L'invention concerne desvthiazolidine-4-carbonitriles substitués en position 2, ainsi que leurs sels, un procédé pour la fabrication de ces combinaisons, ainsi qu' un procédé pour la fabrication de D,L-cystéine à partir de thiazolidine-4-carbo- nitriles substitués en position 2. Les thiazolidine-4-carbonitriles suivant 1' invention sont mono- ou disubstitues en position 2, mais ne sont pas substitués en position 4, ni en position 5. Ce genre de nitriles et leurs sels n'ont pas été décrits jusqu'ici. Les thiazolidine-4-carbonitriles de l'invention sont en particulier ceux qui répondent à la formule : où R1 et R2 sont semblables ou différents et représentent un hydrogène, ou des restes alkyl ou alkényl, éventuellement ramifiés, ayant de préférence jusqu'à 12 et particulièrement jusqu'à 4 atomes de carbone, ces restes pouvant eventuellement se refermer en un noyau, ou des restes cycloalkyl ou cycloalkényl ayant ju qu' 6 atomes de carbone, ou des restes aryl, ou des restes arylalkyl ou aikylaryl ayant de préférence jusqu'à 4 et en particulier jusqu'à 2 atomes de carbone dans chaque groupe alkyl, R1 et R2 n'étant toutefois pas en meme temps un hydrogène. Les restes alkyl sont par exemple des restes n-pentyl, n-hexyl, 2-éthylhexyl, n-octyl ou n-dodécyl, ou en particulier des restes methyl, éthyl, propyl, n-butyl ou butyl tert., qui peuvent éventuellement se refermer en un noyau triméthylène, pentaméthylène, hexaméthylène ou heptaméthylène; les restes alkényl sont par exemple les hexèn-(3)-yl-(1) ou dodce'n-(8)-yl-(1), ou en particulier les vinyl, allyl, méthallyl ou crotyl; les restes cycloalkyl sont par exemple les cyclopropyl, cyclopentyl, cyclohexyl, cycloheptyl ou cyclooctyl; les restes cycloalkényl sont par exemple les cyclopropényl, cyclopentényl ou cyclohexenyl; les restes aryl sont par exemple les phényl ou naphtyl; les restes arylalkyl sont par exemple les phénylpropyl ou en particulier les benzyl ou phényléthyl; les restes alkylaryl sont par exemple les 4-tert. butylphényl ou en particulier les p-tolyl, o-xylyl, ou 4-éthyl phénol. Les thiazolidine-4-carbonitriles de ce genre sont, à titre d'exemple, les 2-méthyl-thiazolidine-4-carbonitrile, 2,2-dimethyl-thiazolidine-4-carbonitrile, 2-6thyl-thiazolidine-4- carbonitrile, 2-méthyl-2-éthyl-thiazolidine-4-carbonitrile, 2,2-diéthyl-thiazolidine-4-cårbonitrile, 2-mAthyl-2-n-propyl- thiazolidine-4-carbonitrile, 2-méthyl-2-isopropyl-thiazolidine4- carbonitrile, 2-phényl-thiazolidine-4-carbonitrile, 2-cyclohexyl- thiazolidine-4-carbonitrile, 2,2-pentaméthylène-thiazolidine-4carbonitrile, 2-isopropyl-thiazolidine-4-carbonitrile, 2-mthyl-2- cyclopropyl-thiazolidine-4-carbonitrile, 2-vinyl-2-nOthyl- thiazolidine-4-carbonitrile, 2-méthyl-2-benzyl-thiazolidine-4carbonitrile, 2-crotyl-thiazolidine-4-carbonitrile, 2 Les sels des thiazolidine-4-carbonitriles substitués en position 2 suivant l'invention sont des sels d'addition des nitriles avec des acides organiques et en particulier inorganiques. Les acides organiques sont les acides mono ou polycarboxyliques, aliphatiques, alicycliques, aromatiques ou hétérocycliques, ou des acides sulfoniques, tels que par exemple les acides formique, acétique, propionique, succinique, glycolique, lactique, malique, tartrique, citrique, ascorbique, maléique, fumarique, hydroxy maléique, pyruvique, phénylacbtique, benzoïque, p-anthranilique, p-hydroxy-benzoSque, salicylique, p-aminosalicylique, eSbonique, méthanesulfonique, éthanesulfonique, hydroxySthanesulfonique, éthylènesulfonique, halognebenzénesulfonique, toluènesulfonique, naphtalinesulfonique