La présente invention concerne une cellule élec- trolytique bipolaire constituée de plusieurs éléments présen- tant une structure nouvelle. Plus particulièrement, la présente invention con- cerne une cellule d'électrolyse bipolaire comprenant plusieurs éléments électriquement montés en série, chaque cellule élé- mentaire ou élément étant divisé par une membrane d'échange d'ions en une chambre anodique et une chambre cathodique, et chacune des chambres anodiques et cathodiques comportant un tube d'alimentation et un tube d'évacuation respectivement re- liés à des collecteurs communs, la cellule étant caractérisée en ce qu'une partie, de préférence la plus grande partie, de chacun des tubes d'alimentation et d'évacuation est insérée dans la chambre de l'électrode respective. On a antérieurement déjà fait connaître des procédés en vue d'obtenir un halogène gazeux, comme le chlore ou le brome, à partir d'une chambre anodique et un hydroxyde de métal alcalin, comme l'hydroxyde de sodium ou l'hydroxyde de potassium, à partir d'une chambre cathodiquepar l'électrolyse d'une solution aqueuse d'un halogénure de métal alcalin comme le chlorure de sodium, le chlorure de potassium ou le bromure de sodium Les procédés appelés "procédés à membrane d'échange d'ions", impliquant l'utilisation d'une membrane d'échange d'ions comme diaphragme séparant une cellule d'électrolyse en une chambre anodique et une chambre cathodique,ont acquis un large succès industriel car ils donnent des hydroxydes de mé- taux alcalins de haute qualité tout en consommant une moindre quantité d'énergie par unité de poids du produit obtenu. Il est bien connu qu'une cellule d'électrolyse des- tinée à mettre en oeuvre le procédé d'électrolyse avec mem- brane d'échange d'ions peut appartenir à deux types, monopo- laires ou bipolaires Par rapport à la cellule d'électrolyse monopolaire, la cellule d'électrolyse bipolaire présente l'a- vantage d'une structure compacte Mais elle présente le dé- faut que, lorsque plusieurs cellules élémentaires ou éléments sont agencés comme dans un filtre-)resse, il y a circulation d'une grande quantité d'un courant de fuite On a donc effec- tué diverses tentatives visant à éviter l'écoulement d'un cou- rant de fuite Par exemple, la description de la demande de brevet japonais publiée le 8 décembre 1976 sous le n S 142 497/ 1976, révèle l'utilisation d'un tube en caoutchouc électrique- ment isolant, et capable de résister à la chaleur et au chlo- re, comme tube d'alimentation ou d'évacuation reliant un aju- tage d'un collecteur à un ajutage d'un châssis de chambre d'a- node, le diamètre intérieur et la longueur du tube en caout- chouc étant tels que l'on maintient à une valeur égale ou in- férieure à 0,04 le rapport entre un courant maximal de fuite et un courant pour l'électrolyse Mais, lorsqu'on adopte un tel procédé, il faut un très long tube souple en caoutchouc entre un ajutage de collecteur et l'ajutage du châssis de la chambre de l'électrode, comme on le voit dans l'exemple de mise en oeuvre de la demande précitée de brevet japonais Donc, si l'on désire éviter que le tube d'alimentation ou le tube d'évacuation ne se desserre, il convient de prévoir entre l'a- jutage du collecteur et l'ajutage du chassis de chambre d'é- lectrodes une distance correspondant à la longueur du tube d'alimentation ou d'évacuation, et l'appareillage complet de- vient alors plus encombrant Cela conduit à l'inconvénient de ne pouvoir bénéficier de la caractéristique de compacité des cellules d'électrolyse bipolaires, et l'appareillage résultant présente une forte diminution de sa capacit 6 d'électrolyse, même si l'espace au sol qu'il occupe reste le mênme En outre, il est en pratique impossible de réaliser et d'installer in- dustriellement des tubes d'alimentation et d'évacuation avec un degré élevé de précision sans en provoquer le relâchement. Par contre, il peut s'avérer possible d'installer de manière compacte des tubes