La présente invention se rapporte à un dispositif' à fibre optique pour la transmission d'une lumière à pola- risation linéaire au moyen d'une fibre conduisant la lumière et présentant une réfraction double et linéaire qui est suffisamment importante pour permettre un large découplage des oscillations qui nuisent à la polarisation de la lumière à l'intérieur de la fibre optique. Les dispositifs à fibres optiques utilisés pour le contrôle ou pour la mesure de paramètres physiques, par exemple une pression, une température ou une vitesse de phase ou analogues fonctionnent fréquemment selon le prin- cipe d'une détection interférométrique des longueurs de trajets optiques ou des changements de ces longueurs qui sont influencées de façon caractéristique par les paramé- tres à surveiller ou à contr8ler. On utilise alors pour repérer les trajets optiques des signaux de fibres opti- ques monomodes dans lesquelles la lumière peut se propager suivant un mode unique mais selon deux états de polarisa- tion propres orthogonaux l'un par rapport à l'autre. Etant donné cette caractéristique des fibres monomodesil est nécessaire de pouvoir superposer sous un état de polarisa- tion identique, par exemple linéaire, les ondes lumineuses devant être amenées à interférer et qui se propagent le long de trajets lumineux définis par des fibres différentes ou le long de deux trajets lumineux définis par une seule fibre afin que les changements de l'intensité des phénomènes d'interférence relevés au moyen de détecteurs appropriés puissent être associés également à des changements nets de la grandeur à contrôler ou à mesurer. I.es types d'oscillations pouvant se propager dans des fibres monomodes sont les deux états de polarisation orthogonaux du mode HE,1 polarisé linéairement. Dans des fibres optiques idéales, rondes et exempte d'une double réfractionces Types d'oscillations propres sont altérés et présentent la même vitesse de phase. Des fibres r6elles dont la section est également considérée comme étant circu- laire présentent cependant, en raison d'écarts de la section idéale circulaire résultant de la fabrication, des contraintes à l'intérieur de la mattière fibreuse, des flexions microscopiques et analogues, une double réfrac- tion Xi qui provoque une annulation de l'altération men- tionnée et un couplage des deux types d'oscillations pro- pres influençant fortement l'état de polarisation de la l1mière à l'intérieur de la fibre. Etant donné que ces perl.urbations sont fonction de la température, l'état de polarisation des sources lumineuses à amener à interférer est soumis à des variations permanentes qui à elles seules nuiraient de façon importante à la sensibilité et à la précision de mesure de tous les dispositifs concernés. Afin d'éviter les difficultés résultant des insta- bilités mentionnées de l'état de polarisation, on a créé des fibres conservant la polarisation, qui présentent une forte biréfringence linéaire définie largement supérieure (d'un ordre de grandeur de deux fois) aux variations rela- tivement faibles de la bi-réfringence provoquées par les perturbations décrites ci-dessus. Dans des fibres de ce type le couplage entre les deux types d'oscillations pro- pres est largement neutralisé malgré l'effet produit par ces perturbations afin que l'état de polarisation des ondes lumineuses se propageant dans les types d'oscilla- tions propres à l'intérieur de la fibre soit conservé. Les fibres optiques réalisées dans ce but et décri- tes en détail dans la littérature scientifique peuvent être classées en deux groupes. 1. - Fibres dont le noyau présente une section transversale circulaire et l'enveloppe une section transversale réali- sée de façon elliptique, la biréfringence linéaire plus élevée B des fibres étant créée par des effets optico- élastiques apparaissant entre l'enveloppe et le noyau de la fibre. Une valeur typique de la longueur de battement c cae actéristque pour le comportement biréfringent de fibres de ce type. et aui est définie par la relation L = 271'/ (1) p dans laquelle $ = k+ - k (2) représente la biréfringence linéaire de la fibre et k et k représentent les constantes de propagation du type d'oscillations à la plus grande et à la plus petite vitesse de phase, est sensiblement de 2 cm. En ce qui concerne d'autres détails de ce type de fibres optiques à conservation de polarisation on renvoie à la littérature scientifique dans ce domaine (I.P. Kaminow, J.R.Simpson, H.M. Presby and J.B.Mac Chesney, "Strain Birefringence in Single Polarization Germanosilicate Optical Fibers", Elect.Lett., 15, 677 (1979) et R.H. Stolen, V.Ramaswamy, P.Kaiser and W.Pleibel, "Linear Polarization in Birefrin- gent Single Mode Fibers", Appl.Phys.Lett., 33, 699 (1978)). 