La présente invention concerne un coffrage de fa çade pour construction en matériau coulé constitué par deux banches et, éventuellement, des coffrages d'abouts, llune des banches se plaçant à l'intérieur de la construction, entre un plancher et un plafond5 l'autre banche se plaçant à l'extérieur5 une passerelle de service étant prévue en porte à Saux à l'extérieur du niveau de la partie inférieure du coffrage, ladite passerelle étant supportée par des consoles s'accrochant à la façade déjà construite au niveau inférieur en utilisant les trous des entretoises ayant servi aux banches lors de la coulée du niveau de façade inférieur. Elle concerne aussi le procédé qui utilise ce coffrage. On connaît le procédé de construction, généralement en béton, suivant lequel on réaliste les murs entre deux banches dont l'écartement est maintenu par des tirants ou entretoises. On connait aussi le procédé de construction suivant lequel on coule en même temps les murs et le plafond avec un coffrage dit 'tcofRrage-tunnel". La demanderesse a, depuis 1957, déposé des dizaines de brevets à ce surjet, I1 en existe aussi de nombreux autres, par exemple le brevet français 2 135735. Toutefois, dans les procédés actuels, on est obligé de réaliser l'essentiel de la construction avec des coffrages-tunnels avant de construire les murs de façade car le cof Srage-tunnel exige une passerelle de service en porte à faux de la construction qui fait donc saillie à une certaine distance de la façade de celle-ci et empêche la desserte à l'aide de la grue de chantier aux étages inférieurs. I1 faut donc attendre que la dernière passerelle de service du dernier étage ait été enlevée pour que l'on puisse commencer à couler les murs de façade en apportant le béton à l'aide de la grue de service0 Celà retarde la construction0 Un autre inconvénient important est qu'en l'absence de façade ou d'allège, on est obligé de prévoir des dispo sitars de sécurité au bout de chaque cellule pour éviter des accidents. Cela est onéreux et fait perdre dù temps Les autres alternatives à ces procédés de construction sont la façade préfabriquée et la façade traditionnelle. Dans le cas de façade préfabriquée, il faut amener les panneaux pesants en place à l'aide de la grue de service et on est encore une fois gené par les passerelles et consoles situées aux étages supérieurs. Cela n'est possible que lorsque la construction est totalement finie et que la dernière passerelle de service du dernier étage est démontée. Dans le cas de la façade traditionnelle, pour monter la façade en neme temps que la construction, il faut manutentionner les matériaux par l'intérieur de llimmeuble, ce qui est une gêne pour la manutention. Le problème de la coulée des allèges a été résolu par un matériel construit par la Demanderesse et protégé par la demande de brevet n' 73 30 975 du 20 août 1973. Dans ce cas, il s'agit d'un coffrage indépendant du coffrage-tun- nel et dont la manutention peut parfois être gênée aussi par la passerelle de service déservant ledit coffrage tunnel. La présente invention prévoit un dispositif permettant de remédier à ces inconvénients. Elle prévoit le procédé de construction original utilisant ledit dispositif 0 Suivant l'invention, la banche extérieure du coffrage de façade est solidaire d'un chariot susceptible de se déplacer horizontalement, perpendiculairement à la façade, en reposant sur la passerelle et en y restant accroché, la valeur de ce déplacement permettant à un homme d'évoluer entre la ban che reculée et le mur coulé, ledit chariot supportant une deu iè- me passerelle au niveau du haut des banches et étant susceptible, à ce niveau, d'être ancré au plafond au-dessus des banches, tandis qu'une nacelle, dite de ragréage, est suspendue sous la console, au niveau de l'étage sous celui où est accrochéeladite console. Pour faciliter -la manoeuvre, la passerelle supérieure est munie d'un garde corps rabattable conçu pour permettre les déplacements et manutentions du coffrage tunnel à ce niveau. De son côté la passerelle inférieure présente, perpendiculairement à la façade, des chemins de roulement pour les roues du chariot, les dits chemins étant entourés par des étriers solidaires du chariot, les dits étriers permettant un certain débattement vertical du chariot par rapport à la passerelle, ce débattement s'effectuant notassent à l'aide de vérins solidaires du chariot et de la banche extérieure et prenant appui sur des superstructures de la passerelle inférieure. De son côté, le procédé de construction utilisant le coffrage qui vient d'être défini est caractérisé par le fait que lton coule le mur