La présente invention est relative 1'électrophotographie et en particulier, à xin procédé permettant d'obtenir des images par électrophotographie, et comprenant un traitement tel que le produit utilisé soit facilement utilisable pour des opérations de tirage ultérieures. 5 Le procédé xérographique tel que décrit au brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 297 691 utilise un produit électrophotographique comprenant un support sur lequel est appliquée une couche d'une substance normalement isolante dont la résistance électrique varie en fonction du rayonnement actinique qu'elle reçoit au cours d'une exposition suivant une image. On charge tout d'abord, d'une 10 façon uniforme, la surface du produit électrophotographique, appelé communément produit photoconducteur, en général à l'obscurité, après que le produit ait subi une certaine période d'adaptation à l'obscurité* On l'expose ensuite suivant une image à un rayonnement actinique, ce qui a pour effet de diminuer sélectivement le potentiel superficiel du produit photoconducteur suivant la 15 quantité d'énergie contenue dans le rayonnement incident. On rend ensuite visible l'image de charges ou image latente électrostatique restant sur le produit électrophotographique en amenant au contact de la surface de ce produit un révélateur électroscopique approprié. On peut appliquer ce révélateur élec-troscopique soit à l'état sec, soit en suspension dans un liquide isolant, sur 20 la surface exposée pour révéler l'iaage de charges formée. On peut ensuite fixer de façon permanente ce révélateur sur la surface du produit photoconducteur,par exemple, par la chaleur, la pression,des vapeurs de solvant, etc., ou bien on peut transférer l'image révélée sur un deuxième produit sur lequel on pourra la fixer de façon analogue. De mfene, on peut aussi transférer l'image latente 25 électrostatique sur un deuxième produit où elle sera révélée. Bien que des produits électrophotographiques contenant un photoconducteur soient très utilisés, ils sont cependant particulièrement utiles dans l'enregistrement des données présentées sur des écrans de tube à rayons cathodiques, etc. Des avantages obtenus dans une telle utilisation comprennent la sensibili-30 té photographique très élevée, une bonne réponse spectrale, la courte durée nécessaire pour obtenir une image visible. Il est souvent souhaitable d'utiliser le produit électrophotographique portant une image comme cliché à partir duquel on peut obtenir plusieurs reproductions. On peut utiliser de tels produits comme clichés dans de nomb reux procé-35 dés de reproduction. Des procédés typiques sont les procédés xérographiques, thermographiques, électrostatiques directs, transfert de gélatine et de diffusion-transfert, etc. TJn procédé particulièrement avantageux est le procédé de diazotypie. Dans ce procédé, on expose un produit contenant un sel de diazonium derrière un original transparent portant une image, à un rayonnement activateur 40 provenant d'une source de rayonnement ultraviolet. L'exposition provoque la 69 07620 2 2004150 destruction du sel dans les plages ayant reçu le rayonnement activateur. On traite alors le produit dans une atmosphère d'une substance alcaline appropriée » telle que des vapeurs d'ammoniac. En présence de la. substance alcaline et d'un copulant qui peut %tre incorporé dans la couche contenant le sel de Hîa?nn-inm 5 ou introduit pendant le développement, le sel de diazonium non détruit par le rayonnement est converti en colorant azoique. On obtient une reproduction positive de l'original. Une difficulté rencontrée habituellement dans la reproduction de copies.: à partir de produits contenant un photoconducteur- sensibilité réside en ce que 10 le produit photoconducteur possède une opacité optique relativment 'élevée due à une coloration donnée par la composition photoconductrice. Par suite, le produit ne transmet pas assez de rayonnements de la région du spectre électromagnétique à laquelle le produit est sensible. Par conséquent, de bons tirages sont très difficiles à obtenir. Si on doit utiliser les produits portant 15 l'image pour une lecture directe, les plages d'image du produit sont souvent presque indiscernables à cause du manque de contraste. Il est donc nécessaire de trouver un procédé qui augmente la capacité des produits, contenant un photoconducteur organique, à- transmettre les radiations des diverses régions du spectre électromagnétique. 