La présente invention,due à la collaboration de Messsieurs Pierre BAUCHET et Jean-Claude CARRE, concerne des matériels ou machines mobiles munis d'un mécanisme de transmission à variateur continu dans lequel le générateur de puissance peut être un moteur à injection directe tel qu'un moteur diesel utilisant une pompe d'injection volumétrique. Le fonctionnement de telles machines, en particulier dans les domaines de l'agriculture et des travaux publics exige que le conducteur sélectionne une vitesse de rotation du gén--érateur de puissance et un rapport de transmission, pour que la machine se déplace à vitesse constante tout en effectuant le travail prévu tel que : labourage, nivelage, chargement d'un godet,etc... Lorsque les conditions de travail de la machine varient et que par exemple la réaction du sol augmente, la puissance du générateur n'est plus suffisante . Dans ce cas, si le conducteur n'augmente pas rapidement le rapport de transmission, et diminue de ce fait la vitesse du véhicule le moteur diesel peut caler dès qu'il atteint sa puissance maximale . L'obstacle passé, le conducteur doit revenir au rapport de transmission initial afin de continuer le travail à la vitesse désirée Sur d'autres engins, tels que les moisonneuses ou les pelles hydrauliques à plusieurs pompes, le générateur de puissance primaire entraîne plusieurs mécanismes de transmission, dont la somme des puissances absorbées doit rester inférieure à la puissance du générateur. Si la puissance absorbée augmente, le conducteur doit agir sur un ou plusieurs mécanismes de transmission,afin d'empêcher le calage du moteur diesel Dans tous ces engins, les caractéristiques de fonctionnement choisies par le conducteur sont, la vitesse du générateur de puissance primaire et le rapport de la transmission. De cette manière, on dispose d'une vitesse constante à la sortie de la transmission quelle que soit la puissance absorbée . Ce mode de foncnionnement s'oppose à celui des véhicules routiers pour lesquels on cherche à obtenir une vitesse de sortie maximale pour une puissance donnée du générateur On connaît déjà des dispositifs de limitation de la puissance absorbée sur les pelles hydrauliques munies d'une ou plusieurs pompes à cylindrée variable. Le fonctionnement de ces dispositifs est basé sur la mesure du couple total. Cette mesure s'effectue au moyen d'un dispositif à pistons dont le nombre de pistons correspond à celui des pompes. Les pistons sont ici alignés et sont déplaçables sous l'action de la pression de la pompe correspondante à l'encontre de l'effort exercé par des ressorts tarés.Les déplacements des pistons sont communiqués au support du barillet ou au plateau impulseur des pompes. Pour une pression dans chacune des pompes, on définit ainsi une position du piston qui définit donc, à son tour, une cylindrée pour chacune des pompes et par voie de conséquence un couple. Ce dispositif, qui est le plus couramment utilisé, en raison de sa simplicité, est peu précis, car le couple résistant maximal doit être nettement inférieur au couple que peut délivrer le moteur thermique qui lui-même peut varier avec la température, l'hygrométrie, la pression atmosphérique etc... On utilise donc des moteurs thermiques dont la courbe de couple en fonction de la vitesse est plongeante. De cette façon, lorsque les pompes tendent à diminuer la vitesse du diesel, le couple de celui-ci augmente et empêche le calage . Cette manière de procéder montre que les moteurs diesels sont utilisés à des puissahces nettement inférieures à celles qu'ils pourraient développer On a aussi réalisé des dispositifs permettant de mesurer le couple réel délivré par le moteur diesel en mesurant la position de l'organe régulateur du débit de la pompe d'injection.Ces dispositifs mettent en oeuvre des pompes d'injection dont le nombre de pistons est égal au nombre de cylindres du moteur. Le fonctionnement du dispositif repose sur la détection de la position de la crémaillère de réglage de la cylindrée de la pompe d'injection . En effet, quand la crémaillère est en bout de course, la pompe d'injection débite le maximum de carburant et le diesel fournit le couple maximal. Un tel dispositif utilise une valve hydraulique qui est poussée par la crémaillère lorsque cette dernière est en bout de course et alimente un vérin commandant le rapport de transmission . Un tel dispositif impose des modifications de la pompe d'injection De plus, si pour une raison ou une autre, la valve devient dure à manoeuvrer, la régulation de la pompe d'injection est perturbée . Enfin ce dispositif ne peut pas s'appliquer aux pompes d'injection à piston unique et distributeur rotatif. Les dispesitifs connus qui font appel à des ensembles hydromécaniques donnent rarement satisfaction, car leur précision et leur fidélité sont insuffisantes puisqu'elles sont influencées par les frottements, les variations de la viscosité des fluides, les