La présente invention concerne des systèmes électrooptiques de visualisation et, éventuellement, d'enregistrement images colorées. Dans les systèmes électrooptiques de visualisation, les écrans solides sont composés d'un grand nombre de points matérialisés et accessibles séparément par adressage. Les transducteurs électrooptiques utilisés dans ces systèmes ont rarement une caractéristique de transfert courant/lumière ou tension/lumière qui soit linéaire ou même régulière. Certains de ces transducteurs ne fonctionnent même que par tout ou rien. D'autre part, une modulation analogique de ces transducteurs électrooptiques conduit à une mauvaise utilisation du matériau électrooptique.En effet, si le nombre de points à visualiser est N et si la période du balayage est T, la durée d'activation d'un point est égale à T/N et la reproduction de demi-teintes suppose que pendant ce temps on émet une énergie proportionnelle à l'intensité désire. I1 est également possible d'utiliser chaque point pendant le temps T avec une puissance instantanée N fois plus faible que dans le cas précédent. Mais il faut alors prévoir autant de convertisseur amplitude/durée, la durée étant T, que de points de l'écran. Un objet de la présente invention consiste à prévoir des moyens de modulation de transducteurs électrooptiques qui évitent les inconvénients mentionnés ci-dessus Un autre objet de la présente invention consiste à prévoir des ensembles de transducteurs électrooptiques permettant de visualiser ou d'enregistrer des images colorées à partir de signaux cie couleurs primaires. Suivant une caractéristique de l'invention, il est prévu des moyens de modulation de transducteurs électrooptiques permettant de visualiser des signaux numérisés, dans lequel chaque échantillon numérique correspondant à un point de l'écran de visualisation comprend des éléments binaires ou ebs de poids différents, lesdits moyens comprenant autant de registres à décalage que de points à visualiser simultanément, chaque registre comprenant autant de cellules que d'ebs dans un échantillon numérique plus une cellule de sortie et étant lu au moyen de signaux de décalage fournis par une horloge délivrant des impulsions dont les distances mutuelles sont fonction du poids de l'eb de l'échantillon à décaler dans ladite cellule de sortie, le signal de sortie de ladite cellule de sortie étant applioué, directement ou indirectement, pour faire fonctionner le transducteur électrooptique du point associé à l'échantillon à niveau constant quand l'eb décalé dans la cellule de sortie est un 1 et à niveau nul quand ledit eb est un O. Suivant une autre caractéristique, la séquence des échantillons numériques est inscrite chronologiquement dans lesdits registres à décalage qui sont lus par groupes, la lecture des registres d'un groupe étant effectuée at moyen d'une seule horloge. Suivant une autre caractéristique, à partir de l'instant od le dernier eb des données d'un point est décalé dans la cellule de sortie & un registre en cours de lecture, ledit registre est utilisé pour enregistrer les données d'un nouveau point à lire au cours d'une opération de lecture ultérieure. D'autre part, actuellement, les systèmes de visualisation graphique en couleur utilisent soit des tubes à pénétration, qui sont capables de fournir des images fines, mais avec seulement quatre couleurs définies par deux couleurs primaires, ou des tubes à masque qui permettent d'obtenir plusieurs centaines de teintes, mais manquent de finesse (500 à 600 points, au maximum, par ligne). De plus, ces dispositifs de visualisation doivent être associés avec des copies sur support matériel ou "hard copy" pour pouvoir archiver les résultats. Ces "hard copy" en couleurs ne sont souvent que de simples enregistrements photographiques. Un objet de l'invention consiste à prévoir un dispositif de visualisation qli ne présente pas les inconvénients des dispositifs connus, mais qui permet d'effectuer un enregistrement photographique sur une pellicule couleur spéciale avec la possibilité d'obtenir des