La présente invention est relative au traitement du bois, et notamment des charpentes en bois qui consiste à injecter dans le bois un liquide de traitement qui y est retenu ensuite pour pouvoir accéder par capillarité à tout le volume du bois. I1 est connu d'utiliser à cette fin des chevilles en matière plastique qui sont insérées de distance en distance dans le bois (des poutres d'une charpente, par exemple) dans des trous qui y ont été percés au préalable. Les chevilles présentent plusieurs orifices à travers lesquels le liquide peut pénétrer dans le bois, et prés de son extrémité extérieure un clapet de retenue destiné à emprisonner le liquide qui a été inec- té dans la cheville. Actuellement, l'opération 'injection est réalisée à l'aide d'un compresseur auquel est branché un réservoir de liquide de traitement qu'il envoie dans un tuyau de raccordement souple. Ce dernier se termine par une buse d'injection qui peut être branchée successivement sur l'une des embouchures des chevilles qui font saillie du bois après que ces chevilles aient été placées dans le bois. Le cout d'une telle installation est relativement élevé, notamment en raison de la présence du compresseur de sorte que l'achat du matériel nécessaire pour effectuer ce traitement ne peut raisonnablement être envisagé que par les professionnels. L'invention a pour but de fournir un dispositif de traitement du bois aont le prix de revient est relativement faible de sorte que son achat est a la portée du grand public. Elle a donc pour objet un dispositif pour le traitement du bois consistant à placer dans le bois à des endroits espacés les uns des autres des chevilles d'injection et à introduire dans ces chevilles un liquide de traitement à l'aide d'une buse d'injection pouvant être raccordée successivement sur chacune de ces chevilles, ce dispositif comportant des moyens pour envoyer sélectivement un jet de liquide de traitement sous pression dans ladite buse d'injection et étant caractérisé en ce que lesdits moyens de mise sous pression dudit liquide de traitement comprennent un pistolet de peinture, un prolongateur de raccordement à canal axial branché entre la sortie du pistolet et ladite buse et un organe de régularisation de débit destiné à être inséré entre ladite sortie et ledit prolongateur. Grâce à ces caractéristiques, on utilise donc en tant que moyens de compression du liquide un pistolet de peinture qui est d'un prix de revient faible, qui est maniable et qui peut être utilisé après le traitement du bois, pour des travaux de peinture normaux. De telle sorte, le dispositif suivant l'invention devient non seulement accessible au grand public, mais égalemant avantageux en raison du fait que la partie essentielle et la plus couteuse peut être utilisée dans d'autres buts que le seul traitement du bois. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront au cours de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple et faite en se référant au dessin annexé sur lequel la figure tunique est une vue schématique en élévation et en coupe partielle d'un dispositif pour le traitement du bois, suivant l'invention. Sur cette figure on a représenté à titre d'exemple une poutre en bois P dans laquelle sont placées dedistance en distance des chevilles d'injection C connues en soi. Ces chevilles sont munies d'orifices de passage de liquide o et d'un clapet de retenue c. Chaque cheville C fait saillie hors de la surface correspondante de la poutre P par une embouchure de raccord e qui est munie d'une rainure périphérique r. Le dispositif suivant l'invention comporte un pistolet de peinture 1 utilisé en tant que moyens de compression d'un liquide de traitement. Ce pistolet est de préférence de type électrique pour augmenter la maniabilité et la commodité d'utilisation. Il est muni d'un bocal 2 destiné à être rempli de liquide de traitement,d'un mécanisme de pompage connu en soi tnon représenté) et d'une sortie de liquide 3. Le pistolet peut être commandé par un bouton d'actionnement 4, son débit étant réglable à l'aide d'un bouton 5. La sortie 3 se termine par une tubulure de raccordement 6 filetée à son extrémité et recevant lorsque le pistolet est utilisé pour la peinture, un écrou (non représenté) muni d'un orifice central de pulvérisation. Entre cet écrou et l'orifice central arrière ou d'entrée 7 de la tubulure 6, est alors placé un clapet de retenue 8 et une petite plaquette de répartition de liquide (non représentée sur le dessin) qui comprend plusieurs orifices excentrés la traversant de part en part. La plaquette est appuyée élastiquement contre l'écrou par un