i 2002867 La présente invention concerne les chambres d'arc du type utilisé dans les parafoudres et, plus particulièrement, une chambre d'arc destinée à un dispositif à éclateurs pour parafoudre, dans laquelle on établit un champ magnétique pour déplacer un arc à par-5 tir de l'intervalle d'éclatement vers la chambre, cette chambre d'arc étant caractérisée par le fait qu'elle possède un passage permettant l'allongement de l'arc qui est incliné suivant sa longueur pour que la direction du déplacement de l'arc dans ce passage reste sensiblement perpendiculaire aux lignes de flux du champ 10 magnétique. Il est bien connu d'utiliser différents types de dispositifs à éclateurs et de chambres d'arc pour construire les parafoudres . Le but principal d'un parafoudre est d'évacuer des pointes de tension pouvant apparaître lorsque l'installation qu'il protège 15 est frappée par la foudre ou pouvant être provoquées par la commutation de tensions importantes dans un réseau protégé. Cette fonction de protection est réalisée en ménageant un trajet vers la terre, par l'intermédiaire du parafoudre, pour évacuer vers la ter-je les pointes de tension ou les tensions transitoires apparaissant 20 sur le réseau protégé. Naturellement, les parafoudres doivent être construits de façon à constituer un circuit de décharge vers la terre seulement lorsqu'une valeur prédéterminée de tension est appliquée aux bornes du parafoudre et, une fois que le circuit a effectué la décharge, il doit être rapidement interrompu pour évi-25 ter qu'un courant de suite, provenant du réseau protégé, n'emprunte le trajet de décharge vers la terre par l'intermédiaire du parafoudre. On obtient ces caractéristiques de fonctionnement de façon classique, en associant un type quelconque de dispositifs à éclateurs en série avec un matériau possédant une résistance non li-30 néaire et formant valve entre des bornes convenables montées sur un boîtier isolant de parafoudre. Les intervalles d'éclatement de ces dispositifs sont destinés à subir un amorçage à une tension prédéterminée qui est supérieure à la tension de fonctionnement normal du réseau, mais inférieure à la valeur limite de la tension 35 qui détériorerait l'installation électrique ou l'isolement du réseau protégé. Le matériau possédant une résistance non linéaire et formant valve présente une résistance relativement importante, pour les tensions de fonctionnement normalement faibles du réseau protégé, et présente une résistance très inférieure pour les 40 tensions plus importantes provenant de pointes de tension 69 04121 2 2002867 transitoires. Par conséquent, lorsqu'une pointe de tension importante est appliquée aux bornes de ces parafoudres, les intervalles d'éclatement laissent passer un arc, et un trajet de résistance rela-5 tivement faible apparaît à travers le matériau de résistance non linéaire et formant valve pour évacuer la pointe de tension vers la terre. Après que la pointe de tension a été évacuée, il est nécessaire, comme on l'a vu ci-dessus, de faire revenir le parafoudre dans son état normal de circuit ouvert aussi rapidement que 10 possible pour éviter une décharge continue du courant de ligne normal ou du courant de suite vers la terre par l'intermédiaire du parafoudre. Ceci est réalisé grâce à l'action simultanée des arcs, formés aux bornes des intervalles d'éclatement et qui s:'al-longent rapidement, et du matériau formant valve qui présente une 15 résistance plus importante au courant de suite pour des tensions plus faibles. Afin de limiter rapidement le courant de suite et éteindre les arcs formés entre les intervalles d'éclatement après le passage d'une pointe de tension transitoire, il est courant 20 dans les parafoudres de disposer des chambres d'arc au voisinage des différents intervalles d'éclatement pour allonger les arcs formés entre ces intervalles afin d'augmenter leur résistance jusqu'à un niveau tel que la tension du réseau est incapable de maintenir l'arc. En général, plus l'arc se déplace rapidement 25 dans une chambre d'arc et plus la tension d'arc est importante, plus les caractéristiques de décharge et d'interruption du parafoudre sont bonnes, du fait que l'on peut utiliser une résistance non linéaire de valeur plus faible. Une méthode connue pour déplacer rapidement un arc dans une