d'alimentation et d'évacuation tout en admettant un relâchement, lorsqu'on utilise des tubes en caoutchouc, des tubes flexibl) es et des conduits analogues. Mais les tubes peuvent être endoiiw Lagvs par suite d'un contact des uns avec les autres ou avec des pièces faisant partie de l'appareillage, comme le socle, ou bien ils peuvent etre in- suffisamment bien montés Donc, la cellule d'électrolyse une fois assemblée présente une structlure externe complexe qui peut empêcher un examen ou entraîner (le grandes difficultés lors des réparations de l'appareillage Un autre défaut con- siste en une grande perte de vitesse par des frottements d'un liquide dans un tube dans les parties coudées provenant d'un relâchement, et, lorsque le tube est un tube souple, la perte de vitesse par frottement que ce liquide subit dans un tel tube augmente Cela accroit la charge imposée à une pompe d'a- limentation en liquide. Un problème technique a donc consisté à mettre au point une cellule d'électrolyse bipolaire, comprenant plusieurs éléments montés en série, qui minimise l'écoulement d'un courant de fuite, a une structure compacte, présente d'excel- lentes caractéristiques de fonctionnement et garantit une fai- ble perte de liquide par des frottements en cours d'utilisa- tion. Il vient d'être trouvé que le problème technique pré- cité peut être résolu lorsqu'on insère profondément une par- tie du tube précité d'alimentation ou d'évacuation dans une chambre d'électrode. Ainsi, selon la présente invention, celle-ci propose une cellule d'électrolyse bipolaire, comprenant plusieurs élé- ments électriquement montés en série, chaque élément étant divisé par une membrane d'échange d'ions en une chambre ano- dique et une chambre cathodique, et chacune des chambres ano- dique et cathodique comportant un tube d'alimentation et un tube d'évacuation, qui sont respectivement reliés par une ex- trémité à des collecteurs commluns, la cellule étant caracté- risée en ce que l'autre extrémité de chacun des tubes d'ali- mentation ou d'évacuation est profondément insérée dans la chambre anodique ou cathodique respective, de manière qu'au moins 50 % de la résistance électrique d'un liquide de chaque tube existent dans la chambre d'électrode, et en ce que la paroi de la partie insérée de chaque tube isole électriquement le liquide du tube par rapport à un liquide se trouvant dans la chambre d'électrode. Puisque, selon la cellule d'électrolyse bipolaire de la présente invention, une partie, de préférence une ma- jeure partie, de chacun des tubes d'alimentation et d'évacua- tion est insérée profondément dans une chambre d'électrode, les tubes d'alimentation et d'évacuation peuvent 9 tre plus longs que ceux utilisés jusqu'à présent dans les cellules bi- polaires connues précitées, afin de conférer une plus grande résistance électrique à ces tubes et de minimiser un courant de fuite Donc, le rendement du courant peut encore augmenter dans une telle cellule d'électrolyse En outre, la partie al- longée de chaque tube d'alimentation ou d'évacuation peut 8 tre placée au sein d'une chambre d'électrode, et la longueur de la partie de tube située à l'extérieur de la cellule bipolaire peut être rendue au moins plus courte que celle correspondant à une cellule bipolaire classique On peut donc éviter l'in. convénient précité De plus, puisqu'une partie du tube d' 1 li. mentation ou d'évacuation (par exemple plus de la moitid Je sa longueur totale) peut être insérée dans la chambre d'élec- trode de la cellule de l'invention, les collecteurs peuvent être rapprochés de la cellule bipolaire tout en ayant la m 8 me longueur que dans le cas d'une cellule bipolaire classique, et la cellule d'électrolyse peut être réalisée en une plus petite dimension globale Ainsi, la partie de chaque tube d'a- limentation ou d'évacuation qui est à l'extérieur de la cellu- le élémentaire peut être extrêmement raccourcie, ce qui éli- mine les causes d'un endommagement des tubes