La présente invention concerne un pistolet pour le lancement d'un filin d'aiguillage dans une canalisation cylindrique, notamment une canalisation souterraine destinée à recevoir un câble électrique ou téléphonique. On sait qu'avant de mettre en place un câble de ce genre entre deux chambres de visite consécutives, on commence par nettoyer la canalisation qui les réunit en y insufflant de l'air comprimé au moyen d'un distributeur appelé "pistolet" dont le canon doit être appliqué de manière étanche à l'entrée de la canalisation. Puis on introduit dans la canalisation un organe tracteur auquel est fixé un filin léger appelé "filin d'aiguillage". On applique de nouveau le canon du pistolet à l'entrée de la canalisation, en observant les mêmes précautions d'étanchéité que précédemment, et on lance au moyen de l'air comprimé le tracteur qui entrain à sa suite le fiLin d'aiguillage. Lorsque le tracteur est arrivé, sous la poussée de l'air comprimé, à l'extrémité de la canalisation, on le sépare du filin d'aiguillage auquel on fixe un câble auxiliaire de plus forte section et on tire le filin d'aiguillage en arrière jusqutà ce que le câble auxiliaire soit tendu d'un bout à l'autre de la canal sation. Enfin on sépare le câble auxiliaire du filin, on le fixe au câble définitif, après avoir enduit celui-ci d'huile de graissage pour faciliter son glissement sur la paroi de la canalisation, et on exerce une traction vers l'avant sur le câble auxiliaire pour faire pénétrer le câble définitif dans cette canalisation jusqu'à ce qu'il en occupe toute la longueur. Cette succession d'opérations, qui doit être répétée autant de fois qu'il y a de sections de canalisations comprises entre deux chambres de visite, se traduit par de longs délais dans la pose des câbles, entraînant des dépenses élevées, notamment par suite d'une immobilisation prolongée de matériel. L'invention a pour objet un pistolet permettant de réduire ces délais et ces frais, notamment par suppression de temps morts. Suivant l'invention, le pistolet pour le lancement, dans une canalisation cylindrique, d'un filin d'aiguillage, dont une extrémité est rendue solidaire d'un organe tracteur, agencé pour se déplacer à l'intérieur de la canalisation sous l'action d'une pression d'air comprimé transmise par le pistolet, est caractérisé en ce que le tracteur est traversé par un canal axial, le pistolet étant en outre agencé pour obturer ce canal au moyen d'une broche, comportant des moyens de fixation pour le filin d'aiguilla ge et un dispositif d'accrochage automatique au tracteur après 1' obturation de son canal axial. Grâce au canal axial traversant le tracteur, on peut effectuer le nettoyage de la canalisation au moyen dtair comprimé après avoir mis le tracteur en place à 1' extrémité de cette canalisation ; et grâce à la broche qui vient s'accrocher automatiquement au tracteur en obturant son canal axial et en lui reliant le filin, le lancement dc celui-ci peut s'effectuer immédiatement après le nettoyage en laissant le pistolet appliqué de manière étanche à l'entrée de la canalisation. On supprime ainsi le temps mort résultant, avec les dispositifs connus, de l'obligation d'enlever le pistolet après le nettoyage de la canalisation et de le remettre en place, toujours de manière étanche, en vue du lancement. Suivant une version préférée de l'invention, le pistolet comprend un corps dans lequel se visse un canon dont l'suie constitue le prolongement d'un premier canal dans lequel la broche est logée initialement et dans lequel débouche un deuxième canal dont la paroi présente un orifice d'admission d'huile de graissage, une vanne à deux voies étant en outre agencée pour faire communiquer un orifice d'admission d'air comprimé avec l'un ou l'autre canal. On peut ainsi, sans démonter le pistolet, effectuer, avant le lancement du filin, non seulement le nettoyage de la canalisa tion, mais aussi son graissage par l'insufflation d'un brouillard d'huile dont les gouttelettes viennent se déposer sur la paroi; aussitôt après leur dépôt, ces gouttelettes sont transformées en une pellicule continue par le passage du tracteur. La canalisation ainsi préparée, on peut y faire glisser le cible définitif sans qu'il soit nécessaire de l'enduire d'huile au préalable et on obtient ainsi une nouvelle simplification très appréciable dans la série des opérations de mise en place et par suite une économie supplémentaire. D'autres particularités de l'invention résulteront encore de la description ci-après. Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs, on a représenté une forme particulière d'etécution de l'invention. La figure 1 est un schéma à petite échelle illustrant le procédé connu de mise en place d'un cible dans une section de canalisation souterraine comprise entre deux chambres de visite consécutives. La figure 2 est une coupe longitudinale du pistolet conforme à l'invention, en position de fonctionnement. La figure 3 est une coupe longitudinale montrant le tracteur en déplacement dans la canalisation. La figure 4 est une vue en élévation du pistolet de la figure 2. La figure 5 est une coupe transversale suivant V-V de la figure 2. Les figures 6 à 8 sont des coupes partielles montrant la vanne à deux voies dans ses différentes positions. La figure 9 est une coupe transversale suivant IX-I1 de la figure 4. La figure 10 est une coupe longitudinale d'un manchon extensible du pistolet de la figure 2. La figure 11 est une coupe transversale du mOrne manchon suivant Il-fl de la figure 10 avec arrachement. En se reportant à la figure 1, on voit une canalisation souterraine 1 corse entre deux chambres de visite 2 et 3. Un pistolet à air comprimé auquel aboutit un filin d'aiguillage 5 enroulé sur un tambour 6 est appliqué à 1' entrée arrière de la canalisation 1, de la manière représentée, à plus grande échelle et en coupe longitudinale, sur la figure 2. On voit, sur cette figure 2, que le pistolet à air comprimé comprend un corps 4 dans lequel se visse un canon 51 dont lime constitue le prolongement d'un premier canal 8 de diamètre D qui s'étend jusqu'à l'extrémité arrière du corps 4 du pistolet. Une ouverture latérale 9 fait communiquer le canal 8 avec un logement cylindrique 11 qui présente également une ouverture 12 de communication avec une source d'air comprimé 13, et une ouverture 14 de communication avec un deuxième canal 15. Celui-ci débouche obliquement dans le canal 8 et il est fermé à son extrémité arrière par un bouchon. Dans sa partie comprise entre l'ouverture 14 et le canal 8, le canal 15 renferme un cylindre 16 maintenu en position par une vis de blocage et percé d'une ouverture axiale 17, qui constitue un étranglement du canal 15. Dans la paroi de ce canal, à peu de distance en avant du cylindre 16, débouche un orifice 18 dans lequel peut se visser l'extrémité dtun tuyau relié à un réservoir d'huile de graissage. Le logement cylindrique il renferme, comme on le voit sur la figure 5, une vanne à deux voies 21, comprenant une douille cylindrique 22, percée latéralement de deux orifices 23 et 24 et au bout de laquelle un levier de manoeuvre 25 est fixé par une vis de blocage 26. La vanne 21 peut Entre immobilisée au moyen de butées 27 dans les positions représentées par les figures 6 à 8 et dans une position d eermeture complète où l'ouverture 12 ne communique avec aucun des canaux 8 et 15. On voit aussi, sur la figure 2, le filin d'aiguillage 5 qui pénètre dans le canal 8 par l'extrémité arrière de celui-ci, puis traverse un opercule amovible 28 et vient se fixer à une broche 33. L'opercule 28 se compose, comme on le voit sur la figure 9, de deux sections oemi-cylindriques 29 et 31 qui sont en contact suivant un plan passant par l'axe du canal 8. - La section 29 porte un ergot qui s'engage dans un trou lisse de la section 31. Celle-ci porte à son tour un doigt de retenue 32, visible sur la figure 4, qui émérge de la partie arrière du pistolet quand l'opercule 28 est engagé dans le canal 8 et qui coopère avec une rainure ménagée dans le corps du pistolet. La longueur de 11 opercule 28 et la position sur cet opercule du doigt de retenue 32 sont déterminées de telle sorte que, quand le doigt de retenue est engagé dans la rainure correapondante, l'opercule 28 se trouve maintenu en arrière de l'ouverture 9. a La broche 33, souvent appelée "torpille", est une pièce de forme générale cylindrique, présentant une cavité intérieure 34 l'extrémité qui est dirigée, en position de service, vers l'avant est fermée et arrondie ; l'autre extrémité est ouverte et cette ouverture est taraudée pour recevoir un écrou percé 35 dans lequel peut s'enrager l'extrémité du filin