L'invention concerne un chariot élévateur à fourche, comportant des moyens pour faire varier l'angle de braquage d'une ou de plusieurs roues directrices, ainsi qu'un groupe d'entranement, pour lequel sont prévus des moyens permettant de choisir la direction et la vitesse de marche. En pratique, il se produit souvent des accidents avec des chariots élévateurs à fourche, notamment lorsqu'un chariot vide prend un virage à trop grande vitesse, ce qui risque même de le faire basculer. L'invention a pour but d'accroître la sécurité des chariots élévateurs à fourche, en particulier d'éviter les accidents causés par le franchissement d'un virage à trop grande vitesse. L'invention réside en ce que, entre les moyens pour faire varier l'angle de braquage et les moyens de présélection de la vitesse de marche, il est prévu un couplage, par lequel une vitesse de marche maximale est associée à chaque angle de braquage. Grâce à cet agencement, il est possible, en ayant recours à des valeurs expérimentales ou calculées, d'ajuster la vitesse de franchissement d'un virage de façon à éliminer sûrement tout risque d'accident, notamment de renversement du véhicule. Ce point est particulièrement important pour des véhicules à trois roues, encore beaucoup moins stables que des véhicules à quatre roues. Dans une première forme de réalisation de l'invention, il est prévu un couplage électronique, qui contient un transmetteur de signaux associé à l'angle de braquage et un transmetteur de signaux détectant la vitesse de marche, ces deux transmetteurs étant raccordés à un comparateur qui, en cas d'écart des valeurs de comparaison qui y sont emmagasinées, envoie un signal de réglage à un organe de manoeuvre influençant le groupe d'entraînement.Cette forme de réalisation est particulièrement favorable lorsqu'il est prévu, de manière connue en soi, un entrainement hydrostatique, dans lequel les moyens de pré-sélection de la direction et de la vitesse de marche comprennent un circuit électrique, qui fait varier la oourse d'une pompe hydrostatique et dans lequel est disposé, comme organe de manoeuvre, un potentiomètre déplaça- ble par l'organe de manoeuvre du comparateur. On peut utiliser également un couplage mécanique. Selon un agencement judicieux de l'invention, il est prévu à cet effet des organes de manoeuvre, qui sont reliés aux moyens faisant varier l'angle de braquage et limitent la course des moyens de sélection de la vitesse de marche. Dans une autre forme de réalisation de l'invention, il est prévu un entraînement électrique avec une commande électronique par impulsions, dans laquelle est monté un couplage électronique des moyens faisant varier l'angle de braquage et des moyens sélectionnant la vitesse de marche. Selon une.autre caractéristique de l'invention, il est prévu, pour faire varier l'angle de braquage et pour sélectionner la direction et la vitesse de marche, un levier commun, déplaçable à la main en direction longitudinale du chariot élévateur à fourche pour la sélection de la direction et de la vitesse de marche et perpendiculairement à cette direction longitudinale pour faire varier l'angle de braquage. Ce levier commun constitue en quelque sorte un "manche à balai", qui facilite la conduite du chariot élévateur à fourche ou d'un autre vehicule, car les mouvements qui lui sont imprimés concordent avec le comportement du véhicule considéré. Avec une telle commande à un seul levier, un couplage entre la vitesse de marche et l'angle de braquage peut être réalisé de maniere simple, par le fait que le levier commun est guidé dans une coulisse adaptée à des coordinations prédéterminées de l'angle de braquage et de la vitesse de marche maximum. Pour définir la vitesse de marche ainsi que le sens de la marche et angle de braquage, le levier commun ne peut être déplacé qu'entre des valeurs fixées à l'avance par la coulisse, ce qui exclut pareillement tout risque d'accident. La description qui va suivre faite en regard du dessin annexé ,donné uniquement à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment la présente invention peut être réalisée. La figure 1 est une vue en plan d'un chariot élé- vateur à fourche la figure 2 représente schématiquement un chariot élévateur à fourche à entraînement hydrostatique avec un couplage selon l'invention la figure 3 montre en élévation latérale un chariot élévateur & fourche avec un levier commun pour le réglage de la vitesse de marche, de la direction de marche et de l'angle de braquage ; la figure 4 est une vue en plan du chariot élévateur suivant la figure 3 ; la figure 5 représente schématiquement une commande hydraulique de direction à un seul levier la figure 6 représente une coulisse de guidage du levier commun pour l'ajustement de la vitesse de marche et de l'angle de braquage ;; la figure 7 montre une coulisse analogue à celle de la figure 6, mais avec une coordination differente entre la vitesse de marche et l'angle de braquage. Le chariot élévateur à fourche, représenté dans la figure 1 sous la forme d'un gerbeur frontal possède, dans la zone faisant suite au mat de levage 1, deux roues directrices 2, dont l'angle de braquage est réglé au moyen d'un volant 