La présente invention concerne la préparation de pâtes de collagène utilisées en particulier pour la fabrication de boyaux de saucisse artificiels. Cette pâte peut cependant être utilisée à d'autres fias, par exemple la fabrication de pellicu-5 les et filaments à usage chirurgical» la préparation de pâtes donnant de façon reproductible des boyaux de bonne qualité est très difficile„ XI est désirable que les boyaux de saucisse ne soient ni trop tenances, mats et susceptibles de se fendre, ni peu résistants, trop lus— 10 très et susceptibles de se boursoufler. lies propriétés du boyau sont déterminées par celles de la pâte et il est difficile d'ajuster les propriétés, de la pâte et celles "dix eollagène dont la pâte est faite et, simxîltanémeïit, de choisir les propriétés représentatives de la pâte, de sorte que la préparation de cette 15 pâte est un art délicat et qu'il est difficile d'obtenir des résultats reproductibles. On a découvert à présent qu'en déterminant l'aptitude à l'extraction d'un, collagène traité en miliau alcalins ce qui constitue une mesure de sa solubilité en milieu acides on peut 20 obtenir une pâte satisfaisante à condition de régler la teneur en solides du collagène, tel qu'il est préparé à l,état moulu9 pour la conversion en une pâte gonflée, suivant la valeur déterminée de l*aptitude à l'extraction, de façon à conférer à la pâte gonflée une viscosité apparente convenable qui est celle dont l'esspé-25 rience a indiqué qu'elle permet d'obtenir des boyaux et autres produits de bonne qualité,. aptitude à l'extraction du collagène est elle-même ajustée au cours de la préparation du collagène par traitement en milieu alcalin de la matière première, laquelle est avantageusement constituée par de la peau verte. 30 Iî*invention a donc pour objet un procédé de prépa ration d'une pâte de collagène propre à 1'extrusion, suivant lequel î (1) on traite le collagène au moyen d'un alcali fort en présence d'un sel capable d'empêcher le collagène de gonflerj 35 (2) on détermine par un procédé approprié quelconque l'aptitude à l'extraction, à savoir la proport.-' vn. -}!ua échantillon qui est soluble en milieu acide j. (3) on forme une pâte gonflée au moyen Su collagène traité f la teneur en solides étanfr ajustée en fonction de. l'aptitude à 40 l'extraction du collagène qui a été déterminée de façon que la 69 07576 2 2004141 pâte ait une viscosité apparente permettant l'extrusion. Ii''aptitude à Ie extraction est une indication de la dégradation de la matrice de collagène insoluble naturel en une matière soluble et est définie comme étant la fraction d8un échantillon de 5 collagène qui est soluble en milieu acide, comme on peut l'éta»-blir par un procédé approprié quelconque© Ua pr-sêdé de o® genre consiste évidemment de manière avantageuse à dissoudre 1*échantillon;, par exemple dans de 12acide acétique 0,15 Ei9 aaia tout autre procédé permettant d 3obtenir une indication directe ou indirect® 10 sur la fraction de l'échantillon qui est en f ait soluble en milieu acide convient aussi» la solubilité en question eesseai© les molé-suies uniques d» "Vropocollagène qui sont lés nnit&G eonstitatiTeï fondamentales du collagène et qui ont un poids moléculaire dffaa.m--ron 3ÛO.OOQ,, 15 De préférence s lorsqu8 on utilise du collagène de n_ -::iz vertes épilées mécaniquement, l'aptityde à 15 estrac? bioa est i -S à l&fa sur base sèche et la teneur en solides est de 4*5 £ sur la. même base, et la viscosité apparente de la pâte est .••-ns &q 45 à 80 peiseso 20 XI est particulièrement préférable, dans le cas. des pâtes gonflées en milieu acide à ira. pS de 2,S à 3s? fsitûE «m moyen de collagène de peaux vertes épilées mécaniquGQaat'9 iva© l'aptitude à l'extraction (0), la teneur en solides (S) ot 1& g viscosité apparente (ya) à 920 secondes"" soient àoim®Qg! pas la 25 relation suivante % /» = l5,7±' ]'[■ 100 Bn d'autres termes, cette relation indique que la 30 viscosité apparente à la vitesse de cisaillement indiquée est pro» portiormelle à la puissance 1,5+ G-,2 du produit Sa la teneur en .solides par la fraction de collagène non susceptible d8extraction© la viscosité apparente est la viscosité d8un fluide. netïtonien (effort au cisaillement proportionnel à la vitesse de cisaillement) 35 accusant la même résistance à 18 écoulement que la pâte à la vitesse de c isaillemônt indiqué©,, I»®aptitude à l'extraction est-. déterminée svee avantage . .sur le lot. ceancerné, parce que.le collagène traité peut être con -.. serve facilement et l*est en.