La présente invention concerne une installation à énergie solaire pour le chauffage de l'eau et autres fluides, du type comprenant un circuit secondaire de circulation du fluide à chauffer, ledit circuit comprenant au moins deux réservoirs d'accumulation disposés en série entre une source de fluide froid à chauffer et un point de prélèvement de fluide chaud et pourvus chacun d'un réchauffeur à circulation de liquide et un circuit primaire fermé de circulation d'un liquide de transfert de chaleur, ledit circuit comprenant d'une part des moyens collecteurs solaires et d'autre part les réchauffeurs contenus dans les récipients accumulateurs lesdits réchauffeurs étant reliés en parallèle entre eux et en série par rapport aux:collecteurs solaires. On connaît déjà des installations de ce genre utilisées en particulier pour la production d'eau chaude à usage domestique. Dans ces installations, les moyens collecteurs solaires consistent le plus souvent en un groupe de collecteurs solaires reliés entre eux en parallèle de façon permanente. Les réchauffeurs contenus dans les récipients accumulateurs sont reliés en permanence aux moyens collecteurs solaires, de façon directe s'il s'agit d'une installation à thermosiphon dans laquelle la circulation du liquide de transfert de chaleur se produit spontanément ou bien par l'intermé- diaire d'une pompe de circulation s'il s'agit d'une installation à circulation forcée. Ainsi qu'on le sait, le rendement d'un collecteur solaire est d'autant plus élevé que la différence de température entre le liquide de transfert de la chaleur du collecteur proprement dit et le fluide que l'on veut réchauffer est plus importante. Le débit maximum du collecteur solaire a lieu par conséquent lors de la mise en route, à froid , lorsque la température du collecteur, sous l'effet des radiations solaires, prend rapidement des valeurs élevées, alors. que le fluide à réchauffer se trouve encore à la température ambiante. L'échange thermique entre le liquide de tranfert de la chaleur et le fluide à réchauffer et par conséquent le rendement, sont au contraire très faibles alors que la température du liquide de transfert de chaleur est très voisine du celle du fluide à réchauffer.A la limite, l'échange thermique est pratiquement nul bien que la radiation solaire persiste , même si elle est moins efficace ( au moment du coucher du soleil, dans le cas d'une luminosité temporaire etc.) dès que la condition d'équilibre entre les températu res du liquide de transfert de chaleur et du fluide à réchauffer est atteinte. Dans les installations pourvues d'une pompe de circulation on emploie déjà des dispositifs électriques de commande qui, sous la dépendance de moyens de détection de la différence de tem pérature précitée, arrêtent le fonctionnement du moteur électrique d'actionnement de la pompe chaque fois que cette différence s'annule, pour éviter un gaspillage inutile d'énergie électrique pour faire circuler le liquide de transfert de chaleur qui alors ne produit plus aucun effet utile.Dans ces installations connues, du fait que les réchauffeurs sont toujours reliés en permanence aux moyens collecteurs solaires toute la masse de fluide à réchauffer contenue dans tous les récipients accumulateurs reçoit la chaleur du liquide de transfert quelles que soient les conditions autres que celle d'équi libre des températures, de sorte que quand la différence de tem rature est faible le rendement de l'installation est faible lui aussi. Le problème qui se trouve à la base de la présente invention est celui de réaliser une installation à énergie solaire pour le chauffage de l'eau ou d'autres fluides, qui présente un rendement plus élevé que celui des installations classiques, grâce à un emploi plus rationnel de la chaleur retirée des radiations solaires. Selon l'invention, le problème est résolu au moyen d'une installation du type précité, caractérisée en ce qu'elle comprend en outre - des premiers moyens détecteurs capables de déterminer la température du fluide à réchauffer dans chacun des .récipients accumulateurs à l'exception de celui situé le plus en amont dans le sens de la circulation du fluide à réchauffer dans le circuit secon