L'invention a pour objet une machine à déshydrater les boues, notamment les boues résultant de 1'épuration d'eaux résiduaires, urbaines et/ou industrielles. Elle vise particulièrement une machine comprenant deux bandes filtrantes présentant au moins un trajet commun sur une partie de leur longueur, les boues à déshydrater étant pressées entre les deux bandes filtrantes le long de ce trajet commun. On connatt des machines de ce type dans lesquelles les deux bandes filtrantes sont guidées chacune par des cylindres de renvoi d'extrémité suivant deux circuits fermés disposés l'un au-dessus de l'autre de façon que le brin inférieur de la bande du circuit supé- rieur soit appliqué contre le brin supérieur de la bande du circuit inférieur, définissant entre les bandes une zone dans laquelle la boue est comprimée sous l'action de rouleaux presseurs situés de part et d'autre des bandes. On a proposé, dans une machine de ce type, d'apporter le produit à déshydrater à ltextrémité amont du brin supérieur de la bande du circuit supérieur, une partie de Liteau de la boue s'écoulant par gravité à travers la bande de ce brin supérieur, de sorte que la boue, lorsqu'elle parvient dans la zone de pressage est déjà partiellement déshydratée. Une telle configuration implique nécessairement que l'alimentation en boue ait lieu en partie haute de la machine, afin de pouvoir utiliser l'effet de gravité recherché et, en conséquence, que la récupération du produit séché ait lieu en partie basse.Cette disposition présente cependant l'inconvénient que, de façon générale, le produit séché sort de la machine à un niveau situé à une hauteur trop faible par rapport au niveau du sol pour qu'on puisse mettre en place, sans adaptation supplémentaire coûteuse, un tapis transporteur destiné à amener le produit séché par exemple dans un véhicule pour son évacuation. par ailleurs, dans certaines de ces machines les rouleaux presseurs sont disposés de manière qu'ils exercent sur la boue des forces d'intensité croissante dans la direction de déplacement des brins. Dans le but d'obtenir un taut de déshydratation élevé, on a proposé d'utiliser des rouleaux presseurs de diamètre relativement grand, et de rapprocher ces rouleaux les uns des autres, de manière à augmenter la valeur de la pression que subit la boue de la part des deux: bandes filtrantess. Or, l'utilisation de rot'eaux presseurs de grand diamètre positionnés de façon à imposer une grande aire de contact entre lesdits rouleaux et les bandes associées a un effet néfaste quant à la tenue mécanique des bandes. Les bandes, entre lesquelles est inter posée la boue, entratnées dans ltensemble à des vitesses linéaires identiques, parcourent en effet dans leurs zones de contact avec un rouleau des trajets de longueurs différentes, ce qui entratne, pour une bande, ou bien une tension de traction excessive qui, au bout d'un certain temps, peut provoquer la rupture, ou bien, au contraire, une rétraction génératrice de plis. C'est un but de l'invention de fournir une machine pour déshydrater des boues qui, pour un meme encombrement que les machines antérieures, ou tout au moins un encombrement non supérieur, permet une déshydratation plus poussée, ctest-à-dire l'obtention à la sortie de la machine d'un produit de plus grande siccité, la machine ne présentant pas, par ailleurs, les inconvénients rappelés ci dessus. C'est, notamment, un but de l'invention de fournir une machine de déshydratation de boues qui soit trè3 robuste et dont les bandes filtrantes présentent une plus grande durée de vie que celles des machines antérieures. C'est un autre but de l'invention de fournir une telle machine qui, tout en permettant d'obtenir en fin de déshydratation un produit de siccité élevée, permette néanmoins de travailler avec un débit d'alimentation en boues supérieur à celui qu'admettent les machines antérieures. L'invention repose en partie sur cette constatation qu'alors qu'on pensait d'une manière générale que, toutes choses égales d'ailleurs, la déshydratation était d'autant plus poussée que la pression subie par la boue était plus grande, il existait une valeur de pression, d'ailleurs relativement peu élevée, au-delà de laquelle la déshydratation n'était que per ou pas accrue. Selon l'invention, les bandes coopérantes sont disposées 1'une par rapport à 1'autre et les rouleaux presseurs de diamètres tels et disposés les uns par rapport aux autres de façon telle que les forces de pression s'exerçant sur les