i 2002233 Cette invention concerne 11 imprégnation des matériaux fibreux, y compris les matériaux cellulosiques feutrés tels que le carton et le carton ondulé pour récipients, afin de dissuader ou d'empêcher les rongeurs de mordre dans ces matériaux. L'invention est 5 particulièrement utile dans la fabrication de récipients de transport ou d'entreposage pour les aliments et dans la construction d'installations statiques d'entreposage tels que les compartiments et les articles de ce genre pour les aliments destinés à la consommation humaine. Pour rendre résistants aux rongeurs de tels maté-10 riaux fibreux, la présente invention prévoit l'imprégnation du matériau par un alun de potassium ou un alun d'ammonium dans des intervalles relativement étroits de conditions pour réaliser le degré et l'uniformité de pénétration requis. Dans le brevet britannique N° 779.619 est décrite lrimprégnais tion de produits fibreux par un alun de potassium ou un alun d'ammonium pour s'assurer certains avantages qui sont exposés dans ce brevet. Certains des avantages ainsi exposés sont une résistance mécanique et une résistance au feu accrues et, au besoin, une résistance à l'eau accrue. Dans ledit brevet britannique sont indiqués 20 certains intervalles de degré d'imprégnation et certains intervalles de conditions à observer dans le procédé pour obtenir les meilleurs progrès de résistance mécanique, de résistance au feu, et dans certains cas de résistance à l'eau, du matériau imprégné. On a maintenant découvert qu'en opérant dans des intervalles qui dans cer-25 tains cas diffèrent à divers égards de ceux qui sont calculés au plus juste pour les objectifs du brevet précité, on pouvait obtenir un très net degré de résistance aux rongeurs pour un faible prix. On peut aussi&btenir sans dénaturation appréciable de l'aspect du produit, ce dernier ayant une importance substantielle dans l'in-30 dustrie alimentaire. Les rongeurs mangent une proportion appréciable des ressources alimentaires mondiales au cours de leur transport ou de leur entreposage, notamment dans les zones mêmes où la famine constitue une menace constante pour la population humaine. Le besoin de ma-35 tériaux d'emballage et d'entreposage résistant aux rongeurs est très grand. Une bonne méthode pour essayer la résistance aux rongevus d'un matériau d'emballage ou de construction destiné au transport ou à l'entreposage des aliments, comprend les phases suivantes. On place le rongeur à un bout d'une cage et des aliments à l'autre 40 bout. On sépare les deux bouts par une barrière verticale faite du 69 04031 . 2002233 matériau à essayer. On soulève la barrière au-dessus du plancher de la cage d'une hauteur suffisante pour que le rongeur ait conscience de la présence des aliments. En outre, le soulèvement de la barrière fournit au rongeur un bord sur lequel il peut assurer 5 ses dents pour essayer de ronger la barrière pour atteindre les aliments. On fait jeûner le rongeur pendant line période de temps considérable avant de le placer dans la cage d'essai. Au cours de l'essai, pendant que le rongeur est dans la cage, on lui donne de l'eau en quantité illimitée, c'est-à-dire ad-libitum. Le temps 10 nécessaire au rongeur pour traverser la barrière constitue une mesure de la résistance du matériau au rongeur. A la limite le rongeur ne ronge jamais la barrière pour la traverser et meurt. Dans les essais du matériau de la présente invention, dans la grande majorité des cas, le rongeur n'a absolument pas pu ronger le maté-15 riau, et dans les autres cas le rongeur n'a causé que des dommages superficiels et il ne s'est pas obstiné à ronger la barrière au point de réussir à la franchir. Bien qu'on ne sache pas exactement pour quelles raisons le rongeur n'a ni rongé ni sensiblement endommagé la barrière impré-20 gnée d'alun de la présente invention, on considère qu'il est possible que le goût et l'astringence des aluns que les êtres humains trouvent désagréables sont également désagréables pour les rongeurs. Il est également possible qu'une certaine caractéristique de la barrière imprégnée d'alun suscite chez le rongeur un sens ins-25 tinctif du danger. Cette dernière hypothèse semble pouvoir être indiquée par les nombreux cas où un rongeur a laissé de l'urine en un endroit où il avait renoncé à ronger. On sait déjà que cette méthode est adoptée par les rats pour marquer un endroit ou une substance particuliers comme étant dangereux. 