d'aiguillage 5. La surface extérieure de la broche 33 présente un épaulement 36, de sorte que le diamètre D1 de sa partie avant est légèrement inférieur à celui de sa partie arrière, lequel est égal au diamètre D du canal 8. Une lumière 38, ménagée dans la partie avant, donne passage à un ergot 37 qui est supporté par un ressort logé dans la cavité 34. L'ergot 37 est profilé de telle sorte qu'il s'efface dans la lumière 38 quand il est soumis à une poussée d'avant en arrière et que, dans le cas contraire, il se bloque en position d'émergence. On désignera dans la suite par 1 la distance qui sépare l'ergot 37 de l'épaulement 36. Une gorge 42 est ménagée dans le canal 8, un peu en avant de l'ouverture 9, pour recevoir un joint d'étanchéité en regard de la partie arrière de la broche 33 quand celle-ci est engagée dans le canal 8. Le canon 51 présente un logement pour une clavette 53 et à l'avant un système 54 de fixation à baïonnette pour recevoir un manchor;kxtensible 55 par l'intermédiaire d'une bague métallique 56. Comme on le voit à plus grande échelle sur les figures 10 et 11, ce manchon extensible 55, dans laquelle est encastrée la bague métallique 56, est une pièce moulée en matière élastique. Cette pièce présente sur son pourtour une succession de moulures 57, séparées par des gorges 58, en vue d'obtenir une meilleure adhérence sur la canalisation 1. Elle est prolongée, à l'avant de la bague 56 par une partie sensiblement tronconique 59, dont l'extré- mité présente en son centre un rebord annulaire 61 ayant un diamètre intérieur D2. Â l'arrière du manchon 55 se trouve un extenseur annulaire 62, qui coulisse librement sur le canon 51. Cet extenseur annulaire comporte à l'avant une partie cylindrique 63, dont le diamètre extérieur est sensiblement égal au diamètre intérieur du manchon 55, et à l'arrière un épaulement 64 qui s'applique sur la tranche arrière du manchon 55. Â l'arrière de l'extenseur annulaire 62 se trouve une douille métallique 65, dont la surface interne, coulissant sur le canon 51, présente une rainure longitudinale 66, de mOrne section que la clavette 53. Lorsque celle-ci est en place dans son logement, ménagé sur le canon 51, la douille 65 est empochée de tourner relativement audit canon. Une bague mince 67 sépare la tranche arrière de la douille 65 d'une bague moletée 68 qui se visse sur la partie arrière filetée du canon 51 et qui prend appui sur la tranche avant du corps de pistolet 4. Pour le lancement du filin d'aiguillage 5, on fixe à l'avant du canon 51 un organe tracteur 71, souvent appelé "furet", qui comprend une tige tubulaire 72 dans laquelle est ménagé un canal axial 73. La tige tubulaire 72 est encastrée par sa partie avant dans une jupe 74, en matière plastique, qui est évidée à 11 avant et à l'arrière et qui va en s'évasant de l'avant vers l'arrière. Sa tranche arrière 75 a un diamètre sensiblement égal au diamètre intérieur de la canalisation 1. La tige tubulaire 72 a un diamètre extérieur égal au diamètre D2 du rebord annulaire 61. Son canal axial 73 comprend une partie arrière 76 ayant le même diamètre D que le canal 8 et une partie avant étranglée 77 ayant le même diamètre D que la partie avant de la broche 33. Ces deux parties sont raccordées par un chanfrein 78 agencé pour épouser l'épaulement 36 de la broche 33. En outre la partie étranglée 77 a une longueur égale à la distance 1 définie ci-dessus par référence à la broche. On va maintenant décrire le fonctionnement de ce pistolet. On assemble, si ce n'est déjà fait, les différentes pièces constitutives du pistolet, sans donner de serrage notable à l'extenseur annulaire 62 relativement au manchon extensible 55. On s'assure que la vanne à deux voies 21 est en position de fermeture, c' est-à-dire que les ouvertures 9 et 14, donnant respectivement accès aux canaux 8 et 15, sont isolées par la douille 22 de l'ouverture 12 communiquant avec la source d'air comprimé 13 s'il n'en est pas ainsi, on actionne le levier de manoeuvre 25 pour amener la vanne 21 dans la position voulue. On monte l'organe tracteur 71 (ou furet) à l'avant du pistolet en enfonçant le tube métallique 72 dans une partie antérieure élargie 52 du canon 51. Le tracteur est maintenu en outre par le rebord 61 du manchon extensible 55. On introduit dans la canalisation 1 le tracteur 71 et le manchon