chambre d'arc, consiste à 30 développer un champ magnétique dans la chambre d'arc pour entraîner l'arc en dehors de l'intervalle d'éclatement vers la chambre d'arc. Une méthode pour développer un tel champ magnétique dans une chambre d'arc est décrite dans le brevet américain n° 2 566 895 . Comme décrit dans le brevet précédemment mentionné, 35 une bobine est placée en série avec un intervalle d'éclatement principal de sorte que, lorsqu'un arc est amorcé dans l'intervalle d'éclatement, la bobine est alimentée et un champ magnétique eatt créé dans la chambre d'arc et l'intervalle d'éclatement pour déplacer l'arc en dehors de cet intervalle vers la chambre d'arc. 40 Jusqu'ici, lorsqu'on utilisait de telles bobines dans le parafou- 69 04121 3 2002867 dre, il était courant de shunter la bobine soit avec un intervalle d'éclatement, soit avec une résistance pour limiter la tension existant aux bornes de la bobine et, de ce fait, la protéger d'un claquage et d'une détérioration de l'isolement. Le brevet précé-5 demment cité décrit aussi cette possibilité de shuntage. Bien que les parafoudres du type décrit ci-dessus fonctionnent d'une manière convenable, il est souhaitable d'améliorer la caractéristique de fonctionnement et de réduire leur dimension afin de définir de façon fiable des paramètres plus précis basés 10 sur de meilleures caractéristiques de fonctionnement et de pouvoir construire des parafoudres moins coûteux. Un problème primordial posé par les parafoudres actuels employant une bobina électromagnétique, du type décrit ci-dessus, pour accélérer les déplacements d'un arc dans une chambre d'arc» provient du fait que les ■ 15 différentes tensions d'arc existent aux bornes des différents arcs en série formés dans les parafoudres tendent à varier d'une façon relativement importante. La plupart des différences de tension entre les différents arcs peut etre attribué® à la variation du flux magnétique efficace faisant déplacer l'arc dans les diffé-20 rentes chambres d'arc. Une autre difficulté présentée par quelques chambres d'arc utilisées actuellement, provient du fait que les arcs qui s'étendent dans les chambres ionisent l'intervalle d'éclatement placé dans la chambre de sorte que cet intervalle d'éclatement a tendance à réamorcer un second arc lorsque l'arc 25 initial a été éteint. Naturellement, de tels réamorçages sont préjudiciables du fait qu'ils augmentent le temps nécessaire pour faire disparaître le courant de suite dans le parafoudre. Bien qu'il soit évident que la résistance d'un arc peut augmenter en allongeant l'arc pour obtenir une chute de tension 30 plus importante aux bornes de celui-ci, et de ce fait limiter le courant de suite, comme décrit ci-dessus, il est habituellement souhaitable de réduire au maximum les dimensions du boîtier du parafoudre. Jusqu'ici, on y est arrivé en utilisant un passage au contour compliqué pour allonger l'arc dans la chambre d'arc au 35 voisinage de la paroi périphérique, de sorte que la longueur effective de la paroi destinée à allonger l'arc augmente sans que le diamètre extérieur de la chambre augmente. La présente invention permet d'obtenir de meilleurs résultats dans ces deux domaines en utilisant des chambres d'arc possédant un passage incliné pour 40 allonger l'arc. BADORfGMAfc 69 04121 4 2002867 La présente invention se propose de réaliser une ehambr® d'arc destinée à un intervalle d'éclatement, dans lequel on a établi un champ magnétique pour déplacer l'arc, cette chambra conçue de façon à limiter l'arc suivant un trajet qui est sesasi-5 blement perpendiculaire aux lignes de flux du champ magnétique sur presque toute la longueur de l'arc, ce qui rend maximum la vitesse de déplacement de l'arc et la tension d'arc. La présente invention se propose encore de mieux égaliser les tensions d'arc aux bornes des arcs respectifs formés entre 10 différents intervalles d'éclatement branchés en série dans ua boîtier de parafoudre. La présente invention se propose encore de réaliser une chambre d'arc possédant un passage incliné pour allonger l'arc et servant à cacher une partie de l'arc allongé vis-à-vis de l0iEie©s= 15 valle d'éclatement disposé dans la chambre, afin de limiter l'ionisation de l'intervalle et, de ce fait, réduire la probabilité du réamorçage d'un arc. La présente