La presente invention concerne un dispositif d'amorçage automatique pour une pompe à engrenages, notamment pour une pompe de faible capacité. A la mise en marche d'une pompe à engrenages, dans le cas habituel, les jeux internes doivent être aussi réduits que possible, afin que le brassage de l'air crée une dépression suffisante pour permettre au liquide de monter. Ces jeux interviennent essentiellement à trois niveaux 10 - Jeu dans le sens de l'épaisseur des engrenages, par rapport aux parois latérales du logement du corps de pompe, à l'intérieur duquel sont montés tournants ces engrenages. 2 - Jeu de fonctionnement dans ltengrenement des pignons. - - Jeu entre le diamètre extérieur des engrenages et le diamètre intérieur des chambres correspondantes ménagées dans le corps de pompe. Lorsque l'on utilise des petits moteurs, ce qui est le cas pour des pompes de faible capacité, il est difficile de réaliser des jeux répondant à de telles exigences. La précision de fabrication doit en effet être très grande, sinon les pertea par frottements internes sont importantes et le moteur peut caler facilement. Dans ce genre de pompe, il est aussi très difficile d'utiliser un clapet anti-retour pour éviter le désamorçage, la pression étant trop faible. La présente invention permet d'éviter tous ces inconvénients. A cet effet, elle a pour objet un dispositif d'amorçage pour pompe à engrenages, fonctionnant en position verticale, c'est-à-dire avec les axes de ses deux pignons superposés, et constitué par une cavité ménagée dans le corps de pompe et ayant sa partie supérieure située plus haut que la partie la plus basse de la denture du pignon inférieur, ladite cavité communiquant, par au moins un orificetavec le logement des pignons dans la région du pignon inférieur et, par au moins un autre orifice, avec le canal d'aspiration de la pompe. Ce dispositif permet l'utilisation de petits moteurs, tout en ayant une hauteur d'aspiration importante. Il est peu coûteux et inusable, puisqu'il n'utilise aucune pièce en mouvement0 La seule exigence a respecter concerne la position de la pompe, qui doit obligatoirement fonctionner en position verticale, la cavité ou chambre d'amorçage étant placée de telle façon qu'il y ait toujours une certaine quantité de liquide qui immerge la denture d'un pignon, grâce à la communication, par un premier orifice, avec le logement de ce pignon.L'autre orifice, reliant la cavité avec le canal d'aspiration, permet à cette cavité de se remplir correctement, en laissant échapper l'air lors du remplissage0 De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit, en référence à l'unique figure du dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une pompe à engrenages munie du dispositif d'amorçage objet de l'invention. Sur cette figure apparat le corps I de la pompe, dont le flasque avant est supposé enlevé. D'une manière classique, le corps de pompe 1 comporte un logement 2, à l'intérieur duquel sont montés tournants, autour d'axes respectifs 9 et 4, deux pignons 5 et 6 dont les sens de rotation opposés sont symbolisés par des flèches 7 et 8. Le pignon supérieur 5 est par exemple accouplé à un moteur, tandis que le pignon inférieur 6 est monté fou sur son axe 4, et entraîné par l'intermédiaire du pignon 5 avec lequel il est en prise, dans la région centrale du logement 2o Le corps 1 est percé d'un canal d'aspiration 9, aboutissant dans le logement 2, et d'un canal de refoulement 10, partant du logement 2 à l'opposé du débouché du canal d'aspiration 9. Lorsque la pompe est montée, les canaux d'aspiration 9 et de refoulement 10 sont, bien entendu, raccordés à des éléments de canalisation extérieurs, non représentés. Selon l'invention, une cavité d'amorçage 11 est ménagée dans le corps de pompe 1. La partie inférieure de la cavité il est située plus bas que le fond du logement 2, tandis que la partie supérieure de la cavité il est située plus haut que la partie la plus basse de la denture du pignon inférieur 6. Un premier orifice 12 fait communiquer la partie centrale de la cavité d'amorçage il avec le logement 2 des pignons 5 et 6, dans la région du pignon inférieur 6. Un second orifice 13 fait communiquer la région supérieure de la cavité Il avec le canal d'aspiration 90 Le premier amorçage peut s'effectuer soit en mettant du liquide à hauteur de la pompe, soit en immergeant un tuyau d'aspiration raccordé au canal 2 puis en le relevant à la hauteur de la pompe, ceci trois ou quatre fois de suite, afin de remplir la cavité 11. Ensuite l'aspiration se fait automatiquement, à chaque mise en route du moteur accouplé au pignon supérieur 5. Lorsque la pompe est amorcée une première fois et qu'elle débite normalement, par son canal de refoulement 10, si L'on arrête le moteur, le liquide s'évacue des tuyauteries mais la cavité d'amorçage Il reste pleine de liquide. Compte tenu de la disposition choisie, la partie basse de la denture du pignon inférieur 6 reste aussi immergée, comme l'illustre le dessin. Lors d'une nouvelle mise en marche, une petite partie du liquide de la cavité Il est entraînée par le pignon 6, le passage du liquide étant permis par l'orifice 12, ce qui chasse l'air se trouvant à l'intérieur du logement 2 et permet à l'aspiration de se faire sans difficulté ; pendant les premières secondes de fonctionnement, la chambre d'amor çage il se remplit à nouveau completement, l'air s'échappant à travers f orifice 13 au cours de ce remplissage. Le cycle peut ainsi recommencer indéfiniment sans qu'il y ait désamorçage0 Lorsque la pompe se désamorce, par exemple par suite d'un manque de liquide, il reste suffisamment de liquide dans la cavité Il pour que se produise à nouveau le réamor çage automatique0 Le dispositif d'amorçage, objet de l'invention, s'applique plus particulièrement à des pompes de faible capacité, pour lesquelles il permet d'avoir une hauteur d'aspiration très convenable. A titre d'exemple, des essais ont été réalisés sur une pompe équipée d'un moteur de 27W, tournant à 2000 tours/minute, avec une puissance disponible sur l'arbre moteur de 9W à 2000 tours/minute et un débit moyen de i8o I/h ; la hauteur d'aspiration était de 1,5 m dans le cas présent. Le dispositif selon l'invention peut aussi présenter un certain intérêt pour des pompes à engrenages plus puissantes, puisqulil permet de faciliter l'amorçage tout en diminuant la précision requise dans l'usinage des pièces. Enfin, il est à noter, à propos du champ d'application de l'invention, que ce dispositif d'amorçage automatique fonctionne quelle que soit la nature du liquide à aspirer. Comme il va de soi, et comme il résulte déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de ce dispositif d'amorçage qui a été décrite ci-dessus, à titre d'exemple, elle en embrasse au contraire, toutes les variantes de réalisation et d'application fondées sur le même principe0 REVENDICATION; Dispositif d'amorçage automatique pour une pompe à engrenages, notamment pour une pompe de faible capacité, fonctionnant en position verticale c'est-à-dire avec les axes (3, 4) de ses deux pignons (5, 6) superposés, caractérisé en ce qu'il est constitué par une cavité (11) ménagée dans le corps de pompe (1) et ayant sa partie supérieure située plus haut que la partie la plus basse de la denture du pignon inférieur (6), ladite cavité ( 11J communiquant, par au moins un orifice (12), avec le logement (2) des pignons, dans la région du pignon inférieur (6) et, par au moins un autre orifice (13), avec le canal d'aspiration (9) de la pompe.