L'invention est relative aux procédes de confection de vttements, notamment de vêtements féminins tels que robes et ensembles, à l'aide de tissus imprimés, en particulier de jerseys imprimés. Pour la commodité de l'exposé, on donne ici au vocable "confection" son sens le plus large en le faisant remonter en amont jusqu'a l'impression des tissus à utiliser. De même, le mot tissus est pris dans une acception large et peut englober notamment les tricots. Pour agrémenter les vêtements féminins, on leur associe généralement des garnitures (cols, poches, poignets, revers, ceintures, parementures, etc.) dont le dessin et/ou les coloris sont différents de ceux du corps proprement dit du vêtement (devant, dos et manches) tout en s'harmonisant à ceux-ci. Dans le cas le plus simple, il faut donc couper ces garnitures sur un tissu différent de celui qui est choisi pour le corps du vêtement, Le plus souvent toutefois, le'travail de confection est encore compliqué par le 9ait qutil n'existe pas, ou qu'il n'est pas économique de créer spécialement, un tissu imprimé qui corresponde au dessin et aux nuances de coloris imaginés par le ou la modéliste pour les garnitures : la préparation de celles-ci nécessite donc un travail délicat d'incrustation pour rapporter par couture sur un fond de tissu, en général uni, des motifs découpés aux formes voulues dans un ou plusieurs tissus de coloris appropriés. Ce qui vient d' & re dit pour les vêtements féminins s'applique en partie aux vêtements masculins (vestes, en particulier) dans la mesure notamment où certaines modes masculines et féminines tendent à se confondre ou à s'apparenter. L'invention a pour but de créer un procédé de confection simplifié et par conséquent moins motteux ainsi qu'un tissu imprimé servant à mettre en oeuvre ce procédé. A cet effet, l'invention fait appel à un procédé connu, dit "procédé de thermotransfert à sec", au cours duquel des vapeurs de matières colorantes, et elles seules (à l'exclusion par conséquent d'un éventuel film ou liant desdites matières colorantes), passent d'un papier imprimé au textile qui est chauffé à son contact. I1 y a alors un report exact du dessin qui, après son transfert sur un tissu ou tricot, garde toute sa netteté et gagne méme en vivacité et en solidité.Ce procédé fait l'objet notamment des brevets français 1.233.330 et 1.585.119 et il peut utiliser les encres dOcrites dans le brevet français 1.573.698 ainsi que les papiers décrits dans les brevets français 1.574.528, 1.575.069 et 71 01347 (publication 2.076.149), tous ces brevets étant la propriété de la Société suisse SUBLISTATIC HOLDING S.A. ou d'une de ses filiales. L'invention a donc pour objet un procédé de confection de vêtements, notamment de vêtements féminins, essentiellement caractérisé en ce qu'il consiste à imprimer par le procédé de thermotransfert à sec, sur la meme pièce de tissu, d'une part, le dessin répétitif du corps du tintement, et ceci sur la majeure partie de la largeur de la pièce, et, d'autre part, une succession d'ébauches de certaines au moins des garnitures des vêtements à confectionner, et ceci en lisière; puis à couper séparément les éléments du corps des vêtements et leurs garnitures sur les parties appropriées de la pièce de tissu; et enfin à assembler et à coudre de façon usuelle ces éléments ainsi que les garnitures.De préférence, les éléments du corps des vêtements sont d'abord coupés simultanément de façon usuelle sur un matelas de plusieurs pièces de tissu empilées tandis que les garnitures sont coupées ensuite séparément sur la lisière restante de chaque pièce. Pour chaque dessin, il faut faire graver un rouleau de cuivre par coloris pour mettre en oeuvre le procédé de thermotransfert à sec. L'étude du placement des garnitures imprimées en lisière de la pièce nécessite de trouver l'équilibre entre le nombre des vêtements (robes ou ensembles par exemple) à couper dans une-pièce et les garnitures nécessaires à ces viStements. Les rouleaux gravés ayant en général