La présente invention concerne un procédé perfectionné de frittage. D'une façon générale, le procédé connu de frittage consistait jusqu'à présent à soumettre un oxyde métallique particulaire, par exemple du minerai de fer ou de l'oxyde de fer (provenant des fumées dans un four basique à insufflation d'oxygène) en une masse sur une grille mobile pour faire passer transversalement des gaz oxydants chauds afin de faire fondre les particules du minerai pour former une masse agglomérée. La masse agglomérée peut entre ensuite utilisée d'uie manière connue dans une installation de production de fer, par exemple un hautfourneau.Fréquemment, les minerais contiennent naturellement ou à l'état incorporé une matière combustible, par exemple du coke ou de la houille, et une charge formée d'un mélange granulaire avec ou sans humidité ajoutée est déposée sur une grille mobile. Au cours des premières phases du déplacement de la charge le long de son trajet prédéterminé sur la grille mobile, la charge est allumée en passant sous des bradeurs à gaz qui allument les matières combustibles de manière à établir un front de flamme dans la charge. Ensuite, des ventilateurs aspirent l'air ambiant vers le bas à travers la charge pendant qu'elle se déplace le long du trajet pour faire descendre le front de flamme à travers la charge vers les grilles. La température de la charge est élevée par ce processus à 1370 C environ le long du front de flamme (ou à une température inférieure ou supérieure selon le minerai),de sorte que les particules individuelles sont fondues en une masse solide poreuse.Lorsque la fritte chaude est déchar gée de l'extrémité de la grille mobile, elle se brise en de grands morceaux. La durée de séjour sur la grille mobile est suffisante pour que la fusion se produise sensiblement sur toute Itipaisseur de la charge. les gaz qui sont évacués du caté inférieur de la charge, lorsqu'on effectue un frittage sous l'effet d'un tirage de bas en haut, sont généralement évacués dans l'atmosphère. Outre les matières particulaires solides entratnées, ces gaz contiennent également des hydrocarbures imbrtlés, des composés à base de soufre et des oxydes de carbone. Pour réduire la pollution de l'atmosphère, il a été nécessaire de reconsidérer les modes de traitement des gaz d'échappement d'un procédé de frittage. Pour éliminer les hydrocarbures et les oxydes inférieurs de carbone, des dispositifs de post-combustion ou d'incinération ont été utilisés pour allumer les composants combustibles des gaz d'échappement du processus de frittage et pour les transformer en gaz inoffensifs tels que l'anhydride carbonique et la vapeur d'eau. le soufre et les oxydes de soufre inférieurs entraSnés sont également transformés en oxydes supérieurs qui peuvent entre éliminés par épuration d'une manière connue.Toutefois, une grande quantité de matière~ solide particulaire est également entratnée par ces gaz d'échappement et des dispositifs électrostatiques ont été utilisés pour provoquer la précipitation de cette matière particulaire également d'une manière connue. Pour améliorer la combustion et la formation de la fritte, en particulier dans le cas d'un minerai de fer, le mélange de minerai de fer et de matière carbonée et éventuellement d'un fondant, par exemple du calcaire, a été habituellement mouillé avec de 6 à 14 % en poids d'eau pour former des masses agglomérées humides ayant sensiblement la grosseur d'un grain de riz. Cela permet d'utiliser une matière carbonée finement divisée et facilite sa répartition par rapport à l'oxyde de fer dans une masse agglomérée humide. L'utilisation de l'eau comme liant se traduit par une teneur considérable en humidité des gaz traversant la charge pendant le frittage.Si la charge est d'une trop grande épaisseur pour le système de tirage utilisé lorsque les gaz rencontrent les régions inférieures de la charge qui sont à une température beaucoup plus basse, l'humidité enlevée près du front de flamme est condensée dans lesdites régions inférieures de la charge et les sature. Lorsque le problème s'aggrave, il se produit un phénomène qu'on peut désigner par "colmatage" et le passage des gaz à travers la charge est fortement entravé. Par suite, il s'est avéré souhaitable de réduire fortement l'épaisseur de la charge ou de réduire au minimum la quantité d'humidité contenue dans la charge et dans les gaz qui la traversent afin d'approcher des possibilités de l'appareil.Toutefois, lorsque la teneur en humidité des gaz est faible, la résistivité des gaz et des particules est élevée et l'efficacité du dispositif de précipitation électrostatique est fortement réduite. Egalement, la température des gaz passant normalement à travers la cha:cè dans des