parties coopérantes de bandes et transmises par ces dernières à la boue interposée entre elles restent à une valeur relativement faible, la déshydratation poussée étant obtenue en raison de la longueur des parties coopérantes de bandes, celles-ci étant en outre disposées suivant des circuits définissant des zones de pressage superposées sensiblement horizontales ou étages. Il a en outre été constaté qu'alors qu'on craignait l'apparition d'un phénomène rédhibitoire au passage de la boue d'un étage à l'étage suivant par circulation des bandes autour de cylindres de grand diamètre, l'effet obtenu était au contraire favorable, vrai- semblablement en raison de la désagrégation partielle que provoquait ce passage dans la boue, mettant celle-ci dans la condition optimale pour l'efficacfté du traitement par les brins des bandes de l'étage immédiatement supérieur. Suivant une forme de réalisation, le nombre des étages superposés est impair : on peut assurer une alimentation en boues à une extrémité de la machine, et son évacuation à l'extrémité opposée, ce qui est avantageux au point de vue des circulations générales de l'installation. La machine selon l'invention, en raison de la réduction de la pression appliquée contre les bandes qu'elle prévoit, permet d'augmenter leur durée de vie, tout en assurant, pour un faible encombrement, une forte déshydratation de la boue. Ainsi, par rapport aux machines antérieures connues, la machine selon l'invention présente l'avantage, pour un même débit d'alimentation en produit à déshydrater, et pour un même encombrement, d'obtenir à sa sortie un produit dont la siccité est accru#e, l'accroissement pouvant aller Jusqu'à 50 %, ou bien, pour une sic- cité donnée du produit final, d'alimenter en boues suivant un débit notablement supérieur. La description qui suit, faite à titre d'exemple, se réfère aux dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 est une vue schématique en élévation latérale d'une machine selon l'inventiôn - la figure 2 est une vue en plan à plus grande échelle montrant la structure des bandes filtrantes de la machine - la figure 3 est une vue schématique à plus grande échelle relative à une zone de pressage d'une machine antérieure - la figure 4 est une vue analogue à la figure 3, mais pour une machine selon l'invention - la figure 5 est une vue également à plus grande échelle d'une autre partie de la machine selon l'invention. Dans la forme de réalisation représentée sur le dessin, la machine de déshydratation de boues selon l'invention comporte un châssis comprenant quatre montants disposés au sommet d'un rectangle. Entre les montants 10 et 11 d'une grande face sont montées quatre poutres longitudinales horizontales 12, 13, 14 et 15 distantes l'une de l'autre, constituées avantageusement par des profilés en U, quatre poutres étant également montées entre les montants de l'autre grande face en vis-à-vis des poutres 12 à 15. Ce chftssis supporte des cylindres tournants montés en position fixe qui servent au guidage de deux bandes filtrantes sans fin, à savoir une bande 17 que l'on peut appeler bande inférieure et une bande 18 que l'on peut appeler bande supérieure. La bande 17, après passage autour d'un premier cylindre de renvoi 16 dont l'axe est porté par le montant 10 dans le plan longitudinal médian horizontal de la poutre 12, passe autour d'un cylindre de renvoi 19 monté à l'extrémité droite, comme vu sur le dessin, de la poutre longitudinale 13 dans le plan médian de cette dernière, puis autour d'un cylindre de renvoi 20 monté à l'extrémité gauche de la poutre 14 avec son axe dans le plan médian de ladite poutre et enfin autour d'un cylindre de renvoi 21 constituant le cylindre d'entratnement de la bande 17 et porté par le montant 11, l'axe dudit cylindre étant dans le plan médian de la poutre 14. la bande 17 retourne au premier cylindre de renvoi 16 en passant par un dispositif 22 propre à corriger les déplacements latéraux de la bande et assurer que le déplacement de la bande suivant un circuit fermé soit parallèle à son axe longitudinal. La bande passe ensuite sur un dispositif 23 propre au réglage de sa tension autour des cylindres de renvoi définissant son circuit, ainsi que sur plusieurs galets de renvoi. La bande "supérieure" 18 passe autour du cylindre de renvoi 19, du cylindre de renvoi 20, d'un cylindre de renvoi 24 constituant le cylindre d'entrainement de la bande et ayant son axe porté par le montant 11 dans le plan longitudinal médian