la présente invention concerne un procédé pour le traitement d'un liquide contenant une matière dégradable par voie biologique, désignée ci-après pour simplifier par "matière biodégradable", en solution et/ou en suspension, et plus particulièrement un procédé pour le traitement des eaux résiduaires. c'està-dire un liquide renfermant une matière résiduaire biodégradable englobant tous les types de déchets biodégradables d'origine domestique et industrielle, par exemple les eaux usées domestiques normales et les effluents provenant de fermes, de fabriques de produits alimentaires et d'autres industries produisant de tels déchets ou eaux résiduaires. las procédés généralement utilisés pour le traitement des eaux résiduaires comprennent essentiellement un traitement initial par des procédés physiques, par exemple un tamisage et une sédimentation pour enlever la matière grossière et lourde on effectue ensuite un autre traitement en utilisant des procédés biologiques pour éliminer les matières organiques. Dans la mesure où la présente invention s'applique au traitement des eaux rési- duaires, elle concerne le traitement supplémentaire par des procédés biologiques. Belon ses caractéristiques essentielles, l'invention concerne un procédé pour le traitement d'un liquide contenant une matière biodégradable en solution et/ou en suspension, dans ~lequel un gaz renfermant de l'oxygène (comme défini plus bas) est introduit dans ledit liquide dans lequel est maintenu une culture de micro-organismes, les conditions étant telles que pendant une certaine période, au moins une partie dudit liquide est soumise à une faible TOD (comme défini plus bas) et/ou une partie au moins dudit liquide est soumise à une forte TOD, de façon que le rapport de ltanhydride carbonique à la matière cellulaire produite par la culture soit augmenté pendant le procédé, la période pendant laquelle toute partie dudit liquide est soumise à une TOD faible ou forte étant suffisamment courte et cette partie du liquide étant également soumise pendant une certaine pé riote' à une TOD intermédiaire comprise entre la faible TOD et la forte TOD de façon que lesdits micro-organismes ne soient pas affectés au point de nuire sensiblement à leur fonction dans le procédé de traitement. L'expression "gaz renfermant de 12 oxygène1, s'applique à l'oxygène moléculaire ou à tout mélange gazeux tel que l'air contenant de l'oxygène moléculaire. l'abréviation "TOD" (tension d'oxygène dissous) signifie la tension partielle d'oxygène dans le liquide. (Voir l'arti- cle de Maclennan et Pirt, "J. Gen. Microbiol.#, (1966), 45, pages 286 à 302, en particulier page 290). Dans une région de forte TOD, la TOD est convenable ment d'au moins 450 millibars et de préférence comprise entre 1000 et 1350 millibars. Toutefois, elle peut être plus élevée et atteindre par exemple 2000 millibars. Dans une région de faible TOD, la TOD est convenablement inférieure à 60 millibars, avantageusement inférieure à 50 millibars et de préférence inférieure à 10 millibars, par exemple de O ou sensiblement 0. Au cours du procédé de l'invention, si la production de l'anhydride carbonique par la culture augmente, il se produit une augmentation correspondante de la consommation d'oxygène. La période pendant laquelle une partie quelconque du liquide est soumise à une faible TOD,est convenablement d'une durée maximale de 5 minutes, avantageusement de 1 minute, et de préférence de 30 secondes. La période pendant laquelle une partie quelconque du liquide est soumise à une forte TOD peut être commodément d'une durée maximale de 10 minutes, mais avantageusement, elle ne dépasse pas 5 minutes et de préférence, elle ne dépasse pas 3 minutes.Ainsi, le liquide est soumis de préférence à un choc de faible et/ou de forte TOD ou à une série de tels chocs, la TOD du liquide,lorsqu'il n'est pas soumis a un tel choc, par exemple après chaque choc, atteignant un niveau compris entre une faible TOD et une forte TOD. les durées pendant lesquelles toute partie est soumise à une faible TOD ou à une forte TOD ne doivent pas être assez longues pour