La présente invention a pour objet une machine pour épandre une matière granulaire ou pulvérulente, du type dans lequel la matière à épandre glisse d'un récipient sensiblement conique sur un disque d'épandage comportant des ailettes d'épandage radiales et/ou tangen Des machines de ce type sont connues comme épandeuses centrifuges et on les utilise en particulier pour épandre des engrais artificiels et du sable. On peut les monter sur un bâti mobile tiré derrière un véhicule ou les faire porter par un véhicule, de préférence un tracteur. Comme l'épandage a lieu dans une zone ou un domaine dont la largeur est plusieurs fois plus grande que celle du véhicule, il est essentiel que d'une part la quantité répandue soit répartie uniformément sur cette zone et que, de l'autre, la largeur de la zone puisse être diminuée, dans chaque cas, de façon que l'épandage soit limité à une moitié de la zone ou n'ait pas du tout lieu. Du fait que la plupart des types d'engrais artificiels et aussi, d'ailleurs, la matière sableuse additionnée de sel que l'on épand en hiver sur les chaussées absorbent souvent lteau et ont, en outre, une action de corrosion rapide, il est important, dans une machine à épandre du type décrit, que d'une part la matière puisse glisser du récipient au disque épandeur, sans avoir tendance à former des amas et ponts, et, d'autre part, que la machine soit facile à démonter et à nettoyer. L'invention a pour objet une machine du type précité. Elle remplit les conditions que l'on doit imposer à ces machines, selon ce qui précède. D'une façon plus détaillée, l'invention se rapporte à une épandeuse centrifuge du type comportant, dans un bâti, un disque épandeur tournant et un réservoir de matière à épandre qui, de préférence, lui est superposé centralement, ladite matière étant amenée au disque épandeur par des distributeurs ajustables se trouvant à la décharge du réservoir. L'épandeu centrifuge selon l'invention est caractérisée en ce que les distributeurs ajustables sont placés dans un bottier supporté indépendamment et entourant la décharge cylindrique du réservoir, comprenant trois anneaux cylindriques dont le premier anneau, de préférence fixe, a la même hauteur que le boiter et présente, dans sa partie inférieure, une échancrure de l'ordre de 1200, dont le second anneau, tournant, comporte, dans sa partie inférieure, deux entailles en V contiguës, dont la plus grande dimension totale à la périphérie est inférieure à celle de l'échancrure de l'anneau fixe, et dont enfin le troisième anneau est plus étroit, coulissant arialement, les deux derniers anneaux étant supportés par un doigt ou un organe de commande analogue monté sur le premier anneau, de façon que les bords inférieurs des trois anneaux affleurent lorsque l'anneau coulissant se trouve dans sa position inférieure.Du fait que le bottier qui se compose des trois anneaux est supporté indépendamment du récipient et du disque épandeur, ces trois éléments , bottier, récipient et disque épandeur, peuvent être nettoyés et/ou remplacés séparément, sans que le reste du fonctionnement de la machine en soit déréglé, et la possibilité de réglage obtenue par la combinaison de l'anneau tournant et de l'anneau coulissant a pour conséquence, que l'on peut non seulement passer de l'épandage vers la partie arrière gauche à l'épandage vers la partie arrière droite, par l'intermédaire de l'épandage complet, mais que l'on peut aussi modifier de façon continue la quantité à épandre en tant que telle. On place les anneaux l'un autour de l'autre, et leur disposition réciproque est secondaire à cet égard. Il convient, selon l'invention, de monter l'anneau de préférence fixe le plus à l'intérieur et le munir de doigts en saillie radiale qui supportent anneau tournant, les doigts passant par des fentes horizontales de cet anneau et commandant l'anneau coulissant car ils se prolongent en traversant des fentes pratiquées à sa surface. Par suite, les anneaux mobiles sont facilement accessibles pour être nettoyés. Selon un mode d'exécution préféré, l'anneau coulissant comporte des fentes obliques, de sorte qu'il se déplace axialement en tournant. Selon un autre mode d'exécution de la machine, la pointe formée par deux lignes obliques est élevée jusqu a une hauteur sensiblement égale au cinquième de la hauteur de l'échancrure en V. Selon encore un autre mode d'exécution de la machine, entre les entailles en V se trouve un lobe entrant en direction de l'axe du bottier qui atteint environ la moitié de la hauteur formée par les échancrures en V, la direction du lobe faisant un angle d'environ 600 avec la périphérie de l'anneau central. La description détaillée