La présente invention concerne un procéde de flui- - disation notamment applicable aux matières dont la fluidisation est difficile. On a déjà utilisé depuis de nombreuses années divers types de procédés de fluidisation pour diverses opérations unitaires fondamentales différentes et/ou plusieurs procédés unitaires fondamentaux, notamment des réactions chimiques et des opérations de séchage. Dans un appareil habituel a lit fluidisé, une phase solide est en suspension dans un courant ascendant de fluide, habituellement de gaz, si bien que la EaSSe des particules solides a ltas- pect d'un liquide à l'ébullition.La phase solide peut être formé par -un catalyseur qui facilite une réaction chimique, les réactifs étant contenus dans le gaz de.fluidisation, ou la phase solide peut réagir avec le gaz de fluidisation Dans une variante, la phase solide peut autre une matière traitée par le gaz de fluidisation, par exemple dans le cas du séchage en lit fluidisé. L'un ds principaux avantages des appareils a lit fluidisé est qu la turbulence intense régnant dans le lit fluidisé assure d'excellentes caractéristiques de transfert de chaleur En outre, cette turbulence provoque un mélange complet Lies matières solides avec le gaz dans le lit, et la formation d'un système gaz-solides relativement homogène. Cependant, les appareils à lit fluidisé présentent quelques inconvénients. Les specialistes savent que, lorsqu'on utilise un appareillage en lit fluidisé, on observe souvent la formation de cheminements préférentiels, due à la formation dans la phase solide de poches qui provoquent un passage du gaz dans les matières solides du lit sans contact intime avec la phase solide. La problème posé par la formation de cheminements préférentials dans un appareil à lit fluidisé peut être résolue en partie par utilisation de plusieurs zones turbulaires dans lesquelles le gaz de fluidisation circule au contact de la phase solide. Chaque tube constitue ainsi un lit fluidisé individuel ayant une section réduite. De tels appareils ont des caractéristiques de transfert encore ameliorées. étant donné que les zones tubulaires accroissent la surface disponible pour la transmission de- la chaleur. Cependant, on n'a pas utilisé plusieurs zones tubulaires pour la fluidisation des matières qui, étant donné leur caractéristique d'agglutination, ont tendance à former des aggrégats et dont.la fluidisation est donc difficile. Cette difficulté. a été étudiée par Gelhart dans "TYPES OF GAS FLUIDIZATION", Powder Technology, 7, p.285-292 (îS73): Cet auteur classe les matières solides en quatre groupes.A à D les matières du groupe A étant caractérisées par une petite dimension moyenne et/ou un poids spécifique des particules inférieur à 1,4 g/cm3. Les matières du-groupe B ont une dimension moyenne comprise entre 40 et 500 microns et un poids spécifique compris entre 1,4 g et 4 g/cm3.Les matières des groupes A et B ne posent pas de problèmes inhabituels au point de vue de la fluidisaxtion. D'autre part, les groupes C et D posent les problèmes de fluidisation les plus difficiles, les matières du groupe C étant sujettes à l'aggluti- nation et ayant donc tendance à boucher les tubes de petit diamètre. L'auteur précité indique que la fluidisation de ces matières peut autre rendue possible-.ou améliorée à l'ai- de de vibrateurs ou d'agitateurs. mécaniques qui rendent minimale la formation de cheminements préférentiels dans le lit fluide. Cependant, l'auteur indique que l'un des procédés -les plus efficaces de résolution des problèmes-posés par ces matières est l'addition de matières solides externes dans. l'appareil. Un certain nombre de matières solides sont comprises dans les groupes C et D indiqués précédement. L'amidon est un exemple. de matière du groupe C car il a tendance à présenter une forte agglutination donc à boucher les tube.s de petiot diamètre. On a déjà tenté de traiter des amidons dans des appareils à lit fluidisé.Par exemple, le brevet des Etats-Unis d'Amérique n 2 845 368 décrit un procédé d'hydrolyse de l'amidon en dextrine dans un appareil à lit fluidisé dans lequel le réacteur comprend plusieurs tubes de transfert-de chaleur disposés dans le .'.éacteur et destinés à échauffer l'amidon subissant l'hydrolyse. L'une des principales difficultés présentées par un tel appareil est que l'amidon, lorsqu'il est au contact d'un catalyseur acide, a tendance à former des morceaux ou agglomérats dans le réacteur, de façon de plus en plus importante.Ainsi, les ca ractéristiques propres d'agglutination de l'amidon et la tendance accrue de l'amidon à s'agglomérer lorsqu'il est au contact d'un catalyseur provoquent la formation intense de cheminements préférentiels. Cette formation provoque alors une hydrolyse incomplète de l'amidon en dextrine. En outre, les réacteurs utilisés pour la dextrinification de l'amidon comportent souvent une t'zone morte" dans la partie supérieure du réacteur dans laquelle l'amidon peut reposer et peut subir des températures élevées pendant de longues périodes. L'amidon peut alors présenter un phénomène d'auto-allumage qui peut provoquer un incendie et/ou des explosions. Ce problème peut autre encore aggravé dans un appareil du type décrit dans le brevet précité car les surfaces de transmission de chaleur dans le réacteur à lit fluidisé, lorsqu'elles sont suffisamment importantes pour assurer 1'échange nécessaire de chaleur, perturbent la circulation du fluide dans le réacteur et provoquent la formation de telles "zones mortes". L'invention concerne donc un procédé de fluidisation de matières solides dont la fluidisation est habituellement difficile, ce procédé ne présentant pas les inconvénients précitées'. Elle concerne aussi un procédé de fluidisation du type décrit qui permet l'absence de "zones mortes", et qui améliore l'homogénéité et les caractéristiques de transfert de chaleur. Elle concerne aussi un procédé de- fluidisation d'amidon destiné à former des produits d'hydrolyse, à l'aide de procédés dans lesquels les amidons sont-efficacement saccharifiés au cours d'un temps de séjour relativement court, la dégradation thermique et les risques d'explosion et/ou d'incendie étant minimaux. Plus précisément, l'invention concerne un procédé de fluidisation d matières solides dont la fluidisation est difficile, notamment de matières particulares solides qui ont tendance à adhérer ou à s'agglomérer en formant des masses agglutinées. L'invention s'applique rades procédés chimiques et/ou physiques dans lesquels de