affecter les microorganismes au point de nuire sensiblement à leur fonction au cours du-procédé de traitement, par exemple en favorisant le développe ment de micro-organismes différents qui gênent le procédé de traitement ou en détruisant les micro-organismes qui sont intéres sants pour le procédé dans une mesure telle que le liquide ne peut plus entre traité efficacement par le procédé. le procédé de l'invention peut être mis en oeuvre en injectant un gaz renfermant de oxygène par intervalles ou en faisant varier le débit d'injection de ce gaz dans un liquide contenant une matière biodégradable dans un récipient de manière à faire varier la TOI) avec le temps et à créer des régions de faible et/ou de forte TOI) dans le liquide. Toutefois, il est préférable d'injecter le gaz ren fermant de l'oxygène dans un courant. de liquide de manière à faire varier la TOD du liquide le long de son trajet d'écoulement. Le liquide peut circuler dans une série de zones communicantes, 2e étant injecté dans une ou plusieurs de ces zones ou entre cellen-ci Ire procédé de l'invention est particulièrement approprié lorsque le liquide est mis en circulation, par exemple comme décrit dans la demande de brevet français N0 74 li 893 déposée le 15 mai 1974 au nom de la Demanderesse, dans une installation comprenant un compartiment à écoulement descendant (qu' on désignera par branche ou colonne descendante) et un compartiment à écoulement ascendant (quton désignera par branche ou colonne montante) com muniquant entre eux par leurs extrémités supérieures et inférieures, un gaz renfermant de l'oxygène étant injecté dans le liquide pendant qu'il passe dans la branche descendante. lorsque le gaz est injecté dans un' liquide en circulation, on peut effectuer un recyclage, par exemple toute masse particulière du liquide peut etreFrecyclée dix fois, de préférence 20 à 40 fois. le procédé de l'invention est particulièrement inté ressuant comme étape du traitement biologique des eaux résiduaires, c'est-à-dire comme étape d'aération et/ou de digestion de ce traitement et, dans la suite de ce mémoire, on le décrira en se référant au traitement d'eaux résiduaires en utilisant l'instal- lation décrite dans la demande de brevet français N0 74 16 893 i précixtée. Au cours du traitement d'eaux résiduaires par le pro cédé de l'invention en utilisant l'installation décrite dans la demande de brevet français NO 74 16 893 précitée, l'admission (c'est-à-dire le débit et la position d'admission) du gaz renfermant l'oxygène dans les eaux résiduaires circulant en circuit fermé dans l'installation est réglée de manière que les microorganismes présents dans les eaux résiduaires (principalement des bactéries et des micro-organismes bactériophages, habituellement des protozoaires) soient soumis à des changements marqués de TOD et au moins à une région de faible et/ou de forte TOD à mesure qu1 ils circulent dans l'installation. Dans l'installation ou système décrit dans la demande de brevet français NO 74 16 893 précitée, les branches descendante et montante peuvent être de toute section commode, par exemple circulaire ou semi-circulaire. Elles peuvent être disposées à l'extérieur l'une de 11 autre mais elles sont disposées de préférence dans une seule structure (de préférence cylindrique) divisée intérieurement par uneou plusieurs cloisons ou bien en constituant la branche descendante par un tube à l'intérieur du tube externe et l'espace externe formant la branche montante. Une très grande diversité de dispositions géométriques est possible. le système peut comporter plusieurs branches montantes et/ou descendantes, par exemple deux branches descendantes combinées avec une seule branche montante qui sont toutes placées dans la m#me structure. Convenablement, l'eau résiduaire, si nécessaire après un traitement initial, passe dans un bassin dans lequel un dégagement de gaz peut se produire pendant la mise en oeuvre du procédé de l'invention. les branches descendante et montante se prolongent au-dessous du niveau de la base du bassin.Ainsi, lorsque le bassin se trouve au niveau ou au-dessous