On sait que les meules de fromage et notamment de gruyère doivent etre nettoyées après affinage de manière que leur croate présente un aspect clair exempt de toute tache. Ce travail est à l'heure actuelle effectué manuellement au moyen d'une ponceuse comportant une meule du genre boisseau. On comprend aisément qu'une telle opération n'est pas économique du fait qu'elle est longue par suite notamment qu'il est necessaire de retourner la meule dont le poids est important. Cette opération de nettoyage augmente donc de manière sensible le prix de revient de l'affinage. Les perfectionnements qui font l'objet de la présente invention visent à permettre la réalisation d'une machine effectuant automatiquement le travail préalablement exécuté de maniere manuelle. La machine suivant l'invention comprend tout d'abord un tapis roulant d'amenée de ltobjet, puis des moyens de centrage de celui-ci par rapport à la machine, d'autres moyens permettant de déposer cet objet sur des rouleaux assurant sa rotation libre, un premier ensemble de deux dispositifs de brosse destiné à nettoyer le dessous de la meule et la liaison de ce dernier avec la périphérie de la meule, un second ensemble de deux dispositifs de brosse propre à nettoyer le dessus bombé de la meule ainsi que son raccordement avec la périphérie de celle-ci, et un troisième dispositif de brosse prévu oscillant afin d'assurer le nettoyage de ladite périphérie. Les différentes commandes de la machine sont synchronisées au moyen de programmateurs et de contacts assurant un fonctionnement adéquat. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 est une coupe longitudinale d'une machine de brossage réalisée conformément à l'invention. Fig. 2 en est une coupe transversale suivant II-II (fig. 1). On y a représenté en I-I le plan de coupe de fig. 1. Fig. 3 est une vue en plan suivant III-III (fig. 1) illustrant plus particulièrement les moyens de centrage de l'objet par rapport à la machine. Fig. 4 est une vue par dessus de la machine correspondant à celle de fig. 3, mais sur laquelle on n'a illustré que les dispositifs de brossage du dessous et de la périphérie de la meule, le transporteur n'étant non plus pas représenté. On a représente en fig. 1 une machine suivant l'invention qui comporte un chassies 1 destiné à supporter ses différents organes. Le châssis comporte tout d'abord-un transporteur longitudinal 2 réalisé au moyen d'une chaîne à palettes 2a tournant autour de deux tambours extrêmes référencés 3 et 4 et oui sont supportés par un bâti 5. Pour des raisons qu on expliquera mieux plus loin le bâtS 5 est articulé autour d'un axe situé au niveau du tambour 3 tandis que dans la région du tambour 4 il est associé à un vérin 6 propre à le faire osciller dans le plan vertical. La base du châssis 1 est pourvue de rails 7 sur lesquels se déplacent deux chariots 8, 9 portant chacun un touret 10, 11 destiné respectivement à la rotation dtune brosse lova, lla. Le touret 10 est monté dans un berceau 12 pouvant osciller autour d'une de ses extrémités 12a grâce à la présence d'un vérin 13. Le berceau 12 comporte une chape 12b par rapport à laquelle le touret 10 est articulé. le chariot 9 comporte aussi un berceau 14 oscillant autour de son extrémité 14a du fait de la présence d'un vérin 15. De manière symétrique au berceau 12 celui 14 est également pourvu d'une chape 14b par rapport à laquelle oscille le touret 11 par l'intermédiaire d'un étrier 16 dont l'une des extrémités est fixée audit touret, tandis que son extrémité opposée est associée à un contrepoids 17 disposé en avant de la brosse lIa. La partie supérieure du châssis 1 est pourvue de deux longerons 18 par rapport auxquels se déplace longitudinalement une chaise 19 par l'intermédiaire d'un vérin 20. La chaise 19 est pourvue d'une platine 19a- par rapport à laquelle est monté oscillant un bras 21 relié à un vérin 22. L'extrémité libre du bras 21 porte une brosse 23 entraînée en rotation par un moteur électrique 24 supporté par la platine l9a. De manière identique une autre platine 19b permet l'articulation d'un second bras 25 monté