processus classiques et sortant de son c8té inférieur, est basse (1070 à 121 Oc). les caractéristiques de précipitation électrostatique sont géndraletnent inférieures en présence à la fois d'une faible teneur en humidité et d'une telle température relativement basse. Ainsi, le frittage classique de minerais contenant des oxydes minéraux tel qu'il est couramment pratiqué pose un dilemme : si la teneur en humidité des gaz est augmente dans l'installa.ion pour améliorer le fonctionnement du dispositif de précipitation électrostatique, il se produit un colmatage des couches inférieures de la fritte. Si l'on ajoute l'humidité après le frittage, il se produit une condensation au point de rosée qui provoque l'encras- sement de l'appareil.Bien que la capacité puisse entre fractionnée en utilisant des lits ou charges plus minces pour augmenter la teneur en humidité des gaz d'échappement, ce fractionnement tend à entre trop rigoureux pour un fonctionnement rentable et l'absorption d'humidité par unité de volume des gaz est encore inférieure à la valeur optimale pour les techniques de précipitation électrostatique à cause de la plus faible quantité d'eau disponible dans les lits plus minces. La température des gaz d'échappement est aussi au-dessous de la température optimale. On vient de découvrir que des charges relativement profondes de particules frittables étalées horizontalement formées d'un oxyde métallique, d'un fondant, un schiste ou une argile, d'une matière carbonée combustible et d'eau sur une grille mobile de forme linéaire ou circulaire, peuvent entre frittées d'une manière rentable Far un procédé qui consiste à enflammer la charge et à faire passer des gaz oxydants à travers cette dernière pour engendrer un front de chaleur mobile transversalement dans la charge, tout en déplaçant la charge horizontalement le long d'un trajet prédéterminé ou d'une distance prédéterminée. les grilles mobiles ont une longueur comprise entre 1,2 et 120 m. le procédé antérieur est perfectionné en recueillant les gaz chargés humidité sortant de la charge sur une première partie du trajet et en recyclant au moins une partie de ces derniers à travers la charge sur une autre partie du trajet les gaz s'échappant de la fritte à partir de cette autre partie se sont avérés présenter des caractéristiques plus proches de la valeur optimale pour un traitement dans un dispositif de prCcipitation électrostatique.Bien qu'un recyclage à travers des charges de frittage ne soit pas nouveau en soi (voir brevets des Etats-Unis dtAmérique NO 1 215 636 et N 1 215 6n7), les minerais utilisés contiennent des matières combustibles et aucune humidité n: est utilisée pour le traitement par courant d'air. Les gaz secs ne peuvent pas être correctement traités par voie électrostatique du fait que la résistivité est trop élevée.Par ailleurs, la technologie concernant le frittage a indiqué que l'introduction de la vapeur d'eau dans un capot au cours d'un procédé de frittage est contraire à la bonne pratique (voir "Agglomeration" de Knapper, Interscience Publishers, 1962, pages 464 à 466). il est également indiqué que le débit de la fritte est réduit par une augmentation de la teneur en vapeur d'eau de l'air ou des gaz de frittage. Comme indiqué plus haut, le présent procédé est caractérisé par le prélèvement des gaz chargés d'humidité à partir d'une partie initiale du trajet parcouru par la charge et par un recyclage délibéré de ces gaz relativement froids d'un capot à travers le lit ou la charge mobile le long d'une partie ultérieure du trajet parcouru par la charge. les gaz provenant de la partie ultérieure du lit sont chargés de poussière et présentent une forte teneur en humidité, c'està-dire de 5 à 15 % en volume d'eau. Ils passent ensuite avantageu serment à travers un collecteur de poussière pour les débarrasser des particules grossières puis à travers un dispositif de postcombustion et un refroidisseur pour régler la température au niveau correct pour la précipitation électrostatique. Lorsque ce mode de conditionnement des gaz d'échappement est mis en oeuvre, la teneur en humidité des gaz et leur température sont plus près de la valeur optimale pour le fonctionnement correct d'un appareil de précipitation électrostatique. On ne remarque aucune diminution du taux de production de la fritte mais on obtient de nombreux avantages en particulier du point de vue de la pollution.Comme indiqué, la précipitation électrostatique de la matière particulaire solide est beaucoup plus efficace. Il semble également que les gaz soient suffisamment conditionnés pour autre initialement chargés dans le précipitateur c'lectrostatique, et finalernent, dans le dispositif de post-combustion. le second passage