La présente invention concerne une méthode pour déceler la présence de fumée ou l'existence d'un foyer d'incendie dans un lieu protégé, et un systôie ou appareil pour appliquer cette néthode. L 'invention concerne aussi un dispositif d'alarme pour signer les risques d'incendie ou de fumée en ut lieu protégé. Divers dispositifs d'alarme ont été proposés jusqu'à présent pour qu'ils réagissent en présence dtun feu en un lieu protégé et déclenchent un système d'alarme pouvant avertir un personnel proche ou éloigné ou autres personnes du voisinage.Un système classique d'alarme contre l'incendie peut, par exemple, comprendre un mécanisme sensible à la température réagissant à une hausse de température dépassant un niveau prédéterminé (généralement consi déré comme étant le maximum pouvant être attribué aux conditions météorologiques et à l'influence de I 'environnement) pour actionner un mécanisme de commutateur qui est relié à un circuit d'alarme donnant une représentation audible, visible ou graphique de l'augmentation de température et déclenchement, si cela est désiré, une réaction appropriée. Des méthodes indirectes de production de signal d'alarme d'incendie ont aussi été proposes. Un système classique de ce dernier type comporte un élément thermiquement fusible, disposé sur le cô- té de commande de sortie d'un réseau d'amenée d'eau, par exemple un système d'arrosage, ce fusible étant détruit quand la température dtElee, ce qui provoque une aspersion d'eau sur la zone concernée.Un système d'alarme peut alors réagir à l'entrée en fonction du système à aspersion pour alerter le personnel de lutte contre l'incendie, ou des personnes qui de leur c8té informent le service de lutte contre }'incendie. D'autres systèmes encore emploient les mêmes principes ou des principes similaires pour signaler directement ou indirectement la naissance d'un incendie.Des dispositifs d'avertissement å à distance, déclenchés par un système d'alarme, ou actionnés indépendamment d'un réseau d'alarme acoustique ou optique, peuvent entre conjugués avec des systèmes pour alerter le service de lutte contre l'incendie ou d'autres personnes éloignées du foyer d'incendie. Tous ces systèmes sont caractérisés par le fait qu'ils réagissent à une augmentation de température due à la combustion et doivent généralement être impressionnés en un endroit éloigné du lieu réel du feu. A soins que de nombreux organes sensibles soient prévus, la réaction dtun dispositif thermosensible peut se produi re bien après le développement de l'incendie, simplement parce que le feu peut prendre en un lieu suffisPmment distant de l'appa ril thermosensible pour que la détection d'une augmentation significative de tempêrature ne se produise pas.Un autre inconvénient des systèmes d'alors d'incendie existants est que leur dépendance d'une élévation de température donnée pour indiquer l'existence d'un foyer d'incendie les empêche de déceler, de fa çon satisfaisante, les feux qui couvent ou les feux naissants. On sait depuis longtemps, par exemple, que la combustion spontanée peut se développer sous forme de feu couvant bien avant que les flammes aient une intensité suffisante pour provoquer la réaction d'un organe d'alarme thermosensible éloigné du lieu où le feu a couvé.On sait aussi, à ce propos, qu'un des plus grands dangers dans l'opération de lutte contre l'incendie est la production de fumée et le risque de suffocation qu'elle entrain. De plus, les feux qui couvent à basse température peuvent produire de grandes quantités de fumée bien avant qu'une quantité de chaleur suffisante pour actionner un signal d'alarme soit produite. Enfin il convient de souligner le fait que la fumée se transporte par diffusion, convexion et autres courants d'air à grande vitesse à travers les espaces libres, et peut souvent être présente dans ltair avant mEme que son odeur soit perçue par le personnel se trouvant au voisinage d'un feu. Le but principal de la présente invention est de proposer un système d'alarme en cas de fumée et de feu, qui élimine les incon vénients des systèmes a d'alarme précédents exposés ci-dessus qui réagisse rapidement et efficacement dès qutun feu a pris et avant que des niveaux de chaleur élevés soient produits, qui ait un seuil de température réglable et pratiquement indépendant de la température ambiante maximale, qui soit d'un bas prix de revient et ait une grande efficacité et qui présente peu de risque de fonctionnement défectueux. Un but plus caractéristique de l'invention est de proposer une méthode pour déceler le développement d'un état de combustion, qui donne une sensibilité améliorée et une meilleure réaction que les systèmes précédents