La présente invention est relative à la préparation de suspensions de mélangeurs non gélifiantes et stables, à base de sels minéraux, utilisables pour la préparation de compositions détergentes comprenant un auxiliaire de détergence. Plus particulièrement, la présente invention est relative à la préparation de telles suspensions de sels minéraux dans lesquelles du sesquicarbonate de sodium est incorporé (et sert de source de carbonate de sodium et de bicarbonate de sodium) en le mélangeant avec d'autres constituants de suspensions aqueuses de sels minéraux ayant une teneur finale relativement élevée en matières solides comprenant du bicarbonate de sodium et du silicate de sodium, ce qui a pour effet de stabiliser ces suspen- sions et d'empêcher la gélification, l'épaississement excessif et la prise en masse de ces suspensions. Certaines compositions détergentes pour lavage du linge de maison sont maintenant préparées en séchant par pulvérisation des mélanges de sels minéraux auxiliaires de détergence, exempts de détergent organique, puis en pulvérisant sur les surfaces des billes séchées par pulvé- risation résultantes un détergent nonionique à l'état liquide, de façon à le faire absorber par les billes. Par- mi les produits les plus satisfaisants préparés par ce pro- cédé, on citera ceux préparés en faisant absorber à l'int- rieur de ces billes un détergent nonionique, notamment un produit de condensation d'un poly(oxyde d'alcoylène infé- rieur) et d'une substance lipophile, par exemple un alcool gras supérieur, les billes comprenant un bicarbonate de métal alcalin, un carbonate de métal alcalin et un silica- te de métal alcalin. Toutefois, on a découvert que les suspensions aqueuses ou mélanges aqueux de mélangeurs contenant des proportions importantes de bicarbonate, de carbonate et de silicate ont tendance à gélifier ou à prendre en masse prématurément, parfois avant d'avoir pu être soigneusement mélangés et pompés hors d'un mélangeur et envoyés vers des tours de pulvérisation et, de ce fait, on a effectué des expériences poussées afin d'essayer de trouver un moyen permettant de réduire les tendances de ces systèmes à solidifier ou à gélifier dans le mélan- geur. Lorsqu'il s'agit de suspensions aqueuses de mélan- geurs contenant du carbonate de sodium, du bicarbonate de sodium et du silicate de sodium, le carbonate et le bicar- bonate étant introduits sous forme de poudres anhydres et le silicate étant introduit sous la forme d'une solu- tion aqueuse, la prise en masse de la suspension ou du mélange s'effectue le plus aisément lorsque la teneur en carbonate (qui peut souvent être à peu près la même que la teneur en matières solides du silicate, par exemple souvent d'environ 5 à 25%, de préférence de 12 à 17%, exprimée en matières solides) représente plus de 20% ou 21% environ de la teneur en bicarbonate. Préalablement à la présente invention, on avait dé- couvert que l'incorporation de petites quantités d'acide citrique ou de citrate hydrosoluble dans le mélange de mélangeur pouvait retarder ou empêcher la gélification ou la prise en masse de mélanges bicarbonate-carbonate-sili- cate et permettait leur séchage industriel par pulvérisa- tion, en faisant appel à des modes opératoires normaux de pompage du contenu du mélangeur pour l'envoyer vers les buses de pulvérisation. On a découvert ensuite que l'effet antigélifiant de la substance citrique est fortement amélioré lorsque du sulfate de magnésium est également présent. L'utilisation de sulfate de magnésium a pour autre avantage que la pro- portion de substance organique (la substance citrique) dans le produit à base de sels minéraux préparé peut être réduite. Maintenant, il résulte de la présente invention qu'il n'est pas nécessaire, bien que parfois en outre souhaita- ble, d'utiliser l'additif de type sulfate de magnésium, qu'on peut utiliser des quantités moindres d'acide citri- que, et que souvent l'acide citrique peut être entièrement éliminé. Le matériau anti-gélifiant (sesquicarbonate de sodium) utilisé lors d'une étape particulière de la préparation du mélange de mélangeur sert de source d'auxi- liaires de détergence actifs pour le produit détergent final. Conformément à la présente invention, un procédé pour retarder ou empêcher la gélification d'une suspension de mélangeur contenant d'environ 40 à 70% de matières solides et de 60 à 30% d'eau, ladite teneur en matières solides comprenant, pour 100% de matières solides, d'environ 55 à % de bicarbonate de sodium, d'environ 5 à 25% de carbo- nate de sodium et d'environ 2 à 25% de silicate de sodium présentant un rapport Na2O/SiO2 de 1/1,4 à 1/3, le rapport bicarbonate de sodium/carbonate de sodium étant d'environ 2/1 à 8/1, le rapport carbonate de sodium/silicate de sodium étant d'environ 1/3 à 3/1 et le rapport bicarbonate de sodium/silicate de sodium étant d'environ 2/1 à 10/1, consiste à préparer une suspension de mélangeur ayant la composition décrite en mélangeant avec d'autres constitu- ants de cette suspension des portions de carbonate de so- dium et du bicarbonate de sodium sous la forme de sesqui- carbonate de sodium. Suivant des modes de réalisation préférés de l'invention, un peu de substance citrique est présente dans le mélangeur; l'ordre d'addition des consti- tuants est spécifié; le mélangeur, le milieu et la suspen- sion sont à une température élevée; le mélange est pour- suivi pendant au moins une heure ou deux dans le mélangeur sans gélification; et la suspension de mélangeur est séchée par pulvérisation jusqu'à obtention de billes miné- rales de base s'écoulant librement, qui sont capables d'absorber un détergent nonionique lorsqu'il est sous forme liquide, afin d'obtenir des compositions détergentes finales contenant un auxiliaire de détergence. Bien que les caractéristiques anti-gélifiantes de la présente invention puissent également être obtenues avec d'autres suspensions de compositions à base d'auxiliaires de détergence minéraux que celles suivant l'invention, qui sont principalement constituées par du bicarbonate de sodium, du carbonate de sodium, du silicate de sodium et de l'eau, on observe les effets anti-gélifiants et stabi- lisants les plus significatifs lorsque des suspensions de mélangeurs sensiblement (de préférence essentiellement) à base de ces sels de sodium et d'eau sont traitées par le procédé suivant