L'invention concerne un procède de mise en place d'une housse élastique sur un bloc optique prismatique ou cylindrique et un épiscope à miroirs en persienne obtenu par ledit procédé, destiné li équiper, en particulier, des véhicules de combat. Les épiscopes sont utilisés pour donner des vues dégagées vers l'ex- térieur aux équipages de véhicules dépourvus de fentres. Les principales difficultés rencontrées lors de la construction d'un épiscope sont relatives à sa solidité générale, à sa capacité de résister aux différentes agressions dues aux intempéries et à un service dur, à son étanchéité car les dépôts d'eau ou de givre sur l'intérieur des faces optiques d'entrée et de sortie des rayons lumineux diminuent la transparence de l'appareil, à sa simplicité de montage ou de démontage sur les véhi- cules, à sa simplicité de maintenance, à la sécurité des équipages et finalement à son prix car un seul véhicule a besoin d'tre doté de nombreux épiscopes. Les épiscopes connus à ce jour comportent deux blocs optiques en verre, symétriques ou non, étroitement juxtaposés. La coupure ainsi introduite dans la continuité du verre assure le blocage de l'onde de choc qui pourrait tre créée par l'impact d'un projectile sur la partie émergente de l'épiscope et pourrait provoquer un éclatement de la partie inférieure de l'épiscope en regard de son utilisateur. Cette disposition nécessite de disposer un boîtier de liaison autour des blocs. L'étanchéité est assurée par des joints dont le nombre se trouve augmenté par la présence des deux blocs. Les risques d'introduction d'eau ou de givre à l'intérieur du boîtier sont donc augmentés. L'épiscope selon la présente invention évite ces inconvénients en permettant de supprimer l'emploi d'un boîtier et de la plupart des joints d'étanchéité. Le procédé selon l'invention de mise en place d'une housse élastique sur un bloc optique cylindrique ou parallélépipédique est caractérisé en ce que la housse est placée dans une enceinte creuse dont la forme et les dimensions sont telles qu'un petit espace est ménagé entre la surface externe de la housse et la surface interne de l'enceinte et que l'extrémité de la housse par laquelle est introduit le bloc optique établit une liaison étanche entre la housse et l'en- ceinte,. en ce que l'on fait le vide dans ledit espace entre la housse et l'enceinte ce qui dilate la housse, que l'on introduit le bloc optique dans la housse ainsi dilatée, qu'on laisse pénétrer à nouveau l'air entre la housse et l'enceinte ce qui permet à la housse élastique de se rétracter et d'adhérer fortement au bloc optique. L'épiscope selon l'invention du type comportant deux surfaces réfléchissantes parallèles inclinées à 45 sur la direction des rayons lumineux entrant et sortant de l'épiscope, le trajet des rayons lumineux entre leur entrée dans l'épiscope et la première surface réfléchissante, entre la première et la deuxième surface réfléchissante, entre la deuxième surface réfléchissante et la face de sortie de l'épiscope s'effectuant dans un milieu de transparence élevée est caractérisé en ce qu'il comporte un seul bloc optique parallélépipédique fait dans une matière de transparence élevée et amortissant les ondes de choc, par exemple une matière plastique et en ce que le bloc optique est protégé sur la plus grande partie de sa surface externe par une housse élastique qui adhère étroitement au bloc optique. Selon une autre caractéristique de l'invention, une fentre rectangulaire est ménagée dans la housse devant la face d'entrée de l'épiscope, cette fentre étant munie d'une glace soudée hermétiquement sur son pourtour à la housse élastique. Selon une autre caractéristique de l'invention, les surfaces réfléchissantes du bloc optique sont équipées d'un capot creux joint de façon étanche au bloc optique dans lequel on fait le vide ce qui permet une réflexion totale sur ces surfaces réfléchissantes ou la protection du dépôt métallique réfléchissant. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée qui va suivre faite en référence au dessin annexé donné uniquement à titre d'exemple non limitatif pour illustrer un mode de réalisation préférentiel de l'invention et sur lequel : -la figure 1 représente la mise en place d'un bloc optique dans une housse élastique par le procédé selon l'inven- tion ; -la figure 2 est une coupe de coté de l'épiscope ; -la figure 3 est une vue en perspective d'un capot qui permet la réflexion totale ; -la figure 4 est une vue à plus grande échelle de la jonction entre la glace optique et la housse ; -la figure 5 est une vue à plus grande échelle du mode d'étanchéité entre le bloc optique et la housse élastique, Le procédé selon l'invention consiste à introduire dans une enceinte creuse 1 une housse élastique 2, la face interne de l'enceinte creuse ayant la mme forme que la face externe de la housse mais ses dimensions étant un peu plus grandes que les dimensions de la surface externe de la housse de manière à ménager un espace 