Au cours des dernières années, un intérêt de plus en plus marqué s'est manifesté pour l'imperméabilisation à l'eau des câbles pour télécommunications et, en particulier, des câbles téléphoniques isolés en matiere plastique afin d'empecher l'entrée de l'humidité dans le câble qui contient jusque 47% d'air et l'effet d'instabilité résultant sur les propriétés électriques du câble. Une solution économique de ce problème est décrite dans un certain nombre de documents parus au cours des dernières années; elle prévoit le remplissage de ces câbles à l'aide d'une gelée ou d'un composé de pétrolat.Le câble ainsi rempli ou garni zend il est alors pénétré par l'humidité par suite d'une rupture de sa gaine enveloppante empêche lteau-de s'infiltrer dans le câble et de s1 écouler le long de celui-ci,tqui stabilise par là même les propriétés de transmission du câble. Les procédés de remplissage des câbles décrits dans les docu ment s sus-mentionnés appartiennent à deux catégories (1) le remplissage liquide et (2) le remplissage solide. En ce qui concerne le remplissage solide, les procédés employés ont été jusqu'ici assez grossiers en ce sens que le pé trolat solide n'est pas introduit en quantité mesurée dans le câble, mais est simplement pompe dans un récipient à travers lequel le câble subit le processus d'assemblage de ses éléments par un torsadage exercé par une traction. L'excès de pétrolat est alors poussé latéralement et doit être recueilli de façon à être ramene un réservoir central.Un autre inconvénient du remplissage à l'aide d'une matière solide, c'est que si la vis cosité de la matière est très élevée, le remplissage solide devient presque impossible s'il s'agit du garnissage de câbles ayant un diamètre supérieur à 12 à 13 mm environ. Le remplissage liquide se prête dans une certaine mesure à un réglage plus précis des quantités de matière utilisées; il permet, en outre, un stockage comparativement simple et une remise en circulation pour la manutention de la matière. Mais ces inconvénients principaux sont inhérents aux températures élevées du composé qui doit être maintenu sous la forme liquideet a son effet sur les fils conducteurs isolés.En outre, les hasards ou risques de défaut de sécurité associés avec la matière liquide chaude et une manutention assez médiocre résultant des éclabous sures intéressant les régions où le remplissage liquide est effectué. Un autre inconvénient du remplissage liquide concerne la solidification et le retrait thermique associés avec le changement de température depuis l'état liquide jusqu'à l'état correspondant à la température ambiante.C'est ainsi, par exemple, que si le composé de pétrolat est appliqué à une température de llfC environ et se trouve sous la forme liquide à ce moment, il se produit un retrait égal à 10% environ par suite de la solidification de la matière, et un retrait supplémentaire de 3 ou 4% par suite du retrait thermique au fur et à mesure que la matière refroidit, de sorte qu'à la température ambiante, le câble ne doit être rempli qu'à 85% environ plutôt que complètement. En outre, le câble rempli de liquide peut être exposé à des températures élevées pendant plusieurs heures, tandis que la quantité massive de pétrolat qui a été appliquée au câble se refroidit jusqu'à la température ambiante. Les recherches qui ont conduit à l'invention ont permis de constater à cet égard que le maintien du câble à cette température élevée fait gonfler ou foisonner l'isolement plastique et crée un lien assez médiocre entre la matière plastique et les conducteurs. Ceci posé, l'invention prévoit un procédé et un appareil per fectionnés grâce auxquels des câbles peuvent être imprégnés à l'aide de quantités mesurées de composés de pétrolat, ces composés se trouvant à l'état solide, mais suffisamment mous pour s'ecouler dans les espaces séparant les conducteurs du câble sous une pression modérée. Un avantage de l'invention, c'est qu'elle peut être utilisée avec des câbles de télécommunications tels que des câbles téléphoniques prétorsadés. En effet, le composé est envoyé dans les espaces compris entre les conducteurs dans un dispositif d'imprégnation faisant partie de l'appareil de mesure ici prévu et à travers