des gaz contenant des hydrocarbures, du carbone et de l'oxyde de carbone dans le lit de frittage permet la combustion des hydrocarbures et la transformation du carbone et dcs oxydes inférieurs de carbone en anhydride carbonique et en eau qui sont inoffensifs,et porte la température au-dessus de la moyenne habituelle. de 121 Oc, en réduisant ainsi au minimum les frais qu'entre le fonctionnement du dispositif de post-combustion. les impuretés à base de soufre sont également oxydées et peuvent entre éliminées des gaz d'échappement par un dispositif convenable d'épuration. Ainsi, le présent procédé atteint les buts désirés d'une production rentable de fritte et d'une réduction de la pollution. En outre, le volume des gaz effluents est réduit de la quantité recyclée, ce qui est favorable non seulement du point de vue de la pollution de l'atmosphère, mais également du point de vue des frais de traitement des gaz. La description ci-dessus ne concerne que l'utilisation de l'installation de frittage pour le frittage en interrompant le fonctionnement lorsque le front de flamme atteint les grilles simultanément au déchargement de la fritte chaude de l'installation. Dans ce cas, la fritte est refroidie ultérieurement par un dispositif de refroidissement séparé en utilisant une circulation forcée de l'air ambiant comme milieu de refroidissement. Si l'inBtallation de frittage est prolongée pour comporter une zone de refroidissement au-delà de la zone de frittage, cette zone de refroidissement ne permet pas aux gaz d'entratner des hydrocarbures car le frittage est terminé et la charge est entièrement débarrassée des matières hydrocarbonées. Toutefois, si l'on utilise un courant d'air de recyclage contenant des hydrocarbures entratnés comme milieu de refroidissement et si on le dirige à travers la couche chaude de minerai fritté située dans la zone de frittage, les hydrocarbures sont entièrement brQls et donnent des gaz d'échappement entièrement débarrassés d'hydrocarbures entratnés. En conséquence, la présente invention concerne brièvement un procédé de frittage d'une charge de particules disposées horizontalement sur une grille mobile, lesdites particules comprenant un minerai contenant des oxydes métalliques, par exemple un minerai de fer, un oxyde de fer, du schiste ou de l'argile, une matière carbonée combustible, par exemple de la houille, du coke, de la poussière de charbon,des résidus de goudron, de la lignite, etc. et de liteau, en allumant la charge et en faisant passer un gaz oxydant, par exemple l'air ambiant,à travers la charge allumée à raison de 1 à 5 kg de gaz pour chaque kg de la charge afin d'engendrer un front de chaleur ou de flamme mobile transversalement dans ladite charge, tout en déplaçant cette dernière horizontalement le long d'une grille mobile, mouvement qui implique un prélèvement de gaz chargés d'humidité à partir d'une partie initiale de la grille mobile et le recyclage d'une partie au moins dudit gaz à travers la charge sur une partie ultérieure de la grille mobile et ensuite, le passage du gaz sortant de la partie ultérieure dans un dispositif de précipitation électrostatique. On peut se référer à nouveau à l'ouvrage susmentionné "Agglomeration" de Knapper et à l'article de cet ouvrage intitulé "The Continuous Sintering Process--Research and Applications" de Ban, Czako, Thompson and Violetta (pages 511 à 536) pour une description du principe du "front de flamme" dans un lit de frittage. La vitesse habituelle de propagation verticale dans la charge du front de flamme est comprise entre 6,35 et 50 mm environ par minute. De nombreux paramètres influent sur la vitesse à savoir la teneur en oxygène du gaz, la répartition du combustible, le débit du gaz, la teneur en humidité à la fois du lit et des gaz, la porosité du lit, etc. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard du dessin annexé et donnant à titre explicatif, mais nullement limitatif, une forme de réalisation de l'invention. Sur ce dessin la figure unique représente une grille mobile se déplaçant le long d'un trajet prédéterminé de droite à gauche et comportant seize boites à vent qui sont placées sous la grille, et un capot disposé au-dessus de la grille près de l'extrémité dans laquelle les gaz de recyclages humides "froids" sont introduits. Par le not "froid", on entend des gaz à une ter..r,-rature comprise entre 66 et 149 C. Comme indiqué plus haut, la charge traitée selon le présent procédé est formée de particules de plusieurs matières. Les matières solides sont sous la forme de granules ayant généralement une granulométrie comprise entre 6,55 mm et une dimension correspondant à celle des fines. Ainsi, un minerai de fer granulaire ou un schiste granulaire, ou bien une argile granulaire, est mélangé avec une matière carbonée combustible granulaire, par exemple de la houille, du coke, de la poussière de charbon, de la lignite, des débris, éventuellement un fondant, par exemple du calcaire, etc. Les proportions de ces matières solides sont généralement comprises entre 2 et 10 % en poids de coke ou de houille ou d'une autre matière carbonée sur base sèche.Afin d'agglomérer correctement la matière carbonée et la fraction contenant les oxydes métalliques, on peut utiliser un liant liquide.