20 La présente invention a notamment pour objet un procédé pour améliorer le contraste des copies obtenues à partir de produits électrophotographiques contenant un photoconducteur portant une image. Suivant l'invention, on diminue l'opacité optique des plages ne portant pas d'image de produits éléctrophotographiques contenant certains photoconducteurs 25 'organiques et des sensibilisateurs en traitant les produits par un milieu alcalin pendant un certain temps après 1'exposition et le développement habituels. Des photoconducteurs organiques que l'on peut utiliser dans ce procédé comprennent les triarylamines- qui sont substituées par au moins un radical ayant un groupe carboxy ou par un groupe qui est convertible en groupe carboxy seras 30 les conditions auxquelles ont lieu les étapes du procédé de l'invention. Dans le présent mémoire descriptif,» l'expression "groupe carboxy" concerne les groupes qui sont convertis en groupe carboxy sous les conditions décrites précédemment. Des groupes typiques qui peuvent être utilisés comme substituants sur le groupe triarylamine comprennent un radical carboxy, un radical anhydride 35 carboxylé, un radical carboxyalcoylène ayant' de 1 à 18 atomes de carbone, un .radical arylënecarboxy substitué ou non, par exemple: i COPY : 69 07620 2004150 où D et E sont des radicaux phényle ou alcoyle inférieur-, et un radical viny- ' lène carboxy par exemple fCH» -GH-^—COOH où n est un nombre entier de 1 à 3. Les photoconducteurs organiques utilisés de préférence dans l'intention 5 sont des triarylaminés ayant la formule suivante î N - AT, - X w2 • • où Ar^ et At2 représentent chacun un radical aryle substitué ou non, tel qu'wr radical aryle halogéné, un radical aryle alcoylé ou un radical aryle portant un substituant aminé, Ar^ est tin radical arylène substitué ou non tel qu'un radical phénylène ou naphtylène et X est un radical ayant tin groupe carboxy. 10 Des photoconducteurs typiques utilisables dans l'invention comprennent les composés suivants ï acide N,N-diphénylanthranilique, acide bis (p-dip hénylaminobenzal ) succini que, 4-carboxytrip hényl aminé, 15 acide 3-(p-dipbénylaminophényl)-2-buténoîque, acide 41 -vinyl -4-dip hényl aminocinnami que, acide 4-N ,N-bis (p-bromop hény^aminocinnami que» acide p-dip hénylamincrphénylpentadiénolque, acide 1-(4-diphénylamino)naphtacrylique, 20 acide p-diphénylamino-#t-cyanocinnamique, acide 3-p-diphénylaminophénylpropionique, acide p-diphénylaminocinnamique, acide 2,6-diphényl-4-(p-diphénylaminophényl)benzoîque, - acide p-dip hényl aminophénylhep tatr i énoî que , et 25 anhydride de l'acide p-dip hényl ami noci rm ami que. D'autres photoconducteurs organiques utilisables sont décrits à la demande de brevet français n° 69 03822, déposée le 17 février 1969, au nom d'Eastman lodak Company. On peut préparer les produits électrophotographiques suivant l'invention 30 à., partir des dérivés photoconducteurs décrits précédemment en opérant de la manière habituelle, c'est-à-dire en mélangeant une dispersion ou une solution d'un dérivé photoconducteur avec un liant, si cela est nécessaire, et en appliquant .