lequel passe le câble prétorsadé. Un autre avantage qui simplifie considérablement la structure de l'appareil prévu,c'est que c'est le câble lui-même qui sert d'organe impulseur dans l'imprégnateur. L'invention englobe un traitement préliminaire du composé de pétrolat en vue de rendre ce composé utilisable pour la mise en oeuvre du procédé et le fonctionnement de l'appareil qui font l'objet de l'invention. Un composé ayant un-point de ruissellement ou d'égouttement ne dépassant pas 60 C peut subir en fait une élévation de ce point jusqu'à 800C ou au-dessus de cette température en refroidissant le composé rapidement à partir d'une température supérieure à son point de fusion jus qu'à une température plus basse à laquelle le composé est solide, mais encore mou. Le procédé et l'appareil tels que les prévoit l'invention se prêtent aussi bien à un fonctionnement par lots ou fractions successives qu a un fonctionnement continu assorti d'un réglage automatique. D'autres buts, particularités et avantages de l'invention découlent de la suite de cette description. Dans le dessin schématique annexé qui illustre le présent texte et dans lequel les mêmes numéros de référence désignent partout les mêmes éléments : La fig. 1 est une représentation schématique montrant le premier stade de l'opération exécutée par lots ou fractions successives du procédé, objet de l'invention, stade au cours duquel le composé hydrophobe est traité pour élever son point d'égouttement à une température supérieure. La fig. 2 est une représentation schématique montrant le second stade du fonctionnement par lots ou fractions successives du procédé, objet de l'invention, pendant lequel le composé est appliqué à un câble dans l'imprégnateur que prévoit l'invention. La fig. 3 est une représentation schematique montrant l'appareil d'imprégnation d'un câble au cours d'un travail continu exécuté conformément à l'invention, et suivi d'opérations ultérieures au delà de l'imprégnation pour produire un câble complet. La fig. 4 est une vue en coupe fragmentaire dessinée à beaucoup plus grande échelle de l'imprégnateur représenté dans les figures précédentes: La fig. 5 est une vue en coupe à plus grande échelle par la ligne 5-5 en fig.-3. Afin d'empêcher l'eau de pénétrer dans les câbles de télé- communications à conducteurs multiples, il a été jusque présent de pratique'courante d' imprégner ces câbles à l'aide d'une gelée de pétrolat, cette gelée ayant été utilisée sur une grande échelle, notamment en Grande Bretagne. Cette pratique est également courante dans la technique pratiquée aux Etats Unis d'Amérique, sauf dans les Etats méridionaux où la température à laquelle sont parfois exposés les câbles de télécommunication s'élève dans une mesure telle qu'elle provoque le ramollnsse- ment de la gelée de pétrolat dans une mesure suffisante pour qu'elle s'écoule hors du câble s'il se produit dans sa gaine une 'fuite quelconque à travers laquelle cette gelée puisse s'égoutter.Ceci fait que la gelée de pétrolat n'est pas satisfaisante comme agent hydrophobe dans les câbles de télécommunications tels que les câbles téléphoniques utilisés dans les régions à climat chaud. Des composés à base de gelée de pétrolat et contenant une autre matiere plastique telle que le polyéthylène peuvent être établis, il est vrai, de façon à avoir des températures d'égouttement beaucoup plus élevées. L'invention est utilisable dans l'hypothèse de l'emploi d'une gelée de pétrolat et le composé hydrophobe préféré utilisé par elle est un produit fabriqué par la Société américaine dite : Western Electric Company et désigné sous le nom de "composé de remplissage PE-PJ". Ce composé est en fait un mélange de 85% de pétrolat et de 15% de polyéthylêne à faible poids moléculaire. Cette matière est livrée en fûts et s'écoule par égouttement séparé à une température de 600C. Ceci la rend inutilisable pour l'application de l'invention dans l'état où elle s'échappe hors des fûts. Toutefois, si cette matière est soumise-à la liquéfaction en vue de son homogénéisation par fusion au-dessus de sa température critique et qu'elle soit ensuite refroidie rapidement jusqu'à la température ambiante, elle subit un changement de caractéristique