de la poutre supérieure 15, et elle revient, par l'intermédiaire d'un dispositif 25 de réglage de sa tension analogue au dispositif 23, d'un dispositif 26 de correction des déplacements latéraux de la bande et d'un galet de renvoi 27 jusqu'au cylindre de renvoi 19. la poutre longitudinale 12 supporte une rangée de rouleaux 28 tournant dans des paliers montés fixes sur son aile supérieure. Des rouleaux 29, disposés en quinconce par rapport aux rouleaux 28, sont montés à rotation dans des paliers réglables indépendamment en hauteur, par exemple par un assemblage par vis et écrous, sur l'aile inférieure de la poutre longitudinale 13. L'aile supérieure de celleci porte une rangée de rouleaux 30 tournant dans des paliers fixes. La poutre 14 porte, de façon analogue à la poutre 13, par son aile inférieure une rangée de rouleaux 31 disposés en quinconce par rapport aux rouleaux 30 et montés dans des paliers réglables indépendamment en hauteur ainsi que, par son aile supérieure, une rangée de rouleaux 32 montés à rotation dans des paliers fixes. Enfin la poutre supérieure 15 porte, par son aile inférieure, une rangée de rouleaux 33 tournant dans des paliers réglables individuellement en hauteur et disposés en quinconce par rapport aux rouleaux 32. Les rouleaux 28, 29, 30, 31 et 32 de toutes les rangées, sauf de la rangée la plus haute, sont sensiblement tous de même diamètre, tandis que les rouleaux 33 de la rangée la plus haute ont tous le même diamètre mais plus grand que celui des rouleaux précédents. Les rouleaux 29 formant la rangée supérieure, dont les plans horizontaux contenant leur génératrice inférieure sont situés sensiblement au meme niveau que le plan horizontal contenant les génératrices supérieures des rouleaux 28, définissent avec ces derniers une première zone de filtration ou pressage, les deux brins en regard des bandes 17 et 18, appliqués l'un contre l'autre, circulant entre les rouleaux en vis-à-vis.De façon analogue, les rouleaux 30 et 31 entre lesquels passent les brins en regard des bandes 18 et 17 définissent une seconde zone de pressage, et les rouleaux 32 et 33 entre lesquels passent ensuite les brins en regard des bandes 17 et 18 définissent une troisième zone de pressage. Sous la série des rouleaux inférieurs, respectivement 30 et 32, de chacune des deuxième et troisième zones de pressage, est disposée une cuve 38, respectivement 39, de récupération de l'eau exprimée de la boue lors de son passage dans lesdites zones. Un bac 37 est ménagé dans les fondations de support de la machine à l'effet de recueillir l'eau s'écoulant de la boue traversant la première zone de pressage. Un moto-réducteur 34, par l'intermédiaire d'un système de poulies et courroies, entraîne en rotation dans un sens opposé les cylindres 21 et 24, avantageusement à revêtement caoutchouté, lesquels à leur tour entraînent respectivement les bandes 17 et 18. La poutre transversale supérieure 15 porte une rampe de lavage 42 pour la bande 18, la poutre inférieure 12 portant, elle, une rampe de lavage 43 pour la bande 17. La machine selon l'invention comporte enfin un conduit d'arrivée de boues, représenté schématiquement en 35, à l'extrémité duquel les boues sont déversées dans un répartiteur s'étendant sensiblement sur toute la largeur de la bande 17, répartiteur dont on voit une partie des tôles latérales en 36. Selon un développement de l'invention, les bandes filtrantes 17 et 18 de la machine sont réalisées en un matériau à mailles métallique, par exemple en acier inoxydable, et élastique. De façon avantageuse, les bandes sont constituées par des ressorts en fil métallique dont la longueur correspond à la largeur de la bande, lesdits ressorts étant reliés les uns aux autres suivant un entrelacement obtenu par "vissage" des ressorts successivement les uns dans les autres. La figure 2 représente un détail d'une bande ainsi réalisée : deux ressorts adjacents R1 et R2 sont attachés l'un à l'autre par "vissage" du ressort R2 dans le ressort R1 ; un troisième ressort R3 est vissé dans le ressort R2 et ainsi de suite jusqu'à ce que la longueur désirée de la bande soit obtenue ; les deux bords d'extrémité transversaux de la bande sont alors reliés par vissage d'un ressort à la fois dans les spires de chacun des ressorts d'extrémité. L'invention prévoit de placer les bandes autour de leurs cylindres de renvoi respectifs de façon que, dans le trajet où elles sont appliquées l'une contre l'autre, les ressorts constitutifs d'une