La présente invention concerne un appareil et un procédé de purgeage automatique de siphons pour éviter leur désamorçage. L'usage des siphons pour transvaser de petites quantités de liquide ne pose généralement pas de problèmes particuliers. Tel n'est pas le cas lorsqu'on les emploie pour assurer l'écoulement de grandes quantités de liquide, avec un important débit, pendant une longue durée, sur une longue distance et avec une importante dénivellation. On rencontre, par exemple, une situation de ce genre lorsqu'on veut utiliser un siphon pour distribuer des quantités importantes d'eau prises d'un réservoir naturel ou artificiel, en un lieu situé ê plusieurs dizaines ou centaines de mètres en aval dudit réservoir. En effet, dans ce cas, les bulles d'air contenues dans l'eau circulant dans la canalisation montent vers le point le plus haut du circuit, c'est-à-dire au sommet du siphon et lorsqu'une certaine quantité d'air stationne audit somment, le siphon se désamorce et ltécoulement d'eau est interrompu. Un tel phénomène se produit généralement après un nombre réduit d'heures' de fonctionnement. Pour réamorcer le siphon, il est nécessaire de fermer les vannes d'aval, puis d'introduire de l'eau par le sommet dudit siphon pour chasser l'air qui s'y trouve. Dans ces conditions, on comprend que 1'emploi du siphon est peu intéressant et n'est pas retenu, dans la pratique, pour assurer le captage et le transport des liquides dans de nombreux cas où cela serait théoriquement souhaitable. Cependant, le siphon est un moyen simple pour assurer le prélèvement et 11 acheminement d'un liquide, sans consommation d'énergie motrice fabriquée, de sorte qu'il parait fâcheux d'écarter son utilisation dans les nombreuses applications possibles. La présente invention a donc pour objet un dispositif et un procédé permettant d'éviter le désamorçage des siphons, de sorte que cet inconvénient étant supprimé, leur emploi peut titre adopté pour assurer avantageusement le captage et le transport de liquides dans de nombreuses applications, telles que l'arrosage de vergers ou de potagers à partir d'une réserve d'eau disposée en amont et à distance. Selon une première caractéristique, l'appareil de purgeage automatique de siphons selon l'invention comprend un caisson étanche disposé au-dessus du sommet du siphon et comportant un orifice de sortie pourvu d'un clapet et communiquant avec ledit sommet, un orifice d'arrivée d'eau doté d'une vanne et branché à une source d'alimentation d'eau, une soupape d'échappement d'air disposée au sommet ou au voisinage du sommet dudit caisson dans lequel est logé au moins un flotteur assurant simultanément, en position haute, l'ouverture du clapet communiquant avec le siphon et la fermeture de la vanne d'alimentation et, en position basse, la fermeture dudit clapet et l'ouverture de ladite vanne. Suivant une autre caractéristique, le flotteur est asservi à un dispositif permettant de donner un caractère instantané à ses mouvements actifs de montée et descente. Selon une autre caractéristique, ce dispositif comprend des moyens de verrouillage du flotteur en position basse, des moyens de blocage dudit flotteur ou de son axe dans une position haute, et un système agissant sur ces moyens pour libérer le flotteur lorsque li eau contenue dans le caisson atteint un niveau haut ou un niveau bas prédéterminés, respectivement. Suivant une autre caractéristique, ce système comprend un second flotteur logé dans le caisson et guidé sur un axe mobile axialement lequel est relié à un levier solidaire desdits moyens de verrouillage et de blocage du premier flotteur. Ces buts et caractéristiques et d'autres encore ressortiront mieux de la description qui suit et des dessins annexés dans lesquels La figure 1 est une vue schématique représentant un siphon équipé de l'appareil de purgeage selon l'invention. Les figures 2 et 3 sont des vues de face de cet appareil dans lesquelles les flotteurs sont montrés en positions basse et haute, respectivement. La figure 4 est une vue partielle, à plus grande échelle, de la figure 2. La figure 4bis est une' vue du sommet de l'appareil, dans laquelle est représentée une variante du positionnement de la soupape d'échappement d'air. La figure 5 est une vue de côté de la figure 4. La figure 6 est une coupe suivant la ligne 6-6 de la figure 4. La figure 7 est une vue en plan du mécanisme de verrouillage du flotteur