Dans lë soudage par résistance, on maintient deux pièces entre deux électrodes et on fait passer un courant d'intensité élevée de manière à chauffer l'interface des pièces en vue d'ass.urer leur soudage. Dans un tel procédé, il est important que les soudures 5 soient de haute qualité et les dimensions du noyau de métal fondu formé dans l'interface constituent un critère de qualité. TJne soudure excessivement sous-dimensionnée a une résistance trop faible. Dans le cas du soudage par points ou a la molette, des soudures sous-dimensioimées produisent -un recouvrement insuffisant et un 10 joint défectueux. Une soudure surdimensionnée signifie que la chaleur fournie est trop élevée, ce qui se traduit par une déformation excessive de la pièce ou bien par un écrasement sous l'effet de la pression d'électrodes et il peut parfois se produire une expulsion du métal de soudure. Des soudures à partir desquelles du 15 métal a été expulsé sous l'effet d'un échauffement excessif sont appelées soudures à bavures et présentent une résistance insuffisante . Naturellement, des essais ont été faits pour maintenir constantes les conditions de soudage dans -une série de soudures par 20 résistance mais, malgré cela, les soudures ont présenté une qualité variable. La pression d'électrodes et la durée de passage du courant de soudure peuvent être réglées avec précision mais le courant effectif de soudage varie en fonction de facteurs, tels que la condition de surface des pièces et le contact des électrodes avec 25 les surfaces extérieures des pièces, et également en fonction de variations du courant d'alimentation. En outre, la chaleur engendrée par le courant de soudage varie du fait que les pièces offrent un certain nombre de parcours pour l'écoulement du courant dans les électrodes et que les résistances propres de ces parcours varient 30 par exemple en fonction de l'écartement et du nombre de soudures adjacentes ainsi que des conditions de surface des pièces. La pression d'électrodes, le courant de soudage et la durée de passage du courant ont des valeurs optimales variables pour différentes matières et épaisseurs. Egalement, pour chaque épais-35 seur de matière à souder, on recommande d'utiliser un diamètre spécifique d'électrode et on considère qu'une bonne soudure est obtenue lorsque son diamètre est à peu près égal à celui de l'électrode. Le soudage par résistance est accompagné par une dilatation 40 de la pièce qui a tendance à écarter les électrodes. Vers la fin 69 11003 2 2005979 de la soudure, cette dilatation est contrebalancée par la pénétration de l'électrode dans le métal ramolli de la pièce et, lorsque le courant est coupé, un refroidissement des pièces provoque un nouveau rapprochement des électrodes. 5 On a proposé par le passé d'utiliser le déplacement des élec trodes pour fournir une indication de la qualité des soudures ou bien pour exercer un certain contrôle du cycle de soudage. Par exemple, dans une réalisation connue, l'inversion du mouvement d'électrodes lorsque celles-ci commencent à pénétrer dans le métal 10 des pièces est utilisée pour produire un signal de coupure de courant. Dans d'autres dispositifs, on laisse l'électrode se déplacer jusqu'à la distance maximale puis dépasser le maximum et on utilise la grandeur du déplacement des électrodes vers le maximum comme critère de contrôle de qualité des soudures. De tels procédés ne 15 donnent pas satisfaction pour signalér des soudures à bavures, pour lesquelles un déplacement normal de l'électrode vers le maximum peut être atteint prématurément pendant le cycle de soudage, les bavures se produisant ensuite. Pour remédier à cet inconvénient, on a proposé un procédé d'indication et de correction automatique 20 de qualité basé sur une mesure de la vitesse d'écartement des électrodes dans la partie initiale du cycle de soudage. Oe procédé indique de façon satisfaisante les soudures à bavures et les soudures défectueuses et il est extrêmement avantagetis dans des applications dans lesquelles la qualité des soudures a une grande importance. 25 Cependant, il est nécessaire de disposer d'un procédé de .con trôle de soudures qui soit moins compliqué et utilisable dans des opérations dans lesquelles il n'est pas ainsi essentiel d'obtenir la qualité maximale de soudure par résistance (en ce qui concerne les dimensions). 