La présente invention est relative à un procédé de fabrication de moulages fidèles quant à leurs dimensions et à leur surface, d'originaux présentant une forme corporelle, par application d'une enveloppe de caoutchouc sur 11 original. Les influences nocives de l'environnement représentent dans une mesure croissante un danger pour les oeuvres de la statuaire qui se trouvent à l'air libre, ce qui appelle de la part des propriétaires ou des conservateurs d'oeuvres des Beaux-Arts, la demande de réaliser des moulages en matière plastique des originaux, fidèles à ceux-ci en ce qui concerne leurs dimensions et leur surface, et que meme l'oeil averti du spécialiste ne peut pas distinguer de l'original sans un examen du moulage , de très près. La Demande de Brevet allemand mise à l'inspection Publique n02 215 282 décrit un procédé de copie d'oeuvres de la statuaire, par enduction de l'original d'un latex ou d'un matériau analogue en ce qui concerne sa malléabilité, suivie de la coulée de cette forme, lequel procédé consiste à envelopper l'original porteur de l'enduit, d'un corps de moulage démontable, en matériau résistant à la déformation, puis à démonter le corps de moulage, à démouler l'enduit de l'original et à mouler par coulée, le corps de moulage à nouveau assemblé , avec l'enduit, autour du garnissage interne.Ce procédé est une extension du procédé connu de moulage par pièces, par étirage d'une couche de latex ou de caoutchouc autour de l'original, ce qui a pour inconvénient que l'on doit assembler et à nouveau désassembler des centaines d'éléments isolés. Ces éléments isolés, ou cales, sont généralement des cales de platre. Ce procédé requiert beaucoup de temps pour préparer -un moulage fidèle en ce qui concerne les dimensions et la surface, car il est nécessaire de mettre en oeuvre un grand nombre d'éléments isolés pour fixer l'enveloppe de latex ou de caoutchouc. il est en outre connu par la fabrication de moules en métal doux (cf. la Revue "Giosserei" [ La Fonderie ] 47ème année, ne12, pages 323-324), de ménager des alésages sur la face externe des moules et d'y insérer des douilles, ce qui permet de solidariser-les deux parties du moule d'une maquette, à l'aide des douilles par l'intermédiaire de raccords à douilles. La présente invention a pour but de pourvoir à un procédé du type mentionné dans le préambule, ainsi qu a un moule pour la réalisation de ce procédé, qui répondent mieux aux nécessités de la pratique que les procédés et les appareils visant au même but, antérieurement connus, notamment en ce qu'ils permettent de réaliser des moulages fidèles quant à leurs dimensions et à leur surface, d'originaux présentant une forme corporelle, en économisant beaucoup de temps, en requérant peu de travail, et en donnant lieu à des moulages qui ne peuvent pas se distinguer de l'original, si on ne les examine pas de près. La présente invention a pour -objet un procédé de réalisation de moulages fidèles quant à leurs dimensions et à leur surface, d'originaux présentant une forme corporelle, caractérisé en ce que l'on entoure l'originalde planches qui sont disposées dans un plan qui passe par le diamètre transversaletpar un axe longitudinal de l'original, et dont les surfaces frontales tournées vers l'original reposent sur ce dernier de façon correspondante à la forme de l'original (traçage), en--ce que des trous de passage sont ménagés dans les planches, dans lesquels viennent se loger des douilles de métal qui avancent du côté des planches qui doit etre vulcanisé, après quoi les extrémités des douilles qui font saillie, sont entourées d'une-bague de caoutchouc, en ce que les planches sont ensuite enduites, sur leur face qui comporte les extrémités de douilles qui font saillie, de même que la face de l'original qui est tournée vers cette face, d'un pré-vulcanisat de caoutchouc, qui est ensuite durci, en ce que l'on applique ensuite sur la totalité de cette enveloppe de caoutchouc, une masse de matière plastique durcissable et on la durcit (premier-surmoule), en ce que l'on enlève alors les planches, après quoi les extrémités de douilles qui venaient précédemment se loger dans les planches, avancent à présent hors des butées en matière plastique revêtues de caoutchouc, qui se sont formées, et ces extrémités de douilles sont également entourées d'une bague de caoutchouc, en ce que l'on pourvoit ensuite l'enveloppe de caoutchouc sur les butées de matière plastique, d'un agent de séparation du caoutchouc, et l'on enduit les butées ainsi que l'autre face de l'original également du pré-vulcanisat de caoutchouc et l'on durcit ce dernier, en ce que l'on applique ensuite la masse de matière plastique durcissable sur la totalité de la deuxième enveloppe de caoutchouc, et en ce que l'on durcit cette masse (deuxième surmoule), en ce que l'on sépare