ou les raisons risquant de rendre plus mauvaises les caractéristiques de fonctionnement En outre, puisqu'une partie de chaque tube d'a- limentation ou d'évacuation, devant être placée dans une cham- bre d'électrode, peut être constituée d'un tube droit ayant une paroi interne lisse, on aboutit à une plus faible perte par frottement que dans le cas d'un tube coudé, d'un tube en caoutchouc, d'un tube souple, etc. D'autres caractéristiques et avantages de l'inven- tion appara 1 tront au fur et à, mesure de la poursuite de la description. Dans la présente invention, on souhaite prescrire la longueur et l'aire de section (parfois exprimée sous forme de diamètre) de chaque tube d'alimentation ou d'évacuation de manière que le courant de fuite ne représente pas plus de 1 %, et de préférence pas plus de 0,5 %, du courant utilisé pour l'électrolyse Lorsque la longueur du tube augmente, la ré- sistance électrique s'élève dans le tube et le courant de fuite diminue En outre, plus l'aire de section est faible et plus la résistance électrique est élevée Donc, on peut diminuer le courant de fuite en diminuant l'aire de section de chacun des tubes d'alimentation et d'évacuation et en en augmentant la longueur Si chacun des tubes est trop étroit et trop long, une chute de pression augmente naturellement, ce qui augmente l'énergie nécessaire pour faire circuler la so- lution et provoque l'existence d'une pression élevée s'exer- çant sur le tube d'alimentation ou d'évacuation Il en résulte une fuite de liquide ou une destruction de l'appareillage. Ainsi, on peut choisir de façon générale le diamètre du tube entre 5 et 30 mm, et la longueur du tube entre 50 et 150 cm, selon la dimension de la cellule élémentaire, etc. La caractéristi que particulière de la présente in- vention réside dans l'insertion profonde d'une extrémité de chacun des tubes d'alimentation et d'évacuation dans la cel- lule élémentaire et dans l'élévation de la proportion de la partie du tube se trouvant à l'intérieur de la cellule élé- mentaire, de manière qu'au moins 50 %, de préférence 70 à %, de la résistance électrique totale du tube se trouvent dans la partie insérée A des fins)ra tiqutes, atu moins la moitié de la totalité de l a long-ucur de chaque tube peut cor- respondre à au moins 50 % de la résistance électrique totale. 250415 ? Donc, la partie du tube se trouvant à l'extérieur de la cel- lule élémentaire est extr 5 mement courte, et les collecteurs peuvent être rapprochés de la cellule. Selon une forme de réalisation de la présente inven- tion, on peut diminuer la perte de liquide par frottement dans le tube d'alimentation ou d'évacuation en réalisant au moins la partie du tube d'alimentation ou d'évacuation insé- rée dans la cellule élémentaire à l'aide d'un tube dur et li- néaire ayant une surface interne lisse, et en réalisant au moins la partie du tube qui est à l'extérieur de la cellule élémentaire à l'aide d'un tube souple C'est pour faciliter le raccordement à un collecteur que la partie du tube située a l'extérieur de la cellule élémentaire est en un tube souple. Puisqu'une flexion du tube souple en cette partie est inévita- ble et que la perte de liquide par frottement augmente dans cette partie, on préfère minimiser la longueur du tube souple. Il ressort de l'esprit de la présente invention que la partie du tube d'alimentation ou d'évacuation se trou- vant à l'extérieur de la cellule élémentaire doit gtre, au moins en partie et de préférence en totalité, constituée d'une matière non conductrice de l'électricité Il est également essentiel que la partie du tube insérée dans la cellule élé- mentaire présente une structure telle qu'un liquide se trou- vant dans le tube ne soit pas électriquement relié par la pa- roi du tube à un liquide se trouvant dans la cellule élémen- taire Par exemple, cette partie doit 9 tre réalisée en une ma- tière non conductrice de l'électricité ou en un tube dont la surface interne au moins est revêtue d'une matière non conduc- trice de l'électricité. La cellule bipolaire est en elle-même déjà connue. Ce type de cellule se caractérise par le fait que plusieurs cellules élémentaires, ou éléments, sont électriquement re- liés les uns aux autres en série, et que des liquides sont in- troduits dans une chambre anodique et retirée d'une chambre cathodique, respectivement, à l'aide de collecteurs communs. 