La présente invention concerne les batteries dtac cumulateurs acides au plomb et plus précisément un procédé de préparation de telles batteries qui peuvent être conservées puis activées par simple addition d'eau et charge, ainsi que les batteries obtenues. Au cours des dernières années, on s'est beaucoup intéresse aux batteries d'accumulateurs conservées à sec. Les plaques des éléments d'accumulateurs des batteries sont formées, puis l'électrolyte utilisé pour la formation est retiré, les plaques sont lavées afin que tout résidu électrolytique soit chassé, puis elles sont séchées et la batterie montée est conservée. Elle est prête et peut être utilisée par simple remplissage à l'aide d'électrolyte. Les avantages sont nombreux ; le coût d'expédition des batteries est nettement inférieur à celui des batteries "humides" dans lesquelles l'électrolyte augmente considérablement le poids. De plus, la durée de conservation est relativement longue si bien que le contrôle des stocks est facilité. Les techniques connues de retrait de l'électrolyte de formation ont concerné essentiellement le lavage poussé et le séchage des éléments de batteries après formation ou charge de matière que la batterie ne puisse pas perdre sa charge eu cours du stockage. Une technique plus récente décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 652 341 comprend le montage des éléments d'accumulateurs dans le récipient de la batterie et la réalisation des connexions électriques,le remplissage des éléments par un électrolyte de formation puis la charge des éléments d'accumulateurs. 70 à 97 % en poids environ de l'acide de formation sont alors retirés par application d'une force d'accélération, par exemple une force centrifuge, à la batterie. Les résultats des efforts consacrés jusqu'à présent sont que l'oxygène ne doit pas être utilisé au contact des plaques formées ou que, lorsqu'il est utilisé, les plaques doivent être séchées ou ne puissent venir en contact qu'avecune quantité réglée de 02. Ces résultats indiquent en outre que les batteries sèches ne doivent pas être fermées totalement de façon étanche. Cependant, s'il reste une quantité notable d'électrolyte résiduel dans les batteries fermées, une certaine quantité de gaz peut se dégager à l'intérieur, par exemple sous forme d'hydrogène, du fait de la décharge des matières actives négatives lors d'un stockage prolongé. Ce dégagement de gaz peut provoquer un gonflement des récipients et dans certains cas l'éjection des capuchons évents. On a proposé l'introduction d'une quantité réglée d'oxygène dans les canaux évents de la batterie avant sa fermeture et son stockage afin que ce dégagement indésirable de gaz soit supprimé. La batterie est ensuite fermée afin que l'air ne puisse plus pénétrer dans les compartiments d'accumulateurs au cours du stockage. On suppose que l'introduction d'air empêche l'élévation indésirable de pression due au dégagement d'hydrogène par disposition initiale d'une quantité suffisante d'oxygène pour que certaines réactions aient lieu au niveau des plaques négatives et neutralisent la quantité limitée d'acide sulfurique présente afin que la réaction du plomb et de l'acide sulfurique avec dégagement d'hydrogène soit limitée. Un procédé particulièrement avantageux de fabrication de telles batteries sèches est décrit dans les demandes de brevet des Etats-Unis d'Amérique, déposées par MaO et Sabatino, n0 377 525 déposée le 9 juillet 1973 et n0 486 663 déposée le 8 juillet 1974. Selon ce procédé, certaines quantités d'un agent de traitement qui apporte certains sulfates métalliques ou qui réagit en apportant de tels sulfates, sont ajoutées à l'électrolyte de formation, à un électrolyte de rinçage ou à une solution séparée en quantité comprise entre environ 0,05 et 5,0 % en poids de la solution ou de l1électro- lyte. Cette addition évite le retrait nécessaire de la totalité en pratique de l'électrolyte utilisé pour la formation de la batterie, par exemple par séchage.Une quantité suffisante d'électrolyte est retirée par simple vidage et la batterie obtenue peut être stockée pendant de longues périodes sans que les caractéristiques de la batterie réactivée soient perturbées de façon notable. Suivant la nature et la dimension de la batterie, 15 à 60 V environ de ltélectrolyte