du niveau du sol, la structure renfermant les branches montante et descendante est un puits (de préférence cylindrique) s'enfonçant dans la terre. le puits peut s'enfoncer sous terre à un endroit situé en dehors du bassin, mais il se trouve de préférence au-dessous de lui, les extrémités supérieures des branches montante et descendante débouchant dans le bassin. Dans certains cas, la branche descendante s'élève au-dessus du niveau de l'eau résiduaire con tenue dans le bassin. Toutefois, dans ce cas, la plus grande partie de la longueur de la branche descendante se prolonge audessous du niveau de la base du bassin.Dans ce cas, l'extrémité supérieure de la branche montante débouche dans le bassin, tandis que l'extrémité supérieure de la branche descendante communique par un conduit avec liteau résiduaire contenue dans le bassin. Convenablement, l'installation se prolonge sur au moins 40 m verticalement audessous du niveau de l'eau résiduaire contenue dans le bassin, mais de préférence sur 80 m ou meme davantage, et en particulier sur 150 à 300 m au-dessous de ce niveau. La section efficace totale de la ou des branches montantes est de préférence égale ou supérieure à celle de la ou des branches descendantes. Convenablement, le rapport de la section efficace totale de la ou des branches montantes à celle de la ou des branches descendantes est compris entre 1:1 et 2:1. il est possible d'utiliser n'importe quel moyen convenable pour faire circuler l'eau résiduaire dans 1' installa- tion. Toutefois, en plus du réglage de la TOD, il est avantageux de pouvoir utiliser l'injection du gaz renfermant 1' oxygène dans l'installation pour provoquer la circulation du liquide dans cette dernière. le gaz renfermant de l'oxygène (de préférence de l'air) est avantageusement injecté à la fois dans la branche ou colonne descendante et dans la branche ou colonne montante. De préférence, le gaz est injecté dans les deux chambres à des endroits où règne une pression hydrostatique égale. Ainsi, comme la partie supérieure de la colonne montante contient une plus grande proportion de bulles de gaz que la partie supérieure de la colonne descendante (qui contient peu ou pratiquement pas de gaz), la position d'injection du gaz dans la colonne montante est située de préférence légèrement au-dessous de celle de la colonne descendante. Toutefois, en pratique, on obtient un résultat satisfaisant si le gaz est injecté dans les deux chambres sensiblement à la même distance au-dessous du niveau de 11 eau résiduaire contenue danse bassin. les deux positions d'injection peuvent être ali mentées en gaz par le même compresseur, les proportions injectées dans la colonne montante et dans la colonne descendante respectivement étant déterminées par des vannes. le gaz est injecté de préférence dans les deux chambres à une position située entre 0,1 et 0,4 fois leur longueur totale au-dessous du niveau de l'eau résiduaire contenue dans le bassin, c'est-à-dire à une profondeur de 15 à 120 m lorsque l'installation couvre une distance de 150 à 300 m au-dessous de ce niveau. Il est préférable que le gaz soit injecté à une position située à plus de 20 m au-dessous du niveau de liteau résiduaire contenue dans le bassin bien que l'injection puisse être naturellement effectuée à moins de 20 m au-dessous de ce niveau. Pendant la mise en marche de l'installation, la totalité ou la plus grande partie du gaz renfermant de l'oxygène est injectée dans la colonne montante, ce qui fait que sa partie supérieure remplit le rôle d'une pompe élévatrice pneumatique. lorsque la période initiale de démarrage s'est écoulée et que l'eau résiduaire circule de façon satisfaisante à une vitesse convenable, par exemple d'au moins 0,8 m/s dans la colonne descendante, la proportion du gaz introduit dans cette dernière peut être très augmentée, de préférence au moins jusqu'à 50 % et dans certains cas, jusqu'à ce que la totalité du gaz soit introduite dans la colonne descendante. L'eau résiduaire peut être alors maintenue continuellement en circulation dans l'installation dans ces conditions. lorsque le