La présente invention concerne un procédé simple et complet de télévision en relief qui permet l'observation, l'enregistrement et la parfaite transmission instantanées d'images en relief par l'utilisation des équl- pements standards, actuellement en fonctionnement- dans le monde entier, de la télévision en couleurs. Dans les dispositifs connus pour effectuer de la télévision en relief on a toujours utilisé deux caméras de télévision dont les informations étaient acheminées, par deux canaux séparés de transmission, jusqu'à deux récepteurs distincts. Cette méthode nécessite, à la réception, la mise en oeuvre d'un système compliqué d'observation qui doit comprendre obliga toirement deux récepteurs et des systèmes optiques lourds ou coOteux permettant à un nombre très limité d'observateurs de percevoir l'image en relief : ces systèmes peuvent oestre constitués soit par un miroir semi transparent qui superpose virtuellement les deux images, soit par deux miroirs plans, chacun étant à 450 de la ligne de visée, permettant à un seul observateur de voir l'image en relief, soit encore par des systèmes de visée à miroirs, prismes ou lunettes prismatiques qui permettent de voir, par chaque observateur qui en est muni, une image en relief. Cette méthode a pour inconvénients majeurs son coût, son encombrement et surtout la nécessité d'utiliser simultanément deux chaînes de télévision synchrones. Une autre méthode consiste à séparer en deux images juxtaposées l'image unique normalement transmise : si ces deux demi-images sont les deux éléments d'un couple stéréoscopique, il y a possibilité d'observer une image en relief à 11 aide d'un dispositif de visée approprié, du type à prismes, à miroirs ou à lunettes prismatiques ; les inconvénients résident dans le format peu agréable de l'image, la relative complexité des systèmes de visée et surtout par la présence de distorsions des volumes imputables à la courbure de la surface de l'écran récepteur, ces :distorsions ne pouvant être compensées, dans le meilleur des cas, que pouX une visée rigoureusement dans l'axe du récepteur. Un procédé de photo ou de cinéma en relief est connu sous le nom de ;"procédé par anaglyphes" : il permet de séparer deux images projetées | simultanément sur un meme ecran à l'aide de filtres colorés complémen taires rouges e verts, ces deux couleurs tant complémentaires puy pour obtenir une espèce de teinte gris nevtre à l'observation.Ce procédé, utilisé à la télévision en couleurs, ne donne que des résultats très médiocres, les deux couleurs complémentaires n'étant pas exactement repro duites par les luminophores des écrans récepteurs, de talle sorte que les jimages droite et gauche ne sont jamais séparables l'une de l autre La transmission du relief est des plus incertaines et les images apparaissent considérablement brouillées. Le procédé de télévision en relief suivant l'invention permet d'évi- ter tous ces inconvénients. En effet, tout en conservant lgutilisation de l1intéralité de la surface de l'écran pour l'image, sans faire appel à des accessoires lourdset coûteux, celui-ci permet de transmettre instantané tment (et d'enregistrer) des images en relief, sur une seule chaîne de télévision en couleurs, sans la moindre modification des installations. Les images sont observées sur n importe quel récepteur de télévision en 'couleurs sans qu'il soit nécessaire de le modifier en aucune manière. A A cet effet l1ïnvention a pour objet un procédé de télévision en re- lief, avec rendu de teinte uniforme, caractérisé par le fait qu'on engen - dre simultanément, sur L'écran d un récepteur de télévision en couleurs, deux images d'un meme sujet, présentant des décalages variables, dans deux compositions chromatiques différentes, non complémentaires, et qu'on observe chacune des dites images par un seul oeil à l'aide d'un filtre approprié. I L invention sera bien comprise à la lecture de la description sui vante faite en se référant aux dessins annexés dans lesquels : t - la figure 1 représente les courbes d'émission, dans le spectre visible, des luminophores d'un écran de récepteur de télévision en couleurs ; - la figure 2 représente les courbes de transmission de filtres bleu s pour la vision des images selon l'invention ; - la figure 3 représente les courbes de transmission de filtres ,rouges pour la vision des images selon l'invention ; i la figure 4 est une vue d'un dispositif de prise de vues en relief, selon l'invention, à l'aide d'une caméra unique de télévision en couleurs trichrome ;; - les figures 5 et 6 sont des vues de dispositlfs de prise de vues en relief, selon l'invention, à l'aide de deux caméras séparées, trichro mes, de télévision en couleurs ; - la figure 7 est une vue du dispositif de prise de vues en relief, suivant l'invention, à l'aide de deux caméras séparées de télévision en noir-et-blanc ; - la figure 8 est une vue du mécanisme de la vision binoculaire explicitant la notion de "points homologues" ; - la figure 9 est une vue des projections d'un sujet sur différents écrans virtuels dans le cas de la prise de vue à deux objectifs afin |d'expliciter le mécanisme de la formation des images composites stéréost . copiques ; - - la figure 10 est une vue d'une projection conique simple, sur différents -écrans réels d'observation, d'une image composite stéréosco pique , transmise ou enregistrée, afin d'expliciter les normes des réglages géométriques de la prise de vue. La perception du relief fait appel au phénomène de la vision stéréos copique, l'oeil gauche et l'oeil droit observant deux perspectives légè rement différentes, sensées prises à la même distance, d'un même sujet. La vision de ce relief n'est possible que si les deux images ( ou perspectives ) gauche et droite sont parfaitement séparables et séparées ou moment de la vision, c'est-à-dire que l'oeil gauche ne voit que la pers pective gauche et ne peut percevoir simultanément aucun élément de la perspective droite, et vice versa. Ce n'est qu'à cette condition que sera respecté le principe fondamental de la physiologie de la vision t binoculaire. Le procédé photographique, ou cinématographique, permet d'obtenir des images en relief, c'est-à-dire parfaitement visibles en relief. Pour cela il suffit d'enregistrer sur un support photographique les deux perspectives gauche et droite du sujet et de faire en sorte que l'oeil gauche et l'oeil droit de l'observateur voient chacun, au moyen d'un quelconque dispositif, la perspective qui lui est respectivement destinée et seulement celle qui lui est destinée. Les dispositifs utilisés pour l'observation individuelle sont les stéréoscopes simples ou munis de prismes ou miroirs. Pour l'observation collective, les dispositifs les plus courants font appel à la projection simultanée des deux images gauche et droite sur un même support ( écran réfléchissant ou trans parent ). Ces deux images sont observées soit au moyen d'un dispositif optique physique ( anaglyphes, polarisation de la lumière ) soit au moyen d'un dispositif optique géométrique ( réseaux tramés, réseaux lenticu laires, réseaux de fils, tous ces réseaux étant verticaux ), l'un ou l'autre de ces dispositifs assurant la séparation des deux images. Tous les procédés imaginables en photographie - et en cinéma - sont t théoriquement applicables à la télévision ; mais compte tenu de l'état de' la technique actuelle de la télevision, il serait aléatoire de lui rappliquer avec succès, sans profondes modifications, des procédés éprouvés en photographie ou en cinématographie. La présente invention est un procédé adapté à la technique actuelle de la télevision en couleurs : il est simple et permet l'observation collective d'une image codée, reçue sur un seul écran, décodée à l'aide d'un dispositif d'optique physique-bosé sur la parfaite séparation des rayonnements colorés émis par les luminophores des~tubes images de télé vision en couleurs. Cette recherche de la parfaite séparation des rayonnements colorés est fondamentale. En effet, si l'on superpose sur l'écran d'un tube image deux perspectives gauche et droite, présentant respectivement une couleur A et une couleur B telles que ces deux couleurs soient parfaitement sépa ribles à l'aide de filtres colorés a et b, un observateur regardant l'écran en interposant devant l'oeil gauche un filtre a et devant l'oeil droit un filtre b percevra une image en relief puisque l'oeil gauche et l'oeil droit verront les deux perspectives différentes gauche et droite d'vn-même sujet.Comme ces deux perspectives sont les deux images d'un couple stéréoscopique, l'image globale perçue par les deux yeux.de ltob- serviteur est effectivement une image en relief. S'il est donc possible d'obtenir, sur l'écran d'un tube image récep teur, deux couleurs séparables par des filtres appropriés, si ces deux - images sont telles que l'une n'altère pas l'autre et qu'elles puissent ravoir une présence parfaitement simultanée, l'observation du relief en télévision peut se faire sans la moindre difficulté. Ce sont les solutions auxproblèmes de la séparation des couleurs, de la réolisation pratique de l'image composite stéréoscopique, de sa transmission, de sa réception, de sa coloration et du filtrage coloré convenable pour l'observation qui font l'objet du présent procédé. Quelles sont, dans la présente invention, les solutions retenues quant au choix des couleurs et des filtres pour l'obtention de la parfaite séparation des dites couleurs, donc des images gauche et droite ? La télévision en couleurs fait appel à un procédé de synthèse addiitive des couleurs obtenue à l'aide de trois composantes chromatiques fan-, damentales qui sont les rayonnements colorés émis par les trois types de luminophores bleus, verts et rouges, des écrans des tubes images récep tueurs. Lo figure NO 1 représente les trois courbes de répartition spec- t trole de l'énergie lumineuse, en fonction de la longueur d'onde, des trois types de luminophores bleus, verts et rouges, et correspondant à des mesures réelles.Il apparait que les spectres d'émission des diffé rents luminophores se chevauchent dans des proportions importantes, en particulier le luminophore vert émet beaucoup de lumière dans les longueurs d'ondes du bleu ( entre 450 et 500 nanomètres ) et ce même luminophore vert émet très sensiblement dans la bande du rouge ( entre 590 et 630 nanomètres ).Dans ces conditions, à moins d'utiliser des fil tres à bande passante très étroite et à faible transmission, il sera très difficile, si ce n'est impossible, de bien séparer, à l'aide de filtres colorés courants à transmission relative élevée, le rayonnement du luminophore vert de celui du bleu, et encore moins aisément celui du luminophore vert de celui du rouge ; en effet, le luminophore vert émet très fortement dans le maximum d'émision du luminophore rouge. On admettra, et la pratique le démontre, qu'il y c séparation visuelle de deux images quand l'énergie lumineuse relative de l'image à éliminer par rapport à celle de l'image à observer-est inférieure à 0,5% pour des images à contraste moyen, inférieure à 0,2 % pour des sujets à contraste élevé et inférieure à 0,1% pour des images à contraste extrême. compte tenu de ces normes, la comparaison des courbes d'émission des luminophores verts et rouges oblige à rejeter toute éventualité de transposition et d'adaptation du procédé des "anaglyphes" à la télévi sion ; en effet, ce procédé basé sur l'utilisation de deux couleurs complé dentaires rouges et vertes situées de part et d'autre du maximum de sen sibilité spectrale de l'oeil, est absolument inutilisable en télévision le luminophore vert émet, entre 600 et 650 nm, une energie supérieure à 5% de l'énergie émise, dans les mêmes longueur donne, par le lumino phore rouge.Visuellement, cela se traduira par la présence d'une image parasitedans l'image rouge, faiblement perceptible si le contraste est très faible, mais dès que le contraste atteindra des valeurs moyennes cette image secondaire sera- visible dans des proportions telles qu'elle empêchera, à cause du phénomène de la synergie convergence-accomodation des yeux, tout le mécanisme de la fusion binoculaire des deux éléments droit et gauche du couple stéréoscopique. En termes plus courants, cela se traduira par la vision d'une image plane, plus ou moins brouillée, sans le moindre espoir de reconstitution de la troisième dimension. t Dans la mesure où le procédé des anaglyphes, basé sur le phénomène visuel des couleurs complémentaires et leur facile séparation, ne peut être directement utilisable à la télévision, il y a lieu de rechercher une solution élaborée en fonction des impératifs de la technique de la i télévision et qui soit en meme temps compatible avec tous les phénomènes de la vision humaine. Cette démarche plus réaliste aura davantage de chances d'aboutir concrètement.Un nouvel examen des courbes d'émission des luminophores fait apparaître que les spectres d'émission des lumlno- phores bleus et rouges ne se chevauchent que très faiblement : le quasi totalité de l'énergie émise par le luminophore bleu est comprise entre 400 et 500 nm alors que, dans le meme intervalle de longueurs d'ondes, l'énergie émise par le luminophore rouge est inférieure à 0,5% de celle émise par le luminophore bleu. Réciproquement, la presque totalité du rayonnement visible du luminophore rouge est comprise entre 530 et 700 nm alors que, dans cette bande, l'énergie émise par le luminophore bleu est pratiquement nulle.Dans le cadre des normes de séparation visuelle de deux images énoncées plus haut ( page 5, lignes 13 à 17 ), cette double constatution permet d'affirmer qu'il est tout à fait possible de séparer parfaitement les deux spectres d'émission des luminophores bleus et rouges. Faisons abstraction de l'émission des luminophores verts et consi hérons un écran récepteur dont les seuls luminophores bleus et rouges rouges sont excités. Pour faciliter la compréhension du raisonnement, consi dérons également que les luminophores bleus engendrent une image totale- ment différente de l'image engendrée simultanément par les luminophores rouges. Munissons-nous d'un jeu de filtres colorés bleus at rouges dont les caractéristiques sont les suivantes ; - filtre bleu N01 : transmission 100% de 400 à 500 nm transmission 0% de 520 à 700 nm ; - filtre bleu N 2 transmission 100 S de 400 à 530 nm transmission 0% de 590 à 700 nm ; - filtre rouge N 3 : transmission 0% de 400 à 570 nm transmission 100% de 610 à 700 nm ; - filtre rouge N04 : transmission 0% de 400 à 510 nm transmission 100% de 580 à 700 nm ; - filtre rouge N05 . transmission 0% de 400 à 600 nm transmission 100% de 610 à 700 nm. Les courbes de transmission de ces filtres sont représentées, avec les msemes références, dans la figure 2 pour les filtres bleus N01 et N02 