7 2504157 Ainsi, les collecteurs sont électriquement relies aux cellu- les élémentaires par l'intermédiaire d'une solution d'électro- lyte S'il existe une différence de potentiel dans chaque cel- lule élémentaire, il se produit une fuite de courant par les collecteurs Cette relation sera décrite plus en détail en re- gard des dessins annexés La figure 1 montre le concept d'une cellule d'électrolyse bipolaire au type filtre-presse; la fi- gure 2 est une vue schématique montrant le passage d'un cou- rant électrique dans la cellule d'électrolyse bipolaire; et la figure 3 est un diagramme montrant la relation entre l'é- coulement et l'amplitude d'un courant de fuite dans la cellu- le de l'électrolyse bipolaire lordonnées: potentiel; courbe A (en trait plein): potentiels régnant dans les cellules élé- mentaires; courbe B (tireté) potentiels régnant dans les collecteursl. Une cellule d'électrolyse bipolaire destinée par exemple à l'électrolyse d'une solution aqueuse d'un chlorure de métal alcalin comporte un collecteur 11 destiné à l'ali- mentation en une solution aqueuse d'un chlorure de métal al- calin, un collecteur 12 destiné à l'alimentation en eau ou en un hydroxyde ae métal alcalin, un collecteur 13 destiné à évacuer une solution aqueuse d'un chlorure de métal alcalin de recyclage, et un collecteur 14 d'évacuation ou de sortie de l'hydroxyde de métal alcalin La cellule d'électrolyse est constituée de plusieurs cellules élémentaires 1 dont chacune comporte une anode 3, une cathode 4, et une membrane 2 d'échan- ge d'ions, qui sépare la cellule élémentaire en une chambre anodique et une chambre cathodique Les électrodes d'une cel- lule élémentaire sont électriquement reliées à une cathode et à une anode, respectivement, des cellules élémentaires voisines par des plaques 5 de séparation ou de compartimenta- ge Un tube 6 d'alimentation introduit dans la chambre anodi- que la solution aqueuse de chlorure de métal alcalin prove- nant du collecteur 11, et après son électrolyse, cette solu- tion passe par un tube 7 d'évacuation pour atteindre le col- lecteur 13 Un tube 8 alimente la cathode en un liquide Ipro- venant du collecteur 12 L'hydroxyde de métal alcalin formé emprunte un tube d'évacuation 9 pour parvenir au collecteur 14. Un courant électrique circulant entre l'anode A la plus externe et la cathode C la plus externe sert à l'élec- trolyse, comme représenté surtout par 11 N sur la figure 2, mais circule partiellement dans les quatre collec- teurs comme représenté par i 1 i N > dans les tubes d'alimentation et de décharge relies aux cellules elémentai- res Dans les cellules élémentaires, les potentiels sont éle- vés par rapport à la masse du côté' positif d'une alimentation en énergie, approximativement nuls au centre et faibles du côté négatif, en présentant des variations approximativement linéaires En raison de la résistance de l'intérieur du tube d'alimentation ou d'évacuation de la cellule élémentaire, il existe une différence entre le potentiel de l'intérieur de chaque cellule élémentaire et le potentiel de chaque collec- teur dans la partie correspondant au raccordement des tubes d'alimentation et d'évacuation de la cellule élémentaire. Ainsi, comme représenté sur la figure 3, le potentiel de l'in- térieur du collecteur, par rapport à la mniasse, est inférieur au potentiel des cellules élémentaires situées du côté néga- tif, ce potentiel coupe ce dernier dans la partie centrale et il est supérieur du côté négatif, comme représenté approxima- tivement par une ligne brisée C'est pourquoi