La présente invention concerne un procédé pour enlever des contaminants oxydables d'un milieu aqueux ainsi qu'un appareil utilisable dans la mise en pratique de ce procédé. Plus particulièrement, l'invention se rapporte à l'utilisation d'une cellule d'électrolyse dans laquelle un contaminant oxydable, tel qu'un phénol, est converti en un ou plusieurs produits inoffensifs, de préférence des gaz, par un courant alternatif passant entre des électrodes appropriées et au travers du milieu'aqueux et d'une couche agglomérée de particules contenant un catalyseur d'oxydation approprié. L 'invention se rapporte également à la fabrication de peroxyde d'hydrogène qui peut être consommé pour l'oxydation de contaminants oxydables dans le milieu aqueux introduit. Pour l'épuration d'eau alimentaire et pour le traitement d'eaux usées, par exemple les eaux déchargées d'installations de fabrication, d 'installa- tions d'évacuation de déchets et d'installations chimiques, il est souvent important, ou tout au moins souhaitable, d'enlever du milieu aqueux les matières qui seraient autrement perturbatrices. Par exemple, dans des eaux alimentaires, il est important d'enlever des substances chimiques nocives et malodorantes, telles que des cyanures et des substances phénoliques, et on doit enlever ces substances également d'effluents contenant des déchets.On doit également enlever d'autres matières qui peuvent exister dans des eaux usées et qui sont oxydables dans liteau dans laquelle les effluents sont déchargés, en créant ainsi un besoin en oxygène. Autre- ment les rivières et les lacs dans lesquels les effluents sont finalement déchargés s'appauvriraient en oxygène, ce qui les rendraient nuisibles pour les êtres humains, les poissons et les organismes marins. Dans le passé, on a traité des effluents Chimiquement, biologiquement et physiquement de manière à enlever les composants indésirables qui contribuent à établir un besoin total d'oxygène (TOD) aui est norme lement composé essentiellement d'un besoin d'oxygène biologique (BOD) et d'un besoin d'oxygène chimique (COD). Dans des traitements chimiques du type classique, on ajoute d'autres matières aux effluents contenant des déchets et, bien quelles puissent ne pas titre nocives, leur présence est encore souvent indésirable.Des traitements biologiques, tout en étant assez efficaces en ce qui concerne les organismes et les substances chimiques plus facilement oxydables qui sont contenus dans les effluents, sont souvent inefficaces par rapport à des con taminants aromatiques ou "réfractaires#. Des traitements physiques tels qu'une adsorption, qui peuvent souvent être réalisés à laide de charbon activé ou d'hydroxyde d'aluminium activé sont contenus et ladsorption nécessite des appareillages pour régénérer l'adsorbant.En conséquence, il est nécessaire de disposer d'un procédé utilisable à l'aide duquel un milieu aqueux contenant des contaminants dissous, émulsionnés ou autrement dispersés qui peuvent être difficilement enlevés par des moyens mécaniques puisse être épuré d'une manière efficace, économique et strie . Dans le passé, un moyen efficace permettant dterlever des matières perturbatrices classiques d'effluents contenant des déchets a consisté en une oxydation à laide d'agents oxydants tels que de l'ozone, de l'oxygène, de l'air, du péroxyde d'hydrogène, des per-compo sës tels que du permanganate de potassium, du chlore et du bioxyde de chlore. En utilisant certains de ces agents oxydants, on pourrait oxyder des substances contaminantes de façon à les transformer en composés moins nocifs tels que de l'eau et/ou des gaz comme du gaz carbonique, qui sont soit absolument inoffensifs, soit faciles à enlever du courant de déchets. Les agents oxydants peuvent également enlever des impuretés contenant des métaux lourds en convertissant les métaux en leurs oxydes insolubles, ce qui ne crée pas un besoin d'oxygène. Bien que de tels agents d'oxydation se soient avérés assez intéressants pour le traitement d'eaux de boisson, ils sont cependant coûteux ou bien les installations servant à les mélanger avec les eaux usées sont coft- teuses , de sorte que les frais deviennent excessivement élevés. En outre, du fait que des courants de déchets ont souvent une composition variable ou inconnue et que certains oxydants ont des effets spécifiques, les eaux usées peuvent parfois titre traitées insuffisamment ou bien excessivement à d'autres moments. Dans certains cas, le temps de réaction est lent et les eaux doivent titre maintenues pendant des périodes exces sivement longues en contact avec 1'oxydant pour que celui-ci agisse efficacement.Dans d'autres cas, il est essentiel de régler le pH, ce qui nécessite de faire intervenir des substances supplémentaires de traitement chimique et de contrôler avec précision les proportions des substances utilisées. Souvent, il subsiste des résidus ou bien des matières organiques ou autres après le traitement avec un oxydant chimique. Des générateurs d'ozone sont cofteux et parfois il se produit un effet de "tunnel" au travers du milieu à traiter, ce qui diminue la génération d'ozone actif. Des per-composés sont habituellement codteux et l'oxydation d'eaux usées par du chlore peut produire des composés organiques chlorés indésirables dont certains peuvent être plus nocifs que les contaminants existant initialement. On a traité dans le passé électrochimiquement des eaux usées, telles que des eaux d'égouts urbaines. Habituellement, on réalise de tels traitements avec du courant continu, mais il est connu dinverser le courant continu périodiquement de manière à nettoyer les électrodes et de combiner des courants alternatifs à des courants continus. Dans certains cas, comme cela a été décrit dans les brevets des états Unis n0 586643, 741231, 3336220, 3616356, 3799851 ainsi que dans le brevet Australien n0 239036, on a utilisé des courants alternatifs pour le traitement de milieux aqueux. Cependant, aucun des systèmes utilisés ne présente les caractéristiques de l'invention.Dans différents systèmes d'électrolyse opérant avec du courant continu, on a utilisé des lits agglomérés et on a revota des matières d électrodes avec des catalyseurs comme décrit par exemple dans les brevets des Etats Unis n0 3616356, 3719570, 3728238, 3730864, 3755114, 3764497, 3764498 et 3766034. Cependant, aucun de ces brevets ne décrit le principe de leinvention et aucun ne permet d'obtenir les résultats avantageux qui vont titre définis dans la suite. L'invention concerne en conse quence un procédé pour enlever des contaminants oxydables d'un milieu aqueux, ce procédé consistant à appliquer un courant alternatif d'une fréquence de 0,5 à 800 Hz à deux électrodes en contact avec le milieu aqueux contaminé, des particules contenant un catalyseur étant placées dans le milieu entre les électrodes, le catalyseur desdites particules étant un catalyseur d'oxydation choisi dans le groupe comprenant un oxyde métallique faisant partie des Groupes IVa, Va, VIb VIIb ainsi que des mélanges desdites substances. Dans des modes préférés de réalisation de l'invention, les particules contenant un catalyseur sont situées dans un lit et elles sont revêtues d'un oxyde approprié tel qu'un oxyde de manganèse, de chrome de bismuth ou de plomb et elles peuvent être mélangées à des particules de carbone activé et/ou de graphite ; le courant alternatif a une fréquence de 10 à 400 Hz ; on utilise certaines dimensions de particules dans le lit de garnissage, les électrodes sont constituées de matières qui vont être décrites en particulier et on adopte des valeurs préférentielles pour les tensions, les densités de courant, les températures et les pH. Il rentre dans le cadre de l'invention d'utiliser des appareils appropriés.Suivant d'autres aspects de ltin- vention, on utilise des lits de catalyseur "durs" et "mous" pour améliorer encore la décontamination de solutions phénoliques et on adopte des densités de courant assez élevées qui sont appliquées aux cellules de travail pour expulser" les contsminnnts retenus sur les surfaces des particules, ce qui permet ainsi un renouvellement des particules catalytiques et une concentration de la solution de contaminant produite. L'utilisation d'un courant al- ternatif dans le procédé selon l'invention permet d'éliminer différents contaminants oxydables d'un milieu aqueux aussi bien avec une concentration desdits contaminants élevée que faible. En outre, il est également à noter que, lorsqu'il exis te d'autres contaminants tels que des amides, des acides amino et des bétaines, le courant alternatif peut également produire des réductions en présence de péroxyde d'hydrogène qui peut servir d'agent réducteur. Dans certains cas, on peut réaliser une cellule qui comprend une combinaison de catalyseurs deopy- dation et de réduction ou de lits de catalyseurs (ainsi que des réactifs d'oxydation et de réduction existant dans ceuxci).Cependant, dans la plupart des cas, il est suffisant d'utiliser un catalyseur d'oxydation ou bien un mélange ou une série de dix catalyseurs. Cependant, dans la plupart des cas, l'utilisation d'un catalyseur d'oxydation ou bien d'un mélange ou d'une série de tels catalyseurs est suffisante puisque la plupart des contaminants nocifs sont habituellement le mieux enlevés par oxydation. Parfois, on peut faire passer successivement le milieu aqueux à traiter dans les compartiments contenant des particules et/ou des couches de catalyseurs oxydants et réducteurs ou bien des catalyseurs et/ou des lits "durs" et "mous" (la signification de ces termes sera donnée dans la suite) ou bien différents catalyseurs et/ou couches 1,durs" ou "mous". La présente invention s'étend à un appareil pour enlever les contaminants difficilement oxydables ou réductibles à partir d'une solution aqueuse ou d'une dispersion en application du procédé décrit ci-dessus. Le procédé pour enlever des contaminants contenus dans de 1 eau consiste à soumettre une solution ou dispersion aqueuse contenant les contaminants à un courant alternatif en faisant passer ladite solution ou ladite dispersion au travers d'un lit de particules. Dans un mode de réalisation, est prévue l'utilisation de lits de garnissage "durit' et/ou "mous" dans lesquels la solution ou la dispersion est soumise à un champ de courant alternatif par l'intermédiaire d'électrodes engagées dans les lits. Les expressions "lit dur" et "lit mou" se rapportent d'une façon générale à la résistivité ou à la conductivité électrique desdits lits. Les contaminants passent au travers d'un lit "dur", puis au travers d'un lit "mou" ou bien au travers de plusieurs lits "durs" et "mous" alternés. Les contaminants sont initialement excités ou au moins partiellement décomposés dans le lit "dur", puis ils sont oxydés dans le lit "mou" par du peroxyde d'hydrogène engendré par électrolyse de l'eau à l'aide du courant alternatif. L(in- vention fait intervenir une série de lits alternativement "durs" et "mous" qui sont empilés dans un seul récipient de telle manière que le liquide contenant les contaminants passe au travers des lits situés dans le contaminant. L'efficacité du procédé selon l'invention est améliorée en augmentant le nombre des lits au travers desquels passent les contaminants. En outre, les impératifs électriques intervenant sur l'efficacité des lits "durs" sont différents des impératifs concernants les lits "mous". Dans le lit "dur"-où la réststivité est élevée, le rendement d'oxy- dation ou de réduction est amélioré par une tension élevée et une intensité faible du courant. Au contraire, dans le lit "mou", où la résistivité est bien inférieure, il est souhaitable d'avoir une intensité élevée et une tension faible pour produire efficacement du peroxyde d'hydrogène. Pour améliorer le rendement, l'invention utilise des électrodes séparées pour les lits "durs" et "mous" à l'intérieur du récipient en vue d'obtenir une efficacité optimale avec une source de courant donnée. On a souvent constaté que la réaction d'oxydation intervenant dans le procédé selon ltin- vention était exothermique et qu'elle se déroulait bien plus efficacement > des températures assez basses. Par exemple, bien qu'on ait traité des solutions aqueuses à des températures comprises entre 20 et 600 C, on a constaté que le rendement du procédé selon l'invention diminuait, quand on augmentait la température, le domaine préférentiel de fonctionnement étant compris entre 20 et 600C et plus avantageusement entre 20 et 350C.En conséquence, pour maintenir la température de service désirée, on doit munir le récipient selon l'invention d'une chemise de circulation d'eau de refroidissement et on doit utiliser des électrodes creuses pour faire circuler de l'eau de refroidissement dans celles-ci. Enfin, dans un mode préféré de réalisation de l'invention, deux séries d'électrodes traversent les lits "durs" et "mous" empilés situés à l'intérieur du récipient, chaque série d'électrodes étant isolée aux niveaux alternés appropriés. De cette manière, on peut appliquer le potentiel optimal à chacun des lits "durs" et "mous" al- ternés. Chaque électrode du mode préféré de réalisation de l'invention est constituée par un conduit creux de passage de l'eau de refroidissement qui comporte une isolation aux niveaux alternés désirés de manière que chaque lit "dur" soit soumis à la même tension et à la même intensité et que chaque lit "mou" soit soumis à une intensité et à une tension qui sont différentes de celles appliquées aux lits "durs". Il est important d'avoir entre les électrodes, dans les deux lits, des particules contenant un