La présente invention concerne les pinces d'ancrage à coincement couramment utilisées pour soutenir un câble à un ou plusieurs conducteurs, en particulier dans les branchements électriques en cables isolés autoporteurs pour abonnés en énergie basse-tension. Selon le brevet NO 1 176 478 de la demanderesse une telle pince était constituée par une paire de coquilles articulées s'étendant entre deux bords libres formant glissières, inclinées par rapport à l'axe en coopération avec une tirette trapézoidale de serrage et de suspension. Ce brevet antérieur était complété par le brevet NO 1 286 744 et son addiion NO 83 049 portant sur des structures du fourreau adapté à s'interposer entre la pince et le ou les conducteurs d'un câble. La présente invention vise à améliorer les conditions de fabrication et d'utilisation des pinces d'ancrage et fourrures élastiques ainsi créées antérieurement et largement exploitées. L'invention résulte de la découverte d'une possibilité de simplification de la fabrication des pinces d'ancrage du type considéré qui s'accompagne d'une amélioration surprenante du comportement à l'usage. Il s'est avéré, en effet, au cours de l'expérience acquise avec ce genre de matériel que la fourrure élastique interposée entre le ou les conducteurs et les coquilles de la pince subissaient de la part de celle-ci une pression de serrage localisée sur deux fractions de leur circonférence limitées de part et d'autre d'un plan diamétral passant par le milieu de la tirette et de la zone d'articulation des deux coquilles. Cet effet de localisation de la pression de serrage était particulièrement net avec la forme la plus courante de réalisation comportant une articulation à char nière. L'aménagement selon l'invention est remarquable notamment par la mise en oeuvre d'une coquille s'étendant sans solution de continuité de l'un à l'autre de ses deux bords évasés formant glissières,ladite coquille étant ajourée par une pluralité de lumières ou fenetres s'étendant sur les deux tiers au moins de la circonférence en sens périphérique et se succédant le long de la pince en sens axial. On obtient ainsi une coquille monobloc constituant, entre ses bords évasés formant glissières, une succession de colliers de serrage. Lorsqu'ils sont sollicités par les rampes de la tirette ces colliers agissent uniformément sur la fourrure de sorte que la pression de serrage se trouve répartie de façon uniforme sur une majeure partie de la circonférence. L'ancrage se trouve d'autre part amélioré du fait que le serrage a pour effet de faire pénétrer dans chaque lumière ou fenetre de la coquille un petit volume de la fourrure élastique, constituant ainsi une succession de petits ancrages localisés s'opposant très efficacement au glissement. Une coquille ainsi conçue peut en outre etre réalisée en deux coups de presse en cas de fabrication par découpage emboutis- sage à partir d'un métal en feuille, par exemple en acier inoxydable. L'invention permet alors, en outre, une économie de l'ordre de 20 % sur le métal brut avec récupération d'un poids correspondant de déchets de presse de valeur très appréciable. L'invention réunit ainsi un ensemble surprenant d'avantages sur les plans de l'économie de matière, de l'économie de main d'oeuvre, ure, de la possibilité d'automatisation poussée de l'emboutis- sage en cas de fabrication à partir de métal en feuilles, de la récupération des déchets et surtout d'une remarquable efficacité de serrage. Selon un autre aspect de l'invention la fourrure élastique est avantageusement réalisée pour un faisceau de plusieurs conducteurs avec une fente périphérique, une premier paire d'alvéoles directement accessibles par cette fente et une seconde paire d'alvéoles respectivement en communication avec les alveoles de la première paire, des bouchons élastiques étant prévus pour obturer de façon amovible les alvéoles de la seconde paire. Un fourreau ainsi constitué offre de nouvelles facilités pour la mise en oeuvre de la pince sur le chantier gracie à la commodité de l'insertion de 2, 3 ou 4 conducteurs dans un meme type de fourreau. Par "conducteurs", on entend ici non seulement des conducteurs d'électricité partie ou non d'un câble électrique à deux, trois ou quatre conducteurs, mais aussi toute conduite ronde et souple de fluide quelconque au sein, par exemple, d'un atelier où différentes machines peuvent etre alimentées en air comprimé ou en fluide hydraulique à partir d'un réseau primaire en tuyauteries métalliques. les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre à titre d'exemple en référence au dessin annexé où la figure 1 est une vue en élévation d'une pince selon I'in vention en place sur un câble les figures 2 et 3 sont des vues de détail montrant la pince proprement dite en coupe selon les plans II-II et III-III de-la figure 1 la figure 4 est une vue en perspective correspondant à la figure 1 les figures 5 et 6 montrent respectivement en plan et en élévation une coquille de pince selon une forme- préférée de réalisation la figure 7 est une vue en coupe d'un fourreau. Suivant la forme de réalisation choisie et représentée aux figures 1 à 4, une pince selon l'invention comporte une coquille élastique 1 en tôle métallique s'étendant autour d'un fourreau 2 de forme générale cylindrique entre deux glissières 3 et,4 de coincement réalisées par cambrage de la tale Ces glissières, qui sont inclinées de part et d'autre de l'axe de la pince de sorte que leur écartement augmente progressivement d'une extrémité à l'autre de celle-ci, coopèrent avec une rampe de coincement 5 constituée par une languette trapézotdale en tale d'acier dont les bords 6, 7 sont cambrés deux fois de manière à former des rainures adaptées à s'engager dans les glissières 3, 4 de la coquille. Cette rampe de coincement ou tirette 5 se termine à son