qui élève sa température d'égouttement au-dessus de 800C. Cette température de 800C est suffisamment élevée pour qualifier le câble de télécommunications rempli de ce composé en vue de son utilisation dans les contrées méridionales ou tropicales. Dans la fig. 1 est représenté le traitement du composé de type PE-PJ pour élever sa température d'égouttement. Le composé désigné par le numéro de référence 12 est chauffé dans un réci pient de stockage 14, puis refoule par pompage à travers une tuyauterie 16 par une pompe 18 jusqu a un échangeur thermique 20. Dans cet échangeur thermique 20,- le composé est refroidi rapidement en franchissant sa gamme de températurezde de solidi- fication, puis envoyé depuis l'échangeur thermique dans des cuves 22 où il est stocké en vue de son emploi ultérieur. Si le composé doit être utilisé au cours d'un processus se déroulant en continu, ltéchangeur thermique 20 peut être relié directement à l'appareil en vue de l'imprégnation du câble comme expliqué ci-apres à propos de la fig 3. Dans la fig. 2, les cuves 22 sont reliées à l'appareil d'imprégnation utilisé pour la mise en oeuvre de l'invention en vue d'un travail exécute par lots ou fractions successives. Quand le composé contenu dans les cuves 22 est à l'état tiede, c'est-à-dire ramolli bien qu'étant encore à l'état solide, ce composé est refoulé à travers une tuyauterie 24 par une pompe mesureuse 26 jusqu'à un imprégnateur 28 que traverse un câble 30. La pompe mesureuse 26 est entraînée par un moteur 32 à une vitesse qui fournit le composé à I'imprégnateur 28 au moins aussi vite que ce composé est utilisé en vue de l1im- prégnation du câble 30 au cours de son déplacement. Toute quantité excessive du composé débité par la pompe mesureuse 26 est envoyée dans un conduit de dérivation 34 pour retourner à l'ouïe d'admission de la pompe 26, après quoi la pression du composé débité par cette pompe s'élève au-dessus de la pression pour laquelle une valve de réglage de la pression 36 est ajustée. Dans la construction que montre la fig. 2, une autre valve de réglage de la pression permet d'évacuer par purgeage le composé à travers une dérivation 38 qui le ramène aux cuves 22. Des moteurs 40 associés aux cuves 22 actionnent des pompes portatives logées dans ces cuves 22 pour envoyer ce composé depuis ces dernières jusque dans la tuyauterie~24. Une description plus complète de l'imprégnateur 28 et de son mode de travail, ainsi qu'une description détaillée du fonctionnement de la pompe à moteur 26 sont données à propos de l'explication de la fig. 2. Dans la fig. 3 est représentée schématiquement l'utilisation de l'invention en vue d'un travail continu de façon à traiter des éléments de câbles de grande longueur. Le composé d'imprégnation 12 est renfermé dans un certain nombre de réservoirs de stockage et de compoundage chauffés 14' puis est soutiré à partir de l'extrémité inférieure de ces réservoirs 14', en passant à travers des valves interceptrices 42 reliées à un collecteur 43 aboutissant à l'ouïe d'admission d'une pompe de remise en circulation 44 actionnée par un moteur (non représenté). Cette pompe 44 débite le composé pour le ramener aux réservoirs 14' par une tuyauterie 46. Les réservoirs particuliers auxquels est fourni le composé peuvent être choisis en ouvrant ou fermant, selon le cas, des valves interceptrices 48. Le composé 12 qui peut être à l'état liquide et non traité en vue de faire monter sa température d'égouttement est refoulé par une pompe 50 vers un échangeur thermique 20' qui comporte un dispositif de réglage automatique de la température conformément aux conditions dans lesquelles le processus se déroulant en continu doit avoir lieu. Dans cet échangeur thermique 20', le composé liquide est refroidi assez rapidement en franchissant sa gamme de points de solidification et est envoyé depuis l'échangeur thermique 20' par une tuyauterie 52 qui aboutit à une pompe mesureuse 26'. Si le composé se refroidit trop lentement à partir de son -état liquide, la température d'égouttement n'est pas élevée. Mais si le refroidissement est rapide, il se produit une notable augmentation de la température d'égouttement comme-précé- demment indiqué. L'expérience révèle