La présente invention concerne un liant, en particulier un béton ou mortier, ainsi que son procédé de préparation. I1 est connu d'utiliser des mélanges de ciment et de dispersions de matière plastique et éventuellement d'émulsions bitumineuses, par exemple pour la préparation ou l'amélioration de bétons endommagés en surface. Leur utilisation dans des locaux fermés, dans des conditions de climat intérieur, fournit des résultats entièrement satisfaisants. I1 en est tout autre en ce qui concerne les observations faites dans tous ceux des secteurs du bâtiment ou des revêtements, des enduits, des éléments de construction ou analogue sont exposés à des plus grands écarts de température et, en particulier, à des températures à OOC. Ceci vaut également en particulier pour des revêtements posé s horizontalement, tels que des dalles de chaussées bétonnées et, du fait de l'épandage de sel se trouvent exposées à de très basses températures en devant néanmoins conservées leur pleine efficacité. Indépendamment des écarts de températures et des basses températures, les bétons à base de ciment et de matières plastiques auxquels on a jusqu'à présent recourru, montrent même lorsqu'on utilise en supplément des bitumes dans le mélange de liant, une faible élasticité et ténacité seulement et, par suite de leur fragilité, une sensibilité relativement grande vis-à-vis des charges de choc, par exemple sous l'effet du trafic des poids lourds, ainsi qu'une usure relativement grande, comme par exemple sous l'effet des pneux à clous. Lesdites propriétés des liants à base de ciment et de matières plastiques connus jusqu'à présent, se sont faits ressentir désagréablement aussi bien dans le cas de revêtements récemment appliqués et d'éléments de construction nouvellement fabriqués que dans le cas en particulier, de réfections, par exemple sur des dalles de chaussées bétonnées, des ponts ou analogues, ou se présentent des surfaces limites entre du béton ancien et du béton nouveau. Le but de l'invention est de réaliser un liant à base de ciment, matière plastique et éventuellement de bitume, qui puisse convenir à la préparation de bétons ou de mortiers, qui ne présentent pas les inconvénients précités au sein d'un large intervalle de températures, qui sont nettement moins sensibles vis-à-vis des charges de choc, de l'usure et de l'alternance fréquente de gel et de dégel, par rapport aux bétons ou mortiers connus jusqu'à présent et qui présentent en particulier un comportement élastique nettement meilleur même aux températures inférieures 00C que les bétons ou mortiers utilisés auparavant. I1 y a lieu de remarquer que le principe consistant à mélanger du ciment avec des matières plastiques et éventuellement du bitume ou du goudron est abondamment connu sous cette forme générale dans la littérature de brevets. On le trouve également exposé dans les documents imprimés les plus-divers. Ainsi, dans la demande de brevet de la République Fédérale Allemande mise à l'inspection publique sous le NODOS-2,116.372, on décrit un procédé pour la fabrication du ciment à haute résistance, dans lequel on mélange un ciment, éventuellement à durcissement rapide, avec une substance macromoléculaire qui est formée à partir de monomères bien déterminés qui sont propres à l'édification d'homopolymères bien déterminés. La substance macromoléculaire se présente sous forme dispersée.Après le mélangeage, on effectue obligatoirement un traitement à la chaleur ou à la vapeur à 50-1500C. Au cours de cette opération, il se produit un durcissement de la matiere plastique pendant la prise du ciment. Dans la demande de brevet de la République Fédérale Allemande mise à l'inspection publique sous le NODOÇ-2.449.211, on écrit un matériau de construction lié par du ciment, qui renferme comme constituants essentiels du ciment et une matière plastique polymère, par exemple un polyacrylate, ainsi qu'obligatoirement un agent anti-mousse qui doit être présent en quantités s'élevant jusqu'à 4,0 % en poids, par rapport à la quantité de ciment. Dans ladite demande de brevet immédiatement précitée, on ne décrit à aucun endroit le probleme que l'on s'est proposé de résoudre selon l'invention, à savoir de fabriquer des éléments de construction et des revêtements insensibles aux charges de choc, à