~La composition du liant liquide comprend principalement de l'eau bien quton puisse avoir recours par exemple à une émulsion d'asphalte. La quantité d'humidité doit entre comprise entre 6 et 14 % en poids. Les particules formant la charge peuvent provenir de la combinaison des ingrédients essentiels susmentionnés en les secouant dans un tambour ou en les traitant dans un appareil à pastiller comme celui décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N 3 169 269. Les particules ont avantageusement la forme d'un grain de riz et sont sensiblement de même grosseur. Cet état est désigné par "texture analogue au riz". Un exemple de formulation sur base sèche de la matière de la charge humide ou "à l'état vert" à soumettre au procédé de frittage de la présence invention est le suivant Minerai de fer 32 % calamine 10 % Escarbilles 2 % Fondant 23 % Poussière de charbon 5 % Débris 28 % Les matières seches sont mélangées avec de l'eau dans un mélangeur ou pastilleur convenable quelconque à une teneur en humidité de 6 à 9 % en poids, par exemple de 6 %. Pour la mise en oeuvre de la présente invention, on peut utiliser une composition quelconque comprenant une fraction d'oxyde métallique et une matière carbonée et de l'humidité pour le frittage, une telle composition étant de peu d'importance pour le procédé. Dans une forme de réalisation du procédé de frittage de la présente invention, la charge mobile est allumée dans les couches supérieures pour amorcer la combustion du carbone et autre matière carbonée combustible qu'elle contient. les gaz contenant une quantité suffisante d'oxygène, par exemple de l'air, sont ensuite aspirés de haut en bas à travers le lit pour entretenir la combustion et provoquer une propagation verticale du front de flamme de haut en bas vers la grille. Lorsqu'un minerai de fer constitue la frac-tion contenant des oxydes métalliques, la température régnant dans le lit au niveau du front de flamme atteint/13700C. Torsqutune argile constitue la fraction contenant des oxydes métalliques, la température atteint 12000G environ.Dans ces conditions, le minerai granulaire est partiellement fondu pour former un gâteau poreux de matière frittée agglomérée. le procédé se distingue des réactions de métallisation ou de réduction car il est mis en oeuvre en présence d'un courant d'air oxydant à la distinction d'un courant d'air réducteur. Au fur et à mesure que le front de flamme se déplace dans le lit, les gaz chauds se déplaçant immédiatement devant lui provoquent la volatilisation des oxydes métalliques non ferreux et une volatilisation, distillation ou pyrolyse des matières organiques du lit qui sont entratnées par le gaz. En général, les substances organiques ne sont pas brûlées dans le courant d'air car la température et la teneur en oxygène du gaz sont insuffisantes à cet endroit pour entretenir une combustion.En se référant au dessin, ces phénomènes se produisent dans la charge près des botes à vent 1 à 15. Si le frittage est terminé près de la botte 15, la dernière botte à vent est utilisée avantageusement pour le refroidissement. En se référant maintenant plus particulièrement au schéma du dessin annexé, une charge humide de matière particulaire mélangée d'une épaisseur d'environ 13 à 38 cm, cette épaisseur étant réglée par des ditspositifs classiques, est coulée sur la partie de la grille mobile d'une longueur de 60 m (également de construction classique) au voisinage de la botte à vent 1 et se déplace de l'entrée vers l'extrémité de déchargement (D) comme indiqué sur le dessin. le déplacement nécessaire de la charge est d'autant plus rapide que le trajet est plus long. Pendant la première partie du procédé, la charge est allumée dans les couches supérieures par des brhleurs à gaz (B).Ceux-ci provoquent un séchage préliminaire de la surface de la charge particulaire et élèvent sa température suffisamment pour que la combustion du combustible se produise sur la partie du trajet de la charge au-dessus des bottes à vent 3 à 6. l'air est aspiré de haut en bas à travers la charge par le ventilateur de recyclage (VR) qui entretient la combustion du combustible ou de la fraction carbonée de la charge. Les