i 2004173 La présente invention concerne un mandrin servant à la fabrication de récipients, un procédé de fabrication de récipients au moyen d'un tel mandrin et un appareil permettant la mise en oeuvre de ce procédé. 5 Les récipients de grandes dimensions destinés à contenir des liquides ou des gaz, par exemple des réservoirs à pétrole, sont normalement construits avec des tôles assemblées par soudage. Cependant, de tels réservoirs en acier présentent un inconvénient très sérieux en ce qu'ils ne possèdent qu'une très faible résis-10 tance à la corrosion, cet inconvénient étant particulièrement important quand les réservoirs doivent être enfouis dans le sol. En conséquence, depuis quelques années il ést devenu de pratique courante de construire des réservoirs à pétrole et des récipients similaires en polyesters renforcés avec des fibres de verre, le 15 procédé de fabrication consistant à appliquer les couches à la main, et à les passer ou à les enrouler sur un mandrin. Cette dernière technique confère le maximum de résistance mécanique au matériau. Pour ce qui est des réservoirs cylindriques usuels, on les construit en général en formant la partie cylindrique par enroulement 20 sur un mandrin rotatif, tandis que les éléments incurvés d'extrémité sont pressés dans un moule et sont collés à la partie cylindrique. Cependant, les joints collés constituent des zones d'affaiblissement qui réduisent grandement l'aptitude du réservoir à résister aux pressions élevées qui sont développées à l'intérieur du 25 réservoir. En conséquence, on a proposé de construire des réservoirs cylindriques par un seul procédé continu d'enroulement en ne laissant que de relativement petites ouvertures au centre des éléments d'extrémité incurvés. Un tel procédé exige cependant l'utilisation d'un mandrin que l'on peut ensuite retirer à travers 30 ces petites ouvertures. On a par exemple essayé d'utiliser des mandrins construits en mélanges de sels solubles en alliages métalliques eutectiques et en plâtre. Quand les réservoirs sont de grandes dimensions, les mandrins de ce genre sont nécessairement très lourds et très coûteux et exigent par ailleurs une machine 35 bobineuse très robuste munie de mécanismes d'enroulement complexes. Pour tenter de surmonter ces inconvénients, on a songé à utiliser, en tant que mandrin de bobinage, une vessie gonflable mais, lors d'une mise en oeuvre pratique de cette technique, il s'est avéré difficile de conférer à la vessie la rigidité voulue pour en per-40 mettre la suspension et le guidage au cours du bobinage sans ris- 69 07722 2 2004173 ques de fléchissements ou de déformations d'une autre nature. Ainsi par exemple la vessie doit résister à la torsion à un degré suffisant pour ne pas céder sous l'effet de forces tangentielles auxquelles elle est soumise du fait de la tension des filaments de 5 verre. L'invention concerne un mandrin destiné à être utilisé pour la fabrication de récipients par une technique consistant à bobiner une matière filamentaire ou en ruban sur un mandrin comprenant une vessie intérieure gonflable et elle a pour but de réaliser un tel 10 mandrin présentant la rigidité nécessaire et la capacité voulue de transmettre un couple entre les diverses parties du mandrin et un arbre sur lequel celui-ci est monté pendant le bobinage, de sorte que ce mandrin puisse être utilisé même pour la fabrication dé réservoirs de très grand format. 15 Pour atteindre cet objectif, on munit le mandrin d'un chemisa- ge en une matière flexible qui entoure au moins une partie de la vessie et d'une série d'éléments rigides interposés entre le che-misage et la vessie gonflable et fixés de façon amovible ou articulée à un organe d'accouplement adapté pour être monté sur un arbre. 