l'usure et, en particulier aux efforts alternés de gel et de dégel. Dans la demande de brevet de la République Fédérale Allemande mise à l'inspection publique sous le NODOS-1.671.078, on décrit un procédé pour améliorer le béton, dans lequel on ajoute au cours de la fabrication du béton, de l'acétate de polyvinyle, à savoir une matière plastique très déterminée et courante, sous forme d'émulsion aqueuse, de poudre émulsifiable ou sous forme d'un copolymère plastifié. Dans le brevet de la République Fédérale Allemande mise à l'inspection publique sous le N0DOS-I.935.507, on décrit, sans viser le but et la résolution du problème de la présente invention consistant à réaliser un béton et/ou un mortier résistant aux chocs et stable aux alternances de gel et de dégel, un additif pour béton ou mortier qui contient comme constituant principal de façon obligatoire un ciment déterminé, à savoir du ciment Portland. Ledit additif doit également renfermer obligatoirement un "liquide sulfitique" en combinaison avec des poly(éthylène-propylène)glycols bien déterminés. Dans toutes les demandes de brevets mises à l'inspection publique précitées, connues jusqu'à présent, on n'a du reste mentionné aucune addition éventuelle de bitume et/ou de goudron au mélange de béton ou de mortier contenant la matière plastique. Cette dernière remarque s'applique également au brevet suisse N0485.612, dans lequel on décrit un mélange pour matériau de construction, contenant un ciment et des aggrégats ainsi qu'une matière plastique, ce mélange devant obligatoirement contenir de l'acide gluconique et/ou ces dérivés. On mentionne dans les sousrevendications de ce dernier brevet, une série de matières plastiques dont l'emploi peut être envisagé. Le brevet de la République Démocratique Allemande N049.228 a pour objet un procédé pour la fabrication d'un matériau de construction dans lequel on ajoute au liant une émulsion de substances bitumineuses, mais où l'addition d'une matière plastique n'est absolument pas prévue. Le but du procédé de ce dernier brevet est également tout autre que celui de l'invention. Dans le brevet de la République Démocratique Allemande N047.324, on décrit un procédé pour raccourcir les temps de séchage et l'abaissement des températures de traitement jusqu'à -30C dans le cas de chape de béton, dans lequel au mélange de béton frais, on ajoute un mélange formé d'une émulsion de bitume, d'acétate de polyvinyle et, obligatoirement, du chlorure de calcium. De façon connue, l'addition de CaC12 est toutefois interdite pratiquement dans tous les pays pour le béton armé et le béton precontraint en raison de son action corrosive sur les armatures d'acier. Eien que dans ce cas il soit prévu une combinaison de ciment, de bitume et de matière plastique, le but du procédé selon ce dernier brevet n'est que l'abaissement de la température de traitement et non pas l'obtention d'une haute flexibilité aux basses températures et dans des conditions de gel et dégel alternés. On soulignera ainsi de nouveau que le but a atteindre selon l'invention consiste à réaliser des mélanges pour matériau de construction destinés à des éléments de construction et des revêtements qui sont exposés à des températures inférieures à OOC et/ou, ce qui est encore beaucoup plus important, oui en même temps qu'ils subissent des contraintes élevées par suite de l'alternance entre gel et dégel sous l'action du sel d'épandage et du sel antigel aux très basses températures, conservent toujours à toutes les températures, les propriétés de l'invention, à savoir la plasto-élasticité.Dans ces conditions qui sont connues pour être extrêmes, la résistance aux charges de choc et la résistance à l'usure des éléments de construction et des revêtements à fabriquer doivent avoir essentiellement les mêmes valeurs que celles qui sont par ailleurs connues, d'après l'état de la technique, à la température courante pour des compositions de béton ou de mortier. Aucun des mélanges pour matériaux de construction selon les publications antérieurement connus n'est toutefois en mesure de permettre d'obtenir l'effet recherché dans le cadre de l'invention. Ce n'est qu'avec les mélanges pour matériaux de construction décrits avec plus de détail ci-après, préparés exactément en vue d'apporter une