L'invention concerne un procédé et un dispositif pour l'exploration ponctuelle d'une suite d'images, notamment de films cinématographiques, avec une fréquence d'image voisine de 18 images par seconde pour reproduire ces images sur un 5 récepteur de télévision avec une fréquence de reproduction voisine de 50 demi-images par seconde. Selon des procédés connus du type indiqué ci-dessus, le film se déplace par intermittence d'une façon connue dans les appareils de reproduction, la phase de déplacement devant 10 être très brève par rapport à la phase d'exploration. Etant donné qu'en télévision, l'intervalle de temps entre deux exploration n'atteint approximativement que 1/lOème du temps total, l'avance du film doit s'effectuer très rapidement, ce qui nécessite des dispositifs d'avance coûteux tout en condui— 15 sant également à une usure relativement importante des perforations du film. L'invention a pour but de créer un procédé d'exploration et un dispositif associé dans lequel la dépense du point de vue appareillage est plus réduite et le déplacement 20 du film s'effectue avec plus de ménagements. Conformément à l'invention, dans le cas du procédé décrit plus haut, la suite d'images est déplacée de façon continue sur une zone d'exploration, chaque image étant explorée trois fois en sens inverse de celui de son déplacement et 25 la zone d'exploration est décalée du 1/3 de la largeur de l'image dans le sens de la marche après chaque exploration. Dans un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé comportant un tube cathodique servant de source lumineuse ponctuelle, un objectif pour former l'image de l'écran du tube 30 sur l'image à explorer, et un photorécepteur placé derrière l'image transparente, la hauteur de l'écran du tube est dUn tiers supérieure à celle de l'image formée par l'objectif sur l'écran et le point lumineux balaie à chaque exploration sur zone correspondant à la moitié de la hauteur de l'écran ou aux 35 deux tiers de la largeur de l'image. On notera que dans la présente description, le terme "hauteur" est utilisé pour désigner la dimension disposée dans le sens de la longueur du film. Le procédé conforme à l'invention et le dispositif 40 associé permettent un déplacement continu du film à explorer. 71 25847 2 2099^51 Un déplacement avec beaucoup plus de ménagements et ne soumettant la partie perforée à aucun effort est par conséquent possible. Les adaptations nécessaires côté exploration peuvent être obtenues avec une dépense comparativement réduite en 5 dispositifs électroniques. A titre d'exemple on a décrit ci-dessous et illustré schématiquement au dessin annexé un mode d'exécution du procédé suivant l'invention. La figure 1 montre une subdivision de la zone 10 d'exploration. La figure 2 montre de façon schématique l'agencement du dispositif d'exploration. La figure 3 un schéma-bloc d'un dispositif desti né à produire la tension pour le balayage vertical dans un 15 tube explorateur tel que représenté en figure 2. La figure k montre les variations de la tension pour le balayage vertical du point lumineux dans le tube explorateur. En figure 1, on a représenté à l'aide d'un schéma 20 de principe la nature des explorations répétées et le décalage des zones d'exploration correspondantes. Pendant l'exploration, le film 1 se déplace dans le sens de la flèche 2 avec une vitesse égale à une hauteur d'image en 3/50èmesde seconde. Les dimensions d'une image du film devant être explorée correspon-25 dent à celles d'un rectangle-image 3 ayant une hauteur désignée par 3a et une largeur désignée par 3t>. L'exploration commence au bord inférieur de l'image 3 dans le sens de la flèche k qui est dirigée en sens opposé de la flèche 2. L'exploration s'effectue ligne par ligne, des 30 lignes voisines étant explorées immédiatement l'une après l'autre. Par suite du déplacement du film dans le sens de la flèche 2 à l'opposé du sens de l'exploration, le bord arrière de l'image 3 atteint cependant, à la fin du cycle d'exploration pour une demi-image, la position dessinée en trait plein qui 