oscillant par rapport à ladite platine par l'intermédiaire d'un vérin 26, un moteur électrique 27 fixé sur la platine 19b assurant la rotation d'une brosse 28 montée à rotation par rapport à l'extrémité libre du bras 25. On observe que les bras 21 et 25 sont décalés de manière que les brosses dont -les axes de rotation sont horizontaux se trouvent en tandem. En fig. 2 on n'a pas représenté le dispositif de brosse 21, 23 pour ne pas surcharger le dessin, mais on y distingue très nettement le bras 25, la brosse 28 et lue moteur 27 d'entraînement de celle-ci, ainsi que le vérin 26 assurant le basculement du bras précité. On observe que les longerons 18 sont réalisés au moyen de profilés tubulaires carrés placés sur angle- pour faciliter le guidage des roulettes 19c de la chaise 19 et pour éviter la présence d'une surface horizontale qui retient la pous sière. Le châssis 1 est encore pourvu d'une glissière 29 placée transversalement au centre de la machine et sur laquelle se déplace un chariot 30 par l'intermédiaire d'un vérin 31. Le chariot comporte une potence verticale 30a à l'extrémité supérieure de laquelle oscille un cadre 32 portant un touret 33 pourvu d'une brosse 34. Le cadre 32 peut osciller autour de l'extrémité supérieure de la potence 30a grâce à la présence d'un vérin 35. Pour ne pas surcharger le dessin on n'a pas représenté non plus sur la figure considérée le touret 11 illustré en fig. 1. On remarque que les rails sont avantageusement des profilés tubulaires carrés placés sur angle afin de retenir le moins possible les particules brossées. On observe que le bas du châssis comprend un bac longitudinal 36 le long de la base duquel se déplace un racleur à palettes 37 destiné à amener les particules soulevées par les brosses et qui retombent par gravité, à l'une des extrémités du bac 36 à partir de laquelle elles sont évacuées de toute manière appropriée par l'intermédiaire d'une canalisation 38. On a illustré en fig. 3 le dispositif de centrage de l'objet plat que l'on désire nettoyer et qui se présente dans le cas considéré sous la forme d'une meule de gruyère 39. Celle-ci est conduite à l'intérieur du châssis 1 par le transporteur longitudinal 2 constitué par deux chaînes à palettes 2a placées côte à c8te. On observe en fig. 1, 2 et 3 la présence au centre du châssis 1 de rouleaux 40 à axe horizontal radial par rapport au centre précité et sur lesquels la meule 39 repose lorsque le transporteur 2 a été abaissé par rétraction du vérin 6. En fig. 1 on a illustré en traits discontinus la position horizontale qu'il occupe lorsque la meule est déplacée par lui. En vue de centrer cette dernière par rapport aux rouleaux 40 on utilise un dispositif décrit ci-après en référence à la fig. 3. Ce dispositif comprend tout d'abord deux galets 41, deux diabolos 42 ainsi qu'un troisième diabolo référencé 421. Les deux galets 41 et les deux diabolos 42 disposés transversalement en face des premiers, sont articulés au moyen d'un système de biellettes propres à les faire pivoter chacun à partir d'une position initiale écartée représentée en traits discontinus et référencée 41' et 42' tandis que le troisième diabolo 421 est indépendant des deux autres. On observe que l'ensemble de biellettes référencé 43 et qu'on ne décrira pas de manière précise car cela ne présente pas un intérêt particulier est commandé par-un unique vérin 44. Le pivotement des galets 41 et deux diabolos 42 correspondants s'effectue autour d'axes fixes référencés 45 à 48 et solidaires de montants correspondants du châssis 1. Le troisième diabolo 421 est monté à l'extrémité d'un bras oscillant actionné par un vérin 49 comme on l'expliquera mieux plus loin. On note que les galets 41 sont montés fous par rapport à leurs axes de rotation tandis que les trois diabolos sont entraînés par des moteurs électriques indépendants référencés 50 à 52. On a enfin montré plus en détails en fig. 4 les deux tourets 10 et 11 destinés au nettoyage de la face inférieure de la meule 39 et le touret 33 propre à nettoyer la périphérie de cette dernière. On observe que le chariot 8 du