L'invention concerne une fenêtre à haute résistance au feu, constituée d'au moins une feuille de verre silicate montée dans un cadre métallique, ledit cadre étant tel que sur une face au moins, la feuille exposée à l'action de la chaleur lors d'un incendie, puisse se trouver soumise à une action calorifique à peu près uniforme, même sur ses bords, c'est-à-dire dans sa zone marginale allant jusqu'aux arêtes. De telles fenêtres sont décrites dans DES 2 328 737 et 2 344 459 et un développement ultérieur a fait l'objet de la demande de brevet DT 2 527 134. Comme le bord de la feuiîfe5/egaiement soumis à l'action de la chaleur, le gradient de température entre le centre de ladite feuille et ses bords se trouve réduit et en conséquence, les contraintes d'extension apparaissent dans la région des bords et susceptibles de provoquer la rupture, sont supprimées ou du moins atténuées; ce qui améliore donc la résistance au feu. Toutes les formes de réalisation connues ont en commun le fait que le bord de la feuille de verre se trouve au moins partiellement libre, ce qui peut se révéler gênant, notamment pour des raisons esthétiques, parce que cela altère l'aspect de l'encadrement. L'invention a pour objet de modifier la construction d'une fenêtre du type indiqué plus haut, de façon à lui donner l'aspect d'une fendre normale sans que sa résistance au feu soit notablement amoindrie. L'invention propose d'atteindre cet objectif en zecouvrant l'encadrement du vitrage i l'aide atun liste s'éliminant. sous l'action du feu. Elle peut s'utiliser sur tous les types de vitrages connus évoqués plus haut. Ainsi dans le cas où la feuille de verre silicate est maintenue par une cornière seulement sur sa face non exposée à l'action du feu ou sur son chant, le listel est disposé contre les bords de la face soumise au feu soit en contact direct avec le verre, soit avec interposition d'un moyen de fixation. Dans un autre type de réalisation, on prévoit pour maintenir la feuille de verre silicate,des parcloses qui portent sur la face exposée à l'action du feu,à une certaine distance des arêtes de ladite feuille. Lesdites parcloses sont maintenues en place par des équerres disposées de place en place, et les listels sont alors fixés sur les équerres et/ou sur les parcloses elles-mêmes. Dans une variante préférée, on prévoit pour fixer la feuille de verre silicate du coté exposé au feu, des parcloses métalliques ajourées sur lesquelles sont fixés les listels. Des essais au feu selon la norme DIN 4102 ont montré que la durée de résistance au feu des vitrages conformes à l'invention n'est pas sensiblement inférieure à celle des vitrages pare-feu de type connu, à condition que le listel s'élimine assez vite par exemple dans le cas d'une dimension de vitrage 140 x 120 cm, six minutes au plus tard après le début de l'essai. À cette condition, sa présence dans la phase initiale n'a pas le temps de créer, entre le centre et les bords de la feuille,un gradient de température suffisant pour engendrer des tensions susceptibles d'entraîner la rupture prématurée de la feuille. Lorsque la bordure de la feuille de verre, ensuite se découvre, la température s'égalise et les tensions initiales disparaissent. Selon une première mise en oeuvre, les listels peuvent s'éliminerentièrement du simple fait qu'ils sont constitués d'un matériau inflammable. De façon à libérer rapidement l'ensemble des bords du vitrage, il y a alors lieu d'employer de préférence des matériaux relativement faciles à enflammer, brtlant rapidement sans émettre beaucoup de flammes et laissant le moins possible de résidus. Des matériaux qui fondent et forment des gouttes sont peu appropriés à cet usage ; on obtient des résultats satisfaisants, lorsqu'on emploie par exemple des cellulolds. Un listel qui s'enflamme spontanément et qui dégage même de la chaleur en brt- lant,procure un effet avantageux car la bordure de la