invention se propose encore de réaliser une chambre d'arc possédant un diamètre prédéterminé le plus faibl® 20 possible avec un passage d'allongement de l'arc plus importsûÊ qai sert à augmenter la chute de tension aux bornes de l'arc lors^w© celui-ci est étiré dans le passage. Dans la forme de réalisation préférée de la présente invention décrite en détail ici, les chambres d'arc comportant un 25 passage d'allongement de l'arc incliné sont représentées comme faisant partie d'un parafoudre comprenant plusieurs chambres ea série « La présente invention sera mieux comprise par la description suivante d'une forme de réalisation particulière, donnée à titre d'exemple, et représentée au dessin annexé, dans lequel s 30 La figure 1 est une vue de côté, partiellement en coi'p^; d'un parafoudre comportant des chambres d'arc suivant la présente invention. La figure 2 est une vue de dessus, partiellement en pointillé, d'un intervalle d'éclatement et d'une chambre d'arc qui lui 35 est associée dans le parafoudre représenté dans la figure 1, la vue en pointillé étant prise suivant la ligne 2-2 de la figure 1. La figure 3 est une vue de côté du dispositif de la figure 2. La figure 4 est une vue en perspective éclatée représea-40 tant les éléments de l'un des intervalles d'éclatement principales - BAD ORIGINAL 69 04121 5 2002867 et de l'une des chambres d'arc du parafoudre représenté dans la figure 1. La figure 5 est une vue en perspective éclatée représentant les éléments de l'intervalle d'éclatement et de la 5 chambre d'arc associés à la bobine dans le parafoudre représenté dans la figure 1. La figure 6 est une coupe, prise suivant la ligne 6-6 de la figure 2, représentant une vue agrandie de l'un dès intervalles d'éclatement principaux et de la chambre d'arc associée, 10 les deux éléments constituant la chambre étant écartés l'un de l'autre. La figure 7 est une vue en perspective représentant une partie de l'une des chambres d'arc principales, et la structure détaillée de l'une des électrodes d'un intervalle d'éclatement 15 principal utilisée dans le parafoudre de la figure 1. Dans les figures les éléments identiques sont désignés par les mêmes références. La figure 1 représente un parafoudre 1 comprenant un boîtier tubulaire isolé 2 pouvant être constitué par de la porcelaine ou un autre matériau isolant résistant convena-20 ble. Le parafoudre 1 est représenté comne étant relié à une ligne d'énergie 3 qui est reliée, par l'intermédiaire d'un conducteur 4, à une borne métallique 5 fixée, de n'importe quelle façon convenable, sur le dessus du boîtier 2 du parafoudre. Par exemple, on peut utiliser une résine 6 pour fixer la borne 5 sur le boîtier 25 2. La borne 5 est reliée électriquement à un barreau conducteur 7 pénétrant à l'intérieur du boîtier 2 où son extrémité inférieure est aplatie pour recevoir un ressort de compression 8 qui maintient élastiquement les éléments du parafoudre en liaison électrique. Les éléments du parafoudre 1 sont constitués par un dispositif à 30 éclateurs 9 disposé au-dessus et relié électriquement avec une résistance non linéaire 10 formant valve. Le ressort élastique 8 force ces organes à rester en contact électrique l'un avec l'autre ainsi qu'avec un organe de contact métallique ou plaque 11 fixé sur la partie inférieure du boîtier 2 par l'intermédiaire d'une 35 rondelle de matériau résineux 12 disposée autour de la périphérie de la plaque de contact 11 et de ce boîtier. La plaque 11, à son tour, est en contact électrique avec la borne inférieure 13 du parafoudre qui est munie d'un contact 14 pour faciliter le branchement électrique du parafoudre 1 dans un circuit de protection, 40 par exemple sa liaison avec un conducteur 15 qui complète le cir- BAD original 69 04121 6 2002867 cuit série entre la ligne protégée 3 et la terre par l'intermédiaire du parafoudre 1. Le dispositif à éclateurs 9 et la résistance non linéaire 10 formant valve du parafoudre 1 fonctionnent d'une façon 5 classique lorsqu'une pointe de tension importante apparaît sur la ligne de transport d'énergie. Une telle pointe de tension entraîne le claquage des différents intervalles d'éclatement (non représentés) du dispositif à éclateurs 9, permettant ainsi le passage d'un courant vers la terre par l'intermédiaire de la résistance 10 10 formant valve