2. - Fibres à noyau de section transversale elliptique et à grande différence de l'indice de réfraction entre le noyau et l'enveloppe (voir par exemple, R.B.Dyott, J.R. Cozens and D.G.Morris, "Preservation of Polarization in Optical Fiber Waveguides with Elliptical Cores", Elect. Lett.15, 380 (1979)). Des fibres optiques de ce type présentent une forte biréfringence linéaire avec des longueurs de battement L P d'environ 1 mm. Aussi bien les fibres du premier type que les fibres du deuxième type semblent être appropriées à l'utilisation dans le cadre de détecteurs optiques à fibres en raison de leur plus grande biréfringence linéaire et du découplage en résultant des types d'pscillations à polarisation dégé- nérée et pouvant se propager dans les fibres. Afin que ces fibres puissent produire leur effet de préservation de polarisation, il est cependant nécessaire que l'état de polarisation de la lumière superposée concorde, dans tous les cas, avec l'un des états de polarisation propre et caractéristique pour la fibre. Lorsqu'on admet une polari- sation linéaire de la lumière cela signifie que la direc- tion de polarisation doit colncider avec la direction de l'axe "rapide" de la fibre pour n'importe quel endroit de cette dernière. Dans le cas dfune fibre s'étendant de fa- çon rectiligne cela signifie que cette fibre ne doit pas être torsadée et dans le cas o pour des raisons de sensi- bilité il est envisagé de loger une fibre de grande lon- gueur dans un espace restreint, c'est-à-dire que la fibre est disposée sous forme d'un enroulement bobiné serré, cela signifie que les axes de réfraction de la fibre doi- vent s'étendre parallèlement ou radialement par rapport à l'axe de pliage des spires et que la direction de polarisa- tion de la lumière est parallèle ou perpendiculaire à l'axe de pliage. Il est cependant pratiquement impossible de réa- liser, au moins par des procédés simples, un dispositif de ce genre en utilisant de grandes longueurs de fibres des deux types mentionnés cidessus. Il faut encore remarquer que les fibres comportent généralement une enveloppe de protection (jacket) entourant au moins partiellement l'en- veloppe (cladding) de la fibre et présentant une section transversale extérieure circulaire ou sensiblement circu- laire ce qui ne facilite pas la pose de la fibre avec l'orientation décrite de ses axes de réfraction. Les indices de réfraction entre le noyau (core) et l'enveloppe (clad- ding) des fibres du deuxième type sont, en outre, très dif- férents et ces fibres entraînent des pertes de transmission élevées. En conséquence l'utilisation de ces fibres pour la réalisation de détecteurs à fibres optiques n'est pas possible dans de nombreux cas. La présente invention a pour objet de créer un dis- positif du type mentionné qui permet d'obtenir, de façon simple l'orientation des axes de réfraction des fibres né- cessaire à une propagation de la lumière tout en conservant sa polarisation et ceci même dans le cas o on doit utili- ser des fibres de grande longueur. Les problèmes ci-dessus sont résolus conformément à l'invention par un dispositif à fibre optique qui est ca- ractérisé en ce que la grandeur de la biréfringence linéaire R nécessaire au découplage des types d'oscillations agis- sant défavorablement sur la polarisation, est obtenue du fait que la fibre optique est enroulée à l'état élastique et tenduesur un corps de bobine et est immobilisée sous cet état élastique et tendoesur le corps de bobine. Les avantages ainsi obtenus par le dispositif de la présente invention sont les suivants Les contraintes mécaniques créées dans la fibre grâce à la précontrainte axiale et à la pose par enroule- ments serrés de la fibre sur le corps de bobine, sont diri- gées de façon que les axes de réfraction caractéristiques pour le comportement biréfringent induit de la fibre, s'orientent automatiquement dans la direction qui est pa- rallèle ou radiale à l'axe de l'enroulement. De ce fait la réalisation du dispositif à conservation de polarisa- tion suivant l'invention est extrêmement simple. Il est particulièrement avantageux qu'on puisse utiliser des fi- bres optiques classiques dont le noyau, l'enveloppe et l'enveloppe de protection présentent une section transver- sale circulaire et qui peuvent être fabriquées de façon plus simple et