La présente invention concerne un procédé d'injection par seringue en quantité et débit précis d'un produit et pousseseringue pour sa mise en oeuvre. Les dispositifs connus utilisent tous le même principe selon lequel le piston de la seringue est poussé par une pièce mobile entrarnée, à l'aide d'une roue et vis sans fin, par un motoréducteur ; le réglage de la vitesse du moteur est asservie par un variateur électronique ou mécanique, double en général d'un contrôle et d'une régulation tachimétrique permettant d'obtenir la précision voulue. Le défaut le plus important de ces systèmes réside dans le fait que chacun d'eux est adapté à un seul type et seul calibre de seringue.Ceci tient au principe lui-même, le rengage consistant à faire avancer le piston de la seringue d'une unité de longueur précise dans un temps donné ; le volume expulsé étant déterminé par la section de la seringue, cette dernière doit toujours être de mêmes dimensions ; or il existe dans le commerce un grand nombre de types de seringues (en général d'ailleurs il s'agit de seringues jetables) ; certains constructeurs fournissent des abaques permettant l'adaptation de leur pousse-seringue à plusieurs types de seringues, mais ceci est une source de graves erreurs, les infirmières n'étant pas familiarisées à la lecture des abaques, ni aux corrections, non évidentes, d'affichage du débit qui en découlent.D'autre part, les systèmes connus sont basés sur l'utilisation de seringues de 50 cm3 et parfois de 30cm3; or, il existe des seringues de 1, 2, 5, 10, 15, 20, 25, 30 et 50 cm3 ; il est donc exclu d'utiliser celles allant de i à 25 cm3 ce qui oblige l'utilisateur, dans ce cas, à diluer son produit à injecter dans 30 ou 50 cm3 et à introduire la totalité de ce volume dans le corps du patient. La présente invention vise à remédier à ces inconvénients. A cet effet, le procédé qu'elle concerne consiste à actionner le piston de la seringue au moyen du piston d'une seringue auxiliaire, identique à la précédente, lui-même entraîné par un liquide introduit, avec le débit désiré, dans le corps de la seringue auxiliaire qui, de ce fait, joue le rôle de vérin d'entratnement du piston de la première seringue. Ainsi, il suffit d'utiliser une seringue auxiliaire identique à la première seringue pour être sûr de la quantité de produit injecté. Le pousse-seringue pour la mise en oeuvre de ce procédé comprend, en combinaison, des moyens pour supporter une première seringue ou seringue principale, une seconde seringue ou seringue auxiliaire identique à la première, des moyens pour supporter cette seringue auxiliaire, des moyens pour solidariser le piston sorti de l'une de ces seringues avec le piston rentré de l'autre et des moyens réglables pour entrainer, à la vitesse désirée, le piston de la seringue auxiliaire en vue d'un débit prédéterminé, tous ces moyens étant rassemblés et fixés sur un bâti unique. Suivant une forme d'exécution simple de l'invention,les moyens supports des deux seringues sont constitués par des embouts coniques femelles de raccords prévus aux extrémités des tubulures de liaison et dans lesquels sont engagés les embouts coniques mâles des seringues, ces raccords étant supportés par des berceaux et brides ou similaires. Suivant une première forme d'exécution de l'invention, les raccords précités sont disposés coaxialement et les seringues sont disposées en opposition avec leurs pistons en appui l'un contre l'autre. Dans ce cas, les moyens solidarisant les pistons sont constitues par les moyens supports des seringues. Dans une variante d'exécutionde l'invention, les raccords précités sont décalés transversalement de manière que les seringues soient disposées tete-bêche, les moyens de solidarisation des pistons étant constitués par des butées portées par une tige coulissant dans des paliers ménagés dans des supports placés entre les seringues, chaque butée, réglable en position le long de la tige précitée, étant appliquée contre le piston de l'une des seringues, l'un de ces pistons étant sorti et l'autre rentré. Les moyens d'entraînement de la seringue auxiliaire peuvent être constitués par la seringue d'un pousse-seringue classique, c'est-à-dire comportant des moyens supports d'une seringue, un