Le déplacement des poles industriels, la multiplication des ouvriers itinérants la migration estivale ou hivernale des vacanciers ont. dévoilé les inconvénients de l'habitation traditionnelle immobile et la nécessité de logements permanents ou épisodiques confortables ainsi que la création d'annexes professionnelles telles que bibliothèques, magasins ambulants de vente ou d'exposition, salles de réunion,chambres d'hôtels, centres mobiles de soins médicaux, abris pour sinistrés, bureaux, échoppes d'artisans, etc. Seules les résidences transportables ou tractables peuvent répondre à cette nécessité, mais la contrainte du gabarit limite leur surface aménageable et, par suite, leur confort. Pour résoudre ce problème-de surface au sol quelques moyens de dépliages ont été imaginés ainsi que plusieurs autres d'emboItage mais la complexité d'ouverture pour les uns et les mécanismes mis en oeuvre pour les autres en ont limité la diffusion. Le moyen le plus couramment utilisé mais onéreux et difficilement déplaçable par le grand public restant la juxtaposition de plusieurs habitations mobiles classiques. Le module d'habitation ou à usage professionnel faisant l'objet de ce brevet se présente fermé, sous la forme d'un volume parallélépipédique dont les trois dimensions peuvent être conformes à un quelconque gabarit de transport et qui, ouvert, forme un ensemble homogène de deux, trois, quatre ou cinq volumes modulaires du volume fermé ; la construction suivant l'utilisation pouvant s'arrêter à l'un quelconque de ces multiplicateurs comme nous l'examinerons dans deux cas précis (pl 1 - 2 et pl 3 - 4) ou aller au-delà en suivant le même principe de réalisation quelques unes des caractéristiques essentielles sont que chaque module peut être équipé pour etre auto-tracté, tracté, transporté ou aéro-porté et que la seule manoeuvre des planchers des parties extensibles en assure l'ouverture et la fermeture. 10 CAS (pl 1 - 2) : Quand le nombre des extensibles est supérieur à deux. Composants du module (pl 1 fig 1 - 2 - 3) Le premier volume que nous appellerons "noyau A" est délimité par un plancher 1, un plafond 2 et deux petits cotés 3 - 4 (pl 1 fig 1) il est susceptible de renfermer tout l'aménagement nécessaire fixé à de- meure ou non, de mamie qu'il peut porter tous les équipements aptes à le déplacer. Les deuxième et troisième volumes que nous appellerons nextensibles B - D sont délimités par les plafonds 5 - 6, les petits cotés 78 - 9 - 10 et les planchers mobiles 11 - 12 articulés horizontalement de part et d'autre de 1, qui se replient à l'intérieur de B - D, assurant ainsi l'indéformabilité des extensibles (pl 1 fig 2). Les quatrième et cinquième volumes eux aussi "extensibles C-EW sont délimités par les plafonds 13 - 14, les petits côtés 15 - 16 - 17 18, les grands catés 19 - 20 (ceux-ci pouvant être partiellement ou entièrement supprimés, ex. s juxtaposition de plusieurs engins) et les planchers mobiles 21 - 22 articulés horizontalement sur les bords libres de 11 - 12 d'une part, et articulés horizontalement par le càté opposé à la base de 19 - 20 existante ou non d'autre part (pl 1 fig 1). Ils remontent pour se plaquer dos à dos avec 11 et 12 et celà à l'intérieur de C - E assurant ainsi leur indéformabilité (pl 1 fig 2). Des bras F, articulés verticalement sous le plancher 1 du "noyau A" à la manière d'avirons repliables, se composent de bras 23 et davant-bras 24. Leur nombre est directement fonction de la longueur du module et de la charge à supporter (pl 1 fig 3). Conditions d'emboitement (pl 2 fig 1) La section extérieure de A doit être, aux conditions de jeux près, égale à la section intérieure de B. La section extérieure de B doit hêtre, aux conditions de Jeux près, égale à la section intérieure de C. La section extérieure de C doit être, aux conditions de jeux près, égale à la section intérieure de D. La section extérieure de D doit être, aux conditions de jeux près, égale à la section intérieure de E. La largeur de chaque plancher mobile doit etre, aux conditions de jeux près, égale à la hauteur intérieure de B pour le 11 et le 21 et de D pour le 12 et le 22. La longueur de chaque plancher mobile doit être, aux conditions de jeux près, égale à la longueur intérieure de son extensible correspondant. Dans le cas considéré (nombre d'extensibles supérieur à deux) les bras articulés F doivent être repliés et mis à niveau par des vérins à vis classiques 25 avant d'opérer le déboftage. De même, le noyau A doit être lui aussi nivellé à la