catalyseur. Le catalyseur peut être un catalyseur d'oxyder tion ou bien un catalyseur de réduction en fonction des contaminants à enlever. Pour des réactions qui sont principalement des réactions d'oxydation, par exemple une conversion d'un phénol en gaz carbonique et en eau, le catalyseur d'oxydation est un oxyde métallique dans lequel le métal peut faire partie d'un des groupes 'va, Va, VIb et VIIb. On peut aussi utiliser des mélanges de ces oxydes et un traitement ultérieur. Les métaux des groupes mentionnés comprennent le germanium, l'étain, le plomb, l'antimoine, le bismuth, le chrome, le molybdène, le tungstène, le manganèse, le technetium et le rhénium. Il est préférable d'utiliser des oxydes de plomb, de bismuth, de chrome et de manganèse, les oxydes de chrome et de manganèse étant les plus intéressants. Pour des réactions qui sont essentiellement des réductions, le catalyseur peut titre un oxyde d'un des métaux du groupe VIII. Il est préférable d'utiliser comme catalysetirs de réduction des oxydes de nickel et de fer. Bien que les oxydes puissent entre employés sous la forme de particules, sans être déposés sur ou incorporés à des supports, il est préférable de les employer sous la forme de revatements sur les particules por- teuses. Les particules porteuses peuvent être conductrices, semi-conductrices ou non conductrices mais également il est préférable d'utiliser des bases non conductrices. Ces bases peuvent avoir différentes formes, porosités et structures, mais, pour la mise en pratique de l'invention, il s'est avéré approprié d'utiliser des sphères d'alumine.Les dimensions (diamètres ou diamètres équivalents) des sphères en alumine ou d'autres particules de base revêtues du catalyseur sont normalement comprises entre 250 microns et un centimètre, de préférence entre 0,3 et 4 mm et plus avantageusement entre environ 1 et 4 mm. On peut utiliser un mélange de dliiensions pour remplir des espaces vides. En plus des bases constituées d' alumine pour le revêtement de catalyseur, on peut également employer diverses autres matières, notamment du graphite, du carbone amorphe, des polymères organiques de synthèse tels que des nylons, des mousses de polyuréthane et des résines de polyacétal, des matières céramiques telles que de la porcelaine, de la perlite et d'autres verres. Le dépôt du catalyseur sur de telles perles ou particules est normalement tel que les particules revêtues de catalyseur contiennent jusqu'à 90 % en poids du catalyseur. L'épaisseur de ces revêtements peut titre monomoléculaire, mais elle est habituellement comprise entre 10 microns et 2 mm, de préférence entre 100 microns et 500 microns. Les différents revêtements catalytiques des types définis ci-dessus peuvent être déposés sur des particules porteuses appropriées par des techniques de pyrolyse, par exemple par imprégnation sous vide de sphères poreuses d'alumine avec 10 à 50 %, par exemple 25 %, de nitrate métallique ou d'une autre solution saline soluble dans laquelle le métal correspond au catalyseur d'oxyde métallique désirés cette opération étant suivie par une pyrolyse du sel métallique au-delà de sa température de décomposition, à savoir à une température suffisante pour former l'oxyde désiré, par exemple environ 2300C pour du #In (N03)2 de façon à former du Mon02, Avec une telle méthode de pyrolyse, une partie du revêtement peut se trouver à l'intérieur des particules poreuses, mais son poids est encore pris en considération dans le calcul de la proportion du revêtement d'oxyde métallique existant sur les particules. Lorsque la matière de base est instable dans les conditions de la pyrolyse, on peut déposer le catalyseur sur le substrat par bombardement, par dépôt sous vide ou bien par collage ou bien on peut le maintenir mécaniquement d'une autre manière, par exemple en le refoulant dans des vides superficiels ou bien en le maintenant par une partie superficielle fondue du substrat. Le lit "mou" contient les particules revêtues d'oxyde métallique qui existent dans le lit "dur" et en outre des particules absorbantes et/ou conductrices telles que des particules de carbone activé et/ou de graphite. Des particules de graphite améliorent la conductivité du lit de garnissage et elles augmentent ainsi le rendement d'électrolyse et l'efficacité d'oxydation des contaminants oxydables. En fait, elles contribuent à former plusieurs miricellules dans le lit entre les électrodes.Le carbone activé contribue également à faciliter 1' enlèvement des impuretés à partir du milieu contaminé et il permet souvent une adeorption et une désorption sélective desdites impuretés, en addition à des réactions d1 oxydation ou autres (y compris une réduction) se produisant dans le lit. Â la place du carbone activé et du graphite, on peut utiliser d'autres particules de matières absorbantes et conductrices. Les dimensions de particules des matières conductrices (y compris le carbone activé) peuvent titre à peu près les mimes que celles des particules contenant du catalyseur. On utilise habituellement des gammes comprises entre 250 microns et 1 centimètre, de préférence entre 0,7 et 4 mm de diamètre. La proportion des particules revêtues d'oxyde métallique et des autres particules existant dans le lit "mou", y compris les particules absorbantes et celles présentant une assez grande conductivité, peut être de 5 à 95 % en volume, de préférence de 20 à 80 % et plus avantageusement de 30 à 70 , le complément étant constitué par les particules conductrices et/ou absorbantes. En conséquence, le lit "dur" contient 100 % de particules revêtues d'oxyde métallique et le lit "mou" contient par exemple de 25 à 75 % de particules catalytiques et de 75 à 25 % de carbone activé, de graphite ou de charbon. Dans des modes de réalisation de l'invention, où on utilise des matières revêtues de catalyseur, du charbon activé et du graphite, on fait intervenir environ 20 à 80 % d'une matière revêtue d'un catalyseur formé par un oxyde métallique, environ 10 à 40 tlb de charbon activé ou de carbone activé et environ 10 à 40 % de graphite, les gammes les plus intéres- santes étant respectivement comprises, entre 30 et 70 % en volume, 15 à 35 % en volume et 15 à 35 % en volume. Normalement, dans les lits de garnissage selon l'invention, les particules occupent de 5 à 95 % du volume, de préférence de 10 à 90 % et plus avantageusement de 50 à 83 %, en se basant sur un rapport de 1 s 1 à 5 : 1 du volume de particules à l'espace libre. De préférence, entre 67 et 83 % (rapport de 2 s 1 à 5 : 1) du volume sont occupés, le complément étant un espace libre qui peut être occupé par le milieu aqueux. Par exemple, en utilisant 50 % d'alumine revêtue de Sono2 25 % de graphite et 25 % de carbone activé, les proportions sont de 2 : 1 : 1 et les particules occupent environ 75 % du volume du lit, à l'exclusion des électrodes.En conséquence, les vides correspondent au total à à peu près un tiers de la somme des volumes de particules dans le lit "mou". La profondeur de chacune des couches de lits "durM et "mouS dans le récipient selon l'invention peut être eomprise entre environ 50 et 200 mm, une profondeur de lit d'environ 100 mm pour chaque couche étant préférée. Cependant, il est à noter que la profondeur de lit pour chaque couche ainsi que le nombre de couches de lits "durS et "mou8 alternés intervenant dans un seul récipient du type décrit n'a aucun effet limitatif sur l'invention, mais correspond seulement à un mode préféré de réalisation. Le courant alternatif utilisé peut avoir toute forme d'onde appropriée notamment une forme sinusoldale, carrée, sinuso#dale modifiée et d'autres formes, mais il est habituellement important d'avoir une forme d'onde équilibrée, c'est-à-dire une forme d'onde dans laquelle Itécoulement du courant dans une direction est égal à 1' écou- lement du courant dans l'autre direction. Ainsi un courant alternatif superposé à un courant continu est habituellement inacceptable. La fréquence du courant alternatif doit être comprise entre 0,5 et 800 Hz, de préférence entre 10 et 400 Hz et plus avantageusement entre 25 et 200 Hz. Il est approprié d'utiliser un courant alternatif à 50 ou 60 Hz. La tension est comprise entre 1,67 et 150 volts.La limite inférieure de 1,67 volts correspond à la tension de décomposition de l'eau et la limite supérieure est une fonction de la conductivité du lit de particules et de l'électrolyte (notamment du pourcentage de particules conductrices existantes). La densité de courant est comprise entre 0,1 et 30 ampères par centimètre carré, de préférence entre 0,5 à 1,5 ou 2 ampères par centimètre carré. La température de service est comprise entre S et 950C, de préférence entre 20 et 600C et elle est plus avantageusement comprise entre 20 et 3500. En conséquence, l'invention fournit un appareil perfectionné pour enlever les contaminants contenus dans de l'eau avec un moyen extremement efficace pour oxyder ou réduire des contaminants contenus dans des solutions ou dispersions aqueuses en utilisant une électrolyse à l'aide d'un courant alternatif en vue de produire du peroxyde d 'hydrc- gène. Le récipient contient des couches alternées de lits de garnissage isolants et conducteurs de telle manière qu'un courant alternatif appliqué aux électrodes de chacun des lits assure une décomposition successive des contaminant8 et une oxydation ou une réduction desdits contaminants. Le récipient utilise des électrodes refroidies par eau et s'étendant au travers des couches multiples de lits de particules alternativement isolants et conducteurs de telle manière qu'une solution ou dispersion aqueuse traversant les lits et soumise auxdites conditions de tension et d'intensité permette d'obtenir une dissociation et une oxydation efficaces desdits contaminants. La description ci-après et des dessins annexés se rapportent à des exemples de réalisation de l'invention, dessins dans lesquels : - la figure 1 est une coupe verticale centrale d'une cellule d'électrolyse selon l'invention, qui est utilisée pour enlever des contaminants oxydables à partir d'un milieu aqueux. - la figure 2 est une vue en coupe horizontale faite suivant la ligne 2-2 de la figure 1. - la figure 3 est une vue en coupe d'une couche de garnissage revêtue d'un catalyseur d#oxy dation et qui remplit la cellule d'électrolyse (avec d'autres matières de garnissage facultatives). - la figure 4 est une vue en coupe verticale centrale de deux cellules dtélectrolyse selon l'invention qui sont disposées en série en vue d'un meilleur enlèvement du contaminsant à partir du milieu à traiter. - la figure 5 est une vue en plan schématique du récipient selon l'invention. - la figure 6 est une vue faite suivant la ligne 2-2 de la figure 5. - la figure 7 est une vue faite suivant la ligne 3-3 de la figure 5, une partie étant représentée en vue arrachée. - la figure 8 est une coupe longitudinale du récipient selon l'invention dont la partie centrale a été enlevée. - la figure 9 est une coupe faite suivant la ligne 5-5 de la figure 8. - la figure 10 est une coupe faite suivant la ligne 6-6 de la figure 8. - la figure 11 est une vue longitudinale schématique du récipient selon l'invention. - la figure 12 est une coupe longitudinale, faite dans une direction perpendiculaire à la figure 11, du récipient selon l'invention. La cellule d'électrolyse 11, formée d'une matière résistant à l'électrolyte appropriée telle que du verre, de l'acier revêtu de verre, de matière plastique pulvérisée organique synthétique ou bien du caoutchouc ou un polymère organique synthétique renforcé avec de la fibre de verre, comprend une paroi latérale cylindrique 13 placée sur une base circulaire 15 de façon à former un récipient cylindrique 17 pourvu d'un fond et destiné à constituer la cellule. Il est prévu une entrée 19 et une sortie 21 pour le passage d'un milieu aqueux chargé en contaminants à travers la cellule et pour l'évacuation du milieu à partir duquel au moins une fraction des contaminants a été enlevée. Une électrode appropriée 23 est placée autour de la circonférence intérieure du récipient 17. De préférence, elle est poreuse et elle se présente plus avantageusement sous la forme d'un treillis constitué en un mate riau approprié, comme par exemple de l'acier oxydable. Au centre de la cellule, est prévue une électrode cylindrique 25 constituée en un matériau approprié, par exemple du graphite. Les électrodes sont reliées par des fils ou des câbles 27, 29 à une source de courant alternatif 31. La cellule est remplie d'un garnissage 33 contenant un catalyseur et formant une couche et un lit contenant un milieu aqueux 35 ou un électrolyte contenant dans ses interstices un contaminant à enlever. Sur la figure 3, est représentée une particule revêtue de matière de garnissage Dans la particule particulière représentée, on a produit un revêtement de bioxyde de manganèse 37 par pyrolyse sur la surface d'une perle 39 de perlite (verre volcanique poreux). Sur la figure 4 est représenté un appareil correspondant à une variante de l'invention dans lequel il est prévu deus cellules d'électrolyse en série de manière que, après enlèvement partiel du contaminant à partir du milieu dans la première cellule, il se produise dans la seconde cellule un enlèvement supplémentaire. Différentes parties de la cellule n'ont pas été désignées par des références numériques du fait qu'elles correspondent à celles de la figure 1 dans chaque cas, tout en présentant des modifications facultatives en ce qui concerne les matières du garnissage, les fréquences du courant alternatif et les électrodes.On