ou sulfanilique.Les acides inorganiques sont en particulier les acides minéraux, et surtout les acides minéraux forts, tels que, par exemple, les acides sulfurique, phosphorique et hydracides d'halogèn2. Des sels qui cristallisent particulièrement bien sont les chlorhydrates. On fabrique les thiazolidine-4-carbonitriles substitut en position 2 suivant l'invention à partir des thia:olines-(3) correspondants. A cet effet, on fait réagir les thiazolines-(3) avec de l'acide cyanhydrique. On utilise l'acide cyanhydrique tel que gazeux ou liquide, ou sous forme de solution dans lteau ou dans des solvants organiques, ou on le produit directement à partir de ses combinaisons, par exemple, au moyen d'acides, à partir des cyanures alcalins. Selon lrinvention, pour la fabrication de ces composés, on part de thiazolines-(3), substitués une fois ou deux fois en position 2, répondant à la formule où R1 et R2 sont semblables ou différents, et représentent un hydrogène, ou des restes alkyl ou alkényl éventuellement ramifiés, ayant de préférence jusqu'a 12 et mieux jusqu'à 4 atomes de carbone, qui peuvent éventuellement se refermer en un noyau, ou des restes cycloalkyl ou cycloalkényl, ayant de préférence jusqu'à 6 atomes de carbone, ou des restes aryl ou arylalkyl, ou alkylaryl, ayant de préférence jusqu'à 4 et mieux jusqu'à 2 atomes de carbone dans chaque groupe alkyl, R1 et R2 nuant toutefois pas en même temps un hydrogène. Comme thiazolines appropriés, on peut citer à titre d'exemple les 2-méthyl-thiaz & ine-(3), 2,2-dimethyl-tbiazoline-(3), 2-éthyl-thiazoline-(3), 2-méthyl-2-éthyl-thiazoline-(3), 2,2-diethyl-thiazoline-(3), 2-mthyl-3-n-propyl-thiaZoline-(3), 2-méthyl-2-isopropyl-thiazoline-(3) 2-phényl-thiazoline-(3), 2-cyclohexyl-thiazoline-(3), 2,2-pentaméthylèn-thiazoline-(3) et 2-isopropyl-thiazoline-(3). Ces thiazolines peuvent, par exemple, être fabriqués en faisant réagir des mercaptoacétaldéhydes avec des combinaisons oxo et du gaz ammoniac, (US-PS 2 879 273), ou particulièrement par réaction d'halogèneacétaldéhyde avec des combinaisons oxo, des sulfures métalliques et du gaz ammoniac. Pour l'exécution du procédé de l'invention, on fait réagir les thiazolines-(3) avec de l'acide cyanhydrique. On forme ainsi le thiazolidine-4-carbonitrile. On utilise l'acide cyanhydrique tel que gazeux ou liquide, ou sous forme de solution dans l'eau ou dans des solvants organiques, ou on le produit directement à partir de combinaisons, par exemple à partir de cyanures alcalins au moyen d'acides. On peut l'utiliser à peu près à volonté, en proportions stoechiométriques aussi bien qu'hypostoechiométriques ou hyperstoechiomet riques . Il est en général avantageux de prendre, par molécule de thiazoline, au moins 1 mole, mais cependant pas plus d'environ 10 moles d'acide cyanhydrique. On recommande 1,1 à 1,5 mole d'acide cyanhydrique par mole de thiazoline. Bien que l'on puisse utiliser les participants à la réaction, le thiazoline-(3) et l'acide cyanhydrique, sans dilution, il y a avantage à effectuer la réaction en présence de solvants tels que l'eau ou des liquides organiques inertes. Comme liquides organiques, pourront entrer en ligne en particulier les alcools, éthers, esters, ou hydrocarbures aliphatiques ou aromatiques, éventuellement halogénés. La température de réaction se régle éventuellement d'après les participants à la réaction et d'après les solvants. On choisira en