i La présente invention concerne la préparation de graisse lubrifiante de consistance solide ou serai-fluide, par incorporation d'agents éoaississants à un lubrifiant liquide. Le procédé de préparation à basse température, d'une 5 graisse par exemole à base de lithium, calcium ou sodium, implique généralement la saponification d'une substance grasse saponifiable, acide hydroxy-12 stéarique en particulier, par un agent saponifiant, tel qu'hydroxyde de lithium, de calcium ou de sodium,. Cette saponification s'opère normalement dans une portion au moins de l'huile 10 lubrifiante, par exemple huile de pétrole, contenue dans la grais- \ se, à une temoérature inférieure au point de congélation du mélange huile-savon résultant,Le savon est la combinaison substance grasse-métal résultant de la réaction de saponification.. Puis le mélange huile-savon est chauffé à une température élevée, mais 15 inférieure à son point de fusion ; au cours de ce chauffage, les produits secondaires de la saponification, à bas point d'ébulli-tion, et l'eau ajoutée, s'évaporent. On laisse ensuite refroidir le mélange» De plus, pendant le chauffage et le refroidissement mentionnés plus haut, on y ajoute un surplus d'huile lubrifiante 20 ou huile de recyclage, nécessaire pour obtenir une graisse de qualité voulue. Dans certains procédés, la graisse est broyée pendant ou aorès le refroidissement, dans d'autres elle est cisaillée avant le refroidissement. Le broyage de la graisse peut s'effectuer au moyen d'un broyeur colloïdal par exemple, tandis que le cisail-25 lement peut être convenablement réalisé a travers une vanne convenablement placée dans le système, et présentant une perte de charge suffisante pour donner la consistance voulue à la graisse. La présente invention permet d'obtenir, sans broyage ni cisaillement, par un procédé à basse température amélioré, une 30 graisse épaissie au savon de métal alcalin ou alcalino-terreux, ayant les propriétés voulues, et dotée d'une excellente stabilité mécanique. La suppression des opérations de broyage et/ou cisaillement réduit la durée et le coût de fabrication. Le procédé selon l'invention est caractérisé en ce que, 35 au cours du stade de chauffage des procédés antérieurs, après élimination de l'eau et des produits secondaires indésirables, la température est portée à une valeur maximale comprise dans un étroit intervalle spécifique, que l'on appelle "température de pointe". Cet intervalle dépend du point d'aniline de l'huile lubrifiante 40 entrant dans la composition chauffée à la température de pointe, et copy 71 b5679 2 2118942 cette relation est définie dans les figures II, IV et VI ci-après.' Les figures I, III et V sont une représentation graphique de la relation entre la température et le temps, ou profil de température, existant lors de la préparation de la graisse épaissie, 5 respectivement avec un savon de lithium, de calcium et de sodium, conformément à l'invention. Ce profil de température indique comment l'intervalle de température de pointe se rattache généralement à la préparation d'une graisse à base de métal. Ces figures servent aussi à caractériser les cisaillement et broyage. 10 Les figures II, IV et VI établissent un rapport entre l'intervalle de température de pointe, dont il est question plus haut, et le point d'aniline de l'huile lubrifiante, présente dans composition destinée à être chauffée dans cet intervalle. Le procédé général de préparation des graisses au savon 15 de lithium, selon l'invention, peut être décrit en référence au profil température-temps représenté dans la figure I. On met par exemple de-l'hydroxyde de lithium solide (1) dans un récipient approprié, par exemple un ballon pouvant être chauffé, muni d*un dispositif d'agitation, puis on ajoute (1a) de l'eau ; normalement 20 ces 2 opérations sont exécutées à la température ambiante. Pour des raisons de commodité, dans ce qui suit, un point ou une ligne du profil température-temps est désigné simplement par un chiffre ou une lettre. La solution est chauffée sous agitation, afin que l'hydroxyde de lithium se dissolve bien. Ensuite, une portion au 25 moins de l'huile lubrifiante, a incorporer en dernier lieu dans la graisse, est ajoutée (2) dans le ballon contenant la solution aqueuse. Lorsque la température de 1*huile est inférieure a celle de la solution aqueuse, on peut maintenir la température du mélange à une valeur constante, en ajoutant l'huile à une vitesse telle que, 30 son apport de froid, combiné avec 1*apport de chaleur au ballon, aient pour résultat une température constante (3). Après cette période à température constante (3), le chauffage augmente a nouveau la température 17. D'autre part, lorsque l'huile est à une température supérieure, ou bien lorsque l'on compense la températu-35 re inférieure de l'huile par un apport suffisant de chaleur, la température du mélange continue à s'élever 4. Ensuite, on ajoute 17 la substance grasse hydroxylée saponifiable, par exemple acide hydroxy-12 stéarique du commerce. Pendant cette addition, la température du mélange obtenu peut être maintenue constante 5, puis ulté-40 rieurement augmentée 18, ou bien elle peut être élevée de façon 71 45679 - 3 2118942 l continue 6. La saponification se produit pendant le laps de temps 8. Celle-ci terminée, la température du mélange saponifiée peut être accrue 19 pour chasser les sous-produits de saponification à bas point d'ébullition et l'eau ajoutée. Autre possibilité, le 5 mélange, porté à une certaine température 20, y est maintenu jusqu'à évaporation de ces substances à bas point d'ébullition, après quoi la temoérature est élevée 21. Dans l'un ou l'autre cas 19 ou 20-21, le chauffage est poursuivi jusqu'à ce que la température nécessaire à l'obtention des propriétés voulues pour la graisse 10 soit atteinte 11. Cette temoérature est la température maximale ou la plus élevée possible que la composition savon-huile subisse, et se trouve dans l'intervalle de pointe de température 11. Cet intervalle, qui est étroit, s'étend entre le point de fusion 10 et le point de congélation 12 de la composition huile lubrifiante-sa-15 von. Ainsi qu'il est montré dans la figure II et expliqué ci-après, cet intervalle de pointe est en relation avec le point d'aniline de l'huile lubrifiante contenue dans cette composition. Après avoir atteint l'intervalle de température 11, la_ composition peut être refroidie selon 13, ou bien à une certaine 20 température et maintenue quelque temps à cette température, avant que le refroidissement ne reprenne 14 ; le mélange peut également être partiellement refroidi, puis réchauffé à une température supérieure ne dépassant pas le point de congélation 12, avant d'être refroidi 15. 