La présente invention concerne une plaque en amianteciment avec un revêtement sur au moins une de ses faces. I1 est connu de recouvrir d'un enduit la surface de plaques en amiante-ciment car les plaques d'amiante-ciment sans enduit acquièrent une apparence inesthétique du fait de l'action des intempéries. Mais cet enduit n'a qu'une durée limitée car il ne trouve qu'un soutien insuffisant sur les plaques d'amiante-ciment. Le problème à résoudre par l'invention est de réaliser une enduction durable d'une plaque en amiante-ciment Ce problème est résolu selon l'invention en intercalant entre la plaque d'amiante-ciment et l'enduit une feuille constituée par un feutre ou un non-tissé imprégné d'une résine synthétique. Le revêtement d'une plaque d'amiante-ciment ainsi traitée est extrêmement durable. De plus,grâce au revêtement selon l'invention, la plaque d'amiante-ciment devient moins fragile, si bien qu'elle peut être choisie plus mince. La résistance aux intempéries est accrue, de sorte que cette plaque est particulièrement indiquée pour les façades extérieures. De plus, la résistance à l'inflammation de l'amiante-ciment n'est pas diminuée par ce revêtement, si bien que cette plaque peut être utilisée pour des revêtements incombustibles de murs ou cloisons. Dans une forme de réalisation de l'invention, on suggère de constituer la feuille intercalaire par plusieurs couches de feutre ou de non-tissé, ce qui augmente la résistance mécanique, compense plus facilement les irrégularités de la plaque d'amiante-ciment et/ou du revêtement et permet d'empreindre des motifs à trois dimensions sur la face supérieure de la plaque. Le feutre ou le non-tissé peuvent être imprégnés d'une résine phénolique et, pour le revêtement proprement dit, les matières ciaprès, parmi d'autres, sont indiquées : le papier, les feuilles de matière plastique, les couches de peinture, le bois de placage, les tissus ou les stratifiés. Pour éviter une déformation de la plaque et obtenir une résistance aux intempéries aussi élevée que possible, le feutre ou le non-tissé peut être placé sur les deux faces latérales de la plaque d'amianteciment. Exemples. On décrit ci-après des exemples de réalisation selon l'invention Une ou plusieurs bandes de feutre de polyester sont extraites d'un rouleau débiteur et on les fait passer à travers un foulard dans lequel le feutre est imprégné d'une solution aqueuse d'une résine thermodurcissable et passe ensuite entre des cylindres exprimeurs pour éliminer la solution en excès : on introduit la bande de feutre dans un four à sécher, dans lequel l'eau s'évapore à des températures inférieures ou égales à 1100C. Le feutre traité de cette manière est placé sur la face supérieure d'une plaque d'amiante-ciment placée horizontalement et le feutre est ensuite recouvert d'une couche de papier de décoration qui a été imprégnée au préalable d'une résine mélamine. Cette plaque peut être enduite de la même manière sur sa face opposée, et on la comprime ensuite pendant 5 à 12 mn dans une presse, dans laquelle la résine phénolique et la résine mélamine se trouvant dans le feutre durcissent à des températures comprises entre 150 et 1600C et sous des pressions qui sont adaptées à chaque fois au degré de durcissement désiré. Avec des pressions faibles, on obtient une plaque un peu plus épaisse dont le feutre a une structure relativement lâche alors qu'on réalise sous des pressions plus élevées une plaque plus mince avec une couche de feutre plus compacte. Alors qu'on ne traite souvent lors de l'imprégnation et du séchage du feutre qu'une couche à la fois, on peut aussi réunir dans la presse plusieurs couches prétraitées les unes aux autres pour obtenir des plaques plus épaisses. Dans ces conditions aucune limite n'est imposée à l'épaisseur de la couche. La face agissant sur les couches de feutre du piston ou de l'étampe de la pièce peut être constituée par une matrice, autrement dit elle peut avoir une forme convenant pour la production de surfaces à trois dimensions. On peut utiliser aussi, à la place du papier, une feuille de matière plastique, du bois de placage, un tissu ou un stratifié comme couche supérieure. De plus, il est également possible de recouvrir la plaque d'amiante-ciment seulement d'une couche de non-tissé et de feutre et d'appliquer ensuite, après la compression et le chauffage, une couche protectrice ou de recouvrir la plaque d'une couche de peinture. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent d'être décrits à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre.de l'invention. REVENDICATIONS 1. Plaque d'amiante-ciment avec un revêtement sur au moins une de ses surfaces latérales, caractérisée en ce qu'on intercale, entre cette plaque d'amiante-ciment et ce revêtement, une feuille de feutre ou de nontissé imprégnée d'une résine synthétique. 2. Plaque selon la revendication l, caractérisée en ce que cette feuille intercalaire est constituée par plusieurs couches de feutre ou de non-tissé. 3. Plaque selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que ce feutre ou ce non-tissé sont imprégnés d'une couche de résine phénolique. 4. Plaque selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le revêtement est du papier, une feuille de matière plastique, une couche de peinture, du bois de placage, un tissu ou un stratifié. 5. Plaque selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que du feutre ou un non-tissé recouvre ses deux faces latérales. 6. Plaque selon l'une des revendications l à 5, caractérisée en ce que la face supérieure de cette plaque comporte des déformations comme par exemple des empreintes ou des saillies. 7. Procédé de fabrication d'une plaque d'amiante-ciment recouverte d'un enduit, selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'on recouvre au moins une face latérale d'une plaque d'amiante-ciment d'un feutre ou d'un non-tissé imprégnée d'une résine synthétique, on place dessus au moins un enduit de recouvrement et on comprime en la chauffant la plaque d'amiante-ciment revêtue de cette manière. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que la couche supérieure est imprégnée d'une résine mélamine avant ou après la compression.