que ce refroidissement doit être au moins égal à 1 ou 2 degrés centigrade par minute avec un mélangeage constant opéré pendant la solidification. Au moment où il sort de l'échangeur thermique 20', le composé est solide, mais suffisamment chaud pour être mou et pour pouvoir être refoulé par pompage à travers la tuyauterie 52 et jusque dans un imprégnateur 28' par la pompe mesureuse 26'. Différents types de' pompes peuvent trouver leur emploi ici comme pompe mesureuse 26'. Cette pompe 26' doit être capable de refouler le composé à l'état mou malgré une pression notable qui se trouve en corrélation avec les conditions fonctionnelles exigées par l'impregnateur 28'. Au lieu de prévoir une dérivation à commande par la pression comme décrit dans la fig. 2, la pompe 26' peut comporter un dispositif de réglage automatique 54 de la pression réagissant à la pression du composé dans un tuyau 56 partant de la pompe 26' et allant à I'imprégnateur 28'. Ce dispositif 54 de réglage de la pression peut régler effectivement de diverses ma nières la pression à laquelle le composé est débité par la pompe 26', notamment en modifiant la vitesse ou le couple du moteur 32' qui actionne la pompe 261. Ces modes de réglage sont d'ailleurs connus dans la technique et n'ont pas besoin d t être exposés plus complètement ici pour permettre une compréhension complète de l'invention.Il doit être également entendu que les pompes comportant des dispositifs de réglage permettant de déterminer la pression de débit peuvent trouver leur emploi ici. Ces pompes sont d'ailleurs également connues. Le fonctionnement de l'impregnateur 28' sera plus facilement compris en se référant à la fig.4. En fait, une chambre 60 à grand diamètre est constituée par deux tronçons de tuyaux 62 réunis par vissage par leurs extrémités opposées à un raccord en T 64 qui comporte une ouïe de sortie 66 à diamètre réduit qui constitue le conduit d'entrée du composé dans l'impregnateur. -Aux extrémités opposées des travaux 62 se trouvent deux raccords de réduction 68 et 68' qui relient les extrémités du tuyau 62 des tuyaux 70 et 70' de plus faible diamètre. Un câble 74 passe à travers le tuyau 70 pour constituer un guide d'admission dans I'imprégnateur, Le câble 72 traverse l'autre extrémité de l'imprégnateur en traversant le tuyau 70 qui sert de guide d' échappement du câble. Le diamètre interne des tuyaux 70 et 70' est sensiblement égal au diamètre externe du câble 74 avec une différence juste suffisante pour ménager un jeu permettant au câble de coulisser librement à travers les tuyaux 70 et 70' formant guides. Ce jeu entourant la circonférence du câble 74 à 11 endroit où il traverse les guides 70 et 70' n'est pas suffisant cependant pour permettre au composé qui se trouve dans la chambre 60 de s'e- chapper hofs de cette chambre en franchissant les guides précités. Les tuyaux 62 ont un diamètre sensiblement plus grand que celui du câble et qui dans la construction préférée, représente approximativement au moins trois fois le diamètre du câble 74 et des guides 70 et 70'. Ceci donne à la chambre 60 une section droite notable tout autour de la circonférence du câble 74 pour la circulation du composé qui est refoulé dans l'impré- gnateur à partir du tuyau 56 en passant par le canal 66 ménagé dans le raccord en T 64. Le composé circule de toutes parts autour des cotés du câble 72 et remplit complètement l'espace ménagé dans l'imprégnateur entre le cable et les parois internes des tuyaux 62 et-du raccord en T 64.Au fur et à mesure que le composé remplit la chambre 60, l'air qui se trouve dans cette chambre peut s'échapper grâce au jeu ménagé entre le câble 72 et les parois internes des guides 70 et 70'. La pression du composé dans la chambre 60 doit êtresuffi- sante pour refouler le composé dans les espaces compris entre les conducteurs de façon a remplir le câble à l'aide du composé hydrophobe. Quand le câble ne passe pas à travers l'imprégnateur, 2 une pression de 1,4 kg/cm2 est suffisante pour refouler le com- posé dans les espaces compris entre les conducteurs du câble, mais cette pression minimale varie en fonction de la viscosité du composé et dans une certaine mesure de la structure du câble. Suivant le travail