La présente invention concerne un procédé de traitement phytosanitaire des végétaux, spécialement des cotonniers ainsi que les compositions (mélanges) permettant ce traitement. Les cotonniers sont habituellement et de plus en plus affligés de divers déprédateurs cu ravageurs qui sont particulièrement nuisibles à l'obtention de bonnes récoltes. Parmi les principaux deprédateurs on peut citer les acariens et les insectes. Comme insectes on peut mentionner Les chenilles (larves.de lépidoptères) en particulier Spodoptera (Prodenia) sp Heliothis sp. Diparopsis watersi Platyedra (Pectinophora) gossypiella Earias sp Cryptophlebia (Argiroploce) leucotreta Cosmophila flava Sylepta derogata Bucculatrix Alabama argillacea Sacadodes, Les insectes piqueurs-suceurs , notamment de la famille -des homoptères, tels que Les pucerons ou Aphis gossypii Les cicadelles (Jassides) ou Empoasca sp Les mouches blanches ou Bemisia tabaci Les insectes piqueurs-suceurs, notamment de la famille des thysanoptères, tels que Les thrips (thrips tabaci) ainsi que les punaises et miridés (hétéroptères) tels que Dysdercus sp. Lygus sp. Helopeltis sp. Nezara viridula Comme acariens ravageurs du coton on peut citer Les tétranyques (notamment Tetranychus sp.) Les tarsonèmes (notamment polyphagotarsonemus latus). Parmi les produits phytosanitaires utilisés avantageusement pour la protection des cotonniers, on peut citer principalement les produits connus sous le nom de pyréthroïdes et notamment la cyperméthrine dont on a recommandé l'usage à des doses de 150 à 240 g/ha (M. Elliot et al., Ann. Rev. Entomol.23 460-461 (1978)). Toutefois, il apparait en pratique nécessaire de ne pas utiliser ces pyréthroides seuls mais de les associer à d'autres matières actives phytosanitaires, notamment dans le but de lutter contre les acariens, lesquels sont peu ou pas sensibles aux pyréthroïdes, et contre diverses autres espèces de ravageurs également moins sensibles que d'autres à l'action des pyréthroïdes. De nombreuses associations de matières actives ont été ainsi proposées pour toutes sortes de cultures. Ainsi dans Research Discl. nO 16176, Sept. 1977, de très nombreuses associations des pyréthroXdes sont proposées, certaines pour l'arboriculture, d'autres pour les cultures légumières, d'autres enfin pour les cotonniers. Alors que la plupart de ces associations sont proposées à la fois pour traiter les cotonniers, et assez souvent également d'autres cultures, dans le cas des mélanges pyréthroïdes + cyhexatin, ceux-ci ne sont pas proposés pour traiter les cotonniers. Pour les applications en arboriculture et cultures légumières, ces mélanges pyréthroïdes/ cyhexatin sont par ailleurs recommandés à des doses assez élevées. I1 y a donc là un enseignement qui dissuade d'utiliser les mélanges de pyréthroïdes et de cyhexatin, et qui dissuade encore plus d'utiliser des doses faibles de ces mélanges. Des essais pratiques effectués par la demanderesse ont premièrement confirmé cet enseignement en ce que l'adjonction de cyhexatin à la cyperméthrine n'a pas substantiellement amélioré l'activité de ce pyréthroïde contre les ravageurs. Toutefois, un but de l'invention est non pas seulement de lutter efficacement contre les ravageurs mais aussi d'améliorer qualitativement et/ou quantitativement les récoltes. I1 a maintenant été trouvé que ces buts pouvaient être atteints grâce au procédé de traitement selon l'invention ainsi qu'aux compositions selon l'invention permettant la mise en oeuvre de ce procédé. Ce procédé de l'invention est donc un procédé de traitement des cotonniers ou cultures de cotonniers, notamment en vue de lutter contre les ravageurs des cotonniers et en vue d'améliorer les récoltes, caractérisé en ce que l'on applique une composition comprenant un mélange de cyperméthrine et de pesticide de type organoétain. Selon une modalité avantageuse de réalisation de l'invention, la constitution du mélange cyperméthrine + organoétain et sa dose d'application sont telles que la cyperméthrine est appliquée à raison de 15 à 60 g/ha, de préférence à raison de 20 à 40 g/ha, tandis que la matière active de type organoétain est appliquée à raison de 100 à 500 g/ha, de préférence à raison de 150 à 300 g/ha. On rappelle que par "cyperméthrine" on désigne la matière active de formule : Parmi les matières actives pesticides de type nrnanoét8in ut-ilfs2hles dans l'invention, on dérivés de Sn (IV) (étain au degré d'oxydation 4). Comme composés de ce type on peut citer spécialement - le cyhexatin ou hydroxyde de tricyclohexylétain - l'azocyclotin de formule - le fenbutatin oxide de formule