La présente invention concerne la fabrication des fils métalliques, et notamment les machines à tréfiler multiples sans glissement des produits filiformes. L'invention peut être appliquée au tréfilage à sec ou humide des fils et d'autres produits en divers métaux et alliages. On connaît quelques types de machines à tréfiler multiples opérant sans glissement du fil sur les cabestans. Parmi ces machines figurent les machines à tréfiler du type à boucles avec contre-traction, les machines à tréfiler sans renvoi, les machines à double cabestan et les machines à accumulation du fil sur les cabestans. Ainsi, on connaît une machine à tréfiler multiple sans glissement, conçue par la firme "Raiking machinenbau", qui est réalisée avec un entrainement constitué par un moteur triphasé ordinaire et une pompe hydraulique du type volumétrique (voir "Stahl und Eisen1,, R.F.A. 1976, nO 19, p.927). La machine a plusieurs cabestans entraînés par des moteurs hydrauliques réglables, et des porte-filière avec des filières, montés devant chaque cabestan. La vitesse de tréfilage est réglable en continu de zéro à une valeur maximale. Pour la régulation de la vitesse de tréfilage, on utilise un régulateur de puissance qui fait varier la vitesse en fonction des efforts de tréfilage, à puissance constante. De la sorte, pour tout diamètre du fil la vitesse de tréfilage prend automatiquement la valeur maximale, dépendant de la puissance du moteur. Dans la machine chaque cabestan est en tramé individuellement. Une telle machine présente des inconvénients, notamment les suivants la nécessité du réglage individuel de chaque moteur hydraulique quand le trajet du tréfilage change ; 11 encombrement important de la machine, résultant de l'entraînement individuel de chaque cabestan ; la quantité importante de métal mis en oeuvre dans la machine ; les faibles vitesses de tréfilage et la durée de service insuffisante de 11 entraînement hydraulique volumétrique. On connaît une machine à tréfiler multiple sans glissement, du type à accumulation, dans laquelle l'accumulation du fil s1 effectue sur les cabestans. Elle comporte plusieurs cabestans, dont chacun est fixé sur un arbre individuel et lié cinématiquement, par l'intermédiaire d'une boite de vitesses, à une transmission hydrodynamique, constituant un coupleur hydraulique qui est fixé sur l'arbre d'un moteur électrique asynchrone. Devant chaque cabestan, il y a un porte-filière avec une filière, monté sur le bâti. La machine est équipée d'un dévidoir et d'un enrouleur. Les inconvénients de cette conception connue sont la complexité et le grand encombrement de chaque module de tréfilage résultant du grand nombre d'éléments montés en série dans la chaîne d'entralnement du cabestan ; le grand encombrement de la machine, à tréfiler, lié à 11 entraînement individuel de chaque cabestan ; la grande quantité de métal mis en oeuvre dans la machine ; l'absence de vitesse d'enfilage, ce qui implique l'enfi- lage au régime d'impulsions ; et la présence de boîtes de vitesses dans la chaîne d'entraînement de chaque cabestan, chacune de ces boîtes devant être manoeuvrée séparément lors du passage à d'autres vitesses de tréfilage. Le but de l'invention est de supprimer les inconvénients mentionnés. On s'est proposé de créer une machine à tréfiler multiple sans glissement pour l'élaboration de produits filiformes, dans laquelle la disposition des arbres et des cabestans fixés sur ces arbres, liés à une transmission hydrodynamique d'entraînement, soit telle qu'elle permette de diminuer notablement l'encombrement de la machine, d'abaisser la quantité de métal mis en oeuvre dans la machine, de simplifier le système d'entraînement électrique et d'automatisation, de simplifier le système de commande de la machine, d'augmenter sa fiabilité et sa longévité, d'abaisser le prix de la fabrication de la machine, de diminuer les frais d'exploitation, d'accroître le débit de la machine, d'assurer l'accélération et le freinage progressif de la machine entraînée par des moteurs à courant alternatif et d'améliorer la qualité des produits finis dans le tréfilage humide. La solution consiste en une machine à tréfiler multiple sans