procédé est mis en oeuvre en régime permanent après la période initiale de démarrage, les bulles de gaz injectées dans la colonne descendante sont emportées rapidement vers le bas par lteau résiduaire en circulation dans des régions soumises à une plus forte pression où leur grosseur diminue. Finalement, aux niveaux les plus bas d'un appareil profondément enterré, de nombreuses bulles sont entièrement absorbées par l'eau résiduaire. A mesure que 11 eau résiduaire s'élève dans la colonne montante, les bulles tout d'abord réapparaissent, puis grossissent. Ainsi, en injectant l'air dans la colonne descendante à un certain niveau convenable au-dessous du niveau supérieur de l'installation, la colonne montante contient dans son ensemble plus de bulles de gaz que la colonne descendante et l'installation conti nue à fonctionner comme une pompe élévatrice pneumatique, même si la totalité ou la majeure partie du gaz est injectée dans la colonne descendante. En effet, dès que la circulation a commencé et que les bulles de gaz injectées dans la colonne descendante sont entratnées vers le bas à une vitesse convenable, par exemple supérieure à 0,8 m/s, l'effet de l'injection du gaz dans la colonne descendante s'ajoute à celui du gaz injecté dans la colonne mon tante pour assurer la circulation dans les deux chambres. Pendant le traitement, liteau résiduaire circule géné- ralement dans l'installation en effectuant un grand nombre de tours, un tour complet durant généralement de 2 à 8 minutes se lon les dimensions de l'installation. La durée totale du traite ment dépend de son application au stade d'aération ou de digestion. Dans le premier cas (aération), la durée pendant laquelle l'eau résiduaire est mise en circulation est généralement comprise entre 1/4 h et 4 h pour une eau résiduaire diluée, mais elle peut être plus longue pour une eau résiduaire concentrée, tandis que dans le second cas (digestion), elle est plus longue, par exemple de 2 à 50 jours, selon le débit d'admission de l'eau résiduaire dans l'appareil. On envisage une mise en oeuvre particulièrement com mode du procédé de l'invention en enfonçant les colonnes montante et descendante dans la terre à l'intérieur d'un puits profond, par exemple un tubage en béton qui peut former leur paroi externe. les valeurs de la TOD qui sont souhaitables en di vers points de l'installation dépendent de l'application de l'inventioon au stade d'aération ou de digestion du traitement des eaux résiduaires. Toutefois, la principale région où règne une faible TOD se trouve de préférence à l'extrémité supérieure de la colonne descendante au-dessus de la position d'admission du gaz dans cette branche. Une autre région préférée où règne une faible TOD se trouve dans la colonne montante juste au-dessous de la posi tion d'injection du gaz dans cette branche. la région préférée où règne une forte TOD se trouve dans la colonne descendante au dessous de la position d'injection du gaz dans cette branche. les valeurs préférées de TOD dans l'installation varient dans les plages données ci-après et le débit d'injection dans l'installa- tion du gaz renfermant de l'oxygène, lorsque l'eau résiduaire circule de façon satisfaisante, est réglé convenablement pour assurer des valeurs de TOD comprises dans ces plages (voir également la figure 3 des dessins annexées) Extrémité supérieure de la 30 - 0 millibars, décroissant colonne descendante vers le bas (au-dessus des diffuseurs) Partie inférieure de la O - 1000 millibars, croissant colonne descendante ~ vers le bas (à partir d'une position située au-dessus des diffuseurs) Partie inférieure de la 1000 - O millibars, décroissant colonne montante vers le haut (jusqu'à la position située au dessus du diffuseur s'il y en a un) Extrémité supérieure de la O - 30 millibars, croissant colonne montante vers le haut (à partir d'une position située au-dessous du diffuseur s'il y en a un) Ces valeurs de TOD ne sont données qu'à titre d'exemples. Il est éventuellement possible de mesurer la TOD au moins à un endroit de l'installation et d'utiliser les résultats de la ou des mesures