les deux surmoules l'un de l'autre après le durcissement du deuxième surmoule et l'on enlève l'original, l'enveloppe de caoutchouc subsistant dans chacun des surmoules en tant que surface interne, en ce que Il on introduit ensuite une masse de matière plastique durcissable dans les parties du moule et l'on ferme ces dernières, en insérant des vis dans les douilles, et en bloquant ces dernières, et l'on desserre les assemblages par vis après le durcissement de la masse en matière plastique, et l'on enlève les surmoules en même temps que les enveloppes de caoutchouc, du moulage terminé. L'avantage prédominant du procédé qui fait l'objet de la présente invention, par rapport à l'Art antérieur, réside dans le fait que l'on n'a besoin que d'au moins deux surmoules pour la mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention, ce qui élimine la-fabrication astreignante d'un moule à partir d'un grand nombre d'éléments isolés ; en outre, les moulages obtenus ne nécessitent aucune retouche. Un perfectionnement important du procédé qui fait l'objet de la présente invention consiste en ce qu'après l'application de la masse de pré-vulcanisat de caoutchouc, et avant l'application de la masse de matière plastique durcissable, l'on remplit les emplacements de l'original dont la géométrie superficielle est compliquée, notamment les contre-dépouilles, d'une protection en mousse, que l'on fait durcir pour donner lieu à des cales en mousse. Il est ainsi possible de réaliser des moulages fidèles quant à leurs dimensions et à leur surface, même des originaux tri-dimensionnels les plus compliqués, le moulage étant réalisé d'une manière extraordinairement rapide et élégante. Selon un autre mode de réalisation de l'objet de l'invention, les emplacements de l'original qui présentent une géométrie superficielle compliquée, peuvent être masqués par modelage de cire, et la masse de matière plastique durcissable est alors appliquée, des orifices étant ménagés dans cette masse dans la zone des emplacements susdits, pour laisser passage à des .tenons en cire de forme conique, la cire étant enlevée de tous ces emplacements, après enlèvement de l'enveloppe de matière plastique, cette dernière étant à nouveau appliquée sur l'original et la protection en mousse peut à nouveau être coulée dans les orifices qui sont alors ménagés dans l'enveloppe de matière plastique, ces orifices étant obturés avant le commencement de la formation de la mousse. Selon un autre mode de réalisation préféré de l'objet de l'invention, l'on peut incorporer une dispersion colorée dans la masse de matière plastique durcissable, après la séparation des surmoules et avant l'introduction de la masse de matière plastique durcissable du moulage dans les parties du moule. L'on obtient ainsi d'une manière avantageuse la reproduction par le moulage de pratiquement chacune des couleurs de la surface, de chaque volume ou de chacune des ombres de l'original. Selon encore un autre mode de réalisation préféré du procédé qui fait l'objet de la présente invention, après l'achèvement de la première moitié du moule, la partie arrière de l'original est entourée de planches disposées horizontalement en un demi-cercle, dans lesquelles sont ménagés des orifices de passage, qui sont homologues à ceux des planches mises en place pour la première moitié du moule, après quoi l'on insère des douilles métalliques dans ces trous et l'on poursuit ensuite de la même manière que pour la réalisation de la première moitié du moule. Ce mode de réalisation présente l'avantage de permettre le moulage d'objets de grandes dimensions en permettant de réaliser le moule arrière de l'original en plusieurs parties qui sont fabriquées de la même manière que la partie antérieure du moule. Les planches peuvent, par ailleurs, être modelées en cire et placées dans la position horizontale de l'original. Pour protéger la surface de l'original, l'on peut interposer entre les surfaces frontales des planches qui reposent sur l'original et la surface de ce dernier, une bande de protection en caoutchouc, en cire ou analogue. Les bagues de caoutchouc peuvent en outre être revêtues d'un pré-polymère en caoutchouc. Pour la mise en oeuvre du procédé qui fait l'objet de la présente invention, l'on peut utiliser comme pré-vulcanisat de caoutchouc une masse en caoutchouc de silicone, comme surmoule dur externe, une masse de résine époxy, et comme masse de moulage, une masse de résine acrylique, la surface de la masse du moulage pouvant présenter un aspect analogue à celui du bois ou analogue à celui de la pierre, en y ajoutant une dispersion de matière plastique, et éventuellement en lui ajoutant des constituants organiques ou minéraux. La masse de moulage ou le moulage peut également être constitué par de la résine époxy, la couche externe du moulage