-pratiqua pour constituer xm. stock de 40 fabrication., Sependas:^, si la matière première est suffisamment 69 07576 3 2004141 uniforme, l'aptitude à l'extraction peut être déterminée par référence à un lot semblable plus ancien traité de même dont cette propriété est connue» L'aptitude à l'extraction du collagène intervenant 5 dans les relations numériques ci-dessus et satisfaisant aux préférences indiquées est le pourcentage pondéral d'un échantillon de 1,5 g de collagène moulu, débarrassé par expression de l'humidité superficielle, absorbé après 12 heures d'immersion à 20°C dans 100 ml d'acide acétique aqueux 0,15M et subsistant en solution 10 après centrifugation pendant 30 minutes à 27.000 g et filtration du liquide surnageant à travers un filtre fritté de porosité n°3. La quantité de collagène dans le liquide surnageant peut être établie par tout procédé convenable, par exemple par analyse à l'hydroxy-proline ou par la réaction au biuret modifiée et est exprimée sur 15 base sèche. Le pourcentage est rapporté au poids de 1,5 g d'un échantillon, et avantageusement de 5,0 g, identique à l'original, subsistant après séchage jusqu'à poids constant à 105°C. Les teneurs en graisses et minéraux peuvent être négligées dans le cas d'un bon collagène pauvre en graisses et minéraux si une détermination préa-20 lable a indiqué que ces concentrations sont faibles. Un. traitement convenable pour le collagène en vue de l'ajustement à son aptitude à l'extraction consiste, par exemple, à l'immerger, sous forme d e morceaux de peau refendue, par exemple, dans une solution saturée ou quasi saturée (de préférence jusqu'à 25 plus de 90$) de sulfate de sodium pendant quelques heures, jusqu'à imprégnation uniforme, puis à l'immerger dans une solution semblable contenant de l'hydroxyde de sodium, de préférence à un pH^plus de 13, jusqu'à ce que l'aptitude à l'extraction requise soit atteinte, la durée pouvant être établie par simple expérience. Le sulfate 30 de sodium empêche le collagène de subir un gonflement qui n'est pas désiré à ce stade. Le sel ordinaire convient aussi pour empêcher le gonflement. Le temps nécessaire dépend des conditions, par exemple de la température, de la concentration en hydroxyde de sodium et du degré de division du collagène. Par exemple, lors-35 qu'on utilise du sulfate de sodium, une durée d'environ 20 heures suffit dans de l'hydroxyde de sodium 1N à une température de 20°C. Lorsque le chlorure de sodium est l'agent qui empêche le gonflement, la durée nécessaire pour une concentration déterminée en alcali augmente, par exemple elle est de 24 à 36 heures, et au 40 mieux de 30 heures, dans un alcali 1ÎT à 20°C. Les sels appropriés 69 07576 4 2004141 d'autres métaux alcalins, comme le lithium et le potassium et même des sels d'ammonium dans des conditions opportunes, conviennent pour empêcher le gonflement» Si la normalité de 1'hydroxyde de sodium est augmentée, 5 le temps nécessaire diminue, la limite étant imposée, croit-on, par la perméabilité et l'état de division du collagène, mais un alcali d'une concentration excessive dégrade la partie extérieure du morceau de collagène sans pénétrer suffisamment à l'intérieur de celui-ci» •jO Après le traitement, le collagène est neutralisé par immersion dans un acide, puis lavé. Son aptitude à l'extraction peut être déterminée à ce moment. On peut évidemment soumettre à un nouveau traitement un lot dont l'aptitude à l'extraction est faible, mais il est préférable de rejeter un lot dont l'aptitude 15 à l'extraction est excessive» l'aptitude à l'extraction, qui est imposée par le traitement appliqué au collagène brut, ne peut être modifiée facilement lorsque le collagène a été moulu au cours d e la préparation de la pâte, mais l'ajustement de la teneur en solides par addition d'eau 20 conférant à la pâte finie la