demi-teintes, le dispositif pouvant être utilisé aussi bien dans une imprimante de "hard copy" en couleur que dans un dispositif de kinescope. Suivant une autre caractéristique de l'invention, il est prévu, dans un système électrooptique de visualisation d'images colorées, des transducteurs électrooptiques comprenant chacun un ensemble de trois diodes électroluminescentes émettant respectivement trois couleurs primaires, les trois diodes étant groupées physiquement sur un support et étant associées à un collecteur optique comportant une sortie optique commune. Suivant une autre caractéristique, ledit collecteur est un tronc de cône à paroi réfléchissante dont la petite base constitue la sortie optique commune et dont le plan de la grande base contient l'ensemble des trois diodes. Suivant une autre caractéristique, la sortie commune est couplée à une extrémité d'un guide optique, tel qu'une fibre optique, dont l'autre extrémité aboutit à l'écran de visualisation. Suivant une autre caractéristique, la première diode est une diode émettant dans le rouge, la seconde une diode émettant dans le vert, et la troisième une diode émettant dans l'infrarouge, et l'écran de visualisation est photographié au moyen d'une pellicule photographique-dans laquelle la couche sensible au-vert contient un coupleur se colorant en jaune qui sert de filtre aux rayonnements bleus, la couche sensible au rouge contient un coupleur se colorant en magenta qui arrente le vert et la couche sensible à l'infrarouge contient un coupleur se colorant en cyan qui arrête le rouge. Les caractéristiques mentionnées ci-dessus, ainsi que d'autres, apparaitront plus clairement à la lecture de la description suivante d'un exemple de réalisation, ladite description étant faite en relation avec les dessins joints. parmi lesquels: la Fig. 1 est un schéma-bloc d'un système électrooptique de visualisation et d'enregistrement d'images, la Fig. 2 est le bloc-diagramme d'un modulateur de lumière associé au dispositif électrooptique du système de la Fig. 1, la Fig. 3 montre le schéma d'horloges de modulation ou de lecture utilisées avec le modulateur de la Fig. 2, la Fig. 4 illustre les positions dans le temps des impulsions d'horloge délivrées par une des horloges de la Fig. 3, les Figs. 5 et 6 sont des diagrammes de temps illustrant le fonctionnement du modulateur de lumière de la Fig. 2, la Fig. 7 est un diagramme de temps illustrant une variante de fonctionnement du modulateur de lumière de la Fig. 2, la Fig. 8 est une vue schématique d'un point trichrome utilisé dans le dispositif électrooptique de la Fig. 2, quand on désire enregistrer une image colorée sur une pellicule photographique, et la Fig. 9 est une vue schématique en perspective d'un collecteur de lumière utilisé avec le point trichrome de la Fig. 8. Dans le schéma-bloc de la Fig. 1, il est montré une source 1 de données représentatives d'un balayage de l'image à visualiser alimentant un modulateur de lumière 2, lequel commande le fonctionnement d'un dispositif électrooptique 3, dont la face 4 représente schématiquement l'écran de visualisation. Il est bien évident que la face 4 peut être directement regardée à l'oeil nu. Hais il est également possible de renvoyer l'image présentée par la face 4, au moyen d'un dispositif optique, tel qu'un miroir 5, vers un appareil ou une caméra photographique 6. Dans l'exemple de réalisation qui va être décrit, on suppose que les données à visualiser, fournies par la source 1 correspondent à des signaux obtenus en balayant ligne par ligne une image. Il est alors possible de réduire pour un enregistrement par une caméra 6 la surface de l'écran 4 à une ligne, le miroir 5 assurant le balayage image en pivotant suivant une loi prédéterminée autour d'un axe parallèle à la ligne. Toutefois, le système de l'invention n'est pas limité à cette application comme on le verra par la suite. La Fig. 2 montre le schéma du modulateur 2 associé à un dispositif électrooptique 3. Dans le dispositif 3r les éléments électrooptiques sont des diodes