20 Les éléments rigides d'une telle structure servent en partie à rendre rigide une partie plus ou moins grande du mandrin et en partie à répartir les forces qui agissent entre le mandrin et l'arbre sur une zone correspondante de la surface du mandrin sans occasionner pour autant de difficultés lors de l'enlèvement du man-25 drin une fois que le récipient est terminé. Si le mandrin est convexe, tout au moins dans la zone qui entoure l'organe d'accouplement, les éléments rigides peuvent avantageusement être constitués /Ses secteurs d'une coupole correspondant à la forme convexe du mandrin, de sorte qu«'on établit une 30 grande surface de contact entre les éléments rigides et la vessie intérieure. Suivant un mode de réalisation particulièrement simple de ce mandrin, l'organe d'accouplement a la forme d'un disque de préférence circulaire, tandis que les éléments rigides à l'extrémité en 35 regard du disque sont munis de brides de fixation planes que l'on peut assembler par boulonnage avec le disque. Ainsi les éléments rigides peuvent constituer line coupole de construction unitaire de sorte que la face extérieure du mandrin devient entièrement lisse. Le chemisage peut éventuellement être fixé entre les brides planés 40 et le disque, bien que cela ne soit pas indispensable, et dans 69 07722 3 2004173 certains cas il peut être plus avantageux de construire le chemi-sage avec une partie rétrécie ou col qui s'étend au-dessus de la face supérieure du disgue et se referme à cet endroit pour empêcher l'entrée du polyester fluide. On peut également munir cette partie 5 rétrécie d'une collerette interne qui peut être fixée entre le disque et les brides. On peut obtenir le plus efficacement la rigidité et la résistance mécanique désirées du mandrin si le chemisage entoure à peu peu près entièrement la vessie intérieure. Cependant, pour de 10 nombreuses applications, on obtient une résistance mécanique parfaitement suffisante si l'on donne au chemisage la forme d'une coupole fixée par son bord à la vessie intérieure. Le mandrin selon l'invention peut dans la pratique avoir de nombreuses formes géométriques ; il peut être par exemple sphéri-15 que ou cylindrique avec des zones d'extrémité incurvées, elliptiques ou superelliptiques.En raison de son faible poids, le mandrin convient particulièrement bien pour suspension par un seul côté et, grâce à cela, on peut dans les meilleures conditions appliquer les spires successives de l'enroulement au moyen d'un mécanisme de 20 bobinage simple car la position du mandrin par rapport à ce mécanisme peut être facilement modifiée au cours du processus de bobinage afin de se conformer aux exigences du moment. L'invention concerne également un procédé de fabrication d'un récipient en une matière renforéée par des fibres, procédé suivant 25 lequel on bobine une matière filamentaire ou en ruban à l'état humide sur un mandrin qui tourne autour d'un axe passant par son centre, cet axe de rotation pouvant pivoter pendant le bobinage suivant un angle d'environ 60 à 90° autour d'un second axe qui traverse é-galement le centre du mandrin et qui est perpendiculaire à l'axe 30 de rotation ; l'invention vise également à fournir un procédé qui permet de produire en une seule opération continue un récipient de grandes dimensions, par exemple un réservoir à pétrole, ne présentant aucune autre ouverture que celle qui est délimitée par l'organe d'accouplement du mandrin. Cette ouverture peut être fermée 35 par un couvercle collé comportant des raccords qui permettent la mise en place des conduites nécessaires. Pour aboutir à ce résultat, on effectue le bobinage au moyen d'un guide (de filaments ou de ruban) qui tourne autour du mandrin, le guide et le mandrin étant relativement mobllès dans le sens 40 axial du trajet du guide pendant une partie du processus de bobi 69 07722 2004173 nage. Dans ces conditions on est en mesure d'effectuer la première partie du bobinage en petites spires qui touchent l'organe d'accouplement et ensuite de poursuivre le bobinage en spire plus grandes qui, par suite du mouvement du mandrin, vont progressivement cou-5 vir- toute la surface de ce dernlei» à l'exception de l'organe d'accouplement. L'utilisation d'un guide rotatif pour le filament ou la bande a pour effet en partie de réduire les forces tangentielles auxquelles le mandrin est soumis du fait de la tension des filaments ou du ruban pendant le bobinage. 