30 Comme il est décrit dans ledit brevet britannique N° 779.619, on imprègne les produits fibreux en les immergeant dans un bain formé d'un alun d'aluminium ou de potassium fondu dilué à l'eau et maintenu à une température élevée. Les quantités relatives d'alun fondu et d'eau et la température du bain sont maintenues dans des 35 intervalles assez étroits pour réaliser le type d'imprégnation qui est calculé au plus juste pour obtenir l'augmentation de résistance mécanique et les autres caractéristiques prévues drjis ledit brevet. Dans un sens général les intervalles indiqués dans ledit brevet donnent un grand degré de rigidité au produit imprégné mais, quand 40 on les considère du point de vue de très petites augmentations de 69 04031 3 2002233 surface ou d'épaisseur du produit, ils n'entraînement pas nécessai-rentent l'uniformité de la répartition de l'agent imprégnant dans la structure fibreuse du produit. Ainsi, pour augmenter la résistance du produit, l'alun peut être très fortement concentré dans 5 les régions proches des surfaces majeures opposées du produit et très peu concentré ou absent dans les régions centrales de ' l'épaisseur du produit. De plus, les densités relativement élevées et les températures relativement hautes constituant ies intervalles préférés indiqués dans ledit brevet entraîttënt des mo-10 dèles de répartition quelque peu irréguliers dans les zones de plus forte concentration de l'agent imprégnant. Une telle irrégularité existe entre les augmentations de surface ou les augmentations d'épaisseur qui sont suffisamment petits quand on les comparé à la taille et à l'épaisseur du produit, pour être sans conséquence 15 du point de vue de la résistance ou de la rigidité du produit final. Cependant, du point de vue de la résistance aixrongeurs, on a découvert que le développement d'une résistance ou d'une rigidité maximale n'était pas nécessaire et que la réduction de l'irrégularité de répartition au minimum était essentielle. Dans les essais 20 précités, on a observé que les produits fibreux irrégulièrement ou peu profondément pénétrés, certains manifestant une grande résistance selon les indications dudit brevet, ne constituaient pas des barrières efficaces coitre les rongeurs étant donné qu'ils étaient endommagés par les rongeurs en certains endroits ou qu'ils étaient 25 écorchés ou pelés, après quoi le rongeur pouvait parfois se frayer un passage à travers la barrière. Pour obtenir une résistance maximale aucrongeurs, la répartition de l'alun pénétrant dans la structure fibreuse du produit doit être absolument uniforme suivant les trois dimensions de cha-30 que élément du produit. On entend par là que la répartition doit être sensiblement uniforme en concentration aussi bien suivant la longueur que suivant la largeur, et doit aussi être exempte de brusques variations de concentration à travers les couches formant l'épaisseur du produit fibreux. On peut théoriquement rendre uni-35 forme ou sensiblement uniforme la concentration de l'agent pénétrant à travers l'épaisseur du produit, mais d'un point de vue pratique il serait difficile, sinon impossible, de parvenir à une uniformité absolue. La présente invention fournit des intervalles de méthodes opératoires et autres techniques pour obtenir le type de répartition 40 de l'agent pénétrant qui est nécessaire pour fournir la meilleure 69 04031 4 2002232 résistance aux rongeurs. On a découvert que pour l'alun d'ammonium et pour l'alun de potassium la densité et la température du bain d'alun et d'eau devaient être inférieures aux intervalles indiqués Jans ledit 5 brevet, ou tout au moins aux extrémités inférieures de ces iîitei-valles, afin de réaliser la régularité et la profondeur de pênc&rs-tion calculées au plus juste pour la résistance aux rongeurs. On a également découvert qu'il était souhaitable d'utiliser des satstaîi-ces et des techniques favorisant la pénétration, comme on va l: e:: 10 pliquer ci-dessous. La présente invention peut s'appliquer à tout produit fite©ivî que l'on utilise couramment dans les domaines des récipients et carton, tel que le carton de fibres, le carton ondulé ou le rtiilisv-ondulant, faits avec l'un quelconque des matériaux fibreux usuelr 15 tels que les pâtes vierges