La présente invention concerne une nouvelle machine pour le formage et découpage de diverses matières pâteuses et plus particulièrement de matières alimentaires. I1 est courant, dans l'industrie, de confectionner avec une pâte des objets ou pièces d'une certaine forme, telles que par exemple briquettes, petits cylindres, bEtonnets, boules, etc. le plus souvent cette opération de formage est suivie d'un découpage, la pâte sortant de l'appareil utilisé sous la forme d'un boudin qu'il faut ensuite fractionner. Lorsqu'il s'agit d'une production à très grand débit, comme c'est par exemple le cas des fabrications à partir d'une argile, d'objets en terre cuite, faïence, porcelaine, etc., ou bien dans l'industrie alimentaire produisant des pâtes à grande échelle, sous les différentes formes bien connues, les opérations sont réalisées par des machines automatiques, mues par des moteurs électriques.Par contre, lorsqu'il s'agit de productions de petites quantités d'objets en pâte, ce qui se pré- sente surtout dans les restaurants et dans la production artisanale de produits alimentaires, on est obligé d'operea entièremnt à la main, ou bien d'employer certains appare-15 connus, en ral aussi manuels, dont la production horaire est très faible. Il en résulte que, s'il existe des équipemerlts eonver.avles pour 1 traitement de pâtes à grande échelle industrielle, d'une part, et d'autre part, pour l'usage purement domestique, on ne trouve pas sur le marché d'appareils susceptibles d'assurer la fabrication rapide de quantités relativement fortes de produits issus d'une pâte, pour l'échelle artisanale.Ainsi, par exemple, pour un restaurateur ou un petit fabricant de produits tels que boulettes de viande, quenelles, pommes dauphine, saucisses, beignets, gâteaux, ayant à en fabriquer quelques dizaines à plusieurs centaines de kilogrammes par jour, les machines de l'échelle industrielle sont trop fortes, tandis que les dispositifs domestiques sont tout à fait insuffisants. I1 y a donc une certaine échelle de fabrication, pour laquelle il n'existe pas de solution pratique à l'heure ac tue île. La présente invention comble cette lacune : elle apporte un appareil susceptible de permettre le formage et découpage de diverses matières pâteuses, avec tout débit voulu depuis plusieurs kilogrammes jusqu'à plusieurs centaines de kilogrammes par jour, de façon très économique. Le nouvel appareil peut être servi par un travailleur manuel non spécialisé, de force musculaire tout à fait moyenne ; il peut d'ailleurs fonctionner aussi bien manuellement qu'avec un moteur. Si le travail est fait à la main, il permet d' obtenir, sans fatigue, tout débit compris dans les limites susindiquées. Grâce à ces qualités, le nouvel-appareil se prête tout particulièrement bien au traitement de matières alimentaires, pour la fabrication de divers mets, dont quelques-uns sont cités plus haut.Il permet l'obtention de la pâte sous toute forme désirée, cylindrique de toute section géométrique voulue, filiforme, etc. L'appareil suivant l'invention comprend une caisse à fond perforée d'ouvertures, de formes et dimensions voulues, dans laquelle une ou plusieurs spatules, inclinées par rapport au fond, sont déplaçables en un mouvement de va et vient près de ce-fond, une lame de coupe, solidaire de chaque spatule, étant montee à glissement libre sur la paroi extérieure du fond perforé. Suivant un trait particulier de l'invention, un mécanisme approprié est prévu pour faire inverser l'inclinaison de la spatul lorsque celle-ci a atteint le bout de sa course dans la caisse. De cette fanon, la spatule travaille, c'est-à-dire pousse la pâte de la caisse à travers les perforations du fond, tant pendant sa course d'aller que durant celle du retour. Le montage de la spatule est tel que celle-ci fasse toujours un angle aigu ave a pIo pre trajectoire. L'appareil suivant l'invention peut titre construit en toute dimension désirée. De préférence, le fond perforé est constitué par une plaque amovible et remplaçable par d'autres plaques, dont les perforations présentent des formes et des dimensions dif férentesaropiées à celles ce lederoduits f 3briquer. Come le a une s'ec on ransversa e ideni ue a cel e e a perforatlon boudin de pâte, formé par passage à travers une perforation,/c'est la forme de cette