de ce fait à un prix de revient nettement plus bas que les fibres optiques à noyau et enveloppe de section elliptique et décrites ci-dessus. Suivant une autre caractéristique de l'invention la biréfringence linéaire 0 = t+ c b obtenue par l'allon- gement élastique et l'enroulement sous forme de bobine de la fibre optique, est au moins de trois fois supérieure à la biréfringence propre Pi de la fibre-optique. Cette rela- tion permet de calculer, de façon simple, la grandeur de. la biréfringence linéaire pouvant être obtenue par la précon- trainte élastique par traction et par flexion et qui en la respectant permet d'obtenir de façon largement satisfaisan- te la propriété de conservation de la polarisation du dis- positif suivant l'invention. Selon encore une autre caractéristique de l'inven- tion, les différentes spires de la fibre optique dont le plan d'enroulement s'étend perpendiculairement par rapport à l'axe de la bobine, sont posées et maintenues sur le corps de bobine sous une forme ondulée. Cette forme de réalisation est particulièrement avanta- geuse lorsque la surface entourée par les différentes spi- res de la fibre doit être la plus grande possible et que la fibre doit quand même pouvoir être posée sous de petits rayons de courbure locaux afin que la grandeur f de la biréfringence linéaire pouvant être obtenue grâce à la précontrainte et à la flexion de la fibre, devienne suf- fisamment grande. Des utilisations avantageuses du-dispositif suivant l'invention concernent des mesures de pressions et/ou de sons. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Des formes de réalisation de l'objet de l'invention sont représentées, à titre d'exemples non limitatifs, aux dessins annexés. La fig. 1 est une représentation schématique d'un dispositif à fibres optiques et à conservation de la pola- risation servant à la mesure d'une pression et/ou d'un son. La fig. 2 représente un dispositif suivant l'inven- tion utilisé pour un interféromètre de Sagnac permettant de mesurer de faibles déplacements angulaires. La fig. 3 montre une forme de réalisation d'une bobine de fibre permettant de conserver la polarisation et destinée à un dispositif suivant la fig. 2. La fig. 1 représente sous une forme particulière- ment détaillée un dispositif de détection de pression interférométrique 10, qui, grâce à une superposition inter- férante de deux courants lumineux partiels monochromatiques, cohérents et de polarisation identique, représentés par des flèches Il et 12, permet de mesurer la différence des pressions P1 et P2 régnant dans les chambres 13 et 14. Un polariseur 18 sépare un courant lumineux pré- sentant une polarisation définie, par exemple linéaire, J5 et désigné par une flèche 19, d'un courant lumineux pri- maire monochromatique 17 qui est émis par une source lumi- neuse monochromatique 16, par exemple une diode laser. I Ce courant lumineux de base 19 est divisé en deux cou- rants lumineux partiels 22, 23 cohérents, de polarisation identique et sensiblement de même intensité, par un divi- seur de rayons 21 réalisé par exemple sous forme de coupleur directif. Les courants lumineux partiels 22 et 23 sont introduits aux endroits de couplage 24 et 26 dans des fibres optiques 27 et 28 déterminant des trajets lumi- neux dont les longueurs optiques sont fonction de la pres- sion en raison de la dépendance de pression des indices de réfraction des fibres optiques 27, 28 exposées aux pres- sions P1, P2. Les fibres optiques 27, 28 déterminant le trajet lumineux à l'intérieur des chambres de pression 13 et 14, constituent une partie du dispositif à fibre opti- que 30 suivant l'invention, dispositif décrit en détail ci-après et qui maintient l'état de polarisation des cou- rants lumineux 22,.23 suivant les trajets 27, 28. Les cou- rants lumineux partiels 11 et 12 sortant aux endroits de découplage 31, 32 des trajets lumineux 27, 28 dont la lon- gueur optique est fonction de la pression, présentent le même état de polarisation que les courants lumineux partiels 22, 23 et sont superposés l'un à l'autre dans un disposi- tif de concentration de rayons 33 qui peut être réalisé, comme c'est le cas pour le diviseur de rayons 21, sous forme d'un coupleur directif. Les courants lumineux 34, 36 sortant du dispositif de concentration de rayons 33 et résultant de la superposition interférente des courants lumineux partiels 11, 12, sont conduits vers des détecteurs photoélectriques 37, 38 dont les signaux de sortie propor- tionnels à l'intensité sont convertis au moyen