l'invention, c'est-à-dire par addition de sesquicarbonate de sodium dihydraté à cette suspension, une fois terminée la préparation de la suspension (à l'ex- ception de l'addition du sesquicarbonate) et lorsque la suspension est sous une forme mobile et pompable. Souvent, la suspension de mélangeur est empêchée de gélifier avant l'addition du sesquicarbonate de sodium stabilisant et anti-gélifiant du fait de la présence d'une substance citrique, comme l'acide citrique, du sulfate de magnésium étant également présent dans certains cas, ou lorsqu'on utilise du citrate de magnésium au lieu de l'association acide citrique-sulfate de magnésium. Les compositions traitées par le procédé suivant l'invention comprennent d'environ 40 à 70% de matières solides et d'environ 60 à % d'eau. La teneur en matières solides comprend, pour 100% de matiereb solides, d'environ 55 à 85% de bicarbo- nate de sodium, d'environ 5 à 25% de carbonate de sodium et d'environ 5 à 25% de silicate de sodium présentant un rapport Na2O/SiO2 de 1/1,4 à 1/3. Dans ces compositions, le rapport bicarbonate de sodium/carbonate de sodium est d'environ 2/1 à 8/1, le rapport carbonate de sodium/silica- te de sodium est d'environ 1/3 à 3/1, et le rapport bicar- bonate de sodium/silicate de sodium est d'environ 2/1 à /1. Comme le sesquicarbonate de sodium introduit à la fin de la préparation de la suspension de mélangeur peut être considéré comme étant constitué par du carbonate de sodium et du bicarbonate de sodium, leurs proportions dans le sesquicarbonate qui sont respectivement d'environ i7% et d'environ 37%, doivent être calculées dans la composition de la suspension de mélangeur comme étant des parties des constituants carbonate et bicarbonate et comme parties de sa teneur en matières solides. En outre, l'eau d'hydratation présente avec le sesquicarbonate, représen- tant environ 16% de celui-ci, est comptée comme faisant partie de la teneur en matières solides du mélange de mélangeur car on considère que, pour la majeure partie, une proportion significative du sesquicarbonate reste non dissoute dans la suspension de mélangeur. On suppose que la génération de sesquicarbonate de sodium dans le mélangeur, lorsque des suspensions de mé- langeurs sont préparées avec du carbonate de sodium anhy- dre, du bicarbonate de sodium pulvérulent et une solution de silicate de sodium, dans un milieu aqueux, peut contri- buer à l'épaississement, la gélification et la prise en masse indésirables de ces suspensions. Sur cette base, cette addition de sesquicarbonate de sodium, qui est sous forme finement divisée (toutes les substances ajoutées sous la forme de matières solides à la suspension sont sous une forme finement divisée similaire) peut contribuer à "ensemencer" le milieu et, ainsi, produire des cristaux supplémentaires de sesquicarbonate ayant des dimensions particulaires inférieures à celles qui résulteraient au- trement. C'est ainsi que la viscosité de la suspension serait stabilisée et que la prise en masse dans le mélan- geur serait évitée. Bien que cette théorie paraisse vala- ble, et explique les résultats obtenus, la Demanderesse ni l'invention ne sont li&es à cette théorie. Dans la pré- sente description, lorsqu'on se réfère au sesquicarbonate de sodium, comme on l'a fait ci-dessus, on entend se réfé- rer au produit de type dihydraté, qui est accessible sous la forme de trona naturel. De préférence, la suspension de mélangeur contient de 50 à 65% de matières solides et de 50 à 35% d'eau, la teneur en matières solides comprenant de 55 à 80% de bi- carbonate de sodium, de 10 à 25% de carbonate de sodium et de 5 à 25% de silicate de sodium présentant un rapport Na2O/SiO2 de 1/1,6 à 1/2,6. Le rapport bicarbonate de sodium/carbonate de sodium est de préférence de 3/1 à 6/1, le rapport carbonate de sodium/silicate de sodium est de préférence de 2/5 à 5/2 et le rapport bicarbonate de so- dium/silicate de sodium est de préférence de 4/1 à 8/1. Dans le procédé suivant la présente invention, on utilise du sesquicarbonate de sodium à la place de portions du bicarbonate et du carbonate, fournissant normalement jusqu'à 100% du carbonate de sodium, de préférence d'envi- r.on 30 à 100% de celui-ci. Dans les mélanges de mélangeurs préférés, bien que la présence de substance citrique, com- me l'acide citrique, et de sulfate de magnésium ne soit pas nécessaire, puisque le sesquicarbonate de sodium a un effet anti-gélifiant et stabilisant sur les suspensions de mélangeurs mobiles, miscibles et pompables préparées sans ces substances, il est normalement préférable que la suspension de mélangeur contienne de 0,05 à 1% d'une subs- tance citrique, comme l'acide citrique, les citrates hydro- solubles comme par exemple le citrate de sodium, le citra- te de potassium, le citrate de magnésium ou leurs mélanges. Cette substance citrique est incorporée dans la suspension avant que celle-ci soit additionnée du sesquicarbonate de sodium et, de préférence, avant l'addition du silicate de sodium, ou tout au moins avant l'addition d'une partie du silicate de sodium. Pour obtenir des effets anti-géli- fiants supplémentaires, lorsque de tels effets sont sou- haitables, la suspension de mélangeur peut contenir égale- ment de 0,1 à 1,4% de sulfate de magnésium. Le magnésium qui est présent dans le citrate de magnésium peut être utilisé à la place d'un équivalent stoechiométrique de sulfate de magnésium. Les pourcentages préférables d'acide citrique utilisés sont de 0,1 à 0,5 et les pourcentages du sulfate de magnésium éventuellement présent sont de 0,2 à 1,2. Lorsqu'ils sont utilisés ensemble, il est préféra- ble qu'il y ait au moins présence de 0,4% de leur somme. Suivant des modes de prépêration préférables suivant l'invention, les compositions de suspensions de mélangeurs contiennent de 58 à 65% de matières solides et de 42 à 35% d'eau, la teneur en matières solides comprenant de 65 à 77% de bicarbonate de sodium, de 12 à 18% de carbonate de sodium et de Il à 17% de silicate de sodium. Dans ces suspensions, le rapport bicarbonate de sodium/carbonate de sodium est de 4/1 à 5/1, le rapport carbonate de sodium/ silicate de sodium est de 2/3 à 3/2, et le rapport bicar- bonate de sodium/silicate de sodium est &4/1 à 6/1. Dans ces suspensions, le silicate de sodium présente un rapport Na2O/SiO2 de 1/1,6 à 1/2,4; la substance citrique présente le cas