des bandes présentent, par exemple, un pas à gauche par rapport au sens de déplacement (comme représenté par exemple sur la figure 2 où le sens de déplacement est schématisé par la flèche f), tandis que les ressorts de l'autre bande présentent un pas de sens opposé. Le mode de fonctionnement de la machine selon l'invention est le suivant Par mise en route du moto-réducteur 34, on fait circuler les bandes 17 et 18, par l'intermédiaire de leurs cylindres d'entraîne- ment respectifs 21 et 24 dans le sens des flèches portées sur la figure 1. On règle la tension de chacune des bandes 17 et 18 au moyen des dispositifs tendeurs 23 et 25 respectivement, et ce en fonction du type de boues à déshydrater ; on règle également la position en hauteur des rouleaux supérieurs de chaque zone de pressage de façon que lesdits rouleaux exercent sur les brins en contact des bandes 17 et 18 des forces de pression prédéterminées, d'une part en fonction du type de boues et de la siccité recherchée et, d'autre part, de façon qu'il n'en résulte pas d'efforts mécaniques dégradants pour les bandes, comme il sera expliqué ci-après. On introduit alors la boue par le conduit 35 sur la partie du brin supérieur de la bande 17 en amont de la zone formant coin où les deux bandes 17 et 18 se rencontrent et s'appliquent l'une contre l'autre. La boue, emprisonnée entre un brin de chacune des bandes, est alors transportée par ces dernières dans la première zone de pressage définie par les rouleaux 28 et 29 et est comprimée sous l'action de la pression et de la contre-pression qu'exercent sur elle les rouleaux 29 et 28, respectivement par l'intermédiaire des bandes 18 et 17, l'eau exprimée s'écoulant dans le bac 37. Dans la plupart des machines antérieures comportant une zone de filtration dans laquelle la boue est comprimée entre deux bandes circulant entre une série de rouleaux inférieurs et une série de rouleaux supérieurs, on exerce sur les bandes, pour favoriser ltef- fet de filtration, des pressions relativement élevées en utilisant des rouleaux presseurs de diamètre relativement grand et/ou en disposant les rouleaux supérieurs par rapport aux rouleaux inférieurs de façon que le plan contenant leur génératrice inférieure soit situé bien en dessous du plan contenant les génératrices supérieures des cylindres inférieurs : cela oblige les bandes à suivre un trajet sinusoïdal de forte amplitude entre les rouleaux inférieurs et supérieurs. On a représenté sur la figure 3, à très grande échelle, une partie d'un tel trajet suivi par les bandes dans une machine antérieure du type connu, les bandes A et B, enserrant entre elles une couche de boue d'épaisseur e, passant sur un rouleau Ci puis sous un rouleau C2, sur un rouleau C3, etc., et entraînant en rotation, à leur passage, chacun des rouleaux Ci, C2, C3 ... montés fous dans leurs paliers. Quand les deux bandes A et B passent autour d'un rouleau presseur, le rouleau Ci par exemple, la longueur du trajet a1 -a2 de la bande A dans la zone où elle est en contact avec le cylindre c1 est inférieure à la longueur du trajet b1-b2 qu'est amenée à suivre la bande B.Comme les deux bandes sont par ailleurs entraînées à la même vitesse linéaire, la bande B est soumise à une tension excessive et la bande A a une rétraction engendrantulté- rieurement la formation de plis, et ce sur des longueurs d'autant plus grandes que l'aire de contact entre la bande A et le rouleau est grande. Au lieu que les deux bandes restent constamment parallèles, ou sensiblement parallèles sur toute la longueur de la zone de pressage, il s'établit des parties où les deux bandes sont à une plus grande distance l'une de l'autre et des parties où elles sont à une plus petite distance. Ceci nuit, d'une part, à la résistance mécanique des bandes et, d'autre part, à la bonne transmission à la boue des forces de pression exercées sur les bandes par les rouleaux presseurs. Pour remédier à cet inconvénient, la Demanderesse prévoit d'utiliser, dans chacune des zones de pressage, des rouleaux presseurs de faible diamètre et de disposer les rouleaux supérieurs par rapport aux rouleaux inférieurs dans une position relative telle que leurs plans support inférieurs et supérieurs, respectivement, pénAtrent progressivement mais d'une valeur très faible les uns dans les autres. Dans la première zone de pressage de la machine selon l'invention, les rouleaux supérieurs sont disposés de façon telle que, sur une distance correspondant sensiblement à celle