destinés au même but. C'est également un but de l'invention de proposer un appareil apte à produire un signal d'alarme dès qu'un feu a pris. Ces buts, et d'autres qui vont apparattre par la suite, sont atteints suivant la présente invention par une méthode qui est basée sur cette découverte, conjointement ave c la recherche relative aux décharges du type à étincelle, à l'éffet qu'un éclateur comprenant' nortalement de l'air diélectrique et auquel certains potentiels sont appliqués, peut ette amené à l'éclatement simplement par la présence de pa-rticulesede fumee-dats It-éciateur. in d'autres termes, l'invention offre une méthode, pour avertir de la présence de feu ou de fumée, comprenant les opérations suivantes :: formation d d'un espace d'éclatement entre deux électrodes dans l'air ambiant traversé par des particules de fumée produites par le feu; application d'un potentiel à cet éclateur qui ne pourrait produire un éclatement diélectrique en l'absence de particules de fumée dans cet espace, mais est suffisant pour produire une décharge entre les électrodes en présence de ces particules de fumée; et la détection de l'éclatement dans l'espace pour produire le signal d'alarme. Bien qu'on puisse appliquer un potentiel constant aux bornes de l'éclateur, au moins d'une durée limitée, on a trouvé plus avantageux d'appliquer ce potentiel périodiquement, ce qui empêche les influences cumulatives, telles que la polarisation à I'écla- teur, de modifier le seuil de réaction choisi et de déclencher une alarme non justifiée quand des particules de fumée ne sont pasprésentes. La période d'excitation sera de préférence brève, et la fréquence d'excitation relativement basse (par exemple d'une fréquence entre 0,01 et 10 Hz), tandis que la largeur d'impulsion peut avoir une durée allant de 1 à 100 microsecondes pour un fonctionnement convenable. En conséquence, un système selon l'invention pour déceler la prise d 'un feu ou la formation de fumée comprend un éclateur exposé aux gaz ambiants et relié à un circuit pour appliquer périodiquement un potentiel suffisant pour produire l'éclatement dans l'espace en présence de particules de fumée, mais insuffisant pour le faire en l'absence de telles particules, soit pendant les situations Unormalesti. En outre, un circuit réagissant à la décharge dans l'éclateur peut etre relié aux bornes de celui-ci et autre connecté à un dispositif d'avertissement, de signalisation ou d'alarme pour produire un signal visible, acoustique ou perceptible à distance signa1ant- la décharge dans 1' éclateur; ;. On a cons -taté outil était- souhaitable e constituer le système avec un espace de décharge à étincelle sur un corps de montage pour les éléments électroniques du dispositif, par exemple sur une plaque à circuit imprimé, sur laquelle sont fixées en permanence les deux électrodes délimitant l'espace d'éclatement. Dans certains cas on a trouvé avantageux de prévoir des moyens pour le réglage de l'espace, par exemple en avançant ltune des électrodes vers l'autre, bien que les applications pratiques avec emploi d'une largeur d'espace d'une fraction de millimètre, par exemple entre 0,1 et 1 mm, aient montré qutun montage fixe des électrodes sur une plaque à circuit imprimé ou support analogue est à recommander. Le circuit de la présente invention comprend avantageusement un circuit à multivibrateur connecté en parallèle aux bornes de lté- lectrode de l'éclateur pour donner des impulsions de potentiel comme indiqué plus haut. Dans une construction particulièrement avantageuse, le multivibrateur fonctionne à une tension relativement basse et est relié aux bornes de l'enroulement primaire d'un transformateur élévateur dont l'enroulement secondaire est relié aux bornes de ltéclateur. On a constaté que les rapports de tours d'enroulement du transformateur peuvent être compris entre 100/1 et îo.ooo/î entre l'enroulement secondaire et ltenroulement pri- maire. De plus, on a trouvé avantageux de prévoir le détecteur d'écla- tement sous forme d'un circuit à transistor comprenant un réseau de formation d'impulsion, par exemple un déclencheur dit "Trigger de Schmittn, un ou plusieurs transistors d'amplification (de préférence plusieurs en cascade) et un oscillateur multivibrateur excité par les transistors amplificateurs pour actionner le dispositif de signalisation. Tous ces éléments, y compris le transformateur et le multivibrateur excitant l'éclateur, qui est de préférence réglable-à la fois en fréquence et en durée dtimpulsion, peuvent autre montés sur la plaque à circuit imprimé formant l'écla- teur, ou peuvent être en forme d'un circuit intégré sur lequel éclateur est monté. A la place du transformateur