de façade levée par levée d'une hauteur égale à un étage, à un niveau juste inférieur à celui où on coule le plafond et les murs de refend perpendiculaires à la façade à l'aide d'un coffrage tunnel en utilisant la passerelle supérieure pour le service du coffrage tunnel et la passerelle inférieure, notamment, pour déplacer le chariot porteur de la banche extérieure entre la position la plus rapprochée de la façade pour couler celleci en coopération avec la banche intérieure, et la position la plus éloignée de la façade, après décoffrage, pour accéder à la surface de la façade coulée en cours de finissage et du ragréage, notamment, l'ensemble du coffrage étant ensuite remonté d'un étage en accrochant les consoles au mur de façade qui vient d'être coulé en utilisant les trous d'entretoises, les dernières opérations d'extraction des fixations, crochets et de ragréage sur la fa çade où était accrochée la console, s'effectuent à l'aide de la nacelle de ragréage. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description ci-après qui en donne un exemple non limitatif de réalisation pratique qui est illustré par les dessins Joint s dans lesquels - les figures 1, 2 et 3 sont des'schémas montrant les phases succesives de fonctionnement du coffrage de l'invention suivant le procédé qu'il permet d'appliquer. - La figure 4 est une vue de profil du coffrage de l'invention - la figure 5 est une vue en élévation du coffrage de l'invention, la nacelle de ragréage n'ayant pas été représentée par la clarté du dessin ; - la figure 6 est une vue de détail de l'ancrage de la console dans le mur de façade inférieur qui vient d'etre coulé - la figure 7 est une vue en perspective du crochet de fixation de la console au mur du coffrage - la figure 8 est une coupe partielle suivant AA de la figure 4 du chariot et de la console seuls. En se reportant à la figure 4, on voit que le coffrage est constitué essentiellement par une banche intérieure 1 et une banche extérieure 2 fixée sur un chariot 3 qui repose sur une console 4. Le coffrage est destiné à couler une façade dans l'espace 5 compris entre les deux banches 1 et 2, le plancher intermédiaire 6 et le plafond 7. La façade 5 est destinée à fermer l'alvéole 8 délimité entre le plancher 6, le plafond 7 et les deux murs 9 et 10 (figure 5). Les deux ban ches 1 et 2 sont-reliées de façon classique par des entretoises 11, 12, 13 pour limiter leur écartement sous l'effet de la pression hydrostatique du béton coulé.Des entretoises Il, 12, 13 laissent subsister momentanément, après la coulée, des trous dans la façade que l'on peut voir clairement dans le cas de l'alvéole 14 inférieur compris entre le plancher interme- di aire 6 et le plancher inférieur 15 en ce qui concerne la fa çade 16. Ces trous servent à fixer un dispositif d'accrochage 17 de la console 4. Le dispositif 17 est maintenu fermement contre la façade 16 par une traverse 18 qui est maintenue par un boulon (non représenté) qui se fixe aussi au crochet 19 qui est représenté en détail à la figure 7. La console 4 se compose d'un montant 20, s'appuyant contre la façade 16 et comprenant, à sa partie supérieure, une tige horizontale 21 permettant l'accrochage dans le crochet 19, d'un chemin de roulement 22 horizontal et d'une contrefiche oblique 23. Elle est complétée par un garde-corps 24 fixe. Le chemin de roulement 22 a une longueur suffisante pour permettre le soutien du chariot 3 et son déplacement horizontal suivant une course suffisante permettant de travailler entre la banche extérieure 2 et la façade 5. La console 4 est complétée par un plancher 25 permettant Justement le service du coffrage aussi bien lorsque la banche 2 est appliquée contre la façade 5, auquel cas on peut circuler entre le garde-corps 24 et le chariot 3, que lorsqu'il est reculé contre le garde-corps 24 auquel cas le passage est possible entre la banche 2 et la façade 5. Le chariot 3 a une forme parallélépipédique et il est convenablement contreventé en 26 et en 27 I1 repose sur la console 4 soit par des roues 28 et 29 pour permettre le déplacement, soit sur des vérins 30, 31 pour assurer le régla ge pour la coulée. Les roues 28 et 29 reposent sur le chemin de roulement 22 tandis que les vérins 30, 31 reposent sur le plancher 25. Les roues 28 et 29 sont maintenues dans des étriers 32, 33 qui entourent complètement le chemin de roulement 22 et passefiCen dessous de celui-ci avec un certain Jeu permettant l'action des vérins 30 et 31. Les étriers 32, 33 passent d'ailleurs dans des fentes pratiquées dans le plancher 25.La partie supérieure du chariot 3 supporte une passerelle supérieure 34 avec