achevé étant cependant constituée de préférence par de la résine acrylique. En ce qui concerne les moulages qui sont soumis à des contraintes mécaniques particulièrement élevées, l'espace interne de ceux-ci est rempli d'une masse de résine époxy spé- ciale, qui est constituée par 400 parties en poids de résine époxy liquide et par 700 à 4000 parties en poids de grains de quartz dont la granulométrie est comprise entre 0 et 15#mm,et est de préférence comprise entre 0 et 8 mm. Les moulages qui comportent, conformément à l'invention, une couche externe constituée par une résine acrylique, la couche qui se trouve immédiatement au-dessous étant constituée par une couche en résine époxy faiblement chargée, suivie d'une couche d'accrochage en résine éppxy, et enfin une couche interne constituée par le mélange de quartz précité, présentent une extraordinaire résistance au vieillissement. Au bout de huit ans, des statues de grandes dimensions qui ont été soumises sans interruption aux intempéries, ne présentent aucun changement de teinte, aucune usure par frottement et aucune fissure. La présente invention a également pour objet un moule pour la mise en oeuvre du procédé ci-dessus, lequel moule est caractérisé en ce qu'il est constitué par au moins deux coquilles dures en matière plastique, qui sont superposées par 1' in- termédiaire de brides circulaires qui se trouvent dans des plans parallèles entre eux, et peuvent être reliées entre elles par des raccords à brides, une enveloppe de caoutchouc étant placée sur chacune des surfaces in térieures des coquilles en matière plastique et recouvrant la totalité de la zone de la bride, tandis que des cales en mousse sont éventuellement logées dans les coquilles dures en matière plastique, aux emplacements qui présentent une géométrie superficielle compliquée.Les raccards à brides peuvent, par ailleurs, être constitués par des douilles en métal qui sont ellesmêmes entourées de bagues de caoutchouc qui constituent les paliers dans lesquels sont supportées les coquilles de matière plastique, les bagues de caoutchouc et les enveloppes de caoutchouc étant réalisées en une seule pièce tandis que des boulons filetés à écrous à oreilles, insérés dans les douilles, servent d'éléments de jonction. Ces paliers de caoutchouc que comportent les douilles métalliques permettent avantageusement une légère mobilité des douilles, lors de la réalisation du moulage, en sorte que les coquilles du moule ne sont pas comprimées l'une sur l'autre en tant que structure totalement rigide . De légers écarts entre les orifices qui se trouvent dans l'alignement les uns des autres, des coquilles du moule, sont ainsi compensés par la mobilité des douilles métalliques. Outre les dispositions qui précèdent, l'invention comprend encore d'autres dispositions, gli ressortiront de la description qui va suivre. L'invention vise plus particulièrement les procédés de réalisation de moulages fidèles quant à leurs dimensions et à leur surface, d'originaux présentant une forme corporelle, ainsi que les moules pour la mise en oeuvre de ces procédés, conformes aux dispositions qui précèdent, et que les moyens propres à la mise en oeuvre et à la réalisation desdits procédés et que les moulages obtenus à l'aide de ces procédés et de ces moules. L'invention pourra être mieux comprise à l'aide du complément de description qui va suivre, qui se réfère aux dessins annexés dans lesquels - la Figure 1 est une vue en projection d'un original constitué par la statue-d'un berger sur un socle, où les planches latérales ont déjà été mises en place - la Figure 2 est une vue d'une partie de moule où l'original est placé sous la partie antérieure achevée du moule et la totalité de la sculpture est recouverte d'une enveloppe de caoutchouc - la Figure 3 est une vue en coupe transversale selon I-I de la Figure 1, où l'enveloppe de caoutchouc, les cales en mousse et le moule dur en résine époxy sont déjà mis en place et - la Figure 4 est une vue en coupe transversale d'un moule achevé totalement fermé dans lequel se trouve encore l'original - la Figure 5 est une autre vue en projection du surmoule antérieur - la Figure 6 est une vue en coupe transversale du moule totalement fermé conforme à la Figure 5, dont l'intérieur de la couche interne en caoutchouc est complètement enduit d'une couche très mince d'une masse de résine acrylique et d'une couche épaisse d'une masse de résine époxy, ce qui entrain l'achèvement du moulage, #et - la Figure 7 est une vue en coupe partielle analogue à celle de la Figure 6, dans laquelle-lton peut voir à nouveau d'une façon particulièrement nette, l'agencement des brides, ainsi que les paliers en caoutchouc et les douilles métalliques. Il doit être bien entendu, toutefois, que ces dessins et les parties descriptives correspondantes, sont