feuille de verre est soumise à un échauffement complémentaire ; elle se trouve ainsi portée à une température supérieure à celle du centre du vitrage, il s'y crée même des contraintes de compression qui améliorent efficacement la résistance au feu. Dans le cas des fenêtres isolantes à vitrages multiples, il est en outre possible de remplir les intercalaires placés entre les feuilles de verre silicate à l'aide d'une substance à combustion exothermique, qui s'enflamme en cas d'incendie et provoque un effet analogue. Une autre solution permettant d'atteindre ltobjectif de l'invention consiste à recouvrir la feuille de verre silicate, dans la région de son encadrement par un listel,notamment métallique, rendu solidaire de la feuille de verre ou de l'encadrement à l'aide d'un moyen perdant son efficacité sous l'action de la chaleur. Dans cette variante, on peut tout simplement employer une colle par exemple une colle thermofusible;qui cède sous l'action de la chaleur, de sorte que chaque listel se détache sous son propre poids aussitôt qu'elle cesse de jouer son rôle. De façon particulièrement avantageuse, la colle est une brasure à bas point de fusion, en particulier une brasure tendre dont le point de fusion est compris entre 100 et 180 C. Il est également possible d'employer une fixation par aggrippage avec pincement et clippage, voire avec coincement. Le moyen de fixation peut alors comprendre un joint qui se ramollit suffisamment à des températures supérieures à 1000C pour que les listels se détachent. Dans tous ces cas, on peut provoquer l'élimination des listels, ou tout au moins l'accélérer et la rendre plus sure en insérant entre eux et le vitrage des organes d'éjection appropriés. C'est ainsi que les listels peuvent être fixés sur l'encadrement avec interposition d'un matériau qui augmente de volume sous l'action de la chaleur pour provoquer l'éjection. On peut employer comme tels, par exemple, des matériaux qui se décomposent en moussant à une température de l'ordre d'un peu moins de 1200C ; les silicates alcalins renfermant de 10 à 40 so d'eau sont particulièrement appropriés à cet usage.On les utilise d'ailleurs pour constituer d'une part des couches intermédiaires opacifiantes par moussage dans les vitrages pare-feu (DT-ps 1 900 054) et d'autre part, avec addition de 10 à 40 % en poids de fibres inorganiques, des couches de revêtement dans les feuillures des profilés d'assemblage et glissières de cloisons pare-feu dans le but d'en boucher les fentes en cas d'incendie, par l'expansion de la masse (DT.GM 1 852 959). Ces produits qui moussent sous l'action de la chaleur sont constituns -- bandes compactes qui peuvent, par exemple, être collées sur la face arrière des listels. Pour éviter qu'en moussant ils n'adhèrent sur les parties métalliques et ne les solidarisent,la bande moussante peut alors être isolée sur sa face opposée par une couche d'un matériau non adhérant, par exemple, une feuille d'aluminium. Selon une variante facile à mettre en oeuvre lors de la fabrication et du montage et particulièrement adaptée aux exigences de la pratique, l'encadrement est masqué par un listel fixé par pincement, avec interposition d'un organe mis sous contrainte tel qu'un ressort en acier maintenu bandé et d'éléments de verrouillage constitués d'un matériau se ramollisant sous l'effet de la chaleur. Ces éléments de verrouillage sont avantageusement constitués d'une ma tière synthétique, de préférence thermoplastique qui cède à des températures supérieures à quelque 10000, de sorte que le ressort peut se déployer et séparer les organes de pincement.La force d'éjection est adaptée en fonction de la forme et des dimensions des éléments de verrouillage ainsi que du matériau qui les constitue de telle sorte que prédomine fet de v'rrou#llage dans les conditions ordinaires de température et les forces de pression des ressorts au contrairelaussitôt que la