de bois, de sisal, de paille, etc.o.f ou que les pâtes secondaires telles celles utilisées dans le de vieux papier, le ûarton de vieùk journaux ou les cartons de genre, ou que les mélanges de n'ittiporte lesquelles de ces pâtes» Elle peut aussi s'appliquer aux récipients, aux éléments de rëai-20 pients, aux tubes et aux articles de ce genre faits avec ces atai-é riaux. Un produit particulier avec lequel la présente inventiez est très intéressante est le carton ondulé constitué d'une ou ck-plusieurs couches extérieures stratifiées avec une ou plusieurs épaisseurs de milieu ondulant. Quand on traite un tel carton ondulé, 25 il est préférable de l'immerger dans le bain de traitement dans jçr conditions telles qu'on soit certain que le liquide du bain s5accule sur toute la longueur de toutes les cannelures, de façon à exposer toutes les surfaces de tous les éléments du carton ondulé à la pénétration du liquide du bain. 30 Les couches extérieures de carton utilisées dans la fabrica tion du carton ondulé ont parfois une surface qui est plus lias© que l'autre. En particulier quand la surface plus lisse a été calsa-drée, c'est une pratique courante de disposer la surface moins lisse à l'intérieur de la structure pour tirer partie des meilleurs ea= 35 ractéristiques de "empâtage" de cette surface, qui est plus facilement pénétrée par l'adhésif. Aux fins de la présente invention il est préférable de disposer la surface moins lisse, quand il y a une différence, vers l'extérieur de la structure ondulée, de façoa à tirer partie de la meilleure pénétrabilité de cette surface et 40 de favoriser l'uniformité et la profondeur de pénétration des ÛAÛ ORIGINAL 69 04031 5 2002233 surfaces externes par le bain d'alun et d'eau. Si on le désire, on peut délibérément fabriquer le carton de façon à ce que les deux surfaces soient facilement pénétrables par le bain d'alun et d'eau. Par exemple, on peut supprimer le calandrage des deux sur-5 faces. On peut améliorer la rapidité, la régularité et la profondeur de pénétration, quand on le désire, en traitant à la vapeur le produit fibreux juste avant de l'immerger dans le bain d'alun et d'eau. On a aussi observer qu'il existait une tendanqe des régions 10 superficielles supérieures du bain d'alun et. d'eau à avoir une plus forte concentration en alun que les autres régions. Ainsi, quand on retire un produit fibreux du bain, on observe une certaine tendance, sur la surface du produit:, au dépôt: d'une couche superficielle plus concentrée en alun qui cristallise quelquefois et 15 nuit à l'aspect du produit final. On peut effectuer le traitement à vapeur du produit avant de l'immerger, en disposant des injecteurs alimentés en vapeur d'eau à basse pression, disons à 3,5 Kg/cm2 effectifs ou moins, dirigés sur le produit dès qu'il entre dans le bain. On peut aussi diriger des injecteurs de vapeur d'eau sur la 20 surface supérieure du bain pour provoquer une dilution locale des portions superficielles du bain et réduire au minimum le dépôt superficiel dont on vient de parler. Si on dirige aussi des injecteurs de vapeur sur le produit à mesure qu' il émerge du bain, la vapeur aura pour effet de régulariser la répartition superficielle 25 de l'alun, en augmentant ainsi sa résistance aux rongeurs tout en ciméliorant aussi son aspect de surface en réduisant 1* efflorescence superficielle au minimum. On peut employer, si on le désire, d'autres méthodes favorisait la pénétration. Par exemple, bien que l'alun de sodium 30 Na2S04,Al2(S04)3,24H20 ne convienne . pas comme agent imprégnant pour la présente invention, que ce soit avec l'alun d'ammonium A12(S04)3,(NH4)2S04,24H20, ou avec l'alun de potassium Al2(S04)3, K2S04,24H20, on améliore la pénétration en ajoutant au bain d'alun et d'eau une source d'ions sodium. Le pourcentage pondéral 35 de sodium ajouté doit représenter environ 3% à environ 6% de la masse totale de l'alun dans le bain. Des quantités plus faibles de cet additif ont peu d'effet, tandis que des quantités plus grandes rendent le produit final excessivement fragil ou mou. On peut ajouter le sodium sous la forme de silicate de sodium ou de sulfate 40 de sodium, par exemple. 