L'invention est relative à un procédé pour plaquer par laminage et soudage une brame en acier au carbone ou analogue, à l'aide d'un matériau de placage formée tôles en acier résistant aux attaques chimiques, en nickel, en alliages nickel-chrome, en cuivre, en alliages nickel-cuivre et analogues, procédé dans lequel la brame est fixée au matériau de placage, puis laminée. Dans ce texte, on donne au mot "plaquer" le sens large de "recouvrir une brame ou bloc en métal de base à l'aide d'une plaque ou feuille de métal différent", quelle que soit notamment la nature de ce dernier métal. Le placage par laminage et soudage est un procédé pour souder, par laminage, des brames, lingots ou blocs en acier au carbone bon marché ou analogue avec des tôles en acier résistant aux attaques chimiques, en nickel, en alliages nickel-chrome, en cuivre, en alliages nickel-cuivre et analogues, et ceci de manière à constituer un matériau unitaire par voie thermo-mécanique à pression et température élevées. Le nouveau matériau a les mêmes qualités d'apparence, de brillant et de résistance à la corrosion que le matériau de placage. Au point de vue mécanique, ses propriétés technologiques correspondent en substance à celles du matériau de base. On peut donner aux couches de placage des épaisseurs variables, par exemple de 5, 10, 15, 20 et 30%.Pour le placage sur deux faces, on peut utiliser des couches constituées de matières différentes et ayant des épaisseurs différentes sur l'une des faces et sur l'autre. Ainsi plaqués, les feuillards laminés à chaud ou à froid peuvent être employés pour constituer des récipients, revetements, tubes agrafés ou soudés, chapeaux de roue ou enjoliveurs, pots d'échappement, casseroles, éviers et analogues. Jusqu'ici, on a réalisé les placages sur deux faces en plaçant par exemple des tôles d'acier inoxydable planes et polies sur une brame également plane et polie, par exemple en acier au carbone, et en les fixant indirectement par soudure à l'aide d'une boite protectrice, montée autour de toute la combinaison de placage, ou de réglettes d'acier. Après laminage à chaud, on enlève la boite protectrice, dans laquelle des couches séparatrices appropriées sont prévues pour la combinaison de placage, ou les réglettes d'acier. En ce qui concerne les placages sur une seule face, on les réalise par exemple en plaçant une tôle d'acier inoxydable prétraitée sur une brame prétraitée et en superposant des combinaisons de placage ainsi montées et prétraitées de façon que les tôles d'acier inoxydable se fassent vis-à-vis tout en étant séparées par de la chaux, de l'oxyde de chrome ou analogue, et que les brames soient en saillie. On fixe habituellement ensemble les tôles et brames superposées en plaçant, entre les bords saillants des brames, des réglettes d'acier de calage qui sont à l'écart des tales de placage. Les brames et tôles de placage, qui forment le paquet ainsi réalisé, sont fixées indirectement ensemble par soudage étanche, à l'aide de cordons de soudure ronds. Pour éviter l'oxydation de se produire entre l'acier inoxydable ét l'acier au carbone, on aspire l'air emprisonné dans le paquet et/ou on le balaye à l'aide d'un gaz inerte. On peut utiliser en plus, aux mêmes fins, de la poudre d'aluminium. Pour améliorer le soudage de l'acier inoxydable avec l'acier au carbone et pour empêcher la diffusion du carbone, on place entre les deux matériaux des couches intermédiaires en nickel, fer électrolytique et analogue. Par laminage à pression et température élevées, on transforme les paquets ainsi prétraités en tôle brute plaquée sur une ou deux faces. Pour plaquer, par laminage et soudage, une brame d'acier au carbone ou analogue avec un matériau de placage formé de tales, le brevet allemand 712.426 a décrit un procédé dans lequel on fixe la brame au matériau de placage par soudage périphérique et on lamine ensuite leur ensemble. Cependant, un tel procédé convient mal pour réaliser paplaminage une liaison parfaite entre le matériau de placage et la brame car il s'y produit des oxydes qui, après échauffement lors du laminage à chaud, s'opposent à cette liaison parfaite étant donné que les matériaux ne reposent pas tout contre l'un de l'autre sur toute leur surface, mais qu'il subsiste entre