L'invention concerne un balai d'essuie-glace, notamment pour véhicules automobiles, comportant un systeme d'étriers porteurs, constitué d'un étrier principal et de plusieurs étriers intermédiaires ou étriers a griffes pour tenir une raclette d'essuyage, et comportant en outre un dispositif déflecteur de vent dont la surface efficace est disposée latéralement a cette raclette. Un tel balai d'essuie-glace est connu, par exemple par la demande de brevet allemand DE-OS 23 46 100. Cette-demande de brevet décrit une forme de réalisation dans laquelle le dispositif déflecteur de vent est formé sur la raclette. Comme la surface efficace du dispositif déflecteur de vent se trouve particulièrement proche de la vitre, la tendance du balai, notamment de la raclette, à se décoller de la vitre est pratiquement tout a fait éliminée. Un inconvénient de ce balai est que, du fait du dispositif déflecteur formé sur la raclette, l'angle d'inclinaison de la raclette par rapport a la vitre varie, de sorte que sa lèvre qui, sans cela, balaierait la vitre par son arête vive, est basculée, ce qui a pour effet que la netteté de l'essuyage et par conséquent la sécurité de conduite ne sont pas toujours assurées.Le basculement peut aussi etre une cause d'usure plus rapide de la raclette. En outre, la fabrication de la raclette est techniquement difficile, donc onéreuse. De plus, les balais d'essuie-glace classiques ne peuvent pas être équipés d'un tel dispositif déflecteur apres montage. Les autres formes de réalisation avec déflecteurs maintenus par des étriers a griffes, revendiquées dans la demande de brevet précitée, ont aussi l'avantage que leur surface efficace se trouve près de la vitre. Elles présentent l'inconvénient d'une répartition irrégu lière de la pression d'appui induites par le dispositif déflecteur, dans la raclette. En# outre, la partie médiane de la raclette n'est pas masquée. Or c'est juste à cet endroit que la pression d'appui, que le bras fournit par l'intermédiaire de l'ossature porteuse, est la plus. faible, de sorte qu'aux grandes vitesses du véhicule, la raclette se décolle d'abord en cet endroit lorsque le balai est déplacé contre le vent arrivant sur le pare-brise et abordant le balai latéralement pendant des phases déterminées de l'essuyage. Là encore, un essuyage net n'est pas assuré.Cet inconvénient ne peut pas être évité avec cette forme de réalisation car, avec les vitres bombées des véhicules modernes, la raclette est dotée à l'avance d'une certaine courbure, si bien que les dispositifs déflecteurs de vent ne peuvent pas être disposés aussi près l'un de l'autre qu'il serait désirable, à moins de se toucher lors de l'essuyage et d'interférer entre eux et avec la raclette Par contre, une répartition uniforme de la pression dans la raclette peut être obtenue si le dispositif déflecteur de vent est disposé sur l'étrier principal. Un tel balai d'essuie-glace est connu, par exemple, par la demande de brevet allemand DE-AS 23 22 287. Le dispositif déflecteur de vent ne masque toutefois pas la raclette de sorte que, là encore, il y a lieu de redouter que sa zone médiane se décolle de la vitre.Comme cette zone de la raclette doit nettoyer une portion importante du pare-brise, située immédiatement devant les yeux du conducteur, il en résulte que la sécurité de la conduite n'est pas non plus assurée dans ce cas. La zone médiane de la raclette ne pourrait être masquée ici qu'en agençant un déflecteur supplémentaire, ce qui conduirait alors à un accroissement de la résistance aérodynamique du balai et impliquerait donc la fourniture d'une énergie plus importante par le moteur de l'essuie-glace. L'invention a pour objet de développer un balai d'essuie-glace du genre mentionné au début, de façon qu'un contact de qualité soit toujours assuré entre la raclette et le pare-brise, sans qu'il soit nécessaire de recourir à un moteur plus puissant et sans que la longévité de la raclette et son adaptation aux diverses courbures de la vitre