général des températures se situant à peu près entre -10 et 250QC. On recommandera des températures d'environ O à 100 C, en particulier de 10 A 500C. On sépare les thiazolidine-4-carbonitriles du mélange réactionnel, par exemple en refroidissant le mélange, en chassant le solvant qui pourrait éventuellement être présent, ou par précipitation sous forme de sel, en particulier sous forme de chlorhydrate. On produit les sels de thiazolidine-4-carbonitriles en ajoutant au thiazolidine-4-carbonitrile, éventuellement directement au mélange réactionnel formé pour la fabrication de ce thiazolidine4-carbonitrile, les acides appropriés. On peut utiliser les acides dans une proportion, que l'on choisira, dans une large mesure, à volonté, stoechiométrique, aussi bien quthypostoechiométrique ou hyperstoechiométrique. On a avantage en général à prendre, par mole de thiazolidine-4-carbonitrile, au moins 1 mole, mais cependant pas plus d'environ 5 moles. On recommandera la proportion de 1,1 à 1,5 mole d'acide par mole de thiazolidine-4carbonitrile. Inversement, les sels de thiazolidine-4-carbonitrile peuvent être transformés, au moyen de bases ou d'échangeurs d'ions en thiazolidine-4-carbonitriles libres. Les thiazolidine-4-carbonitriles substitués en position 2 servent en particulier, comme produit de départ pour la fabrication de D,L-cystéine, selon une autre caractéristique de la présente invention. I1 est connu que l'on peut produire la D,L-cysthine par fixation de combinaisons thio, telles que l'acide thio-acétique ou l'acide thiobenzo;que, sur des acides 2-aminoacryliques substitués par N, et hydrolyse de la N,S-diacétylcystéine qui se forme (Ber. 81 (1948), 326). Le point défavorable de ce procédé est en particulier que les acides 2-aminoacryliques substitués par N, nécessaires comme produits de départ, ne peuvent Btre obtenus que difficilement. On sait, en outre, fabriquer la D,L-cystéine par une voie passant par les dérivés thiazoline. On forme, à cet effet, à partir d'esters sériniques, par réaction avec l'isothiocyanate de phényl et condensaticn subséquente avec le chlorure de thionyle, le 2-phényl-4-carboxyméthyl-thiazoline-(2), et on transforme ce dernier en D,L-cystéine par hydrolyse (Nature, 162 (1948), 658). D'autre manière, on produit, à partir de méthylester de l'acide 2-chloracrylique et de thiourée, l'acide 2-iminothiazolidine-4carboxylique, et on transforme ce dernier, au moyen de l'amalgame de sodium, en D,L-cystéine (Liebigs Ann. Chem. 574 (1951), 140). Avec ce procédé, on obtient seulement des rendements médiocres. De plus, il est nécessaire de faire appel à des substances de départ relativement coûteuses. Ces procédés ne conviennent pas pour une utilisation à l'échelle industrielle, Le procédé selon l'invention par lequel on traite un thiazolidine-4-carbonitrile substitué en position 2 avec des acides minéraux en présence d'eau, permet de fabriquer la D,L-cystéine à l'échelle industrielle. Il donne, avec un rendement remarquable, une D,L-cystéine très pure que l'on peut utiliser, par exemple, directement dans des aliments fourragers. Les thiazolines nécessaires comme produits de départ peuvent être produits à partir de substances simples. Comme acides minéraux, on fera appel principalement aux acides forts, tels que les acides sulfurique, phosphorique et hydracides d'halogènes. On utilisera de préférence l'acide chlorhydrique, en particulier avec des teneurs en eau d'environ 60 à 90 %.Les rapports de quantités pourront être choisis dans