électroluminescentes, telles que 7, à raison d'une diode 7 par point lumineux de la face 4. On suppose que les diodes 7, malgré leur taille réduite, ne peuvent engendrer des pinceaux de lumière adjacents qui se recouvrent alffisa- mment pour obtenir une ligne de points lumineux sans solution de continuité. C'est pourquoi la lumière émise par chaque diode en 8 est transmise par une fibre optique 9. To-tes les fibres optiques 9 sont rassemblées et alignées dans un bloc 10 pour déboucher vers le miroir 5 perpendiculairement à la surface 4. En pratique, les fibres 9 permettent de grouper les diodes 7 dans différents modules identiques lia et lib, qui ne sont pas nécessairement alignés, ni voisins. Pour éviter des ruptures de fibres, celles-ci peuvent être enrobées dans une matière plastique, une fois que les jonctions entre le bloc 10 et les modules lia et lib ont été réalisées. A la surface 4, les circonférences des fibres 9, coupées, sont évidemment juxtaposées pour former un segment ou des segments de lignes droites continus. Chaque diode 7 a une électrode à la masse et son autre électrode reliée à une sortie correspondante du modlllateur 2, Dans l'exemple décrit , le modulateur de lumière 2 est formé de modules identiques 12a et 12b qui comprennent chacun huit registres à décalage 13, les modules 12a formant la partie 2a du modulateur 2 et les modules 12b la partie 2b. Chaque sortie série 14 d'un registre 13 est reliée à l'électrode de commande d'une diode 7 correspondante. On observera que le nombre de diodes 7 dans les modules lia oa îîb est le même que celui des registres 13 des modules 12a et 12b, le nombre de huit registres par module étant choisi arbitrairement ou pour des considérations de réalisation pratique. Chaque module 12a ou 12b comprend encore un registre distributeur 15. Les registres 13 sont à entrée parallèle et sortie série. Ils sont prévus pour emmagasiner chacun un mot de 6 ebs représentant l'amplitude de la lumière d'un point de 4 ou lme valeur dérivée de cette amplitude. Le choix de 6 ebs par échantillon est évidemment arbitraire. Les entrées parallèles des huit registres 13 sont multiplées sur un faisceau d'entrée à six fils, qui transmet slccessi- vement les huits mots correspondant à huit échantillons successifs d'lme mEme ligne ou demi-ligne, les faisceaux d'entrée des modules 12a étant reliés en parallèle à la sortie 16 de la source 1 tandis que les faisceaux d'entrée des modules 12b sont reliés en parallèle à la sortie 17 de la source 1.Le registre distributeur 15 reçoit un signal par le fil 18 pour activer le module et des signaux d'horloge d'écriture par le fil 19 pour adresser les mots successifs argus par 16 ou 17 à chaque registre 13. Les commandes d'adressage des registres 13 sont transmises par les fils 20. La sortie 21 du registre 15 peut autre reliée à l'entrée 18 du module suivant si l'on désire adresser les modules 12a et 12b eb sérine, ce qui est préférable, mais non obligatoire. Chaque registre 13 comprend sept cellules, dont les six premières où sont inscrits en parallèle les six ebs du mot d'échantillon, plus une septième cellule 22 dans laquelle sont successivement décalés les 6 ebs sous la commande d'impulsions de lecture appliquées all registre 13 par l'intermédiaire du fil 23. Dans le mot d'échantillon, lteb de poids le plus faible est inscrit dans la cellule adjacente à la cellule 22 et lteb de poids le plus élevé dans la cellule la plus éloignée de 22. Les impulsions transmises par le fil 23 peuvent être, comme l'indique la Fig. 2, appliquées en parallèle aux registres 13 d'un module 12a ou meme de plusieurs modules 12a, comme on le verra par la suite, ce qui permet de moduler les diodes 7 du ou des modales correspondants lia pendant le mtme intervalle de temps. On peut ainsi moduler xm groupe déterminé des cellules 7 dans le même intervalle de temps. Les impulsions transmises par le fil 23 proviennent d'une horloge 24, faisant partie d'un groupe d'horloges de modulation ou de lecture, lequel va être décrit plus en détail en relation avec