donnés uniquement à titre d'illustration de l'objet de l'invention, dont ils ne constituent en aucune manière une limitation. Pour la mise en oeuvre du procédé qui fait l'objet de la présente invention, un original 1, entouré de planches 2a, 2b, 2c, 2d, qui sont de préférence des planches de platre, est représenté à la Figure 1. Ces planches, qui sont désignées par la référence 7 à la Figure 3, sont disposées dans un plan qui passe par le plus grand diamètre transversal et par un axe longitudinal de l'original, les faces frontales, tournées vers l'original, présentant la forme de ce dernier et reposant sur celui-ci. Le parement des planches est par suite tout d'abord découpé à la scie approximativement conformément à la géométrie de la partie correspondante de la surface de l'original, puis la planche est posée sur la surface et l'on réalise un assemblage sans joint, par exemple à l'aide de platre contenant des fibres.L'on appelle ce processus le "traçage" à l'aide des planches, ces dernières reposant de préférence aux emplacements de l'original qui se trouvent à l'intervalle le plus éloigné de l'axe central de l'original. De préférence, les planches ou plaques sont elles-mêmes assemblées à partir d'éléments isolés, comme le montre la Figure 1. Dans le cas de matériaux ou d'originaux particulièrement sensibles, l'on peut également modeler ces planches en cire et les placer dans la position horizontale de l'original. Pour éviter que la surface de l'original ne soit détériorée, l'on interpose une bande de protection, en caoutchouc, en cire ou enun matériau analogue, entre la face frontale de la planche qui repose sur l'original, et la surface de l'original. Des alésages de passage 3 sont ménagés dans les plan ches, comme le montrent les Figures 1, 2 et 3, pour permettre l'insertion de douilles métalliques (désignées par la référence 2 aux Figures 6 et 7), de préférence de douilles en aluminium, qui font saillie par rapport à la face des planches qui doit être vulcanisée. Il est, par exemple, avantageux de laisser dépasser les douilles de 3 cm environ. Les extrémités des douilles qui dépassent sont ensuite entourées d'une bague de caoutchouc (désignée par les références 2a, 2b aux Figures 6 et 7), qui peut être constituée par du caoutchouc de silicone durcie, et la face externe des bagues est enduite d'un pré 7polymère de caoutchouc. Après que les douilles ont été insérées dans les planches et ont été entourées d'une bague de caoutchouc, les planches sont recouvertes ou enduites sur leur face d'où dépassent les extrémités des douilles, de même que la face de l'original qui est tournée vers cette face, d'un prévulcanisat de caoutchouc durcissable, désigné par la référence 4 aux Figures 3 et 4, après quoi ce pré-vulcanisat de caoutchouc est vulcanisé ou durci pour#donner lieu à une masse caoutchouteuse. La face externe des bagues est en outre également enduite du pré-vulcanisat de caoutchouc, de manière à réaliser un assemblage solide entre les bagues de caoutchouc et l'enveloppe de caoutchouc. Dès que cette enveloppe de caoutchouc, qui est, de préférence, une enveloppe en caoutchouc de silicone, s'est formée, les emplacements qui présentent une géométrie superficielle tri-dimensionnelle compliquée, en particulier les zones en contre-dépouille , sont remplis de protections en mousse qui sont durcies d'une manière connue en elle-même, pour donner lieu à des cales en mousse, qui sont désignées par la référence 5 aux figures 3, 4, 6 et 7. Il est cependant également possible de compléter les contre-dépouilles à l'aide de cire à modeler, et d'appliquer ensuite une enveloppe de résine époxy, tout en ménageant des orifices relativement importants, dont le diamètre est d'environ 3 cm, dans la zone des contre-dépouilles, dans lesquels l'on introduit des tenons de cire, qui sont coniques à leur extrémité, dans l'enveloppe de résine époxy. L'enveloppe durcie en résine époxy est en#suite enlevée, toutes les contre-dépouilles sont débarrassées de la cire et la protection en mousse est coulée dans les orifices de l'enveloppe en résine époxy préalablement à nouveau appliquée de façon hermétique. Après que la mousse s'est prise en masse, toutes les parties constituées en mousse sont achevées.Les orifices ménagés dans l'enveloppe en résine époxy ont été bouchés avant le commencement de la prise en masse de la mousse. La mousse que l'on utilise de préférence, est le polyuréthane. L'on doit, en principe, appliquer sur l'enveloppe 4 en caoutchouc ou. sur les cales 5 en mousse qui se trouvent dans les creux et les contre-dépouilles de l'enveloppe de caoutchouc, une masse 6 en matière plastique durcissable, de préférence une masse de résine époxy, que l'on fait durcir pour obtenir un surmoule, la masse de matière plastique n'étant appliquée tout d'abord