extrémité élargie par deux ailettes 6, 7-dans lesquelles sont découpées des lumières 8 en forme de trou de serrure destinées à recevoir les extrémités recourbées 9 d'un anneau de tirage et de suspension 10. Cet anneau réalisé en fil métallique est destiné à l'accrochage de la pince sur un support quelconque (tige d'isolateur, crochet à oeil, crochet ouvert dit à queue de cochon, etc ...). Selon une réalisation en soi connue, cet anneau est facile à monter et à démonter. Son élasticité dans son plan, permet, par rapprochement élastique de ses deux branches, l'engagement des extrémités recourbées de celles-ci, dans les lumières 8 de la tirette lorsque le plan général de l'anneau est sensiblement perpendiculaire au plan général de la tirette. En relâchant la pression exercée sur l'anneau les extrémités recourbées pénètrent dans les lumières 8 de la tirette. Lorsque l'anneau est rabattu dans sa position normale de travail (illustrée au dessin) les extrémités coudées de l'anneau pivotent dans les lumières 8 et viennent se loger dans la partie rétrécie de celles-ci, provoquant ainsi un verrouillage de l'anneau en position de traction. L'inclinaison des rainures 6, 7 de la tirette sur l'axe général de la pince étant la meme que celle des glissières 3, 4 la traction exercée sur l'anneau 10 a pour effet de provoquer par coincement une étreinte du fourreau 2 à l'intérieur de la coquille 1. Selon une caractéristique importante de l'invention, cette coquille, qui s'étend en continu dans le sens de la circonférence de l'une vers l'autre des glissières 3, 4, est ajourée par des lumières ll s'étendant chacune sur les deux tiers au moins de la circonférence et se succédant à intervalles réguliers en sens axial. La coquille suivant l'invention constitue ainsi une succession de colliers de serrage ; lorsqu'ils sont sollicités à leurs sommets par le rapprochement des glissières 3, 4, sous 1' effet du coincement provoqué par la traction exercée sur la tirette 5, ces colliers exercent chacun sur le fourreau 2 une action de serrage localisée analogue à celle des colliers de serrage classiques utilisés par exemple pour serrer un tuyau de caoutchouc ou un embout de robinet. La souplesse de la coquille peut cotre dosée pour un matériau d'épaisseur donnée par le rapport entre les surfaces des ajours et des parties restant pleines. le serrage de la coquille a pour effet de faire pénétrer dans chaque fenêtre de la coquille un petit volume de la fourrure élastique 2, constituant ainsi automatiquement et tout naturellement une succession de petits "ancrages" de la fourrure sur la coquille qui s'opposent au glissement, Dans la forme de réalisation des figures 5, 6 on a donné aux fenêtres 11 une ouverture maximale en les étendant en sens circonférantiel jusqu'à une distance constante D par rapport aux glissières 3, 4, distance déterminée de manière à conserver la rigidité nécessaire aux deux zones marginales de serrage constituées par ces glissières. La figure 7 montre enfin une forme avantageuse de- réalisa- tion du fourreau 2 interposé entre la pince et le ou les conducteurs à supporter. ce fourreau, réalisé selon la technique courante en une matière isolante souple, néoprène par exemple, comporte une série de quatre alvéoles ou canaux de section circulaire 21 à 24 et une fente d'accès unique 20. Cette fente donne accès directement aux alvéoles 21, 22 auxquels se trouvent raccordés les deux autres par des passages 25, 26. Deux encoches d'assouplissement 27, 28 peuvent avantageusement cotre ménagées dans la face externe de la fourrure en regard des alvéoles 25, 26 éloignés de la fente 20 pour faciliter l'accès à ces derniers. Chacun des alvéoles étant adapté à loger l'un des conducteurs d'un faisceau ou cible de conducteurs, le fourreau selon l'invention est normalement livré avec ses alvéoles 23, 24 distants de la fente obturés par un tronçon de tige de caoutchouc de section correspondante. Les bouchons ainsi constitués sont laissés en place en cas d'utilisation du fourreau pour un cible à deux conducteurs, on en enlève un ou deux lorsqu'on a à loger dans le fourreau trois ou quatre conducteurs. La fourrure élastique peut naturellement etre aussi une simple fourrure "annulaire" pour permettre de prendre des cables ou conduites de diamètres différents avec une seule dimension de pince. REVENDICATIONS 1) Pince d'ancrage à coincement et fourrure élastique pour lignes de branchement d'électricité ou de fluides du genre comportant une coquille s'étendant entre deux bords libres formant glissières, inclinées par rapport à l'axe en coopération avec une tirette trapézoldale de serrage et de suspension, caractérisée en ce que la coquille est ajourée par une pluralité de lumières s 'étendant sur les deux tiers au moins de la circonférence en sens périphérique et se succédant le long de la pince en sens axial. 2) Pince selon la revendication 1, caractérisée en ce que les lumières s'étendent en sens périphérique jusqu'à une distance prédéterminée et constante des glissières. 3) Pince seloala revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que la tirette est équipée d'un anneau de tirage constitué par une boucle de fil métallique à deux extrémités recourbées adaptées à s'enclencher élastiquement dans deux lumières en forme de trous de serrure ménagées à l'arrière de la tirette. 4) pince selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 comportant en outre une fourrure élastique pour faisceau de 2 à 4 conducteurs, caractérisée en ce que le fourreau comporte une fente périphérique, une première paire d'alvéoles directement accessibles par cette fente et une seconde paire d'alvéoles respectivement en communication avec les alvéoles de la première paire, des bouchons en matière élastique étant prévus pour obturer de façon amovible les alvéoles de la seconde paire.