3. Ducôté opposé au mât de levage 1, le chariot élévateur est équipe de deux roues motrices 4. Sa vitesse de marche est commandée par deux pédales 5 et 6, par exemple actionnant un système d'entraînement hydrostatique. L'une des pédales 5 ou 6 définit la course de la pompe et/ou du moteur à huile et l'autre pédale le nombre de tours du moteur commandant la pompe. Un entraînement hydrostatique est représenté schématiquement dans la figure 2. Aux roues motrices 4 est réuni un moteur à huile 7, alimenté par une pompe 8. La pompe à huile 8 est entraînée par un moteur 9, par exemple à combustion interne. Pour ne pas compliquer le dessin, on n'a représenté que le réglage de la course de la pompe à huile 8. Il est prévu à cet effet un organe de manoeuvre 10, recevant des signaux d'une commande électronique 11. Une pédale, par exemple la pédale 6, sert à faire varier le nombre de tours du moteur 9 entraînant la pompe 8. L'autre pédale 5 envoie un signal à la commande électronique 11, qui influence, en fonction de ce signal, l'organe de manoeuvre 10 et, par suite, la course de la pompe à huile 8. La pédale 5 peut être reliée à un potentiomètre, qui délivre comme signal à la commande électronique 11 une tension dependant de la position de la pédale. Pour assurer un couplage entre la vitesse de marche et l'angle de braquage, il est prévu d'envoyer également à la commande électronique 11 un signal dépendant de l'angle de braquage. Dans ce but, il est possible, par exemple, d'équiper le volant 3 d'un potentiomètre, qui est au zéro pendant la marche en ligne droite et dont la résistance change dans les deux directions. La commande électronique contient un comparateur, qui compare à des valeurs de consigne prédéterminées le signal venant de l'angle de braquage et le signal venant de la pédale de marche 5 et qui envoie le cas échéant, d'après cette comparaison, à l'organe de manoeu vre, un signal influençant la pompe à huile 8, de telle sorte que, pour un angle de braquage fixé à l'avance, une vitesse maximum ne peut pas être dépassée.Etant donné que la vitesse de marche dépend, non seulement de la position de la pédale 5, mais aussi de celle de la pédale 6, il peut être avantageux de mesurer la vitesse de marche et de l'in produire dans la commande électronique 11 commesignal supplémentaire et/ou comme signal dépendant de la position de la pédale 6.Dans tous les cas, il faut néanmoins faire en sorte que l'actionnement de la direction soit prioritaire vis-à-vis du réglage de la vitesse de marche, afin que le conducteur puisse éviter très rapidement un obstacle si besoin est Des couplages convenables entre l'angle de-braquage et la vitesse de marche peuvent être réalisés également par voie purement mécanique ou electrique. Ces couplages peuvent être établis avec les mêmes avantages avec des entraînements électriques à commande électronique par impulsions. Lorsqu'il s'agit d'un entraînement hydrodynamique, il fautréaliser un couplage entre l'angle de braquage et la pédale d'accélérateur, couplage à défaut duquel une reduction de la vitesse n'est pas possible. Pour cela, on pourrait pre- voir, par exemple, des butées mécaniques, amenées par le braquage à portée de la pédale d'accélérateur et susceptibles également de déterminer un déplacement forcé de la pédale d'accélérateur en direction de sa position de départ en fonc tion de l'angle de braquage, même si le conducteur laisse son pied sur elle. Le chariot élévateur à fourche représenté dans les figures 3 et 4 sous la forme d'un gerbeur frontal possède, â la place d'un volant et de pédales, un levier commun 12, semblable à un manche à balai d'avion et déplaçable de manière analogue. Le levier 12 peut être déplacé de sa position médiane vers l'avant et vers l'arrière dans le sens de la marche, en direction des flèches 13 et 14, pour déterminer le sens de la marche en même temps que la vitesse, à savoir le sens de la marche par un déplacement du levier à partir de sa position médiane et la vitesse de marche par la grandeur de ce déplacement. Le levier 12 peut être déplacé simultanement en direction des flèches 15 et 16, perpendiculairement à la direction longitudinale du chariot élévateur indiquée par les flèches 13 et 14, ce qui déclenche un mouvement de braquage des roues 2.Les mouvements obtenus tombent sous le sens, de sorte que des fausses manoeuvres sont pratiquement impossibles. Une commande par levier unique de ce genre pour le déplacement et la direction peut etre utilisée avec des systèmes d'entraînement aussi bien hydrostatiques qu'hydrodynamiques et électriques. Dans le cas d'entraînements hydrostatiques, le mouvement imprimé au levier en direction de la marche est transmis à la pompe à huile réglable, par exemple par une servo-commande, soit directement, soit à l'aide d'une commande électronique. Dans un entrainement hydrodynamique, la commande par levier unique remplace à la fois une soupape de commutation actionnée au pied et un papillon de gaz. Dans un entraînement électrique, le levier 12 peut agir sur une commande électronique par impulsions pour influencer la direction et la vitesse de marche. Les roues directrices 2 peuvent être actionnées par voie