viscosité requise est possible. Des variations des paramètres opératoires et de l'état des matières premières sont donc admissibles lorsqu'une valeur appropriée pour l'aptitude à l'extraction qêté établie par simple expérience» la validité de l'invention n'est limitée par celle d'au— 25 cune théorie, mais on est porté à croire que la visoosité de la pâte est de façon générale une fonction de la concentration en fibres de collagène de la pâte et par conséquent du collagène traité fortement au moyen d'un alcali et contenant peu de fibres, peut conduire à une viscosité suffisamment élevée si la pâte a une 30 haute teneur totale en solides, tandis qukn collagène traité légèrement au moyen d'un alcali peut donner une viscosité suffisamment basse si la pâte a une faible teneur totale en solides. Dans chaque cas les boyaux obtenus ont, croit—on environ le même nombre de fibres par unité de surface et ont les propriétés requises. Les 35 fibres trop nombreuses ont, croit-on, pour effet de donner un boyau coriace susceptible de se fendre, tandis que des fibres trop peu' nombreuses donnent un boyau peu cohérent et susceptible de se boursoufler» la teneur en solides est établie facilement par analyse 40 ou, par exemple, par comparaison du poids d'un volume déterminé 69 07576 * 2004141 d,-un échantillon exempt d'air au poids du même volume d'eau. Il est possible d'établir des tables indiquant la teneur en solides pour une certaine valeur du rapport pondéral au moyen des densités du collagène et de l'eau. 5 le gonflement en milieu acide est préféré au cours de la préparation de la pâte, lorsqu'on recoirt au gonflement en milieu acide, le pH final de la pâte est de préférence de 2,8 à 3,5 et plus avantageusement de 2,9 à 3,1• les hydroxyacides organiques sont des exemples d'agents de gonflement appropriés, comme 10 il en est de l'acide citrique et de l'acide lactique dont le dernier est préféré, lorsqu'on recourt au gonflement en milieu alcalin le pE final est de - préférence de 11,5 à 12$ 2 et plus avantageusement de 11,8 à 12,1# l'ajustement de l'aptitude à l'extraction est précé-15 dé du lavage, de la désinfection et de l'épilage des peaux qui sont' des opérations classiques. Une technique convenable de préparation de la pâte est décrite ci-après à titre d*exemple. On rogne et on élimine les oreilles et la queue de peaux fraîches • vertes portant encore le poil et provenant de 20 taureaux âgés d1environ 18 mois et on coupe chaque peau en longueur de deux moitiés. Stade 1 - On introduit les demi-peaux dans un tonneau et on les soumet au traitement ci-après (les pourcentages sont rapportés au 25 poids de peaux vertes): (a) lavage à l'eau jusqu3à ce que l'eau de lavage soit virtuellement propre (par exemple une demi-heure); (b) lavage de 20 minutes avec 1$ de détergent l.Q. 12 et 150io d ' eau} 30 (c) lavage de 15 minutes avec de l'eau; (d) traitement de 2 heures dans une solution consistant en 150$ d'eau et 2 litres de produit vendu sous le nom de "Chloros" (désinfectant à l'hypochlorite de sodium) par peau entière} (e) lavage de 30 minutes dans l'eau; 35 (f) élimination du poil à la tondeuse; (g) repos-dans l'eau jusqu'au lent? "train® les peaux sont alors échar*; •-as et refendues au moyen de l'appareillage habituel de tanneriey la couche côté fleur étant rejetée et la couche côté chair étant conservée en armoire frigo-40 rifique jusqu'au moment de l'utilisation» 69 07576 6 2004141 Stade 2 Au moment requis, les peaux refendues sont découpées, par exemple en morceaux carrés d'environ 14 cm de côté, et introduites dans une cuve de trempage contenant 400$ de solution saturée 5 de sulfate de sodium à 20+ 2°C. Cette cuve contient de préférence une lame horizontale animée d'un mouvement de va-et-vient pour l'agitation/est munie d'une chemise. Après 4 heures, on remplace la solution saturée de sulfate de sodium par un volume égal de solution saturée de sulfate 10 de sodium à la même température contenant de la soude caustique 1H. On ajoute de la soude caustique en paillettes périodiquement pour maintenir la normalité à 1 » Après environ 22 heures, on laisse s'écouler la solution caustique et on lave les peaux à trois reprises