et de la borne inférieure 13. Après que la pointe de tension a été évacuée, le courant de suite traversant alors le parafoudre 1 est interrompu par l'action simultanée du dispositif à éclateurs 9 et de la résistance non linéaire formant valve 10. Les éléments et le fonctionnement du dispositif à éclateurs 9 15 et des chambres d'arc qui lui sont associées, seront décrits ci-après avec plus de détails. Les figures 2 et 3 représentent une forme de réalisation préférée du dispositif à éclateurs 9 et de ses éléments fonctionnels . Le dispositif à éclateurs 9 comporte un boîtier constitué 20 par plusieurs disques poreux A, B, G, D, E et F, chacun de ces disqués possédant des rebords servant de verrouillages et des butées de contact servant à les maintenir dans leur position de fonctionnement. Deux bornes métalliques 16 et 17 sont disposées respectivement sur les surfaces supérieure et inférieure du 25 dispositif 9. La borne 16 est fixée, de n'importe quelle façon convenable, par exemple par soudure, sur un bras de liaison 18 faisant partie intégrante de l'électrode 19 d'un intervalle d'éclatement. L'autre moitié de l'intervalle d'éclatement est constituée par une seconde électrode 20 qui, à son tour, est 30 reliée électriquement par un bras de liaison 21, en faisant partie intégrante, à une autre électrode (non représentée dans la figure 2, et figurant comme électrode 34 dans la figure 7), disposée dans une chambre d'arc délimitée par les organes poreux B et G. Une seconde électrode délimitant l'intervalle d'éclatement non visi-35 ble entre les disques B et C, est reliée électriquement et mécaniquement à une extrémité de la bobine 22, par l'intermédiaire du conducteur 22', ainsi qu'à l'électrode 24 faisant partie de l'intervalle d'éclatement associé à la bobine et représenté dans la figure 5, par l'intermédiaire du bras de liaison 23. De cette 40 façon, on constitue un circuit parallèle en plaçant l'intervalle BAD original 69 04121 7 2002867 d'éclatement, délimité par l'électrode 24 et une seconde électrode 25, aux bornes de la bobine électromagnétique 22. L'extrémité opposée de la bobine 22 (non représentée) et le bras de liaison 26 de l'électrode 25 faisant partie de l'intervalle d'éclatement 5 associé à la bobine, sont tous deux reliés électriquement et mécaniquement à une autre électrode faisant partie d'un intervalle d'éclatement principal disposé dans une chambre d'arc délimitée par les organes poreux D et E. Cet intervalle d'éclatement principal est, à son tour, branché en série, d'une façon identique 10 à celle qui a été décrite pour les électrodes 19 et 20 de l'intervalle d'éclatement disposé entre les organes B et C, avec un intervalle d'éclatement final constitué par des électrodes disposées dans une chambre d'arc située entre les organes E et F. L'électrode extrême de l'intervalle d'éclatement situé entre les 15 organes E et F, est soudée sur la borne métallique 17 par l'intermédiaire d'un bras de liaison en faisant partie intégrante, de sorte qu'un circuit électrique série complet est constitué entre les deux bornes métalliques 16 et 17 situées aux extrémités supérieure et inférieure du dispositif à éclateurs 9 lorsqu'une 20 pointe de tension importante est appliquée sur ses bornes ce qui entraîne le claquage des différents intervalles d'éclatement. On comprendra que l'on peut ajouter des intervalles d'éclatement supplémentaires en série avec ceux qui sont représentés dans la forme de réalisation préférée de la présente invention 25 afin de constituer un dispositif à éclateurs possédant une tension nominale plus importante que la tension nominale du dispositif décrit, comme cela est bien connu dans la technique. De plus, ceux qui sont familiers avec cette technique comprendront que lorsque la bobine 22 est alimentée par le passage d'un courant de 30 fréquence relativement faible, un champ électromagnétique sera créé autour de la bobine 22 et les lignes de force du flux auront une forme générale circulaire. Ces lignes de flux coupent les arcs formés entre les différents intervalles d'éclatement lorsqu'une pointe de tension est appliquée sur le parafoudre 1 et agissent 35 pour entraîner les arcs, par effet électrodynamique, en dehors des intervalles d'éclatement jusqu'aux chambres d'arc qui leur sont associées d'une façon