dernière qui détermine la forme du produit final9 et bien entendu, les dimensions de sa section. Quant à la longueur du produit formé, elle peut store réglée par l'ajustement de la position de ladite lame de coupe, distance entre perforations, inclinaison de la spatule. En général, la caisse, destinée à recevoir la pâte à traiter, est surmontée d'une trémie d'alimentation. Dans une forme d'éxécution fort pratique, l'appareil ou machine suivant l'invention est muni de deux bras pour la manoeuvre de la spatule, se terminant par une poignée destinée à l'actionnement manuel de la machine. Dans une autre forme d'éxécution, la poignée est remplacée par une jonction à va-et-vient avec l'ar bre d'un moteur qui peut entre électrique, hydraulique, pneumatique, à combustible, etc. Le mécanisme d'inversion de l'inclinaison de la spatule peut être à cames, à crémaillère, à ressorts ou autres organes ap propriés. Un dispositif particulièrement efficace et pratique comprend des rochets à axes fixés à des ressorts, qui laissent passer le haut du bras portant la spatule dans un sens, mais l'obligent à tourner de 900, lorsqu'on pousse la spatule dans le sens contraire; ce résultat est obtenu par l'action sur les rochets, de pions de guidage, dont est muni le haut du bras de la spatule. Une forme d'éxécution, particulièrement pratique, de la machine suivant l'invention, est décrite plus en détails ci-après et illustrée par les dessins annexés. Fig. 1 représente en coupe axiale longitudinale la machine suivant l'invention. Fig. 2 est une vue d'en haut correspondant à la figure I sans la trémie d'alimentation. Fig. 3 montre une coupe transversale du même appareil, par un plan vertical passant par le bras de la spatule et le dispositif d'inversion de l'inclinaison de celle-ci. Fig. 4 est une élévation partielle du dispositif dtin- version. La machine représentée comprend une caisse 1 dans laquelle on met la pâte à traiter. Le fond 2 présente les ouvertures 3 circulaires qui, bien entendu, peuvent présenter toute autre forme, et dont le nombre par unité de surface peut varier selon la production horaire désirée. La trémie porte le repère 4. Les deux bras 5, reliés par la poignée 6, transmettent le mouvement de l'opérateur ou d'un moteur à la spatule 7. Le dessin représente une seule spatule, mais l'appareil suivant l'invention peut en comporter plusieurs. Comme on peut le voir, la spatule 7 fait un angle aigu avec sa trajectotre qui est indiquée sur la figure 1 par une flèche vers la gauche du dessin ; lorsque cette spatule est arrivée à 1' extrtmitss gauche de la caisse 1, on cesse de tirer sur la poignée 6, pour, au contraire, la pousser ; alors l'inclinaison de la spatule s'inverse et - pendant toute la durée du trajet vers la droite du dessin, c'est-à-dire dans le sens contraire à celui de la flèche - cette spatule est de nouveau sous un angle aigu par rapport à sa trajectoire. La valeur de l'angle d'inclinaison peut varier entre des limites assez larges, pratiquement entre 100 et 800, mais de préférence entre 25 et 500. La spatule 7 porte, d'une part, un bras 8 et, en son milieu, sur sa face inférieure, un toton d'entranement 9. Le téton 9 sert à entrarner une glissière 10 montée sur le fond 2 à l'aide d'une vis 12 traversant ce fond. C'est dans la rainure 11 de cette glissière 10 que coulisse le téton 9. La vis 12, avec son ressort 14 et l'écrou de réglage 15, sert à la fixation, solidairement avec la glissière 10, d'une lame de couteau 13 qui s'appuie sur la face extérieure du fond 2. La longueur de la rainure 11 dans la glissière 10 détermine le décalage éventuel entre le couteau 13 et la spatule 7 ; en jouant sur ce décalage, on peut régler la longueur des boudins découpés par le couteau. Sur la caissé 1, est monté un tube-glissière 16, abritant le mécanisme d'inversion de l'inclinaison de la spatule 7 en bout de course. Ce tube se compose de deux flasques 16a et 16b assemblés verticalement et symétriquement l'un contre l'autre, de part et d'autre de la partie supérieure du bras 8. Chacun des flasques comporte une âme, respectivement 17a et 17b, formées chacune par une nervure interne longitudinale. Aux deux bouts des mes 17a-17b, se trouvent les rochets 18 et 19 montés sur les axes respectifs 18a et 19a. On peut voir, sur la figure 4, représentant