extensible 55 de manière que le pourtour de celui-ci soit en contact avec la paroi intérieure de la canalisation au voisinage de son entrée. On serre le manchon extensible 55 dans la canalisation 1 en tournant la bague moletée 68, ce qui provoque, par l'intermédiaire de la douille 65, une avance de l'extenseur 62, laquelle à son tour provoque une extension du manchon 55, accompagnée d'un écrasement des moulures 57 au contact de la canalisation. On libère 11 opercule amovible 28 en manoeuvrant le doigt de retenue 32 et on l'extrait du pistolet par l'extrémité arrière du canal 8. On prend la broche 33 (ou torpille) tenue en réserve et on dévisse l'écrou 35 dans lequel on enfile l'extrémité du filin d'aiguillage 5. On fixe l'extrémité du filin d'aiguillage 5 àl'derou 35 à l'arrière de la broche. On introduit la broche 33, à laquelle est attelé le filin d'aiguillage 5, dans le canal 8 et on la pousse Jusqu'à ce que son extrémité arrière se trouve un peu au-delà de l'ouverture 9. L'ergot 37 est presqu'entièrement effacé au contact de la paroi du canal 8. On remet en place l'opercule amovible 28 en assemblant ses deux sections 29 et 31 de part et d'autre du filin d'aiguillage 5, en les introduisant dans l'extrémité libre du canal 8 et en manoeuvrant le doigt de retenue 32 ; l'opercule 28 est alors en mesure de jouer le rôle d'une culasse à l'égard du pistolet. On relie l'orifice 18 au réservoir d'huile de graissage. On manoeuvre le levier 25 de manière à placer la douille 22 dans la position représentée par la figure 6, où les ouvertures 12 et 14 sont à demi démasquées. L'air comprimé est admis dans le canal 15 sous une pression modérée correspondant à l'étranglement partiel de sa voie d'accès au canal 15. Cette pression est celle qui convient au nettoyage de la canalisation 1 ; elle est maintenue pendant 2 à 3 minutes. On amène la douille 22 au moyen du levier 25 dans la position représentée par la figure 7 où les ouvertures 12 et 14 sont complètement démasquées. L'air atteint le canal 15 avec sa pression maximale ; il se trouve accéléré par son passage à travers l'étranglement 17, à la sortie duquel il est animé d'une vitesse suffisante pour provoquer une aspiration de l'huile de graissage, contenue dans le réservoir relié à l'orifice 18. Grâce à cette aspiration, le flux d'air comprimé débouchant dans le canal 8 tient en suspension un brouillard d'huile qui est injecté par le pistolet dans la canalisation 1. Les gouttelettes d'huile se déposent nrogregsivement le long de cette canalisation.La durée de cette phase des opérations dépend du diamètre et de la longueur de la canalisation å graisser. À titre indicatif on estime qu'environ 1 kg d'huile est nécessaire pour revêtir d'huile une canalisation de 8 cm de diamètre et de 300 m de longueur. On arrête le graissage en manoeuvrant le levier 25 quand on constate d'après le niveau dans le réservoir d'huile que la quantité voulue a été injectée. On amène la douille 22 au moyen du levier 25 dans la position représentée par la figure 8 où les ouvertures 9 et 12 sont complètement démasquées. L'air comprimé est ainsi admis derrière la broche qu'il chasse dans le canal 8. La broche 33, entraînant le filin d'aiguillage 5 pénètre dans le tube 72 du tracteur 71 jusqu' à ce que son épaulement 36 vienne buter sur le chanfrein 78. Â ce moment l'ergot 37 qui a dépassé 11 extrémité avant de la tige tubulaire 72 émerge complètement de la broche ; la broche et le tracteur sont donc rendus complètement solidaires.Mais la pression de l'air, continuant à s'exercer en arrière de la broche, fait avancer celle-ci en entrainant avec elle le tracteur ; et dès que la tige tubulaire 72 a échappé au rebord annulaire 61 du manchon extensible 55, l'air comprimé se répand dans l'espace compris entre ledit manchon et l'arrière du tracteur 71, donnant à celui-ci une impulsion supplémentaire etsppliquant Sa iupe 74 contre la paroi de la canalisation 1.Cette dernière action a pour effet : d'une part d'empêcher des fuites d'air comprimé entre le tracteur et la canalisation ; d'autre part d'opérer un râtelage des gouttelettes d'huile déposées sur la canalisation au cours de l'opération de graissage (voir ci-dessus) et de provoquer ainsi leur transformation en une mince pellicule continue tout le long de la canalisation. Cette phase des opérations