tolérances de fabrication, etc... L'invention qui remédie aux inconvénients précités a pour objet - un dispositif de mesure permanent du rapport entre la puissance absorbée et la puissance maximale que peut fournir le moteur diesel quelle que soit la vitesse de 1 'engin . Cette manière de procéder permet l'utilisation optimale de la puissance disponible en agissant sur le rapport de transmission - un dispositif de mesure de la puissance ou du couple moteur qui demeure sans influence sur le fonctionnement de la pompe d'injection puisqu'en particulier, les organes de la pompe n'entraî- nent aucune pièce soumise à des frottements ou à des efforts perturbateurs; - un dispositif gouverneur qui augmente le rapport de transmission dès que le dispositif de mesure de la puissance décèle l'accroissement de la puissance absorbée au-delà d'une certaine limite et qui maintient le rapport de transmission à une valeur telle que la puissance absorbée reste sensiblement égale à la puissance maximale disponible - un dispositif gouverneur qui augmente le rapport de transmission et qui empêche toute diminution automatique du rapport à la suite d'une diminution de l'effort résistant . Cette diminution est soumise à une décision préalable du conducteur de l'engin. On peut signaler ici qu'un tel mode de fonctionnement est une sécurité pour des engins du type chargeuse ou bull-dozer car il évite l'accélération de l'engin dès que la charge diminue. Ces deux modes de fonctionnement peuvent se trouver réunis sur un même engin qui comporte à cet effet des moyens de sélection de l'un ou l'autre mode de fonctionnement - un dispositif gouverneur qui augmente le rapport de transmission de plusieurs transmissions élémentaires entraînées par une même source de puissance dès que le dispositif de mesure de la puissance a décelé que la puissance absorbée devient supérieure à une valeur donnée Dans ce cas, l'augmentation des rapports de transmission se fait dans un ordre donné, le rapport de la deuxième transmission n'étant augmenté que si l'augmentation du rapport de la première ne suffit pas à ramener la puissance absorbée à une valeur inférieure à celle de la puissance disponible. Le retour aux valeurs présélectionnées se fait alors dans l'ordre inverse automatiquement ou sur demande du conducteur de l'engin. Ce mode de fonctionnement se rencontre sur les engins ayant deux fonctions différentes asservies l'une à l'autre ( par exemple un Scraper ) dans lequel la fonction propulsion et la fonction chargement de la terre sont différenciées mais liées de sorte que, si la vitesse d'avancement diminue, la puissance nécessaire pour le chargement de la terre diminue aussi Conformément à l'invention, le dispositif de commande d'un mécanisme de transmission à variateur continu avec limitation de la puissance absorbée qui comprend un générateur de puissance tournant dont le couple moteur instantané dépend de la position d'un organe de réglage et une transmission hydraulique à rapport variable est caractérisé par le fait que la position de l'organe de réglage est mesurée d'une manière connue en soi, par un détecteur de proximit dont le signal de sortie est appliqué à un ensemble gouverneur commandant l'augmentation ou la diminution du rapport de transmission, selon que le couple moteur devient supérieur ou inférieur à une valeur de référence Le dispositif objet de l'invention peut être décomposé de cette manière en trois ensembles de base, à savoir - l'ensemble de détection du couple moteur, - un gouverneur ou ensemble d'élaboration des ordres de variation du rapport de transmission - l'ensemble de commande du rapport de transmission. On notera que les composants de ces trois ensembles peuvent être nouveaux ou connus, car l'invention a pour objet la combinaison de l'ensemble de détection du couple avec l'ensemble d'élaboration des ordres et l'ensemble de commande. Dans ce qui suit, on indique comment l'on détecte la charge d'un moteur diesel muni d'une pompe d'injection particulière. Il est bien évident qu'il est à la portée de l'homme de l'art de transposer le dispositif objet de l'invention à tout autre moteur et à toute autre pompe d'injection pourvu que son débit de carburant soit une fonction connue de la position d'un organe de réglage mécanique Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre d'une forme d'exécution de celle-ci choisie à titre d'exemple et donnée en référence aux dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 est une vue en coupe longitudinale de la pompe d' injection, - la figure 2 est une vue de dessus de la pompe selon la flèche II-II de la figure 1; - la figure 3 est une vue représentative de l'organe de réglage; - la figure 4 est une vue en coupe selon ligne IV-IV de la figure 3; - la figure 5 est une vue de dessus de la figure 4; - la figure 6 est une vue de détail en coupe de l'organe de réglage et de détection mis en place dans la pompe