ajouté lors de la formation globale et du traitement initiaux, sont retenus dans les accumulateurs ce la batterie au cours du stockage. L'utilisation du sulfate de sodium ou de zinc est avantageuse au point de vue de la rentabilité. Dans tous les procédés connus, on attache une importance primordial e o la ] .i.rnitltion de la décharge pro pre des plaques de batterie et, cin outre, les batteries sont activées par addition de l'électrolyte contenant l'acide sulfurique. Un progrès du même ordre concerne la réalisation d'une batterie activée par de l'eau ed; oui, clans certains modes de réalisation contient une quantité faible ou nulle d'acide. Par exemple, certaines batteries connues contiennent de l'acide, sous forme d'un prc.curseur d'éléctrolyte, soit dans un récipient séparé, soit; clans une membrane poreuse. Dans tous les cas, ces batteries connues i > osent clos problèmes du fait de la présence de l'acide extrêmement concentré contenu dans le paquet ou la matière absorbante. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique n 3 733 220 décrit un procédé récent de formation d'une batterie activée par de l'eau. Comme la matière active déchargée dans les élec trodes positives et négatives clos batteries acides au T)lomb comprend du sulfate de plomb, ce brevet indique que ce fait suggère la possibilité de réalisation d'une batterie acide au plomb ayant: de. électrodes séchées et loi Tout être octi- vée par addition d'eau seulement, p::lr décharge suffisante des électrodes, après la formation initiale, pour que (:es électro- des et elles seulement contiennent une quantité suffisante de sulfate de plomb pour que l'électrolyte nécessaire soit formé après addition d'eau et charge. La disposition de la quantité nécessaire de sulfate de plomb dans les électrodes peut né- cessiter la décharge des électrodes de manière qu'elles soient pratiquement complètement déchargées. Cependant, lorsqu'on met en oeuvre un tel procédé, on constate que, après addition d'eau et charge, les accumulateurs n'acceptent pas #ta charge. On observe que des cristaux d'une matière grise e forment et sont disposes a partir des ectrodes négatives jusqu'au connecteur positif à brides, à travers or, srToarol:eur:.' et/ou sur ceux-ci. Ces cristaux apparaissent très peu de temps après addition de l'eau et début de la tentative de charge. Simultanément, on observe qu'un mince film de matière blanche se forme sur les surfaces des brides de connexions positives. On observe en outre que les éléments acceptent la charge lorsqu'on empêche l'apparition des cristaux gris. Selon ce brevet précité, on peut utiliser une combinaison d'étapes permettant la charge après addition d'eau seulement, d'une batterie acide au plomb ayant des électrodes séchées et déchargées. L'étape la plus importante concerne l'inhibition de la formation des cristaux gris et du film blanc après addition d'eau et charge. L'opération est réalisée soit par revêtement des zones exposées de plomb élémentaire, notamment les surfaces des connecteurs positifs à brides, par une matière non oxydante saint par oxydation des zones exposées de plomb élémentaire par un agent oxydant. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 839 089 décrit un autre procédé de formation d'une batterie acide au plomb activée par l'eau. Comme décrit dans le brevet précité n0 3 733 220, le brevet n0 3 839 089 indique que les essais d'activation d'une batterie déchargée et séchée par addition d'eau et charge posent des problèmes imprévus. La caractérisation du problème est identique à celle qui est décrite dans le brevet précité n0 3 733 220. Selon le brevet précité. n0 3 839 089, les plaques positives et négatives de la batterie, formée à sec, contiennent une petite quantité d'acide sulfurique libre résiduel qui tend à rester dans les plaques et à se déposer au fond de l'accumulateur étant donné sa densité plus importante que celle de l'eau adjacente. La solution de la partie supérieure de l'accumulateur est pratiquement formée d'eau pure, et on suppose que la corrosion et la croissence des dendrites indiquées sont dues à l'effet du courant de charge agissant sur les éléments en plomb en présence d'un.