daire - des seconds moyens détecteurs capables de déterminer la différence entre la température du liquide de transfert dans les moyens collecteurs solaires et la température du fluide à réchauf fer dans les récipients accumulateurs, - des moyens d'interception à vanne à commande électrique as sociés à chaque réchauffeur, et - des moyens à circuitsélectriques de commande des moyens à vannes à commande électrique, placés sous la dépendance soit des premiers moyens, soit des seconds moyens détecteurs , pour maintenir ouvert successivement, seulement un moyen à vanne à commande électrique a la fois, de façon à réaliser initialement une circulation du liquide de transfert de chaleur seulement dans le réchauffeur contenu dans le récipient accunulateur situé le plus en aval dans le sens de la circulation du fluide à réchauffer dans le circuit secondaire et commuter ensuite cette circulation dans les réchauffeurs contenus dans les récipients successifs situés progressivement plus en amont. Dans une installation suivant l'invention, lors de la mise en route à froid (lorsque le rendement est le plus élevé) la puissance des moyens collecteurs solaires est appliquée entièrement au seul récipient accumulateur qui se trouve le plus en aval, ou bien à celui le plus voisin du point de prise d'eau chaude ou d'un autre fluide chaud : ceci signifie qu'à l'utilisation on peut disposer du fluide chaud en un temps le plus faible possible. Seule- ment après que le fluide se trouvant dans le récipient accumulateur situé le plus en aval a été suffisamment réchauffé , la puissance est appliquée au récipient accumulateur qui le précède vers l'amont, en y réchauffant le fluide de la même manière, et ainsi de suite, jusqu'à atteindre s'il y a plus de deux récipients accumulateurs, celui situé le plus en amont, c'est-à-dire le plus proche de la source d'eau froide ou autre fluide froid à réchauffer. De préférence, pour chaque récipient accumulateur à l'exception de celui situé le plus en amont dans le sens de la circulation du fluide à réchauffer dans le circuit secondaire, les moyens à circuits électriques de commande sont capables de maintenir ouvert chaque moyen à vanne à commande électrique jusqu'à ce que la température du fluide à réchauffer dans le récipient accumulateur correspondant atteigne une valeur maximale respective, stabilisée à l'avance ou jusqu'à ce que cette toepérature atteigne la température du liquide de transfert dans les moyens collecteurs solaires, et si cette dernière température est inférieure à la valeur maximale préétablie et enfin pour maintenir ouvert seulement le moyen à vanne àcommande électrique associé au réchauffeur contenu dans le récipient accumulateur situé le plus en amont, sans aucune limitation de la température maximale du fluide dans ce -dernier récipient accumulateur. De cette façon, puisque les moyens collecteurs solaires sont même capables de capter les radiations solaires diffusées au cours de journées non totalement ensoleillées, également si la température maximale préétablie et désirée dans le récipient accumulateur située le plus en aval ne peut être atteinte, i-l est pos sible d'utiliser la chaleur recueillie par les moyens collecteurs solaires et de l'appliquer au récipient accumulateur qui le pré cède vers l'amont, et ainsi de suite , d'une manière analogue à celle décrite plus haut, avec l'avantage de préchauffer une quantité plus importante de fluide qui est rendue disponible pour l'utilisation lorsque les radiations solaires deviennent plus efficaces. D'autres caractéristiques de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre, faites en référence aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple et sur lesquels la Fig. 1 est une représentation schématique d'un mode de réalisation préféré de l'installation suivant l'invention, avec les moyens à circuits électriques de commande correspondants et les Fig. 2 et 3 représentent en détail les schémas respectifs des circuits de deux parties différentes des moyens de commande de l'installation de la Fig. 1. Dans la description particulière qui va suivre, on supposera que l'installation est destinée à la production d'eau chaude à usage domestique ( eau chaude sanitaire ) , mais il est entendu que l'invention est applicable à un type quelconque d'installation au moyen de laquelle on désire obtenir, dans un but quelconque, un fluide liquide ou gazeux réchauffé à une température relativement faible, par exemple inférieure à 1000C. En se référant à la Fig. 1, l'installation suivant llinven- tion comprend un groupe de trois récipients accumulateurs B1,B2, B3 du type bien connu, communément appelé " chaudière "ou bien consistant chacun en un corps cylindrique à axe vertical , avec des parois isolantes de la chaleur. Les trois récipients accumulateurs B1,B2,B3 sont disposés en série dans un circuit secondaire de circulation de l'eau sanitaire à réchauffer.En particulier, l'eau froide provient d'une source d'alimentation SA (normalement un point de raccordement au réseau de distribution de l'eau) et,au moyen d'une conduite C3jelle parvient au récipient accumulateur B3. De celui-ci l'eau passe ensuite au récipient accumulateur B2 au moyen d'une conduite C2 et elle quitte celuici au moyen d'une conduite C1 en atteignant le récipient accumulateur B1, à partir duquel une dernière conduite CO l'achemine vers les appareils sanitaires à alimenter, représentés schématiquement sous forme d'un point unique de prise PA.Le sens de la circulation de l'eau dans le circuit secondaire est indiquée au moyen de flèches en trait plein à la Fig. 1. Le chauffage de l'eau dans les trois récipients accumulateurs B1,B2,B3 est obtenu au moyen de réchauffeurs correspondant à circulation de liquide , normalement sous forme de serpentins S1 S2 S3, immergés dans l'eau contenue dans chacun des récipients accumulateurs B1, B2, B3. Les serpentins Surs2, S3 sont reliés en parallèle entre eux au moyen de conduites respectives T1, T2, T3 qui sont branchées à une conduite d'alimentation TA à laquelle est branchée une pompe électrique PC. La conduite TA est reliée, comme représenté , à un groupe de collecteurs solaires CS1, C52, CS3 reliés en parallèle entre eux. D'une manière connue, chacun de ces collecteurs solaires est constitué de préférence par un panneau du type communément appelé " roll bond " , qui consiste en une plaque absorbante realisee en reliant deux plaques métalliques minces sur lesquelles est obtenue par estampage une canalisation destinée à être parcourue par un fluide de transfert de chaleur. Chacune de ces plaques présente une surface noircie , orientée de façon adaptée pour recevoir la quantité maximale de radiations solaires et elle est installée dans un bac dans lequel elle est protégée par une ou plusieurs plaques transparentes, normalement en verre,pour réaliser un " effet de serre ".Le groupe de collecteurs solaires CS1, CS2, CS3 et le groupe de serpentins S1, S2, S3 sont disposés en série entre eux dans un circuit primaire qui comprend la canalisation d'alimentation TA et une canalisation de retour TB. Dans ce circuit fermé la pompe électrique PC fait circuler un liquide de transfert de chaleur qui consiste normalement en un mélange d'eau et de glycoléthylénique, dans lequel la proportion de glycol est propre à abaisser le point de congélation du mélange au-dessous de la température atmosphèrique la plus faible prévue dans le lieu d'installation et pour en accroître le point d'ébullition au-dessus de la température maximale qu'il est prévu que ce mélange puisse atteindre dans les collecteurs solaires sous l'effet des radiations du soleil.Le sens de la circulation du liquide de transfert de sha- leur dans le circuit primaire est indiqué à la Fig. I au moyen de flèches en traits interrompus. A la Fig. 1 on a représenté une installation dans laquelle les collecteurs solaires CS1, C82î C83 sont situés plus hauts que les récipients accumulateurs B1, B2, B3 et que les serpentins correspondants S1, S2 , S3 . Par exemple, les collecteurs solaires peuvent être disposés sur le toit d'un édifice, alors que les récipients accumulateurs peuvent être disposés dans l'étage semi enterré de l'édifice.Précisément à cause de cette disposition, dans la conduite TA on a branché la pompe électrique de mise en circu lation PC , alors que si les récipients accumulateurs et les serpen tins se trouvaient