que, par exemple, sur la moitié antérieure de l'original. La Figure 2 représente l'original après traçage et application de la pellicule de caoutchouc sur l'original, sur les planches ainsi que sur les bagues de caoutchouc qui entourent les douilles. Après que le surmoule 6 appliqué a été durci, les planches 7 représentées à la Figure 3 sont enlevées, pour laisser place à une butée en matière plastique, telle que résine époxy, revêtue de caoutchouc. Les extrémités des douilles qui étaient précédemment insérées dans les planches, avancent à présent audelà des butées. Le premier surmoule, ou surmoule antérieur, de l'original est alors achevé. L'on moule alors la deuxième face de l'original, généralement la face postérieure, de la même manière que pour la réalisation du premier surmoule. Dans ce but, l'on pourvoit tout d'abord l'enveloppe de caoutchouc, d'un agent de séparation du caoutchouc, tel que du shellac ou de la vaseline, par exemple, au niveau des butées en matière plastique, puis l'on enduit les butées ainsi que l'autre face de 11 original, également du pré-vulcanisat de caoutchouc, puis lton durcit ce dernier et l'on forme une deuxième enveloppe de caoutchouc qui recouvre la totalité de la surface de la butée et la face postérieure correspondante de l'original. Ceci est représente, par exemple, à la Figure 4. L'on applique ensuite sur la totalité de la deuxième enveloppe de caoutchouc, une nasse en matière plastique durcissable, désignée tar la référence 6b à la Figure 4, après quoi l'on durcit cette masse. L'on réalise ainsi le deuxième surmoule, 6b. Le cas échéant, avant d'appliquer la masse de matière plastique durcissable, l'on protège les contre-dépouilles par des cales 5 en mousse, de la même manière que pour la préparation du premier surmoule. Après le durcissement du deuxième surmoule 6b, les deux surmoules 6a et 6b sont séparés l'un de l'autre et l'original 1 est enlevé, l'enveloppe de caoutchouc 4 subsistant comme surface interne dans chacun des surmoules. Dans le cas d'originaux de grandes dimensions, la face postérieure de l'original est généralement reproduite à l'aide de plusieurs parties de moule. Dans ce but, la partie postérieure de l'original est#entourée de planches dé forme semi-circulaire, disposées horizontalement, dans lesquelles sont ménagés des trous de passage qui sont dans l'alignement de ceux ménagés dans les planches de la première moitié du moule, après quoi l'on insère des douilles métalliques dans ces orifices. Ces demi-cercle# de séparation sont disposés à 180a des planches précitées de la première partie du moule. Les autres pièces du moule sont réalisées conformément au procédé de fabrication du premier surmoule. Un plan horizontal de planches correspond, dans ce mode de réalisation, à une bifurcation du moule postérieur. Généralement, au moins deux demi-cercles de séparation de planches de plâtres horizontales, sont posés sur la face postérieure de l'original et sont modelés en cire La face postérieure de l'original, ainsi que les demi-cercles de planches disposées horizontalement, sont enduits de pré-vulcanisat de caoutchouc, en travaillant graduellement, conformément à une variante de réalisation du procédé de réalisation des moitiés d'original.Les extrémités de douilles qui avancent au-delà des planches sont à leur tour entourées d'une bague de caoutchouc, après quoi les planches sont enduites, de même que les douilles enrobées de caoutchouc et que la surface correspondante de l'original, de pré-vulcanisat de caoutchouc. Les bagues de caoutchouc forment, quant à elles, un assemblage permanent avec l'enveloppe de caoutchouc. Les emplacements de l'original qui présentent une géométrie superficielle compliquée, sont pourvus de cales en mousse , après quoi la matière plastique durcissable, en particulier la résine époxy, est appliquée. Les planches horizontales disposées en demi-cercle sont alors enlevées, tandis que le pré-vulcanisat de caoutchouc est appliqué de l'autre côté, suivi des cales en mousse et enfin d'une autre zone de l'enveloppe en résine époxy. Après que les surmoules ont été réalisés et que le dernier surmoule a été durci, les surmoules sont séparés l'un de l'autre et l'original est enlevé. L'on dispose ainsi des pièces de moulage nécessaires,dont quelques-unes seulement seront utilisées. L'on peut réaliser un nombre quelconque de moulages en matière plastique de l'original, en procédant comme suit : Le moule dans son ensemble, qui est constitué par plusieurs pièces, est fermé suivant le principe de l'assemblage- par paliers, tandis que l'on applique chaque fois sur la couche intérieure de caoutchouc, tout d'abord une dispersion colorée qui imite le cas échéant la couleur du bois ou celle de la pierre, de l'original, et qui est appliquée de préférence à l'aide d'un pinceau, après