La présente invention se rapporte à des perfectionnements aux moyens de déforestage. Elle concerne plus particulièrement les engins automoteurs utilisés dans le déforestage de forets comportant une forte densité d'arbres à troncs de fort diamètre. Lorsqu'on pratique le déforestage dans le but de planter sur le terrain dégagé de sa végétation initiale des arbustes destinés à la production par exemple de bois d'oeuvre, de fruits ou de caoutchouc naturel, on procède de la façon suivante. Tout d'abord on abat les arbres, on sépare les branches des fûts et lton tronçonne ces pots. Puis on met le feu à l'ensemble de façon à brûler les feuilles ainsi que les petites branches. Enfin, on procède å l'amdnagement d'allées parallèles en déblayant le sol des bois ayant résisté à l'opération de brûlage ci-dessus mentionnée. C'est le long des ases médians de ces allées que l'on plante les arbustes en rangée, la distance transversale entre les axes médians de deux allées voisines étant égale à la distance transversale séparant deux rangées d'arbustes voisines. L'opération de déblaiement se fait habituellement avec des engins automoteurs se déplaçant le long de l'axe de l'allée de plantation à créer. Ces engins poussent devant eux un organe approprié à reieter les débris de bois latéralement de part et d'autre de l'aie de l'allée. Cet organe consiste-en générale en une lame rigide en forme de V dont la ponte rase le sol et est dirigée dans le sens de la tralectoire de l'engin. S'ii est relativement facile, à l'aide d'un engin ainsi équipé, de rejeter latéralement les tronçons provenant des fats, il est plus difficile de rester les bruches ayant résisté à l'opération de brûlage. Ces branches s'accumulent en effet devant l'engin lorsque celui-ci a parcouru une certaine distance, et forment un obstacle de hauteur croissante s'opposant à la poursuite normale du déblaiement de l'allée0, Le but de la présente invention est de proposer un moyen pour éviter une telle accumulation de branches devant la lame de l'engin et pour faciliter leur évacuation' latéralement à la trajectoire suivie par l'engin. En conséquence, la lame rigide conforme à l'invention, destinée à équiper un engin automoteur, comporte deux parois dont la pointe inférieure, lorsque la lame est en service, est voisine du sol et, au-delà de ce dernier, se poursuit par une arête disposée du côté opposé à 11 engin par rapport à la lame, c'est-à-dire du côté où la lame entre en contact avec les déblais. Cette lame est caractérisée en ce que son arête est prolongée au moins en partie par une première étrave qui s'étend à partir de la pointe inférieure de l'arête et dans la direction opposée à l'engin par rapport à la lame, la tranche de cette première étrave faisant un angle inférieur à 45 par rapport a la normale au sol lorsque la lame est en service, ladite première étrave étant prolongée par une seconde étrave dont la pointe la plus éloignée de ladite arête se trouve au voisinage du sol, cette seconde étrave s'étendant sur une hauteur inférieure à celle de la première étrave et ayant une tranche comportant deux segments consécutifs, le premier, le plus voisin du sol, faisant un angle voisin de celui que forme la tranche de la première étrave, et le second un angle plus grand par rapport à la normale au sol lorsque la lame est en service. Le fonctionnement de la lame est le suivant : lorsque l'engin fait avancer la lame sur sa trajectoire les branches entrent tout d'abord en contact avec la tranche de la seconde. étrave. Les branches sont alors animées d'rm mouvement de translation ascendant le long de ladite tranche et elles sont entamées puis sectionnées par la tranche. Les branches qui échappent à l'action de la seconde étrave entrent en contact avec la tranche de la première étrave dont l'inclinaison est sensiblement égale à celle du premier segment de la seconde étrave et elles sont également sectionnées dans leur mouvement ascendant le long de la tranche de la première étrave. I1 résulte de cette disposition de deux étraves que toutes les branches sont sectionnées. Elles ne peuvent donc s'amonceler devant l'arête de la lame et par suite sont rejetées latéralement par une des parois de la lame. De préférence les deux parois de la lame destinées à entrer en contact avec les déblais forment un angle voisin de 900 et sont disposées symétriquement par rapport à la trajectoire que doit suivre la lame. De préférence aussi la seconde étrave a une hauteur correspondant au tiers de la hauteur de l'arête de la lame et les segments composant sa tranche ont pratiquement la même hauteur. I1 est avantageux que 1 angle du premier segment de la tranche de la seconde étrave soit compris entre 20 et 300, l'angle optimal paraissant être de 240 par rapport à la normale au sol. Il en est, conformément à l'invention, de même de l'angle de la tranche de la première étrave. L'angle du second segment de la seconde étrave peut être avantageusement choisi entre 40 et 50 , ltessentiel étant, conformément à l'invention, qu1il.soit supérieur à celui formé par le premier segment avec la normale au sol. Avantageusement aussi, il convient de prolonger en direction du sol la base de la. seconde étrave, qui se trouve au voisinage du sol, au moyen d'un soc fusiforme en un matériau résistant à l'abrasion. Ce soc renforce la base de la seconde étrave et peut être prolongé' sous la base de la première étrave jusqu'au niveau de l'arête de la lame. Ainsi la base de la lame ne repose pas sur le sol. Cette disposition protège le sol du contact perturbateur de la lame. Ceci est avantageux en particulier dans les pays où la couche d'humus ou de terre arable est mince. Un autre avantage du soc protecteur est qu'il trace sur le sol un sillon marquant l'aie de l'allée le long duquel on prévoit de planter les arbustes. Le dessin dont la description suit illustre un exemple