électrolyte neutre ou éventuellement basique. Selon le brevet précité n0 3 839 089, une petite quantité d'une matière sèche capable de former des ions acides hydrosolubles est incorporée à l'accumulateur, dans une partie supérieure de celui-ci.Des matières qui conviennent à cet effet sont les sulfates et sulfites acides et les phosphates alcalins monoacides et diacides. Ce brevet indique que le sulfate acide de sodium monohydraté est particulièrement avantageux. Le brevet indique que l'effet de ces ions est d'accro5tre l'acidité de la solution dans les accumulateurs (lors de l'addition d'eau) afin que les éléments en plomb ne soient pas solubles ou ne soient pas soumis à une attaque corrosive par l'effet du courant électrique nécessaire à la charge de l'accumulateur. La quantité d'additif est choisie afin qu'elle donne environ 1 à 10 % des ions hydrogène nécessaires dans l'accumulateur.L'acide restant nécessaire dans l'accumulateur au cours de son utilisation provient de la décomposition du sulfate de plomb et de l'action ionique de l'eau dans les plaques de la batterie, du fait du courant de charge et de l'acide sulfurique résiduel qui peut être contenu dans les pores des plaques déchargées. L'invention concerne un procédé simple et peu coûteux de réalisation d'une batterie-acide au plomb qui peut être conservée pendant de longues périodes puis activée simplement par addition d'eau et charge. L'invention concerne aussi un prodédé de réalisation de telles batteries, ne nécessitant pas l'application d'un revêtement nonoxydant sur les éléments de batterie ou d'oxydation d'une partie ou de la totalité de ces éléments eux-mêmes. L'invention concerne aussi un procédé de réalisation de telles batteries, d'une façon qui simplifie grandement le contrôle de qualité. Elle concerne aussi une telle batterie qui, après ~activation par de l'eau et recharge, possède la densité voulue pour l'électrolyte lors d'une charge complète, cette densité pouvant être prédéterminée à toute valeur voulue. Elle concerne aussi une batterie acide au plomb qui peut être activée par de l'eau et qui supprime la manipulation de ltélectroly~e acide et les risques posés par cette manipulation. Elle concerne aussi une batterie acide au plomb qui peut être activée par l'eau et qui peut accepter la charge nécessaire après addition d'eau sans incorporation d'un sel produisant des ions hydrogène. Plus précisément, l'invention repose sur la découverte qu'une batterie acide au plomb qui peut être activée par l'eau et qui peut accepter la charge nécessaire après addition d'eau, peut être formée sans d'une part revêtement des zones exposées du plomb élémentaire des divers éléments de la batterie ou oxydation de ces zones exposées, ni d'autre part incorporation dans les accumulateurs de la batterie de petites quantités d'une matière sèche capable de former des ions acides hydrosolubles. Lorsque les plaques d'une batterie, de préférence après montage dans des éléments de batterie ou accumulateurs et après formation, subissent une décharge pratiquement totale dans un électrolyte formé par de l'acide sulfurique, ayant une densité prédéterminée, de manière que les matières actives initialement chargées sur les plaques positives et négatives se transforment en sulfate de plomb, et séchage des plaques, la batterie formée peut accepter la charge nécessaire après activation par addition d'eau lorsqu'une quantité convenable d'agent de traitement apportant un sulfate métallique est incorporée à la batterie. Dans un autre mode de réalisation avantageux du procédé de l'invention, des plaques ou électrodes classiques de batterie contenant les matières actives courantes d'une batterie acide au plomb sont d'abord montées en éléments de batterie de manière classique, avec un séparateur convenable disposé entre les plaques de chaque paire de plaques opposées. Les éléments montés sont alors formés de manière connue par disposition dans un éTectrolyte de formation et application d'un courant. La concentration de l'acide de formation peut avantageusement être celle d'une solution d'acide sulfurique dont la densité est comprise entre environ 1,020 et 1,220. On sait que la densité choisie pour l'acide dépend en général de la dimension du récipient de formation, de la capacité des éléments et du nombre d'éléments placés dans le récipient, afin qu'une quantité suffisante d'acide soit disponible