le rochet 19 et ses accessoires, un ressort à lame reliant l'axe 19a à un point fixe 19c sur le corps du tube-glissière 16. Cette meAme figure montre un des deux pions de guidage, le pion 21, en haut du bras 8, en train de passer sur le rochet 19 ; ce passage se fait contre l'action du ressort 19b qui tend à ramener ce rochet à sa position initiale ; à la suite du pion 21, le pion 20 passe également à gauche du rochet 19, en glissant au-dessous de celui-ci ; après le passage des deux pions à gauche de 19, le ressort 19a ramène le rochet à sa position initiale, vue sur la figure 1.A ce moment, la spatule 7 a atteint le bout de sa course ; si l'on pousse alors la poignée 6 vers la droite du dessin, les deux pions ne peuvent plus revenir en arrière dans la même disposition dans laquelle ils y sont arrivés, à cause de la partie inférieure du rochet 19 (à gauche de l'axe 19a, figure 1) qui ferme le passage ; mais alors, la poussée exercée par les bras 5 sur la spatule 7, vers la droite, fait tourner la teste du bras 8 dans l'espace à gauche de 19, où cette tette est enfermée ; ainsi, le pion 20 arrive en haut de cet espace et le pion 21 en bas.En continuant la poussée sur les bras 5, on fait repasser les pions à droite du rochet 19, mais cette fois-ci dans une disposition inverse à celle de la figure 4 : le pion 20 passe sur le rochet de gauche à droite, tandis que le pion 21 passe au-dessous de ce rochet, dans la même direction. Entre les deux rochets 18 et 19, l'inclinaison de la spatule 7 est maintenue constante par l'âme 17a-17b qui sépare les deux pions. Les choses se passent de la même façon, et l'inversion se produit en sens contraire, lorsque la tette du bras 8 arrive sur le rochet 18, à droite du dessin. Le fonctionnement de la machine est fort simple : il suffit d'introduire la pâte dans la caisse 1 et imprimer un mouvement de va et vient complet, c'est-à-dire jusqu'aulx bouts de la caisse, à la spatule 7, en poussant puis tirant sur la poignée 6. Les morceaux de pâte, conformés par les ouvertures 3 dans la plaque du fond et découpés par le couteau 13, tombent au-dessous du fond 2 où ils sont reçus, selon les cas, dans de l'huile chaude, de l'veau bouillante, sur un plateau ou dans tout autre milieu dans lequel ils doivent titre traités une fois mis sous la forme voulue. REVENDICATIONS 1. Machine pour formage et découpage de matières pâteuses, en par ticulier alimentaires, caractérisée en ce qu'elle comprend une caisse à fond traversé par des ouvertures, dans laquelle une ou plusieurs spatules, inclinées par rapport au fond, sont dépla çables en un mouvement de va et vient près du fond, une lame de coupe, solidaire de chaque spatule, étant montée à glissement libre sur la paroi extérieure dudit fond. 2. Mchine suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle est munie d'un mécanisme assurant l'inve,rsion de l'inclinaison de la spatule lorsque celle-ci atteint les bouts de sa course dans la caisse. 3. Machine suivant la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que la spatule fait toujours un angle aigu avec sa propre trajec toire, cet angle pouvant varier entre 10 et 800, et-de préfé rence entre 25 et 500. 4. Machine suivant une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le fond perforé est constitué par une plaque amovible et remplaçable, 5. Machine suivant une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que la spatule est entratnée par deux bras parallèles reliés aux extrémités de la spatule et mus-manuellement ou à l'aide d'un moteur, en un mouvement de va et vient0 6. Machine suivant une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que la liaison entre la spatule et la lame de couteau est réa- lisée au moyen d'une glissière à rainure, dans laquelle glisse un téton faisant corps avec la spatule, la lame étant fixée à la glissière à travers le fond perforé. 7. Machine suivant la revendication 2, caractérisée en ce que ledit mécanisme d'inversion comprend une came ou une crémaillère. 8. Machine suivant la revendication 2, caractérisée en ce que le mécanisme d'inversion comprend des rochets à axes fixés à des ressorts, coopérant avec des pions prévus dans le haut d'un bras relié à la spatule, ces pions de guidage coulissant dans un tube glissière de part et d'autre d'une nervure.