quoi l'on applique, de préférence par étalement, sur la dispersion, qui est de préférence une dispersion de résine acrylique, après le séchage complet de cette dernière, une masse Il de résine époxy, comme représenté aux Figures 6 et 7. Les parties qui constituent le moule sont alors fermées, chaque fois après application de la dispersion co 'orée et de la masse de résine époxy, pour constituer l'ensemble du moule, comme représenté aux Figures 6 et 7. Les zones superficielles des différentes parties du moule sont enduites l'une par l'autre par l'application de résine époxy, en sorte que l'on obtient finalement un moulage fermé en résine époxy, qui est le moulage Il achevé. L'assemblage des différentes parties du moule a lieu, conformément à l'invention, par l'intermédiaire d'un raccord à brides qui est représenté aux Figures 6 et 7. Après enlèvement des planches 7 représentées à la Figure 3, l'enveloppe en résine époxy forme une butée qui est revêtue de l'enveloppe de caoutchouc. Des douilles 2 en aluminium sont- insérées dans ces butées, comme le montrent les Figures 6 et 7, et elles sont logées dans des paliers en caoutchouc 2a, 2b. Les alésages des butées durcies en résine époxy, disposées dans des plans superposés, se trouvent dans l'alignement les uns des autres. Une vis filetée 3 portant un écrou 3a sont insérés dans ces douilles à la manière d'un raccord à brides, pour visser les deux butées en résine époxy, et l'écrou est serré. Les parties du moule sont alors fixées l'une à l'autre par superposition. La couche de dispersion constituée par une dispersion colorée d'acrylate, qui est appliquée sur la face interne de la couche interne de caoutchouc avant l'application de la masse de résine époxy, est extrèmement mince, et n'a, de pré-férence, que quelques dixièmes de millimètres d'épaisseur. L'application de la résine époxy à laquelle peuvent éventuellement être ajoutés des fondants minéraux, est réalisée à l'état visqueux à l'aide d'un pinceau ou d'une spatule, la viscosité de la résine correspondant sensiblement à celle du miel à la température ambiante. L'on revêt ainsi tout d'abord le premier surmoule d'une masse de résine époxy, après quoi les parties postérieures sont montées sur les raccords à brides et fermées. L'on revêt alors les parties postérieures du moule sans joint, intérieurement, de résine époxy, jusqu'à ce qu'il ne reste plus que la dernière partie du moule. La masse de résine époxy est généralement appliquée à raison d'une épaisseur de quelques centimètres. L'enduction de la dernière partie du moule a lieu d'une manière un peu différente, car il n'est pas possible d'enduire l'intérieur du moule, lorsque ce dernier est fermé. Cette partie du moule est revêtue de résine époxy avant d'être assemblée par l'intermédiaire des brides, et elle est enduite aux emplacements de jonction, d'une résine à l'état tixotrope, c'est-à-dire ne s'écoulant pas, et elle collée par pression. Le durcissement de la résine époxy est réglé de telle manière que toutes les par#ties durcissent à l'état frais , s'il s'agit d'une statue qui représente, par exemple, une sculpture d'un homme sur un socle, la face inférieure du socle peut demeurer partiellement ouverte, ce qui permet d'avoir une bonne possibilité d'introduire la main ou un outil à partir du bas, tout d'abord dans le socle ouvert, puis dans les pieds de l'original, même lorsque la dernière partie arrière du moule est déjà assemblée par l'intermédiaire des brides, afin de réaliser encore une enduction de masse de résine époxy, au niveau des pieds de l'original. Lorsque l'on réalise les différentes parties arrières de moule, l'on doit également veiller à appliquer un vernis de gomme-laque sur la couche de caoutchouc précédente, avant d'appliquer l'enveloppe de caoutchouc suivante, car cela permet de placer du caoutchouc sur du caoutchouc et de pouvoir ensuite séparer les deux enveloppes. Après que la masse de résine époxy s'est durcie, a lieu l'éjection : l'on désserre tout d'abord toutes les vis, puis l'on ouvre les raccords à brides ; l'on sort alors les douilles métalliques et 1'on peut alors retirer les coquilles en résine époxy. Les cales en mousse qui se trouvent au-dessous de ces coquilles en résine époxy sont alors également sorties. L'on enlève alors les enveloppes en caoutchouc, le nombre de. ces dernières étant généralement égal au nombre des coquilles en résine époxy. L'on récupère alors le moulage-achevé, fidèle quant à ses dimensions et à sa surface, à l'original. Il faut en outre signaler que la résine acrylique qui est utilisée comme couche supérieure sur la couche du moulage en résine époxy, et qui est utilisée en particulier comme matériau pour le moulage présentant une surface fidèlement reproduite, n'attaque pas le caoutchouc de silicone, ce qui permet de