25 La durée du séjour 16 de la composition huile lubrifian te-savon, dans l'intervalle de température de pointe, n'est pas critique. Ainsi, on peut arrêter le chauffage du ballon dès que la température voulue est atteinte dans la totalité du mélange et la durée du séjour à la température de pointe peut être déter-30 minée par le refroidissement naturel de l'appareil et des substances contenues dans le ballon. La composition peut aussi être maintenue a la temoérature voulue pendant une durée prolongée. Le complément en huile lubrifiante, appelée aussi "huile de dilution", nécessaire pour donner à une graisse la qualité vou-35 lue, peut être incorooré dans la composition huile-savon après saponification, c'est-a-dire pendant 1'évaporation des substances à bas point d'ébullition, ou au cours du chauffage amenant a la température de pointe, ou bien encore pendant le refroidissement. L* huile de recyclage est ajoutée de préférence après 1'évaporation 40 car l'huile, ajoutée pendant cette période, peut gêner l'évaporation 71 45679 4 2118942 des sous-produits de saponification à bas point d'ébullition et de l'eau ajoutée. Cette ou ces huiles de dilution peuvent avoir une composition identique ou différente de celle de la portion d* huile ajoutée initialement à la solution aqueuse. L'huile diluante 5 est également ajoutée avec précaution, et agitée de mfme, dans la composition huile-savon après saponification. La graisse obtenue par un réglage minutieux de la température maximale de la composition huile lubrifiante-savon dans un étroit intervalle de pointe 11, suivant l'invention, ne néces-10 site a aucun moment, au cours de sa fabrication, de cisaillement ou de broyage, pour présenter les propriétés voulues. La suppression du cisaillement ou du broyage réduit le temps nécessaire à la fabrication de la graisse et diminue le coût de l'opération. Le cisaillement consiste à soumettre la composition savon-huile 15 lubrifiante, ou le mélange de cette composition avec tout ou partie de l'huile de complément, à une force importante faisant glisser ou fluer une partie du mélange par rapport à une partie voisine, avant le refroidissement, pour donner une graisse lubrifiante finale à base de savon métallique qui, par la suite, verra sa 20 consistance se modifier peu au cours de son utilisation. Ce qui se produit lorsqu'une graisse est soumise au cisaillement conformément aux procédés connus, peut être compris a la lumière des Fig. I, III ou V. Précédemment, le cisaillement avait lieu à n'importe quel moment a gauche de la ligne discontinue Z, ou à 25 n'importe quelle température au-dessus de la ligne discontinue Y. Autrement dit, le cisaillement avait lieu en n'importe quelle partie du profil température-temps, après la saponification, sauf dans le domaine se trouvant à droite de la ligne Z et au-dessous de la ligne Y. 30 Le broyage consiste a soumettre le mélange refroidi de la composition savon-huile lubrifiante et de l'huile de complément à une force, pour obtenir une graisse lubrifiante finale à base de savon métallique, qui par la suite subira peu de modification de consistance au cours de son utilisation. Dans le profil température-teaqps 35 des figures I, III et V, le broyage avait lieu, selon l'art antérieur, en tout temps et a toute température à l'intérieur de la zone délimitée par les lignes Z et Y. La consistance correspond à la ^caractéristique d'écoulement de la graisse sous pression. L'essai de pénétration du cône 40 (méthode ASTM D 217 52 T) constitue une mesure de cette caractéris 71 45679 2118942 tique. Les cisaillement et broyage, mentionnés plus haut, avaient pour but de disperser l'agent épaississant dans 1*huile lubrifiante» Cependant, au cours de la fabrication de la graisse 5 lubrifiante à base de calcium, lithium ou sodium selon l'invention, la disoersion peut être soumise à l'application involontaire d'une quantité négligeable de cisaillement par malaxage pendant la saponification, le chauffage, le refroidissement, et de plus, pendant le transvasement de la graisse, par exemple par son pompa-10 ge du ballon vers les récipients de produit® Ainsi, la disoersion préparée, selon l'invention, peut être soumise à un cisaillement de faible intensité, pendant une durée très limitée, sans qu'il y -, ait modification de la structure de la graisse ou modification défavorable de sa stabilité mécanique. 15 Dans le procédé selon l'invention, on dissout l'hydroxyde de lithium dans l'eau chaude, puis on ajoute à cette solution chaude au moins une partie de l'huile lubrifiante à utiliser à la fin. Toutefois, une autre méthode donnant satisfaction consiste a placer d'abord cette portion d'huile dans le ballon vide et à y ajouter 20 ultérieurement la solution chaude d'hydroxyde de lithium préalablement préparée dans un autre récipient. La figure II définit avec précision l'intervalle de température de pointe indiqué généralement dans la figure I ; cette figure est un graphique du point d'aniline de l'huile lubrifiante 25 entrant dans la composition huile-savon, au moment où la température de la composition est dans l'intervalle de pointe nécessaire pour réaliser l'invention. La zone délimitée par ABCD représente l'intervalle de pointe où l'on peut opérer ; la zone délimitée par EFCD représente un intervalle de température de pointe préféré; 30 la zone EFGH représente le meilleur intervalle» Ainsi, par exemple, avec une huile ou un mélange d'huiles de point d'aniline de 104,4°C, l'intervalle, dans lequel on peut opérer, est compris entre 188° et 202°C • un intervalle préféré va de 188° à 200°C, et le meilleur de 194,4°C à 199,4°C0 Sont également indiquées, dans 3 5 la figure II, les équations des lignes qui y sont représentées, le point d'aniline variant de 48°9 à 182°2C. On a constaté avec surprise, que l'absence de cisaillement ou de broyage, lorsqu'on utilise l'intervalle de pointe âelon l'invention, ne modifie pas défavorablement la stabilité mécanique; 40 bien plus, c'est le contraire qui se produit, c'est-à-dire que la 71 45679 6 2118942 stabilité mécanique de la graisse lubrifiante à base de lithium préparée selon l'invention est supérieure à celle d'une graisse préparée avec cisaillement ou broyage. La stabilité mécanique est définie ici comme la différence numérique en pénétration de la 5 graisse à base de lithium après laminage, c'est-à-dire ASTM D 1831-64, et après 60 coups, c'est-à-dire ASTM D 217-68. Plus cette différence numérique est faible, toutes choses égales d'ailleurs, plus la graisse est intéressante. Le terme "agent saponifiant à base de lithium" utilisé 10 ici, correspond aux composés du lithium qui saponifient les substances grasses. Il comprend l'hydroxyde et l'oxyde delithium, ainsi que le carbonate. On utilise de préférence l'hydroxyde dans le procédé décrit ici. L'agent saponifiant est généralement ajouté en milieu aqueux. 