une circonference de 43 cm ou 60 cm, le m & e dessin se renouvelle tous les 43 ou 60 cm et c'est donc dans cette longueur modulaire de la pièce que doivent s'inscrire les garnitures imprimées en lisière.Avant de faire graver les rouleaux définitifs, il faut donc établir tous les patrons des modèles pour pouvoir équilibrer les surfaces imprimées pour le corps des vttements avec les surfaces imprimées pour les garnitures de-ceux-ci. L'application du procédé conforme à l'invention apporte les avantages suivants s - une parfaite identité ou harmonie des coloris entre le vêtement et ses garnitures; - une grande simplification du montage des garnitures par la suppression des incrustations en couture; - une amélioration des conditions de travail du coupeur pour lequel les tracés de la coupe de certaines au moins des garnitures sont tout préparés. Ces deux derniers avantages limitent les temps et donc les colts de la main d'oeuvre et par conséquent le prix de revient des vêtements finis, y compris les frais de préparation des tissus imprimés. L'invention a aussi pour objet un tissu, destiné à la confection de vêtements, qui est essentiellement caractérisé en ce qu'il comprend, imprimes par thermotransfert à sec sur la mêxae pièces de tissu, d'une part, le dessin du corps des vêtements à confectionner qui se répète sur la longueur de la pièce à des distances modulaires et ceci sur la majeure partie de la largeur de la pièce et, d'autre part, une succession d'ébauches de certaines au moins des garnitures de ces mêmes vêtements, les ébauches imprimées se répétant elles aussi sur la longueur de la pièce aux mes distances modulaires, mais en lisière. L'invention va titre maintenant exposée plus en détail å l'aide des dessins annexés. Les fig. 1 et 2, de ces dessins, montrent deux parties d'une pièce de tissu conforme à l'ånvention qui se succèdent selon la longueur de cette pièce et qui sont normalement attenantes suivant une ligne transversale X-X. Ces figures illustrent le plan d'impression d'une pièce de tissu destinée à la confection de robes et correspondent plus précisément à un morceau de cette pièce qui permet de confectionner deux de ces robes dont les éléments seront distingués ciaprès par les lettres a et b. La première phase du procédé de confection conforme à l'invention consiste à imprimer, par le procédé de thermotransfert à sec défini ci-dessus, sur la mtme pièce de tissu 1, d'une part, le dessin répétitif du corps du vêtement, et ceci sur la majeure partie delta largeur de la pièce 1, comme indiqué en A par une accolade, et d'autre part une succession d'ébauches de certaines au moins des garnitures des vêtements à confectionner, et ceci en lisière comme indiqué en B par une autre accolade. Sur les figures, on n'a pas représenté dans la zone A le dessin répétitif en question car il peut titre de n'importe quelle nature, Dans la zone B, on a supposé à titre d'exemple que les garnitures, ou certaines d'entre elles, comportaient un liséré schématisé par des hachures obliques, comprises entre deux traits parallèles. Cette zone B -peut comprendre une série de cols 2 qui sont bordés du liséré en question et dont certains t2a, 2b selon la convention définie ci-dessus) sont normalement destinés aux robes et dont d'autres sont des cols de remplacement pour le cas où les autres seraient mal coupés.La zone B comprend en outre un liséré longitudinal continu 3 à cheval duquel peuvent être coupées d'autres garnitures, De mime, à cheval sur le liséré des cols supplémentaires, il est possible de couper d'autres garnitures ainsi qu'il va autre expliqué ci-après. De toute façon, il est clair qu'en général les motifs imprimés dans la zone B ne comprennent pas seulement un tel liséré, mais par exemple aussi des dessins géométriques, des fleurs, etc. (non montrés) au gré du ou de la modéliste. Aussi compliqués qu'ils soient, de tels motifs peuvent titre aisément imprimés par thermotransfert à sec alors que leur réalisation par incrustation serait