un courant de fuite circule, comme représenté par les flèches il, i 2 Le courant qui a circulé de la cellule élémentaire vers le collecteur ne revient pas du côté positif de la cellule élé- mentaire et il est donc entièrement perdu En un endroit au- delà de la partie centrale, o le potentiel de l'intérieur du collecteur est supérieur à celui de l'intérieur de la cellule élémentaire, le courant commnence à circuller vers la cellule élémentaire, comme représenté par des flèches i N-1, i N. On présente ci-après un exemple de calcul approché de la quantité de courant électrique pt rdue par des fuites dans chaque collecteur Par exemple, lorsque le courant de fuite engendré représente 2 % au maximum dans chaque cellule élémentaire, c'est-à-dire lorsque i /To = 0,02 sur les figu- res 2 et 3, le courant de fuite est symétrique par rapport à la N/2 ième cellule élémentaire, comme représenté sur la fi- gure 3 Ainsi, en examinant le courant de fuite dans la pre- mière jusqu'à la N/2 ième cellule élémentaire, on peut calcu- ler la quantité de courant perdu sous forme d'un taux de perte de rendement du courant. Le courant de fuite i 1 provenant de la première cellule élémentaire est donné par i 1 0,02 Io, o I O est la quantité de courant fourni De môme, le courant de fuite i 2 provenant de la seconde cellule élémentaire est donné par i 2 = 0,02 I () I Le courant de fuite i 3 provenant 2 " N/ 30 de la troisième cellule élémentaire est donné par i 3 = 0,02 I 2 ( 002) I Ainsi, le courant de fuite i o N/2 2o n provenant de la énième cellule élémentaire (n n'est pas su- périeur à N/2) est donné par l'équation suivante: i 0,02 I ( 1 /) (n) in o ( 2 Le taux de perte, a in, du rendement de courant dû au courant de fuite provenant d'une cellule élémentaire don- née est exprimé par l'équation suivante: 1 = (i 1 j) / o = (i X(N/2-1) S 2 = (i 2 x) / i N (n_ 1:2) 41 N = l in ( N/2l / Le taux de perte, t, dul rendement du eourant dans l'ensemble des cellules élémentaires (c'est-àdire dans la cellule d'électrolyse) est donné par l'quaition suivante: S, 1 N/2 (N/2 1) CTIl ill N/2 o ( 3) Si l'équation ( 1) est introduite dans l'équation ( 3) et si l'on développe l'équation résultante, on obtient l'équation suivante: n = N/2 n= 1 (N/2 n I + 1)2 l 2 (N/2) + 3 (N/2) + (N/2)1 0 02 = 3 N l 2 (N/2)2 + 3 (N/2) + 1 l ( 4) Si l'on utilise respectivement quarante, quatre- vingtset cent-vingt cellules élémentaires dans des cellules d'électrolyse, les taux de perte du rendement du courant dans ces cellules d'électrolyse sont, selon l'équation ( 4) respec- tivement de 14,4 %, 27,7 % et 41,0 %, ce qui est étonnamment élevé Donc, il faut minimiser le courant de fuite provenant de chaque cellule élémentaire Par exemple, en diminuant le diamètre du tube d'alimentation ou d'évacuation de chaque cellule élémentaire et en augmentant la longueur de ce tube, on peut diminuer le courant de fuite qui en provient Mais cela aboutit simultanément à une é 1 ('va-tion de la pression du liquide d'alimentation ou d'évac(uation Ainsi, l'énergie est perdue et, dans un cas extrême, l'appareil peut subir une destruction Du point de vue du coût de l'énergie nécessaire pour l'électrolyse, il est souhlaitabie de ma;lintellir à une valeur inférieure à 1 Y, et de préférence non suo r-ieure a 0,5 %, le taux de or dtl r(endedieli i, du courant dans la c('l- n = N/2 n 11 a 0,02 V= 2 (N/2) 0,02 (N/2) lule d'électrolyse Par exe sple, si t'on désire maintenir a 1 e le taux de perte du rendement du courant dans une cellule d'électrolyse consistant en q Ltnrante, quatre-vingts ou cent- vingt cellules élémentaires, le courant de fuite de chaque cellule élémentaire doit être respectiver, ent de 0,14 %, 0,07 o ou 0,49 %, lorsqu'on le calcule selon l 'équation suivante ( 5), obtenue en transformant l'équation ( 1) pour N en utilisant X pour le coefficient 0, 02 et 0,01 2 0,03 N ( 5) l 2 (N/2)+ 3 (N/2) + 1 l Cela signifie que lorsque le nombre des cellules élémentaires