échéant est ajoutée sous la forme d'acide citrique; le pourcentage d'acide citrique est de 0,2 à 0,4% et le pourcentage de sesquicarbonate de sodium ajouté est de 5 à 20% (sur la base d'une masse moléculaire de 226). Cela représente de 50 à 100% de la teneur en carbonate de sodium souhaitée dans la suspension. L'eau exceptée, toutes les substances décrites ci- dessus sont normalement solides et les pourcentages et rapports indiqués sont exprimés en produits anhydres, à l'exception du sesquicarbonate lorsqu'on considère sa te- neur en matières solides. Les diverses substances peuvent être introduites dans le mélangeur sous la forme d'hydra- tes, ou peuvent être dissoutes ou dispersées dans de l'eau Normalement, le bicarbonate de sodium est une poudre anhy- dre et le carbonate de sodium est du carbonate de sodium anhydre, également sous forme pulvérulente, tout comme le sesquicarbonate de sodium. On peut également utiliser du carbonate de sodium monohydraté. Le silicate est habi- tuellement ajouté à la suspension de mélangeur sous la forme d'une solution aqueuse, ayant normalement une teneur en matières solides de 40 à 50%, par exemple de 47,5%, et est de préférence ajouté vers la fin de l'opération de mélange, et après additions et dispersions préalables de toute substance citrique et sulfate de magnésium (ou ci- trate de magnésium) éventuellement utilisés, et après addi- tions du bicarbonate et du carbonate, lorsqu'on ajoute du carbonate avant le sesquicarbonate. Il est très préférable que le silicate présente un rapport Na2O/SiO2 de 1/2,0 à 1/2,4, par exemple de 1/2,35 ou 1/2,4. Les divers constituants pulvérulents utilisés sont normalement très finement divisés, ayant habituellement des dimensions particulaires telles qu'ils passent à tra- vers un tamis à mailles de 250 microns d'ouverture et restent sur un tamis à mailles de 44 microns d'ouverture (de préférence passent à travers un tamis à mailles de 94 microns d'ouverture et-restent sur un tamis à mailles de 62 microns d'ouverture). Comme précédemment indiqué, l'utilisation de sesquicarbonate de sodium finement divisé est considérée importante et la granulométrie de toutes les substances particulaires solides chargées doit être suffisamment petite pour ne pas obstruer les buses de la tour de pulvérisation. Bien qu'il soit très préférable de préparer la sus- pension de mélangeur et les billes de base produites sui- vant l'invention (à partir desquelles on peut préparer une composition détergente organique synthétique nonioni- que contenant un auxiliaire de détergence, pour gros tra- vaux) à l'aide de sels essentiellement minéraux, de façon que les billes obtenues aient des propriétés favorisant l'absorption à travers les surfaces des billes du déter- gent nonionique pulvérisé sur elles sous forme liquide, et bien que, souvent, les adjuvants comme des parfums, colo- rants, enzymes, agents de blanchiment et agents favorisant l'écoulement puissent être pulvérisés sur les billes en même temps que le détergent nonionique ou puissent être ajoutés ultérieurement, lorsqu'il s'agit d'adjuvants sta- bles et normalement solides, l'incorporation avec la sus- pension de sels minéraux dans le mélangeur est souvent faisable. C'est ainsi que, suivant l'invention, une propor- tion de 0 à même 20%o de la suspension de mélangeur peut être constituée par des adjuvants ou diluants appropriés (les diluants englobant des sels minéraux comme le sulfate de sodium et le chlorure de sodium). Toutefois, si ces adjuvants sont présents, leur proportion est normalement de 0,1 à 10% et leur teneur est souvent limitée à 5% et parfois à 1 ou 2%. Normalement, la teneur en matière orga- nique de la suspension de mélangeur est limitée à un maxi- mum d'environ 5%, de préférence à un maximum de 3% et, mieux, à un maximum de-l ou 1,5% de façon à éviter tous problèmes d'adhésivité des billes de base après le séchage par pulvérisation et aussi afin d'éviter tous effets nuisi- bles sur l'absorption du détergent organique nonionique synthétique par les billes. Comme le sesquicarbonate de sodium est minéral et aide à empêcher la gélification de la suspension sans avoir à modifier la composition carbo- nate-bicarbonate-silicate souhaitée des billes à préparer en séchant par pulvérisation la suspension de mélangeur, il permet de ne pas utiliser de substance citrique ou d'utiliser moins de substance citrique que cela serait sinon souhaitable, et permet également d'éviter l'utilisa- tion de sulfate de magnésium. C'est ainsi qu'il favorise la production de billes et de produits finals plus souhai- tables, à teneur plus basse en matières organiques, sans utiliser autant d'agent anti-gélifiant (autre que le ses- quicarbonate) et, dans bien des cas, sans utiliser d'au- tres agents anti-gélifiants de ce type. Le procédé suivant l'invention, faisant appel à du sesquicarbonate de sodium comme agent anti-gélifient (ou agent stabilisant pour suspensions de mélangeurs accepta- blement mobiles) a été étonamment couronné de succès pour empêcher la gâlification, l'épaississement et la prise en masse de suspensions de mélangeurs des types dont il s'agit ici avant qu'elles puissent être retirées du mélangeur et séchées par pulvérisation, à l'aide d'installations nor- males de traitement au mélangeur, de pompage et de séchage par pulvérisation. Ces effets permettent la préparation de suspensions à plus haute teneur en matières solides que celles qui pourraient sinon être travaillées, et permettent l'utilisation de plus de carbonate dans la composition du produit final (pouvant être obtenu à partir de carbonate de sodium et de sesquicarbonate de sodium). Dans le passé, on avait découvert que lorsque le rapport carbonate de sodium/bicarbonate de sodium dans ces sus- pensions carbonate-bicarbonate-silicate-eau dépassait une certaine limite, habituellement de 20 à 25%, par exemple 21% (ou, en d'autres termes, lorsque la proportion de carbonate de sodium à bicarbonate de sodium était supéri- eure à 1/4,7 environ), la suspension pouvait avoir tendan- ce à prendre en masse ou à épaissir indûment au cours du traitement au mélangeur et autres traitements. Cette action imposait parfois des limites à la composition de la suspension ou nécessitait la dilution du mélange ou la variation de sa température afin d'améliorer son apti- tude à être travaillée. Bien qu'une certaine