glissement, comprenant un dévidoir et un enrouleur disposés en correspondance avec le sens du tréfilage par rapport au bâti, sur lequel sont montés des porte-filière avec des filières et des cabestans, dont chacun est fixé sur un arbre individuel lié à un moteur par une transmission hydrodynamique comprenant une roueturbine, machine dans laquelle, d'aprs l'invention, les cabestans sont groupés en modules, dans chacun desquels ils sont coaxiaux, la transmission hydrodynamique de chaque module étant réalisée sous la forme d'un convertisseur de couple à turbines multiples, dont chaque roue-turbine est fixée sur le bout de l'arbre opposé à celui portant le cabestan. Une telle réalisation de la machine à tréfiler multiple sans glissement permet de la rendre compacte, de réduire le nombre de moteurs, de diminuer la quantité de métal mis en oeuvre dans la machine, de réduire fortement les masses tournantes dans ia chaîne d'entraînement des cabestans, de supprimer l'influence ae l'inertie du rotor du moteur sur les cabestans, grâce à l'absence de liaison positive entre les arbres menant et menés. Dans la machine conforme à l'invention grâce aux caractéristiques sans à coups de l'entraînement, ltéquilibrage automatique de la contre-traction du fil sur les cabestans a lieu dans une plage prédéterminée, s'effectuant à la suite de la liaison mécanique de tous les cabestans entre eux par le fil à tréfiler. En outre, la machine a une longévité plus grande, vu que la transmission hydrodynamique ne comporte aucun élément à frottement, sauf les paliers et les joints d'étanchéité, et sa fiabilité est plus élevée, car le nombre d'éléments de transmission entre le moteur et les cabestans est réduit au minimum et la transmission hydrodynamique est auto-protégée contre les surcharges, du fait que l'énergie est transmise de l'arbre menant aux arbres menés par un fluide. Il en résulte une simplification de la conduite et de l'entretien de la machine et une réduction des frais d'exploitation. La solution constructive conforme à l'invention permet de réaliser aisément le tréfilage humide et d'accroître la vitesse de tréfilage, ce qui sue traduit par une amélioration de la qualité des produits finis et par une augmentation du débit de la machine. Chaque convertisseur de couple à turbines multiples peut être doté de by-pass, raccordant entre elles les entrées de ses roues-turbines, des étranglements de réglage étant insérés dans ces by-pass. Ceci doit assurer une extension des possibilités technologiques de la machine. Ainsi, la puissance amenée aux cabestans restant constante, on peut modifier sa distribution entre certains des cabestans du module et, de la sorte, régler la contre-traction du fil sur les cabestans. Un tel réglage, en présence des caracté- ristiques douces de l'entraînement par turbine, permet de changer la contre-traction simultanément sur tous les cabestans du module et d'augmenter le nombre de trajets de tréfilage du fil. Il est souhaitable que lesdits by-pass de l'un des convertisseurs de couple à turbines multiples soient raccordés aux by-pass correspondants de l'autre convertisseur de couple à turbines multiples. Ceci doit permettre de modifier la distribution de la puissance entre toutes les turbines de la machine et, de la sorte, de changer la contre-traction du fil sur tous les cabestans simultanément. Il est souhaitable de doter chaque convertisseur de couple à turbines multiples d'un obturateur coupant le courant de fluide dans son enceinte utile et ayant des tiges liées par des articulations à une tringlerie qui est accouplée à la tige d'un vérin hydraulique de manoeuvre, dont la chambre côté tige est mise en communication avec enceinte utile de l'un des convertisseurs de couple à turbines multiples via un étranglement réglable et un clapet de non-retour, et dont la chambre sans tige est mise en communication, via deux distributeurs à deux positions, avec cette même enceinte du convertisseur de couple à turbines multiples et avec une conduite de retour sur laquelle est monté un étranglement réglable, ainsi que directement avec le retour. Une telle solution technique permet d'utiliser le convertisseur de couple en tant