à préférer tel que le prévoit l'invention, la pression minimale imposée au composé est de 1,4 kg/cm2. La pompe mesureuse 26' (Fig. 3) ne fournit plus de composé a l'impregnateur après que celui-ci est rempli de ce composé et alors que le câble 72 ne se déplace pas. Dès que le câble 72 commence à se mouvoir, il sertd'organe impulseur pour déplacer hors de l'imprégnateur le composé qui a rempli les espaces entre les conducteurs du câble et tandis que ce composé s'écoule hors de l'imprégnateur, la pompe mesureuse 26' fournit une quantité supplémentaire de composé pour maintenir l'imprégnateur rempli sous une certaine pression. Une plus grande quantité de composé est refoulée dans les espaces pour remplir le câble sec qui pénotre dans l'impregnateur, tandis que la partie remplie du câble en sort.Tant que le câble se déplace à travers l'imprégnateur, le composé est refoulé dans les espaces vides du câble pour remplir celui-ci progressivement, tandis que la pompe mesureuse 26' continue à fournir une quantité supplémentaire du composé pour maintenir la chambre de l'imprégnateur remplie sous une certaine pression. Le fonctionnement de la pompe mesureuse 26' doit se trouver dans un certain rapport avec la vitesse de travail de l'appareil. En fait, lorsque le câble 72 se meut plus rapidement, chaque partie de la longueur de ce câble se trouve dans l'imprégnateur 28' pendant un temps plus court. Suivant la longueur mécanique de l'imprégnateur et la viscosité du composé, il arrive donc un moment où le câble se déplace trop rapidement à travers I'impré- gnateur pour permettre au composé d'avoir le temps de pénétrer dans tous les espaces du câble avant que celui-ci n'atteigne l'extrémité de l'imprégnateur, à moins que la pression pesant sur le composé ne soit augmentée de telle sorte que 1' imprégna- tion s'effectue plus rapidement. Le dispositif 54 de réglage automatique de la pression est ajusté en fonction de la vitesse de déplacement du câble qui est determinée par un système d'entraînement à vitesse réglable à 80. Dans la pratique, la pression du composé fourni à l'imprégnateur est augmentée jusqu'à 14-kg/cm2 environ tandis que la vitesse du câble augmente jusqu a environ 30 mètres par minute. Ceci donne des résultats satisfaisants avec une chembre d'imprégnation ayant une longueur approximative de 40 cm et un diamètre interne de 5 cm quand le fonctionnement intéresse un câble ayant un diamètre d'environ 15 mm et comportant 25 paires de conducteurs. Ces valeurs sont d'ailleurs tonnées simplement à titre illustratif. I1 découle de la description qui précède que la pompe 26' et l'imprégnateur 28' font tous deux partie d'un appareil mesureur de détermination de la quantité de composé fournie au câble. En fait, la pompe 26' fournit le composé maintenant remplie la chambre de l'impregnateur 28' et maintenant une pression pesant sur la matière dans la chambre de I'imprégnateur, Le câble 72 agit lui-même comme organe impulseur pour refouler le composé hors de l'impregnateur et permettre le passage d'une quantité supérieure supplémentaire du composé dans la chambre de l'imprégnateur comme déjà décrit. Au delà de l'imprégnateur 28', le câble 72 passe a travers une tete d r enrubannage ou commettage 84 qui enroule un ruban plastique autour du câble imprégné pour former sa gaine enveloppante. Suivant la construction à adopter de préférence, le câble est enveloppé en hélice à l'aide de spires se chevauchant d'un ruban établi en téréphtalate de polyéthylène (de la marque "Mylar"). Au delà de la tête d'enrubannage 84 se trouve un dispositif d'extrusion 86 qui est alimenté par le même composé hydrophobe 12 par un conduit adducteur 88 partant de la tuyauterie 52 et allant à ce dispositif d'extrusion 86. Celui-ci comporte un bélier 90 de type classique actionné par un moteur qui fournit le composé à la pression d'extrusion à la matrice extrudeuse représentée schématiquement par 92. Ce dispositif d'extrusion 86 assure, comme son nom l'indique, l'extrusion d'une couche de composé au-dessus de l'enveloppement pelliculaire appliqué par la tete d'enrubannage 84. Au-delà du dispositif d'extrusion 86, le ruban passe à travers un appareil qui applique une gaine métallique, de