ou en adjonction à celui-ci, on estime souhaitable de dériver au moins une partie de la tension nécessaire aux bornes de l'éclateur d'une pile à électrodétente dite "6lectrolet" (dont la définition est donnée plus loin) qui peut être montée en série avec une source dtimpulsions à plus basse tension dérivée d'un multivibrateur.Dans ce cas, la pile "électrolet" à dérivation de faible courant et une source d'impul sions peuvent être reliées en série pour superposet les impulsions de cette source sur le potentiel constant de la pile nélectrolet" qui maintient normalement un potentiel quelque peu inférieur au potentiel d'éclatement de l'éclateur en présence de particules de fumée e On peut utiliser aussi la pile pélectrolet" comme dispositif d'accumulation de tension, et on peut brancher un transformateur aux bornes de la pile 11électrolet" pour superposer les impulsions au-dessus de son potentiel de courant continu normalement statique. Evidemment, une pile "électrolet" est généralement constituée par un empilement d'éléments faiblement espacés, avec un espace entre la matière d'"électrolet" et une plaque de métal de haute capacité. Des potentiels électrostatiques de l'ordre de 400 volts par élément de pile peuvent être développés de cette manière. Suivant une autre particularité de l'invention, un organe est prévu pour activer le circuit de détection dans le cas où une élévation de température, indicatrice d'un feu, est ressentie par un dispositif approprié réagissant à la température. Cela a l'avantage d'assurer un fonctionnement sans défaillance du système d'alarme si pour une raison quelconque l'appareil sensible aux particules de fumée était contaminé ou rendu inopérant pour d'autres raisons. Cela garantit en outre la prompte détection d'un feu sans fumée ou à faible fumée. Dans cette forme de l'invention, une des électrodes ou les deux électrodes qui délimitent l'espace d'éclatement sont montées sur des éléments bimétalliques pour entrer mécaniquement en contact avec l'autre élément d'électrode en formant un interrupteur qui, lorsqu'il est fermé, actionne l'ensemble de circuit de détection. Les particularités ci-dessus, ainsi que d'autres détails et avantages de la présente invention vont apparaitre plus aisément de la description qui suit, avec-référence aux dessins qui l'accompagnent, et dans lesquels : La figure 1 est un schéma de circuit d'un système selon la présente invention. La figure 2 est une vue en plan d'une plaque à circuit imprimé portant l'éclateur suivant l'invention. La figure 3 est un graphique montrant le fonctionnement du dispositif de la figure 1. Les figures 4, 5, 6 et 7 sont des circuits montrant des modifications de l'invention. Les figures 8 et 9 représentent des réalisations de l'invention suivant d'autres principes. La figure 10 représente, sous forme schématique, une plaque à circuit imprimé avec encore une autre disposition de 1'éclateur suivant Irinvention, La figure 1 représente un circuit illustrant les principes de l'invention et constituant une réalisation préférée de celle-ci, qui comprend une source de tension 1, pratiquement sous forme d'une pile sèche à basse tension et basse puissance ou batterie dont les bornes sont reliées à un circuit multivibrateur 2 pour l'application d'impulsions de tension de durée et fréquence prédéterminées à un éclateur 5 exposé aux gaz ambiants susceptibles de transporter des particules de fumée provenant d'un foyer dtincendie. Entre le multivibrateur 2 et l'éclateur 5 est placé un transformateur élévateur 4, dont le rapport d'enroulement entre primaire et secondaire est de 1/400 par exemple, relié par l'intarmé- diaire d'une résistance r1 qui peut autre réglable comme représenté. De la résistance r1 est branchée une sortie allant, par l'in- termédiaire d'une résistance 1l et d'une diode de redresseur 12, à la base d'un transistor T1 formant avec le transistor T2 un déclencheur dit "Trigger de Sciitt" représenté d'une façon générale en 6, et ayant une sortie appliquée au transistor amplificateur T3 relié à un transistor inverseur de signal T4. Un autre étage de transistor T5 est appliqué entre le déclencheur dit "Trigger de Schmitt" 6 et un oscillateur 8 du type multivibrateur qui est relié par l'intermédiaire du transistor 13 au dispositif avertisseur 9. Ce dernier peut être une sonnette ou un ronfleur, ou peut meame être un émetteur signalant le système sensible à un lieu éloigné. Le multivibrateur 2 comprend une paire de transistors 2a, 2b en accouplement croisé, dont les bases sont liées à la jonction entre les capacités 2c et 2d et les résistances 2e et 2f des réseaux RC respectifs dans les circuits de collecteur du transistor