L'invention concerne donc également des compositions insecticides et acaricides pour cotonniers caractérisées en ce qu'elles comprennent de la cyperméthrine ainsi qu'un dérivé de l'étain, de préférence le cyhexatin, l'azocyclotin ou le fenbutatin oxide. Ces compositions contiennent habituellement, pour 10 parties (en poids) de cyperméthrine, 30 à 400 parties (en poids) de dérivés organoétain, de préférence 35 à 250 parties. Les compositions utilisables dans l'invention contiennent la cyperméthrine et le composé organoétain comme matières actives, ainsi que, généralement, un support inerte, liquide ou solide, acceptable en agriculture et/ou un agent tensio-actif également acceptable en agriculture et éventuellement d'autres adjuvants acceptables en agriculture. En particulier sont utilisables les supports et agents tensio-actifs usuels des pesticides. Ces compositions peuvent contenir aussi toute sorte d'autres ingrédients tels que, par exemple, des colloïdes protecteurs, des adhésifs, des épaississants, des agents thixotropes. des agents de pénétration. des stabilisants. des séquestrants, etc... ainsi que d'autres matières actives connues à propriétés pesticides (notamment insecticides ou fongicides) ou à propriétés favorisant la croissance des plantes (notamment des engrais) ou à propriétés régulatrices de la croissance des plantes. Plus généralement les matières actives utilisées dans l'invention peuvent être associées à tous les additifs solides ou liquides correspondant aux techniques habituelles de la mise en formulation. Les compositions selon l'invention et utilisables dans le procédé de l'invention selon ce qui a été décrit précédemment, comprennent habituellement de 0,5 à 95 % (en poids) de matières actives (c'est à dire de l'ensemble cyperméthrine + organoétain). En ce qui concerne les compositions adaptées au stockage et au transport, elles contiennent avantageusement de 10 à 95 % (en poids) de matières actives. Selon ce qui- a déjà été dit, les matières actives utilisées dans l'inventio.n sont généralement associées à des supports et éventuellement des agents tensioactifs. Par le terme "support", dans le présent exposé, on désigne une matière organique ou minérale, naturelle ou synthétique, avec laquelle les matières actives sont associées pour faciliter leur application sur la plante, sur des graines ou sur le sol. Ce support est donc généralement inerte et il doit être acceptable en agriculture, notamment sur la plante traitée. Le support peut être solide (argiles, silicates naturels ou synthétiques, silice, résines, cires, engrais solides, etc...) ou liquide (eau, alcools, cétones, fractions de pétrole, hydrocarbures aromatiques ou paraffiniques, hydrocarbures chlorés, gaz liquéfiés, etc...). L'agent tensioactif peut être un agent émulsionnant, dispersant ou mouillant de type ionique ou non ionique. On peut citer par exemple des sels d'acides polyacryliques, des sels d'acides lignosulfoniques des sels d'acides phénolsulfoniques ou naphtalènesulfoniques, des polycondensats d'oxyde d'éthylène sur des alcools gras ou sur des acides gras ou sur des amines grasses, des phénols substitués (notamment des alkylphénols ou des arylphénols), des sels d'esters d'acides sulfosucciniques, des dérivés de la taurine (notamment des alkyltaurates), des esters phosphoriques d'alcools ou de phénols polyoxyéthylés. La présence d'au moins un agent tensioactif est généralement indispensable surtout lorsque le support inerte n'est pas soluble dans l'eau, et que l'agent vecteur de l'application est l'eau. Les compositions selon l'invention et utilisées dans l'invention peuvent être sous des formes assez diverses, solides ou liquides. Comme formes de compositions solides, on peut citer les poudres pour poudrage ou dispersion (à teneur en matières actives pouvant aller jusqu'à 100 %). Comme formes de compositions liquides ou destinées à constituer des compositions liquides lors de l'application, on peut citer les solutions, en particulier les concentrés solubles dans l'eau, les concentrés émulsionnables, les émulsions, les suspensions concentrées, les aérosols, les poudres mouillables (ou poudre à pulvériser), les pâtes. Les concentrés émulsionnables ou solubles comprennent le plus souvent 10 à 80 % de matières actives, les émulsions ou solutions pretes à l'application contenant, quant à elles, 0,01 à 20 % de matières actives. En plus du solvant, les concentrés émulsionnables peuvent contenir, quand c'est nécessaire, 2 à 20 % d'additifs appropriés, comme des stabilisants, des agents tensioactifs, des agents de pénétration, des