10 Le mouvement relatif nécessaire antre le mandrin et le guide dans le sens axial du trajet de ce dernier peut être obtenu par un mouvement du guide dans ladite direction axiale ; cependant on bénéficie d'une construction moins complexe quand ledit mouvement relatif entre le mandrin et le guide est réalisé par un basculement 15 de l'axe de rotation suivant un angle relativement petit autour d'un second axe parallèle à l'axe de pivotement qui passe par le centre du mandrin, avant le début du pivotement autour de ce dernier axe. Si l'on guide le pivotement de l'axe de rotation de manière que le second axe se rapproche progressivement du premier 20 axe de pivotement pendant les premier stades du bobinage, les petites spires formant le commencement du bobinage augmentent progressivement et, à un moment donné, se transforment en grandes spires. Si l'on effectue le guidage du pivotement de l'axe de rotation 25 par rapport au mouvement du guide de manière que la courbe représentant l'angle de l'axe en fonction du nombre de révolutions du guide soit sensiblement en forme d'un S, on est assuré que l'épaisseur de la paroi du récipient sera à peu près uniforme. L'invention a également pour objet un appareil pour la mise 30 en oeuvre du procédé ci-dessus, cet appareil comprenant un arbre sur lequel le mandrin peut être fixé et qui est monté de manière à pouvoir tourner autour de son propre axe et de pouvoir pivoter sur un arc de 60 à 90° autour d'un axe de pivotement perpendiculaire à l'axe de rotation et passant par le centre du mandrin monté sur 35 l'arbre. Cet appareil est caractérisé en ce qu'il comprend un panier rotatif, contenant une réserve de matière filamentaire ou de ruban et supportant un guide pour cette matière qui, pendant la rotation du panier, suit un trajet entourant le mandrin, l'arbre étant en outre guidé de manière que le mandrin soit déplacé d'une 4q distance relativement faible par rapport au guide dans le sens 69 07722 5 2004173 axial du trajet de ce dernier. Si l'on monte l'arbre dans un élément de support qui peut se déplacer suivant un trajet courbe situé dans un plan vertical et présentant une?zone en arc de cercle s'étendant sur une distance 5 oomprise entre 60 et 90° et dont le centre coïncide avec celui du mandrin, alors qu'une partie terminale inférieure forme un prolongement de la première partie et présente un rayon de courbure plus faible (|ue celui de la première, on arrive à ce résultat qu'aussi bien le pivotement de l'arbre que son déplacement par rapport au 10 guide dans le sens axial du trajet du guide peuvent être obtenus au moyen du même mécanisme. Suivant un mode de réalisation plus simple du mécanisme d'entraînement, l'arbre est monté sur une extrémité d'un bras courbe ou coudé en deux parties, dont l'autre extrémité est montée de ma-15 nière à pouvoir tourner d'un axe horizontal passant par le centre du mandrin, les deux parties du bras étant réunies par une charnière dont l'axe est parallèle à l'axe de rotation du bras, la rotation relative des deux parties du bras étant limitée à un angle relativement petit» 20 D'autres caractéristiques et avantages de l'invention appa raîtront au cours de la description qui va en être faite ci-après en se référant aux dessins annexés sur lesquels s la Pig. 1 est une vue en coupe axiale de la partie supérieure d'un mandrin selon line première forme de réalisation de l'invention 25 les éléments individuels étant représentés légèrement espacés ; la Fig. 2 est une vue en perspective de l'un des éléments rigides ; la Pig. 3 est me vue verticale schématique du mandrin en pla** ce dans une machine de bobinage selon un mode de réalisation de 50 l'invention ; la Figk b est une vue verticale schématique du mécanisme de guidage des mouvements du mandrin pendant le bobinage ; la Pig. 5 est une vue horizontale schématique d'un mode de réa lisation modifié du dispositif de suspension de l'arbre de support 35 du mandrin j les Fig. 6 et 7 sont des vues verticales schématiques du même dispositif de suspension mais dans deux positions différentes de travail. Le mandrin représenté sur la Fig. 1 comprend une vessie inté-40 rieure gonflable 1 en un matériau