proportion de tout bicarbonate présent soit convertie en carbonate dans la tour de pulvérisation, lorsqu'il est souhaitable que les billes de base séchées par pulvérisation présentent un rapport carbonate/bicarbonate particulier, ce rapport pou- vait parfois être impossible-à obtenir à cause de la né- cessité de modifier les conditions dans le mélangeur. C'est ainsi que la présente invention permet une plus grande souplesse des normes de composition de mélangeur et des opérations en mélangeur et permet un meilleur choix et réglage des teneurs en matières solides dans le mélangeur et des compositions des billes de base, parti- culièrement en ce qui concerne leur rapport carbonate/ bicarbonate. L'ordre d'addition des divers constituants de la suspension de mélangeur n'est pas considéré comme étant critique, à cela près que le sesquicarbonate est ajouté en dernier, après le carbonate (éventuellement présent) et le silicate et, de préférence, la solution de silicate est ajoutée après l'eau, le carbonate et le bicarbonate. Habi- tuellement, le sesquicarbonate est ajouté dans les 10 mi- nutes suivant la fin de l'addition du silicate, de préfé- rence dans les cinq minutes et, mieux, une minute après et, encore mieux, immédiatement après. Précédemment, le silicate étant un constituant "à problème" était incorporé pendant un laps de temps relativement long, par exemple de à 15 minutes, mais on a découvert que ce laps de temps peut être diminué de façon appréciable, par exemple réduit de 1 à 4 minutes, par exemple à 3,5 minutes,si le sesqui- carbonate est incorporé rapidement (par exemple dans les 2 minutes) après la fin de l'addition de la solution de silicate. On peut apporter des variations mineures dans l'ordre d'addition des autres constituants de la suspen- sion de mélangeur, dans certains cas, par exemple lorsqu' un moussage indû accompagne le fait d'observer un ordre particulier, par ailleurs souhaitable. Toutefois, ces problèmes ne se sont pas avérés graves en pratique. Dans certains cas, il est possible de préalablement mélanger le sulfate de magnésium, lorsqu'on en utilise, avec la substance citrique et d'introduire leur mélange dans le mélangeur, habituellement avant tous les autres constitu- ants sauf l'eau. Dans d'autres cas, la substance citrique est introduite en premier, suivie par le sulfate de mag- nésium éventuellement utilisé, ou vice-versa. Lorsqu'on utilise une substance citrique, il est préférable de l'ajouter à l'eau et d'ajouter ensuite le carbonate de sodium (éventuellement utilisé), le bicarbonate de sodium, la solution de silicate de sodium et le sesquicarbonate de sodium. N'importe lesquels des adjuvants habituels pour compositions détergentes sont de préférence ajoutés après le sesquicarbonate de sodium mais, dans certains cas, ils peuvent être ajoutés avec d'autres constituants, ou entre d'autres constituants. L'ordre d'addition des produits entrant dans la composition de la suspension peut être modifié tant qu'il n'y a pas gélification irréversible et parfois, pour accélérer le traitement, ces modifications peuvent être souhaitables. Par exemple, on peut initiale- ment introduire dans le mélangeur une partie de l'eau, suivie de portions des sels minéraux, carbonate et/ou bi- carbonate, puis une quantité supplémentaire d'eau et de sel(s), ce qui peut être fait avant ou pendant l'addition de la substance citrique, si on utilise cette substance citrique. L'eau utilisée peut être de l'eau de la ville de du- reté ordinaire, par exemple de 50 à 150 ppm (en'CaCO3), ou peut être de l'eau déminéralisée ou de leau distillée. Ces dernières eaux purifiées sont préférables, si on en dispose, car certaines impuretés métalliques présentes dans l'eau peuvent parfois avoir une action de déclenche- ment sur la formation d'un gel, mais, dans les opérations normales, l'eau du robinet et l'eau de la ville sont acceptables. La température du milieu aqueux dans le mélangeur est habituellement élevée, étant souvent comprise entre 40 et 700C, de préférence entre 40 et 60'C ou 50 et 600C. Le chauffage du milieu présent dans le mélangeur favorise la dissolution des sels hydrosolubles de la suspension et, ainsi, améliore la mobilité de la suspension. Toutefois, une température supérieure à 700C est habituellement évi- tée à cause de la possible décomposition d'un ou plusieurs des constituants du mélange de mélangeur, par exemple du bicarbonate de sodium et, parfois, un chauffage excessif GO peut provoquer la prise en masse d'un gel. Le chauffage du mélange de mélangeur, qui peut être effectué en utili- sant le milieu aqueux chaud chargé et en chauffant le mé- langeur et/ou le contenu du mélangeur à l'aide d'une chemise chauffante ou de serpentins de chauffage, aide également à améliorer le débit dans la tour de séchage car il y a moins d'énergie à transférer vers les gouttelettes de pulvérisation du mélange de mélangeur dans la tour. L'utilisation de mélanges de mélangeurs ayant des teneurs plus élevées en substances solides, qui est facilitée par le procédé suivant l'invention, améliore également ces vitesses de production. Les temps de mélange dans le mélangeur, pour obtenir de bonnes suspensions, sont très variables, d'aussi peu que 10 minutes pour de petits mélangeurs et des suspensi- ons à teneur élevée en humidité, à un laps de temps aussi long que 4 heures, dans certains cas. Les temps de mélange nécessaires pour réunir tous les constituants du mélange de mélangeur en un milieu ayant une "homogénéité" satisfaisante peuvent être aussi courts que 5 minutes, mais, dans certains, ils peuvent atteindre une heure, bien que 30 minutes soit une limite supérieure préférable. Si l'on tient compte de n'importe lesquels de ces temps de mélange initiaux, le temps normal de traitement au mélangeur est de 20 minutes à 2 heures, par exemple de 30 minutes à une heure; mais les mélanges de mélangeurs suivant la présente invention sont tels qu'ils sont mobiles, ni gélifiés ni pris en masse, pendant au moins une heure, de préférence pendant deux heures et, mieux, pendant 4 heures ou plus après la bonne fin de la préparation du mélange, c'est-à-dire pendant de 10 à 30 heures, afin de tenir compte de tous retards de traitement La suspension une fois traitée dans le mélangeur, dans laquelle sont uniformément répartis les divers sels sous forme dissoute ou particulaire, est ensuite