la brame et les tôles de placage des couches d'air qui conduisent à la formation de pellicules d'oxydes. Le brevet britannique 407.942 prouve aussi d'ailleurs qu'on ne peut atteindre, de cette manière, un contact intime sur toute la surface à plaquer. Selon ce brevet, on fixe une tôle de placage à une brame par soudage périphérique mais on laisse exprès un trou dans le cordon de soudure pour laisser s'échapper les gaz qui se trouvent entre les matériaux à plaquer. Cet artifice, qui n'est nécessaire que lorsque les surfaces ne sont pas en contact intime, provoque des couches d'oxydes et s'oppose à une liaison parfaite lors du laminage à chaud. Par suite de l'existence du trou, il n'y a pas seulement des gaz qui s'échappent, mais il en est d'autres qui pénètrent entre les matériaux à plaquer.C'est seulement grâce à la construction spéciale de fours à gaz réducteurs (par exemple à hydrogène) ou grâce à la mise sous vide partiel que l'on peut éventuellement laisser les gaz seéchapper du paquet de placage pour obtenir alors la liaison parfaite qui est souhaitable. En conséquence, on obtient aussi la possibilité d'envelopper le paquet de placage avec du charbon de bois (en vue de créer une atmosphère réductrice) lors du chauffage dans le four mais ceci n'est possible qu'avec des placages en nickel car, par exemple avec des placages en chrome ou en acier inoxydable, ceux-ci subiraient une forte carburation. Les inconvénients susindiqués ne sont pas non plus éliminés avec le procédé que décrit le brevet allemand 712.426 et selon lequel, à l'aide de cylindres, on enfonce la tale de placage dans la brame, le long des bords de cette dernière, en laissant subsister un rebord que l'on vient ensuite sertir De plus, ce procédé est relativement compliqué car on doit prévoir deux dispositifs de laminage lorsqu'on a des combinaisons de placage rectangulaires à fabriquer alors que, si l'on veut fabriquer des combinaisons de placage carrées, on doit faire tourner celles-ci de 90" pour les guider à nouveau entre les cylindres en vue d'enfoncer et de sertir la tale de placage. I1 n'est pas prévu de dispositif qui puisse évacuer l'air d'entre la brame et la tôle de placage. Pour réaliser le placage par laminage et soudage, le brevet britannique 847.103 décrit un procédé dans lequel on utilise des brames en acier au carbone sur lesquelles la tôle de placage est fixée par soudage tout le long de son périmètre. Ce procédé ne va pas au-delà de l'état de la technique rappelé ci-dessus; on y crée seulement un-cordon de soudure spécial en soudant d'abord sans flux, puis en appliquant du flux sur la soudure et enfin en recourant à un procédé de soudure à l'arc "sous poudre", du type où le flax?iquUefié au fur et à mesure par l'arc, forme au-dessus du métal fondu une couche protectrice (la soudure peut aussi se faire en atmosphère protectrice). Comme matières d'apport pour la soudure, on peut utiliser des aciers au nickel-chrome fortement alliés. L'invention a donc pour but de créer, pour le placage par laminage et soudage, un procédé qui permette de réaliser une liai son superficielle parfaite entre la brame et le matériau de placage, sans risque de formation d'oxydes. Selon l'invention, ce but est atteint grâce au fait qu'on comprime, en disposition concentrique, la brame et le matériau de placage, matériau dont les dimensions latérales sont inférieures d'environ deux fois la largeur d'un cordon de soudure aux dimensions latérales de la brame, jusqu'à mise en contact de toute la surface de placage à souder, et grâce au fait qu'on les fixe directement ensemble par. soudage périphérique en les maintenant comprimés. Comme d'habitude, il convient de maintenir planes, lisses et dégraissées les surfaces à souder, et ceci par fraisage, rabotage, sablage et/ou meulage ou de toute autre façon équivalente. Normalement, les tôles de placage et la brame sont comprimées et soudées ensemble à l'aide d'un poinçon de presse de grand diamètre. Ce mode de fabrication n'est toutefois plus applicable lorsque la combinaison de placage atteint des dimensions de 7 m én longueur, voire davantage. Même le procédé consistant à serrer localement de Rrocha en proche les tôles de placage et la brame un cordon de à fixer ensemble par/soudure ne s'est