La présente invention concerne un nouveau récipient destiné à contenir un fluide sous pression, par exemple un fluide frigorifène dont il est utile de pouvoir contrôler ou au moins vérifier la pression. Il existe déà des réservoirs destinés à remplir cette fonction qui sont utilisés dans des installations frigorifiques et ces réservoirs sont fabriqués en métal avec des couvercles soudés ainsi que des raccords fixés dans des embouts taraudés qu'il est nécessaire d'usiner avec soin. Les réservoirs existants donnent satisfaction mais sont d'une fabrication onéreuse car ils nécessitent beaucoup d'opérations d'usinage. La présente invention crée un nouveau réservoir pouvant être réalisé de façon très simple. Conformément à l'invention1 le récipient comporte une enveloppe tubulaire en matière moulée fermée par un couvercle et dont une extrémité délimite au moins deux renflements dans lesquels sont pratiquées des ouvertures pour la mise en place et l'assemblage étanche de raccords. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Une forme de réalisation de l'objet de l'invention est représentée, à titre d'exemple non limitatif, au dessin annexé. La fig. I est une vue de dessus d'un réservoir de l'invention. La fig. 2 est une coupe vue sensiblement suivant la ligne II-II de la fig. 1. La fig. 3 est une coupe transversale vue sensiblement suivant la ligne III-III de la fig. 2. La fig. 4 est une coupe partielle analogue à la fig.2 vue suivant la ligne IV-IV de la fig. 1 et illustrant des caractéristiques supplémentaires de l'invention. Le réservoir illustré au dessin comporte une enveloppe 1 tubulaire délimitant une extrémité ouverte 1a bordée par une bride de raccordement 2. A son autre extrémité,l'enveloppe présente un fond 3 en forme de dôme à partir du centre duquel fait saillie un tube 4 s'étendant jusqu'à l'ouverture la. Le tube 4 est relié, par des cloisons 5, à la paroi interne de l'enveloppe 1 pour former une structure alvéolaire. Un tube de puisage 6 est formé dans l'un des alveoles 7 ou dans ltépaisseur d'une des cloisons 5, ledit tube 6 affleurant sensiblement l'extrémité la de l'enveloppe 1. L'autre extrémité du tube 6 débouche dans un trou taraudé 8 formé dans un renflement 9 du fond 3 en forme de dôme. Le renflement 9 est prolongé sur un coté de l'enveloppe par une saillie 10 dans laquelle est formé un taraudage 11 pour le vissage d'un bouchon 12 destiné à maintenir une pièce transparente 13 serrée contre un joint d'étanchéité 14. La pièce transparente 13 est disposée en regard d'uneou de plusieurs ouvertures 15 communiquant avec l'intérieur du tube 6, ce qui permet de constater la circulation de liquide ou de bulles de gaz ou vapeur. SuppIémentairement, il est avantageux de munir la pièce transparente 13 d'une pastille hygroscopique 16 dont la couleur permet de vérifier l'état d'humidite régnant à l'intérieur du réservoir. La fig. 1 montre que le fond 3 comporte deux renflements 9, 9a semblables l'un à l'autre pour permettre la mise en place de: raccords tels que celui illustré schématiquement en 17 à la fig. 2. Les raccords 17 sont d'un type courant dans le commerce et comportant au moins un embout fileté et ils n'ont, par conséquent, pas a être décrits plus en détail. Ils sont destinés à relier le réservoir à des conduits appropriées. Outre les renflements 9, 9a, le fond 3 délimite encore deux bossages 18 et 18a semblables entre eux. Les bossages 18, 18a délimitent un trou taraudé 19, un épaulement 20 et une partie cylindrique 21. Supplémentairement encore, l'enveloppe est munie, au-dessus du fond 3 en forme de d8me, de pattes 22, 22a reliées rar un voile 23 de renforcemet. Les taraudages 19 des bossages 18 et 18a sont destinés à recevoir, soit des bouchons 24 (fig. 2), soit des dispositifs mesureurs de pression non représentés ou encore, comme l'illustre la fig. 4, ils peuvent constituer en même temps que le cylindre 20 une partie d'un dispositif mesureur ou détecteur de pression. La fig. 4 montre, en effet, un piston 25 disposé dans le cylindre 21 du bossage 18, le piston 25 comportant une collerette 26 destinée à buter contre l'épaulement 20 et à servir d'appui à un ressort 27 maintenu contre un bouchon 28. Un doigt 29 traverse le bouchon 28 et sert à la commande d'un micro-contact 30 fixé à l'une des pattes 22. Deux dispositifs analogues à celui qui vient d'être décrit peuvent etre disposés respectivement dans les taraudages et cylindres des bossages 18, 18a. Le tarage de leurs ressorts 27 peut être différent de sorte que l'un des pistons peut être maintenu dans une position pour laquelle le microcontact 30 qu'il commande est fermé en dessous d'un seuil de pression dit seuil supérieur alors que l'autre maintenu normalement ouvert est ouvert lorsque la pression montéau-dessus d'un certain seuil, d-it seuil inférieur. Le réservoir peut supplémentairement encore et de façon avantageuse former filtre et organe de distribution. En effet, comme illustré par la fig. 4, il est avantageux de disposer dans un des alvéoles 7, de préférence celui