température s'élève suffisamment. Sous l'action de la chaleur d'un incendie, la fixation par pincement se trouve libérée par le ramollissement des éléments de verrouillage et la bande de recouvrement est éjectée par la force des ressorts. Les organes de pincement peuvent avantageusement être constitués d'éléments clippables, a emboitement élastique comme beaucoup de baguettes de décoration à l'heure actuelle. Ils peuvent par exemple être Por s i r appartenant aux listels et munis de reliefs qui viennent s'emporter sur des pièces de retenue solidaires du cadre. Dans un premier mode d'exécution, les pattes du listel sont constituées d'un matériau ramo?lissable,ainsi de préférence que le listel tout entier :ce peut être en particulier un profilé en matière thermoplastique. Dans un second mode d'exécution,-ce sont les pièces de retenue solidaires du cadre qui sont constituées d'un matériau ramollissable. Enfin, les éléments de verrouillage ramollissables sont des pièces intermédiaires qui coopèrent d'une part avec des pièces métalliques fixées sur le cadre ou sur la parclose ajourée et d'autre part avec les pattes d'un listel métallique. D'autres dispositions et caractéristiques avantageuses de l'invention sont énoncées par les revendications et par la description ci-dessous, faite en référence aux dessins et relative à divers exemples de mise en oeuvre. Ces dessins montrent en coupe dans la région de ltencadrement avec une perspective éventuelle Figure 1 : un exemple dans lequel la feuille de verre n'est fixée que sur son chant et sur une face, la face destinée à résister à l'action du feu étant libre et simplement recouverte par un listel selon l'invention; Figure 2 : un exemple dans lequel la feuille de verre, du côté résistant au feu est maintenue par une parclose éloignée de ses arêtes et masquée par un listel en forme de cornière Figure 3 : un exemple dans lequel la feuille de verre est fixée sur ses deux faces par une parclose ajourée,#elle-meme recouverte par un listel combustible Figure 4 : une variante à double vitrage dont les parcloses ajourées sont masquées par des listels métalliques qui se décollent sous l'action de la chaleur Figure 5 : une fenêtre avec listel à bande moussante, telle qu'elle se présente dans les circonstances normales Figure 6 : la fenêtre de la figure 5 déformée sous l'action du feu Figure 7 : une variante du mode de construction de la figure 5 Figure 8 : une coupe d'une fenêtre à listel clippé avec ressort d'éjection Figure 9 :une vue partielle en perspective du cadre de la figure 8 avant mise en place du listel Figure 10 :une variante de la solution ci-dessus. Sur les figures 3 et 4 les fenêtres représentées sont des fenêtres symétriques capables de résister aux flammes ou à la chaleur sur leurs deux faces. Au contraire, sur les autres figures, il s'agit de fenêtres dissymétriques, de sorte que le vitrage rz ste au Ça sui e 'e de ses faces mais se brise relativement vite quand il est soumis à l'incendie sur la face opposée. Un tel mode de construction est avantageux pour 1 'incorporation dans les façades de bâtiments élevés, dans lesquels il faut, en principe,empecher la pénétration des flammes depuis l'extérieur, tout en s'assurant que l'ouverture se libérera si le feu vient de l'intérieur. La fenêtre représentée dans la figure 1 comprend une feuille de verre silicate 1 trempé, placée dans un cadre 2 constitué de tubes métalliques rectangulaires. Le cadre 2 est fixé dans la paroi de manière habituelle, et porte sur sa face tournée vers la baie une cornière 3 en acier ou métal à haut point de fusion. Entre la feuille de verre 1 et le fond de feuillure constitué par la cornière 3 sont placées des bandes de garniture 4 et 5 en matière isolante telle que l'amiante ; ces bandes ainsi que la vitre 1 elle-même sont fixées par exemple à l'aide d'une colle résistant à la chaleur. Sur la face résistant au feu, la feuille