30 Dans le procédé actuel de soudage par résistance, on estime que, lorsque les électrodes se sont écartées de la distance maximale, le diamètre du noyau de soudure dans l'interface des pièces est à peu près égal au diamètre de pointe d'électrode (sauf dans le cas de soudures à bavures) ; des noyaux de métal de soudure d'un 35 diamètre inférieur à environ 80 fo du diamètre de pointe d'électrode sont considérés comme sous-dimensionnés. D'une façon générale, on a supposé que le déplacement vers le haut ou écartement de l'électrode mobile est principalement dû à la formation du noyau fondu dans l'interface entre pièces et que par conséquent ce noyau fondu croît 40 de façon continue pendant au moins la majeure partie du mouvement 1 BAD ORIGINAL 69 11003 3 2005979 d'écartement de l'électrode. Cependant, on a trouvé qu'en fait le noyau fondu était encore très petit pour la moitié de l'amplitude maximale de déplacement de l'électrode vers le haut et que pratiquement toute la croissance du noyau fondu se produisait dans la 5 moitié restant© du mouvement vers le haut, en particulier dans le tiers final de ce mouvement. Ceci correspond à la période où la pente de la courbe représentant le déplacement de l'électrode en fonction du temps est en train de diminuer, c'est à dire que la courbe s'aplatit et devient plus parallèle à l'axe des abscisses du 10 dit graphique, la pente devenant ensuite légèrement négative lorsque l'électrode commence à pénétrer dans la pièce. Du fait de cet aplatissement de la courbe, une légère erreur d'estimation de l'écartement maximal d'électrode, c'est à dire du point d'inversion de mouvement d'électrode, peut provoquer une erreur bien plus gran-15 de le long de l'axe de temps du graphique. Comme indiqué plus haut, à ce moment de la soudure, une petite modification de durée de la phase de soudage correspond à une grande variation de diamètre du noyau de soudure. On a trouvé que le diamètre du noyau de soudure était bien plus important si le courant de soudage était coupé avant 20 qu'il se produise une réduction substantièlleddu déplacement de l'électrode vers le haut, bien que ce diamètre soit inférieur à la valeur maximale obtenue pendant l'exécution de la soudure. Suivant l'invention, un dispositif de détection faisant partie de la machine de soudage est pré-réglé de manière à intervenir lors-25 que la dilatation des pièces au cours du passage du courant atteint une valeur comprise entre 60 et 90 °}o d'un maximum prédéterminé dans les conditions d'exécution de la soudure, puis la soudure est commencée et le courant de soudage est coupé par le dispositif de détection soit immédiatement après sa mise en service, soit au bout 30 d'un temps prédéterminé de fonctionnement. On obtient ainsi une soudure qui est petite pour les dimensions d'électrodes utilisées, mais qui est très homogène pour une large plage de combinaisons d'amplitudes de courant et de temps, ce résultat étant obtenu sans qu'il soit nécessaire d'utiliser d'autre temporisateur de soudage 35 qu'une minuterie très simple empêchant l'établissement de périodes de soudage excessivement longues dans les cas rares où le courant est bien trop faible pour former une bonne soudure. Il est préférable d'arrêter la soudure pour environ 80 fo de l'écartement maximal d'électrode, bien qu'une faible différence soit décelable dans 40 la reproductibilité des soudures si la soudure est arrêtée entre 69 11003 4 2005979 75 et 85 ^ ; il est possible d'établir par1 réglage une valeur suffisamment faihle pour arrêter des soudures sous intensité élevée avant qu'elles forment des bavures et pour couper le courant de soudage avant que la courbe de déplacement se soit aplatie sensible-5 ment, le courant étant cependant suffisamment élevé pour obtenir des dimensions raisonnables des zones de soudure . Cependant, le dimen-sionnement réduit de la zone de soudure par rapport à l'électrode ne pose pas un problème difficile puisqu'on peut augmenter ses dimensions effectives en utilisant des électrodes supérieures à celles 10 normalement employées pour l'épaisseur de matière à souder. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention seront mis en évidence dans la suite de la description, en référence aux dessins annexés dans lesquels : - la Fig. 1 est une représentation graphique donnant les déplace-15 ments d'électrodes obtenus pour différents courants de soudage î - la Fig';2 montre une machine pour la mise en pratique du procédé de l'invention ; - la Fig.3 représente des détails du dispositif de détection utilisé dans la machine de la Fig.2 ; 20 - la Pig»4 est un schéma synoptique du circuit de commande du cycle de soudage ; - la Fig.5 est une courbe donnant le déplacement d'électrode obtenu dans une variante de la machine de la Fig.2 ; - les Fig.6 et 7 montrent des variantes du circuit et de la tête '25 de détection pour la mise en pratique du procédé de l'invention ; - les Fig.8 et 9 représentent d'autres variantes du circuit de la Pig.6 ; - la Fig.10 est une représentation graphique montrant comment un diamètre de pointe d'électrode est choisi pour des pièces données. 30 Les soudures correspondant aux courbes de la Fig.1 sont arrê tées pour un écartement d'électrode correspondant à 80 $ du maximum. Bien que ces soudures aient été exécutées avec des courants différents, la diamètre du noyau de métal fondu obtenu pour un écartement d'électrode de 80 est à peu près le même pour toutes les 35 soudures. Comme indiqué sur la Fig.1, la soudure correspondant à la courbe située à l'extrême, .gauche du diagramme atteint 80 $ du déplacement maximal en un temps très court, ce qui indique que le courant de soudage utilisé a une intensité élevée. La ligne en tirets représente un prolongement de la courbe de déplacement d'électrode qui 40 serait obtenu si le cycle de soudage n'était pas arrêté à 80 $ de 69 11003 5 2005979 la valeur maximale de déplacement et elle montre également que la soudure produirait des bavures si elle n'était pas arrêtée à 80 % du déplacement maximal d'électrode et qu'elle serait par conséquent défectueuse. 5 Des machines pour la mise en pratique du procédé de l'inven tion sont représentées sur les Pig.2^ 3 et 4. Sur la Fig.2, deux pièces superposées 10, 11 sont maintenues en pression entre deux électrodes 12, 13 reliées aux bornes de l'enroulement secondaire d'un transformateur de soudage 14. l'électrode 12 est mobile et la 10 pression exercée sur cette électrode est commandée par un piston 15 coulissant dans un vérin pneumatique 16. Un contacteur 20 actionné par pédale amorce les opérations de soudage et un appareil 21 de temporisation et de commande de courant définit une limite maximale de durée de soudage. Le temporisateur prévu dans l'appareil 15 21 peut être du type utilisé sur des machines classiques. Dans l'exemple considéré, il n'est employé que pour désexciter la machine lorsque le courant est trop faible pour obtenir une bonne soudure, par exemple au bout d'une période de soudage supérieure à la valeur maximale prédéterminée. 20 le mouvement de l'électrode supérieure pendant une opération de soudage est détecté par un dispositif comprenant une crémaillère 17, (3?ig.3) reliée mécaniquement à. un bras 18 portant l'électrode supérieure 12 ainsi qu'un pignon 19 entraîné par la crémaillère, le pignon 19 est monté sur un arbre 22 qui transmet le mouvement de 25 rotation du pignon par l'intermédiaire d'un embrayage 23 à un levier 24. Dans la forme représentée, l'embrayage comprend deux disques de friction s'appliquant contre un disque intermédiaire, l'extrémité éloignée du levier 24 porte un contact électrique 25a et se déplace entre deux butées 25b, 25ç> cette dernière étant fixée à 30 l'extrémité d'un micromètre 26. Un intervalle correspondant à l'écartement prédéterminé d'électrode G- est établi entre le contact 25_ç et le contact 25a lorsque le levier 24 s'appuie sur la butée 25b qui est située dans la position correspondant au début de la soudure. Lorsqu'une dilatation se produit, le mouvement de l'élec-35 trode provoque une rotation du levier 24 et par conséquent un éloi-gnement du contact 25a par rapport à la butée 25b et, lorsque l'écartement d'électrode G est atteiht, le contact 25a vient toucher la butée 25_ç. Cette butée constitue également un contact électrique et elle est reliée, ainsi