définie par les cinq premiers rouleaux, les deux bandes 17 et 18 suivent un trajet rectiligne et se rapprochent régulièrement l'une de l'autre jusqu'à devenir parallèles, ceci afin d'éviter un refoulement vers l'amont de la boue déposée sur-la bande 17. Les rouleaux suivants sont alors chacun descendus progressivement d'une faible hauteur, par exemple suivant une progression arithmétique. De plus, les diamètres desdits rouleaux presseurs sont relativement petits et, de façon avantageuse, pour une machine telle que celle représentée sur la figure 1, d'une longueur d'environ 3m, on choisit des rouleaux de diamètre inférieur à 12 cm, avantageusement égal à 7 cm. De cette façon, et comme montré sur la figure 4 (dans laquelle on a porté pour des éléments correspondants les mêmes références que sur la figure 1), le trajet sinusofal suivi par les bandes entre les rouleaux 28 et 29 reste de faible amplitude, de sorte que la différence de longueurs des arcs 17'-17" et 18'-18" parcourus respectivement par les bandes 17 et 18 autour d'un rouleau, par exemple un rouleau 28, est insuffisante pour provoquer une tension ou une rétraction excessive de l'une ou l'autre bande. La boue, touJours emprisonnée entre les deux bandes, quitte la première zone de pressage en direction du cylindre de renvoi 19 autour duquel elle passe pour pénétrer ensuite dans la deuxième zone de pressage définie par les rouleaux 30 et 31. Dans la zone comprise entre la fin de la première zone de pressage et le début de la seconde zone de pressage, l'effet de pression exercé sur la boue est fortement diminué, celui-ci ne résultant que de la tension exercée sur elle par la bande 17. la Demanderesse a constaté qu'une telle "cassure" de la pression était extrêmement favorable à une bonne déshydratation de la boue, les particules de cette dernière pouvant subir un certain déplacement relatif au sein de la couche de boue tel que cette dernière, au moment où elle pénètre dans la deuxième zone de pressage, ne se trouve pas dans la m8me condition qu'à la fin de la première zone de pressage. il est probable que la pression exercée sur les bandes 17 et 18 étant interrompue quand elles quittent le dernier rouleau 29' (voir figure 5), des particules de boues occupant les positions et P2 sont amenées à se déplacer l'une par rapport à l'autre dans le sens de l'épaisseur de la couche de boue, et ce sous l'effet d'un relâchement des bandes, pour prendre les positions représentées en et et E'2" Les bandes poursuivant ensuite leurs parcours autour du cylindre 1,9, deux particules de boue qui, quand les bandes parviennent sur le cylindre, se trouvent l'une au-dessus de l'autre dans les positions d1 et d2, sont amenées respectivement dans les positions d' 1 et d'2 quand les bandes quittent le cylindre, la particule en position d2 avançant plus vite que celle en position d1 en raison de son plus grand éloignement de l'axe du cylindre. A cet effet, l'invention prévoit d'utiliser un cylindre de renvoi de grand diamètre mais suffisamment faible cependant pour éviter que des efforts mécaniques trop importants soient supportés par les bandes. L'utilisation de bandes en un matériau à ressort, comme décrit ci dessus, permet de disposer de cylindres de renvoi de plus grand diamètre que ceux qui seraient utilisés pour des bandes en matériau non élastique. Il est avantageux qu'une légère pression soit exercée sur la boue lors de son passage d'un étage à l'autre afin d'éviter un réaménagement trop important au sein de la boue qui provoquerait des variations, notamment une augmentation de l'épaisseur de la couche de boue et, en conséquence, un risque de refoulement de la boue de l'amont vers l'aval lors de son entrée dans la zone de pressage suivante. Après avoir quitté le cylindre de renvoi 19, l'ensemble des bandes 18 et 19 enserrant le gatesu de boue pénètre dans la deuxième zone de pressage où le gâteau ayant déjà perdu une partie de son eau est alors soumis aux pressions exercées par les rouleaux 30 et 31 par l'intermédiaire des bandes. De façon avantageuse, la pression exercée par les premiers rouleaux de cette seconde zone de pressage est inférieure à celle exercée par les derniers rouleaux de la première zone de pressage, voire nulle, afin que la boue soit reprise dans des conditions très douces.Les pressions exercées sur l'en- semble des bandes enserrant la boue augmentent ensuite progressivement de l'amont vers l'aval, cette augmentation, plus importante que dans la première