35 n'est encore distante de la position initiale que des 2/3 de la hauteur Ja. de l'image. Grâce à une commande correspondante, restant à décrire, du tubev explorateur, le cycle d'exploration suivant ne commence pas dans la position telle que la précédente, mais sur une ligne qui est décalée d'une distance égale ko à 1/3 de la hauteur de l'image dans le sens du déplacement du 71 25847 3 2099451 film par rapport à la première ligne d'exploration. A partir de cette position, le second cycle d'exploration s'effectue sur toute la hauteur de l'image, qui est cependant déjà obtenue, par suite du déplacement propre du film, dans une 5 position décalée d'une distance égale à 1/3 de la hauteur de l'image dans le sens du déplacement du film. Ensuite, la troisième exploration de cette même image du film commence dans une position décalée d'une distance égale aux 2/3 de la hauteur de l'image dans le sens de déplacement du film, et se 10 termine dans la position médiane. De cette façon, seule une surface explorable d'une hauteur égale aux 4/3 de la hauteur de l'image est nécessaire pour explorer l'image du film. Cela signifie que, dans le cas de l'utilisation d'un tube de télévision normal à 625 lignes, il se produit 1'enregistre-15 ment de 312,5 lignes qui sont précisément nécessaires pour l'enregistrement d'une demi-image sur l'écran de télévision de l'appareil de reproduction. En outre, à cause de la demi-ligne, il se produit à la fin du cycle d'exploration un décalage des lignes d'exploration sur une demi-largeur de ligne, respective-20 ment lors du passage d'une demi-ligne à la demi-ligne suivante, de telle manière qu'il se produit automatiquement une exploration selon le procédé du balayage à saut de lignes. Etant donné le rapport 4/3 des côtés dans le cas du format super-huit, il en résulte en outre pour la surface ronde du tube explorateur 25 une utilisation optimale sous la forme d'un carré de la surface utilisée, inscrit dans le cercle. En figure 2, dans laquelle on a représenté schémati-quement le dispositif d'exploration, la référence 5 désigne un tube explorateur de type usuel à 625 lignes. L'écran 5a de 30 ce tube, sur lequel se déplace le point lumineux d'exploration, est reproduit par un objectif 6 sur une image 7a. du film 7. La grandeur de l'écran correspond exactement aux 4/3 de la grandeur de l'image 7a. du film» Un photorécepteur, connu sous la désignation de SEV8 35 dans le cas présent, est placé derrière le film 7 sur le trajet du faisceau issu du tube 5« Le film 7 est entraîné par exemple par frottement par un couple de rouleaux 9,10 soumis à la pression de ressorts. L'un au moins des rouleaux, le rouleau 10 dans le présent exem-40 pie de réalisation, est relié à un moteur d'entraînement 11. 71 25847 k 2099451 A l'image 7a du film est associé, du point de vue position, un repère à perforation 7b. Sur le bord de la partie perforée est prévu un dispositif d'éclairage 12 qui projette de la lumière sur une photorésistance 14 à travers trois fentes 5 d'exploration 13a» 13b» 13c ménagées dans un diaphragme 13. Les fentes 13a» 13b, 13c sont disposées les unes par rapport aux autres à un intervalle qui correspond au tiers de l'intervalle existant entre deux perforations successives 7b. En figure 3 on a représenté le montage destiné à 10 produire la tension de commande aux bornes du tube 5- La référence 15 désigne un générateur d'impulsions de synchronisation verticale qui délivre avec une très grande précision une impulsion chaque fois qu'un nouveau cycle d'exploration doit être enclenché, c'est-à-dire lorsque les 312,5 lignes d'une 15 demi—image sont explorées. De tels générateurs sont connus d'une façon générale. Ils comportent en général comme étalon de fréquence un quartz oscillateur, mais peuvent être également constitués d'une autre façon. Enfin il est possible d'obtenir l'impulsion de synchronisation verticale à partir d'un pro-20 gramme de télévision quelconque, délivré par un émetteur public. Les impulsions du générateur 15 servent à commander un générateur 16 de signaux en dents