d'un cir- cuit d'évaluation électronique 39 en un signal de sortie électrique qui est proportionnel à la différence de pression (P1 - P2) et est affiché à l'aide d'.un appareil approprié 41. Les dispositifs à fibre optique 30 suivant l'inven- tion, utilisés pour la réalisation des trajets lumineux dépendant de la pression et prévus pour la transmission de la lumière du diviseur de rayons 21 au dispositif de con- centration de rayons 33 tout en conservant la polarisation, sont décrits en détail ci-après en référence au dispositif supérieur et comprenant la fibre optique 27 de la fig. 1. Dans l'exemple de réalisation la fibre optique 27 est une fibre monomode de section circulaire et d'un dia- mètre de 2r, cependant l'invention n'est pas limitée à ce type de fibre optique. La fibre optique 27 à l'état allongé élastiquement en présentant un allongement i com- pris entre 0,3 et 1 %, est enroulée sous forme de bobine 42 à couche unique sur un corps de bobine solide 43 qui conformément à la fig. 1 présente une surface latérale cy- lindrique 44. Les différentes spires de la bobine de fibre 42 sont disposées de façon serrée les unes contre les au- tres et leurs surfaces d'enroulement forment un angle droit avec l'axe 46 du corps de bobine 43. L'angle de courbure ou le rayon d'enroulement mesuré entre l'axe 46 du corps de bobine 4,3 et l'axe central de la fibre est désigné par R. Dans la zone du début 47 de l'enroulement faisant suite à l'endroit de couplage 24, vue dans le sens de la propa- gation du courant lumineux 22 ou 11, et dans la zone termi- nale 48 de l'enroulement 42 menant vers l'endroit de décou- plage 31, la fibre optique 27 est fixée à des endroits appropriés 49 et 51 au corps de bobine 43 par exemple par collage au moyen d'un adhésif à base de résine époxyde. Entre ces endroits de fixation 49 et 51 on peut prévoir, répartis sur toute la longueur de l'enroulement, des empla- cements de fixation supplémentaires afin de retenir de façon sûre la fibre optique à l'état tendu sur le corps de bobine 43. La fibre optique 27 qui est ainsi maintenue sous une tension de traction axiale, est aussi appliquée, grâce à cette dernière, radialement contre la surface la- térale 44 du corps de bobine 43. Par les forces transversales résultant de l'effet combiné créé par la pose incurvée de la fibre optique 27 et par la précontrainte dans le sens axial de cette fibre, d'une part, et déjà par la seule courbure de la fibre opti- que, d'autre part, la fibre optique 27 est amenée à pré- senter une biréfringence linéaire P dont les axes principaux sont parallèles et perpendiculaires à l'axe de courbure 46, et qui résulte de la relation 0 = tc + Ob (3) dans laquelle ptc = k (n3/2) (p - P12)(1+) (23) (1-)lKr (4) constitue la partie qui résulte de l'effet combiné produit par la courbure de la fibre 27 et par l'allongement axial E de cette dernière tandis que la relation Ob = k (n3/4) (Pll - P12)(l +V) K2r2 (5) représente la partie qui résulte déjà et uniquement de la courbure K = 1/R de la fibre optique 27. Dans les relations (4) et (5) k = 2 |/X représente la constante de propagation dans le vide, n la valeur de l'indice de réfraction déterminante pour le mode HEll de la matière fibreuse, Pll et P12 les composants déterminants pour le tenseur photo-élastique (voir J.F. Nye "Physical Properties of Crystals", Clarendon Press Oxford (1969)) et 9 représente l'indice de contraction transversal selon Poisson. Les valeurs des constantes de matière pour du quartz fondu (n = 1,46; 9 = 0,17 et (Pll-Pl12) = -0,15) et X = 0,633 Pm sont obtenues par les relations (4) et (5): ptc = -28 x 107 K r t degré/m (6) et 3o Ob = -7,7 x 107 K2 r2 degré/m (7) dans lesquelles les signes négatifs indiquent que les axes "rapides" des deux valeurs et de ce fait également l'axe correspondant de toute la biréfringence induite f coïnci- dent avec le rayon de courbure R. La lumière introduite d(ans la bobine de fibre 42 et dont la polarisation doit être conservée pendant qu'elle parcourt le trajet 27, doit alors présenter soit une polarisation perpendiculaire à l'axe d'enroulement 46, soit une polarisation parallèle à ce dernier confor- mément aux états de polarisation propres et déterminés par la biréfringence induite 0 de la fibre. Il ressort directement des relations (6) et (7) que Otc est supérieur à la partie Ob qui est uniquement fonc- tion de la biréfringence induite et ceci même déjà pour des allongements modérés ( lement 2R se situant dans la plage des cm, et des diamètres de fibre habituels 