rapidement à l'eau pure pendant 30 minutes au total» 15 Après les lavages à l'eau, on lave les peaux à l'acide à un pH de 4 au moyen d'acide chlorhydrique dans une solution d'environ 800$ d'eau et 20$ de chlorure de sodium. Lorsque le centre des peaux refendues est neutre, d'habitude après 1 1/2 à 2 jours, on laisse s'écouler la solution acide et on lave les peaux 20 de façon continue à l'eau pendant encore environ 24 heures jusqu'à ce que l'effluent soit virtuellement exempt de sels. Stade 3 On soumet la peau lavée et traitée à une mouture avec de l'eau en la faisant passer une fois dans un moulin réglé pûttr 25 donner de gros fragments et une fois dans un moulin à viande dont la plaque est percée de trous de 1,5mm. On fait passer le mélange alors à trois reprises dans un broyeur colloïdal et on le conserve en armoire frigorifique jusqu'au moment de la détermination de la teneur en solides et de l'aptitude à l'extraction. Pendant la mou— 30 ture, la teneur en solides du collagène tombe d'environ 20$ à une valeur de 7 à 10$. On empêche la collagène d'atteindre une température de plus de 30°C qui est la limite supérieure préférée. Une température de 40°C ne peut jamais être franchie» Stade 4 35 Avant d'utiliser le collagène broyé, on le broie à nou veau à six reprises avec de l'eau et du glycérol en quantité suffisante pour amener sa teneur en solides et sa viscosité à une valeur convenable et sa teneur en glycérol à 5 - 10$ sur base sèche (le glycérol n'est pas indispensable à ce stade et s'il a été 40 omis, il est de préférence incorporé à l'eau de lavage utilisée 69 07576 7 2004141 après la formation du "boyau au moyen de la pâte)» Après le broyage, on fait passer le collagène au moyen d'une pompe à lobes dans un mélangeur muni d'un disque portant des broches sur ses deux faces et animée d'un mouvement de rotation 5 dans un stator également muni de broches (mélangeur Oakes). Immédiatement en amont de la pompe à lobes, on. injecte la quantité exacte d'acide lactique au courant de collagène au moyen d'une pompe volumétrique pour ajuster le pH du collagène gonflé à 3,05± 0,05. On vérifie périodiquement le pH du collagène gonflé 10 et acidifié au sortir de la tête de mélange et on le maintient pratiquement constant par une modification du débit d'acide. On mélange davantage le collagène gonflé en milieu acide, qui se trouve à présent à l'état de pâte,'puis on le débarrasse de l'air dans un mélangeur à lames en Z sous vide pendant 20 minutes sous une 15 pression inférieure à 5 cm de mercure. Après élimination de l'air, on extrait la pâte du mélangeur et on la laisse reposer pendant au moins 24 heures avant de l'extruder ou de la façonner de toute autre manière convenable. On conserve cette pâte en armoire frigorifique si elle ne doit pas être utilisée dans un délai de 2 jours» 20 Pour l'application industrielle de l'invention, la formule indiquée ci-de.ssus permet d'établir un diagramme de prévision, tel que celui de la figure du dessin annexé. Cette figure porte en ordonnées la viscosité apparenteyu en poises et en abscisses les aptitudes à l'extraction (0) , l'intervalle de viscosité 25 est indiqué en À et la viscosité optimum en B, la teneur en solides est indiquée pour chaque courbe et l'ensemble du diagramme est établi pou une valeur de 1,51 de l'exposant dans la formule précisée ci-dessus, l'aptitude à l'extraction étant donnée, on peut déterminer l'intervalle utile et la valeur la plus favorable pour 30 la teneur en solides en établissant quelle courbe de teneur en solides tombe dans la zone des viscosités apparentes utiles» Lorsque le diagramme et l'équation ne sont pas d'application, par exemple dans le cas de peaux d'animaux autres que le bétail ordinaire, il est possible d'établir facilement un autre 35 diagramme de manière empirique. On prélève des échantillons de . colagène broyé ayant diverses aptitudes à l'extraction, on en for -me des pâtes et on prélève des aliquotes pour constituer des lots à différentes teneurs en solides. On mesure également la viscosité apparente des pâtes et on extrude chaque lot, après quoi on bourre 40 les boyaux et on apprécie leur qualité à la cuisson et leur 