3 entre la surface externe de la housse et la surface interne de l'enceinte. La housse est prolongée à l'ex- trémité par laquelle est introduit le bloc optique par une surépaisseur formant bourrelet 4 qui assure l'étanchéité entre l'es- pace ménagé entre l'enceinte et la housse, et le milieu extérieur. On aspire par un conduit 5 l'air compris entre la housse et l'enceinte ce qui provoque la dilatation de la housse dont la face externe vient en contact avec la face interne de l'enceinte. Il est alors possible d'introduire le bloc optique 6 dans la housse dilatée. On laisse pénétrer à nouveau l'air entre la housse et l'enceinte ce qui provoque la rétraction de la housse du fait de son élasticité et un contact très étroit entre la surface externe du bloc optique et la surface interne de la housse. L'épiscope selon l'invention réalisé par le procédé ci-dessus décrit, comporte un bloc optique en un seul morceau réalisé dans une matière à transparence élevée, de préférence une matière plastique. On peut utiliser avantageusement du plexiglas ou de l'altuglass qui sont d'un approvisionnement beaucoup plus facile que le verre optique, qui possèdent une transparence éle- vée, qui peuvent tre aisément exempts de défauts et qui, de plus, peuvent tre taillés sur des machines classiques suivant le schéma optique à réaliser (ouvertures et inclinaisons du champ d'entrée et de sortie et des faces réfléchissantes) et tre polis avec la qualité optique nécessaire. De plus, cette matière amortit les ondes de choc. Le bloc optique joue donc un rôle d'amortisseur pour les impacts par projectiles, ce qui évite sa dichotomie à des fins de sécurité comme cela est nécessaire dans l'art antérieur lorsque le bloc optique est en verre. L'utilisa- tion d'un bloc unique pour la partie optique augmente d'autre part la solidité mécanique de l'épiscope et évite l'emploi d'un boîtier rigide pour maintenir en position relative les deux parties du bloc optique des épiscopes connus à ce jour. Le bloc optique est protège sur la plus grande partie de sa surface externe par une housse élastique 2. Cette housse comporte deux parties 2 a et 2 b sensiblement identiques dans leur réalisation mais différentes dans leurs dimensions, la housse supérieure ou chacune d'elles étant prolongée par une surépaisseur formant bourrelet 4 de section carrée ou rectangulaire. La housse 2 a qui revt la partie supérieure du bloc optique est munie d'une fentre rectangulaire 7 elle-mme munie d'une glace optique dure 8 soudée hermétiquement à son pourtour à la housse mise préalablement en tension élastique. La figure 4 donne un détail de cette soudure qui comporte une excroissance rectangulaire 9 solidaire à la housse, se logeant dans une rainure pratiquée sur les quatre côtés de la glace. La hauteur de la housse 2 a dépend du dépassement exigé pour l'épiscope audelà de son plan P de fixation. Afin d'obtenir une réflexion totale sur les faces réfléchissantes 10 et 11 on met en contact ces surfaces avec un gaz de faible indice de réfraction ou mieux on fait le vide à proximité de ces surfaces. Pour cela, on coiffe chacune des faces réfléchissantes du bloc optique d'un capot creux 12 de la mme matière que ledit bloc ou d'une matière différente mais ayant, alors, un coefficient de dilatation identique à celui de la matière du bloc optique. Ces capots sont noircis en mat intérieurement pour éviter toute réflexion parasite vers les faces d'entrée et de sortie du rayon lumineux. Ces capots possèdent des nervures 13 qui leur confèrent une grande rigidité. Ils sont soudés ou collés soigneusement au bloc optique en regard des faces réfléchissantes et sont vidés de l'air atmosphérique humide à l'aide de deux trous 14, obturés, après avoir obtenu le vide dans ces capots, par un point de colle ou une légère élévation de température. Avant la fixation des capots, les faces réfléchissantes 10 et 11 sont polies avec le degré de qualité propre à assurer une retransmission des images avec la qua lité voulue et ce poli est mécaniquement protège par ce capot. On peut également les revtir d'une couche métallique réfléchissante si on renonce à la réflexion totale pour des questions d'ouverture du champ optique de l'épiscope. Les faces 15 du bloc optique à travers lesquelles ne passe et sur lesquelles ne se réfléchit aucun rayon lumineux sont protégées par une métallisation préalable. Après avoir équipé les faces réfléchissantes 10 et 11 à l'aide des capots 12 et de la manière ci-dessus décrite le bloc optique est introduit dans la housse par le procédé décrit plus haut. Si la dilatation de la housse n'est pas possible par manque d'étanchéité entre l'espace ménagé entre la housse et l'enceinte, et le milieu extérieur, il faut s'assurer que l'étan- chéité au droit de la rainure 9 entre la glace optique et la housse est parfaite. Pour renforcer l'étanchéité entre la housse 2 a et lé bloc optique 6 une saignée rectangulaire est pratiquée dans la partie du bloc optique en regard