opposé. Des résistances de polarisation 2g et 2h sont branchées entre les émetteurs et la borne positive de la batterie à basse tension 1. Les résistances 2e, 2f, 2g et 2h peuvent être réglables pour modifier les constantes de temps du circuit multivibrateur, et par suite la durée, l'intervalle et la fréquence des impulsions. Un transistor de sortie 3 est relié par l'intermédiaire dtune résistance de polarisation de base 3a au collecteur du transistor 2b et a un circuit émetteur-collecteur comprenant la batterie 1, une résistance de polarisation 3b et un enroulement primaire 4a de transformateur élévateur 4. L'enroulement secondaire 4b de ce transformateur, qui a un rapport d'enroulement entre secondaire et primaire de 400/1 ou 500/1, par exemple, est relié en série avec la résistance rl à travers 1'éclateur 5. Dans l'étage de détecteur 6, la résistance T1 est munie d'une résistance de collecteur 14 et d'une résistance d'émetteur 15 en série avec les électrodes de l'imetteur-collecteur à travers la batterie 1, tandis que l'émetteur du transistor T2 est lié à l'émetteur du transistor T1 qui est amené à la borne négative de la batterie par la résistance 15. Un accouplement parallèle de la résistance 16 et de la capacité 17 relie le collecteur du transistor T1 A la base de l'émetteur T2 et aussi à la borne négative de la batterie 1 par la résistance 19. Une résistance 18 est prévue entre le collecteur du transistor T2 et la borne positive de la batterie 1. La base du transistor T3 est excitée à partir du collecteur du transistor T2 et est également liée par l'intermédiaire d'une diode D1 et d'une résistance 19 à la base du transistor T1. Un interrupteur 20, dans ce circuit de réaction, peut être fermé pour appliquer le potentiel de collecteur du transistor T2 à la base du transistor T1 et maintenit ainsi le fonctionnement du système d'alarme dès qu'une décharge dans l'éclateur 5 est détectée et jus- qutà ce qutelle soit compense. Le collecteur du transistor T3, qui est pourvu d d'une résistance de polarisation 21 vers la borne positive de la batterie 1, est relié par la résistance 22 à la base du transistor T4 qui est en cascade avec un transistor T5, dont la base est reliée par la résistance 23 au collecteur du transistor T4 et est amenée à un potentiel positif quand le transistor T3 est conductif.Le circuit de base de collecteur du transiator T4 est complété par la résistance 24, à laquelle la chute de potentiel régit la conduction du transistor T5. Uhe résistance de charge 25 est reliée en série avec le collecteur du transistor T5 à la batterie 1 et est dérivée vers la borne négative du multivibrateur 8, qui est représen- té coite étant semblable au multivibrateur 2 et présente une sortie dans la zone des 100 à 10.000 Hz pour exciter le transducteur électro-acoustique 9 par l'intermédiaire du transistor 13 quand le transistor T5 est rendu non conductif. En fonctionnement, l'interrupteur 20 est supposé être fermé et le transistor -T1 titre non conductif. Dans cet état, le second transistor ou transistor de sortie T2 du déclencheur dit ftTrigger de Schmitt" est maintenu conductif pour assurer la non conductivité du transistor T3; il s'ensuit que le potentiel positif est à trou ver au collecteur de ce dernier pour maintenir la conductivité du transistor T4. Ensuite, comme le transistor T5 est de meome conductif, une chute de potentiel apparaît aux bornes de la résistance de charge 25 pour maintenir sans effet le multivibrateur 8. Comme d 'autre part le multivibrateur 2 est effectif par le fait de sa connexion directe à la batterie 1, il produit une onde essentiellement carrée sous forme d'impulsions à basse tension qui sont appliquées à la base du transistor 3. Ce dernier est rendu périodiquement conductif à de brefs intervalles, et ainsi des impulsions de courant traversent 1 1enroulement primaire 4a du transformateur 4 pour produire des impulsions à haute tension dans lten- roulement secondaire 4b. I1 est ainsi appliqué aux bornes de l'é dateur 5 un potentiel, qui n'est toutefois pas suffisant pour rompre le milieu diélectrique, par exemple de l'air normal exempt de particules de fumée, et il en résulte qu'aucun changement n'est détecté par le circuit sensible 6.Le potentiel est choisi pour se trouver entre environ 600 et 1500 volts, avec un espace d'étincelle de 0,1 à 0,5 mm, et il est établi de façon à être suffisant pour provoquer la décharge dans l'éclateur à tout niveau de seuil désiré de concentration de particules de fumée dans l'air. Si un feu couvant (ou un feu de n'importe quel autre genre) produit suffisamment de fumée dans la place, les particules de fumée entrant dans 1' éclateur vont ptovoquer