un plancher 35 et un garde-corps 36 dont les montants 37 sont maintenus dans des gouttières verticales 38 par deux ergots 39 et 40. L'ergot supérieur 39 se place dans une encoche 41 ouverte vers le haut tandis que l'ergot inférieur 40 se déplace dans une fente allongée verticale 42. De cette façon, on peut soulever le garde-corps 36 pour dégager l'ergot supérieur 39 de l'encoche 41 et basculer l'ensemble du garde-corps vers l'extérieur dans le sens de la flèche 43, ce mouvement se faisant en pivotant autour de l'ergot inférieur 40. Le garde-corps 36 peut donc prendre la position qui est indiquée à la figure 1 en dégageant complètement le plancher 35 et en permettant l'extraction horizontale du coffrage-tunnel 44 dans le sens de la flèche 45 comme il est indiqué à la figure 1.Les anneaux de levage 46, 47 sont encore prévus à la partie supérieure du chariot 3 pour permettre la manutention facile de l'ensemble du coffrage à l'aide des élingues 48, 49. La partie supérieure du chariot 3 située Juste au-des- sus de la banche extérieure 2 présente, en outre, un dispositif d'ancrage 50 composé d'un tirant 51 réglable en longueur par une tige filetée 52 et pivotant autour d'un axe horizontal 53 parallèle à la façade 5. L'autre extrémité du tirant 51 présente une chape 54 avec un goujon fileté 55 qui traverse le plafond 7 pour s'y ancrer fermement. Le tirant 51 présente encore une manette de manoeuvre 56 permettant de faire tourner la partie femelle de ce tirant sur la tige filetée 52 et de régler ainsi l'aplomb du coffrage.Sous la console 4 est suspendue la nacelle de ragréage 66 constituée d'un plancher 67 supporté par des montants 68, 69 accrochés à la contrefiche 23. I1 faut remarquer que la nacelle 66 est maintenue à une certaine distance de la façade pour faciliter le travail sur celle-ci. La figure 6 représente un détail de la partie su-périeure de la console 4 située près de la façade 16. On y reconnait tous les éléments qui ont été décrits ci-dessus mais, en plus, on voit le détail du boulon d'ancrage 57 se mettant à la place d'un tirant ou entretoise. On voit aussi que la tige horizontale 21, solidaire du chemin de roulement 22, fait partie d'un anneau 70 qui passe sous le crochet 19. De cete façon, on obtient un dispositif de sécurité qui empêche le décrochage intempestif de la console lors d'un incident de ma- noeuvre de la grue de chantier. 8e fonctionnement du coffrage de l'invention va maintenant être décrit. A la figure 1, on a schématisé l'ensemble du coffrage tel qu'il a été représenté aux figures 4 et 5. On a toutefois supposé que l'élément de façade 5 relatif à l'alvéole 8 a été coulé en même temps que l'alvéole 58 situé au-dessus du plafond 7 et que le plafond 59 dudit alvéole 58. On a donc représenté le coffrage-tunnel 44 en cours d'extraction de l'alvéo le 58 suivant la flèche 45, ce qui est permis grâce au rasat- tement du garde-corps 36. En se reportant à la figure 2, on peut apprécier par la flèche 60 le mouvement fait par le coffrage-tunnel 44 lors de sa manutention entre l'alvéole 48 et la position qu'il occupe au-dessus du plafond 59 pour réaliser la coulée d'un alvéole supérieur 61 (figure 3). Toujours en ce qui concerne la figure 2, on voit que l'opération suivante consiste à retirer les entretoises 11 ou 13 reliant les deux banches 1 et 2 et à démonter l'ancrage 50 en desserrant le tirant 51 à l'ai- de de la manette 56, en retirant le goujon fileté et en relevant l'ensemble du tirant 51 en le faisant pivoter autour. de l'axe 53. On peut ensuite remonter les vérins 30 et 31 jusqu'au moment où les roues 28, 29 reposent sur les chemins de roulement 22.Cela permet de rouler l'ensemble du chariot 3 et de la banche 2 horizontalement, dans le sens de la flèche 62, de manière à appliquer le chariot 3 contre le garde-corps 24 et à réserver un espace entre la banche 2 et la façade 5 qui vient d'être coulée. Cet espace permet aux ouvriers de travailler à la façade 5 pour en exécuter les travaux de finition. On peut ensuite, à l'aide de la grue de chantier et d'élingues 48 et 49, soulever l'ensemble du coffrage dans le sens de la flèche 63 en dégageant l'anneau 70 du crochet 19 pour accrocher la console 4 à un crochet 191 qui est installé à la partie supérieure de la façade 5 et qui est rigoureusement identique au crochet 19 qui avait été installé dans la façade 16. Le coffrage se trouve alors dans la position qui est représentée à la figure 3 c'est à dire qu'il a été relevé de la valeur d'un étage. On dispose alors la banche 1 à l'in- térieur de l'alvéole 58 et on rapproche le chariot 3 dans le sens de la flèche 64 pour appliquer la