L'invention porte sur une réalisation toute nouvelle qui a éte conçue en vue de fabriquer une chaîne antidérapante destinée a des véhicules qui sont montés sur roues. On a coutume de faire usage de chaines de ce genre pour rouler sur toute espèce de terrains qui sont rendus glissants, en raison soit de la neige, soit de la glace, soit de la boue, soit de la gelée blanche, etc., qui les recouvre. Si l'on veut éviter le dérapage des roues du véhicule sur une telle chaussée, il s'avère dès lors indispensable de recourir à l'utilisation d'éléments de cette nature. L'invention porte sur une réalisation toute nouvelle de la chaîne antiderapante. Celle-ci se compose de chaînons robustes, dont le tracé rappelle un peu celui d'un fauteuil a bascule et qui sont constitués par des anneaux ayant la forme d'un "U". La formule de chaîne antidérapante qui se rapproche le plus de la conception de la présente invention est celle qui avait été proposée auparavant par le demandeur. Elle était constituée par quatre chaînons qui se combinaient dans le sens de la longueur et qui se plaçaient en quatre points équidistants (orthogonaux) d'une circonférence ou roue. Ces chaînons étaient reliés entre eux par des tirants et l'un d'eux était remplacé par une chaîne, qui permettait l'accrochage et la fermeture de la chaîne antidérapante. Mais, pratiquement, il se faisait que la distance géométrique qui séparait les chaînons de la chaîne en question et qui correspondait à un angle de 90 degrés, n' empêchait pas ces chaînons de se déplacer par suite de l'oscillation normale de la roue dans le sens transversal, si bien qu'ils se déplaçaient par rapport à leur point d'application origine et qu'en définitive l'action antidérapante escomptée devenait totalement inefficace. Un des points qui caractérise l'invention est qu'on met en place six chaînons, dont le tracé rappelle quelque peu celui d'un fauteuil à bascule, de manière qu'ils se trouvent tous à égales distances l'un de l'autre. Ils se répartissent ainsi de façon symétrique sur tout le pourtour de la circonférence de la roue, de sorte que la distance qui les sépare les uns des autres équivaut pratiquement à l'ouverture de l'anneau ou chaînon. De cette manière, la circonférence se trouve virtuellement divisée en douze parties égales, correspondant chacune à un angle de 30 degrés. Un autre point qui caractérise l'invention est que les éléments qui déterminent ces distances ou, pour mieux dire, ces équidistances, sont constitués par des biellettes rigides. Cellesci peuvent, par exemple, être constituées, de préférence, par un fer plat dont les bouts sont émoussés et comportent chacun un trou qui vient se placer au-dessus d'un des points de fixation que les chaînons présentent à lXexterieur et sur le côté. Un autre détail caractéristique de l'invention est que les éléments de fixation des biellettes sur les chaînons sont composés de tétons ou mamelons qui sont solidaires de ces derniers et dont la section est légèrement plus petite que le trou qui est prévu dans la biellette. Une fois qu'ils sont mis en place, ces tétons sont rivés afin d'éviter qu'ils se détachent, mais de manière qu'il subsiste un peu de jeu entre le trou et le téton. Un autre des détails caractéristiques de l'invention est qu'au moins les deux chalnons qui forment les bouts de la chaîne restent libres et sont munis d'un dispositif d'agrafage permettant de les réunir. Ce peut être, par exemple, une courroie dotée d'une boucle qui, de préférence, comporte un élément de sureté adjoint à la fermeture, tout comme les ceintures de sûreté, et qui soit facile à accrocher. Un autre des avantages que présente l'invention est que la chaîne déployée, telle qu'elle doit être montée sur la roue, se maintient parfaitement rectiligne, grâce à la rigidité des biellettes qui ne présentent qu'une articulation à très faible débattement dans le sens transversal. Un autre avantage qu'offre la position rectiligne de la chaîne antidérapante est qu'elle permet l'orientation ou l'alignement automatique de la chaîne suivant l'angle de braquage de la roue, si, pour une raison ou l'autre, lors de son adaptation sur le véhicule, elle se voyait déviée légèrement ou même de façon plus sensible. Le jeu qui est laissé aux biellettes aux enftroits ou elles sont fixées, permet non seulement d'adapter la chaîne à la roue avec la plus grande facilité, mais il permet encore de la rendre beaucoup moins encombrante en la pliant et en la brisant en forme de zigzag. L'invention sera décrite plus en détail ci-après avec référence aux dessins ci-annexés dans lesquels Fig. 1 est une vue en perspective de quelques chaînons et de quelques bielléttes, conformes à l'invention; Fig. 2 est une vue en perspective du détail du montage du bout d'une biellette; Fig. 3 est une vue en plan de la chaîne déployée; Fig. 4 est une vue en élévation latérale de la même chaîne déployée; Fig. 5 est une vue en élévation latérale de la chaîne adaptée sur une roue; Fig. 6 est une vue de la chaine repliée, et, Fig. 7 est un schéma détaillé qui montre l'adaptation de la chaîne lors de son montage sur la roue. Avec référence aux dessins, on peut voir sur la figure nique les chaînons ou anneaux 1 et 1' ont leurs branches latérales 3 reliées de chaque côté au moyen de biellettes rigides 2 et 2'. Chacune de celles-ci est formée d'un fer plat, oblong de préférence qui, à chaque bout, présente un trou 3 dans lequel sont engagés, en leur laissant un petit peu de jeu, les tétons, pointes ou mamelons 4 qui sont