de verre 1 n'est pas maintenue, mais seulement recouverte sur son bord par un listel 8 qu'il est commode d'y fixer directement par l'intermédiaire d'une couche de colle 9. La largeur du listel 8 est la même que celle de l'aile en regard de la cornière 3. Ce listel est constitué d'un matériau facilement combustible tel que du celluloïd qui brûle assez vite et sans charbonner. Son aspect de surface peut être rendu semblable à celui de la cornière 3 de façon à former un ensemble uniforme. La fenêtre représentée dans la figure 2 comprend une feuille de verre silicate trempé 1 placée dans la feuillure d'un cadre 12 constitué de profilés métalliques dont chacun consiste en un tube carré porteur d'une aile 13 surlaquelle la feuille de verre 1 s'appuie par l'intermédiaire d'une bande 14 de matériau isolant. Entre le chant de la feuille de verre 1 et le cadre 12 est de en outre placée une bande matériau isolant 15. Sur la face opposée à celle qui repose sur l'aile 13, la feuille de verre 1 est maintenue par une parclose constituée d'une étroite baguette métallique 16 placée à distance des arêtes, de sorte que sa région marginale n'est pas recouverte et ne se trouve pas protégée de la chaleur. La baguette 16 est maintenue grâce à des équerres 18, vissées sur le cadre 12, et porteuses de vis de serrage 19 qui l'appuient sur la vitre 1. Ces équerres sont suffisamment espacées pour ne pas former un écran important contre la chaleur. Un listel métallique 22, en forme de cornière, recouvre la baguette 16 et les équerres 18 sur lesquelles il est fixé par l'intermédiaire d'une couche de colle 23.Cette colle a la propriété de se ramollir à une température de 100 C et de perdre ainsi ses propriétés d'adhérence, de sorte que le listel 22 tombe et libère le bord du vitrage dès qu'il se trouve exposé à l'action du feu. Le listel 22 peut notamment titre constitué d'un profilé d'aluminium de même aspect que le reste du cadre métallique. Sur la figure 3, le cadre est à nouveau formé de profilés creux carrés 2, en acier, solidaires de la maçonnerie. Sur chaque profilé sont fixées de part et d'autre de la feuille de verre 1, des parcloses 26 dont l'àme munie d'ouvertures 25 est disposée parallèlement à ladite feuille et à quelques millimètres de ses faces et dont l'aile recourbée 27 porte sur les faces de lafeuille de verre à une distance de ses arêtes de l'ordre de 10 à 20 mm. Lors d'un incendie, grâce à cette disposition la zone marginale de la feuille de verre reçoit, à travers les ouvertures suffisamment de chaleur pour qu'il n'y apparaisse pas de tensions susceptibles de provoquer la rupture. Une bande isolante 5 en amiante est interposée entre le bord de la feuille 1 et le cadre 2.Les parcloses 26 sont constituées de deux épaisseurs, de coefficientsde dilatation différents. Le matériau de la couche intérieure 26a possède un coefficient de dilatation inférieur à celui du matériau de la couche extérieure 26b, de sorte que les parcloses 26, si elles s'échauffent, se comportent comme un bilame et pincent le bord de la feuille de verre ; il en résulte que cette dernière, lorsqu'elle commence à se ramollir, reste solidement maintenue et ne peut s'affaisser. Un listel 28, en forme d'équerre,en matière facilement inflammable, est collé sur l'extérieur des parcloses 26 pour en masquer les ouvertures ; celles-ci sont dégagées au début de l'incendie par combustion dudit listel. La figure 4 montre un double vitrage dont les deux feuilles de verre sont séparées par des entretoises 32 qui courent sur les quatre catis. Sur la face extérieure, les feuilles de verre 1 sont maintenues par des parcloses 30, en forme de Z, vissées sur le cadre 2 et munies sur toute leur longueur de lumières 31 à travers lesquelles les flammes et le rayonnement calorifiques sont capables d' atteindre le bord. Les entretoises 32 possèdent un profil en U et sont également munies de lumières 33, qui font