que le levier 24, au circuit 40 de commande de durée de cycle. Toute dilatation additionnelle, pro 69 11003 6 2005979 voque simplement tua patinage de l'embrayage. L'embrayage est réenclenché lorsque l'électrode est descendue dans la position de travail pour la soudure suivante. La Fig.4 représente la machine et ses circuits de commande 5 sous line forme synoptique. La machine de soudage 30 et l'appareil de commande à ignitrons 31 sont classiques et le dispositif de commande de pente 32 est du type déjà utilisé dans des machines de soudage par résistance, bien que, dans le cas considéré, la valeur de la pente soit bien plus faible que dans les applications classi-10 ques. La tête de détection 33 est du type représenté sur la I'ig.3. Pour amorcer une soudure, l'appareil de commande par ignitrons est enclenché de manière à alimenter en courant de soudage la machine et à appliquer simultanément un signal à xm transformateur d'amorçage 34 qui enclenche une minuterie branchée dans un circuit de ré-15 enclenchement 35» Cette minuterie de réenclenchement agit simplement de façon à réenclencher les éléments à la fin d'une période plus longue que la valeur maximale prédéterminée pour une soudure. Le soudage se poursuit jusqu'à la fermeture des contacts de la tête de détection, qui a été pré-réglée sur un écartement correspondant 20 à un déplacement égal à 80 % de la valeur maximale. La fermeture des contacts actionne un circuit de verrouillage automatique 36 qui peut par exemple comporter un relais de verrouillage automatique ou bien un circuit transistorisé de verrouillage automatique de type connu utilisant deux portes NI reliées entre elle8. Le circuit de 25 verrouillage automatique agit par 1'intermédiaire d'un circuit de commutation 37 pour exciter un relais 38 qui applique à l'appareil de commande par ignitrons un signal de coupure du courant de soudage» En conséquence, avant qu'une soudure ne soit commencée, on 30 détermine le déplacement maximal d'électrode soit empiriquement, soit en tenant compte de l'épaisseur de pièce, du courant, de la pression et du diamètre de pointe d'électrode et on règle ensuite l'intervalle de la tête de détection en correspondance à un déplacement égal à 80 io de la valeur maximale déterminée. 35 La tête de détection ne doit pas avoir obligatoirement la forme représentée sur le schéma. Ainsi, on peut produire un signal à l'aide d'un électroaimant comportant un plongeur qui rentre et sort de 1'électroaimant lorsque les électrodes s'écartent ou se rapprochent l'une de l'autre, par exemple un transducteur à inductance linéaire. 40 II n'est pas essentiel de mesurer un déplacement vers le haut 69 11003 7 2005979 d'un élément d'une tête de détection pour déterminer la dilatation des pièces dans cette direction. Par exemple, on pourrait détecter me dilatation prédéterminée des pièces par mesure de déformation, La déformation pourrait être mesurée dans un appareil incorporé à 5 la machine et sensible à la dilatation de la pièce. En variante, si l1électrode"mobile" peut se déplacer, mais non avec une liberté complète, de sorte que le mouvement relatif de la tête et du bâti de la machine est inférieur à ce qu'il serait en cas de liberté complète de mouvement, la dilatation est enregistrée directement 10 comme une déformation dans le bâti de la machine. De façon similaire, l'embrayage à friction peut être remplacé par d'autres formes d'embrayages, par exemple des embrayages excités magnétiquement ou électrostatiquement. Un procédé d'augmentation des dimensions du noyau de métal 15 fondu obtenu tout en conservant la propriété de détecter:/ une valeur prédéterminée de dilatation qui est atteinte avant la partie aplatie de la courbe de dilatation (voir les prolongements en tirets de la Fig.1) est mis en évidence sur la Fig.5 qui représente graphiquement le déplacement de l'électrode en fonction du temps 20 et qui donne également la forme d'onde du courant de soudage. Comme sur la Fig.1, le courant de soudage est coupé lorsque le pourcentage requis du déplacement maximal d'électrode est atteint (80 i<> dans ce cas), le déplacement maximal étant représenté par le maximum du prolongement de la courbe. Cependant, sur la Fig.5, le courant de 25 soudage est rétabli lorsque la zone soudéedes pièces a subi un retrait tel que le déplacement d'électrode soit réduit à 65 ^ de la valeur maximale. Il se produit me dilatation complémentaire et, lorsque le déplacement d'électrode atteint à nouveau la valeur de 80 le courant est coupé, encore une fois. Ceci est répété dans 30 l'exemple considéré jusqu'à ce qu'on obtienne trois petites impulsions de courant succédant à la phase initiale d'échauffement. Chaque impulsion de courant sert à augmenter les dimensions du noyau de métal fondu sans que le point représentant le déprâcéàent "d.