réaliser un très grand nombre de moulages de dimensions identiques. L'on peut conférer à la résine époxy un aspect extérieur quelconque en lui ajoutant par exemple de la farine de quartz, du kaolin, du feldspath et d'autres fondants connus en euxmêmes, ce qui permet d'obtenir des surfaces présentant l'aspect esthétique du bois ou de la pierre naturelle. La Figure 5 représente un original qui est encore délimité par des planches et sur- lequel l'enveloppe en résine époxy a déjà été appliquée pour former le surmoule. Le raccord à brides est désigné à la Figure 5, par la référence lo, et les alésages destinés à recevoir les vis et les écrous dans le raccord à brides, sont désignés par la référence 3. Les Figures 3, 4 et 6 désignent par la référence 8, différentes déformations des surmoules ou du revêtement de caoutchouc, qui assurent une adaptation précise des surmoules l'un sur l'autre. La référence 12 des Figures 6 et 7 désigne la surface du moulage 11. Il résulte de la description qui précède que, quels que soient les modes de mise en oeuvre, de réalisation et d'application ;'on obtient un procédé et un moule pour la réalisation de moulages d'originaux présentant une forme corporelle, fidèles à ces derniers quant à leurs dimensions et à leur surface, lesquels procédés et moules présentent par rapport aux procédés et moules visant au même but, antérieurement connus, des avantages importants dont certains ressortent de la description ci-dessus et dont d'autres ressortiront de la mise en oeuvre et de l'utilisation du procédé et du moule conformes à- l'invention. Ainsi que cela ressort de la description ci-dessus, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes de mise en oeuvre, de réalisation et d'application qui viennent d'être décrits de façon plus explicite ; elle en embrasse au contraire toutes les variantes qui peuvent venir à l'esprit du technicien en la matière, sans s'écarter du cadre, ni de la portée de la présente invention. REVENDICATIONS 10/ Procédé de réalisation de moulages d'originaux présentant une forme corporelle, de dimensions et de surface fidèles à ces derniers, par application d'une enveloppe de caoutchouc sur l'original, lequel procédé est caractérisé en ce que l'original est entouré de planches qui sont disposées dans un plan qui passe par le plus grand diamètre transversal et par un axe longitudinal de l'original, et dont les faces frontales tournées vers l'original, reposent sur ce dernier suivant la forme de celui-ci (traçage), en ce que des orifices de passage sont ménagés dans les planches, pour recevoir des douilles qui y sont insérées et qui avancent du côté des plan ches qui doit être vulcanisé, après quoi les extrémités#des douilles qui avancent sont entourées d'une bague de caoutchouc, en ce que les planches sont ensuite enduites, sur leur face d'où les extrémités des douilles font saillie, de même que la face de l'original qui est tournée vers cette face, d'un pré-vulcanisat de caoutchouc qu'on laisse durcir, en ce qu'une masse de matière plastique durcissable est ensuite appliquée sur la totalité de l'enveloppe de caoutchouc, et est durcie (premier surmoule), en ce que les planches sont ensuite enlevées, après quoi les extrémités des douilles qui étaient insérées précédemment dans les planches font à présent saillie au-delà des butées en matière plastique recouvertes de caoutchouc qui se sont formées, et ces extrémités de douilles sont également entourées d'une bague de caoutchouc, en ce que l'enveloppe de caoutchouc est ensuite pourvue d'un agent de séparation du caoutchouc, sur les butées en caoutchouc qui sont enduites, de même que l'autre cté de l'original, également du pré-vulcanisat de caoutchouc, qu'on laisse durcir, en ce que la masse de matière plastique durcissable est appliquée sur la totalité de la deuxième enveloppe de caoutchouc, puis durcie (deuxième surmoule), en ce que les deux surmoules sont séparés l'un de l'autre après durcissement du deuxième surmoule et l'original est enlevé, l'enveloppe de caoutchouc subsistant dans chacun des surmoules en tant que surface interne, en ce qrtlme messe de matière plastique durcissable est alors introduite dans les parties du moule qui sont ensuite fermées en insérant des vis dans les douilles et en les bloquant dans ces dernières, et les assemblages à vis sont desserrés après le durcissement de la masse de matière plastique et le#s surmoules sont retirés du moulage achevé, de même que les enveloppes de caoutchouc. 