L'invention concerne des têtes magnétiques pour enregistreur à couche magnétique et elle se rapporte en particulier à la conformation des noyaux de ces têtes, ainsi qu'à un procédé pour la fabrication de celles-ci. 5 D'après un procédé connu, les noyaux pour têtes magnétiques sont fabriqués tout d'abord en deux parties, par exemple sous forme de pièces en C et en I, en ferrite ou en feuilles minces, collées entre elles, d'un matériau magnétique, puis un enroulement à bobines préfabriqué est glissé sur l'une 10 des parties (pièce en l) et, après un usinage de finition approprié des parties du noyau, et notamment de leurs surfaces destinées â limiter ultérieurement les entrefers, ces parties sont collées l'une à l'autre. Une telle façon de procéder est laborieuse et, par suite, coûteuse, surtout en raison de la petites-Î5 se des pièces individuelles. On connaît par ailleurs un procédé consistant à fabriquer d'emblée en une seule pièce les noyaux pour les têtes magnétiques, en donnant par exemple une forme qui correspond grosso modo à un rerc-tangle ou un trapèze. A la suite de la for-20 motion de l'entrefer de la tête, le noyau doit être bobiné. Avec la petitesse des noyaux ici considérés, cela est également difficile exige des dispositifs de bobinage compliqués et coûteux. L'invention a pour objet une forme de réali-25 sation particulière de têtes magnétiques pour appareils de mémorisation sur couche magnétique destinés à l'enregistrement d'informations digitales, de façon à permettre une fabrication économiquement favorable sans baisse notable de qualité en comparaison des têtes magnétiques fabriquées par les procédés con-30 nus. Conformément à l'invention, une telle tête magnétique munie d'un noyau fabriqué par collage de feuilles minces de forme appropriée en un matériau magnétisable, est caractérisée par le fait qu'au moins une branche du noyau magné-35 tique, essentiellement trapézoïdal ou rectangulaire, présente, au voisinage de son point de fixation situé à l'opposé de l'entrefer du noyau, une entaille qui s'étend perpendiculairement à la direction des couches stratifiées et qui donne lieu à une réduction notable de la section transversale du noyau. kO Une tête magnétique de ce genre peut être 72 15865 2137537 fabriquée de la manière suivante, à partir d'un stratifié déjà collé de feuilles minces empilées de forme appropriée : a) Découpage à la scie de l'anneau magnétique pour le moment fermé, dans la zone où se situera par la suite l'entrefer 5 du noyau, et usinage de finition des surfaces de l'entrefer ; b) Ecartement de l'entrefer et insertion de l'enroulement préfabriqué de la tête sur une branche du noyau ; c) Introduction d'une feuille mince non magnétique ayant une épaisseur qui correspond à la largeur voulue de 1'en- 10 trefer entre les surfaces de celui-ci (garniture d'entrefer) ; rapprochement par pression des branches du noyau et mise en place dans une monture préparée à l'avance. On sait que l'existence de tensions mécaniques dans les noyaux se composant de matériaux magnétiques de 15 haute qualité amoindrit considérablement leurapropriétés magnétiques. Cela se manifeste déjà, dans une faible mesure, lorsqu'il s'agit de têtes magnétiques à noyau d'une seule pièce qui est bobiné après la formation à la scie de l'entrefer et après l'usinage de finition des surfaces de celui-ci. Etant donné que 20 la largeur de l'entrefer du noyau, formé initialement de cette manière, est généralement beaucoup plus grande que la largeur requise d'entrefer de la tête magnétique finie, les branches du noyau doivent être légèrement courbées l'une vers l'autre. C'est alors qu'apparaissent les tensions mécaniques. 25 Cela serait le cas dans une mesure beaucoup plus marquée lorsqu'on donne à l'entrefer, dès son découpage à la scie ou par écartement des branches du noyau, une largeur suffisante pour pouvoir glisser un enroulement préfabriqué sur l'une des branches du noyau et lorsque les branches du noyau 30 sont ensuite recourbées l'une vers l'autre pour obtenir la largeur requise de l'entrefer. Cela aboutirait à une altération des. propriétés magnétiques du noyau, au point qu'une tête magnétique qui en serait équipée deviendrait pratiquement inutilisable. L'invention est basée sur le fait constaté 35 qu'il n'apparaît au total qu'un amoindrissement négligeable des propriétés magnétiques au cas où l'apparition de tensions mécaniques est limitée à une région qui est petite par rapport à la longueur totale du flux magnétique de forces. Dans le noyau d'une tête magnétique réalisée 4Q';:selon l'invention, la réduction de la zone perturbée magnétique \72 15865 3 2137537 ment est produit par la formation d'au moins une "zone de flexion" sur le noyau, c'est-à-dire d'une forte réduction de la section transversale de celui-ci sur une courte partie de la longueur du trajet magnétique. 