telles matières particulaires sont fluidisées et subissent un transfert de chaleur au cours de la fluidisation, habituellement par échauffement de ces matières. Selon l'invention, l'appareil de fluidisation utilisé comporte une zone fluidisée supérieure à agitation et une zone fluidisée inférieure à agitation, une zone fluidisée intermédiaire comprenant plusieurs zones tubulaires communiquant chacune avec les zones supérieure et inférieure, si bien que le gaz de fluidisation remonte-dans la zone-inférieure puis dans la zone intermédiaire et dans.la.zone supérieure-et assure la fluidisation des matières solides dans-chacune des trois zones. Le transfert de chaleur du système fluidisé, dans un sens ou dans l'autre, a essentiellement lieu dans la zone intermédiaire. Les zones tubulaires de petit diamètre qui forment cette zone intermédiaire comportent un dispositif d'échange de chaleur, et le faible diamètre des zones tubulaires assure une surface importante de transfert de chaleur. Le procédé de fluidisation selon l'invention convient particulièrement bien au traitement des amidons, no-tamment à la dextrinification, à l'oxydation, etc de cette matière, car les amidons ont tendance à s'agglutiner et leur fluidisation est donc difficile. L'i-nvention concerne aussi des procédés physiques et chimiques tels que le séchage. L1amidon peut sistre efficacement séché lors de la mise en oeuvre du procédé de l'invention. En outre,-d2autres processus physiques et/ou chimiques peuvent ttre-appliqués à d'autres matières solides dont la fluidisation est difficile,notamment au charbon,. etc. D'autres-caractéristiques et avantages de lsinven- tion ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en référence aux dessins -annexés sur lesquels - la figure 1 est une coupe longitudinale d'un réacteur à lit fluidisé destiné à la mise en oeuvre du procédé de l'invention - la figure. 2 est une coupe suivant la ligne 2-2 de la figure 1, et elle représente un nombre de tubes supérieur à celui qu'on a représenté sur la figure 1 qui en indique 4 à titre illustratif, par raison de simplicité ; et - la figure 3 est un schéma illustrant la mise en oeuvre du procédé de lsinvention. Dans un mode de réalisation de l'invention, l'amidon est hydrolysé en dextrine au cours d'une réaction catalysée par un -acide et mise en oeuvre à température élevée, l'amidon étant introduit dans une zone fluidisée qui subit une agitation constante. L'amidon circule ensuite, soit dans le mtme sens, soit de préférence à contre-courant, avec un gaz de fluidisation dans plusieurs zones tubulaires fluidisées puis dans une autre zone fluidisée soumise elle aussi à une agitation. Dans un mode de réalisation avantageux de l'invention, l'amidon pénètre dans une zone fluidisée supérieure et subit une agitation constante dans celle-ci. Ensuite, il descend à contre-courant du gaz de fluidisation, dans plusieurs zones tubulaires fluidisées vers uné zone fluidisée inférieure qui subit une agitation de manière analogue. Le produit formé est retiré de la zone inférieure. Lsune des caractéristiques importantes du procédé de l'invention est que les zones supérieure et inférieure subissent.une vigoureuse agitation assurant un mélange complet dans ces deux zones. Cette agitation non seulement empoche la formation du cheminement préférentiel et évite ainsi une hydrolyse incomplète de l'amidon, mais empoche aussi la formation de "zones mortes" dans le réacteur et évite ainsi le grillage et la dégradation thermique indésirable de l'amidon. Les spécialistes savent que les dextrines sont des produits de dégradation de l'amidon obtenus par chauffage de ce dernier à I'état relativement sec en présence d'un acide ou non. Normalement, l'amidon de mars contient environ 10 à 12 % en poids d'humidité ; lors du chauffage à sec de amidon naturellement sec,- cette humi-,ité est chassée et les réactions de dextrinification et de ramification commencent. Une hydrolyse et une condensation ont lieu pendant la dextrinification. La ramification est due à une nouvelle polymérisation de l'amidon parti.ellement hydrolysé lorsque son humidité est inférieure à 3 % en poids environ. L'expression "équivalent de dextrose" (E.D.) désigne la teneur. en sucres réducteurs des matières solides dissoutes dans un hydrolysat doamidon-ou une dextrine, cette teneur étant exprimée en pourcentage de dextrose.mesuré suivant la méthode de Schoorl, décrite dans l'article Encyclopedia of Industrial Chemical Analysis, vol. 11, p.41-42. Les dextrines provenant de lt-amidon ont en général un équivalent de dextrose inférieur à 7 environ et le plus souvent compris entre environ 1 et 7. L'amidon non traité a normalement un degré de ramification environ 3,6 . Dgautre part, les dextrines ont habituellement un degré de ramification au moins égal à 7 % et habituellement compris entre 7 et 16 %. Le degré de ramification dans une dextrine est déterminé par trois types d'analyses, destinées plus précisément à déterminer ltéquivalent de dextrose (selon la méthode de Schoorl précitée), la substance sèche et la quantité d'acide formique formé par oxydation au periodate. La dernière analyse qui donne l'indice d'acide formique (FAV) exprimé sous forme de milli-équivalents d'acide formique par -gramme de substance sèche, est réalisée par oxydation à basse température (20 C) au métaperiodate de sodium, dans des conditions strictement réglées. Ce procédé est décrit en détail dans l'article de R.W. Kerr et F.C. Cleveland, J. Am. Chem. Soc. 74, 4036-4039, 1952 et dans un autre ar ticle-des mimes auteurs paru dans Die Stärke, 5, 261-266, 1953. L'oxydation au periodate provoque la formation d'une molécule d'acide formique pour chaque motif glucose terminal non réducteur et de deux molécules d'acide formique pour chaque motif glucose terminal réducteur. Ainsi, les variations de l'indice d'acide formique FAV, calculé sur la base d'une mole, indiquent le degré de ramification d'une dextrine. On peut calculer ce degré de ramification de la ma nière suivante, à l'aide des résultats des trois analyses précitées. 1. On calcule le poids moléculaire moyen en nombre Mn 20 500 Mn = E.D. Note : on ne corrige pas ltéquivalent de dextrose pour tenir compte de la dextrose de la dextrine car cette quantité de dextrose est négligeable. 