d'injection; - la figure 7 est une vue de dessus de l'organe de réglage; - les figures 8 à 11 sont quatre exemples de courbes représentatives de la tension de sortie du détecteur de proximité en fonction de la position angulaire de l'organe de réglage; - la figure 12 est un graphique représentatif des signaux délivrés par l'ensemble d'élaboration des ordres; - la figure 13 est un schéma du circuit de l'ensemble d'élaboration des ordres; - la figure 14 est un graphique représentatif des signaux à la sortie de l'un des organes de comparaison des tensions de l'ensemble de mesure; - la figure 15 est un schéma représentatif de l'ensemble d'élaboration des ordres - la figure 16 est une représentation schématique de l'engin muni du dispositif de commande; - la figure 17 est le schéma représentatif du circuit hydraulique du dispositif; - la figure 18 est une courbe représentative de la variation du couple moteur en fonction de la vitesse de rotation du moteur. 10- Ensemble de détection du couple moteur Le mode de fonctionnement de la pompe à injection ellemême qui ne fait pas partie de l'invention est décrit ici pour l'essentiel indispensable à la compréhension de l'invention Selon les figures 1 et 2, l'arbre i de la pompe est entraîné par le moteur diesel non représenté . L'arbre 1 entraîne en rotation les masselottes 2 du régulateur centrifuge montées dans une cage 3. Chacune des masselottes 2 est en contact avec la cage 3 en un point de pivotement 4. L'écartement des masselottes 2 à partir de l'axe de rotation de l'arbre de la pompe 1 déplace axialement un manchon 5, dans le sens de la flèche 6. On notera que le manchon 5 n'est pas solidaire en rotation de l'arbre 1 et peut coulisser le long dudit arbre. Le manchon 5 est en butée sur un levier 7 mobile autour du point d'articulation 8. L'extrémité 10 du levier 7 possède un point d'accrochage du ressort 9. On voit donc que suivant la force du ressort 9, on obtiendra une valeur variable de la vitesse à laquelle les masselottes 2 s'écarteront de l'axe. Plus la force du ressort 9 est grande et plus la vitesse à laquelle le manchon 5 commence à se déplacer est grande. L'autre extrémité 11 du ressort 9 est solidaire d'un dispositif 12 d'affichage de vitesse . Le dispositif 12 permet d'afficher la vitesse du moteur diesel suivant les variations de la force du ressort 9. Le levier 7 est également attelé à une tige 13. Un dispositif de réglage de longueur 14 par vis-écrou permet d'exercer un effort de traction sur la tige 13. A son extrémité, la tige 13 entraîne en rotation une soupape de dosage 15 qui, suivant sa position, laisse pénétrer plus ou moins de fuel dans la pompe d'injection proprement dite 16, qui est ici une pompe à pistons radiaux. L'organe de réglage 15, qui est ici une coupape, est sd- lidaire d'un levier de commande 17 . Quand on tourne le levier 17 dans le sens 18, on diminue la quantité de carburant injectée et, quand on le tourne dans le sens 19, on augmente la quantité de carburant injectée . Enfin, quand le levier 17 est dans sa position montrée en pointillé en 20, la quantité de carburant injectée à chaque coup de piston est maximale et le moteur diesel fournit le couple maximal La position du levier de commande 17 de l'organe de réglage 15 constitue par conséquent une indication du couple instantané que fournit le moteur diesel, donc du couple résistant qui est opposé au couple moteur De plus, on sait que si le moteur diesel fournit son couple maximal, il suffit d'une très légère augmentation du couple résistant pour que le moteur cale . Afin d'éviter ce calage, les moteurs diesels sont en général réglés pour que leur couple augmente quand leur vitesse diminue. De cette façon, une augmentation du couple résistant se traduit par une diminution de vitesse donc par une augmentation du couple moteur. En fait, quelle que soit la forme de la courbe représentative du couple en fonction de la vitesse de rotation, il suffirait, pour que le moteur ne cale jamais, de s'assurer que le couple donné par le moteur diesel soit toujours légèrement inférieur à son couple maximal . Pour cela, il suffit de détecter la position de l'organe de réglage 15. Selon la figure 3 qui montre l'organe de réglage 15 muni de son levier de commande 17, on dispose, sur le dessus du levier de commande 17, une palette métallique 21 entraînée en rotation par l'organe 15. Un détecteur de proximité 22 monté dans le couvercle 20 de la pompe d'injection permet de détecter la position de la palette 21 et par voie de conséquence celle de l'organe de réglage 15, le signal électrique à la sortie du détecteur est alors représentatif du couple du moteur diesel. A titre d'exemple, le détecteur de proximité peut être un détecteur à circuit résonnant avec modulateur et démodulateur incorporé. Quel que soit le type de détection choisi le couple qu'il exerce sur le levier de commande 17 doit bien entendu être négligeable devant le couple