manière des caravanes par des vérins 25 identiques. L'ordre de débo$tage est le suivant : par un mécanisme simple que nous étudierons dans le paragraphe suivant, les planchers mobiles il et 21 descendent suivant une perpendiculaire à la ligne dtarticulation qui les unit ; ce mouvement fait sortir simultanément C de B et B de A. Cette phase terminée, on procède de même pour les planchers mobiles 12 et 22 qui entrainent D - E, chaque groupe d'extensibles roulant sur les bras 23 et les avant-bras 24 de F. Mécanismes de manoeuvre (pl 2 fig 2 - 3 - 4) LemboStement des extensibles B - C - D - E est assuré par roulement. L'extensible B porte sous le plafond 5 et sur la face intérieure de 7 - 8 des galets aptes à rouler sur le "noyau A".L'extensible C de même pour rouler sur B. D pour rouler sur C et E pour rouler sur D. Le guidage en translation sur les bras F (fig 2) s1 effectue grace à des galets 28 fixés sur un longeron 34 - 35 - 36 - 37 qui remplace les grandes paroies inexistantes de B - D et C - E. élévation des planchers en M peut être obtenue suivant deux mécanismes différents selon la charge et énergie disponible. - 10 Solution : hydraulique ou pneumatique (fig 2) Deux séries indépendantes de vérins N articulés sur 1 exercent sur 11 et 12 une force apte à amener ces derniers de l'horizon- tale à la verticale ; simultanément 21 et 22 passent aussi de l'horizons tale à la verticale. A chaque extrémité de M un train de galets R avec parachute de sécurité (pl 2 fig 4), solidaire des planchers mobiles 21 et 22, coulisse dans des glissières Q fixées sur 7 - 8 - 9 - 10, M décrivant un quart de cercle autour de T, B - D s1embotent sur le "noyau A" ; simultanément 21 et 22 articulés en S sur 19 - 20 et en M sur li - 12 embottent C - E sur B - D et donc sur A. - 20 -Solution : par cabales (fig 3) Sous le plancher 1 de A sont fixés deux treuils manuels ou électriques V enroulant un cable Z qui passe dans la série de poulies suivantes : G fixée sur la paroie 3 de A, H fixée sur les paroies 7 - 9 de B - D, I fixée sur'les planchers mobiles 11 - 12 à chaque extrémité de M, H fixée sur les paroies 8 - 10 de B - D et enfin se fixe en J sur la paroie 4 de A. Le système "galet-glissière" de la première solution est le même pour celle-ci et l'embotement identique. 20 CAS (pl 3 - 4) : Quand le nombre d'extensibles est égal ou inférieur à deux. Composants du module (pl 3 fig 1 - 2 - 3) Le t'noyau A" est identique à celui du premier cas ainsi que l'extensible B seul ou accompagné de D, ceux-ci possédant ou non un grand côté 26 - 27 similaire au 19 - 20 de C - E (fig 1). Les planchers mobiles 11 - 12 (fig 2) sont les mêmes, les bras articulés F ne se.com- posent plus que de la pièce 23 (fig 3). Conditions d'emboStement (pl 3 fig 3) Identiques au premier cas mais les bras articulés F en position des extensibles B - D ouverts ne doivent pas faire avec le "noyau An un angle égal ou supérieur à 90 dans leur sens de pliage (fig 3) car, si le "noyau A" doit toujours etre mis à niveau par les vérins 25 avant l'opération de déboStaget les bras F dans le cas de charges faibles se déplieront simultanément à 11 ouverture de B - D et seront stabilisés par des vérins 25 la manoeuvre terminée. Mécanismes de manoeuvre (pl 4 fig 1 - 2 - 3) L'embottement des extensibles B - D est assuré par des galets disposés comme dans le premier cas. L'élévation des planchers 11 et 12 bénéficie des deux solutions déjà étudiées mais une troisième et quatrième peuvent être adoptées pour les modules de dimension moyenne (fig 1) et petite (fig 2) possédant le grand côté 26 - 27. 10 - Module de dimension moyenne (fig 1) : Un treuil V enroule du meme caté deux câbles Z qui passent sur les poulies suivantes : G fixée sur la paroie 26 - 27, I fixée sur les planchers mobiles 11 - 12 et enfin se fixent au niveau de l'articulation T par deux chapes K suffisemment déportées du plancher pour permettre dans la position verticale de 11 - 12 un embortement parfait de B - D. Le train de galets R avec parachute de sécurité (pl 2 fig 4) coulisse dans les glissières Q pouvant être situées sur la paroie 26- - 27. 