D'invention se rapporte au problème de l'enlèvement des salissures et des taches sur les étoffes pendant le blanchissage. Ce problème est devenu particulièrement aigu avec l'apparition des fibres synthétiques telles que les fibres polyester qui sont oléophiles par nature et ne sont pas facilement mouillées lorsqu'elles sont mises en contact avec de l'eau. Il est aussi rendu particulièrement aigu par l'utilisation de résines aminoplastes que l'on applique à divers types d'étoffes pour empêcher leur froissement. Dans l'un ou l'autre de ces cas, ou lorsque les deux se présentent à la fois, on éprouve des difficultés considérables à enlever les taches, particulièrement les taches à base d'huile, sur les étoffes. Parmi les étoffes que l'on trouve actuellement sur le marché, les étoffes à base de polyesters posent le problème le plus difficile.Toutefois, l'invention est applicable à tous les types d'étoffes et fibres organiques tant synthétiques que naturelles. On sait, par les brevets des .U.B. nO 5 236 685 et 3 377 249 que l'on peut utiliser des polymères acides polyacryliques, seuls ou conjointement avec des résines aminoplas- tes antifroissantes, pour améliorer les propriétés d'enlèvement des salissures des étoffes. On sait aussi que les silicones, en général, augmentent la souillure des étoffes par leS taches à base d'huile. Cela est indiqué par exemple dans de nombreuses publications, par exemple dans l'article de la revue "Anerican Dyestuff Reporter", page 299, 5 Mai 1958, intitulé "Wet-Soiling Studies on Resin Treated Cotton Fabrics". Cet article indique que lorsqu'on applique à une étoffe des apprêts acryliques mous, la salissure est accrue.Il montre aussi, aux figures 2 et 4, qu'un méthylpolysiloxane seul augmente la souillure des étoffes par des taches à base d'huile et qu'unie association d'un méthylpolysiloxane et d'un apprêt acrylique est moins bonne que chacun de ces corps séparément. L'article conclut qu'une fois sali, l'apprêt silicone-acrylate sur le coton ne peut pas être nettoyé et que la salissure est irréversible. Cette publication est mentionnée et les conclusions en sont confirmées par1?"Textile Research Journal", page 146, Février 1963, dans un article intitulé "Some Observations on Wet Soiling of Resin-Treated Cotons". On trouve d'autres indications concernant l'effet nuisible des silicones sur la salissure des textiles dans les extraits de l"'American Association of Textile Chemists and Colorists" (AATOC) mentionnés dans "American Dyestuff Reporter", il Octobre 1965, page 37. En commentant l'effet de l'énergie de surface du traitement des textiles sur la salissure, les auteurs arrivent à cette conclusion que les matières ayant une faible énergie de surface comme les silicones augmentent notablement la salissure de. l'étoffe. A la lumière de ces enseignements, on voit très clairement pourquoi les titulaires des brevets cités plus haut évitent soigneusement de mentionner tout silicone à propos de leurs traitements visant à améliorer l'enlèvement des salissures. Pourtant, de façon tout à fait inattendue, la demanderesse a trouvé qu'une association des organosiloxanes définis ci-après et d'acides carboxyliques polymères définis ci-après donne des propriétés d'enlèvement des salissures qui équivalent ou sont supérieures à celles des acides carboxyliques polymères seuls. On a trouvé aussi que l'association de silicones et des acides carboxyliques polymères donne, particulièrement dans le cas où on utilise des résines antifroissantes, un toucher très supérieur à celui que donnent les acides carboxyliques polymères seuls. La présence du silicone augmente fortement aussi la résistance mécanique de l'étoffe qui est souvent altérée par l'utilisation des résines aminoplastes antifroissantes.Par exemple, l'association du silicone et de l'acide polymère, quand on l'applique conjointement avec la résine aminoplaste, améliore la résistance à la déchirure de 40f0 ou davantage