augmente pour correspondre -à un appareillage in- dustriel, il faut nettement diminuer la quantité de courant électrique passant par les collecteurs. Selon la présente invention, on parvient à diminuer un courant de fuite dans une cellule d'électrolyse en augmen- tant dans une mesure relativement grande la longueur du tube d'alimentation ou d'évacuation et en minimisant la perte des liquides due au frottement dans les tubes L'homme de l'art peut facilement déterminer, en se fondant sur l'exemple ci- dessus de calcul, la longueur et le didarètre de chaque tube. Si l'on augmente la longueur du tube d'alimentation ou d'é- vacuation en relâchant la partie du tube située entre une cellule élémentaire et un collecteur, comme on peut générale- ment y songer, cette partie de tube vibre en raison de l'iner- tie de I'écoulement du liquide au moment de l'alimentation ou de la sortie en plus de la resistance précitée du liquide l'écoulement, et un raccord entre le tube et, la cellule élé- mentaire ou le collecteur subit une rupture de fatigue Dan;s le cas d'une cellule d '(lectrolysn du type filtre-presse, da:s laquelle les cellul es sont situées très prés les unes des autres, les vibrations prcitèes peuvent provoquer la mise en contact des tubes adjacents d'alimentation et/ou d'évacuation, et les parties ainsi mises en contact peuvent s'user et présenter une formation de trous On utilise géné- ralement des tubes souples pour constituer les tubes d'ali- mentation et d'évacuation afin d'en faciliter l'installation et de permettre l'absorption des contraintes engendrées entre la cellule élémentaire et le collecteur Il résulte cepen- dant de l'allongement et da -réci " des tubes l'in- convénient d'une augmentation nette d(les pertes des liquides par frottement dans les tubes, et de l'augmentation des char- ges il po Sé a N po,,?es d'alii-,i ntation. On a surmonté selon l'invention les défauts ou in- convénients précités en insérant dans une cellule élémentaire une partie considérable de chacun des tubes d'allimentation et d'évacuation En outre, ren utilisant un tube droit ayant une surface interne lisse pour constituer la partie du tube située a l'intérieur de la cellule élémentaire, on peut ré- duire très fortement la perte de liquide par frottement. On va maintenant décrire plus particulièrement, en se référant aux figures 4 à 8, la réalisation de la cellule élémentaire selon la présente invention. La figure 4 est une coupe d'une cellule élémentaire et des collecteurs réalisés selon une technique antérieure; les figures 5, 6 et 7 sont des coupes de cellules élémentai- res et de collecteurs utilisés dans la présente invention; et la figure 8 montre une forme de r Jalisation dans laquelle deux parties constitutives d'un tube d'alimentation ou de Sop ie sont reliées l'une à l'autre près de la surface d'une cellule élémentaire. * On voit sur la figure 4 qu'unt collecteur 16 de li- quide de sorti et un collecteur 17 le liquide d'alimenta- tion sont reliés respectivinenit îl, une clllule élémentaire 15 par des tubes souples 18 L'indlice de rêf'rence 19 désigne une électrode. Sur la figure 5, on 'voit,lu, -Is tubes 20 dl'al L- mentation et d'évacuation sont constitués chacun d'une par- tie 22 logée dans une cellule élémentaire 15 et d'une partie 21 située a l'extérieur de la cellule élémentaire Il n'existe pas de limitations particulières concernant la structure de la partie 22 Donc, le tube 20 peut être en une seule pièce ou bien être composée d'un tube dur fixé dans la cellule élé- mentaire pour constituer la partie 22 et d'un tube souple destiné à constituer la partie 21 reliée au tube dur à l'aide d'un raccord de type ajutage. La figure 6 montre une forme de réalisation dans laquelle les tubes 20 d'alimentation et d'évacuation sont in- sérés perpendiculairement dans la cellule élémentaire 15 Dans la forme de réalisation représentée *sur la figure 7, plusieurs trous 24 sont ménagés dans une partie terminale des