principal et de blocage des leviers solidaires des axes de ce dernier et du flotteur secondaire,dans la position de rete nue dudit flotteur principal. La figure 8 est une vue de côté selon la ligne 8-8 de la figure 7. La figure 9 est une vue analogue à la figure 8, illustrant la position de blocage de la descente des axes des flotteurs. La figure 10 est une vue en coupe suivant la ligne 10-10 de la figure 9. On se reporte auxdits dessins pour décrire un exemple de mise en oeuvre particulièrement intéressant, quoique nullement limitatif, de l'appareil et du procédé de purgeage de siphons selon llinven- tion. Cet appareil désigné par la référence P sur le schéma de la figure 1, est disposé au-dessus du sommet S1 de la tubulure constituant le siphon S, auquel il est relié par un tuyau T ; la petite branche S2 de la tubulure plonge dans le réservoir R (puits, barrage ou autre réserve d'eau relativement importante) disposée en amont, tandis que l'eau captée par le siphon s'écoule en aval par ltextrémité de la grande branche 53 en vue de son utilisation. L'appareil suivant 1 t invention comprend un caisson étanche 1 réalisé en tous matériaux présentant la solidité requise pour supporter de fortes dépressions dont la valeur doit pouvoir atteindre celle qui résulte du vide, ledit caisson ayant, par exemple, une contenance de 45 litres environ. En outre, de préférence et comme le montrent les figures 2 et 3, la section transversale de la partie supérieure la du caisson diminue progressivement en direction de son sommet. Ce caisson comporte un orifice de sortie 2 lequel est, de manière avantageuse, ménagé dans son fond et communique avec le tuyau T débouchant au sommet S1 du siphon S. Cet orifice peut etre obturé au moyen d'un clapet ou vanne 3 logé dans le caisson et dont le fonctionnement sera décrit dans la suite du présent exposé. Le caisson comporte également un orifice d' mission d'eau équipé d'une vanne 4 logée dans ledit caisson et communiquant avec une tuyauterie 5 elle-mme reliée à une source d'alimentation. Cette dernière peut etre de nature diverse : eau du réseau de distribution, eau du réservoir dans lequel plonge la petite branche du siphon et prélevée au moyen d'une pompe manuelle ou électrique, eau d'un réservoir alimenté par ruissElement ou écoulement naturel et entrant par gravité dans le caisson, etc.... Le but de cette source d'approvisionnement est seulement de four nir la quantité réduite d'eau nécessaire au fonctionnement de l'appareil- et non de se substituer à l'action du siphon. A titre indicatif, un volume de 500 litres d'eau d'appoint serait suffisant pour permettre le fonctionnement, pendant 15 jours, d' un siphon constitué par une tubulure d'un diamètre intérieur de 1", à raison de 10 heures par jour. Le sommet du caisson est pourvu d'une soupape 6 destinée à permettre l'évacuation de l'air emmagasiné dans ledit caisson, lors de l'admission d'eau nécessaire au fonctionnement de l'appareil, tout en s'opposant à une entrée d'air extérieur lorsque le niveau de l'eau diminue à 11intérieur du caisson. Dans ce dernier, est logé un flotteur 7 coulissant sur un axe mobile 8 dont la partie supérieure est disposée, avec une aptitude de coulissement, dans un tube de guidage vertical 9 rigidement fixé au sommet dudit caisson. Sur l'axe 8, sont installées deux butées 10 - 11 dont le positionnement sur ledit axe peut titre réglé de toute manière connue. Entre ces butées, est disposée une petite chape 12a constituant l'extrémité d'un levier 12 commandant l'ouverture et la fermeture de la vanne 4. L'axe 8 est logé entre les ailes de la chape 12a et on comprend qu'en déplaçant les butées 10 et 11 sur ledit axe, il est possible de régler l'amplitude de la course oscillante du levier de commande 12. La base du flotteur 7 est équipée d'un pied axial constitué par un cOne de retenue 13 traversé par l'axe 8 et doté d'un épaulement d'arrêt 13a. Le flotteur 7 et le cOne de retenue 13 coulissent sur l'axe 8 dont l'extrémité inférieure est constituée par une chape 14 articulée sur l'extrémité d'un levier 15. Ce levier porte le clapet 3 d'obturation de l'orifice de sortie 2, et est articulé, par son extrémité opposée, sur le sommet d'une colonnette 16 reposant fixement sur le fond du caisson. L'amplitude des mouvements de pivotement vers le haut du levier 15 est limitée au moyen d'une butée réglable 17 portée par une fourchette de guidage