L'invention se rapporte aux serrures de sécurité destinées notamment à la fermeture des portes d'appartements Les /connUes/ t serrures connues peuvent entre actionnées à l'aide d'une clé qui permet d'en obtenir l'ouverture et la fermeture. Si une personne quelconque entre en possession de la clé de la serrure ou parvient à en réaliser une copie suffisamment fidèle, il lui est possible d'ouvrir la serrure et de franchir la porte, pénétrant ainsi dans les lieux sans effraction (on a constaté d'ailleurs que 65 % des cambriolages sont réalisés sans effraction). La présente invention a pour but de remédier à cet inconvénient et d'accrottre la sécurité offerte par une serrure, en permettant à son utilisateur légitime ou principal d'en empêcher à volonté la manoeuvre à toute personne disposant d'une clé ouvrant la serrure. A cet effet, une serrure selon l'invention, colportant des pognes de fermeture actionnés par un dispositif de commande à l'aide d'une clé, dite clé principale, ces zones butant soit solidaires, soit reliés par une tringlerie, est dotée d'un dispositif do verrouillage dont la manoeuvre, qui peut outre effectuée à l'aide d'une clé auxiliaire mais est impossible à laide de la clé principale, permet de condamner temporairement les pannes en position de fermeture. Les panes d'une serrure selon l'invention (laquelle peut évidemment aussi, sans sortir du cadre de l'invention, ne comporter qu'un panne unique) sont donc susceptibles d'être blo qués en position de fermeture de telle manière que l'ouverture de la serrure ne peut alors être obtenue au moyen de la clé principale, qui ne redevient opérante qu'après libération préalable des pentes par manoeuvre du dispositif de verrouillage au moyen de la clé auxiliaire. Cette particularité présente plusieurs avantages. L'utilisateur de la serrure, seul détenteur de la clé auxiliaire, a la faculté d'en interdire la Manoeuvre à toute personne disposant seulement de la clé principale. I1 peut donc confier sans risque à des tiers un ou plusieurs exemplaires de la clé principale, car il se réserve la possibilité de leur en empocher l'usage (ainsi qu'à tout individu qui aurait dérobé ou copié l'un de ces exemplaires) par condamnation de la serrure fermée à i sa clé auxiliaire qu'il conserve par-devers lui. Avantageusement, la clé auxiliaire peut entre conçue pour permettre la manoeuvre non seulement du dispositif de verrouillage, mais aussi du dispositif de commande des planes; cette unique clé auxiliaire suffit alors à l'utilisateur pour la manoeuvre complète.de la serrure. Par contre, en aucun cas une clé principale ne doit permettre la manoeuvre du dispositif de verrouillage. D'autre part, la difficulté dteffraction, pour un cambrioleur, de la serrure fermée et condamnée par manoeuvre successive de la clé principale et de la clé auxiliaire se trouve multipliée par deux. En effet, un tel individu se voit contraint d'attaquer d'abord le dispositif de verrouillage assurant la condamnation des pênes; en cas de réussite, il doit alors entreprendre l'attaque du dispositif de commande des p8nes. De plus, l'allongement corrélatif du temps de travail nécessaire constitue à lui seul un élément de dissuasion. Le dispositif de verrouillage colporte en pratique de préférence un organe mobile de condamnation des pênes de la serrure, lequel, actionné à l'aide de la clé auxiliaire, est susceptible de venir bloquer le mouvement d'une pièce se ddpla- quant en liaison avec les panes sous l'action da dispositif de commande, le mouvement de cet organe mobile étant réciproquement bloqué par ladite pièce lorsque les pênes sont en position d'ouverture. De cette manière, le dispositif de verrouillage ne peut outre manoevré pour condamner les panes que lorsque la serrure est fermée.Ainsi, si la serrure peut toujours store fermée à l'aide de la clé principale, cette dernière n'en permet l'ouverture qu'après suppression de la condaination grtce à la olé auxiliaire. La description qui va suivre, en regard des dessins annexés à titre d'exemples non limitatifs, permettra de bien comprendre comment la présente invention peut autre mise en pratique. tas figures 1 et 2 représentent l'intérieur d'une serrure selon l'invention, respectivement en position d'ouverture et en pRsStten de fermeture avec condamnation des p8nes. Les figures 3 et 4 représentent d'une manière analogue un autre mode d'exécution correspondant à une serrure-crémone. La serrure que représentent les figures 1 et 2 est une serrure simple à deux panes 10 solidaires d'une pièce 11 sensiblement rectangulaire qui peut autre actionnée en translation par un dispositif de commande 12, grave à une clé principale, de manière à faire pénétrer (selon la flèche 15) les pênes 10 dans les empennages 13 conJugués d'une gâche 14 et à les en faire ressortir. Le bottier 16 de la serrure contient en outre un dispositif de verrouillage 17 comportant un organe mobile 18 que l'on peut faire entrer et sortir à l'aide d'une clé auxiliaire. Comme le montrent les figures I et 2, les éléments de la serrure sont disposés de telle manière que, lorsque les panes 10 sont en position d'ouverture (figure 1), la pièce 11 forme une butée s'opposant à la sortie de l'organe 18 du dispositif de verrouillage 17, qui est alors bloqué et ne peut être manoeu viré. Lorsque les pênes 10 ont été mis en position de fermeture au moyen de la clé principale (figure 2), la sortie de