tubes d'alimentation et d'évacuation, au sein de la cellule élémen- taire, afin d'assurer la dispersion des liquides d'alimenta- tion et d'évacuation Il convient d'éviter la formation de tels trous sur une grande longueur car seule la partie de cha- que tube inséré qui n'est pas perforée est disponible pour l'alimentation ou l'évacuation du liquide. Au moins la surface interne ou externe de la partie insérée 22 de chaque tube d'alimentation ou d'évacuation doit être réalisée en une matière non conductrice de l'électricité, et l'on utilise de préférence un tube réalisé en une matière non conductrice, ou bien un tube (par exemple un tube métal- lique) dont la paroi interne ou externe est revêtue d'une ma- tière non conductrice de l'électricité En d'autres termes, le liquide se trouvant à l'intérieur d'un tube 22 d'alinien- tation ou d'évacuation doit être électriquement isolé du li- quide se trouvant dans la cellule élémentaire et isolé de la paroi de la cellule élémentaire La matière non conductrice de l'électricité est de préférence capable de résister aux liquides et gaz se trouvant àa l'intérieur de la cellule élé- mentaire Des exemples de matières non conductrices de l'é- lectricité comprennent des résines fluorées, comme du poly- tétrafluoréthylène, des copolymères de tétrafluoréthylène et de perfluoroalcoxyéthylène, un copolymère de tétrafluoréthy- lène et d'hexafluoropropylène, un copolymère de tétrafluor- éthylène et d'éthylène, du polytrifluorochloroéthylène et du poly(fluorure de vinylidène), des polyoléfines comme le poly- propylène et le polyéthylène, et des résines de type chloru- re de polyvinyle. Il n'y a pas de limitations particulières concer- nant la partie 22 insérée Un tube lisse, notamment un tube de section circulaire, comportant une surface interne lisse pour diminuer la perte par frottement d'un liquide ou gaz pas- sant dans le tube, convient bien. Par exemple, en insérant 80 % de la longueur totale de chaque tube d'alimentation et d'évacuation dans une cellu- le élémentaire, on peut diminuer d'environ 30 % les charges imposées à une pompe de mise en circulation de liquide, en comparaison de la structure classique représentée sur la fi- gure 4, dont les tubes sont uniquement composés de tubes sou- ples, en supposant la même résistance électrique. Il n'existe pas de limitations concernant la lon- gueur et le diamètre de la partie insérée du tube d'alimen- tation ou d'évacuation selon la présente invention, notam- ment si ce tube peut faire partie d'une résistance électri- que entre la cellule élémentaire et le collecteur De préfé- rence, on détermine la longueur et le diamètre de manière que la partie insérée du tube représente au moins 50 %, de pré- férence au moins 80 %, de la résistance électrique. On préfère réaliser l'installation de la partie ihsérée du tube d'alimentation ou d'évacuation de manière que la structure résultante ne gêne pas l'introduction d'un li- quide ou gaz dans la cellule élémentaire, ni l'évacuation d'un tel liquide ou gaz provenant de cette cellule élémen- taire Généralement, il est commode que la partie 22 insérée puisse être séparée de la partie 21 située à l'extérieur de la cellule élémentaire La figure 8 est une coupe montrant un exemple de raccordemient de ces parties 21 et 22 l'une à l'autre La partie 21 est reliée à la parbie insérée 22 tout en étant isolée de la cellule 6 élémentaire Dans la forme par- ticulière de réalisation représent 6 e sur la figure 8, un tube 22 est relié par l'intermédiaire d'un écrou-capuchon 25 à un tube 21 non conductcur traite de nmanière à 9 tre souple. Il ressort de la descril tion ci-dessus que, selon la présente invention, on peut éviter l'écoulement d'un cou- rant de fuite en reliant à l'aide de court-"stubes d'alimen- tation et d'évacuation chaque cellule élémentaire à des col- lecteurs Il est donc possible d'empocher une vibration des tubes pendant le passage d'un liquide et de faire fonction- ner la cellule