transmis par la tige 13, afin de n'en- traîner aucune perturbation dans le fonctionnement de la pompe. Soit oeil'angle représentatif de la position de l'organe de réglage 15, lorsque l'angle est orienté dans le sens de la flèche 18, on peut noter que la tension de sortie Us du détecteur de proximité est une fonction de l'angle > q Les figures 8,9,10 et 11 sont des exemples de variations de la tension de sortie Us du détecteur 22 en fonction de l'angle ces courbes dépendent du type de détecteur utilisé mais dans tous les cas le signal de sortie du détecteur est une fonction continue de la position de l'organe de réglage On notera seulement que dans les cas des variations représentées aux figures 10 et 11, les valeurs a et > b devront être soigneusement ajustées à l'aide du mécanisme actionnant l'or- gane 15 20 Ensemble d'élaboration des ordres de variation du rapport de transmission. L'ensemble qui élabore les ordres de variation du rapport de la transmission reçoit pour information la tension de sortie Us du détecteur de proximité 22, cette tension dépendant de la position de la soupape 15 et dans une variante de l'invention également de la température du moteur diesel. De plus, selon un procédé bien connu, le signal d'entrée de l'ensemble d'élaboration pourra être modifié par un circuit correcteur destiné à améliorer les performances du dispositif Selon une caractéristique de l'invention, l'ensemble d'élaboration comprend deux voies de sortie, dont une seule est génératrice de signaux à un instant donné . Selon une autre caractéristique de l'invention, l'ensemble d'élaboration comprend uniquement des organes statiques obtenus à partir de composants sans contacts mobiles Soit A et B les voies de sortie de l'ensemble d'élaboration et , l'angle définissant la position du levier de commande 17 . La figure 12 représente les signaux élaborés sur chacune des voies A et B, en fonction de l'angle o( . Selon le graphique représenté, ces signaux sont des créneaux de tension et de fréquence fixe et de durée variable La figure 12 montre que pour des angles faibles seule la voie A est excitée, et que la durée du signal diminue au fur et à mesure que l'angle q augmente, jusqu'à ce que le signal disparaisse. Il est possible de définir une zone de variation de l'angle limitée par les valeurs q 1 et > 2 ,dans laquelle aucune des deux voies n' est excitée, ces valeurs correspondent au couple moteur maximal utile . Lorsque l'angle croit encore, des signaux de même fréquence que ceux de la voie A et de durée croissante apparaissent sur la voie B jusqu'à l'obtention d'un signal continu Il est à remarquer que seule la valeur moyenne dessignaux élaborés sur les voies A et B pour une position de levier de commande 17 est importante . Les signaux élaborés pourraient être ainsi des créneaux de tension de durée constante mais dont la fréquence serait une fonction de l'angle Dans l'exemple décrit, on a utilisé un capteur de proximité dont la courbe de réponse est celle de la figure 8. Le principe de l'élaboration des signaux est représenté en figure 13. Un premier sous-ensemble constitué par les organes 101, 102, 103, 104 élabore des signaux de commande à fréquence fixe et de durée périodiquement variable en fonction de la position du levier 17. Un deuxième sous-ensemble constitué par les organes 105, 106 oriente les signaux sur l'une des voies A ou B. Ainsi qu'il a été dit ci-dessus, la sortie de l'organe d'élaboration comprend deux voies, c'est-à-dire que le passage d'un mode de fonctionnement, par exemple de la voie A à la voie B, ou inversement, à l'autre, doit être déterminé par les caractéristiques du signal d'entrée . Il faut donc définir une zone de variation de , au voisinage de q 1, telle que le signal de sortie passe d'une voie à l'autre . Soit Uo la valeur de la tension de sortie Us du capteur de proximité correspondant à L'organe 102 alimenté par le capteur de proximité 22 élabore un signal u tel que - u croit tant que us 4 u0 - u décroît quand u5 ) u0 104 est un générateur de signaux en dents de scie dont la fréquence et l'amplitude sont constantes, l'amplitude de ces signaux étant légèrement inférieure à la valeur maximale du signal u élaboré par le détecteur 102. L'organe 103 est un comparateur de tension qui élabore des créneaux de tension de même fréquence que les signaux en dents de scie du générateur 104 . La largeur des créneaux de tension U 103 dépend de la valeur moyenne de la tension U 102, selon la figure 14. Les organes 105 et 105' comparent d'une manière connue en soi la tension u et la tension u s/ o a) Si u5 \ uO, le comparateur 105 ouvre la porte ET 106 et le comparateur 105' ferme la porte 106', la voie A est excitée et la voie B est au repos b) Si u5 ) uO, le comparateur 105' ouvre la porte ET 106', le comparateur 105 ferme la porte ET 106, la voie est excitée et la voie A est au repos Le schéma électronique d'une réalisation possible