solution au problème précité et adaptés aux conditions extrêmes qui se présentent après leur incorporation, que l'on a pu obtenir l'effet désiré.C'est-àdire que l'on a trouve que dans le mélange pour matériaux de construction, une matière plastique quelconque ne doit pas être présente, parmi la multiplicité de polymères couramment disponibles et utilisés, et qu'il ne suffit pas de choisir et d'utiliser parmi ces polymères, une matière élastique ou plastique, mais au contraire il faut recourir dans ce cas à des matières plastiques qui n'étaient pratiquement pas disponibles tout récemment et qui présentent des propriétés nouvelles, non connues et inhabituelles. L'objet de l'invention est par suite un liant, en particulier béton ou mortier, qui contient au moins un liant hydraulique, tel que par exemple de la chaux ou du ciment, au moins une matière plastique, de préférence présente sous forme finement divisée, éventuellement des substances bitumineuses présentes sous forme finement divisée et éventuellement d'autres additifs, pour la fabrication d'éléments de construction et/ou de revêtements insensibles aux charges de choc, à l'usure et aux effets de gel et dégel alternés, caractérisé par le fait qu'il comprend les liants minéraux, en particulier du ciment Portland de composition courante, du ciment de laitier, du ciment de haut-fourneau, du ciment alumineux, du ciment Portland modifié à base de llCaO.7A1203.CaF2, du ciment de Brunauer, du ciment de Grenoble et/ou du ciment de Romans, éventuellement du bitume et/ou du goudron, et les additifs éventuellement présents ainsi qu'au moins une matière plastique, présente de préférence sous forme dispersée dans un liquide et/ou sous forme dissoute, ayant un indice TmaX, évalué selon la norme allemande DIN 53445, inférieur à -80C, le bitume et/ou le goudron éventuellement reformé de façon supplémentaire est en présence sous forme broyée; dispersée à sec, dispersée dans un liquide et/ou dissoute. De façon plus détaillée, on mentionnera que l'on doit comprendre par Tmax' toute température à laquelle, dans le cas d'une matière plastique, le décrément logarithmique de l'amortissement des oscillations de torsion passe par un maximum dans l'essai selon la norme allemande DIN 53445. Cette détermination de l'indice max est décrite par exemple dans la publication "Acrylharzdispersionen" (dispersions de résines acryliques) de la firme Rohm, Point N05, Pages 9, 10. I1 y a lieu de souligner que le mélange de liant de l'invention contient une matière plastique "finie", sélectionnée dans un but bien déterminé, qui n'a plus besoin de durcir pendant la prise du ciment. I1 n'est par suite pas prévu ni nécessaire selon l'invention de recourir à un traitement à la vapeur ou un traitement du béton ou du mortier en mélange par la chaleur pour effectuer une polymérisation. Contrairement au PVA plastifié, utilisé, par exemple, dans des mélanges pour matériaux de construction (demande de brevet DOS-1.671.078 précitée) dans le cas des matières plastiques destinées à être utilisées selon l'invention et présentant un état collant aux basses températures, une migration du plastifiant ne peut pas se produire du fait de son absence. Cette "exsudation" ou migration, a pour effet d'entraîner une fragilisation, alors que le bas indice Tmax est par contre une propriété inhérente à la matière plastique, si bien que des modifications par vieillissement après l'incorporation se trouvent pratiquement exclues et que les propriétés du béton de l'invention sont indépendantes de la température et ne varient pas dans de larges mesures en fonction du vieillissement. Par le recours selon l'invention à des matières plastiques à bas indice TmaX, on obtient en outre de façon très générale une élasticité déterminante pour la tenue des bétons ou mortiers même en couches minces, qui peuvent s'élever, de façon respectivement correspondantes à la grosseur maximale des grains des aggrégats, au-dessus de 0,5 mm, par exemple d'environ 1 à 40 mm, cette élasticité se manifestant en cas d'effort ou charge de choc et d'impact, par un très fort effet d'amortissement. On peut en outre vérifier que dans les travaux de réparation, il se produit, dans les surfaces limites entre le béton ancien et le béton neuf, des tensions nettement plus