les Figs. 3 et 4. A titre d'exemple, le groupe d'horloges comprend quatre horloges de lecture 24 à 27 alimentées par une horloge 28 et un cirait diviseur à sorties multiples 29. L'horloge 22 est commandée par des signaux de synchronisation du balayage de la surface 4, et délivre des impulsions périodiques par exemple à la fréquence de 2 MHz. Au cours d'une ligne de balayage d'une durée de 64 microsecondes,l'horloge 28 délivre 128 impulsions qlli sont comptées dans le circuit 29 qui délivre vers 24 un signal de la 1ère à la 32ème impulsion, vers 25 un signal après la 32ème, vers 26 après la 64ème et vers 27 après la 96ème, d'autres distributions pouvant être choisies comme on l'indiquera dans la suite. L'horloge 24 comprend une porte ET 30 qui laisse passer les impulsions de 28 quand elle est ouverte par la sortie correspondante de 29. Les signaux délivrés par la porte 30 sont appliqués en parallèle aux premières entrées des portes ET 31 à 36. Les sorties des portes 32 à 36 sont respectivement reliées aux entrées des diviseurs 37 à 41, dont les rapports de division croissent comme les puissances 1 à 5 de 2. Les sorties des diviseurs 372 38, 39, 40 et 41 sont respectivement reliées aux secondes entrées des portes ET 33, 34, 35, 36 et 31. La sortie de la porte 31 est reliée à la seconde entrée de la porte 32. De plus, les impulsions délivrées par la porte 32 et des diviseurs 37 à 41 sont appliquées en parallèle au fil 23 de lecture des registres 13. La Fig. 4 montre une des séries de six impulsions délivrées sur le fil 23 ces impulsions portant respectivement les références numériques des circuitst dont elles sont issues. Les intervalles de temps entre ces impulsions successives sont respectivement de 0,5 microseconde entre l'impulsion initiale 42 et l'impulsion 31, de 1 microseconde entre 31 et 37, de 2 microsecondes entre 37 et 38, de 4 microsecondes entre 39 et 40, et de 16 microsecondes entre 40 et l'impulsion finale du cycle 41. Il apparat donc que le modulateur 2 se comporte comme un convertisseur amplitude/durée. Les diodes 7 sont allumées avec un niveau constant déterminé par le niveau de sortie de la cellule 14. Pour l'eb de poids le plus faible, une diode 7 est allumée pendant 0,5 microseconde entre 42 et 31, pour l'eb de poids juste supérieur, elle est allumée pendant 1 microseconde, et-ainsi de suite jusqu'au poids le plus grand pour lequel elle est allumé 16 microsecondes entre 40 et 41. Le point du film 6, Fig. 1, qui reçoit la lumière de la diode 7 concernée intègre les différentes durées d'allumage à niveau constant de manière que la valeur de l'illumination du point du film corresponde à l'amplitude de l'échantillon initial de luminance du signal d'image de télévision. Il est évident que le choix de ce procédé d'allumage d'un élément électrooptiqué à niveau constant avec modulation de la durée d'allumage est possible parce que les éléments électrooptiques d'une ligne peuvent rester allumés simultanément pendant un temps d'autant plus long que la ligne comporte plus de points. Ce procédé permet alors une grande précision en ce qui concerne la qualité de la modulation. Par ailleurs, on sait que les transducteurs ou éléments électrooptiques disponibles dans le commerce ont rarement une caractéristique de transfert courant/lumière ou tensio ilumière linéaire ou mtme régulière. Certains méme de ces transducteurs ne fonctionnent que par tout ou rien. Le procédé d'allumage à niveau constant permet donc de ne pas tenir compte des non linéarités du transducteur. Il est bien adapté à l'emploi de méthodes numériques. Enfin, en prévoyant un organe de réglage entre la cellule 14 et la diode correspondante 72 il est encore possible d'adapter le niveau de tension ou de courant appliqués à la diode 7 d'une façon individuelle pour tenir compte des différences éventuelles de réponse entre les diodes 7. Il faut encore noter que le modulateur 2 ntest pas un convertisseur amplitude/durée classique, dans lequel la durée du signal à niveau constant délivré est continue, mais un convertisseur