La pr6sente invention est relative à un procédé pour la coulée de cylindres en fonte compound, qui sont durs en surface et tendres à coeur. Dans le brevet allemand n 656 221, on a décrit un procédé de fabrication de cylindre en fonte compound, procédé selon lequel, pour régler l1évacuation du matériau constituant l'enveloppe dure et l'apport du matériau tendre constituant le coeur, ou noyau, on remplit d'abord complètement la table du cylindre avec un matériau d'enveloppe dur, puis on laisse ce matériau s'évacuer par en bas, après solidification de la couche périphérique d'épaisseur désirée, pour le remplacer par du matériau tendre coulé par en haut.Après remplissage de la table de cylindre avec du matériau dur, puis remplissage du moule supérieur de dimensionna appropriées avec la quantité de matériau tendre correspondant au tourillon supérieur et au matériau dur qui s'écoule, le matériau dur est soutiré par en bas et coule dans une coquille fermée, située sous le ioule et ne communi- quant avec lui que par un orifice obturable par un bouchon, le matériau tendre contenu dans le moule supérieur descendant si- multanément et par gravité. La coquille est dimensionnée de manitre à pouvoir contenir juste la quantité de matériau à éva- cuer du moule. Lorsqu1elle est pleine, elle sert automatiquement à fermer la partie inférieure du moule.Un gros inconvé- nient de ce mode de travail réside dans le fait que la parfaite étanchéité devant exister entre le châssis inférieur du moule et la coquille est très difficile à réaliser et que le matériau contenu dans la coquille se solidifie en formant un bloc. Ce bloc doit de nouveau être complètement fondu pour la coulée suivante, ce qui exige une dépense d'énergie considérable. D'autre part, la tige du bouchon risque entre emprisonnée par la solidification de la matière dans le fond in châssis infé- rieur. L'invention a pour but de procurer un procédé du type pré cité qui, tout en exigeant un minimas d'accessoires, se dErou- le de la façon la plus simple possible, empoche le matériau évacué de se solidifier et rend superflu tout dispositif d'étanchéité entre le moule et l'appareil de récupération des matériaux. Suivant l'invention, ce problème est résolu grâce au fait qu'un moule 8 cylindres est d'abord rempli, par l'intermédiaire d'un tuyau à entonnoir qui débouche tangentiellement dans le châssis inférieur, de matériau, devant constituer l'enveloppe du cylindre, le tiroir étant fermé, puis lorsque la couche périphé- rique s'est solidifiée suivant l'épaisseur désirée, la partie interne, encore liquide, de ce matériau est évacuée par le tiroir ouvert, dans une poche de coulée, après quoi, le tiroir étant refermé, le matériau devant constituer la coeur ou noyau est introduit à son tour, par le tuyau à entonnoir. En raison de la simplicité du déroulement de ce procédé, la nasse en fusion nécessaire à cette opération ne subit que des pertes thermiques insignifiantes.On n'a pas à craindre une prise de la masse en fusion, près de l'orifice d'évacuation du châssis inférieur, et aucun dispositif d'étanchéité n'est nécessaire entre le bord inférieur et la poche de coulée. Suivant une autre caractéristique de l'invention, il importe, pour empêcher l'oxydation de la face interne de la couche périphérique solidifiée, d'introduire un gaz inerte dans le moule qui se vide, pendant l'évacuation de la partie interne liqui- de da matériau constituant l'enveloppe. L'invention peut avantageueusement être mise en oeuvre en réchauffant la matériau d'enveloppe recueilli dans la poche de coulée, ceci en la plaçant dans un four à basse fréquence, pour la coulée suivante. D'autres caractéristiques d'un dispositif de eculée pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention ressortent de la description suivante qui se rapporte à un exemple de réalisation réprésenté schématiquement et en coupe longitudinale sur le dessin annexé. Il moule à cylindres formé de la reúnion d'un châssis supérieur 1, d'une coquille 2 et d'un châssis inférieur 3, repose sur un support d'écoulement 4. Les tourillons supérieur 5 et inférieur 6 du cylindre compound sont formés respectivement dans les châssis supérieur 1 et inférieur 3, tandis que la table de cylindre 7 est formée dans la coquille 2. Un tuyau à entonnoir 8 est raccordé tangentiellement au châssis inférieur 3. Une brique de coulée 10 est introduite dans le fond 9 du châssis inférieur 3. Cette brique 10 est formée par un tiroir 11, revêtu d'un matériau réfractaire, actionné au moyne d'un vérin hydraulique. La brique de coulês 10, ainsi que la moitié du tiroir 11 tournée vers la brique, sont emplies d'un materiau réfractaire approprié. Au-dessous, au support @@@ seulement 4, se trouve la poche de coulée 12. lors de la coulée d'un cylindre compound, le matériau dur destiné à former l'enveloppe est introduit dans le moule par le tuyau à entonnoir 8. après solidification de la couche périphérique d'épaisseur désirée, la partie interne, encore liquide, de ce matériau s'écoule à travers le tiroir il ouvert et est recueilli dans la poche de coulée 12. On ferme ensuite le tiroir 11 et on introduit par le tuyau à entonnoir 8 le matériau tendre devant constituer le coeur du cylindre. Pendant l'Ocou- lement de la partie interne liquide du matériau destiné à former l'enveloppe on peut introduire un gaz inerte dans le moule le qui se vide. R E V E N D I C A T I O N S 1.- Procédé de coulée de cylindres en fonte compound formés d'une enveloppe périphérique en matériau dur et d'un coeur ou noyau en matériau tendre, caractérisé par le fait qu'un mou- le à cylindre est d'abord rempli, par l'intermédiaire d'un tuyau à entonnoir qui débouche tangentiellement dans le châssis inférieur, d'un matériau devant constituer l'enveloppe du cylindre, le tiroir étant fermé, qu'après solidification de la couche périphérique avec l'épaisseur désirée, la partie interne encore liquide de ce matériau est évacuée par le tiroir ouvert dans une poche de coulée et, finalement que (le tiroir étant refermé) le matériau devant constituer le coeur est à son tour introduit au moyen du tuyau à entonnoir. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que, pendant l'écoulement de la partie interne liquide du matériau d'enveloppe, un gaz inerte est introduit dans le moule qui se vide. 3.- Procédé suivant l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que le matériau constitutif de l'enveloppe, matériau récupéré dans la poche de coulée, est utilisé pour un moulage suivant après un faible réchauffage.