de l'ensemble de mesure est représenté à la figure 15. Les ensembles schématisés sur la figure 13 sont représentés sur la figure 15. Dans l'organe 101, on a représenté le détecteur 22 de position du levier de commande 17 avec sa résistance de charge R1.Le transistor T1 permet d'adapter le niveau de la tension de sortie de l'étage 101 à l'étage suivant 102. Le potentiomètre P1 permet un réglage du gain du capteur . Le potentiomètre P2 permet de régler le seuil de mise en fonctionnement du système. La thermistance notée Th, placée en un point judicieux du moteur diesel est un capteur de température qui permet de faire varier le seuil de fonctionnement de l'étage 101 avec la température du moteur diesel. Cette thermistance permettra par exemple d'empêcher le moteur diesel de fournir sa puissance nominale avant d'avoir atteint sa température de fonctionnement. L'ensemble noté 102 constitue un étage amplificateur différentiel à courant constant. Le transistor T2 est le générateur de courant constant . Les transistors T3 et T4 sont montés en différentiel, de façon symétrique La base du transistor T3 est liée au point El par l'intermédiaire de la résistance R29. Le potentiel de ce point sera de la sorte une fonction monotone de la position du levier de commande, ainsi qu'une fonction de la température du moteur diesel et du réglage du potentiomètre P2. La base du transistor T4 est liée au point M1 du potentiomètre P3. Si le potentiel de E varie de v min à v max, on choisira comme potentiel de M1 : v min + v max 2 Dans ces conditions si le potentiel de El croît depuis v min jusqu a v max - le potentiel du point C3, décroît - le potentiel du point C4, croit - lorsque le potentiel de El est égal à v min + v max 2 Le potentiel du point C3 sera égal au potentiel du point c. 4 L'ensemble constitué par la résistant R 10 et des diodes D1 et D2 permet l'égalisation du potentiel du point M2 aux chutes de tension près, au minimum des potentiels de C3 et de C4. L'ensemble 104 est le générateur de signaux en dents de scie Le transistor T9 est un transistor unijonction La capacité C1 se charge au travers du potentiomètre P5 et de la résistance R 18 jusqu'à ce que le point M3 atteigne la tension de pic du transistor T9. A ce moment, la capacité C1 se décharge à travers R20 jusqu a ce que le potentiel de M3 atteigne la tension de vallée du transistor T9 . Le potentiel de M3 varie donc selon une dent de scie, à une fréquence variable grâce au potentiomètre P5. Le transistor T8 diminue l'impédance de sortie du générateur 104 de signaux en dent de scie . Le potentiomètre P4 permet un réglage de l'amplitude des signaux en dents de scie recueillis en M4. Ce réglage permet d'afficher une amplitude des signaux, inférieure au maximum de tension atteinte en M2. Cela revient à bloquer le transistor T6 et à ntenvoyer aucun signal en C6 . On peut ainsi régler la plage de la position du levier de commande 17 sur laquelle aucune des deux voies A et B n'est excitée Le comparateur de tension 103 est, comme l'ensemble 102, un amplificateur différentiel à courant constant . Le transistor T5 délivre un courant constant. Le courant constant, ainsi que les gains des transistors T6 et T7 sont tels que ceux-ci fonctionnent en tout ou rien. LOrsque le potentiel de M4 est supérieur au potentiel de M2, le transistor T6 est saturé et le transistor T7 est bloqué. Lorsque le potentiel de M4 est inférieur à celui de M2, le transistor T6 est bloqué et le transistor T7 est saturé. On obtient de la sorte le fonctionnement représenté à la figure 14 où les signaux de fréquence constan te et de largeur variable sont obtenus en C6. L'ensemble 105, 105' est un amplificateur différentiel de fonctionnement similaire à celui de l'ensemble 103. Les transistors T10 et T11 fonctionnent en tout ou rien. Lorsque le potentiel de C3 est supérieur à celui de C4, le transistor T10 est bloqué et le transistor T11 est saturé . Le potentiel de C10 est alors minimum et celui de C11 est maximum . Lorsque le potentiel de C3 est inférieur à celui de C4, le transistor T10 est saturé et le transistor T11 est bloqué . Le potentiel de C10 est alors maximum et celui de C11 est minimum L'ensemble 106 et 106' comprend deux transistors T14 et T13 fonctionnant en porte ET, qui correspondent respectivement aux voies A et B. Le transistor T12 diminue l'impédance de sortie de l'amplificateur 103. On obtient donc les créneaux de tension sous faible impédance en E12. Si la tension de C4 est supérieure à la tension de C3, alors le transistor T14 est passant et T13 est bloqué. Si tension de C4 est inférieure tension de C3, alors le transistor T14 est bloqué, T13 est passant. Selon le type de fonctionnement, les signaux existant en E12 passent en E14 ou en E 13. Les transistors T15 et T16 sont des transistors de puissance commandés respectivement par T14 et T13. Les organes A et B sont les organes à commander. La diode Zener Z3 régule la tension d'alimentation des ensembles 101, 102, 103, 104, 105, 105'. 