15 Le pourcentage de savon de lithium dans le produit gras terminé dépend des conditions d'utilisation. Ainsi, par exemple, certaines graisses pour textile ont une teneur en savon aussi faible que 0,25%, tandis que certaines autres, pour l'industrie lourde, ont une teneur en savon atteignant 30%. 20 Le procédé général de préparation des graisses au savon de calcium, selon l'invention, peut être illustré par le profil température-temps de la figure III. Une portion de/d'huile lubrifiante à incorporer en dernier lieu dans la graisse est versée 1 dans un récipient approprié, par exemple un ballon pouvant être chauffé, 25 muni d'un dispositif d'agitation. Les substances grasses hydroxy-lées, saponifiables, par exemple acide hydroxy-12 stéarique, sont également ajoutées en même temps que l'huile, ou bien après 1a. Normalement ces deux produits sont à la température ambiante» Le mélange huile-acide est chauffé. A une certaine température, une 30 pâte d'eau et d'agent saponifiant à base de calcium, par exemple hydroxyde de calcium, est ajoutée 2 au ballon. Lorsque la température de cette pâte est inférieure à celle du mélange acide-huile, on peut maintenir la température du mélange dans le ballon à une valeur constante, par addition de la pâte à une vitesse telle que 35 le refroidissement produit compense l'apport de chaleur au ballon, et conduise à une température constante 3. Après cette période à température constante 3, le chauffage fait élever à nouveau la température 5. D'autre part, lorsque la pâte est à une température supérieure à celle du contenu du ballon, ou bien lorsqu'on compense 40 la température inférieure de la pâte par un apport suffisant de 71 45679 2118942 chaleur, la température du mélange continue à croître 4. Au cours de l'addition de cette pâte, c'est-à-dire en 3-5 et 4, la saponification 16 a lieu» Celle-ci terminée, la température du mélange peut être élevée, pour chasser 6 les sous-produits de saponifica-5 tion à bas poids d'ébullition et l'eau ajoutée» Autre possibilité : le mélange saponifié peut être porté à une certaine température 7, et y être maintenu jusqu'à évaporation des substances bouillant bas, puis la température est augmentée 8a Dans l'un ou l'autre cas 6 ou 7-8, le chauffage est poursuivi jusqu'à ce que la température 10 nécessaire à l'obtention des propriétés voulues pour la graisse, soit atteinte 9. Cette température est la température maximale ou la plus élevée possible que la composition savon-huile subisse, et se trouve dans l'intervalle de pointe de température,9o Cet intervalle, qui est étroit, s'étend entre le point de fusion 10 et 15 le point de congélation 11 de la composition huile lubrifiante-savon» Les essais de détermination des points de fusion et de congélation sont décrits dans le brevet américain n° 2 652 366. Comme montré dans la figure IV et expliqué ci-après,"cet intervalle de pointe est en relation avec le point d'aniline de l'huile lubri-20 fiante contenue dans la composition» Après avoir atteint l'intervalle de température de pointe 9, la composition peut être refroidie selonl2« Ou bien elle peut être refroidie à une certaine température et y être maintenue pendant un certain temps avant que le refroidissement ne se pour-25 suive 13. Le mélange peut être également partiellement refroidi, puis réchauffé à une température, supérieure ne dépassant pas le point de congélation 11, avant d'être refroidi 14. La durée du séjour 15 de la composition huile lubrifian-te-savon dans l'intervalle de températures de pointe n'est pas cri-30 tique. La suite peut être la même que dans le cas du savon de Li décrit plus haut. L'huile restante, c'est-à-dire le complément de l'huile lubrifiante nécessaire pour donner une graisse de qualité voulue, 35 peut être incorporée dans la composition huile-savon après•saponification, c'est-à-dire pendant l'évaporation des substances à bas point d'ébullition, ou au cours du chauffage amenant à la température de pointe, ou bien encore pendant le refroidissement. Cette huile est ajoutée de préférence après l'évaporation car toute 40 huile ajoutée pendant cette période peut gêner l'évaporation des 71 45679 8 2118942 sous-produits de saponification à bas point d'ébullition, et de l'eau ajoutée. Cette ou ces huiles peuvent avoir une composition identique à celle de la portion d'huile mise initialement dans le ballon, ou bien elles peuvent avoir une composition différente. 5 Cette huile est ajoutée avec précaution et soigneusement agitée dans la composition huile-savon après saponification. La graisse obtenue par un réglage minutieux de la température maximale de la composition huile lubrifiante-savon, dans un étroit intervalle de pointe 9, ne nécessite aucun cisaillement ni broyage, et présente 10 les avantages indiqués plus haut au sujet du savon de Li. De façon analogue à la préparation avec un composé du Li, la substance grasse et l'huile sont mises dans le ballon et chauffées, puis on leur ajoute une pâte d'hydroxyde de calcium et de l'eau ou une solution aqueuse de soude. On peut aussi placer d* 15 abord cette pâte ou solution dans le ballon vide et y ajouter ultérieurement l'huile, puis les substances grasses. La figure IV définit avec précision l'intervalle de température de pointe indiqué d'une façon générale dans la figure III. La figure IV est un graphique des points d'aniline de l'huile 20 lubrifiante entrant dans la composition huile-savon, au moment où la température de cette composition est dans l'intervalle de pointe nécessaire pour réaliser l'invention. La zone délimitée par ABCD représente l'intervalle de température de pointe nécessaire. Ainsi, par exemple, avec une huile ou un mélange d'huiles de 25 point d'aniline 115°,5C, l'intervalle de pointe est compris entre 128°C et 149°C. Les'figures IV et VI portent également les équations des lignes qui y sont représentées. Tout comme pour le savon de Li, on trouve qu'avec Ca le produit final est excellent. 