de scie, de type connu, qui délivre pendant l'exploration de la demi-image un signal 25 variable en permanence qui sert pour la déviation verticale du point lumineux sur l'écran 5a. Lorsque la valeur extrême est atteinte, la tension saute en un bref intervalle de temps, par exemple ayant une durée inférieure à 10 % du temps de montée, en retombant à la valeur initiale. De tels générateurs 30 de signaux en dents de scie sont souvent constitués sous la forme de multivibrateurs astables comportant un intégrateur de Miller branché en série. N'importe quel vibrateur connu peut être utilisé à cet endroit du montage. En parallèle avec ce vibrateur peuvent être prévus deux autres générateurs 35 17 et 18, qui sont tous les deux constitués sous la forme de multivibrateurs astables. Le multivibrateur 17 est commandé par le générateur d'impulsions de synchronisation verticale et délivre, après le premier signal en dent de scie du générateur 16, un signal négatif rectangulaire dont l'ampli-40 tude est égale à la dèmi-tension maximale du générateur 16. 71 25847 5 2099451 Après l'intervalle de temps d'un signal en dent de scie, la tension revient à sa valeur initiale. Cette chute du signal aux bornes du vibrateur 17 sert à commander le vibrateur 18 qui, pendant la durée du troisième signal en dent de scie, 5 délivre un signal négatif dont la hauteur est égale à la tension maximale de balayage. Les sorties des trois vibrateurs 16, 17» 18 sont réunies par un amplificateur additionneur 19 qui fournit la tension délivrée à la bobine 5b du tube 5- La commande du 10 moteur 11 est également représenté en figure 3» Le moteur constitué sous la forme d'un moteur synchrone, dont la vitesse de rotation peut être réglée par la fréquence du courant alternatif d'alimentation, est raccordé à un générateur 20 de courant alternatif. Le générateur compare du point de vue des 15 phases l'impulsion de synchronisation verticale du générateur 15 avec le signal délivré par la photorésistance 14 et qui fournit trois impulsions à cause des trois fentes 13a, 13b et 13c lors du passage d'une image Ja. avec sa perforation 7b. Si le moteur 11 tourne trop lentement par rapport au générateur 20 de cadence 15, la fréquence du courant dans le moteur est augmentée et réciproquement. En figure k, on a représenté sous la forme d'un diagramme les variations en fonction du temps de la tension à la sortie de l'amplificateur additionneur 19. La tension 25 de balayage vertical croît, à partir de la position neutre sans déviation pendant la durée égale à l/50ème de seconde de l'exploration de la première demi-image jusqu'à sa valeur maximale et tombe alors, par suite de la réponse du vibrateur 17, à une valeur égale à la moitié de la tension maximale négative. A 30 partir de là, la tension croît pendant l'exploration de la seconde demi-image jusqu'à la valeur égale à la moitié de la tension maximale positive, pour tomber à la valeur extrême négative par suite de la suppression simultanée du signal du vibrateur 17 et le début du signal du vibrateur 18. C'est alors 35 que la tension pour l'exploration de la troisième demi-image commence à augmenter. La chute du signal en dent de scie et la fin du signal du vibrateur 18 se compensent de telle manière que l'augmentation de la tension se poursuit après une brève phase de transition. XI s'agit déjà de l'exploration de la première 40 demi-image de l'image 7a suivante» 71 25847 6 2099451 Le fonctionnement du dispositif décrit est le suivant : Le film 7 est déplacé devant le photorécepteur SEV8 par les rouleaux 9» 10 avec une vitesse constante de une image par intervalle de temps de 3/50èmee de seconde. La vitesse du moteur 11 est réglée de la façon décrite par le signal de la photorésistance 14. En synchronisme avec le déplacement des perforations 7b devant le diaphragme 13» l'écran 5a est illuminé de façon ponctuelle dans les zones expliquées à l'aide de la figure 1. Le point est reproduit sur les images 7a du film à l'aide de l'objectif 6 et le photorécepteur SEV8 délivre un signal de luminosité correspondant. Pour chaque image 7a du film il se produit trois explorations qui sont reproduites successivement sur l'écran de télévision avec le décalage d'une ligne sur un tube à 625 lignes, selon le procédé à saut de lignes. On suppose que le photorécepteur SEV enregistre les brillances sur le film à l'intérieur d'une surface supérieure d'un tiers à l'image 7a. Au photorécepteur SEV8 peuvent encore être raccordés des dispositifs d'amplification 21, avant que le signal ne soit dirigé sur un récepteur de télévision de type connu. 