20/ Procédé selon la Revendication 1, caractérisé en ce que les emplacements de l'original qui présentent une g > smétrie superficielle compliquée, notamment des contredépouilles, sont remplis d'une protection en mousse qui est durcie pour donner lieu à des cales en mousse, après l'application de la masse de pré-vulcanisat de caoutchouc et avant l'application de la masse de matière plastique durcissable 3 / Procédé selon la Revendication 1, caractérisé en ce que les emplacements de 11 original qui présentent une géométrie superficielle compliquée, sont protégés par un modelage en cire, et la masse de matière plastique durcissable est alors appliquée, tandis que des orifices sont ménagés dans la zone de ces emplacements, dans lesquels sont insérés des tenons en cire de forme conique, et après enlèvement de l'enveloppe de matière plastique, la cire est enlevée de tous ces emplacements, l'enveloppe de matière plastique est à nouveau appliquée sur l'original et les orifices qui sont alors présents dans l'enveloppe de matière plastique, reçoivent la protection en mousse, ces orifices étant obturés avant le commencement de la prise en masse de la mousse. 40/ Procédé selon la Revendication 1, caractérisé en ce que l'on pourvoit les parties qui forment le moule, d'une dispersion colorée, après la séparation des surmoules et avant l'introductionde la masse de matière plastique durcissable du moulage dans les parties qui forment le moule. 50/ Procédé selon la Revendication 1, caractérisé en ce qu'après l'achèvement de la première moitié du moule, la partie postérieure de l'original est entourée de planches disposées horizontalement en demi-cercle, dans lesquelles des orifices de passage sont ménagés dans l'alignement de ceux ménagés dans les planches de la première moitié du moule, après quoi des douilles métalliques sont insérées dans ces orifices et l'on poursuit le procédé de la façon décrite pour la préparation de la première moitié du moule. 66j Procédé selon la Revendication 5, caractérisé en ce que les planches sont modelées en cire et sont disposées dans la position horizontale de l'original. 70/ Procédé selon l'une des Revendications 1 ou 5, caractérisé en ce que l'on interpose une bande de protection en caoutchouc ou en cire entre les faces frontales des planches qui reposent sur l'original, et la surface de l'original, pour assurer la protection de la surface de ce dernier. 80/ Procédé selon la Revendication 1, caractérisé en ce que les bagues de caoutchouc sont enduites de polymère caoutchouté. go/ Procédé selon l'une quelconque des Revendications -1 à 8, caractérisé en ce que l'on utilise comme pré-vulcanisat de caoutchouc, une masse de caoutchouc de silicone, comme surmoule dur externe une masse de résine époxy et comme masse de moulage une masse de résine acrylique et/ou une masse de résine époxy, dont la surface présente, le cas échéant, un aspect analogue à celui du bois ou à celui de la pierre, par introduction d'une dispersion de matière plastique, éventuellement additionnée de constituants organiques ou minéraux. 100/ Procédé selon l'une quelconque des Revendications 1 à 9, caractérisé en ce que l'on applique tout d'abord sur le revêtement de caoutchouc, une masse très mince de résine acrylique, puis une couche épaisse de résine époxy, pour réaliser le moulage. 110/ Procédé selon l'une quelconque des Revendications 1 à 10, caractérisé en ce que l'on pourvoit tout d'abord le revêtement de caoutchouc d'une couche de résine acrylique, puis d'une couche de résine époxy faiblement chargée, et ensuite d'une couche d'accrochage à base de résine époxy, et enfin d'une couche de résine époxy qui contient 700 à 1000 parties en poids de grains de quartz de granulométrie comprise entre O et 15 mm, pour 100 parties en poids de résine époxy, pour réaliser des moulages présentant une résistance particulièrement grande aux contraintes, et en particulier aux contraintes mécaniques. 120/ Moule pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des Revendications 1 à 11, caractérisé en ce qu'il est constitué par au moins deux coquilles en matière plastique dure, qui reposent l'une sur 11 autre par l'intermédiaire de brides circulaires qui sont disposées dans des plans parallèles, lesquelles coquilles peuvent être assemblées entre elles par des raccords à brides, une enveloppe en caoutchouc étant disposée sur chacune des surfaces internes des coquilles de matière plastique et recouvrant la totalité de la zone de la bride, tandis que des cales en mousse sont prévues, le cas échéant, dans les coquilles en matière plastique dure, aux emplacements correspondant aux zones de 1' ori- ginal qui présentent une géométrie superficielle compliquée. 130/ Moule selon la Revendication 12, caractérisé en ce que les raccords à brides sont des douilles métalliques qui sont elles-mêmes entourées de bagues de caoutchouc qui constituent des paliers qui supportent les coquilles de matière plastique, les bagues de caoutchouc étant réalisées en une seule pièce avec les enveloppes de caoutchouc, des boulons filetés à écrous à oreilles, insérés dans les douilles, servant d'éléments d'assemblage.