inhibiteurs de corrosion, des colorants, des adhésifs.A titre d'exemple, voici la composition de quelques concentrés - matières actives 400 g/l - dodécylbenzène sulfonate alcalin 24 g/l - nonylphénol oxyéthylé à 10 molécules d'oxyde d'éthylène 16 g/l - cyclohexanone 200 g/l - solvant aromatique q.s.p 1 litre Selon une autre formule de concentré émulsionnable, on utilise : - matières actives 250 g - huile végétale époxydée 25 g - mélange de sulfonate d'alcoylaryle et d'éther de polyglycol et d'alcools gras 100 g - diméthylformamide 50 g - xylène 575 g A partir de ces concentrés, on peut obtenir par dilution avec de l'eau des émulsions de toute concentration désirée, qui conviennent particulièrement à l'application sur les feuilles. Les suspensions concentrées, également applicables en pulvérisation, sont préparées de manière à obtenir un produit fluide stable ne se déposant pas et elles contiennent habituellement de 10 à 75 % de matières actives, de 0,5 à 15'% d'agents tensioactifs, de 0,1 à 10 % d'agents thixotropes, de O à 10 % d'additifs appropriés, comme des anti-mousses, des inhibiteurs de corrosion, des stabilisants, des agents de pénétration et des adhésifs et, comme support, de l'eau ou un liquide organique dans lequel la matière active est peu ou pas soluble : certaines matières solides organiques ou des sels minéraux peuvent être dissous dans le support pour aider à empêcher la sédimentation ou comme antigels pour l'eau. Les poudres mouillables (ou poudre à pulvériser) sont habituellement préparées de manière qu'elles contiennent 20 à 95 % de matières actives, et elles contiennent habituellement, en plus du support solide, de O à 5 % d'un agent mouillant, de 3 à 10 % d'un agent dispersant, et, quand c'est nécessaire, de O à 10 % d'un ou plusieurs stabilisants et/ou autres additifs, comme des agents de pénétration. des adhésifs, ou des agents antimottants, colorants, etc... A titre d'exemple, voici diverses compositions de poudres mouillables - matières actives 50 % - lignosulfonate de calcium (défloculant) 5 % - isopropylnaphtalène sulfonate (agent mouillant anionique) 1 % - silice antimottante 5 % - kaolin (charge) 39 % Une autre composition de poudre à pulvériser à 70 % utilise les constituants suivants - matières actives 700 g - dibutyînaphtylsulfonate de sodium 50 g - produit de condensation en proportions 3/2/1 d'acide naphtalène sulfonique, d'acide phénolsulfonique et de formaldéhyde 30 g - kaolin 100 g - craie de champagne 120 g Une autre composition de poudre à pulvériser à 40 % utilise les constituants suivants - matières actives 400 g - lignosulfonate de sodium 50 g - dibutylnaphtalène sulfonate de sodium 10 g - silice 540 g Une autre composition de poudre à pulvériser à 25 % utilise les constituants suivants : - matières actives 250 g - lignosulfonate de calcium 45 g - mélange équipondéral de craie de Champagne et d'hydroxyéthylcellulose 19 g - dibutylnaphtalène sulfonate de sodium 15 g - silice 195 g - craie de Champagne 195 9 - kaolin 281 9 Une autre composition de poudre à pulvériser à 25 % utilise les constituants suivants - matières actives 250 g - isooctylphénoxy-polyoxyéthylene-éthanol 25 g - mélange équipondéral de craie de Champagne et d'hydroxy.éthylcellulose 17 g - aluminosilicate de sodium 543 g - kieselguhr 165 g Une autre composition de poudre à pulvériser à 10 % utilise les constituants suivants - matières actives 100 g - mélange de sels de sodium de sulfates d'acides gras saturés 30 g - produit de condensation d'acide naphta lène sulfonique et de formaldéhyde 50 g - kaolin 820 g Pour obtenir ces poudres à pulvériser ou poudres mouillables, on mélange intimement les matières actives dans des mélangeurs appropriés avec les substances additionnelles et on broie avec des moulins ou autres broyeurs appropriés. On obtient par là des poudres à pulvériser dont la mouillabilité et la mise en suspension sont avantageuses ; on peut les mettre en suspension avec de l'eau à toute concentration désirée et cette suspension est utilisable très avantageusement en particulier pour l'application sur les feuilles des végétaux. A la place des poudres mouillables, on peut réaliser des pâtes. Les conditions et modalités de réalisation et d'utilisation de ces pâtes sont semblables à celles des poudres mouillables ou poudres à pulvériser. Comme cela a déjà été dit, les dispersions et émulsions aqueuses, par exemple des compositions obtenues en diluant à l'aide d'eau une poudre mouillable ou un concentré émulsionnable selon l'invention, sont comprises dans le cadre général des compositions utilisables dans la