une large mesure à volonté, et pourront être aussi bien stoechiométriques qu'hypostoechiométriques ou hyperstoechiométriques. En général, il est toutefois avantageux de prendre des proportions stoechiométriques d'eau et d'acides miné -raux calculées ;ur le thiazolidine-4-carbonitrile. De préférence, cn mettra en oeuvre, par mole de thiazolidine-4-carbonitrile, environ 2 à 20 moles d'eau, et environ 3 à 10 équivalents acides. La température de réaction se réglera éventuellement d'après le type des participants à la réaction et d'après les rapports en quantités. En général, il y a avantage à ajuster les températures entre environ 30 et 200 C. On recommande les températures d'environ 40 à 1200C, en particulier de 50 à 110 C. I1 peut être avantageux de commencer à des températures plus basses, et d'augmenter la température lentement au cours de la réaction. La pression peut être, dans une large mesure, choisie à volonté. I1 est toutefois avantageux de ne pas s'écarter beaucoup de la pression normale. Dans beaucoup de cas, il est nécessaire, en raison de la présence de substances volatiles, de travailler sous une pression que l'on aura élevée en correspondance avec la température. I1 est éventuellement avantageux d'effectuer la réaction à l'abri de l'oxygène de l'air. On peut obtenir la D,L-cystéine, à partir du mélange réactionnel produit, de différentes façons, sous forme de sel ou de base libre. Par exemple, en faisant évaporer le solvant, éventuellement avec abaissement de la pression, extraction du résidu, de préférence avec un alcanol, tel qu'en particulier les méthanol, éthanol ou propanol-(2), et évaporation de extrait, éventuellement avec abaissement de la pression, on obtient la D,L-cystéine sous la forme de sel de l'acide minéral. En neutralisant l'extrait avec une base telle que la triéthylamine, on peut séparer de cet extrait la D,L-cystéine libre. Elle se présente avec une très grande pureté qui permet de l'utiliser directement pour tous les usages courants. Exemple 1 A une solution de 115 g (1 mole) de 2,2*diméthyl- thiazoline-(3) dans 250 ml d'éther diéthylique, on ajoute, goutte à goutte 30 g (1,1 mole) d'acide cyanhydrique liquide. On maintient la température, pendant ce temps et pendant 60 minutes supplémentaires, à 10 à 200C. On élimine ensuite l'éther diéthylique par distillation sous pression diminuée. Le rendement en 2,2-diméthyl-thiazolidine-4-carbonitrile se monte à 138 g, ce qui correspond à 97 %, calculé sur le 2,2-diméthyl-thiazoline-(3) mis en oeuvre. Le point de fusion du 2,2-dimAthyl-thiazolidine-4- carbonitrile est de 49 à 510C. I1 est homogène, comme on a pu le constater par un examen par chromatographie en couche mince. L'analyse élémentaire donne (en poids pour cent) C H N S Trouvé 50,90 7,10 19,82 22,17 Calculé comme C6HlON2S 50,66 7,08 19,69 22,54 Exemple 2 On procède comme dans l'exemple 1; toutefois, on introduit dans le mélange réactionnel, en refroidissant à 5 à 100C, de l'acide chlorhydrique gazeux suffisamment pour que le 2,2-diméthylthiazolidine-4-carbonitrile se sépare sous forme de chlorhydrate. Il est constitué par une substance incolore cristalline, dont le point de fusion est de 125 à 1280C. Le rendement se monte à 170 g, ce qui correspond à 95 %, calculé sur le 2,2-diméthyl-thiazoline-(3) mis en oeuvre. Le chlorhydrate de 2,2-diméthyl-thiazolidine-4carbonitrile se montre homogène, quand on l'examine par chromatographie en couche mince. L'analyse élémentaire donne C H N S C1 Trouvé 40,52 6,30 