emploie la pompe 41 pour entraîner la matière à partir de la première cellule de traitement, située à droite sur le dessin, jusque dans la seconde cellule et pour faire passer le milieu au travers de cette seconde cellule. Dans un mode préféré de réalisation de l'invention, la première cellule est une cellule "dure" tandis que la seconde cellule (située à gauche sur la figure 4) est une cellule "molle". Le fonctionnement de cellules et la mise en pratique du procédé de l'invention sont mis clairement en évidence sur les dessins. Il suffit de préciser que le milieu aqueux à épurer est introduit dans la cellule, de préférence par l'intermédiaire d'une entrée située à sa base, et qu'il passe dans cette cellule à une vitesse telle que le produit sortant contienne une proportion désirée du con tamint qui a été enlevé, et qui peut titre converti en eau et en gaz carbonique ainsi qu'en d'autres composés dérivés du contaminant traité par application d'un courant alternatif dans la gamme de fréquence de service.On effectue des analyses du contaminant existant dans effluent et on modifie le processus en correspondance, en apportant le cas échéant des modifications à la fréquence du courant alternatif en vue de mieux éliminer le contaminant. les cellules peuvent être placées en série, comme indiqué sur la figure 4 ou bien en parallèle suivant diverses combinaisons. Le milieu aqueux à traiter peut être un milieu aqueux contenant un ou plusieurs contamants. De préférence, il contient des contaminants oxydables suivant une concentration pouvant atteindre 50.000 parties par million (bien qu'on puisse traiter des concentrations de 200.000 p.p.m.) mais normalement la concentration est comprise entre 10 ou 50 à 5000 p.p.m. et de préférence entre 200 et 2000 p.p.m. . Le contaminant est habituellement dissous ou dispersé colloidale- ment sous la forme d'une émulsion, mais il peut également exister sous la forme de particules non colloidales très finement divisées. Il est normalement préférable qu'il n'existe pas de grosses particules solides du fait qu'elles pourraient gêner le fonctionnement de la cellule en produisant son obstruction.Bien que les impuretés oxydables soient enlevées efficacement à l'aise du procédé et de l'appareil selon l'in- vention elles peuvent être accompagnées par les contaminants réductibles et même par des contaminants inactifs ou on a constaté dans certains cas que ces éléments étaient également convertis utilement sous des formes plus acceptables. Dans certains cas, on peut enlever des contaminants réductibles par un processus correspondant dans lequel on utilise des catalyseurs réducteurs tels que des métaus, par exemple de la poudre de nickel et d'autres oxydes métalliques, par exemple de l'oxyde de nickel, pour agir sur les particules du lit de la cellule. Bien qu'on puisse traiter par le procédé- selon l'invention différents types d'écoulements et d'effluents pour éliminer des contaminants, on a obtenu le meilleur résultat pour enlever des impuretés oxydables, telles que des composés phénoliques, notamment du phénol. En outre, on å pu enlever efficacement des contaminants lors de traitement de cyanures, d'effluents sortant de broyeurs de pulpe de bois, d'effluents sortant d'installations de galvanoplastie, de saumures de décapage, d'effluents sortant de canalisations d'eaux dégoût et dtécoulements sortant d'installations chimiques, de laminoirs d'acier et de raffineries de pétrole.De tels déchets contiennent habituellement des composés phénoliques, par exemple du phénol, du crésol, du toluène, des chromates, comme par exemple Na2CrO4, 1Ç20r207, (qui peuvent être réduits sous la forme dtions de chrome trivalent) ; des cyanures comme par exemple NaCN qui peuvent être convertis en C02 et en N2 ou NHD et/ou d'autres impuretés oxydables comme par exemple des esters inférieurs, des éthers, des alcools, des aldéhydes, des cétones, des sucres et des hydrocarbones. Dans la mise en pratique de l'invention, la quantité de substances insolubles, autres que dans une phase collo#dale, est normalement maintenue à moins de 1 % de préférence à moins de O, i % et plus avantageusement a moins 100 p.p.m. dans le milieu contaminé en train d'être traité. L'appareil ou la cellule d'électrolyse utilisé comprend un récipient, deux électrodes, des parties contenant un catalyseur et une source de courant al alternatif d'une fréquence # appropriée. Le récipient peut être formé d'un matériau : > unu résistant à l'action de l'électrolyte et aux courants d'électrolyse, Il s'est avéré satisfaisant d'utiliser pour former les récipients des matériaux appropriés ayant donnés satisfaction dans les cellules d'électrolyse, no notamment du verre, de l'acier inoxydable, de l'acier ordinaire, du carbone, en particulier des graphites, du polyéthylène, du polyprclylène, du chlorure de polyvinyle, du chlorure de polyvinyle post-c#Coré, du fluorure de polyvinylddène, du bitume, de la porcelaine, du polyester renforcé par des fibres de verre et du caoutchouc, notamment du néoprène. Les récipients ou les cellules peuvent être formés intégralement desdits matériaux ou bien ils peuvent être revêtus de ces matériaux, suivant le cas le plus approprié. Les récipients sont de préférence orientés verticalement et ils comportent une ou plusieurs entrées à proximité de leur fond et une ou plusieurs sorties à leur partie supérieure, une électrode étant disposée le long de 1 t axe du récipient et une autre le long de sa périphérie, mais on peut également adopter d'autres structures approprxée E. Par exemple la cellule d'électrolyse peut se présenter sous la forme d'un tuyau dans lequel on fait passer le milieu aqueux à épurer. Les électrodes peuvent être formées de matériaux appropriés et connus qui sont utilisables dans ce but, notamment des aciers inoxydables de différents types, du graphite, du titane revêtu de bioxyde de ruthénium, du titane de bioxyde de permanganèse, du titane revêtu de platine, du carbone amorphe et du platine, qui correspondent à certains des matériaux préférés, mais on peut également employer d'autres matières d'électrodes.L'acier inoxydable employé est normalement un acier inoxydable austénitique du type 304, 3061 316 ou 317 et on peut aussi employer d'autres alliages de chrome niekel-fer. Il est encore plus avantageux d'utiliser une électrode centrale, de préférence en graphite, une électrode d'en- tourage, formée d'un treillis ou tamis en acier inoxydable comportant environ 2 à 10 fils par millimètre, par exemple 14 mailles ou 14 fils par 2,5 cm. Cependant, les électrodes peuvent se présenter sous la forme de treillis plats, de feuilles cylindriques ou planes, de barres, d'éléments creux de cylindres perforés, ou dans certains cas lé récipient proprement dit peut être une électrode. En plus des matières d'électrodes avantageuses mentionnées ci-dessus, on peut également employer différents autres conducteurs, par exemple des alliages de platine-palladium, des métaux de base plaqués, de métaux précieux, par exemple de l'acier plaqué d'or et des mélanges de carbone amorphe et de graphite qui sont liés ensemble par des polymères organiques synthétiques ou des résines. Cepen dant, comme indiqué précédemment, la combinaison préférée de l'électrode est constituée par un cylindre massif en graphite qui est entouré par un treillis cylindrique en acier inoxydable. On peut utiliser tout moyen classique pour relier une source de courant alternatif à des électrodes et on peut employer des moyens similaires pour brancher les électrodes en série ou en parallèle avec celles d'autres cellules d'électrolyse. Bien qu'une liaison directe avec une source d'alimentation en courant alternatif de 50 Hz ou 60 Hz soit habituellement réalisée, il est préférable d'in- corporer à l'appareil des moyens permettant de faire varier la fréquence du courant alternatif dans les gammes prescrites dans la suite, à savoir que 0, 5 à 800 Hz et 10 à 400 Hz mais, lorsqu'une telle gamme large de variations n'est pas disponi ble, il peut être utile de prévoir une variation dans une gamme plus réduite, à savoir de 25 à 200 Hz. En plus de l'utilisation du courant alternatif dans le procédé et l'appareil selon lssin- vention, qui permet d'obtenir des avantages extrêmement intéressants concernant une amélioration de l'oxydation des impuretés oxydables, il est important d'avoir dans la cellule d'électrolyse, entre les électrodes, des particules contenant un catalyseur d'oxydation d'un certain type. Pour des réactions qui sont principalement des oxydations, par exemple la conversion d'un phénol en gaz carbonique et en eau, le catalyseur d'oxydation est un oxyde de métaux faisant partie des groupes IVa, Va, VIb, et VIIb. On peut également employer des mélanges de ces oxydes et des traitements successifs.Les métaux des groupes mentionnés comprennent le germanium, 1'étain, le plomb, l'antimoine, le bismuth, le chrome, le molybdène, le tungstène, le manganèse, le technétium et le rhénium. Parmi ces oxydes métalliques, ceux de plomb, de bismuth, de chrome et manganèse sont les plus avantageux, les oxydes de chrome et de manganèse étant les plus intéressants. Les oxydes normalement utilisés sont Pub02, Bi203, Cor203 et Mon02. Il est évident que, du fait que le technétium est un produit de fission, son oxyde n'est pas considéré comme constituant un catalyseur utilisable dans la mise en pratique de l'invention. Bien que les oxydes puissent être employés sous la forme de particules, sans être déposés sur des supports ou incorporés à ceux-ci, il est préférable de les employer sous la forme de revêtements de particules formant des supports. Les particules porteuses peuvent être conductrices, semi-conductrices, ou non conductrices, mais également il est préférable d'utiliser des supports non conducteurs. De tels supports peuvent avoir divers profils, porosités, et structures, mais, dans la mise en pratique de l'invention, on a constaté qu'il était préférable d'utiliser de la perlite, ou un verre volcanique expansé, qui a habituellement une forme approximativement sphérique avec des vides de plus de 50 % (par exemple de 55 à 75 5'). Les dimensions (diamètres ou diamètres équivalents) des particules de verre poreux ou d'autres particules de base qui sont revêtues d'un catalyseur sont normalement comprises dans la gamme de 250 microns à 1 cm, de préférence de 0,3 à 4 mm et plus avantageux de 1 à 4 mm et même de 1 à 3 mm. Il est préférable d'adopter un mélange de dimensions pour remplir les espaces vides, par exemple un mélange de volumes égaux de particules de 1 mm et de 3 mm de diamètre. En plus de la perlite, on peut utiliser pour revêtir le catalyseur différentes autres matières comme par exemple du graphite, du carbone amorphe, du polymère organique synthétique, par exemple des nylons, des mousses de polyuréthane, des résines de polyaoétal, des matières céramiques comme de la porcelaine ou des verres autres que la perlite. Les revêtements de catalyseurs prévus sur de telles perles ou particules sont normalement choisis de telle manière que les particules revêtues de catalyseur contiennent de 10 à 90 % en poids de catalyseur, de préférence de 20 à 80 5', plus avantageusement de 30 à 70 5' et encore mieux environ 35 5'. En consé quence, avec un avec unrevêtement de bioxyde-de manganèse sur des particules de perlite de 3 mm de diamètre, le pourcentage en poids de MnO2 est d'environ 30 , mais avec des particules de perlite de 1 mm de diamètre, il sera de préférence d'environ 40 5'. L'épaisseur d'un tel revêtement peut être monomoléculaire mais elle est habituellement comprise entre environ 10 microns et 2 mm, de préférence entre 100 microns et 500 microns. Les différents revêtements catac lytiques du type décrit peuvent être déposés sur les particules porteuses appropriées par des techniques de pyrolyse, par exemple par imprégnation sous vide des sphères poreuses de perlite avec une quantité de 10 à 50 5', par exemple 25 5' de nitrate métallique ou d'une autre solution saline soluble dans laquelle le métal correspond à celui du catalyseur désiré, cette opération étant suivie par une pyrolyse du sel métallique au-delà de sa température de décomposition, à savoir à une température suffisante pour former l'oxyde désiré, par exemple environ 4000C pour Mn (N03)2 et pour les nitrates correspondant de chrome, de bismuth, et de plomb. Par des méthodes de pyrolyse appropriées, certains des "revêtements" peuvent se trouver à l'intérieur des particules poreuses, mais leur poids est encore pris en considération pour le calcul de la proportion du revêtement d'oxyde métallique existant sur les particules. Lorsque la matière de base est instable dans les conditions de la pyrolyse, on peut déposer les catalyseurs sur le substrat par bombardement électronique, par dépôt sous vide ou par collage ou bien on peut les fixer mécaniquement d'une autre manière, par exemple en les refoulant dans des cavités superficielles ou bien en les maintenant en place en faisant fondre une partie superficielle du substrat. Dans certains modes de réal#sa- tion avantageux de l'invention, on peut utiliser en plus des particules revêtues d1 oxydes métallique (habituellement for mées de perlite) existant dans la cellule d'électrolyse, d'au tres particules telles que des particules de carbone activé et/ou de graphite ou bien des particules absorbantes et con ductrices correspondantes. Les particules de graphite amélio rent la conductivité d'un lit de garnissage de cellule dtélec- trolyse et ils augmentent ainsi souvent le rendement d'électro lyse et l'oxydation