2. On transforme ltindice diacide formique FAV, exprimé en milli-équivalents par gramme de matière solide sèche, en équivaients par mole suivant la formule Mn FAV, eq/mole = FAV, meq/g x 000 3. On calcule le nombre de ramifications par mole ramifications/mole - FAV, eqjmole - 3 Note : l'oxydation au periodate donne une molécule d'acide formique pour chaque groupe terminal non réducteur et deux molécules d'acide formique pour chaque groupe terminal réducteur. 4. On calcule le nombre total de liaisons par mole liaisons/mole = ## # ## -1 5. On calcule le degré de ramification : ramification, 5' = ramifications/mole x 100 On peut écrire la formule de la dextrine d'amidon sous la forme (C6H10O5)n dans laquelle n est une variable (plutot qu'une constante mathématique) et est inférieur à la valeur de n dans l'amidon. On obtient des dextrines de différentes qualités par chauffage de amidon pendant de temps plus ou moins longs à des températures pouvant atteindre 2400C environ. L'amylodextrine, l'érythrodextrine, l'achrodextrine, etc, préparées de cette manière, peuvent etre classées grossièrement d'après leur dimension moléculaire par utilisation de l'essai classique à l'iode. La réaction de dextrinification peut être catalysee par traitement de l'amidon naturellement sec avec un acide, avant ou pendant le chauffage de l'amidon. Tout acide convient à cet effet, notamment l'acide sulfurique, l'a- cide sulfureux, l'acide chlorhydrique et analogue. On pulvérise avantageusement de l'acide chlorhydrique anhydre gazeux ou une solution aqueuse- diluée d'acide chlorhydrique sur les particules d'amidon avant ou pendant le chauffage. On peut aussi incorporer à l'amidon d'autres produits chimiques tels que le borax au cours de la dextrinification. On considère maintenant la mise en oeuvre de l'in- vention. La figure 1 est une coupe détaillée d'un appareil à lit fluidisé avantageusement utilisé pour la mise en oeuvre de l'invention. L2appareil comprend un bottier vertical allongé 10 délimitant, dans sa partie supérieure, une chambre supérieure 12 ayant une entrée 14 pour l'amidon. 'Le bottier 10 délimite aussi une chambre inférieure 16 placée pratiquement au fond. Les deux chambres 12 et 16 comprennent un dispositif d'agitation 18, 20 respectivement. Le dispositif 18 comprend un arbre 22 destiné a' tourner dans la chambre 12.Plusieurs roues 24 qui peuvent comprendre des pales plates tournant avec l'arbre 22 sont montées sur ce dernier. Le dispositif 20 dpagitation de la chambre 16 comprend de manière analogue un arbre 26 ayant des roues 28 tournant avec lui. Dans un mode de réalisation avantageux, le dispô- sitif- i8 d'agitation comprend des roues 24 de poussée-vers le haut ayant plusieurs pales et disposées à des hauteurs différentes, des-;roues supplémentaires 30 étant décalées de 900 et étant montées entre les-roues de chaque paire, lorsque les roues comprennent deux pales chacune. Le dispositif 20 d'agitation de la chambre 16 a de préférence une configuration analogué. Le cas échéant, certaines des roues au moins peuvent autre inclinées par rapport à celles Selon a représentées, suivant le nombre de pales que comprend chaque roue. Une partie intermédiaire 32 du bottier 10 comprend plusieurs tubes 34 qui communiquent à leur extrémité supé rieur 36 avec la chambre 12 et à leur extrémité inférieure 38 avec la chambre 16. Ainsi, l'amidon pénétrant par l'en- trée 14 tombe par gravité dans la chambre 12, dans les tubes 34 et dans la chambre 16. Cette dernière comprend aussi une sortie 40 permettant le retrait d la dextrine d'amidon. Un bottier 42 délimitant une chambre 44 sous pres-sion est placé sous la chambre 16. Du gaz de fluidisation pénètre dans la c ambre 44 par une entrée 46 et passe par un orifice 48, dans la chambre 16. La disposition des tubes peut beaucoup varier dans la partie intermédiaire 32. La figure 2 représente une disposition convenable à cet effet. Comme représenté, les tubes 34 forment un dessin autour du centre de la partie 32. Cette partie intermédiaire qui comprend les tubes au moins comporte un dispositif de chauffage et/ou de refroidissement. A-cet effet, la partie intermédiaire 32 délimite avantageusement une double enveloppe permettant la circulation dsune matière d'échange de chaleur qui peut parvenir dans la partie 32 par une entrée 49 et qui peut en Aetre retirée par une sortie 50 comme représenté sur la figure 1. il est aussi avantageux dans de nombreux cas que les chambres supérieure et inférieure coopèrent aussi avec un dispositif d'échange de chaleur. A cet effet, il suffit en général qu'une double enveloppe 52 entoure la chambre supérieure 12, cette double enveloppe comprenant une entrée 54 de fluide d'échange de chaleur dans l'enveloppe 52 et une sortie 56 pour ce fluide. Comme représenté sur la figure 1, l'enveloppe 52 de la chambre 12 peut atteindre seulement l'entrée 14 ou il peut wetre souhaitable qu'elle recouvre toute la partie supérieure afin d'empêcher la condensation. Cependant, il est en général avantageux que la chambre 12 comporte une partie 58 délimitant un dame, solidaire de la chambre 12 et permettant le retrait du gaz de fluidisation du réacteur par une sortie 60. Les spécialistes peuvent noter que la sortie 60 permet non seulement le retrait du gaz de fluidisation mais aussi celui des matières "fines" entratnées par ce gaz. Les spécialistes peuvent noter que la chambre supérieure peut avoir, parfois de façon avantageuse, une section accrue qui réduit la vitesse linéaire du gaz de fluidisation et facilite ainsi la séparation des particules de phase solide qui ont été entraSnées. La section du dôme lui-mSme peut wetre accrue ou la section de la totalité de la chambre 12 peut autre accrue à cet effet. La chambre ffinférieuré 16 peut aussi coopérer de manière analogue avec une matière d'échange de chaleur, avantageusement dans une double enveloppe 62 sans laquelle la ma trière d'échange de chaleur pénètre par une entrée 64 avant de s'échapper par une sortie 66. La figure 3 illustre plus précisément le procédé d'hydrolyse des amidons en dextrine. Comme représenté, lsami- don introduit, avantageusement avec un catalyseur acide, provient d'une trémie 70 et parvient à l'entrée 14 afin qutil pénètre dans la chambre supérieure 12. Dans un mode de réalisation avantageux, de la vapeur d'eau circule par des canalisations 72 et 74 et pénètre dans 11 enveloppe 52 afin qu'elle chauffe la chambre-supérieure. L'arbre 22 de ltagi- tateur 18 peut filtre entraîné par un dispositif convenable 76 comme représenté sur la figure 3. L'amidon contenant le catalyseur est fluidisé par de-ltair humide introduit dans la chambre 44 par une entrée 46, et il remonte dans la chambre inférieure 16, dans