* électrode atteigne la partie aplatie de la courbe. Ce procédé est appli-35 cable en particulier au soudage de tôles épaisses et lorsqu'on utilise des temps de soudage longs, par exemple pour souder des tôles présentant me épaisseur de 6 mm et pour me durée totale de soudage de 2 à 4 secondes. Le nombre des impulsions peut être déterminé à l'avance et sélectionné à l'aide d'un commutateur prévu sur l'ap-40 pareil de commande additionnel. 69 11003 8 2005979 La Fig.6 est un schéma d'un circuit modifié permettant cette opération de répétition de cycle. La tête de détection 33a comporte dans ce cas deux fils de sortie dont l'un représente une dilatation de 80 % et l'autre une dilatation de 65 f° du maximum prédéterminé. 5 La forme de la tête de détection a été représentée schématiquement sur la Fife.7 et on voit que le levier 24a porte maintenant à -une extrémité une traverse 24b munie de deux contacts 25a et 25d. L'écartement entre les contacts 25a et 25c est pré-réglé, comme dans le cas de la Fig.3, de façon à obtenir un pourcentage prédé-10 terminé du déplacement maximal (par exemple 80 $ de ce maximum) et la fonction de ces contacts est la même que celle des contacts correspondants de la Fig.3. Le contact 25d coopère avec un contact 25e. qui est monté par l'intermédiaire d'un ressort sur son micromètre. L'intervalle entre les contacts 25e et 25d est pré-réglé à une va-15 leur de 65 i° du maximum de dilatation. Lorsque, en cours de soudage, la dilatation atteint 65 f°t Ie contact 25d établit une liaison électrique avec le contact 25e mais ceci n'a aucun effet sur le circuit de commande. Le courant de soudage continue à passer et le contact 25e se déplace vers le haut en opposition à la force du 20 ressort. Pour une dilatation de 80 %, la liaison électrique entre les contacts 25a et 25ç provoque la génération d'un signal à la borne de sortie 80 % de la tête de détection, ce signal assurant l'excitation du relais 38 par l'intermédiaire du circuit de verrouillage automatique et du circuit de commutation 37 et par consé-25 quent la coupure du courant de soudage, comme dans le cas de la Fig.5. Par suite du retrait ultérieur et d'un enfoncement éventuel des électrodes dans les pièces, ces dernières se rapprochent l'une de l'autre, le contact 25e suivant le contact 25d jusqu'à ce que la dilatation soit réduite a la valeur de 65 La liaison électri-30 que entre les contacts 25e et 25d est alors interrompue et le signal résultant obtenu à la borne de sortie 65 ah de la tête de détection agit par l'intermédiaire d'un circuit de commande 41 pour réenclencher le circuit de verrouillage automatique 36a. Le circuit de commutation 37 agit alors par l'intermédiaire du relais 38 pour 35 réenclencher le courant de soudage en vue de la génération d'une autre impulsion de courant. Pour chaque impulsion de courant de soudage, un signal est appliqué à partir du circuit de verrouillage automatique 36a à vin compteur d'impulsions 42 qui a été pré-réglé sur le nombre requis d'impulsions de courant de soudage. L0rsque 40 ce nombre est atteint, le compteur d'impulsions applique un signal 69 11003 9 2005979 d'arrêt au circuit de commande 41 et au circuit de verrouillage automatique 36a en vue de couper le courant de soudage. Comme auparavant, le circuit de réenclenchement 35 fait en sorte que toutes les unités soient réenclenchées à la fin d'une période plus longue que 5 la durée maximale de soudage. Dans une variante de l'invention, au lieu d'avoir un. nombre prédéterminé d'impulsions de courant de soudage, on prédétermine dans la machine une période globale de chauffe et le nombre