face aux lumières 31. Entre le chant de la partie vitrée et le cadre 2 est placée une bande d'amiante 5 qui empêche la zone marginale de se refroidir, par conduction avec le cadre. Entre l'âme de chacune des parcloses 30 et la feuille de verre I correspondante est interposée une bande de verre 36 qui a pour objet d'améliorer le maintien des feuilles de verre 1 en cas incendie quand elles commencent à se ramollir. En effet, ces bandes se ramollissent aussi, et collent alors à la feuille de verre tout en se trouvant retenues par l'aile recourbée de la parclose 30. Sur la face externe de l'âme des parcloses 30 est posé un listel métallique 38 qui masque les ouvertures 31. Une nervure 40 est prévue sur la parclose 30 et les listels métalliques 38 sont fixés par brasure sur leurs 2 bords 42 le long de ladite nervure 40 et le long de l'aile par laquelle la parclose est vissée sur le cadre 2.La brasure utilisée est une brasure tendre dont le point de fusion est compris entre 100 et 18O0C Pour empêcher qu'elle ne s'infiltre derrière le listel 36, ce qui ne permettrait pas à celui-ci de se libérer aussi rapidement, il est intéressant de munir la face interne du listel d'un revêtement non mouillé par la brasure ou encore d'y placer une feuille de séparation. En outre, pour être sûr que le listel 38 se détache rapidement, il est bon d'interposer entre lui et lwâme de la parclose 30 des éléments élastiques tels que des ressorts en compression capables de l'éjecter aussitôt que les lignes de brasure 42 fondent. La fenêtre montrée fig. 5 comprend deux vitres en verre silicate trempé 50 et 51, séparées par un intercalaire 53, et montées dans un cadre 54 en tubes rectangulaires fixés dans l'ébrasement d'une paroi. Les vitres sont maintenues par des parcloses 55 en fers plats sur la face intérieure de la fenêtre et par des parcloses 56 ajourées d'ouverture 57 sur la face extérieure. La parclose ajourée 56 est recouverte par un listel 60 ; celui-ci a la forme dun U très aplati dont les ailes 61, 62 recouvrent la parclose 56 en haut et en bas, en la pinçant. Sur la face interne du listel 60 sont disposées, en haut et en bas, des bandes 63 d'un silicate alcalin hydraté ou d'un autre hydrate métallique agissant de façon analogue. Entre les chants du vitrage double 50, 51 et le cadre 54 est placée une bande isolante 66, constituée par exemple d'amiante. De même, court entre la feuille de verre 51 et la parclose 55 une bande isolante 67. Cette dernière peut avantageusement être, elle aussi, constituée d'un matériau moussant sous l'action de la chaleur et qui cède sa place lorsque la fenêtre se déforme sous l'action de la chaleur et exerce des efforts. La figure 6 montre schématiquement le comportement de la fenêtre en cas d'incendie. A la chaleur le matériau moussant qui constitue la bande 63 gonfle et repousse le listel 60 de sorte que celui-ci se sépare de la parclose ajourée 56 et tombe, démasquant ainsi les ouvertures 57. La fig. 7 montre une variante dans laquelle la parclose ajourée est une cornière 70, vissée sur le tube rectangulaire 71 du cadre par une aile qui er. déborde et qui se termine par un rebord nervuré 72. Une autre cornière 73 dont une aile présente également un rebord nervure 72 est vissée sous le tube rectangulaire 71 et les deux rebords nervurés 72 coopèrent avec des nervures complémentaires 74 appartenant à un listel 75 qui se trouve ainsi immobilisé par clippage. La bande moussante 63est interposée entre le tube rectangulaire 71 et le listel 75 ; ce derniér, qui se prolonge vers le -haut, porte à son extrémité supérieure un double rebord 78 créant vers l'intérieur une rainure en U dans laquelle on insère un joint d'étanchéité élastique 79. Entre la parclose ajourée 70 et la feuille de verre 50 est interposée une bande 80 isolante d'amiante. Le tube 71 pour sa part est monté sur un cadre 82 placé à demeure dans l'ébrasement de la paroi. La