faibles, ces tensions étant par exemple engendrées par le retrait du liant hydraulique au cours de l'hydratation et par la variation de longueurs en cas de changements de températures. Alors que les liants à base de ciment, matière plastique et éventuellement bitume utilisés antérieurement n'étaient en quelque sorte admissibles qu'à température ambiante ou au-dessus, les liants de l'invention autorisent la fabrication de revêtements et d'éléments de construction qui conservent également leur élasticité aux températures inférieures à OOC et même largement en-dessous en fonction du choix de la matière plastique, tout en demeurant par contre insensibles aux efforts d'impact, de choc et d'usure, ainsi qu'aux efforts de gel et dégel alternés. A l'aide des additifs de l'invention ou de leur combinaison, on peut d'une part maintenir pratiquement constantes les propriétés du béton ou du mortier dans de larges intervalles de températures (-360C à +800C), tandis que d'autre part, grâce à la combinaison de l'invention, on peut au préalable exactement adapter aux conditions correspondantes le module d'élasticité et par suite les propriétés désirées pour le béton ou le mortier. On choisit de façon échelonnée l'indice T maux de la matière plastique renfermée par le liant, en fonction du domaine d'application respectif ainsi que de l'elasticite désirée à la température ambiante. On utilise avantageusement des matières plastiques à indice Tmax s'étendant jusqu'à -80C, pour la fabrication de revêtements dans des enceintes fermées mais non chauffées, par exemple pour des revêtements de garages, hangars ou halls ou analogues. Lorsqu'on désire des bétons pour éléments de construction et revêtements qui ne sont soumis à aucune action aux basses températures sous l'effet de celle d'épandage, c'est-â-dire qu'ils ne doivent supporter aucune basse température extrême, il s'est avéré avantageux d'ajouter une matière plastique ayant un indice T maux s'étendant jusqu'à -150C. Pour des revêtements et éléments de construction qui sont exposés à des températures extremement basses par suite de l'épandage de sel et de l'abaissement du point de congélation qui en résulte il s'est révélé avantageux d'utiliser une matière plastique dont l'indice Trilla se situe en-dessous de -360C. Les bétons ou mortiers préparés à l'aide des liants de l'invention et renfermant les matières plastiques à bas indice T indiquées, ne montrent pas les insuffisances observées antérieurement, telles que la fragmentation en éclats sou l'effort de choc et la fragilisation au froid, car par suite de la présence de la matière plastique, en fonction de l'indice Tmax choisi, l'élasticité initiale se trouve conservée sans variation notable sur tout le domaine des températures d'utilisation respectif désiré. En outre, des essais ont montré l'effet surprenant consistant dans le fait qu'à température normale, dans le cas de l'utilisation de matières plastiques à indices T maux en particulier inférieurs à 150C, l'élasticité nécessaire ou respectivement désirée peut être obtenue par l'addition de quantités de matière plastique nettement plus faible que dans le cas de mélanges qui contiennent des matières plastiques dont l'indice T maux se situe à une valeur plus élevée. Les économies s'élèvent, par exemple comme cela résulte d'un indice max de -150C, à environ 40 % et elles peuvent être encore nettement accrues par abaissement de l'indice T de la matière max plastique utilisée dans le mélange de liant. On peut recourir à l'utilisation des classes de matières plastiques les plus diverses, à savoir des polymères purs mais également des polymères mixtes et des copolymères, dans les liants de l'invention, simplement dans la mesure où elles satisfont aux critères d'un indice T maux qui se situe en-dessous de l'indice T indiqué ci-dessus, correspondant à chaque domaine d'applica max tion. On citera simplement à titre d'exemple : des résines acryliques, polyacrylates, résines d'esters acryliques, résines de styrène-butadiène, résines de butadiène, esters polyvinyliques (par exemple acétates ou chlorures) purs ainsi que des copolymères des résines précitées. dn peut obtenir le bas indice des max, en particulier par interruption de la polymérisation à une longueur de chaîne déterminée. I1 en résulte