, suivant la revendication 8, caractérisée en ce que le dispositif (3) est muni de vannes (31 à 33) commandant respectivement l'arrivée d'eau de rinçage, la vidange de la cuve dans un récipient (34) de récupération d'argent, ou dans un réservoir de rejet (35), l'orifice (14) de trop-plein étant branché sur une canalisation d'écoulement ou sur la cuve de rejet (35). 10. Machine, suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que le gaz de transport utilisé est avantageusement de l'azote comprimé, qui est un gaz protecteur pour les bains de développement, ou un autre gaz inerte.