Diverses méthodes ont été proposées pour enregistrer manuellement et rapidement la parole au moyen de signes d'écriture prélevés dans un ensemble de référence et transcrits sur un support. Elles peuvent être regroupées en deux grandes catégories - les méthodes d'écritures basées sur l'utilisation de si gnes conventionnels, - les méthodes abréviatives. La première de ces méthodes consiste à représenter les syl- labes par des signes élémentaires, n'ayant qu'un très lointain rapport avec les caractères alphabétiques. Les signes utilisés sont des barres et des boucles, dont l'ordonnance, l'inclinaison, l'amplitude varient en fonction de chaque son. Cette méthode est dite syllabique ou phonétique du fait qu'elle est basée sur la transcription des sons. Elle convient parfaitement pour l'enregistrement manuel de la parole, mais elle présente l'inconvénient d'être illisible pour un profane. La seconde méthode consiste à représenter les syllabes,par des caractères alphabétiques, légèrement altérés; certaines lettres, en particulier les voyelles des premières et dernières syllabes, étant conventionnellement omises. Par ailleurs, des abréviations conventionnelles sont utilisées afin de diminuer le nombre de caractères alphabétiques par mots. Cette méthode, dite alphabétique, présente l'avantage d'utiliser des signes connus du profane, mais on reproche souvent au sténogramme d'être d'une lecture difficile, en particulier dans le cas de la transcription des langues étrangères. Il a également été proposé de mécaniser ces méthodes d'enregistrement, au moyen de machine comportant un clavier; chaque touche de ce clavier correspond à un caractère, et plusieurs touches peuvent être frappées simultanément . Quelle que soit la méthode d'enregistrement préconisée, les signes utilisés sont à base alphabétique. Toutefois, afin de limiter le nombre des touches, las lettres ou groupe de lettres phonétiquement semblables sont représentés par un même caractère, par exemple le T pour D, le P pour B, le E pour le QUE et le GUE.Il a également. été proposé de reconstituer les lettres d'un alphabet à partir des parties communes des lettres d'un alphabet,par exemple,la lettre c combinée à la lettre 1 forme la lettre d. L'avantage de cette méthode est discutable car si le nombre de touches diminue, le nombre de frappes augmente Les machines à sténotyper présentent différents avantages par rapport aux méthodes manuelles, en particulier - une grande vitesse d'enregistrement allant jusqu'à 240 mots/minute, - des notes, en clair, lisibles par un profane et qui peuvent être utilisées comme document de travail, ou confiées à une équipe de secrétaires. Par contre, ce sont des machines qui ne peuvent pas être utilisées, à tout moment, aussi rapidement qu'une feuille de papier et un crayon. D'autre part, leur prix de vente est très supérieur au prix de ces derniers. On connaît également des systèmes d'écritures phonétiques caractérisés en ee que l'ensemble de référence est matérialisé par un diagramme composé de caractères alphabétiques. Ce diagramme, constitué par la suite des consonnes et des voyelles, est imprimé sur le support sur lequel le texte est transcrit. Le procédé d'écriture consiste relier successivement les consonnes et les voyelles composant les syllabes par un graphique linéaire. Ce système d' écriture phonétique présente de nombreux inconvénients qui limitent son utilisation. En effet, il parait clair qu'un long texte ainsi enregistré est illisible, étant donné le très grand nombre de liaisons entre les consonnes et les voyelles. Par ailleurs, le- lecteur qui a à déchiffrer un tel sténogramme, ignore l'ordre dans lequel il doit combiner les consonnes et les voyelles désignées par les traits les reliant. On peut envisager, afin de faciliter la lecture du message, d'étaler le diagramme sur une large surface; mais dans ce cas, on perd le bénéfice d'un système d'écriture rapide, étant donné la longueur des traits reliant les consonnes et les voyelles. La présente invention, élaborée à partir d'une idée de principe fournie à la demanderesse par Nr Joseph Buchaca, a pour but de remédier aux inconvénients des différents systèmes d'écriture cités. Elle évite l'acquisition d'une machine onéreuse et encombrante, et permet d'enregistrer dans toutes les langues un texte qui peut être lu par un profane. La caractéristique es sentielle du matériel d'enregistrement, selon l'invention, tient en ce que le diagramme matérialisant l'ensemble de référence