La présente invention a pour objet une barrière, le terme "barrière" devant être entendu dans son sens le plus général pour comprendre, non seulement des barrières proprement dites, ctest-à-dire des poteaux comportant une partie horizontale et jouant réellement le -rôle de barrières, mais aussi de simples poteauxverticaux qui, placés en travers de chaussées ou de toutes allées de circulation, ont pour but d'interdire le passage de véhicules. Dans les agglomérations, il est en effet courant de prévoir des artères-qui sont exclusivement destinées à une circulation piétonnière.Il faut donc prévoir des moyens pour empêcher la circulation des véhicules, mais il faut que ces moyens soient amovibles ou éclipsables pour permettre, en cas de nécessité, la circulation de- certains véhicules, notamment celle des véhicules de secours et de police. L'invention répond à ce but en proposant une barrière comportant ou non des parties horizontales, mais dont les parties verticales sont susceptibles soit d'être enlevées, soit d'être pivotée s. Cette barrière comporte, à cet effet, un mât tubulaire servant de logement à un levier articulé autour d'un axe transversal et dont l'extrémité supérieure est maintenue élastiquement en contact avec le pêne d'une serrure fixée sur ce mât, l'extrémité inférieure dudit levier présentant une échancrure susceptible de coopérer avec au moins un doigt solidaire d'une embase fixe sur laquelle repose le mat. L'invention sera bien comprise d'ailleurs à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemples non limitatifs, deux formes d'exécution d'une telle barrière, respectivement dans le cas d'une barrière amovible du type poteau et dans le cas d'une barrière du type pivotant Figure 1 est une vue en perspective montrant ces deux barrières en position d'utilisation à des carrefours de chaussées; Figures 2 et 3 sont, à plus grande échelle, des vues en coupe verticale dtun poteau amovible, respectivement en position de verrouillage et en position d'enlèvement; Figure 4 est une vue en coupe suivant 4-4 de figure 2; Figures 5, 6 et 7 sont des vues en coupe verticale d'un poteau du type barrière, respectivement en position de fermeture, en cours d'ouverture et en position d'ouverture;; Figures 8, 9 et 10 sont des vues en coupe horizontale respectivement suivant 8-8 de figure 5, 9-9 de figure 6 et 10-10 de figure 7, la plaque 28 étant supposée enlevée. A la figure 1, A et B désignent deux chaussées aménagées à l'intérieur d'une agglomération. A l'une de ses extrémités, la chaussée A reçoit un poteau 1 qui interdit le passage des véhicules, mais permet la libre circulation des piétons, et à l'une de ses extrémités, la chaussée B reçoit un poteau 2 en forme de barriere qui est destinée à interdire toute circulation, y compris la circulation piétonnière. Dans un cas comme dans l'autre, les règlements prévoient cependant que la circulation de certains véhicules doit pouvoir se faire dans certains cas dans la chaussée À et que la circulation, non seulement des piétons, mais aussi de certains véhicules doit pouvoir se faire dans la chaussée B. Pour ce faire, il faut que la barrière du type poteau 1 soit amovible, et que la barrière 2 puisse pivote-r de 900 pour passer de la position de fermeture de la chaussée B à sa position d'ouverture. Considérant le poteau 1, il est représenté en détail aux figures 2 et 3. Il est constitué par un corps tubulaire 2 fermé à sa partie supérieure et dont la partie inférieure est solidaire d'une embase 4 munlededeur doigts5 de centrage sur une contreplaque 6 amarrée dans le sol 2 Db cette contre-plaque est solidaire un élément 8 en forme d'étrier. A l'intérieur du corps tubulaire 2 du poteau est prévu un axe transversal 9, autour duquel est articulé un levier 10 dont l'extrémité inférieure présente une échancrure 12 destinée à coopérer avec l'étrier 8; et à sa partie supérieure le levier 10 se termine par une tête destinée à coopérer avec le pêne 14 d'une serrure qui est aménagée dans un boîtier 32 fixé à la partie supérieure du corps tubulaire 3 et dont l'entrée est visible en 16. Lorsque la serrure est en position de fermeture, le pêne 14 exerce, comme le montre la figure 2, une poussée dans le sens de la flèche 32 de figure 2 sur la tête 32 du levier 10, de telle sorte que par son échancrure inférieure 12 ce levier est en prise avec l'étrier 8 de la contre-plaque fixe 6. Le poteau 1 se trouve ainsi fixé au sol. Si pour un motif prévu par les règlements, le poteau 1 doit être enlevé, afin de permettre la circulation de certains véhicules, l'utilisateur de ce véhicule ou toute autre personne préposée possédant une clé correspondant à la serrure 32, amène cette serrure en position d'ouverture, afin que le pêne 14 rentre dans le boîtier. Le levier 10 pivote alors de lui-même autour de l'axe 9, dans le sens de la flèche 18 de figure 3, sous l'effet de la détente d'un ressort n qui se trouvait comprimé entre deux éléments 20 et 21 solidaires respectivement du corps tubulaire 3 et de la tête 13 du levier. Le levier 10 ayant ainsi pivoté, son échancrure inférieure. 