et la résistance à l'abrasion par flexion de 400 à 50070 relativement à la m8me étoffe traitée par la résine aminoplaste seule. L'invention concerne un mélange comprenant (A) une résine aminoplaste pour textiles en une quantité suffisante pour améliorer l'enlèvement des salissures d'une étoffe organique à laquelle on applique le mélange, (B) une combinaison comprenant (1) 10 à 9 en poids d'un polyméthylsiloxane contenant au moins un groupe méthyle par atome de silicium, les autres substituants du silicium étant substantiellement tous des atomes d'hydrogène ou des radicaux hydrocarbonés aliphatiques de 1 ou 2 atomes de carbone et (2) 1 à 90fa en poids d'un acide carboxylique soluble dans l'eau, non saturé, polymère, les proportions de (1) et (2) étant basées sur le poids total de ces deux ingrédients. L'invention concerne aussi un procédé pour améliorer l'enlèvement des salissures sur une étoffe organique qui consiste à lui appliquer le mélange de (1) et (2) du paragraphe précédent et ensuite à sécher le revêtement sur l'étoffe. le mot "sécher' signifie aussi bien durcir le revEte- ment qu'éliminer simplement l'eau ou le solvant dans des conditions où il ne se produit aucun durcissement. les types de silicones qui peuvent servir ici sont les diméthylpolysiloxanes, les méthylhydrogénopolysiloxanes, le méthylvinylsiloxane et le méthyléthylsiloxane, ainsi que les copolymères de ceux-ci. De préférence, le siloxane est un diméthylsiloxane, un méthylhydrogénosiloxane ou un diméthylsiloxane contenant à l'état copolymérisé une proportion mineure, c'est-à-dire 20 moles ffi ou moins, de méthylvinylsiloxane ou de méthyléthylsiloxane. les siloxanes peuvent être b o-ués à leurs extrémités par des groupes hydroxyles ou des groupes fonctionnels, tels que les groupes alcoxy ou acétoxy, ou bien ils peuvent être bloqués par des mailles R3SiOo 5 dans lesquelles R représente n'importe quel radical hydrocarbyle ou halogénohydrocarbyle. La viscosité du siloxane n'est pas critique et elle peut varier, par exemple, entre 100 cSt à 250C et la viscosité d'une gomme non coulante. On peut durcir ou non le polysiloxane sur l'étoffe selon l'usage final de l'étoffe. Si l'on veut durcir le siloxane, on peut utiliser n'importe lequel des agents de réticulation et des catalyseurs utilisés habituellement pour durcir les polysiloxanes. Par exemple2 on peut durcir des polysiloxanes bloqués par des groupes hydroxyles au moyen d'agents de réticulation, tels que des silanes et siloxanes contenant des groupes SIR, des alcoxysilanes ou des silicates d'alcoyle, des acyloxysilanes, des silanes cétoximés (c'est-à-dire répondant à la formule RSi(ON=CR'2)3 dans laquelle R et R' sont des radicaux hydrocarbyles et des aminoxysilanes, au moyen de catalyseurs tels que des sels métalliques d'acides carboxyliques comme le diacétate de dibutyl-étain ou l'octoate ferrique, ou des titanates d'alcoyle comme le titanate de tétrabutyle, ou des amines. En outre, on peut durcir le siloxane par l'interaction de grou pes 8111 avec des groupes Si-alcényle en utilisant des catalyseurs tels que l'acide chloroplatinique et d'autres catalyseurs au platine. Il ne faut pas confondre le durcissement du siloxane avec lexdurcissement de la résine aminoplaste, bien que l'on puisse les durcir tous les deux simultanément, si on le désire. Quand on ne désire pas durcir le siloxane, on applique le siloxane et l'acide polymère à l'étoffe sans catalyseur de durcissement du siloxane et on chauffe le revetement pour éliminer le solvant ou l'eau éventuellement présents. Les acides carboxyliques polymères utilisés ici sont des polymères d'acides carboxyliques hydrosolubles insaturés tels que les acides acrylique, méthacrylique, itaconique, vinylacétique ou fumarique. L'acide carboxylique polymère peut être un homopolymère ou bien un copolymère de deux ou plusieurs types de ces acides. Dans le cas de l'acide vinylacétique ou de l'acide fumarique, il est préférable