chariot monté sur une vis mère et en contact avec le piston de la seringue et ce-pousse-seringue, et un ensemble motoréducteur à vitesse variable et roue et vis sans fin pour lten- traînement de la vis mère précitée, la seringue de ce pousseseringue étant raccordée à la seringue auxiliaire. Cependant, suivant une forme d'exécution préférée de l'invention, les moyens d'entrainement du piston de la seringue auxiliaire sont constitués par une pompe à galets dont l'orifice de sortie est relié, par une tubulure appropriée, à la seringue auxiliaire. De toute façon, l'invention sera bien/comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé, représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution d'un pousse-seringue permettant la mise en oeuvre de ce procédé : Figure 1 en est une vue de côté en élévation suivant une première forme d'exécution ; Figure 2 en est une vue similaire à figure 1 en illustrant une autre forme d'exécution.. Comme indiqué précédemment, le procédé de l'invention consiste essentiellement à actionner le piston de la seringue dont on veut injecter le produit dans le corps d'un patient, en quantité et avec un débit prédéterminés a l'aide d'une seconde seringue identique à la première. La première seringue sera désignée ci-après : seringue principale, et la seconde : seringue auxiliaire. Dans toutes les formes d'exécution du pousse-seringue de & invention, il est donc prévu au moins deux seringues dont l'une est la seringue principale et l'autre la seringue auxiliaire, ainsi que les moyens pour supporter ces deux seringues. Dans les deux formes d'exécution illustrées sur le dessin, la seringue principale est désignée par la référence 1 et la seringue auxiliaire par la référence 2. Comme cela est connu en soit, l'embout conique mâle la de la seringue principale 1 est relié par l'intermédiaire d'un raccord approprié 3 à une tubulure 4 aboutissant à une aiguille 5 destinée à être introduite dans une veine du patient. Dans la forme d'exécution illustrée sur la figure i, un bâti-6 supporte une tige guide horizontale 7 à ltextrémité libre de laquelle est fixée une pièce 8, destinée à supporter la seringue 1 par l'intermédiaire du raccord 3. Dans cet exemple, le raccord 3 est logé dans un perçage de la pièce 8 et immobilisé au moyen d'une vis de blocage 9. On aurait tout aussi bien pu prévoir un berceau et une bride de serrage. Comme le montre le dessin, la pièce 8 est solidaire d'un manchon 8a déplaçable le long de la tige guide 7 et il peut être immobilisé dans la position désirée au moyen d'une vis de blocage 11. Le bâti 6 présente un berceau 6a disposé coaxialement au perçage de la pièce 8 dans lequel est logé le raccord 3; ce berceau 6a est destiné à recevoir un second raccord 12 identique au raccord 3 et permettant la fixation par son embout conique mâle 2a de la seringue auxiliaire 2. Ce raccord 12 est immobilisé dans son berceau 6a au moyen d'une bride 13 fixée au bâti 6 par des vis non visibles sur le dessin. La seringue auxiliaire 2 étant destinée à actionner le piston lb de la seringue principale 1 en vue de l'injection du produit contenu dans cette dernière dans la veine du patient, il faut,qu'avant cette injection, le piston lb de la seringue 1 soit sorti et que le piston 2b de la seringue 2 soit rentré. Dans cet exemple, les deux seringues 1 et 2 sont disposées en sens inverse avec leurs pistons dos à dos de telle sorte qu'ils sont rendus solidaires l'un de l'autre directement par les raccords 3 et 12. Le montage de la pièce support 8 coulissant sur la tige guide 2 permet d'adapter l'intervalle entre les raccords 3 et 12 aux dimensions des seringues 1 et 2. Dans la forme d'exécution illustrée sur la figure 1, les moyens d'entraînement du piston 2b de la seringue auxiliaire 2 sont constitués par une troisième seringue 14 qui est la seringue d'un pousse-seringue d'un type classique et qui, dans cette réalisation, joue le rôle de pompe. En effet, les moyens d'entrazinement du piston 2b de la seringue 2 tels qu'illustrés sur la figure 1, sont constitués par un pousse-seringue d'un type couramment utilisé, c'est-à-dire comportant un motoréducteur 15, un ensemble vis sans fin 16 et roue 17 calée sur une vis mère 18 dont l'axe