vertical 18 fixée sur le fond du caisson et entre les branches de laquelle coulisse ledit levier. Dans le caisson est encore placé un second flotteur 19 coulissant sur un axe vertical mobile 20 portant, à faible distance de son extrémité supérieure, une bague d'entratnement 21. Ladite extré mité supérieure de l'axe 20 est logée, avec une latitude de coulissement axial, dans un guide vertical tubulaire 22 solidaire du sommet du caisson et obturé à son extrémité externe. La portion émergeante de ce guide peut être équipée d'un manomètre permettant de mesurer la dépression régnant dans le caisson. L'extrémité inférieure de l'axe 20 est solidaire d'une chape 20a articulée sur un levier 23, à distance de l'une des extrémités de ce dernier dont l'autre extrémité est rigidement solidaire d'un axe 24 monté pivotant sur un support 25 fixé sur le fond du caisson. L'axe 24 porte un crochet de verrouillage 26, tandis qu'un taquet d'arrêt 27 est monté, de manière articulée, sur le levier 23, à faible distance de l'axe 24. Ce taquet d'arrtt occupe normalement, une position sensiblement parallèle à celle du corps du crochet de verrouillage 26, comme le montrent les figures 8 et 9. Il est maintenu, dans cette position, par un ressort (non représenté), mais il peut basculer vers l'extérieur, par rapport audit crochet, à l'encontre de l'action antagoniste dudit ressort. Sur lsextrémité libre du levier 23, est articulée une g chette 28 constituée par un levier formant un angle obtus et comprenant un bec de verrouillage latéral 28a et une queue de commande 28b. Cette gâchette est montée avec une aptitude de pivotement à l'encontre de llaction antagoniste d'un ressort de rappel (non représenté). Dans la position haute de ltextrémité libre du levier 23 (figure 9), le bec déporté 28a de la gâchette 28 est engagé dans une encoche 29a ménagée au sommet d'un arrttoir 29 fixé sur le fond du caisson. Enfin, un orifice de vidange 30 fermé par tout dispositif obturateur convenable, peut titre avantageusement prévu dans le fond ou au voisinage du fond dudit caisson. Le fonctionnement du dispositif qui vient d'étire décrit est le suivant Les figures 2 et 4 à 8 représentent la position dans laquelle l'orifice de sortie 2 est obturé par le clapet 3, tandis que la vanne 4 est ouverte, permettant ainsi le remplissage du caisson, durant lequel l'air contenu dans ledit caisson s'échappe par la soupape 6. Dans cette situation, le flotteur 7 est maintenu dans sa position basse par le crochet de verrouillage 26 engagé sur ltépaulement du c8ne de retenue 13 solidaire de la base dudit flotteur. Au fur et à mesure que le niveau d'eau monte à l'intérieur du caisson, le flotteur secondaire 19 s'élève en étant guidé sur l'axe 20. Lorsque ledit flotteur entre en contact avec la butée 21, il entratne l'axe 20 dans son mouvement ascendant. Ledit axe, en s'élevant, soulève l'extrémité libre du levier 23 dont le pivotement assure le basculement du crochet 26 et du taquet d'arrêt 27. Le basculement du crochet 26 a pour conséquence de libérer le flotteur 7 qui s'élève instantanément et vient pousser vigoureusement la butée 10, de sorte que l'axe 8 se trouve entraîné vers le haut. Le mouvement ascendant instantané de l'axe 8 provoque simultanément - le pivotement vers le haut du levier 12 qui ferme la vanne 4 - le pivotement vers le haut du levier 15 qui ouvre le clapet 3. Le levier 15, lors de sa montée, fait basculer le taquet d'arrêt 27 qui revient ensuite se placer au-dessous dudit levier lorsque ce dernier a dépassé la hauteur dudit taquet. Ainsi, le levier 15 ne peut pivoter vers le bas, de sorte que, tant qu'il reste bloqué dans cette position, le clapet ou vanne 3 reste ouvert tandis que la vanne 4 demeure fermée. D'autre part, lors de la montée de l'axe 20, le bec 28a de la gR- chette portée par le levier 23 entraîné par ledit axe, s'engage dans l'encoche 29a de l'arrêtoir 29, de manière que ledit levier ne peut pivoter vers le bas tant que le flotteur 19 n1 est pas arrivé au terme de sa course descendante. Dans cette situation illustrée aux figures 3, 9 et 10, le caisson est placé en communication avec le sommet du siphon. Les bulles d'air contenues dans l'eau captée et mise en circulation par le siphon, montent dans le caisson, ce qui entrasse, par conséquent, une baisse lente du niveau de 11 eau contenue dans ce dernier. Il règne dans le caisson une dépression qui est