La présente invention concerne des applicateurs de colle theriofusible, c'est-à-dire des appareils qui 001- portent un conduit chauffé terrine à une extrémité par une buse par laquelle sert la colle fondue et å l'autre extrémité par une embouchure dans laquelle pénètre un batonnet de colle tandis qu'un mécanisme approprié pousse vers ce conduit. Au fur et à mesure que le batonnet avance, son extrémité qui pénètre dans 1 'embouchure fond et la colle liquéfiée se trouve sise sous pression. La pression assure le refoulement de la colle à travers le conduit et la sortie de cette colle par la buse de distribution, jais elle provoque également des fuites de colle vers l'arrière le long du batonnet, ce qui, au bout d'un certain temps, bloque les mécanismes et rend l'appareil inutili able. On a déca' proposé de placer i l'arrière du conduit de chauffe un manchon élastique en matière résistante & la chaleur et de conductibilité pratiquement nulle, dans lequel passe le batonnet, ce manchon étant agencé de façon a enserrer par sa partie arrière le batonnet en épousant les irrégularités de celui-ci, afin d'empêcher la colle de fuir vers l'arrière. De tels manchons présentent des inconvénients car, sous l'effet de la pression, la matière élastique qui les compose se dilate et la colle parvient encore ainsi à s'échapper vers l'arrière. La présente invention a pour objectif principal de remédier à cet inconvénient. Â cet effet, on adapte, & l'embouchure du conduit de chauffe., avec étanchéité, un manchon rigide en matière de conductibilité thermique sensiblement nulle et de faible pouvoir adhésif vis-à-vis de la colle, ce manchon ayant des dimensions internes transversales telles que le batonnet puisse y coulisser avec un faible jeu, par exemple un Jeu de l'ordre du millimètre au plus, au maximum de l'ordre de grandeur des tolérances de fabrication des batonnets de colle. Du fait de sa faible conductibilité thermique, le manchon empêche la chaleur de se transmettre vers 1' ar- rière du batonnet et il provoque la solidification de la colle fondue qui reflue vers l'arrière, ce qui colmate les fuites dans ce sens. Le faible coefficient de frottement du manchon fait que la gaine de colle solidifiée qui entoure ltextr6si- té avant du batonnet n'y adhère pas et se déplace vers l'avant avec ce dernier au fur et à mesure que celui-ci avance vers l'embouchure du conduit de chauffe, sans faire obstacle au fonctionnement de l'applicateur. Le manchon dont il vient d'8tre question est avan tageusement fabriqué en une résine synthétique qui présente les propriétés requises de conductibilité thermique et de pouvoir adhésif ou frottement, et résiste aux températures utilisées, par exemple des températures de 11 ordre de 130 à 250 C. Parmi les résines qui conviennent, on peut citer les polytétrafluoréthlènes et leurs dérivés. La description qui va suivre, au regard du dessin annexé donné â titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'intention peut titre réalisée, les particu laxités qui ressortent, tant du dessin que du texte faisant, bien entendu, partie de ladite invention. La figure 1 est une coupe longitudinale partielle d'un applicateur de colle agencé conformément à l'invention. La figure 2 est une coupe partielle selon II-II de la figure 1. La figure 3 est une vue en coupe longitudinale & plus grande échelle montrant l'embouchure du conduit de chauffe, le manchon isolant et l'extrémité avant du batonnet de colle. Dans l'exemple de réalisation représenté sur le dessin, l'applicateur de colle comporte un bottier I qui fait par exemple partie d'un appareil en forme de pistolet. Vers l'avant, ce bottier présente une ouverture 2 dans laquelle est monté, par l'intermédiaire d'une bague isolante 3, un conduit de chauffe 4 entouré, dans le boiter, d'une ou plusieurs résistances chauffantes 5. La ou lesdites résistances s'étendent entre la rondelle isolante 3 et un épaulement 6 prévu sur le conduit de chauffe. Elles sont commandées par un