gaz enlèvent de 50 à 90 ffi de l'eau de la charge sur la partie initiale du trajet horizontal parcouru par la charge et correspondant aux bottes à vent 1 à 6. les gaz qui sont aspirés de haut en bas à travers la charge par le ventilateur de recyclage constituent un courant d'air assez violent, le débit étant compris entre environ 1 et 5 kg de gaz par kg de charge traitée. le débit des gaz à travers la charge est compris entre 457 et 914 m7 à travers la charge est compris entre 457 et 914 m@ par minute par m2 de surface de la grille. A cause de ce débit relativement élevé, les fines particules d'agrégat et des produits de décomposition sont entratnées mécaniquement par les gaz et traversent le lit. Un premier collecteur de poussière en série avec le collecteur reliant les bottes à vent 1 à 6 aide à éliminer une partie des particules les plus grossières, ces particules pouvant constituer une partie des "débris" incorporés dans les formulations des charges ultérieures à l'état vert. La température des gaz est alors de 93OC environ, ce qui correspond à un gaz de recyclage relativement froid (GF). Ces gaz sont refoulés par le ventilateur de recyclage vers une partie ultérieure du trajet où se produit en réalité la majeure partie du frittage. Au moment où la charge entre dans la rcgion située au-dessus de la botte à vent 7, le front de flamme s'est formé par suite de l'ar,zorçage de la combustion dans les couches supérieures de la charge. Il poursuit sa propagation vers le bas à travers le lit au fur et à mesure que ce dernier se déplace de droite à gauche en observant le dessin. Le gaz de recyclage froid contient une quantité importante d'humidité ainsi que des hydrocarbures imbrûlés, de l'oxyde de carbone et des particules de poussière. le ventilateur de recyclage introduitfice gaz de recyclage-froid dans un capot recouvrant les boîtes a vent 7 à 15 dans la forme de réalisation représentée.Sous l'influence du ventilateur de frittage qui est en série avec le collecteur reliant les bottes à vent 7 à 15 inclusivement dans la forme de réalisation représentée, le gaz de recyclage froid est aspiré de haut en bas à travers le lit de la fritte et de nouveau à un débit qui est de l'ordre de 1 à 5 kg de gaz d'échappement par kg de matière solide traitée. Dans cette phase du procédé, de l'air très humide est introduit dans le capot au-dessus de la charge à fritter pour qu'il la traverse. Contrairement à la pratique antérieure, il ne se produit pas de "colmatage". Cet état de chose est dQ probablement au grand débit de gaz. Les hydrocarbures contenusidans le gaz de recyclage froid sont brûlés avec la matière carbonée imbrûlée de la charge. La matière particulaire est entratnée dans la charge par suite de la fusion de plus en plus profonde de cette dernière au fur et à mesure qu'elle se déplace de droite à gauche. le reste de l'hu- midité que contient la charge, c'est-à-dire environ 50 à 10 %, est également éliminé dans cette région. Comme on l'a indiqué plus haut, l'air s'échappant de la fritte est aspiré de haut en bas par le ventilateur de frittage (VF) et passe facultativement dans un collecteur de poussière (CP), ce qui est préférable, comme indiqué. ces gaz sont très humides, sont débarrassés de l'oxygène et sont introduits avantageusement dans un dispositif de post-combustion (PC) pour conditionner les gaz afin de les évacuer dans l'atmosphère. le dispositif de postcombustion oxyde oxyde de carbone, brûle les hydrocarbures résiduels ou la matière carbonée entratnée et oxyde les oxydes inférieurs de soufre ou le soufre élémentaire entratné. On peut introduire du gaz naturel (glu) et de l'air primaire (AP) dans le dispositif de post-combustion pour faciliter la combustion.La température du gaz entrant dans le dispositif de post-combustion est beaucoup plus élevée, c'est-à-dire de 204 à 316 C au lieu de la température usuelle de 930 à 121 Oc. Ainsi, la quantité de combustible et l'élévation de la température (jusqu'à environ 81 C 0) nécessaires pour effectuer la post-combustion sont moins importantes. Après avoir quitté le dispositif de post-comEustion, le gaz entre dans un refroidisseur (R) qui peut avoir la forme d'une tour d'épuration de manière à pouvoir efficacement isoler les composants solubles dans l'eau qui seraient autrement déchargés comte polluants dans l'atmosphère. En variante, et de préférence, l'appareil de refroidissement peut impliquer une transmission de chaleur du gaz à l'eau (E) à travers une barrière qui sépare entièrement le gaz de l'eau. De cette manière, des sels solubles dans l'eau, par exemple, ne polluent pas l'eau de refroidissement mais sont entraînés par le courant gazeux pour être éliminés ultérieurement dans le précipitateur