les tubes 34 de la partie intermédiaire 32 et dans la chambre supérieure 12. De la vapeur d'eau constituant une matière d'échange de chaleur, parvient aussi par des canalisations 78 à la double enveloppe de la partie 32 et, par la canalisation 80, à la double enveloppe 62 entourant la chambre inférieure 16. Ainsi, les chambres supérieure et inférieure et la partie intermédiaire comportant-les tubes reçoivent de la vapeur d'eau assurant le chauffage de amidon qui y circule. Ainsi, l'amidon acidifié parvenant à entrée 14 est immédiatement fluidisé dans la chambre supérieure 12 dans laquelle l'agitation est constante, et il descend dans cette chambre en étant agité à contre-courant de la matière de fluidisation. L'amidon acidifié continue à descendre par gravité malgré l'action de mise en suspension assurée par l'air circulant dans les tubes 34 dans lesquels il coexiste pas d'agitation autre que celle qui est due naturellement à la turbulence propre régnant dans les tubes qui contiennent l'amidon fluidisé.Lorsqu'il a parcouru les tubes 34-, amidon qui est au moins partiellement hydrolysé en dextrine, continue à descendre dans la chambre inférieure 16, à-contre- courant du gaz de fluidisation, et il quitte cette chambre 16 par une sorti-e 40. Dans un mode de réalisation de l'invention, Re produit retiré par la.canalisation 40 passe dans un distributeur rotatif 82 de type hermétique et comportant un tube de refroidissement pneumatique permettant la réduction de la température du produit à moins de 650C. A cet effet, le produit est évacué par le distributeur 82 dans un tube 84 de refroidissement et un appareillage collecteur, par l'in- termédiaire de la canalisation 86. Les poussières ou fines évacuées par la sortie 60 sont retirées par un cyclone 88 puis transmises par une canalisation 90 à l'appareillage collecteur, par l'intermédiaire de la canalisation 86. Amidon qui est dextrinifié selon ltinvention peut provenir de diverses matières amylacées, notamment des amidons de céréales, cireux et/ou de turbercules. De telles matières sont par exemple les amidons non cireux de céréales (c'est-à-dire l'amidon de mais et amidon de blé), l'amidon de pommes de terre, amidon de tapioca, l'amidon de sorgho, l'amidon de riz, et les amidons cireux (c'est-à-dire l'amidon cireux de mil, de mats, etc). Les amidons non cireux de céréales sont avantageux et notamment l'amidon de mais. Dans un mode de réalisation avantageux de l'in- VentionS amidon est mélangé à un catalyseur acide avant introduction dans le lit fluidisé subissant l'agitation. De l'acide chlorhydrique gazeux ou non est avantageux bien que tout acide convienne à cet effet, notamment l'acide sulfurique, l'acide sulfureux et analogue. L'acide est mélangé à l'amidon avantageusement par pulvérisation dtune quantité dosée d'acide sur un lit d'amidon avac mélange continu de l'amidon afin que l'ensemble acidifié soit homogène. L'utilisation dSun mélangeur à rubans est particulièrement avantageuse à cet effet. La quantité d'acide mélangé à l'amidon n'est pas primordiale et elle peut varier entre des limites très éloignées suivant notamment la nature de l'amidon utilisé et la nature de la dextrine produite. En général, des quantités d'acide correspondant à 0,01 à 10 parties en poids de HCl à 200 Baumé pour 1 000 parties en poids d'amidon, correspon dant sensiblement aux acidités moyennes exprimées en milli-équivalents d'acide par gramme d'amidon (sur base sèche) de 0,001 à 0,10. Lgamidon acidifié circule alors dans l'appareil décrit précédemment, à une température qui dépend dans une certaine mesure de la nature de la dextrine à produire. En général, 17amidon est maintenu à une température comprise entre 52 et 1930C, avantageusement entre 77 et 19100 dans le réacteur à lit fluidisé. Le temps de séjour de amidon dans le réacteur selon l'invention est en général inférieur à une heure et le plus souvent compris entre 10 et 30 mn, bien que des temps de séjour plus ou moins longs conviennent suivant la qualité de dextrine voulue etle degré d'hydrolyse recherché. Le cas échéant, ltair qui constitue le gaz de fluidisation peut autre chauffé à l'extérieur suivant la qualité de dextrine à préparer, bien que cette possibilité présente souvent peu d'avantages. En général, le lit fluidisé peut autre chauffé à une température comprise entre 29 et 1770C. Par exemple, lors de la préparation de dextrine jaune, des températures comprises entre 107 et 1680C sont habituellement avantageuses. L'air qui constitue le gaz de fluidisation contient de préférence de l'humidité afin qu'il favo-? rise efficacement la réaction d'hydrolyse. Les spécialistes savent que d'autres matières de fluidisation conviennent aussi. Par exemple, on peut utiliser de la vapeur d'eau ou des gaz inertes tels que-l'argon, l'azote, 1 t anhydride carbonique, etc contenant avantageusement une certaine quantité d'humidité. En outre, les gaz de combustion peuvent aussi constituer le cas échéant la matière de fluidisation. il n'est pas primordial que celleci fournisse de la chaleur sensible à l'amidon au cours de la dextrinification car la partie intermédiaire du réacteur utilisé selon l'invention lors de la dextrinification des amidons, permet la transmission de toute la chaleur nécessaire à une réaction efficace. Selon un autre mode de réalisation de l'invention, le procédé décrit de fluidisation peuç btre appliqué au trai tement des amidons qui doivent former des amidons blanchis et des amidons oxydés. Les spécialistes savent que les amidons blanchis sont produits par traitement oxydant donnant un blanchissement marqué de l'amidon. En général, l'impor- tance de oxydation est réglée afin que le carotène, le xanthophylle et les pigments associés qui apparaissent naturellement dans l'amidon, soient efficacement oxydés et composés incolores alors que l'amidon produit n'est que faiblement oxydé (degré de substitution D.S. inférieur ou égal à 0,1, comme décrit dans la suite) ou mime pas du tout oxydé.Le blanchiment est avantageusement mis en oeuvre à l2état sec et ainsi on peut utiliser divers agents oxydants pourvu que ragent utilisé soit suffisamment doux dans les conditions de la réaction pour qutil évite une oxydation excessive de l'amidon, tout en étant suffisamment fort pour que les pigments eux-memessotent efficacement oxydés. Des exemples d'agents utilisables de blanchiment sont le chlore, le brome, les hypochlorites alcalins, les permanganates alcalins, l'ozone, et les chlorites alcalins seuls ou combinés à des persulfates alcalins. LXouvrage "CHEMISTRY hND INDUSTRIES OF STARCH", seconde édition, R.W.. Kerr, Academic Press, New-York, New-York, 1950 décrit en détail les procédés de blanchiment des amidons. Les amidons oxydés sont préparés par oxydation de l'amidon qui subit ainsi des modifications chimiques. Par exemple, ltoxydation des groupes alcool primaire en groupes carboxyle, de groupes aldéhyde en groupes carboxyle, de groupes alcool secondaire en groupes cétone, et de groupes glycol en groupes carboxyle peut se présenter. L'oxy- dation de l'amidon donne un produit amylacé dont la solubilisation est améliorée et qui présente une viscosité réduite en solution dans l'eau. L'oxydation peut autre réalisée.