20 - Module de petite dimension (fig 2) Un treuil V enroule un câble Z qui passe par les poulies suivantes : G fixée sur la paroie 26 - 27, I fixée sur le plancher mobile 11 - 12 et enfin se fixe au niveau de l'articulation T par une chape K comme précédemment. Une seule glissière pouvant etre montée. Par ailleurs, les bras F, pour les charges faibles, sont munis à leur extrémité libre, d'un train de galets à deux directions (pu 4 fig 3) coulissant dans une glissière U située sous le grand .caté 26 - 27. Pendant la phase de débitage le plancher mobile s'abaisse et entrain l'extensible, la glissière U tire sur les bras par ltinter-- médiaire des galets horizontaux 30 - 31, le poids de la partie extensée étant soutenu par 32 - 33. Le mouvement terminé, le plancher mobile est en appui sur les bras 23 et les vérins 25 sont descendus pour stabiliser l'ensemble (pl 3 fig 3). La longueur des bras 23 doit donc être dimensionée de fa çon qu'ils ne soient pas entièrement dépliés et n'arc-boutent pas à la fermeture. Dans les deux cas, l'entière disponibilité de la face supérieure des planchers mobiles Il - 12 offre la possibilité d'une fixa tion à demeure d'aménagements tels que lits, baignoires, sièges, etc. Coux-ci se retrouvent à la verticale lors de la fermeture. Le fait que nul mécanisme de manoeuvre ou une quelconque partie des extensibles ne vienne pénétrer le volume intérieur du noyau laisse une entière liberté d'aménagements (voir ex. pl 5). Il est à noter t par ailleurs, que pour la réalisation de grandes surfaces closes, salles de projection, de conférence, de congrès, de chirurgie ou autre, des modules peuvent être accolés à l'infini par l'intermédiaire de "soufflets'1 fixés sur le bord de C - E ou B - D par un système semblable aux auvents de caravanes : les embouts de la "chenille habitable" ainsi obtenue étant des modules possédant soit en C - E soit en B - D une grande paroie 19 ou 20 ou 26 ou 27 (pl 1 fig 1 et pl 3 fig 1). Les deux cas examinés pouvant se complémenter. L'étanchéité de ces-modules n'a de caractéristique que le principe simple du recouvrement -complémenté par des balais 40 et des joints à compression 41 (pl 2 fig 1). REVENDICATIONS 1 - Module d'habitation ou professionnel extensible latéralement, composé d'une partie fixe et d'au moins une partie extensible latéralement par rapport à son axe. Ce module est caractérisé par le fait que l'extension est obtenue par la seule manoeuvre du plancher de l'élément extensible articulé horizontalement. 2 - Module dthabitation ou professionnel suivant revendication 1, caractérisé par le fait que les parties extensibles sont constituées d'ensembles rigides, aptes à coulisser et à sZemboiter : : l'un sur la partie portante fixe, les autres sur la première partie extensible préalablement refermée. 3 - Module d'habitation ou professionnel suivant revendication 1, caractérisé en ce que la manoeuvre du ou des planchers mobiles s'effectue par l'intermédiaire soit d'un mécanisme "treuil-câble", soit hydrauliquement ou pneumatiquement. 4 - Module d'habitation ou professionnel suivant revendication 1 caractérisé par la présence de bras articulés symétriquement sur la partie fixe de manière à supporter le poids des parties mobiles au cours de la manoeuvre d'ouverture et plus particulièrement celui des planchers en position dépliée. 5 - Module d'habitation ou professionnel suivant revendication 1, caractérisé par ses appuis ponctuels désolidarisés du sol qui libèrent le module de tout mouvement de ce dernier (sols non stabilisés, secousses sysmiques) et permettent un positionnement rapide et rigoureux. 6 - Module d'habitation ou professionnel suivant revendication 1, caractérisé par son système d'étanchéité passive (recouvrement) et active (joints balais et à compression). 7 - Module d'habitation ou professionnel suivant revendication 3, caractérisé en ce que le volume, aussi bien en-position ouverte que fermée, est totalement dégagé de tout mécanisme de manoeuvre. 8 - Module d'habitation ou professionnel suivant revendication 3, caractérisé par l'adjonction d'un système dit de "parachute à iner tie qui assure automatiquement le blocage en toute fiabilité du plancher en élévation en cas d'incident mécanique. 9 - Module d'habitation ou professionnel suivant revendication 7, caractérisé en ce que les planchers mobiles portent, fixé à demeure et prêt à l'utilisation, tout ou partie de l'aménagement d'une cellule du module- tant en usage d'habitation que professionnel. 10 - Module d'habitation ou professionnel suivant revendication 2, caractérisé'en ce que le module, tant en usage dshabitation que pro fessionnel, peut être dimensioné suivant un quelconque gabarit de transport. 11 - Module d'habitation ou professionnel suivant revendication 1, caractérisé par la possibilité de supprimer tout ou partie de la pa roie principale des extensibles afin de pouvoir accoler les modules entre eux.