La présente invention concerne une manille de channe comportant deux étriers articulés ayant chacun une forme en U et dont les extrémités des branches, qui s'interpé- ntrent à la façon de dents d'engrenages, sont couplées entre elles de manille articulez, dans le champ de leur interpEnétration, par un axe qui traverse toutes les extrémités et qui, dans sa partie centrale, comporte un treint périphérique dans lequel vient s'encastrer une partie en saillie radiale sur la paroi périphérique inté rieure d'une douille de blocage fendue longitudinalement disposée entre les extrémités des branches des Etriers, la longueur du retreint et de la partie de la douille encastrée dans celui-ci étant plus courte que la distance libre entre oelles des faces en regard llune de 1'autre des extrémités fourchues des branches des étriers. Dans la manille de ce genre décrite dans le brevet d'invention DE 2 753 911, la partie de la douille de blocage qui est engagée dans le rétreint de l'axe est con çue sous forme d'une nervure de section rectangulaire qui s'étend sur tout le pourtour de cette douille en faisant saillie radialement vers l'intérieur, La fabrication de douilles de ce genre est cependant assez conteuse, parce que la douille rouletée qui comporte cette nervure annulaire faisant saillie radialement vers l'intérieur ne peut, à cause de cette nervure, être retirée axialement, comme peuvent l'être les douilles ordinaires, du mandrin de rouletage, sans provoquer une usure accrue de ce dernier, lequel est adapté à l'alésage de la douille de blocage. En outre, ces douilles connues doivent être fabriquées à partir d'un profilé d'acier en T qui est relativement coûteux. le problème qu'avait à résoudre l'invention était alors de créer, pour une manille du genre décrit en préambule, des possibilités de simplification de la douille de blocage sans pour cela compromettre en aucune manière la sécurité du verrouillage en position de l'axe d'articulation, et sans exclure la possibilité de retirer cet axe des étriers de la manille lorsque l'on veut l'ouvrir. Pour résoudre ce problème l'invention prévoit que la partie de la douille de blocage destinée à pénétrer dans le rétreint de l'axe d'articulation est constituée par au moins une languette à effet de ressort découpée dans cette douille, s'étendant dans la direction circonférentielle de celle-ci et dont l'extrémité libre est délimitée par la fente longitudinale de la douille, Dans une forme d'exéoution avantageuse, la douille de blocage présente, à l'état $dépourvu de contrainte, dans ses parties terminales et dans celle de la languette, les mêmes sections intérieures coaxiales, notamment circulaire dont le diamètre est plus petit que celui des parties de l'axe d'articulation qui ne sont pas pétreintes, la différence entre ces diamètres étant égale à la profondeur de pénétration de la languette dans le rétreint de l'axe, Grâce à cette nouvelle forme de douille de blocage il est possible de fabriquer celle-ci à partir d'un profilé beaucoup moins coûteuz que celui qu'il fallait utiliser auparavant pour fabriquer la dcuille de blocage connue : il suffit maintenant de partir d'un simple tron çon d'acier a ressort plat Un autre avantage de la douille selon l'invention est qu'il n'y a aucune difficulté à la retirer du mandrin de rouletage qui a servi A la fabriquer, sans qu'il faille pour cela en agrandir le diamètre comme eela était le cas avec les douilles connues.De plus, lorsque la douille selon l'invention est en position de service, elle est assoeise a l'axe d'articulation de la manille par un double effet : un effet d'encastrement et un effet de serrage, de sorte que la sécurité de blocage de l'axe dans la manille assure par cette douille excède de loin les valeurs imposées par les normes. D'autres particularités avantageuses de la douille selon l'invention sont d'une part qu'en direction axiale la languette s'étend sur une distance plus courte que les parties terminales de la douille adjacentes à la languette, d'autre part que dans le sens axial la languette est déli- mitée e de chaque c6té par une fente orientée dans la direction circonférentielle et dont la largeur est sens blement égale a l'épaisseur de la paroi de la douille, et d'autre part enfin que la douille de blocage comporte deux languettes à effet de ressort slétendant dans le sens circonférentiel de la douille et se faisant face, séparées l'une de l'autre par la fente longitudinale de la douille. Enfin, dans une forme d'exécution préférée de la douille selon l'invention, les languettes ont, dans le sens circonférentiel de celle-ci, une étendue qui ex céde la moitié de la circonférence de la douille. Un exemple d'exécution d'une mantille selon l'invention est décrit en détail ci-apres et avec référence au dessin annexé; sur ce dernier - la figure 1 est une vue en élévation, partiellement arrache, d'une manille, - la figure 2 montre quelques détails de la manille selon la fig.1, vus dans la direction de la floche II, et - la figure 3 est une