transfé- rée dans une tour de séchage par pulvérisation qui est située près du mélangeur. On fait normalement tomber la suspension de la partie inférieure du mélangeur sur une pompe à déplacement positif qui la force sous une pression élevée, par exemple de 7 à 50.105 Pa, à travers des buses de pulvérisation situées à la partie supérieure d'une tour de pulvérisation classique (à contre-courants ou à co- courants) dans laquelle les gouttelettes de suspension tombent en passant dans un gaz de séchage chauffé, qui est habituellement composé des produits de combustion d'une huile combustible ou de gaz naturel, gaz de séchage dans lequel les gouttelettes sont séchées jusqu'à obtention du produit absorbant souhaité, sous forme de billes. Au cours de l'opération de séchage, une partie au moins du sesquicarbonate est convertie en anhydride carbo- nique, en carbonate et en eau, et une partie au moins du bicarbonate est convertie en carbonate et en eau, avec dégagement d'anhydride carbonique. Ces modifications sem- blent améliorer les caractéristiques physiques des billes préparées en leur conférant de meilleures propriétés d'ab- sorption des liquides, par exemple du détergent nonionique à l'état liquide qui peut ultérieurement être post-pulvé- risé sur elles. Après séchage, le produit est passé au tamis jusqu'à obtention des dimensions particulaires souhaitées, par exemple de 2 à 0,149 mm, et est prêt à recevoir l'applica- tion de la pulvérisation de détergent nonionique, les billes étant chaudes ou refroidies (à température ambiante). Le détergent nonionique utilisé est habituellement à température élevée, pour être sûr qu'il soit liquide; néanmoins, lorsqu'il refroidit à température ambiante, il est souhaitable qu'il soit solide, ressemblant souvent à un produit solide cireux. Le détergent nonionique, appliqué de façon connue sur les billes qui basculent, sous forme de pulvérisation ou de gouttelettes, est de préférence un produit de condensa- tion d'oxyde d'éthylène et d'alcool gras supérieur en C10 à C20, de préférence en C12 à C16 et, mieux, contenant en moyenne 12 ou 13 atomes de carbone, le détergent nonioni- que contenant de 3 à 20 groupes oxyde d'éthylène par mole, de préférence de 5 à 12 et, mieux, de 6 à 8 groupes oxyde d'éthylène par mole. La proportion de détergent nonionique dans le produit final est habituellement de 10 à 25%, par exemple de 20 à 25%, mais on peut en utiliser plus ou moins, suivant lés caractéristiques finales qu'on souhaite obtenir de la part du produit détergent et des caractéris- tiques d'écoulement qu'on peut obtenir de la part du produit. Une composition finale préférée, préparée à partir de billes de base préparées suivant l'invention, contient de à 25%, de préférence de 20 à 25% du détergent nonioni- que (par exemple Neodol 23-6.5a fourni par Shell Chemical Company), de 30 à 40% de bicarbonate de sodium, de 15 à 20% de carbonate de sodium, de 5 à 15% de silicate de so- dium présentant un rapport Na2O/SiO2 d'environ 1/2,4; de 1 à 3% d'aviveur fluorescent; de 0,5 à 2% d'enzyme pro- téolytique; suffisamment d'azurant pour colorer le produit et blanchir la lessive, si on le souhaite, par exemple dans une proportion de 0 à 0,5%; de 0,5 à 15% d'humidité (par exemple 10%), et de 0,4 à 1,8% de substance citrique sous forme de citrate de sodium (lorequ'on utilise une substance citrique). Il va de soi que divers adjuvants non essentiels peuvent ne pas être utilisés et que, si on le souhaite, d'autres peuvent être utilisés. Au lieu du détergent nonionique particulier précité, on peut utiliser d'autres détergents de ce type ayant une fonction équiva- lente. Eventuellement, du sulfate de sodium peut être présent comme diluant, mais sa proportion est normalement limitée à 20%, de préférence à 10% et, mieux, à moins de %, au cas o on souhaite en utiliser. Les billes de base préparées, exemptes de détergent nonionique et d'adjuvants, comprennent de préférence de 35 ou 40 à 60% de bicarbonate de sodium, de 15, 20 ou 25 à % de carbonate de sodium, de 10 à 20% de silicate de sodium, éventuellement de 0,2 à 1% de citrate de sodium, de Q à 10% d'adjuvant(s) et/ou diluant(s), et de 1 à 15% d'humidité. Dans ces billes séchées par pulvérisation, la proportion de bicarbonate de sodium représente normalement de 1,2 à 4 fois celle du carbonate de sodium, par exemple de 1,5 à 3 fois. Le résultat hautement bénéfique de l'incorporation de sesquicarbonate de sodium dans les suspensions de mélan- geurs suivant l'invention est quadruple: 1) la gélifica- * tion et la prise en masse du mélange de mélangeur dans le récipient, avant qu'il en soit complètement retiré, sont empêchées; 2) on peut préparer des suspensions de mélan- geurs à teneurs plus élevées en matières solides; 3) on peut préparer des suspensions de mélangeurs à teneur plus élevée en carbonate; et (4) on peut obtenir ces améliora- tions sans qu'il soit nécessaire d'utiliser des adjuvants anti-gélifiants qu'on n'utiliserait pas intentionnellement par ailleurs dans les billes de base finales et les pro- duits détergents finals. En outre, lorsqu'une substance citrique comme l'acide citrique est utilisée pour ses propriétés anti-gélifiantes, on peut en utiliser des quan- tités moindres et, en association avec l'utilisation du sesquicarbonate de sodium, on peut obtenir des effets anti-gélifiants et stabilisants améliorés. Les tests ef- fectués sur les propriétés des billes de base et des pro- duits détergents finals indiquent qu'aucun effet défavora- ble ne résulte de l'utilisation de la présente invention et de l'incorporation du sesquicarbonate de sodium dans les produits. Lorsqu'on utilise de l'acide citrique ou *autre substance citrique, il peut également avoir des ef- fets souhaitables sur les stabilités des parfums et colo- rants et aider à empêcher l'apparition de mauvaises odeurs dues à la détérioration d'autres substances organiques éventuellement présentes, comme les enzymes protéolytiques et les substances protéiniques. Bien qu'il apparaisse nettement que lorsqu'on prépare des suspensions de mélangeurs contenant plus que des pro- portions équimolaires de bicarbonate de sodium par rapport au carbonate de sodium l'addition de sesquicarbonate de sodium à la fin du processus de mélange réduise le rapport carbonate/bicarbonate dans le mélange aux stades de début, aidant ainsi à empêcher la