de préparer un copolymère avec l'un des acides acrylique, méthacrylique ou itaconique. Si on le désire, l'acide carboxylique polymère de l'invention peut avssi contenir de petites quantités d'autres polymères vinyliques tels que des esters acryliques, le styrène, le chlorure de vinyle, etc.. le terme "combinaison", employé ici, signifie que le silicone et l'acide carboxylique polymère peuvent être sous forme d'un copolymère ou d'un mélange. Par exemple, on peut préparer le polysiloxane et ensuite le copolymériser avec l'acide insaturé par des techniques usuelles de polymérisation en émulsion ou par des techniques usuelles de polymérisation dans un solvant. Dans ces techniques, le catalyseur préféré est le persulfate de potassium. Il est préférable aussi que le siloxane contienne des groupes alcényles si l'on désire préparer des copolymères. Toutefois, l'invention fonctionne parfaitement bien avec de simples mélanges de l'acide carboxylique polymère et du silrxrne. Dans ces cas, on prépare le polysiloxane séparément de l'acide carboxylique polymère en les polymérisant chacun par des techniques usuelles.On mélange alors les deux polymères de toute manière appropriée. On a trouvé que l'on peut le faire de façon satisfaisante en mélangeant les deux polymères et en faisant passer ensuite le mélange dans un moulin à colloïdes. De préférence, le siloxane est sous la forme d'une émulsion. Si on le désire, on peut utiliser le traitement favorisant l'enlèvement des salissures de l'invention conjointement avec des résines aminoplastes pour textiles. Ces matières sont des produits commerciaux bien connus. Des exemples de telles résines sont les résines urée-formaldéhyde, les résines mélamine-formaldéhyde, les résines éthylène-urée-formaldéhyde, les résines carbamate-formaldéhyde, les résines amide-formaldéhyde, les résines diurée-formaldéhyde et les résines triazone-formaldéhyde. On trouvera une liste plus importante des résines aminoplastes particulières qui peuvent être employées dans le brevet des E.U.A. nO 3 377 249, colonnes 5 et 6. On peut durcir la résine aminoplaste sur le textile au moyen de tous les catalyseurs usuels généralement employés. Ils peuvent être du type acide de lewis, du type basique ou de tout autre type désiré. On trouvera une liste complète de ces catalyseurs aux colonnes 6 et 7 du brevet cité en dernier lieu. Bien entendu, si on le désire, on peut durcir la résine aminoplaste par d'autres moyens tels que l'irradiation. On applique la combinaison selon l'invention à ltétof- fe par tous moyens usuels, par exemple par foulardage, immersion ou pulvérisation. La concentration du bain de traitement n'est pas critique et peut aller de 0,1 à 5S0 en poids ou davantage de siloxane et d'acide carboxylique polymère combinés. On peut appliquer la résine aminoplaste à la concentration normale utilisée avec le type particulier d'étoffe dont il s'agit. Quand on utilise des résines aminoplastes, le bain peut contenir des quantités usuelles de ces résines2 par exemple 2 à 30io ou davantage comme indiqué dans le brevet des E.U.A. nO 3 777 249 précité.. La quantité de la combinaison de (1) et (2) sur l'étoffe sèche n'est pas critique, pas plus que les quantités relatives de la combinaison de (1) et (2) et de la résine aminoplaste, du moment que la combinaison susdite est présente en une quantité suffisante pour impartir des propriétés d'enlèvement des salissures. En général, la proportion retenue à l'état humide, par rapport au poids sec de l'étoffe, est de 50 à 85 en poids de (1) et (2). Il va de soi que (1), (2) et la résine aminoplaste peuvent être appliqués à l'étoffe conjointement ou que l'on peut appliquer chaque ingrédient séparément et dans n'importe quel ordre. De préférence, on applique les matières amultanément. On obtient les propriétés d'enlèvement des salissures avec toute étoffe organique, par exemple les étoffes cellulosiques telles que le coton, la rayonne, l'acétate