à l'aide de divers agents oxydants. Les agents oxydants utilisés pour la formation d'amidon oxydant sont souvent les mêmes que ceux qu'on utilise pour le blanchiment. La réaction de ces agents avec les molécules amidon et non pas seulement avec le carotène, etc est assurée par utilisation de conditions plus sévères de réaction, par exemple des températures plus élevées, des temps de contact plus longs, d'un pH différent, etc.Les réactifs utilisés pour l'oxydation de amidon sont par exemple l'air, une poudre de blanchiment, des halogènes, des chloramines, l'acide chlorique, les chlorates, 11 acide chromique, le chlorure ferrique, loeau oxygénée, un hypochlorite, le bioxyde de manganèse, l'acide nitrique, le bioxyde d'azote, des perborates, l'acide périodique, des persulfates, le bioxyde de potassium, le permanganate de potassium,.lsoxy- de d'argent, le p-toluène sulfochloramide et l'oxyde de zinc. L'ouvrage précité "CHEMISTRY AND INDUSTRY OF STARCH" décrit des procédés dXoxydation d'amidon de façon détaillée. Les motifs anhydroglucose récurrents de 1'amidon peuvent avoir des degrés de substitution D.S. différents, allant de 1 à 3, et lés dérivés de l'amidon sont en général classés en fonction-de leur degré de substitution. Dans une quantité donnée de dérivés de l'amidon, il existe en- général certains motifs anhydroglucose qui ne sont pas du tout substitués (c'est-à-dire D.S. inférieur ou égal à 0), avec d'autres motifs anhydroglucose qui ont des degrés différents de substitution, allant de Ià 3. On utilise une moyenne statistique pour la caractérisatton du degré moyen de substitution de toute la quantité considérée, bien que le chiffre soit habituellement considéré comme un degré de substitution et non pas un degré moyen de substitution.L'amidon oxydé et traité selon l'invention peut avoir un degré de substitution (substitution carboxylique) variant beaucoup, par- exemple entre une valeur aussi-faible que 0,0001 et la valeur maximale de 3,0. Quel que soit le nombre de molécules d'amidon qui réagissent ou la séquence réelle de substitution ou le nombre de motifs anbydroglucose impliqués, la formule générale est destinée à représenter les produits dans lesquels la substitution peut autre réalisée à divers degrés sur tous les motifs anhydroglucose ou non, dans toutes les molécules d'amidon ou non. La distinction entre les amidons oxydés et blanchis est bien connue des spécialistes, notamment dans lXin- dustrie du broyage humide du mais. Le bre-iet des Etats-Unis - d'Amérique nO 3 598 622 décrit cette distinction. En général, la distinction entre l'oxydation et le blanchiment de l'amidon dépend de la sévérité des conditions de la réaction. On constate que l'oxydation de l'ami- don alieu en général lorsque la température de l'amidon subissant l'hydrolyse est maintenue à plus de 930C, avantageusement rentre 93 et 2040C. Bien que l'hydrolyse dépende aussi de la quantité utilisée d'agent oxydant, on constate que la température de la réaction impose dans une grande mesure la nature de la réaction, c'est-à-dire le blanchiment ou l'oxydation. Cependant, il est avantageux pour une oxydation que l'agent oxydant soit en quantité comprise entre 0,5 et 5 96 du poids de l'amidon sur base sèche.Aux températures inférieures à 930C, la réaction est essentiellement un blanchiment et l'amidon est affecté de manière minimale. En général, le blanchiment de l'amidon est réalisé à une température au moins égale à 270C et avantageusement comprise entre 27 et 1040C, avec une quantité d'agent oxydant comprise entre 0,05 et 2 % du poids de l'amidon sur base sèche. Au cours de l'oxydation ou du blanchiment de l'ami- don par le procédé de fluidisation de l'invention, il est en général avantageux que l'amidon, mélangé ou non avec l'agent oxydant et/ou de blanchiment, pénètre dans la zone fluidisée supérieure sous agitation, et descende de cette zone dans les zones tubulaires et la zone inférieure, à contre-courant du gaz de fluidisation, l'amidon étant agité dans les zones supérieure et inférieure. L'amidon oxydé ou blanchi est alors récupéré à partir de la zone inférieure. De la mtme manière qu'au cours de la dextrinification, ltagitation vigoureuse dans les zones supérieure et inférieure non-seulement empêche la création de cheminements.préférentiels et évite ainsi I'hydrolyse incomplète de l'amidon, mais aussi empoche la formation de "zones mortes" dans le réacteur et évite ainsi le grillage et la dégradation thermique indésirable de amidon. Dans une variante, l'amidon mélangé à l'agent oxydant ou de blanchiment, peut aussi pa-;-;enir dans la zone inférieure et peut remonter ensuite dans les zones tubulaires et dans la zone supérieure, dans le mtme sens que le gaz de~ fluidisation. Lors de la mise en oeuvre de l'invention, l'amidon oxydé ou blanchi est ainsi récupéré à partir du système fluide de la zone supérieure. ta chaleur de blanchiment ou dtoxydation est-trans- mise par la matière dtéchange de chaleur qui entoure les zones tubulaires. Etant donné la surface élevée de transfert de chaleur donnée par les zones tubulaires, le chauffage des zone s supérieure ou inférieure est superflu. En-général, le temps de séjour de ltamidon dans le réacteur est inférieur à 1 h, aussi bien lors de la préparation des amidons oxydés que de celle des amidons blanchis. Le temps de séjour est le plus souvent compris entre 10 et 30 mn suivant la nature de la réaction, c'est-à-dire une oxydation ou un blanchiment. Dans un autre mode de réalisation de l'invention, la fluidisation peut autre utilisée pour le séchage de l'amidon ou dé particules solides analogues qui peuvent staggluti- ner. On constate que la fluidisation selon l'invention permet l'utilisation du séchage de amidon et des matières analogues qui sont capables de