15,52 17,80 19,79 Calculé comme C6H11N2SCl 4dut33 6,20 15,67 17,94 19,84 On mélange 160 g (0,9 mole) du chlorhydrate de 2,2-diméthyl-thiazolidine-4-carbonitrile avec 500 ml d'acide chlorhydrique concentré aqueux. On maintient le mélange pendant 12 heures au reflux à la température d'ébullition, en fournissant de l'azote pour éviter l'accès de l'oxygène de l'air.On décolore ensuite le mélange réactionnel au moyen de charbon actif et amène à siccité sous pression diminuée. On extrait du résidu le chlorhydrate de D,L-cystéine au moyen de méthanol. On ajuste l'extrait à un pH de 5 par addition de triéthylamine. De ce fait, la D,L-cystéine précipite. Le rendement se monte à 85 g, ce qui correspond a 78 % calculé sur le chlorhydrate de 2,2-diméthyl tliiazolidine-4-carbonitrile mis en oeuvre. La D,L-cystéine a un -point de fusion (point de décomposition) de 210 à 2170C et est exempte d'impuretés. Exemple 3 On procède comme dans l'exemple 1 pour fabriquer le 2,2-diméthyl-thiazolidine-4-carbonitrile. On en dissout 143 g (1 mole) dans 500 ml d'éthanol. On ajoute à cette solution, en refroidissant, 118 g (1,2 mole) d'acide sulfurique concentré. Le sel sulfurique de 2,2-diméthyl-thiazolidine-4-carbonitrile se sépare du mélange sous la forme d'une substance cristalline incolore. Le rendement se monte à 220 g, ce qui correspond à 91 96, calculé sur le 2,2-diméthyl-thiazolidine-4-carbonitrile mis en oeuvre. Le sel s'agglomérait à environ 1400C, et se décomposait entre 250 et 300 C. L'analyse élémentaire a donné C H N S O Trouvé 30,15 5,22 11,87 26,20 26,45 Calculé comme C6H12N2S204 29,98 5,03 11,65 26,68 26,63 Exemple 4 On procède comme dans l'exemple 1 pour fabriquer le 2,2-diméthyl-thiazolidine-4-carbonitrile, dont on dissout 143 g (1 mole) dans 600 ml de propanol-(2).On ajoute à cette solution, en refroidissant, 175 g (1,5 mole) d'acide orthophosphorique à 85 pour cent. Après addition d'éther diéthylique, le sel phosphorique du 2,2-diméthyl-thiazolidine-4-carbonitrile se sépare sous la forme d'une substance incolore cristalline. Le rendement se monte à 210 g, ce qui correspond à 87 %, calculé sur le 2,2-diméthyl-thiazolidine-4-carbonitrile mis en oeuvre.Le sel phosphorique a un point de fusion (point de décomposition) de 110 à 1150C. L'analyse élémentaire donne C H N S P Trouvé 30,56 5,52 11,90 12,98 12,39 Calculé comme C-H13N SO4P 30,02 5,45 11,66 13,34 12,89 Exemple 5 On procède comme dans l'exemple 1; toutefois, on met en oeuvre 155 g (1 mole) de 2,2-pentaméthylène-thiazoline-(3), dissous dans 300 ml de méthanol, et 32 g (1,2 mole) d'acide cyanhydrique liquide. Après que l'on a éliminé le méthanol par distillation, mouillé avec du diéthyléter et refroidi à OOC, le 2,2-pentaméthylène-thiazolidine-4-carbonitrile cristallise. Le rendement se monte à 180 g, ce qui correspond à 99 %, calculé sur le 2,2-pentaméthylène-thiazoline-83) mis en oeuvre.Le point de fusion du 2,2-pentaméthylène-thiazolidine-4-carbonitrile est de 70 à 720C. I1 se montre homogène à l'examen chromatographique en couche mince. L'analyse élémentaire donne C H N S Trouvé 59,15 7,82 15,21 17,65 Calculé comme CgH14N2S 59,30 7,74 15,36 17,58 Exemple 6 On procède pour la fabrication du 2,2-pentaméthylène- thiazolidine-4-carbonitrile comme il est décrit dans l'exemple 5. On prend 184 g (1 mole) de ce nitrile que l'on dissout dans 400 ml d'éthanol. On introduit dans la solution, en refroidissant de l'acide chlorhydrique gazeux. Il se sépare du chlorhydrate de 2 ,2-pentaméthylène-thiazolidine-4-carbonitrile, sous