la rupture du milieu diélectrique et déclencher l'inversion de phase du circuit sensible 6 pour rendre le transistor T3 conductif pour mettre le transistor T4 et à son tour le transistor T5 en non conduction et éliminer le potentiel de polarité de blocage aux bornes de la résistance 25. Le multivibrateur 8 est ainsi excité pour fournir une excitation à fréquence sonore du transistor 13 et du transducteur 9. Il est évident qu'un signal optique peut être produit à la place du signal acoustique ou en plus de celui-ci, en prévoyant le filament d'une lampe dans le circuit de sortie du multivibrateur 8. En autre, ce dernier peut représenter tout autre oscillateur, y compris celui d'un émetteur à fréquence de rapport pour la signalisation à distance de la présence de feu ou de fumée. n est en outre possible de constituer le transistor 13 en transistor au germanium ou type de ce genre, qui augmente la conductivité de fuite à une température élevée, et de la disposer dans la zone de détection de façon que, lorsqu'une haute température est relevée, le transducteur 9 puisse être excité indépendamment du fonctionnement du détecteur de fumée 6. La figure 2 représente une plaque à circuit imprimé 10 sous une forme quelque peu schématique. L'espace d'éclateur 5 est formé entre les deux électrodes 5a et 5b fixées de façon permanente dans la plaque, avec un espacement fixe S. Les autres éléments composant le système, c 'est-à-dire les transistors, résistances, capacités, diode, transducteur, et meme le transformateur 4 et la batterie 1, peuvent titre montés sur le côté opposé de la plaque à circuit imprimé et reliés entre eux de la manière habituelle par les conducteurs 26 du circuit imprimé. La plaque à circuit imprimé peut alors être montée dans un boîtier, avec la face lOa exposée à l'atmosphère ambiante au lieu protégé. Le graphique de la figure 3 montre la relation entre espace ment pour la décharge à étincelle (indiqué en abscisse) et le potentiel d'éclatement dans cet espace (indiqué en ordonnée), en utilisant deux jeux d'électrodes de forme différente pour la fumée présente et absente dans espace de décharge. Les tracés A et B ont été faits avec une électrode en aiguille comme cathode, et une électrode en disque plan de 2 mm de diamètre comme anode, tandis que les tracés A' et B' ont été faits alors qu'anode et cathode avaient l'une et l'autre la forme d'une aiguille. Les tracés B et B' représentent les potentiels de décharge quand la fumée est absente dans la région de l'éclateur, tandis que A et A' représentent le potentiel de décharge quand la fumée est présente dans cette région. On peut voir que dans chaque tracé la relation est pratiquement linéaire, et qu'il est préférable d'employer une électrode pointue comme cathode et un élément plan comme anode, car cela fait apparaStre une plus grande différence dans le niveau du potentiel de décharge entre les états avec et sans fumée. Les tra cés ont été faits avec une fréquence de 10 à 0,01 Hz, une largeur dtimpulsion de 10 microsecondes, un transformateur ayant un rapport d'enroulement de 400/1, un potentiel aux bornes du multivibrateur de 1,5 volt à 4,5 volts et un noyau de transformateur à oxyde de titane/plomb. Le circuit de la figure 4 constitue une modification de celui de la figure 1. Dans cette réalisation, l'espace de décharge 1 > 5 est divisé par une électrode conductive 105 en deux espaces 105' et 105fil associés chacun avec une électrode 105a' et lO5A". Ici le multivibrateur 102 est construit de façon semblable au multivibrateur 2, et il a un transistor de sortie 103 en série avec Iten- roulement primaire du transformateur 104, dont le secondaire est relié, par les résistances 105b et 105c, en série avec les éclateurs 105' et 105".Le circuit détecteur est représenté ici comme comprenant un multivibrateur monostable 106, ayant des transistors 106a et 106b du type à accouplement croisé, et une résistance 10oc reliant l'éléctrode d'éclateur 1OSa" au réseau émetteur-collecteur du transistor 106a. La conductivité du système à décharge 105, qui résulte d'une altération du milieu diélectrique (par exemple de l'air) dans l'espace de 1'éclateur, a pour effet le développement d'un potentiel à la résistance lo6c, qui rend conductif le transistor 113 et excite le transducteur électro-acoustique 109 en série avec lui aux bornes de la batterie 101.Là encore le multivibrateur 102 fournit des impulsions espacées de courte durée d'un faible courant total pour donner, par l'intermédiaire du transformateur, des impulsions périodiques de potentiel élevé à l'éclateur, et permet au système de fonctionner à bas prix pour de longues durées. Le circuit de la figure 5 diffère