bien connue dans la technique des parafoudres. Puisque chacun des quatre intervalles d'éclatement 40 principaux et les chambres d'arc qui leur sont associées possèdent 69 04121 8 2002867 la même structure et la même fonction dans la forme de réalisation préférée du dispositif à éclateurs 9 suivant la présente, invention, on ne décrira seulement qu'un de ces intervalles d'éclatement principaux et qu'une de ces chambres d'arc. La 5 chambre qui va être décrite sera la chambre d'arc située entre les organes A et B et contenant l'intervalle d'éclatement délfeits par les électrodes 19 et 20. La figure 4 est une vue éclatée de la chambre d'arc et de l'intervalle d'éclatement disposé entre les éléments poreœ: L 10 et B. Les deux éléments A et B, aussi bien que le reste des éléments C, D, E et F, sont constitués d'un matériau poreux isolant qui, dans la forme de réalisation préférée de la présente invention, est constitué d'un mélange de grains d'oxyde d'aluminiœa et d'un matériau liant convenable. Ces organes sont moulés dans 15 une matrice prêformée, puis traités thermiquement pour les faire durcir en conservant leur configuration respective. Une carse= téristique importante de la présente invention, réside dans la configuration particulière des chambres d'arc principales, pas exemple la chambre 27 délimitée par les organes A et B, lorsqu'-20 elles sont placées dans leur position de fonctionnement en s'aboutant l'une avec l'autre. Dans la figure 6, on voit que la chambre d'arc 27 comporte une partie sensiblement plane 27' "gaufrée" ou crénelée au voisinage de l'intervalle d'éclatement délimité par les 25 électrodes 19 et 20 et une seconde partie 27" qui est incliné® pour cacher une partie importante de sa longueur vis-à-vis de l'intervalle d'éclatement. Un des avantages obtenus du fait de l'inclinaison de la chambre d'arc 27 pour constituer le passage d'allongement de l'arc avec une partie plane 27' coupant la partie 30 inclinée 27" suivant un angle prédéterminé, est qu'une grande partie de tout le passage se trouve dans un plan perpendiculaires sur une grande partie de sa surface, aux lignes de flux créées dans la chambre d'arc 27 par le courant traversant la bobine -Z20 Pour illustrer cet effet, on a représenté les lignes de 35 flux créées par la bobine 22 lorsque le courant la traverse par des lignes en pointillé 28 dans les figures 3 et 6. On comprendra que la concentration de flux du champ magnétique représenté par ces lignes 28, sera très importante au milieu de la bobine 22, alors qu'elle sera moins importante sur les côtés extérieurs de 40 cette bobine. De plus, la configuration circulaire de la bobiae 69 04121 9 2002867 22 entraînera les lignes de flux -28 à passer d'un plan presque vertical, durant le trajet parallèle à lraxe longitudinal du dispositif 9 au voisinage du centre de l'intérieur de la bobine, à un plan sensiblement horizontal sur la périphérie du dispositif 9, 5 Naturellement, lorsqu'un arc se déplace à travers ces lignes de flux le long des électrodes 19 et 20, le champ magnétique exerce une force d'entraînement sur cet arc. Par conséquent, si l'arc peut se déplacer suivant un trajet qui coupe les lignes de flux 28 suivant un angle droit, il le fera puisque ce trajet présente une 10 résistance minimale. D'autre part, si un arc ne peut pas se déplacer suivant un tel trajet, mais est plutôt limité dans un plan qui, par exemple, est perpendiculaire à l'axe longitudinal du dispositif 9, la composante de la force provenant du champ magnétique entraînant l'arc vers la périphérie de la chambre 27 15 est généralement réduite de façon importante» Par conséquent, avec une telle structure, l'arc est déplacé vers la périphérie de la chambre 27 avec une vitesse relativement faible et l'augmentation de la tension d'arc est relativement lente, On voit qu'en délimitant le passage 27 d'allongement de l'arc suivant la présen-20 te invention pour que la partie périphérique extérieure 27' soit inclinée suivant un angle prédéterminé de façon à ce qu'il coupe les lignes traversant la partie de la chambre avec un angle sensiblement égal à 90°, une force d'entraînement maximale est appliquée sur un arc qui se déplace dans la chambre 27 pendant 25 tout le trajet qu'il effectue, par conséquent l'arc est entrainé avec une vitesse