présente invention. Les émulsions peuvent être du type eau-dansl'huile ou huile-dans-l'eau et elles peuvent avoir tine on- sistance épaisse comme celle d'une "mayonnaise". Les exemples suivants, donnés à titre non limitatif, illustrent l'invention et montrent comment elle peut être mise en pratique. Exemples 1 à 8 On a traité des parcelles de 200 m2 plantées de cotonniers par pulvérisation d'émulsions aqueuses de cyperméthrine et de cyhexatin obtenues par addition de concentrés émulsionnables de ces deux pesticides dans de l'eau. Le traitement est répété tous les 14 jours à partir de l'apparition des ravageurs. En vue d'obtenir des résultats aussi homogènes que possible, les résultats sont obtenus à partir de 10 observations faites à intervalles réguliers de 7 jours, chaque fois sur 5 parcelles de culture de cotonniers, en relevant et additionnant dans chaque parcelle les résultats obtenus sur 10 plants de cotonniers. En outre, on a fait la moyenne des résultats obtenus sur les 5 parcelles et, pour le nombre de ravageurs observés, on a additionné les résultats issus des 10 observations. - Les résultats issus des 8 exemples sont réunis dans le tableau I ci-joint. Les exemples 7 et 8 sont des essais comparatifs mettant en oeuvre de la cyperméthrine seule. La récolte indiquée est une récolte totale. On remarque les effets surprenants de l'adjonction de cyhexatin : il ne modifie pas de manière importante (surtout à faible dose) le nombre d'acariens présents ; il ne diminue en général pas de façon importante le nombre de chenilles et même, dans certains cas, il a tendance à augmenter ce nombre. Malgré ces résultats défavorables, le mélange selon l'invention conduit à une augmentation remarquable de la récolte. TABLEAU (I) Dose appligue Nombre de Nombre de ravageurs Ouantit en g. de pieds de observs totale de Exemple inatire active ar ha cotonniers coton rine portant de s I. rêcolté cyperint cynexatn 3 I . o . 20 150 151 185 40 19 94 1698 2 20 300 133 192 60 22 122 2564 3 20 450 N 114 75 21 84 2999 OC000000 rt r O 4 40 (D r 5 40 nPt rt- b ,ar ~~ ~ X f U &commat; P W P v W H &commat;; w o w en o en X O O O O O O O O P > FW D P t0 8 !7 n r o p rF O FW t Y H H F' H F H H Ft p s aP Ul W N tO h, > W W FX W SD {J1 W W ~s W 0 H ≈ H H SrwS H o H o cv w Oa R Tfc d' O &commat; CO W -CO O (n- as v . - . . t l o at W o o hA l X M ffi a Ft H tO F ) N 1 azlili > 1- X,&commat; W 1- N D d hic & a P H Hes FS > 1 > 1 Ww N P N b de sElepta > o o N i v W N s i~ t] P o w ~ O - x n o > n C U1 N CO t5s t.D I,q O tt 1f I s CZ O N D jP CO \ 1 0 {D I S > y P zO REVENDICATIONS 1) Procédé de traitement des cotonniers ou cultures de cotonniers, notamment en vue de lutter contre les rava geurs et en vue d'améliorer les récoltes, caractérisé en ce que l'on applique une composition comprenant un mélange de cyperméthrine et de pesticide de type organoétain. 2) Procédé selon la revendication 1) caractérisé en ce que le pesticide de type organoétain est le cyhexatin. 3) Procédé selon la revendication 1) caractérisé en ce que le pesticide de type organoétain est l'azocvclotin ou le fenbutatin oxide. 4) Procédé selon l'une des revendications 1 à 3) caracté prisé en ce que la cyperméthrine est appliquée à raison de 15 à 60 g/ha et que le pesticide de type organoétain est appliqué à raison de 100 à 5GO g/ha. 5) Procédé selon la revendication 4) caractérisé en ce que la cyperméthrine est appliquée à raison de 20 à 40 g/ha et que le pesticide de type organoétain est appliqué à raison de 150 à 300 g/ha. 6) Compositions pesticides pour le traitement des coton niers utilisables notamment dans un procédé.selon l'une des revendications 1 à 5) caractérisées en ce qu'elles contiennent de la cyperméthrine et un pesticide de type organoétain. 7) Compositions selon la'revendication 6) caractérisées en ce que le pesticide de type organoétain est le cyhexatin. 8) Compositions selon la revendication 6) caractérisées en ce que le pesticide de type organoétain est l'azocyclo tin ou le fenbutatin oxide. 9) Compositions selon l'une des revendications 6 à 8) caractérisées en ce qu'elles contiennent, pour 10 parties (en paids) de cyperméthrine, 30 à 400 parti@s (en poids) de pesticide organoétain. lO)Compositions selon la revendication 9) caractérisées en ce qu'elles contiennent, pour 10 parties (en poids) de cyperméthrine, 35 à 250 parties de pesticide organoétain. ll)Compositions selon l'une des revendications 6 à 10) caractérisées en ce qu'elles comprennent un support acceptable en agriculture et/ou un agent tensioactif et éventuellement des adjuvants acceptables en agriculture.