pour effectuer le réglage de l'injection du gaz renfermant de l'oxygène. les mesures de TOD peuvent être effectuées en utilisant des sondes, par exemple une électrode à oxygène, qui peuvent comprendre une sonde galvanique recouverte d'une membrane dont un exemple est l'électrode de Mackereth ou une sonde ampèremétrique recouverte d'une membrane telle que ltélectrode de Clerk.Ces sondes peuvent être placées convenablement vers les extrémités supérieures de la colonne montante et/ou de la colonne descendante, en particulier à proximité des diffuseurs par lesquels le gaz renfermant de l'oxygène est introduit par exemple à une distance comprise entre 20 et 50 m des diffuseurs, habituellement en amont de ces derniers. lors- qu'un gaz renfermant de oxygène est introduit à la fois dans la colonne descendante et dans la colonne montante, les sondes sensibles à la TOD sont placées de préférence l'une au-dessus du diffuseur dans la colonne descendante et l'autre au-dessous du diffuseur dans la colonne montante. Lorsqutun gaz contenant de l'oxygène n'est introduit que dans la colonne descendante, c'està-dire que le gaz n'est pratiquement pas injecté dans la colonne montante, les sondes sensibles à la TOD sont placées au sommet de la colonne descendante et éventuellement aussi au sommet de la colonne montante. la colonne descendante ou montante peut contenir des diffuseurs auxiliaires pour introduire dans l'installation-de faibles quantités de gaz contenant de l'oxygène si et lorsque cela est nécessaire. Convenablement, un diffuseur auxiliaire est placé au sommet de la colonne descendante. La EOD a un grand- effet sur la sélection des microorganismes qui se développent dans les eaux résiduaires pendant le traitement. Un choix minutieux de la grandeur de ce paramètre et de son degré de variation dans l'installation détermine une population de micro-organismes qui convient parfaitement au traitement des eaux résiduaires. Un choix particulier permet de sélectionner une grande population de bactéries nitrifiantes assurant une bonne nitrification des eaux résiduaires. le choix des conditions varie entre l'aération et la digestion et diffère également s'il est souhaitable de produire une boue flottante ou une boue qui se dépose. Des valeurs élevées de TOD permettent l'accuml tion et le maintien de fortes concentrations de micro-organismes et sont la cause d'une certaine inhibition de la phosphorylation par voie d'oxydation entratnant l'oxydation de plus grandes quantités de carbone en C02 et de quantités moindres en cellules, en réduisant ainsi la production de boues. De même, l'exposition des micro-organismes à de brèves périodes de faible TOD est également la cause d'une augmentation de la production de CO2. le temps qutil faut pour que les micro-organismes réagissent aux changements de la TOD varie mais est habituellement plus court que la durée de circulation tout autour de l'installation. Certains types de réaction se produisent en quelques secondes, tandis que d'autres, impliquant des mécanismes de contrôle de la réaction dans les voies métaboliques, durent quelques minutes. Certaines réactions peuvent durer plusieurs jours selon la vitesse de croissance des micro-organismes, si elle entraient une sélection de mutants. On connatt des réactions de durée intermédiaire en cas de répression ou d'induction de synthèse enzymatique qui peut durer des heures. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels les figures I à 4 représentent des exemples de profils convenables de TOD dans des installations telles que celles représentées sur les figures 5 et 6 ; et les figures 5 et 6 représentent schématiquement des coupes d'installations dans lesquelles le procédé de l'invention peut etre mis en oeuvre. les figures 1 à 4 montrent quatre profils différents de TOD, c'est-à-dire des diagrammes illustrant la variation de la TOD dans des installations comme celles représentées sur les figures 5 et 6. Sur ces diagrammes, les profils de TOD dans les colonnes montantes sont indiqués par des flèches dirigées vers le haut, et dans les colonnes descendantes, par