et la figure 3 pour les filtres rouges N 3, N04 et N05. Maintenant, observons l'écran du tube image au travers du filtre bleu N01 . La comparaison de la courbe de transmission de ce filtre bleu N01 ( courbe N01 figure 2 ) et des courbes d'émission des lumino phores bleus et rouges ( figure N01 ) nous amène aux conclusions suivantes le le rayonnement des luminophores rouges est presque complètement :I absorbé par ce filtre bleu tandis que le rayonnement des luminophores bleus passe au travers de ce même filtre sans la moindre altération. En d'autres termes, nous verrons au travers de ce filtre bleu N01, sans la moindre altération, la seule image bleue engendrée sur l'écran récepteur par les luminophores bleus, alors que, dans le même temps, il sera impossible de percevoir quoique cessait de l'image rouge formée simultanément sur ce meme écran par les luminophores rouges. Répétons cette expérience, mais en substituant au filtre bleu le filtre rouge N03. De manière identique, la comparaison de la courbe de transmission du filtre rouge N03 ( courbe N03, figure 3 ) et des courbes démission des luminophores bleus et rouges ( figure N01 ) nous conduit à des conclusions parallèles mais inverses : le rayonnement des lumino phores bleus est complètement absorbé par ce filtre rouge tandis que le rayonnement des luminophores rouges passe au travers de ce filtre rouge sans la moindre altération.Donc, si nous observons dans des conditions identiques le même écran récepteur, mais cette fois-ci au travers du filtre rouge, nous verrons sans altération la seule image rouge engendrée sur cet écran par les luminophores rouges alors que, dans le même temps, nous n'aurons aucune possibilité de percevoir le moindre élément de l'image bleue engendrée simultanément sur ce même écran par les lumino phones bleus. En résumé, au travers du filtre bleu N01 nous voyons sans altération l'image bleue des luminophores bleus, et uniquement cette image bleue, pendant qu'au travers du filtre rouge N03 nous voyons sans davantage d'altération l'image rouge des luminophores rouges et uniquement cette F seule image rouge. Cette double constatation nous conduit à la conclusion fondamentale suivante : la simultanéité de l'excitation des luminophores bleus et rouges et deMemploi, pour I'observation, des filtres bleus N01 et rouges ,N03 représente -la mise en oeuvre d'un moyen infaillible de séparer parfait tement deux images colorées, entièrement différentes, engendrées par deux catégories de luminophores sur un écran récepteur de télévision en F couleurs. Cela signifie que tout observateur peut voir, sans altération, au moyen d'un filtre bleu ou rouge, la seule image respectivement bleue ou rouge de l'ensemble des deux images entièremet différentes l'une de l'autre et toutes deux présentes simultanément sur le même écran. Si, par ailleurs, ces deux images bleues et rouges correspondent respectivement aux deux éléments gauche et droit d'un couple stéréos copique d'un même sujet, tout observateur qui observe l'écran récepteur en interposant le filtre bleu N01 devant son oeil gauche et le filtre rouge N 3 devant son oeil droit remplit les conditions requises pour la -vision d'une image en relief. Compte tenu de ce qui a été démontré plus haut, la séparation des images est parfaite et l'oeil gauche de l'observateur voit le seul élément gauche du couple stéréoscopique pendant que son oeil droit voit le seul élément droit de ce même couple stéréoscopique. La vision globale de cette image est une espèce de teinte sens ble , dans une gamme de pourpres, mais dépourvue de stabilité chromatique : le système cérébral de la vision donne une perception globale en gris, teinté tantôt de bleu, tantSt de rouge et le plus souvent de pourpre. -1e sujet apparaît donc relief, mais il ne subsiste plus la moindre information de couleur sur le sujet puisque celui-ci apparat en gamme continue de luminance, dans une couleur uniforme, à peu près indéfinissable et finaiement interprntée comme un gris. Jusqu'ici, et dans le seul but de simplifier notre raisonnement, nous avons toujours fait en sorte que les filtres bleus soient placés devant l'oeil gauche de l'observateur et les filtres rouges devant son oeil droit. Mais en fait il importe peu que les filtres bleus et rouges soient affectés respectivement aux yeux gauche et droit : la disposi notion inverse donne des résultats identiques car, à aucun moment, les critères de séparation des images des luminophores bleus et rouges ne dépendent de l'affectation d'une couleur bleue ou rouge à un oeal ou a un autre.Cependant, pour des raisons pratiques que nous allons exposer, nous préférons affecter a' l'oeil gauche la couleur bleue et à l'oeil droit la couleur rouge. En effet, de même que l'homme est généralement droitiers l'un de ses yeux jouit d'une prédominance par rapport à l'autre. Les statistiques ont établi que cet oeil dominant était, dans la majorité des cas, l'oeil droit I1 y a tout intéret à respecter cette loi de la nature et s'il y a une différence de qualité entre les images bleues et rouges, F il fout affecter la meilleure des deux à l'oeil prédominant, c'est à dire à l'oeil droit. Un examen rapide permet de constater que l'image des luminophores rouges présente une meilleure définition que celle des lumi- nophores bleus et que cette image rouge est beaucoup moins affectée par des phénomènes de rémanence que ne l'est l'image bleue. Ces deux consta tations désignent l'image rouge comme étant la meilleure ; c'est pour cette double raison que nous l'attribuerons toujours à l'oeil droit. Le procédé de télévision en relief que nous décrivons tient donc pour essentielle et définitive la convention bleus suivante : - l'image engendrée parles luminophores bleus est toujours affectée à l'oeil gauche, - l'image engendrée par les luminophores rouges est toujours affectée à l'oeil droit. Par conséquent, f'observation se fait toujours en interposant i- le filtre bleu devant l'oeil gauche, - le filtre rouge devant l'oeil droit. Lorsque nous avons défini les caractéristiques des filtres bleus et rouges ( numérotés de 1 à 5 ), nous avons décrit des filtres théoriques sans nous préoccuper des caractéristiques réelles effectivement obtenues avec des moyens industriels courants et relativement peu onéreux. Dans la pratique, les courbes caractéristiques des filtres sont rarement aussi abruptes, les transmissions maximales n'atteignent jamais 100% et, autour de leurs plus hautes valeurs, ces courbes ne présentent que très rarement l'aspect d'un large palier horizontal.En fait les courbes caractéris- tiques surtout pour les filtres bleus et verts, présentent des allures de courbes en cloche dont le sommet est plus ou moins arrondi et dont les pentes sont plus ou moins rectilignes et abruptes. Ceci revient à dire que nous ne rencontrerons presque jamais des courbes de transmission semblables à celles représentées dans les figures 2 et 3 ; cependant ces courbes restent des courbes de référence pour notre démonstration et pour la définition précise des filtres utilisables dans le présent procédé de télévision en relief. Reprenons les raisonnements allant de la ligne 36 page 06 à la ligne 26 page 07. Lq substitution du filtre bleu N02 au filtre bleu N01 n'rapport tero pos de grands changements : le rayonnement des luminophores bleus traverse sans absorption ce nouveau filtre; le rayonnement des lumino phores rouges est absorbé avec un peu moins de perfection, mais la quan tité résiduelle de rouge qui traverse le filtre n'est pas suffisante pour affecter de façon perceptible la pureté de l'image bleue. Dans la pra- tique il est possible de fabriquer industriellement un filtre bleu dont la courbe caractéristique de transmission est entièrement inscrite dans la partie gauche de la courbe N02.L'observation de l'écran au travers d'un filtre semblable se traduit par une transmission partielle de l'image bleue ( entre 60% et 90% ) et une absorption totale de l'image rouge r { à plus de 99,5% ), c'est à dire par une observation suffisante de l'image bleue sans que celle-ci soit parasitée par l'image rouge. De meme la substitution du filtre rouge N 4 au filtre rouge N03 jG-ffecte très peu la séparation de l'image roune et due l'image bleue. C-st- ainsi que tout filtre rouge dont la courbe de tr.3nsmission est inscrite dans la partie droite de la courbe de transmission N 4 ( figure 3) absorbe à plus de 99,5% le bleu et transmet suffisamment l'image rouge J ( entre 60% et 99,5% ). L'observation au travers de ce nouveau filtre se traduit par une vision convenable de 11 image rouge sans que celle ci soit parasitée par l'imagebleue. Donc dans la pratique, et c'est une conséquence de la répartition distincte dans le spectre visible des rayonnements des luminophores bleus et rouges, pour obtenir une séparation presque parfaite des images géné rées par ces luminophores bleus et rouges, il suffit d'observer l'écran récepteur au travers de filtres bleus et de filtres rouges dont les courbes caractéristiques de transmission sont inscrites respectivement5 pour,les filtres bleus, dans l'aire délimitée à gauche par la courbe N02 figure 2, et dons l'aire délimitée à droite par la courbe N 4 figure 3 pour les filtres rouges. Si nous venons de définir un moyen efficace de séparer, en télévision, deux images colorées, donc le moyen d'ouvrir toutes grandes les portes de la télévision en relief, les solutions retenues quant au choix des couleurs et des filtres laissent subsister quelques inconvénients. En effet, la définition de l'image bleue est assez médiocre par rapport aux images vertes et rouges ; de plus, l'image bleue est vite affectée par des phénomènes de rémanence. L'autre inconvénient provient de lUéloi- gnement extreme des bandes de longueurs d'onde de l'image gauche et de l'image droite : l'une est bleue et l'autre est rouge et notre système visuel est peu habitué à fusionner deux images gauche et droite complè tement différentes du point de vue chromatique nous nous savons également que l'oeil humain ne possède aucune correction de chromatisme et qu'il est plus convergent pour les radiations bleues que pour les radiations rouges : il en résulte soit une différence de mise au point, soit une différence d'accommodation.Ces deux facteurs conjugués peuvent provoquer, surtout au début, une certaine gêne, voire meme une certaine difficulté de fusion stéréoscopique des deux images gauches et droites. Voyons à quel prix et dans quelle mesure nous pouvons remédier à ces inconvénients ou, tout au moins, les diminuer. S'il était possible de substituer à l'image générée par les lumino phores bleus celle générée par les luminophores verts, cette dernière image serait très supérieure en qualité : meilleure définition, très F faible rémanence, éloignement spectral moindre ; malheureusement cette I. t image vere n'est pas complètement séparable de l'image rouge ( voir paye v5 ). il est donc impossible d'utiliser l'image des luminophores ver+s rouge unique support de l'un des deux éléments gauche ou droite d'un couple stéréoscopique. Par contre, puisque l'émission des luminophores verts est peu importante dans la bande du maximum d'émission des luminophores rouges (3,5% de la totalité du rayonnement vert dans cette bande), il est certainement possible d'associer le rayonnement des luminophores bleus et verts dans la mesure où l'intensité de l'image verte est inférieure à celle de 11 image bleue. Il en résultera une amélioration sensible et étudions maintenant dans quelle mesure cette association des rayonnements bleus et verts est réalisable. Pour cela observons l'écran récepteur porteur des trois images bleue , verte et rouge au travers du filtre bleu N02 tel qu'il a été défini à la page 06 : connaissan,t la répar I.. titiòn spectrale de la lumière émise par les luminophores nous pouvons affirmer qu'au travers de ce filtre l'image bleue est vue sans altération, ~que l'image verte est presque complètement transmise (entre 60% et 70% ) tandisque l'image rouge est totalement absorbée. Maintenant observons ce même écran au travers du filtre rouge N05 ; l'image bleue est complètement absorbée, l'image verte l'est presque complètement ( à 97% ) alors F que l'image rouge est presque entièrement transmise ( à 95% environ ). Compte tenu des critères de séparation d'images énoncés page 05, la sépa Iration des images bleue et rouge s'avère totale, mais reste partielle, quoique importante, pour les images vertes et rouges. Si ltélément gauche d'un couple stéréoscopique est engendré par la {superposition de deux images identiques-bleue et verte et si l'élément droit est engendré par l'image rouge, il y aura possibilité d1observation d'une image en relief puisque la séparation visuelle des deux éléments gauche et droit est presque obtenue. Cependant la fraction de l'image des luminophores verts qui traverse le filtre rouge est suffisante pour pro- i voquer une image secondàire qui deviendra visible, donc très gênante dans le cas de sujets à grand contraste. il faut en conclure que seul un t dosage équilibré des trois composantes bleue-,verie et rouge permettra une observation convenable du couple stéréoscopique.Les critères de 'séparation visuelle des images nous indiquent que l'intensité résiduelle tde l'image à éliminer doit être inférieure à 0,5% de celle qui est observée. Générons le couple stéréoscopique de la manière suivante image gauche : bleu 50% + vert 50%, - image droite : rouge 100%. Interposons le filtre bleu N02 devant l'oeil gauche et le filtre rouge N 5 devant l'oeil droit. Que voyons-nous au travers de ces filtres ? - oeil gauche : bleu 50%, vert 33, rouge 0% ; - oeil droit : bleu 656, vert 11/2%, rouge 95g La présence de 1,5% de rayonnement des luminophores verts dans l'image ide l'oeil droit, veut dire que l'image droite est perturbée par 1,5g d'image gauche.Cette perturbation est encore trop importante et il faut la réduise à 0,5%. La seule solution consiste à diminuer le niveau d'énergie des luminophores verts dans l'image gauche et de faire en sorte qu'il ne dépasse pas 15% de l'énergie lumineuse de l'image gauche. La nouvelle composition des deux éléments du couple stéréoscopique sera donc la suivante : - élément gauche : bleu 85% + vert 9556, - élément droit : rouge 100%. Toujours au travers des filtres bleu N02 et rouge N05 interposés respec vivement devant l'oeil gauche et l'oeil droit, nous aurons la vision suivante : - oeil gauche . bleu 85% - oeil droit : bleu 0,0 vert 10% vert 0,5% rouge 0% rouge 95 % Il résulte de l'examen de ces valeurs que les images gauche et droite sont maintenant presque parfaitement séparables ;; sauf dans le cas des sujets extremement contrastés, la quantité dSénergie résiduelle des luminophores verts dans image rouge ( OR5% ) ne sera