On sait que de nombreux articles, que l'on peut faire entrer dans la catégorie du commerce de luxe, tels que flacons de parfum, montres, briquets, etc.., sont généralement présentés et vendus dans un coffret en carton dont l'embase comporte une grille contenant et maintenant l'article et dont le couvercle se ferme en s'embottant sur cette embase, La présente invention a pour objet un procédé de fabrication d'un coffret de ce genre, procédé qui présente en particulier l'avantage de se pirater â sa mise en oeuvre automatique sur une machine et celui d'éviter toute pie ce contre-collée apparaissant en relief sur le coffret ou sous son habillage. On peut donc avoir un coffret d'aspect parfaitement lisse. Ce procédé se caractérise par la combinaison de phases successives. Dans la première phase, en partant d'une carte convenablement découpée, on réalise par pliage et collage une botte parallélépipédique de hauteur sensiblement égale à celle du coffret à réaliser, nais ouverte sur celle de ses faces qui doit être horizontale quand le coffret est fermé et posé 9 plat sur un support. Dans la deuxième phase, cette botte ouverte est coupée sur trois c8tés au moyen d'un outil tranchant, dans un plan parallèle à celui de la face ouverte, le maintien du 4plie c8té, permettant d'obtenir une charnière reliant entre elles les deux parties découpée de la botte, tout en permettant leur pivotement relatif. Enfin, dans la troisième phase, on insère et on fixe, par exemple par collage, dans la partie librement ouverte en haut et en bas qui résulte de la découpe, une embase comprenant dans sa partie supérieure la grille destinée à recevoir l'article à contenir et dans sa partie inférieure le fond du coffret. Pour la première phase, deux modes de réalisation sont possibles. Selon un premier mode de réalisation, le flan initial est replié sur lui-mEme avec un assemblage par collage des parties venant au contact lors de ce repliage. Dans le second mode de réalisation, qui peut permettre d'utiliser des cartes ou des cartons plus épais, il n'y a pas de parties chevauchantes et les cités de la botte, mis dans leur position grive à un entaillage à mi-épaisseur du carton, sont maintenus dans cette position par un habillage mince, en papier par exemple, collé sur la surface externe de la botte. L'invention s'étend également aux coffrets réalisés par le procédé. La description qui va suivre, en regard du dessin annexé, donné â titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention est réalisée, les particularités qui ressortent, tant du dessin que du texte, faisant, bien entendu, partie de ladite invention. La figure 1 montre un flan initial en carton, découpé à plat, selon les lignes qui sont tracées en traits pleins. La figure 2 est une vue en perspective de la botte non encore complètement terminée. La figure 3 montre la m & e botte finie. La figure 4 représente la botte après découpe sur trois cotés. La figure 5 montre 1 'embase destinée à titre associée à cette botte et La figure 6 montre le coffret terminé. Les figures 7 et 8 illustrent un deuxième mode de réalisation du procédé. On voit sur la figure 1 une carte découpée à plat, les lignes tracées en traits pleins étant des lignes de découpe tandis que les lignes tracées en pointillés sont des lignes de pli. Le côté de la carte que l'on voit sur la figure 1 étant celui qui sera tourné vers l'intérieur de la botte, on plie d'abord à 1800 le côté 4 pour l'appliquer et le coller sur la partie 5 et on plie et colle de même la partie 8 sur la partie 7, de manière à former des cOtés renforcés. Ensuite on plie 3 900 l'ensemble des cotés 4, 5 avec leurs languettes 1 et 9, autour de la ligne ab. On fait de même (pliage autour de la ligne cd) pour l'ensemble du c8té 7-8 avec ses languettes 3 et 11. On replie alors à 900 autour des lignes ae, cf, bg et dh, les languettes 1 et 3, d'une part, et les languettes 9 et 11, d'autre part, ces languettes ayant des dimensions telles que les languettes 1 et 3 viennent se placer bord à bord, coite on le voit sur la figure 2 et qu'il en soit de même pour les languettes 9 et 11. On plie alors A 900 les parties 2 et 10 pour qu'elles viennent respectivement sur les languettes 1 et 3 et les languettes 9 et Il. On colle les parties 2 et 10 sur les languettes respectives. Ceci fait, on obtient la botte représentée figure 3 dont la grande face oppose à la partie 6 est librement ouverte. Au moyen d'un outil tranchant, par exemple une molette, on coupe alors la botte de la figure 3 sur trois oStés, selon la ligne ijkl tracée en traits mixtes sur la figure 3, ligne qui est plus proche de la face ouverte de la botte que du c8té fermé 6. On obtient ainsi le couvercle 23 du coffret et une sorte de ceinture 22 attenante au couvercle sur le côté 2 non découpé figure 4). Le couvercle s'ouvrira et se fermera