de ceux qui ont été déjà décrits en ce que le transformateur 204 à noyau d'oxyde de titane/ plomb a son enroulement secondaire connecté entre l'électrode centrale 205a et les électrodes extérieures 205a' et 205a" du syste- me à décharge représenté de façon générale en 205. Un interrupteur 220 est prévu dans le circuit de base du transistor 213 et peut autre fermé pour mettre fin à l'action du transducteur 209 quand celui-ci est excité par les transistors à accouplemezt croisé du réseau 206. Ce système diffère du système décrit précédemment en ce qu'une batterie séparée 201 est prévue pour le multivibrateur 202 produisant les impulsions d'excitation. La batterie 201' excite évidemment le transducteur 209 quand le transistor 213 est rendu conductif. A la figure 10 est représentée une plaque à circuit imprimé 210, dans laquelle le conducteur central 205a est représenté placé de façon permanente entre les électrodes 205a' et 205a" (espace fixe), les autres éléments du système étant montés sur la face opposée de la plaque à circuit imprimé comme déjà décrit. La figure t représente une autre réalisation de l'invention, dans laquelle la tension nécessaire dans l'éclateur 305, qui est formé d'une paire d'électrodes 305a et 305b montées de façon permanente sur une plaque à circuit imprimé 305c, est fournie par une pile "électrolet" 304a qui est polarisée de façon semi-permanente. La source de polarisation pour la pile"électrolet"304a est constituée ici de façon pratique par un impulseur à faible puissance qui comprend un transformateur 304 et une résistance 304b connec tée en série avec l'énroulement secondaire du transformateur 304, et pouvant être relié par l'intermédiaire d'un interrupteur 304c aux bornes de la pile 304a quand celle-ci nécessite la repolarisation par suite de sondéclenchement spontané des charges accumulées ou de la décharge provoquée par l'éclateur à détection de fumée 305. Une pile "électrolet" se compose d'une matière d'"électrolet" espacée et juxtaposée avec une plaque et formant une source de tension analogue à une capacité.Quand "ltélectrolet" est est une ré- sine synthétique telle que le difluoroéthylène, chauffée à 100 Oc, et ensuite pendant le refroidissement étirée sous application d'une tension électrique, et que trois couches, par exemple, de la matière"d'électrolet" sont utilises avec plaques métalliques intercalées, la pile "électrolet" est en mesure de fournir 100 nano couloxbs/cm2 A 100 volts/micron. Un espace de 0,5 mm peut alors être adopté pour le détecteur de fumée.La pile à "électrolet" peut maintenir une telle capacité de façon semi-permanente, par-exemple pendant une période dtun an, sans décharge spontanée, et permettre ainsi à l'éclateur à détection de fumée de continuer à diriger l'opération sans consommation de force. Dans la fourniture dtimpulsions de polarisation "d'électrolet" à faible puissance, qui peut #tre reliée à la pile à "electrolet" 304a si on le désire, le transformateur 304 est excité par une source de tension consistant en un oscillateur de relaxation 302 ayant un transistor à uni jonction 302a et un réseau RC consistant en une résistance variable 302b et une capacité 302c. Les résistances de polarité de base sont représentées en 302d et 302e et sont montées, avec le reste de l'oscillateur de reIaxation, comme fraction de circuit intégré 302 sur la plaque à circuit imprimé. L'émetteur du transistor à unijonction est lié à la jonction entre la résistance et la capacité du réseau RC qui est à son tour dérivé à travers une batterie 301 en série avec un interrupteur 301a qui est jumelé avec l'interrupteur 304c. La sortie du transistor à unijonction est appliquée par l'intermédiaire d'une résistance 303a A la base d'un transistor 303 en série avec ltenrou- lement primaire du transformateur 304 aux bornes de la batterie 301. L'étage de détecteur relié aux bornes de 1'éclateur est semblable à celui qui a été décrit précédemment et comprend la résistan- ce variable r1 aux bornes de laquelle est reliée une résistance 311 et une diode 312 qui alimente la base d'un transformateur T1, dont les résistances de collecteur et d'émetteur sont représentées en 314 et 315, respectivement. Le détecteur est ainsi sensible à une surintensité de courant aux bornes de 1' éclateur et actionne le transistor T2 par l'intermédiaire d'un réseau RC 316, 317, comme décrit précédemment.L'interrupteur 320, qui est actionné pour couper le signal d'avertissement apurés qu'il a été déclenché, est relié à la base du transistor T1 i partir du collecteur du transistor T2, par l'intermédiaire d'une diode et de la résistance 319. La résistance du collecteur du transistor T2 est représentée en 