2r d'environ 100 cm. La stabilisation de l'état de polarisation, à pola- risation perpendiculaire ou parallèle à l'axe d'enroule- ment 46, de la lumière introduite dans la fibre 27 s'amé- liore en fonction de l'augmentation de la biréfringence 0 induite par la fibre consécutivement à l'allongement dû à la tension et à la flexion, par rapport à la biréfringence propre Ri de la fibre 27 et provoquée par les perturbations mentionnées au début, ce qui conduit à la relation suivante: f R Rt, + Ob >R (8) Les valeurs caractéristiques de la longueur de bat- tement L liée à la biréfringence par la relation (1) sont p comprises entre 1 et 2 min pour des fibres habituelles de bonne qualité, de section circulaire, à faibles pertes et non tendues. Dans le cas typique d'une biréfringence Ptc résultant d'un al]ongement e5 d'une flexion, la longueur de battement I est, par contre, d'environ 6 cm pour une P fibre présentant un diamètre 2 r de 100um, un diamètre d'enroulement 2}t de 5 cm et un allongement t = i %. Cette comparaison montre que le dispositif 30 sui- vant l'invention permet de satisfaire facilement la rela- tion (8) et d'obtenir une excellente stabilisation de la polarisation. il Comme cela ressort de la relation (6) la biréfrin- gence pouvant être obtenue grâce à la contribution de la précontrainte élastique et de ce fait également l'effet de maintien de la polarisation du dispositif 30 augmentent en fonction de la réduction du rayon de courbure R. En conséquence l'effet avantageux du maintien de la polari- sation du dispositif 30 suivant l'invention est particuliè- rement important lorsqu'il s'agit de petits diamètres d'enroulement. Pour cette raison le dispositif suivant l'invention peut être utilisé avantageusement pour des dispositifs de détection d'un faible encombrement, par exemple, pour des dispositifs détecteurs de son. La fig. 2 illustre une autre application avantageuse d'un dispositif à fibre optique et à conservation de la polarisation 60 qui est réalisé selon le même principe que celui représenté à la fig. 1 et qui se rapporte à un inter- féromètre de Sagnac 61 destiné à mesurer de faibles dépla- cements angulaires. Dans cet interféromètre de Sagnac 61 la fibre opti- que 27 détermine le trajet de la lumière qui entoure la surface F. Ce trajet est parcouru dans des sens-opposés par des courants lumineux partiels 61, 62 qui sont créés par la division d'un courant lumineux primaire 63 au moyen d'un diviseur principal de rayons 64. Les courants lumi- neux partiels sortant en sens opposé aux extrémités 66, 67 de la fibre sont ensuite superposés dans le diviseur principal de rayons 64 remplissant alors la fonction d'un élément de concentration de rayon. Le fonctionnement de l'interféromètre de Sagnac venant d'être décrit, est tout à fait identique à celui du dispositif détecteur interféro- métrique de pression 10 représenté à la fig. 1. Lorsque la bobine de fibre 60 tourne avec une vi- tesse angulaire il se produit un déphasage 0 = 8' 'r'CF/Xc entre les courants lumineux partiels 61 et 62 arrivant dans l'élément de concentration de rayons 64. Dans la rela- tion ci-dessus c représente la vitesse de la lumière et X la longueur d'onde du rayonnement passant dans la fibre 27. Le déphasage 0 est contr8lé en mesurant le changement d'intensité du courant lumineux 68 qui ressort de l'élé- ment de concentration de rayons 64 dans le sens contraire à celui du courant lumineux primaire 63. Des éléments fonctionnels pouvant être utilisés pour cette mesure, tels qu'un diviseur auxiliaire de rayons 69 suivi d'un dispositif-électronique de détection et d'évaluation, appartiennent à l'état de la technique connu. Pour le fonctionnement correct de l'interféromètre de Sagnac 61 il est important, d'une part, que le courant lumineux primaire 63 présente un état de polarisation défini et déterminé par un polariseur 71 et, d'autre part, que les courants lumineux partiels ressortant aux extré- mités 66 et 67 de la fibre présentent le même état de pola- risation de façon qutils puissent traverser le polariseur 71 en direction des dispositifs de contrôle et d'affichage désignés dans leur ensemble par 72. Dans ce dispositif on se trouve également confronté au problème de la stabili- sation de l'état de polarisation de chaque courant lumi- neux partiel par rapport aux influences perturbatrices agissant sur toute la longueur de la fibre 27. Ce problème est résolu de façon simple par le dispositif 60 suivant * l'invention. Les différents éléments composant le disposi- tif