stagglutiner et dont la fluidisation est donc difficile. Le procédé de fluidisation selon l'invention réduit de façon remarquable le coflt et la quantité d'énergie nécessaire au séchage de l'amidon par rapport aux procédés actuellement utilisés. Les spécialistes savent que le séchage instantané peut autre appliqué aux amidons à un faible prix car il rend minimal le temps pendant lequel amidon subit-le transfert de chaleur. Cependant, lSun des inconvénients les plus importants-du séchage instantané appliqué à l'amidon ou à une autre matière est qu'unie différence de températures élevée ou un gradient thermique important est nécessaire car toute l'énergie de séchage doit wetre transmise avec le gaz ou la vapeur surchauffée-.Lors du séchage; instantané des amidons, on a habituellement utilisé de l'air chaud ayant une température dxentrée-comprise entre 177 et 2600C, l'air chauffé constituant la source de chaleur et le vehicule de humidité chassée. Le procédé de 11 invention ne présente pas les inconvénients du séchage instantané puisque la fluidisation selon l'invention assure une surface très importante de transfert de chaleur ainsi que des coefficients très élevés de transfert de chaleur étant donné la turbulence dans les zones tubulaires intermédiaires. En meme temps, le procédé de lrinvention ne nécessite pas l'utilisation drune diffé rènce de températures aussi élevée que dans le séchage instantané car le gradient thermique nécessaire au séchage voulu peut autre appliqué dans une certaine mesure par un fluie de transfert de chaleur qui est au contact des zones tubulaires intermédiaires. En fait, on constate que le procédé de fluidisation selon l'invention peut autre utilisé pour le séchage de l'amidon, à l'aide de la vapeur d'eau évacuée par les génératrices d'énergie électrique entratnées par une turbine, cette vapeur constituant le fluide de transfert de chaleur. Celleci est habituellement saturée à une pression de quelques dizièmes de bars seulement. Les possibilités d'utilisation de cette vapeur usée représentent un avantage économique important car elle évite l'utilisation d'air à température très élevée nécessaire dans le séchage instantané et permet -de plus une utilisation complète de vapeur d'eau usée contenant peu d2énergie. Au cours dpun séchage réalisé par fluidisation selon l'invention, amidon ou une matière analogue peut parvenir dans la zone supérieure ou dans la zone inférieure, et l'amidon séché peut être récupéré dans l'autre zone. Le gaz de fluidisation peut autre de tout type indiqué précédemment, bien que l'air soit en général le-plus avantageux. Le chauffage nécessaire au séchage peut être assure uniquement par la matière d'échange de chaleur qui entoure les zones tubulaires intermédiaires qui délimitent une grande surface de transfert de chaleur, et donne simultanément des coefficients élevés de transfert de chaleur étant donné la turbulence de l'amidon fluidisé dans les zones tubulaires.En général, on peut utiliser des matières de transfert de chaleur ayant des températures comprises entre 38 et 2600C, suivant la matière séchée et la quantité humidité présente. On considère maintenant des exemples particuliers de mise en oeuvre de l'invention, donnés à titre purement illustratif et concernant le procédé et le produit formé. Ils ne sont nullement limitatifs. EXEMPLE 1 Cet exemple concerne l'utilisation d'un réacteur à lit fluidisé et agité du type représenté sur les figures 1 à 3, comportant 7 tubes dans la partie intermédiaire et assurant la dextrinification de l'amidon. On prépare un amidon acidifié par introduction d'amidon cru dans un mélangeur couvert à rubans dans lequel on ajoute ensuite de l'acide chlorhydrique gazeux. La quan tité de ce dernier est déterminée par titrationet donne un titre qui représente le nombre de centimètres cubes de NaOH 0,1 N nécessaires pour que 20 g amidon en suspension dans 100 cm3 d'eau distillée aient un pH égal à 6. L'amidon acidifié est introduit dans le lit fluidisé par l'entrée 14 et l'air pénètre dans la chambre 44. Les dextrines peuvent être considérées comme des dextrines blanches ou comme des dextrines jaunes. En outre, les dextrines blanches peuvent être de type à teneur élevée en matières solubles ou à faible teneur en matières solubles. Les matières solubles sont indiquées en pourcentage et re présentent la quantité d'un échantillon de 2 g qui est dis soute après mise en suspension dans 250 cm3 d'eau à 250C, après agitation pendant 1 h. Les dextrines jaunes sont soit épaisses (viscosité élevée), soit fluides (faible viscosité). La viscosité de la dextrine est normalement indiquée sous la forme de la fluidité. Par exemple une fluidité de 3/4, par exemple dans l'essai 4050 du tableau qui suit, représente les caractéris tiques suivantes. 3 parties en poids d'échantillon de dex trine sont mélangées à 4 parties en poids d'eau, chauffées au bain marie bouillant pendant 30 mn puis refroidies à 250C. Toute évaporation d'eau déterminée par pesée est-compensée par addition d'eau. La matière est alors filtrée dans un bécher de verre avec du "Nylon" nO 5029, puis maintenue à 250C pendant un temps total de refroidissement de 1 h. La matière est alors placée dans un entonnoir normalisé. La fluidité est normalement indiquée en cm3 et représente la quantité de matière qui s'écoule de l'entonnoir normalisé en 70 s exactement. Le procédé de détermination de la flui cuité au borax est identique à celui qu'on a décrit, mais 10 %. du poids de l'échantillon sont remplacés par du borax (a2B407 .1 OH20) . Comme indiqué par le tableau qui suit, une dextrine blanche très soluble (essai 4050), une dextrine blanche faiblement soluble (essai 4060), une dextrine jaune fluide (essai 4064) et une dextrine jaune épaisse (essai 4074) sont préparées. Essai 4050 4C60 4064 4074 humidité de l'amidon, % 10,7 10,7 10 11 titre de l'amidon, cm3 4,6 4,2 5,3 4,1 température de travail, oC 135 93 154 163 temps nominal de séjour, mn 15,3 14,8 13,3 12,6 débit d'air, l/tube a) 156 156 156 156 vitesse de l'air, m/sb) 0,64 0,64 0,64 0,64 pression de.la vapeur dSeau dans l'enveloppe, bars 5,85 0,35 7,84 10,5 humidité du produit, % 2,5 5,0 2,2 1,9 matières solubles du produit, % 94,5 19,8 98,1 97,9 fluidité du produit, cm3 22c) 25d) 16e) 36 F) a) volume mesuré dans les conditions normales b) pour un diamètre interne des tubes de 72 mm c) fluidité 3/4 d) fluidité 1/3 avec 1.0 % de borax e) fluidité 2/3 avec 10 5' de borax f)- fluidité 1/2 avec 10 % de borax L'appareil à lit