5 La figure 1 représente, à titre d'exemple de réalisation, un noyau pour une tête magnétique double, c'est-à-dire par exemple pour une tête combinée d'écriture/effacement ou une tdte d'écriture/lecture, avec la branche médiane commune 1 et les deux branches extérieures 2 et 3- A la suite de l'empile-10 ment et du collage des feuilles minces, lesquelles ont déjà essentiellement la forme représentée sur la figure, sans comporter toutefois les entrefers k et 5, ces entrefers sont découpés aux endroits indiqués et leurs surfaces subissent un usinage de finition. Puis les branches 2, 3 sont écartées suffisamment pour 15 que les bobines préfabriquées de la tête magnétique puissent être glissées sur elles. Après la mise en place des bobines, les branches sont rapprochées l'une de l'autre jusqu'à ce qu'il en résulte la largeur voulue des entrefers, laquelle est déterminée par introduction, dans ceux-ci, d'une feuille mince non magnéti-20 que d'épaisseur appropriée. Dans ces conditions, il apparaît évidemment des tensions mécaniques, mais celles-ci se limitent presque exclusivement aux régions dans lesquelles la section du noyau est fortement réduite par les entailles 6, 7« Des mesures ont démontré que ,les propriétés magnétiques de noyaux ainsi ob-25 tenus ne sont guère amoindries en comparaison de noyaux qui ne présentent aucune tension mécanique. Lors de la fabrication d'une tête magnétique comportant un noyau du genre décrit jusqu'ici, on rencontre tou jours certaines difficultés qui résultent de ses petites dimen-30 sions extérieures (environ 4x5 mm). C'est pourquoi, pour faciliter la manipulation des noyaux magnétiques, il est proposé, selon un développement de l'invention, de rattacher, à l'extrémi té du noyau magnétique opposée à l'entrefer, une patte qui présente de préférence la même structure stratifiée que le noyau 35 lui-même et dont les dimensions peuvent de préférence atteindre approximativement le double des dimensions extérieures du noyau magnétique, et de ne détacher cette patte qu'immédiatement avant l'achèvement de la tête magnétique, c'est-à-dire après son intro duction dans son support. kO La figure 2 représente en élévation latérale 72 15865 2137537 à titre d'exemple de réalisation, un noyau pour une tête magnétique double, avec la patte 8 qui en fait partie. Le noyau est muni des deux entrefers 9 et 10. Sur les branches extérieures 11 et 12 sont glissées des bobines 13 et 14 respectivement, préfa-5 briquées. La patte 8 facilite grandement le serrage du noyau dans des dispositifs de support appropriés au moment de la formation et de l'usinage fin des entrefers, au moment où les bobines sont glissées sur les branches et lors de l'intro-10 duction dans la monture définitive de la tête magnétique (par exemple un disque flottant). C'est pourquoi cette patte n'est détachée le long de la ligne A-B que dans la dernière phase de fabrication. Les trous 15 et 16 dans la patte 8 servent à un positionnement précis. 15 II est opportun de fabriquer sous forme de pièce d'un seul tenant, par une conformation appropriée des feuilles du noyau, le noyau magnétique proprement dit, c'est-à-dire défini par sa forme finale à l'exception des entrefers qui sont absents initialement, et la patte qui est rattachée à ce 20 noyau. 72 15865 2137537 REVENDICATIONS 1. Tête magnétique pour appareils d'enregistrement sur couche magnétique, destinés à l'enregistrement d'informations digitales, avec un noyau magnétique se composant de 5 feuilles minces, collées entre elles, en un matériau magnétisable, caractérisée par le fait qu'au moins une branche (2, 3) du noyau magnétique, essentiellement trapézoïdal ou rectangulaire, présente, dans la région de son point de fixation situé à l'opposé de l'entrefer (4, 5) du noyau, une entaille (6, 7) qui 10 s'étend perpendiculairement à la direction des couches du stratifié et qui donne lieu à une réduction notable de la section transversale du noyau. 2. Tête magnétique selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'à l'extrémité du noyau magnétique Î5 opposée à l'entrefer est rattachée une patte (8) qui présente de préférence des dimensions pouvant atteindre approximativement le double des dimensions extérieures du noyau magnétique et qui n'est détachée qu'immédiatement avant l'achèvement de la tête magnétique, c'est-à-dire après son introduction dans son support. 20 3. Tête magnétique selon la revendication 2, caractérisée par le fait que la patte (8) présente la même structure stratifiée que le noyau magnétique. k. Tête magnétique selon la revendication 2 ou 3» caractérisée par le fait que la patte (8) est munie de 25 trous (15» 16) dirigés perpendiculairement au plan des couches du stratifié. 5. Procédé pour la fabrication d'une tête magnétique selon l'une quelconque des revendications 2 à k, à partir d'un noyau magnétique se composant de feuilles minces, 30 collées entre elles, d'un matériau magnétisable, caractérisé par les opérations successives suivantes : a) découpage à la scie de l'anneau magnétique primitivement fermé, dans la zone où se situera par la suite l'entrefer du noyau, et usinage de finition des surfaces de l'entrefer ; 35 t>) écartement de l'entrefer et insertion de l'enroule ment de la tête sur une branche du noyau ; c) introduction d'une feuille mince non magnétique ayant une épaisseur qui correspond à la largeur requise de l'entrefer entre les surfaces de celui-ci (gabarit d'entrefer) ; 40 rapprochement par pression des branches du noyau et, le cas 72 15865 6 2137537 échéant, mise en place dans une monture préparée à l'avance ; d) séparation de la patte (8) le long de la ligne A-B de coupe.