-le mélange obtenu sur un support approprié, ou en formant une couche de la composition photoconductrice qui ne nécessite pas de support, c'est-à-35 dire une couche qui est en mfcme temps son propre support. On peut utiliser des mélanges de photoconducteurs mentionnés précédemment. On peut aussi associer côpv ■ 69 07620 4 2004150 d'autres photoconducteurs aux dérivés photoconducteurs utiles suivant l'invention. En outre, on peut ajouter à la composition photoconductrice servant à "préparer le produit photocbndûcteur'suivant lTinvëntio'rrdes "sensibilisateurs spectraux ou des sensibilisateurs électrôphotographiques suivant que l'on 5 désire augmenter le domaine des longueurs d'ondes auquel est sensible la composition photoconductrice ou que l'on désire augmenter la sensibilité électro-photographique de la composition. Généralement, les composés photoconducteurs de l'invention ne sont pas sensibles à la lumière à moins qu'un sensibilisateur ne soit présent. 10 Les sensibilisateurs utiles dans les compositions photoconductrices des produits photoconducteurs suivant 11 invention peuvent comprendre un grand nombre de composés chimiques tels que des sels de pyrylium, de thiapyrylium et de sélénapyrylium, par exemple ceux qui sont décrits au brevet français 1 359 095, les fluorènes tels que le 7,12-dioxo-l3-dibenzo(a,h)fluorène, le • 15 5,10-dioxo-4a,11-diazabenzo(b)-fluorène, le 3,13-dioxo-7-oxadibenzo(b,g) fluorène, la trinitrofluorénone, la tétranitrofluorénone, etc., des composés aromatiques nitrès tels que décrits à'la première addition 62 706 rattachée au brevet français 1 004 922 les anthrones et les quinones telles que décrites au brevet français 1 086 257 ; les benzophénones telles que décrites au 20 brevet français 1 089 924, les thiazoles tels que décrits au brevet français 1 089 290, les acides minéraux, les acides carboxyliques tels que l'acide maléique, l'acide dichloroacétique et l'acide salicylique, les acides sulfoni-ques et phosphoriques; ou divers colorants tels que les colorants du type triphénylméthane, diarylméthane, thiazine, azine, oxazine, xanthène, phtaléine, 25 acridine, azo, anthraquinone, ainsi que d'autres colorants sensibilisateurs appropriés, tels que des çyanines, mérocyanines et azacyanines décrits à la demande de brevet français n" P.V. 148 281 déposéele 17 avril 1968 au nom d'Eastman KodaJ: Company. Les sensibilisateurs préférés pour être utilisés dans l'invention sont les sels de pyrylium et de thiapyrylium, des colorants 30 du type cyanine et ceux cités à la demande de brevet français précédente. Lorsqu'on doit utiliser un sensibilisateur dans une couche photoconductrice, on a l'habitude de mélanger une quantité appropriée de sensibilisateur avec la composition de couchage de sorte que, après ûn mélange satisfaisant, le sensibilisateur est réparti de façon uniforme dans toute la couche photoconductrice. 35 La quantité de sensibilisateur que l'on peut ajouter à une couche photoconductrice de façon à obtenir une augmentation appréciable de la sensibilité peut varier grandement. La concentration optimale dans chaque cas déterminé variera suivant le photoconducteur spécifique et le sensibilisateur utilisé. En général,, on obtient une augmentation appréciable de la sensibilité en ajoutant 40 un sensibilisateur à la composition photoconductrice à une concentration com- COPY ] 69 07620 2004150 prise entre environ 1x10 ® et environ 30/100 par rapport à la masse de la composition. En général, on ajoute un sensibilisateur à la composition photoconductrice à une concentration comprise entre environ 5x10~^ et environ -5/1OO par rapport à la masse de la composition. 5 Parmi les liants utilisés avantageusement pour préparer les couches photo-conductrices des produits suivant l'invention, on peut citer des liants de polymères filmogènes possédant un coefficient diélectrique assez élevé et qui sont de bons isolants électriques. Des liants de ce type comprennent des copo-lymères de styrène-butadiène, des résines de silicone, des résines de polysty-10 rène-alkyd, des résines de silicone-allcyd, des résines de soya-alkyd, des poly-chloruresde vinyle, des polychlorures de vinylidène, des copolymères de chlorure de vinylidène et d'acrylonitrile, des pDlyacétates de vinyle, des copolymères d'acétate et de chlorure de vinyle, des acétals polyvinyliques tels que. le butyral polyvinylique, des