du contaminant oxydable. En fait, ils coatri# buent à former plusieurs mini-cellules dans la cellule prin cipale.Le carbone activé contribue également à enlever des impuretés du milieu contaminé et il permet souvent une adsorp tion et une désorption sélectives desdites impuretés, en plus des réactions d'oxydation ou autres se déroulant dans la cel lule considérée. A la place de carbone activé et de graphite, on peut utiliser d'autres matières adsorbantes et conductrices sous forme de particules et, dans certains cas, on peut consi dérer comme inutile d'employer des particules conductrices ou adsorbantes. Les dimensions de particules de matières les plus conductrices (notamment le carbone activé) peuvent être à peu près les mêmes que celles des particules contenant du cataly seur. On a adopté habituellement des gammes comprises entre 250 microns et 1 cm, de préférence entre environ 0,7 et 2 mm de diamètre.Habituellement pour le traitement électrolytique de contaminants réfractaires ou difficilement oxydables comme du phénol, on utilise des cellules ou des lits "durs" qui con tiennent seulement les particules revêtues de catalyseur, alors que, pour le traitement de composés plus facilement oxydables, il est plus avantageux d'utiliser des cellules 'molle" con tenant également du carbone activé et/ou du graphite. Bien qu'il soit très avantageux que les particules contenant du catalyseur et d'autres particu les se trouvant dans la cellule d'électrolyse se présentent sous la forme d'un lit de garnissage, il rentre dans le cadre de l'invention d'utiliser des particules qui sont mises en circulation dans le milieu aqueux au lieu d'être maintenues dans un lit statique.Dans ce cas, aussi bien que lorsqu'on utilise un lit, la proportion des particules revêtues d'un catalyseur formé par un oxyde métallique par rapport aux autres particules existantes, notamment les particules adsorbantes et celles qui possèdent une plus grande conductivité, peut être comprise entre environ 5 et 95 % en volume, de préférence entre 20 et 80 5' et plus avantageusement entre 30 et 70 5', le complément étant formé par les autres particules pour des cellules d'oxydation "molles". Cette proportion devient habituellement d'environ 100 5' de particules revêtues d'oxyde métallique pour les cellules d'oxydation "dures".Par exemple pour des cellules "molles", on peut utiliser de 25 à 75 5' de particules de catalyseur et 75 à 25 % de charbon ou de carbone activé, par exemple deux fractions égales de 50 5' en volume. Pour les cellules "dures", il est souvent préférable d'utili- ser seulement de la perlite revêtue de Mn02. Dans les modes de réalisation de l'invention, où on utilise une matière revêtue de catalyseur qui est constituée par du charbon activé et du graphite, on fait habituellement intervenir environ 20 à 80 Sb de la matière revêtue du catalyseur formé. par l'oxyde métallique, environ 10 à 40 % de charbon activé ou de carbone activé et environ 10 à 40 5' de graphite, ces pourcentages étant exprimés en volume, les gammes préférées étant respectivement de 30 à 70 5', 15 à 35 % et 15 à 35 5'. Dans certains cas, on peut utiliser seulement des particules de graphite, par exemple lorsqu'on doit former du H202 pour la récupération (sans le faire réagir avec un contaminant). Normalement, dans tous les lits de garnissage décrits, les particules occupent de 5 à 95 5' du volume, de préférence de 10 à 90 5', plus avantageusement de 50 à 83 % (c'est-à-dire un rapport de 1 : 1 à 5 : 1 entre le volume des particules et l'espace libre) et de préférence de 67 à 83 % (2 s 1 à 5 s 1), le complément étant constitué par les vides ou espaces libres qui peuvent être occupés par le milieu aqueux.Par exemple en utilisant 50 % de perlite revêtue de de Mn02, 25 % de graphite et 25 % de carbone activé, les proportions sont de 2 : 1 : 1 et les particules occupent environ 75 % du volume de la cellule, à l'exclusion des électrodes. En conséquence, le tolal des vides est égal à peu près à 1/3 de la somme du volume de particules dans de tilles cellules "molles". Les différentes conditions de fonctionnement des cellules d'électrolyse selon l'invention, dont le contrôle est important pour obtenir les meilleurs résultats, comprennent la fréquence du courant alternatif, sa tension, la densité du courant, la température, le pH et le temps de séjour. Le courant alternatif employé peut avoir une forme d'ondes appropriée, notamment une forme sinusoidale, carrée, sinusoidale modifiée ou autre, mais il est habituellement important d'avoir une forme d'ondes équilibrze, c'est-àdire une forme d'ondes dans laquelle 1' écoulement du courant dans une direction est égal à l'écoulement dans l'autre direction. En conséquence, il est inacceptable habituellement d'avoir un courant alternatif superposé et un courant continu. La fréquence du courant alternatif doit être comprise entre 0,5 et 800 Ha en étant de préférence comprise entre 10 et 400 Hz et plus avantageusement entre 25 et 20C Hz. On utilise normalement un courant alterna, tif de 60 Hz, mais on peut aussi utiliser un courant alternatif de 50 Hz. La tension est comprise entre 1,67 et 150 Volts, de préférence entre 10 et 50 Volts et plus avantageusement entre 15 et 40 Volts. La limite inférieure, à savoir 1,67 Volts, est la tension de décomposition de l'eau et la limite supérieure est une fonction de la conductivité du lit de particules et de ltélectrolyte (notamment le pourcentage de particules conductrices et existantes). La densité de courant est comprise entre 0,1 et 30 Ampères par centimètre carré, de préférence entre 0,5 et 1 ,5 ou 2 ampères par centimètre carré. La température de service est comprise entre 5 et 950C, de préférence entre 20 et 600C et plus avantageusement de l'ordre de la température ambiante, par exemple entre 20 et 350C. Le pH est normalement compris entre 1 et 2, habituellement entre 3 et 10 et dans la plupart des cas entre 3 et 8 mais il est variable, en fonction du type de contamiaant à traiter. Le temps de séjour dans la cellule d'électrolyse est habituellement compris entre 5 secondes et 1 heure et il est de préférence compris entre 30 secondes et 2 minutes. Cependant il est à noter que ce temps est proportionnel à la charge de substances organiques ou d'autres matières existantes, notamment la teneur en sels. Bien que les conditions désirées soient conformes à ce qui a été défini ci-dessus, il est évident que, dans un cas particulier, on peut apporter des variations aux valeurs indiquées pour éliminer de la meilleure façon possible un contaminant particulier. Cependant généralement la fréquence du courant alternatif doit être supérieure à 0,5 Hz et inférieureà 800 Hz. Pour des fréquences inférieures à 0,5 Hz, le courant alternatif agit essentiellement comme un courant continu, avec tous les inconvénients de celui-ci, notamment l'érosion et des réactions chimiques sur les électrodes ainsi que la production de dépits perturbateurs sur les électrodes qui causent des baisses de tension élevées et qui ont des influences sensibles sur l'électrolyse.Pour une fréquence supérieure à 800 Hz, on obtient un effet d'oxydation peu important du fait de la variation très rapide de la direction du courant et de la réduction de polarisation interiaciale. Dans les réactions se déroulant selon l'invention, il se produit en même temps que le peroxyde d'hydrogène ou un radical correspondant (OH) produit et consommé en réagissant avec un contaminant, une génération correspondante dthydrogène. La réaction est de préférence exe cutée à la pression atmosphérique, bien qu'on puisse également utiliser des cellules fermées opérant à des pressions supérieure ou inférieure à la pression atmosphérique, par exemple de 0,1 à 10 atmosphères. Dans d'autres variantes de réalisation de l'invention, on peut utiliser le lit de garnissage comme un lit adsorbant d'impuretés existant dans le milieu aqueux contaminé, en évacuant ces contaminants de la solution pendant la réaction d'électrolyse, puis en les libérant lorsque cela est désiré par application d'une plus forte densité de courant à la cellule.Par exemple, si la tension ou de la densité de courant est augmentée de 50 % ou plus pendant le fonctionnement de la cellule, il se produit un refoulement initial du contaminant adsorbé hors de la cellule ou bien hors d'un autre contaminant contenant ladsorbant, de sorte que l'effluent présente une concentration plus forte en tontami- nant que dans le canal où on opérait par une tension ou une densité de courant inférie# (ou bien lersquton opérait sans courant). Un tel processus peut être appliqué pour récupérer le contaminant le cas échéant, en une plus forte concentration que celle existant dans le milieu aqueux contaminé. On a également observé que l'application d'un courant alternatif, par exemple un courant d'environ 60 Hz, à du carbone activé ou du charbon activé se trouvant dans un lit d'une cellule d'électrolyse, augmente la capacité d'adsorption du charbon, souvent de 50 % ou plus par rapport à la capacité d'adsorption dans la condition de régénération normale. Une telle influence se manifeste également en l'absence de particules de catalyseur d'oxydation et en l'absence des particules de graphite ou d'autres particules conductrices. Ci-après sont donnés des exenti ples servant à illustrer le procédé de l'invention sans qu'ils soient considérés comme limitatifs. Sauf avis contraire, toutes les parties sont exprimées en poids et toutes les températures sont exprimées en degrés centigrades. Exemple 1. En utilisant une cellule d'électrolyse du type indiqué sur les Figures 1 et 2, on a ef fectué l'expérience suivante dans laquelle on a fait passer un courant alternatif au travers dd'une solution aqueuse de phénol (un milieu aqueux contaminé) en utilisant différentes particules contenant un catalyseur comme garnissage de la cellule d'électrolyse. On a employé une cellule d'électrolyse comportant une entrée de milieu aqueux à sa partie inférieure et une sortie à sa partie supérieure, cette cellule contenant un lit cylindrique de petites particules de catalyseur asr ant un diamètre de 3,9 cm et une hauteur de 7,4 cm.On a employé une électrode formée d'une barre en carbone de qualité appropriée, d'un diamètre de 0,6 cm, qui a été placdeau centre de la cellule, l'électrode ayant presque la hauteur de cette cellule. On a placé le long de la paroi inférieurs de la cellule, un treillis en acier inoxydable de type 306 comportant 14 mailles par 2 5 cm. Le volume total de la cellule a été d'environ 75 cm dont 30 cm3 de vide. (volume non occupé par les particules). On a employé un courant alternatif d'une fréquence de 60 Hz et la concentration en phénol de la solution introduite dans la cellule a été 1000 p.p.m., le complément de la solution étant constitué par de liteau. On a mesuré les concentrations en phénol avant et après traitement par conversion du phénol en un complexe coloré et on a mesuré la capacité de transmission des lumières de ce complexe dans wn milieu aqueux par un spectrophotomètre ou par des comparaisons de couleurs. Des particules de perlite de diamètres compris entre 3 mm (de bons résultats ont également été obtenus en faisant intervenir des volumes à peu près égaux de particules de 1 mm de diamètre et de 3 mm de diamètre) ont été revêtues de bioxyde de manganèse par pyrolyse d'une solution de nitrate de manganèse à 25 % après imprégnation sous vide. On a constaté que les sphères résultantes contenaient environ 35 % en poids de bioxyde de manganèse et que 1' épais- seur du revêtement formé sur la surface des sphères de perlite était d'environ 300 microns. Les particules de perlite revêtues de bioxyde de manganèse ont constitué le lit de garnissage de la cellule. On a adopté comme pH pour la solution de phénol à traiter une valeur de l'ordre de 7, un débit d'environ 7,5 cm3/mm, une intensité moyenne du courant d'environ 0,3 ampère (comprise entre 0,8 et 0,54 ampère) et une tension moyenne de 70 Volts, à savoir comprise entre 30 et 110 volts. Le phénol a été enlevé de la solution à traiter avec un débit moyen de 13 milligrammes par ampère-minute, ce qui correspond à une quantité presque trente fois supérieure à celle obtenue lorsqu'on utilise seulement des particules de perlite non revêtues comme matière de lit, et qui est d'environ 200 fois supérieure à celle obtenue dans le cas où on utilise seulement deux électrodes (sans aucun garnissage). Des résultats semblables ont été obtenus en utilisant les mêmes particules de perlite revêtues d'oxyde de chrome (Or203) avec un débit de 7,5 cm3/ minute une densité moyenne de courant alternatif d'environ 0,16 smpè- re et une tension moyenne d'environ 100 Volts. Dans cet essai, on a obtenu une quantité moyenne d'enlèvement de phénol d'environ 21 mg/ampère-minute, ce qui correspond à une valeur à peu près 40 fois supérieure à celle obtenue dans le cas d'un garnissage en particules de céramique ou de perlite non revê- tues et à une valeur supérieure de plus de 300 fois à celle obtenue seulement avec des électrodes. Dans les deux expériences, on a employé un courant alternatif à 60 Hz. On a obtenu des résultats semblabes en diminuant les tensions jusqu'à 40 volts et en faisant varier les densités de courant dans la gamme comprise entre 1 et 10 ampères-/cm2. Il est à noter quand on n'a cependant pas obtenu d'aussi bons résultats en employant des particules de perlite revtues d'oxyde de bismuth à la place de particules revêtues de Mn02 et Cr203. Pour un débit moyen d'environ 7 cm#/mn, la quantité de phénol enlever a été d'environ 3 mg / ampères-minute, ce qui correspond à une valeur environ 6 fois super-iellre à celle obtenue avec un garnissage de perlite non revêtue et à une valeur supérieure d'environ 50 fois à celle obtenue dans le cas où on utilise seulement des électrodes. Dans cette expérience, oli & eii- registré une intensité de courant moyenne d'environ 0,13 am- père et une tension moyenne de 50 volts. De même lorsque des sphères poreuses en perlite sont revêtues d'oxyde de plomb par le même procédé de pyrolyse que celui précédemment décrit, l'intensité moyenne du courant alternatif est d'environ 0,14 ampère, la tension est d'environ 40 volts et le débit est d'environ 6,2 cm#/mn. Le débit d'enlèvement de phénol a une valeur moyenne d'environ 0,6 mg/ampère#ninute, ce qui correspond à une meilleure valeur que celle obtenue avec un garnis- sage en perlite non traitée et à une valeur supérieure d'envi- ron 10 fois à celle obtenue seulement avec des électrodes. Toutes les expériences mentionnées ci-dessus se sont déroulées dans des périodes comprises entre environ 5 et 8 heures, de eorte qu'elles correspondent à une utilisation effective de la cellule et non seulement à des conditions de démarrage. Pour vérifier 11 efficacité des différentes bases utilisées comme revêtements catalytiques, on a déposé des revêtements de bioxyde de manganèse da même type que la surface de granulés de graphite et de grxmilés de char- bon activé présentant essentiellement les mêmes dimensions de particules et on a utilisé ces substances dans des essais correspondant à ceux précédemment décrits dans cet exemple.En utilisant les granulés de graphite revêtus de bioxyde de manga- nèse, on a obtenu pour une intensité moyenne de 0t4 ampère et une tension moyenne de 18 volts ainsi que pcYar ln débit de 3 6,7 cm /mn, et pendant une période d'essai de 9 heccsea, un débit moyen d'enlèvement de phénol de 2,# ia-g,'ampè#'##minute, ce qui correspond à 2,5 fois le débit obtenu avec un lit de graphite non revêtu et une valeur presque 50 fois supérieure à celle obtenue seulement avec des électrodes.Lorsqu'on utilise des granulés de charbon activé comme de matière de base pour le bioxyde de manganèse, on obtient pour une intensité moyenne du courant de 0,84 ampère et pour une tension moyenne d' envi- ron 14,5 volts et pour un débit de 7 cm3/mn pendant une période d'essai de 5 heures,un débit moyen d'enlèvement de phénol de 3,7 mg /ampère-minute, c'est-à-dire à peu près le double de la valeur obtenue avec des granulés de charbon activé et une valeur 60 fois supérieure à celle obtenue seulement avec des électrodes. Dans un essai comparatif réalisé en utilisant un oxyde métallique différent, à savoir de l'oxyde de nickel, comme revêtement déposé par pyrolyse sur la surface des particules de perlite et en opérant avec un courant alternatif de 60 Hz, 4o volts, 0,12 ampère et un débit de liquide de 7,3 cm)/mn pendant une période de 7 heures, on n'a pas constaté d'enlèvement du phénol. Dans les différents essais décrits ci-dessus, on peut obtenir des résultats semblables lorsqu'on emploie d'autres substrats sous forme de particules, par exemple des matières plastiques comme du nylon, du verre non poreux, du sable et de la porcelaine et quand les particules d'oxyde sont maintenues sur les surfaces des bases décrites ci-dessus par un adhésif, par fusion ou par d'autres moyens mécaniques. De même, quand on fait varier les dimensions des particules dans la gamme comprise entre 0,3 et 4 mm de diamè tre, on obtient des résultats semblables lorsque les particules sont toutes formées d'une seule dimension ou bien présentent des mélanges de dimensions rentrant dans ladite gamme. En outre, bien que dans les essais décrits ci-dessus, on utilise une température de 250C et bien que la concentration en phénol soit de 1000 p.p.m., on obtient des résultats comparatles que lorsque ces conditions varient de telle sorte que la tempéra- ture si̲t comprise entre 20 et 6000 et que les concentrations varient entre 200 et 30000 p.p.m. On rencontre également les mêmes conditions lorsqu'on fait varier le PH entre 1 et 12 et lorsqu'on remplace le phénol par des impuretés aromatiques et d'autres impuretés phén3liques telles que du crésol, du résorcinol et du toluène, soit en totalité soit en partie.Des améliorations similaires sont obtenues en ce qui concerne l'enlèvement des contaminants avec d'autres contaminants organiques et minéraux qui sont oxydables et parfois réductibles comme ceux mentionnés dans la présente description. Bien qu'on ait défini diffa rentes conditions expérimentales en ce qui concerne l'intensité, la tension et la fréquence du courant et le temps de séjour dans la cellule, il va de soi qu'on peut modifier ces conditions, à savoir en faisant varier la densité de courant dans la gamme comprise entre 0,1 et 30 ampères/cm2, la tension dans la gamme comprise entre 5 et 50 volts et l'intensité du courant entre 0,05 et 2 ampères ou à des fréquences de 25 Hz, 50 Hz et 100 Hz, tout en obtenant des résultats semblables. Les différentes modifications mentionnées ci-dessus sont apportées séparément ou en combinaison et on obtient les résultats désirés. Cela est également vrai lorsque les matières d'électrodes sont inversées ou modifiées autrement. Egalement lorsqu'on change la solution contaminée, par exemple lorsqu'on traite un effluent constitué par des eaux d'égout. Des déchets provenant d'une installation de fabrication de résine à base de formald & yde de phénol, des déchets provenant de bains de dépôt électrolytique et de chrome et/ou des eaux industrielles contenant du cyanure, l'utilisation des cellules décrites dans les conditions définies ci-dessus permet#d'obtenir des résultats bien améliorés par rapport aux réalisations connues. On obtient des résultats semblables en utilisant des particules de 1lino2 et de Cr203 de même dimension, sans substrats, tels que des matières à base de perlite ou autres, et lorsqu'on fait intervenir des mélanges desdites matières avec des mélanges de particules revêtues de catalyseur. Exemple 2. On a effectué une comparaison entre l'utilisation d'un courant alternatif et d'un courant continu pour le traitement d'une solution aqueuse contenant 1000 parties par million de phénol, en utilisant des sphères céramiques poreuses du type décrit dans l'exemple 1 (2 à 3 mm de diamètre) les sphères étant revêtues d'environ 35 ç d'oxyde de bismuth.On a utilisé un courant alternatif d'une fréquence de 60 Hz, d'une intensité moyenne de 0,13 ampère, d'une tension de 50 volts, la température moyenne étant d'environ 360C, le débit d'environ 7 cm#/mn et le débit moyen d'enlèvement du phénol est de 3 mg/ampère-minute. Avec une cellule à courant continu comparable et en utilisant des sphères céramiques revêtues de bioxyde de manganèse plus des granulés de graphite (rapport volumétrique 60 s 40), on a obtenu avec une intensité de courant 0,3 ampère, une tension moyenne de 49 volts, un débit moyen d'enlèvement de phénol de 9,5 mg/ ampère-minute et une température moyenne de cellule d'environ 6500 pendant une période de 7,5 heures et on a constaté que la résistance de la cellule augmentait notablement (de 36 %).Une inspection de l'anode a montré quelle était recouverte d'une couche organique caoutchoutée qui a été rendue responsable de l'augmentation de résistance. Au contraire, la cellule à courant alternatif ne présente aucun signe d'encrassement des électrodes au bout de 7,5 heures et même après un contrôle au bout de périodes bien plus longues soit lors d'une inspection visuelle soit par détection d'une augmentation éventuelle de la résistance électrique. On a obtenu des résultats semblables en utilisant des particules revêtues d'oxyde de bismuth dans des cellules à courant continu et 'des particules revêtues de MnO2 dans des cellules à courant alternatif. Exemple 3. Les lits des cellules des exemples 1 et 2 qui contiennent seulement des matières revê- tues d'un oxyde métallique sont considérés comme des lits "durs", principalement utilisables pour traiter des solutions aqueuses de matières difficilement oxydables telles que des phénols, des composés phénoliques et d'autres substances aromatiques. Ces lits peuvent avoir des résistances relativement élevées et on a constaté que ces résistances peuvent diminuer (en fait il peut se former plusieurs mini-cellules) par incorporation aux particules revêtues de catalyseur (par exemple de la perlite revêtue de MnO2 ou de Cr203) du carbone activé ou du graphite sous forme granuleuse, la première substance étant préférable.Ces particules sont particulièrement efficaces pour supporter des électrolytes qui diminuent la résistance de cellules par voie ionique et qui sont cofteux et qui modifient la composition chimique de l'eau traitée. Ainsi, on a constaté que, lorsqu'on utilise des cellules ayant des volumes de lits de 5 cm3 qui sont garnis de particules ayant des dimensions précédem ment définies, à savoir de la perlite revêtue lInO2 2et du char- bon activé en diverses proportions, les électrodes étant cono- tituées par une barre centrale en graphite de 0,6 cm et un treillis métallique environnant en acier inoxydable, la résistance entre les électrodes diminue d'une valeur de 116 ohms pour un rapport volumétrique de particules de catalyseur aux particules de charbon de 80 : 20 jusqu'à une valeur de 13,5 ohms correspondant à un rapport de 20 : 80. On obtient un effet semblable lorsqu'on utilise du graphite à la place du carbone activé. On forme un mélange de 50 ffi en volume de perlite poreuse revêtue de Mn02, de 25 ffi en volume de charbon activé et de 25 % en volume de graphite et on effectue le traitement en courant alternatif d'une solution aqueuse contenant 1000 p.p.m. de phénol à différents débits compris entre 40 et 105 cm5/mn avec des temps de traitement compris entre 0,6 et 4,4 heures, la fréquence étant de 60 Hz, l'intensité du courant de 4 ampères, la tension de 26 Volts, la résistance de 6 ohms et la température d'environ 630C. Le débit d'enlèvement du phénol est normalement compris entre 5,3 et 7,4 mg/ampère-minute avec une moyenne de 6 mg/ampèreminute, ce qui correspond à environ 60 % de la valeur obtenue avec 100 % de particules de perlite et sans les particules de carbone. Cependant, la résistance, d'environ 6 ohms, est seulement égale à 2 % de la résistance de la cellule contenant 100 % de particules de perlite revêtues de MnO2. On obtient des effets similaires quand les électrodes sont toutes deux en carbone, toutes deux en acier inoxydable, placées dans les positions inversées et/ou quand le treillis en acier inoxydable est remplacé par une feuille d'acier inoxydable ou d'oxyde de ruthenium ou bien une feuille de titane et/ou quand l'électrode centrale cyli drique est remplacée par une barre de section carrée ou par un tube creux. Exemple 4. On a utilisé la même cellule d'essai que celle décrite dans l'exemple 2, pour traiter une solution phénolique à 1000 p.p.m. Des essais ont été exécutés à la température ambiante et on a enregistré des effets de variations de la fréquence sur le rendement et la résistance de la cellule. En utilisant des sphères de perlite du type précédemment décrit qui ont été revêtues avec du bioxyde de manganèse et en adoptant un débit de 5 cm3/mn, on a enregistré une baisse du rendement d'enlèvement de phénol de 7,9 à 4,2 m v ampère-minute quand la fréquence a varié de 0,5 à 60 Hz et on a obtenu un rendement intermédiaire pour 2,25 Hz. La résistance de cellule est passée de 30 à 23 ohms, la résistance correspondant à la fréquence intermédiaire étant de 35 ohms. Lorsqu'un lit mélangé ou "mou" contenant 50 efe de sphères de verre poreux revêtu de Mu02, 25 ef de granulés de charbon et 25 % de granulés de graphite a été utilisé dans une cellule, son volume total étant de 450 cm3, on a obtenu un rendement pour 0,5 Hz de 3t2 mg/ampère-minute et pour 60 Hz de 6,1 mg/ampère-minute. Il est à noter que, pour des fréquences supérieures à 2 Hz, il ne se forme aucun composé organique pendant le traitement mais que pour 0,5 Hz, il se produit une petite quantité de composés organiques, cela étant mis en évidence par un jaunissement de la solution. De même l'érosion des matières d'électrodes, notamment l'érosion des anodes quand il se forme de l'oxygène sur celles-ci, diminue à des fréquences supérieures à 2,5 Hz et elle devient presque nulle à 60 Hz et pour des fréquences supérieures, Jusqu'd 800 Hz. On obtient des effets similaires lorsqu'on emploie une multiplicité d'électrodes (dans deux groupes séparés). Exemple 5. Dans un essai identique à l'exemple 4, on a fait varier la température de la solution aqueuse à traiter entre 200C et 600C. On a constaté que le rendement d'épuration du milieu aqueux diminuait quand la température augmentait, la plage préférée de fonctionnement étant comprise entre 20 et 600C, plus avantageusement entre 20 et 350C. On a enregistré ces effets avec du verre revêtu de Mn02, des substances céramiques revêtues de Or203 et des its mélangés (90 % de substances céramiques revêtues de Lino2 et 10 % de granulés de graphite). On a enregistré lesdits effets à la fois pour des PH acides et alcalins. semple 6. Dans les exemples précédents, les traitements décrits concernent essentiellement c# de matières "dures" ou de matières organiques réfractaires qui sont difficiles à oxyder. Cependant, les procédés selon l'invention sont applicables à l'épuration de solutions de matières organiques "molles" et, dans certains cas, les cellules peuvent agir de façon à réduire certains des contaants sous la forme de produits moins perturbateurs, bien