suivant la fig. 2 et dont la fonction est analogue à celle des éléments du dispositif suivant la fig. 1, portent les mêmes références. Le polariseur 71 prévu dans l'interféromètre de Sagnac 61 et qui sépare du courant lumineux primaire 17 émis par une source lumineuse 16, un courant lumineux 63 d'une polarisation définie, doit être réglé de façon que les courants lumineux partiels 61, 62 créés par la divi- sion du courant lumineux 63 au moyen du diviseur principal de rayons 64 et pénétrant dans la fibre 27 aux endroits de couplage 66, 67, présentent des polarisations identiques, parallèles ou perpendiculaires à l'axe d'enroulement 46 et qui se propagent de façon stable en tant que polarisations propres de la fibre tendue et incurvée. Etant donné que la sensibilité de détecteurs de rotation du type suivant la fig. 2 est fonction de la surface F qui est entourée par la fibre optique 27, le diamètre d'enroulement 2R ne peut pas être, et de loin, aussi petit que par exemple dans le cas d'un détecteur de pression 10 suivant la fig. 1. L'augmentation de l'allon- gement E de la fibre 27 est de plus limitée par la résis- tance à la rupture de la fibre. Afin de pouvoir obtenir néanmoins des valeurs de courbure élevées pour créer con- formément aux relations (4) et (5) une biréfringence 3 élevée et avantageuse pour un dispositif 60 présentant un grand diamètre d'enroulement 2R, la fibre optique peut être posée de façon ondulée comme cela est représenté sché- matiquement à la fig. 3. Le corps de bobine 73 dont seule- ment un secteur est représenté à la fig. 3, comporte une surface latérale 74 qui présente des nervures 76 longitu- dinales et parallèles à l'axe d'enroulement 46 et qui dé- limitent entre elles des rainures. Afin de pouvoir mainte- nir la fibre optique 27 soumise à une précontrainte élas- tique axiale pour qu'elle épouse le contour ondulé du corps de bobine 73, on prévoit dans la zone des rainures 77 des corps d'appui 78 qui peuvent être approchés radia- lement du corps de bobine 73 et être maintenus à une dis- tance définie de ce dernier. Les surfaces 79 des corps d'appui 78 contre lesquelles s'applique la fibre optique 27 présentent le même rayon de courbure R' que les nervures 76 du corps de bobine 73. L'angle de la courbure détermi- nant l'importance de la biréfringence induite par l'allon- gement et par la flexion de la fibre optique 27 résulte alors du rayon de courbure R' qui est sensiblement infé- rieur au diamètre 2R de l'enroulement. REVENDICATIONS 1 - Dispositif à fibre optique pour la transmission d'une lumière à polarisation linéaire au moyen d'une fibre conduisant la lumière et présentant une réfraction double et linéaire qui est suffisamment importante pour permettre un large découplage des oscillations qui nuisent à la pola- risation de la lumière à l'intérieur de la fibre optique, caractérisé en ce que la grandeur de la biréfringence li- néaire P nécessaire au découplage des types d'oscillations agissant défavorablement sur la polarisation, est obtenue du fait que la fibre optique (27) est enroulée à l'état élastique et tenduesur un corps de bobine (43) et est immo- bilisée sous cet état élastique et tendtesur le corps de bobine (43). 2 - Dispositif à fibre optique suivant la revendica- tion 1, caractérisé en ce que la biréfringence linéaire 0 = Ptc + Ob obtenue par l'allongement élastique et l'en- roulement sous forme de bobine de la fibre optique (27), est au moins de trois fois supérieure à la biréfringence propre Ri de la fibre optique (27). 3 - Dispositif à fibre optique suivant l'une des re- vendications 1 et 2, caractérisé en ce que les différentes spires de la fibre optique (27) dont le plan d'enroulement s'étend perpendiculairement par rapport -à l'axe de la bobi- ne, sont posées et maintenues sur le corps de bobine (73) sous une forme ondulée (fig. 3). 4 - Dispositif à fibre optique suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que pour la mesure depression, un dispositif (30) destiné à la détection de la pression à mesurer et présentant de préférence un petit diamètre d'enroulement 2R, est prévu dans au moins un bras (21, 30, 33) d'un interféromètre à fibre optique (10). - Dispositif à fibre optique suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le dispositif (30, 60) est monté pour tourner et détermine le trajet lumineux à circuit fermé par l'intermédiaire d'un divi- seur de rayons principal (64) et d'un élément de concen- tration de rayons pour la réalisation d'un interféromètre de Sagnac (61) (fig. 2).