et permette la transformation pratiquement totale de la matière active des plaques des tocs éléments en sul- fate de plomb lors de la décharge. Le courant i#ar-ticulier transmis varie de manière connue avec la nature du procédé de formation utilisé et la capacité nominale de la batterie, exprimée en ampères-heures.En outre, l'acide de formation doit être choisi afin que la batterie, lorsqu'elle a été formée et déchargée de façon importante, soit capable de dégager un électrolyte ayant la densité voulue à pleine charge, par exemple 1,265 pour une batterie classique d'automobiel, après activation et charge. .Au cours d'un exemple de cycle de formation de batteries acides au plomb pour automobiles, les éléments peuvent être formés avec un courant continu dont l'intensité varie avec la capacité de la batterie voulue (par exemple 7 A pour une batterie de 53 A.h et 8 A pour une batterie de 62 A.h). L'opération peut être poursuivie par exemple pendant 12 h environ et l'intensité du courant peut alors être réduite (à 4 A pour une batterie de 53 A.h et à 5 A pour une batterie de 62 A.h). Cette intensité réduite peut être maintenue pendant 6 h environ, et Ca formation peut alors être terminée par une réduction supplémentaire de l'intensité du courant à 3 A environ pendant une période comprise entre 1 et 3 h environ. Selon un mode de réalisation de l'invention, les éléments de la batterie subissent alors une décharge complète par mise en oeuvre des procédés classiques de manière que les parties importantes des matières actives des plaques positives et négatives soient transformes en sulfate de plomb. Il est avantageux que, après la décharge, les plaques contiennent suffisamment de sulfate de plomb pour que, après activation par l'eau et charge, l'électrolyte formé ait la densité voulue à pleine charge, comme indiqué précédemment. Dans une variante, les éléments peuvent être le cas échéant formés initialement dans de l'acide de densité relativement faible. Les éléments formés peuvent alors être retirés et transférés dans un réservoir ou analogue d'acide ayant une densité plus élevée, la décharge réelle étant alors réalisée. La -coordination convenable de la densité dans les deux réservoirs permet l'utilisation d'une quantité convenable d'acide sulfurique, permettant la transformation pratiquement totale des matières actives des éléments en sulfate de plomb. L'opération peut être particulièrement utile lorsque les éléments traités ont une capacité relativement élevée. Les éléments de batterie ainsi déchargés sont alors séchés de manière que l'eau restant dans les éléments après la décharge soit chassée. Cette étape de séchage peut être réalisée de façon avantuse par utilisation d'un fisposi- tif classique, par exemple de vapeur d'eau, d'air, de produits de combustion ou d'air chauffé. Il faut noter que la conversion des dernières parties des matières actives dans les plaques des éléments an sulfate de plomb, au cours de la décharge, peut être relativement lente. Pour cette raison, la décharge peut être réalisée afin que la plus grande partie des matières actives initialement chargées soit transformée en sulfate de plomb, une partie de la transformation ayant lieu au cours du séchage sous l'action de l'acide sulfurique résiduel car il en reste obligatoirement . Ainsi, lorsque l'acide se concentre au cours du séchage, il se combine chimiquement aux matières actives et forme du sulfate de plomb.Dans une variante, et le cas échéant, lorsque la décharge a formé une quantité convenable de sulfate de plomb dans les plaques des éléments pour que, après activation et recharge, l'électrolyte ai-t la densité voulue à pleine charge, l'acide résiduel peut être retiré par lavage à l'eau puis séchage des plaques formées. Après l'étape de séchage et indépendamment de l'utilisation ou non d'un lavage à l'eau ou non pour le retrait de l'acide sulfurique résiduel, il faut noter que des traces d'acide sulfurique peuvent encore rester. Ces traces peuvent manifestement être tolérées et il n'est pas primordial selon l'invention que de telles traces soient présentes ou absentes. Le critère important est que les éléments séchés soient en condition pratiquement déchargée, la quantité de sulfate de plomb suffisant à l'obtention de la densité voulue à pleine