d'exécution non limitatif de l'invention et est destiné à faciliter -la compréhension de celle-ci. Sur ce dessin - la figure 1 représente une vue en élévation d'une lame en position de service conforme à l'invention, l'engin automoteur étant repré senté symboliquement, et - la figure 2 une vue en plan de la même lame. Les mêmes repères numériques sont affectées pour désigner les éléments identiques représentés aux deux figures. Sur les figures 1 et 2 on voit une lame 1 dont les parois 2 et 3,constituées au moyen de deux tôles d'acier planes,forment un angle de 900 ,de façon à dépasser le gabarit transversal de l'engin automoteur 4 destiné à propulser la lame 1. Cette lame est fixée à l'engin 4 au moyen d'un dispositif dont les détails ne sont pas représentés et qui permet de déplacer la lame 1 en hauteur par rapport au sol 6. Conformément à l'invention l'ar8te 7 formée par les deux partis 2 et 3 de la lame 1 est prolongée par une première étrave 8. Dans l'exemple décrit cette arase ést rectiligne et normale au sol. La tranche 9 de cette première étrave 8 fait un angle de 240 avec la normale au sol. Cette première étrave 8 est constituée par une t81e d'acier d'épaisseur appropriée soudée le long de l'arête 7 à la lame 1 de façon à former un angle de 1350 avec chacune des parois 2 et 3 de la lame 1. La seconde étrave 10 constitue le prolongement de la portion inférieure de la tranche 9 de la première étrave 8. La tranche 11 de la seconde étrave 10 est constituée de deux segments 12 et 13. Le segment 12, le plus voisin du sol 6, mais aussi le plus éloigné de l'arête 7 de la lame 1, est pratiquement parallèle à la tranche 9 de la première étrave 8. lie segment 13 fait un angle plus grand avec la normale au sol. Dans cet exemple, cet angle est égal à 460. La tranche 11 de la seconde étrave 10 étant susceptible de s'user rapidement dans certaines conditions, il est avantageux de prévoir dans le prolongement du segment supérieur 13 et entre celui-ci et la tranche 9 de la première étrave 8 un segment relativement court et faisant un angle de 900 avec la normale au sol. La seconde étrave est, dans l'exemple représenté, également constituée par une tôlé d'acier d'épaisseur appropriée. Conformément à une variante préférentielle de l'invention la base de la seconde étrave 10 est prolongée vers le sol par un soc 16 prolongé sous la base 17 de la première étrave 8. Oomme on le voit sur la figure 2, ce soc crée un écartement 18 entre les deux parois 2 et 3 de la lame 1 et le sol 6. I1 va de soi que la hauteur de la lame 1 doit être choisie en fonction des travaux à effectuer et des caractéristiques de l'engin auquel est adaptée la lame conforme à l'invention, notamment de la puissance de celui-ci et de la hauteur au-dessus du sol du poste de conduite de l'engin. I1 en est de même des hauteurs des première et seconde tranches prolongeant 11 arête de ladite lame. Dans certains cas il y a intérêt à superposer plusieurs ensembles formés chacun par une première et une seconde tranche conformément à l'invention. REVENDICATIONS 1. Lame rigide destinée à équiper un engin automoteur, comportant deux parois formant un V et dont la pointe inférieure, lorsque la lame est en service, est voisine du sol et se poursuit par une~artte disposée du côté opposé à l'engin par rapport à la lame, ladite arête comportant un prolongement du cOté opposé à l'engin par rapport à la lame, caractérisée en ce que le prolongement de l'arête (7) de la lame (2, 3) est constitué par une première étrave (8) qui s'étend à partir de la pointe inférieure de l'arête (7) etdans la direction opposée à l'engin (4) par rapport à la lame, la tranche (9) de cette première étrave (8) faisant un.angle inférieur à 450 par rapport à la normale au sol (6) lorsque la lame est en service, cette première étrave (8) étant prolongée par une seconde étrave (10) dont la pointe la plus éloignée de l'arête (7) de la lame se trouve au voisinage du soi (6), cette seconde étrave (10) s'étendant sur une h auteur inférieure à celle de la première étrave (8) et ayant une-tranche (11) comportant deux segments (12, 15) consécutifs, le premier (12), le plus voisin du sol, faisant un angle voisin de celui que forme la tranche (9) de la première étrave (8), et le second (13) un angle plus grand par rapport à la normale au sol lorsque la lame est en service. 2. Lame selon la revendication 1, caractérisée en ce que ses dut parois (2, 3) destinées à entrer en contact avec les déblais forment un angle voisin de 900 et sont disposées symétriquement par rappqrt à la trajectoire que doit suivre la lame. 3. Lame selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que la seconde étrave (10) 6 tine hauteur correspondant au tiers de la hauteur de l'arête (7) de la lame, le premier (12) et le second segment (13) de la tranche (11) de la seconde étrave (10) ayant à peu près la même hauteur. -4. Lame selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce ue l'angle du premier segment (12) de la tranche (11) de la seconde étrave (10) et celui de la tranche (9) de la première étrave (8) sont compris entre 20 et 300 et sont de préférence voisins de 24 , ces angles étant mesurés par rapport à la normale au sol (6). 5. Lame selon l'une des evendications 1 à 4, caractérisée en ce aue l'angle du second segment (13) de la tranche (11) de la seconde étrave (1û) est compris entre 40 et 50 , cet angle étant mesuré par rapport à la normale au sol (6). 6. Lame selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que la seconde étrave (10) est prolongée du côté de sa base et en direction du sol (6) au moyen d'un soc (16) en forme de fuseau et rursistant à l'abrasion. 7. Lame selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que la première étrave (8) se trouve prolongée en direction du sol (6) au moyen du même soc (16) prolongeant la base de la seconde étrave (10).