touret 10 est attelé à un vérin 53 tandis que le chariot 9 du touret Il est relie à un vérin 54. Ces deux vérins permettent le déplacement longitudinal des deux chariots de manière que les brosses 10a et lîa des tourets qu'ils portent aient une course suffisante pour que toute la surface inférieure de la meule soit brossée. La course du vérin 53 est plus importante que celle du vérin 54. Le fonctionnement découle des explications qui précèdent. Le transporteur 2 étant en position haute illustrée en traits discontinus en fig. 1, il permet à une meule 39 de se déplacer vers l'intérieùr du châssis 1 dans le sens indiqué par la flèche F en fig. 3. Par des moyens appropriés de détection ce transporteur est stoppé au moment où la meule considérée arrive approximativement au milieu de ce châssis. Le vérin 6 est alors contracté de façon que le transporteur 2 s'abaisse et que la meule vienne reposer-sur les rouleaux 40. Puis le vérin 44 est alimenté de manière que les galets 41 et les diabolos 42 qui leur font face se déplacent en direction du cantre. Comme les diabolos sont entraînés en rotation par leurs moteurs respectifs la meule 39 se met à tourner et se centre par rapport aux quatre éléments considérés.Le troisième diabolo 421 est alors déplacé aussi à partir de sa position initiale 421' par alimentation du vérin 49. I1 vient prendre appui contre la périphérie de la meule 39 et l'applique contre les deux autres diabolos 42 si bien qu'alors les galets 41 ne sont pratiquement plus en contact avec cette meule. Le moteur 52 d'entraînement du diabolo 421 est évidemment alimenté en temps utile. La meule 39 tournant sur elle-même on met en route la rotation des cinq brosses destinées à son nettoyage. Bien que les mouvements soient synchronisés ils seront décrits les uns après les autres de manière à simplifier la description. Du fait de l'articulation du touret 10 autour de la chape 12b et de l'équilibrage grossier des masses, la partie moteur du touret constituant contrepoids applique la brosse 10a sous la meule 39 en fonction de la course du vérin 13. Plus celle-ci est importante plus la brosse 10a appuie contre la face inférieure de la meule 39. A titre d'exemple non limitatif la course du vérin 53 assurant le déplacement longitudinal de la brosse lOn est de l'ordre- de 350 mm. La brosse lla du touret 11 est actionnée de la même manière que celle 10a du touret 10 à part que la course du chariot 9 qui le porte permet à la brosse considérée d'effectuer un travail semblable à celle IOn mais sur une zone plus restreinte de la surface inférieure de la meule 39. Du fait de l'équilibrage du touret 11, lorsque le chariot se déplace de manière que la brosse lla se trouve partiellement à l'extérieur de la meule 39 ce touret bascule de telle sorte que ladite brosse vient nettoyer la zone qui relie le dessous de la meule à sa périphérie. Les brosses 23 et 28 qui sont orientées perpendiculairement à celles 10a, lla se déplacent parallèlement l'une à l'autre lorsque la chaise 19 est déplacée longitudinalement sur les longerons 18 par le vérin 20. On observe que la brosse 28 peut dépasser légèrement le pourtour de la meule 39 de sorte qu'alors elle nettoie alors la jonction entre le dessus bombé de cette meule et sa périphérie. Enfin pour le brossagede cette périphérie appelée talon dans la technique, on dispose de la brosse 34 qui, sous l'influence du vérin 35, oscille de manière à pouvoir coopérer avec ladite périphérie prévue généralement arrondie de la meule. Le chariot 30 est poussé de manière constante vers le centre de la machine par l'action du vérin 31 de telle sorte que la brosse 34 appuie continuellement contre la périphérie considérée. I1 existe des temporisateurs réglables qui permettent le retour à la position initiale des galets 41 et des deux diabolos 42 correspondants ainsi que le recul du diabolo 421 et le retour en position initiale de toutes les brosses lorsque le temps de nettoyage est considéré comme écoulé. Le vérin 6 est à nouveau alimenté de manière que le transporteur 2 soulève la meule au-dessus des rouleaux 40 puis ce transporteur est mis en route pour l'évacuation de la meule nettoyée et l'introduction de la meule qui doit être brossée. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qul précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. En particulier le système prévu pour le déplacement en arc de cercle du touret 33 pourrait être different de celui illustré et décrit. REVENDICATIONS 1. Machine pour le brossage d'un objet circulaire substantiellement plat, caractérisée en ce qu'elle comprend en combinaison - un transporteur longitudinal (2) d'amenée de l'objet (39) - des moyens de centrage et d'entraînement (41, 42, 421) de l'objet (39) par rapport à la machine - des moyens (6) de déposer l'objet sur des moyens (40) assurant sa rotation libre - deux dispositifs de brosses (10, 11) destinés à nettoyer le dessous de l'objet (39) et la liaison de sa périphérie avec ledit dessous - deux dispositifs de brosse (23, 28) propres à nettoyer le dessus de l'objet (39) et le raccordement de sa périphérie avec ledit dessus - un dispositif de brosse (34) prévu oscillant afin d'assurer le nettoyage de la périphérie de l'objet (39) - et un système de récupération (37) et d'évacuation (38) des particules formées par le brossage. 2. Machine suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend un transporteur (2) de l'objet (39) et qui est déplaçable verticalement de maniere à déposer celui-ci sur des rouleaux radiaux (40) sur lesquels ledit objet (39) peut tourner librement. 3. Machine suivant la revendication 2, caractérisée en ce que les moyens de centrage de l'objet (39) sont constitués par deux galets fous (41) et deux diabolos (42) motorisés qui sont reliés par un ensemble (43) de biellettes et de leviers commandé par un unique vérin (44) de manière que les galets et les diabolos puissent pivoter autour d'un axe fixe à partir d'une position écartée (41', 42') en direction du centre de la machine. 4. Machine suivant la revendication 3, caractérisée en ce qu'il est prévu un troisième diabolo moteur (421) semblable aux autres (42), mais -relié à un ensemble pivotant indépendant dont le vérin (49) permet l'approche dudit diabolo et son maintien contre les deux autres (42) pour ltentrainement en rotation de l'objet. 5. Machine suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que son châssis (1) comprend deux rails horizontaux (7) le long desquels se déplacent deux chariots (8, 9) portant chacun un berceau (12), (14) qui peut être élevé et abaissé de manière à faire entrer en contact une brosse (lOa, lita) entraînée en rotation par un touret (10, 11), avec le dessous de l'objet (39). 6. Machine suivant la revendication 5, caractérisee en ce que chacun des touret (10, 11) est respectivement articulé autour d'un axe horizontal par rapport à son berceau (12, 14r. 7. Machine suivant la revendication 6, caractérisée en ce que le touret (11) est équilibré par un contrepoids (17) suspendu au berceau (16) en avant de la brosse (pila) dudit touret qui peut être déplacée au-delà du pourtour de l'objet (39). 8. Machine suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le châssis (1) est pourvu à sa partie supérieure de longerons (18) le long desquels se déplace une chaise (19) portant deux bras articulés (21, 25) orientables au moyen de deux vérins (22, 26-) et à l'extrémité de chacun desquels est entraînée une brosse (23, 28) à axe horizontal dont l'une peut dépasser le pourtour de l'objet (39). 9. Machine suivant la revendication 8, caractérisée en ce qu'unie glissière transversale (29) est installée sur le châssis (1) pour soutenir un chariot (30) pouvant se déplacer le long de cette glissière et qui porte à pivotement autour d'un axe horizontal un cadre (32) sur lequel est fixé un touret (33) supportant une brosse (34) à axe vertical, ledit cadre oscillant sous l'effet d'un vérin (35). 10. Machine suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le bas du châssis (1) comporte un bac longitudinal (36) dans lequel se déplace axialement un racleur (37) propre à évacuer les particules brossées vers un collecteur d'évacuation (38).