pour avantages que lesdites résines ne sont pas essentiellement plus coûteuses que celles qui ont été utilisées antérieurement dans des mélanges de liants I1 est également possible d'abaisser l'indice T maux par addition de plastifiants, mais les matières plastiques ainsi traitées ne sont toutefois pas utilisables dans les applications décrites cidessus du fait que le plastifiant subit une migration au cours du temps. En ce qui concerne les quantités de matière plastique dans le liant de l'invention, il s'est avéré avantageux d'utiliser des mélanges dans lesquels la matière plastique est renfermée en quantités de 3 à 35 % en poids, de préférence de 5 à 20 % en poids, par rapport à la quantité de la fraction inorganique du liant. La quantité de bitume et/ou de goudron dans le liant s'élève avantageusement à 0,5-25 % en poids, en particulier 0,5-10 % en poids, et de préférence 1-6 % en poids, par rapport à la quantité de la fraction inorganique du liant. I1 peut en outre egalement s' avérer favorable que le liant contienne, en plus, du ciment, de la matière plastique et éventuellement du bitume et/ou du goudron, des additifs réglant les proprietés du béton, de préférence a) des substances abaissant la quantité d'eau de gâchage, en particulier pour une même ouvrabilité du mélange de mortier et de béton, par exemple des agents mouillants ou tensioactifs cationiques, anioniques ou non ionogènes ou des lessives résiduaires bisulfitiques et/ou b) des substances modifiant la vitesse de prise et/ou le durcissement du mélange, par exemple des gluconates, des phosphates, des citrates, l'acide tartrique, l'acide succinique, des succinates, des carbonates alcalins, des fluosilicates, des aluminates, des halogénures de métaux alcalins ou alcalino-terreux c) des substances engendrant des occlusions d'air microscopiques, telles que par exemple des résines Vinsol naturelles ou des agents pyrogènes synthétiques, par exemple des savons ou carboxylates synthétiques et/ou d) des corps façonnés renfermant des pores présentant de préférence une surface fermée et ayant des grosseurs d'environ 5 m et davantage, en particulier de 5 m à 4 mm, de préférence de 10 à 60 m, en particulier des corps à pores microscopiques, par exemple des billes à pores microscopiques, en substances à base de silicates boursoufflés, tels que par exemple les perlites, les vermiculites et/ou des argiles expansées ou en matières plastiques telles que par exemple des polystyrènes expansés (PSE), des polyuréthanes, du polyéthylène moussé et/ou du caoutchouc mousse. La quantité d'additifs d) s'élève de préférence à 1-17 % en volumes, en particulier à 2,5-5 % en volumes, par rapport au volume du béton et/ou du mortier final. On peut effectuer la préparation des mélanges de béton ou de mortier de façon quelconque, en choisissant à volonté l'ordre de succession des additions de constituants du liant. I1 s'est avéré que l'on obtient un comportement du liant final particulièrement favorable lorsque, dans la préparation du liant, en particulier du béton ou du mortier, on mélange tout d'abord les additifs avec une partie, de préférence avec 30-70 %, en particulier environ 50 % de la matière plastique sous forme dissoute et/ou dispersée, en particulier lorsqu'on enrobe lesdits additifs dans ladite matière plastique, puis on ajoute au mélange la quantité totale de constituants inorganiques du liant, et enfin on ajoute la partie restante respective de la matière plastique et éventuellement la quantité d'eau désirée. Lorsque le liant enferme de façon supplémentaire du bitume, il est alors avantageux d'ajouter en mélange aux aggrégats, en particulier par enrobage, au moins une partie, de préférence 30-100 %, en particulier 70-100 %, du bitume et/ou du goudron et éventuellement une partie, de préférence 30-70 %, en particulier environ 50 % de la matière plastique, puis d'adjoindre en mélange la quantité totale de la fraction inorganique du liant et enfin d'ajouter la partie restante respective ou la quantité totale de la matière plastique et éventuellement la partie restante du bitume et/ou du goudron ainsi qu'éventuellement la quantité d'eau désirée. On illustre l'invention avec plus de détail par les exemples d'essais suivants qui sont rassemblés sous forme de tableaux. Les