d'impulsions de courant de soudage se produisant pendant cette période 10 prédéterminée est fonction du taux de dilatation. Ainsi, la période globale peut être réglée de manière que, pour une amplitude normale du courant, il se produise une grande et deux petites impulsions de courant pendant cette période. Si l'échauffement produit par le courant de soudage est inférieur à la normale, toute la période 15 globale prédéterminée peut être nécessaire pour que la dilatation atteigne la valeur de 80 fô déterminée par la tête de détection. Inversement, si l'échauffement produit par le courant de soudage est inférieur à la normale, la première impulsion de courant se termine plus têt que pour le courant normal et il se produit ensui-20 te un nombre supésrieur d'impulsions de courant avant l'écoulement de la période prédéterminée. En conséquence, le courant de soudage est couplé (et les pièces sont refroidies.) pendant line proportion plus grande de la période prédéterminée. Dans ce cas, le compteur d'impulsions 42 de la Fig.6 est remplacé par une minuterie. 25 Une autre solution consiste à maintenir le courant coupé pen dant une période prédéterminée après chaque impulsion de courant mais à laisser passer chaque impulsion de courant jusqu'à ce que la dilatation atteigne à nouveau la valeur de 80 fo. Dans une variante de ce procédé, on utilise la tête de détection pour amorcer les im-30 pulsions de courant établissant des incréments prédéterminés de dilatation après la phase initiale de 80 fo, les périodes de refroidissement ayant à nouveau une durée fixe. En conséquence, dans un procédé, l'embrayage d'entraînement est désexcité lorsque le courant est coupé et il est réexcité lorsque le courant est rétabli. 35 La réduction totale de l'écartement entre électrodes pendant la coupure du courant, sous l'effet du refroidissement des pièces et de la pénétration des électrodes dans celles-ci, peut être bien inférieure aux 15 % correspondant aux Fig.6 et 7. Cependant, le bras de levier 24a de la tête de détection ne peut pas revenir en 40 arrière au delà de sa butée inférieure et par conséquent lorsque 69 11003 10 2005979 le courant est rétabli, il continue à passer pendant une période suffisante pour faire déplacer le contact 25a de la distance prédéterminée jusqu'au contact 25c, c'est à dire d'une distance correspondant à une dilatation de 15 du maximum, cette dilatation 5 venant s'ajouter à la dilatation subsistant après la période de retrait. Le cas échéant, le contact élastique du dispositif de la Fig.7 peut être utilisé pour ramener le bras de levier contre la butée inférieure. XJn circuit pour la mise en pratique de ce procédé a été représenté sur la Fig.8. Sur cette Fig., une minuterie 45 10 commence sa période de temporisation à chaque fois que le courant est coupé et elle réenclenche le. courant à la fin de la période de temporisation. Gomme auparavant, un compteur d'impulsions 42 réenclenche le circuit de verrouillage automatique 36a au bout d'un nombre prédéterminé de petites impulsions de courant en vue d'em-15 pêcher ce circuit de rétablir le courant. Un autre procédé pour augmenter les dimensions du noyau de métal soudé consiste à faire passer le courant de soudage pendant une période prédéterminée après détection de la valeur prédéterminée de dilatation, qui peut dans ce cas être inférieure à 80 $. 20 Par exemple, on peut laisser passer le courant de soudage pendant un cycle du courant d'alimentation-secteur après détection des 80 fo de dilatation. Dans certains cas, il peut être avantageux de prérégler le niveau de détection à une valeur inférieure à 80 fo et de laisser passer le courant pendant une période plus longue après 25 détection. Il suffit alors de modifier le circuit de la Fig.4 en ajoutant une minuterie 50, comme indiqué sur la Fig.9. Dans certaines conditions, le courant passant dans la zone à souder peut être suffisamment bas pour que le déplacement prédéterminé d'électrode ne soit pas atteint, ou bien soit atteint au 30 bout d'une période assez longue et sans qu'il se forme un noyau de métal fondu. Oeci s'explique par le fait que, dans de telles circonstances, les pertes calorifiques deviennent aussi grandes que la chaleur fournie à la