extremement ardue, voire pratiquement impossible. On a indiqué par des lignes en pointillé aux fig. 1 et 2 l'emplacement des divers éléments de deux robes semblables sur une partie de la longueur de la pièce de tissu qui correspond approximativement à la circonférence d'un rouleau gravé. Pour rendre le dessin plus clair, on y a représenté les cols à plus grande échelle que les robes. Dans la zone A, on voit en particulier deux dos 4a et 4b quatre manches Sa et 5b; quatre devants 6a et 6b; quatre cités de devant 7a et 7b; deux fonds de pli 8a et 8b, deux ceintures 9a et 9b (si elles doivent avoir le mOrne dessin que le corps des robes). Dans la zone B, on voit, outre les cols 2, quatre poignets 10a et lob et deux parementures 11a à cheval sur le liséré continu 3. Deux autres parementures 1 lb peuvent titre coupées à cheval sur le liséré de cols supplémentaires 2. De mOrne, des poignets 1Ob peuvent être coupés dans la zone A. Parmi les garnitures, il est possible d'imprimer sur la zone B des cols entiers 2 de petite taille qu'il suffit ensuite de couper suivant leur contour général. En effet, si les robes à confectionner doivent titre garnies de cols de plus grande taille, il suffit de coudre ensemble deux demi-cols, tels que ceux désignés par 2c à la fig. 2, dont chacun est plus long que la moitié d'un tracé de col, pour obtenir, au lieu d'un col de petite taille en une seule pièce de dessus, un col de plus grande taille en deux pièces de dessus. Une fois choisi le dessin modulaire des pièces de tissu, c'est-à-dire le dessin du cylindre gravé tel que développé sur un plan, il est facile de fabriquer de telles pièces de tissu en mettant en oeuvre le procédé connu de thermotransfert à sec. Lorsque ces pièces parviennent à l'atelier de confection proprement dit, le coupeur coupe simultanément les éléments du corps du vêtement (et éventuellement certaines garnitures telles que 9a, 9b et 10b) sur les zones A d'un matelas de pièces de tissu, selon le patron mis au point avant la préparation du cylindre gravé. Il peut ensuite couper séparément les garnitures (ou les autres garnitures) sur la zone B de chaque pièce. Enfin, les divers éléments de la robe sont ensuite assemblés et cousus de façon usuelle. Ce qui vient d'entre dit à propos d'une robe s'applique notamment à la confection d'un ensemble deux pièces, voire à celle de vestes fantaisie pour hommes ou jeunes gens. De toute façon, il est clair que l'invention atteint bien le but qui lui avait été assigné. RE'?ENDICATI0NS 1 - Procédé de confection de vêtements, notamment de v8tements féminins, caractérisé en ce qu'il consiste à imprimer par le procédé de thermotransfert à sec, sur la mOrne pièce de tissu, d'une part, le dessin répétitif du corps du vêtement, et ceci sur la majeure partie de la largeur de la pièce, et, d'autre part, une succession d'ébauches de certaines au moins des garnitures des vêtements à confectionner, et ceci en lisière; puis à couper séparément les éléments du corps des vtements et leurs garnitures sur les parties appropriées de la pièce de tissu; et enfin à assembler et à coudre de façon usuelle ces éléments ainsi que les garnitures. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les éléments du corps des vêtements sont d'abord coupés simultanément de façon usuelle sur un matelas de plusieurs pièces de tissu empilées tandis que les garnitures sont coupées ensuite séparément sur la lisière restante de chaque pièce. 3 - Tissu destiné à la confection de vêtements, caractérisé en ce qu'il comprend, imprimés par thermotransfert à sec sur la m8me pièce de tissu, d'une part le dessin du corps des vêtements à confectionner qui se répète sur la:longueur de la pièce à des distances modulaires et ceci sur laXmajeure partie de la largeur de la pièce et, d'autre part, une succession d'ébauches de certaines au moins des garnitures de ces mêmes v8tements, les ébauches imprimées se répétant elles aussi sur la largeur de la pièce aux mêmes distances modulaires, mais en lisière.