soient compromises par le déflecteur. En outre, le déflecteur devra pouvoir être rattaché à l'essuie-glace de façon simple. Ceci est obtenujselon l'invention, par le fait que le dispositif déflecteur de vent forme écran par rapport à la zone médiane de la raclette et est maintenu sur l'étrier principal par des traverses étroites. Avec ce balai, c'est notamment la zone médiane de la raclette que le déflecteur maintenu sur l'étrier principal protège en l'empêchant de se décoller de la vitre, ce déflecteur constituant une construction légere du fait des traverses et ne chargeant le balai que d'un faible poids.Il en résulte que l'énergie supplémentaire demandée au moteur est infime. Conne l'amenée de la force s'effectue centralement, via l'étrier principal, il y a une répartition uniforme de la pression. L'adaptation de la raclette aux diverses courbures de la vitre n'est pas empêchée puisque le déflecteur est agencé devant la raclette, a distance de celle-ci. L'agencement du dispositif déflecteur dans la zone médiane, entre deux griffes voisines, a pour conséquence que la raclette est efficacement mise à l'abri du vent arrivant latéralement. Si le dispositif déflecteur de vent s'étend à peu près sur toute la longueur de l'étrier principal, on obtient une pression d'appui plus importante de sorte que, pour des raisons de sécurité, ce développement de l'invention doit être préféré. Le développement de l'invention, selon lequel le dispositif déflecteur de vent présente une surface efficace qui masque la tête de la raclette sur à peu près la moitié de la longueur totale de celle-ci, assure qu'il n'y aura pas de contact non désiré entre le déflecteur et la raclette ou le pare-brise. Dans la définition ci-dessus, l'expression "tête de la raclette", désigne la portion de la raclette fixée# à l'ossature porteuse et suivie d'une lèvre d'essuyage qui se raccorde à cette portion. La complexite de fabrication d'un déflecteur qui, selon une caractéristique avantageuse, est maintenu sur l'étrier principal uniquement par deux traverses, est faible. Pour des considérations de robustesse, il est opportun que ces traverses se trouvent au tiers et aux deux tiers de la longueur du déflecteur. La résistance supplémentaire que le moteur d'essuie-glace doit surmonter est particulièrement faible avec ce développement selon l'invention, car l'air arrivant latéralement est particulièrement bien amené à passer entre les traverses du déflecteur et la raclette, puis par-dessus la tête de celle-ci et au travers du système d'étriers porteurs. Il en résulte, en dessous du déflecteur, une dépression qui presse le balai d'essuie-glace contre la vitre d'autant plus fortement que la vitesse du véhicule est grande. En outre, l'angle selon lequel la surface efficace du déflecteur se présente par rapport à la vitre joue un rôle dans le bon fonctionnement du déflecteur. Si la surface efficace, était en équerre par rapport à la vitre, il ne pourrait y avoir dans le meilleur des cas qu'une faible protection de la raclette contre l'air incident, mais on n'obtiendrait aucun accroissement de la pression d'appui contre la vitre. L'agencement de-la surface efficace, parallèlement à la vitre, conduirait à une inversion de l'effet recherché. Le coté du déflecteur en regard de la vitre constituerait une surface d'attaque pour le vent s'écoulant en dessous de lui, ce qui faciliterait le décollement de la raclette. Une déflexion convenable du vent est obtenue si le dispositif déflecteur et la vitre à nettoyer forment entre eux un angle d'environ trente degrés. Du point de vue de la fabrication, il est particulièrement avantageux que le dispositif déflecteur et l'étrier principal puissent être fabriqués àpartir d'une même pièce et constituent un composant d'un seul tenant. Le balai d'essuie-glace peut être facilement équipé après son montage si le dispositif déflecteur peut être rapporté sur l'étrier principal par boulonnage, agrafage ou enclenchement. L'invention sera mieux