élastique, par exemple en caout 69 07722 6 2004173 chouc, servant à dilater un chemisage extérieur 2 qui est réalisé en une matière flexible mais non extensible présentant une résistance élevée à la rupture par traction. Dans le mode de réalisation représenté, le mandrin gonflé présente une forme sphérique. Le che-5 misage 2 présente une ouverture circulaire 3 et la partie marginale 4 du chemisage qui entoure cette ouverture est percée d'une série de trous 5 destinés à recevoir des vis. Entre la vessie 1 et le -chemisage 2 sont interposés plusieurs secteurs sphériques 6 dont l'un est représenté plus en détail sur la Fig. 2 et qui définissent 10 conjointement une calotte ayant sensiblement la forme d'une coupole. Ces secteurs sont rigides et peuvent être fabriqués par exemple en métal ou en une matière plastique. Chaque secteur 6 présente une bride plane 7 percée de trous taraudés 8 pour recevoir des vis 9 à l'aide desquelles les secteurs peuvent être assujettis à tin 15 disque d'accouplement circulaire 10 monté à l'extérieur du chemisage 2 et présentant des trous 11 pour recevoir.les vis 9. Ces vis 2 de sorte que la partie marginale 4 ae ee.cnemlsage traversent également les trous 5 dans lê chemisage/est fixée entre les secteurs 6 et le disque d'accouplement 10. Ce disque présente une autre série de trous taraudés 12 qui reçoivent des vis 13 pour 20 assujettir le disque à une collerette 14 solidaire d'un arbre de support et dt'entraînement 15 de l'appareil de bobinage. A la Fig. 3 on a représenté schématiquement un appareil qui permet la fabrication de réservoirs sphériques. Cet appareil comprend un socle 20 sur lequel est monté un magasin 21 à matière fi-25 lamentaire et un bâti 22 de support du mandrin. Le magasin 21 comprend un panier 23 monté sur un arbre vertical 24 qui est monté à rotation dans un élément de support 25 disposé sur le soble 20. Ce panier contient plusieurs bobines 26 de fibres de verre à partir desquelles les filaments sont déroulés pendant le fonctionnement de 30 l'appareil, ces filaments passant dans un bain de polyester (non représenté) et ensuite à travers un guide vertical 27 fixé sur un bras radial s'étendant à partir du panier. Quand le magasin à filaments tourne autour de son axe vertical, les filatoents mouillés par le polyester sortent de l'extrémité supérieure du guide 27 sdus for-35 me d'un ruban 28, dont la largeur est réglable par une technique [ connue (ces moyens de réglage ne sont pas représentés). J Dans le bâti de support 22 est monté un support de mandrin 2Ç dans lequel tourillonne l'arbre 15, cet arbre est disposé et est commandé ôe manière que pendant le bobinage il puisse se déplacer 40 suivant un trajet/ifuiPest à peu près concentrique au mandrin apftè- 69 07722 7 2004173 rique. Pour un tel réglage, on peut utiliser par exemple l'agencement représenté sur la Fig. 4 selon lequel le support 29 du mandrin est muni de deux paires de galets J>0 et 31 qui coopèrent avec des rails respectifs 32 et 33. Ces rails décrivent des quarts de cercle-' 5 dont les centres coïncident avec le centre 0 du mandrin sphérique j: et lorsque les galets progressent sur les rails respectifs, le mandrin effectue une course angulaire autour de son centre. Les rails présentent cependant à leurs extrémités inférieures des prolongements 34 et 35 dont la courbure est respectivement moins prononcée 10 et plus prononoée, que celle des quarts de cercle précités. Dans le mode de réalisation représenté, les prolongements 3^ èt 35 des rails sont conformés de manière que le support 29, dans sa position la plus basse, ait soulevé la sphère d'une distance qui correspond à la position indiquée en traits mixtes, de sorte que son centre oc-15 cupe maintenant la position 0' èt que, au cours du mouvement ascendant du support 29, la sphère exécute d'abcrd un pivotement autour d'un point D disposé sur le bord inférieur ou à proximité immédiate de ce bord inférieur du disque d'accouplement 10. Le point d'appui de ce pivotement se déplace pendant le mouvement continu du support 20 29 le long des rails 34 et 35 jusqu'au moment où il rejoint le centre 0 de la sphère. L'appareil comporte un mécanisme d'entraînement qui n'est pas représenté et qui assure la rotation du magasin 21 à filaments à une vitesse relativement élevée, tout en faisant tourner simultané-25 ment l'arbre 15 et, par voie de conséquence, le mandrinrsphérique mais à une faible vitesse. On a également prévu un second mécanisme d'entraînement, qui n'est pas non plus représenté, et qui assure le déplacement du support 29 du mandrin sur les rails 32, 34 et 33, 35 suivant un programme prédéterminé. 