est celle illustrée par la figure 3 dans laquelle on voit le manchon extensible 55 appliqué à l'entrée de la canalisation et le tracteur 71 en pleine course, entrant le filin d'aiguillage 5 fixé à l'arrière de la broche 33, elle-mgme solidarisée avec le tracteur grâce à son épaulement 36 et à son ergot 37. Lorsque le tracteur 71 arrive à l'extrémité de la canalisation dans la chambre de visite 3, on actionne le levier 25 pour ramener la vanne à deux voies 21 en position de fermeture; un autre opérateur saisit le tracteur 71, appuie sur l'ergot 37 pour qu'il s' efface dans la lumière 38 et sépare le tracteur de la broche 33. Par le dévissage de l'écrou 35, l'extrémité du filin d'aiguillage 5 est détachée de la broche 33, après quoi elle est accrochée au cible auxiliaire pendant qu'à l'autre extrémité de la canalisation on libère l'opercule amovible 28. À partir de là, la suite des opérations se déroule comme dans le procédé connu avec toutefois cette différence que l'existence d'une pellicule d'huile sur la paroi de la canalisation 1 permet d'éviter l'enduction du capable définitif avant qu'il ne soit tiré dans la canalisation par l'intermédiaire du cible auxiliaire. On voit ainsi que grssce à l'invention on peut effectuer consécutivement le nettoyage de la canalisation, son graissage et le lancement du filin d'aiguillage par la simple manoeuvre du levier 25 de la vanne à double voie 21, tout en laissant le pistolet appliqué, par son manchon extensible 55, à l'entrée de la canalisation. il est évident que l'invention n'est pas limitée à la réalisation décrite et qu'on peut apporter à celle-ci de nombreuses variantes d'exécution. REVESDICAtIONS 1. Pistolet pour le lancement, dans une canalisation cylindrique, d'un filin d'aiguillage, dont une extrémité est rendue solidaire d'un organe tracteur, agencé pour se déplacer à l'intérieur de la canalisation sous l'action d'une pression d'air comprimé transmise par le pistolet, caractérisé en ce que le tracteur est traversé par un canal axial, le pistolet étant en outre agencé pour obturer ce canal au moyen d'une broche comportant des moyens de fixation pour le filin d'aiguillage et un dispositif d'accrochage automatique au tracteur après l'obturation de son canal axial. 2. Pistolet conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que la broche comporte un épaulement et un ergot effaçable muni d'un organe de rappel élastique et en ce que le canal axial du tracteur présente une partie étranglée dont la longueur correspond à la distance entre l'épaulement et l'ergot de la broche. 3. Pistolet conforme à la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un corps dans lequel se visse un canon dont I'âme constitue le prolongement d'un premier canal dans lequel la broche est logée initialement et dans lequel débouche un deuxième canal dont la paroi présente un orifice d'admission d'huile de graissage, une vanne à deux voies étant en outre agencée pour faire communi- quer un orifice d'admission d'air comprimé avec l'un ou l'autre canal. 4. Pistolet conforme à la revendication 3, caractérisé en ce que le deuxième canal présente un étranglement situé entre la voie d'amenée de l'air comprimé et l'orifice d'admission d'huile de graissage. 5. Pistolet conforme à la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comporte des butées définissant quatre positions pour la vanne à deux voies, à savoir une position de fermeture, une position d'ouverture vers le premier canal, une position d'ouverture partielle vers le deuxième canal et une position d'ouverture totale vers le deuxième canal. 6. Pistolet conforme à la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comporte un opercule amovible et fendu longitudinalement, présentant un passage pour le filin d'aiguillage et un doigt de retenue pour l'assujetissementdudit opercule dans le premier canal, en arrière de la voie d'amenée de l'air comprimé. 7. Pistolet conforme à la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comprend un manchon extensible fixé sur le canon et assurant sur sa périphérie un contact étanche à l'air comprimé avec la canalisation, ce manchon extensible comportant un rebord annulaire, s'adaptant sur une tige tubulaire du tracteur dans laquelle est ménagé le canal axial pour maintenir le tracteur en position avant le lancement du filin.