30 L'agent saponifiant à base de calcium peut être tout composé susceptible de saponifier les matières grasses, notamment hydroxyde, oxyde ou carbonate. La chaux hydratée constitue également une source appropriée de calcium ; on préfère l'hydroxyde et l'agent saponifiant est généralement ajouté en milieu aqueux. 35 Le procédé général de préparation des graisses au savon de sodium selon l'invention, peut être illustré par le profil température-temps de la figure V. On met, par exemple, de l'aeide hydroxy- 12 stéarique du commerce dans un récipient approprié 1 tel qu'un ballon pouvant être chauffé muni d'un dispositif d'agi-40 tation, et on y ajoute 1a au moins une portion de l'huile lubrifian 71 45679 2118942 te à incorporer en dernier lieu dans la graisse. Normalement, au cours de ces additions le ballon est chauffé et les substances sont agitéeso A une température supérieure à la température ambiante, on ajoute 2 une solution aqueuse d'hydroxyde de sodium à ce 5 mélange huile-acide. Lorsque la température de cette solution est inférieure à celle du mélange acide-huile, on peut maintenir la température du mélange dans le ballon à une valeur constante par addition de la solution à une vitesse telle que le refroidissement résultant neutralise l'apport de chaleur au ballon, et produire une 10 température constante 3. Après cette période isotherme, le chauffage fait élever à nouveau la température 5. D'autre part, lorsque la solution est à une température supérieure, ou bien lorsqu'on compense la température inférieure de la solution par un apport suffisant de chaleur, le mélange continue à s'échauffer 4. La saponi-15 fication se produit pendant le laps de temps 8 ; celui—ci terminé, la température du mélange peut être élevée pour chasser 9 les sous-produits de saponification à bas point d'ébullition et l'eau de la solution de soude. Autre possibilité, le mélange saponifié peut être oorté à une certaine température 6 et y être maintenu jusqu'à 20 évaporation des produits à bas point d'ébullition, puis la température est augmentée 7. Dans l'un ou l'autre cas 9 ou 6-7, le chauffage est poursuivi jusqu'à ce que la température nécessaire à l'obtention des propriétés voulues pour la graisse, soit atteinte 11. 25 Les choses se passent avec le saponifiant sodique comme avec les précédents, et le graphique de la figure V est analogue à ceux des Fig. I et III. Sur cette figure V, 11 est l'intervalle de pointe de température, -10 le point de fusion, 12 le point de congélation, 13 un des modes de refroidissement, 14 et 15 deux 30 autres modes possibles ; 16 indique la durée de séjour, non critique, de la composition, dans l'intervalle de températures de pointe. Toutes les remarques, au sujet de la possibilité de 1' arrêt du chauffage, du séjour à la température de pointe, de 1' 35 inutilité de cisaillement ou de broyage, ainsi qu'au sujet de 1' excellente qualité cle la graisse obtenue, faites plus haut, à propos des savons de Li ou Ca, restent de même vraies pour ceux de sodium. Le diagramme de la figure VI, analogue à celui de la 40 Fig. IV, indique pour des compositions huile-savon sodique, la 71 45679 10 2118942 relation entre les intervalles de température de pointe (ordonnées) et les points d'aniline (abscisses). La région ABCD définit 1* intervalle de température de pointe nécessaire. On voit, par exemple, que pour un point d'aniline de 104,5°C l'intervalle de pointe 5 doit être entre 164,5°C et 188°C. L'agent saponifiant à base de sodium peut être tout composé du Na capable de saponifier les matières grasses, en particulier soude, oxyde ou carbonate de sodium. La soude caustique peut être solide, liquide ou en paillettes. On préfère utiliser la 10 soude dans le procédé décrit ici. L'agent saponifiant est généralement ajouté en milieu aqueux. Les huiles susceptibles d'être utilisées pour former la composition hàile-savon et la graisse lubrifiante à base de métal, comprennent les huiles normalement désignées comme huiles 15 lubrifiantes. Conviennent les huiles lubrifiantes, synthétiques ou minérales, dont la viscosité SUS est de l'ordre de 40 à 6000 secondes à 37°8C. Les huiles lubrifiantes de pétrole appropriées peuvent être de type naphténique, paraffinique, aromatique ou asphaltique, ou bien des mélanges de ces types. On préfère utili-20 ser une huile naphténique ou paraffinique. Le point d'aniline d' une huile de pétrole lubrifiante, déterminée par ASTM D 611-64, est de l'ordre'de 48°9 à 182°2C. En outre, on utilise de préférence pour fabriquer la graisse, une huile pratiquement non réactive dans les conditions de saponification. Les huiles lubrifiantes 25 conviennent particulièrement pour cet objectif. Les substances grasses saponijiab^p^uti^isables pour la production de graisse lubrifiante/à base de lithium', comprennent huile de ricin hydrogénée, triglycérides hydrogénés d'acide ricinoléique, acide ricinoléi-que hydrogéné, acides hydroxystéariques, en particulier hydroxy-12 30 stéarique, esters méthylique ou éthylique d'acide hydroxy-, et en particulier hydroxy-12; stéarique. Il est préférable que la substance grasse saponifiable renferme au moins 50% en poids d'acide hydroxystéarique, et mieux au moins 75% en poids d'acide hydroxy-12 stéarique. Les qualités commerciales d'acide hydroxy-12 stéari-35 que peuvent contenir des quantités minimes d'autres acides gras saturés, tels qu'acide arachidique et n-nonadécylique, et d'acides gras insaturés tels qu'acide palmitique, petrosélinique, petrose-laîdique, élaïdique, vaccénique et gadoléique. La substance grasse obtenue à partir d'huile de ricin hydrogénée dont le glycérol a 40 été éliminé, contient aussi de faibles quantités d'autres acides 71 45679 2118942 gras» Ainsi, par exemple, une qualité commerciale d'une telle substance contient en poids : 86,5% d'acide hydroxy-12 stéarique, 1% d'acide oléxque, 2^5% d'acide ricinoléïque, 2% d'acide palmi-tique et 8% d'acide stéarique. 5 Lorsqu'on utilise l'un des esters d'acide hydroxystéari- que énumérés plus haut, la vitesse de leur réaetion avec l'agent saponifiant à base de métal, par exemple hydroxyde de lithium, est plus faible que celle de, par exemple, hydroxyde de lithium avec acide hydroxy-12 stéarique.Ainsi, la durée de fabrication 10 est supérieure lorsqu'on utilise les esters, à celle qui est nécessaire lors de l'emploi'd'acide hydroxystéaric^ue. En outre, le produit secondaire alcool, par exemple méthanol formé au cours de la saponification de l'ester méthylique, s'évapore pendant 1' opération, et est perdu, sauf récupération. 