69 07576 8 2004141 saveur, la. cuisson indique sans ambiguïté dans quelle région du diagramme on trouve les conditions donnant les meilleurs boyaux. On explora alors la région acceptable en préparant des pâtes à partir d'un collagène broyé ayant une aptitude à l'extrac-5 tion convenable entre les valeurs très différentes choisies initialement. les résultats de la cuisson indiquent la composition la meilleure. L'invention est illustrée par les exemples suivants» EXEMPLE 1 10 On rogne, on divise longitudnnalement en deux, on lave et on épile comme au stade 1 du procédé décrit ci-dessus une peau verte d'un tareau de 18 mois. On refend la peau et on découpe la couche côté chair d'un poids de 12 kg à 20$ de solides en carrés de 14 cm de côté, puis on trempe les morceaux pendant 4 heures 15 dans 50 litres d'une solution saturée de sulfate de sodium à 20®C» On remplace cette solution alors par une solution semblable contenant, en outre, de la soude caustique 1 K" et on laisse agir cette solution pendant 22 heures en ajoutant périodiquement des paillettes de soude caustique pour maintenir la normalité de la 20 solution» Après le traitement, on lave les morceaux de peau refendue à trois reprises pendant 10 minutes dans de 1'eau, puis on les trempe pendant 1 1/2 jour dans 100 litres d'acide chlorhy- • drique dilué à pH 4 contenant 2,4 kg de sel ordinaire# A ce moment, les morceaux de peau refendue sont neutres de part en part. 25 Ensuite, on les lave, on les moud et on les broie comme déjà décrit, en maintenant la température à environ 20°C. Le collagène broyé résultant a une teneur en solides de 8$ et une aptitude à, l'extraction de 10, comme on peut le mesurer par le procédé décrit en détail ci-dessus et est soumis à un nouveau broyage à six re-30 prises après addition de 15,2 litres de glycérol aqueux à 0,75$ volume/volume pour donner un produit ayant une teneur en solides de 5,3$ (valeur la plus favorable indiquée par le diagramme de la figure) et en glycérol de 6$„ On convertit le collagène broyé en une pâte gonflée 35 en milieu acide à un pH de 3,05, ayant une viscosité apparente de 60 poises, en faisant passer le collagène dans un mélangeur Oakes et en y incorporant uniformément 0,9 kg d'acide lactique admis par une pompe volumétrique pendant le passage dans le mélangeur. On débarrasse la pâte enfin de l'air dans un mélangeur à lame 40 en Z sous une pression absolue d'environ 2,5 cm de mercure, après 69 07576 9 2004141 quoi on conserve la pâte en armoire frigorifique pendant 36 heures® On extrude la pâte au moyen d'une extrudeuse à tête contra-rotative dans un bain de coagulation formé par une solution saturée de sel ordinaire, comme décrit dans la demande de brevet 5 anglais n° 32451/67, puis on sèche, on lave et on sèche à nouveau le tube pour obtenir un boyau d'un diamètre de 18 mm ayant une épaisseur de paroi de 25 microns. Après conditionnement pendant une semaine à 20°C dans une humidité relative, on bourre le boyau de chair à saucisse et on le noue. Lors de la friture, on ne constate 10 ni rupture ni boursouflure du boyau qui est ferme mais non coriace dans la bouche» EXEMPLE 2 On rogne, on divise longitudinalement en deux et on lave de la façon déjà décrite, une peau verte d'un taureau de 15 18 mois. On la refend, puis on découpe la couche côté chair d'un poids de 14 kg à 175» de solides en carrés de 14 cm de côté quton trempe pendant 4 heures dans 50 litres d'une solution saturée de chlorure de sodium à 20°C. On remplace la solution alors par une solution semblable contenant en ou>fcre de la soude caustique ajus-20 tée à une normalité de 2 et on laisse agir cette solution pendant 5 heures en ajoutant périodiquemezt des paillettes de soude caustique pour maintenir la normalité de la solution. Après le traitement, on lave les morceaux de peau refendue à trois reprises pendant 10 minutes dans de l'eau, puis on les trempe pendant 25 11/2 jour dans 100 litres d'acide chlorhydrique dilué à pH 4 contenant 2,4 kg de sel ordinaire. A ce moment, les morceaux de peau refendue sont neutres de part en part. Ensuite, on lave, on moud et on broie, comme indiqué ci-dessus, les morceaux de peau en maintenant la température à environ 20°C. Le collagère broyé 30 résultant a une teneur en solides de 15$ et une aptitude à l'extraction de 14,4, comme on peut le mesurer par le procédé décrit en détail ci-dessus, et est alors soumis à six reprises à un nouveau broyage avec addition de 27,3 litres de glycérol aqueux à 0,42% volume/volume pour donner un produit ayant une teneur en 35 solides de 5,5% et en glycérol de 6% (suçfcase du poids des solides). L'extrusion, le bourrage au moyen de chair à saucisse et la cuisson donnent de bons résultats comme ci-dessus. 