La présente invention concerne un procédé et un dispositif de fabrication d'un échangeur de chaleur du type comportant un ensemble interne de forme générale cylindrique constitué par l'enroulement en spirale de deux brins parallèles et voisins d'une première bande, telle qu'une tôle, et une seconde bande enroulée sur cet ensemble pour former une enveloppe extérieure constituant une virole ou calandre. On connatt déjà de tels échangeurs réalisés à partir d'une ou plusieurs tôles enroulées en spirale autour d'un mandrin, ces tales délimitant des enceintes concentriques recevant les flux des fluides qui échangent leurs calories à travers les parois de ces enceintes. Les échangeur6 de chaleur réalisés à partir de tôle enroulée en spirale présentent des avantages en ce qui concerne l'importante surface d'échange qu'ils offrent et leur simplicité de fabrication puisqu'il suffit d'assembler les tôles et de les enrouler pour réaliser l'ossature de base de l'échangeur. Suivant un procédé de fabrication connu de tels échangeurs on réalise tout d'abord, sur un mandrin, un faisceau d'une ou plusieurs tôles enroulées en spirale, puis, une fois ce faisceau formé, on met en place autour de lui une chemise extérieure que l'on maintient par un cerclage et enfin l'on place l'ensemble ainsi formé dans un tube formant calandre et on remplit de ciment l'espace compris entre l'ensemble intérieur, formé de la manière précédente, et le tube extérieur. Toutes ces phases de fabrication sont donc longues et honéreuses. Par ailleurs dans le procédé employé jusqu'# présent on utilise, pour former le faisceau enroulé en spirale, une tôle sur le bord longitudinal de laquelle esteffectudeune opération préalable de "soyage" qui consiste à replier une première fois la tôle perpendiculairement à elle m#me,piiis une seconde fois perpendiculairement vers ltextérieur de manière à obtenir une collerette marginale parallèle à la tôle, s'étendant vers l'extérieur et destinée à venir se plaquer contre une partie marginale non repliée dune tôle adjacente. Cette opération préalable est effectuée à la presse, ce qui entraîne une limitation de la longueur de la tôle pouvant être utilisée à la fabrication de l'échangeur, cette longueur dépendant effectivement de la largeur de la presse. La présente invention vise essentiellement à remédier à ces inconvénients en procurant un procédé et un dispositif permettant, par des moyens très simples, d'obtenir en un seul poste un faisceau pourvu d'une calandre extérieure, sans limitation de longueur en ce qui concerne la tôle employée. A cet effet ce procédé de fabrication d'un échangeur de chaleur comportant un ensemble interne de forme générale cylindrique constitué par l'enroulement en spirale de deux brins parallèles et voisins dbnepremière bande, telle qu'une tôle, et une seconde bande enroulée sur cet ensemble pour former une enveloppe extérieure constitant une virole ou calandre, est caractérisé en ce que l'on fixe transversalement le premier brin de la première bande au bord transversal de la seconde bande et ce à une certaine distance de ltextrémité de la première bande, de telle manière que la partie extrême du premier brin de la première bande reste libre sur une certaine distance jusqu 'à la zone de jonction avec la seconde bande, puis on enroule simultanément sur eux-mêmes dans un premier sens les deux brins de la première bande en commençant à hauteur d'une ligne transversale voisine du milieu de cette première bande et tout en exerçant une tension longitudinale contrôlée sur la deuxième bande et par conséquent sur le premier brin auquel elle est fixée, on arrête ensuite l'opération d'enroulement lorsque que l'extrémité libre du premier brin a été enroulée et se trouve alignée avec l'extrémité du second brin de la première bande, on provoque ensuite la rotation de l'ensemble ainsi enroulé en spirale dans un second sens inverse du premier sens d'enroulement, tout en exerçant une tension contrôlée sur la seconde bande, puis on arrête cette rotation et on soude de manière étanche les deux extrémités des premier et second brins de la première bande, puis on fait de nouveau tourner l'ensemble enroulé en spirale dans le premier sens de manière à provoquer l'enroulement de la seconde bande sur cet ensemble, tout en exerçant une tension contrôlée sur cette seconde bande, jusqu'à enroulement complet selon au moins un tour, et enfin on fixe l'extrémité libre de la seconde bande sur elle-même. L'invention a également pour objet un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé précédent, comportant un bati sur lequel est monté un mécanisme d'enroulement en spirale de la bande, ce