fluide contient 7 tubes de diamètre interne égal à 72 mm. La hauteur de chaque tube est de 152,5 cm. EXEMPLE 2 Cet exemple concerne une autre réaction de dextrine nification mise en oeuvre en lit fluidisé comme décrit dans l'exemple 1. Le réacteur utilisé est du type représenté sur les figures 1 à 3 et il comprend 7 tubes dans la partie intermédiaire. On prépare un amidon acidifié à l'aide du procédé décrit dans l'exemple 1, par introduction d'amidon cru dans un mélangeur avec de l'acide chlorhydrique gazeux comme in- dilué dans le tableau qui suit. La quantité d'acide chlorhydrique ajouté est déterminée comme décrit dans exemple 1. On introduit alors l'amidon acidifié dans ile lit fluidisé par l'entrée 14 et l'air pénètre dans la chambre 44. Comme indiqué dans le tableau, on prépare a-insi une dextrine blanche très soluble (essai 5170), une dextrine blanche faiblement soluble (essai 5268), une dextrine jaune fluide (essai 5199) et une dextrine jaune épaisse (essai 5198). Essai 5170 5268 5199 5198 humidité de l'amidon, % 9,9 12,0 11,3 12,3 titre de l'amidon, cm3 4,3 4,5 5,0 4,7 température de travail, C 137 101 162 161 temps nominal de séjour, mn 12,0 q,8 23,2 21 débit- diair, l/tubea) 93,4 102 87,7- 87,7 vitesse de l'air, m/sb) 0,61 0,61 0,61 0,61 pression de la vapeur d'eau dans l'enveloppe, bars 4;76 0,98 8,4 8,19 vitesse agitateur supérieur (38 cm diamètre)g) 42 42 42 42 vitesse agitateur inférieur (25,4 cm diamètre)h) 66 66 66 66 humidité du produit, % 2,0 5,7 1,9 1,5 matières solubles du produit, % 98, 17,4 98,9 98,5 fluidité du produit, cm3 27 c) 23d) 18e) 42f) a) volume mesuré dans les conditions normales : b) pour un diamètre interne des tubes de 71,1 mm c) fluidité 3.4 d) fluidité 1/3 avec 10 de borax e) fluidité 2/3 avec 10 5' de borax f) fluidité 1/2 avec 10 % de borax g) deux roues de poussée vers le haut à 4 pales h) trois roues de poussée vers le haut à 4 pales L'appareil comprend 7 tubes de 71,1 mm de diamètre interne. La hauteur de chaque tube est de 152,5 cm. EXEMPLE 3 Cet exemple concerne l'utilisation du procédé de fluidisation selon l'invention pour le séchage de l'amidon. De l'amidon ayant une teneur en humidité de 12 % en poids sur base sèche, pénètre à l'entrée 14 de l'appareillage dé crit dans l'exemple 1, et de l'air ambiant sec constitue le gaz de fluidisation. La chaleur nécessaire au séchage est transmise par de la vapeur dieau pénétrant dans la double enveloppe 32 à une pression de 10,29 bars. L'amidon est fluidisé pendant un temps moyen de séjour de 15 mn et il est séché à une teneur en humidité de 3,3 % en poids sur base sèche. Les exemples qui précèdent concernent l'utilisation du procédé de l'invention pour la dextrinification de l'a- midon et le séchage de celui-ci. Alors que l'exemple 3 concerne le séchage "secondaire" de 11 amidon, ctest-à-dire la réduction de la teneur en humidité d'une valeur comprise entre 10 et 14 % environ à une valeur comprise entre 3 et 5 % environ, le procédé de l'invention peut aussi astre utilisé pour le séchage de l'amidon contenant des quantités d'humidité plus importantes. Par exemple, le procédé convient au séchage de l'amidon contenant 35 % en poids dthu- midité environ. En plus de l'amidon, le procédé de l'invention permet le séchage du gluten, du germe, des matières solides ou des sucres du sirop de glucose, du dextrose, etc. Le procédé de l'invention convient aussi à la préparation des dérivés de l'amidon. De tels dérivés sont formés par réaction d'amidon contenant au maximum 35 % d'humidité sur base sèche, avec divers réactifs, suivant des réactions bien connues. Ces dérivés se forment par réaction de l'ami- don représentée par la formule avec un certain nombre- de réactifs et la molécule d'amidon est substituée au niveau des groupes hydroxyle primaire et/ ou secondaire. Par exemple, on peut préparer des phosphates dZamidon-par réaction de amidon avec un tripolyphosphate alcalin, et l'amidon forme un ester sous forme de phosphate d'amidon.En outre, on peut préparer des amidons cationiques par réaction de 12 amidon avec des halogénures de glXcidyltri- alkylammonium, de préférence ayant la formule dans laquelle R représente un -groupe alkyle inférieur tel que méthyle, éthyle, propyle, etc et X représente un ion halogénure. En outre, on peut utiliser d'autres réactifs pour la production des amidons cationiques, tels que les amines béta-halogénées notamment le chlorure de 2-diméthylaminoéthyle, le chlorure- de 2-diéthylaminoéthyle, le chlorure de 2-diméthylaminoisopropyle, le chlorure de 2-diallylaminoéthyle, ie chlorure de 2-diisopropylaminoéthyle, etc. Les dérivés d'amidons cationiques peuvent autre prépares selon l'invention par réaction amidon avec un sel alcalin d'un acide carboxylique oméga-halogéné. Des réactifs avantageux pour la préparation des amidons anioniques sont le chloroacétate de sodium, le 2,3-époxypropylsulfonate de sodium, le 3-chloro-2-hydroxypropylsulfoulate de sodium ou la propiolactone. Dans les-réactions aux type décrit précédemment pour la préparation des amidons anioniques, lxami- don est mis au contact du réactif en présence d'un catalyseur basique qui facilite la réaction de manière bien connue. Une autre réaction à laquelle le procédé de l'in- vention convient particulièrement bien est la préparation du carbamate d'amidon. Dans cette réaction, l'urée réagit avec l'amidon qui est substitué par -des groupes cartamate On peut aussi préparer d'autres éthers d'amidon selon le procédé de l'invention, suivant des réactions bien connues. Dans celles-ci, l'amidon réagit par-exemple avec l'acry- lonitrile, l'acrylamide, le méthacrylamide, les dialkylmétha crylamides, etc. On constate lors de la mise en oeuvre des réactions précitées qu'il est avantageux que amidon contenant 3 à 35 96 d'humidité en poids environ soit mis au contact du réactif à utiliser pour la préparation du dérivé afin que l'amidon soit intimement mélangé aux réactifs.L'amidon contenant le réactif voulu est alors transmis à l'appareil à lit fluidisé selon l'invention, soit dans la zone supérieure, soit dans la zone inférieure comme décrit précédemment et la réaction est mise en oeuvre comme décrit dans les exemples et permet la préparation du derivée voulu de 11 amidon. Lors de la mise en oeuvre de lXinvention, lshydro- lyse voulue -de l'amidon en son dérivé est réalisée en une période relativement courte, en général 5 à 30 mn dans le système fluidisé, sans dégradation thermique indésirable de l'amidon et avec des risques minimaux