jamais très gênante et ne pourra, en aucun cas, perturber le mécanisme physiologique de la 'vision stéréoscopique de l'image composite générée sur l'écran récepteur de télévision. Nous venons de définir là un deuxième moyen de générer des couples stéréoscopiques, parfaitement séparables, sur un écran récep tueur de télévision en couleurs. Cette deuxième méthode qui consiste à générer l'élément gauche par une excitation simultanée mais inégale des luminophores bleus et verts présente un certain nombre d'avantages et d'inconvénients : les avantages1 résident dans une meilleure définition de l'image ainsi formée, dans une - moindre rémanence de l'image et, surtout, dans une diminution de l'écar tement des bandes spectrales des deux images gauche et droite . L'image stéréoscopique sero meilleure et plus agréable à regarder.Cependant quelques inconvénients subsistent : en premier lieu nous relevons la ,nécessité d'utiliser des filtres dont les limites de transmission seront: plus précises et dont les courbes de transmission présenteront des pentes très abruptes ; cet inconvénient est très surmontable mais il en résul mitera une majoration du cou des filtres colorés. L'autre inconvénient ne trouve aucun remède t à cause de l'émission résiduelle des luminophares verts dans le spectre des rouges la séparation est moins parfaite cela n'a aucune importance dons la majorité des cas, mais il faut savoir que ce léger défaut pourra devenir gênant dans le cas des images présen J tant des contrastes extremes. En résumé, nous venons de définir deux moyens différents mais paral- lèles de former, sur un écran récepteur utilisé pour la télévision en couleurs, un couple stéréoscopique séparable et observable à l'aide de filtres colorés. Les deux moyens ont en com.nun le fait que l'élément droit du couple stéréoscopique est généré uniquement par les luminophores rouges. Les différences portent sur le moyen de générer l'image gauche et sur les filtres employés pour séparer et observer le couple stéréoscopique. Dans la première méthode, l'élément gauche est généré uniquement par les luminophores bleus. Une assez grande latitude est laissée quant aux carac téristiques des filtres : tous les filtres bleus N01 et 2 pour ltoeil gauche et les filtres rouge N03, 4 et 5 pour l'oeil droit conviennent parfaitement ainsi que ceux qui ont une courbe caractéristique intermé diaire ( se référer plus haut pages 9 et 10 ). La deuxième méthode con siste à générer l'élément gauche par l'excitation simultanée mais inégale des luminophores bleus et verts ( page 12, ligne 10 ). Les filtres uti lisés doivent satisfaire des critères beaucoup plus précis et se rappro cher des filtres bleu N02 et rouge N05. 1 La première méthode assure une séparation absolue des éléments gau F che e t droit , quel que soit le contraste des images ; la deuxième est moins certaine dans le cas des images à très grand contraste. Cependant, si nous utilisons les filtres bleu N02 et rouge N05, nous pouvons observer et séparer parfaitement aussi bien les couples stéréos copiques générés selon la première méthode que ceux qui sont générés selon la deuxième ; la première est plus indiquée pour les sujets à grand contraste, la deuxième pour les sujets à contraste moyen ou faible. De plus il est tout à fait possible d'utiliser tous les dosages de vert intermédiaires entre la première méthode et la deuxième, c'est-à-dire entre 0% et 15%. Il apparaît donc que l'intensité de la composante verte peut varier en continu entre les deux limites 0% et 15% et que l-1imten- sité maximum acceptable sera fonctiondu contraste de l'image. Cela nous conduit à la troisième méthode, la plus générale, la plus agréable sur le plan de la visualisation, celle dont les limites ne pourront être franchies à moins de modifier les caractéristiques des luminophores, ce qui ne saurait être, en aucun cas, l'objet de la pré sente invention. Cette troisième méthode, qui est l'association de la première et de la deuxième, nécessite l'emploi des filtres de la deuxième ( bleu N02 et rouge N05 ) et prévoit un dispositif qui règle la proportion de lgénergie relative des luminoohores bleus et verts dans l'image aucir en fonction 1 du contraste des images formées sur lSécranF c'est-à-dire quil permet un dosage du vert entre 0 % et 15% dans cette image gauche Ce dispo sitif peut etre mécanique et manuel : il agit alors sur le déplacement conjugué de deux potentiomètres.Mais on peut le concevoir1 sans diffi culé, automatique et entièrement électronique. Malgré une plus grande complexité, cette troisième méthode offre tous les avantages de la i deuxième sans en posseder les inconvénients puisqu 'elle assure une séparation maximum, e+ en toutes circonstances, des deux éléments gauche et droit du couple stéréoscopique formé sur lgécrun. Nous en arrivons donc à la première conclusion définir et de décrire trois moyens fondamentaux de générer physiquement, sur un écran de télévision en couleurs, des couples stéréoscopiques constitubés par des images différemment colorées qui sont séparables et obser vables au moyen de filtres colorés appropriés.Résumons leurs principales caractéristiques dans ie tableau suivant en notant bien que la première méthode est la plus simple et la plus universellement utilisable IMAGE GAUCHE FILTRE GAUCHE - IMAGE DROITE FILTRE DROIT lère méthode: bleu 100 % N01 à N02 rouge 100 % N03 à N05 2ème méthode: (vert 15 % N 2 rouge 100 % N 5 #bleu 85 à 100% N 2 rouge 100 % N 5 3ème méthode: vert 15 à 0% Enfin, qu'il soit bien précisé que les pourcentages indiqués concernent chacune des deux images gauche ou droite prises isolément sans que ces proportions impliquent une relation d'intensité précise entre les compte sentes respectives des images gauche et droite . Ces relations,entre luminosités d'images gauche et droite seront précisées plus bas. Pour la clarté de la suite du raisonnement1 les trois méthodes recevront les appellations suivantes - pour la première, méthode (ou procédé ) trichrome, - pour la deuxième et la troisième, méthode ( ou procédé ) trichrome en précisant pour la troisième, trichrome variable quand il apparaîtra r nécessaire. tflaintenant que nous avons défini un procédé de base qui permet de séparer complètement, à l'aide de filtres appropriés, deux images, géo métriquement et chromatiquement différentes, générées simultanément sur l'écran récepteur de télévision en couleurs, la stéréoscopie, qui requiert l7existence de deux images entièrement différenciées, est donc F parfaitement réalisable Il importe donc de décrire les moyens utili sables en télévision pour permettre la prise de vues stéréoscopique d'un sujet réel, sa transformation en vidéosignaux transmissibles par les moyens normaux de la télévision en couleurs et enfin la trànsformation de Ces vidéosignaux, sur l'écran de télévision en couleurs, en images gauche et droite que nous savons séparables et observables par la méthode dichrome ou trichrome. Enfin, il est nécessaire de définir les normes géométriques qui relient les conditions de la prise de vue à celles de l'observation : si l'on omettait de sJy conformer, la vision du relief serait très altérée, voire meme impossible. Dans le procédé de télévision en couleurs, qui fait appel à trois ';composantes chromatiques fondamentales, le bleu, le vert et le rouge, la trestitution du sujet en couleurs est obtenue par la superposition, sur F lréran récepteur, de trois images bleue , verte et rouge , géométri ssquement identiques, mais chromatiquement différentes. Chaque image bleue, verte ou rouge est générée par l'excitation des trois sortes de lumino phores bleus, verts ou rouges, répartis identiquement sur toute la sur ;1face de l'écran.Ces trois images a la réception" ne sont autres que la reconstitution des trois images bleue , verte et rouge , géométriquement identiques, formées à la prise de vue sur les surfaces photo-sensibles , des trois analyseurs bleu , vert et rouge d'une caméra trichrome de télévision en couleurs. Autrement dit, Si le système de prise de vue assure une bonne sélection des trois couleurs primaires, si les systèmes d'enregistrement, d'émission, de transmission et de réception assurent iile maintien de la pureté des trois couleurs primaires, lorsque le sujet émet uniquement un rayonnement bleu, seule l'image des luminophores bleus apparaît sur l'écran récepteur.De même si le sujet émet de la lumière -uniquement dans la bande du vert, ou du rouge, seule l'image des lumino phores verts ou rouges apparaît sur l'écran récepteur. Revenons au problème de la stéréoscopie et, au moyen de deux objec ,tifs ou d'un quelconque système optique, formons sur les éléments photo sensibles de deux analyseurs bleu et rouge les deux éléments gauche et droit d'un couple stéréoscopique. Ces deux images sont converties en deux vidéosignaux bleu et rouge qui, traités par les moyens connus de la télévision en couleurs, donneront lieu à 11 apparition, sur l'écran il récepteur, de deux images bleue et rouge générées respectivement par 1les luminophores bleus et rouges. Les principales distorsions et aber rations étant toujours suffisamment corrigées sur l'écran récepteur, F celui-ci nous donnera en bleu et rouge la restitution du couple stéréos- J copique engendré à la prise de vue ( à un coefficient d'agrandissement près ). Ce couple est donc généré sur l'écran récepteur selon la méthode ; chrome définie plus haut : il est donc parfaitement observable en relief selon cette méthode avec les filtres colorés correspondants. La génération des couples stéréoscopiques selon la méthode trichrome est également possible. Les trois analyseurs bleu , vert et rouge sont électroniquement identiques et engendrent des vidéosignaux de meme nature électroniquement permutables si nous ne craignons pas des inversions ou des transferts de couleurs, Par exemple le vidéosignal rouge peut être amplifié par le circuit recevant normalement le vert ou le bleu ; électro- niquement cela est sans importance, par contre, sur l'écran récepteur, le rouge devient un vert ou un bleu.De même, le vidéosignal rouge peut être amplifié à la fois par le circuit normalement destiné au rouge et par icelui destiné au vert ; les vidéosignaux peuvent être également mélangés entre eux, à la condition d'entre en phase. A fortiori il est parfaite ment possible d'amplifier le- vidéo-signal issu de l'analyseur bleu par 1le circuit normalement destiné au. vidéosignal bleu et simultanément par le circuit destiné au vidéosignal vert. Et s1il est fait en sorte que les proportions relatives du bleu et du vert respectent les normes éta :Iblies ci-dessus pour le procédé trichrome, l'écran récepteur restitue ces mêmes proportions.Donc, en formant sur les éléments photo-sensibles des analyseurs bleu et rouge. un couple stéréoscopique, en traitant simultanément le vidéo signal bleu par les circuits du bleu et du vert, comme il vient d'être indiqué, et en traitant normalement le vidéosignal rouge uniquement par le circuit du rouge, nous générons un vidéosignal composite trichrome qui donne lieu à l'apparition, sur l'écran récepteur, d'un couple stéréoscopique généré selon la méthode trichrome. Comme nous lovons démontré, ce couple est parfaitement séparable et observable en relief au travers des filtres bleu N 2 et rouge N05.En résumé, aussi bien sel lelprFcédé dichrome que le procédétnchrome, le principe de la télévisionZest résolu. Il faut en préciser certains moyens pratiques, avec en premier lieu ceux qui permettent de former un couple stéréosco pique sur deux analyseurs et ceux qui permettent de générer le vidéo signal composite le plus apte à la meilleure observation en relief du t sujet. Les différents dispositifs que nous allons décrire peuvent être classés en deux catégories. La première catégorie concerne les disposi tifs dans lesquels les deux perspectives gauche et droite sont explo rées par deux analyseurs identiquement sensibles aux mêmes radiations ce sont. ou deux analyseurs sensibles à la même couleur dans deux caméras trichromes différentes ( par exemple les deux analyseurs verts de deux caméras ), ou plus- généralement deux analyseurs également sensibles à tout Le rayonnement visible ( deux analyseurs noir-et-blanc de deux caméras noir-et-blanc ) ou encore deux analyseurs identiquement sensibles à un quelconque rayonnement de lumière infrarouge, ultraviolette ou de faisceaux d'électrons de meme énergie.Les indications de luminance ,données sur le sujet sont identiques pour l'image gauche et l'image droite, ou,. en d'autres termes, les "rendus en noir-et-blanc" sont identiques pour les doux éléments du couple stéréoscopique. Classés en deuxième catégorie, nous rencontrons les dispositifs dans lesquels la perspective gauche du sujet est explorée par l'analyseur bleu et la perspective droite par l'analyseur rouge : dans ce cas, chacun des ividéosignaux traduira le rendu des luminances du sujet dans la bande de sensibilité chromatique de l'analyseur correspondant. Il est bien évident que pour vn sujet très coloré, les deux vidéosignaux gauche et droit donneront des indications de luminance très dissemblables, autrement dit, des "rendus en noir-et-blanc" très différents. Cette constatation fait entrevoir les avantages de la première catégorie et les raisons qui nous feront rejeter, presque systématiquement, l'usage de tout dispositif de deuxième catégorie. Qu'ils soient de première ou de deuxième catégorie, tous les dispo sitifs imaginables de prise de vue stéréoscopique, conformes à la pré sente invention, se ramènent aux trois types suivant qui utilisent - - une seule caméra trichrome munie d'un multiplicateur optique d'images, - deux caméras trichromes séparées ( première et deuxième coté gorie ) - deux caméras noir-et-blanc séparées, ou plus généralement deux analyseurs identiquement sensibles séparés. Premier dispositif : une seule caméra trichrome munie, devant son F objectif, d'un multiplicateur optique. Tel qu'il est représenté à la F figure N04, ce dispositif, conforme à l'invention, comprend un système F optique, constitué de filtres et de miroirs, placé devant l'objectif (o) de la caméra de télévision trichrome (3). te faisceau incident gauche, issu d'un point situé à l'infini dans l'axe optique de l'objectif (O), traverse en premier lieu un filtre coloré (1). Ce filtre est bleu et posséder les caractéristiques d'un filtre bleu N l ou bleu N02 décrits plues haut à la page 06. Ainsi coloré, ce faisceau est réfléchi successi- vement par deu miroirs plans (4) inclinés à 45 sur l'nxe optique, traverse ensuite le miroir plan semi-transparent (5) avant de pénétrer dans l'objectif (o) de la caméra et former une image du sujet sur l'anc- liseur bleu (B).Les deux miroirs-plans (4) ont pour fonction de trains férer l'axe