est parallèle à celui des raccords 12 et 3 et qui porte un chariot 19, destiné à servir de butée d'entraînement du piston 14b de la seringue 14 qui est fixée, par son embout conique mâle 14a au meme raccord 12 que la seringue 2, les deux seringues 14 et 2 étant montées en opposition. Le fonctionnement de ce pousse-seringue est le suivant En réglant convenablement la vitesse du moto-réducteur 15 on obtient à la sortie de la seringue 14, un débit déterminé et ce débit sera évidemment réparti de manière absolument identique a la sortie de la seringue principale 1 puisque les seringues 1 et 2 sont rigoureusement identiques. On voit que, grâce au procédé selon l'invention, il est possible d'utiliser un pousse-seringue d'un type classique sans qu'il soit nécessaire de procéder à des réglages complexes et incertains, en cas de changement de type de seringue. En effet, le pousse seringue classique est livré avec un débit réglable de manière sûre,à condition toutefois d'utiliser toujours la même seringue 14. L'opérateur n'aura donc qu'a adapter à ce pousseseringue classique ne permettant pas de manière facile le changement de type de seringue, deux seringues identiques du type souhaité par le médecin traitant. Comme le montre le dessin, pour plus de sécurité, chacune des seringues 1 et a peut être supportée par une vis respectivement 21 et 22 vissée sur un coulisseau respectivement 23 et 24, mobile le long de la tige guide 7 et susceptible d'etre bloqué en n'importe quelle position à l'aide d'une vis de blocage respectivement 25 et 26; On conçoit aisément que le liquide qui va et vient dans les seringues 2 et 14 peut être quelconque. Dans l'exemple illustre sur la figure 2, les raccords 3 et 12 sont décalés transversalement l'un par rapport à l'autre de façon à permettre aux seringues i et 2 d'être disposées têtebêche. On retrouve donc, dans cette forme d'exécution, une tige guide horizontale 7, sur laquelle est montée de manière à pouvoir coulisser une pièce support 8 supportant le raccord 3 immobilisé par une vis de blocage 9,et solidaire d'un manchon 8a, équipé d'une vis de blocage Il Comme dans l'exemple précédent, la seringue 2 est portée par un raccord 12 supporté par le bâti 6 de l'appareil. Dans ce cas, la tenue du raccord 12 dans son berceau 6a est assurée par un couvercle 6b dont est équipé le bâti 6. Dans cet exemple, le bâti 6 est agencé de manière à présenter deux compartiments à savoir : un compartiment inférieur 27 servant de logement à une pompe à galet 28 d'un type connu,et un compartiment supérieur 29 constituant un réservoir du liquide pompé par la pompe 28 en vue d'entraîner le piston 2b de la seringue 2. L'orifice de sortie de la pompe 28 est relié par une tubulure 31 au raccord 12 du côté opposé de l'embout 2a de la seringue 2. Les moyens de solidarisation des pistons 2b de la seringue 2 et lb de la seringue 1, sont constitués par des butées respectivement 32 et 33 portée par une tige horizontale 34 coulissant dans des paliers 35 et 36 ménagés dans la pièce 8 et dans le bâti 6, parallèlement aux raccords 3 et 12 et disposés entre les seringues 1 et 2. Les butées 32 et 33 sont montées de manière à pouvoir coulisser le long de la tige 34 et être immobilisées en n'importe quelle position au moyen d'une vis de blocage respectivement 32a et 33a. il est donc possible d'appliquer la butée 32 contre le piston 2b de la seringue 2 en position rentrée et la butée 33 contre le piston lb de la seringue 1 en position sortie. Comme dans l'exemple précédent, ce dispositif permet d'adapter le pousse seringue aux dimensions de la seringue d'injection choisie par le médecin traitant, la seule condition étant toujours que les seringues 1 et 2 soient identiques. Le fonctionnement de ce pousse-seringue est donc le suivant En réglant la vitesse d'entrainement de la pompe 28 en fonction du débit désiré, il est possible d'introduire dans la seringue 2, qui joue alors le rôle de vérin, la quantité désirée de produit contenu dans le réservoir 29 avec le débit désiré. L'identité rigoureuse des seringues 1 et 2 a pour effet que le débit et la quantité de produit injecté par la seringue 1 sont rigoureusement identiques à ceux du produit introduit dans la seringue 2. Comme