face intérieure de l'encadrement est analogue à sa face extérieure, à la seule différence près que la parclose qui immobilise la partie vitrée est une parclose 73, non ajourée et qu'une bande isolante 57, dont la fonction a déjà été décrite à propos de la figure 5, se trouve interposée entre son aile verticale et la feuille de verre 51. La fenêtre de la figure 8 est encore constituée de deux feuilles 50, 51 en verre silicate trempé, séparées par un intercalaire 53 et montées dans un cadre. Le cadre est à nouveau constitué d'un tube rectangulaire 54 fixé dans l'ébrasement de la paroi ; il forme une feuillure avec un fer plat 55 disposé sur la face intérieure dela fenêtre et une parclose 56 placée sur la face extérieure. Cette dernière est munie d'ouvertures 57, montrées en détail fig.9, grâce auxquelles le bord de la feuille de verre 50 est chauffé suffisamment pour éviter que des gradients de température susceptibles de provoquer sa destruction n'apparaissent dans sa zone marginale. Une bande 66 isolant de la chaleur et constituée par exemple d'amiante, est placée entre le chant du vitrage et le cadre 54.De même, courent une bande isolante 67 entre la contrefeuillure formée par le fer plat 55 et la feuille de verre 51, et une bande isolante 68 entre la feuille 50 et la partie supérieure de la parclose ajourée 57. La bande isolante 67 peut avantageusement être constituée d'un matériau qui se ramollit sous l'action de la chaleur et qui cède lorsque la fenêtre se déforme sous l'incendie. Des matériaux tels que des silicates alcalins moussant sous l'action de la chaleur se prêtent à cet usage. Les bandes isolantes 67 sont recouvertes sur le bord par une couche de mastic 69. La listel selon l'invention est constitué d'un profilé 85 à section en U. Les pattes 86 disposées entre les deux ailes de ce profilé sont munies de bossages 87 qui pénètrent dans une rainure correspondante des ailes 91 des pièces de retenue 90. Ces dernières sont constituées de courts tronçons de profilée en une matière thermoplastique. Des ressorts à lame 94 sont fixés en même temps qu'elles sur la parclose 57, à l'aide de vis 95. Il en résulte qu}1PePs gpeiè9cUs de retenue cède sous l'action des ressorts à une température un peu supérieure à 1000C de sorte qu'elles cessent alors de remplir leur fonction. Les ressorts 94 peuvent, comme le montre la figure 9 être fixés a'un seul côté tout en présentant une grande longueur. Si, en outre, leur extrémité opposée 96 est fixée au listel 85, ce dernier, après avoir échappé aux pièces de retenue, reste retenu par le ressort 94, ce qui ltempneke de +tomber mais il se trouve arrêté à une-distance suffisante de sa position initiale pour démasquer entièrement '.- 3ouvertures 57. La figure 10 montre un autre mode de recouvrement de la parclose 56. Le listel 97 est ici encore pourvu de deux pattes 98 tournées vers l'intérieur pour la fixation par pincement. Toutefois, cette fixation se fait à l'aide de pièces de retenue métalliques 100 fixées par des vis 111 sur les parcloses ajourées 56. Les pattes 98 ne pénètrent pas directement dans les dépressions correspondantes des pièces de retenue 100 mais on interpose entre elles et les ailes de ces pièces de retenue un joint thermoplastique 104 à section en U possédant aux extrémités de ses deux ailes des surépaisseurs 105 qui, pénètrent dans les dépressions de la pièce de retenue 100 et, une lèvre en retour emprisonnant le bossage 106 des pattes 98 ; on obtient ainsi entre les deux éléments métalliques un clippage par l'intermédiaire d'un joint thermoplastique. Lorsque ce dernier se ramollit, le listel 97 est éjecté par la force qui. s' exerce de l'intérieur. Cette force peut être exercée par un ressort tel que celui décrit en liaison avec les figures 8 et 9 mais on peut aussi, comme le montre la figure 10, utiliser un ressort à boudin 101 placé autour de la tige d'une vis métallique 111 qui sert