mécanisme comprenant un moteur entraînant en rotation des moyens coopérant avec la bande pour enrouler celle-ci en spirale, caractérisé en ce qu'il comporte un tambour formant dévidoir, d'axe parallèle à celui du mécanisme d'enrou lement en spirale, au moins un élément enroulable, tel que bande, cabale, fixé, à l'une de ses extrémité, à ce tambour et pouvant être fixé, à son autre extrémité, à la partie extrême de la seconde bande destinée à former l'enveloppe extérieure de l'échangeur, un second moteur pour entraîner en rotation le tambour et un dispositif de freinage réglable agissant sur le tambour. Le procédé et le dispositif suivant l'invention permettent de réduire d'environ 50% le temps de fabrication des échangeurs. Par ailleurs ils permettent d'obtenir des échangeurs de meilleure qualité du fait que les tales enroulées en spirale sont soumises à une tension contrôlée en permanence pendant toutes les phases du processus de fabrication et que l'ensemble constitué par le faisceau intérieur enroulé en spirale et l'enveloppe extérieure est réalisé en un seul et même endroit. L'invention sera bien comprise par la description détaillée ci-après faite en référence au dessin annexé. Bien entendu, la description et le dessin ne sont donnés qu'à titre d'exemple indicatif et non limitatif. Les figures 1 à 3 sont des vues schématique de profil d'un dispositif mettant en oeuvre le procédé conforme à l'invention, selon trois phases différentes. La figure 4 est une vue schématique de profil de l'ensemble complètement enroulé et enveloppé obtenu avec le dispositif des figures 1 à 3. La figure 5 est une vue schématique partielle en plan correspondant à la figure 3. La figure 6 est une vue schématique en plan d'une variante de réalisation. La figure 7 est une vue schématique en perspective montrant un détail d'un ensemble obtenu avec l'invention. Les figures 8 et 9 sont des vues schématiques de deux variantes de réalisation d'un mécanisme d'entraînement conforme au dispositif selon l'invention. Les figures 10, 11 et 12 sont des vues schématiques, selon trois phases différentes, d'un autre mécanisme d'entrainement conforme au dispositif selon ltinvention. La figure 13 est une vue schématique du même mécanisme que celui des figures 10 et 12 mais réalisé selon une variante. La figure 14 est une vue schématique en coupe faite selon la ligne XIV-XIV de la figure 13. La figure 15 est une vue schématique d'une variante de réalisation du mécanisme d'entraînement de la figure 8. La figure 16 est une vue schématique de profil d'un dispositif mettant en oeuvre le procédé suivant l'invention. La figure 17 est une vue en élévation schématique du mécanisme d'enroulement en spirale. La figure 18 est une vue de profil du tambour formant dévidoir. La figure 19 est une vue en perspective d'un échangeur de chaleur obtenu par le procédé suivant l'invention. La figure 20 est une vue en coupe longitudinale partielle d'un enroulement en spirale de deux brins d'une tôle, avec interposition d'un joint entre leurs bords pour assurer le"soyage" de l'un de ceux-ci pendant 1' enroulement. Le procédé suivant l'invention vise à enrouler sur elle-même une bande qui doit former deux spirales parallèles. Pour cela on commence l'enroulement par une ligne transversale de la bande située au voisinage de son milieu, compte tenu que les deux brins, mesurés à partir de cette ligne, n'ont pas la même longueur pour des raisons géométriques. Sur les figures 1 à 3 on voit que les deux brins 1 et 2 sont deux parties d'une même bande continue repliée sur elle-même. Toutefois, pour simplifier la compréhension de l'invention, on a différencié ces deux brins en utilisant, pour leur représentation en coupe, des points pour le brin 1 et des tirets pour le brin 2. Cette bande est en fait une tôle devant constituer les parois séparatrices d'un échangeur de chaleur entre deux fluides. Si les deux brins 1 et 2 appartiennent à une même tôle on commence donc par replier celle -ci sur elle-même suivant une ligne transversale correctement choisie. On peut toutefois obtenir cette tôle ou bande par le soudage de deux tôles différentes le long de deux de leurs extrémités convenablement conformées. Dans un cas comme dans l'autre on engage les deux brins 1, 2 sur et autour d'un barreau transversal 3 pour que celui-ci soit placé contre la ligne de jonction (pliage ou soudure ) des deux brins 1 et Z, à l'intérieur de ceux-ci. Le raccordement entre les brins doit donc se faire selon un profil correspondant à celui du barreau 3. Ce dernier est parallèle à un noyau cylindrique transversal 4 et à une distance sensiblement égale à l'épaisseur de la tôle