plus haut que les collecteurs solaires, la pompe électrique pourrait ne pas être nécessaire , car la circula tion du liquide de transfert de chaleur dans les circuits secon daires pourrait se produire par effet de thermosiphon. Pour être complet, dans le circuit primaire de l'installa tion de la Fig. 1 on a représenté une vanne de trop plein VS et un vase d'expansion et de remplissage VE. En ce qui concerne le circuit primaire, on observera encore que la disposition représentée suivant laquelle les collecteurs solai res sont tous identiques entre eux et leur nombre est égal à celui des récipients accumulateurs,également identiques entre eux,est la disposition préférée. Cependant, le nombre des collecteurs solaires pourrait être différent de celui des récipients accumulateurs et en particulier on pourrait avoir un collecteur solaire unique de grandie surface. A titre d'exemple, dans une installation domestique pour la production d'eau chaude sanitaire du type illustré à la Fig. 1, la capacité de chacun des récipients accumulateurs B1, B2, B3 peut être de 100 litres , auquel cas chacune des plaques des collecteurs solaires C51, CS2, CS3 présente une surface de 1,38 m. Suivant l'invention, l'installation représentée à la Fig.l est pouvue de moyens de commande qui consistent en un appareillage électronique comprenant trois sections , représentées schématiquement au moyen de blocs respectifs AE1, AE2, AE3 à la Fig. 1. A la section AE1 sont associés des moyens détecteurs qui consistent d'une part en un dispositif détecteur RM1 capa ble de déterminer la température de l'eau dans le récipient accumulateur B1 et d'autre part en une paire de dispositifs détecteurs RD RDlb RD capables de déterminer la différence entre la température la lb du liquide de transfert dans le collecteur solaire CS1 et la température de l'eau dans le récipient accumulateur B1.Ainsi , à la section AE2 sont associés des moyens de détecteurs qui consistent, d'une part en un dispositif de détecteur RM2 capable de déterminer la température de l'eau dans le récipient accumulateur B2 et d'autre part en une paire de dispositifs de détecteurs RD2a, RD 2b capables de déterminer la différence entre la température du liquide de transfert dans le collecteur solaire CS2 et la température de l'eau dans le récipient accumulateur B2. Enfin, à la section AE3 sont associés des moyens détecteurs qui consistent en une paire de dispositifs détecteurs RD3a, RD3b, capables de déterminer la différence entre la température du liquide de transfert dans le collecteur solaire CS3 et la température de l'eau dans le récipient accumulateur B3. Sous la dépendance des moyens détecteurs respectifs, les trois sections AE1, AE2, AE3 des moyens de contrôle commandent d'une part le moteur de la pompe électrique de circulation PC et d'autre part des électro-vannes d'interception EV1, EV2, EV3, in sérées dans les conduites en parallèle T1, T2, T3 des serpentins S1, S2, S3 , au moyen de relais correspondants RL1, RL2, RL3 3 dont les contacts roll, r112 ( relais RL1) , électrique RL2) , rl3 ( relais (RL3) sont insérés dans le circuit électrique représenté sous forme unifilaire à la Fig. 1, dont la source d'alimentation est indiquée en SE. A la Fig. 1, les contacts des relais ont été représentés dans leur.position de repos. Toujours en se référant à la Fig. 1 , on décrira maintenant le fonctionnement des moyens électriques de commande. On considérera la situation de mise en route initiale dans laquelle la température du liquide de transfert de chaleur dans les collecteurs solaires C51, CS2, CS3 est supérieure àcelle de l'eau, encore froide, par exemple à 150C, dans les récipients accumulateurs B1, B2, B3. Cette différence de température est signalée par les dispositifs détecteurs RDlat RDlb à la section AE1 de l'appareillage de commande, qui, comme on le verra plus loin, excite le relais RLî' en faisant passer les contacts rlll, r112, dans la position de travail.De cette façon, au moyen des contacts rl on assure l'excitation du moteur de la pompe électrique PC et en meme temps, au moyen des contacts r112, on assure l'excitation de l'électrovanne EV1, qui s'ouvre de sorte que le liquide de transfert de