électrostatique (PE). La température des gaz s'échappant du refroidisseur est alors portée à un niveau optimal, c'est-à-dire entre 2040C et 260 C au lieu de la température normale de 1210C. La teneur en humidité des gaz à cet endroit est d'environ 70 à 40 % en volume. La température élevée et la plus forte teneur en humiai- té correspondent aux conditions les plus favorables des gaz pour réussir une précipitation électrostatique de la matière particulaire solide entraSnée. La résistivité des gaz est optimale dans ces conditions. Ainsi, le gaz passe à travers un précipitateur électrostatique représenté schématiquement en PE au-delà de l'appareil de refroidissement pour être déchargé dans l'atmosphère. Le précipitateur électrostatique est de construction classique et son fonctionnement est bien connu des spécialistes. Si un dispositif de post-combustion n: est pas nécessaire, il est évident que le courant d'échappement (CE) est suffisamment conditionné pour êre soumis à une précipitation électrostatique en l'absence d'un dispositif de post-combustion. Il est également évident que le courant d'air peut être initialement introduit dans le précipitateur électrostatique et ensuite dans un dispositif de postcombustion. Afin de refroidir encore la charge juste avant que le gSteau de fritte soit déchargé, l'air primaire peut 8tre aspiré de haut en bas à travers la charge par un ventilateur VP coopérant avec la bote à vent 16. Un collecteur de poussière classique peut entre avantageusement incorpore dans ce circuit.Le gaz maintenant réchauffé par son passage à travers la charge chaude et contenant un pourcentage plus important d'oxygène que les gaz s'échappant de la fritte peut êt e introduit dans le dispositif de post-combustion avec du gaz naturel si nécessaire pour brûler les composants, les matières solides ou les gaz combustibles dans le courant des gaz S t échappant de la fritte. titre de variante, on peut également prévoir une plus longue zone de refroidissement après la boSte à vent 1C,et une partie ou la totalité du courant d'air contenant des hydrocarbures, tels que celui provenant des bottes à vent 7 à 15,peut être acheminée dans cette plus longue zone de refroidissement pour que les hydrocarbures y soient entièrement brûlés en venant en contact avec la fritte chaude avant qu'ils passent dans le précipitateur électrostatique sous forme d'un gaz débarrassé des hydrocarbures, comme indiqué par le pointillé sur le dessin. Dans ce cas, la présence du dispositif de combustion est facultative et il est possible de refouler directement le gaz dans le refroidisseur à eau. Dans un exemple particulier de l'installation de la figure 1, le débit des gaz de recyclage froids s'élève à 2308 m3 (mètres cubes réels par minute) à une température de 1100C. Il contient à l'analyse Bau 7,7 % Oxygène 15,8 % Anhydride carbonique 4,1 % Oxyde de carbone 0,8 % Le débit des gaz s'échappant de la fritte s'élève à 3849 m3 réels par minute à une température de 277 C. L'analyse des gaz s'échappant de la fritte est la suivante Eau 14,3 % Oxygène 12,6 % Anhydride carbonique 14,1 % Oxyde de carbone 1,28 % Le débit des gaz s'échappant du dispositif de post-combustion s'élève à 9000 m3 environ par minute à une température de 760 C. L'analysé de ces gaz est la suivante Eau 14,3 % Oxygène 9,0 % Anhydride carbonique 10,3 % Oxyde de carbone 0,0 % Un exemple du débit des gaz s'échappant du refroidisseur est de 5020 m3 réels par minute à une température de 23200. L'analyse de ces gaz est la suivante Eau 36,6 % Oxygène 7,6 % Anhydride carbonique 6,6 % Oxyde de carbone 0,0 % Dans un exemple particulier, le débit de l'air primaire est de 1098 m3 réels par minute et il s'échappe à une température de 3660C. l'analyse de ce gaz est la suivante :: Eau 0,0 % Oxygène 20,3 % Anhydride carbonique 3,5 % Oxyde de carbone 0,79 % Etant donné que 90 % environ de l'eau sont enlevés dans la première partie du lit, il est évident que si le gaz provenant de cette partie est recyclé dans la dernière partie du lit, le pourcentage de l'eaucontenue dans le courant de gaz épuisé augmente, c'est-à-dire qu'il double pratiquement.Le débit total des gaz par rapport au procédé antérieur de frittage correspond sensiblement à la moitié,et la température des gaz d'échappement est presque deux fois supérieure, c'est-à-dire qu'elle s'élève jusqu'à 288oC. Comme on l'a indiqué plus haut, ce processus a pour effet de diminuer la résistivité du milieu formé des gaz et des particules de poussière et conditionne plus favorablement les gaz d'échappement pour leur traitement par des processus électrostatiques. Ce procédé effectue encore un autre traitement très avantageux des gaz d'échappement. les réglementations en vigueur