dispositif theriostatique 7, également le- gé dans le botier et placé sous la dépendance d'un interrupteur non representé. La partie médiane du conduit de chauff e présente une section droite cruciforme que l'on voit bien sur la fi- gure 2, ce qui assure une surface de chauffe importante. A l'avant, la portion cruciforme s'évase pour aboutir à un alésage taraudé 8 dans lequel est visée une buse de distribution 9 contenant, d'une lanière classique, une soupape de retenue constituée par une bille 10 qu'un ressort 11 repousse sur la sortie d'une fourrure interne 12. La celle fondue peut donc sortir par l'orifice 13 de la buse, lais elle ne peut pas refluer vers le conduit de chauffe. À l'arrière, la portion cruciforme s'évase également pour se raccorder avec une embouchure 14. Ladite embouchure se termine par un alésage cylindrique 15 dont le diamètre est un peu plus grand que celui du batonnet de colle 16, batonnet qu'un mécanisme non représenté repousse vers l'embouchure lorsqu'on utilise l'appareil. C-e batonnet a en général une longueur de l'ordre de 10 â 15 cm. Il pourrait toutefois être plus long et maie être pratiquement continu. L'essentiel est que ledit batonnet présente une portion relativement rigide et de section constante â son extrémité engagée dans l'embouchure du conduit de chauffe. À l'arrière de ladite embouchure, le conduit de chauffe présente un cambrage 17 de plus grande section, sensiblement concentrique à ladite embouchure. Dans ce chambrage est engagé un manchon 18 en matière isolante telle qu'un polytétrafluoréthxlene. Le manchon s'emboîte dans le chambrage où l'étanchéité est assurée par un Joint torique 19 engagé dans une rainure périphérique 2D ménagée au voisinage de reinure périphérique 20 ménagée au voisinage de l'extrémité l'extrémité du manchon la plus proche de l'embouchure. Ce manchon présente, par exemple, un diamètre .x- térieur de l'ordre du double de celui du batonnet et une longueur de l'ordre du quadruple dudit diamètre. Xn d'autres termes, il possède une épaisseur et une longueur suffisantes pour douer efficacement son rSle de barrière thermique. À sa partie arrière, le manchon se termine par un col 21 par lequel on l'emboîte dans une ouverture on U 22 dans l'arrière du boîtier I, sur lequel il bute, ce qui con- tribue en outre au maintien en place du conduit de chauffe et de ses accessoires dans le boîtier. Le manchon 18 ménage un canal lisse 23 de section constante et dans lequel l'extrémité avant du batonnet 16 s'an- gage avec un jeu aussi réduit que possible coupte tenu des tolérances de fabrication des batonnots. La section du canal 23 peut ^tre la isme que celle de l'entrée de l'embouchure 15 avec laquelle ledit canal se raccorde & une extrémité. A l'autre extrémité, le canal pré- sente un orifice d'entrée évasé 24. Ce qui précède suppose que l'on utilise des baten- nets cylindriques. S'il s'agissait de batonnets d'autres sections, par exemple polygonales et dans de cas avantageusement en forme de polygone régulier, la configuration du manchon serait, bien entendu, adaptée en conséquence. D'ailleurs, selon une particularité de la présente invention, la mise en oeuvre de batonneti de colle prismati- ques, notamment de section triangulaire, carrée ou rectangu- laire, ou hexagonale - la préférence allant aux sections car- rées - est plus spécialement intéressante, pour des raisons de manutention et de conditionnement. Le dispositif que l'on vient de décrire fonction- ne comme suit: Le conduit de chauffe 4, qui est réalisé on un métal bon conducteur de la chaleur, par exemple un alliage d'aluminium, est maintenu par la résistance 5 et le thermos- tat 7 à une température, de l'ordre de 150 ê 250 C, permet- tant une application convenable de la colle. Le batonnet est soumis à une pression qui s'exerce dans le sens de la flèche F. L'extrémité du batonnet située dans l'embouchure 14 fond progressivement et le restant du batonnet joue le r8le d'un piston qui refoule la colle liquide 