chaleur commence à circuler entre le groupe de collecteurs solaires CS1 t CS2, CS3 et le serpentin 51 seul, en réchauffant l'eau contenue dans le seul récipient accumulateur B1, alors que l'eau contenue dans les autres récipients accumulateurs B2, B3 reste froide. Au cours d'une journée très ensoleillée, la température du liquide dans les collecteurs solaires CS1, CS2, C53 peut atteindre une valeur élevée, de sorte que si l'électrovanne EV1 reste toujours ouverte, l'eau dans le récipient accumulateur B1 atteint finalement à peu près cette température. Cependant, ainsi qu'il est connu et comme on l'a déjà indiqué dans l'introduction, lors de la diminution de la différence de température le rendement de l'échange thermique diminue jusqu'à atteindre des valeurs très basses de sorte que lorsque l'eau dans le récipient accumulateur B1 a atteint une certaine température, elle n'est plus convenable ment réchauffée.Dans la pratique, dans le cas d'une température maximale prévisible de 900C du liquide de transfert de chaleur dans les collecteurs solaires, il ne faut pas que l'eau dans les réci pients accumulateurs et en particulier dans le récipient B1 dépasse une température maximale optimale de 600C. Lorsque-cette valeur est atteinte, l'autre dispositif détecteur de température RM1 inséré dans le récipient accumulateur B1 le signale à la section AE1. Bien que les deux dispositifs détecteurs de tempéra ture RDlbt RM1 aient été représentés séparés dans le schéma de la Fig. 1, dans la pratique ils pourraient être réunis en une sonde unique immergée dans l'eau contenue dans le recipient accumulateur B1. Alors que la section AE1 reçoit du dispositif détecteur RM 1 l'indication que la température maximale optimale ou température désirée précitée a eté atteinte, le relais RL1 est désexcité et ses contacts rlll, r 112 reviennent à leur position de repos, de sorte que l'électrovanne EV1 est désexcitée et le liquide de transfert de chaleur cesse de circuler dans le serpentin S1. Pendant la phase de chauffage de l'eau dans le récipient accumulateur B1, également la section AE2 , par suite de la différence de température entre le liquide dans le collecteur solaire CS2 et l'eau dans le récipient accumulateur B2lavait entraîné le passage des contacts rl21, r 122 du relais RL2 à la position de travail. Pour les contacts rl22 ceci n'avait aucun effet dans la mesure ot les contacts rl12 se trouvaient dans la position de travail.Au retour des contacts r112 à leur position de repos, il y a excitation de l'électrovanne EV2 par l'intermédiaire des contacts rl22 de sorte que d'une manière analogue à ce qui est décrit cidessus, le liquide de transfert de chaleur circule maintenant à travers le serpentin S2, en chauffant l'eau contenue dans le récipient accumulateur B2. Entre temps, la pompe électrique PC reste en fonctionnement du fait que son moteur est excité par l'intermédiaire des contacts rl21. Lorsque en considérant les conditions de fort ensoleillement precitées, également l'eau contenue dans le récipient accumulateur B2 a atteint la température maximale optimale ou température désirée , qui de préférence est encore de 600C, ceci est signalé par un dispositif détecteur de température RM2 analogue au dispositif RM1 , à la section AE , de sorte que cette dernière 2 désexcite le relais RL2 en ramenant les contacts de celui-ci dans leur position de repos , l'électrovanne EV2 étant désexcitée et le liquide de transfert de chaleur cessant de circuler dans le serpentin S2. Alors , l'électrovanne EV3 est excitée à travers les contacts roll2, r122 , et s'ouvre. Dans les deux phases de fonctionnement précédentes la différence de température entre le liquide dans le collecteur solaire CS3 et l'eau dans le récipient accumulateur B3 était signalée par les détecteurs ED3a, RD3b à la section AE3, de sorte que le relais RL3 associé à cette dernière section était également excité et le reste également après la désexcitation du relais RL2. Au moyen des contacts rl3, le moteur de la pompe élec- trique PC reste excité et cette dernière reste en fonctionnement, en faisant circuler le liquide de transfert de chaleur dans le serpentin S3 à travers l'électrovanne EV3 