est répété en pavés adjacents, au sein d'un système susceptible d'être associé au support sur lequel est enregistré le sténogramMe. Cette répétition de diagrammes en pavés adjacents évite, comme on le verra, les inconvénients précédemment cités. Dans un mode de réalisation priviligié de l'ensemble des références, ce dernier est constitué par un jeu de caractères d'une machine à sténotyper, notamment du type GRANDJEAN. Il en résulte différents avantages en particulier la possibilité de représenter chaque syllabe par un nombre de signes réduits; le gain de temps est, comme on le verra, appréciable. Dans ce mode de réalisation privilégié, le diagramme matérialisant l'ensemble de référence est constitué, par exemple, par la suite des caractères apparaissant sur la bande imprimée lorsque l'opératrice appuie simultandmen? sur toutes les touches de la rangée du haut, puis sur celles de la rangée du bas du clavier de la machine à sténotyper. Les diagrammes sont composés de symboles et dans le mode de réalisation privilégié précédemment décrit, les symboles sont les caractères à base alphabétique de l'ensemble des références. Mais, dans un autre mode de réalisation de diagramme, ces caractores peuvent être remplacés par des symboles géométriquesj des points, par exemple. On exposera dans la suite du texte les avantages que présente un tel type de diagramme. Dans un cas particulier de réalisation du matériel selon l'invention, les diagrammes composés de caractères alphabétiques sont reproduits par impression sur la feuille de papier constituant le support. Dans un autre mode de réalisation du matériel d'enregistrement, selon l'invention, le système matériellement associé du support est la reproduction en creux, sur une plaque métallique, de la succession des diagrammes, plus particulièrement des diagrammes dont les symboles sont des points. Le procédé d'enregistrement selon l'invention met en oeuvre les processus élémentaires suivants - l'opératrice sélectionne, mentalement, sur un premier diagramme les symboles représentant les signes composant la première syllabe à enregistrer - l'opératrice repère les symboles sélectionnés, en les désignant par une marque - l'opératrice indique, par une convention de composition, l'ordre dans lequel les symboles doivent être associés pour reconstituer la syllabe. On comprend facilement qu'un lecteur profane peut relire, sans difficulté, le sténogramme ainsi transcrit en clair; en effet, il lui suffit d'associer les symboles désignés par les marques, pour reconstituer les syllabes prononcées par ltorateur~. Dans le cas où les symboles ne sont pas directement intelligibles, par exemple dans le cas où les symboles sont géométriques, le lecteur utilise, comme on le verra, un autre système, matériellement associé au support . Ce dernier système est constitué comme le précédent, par la même succession des diagrammes, répétés en pavés adjacents, mais les symboles composant les diagrammes sont, dans ce cas, des caractères à base alphabétiqueO Dans un mode particulier de réalisation du procédé, la marque utilisée pour désigner les symboles sélectionnés dans le diagramme, est un trait continu reliant lesdits symboles. Il est possible de définir la convention de composition une fois pour toute : c'est le cas, s'il est convenu que les symboles seront, successivement sélectionnés, dans chaque ligne de diagramme en progressant de la gauche vers la droite et, de haut en bas d'une ligne à-l'autre. Dans un autre mode particulier de réalisation du procédé, la marque, désignant le symbole, est un trou obtenu en perforant le support, comme il est usuel de le faire lorsque l'on écrit en Braille. On sait que dans le système d'écriture en Braille, l'aveugle est guidé, dans son mouvement pour poinçonner la feuille, par une plaque portant, gravés en creux, des points régulièrement espacés. Chaque lettre est représentée conventionnellement par la combinaison de plusieurs points en relief, trois en moyenne, sélectionnés dans une cellule comportant 3 lignes de 2 points.Or selon un mode de réalisation, précédemment exposé, du matériel selon l'invention, les diagrammes sont imprimés en creux dans une plaque métallique. L' aveugle a ainsi la possibilité, comme il sait le faire en écriture Braille, de repérer, par une marque en relief 1 le symbole représentant le ca caractère à base alphabétique qu'il veut désigner. Mais contrairement à 1 'écriture en Braille, il lui suffit de poinçonner une seule fois le support pour