zone de pressage, étant obtenue par abaissement progressif des rouleaux supérieurs, par exemple suivant une progression arithmétique. la boue, toujours comprimée entre les deux bandes 17 et 18 quitte alors la deuxième zone de pressage et passe autour du cylindre 20, zone dans laquelle a lieu une nouvelle "cassure" de la pression exercée sur la boue. la boue, enserrée entre les bandes 17 et 18, pénètre ensuite dans la troisième zone de pressage où elle subit, d'une part, une pression plus importante que dans la zone de pressage précédente et, d'autre part, en raison du plus grand diamètre des rouleaux supérieurs 33 qui font suivre à la boue emprisonnée entre les bandes un trajet sinueux plus prononcé que dans chacune des autres zones de pressage, un effet de cisaillement qui "casse" le gâteau de boue déshydratée obtenu. Conformément à l'invention, le diamètre des rouleaux 33 ou rouleaux supérieurs de cette troisième zone de pressage, est cependant inférieur a la valeur pour laquelle les bandes supporteraient localement, comme expliqué ci-dessus en référence à la figure 3, des efforts mécaniques importants. Pour une machine telle que celle représentée sur la figure 1, le diamètre des rouleaux 33 est au maximum égal à 14 cm et est avantageusement égal à 12 cm. L'eau exprimée lors du passage de la boue dans la zone de pressage est récupérée dans une cuve 39, et les fragments du gâteau de boue déshydratée obtenus sont évacués de la machine, des grattoirs 40 et 41 favorisant leur détachement des bandes 17 et 18. Il a été constaté que, outre le fait que les bandes ne risquent pas d'être endommagées par l'alternance de tensions puis rétractions dans chacune des zones de pressage, comme exposé ci-dessus, la mise en oeuvre de pressions relativement faibles sur les bandes, autrement dit l'établissement d'un trajet sinusoïdal peu prononcé, n'est en aucune façon nuisible à l'effet de déshydratation des boues recherché. En effet, en raison de leur facteur de compressibilité, toute augmentation de pression à partir d'une certaine valeur n'entraîne aucune augmentation de la compression des boues. La machine selon l'invention permet, avec seulement deux bandes filtrantes, de transporter sans-discontinuité la boue à travers plusieurs zones de pressage superposées, entre l'alimentation et l'évacuation, et ce, que l'alimentation en boue ait lieu à l'éta- ge inférieur, comme dans le mode de réalisation représenté ou comme il serait également possible, à l'étage supérieur, le sens de circulation des bandes étant alors inversé. L'utilisation de bandes filtrantes en un matériau à ressort présente de nombreux avantages. La liaison des spires les unes aux autres constitue en effet une liaison à articulation qui permet de répartir uniformément sur la longueur de la bande les efforts qu'elle subit notamment au passage des cylindres de renvoi de grand diamètre, lesdits efforts étant transmis par déformation élastique des spires les unes après les autres. On peut en outre tirer parti de cette configuration en spires des bandes pour leur faire supporter une tension relativement importante, sans qu'il y ait risque de rupture des bandes, tension qui se traduit par un effet de pression supplémentaire s'exerçant sur la boue, ceci permettant de réduire d'autant la pression exercée par les rouleaux presseurs de chacune des zones de pressage.Un autre avantage réside dans le fait que, contrairement aux machines antérieures à bandes en matériau tissé non élastique dans lesquelles les organes de tension des bandes doivent être montés élastiquement de façon à compenser tout allongement des bandes provoqué par la présence d'une certaine épaisseur de boue, on peut monter rigidement sur la machine les organes de tension des bandes, celles-ci se déformant élastiquement quand elles enserrent la couche de boue. Par ailleurs, les mailles des bandes, constituées par les spires accrochées les unes aux autres, sont de configuration arrondie et ne présentent donc pas de points d'accrochage pour les particules de boue. Cette dernière se désolidarise ainsi très facilement des bandes qui, en se déformant élastiquement lors de leur passage autour des cylindres de grand diamètre disposés dans la zone de sortie du produit séché, expulsent d'elles-mêmes les particules de boue se trouvant à leur contact. Le nettoyage des bandes est donc de beaucoup facilité. En variante du mode de réalisation décrit ci-dessus, le cylindre de renvoi 16 de la bande inférieure peut