ressort 9 qui repousse par ailleurs l'organe de fermeture du clapet de retenue sur son siège radial ménagé dans la sortie 3. Suivant l'invention, l'ensemble connu que l'on vient de décrire et qui est destiné à rendre le pistolet apte à la pulvérisation de la peinture est remplacé par un ensemble destiné à l'adapter pour l'injection d'un liquide de traitement dans le bois. Cet ensemble comprend un prolongateur de raccordement 10 formé par un tronçon de tube présentant un canal axial 11, une extrémité 12 filetée intérieurement et s'adaptant sur l'extrémité filetée de la tubulure 6, et une extrémité 13 filetée extérieurement pour assurer le raccord avec une buse d'injection 14. Cette dernière comporte un canal axial 15 au bout duquel est placée une bague élastique 16 de manière qu'elle puisse facilement s'adapter sur l'embouchure de chaque cheville C par une simple poussée axiale, la bague 16 s'engageant dans la rainure r. Dans l'extrémité arrière 12 du prolongateur 10, est ménagé un épaulement radial 17 tourné vers la sortie3 du pistolet-l. Un adaptateur 18 en forme de perle ayant un canal axial 19 est logé coaxialement dans l'extrémité arrière 12 et appuyé contre l'épaulement 17 par le ressort 9 qui agit par ailleurs sur le clapet de retenue 8. Le canal axial 19 est étagé et assure ainsi une régularisation du débit qui forme un jet unique de liquide non pulvérisé au cours du fonctionnement. Au cours d'essais, il s'est avéré que pour obtenir une injection satisfaisante, l'adaptateur 18 est indispensable, une plaquette de répartition normalement utilisée dans le pistolet de peinture ne permetta;lt pas d'obtenir un jet suffisamment puissant pour qu'il puisse pénétrer à l'intérieur de la cheville C et y créer une pression suffisante assurant ultérieurement la diffusion du liquide dans le bois. Par ailleurs, le- prolongateur 10 permet d'éloigner la buse 14 du pistolet 1 de telle manière que le corps de celui-ci, et notamment le réservoir 2 ne puissent pas empêcher son raccordement sur les chevilles C, surtout lorsque celles-ci sont placés dans des endroits plus difficilement accessibles, comme cela peut se produire dans une charpente, là ou différentes poutres sont fixées les unes aux autres ou se croisent. D'ailleurs, il est possible de prévoir des prolongateurs 10 de différentes longueurs pour obtenir la meilleure accessibiltié dans chaque cas particulier. Il est à noter qu'auprès le traitement du bois, le pistolet 1 peut être facilement transformé de manière à être de nouveau capable de pulvériser de la peinture. A cet effet,il suffit de dévisser le prolongateur 10, de remplacer l'aaaptateur 18 par une plaquette de répartition et de fermer l'ensemble avec un écrou muni d'un trou de pulvérisation. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour le traitement du bois consistant à placer dans le bois à des endroits espacés les uns des autres des chevilles d'injection et à introduire dans ces chevilles un liquide de traitement à l'aide d'une buse d'injection pouvant être raccordée successivement sur chacune de ces chevilles, ce dispositif comportant des moyens pour envoyer sélectivement un jet de liquide de traitement sous-pression dans ladite buse d'injec-- tion et étant caractérisé en ce que lesdits moyens de mise sous pression dudit liquide de traitement comprennent un pistolet de peinture (1), un prolongateur de raccordement (10) à canal axial (11) branché entre la sortie (3) du pistolet et ladite buse (14) et un organe de régularisation de débit{18) destiné à être inséré entre ladite sortie (3) et ledit prolongateur (10). 2. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ledit pistolet (1) est un pistolet électrique. 3. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé encre que ledit prolongateur (10) est formé par une tubulure dont 1' extrémité (12) destinée à être fixée sur le pistolet (1) est filetée intérieurement et dont l'extrémité opposée (13) est filetée extérieurement et adaptée pour recevoir ladite buse (14). 4. Dispositif suivant llune quelconque des revendications précédente , caractérisé en ce que ledit organe de régularisation du débit est formé par un adaptateur (18) en forme de perle placé dans l'extrémité 12) du prolongateur (10) proche du pistolet (1) et appuyez élastiquement contre un épaulement radial (17) ménagé dans ledit prolongateur (10) en regard de la sortie dudit pistolet (1). 5. Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé en ce que ledit pistolet (1) comportant un clapet de retenue (8) disposé devant ladite sortie (18) est sollicité contre ledit épaulement (17) par ce même ressort (9).