fonction de la diN férence de niveau entre la surface de l'eau contenue dans ledit caisson et la surface de l'eau du réservoir dans lequel plonge le siphon. De la sorte, l'eau emmagasinée dans le caisson ne peut librement s'écouler vers la sortie du siphon ; la quantité d'eau éva- cuée dudit caisson étant proportionnelle à la quantité d'air qui y pénètre. Dans la pratique, cet écoulement est donc relativement lent. On comprend que le siphon ne peut se désamorcer, car les bul les d'air montent naturellement dans le caisson au lieu de stationner au sommet dudit siphon et sont remplacées par une quantité proportionnelle d'eau provenant du dispositif de purgeage. Le volume de l'eau contenue dans le caisson diminue au fur et à mesure que le Volume d'air qui y est admis augmente. La baisse de niveau de l'eau entrain la descente du flotteur 19, puis du flotteur principal 7 lequel vient 'immobiliser sur le pied de l'axe 8 constitué par la chape 14. Lorsque le caisson est presque vide, le flotteur 19, en arrivant au terme de sa course descendante, pèse sur la queue de commande 28b de la gâchette 28 qu'il fait pivoter sur son axe d'articulation, de sorte que son bec de verrouillage échappe à l'encoche 29a de l'arrêtoir 29 en provoquant le brusque basculement vers le bas du levier 23. Ce basculement assure le retrait du taquet d'ar ret 27 permettant ainsi la coûte du levier 15 et du flotteur 7 lequel est automatiquement verrouillé en position basse par le crochet 26. Le pivotement instantané du levier 15 vers le bas assure simultanément la fermeture du clapet 3 et l'ouverture de la vanne 4. Le caisson se remplit de nouveau pour le renouvellement du cycle décrit. La durée de ce remplissage est relativement réduite, de façon que le siphon ne peut se désamorcer pendant cette phase du fonctionnement du dispositif. On conçoit que les moyens décrits permettent de réaliser instantanément et simultanément, soit la fermeture du clapet-3 et l'ouver- ture de la vanne 4, soit l'ouverture dudit clapet et la fermeture de ladite vanne. Des positions différentes entraneraient en effet un blocage du fonctionnement, soit dans le sens du désamorçage, soit dans celui d'un écoulement continuel de l'eau destinée au remplissage du caisson d'où une perte d'eau pouvant etre très importante. On a décrit ci-dessus un mode d'exécution avantageux du dispositif grâce auquel ce dernier peut fonctionner au moyen d'un apport d' eau fourni par un ruissellement ou écoulement naturel, c'est-àdire sans emploi d'énergie fabriquée. Cependant, comme indiqué, cet apport d'eau peutaissi être fourni par le réseau de distribution, ou par une pompe à main permettant de puiser périodiquement de l'eau dans le mAme réservoir que le siphon et de remplir un récipient de faible capacité (quelques centaines de litres) branché à la vanne 4 de l'appareil et permettant un fonctionnement continu de ce dernier durant plusieurs jours ou semaines. Il est également possible de simplifier le mécanisme de ltappa- reil de purgeage si l'on dispose d'une source d'électricité. Dans ce cas, en effet, l'ouverture et la fermeture des orifices de sortie et d'admission peuvent être réalisées à l'aide d'obturateurs électro-magnétiques connus en soi et commandés par des positions "haute" et "basse" prédéterminées d'un unique flotteur. Lorsque le niveau de l'eau baisse dans le caisson, le flotteur unique descend et, en fin de course descendante, commande les deux électro-vannes ; l'une ouvre la vanne d'admission d'eau et, éventuellement, met en fonctionnement une pompe puisant l'eau nécessaire au remplissage du caisson, par exemple dans le réservoir d'alimentation dudit siphon. Lorsque l'appareil est rempli, le flotteur, à la fin de sa course ascendante, commande l'ouverture de l'électro-vanne communiquant avec le siphon, ferme la vanne d'admission d'eau, et arrête la pompe s'il y a lieu. L'invention concerne aussi le procédé de purgeage de siphon pour éviter leur désamorçage, remarquable, comme il ressort de l'exposé qui précdde, en ce qu'on relie le sommet desdits siphons à l'o rifice de sortie doté 'un clapet ou vanne d'une enceinte étanche disposée au-dessus dudit sommet et également pourvue d'un orifice d'admission équipé dtune vanne permettant d'introduire de l'eau dans ladite enceinte dont la baisse de niveau, jusqu'S un point bas prédéterminé, est utilisée-pour commander simultanément la fermeture du clapet