L'invention se rapporte à un cible destiné à former, en liaison avec un générateur d'impulsions électriques et par montage sur des isolateurs portés sur des piquets, une clôture ditontable, notamment pour pâturages. Ces clôtures, dites souvent clôtures électriques ou électrifiées, sont d'usage courant et tendent à se substituer aux clôtures traditionnelles en fils barbelés étagés, pour parquer le bétail dans ùn pâturage, notamment quand il est nécessaire de déplacer relativement fréquemment les emplacements de pâturage. En effet la clôture est réalisée très rapidement par pose d'un fil lisse unique généralement en acier galvanisé sur des piquets munis d'isolateurs à quelques décimètres du sol, et liaison électrique à un géné- rateur d'impulsions électriques autonome. Lorsque les ani aux viennent toucher le fil, ils reçoivent des décharges électriques qui les dissuadent de franchir le fil.Comme les animaux reçoivent des décharges désagréables par simple contact, ils ne cherchent pas à s'appuyer sur le fil qui n'a pas besoin d'être bien tendu et mécaniquement résistant, et les piquets n'ont pas besoin d'être enfoncés à grande profondeur. Par contre les piquets des clôtures tradition nelles doivent être beaucoup plus hauts et enfoncés profondément dans le sol pour résister à la poussée du bétail. Un minimum de trois fils barbelés est nécessaire étagés. Comme ces clôtures électrifiées sont prévues pour être facilement démontables pour être déplacées fréquemment, les fils galvanisés classiques sont roulés et déroulés à chaque déplacement et le revstement protecteur de zinc est endommagé en peu de temps, et le fil se corrode aux intempérie. Par ailleurs le fil ne peut être d'un diamètre trop faible, tant pour être visible que pour durer suffisamment longtemps malgré la corTosion. La raideur du fil, due à son diamètre, impose le roulage en couronnes de grand diamètre, qui sont encombrantes. Le déroulage est peu aisé, et les flexions résiduelles nécessitent un redressement du fil, ai moins approximatif, et qui accentue l'endommagement du zinc protecteur. Enfin, une mise en contact accidentelle du fil avec la terre enlève beaucoup d'efficacité à la clôture. L'invention a pour objet un câble pour clôtures électrifiées, pratiquement insensible à la corrosion. L'invention a également pour objet un câble pour c19- tures électrifiées, dont la souplesse permet une pose facile et retarde la détérioration. L'invention a encore pour objet un câble pour clôtures électrifiées qui reste efficace en cas de mise à la terre locale. A ces effets l'invention propose un câble destiné à constituer, en liaison avec un générateur d'impulsions électriques et par montage sur des isolateurs portés sur des piquets, une clôture démontable notamment pour pâtura; ges, caractérisé en ce qu'il comporte une âme métallique à relier au générateur, revêtue d'une gaine électriquement semi-isolante. La gaine semi-isolante laisse passer suffisamment d'énergie électrique pour que les décharges soient insupportables aux animaux, mais protège efficacement l'âme mé- tallique contre la corrosion aux intempéries. Cette âpe peut être d'une section suffisamment faible pour que le câble soit relativement souple et puisse s'enrouler sur une bobine pour le transport ou le stockage, et se déroule aussi aisément qu'un câble électrique ou téléphonique, alors que le diamètre de la gaine est suffisant pour que le c- ble, monté sur les piquets, soit visible pour les passants. La souplesse du câble permet aussi une tension aisée sans avoir à la redresser. La souplesse du câble peut encore être améliorée en constituant l'âme de plusieurs brins toronnés, plus souple que l'âme en brin unique, et moins susceptible de rupture par formation de coques. De préférence la gaine est constituée d'un thermoplastique chargé d'une poudre conductrice de l'électricité. Le thermoplastique est extrudable sur les machines de gainage classiques en câblerie, et la proportion de poudre conductrice permet de doser la résistivité de la gaine. On préférera que la résistivité de la gaine soit con- prise entre 10 et 1000 ohmacm, ce qui assure une transmis sion efficace des décharges électriques aux animaux, tout en réduisant les risques d'accidents. Par ailleurs1 ai le câble se trouve en un point accidentellement au sol, la résistivité de la gaine limite la dérivation d'énergie vers la terre, et la cloture ne perd pas trop son efficacité. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence aux dessins annexés dans lesquels t la figure 1 représente, grossi, un tronçon de câble selon l'invention,en partie dénudé t la figure 2 représente schématiquement la disposition du câble en clôture électrifiée. Selon la forme de réalisation choisie et représentée figure 1, le câble est constitué d'une âme 1, composée de quatre brins d'acier inoxydable toronnés à grand pas, et d'une gaine 2 extrudée constituée d'un polychlorure de vinyle chargé de poudre de carbone, de diamètre extérieur 2,1 me, et dont la résistivité dans le sens radial est d'environ 100 ohms.cm. On remarquera que la structure du crible ne le distingue pas des câbles électriques classiques, de sorte qu'il peut être fabriqué sur des machines, toronneu- ses et extrudeusas, classiques en câblerie, Comme représenté figure 2, l'installation du câble pour former une clôture électrifiée est analogue aux dispositions classiques.Des piquets tels que 11 et 12 sont plantés de distance en distance sur le tracé choisi de la c18- ture. Les piquets 11, 12 portent des isolateurs poulies respectivement 13, 14, à environ 0,5 à 0,7 mètre du sol. Le câble 10 est supporté par ces isolateurs 13, 14. Le piquet 12 porte le raccordement au générateur 18 d'impulsions électriques. L'extrémité de départ l0a est bouclée sur l'isolateur 14 par un serre-c ble 16. Le câble 10, déroulé de la bobine 17, après avoir fait le tour du tracé de la c18ture, revient se boucler sur l'isolateur 14, où il est maintenu par le serre-câble 15.L'extrémité du câble, sortant de la joue de la bobine 17 vient se brancher par son âme dénudée, sur la borne haute tension du générateur 18, tandis que la borne de terre 20 du générateur 18 est reliée à un piquet métallique 21 enfoncé dans le sol. Le générateur 18 comporte de façon classique une source autonome d'énergie électrique, piles ou accumulateur, une bobine d'induction et un rupteur périodique, chaque rupture de l'alimentation du primaire de la bobine engendrant dans le secondaire, entre les bornes 19 et 20, une impulsion de quelques centaines de volts. On remarquera que ai le cable 10 vient en contact avec le sol, la résistivité non négligeable de la gaine évite un court-circuit franc de la sortie du générateur, en sorte que les impulsions seront de tension réduite, mais encore perceptibles, et dissuaderont les animaux, surtout s'ils ont l'expérience antérieure de décharges désagréables, de franchir la clôture. La résistance de contact du câble sur le sol sera d'ailleurs d'autant plus grande que le câble, léger, restera en contact imparfait avec la terre. On appréciera d'ailleurs que le câble gainé peut filtre rendu au moins aussi visible pour les passants qu'un fil galvanisé, en raison des facilités de pigmentation de la gaine theroplastique. Par ailleurs ce câble est considéra blement moins lourd qu'un fil galvanisé tel qu'on l'utilise ceuramment, ne pesant qu'environ 8 kg aux mille mètres, tandis qutun fil galvanisé nu de 3 mm de diamètre pèse environ 42 kg pour la même longueur. De plus on peut loger plusieurs milliers de mètres sur une bobine à joue telle que représentée en 17 figure 2, tandis que le fil galvanisé classique se livre en couronnes de 1 m de diamètre environ. Bien entendu l'invention n'est pas limitée à l'exemple décrit, mais on embrasse toutes les variantes d'exécution, tant par la constitution de l'ame, qui pourrait être constituée d'un brin unique ou d'une multiplicité de brins toronnés pour faire varier la souplesse ou le nerf du câble, ou de la nature du métal utilisé, acier inoxydable, galvanisé, cuivre, bronze, que par la nature de la gaine, pour laquelle on peut choisir la matière en raison d'une résistance particulière recherchée, aux ultra-violets, aux intempéries, à l'abrasion, aux condensations d'humidité dans les matières classiques en extrusion, et la nature de la charge conductrice en raison de sa compatibilité avec le thermoplastique, de la conductivité recherchée de la gaine, ou même l'aspect de la gaine. Enfin il est évident que l'utilisation d'un câble à d'autres usages que la clôture de pâturages, que ce soit la protection de récoltes ou de plantations contre les incursions d'animaux sauvages de grande taille, ou toute autre application ne saurait pour autant sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Câble destiné à constituer, en liaison avec un générateur d'impulsions électriques et par montage sur des isolateurs portés sur des piquets, une clôture démontable notamment pour pâturages, caractérisé en ce qu'il comporte une âme métallique à relier au générateur, revêtue d'une gaine électriquement semi-isolante. 2. Câble selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'âme est constituée de brins métalliques toronnés. 3. Câble selon une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la gaine est constituée d'un thermoplastique chargé d'une poudre conductrice de l'électricité0 4. Câble selon une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la résistivité de la gaine dans le sens radial est comprise entre 10 et 1000 ohms.cmO 5. CAble pour clôture électrifiée, caractérisé en ce qu'il comporte une âme à quatre brins en acier inoxydable de 0,35 mm de diamètre revêtue d'une gaine en polcblorure de vinyle de 2,1 min de diamètre extérieur chargé en carbone en sorte que sa résistivité transversale soit de l'ordre de 100 ohms-mO