pas révélé satisfaisant avec de telles longueurs.Avec des combinaisons de placage dont la longueur est par exemple de 7 m et davantage et dont la largeur est comprise entre 1 300 et 2 000 mm environ, pour amener réellement en contact leurs surfaces à souder ultérieurement par laminage à chaud, il est nécessaire par exemple de disposer l'un à la suite de l'autre des bâtis de presse qui reçoivent chacun un certain nombre de poinçons, lesquels peuvent exercer individuellement des pressions allant jusqu'à 50 tonnes, voire davantage On doit déterminer la distance mutuelle des poinçons, en fonction de l'épaisseur des tôles de placage, de façon que, lors de leur mise en action, le contact reste établi entre les surfaces à souder.La pression spécifique va jusqu'à 18-20 kgp/cm2 (176-196N/ cm2) environ pour des matériaux plaqués de nature austénitique, et jusqu'à 12-15 kgp/cm2 (117-148N/cm2) environ pour des matériaux plaqués de nature ferritique. Le soudage peut se faire en atmosphère protectrice, sous poudre,à l'aide d'un procédé électrique, manuel ou semblable. La matière d'apport, utilisée pour réaliser les cordons de soudure, doit posséder en particulier une bonne déformabilité à chaud et une bonne ductilité , De préférence, pour le placage avec des aciers fins, on utiLise avantageusement comme matières d'apport des aciers au nickel-chrome pauvres en carbone, fortement alliés et non stabilisés, qui fournissent une matière de soudure qui est pauvre en ferrite delta. Lors du chauffage, les cordons de soudure, ainsi formés, maintiennent ensemble les matières(telles que ferrites et austénites), qui ne subissent pas alors les mêmes dilatations en raison de la différence de leurs coefficients de dilatation,et se prêtent bien aux déformations à chaud. Il convient en particulier d'utiliser une brame qui, sur ses bords en saillie par rapport au matériau de placage, présente une légère surélévation dirigée vers l'extérieur. Ceci empêche avec sécurité une oxydation de se produire sur les tôles de placage, au niveau de leurs bords1 lors du soudage. Le dépôt, entre la matière de revêtement et l'acier au carbone, d'une couche de nickel, de fer électrolytique ou de matière analogue en vue de s'opposer à la diffusion ne se fait pas sans risque d'amoindrir les propriétés technologiques au point de vue mécanique, sur la bande de tôle laminée à chaud ou à froid. C'est pourquoi, la brame soudée au matériau de placage est avantageusement réchauffée, avant le laminage à chaud, dans une installation de recuit fonctionnant en continu; dans ce cas, ltexpo- sition à la chaleur ne dure qu'un court instant, de sorte qu'il ne se produit pratiquement pas de diffusion du carbone. Après réchauffage à environ 1200-1350 C lorsqu'on utilise des tôles de placage en acier fin, on effectue le soudage proprement dit de la combinaison de placage, celle-ci ayant par exemple comme dimensions 200 x 1300 x 7000 mm, en faisant en sorte que la réduction d'épaisseur, lors de la première passe de laminage à chaud de la combinaison de placage, soit comprise entre 5 et 20% environ. La brame soudée tout autour au matériau de placage peut aussi être réchauffée, avant laminage à chaud, dans un four à pont levant, à poussoir, à wagonnet, à chauffage électrique ou dans des bains de sel Après ce réchauffage qui dure environ 2 à 3 heures, la combinaison de placage peut être transférée directement à un laminoir à cages duo et à uneiigne continue pour bande de tôle large à chaud ou à une ligne continue de préparation et de finition, car l'invention permet de se passer des boites de protection et réglettes d'acier usuelles. La bande de tôle peut être recuite et décapée dans une continue ligne/à recuire et décaper les tôles à chaud, à la manière des a ciers résistant aux attaques chimiques, du nickel, des aciers ni ckel-chrome, du cuivre, des alliages nickel-cuivre et analogues. Pour fabriquer des bandes de tôle à froid, on lamine à froid la tale chaude sur un laminoir sendzimir, à cage quarto ou autre, puis on la recuit, on la décape et on la dresse. Pour re cuire la bande de tôle plaquée laminée à froid, sur des lignes de recuit continues, on doit faire en sorte que le matériau de placa ge se recristallise et qu'en même temps le matériau de base se