69 04031 6 2002233 Une autre méthode avantageuse que l'on peut utiliser si on le désire, consiste à ajouter une quantité convenable d'agent mouillant au bain d'alun et d'eau, que l'on ait ajouté ou non du sodium comme proposé ci-dessus. On peut utiliser tout agent mouillant qui 5 ne se relargue pas facilement à la température et au pH du bain considéré; on peut ajouter par exemple du dihexyl sulfosuccinate de sodium dans la proportion d'environ 0,25 % à 1,0 % (basée sur le poids total du bain). On peut effectuer l'addition de sodium et/ou d'un agent mouil-10 lant au bain d'alun et d'eau en maintenant la densité et la température du bain à toute valeur comprise dans les meilleurs intervalles ou dans les intervalles acceptables, que l'on va discuter ci-dessous. Comme différents produits fibreux peuvent avoir des caractéristiques quelque peu différentes en ce qui concerne la péné-15 tration de l'alun fondu par imbibition ou par acceptation, l'emploi d'un ou de ces deux additifs favorisant la pénétration sera le plus utile quand le produit fibreux considéré disponible sera relativement difficile à pénétrer. De plus, une telle addition peut permettre d'opérer à des densités un peu plus élevées dans le trai-20 tement de produits fibreux de différentes caractéristiques. Dans un sens très général, l'obtention d'une pénétration profonde et régulièrement répartie semble être réalisée quand la densité et la température du bain sont maintenues toutes deux vers les régions inférieures des intervalles indiqués ci-dessous, et l'emploi d'ad-25 ditifs est souvent d'un grand secours pour opérer dans les régions supérieures desdits intervalles. Pour obtenir 1'uniformité d'imprégnation, il vaut mieux maintenir la température du bain d'alun d'ammonium et d'eau entre environ 94° C et environ 97° C quand la densité du bain se situe 30 dans les intervalles donnés ci-dessous. Les températures comparables pour l'emploi de l'alun de potassium sont d'environ 93° C à environ 99° C. Ces intervalles de température donnent les meilleurs résultats. On peut obtenir des résultats acceptables pour l'alun d'ammonium dans l'intervalle de 99° C à 104° C. Pour l'alun 35 de potassium les températures homologues sont de 97° C à 102° C. L'alun d'ammonium fond à 93,5° C et dans son état fondu et non dilué il a une densité d'environ 1,550. L'alun de potassium fond à 92,0° C et dans son état fondu et non dilué il a une densité d'environ 1,70. Pour la présente invention la densité du bain est 40 rendue très faible par addition d'eau. Dans le cas de l'alun 69 04031 7 2002233 d'ammonium on l'ajuste typiquement entre environ 1,325 et 1,375 pour obtenir les meilleurs résultats, mais on peut avoir des résultats acceptables dans l'intervalle d'environ 1,325 à environ 1,452. Pour l'alun de potassium on s'aèsure les meilleurs résultats 5 dans l'intervalle de densité allant d'environ 1,315 à environ 1,380, et on peut obtenir des résultats acceptables entre environ 1,315 et environ 1,440. Dans le meilleur intervalle pour l'imprégnation quant à la température et à la densité, on peut amener un produit fibreux 10 typique, à savoir le carton ondulé, à se charger d'alun sous forme bien répartie dans une quantité représentant entre environ 100% et environ 220% du poids du produit non imprégné. On considère cet intervalle comme le meilleur et on l'appellera ainsi ci-dessous. Des pourcentages de charge plus faibles pouvant descendra jusqu'à 15 environ 50% du poids du produit non imprégné, sont utiles mais comme on le fera remarquer ci-dessous, ils entraînent une résistance aux rongeurs un peu moindre. Les pourcentages de charge dépassant sensiblement environ 220% du poids du produit non imprégné entraînent d'habitude une efflorescence ou cristallisation dé l'alun sur 20 les surfaces du produit, et en fait elles peuvent nuire à un carton ondulé, en particulier, en ce que les cristaux semblent affaiblir la liaison initiale de l'adhésif des couches externes de carton sur le milieu ondulant. De plus, comme on le fera; remarquer ci-dessous, les hauts rapports de charge tels ceux quë l'on vient 25 de mentionner, donnent un produit qui est moins résistant aux rongeurs que les produits fabriqués dans les meilleurs intervalles de toutes les conditions. Comme on l'a déjà dit, l'emploi d'agents mouillants ou bien .1'addition de sodium permettra souvent, avec des types particuliers de produits fibreux, d'opérer vers les ré-30 gions supérieures des intervalles de charge et de densité avec des résultats