30 Le bobinage est amorcé quand le support du mandrin est dans sa position la plus basse c'est-à-dire quand le mandrin occupe la position iridiquée en traits discontinus sur la Fig. 4. Dans cette position les filaments sont posés en petites spires en contact avec le disque d'accouplement 10. Âmesure que le support du mandrin pro-35 gresse sur les rails 34 et 35, les petites spires du bobinage augmentent progressivement et, lorsque le support du mandrin atteint les parties des rails formant des quarts de cercle et que le centre du mandrin revient de 0' en 0, les filaments sont posés en grandes spires. La partie restante du bobinage est donc effectuée en grandes 40 spires avec une rotation relative par rapport au mandrin au cours 69 07722 8 2004173 du mouvement ascendant continu du support 29 de ce dernier le long des rails 32 et 33 et quand finalement l'arbre 15 prend une position verticale, le bobinage est achevé par des spires disposées dans des plans que sont perpendiculaires à l'arbre. . 5 Le réservoir ainsi fabriqué est soumis à un durcissement sur \ le mandrin même tout "en lui imprimant une rotation lente pour éviter les infiltrations du polyester. Après durcissement, on enlève le mandrin par le simple expédient consistant à laisser échapper l'air de la vessie intérieure et à détacher les secteurs du disque 10 d'accouplement 10 en enlevant pour cela les vis 9. On peut extraire alors le mandrin d'une seule pièce à travers l'ouverture du réservoir délimitée par le disque d'accouplement 10. On procède alers à une finition du réservoir et pour cela on applique un revêtement Intérieur et un revêtement extérieur d'un gel et on colle en posi-15 tion un couvercle comportant les raccordements nécessaires, après quoi on procède au durcissement final dans une chambre de chauffage. Le procédé de bobinage qui vient d'être décrit permet de modi^~~ fier selon les besoins l'épaisseur du matériau car il suffit pour cela de changer le programme des mouvements du support du mandrin. 20 Quand on compare cé procédé à des procédés connus qui comportent l'utilisation d'un magasin à filaments fixe et,d'un mandrin tour- procédé nant assez rapidement, on voit que le présent/offre l'avantage d é-viter les rejets du polyester, outre que la construction du mécanisme de bobinage est beaucoup plus simple. 25 Un autre mode de réalisation de l'appareil de bobinage est re présenté sur les Fig. 5 à 7. Dans ce cas, l'arbre 15 du support du mandrin tourillonne dans l'extrémité libre d'un bras courbe constitué par deux éléments 40 et 41 articulés l'un à l'autre par une charnière 43, 1'élément. ; intërne 40 étant articulé dans un coussi-30 net 44 à l'aide d'une broche 45 dont l'axe est horizontal et est disposé à peu près dans le même plan vertical que le centre 0 du mandrin 2. L'axe de la charnière 43 est parallèle à la broche 45. La rotation relative entre les deux éléments est limitée à un angle relativement faible pour la simple raison que leurs faces ter- 35 minales viennent en butée l'une contre l'autre. La face terminale de l'élémeriit 41 qui est en face de l'élément 40 est perpendiculaire à la face supérieure de cet élément et la partie de la face termi- est nale adjacente de 1 élément 40 située au-dessus de la charnière 43/ perpendiculaire à la face supérieure de cet élément, alors que la 4g partie 46 de cette face terminale qui est située au-dessous de la 69 07722 9 2004173 charnière s'étend vers l'arrière suivant un certain angle d'inclinaison à partir de la charnière. L'élément extérieur 41 est accouplé en rotation (comme indiqué en 4?) avec la tige