71 25847 7 2099451 REVENDICATIONS 1. Procédé pour l'exploration ponctuelle d'une suite d'images, notamment de films cinématographiques, avec une fréquence d'image voisine de 18 images par seconde pour reproduire ces images sur un récepteur de télévision avec une 5 fréquence de reproduction voisine de 50 demi-images par seconde, caractérisé par le fait que la suite d'images est déplacée de façon continue sur une zone d'exploration, que chaque image est explorée trois fois en sens opposé à son sens de déplacement et que la zone d'exploration est décalée 10 dans le sens de déplacement, d'une distance égale au tiers de la largeur de l'image, après chaque exploration. 2. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé comportant un tube cathodique servant de source lumineuse ponctuelle, un objectif pour former l'image de l'écran du 15 tube sur l'image à explorer, et un photorécepteur placé derrière l'image transparente, caractérisé par le fait que la hauteur de l'écran du tube est d'un tiers supérieure à celle de l'image formée par l'objectif sur l'écran et le point lumineux balaie à chaque exploration une zone correspondant à la 20 moitié de la hauteur de l'écran ou aux deux tiers de la largeur de l'image. 3. Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé par le fait que le tube est raccordé à un générateur fournissant la tension pour le balayage vertical du point 25 lumineux, qui pendant une durée correspondant à la première exploration varie d'une valeur moyenne correspondant à une déviation nulle à une valeur extrême correspondant à la déviation maximale, puis saute à une valeur qui correspond à la demi-déviation maximale en sens opposé, augmente jusqu'à la 30 valeur correspondant à la demi-déviation maximale, puis saute à l'autre valeur extrême négative, pour alors revenir lors de la troisième exploration à la valeur moyenne à partir de laquelle commence la première exploration de l'image suivante. 4. Dispositif suivant l'une des revendications 2 ou 35 3» caractérisé par le fait qu'il est prévu un générateur pour une impulsion de synchronisation verticale de fréquence très stable, de préférence un quartz oscillateur, qui commande un générateur de signaux en dents de scie de type connu et deux 71 25847 8 2099451 autres générateurs d'impulsions, par exemple des multivibrateurs astables, dont le premier délivre pendant la seconde exploration un signal négatif correspondant à la demi-tension de déviation maximale tandis que le second multivibrateur 5 délivre un signal négatif correspondant à la tension de déviation complète pendant 1 a troisième exploration. 5. Dispositif suivant la revendication caractérisé par le fait qu'à la fin du signal du premier multivibrateur, une impulsion peut être produite au début du signal du 10 second multivibrateur. 6. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il est prévu pour réaliser l'entraînement continu du film un moteur synchrone dont la vitesse de rotation peut être commandée par 15 un comparateur de phases qui compare l'impulsion de synchronisation verticale avec un signal fourni par un repère à perforation associé en position à chaque image. 7. Dispositif suivant la revendication 6, caractérisé par le fait que pour produire photoélectriquement le 20 signal de perforation, il est prévu trois fentes d'éclairement et/ou d'exploration situées dans le sens de parcours du repère et possédant entre elles respectivement un écartement égal au tiers de la largeur d'image et en liaison avec au moins un photorécepteur.