25 dans le conduit de chauffe 4. toutefois, du fait du Jeu qui existe entre l'e2- trémité du batonnet, l'entrée 15-de l'embouchure 14 et le canal 23 du manchon 18, un peu de colle liquide se trouve refoulée vers 1 'arrière et progresse dans le canal au manchon. Butant donné la conductibilité presque nulle de ce manchon, ce fourreau de colle 26 se solidifie peu & peu avant d'atteindre l'entrée 24 du manchon. Par exemple, Si la température du oenduit de chauffe est de 220 C, la température du manchon dans la partie 21 voisine de l'entrée 24 est de l'ordre de 40 C au plus. La partie arrière du fourreau de colle 26 retourne donc a l'état solide et elle constitue, autour du batonnet 16 et & l'intérieur du manchon rigide 18, un Joint d'6tan- chéité qui interdit toute fuite de colle vers l'arrière et donc évite, drune part, à l'utilisateur de se brûler et,d'autre part, au mécanisme d'être grippé par la colle. Etant donné par ailleurs que la paroi lisse du canal 23 du manchon présente, vis-à-vis de la colle, un coefficient de frottement ou un pouvoir adhésif très faible, le batonnet et le fourreau de colle solidifiée qui y adhère se déplacent sans effort excessif vers le conduit de chauffe, au fur et à mesure du fonctionnement de l'applicateur. Il va de soi que le mode de réalisation décrit n'a été donné qu' & titre d'exemple et qu'on pourrait le mo- difier, notamment par substitution d'équivalents techniques, sans que l'on sorte pour cela du cadre de la présente invention. R E V E N D I C A T I O N S 1. Applicateur de colle thermofusible comportant un conduit de chauffe terminé à une extrémité par une bus. de distribution de colle fondue et à l'autre par une embou- chute dans laquelle pénètre un batonnet de colle solide repoussé vers le conduit, un manchon en matière à conductibi- lité thermique pratiquement nulle étant disposé à l'arrière de l'embouchure,de telle sorte que le batonnet doive le traverser pour pénétrer dans celle-ci, caractérisé en ce que le manchon est en une matière relativement rigide et qu'il présente un canal à paroi lisse dans lequel le batonnet peut passer avec un jeu maximal du même ordre de grandeur que ses tolérances de fabrication. 2. Applicateur selon la revendication 1, caract6- risé en ce que le manchon présente un faible pouvoir adhésif vis à vis de la colle solide. 3. Applicateur selon l'une des revendications i ou 2, caractérisé en ce que le manchon est en une matière du genre polytétrafluoréthylène. 4. Applicateur selon l'une quelconque des revendications 1 à & 3, caractérisé en ce que le manchon est emboîté avec étanchéité dans un chambrage du conduit de chauffe ad Jacent a l'embouchure. 5. Applicateur selon la revendication +, caractérisé en ce que le manchon est muni & son extrémité arrière d'un col par lequel il est engagé en butée dans une ouverture du boîtier de l'applicateur, contribuant ainsi à mainte- nir en place le conduit de chauffe et ses accessoires dans ce bottier. 6. applicateur selon l'une quelconque des revendications 1 & 5, caractérisé en ce que le conduit de chauffe comporte dans sa partie médiane une portion de section droite cruciforme qui se raccorde d'un côté avec un alésage dans lequel est montée la buse de pulvérisation, et, de l'autre, avec l'embouchure dans laquelle pénètre le batonnet de colle. 7. Applicateur selon l'une quelconque des revendications n à 6, caractérisé en ce que le conduit de chauffe est en alliage bon conducteur de la chaleur et qu'il est en- tour par au moins une résistance chauffante. 8. Applicateur selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est adapté pour recevoir des batonneta de colle prismatiques, nota- ment de section triangulaire, carrée ou rectangulaire, ou hexa gomale. 9. À titre de produits industriels nouveaux, les batonnets de celle destinés à un applicateur tel que celui de la revendication 8, caractérisés en ce qu'ils sont de forme prismatique, notamment de section triangulaire, carrez ou rectangulaire, ou hexagonale.