318. Le transistor T3 de la cascade et le transistor T4 fonctionnent de la façon déjà décrite pour rendre un transistor T5 non conductif pour actionner ltoscillateur de multivibrateur 308, et ensuite actionner le transdueteur 309 par la voie du transistor 313.Dans cette réalisation aussi, la décharge de 1'éclateur résultant de la détection de particules de fumée ou de leur présence dans la région a pour effet une altération de l'élément diélectrique (ltair1 qui normalement maintient l'espace dans un état de non conductivité. Le transducteur en est, bien entendu, déclenché, et le potentiel appliqué aux bornes de 1'éclateur dérive du potentiel électrostatique de la pile å lectrolet". Dans la réalisation de la figure -7, la pile & "électrolet" 404é est représentée comme étant reliée en série avec l'enroulement secondaire du transformateur 404 aux bornes de 1' éclateur 405. Ainsi, les impulsions à ondes carrées peuvent astre appliquées au transformateur 404 par 1 'oscillateur à relaxation comme représenté en 302 ou un circuit multivibrateur comme figuré en 202. Cependant, dans cette réalisation une partie du potentiel appliqué aux bornes de l'éclateur dérive du potentiel électrostatique de la pile à "électrolet", tandis que la tension complémentaire est fournie par l'oscillateur sous forme d'impulsions à ondes carrées survoltées dans le transformateur 404. La sortie est détectée aux bornes de la résistance rl; en série avec 1'éclateur et est appliquée a l'oscillateur multivibrateur 406 qui actionne le transducteur 409 par l'intermédiaire d'un transistor 413 comme décrit au début. Les figures 8 et 9 représentent encore d 'autres réalisations de l'invention auxquelles le système est applicable. A la figure 8, le générateur 502 d'ondes carrées multivibrateur applique des impulsions de tension au niveau désiré aux bornes de l'éclateur de détection 505 et à sa capacité du type à décharge reliée en série 504a ou 504b sélectivement, en dépendance du réglage dtun interrupteur 504g.Le transformateur 504 est ainsi pourvu d'un pont de redresseur élévateur 504c à sa sortie, le pont comportant la capacité 504d pour produire le niveau d'impulsion de courant continu désiré à appliquer aux bornes de l'éclateur de détection 505, dont l'espace est formé entre une cathode pointue 595a et une anode plane 505b. Quand la fumée entre dans 1 'espace 505, l'éclateur et la capacité 504b se déchargent l'un et l'autre, et cette capacité offre un chemin de court-circuit pour le courant de sortie de la batterie 509a pour exciter le transducteur acoustique 509.Après que la détection de la fumée a été accomplie de cette manière, la capacité 504b déchargée peut Xtre remise en position par la capacité 504a comme rechange au moyen de 1 'interrup- teur 504g. Ici, l'anode plane 505b, comme la barre de support 505c pour la cathode pointue 505a, est composée de bimétal prévu pour fléchir quand la température s'élève afin de court-circuiter l'é- dateur, mtme si le détecteur de fumée nta pas été mis en action, et pour exciter le transducteur acoustique 509 en série avec la batterie 509a. La figure 9 représente une autre réalisation de l'invention fonctionnant sur des principes généralement semblables, dans laquelle un transformateur 6ol sert de source de tension. Ce transformateur excite, par la voie d'un pont redresseur à ondes pleines, un générateur d'impulsions à ondes carrées 602 dont la sortie peut être appliquée par l'intermédiaire d'un pont redresseur élévateur 604 aux bornes de l'éclateur 605. Ce dernier peut avoir un ou plusieurs éléments bimétalliques dont la fonction a déjà été décrite. Quand un détecteur à faible puissance 609 est actionné en conséquence de l'entrée de fumée, ou de l'augmentation de la température Jusqu'd un niveau suffisant, il peut transmettre un signal à un détecteur éloigné 609a, qui à son tour peut transmettre sa sortie à un indicateur 609b à puissance relativement élevée dans un circuit avec relais à auto-blocage 609c actionné par le détecteur 609a. De cette façon, une signalisation à distance suffisante peut titre exécutée, meme dans le cas où la source reliée aux bornes de l'éclateur serait de faible puissance. REYENDICATIONS I - méthode de détection d'incendie dans lequel des particules de fumée sont dispersées dans l'air ambiant, comprenant les opérations suivantes : application d'um potentiel aux bornes d'un éclateur dont l'espace est rempli de l'air ambiant, ce potentiel étant insuffisant pour provoquer une décharge de l'éclateur en l'absence de particules de fumée, mais suffisant pour rendre l'espace de 1 'éclateur conductif en présence de ces particules; détection de la décharge de l'éclateur, et production d'un signal avertisseur dès la détection de la décharge de l'éclateur indiquant la présence de particules de fumée. 