préférence une gaine en aluminium repliée longitudinalement avec joints chevauchants. C'est là une opération d'ailleurs de type classique dans la technique de la fabrication des câbles et aucune explication supplémentaire n'est nécessaire ici pour permettre la compréhension complètede l'invention. De même, un dispositif d'extrusion final applique une chemise ou gaine externe constituée le plus souvent par du polyéthylène et mesurant une épaisseur considérable au câble. Le câble 72 est tiré à travers des postes de travail successifs par un système 80 d'actionnement qui est alimenté par un dispositif de réglage ajustable relié par une ligne 94 de propagation de signaux au dispositif 54 de réglage automatique de la pression afin de coordonner la pression du composé avec -la vitesse de défilement du câble. Ces dispositifs de commande à interaction mutuelle sont d'ailleurs bien connus dans la technique et le réglage particulier utilisé ici ne fait pas partie de l'invention. La réalisation préférée de l'invention ayant été décrite, divers changements et Variantes peuvent lui être apportés, sans s'écarter de l'invention, dans le domaine des équivalences techniques. REVENDICATIONS 1.- Procédé de remplissage d'un câble pour télécommunications, notamment d'un câble téléphonique à conducteurs multiples à l'aide d'un composé hydrophobe cara-cterisé en ce qu'on fait passer le câble à l'état non rempli dans une chambre où l'on envoie un composé hydrophobe à l'état visqueux et fluide, puis on entoure le câble dans cette chambre à l'aide du composé de remplissage à l'état solide mais fluable, on maintient le composé sous une pression d' imprégnation suffisante pour refouler ce composé solide de façon à l'obliger à pénétrer dans les espaces du câble qui doivent être imprégnés, on fait passer le câble rempli hors de cette chambre à une extrémité de celle-ci située en aval de celle par laquelle il pénètre dans la chambre, on obstrue I' extrémité de la chambre entourant ce câble malgré l'écoulement du composé à partir de cette chambre pendant que le câble n'est pas en mouvement, on évacue le composé qui se trouve sur le câble hors de la chambre au fur et à mesure que le composé remplit le câble, et on main tient automatiquement r arrivée du composé dans la chambre sous une pression d'imprégnation intégrale compte tenu de la vitesse du câble tandis que le composé est entraîné hors de la chambre par le câble. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on pompe le composé visqueux vers la chambre selon une quantité suffisante pour la maintenir remplie et pour garnir ou remplir le câble animé d'une vitesse de déplacement prédéterminée et en ce qu'on dérive automatiquement l'excès de composé pour le faire refluer vers l'ouïe d'admission de la pompe chaque fois que le câble se déplace à une vitesse qui n'exige pas la totalité du débit k l'ouïe de sorte de la pompe et que le composé refoulé par pompage a travers la chambre subit une augmentation de pression au delà d'une valeur prédéterminée. 3.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on pompe le composé visqueux vers la chambre et jusque dans celle-ci sous une pression prédéterminée et en ce qu'on fait avancer le câble à travers cette chambre à une vitesse prédéterminée en réglant automatiquement la pression dradduction du composé visqueux à la chambre suivant les changements de vitesse de déplacement du câble à travers cette chambre et en ce qu 'on dégage le câble de cette chambre sans refroidir le composé-de remplissage au-dessous de sa température régnant dans la chambre. 4.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on fait passer le câble à travers une chambre d'imprégnation mesurant une section droite notablement plus grande que celle du câble en ménageantun jeu de toutes parts autour du câble, en ce qu'on ferme les extrémités de la chambre, sauf les ouvertures livrant passage à l'entrée et à la sortie du câble, en ce qu'on confine le jeu pour empêcher 11 échappement du composé à travers ce jeu pour les caractéristiques de pression et d'écoulement du composé dans la chambre et qu'on utilise le câble comme organe impulseur pour déplacer le composé visqueux hors de la chambre, tandis que le composé remplit le câble 5.