maximale vers la périphérie de la chambre 27 où il développe une tension d'arc maximale. Puisque les lignes de flux 28 se courbent brusquement en passant d'un plan presque vertical à un plan horizontal en traversant la chambre d'arc 27, 30 depuis son centre jusqu'à sa périphérie, il est évident qu'une force motrice électrodynamique moyenne maximale pourrait être appliquée à un arc formé dans un intervalle d5éclatement délimité par les électrodes 19 et 20, lorsqu'il se déplace vers la périphérie de la chambre d'arc 27 où il s'étire suivant un contour com-35 pliqué si on ménage un passage 27 d'arc régulièrement courbé entre la périphérie de la chambre d'arc 27 et l'intervalle d'éclatement. Une telle structure optimale de la chambre d'arc reste dans le cadre de l'invention ainsi que d'autres modifications pouvant lui être apportées, mais, dans la forme de réalisation préférée de la 40 présente invention, on préfère utiliser un passage incliné 27'-27" BAD ORi&NAL 69 04121 10 2002867 ne présentant qu'un seul changement de pente. On préfère cette forme de réalisation simplifiée du fait qu'elle maintient l'arc allongé se trouvant dans le passage 27'-27" dans un plan qui est sensiblement perpendiculaire aux lignes magnétiques de flux 28 5 sur une grande partie de sa longueur, et permet ainsi d'obtenir un rendement important tout en permettant une standardisation raisonnable des différents éléments du dispositif à éclateurs 9. De plus, bien qu'il soit évident pour ceux qui sont familiers avec cette technique, qu'il serait nécessaire que, dans les passages 10 d'allongement de l'arc des chambres d'arc centrales, délimités par les organes B et C et D et E, la configuration curviligne ou inclinée soit légèrement différente de celle qui est utilisée pour constituer la partie 27" des chambres d'arc extrêmes, délimitée par les plaques A et B et par les plaques E et F, pour obtenir un 15 entraînement électrodynamique maximal du fait que les lignes de flux 28 coupent les chambres d'arc du milieu suivant un angle plus proche d'un angle droit que l'angle suivant lequel elles coupent les chambres extrêmes, on préfère utiliser les mêmes dimensions standardisées pour ces chambres d'arc centrales. On comprendra 20 naturellement que l'on peut utiliser d'autres configurations dans les chambres d'arc pour augmenter la force d'entraînement électrodynamique du champ magnétique sur un arc formé entre des intervalles d'éclatement de ces chambres, sans sortir du cadre de l'invention. 25 En plus de l'accroissement de la force d'entraînement électrodynamique du champ magnétique établi par la bobine 22, on notera que la configuration curviligne ou angulaire unique du passage incliné 27 construit suivant la présente invention fournit un autre résultat souhaitable. En se référant à la figure 6, on 30 voit que lorsqu'un arc est allongé vers l'extérieur à partir des électrodes 19 et 20 vers la périphérie 27" de la chambre d'arc, il s'étire à la fois suivant une direction horizontale et suivant une direction verticale dans la partie inclinée 27" de la chambre d'arc 27, et, de ce fait, on ajoute une direction d'allongement 35 supplémentaire à l'intérieur d'un logement de dimensions prédéterminées et de diamètre limité, tel que celui formé par les plaques A et B. Cet effet supplémentaire d'allongement de l'arc est dû au fait que les dents 29, 30, 31, etc (figure 2) forcent un arc étiré à se déplacer suivant un trajet contourné et compliqué 40 autour de la partie périphérique 27" de la chambre 27 de sorte BAD ORIGINAL 69 0412! ii 2002867 que le déplacement vertical de l'arc est doublé par chaque dent. La description précédente permet de comprendre les caractéristiques de la présente invention se rapportant à l'allongement et au déplacement de l'arc, cependant, la présente inven-5 tion possède d'autres caractéristiques importantes qui sont décrites dans la demande de brevet déposée ce même jour sous le n° P.V. et ayant pour titre "Dispositif à éclateurs utilisable pour un parafoudre". Dans la figure 4, on peut voir que les électrodes 19 et 10 20 sont positionnées respectivement par des bossages 32 et 33. Ces bossages 32 et 33 sont moulés de façon à faire partie intégrante de la surface de l'organe B et servent à positionner avec précision les électrodes 19 et 20 de façon à