btre décalé vers la gauche, comme montré en 16' sur la figure 1, ce qui fournit ainsi une longueur plus importante de la bande inférieure 17 utilisable pour déverser la boue, laquelle peut subir, en cette zone, une prédéshydratation par gravité. la machine selon l'invention n'est pas limitée à la disposition des trois zones de pressage dans le trajet commun que suivent les bandes filtrantes. Il est avantageux de ménager un nombre impair de zones de pressage, l'alimentation ayant ainsi lieu à une extrémité de la machine et l'évacuation à l'autre extrémité, ce qui est très favorable pour l'exploitation de la machine. REV##JffCAT1ONS j. Machine de déshydratation de boues, notamment des boues résultant de l'épuration d'eaux résiduaires, urbaines et/ou industrielles, du type à deux bandes filtrantes coopérantes se déplaçant chacune suivant un circuit fermé et présentant, sur une partie de leur longueur, un trajet commun le long duquel les boues à déshydrater sont comprimées entre les deux bandes filtrantes sous l'action de rouleaux appliqués à pression contre les faces en regard des bandes, définissant ainsi une zone de pressage, caractérisée en ce que les bandes coopérantes sont disposées l'une par rapport à l'autre et les rouleaux presseurs tels et disposés les uns par rapport aux autres de manière que les forces de pression s'exerçant sur les parties coopérantes de bandes et transmises par ces derniè- res à la boue interposée entre elles restent à une valeur suffisamment faible pour que les bandes ne soient pas soumises à des efforts mécaniques dégradants, une déshydratation poussée étant cependant obtenue en raison de la longueur des parties coopérantes des bandes, celles-ci étant en outre disposées suivant des circuits définissant des zones de pressage superposées sensiblement horizontales ou étages. 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que les rouleaux presseurs sont de diamètre suffisamment faible pour décharger les bandes d'efforts mécaniques dégradants. 3. Machine selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que les rouleaux presseurs supérieurs d'un étage sont progres J sivement plus proches des rouleaux inférieurs dudit étage, en les considérant dans le sens de circulation des bandes. 4. Machine selon la revendication 2 ou 3, caractérisée en ce que les rouleaux supérieurs d'un même étage sont de même diamètre. 5. Machine selon la revendication 2 ou 3, caractérisée en ce que les rouleaux inférieurs d'un même étage sont d'un meme diamètre. 6. Machine selon les revendications 4 et 5, caractérisée en ce que dans le dernier étage les rouleaux supérieurs sont d'un diamètre supérieur à celui des rouleaux inférieurs. 7. Machine selon les revendications 4 et 5, caractérisée en ce qu'en chacun des étages autres que le dernier, le diamètre des rouleaux supérieurs est égal au diamètre des rouleaux inférieurs. 8. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le nombre des étages est impair. 9. Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce qu'elle comporte trois étages. 10. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'alimentation en boue se fait à l'étage inférieur et l'évacuation de la boue séchée se fait à l'étage supérieur. 11. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les bandes filtrantes sont en un matériau métallique en ressorts. 12. Machine selon la revendication 11, caractérisée en ce que les bandes filtrantes sont constituées par des ressorts de longueur égale à la largeur des bandes et reliés les uns aux autres suivant un entrelacement résultant du vissage des ressorts successivement les uns dans les autres. 13. Machine selon la revendication 11 ou 12, caractérisée en ce que le diamètre des cylindres de guidage des bandes aux extrémités des étages est choisi en fonction des bandes qu'ils guident de manière qutil se produise au passage des bandes enserrant les boues sur lesdits cylindres une certaine désagrégation de ces dernières. 14. Procédé de déshydratation de boues, notamment des boues résultant de l'épuration d'eaux résiduaires, urbaines et/ou industrielles, par pressage entre deux bandes filtrantes coopérantes se déplaçant chacune suivant un circuit fermé et présentant un trajet commun, caractérisé en ce qu'après pressage des boues sur une partie du trajet, on relâche le pressage et on provoque un déplacement concomitant relatif d'une bande par rapnort à l'autre pour assurer une certaine désagrégation des boues, puis on reprend le pressage.