relativement simple où la durée d'allumage est divisée en segments discontinus, ce qui n'a aucune importance quand l'organe sensible à la lumière réalise une intégration. On va maintenant en relation avec les Figs. 5 et 6 décrire un mode de fonctionnement du modulateur 2, ce fonctionnement comprenant la phase d'écriture dans 2 des mots provenant de la source 1 et la phase de lecture vers les diodes 7. Pour simplifier l'exposé, bien qu'une ligne d'image peut comporter par exemple jusqu'à 640 points pour une image de télévision, on n'a représenté dans les Figs. 5 et 6 que huit points par ligne, soit quatre points par demi-ligne. La Fig. 5 illustre le fonctionnement de la partie 2a tandis que la Fig. 6 illustre le fonctionnement de la partie 2b, chaque partie 2a ou 2b étant affectée à une demi-ligne.Les cercles vides figurent les mots de lignes au moment de leur écriture dans la partie 2a ou 2b; les cercles hachurés figurent les échantillons de lignes au moment de la fin de leur lecture, c'est à dire au moment des extinctions définitives (pour un cycle de lecture) des diodes 7 correspondantes. Comme l'indique la Fig. 5, aux temps tl, t2, t3 et t4, entrent respectivement dans 2a,les mots des points PI, P2, P3 et P4 de la première demi-ligne. Comme l'indique la Fig. 6, aux temps t5, t6, t7 et t8, entrent respectivement dans 2b les mots des points P5, P6, P7 et P8. On suppose que dès qu'un mot tel que P1 est inscrit dans 2a ou 2b la lecture de ce point commence avec transfert successif de chaque eb dans la cellule 14. Autrement dit, le point P1 commence à illuminer la diode 7 correspondante avant le point P2. Au temps t5, c'est à dire la durée d'une demi-ligne après tl ou encore 32 microsecondes après ti, la diode du point P1 est éteinte, le registre 13 ou était inscrit le mot du point P7 est libre. Il est donc possible d'inscrire dans ce même registre 13 les mots d'un autre point dès l'extinction de la diode correspondante. Cette possibilité peut permettre de supprimer l'enrelacement des trames quand la source 1 délivre des données fournies à partir d'une caméra de télévision classique. Toutefois, le fonctionnement qui vient d'être décrit, implique un nombre d'horloges de lecture, du type de 24, identique au nombre de points par ligne ce qui n'est pas concevable quand la ligne est partagée en 640 points (et non 8 points, comme on l'a décrit pour simplifier). Ce nombre peut être réduit de moitié en considérant que chaque demi-ligne est lue séparément. Toutefois cela serait encore insuffisant. La Fig. 7 permet de comprendre comment ce nombre peut ttre considérablement réduit. La Fig. 7a est semblable à la Fig. 5 et la Fig. 7b à la Fig. 6. On sait d'après la Fig. 4 qu'entre les temps 40 et 41 d'une lecture, l'eb de poids le plus élevé du mot se trouve dans la cellule 14, ce qui entrasse qu'après le temps 40, le registre 13 peut être rempli par un nouveau mot sans attendre le temps 41. Cette propriété est mise à profit de la façon suivante à la Fig. 7. Le point P1 est inscrit au temps tl, mais a son opération de lecture retardée jusqu'au temps t2 où le point P2 inscrit au temps t2 commence immédiatement à être lu. Autrement dit les points P1 et P2 sont inscrits dans la suite normale des temps, mais ils sont lus simultanément, la lecture de P1 étant retardée.Au temps t5, la diode 7 correspondant au point P1 est toujours occupée, mais l'eb de plus grand poids de P7 se trouve dans 14. Le retard de lecture d'un point par rapport à son inscription peut être au maximum de 16 microsecondes, ce qui conduit à n'utiliser que deux horloges de lecture par demi-ligne. Toutefois au lieu d'utiliser des groupes de quarts de ligne, tels que Gî, G2, G3 G4 il est également possible d'utiliser plus de deux groupes par demi-ligne pour des raisons d'adressage pratique. A noter que le circuit de la Fig. 2 indiquait des groupes de huit points dans chaque module 12a ou 12b. Pour réaliser des groupes plus grands il suffit de multipler le fil 23 sur un certain nombre de groupes. A noter encore que le miroir 5 peut