L'invention concerne, d'une manière générale une embarcation plus particulièrement du type à propulsion vélique, t R que dériveur. Il est déjà connu de réaliser des embarcations telles que dériveur, comprenant deux grandes classes, à savoir les monocoques et les muIticoques. Jusqu'à ce jour, les formes de carène dans toutes leurs diversités présentent des formes architecturales communes, à savoir, de l'avant vers 1 'arrière, étrave coupe-vague qui se prolonge par un corps au ventre de coque, lequel se termine par un dernier couple perpendiculaire à l'axe de la coque dénommé tableau arrière. La forme générale d'une telle carène affecte l'allure d'un V évolutif plus ou moins arrondi. Les carènes de ce type ont donné d'excellentes qualités évolutives aux embarcations, mais présentent une instabilité ssee marquée qui rend leur utilisation délicate, voire dangereuse pour les néophytes. On a remarqué qu'avec de telles formes classiques de carènes, il se forme au niveau de l'étrave une lame dite lame d'étrave qui donne elle-m8me naissance à d'autres lames dont le nombre varie avee la vitesse et la longueur du bateau0 Cette lame d'étrave influe défavorablement sur les caractéristiques dynamiques du bateau0 Pour améliorer les qualités évolutives des coques classiques, on a étalement réalisé des embarcations multicoques dont chaque coque présente une très grande finesse comme dans le cas de l'embarcation dite catamaran, Dans ce type d'embarcations il se produit une double lame d'étrave dont les ailes intérieures se heurtent dans l'axe central du bateau et exercent, par suite, sur les côtés des traverses qui réunissent les coques, un freinage préjudiciable à l'avance de l'embarcation0 Dans les embarcations du type dériveur classique, la stabilité est tributaire en partie d'unebdérive logée dans un puits de dérive ; le plus souvent, le montage de la dérive dans le puits, compte tenu de sa position par rapport à la ligne de flottaison, constitue une source de voie d'eau pouvant nuire à la sécurité d'emploi de ces embarcations0 La présente invention a notamment pour but de remédier à ces inconvénients ; elle concerne a cet effet Zuie- em- barcation du type à propulsion vélique tiD que dériveur, embarca- tion caractérisée en ce que la forme de carène se compose d'avant en arrière, d'une étrave traditionnelle qui s'étend de l'extrémité avant de l'embarcation jusqu'au voisinage de l'emplanture du mât et se prolonge ensuite tout en restant monobloc sous forme d 'un caisson en U inversé pour définir une cavité en forme de tunnel qui s'étend au voisinage de l'emplanture du mât jusqu'à l'extrémité arrière de l'embarcation. Une embarcation suivant l'invention est représensé sur les dessins ci-joints dans lesquels - la figure l est une vue en perspective de trois quarts arrière montrant tous les éléments constitutifs de 1 t embarcation, - la figure 2 est une vue en perspective montrant en éclaté, les éléments constitutifs de l'embarcation - la figure 3 est une vue en perspective de dessus et de trois quarts avant de la coque de l'embarcation montrant la forme de carène, - la figure 4 est une vue en coupe transversale montrant le montage articulé de la dérive dans son puits, - la figure 4a est une vue schématique de dessus montrant une autre forme d'exécution de la dérive et de son puits, - les figures 5 à 9 sont des vues schématiques de la coupe transversale de l'embarcation montrant les caractéristiques de stabilité de l'embarcation. Suivant l'invention, ainsi qu'il est représenté aux figures 1 à 5, l'embarcation est désignée par la référence générale 1. Cette embarcation est du type à propulsion vélique du genre dériveur. la figure 1 fait apparaître la forme de carène caractéristique qui s'étend sous la coque de l'embarcation depuis le voisinage de l'emplanture du mât 2 jusqu'au tableau arrière 3. Ainsi qu'on peut le remarquer, dans la vue d'ensemble de la figure 1, la dérive 4 est en position verticale basse et son extrémité supérieure 41 dépasse du plan d'ouverture du puits ae dérive 5 qui est situé sensiblement au-dessus de la ligne de flottaisonS ainsi qutil apparaîtra à l'examen detaillé des figures 2 & 30 la forme particulière de la carène de l'embar- cation suivant l'invention apparais en détail dans les figures 2 & 3. Dans la figure 2, la carène est vue de l'in térieur, ce qui fait apparaître la ligne d'étrave 6 qui s'étend de l'extrémité avant 61 de l'embarcation jusqu'au voisinage 62 de 1 'emplanture du mât 2 > La ligne d'étrave se sépare au voisinage de la dite emplanture du mât pour former les lignes dearate 6 & 64 3 d'un canal vouté 7 qui s'étend sur la plus grande partie de la lon- gueur de la forme de carène0 La cavité en tunnel de la carène, résultant d'une section en U inversé, permet d'absorbeur en grande partie la perturbation créée par la lame d'étrave0 Cette forme particulière de carène améliore l'écoulement de l'eau sous le demi-tunnel, et les longerons latéraux de l'étrave divisée agissent comme une double quille , favorisant la tenue de cap du bateau tout en absorbant la lame d'étrave. Suivant un premier mode d'exécution de l'in- vention, la dérive 4 est montée pivotante dans le puits de dérive 5 par l'intermédiaire d'un axe 8 qui ne