dits exemples sont toutefois donnés à titre indicatif sans nullement limiter l'invention dans son cadre et son esprit. Exemples 1 - 14 On mélange dans un malaxeur, du ciment, une ou plusieurs matières plastiques et éventuellement une ou plusieurs émulsions de bitume, en quantités indiquées dans les tableaux suivants, avec les aggrégats sous forme sèche et ayant une composition granulométrique selon la norme autrichienne B 3304, en y ajoutant de l'eau en quantité nécessaire pour obtenir la consistance de travail exigée, et on les transforme en éprouvettes d'essais. Le magasinage avant essai a lieu sous atmosphère standard. Pour la détermination des propriétés mécaniques (module d'élasticité), on procède avant l'essai, à une congélation des éprouvettes d'essais à basses températures pendant 4 heures. Les contraintes par alternances de gel et dégel sous effet de choc simultané, ont été produites de la façon suivante Tous les mélanges de ciment et matières plastiques avec ou sans émulsions de bitume indiqués dans lesdits tableaux, ont été appliqués sur un béton normal, qui correspond au mélange 1), en épaisseur de couche de 4 cm, puis exposés après le durcissement, à l'action du gel en armoire frigorifique, les éprouvettes d'essais étant magasinées de façon intermédiaire pendant une heure dans de l'eau chauffée à 500C, après un temps de congélation de 4 heures. Toutes les demi-heures, en sortant les éprouvettes d'essais, on a mis en oeuvre les efforts de choc par rebondissement à l'aide de l'appareil de Schmidt. On a poursuivi ce cycle de traitement jusqu'à ce que le béton neuf se désagrège ou vole en éclats. On a interrompu l'essai lorsque la résistance du mélange s'est maintenue au-delà de 70 cycles de gel et dégel alternés, sous des efforts de choc simultanés. Tableau N CIMENT MATIERES PLASTIQUES calculées Rapport E/C DENSITE APPARENTE kg/m3 en poids sec kg/m3 FB NATURE kg/m3 Indice frais 7 j 28 j Tmax C DIN 53445 1 400 - - - 0,45 2448 2440 2435 2 400 Résine acryli- 40 + 56 0,45 2443 2441 2438 que pure 3 400 Styrène 40 + 21 0,45 2441 2435 2430 butadiène 4 400 Acrylate 40 + 18 0,45 2440 2430 2425 d'éthyle 5 400 Acrylate de | 40 - 18 0,45 2438 2431 2428 butyle 6 400 Acrylate de 40 - 46 0,45 2442 2432 2424 butyle 7 400 Styrène 40 - 70 0,45 2390 2380 2374 butadiène 8 400x) Acrylate de 30 + 18 0,47 2320 2300 2280 butyle 9 400x) Acrylate de 30 - 40 0,47 2310 2302 2284 butyle 10 400 Acrylate de 25 - 46 0,49 2454 2450 2443 butyle 11 400 - - - 0,45 2450 2445 2438 12 400 Acétate de 40 - 42 0,45 2220 2212 2198 vinyle, éthylène, chlorure de vinyle 13 400 Acrylate de 100 - 25 0,31 2305 2300 2286 butyle 14 400xx) Acrylate de 20 - 40 0,30 2198 2140 2100 propyle x) avec en supplément 1,5 % d'une émulsion bitumineuse à 60 % par rapport à la densité apparente à l'état frais xx) avec en supplément 10 % d'une emulsion bitumineuse à 60 % par rapport à la densité apparente à létat frais. Tableau 1 (Suite 1) Résistance à la compression kp/cm2 Température d'essai après magasinage à + 20 C No. + 20 C - 15 C - 36 C 2h 7j 28j 2h 7j 28j 2h 7j 28j 1 112 390 425 - 381 424 - 396 444 2 118 412 500 - 450 548 - 481 561 3 74 240 304 - 285 321 - 318 378 4 84 260 330 - 305 366 - 350 420 5 72 224 312 - 248 364 - 311 382 6 69 200 300 - 201 298 - 220 312 7 44 112 138 - 117 141 - 121 136 8 55 201 280 - 244 312 - 340 430 9 54 177 244 - 188 260 - 198 271 10 90 220 315 - 246 338 - 260 350 11 - 300 406 - 312 404 - 340 412 12 - 116 121 - 198 212 - 248 260 13 - 180 190 - 185 200 - 196 204 14 - 100 112 - 160 174 - 240 268 Tableau (Suite 2) Module d'élasticité/statique/kp/cm2 selon la no@@e autrichie@@e B 3303 Température d'essal après magasinage à +20 C No. +20 C - 15 C 7 j 28 j 7 j 28 j 1 245.000 320.000 248.000 324.000 2 212.000 318.000 242.000 258.000 3 140.000 160.000 205.000 212.000 4 152.000 206.000 230.000 321.000 5 112.000 118.000 120.000 127.000 6 98.000 100.000 100.000 102.000 7 60.ooo 64.ooo 61.ooo - 64.000 8 100.000 120.000 205.000 291.000 9 50.000 52.000 50.000 51.000 10 125.000 140.000 134.000 160.000 11 232.000 310.000 230.000 314.000 12 112.000 122.000 146.000 160.000 13 68.000 69.000 69.000 70.000 14 12.000 13.000 48.000 49.000 Tableau (Suite 3) Staule d'elasticit/statique, Narre de périodes alternées de Type de lSp/cm2 selon la nor'e ctri I gel et dégel par pendage de sel ciment chienne B 3303 avec effets de ctoc sirmltanés No. Tmpérature d'essai après magasinage à +20QC - 36 OC 7j 28 j - 150 C - 360 c i t 333.000 ------ -- s 2 f 271.ooo 364.ooo 4 2 29 I . 