15 Cette opération peut s'effectuer en continu, en semi- continu, ou en discontinu, mais ce dernier mode opératoire est préférable. Les graisses obtenues, conformément à l'invention, peuvent contenir différents additifs de type classique tels qu'inhi-20 biteurs de corrosion, et/ou d'oxydation î agents de pression extrême et agents anti-usure. Ces additifs peuvent être ajoutés avant ou pendant le refroidissement. Les additions sont effectuées de préférence lorsque la graisse est à une température comprise entre 37°8C et 148°9C, de préférence au cours du refroidissement. 25 Les propriétés cherchées, ou la qualité voulue pour la graisse, correspond à l'arrangement physique des particules constitutives d'un agent épaississant de graisse lubrifiante, d'un additif s'il y en a et d'huile lubrifiante. C'est la nature et la stabilité de cet arrangement qui détermine l'aspect, la texture, 30 ainsi que les propriétés physiques et chimiques de la graisse. L' aspect correspond aux caractéristiques d'une graisse que l'on peut observer à l'oeil nu seulement, par exemple aspect global, éclat, coloration, et lustre. L'aspect global correspond à l'aspect à l'oeil nu de la graisse là où sa surface intacte est examinée 35 dans un récipient opaque. L'éclat est la coloration de la surface de la graisse, généralement bleue ou verte, lorsqu'on l'examine à laiumière du jour réfléchie sous un angle de 45°C environ de la surface. La coloration d'une graisse est la nuancé et l'intensité présentées lorsque la graisse est examinée dans des conditions où 40 n'intervient pas l'éclat. L'intensité de lumière réfléchie par une 71 45679 12 2118942 graisse, sa luminosité ou son brillant, correspond au reflet de cette graisse. La texture est la propriété observée lorsqu'une petite portion séparée de cette graisse est tassée puis lentement étirée. 5 Les propriétés physiques et chimiques en relation avec la qualité, de la graisse sont définies, ainsi que les modes opératoires d'essai nécessaires pour mesurer ces propriétés, dans 1970 Book of ASTM Standards, partie 17. De plus, d'autres propriétés et modes opératoires d'essai sont définis et utilisés par des orga-10 nisraes de gouvernement tels que le Ministère de la Défense, et des laboratoires privés, et sont reportés dans différents journaux spécialisés, par exemple NLGI Spokesman (National Lubricating Grease Institute). Certains de ces essais sont reportés dans différents textes, par exemple Manufacture and Application of 15 Lubricating Greases, C.J. BONER Les exemples suivants illustrent l'invention de façon non limitative et permettent également de comparer les procédés selon l'invention avec les procédés classiques. EXEMPLE 1 20 Le procédé général de fabrication des graisses à base de lithium décrites dans les tableaux ci-après, est le suivant. On met 46,5 g d'un hydroxyde de lithium courant dans le commerce, dans un ballon de laboratoire d'une contenance^ 0,6 litre environ, chauffé électriquement et muni de jeux de palettes tournant en 25 sens contraires. Puis on y ajoute 200 g d'eau et l'on chauffe le mélange ainsi obtenu à 93®3C, température que l'on maintient jusqu'à dissolution complète'de l'hydroxyde de lithium. On ajoute ensuite lentement 1975 g d'une huile naphténique, ce qui fait baisser la température du mélange liquide. Lorsque celle-ci atteint 82°2C, 30 on met dans le ballon 300 g d'acide hydroxy-12 stéarique du co&mer-ce, en 6 portions approximativement égales. Après quoi, l'apport de chaleur est augmenté et l'eau s'évapore. Tout au long de cette opération le liquide est agité doucement. Lorsque l'évaporation de l'eau est terminée, le mélange est porté 35 graduellement à la température de pointe appropriée. Puis l'arrivée de chaleur est coupée et on laisse refroidir le mélange jusqu'à 171-177°C environ. A cette température on ajoute lentement, dans le ballon, sous agitation 365 g d'huile naphténique de base. Cette addition est suivie de celle de 2213 g d'une huile naphténique dif-40 férente, c'est-à-dire d'une autre huile de base. Au cours de l'ad 71 45679 13 2118942 dition de ces 2 huiles, on fournit assez de chaleur, pour que la température de la dispersion ne descende qu'à 149°C environ. La graisse obtenue est maintenue à cette température pendant 15 minutes ; on laisse ensuite refroidir jusqu'à 88°C environ pour 5 1'emballero Ultérieurement on prélève des échantillons pour la détermination de la structure de la graisse. La première huile naphténique, ajoutée en 2 portions (une de 1975 g et une de 365 g) a les propriétés suivantes : viscosités, 515 SUS à 37°8C (103,5cSt) ; 52,4 SUS à 98°9C (8cSt) ; densité API 19,6 à 15°5C, point de cou-10 lée à -23,3°C et point d'aniline 67,2°C. La troisième huile naphténique ajoutée présente les propriétés suivantes î viscosité SUS 5945 à 37°8C (1280cSt) ; SUS 135 à 98°9C (29cSt) ; densité API 17,3 à 15°5C ; point de coulée à -6°6C et point d'aniline à 85°C. Le tableau I suivant relate, à titre d'exemple, les dif-15 férentes opérations effectuées pour obtenir les données nécessaires à la localisation de l'intervalle de température de pointe (indiqué dans la figure II) pour une composition savon-huile lubrifiante dont l'huile présente un point d'aniline de 67,2°C. On effectue d'autres opérations avec des huiles ayant une large ganane 20 de points d'aniline, afin d'obtenir les données nécessaires à la réalisation des relations indiquées/6ans la figure II. Sont également indiqués dans ce tableau les points de fusion et de congélation de la composition savon-huile lubrifiante, préparée à partir d'une huile ayant un point d'aniline de 67°2C.Le point de fusion 25 de cette composition est de 201°4C, c'est-à-dire de quelques degrés au-dessus de la température de pointe utilisée au cours des opérations 3 à 14 : cela montre bien que le procédé selon l'invention opère à basse température. Ce point de fusion est aussi connu sous l'appellation de température de solution, et le point de 30 congélation sous celle de température de cristallisation» Les essais pour déterminer ces deux températures sont décrits dans le brevet américain n° 2 652 366. Les opérations 7, 8, 9, 10,11 et 12 du Tableau I, montrent que l'on a obtenu des graisses donnant satisfaction, sans 35 broyage TABLEAU I INFLUENCE DE LA TEMPERATURE ET DÙ BROYAGE SUR LES PROPRIETES DE LA GRAISSE1^ (6% savon au lithium