constituant les brins 1 et 2. Ce barreau 3 peut être remplacé, dans la pratique, par deux doigts latéraux de courte longueur, s'étendant transversalement. L'extrémité libre du brin 1 est maintenue et guidée par un élément enroulable 5 engagé sur un tambour transversal 6 monté à rotation sur un btil7, cet élément enroulable 5 étant#terminé par des pinces 7. Cet élément enroulable peut être constitué par unebande, des cabres etc.. L'extrémité libre du brin 2 est fixée suivant une ligne transversale 9, par soudage, collage, rivetage ou tout autre moyen, à une seconde bande 8 qui doit constituer une enveloppe ou virole extérieure autour des tôles enroulées en spirale. On notera que la ligne transversale 9 suivant laquelle le brin 1 est réuni à une extrémité de la virole 8 se trouve à une distance x de l'extrémité libre du brin 2 pour des raisons qui seront exposées plus loin. La virole 8 est engagée, par son autre extrémité, dans des pinces 10 fixées à l'extrémité d'un élément enroulable 11 (par exemple une bande) qui prolonge en quelque sorte la tôle 8. Cet élément enroulable 11 est fixé transversalement le long d'une génératrice, à un tambour 12 monté à rotation sur le bâti 17 autour d'un axe transversal. Ce tambour 12 présente des creux transversaux (c'est-à-dire parallèles à une génératrice) respectivement 12a et 12b dans lesquels viennent se loger les pinces 10 et des organes de fixation de l'élément enroulable 11, afin qu'il se ne produise pas de surépaisseur quand cet ensemble est enroulé sur le tambour 12 (figure 1). Les tôles enroulées doivent être séparées par des intervalles pour que les fluides puissent s'écouler entre elles. Pour cela on peut utiliser soit des reliefs qui proviennent de déformations permanentes crées sur les brins 1 et 2, soit des entretoises rapportées. Dans le premier cas ces déformati#ons doivent être obtenues avant enroulement. On peut par exemple utiliser des tôles embouties présentant des bossages répartis sur la surface des tôles ou encore des tôles préformées, par exemple ondulées oubien encore des tôles présentant des languettes en saillie obtenues à partir de crevés. Dans la forme d'exécution non limitative illustrée sur le dessin on utilise des entretoises rapportées qui sont constituées par des fils 13 et 14 disposés parallèlement, selon deux nappes. On peut soit fixer ces fils avant enroulement soit de préférence les mettre en place au fur et à mesure de l'enroulement. Les deux nappes de fils 13 et 14 sont emmagasinées sur des tambours 15 et 16 d'axes transversaux et portés par le b ti 17. Au début de la mise en oeuvre du procédé on engage leurs extrémités libres respectivement entre le noyau 4 et le brin 1 d'une part et entre les brins 1 et 2 d'autre part. Les extrémités des fils 13 et 14 sont fixées par tous moyens connus (coincement, collage etc...) de manière qu'elles s'étendent au plus près de la ligne de liaison des deux brins 1 et 2. Le noyau 4 est monté, éventuellement de manière amovible, sur des supports coaxiaux (voir la figure 1 7)maintenus à bonne hauteur par un bâti 18. Le barreau 3 et éventuellement les supports coaxiaux du noyau sont reliés à un mécanisme d'entrainement en rotation dont l'axe est celui du noyau 4 qui sera décrit plus loin en référence aux figures 16 et 17. Cela signifie que le barreau 3 parcourt parallèllement à lui-même, un cylindre virtuel dont l'axe est celui du noyau 4 et le rayon la distance qui sépare cet axe de celui du barreau. Suivant le procédé de l'invention on enroule simultanément en spirale les deux brins 1 et 2 et les fils 13 et 14 tout en exerçantunetension contrôlée sur le brin 2. Cette tension est obtenue par l'intermédiaire de la bande 8 et de l'élément enroulable 11, au moyen d'un moteur d'entraînement 45 (figure 16 et 17) auquel le barreau 3 et le noyau 4 sont reliés, tandis que le tambour 12 est muni d'un frein réglable 46 Cette tension doit être contrô serrage désiré du faisceau et bien entendu lée pour correspondre p/ftre inférieure à une valeur prédéterminée qui serait incompatible avec la résistance mécanique des éléments en cause : rupture des tôles, cassure de la soudure 9, glissement des pièces 10 etc . Pour cela on prévoit, par exemple, un limiteur de couple (non représenté) dans le dispositif d'entrainement du tambour 12 qui comporte par ailleurs un moteur d'entratnement 47 (figure 16). Le fonctionnement du dispositif décrit qui est conforme au procédé selon l'invention est le suivant: Au départ on relie les brins 1 et 2 ainsi que les fils 13 et 14 au barreau 3 alors que celui-ci se trouve à son point de parcours le plus bas (sous le noyau 4). On met ensuite en route le moteur 45 