optique de l'objectif (o) d'une distance e/2 ; tout se passe comme si le faisceau incident gauche qui traverse le filtre (1) pénétrait dans l'objectif virtuel 0'G qui est limoge virtuelle de l'objectif (o) donnée par les deux miroirs pions (4).Le rôle du filtre (1) est de colorer le faisceau incident de telle sorte que seul l'analyseur bleu lui soit sensible Les selectivités relatives des trois analyseurs étant du meme ordre que celles des luminophores, l'analyseur vert présente une sensibilité faible mais non négligeable au faisceau coloré en bleu alors que 11 analyseur rouge est pratiquement insensible à ce rayonnement bleu D'une manière analogue, le faisceau droit issu du meme point à l'infini traverse en premier lieu le filtre rouge (2).Ce filtre rouge qui possède les caractéristiques d'un filtre rouge N03, 4 ou 5 décrit a la page 6 a pour rôle de colorer ce faisceau droit de telle sorte que seul l'anale jaseur rouge lui soit sensible. Dans ce cas, et compte tenu de ce que nous Savons de la sélectivité des trois analyseurs, l'analyseur vert présente une légere sensibilité résiduelle à ce faisceau rouge alors que l'analyseur bleu lui est complètement insensible.Donc le faisceau droit, coloré en rouge par le filtre (2),est successivement réfléchi par le miroir plan (4) incliné à 450 par rapport à l'axe optique de (o) et par le miroir plan semi-transparent (5)avant de pénétrer dans la caméra et de former une image sur la surface photo sensible de l'analyseur rouge. Le miroir plan (4) c pour fonction de transférer à droite l'axe optique de lflobjectif (o) d'une distance e/2 et tout se passe comme si le faisceau incident droit qui traverse le filtre t2) pénétrait dans l'objectif virtuel O'D qui est l'image virtuelle de l'objectif (0) donnée par le miroir plan (4).Les miroirs plans peuvent etre éventuellement remplacés par des prismes à réflexion totale, et. ils doivent etre règlés pour qu'il y ait coincidence des images ('les détails de ce réglage font l'objet d'un paragraphe ultérieur ). Globalement, tout se passe comme si les deux faisceaux incidents 1pénétraient dans les objectifs virtuels O'G et O'D cela équivaut à une prise de vue stéréoscopique effectuée à l'aide de deux caméras dont les objectifs (O'G) et (O'D), visant le meme point à l'infini, sont écartés d'une distance e.Cet intervalle (e) est en principe égal à celui des iyeux humains, mais, dans la pratique, cet écartement peut prendre des 'valeurs très différentes selon effet final recherché. Cette disposition apparemment simple présente pour seul avantage !celui de n1 utiliser qu'une seule caméra. Par contre les inconvénients sont nombreux : le système optique est lourd et coteaux et il n'est pas nécessaire de se livrera de longs calculs pour comprendre que le champ visuel des objectifs (O'G) et (ope) est très limité par la disposition géométrique des différents miroirs et filtres. A moins de remplqcer le système des simples miroirs par des véhicules optiques du type périscope, ;encore plus onéreux, tout emploi d'objectifs "grand-angle" est obligatoirement exclu.Enfin, ce dispositif appartient à la deuxième catégorie, jc'est-à-dire que les images gauche et droite sont analysées dans deux ,couleurs différentes avec tous les inconvénients que cela comporte. La seule amélioration consiste à remplacer les filtres colorés (1) et (2) par des filtres polarisants croisés à 900 et à placer des filtres de polarisations correspondantes devant les deux-anulyseurs (B) et (R) auxquels l'on a retiré toute sensibilité chromatique. (Il est bien pré- incisé que cette substitution d'une sensibilité à la lumière polarisée à la place d'une sensibilité à la lumière colorée n'est rendue possible que dans le cas où les deux analyseurs bleu et rouge sont géométriquement séparés ; s'ils sont regroupés point par point en une seule surface photo sensible aux trois couleurs, la sensibilisation à la lumière polarisée |par une mosaïque de microfiltres polarisants, croisés à 900, est d'une treolisation extrêmement complexe ). En tout état de cause, en utilisont la séporation des images gauche et droite par la lumière polarisée au lieu de la lumière colorée, les effets néfastes de la différence de sensitbilité chromatique à gauche et à droite sont annulés.Cependant des diffé rentes de luminances entre les images gauche et droite peuvent se manizester pour des sujets présentant de nombreuses réflexions "vitreuses" de telle sorte que ce système n'est pas parfaitement assimilable à un dispo sitif de première catégorie. Pour achever de décrire ce premier dispositif, nous nous référons toujours à la figure 4 : (EB), (EV) et (ER) désignent les entrées des circuits qui reçoivent normalement les vidéosignaux issus des analyseurs bleu , vert et rouge , et (6) symbolise l'ensemble des circuits connus en télévision pour l'amplification de ces signaux, leur corrections, leur matriçage, leur modulation, etc...Les deux analyseurs bleu et rouge de l'unique caméra sont reliés tout à fait normalement à (EB) et (ER) tandis -que-l'analyseur vert est déconnecté à cause de sa sensibilité irésiduelle au bleu et au rouge. Finalement, après émission, transmission F et réception, les deux vidéo signaux bleu et rouge donneront lieu à la génération, sur l'écran récepteur, d'une image composite observable en relief selon le procédé dichrome. Pour passer au procédé trichrome, il suffit de dériver une partie du vidéosignal bleu ( issu de l'analyseur bleu ) sur l'entrée (EV) du circuit "vert" des blocs d'amplification (6). Il faut noter l'erreur qui consisterait à connecter l'analyseur vert et (EV) : compte tenu de J sensibilité résiduelle ou rouge cette utilisation même partielle de l'analyseur vert provoquerait un mélange entre les deux images gauche et droite-,ce qui est un défaut parfaitement inacceptable. i En résumé, le dispositif utilisant une seule caméra trichrome, munie; d'un système optique multiplicateur d'image, offre la possibilité d'effec tuer des prises de vues en relief selon le procédé trichrome ou trichrome. Son inconvénient est d'appartenir à la deuxième catégorie, et même si la substitution des filtres polarisants aux filtres colorés améliore ce ,premier dispositif, il ne possède pas complètement les qualités d'un dispositif de première' catégorie. ' Deuxième dispositif de prises de vues stéréoscopiques : deux caméras trichromes de télévision en couleurs juxtaposées. La première version de ce aispositif est représentée à la figure 5 : les caméras trichromes (1)- et (2) sont disposées cote à cote, dans le meme plan, de telle sorte que les axes des objectifs (0) soient parallèles et écartés d'une distance (e) La disposition est conforme aux principes de la stéréoscopie puisque, décalés de (e), les deux objectifs donnent du sujet deux perspectives \\légèrement différentes.Dans la caméra gauche (1), l'image gauche se forme sur la surface photo-sensible de l'analyseur bleu qui la transforme en vidéo-signal bleu. Comme précédemment, l'analyseur bleu (B) est connecté F avec l'entrée (EB) de l'ensemble des circuits (6) de télévision.De même, 'dans la caméra droite (2), l'image droite se forme sur l'analyseur rouge qui est connecté avec (ER). Ainsi décrit, ce dispositif génère un stéréosignal composite dichrome qui génère lui-meme, à la réception, une image composite dichrome observable en relief avec les filtres correspon- dants. Le passage du procédé dichrome au procédé trichrome se fait de deux manières : ou en connectant l'analyseur vert (V) de la caméra gauche. (i) à l'entrée (EV) des circuits, en prenant soin d'harmoniser les taux d'amplification de (EB) et (EV), ou bien, encore, en dérivant une partie du vidéosignal bleu ( à gauche ) sur le circuit (EV) destiné normalement .,au vidéosignal vert. Cette première version de l'emploi simultané de deux1 caméras trichromes présente un inconvénient : l'analyse du sujet se fait ià gauche et à droite dans deux bandes colorées différentes ce qui en fait J un dispositif de deuxième catégorie.Les avantages sont certains : le champ n'est limité que par les performances des objectifs, l'écartement des caméras est variable, donc contrôlable, et à tout moment les images gauche et droite sont séparées éliminant ainsi tout risque d'interné rence entre ces deux images. Une deuxième version de ce dispositif à deux caméras trichromes t consiste à analyser les deux images gauche et droite par lesdeux anulyseurs de la meme couleur à gauche et à droite : les deux bleus, les deux verts ou les deux rouges. Nous choisissons d'utiliser les deux ana lyseurs verts dont la zone de sensibilité est la plus proche du maximum de celle de l'oeil. Cette disposition est représentée à la figure 6. Dans ce cas les deux caméras gauche et droite explorent le sujet de façon rigoureusement identique, dans la même région spectrale : les deux vidéo signaux gauche et droit donneront des rendus de luminance identiques ; :seules subsistent des différences de perspectives et d'alignements, mais ce sont elles et elles seules que nous recherchons car ce sont ces diffé rences-là qui permettent la vision stéréoscopique en relief. En applica ::tion du principe de permutabilité des analyseurs que nous avons énoncé F plus haut ( page 16 ), le vidéosignal issu de l'analyseur vert de la caméra gauche (1) est connecté avec (EB), c'est-a-dire qu'il va faire fonction de vidéosignal bleu et sera traité comme tel.De manière analogue le vidéosignal issu.de l'analyseur vert de la caméra droite (2) est traité comme un vidéosignal rouge et connecté avec (ER). L'ensemble des deux caméras engendre un "stéréo-signal" composite dichrome ( bleu et rouge ) capable de générer sur l'écran récepteur une image composite observable en relief selon le procédé dichrome. Mais, cette fois-ci le dispositif est de première catégorie, c'est-à-dire que, quel que soit le sujet et son éclairoge, les rendus de luminances à gauche et à droite sont rigou F creusement identiques. Le passage du procédé dichrome au procédé trichrome se fait en dérivant une partie du vidéosignal gauche sur (EV) dans des 2ZDportions convenables.En fait, cette deuxième version du dispositif à deux caméras trichromes présente tous les avantages des caméras séparées et des dispositifs de première catégorie. Quelques petits inconvénients subsistent : l'encombrement des caméras trichromes et l'étroitesse de la bande spectrale d'analyse du sujet, faisant que les bleus et les rouges1 même lumineux, seront traduits par des gris relativement sombres. Troisième dispositif de prise de vues stéréoscopiques : deux caméras "noir-et-blanc" juxtaposées. Ce dispositif est représenté à la figure 7. Pour que l'utilisation de ces caméras soit possible, il est fondamental F J que l'analyseur noir-et-blanc du modèle de caméra utilisé soit compatible avec ceux des caméras trichromes normalement utilisées ( nombre de lignes identiques, balayage isochrone ). Dans ce cas, le vidéosignal issu de l'analyseur noir-et-blanc est identique ( ou taux d'amplitude près ) au vidéo signal issu de l'un quelconque des analyseurs bleu , vert ou rouge d'une caméra trichrome.En application du principe de permutabilite des analyseurs énoncé à la page 16, chacun de ces analyseurs noir-et-blanc peut être substitué à un analyseur de couleur : c'est ainsi que l'ana lyseur (AG) de la caméra gauche (CG) est substitué à un analyseur bleu et engendre un vidéosîgnal bleu porteur de l'image gauche. De même, l'ana- lyseur (AD) de la caméra droite (CD) est substitué à un analyseur rouge et engendre un vidéosignal porteur de l'image droite.Ce couple de vidéo signaux, porteur de l'image composite stéréoscopique, que nous appelons "stéréosignal" dichrome; est traité comme dans les dispositifs précédents par les circuits normalement destinés aux vidéosignaux bleus et rouges ; (AG) est connecté avec (EB) et (AD) avec (ER). A la réception ce stéréo- signal dichrome génère sur l'écran de télévision deux images bleue et rouge qui sont les répliques des images formées respectivement par les objectifs 0G et OD sur les deux surfaces photo-sensibles (AG) et (AD). Ces deux images bleue et rouge sont séparables et observables en relief selon le procédé dichrome. Le passage au procédétichrome se fait comme dans le dispositif précédent : une partie d vidéosignal gauche, reçu sur le circuit "bleu", est dérivé sur le circuit "vert", en conservant entre EB et EV les taux relatifs d'amplification tels qu'ils ont été définis plus haut ( page 14 ) pour le procédé trichrome Dans ce cas le stéréosignal composite devient un signal trichrome qui donne lieu à la génération, sur l'écran récepteur, de deux images distinctes ( la gauche en bleu-vert, la droite en rouge ) séparables et observables en relief avec les filtres dv procédé trichrome. Ce dispositif à deux caméras noir-et-blanc sépare, à tout instant, Îles deux images gauche et droite et satisfait pleinement aux normes de Ila première catégorie, c'est-à-dire que, quelle que soit la couleur ou la nature de la surface d'un point donné du sujet, celui-ci est toujours -traduit à gauche et à droite par la meme indication de luminance. En dehors de l'avantage supplémentaire que représente l'exploration du sujet sur toute la largeur du spectre visible, ce dispositif permet de minia turiser au maximum l'encombrement des deux caméras. qui, à la limite, peut être réduit à la largeur des deux objectifs.De la sorte, l'écartement (e) peut varier de quelques centimètres à l'infini, dans la mesure où la lsynckr3n,sation des deux vidéosignaux droit et gauche peut être maintenue. Ce dispositif ouvre donc la porte à de nombreuses applications allant de la macroscopie en relief des petits sujets jusqu'à l'ôbser- vation en "hyper-relief" des sujets de très grandes dimensions. Enfin, les possibilités d'extension de ce troisième dispositif so-nt considérables : les deux analyseurs sensibles au spectre visible peuvent letre remplacés par des analyseurs sensibles à des rayonnements ultraviolets ou infrarouges. Ils peuvent être également remplacés par des systèmes générant des vidéosignaux isochrones et compatibles à partir d'un balayage par-faisceaux d'électrons, de rayons X, ou encore à partir d'un balayage par impulsions de toute nature physique. Ainsi donc, av moyen de l'une des trois familles de dispositifs de prise de vues stéréoscopiques décrits ci-dessus, nous obtenons, d'un sujet tA, deux images optiques AG et AD dont les perspectives, décalées de (e), sont les éléments gauche et droit d'un couple stéréoscopique d'images. Les analyseurs à gauche et à droite transforment ce couple géométrique en un couple de vidéosignaux dichrome (bleu et rouge), ou trichrome ( bleu vert eut rouge ) ; nous appelons ces couples porteurs d'une image stéréos 'copique "stéréosignaux dichromes" ou "stéréosignuux trichromes" selon qu'ils sont engendrés par l'un ou l'autre des deux procédés. Ces stéréo signaux sont traités par les circuits connus de la télévision en couleurs sensiblement comme des vidéosignaux normaux.Nous venons de démontrer que, si les trois fomilles de dispositifs que nous venons de décrire génè- virent toutes des stéréosignaux dichromes et trichromes, elles n'ont pas toutes les mêmes qualités d'homogénéité des images gauche et droite de fidélité dans le rendu des valeurs et de facilité d'emploi. Notre préférence va sans réserve à la troisième famille, celle où sont associés deux analyseurs identiques et sensibles aux plages spectrales les plus adaptées aux besoins et aux buts recherchés. Nous venons de décrire les moyens de séparer et d'observer en relief, sur un écran récepteur de télévision en couleurs, les deux images d'un couple stéréoscopique dichrome ou trichrome. Nous venons également de définir les différents dispositifs de prise de vues stéréoscopiques capa- -bles de générer un stéréosignal dichrome ou trichrome.Il y a lieu, main tenant, de préciser les moyens nécessaires et propres à la stéréoscopie pour mener à bien l'enregistrement, la transmission et la réception émission de télévision en relief véhiculée par le procédé de la télévi sion en couleurs. 