l'organe mobile 18 est possible (selon la flèche 19) au moyen de la clé auxiliaire; cet organe s'avance alors immédiatement derrière la pièce Il et constitue une butée s'opposant au retour de ladite pièce et de ses zones 10 en position d'ouverture, lesquels sont alors immobilisés en position de fermeture, tandis que la clé principale devisent inopérante.Pour obtenir dans ces conditions l'ouverture de la serrure, il est nécessaire d'effectuer d'abord l'effacement de l'organe de condamnation 18, au moyen de la clé auxiliaire > ee qui libère la pièce 11 et permet de ramener en position d'ouverture les panes 10 par le dispositif de commande 12 au moyen de la elé principale (ou de la clé auxiliaire si elle est conçue pour pouvoir actionner aussi bien le dispositif de verrouillage 17 que le dispositif de commande 12). On a représenté sur les figures 3 et 4 une serrure d'un type différent. Il s'agit en effet non plus d'une serrure simple, mais d'une serrure-erémone dont le dispositif de commande 12 actionne, au moyen de la clé principale, des pênes 10 par action directe sur la pièce 11 dont ceux-ci sont solidaires, ainsi que d'autres zones (non représentés) par l'intermédiaire d'une tringlerie comprenant des tiges 20, 21 déplaces en translation longitudinale par le dispositif de commande 12..Un petit pene demi-tour 22 peut en outre autre prévu. Dans le bottier 16 de cette serrure est également placé un dispositif de verrouillage 17 dont l'organe mobile 18 peut émerger pour bloquer toute la tringlerie en venant se placer derrière une butée 23 fixée sur la tige 20 de manière à empêcher son retour en position d'ouverture sous l'action du dispositif de commande 12, lequel se trouve ainsi bloqué de meme que les éléments en liaison mécanique avec celui-ci, savoir la piece 11, la tige 21 et tous les pênes. La butée 23 est conçue et placée de telle sorte qu en position d'ouverture de la serrure (figure 3) elle empêche la sortie de l'organe mobile 18, donc la manoeuvre du dispositif de verrouillage 17 au moyen de la clé auxiliaireJ et qu'en position de fermeture de la serrure (figure 4) l'organe mobile 18 puisse sortir et empêcher tout mouvement de retour de la butée 23.Avantageusement, on prévoira pour l'actionnement du dispositif de commande 12 ou du dispositif de verrouillage 17, ou de ces deux dispositifs, respectivement un mécanisme de sureté à pompe, la serrure offrant deux canons (1 'un pour la clé principale et l'autre pour la clé auxiliaire) accessible du c8té extérieur de la porte sur laquelle est montée la serrure, ainsi que deux canons analogues du capoté intérieur de la porte, de préférence à des boutons rotatifs de manoeuvre qui n'offriraient aucune sécurité contre l'ouverture de la porte en.cas d'intrusion dans les locaux par une autre issue. On observera qu'il est possible de condamner une serrure selon l'inventlon en position de fermeture aussi bien de l'ext*- rieur que de l'intérieur de la porte. Le dispositif de verrouillage peut entre constitué par un petit verrou de type usuel. REVENDICATIONS 1.- Serrare de sécurité comportant un ou plusieurs pênes de fermeture actionnés par un dispositif de commande à l'aide d'une clé, caractérisée par le fait quelle est dotée d'un dispositif de verrouillage dont la manoeuvre, qui peut être effectuée à l'aide d'une clé auxiliaire mais est impossible à l'aide de la clé d'actioanerent des pênes dite clé principale, permet de condamner temporairement les pênes en position de fermeture. 2.- Serrure selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le dispositif de verrouillage comporte un organe mobile de condamnation des panes qui est susceptible de bloquer le mouvement d'une pièce se déplaçant en liaison avec les pennés sous l'action du dispositif de commande, le mouvement de cet organe mobile étant réciproquement bloqué par ladite pièce lorsque les peines sont en position d'ouverture. 3.- Serrure selon la revendication 1 ou 2, caractérisée par le fait que la clé auxiliaire permet de manoeuvrer également le dispositif de commande. 4.- Serrure selon la revendication 2 ou 3, caractérisée par le fait que la pièce dont le mouvement peut titre bloqué par le dispositif de verrouillage est une pièce solidaire des panes, directement actionnée par le dispositif de commande et coopérant, on blocage réciproque, avec l'organe mobile du dispositif de verrouillage. 5.- Serrure selon la revendication 2 ou -3, caractérisée par le fait que tous ses pSnes ne sont pas solidaires et que la pièce dont le mouvement peut autre bloqué par le dispositif de verrouillage est une pièce de liaison transmettant à certains pênes l'action du dispositif de commande, cette pièce portant une butée coopérant, en blocage réciproque, avec l'organe mobile du dispositif de verrouillage. 6.- Serrure selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisée par le fait que son dispositif de commande est/$lun mécanisme d'actionnement à pompe. 7.- Serrure selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée par le fait que le dispositif de verrouillage est doté d'un mécanisme d'actionnement à pompe. 8.- Serrure selon l'une quelconque des revendications 1 à 7 , caractérisée par le fait que le dispositif de verrouillage est contenu dans le bottier de la serrure. 9.- Serrure selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée par le fait que le dispositif de verrouillage est un petit verrou de type usuel.