30) Ensemble de commande du rapport de transmission. Dans les transmissions à variateur continu, et en particulier dans les transmissions hydrostatiques, le rapport de la transmission est en général fixé par la position d'un levier, déplaçable manuellement de part et d'autre d'un point mort pour permettre à l'engin ou au véhicule de se déplacer plus ou moins vite en marche avant ou en marche arrière Sur la figure 16 on a schématisé un véhicule avec son levier 201 que le conducteur positionne afin d'avoir le rapport de transmission souhaité . Dans le cas général, ce levier 201 commande mécaniquement le rapport de transmission. On a expliqué ci-dessus qu'il convenait d'augmenter le rapport de transmission pour éviter le calage du moteur mais quten- suite, si-le couple résistant le permet, il faut pouvoir revenir au rapport de transmission affiché par le conducteur. L'ensemble d'élaboration des ordres ne doit donc pas assurer la commande directe du levier 201. On utilise à cet effet une deuxième commande du rapport de transmission afin que la position du levier 201 soit une position de " mémoire " pour le rapport souhaité par le conducteur Pour cela, il suffira que le levier 201 de la commande manuelle et l'arbre 204, commandé par l'ensemble d'élaboration des ordres, attaquent chacun une entrée d'un mécanisme différentiel, à leviers ou engrenages, représenté schématiquement en 202. L'arbre 211 de commande de rapport de transmission proprement dit est constitué par la sortie du différentiel 202 . Dans d'autres applications, telles que les pelles hydrauliques par exemple, tant que la puissance consommée par les pompes reste inférieure à celle du moteur thermique, les pompes doivent avoir leur cylindrée établie à la valeur maximale, par contre, dès que le couple maximal du moteur est atteint, la cylindrée des pompes doit être diminuée. Dans un tel cas, il n'est pas nécessaire d'utiliser un différentiel puisqu'unie des deux entrées a une valeur constante . C'est donc l'ensemble d'élaboration des ordres qui commande directement la cylindrée de la ( ou des) pompes. La figure 17 montre la réalisation d'un organe de variation de rapport de transmission pour un tracteur. Le levier manuel 201 est relié à une entrée du différentiel 202 et l'arbre de sortie 211 du différentiel commande directement le rapport de transmission. La deuxième entrée du différentiel est ici un arbre 204 solidaire d'un levier 205 qui est rappelé par un ressort 206 contre une butée 207' . Un vérin hydraulique à simple effet 208 permet, quand il est alimenté en fluide sous pression, de déplacer le levier 205 contre le ressort 206. De cette façon, quand le vérin 208 n'est pas alimenté,tout rapport de transmission affiché grâce au levier 201 est effectivement imposé à la transmission. Par contre, si on alimente en fluide sous pression le vérin 208, le levier 205 se déplace contre son ressort et augmente le rapport de transmission, la course du vérin 208 est telle que lorsque le levier 205 atteint une butée 207', la vitesse du véhicule est annulée quand le levier 201 affiche le rapport de transmission minimal possible. Il est bien évident que ce dispositif sera particulièrement avantageux si le levier 205 parcourt le même A la figure 18, on suppose que le conducteur affiche une vitesse de rotation Nl pour le moteur diesel à laquelle correspond le couple théorique Cl. Si C1 est le couple moteur correspondant à la vitesse N1, on voit que dans la partie PR de la courbe, la vanne de dosage 15 est entièrement ouverte et le moteur délivre le plein couple correspondant à son réglage Entre R et N2 ( vitesse à vide ), la vitesse de régulation est dépassée et la soupape de dosage de carburant se ferme progressivement . On voit que le point représentatif du fonctionnement à vide sera un point tel que M1 . Si la charge appliquée au tracteur augmente progressivement, le point M représentatif du fonctionnement du moteur grimpe sur la courbe de M1 à R et l'angle, caractéristique q de la quantité de carburant injecté, diminue. Conformément à la figure 12, à partir de la valeur 4 maximum, la valve 210 (voie B) est désexcitée à fréquence constante et pendant des durées de plus en plus grandes . Cependant,comme le vérin 208 est repoussé par le ressort, il n'y a pas de variation du rapport de transmission car l'arbre 204 est immobile . Si le point sur la courbe figure 18 correspondant à 4 maximum est M3 et si la charge continue d'augmenter, l'angle q décroît jusqu'à la valeur o( 2 à partir de laquelle la valve 204 est complètement désexcitée, isolant le vérin 208 du réservoir. Ce point est représenté en M4 sur la courbe de la figure 18. Si la charge du moteur continue d'augmenter, l'angle de la valve de dosage 15 atteint la valeur d 1 ( point M5 sur la figure 18) et on voit sur la figure 12 qu'on commence alors à exciter la valve 209 