La présente invention concerne un procédé pour la production de pochoirs pourvus d'un patron pour la sérigraphie à partir d'une feuille métallique uniformément perforée. La feuille peut être du type sans fin, c'est-à-dire qu'elle peut être constituée par un tube métallique perforé, surtout si des pochoirs cylindriques sont produits pour des rotatives à pochoirs. De telles feuilles métalliques classiques sont pourvues d'un patron de la manière suivante : une couche sensible à la lumière, par exemple une laque photosensible est appliquée à la feuille métallique et le patron est copié sur cette couche. Pendant le développement la couche photosensible est enlevée des parties imprimantes du pochoir, dégageant ainsi la feuille métallique perforée. Toutefois on n'obtient pas de lignes de contour nettes mais des lignes de contour quadrillées dans les zones imprimantes du pochoir, c'est-à-dire dans les zones où l'encre d'impression venant de l'intérieur du pochoir passe à travers les perforations du pochoir pour gagner le matériau à imprimer.Par conséquent, l'image imprimée au moyen de tels pochoirs n'est pas très nettement dessinée, ce qui n'a pas grande importance dans beaucoup de cas, mais qui, dans le cas où l'on recherche des contours nets, n'a pu être obtenu jusqu'ici par un procédé sérigraphique. Un but de la présente invention est donc de réaliser un procédé pour la production de pochoirs pour impression sérigraphique, procédé qui permet une impression nettement dessinée. Pour ce faire, selon l'invention, on fait en sorte que: (a) les perforations de la feuille métallique sont obturées par remplissage avec une matière insensible à la lumière, par exemple avec une résine ou une laque, de façon que la surface entière de la feuille métallique et la surface obtenue par remplissage des perforations soient ou deviennent électriquement conductri ces (b) une couche sensible à la lumière, par exemple une laque photosensible, est appliquée à la feuille métallique ainsi traitée (c) la couche photosensible est exposée à la lumière et développée, de sorte qu'on obtient des traits correspondant au modèle copié pendant la pose, traits nettement dessinés sur la feuille métallique traitée suivant l'étape (a) du procédé (d) une couche métallique est déposée par galvanisation sur les surfaces voisines des traits de la feuille métallique traitée suivant l'étape (a) du procédé (e) on enlève les traits et au moins l'obturation des perforations de la feuille métallique se trouvant au-dessous des traits, par exemple en les enlevant par lavage avec un solvant. Ce procédé a pour résultat un pochoir pour impression sérigraphique qui comporte des creux nettement dessinés sur son côté tourné vers le matériau à imprimer, creux dont le fond est formé par les endroits dégagés de la feuille métallique perforée. Les contours des surfaces imprimantes d'un pochoir produit de cette manière ne sont pas quadrillées, parce qu'ils ne suivent pas les contours des perforations de la feuille métallique mais suivent leurs cours indépendemment des perforations de la feuille métallique et correspondent exactement aux contours du modèle copie du patron d'impression. On connait déjà un procédé pour la production de pochoirs cylindriques pourvus d'un patron pour la sérigraphie (brevet autrichien No. 281 073), procédé réalisé en utilisant un tube métallique uniformément perforé. Ce tube métallique est enduit d'une émulsion électriquement conductrice et photosensible qui pénètre aussi dans les perforations du tube métallique, après quoi la couche d'émulsion est exposée à la lumière et développée selon un patron. Après le développement il ne reste plus sur le tube métallique perforé que certaines zones couvertes d'émulsion , alors que d'autres zones en sont dénudées conformément au patron, de sorte que les perforations du tube métallique, qui se trouvent en-dessous de ces zones ainsi dénudées, sont également dégagées et ouvertes. Ensuite les zones d'émulsion qui restent doivent être enlevées jusqu'à la surface du tube métallique perforé.Dans ces zones les perforations originales du tube métallique sont remplies d'émulsion qui est électriquement conductrice. Ensuite le tube du pochoir subit un traitement galvanique, dans lequel on effectue une précipitation par galvansation sur tous les traits métalliques entre les perforations du tube métallique perforé original et sur les perforations remplies d'émulsion électriquement conductrice. Seules les perforations du tube métallique original qui ne contiennent aucune émulsion électriquement conductrice restent dégagées. Mais même ces perforations se ferment un peu pendant le traitement galvanique en raison des effets marginaux galvaniques. Comme on peut constater de ce qui précède, le procédé selon la présente invention se caractérise vis-à-vis des procédés connus susmentionnés surtout en ce que, tout d'abord on effectuc l'obturation, des perforations de la feuilles métallique en les remplissant avec une matière qui n'est pas sensible à la lumière (l'étape (a) du procédé), et que ce n'est qu'alors que l'on applique la couche photosensible (étape (b) du procédé), alors que, conformément au procédé connu le même matériau (électriquement conducteur ), qui forme la couche photosensible, remplit également les perforations du tube métallique. Cette différence implique également dans les étapes suivantes certaines différences vis-à-vis du procédé connu sus-mentionné. Toutefois, ce n'est qu'en suivant toutes les étapes du procédé de la présente invention et non pas le procédé connu sus mentionné que l'on arrive à réaliser le but de l'invention, à savoir la création d'un pochoir pour impression sérigraphique qui permet une impression nettement dessinée ; parce que ce n'est qu'en suivant le procédé conforme à l'invention qu'on peut obtenir, lors du traitement galvanique, des creux ininterrompus en forme de canaux pour les lignes de contour, creux dans lesquels peut couler longitudinalement de l'encre sortant des perforations du tube métallique, de sorte que plus tard l'image imprimée présente des lignes de contour ininterrompues et continues.En outre, le procédé selon l'invention empêche, en raison des traits nettement dessinés qui restent après le développement de la couche photosensible (étape (c) du procédé), que le traitement galvanique (étape (d) du procédé), de la face ne ferme ces zones de la surface du pochoir qui comportent des ouvertures libres dans les pochoirs préparés. Un autre avantage du procédé selon la présente invention est que seulement le matériel de remplissage pour les perforations de la feuille métallique doit être constitué d'un matériau électriquement conducteur, mais pas la couche photosensible, ce qui facilite l'achat des matériaux et abaisse le prix de ces derniers. Une forme d'exécution de la présente invention est décrite ci-dessous à titre d'exemple, en référence au dessin annexé dans lequel - les figures 1 à 6 montrent respectivement une même partie d'une feuille métallique perforée traitée selon le procédé de l'invention, montrant des stades différents du procédé, les figures 1 à 3 et la figure 6 montrant une vue en coupe et les figures 4 et 5 montrant une vue en plan. La figure 1 représente le produit final du procédé selon l'invention, à savoir une feuille métallique 1 perforée à paroi mince. La courbe légère de la partie illustrée de la feuille métallique 1 signifie qu'il s'agit d'une feuille métallique (tube métallique) sans fin et repliée sur ellemême. La feuille métallique I comporte des perforations 2 et des traits métalliques 3. Les perforations 2 de la feuille métallique 1 sont fermées par remplissage 4 avec une résine qui est électriquement conductrice mais qui n'est pas sensible à la lumière. Ensuite la surface 5 de la feuille métallique 1 est polie, de sorte que les traits métalliques comportent une surface brillante. Etant donné que la matière de remplissage est également constituée d'un matériau électriquement conducteur, la totalité de la surface 5 est conductrice. Au besoin on peut rendre la surface 5 conductrice en appliquant une couche argentée de réflexion à toute la surface. Dans une étape suivante du procédé on applique sur la feuille métallique 1 ainsi traitée une couche 6 sensible à la lumière, mais qui ne doit pas être électriquement conductrice, par exemple une laque photosensible. Ensuite on applique le modèle du patron qui détermine la forme des contours et on l'ex- pose à la lumière. Après développement il reste sur la surface conductrice de la feuille métallique I des traits 7 nettement dessinés en laque photosensible qui correspondent au modèle copié, les perforations de la feuille métallique 1 étant toujours fermées par la matière de remplissage 4 (figure 4). Ensuite on met la feuille métallique ainsi traitée dans un bain de galvanisation et on dépose par galvanisation une couche de nickel 8 (figures 5, 6), par exemple d'une épaisseur comprise entre 0,04 et 0,08 mm pour couvrir toute la surface de la feuille métallique (et donc les perforations fermées par remplissage) à l'exception des endroits qui sont recouverts par les traits7en laque photosensible. A la fin de l'opération de galvanisation et après l'enlèvement, par exemple par lavage, des traits 7 en laque photosensible ainsi que de la matière 4 qui remplit les perforations, on obtient un pochoir pour impression selon les figures 5 et 6. Aux endroits où se trouvaient les traits 7 en laque, il se produit des creux 9 (canaux, évidements des contours) nettement dessinés. Les autres zones de la surface de la feuille métallique sont recouvertes par la couche de nickel 8. Par conséquent, dans ces zones, les perforations originales de la feuille métallique sont aussi recouvertes d'une couche durable. Seules restent ouvertes les perforations qui se trouvent au fond des creux et seulement dans la mesure où ces perforations se trouvent à l'intérieur des contours des creux 9. Si maintenant on fait une impression avec un tel pochoir, de sorte que le coté extérieur comportant les creux est tourné vers le matériau à imprimer et que de l'encre passe depuis l'intérieur du pochoir à travers les perforations 2 (par exemple, à l'aide d'une raclette disposée intérieurement), cet encre se répand donc sur toute la zone des creux 9 pour être transférée de ces creux au matériau à imprimer, dont il résulte que les contours nettement dessinés des creux 9 produisent des images imprimées d'une netteté de contours correspondante. On a décrit le procédé selon la présente invention par rapport à un pocher cylindrique pour des rotatives à pochoir. On peut produire également des pochoirs plats en suivant le procédé de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé pour la production de pochoirs pourvus d'un patron pour la sérigraphie à partir d'une feuille métallique uniformément perforée, caractérisé en ce que (a) les perforations (2) de la feuille métallique (1) sont obturées par remplissage avec une matière(4)qui n'est pas sensible à la lumière, par exemple avec une résine ou une laque photosensible, de façon que la surface entière (5) de la feuille métallique (1) et la surface obtenue par remplissage (4) des perforations (2) soient ou deviennent électriquement conductrices (b) une couche sensible (6) à la lumière, par exemple une laque photosensible, est appliquée à la feuille métallique ainsi traitée (c) la couche sensible (6) est exposée à la lumière et développée, de manière qu'on obtienne des traits (7) correspondant au modèle copié pendant la pose, traits nettement dessinés sur la feuille métallique traitée suivant l'étape (a) du procédé (d) une couche métallique (8) est déposée par galvanisation sur la surface voisine des traits (7) de la feuille métallique traitée suivant l'étape (a) du procédé (e) on enlève les traits (7) et au moins l'obturation (4) des perforations (2) de la feuille métallique se trouvant au-dessous des traits, par exemple en les enlevant par lavage avec un solvant. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la matière d'obturation (4) des perforations (2) de la feuille métallique est constituée d'une résine qui est électriquement conductrice mais qui n'est pas sensible à la lumière. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couche photosensible (6) est constituée d'une matière qui n'est pas électriquement conductrice. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'une couche superficielle électriquement conductrice, par exemple une couche argentée de réflexion, est prévue sur la surface (5) de la feuille métallique après l'application de la matière d'obturation (4) dans les perforations (2) et, au besoin, après polissage.