qui va suivre, et les dessins annexés donnés uniquement à titre d'exemples non limitatifs, feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. Sur les dessins annexes : La figure 1 est une vue en perspective d'un mode d'exécution représenté schématiquement d'une machine selon l'invention La figure 2 est une représentation schématique du bottier d'épandage de la machine, vue de dessous La figure 3 est une coupe partielle, suivant la ligne III-III de la figure 2, et La figure 4 représente une partie de la machine, vue de gauche (sur la figure 1). Les références 1 et 1' désignent deux étriers présentant chacun la forme d'un U couché, qui constituent le bâti de la machine. Les deux étriers sont reliés dans la partie inférieure par une traverse 2 et dans la partie supérieure aux extrémités et en partie à l'emplacement où la courbure des étriers se raccorde au bras horizontal, par des traverses 3 et 4 représentées en tirets. La partie incurvée de chaque étrier comporte des trous 6, respectivement 6', et le milieu de la traverse 4 comporte un oeil 7 permettant d'accrocher le bâti à un tracteur au moyen de la suspension à trois points connue. Aux deux étriers sont fixés les étriers de soutien 8 et 8', pour pouvoir mettre debout sur le sol le bâti lorsqu'on le souhaite. Entre les bras horizontaux inférieurs des étriers se trouve, sur une plaque,un engrenage conique 9 comportant un accouplement 10 de liaison à la prise de force d'un tracteur et un axe vertical 11 qui supporte le disque épandeur 12. A l'intérieur des étriers respectifs 1 et 1' sont soudés sur la traverse 4 deux étriers de support, respectivement 17 et 13', qui sont conformés en J et soit montés avec leurs bras longs horizontaux. Entre ces bras horizontaux se trouve un bottier d'épandage cylindrique 14 qu'ils supportent. Entre les bras horizontaux supérieurs des étriers 1 et 1' se trouve un récipient pyramidal à base carrée 15 qui passe, vers le bas, de la forme carrée à une forme circulaire et s'achève par un collet cylindrique 16 qui descend dans le bottier d'épandage 14. Le bottier d'épandage 14 comprend un cylindre 17 intérieur qui porte, dans sa partie supérieure, le collet 16 et comporte, dans sa partie inférieure, une échancrure qui est limitée latéralement par les génératrices 18 et 19, et supérieurement par l'arc de cercle 20. Un peu au-dessus de l'échancrure, le cylindre 17 comporte trois doigts 21 qui sont fixés, comme on l'a représenté, à un anneau 22 fixé à l'intérieur du cylindre 17. Le cylindre 17 est entouré par un second cylindre 23 comportant trois fentes 24 qui sont perpendiculaires à l'axe du cylindre, et dans le même plan queciui-ci. Le cylindre 23 est supporté dans ces fentes par les doigts 21 en saillie et on peut le faire tourner, de cette façon, autour du dernier cylindre suivant un mouvement limité par la longueur des fentes. Dans ce but, le cylindre comporte, dans sa partie supérieure, un levier de manoeuvre 25. Dans sa partie inférieure, le cylindre 23 comporte deux entailles contiguës présentant chacune la forme d'un V renversé. L'une des entailles est délimitée par les lignes obliques 26 et 27, et l'autre par les lignes obliques 28 et 29. La plus grande distance angulaire entre les lignes 26 et 29 est un peu inférieure à la distance angulaire entre les génératrices 18 et 19, et les fentes 24 sont suffisamment longues pour que le cylindre 23 puisse tourner de la position dans laquelle l'entail- le 28 - 29 se trouve au voisinage de la génératrice 19 à la position dans laquelle l'entaille 26 - 27 se trouve au voisinage de la génératrice 18, de façon qu'essentiellement l'écoulement ne soit libre de l'intérieur du cylindre à l'extérieur que par l'une ou l'autre des deux entailles. Le cylindre 23 est entouré par un cylindre 30 situé un peu plus bas. Celui-ci est supporté, comme le cylindre 23, par les doigts 21, mais contrairement au cylindre 23, au moyen de trois fentes obliques 31, de sorte que, lorsqu'il tourne, le cylindre se déplace en même temps en direction axiale. Le mouvement de rotation du cylindre est assuré par un bras en saillie 32. Lorsqu'on fait tourner le bras 32 en le faisant monter au-dessus du plan de la figure (cf figure 3), le bord inférieur 33 du cylindre descend, la partie ou les parties des ouvertures 26 - 27 et 28 - 29 qui se trouvent devant l'ouverture limitée par les deux génératrices 18 et 19 étant de plus en plus recouvertes par le cylindre 30 et, inversement, de plus en plus découvertes, lorsque l'on déplace le bras 32 en sens opposé. Au niveau du collet 16', le cylindre intérieur comporte trois bras 34, 34' et 34" dont les bras 34 et 34' reposent sur les étriers de