pour que le barreau 3 (flèche F1) et le tambour 12 (flèche F2) tournent tousles deux dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, le frein 46 assurant la tension requise du brin 2 et de la bande 8. Les tambours 6, 15 et 16 tournent également dans le sens inverse des aiguilles d'une montre (flèche F3), par suite de la traction exercée sur le brin 1 et sur les fils 13 et 14. Lorsque le barreau 3 a effectué un certain nombre de tours, il a provoqué l'enroulement en spirale des brins 1 et 2 sur le noyau 4 et on arrête alors l'opération d'enroulement une première fois pour couper les fils 13 et 14 à une distance suffisante de l'extrémité des brins 1 et 2 et une deuxième fois lorsque les extrémités libres la et 2a des brins 1 et 2 ont atteint (selon la flèche F4 de la figure 2) au moins la position illustrée sur cette figure, c'est-à-dire que toute la longueur des brins 1 et 2 a été enroulée sur le noyau et, de ce fait, conformée en spirale. A ce moment, on met en marche le moteur d'entrame- ment 47 du tambour 12, pour faire tourner celui-ci dans le sens des aiguilles d'une montre, et on règle l'alimentation du moteur 45 , de manière qu'il agisse en frein pour maintenir la tension désirée de la tôle 8, laquelle recule alors suivant la flèche F5, tandisqeles parties libres des brins 1 et 2, entre leurs extrémités las 2a et la zone de soudure 9 (longueur x) restent appliguées sur l'ensemble enroulé. Lorsque l'on atteint, au cours du déroulage partiel, la position illustrée sur la figure 3, on arrête les moteurs 45 et 47 et l'on procède alors commodément à la réunion étanche des extrémités la et 2a des brins 1 et 2, par exemple au moyen d'une soudure 19. Une fois cette opération de soudage terminée, on remet les moteurs 45, 47 dans le sens de l'enroulement ( flèches Fl - F2 ), jusqu'à ce que la virole 8 soit enroulée. Si la virole 8 constitue une enveloppe relativement fine, on peut l'enrouler sur plusieurs tours, en prévoyant en conséquence sa longueur, et on fixe-son extrémité libre sur elle-même,par soudage, ainsi qu'il sera précisé plus loin. L'ensemble peut être alors complété, comme cela est connu en soi, par une calandre relativement épaisse qui enveloppe cet ensemble en laissant subsister un espace annulaire que l'on remplit de ciment. On peut toutefois obtenir aussi directement cette calandre par enroulement: : ceci suppose alors que la virole 8 constitue la calandre en elle-même et qu'elle a par conséquent une épaisseur supérieure à celle des brins 1 et 2. Dans ce cas, il peut s'avérer utile que la calandre soit plus haute que l'ensemble enroulé en spirale. Sur la figure 6, on voit que la deuxième bande 20 est une calandre en tôle relativement épaisse et dont la largeur est supérieure à celle du brin 2. Celui-ci et la calandre 20 sont coaxiaux de sorte que leurs côtés sont décalés d'une distance y qui correspond à la demi- différence de hauteur entre l'ensemble enroulé en spirale et la calandre extérieure comme cela apparat sur la figure 7. Comme la calandre 20 peut présenter des passages radiaux pour la circulation des fluides, il peut être avantageux, selon l'invention, d'obtenir ces passages en créant des trous 21 dans cette calandre avant enroulement (figures 6 et 7). Quand l'ensemble est terminé, on soude, en regard des passages 21, des tronçons de tube tronçons22----------------------- munis de brides 23 pour le raccordement aux conduits de fluides voulus. La fixation de la deuxième bande (virole 8 ou calandre 20) pose un problème car le bord transversal de cette bande est relié à l'élément de prolongation sur lequel s'exerce la tension de l'ensemble. Ce problème peut être résolu de différentes manières selon l'invention. Une première solution consiste, en utilisant les pinces 10, à prévoir, dans le bord transversal de la bande constituant la virole 8 ou la calandre 20, une échancrure 8a (figure 5) ou 20a (figure 6) de telle sorte que deux pattes respectivement 8b et 20b subsistent. Les pinces 10 sont appliquées sur ces pattes de largeur relativement faibles. Lors de l'enroulement, la deuxième bande (8 ou 20) est complètement enroulée mais non les pattes car l'on prend soin d'arrêter l'enroulement à temps. On peut, à ce moment, pratiquer quelque points de soudure sur le bord de l'échancrure qui constitue une fixation d'attente. Bien entendu, cette fixation peut être obtenue par d'autres moyens : scellement, collage etc... Ayant réalisé cette fixation, on peut défaire les pinces 10. Les pattes 8b ou 20b sont plus faciles à rabattre que ne l'eut été la bande entière. Mais on peut aussi les couper pour les éliminer. Dans un cas comme dans l'autre, on termine la