plus qu'acceptables. Dans les meilleurs intervalles de rapport de charge, de température et de densité, l'attaque des rongeurs se produit sur 5% ou moins de la surface totale sans aucune percée. Quand on opère dans 35 les meilleurs intervalles de température et de densité mais en laissant le rapport de charge dépasser sensiblement 220%, l'attaque des rongeurs se produit sur 50% au moins de l'étendue de la surface, et une certaine percée se produit mais d'habitude pas au point de permettre le passage du rongeur par les ouvertures 40 qui ont pu être ainsi faites. Quand on laisse le rapport de charge 69 04031 8 2002233 descendre jusqu'à environ 50% mais en maintenant la densité et la température dans les meilleurs intervalles, l'attaque des rongeurs se produit sur 50% de l'étendue de la surface, une percée marginale a lieu sur à peu près la moitié des barrières d'échantillon, et 5 une percée totale n'a lieu que sur environ 10% de ces barrières. Les résultats de ce dernier type se présentent aussi quand la densité ou la température du bain se situent dans les limites supérieures des intervalles acceptables. Il sera évident qu'une réduction de la percée jusqu'à environ 10% est néanmoins un résultat 10 apprécia ble quand on considère que le carton ondulé courant ne peut être considéré comme ayant la moindre résistance pratique aux rongeurs. L'aspect de surface est liée aux conditions de pourcentage de charge, de température et de densité, à peu près de la même manière 15 que la résistance aux rongeurs. C'est-à-dire que, lorsque le produit est irrégulièrement ou superficiellement imprégné, plus de 5% |3e la surface du produit final seront recouverts par l'agent imprégnant cristallin. On observe aussi particulièrement ceci dans les opérations-à température ou à densité plus élevées, notamment 20 en l'absence d'agents mouillants ou de sodium. On l'observe aussi quand on laisse le pourcentage de charge dépasser sensiblement 220% environ. Ainsi, d'un point de vue visuel, les opérations effectuées à l'extérieur des intervalles préférés donneront d'habitude des marbrures ou des efflorescences observables à 1'oeil nu 25 et affectant plus de 5% de l'étendue de la surface. Si on veut, dans l'emploi de cette invention, appliquer un revêtement imperméable à l'eau sur le produit imprégné d'alun, on peut le faire en faisant passer le matériau, que ce soit à froid ou à chaud, à travers un écran tombant de matériau fondu imperméa-30 ble à l'eau. Un matériau imperméable à l'eau typique est formé par 15% de copolymère acétate de vinyle éthylène, 10% de résines hydrocarbonées de pétrole, et 75% de paraffine. Tous matériaux qui donnent au revêtement les caractéristiques d'un film continu, tel le mélange de paraffine cire de lignite, est efficace. La surface 35 des produits revêtus présentera à l'oeil nu un aspect marbré dans lequel plus de 5% de la surface auront une couleur ou un ton différent, si l'imprégnation à l'alun n'est pas effectuée dans les xntervalles préférés ou acceptables indiqués ci-dessus. De tels revêtements imperméables peuvent être souhaitables pour les réci-40 pients ou les structures d'entreposage qui doivent être exposés:.. 69 04031 9 2002233 aux intempéries ou à d'autres conditions humides défavorables. Bien que la plupart des revêtements imperméables soient eux-mêmes inflammables, l'addition de tels revêtements au produits traités à l'alun de la présente invention ne dénature pas sensiblement les 5 caractéristiques de résistance au feu des produits traités à l'alun. Ceci forme un contraste considérable avec les produits fibreux qui sont imprégnés de matériaux inflammables, au lieu d'être revêtus d'une fine couche comme c'est le cas dans l'imperméabilisation du produit de cette invention. Le revêtement imperméable semble avoir 10 un effet faible ou nul sur la résistance aux rongeurs du matériau imprégné' d'alun. L'imprégnation des produits fibreux selon li présente invention en les immergeant dans un bain, comme décrit ci-dessus, constitue la méthode préférable. On peut cependant obtenir des résultats 15 acceptables par application, soigneusement réglée., d'une pulvérisation chaude. L'application en pulvérisation chaude ne permet pas d'habitude la fabrication de produits du meilleur aspect mais, si elle est soigneusement réglée, on peut réaliser une pénétration assez profonde et assez régulière pour donner au produit des carac-20 téristiques au moins acceptables de résistance aux rongeurs. 