ont tendance à interdire qu'un procédé de frittage dégage un gaz contenant des hydrocarbures ou du carbone, par exemple de l'oxyde de carbone. Pour satisfaire à ces conditions, les procédés classiques de frittage nécessitent l'installation d'un incinérateur ou d'un dispositif de post-combustion afin de pouvoir élever la tempéra- ture des gaz d'échappement du procédé classique de frittage de la température usuelle de 1210C à une température de 704C ou 7600C. Ceci doit être combiné avec une introduction d'air pour faire brûler ces ingrédients combustibles. Toutefois, dans le présent procédé, étant donné que les gaz ont été recyclés, une proportion d'environ 50 a' 90 c/O des matières combustibles ont été incinérées dans la masse du lit de frittage, c'est-à-dire dans les régions couvertes par les bottes à vent 7 à 15 sur le dessin annexé. En conséquence, il n'est pas nécessaire de soumettre ces fractions à un traitement après coup quelconque.En outre, les gaz s'échappent à une température très supérieure à 1210C,de sorte que le prix du combustible destiné à porter les gaz à la température d'inciné- ration est considérablement réduit et la quantité de gaz contenant de l'oxygène nécessaire pour la combustion est également très diminuée, ce qui réduit encore le prix du combustible. La ou les dernières bottes à vent ont le plus souvent pour fonction principale de refroidir la matière frittée et la combustion est pratiquement terminée dans cette partie du trajet que parcourt la charge. En conséquence, les gaz d'échappement provenant de cette région comprennent sensiblement de l'air préchauffé qui peut constituer l'air primaire de combustion des brûleurs par exemple dans un dispositif de post-combustion ou dans un incinérateur. Cela a pour effet de conserver la chaleur et de permettre de réaliser des économies dans l'installation. Egalement, les dernières bottes à vent peuvent titre utilisées dans une installation à deux ventilateurs pour incinérer encore les gaz d'échappement en les faisant passer dans la zone de refroidissement pour brûler les hydrocarbures entratnés. L'une des découvertes vraiment surprenantes découlant du procédé de la présente invention réside dans le fait que les gaz riches en hydorcarbures passant à travers le front de flamme, alors que la durée totale du passage à travers ce dernier est mesurée en millisecondes, effectue une combustion sensiblement complète des substances combustibles des gaz dans la masse de la charge. Si ces hydrocarbures devaient titre traités dans un dispositif de post-combustion, ce dernier devrait entre conçu pour une durée de séjour d'environ 5 secondes pour effectuer une combustion complète. Le présent procédé atteint une combustion de 90 % en un temps extrêmement court en faisant passer les combustibles gazeux contenant de:-: hydrocarbures à travers un front de flambe ou des zones chaudes du lit de frittage. On présume que la présence d'oxydes métalliques nouvellement formés dans le lit de fritte catalyse 11 oxydation des bydrocirbures contenus dans le co&num;sant gazeux. Les résultats donnes dans le présent mémoire ont etc obtenus avec une seule phase de recyclage. Il est évident que l'on peut multiplier cette phase pour effectuer un recyclage plus fréquent d'une partie du lit à une ou plusieurs parties ultérieures, r-a-r exemple dans un système à plusieurs phases. Dans la description ci-dessus, on s'est rapporté à des précipitateurs électrostatiques d'une façon générale. Bien que le procédé puisse entre mis en oeuvre avec l'un ou l'autre des deux types connus de précipitateurs électrostatiques, c'est-àdire le type humide et le type sec, le procédé est mis en oeuvre plus avantageusement avec un précipitateur électrostatique du type sec. Le présent procédé produit un courant d'air humide et chaud ayant une teneur en humidité supérieure à 10 % environ et une tempW-rature supérieure à 204 C environ,et ces conditions sont très favorables pour une précipitation électrostatique à sec. La matière particulaire entraînée par le courant d'air comprend non seulement des particules du minerai et de la matière fritte qui a été entraînée mé-caniquement mais egalement des particules de métal volatil et des particules de sels métalliques qui sont habituellement solubles dans l'eau. Ces sels métalliques sont précipités de préférence dans un précipitateur électrostatique sec. Dans ce dernier cas, la matière particulaire accumulée sur les plaques charge es est enlevée par un dispositif vibrant. La forte humidité et la température élevée des ga traités favorisent la conductivité de la matière particulaire accumulée en améliorant ainsi le fonctionnement du précipitateur. Toutefois, à cause de Ja haute température, les