de cellulose ou viscose; les fibres polyamide telles que le "Nylon", les étoffes polyacrylique comme celles de polyacrylonitrile et les fibres polyester comme celles que l'on obtient à partir de l'éthylène-glycol et de l'acide téréphtalique; les fibres protéiniques comme la laine; et les fibres polyvinyliques comme celles des copolymères de chlorure de vinyle et de chlorure de vinylidène ou de polypropylène. Il est entendu que lton peut utiliser des mélanges de tous ces types de fibres, si on le désire. les valeurs numériques d'enlèvement des salissures indiquées aux exemples suivants sont obtenues par la méthode d'essai AATCC 130-1969 relative à l'enlèvement des salissures et des taches huileuses (sauf dans l'exemple 3). Cet essai figure dans l'AATCC Technical Manual page 223. On a modifié cet essai seulement en ce sens que l'on utilise de l'huile pour moteurs brumée, une graisse commerciale pour châssis d'automobile ou de l'huile pour salades au lieu de l'huile minérale de marque "Nujol", Ces substitutions sont permises par l'essai normalisé. En bref, dans cet essai, on compare la tache qui reste sur le vêtement après lavage à des étalons fournis par l'American Association of Textile Chemists and Colorists. Une note de 5 indique une excellente élimination des taches et les étalons descendent jusqu'à 1, note qui représente une élimination très médiocre des taches. On donne ci-après la définition des marques commerciales qui apparaissent dans les exemples ci-après "Triton X-100" est un produit de condensation de nonylbenzène et de polyoxyalcoylène. "Permafresh 183" est une dihydroxy-diméthylol-éthylène-urée. "Emulphogen BC-720" est un tricétyloxy-poly-(éthylène-oxy)- éthanol. "Abex 18S" est un surfactif anionique. Afin que l'homme de l'art puisse mieux comprendre comment on peut mettre en oeuvre l'invention, on donne les exemples non limitatifs suivants. Tous les pourcentages indiqués sont en poids et toutes les viscosités sont mesurées à 250C, sauf indication contraire. EXEMPTE On prépare une émulsion en polymérisant de l'acide méthacrylique au moyen de persulfate de potassium dans une émulsion d'un copolymère à 98,5 moles %0 de diméthylsiloxane et à 1,5 mole Só de méthylvinyls loxane en proportions telles que 1'émulsion contienne, en poids, 50% de polysiloxane et 50% d'acide polyacrylique. L'émulsion obtenue a une teneur en solides de 13,7%. On mélange 26,7 g de cette émulsion à 44,7 g d'eau, 0,3 g de "Triton X-100", 25 g d'une solution aqueuse à 45% de matières solides de "Permafresh-183" et 3,5 g d'une solution aqueuse à 50% de chlorure de magnésium. On applique la combinaison obtenue à une étoffe de "Nylon" et on la durcit à 1210C pendant 15 minutes.Après un lavage selon l'essai normalisé cidessus, la note pour une tache de graisse pour châssis d'automobiles est de 5, et pour une tache d'huile pour moteurs brûlée elle est de 5. Cela indique une excellente élimination de la tache en un seul lavage. EXEMPLE 2 On mélange 60 g de méthylhydrogénopolysiloxane à 136 g d'eau et on émulsifie avec 4 g d'1'Emulphogen EC-720". On obtient une émulsion à 3t de matières solides. On mélange 25 g de cette émulsion à 98,8 g d'une solution aqueuse d'acide polyméthacrylique contenant 7,5 g d'acide. On mélange 28,2 g du mélange ci-dessus à 43 g d'eau, 0,3 g de "Triton X-100", 25 g d'une solution à 45% de "Permafresh-183" et 3,5 g d'une solution à 5OOX1J de chlorure de magnésium. On applique le bain obtenu à une étoffe formée d'un mélange 50:50 de polyester et de coton, on sèche pendant 5 minutes à 1210C, puis on durcit pendant 15 minutes à 1210C. Après un seul lavage, la note à l'essai normalisé est de 5 pour la graisse pour châssis d'automobile et de 4 pour l'huile pour moteurs brûlée. ExEMPlE3 On prépare une émulsion d'un copolymère à 98,5% de diméthylsiloxane et à 1,5 mole % de méthylvinylsiloxane ayant une concentration de 32% en poids de siloxanes. On mélange 56,6 g de cette émulsion à 