polyacrylates et méthacrylates tels quelle polymétha-15 crylate de méthyle, le polyméthacrylate de n-butyle, le polyméthacrylatè d'iso-butyle, etc., le polystyrène, le polystyrène nitré, le polyméthylstyrène, les polymères d'isobutylène, les polyesters tels que le polytéréphtalate d'éthylène-alcoylaryloxyalcoylène, les résines de phénol-formol, les résines de cétones, les polyamides, les polycarbonates, les polythiocarbonates, les polytéréphta-20 lates d• éthylèneglycol et de bishydroxyéthoxyphényl propane, des arylates halogénés vinyliques substitués tels que le copolymère d'acétate de vinyle et de méta-bromobenzoate de vinyle, etc. Des procédés de préparation de ces résines sont bien connus. Par exemple, on peut préparer des polymères de styrène modifiés par des résines alîcyd en opérant suivant le procédé décrit 25 aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 2 361 019 et 2 258 423. Des résines appropriées de ce type, utilisables comme liant dans les couches photoconductrices suivant l'invention sont disponibles dans le commerce par exemple sous les noms de produits Vitel PE 101 (Goodyear Tire and Rubber aux Etats-Unis d'Amérique), Piccopale 100 (Pennsylvania Industrial Chemical Corp.). D'autres 30 types de liants utilisables dans les couches photoconductrices suivant l'invention comprennent des substances telles que la paraffine, les cires minérales, etc. Parmi les solvants utilisables pour préparer les solutions de couchage destinées à préparer les produits suivant l'invention, on peut citer Tin cer-35 tain nombre de solvants tels que le benzène, le toluène, l'acétone, la 2-buta-none, les hydrocarbures chlorés par exemple le chlorure de méthylène, le chlorure d'éthylène, etc., des éthers tels que le tétrâhydrofuranne ou des mélanges de ces solvants, etc. Lorsqu'on prépare la composition photoconductrice destinée à être couchée, 40 on obtient des résultats utiles lorsque la substance photoconductrice est COPY 69 07620 2004150 présente dans le mélange à une concentration égale à au moins "l/lOO en masse. On peut naturellement faire varier grandement la limite supérieure de cette concentration. Lorsqu'on utilise tan liant, il est habituellement nécessaire que la substance photoconductrice représente entre environ 1/100 en masse et 5 environ 99/100 en masse de la composition finale. On utilise avantageusement la substance photoconâuctrice à une concentration comprise entre environ 10/100 et environ 6O/1OO de la masse de la composition photoconductrice. Les épaisseurs des couches photoconductrices appliquées sur leur support peuvent varier grandement. En général, la couche photoconductrice a une 10 épaisseur comprise entre environ 25 p et environ 250 p (épaisseur mesurée à l'état humide). Cette épaisseur peut varier avantageusement entre environ 50 p. et environ 150 p bien que l'on puisse obtenir des résultats intéressants avec des épaisseurs différentes. Parmi les substances utilisables comme supports des couches photoconductri-15 ces des produits suivant l'invention, on peut citer un grand nombre de supports électriquement conducteurs tels que le papier ayant un taux d'humidité relative supérieur à 20%, les complexes de papier et d'aluminium, les feuilles métalliques comme les feuilles d'aluminium, de zinc, etc., les plaques métalliques comme les plaques d'aluminium, de cuivre, de zinc, de laiton, ainsi que les 20 plaques de fer galvanisé, les couches métalliques déposées sous vide^ comme les couches d'argent ou d'aluminium, etc., déposées sous vide. Des couches conductrices métalliques, par exemple de nickel* déposées par des procédés de dépôt sous vide, peuvent être enduites à des titres inférieurs, si bien qu'elles sont pratiquement transparentes et l'exposition à travers le support 25 s'en trouve facilitée. On peut préparer un support conducteur particulièrement utile en appliquant sur un support tel qu'une feuille de polytéréphtalate d'éthylèneglycol une couche contenant un semi-conducteur dispersé dans une résine. De telles couches conductrices contenant ou non des couches barrières isolantes sont décrites à la première addition 88 325 rattachée au brevet 30 français 1 311 360. De même, on peut préparer une couche conductrice convenable à partir du sel de sodium d'un copolymère d'une carboxyesterlactone de l'anhydride maléique et d'acétate vinylique. Ces couches conductrices et leurs procédés de préparation et d'utilisation sont décrits au brevet français 1 252 642 et au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 267 807. 