et huile lubrifiante à point d'aniline de 67®C) Opération N® 1 2 1) Temje. ®C 210 210 200 199 173,9 Broyage oui non non non Pénétration ASTM après 60 coups 100 000 Laminage 273 >400 Pt de fusion coups 345 non 399 homogène Stabilité mécanique A Pénétration Laminage - 60 coups 126 4> U1 ON \l (température de solution) texture granuleuse avec séparation d'huile 4 .196,7 non tt II » - 5 196,1 non M tt n - 6 196,1 oui 294 315 356 62 7 195,5 non 299 307 314 15 8 194,4 non \ 277 294 324 47 9 193,9 non 269 287 313 44 10 193,3 non 279 294 320 41 11 192,2 non 295 - 355 60 12 191,1 non 332 352 399 67 13 185 non >400 non homogène - 14 185 oui 311 351 414 103 Point de congélation (température de cristallisation) La matière grasse est de l'acide hydroxy-12 stéarique du commerce. ro K-^ \~± OO ko ro 71 45679 2118942 grande• L'importance de la température de pointe peut être mise en évidence par comparaison des opérations 7 et 5. La première a une température de pointe de 195°5C, la seconde 196°1C. Ainsi, il 5 n'existe que 0,6°C de différencei et cependant la graisse de 1' opération 7, obtenue sans broyage, est satisfaisante, alors que celle de l'opération 5, obtenue également sans broyage, ne l'est pas. A mesure que la température de pointe, dans la prépara- 10 tion d'une graisse à base de lithium conformément à l'invention, \ se rapproche du point de congélation de la composition savon-huile, la structure de la graisse lubrifiante obtenue devient plus mauvaise. Ainsi, par exemple, la comparaison des graissegâes opérations 11 et 12 montre que, si la température de pointe approche 15 du point de congélation, la pénétration ASTM après 60 coups augmente de 295 à 332. Pour une concentration donnée en savon, plus le nombre ae pénétration est faible, plus la résistance souhaitable de la graisse est élevée. Lorsqu'on compare les opérations 12 à 14, on constate que,si les graisses préparées à des températures de 20 pointe proches du point de congélation peuvent être satisfaisantes, lorsqu'elles sont broyées, la stabilité mécanique résultante est bien plus mauvaise que celle des graisses préparées à des températures de pointe supérieures. Bien que l'invention concerne la préparation de graisses, 25 à basse température, on a effectué plusieurs essais comparatifs aux températures de fusion. Ainsi, l'opération 1 met en évidence un procédé de préparation à température de fusion, avec broyage, d'une graisse satisfaisante, à stabilité mécanique normale. L'opération 2, comparée à la précédente, fait ressortir la nécessité 30 d'utiliser le broyage pour obtenir une graisse satisfaisante dans ces conditions. Les opérations 3 à 6 démontrent qu'il existe un intervalle de température, entre le point de fusion de la composition huile-savon, et la température de pointe nécessaire pour réaliser 35 l'invention, dans lequel, la graisse obtenue sans broyage présente une structure non satisfaisante. Alors que les graisses du tableau I sont préparées avec une huile naphténique, celles du tableau II le sont avec une huile paraffinique. Dans ce tableau, la comparaison entre opérations 15 40 à 18 indique qu'entre les points de fusion et de congélation de la TABLEAU__II INFLUENCE DE LA TEMPERATURE ET DÙ BROYAGE SUR LES PROPRIETES DE LA GRAISSE^1) (8% de savon au lithium et huile lubrifiante h point d'aniline de O o O v— Opération Temp. '^ Broyage Pénétration ASTM après Stabilité mécaniaue N® °C 60 coups 100 000 coups laminage A Plnétration Laminaae - 60 couds - 208,9 Point de fusion (température de solution) 15 203,3 oui 342 358 375 33 16 203,3 non > 400 non homogène — 17 199 non 294 306 308 14 18 195,5 non 317 323 367 50 mm 182,2 point de congélation (température de cristallisation) 1 ) 'La matière grasse est de l'acide hydroxy-12 stéarique du commerce. ■£-U1 ON VJ kO o ro h-* F—^ 00 -P-IV> 71 45679 2118942 composition savon-huile lubrifiante paraffinique, il y a un intervalle étroit de température de pointe, dans lequel on peut préparer, sans broyage ou cisaillement, des graisses lubrifiantes à base de lithium, de structure satisfaisante et stabilité mécanique excel-5 lente. Ces graisses sont préparées de manière analogue à celle qui est décrite pour les graisses naphténiques du tableau I, sauf que l'on utilise 2 huiles paraffiniques différentes avant d'atteindre l'intervalle de température de pointe de la composition savon-huile et que l'on n'utilise pas d'huile de dilution. 10 La première huile paraffinique, utilisée au cours de cette préparation, a les propriétés suivantes : viscosités 508 SUS à 37°8C (102cSt) ; 64,3 SUS à 98°9C (11,5cSt) ; densité API 30 à 15°5C ; point de coulée -17,8°C„ Pour la seconde huile on a : 2900 SUS à 37°8C (605 cSt) ; 165 SUS à 98°9C (35cSt) ; densité API 27,2 à 15 15°5C. Le point d'aniline résultant des huiles mélangées est de 120°C. La comparaison des opérations 19 à 22, reportées dans le tableau III, montre que le broyage des graisses, préparées dans 1' intervalle de température de pointe selon l'invention, réduit la 20 stabilité mécanique. Les opérations 19-20 sont réalisées avec une huile naphténique et les opérations 21-22 avec une huile paraffinique. Deux opérations, 23 et 24, sont reportées dans le tableau IV, qui montrent que des huiles lubrifiantes de points d'aniline très différents, peuvent être utilisées pour préparer, selon 1* 25 invention, des graisses de lithium satisfaisantes. La stabilité mécanique de la graisse de l'opération 24, est de -14 j cela ne signifie pas que cette graisse ne convienne pas ; bien au contraire, la valeur -14 indique que cette graisse devient plus rigide au cours de son utilisation, ce qui peut être souhaitable pour cer-30 taines applications. Dans les tableaux I à IV, les pénétrations après 60 et après 100 000 coups sont déterminées conformément à ASTM D 217-68; la pénétration par laminage selon ASTM D 1831-64 à 24 heures, 160 t/m et 65,5°C ; le broyage, lorsqu'il a lieu, est réalisé au 35 moyen d'un broyeur classique utilisé pour la finition des graisses. D'autres graisses lubrifiantes à base de lithium contenant 6 à 20% en poids de savon de lithium sont préparées avec l'emploi d'une substance grasse renfermant 30 à90% en poids de triglycérides obtenus à partir d'huile de ricin hydrogénée, le complément était 40 l'acide hydroxy-12 stéarique du commerce. Les résultats sont ana- TABLEAU__III INFLUENCE DU BROYAGE SUR LES PROPRIÉTÉS DE LÀ GRAISSE (3) PREPAREE SELON L'INVENTION (4) Opération N° 19 20 21 22 1) Température de pointe °C 195,5 195,5 199 199 Broyage non oui 2) non • 2) oui ' -F-U1 Pénétration ASTM après 60 coups 100 000 coups Laminage Laminage-60 coups stabilité mécanique Pénétration ko 269 267 315 312 288 298 326 314 312 327 315 326 43 60 0 14 1 ) Les huiles utilisées dans les opérations 19-20 sont naphténiques, dans les opérations 21-22 paraffiniques. ^Broyage à 245 kg/cm^ 0 •'La matière grasse est l'acide hydroxy-12 stéarique du commerce. 