que source de pression, les obturateurs se fermant automatiquement et la puissance n'étant pas transmise aux cabestans'à la mise en marche des moteurs électriques entraînant les convertisseurs de couple. De la sorte, quand l'en- traînement principal est mis en marche, le système de commande de la machine se prépare automatiquement au fonctionnement et garantit la sécurité du travail. Ceci résulte du fait que la surface du piston dans la chambre côté tige du vérin est réalisée plus grande que la surface totale des tiges des obturateurs annulaires des convertisseurs de couple sur lesquelles agit la pression du fluide. L'accouplement des tiges des obturateurs annulaires et de la tige du vérin à une tringlerie commune permet l'ouverture simultanée des obturateurs des convertisseurs de-couple, l'ouver- ture des obturateurs annulaires s'effectuant progressivement, à une vitesse prédéterminée assurée par l'étranglement réglable, quand le distributeur à deux positions raccordé directement à la chambre sans tige du vérin est enclenché, et la fermeture des obtu rateurs s'effectuant progressivement, à une vitesse prédéterminée assurée par l'autre étranglement de réglage, quand l'autre distributeur est enclenché. Ceci provoque respectivement l'accélération et le freinage progressif des cabestans de la machine. Le système de commande de la machine se trouve simplifié. Il est avantageux de prévoir dans le carter du convertisseur de couple à turbines multiples une barre pour le blocage des cabestans, cette barre étant dotée d'un actionneur la faisant coulisser en aller et retour dans des fentes pratiquées dans les disques des roues-turbines. Une telle réalisation constructive de la machine permet de bloquer les roues-turbines des cabestans sans fil à l'engagement du fil sur les cabestans précédents, puis de débloquer ces roues-turbines par coulissement de la barre. Ceci rend aisé l'engagement du fil dans les pinces montées dans les cabestans, et garantit la sécurité à l'enfilage de la machine. Il est préférable d'incorporer dans chaque cabestan une pince pour l'ancrage du fil, comprenant des mors dont l'un est réalisé en forme de coin et est doté d'un mécanisme pour son coulissement longitudinal dans le sens de prise du fil, et dont l'autre mors est de préférence réalisé cylindrique, avec une rainure transversale dans laquelle s'engage le premier mors, et monté dans le corps du cabestan de façon qu'il puisse tourner autour de son axe longitudinal, perpendiculaire à la direction du coulissement du premier mors. Une telle solution technique permet de simplifier le mécanisme des pinces de la machine, d'obtenir un ancrage fiable du Nouet appointé du fil, de rendre aisé le travail du tréfileur et de garantir la sécurité du travail à I'enfilage de la machine, en cas de rupture du fil. On donnera ci-après la description détaillée de l'un des modes d'exécution possibles de réalisation de l'invention, avec référence aux dessins annexés, dans lesquels : la Fig. 1 représente schématiquement une partie d'une machine à tréfiler multiple sans glissement pour l'élaboration de produits filiformes, conforme à l'invention, vue de dessus ; la Fig. 2 est une coupe suivant la ligne II-II de la figure 1, au droit de l'un des modules de cabestans la Fig. 3 est une vue de dessus d'une partie d'une machine avec arrachement montrant les convertisseurs de couple à turbines multiples et un système de commande des obturateurs des convertisseurs de couple ;; la Fig. 4-représente à une échelle plus grande un détail de la figure 2, pendant l'enroulement du fil sur le cabestan la Fig. 5 est une coupe suivant la ligne V-V de la figure 4. La machine à tréfiler multiple sans glissement de produits filiformes comprend un bâti 1 (figure 1), sur lequel sont montés un dévidoir 2 et un enrouleur 3, disposés respectivement en amont et en aval du bâti 1, dans le sens de déroulement du tréfilage. Sur le bâti 1 sont montés des porte-filière avec des filières 4, et des convertisseurs de couple 5 à turbines multiples,dont les arbres d'entrée 6 sont liés cinématiquement- à des moteurs électriques asynchrones 7. Bes cabestans 8, 9, 10, 11, 12 et 13 sont groupés dans deux modules