support 13 et 13', tandis que le bras 34" repose sur un tube transversal 13" reliant ces étriers de support. On peut, dans ce cas, placer le bottier d'épandage 14, de fa çon que le disque épandeur supporté par l'axe 9 et tournant avec lui ne frotte pas sur les faces ou arêtes du bolier d'épandage. La figure 4 montre comment le réservoir 15 est fixé, facilement amovible, mais commandé, de façon simple, pour que sa décharge descende dans le bottier d'épandage dans une position fixée avec précision. Du côté du réservoir 15 opposé au sens de déplacement ce trouve une barre-cornière 45 reposant sur la traverse 3. Du côté opposé sont soudées deux cames 47 et sur la traverse se trouvent deux chevilles pointues 47 soumises à la compression d'un ressort, qui s'appuient chacune, sous l'action du ressort, sur la came qui lui correspond, et trouvent leur positions dans des cavités 48 qui y son pratiquées0 Il est facile de débloquer cet agencement bloqué, pour pouvoir faire basculer le réservoir sur la treverse 3. REVENDICATION S 1.- Machine du genre épandeuse centrifuge,pour épandre une matière granulaire ou pulvérulente, et du type comportant, dans un bâti, un disque épandeur rotatif et un réservoir de matière à épandre qui, de préférence, lui est superposé centralement, ladite matière étant amenée au disque épandeur par des distributeurs ajus tables se trouvant à la décharge du réservoir, ladite machine étant caractérisée en ce que les distributeurs ajustables sont placés dans un bottier supporté indépendamment et entourant la décharge cylindrique du réservoir, comprenant trois anneaux cylindriques dont le premier anneau, de préférence fixe, a la même hauteur que le bottier et présente, dans sa partie inférieure, une échancrure de l'ordre de 1200, dont le second anneau, tournant, comporte, dans sa partie inférieure, deux entailles en V contigues dont la plus grande dimension totale à la périphérie est inférieure à celle de l'échancrure de l'anneau fixe, et dont enfin le troisième anneau est plus étroit, axialement coulissant, les deux derniers anneaux étant supportés par un doigt ou un organe de commande analogue monté-sur le premier anneau, de façon que les bords inférieurs des trois anneaux affleurent lorsque l'anneau coulissant se trouve dans sa position inférieure. 2.- Machine selon la revendication t, caractérisée en ce que l'anneau de préférence fixe est placé entièrement à l'intérieur et comporte des doigts faisant saillie radialement, qui supportent l'anneau tournant, les doigts passant par des fentes horizontales de cet anneau et commandant l'anneau coulissant car ils passent par des fentes pratiquées de sa surface. 3.- Machine selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que l'anneau coulissant comporte des fentes obliques, de sorte que, lorsqu'il tourne, il se déplace axialement0 4.- Machine selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que l'angle au sommet de chaque entaille en V est d'environ 900. 5.- Machine selon l'une des revendications 1, 2 et 4, caractérisée en ce qu'une entaille en V s'achève là ou l'autre commence. 6.- Machine selon la revendication 5, caractériséeen ce que la pointe formée par les lignes obliques monte jusqu'à une hauteur environ égale au cinquième de la hauteur de l'entaille en V. 6.- Machine selon la revendication 5, caractériséeen ce que la pointe formée par les lignes obliques monte jusqu'à une hauteur environ égale au cinquième de la hauteur de l'entaille en V. 7.- Machine selon l'une des revendications t à 6, caractérisée en ce qu'entre les entailles en V se trouve un lobe pénétrant en direction de l'axe central du bottier qui atteint à peu près la hauteur constituée par les entailles en V, la direction de ce lobe faisant avec la périphérie de l'anneau central un angle d'environ 600. 80- Machine selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que le bottier est supporté par deux étriers en J dont les bras les plus longs sont horizontaux. 9.- Machine selon la revendication 8, caractérisée en ce que les extrémités courbes de l'étrier sont fixées à un tube transversal qui s'étend horizontalement entre deux étriers, lesdits étriers constituant le bâti de la machine. 10.- Machine selon la revendication 9, caractérisée en ce que le réservoir de la machine est supporté par le bâti, en fait indépendamment du bâti, du fait qu'il repose au moyen d'une barre sur une traverse placée entre les extrémités libres supérieures des étriers cités en dernier lieu et s'appuie par deux cames, sur le tube transversal, lesdites cames comportant des sièges qui y sont pratiqués pour monter des chevilles pointues déconnectables par des ressorts.