4) A base de lithium. oo ro CD kO ro 71 45679 19 2118942 logues à ceux des opérations, dans lesquelles la matière grasse ne comportait que de l'acide hydroxy-12 stéarique. Ainsi, prépare t-on avec les triglycérides mentionnés plus haut, des graisses de structuroéouhaitée. L'emploi d'autres huiles, c'est-à-dire syn-5 thétiques et naturelles, aboutit à la formation de graisses satisfaisantes. TABLEAU IV Influence du point d'aniline de l'huile lubrifiante sur les propriétés d'une graisse à base de savon du lithium de l'acide 10 hydroxy-12 stéarique ^ Opération n° 23 24 Point d'aniline ° C 62,2 165,5 Température de pôinte eC .. 191,7 206,"6 Pénétration ASTM après' - . -15 — 60 coups 373 341 - 10 000 coups .......... 355 314 - laminage 386 327 Stabilité Mécanique A Pénétration 20 Laminage-60 coups . 13 -14 EXEMPLE 2 Le mode opératoire pour la fabrication de graisse à base de calcium, opération 1 indiquée dans le tableau V, s'effectue comme suit. 25 On dissout 600 g d'acide hydroxy-12 stéarique du commerce dans 1000 g d'une huile paraffinique qui a été chauffée à 82°2C dans un ballon à graisse de laboratoire d'une contenance d'environ 5 litres, chauffé électriquement et muni de jeux de palettes tournant en sens contraires 30 90 g d'hydroxyde de calcium du commerce sont ajoutés à une quantité suffisante d'eau pour former une pâte claire. Cette pate est ajoutée dans le ballon au mélange huile-acide chauffé. Après évaporation de l'eau et, lorsque la température du mélange atteint 104°C, on ajoute sous lente agitation 1360 g d'une huile paraffi-35 nique dans le mélange savon-huile, jusqu'à 109°4C. Pendant que la température du mélange savon-huile passe de 110°C à 121°1C, on ajoute graduellement 1300 g d'une seconde huile'paraffinique. Le chauffage de ce mélange sous agitation est poursuivi jusqu'à ce que la température atteigne une valeur de pointe appropriée, par 40 exemple 129°4C. Le point d*aniline du mélange des huiles, soumis TABLEAU V INFLUENCE DE LA TEMPERATURE SUR- LÈS PROPRIETES DE LA GRAISSE AU CALCIUM Opération Matière grasse N° Point d'aniline °C Température OQ Pénétration ASTM après 60 coups 100 000 coups A* 10% en poids de savon • 5 12 HSA 116°6 150°6 séparation du savon 4 12 HSA 116*6 147°2 358 283 1 12 HSA 111 °1 129°4 271 251 2 12 HSA 111 ®1 14707 271 247 3 (50% 12 HSA 116®6 146°1 300 313 Îs0% HCO B. 12% en poids de «avon 6 HCO 116°6 146°1 312 301 7 HCO 116°6 145° 343 289 Dan» ce tableau 12 HSA Signifie t acide hydroxy-12-stéarique du commerce HCO H t Huile de ricin hydrogénée du commerce. 71 45679 2118942 à cette température de pointe, est par exemple de 111°1.A cette température le chauffage est arrêté. On continue l'agitation jusqu'à ce que le mélange savon-huile atteigne 121°1C et alors on y verse lentement, tout en agitant, 645 g supplémentaires de la 5 seconde huile paraffinique» A 104°4C on ajoute 5 g de dibutyl-paracrésol (inhibiteur d'oxydation), toujours sous agitation. On arrête celle-ci lorsque la température du mélange est tombée à 93°3C et la graisse est ensuite emballée. Elle est essayée ultérieurement et sa pénétration ASTM après 60 coups est, par exemple, 271, 10 ce qui est excellent. Les opérations 2 à 7 sont réalisées de manière analogue, mais les huiles et substances grasses sont celles qui sont indiquées dans le tableau V. Les graisses excellentes, préparées de cette manière, ne sont ni cisaillées, ni broyées. 15 La première huile paraffinique, ajoutée en 2 portions, 1000 g et 1360 g, présente les propriétés suivantes : viscosités, 208 SUS à 37°8C (45cSt) et 47,7 SUS à 98°9C (6,55cSt) ; densité API 31,7 à 15°5C ; point de coulée à -17°8 èt point d'aniline à 107°8C. La • seconde huile paraffinique, ajoutée en 2 portions, 1300 g et 645 g, 20 présente les caractéristiques : viscosités, 508 SUS à 37°8C (102 cSt) et 64,3 SUS à 98°9 (11,5 cSt) ; densité API 30 à 15°5C ; point de coulée -17°8C et point d'aniline 116°6C. Les opérations 1 à 4, ainsi que 6 et 7, reportées dans le tableau V, montrent que l'on peut préparer une excellente grais-25 se lubrifiante à base de calcium, sans broyage ou cisaillement, si la température de pointe tombe dans le domaine délimité par ABCD, représenté sur la figure IV. L'étude comparative des opérations 1, 3 et 6 indique également que la matière grasse, utilisée selon l'invention, peut être une huile de ricin hydrogénée du commerce, 30 ou un mélange de cette huile et d'acide hydroxy-12 stéarique du commerce, aussi bien que ce dernier produit seul. L'opération 5 montre que, lorsque la température de pointe se trouve hors de la surface ABCD, la graisse obtenue n'est pas du tout satisfaisante. Toutes les valeurs de pénétration ASTM, indiquées dans 35 le tableau V, sont la preuve de l'excellence de la graisse. Pour une concentration donnée en savon, plus la valeur de pénétration après 60 coups est faible, plus la résistance de la graisse est élevée, qui est souhaitable. Normalement, la valeur de pénétration après 100 000 coups diffère de la valeur après 60 coups. Les dif-40 férences de pénétration après 60 coups et après 100 000 coups, pour 71 45679 22 2118942 la graisse d'une même opération, calculées à partir des valeurs du tableau V, sont caractéristiques d'une très bonne graisse. Dans ce tableau les pénétrations sont déterminées selon la norme ASTM D 217-68. 5 On peut utiliser, pour préparer les graisses au calcium, d'autres huiles lubrifiantes, y compris des huiles synthétiques et minérales paraffiniques, naphténiques et aromatiques. D'excellentes graisses, contenant d'autres proportions de savon, notamment 0,1 à 25% en poids, peuvent être également préparées conformément à 10 l'invention. EXEMPLE 3 Le mode opératoire pour la fabrication de graisse lubrifiante à base de sodium, opération 1 indiquée dans le tableau VI, est le suivant. 