La présente invention concerne généralement et a essentiellement pour objet, à titre de produit industriel nouveau, un élément formant dent de ros ou de peigne de tissage pour métiers à tisser à tuyères, buses ou ajutages de prcfeLn de jetcde Luideouanalogue, avec un évidement semiouvert formant creux, encoche ou analogue,aménagé sur le bord de la dent de ros ou de peigne et destiné au guidage et au serrage ou battage du fil de trame formant duite, ainsi qu'un dispositif formant ros ou peigne de tissage muni de telles dents de ros. L'invention se rapporte également aux diverses applications et utilisations résul- tant de la mise en oeuvre de la dent de ros et/ou du ros ou peigne précités ainsi qu'aux systèmes, ensembles, machines, équipements et installations et notamment métiers à tisser à jetcbftuidecu sans navette pourvus de tels ros ou peignes. Une dent de ros de ce type,connue par exemple par exemple par le brevet américain No 3 818 952, présente une forme plate et allongée et se compose d'une branche recti- ligne qui est pourvue, à son bord avant, de deux protubérances ou saillies en forme de bec ou de nez. Les flancs de ces protubérances ou saillies, orientés l'un vers l'autre ou mutuellement en regard, constituent les deux côtés ou bran- ches d'un évidement en forme de U pour le guidage et pour le serrage ou battage du fil de trame formant duite. Cette dent de ros s'est très bien comportée et est employée multiplement aujourd'hui. Des métiers à tisser à tuyères modernes sont des métiers à tisser caractérisés par de hautes performances ou un grand rendement, capacité, cadence ou débit de production que l'on fait fonctionner avec une grande vitesse de rotation donc avec un grand nombre d'insertions de fil de trame formant duite par minute. Très récemment, il s'est avéré de plus en plus que la vitesse de rotation était limitée entre autres, par la formation de la foule, du fait que les vitesses derotation des dispositifs de formation de foule nepouvaient plus suivre qu'à peine la vitesse de rotation de la machine. On a essayé jusqu'à présent de compenser ce défaut par des perfectionnementsou améliorations du côté des dispositifs de formation de foule, ce qui nécessi- te cependant des travaux étendus et coûteux de retouches ou de modifications de construction. Lâ' invention part de la notion reconnue que l'une des causes, de l'influence de la formation de foule limitant la vitesse de rotation ou réduisant la vitesse de rotation, réside dans ce que l'on appelle la course de relevage ou de levée des lames ou cadres à lisses, donc dans la distance ou l'espace que chaque lame ou cadre a lisses doit parcourir entre les positions de foule respec- tivement supérieure et inférieure. Ou bien en d'autres mots, si l'on réussissait à réduire la course de relevage ou de levée des. lames ou cadres à lisses, on pourrait alors accro tre la vitesse de rotation du dispositif de formation de foule concerné. Ceci peut être obtenu par la réduction de l'angle de la foule ou de la course du battant. Ces deux paramètres sont toutefois, en règle générale, rendus opti- maux de telle façon qu'ils ne peuvent pas être réduits sans plus. En outre,une telle réduction serait très onéreuse. Par l'invention doit être indiqué un moyen par l'application duquel la course derelevage des lames peut être réduite d'une manière simple et bon marché. Ce problème est résolu conformément à l'invention par le fait que la dent de ros se compose de deux branches coudées l'une par rapport à l'autre qui forment un angle plus petit que 1800 au bord de dent de ros contenant l'évi- dement. Grâce à la conformation coudée des dents de ros, la partie supérieure de ros est, dans le ros fini de fabrication, inclinée vers l'avant en direction du bord de serrage de duite du tissu déjà tissé. Le liteau formant traverse, coronelle ou jumelle supérieure du ros de tissage, qui, lors du mouvement du battant, se déplace par oscillation le plus loin vers l'arrière et dontla position la plus en arrière détermine la plus petite distance d'écartement ou intervalle d'espacement entre la première lame et le bord de serrage de duite du tissu déjà tissé, est ainsi, par rapport au ros de tissage ayant les dents de ros connues, également incliné vers l'avant et se trouve, dans sa posi- tion la plus en