ouverte.Dans le réci pient accumulateur B il n'y a aucun détecteur de température 3 maximale, de sorte que l'eau contenue dans ce récipient continue à être chauffée sans aucune limitation , en dépassant la valeur désirée dans les deux accumulateurs précédents, puisque même si le rendement de l'échange thermique devient faible, il n'y a plus aucun motif d'interrompre l'exploitation de la chaleur dégagée par le soleil. On considérera maintenant le cas d'une journée qui n'est pas particulièrement ensoleillée. Dans ce cas, dans les trois ré cipients accumulateurs B1, B2, B il est normal que la température 3 de l'eau n'atteigne pas la valeur maximale optimale précitée et que l'équilibre entre la température de transfert de chaleur et celle de l'eau contenue dans les récipients accumulateurs soit atteint au-dessous de ladite température maximale. Dans ces conditions le fonctionnement de l'installation est analogue au précédent , c'est-à-dire que la circulation du liquide de transfert de chaleur est assuré initialement seulement dans le serpentin S1 et elle est ensuite commutée dans le serpentin S2 et ensuite dans le serpentin S3.En particulier, lorsque les détecteurs differentiels RD r RE > lb signalent à la section AE1 que l'équilibre des tempé- ratures est atteint, le relais RL1 retourne à son état de repos et ainsi même lorsque les détecteurs différentiels RD2a, RD2b in diquent à la section AE2 que l'équilibre des températures a été atteint, le relais RL2 retourne à l'état de repos. Lorsque enfin les détecteurs différentiels RD3ar RD3b indiquent l'équilibre des températures dans le récipient accumulateur B3, également le relais RL3 retourne à l'état de repos de sorte que ses contacts F13 s-' ou- vrent et la pompe électrique PC cesse de fonctionner ( les contacts rl11 , rl21 avaient déjà été ouverts précédemment ).L'interruption du fonctionnement de la pompe électrique PC est nécessaire pour éviter une consommation inutile d'énergie électrique lorsque la circulation dans le serpentin S3 ne provoque plus aucune augmentation de la température de l'eau dans le récipient accumulateur B3. A la Fig. 2 on a représenté le schéma d'une réalisation possible de la section AE3 , dont on va maintenant décrire succinctement le fonctionnement. Les éléments de la Fig. 1 qui apparaissent à la Fig. 2 sont encore désignés par les mêmes numéros de réf é- rence. Il est entendu que le circuit est alimenté par une source de tension continue stabilisée,par exemple à 20V continus . Jusqu'à ce que la température indiquée par le détecteur RD3a soit supé- rieure à la température indiquée par le détecteur RD3b, le transistor TR31 du type NPN, est bloqué et le transistor TR32 , du type PNP, est conducteur, tandis que le relais RL3 reste excité. Lorsque l'équilibre est atteint entre les températures indiquées par les détecteurs RD3a, RD3b, le transistor TR31 devient conducteur et il y a blocage du transistor TR32, de sorte que le relais RL3 est désexcité. A la Fig. 3 on a représenté le schéma d'une réalisation possible des sections AE1, AE2. Puisque ces sections sont toutes semblables, les mêmes éléments qui apparaissent à la Fig. 1 portent les mêmes numéros de référence ( sans signe de parenthèses pour les éléments relatifs à la section AE1 et entre parenthèses pour les élé- ments relatifs à la section AE2).La source d'alimentation des circuits représentée à la Fig. 3 est la même source de tension continue stabilisée qui alimente le circuit de la Fig. 2 Jusqu'à ce que la température indiquée par le détecteur de température maximale RM1 ( RM2) ne dépasse pas la valeur maximale pré-établie ou désirée, valeur qui peut être fixée,par exemple à 60 C, comme indiqué plus haut, au moyen d'une résistance variable RV, le transistor TR3 , du type NPN est bloqué de sorte que le transistor TR4 , du type PNP, est conducteur et les detecteurs différentiels Ru la ( RD2a) , RDlb ( RD2b) se comportent comme les deux détecteurs différentiels analogues RD3a, RD3b de la Fig. 2. Jusqu'à ce que la température indiquée par le détecteur RDla (RD2b) soit su périeure à la température indiquée par le détecteur RDlb (RD2b) , le transistor TR1, du type NPN, est bloqué et le transistor TR2, du