et l'ouverture de la vanne équipant, respectivement, lesdits orifices de sortie et d'admission d'eau, et dont la remontée de niveau, jusqu'à un degré haut prédéterminé, est employée pour provoquer simultanément, l'ouverture dudit clapet et la fermeture de ladite vanne. On conçoit que le procédé et l'appareil qui viennent autre décrits permettent de prévenir le désamorçage des siphons et autorisent donc leur usage continu,ycompris pour des débits importants. Cet appareil fonctionne au moyen de faibles quantites dl eau lesquelles sont soit gratuites, soit peu coûteuses ; de me, la consommation d'électricité éventuellement nécessaire est infi me. L'emploi des siphons ainsi équipés s'avère donc particulièrement avantageux et économique, dans de nombreuses applications. On comprend aussi que cet appareil peut être employé pour dau- tres liquides que l'eau dans la mesure où les matériaux de construction dudit appareil sont appropriés et l'évacuation des gaz correctement canalisée. On a représenté, à la figure 4bis, une variante de positionnement de la soupape d'échappement d'air 6. Selon ce mode d'exécution, ladite soupape 6 est installée sur le sommet du tube de guidage 9 de l'axe 8 dont la partie supérieure 9a se prolonge hors du caisson étanche 1 sur une longueur convenable. Pour autoriser l'échappement de l'air, le tube 9 comporte au voisinage du sommet de sa portion logée à l'intérieur du caisson, un orifice latéral 9b. Entrent également dans le cadre de l'invention, les modifications ou substitutions susceptibles d'etre apportées par L'homme de l'art, au dispositif décrit ci-dessus et qui, sans en altérer les dispositions originales, n'en seraient que de simples équivalents techniques. R E V E N D I C A T I O N S 1. - Appareil de purgeage automatique de siphons pour prévenir leur désamorçage, caractérisé en ce qu'il comprend un caisson étanche disposé au-dessus du sommet du siphon et comportant un orifice de sortie pourvu d'un clapet ou vanne et communiquant avec ledit sommet, un orifice d'arrivée d'eau doté d'une vanne et branché à une source d'alimentation d'eau, une soupape d'échap- pement d'air disposée au sommet ou au voisinage du sommet dudit caisson dans lequel est logé au moins un flotteur assurant simultanément, en position haute, l'ouverture du clapet ou vanne équipant l'orifice de sortie communiquant avec le siphon et la bermes ture de la vanne d'alimentation, et, en position basse, la fermeture dudit clapet de sortie et l'ouverture de ladite vanne dXali- mentation. 2. - Appareil de purgeage automatique de siphons selon la revendication 1, caractérisé en ce que le flotteur est asservi à un dispositif permettant de rendre instantanés ses mouvements opérationnels de montée et descente. 3. - Appareil de purgeage automatique de siphons selon la revendi- cation 2, caractérisé en ce que ledit dispositif comprend des moyens de verrouillage du flotteur en position baisse, des moyens de blocage dudit flotteur ou de son axe dans une position haute, et un système agissant sur ces moyens pour libérer le flotteur ou son axe lorsque l'eau logée dans le caisson atteint un niveau haut ou un niveau bas prédéterminés, respectivrent. 4. - Appareil de purgeage automatique de siphons selon la revendication 3, caractérisé en ce que ledit système comprend un second flotteur ou flotteur secondaire logé dans le caisson et coulissant sur un axe vertical mobile axialement et portant, au voisinage de son extrémité supérieure une butée permettant son entratnement ascendant par ledit flotteur secondaire , ledit axe étant relié à un levier solidaire desdits moyens de verrouillage et de blocage du flotteur principal ou de son axe. 5. - Appareil de purgeage automatique de siphons selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le clapet ou vanne équipant l'orifice de sortie du caisson est commandé par un levier articulé à la base de l'axe mobile du flotteur principal, l'amplitude depivotement ascendant de ce levier étant, de préférence, règlable, par exemple au moyen d'une butée mobile équi pant un guide vertical dudit levier ; et en ce que la vanne d'ad- mission d'eau est également commandée par un levier actionné par l'axe mobile du flotteur principal, loune des extrémités de ce levier étant, par exemple, dotée d'une petite chape disposée entre deux butées règlables portées par ledit axe logé entre les branches de ladite chape. 