11 in n'y a aucune différence fondamentale entre les vidéosignaux d'une ! émission de télévision en relief et ceux d'une émission de télévision en couleurs : ils sont tous générés par les mêmes types d'analyseurs et pre- sentent donc les mêmes caractéristiques de base, ce qui veut dire que, jélectroniquement, ils pourront recevoir les mêmes traitements ; en parti culier ils génèreront identiquement un signal de chrominance et un signal de luminance. La seule différence réside dans le fait que pour la téikision en couleurs conventionnelle les vidéosignaux correspondent à trois images flchromatiquement différentes mais géométriquement identiques et superpo sables, tandis que, pour la télévision en relief conforme à la-présente invention, les vidéosignaux correspondent à trois images chromatiquement iet géométriquement différentes.Une grande partie de la complexité de la télévision en couleurs provient de la recherche de la compatibilité du noir-et-blanc et de la couleur : cette compatibilité est obtenue par la génération d'un vidéosignal composite réunissant un vidéosignal de chro minance et un vidéosignal de luminance, ce dernier étant à tout moment identique au vidéosignal de la télévision en noir-et-blanc. Le vidéosignal de luminance véhicule le modelé, a géométrie de l'image,et et celui de chro- finance sa couleur.Dans le cas de la télévision en couleurs,-le seul lvidéosignal de luminance, provenant de la superposition de trois images identiques géométriquement, est porteur d'une seule image géométrique Dans le cas de la télévision en relief, ce même vidéosignal de luminance provenant de la superposition de deux images géométriquement différentes est lui-marne porteur de ces deux images différentes et non superposables. Pour toute réception en noir-et-blanc à partir d'une émission en couleurs, l'image en noir-et-blanc-est générée à partir du seul signal de luminance. Cela rend donc impossible toute réception sur un poste noir-et-blanc des émissions de télévision en relief conformes à la présente invention quoiqu'il fasse, l'observateur est condamné à voir deux images à la fois, 'fortement décalées ( souvent de cinq centimètres ou plus ) et qu'aucun moyen ne permet de séparer. Le procédé de télévision en relief conforme à la présente invention n'est donc pas compatible cur il ne donne pas sur un récepteur noir-et-blanc une seule image mono mais deux images en 'noir-et-blanc différentes et décalées. Le procédé ne peut être reçu que -sur les récepteurs en couleurs observés au travers des filtres colorés appropriés.C'est une limitation regrettable, mais dans l'état actuel des choses il n'est pas possible d'apporter le moindre remède à moins de repenser tout l'ensemble du procédé de télévision 1.. Puisque toute notion de compatibilité est exclue, le procédé est libéré de toutes les contraintes supplémentaires qu'une éventuelle com lpatibilité aurait pu introduire ; la seule compatibilité qu'il faut respecter est celle de lu compatibilité avec la transmission par la télé vision en couleurs.Il n'y a donc aucun intérêt à rechercher une relation ta'intensité entre les trois vidéosignaux bleu , vert et rouge qui serait commandée par des critères d'équilibre chromatique entre les trois cou leurs primaires ; tout au contraire, la relation d'intensité entre les t composantes du stéréo signal est commandée par un équilibre physiologique entre la visionpor l'oeil gauche d'une image bleue ( ou cyan ) et par 'oeil droit d'une image rouge de telle sorte que le cerveau de l1obser- vateur fusionne ces deux images en une seule et unique image en relief. En effet, la pratique démontre que ce couple stéréoscopique n'est obser viable dans de bonnes conditions que s'il y a équilibre de sensations entre les deux yeux, et quoique cette notion soit difficile à établir pour deux couleurs spectralement opposées, cet équilibre est déterminé par la sensibilité relative de -bell aux différentes radiations colorées: en tenant compte de la courbe de sensibilité relative de l'oeil en vision lphotopiaue (vision diurne à laquelle correspond le niveau moyen de bril ;lance des écrans récepteurs), en tenant compte également de la courbe de 1,répartition spectrale de l'énergie émise par les différents luminophores, ilion est conduit à modifier les amplitudes relatives des trois vidéo signaux bleu , vert et rouge par rapport à la télévision en couleurs. Dans la pratique, le vidéosignal gauche (uniquement bleu dans le procédé idichrome, bleu et vert dans le procédé trichrome) doit avoir une ampli- tude plus grande que le vidéosigmal droit (rouge), cela pour compenser les différences de sensibilité de l'oeil dans les bondes spectrales uti1lisées à gauche et à droite. Cette correction inhérente au procédé de 'télévision en relief, qui est également fonction des courbes de transmission des filtres colorés réels, est indépendante de celles qui sont 'appliquées normalement aux trois vidéosignaux colorés par les correcteurs d'amplitude ; elle ne fait que s'y superposer.Mise à part cette correction pour le relief, l'ensemble des réglages d'une émission en couleurs reste maintenu pour une émission de télévision en relief selon la présente 'invention. Dans la mesure ou aucune surmodulation n'est introduite par rapport à la couleur, tous les circuits de télévision en couleurs peuvent fonctionner normalement. Le vidéosignal composite de la télévision en couleurs, devenu stéréosignal composite, par la nature même des informations transmises, présente un aspect différent, mais ses caractéristiques ,de base (amplitude, fréquence et phase) ne sont pas modifiées dans leur 'nature et encore moins affectées par la présence de deux images géométriquement différentes. Le présent procédé de télévision en relief est donc parfaitement 1 transmissible par tous les systèmes actuels de télévision en couleurs système PAL ou SECAM), avec les installations en service des différentes chaînes de télévision en couleurs. De même, il peut donner lieu, sans le moindre problème, à tous les enregistrements sur magnétoscopes et, plus généralement, il se prête à toutes les opérations usuellement pratiquées sur l'image en noir-et-blanc ( fondu enchainé, découpages, modifications de contraste, incrustutions d'images) à l'exception, toutefois, des transferts de couleurs qui pourraient modifier le codage gauche-droite, et par cela morne empêcher la vision stéréoscopique de l'image. Toutes les conditions de prise de vues, de transmission ex éventuellement d'enregistrement ont été remplies pour que le récepteur pvisse restituer sans difficulté le couple stéréoscopique dichrome ou trichrome par décodage du vidéosignal composite devenu stéréosignal composite. En Enfin de compte, il apparat sur l'écran du récepteur une image complexe en deux couleurs (bleu et rouge pour le procédé dichrome, bleu-vert et rouge pour le procédé trichrome) se mélangeant plus ov moins pour donner une gamme de magentas avec des décalages horizontaux des contours bleus et rouges d'importances et de sens variables.Comme il a éX démontré plus haut, ces couples stéréoscopiques dichromes ou trichromes sont séparables fet observables en relief avec les filtres correspondants(voir page 14). rependant, pour garantir le meilleur résultat, vn certain nombre de règles doivent etre respectées au niveau de la réception et de l'obser Ivation - - la pureté des couleurs doit être rigoureusement conservée1 tet le récepteur convenablement règlé pour que les faisceaux d'électrons m'excitent que les luminophores auxquels ils sont destinés ; i -pour obtenir une meilleure séparation des couleurs, il est ,important de règler convenablement le contraste de couleurs et leur niveau de saturation : pour cela l'observateur a tout intérêt à règler à 100% la touche de "contraste de couleurs" qui est présente sur la n;ajo rité des récepteurs du-commerce et qui e pour effet de donner un maximum -de coloration aux images ;; - l'observation doit se faire au travers de filtres rigoucreusement appropriés qui doivent remplir la double condition suivante séparer parfaitement les deux éléments du couple stéréoscopique et équilivrer la vision des deux images gauche et droite , de couleurs différentes, pour permettre un fusionnement meilleur, plus facile et plus confortable des deux éléments du couple stéréoscopique. Le premier point de cette double condition, c~est-à-dire la parfaite séparation des éléments d'vn couple stéréoscopique dichrome ou trichrome, a largement été expliqué et décrit ( de la page 4 à la page 14 ) et les caractéristiques des filtres adaptés au procédé dichrome ou trichrome ont été préceaommont définies ( en particulier pages 10, 13 et 14 ). Le deuxième apport des filtres colorés réside en l'amélioration de 'l'équilibre de la vision de l'oeil gauche et de l'oeil droit. La très fols émission des luminophores rouges dans la bande 610-630 NM pour laquelle l'oeil est relativement sensible se traduit par une plus grande lumino sité apparente des images rouges, et par voie de conséquence provoque une suprématie de l'image rouge sur l'image bleue, donc une gêne à la parfaite fusion stéréoscopique des deux images gauche et droite Pour remédier à cet inconvénient, il suffit de diminuer la luminosité F apparente de l'image rouge ; à cet effet, nous disposons de deux moyens le premier confite à réduite l'amplification- du vidéosignal rouge, le deuxième à diminuer la transmission du filtre rouge par augmentation de ,la concentration des colorants ou par adjonction d'une densité gris-neutre complémentaire.Mais, dans la pratique, l'on peut faire appel simulta Inément à ces deux moyens : en premier lieu, parmi les formules de filtres colorés conformes aux normes des procédés dichromes ou trichromes, l'on ;sélectionne celles qui vont permettre un rééquilibrage important des limages gauche et droite ; ensuite, lors de la prise de vues et de la F mise en ondes, les amplifications relative des vidéosignaux gauche et droit sont harmonisées jusqutà l'obtention d'un équilibre satisfaisant.F 1Aucun chiffre-ne peut traduire avec précision ce réglage qui est laissé à l'appréciation de l'homme de l'art que doit etre le "metteur en ondes" ou le "directeur de la stéréovision. A titre indicatif, nous indiquons une fourchette pour la valeur relative de la luminance de l'image rouge 1 par rapport à celle de l'image bleue : la luminance du rouge doit se situer entre 0,5 et 0,7 de celle du bleu.Autrement dit, l'observation d'un écran récepteur porteur de deux images bleue et rouge de même énergie doit se faire au travers d'un filtre bleu dont la transmission est 100% cet d'un filtre rouge dont la transmission est comprise entre 50 et 70 % , ou encore, si l'écran est observé au travers de deux filtres -de même transmission, l'amplification du vidéosignal de droite (rouge) doit être maintenue entre 50 et 70 % de celle de l'image gauche (bleue). Cela démontre bien que le réglage de la "mise en ondes" ne peut se faire utilement que par une observation de l'écran récepteur témoin au travers Ides filtres qui ont été sélectionnés pour l'observation générale de l'émission. La démarche inverse est possible, mais moins recommandable car il est toujours plus facile de déplacer plus ou moins le curseur d'un potentiomètre que de changer la composition chimique d'une gélatine de couleur. Nous ne devons pas sous-estimer la place très importante qu'occu pent les filtres colorés dans la présente invention. S'il'n'y a aucune difficulté particulière dans la fabrication des filtres colorés répondant aux normes énoncées pages 10, 13 et 14, les filtres réels présentent des différences assez sensibles avec les filtres théoriques, en particulier dans leur transmission dans leur zone de transparence maximum qui n'est jamais égale à 100-. il y a donc lieu de choisir un jeu de filtres convenables (le filtre rouge étant de préférence plus dense que le filtre bleu) et de s'en tenir àce choix : c'est au travers de ces filtres choisis que se font les régLages, lors de la mise en ondes, de la balance des images gauche et droite , et ctest au travers de ces memes filtres que se fait la meilleure observation de llémissione En quelque sorte, les filtres font partie intégrante du procédé de télévision en relief conforme à la présente invention qui, de ce fait, représente un tout indivisible. Et ce n'est que lorsque les filtres colorés remplissent parfaitement et. simultanément la double condition de conformité à la courbe caractéristique et d'harmonisation de leurs densités relatives avec le réglage de la balance gauche-droite que le vision stéréoscopique se fait convenablement et que le procédé décrit reçoit une exploitation convenable et satisfaisante. En d'autres termes, il ne fgvt pas prétendre faire observer une émission de télévision en relief, conforme à la présente invention, avec n'importe quel jeu de filtres colorés dont les seules caractéristiques seraient d'être bleu à gauche et rouge à droite et dont aucun critère de courbe de transmission et de densité relative n'ait été sérieusement retenu dans leur choix Ce serait caricaturer le procédé, en détruire toutes les qualités, et, pire encore, ce serait exposer le teléspectateur à des fatigues oculaires insupportables, Si ce n'est le condamner àl'impossibilité de ne jamais percevoir la moindre image en relief au travers de ces filtres diffusés sans scrupules.C'est pourquoi, les filtres colorés représentant un élément indissociable de la présente invention, celle-ci ne serait être