traverse pas le puits de dérive, mais qui trouve un appui sur les ailes des cornières 9 qui stappliquent le long des parois internes latérales du puits de dérive, Grâce à ce mode de construction, la dérive peut occuper notamment deux positions, l'une verticale, l'autre horizontale, Il est à noter que la forme voutée du dessus de la carène permet le logement d'une dérive partiqulièrement longue qui, dans la position horizontale occupée, par exemple, pour les allures portantes, améliore sensiblement la tenue de cap, alors que, dans les constructions anciennement connues, elle ne joue pratiquement aucun rôle dans cette position0 Suivant une autre mode d'exécution, ainsi queil est représenté figure 4a, la dérive est bi-oscillante, à cet effet elle trouve sa place dans un purts.qul affecte , en vue de dessus, la forme d'un x creux. Dans ce mode d'exécution, l'axe de pivotement de la dérive est remplacé par une bille 10, ce qui permet des réglages d-'inclin2ison dans au moins deux plans différents5 c'est- à dire de part et d'autre de l'axe transversal de l'embarcation et de part et d'autre de la verticale qui passe par le centre de la bil- le 10. En navigation à plat, la dérive étant en pO9;'.- tion basse, elle peut avoir une influence sur la direction du ba- teau ; elle permettra de lofer ou d'abattre sans avoir recours au gouvernail il En navigation inclinée, ou gîte, la dérive perla mettra de redresser ou de coucher davantage le bateau0 Suivant l'invention, ainsi qu'il apparat aux figures 5 à 9, on notera que l'embarcation présente un centre de gravité placé bas proportionnellement à un centre de carène placé haut, il en résulte une très grande stabilité et des facultés im- portantes d'anti-chavirage, ce qui permet d'initier des néophytes à la navigation à voile, avec un maximum de sécurité. Dans l'exemple de la figure 5, le bateau étant à plat sur l'eau , le centre de gravité se trouve en G et le centre de carène se divise en C1 et C2. Le poids P agit de haut en bas sur le triangle formé par CI-G-C2 et donne une résultante en direction de C. D'après le principe d2Archimède, la poussée de l'eau appliquée de bas er haut en C1 et C2 aura pour résultante une force en direction dc P. Nous disons que PGC = CGP. En figure 6, la forme est inclinée de 200 environ, L'action de la verticale de G dirigée vers le bas et celle de C1 vers le haut tendent à redresser le bateau. Si on prolonge la verticale, on obtient le point M qui est le métacentre du bateau. R est le point où l'horizontale de G coupe la verticale Cl-N. La longueur de ce trait schématise la valeur du couple de redressement il est ici très positif0 Par théorie, il est connu que pour qu'un bateau soit stable et ne chavire pas, il faut que le métacentre soit placé plus haut que le centre de gravité , sinon à sa hauteur. Cette condition est réalisée dans l'invention. figure 7 & 8, les gestes de l'embarcation sont de 45 & 600, on constate que le couple de redressement GR est toujours positif bien qu'ayant diminué de force, que M s'est rapproché de G, mais est toujours plus haut Il n'est pas tenu compte dans cette explication de la position; du barreur que l'on situe en B San8 risque d'erreur (figure 8). En figure 9, on a représenté le bateau en position extrême d'inclinaison, on constate que la verticale de C1 passe par G et X confondus. a poussée de liteau sur la partie immergée du bateau sera plus forte sur la partie large de l'aileron que sur la partie étroite, du fait des différences de volume, il sera très facile de redresser le bateau en agissant en S. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l1exemple de réalisation ci-dessus décrit et représenté, et à partir duquel on pourra prévoir d'autres formes et d'autres modes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1 / Embarcation du type à propulsion vélique telle que dériveur, embarcation caractérisée en ce que la forme de carène se composez d'avant en arrière, d'une étrave traditionnelle qui s'étend de l'extrémité avant de l'embarcation jusqu'au voisinage de l'emplanture du mat et se prolonge ensuite, tout en restant monbolco, sous forme d'un caisson en U inversé pour définir une cavité en forme de tunnel qui s'étend du voisinage de l'emplanture du mat jusqu'à l'extrémité de l'embarcation. 20/ Embarcation conforme à la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte un puits de dérive pour une dérive, situé à la naissance de la voûte de la carène déterminée par son profil en U inversé9 ce qui permet de placer le puits sensiblement au-dessus de la ligne de flottaison de l'embarcation et d'écarter ainsi les éventuelles voies d'eau dans l'embarcation. 30/ Embarcation conforme aux revendications l & 2 caractérisée en ce que la dérive pivote dans un plan longitudinal sur un axe transversal dans le puits de dérive, entre une position verticale et une position horizontale, la dite dérive étant pivotante dans le puits sur un axe non traversant. 40/ Embarcation conforme aux revendications 1 & 2, caractérisée en ce que la dérive peut osciller dans le puits de dérive suivant au moins deux directions, l'une, de part et d'autre de l'axe transversal du puits de dérive, l'autre, de part et d'autre de l'axe vertical du puits de dérive.