35 On peut utiliser les produits photoconducteurs suivant l'invention dans n'importe quel procédé êlectrophotographique qui utilise des couches photo-conductrices. Un de ces procédés est le procédé xérographique mentionné précédemment. Comme on l'a mentionné précédemment, dans un procédé de ce type, on applique une charge électrostatique uniforme au produit électrophotographi-40 que en soumettant ce dernier à une décharge corona. Cette charge est conservée 69 07620 7 2004150 par la couche grâce à sa propriété nettement isolante à l'obscurité. Cette charge électrostatique superficielle est ensuite dissipée sélectivement sous l'action d'une exposition lumineuse à travers-une-diapositive, et-on-obtient- ainsi une image latente de charges dans la couche photoconductrice. L'exposi-5 tion lumineuse peut être réalisée par exemple par contact ou par projection. Avec d'autres procédés d'exposition, on expose le produit électrophotographique chargé à une répartition, suivant une image fluorescente produite par la surface interne enduite de phosphore d'un tube à rayons cathodiques. Le produit peut être placé en contact direct avec le tube à rayons cathodiques ou bien 10 la répartition suivant une image produite sur la surface interne du tube peut être transmise au produit par des procédés optiques à fibres. L'exposition lumineuse de la surface photoconductrice chargée uniformément est donc à l'origine de la formation d'une image de charges, due au fait que les plages exposées voient leurs charges diminuer en fonction de la lumination reçue. On développe 15 ensuite l'image de charge restant après exposition en appliquant des particules de charges opposées à celles subsistant sur la couche photoconductrice. Ces particules se présentait sous la forme de poudre, de pigment dispersé dans une résine (on appelle alors ces particules "révélateur électrostatique en poudre") ou sous la forme d'un révélateur liquide par exemple sous la forme de particu-20 les de développateurs dispersées dans un véhicule liquide électriquement isolant. Les procédés de développement électrostatique sont bien connus et ont été décrits en particulier au brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 297 691.Dans les procédés de reproduction électrophotographiques tels que le procédé xérographique, on peut fixer l'image développée en choisissant un révélateur qui 25 contient des particules de résines à bas point de fusion. Il suffit alors de chauffer le produit photoconducteur développé pour faire adhérer la poudre de façon permanente sur la surface de la couche photoconductrice. Dans d'autres cas, on peut réaliser un transfert de l'image formée sur la couche photoconductrice sur un deuxième support qui deviendra alors l'épreuve finale. Des techni-30 ques de ce type sont bien connues et ont été décrites en particulier aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 2 297 691 et 2 551 582 ainsi que dans la revue "E.C.A. Eeview" Vol. 15, p. 469-484, (1954). Quand on utilise des révélateurs liquides, on peut chauffer le produit pour éliminer le solvant. Suivant l'invention, on réduit l'opacité optique des plages ne portant pas 35 d'image du produit électrophotographique en traitant le produit par un milieu alcalin. Ce milieu alcalin peut être dans tout état physique, c'est-à-dire, solide, liquide ou gaz. Cependant, on préfère Utiliser le milieu alcalin sous les deux derniers états à cause de la facilité d'application au produit. La substance peut être une substance alcaline minérale telle qu'un hydroxyde de 40 métal alcalin, l'hydroxyde d'ammonium, l'ammoniac, etc., ainsi qu'une substan 69 07620 » 2004150 ce alcaline organique telle que des aminés organiques, y compris des aminés alcoylées à chaîne linéaire ou ramifiée, par exemple^ la n-dodéçylanine,ainsi que des aminés aromatiques, par exemple l'aniline et les aminés hétérocycliques telles que la pyridine. 