fixation, par exemple par une soudure continue 24, non plus seulement de la partie médiane de la bande, mais aussi des pattes ou de la partie coupée. Une autre solution consiste à prévoir l'élément 11 en un matériau qui puisse servir à sa fixation sur la deuxième bande. Dans ce cas, au lieu d'utiliser des pinces 10, on réunit la deuxième bande et 1'614ment 11. Après avoir réalisé l'enroulement total de la deuxième bande, on réalise une fixation d'attente, puis l'on coupe une fraction de la longueur de l'élément 1 1 et, après avoir rabattu cette fraction on la fixe définitivement. On comprend que selon cette variante du procédé, on consomme une fraction de la longueur de l'élément 11 pour chaque ensemble complet. Après un certain nombre d'exemplaires fabriqués, il faut renouveler l'élément 11. On voit sur la figure 6 que l'élément qui prolonge la deuxième bande 20 peut être constitué non pas d'une bande 11, comme dans le cas des figures 1 à 5, mais de deux câbles 25. Pour que ceux-ci ne créent pas de surépaisseur lorsqu'ils sont enroulés sur le tambour 12, on prévoit sur ce dernier deux gorges 26 de profondeur suffisante pour que les cibles 25 y soient parfaitement logés. Les moyens par lesquels les brins 1 et 2 sont enroulés peuvent être réalisés selon différentes variantes. Sur la figure 8, on a représenté isolément le barreau 3 et le noyau 4 des figures 1 à 4. Il faut rappeler que le noyau 4 peut soit rester solidaire de l'ensemble enroulé pour en former une partie constitutive, soit faire partie du dispositif auquel cas, après enroulement, on retire l'ensem- ble en le faisant glisser latéralement à la fois sur le barreau 3 et sur le noyau 4. Selon une autre variante, on utilise un noyau fendu. Sur la figure 9 on voit un tel noyau 30, muni d'une fente longitudinale 31 dont la largeur est sensiblement égale à l'épaisseur de la première bande que l'on engage dans cette fente 31. Les deux parties du noyau 30, ont chacune une sorte de rampe 32 qui prolonge radialement le pourtour du noyau au-delà du profil qu'il a en regard, et cela sur une distance égale à l'épaisseur de la bande à enrouler, pour que celle-ci, après un tour de rotation, forme une spirale bien régulière, sans variation brusque de son rayon de courbure. Cette forme se comprend aisément en observant la figure 9. Selon une autre variante, on utilise deux noyaux indépendants, substantiellement cylindriques qui peuvent, comme déjà expliqué plus haut, être soit une partie du dispositif, soit une partie constitutive de l'ensemble terminé. Sur les figures 10 à 12 on voit une représentation d'une telle variante. Les deux noyaux parallèles 33 et 34 sont écartés d'une distance sensiblement égale à l'épaisseur de la bande à enrouler afin que celle-ci puisse être aisément introduite entre les noyaux 33 et 34. De part et d'autre de ces noyaux, on retrouve les brins 1 et 2. Au début du processus (figure 10) on engage les extrémités des fils 13 et 14 entre les brins 1, 2 et les noyaux 33, 34, puis l'on entraîne les deux noyaux en rotation selon la flèche F 6 autour d'un axe virtuel commun parallèle aux axes des noyaux, qui passse entre eux à égale distance de ceux-ci. Après un demi-tour, l'ensemble se trouve dans la situation schématisée par la figure 11 et après un tour complet, dans celle schématisée par la figure 12. Selon un mode de réalisation plus élaboré, on prévoit des cales entre les premières spires des brins 1 et 2, d'une part et le ou les noyaux d'autre part. Ainsi, l'on voit sur les figures 13 et 14 un ensemble comprenant deux noyaux 35 et 36 qui devront constituer des chambres tubulaires centrales et sur lesquelles on a fixé des cales transversales 37 et 38 au moyen de soudures 39. La forme des cales 37 et 38 évoque celle de "gouttes d'huile". Cette forme ainsi que la disposition des cales les unes par rapport aux autres se comprennent en observant la figure 13. Compte tenu de l'épaisseur radiale des cales, l'écartement des noyaux 35 et 36 est égal à deux fois cette épaisseur plus l'épaisseur de la bande-à enrouler afin que celle-ci puisse être aisément engagée entre les cales. Comme dans le cas des figures 10 à 12, l'ensemble est entravé en rotation selon un axe commun parallèle aux axes des noyaux 35, 36, dans le même plan que ceux-ci et au milieu d'eux. Sur la figure 14, on voit que ceci peut être obtenu au moyen d'un dispositif dont le mécanisme d'entraînement en rotation comprend deux supports ou flasques latéraux 40, munis de moyens connus en soi pour leur réunion avec les noyaux 35 et 36 et solidaires de manetons 41 dont l'un, au moins, est cinématiquement relié au moteur. On voit que les cales 37 et 38 forment un