type PNP , est conducteur, de sorte que le relais RL1 (RL2) reste excité. Si l'équilibre des températures est atteint au-dessous de la température maximale pre-établie par la résistance variable RV, le transistor TR1 devient conducteur et le transistor TR2 devient bloqué de sorte que le relais RL1 (RL2) est désexcité. Si au contraire la température maximale pré-établie indiquée par le détecteur RM1 (RM2) , est atteinte avant l'équilibre des températures, le transistor TR3 devient conducteur et le transistor TR2 est bloqué.Egalement dans ce cas, le tansistor TR1 devient conducteur et le transistor TR2 devient bloqué ce qui entraîne la désexcitation du relais RL1 ( RL2). Naturellement, le principe de la présente invention tviant inchangé , les détails de réalisation de celle-ci peuvent être considérablement modifiés par rapport à ce qui a été représenté et décrit purement à titre d'exemple Ainsi, en particulier, selon le même principe on pourrait réaliser une installation comprenant seulement deux récipients accumulateurs ou bien plus de trois récipients accumulateurs, toujours disposés en série dans un circuit secondaire de circulation de l'eau ou d'un autre fluide à chauffer. Ainsi on pourrait réaliser une installation à thermosiphon, auquel cas, il n'y aurait pas de pompe électrique de mise en circulation et une section telle que celle indiquée en AE3 à la Fig.I ne serait pas néces saire , comme ne seraient pas nécessaires les contacts roll, rl21 des relais RL1, RL2 associés aux sections AEX r AE2, car à l'équi- libre des températures la circulation du fluide de transfert de chaleur s'arrêterait spontanément Pour illustrer les avantages d'une installation suivant l'invention par rapport aux installations classiques on va mainte nant indiquer un certain nombre de données résultant d'essais ex périment aux. Au cours d'une journée de soleil en Juin, à 450 de latitude nordet en l'absence de prélèvement d'eau sanitaire, une installa tion classique comprenant deux collecteurs solaires en parallèle, orientés au sud et inclinés de 450 par rapport à l'horizontale, chacun comportant une plaque de 1,38m, est capable de chauf fer de 15"C à 600C 200 litres d'eau contenus dans deux récipients accumulateurs pourvus de serpentins de chauffage respectifs maintenus constamment en parallèle entre eux et en série avec les collecteurs solaires ( c'est-à-dire sans électrovanne d'interception). Touteschoseségales par ailleurs, une installation suivant l'invention,équipee d' électrovannes associées aux serpentins de chauffage de l'eau dans les deux récipients accumulateurs et commandées par des moyens de commande comme ceux décrits ci-dessus, est capable de chauffer tous les 200 litres d'eau , en chauffant d'abord les 100 litres contenus dans le récipient accumulateur situé plus en aval et ensuite les 100 litres contenus dans le récipient accumulateur situé plus en amont, entre 150C et 600C en moins de 2/3 d'une journée. En augmentant le nombre des récipients accumulateurs et le nombre des collecteurs solaires ( ou la superficie des collecteurs solaires ) il est prévisible que le rendement d'une installation suivant l'invention sera encore plus élevée que celui d'une ins tallation analogue mais classique,c'est-à-dire que le chauffage de l'eau sera obtenu en un temps encore inférieur à 2/3 de journée. Il est donc facile de voir qu'avec une installation suivant l'invention on peut obtenir un rendement supérieur à celui des installations classiques quelles que soient les conditions d'ensoleillement. Comme dans une installation classique quelconque, également dans une installation suivant l'invention il peut se produire qu'une succession de journées particulièrement nuageuses ne permette pas à l'eau d'atteindre les températures appropriées. Pour parer à cette eventualite , le récipient accumulateur situé le plus en aval dans le circuit secondaire ( celui indiqué par B1 à la Fig. 1 ) peut être pourvu d'un réchauffeur électrique auxiliaire à commande thermostatique de type classique. Cependant, à l'exception des cas limites, un tel réchauffeur auxiliaire ne devra pas engendrer l'énergie nécessaire pour faire accomplir à l'eau le saut thermique entier, par