à fréquence constante avec un temps d'excitation par cycle d'autant plus long qu' d est petit par rapport à 4 1. A chaque impulsion électrique sur la valve 209, une petite quantité d'huile est envoyée dans le vé- rin 208 et cette quantité d'huile est d'autant plus forte que la valeur de a, est éloignée de la valeur q 1. Ceci revient à dire que la vitesse moyenne de déplacement du vérin 208 est d'autant plus grande que le moteur est plus chargé. On peut dire également que la vitesse du rapport de réduction est d'autant plus grande qu'on charge plus le tracteur. Si atteint la valeur d min, l'électrovalve 209 reste excitée et la vitesse de variation du rapport de transmission est maximale, le point M6 devant toujours être légèrement en-dessous du point R. Cette vitesse est choisie, compte tenu du temps de réponse des moteurs diesels et de la nature des travaux à effectuer pour que le moteur ne puisse jamais caler Si l'on suppose maintenant, toujours pour simplifier les explications, que la charge du moteur décroît de façon continue, le cycle est exactement l'inverse du précédent De la valeur minimum ào(l, on envoie de moins en moins l'huile vers le vérin 208 . A la valeur o( 1 la valve 209 est desexcitée et le vérin 208 reste en position car la valve 210 est également désexcitée La charge diminuant encore, dès que la valve de dosage 15 atteint la position out 2, la valve 210 est périodiquement excitée et la durée d'excitation est d'autant plus grande que 4 2 est plus petit que 4 maximum . Là encore, ceci a pour effet de faire varier la vitesse moyenne du vérin 208. On peut donc dire que la puissance maximale continue fournie par le moteur est comprise entre les puissances correspondant aux points M4 et M5 sur la courbe de la figure 18. La charge diminuant toujours, devient égal à d maximum et le rapport de transmission devient égal au rapport affiché. - le cas de fnnctionnement décrit correspond à celui d'un tracteur agricole en utilisation de remorquage ( charrue, herse ou remorque dans une côte ) - pour un engin de travaux publics tel qu'une pelle hydraulique, le vérin 208, commanderait directement le rapport de transmission . La position 4 maximum correspondrait alors à la cylindrée maximale de la pompe ( ou des pompes ) hydraulique entraînée par le moteur thermique - pour un engin dont on désire que le rapport de transmission augmente avec la charge mais dont on ne veut pas que le rapport de transmission puisse rediminuer ensuite si la charge diminue, sauf ordre confirmé du conducteur, il suffit dans ce cas, quand la charge augmente que l'organe gouverneur délivre un signal d'excitation de la valve 209, pendant l'augmentation du couple au dessus de sa valeur maximale utile et que la délivrance du signal d'excitation de la valve 210 soit soumise à l'action préalable sur un organe de commande manuel lorsque le couple diminue au dessous de la dite valeur maximale utile . On voit par conséquent qu'un même engin pourra avoir ce mode de régulation, ainsi que la régulation précédemment décrite. Il suffit de prévoir dans ce cas des positions verrouillées de l'organe de commande manuel - pour un engin du type à source de puissance primaire unique et plusieurs variateurs, chaque variateur reçoit un dispositif tel que celui représenté figure 17. Le fonctionnement du dispositif peut être illustré par la figure 12 - quand la position de la valve de dosage du carburant occupe une position entre i 1 et 4 '1, seul le rapport d'une transmission est augmenté et la vitesse de déplacement du vérin 208 est d'autant plus grande que i - i 1 est grand - quand la position de la valve de dosage atteint la valeur 1, 1) , on commence également à augmenter le rapport de transmission du deuxième variateur, bien que le rapport de la première transmission continue d'augmenter . Si la charge diminue, le processus inverse prend place pour des positions de la valve 4 '2 et i "2. Ainsi chaque variateur peut avoir un rapport de transmiS- sion réglé et modifiable par l'ensemble d'élaboration des ordres, suivant la différence entre le couple correspondant à l'absence des signaux sur les voies A et B et le couple moteur réel - Le dispositif de commande selon l'invention est bien adapté à différents engins de travaux publics ou agricoles, et en particulier aux véhicules ou engins munis de transmissions de puissances hydrostatiques Parmi ces engins, on peut citer - les machines et tracteurs agricoles : le conducteur ne pourra plus caler le moteur du tracteur quand celui-ci sera équipé d'une transmission hydrostatique . Le même dispositif pourra s 'ap- pliquer à un tracteur dont le moteur fournit la puissance à plusieurs utilisations :par exemple à la propulsion et à un outil entraîné tel qu'une débrouisailleuse ou une barre de coupe - les moissonneuses-batteuses - les engins de travaux publics. Dans tous ces cas, les avantages du dispositif sont principalement - sa souplesse