comprise et d'autres caractéristiques apparaîtront à l'aide de la description ci-après et des dessins joints- où - la figure 1 représente une vue en élévation latérale d'un balai d'essuie-glace; - la figure 2 est une vue de dessus du balai d'essuie-glace de la figure 1; - la figure 3 est une vue en coupe selon la ligne A-A de la figure 1 ; et - la figure 4 représente une coupe de l'étrier principal d'un autre balai d'essuie-glace selon l'invention, doté d'un dispositif déflecteur de vent. Le balai d'essuie-glace représenté sur les figures 1 à 3 possède un étrier principal allongé 10 qui peut être lié, de façon connue en soi, à un bras d'essuie-glace (non représenté) au moyen d'une pièce intermédiaire 20 qui est disposée dans la partie médiane ajourée il de cet étrier principal 10. Sur chacune des deux extrémités 12 de l'étrier principal ] 0 est articulé, à la façon d'un fléau de balance, un étrier intermédiaire 30 dont l'extrémité 31 recouverte par l'étrier principal 10 est fixée par articulation au milieu d'un étrier à griffes 40. Les deux extrémités libres 32 des deux étriers intermédiaires 30 et les extrémités libres 41, 42, non entièrement visibles, des deux étriers à griffes 40 sont réalisées sous forme de griffes.Ces griffes emprisonnent de façon connue une raclette d'essuyage en caoutchouc 50 comme suit : les extrémités libres 32 des étriers intermédiaires 30 chevauchent et emprisonnent les régions extérieures 51 de la tête 53 à section sensiblement trapézoldale de la raclette 50, tandis que les étriers à griffes 40 chevauchent et emprisonnent la zone médiane 52 de cette tête 53 de la raclette 50 qui est renforcée de chaque côté par une tringle élastique 60. Ces tringles élastiques sont insérées dans des évidements correspondants appartenant à la tête 53 de la raclette et s'étendent à peu près sur toute la longueur de cette raclette 50.A la tête 53 de la raclette 50 se raccorde, par l'intermédiaire d'une âme flexible 54 dite "âme de basculement", une lèvre d'essuyage 55 qui est au contact d'une vitre 70 dont une partie seulement est représentée. Cette vitre constitue le pare-brise d'un véhicule automobile. La pression d'appui de la lèvre d'essuyage 55 contre la vitre 70 est engendrée par un bras d'essuie-glace, non représenté, et cette pression est amenée à la lèvre d'essuyage 55 par l'intermédiaire de l'étrier principal 10, des étriers intermédiaires 30 et des étriers à griffes 40, ainsi que des tringles élastiques 60. Comme on le sait, il y a, dans la région des points d'attaque des griffes 32 des étriers intermédiaires 30 et des griffes 41, 42 des étriers à griffes 40, une plus forte pression dans la raclette 50 que dans la partie comprise entre ces régions.Comme la pression peut être diminuée, voire même supprimée, du fait des forces de soulèvement exercées -par les courants d'air intense qui, aux grandes vitesses du véhicule, rencontrent le côté longitudinal du balai, il est fréquent qu'il y ait, notamment dans les zones comprises entre les griffes, une trame d'essuyage imparfaite. Cela est particulièrement gênant dans la portion du parebrise 70 située immédiatement devant les yeux du conducteur et habituellement balayée par la portion médiane 52 de la raclette 50 comprise entre les griffes 41, 42 des étriers griffes 40. Cet inconvénient est-évité par le fait qu'un dispositif déflecteur de vent 80, plan et en forme d'aube ou pale, est maintenu sur l'étrier principal 10 du balai et s'étend latéralement à la raclette 50, à peu près sur toute la longueur de l'étrier principal 10. Ce dernier possède une section transversale sensiblement en forme de U, avec deux joues latérales 14, 15 et un dos 16 reliant ces joues latérales 14, 15. Le dispositif déflecteur de vent 80 et l'étrier prin- cipal 1D constituent une pièce d'un seul tenant, le dispositif déflecteur 80 étant relié à la joue latérale 15 de l'étrier principal 10 par deux traverses étroites 81. Ces deux traverses étroites 81 sont disposées symétriquement à