arrière, plus près du bord de serrage de duite du tissu déjà tissé. De ce fait, la première lame et, avec celle-ci, toutes les autres lames peuvent être disposées plus près du bord de serrage de duite du tissu déjà tissé, de sorte que la course de relevage des lames est ainsi diminuée pour un angle de foule donné. L'invention concerne par ailleurs un ros ou peigne de tissage pour des métiers à tisser à tuyères ou analogues, lequel est fabriqué en utilisant des dents de ros du type précité et comporte,sur son côté ou sa face avant tourné, en cours de fonctionnement, vers le bord de serrage de duite du tissu déjà tissé, un canal de guidage pour le fil de trame, formé par les évidements des dents de ros et s'éten- dant sur tout 1'empeignage formant largeur de tissage ou laize. Le ros de tissage conforme à l'invention est caractérisé en ce qu'il se compose d'une partie inférieure adjacente ou se raccordant au battant et d'une partie supérieure coudée relativenmnt à la partie inférieure et inclinée vers le bord de serrage de duite du tissu déjà tissé. L'invention sera mieux comprise et d'autres buts, caractéristiques, détails et avantages de celle-ci appara tront plus clairement à la lecture de la description explicative qui va suivre en se reportant aux dessins schéma- tiques annexés donnés uniquement à titre d'exemple non limi- tatif illustrant un mode de réalisation spécifique actuel- lement préféré de l'invention et dans lequel la figure uni- que représente une vue schématique en coupe transversale à travers la foule de tissage d'un métier à tisser pneuma- tique avec les positions respectivement la plus en avant et la plus en arrière du ros de tissage. Ce ros se compose de dents de ros 1 dont les extrémités sont respectivement maintenus ou fixée dans un li- teau de monture formant coronelle ou n jumelle inférieure 2 et dans un liteau de monture formant coronelle ou jumelle supérieure 3. Le liteau de monture formant coronelle infé- rieure 2 est fixé d'une manière connue sur le battant 4 qui est monté tournant dans le bâti ou châssis de machine par l'intermédiaire d'un arbre creux et est accouplé à un méca- nisme de commande motrice ou d'entraînement (non représenté). Par ce dernier, le ros de tissage est, en couris de fonction- nement du métier à tisser, périodiquement déplacé alternati- vement entre les deux positions indiquées dans le dessin. Entre les dents de ros 1 sont rentrés, de manière usuelle, des fils de chatne 5 qui sont soumis, par des lisses,à une formation de foule. Les lisses sont tendues dans un cadre à lisses et constituent, ensemble avec celui-ci, les lames dont la première lame ou la lame la plus en avant 6 est représentée dans le dessin. Le fil de trame, chaque fois inséré, est serré par les dents de ros 1 contre le bord 7 de serrage de duite du tissu 8 déjà tissé. Les dents de ros 1 sont pourvues, à leur bord avant tourné vers le bord 7 de serrage de duite du tissu déjà tissé, de deux protubérances ou saillies 9 et 10 en forme de bec dont les flancs, orientés l'un vers l'autre ou mutuellement en regard, constituent les deux flancs d'un évidement 11 en forme de U. Les évidements l1 des dents de ros 1 forment un canal de guidage s'étendant sur l'empeignage formant largeur de tissage ou laize, dans lequel le fil de trame, entrainé par un fluide en écoulement, par exemple par de l'air,est guidé pendant son insertion dans la foule de tissage. Le fil de trame, situé dans le canal de guidage, est amené par le ros de tissage contre le bord 7 de serrage de duite du tissu déjà tissé et est enfin serré par la partie defcdrÈIia les deux flancs, de l'évidement 11 en forme de U des dents de ros 1. Les dents de ros 1 présentent, conformément à la représentation, dans leur direction longitudinale, une con- figuration ou allure coudée dirigée vers le bord 7 de serrage de duite du tissu déjà tissé. Elles se composent de deux branches 12 et 13 coudées l'une vers l'autre; le sommet est situé au voisinage de l'évidement 11 et, selon la représenta- tion, sensiblement au niveau du bord supérieur de celui-ci. La saillie en forme de bec 9 est disposée sur la branche 12 et la saillie en forme de bec 10 est disposée sur la branche 13. Dans le dessin est tracée, en lignes discontinues en traits interrompus, une dent de ros de type connu qui ne