nor malise. Sur une ligne de recuit et de décapage continue pour bande de tôle froide, ceci peut se faire par exemple par un recuit étagé de 1050-1150 OC environ à 600-7500C environ, pour les matières plaquées de nature austénitique, et de 850-950"C environ à 600 750"C environ pour les matières plaquées de nature ferritique. Grâce à ce procédé, les matières de revêtement sont recristalli sées et les matières de base sont normalisées et libérées de struc tures de durcissement ou de trempe. Les bandes de tôle plaquées ainsi obtenues sont bien déformables. Avant le soudagedestiné à assembler la combinaison de pla cage, l'application de la pression commence avantageusement au centre de cette combinaison et se poursuit progressivement vers l'extérieur. Ceci a pour effet d'éviter les gênes liées aux frot tements à la surface de la brame en matière de base et de compen ser les défauts de planéité des tôles de placage. L'invention est relative en outre à une installation pour fabriquer une combinaison de placage, cette installation étant es sentiellement caractérisée en ce qu'elle comprend une suite de poinçons de presse convenablement soutenus et destinés à agir sur une face de la combinaison de placage, lesquels poinçons sont a gencés pour entrer successivement en action d'abord au centre de cette combinaison, puis progressivement de ce centre vers l'exté rieur. Dans ce cas, les poinçons de presse sont avantageusement montés dans des bâtis qui sont équipés d'une installation de sou dage automatique pour les bords de la combinaison de placage. L'installation de soudage automatique peut être une installation de soudage en atmosphère protectrice. L'installation de fabrica tion possède de préférence des appuis qui sont disposés en face des poinçons et sur lesquels s'adosse la combinaison de placage. i Dans ce cas, ces appuis peuvent avoir une forme allongée selon le sens d'introduction de la combinaison de placage dans les bâtis de façon à servir d'appuis à plusieurs poinçons de presse disposés l'un à la suite de l'autre. L'invention va être maintenant expliquée plus en détail à l'aide des dessins annexés. Les fig.1 et 2 montrent chacune en coupe une partie d'une brame revêtue d'un matériau de placage sur ses deux faces. La fig.3 montre, en perspective schématique, une installation servant à fabriquer une combinaison de placage; les divers bâtis, qui maintiennent chacun une série de poinçons, peuvent être prévus avec des intervalles. La fig.4 montre l'installation i la fig.3, vue de l'avant et coupée en partie. Lesfig.5a, 5b et 5c montrent la séquence d'application de la pression dans une installation servant à fabriquer une combinaison de placage La fig.l montre une brame 1 qui est revêtue, sur ses deux faces supérieure et inférieure, d'une tôle de placage 2; la pression destinée à comprimer la combinaison de placage s'exerce selon les flèches 5. En maintenant cette pression, on assemble la combinaison de placage 1,2 en formant des cordons de soudure 3 tout autour et on-la lamine ensuite à chaud après réchauffage-approprié. La fig.2 montre une brame 1 qui est munie, sur ses deux faces supérieure et inférieure et le long de ses bords, d'une faible surélévation 4 dirigée vers l'extéreur. Une telle surélévation latérale 4 de la brame 1 peut être exécutée, par exemple, par rabotage, par fraisage, par meulage et/ou par un procédé analogue, par exemple par laminage, à l'aide de cylindres profilés, de la brame venant d'être fabriquée et encore suffisamment chaude. Dans la cuvette limitée par la surélévation 4, on place, sur les deux faces, des tôles de placage 2 que lton soude ensuite tout autour sous pression à la brame 1, en formant des cordons de soudure 3, -des cordons de soudure normaux-à gorge pouvant être utilisé à cet effet. Après réchauffage, la combinaison de placage ainsi formée est laminée à chaud. Les fig.3 et 4 montrent une installation servant à fabriquer une telle combinaison de placage. Cette installation possède, à la suite l'un de l'autre, plusieurs bâtis de presse 10 au sommet de chacun desquels sont montés un/poinçons de presse Il qui sont certain nombre de agencés pour s'allonger vers le bas. Les poinçons de presse ont des positions réglable-s en long et/ou en travers, dans les bâtis, en