dtincendie et/ou d'explosion qui peuvent Autre dus à une surchauffe dans le réacteur. - Au cours exemples de réactions, l'amidon est oxydé par mélange avec un agent oxydant convenable (Na0Cl) dans un mélangeur à rubans, en quantité suffisante pour que l'amidon contienne 1,0 % oxydant, exprimé sous forme de chlore par rapport aux matières solides sèches. Le mélange résultant d'amidon et d'oxydant pénètre alors dans le lit fluidisé par l'entrée 14 et un gaz convenable de fluidisation tel que de l'air pénètre dans la chambre 44. La chaleur nécessaire à la réaction d'oxydation est transmise par mise en contact des zones tubulaires avec un fluide d'échange de chaleur tel que la vapeur d'eau, qui chauffe le lit à la température réactionnelle voulue. -L'ami- don résultant est alors-retiré de la zone inférieure avec une viscosité Scott (100 g) d'environ 47 et un indice de carboxyle de 0,65. il faut noter que le procédé de l'invention constitue un perfectionnement important pour la fluidisation des matières qui peuvent s'agglutiner et dont la fluidisation est donc difficile. Le procédé de l'invention convient particulièrement bien au traitement des amidons dans un lit fluidisé sous agitation, comprenant des zones supérieure et inférieure comportant des agitateurs mécaniques qui maintiennent 7'homogé- néité du lit et empêchent le grillage de l'amidon lorsque celui-ci circule dans les zones tubulaires du réacteur.Le procédé met en oeuvre une -zone intermédiaire d'échange de chaleur ayant une section réduite, entre les zones supérieur re et inférieure, et l'amidon qui subit le traitement passe rapidement dans ces zones si bien qutil ne peut pas entre grillé. Les spécialistes peuvent aussi noter que le procédé de liinvention ntest pas limité au traitement de l'amidon. Au contraire, il permet le traitement de diverses autres matières qui peuvent s'agglutiner et dont la fluidisation est difficile. il est bien entendu que l'invention n'a été décrite et représentée qu'à' titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir de son cadre. REVElIDICATIONS 1. Procédé de fluidisation de matières solides avec un gaz, dans plusieurs zones de fluidisation, caractérisé en ce qu t il comprend ltîntroduction des matières solides dans une zone supérieure de fluidisation alors que ces matières solides sont constamment soumises à une agitation méiRnique, la descente de ces matières solides fluidisées à contre-courant du gaz de fluidisation dans la zone supérieure et dans plusieurs zones tubulaires de fluidisation puis dans une zone inférieure de fluidisation, les matières solides fluidisées étant agitées mécaniquement dans cette zone inférieure, et la mise en contact des zones tubulaires de fluidisation avec une matière dtéchange de chaleur, afin que les matières solides fluidisées échangent de la chaleur dans les zones tubulaires. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qutil comprend la transmission du gaz de fluidisation à la zone inférieure, et la circulation ascendante du gaz dans la zone inférieure, dans les zones tubulaires et dans la zone supérieure. 3. Procédé selon ltune des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que chaque zone tubulaire de fluidisation a une section inférieure à celle de la zone supérieure et de la zone inférieure. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend le chauffage des zones tubulaires. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les matières solides à fluidiser sont des matières solides du groupe C de la Classification de Gelhart. 6. Procédé selon ltune quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les matières- solides à fluidiser sont des matières solides qui s'agglutinent facilement. 7. Procédé de fluidisation de matières solides à l'aide d'un gaz dans plusieurs zones de fluidisation, ledit procédé étant caractérisé en ce qutil comprend l'introduction des matières solides dans une zone inférieure de fluidisation alors que ces matières solides subissent constamment une agitation mécanique, la circulation ascendante des matières solides fluidisées agitées dans la zone inférieure avec le gaz de fluidisation, puis dans plusieurs zones tubulaires de fluidisation et dans une zone supérieure de fluidisation dans laquelle les matières solides sont agitées méc-nique- ment, et la mise en contact des zones tubulaires de fluidisation avec une matière d'échange 'de chaleur, afin- que les matières solides fluidisées dans les zones tubulaires subissent un échange de chaleur. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que le gaz de fluidisation pénètre dans la zone inférieure et-remonte dans la zone inférieure, dans les zones tubulaires et dans la zone supérieure. 9. Procédé selon l'une des revendications 7 et 8, caractérisé en ce que chaque zone tubulaire a une section inférieure à celle de la zone supérieure et de ia zone inférieure. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 7 à 9, caractérisé en ce qutil comprend le chauffage des zones tubulaires. 11. Procédé selon l'une quelconque des revendications 7 à 10, caractérisé en ce que les matières solides à fluidiser sont des matières solides du groupe C de la Classification de Gelhart. 12. Procédé selon l'une quelconque des revendicatiorls 7 à Il, caractérisé en ce que les matières solides à fluidiser s'agglutinent' facilement. 13. Procédé selon l'une quelconque des revendications des revendications- précédentes, caractérisé en ce que les matières solides à fluidiser sont de l'amidon. 14. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qutil comprend le séchage des matières solides fluidisées. 15. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qull comprend la mise en 'oeuvre d'une réaction chimique. 16. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, destiné à la préparation de dérivés de l'amidon, caractérisé en ce qutil comprend l'utilisation d'amidon mélangé avec un réactif qui peut réagir avec celui-ci en for maçt le dérivé voulu, puis la récupération du dérivé de l'amidon. 17.} Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce que le réactif est un halogénure de glycidyltrialkylammo- nium, et le dérivé formé de l'amidon est un amidon cationique. 18. Procédé selon la revendicatgion 16, caractérisé en ce que le réactif est un tripolyphosphate alcalin, et le dérivé formé-de l'amidon est un ester de phosphate d'amidon. 19. Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce que le réactif ests'urée et le dérivé de l'amidon est un carbamate d'amidon.