la forme d'une substance cristalline incolore. Le rendement se monte à 210 g, ce qui correspond à 96 %, calculé sur le 2,2-pentaméthylènethiazolidine-4-carbonitrile mis en oeuvre. Le point de fusion du chlorhydrate obtenu (point de décomposition) est de 148 à 150 C. Le produit est homogène d'après ltexamen chromatographique en couche mince. L'analyse élémentaire donne C H N S Cl Trouvé 49,65 6,85 12,72 14,73 15,99 Calculé comme gH15N2SC1 49,41 6 > 91 12,80 14,65 16,20 Exemple 7 On procède comme dans l'exemple 1; toutefois, on met en oeuvre 129 g (1 mole) de 2-méthyl-2-éthyl-thiazoflne-(3) dans 300 ml d'éther diéthylique, et 30 g (1,1 mole) d'acide cyanhydrique. Après que lton a éliminé par distillation l'éther diéthylique et refroidi le résidu à OOC, le 2-méthyl-2-éthyl-thiazolidine-4- carbonitrile cristallise. Le rendement se monte à 153 g, ce qui correspond à 98 % calculé sur le 2-méthyl-2-éthyl-thiazoline-(3) mis en oeuvre. Le point de fusion du 2-méthyl-2-éthyl-thiazolidine4-carbonitrile est de 45 à 470C. L'analyse élémentaire donne c H N S Trouvé 54,02 7,54 17,60 20,76 Calculé comme 7 12 2 53,81 7,73 17,92 20,52 Exemple 8 Pour transformer le 2-méthyl-2-éthyl.thiazolidine -4- carbonitrile en son chlorhydrate, on procède comme dans l'exemple 6. Le chlorhydrate de 2-méthyl-2-éthyl-thiazolidine-4-carbonitrile obtenu a un point de fusion de 115 à 1180C. L'analyse élémentaire donne C H N S C1 Trouvé 43,81 6,70 14,25 16,40 18,57 Calculé comme C7H13N2SCl 43,62 6,79 14,53 16,63 18,39 Exemple 9 On procède comme dans l'exemple 1; toutefois, on met en oeuvre 143 g (1 mole) de 2,2-diéthyl-thiazoline-(3) dans 250 ml d'éther diéthylique, et 32 g (1,2 mole) diacide cyanhydrique. Le rendement en 2,2-diethyl-thiazolidine-4-carbonitrile se monte à 140 g, ce qui correspond à 94 , calculé sur le 2,2-diéthylthiazoline-(3) mis en oeuvre. Le 2,2-diéthyl-thiazolidine-4- carbonitrile a un point de fusion de 38 à 400C. L'analyse élémentaire donne C H N S Trouvé 56,68 8,01 16,70 18,52 Calculé comme C8H14N2S 56,43 8,28 16,45 18,83 Exemple 10 Pour transformer le 2,2-diéthyl-thiazolidine-4-carbonitrile en son chlorhydrate, on procède comme dans l'exemple 6. Le point de fusion du chlorhydrate de 2,2-diéthyl-thiazolidine-4carbonitrile est de 115 à 116 C. Exemple il On procède comme dans l'exemple 1; toutefois, on met en oeuvre 101 g (1 mole) de 2-méthyl-thiazoline-(3) dans 250 ml d'éther diéthylique et 30 g (1,1 mole) d'acide cyanhydrique. Le rendement en 2-méthyl-thiazolidine-4-carbonitrile se monte à 115 g, ce qui correspond à 90 %, calculé sur le 2-méthylthiazoline-(3) mis en oeuvre. Le point de fusion du 2-méthylthiazolidine-4-carbonitrile est de 320C. L'analyse élémentaire donne C H N S Trouvé 46,u2 6,30 21,07 25,87 Calculé comme C5H8N2S 46,84 6,28 21,85 25,01 Exemple 12 On procède comme dans l'exemple 1; toutefois, on met en oeuvre 163 g (1 mole) de 2-phényl-thiazoline-(3) dans 250 ml d'éther diéthylique et 30 g (1,1 mole) d'acide cyanhydrique. Le rendement en 2-phényl-thiazolidine-4-carbonitrile se monte à 175 g, ce qui correspond à 92 %, calculé sur le 2-phénylthiazoline-(3) mis en oeuvre. Le point de fusion du 2-phénylthiazolidine-4-carbonitrile est de 88 à 900C. L'analyse élémentaire donne C H N S Trouvé 63,24 5,38 14,56 16,79 Calculé comme lOH1 2S 63,12 5,29 14,72 16,85 Exemple 13 On mélange, avec 87 g d'acétone (1,5 mole), une solution de 67 g (1,2 mole) de sulfhydrate de sodium dans 100 ml d'eau. Dans ce mélange, on introduit goutte à