69 07576 10 2004141 BEWDICATIONS 1 « Procédé de préparation d'une pâte d e collagène propre à l'extrusion, caractérisé en ce que 5 d'un sel capable d'empêcher le collagène de gonfler; (2) on détermine par un procédé appropriéequelconque Inaptitude à l'extraction du collagène traité, à savoir la proportion d'un échantillon qui est soluble en milieu acide; (3) on forme une pâte gonflée au moyen du collagène traité, la. 10 teneur en solides étant ajustée en fonction de l'aptitude à l'extraction du collagène qui a été déterminée de façon que la pâte ait une viscosité apparente appropriée» que l'aptitude à l'extraction du collagène transformé en pâte 15 est de 8 à 16% par rapport au poids sec d'un échantillon de 1,5 g débarrassé d'humidité superficielle par essorage, absorbé après 12 heures d'immersion à 20°C dans 100 ml d'acide acétique aqueux 0,15 M et subsistant en solution après centrifugation pendant 30 minutes à 27*000 g et filtration ultérieure du liquide suma-20 géant à travers m filtre fritté n°3. 3. Procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la teneur en solides est de 4i5 à 6,5% en poids# 3, caractérisé en ce que la viscosité apparente est de 45 à 80 poi— 5. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la pâte est gonflée en milieu acide et a un pH de 2?8 à 3,5. 60 Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce 30 que le pH de la pâte est de 2,9 à 3,1. 7. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la pâte est gonflée en milieu acide à un pH de 2,9 à 3,1 et l'aptitude à-1'extraction (0) , mesurée comme indiqué dans la revendication 2, la teneur en solides (S) et la viscosité apparente(yu) 35 pour une vitesse de cisaillement de 920 secondes"^ obéissent à la relation s (1) on traite le collagène au moyen d'un alcali fort en présence 2. Procédé suivant la revendicaiton 1, caractérisé en ce 4. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 25 ses» 40 80 Procédé suivant l'une quelconque des revendications 69 07576 n 2004141 précédentes, caractérisé en ca que le collagène provient de peaux vertes» 9. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le collagène provient de peaux 5 vertes épilées mécaniquement® 10. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'alcali fort est de la soude caustique et le sel est du sulfate de sodium. 11# Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce 10 que la solution de sulfate de sodium est à au moins 90$ de sa saturation# 12. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le pH pendant le traitement au moyen de l'alcali fort est d'au moins 13» 15 13» Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la pâte est gonflée au moyen d'un hydroxyacide organique# 14. Procédé suivant la revendication 13, caractérisé en ce que l'acide est l'acide lactique# 20 15. Pâte de collagène obtenue par un procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes# 16# Procédé de fabrication d'un boyau comestible ou d'un autre produit manufacturé, caractérisé en ce qu'on extrade une pâte suivant la revendication 15 dans un bain de coagulation, puis 25 on sèche le produit résultant# 17. Boyau comestible ou autre produit manufacturé obtenu par le procédé suivant la revendication 16# 18. Pâte de collagène obtenue par le procédé suivant la revendication précédente. 30 19. Procédé de fabrication d'un( boyau comestible ou d'un autre produit manufacturé, caractérisé en ce qu'on extrude une pâte suivant la revendication 18 dans un bain de coagulation et on sèche le produit résultant. 20. Boyau comestible ou autre produit manufacturé obtenu 35 par le procédé suivant la revendication 19.