comportant chacun un convertisseur de couple 5 à turbines multiples, les cabestans 8, 9 et 10 appartenant au premier module, et les cabestans 11, 12-et 13, au second module. Chaque cabestan de chacun des modules est fixé sur un arbre de sortie propre du convertisseur de couple 5 à turbines multiples. Ainsi, le cabestan 8 est fixé sur l'arbre de sortie 14 (figure 2), le cabestan 9, sur l'arbre 15 et le cabestan 10, sur l'arbre 16. L'arbre creux 14 est monté dans le carter du convertisseur de couple 5 à turbines multiples sur des roulements 17 et 18, l'arbre creux 15 est placé dans la cavité ae l'arbre 14 et monté sur des roulements 19 et 20, et l'arbre 16 est placé dans la cavité de l'arbre 15 et monté sur des roulements 21 et 22. Les cabestans d'un même module sont coaxiaux, et leurs arbres sont aussi coaxiaux. Xe bout de chaque arbre placé à l'intérieur d'un autre arbre dépasse l'extrémité de celui-ci. Dans l'enceinte utile 23 du convertisseur de couple 5 à turbines multiples sont placées une roue-pompe 24, des rouesturbines 25, 26 et 27, des réacteurs 28, 29 et 30. La roue-pompe 24 est fixée sur l'arbre d'entrée 6, monté dans le carter du convertisseur de couple 5 à turbines multi oles sur des roulements 31 et 32. l'a roue-turbine 25 est calée sur l'arbre de sortie 16, la roue-turbine 26, sur l'arbre de sortie 15, et la roue-turbine 27, sur 11 arbre de sortie 14. Les réacteurs 28, 29 et 30 sont fixés dans le carter du convertisseur de couple 5. Chaque convertisseur de couple 5 est doté de by-pass 33, 34 et 35 (figures 1 et 2), mettant en communication directe entre elles (sans passer par le circuit normal du fluide) les entrées de ses roues turbines 25, 26 et 27 (figure 2). Les by-pass 33 des deux convertisseurs de couple 5 sont reliés entre eux et ont un étranglement de réglage 36 commun. Les by-pass 34 et 35 ont des étranglements de préréglage 37 et 38. Les courts-circuits internes entre les rouesturbines 25, 26 et 27 sont interdits par des joints d'étanchéité à fentes 39, 40 et 41. Chaque convertisseur de couple 5 est doté d'un obturateur annulaire 42 (figures 2 et 3) réglable, placé dans son enceinte utile 23. A l'aide de l'obturateur 42 on agit sur le courant de fluide dans l'enceinte utile 23 afin de régler la puissance transmise par le convertisseur de couple 5. L'obturateur annulaire 42 est fixé sur deux tiges 43 (figure 5), montées dans le carter du convertisseur de couple 5 de façon qu'elles puissent coulisser dans la direction axiale, dans des guides 44. Les extrémités opposées à l'obturateur 42 des tiges 43 des deux convertisseurs de couple 5 sont reliées à une tringlerie 46, qui est montée dans des paliers 45 et est reliée à la tige 47 d'un vérin hydraulique de manoeuvre 48.La chambre côté tige 49 du vérin de manoeuvre 48 est mise en communication avec l'enceinte 23 de convertisseur de couple 5 via un étranglement réglable 50 et un clapet de non-retour 51. La chambre sans tige 52 du vérin de manoeuvre 48 est mise en communication avec l'enceinte 23 du convertisseur de couple 5 et avec la conduite de retour 53 en direct, ainsi qu'avec cette même conduite de retour 53 via un étranglement réglable 54, à l'aide de deux distributeurs 55 et 56 à deux positions, commandés par des électroaimants. La tringlerie 46 est dotée d'un levier 57 pour la commande manuelle des obturateurs 42. Chaque convertisseur de couple 5 est muni d'une barre 58 (figure 2), montée dans son carter dans des guides 59 et 60, de façon qu'elle puisse coulisser axialement sous l'effet d'un actionneur 61. Les disques 62, 63 et 64 des roues-turbines 25, 26 et 27 respectivement, ont des ouvertures 65, 66 et 67, dans lesquelles peut s'engager la barre 68 en assurant le blocage des cabestans 8, 9 et 10. Dans les cabestans 8, 9, 10, 11, 12 et 13 (figure 3) sont incorporées des pinces de tréfilage 68 (figures 4 et 5) com prenant deux mors 69 et 70, un ressort 71 (figure 5) pour le serrage des mors et un levier amovible 72, à l'aide duquel on peut libèrer le bout du fil 73 serré dans la pince. Le mors 69 est réalisé sous la formez'un cylindre librement placé dans un logement cylindrique 74 (figure 4), réalisé dans le corps du cabestan 10. Le