des flèches dirigées vers le bas. La grandeur de la TOD est indiquée par les coordonnées horizontales sur les figures. Ainsi, on voit les changements de la TOD tout autour de l'installation. les positions des diffuseurs sont indiquées en pointillés.Un gaz renfermant de l'oxygène est diffusé dans l'installation représentée sur les figures de la manière suivante Figure 1 : dans la colonne descendante à un endroit, Figure 2 : dans la colonne descendante à deux endroits, Figure 3 : dans les colonnes descendante et montante au même niveau. Figure 4 : dans les colonnes descendante et montante au même niveau, les régions où règne une faible TOD sont dans les positions suivantes Figure 1 : dans la colonne descendante, au-dessus du diffuseur, Figure 2 : dans la partie supérieure de la colonne montante, dans la colonne descendante au-dessus du diffuseur supérieur, Figure 3 : dans la colonne montante au-dessous du diffuseur, dans la colonne descendante au-dessus du diffuseur, Figure 4 : dans la colonne montante au-dessous du diffuseur. les principales régions où règne une forte TOI) se trouvent dans tous les cas dans la colonne descendante au-dessous du diffuseur (c' est-à-dire du diffuseur inférieur sur la figure 2). Dans l'appareil représenté sur la figure 5, des diffuseurs 16 et 17 sont placés dans la colonne descendante 14 et dans la colonne montante 15 respectivement et sont tous deux reliés à un compresseur 18. le débit du gaz dans la colonne montante 15 et dans la colonne descendante t4 est réglé par des vannes 19 et 20 respectivement. Ces dernières sont commandées par un dispositif 21 qui est relié à un dispositif 22 de mesure de la vitesse d'écoulement situé vers l'extrémité supérieure de la colonne descendante 14. Dans cet appareil, les colonnes descendante 14 et montante 15 sont placées dans des puits séparés s'enfonçant au-dessous du niveau du sol A-A et communiquant l'un avec l'autre à leurs extrémités inférieures par un tube de liaison 12. Lorsque l'appareil représenté sur la figure 5 est utilisé comme étage d'aération d'une installation à boues activées, liteau résiduaire, après un traitement initial et éventuellement aussi après une sédimentation primaire, entre dans le bassin 13 par un canal (non représenté sur la figure 5) débouchant dans le bassin en un point situé près de l'extrémité supérieure ouverte de la colonne descendante 14 et le liquide ainsi que les boues activées quittent le bassin par un autre canal (non représenté sur la figure 5) communiquant avec le bassin 13 en un point situé au-dessous du niveau B-S du liquide et placé à une certaine dis tance du canal d'entrée, puis iltiassent dans un bassin de sédi tentation. Lorsque le liquide remplit le bassin 13 jusqu'au niveau B-B, que la vanne 19 est ouverte et que la vanne 20 est entièrement ou partiellement fermée, l'installation représentée sur la figure 5 est mise en marche en injectant de l'air en totalité ou en grande partie dans la colonne montante 15 à partir du compresseur 18. Ceci fait en sorte que la partie supérieure de la colonne montante 15 fonctionne comme une pompe élévatrice pneumatique et l'eau résiduaire commence à circuler dans l'installation dans le sens indiqué par les flèches sur la figure 5. lorsque le débit, qui est mesuré par le dispositif 22, atteint une valeur minimale prédéterminée, le dispositif de commande 21 ferme entièrement ou partiellement la vanne 19 et ouvre la vanne 20.Avantageusement, l'ouverture de la vanne 20 et la fermeture de la vanne 19 se produisent par degrés à mesure que le débit de l'eau résiduaire dans la colonne descendante 14 augmente. lorsque l'installation fonctionne en régime permanent, le volume total de l'air injecté dans l'installation et les proportions relatives injectées dans les colonnes montante et descendante sont déterminés de manière à créer un profil satisfaisant de la TOD dans l'installation et à soumettre les micro-organismes circulant dans cette dernière à une région de faible et/ou de forte TOD. Naturellement, l'injection d'air peut entre réglée manuellement par des opérateurs, mais il est