exploitée et mise en oeuvre sans que les filtres diffusés n'aient subi de sérieux contrôles de qualité et qu'il leur soit délivré un certificat de conformité aux normes de la présente invention il ne suffit pas que le couple stéréoscopique satisfasse aux conditions de brillance et de colorations indiquées plus haut ; il ne suffit pas qu'il soit observé au travers des filtres qui lui sont parfaitement adaptés. Il faut aussi qu'il satisfasse à un ensemble de conditions géométriques bien précises, connues de tous les praticiens de la stéréoscopie, qui feront que l'image se situera dans l'espace virtuel le plus approprié a une bonne observation du sujet,à sa meilleure restitution. Ce sont les points essentiels de ces conditions géométriques que nous allons énoncer maintenant. Ces conditions et les réglages qui en dépendent sont basés sur la notion de 'point homologues". En effet, la matérialisation, sur un écran transparent (E), de la trace des rayons lumineux joignant chacun des deux yeux ( G et D ) à un point P du sujet est traduite par deux points (Ig) et (Id) . Ces deux points qui correspondent aux deux visées gauche et droite sont appelés "points homologues images" du point objet (P).Ce processus géométrique est représenté à la figure 8 Si (e) est l'écartement interoculaire de l'observateur, (d) la distance entre les points (Ig) et (Id), (L) la distance de l'observateur au sujet et (1) celle de l'observateur à l'écran (E), il est très facile d'établir la relation suivante entre ces données : d F ( 1 - l/L )xe. Si (L) devient infini, cette relation donne d = e et cela quelle que soit la distance (1) du sujet à l'écran (E). Ii apparaît également que d=0 pour un point (P) situé sur l'écran ( L= l ) et (d) devient négatif quand :e point (P) se situe entre l'écran et l'observateur.Il y a lieu de remarquer qu'en aucun cas, pour un point P réel situé au delà de l'écran, d ne peut prendre une valeur supérieure à (e) Or la reconstitution stéréoscopique d'un sujet (P) à trois dimen t suions consiste, en fait, à reconstituer et à observer 1'ensemble des points E(IG) et E(ID) de telle sorte que E(IG), image gauche de (P) sur l'écran (E), ne soit visible que par l'oeil gauche et que E(ID), image droite de (P) sur l'écran (E), ne soit visible que par l'oeil droit. Précisons que dans le processus de la prise de vues l'écran (E) est pure-, ment virtuel et imaginaire tandis que, dans le mécanisme de la restitu tion, l'écran (E) est le support réel de l'image composite comportant simultanément E(IG) et E(ID). Ce support réel peut prendre la forme d'un écran de projection classique, ou d'une diapositive, ou d'un tirage photo graphique, ou encore, en ce qui concerne la présente invention, vn écran récepteur de télévision en couleurs. Il est bien évident que pour une reconstit:'iion exacte du sujet à partir du couple E(IG) et E(ID) il fout que tous les éléments soient identiques à la prise de vues et à la resti- tvtion , en particulier, si l'écran d'observation a la même dimension que l'écran virtuel de prise de vues ils doivent etre tous les deux porteurs d'images composites égales et superposables et observés à la même distance avec le même écartement à la prise de vues et à l'observa- tion.Cependant il en sera rarement ainsi, et, par exemple, lors d'une émission de télévision en relief, si la prise de vues est unique pour tous, elle sera reçue sur des écrans récepteurs de dimensions très ) variables. L'important est donc de rendre toute prise de vues en relief observable dans les meilleures conditions possibles sur tous les postes récepteurs de dimensions normales. La compréhension au mode de formation des couples stéréoscopiques à la prise de vues et de leur restitution sur les ecrans récepteurs de télévision sera facilitée en se référant aux figures 9 et 70 planche VI. La figure 9 montre le mécanisme de ibrmution d'un couple stéréosco- pique sur deux écrans différents (E1) et (E2) homothétiques par rapport au point (M) milieu de (GD) ; G et D sont ou les deux yeux de l'obser vateur, ou les deux objectifs des deux caméras de prise de vues. Tout se passe comme Si l'observateur voyait ces écrans sous le mene angle appa rent et considérons qu'ils représentent la matérialisation dans l'espace dû champ de prise de vues des deux caméras vidéo placées en G et en D. Une remarque fondamentale s'impose : si ('1) et (E2) sont homothé tiques par rapport à (M), si les dimensions des images gauche et droite du sujet sont dans-le même rapport d'homothétie sur ces deux écrans, l'écartement (d) de ces couples d'images est, à 1 inverse de la dimension propre de chaque image, fonction décroissante de l'éloignement de l'écran:: (d) est proportionnel à la distance écran - sujet ( et non pas observa teur-écran) puisque (P) est centre d'homothétie pour les points homolo guets pris par couples gauche-droite. Donc, plus l'écran est rapproché des yeux (ou des caméras), plus les images sont petites en même temps qu'elles s'éloignent davantage jusqu'à la valeur maximum (e) qui est l'écartement des yeux. Dans le cas particulier du sujet (P) situé à l'infini, l'écar- tement (d) est égal à (e), donc constant quelle que soit la distance de l'écran au sujet.Sans entrer dans le détail de la formation du couple stéréoscopique à l'aide de deux caméras vidéo distinctes, il faut savoir que l'écartement (d) des points (tic) et (ID) sur l'écran récepteur de controle (celui qui sert à règler la géométrie de la prise de vues) F dépend de l'angle que font entre eux les axes optiques des deux objectifs des caméras gauches et droites situés en G et D. Supposons que cet écran de controle soit (E'2) observé à partir des points G' et D', avec, pour condition, l'identité de E'2 Gtet D'avec E2, G et D.Pour retransmettre en relief le sujet (P) les deux caméras situées en G et D retransmettent respectivement les images virtuelles (IG2) et (ID2) , distantes de (d2) et situées sur I ecran virtuel (E) ; la convergence des axes de ces caméras est règlée de telle sorte que la distance (d'2) entre les images (I'G2) et (I'D2) qu'elles génèrent par vidéosignaux sur l'écran de cont roule (E'2) soit égale a (d2) g écartement du couple' stéréo virtuel objet. Cette égalité nous assure d'une reconstitution exacte de l'espace objet puisqu'il y a identité entre la géométrie de la prise de vues et celle de l'observation. C'est ce que nous avons toujours recherché. Mais une grave particularité, qui diminue l'universalité de la repro duction du couple stéréoscopique, est rattachée au mode de transmission du procédé relief, conforme à la présente invention, qui est véhiculé par un canal monoculaire en couleurs : en- effet le couple stéreoscopique E(IG2) et E(ID2), - formé sur l'écran virtuel E2, est analysé par les deux caméras vidéo et devient un "stéréosignal composite" qui, nous l'avons déjà dit, génère sur l'écran de réglage E'2 une image composite porteuse du couple stéréoscopique dichrome ou trichrome, observable en relief à l'aide des filtres adéquats.En ce qui concerne le véhicule de cette image composite, c'est-à-dire la télévision en couleurs monoculaire, cette irbge composite est traitée exactement comme une image normale en couleurs, et, une fois composée et mise en ondes, elle sera toujours reproduite semblable à elle même, à un coefficient d'agrandissement près. En d'autras termes si, au lieu d'être reçue sur un écran de la même dimension que E'2, elle est reçue sur un écran plus grand E'1 ( voir figure 10 ) cette image composite sera en tous points semblable et toutes ses dimensions agran dies dans le même rapport. En particulier la distance (d) entre les points I'G et I'D devient, à la réception, proportionnelle à la dimension de l'écran alors qu'à la prise de vues elle diminuait lorsque la dimen sion de l'écran augmentait.Si nous nous référons au cas simple du point P P situé à l'infini, dans la géométrie de la prise de vues (d) est cons- tant et toujours égal à (e), nous réglons les caméras pour que, sur l'écran de contrôle E'2, (d) soit encore égal à (e), et il en sera de-même pour tous les écrans récepteurs de même dimension que E'2.Par contre si l'image composite est reçue sur un écran E'1 plus grand que E'2 dans le rapport k, l'écartement (d) sera agrandi dans la même proportion et dans le cas présent égal à (ke) plus grand que (e).Si le coefficient (k) est supérieur à 1,3, l'image composite, comportant des écartements de points homologues supérieurs à l'écartement des yeux, devient pratiquement inob servable car la nature rend très difficile, si ce n'est absolument impos- sible, le fusionnement d'un couple stéréoscopique pour l'observation du quel les axes optiques des yeux seraient appelés à diverger. Dans le cas contraire pour lequel l'écran récepteur est plus petit que l'écran de contrôle de mise en ondes, les écartements sont tous t réduits dans la même proportion que l'écran. Pour le point à l'infini, l'écartement des points homologues devient inférieur à (e) et il en est F de même pour tous les autres points réels. Il n'en résulte aucune difficulté de fùsionnement du couple stéréoscopique, mais seulement une diminution de la profondeur de l'espace virtuellement restitué. Le réglage de la l'écartement des points homologues du point à l'infini revêt donc une importance majeure. Il en résulte que le réglage de la prise de vues doit etre tel qu'aucun couple de points homologues ne puiss se trouver plus écarté que ne le sont les yeux sur les plus grands écrans récepteurs couramment commercialisés. il y a donc tout intefrêt à choisir comme écran de contrôle de la mise en ondes, le plus grand modèle d'écran couramment utilisé. STil n'était pas tenu compte de cette règle simple et élémentaire, toute prise de vues stéréoscopiques serait vouée aux pires désastres.Si, à titre exceptionnel, les émissions de télévision en relie normalement réglées sont reçues sur des écrans géants au moyen de la projection par appareils du type "eidophore" il est impératif de munir cet appareil d'un dispositif de réglage de la convergence horizontale des trois faisceaux pour permettre une vision en accord avec les principes que nous venons d'énoncer. Nous évoquons là, pour la première fois, un genre différent de récepteurs de télévision en couleurs, qui fait appel à trois faisceaux opti qves de rayons lumineux, et qui est parfaitement apte à la réception d'émissions de télévision en relief selon la présente invention. Depuis le début de la présente description, nous avons toujours considéré des applications du procédé pour une observation sur des récepteurs de télévision en couleurs 'conventionnels, à trois sortes de luminophores. Or le procédé selon la présente invention se caractérise par la génération d'un vidéo signal composite qui n'est autre que le stéréosigmal dichrome ou tri chrome. Et mime si ce stéréo signal a été généré en vue d'une restitution sur un récepteur de télévision conventionnel en couleurs, il est intrinsèquement porteur de deux images gauche et droite acheminées par deux ou trois composantes ( les trois vidéosignaux bleu, vert et rouge) qui sont toujours parfaitement séparables électroni quement. - Il est donc possible de faire westituer le stéréo signal par un récepteur de télévision à trois faisceaux électroniques ou optiques et en tous points identique à un récepteur de télévision en couleurs électronique ou optique, hormis sur un point, celui de la composition chromatique des émissions des trois types de luminophores ou des trois faisceaux lumineux optiques f au lieu de concevoir les luminophores (ou les faisceaux optiques) pour la restitution des couleurs, l'on peut les concevoir également pour la restitution du volume par la vision stéréoscopique d'un couple d'images gauche et droite perçues l'une et l'autre dans des couleurs aussi neutres et aussi semblables que possible mais parfaitement séparables.Pour simplifier la compréhension de cette manière d'aborder le problème de la restitution stéréoscopique par un récepteur de télévision spécialement adapté au relief, nous ne traiterons que le cas plus simple du stéréosignal dichrome, généré uniquement par le vidéosignal bleu pour l'image gauche et le vidéosignal rouge pour l'image droite en sachant très bien que n'est jamais exclue l'éventuelle utilisation du troisième faisceau pour la réception du procédé trichrome ou pour le renforcement alterné ou unilatéral de l'une des deux composantes droite ou gauche. Dans le cas des ré-cepteurs du type écran cathodique" le vidéosignal bleu excitera une seule catégorie de luminophores, les iuminophores gauches, porteurs de l'image gauche, et le vidéosignal rouge excitera également une seule catégorie de luminophores , les luminophores droits porteurs de l'image droite. Si ces deux catégories de luminophores sont telles qu'ils émettent chacun des spectres de bandes étroites et discontinues sans qu'uneseule plage spectrale soit' commune aux deux spectres et que ces deux spectres entièrement différents donnent lieu à des sensations colorées visuelles très proches, il est tout à fait possible, au moyen de deux filtres dont les transmissions spectrales discon*inues,sensiblement identiques aux émission s des luminophores droits et gauches, sont telles que chacun des deux filtres transmette l'une des deux images en occultant l'autre, et vice-versa, d'obtenir la séparation visuelle des deux images gauche et droite, donc de percevoir en relief le couple stéréoscopique généré par les luminophores gauches et droits.Les avantages présentés par cette méthode sont l'agrément et le confort que procure la presque identité visuelle des deux images gauche et droite. Si sur le plan théorique cette variante du procédé ne pose pas de gros problèmes, sur le plan pratique il est assez difficile de réaliser des luminophores à spectres de bandes et des filtres à transmissions discontinues qui soient peu coûteux. Et s'il y a lieu de modifier les luminophores d'un récepteur de télevision en couleurs,autant modifier entièrement l'écran de ce récepteur et faire en sorte que les luminoph-ores gauches et droits émettent des spectres rigoureusement identiques, de même nature que celui d'un écran noir-et-blanc, et cela en associant à chaque luminophore gauche un cristal ou un filtre polarisant in*égrolement son rayonnement paral- I lèlement à un axe donné et en associant à chaque luminophore droit un autre cristai ou filtre polarisant intégralement son~rayonnement perpen- I diculoirement à l'axe de polarisation des rayonnements gauches. En plaçant devant chacun de ses yeux gauche et droit un filtre polarisant de telle sorte que celui de gauche ait son axe de polarisation parallèle à celui des luminophores gauches et celui de droite ait son axe de pola risation parallèle à celui des luminophores droits ( c'est à dire