5 Les conditions sous lesquelles on introduit le produit contenant le photo conducteur dans le milieu alcalin peuvent varier. Par exemple, on sait que la vitesse de réaction dépend de la concentration du milieu et de la température. On peut obtenir de bons résultats quand la température est comprise entre 0°C et 150°C, et de préférence entre 10°C et 100°C environ. La durée 10 du traitement par le milieu alcalin peut aussi varier suivant le procédé utilisé. Par exemple la durée peut être comprise entre 0,1 s et 100 s environ, et de préférence entre 0,5 s et 50 s, La concentration du milieu alcalin peut aussi varier de 0,01 mole par litre environ à 100 moles par litre environ. Les concentrations préférées 15 sont comprises entre 0,1 mole par litre et 10 moles par litre. Les paramètres, durée, température et concentration, peuvent être ajustés de telle sorte que l'on obtienne des caractéristiques optimales des. tirages ——avec un produit photographique conducteur particulier. Généralenent, les conditions sont choisies pour que l'opacité optique des plages ne confortant pas d'image 20 diminue d'une manière importante et, de préférence, d'au moins 25%. On peut utiliser les produits électrophotographiques de l'invention des procédés de reproduction utilisant différentes sortes de rayonnements, c'est-à-dire des rayonnements électromagnétiques ainsi que des rayonnements nucléaires. Pour cette raison^ bien que les produits de l'invention soient 25 principalement utilisés dans les procédés comportant une exposition, le terme "électrophotographie" utilisé dans le présent mémoire descriptif doit être interprété largement et comprend aussi bien la xérographie que la xéroradiogra-phie. Les exemples suivants, non limitatifs, illustrent l'invention. 30 EXEMPLE 1. 1 • Des photoconducteurs organiques de l'invention sont incorporés séparément dans une solution de couchage ayant la composition suivante : Photoconducteur organique 500 mg Liant polymère 1,5 g 35 Sensibilisateur 20 mg Chlorure de méthylène 11,7 ml Les compositions résultantes sont couchées à la main à line épaisseur à l'état humide de 101 p sur un support de polytéréphtalate d'éthylèneglycol portant une couche conductrice préparée suivant le procédé décrit au brevet 40 des Etats-Unis d'Amérique 3 245 833. On sèche les couches à une température 69 07620 9 2004150 de 32,2°C. A l'obscurité, on charge par effet corona la surface de chacune des couches photoconductrices ainsi préparées à un potentiel d'au moins +600 V. On recouvre alors la couche d'une feuille transparente portant une répartition suivant une image de plages opaques et transmettant la lumière et on expose 5 à un rayonnement provenant d'une lampe incandescente fournissant une lumination de 75 lx environ pendant 12 s. On développe alors l'image latente électrostatique résultante par des révélateurs liquides électrophotographiques usuels, par exemple décrits au brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 970 674 ou en projetant en cascade sur la surface de la couche un mélange contenant des perles 10 de verre et des particules de pigment thermoplastique noir chargées négativement. Quand on utilise le révélateur liquide, on chauffe le produit pour éliminer le solvant résiduel. On obtient, dans chaque cas, une reproduction de l'image. Pour expérimenter les' qualités de ces produits portant une image, en tant que clichés, on expose derrière ces produits un film diazoîque usuel 15 (internation Business Machines Type D-l) en utilisant