constituer un intervalle d'éclatement de longueur prédéterminée à l'aide des électro-15 des sans avoir à mesurer et à fixer ces électrodes par une méthode quelconque plus classique, par exemple en les collant ou en les rivetant dans leur position respective. De plus, pour faciliter la construction et l'assemblage du dispositif à éclateurs 9, l'utilisation des bossages 32 et 33 permet d'employer des électro-20 des doubles standardisées pouvant être fabriquées en série et, par conséquent, réalisées à peu de frais. Une telle électrode double standardisée est représentée en détail dans la figure 7, ces électrodes standardisées étant utilisées pour constituer tous les intervalles d'éclatement 25 principaux du dispositif à éclateurs 9. Seul l'intervalle d'éclatement associé à la bobine et constitué par les électrodes 24 et 25 ainsi que la moitié des électrodes des intervalles d'éclatement situés dans les chambres d'arc immédiatement adjacentes, sont constituées par des électrodes de forme différente. 30 A titre d'exemple, l'électrode double standardisée représentée dans la figure 7> peut être considérée comme étant constituée par l'électrode 20, disposée entre les organes A et B, reliée, par l'intermédiaire d'un bras de liaison 21 en faisant partie intégrante, à une seconde électrode 34 qui est disposée dans la chambre 35 d'arc située entre les organes B et C dans la forme de réalisation préférée de la présente invention décrite dans la figure 3. Enfin, on comprendra qu'un avantage important pour le fonctionnement des intervalles d'éclatement suivant la présente invention, provient du fait que, lorsqu'un arc est étiré dans la 40 partie inclinée 27" au contour compliqué de la chambre 27, il est 69 04121 « 2002867 caché vis-à-vis des électrodes de 1'intervalle d'éclatement, par exemple des électrodes 19 et 20. Par conséquent, lorsque l'arc est allongé et éteint en se refroidissant sur la paroi périphérique de la chambre 27, l'intensité du rayonnement prc-je-5 nant de la paroi, chauffée presque jusqu'à l'incandescence par l'arc, tendant à ioniser l'intervalle d'éclatement pour un nouvel amorçage, est limitée à celle qui apparaît dans les daate 29, 30, 31, etc, s'étendant vers la partie intérieure de la partie inclinée 27". Par conséquent, la probabilité de réamorçage 10 non souhaitable d'un arc est diminuée de façon importante. 69 04121 13 2002867 - REVENDICATIONS - 1. Dispositif à éclateurs utilisable dans un parafoudre comportant une chambre d'arc, deux électrodes espacées délimitant un intervalle d'éclatement dans la chambre, un dispositif pour engendrer un champ magnétique dont les lignes de flux sont curvi-5 lignes à l'intérieur de la chambre, ce champ magnétique servant à déplacer un arc formé entre les électrodes vers une paroi de la chambre, un passage incliné étant ménagé entre les électrodes et une paroi de la chambre et une partie prédéterminée de ce passage adjacent à la paroi se trouvant cachée vis-à-vis des électrodes. 10 2. Dispositif à éclateurs suivant la revendication 1, dans lequel le dispositif engendrant un champ magnétique est constitué par un conducteur bobiné disposé au voisinage de la chambre. 3. Dispositif à éclateurs suivant la revendication 2, 15 comportant un boîtier isolant contenant une chambre d'arc, des moyens pour brancher les électrodes dans un circuit électrique, la bobine étant disposée autour du boîtier et produisant, lorsqu'elle est excitée, un champ magnétique dans la chambre d'arc, des moyens d'alimentation de la bobine, la chambre étant formée de façon à 20 constituer un espace"gaufré" ou crénelé disposé suivant une surface incurvée s'étendant d'un côté de l'intervalle d'éclatement et sensiblement perpendiculaire, sur toute sa longueur, à chacune des lignes de flux curvilignes en chaque point où ces lignes de flux coupent cette surface. 25 4. Dispositif à éclateurs suivant la revendication 3, comportant une seconde chambre d'arc à l'intérieur du boîtier, deux autres électrodes espacées délimitant un intervalle d'éclatement dans cette seconde chambre, des moyens pour relier les deux intervalles d'éclatement en série, la bobine créant un champ 30 magnétique dans la seconde chambre lorsqu'elle est excitée pour déplacer l'arc formé dans le second intervalle d'éclatement à l'intérieur de la seconde chambre qui présente la même configuration que la première. 