12 n'est plus en prise avec l'étrier 8, ce qui permet alors de dégager le poteau 1, comme le montre la figure 3. Dans le cas d'un poteau 2 du type barrière, comme montré aux figures 1 et 5 à 10, le poteau comporte 'encore un corps tubulaire correspondant à celui 3 du poteau amovible précédent 1, mais ce corps tubulaire i se prolonge à son extrémité supérieure par une partie horizontale 24 constituant la barrière proprement dite, dont le rôle est de pouvoir occuper deux positions angulaires différentes décalées de 900 l'une par rapport à l'autre, à savoir une-position de fermeture et une position d'ouverture. Le corps tubulaire g est solidaire d'une plaque de base 22 qui est susceptible de se déplacer en rotation entre une contre-plaque 26 amarrée dans le sol 27 et une plaque supérieure 28 jouant le rôle de palier et de carter protecteur. A l'intérieur du corps tubulaire 23 du poteau-barrière, il est prévu un axe transversal 29 autour duquel est articulé un levier jg dont l'extrémité inférieure présente une échancrure 23 qui est destinée, lorsque le poteau-barrière est respectivement en position ds fermeture ou en position d'ouverture, à coopérer respectivement avec un doigt 32 ou avec un doigt j fixés horizontalement mais perpendiculairement l'un à l'autre sur des supports ! solidaires de la contre-plaque de base 26. À sa partie supérieure, le levier 30 comporte, comme dans le cas du poteau décrit et représenté en référence aux figures 2 et 3, une tête jfi destinée à coopérer avec le pêne 36 d'une serrure j2, et comme dans le cas précédent, la tête j du levier 30 est soumise à l'action d'un ressort 38 qui tend constamment à déplacer ce -levier dans le sens de la flèche 22 de figure 6. Lorsque le poteau-barrière est en position d'utilisation, l'échancrure QS du levier 2 coopère avec le doigt 32 de la contre-plaque fixe 26 et il est maintenu dans cette position par le pêne X de la serrure j2, qui exerce une poussée sur la tête 2 du levier. Lorsque la barrière doit être ouverte pour permettre le passage d'un véhicule ou pour tout autre motif, il suffit de manoeuvrer la serrure jz avec la clé voulue pour que le pêne 36 rentre à l'intérieur du boitier et que le ressort 38 fasse échapper l'échancrure 31 du levier 30 hors du doigt 32, comme le montre la figure 6. Le corps tubulaire 22 du poteau n'est alors plus immobilisé en rotation, ce qui permet de le faire pivoter. Cette rotation est cependant limitée à 90 , car la plaque de base 22 Eu corps tubulaire 23 présente,sur un quart de sa périphérie, une échancrure 40 dont les extrémités sont appelées à coopérer, soit l'une, soit l'autre, avec un doigt 41 solidaire de la contre-plaque fixe 26.Dans la position de fermeture représentée à la figure 5, ce doigt 41 est en butée à l'une des extrémités de l'échancrure 40 de la plaque de base i2. Dans la position intermédiaire montrée à la figure 6, le doigt 41 est à mi-distance entre les deux extrémités de l'échancrure 42, et dans la position représentée à la figure 10, le doigt 41 est en butée à l'autre extrémité de l'échancrure 40f C'est dans cette dernière position, montrée aux figures 7 et 10 que le poteau-barrière est en position d'ouverture, position dans laquelle l'échancrure 23 du levier jg peut alors coopérer avec le doigt , sous réserve bien entendu que la serrure soit à nouveau fermée pour que son pêne 22 exerce une poussée sur la tête iS du levier 2 Le poteau-barrière se trouve alors verrouillé en position d'ouverture. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas aux deux seules formes d'exécution qui ont été ci-dessus indiquées à titre d'exemples; elle en embrasse au contraire toutes les variantes de réalisation, quel que soit notamment le genres du poteau ainsi agencé pour pouvoir soit être amovible, soit être déplacé en rotation d'un certain angle; et c'est ainsi notamment que l'agencement objet de l'invention peut être utilisé sur des poteaux indicateurs nécessitant de pouvoir être mis en place et enlevés à volonté. EEVENDICADIGNS 1.- Barrière, poteau ou autre élément de signalisation, caractérisé en ce qu'il comporte un mât tubulaire servant de logement à un levier articulé autour d'un axe transversal et dont lrextrémité supérieure est maintenue élastiquement en contact avec le pêne d'une serrure fixée sur ce mât, l'extrémité inférieure dudit levier présentant une échancrure susceptible de coopérer avec au moins un doigt solidaire d'une embase fixe sur laquelle repose le mât. 2.- Barrière selon la revendication 1, caractérisée en ce que son mât est solidaire d'une plaque de base comportant des moyens de centrage sur une contre-plaque fixe solidaire du sol. 3.- Barrière selon la revendication 1, caractérisée en ce que son mât est solidaire d'une plaque de base qui, montée libre entre une contre-plaque inférieure fixe solidaire du sol et une plaque supérieure également fixe, présente sur une partie de sa périphérie, une échancrure dont les extrémités coopèrent avec un doigt fixe servant de butée pour limiter le déplacement de rotation du mât. 4.- Barrière selon les revendications 1 et 3, caractérisée en ce que la contre-plaque inférieure fixe porte deux doigts qui, placés dans le même plan horizontal, mais angulairement l'un par rapport à l'autre, coopèrent soit l'un, soit l'autre avec l'échancrure inférieure du levier en fonction de la position de fin de course dans laquelle se trouve la barrière. 5.- Barrière selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que le levier de commande porte à sa partie supérieure un élément servant d'appui mobile à un ressort qui, travaillant à la compression, prend appui fixe sur un élément solidaire de la paroi interne du mât.