solidaires des branches latérales 3 et sont situéssur leur partie extérieure. Ces tétons sont rivés en 6, afin d'éviter que les biellettes en question se détachent mais de telle manière qu'il y ait du jeu entre le téton 4 et le trou 5 de la biellette. Comme représenté aux figures 3 et 4, l'ensemble de la chaîne se compose de six chaînons la, lb, lc, Id, le et 1f qui sont reliés deux à deux sur le côté par des jeux de biellettes 2a, 2b, 2c, 2d et 2e, de telle sorte que celles-ci ont leurs points de liaison et d'articulation avec les branches correspondantes des chaînons sur lesquels elles se trouvent montées. Le chaînon de tête la et le chaînon de queue 1f sont dotés, au moins d'un côté, d'un élément d'accrochage, qui est formé, par exemple, d'une courroie 7 munie d'une boucle semelle et d'une extrémité 8 munie d'une boucle malte, afin que l'agrafage se fasse au moyen d'un système quelconque qui soit simple et sûr. La figure 5 représente un exemple de la chaîne montée sur roue, de manière que les modules correspondent à des angles de 30 degrés et que les biellettes soient séparées les unes des autres par des espaces identiques. C'est ainsi que la circonférence se trouve partagée en douze longueurs égales, correspondant à un angle de 30 degrés : 9a, 9b, 9c, 9d, 9e, 9f, 9g, 9h, 9i, 9j, 9k et 91. De cette maniere, les points antidérapants se trouvent à égale distance les uns des autres et cette distance partout la même est assurée par les biellettes. La figure 6 donne une certaine idée de la façon dont la chaîne peut être repliée, grâce à l'articulation de tous ses points de solidarisation entre les biellettes et les chaînons. La figure 7 illustre un exemple de réalisation de l'alignement automatique et du montage de la chaîne sur la roue d'un véhicule. Les roues de celui-ci sont désignées par les références 9 et 9', l'axe horizontal des roues par x et les axes verticaux de chaque roue par o. Les deux roues sont prêtes à recevoir les chaînes A et B. Si le volant est tourné d'un angle a et que les roues se mettent en position 9a et 9'a, les chaînes s'orientent en même temps pour prendre les positions A' et B', sans qu il soit nécessaire de les remettre à la bonne place. En outre, une mauvaise position des chaînes se verrait automatiquement corrigée par la position des roues qui, au moment même de les recevoir, assureraient la correction voulue. Tout ceci amène à conclure que tout type de chaîne a besoin d'un emplacement adéquat et d'une manoeuvre correcte afin que les roues se trouvent placées au point qui convient pour leur enveloppement. Conformément à la présente invention, toute erreur de mise en place des roues, aussi bien que des chaînes, se trouve corrigée, pourvu que ces dernières se trouvent orientées au début de manière à s'aligner. R E V E N D I C A T I O M S 1.- Une chaîne antidérapante destinée aux véhicules formée par une série de chaînons qui se suivent, dont le tracé rappelle un peu celui d'un fauteuil à bascule et qui sont constitués par des anneaux ayant la forme d'un "U" caractérisée en ce qu'elle se compose de six chaînons tels que ci-dessus qui sont reliés sur le côté par des biellettes rigides dont la longueur est équivalente ou égale à l'ouverture de ces chaînons ou à l'espace qui sépare leurs branches dans le sens transversal, ces biellettes étant articulées en chacun des points où elles se rattachent sur le côté à ces chaînons, le chaînon de tête et le chaînon de queue de cette chaîne comportant tout au moins à l'extérieur de chacun d'eux suivant son montage, des moyens d'accrochage dont la longueur à l'état accroché est équivalente à celle de l'une des biellettes citées plus haut. 2.- Une chaîne antidérapante destinée aux véhicules selon la revendication 1 caractérisée en ce que chaque module ou chaînon de cette chaîne demeure placé à la même distance de chacun de ses voisins, qui équivaut à un angle de 60 degrés, de manière que la circonférence soit divisée en douze parties égales correspondant chacune à un angle de 30 degrés, les chaînons étant maintenus en place sans bouger grce à la rigidité des biellettes qui assurent le maintien de la distance entre chaînons successifs. 3.- Une chaîne antidérapante destinée aux véhicules selon l'une quelconque des revendications 1 et 2 caractérisée en ce que les biellettes sont constituées par des fers plats, rigides et oblongs, les bouts de ceux-ci étant arrondis, émoussés ou en forme de demi-cercles et chacun de ces bouts comportant un trou destiné à être engagé sur un téton ou une pointe cylindrique solidaire de chacune des branches du chaînon, sur la partie extérieure de celleci. 4.- Une chaîne antidérapante destinée aux véhicules selon la revendication 3 caractérisée en ce qu'un certain jeu est ménagé entre le téton et le trou de la biellette pour permettre l'articulation voulue, le téton étant rivé pour empêcher que la biellette se détache. 5.- Une chaîne antidérapante destinée aux véhicules selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisée en ce que les biellettes permettent son articulation en chacun de ses points, l'ensemble pouvant des lors être replié et brisé en forme de zigzag. 6.- Une chaîne antidérapante destinée aux véhicules selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisée en ce que les biellettes assurent le maintien rectiligne de la chaîne, en vue de son alignement automatique sur les roues auxquelles elle est adaptée et en vue de la correction automatique de la position de son montage lorsque les roues en question se déplacent.