désigner un signe de l'ensemble de référence. Le matériel et le procédé d'enregistrement, notamment pour aveugles, qui viennent d'être décrits, peuvent encore être perfectionnés en leur adjoignant, comme il a été dit, un autre système dont les diagrammes sont à base alphabétique. Dans un mode de réalisation particulier, ce système est la reproduction imprimée sur le support de la succession des diagrammes composés de caractères à base alphabétique la disposition des caractères sur le support étant identique à celle des points en creux sur la plaque. L'aveugle applique le côté imprimé du support d'enregistrement contre la face gravée en creux de la plaque, les diagrammes étant placés en regard les uns des autres.L'aveugle qui utilise ce matériel d'enregistrement a ainsi la possibilité d'écrire un texte que non seulement il sait relire, mais il transcrit également un texte directèment compréhensible-par un voyant. On va maintenant décrire des réalisations particulières du procédé et du matériel selon l'invention, en se référant aux figures qui représentent : - figure la, une feuille de papier préimprimée sur laquelle ont été enregistrés les mots "La sténotypie" - figure lb, une autre disposition du diagramme décrit en se référant à la figure précédente - figure lc, une feuille de papier préimprimée sur laquelle ont été enregistrés les mots "Avez-vous compris"-, les diagrammes étant disposés en colonne - figure 2a, un autre mode de réalisation, le matériel d'enregistrement étant associé à un dispositif pour écrire en Braille - figure 2b, un poinçon pour écrire en Braille - les figures 3a, 3b, 3c concernent un autre mode de réalisation, le matériel d'enregistrement étant associé à une surface auxiliaire qui facilite la lecture du texte enregistré et plus précisément il est représenté - figure 3a, un détail de la surface auxiliaire - figure 3b, un détail du support d'enregistrement - figure 3c, un détail montrant comment doivent être associés le support d'enregistrement et la surface auxiliaire. On va maintenant décrire la figure I a. Le support est une feuille de papier 1; les signes compo sant l'ensemble de référence sont des caractères à base alphabétique, et les symboles constituant les diagrammes 3 sont également les mêmes caractères à base alphabétique 2. Les caractère res à base alphabétique 2 sont disposés en forme de pavés composés de quatre lignes et de cinq rangées. Les caractères sont au nombre de vingt-et-un y comprise Y, 4 placé en haut et à gauche du diagramme. Les diagrammes sont reproduits en ligne les uns à côté des autres, en pavés adjacents. Les caractères alphabétiques sont ceux dune machine à sténotyper du type Grandjean et sont 3n nombre suffisant pour reproduire la totalité des syllabes prononcées, de légères altérations phonétiques étant acceptées : par exemple : ZE pour VE et TE pour DE. Les mots "la sténotypie" ont été écrits à titre d'exemple. La convention d'écriture choisie pour définir l'ordre de lecture des caractères représentant la syllabe est de réunir - par une ligne courbe 5 les caractères qui doivent se lire de droite à gauche, - par une ligne droite 6, les caractères qui doivent se lire de gauche à droite. Sur le premier diagramme 7 est écrit : la, et non AL sur le second n 8 est écrit : sté, sur le troisième " 9 est écrit : no, et non ON sur le quatrième " 10 est écrit : ty, sur le cinquième Il Il est écrit : pie. Sur le cinquième diagramme on a figuré la main 12 de lto- pératrice en train de tracer au moyen d'un crayon 13 un trait reliant les caractères P et I. La figure lb représente-un dispositif d'enregistrement comportant le même ensemble de référence que l'exemple précédent de la figure la, mais les diagrammes sont composés diffé remmena. Bes caractères alphabétiques 14 sont réunis sous la forme d'un diagramme comportant deux lignes et onze rangées, la sixième rangée ne comportant pas de caractère. Le caractère alphabétique Y 16 est en haut et selon Il'axe de symétrie verticale du diagramme. La phrase "La sténotypie se relit facilement" a été décrite. La convention d'écriture choisie pour définir l'ordre des lectures des caractères est dans cet exemple très simple puis que les caractères sont sélectionnés dans chaque diagramme selon l'ordre de lecture habituel; c'est-à-dire de la gauche vers la droite Une convention d'écriture supplémentaire a été introduite dans ce cas particulier ; elle consiste à réunir par une courbe 26 les caractères d'une même ligne et par une