69 04031 10 2002233 REVENDICATIONS 1. Un matériau fibreux caractérisé par le fait qu'il est imprégné â'alun d'ammonium ou d'alun de potassium, dans lequel le poids dudit alun imprégnant représente entre environ50% et environ 220% 5 du poids du matériau fibreux avant imprégnation, ledit matériau fibreux imprégné étant résistant aux rongeurs à cause du fait que la répartition de l'alun imprégnant dans ledit matériau fibreux est assez étendu et uniforme pour que moins de 5% de la surface initiale dudit matériau fibreux soient cachés par l'alun sous forme 10 visible. 2. Un matériau fibreux selon la Revendication 1, caractérisé par le fait que le poids de l'alun dont le produit fibreux est imprégné représente entre environ 100% et environ 220% du poids du matériau fibreux avant imprégnation. 15 3. Un matériau fibreux selon la Revendication I ou 2, caractérisé par le fait que le produit dont le matériau fibreux est imprégné contient des ions sodium en quantité représentant de 3% à 6% du poids de l'alun contenu dans ledit produit d'imprégnation. 4. Un matériau fibreux selon n'importe laquelle des Revendications 20 précédentes, caractérisé par le fait qu'il porte un revêtement superficiel de produit hydrofuge dont l'aspect est si uniforme que moins de 5% de la surface du matériau revêtu apparaissent à 11 oeil nu comme ayant un ton ou une couleur différents de ceux du reste de l'étendue de ladite surface. 25 5. Un procédé pour produire un matériau fibreux résistant aux rongeurs selon n'importe laquelle des Revendications précédentes, caractérisé par (I) l'imprégnation dudit matériau fibreux en le traitant dans un bain d'imprégnation contenant un alun d'ammonium ou un alun 30 de potassium sous forme fondue, (II) le maintien dudit bain d'imprégnation, par addition d'eau audit alun fondu, à une densité : (a) comprise entre 1,325 et 1,452 quand on utilise l'alun d'ammonium, et 35 (b) comprise entre 1,315 et 1,440 quand on utilise l'alun de potassium, (III)le maintien dudit bain d'imprégnation à une température : (a) comprise entre 94° C et 104° C quand on utilise 1'alun d'ammonium, et 40 (b) comprise entre 93° C et 102° C quand on utilise 69 04031 ii 2002233 l'alun de potassium, et (IV) l'arrêt dudit traitement dudit matériau fibreux quand il s'est imbibé d'une quantité dudit alun représentant entre environ 50% et environ 220% du poids dudit matériau fibreux avant imprégnation. 5 6. Un procédé selon la Revendication 5, caractérisé par le fait que la densité du bain d'imprégnation est maintenue dans l'intervalle de 1,325 à 1,375 quand on utilise l'alun d'ammonium, et est maintenue dans l'intervalle de 1,315 à 1,380 quand on utilise l'alun de potassium, dans lequel la température dudit bain d'imprégnation 10 est maintenue dans l'intervalle de 94° C à 99° C quand on utilise l'alun d'ammonium et dans l'intervalle de 93° C à 97° C quand on utilise l'alun de potassium, et dans lequel le traitement du matériau fibreux est arrêté quand il s'est imbibé d'une quantité dudit alun représentant entre environ 100% et environ 220% du poids 15 dudit matériau fibreux avant imprégnation. 7. Un procédé selon la Revendication 5 ou 6, caractérisé par le fait que le matériau fibreux, immédiatement avant d'être traité dans le bain, est soumis à une pulvérisation de vapeur d'eau sur toutes ses surfaces. 20 g. un procédé selon la Revendication 5 ou 6, caractérisé par le fait que le matériau fibreux est soumis à une pulvérisation de vapeur d'eau sur toutes ses surfaces après avoir été traité dans le bain d'imprégnation mais avant que l'alun fondu dont le matériau fibreux s'est imbibé ait été durci. 25 9. un procédé selon la Revendication 5 ou 6, caractérisé par le fait que le bain d'imprégnation est une masse continue de liquide , et dans lequel l'étape de traitement et l'étape d'arrêt sont réalisées respectivement en plongeant le matériau fibreux dans, et en retirant le matériau fibreux de ladite masse de liquide par une 30 surface de ladite masse, et dans lequel ladite surface de ladite masse est continuellement soumise à une pulvérisation de vapeur d'eau pour provoquer une dilution locale des portions de ladite masse d e liquid e qui sont adjacentes à ladite surface..