248.ooo 280.ooo 4 3 ~ S ' . RK 4 1 265.ooo 357.ooo 4 3 5 1 164.ooo 204.ooo > 7o 4 PY 6 t- 112.ooo - 116.ooo > 7o > eTo. I 7 78.ooo 8o.ooo > 7o > 70 8 1 288.ooo 364.ooo. 4 1 9 I . 6o.ooo 64..ooo > :7o > 7o 10 18o.ooo 180.ooo 200. OQ0 > 7 28 1 rl ooo 324. ooo 1 , , -L ~ . 12 200.000 228.ooo 228, ooo > 7o I e 71. ooo 72, ooo 70 i > 70 e! E L 14 - 81.ooo 82.ooo > 7o > 70 Les essais montrent essentiellement, en suivant l'ordre des numéros figurant dans les tableaux, ce qui suit 1) montre les valeurs mécaniques d'un béton lié par du ciment sans additif et le comportement d'élasticité dans des conditions de températures de 200C, -150C et -360C. 2) Par l'addition d'une dispersion, constituée de résine acrylique pure, dont l'indice T maux se situe à +560C, l'élasticité est à peu près égale, à +200C, à celle du support. Au froid, c'est-à-dire dès -150C, la fraction de matières plastiques et par suite le revêtement, deviennent fragiles et les périodes de geldégel se situent au nombre de 2-4. 3) + 4) montrent essentiellement des résultats analogues, bien que l'indice max soit abaissé par rapport à 2). 5) Par l'emploi de matières plastiques à indice T maux de -180C, l'élasticité du béton n'est pas modifiée de façon désavantageuse même au froid (à -150C). 6) + 7) montrent que du fait de l'indice Tmax de valeurs nettement plus basses, il ne se produit pas de façon prononcée des variations d'élasticité au froid. 8) On a adjoint en mélange de façon supplémentaire au système ciment-matiere plastique, une émulsion de bitume qui améliore en fait fortement l'élasticité aux températures normales mais qui fragilisent toutefois le revêtement du fait de la nature thermoplastique du bitume aux plus basses températures. 9) Par suite de l'utilisation de matières plastiques à indice Tmax de -400C, on obtient une conservation entière des bonnes propriétés d'élasticité jusqu'à la température d'essai la plus basse en dépit de la fragilisation par ailleurs courante du bitume. 10) Cet exemple démontre la possibilité de réaliser une économie de l'ordre d'environ 40 % par l'utilisation de matières plastiques à bas indice Tmax' en vue d'obtenir de mêmes coefficients d'élasticité, que ceux que l'on obtient avec une matière plastique à indice T max plus élevé (voir par comparaison avec l'exemple 4). 11) est un exemple de comparaison comme 1), dans lequel on a toutefois utilisé comme ciment, au lieu du ciment Portland modifié à base de C11A7CaF2, du ciment Portland 375. 12) montre que le critère d'élasticité au froid est conféré par l'indice Tmax' indépendamment de la nature de la matière plastique. 13) Avec des proportions plus élevées en matière plastique, on obtient des revêtements de haute élasticité ou olasto-élastiques présentant une élasticité au froid exceptionnelle. 14) Par l'action conjointe de matières plastiques à bas indice Tmax et d'une proportion plus grande de bitume, l'élasticité au froid demeure assurée malgré la fragilisation du bitume. REVENDICATIONS 1. Liant, en particulier béton ou mortier, qui contient au moins un liant hydraulique, tel que par exemple de la chaux ou du ciment, au moins une matière plastique, de préférence présente sous forme finement divisée, éventuellement des substances bitumineuses présentes sous forme finement divisée et éventuellement d'autres additifs, pour la fabrication d'éléments de construction et/ou de revêtements insensibles aux charges de choc, à l'usure et aux effets de gel et dégel alternés, caractérisé par le fait qu'il comprend les liants minéraux, en particulier du ciment Portland de composition courante, du ciment de laitier, du ciment de hautfourneau, du ciment alumineux, du ciment Portland modifié à base de 11CaO.7A1203.CaF2, du ciment de Brunauer, du ciment de Grenoble et/ou du ciment de Romans, éventuellement du bitume et/ou du goudron, et les additifs éventuellement présents ainsi qu'au moins une matière plastique, présente de préférence sous forme dispersée dans un liquide et/ou sous forme dissoute, ayant un indice Tmax' évalué selon la norme allemande DIN 53445, inférieur à -80C, le bitume et/ou le goudron éventuellement reformé de façon supplémentaire est en présence sous forme broyée, dispersée à sec, dispersée dans un liquide et/ou dissoute. 