vue en perspective de la douille de blocage. La manille représentée au dessin comprend deux étriers 1 et 2 sensiblement en forme d'U, un axe d'articulation 3 traversant ces étriers, et une douille de blocage 4 traversée elle aussi par l'axe 3. Dans ce dernier est, à mi-chemin entre ses deux extrémités, ménagé un rétreint 5 ayant des flancs disposés perpendiculairement a la direction longitudinale de l'axe. Les arêtes formées par le pourtour du rétreint 5 et les flancs de celui-ci sont arrondies. La longueur de la douille de blocage 4 est un peu inférieure à la distance entre les extrémités des étriers i et 2. Cette douille présente, sur toute sa longueur, des épaisseurs constantes de ses parois, et, lorsqu'elle n1 est pas serrez, ses alésages ont une section circulaire uniforme. Une fente longitudinale 6 s'6tend sur toute la longueur de la douille 4. A partir de cette fente axiale sont ménagées des fentes tr.nsver- sales 8 dont la largeur est sensiblement égale al'é- paisseur de paroi de la douille 4. Ces fentes 8 déli- mitent entre elles des languettes flexibles 7,7' de part et d'autre de la fente longitudinale 6, s' & endant chacune sur environ un tiers de la circonférence de la douille. La longueur axiale des languettes 7, 7' est, d'une part, plus petite que celle des parties terminales 9 adjacentes aux fentes 8, et, d'autre part, correspond environ au rayon de l'axe d'articulation 3. Le diamètre intérieur de la douille 4 i l'état libre est d'environ un dixième plus petit que les parties de l'axe 3 situées hors du rétreint, de sorte que lorsque la douille 4 est en position de blocage les parties terminales 9 de celle-ci enserrent avec une pr6- contrainte élastique l'axe d'articulation 3, tandis que les languettes 7, 7' pénètrent, au moins à peu près sans contrainte, dans le rétreint 5, se complétant ainsi mutuellement pour assurer le verrouillage en position de l'axe dlarticulation 3. -La douille de serrage 4 a une épaisseur de paroi sensiblement égale au quart du diamètre de l'axe d'articulation 3. Toutes les caracteristiques nouvelles présentées dans la description ci-dessus et/ou dans le dessin qui l'accompagne sont, prises individuellement ou en combinaison, considérées comme essentielles pour la réalisa- tion de l'invention. REVENDICATIONS 1. Manille de chaine comportant deux étriers articulés ayant chacun une forme en U et dont les extrémités des branches, qui s'interpénètrent a la manière de dents d'ezngrenages, sont couplées entre elles, des le champ de leur interpénétration, par un axe d'articulation qui traverse toutes 1 es extrémités et qui, dans sa partie centrale, comporte un rétreint périphérique dans lequel vient s'encastrer une partie en saillie radiale sur la paroi périphérique intérieure d'une douille de blocage fendue longitudinalement disposée entre les extrémités des branches des étriers, la longueur du rétreint et de la partie de la douille encastrée dans celui-ci étant plus courte que la distance libre entre elles des faces en regard l'une de l'autre des extrémités fourchues des branches des étr.ie:rs, cette manille entant remarquable en ce que la partie de la douille de blocage (4) destinée à pénétrer dans le rétreint (5) de l'axe d'articulation (3) est constituée e par au moins une languette a effet de ressort (@) découpée dans cette douille, s'étendant dans la diretion circonférentielle de celle-ci et dont l'extrémité libre est délimitée par la fente longitudinale (6) de la douille (4). 2. Manille selon la revendication i, remarquable en ce que la douille de blocage (4) présente, a l'état dé- pourvu de contrainte, dans ses parties terminales (9) et dans celle de la languette (7), les mêmes sections intérieures coaxiales, notamment circulaires, dont le diamètre est plus petit que celui des parties de l'axe d'articulation (3) qui sont dépourvues de rétreint, la différence entre ces diametres étant égale à la profondeur de pénétration de la languette (7) dans le ré- treint (5) de l'axe (3). 3, Manille selon la revendication 1 ou 2, remarquable en ce qu'en direction axiale la languette (7) s'étend sur une distance plus courte que les parties terminales (9) de la douille (4) adjacentes a la languette. 4. Manille selon l'une quelconque des revendica- tions précédentes, remarquable en ce nue dans le sens axial la languette (7) est délimitée de chaque côté par une fente (8) orientée dans la direction circonférentielle et dont la largeur est sensiblement égale à l'épaisseur de la paroi de la douille (4). 5 Manille selon l'une quelconque des revendications précedentes, remarquable en ce que la douille de blocage (4) comporte deux languettes à effet de ressort (7, 7') qui s'étendent dans le sens circonférentiel de la douille en se faisant face et étant séparées l'une de l'autre par la fente longitudinale (6) de la douille. 6 Manille selon la revendication 5, re@arquable en ce que les languettes (7, 7') s'étendent, dans le sens circonférentiel de la douille, sur plus de la moitié de la circonfèrence de celle-ci.