plus commode de la régler automatiquement en utilisant le dispositif de commande 21 et le débitmètre 22. Dans l'appareil représenté sur la figure 6, la colonne descendante 14 et la colonne montante 15 sont placées dans le même puits s'enfonçant au-dessous du niveau du sol A-A, lesdites colonnes étant séparées par une cloison 23. la communication entre les extrémités inférieures des colonnes descendante 14 et montante 15 est assurée par une ouverture ménagée à l'extré- mité inférieure de la cloison 23. les extrémités supérieures de la cloison 23 et de la paroi externe de la colonne descendante 14 sont repliées dans le bassin 13 pour former des déflecteurs 25 qui assurent une circulation convenable dans ledit bassin 13. Par ailleurs, l'appareil de la figure 6 ressemble à celui de la figure 5 et son mode de fonctionnement est analogue. Eventuellement, le gaz peut être introduit dans la colonne montante 15 et la colonne descendante 14 de l'appareil de la figure 6 par tout dispositif convenable comme ceux représentés sur la figure 5. I1 va de soi que de nombreuses modifications peuvent dtre apportées au procédé décrit sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 4. Procédé pour le traitement d'un liquide contenant une matière dégradable pa#r -voie biologique en solution et éventuel lement en suspension, caractérîs# Qn ce qu'ilconsiste à intro- duire un gaz renfermant de l'oxygène, el'est=à-dire de l'oxygène moléculaire ou t eut mélange gazeux tel que l'air contenant de l'oxygène moléculaire, dans ledit liquide et d'y maintenir une culture de micro=organiamea, les conditions étant telles que pendant une certaine période7 au moins une partie du liquide est soumise à une faible oD (tension d'oxygène dissous) et éventuel- liement au moins une partie dudit liquide est soumise à une forte TOD de façon que le rapport de #'.anhydride carbonique à la ma tiere cellulaire produite par na culture, soit augmenté pendant le procédé, la période pendant laquelle toute partie du liquide est soumise à une faible ou forte TOD étant suffisamment courte et cette partie du liquide étant également soumise pendant une certaine période à une gOD intermédiaire comprise entre la TOD faible et la TOD forte de manière que lesdits micro-organismes ne soient pas affectés au point de nuire à leur fonction dans le procédé de traitement. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les gaz renfermant de l'oxygène est l'air. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé sé en ce que lorsqu'une partie du liquide au moins est soumise à une forte DOD, cette forte TOD est comprise entre 1000 et 1350 millibars. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que lorsqu'une partie au moins du liqui de est soumise à une faible TOD, cette faible TOD est inférieure à 30 millibars et est de préférence nulle ou sensiblement nulle. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la période pendant laquelle une partie quelconque du liquide est soumise à une faible TOD ne dépasse pas 1 minute. 6. Proçédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la période pendant laquelle une partie quelconque du liquide est soumise à une forte TOD ne dépasse pas 3 minutes. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le liquide est soumis à une série de chocs de TOD forte et éventuellement faible, la TOD du liquide, lorsqu'il n'est pas soumis à un tel choc, étant à un niveau intermédiaire compris entre une faible et une forte TOI). 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'un gaz renfermant de l'oxygène est injecté dans un courant de liquide de manière à faire varier la 0D du liquide le long de son trajet d'écoulement. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il consiste à faire circuler le liquide dans une installation en circuit fermé et à injecter un gaz contenant de l'oxygène dans le liquide en circulation, toute masse particulière du liquide circulant de 20 à 40 fois tout autour de l'installation. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est mis en oeuvre comme étape du traitement biologique d'eaux résiduaires.