312 g d'une solution d'acide méthacrylique à 7,89. On fait passer le mélange-dans un moulin à colloïdes avec un réglage de 0,5 mm, puis on le fait passer trois fois dans ce moulin avec un réglage de 0,13 mm. On mélange 32,4 g de ce mélange avec 38,8 g d'eau, 25 g d'une solution aqueuse à 45% de "PermaÎresh-183", 0,3 g de "Triton X-100" et 3,5 g d'une solution de chlorure de magnésium à 50%. On applique ce mélange à une étoffe blanche formée d'un mélange 50:50 de polyester et de coton et on durcit à 1210C pendant 15 minutes. On lave l'étoffe et on la tache selon l'es- sai normalisé ci-dessus. Cependant, on mesure ltélimination des taches en utilisant un dispositif de mesure à cellule photoélectrique "Photovolt" qui enregistre l'intensité de la lumière réfléchie par l'échantillon. On compare l'étoffe traitée par le mélange ci-dessus à la meme étoffe non tachée non traitée, à la même étoffe tachée non traitée, et à la même étoffe que l'on a traitée seulement par la résine "Permafresh 183" et tachée On vérifie chaque échantillon après un lavage et après 23 lavages. Etoffe traitée par Nombre Etoffe Etoffe Etoffe trai- le silicone, l'acide de la- non traitée non trai- tée par la polyméthacrylique et vages non tachée tée tachée résine la résine, et tachée 1 88 57,5 51,5 79 23 89,5 55,0 46,5 63 EXEMPLE 4 On mélange 75 g d'une émulsion à 30% de solides d'un polydiméthylsiloxane d'une viscosité de 25 000 cSt et 4 g de surfactif "Abex 18S" et on chauffe le mélange à 700C. On ajoute 10,5 g d'une solution à 2% de persulfate de potassium, puis 25 g d'acide méthacrylique en l'espace de 70 minutes.On ajoute à nouveau 10,5 g de persulfate de potassium à 'c et on chauffe l'émulsion pendant 70 minutes à 70 C, puis pendant 30 minutes à 850C. la composition obtenue contient 50 en poids de silicone et d'acide polyméthacrylique combinés. On mélange 30,5 g de l'émulsion ci-dessus à 45,7 g d'eau, 0,) g de "Triton X-1OO", 20 g d'une solution aqueuse à 45% de "Permafresh-183" et 3,5 g d'une solution de nitrate de zinc. le bain contient 4% de la combinaison de silicone et d'acide polyméthacrylique. On applique le bain à un mélange 50:50 de polyester et de coton, on durcit 5 minutes à 121 C, puis 15 minutes à 1210C. On tache l'étoffe avec de l'huile pour moteurs brûlée. Au lavage, l'élimination des taches est bien meilleure que pour une étoffe identique traitée par un agent du commerce favorisant l'cnlèvement des salissures du type acrylate. EXEMPLE 5 On prépare une émulsion à 31Só de matières solides d'un copolymère d'une viscosité de 5500 cSt formé de 80 moles % de diméthylsiloxane et 20 moles S0 de méthylvinylsiloxane. On mélange 79 g de cette émulsion à 4 g d'"Abex 18S" et 300 g d'eau et on chauffe à 700C sous azote. On ajoute alors 10,5 g d'une solution à 2* de persulfate de potassium, puis 25 g d'acide acrylique en ltespace de 30 minutes. On ajoute alors à nouveau 10,5 g de persulfate de potassium à 2% et on chauffe le mélange pendant 30 minutes à 700C, puis pendant 30 minutes à 85 C. On mélange 31 g de cette émulsion à 45,2 g d'eau, 0,3 g de "Triton X-100", 20 g de "Permafresh-183" (45% de solides) et 3,5 g de nitrate de zinc. On applique ce mélange à une étoffe à 100% de coton et on durcit à 121 0C pendant 15 minutes. On tache l'étoffe avec de l'huile pour moteurs brûlée. On la lave de la façon usuelle et ltenlèvement des salissures est meilleur qu'avec un revêtement acrylique du commerce favorisant l'enlèvement des salissures. EXEMPLE 6 Cet exemple illustre une utilisation sans résine aminoplaste. On prépare une émulsion d'un copolymère à 98,5 moles ffi de diméthylsiloxane et à 1,5 mole % de méthylvinylsiloxane en utilisant de l'acide dodécylbenzènesulfonique. la teneur en matières solides est de 32,2?