exemple de 150C à 600C, et dans la plupart des cas il ne devra fournir à l'eau, déjà préchauffée par l'énergie solaire, qu'une quantité de chaleur complémentaire propre à faire atteindre à l'eau la température préétablie et désirée REVEND ICAT IONS 1. Installation à énergie solaire pour le chauffage de l'eau ou dfau- tres fluides, du type comprenant un circuit secondaire de circulation de fluide à chauffer, ce circuit ocoprenant au moins deux récipients accc'ateurs disposés en série entre une source de fluide froid à chauffer et un point de prélèvement du fluide chaud et pourvus chacun d'un réchauffeur à circulation de liquide et un circuit primaire fermé de circulation d'un liquide de transfert de chaleur, ledit circuit comprenant d'une part des moyens collecteurs solaires et d'autre part les réchauffeurs contenus dans les récipients accumulateurs, lesdits réchauffeurs étant reliés en parallèle entre eux et en série par rapport aux moyens collecteurs solaires, caractérisé en ce qu'il comprend en outre des premiers moyens détecteurs ( RM1, RM2), capables d'indiquer la température du fluide à chauffer dans chacun des récipients accumulateurs (B1, B2) à l'exception de celui (B3) situé le plus en amont dans le sens de circulation du fluide à chauffer dans le circuit secondaire, des seconds moyens détecteurs la 2a 3a RDlb, RD2bt RD3b), capables d'indiquer la diffé- rence entre la température du liquide de transfert dans les moyens collecteurs solaires ( CS1, C821 CS3) et la température du fluide à chauffer dans les récipients accumulateurs (B1, B21 B3), des moyens d'interception à électrovanne (EV1, EV2, EV3) associés à chaque réchauffeur (S1, S2, S3 ), et des circuits électriques (AE1, AE2),de commande des moyens à electrovanne ( EV1, EV2, EV3) , placés sous la dépendance tant des premiers ( RMîr RM2) que des seconds moyens détecteurs ( RDîar RD2at RD3a ;; RD1b, RD2b' RD3b) , pour maintenir ouvert, successivement, seulement un moyen à électrovanne à la fois, de manière à assurer initialement une circulation du liquide de transfert de chaleur seulement dans le réchauffeur contenu dans le récipient accumulateur (B1) situé le plus en aval dans le sens de la circulation du fluide à chauffer dans le circuit secondaire et commuter ensuite cette circulation dans les réchauffeurs ( S2, S3) contenus dans les récipients successifs (B2, B3) situés progressivement plus en amont. 2 - Installation suivant la revendication 1, caractérisée en ce que pour chaque récipient accumulateur ( B1, B2) à l'exception de celui ( B3) situé le plus en amont dans le sens de la circulation du fluide à chauffer dans le circuit secondaire, les circuits électriques de commande (AE1, AE2) sont capables de maintenir ouvert chaque moyen à électrovanne (EV1, EV2, EV3) tant que la température du fluide à réchauffer dans le récipient accumulateur correspondant ( B1, B2) ne dépasse pas une valeur maximale préétablie correspondante ou tant que cette température reste inférieure à la température du liquide de transfert dans les moyens collecteurs solaires ( CS1, CS2, CS3) , si cette dernière température est inférieure à la valeur maximale pré-établ-ie , et enfin pour maintenir ouvert seulement les moyens à électrovanne (EV3) associés au réchauffeur (S3) contenu dans le récipient accumulateur (B3) situé le plus en amont, sans aucune limitation de la température maximale du fluide dans ce dernier récipient accumulateur (B3). 3 - Installation suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce qu'elle comprend en outre une pompe (PC) de circulation du liquide de transfert entre les moyens collecteurs solaires ( C51 , CS2, CS3) et les réchauffeurs S3), ladite pompe (PC) étant pourvue d'un moteur électrique d'ac tionnement et en ce que les circuits électriques de commande (AE1, AE2, AE3) sont en outre capables de permettre l'alimentation électrique du moteur de la pompe (PC) seulement lorsque la tempéra turne du liquide de transfert dans les moyens collecteurs solaires (cl1, CS2, CS3 ) est supérieure à la température du fluide à réchauffer dans un récipient accumulateur (B1, B2, B3) contenant un réchauffeur (S1, S2, S3) dont le moyen à vanne (EV1, EV2, EV3) est ouvert.