être supprimé si la caméra contenant le film 6 fonctionne à l'inverse des caméras normales à cycle 1/2. On peut réaliser l'impression du film pendant son déplacement, qui est commandé de manière à être linéaire et synchrone de la trame pendant la moitié du temps réservé à l'enregistrement de l'image, le film étant à l'arrêt pendant l'autre moitié du temps. De préférence la caméra est obturé pendant ce temps d'arrêt pour protéger le film (ce qui est l'inverse dans les caméras normales). La Fig. 8 montre comment il est proposé, dans le dispositif électrooptique 4, d'associer trois diodes, chacun émettant une couleur primaire différente, dont les lumières sont combinées pour former un seul point coloré sur la face filmée du dispositif 6. De préférence, les diodes 43, 44 et 45, ayant une électrode commune à la masse, devraient émettre respectivement dans le rouge, le vert et le bleu, couleurs primaires par excellence. Elles doivent avoir une vitesse de commutation suffisante pour pouvoir délivrer de la lumière à un niveau constant pendant un temps aussi court que 0,5 microseconde, en étant éteinte avant et après. Or il n'existe actuellement pas de diode aussi rapide émettant dans le bleu.C'est pourquoi, dans un exemple préféré de l'invention, on a substitué au triplet Rouge-Vert-Bleu le triplet Vert-Rouge-Infrarouge associé à un film photographique dans lequel la couche sensible au vert contient un coupleur se colorant en jaune qui sert dr filtre aux rayonnements bleus, la couche sensible au rouge contient un coupleur se colorant en magenta qui arrente le vert, et la couche sensible à l'infrarouge contient un coupleur se colorant en cyan qui arrête le rouge. Ainsi le film est impressionné par le triplet Infrarouge-Rouge-Vert, mais restitue pour la reproduction le triplet usuel Rouge-Vert-Bleu, la pellicule effectuant la translation spectrale nécessaire. De tels films existent sur le marché et, à titre d'exemple, on peut citer les films infrarouges aérochromes 2443 et 3444 commercialisés par la Société KODAt. Il est tout à fait possible de choisir les matériaux les mieux adaptés pour les diodes, comme par exemple du GaAsP émettant à 660 nm pour le rouge, du GaP émettant à 565 nm pour le vert, et du GaAs émettant à 900 nm ou 880 nm, ou encore du Galas émettant à 800 nm ou 850 nm pour l'infrarouge. Chaque ensemble de trois diodes 43, 44, 45 peut s'inscrire dans un cercle de diamètre 7,5 mm. Les ensembles peuvent être placés sur des réglettes avec un pas de 1,8 mm, ce qui conduit toutefois pour 640 points dans une ligne à une longueur totale de 1,20 m; ce qui est prohibitif pour l'application envisagée. C'est pourquoi chaque ensemble de trois diodes est monté sur une plaquette 46, Fig. 9, et est associé à un cne 47 prévu dans un bloc 48 opaque. La plaquette 46 et le bloc 48 comprennent un certain nombre de couples diodes-cônes. Chaque csne creux 47 a sa surface réfléchissante pour concentrer les lumières émises au centre de sa grande base par les diodes vers l'orifice 49 de sa petite base. Dans l'orifice 49, est enfoncée l'extrémité d'une fibre optique 50 qui joue le mime role que les fibres 9 de la Fig. 2. Sur sa face extérieure, le bloc 42 présente également des trous coniques 51 en face de 49 pour faciliter la mise en place des fibres 50. En pratique, chaque cône 47 a deux fonctions: premièrement, la concentration de la lumière émise dans une section plus faible pour obtenir, avec les fibres 50, une ligne de prise de vue 4 de dimension réduite acceptable et, deuxièmement, le mélange des lumières colorées issues des diodes. Il faut encore noter qu'entre le modulateur 2 et les diodes on peut prévoir des amplificateurs tampons délivrant les puissances nécessaires au fonctionnement des diodes. Comme on l'a précisé ci-dessus, le système de visualisation décrit à titre d'exemple se rapportait plus précisément à la visualisation de signaux de télévision, la source 7 délivrant des signaux numérisés à partir d'un signal vidéo classique. Dans le cas d'un signal numérisé à partir d'un signal vidéo