du bourrelet rectangulaire cylindrique 17, qui se place dans cette saignée et assure l'étanchéité entre le bloc optique 6 et la housse 2 a. La partie supérieure 18 du bourrelet 4 prolongeant la partie supérieure de la housse est utilisée comme face d'appui sur le support 19 de l'épiscope. L'épiscope est fixé 6, son support à l'aide d'un système de blocage 20 qui par l'intermédiaire d'une plaque d'effort 20 bis applique fortement les bourrelets 4 et 4 bis au support 19 et assure l'étanchéité entre le support 19 et la housse 2 a de protection. Au cas où le bourrelet 4 bis est supprimé la plaque 20 bis appuie directement sur le bourrelet 4. La partie inférieure de l'épiscope est également protégée à l'aide d'une housse 2 b semblable à la housse 2 a et sa face réfléchissante 11 est également munie d'un capot 12 comme décrit précédemment pour la face réfléchissante 10. Bien entendu, certaines modifications peuvent tre apportées à l'épiscope sans sortir du cadre de l'invention. La glace optique peut tre une lame de verre dure de qualité optique h faces parallèles. La housse peut tre réalisée en une matière plastique ou en un élastomère de plusieurs mm d'épaisseur mais résistant et élastique, tel que le néoprène. L'intervalle ménagé dans le capot à proximité des faces réfléchissantes peut tre rempli d'un gaz non agressif, déhydraté, dépoussiéré et de faible indice de réfraction. La partie inférieure de l'épiscope peut tre simplement le bloc optique métallisé. Dans ce cas, on revtira la face de sortie du rayon lumineux d'une fine lame de plastique transparent dur tel que le mylar. REVENDICATIONS 1 ) Procédé de mise en place d'une housse élastique sur un bloc optique, prismatique ou cylindrique, caractérise en ce que la housse est placée dans une enceinte creuse dont la forme et les dimension sont telles qu'un petit espace soit ménagé entre la surface externe de la housse et la surface interne de l'enceinte et que l'extrémité de la housse par laquelle est introduit le bloc optique établit une liaison étanche entre la housse et l'enceinte, en ce que l'on fait le vide dans ledit espace entre la housse et l'enceinte pour dilater la housse, en ce que l'on introduit le bloc optique dans la housse ainsi dilatée, et en ce qu'on laisse pénétrer à nouveau l'air entre la housse et l'enceinte ce qui permet 6, la housse élastique de se rétracter et d'adhérer fortement au bloc optique. 2 ) Application du procédé selon la revendication à un épiscope du type comportant une face d'entrée et une face de sortie de rayon lumineux et deux faces réfléchissantes parallè- les inclinées à 45 sur lesdites faces d'entrée et de sortie, le trajet des'rayons lumineux entre les deux surfaces réfléchissan- tes s'effectuant dans un milieu à transparence élevée, cet épiscope étant caractérisé en ce qu'il comporte un bloc optique parallélépipédique d'une seule pièce et réalisé dans une matière à transparence élevée et amortissant les ondes de choc, de préfé- rence une matière plastique, et en ce qu'il comporte une housse élastique qui adhère étroitement au bloc optique et qui protège celui-ci sur la plus grande partie de sa surface extérieure. 3 ) Episcope selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comporte une deuxième housse élastique, les deux housses étant placées bout à bout et protégeant le bloc optique sur toute sa surface extérieure. 4 ) Episcope selon l'une'des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que chaque housse comporte une fentre rectan-- gulaire vis-à-vis desdites faces d'entrée et de sortie. 5 ) Episcope selon l'une des revendications 2 à 4, caractérisé en ce qu'il comporte une glace optique placée dans les fentres des housses et jointe de façon étanche à celles-ci. 6 ) Episcope selon l'une des revendications 2 à 5, caractérisé en ce qu'il comporte en vis-à-vis de chaque face ré fléchissante, un capot creux qui n'est en contact avec la face réfléchissante que sur le pourtour de celle-ci. 7 ) Episcope selon l'une des revendications 2 à 6, caractérise en ce que l'intervalle entre le capot creux et la face réfléchissante est exempt de tout gaz. 8 ) Episcope selon l'une des revendications 2 à 6, caractérisé en ce que l'intervalle entre. les capots creux et les faces réfléchissantes est rempli d'un gaz déshydraté, dépoussiéré, et de faible indice de réfraction. 9 ) Episcope selon l'une des revendications 2 à 8, caractérisé en ce que les housses sont prolongées, du côté de leur ouverture par un bourrelet de section rectangulaire. 10 ) Episcope selon l'une des revendications 2 à 9, caractérisé en ce qu'il est fixé h son support par un système de blocage, la face supérieure du bourrelet de la housse supérieure prenant appui sur le support de façon à établir l'étanchéité entre ledit support et l'épiscope. 11 ) Episcope selon l'une des revendications 2 à 10, caractérisé en ce que les faces du bloc optique par lesquelles ne passe, et sur lesquelles ne se réfléchit aucun rayon lumineux, sont métallisées.