banche 2 à 11 extérieur de l'alvéole 58 contre le plafond 59 et le plafond 7 On régle les vérins 30 et 31 pour monter l'ensemble du chariot et placer convenablement la banche 2 par rapport à la banche 1. On place les entretoises 11, 12, 13 de la façon qui est bien connue dans ce genre de construction avec banches. On rabat le dispositif d'ancrage pour fixer le goujon fileté 55 dans un trou prévu à cet effet dans le bord du plafond 59o On régle l'ensemble et tout est prêt pour couler simultanément l'alvéole 61, c'est à dire les murs de refend et le plafond 65 à l'aide du coffrage tunnel 44 et le mur de façade 66 à l'aide des banches 1 et 2. Simultanément, on peut utiliser la nacelle 66 pour retirer le crochet 19, les fourrures de boulons de fixation dans la façade, reboucher les trous et terminer leragréa- ge. Après prise et durcissement du béton, on se retrouve dans la position de la figure 1, c'est à dire qu'après rabattement du garde-corps 36 on peut extraire le coffrage tunnel 44 de l'alvéole 61 pour le placer à un étage supérieur et ainsi de suite. On voit donc que les deux avantages très importants de la présente invention sont de permettre la coulée simultanée des murs de façade et des alvéoles ainsi que de permettre d'éviter l'installation de tout dispositif de sécurité puisque, le mur de façade étant coulé, on évite tout risque d'ac citent RVENDI CATI ONS 10/ Coffrage de façade pour construction en matériau coulé, constitué par deux banches et éventuellement des coffrages d'abouts, l'une des banches se plaçant vers ltintérieur de la construction, entre un plancher et un plafond, ltautre banche se plaçant à ltextérieur, une passerelle de service étant prévue en porte à faux à Irex térieur, au niveau de la partie inférieure du coffrage, ladite passerelle étant supportée par des consoles staccrochant à la façade déjà construite au niveau inférieur en utilisant les trous des entretoises ayant servi aux banches lors de la coulée du niveau de façade inférieure, c a r a c t é r i s é par le fait que la banche extérieure est solidaire dfun chariot susceptible de se déplacer horizontalement, perpendiculairement à la façade en reposant sur la passerelle et en y restant accroché, la valeur de ce déplacement permettant à un homme d'évoluer entre la banche reculée et le mur coulé, ledit chariot supportant une deuxième passerelle au niveau du haut des banches et étant susceptible, à ce niveau, d'être ancré au plafond au-dessus des banches, tandis aucune nacelle, dite de ragréage, est suspendue sous la console, au niveau de étage sous celui où est accrochée ladite console. 20/ Coffrage de façade, tel que défini dans la revendication 1, c a r a c t é r i s é par le fait que la passerelle supérieure munie dtun garde-corps rabattable conçu pour permettre des déplacements et manutentions du coffrage-tunnel à ce niveau. 3 / Coffrage de façade, tel que défini dans ltune ou l'autre des revendications 1 ou 2, prise isolément, c a r a c t é r i s é par le fait que la passerelle inférieure, présente, perpendiculairement à la façade, des chemins de roulement pour les roues du chariot, lesdits chemins étant entourés par des étriers solidaires du chariot, lesdits étriers permettant un certain débattement vertical du chariot par rapport à la passerelle, ce débattement steffectuant notamment à lstai- de de vérins solidaires du chariot et de la banche extérieure et prenant appui sur des superstructures de la passerelle inférieure. 40/ Procédé de construction utilisant le coffrage, tel que défini dans ltune ou l'autre des revendications 1, 2 ou 3; prise isolément, c a r a c t é r i s é par le fait que lton coule le mur de façade levée par levée d'une hauteur égale à un étage à un niveau juste inférieur à celui où on coule le plafond et les murs de refend perpendiculaires à la fa çade à ltaide d'un coffrage-tunnel un utilisant la passerelle supérieure pour le service du coffrage-tunnel et la passerelle inférieure, notamment, pour déplacer le chariot porteur de la banche extérieure entre la position la plus rapprochée de la façade pour couler celle-ci en coopération avec la banche intérieure, et la position la plus éloignée de la façade, après décoffrage, pour accéder à la surface de la façade coulée en vue du finissage et du ragréage notamment, ltensemble du coffrage étant ensuite remonté dtun étage en accrochant les consoles au mur de façade qui vient dtêtre coulé, cela en utilisant les trous drentretoises, les dernières opérations d'extraction des fixations, crochets et ragréage sur la façade où était accrochée la console > steffectuent à l'aide de la nacelle de ragréage.