dans lequel débouche le renflement 9a dont le taraudage 8a est destiné à recevoir un raccord de liaison, une matière de déshydratation désignée par 31 à la fig. 4, matière de déshydratation qui est maintenue prisonnière entre un filtre fin 32 constitué par exemple par un feutre de fibres synthétiques, lui-même maintenu par un tamis 33. De cette manière, le fluide amené au réservoir, par exemple un fluide frigorigène, est introduit dans le réservoir par le raccord fixé au renflement 9a.Ce fluide est alors obligé de traverser le tamis 33, le filtre fibreux 32, puis la matière de déshydratation 3l,par exemple un gel de silice, et ensuite de nouveau un second filtre fibreux ainsi qu'un second tamis pour rentrer dans les autres alvéoles du récipient. Le fluide, le plus souvent un liquide, est ensuite repris par le tube 6 et conduit à un circuit d'utilisation par le raccord 17. Pour fermer l'enveloppe 1, on utilise un couvercle 34 (fig. 2) également en forme de dôme qui est relié à l'enve- loppe 1 au niveau de la bride 2. Le couvercle 34 forme aussi un embryon de tube central 4a ainsi que des embryons de cloison Sa. De par la réalisation décrite, il est aisé de fabriquer l'ensemble du réservoir à savoir l'enveloppe 1 et les différents organes décrits qu'elle délimite ainsi que le couvercle 34 par moulage. Différentes matières peuvent être utilisées, par exemple des alliages d'aluminium et même de préférence des résines synthétiques pouvant être armées, ce qui permet une fabrication extrêmement bon marché tout en étant très précise en ne nécessitant aucun usinage ultérieur. Dans ce cas, même la liaison entre l'enveloppe 1 et le couvercle 34 au niveau de la bride 2 peut être réalisée par un procédé de soudage par fusion mutuelle en faisant tourner ou vibrer le couvercle par rapport à l'enveloppe. Il est avantageux, dans ce cas, que le dispositif de bride soit conformé pour présenter une grande surface de contact par exemple à lèvres coniques comme cela est illustré en 35. Il est avantageux, comme l'illustre la fig. 2, qu'un espace 36 soit ménage entre les cloisons 5 et 5a pour que la position relative de ces cloisons n'ait aucune importance lorsque le couvercle est mis en place et fixé et que le fluide puisse passer de l'un à l'autre alvéole 7. L'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation représenté et décrit en détail, car diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. En particulier il est avantageux de prévoir des logements pour des joints toriques ou analogues dans le fond des taraudages 8, 8a ,ce qui permet de réaliser une fermeture étanche sans qu'il y ait à forcer aur les filets. REVENDICADIONS 1 - Récipient pour fluides sous pression, notamment pour fluides frigorigènes, caractérisé en ce qu'vil comporte une enveloppe tubulaire en matière moulée fermée par un couvercle et dont une extrémité délimite au moins deux renflements dans lesquels sont pratiquées des ouvertures pour la mise en place et l'assemble e étanche de raccords. 2 - Récipient suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'enveloppe et son couvercle sont tous deux fabriqués par moulage alliages d'aluminium et même de préférence en matière synthétique et délimitent intérieurement un tube ou noyau central ainsi que des cloisons reliant ce tube au noyau à la paroi interne de l'enveloppe pour constituer une structure alvéolaire. 3 - Récipient suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par un voyant transparent monté dans la paroi de l'enveloppe en regard d'un tube de puisage s'étendant jusqu'au voisinage du couvercle. 4 - Récipient suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le voyant transparent est muni dtune pastille détectrice de l'humidité. 5 - Récipient suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'un des alvéoles est aligné avec l'un des renflements de mise en place d'un raccord, ledit alvéole conte naht des grilles pour le maintien entre elles d'au moins un filtre constitué a' la manière d'un feutre ou analogue et de produits de déshydratation. 6 - Récipient suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la paroi de l'enveloppe comporte, à l'ex trémité présentant les renflements, des bossages supplémentaires délimitant des ouvertures pour la fixation étanche de bouchons ou dispositifs de mesure. 7 - Récipient suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les logements pratiqués dans les bossages délimitent un cylindre, un épaulement et une partie taraudée formant le corps d'un dispositif détecteur de pression pour l'actionnement d'un commutateur disposé à l'extérieur de l'enveloppe et relié à celle-ci. 8 - Récipient suivant l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le fond de l'enveloppe délimite des pattes pour la fixation des commutateurs. 9 - Récipient suivant l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que l'un des commutateurs est actionné en dépendance d'un seuil supérieur de pression tandis que l'autre commutateur est actionné en dépendance d'un seuil inférieur de pression.