particules sont récupérées sous forme relativement sèche e-t peuvent être éliminées sans qu'elles contaminent un milieu aqueux de lavage tel que celui utilisé pour la précipitation électrostatique par voie humide. La matière sèche isolée par le précipitateur électrostatique peut être vendue, recyclée ou ensevelie pour l'éliminer. Comme on le sait, la précipitation électrostatique implique le passage d'un gaz chargé de particules à travers un champ électrostatique présentant une charge importante entre des conducteurs métalliques. Les particules se déplacent vers une plaque de charge opposée et elles sont déposées sur sa surface. Au fur et à mesure que les particules déchargées s'accumulent, l'effica- cité commence à diminuer et les particules doivent être enlevées périodiquement. Cet enlèvement peut entre effectué par des vibrateurs qui secouent les plaques pour en détacher les particules accumulées ou bien par lavage à l'eau. Le premier mode opératoire est le processus à sec et le second est le processus par voie humide, comme susmentionné. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au procédé décrit sans sortir du cadre de l'invention. R ?-DIC i11 G?.: 1. Procédé de frittage d'ur.e charge de particules disposes horizontalement sur une grille mobile, ladite charge comprenant un oxyde métallique, une matière carbonée combustible et de l'eau, le procédé consistant à allumer la charge et à faire passer un gaz oxydant à travers elle à raispn de 1 à 5 kg de gaz par kg de la charge pour engendrer un front de flamme se déplaçant transter- salement vers la grille mobile, procédé caractérisé en ce qu'il consiste à recueillir le gaz chargé d'humidité sortant de la charge sur une première partie de son parcours et à recycler ce gaz à travers la charge sur une partie ultérieure de son parcours et à faire passer ensuite le gaz recyclé chargé d'humidité s'échappant de la charge à travers un précipitateur électrostatique. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à faire passer le gaz oxydant de haut en bas à travers la charge. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le gaz oxydant et le gaz de recyclage chargé d'humidité passent tous d'eux de haut en bas à travers la charge. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le précipitateur électrostatique est du type à sec. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à faire passer les gaz d'échappement chargés d'humidité à travers un dispositif de post-combustion avant qu'ils passent dans le précipitateur électrostatique. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il consiste à refroidir les gaz d'échappement chargés d'humidité après leur passage à travers le dispositif de post-combustion et avant qu'ils passent à travers le précipitateur électrostatique. 7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à faire passer de l'air primaire à travers la charge dans la dernière partie de son parcours pour refroidir la charge frittée et préchauffer l'air primaire. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que les gaz d'échappement chargés d'humidité passent dans un dispositif de post-comèustion avant de passer dans le précipitateur électrostatique et en ce que l'air primaire est introduit dans le dispositif de post-combustion. 9. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le gaz oxydant et le gaz de recyclage chargé d'humidité passent -tous les deux de haut en bas à travers la charge, en ce que le gaz d'échappement chargé d'humidité passe à travers un dispositif de post-combustion, en ce que le gaz sortant de ce dernier est refroidi et en ce que le précipitateur électrostatique est du type à sec. 10. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'une partie au moins des gaz d'échappement chargés d'humidité sortant de la charge est recyclée à nouveau à travers le lit de la fritte chaude dans une zone de refroidissement terminale avant de passer dans le précipitateur électrostatique. 11. Installation de conditionnement des gaz s'happant d'une fritte après leur passage à travers une charge comprenant initialement un agrégat humide d'oxyde métallique et d'une matière carbonée combustible sur une grille mobile, installation caractérisée en ce quelle comprend un dispositif pour allumer la charge, un dispositif pour recueillir les gaz chargés d'humidité provenant d'une première partie du trajet parcouru par la charge qui est allumée, un dispositif pour faire passer ce gaz à travers la charge dans une partie ultérieure du trajet dans laquelle la charge est frittée pour produire un gaz d'échappement chargé de poussière et d'une grande quantité d'humidité et un dispositif pour débarrasser ces gaz de la poussière par précipitation électrostatique.