La présente invention concerne un séchoir pour appareil de développement à passage direct, destiné notamment à développer des supports d'émulsions photographiques en feuilles ou films, séchoir dans lequel les supports d'émulsion sont introduits dans une zone dtair chaud après avoir quitté le dernier dispositif de traitement humide. Dans les séchoirs connus de ce type, les rouleaux transporteurs situés à l'intérieur du dernier dispositif de traitement humide agissent déjà comme des rouleaux essoreurs ; toutefois, étant donné qu'en général, ces rouleaux plongent dans le liquide ou sont mouillés de liquide sur toute leur périphérie, leur effet d'essorage est relativement médiocre. En quittant ces rouleaux, le support d'émulsion porte encore une couche de liquide continue sur sa face supérieure et sur sa faee inférieurej Par ailleurs, il est également connu de donner à la première paire de rouleaux transporteurs située à l'intérieur de la zone d'air chaud a constitution de rouleaux essoreurs, c'est-à-dire de rouleaux relativement souples qui tournent l'un sur l'autre avec une forte pression.Ces rouleaux éliminent efficacement le liquide des films, mais le liquide qui est reporté sur les rouleaux doit ensuite être éliminé de ces derniers par ltair chaud de l'atmosphère environnante, e'est-à-dire qu'il doit etre vaporise. I1 en résulte que l'air sec se charge de cette meme quantité dthumiditd et que la demande de chaleur est la meme que si le liquide avait été éliminé direetement sur le film par l'air chaud. Le but de l'invention est de réaliser un séchoir du type cité ci-dessus, sous une forme capable de réduire sa demande de chaleur. Suivant l'invention, ce problème est résolu par le fait que le séchoir comprend, entre la paroi de fermeture aval du dispositif de traitement humide, qui présente une ouverture de passage, et la paroi de fermeture du côté entrée de la zone de séchage à l'air chaud, qui présente également une ouverture de passage,au moins une paire de rouleaux essoreurs et un dispositif collecteur et dtécoule ment du liquide d'essorage placé sous les rouleaux essoreurs. Dans un séchoir construit de cette façon, le liquide qui adhère au film est séparé de la surface de ce film,lors du passage sur les rouleaux essoreurs, de telle manière qu'il se forme sur la surface inférieure et sur la surface supérieure du film, en amont de la fente délimitée par les rouleaux, une ride de liquide qui ne peut pas traverser cette fente avec le film. Lorsque cette ride prend une forte épaisseur, le liquide porté par la face inférieure de la feuille ou du film s'écoule de haut en bas le long du rouleau et tombe de la partie inférieure de la périphérie du rouleau dans le collecteur. Une partie de la ride de liquide qui se forme sur la face supérieure du film contourne les bords latéraux du film pour atteindre le rouleau inférieur et, de là, le liquide tombe dans le collecteur. La partie de la ride supérieure qui se trouve au centre de la feuille tombe sur le rouleau lorsque l'extrémité arrière de cette feuille atteint les rouleaux et, de là, gagne le collecteur. La partie du liquide qui a été séparée du film par les rouleaux essoreurs parvient donc directement à un dispositif d'écoulement et n'a donc plus à être vaporise dans le séchoir. Un mode de réalisation de l'invention araàn*rntdéQtt en regard de l'unique figure annexée, donnée uniquement à titre d'exemple non limitatif et qui est une vue en coupe verticale d'un séchoir. L'appareil de développement à passage direct représenté est du type à traversée en ligne droite, sensiblement conformément à la demande de brevet allemand publiée avant examen (DOS) nO 1.962.421. La référence 1 désigne un bac constituant le dernier dispositif de traitement humide. Dans ce bac sont disposées deux paires de rouleaux transporteurs 2, 3 et 4, 5 qui font défiler le film en continu de la gauche vers la droite. Entre les deux paires de rouleaux est disposée une chambre de traitement 6 comportant une partie supérieure 6a et une partie inférieure 6b d'où sont soufflés des courants de liquide égaux et opposés sur le film-7 qui traverse cette chambre. Les quantités de liquide qui a'écoulent sur les bords latéraux du film 7 et le long des rouleaux 3 et 5 tombent dans la partie inférieure du bac 1 et sont envoyées par un tuyau d'écoulement 8 à une pompe de circulation, non représentée, qui renvoie le liquide à la chambre dè traitement 6 par des tuyaux montants 9. La chambre peut être construite comme décrit dans la demande de brevet susmentionnée. A l'extrémité du dispositif 1, qui peut être précédé de plusieurs autres dispositifs du même type dans lesquels le film peut être traité par divers liquides, tels qu'un révélateur, un bain de fixage et un bain de rinçage, est proue une fente de passage la en aval de laquelle sont disposées deux paires de rouleaux essoreurs 10, 11 et 12, 13. Ces rouleaux essoreurs ont un diamètre approximativement égal à celui des rouleaux transporteurs 2 à 5 et comprennent un noyau métallique, sensiblement indéformable, et