cloisonnement perpendiculaire à l'axe de l'ensemble. Pour permettre, néanmoins, la circulation correcte des fluides, on prévoit dans les noyaux 35 et 36 (qui constituent des chambres tubulaires), des trous ou passages 42 qui font communiquer les chambres avec l'espace correspondant qui subsiste entre la paroi extérieure des noyaux et la face interne de la première spi re des brins 1 et 2. On peut également prévoir des cales radiales avec le mécanisme dtentraînement àbarreau tel qu'il est représenté sur les figures 1, 2, 3 et 8. Cela se voit sur la figure 15, où le noyau 4 (constituant une chambre tubulaire centrale) reçoit, à la manière de la figure 14, des cales radiales 43 dont la forme est telle que les premières spires sont guidés harmonieusement, sans brusque changement du rayon de courbure, même en regard du barreau 3, grâce à une sorte de bec 44 par lequel se termine la cale. On remarque que la première spire du brin 1 s'applique non plus directement sur le noyau 4 mais sur les cales 43. La forme particulière des cales 43 se comprend aisément en observant la figure 15. On peut aussi prévoir de telles cales en forme de "goutte d'huile" dont la surface comprise entre le noyau central et la périphérie est percée d'ouvertures pour laisser passer le fluide. Dans ce cas les noyaux 35 et 36 peuvent être d'un diamètre réduit et ne doivent pas être percés des trous 42. On décrira maintenant, en se référant plus particulièrement aux figures 16 et 17, une forme d'exécution non limitative du dispositif mettant en oeuvre le procédé suivant 11 invention. Ce dispositif comporte d'une part le tambour 12 formant dévidoir et d'autre part un banc d'enroulement en spirale désigné dans son ensemble par 48. Le tambour 12 qui est monté à rotation autour d'un axe horizontal et transversal sur le bâti 17, est accouplé, par l'intermédiaire d'un dispositif de transmission 49 à pignons et channes, au moteur d'entrainement 47. A ce moteur est associé un limiteur de couple qui assure un débrayage automatique si la tension de la tôle enroulée dépasse une valeur prédéterminée. Par ailleurs un frein à disque hydraulique 46 est également accouplé au dispositif 49 d'entrainement du dévidoir 12 de manière à freiner plus ou moins ce dévidoir pendant l'enroulement de la tôle. Le frein hydraulique 46 est relié à un mattresylindre 51 réglant la pression appliquée au frein 46, cette pression étant contrôlée à l'aide d'un manomètre 52. Ce dispositif permet de régler de manière très précise, lors de l'enroulement en spirale de la tôle, la tension de celle-ci quelle que soit la vitesse de défilement qui est elle également modifiable. Le banc d'enroulement en spirale 48 est situé à une certaine distance en avant du dévidoir 12. Entre eux s'étendent des longerons 53 sur lesquels peut se déplacer horizontalement un chariot accroche-tale 54 relié au tambour dévidoir 12 par les câbles 11. Le banc d'enroulement 48 comporte deux poupées mobiles d'entramement 551 56 se faisant face et pouvant être déplacées transversalement sur une traverse 58 du bâti, en vue d'une adaptation à la largeur de la tôle utilisée. Chacune des poupées d'enroulement 55, 56 comporte un mandrin d'enroulement 59. Les deux mandrins 59 ont des axes transversaux coaxiaux et ils portent,sur de8 faces frontales en regard les doigts d'entraînement coaxiaux 3. Chaque mandrin59 est accouplé, par l'intermédiaire d'un mécanisme de transmission 61 à chaises et pignons à un arbre d'entraînement transversal cannelé 62 lui-même accouplé, par l'intermédiaire d'un mécanisme de liaison 63, à l'arbre de sortie du moteur 45. Ce moteur 45 peut être pourvu d'un limiteur de couple et il peut être constitué en fait par un motoréducteur comportant également un variateur de vitesse à courant continu. Il est ainsi possible de faire varier à volonté la vitesse de rotation des mandrins d'entrai- nement 59 et par conséquent la vitesse de défilement de la tale enroulée en spirale. Sur les mandrins d'enroulement 59 sont en fait fixés des outils d'enroulement 64 qui diffèrent suivant les types d'enroulement que l'on désire obtenir. Ce sont ces outils 64 qui portent, dans l'exemple illustré sur la figure 17, les doigts d'entraînement coaxiaux 3. Ces outils d'entrabe- ment 64 permettent de libérer rapidement le faisceau enroulé en spirale. Les outils d'enroulement 64 comportent des broches axiales rétractables 65 qui sont engagées dans les deux parties extrêmes du noyau central 4 sur lequel est formé l'enroulement et qui peuvent être rétractées à l'intérieur des outils 64 pour libérer ensemble enroulé en spirale. Cette rétraction peut être commandée par des moyens hydrauliques, par