L'invention a pour objet un joint de cardan constitué d'un croisillon dont les quatre paliers coopèrent avec quatre tourillons montés aux extrémités des deux oreilles de deux chapes dont le corps comporte un orifice de réception d'un bout d'arbre. On connaît des multitudes de joints de cardans de ce type étant précisé que le terme "croisillon" est ici employé dans son sens le plus large et désigne aussi bien un croisillon proprement dit que la pièce que les techniciens désignent sous le terme de "dé". On sait cependant que les joints de cardans ainsi constitués sont d'un prix de revient relativement élevé. Leur fabrication nécessite en effet une série d'opérations de coulage, de matriçage et d'usinage, puis ensuite de montage, onéreuses, même dans le cadre d'une fabrication fortement automatisée. L'invention a pour objet de remédier à ces inconvénients tout en offrant un joint de cardan aisé à mettre en place par l'utilisateur et d'une parfaite sécurité. Ces objectifs importants dans le cadre d'une fabrication de grande série et plus particulièrement pour les joints de cardans équipant la direction des véhicules automobiles, sont obtenus conformément à l'invention grâce à ce que les chapes sont formées de deux demi-coquilles en tôle emboutie constituant chacune l'une des oreilles et la partie voisine du corps, des moyens étant pré- vus pour solidariser les deux demi-coquilles d'une chape. Avantageusement, les deux demi-coquilles sont symétriques par rapport au plan de symétrie des oreilles, et les moyens de solidarisation sont consti- tués par deux alésages des demi-coquilles se faisant face et recevant une tige de blocage. On conçoit que, grâce à ces dispositions, le joint de cardan est constitué entièrement, outre le croisillon et les tourillons correspondants, ainsi que les moyens habituels de blocage du bout d'arbre, par quatre demi- coquilles, qui sont de deux types symétriques et qui sont réunies deux à deux par un organe de blocage extrêmement simple, tel un boulon ou un rivet. Les demi-coquilles étant formées par une seule opération d'emboutissage, le prix de revient se trouve considérablement diminué. De plus, le montage est facili- té et la sécurité est entièrement garantie. Un mode d'exécution de l'invention sera décrit ci-après à titre d'exemple nullement limitatif, en référence aux dessins annexés, dans lesquels - la figure I est une vue de dessus d'un joint de cardan réalisé conformément à l'invention; - la figure 2 est une vue de coté correspondante avec arrachement partiel; - la figure 3 montre en perspective l'une des parties constitutives du joint - la figure 4 est une vue en bout partielle d'une variante; et, - la figure 5 est une vue en bout partielle d'une autre variante. Le joint de cardan représenté aux figures 1 à 3 se compose essentiel- lement d'un croisillon ou dé central 1 de constitution classique comportant quatre paliers identiques 2 qui coopèrent à leur tour avec quatre tourillons 3. On sait que ces tourillons sont montés aux extrémités de quatre oreilles 4 de deux chapes dont le corps 5 est pourvu d'un orifice 6 pour la réception d'un bout d'arbre non représenté. Conformément à l'invention, chacune des chapes est formée de deux demi-coquilles en tôle emboutie dont l'une est mieux visible à la figure 3. Chaque demi-coquille 7 est constituée par l'oreille 4 avec son alésage 8 pour le tourillon correspondant 3, à laquelle fait suite la partie devant constituer le corps de la chape, et qui comprend une zone centrale 9 semicylindrique ou de toute autre forme assurant le blocage de l'arbre prolongée par deux ailes et 11. Dans le mode de réalisation représenté aux figures 1, 2 et 3, l'aile , approximativement carrée, se trouve légèrement décalée en hauteur par rap- port à l'aile Il également carrée, mais il va de soi que ce décalage n'est pas obligatoire. Les deux ailes Il viennent en contact et sont solidaires grâce à un rivet, placé dans les deux alésages 13 se faisant face. Les ailes 10 légèrement décalées en hauteur, sont destinées à coopé- rer grâce à deux alésages 14 avec un boulon 15 qui assurera au montage le blo- cage du bout d'arbre. Il est à noter que la demi-coquille 7 et sa symétrique peuvent être réalisées en tôle d'acier en une seule opération d'emboutissage ou de frappe à froid à partir d'un flanc en tôle d'épaisseur convenable et pour un prix de revient extrêmement bas. Il convient d'insister sur le fait que cette opération unique d'em- boutissage peut aboutir non seulement à la conformation finale de la demi- coquille 7, mais également à la création des alésages 8, 13 et 14 et des décro- chements 16 et 17 pour le logement des têtes des rivets ou boulons. A partir de ces pièces, la pose des deux rivets 12 avec montage simul- tané du joint complet permet de livrer un ensemble entièrement prêt pour son utilisation finale. Selon une variante illustrée à la figure 4, dans laquelle on retrouve la totalité des éléments représentés aux figures 1, 2 et 3 avec les mêmes réfé- rences, on voit que les faces en contact des ailes Il sont pourvues de stries longitudinales 18 qui ont l'avantage d'assurer le positionnement des deux demi- coquilles l'une par rapport à l'autre et d'interdire tout glissement intempestif. Naturellement, ces stries peuvent aussi être transversales ou en croix ou être remplacées par tout autre moyen mâle-femelle permettant d'assurer un position- nement correct. On notera d'ailleurs que ces stries 18, ou leur équivalent, peuvent elles aussi être venues d'emboutissage et ne nécessitent donc pas une opération supplémentaire. Il en va de même en ce qui concerne les cannulures 19 représentées dans la variante selon la figure 5 et qui sont l'un des moyens destinés, de façon classique, à assurer le blocage en rotation du bout d'arbre. Ces cannelures, ou leur équivalent, peuvent aussi venir d'emboutissage sans opération supplémentaire. REVENDICATIONS I. Joint de cardan constitué d'un croisillon (1) dont les quatre paliers (2) coopèrent avec quatre tourillons (3) montés arx extrémités des deux oreilles (4) de deux chapes (5) dont le corps comporte un orifice (6) de réception d'un bout d'arbre, caractérisé en ce que les chapes sont formées de deux demi-coquilles (7) en t8ale emboutie constituant chacune l'une des oreilles et la partie voisine du corps, des moyens (12) étant prévus pour solidariser les deux demi-coquilles d'une chape. 2. Joint de cardan salon la revendication 1, caractérisé en ce que les deux demi-coquilles (7) sont symétriques par rapport au plan de symétrie des oreilles (4). 3. Joint de cardan salon la revendication 12 ou 2, cazacterisd en ce que les moyens de solidarisation sont constitués par deun aléeages (12) des demi-coquilles (4) se faisant-face et recevant une tige de blocage (12)o