- Procédé de remplissage ou de garnissage d'un câble à conducteurs multiples à l'aide d'un composé hydrophobe suivant l'une quelconque des revendications précédentes, consistant à faire passer le câble a l'état non rempli dans une chambre, où l'on fait arriver un composé de remplissage à l'état visqueux et fluable, à entourer le câble qui se trouve dans la chambre à l'aide du composé de remplissage ayant cet état visqueux et fluable, à maintenir le composé sous une pression d'imprégnation suffisante pour le refouler dans les espaces du câble qui doivent être imprégnés, puis à faire passer le câble rempli hors de la chambre à l'extrémité-d'avalpar rapporta celle par laquelle le câble y pénetre, à obstruer les extrémités de la chambre autour du câble en antagonisme -a l'écoulement du composé à partir de cette chambre quand les câble n'est pas en mouvement, à évacuer la partie du composé qui se trouve sur le câble hors de la chambre, tandis que ce composé remplit le câble, et à maintenir automatiquement I'arrivée du composé dans la chambre sous une pression d'imprégnation intégrale tandis que le composé est évacué hors de la chambre par le câble, caractérisé en ce qu'on traite le composé de remplissage pour faire monter la température de son point d'égouttement avant de le faire arriver à la chambre, ce traitement impliquant le chauffage du composé au-dessus de son point de fusion et le refroidissement de ce composé à partir de son état liquide en passant par sa gamme de points de solidification selon un taux au moins égal à 1 ou 20 centigrade par minute avec mêlangeage constant pendant la solidification, après quoi on fait arriver le composé visqueux dans la chambre. 6.- Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce qu'on emploie comme composé de remplissage un mélange de gelée de pêtro- lat et de polyéthylène, puis on refroidit ce composé dans sa gamme de points de solidification selon un taux de refroidissement non inférieur à environ 1 à 2" centigrade par minute, avec mélangeage constant pendant la solidification. 7.- Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que la quantité de polyéthylène dans le composé est d'environ 15%. 8.- Procédé pour élever la température formant le point d'égouttement d'un mélange de gelée de pétrolat avec du polyéthylène combiné à lui, ce procédé étant caractérisé en ce qu'on chauffe le composé a l'état liquide, puis on refroidit le composé à travers la gamme de ses points de solidification à un taux au moins égal à 1 à 20 centigrade environ par minute. 9.- Procédé suivant la revendication 8, caractérisé en ce qu'on traite le composé en l'homogénéisant par chauffage audessus de son point de fusion et en brassant le composé tandis qu'il est à l'état fondu. 10.- Procédé suivant la revendication 8, caractérisé en ce qu'on compounde la gelée de pêtrolat avec 15% environ de polyéthylène pour l'utiliser comme composé de remplissage d'un câble a conducteurs multiples, on fait fondre ce composé, puis on le refroidit à un taux rapide représentant au moins 1 à 20 centigrade par minute avec mélangeage constant, tout en assurant le refroidissement à travers la gamme des points de solidification. 11.- Appareil pour imprégner un câble à conducteurs multiples, notamment un câble pour télécommunications comme un câble téléphonique à l'aide d'un composé hydrophobe à l'état mou mais solide, caractérisé en ce qu'il comprend en combinaison un imprégnateur pourvu d'une chambre à travers laquelle se déplace le câble qui le guide aux extrémités opposées entourant le câble en ménageant un jeu limité entre chaque guide et le pourtour du câble, une pompe pour amener le composé drun système adducteur à l'imprégnateur, cette pompe comportant une ouïe de sortie communiquant avec la chambre entre les guides, et un dispositif de réglage de la pression de débit de la pompe coordonné avec la viscosité du composé et les jeux des guides pour s opposer à l'échappement du composé hors de la chambre quand le câble ne se déplace pas à travers celle-ci. 12.