zone de soudure, le métal environnant cette zone dans la pièce et les électrodes constituant des évacua-35 teurs de chaleur très efficaces. Pour remédier à cet inconvénient, on peut prévoir un dispositif-indiquant une soudure défectueuse lorsque l'opération se prolonge au delà d'une période prédéterminée. Cependant, une méthode meilleure consiste à faire en sorte que le courant de soudage augmente à un taux prédéterminé, soit à partir 40 du début de l'opération de soudage, soit à un instant prédéterminé 69 11003 n 2005979 après ce début, de manière que la fourniture croissante de chaleur due à l'augmentation du courant soit prépondérante par rapport à l'évacuation de chaleur et assure une croissance continue du noyau de métal fondu. Par exemple, on peut faire en sorte que le courant 5 augmente de façon constante jusqu'à une valeur supérieure de 30 fo à la valeur initiale au cours de 25 cycles du courant d'alimentation lorsqu'il est nécessaire d'obtenir une période de soudage de cette durée. En variante, on peut faire augmenter le courant à partir de zéro, par exemple suivant une courbe exponentielle, la 10 croissance du courant peut être obtenue à l'aide de l'appareil 32 de commande de pente, représenté sur les Fig.4, 6 et 8. On sait utiliser un tel appareil dans des machines de soudage par résistance, bien que la pente de la courbe de courant utilisée classiquement soit bien supérieure aux valeurs données ci-dessus. 15 le cas échéant, cette augmentation graduelle de courant peut commencer à la fin d'une période prédéterminée si le déplacement pré-réglé (par exemple 80 % de la valeur maximale) n'a pas été atteint pendant cette période prédéterminée, ce qui indique que le courant de soudage est trop faible. Autrement, à la fin de cette 20 période prédéterminée, le courant de soudage peut passer de sa valeur normale à une valeur stable supérieure. Suivant une autre possibilité, au lieu d'augmenter l'amplitude du courant, on modifie l"fengle de phase" du courant de façon à obtenir une conduction totale dans chaque demi-période. Ces possibilités sont considérées 25 comme des procédures d'urgence pour sauver ce qui constituerait autrement une soudure rebutée. D'autres courbes de courant peuvent être utilisées, en fonction des caractéristiques de croissance du noyau de métal fondu dans les pièces à assembler par soudage. Suivant un autre mode de réalisation de l'invention, la charge 30 exercée sur les électrodes est modifiée pendant le cycle de soudage. Par exemple, on peut exercer une pression initiale élevée sur les pièces pour assurer un contact intime entre elles et par conséquent pour rendre plus uniforme le courant initial dans les différentes soudures ; ensuite, on peut réduire la pression en cours 35 de soudage pour faciliter la croissance du noyau de métal fondu. Enfin, comme indiqué plus haut, on peut augmenter les dimensions du noyau de métal fondu en utilisant des électrodes présentant un diamètre de pointe supérieur à celui normalement employé pour l'épaisseur de matière à souder. Pour line épaisseur de matière 40 t, le diamètre D de pointe d'électrode peut être déterminé à partir 69 11003 12 2005979 de tableaux normalisés ou à partir d'une formule. Une formule simple largement utilisée est la suivante : 5 trait plein cette relation entre le diamètre de pointe d'électrode et l'épaisseur de matière. Les lignes horizontales 52 représentent les diamètres de pointes d'électrode recommandés pour les différentes plages d'épaisseurs de tôle indiquées dans le document N°III-282-66 établi par le "International Instxtute of Welding". Oe docu-10 ment précise également que des électrodes doivent subir un reprofi-lage de pointes lorsque le diamètre de pointe dépasse la valeur recommandée de 20 Pour augmenter les dimensions des noyaux de métal fondu dans le procédé selon l'invention, les électrodes peuvent avoir des dimensions supérieures de 20 % à la valeur obtenue par la 15 formule précitée. Les procédés et machines décrits plus haut sont relativement simples du fait qu'il n'est pas prévu de correction de soudure en boucle fermée. Même lorsque l'opération de soudage se poursuit pendant un certain nombre d'impulsions de courant, il suffit d'utili-20 ser une minuterie ou compteur relativement simple. Naturellement, l'invention n'est nullement limitée aux modes d'exécution représentés et décrits qui n'ont été choisis qu'à titre d'exemples. La Fig.10 est un graphique qui représente par la courbe 51 en 69 11003 13 2005979 . REVENDICATIONS . 