perpendiculaire à l'axe de gauche ) un observateur ne peut voir, avec chacun de ses yeux, qu'une seule nage, L'image gauche pour l'oeil gauche et l'image droite pour l'oeil droit, et cela conformément aux propriétés bien connues de la lumière polarisée et des filtres polarisants.Cette méthode ne présente aucune difficulté technique, offre les avantages d'un grand confort visuel et d'une parfaite séparation des images gauche et droite et permet, moyennant d'éventuelles corrections de contraste et de balance droite-gauche, de recevoir sans le moindre déséquilibre entre les deux images une transmission de télévision en relief conçue pour l1un des procédés trichrome ov trichrome décrits précédemment. Dans le cas des récepteurs optiques de télévision fonctionnant par balayage d'un écran conventonnel par trois faisceaux différemment colorés et séparément modulés5il est très facile d'améliorer l'aptitude à la restitution du relief en substituant aux différences de chromaticité qui existent entre les images gauche et droite des différences de pola- risation : il suffit de remplacer les sources colorées bleue et rouge par deux sources blanches polarisées perpendiculairement l'une par rapport à l'autre et de moduler normalement l'intensité de chaque faisceau par le vidéosignal gauche ou droit correspondant.Dans la pratique cette modification est obtenue par la substitution d'un filtre polarisant a un filtre coloré ce qui permet de transformer en très peu de temps un récepteur optique en couleurs en un récepteur optique stéréocopique polarisé. L'observation se fait alors en projetant l'image composite stéréoscopique sur une écran conservant la polarisation de la lumière (toile métallisée ou altuglas) de telle sorte que l'image composite portée par le dit écran soit elle-m8me polarisée et que le spectateur, muni d'une paire de lunettes polarisées dont les axes des filtres gauche et droit sont respectivement parallèles aux axes de polarisation des images gauche et droite, voie en relief le couple stéréoscopique qu'est ladite image composite. Pour que ces nouvelles générations de récepteurs de télévision en relief à deux ou trois canaux ( de faisceaux lumineux ou d'électrons) offrent lu qualité de restitution de l'espace comparable à leur rendu et leur équilibre de luminance gruche droite, il est impératif qu'ils soient tous munis d'un correcteur de convergence horizontale des images gauches et droites afin de régler, au moyen de mires appropriées, l'écartement des points homologues à l'infini qui doit etre toujours égal à l'écart interpupillaire moyen, c'est-à-dire égal à 65 millimètres. En résumé, le procédé de télévision-selon la présente invention ouvre de larges possibilités d'exploitqtion et de transmission puisque, au moyen des chaînes de télévision en couleurs, sans introduire la moin dre modification dans les installations d'enregistrement et de trans mission, il permet la télévision instantanée d'images en relief et en noir-et-blanc ( ou en teinte uniforme ) qui peuvent être reçues et observées sur des récepteurs -de télévision en couleurs strictement de série ou, en-conservant cette caractéristique de compatibilité, sur des récepteurs à deux ou trois faisceaux mais modifiés pour une meilleure vision du relief, ces derniers récepteurs étant incapables de restituer convenablement une émission monoculaire en couleurs mais étant parfaitement capables de la restituer parfaitement en noir-et blanc de même qu'ils sont capables de restituer sans défaut toutes les émissions en noir-et-blonc. Cela permet d'affirmer que le procédé est semi-compatible avec les procédés existants, sans pouvoir prétendre à la totale compatibilité. Les applications industrielles de la présente invention s'udressent essentiellement aux domaines suivants : celui du spectacle télévisé, celui de l'information documentaire et celui de l'information Scienti- fique et technique. Dans le premier domaine, celui des programmes de spectacles télé visés, l'intérêt du procédé selon la présente invention est considérable il n'y a aucune modification des installations existantes, en service dons le monde entier, et le relief, qui bénéficie du véhicule qu'est la télévision en couleurs, apporte des éléments de renouveau par son langage propre, son caractère attractif et l'amélioration de l'infor mation par l'image. Dans les domaines de l'information documentaire, technique ou scientifique, l'intérêt du procédé est encore plus considérable : au delà du caractère attractif du relief, il apporte des informations qui ne peuvent être obtenues par aucun autre procédé : la dissociation dans l'espace de points qui semblent désespérément confondus sur toute image monoculaire en noir-et-blanc ou en couleurs. La présente invention ne restitue malheureusement pas la couleur, mois comme son véhicule est la télévision en couleurs sans la moindre altération, rien n'empeche, si besoin est, d'alterner ou cours d'une même transmission ou d'un merle enregistremesnt des séquences de "monoculaire en couleurs" et des séquences de l'stéréoscopique en noir-et-blanc". Malgré de gros incon vénients, cette dernière formule permet des transmissions d'images extrêmement complètes, plus riches d'informations que ne seraient des transmissions ou entièrement en couleurs ou entièrement en relief. tII REVENDICATIONS i. 1, Procédé de télévision en relief, avec rendu de teinte uniforme, t caractérisé par le fait que l'on génère simultanément, sur l'écran d'un récepteur de télévision en couleurs à trois composantes lumineuses, deux images d'un meme sujet, présentant des décalages horizontaux variables, dans deux compositions lumineuses physiquement différentes, ou dans deux i compositions lumineuses chromatiquement différentes et non complémen- taires, et que l'on observe respectivement chacune des dites images par un seul oeil au moyen de filtres appropriés. 2. 2. 2. Procédé selon la revendication 1 caractérisé par le fait que les i filtres appropriés, différents pour chacun des deux yeux, possèdent des caractéristiques chromatiques différentes, et qui, sans faire appel à la notion de couleurs complémentaires, possèdent, dans l'étendue du spectre visible, des bandes continues ou discontinues de transmission et d'opta cité telles que l'un des deux filtres laisse voir l'une des deux compo sitions chromatiques générées sur l'écran du récepteur de télévision en couleurs tandis qu'il empêche de voir l'autre composition ch-romatique, 'Fi et que l'autre des deux filtres laisse voir l'autre des deux compositions ,'chromatiquestondis qu'il empeche de voir la première. 3. Procédé selon la revendication I caractérisé par le fait que l'ensemble des compositions chromatiques des deux images est généré par iîes émissions lumineuses de deux catégories de luminophores de 11 écran '-récepteur. 4. Procédé selon la revendication 3 caractérisé par le fait que la - composition chromatique de l'une des deux images est constituée unique ment par l'émission lumineuse des luminophores bleus, lui conférant une bande spectrale d'émission comprise entre 400 et 530 nm Ç manomètres ). 5. Procédé selon la revendication 4 caractérisé par le fait que la composition-chromatique de l'autre des deux images est constituée unique ment par l'émission lumineuse des luminophores rouges, lui conférant une bande spectrale d'émission comprise entre 570 et 720 mn. 6. Procédé selon la revendication 1 caractérisé par le fait que l'ensemble des compositions chromatiques des deux images générées sur cran est constitué par les émissions lumineuses des trois catégories de luminophores de l'écran récepteur dans des proportions fixes. 7. Procédé selon la revendication 6 caractérisé par le fait que la composition chromatique de l'une des deux images est constituée unique- ment par les émissions lumineuses des luminophores bleus et verts, dans une proportion relative appropriée, lui conférant ainsi une bande spec- trale d'émission comprise entre 400 et 630 nm. t Procédé selon la revendication 7 caractérisé par le fait que la composition chromatique de l'autre des deux images est constituée unique- ment par l'émission lumineuse des luminophores rouges, lui conférant une bande d'émission spectrale comprise entre 570 et 720 nm. 9. Procédé selon la revendication 1 caractérisé par le fait que Sl'ensemble des compositions chromatiques des deux images est généré par les émissions lumineuses des trois catégories de luminophores de 13écran récepteur dans des proportions variables. 10. Procédé selon la revendication 9 caractérisé par le fait que lu composition chromatique- de l'une des deux images est constituée uniqueiment par les émissions lumineuses des luminophores bleus et verts, dans l'une proportion relative variable, oscillant entre 70% et 100% de bleu en fonction du contraste de l'image, et conférant à ladite composition 'chromatique une bande spectrale d'émission comprise entre 400 et 630 nmG 11. Procédé selon la revendication 10 caractérisé par le fait que la composition chromatique de autre des deux images est constituée uni- ',quement par l'émission lumineuse des luminophores rouges, lui conférant lainsi une bande spectrale d'émission comprise entre h70 et 720 nm 12. Procédé selon l' une des revendications 1 à S caractérisé par le Ig,it l'on observe la première des deux compositions chromatiques, tout en occultant la seconde, au moyen d'un filtre bleu possédant une forte transmlssion entre 400 et 530 nm et une transmission nulle de 590 nm à 700 nm. 13. Procédé selon la revendication 12 caractérisé par le fait que ledit filtre bleu présente un maximum de transmission situé entre 430 et 450 14. Procédé selon l'une des revendications 12 ou 13 caractérisé par le fait que l'on observe la deuxième des deux compositions chromatiques et que l'on occulte -simultanément la première, au moyen d'un filtre rouge possédant une forte transmission entre 580 et 700 nm et une transmission nulle entre 400 et 5i0,nm. 15. Procédé selon la revendication 14 caractérisé par le fait que ledit filtre rouge présente un maximum de transmission qui se situe entre 580 et 650 fln 16. Procédé selon l'une des revendications 7 à 11 caractérisé par le fait que l'on observe la première des deux compositions chromatiques iet que l'on occulte simultanément La deuxième.au moyen d'un filtre bleuvert possédont une forte trunsmission entre 400 et 560 nm et une transmission nulle entre 590 et 700 nm. i 17. Procédé selon la revendication 16 caractérisé par le fait que ledit filtre bleu-vert présente deux maximums de transmission, le premier vers 440 nm et le second vers 520 mn. 18. Procédé selon l'une des revendications 12, 13, 16 ou 17 caracté risé par le fait que l'on observe la deuxième des deux compositions chromatiques et que l'on occulte simultanément la première au moyen un filtre rougepossédant une forte transmission entre 610 et 700 nm une une transmission nulle entre 400 et 595 nm. et 19. Procédé selon la revendication 18 caractérisé par le fait que ledit filtre rouge presente une maximum de transmission qui se situe entre 610 et. 640 nm. 20. Procédé selon l'une des revendications 1 à 11 caractérisé-par jle fait que les deux images différentes, dans deux compositions chroma ~tiques distinctes, générées sur l'écran récepteur de télévision, sont les deux éléments ( l'image gauche et l'image droite ) d'un couple stéréoscopique. 21. Procédé selon la revendication 20 caractérisé par le fait que les deux éléments du couple stéréoscopique d'images sont obtenus, à la prise de vues, par formation, sur les surfaces photo-sensibles de deux analyseurs vidéo isochrones, de deux images optiques répondant aux cri tères d1un couple stéréoscopique. 22. 22. Procédé selon la revendication 21 caractérisé par le fait que [ltimage gauche et l'image droite sont formées sur l'analyseur bleu pour l'une et l'analyseur rouge pour l'autre d'une seule caméra trichrome 1munie, devant sont unique objectif, d'un système optique constitué par des miroirs plans (ou des pris mes à faces planes) associés à un miroir plan (ou un prisme à faces planes) semi-transparent, et qui a pour effet de doubler l'image reçue par l'objectif en une image gauche et une image droite constituant un couple stéréoscopique identique à celui qui serait formé par deux objectifs virtuels, décalés horizontalement d'une dis tance suffisante pour provoquer l'effet de stéréoscopie et qui ne sont j autres que les images virtuelles données due l'objectif de la caméra trichrome dans le présent dispositif optique. 23. Procédé selon la revendication 22 caractérisé par le fait que la séparation des deux images gauche et droite du couple stéréoscopique reçues simultatnément par l'objectif de la caméra trichrome est obtenue au moyen de la différence de sensibilité de ses analyseurs bleu et rouge aux deux images gauche et droite dont l'une est colorée en bleu au moyen d'un filtre bleu dont la transmission est nulle dans la bande de sensi bilité de l'analyseur rouge et l'autre est colorée en rouge au moyen d'un filtre rouge dont la transmission est nulle dans la bande de sensibilité de l'analyseur bleu, et que chacun de ces filtres est respectivement interposé le long du trajet correspondant du faisceau droit ou gauche, entre le sujet et le miroir semi-transparent dudit système optique, devant les faces d'entrée ou à l'intérieur de ce système optique. 24. Procédé selon la revendication 22 caractérisé par le fait que la séparation des deux images gauche et droite du couple stéroscopique reçues simultanément par l'objectif de la caméra trichrome est obtenue au moyen des p-ropriétés de la lumière polarisée en interposant dans la 1caméra1 devant chacun des deux analyseurs utilisés, vn filtre polarisant dont l'axe de polarisation de l'un est perpendiculaire à l'axe de polarisation de l'autre, et en interposant simultanément sur chacun des trajets des faisceaux lumineux gauche et droit, avant leur regroupement par le miroir plan semi-transparent, un filtre polorisant dont l'axe de polari sation correspond à l'analyseur auquel chacun des faisceaux est destiné. 25. Procédé selon l'une des revendications 21 et 24 caractérisé par le fait que les deux analyseurs polarisés gauche et droit de ladite caméra génératrice de trois vidéosignaux sont des analyseurs "noir-etblanc" identiquement sensibles à gauche et à droite aux memes longueurs d'onde, et que le troisième analyseur, qui n'a pas reçu de filtre polari visant, est occulté, neutralisé ou supprimé. 26. Procéde selon la revendication 21 caractérisé par le fait que Fle dispositif de prise de vues stéréoscopiques comprend deux caméras trichromes, séparées, sensiblement parallèles, décalées horizontalement d'une distance suffisante pour provoquer l'effet stéréoscopique, dont on utilise l'analyseur bleu de l'une et l'analyseur rouge de l'autre et que l'on connecte ces deux analyseurs aux circuits habituels de la télévision i en couleurs comme s'ils appartenaient à une seule et unique caméra - trichrome. 