de piston d'un vérin hydraulique 48 qui 5 est accouplé en rotation en 49 avec un organe fixe. Une butée (non représentée) empêche la rotation dans le sens dextrorsum de l'élément intérieur 40 sur une distance supérieure à celle qui est indiquée sur la Fig. 6. le bobinage débute quand tous les éléments sont dans les posi-10 tions indiquées sur la Fig. 6 ; l'élément extérieur 41 étant horizontal et le centre 0' du mandrin étant espacé au-dessus de la bro'che 45 de sorte que les premières spires de l'enroulement sont appliquées en petits cercles touchant l'organe d'accouplement du mandrin. En même temps que débute la rotation du magasin à fila-15 ments (ce magasin n'est pas représenté dans un but de clarté mais il peut être construit et disposé de la même façon que sur la Fig.3) le vérin hydraulique 48 est actionné et commence à repousser lentement le piston. Pendant la première partie de ce mouvement, l'élément 41 tourne autour de la charnière 43 jusqu'au moment où la 20 partie de sa face terminale située au-dessus de la charnière bute contre la face terminale correspondante de l'élément 40 et à ce moment le centre du mandrin est déjà abaissé d'une distance suffisante de sorte qu'il est alors situé sur l'axe de la broche 45. Par un allongement continu du piston du vérin hydraulique, le bras 40, 25 41 tout entier tourne comme un ensemble rigide autour de la broche 45 et autour du centre 0 du mandrin, de sorte que pehdant la partie restante du bobinage, les spires sont posées en grands cercles. Aussi bien l'appareil de bobinage que le mandrin peuvent être construits différemment des modes de réalisation qui ont été dé-30 crits plus haut. Par exemple, les secteurs 6 peuvent avoir la forme de doigts étroits qui sont alors articulés au lieu d'être boulonnés au disque d'accouplement 10. Il n'est pas indispensable que le chemisage 2 présente des trous 5 pour recevoir les vis car il arrive fréquemment que la présence de tels trous risque d'affaiblir l'en-35 semble. Comme il a déjà été dit, le chemisage peut présenter une partie rétrécie qui s'étend au-dessus du disque 10. Il n'est pas davantage indispensable que le chemisage 2 entoure la totalité de la vessie Intérieure mais ce chemisage peut avoir la forme d'une coupole dont l'extrémité est alors fixée à la vessie Immédiatement 40 au-dessous des extrémités inférieures des secteurs 6. On peut 69 07722 10 2004173 envisager de nombreuses autres modifications de détail, par exemple concernant les formes géométriques qui peuvent être autres que la forme sphérique décrite ; on peut éventuellement envisager une suspension bilatérale comportant l'utilisation de deux organes d'ae-5 couplement diamétralement opposés et d'éléments associés correspondants. La dimension des récipients que l'on fabrique à l'aide du mandrin selon l'invention peut varier entre de très larges limites. Les récipients peuvent également être fabriqués en un matériau flexible, par exemple en un caoutchouc Néoprène renforcé, de sorte 10 que ces récipients aient l'aspect de sacs. 69 07722 ii 2004173 REVENDICATIONS l) Mandrin pour la fabrication de récipients par une technique d'enroulement d'une matière filamentaire ou sous forme de ruban sur le mandrin, ce dernier comportant une vessie intérieure gonflable, 5 caractérisé en ce que le mandrin comporte en outre un chemisage en une matière flexible entourant au moins une partie de la vessie et * une série d éléments rigides interposés entre le chemisage et la vessie et fixés de façon amovible ou articulée à un élément d'accouplement destiné à être monté sur un arbre. 10 2) Mandrin selônrla "revendication 1 et présentant une forme convexe au moins dans la zone qui entoure l'organe d'accouplement, caractérisé en ce que les éléments rigides sont des secteurs sphériques dont la forme correspond à celle du mandrin convexe. 3) Mandrin selon la revendication 2, caractérisé en ce que 15 l'organe d'accouplement est un disque, de préférence circulaire, et enoce que les éléments rigides à l'extrémité qui est au droit du disque sont munis de brides planes de fixation qui peuvent être boulonnées à ce disque. 