goutte 175 g d'une solution aqueuse à 45 % de chloracétaldéhyde (1 mole), et introduit en même temps du gaz ammoniac. On maintient ici la température à 15 à 250C en refroidissant. On continue l'introduction de gaz ammoniac aussi longtemps que dure le dégagement de chaleur dans le mélange réactionnel. Le 2,2-diméthyl-thiazoline-(3) qui se forme se sépare sous forme dthuile. On le sépare et le distille. Son point d'ébullition est de 40 à 45QC sous 16 mbar. On continue les opérations comme dans l'exemple 1; toutefois, on introduit le 2,2-diméthyl-thiazoline-(3) dans 200 ml de méthanol et dilue le mélange réactionnel avec 800 ml d'acide chlorhydrique concentré aqueux. On chauffe d'abord le mélange, sous atmosphère d'azote jusqu'à ce que le méthanol ait distillé, et ensuite au reflux pendant 12 heures à la température d'ébullition, enfin on l'amène à siccité sous pression diminuée. On extrait du résidu le chlorhydrate de D,L-cystéine au moyen d'éthanol. On ajuste l'extrait au pH 5 par addition de triéthylamine. Le rendement se monte à 130 g, ce qui correspond à 83 %, calculé sur le 2,2-diméthyl-thiazoline-(3) mis en oeuvre. La D,L-cystéine a un point de fusion (point de décomposition) de 213 à 2170C, et est exempte d'impuretés. Exemple 14 A une solution de 155 g (1 mole) de 2,2-pentaméthylènethiazoline-(3) dans 300 ml d'éther diéthylique, on ajoute goutte à goutte 32 g (1,2 mole) d'acide cyanhydrique liquide. On maintient la température, pendant ce temps et pendant 60 minutes supplémentaires, à 10 à 200C. On élimine ensuite le solvant par distil latin. Le rendement en 2, 2-pentaméthylène-thiazoli dine-4-carbo - nitrile se monte à 180 g, ce qui correspond à 99 %, calculé sur le 2,2-pentaméthylène-thiazoline-(3) mis en oeuvre. On mélange le 2,2-pentaméthylène-thiazolidine-4-carbo- nitrile avec 600 ml d'acide chlorhydrique concentré aqueux. On maintient le mélange pendant 8 heures, en agitant, à 50 à 60 C et le maintient ensuite, après addition de 600 ml d'eau, pendant 4 heures, à la température de l'ébullition, au reflux, l'oxygène de l'air étant chassé pendant ce temps par une arrivée d'azote. On amène ensuite le mélange réactionnel à siccité sous pression diminuée. Du résidu, on extrait le chlorhydrate de D,L-cystéine au moyen de méthanol, on ajuste l'extrait a pH 5 par addition de triéthylamine. La D,L-cystéine précipite de ce fait. Le rendement se monte à 95 g, ce qui correspond à 78 X calculé sur le 2,2-pentaméthylène-thiazoline-(3) mis en oeuvre. La D,L-cystéine a un point de fusion (point de décomposition) de 209 à 2150C et est exempte d'impuretés. Exemple 15 On procède comme dans l'exemple 14; toutefois, on met en oeuvre 129 g (1 mole) de 2-méthyl-2-éthyl-thiazoline-(3), 250 ml d'éther diéthylique et 30 g (1,1 mole) d'acide cyanhydrique. Le rendement en 2-méthyl-2-éthyl-thiazolidine-4-carbonitrile se monte à 152 g2 ce qui correspond à 97 %, calculé sur le 2-méthyl2-éthyl-thiazoline-(3) mis en oeuvre. On mélange 78 g (0,5 mole) de 2-méthyl-2-éthylthiazolidine-4-carbonitrile avec 400 ml de méthanol qui est saturé d'acide chlorhydrique. On maintient d'abord le mélange, en agitant, à 40 à 5O0C, le dilue ensuite avec 500 ml d'acide chlorhydrique à 10 1 dans l'eau, et continue à chauffer de façon à éliminer le méthanol par distillation et finalement maintient pendant 4 heures au reflux à la température de l'ébullition. On termine le traitement du mélange réactionnel comme dans l'exemple 3. Le rendement en D,L-cystéine se monte à 49 g, ce qui