élémentaire sans endommager les tubes et leurs raccords En utilisant un tube lisse pour constituer la par- tie insérée du tube d'alimentation ou d'évacuation, on peut nettement diminuer les charges imposées à une pompe d'alimen- tation en liquide En outre, dans la présente invention, une résistance électrique destinée à éviter le courant de fuite peut 9 tre formée au sein de la cellule élémentaire Ainsi, lorsqu'il est nécessaire de faire varier la résistance élec- -trique pour empocher l'existence d'un courant de fuite dans chaque chambre d'électrode (par exemple lorsque la conducti- vité électrique d'une solution l'anolyte diffère de celle d'une solution de catholyte), on peut ajuster la résistance élec- trique sans faire varier les longueurs des tubes d'alimenta- tion et d'évacuation reliant les cellules élémentaires aux collecteurs. Alors que la présente invention a été décrite ci- dessus en se référant à des formes spécifiques de réalisa- tion représentées sur les figures, il va de soi que diverses modifications et variantes sont possibles sans que 1 'on s'é- carte de l'esprit et du cadre de 1 'i uventi on Par exemple, il n'est pas nécessaire d'u Liliser dans La totalité de 3 Lubes d'alimentation et d'évacuat iol d(e l cellule d'(lectrolyse de la présente invention l-i str 3 ctures spécifi les 'les tubes d'alimentation et d'èvacua Lion décrii;es c-enset, si ofl le désire, on peut n'utiliser de te Lles strue bures que dans une partie ou dans cert-ains d L:q lubus d I'ailimeuntation et d' 6- Vacuation Une telle forii die rïL tinentre égaclement dans le cadre de l'invention. En outre il sera évident jpour l'homme du métier que les membranes d'échan-ge de catiions et d'autres télé(ments constitutifs de la cellule d'électrolyse bipolaire selon l'invention, ainsi, que le p) rocédé pour la faire fonctionner, j 10 peuvent être ceux antérieurement connus efl pratique. N REVENDICATIONS 1 Cellule d'électrolyse bipolaire, comprenant plusieurs cellules élémentaires électriquement reliées en sé- rie, chacune des cellules élémentaires étant divisée par une membrane d'échange d'ions en une chambre anodique et en une chambre cathodique et chacune des chambres anodiques et ca- thodiques comportant un tube d'alimentation et un tube d'éva- cuation respectivement reliés par une extrémité à des collec- teurs communs ( 16, 17), cellule caractérisée en ce que l'au- tre extrémité de chacun des tubes ( 20) d'alimentation ou d'é- vacuation est insérée profondément dans la chambre ( 19) d'a- node ou de cathode respective, de sorte qu'au moins 50 % de la résistance électrique du liquide contenu dans chaque tube ( 20) se trouvent dans la chambre d'électrode ( 19),-et en ce que la paroi de la partie ( 22) insérée de chaque tube ( 20) isole électriquement un liquide contenu dans le tube ( 20) par rapport à un liquide contenu dans la chambre d'électrode ( 19). 2 Cellule d'électrolyse bipolaire selon la reven- dication 1, caractérisée en ce que la partie ( 22) de chaque tube ( 20) d'alimentation et d'évacuation qui est insérée dans la chambre ( 19) d'électrode est un tube dur réalisé en une ma- tière ne conduisant pas d'électricité, et en ce que la partie ( 21) du tube située à l'extérieur de la chambre d'électrode est un tube souple. 3 Cellule d'électrolyse bipolaire selon la re- vendication 1, caractérisée en ce qu'au moins la partie ( 22) de chacun des tubes ( 20) d'alimentation et d'évacuation qui est insérée dans la chambre ( 19) d'électrode est un tube mé- tallique dur dont la surface interne est revêtue d'une matière non conductrice de l'électricité, de manière à isoler élec- triquement un liquide contenu dans le tube ( 20) par rapport à un liquide contenu dans la chambre d'électrode. 4 Cellule d'électrolyse bipolaire selon la re- vendication 1, caractérisée en ce qu'au moins la moitié de la totalité de la longueur de chacun des tubes ( 20) dtalimen- tation et d'évacuation est insérée dans la ch ambre d'électrode.