charge comme décrit précédemment. La fin du traitement comprend l'introduction des éléments séchés et déchargés dans les compartiments des accumulateurs, et la réalisation des connexions électriques né cessaires. Ces étapes sont classiques. Selon une caractéristique importante de l'invention, la batterie est traitée afin que, après activation suivant un stockage quelconque, la charge nécessaire soit acceptée. A cet effet, des quantités convenables d'un agent de traite ment sont ajoutées à la batterie. Cet agent est avantageuse ment un sulfate métallique ou un composé apportant le sulfate métallique lorsqu'il réagit soit avec l'eau utilisée pour l'activation après stockage, soit avec la solution dans la quelle il est ajouté dans la batterie. Des quantités qu'on peut ajouter de façon utile sont comprises entre environ 0,05 et 5,0 % (sulfate métallique anhydre) par rapport au poids de l'eau ajoutée. Les agents de traitement qui conviennent sont les sulfates métalliques ou d'autres composés qui (1) sont suf dans fisamment solubles/l'eau utilisée pour l'activation pour qu'ils donnent les quantités nécessaires de sulfate métallique de traitement, (2) ne sont pratiquement pas nuisibles aux divers éléments de la batterie ou aux caractéristiques de celle-ci, lorsqu'elle est utilisée (par exemple qui ne provoquent pas la corrosion des éléments comme le fait l'acétate de sodium, ~ou un dégagement de gaz ou des effets indésirables donnés par exemple par les sulfates de fer, de nickel, de manganèse, de bismuth, de platine, de mercure ou de chrome), et (3) ne sont pas susceptibles de former un sel de plomb qui pourrait précipiter en quantité suffisante pour que la porosité des plaques de la batterie soit notablement réduite. Plus prcisément, on constate que les sulfates de sodium, potassium, lithium, magnésium,cadmium, zinc et alu minium sont utiles. Bien qu'on constate que chacune de ces matières soit souhaitable au traitement des batteries selon l'invention, il faut noter que leurs avantages peuvent varier dans une certaine mesure, suivant la matière particulière et la quantité utilises. Le sulfate de sodium et le sulfate de zinc sont avantageux au point de vue de la rentabilité. D'au tres sulfates qu'on peut utiliser sont les sulfates d'argent et de cobalt. D'autres sulfates .qui conviennent aussi sont les suivants : BeSO4, Ce2(S04)2, In2(S04)3, SnS04, Tl2S04, Zr(S04)2 et Rb2S04. En plus de ces sulfates, on peut aussi utiliser les sulfates hydratés (c'est-à-dire associés à de l'eau de cris- tallisation). Cependant, la quantité de matière utilisée sous forme d'agent de traitement doit être réglée afin que la quantité utile corresponde à la quantité nécessaire à l'apport dans l'eau de la quantité de métal qui correspond à 0,05 à 5,0 % en poids de sulfate métallique anhydre. Le cas échéant, on peut utiliser comme agents de traitement, des mélanges de matières différentes. En outre, bien qu'on ait indiqué que certains composés ne conviennent pas sous la forme d'un agent de traitement, ces matières peuvent être cependant tolérées, entre certaines limites, dans la mesure où leurs effets indésirables sont masqués par la présence de l'agent utile de traitement. L'agent de traitement peut être ajouté sous une forme quelconque et peut être placé dans la batterie soit avant stockage,~ soit au moment de l'activation. Ainsi, le cas échéant, l'agent de traitement peut être ajouté soit dans l'acide de formation, soit dans une solution séparée, par exemple dans une solution de lavage ou la solution d'agent mouillant utilisée par exemple afin que les séparateurs soient convenablement mouillés après activation. En fait, bien qu'il soit avantageux d'ajouter l'agent de traitement avant le stockage, cet agent peut être ajouté dans l'eau utilisée pour l'activation.