15 Dans un ballon de laboratoire de 5 litres environ, équipé comme celui de l'exemple précédent, on verse 600 g d'acide hydroxy-12 stéarique du commerce. On y ajoute également 1640 g d'une huile lubrifiante. L'huile et l'acide sont agités et chauffés à 82°2C. A cette température une solution de 85 g de soude du commerce dans 20 200 g d'eau est ajoutée au mélange huile-acide sous agitation. On continue ensuite l'agitation et le chauffage jusqu'à élimination de l'eau. Puis on ajoute 620 g d'une seconde huile lubrifiante. Au cours de l'addition de cette seconde huile, la température est portée de 129°4C à 160°C. On continue ensuite à chauffer sous 25 agitation, pour faire monter graduellement la température du mélange à la température de pointe de 180°5C. Le point d'aniline du mélange des 2 huiles est de 67°2C. Lorèque la température de pointe est atteinte, on arrête le chauffage et laisse le mélange refroidir sous agitation. Quand la température du mélange atteint 157°2C, on 30 ajoute 2 055 g d'une troisième huile lubrifiante. Au cours de 1* addition de cette dernière, la température tombe à 121°1C. On continue l'agitation jusqu'à ce que le mélange atteigne 79°4C, température à laquelle la graisse est placée dans des récipients de stockage. On effectue ultérieurement les essais physiques nécessai-35 res. La première huile ajoutée (1640 g) a les propriétés suivantes s viscosité, 108 SUS à 37°8C (22,5 cSt) et 38,2 SUS à 98,9°C (3,7 cSt), point d'aniline 62°8C. La seconde huile ajoutée { 620 g) présente les viscosités, 2525 SUS à 37°8C (516cSt) et 87,2 SUS à 98°9C (17,2 cSt) 40 et un point d'aniline de 77°7C. La troisième huile a les viscosités jà 2118942 • 5945 SUS à 37°8C (1280 cSt) et 135 SUS à 98°9C (29 cSt) et un point d'aniline de 83°9C. Les opérations 2 et 3 du tableau VI sont réalisées de manière analogue, mais les huiles et matières grasses utilisées sont indi-5 quées sur ce tableau. Les opérations 1 et 3 du tableau VI montrent que l'on peut préparer d.'excellentes graisses lubrifiantes à base de sodium, sans broyage ou cisaillement, lorsque la température de pointe se trouve à l'intérieur de l'aire délimitée par ABCD. L'opération 3 montre 10 également que l'on peut utiliser, dans ce but, un mélange d'huile de ricin hydrogénée et d'acide hydroxy-12 stéarique, sans broyage ni cisaillement, à condition que la température de pointe se trouve à l'intérieur de ladite ai±e. L'opération 2 montre que, si l'on applique une température de 15 pointe trop élevée, pour préparer une graisse lubrifiante à base de sodium, on obtient un produit non satisfaisant, c'est-à-dire que la graisse est trop molle après 100 000 coups. Cette graisse a une pénétration de 345 après 60 coups, alors que cette valeur devrait ê-tre de préférence bien inférieure. Il est souhaitable d'avoir une 20 valeur de pénétration faible après 60 coups, car cela indique que l'on peut obtenir une résistance élevée de la graisse. Aussi, la graisse de pénétration trop élevée, 438 après 5 000 coups, est-elle à 1*encontre de ce que l'on cherche, molle. Dans le tableau VI, les pénétrations après 60, 5 000 et 100 000 25 coups sont déterminées selon ASTM D 217-68. D'autres huiles lubrifiantes, y compris des huiles synthétiques et minérales, paraffiniques, naphténiques, et aromatiques peuvent être utilisées pour préparer des graisses au sodium ayant les propriétés désirées, au moyen du perfectionnement déerit plus 30 haut. On peut ainsi préparer, conformément à l'invention, d'excellentes graisses renfermant 0,1 à 25% en poids de savon. (voir tableau VI à la page suivante). 23 71 45679 71 45679 24 2118942 TABLEAU VI INFLUENCE DE LA TEMPERATURE SUR LES PROPRIETES DES GRAISSES AU SAVON DE SODIUM. Opération N° 1 2 3 Température max. °C 180,5 218,3 175,5 Savon de sodium, poids % .. 12 17 20 Teneur en substance grasse acide hydroxy-12 stéarique du commerce 100 100 50 Huile de ricin hydrogénée. 0 0 50 fe&nî^33îïn., °c de l'huile 67,2 116,6 116,6 Pénétration ASTM après :' 60 coups 242 345 309 5000 coups 273 438 344 100 000 coups 298 trop mou 375* *) Valeur extrapolée, l'essai ayant été arrêté à 5 OOOcoups. 71 45679 2118942 REVENDICATIONS 1. Procédé de préparation d'une graisse par adjonction d'un savon de métal alcalin ou alcalino-terreux à une huile lubrifiante, qui comprend la saponification d'une matière grasse hydroxylée, » par.la base alcaline ou alcalino-terreux aqueuse au sein d'une portion au moins de l'huile lubrifiante et l'évaporation de l'"eau, caractérisé en ce que le milieu de saponification est é chauffé jusqu'à une température de pointe, située dans l'étroite marge, comprise entre la température de solidification et celle de fusion de la composition à obtenir. 2. Procédé selon revendication 1, caractérisé en ce que l'agent saponifiant est un composé basique/âe lithium, calcium ou sodium, en particulier hydroxyde, oxyde ou carbonate." 3. Procédé selon revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la matière grasse est de l'huile de ricin hydrogénée ou/et de 1* acide hydroxy-12 stéarique. 4. Procédé selorçune des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la matière grasse contient au moins 50% et de préférence au moins 75% en poids d'acide hydroxy-stéarique. 5# Procédé selon une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'huile lubrifiante présente une viscosité de 4 à 1280 cSt à 37,8°C et un point d'aniline de 48° à 183°C. 6. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que, l'agent saponifiant étant un dérivé du lithium, le minimum de la température de pointe va respectivement de 183° à 195°C, et le maximum de cette température de 193° à 213°C respectivement, lorsque le point d'aniline de l'huile lubrifiante varie entre 48° et 183°C. 7. Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que, l'agent saponifiant étant un dérivé du calcium, le minimum de la température de pointe est compris respectivement entre 122° et 134,5°C, et le maximum entre respectivement 140° et 157°C, lorsque le point d'aniline de l'huile lubrifiante va de 48° à 183°C. 8. Procédé seloi>6ne des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que, le saponifiant étant un composé sodique, le minimum de la température de pointe varie respectivement entre 161,5° et 176°C, et le maximum entre 179° et 202°C, quand le point d' aniline de l'huile lubrifiante varie de 48° h 183°C. 71 45679 26 2118942 9* Graisse renfermant une huile lubrifiante et un savon de lithium, de calcium ou de sodium, préparée au-dessous de la température de fusion&e la graisse, sans broyage ni cisaillement, caractérisée en ce que sa stabilité mécanique, définie par la différence entre la pénétration après laminage (ASTM D 1831-64) et la pénétration après 60 coups (ASTM D 217-68), est inférieure à 60.