que ne les convertissant pas en C02 et en eau.Dans un lit "mou" contenant 50 % de perlite revue de IInO2 de 25 % de charbon activé, 25 % de granulés de graphite, ces particules occupant 1/4 du volume du lit, le reste étant rempli par une solution aqueuse contenant 1000 p.p.m de cyanure de sodium, qui a un PH égal à 10 et dans laquelle le volume total de cellules est de 140 cm3, les électrodes étant celles de l'exemple 1, excepté que ltélectro- de en treillis est formée d'acier inoxydable de type 304, quand on fait passer un courant d'une intensité moyenne de 2,4 ampères à 60 Hz pendant 140 minutes sous une tension d'environ 4,3 volts, le débit étant d'environ 200 cm3/h, la concentration en cyanure diminue jusqu'à 670 p.p.m.En conséquence, le cyanure est converti sous une forme inoffensive ou bien il est détruit et on supprime les inconvénients rencontrés dans 11 électrolyse de solutions de cyanure, à savoir un encrassement des électrodes et une faible conductivité de la solution. Exemple 7. En utilisant les électrodes et la cellule de l'exemple 1, mais avec un volume de lit élargi à 450 cm) et contenant un mélange de 50 : 50 de particules de perlite revêtues de bioxyde de mnnewnèse et de charbon activé, ayant les dimensions prescrites dans l'exemple 1, on a traité l'effluent d'un broyeur de pulpe de bois après enlèvement des solides en suspension, par un traitement par coagulation de type connu. L'eau à traiter contenait environ 95 p.p.m de phénol et présentait un C,O,D, de 125 p.p.m. après passage dans la cellule à un débit de 750 ml/h sous un courant de 7 A, de 5 V et une densité de courant de 0,3 A/cm2, le niveau de phénol a été réduit à moins de 10 p.p.m et le C,O,D, à 51 p.p.m. On a également effectué des expériences avec des lits immobiles et des lits soumis à agitation mais présentant moins de substances solides, par exemple la moitié des teneurs en solides des autres lits. En variante, on a utilisé deux cellules ayant chacune 0,9 m de hauteur et 20 cm de diamètre, les lits étant immobiles. On a employé des électrodes constituées par une barre centrale en graphite de 3 cm de diamètre entourée par un treillis en acier inoxydable de type 304 à 14 mailles par 2,5 cm. Les cellules ont été garnies avec le même lit que celui précédemment décrit et elles ont été reliées en série comme sur la figure 4 et, dans d'autres variantes, en parallèle. Le charge de liquide provenant d'un broyeur de pulpe de bois a présenté des valeurs élevées de COD, BOD et de coloration et on l'a débarrassé des solides en suspension et d'environ 2/3 du COD par un traitement de coagulation.En faisant varier l'intensité du courant de 32 à 50, puis à 75 A (60 Hz), on a encore réduit le COD de 525 à 267, puis à 236 p.p.m, quand les deux cellules, puis de 377 à 311 et à 275 p.p.m quand les deux cellules sont branchées en parallèle. De même, quand on utilise des cellules supplémentaires reliées en série (par exemple 2 de plus), on réduit encore le C,O,D. et quand on utilise des cellules supplémentaires reliées en parallèle, en maintenant les mêmes intenmités, on réduit encore le C,O,D, Dans d'autres expériences, on a utilisé un lit "dur" tel que celui de l'exemple 1 pour traiter des eaux usées contenant du phénol et on a ensuite fait passer l'effluent avec le même débit et la même densité de courant au travers d'un lit "mou" similaire à celui de l'exem- ple 1. On a constaté que certains produits de décomposition de phénol moins réfractaires engendrés dans le lit "dur" étaient en outre éliminés par le traitement dans le lit "mou". Exemple 8. On a d'abord traité des eaux d'égout pour enlever des solides en suspension. Puis, on les a fait passer dans une cellule d'oxydation selon l'inventionw similaire à celle de l'exemple 7 et dont le lit, d'un volume total de 450 cm3 parmi lesquels 180 cm3 de vides, contenait 50 % de perlite revêtue de bioxyde de manganèse et 50 5 de ehar- bon activé.On a maintenu le débit à environ 11 cm3/mn et on a appliqué un courant de 5 A et 12 V (60 Hz). On a constaté que le C.O.D. des eaux usées entrantes dimimuait de 64 à 37 p.p.m, que la teneur en solides en suspension passait de 6 à 0 p.p.m et que le B.0.D. diminuait de 14 à 4 p.p.m., tandis que le C.O.D. de l'effluent obtenu après un traitement primaire et un traitement secondaire dans l'installation passait de 46 à 27 p.p.m. alors que son B.O.D. passait de 3 à 2 p.p.m. Exemple 9. On a traité des effluents de broyeurs de papier et de pulpe de bois qui peuvent être non neutralisés, neutralisés avec H2SO4 ou neutralisés avec HC1, afin d'enlever la majeure partie des solides en suspension, puis on les a fait passer dans une cellule d'oxydation du type décrit dans l'exemple 8 en adoptant les mOrnes conditions, mais cependant une tension moyenne de 9 volts. On a trouvé que le total de solides, les solides en suspension, le C.O.D. et le B.O.D. diminuaient fortement dans tous les cas pour des PH compris entre 7 et 9. Dans un essai semblable réalisé avec une cellule à lit "dur" où on a employé des particules de perlite revêtues de bioxyde de manganèse et d'une granulométrie comprise entre 0,6 et 1 ,1 6 mm, le volume de lit étant de 400 cm et le volume de vide étant de 120 cm, on a constaté que les pH variaient entre 1,5 et 7 pour des courants de 0,2 à 2 ampères (60 Hz) et des débits de 1725 cm3/mn, les solutions aqueuses d'entrée contenant de 400 à 500 p.p.m. de phénol. On a constaté qu'on obtenait de plus grands rendements d'enlèvement de phénol dans les conditions plus acides décrites bien que, pour certains déchets et systèmes, il puisse être souhaitable d'utiliser des pH et des traitements alcalins. Exemple 10. On a fait passer un effluent déjà traité dans une colonne d'absorption à charbon, deux fois dans une cellule d' oxydation dure du type décrit dans l'exem- ple 9, puis on l'a fait passer dans une cellule contenant 50 % de perlite revêtue de IfInO2 2et 50 % de carbone activé, cette dernière cellule étant la même par ailleurs que celle de l'exemple 9. La solution initiale à traiter contenait 2000 p.p.m de calcium, 1/2 % de sulfures, nitrates et nitrites mélangés et 100 p.p.m d'ammoniac ainsi que des matières organiques non absorbées par le charbon. On a d'abord traité l'échantilion en vue d'enlever les solides en suspension, puis on l'a fait passer deux fois dans la cellule d'oxydation "dure" à un débit de 10 cm /mn, sous un courant alternatif de 5 A, 5 V (60 Hz). Puis on l'a fait passer dans la cellule à lit "mou" avec un débit de 6,5 cm3/mn sous un courant alternatif de 9 A, 4 V (60 Hz). On a enregistré une diminution sensible du C,O.D, et du B.O.D. après de tels traitements et le C.O,D, a été bien plus réduit par l'oxydation en lit "mou" que par les deux oxydations en lit "dur"* La raison de ce comportement est attrivuée à la production de formes "plus mollets" de contaminants par la cellule d'oxydation dure, les contaminants étant ensuite mieux oxydés par la cellule d' oxydation "molle". Dans des variantes de ce proces sus, les traitements "durs" et "mous" ont été alternés et dans certains cas, on a utilisé deux lits différents en améliorant encore la décontamination de la matière introduite. Dans de telles réactions, il est à noter que les cellules "dures" sont plus chaudes que les cellules "molles" lors du passage initial et que les passages de numéros impairs (un passage comprenant le transfert de la solution successivement dans les deux cellules "dure" et "molle") et les cellules "molles" sont plus chaudes que les cellules "dures" dans les passages de numéros pairs. La génération de chaleur fournit une indication que des réactions exothermiques se déroulent dans les deux types de cellules. Dans une autre variante de cette expérience, des cellules "sandwich" sont formées de cellules alternativement dures et molles et on fait passer le liquide à traiter dans les cellules et successivement au travers des lits. A la suite des expériences réa usées en faisant intervenir du carbone absorbant dans les lits des cellules "molles" selon l'inventionw on a noté que du car bone pouvait être régénéré après adsorption de matières organiques en étant sounis aux traitements en courant alternatif selon l'invention. Une telle régénération peut être réalisée plus économiquement que par un traitement classique à la vapeur et les autres traitements selon l'invention sont aussi plus économiques et plus efficaces que des procédés d'épuration comparables connus. Le carbone actif de ces exemples est ainsi régénéré. On a répété les expériences de cet exemple et des exemples 1 et 2 en faisant varier la fréquence du courant alternatif entre 20 et 100.000 Hz. Il en est ressorti qu'il était préférable d'opérer entre 0,5 et 800 Hz, plus avantageusement entre 10 et 400 Hz et encore plus avantageusement entre 25 et 200 Hz. Dans une autre variante du processus de l'exemple 4, la densité de courant a été doublée au bout d'une période de traitement de 5 heures et rapidement le phénol, dont une partie avait été absorbée par les surfaces des particules de garnissage normalement oxydé ultérieurement) a été expulsé en augmentant ainsi la teneur en phénol du liquide déchargé au-delà de la valeur à l'entrée jusqu'à ce qu'on atteigne un équilibre. Sur la figure 5, on a désigné par 10 un récipient agencé selon l'invention, qui permet deef lever des contaminants contenus dans une solution aqueuse. le récipient 10 est de préférence entouré, au moins sur une partie substantielle de sa hauteur, par une chemise d'eau 12 compor tant une entrée 14 et une sortie 16, de manière à faire circuler de liteau de refroidissement en- cours de marche. La partie inférieure du récipient 10 comporte une entrée 18 située à la base 20 Et permettant d'introduire la solution aqueuse à traiter ainsi qu'une sortie 22 placée à la partie supérieure du carter de cellule Le couvercle supérieur 26 est fi é sur la partie supérieure du carter 24 de la cellule par des brides et des joints 32 appropriés afin d'obtenir un assemblage étanche à l'eau et la chemise 12 est également fixée sur le carter par une br'de #supérieure 34 et sur la base 20 par une bride inférieure 36. L'appareil peut être formé d'une matière appropriée qui résiste à l'action de l'électrolyte et aux courants électrolytiques. Comme matières appropriées, on peut citer du verre, de l'acier inoxydable, de l'acier ordinaire, du carbone, notamment du graphite, du polyéthylène, du polypropylène, du chlorure de polyvinyle, du chlorure de polyvinyle post-chloré, du fluorure de polyvinylidène, du bitume, de la porcelaine, du polyester renforcé de fibres de verre et du caoutchouc, notamment du néoprène. le récipient peut être intégralement formé desdits matériaux ou bien il peut être revêtu de ceux-ci, suivant la solution la plus avantageuse. Il est évident que l'appareil peut avoir toute forme ou orientation appropriée et que la matière à traiter peut être introduite dans la cellule à l'une ou l'autre extrémité. Cependant, il est préfér able d'introduire la solution aqueuse contenant les contaminants à la partie inférieure de la cellule pour maintenir un écoulement uniforme au travers de la cellule sans formation de canaux ou de courant similaire. En référence à la Figure 8, l'appareil selon l'invention comporte des électrodes situées b l'intérieur du carter 24. Les électrodes 40 sont de préférence montées dans le couvercle supérieur 26 par des bagues toriques 42 et dans le couvercle inférieur 44 par des bagues toriques similaires. Les électrodes 40 sont de pré férence creuses afin de permettre un passage de l'eau de refroidissement. Dans le mode préféré de réalisation de l'invention, les deux électrodes forment un canal en U pour l'dcoule- ment de liteau. De liteau est alors introduite par l'entrée 28 et elle passe dans une première électrode 40, un canal 46 me nagé dans la base 44 pour sortir de l'appareil par l'intermé- diaire d'une seconde électrode 40 et de la sortie 30. Pour augmenter au maximum le rendement d'électrolyse, comme cela sera précisé encore dans la suite, on utilise quatre électrodes dont les axes longitudi naux sont disposés suivant des angles de 900 dans le plan horizontal. Sur la Figure 9, est représenté Xn autre canal 46 qui est placé dans la base 44 de manière à relier des électrodes opposées 40 afin de permettre le passa~ ge de l'eau de refroidissement. Ces électrodes, comme le montre la figure 1, reçoivent de l'eau de refroidissement par itintermédiaire d'une entrée prévue dans le couvercle supérieur 26 de la manière décrite ci-dessus. L'appareil est assemblé en utilisant une barre centrale 48 qui est filetée à son extrémité inférieure de manière à être vissée dans la base 44 et qui traverse le couvercle supérieur 26 où on peut utiliser un moyen de fixation 50 de type classique. le carter 24 contient des lits "durs" et "mous alternés 52, 54. Les lits peuvent avoir toute profondeur préférée, par exemple une profondeur comprise entre 50 et 200 mm, et ils sont empilés de manière à être placés bout à bout comme indiqué. Comme on l'a précisé ci-dessus, un lit "dur" contient seulement des particules revêtues de catalyseur tandis qu'un lit "mou" contient des particules revêtues de catalyseur et les particules conductrices telles que du graphite. La solution aqueuse contenant les contaminants est introduite par l'intermédiaire de l'entrée 18 dans la chambre d'entrée 56 en-dessous du premier lit "dur?. La chambre 56 est séparée du lit par une chicane 58 qui comporte un écran 60, figure 6. Sar la figure 7, est représentée une chicane 58' similaire comportant un écran 60' et qui est