- Le rendement est optimal lorsque, après addition d'eau et avant charge de la batterie, lorsque celle-ci est mise en service, il s'écoule un temps suffisant pour que l'agent de traitement diffuse dans les plaques et les séparateurs et les sature. Lorsque l'agent de traitement est ajouté avant stockage, il peut être stocké dans la batterie elle-même, les plaques de la batterie, les séparateurs ou toute combinaison de ces éléments. Lorsque la batterie doit être mise en service, l'activation est réalisée par simple addition d'eau et de l'agent de traitement s'il n'a pas été déjà ajouté, puis charge de manière connue. Après la fin de la charge, la batterie contient l'électrolyte ayant une densité acceptable et pré déterminé à pleine charge. En outre, la batterie peut recevoir la charge nécessaire sans addition obligatoire d'un sel produisant des ions hydrogène. Bien que l'invention ne soit pas limitée. par une théorie quelconque, on pense que l'agent de traitement empêche pratiquement la croissance cristalline ou l'hydratation provenant de la dissolution du plomb et de sa reprécîpitation à partir des éléments de la batterie, ces phénomènes se présentant normalement après addition d'eau et charge. Dans le mode de réalisation décrit précédemment, les plaques ou électrodes sont initialement montées dans les éléments puis formées, pratiquement déchargées et séchées. Cependant, il faut noter que, selon l'invention, les plaques de batteries peuvent être formées de façon classique avant montage en éléments. Dans cette variante, la densité de l'acide de formation est avantageusement comprise entre environ 1,060 et 1,220. La densité est choisie d'après la dimension du réservoir de formation et la capacité des plaques placées dans le réservoir afin que l'acide disponible suffise à la transformation de la totalité en pratique de la matière active des plaques en. sulfate de plomb lors de la décharge ultérieure. Les plaques ainsi formées peuvent ensuite être déchargées et séchées comme décrit dans le mode de réalisation précédent.Le cas échéant, après décharge et lorsque la quantité de sulfate de plomb obtenu suffit à l'obtention de la densité nécessaire à pleine charge, les plaques déchargées peuvent être lavées afin que l'acide sulfurique résiduel soit retiré avant séchage. La fin du traitement comprend alors le montage des plaques déchargées et séchées sous forme d'éléments de batterie, l'introduction de ces éléments dans les compartiments des accumulateurs de la batterie, puis la réalisation des connexions électriques nécessaires. L'addition de l'agent de traitement peut être réalisée comme décrit précédemment en référence au premier mode de réalisation. Le procédé de l'invention peut aussi être utilisé, peut-être de façon moins avantareuse, après le montage des plaques en éléments, l'introduction des éléments dans les accumulateurs et la réalisation des connexions convenables entre les accumulateurs. Dans ce mode de réalisation, la for mation peut être réalisée de deux manière différentes. Ainsi, la formation de la batterie montée peut être réalisée dans de l'acide de densité relativement faible, par exemple inférieure à 1,200 environ. L'acide de formation est retiré et un acide de densité particulière, par exemple supérieure à 1,200 est ajouté. La densité réelle dépend de la capacité de l'élément et de la dimension du récipient de la batterie et doit être choisie afin que la quantité d'acide disponible suffise à la réalisation de la décharge pratiquement totale. La batterie peut alors être pratiquement dé- chargée dans l'acide relativement dense comme décrit Frc- demment. Après déversement de l'électrolyte en excès après la décharge, le séchage peut titre réalisé comme décrit précédemment-.L'agent de traitement peut être ajouté de manière analogue comme décrit en référence au premier mode de réalisation. Dans une variante, la batterie montée peut ire formée dans de l'acide de densité relativement élévée, par exemple supérieure à 1,200. La densité doit être choisie d'après la capacité de l'élément et la dimension du récipient afin que, après formation, les accumulateurs disposent d'une quantité suffisante d'acide pour que la décharge puisse être pratiquement complète La batterie formée peut alors être déchargée et, après déversement de l'excès d'électrolyte, les éléments peuvent être séchés comme décrit précédemment. L'agent de traitement est ajouté de manière analogue comme décrit précédemment. Il est bien entendu que l'invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1. Procédé de traitement des plaques positives et négatives contenant une matière active d'une batterie acide au plomb, afin que la batterie formée puisse être stockée puis activée par addition d'eau et charge, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend la formation des plaques par mise en contact avec un électrolyte de formation et application d'un courant aux plaques, le traitement des plaques formées de manière qu'elles subissent au moins une décharge pratiquement complète, le séchage des plaques déchargées, et l'addition d'un agent de traitement apportant un sulfate métallique en quantité suffisant à l'acceptation de la charge nécessaire par la batterie lorsque celle-ci a été activée. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les plaques de la batterie sont montées sous forme d'éléments comprenant plusieurs plaques positives et négatives et des séparateurs placés entre les paires de plaques positive et négative, avant la formation. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que les éléments de batterie sont formés dans un électrolyte à base d'acide sulfurique ayant une densité comprise entre environ 1,020 et 1,220, l'électrolyte étant choisi afin qu'il fournisse une quantité d'acide qui suffit à la transformation de la totalité en pratique de la matière active en sulfate de plomb lors de la décharge. 4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que les éléments de la batterie sont formés dans un électrolyte ayant une densité relativement faible, et sont alors imprégnés d'électrolyte à base d'acice sulfurique ayant une densité plus élevée, les densités des électrolytes étant coordonnées afin que la quantité d'acide disponible suffise à la transformation de la totalité en pratique de la matière active en sulfate de plomb au cours de la décharge. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les plaques séchées et déchargées sont montées sous forme d'éléments de batterie. 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les plaques de batterie sont montées sous forme d'éléments qui comprennent plusieurs plaques positives et négatives et des séparateurs placés entre les plaques d'une paire, et les éléments assemblés sont introduits dans la batterie et connectés électriquement avant la formation. 7. Procédé d'activation d'une batterie acide au plomb, comprenant un récipient ayant plusieurs compartiments d'accumulateur et plusieurs éléments de batterie comprenant plusieurs plaques positives et négatives et des séparateurs placés entre les plaques d'une paire dans les compartiments des accumulateurs, les éléments de batterie étant connectés électriquement et les plaques ayant subi au moins une décharge pratiquement complète, l'activation étant réalisée par addition d'eau et charge, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend, avant la charge, l'addition d'un agent de traitement apportant un sulfate métallique en quantité suffisant au traitement des plaques pour que la batterie accepte la charge appliquée ultérieurement, après l'addition d'eau. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'agent de traitement est ajouté en solution contenant 0,05 à 5,0 % en poids environ d'agent de traitement. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que la solution est aqueuse. 10. Procédé selon l'une des revendications 2 et 8, caractérisé en ce que l'agent de traitement est le sulfate de sodium. 11. Batterie acide au plomb, du type qui comprend un récipient ayant plusieurs compartiments d'accumulateurs et plusieurs éléments de batterie comprenant plusieurs plaques positives et négatives entre lesquelles sont disposées des séparateurs, dans les compartiments d'accumulateurs, les plaques étant à l'état pratiquement déchargé et comportant une quantité de sulfate de plomb qui suffit à la formation d'un électrolyte de densité voulue à pleine charge, après activation par de l'eau et recharge, ladite batterie étant caractérisée en ce qu'elle contient un agent de traitement apportant un sulfate métallique en quantité suffisant au traitement des plaques de la batterie afin que cette dernière puisse accepter une charge après addition d'eau. 12. Batterie selon la revendication 11, caractérisée en ce que l'agent de traitement est le sulfate de sodium. 13. Batterie selon la revendication 11, caractérise en ce que l'agent de traitement est contenu dans l'un au moins des constituants du groupe qui comprend les éléments de batterie, les plaques de la batterie, les séparateurs et le récipient de la batterie. ;