2 - Méthode suivant la revendication 1, dans laquelle le potentiel est appliqué à éclateur périodiquement à une fréquence de 0,01 à 10 Hz et sous forme d'impulsions d d'une largeur d 'espace de 1 à 100 microsecondes. 3 - Méthode suivant la revendication 2, dans laquelle cet espace a une largeur de 0,1 à 1 mm. 4 - Système pour avertir de la présence de fumée ou de feu, comprenant : - des électrodes formant entre elles un espace de décharge rempli par l'air ambiant; - une source d'impulsions électriques reliée aux bornes de l'écîa- teur pour appliquer les impulsions de façon intermittente à celuici, dtune tension insuffisante pour provoquer la décharge dans espace de éclateur en l'absence de particules de fumée, mais suffisante pour provoquer cette décharge en présence de ces particules de fumée, et - un organe détecteur relié à l'éclateur et sensible à la décharge de celui-ci pour produire un signal d'avertissement. 5 - Système suivant la revendication i, dans lequel la source d'impulsions a une fréquence de sortie de 0,01 à 10 Hz et produit des impulsions d'une largeur d'impulsion de 1 à 100 microsecondes. 6 - Système suivant la revendication 5, dans lequel la dite source d'impulsions comprend une pile seche ou batterie à basse tension, un oscillateur actionné par celle-ci et un transformateur élévateur ayant un enroulement primaire relié activement à la sortie de l'oscillateur, et un enroulement secondaire relié en circuit à 1'éclateur pour appliquer à celui-ci les dites impul- sions de tension. 7 - Système suivant la revendication 4, dans lequel la source d 'impulsions comprend une pile à électrodétente dite "à électrolet" reliée en circuit à ltéclateur. 8 - Système suivant la revendication 4, dans lequel l'espace d'éclateur a une largeur de 0,1 à 1 mm. 9 - Système suivant la revendication 4, dans lequel 1 'électrode comporte un élément bimétallique déformable par l'augmentation de température, formant ainsi un pont dans cet espace pour actionner le détecteur. 10 - Système suivant la revendication 4, dans lequel le détecteur comprend une résistance en circuit avec l'éclateur et un réseau de transistor relié à cette résistance pour changer son état en réaction au passage du courant à travers elle. 11 - Système suivant la revendication 4, dans lequel le détecteur comprend un oscillateur excité lors de la décharge de 1 'écla- teur, et un transducteur pouvant autre excité par cet oscillateur. 12 - Système suivant la revendication 11, dans lequel le détecteur comprend en outre un organe de blocage pour maintenir l'oscillateur en oscillation dès que la décharge de l'éclateur est détectée, pour continuer d'exciter le transdicteur indépendamment de la tension de l'éclateur, et un interrupteur collaborant avec l'orga- ne de blocage pour mettre fin à l'action de l'oscillateur. 13 - Système suivant la revendication 4, comprenant encore une plaque à circuit imprimé, le détecteur, la source d'impulsions et l'électrode étant montés sur cette mEme plaque. 14 - Système suivant la revendication 4, dans lequel l'ensemble d'électrodes comprend une électrode pointue comme cathode et une électrode plane comme anode. 15 - Système pour signaler ltexistence de fumée ou de feu, comprenant : - des électrodes formant un espace de décharge combié par l'air ambiant; - une pile à "électroletn reliée en circuit à éclateur pour lui appliquer un potentiel d'une ampleur insuffisante pour provoquer la décharge dans éclateur en l'absence de particules de fumée dans l'air ambiant, mais suffisantes pour provoquer cette décharge en présence des particules de fumée, et - un détecteur relié à l'éclateur et sensible à la décharge de celui-ci pour produire un signal d'avertissement. 16 - Système suivant la revendication 15, comprenant encore un organe d'excitation pouvant autre relié aux bornes de la pile à nélectroletn pour la polarisation de celle-ci. 17 - Système suivant la revendication 15, comprenant en outre une plaque à circuit imprimé, la pile n à lectrolet", le détec teur et les électrodes étant montés sur cette mdme plaque. 18 - Système suivant la revendication 15, dans lequel le détec teur comprend un oscillateur pouvant être excité dès la décharge de l'éclateur, un transducteur pouvant être excité par l'oscilla- teur, un organe de blocage pour maintenur ltoscillateur en oscilla- tion dès que la décharge de l'éclateur est détectée pour que le transducteur continue d'être excité indépendamment du potentiel de ltéclateur, et un interrupteur collaborant avec l'organe de blo cage pour mettre fin fraction de l'socillateur.