droite 27 les caractères qui appartiennent à deux lignes différentes. sur le premier diagramme 17 est écrit : LA sur le deuxième T 18 est écrit : STE sur le troisième n 19 est écrit : N0 sur le quatrième n 20 est écrit : TY sur le cinquième n 21 est écrit : PIE sur le sixième " 22 est écrit : SE RELIT sur le septième " 23 est écrit : FA sur le huitième n 24 est écrit : CILE sur le neuvième " 25 est écrit : ME La figure 1c représente une autre disposition du diagramme définie précédemment en se référant à la figure lb. Les diagrammes sont reproduits les uns au-dessous des autres et la convention d'écriture indiquée par uns flèche 30 est de haut en bas. Cette disposition des diagrammes convient mieux pour les sténotypistes qui ont déjà appris la sténotypie sur une machine. Le support d'enregistresent préimprimé se présente en effet dans ce cas comme la bande de sténotypie d'une machine t sténotyper. La phrase "avez-vous compris" a été écrite à titre d'exemple. Sur le premier diagramme 31 est écrit : A sur le deuxième " 32 est écrit : VEZ sur le troisième n 33 est écrit : VOUS sur le quatrième n 34 est écrit : CON sur le cinquième " 35 est écrit : PÇIS. La disposition des diagrammes sur la feuille de papier peut varier, en fonction des habitudes de l'opératrice. Une sté notgpiste, ayant la pratique des machines à sténotyper, préfère une répétition en colonne. Une novice préfère une disposition en ligne plus conforte, on le verra, aux habitudes d'écriture. On Ta maintenant décrire la figure 2a qui représente un autre iodle de réalisation de ltinventionj le matériel d'enre gistrement étant dans ce cas associé à un dispositif pour écri- re en Braille. On redonnai) le dispositif qui est couramment utilisé par les aveugles pour transcrire la parole. La plaque 40 présente une empreinte en relief, constituée par des points en creux 41 régulièrement espacés. Un cadre 42 est articulé autour d'une charnière 43 solidaire de la plaque 40 ; il permet de maintenir la feuille 50 support d'enregistrement appliquée contre la plaque 40. Le cadre a également pour roule, comme il est connu, de supporter une règlette, non représentée, qui guide le mouvement de l'aveugle. Les diagrammes 46 préimprimés sur la feuillé sont les meme que ceux précédemment décrits en se référant à la figure 1 b et sont composés de caractères à base alphabétique 47. La feuille 50 sur laquelle sont préimprimés les diagrammes est indexée, par rapport à la plaque 40, par quatre picots 44 solidaires de la plaque qui s'engagent dans quatre trous 45 perforés dans la feuille 50 support d'enregis trement. Selon une caractéristique de l'invention, les diagrammes 51 composés des points en creux 41 gravés sur la plaque sont exactement disposés comme le sont les diagrammes 46 répétés en pavés adjacents sur la feuille 50, la position des points en creux 41 dans chacun des diagrammes 51 reproduits sur la plaque 40 étant la meme que celle des caractères 47 à base alphabétique composant les diagrammes 46 préimprimés sur la feuille. L'emplacement des trous d'indexage 45 esttelle, que les caractères 47 sont en regard des points en creux 41 gravés dans la plaque, lorsque la face imprimée de la feuille 50 est appliquée contre la plaque 40. La feuille est représentée pliée autour du pli 48, de façon que la face imprimée de la feuille 50, et les diagrammes reproduits en relief sur la plaque 40, puissent etre vus simultanément. Il y a correspondance entre chaque caractère et chaque point en creux. Chaque point en creux diun diagramme gravé sur la plaque désigne un caractère, du diagramme correspondant préimprimé sur la feuille. L'aveugle perfore les trous avec un petit poinçon 54 (figure 2 b ) qu'il tient dans la main 52. Il est guidé dans son mouvement, comme il a été dit, et comme il est connu, par une réglette ( non représentée ), prenant appui sur le cadre 42. Lla- veugle choisit l'emplacement du trou qu'il doit percer dans la feuille support d'enregistrement, en sélectionnant, selon un processus qui lui est familier, le point en creux dont la position dans un diagramme correspond au caractère qutil veut transcrire. Sur la figure 2a, on a écrit à titre d'exemple le mot flTeliSOnS Sur le premier diagramme 46 est écrit : RELI sur le deuxième " 49 est écrit : SONS. Sur la figure 2b on a représenté l'opérateur en train de poinçonner un trou 53 correspondant à la lettre R et ayant déjà poinçonné les trous correspondant aux caractères R 37, L 38, I 39. On rappelle que l'aveugle écrit en