% en poids. On mélange 23,9 g de cette émulsion à 100 g d'une solution à 7,7% d'un acide polyméthacrylique. On mélange 28,2 g de ce mélange à 71,5 g d'eau et 0,3 g de "Triton X-10O", on applique la composition obtenue à une étoffe de polyester et de coton (50:50) et on la sèche à 1210C pendant 15 minutes. L'essai à huile pour moteurs brumée donne un enlè- vement des salissures noté 2 après un lavage. L'étoffe non traitée a une note de 1 après un lavage. EXEMPLE 7 Cet exemple indique l'utilisation de 80% de diméthylpolysiloxane et 20% en poids d'acide méthacrylique, On mélange 95,7 g de l'émulsion de silicone de l'exem- ple 6 à 100 g de la solution d'acide polyméthacrylique à 7,7% de matières solides. On combine 17,8 g du mélange obtenu à 53,4 g d'eau, 0,3 g de "Triton X-100", 25 g de "Permafresh-183" (45,b de solides) et 3,5 g d'une solution de MgCl2 (accélérateur Mx). On plonge une étoffe de polyester et de coton mélangés (50:50) dans la composition et on la fait passer à travers des cylindres d'essorage avec une pression de 2,8 kg/cm2. On traite l'étoffe pendant 15 minutes à 1210C. La note pour l'huile pour moteurs brûlée est de 2 après un lavage, alors que l'é- toffe traitée par le "Permafresh 183" seulement donne une note de 1. EXEMPLE 8 Cet exemple illustre le durcissement du siloxane. On mélange 3 g d'une émulsion à 35SfO de matières solides d'un polydiméthylsiloxane terminé par des groupes hydroxyles et ayant une viscosité de 100 000 cSt avec 0?3 g 0id methyltriméthoxy- silane, 0,3 g dune émulsion à 20% de matières solides de dilaurate de dibutyl-étain, 26,3 g d'une solution à 7,3% de matières solides d'acide polyméthacrylique et 69,2 g d'eau. On applique ce mélange à une étoffe de polyester et de coton (50050) et on durcit 20 minutes à 1210C. On teste l'étoffe et on trouve qu'après un lavage elle a une note de 2 pour l'huile pour moteurs brumée et de 3 pour l'huile pour salades. l'étoffe non traitée obtient une note de 1 pour chaque tache. EXEMPLE 9 Cet exemple illustre aussi le durcissement du siloxane. Il montre aussi que, à des concentrations relativement faibles, l'acide polymère améliore l'aptitude au nettoyage, et que l'on peut obtenir un bon toucher. On prépare huit compositimne (A à H) et on les applique à une étoffe blanche en polyester et coton (50:50). On plonge des échantillons de l'étoffe dans les compositions, on les essore entre des cylindres sous une pression de 2,8 kg/cm2, on les sèche, puis on durcit au four pendant 15 minutes à 1210C. On teste alors l'enlèvement des salissures des échantillons d'étoffe. les compositions utilisées sont indiquées ci-après. les compositions A-C et un échantillon d'étoffe sans aucune composition sont mentionnés à des fins de comparaison. la composition A comprend essentiellement 3 g d'une émulsion aqueuse à 35% de matières solides d'un polydiméthylsiloxane terminé par des groupes hydroxyles et ayant une viscosité de 100 000 cSt à 250C, 1 g de méthyltriméthoxysilane, 0,3 g d'une émulsion aqueuse à 20% de matières solides de dilaurate de dibutyl-étain, 0,1 g d'acide acétique et 95,6 g d'eau. La composition B comprend essentiellement 3 g d'une émulsion aqueuse à 35% de matières solides d'un polydiméthylsiloxane terminé par des groupes hydroxyles et ayant une viscosité de 100 000 cSt à 250C, 1 g de méthyltriméthoxysilane, 0,3 g d'une émulsion aqueuse à 20% de matières solides de dilaurate de dibutyl-étain, 1,3 g d'une solution aqueuse à 7,7% de matières solides d'acide polyméthacrylique et 94,4 g d'eau. la composition C comprend essentiellement 3 g d'une émulsion aqueuse à 35% de matières solides d'un polydiméthylsiloxane terminé par des groupes hydroxyles et ayant une vscosité de 100 000 cSt à 250C, 1 g de méthyltriméthoxysilane, 0,3 g d'une émulsion aqueuse à 20% de matières solides de dilaurate de dibutyl-étain, 6,5 g d'une solution aqueuse à 7,7% de matières solides d'acide polyméthacrylique et 89,2 g d'eau. la composition D comprend essentiellement 3 g d'une émulsion aqueuse à 35% de matières solides d'un polydiméthylsiloxane terminé par des groupes hydroxyles et ayant une viscosité de 100 000 cSt à 250C, 1 g de