exemple en associant les broches 65 à des têtes de piston coulissant à l'intérieur des outils 64. Ces outils 64 portent par ailleurs des flasques transversaux 66 qui peuvent être déplacés axialement sur les corps des outils 64, en wu de maintenir les bords des tôles dans un même plan transversal pendant ltenrou- lement. Le réglage de la position des flasques 66 peut être assuré soit par vissage de ceux-ci sur les corps filetés des outils 64 soit encore au moyen de vérin hydraulique 67 comme il est illustré sur la figure 17. Ces flasques 66 permettent d'assurer le parallélisme parfait des tôles en cours et en fin d'enroulement et également le maintien d'un organe de soyage 68 le long des bords des tôles, comme il est illustré sur la figure 20.Cet organe de soyage 68 est constitué par un jonc allongé, de section droite en forme d'équerre ayant deux ailes d'épaisseur différente, lequel est glissé, au moment de l'enroulement, entre les bords des tôles adjacentes.Par conséquent, au cours de cet enroulement et par suite de la forte tension exercée sur la tôle, cet organe de soyage 68 provoque un cambrage du bord de l'un des brins 1 de la tôle de manière que ce bord présente une aile perpendiculaire prolongée à son tour par une collerette s'étendant vers l'extérieur et venant en contact avec l'autre brin 2 non déformé, en vue de son soudage ultérieur avec celui-ci. Une fois l'enroulement terminé, on retire l'organe de soyage 68 et on procède au soudage du bord soyé du brin 1 avec le bord non soyé du brin 2. La figure 18 représente une forme d'exécution particulière du tambour 12 formant dévidoir. Ce tambour présente, dans sa surface périphérique, une partie en creux 12a dans laquelle vient se loger un couvercle 69 assurant la continuité de la surface périphérique du tambour 12 et formant également accroche#ôle. Ce couvercle 69 comporte une plaque externe 69a assurant la continuité de la surface périphérique, un dispositif 69b assurant la fixation, par molettes, de la partie extrême de la seconde bande 8 formant la virole extérieure, et un dispositif 69c destiné à l'accrochage des cibles Il enroulés sur le dévidoir 12.On a représenté en trait mixte sur la figure 18 la position qu'occupe le couvercle accroche-tôle lorsqu 'il est logé dans la partie en creux 12a du tambour 12, et en trait plein sa position à l'écart de ce tambour, pendant la dernière partie de la phase d'enroulement. La figure 19 est une vue en perspective d'un échangeur de chaleur semblable à celui de la figure 7 et que l'on peut obtenir par la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention. Dans ce cas les tubulures d'entrée et de sortie des fluides, telles que 22, 23 s'étendent longitudinalement et non pas radialement comme dans le cas de la figure 7. Il ressort de la description ci-dessus que l'invention permet de fabriquer des échangeurs de chaleur, qui sont robustes et bon marché grâce à une fabrication simple, rapide et économique. Grâce à la suppression du "soyage" préalable des tôles, il n'existe plus de limitation en ce qui concerne la longueur des tôles enroulées en spirale. Le dispositif mettant en oeuvre le procédé suivant l'invention peut s'insérer aisément dans une chape automatisée de fabrication d'échangeurs de chaleur. L'invention n'est pas limitée aux seuls modes de réalisation décrits et représentés, mais en embrasse, au contraire, toutes variantes. En particulier,les pinces peuvent être réglables, aussi bien en largeur qu'en épaisseur ou même, en longueur. Les deux noyaux d'entraî- nement peuvent être égaux ou inégaux, de formes identiques ou pas. Par ailleurs, il va de soi que l'on peut enrouler en spirale plus de deux brins en même temps, par exemple trois ou quatre tôles. REVENDICATIONS 1' - Procédé de fabrication d'un échangeur de chaleur comportant un ensemble interne de forme générale cylindrique constitué par l'enroulement en spirale de deux brins parallèles et voisins d'une première bande, telle qu'une tôle, et une seconde bande enroulée sur cet ensemble pour former une enveloppe extérieure constituant une virole ou calandre, caractérisé en ce que lton fixe transversalement le premier brin de la première bande au bord transversal de la seconde bande et ce à une certaine distance-de l'extrémité de la première bande, de telle manière que la partie extrême du premier brin de la première bande reste libre sur une certaine distance jusqu'à la zone de jonction avec la seconde bande, puis on enroule sùnultanément sur eux-mêmes dans un premier sens les deux brins de la première bande en commençant à hauteur d'une ligne transversale voisine du milieu.de cette première bande et tout en exerçant