gélification (qui semble pire lorsque des proportions plus importantes de carbonate sont présentes), ce fait seul n'explique pas les effets souhai- tables obtenus du fait de la présente invention. Dans des essais comparatifs apparentés, lorsqu'au lieu d'ajouter le sesquicarbonate de sodium à la fin du processus de mélange on ajoute des poids stoéchiométriquement équivalents de carbonate de sodium anhydre et de bicarbonate de sodium, on n'obtient pas les effets anti-gélifiants et stabilisants résultant de l'addition de sesquicarbonate. C'est ainsi que ces mélanges de référence ont tendance à gélifier plus tôt que ceux préparés conformément à la présente invention. Pour obtenir une composition particulière souhaitée pour billes de base, en faisant varier le procédé suivant l'invention, on peut choisir la suspension de mélangeur ayant la teneur la plus élevée possible en matières solides en utilisant normalement un facteur de sécurité peroettant d'éviter toute gélification accidentelle dans le mélangeur, et on peut choisir les proportions les plus souhaitables de carbonate de sodium et de bicarbonate de sodium à être "remplacées" par du sesquicarbonate de sodium, compte tenu des facteurs économiques et physiques. Dans tous ces pro- cédés, qui entrent dans le cadre de l'invention, on peut être assuré que les opérations normales de séchage par pulvérisation peuvent être effectuées sans interruption et sans qu'il soit nécessaire de procéder au nettoyage des installations provoqué par le traitement d'une sus- pension épaissie, gélifiée ou prise en masse à un degré indû. Les exemples non limitatifs suivants sont donnés à titre d'illustration de la présente invention. Sauf autre indication, toutes les températures sont en OC et toutes les parties sont exprimées en poids. EXEMPLE 1 Constituants Parties en poids Eau désionisée 519 Carbonate de sodium anhydre 65 Bicarbonate de sodium 585 Solution de silicate de sodium (solution aqueuse à 47,5%; Na2O/SiO2 = 1/2,4) 272 Sesquicarbonate de sodium 160 On prépare un mélange de mélangeur ayant la composi- tion ci-dessus en introduisant les constituants indiqués, dans l'ordre indiqué, dans un mélangeur chauffé dans lequel la température est maintenue à une valeur de 40 à 60'C, qui est de 46WC environ lorsqu'on fait tomber le lot pré- paré, goutte à goutte, du mélangeur. Le carbonate de so- dium anhydre, le bicarbonate de sodium et le sesquicarbo- nate de sodium sont tous sous forme pulvérulente, les di- mensions particulaires étant de 0,149 à 0,044 mm, plus de 35. 95% en poids du sesquicarbonate de sodium ayant des dimen- sions particulaires de 94 à 62 microns. Après introducUon de l'eau désionisée dans le mélangeur, on effectue l'addi- tion du carbonate de sodium anhydre en une minute, l'addi- tion du bicarbonate de sodium en 2 minutes après un arrêt d'une minute environ, puis l'addition de la solution de silicate en 3,5 minutes en la faisant débuter immédiate- ment après que tout le bicarbonate est présent, et l'addi- tion du sesquicarbonate de sodium est effectuée en deux minutes, après un temps d'arrêt d'une minute. Au bout de dix minutes de mélange supplémentaire après bonne fin de la préparation de la suspension de mélangeur, on la sèche dans un dispositif de séchage par pulvérisation à contre-courants dans lequel elle est pul- vérisée à travers des buses sous une pression d'environ 40.105Pa. Le gaz de séchage, dans le dispositif de séchage par pulvérisation, est à une température de 250 à 350'C. Ce traitement de séchage fournit des billes de base s'écoulant librement, ayant.des dimensions particulaires de 2,38 à 0,094 mm et une teneur en humidité d'environ %. Le produit a une densité apparente d'environ 0,6 g/ml et son débit représente environ 88% de celui d'un égal volume de sable sec ayant des dimensions particulaires comparables. On se référera au brevet des E.U.A.4.269.722 pour une description du mode de détermination des caracté- ristiques d'écoulement. Les propriétés souhaitables de la part des billes obtenues sont considérées comme attribua- bles dans une mesure significative à la conversion en car- bonate d'une partie de la teneur en bicarbonate (habituel- lement, une réaction à 10-50%) et la modification au moins partielle du sesquicarbonate en anhydride carbonique, carbonate et eau dans le dispositif de séchage par pulvé- risation. Les billes de base obtenues, à une température d'en- viron 300C, sont pulvérisées, tandis qu'on les fait bascu- ler, à l'aide d'un détergent nonionique dit Neodol 23-6.5 fourni par la Société Shell Chemical Company, qui est à l'état liquide et à une température de 450C environ. La composition détergente préparée, contenant au auxiliaire de détergence, non parfumée et sans enzymes, aviveurs fluorescents et azurants qui sont souvent présents dans divers produits commerciaux, contient environ 22% du dé- tergent nonionique et, lorsqu'elle est refroidie à tempé- rature ambiante, a des propriétés de libre écoulement sa- tisfaisantes, avec une aptitude à l'écoulement supérieure à 70%. Le produit est également un excellent détergent pour grosses lessives. Les billes de base ont chacune une structure poreuse caractéristique capable d'absorber le détergent nonionique à l'intérieur des billes lorsqu'il est à l'état liquide, et le produit détergent final con- tient une proportion substantielle (plus de la moitié) du détergent nonionique à l'intérieur de ses billes. Peu de temps après la bonne fin de la préparation de la suspension de mélangeur, on mesure sa viscosité à l'ai- de d'un viscosimètre Brookfield LVF à une vitesse de rota- tion de 60 tours/minute: elle est de 470 centipoises. On retient une partie du mélange de mélangeur qu'on maintient pendant 5 jours à une température de 380C, après quoi on mesure la viscosité, en utilisant le même instrument et les mêmes conditions: elle est de 390 cps, ce qui met en évidence l'effet stabilisant du procédé suivant l'inven- tion pour la préparation d'une suspension aqueuse de mé- langeur à teneur élevée en matières solides (58,7%) à base de carbonate de sodium, de bicarbonate de sodium, de sili- cate de sodium et de sesquicarbonate de sodium sans utili- ser aucun autre additif réducteur ou régulateur de la viscosité. Suivant une variante de l'essai, on utilise un mode opératoire identique à cela près que la quantité d'eau désionisée est de 515 parties et