méthyltriméthoxysilane, 0,3 g d'une émulsion aqueuse à 20/ó de matières solides de dilaurate de dibutyl-étain, 13 & d'une solution aqueuse à 7,7% de matières solides d'acide polyméthacrylique et 82,7 g d'eau. La composition E comprend essentiellement 3 g d'une émulsion aqueuse à 35 de matières solides d'un polydiméthyl siloxane terminé par des groupes hydroxyles et ayant une viscosité de 100 000 cSt à 250C, 1 g de méthyltriméthoxysilane, 0,3 g aqueuse d'une émulsion/à 20% de matières solides de dilaurate de dibutylétain, 26 g d'une solution aqueuse à 7,7% de matières solides d'acide polyméthacrylique et 69,7 g d'eau. la composition P comprend essentiellement 3 g d'une émulsion aqueuse à 35% de matières solides d'un polydiméthylsiloxane terminé par des groupes hydroxyles et ayant une viscosité de 100 000 cSt à 250C, 1 g de méthyltriméthoxysilane, 0,3 g d'une émulsion aqueuse à 20 de matières solides de dilaurate de dibutyl-étain, 39 g d'une solution aqueuse à 7,7 de matières solides d'acide polyméthacrylique et 56,7 g d'eau. La composition G comprend essentiellement 3 g d'une émulsion aqueuse à 35% de matières solides d'un polydiméthylsi- loxane terminé par des groupes hydroxyles et ayant une viscosité de 100 000 cSt à 250C, 1 g de méthyltriméthoxysilane, 0,3 g d'une émulsion aqueuse à 20% de matières solides de dilaurate de dibutyl-étain, 65 g d'une solution aqueuse à 7,7% de matières solides d'acide polyméthacrylique et 31,7 g d'eau. La composition H comprend essentiellement 3 g d'une émulsion aqueuse à 35 de matières solides d'un polydiméthylsiloxane terminé par des groupes hydroxyles et ayant une viscosité de 100 000 cSt à 250C, 1 g de méthyltriméthoxysilane, 0,3 g d'une émulsion aqueuse à 2a de matières solides de dilaurate de dibutyl-étain, 95,8 g d'une solution aqueuse à 7,7 de matières solides d'acide polyméthacrylique et 0,9 g d'eau. les résultats des essais figurent au tableau suivant. Notes pour l'enlèvement des salissures Taches et toucher A 5 C D E F G H néant non taché 5 5 5 5 5 5 5 5 5 sauce tomate 3 3 3 5 5 5 5 5 4 moutarde 3 3 4 4 4 4 5 5 3 graisse 1 1 1 2 3 3 4 4 2 huile moteur 1 1 1 1 2 2 3 3 2 toucher E E E E M M M M M E = excellent; B = bons M = médiocre RvI CATIONS 1. Composition caractérisée en ce qu'elle comprend (A) une résine aminoplaste textile en une quantité suffisante pour améliorer l'enlèvement des salissures d'une étoffe organique sur laquelle on applique le mélange, (B) une combinaison comprenant (1) 10 à 9946 en poids d'un polyméthylsiloxane contenant au moins un groupe méthyle par atome de silicium, les autres substituants sur le silicium étant en quasi-totalité des atomes d'hydrogène ou des radicaux hydrocarbonés aliphatiques de 1 ou 2 atomes de carbone, et (2) 1 à 900 en poids d'un acide carboxylique polymère insaturé hydrosoluble, les proportions de (1) et (2) étant basées sur le poids total de (1) et (2). 2. Composition selon la revendication 1, dans laquelle (1) est un diméthylpolysiloxane et (2) est un acide polyméthacrylique. améliorer 3. Procédé pour/l'enlèvement des salissures d'une étoffe organique, caractérisé en ce qu'il consiste à appliquer sur cette étoffe une quantité efficace d'une combinaison comprenant (1) 10 à 99 en poids d'un polyméthylsiloxane contenant au moins un groupe méthyle par atome de silicium, les autres substituants sur le silicium étant en quasi-totalité des atomes d'hydrogène ou des radicaux hydrocarbonés aliphatiques de 1 ou 2 atomes de carbone, et (2) 1 à 90% en poids d'un acide carboxylique polymère insaturé hydrosoluble, les proportions de (1) et (2) étant basées sur le poids total de (1) et (2), puis à sécher le revêtement sur l'étoffe. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'étoffe est une étoffe de polyester, (1) est un diméthylpolysiloxane et (2) et un acide polyméthacrylique ou polyacrylique. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que l'étoffe est aussi traitée par une résine aminoplaste.