d'utilisation, car il peut s'adapter à différentes puissances, à différents engins, et aux différentes pompes d'injection - son économie : ar tous les organes utilisés sont principalement des organes électroniques - sa fiabilité : car les principaux organes utilisés sont purement statiques. - REVENDICATIONS 1. Dispositif de commande d'un mécanisme de transmission à variateur continu avec limitation de la puissance absorbée qui comprend un générateur de puissance tournant tel qu'un moteur thermique dont le couple moteur instantané dépend de la position d'un organe de réglage, et une transmission hydraulique à rapport variable, caractérisé par le fait que la position de l'organe de réglage est mesurée d'une manière connue en soi par un détecteur de proximité dont le signal de sortie est appliqué à un ensemble gouverneur commandant l'augmentation ou la diminution du rapport de transmission selon que le couple moteur devient supérieur ou inférieur à une valeur de référence 2. Dispositif de commande selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'ensemble gouverneur comprend des organes de mesure et de comparaison statiques de la position instantanée de l'organe de réglage par rapport à une position de référence correspondant au couple maximal utile et que le signal de sortie du détecteur de proximité est une fonction continue de la position de l'organe de réglage. 3. Dispositif de commande selon les revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que l'ensemble gouverneur constitue un générateur de sortie à deux voies séparées A et B dont aucune n'est excitée pour les positions de l'organe de réglage correspondant au couple moteur maximal utile et dont l'une ou l'autre des voies est excitée selon que le couple est supérieur ou inférieur à cette valeur maximale utile 4. Dispositif de commande selon la revendication 3, caractérisé par le fait que les signaux de sortie de chacune des voies de l'ensemble de mesure sont des signaux rectangulaires à fréquence constante, dont la largeur correspond à la durée d'excitation de la voie correspondante, ladite largeur étant une fonction monotone de la valeur absolue de la différence entre le couple moteur réel et le couple moteur lorsqu'aucune des deux voies n'est excitée. 5. Dispositif de commande selon les revendications 3 et 4, caractérisé par le fait que le signal de sortie du détecteur de proximité de l'organe de réglage est modifié par un organe de détection de la température de fonctionnement du moteur thermique. 6. Dispositif de commande selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que les deux voies de sortie A et B, de l'ensemble de mesure excitent deux électrovalves à deux voies, dont la première voie des dites électrovalves alimente la chambre d'un vérin hydraulique et que les voies restantes des dites électrovalves sont respectivement réunies à une source de pression hydraulique et à une basse pression 7. Dispositif de commande selon la revendication 6, caractérisé par le fait que les signaux d'excitation des électrovalves ont une fréquence telle que le débit moyen des électrovalves varie de manière sensiblement continue avec la durée desdits signaux 8. Dispositif de commande selon la revendication 6, caractérisé par le fait que le vérin alimenté par les électrovalves est relié au dispositif de commande du rapport de transmission du variateur continu, par l'intermédiaire d'un mécanisme différentiel, dont il constitue la première entrée, ledit mécanisme présentant un organe de réglage manuel qui en constitue la deuxième entrée 9. Dispositif de commande selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'ensemble gouverneur délivre un signal d'excitation de l'une des électrovalves pendant l'augmentation du couple au dessus de sa valeur maximale utile et que la délivrance du signal d'excitation de l'autre électrovalve lorsque le couple diminue au dessous de sa dite valeur maximale utile est soumise à l'action préalable sur un organe de commande manuel 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'organe de commande de l'électrovalve manuel est verrouillable dans l'une de ses positions d'utilisation 11. Dispositif de commande selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'il comprend plusieurs variateurs continus récepteurs de la puissance d'un moteur thermique dont la position de l'organe de réglage du couple est définie par l'ensemble gouverneur et dans lequel chaque variateur peut avoir un rapport de transmission réglé et modifiable par ledit ensemble gouverneur, suivant la différence entre le couple correspondant à l'absence des signaux sur les voies A et B et le couple moteur réel, de façon que lorsque cette différence est très faible, l'un des variateurs possède un rapport de transmission variable et que les rapports de transmission des autres variateurs varient successivement au fur et à mesure de l'accroissement de ladite différence des couples