qu'avant addition du carbonate de sodium anhydre à l'eau on y ajoute 4 parties d'acide citrique. Le pourcentage de matières solides dans le mélange de mélangeur final est de 58,9, la viscosité initiale est de 470 cps et, au bout de 5 jours à 380C, ele est de 310 cps. Lorsque, outre l'utilisation de l'acide citrique, on remplace 16 parties d'eau désionisée par 16 parties de sulfate de magnésiun(sel d'Epsom) qui sont in- corporées au milieu aqueux immédiatement après l'acide citrique, la teneur en matières solides augmente et passe à 59,9% et la suspension présente une viscosité satisfai- sante initialement ainsi qu'au bout d'un temps de conser- vation comparable à température élevée. Toutefois, lorsqu' au lieu d'ajouter les 160 parties de sesquicarbonate de sodium à la partie terminale du processus de préparation de la suspension de mélangeur on utilise les proportions équivalentes de carbonate de sodium, de bicarbonate de sodium et d'eau, de sorte que la quantité de carbonate de sodium anhydre est de 140 parties, la quantité de bicarbo- nate de sodium est de 645 parties et la quantité d'eau est de 544 parties (sans compter celle contenue dans la solution de silicate de sodium) la suspension solidifie dans le mélangeur au cours de la préparation, lorsqu'on n'utilise pas d'additifs empêchant la gélification. Même lorsque ces additifs sont utilisés, le procédé suivant la présente invention permet une addition plus rapide de la solution de silicate au mélange de mélangeur sans qu'une gélification se produise au cours de cette addition, avantage qui est encore plus significatif sans l'addition de matériaux empêchant la gélification, de sorte que la présente invention permet de réaliser des temps plus courts de préparation en discontinu ainsi que les amé- liorations résultantes de l'efficacité et des économies opératoires. Lorsqu'on procède à des variantes du procédé suivant l'invention, en utilisant des adjuvants normaux pour pro- duits détergents du commerce contenant des auxiliaires de détergence, 1,5% d'aviveur fluorescent et 0,15% de pig- ment bleu dans la suspension de mélangeur et 1,4% d'enzyme protéolytique et 0,1% de parfum dans le produit final (respectivement appliqués par mélange et pulvérisation), on obtient essentiellement les mêmes résultats. EXEMPLE 2 Constituants Parties en poids Eau désionisée 492 Acide citrique 4 Bicarbonate de sodium 534 Solution de silicate de sodium 272 Sesquicarbonate de sodium 299 Les constituants de la suspension de mélangeur et le mode opératoire sont les mêmes qu'à l'exemple 1, à cela près qu'on n'utilise pas de carbonate de sodium anhydre. La suspension de mélangeur contient 60,4% de matières so- lides et la température finale du lot est de 470C. La viscosité initiale de la suspension est de 440 cps et, au bout de 5 jours de conservation à 380C, elle est de 650 cps. Dans un essai similaire dans lequel on n'utilise pas d'acide citrique mais le remplace par 4 parties d'eau désionisée, tous les autres constituants étant les mêmes, on obtient une suspension à 60,2% de matières solides qui présente une température finale de 460C. La viscosité de cette suspension est de 430 cps initialement et de 1020 cps au bout du temps de rétention à 380C précédemment décrit. Il découle des essais ci-dessus que bien que l'acide citrique paraisse avoir peu d'effet sur les viscosités initiales de ces mélanges de mélangeurs, au bout d'un temps de stockage assez long l'association de sesquicar- bonate de sodium et d'acide citrique tend à mieux stabili- ser la viscosité et à empêcher qu'elle augmente de façon spectaculaire. Toutefois, il faut insister sur le fait que jours de stockage représentent plus que le laps de temps qu'on rencontrerait dans des opérations industrielles normales et que même au bout de 5 jours, le matériau dé- crit, ayant une viscosité de 1020 centipoises, est pompa- ble et pulvérisable. On obtient des résultats similaires lorsqu'on augmente encore la teneur en matières solides des suspensions de mé- langeurs, jusqu'à une valeur maximale d'environ 70% (habi- tuellement non supérieure à 65%), en prenant soin d'utili- ser des matériaux anti-gélifiants, des proportions souhai- tables de constituants de la suspension, des conditions favorables de température et de bien mélanger, et en suivant de près le mode opératoire décrit. On peut aussi obtenir des résultats comparables lorsque du sulfate de magnésium est inclus avec l'acide citrique comme matériau antigélifiant, la température est élevée jusqu'à plus de 50C, par exemple à 520C, et même lorsque la teneur en silicate est sensiblement augmentée, par exemple dans une proportion de 25% et la teneur en bicarbonate est réduite de façon correspondante. Lorsqu'on fait varier de +10%, +20%, +30% les pro- portions des divers constituants des compositions traitées par le procédé suivant l'invention, mais en les maintenant dans les limites de proportions précédemment spécifiées, et lorsqu'on suit les stades opératoires du procédé sui- vant l'invention, on peut obtenir des suspensions de mé- langeurs non-gélifiantes et stables, réussies de façon correspondante. EXEMPLE 3(exemple comparatif) Constituants Parties en poids Eau 540 Acide citrique 4 Carbonate de sodium anhydre 140 Bicarbonate de sodium 645 Solution de silicate de sodium 272 Les substances utilisées sont les mêmes que dans les exemples précédents, tout comme les stades opératoires, à cela près qu'on n'ajoute pas de sesquicarbonate de sodium et que le temps d'addition du silicate est plus long, 8 minutes environ, afin d'éviter une gélification prématurée. Malgré une forte agitation constante (mélangeur à turbine fonctionnant à environ 2000 tours/minute) la suspension solidifie en une heure. Dans une variante de cet essai, lorsqu'on change les quantités "initiales" de carbonate de sodium anhydre et de bicarbonate de sodium à respectivement 65 et 585 parties, et, après addition de la solution de silicate de sodium, on ajoute à nouveau à la suspension les 75 parties restan- tes de carbonate de sodium anhydre et les 60 parties de bicarbonate de sodium (à la place du sesquicarbonate de sodium qui serait ajouté conformément à la présente in- vention), la suspension obtenue est instable et solidifie en deux heures. Au contraire, lorsqu'on opère suivant le mode opératoire de l'exemple 1, le mélange a une faible viscosité et est