correspond à 80 %, calculé sur le 2-méthyl-2-éthyl-thiazoline-(3) mis en oeuvre. semple 16 A une solution de 115 g (1 mole) de 2,2-diméthylthiazoline-(3) dans 200 ml de méthanol, on ajoute 150 g d'une solution aqueuse à 20 % d'acide cyanhydrique (1,1 mole). La réaction se produit à 20 à 25oC. Au mélange réactionnel, on ajoute alors 300 g d'acide sulfurique à 95 %. On maintient d'abord le mélange, pendant 8 heures, en agitant, à 30 à 400C, puis dilue avec 200 ml d'eau, et enfin maintient pendant 6 heures à 100 C. On ajuste alors le mélange réactionnel à pH 5 avec de l'hydroxyde de calcium. On filtre le sulfate de calcium qui s'est séparé et amène le filtrat à siccité. On fait recristalliser le résidu à partir de méthanol. Le rendement en D,L-cystéine se mcnte à 42 g, ce qui correspond à 68 %, calculé sur le 2,2-diméthylthiazoline-(3) mis en oeuvre. Exemple 17 On procède comme dans l'exemple 14; toutefois, on utilise 143 g (1 mole) de 2,2-diéthyl-thiazoline-(3). Le rendement en D,L-cystéine se monte à 96 g, ce qui correspond à 79 %, calculé sur le 2,2-diéthyl-thiazoline-(3) mis en oeuvre. Exemple 18 On procède comme dans l'exemple 14, toutefois, on utilise 101 g (1 mole) de 2-méthyl-thiazoline-(3) dans 200 ml d'éthanol, et 27 g (1 mole) d'acide cyanhydrique. Le rendement en D,Lcystéine se monte à 85 g, ce qui correspond à 70 %, calculé sur le 2-méthyl-thiazoline-(3) mis en oeuvre. Exemple 19 On procède comme dans l'exemple 14; toutefois, on met en oeuvre 163 g (1 mole) de 2-phényl-thiazoline-(3). Le rendement en D,L-cystéine se monte à 77 g, ce qui correspond à 64 %, calculé sur le 2-phényl-thiazoline-(3) mis en oeuvre Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation ci-dessus décrits, à partir desquels on pourra prévoir d'autres formes et d'autres modes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 10) Composés caractérisés en ce qu'ils sont constitués par des thiazolidine-4-carbonitriles substitués en position 2 ou par leurs sels. 20) Procédé pour la fabrication de thiazolidine-4carbonitriles et de leurs sels suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'on transforme des thiazolines-(3) substitués en position 2, au moyen d'acide cyanhydrique, en thiazolidine-4carbonitriles, et forme éventuellement les sels de ces produits par addition d'acide. 3 ) Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que l'on utilise 1,1 à 1,5 mole d'acide cyanhydrique par mole de thiazoline. 40) Procédé suivant l'une des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que la transformation de la thiazoline en thiazolidine-4-carbonitrile est opérée à 10 à 500C. 50) Procédé pour la fabrication de D,L-cystéine à partir de thiazolidine-4-carbonitriles substituées en position 2 obtenues par le procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que l'on traite les thiazolidine-4-carbonitriles substitués en position 2 avec des acides minéraux en présence d;eau. 60) Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que l'on utilise les acides sulfurique, -phosphoriue ou hydracides d'halogènes. 70) Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que l'on utilise l'acide chlorhydrique. 80) Procédé suivant l'une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisé en ce qu'on utilise, par molécule de thiazolidine-4-carbonitrile, environ 3 à 10 équivalents acides. 90) Procédé suivant l'une quelconque des revendications 5 à 8, caractérisé en ce que le traitement par les acides minéraux est effectué à des températures de 50 à 1100C.