comme source de lumière la lampe d'une machine à développer diazoîque ("Filmsort Processor" Minnesota Mining and Manufacturing Co). La durée d'exposition est de 30 s. On n'obtient aucune différence dans l'image visible avant ou après le développement du film diazoîque, comme le montre l'exemple 2. Ces produits photoconducteurs 20 sont alors traités dans une atmosphère d'ammoniac pendant 20 s environ et les caractéristiques de tirage des produits ainsi traités sont exp éz> inentées, de nouveau, par exposition d'un film diazoîque derrière les produits^par le procédé décrit précédemment. Après développement, on obtient une bonne image à fond clair. Les photoconducteurs, les liants et les sensibilisateurs utili-25 sés sont cités au tableau I suivant. Les liants polymères utilisés sont : PVmBB Copolymère d'acétate de vinyle et de métabromobenzoate de vinyle. Vitel 101 Polyester provenant de l'acide téréphtalique et d'un mélange d'une partie en masse d'éthylèneglycol et de 9 parties en 30 masse de 2,2-bis/4-(bêta-hydroxyéthcogr)phényl/propane (Goodyear Tire and Rubber Co). Les sensibilisateurs utilisés sont ; A Fluoroborate de 2,4-bis(4-éthoxyphényl)-6-(4-amyloxystyryl) pyrylium. 35 B 6-chloro-1 '-méthyl-2' ,3-triphénylimidazo-/4,5-^/quinoxaline- 3'-indolocarbocyanine. 69 07620 2004150 TABLEAU I Exemple Photoconducteur Liant 1 a acide p-diphényl- PVmBB aminocinnamique b " Sensibi- Image reproduite Traitement par Image lisateur sur un produit oui milieu • tirée électrophoto- alcalin * graphique c d PVmBB Vitel 101 Vitel 101 B A oui oui oui oui oui oui oui oui oui oui oui oui * Image tirée à partir du cliché électrophotographique. EXEMPLE 2. On répète l'exemple 1, mais on ne traite pas le produit électrophotographique portant une image par des vapeurs d'ammoniac. Comme le montre le tableau II suivant, on ne peut pas obtenir de copies à cause de l'opacité optique élevée du produit. TABLEAU II Exemple Photoconducteur Liant Sensibi- Image reproduite Traitement Image lisateur sur un produit par un - tirée électrophoto- milieu * graphique alcalin 2 a acide p-diphényl- PVmBB aminocinnami que A oui non non b " PVmBB B oui non non c Vitel 101 A oui non non d " Vitel 101 B oui * Image tirée à partir du cliché électrophotographique. non non EXEMPLE 3. On répète l'exemple 1, mais on traite les produits électrophotographiques portant une image par un milieu alcalin liquide contenant de la n-dodécyl-amine au lieu des vapeurs d'ammoniac. Dans tous les cas, les produits donnent 10 de bonnes reproductions et l'opacité optique est faible. EXEMPLE 4. On répète l'exemple 1, mais on expose les produits électrophotographiques chargés à une image fluorescente émise par la surface interne, enduite de luminophore, d'un tube à rayons cathodiques. L'image est transmise sur la 15 surface des produits par des procédés optiques à fibres. On traite alors les produits comme à l'exemple 1, mais, avant l'exposition dans la machine à développer les diazoîques, on traite les produits par les vapeurs d'ajrrioniac provenant du développement. Après développement du film diazoîque, on obtient une bonne image sur un fond clair dans tous les cas. 20 EXEMPLES 5 à 9. - Pour montrer la diminution de l'opacité de différents 69 07620 2004150 photoconducteurs, obtenue par traitement par un milieu alcalin, on prépare des solutions de couchage ayant la composition suivante et on les couche comme à l'exemple 1. Photoconducteur organique 500 mg Liant polymère 1,5 g Chlorure de méthylène 11,7 ml On traite alors les produits par des vapeurs d'ammoniac pendant 20 s environ. On mesure l'intensité optique avant et après le traitement par l'ammoniac.Dans tous les cas, on note une diminution importante de l'opacité optique. TABLEAU III Exem- Photoconducteur Liant Opacité optique Opacité optique Diminution pie avant traite- après traite- en pourcen- ment par NH„ ment par NH_ tage de 1'opacité optique 5 4-carboxy tr ip hényl - Vitel 101 4 à 400 nm 2,2 à 400 nm 45 aminé 6 acide diphénylanthra- " 4,4 à 400 nm 2,2 à 400 nm 50 nilique 7 acide 4'-vinyl-4- " 3,0 à 580 nm 1,5 à 580 nm 50 dip hényl aminocinna- mique 8 acide p-diphénylamino- " 3,0 à 520 nm 1,2 à 520 nm 60 cK -cyanocinnamique 9 acide p-diphénylamino- " 25,0 à 440 nm 3,3 à 440 nm 86,8 cinnamique 69 07620 12 2004150 REVENDICATIONS. 