mors 69 a une rainure 75 dans laquelle s1 engage le mors 70 à extrémité biseautée. La machine à tréfiler fonctionne de la façon suivante. Avant de commencer le tréfilage, on engage le fil 73 (figures 1, 4 et 5) dans la machine. A cet effet on déroule quelques spires de fil 73 du dévidoir 2 (figure 1), on appointe le bout du fil 73, on le fait passer à travers la première filière 4 et on l'ancre dans la pince de tréfilage 68 (figure 4) incorporée dans le cabestan 8 (figure 1). Simultanément on agit avec la main sur le levier amovible 72 (figure 5) et l'on comprime le ressort 71. Il s'ensuit la formation entre les mors 69 et 70, dans la rainure 75 (figure 4), d'un intervalle dans lequel on engage le bout du fil 73. Ceci fait on lâche le levier 72 et le bout du fil 73 est serré par le ressort 71 (figure 5). On enlève le levier 72. On met en marche les moteurs asynchrones 7 (figure 2), les obturateurs 42 étant fermés et les cabestans 8, 9, 10, 11, 12, 13 étantbloqués par les barres 58 ; le système de commande électrohydromécanique se prépare automatiquement au fonctionnement. Quand les moteurs 7 sont en marche, le fluide transmetteur circule sous pression dans les enceintes 23 (figure 3) des convertisseurs de couple 5 à turbines multiples et agit sur les tiges 43 avec un effort proportionnel à leur section, ce qui fait déplacer les obturateurs 42 vers la position ouverte. Comme les tiges 43 des obturateurs 42 et la tige 47 du vérin de manoeuvre 48 sont liés par la tringlerie 46 et que la chambre 49 du vérin de manoeuvre 48 est sous la même pression de fluide que les tiges 43, si la section de la chambre 49 côté tige est plus grande que la somme des sections des tiges 43, le vérin de manoeuvre 48 maintienara les obturateurs 42 à la position fermée. En conséquence, quand les moteurs 7 sont mis en marche, les cabestans 8, 9, 10 et 11, 12, 13 restent immobiles et la puissance ne leur est pas transmise.Les électro-aimants des distributeurs 55 et 56 sont alors déclenchés. Après engagement du fil sur le premier cabestan 8, et ensuite sur les cabestans suivants, on débloque ce cabestan en faisant coulisser la barre 58 (figure 2) à l'aide de l'actionneur 61 et on lui transmet la puissance en entrouvrant l'obturateur 42 par une action manuelle sur le levier 57 (figure 3) de la tringlerie 46. L'enroulement du fil 73 (figure 1) sur le cabestan 8 s'effectue alors à une vitesse très faible. En cas de rupture accidentelle du fil 73, il suffit de lâcher le levier 57 (figure 3), et l'obturateur 42 rappelé par la pression du fluide interrompra la transmission de la puissance au cabestan. Quand une quantité suffisante de spires de fil 73 (figure 1) est enroulée sur le cabestan 8, on ferme l'obturateur 42 (figure 3), on déroule du cabestan 8 quelques spires de fil 73 (figure 1) et l'on appointe le bout du fil, on le fait passer à travers la seconde filière 4 et, d'une manière analogue à celle décrite pour le cabestan 8, on ancre le bout du fil 73 dans la pince 68 (figure 4) incorporée dans le cabestan li (figure 1) qui fait suite au cabestan 8 dans le sens de déroulement du tréfilage. Ceci fait, on débloque le cabestan 11, on entrouvre les obturateurs 42 (figure 3) et, en régime de commande manuelle, on enroule le fil sur ce cabestan. Si après passage du fil 73 dans la seconde filière 4 il se forme à l'enfilage une boucle entre le cabestan 8 et la seconde filière 4, à l'aide de l'étranglement réglable 36 on bypasse le fluide d'une turbine à l'autre, en dehors de l'enceinte 23, et l'on obtient la tension voulue du fil 73 (figure 1) dans cette portion. Puis, en opérant d'une manière analogue avec les cabestans suivants 9, 12, 10 et 13, on engage complètement le fil dans la machine. Selon le trajet de tréfilage, le fil peut être engagé sur tous les six cabestans ou seulement sur cinq, le dernier, repéré 13, restant inutilisé. Ensuite on engage le bout du fil 73 dans l'enrouleur 3, on met en marche son entraînement qui crée la traction voulue entre le dernier cabestan 10 ou 13 et l'enrouleur 3. La machine est prête à la mise en marche. On la met à la vitesse de tréfilage de travail en enclenchant l'électro-aimant du distributeur 55 (figure 3) à