La présente invention concerne la structure de sièges mobi- liers et d'automobiles. Pour donner aux sièges mobiliers et d'automobiles l'élasticité désirée, on utilise couramment divers organes élastiques ou de suspension coopérant avec des pièces auxiliaires, le nombre de ces composants ayant pour effet d'accroître le prix de revient du siège, mais aussi de le rendre plus difficile à assembler. La présente invention concerne donc une structure de siège qui pré- sente les caractéristiques suivantes: elle assure convenablement le sup- port et l'élasticité du siège au moyen d'un unique composant assujetti au cadre de ce dernier-et par conséquent sans nécessiter d'autres pièces de montage ou de support; elle est assez élastique pour pouvoir être facile- ment montée dans ce cadre et y rester assemblée sans nécessiter de piè- ces auxiliaires; il est facile de lui faire prendre la position désirée dans ce cadre; elle ne comporte qu'un élément de suspension dont il est facile de réduire l'encombrement en vue de son expédition et de sa manu- tention, et sa conformation est assez proche de celle du corps humain pour réduire au minimum le capitonnage nécessaire du siège. Dans le cadre de l'invention, le support ajouré du capitonnage du siège est constitué par deux gros fils métalliques extrêmes qui, entourés d'une garniture et destinés à être assujettis chacun à l'un des deux bar- reaux transversaux opposés d'un cadre, sont longitudinalement reliés l'un à l'autre par des fils métalliques plus minces et transversalement es- pacés qui, entre ces deux fils extrêmes, auxquels leurs extrémités libres sont assujetties, s'enroulent autour de deux autres gros fils métalliques auxiliaires, longitudinalement espacés, parallèles aux précédents et en- tourés comme eux d'une garniture, ce support comportant ainsi trois parties: la première qui monte à partir du premier fil extrême jusqu'au premier fil auxiliaire; la seconde qui relie l'un à l'autre les deux fils auxiliaires, et la troisième qui relie l'un à l'autre les seconds fils auxi- liaire et extrême et dans laquelle les minces fils longitudinaux sont sinueux, de sorte que le poids de l'occupant du siège fait plus ou moins s'enrouler les minces fils longitudinaux autour des gros fils auxiliaires transversaux et s'allonger leurs tronçons sinueux, en assurant ainsi en permanence l'élasticité du support. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins anne- xés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels: la figure 1 représente schématiquement- en élévation une structure de siège selon l'invention; la figure 2 représente la structure en perspective la figure 3 représente la structure en plan, la figure 4 est une vue en plan d'une variante de la structure selon l'invention; la figure 5 est une vue en élévation de la variante de la figure 4 la figure 6 représente schématiquement le capitonnage du siège après sa mise en place; la figure 7, analogue à la précédente, fait ressortir la différence entre les quantités de capitonnage qui sont nécessaires respectivement sur un siège selon la technique antérieure et sur un siège selon l'invention; la figure 8 est une vue en plan d'une autre variante d'une structure de siège selon l'invention la figure 9 est une vue en élévation de la variante de la figure 8; et la figure 10 représente partiellement en perspective une autre variante de la structure de siège selon l'invention. Les figures 1 à 3 montrent la structure selon l'invention du support vertical ou horizontal du capitonnage d'un siège mobilier ou d'automobile. Comme le montre la figure 1, le cadre ou bâti de ce siège comporte deux barreaux transversaux avant 10 et arrière 11 auxquels est suspendu un support ajouré 12 selon l'invention. Ce support 12 comprend deux gros fils métal- liques transversaux extrêmes 13, 15 qui, ayant fait l'objet d'un traitement par trempe à l'huile avant d'être revêtus de matière plastique ou de papier, sont accrochés, le premier 13 à des crochets 14 du barreau avant 10 et le second à des crochets 16 du barreau arrière 11. Ces deux fils extrêmes 13 et 15 sont reliés l'un à l'autre par de plus minces fils métalliques lon- gitudinaux et transversalement espacés 17 qui, ayant aussi été trempés à l'huile, sont enroulés par leurs extrémités libres autour des fils extrêmes précités 13 et 15 entre lesquels ils s'enroulent deux fois autour de deux gros fils métalliques transversaux auxiliaires 18, 19 qui, comme les premiers 13, 15, ont aussi été soumis à une trempe à l'huile avant d'être revêtus de matière plastique ou de papier. Le support ajouré 12 comporte donc une première partie 20 qui s'élève d'avant en arrière entre les fils 13 et 18; d'une seconde partie 21 qui descend d'avant en arrière entre les fils 18 et 19, et une troisième partie 22 dans laquelle les fils 17 sont sinueux (cette sinuosité ne comportant de préférence une ondulation d'une seule période entre les fils 19 et 15). Comme le montre la figure 1, la moitié basse 23 de cette partie 22 descend jusqu'au fil auxiliaire 19 et sa moitié haute 24 monte jusqu'au fil extrême arrière 15. Lorsqu'un effort L s'exerce de haut en bas sur le support ajouré 12, les deux spires qui forment en A et B les fils longitudinaux 17 autour des fils auxiliaires 18 et 19 s'enroulent plus ou moins de façon à équilibrer cet effort