placée au-dessus dl lit complètement supérieur se trouvant à l'intérieur du carter 24. La plaque 588 et ltéeran 60' séparent le lit supérieur d'une chambre de sortie 62 disposée à l'intérieur de la partie complètement supérieure du carter 24 et cette chambre 62, comme le montre la figure 8, est en communication avec la sortie 22. De préférence, la partie de la barre 48 qui traverse les lits de garnissage est entourée par un manchon isolant 64. Une source de courant est reliée aux électrodes 40 et 40' par un cible 66 qui traverse des fiches 68 prévues dans le couvercle supérieur 32, figure 6. Le câble 66 peut titre relié aux électrodes 40 ou 402 par un moyen classique, par exemple gr une pince.annulaire 70 En se référant aux figures 11 et 12, on voit que le schéma fait intervenir un plan vertical traversant l'appareil selon l'invention, mais cependant lesdits plans sont disposés à 900 l'un par rapport à l'autre. Pour appliquer une tension égale à chaque lit "dur", mais une tension et une intensité différentes à chaque lit "mou", on utilise les électrodes 40 et 40'. Comme indiqué sur la figure 12, les électrodes 40 sont isolées dans chaque lit "mou" 54 par une enveloppe isolante classique 74. En conséquence, la tension et l'intensité appliquées à l'électrode 40 sont trane ses seulement aux lits "durs" 52 se trouvant dans le carter 24. En référence à la figure 11, les électrodes 40' sont isolées par une enveloppe isolante 74' classique, située dans chaque lit "dur", de manière que les électrodes 40' appliquent une tension et une intensité désirées à chaque lit "mou" 54. Du fait que chaque lit "dur" 52 contient seulement des particules revêtues de catalyseur, ce lit a une grande résistivité et une faible conductivité et en conséquence, il est souhaitable d'avoir une tension élevée et une intensité faible dans 1' élec- trode 40. Au contraire, le lit "mou" 54 contient des particules conductrices en plus des particules revêtues de catalyseur, ces particules conductrices ayant une résistivité inférieure et, pour engendrer le maximum de peroxyde d'hydrogène pour une oxydation (ou pour une réduction, il est souhaitable d'avoir une intensité élevée et une faible tension à l'électrode 40'. En utilisant les électrodes 40 et 402 on peut améliorer lte- ficacité de l'installation. Si on appliquait une intensité et une tension identiques à la fois au lit "dur" 52 et au lit "mou" 54, comme cela semblerait normalement évident, le rendement de l'installation serait bien inférieur. Cependant le cas échéant, on peut utiliser seulement deux électrodes tout en restant dans le cadre de l'invention. Il est cependant plus avantageux d'utiliser des électrodes séparées pour lits différents. En outre le nombre des paires de lits 52 et 54 a également une influence sur le rendement du procédé de l'invention. le cas échéant, on peut utiliser deux, quatre ou six lits. Cependant dans le mode préféré de réaliBa- tion de l'invention, on utilise une profondeur de lit de 100 mm et on fait intervenir dix huit lits ou neuf paires de lits. L'invention n'est cependant pas limitée à un nombre particulier de lits ou bien, comme indiqué ci-dessus, à une profon- deur spécifique de lit. On pourra par conséquence adopter tout nombre ou toute profondeur désirés de lits tout en restant dans le cadre de l'invention. la présente invention n'est pas limitée à la forme de l'appareil 10 ou aux moyens utilisés pour son assemblage. Cependant dans le mode préféré de réalI- sation, on utilise des flasques et des anneaux de montage 32, 34 et 36 associés à des boulons d'assemblage 80 appropriés. Il va de soi qu'on pourrait également utiliser tous autres moyens classiques pour assembler les composants de l'appareil selon l'invention. Comme cela est également évident, loraqu'on utilise des flasques et des anneaux de montage, on emploie des joints d'étanchéité 82 appropriés pour établir des raccords étanches à l'eau. Pour cette raison, il est également prévu des bagues toriques 42 dans la zone de jonction des électrodes 40, 40' avec le couvercle supérieur 26 et le fond 44. Les électrodes peuvent être constituées de tout matériau approprié, notamment d'acier ino- xydable, d'aciers de différents types, de titane revêtu de bioxyde de ruthenium, de titane revêtu de bioxyde de manganèse, de titane revêtu de platine, de carbone amorphe et de platine ou de matériaux similaires, mais de préférence les électrodes sont formées de graphite. On peut relier toute source appropriée de courant alternatif aux électrodes 40, 40' par des câbles 66. Bien qu'on établisse habituellement une liaison directe avec une source d'alimentation en courant alternatif à 50 ou 60 périodes, il est préférable d'incorporer à l'appareil des moyens permettant de faire varier la fréquence du courant alternatif dans les gammes définies ci-dessus, à savoir de 0,5 à 800 Hz et de préférence de 10 à 400 Hz. Lorsqu'il n'est pas possible d'obtenir une variation dans une gamme aussi large, on peut utiliser une gamme moins large, à savoir comprise entre 25 et 200 Hz. On a donné dans la suite des exemples d'utilisation de l'appareil selon l'invention, qui sont donnés à titre d'illustration de l'invent > ion, mais aui n'ont aucun effet limitatif sur cella-ei. EXEMPLE I. EFFLUENT D'UN FOUR A COI On a utilisé un appareil agen selon l'invention pour traiter un effluent de four à coke. Appareil comporte 18 lits "durs" et "mous" alternés. Chaque lit présente une profondeur de 100 mm. On a employé des sélect des cylindriques en graphite. le lit "dur" est formé de sphère d'alumine revêtues de bioxyde de manganèse et le lit "mou" comporte des matières de garnissage à catalyseur et des boulettes de graphite. On a traité l'effluent qui contenait les contaminants suivants s 200 ppm de phénol ; 2400 ppm de COD et 13 ppm de cyanure. La teneur totale en substances solides a été de 4270 ppm, avec 19 ppm de solides en suspension.On a mesuré la capacité de transmission à l'aide d'un spectrophotcmètre d'une puissance de 470 mu, et on a trouvé une valeur de 5913 % par comparaison à la capacité de transmission de l'eau distillée correspondant à 100 %. Le débit a été de 4,5 I/mn pour un temps de séjour d'environ 3 minutes. Les électrodes du lit "dur" ont conduit un courant de 29 volts et 39 ampères et les électrodes du lit "mou" ont conduit un courant de 13,7 volts et de 120 ampères. Au bout d'une période de marche d'environ une heure, on a analysé des échantillons de l'effluent et on a constaté qu'on avait enlevé 100 % du phénol et du cyanure. On a enlevé 99,8 % du OOD et on a trouvé pour la capacité de transmission ou transmit tance une valeur de 99 SeZ EXEMPLE II. EAU nS On a utilisé le même appareil que décrit ci-dessus pour traiter de l'eau de rose présentant initialement une teneur en COD de 303 et une capacité de transmission de 52,8 %. On a adopté un débit de 4,5 I/mn et les électrodes du lit "dur" ont conduit un courant de 29 volts; 12 ampères. Les électrodes du lit "mou" ont conduit un courant de 9 volts et 45 ampères. Après un passage au travers du dispositif, tous les éléments nitro ont été enlevés, le COD a été réduit à 52S l'effluent est devenu incolore et la capacité de transmission a été trouvée égale à 95,2 %. Après un second passage dans l'appareil, le COD a été réduit à 8 et la capacité de transmission a été trouvée égale à 100 %. EXEMPLE III. BIPHENYL POLYCHLORE (PCB) Cet exemple concerne l'appl- cation de l'appareil selon l'invention, comme décrit ci-dessr en relation avec les exemples 1 et 2, pour éliminer une cont@- mination par du biphényl polychloré d'une solution aqueuse. L'écoulement introduit initialement dans l'appareil a présenté une teneur en PCB de 120 parties par billion (PPB). On a adopté un débit de 4,5 1,#inn dans l'appareil et les électrodes du lit "dur" ont conduit un courant de 29 volts 12 ampères. Les électrodes du lit "mou" ont conduit un courant de 10 volts et 15 ampères. Après terminaison de l'essai, on a mesuré la teneur en PCB et on a trouvé une valeur égale a 1,5 PPB. En résumé, on a trouvé que l'appareil selon l'invention qui fait intervenir des lits "durs " et "mous" empilés de façon alternée constituait un moyen excellent pour éliminer des impuretés difficilement or dables ou réductibles contenues dans des solutions ou disper- sions aqueuses diluées. Bien que l'appareil puisse être util'- sé avec un garnissage inerte dans le lit "dur" au lieu d'un garnissage revêtu de catalyseur, on améliore considérablement les résultats en faisant intervenir un catalyseur. lia combi- naison de lits "durs" et "mous" avec des électrodes refroidies par eau dans chacun d'eus s'est également avérée très efficace pour améliorer considérablement les résultats. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation ci-dessus décrits et représentés, à partir desquels on pourra prévoir d'autres mcdes et d'autres formes de réalisation, sans pour cela sortie du cadre de l'invention. R E V E N D I C A X I O N S 10) Procédé pour enlever des contaminants oxydables d'un milieu aqueux, caractérisé en ce qu'on applique un courant alternatif d'une fréquence comprise entre 0,5 et 800 Hz à deux électrodes en contact avec le milieu aqueux contaminé, des particules contenant un catalyseur étant placées dans le milieu entre les électrodes, le catalyseur des particules étant un catalyséur d'oxydation choisi parmi des oxydes de métaux dtlm des Groupes Na, Va, VIb et VIIb et leurs mélanges. 20) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le métal du groupe IVa, est le plomb, le métal du groupe Va est le bismuth, le métal du groupe VIb est le chrome, le métal du groupe VIIb est le manganèse et les particules contenant un catalyseur sont situées dans un lit placé entre les électrodes et dans un récipient. 30) Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le catalyseur d'oxydation se présente au moins partiellement sous la forme d'un revêtement placé sur une matière particulaire différente. 40) Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que la matière sous forme de particules sur laquelle est déposé le catalyseur à base d'oxyde métallique sous la forme d'un revêtement est choisie dans le groupe comprenant le graphite, du carbone amorphe, des polymères organiques synthétiques, des matières céramiques et du verre. 50) Procédé selon la revendica- tion 4, caractérisé en ce que le récipient est une cellule d'électrolyse remplie d'un lit de particules ayant des dimensions comprises entre environ 250 microns et 1 cm, en ce que les particules revttues d'un catalyseur à base d'oxyde métalli- que contiennent de 10 à 90 % en poids d'oxyde métallique, en ce que le récipient comporte au moins une entrée et au moins une sortie du milieu aqueux et en ce que le milieu contaminé passe de façon continue dans la cellule par ltintexwédiaire de son entrée et est déchargé de façon continue de la cellule par sa sortie, au moins une partie des contaminants ayant été enlevés avant la décharge. 60) Procédé selon la revendica ion 5, caractérisé en ce qu'il existe dans la cellule d'élec rolyse, en plas des particules revêtues d'un catalyseur à oase d'oxyde métallique, des particules non revêtues d'une plus grande conductivité dans une proportion de 1 :: 19 à 19 s 1 en ce qui concerne le rapport des particules revêtues de cata- lyseur et des particules de grande conductivité, en ce que le lit contenant des particules catalytiques comprend environ 50 à 83 % de particules et environ 50 b 17 % P d'espace libre autour desdites particules, ce volume libre étant occupé par le milieu aqueux et en ce que l'électrolyse est effectuée à une tension comprise entre 1,7 et 150 volts, à une densité de courant comprise entre 0,01 et 30 ampères par centimètre carré et à une température de 5 à 950C. 70) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le milieu aqueux contaminé contient une impureté choisie dans le groupe comprenant le phénol, des cyanures, des effluents de broyeurs de pulpe de bois, des saumures de décapage, et des déchets sortant dins- lallations de fabrication de résine de ioImaldekde de phénol. 80) Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que le milieu contaminé à traiter contient du phénol et en ce qu'au moins une partie du phénol est enlevée par oxydation en étant transformée en gaz carbone que ou en eau. 90) Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que le milieu aqueux contaminé contient des impuretés choisies dans le groupe comprenant des phénols, des cyanures, des effluents de broyeurs de pulpe de bois, des saumures de décapage et des déchets d'installation de fabrication de résine de formaldéhyde de phénol. 100) Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que le lit de particules contenant du catalyseur comprend environ 25 à 75 % en volume de la ma tière revêtue de catalyseur et environ 75 à 25 % en volume de carbone activé. 11 ) Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que les particules revttuess de catalyseur sont constituées par du verre poreux, en ce que les dimensions des particules du lit sont comprises entre 0,3 et 4 millimètres et en ce que la proportion du volume des par ticules à l'espace libre existant entre elles dans le lit est comprise entre environ 1 : 1 et 5 : 1. 120) Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que le lit de particules contenant un catalyseur comprend environ 20 à 80 % en volume de la matière revêtue de catalyseur, environ 10 à 40 % en volume de carbone activé et environ 10 à 40 % en volume de graphite. 130) Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que la cellule est essentiellement verticale, en ce qu'elle comporte une entrée pour le milieu aqueux contaminé à proximité de son fond et une sortie pour le milieu à proximité de sa partie supérieure, en ce que le milieu contaminé pénètre dans la cellule par son entrée et est déchargé , après enlèvement d'au moins une partie des con taminants, de la cellule, par l'intermédiaire de la sortie, en ce que lee électrodes sont formées d'une ou plusieurs maw tières choisies dans la groupe comprenant l'acier inoxydable, le graphite, le titane revêtu d'oxyde de ruthenium, le titane revêtu de bioxyde de manganèse, le carbone amorphe et le platine et en ce que la proportion du volume total de particules à l'espace libre existant entre elles dans le llt est comprise entre 2 s 1 et 5 s 1. 140) Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que les électrodes sont formées par un treillis en acier inoxydable entourant un noyau en carw bone, en ce que les particules revêtue's de catalyseur sont constituées de verre poreux, ont une forme essentiellement sphérique et des diamètres compris entre environ 1 et 3 millimètres, en ce que les particules de carbone activé ont des diamètres compris entre environ 0,7 et 2 mm, en ce que la proportion en volume du verre poreux revêtu de catalyseur au carbone activé est d'environ 1 : : 1, en ce que les vides existe tant entre les particules correspondent à peu près au tiers du volume total des particules, en ce que le courant alternatif appliqué aux électrodes a une fréquence comprise entre environ 10 et 400 Hz, une tension comprise entre environ 10 et 50 volts, une densité de courant d'environ 0,5 à 1,5 ampères par centimètre carré, en ce que la température est comprise entre environ 20 et 600C, en ce que la teneur en phénol du milieu aqueux introduit dans la cellule d'électrolyse est comprise entre enviror 50 et 5000 parties par million en poids et en ce que le pH du milieu est compris entre environ 3 et 8. 150) Procédé selon la revendination 5, caractérisé en ce que le catalyseur déposé sur les particules est du ()rpO, en ce que la matière de base est du verre poreux et en ce que la teneur en Cr203 est d'environ 35 9S en poids desdites particules. 160) Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que le catalyseur des particules revêtues est du #02, en ce que la matière de base est du verre poreux et en ce que la teneur en MnO2 est d'environ 35 % en poids desdites particules. 170) Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que le catalyseur existant sur les particules revêtues est du Mon02, en ce que la matière de base est du verre poreux et en ce que la teneur en MnO2 est d'environ 35 ffi en poids desdites particules. 180) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, après enlèvement des contami- nants oxydables à partir du milieu aqueux, ce milieu contenant encore une fraction de contaminants oxydables est écarté des électrodes et des particules contenant du catalyseur et est ensuite soumis à un autre traitement en vue d enlever au moins une partie des contaants oxydables restants par application d'un courant alternatif d'une fréquence comprise entre 0,5 et 800 Hz à deux électrodes placées dans le milieu aqueux, des particules contenant du catalyseur étant placées dans le milieu entre les électrodes et le catalyseur des particules étant un catalyseur d'oxydation choisi dans le groupe comprenant un oxyde de métaux d'-an des Groupes IVa, Va, VIb et VIIb et leurs mélanges. 190) Procédé selon la revendication 18 caractérisé en ce que, dans le second traitement, l'oxyde métallique des particules contenant un catalyseur est différent de celui du premier traitement. 200) Procédé selon la revendication 18, caractérisé en ce que l'oxyde métallique est choisi dans le groupe comprenant le MnO2 et le Cor203 et leurs mélanges, en ce que les particules contenant u catalyseur et intervenant dans le premier traitement sont situées dans un lit "dur" et en ce qutil intervient dans le traitement suivant un lit "mous contenant des particules plus conductrices que celles pourvues d'un catalyseur d 'oxydation. 210) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le contaminant oxydable est un composé phénolique et en ce que sa concentration dans le milieu aqueux est comprise entre 50 et 5000 parties par million. 220) Appareil pour enlever des contaminants d'un milieu aqueux, en application du procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 22 caractérisé en ce qu'il comprend un récipient destiné à contenir le milieu aqueux contaminé, au moins deux électrodes placées dans le récipient, des particules contenant un catalyseur qui sont situées dans le récipient entre les électrodes, ce catalyseur étant choisi dans le groupe comprenant un oxyde de métaux de l'un des Groupes IVa, Va, VIb, VIIb et VIII et leurs élan es et une source de courant alternatif d'une fréquence comprise entre 0,5 et 800 Hz qui est reliée aux électrodes. 230) Appareil selon la revendication 22, caractérisé en ce que le métal du groupe IVa est le plomb, le métal du Groupe Va est le bismuth, le métal du Groupe VIb est le chrome et le métal du Groupe VIIb est le manganèse tandis que le métal du Groupe VIII est le nickel et en ce que les particules contenant un catalyseur sont situées dans un lit entre les électrodes. 240) Appareil selon la revendication 23, caractérisé en ce que le catalyseur se présente au moins partiellement sous la forme d'un revêtement placé sur un support particulier. 250) Appareil selon la revendication 24, caractérisé en ce que le support sous forme de particules sur lequel le catalyseur à base d'oxyde métallique est situé sous la forme d'un revêtement est choisi dans le groupe comprenant le graphite, le carbone amorphe, des polymères organiques synthétiques, des matières céramiques et des verres. 260) Appareil selon la revendication 25, caractérisé en ce que le récipient est une cellule d'électrolyse remplie d'un lit de particules de dimensions comprises entre environ 250 microns et 1 centimètre, en ce que les particules revêtues d'un catalyseur à base d'oxyde métaux que contiennent de 10 à 90 % en poids d'oxyde métallique et en ce que le récipient comporte au moins une entrée et au moins une sortie pour laisser passer le milieu aqueux pendant son traitement en vue de 1 'élimination des contaminants qu'il contient. 270) Appareil selon la revendication 26, caractérisé en ce qu'il existe avec les particules revêtues d'un catalyseur à base d'oxyde métallique, des particules non revêtues d'une plus grande conductivité et dans la proportion de 5 à 95 % en volume de particules revêtues de catalyseur pour 95 à 5 % en volume de particules de grande conductivité et en ce que le lit de particules contenant le catalyseur contient environ 50 à 83 % desdites particules et environ 50 à 17 % de volume libre entourant les particules, ce volume libre pouvant être occupé par le milieu aqueux. 280) Appareil selon la revendication 27, caractérisé en ce que le lit de particules contenant un catalyseur comprend environ 25 à 75 % d'une matière revêtue d'oxyde métallique et environ 75 à 25 % de carbone activé. 290) Appareil selon la revendication 27, caractérisé en ce que le lit de particules contenant un catalyseur comprend environ 20 à 80 % en volume de matière revêtue d'un catalyseur à base d'oxyde métallique, envi- ron 10 à 40 % en volume de charbon activé et environ 10 à 40 % en volume de graphite. 300) Appareil selon la revendication 28, caractérisé en ce que les particules revêtues de catalyseur sont constituées d'alumine, les dimensions des particules du lit étant comprises entre 0,3 et 4 mm et en ce que la proportion du volume total de particules à l'espace libre existant entre elles dans le lit est comprise entre environ 1 : 1 et 5 : 1. 310) Appareil selon la revendication 28, caractérisé en ce que les particules revêtues d'un catalyseur sont formées d'alumine, en ce que les dimensions des particules du lit sont comprises entre 0,3 et 4 mm et en ce que la proportion entre le volume total des particules et 1'espace libre existant entre elles dans le lit est comprise entre environ 1 : 1 et 5 : 1. 320) Appareil selon la revendication 28, caractérisé en ce que la cellule est easentiellement verticale, en ce qu'elle comporte à proximité de son fond une entrée pour le milieu aqueux contaminé et à proximité de sa partie supérieure une sortie pour le milieu à partir duquel au moins une partie des contaminants a été enlevée, en ce que les électrodes sont formées d'une ou plusieurs matières choisies dans le groupe comprenant l'acier inoxydable, le graphite, le titane revêtu de bioxyde de ruthenium, le titane revêtu de bioxyde de manganèse, le carbone amorphe et le platine et en ce que le rapport entre le volume des particules et l'espace libre existant entre elles dans le lit est compris entre 2 s 1 et 5 : 1. 330) Appareil selon la revendication 32, caractérisé en ce que les électrodes sont formées d'un treillis d'acier inoxydable et d'une barre de graphite, en ce que les particules revêtues de catalyseur qui sont constituées de verre poreux ont une forme essentiellement sphérique et des diamètres compris entre environ 0~3 et 4 mm, en ce que les vides existant entre les particules correspondent à peu près au tiers du volume total des particules et en ce que la source de courant alternatif reliée aux électrodes produit un courant d'une fréquence de 10 à 400 Hz. 340) Appareil selon la revendication 28, caractérisé en ce que le catalyseur déposé sur les particules est du Cr203. 35 ) Appareil pour enlever les contaminants d'un milieu aqueux, suivant la revendication 32, caractérisé en ce qui comprend un récipient comportant une entrée servant à introduire ledit milieu et une sortie servant à décharger de l'eau épurée, au moins un premier et une second lit de garnissage qui sont formés de particules et qui sont disposés dans le récipient, le premier lit se composant de particules revêtues d'un oxyde de métal non conducteur qui est choisi dans le groupe comprenant des oxydes de métaux d'un des Groupes IVa, Va, VIb, VIIb et VIII et leurs mélanges, le second lit comprenant des particules revêtues d'oxyde métallique et des particules conductrices et étant disposé dans une zone adjacente au premier lit, une première et une seconde paire d'électrodes dont la première paire est placée au moins dans le premier lit tandis que la seconde paire est placée au moins dar > le second lit, des moyens reliés à chaque paire d'électrodes pour leur appliquer un courant alternatif d'une fréquence comprise entre 0,5 et 800 Hz et des moyens pour diriger le milieu aqueux contaminé par ladite entrée, puis successivement au travers de chacune des lits de manière que les contaminsnts contenus dans le milieu soient soumis à un champ électrique en courant alternatif qui assure la décomposition et l'oxyda- tion ou la réduction desdits conta"ants. 360) Appareil selon la revendication 35, caractérisé en ce que lesdites électrodes sont creuses. 370) Appareil selon la revendication 36, caractérisé en ce que lesdites électrodes sont refroidies par un écoulement d'eau les traversant. 380) Appareil selon la revendication 35, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens placés autour de la partie centrale du récipient pour assurer son refroidissement. 390) Appareil selon la revendication 36, caractérisé en ce que lesdites électrodes sont formées de graphite. 400) Appareil selon la revendication 35, caractérisé en ce que ledit récipient est constitué par une cuve verticale de forme allongée dans laquelle sont empilés lesdits lits, ladite entrée étant placée en-des- sous des lits et la sortie au-dessus d'eux. 410) Appareil selon la revendication 40, caractérisé en ce que plusieurs paires alternées de lits sont disposées à l'intérieur de ladite cuve. 420) Appareil selon la revendication 41, caractérisé en ce que chacun des lits a une hauteur comprise entre 50 et 200 mm. 430) Appareil selon la revendication 41, caractérisé en ce qu'il comprend en outre deux paires d'électrodes et des moyens portés par lesdites électrodes de manière à appliquer un premier potentiel électrique à chacun des premiers lits et un second potentiel électrique à chacun des seconds lits. 440) Appareil selon la revendication 35, caractérisé en ce que lesdites particules conduc trices sont formées de graphite. 450) Appareil selon la revendication 42, caractérisé en ce que lesdites particules revêtues sont choisies dans le groupe comprenant le verre poreux, le graphite, le carbone amorphe, des polymères organiques et des substances céramiques revêtues d'un oxyde choisi dans le groupe comprenant Mono2 et Cr203. 460) Appareil selon la revendication 35, caractérisé en ce qu'il comprend en outre des moyens pour refroidir les électrodes portées par ledit appareil. 470) Appareil selon la revendication 35 caractérisé en ce que le catalyseur de revêtement des particules est du Cr203 dans une proportion de 35 % du poids des particules. 480) Appareil selon la revendication 35, caractérisé en ce que la catalyseur est du th 2 correspondant à 35 % du poids des particules. 490) Appareil selon la revendication 35, caractérisé en ce qu'il est placé en série avec un autre appareil identique. 500) Appareil suivant la revendication 35 caractérisé en ce qu'il est placé en série avec un appareil à lit "mou" selon la revendication 27. 510) Appareil suivant la revendication 50, caractérisé en ce que l'appareil à lit "dur" de la revendication 26 est conforme à la revendication 33 et l'appareil à lit "mou" est conforme à la revendication 30.