comporte aucun coude mais s'étend de façon rectiligne. On voit que la branche inférieure 12 de dent coïncide avec la dent de ros connue et se trouve donc en direction de la ligne droite de liaison entre le centre du battant et le centre d'oscillation, et que la branche supérieure 13 de dent est coudée vers l'avant en direction du bord 7 de serrage de duite du tissu déjà tissé. De ce fait, le liteau de monture formant coronelle supérieure 3 du ros se trouve,dans la position arrière d'oscillation du battant tracée àdroite dans le dessin plus près du bord 7 de serrage de duite du tissu déjà tissé et la première lame 6 (et, avec celle-ci, évidemment toutes les autres lames) peut,par rapport à sa position tracée en lignes discontinues en traits interrompus qu'elle occupe lors de l'utilisation de la dent de ros connue, être dispo- sée plus près du bord 7 de serrage du tissu déjà tissé. Ceci conduit à une réduction de la course de relevage de lame, qui est de plus de 10% dans le cas de la géométrie de foule et de ros représentée. L'angle de coudage, entre les deux branches 12 et 13 de la dent de ros 1, est d'environ 150 et peut varier en fonction de la géométrie de la foule et de la course du battant. Les deux saillies en forme de bec 9 et 10, sur le bord avant de la dent de ros 1, n'ont évidemment pas besoin de présenter les forme et dimensions représentées. Il serait ainsi par exemple possible de dimensionner les saillies 9 et -6 de manière qu'elles soient moins hautes, c'est-à-dire qu'elles dépassent moins loin en saillie des branches de dent 12 et 13, et, pour cela, de renfonicer l'évidement 11 de façon correspondante dans la dent de ros 1 et de munir la dent de ros 1, sur son bord arrière, d'une protubérance en f'orme de bossage, dans la région de l'évidement 11. Il est à noter que le point de coudage et, par suite, le point de sommet, entre les deux branches 12,15 de la dent de ros 1, est situé au niveau de l'évidement 11. En outre, les deux flancs ou bords latéraux de l'évidement 11 sont de préférence parallèles entre eux et orientés perpendiculairement à la direction longitudinale d'une branche 12 de la dent de ros 1. Enfin, les deux saillies en forme de bec 9, 10, qui sont mutuellement espacées l'une de l'autre dans la direction de la hauteur de la dent de ros, sont respectivement disposées sur les deux branches 12 et 13 de la dent de ros 1. R E V E N D I C A T I 0 N S 1. Dent de ros pour métiers à tisser à tuyères, avec un évidement semiouvert pour le guidage et le serrage du fil de trame, aménagé sur un bord de la dent de ros, caractérisée en ce que la dent de ros (1) se compose de deux branches (12,13) coudées l'une vers l'autre, qui forment un angle inférieur à 1800 sur le bord de dent de ros conte- nant l'évidement (11). 2. Dent de ros selon la revendication 1, caracté- risée en ce que le point de coudage et, par suite,le point de sommet, entre les deux branches (12,13) de la dent de ros (1), est situé au niveau de l'évidement(11). 3. Dent de ros selon la revendication 2, dont l'évidement est réalisé en forme de U et comporte deux flancs latéraux parallèles et un flanc de fond reliant ceux-ci, le flanc de fond étant prévu pour le serrage du fil de trame, caractérisée en ce que les deux flancs latéraux de l'évidement (11) sont orientés perpendiculairement à la direction longitudinale d'une branche (12). 4. Dent de ros selon la revendication 3, dont l'évidement est réalisé entre deux saillies en forme de bec mutuellement écartées l'unede l'autre suivant la hauteur de la dent de ros, caractérisée en ce que chaque saillie (9,10) est respectivement disposée sur l'une des deux branches (12) ou (13). 5. Ros de tissage pour métiers à tisser à tuyères, qui est fabriqué en utilisant des dents de ros selon au moins l'une des revendications précédentes et comporte, sur son côté ou sa face avant tourné, en cours de fonctionnement, vers le bord de serrage de duite du tissu déjà tissé, un canal de guidage pour le fil de trame, constitué par les évidements des dents de ros et s'étendant sur l'empeignage formant largeur de tissage, caractérisé en ce que le ros se compose d'une partie inférieure raccordée au battant y) et d'une partie supérieure coudée relativement à la partie inférieure et inclinée vers le bord (7) de serrage de duite du tissu