5. Dispositif à éclateurs suivant la revendication 4, 35 dans lequel la bobine est disposée entre les chambres d'arc, les deux surfaces incurvées délimitées par les chambres "gaufrées" ou crénelées, étant courbées l'une vers l'autre à leurs extrémités latérales. 6. Dispositif à éclateurs suivant la revendication 4, 69 04121 14 2002867 comportant plusieurs intervalles d'éclatement et plusieurs chambres d'arc associées supplémentaires, chacun des intervalles d'éclatement supplémentaires étant branché en série avec les deux premiers. 5 7. Dispositif à éclateurs suivant la revendication 6, dans lequel chacune des chambres d'arc supplémentaires délimite un espace "gaufré" ou crénelé de même configuration que les précédents. 8. Dispositif à éclateurs suivant la revendication 7, 10 dans lequel le boîtier en matériau isolant est muni d'une première borne métallique à une de ses extrémités, et d'une seconde borne métallique à l'autre extrémité, les intervalles d'éclatement étant branchés en série et logés respectivement dans des chambres d'arc séparées, tandis qu'un matériau à résistance non linéaire est 15 logé dans le boîtier, et que des moyens sont prévus pour relier électriquement ce matériau à résistance non linéaire en série avec la bobine et les différents intervalles d'éclatement entre les première et seconde bornes métalliques, la bobine créant, lorsqu'elle est alimentée, un champ magnétique dans chacune des 20 chambres d'arc pour déplacer les arcs formés dans les intervalles d'éclatement à l'intérieur des chambres d'arc, dont chacune est constituée de façon à délimiter un passage s'étendant latéralement à partir de l'intervalle d'éclatement et destiné à recevoir un arc étiré formé dans l'intervalle d'éclatement et déplacé à l'inté-25 rieur de la chambre d'arc par le champ magnétique. 9. Dispositif à éclateurs suivant la revendication 8, dans lequel les chambres d'arc sont formées à l'aide de plusieurs organes poreux moulés et isolants comportant des bossages et des butées maintenant ces organes alignés dans une position déterminée 30 lorsqu'ils sont assemblés, ces organes étant constitués de façon à délimiter plusieurs chambres d'arc isolées superposées, les intervalles d'éclatement étant constitués par plusieurs électrodes doubles comportant chacune deux électrodes formées d'une seule pièce et reliées électriquement par un bras conducteur, une 35 électrode de ces électrodes doubles étant reliée électriquement à la première borne métallique et une électrode d'une autre électrode double étant reliée électriquement à la seconde borne métallique, les autres électrodes simples étant disposées respectivement dans des chambres d'arc adjacentes d'une façon telle qu'un inter-40 valie d'éclatement est constitué dans chaque chambre d'arc entre 69 04121 15 2002867 des électrodes appartenant à des électrodes doubles différentes de sorte que ces électrodes délimitent des intervalles d'éclatement branchés en série entre la première et la seconde bornes métalliques par l'intermédiaire des bras de liaison faisant partie 5 intégrante des électrodes doubles . 10. Dispositif à éclateurs suivant la revendication 9, comportant, pour le positionnement des électrodes, des bossages moulés sur les surfaces respectives de chaque chambre d'arc et destinés à s'engager sans jeu avec les électrodes afin de les 10 maintenir dans une position prédéterminée de façon à délimiter un intervalle d'éclatement de longueur prédéterminée entre ces électrodes. 11. Dispositif à éclateurs suivant la revendication 1, dans lequel le passage formé dans les chambres comporte une 15 première partie disposée dans un plan unique et une seconde partie disposée suivant au moins un autre plan qui coupe le premier plan suivant un angle prédéterminé de façon à ce que la plus grande portion de la seconde partie du passage soit cachée vis-à-vis des moyens destinés à établir un arc relativement court. 20 12. Dispositif à éclateurs suivant la revendication 11, dans lequel l'angle d'intersection des deux plans est inférieur à 90°. 13. Dispositif à éclateurs suivant la revendication 11, dans lequel la seconde partie du passage est disposée dans un ou 25 plusieurs plans, chacun de ces plans étant perpendiculaire aux lignes de flux.