27. Procédé selon la revendication 21 caractérisé par le fait que le dispositif de prise de vues stéréoscopiques comprend deux caméras trichromes, séparées, sensiblement parallèles, décalées horizontalement d'une distance suffisante pour provoquer l'effet de stéréoscopie, dont on utilise sur chacune l'analyseur de couleur identique, et que l'on traite le vidéosignal génré par l'analyseur de l'une des deux caméras comme s'il était issu de généré par de l'analyseur bleu de cette caméra et que l'on traite le vidéosignal généré par l'analyseur de l'autre des deux caméras comme s'il était issu de l'analyseur- rouge de l'autre caméra et ceci en connectant ces deux analyseurs identiques à gauche et à droite aux deux entres des circuits de la télévision en couleurs qui sont normalement affectées aux vidéosignaux bleus et rouges issus d'une même caméra 1trichrome. 28. Procédé selon la revendication 21 caractérisé par le fait que le e dispositif de prise de vues stéréoscopiques comprend deux 'caméras noir- et-blanc, séparées, sensiblement parallèles, décalées horizontalement d'une distance suffisante pour provoquer l'effet stéréoscopique, dont les vidéosignaux issus de leurs analyseurs repectifs sont traités, sur les circuits de la télévision en couleurs, comme si l'un des deux était le vidéosignal bleu issu d'une caméra trichrome et l'autre le vidéosignal 1rouge issu de cette meme caméra trichrome. 29. Procédé selon la revendication 28 caractérisé par le fait que les deux analyseurs identiques desdites caméras noir-et-blanc sont iden iniquement sensibles à des radiations ultraviolettes ou infrarouges. 30. Procédé selon la revendication 21 caractérisé par le fait que lesdits analyseurs gauche et droit sont identiquement sensibles à deux faisceaux d'électrons, ou de rayons X, ou de rayonnements de très haute énergie, issus de deux points sources suffisamment décalés, ou présentant une parallaxe suffisante, -pour provoquer un-effet stéréoscopique, et que ales vidéosignaux issus de ces analyseurs sont traités, sur les circuits de la télévision en couleurs, comme si l'un des deux était le vidéosignal ibleu issu d'une caméra trichrome et l'autre le vidéosignal rouge issu de Icette meme caméra trichrome. 31. Procédé selon l'une des revendication 21 à 30 caractérisé par le fait que l'on dérive une-partie du vidéosignal bleu, ou traité en tant 1que tel et qui est connecté à l'entrée bleue des circuits de télévision en couleurs, sur l'entrée des circuits normalement affectée au vidéo signal vert, de telle sorte que le même analyseur génère à la fois le 'le vidéosignal bleu et le videosignal vert. 32. Procédé selon l'une des revendications 21 à 31 caractérisé par le fait que l'on regle manuellement, au moyen de potentiomètres ou de 'tout autre moyen équivalent, l'intensité relative de l'amplification du j ;vidéosignal bleu et de l'amplification du-vidéosignal vert obtenu par dérivation du vidéosignal bleu, ces deux vidéosignaux étant générés par îe meme analyseur. 33. 33. Procédé selon l'une des revendications-21 à 31 caractérisé par le fait que se règle automatiquement, au moyen d'un régulateur électro nique qui établit la proportion optimale de bleu et de vert en fonction du contraste de l'image qui est mesuré à :tout- instant sur 'es deux vidéo signaux bleu et rouge, l'intensité relative de l'amplification du vidéo signal bleu et de l'amplification du vidéosignal vert obtenu par dérivation du vidéosignal bleu, ces deux vidéosignaux étant générés par le N même analyseur. 34. Procédé selon l'une des revendications 1 à 33 caractérisé par le fait que la composition chromatique bleue ou bleue-et-verte est destintée à etre vue par l'oeil gauche et quelea composition chromatique rouge est destine à etre vue par l'oeil droit, ce qui a pour conséquence d affecter les analyseurs bleus (ou qui en tiennent lieu), les vidéosignaux bleus, les images bleues à l'élément gauche du couple stéréoscopique, et les analyseurs rouges (ou qui en tiennent lieu), les vidéosignaux rouges, les images rouges à l'élément droit du couple stéréos- tropique. 35. Procédé selon la revendication 34 caractérisé par le fait que l'écran porteur de l image composite d'un couple stéréoscopique dichrome -ou-trichrome est observé au travers d'une paire de lunettes, ou d'un binocle, comprenant pour-chaque oeil un filtre différent, présentant les 'caractéristi-ques chromatiques adaptées à l'observation et à la separation des deux images gauche et droite, et dont les densités respectives de ces deux filtres sont rigoureusement en harmonie avec la balance des amplifi cotions des vidéosignaux gauche et droit adoptée pour la transmission, de telle sorte que la vision binoculaire en relief de l'image générée sur le récepteur ait la même qualité d'équilibre que sur les écrans récep tueurs de controle qui ont été utilisés lors du réglage de la mise en onde ide l'émission. i 36. Lunettes ou binocles pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 12 à 15 et 35 caractérisés par le fait qu'ils comportent dans la fenetre gauche un filtre bleu présentant une trans 'mission très élevée entre 400 et 500 nm (nanonètres) et nulle ou infé -rieure à 1% entre 580 et 700 nm et dans la fenêtre droite un filtre rouge présentant une transmission très élevée entre 610 et 700 nm et nulle ou inférieure à 1% entre 400 et 510 nm. 37. Lunettes ou binocles pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 16 à 19 et 35 caractérisés par le fait qu'ils comportent dans la fenêtre gauche un filtre bleu-vert présentant une 'transmission très élevée entre 400 et 530 et nulle, ou inférieure à 1%, lentre 590 et 700 nm et dans la fenêtre droite un filtre rouge présentant lune transmission très élevée de 610 à 700 nm et nulle, ou inférieure à un pour cent, entre 400 et 595 nanomètres. 38. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3 caractérisé par le fc que lesdites images sont générées chacune par l'excitation, au moyen d'un seul faisceau d'électrons, d'une seule famille de luminophores émettant chacune, sur toute la largeur du spectre visible, un spectre de bandes discontinues qui, tout en donnant deux sensations colorées presque neutres et voisines, sont tels qu'ils possèdent aucune bande ou lon- Egueur d'onde d'émission commune, de telle sorte qu'en observant l'écran récepteur, au travers de deux filtres possédant chacun une courbe de1transmission spectrale discontinue et respectivement semblable à chacune i des émissions des deux familles de luminophores I'on ne voie au travers de l'un des filtres que l'une des deux images et au travers de l'autre :filtre que l'autre des deux images. 39. 39. Procédé selon la revendication 1 caractérisé par le fait que les dites images sont générées chacune par l'excitation, au moyen d'un seul des trois faisceaux d'électrons, d'une seule famille de luminophores qui sont tels que leurs émissions soient chromatiquement identiques ou correspondent à un rayonnement visuellement blanc et que tous les luminophores ide la première famille émettent, par l'adjonction de filtres ou cristaux polarisants, une lumière polarisée parallèlement à un même axe et que tous les luminophores de la deuxième famille émettent, par l'adjonction d'autres filtres ou cristaux polorisants, une lumière polarisée perpen jdiculairem'ent à l'axe de polarisation des luminophores de la première famille. i 40. Procédé selon la revendication 1 caractérisé par le fait que les, dites images sont générées par balayage des faisceaux optiques d'un récep- teur de télévision à à trois faisceaux lumineux fonctionnant comme un récepi iteur de télévision en couleurs, dont les faisceaux lumineux sont produits;; Par des-sources de lumière visuellement blanche, que l'une des deux imogeq est générée par l'un ou deux des faisceaux lumineux, tous deux polarisés parallèlement à un axe donné au moyen de filtres ou de cristaux et que l'autre des deux images est générée par le troisième faisceau lumig neux qui est polarisé perpendiculairement à l'axe de polarisation de la première image au moyen de filtres ou de cristaux polarisa nts, et que ce dites images sont générées, par ces faisceaux, sur un écran conservant après réflexion ou transmission la polarisation de la lumière. 41. Procédé selon la-revendication 1 caractérisé par le fait que les d'un ecran dites images sont générées au moyen du balayagejpar des faisceaux opti- ques d'un récepteur de télévision à trois faisceaux lumineux fonction mont comme un récepteur de télévision en couleurs et dont les faisceaux lumineux sont produits par des sources de lumière visuellement blanches, et que le premier des trois faisceaux, polarisé,au moyen d'un filtre ou d'un cristal polarisant, parallèlement à un axe donné, génère la première des deux images, que le deuxième foisceau, polorisé perpendiculairement à l'axe de polarisation du premier faisceau au moyen d'un filtre ou d'un cristal polarisant, que le troisième faisceau, alternativement polarisé parallèlement ou perpendiculairement à l'axe de polarisatibn du premier des trois faisceaux dans un cycle d'alternances dont la fréquence minimale est -de 25 hertz, concours à générer alternativement, à cette même fré quence, la première ou la deuxième image, et que ces dites images sont i générées par ces trois faisceaux lumineux sur un écran de proJection con-i après après réflexion ou transmission la polarisation de ces faisceaux lumineux. 42. Procédé selon l'une des revendications 38, 39 et 40 caractérisé ,par le fait que les faisceaux d'électrons ou de rayons lumineux desdits |récepteurs de télévision sont modulés par des vidéosignaux qui sont généré rés par deux analyseurs vidéo isochrones et identiquement sensibles à des ?mêmes radiations et qui sont transmis de façon continue par les trois ou 'deux des trois vidéosignaux bleu, vert ou rouge de la télévision en cou leurs, de telle sorte que l'un des trois vidéosignaux bleu, vert ou rouge transmette le vidéosignal de l'un des deux analyseurs et que l'un des deux autres, ou les deux autres vidéosignaux transmettent le vidéosignal Ide l'autre des.deux analyseurs. i 43. Procédé selon la revendication 41 caractérisé par le fait que les faisceaux de rayons lumineux dudit récepteur optique de télévision sont modulés par des vidéo signaux qui sont générés par deux analyseurs vidéo isochrones et identiquement sensibles à des mêmes radiations et qui sont transmis par les trois vidéo signaux bleu, vert et rouge de la télévision en couleurs de telle sorte que l'un des trois vidéosignaux trichro mes bleu, vert ou rouge transmette toujours le vidéosignal généré par le premier analyseur, que. l'un des deux autres vidéosignaux trichromes trans mette toujours le vidéosignal généré par le-deuxième analyseur, que le troisième vidéo signal trichrome transmette alternativement le vidéo signal généré par le premier analyseur et celui généré par le deuxième analyseur istéréo dans une égale alternance de transmission obtenue au moyen d'un 1commutateur électronique, et que ce même-troisième vidéosignal module, Idans le récepteur optique trichrome, le faisceau dont la polarisationest alternative1 l'alternance de transmission et l'alternance de polari sation étant synchrones et en phase, de telle sorte qu'il y ait, à tout instant, identité entre la transmission de la première image par ce troisième vidéo signal trichrome et le parallèlisme-des axes de polari sation du faisceau qui génère sur l'écran la première image et du fais ceau modulé par le troisième vidéo signal, de telle sorte que ce faiscau, alternativement polarisé dans une direction et dans la direction perpen dicu1aire,génère la première image quand le vidéosignal trichrome qui le module transmet le vidéo signal du premier analyseur. îîe f 44. Procédé selon l'une des revendications 42 et 43 caractérisé par ait fait que lesdits analyseurs reçoivent les éléments gauche et droit 1d'un couple stéréoscopique d'images, que.ledit vidéosignal bleu véhicule le vidéosignal généré par l'analyseur gauche qui reçoit l'élément gauche du couple stéréoscopique et que ledit vidéosignal rouge véhicule le vidéo signal généré par l'analyseur droit qui reçoit l'élément droit du couple stéréoscopique, de telle sorte que le faisceau du récepteur trichrome qui est modulé par le vidéosignal bleu de la télévision en couleurs génère sur l'écran l'élément gauche du couple stéréoscopique et que ltélé- jment droit en soit généré par le faisceau qui est modulé par le vidéosignal rouge. ; - 46. Procédé selon l'une des revendications 39 à 44 caractérisé par le fait que les axes de polarisation des deux images gauche et droite tout en restant perpendiculaires l'un par rapport à l'autre, sont chacun inclinés à 45 par rapport à la ligne horizontale, que lesdites images polarisés sont observées à l'aide d'un binocle ou d'une paire de lunettes dont les Ifiltres polarisants à gauche et à droite ont leurs axes de polarisation respectivement parallèles à ceux des images gauche et droite, et que l'un de ces deux filtres reçoit une densité gris neutre complémentaire destinée à donner un meilleur équilibre et un plus grand confort à la vision bino oculaire en relief des deux images gauche et droite du couple stéréos conique. 46. Procédé selon l'une des revendications 26 à 45 caractérisé par le fait que les deux caméras séparées gauche et droite de prise de vues en relief sont supportées par un dispositif mécanique comportant des -plaques tournantes parallèles au plan horizontal de ces caméras et dont les axes de rotation sont perpendiculaires à ce même plan, ce qui permet de régler la convergence des axes optiques des objectifs de ces deux caméras tout en conservant à chacun de ces axes unerientation symétri- I que par rapport à l'axe moyen de visée afin de mieux centrer l'image stéréoscopique sur le sujet et de procéder à un réglage géométrique con 'tenable des points homologues à l'infinie 47. Procédé selon l'une des revendications 1 à Il et 39 à 41 carac térisé par le fait que lesdits récepteurs de télévision à trois faisceaux 1d'électrons ou de rayons lumineux destinés à l'observation d'émissions de télévision en relief selon la présente invention sont munis d'un dis positif de réglage de la convergence horizontale du groupe des faisceaux générant l'image gauche d'une part et du groupe des faisceaux générant l'image droite d'autre part, de telle sorte que 1écartement des images des points homologues à l'infini puisse être, en toutes circonstances, et quelle que soit la dimension de l'écran récepteur, ramené à l'écar- tement interpupillaire standard de soixante cinq millimètres