une tension longitudinale contrôlée sur la deuxième bande et par conséquent sur le premier brin auquel elle est fixée, on arrête ensuite l'opération d'enroulement lorsque l'extrémité libre du premier brin a été enroulée et se trouve alignée avec l'extrémité du second brin de la première bande, on provoque ensuite la rotation de lten- tremble ainsi enroulé en spirale dans un second sens inverse du premier sens d'enroulement, tout en exerçant une tension contrôlée sur la seconde bande, puis on arrête cette rotation et on soude de manière étanché les deux extrémités des premier et second brins de la première bande, puis on fait de nouveau tourner l'ensemble enroulé en spirale dans le premier sens de manière à provoquer l'enroulement de la seconde bande sur cet ensemble, tout en exer çant une tension contrôlée sur cette seconde bande, jusqu'à enroulement complet selon au moins un tour, et enfin on fixe l'extrémité libre de la seconde bande sur elle-même. 20 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on fixe l'extrémité libre de la seconde bande de manière amovible à au moins un élément qui la prolonge et sur lequel on exerce la tension voulue dans les deux sens désirés du déplacement, la fixation de l'extrémité libre de la deuxième bande se faisant au moins à titre provisoire avant de supprimer la fixation avec l'élément qui prolonge cette bande. 3 - Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, comportant un bâti sur lequel est monté un mécanisme d'enroulement en spirale de la bande, ce mécanisme comprenant un moteur entraînant en rotation des moyens coopérant avec la bande pour enrouler celle-ci en spirale, caractérisé en ce qu'il comporte un tambour 12 formant dévidoir, d'axe parallèle à celui du mécanisme d'enroulementen spirale 48, au moins un élément enroulable 11, tel que bande, câble, fixé, à l'une de ses extrémités, à ce tambour 12 et pouvant être fixé, à son autre extrémité, à la partie extrême de la seconde bande 8 destinée à former l'enveloppe extérieure de l'échangeur, un second moteur 47 pour entraver en rotation le tambour et un dispositif de freinage réglable 46 agissant sur le tambour. 4 -Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé en ce que l'élément enroulable 11, ou chaque élément, est relié, par son extrémité libre, à au moins un organe de liaison amovible 10, 54, 69, tel qu'une pince, destiné à coopérer avec l'extrémité de la seconde bande 8 et le tambour 12 présente, sur sa surface périphérique, au moins un creux transversal 12a dans lequel vient se loger l'organe, ou chaque organe, de liaison amovible 10, 54, 69 afin de ne pas former de surépaisseur. 50 ~ Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 et 4 caractérisé en ce que le mécanisme d'enroulement en spirale 48 comprend, d'une part, deux supports coaxiaux 65 pour recevoir un noyau 4 sur lequel doit être formé l'enroulement en spirale et, d'autre part, au moins un organe d'entrafnement 3 parallèle # l'axe des supports et écarté radialement du noyau 4 d'une distance sensiblement égale à l'épaisseur de la bande à enrouler, l'organe d'entraihement 3 étant constitué par un barreau qui s'étend sur toute la largeur de la bande à enrouler ou par deux doigts coaxiaux de courte lon gueur et situés en regard l'un de l'autre. 60 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que le mécanisme d'enroulement en spirale comprend deux noyaux parallèles cylindriques 33, 34 écartés l'un de l'autre, d'une distance sen siblement égale à l'épaisseur de la bande 1, 2 à enrouler et reliés à un arbre rotatif commun 41 dont l'axe virtuel passe entre les noyaux. 70 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que le ou les noyaux 4, 33, 34 sont amovibles et font partie de l'ensemble enroulé. 8. - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 6 et 7 caractérisé en ce que le ou les noyaux 4, 33, 34 sont solidaires de cales radiales 43, 37, 38. 90 - Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que le mécanisme d'enroulement en spirale comprend un noyau 30 qui présente une fente transversale 31 d'une largeur sensiblement égale à l'épaisseur de la bande 1, 2 à enrouler. 10- - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 3 à 9 caractérisé en ce que le mécanisme d'enroulement en spirale 48 comporte deux poupées d'enroulement 55, 56 réglables transversalement et portant chacune un mandrin d'enroulement 59, un outil d'enroulement 64 fixé de chaque manière amovible sur mandrin d'enroulement 59 et un flasque 66 réglable sur l'outil d'enroulement 64 pour maintenir latéralement les tôles et éventuellement un organe de soyage 68 intercalé entre les bords adjacents des tôles.