Braille de la droite vers la gauche et qu'il se relit de la gauche vers la droite en glissant son doigt sur le verso de la feuille qu'il a retournée. C'est pour conserver cette habitude d'écriture et de lecture qui est familière que l'on applique la face préimprimée de la feuille d'enregistremen*, contre la plaque gravée. Le matériel d'enregistrement qui consiste à placer la face imprimée de la feuille au-dessus et à modifier les conventions d'écriture et de lecture, par exemple convenir que le voyant lira de la droite vers la gauche, ne sort pas du cadre de l'invention. On va maintenant décrire les figures 3a, 3b, 3c, qui représentent un autre mode de réalisation de l'invention qui convient parfaitement pour enseigner le procédé d'enregistrement rapide de la parole. Les diagrammes 56 Sont les mêmes que ceux qui ont été décrits en se référant-àla figure lb. Ils sont composés de carac tères à base alphabétique 57 mais dans ce cas particulier de réalisation les diagrammes sont imprimés sur une feuille auxiliaire 55 - Figure 3a - qui est, comme on le décrira plus loin, associée au support d'enregistrement. La figure 3b représente la feuille support de ltenregistre- ment 58. Des diagrammes 60 composés de points 59 sont également imprimés en pavés adjacents sur la feuille support de l'enregistrement 58. La disposition des points 59 dans chacun de ces diagrammes étant la même que celle des caractères 57 composant les diagrammes 56 imprimés sur la feuille auxiliaire 55. De telle sorte que chaque point d'un diagramme imprimé du support d'enregistrement désigne un caractère et un seul du diagramme correspondant imprimé sur la feuille auxiliairer L'étudiant enregistre le texte, qu'il écoute, sur le support d'enregistrement, en procédant comme il a été décrit précédemment en se référant à la figure 1 b. L'étudiant relie par un trait au crayon les points correspondant aux caractères composant la syllabe qu'il veut transcrire. Le fait que les caractères alphabétiques ne sont pas imprimés sur le support d'enregistrement force l'étudiant à acquérir très vite un automatisme dans le tracé des traits représentant les syllabes. L'étudiant prend ainsi lihabi- tude d'associer une syllabe à un trait joignant deux points du diagramme. La feuille auxiliaire 55 sur laquelle sont imprimés les diagrammes 56 composés de caractères 57, est dans ce cas particulier transparente. L'étudiant la pose sur la feuille support de l'enregistrement 58 - Figure 3 c - en faisant coihcider les lettres caractères et les points, par exemple en superposant les marques 61 et 62 inscrits sur la feuille auxiliaire respectivement aux marques 63 et 64 inscrits sur la feuille support de l'enregistrement. II a ainsi la possibilité de se relire facilement et de corriger son exercice, vérifiant ainsi s'il a acquis l'automatisme lui permettant d'écrire vite. Par exemple (figure 3 b ) , l'étudiant a écrit sur la feuille support d'enregistrement " CAN YOU READ Sur le premier motif 65 est enregistré : CAN Sur le deuxième " 66 est enregistré : YOU Sur le troisième " 67 est enregistré : READ. Un profane peut le contrôler sans difficulté (figure 3 c ) en lisant par transparence à travers la surface auxiliaire les caractères désignés par les mar ques. Les diverses variantes du matériel d'enregistrement selon l'invention qui viennent d'etre décrites ont cette caractéristique commune de comporter un système matériellement associé au support, au sein duquel est répété en pavés adjacents, un diagramme composé de symboles reflétant un ensemble de référence composé de caractères à base alphubétique. Le procédé d'enregistrement selon l'invention est dans tous les cas exposés le même, il consiste à repérer dans un diagramme, par une marque les symboles correspondant aux caractères à base alphabétique représentant selon une convention d'écriture la première syllabe à enregistrer. REVEND I CAT IONS 1.- Matériel pour 11 enregistrement en clair de la parole sur un support, par exemple une feuille de papier, - chaque syllabe étant conventionnellement représentée par un groupe de signes, tous prélevés dans un même ensemble de ré référence, par exemple des caractères alphabétiques prélevés dans un alphabet, - ledit ensemble de référence étant matérialisé par un diagram me composé de symboles, notamment un alphabet dont les carac tères alphabétiques sont disposés en lignes et en colonnes, - ledit matériel étant caractérisé en ce que ledit diagramme est répété en pavés adjacents au sein d'un système suscepti ble d'être matériellement associé au support. 