également à fixer la pièce de retenue 100 sur la parclose, ledit ressort 101 étant maintenu comprimé en temps normal gracie à un organe de sécurité tel qu'un écrou 112, en matière thermoplastique, évitant ainsi que le joint 104 entre le listel 97 et la pièce de retenue 100 ne soit sollicité . Lorsque l'écrou 112 cède sous l'action de la chaleur la force de pression du ressort 101 vient s'exercer sur le listel 97 et comme, en même temps, le joint 104 se ramollit, le listel est éjecté, ce qui libère la parclose ajourée 57. On peut parvenir au même résultat en employant un écrou métallique associé cette fois à une vis 111 en matière thermoplastique. Enfin, la vis 111 et 1' écrou 112 peuvent tous deux être constitués de matières thermoplastiques et l'on peut même utiliser d'autres fixations recourant au même principe. Il est, par exemple, possible de constituer les organes de sécurité à l'aide de pièces métalliques réunies par une brasure tendre fondant sous 1' action de la chaleur. REVENDICATIONS 1. Fenêtre à haute résistance au feu, constituée d'au moins une feuille de verre silicate montée dans un cadre métallique, ledit cadre étant tel que sur une face au moins, la feuille exposée à l'action de la chaleur lors d'un incendie, puisse se trouver soumise à une action calorifique à peu près uniforme même sur ses bords, c'est à dire dans sa zone marginale allant jusqu'aux arêtes, caractérisée en ce que la feuille de verre silicate 1 est recouverte dans la région de son encadrement (3 - 16 - 18 - 26 - 38) par un listel s'éliminant sous l'action du feu. 2. Fenêtre selon la revendication 1, caractérisée en ce que le listel (8-28) est en un matériau inflammable. 3. Fenêtre selon la revendication 2, caractérisée en ce que le listel (8-28) est en une matière plastique, telle que le cellulold. 4. Fenêtre selon la revendication 1, caractérisée en ce que le listel, (22 - 38 - 60 - 75) est en métal, en particulier un métal léger tel l'aluminium. 5. Fenêtre selon la revendication 4, caractérisée en ce que le listel est rendu solidaire de la feuille de verre ou de l'encadrement à l'aide d'un moyen perdant son efficacité sous l'action de la chaleur. 6. Fenêtre selon la revendication 5, caractérisée en ce que le listel est fixé par une colle (23-92) perdant son efficacité à la chaleur. 7. Fenêtre selon la revendication #, caractérisée en ce que le listel est fixé par une brasure à bas point de fusion. 8. Fenêtre selon la revendication7, caractérisée en ce que la brasure est une brasure dont le point de fusion est compris entre 100 et 1800C. 9. Fenêtre selon l'une quelconque des revendications 1 ou 4, dans laquelle, au moins la feuille de verre du côté du feu est maintenue par des parcloses dégageant ses bords, caractérisée en ce que les listels sont des profilés (60) fixés par des moyens de pincement ou par des moyens d'aggrippage,avec interposition de moyens d'éjection. 10. Fenêtre selon la revendication 9, caractérisée en ce que les moyens de pincement sont constitués par des listels (60) ayant une section en U avec de courtes ailes qui viennent s'emboîter dans des éléments de l'encadre- ment, en particulier les parcloses, et les pincer. 11. Fen8tleselon la revendication 9, caractérisée en ce que les moyens d'aggrippage sont constitués par des saillies (72 - 74) portées d'une part par les listels 75 et d'autre part par des éléments de l'encadrement, en particulier les parcloses 70, lesdites saillies venant s'emporter les unes dans les autres. 12. Fenêtre selon la revendication 9, caractérisée en ce que les moyens de pincement ou d'aggrippage sont constitués par des pièces de retenue (90 100) montées solidaires des éléments de l'encadrement et par des pattes (86-98) munies d'éléments en saillie, disposées le long du listel, les pattes du lis tel et les pièces de retenues étant destinées à coopérer. 