On conserve le café en poudre ordinaire dans des bocaux qui sont certes fermés hermétiquement mais que l'on -doit ouvrir lors de chaque utilisation et que lton doit alors laisser ouverts pour en extraire la ou les doses au moyen d'une petite cuiller ou ustensile analogue. Ce procédé de conservation et de dosage répond en pratique suffisamment aux exigences de la clientèle de la boisson aromatique ordinaire, bien qutil ne soit pas orthodoxe. Mais, lorsqu'on a appliqué ce procédé au café dit "lyophilisé", c'est-à-dire obtenu en poudre par sublimation de la boisson après que celle-ci ait été préparée par le procédé utilisé dans les bars, on a dû constater que la boisson, prépa- réé avec ladite poudre conservée et dosée par le procédé connu indiqué plus haut, présentait une inconstance inadmissible de ses caractéristiques organoleptiques. On a imaginé que l'on pouvait attribuer cette inconstance à desmodifications du produit lyophilisé dues aux expositions à l'air de plus ou moins longue durée (il faut tenir compte également qu'il s'agit dTun produit fortement hygroscopique) et à un dosage imparfait. L'expérience a confirme que cette idée correspondait à la vérité. Ceci a permis de constater que si l'on élimine -les altérations du produit dues à des durées d'exposition à l'air apuré ciables, ainsi que les dosages imparfaits, la boisson obtenue par solubilisation du café lyophilisé satisfait aux exigences de la clientèle-avec une constance absolue. En d'autres termes, on obtient le résultat désiré en conservant le café lyophilisé hors du contact de l'air et en le dosant exactement pour l'utilisation, le dosage étant, dans ce cas, critique. L'invention a encore pour but de réaliser un récipient~ doseur permettant de mettre en oeuvre ce procédé et qui soit en outre économique et pratique. Cet appareil est constitué par un réservoir muni d'un couvercle ou d'un bouchon amovible, couvercle ou bouchon dans lequel est incorporé un pivot cylindrique monté à rotation de fa çon étanche sur la surface extérieure duquel s'ouvrent, en des points diamétralement opposés, deux cavités symétriques, de préférence cylindriques, destinées a' coopérer avec deux fenêtres rectangulaires ménagées dans le corps du couvercle ou bouchon, l'une de ces fenêtres communiquant avec l'intérieur du récipient, lorsque l'autre communique avec l'extérieur. On décrira ci-après, à titre d'illustration, un exemple de réalisation du récipient-doseur conforme à l'invention avec référence au dessin ci-annexé dans lequel Fig. 1 est une vue en élévation latérale du bocal, muni du couvercle qu'il serait préférable d'appeler bouchon d'obtura- tion représenté dans cette figure dans la position de prélèvement, et Fig. 2 est une coupe partielle du bocal destiné à contenir, par exemple , la poudre de café lyophilisé, renversé en position d'extraction de la poudre, le bouchon, représenté également en coupe, étant vissé sur l'extrémité inférieure du bocal. Dans les figures, la réference 1 désigne le bocal ou récipient pour le café en poudre sur ltembouchure inférieure (sur les figures) duquel est vissé un couvercle ou bouchon 2. Dans ledit bouchon est monté à rotation de façon étanche, un pivot cylindrique 3 qui présente deux cavités cylindriques longitudinales opposées 4 et 5 s'ouvrant à l'extérieur et qui communiquent de façon étanche avec deux fendtres rectangulaires correspondantes ménagées dans le corps du bouchon lorsque le pivot cylindrique se trouve dans la position représentée sur les figures, la poignée de manoeuvre 7 étant en position verticale. Dans ces conditions, la cavité cylindrique en position 4 se rem- plit, par gravité, de poudre de café. Lorsque l'on fait tourner la poignée 7 de B8QQ, la dose remplissant la cavité cylindrique qui se trouvait en position 4 vient dans la position 5 et se de charge a' à ltetérieur-, par exemple dans la tasse mise en-place au préalable, le "café express" étant ensuite préparé en versant de liteau très chaude dans la tasse. L'autre cavité cylindrique se trouve alors en position 5 et la poudre contenue dans le récipient 1 descend dans celleci et la remplit. En faisant tourner encore de 1800 la poignée 7, ondécharge à ltextérieur > dans la tasse mise en place au préala- ble, une seconde dose de café lyophilisé qui suffit pour faire un bon café express. Il est évident que l'on obtient de cette façon des doses exactes de café en poudre à partir du récipient sans exposer la poudre qui reste dans ledit récipient à un contact nocif avec l'air atmosphérique. Le polypropylène isotactique est particulièrement indiqué pour réaliser le couvercle ou bouchon du récipient. R E V E N D I C A T I O N S 1.- Un procédé d'utilisation du café lyophilisé, carac- térisé en ce que l'on conserve le produit lyophilisé dans un environnement ne subissant pas l'action des agents atmosphériques, et le dose de façon parfaite le dosage étant "critique" pour obtenir un bon café. 2.- Un récipient-doseur destiné à mettre en oeuvre le procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte un couvercle ou bouchon que l'on peut ne retirer que pour remplir- le récipient, couvercle ou bouchon dans lequel est incorporé un pivot cylindrique monté à rotation sur la surface extérieure duquel s'ouvrent, en des points diamétralement opposés, deux cavités symétriques, de préférence cylindriques, destinées à coopérer avec deux fenAtres rectangulaires ménagées dans le corps du couvercle ou bouchon, l'une daces fendtres communiquant avec l'intérieur du récipient lorsque. l'autre communique-avec l'extérieur. 3.- Un récipient-doseur selon la revendication 2 carac-- térisé en ce qu'en position de chargement, il prend une position verticale avec le bouchon amovible à sa partie supérieure, tandis qu'en position de dosage il est placé verticalement au-dessus du bouchon, le dosage étant réalisé en faisant tourner de 1800 une poignée prolongeant le dit pivot. 4.- Un récipient-doseur selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que le pivot rotatif et le corps du bouchon sont réalisés en polypropylène isotactique.