l'extrémité du premier et du deuxième tiers de l'étrier pincipal 10, sensiblement devant les griffes 42, voisines l'une de l'autre, des deux étriers à griffes 40, et maintiennent l'aube plane et plate 80 dont la surface plane 82,éloignée de la vitre 70,représente la surface efficace du dispositif déflecteur de vent 80. La surface efficace 82 du dispositif déflecteur de vent 80 est agencée selon un angle a d'environ trente degrés par rapport à la vitre à nettoyer 70 et forme écran par rapport à la tête 53 de la raclette 50, sur environ la moitié de la longueur totale de celle-ci. Au moyen de la surface efficace 82, le courant d'air adjacent à la vitre 70 est amené à passer par les cavités 90 bordées par les traverses 81, entre l'étrier principal 10 et les étriers à griffes 40 ou les étriers intermédiaires 30. La déflexion du courant d'air a pour effet de créer, en dessous du dispositif déflecteur 80, dans la région de la raclette 50, une dépression qui, soutenue par l'écoulement de l'air dévié, presse la lèvre 55 du balai sur la vitre, cela d'autant plus fortement que la vitesse du véhicule est plus grande. Ainsi, tout décollement du balai est évité aux grandes vitesses et la sécurité est garantie par une qualité d'essuyage toujours parfaite. Le même effet peut être obtenu par un dispositif déflecteur de vent maintenu sur l'étrier principal au moyen de vis, rivets ou moyens de fixation analogues. La figure 4 est une vue partielle montrant un exemple de réalisation comportant un étrier principal 10 auquel une traverse 81 d'un dispositif déflecteur,non représenté en détail, est fixée au moyen d'une vis 100. Cette variante permet l'équi- pement, après montage, d'essuie-glace de série. Bien entendu, les exemples de réalisation décrits ne sont nullement limitatifs de l'invention. REVENDICATIONS 1. Balai d'essuie-glace, notamment pour véhicules automobiles, comportant un système d'étriers porteurs, constitué d'un étrier principal et de plusieurs étriers intermédiaires ou étriers à griffes pour tenir une raclette d'essuyage, et comportant en outre un dispositif déflecteur de vent dont la surface efficace est disposée latéralement à cette raclette, ce balai étant caractérisé en ce que le dispositif déflecteur de vent (80) forme écran par rapport à la zone médiane (52) de la raclette (50) et est maintenu sur l'étrier principal (1-0) par des traverses étroites (81). 2. Balai d'essuie-glace selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif déflecteur de vent (80) s'étend dans la zone médiane (52), entre deux griffes voisines (42). 3. Balai d'essuie-glace selon la revendication 1, caractérisé en ce que le déflecteur de vent (80) s'étend à peu près sur toute la longueur de l'étrier principal (10). 4. Balai d'essuie-glace selon la revendication 3, caractérisé en ce que le dispositif déflecteur de vent (80) présente une surface efficace (82) qui masque la tête (53) de la raclette (50) sur à peu près la moitié de la longueur totale de celle-ci. 5. Balai d'essuie-glace selon la revendication 4, caractérisé en ce que la surface efficace (82) est maintenue par deux traverses (81) qui sont agencées symétriquement à l'extrémité du premier et du deuxième tiers de l'étrier principal (10). 6. Balai d'essuie-glace selon la revendication 5, caractérisé en ce que la surface efficace (82) est plane et disposée selon un angle (a) d'environ trente degrés par rapport à la vitre à nettoyer (70). 7. Balai d'essuie-glace selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le dispositif déflecteur de vent (80) et l'étrier principal (10) constituent une pièce d'un seul tenant. 8. Balai d'essuie-glace selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le dispositif déflecteur de vent (80) est fixé par boulonnage, agrafage ou enclenchement sur l'étrier principal (10). 9. Balai d'essuie-glace selon la revendication 8, caractérisé en ce que les traverses (ei) du dispositif déflecteur de vent sont fixées à l'étrier principal (10) au moyen de vis (100).