La presente invention concerne un disjoncteur autopneumatique avec un dispositif de compression d'un gaz de soufflage, constitué par un cylindre a diamètre étagé et un piston également étagé et comportant une partie intérieure de faible diamètre et une partie extérieure concentrique de diamètre supérieur et mobile par rapport a la partie intérieure. Un disjoncteur comportant un tel dispositif de compression est décrit dans la demande de brevet de la République fédérale d'Allemagne publiée sous le nO 23 61 687. Il présente l'avantage de comprimer d'abord un grand volume de gaz pendant une ouverture. Apres un tiers environ de la course d'ouverture, la partie intérieure du piston à faible diametre continue a comprimer le volume de gaz précédemnent comorimé, cette opération exigeant une force moins importante. Le fluide de soufflage ainsi comprime à une pression finale élevée sert au soufflage de l'arc quand le contact fixe libère une buse isolante fixée sur le cylindre. Un inconvénient du disjoncteur connu réside dans le fait que l'accouplement mécanique des deux parties concentriques du piston est assuré par un ressort de compression relativement puissant. Ce ressort doit être comprimé pendant l'ouverture et reduit ainsi la force motrice disponible pour la compression du gaz de soufflage. L'invention a pour objet une liaison des deux parties du piston, permettant l'utilisation de toute la force motrice disponible pour la compression du gaz de soufflage. Selon une caractéristique essentielle de l'invention, la partie extérieure du piston est verrouillable sur la partie intérieure. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à l'aide de la description détaillée ci-dessous de deux exemples de réalisation et des dessins annexés sur lesquels la figure 1 est la coupe longitudinale du dispositif de compression d'un disjoncteur autopnelrmatique en position de fermeture; et la figure 2 est la coupe longitudinale d'une seconde forme de réalisa- tion, dans laquelle le coulisseau est loge dans la partie intérieure du piston. Le dispositif de compression selon figure 1 est constitué par un cylindre 1 contenant un piston 2. Le cylindre 1 est étagé et comprend un tronçon la de faible diamètre et un tronçon lb de diamètre supérieur. Le piston 2 est également constitué par une partie intérieure 2a de faible diamètre et une partie extérieure concentrique 2b de diamètre supérieur. Un contact mobile 3, situé à l'intérieur d'une buse isolante 4, est fixé sur l'extrémité supérieure du cylindre 1. Le contact mobile 3 pénètre dans un contact fixe 5. Dans la position représentée, la partie extérieure 2b du piston 2 repose sur une butée annulaire 6. Un segment 7 verrouille la partie intérieure 2a du piston 2 sur la partie extérieure 2b. Ce dispositif à segment de piston est connu (brevet de la République fédérale d'Allemagne n" 15 40 062). Pendant une ouverture, une commande (non représentée) tire le cylindre 1 vers le bas, par l'intermédiaire du piston 2 fixe. Le grand volume de gaz contenu dans le cylindre lb est ainsi comprimé au cours d'une première phase. Juste avant que le piston 2b n'atteigne l'épaulement 8, un ergot 9 fixé sur le cylindre la repousse le poussoir 11, pénétrant dans une fente du segment 7, contre l'action du ressort 12. Le segment 7 du piston peut ainsi réduire son diamètre. Le verrouillage des deux parties 2a, 2b du piston est ainsi supprimé. La partie intérieure 2a du piston 2 continue alors å comprimer le volume de gaz précomprime dans le cylindre la; le contact fixe 5 dégage la buse 4 et le soufflage de l'arc commence. Lors d'une refermeture, la commande du disjoncteur repousse le cylindre 1 vers le haut. La butée 6 entraine le piston 2b par rapport au piston 2a. A la fin de la course de fermeture, le poussoir 11 pénètre de nouveau dans la fente du segment 7 de piston, rétablissant le verrouillage des deux parties 2a, 2b de ce dernier. Dans la forme de réalisation selon figure 2, le poussoir il est logé dans la partie 2a du piston. Il est nécessaire que le segment 7 demeure comprimé après le déverrouillage par l'ergot 9, afin que le ressort 12 ne,repousse pas prématurément le poussoir 11 dans la fente du segment 7. C'est pourquoi le ressort- 13 applique la partie 2b du piston sur l'épaulement 8 du cylindre apres le déverrouillage. Le segment 7 dispose ainsi lors de la refermeture d'un guidage continu, qui le maintient dans l'état comprimé iusqud son retour dans la gorge 14. Par suite de sa contrainte propre, le segment s'ouvre de nouveau dans cette position, après quoi le ressort 12 repousse le poussoir 11 dans la fente du segment 7. Le verrouillage est ainsi rétabli et le piston 2b conserve sa position pendant la suite de la fermeture, à la fin de laquelle les conditions initiales représentées sont rétablies. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art au principe et aux dispositifs qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs, sans sortir du cadre de l'invention. Revendications 1. Disjoncteur autopneumatique avec un dispositif de compression d'un gaz de soufflage, constitué par un cylindre a diametre étagé et un piston également étagé et comportant une partie intérieure de faible diamètre et une partie extérieure concentrique de diamètre supérieur et mobile par rapport a la partie intérieure, ledit disjoncteur étant caractérise en ce que la partie extérieure est verrouillable sur la partie intérieure. 2. Disjoncteur autopneumatique selon revendication 1, caractérisé en ce que le verrouillage est assuré par un segment de piston. 3. Disjoncteur autopneumatique selon revendications 1 et 2, caractérisé par un ergot fixe sur le cylindre et permettant la suppression du verrouillage pendant une ouverture.