variable, et les parties 20, 21 du support 12 fléchissent de haut en bas entre leurs extrémités respectives. Dans cette position représentée en traits mixtes sur la figure 1 en C, les tronçons sinusoïdaux 22 des fils longitudinaux 17 ne s'allongent qu'un peu et la crête A du support continue à soutenir de façon satisfaisante,par exemplela région des cuisses de l'oc- cupant du siège. Si ce dernier est soumis à des secousses au cours des- quelles le poids apparent de son occupant augmente, le support prend par exemple la position en traits mixtes indiquée en D sur la figure 1, position dans laquelle les tronçons sinueux des fils 17 dans la partie 22 du support s'allongent en assurant en permanence l'élasticité de la suspension. Dans la variante du support représentée sur les figures 4 et 5, la partie sinusoïdale 22a de ce dernier se trouve dans un plan reliant l'un à l'autre des fils métalliques transversaux 19 et 15 qui est plus fortement incliné que celui contenant la première partie 20 du support. Comme le montre la figure 6, on applique sur le support ajouré 12 une couche 25 de capitonnage, tel qu'une mousse qui a pour effet de faire épouser- approximativement au siège la forme normale du corps de son occupant O. Comme le montre la figure 7, oela permet de substancielles écono- mies en ce qui concerne le capitonnage nécessaire. La structure de siège selon l'invention supprime en effet la néoessité du capitonnage supplémen- taire 26a qui se trouve plus bas que le support ajouré 12 représenté en pointillé sur la figure 7. La-variante du support ajouré selon l'invention que montrent les figu- res 8 et 9 comporte deux parties extrêmes 20a et 22a à fils sinusoïdaux, la partie 20a se trouvant dans un plan qui s'élève depuis le fil métallique extrême 13 jusqu'au premier fil transversal auxiliaire 18, et l'autre 22a étant dans un plan qui descend depuis le second fil transversal intermédi- aire 19 jusqu'au fil postérieur extrême 15. La figure 10 montre un dispositif qui peut être utilisé dans toutes les variantes précitées du support ajouré selon-l'invention afin d'assujettir plus facilement au siège son capitonnage. En l'occurence, on fait passer les extrémités libres des fils métalliques 17 autour des gros fils métal- liques extrêmes 13 et 15, puis on les accroche élastiquement à d'autres fils métalliques transversaux auxiliaires 28 qui passent sur les fils 17 à proximité desfils métalliques extrêmes 13 et 15. Il est possible d'assu- jettir directement les extrémités du capitonnage à ces fils métalliques auxiliaires. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées à la structure de siège décrite et représentée sans sortir du cadre de l'in- vention. REVENDICATIONS 1. Structure de siège, caractérisée en ce que le support ajouré (12) du capitonnage du siège est constitué par deux gros fils métalliques extrêmes (13, 15) qui, entourés d'une garniture et destinés à être assujettis chacun à l'un des barreaux transversaux opposés (10, 11) d'un cadre, sont longitudinalement reliés l'un à l'autre par des fils métalliques (17) plus minces et transversalement espacés qui, entre ces deux fils extrêmes (13, 15) auxquels leurs extrémités libres sont assujet- ties, sont enroulés autour des deux autres gros fils métalliques auxiliaires (18, 19), longitudinalement espacés, parallèles aux premiers (]3, 15) et entourés comme eux d'une garniture, ce support comportant ainsi trois parties * la première (20) qui s'élève à partir du premier fil extrême (13) jusqu'au premier fil auxiliaire (18); la seconde (21) qui relie l'un à l'au- tre les deux fils auxiliaires (18, 19); la troisième (22 ou 22a) qui relie l'un à l'autre les seconds fils auxiliaires (19) et extrême (15) et dans la- quelle les tronçons des fils longitudinaux (17) sont sinueux, de sorte que le poids de l'occupant du siège fait plus ou moins s'enrouler les fils lon- gitudinaux (17) autour des gros fils auxiliaires transversaux (18, 19) et s'allonger leurs tronçons sinueux, en assurant ainsi en permanence l'élas- ticité du siège. 2.Structure de siège selon la revendication 1, caractérisée en ce que les fils minces longitudinaux (17) forment chacun deux spires autour de chacun des deux gros fils transversaux auxiliaires ou intermédiaires (18, 19). 3. Structure de siège selon l'une des revendications 1 et 2, carac- térisée en ce que sa troisième partie (22) est sensiblement dans le même plan que les deux premières (20 et 21). 4. Structure de siège selon l'une des revendications 1 et 2, caracté- risée en ce que sa troisième partie (22 a) est dans le même plan que le second fil transversal auxiliaire (19) et le second fil extrême (15). 5. Structure de siège selon la revendication 1, caractérisée en oe que les minces fils longitudinaux (17) passent sous deux autres fils métal- liques auxiliaires (28) dont chacun longe à peu de distance l'un des deux fils extrêmes transversaux (13, 15), puis passent autour de ces derniers pour 2490472- s'accrocher par leurs extrêmités libres aux autres fils auxiliaires (28). 6. Structure de siège selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en oe que le cadre comporte deux barreaux espacés, au premier (10) desquels est assujetti le pre mier (13) des gros fils mé- talliques extrêmes, et au second (11)desquels est assujetti le second (15) de ces derniers.