stable, même au bout de nombreux jours après sa fabrication. REVENDICATIONS 1. Procédé pour retarder ou empêcher la gélification d'une suspension de mélangeur contenant d'environ 40 à % de matières solides et de 60 à 30% d'eau, ladite te- neur en matières solides comprenant, pour 100% de matières solides, d'environ 55 à 85% de bicarbonate de sodium, d'environ 5 à 25% de carbonate de sodium et d'environ 5 à % de silicate de sodium présentant un rapport Na2O/SiO2 de 1/1,4 à 1/3, le rapport bicarbonate de sodium/carbonate de sodium étant d'environ 2/1 à 8/1, le rapport carbonate de sodium/silicate de sodium étant d'environ 1/3 à 3/1 et le rapport bicarbonate de sodium/silicate de sodium étant d'environ 2/1 à 10/1, consistant à préparer une suspension de mélangeur ayant la composition décrite en mélangeant avec d'autres constituants de cette suspension des por- tions du carbonate de sodium et dubicarbonate de sodium sous la forme de sesquicarbonate de sodium. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la suspension de mélangeur contient de 50 à 65% de matières solides et de 50 à 35% d'eau, ladite teneur en matières solides comprenant de 55 à 80% de bicarbonate de sodium, de 10 à 25% de carbonate de sodium et de 5 à % de silicate de sodium présentant un rapport Na2O/SiO2 de 1/1,6 à 1/2,6, le rapport bicarbonate de sodium/carbo- nate de sodium étant de 3/1 à 6/1, le rapport carbonate de sodium/silicate de sodium étant de 2/5 à 5/2 et le rapport bicarbonate de sodium/silicate de sodium étant de 4/1 à 8/1, et la proportion de carbonate de sodium fournie par le sesquicarbonate de sodium étant de 30 à 100%. 3. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la suspension de mélangeur contient de 0,05 à 1% d'une substance citrique inhibitrice de la gélification, choisie parmi l'acide citrique, les citrates hydrosolubles et leurs mélanges, qui est incorporée dans la suspension avant l'introduction du sesquicarbonate de sodium dans cette dernière. 4. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la suspension de mélangeur contient de 0,1 à 0,5% d'une substance citrique inhibitrice de la gélifica- tion, choisie parmi l'acide citrique, les citrates hydro- solubles et leurs mélanges, qui est incorporée dans la suspension avant l'introduction du silicate de sodium et du sesquicarbonate de sodium dans cette dernière. 5. Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que l'ordre d'introduction dans le mélangeur des constituants permettant d'obtenir la suspension de mélan- geur est: eau - substance citrique - carbonate de sodium - bicarbonate de sodium - silicate-de sodium (sous la forme d'une solution aqueuse) - et sesquicarbonate de sodium, la proportion de carbonate de sodium fournie par le ses- quicarbonate de sodium étant de 50 à 100%. 6. Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que la suspension de mélangeur est à une température de 35 à 70'C et est à la pression atmosphérique. 7. Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que la suspension de mélangeur contient de 58 à 65% de matières solides et de 42 à 35% d'eau, ladite teneur en matières solides comprenant de 65 à 77% de bicarbonate de sodium, de 12 à 18% de carbonate de sodium et de Il à 17% de silicate de sodium présentant un rapport Na2O/SiO2 de 1/1,6 à 1/2,4, le rapport bicarbonate de sodium/carbo- nate de sodium étant de 4/1 à 5/1, le rapport carbonate de sodium/silicate de sodium étant de 2/3 à 3/2, et le rapport bicarbonate de sodium/silicate de sodium étant de 4/1 à 6/1, la substance citrique étant introduite sous la forme d'acide citrique, le pourcentage d'acide citrique étant de 0,2 à 0,4% et le pourcentage de sesquicarbonate de sodium introduit étant de 5 à 20%. 8. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le mélange est effectué à une température élevée de 40 à 700C et est poursuivi pendant au moins une heure après bonne fin de la préparation de la suspension de mé- langeur. 9. Procédé suivant la revendication 7, caractérisé en ce que la température de la suspension de mélangeur est de 40 à 60C, le mélange est effectué pendant au moins deux heures après bonne fin de la préparation de la sus- pension, et une partie au moins de la suspension, au bout d'au moins deux heures de mélange, est pompée hors du mélangeur et envoyée vers une tour de séchage par pulvé- risation dans laquelle elle est séchée par pulvérisation jusqu'à ce qu'elle soit sous forme particulaire sèche. 10. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que la substance citrique anti-gélifiante est de l'acide citrique. 11. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que de 0,1 à 10% de la suspension de mélangeur sont constitués par un ou plusieurs adjuvants et/ou diluants. 12. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que la suspension de mélangeur contient de 0,1 à 1,4% de sulfate de magnésium. 13. Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce que le pourcentage d'acide citrique est de 0,2 à 0,8, la suspension de mélangeur contient de 0,2 à 1,2% de sulfate de magnésium et l'acide citrique et le sulfate de magnésium sont incorporés dans la suspension avant l'in- troduction dans cette dernière d'au moins une partie du silicate de sodium. 14. Procédé de préparation d'un matériau particulaire de base sous forme de billes, utilisable pour absorber un détergent nonionique pour préparer une composition déter- gente organique synthétique pour gros travaux, contenant un auxiliaire de détergence, caractérisé en ce qu'on prépare une suspension miscible et pompable, dans un mélan- geur, par un procédé suivant la revendication 1, on pompe la suspension hors du mélangeur à l'état non gélifié et aisément pompable et on sèche la suspension par pulvérisa- tion jusqu'à ce qu'elle soit en particules sous forme de billes, au cours dudit séchage par pulvérisation une partie du sesquicarbonate de sodium étant convertie en carbonate de sodium et une partie du bicarbonate de sodium étant convertie en carbonate de sodium. 15. Procédé suivant la revendication 9, caractérisé en ce que le sesquicarbonate de sodium introduit dans la suspension de mélangeur a des dimensions particulaires de 94 à 62 microns. 16. Procédé suivant la revendication 14, caractérisé en ce que le sesquicarbonate de sodium introduit dans la suspension de mélangeur a des dimensions particulaires de 250 à 44 microns.