par pliage et dépliage du côté 2 le long de la ligne il. Pour faciliter la chose, le côté 2 sera assoupli le long de cette ligne et, dans ce but, les languettes 1 et 3 sont jaunies d'incisions 12, 13 (figures 1 et 2) qui, dans la confection de la botte, viennent se placer le long de la ligne il. On peut obtenir le même résultat par rainage ou traçage le long de la ligne de pli. Pour terminer le coffret, on dispose ure embase dans la ceinture 22. Comme le montre la figure 5, cette embase peut être constituée par une petite boite en carton 14 dont la face supérieure comporte une découpe 15 adaptée à la forme de l'objet à présenter qui sera encastré dans cette découpe, appelée généralement "grille". Cette botte 14 est insérée dans un cadre 16 occupant trois de ses côtés et constitué par exemple par du contreplaqué ou encore par une matière plastique, pour avoir une certaine rigidité. L'embase ainsi formée est introduite dans la ceinture 22 par le bas de celle-ci, de manière que le c8té de la boite 14 que l'encadrement 16 laisse apparent se trouve contre le côté 2. On fixe sur la ceinture 22 par un peu de colle. Le coffret est ainsi terminé (figure 6). On notera que l'embase est un petit peu plus haute que la ceinture 22, des sorte qu'une partie de l'embas. fait saillie au-dessus de la ceinture, comme on le voit en 17, de sorte que le haut de l'embase s1embotte dans le couvercle 23 quand on ferme le coffret. On notera aussi que la face externe du coffret est bien lisse, oans saillie, d'une partie surajoutée. Dans la variante de réalisation des figures 7 et 8, on part d'un flan & découpe plus simple que montre la figure 7, les lignes de pliage tracées en pointillés comportant un entaillage du carton à mi épaisieur On peut ainsi plier A angles droits les cotés 18, 19, 20 et 21, pour constituer le volume que représente la figure 8. Ce volume est alors maintenu en forme par collage à l'extérieur d'un habillage 24 en matière mince et souple tel que du papier. On obtient une botte analogue à celle de la figure 3 que 1 'on découpe sur trois côtés, corme décrit ci-dessus, pour passer à la suite des opérations. I1 va d'ailleurs de soi que les modes de réalisation décrits n'ont été donnés qu'à titre d'exemples et qu'on pourrait les modifier, notamment par substitution d'équivalents techniques, sans que l'on sorte pour cela du cadre de la présente invention. En particulier, on pourrait faire la découpe de la boite de la figure 3, selon la ligne joli, de manière à permettre l'ouverture de la bofte selon la ligne li d'un grand coté, REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication d'un coffret présentoir destiné notamment aux articles de parfumerie, aux briquets, montres et autres articles du commerce de luxe, par pliage et collage d'un flan en carte ou carton convenablement découpé, caractérisé en ce qu'après réalisation d'une botte parallélépipédique, de hauteur sensiblement égale à celle du coffret à obtenir mais ouverte sur l'une de ses faces horizontales, on coupe cette botte sur trois c8tés, au moyen d'un outil tranchant, dans un plan parallèle à celui de la face ouverte, après quoi on insère dans la ceinture ainsi réalisée une embase comprenant dans sa partie supérieure la grille destinée à recevoir l'article et dans sa partie inférieure le fond du coffret. 2. Procédé selon 1, caractérisé en ce que les côtés du flan destines & former les grands côtés de la botte comprennent deux parties repliées et collées sur çlles-mEmes, afin de donner de la rigidité. 3. Procédé selon 1 ou 2, caractérisé en ce que, sur le côté non coupé, la partie destinée & former la charnière est rainée ou tracée. 4. Procédé selon 3, caractérisé en ce que l'amincissement provient d'incisions dans des parties du flan qui sont repliées et collées. 5. Procédé selon I, caractérisé en ce que la botte est réalisée au moyen d'un flan en carton épais, entaillé à mi-hauteur le long des lignes de pliage, le volume obtenu par ce pliage étant stabilisé par un habillage de matière mince collé sur sa surface externe. 6. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que dans la ceinture de hauteur relativement faible obtenue par découpage de la botte sur trois côtés, on insère et fixe une embase un peu plus haute que cette ceinture et portant la grille dans laquelle vient s'encastrer l'article à présenter. 7. Coffret présentoir en carton ayant la forme d'une boute parallélépipédique avec couvercle, caractérisé en ce qu'il comporte une sorte de ceinture entourant une embase qui reçoit l'article à présenter, cette ceinture étant reliée au couvercle par un côté du coffret qui est en une seule pièce de carton avec la ceinture et le couvercle. 8. Coffret selon 7, caractérisé en ce qu'il ne comporte pas de pièce contre-collée apparaissant en relief sur le coffret ou sous son habillage.