dans l'exemple précédent, le débit du produit injecté dans le corps du patient est donc déterminé par les moyens d'entrainement du piston de la seringue auxiliaire et, par conséquent, il est indépendant de la seringue utilisée ce qui est le premier but recherché par la présente demande. En outre, la quantité de produit est déterminée par le volume de la seringue utilisée et le remplacement d'une seringue par une seringue d'un autre type, n'a pour effet que de modifier le volume du produit injecté et non son débit puisque le débit est determiné par les moyens d'entrainement du piston de la seringue auxiliaire. Comme il va de soi, et comme il ressort de ce qui précède, l'invention ne se limite pas aux seules formes d'exécutionsde ce pousse-seringue qui ont eété décrites ci-dessus à titre d'exempes; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisa tion ; c'est ainsi que, par exemple, dans la première forme d'exécution, les seringues auraient pu être disposées tetebêche et,inversement dans la seconde forme d'exécution, elles auraient pu être disposées dans le prolongement l'une de l'autre et en sens inverse. - REVENDICATIONS 1. - Procédé d'injection par seringue en quantité et bit précis d'un produit notamment dans la veine d'un patient, caractérisé en ce qu'il consiste à actionner le piston de la seringue au moyen du piston d'une seringue auxiliaire, identique à la précédente, lui-même entrainé par un liquide introduit,avec le débit désiré, dans le corps de la seringue auxiliaire qui, de ce fait, joue le rôle de vérin d'entrainement du piston de la première seringue. 2. - Pousse-seringue pour la mise en oeuvree du procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend, en combinaison des moyens pour supporter une première seringue ou seringue principale, une seconde seringue ou seringue auxiliaire identique à la première, des moyens pour supporter cette seringue ou seringue auxiliaire, des moyens pour solidariser le piston sorti de l'une de ces seringues avec le piston rentré de l'autre et des moyens réglables pour entrainer, à la vitesse désirée, le piston de la seringue auxiliaire eiybue d'un débit prédéterminé, tous ces moyens étant rassemblés et fixés sur un bâti unique. 3. - Pousse-seringue selon la revendication 2, caractérlsé en ce que les moyens supports des deux seringues sont constitués par des embouts coniques femelles de raccords prévus aux extrémités des tubulures de liaison et dans lesquels sont engagés les embouts coniques mâles des seringues, ces raccords étant supportés par des berceaux et brides ou similaires. 4. - Pousse-seringue selon la revendication la revendication 3, caractérisé en ce que les raccords supportant les seringues sont disposés coaxialement et les seringues sont disposées en opposition avec leurs pistons en appui l'un contre 1' autre. 5. - Pousse-seringue selon la revendication 2 ou la revendication 3, caractérisé en ce que les raccords supportant les seringues sont de cales transversalement de manière que les seringues soient disposées tête-bêche, les moyens de solidarisatbn des pistons étant constitués par des butées portées par une tige coulissant dans des paliers ménagés dans des supports placés entre les seringues, chaque butée, réglable en position le long de la tige précitée, étant appliquée contre le piston de l'une des seringues, l'un de ces pistons étant sortie et l'autre rentré. 6. - Pousse-seringue selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que les moyens d'entrainement de la seringue auxiliaire sont constitués par la seringue d'une pousseseringue classique, ctest-à-dire comportant des moyens supports d'une seringue, un chariot monté sur une vis mère et en contact avec le piston de #la seringue i ce pousse-seringue, et un ensemble moto-réducteur à vitesse variable et roue et vis sans fin pour l'entraînement de la vis mère précitée, la seringue de ce pousseseringue étant raccordée à la seringue auxiliaire. 7. - Pousse-seringue selon l#un#.quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que les moyens d'entraînement du piston de la seringue auxiliaire sont constitués par une pompe à galets dont l'orifice de sortie est relié, par une tubulure appropriée, à la seringue auxiliaire.