4) Mandrin selon la revendication 1, 2, ou 3, caractérisé en 20 ce que le chemisage entoure à peut près la totalité de la vessie intérieure. 5) Mandrin selon la revendication 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que le chemisage présente à peu près la forme d'une coupole fixée par son bord à la vessie intérieure. 25 6) Procédé de fabrication d'un récipient en une matière renfor cée par. des fibres, consistant à bobiner des filaments ou un ruban mouillés sur un mandrin, ce mandrin étant rotatif autour d'un axe qui passe par son centre, ledit axe de rotation pouvant pivoter pendant le bobinage suivant un angle compris entre 60 et 90° autour 30 d'un second axe qui traverse également le centre du mandrin et qui est perpendiculaire audit premier axe de rotation, caractérisé en ce qu'on ^effectue le bobinage au moyen d'un guide de filaments ou de ruban qui tourne suivant un trajet autour du mandrin, le guide et le mandrin étant relativement' mobiles l'un par rapport à l'autre 35 pendant une partie du cycle de bobinage, ce déplacement relatif s'effectuant dans le sens axial du trajet du guide. 7) Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'on effectue le déplacement relatif entre le mandrin et le guide en faisant osciller l'axe de rotation suivant un angle relativement 40 faible autour d'un second axe qui est parallèle au premier axe pas 69 07722 12 2004173 sant par le centre du mandrin, ce mouvement ayant lieu avant le début du mouvement pivotant de l'axe mentionné en dernier, 8) Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'on dirige le pivotement de l'axe de rotation de manière que, pendant 5 le premier stade/cycle de bobinage, le second axe se rapproche progressivement de l'axe de pivotement qui passe par le centre du mandrin. 9) Procédé selon la revendication 6, 7 ou 8, caractérisé en ce que le mouvement de pivotement de l'axe de rotation est guide par 10 rapport au mouvement du guide des :filaments ou du ruban, dans des conditions telles que la courbe qui représente l'angle entre les axes en fonction du nombre de révolutions du guide ait à peu près la forme d'un S. 10) Appareil pour la mise en oeuvre du procédé Selon l'une 15 quelconque des revendications 6 à 9, du type compressant un arbre auquel le mandrin peut être fixé et qui est monté de manière à tourner autour de son axe et à pivoter sur un arc compris entre 60 et 90° autour d'un axe de pivotement perpendiculaire à l'axe de rota*- > tion et passant par le centre du mandrin monté sur l'arbre, appa- 20 reil caractérisé en ce qu'il comprend un panier rotatif contenant une réserve de filaments ou de ruban et supportant un guidé de filaments ou de ruban qui, pendant la rotation du panier, suit un trajet entourant le mandrin, l'arbre étant en outre guidé de manière! que le mandrin soit déplacé d'une distance relativement faible par 25 rapport au guide dans le sens axial du trajet du mouvement de celui-ci. 11) Appareil selon la revendication 10, dans lequel le guide des filaments ou du ruban se déplace dans un plan horizontal, caractérisé en ce que l'arbre est monté dans un support qui peut se mou- 30 voir suivant un trajet eôurbe situé dans un plan vertical et comportant une section en arc de cercle qui s'étend sur une distance comprise entre 60 et 90° et dont le centre se confond avec celui du mandrin, et une section terminale inférieure qui constitue un prolongement de la première section et présente un rayon de courbure s $5 plus faible que cette dernière. 12) Appareil selon la revendication 10, dans lequel le guide de filaments ou du ruban se déplace dans un plan horizontal, caractérisé en ce que l'arbre est monté sur une extrémité d'un bras courbe ou coudé en deux éléments, l'autre extrémité de ce bras étant 40montée de façon à pouvoir osciller autour d'un axe horizontal pas- 69 07722 13 2004173 sant par le centre du mandrin, les deux éléments du bras étant réunis par une charnière dont l'axe est parallèle à l'axe d'oscillation du bras, des moyens étant prévus pour limiter à un angle relativement faible la rotation relative des deux éléments du 5 bras»