trichrome, ce signal comprend évidemment trois signaux élémentaires correspondant aux trois couleurs primaires. Toutefois, le système de l'invention n'est pas limité à cette application, il peut également etre utilisé comme système de sortie du type imprimante rapide sur microfilm monochrome ou trichrome, il peut servir de terminal pour un système de télécopie sur microfiches, il peut servir à enregistrer des image radar, etc. Par ailleurs, dans l'exemple décrit, on a considéré comme transducteurs électrooptiques des diodes électroluminescentes, mais il doit autre bien entendu que l'on peut également utiliser des céramiques ferroélectriques avec des amplificateurs de lumière, ou encore des cristaux liquides, etc. Bien que les principes de la présente invention aient été décrits en relation avec des exemples particuliers de réalisation, il faut comprendre que ladite description n'a été faite qu'à titre d'exemple et ne limite pas la portée de l'invention. REVENDICATIONS 7) Système électrooptique de visualisation et, éventuellement, d'enregistrement photographique, comportant des moyens de modulation de transducteurs électrooptiques permettant de visualiser des signaux numérisés, chaque mot numérique correspondant à un point de l'écran de visualisation comprenant des éléments binaires ou ebs de poids différents, caractérisé en ce que lesdits moyens comprenant autant de registres à décalage que que de points à visualiser simultanément, chaque registre comprenant autant de cellules que d'ebs dans un mot numérique plus une cellule de sortie et étant lu au moyen de signaux de décalage fournis par une horloge délivrant des impulsions dont les distances mutuelles sont fonction du poids de l'eb du mot à décaler dans ladite cellule de sortie, le signal de sortie de ladite cellule de sortie étant appliqué, directement ou indirectement, pour faire fonctionner le transducteur électrooptique du point associé au mot à niveau constant quand l'eb décalé dans la cellule de sortie est un 1 et à niveau nul quand ledit eb est un 0. 2) Système suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la séquence des mots numériques est inscrite chronologiquement dans lesdits registres à décalage qui sont lus par groupes, la lecture des registres d'un groupe étant effectuée au moyen d'une seule horloge. 3) Système suivant la revendication 2, caractérisé en ce que à partir de l'instant où le dernier eb d'un mot est décalé dans la cellule de sortie d'un registre en cours de lecture, ledit registre est utilisé pour enregistrer un nouveau mot à lire au cours d'une opération de lecture ultérieure. 4) Système suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les transducteurs électrooptiques comprennent chacun un ensemble de trois diodes électroluminescentes émettant respectivement trois couleurs primaires, les trois diodes étant groupées physiquement sur un support ét étant associées à un collecteur optique comportant une sortie optique commune. 5) Système suivant la revendication 4, caractérisé en ce que ledit collecteur est un tronc de ctne à paroi réfléchissante dont la petite base constitue la sortie optique commune et dont le plan de la grande base contient l'ensemble des trois diodes. 6) Système suivant la revendication 5 caractérisé en ce la sortie commune est couplée à une extrémité d'un guide optique, tel qu'une fibre optique, dont l'autre extrémité aboutit à l'écran de visualisation. 7) Système suivant l'une des revendications 4 à 6 caractérisé en ce que la première diode est une diode émettant dans le rouge, la seconde rme diode émettant dans le vert, et la troisième une diode émettant dans l'infrarouge, et l'écran de visualisation est photographié au moyen d'une pellicule photographique dans laquelle la couche sensible au vert contient un coupleur se colorant en jaune qui sert de filtre aux rayonnements bleus, la couche sensible au rouge contient un coupleur se colorant en magenta qui arrête le vert et la couche sensible à l'infrarouge contient un coupleur se colorant en cyan qui arrête le rouge.