- Appareil suivant la revendication 11, caractérisé en ce qu'il comprend un moteur d'actionnement de la pompe maintenant sur le composé fourni à la chambre une pression suffisante pour l'amener dans les espaces compris entre les conducteurs du câble qui parcourt cette chambre, un dispositif de traction du câble le faisant avancer à travers la chambre de façon que le câble serve d'organe impulseur pour l'entraïnement du composé d'imprégnation à partir de la chambre, et un équipement pour coordonner la pression du débit de la pompe avec le dégagement du composé par le cable afin de maintenir la pression s'exerçant sur le composé dans la chambre suffisamment élevée pour faire arriver le composé dans les espaces à imprégner au fur et a mesure que de nouvelles parties du câble pénètrent dans la chambre d'imprégnation. 13.- Appareil suivant la revendication 11, caractérisé en ce qu'il comprend un moteur actionnant la pompe à une vitesse qui débite le composé plus rapidement que ceci n'est nécessaire pour le fonctionnement de l'imprêgnateur et une dérivation pour l'amener en position de réception du composé excédentaire a partir de la pompe. 14.- Appareil suivant la revendication 11, caractérisé en ce qu'il comprend un moteur actionnant la pompe à une vitesse maintenant une pression donnée du composé dans l'imprégnateur, et un dispositif de réglage de la pression réagissant à la pression du composé fourni par la pompe pour régler le fonctionnement de celle-ci afin de maintenir la pression destinée à 11 opération d'imprégnation, le réglage de la pression étant ajustable pour maintenir le composé à des pressions différentes. 15.- Appareil suivant la revendication 11, caractérisé en ce qu'il comprend un moteur actionnant la pompe à une vitesse débitant le composé à la pression désirée à l'imprégnateur, un système d'entraînement du câble qui le déplace longitudinalement d travers l'impregnateur, un dispositif réglant la vitesse de déplacement du câble, et un équipement de réglage coordonnant la vitesse de déplacement du câble et la pression de débit de la pompe refoulant le compose. 16.- Appareil suivant la revendication 11, caractérisé en ce que 1 'imprégnateur comprend une chambre cylindrique pourvue entre ses extrémités d'un canal communiquant avec l'ouïe de débit de la pompe, les guides étant constitués par des tubes reliés aux extrémités opposées de la chambre cylindrique et mesurant un diamètre interne qui assure un jeu lors du déplacement du câble, le diamètre interne de cette chambre étant au moins approximativement égal a trois fois celui des guides. 17.- Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'impregnateur est constitué par un tube rectiligne dont la capacité intérieure forme la chambre de cet-imprégnateur, les guides étant constitués par d'autres tubes de plus petit diamètre que le tube de la chambre, des organes de fixation amovibles reliant ces autres tubes aux extrémités de la chambre, de telle sorte que les tubes ayant des diamètres internes différents peuvent remplacer les autres tubes quand des câbles de dimensions différentes doivent être imprégnés. 18.- Appareil suivant la revendication 11, caractérisé en ce qu'au delà de I ' imprégnateur et dans la direction de cheminement du câble pour l'application d'une enveloppe en matière plastique sur la paroi externe du câble rempli se trouve un premier organe d'extrusion qui assure l'extrusion d'un revêtement du compose hydrophobe au-dessus de l'appareil d'enveloppement par la matière plastique au delà du premier organe d'extrusion afin d'appliquer un blindage métallique au tube de revêtement, et un second organe d'extrusion servant à produire une chemise externe par-dessus le blindage métallique, tandis que la totalité du câble se déplace a une vitesse uniforme continue dans le sens de sa longueur. 19.- Appareil suivant-la revendication 11, caractérisé en ce qu'il comprend un récipient dans lequel un composé de pétrolat est renfermé à l'état chauffé au-dessus du point de fusion de ce composé, un échangeur thermique que traverse le composé et dans lequel il est rapidement refroidi jusqu' à une température infé- rieure a la gamme des températures de solidification de ce composé pour -modifier les caractéristiques de la température d'egouttement du composé, et un système pour faire arriver le composé à l'ouïe d'admission de la pompe.