un revêtement lla relativement épais, en caoutchouc d'une dureté Shore de préférence égale à 350, mais qui peut également varier entre 30 et 400. L'épaisseur du revêtement est de préférence de 5 mm. Dans chaque paire, les deux rouleaux sont comprimés l'un contre l'autre par des ressorts relativement raides ou réunis par des chapes rigides, auquel cas la compression élastique est assurée par la déformation du revêtement de caoutchouc. Suivant la sensibilité du support d'émulsion, la déformation des rouleaux peut varier entre 0,1 et 0,4 mm par rouleau. En aval de la deuxième paire de rouleaux essoreurs, se trouve une fente d'entrée 14a donnant dans une zone de séchage à air chaud 14, qui est construite approximativement comme décrit dans la demande de brevet allemand nO 1.961.873. Seule la première paire de rouleaux transporteurs 15, 16 de cette zone de séchage à l'air chaud décrite dans ladite demande est représentée sur la figure. le fonctionnement du dispositif décrit est le suivant Après avoir traversé les dispositifs de traitement humide, dont le dernier est le dispositif de rinçage 1, le film passe entre les rouleaux 4 et 5 qui le débarrassent du liquide qui adhère à sa surface sous la forme de gouttes. Toutefois, à la sortie de cette paire de rouleaux 4,5, le film est encore revêtu d'une pellicule de liquide uniforme. Après avoir traversé la fente de sortie la le bord avant du film 9 rengage enture les premiers rouleaux essoreurs 10, il et, là, le liquide forme une ride sur le c8té avant de la fente des rouleaux, non seulement au-dessus mais également au-dessous du film.Sur la face inférieure du film, ce liquide coule directement le long du rouleau 10 et, de là, s'égoutte dans une rigole collectrice 17 et est directement envoyé à l'écoulement par une conduite 18, tandis que la ride de liquide formée sur la face supérieure du film 8'écoule en contournant les bords latéraux et le bord arrière de la pellicule. Ce processus e répète de la même façon, mais avec un rendement légèrement inférieurasur la deuxième paire de rouleaux essoreurs 12, 13 et, à la sortie de cette dernière paire de rouleaux, la pellicule de liquide qui subsiste sur la surface du film su est considérablement amincie. Dans la zone de séchage à l'air chaud qui fait suite aux rouleaux essoreurs, le support d'émulsion est entièrement séché par vaporisation de lleau. En augmentant le nombre des rouleaux essoreurs,on peut encore améliorer considérablement le degré de séchage du film avant l'introduction de ce dernier dans la zone 14 de séchage à l'air chaud Toutefois, ce résultat n'est obtenu qu'avec un plus grand nombre de rouleaux essoreurs, qui sont relativement couteux. L'optimum écono- mique est donc d'environ deux paires de rouleaux essoreurs. Des essais ont montré que, en utilisant deux paires de rouleaux essoreurs de ce type, on peut diminuer d'environ 30%o la consommation d'énergie du séchoir, ce qui permet de raccourcir la longueur du séchoir, ou d'abaisser la température de l'air chaud de séchage, cet abaissement de la température se reflétant de façon très avantageuse sur la durée d'utilisation des rouleaux de catutcbouc. Les rouleaux essoreurs supplémentaires suivant i1 invention peuvent également être utilisés avantageusement dans d'autres formes d'appareils de développement, par exemple dans des appareils dans lesquels les supports d'émulsion traversent les bacs à liquide et la zone de séchage à l'air chaud, en parcourant une trajectoire courbe, notamment une trajectoire en U. REVEN Dl C A T 10 N 1. Séchoir pour appareil de développement à passage direct destiné notamment à développer des supports d'émulsions photographiques en feuilles ou films, dans lequel les supports d'émulsions sont introduits dans une zone de séchage à l'air chaud après avoir quitté le dernier dispositif de traitement humide, ce séchoir étant caractérisé en ce qu'il comprend, entre la paroi de fermeture aval du dispositif I de traitement humide, qui présente une ouverture de passage la, et la paroi de fermeture du coté d'entrée de la zone de séchage 14 à l'air chaud, qui présente également une ouverture de passage 14a, au moins une paire de rouleaux essoreurs 10,11 ; 12, 13 et un dispositif collecteur et d'évacuation 18, 19, du liquide d'essorage placé sous les rouleaux essoreurs. 2. Séchoir suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend deux paires de rouleaux essoreurs 10, Il ; 12, 13 qui sont disposés au-dessus d'un dispositif collecteur commun 17, 18. 3. Séchoir suivant l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les rouleaux essoreurs 10, il ; 12, 13, sont revêtus d'une couche de caoutchouc la d'une épaisseur d'au moins 5 mm et présentant une dureté Shore d'environ 30 à 400. 4. Séchoir suivant l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les rouleaux sont montés rotatifs à un entre-axes fixé de façon sensiblement rigide, de préférence par des étriers, l'écartement étant tel que les rouleaux 10, 11 ; t2, 13 soient déformés, au moins pendant le passage du support d'émulsion.