fonction des dimensions de la combinaison de placage. Des appuis 12 sont montés sur le fond des bâtis 10 pour absorber la poussée des poinçons de presse 11. Les appuis 12 ont une forme allongée dans le sens de l'introduction des combinaisons de placage dans les bâtis 10 et servent en même temps d'appuis à plusieurs poincons 11 disposés à la suite l'un de l'autre.La combinaison de placage, formée d'une brame 1 et de tales de placage 2, repose sur les appuis 12. En s'allongeant, lestoinçons 11 compriment la combinaison de placage pour éliminer les inclusions d'air et pour appliquer la brame 1 et les tôles de placage 2 de façon aussi serrée que possible l'une contre l'autre, et ceci même le long des bords latéraux. Les bâtis 10 comportent une installation de sou dage automatique 13, en atmosphère protectrice, qui peut être déplacée, par exemple, à l'aide de roues 15 reposant sur des rails 14. L'installation de soudage 13 possède des tubes 16 à gaz protecteur qui sont orientés vers les bords à souder de la combinaison de placage. Le fil de soudure est amené sur place par des galets 17 et guidé par les tubes 16 jusqu'à l'emplacement de soudage (les canalisations électriques ne sont pas montrées). La fig.5a montre des poinçons de presse 11 schématisés par des cercles et disposés en trois files de treize poinçons chacune. Avec un tel agencement, la pression peut être appliquée progressivement de la manière suivante : c'est d'abord le poinçon central "1" qui est mis en action; puis ce sont les poinçons de la file centrale qui sont mis successivement en action dans le sens des flèches, et dans l'ordre indiqué par les chiffres 2 à 7. Ensuite, c'est le poinçon "8" du milieu de la file supérieure qui entre en action, suivi des poinçons de la même file, dans le sens des flèches et dans l'ordre indiqué par les chiffres 9 à 14. Enfin, ce sont les poinçons de la file inférieure qui entrent en action, comme ceux de la file supérieure, dans l'ordre indiqué par les chiffres 15 à 21. En variante et comme le montre la fig.5c, les poinçons des files supérieure et inférieure peuvent entrer simultanément en action de façon symétrique. Comme le montre schématiquement la fig.5b, la mise en oeuvre de la pression peut se propager aussi progressivement de façon rayonnante, du centre à l'extérieur. De cette manière, la loi d'application- de la pression sur les tôles de placage est telle que les surfaces à souder en semble lors du laminage soient bien serrées l'une contre l'autre. Les pression locales peuvent atteindre 50 tonnes et davantage. On a constaté que les combinaisons de placage, fabriquées et élaborées selon les exemples qui suivent, conduisent à une liaison intime des tales de placage avec la brame; malgré la différence existant entre les matières, il ne se produit pas de fissure dans les cordons de soudure. Le tableau ci-après donne plus de détail sur le procédé utilisé. PLACAGE PAR LAMINAGE ET SOUDAGE Exemple A Combinaison de placage avec matière de revêtement aus ténitique. Matière No 1.4301 X5 CrNi 18/9. Exemple B Combinaison de placage avec matière de revêtement fer ritique. Matière No 1.4016 X8 Cr 17. Sauf spécification contraire, les conditions de fabrication sont les mêmes pour ces deux exemples. Dimensions de la matière de base (RRSt 14). Matière No 1.0338: 130 x 1300 x 7000 mm. Dimensions de la matière de revêtement 20 x 1260 x 6920 mm. Pression nécessaire pour comprimer la combinaison de placage Exemple A : 30 tonnes environ (pression spécifique 18,8 kgp/cm2 ou 184,5 N/cm-2 > . Exemple B : 20 tonnes environ (pression spécifique 12,5 kgp/cm2 ou 122,8 N/cm2). Matière d'apport utilisée pour souder le matériau de base aux matériaux de revêtement Matière No 1.4316 X2 CrNi 19/9. Conditions du soudage Procédé de soudage en atmosphère protectrice (MIG). Conditions du laminage à chaud Conditions de recuit Four à poutre levante, Température : 1370oC, Durée de recuit (temps de maintien) :120 minutes. Plan des passes de laminage Mise hors service du brise-battitures vertical (sans eau en pression) Cage 1 HO HI H (sans eau en pression)170 mm 140 mm 30 mm 17,65 Cage 3 H1 H2 EH (sans refoulement) 140 mm 100 mm 40 mm 29 sans Cage 4 H2 H3 tH % eau (sans refoulement) 100 mm 65 mm 35 mm 35 en Cage 6 H4 H5 #H % pression (sans refoulement) 65 mm 40 mm 25 mm 38 Ligne de finition Vitesse laminage (m/s) Engagement des cages (mm) Cage 1 1,17 28,25 2 1,88 17,55 3 2,91 10,95 4 3,96 8,75 5 5,32 6,63 6 6,56 5,88 7 7,44 5,85 Ltépaisseur finale de lande de tôle chaude est fixée à 5 mm. Ligne de finition: température de fin de laminage : 860-880 C. Température au bobinoir : 610-6300C. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour plaquer par laminage ét soudage une brame en acier au carbone ou analogue, à l'aide d'un matériau de placage formé de tôles en acier résistant aux attaques chimiques, en nickel, en alliages nickel-chrome, en cuivre, en alliages nickelcuivre et analogues, procédé dans lequel la brame est fixée au matériau de placage, puis laminée, caractérisé en ce qu'on comprime, en disposition concentrique, la brame et le matériau de placage, matériau dont les dimensions latérales sont inférieures d'environ deux fois la largeur d'un cordon de soudure aux dimensions latérales de la brame,jusqu'à mise en contact de toute la surface de placage à souder, et en ce qu'on les fixe directement ensemble-par soudage périphérique en les maintenant comprimés. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'avant le soudage destiné à assembler la combinaison de placage, l'application de la pression commence au centre de cette-combinaison et se poursuit progressivement vers l'extérieur. 3 - Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on utilise une brame qui, sur ses bords en saillie par rapport au matériau de placage, présente une légère surélévation dirigée vers l'extérieur. 4 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la matière d'apport, utilisée pour réaliser les cordons de soudure,possède une bonne déformabilité à chaud et une bonne ductilité. S - Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que, pour le placage avec des aciers fins, on utilise comme matières d'apport des aciers au nickel-chrome pauvres en carbone, fortement alliés et non stabilisés qui fournissent une matière de soudure qui est pauvre en ferrite delta. 6 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que.la brame soudée au matériau de placage est réchauffée, avant le laminage à chaud, dans une installation de recuit fonctionnant en continu. 7 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la brame soudée tout autour au matériau de placage est réchauffée, avant laminage à chaud, dans un four à pouelevante,à poussoir, à wagonnet, à chauffage électrique ou dans des bains de sel. 8 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la réduction d'épaisseur, lors de la première passe de laminage à chaud de la combinaison de placage, est comprise entre 5 et 20% environ. 9 - Installation pour fabriquer une combinaison de placage par mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce qu'elle comprend une suite de poinçons de presse (11) convenablement soutenus et destinés à agir sur une face de la combinaison de placage (1,2), lesquels poinçons (11) sont agencés pour entrer successivement en action d'abord au centre de cette combinaison (1,2),puis progressivement de ce centre vers l'extérieur. 10 - Installation selon la revendication 9, caractérisée en ce que les poinçons de presse (11) sont montés dans des bâtis (10) qui sont équipés d'une installation de soudage automatique (13) pour les bords de la combinaison de placage (1,2). 11 - Installation selon la revendication 10, caractérisée en ce que l'installation de soudage automatique (13) est une installation de soudage en atmosphère protectrice. 12 - Installation selon l'une quelconque des revendications 9 à 11, caractérisée en ce qu'elle possède des appuis (12) qui sont disposés en face des poinçons (11). 13 - Installation selon la revendication 12, caractérisée en ce que les appuis (12) ont une forme allongée selon le sens d'introduction de la combinaison de placage (%2) dans les bâtis (10) de façon à servir d'appuis à plusieurs poinçons de presse (11) disposés l'un à la suite de l'autre. 14 - Installation selon l'une quelconque des revendications 9 à 13, caractérisée en ce que les poinçons de presse (11) ont des positions réglables en long et/ou en travers, dans les bâtis (10), en fonction des dimensions de la combinaison de placage.