deux positions. Dans ce cas, le fluide sous pression passe de l'enceinte 23 du convertisseur de couple 5 à la chambre 52 du vérin de manoeuvre 48. Le fluide se trouvant dans la chambre 49 côté tige en est chassé à travers l'étranglement 50, par réglage duquel on obtient l'accélération voulue de la machine. En cas d'arrêt des cabestans pour cause d'incident, on coupe l'électroaimant du distributeur 55, la chambre 52 du vérin de manoeuvre 48 se trouve mise en communication avec la conduite de retour 53 et les obturateurs 42 coupent brusquement la circulation du fluide dans les convertisseurs de couple 5, en interrompant ainsi la transmission de la puissance aux cabestans 8, 9, 10, 11, 12 et 13. S'il est nécessaire que l'arrêt de la machine soit progressif, sans rupture du fil, on enclenche l'électroaimant du distributeur 56, simultanément avec le déclenchement de l'électrs- aimant du distributeur 55. Ba chambre 52 du vérin de manoeuvre 48 est alors mise en communication avec la conduite de retour 53 via l'étranglement 54, et le vérin de manoeuvre 48 ferme progressivement les obturateurs 42 des convertisseurs de couple 5. En réglant l'étranglement 54 on obtient la vitesse de freinage voulu des cabestans 8, 9, 10, 11, 12 et 13. La caractéristique de chaque roue-turbine est choisie de façon à assurer le tirage du fil à travers la filière correspondante et à créer la contre-traction nécessaire du fil. Etant donné que le convertisseur de couple à turbines multiples est doué d'une automaticité interne (variation automatique de la vitesse en fonction de la charge), les fluctuations insignifiantes de la charge sur les cabestans pendant la marche provoquent un rééquilibrage correspondant des vitesses de ces cabestans, et n'influent pas sur le tréfilage. S'il est nécessaire de changer la contre-traction du fil (par exemple de la diminuer), on ouvre l'étranglement de réglage 36 (figures 1 et 2), la position des obturateurs 42 restant inchangée ; une partie du fluide transmetteur pulsé par la rouepompe 24 est alors dérivée par le by-pass 33 et transmise aux bypass 34 et 35, d'où elle va aux roues-turbines 26 et 27 sans passer par la roue-turbine 25. il s'ensuit une modification de la distribution de la puissance transmise entre les roues-turbines 25, 26 et 27, de telle sorte que la puissance transmise à la roue-turbine 25 aiminue, et celle transmise aux roues-turbines 26 et 27 augmente. La modification de la distribution de la puissance entre les roues-turbines 26 et 27 sera déterm-née par le degré de fermeture des étranglements 37 et 38. La modification de la distri bution de la puissance entre les roues-turbines 25, 26 et 27 entraîne une diminution de 11 effort de traction sur les cabestans 10 et 13, et une augmentation de cet,effort sur les cabestans 8 et 11. il en résulte une diminution de la contre-traction du fil 73 sur tous les cabestans. Si le degré d'ouverture de l'étrangle- ment de réglage 36 est diminué, la contre-traction augmente. Etant donné que les trois roues-turbines d'un même module sont commandées par un seul obturateur, la commande de la machine est notablement simplifiée. L'emploi d'un convertisseur de couple à turbines multiples en conjugaison avec l'organisation modulaire des cabestans permet de réduire l'encombrement de la machine et la quantité de métal à mettre en oeuvre, car le nombre de moteurs et le nombre de transmissions sont réduits. La comparaison des paramètres technico-économiques de la machine conforme à l'invention avec ceux d'une machine connue pour usage similaire, montre que la surface occupée par la machine, conforme à l'invention, est deux fois plus petite, la quantité de métal à mettre en oeuvre, trois fois plus petite et son prix, deux fois plus bas. On peut appliquer l'invention à divers types et à diverses tailles de machines à tréfiler multiples sans glissement des produits filiformes sur les cabestans, ainsi qu'à des machines qui peuvent remplacer certains types à glissement. La commande électrohydromécanique, conforme à l'invention, de l'entraînement des cabestans de la machine à tréfiler est multifonctionnelle, sa conception est relativement simple, et son utilisation commode ; elle peut être employée dans les machines à transmission hydrodynamique. La puissance totale transmise aux cabestans restant constante, on peut modifier sa distribution entre les cabestans constitutifs et, par cela-même, régler la tension aval du fil sur les cabestans. La distribution uniforme de la contre-traction aval entre tous les cabestans est favorisée par l'automaticité interne du convertisseur de couple, résultant de sa faculté de changer automatiquement la vitesse en fonction de la charge. L'utilisation de by-pass entre les turbines et d'un étranglement réglable commun, en combinaison avec l'automaticité interne du convertisseur de couple, permet de changer simultanément et proportionnellement la tension aval du fil sur tous les cabestans de la machine à tréfiler, ce qui élargit les possibilités technologiques de la machine et simplifie notablement sa commande comparativement aux machines à tréfiler connues, à entraînement électromécanique des cabestans et réglage individuel de la tension du fil sur chaque cabestan. il va de soi que les spécialistes peuvent apporter à la machine à tréfiler multiple, décrite à titre d'exemple nullement limitatif, diverses modifications ne sortant pas du cadre de l'invention. REV!NDICATIONS 1.- Machine à tréfiler multiple sans glissement des produits filiformes, comprenant un dévidoir et un enrouleur disposés en correspondance avec le sens du tréfilage par rapport au bâti, sur lequel sont montés des porte-filière avec des filières et des cabestans, chacun desquels est fixé sur un arbre individuel lié à un moteur par une transmission hydrodynamique comprenant une roue-turbine, caractérisée en ce que les cabestans-sont groupés en modules, dans chacun desquels ils sont coaxiaux, la transmission hydrodynamique de chaque module étant réalisée sous la forme d'un convertisseur de couple à turbines multiples, dont chaque roueturbine est fixée sur le bout de 11 arbre opposé à celui portant le cabestan. 2.- Machine à tréfiler selon la revendication 1, caractérisée en ce que chaque convertisseur de couple à turbines multiples est doté de by-pass raccordant entre elles les entrées de ses roues-turbines, des étranglements de réglage étant insérés dans ces by-pass. 3.- Machine à tréfiler selon la revendication 2, caractérisée en ce que les by-pass de l'un des convertisseurs de couple à turbines multiples sont raccordés aux by-pass correspondants de l'autre convertisseur de couple à turbines multiples. 4.- Machine à tréfiler selon la revendication 1, caractérisée en ce que chaque convertisseur de couple à turbines multi ples est doté d'un obturateur coupant le courant de fluide dans son enceinte utile et ayant des tiges liées par des articulations à une tringlerie qui est accouplée à la tige d'un vérin hydraulique de manoeuvre, dont la chambre côté tige est mise en communication avec l'enceinte utile de l'un des convertisseurs de couple à turbines multiples via un étranglement réglable et un clapet de nonretour, et dont la chambre sans tige est mise en communication, via deux distributeurs à deux positions, avec cette même enceinte du convertisseur de couple à turbines multiples et avec une conduite de retour sur laquelle est monté un étranglement réglable, ainsi que directement avec le retour. 5.- Machine à tréfiler selon la revendication i, caractérisée en ce que dans le carter de chaque convertisseur de couple turbines multiples est prévue une barre pour le blocage des cabestans, cette barre étant dotée d'un actionneur la faisant coulisser en va-et-vient dans des ouvertures pratiquées dans les disques des roues-turbines. 6.- Machine à tréfiler selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'est incorporé dans chaque cabestan une pince pour l'ancrage du fil, comprenant des mors dont l'un est réalisé en forme de coin et est doté d'un mécanisme pour son coulissement longitudinal dans le sens de prise du fil, et dont l'autre mors est réalisé cylindrique, avec une rainure transversale dans laquelle s1 engage le premier mors, et monté dans le corps du cabestan de façon qu'il puisse tournerrantour de son axe longitudinal, perpendiculaire à la direction du coulissement du premier mors.