6. - Appareil de purgeage automatique de siphons selon l'une des revendications 4 ou 5, caractérisé en ce que les moyens de verrouillage du flotteur principal en position basse comprennent un crochet solidaire du levier relié à l'axe du flotteur secondaire et un cône de retenue solidaire de la base du flotteur principal et comportant un épaulement d'accrochage. 7. - Appareil de purgeage automatique de siphons selon l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé en ce que les moyens de blocage du flotteur principal ou de son axe en position haute comprennent un taquet d'arrtt porté par le levier relié à l'axe du flotteur secondaire et se plaçant au-dessous du levier relié à la base de l'axe mobile du flotteur principal lorsque ledit levier articulé à la base de l'axe mobile du flotteur secondaire est pivoté vers le haut, ledit taquet étant, de préférence, monté de manière articulée à l'encontre de l'action antagoniste d'un ressort de rappel. 8. - Appareil de purgeage automatique de siphons selon l'une quelconque des revendications 4 à 7, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de blocage duslevier relié à l'axe mobile du flotteur secondaire en position haute, jusqu'à ce que ce dernier arrive au terme de sa course descendante, ces moyens étant, de préférence constitués par une gâchette dotée d'un ressort de rappel et articulée sur ltextrémité libre dudit levier, ladite gâchette comportant : d'une part, un bec coopérant avec une encoche que présente un arrêtoir fixe pour empêcher le pivotement vers le bas du levier et, d'autre part, une queue de manoeuvre sur laquelle presse ledit flotteur secondaire en fin de course descendante pour provoquer son basculement libérateur à l'encontre de l'action antagoniste du ressort de rappel et le brusque pivotement vers le bas dudit levier. 9. - Appareil de purgeage automatique de siphons selon l'une quelconque des revendications 7 à 8, caractérisé en ce que les extrémités supérieures des axes mobiles des flotteurs coulissent dans des guides verticaux Fixés au sommet du caisson. 10. - Appareil ode purgeage automatique ee sipnons selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caracteris en ce que la partie supérieure du caisson présente une section dégressive en direction du sommet dudit caisson. 11. - Appareil de purseage automaticrue de siphons selon l'une quelconque des revendications 1, 9 ou 10, caractérisé, suivant une variante de réalisation, en ce qu'il comprend une électrovanne de sortie et une électrovanne d'admission ; l'ouverture de ltélec- trovanne de sortie et la fermeture simultanée de l'électrovanne d'admission étant assurées par la position haute du flotteur, au moyen de tous contacts appropriés, tandis que la fermeture de 1' électrovanne de sortie reliée au sommet du siphon et l'ouverture simultanée de l'électrovanne d'admission sont obtenues par la position basse dudit flotteur également au moyen de tous contacts convenables. 12. - Appareil de purgeage de siphons selon l'une quelconque des revendications 1, 9 ou 11, caractérisé en ce que la soupape d'échappement d'air est installée au sommet du tube de guidage,se prolongeant hors du caisson étanche, du ou de l'un des flotteurs, et, de préférence, au sommet du tube vertical de guidage de l'axe mobile du flotteur principal ; un orifice latéral étant ménagé à 11 extrémité supérieure ou au voisinage de l'extrémité supérieure de la portion dudit tube logée à l'intérieur dudit caisson étanche pour permettre la sortie de l'air. 13, - Procédé de purgeage automatique de siphons pour éviter.leur désamorçage, caractérisé en ce qu'on relie le sommet des siphons à l'orifice de sortie doté d'un clapet ou vanne d'une enceinte étanche disposée au-dessus dudit sommet et pourvue d'un orifice d' alimentation équipé d'une vanne permettant d'introduire de l'eau ou un autre liquide dans ladite enceinte dont la baisse de niveau jusqu'à un point bas prédéterminé est utilisée pour assurer simultanément la fermeture du clapet ou vanne de sortie et l'ouverture de la vanne d'admission d'eau ou autre liquide, et dont la remon- tée de niveau jusqu'S un point haut prédéterminé est employée pour provoquer,simultanément, l'ouverture dudit clapet et la fermeture de ladite vanne d'admission ; ltéchapperLent de l'air ou autre gaz provoqué par l'admission de l'eau ou autre liquideétant assuré par une soupape équipant le sommet de ladite enceinte étanche.