2.- Matériel selon la revendication 1, caractérisé en ce que les symboles composant le diagramme sont des symboles géométriques par exemple des points qui désignent, suivant la place qu'ils occupent dans le diagramme, le signe correspondant de l'ensemble de référence 3.- Matériel selon la revendication 1, caractérisé en ce que les symboles composant le diagramme sont les signes de l'ensemble de référence . 4.- Matériel selon l'une des revendications 1, 2 ou 3, ca ractérisé en ce que le système matériellement associé au support est la reproduction - par exemple imprimée - sur l'une des faces du support, de la succession des diagrammes répétés en pavés adjacents 5.- Matériel, notamment pour les aveugles, selon les revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le système matériellement associé au support est la reproduction en creux, par exemple gravée, de la succession des diagrammes sur la surface d'une plaque contre laquelle le support est susceptible d'être appliqué. 6.- Matériel selon la revendication 5, caractisé en ce que sur le support est également reproduit, par exemple impri mé, une succession de diagrammes, notamment des diagrammes composés de symboles à base alphabétique, lesdits diagrammes étant reproduits en regard de chacun des diagrammes en creux de la plaque lorsque le support est appliqué contre cette dernière. 7.- Matériel selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5 ou 6, caractérisé en ce que les signes de ensemble de référence sont les caracteres d'une machine à sténotyper, notamment du type Grandjean. 8.- Procédé d'enregistrement utilisant le matériel selon l'une des revendications 1, 2,3, 4, 5, 6 ou 7, consistant à - sélectionner sur un premier diagramme du système matériellement associé au support les symboles représentant la première syllabe à enregistrer, - repérer les symboles sélectionnés en faisant une marque les désignant respec tivement ; caractérisé en ce que ; - on indique par une convention l'ordre de composition dans lequel les symboles doivent êtré associés pour reconstituer la syllabe en clair, - on itère le processus en utilisant, pour enregistrer les syllables suivantes, les diagrammes adjacents. 9. - Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'on indique la convention de composition des symboles en reliant les symboles sélectionnés ; par un tracé, par exemple une ligne droite, lorsque l'ordre de composi tion est de gauche à droite, par un tracé différent, par exemple une ligne courbe, lorsque l'ordre de composition est de droite à gauche. 10. - Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'on itère le processus en sélectionnant les symboles successivement dans chaque diagramme en progressant dans un sens conventionnel, par exemple de la gauche vers la droite. 11. - Procédé selon les revendications 8 ou 10, caractérisé en ce que l'on repère les symboles en perforant le support à l'emplacement du symbole sélectionné. 12. - Procédé selon llune quelconque des revendications 8 à 11, utilisant un matériel d'enregistrement dans lequel les symboles composant les diagrammes sont disposés sur au moins deux lignes, ledit procédé étant caractérisé en ce que l'on repère les symboles sélectionnés en les reliant par un trait continu, par exemple rectiligne, lorsqu'ils appartiennent à deux lignes distinctes, par un trait continu contournant les symboles intermédiaires, par exem ple une accolade extérieure au diagramme, lorsqu'ils appartiennent à la mAme ligne. 13.- A titre de produit nouveau, un support sur lequel est enregistré un texte en clair et présentant des marques désignant des symboles, lesdites marques étant exécutées en procédant selon l'une quelconque des revendications 8 à 12. Ledit produit nouveau étant caractérisé en ce que les symboles sont ceux composant les diagrammes répétés, en pavés adjacents, au sein d'un système susceptible d'entre matériellement 'associé au support selon l'une quelconque des revendications 1 à 7. 14.- Un support selon la revendication 13, présentant des marques au moins constituées de traits continus, reliant au moins deux symboles sélectionnés, caractérisé en ce que les traits continus comportent des parties courbes et des parties rectilignes. 15. - Un support selon la revendication 13, caractérisé en ce que les > marques sont des impressions en relief. 16. - Un support selon la revendication 13, caractérisé en ce que les marquess)nt des trous.