1. Procédé pour obtenir une image visible par charge, exposition et développement d'un produit électrophotographique dont la composition photoconductrice est constituée par une tr'iarylamine substituée par au moins un radical carboxylé et est sensibilisée par un sel de pyrylium ou une cyaïiine, caractérisé en ce que, après le développement, on traite le produit par un agent basique pendant une durée suffisante pour diminuer notablement l'opacité des plages non développées. 2. Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que l'on utilise un produit électrophotographique dont le photoconducteur est une triaryl-amine substituée par au moins un radical choisi parmi les radicaux carboxy, carboxy anhydride, alcoylène carboxy, arylène carboxy ét vinylène carboxy. 3. Procédé conforme à la revendication 2, caractérisé en ce qu'on utilise un produit électrophotographique à support transparent dont le photoconducteur a la formule où Ar1 et Arg sont des radicaux aryle, Ar^ un radical arylène et X un radical contenant un groupe carboxy ; 4. Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'on fait le traitement par 1'agent - basique à une température comprise entre 0°C et 150°C. 5. Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'on fait le traitement par 1 'agent basique pendant une durée comprise entre 0,1 s et 100 s environ. 6. Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'agent basique est constitué par de la vapeur d'ammoniac* 7. Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la durée du traitement par l'agent basique est suffisante pour réduire l'opacité d'au moins un quart. 8. Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que l'on utilise un produit électrophotographique à support transparent dont la composition photoconductrice contient 10/100 à 60/l00 environ en masse d'un photoconducteur de formule indiquée à la revendication 3, 5.10 à 5/1OO environ en masse d'un sel de pyrylium et un liant polymère filmogène et l'on traite ce produit, après le développement, par de la vapeur d'ammoniac à une tertpérature comprise entre 10°C et 100°C environ. 9. Procédé conforme à la revendication 8, caractérisé en ce que l,on utilise N - AT3 - X 69 07620 2004150 de l'acide para-diphénylaminocinnamique, et, comme sensibilisateur, un sel de pyrylium, de thiapyrylium ou dè sélénapyrylium. 10.Procédé conforme aux revendications8 et 9, caractérisé en ce que le liant filmogène est un polymère d'un halogênoarylate de vinyle substitué sur le noyau, ou un polytéréphtalate d'éthylènealcoylaryloxyalcoylèneglycol, ou un copolymère de méta-bromobenzoate de vinyle et dtacétate de vinyle, ou un polyester d'acide téréphtalique et d'un mélange d'éthylèneglycol et de 2,2'-bis-(4-hydroxyéthoxyphényl)-prop ane. 11.Procédé conforme à la revendication 9, caractérisé en ce que le sensibilisateur est le fluoroborate de 2,4-bis(4-éthoxyphényl)-6-(4-amyloxystyryl)-pyrylium. 12.Procédé conforme ûux revendications 8 et 9, caractérisé ai ce que le support transparent est constitué par du polytéréphtalate d'éthylèneglycol enduit d'une couche conductrice contenant un iodure cuivreux. 13.Procédé conforme à la revendication 9, caractérisé en ce qu'on expose le produit électrophotographique chargé à une image fluorescente produite par la surface interne, enduite de luminophore, d'un tube à rayons cathodiques. 14.Procédé conforme à la revendication 13, caractérisé en ce que l'image fluorescente est transmise au produit électrophotographique chargé par un procédé optique à fibres. 15.Application des clichés obtenus suivant le procédé conforme à l'une des revendications 1 à 14, au tirage de copies par transparence,.