1. Procédé de soudage par résistance, caractérisé en ce qu'on pré-règle un dispositif de détection installé sur une machine de 5 soudage de manière à fonctionner pendant une opération de soudage lorsque la dilatation des pièces à souder atteint une valeur comprise entre 60 °/° et 90 f° d'un maximum prédéterminé pour les pièces, on comprime les pièces entre deux électrodes, on fait passer un courant de soudage entre les électrodes et 10 — on coupe le courant de soudage en réponse au fonctionnement du dispositif de détection. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que, après que le courant de soudage a été coupé par suite du fonctionnement du dispositif de détection, il est à nouveau rétabli lorsque 15 la dilatation est réduite à une valeur inférieure prédéterminée, on fait passer au moins deux impulsions de courant dans chaque soudure, on arrête le courant et on le rétablit pour des valeurs supérieure ■ et inférieure prédéterminées de dilatation des pièces et on arrête le soudage lorsqu'un 20 nombre prédéterminé d'impulsions de courant a passé dans la soudure. 3. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que, après que le courant de soudage a été arrêté par suite du fonctionnement du dispositif de détection, il est rétabli lorsque la dila- 25 tation des pièces est réduite à une valeur inférieure prédéterminée, le courant étant coupé et rétabli pour des valeurs supérieure et inférieure prédétermihées de dilatation des pièces jusqu'à ce que la soudure soit arrêtée au bout d'un intervalle prédéterminé succédant à l'amorçage de la première impulsion de courant de soudage. 30 4. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le courant de soudage, lorsqu'il est arrêté après fonctionnement du dispositif de détection, reste coupé pendant "une période prédéterminée, puis il est rétabli jusqu'à ce que la dilatation des pièces atteigne à nouveau la dite valeur prédéterminée. 35 5. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le courant de soudage, après avoir été arrêté après fonctionnement du dispositif de détection, reste coupé pendant une période prédétermine^ puis il est rétabli jusqu'à ce que les pièces se soient dilatées, à partir de leur condition au début de la nouvelle pé-40 ri ode du passage du courant de soudage, d'une valeur prédéterminée. 69 11003 14 2005979 6. Procédé suivant l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le diamètre de pointe d'électrode est au moins égal à 5VT mm, où t désigne l'épaisseur des pièces. 7. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 4* caractéri-5 sé en ce que l'amplitude du courant de soudage augmente en cours de soudage. 8. Installation pour la mise en pratique du procédé de soudage par résistance suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend une machine de soudage par résistance, un disposi- 10 tif entraîné par le mouvement d'une des électrodes et agissant de façon à engendrer un signal électrique en réponse à une valeur prédéterminée de déplacement et un dispositif agissant en réponse au signal électrique pour arrêter le courant de soudage. 9. Installation pour la mise en pratique du procédé suivant 15 la revendication 2, caractérisée en ce qu'elle comprend en outre des moyens pour rétablir le courant de soudage au "bout d'une période succédant à la coupure du courant de soudage de façon à laisser passer une autre impulsion de courant ainsi que des moyens limitant le nombre d'impulsions de courant de soudage. 20 10. Installation suivant la revendication 9> caractérisée en ce que les moyens pour rétablir le courant de soudage comprennent un contact monté sur ressort et un autre contact, l'un de ces contacts étant agencé pour se déplacer en réponse à un mouvement relatif des électrodes, l'écartement entre les contacts étant réglé de 25 manière à correspondre à une valeur prédéterminée de dilatation de pièce pour laquelle le courant doit être rétabli. SAD ORIGINAL