13. Fenêtre selon la revendication 12, caractérisée en ce que les pièces de retenue (90-100) sont de courts tronçons de profilés. 14. Fenêtre selon l'une quelconque des revendications 12 ou 13, caracteri- sée en ce que les pièces de retenue sont des pièces métalliques. 15. Fenêtre selon l'une quelconque des revendications 12 ou 13, caracté risée en ce que les pièces de retenue (90 - 100) sont en un matériau ramdl ssa- ble à la chaleur. 16. Fenêtre selon l'une quelconque des revendications 12 à 15, caractérisée en ce que les pattes appartenant au listel sont en un matériau ramollissable à la chaleur. 17. Fenêtre selon la revendication 16, caractérisée en ce que les pattes (86-98) s'étendent sur toute la longueur du listel. 18. Fenêtre selon l'une quelconque des revendications 12 à 17, caractérisée en ce que des éléments de verrouillage en un matériau se ramollissant à la chaleur sont interposés entre les pièces de retenue et les pattes du listel. 19. Fenêtre selon la revendication 18, caractérisée en ce que les éléments de verrouillage sont des pièces intermédiaires (104) constituées d'éléments de profilés à section en U dont les deux ailes possèdent à leur extrémité des surépaisseurs et une lèvre en retour qui coopère avec les surfaces correspon dantes des pattes (98) des listels (97). 20. Fenêtre selon l'une quelconque des revendications 9 à 19, caractérisée en ce que les moyens d'éjection sont constitués par un matériau augmentant de volume à la chaleur. 21. Fenêtre selon la revendication 20, caractftrisée en ce que le matériau augmentant de volume à la chaleur est un sil cate alcalin hydrate qui se trans forme en une masse moussante à la chaleur. 22. Fenêtre selon l'une quelconque des revendication-s 20 ou 21, caractéri sée en ce que le matériau augmentant de volume à la chaleur, et notamment le silicate alcalin hydrate, se présente sous la forme d'une bande de matériau compact. 23. Fenêtre selon l'une quelconque des revendications 20 à 22, caractérisée en ce que le matériau augmentant de volume à la chaleur est collé au dos du listel. 24. Fenêtre selon l'une quelconque des revendications 20 à 23, caractérisée en ce que les moyens d'éjection en un matériau augmentant de volume à la chaleur, en particulier la bande de silicate alcalin hydraté,s#nt revêts sur une de leurs faces par une couche non adhérant 25. Fenêtre selon la revendication 24, caractérisée e ce que la couche non adhérente est une feuille métal3iQae, en particulier une feuille d'alu minium. 2~. Fenêtre selon l'une quelconque des rever;dicat ons 9 à 4 caractérisée en ce que les moyens d'évection sont constitues par un organe miC sous contrainte, tel qu'un ressort en acier (94-101) maintenu bandé. 27. Fenêtre se' on la revendication 26, caractérisée ence que le ressort est un ressort à lame (94). 28. Fenêtre selon la revendication 26, caractérisée en ce que le ressort est un ressort à boudin (101). 29. Fenêtre selon la revendication 26 à 28, caractérisée en ce que les ressorts sont maintenus bandés pour soulager la fixation par pincement ou aggri- page, à l'aide d'un orgasme de sécurité constitué au moins e partie d'un matériau se ramollissant à la chaleur. 30. Fenêtre selon la revendication29, caractérisée e ce que l'organe de sécurité comporte une vis (ici) et un écrou (1t2) immobilisant le ressort (ici). 31. Fenêtre selon la revendication 29, caractérisée en ce que l'une au moins des deux pièces vis-écrou est en une matière thermoplastique. 32. Fenêtre selon la revendication 29, caractérisée en ce que l'organe de sécurité comporte deux éléments maintenus assemblés à l'aide d'une brasure tendre. 33. Fenêtre selon la revendication 27, caractérisée en ce que le ressort à lame est fixé à l'une de ses extrémités sur l'encadrement, et à l'autre extrémité sur le listel. 34. Fenêtre selon l'une quelconque des revendications 15 à 31, caractérisée en ce que les éléments ramollissables à la chaleur sont en une matière syrfthé- tique thermoplastique.