2. Liant en particulier béton ou mortier, selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la matière plastique renfermée présente un indice T maux (selon la norme allemande DIN 53445) inférieur à -150C, en particulier inférieur à -360C. 3. Liant, en particulier béton ou mortier selon la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait que la matière plastique à bas indice T maux est renfermée en quantité de 3 à 35 % en poids de préférence de 5 à 20 % en poids par rapport à la quantité de la fraction inorganique du liant. 4. Liant, en particulier béton ou mortier, selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que le béton et/ou le goudron sont renfermés en quantités de 0,5 à 25 % en poids, en particulier de 0,5 à 10 % en poids et, de préférence, de 1 à 6 % en poids par rapport à la quantité de la fraction inorganique du liant. 5. Liant, en particulier béton ou mortier, selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait qu'en plus du ciment, de la matière plastique et éventuellement du bitume et/ou du goudron, il renferme des additifs réglant les propriétés du béton, de préférence .a) des substances abaissant la quantité d'eau de gâchage, en particulier pour une même ouvrabilité du mélange de mortier et de béton, par exemple des agents mouillants ou tensioactifs cationiques, anioniques ou non ionogênes ou des lessives résiduaires bisulfitiques et/ou b) des substances modifiant la vitesse de prise et/ou le durcissement du mélange, par exemple des gluconates, des phosphates, des citrates, l'acide tartrique, l'acide succinique, des succinates, des carbonates alcalins, des fluosilicates, des aluminates, des halogénures de métaux alcalins ou alcalino-terreux c) des substances engendrant des occlusions d'air microscopiques, telles que par exemple des résines Vinsol naturelles ou des agents porogènes synthétiques, par exemple des savons ou carboxylates synthétiques et/ou d) des corps façonnés renfermant des pores présentant de préférence une surface fermée et ayant des grosseurs d'environ 5 m et davantage, en particulier de 5 m à 4 mm, de préférence de 10 à 60 m, en particulier des corps à pores microscopiques, par exemple des billes à pores microscopiques, en substances à base de silicates boursoufflés, tels que par exemple les perlites, les vermiculites et/ou des argiles expansées ou en matières plastiques telles que par exemple des polystyrènes expansés (PSE), des polyuréthanes, du polyéthylène moussé et/ou du caoutchouc mousse. 6. Liant, en particulier béton ou mortier, selon la revendication 5, caractérisé par le fait que le ou les constituants d) est ou sont renfermés en quantités de 1 à 10 % envolume, de préférence de 2,5 à 5 % en volume, par rapport au volume du béton et/ou du mortier final. 7. Procédé pour la préparation d'un liant, en particulier d'un béton ou mortier, selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que l'on mélange tout d'abord les aggrégats avec une partie, de préférence de 30 à 70 %, en particulier environ 50 % de la matière plastique sous forme dissoute et/ou dispersée, en particulier en enrobant lesdits aggrégats par ladite matière plastique, puis on introduit en mélange la quantité totale de la fraction minérale du liant et enfin, on ajoute la partie restante respective de la matière plastique et éventuellement la quantité d'eau désirée. 8. Procédé pour la préparation d'un liant, en particulier un béton ou mortier, selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que l'on mélange les aggrégats avec au moins une partie, de préférence 30-100 %, en particulier 70-100 %, du bitume et/ou du goudron et éventuellement une partie, de préférence 30-70 % en particulier environ 50 % de la matière plastique, de façon à enrober en particulier les aggrégats par lesdits bitume, goudron et matière plastique, puis on admet en mélange la quantité totale de la fraction inorganique du liant et enfin on ajoute la partie restante respective ou la quantité totale de la matière plastique et éventuellement la partie restante du bitume et/ou du goudron et également éventuellement la quantité d'eau désiré.