hydraulique, comme représenté dans la figure 5. A son extrémité lQ opposée à sa poignée 18 le levier 12, pivotant autour d'un point 17, est relié au piston 20 d'une soupape pilote 21. Celle-ci est disposée de telle façon que son piston 20 soit perpendiculaire à la longueur du véhicule, si bien qu'un mouvement du levier 12 en direction des flèches 15 et 16 s'accompagne d'un déplacement de La soupape pilote 21. Le corps 22 de celle-ci est articulé, de manière non représentee, autour d'un axe parallèle au piston 20 et passant par le pont de pivotement 17. Le réglage de l'entraînement en ce qui concerne la direction et la vitesse de marche au moyen du levier 12, c'est- & dire le mouvement de ce dernier en direction des flèches 13 et 14 dans le sens de la longueur du véhicule, n'est donc pas gêné, La soupape pilote est reliée à un vérin hydraulique 23, qui déplace l'essieu orientable des deux roues directrices 2 en fonction de la levée réglée de la soupape. Le corps 22 de la soupape pilote 21 est mobile axialement par rapport à son piston 20. I1 est réuni à l'essieu orientable 24 par un câble Bowden 25. Un braquage effectué par le levier 12 détermine donc en premier lieu un coulissement du piston 20 dans la soupape pilote 21.De ce fait, le fluide sous pression est amene au vérin hydraulique 23 ou en est évacué, ce qui entraîne un braquage correspondant des roues 2. Ce braquage est répercuté par le câble Bowden 25 à la soupape pilote 21, dont le corps 22 suit le piston 20, amenant ainsi la levée de la soupape à une valeur nulle au moment où est atteint l'angle de braquage réglé. Avec un levier d'actionnement unique selon les figures 3 à 5, il est relativement simple de réaliser, entre le réglage de l'angle de braquage et la preselection de la direction et de la vitesse de marche, un couplage évitant les risques d'accident. I1 peut être prévu à cet effet une coulisse 26 guidant le levier 12, comme représenté dans; la figure 6. Dans cet exemple, la coulisse 26 est de forme circulaire. I1 en résulte que, pour un angle de braquage maximum en direction de la flèche 15 ou 16, les déviations possibles en direction de la flèche 13 ou 14, par lesquelles sont déterminées la direction et la vitesse de marche, sont relativement faibles. La vitesse de marche maximum ne peut être atteinte qu'avec des angles de braquage moins accentués. Cela veut dire que la vitesse de marche doit être obligatoirement réduite si le braquage désiré est grand. La figure 7 représente une autre forme de cou-lisse 27, dans laquelle est guidé le levier 12. S'écartant de la forme circulaire, cette coulisse 27 conduit à des restrictions encore plus fortes de l'angle de braquage et/ou de la vitesse de marche. REVENDICATIONS 1. Chariot élévateur à fourche, comportant des moyens pour faire varier l'angle de braquage d'une ou de plusieurs roues directrices, ainsi qu'un groupe d'entraînement pour lequel sont prévus des moyens permettant de choisir la direction et la vitesse de marche, ledit chariot étant caractérisé en ce que, entre les moyens (3, 12) pour-faire varier l'angle de braquage et les moyens (5, 6 ; 12) de présélection de la vitesse de marche, il est prévu un couplage, par lequel une vitesse de marche maximale est associée à chaque angle de braquage. 2. Chariot élévateur à fourche selon la revendication 1, caractérise en ce qu'il est prévu un couplage électronique, qui contient un transmetteur de signaux associé à l'angle de braquage et un transmetteur de signaux détectant la vitesse de marche, ces deux transmetteurs étant raccordés à un comparateur qui, en cas d'écart des valeurs de comparaison qui y sont emmagasinées, envoie un signal de réglage à un organe de manoeuvre (10) influençant le groupe d'entraînement (7, 8, 9) (figure 2). 3. Chariot élévateur à fourche selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il est prévu un entraînement hydrostatique connu en soi, dans lequel les moyens de présélection de la direction et de la vitesse de marche comprennent un circuit électrique, qui fait varier la course d'une pompe hydrostatique (8) et/ou d'un moteur à huile (7) et dans lequel est disposé, comme organe de manoeuvre, un potentiomètre déplaçable par le signal de réglage du comparateur. 4. Chariot élévateur à fourche selon la revendication 1, caractérisé en ce que,aux moyens (3, 12) faisant varier l'angle de braquage, sont reliés des organes de manoeuvre, qui limitent la course des moyens de présélection (5, 6 ; 12) de la vitesse en marche. 5. Chariot elévateur à fourche selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est prévu un entraînement électrique avec une commande électronique par impulsions, dans laquelle est monté un couplage électronique des moyens (3, 12) faisant varier l'angle de braquage et des moyens (5,6;12) sélectionnant la vitesse de marche. 6. Chariot élévateur à fourche selon la revendication 1, caractérisé en ce que, pour faire varier l'angle de braquage et pour sélectionner la direction et la vitesse de marche, il est prévu un levier commun (12) déplaçable à la main en direction longitudinale du chariot élévateur pour la sélection de la direction et de la vitesse de marche et perpendiculairement (15, 16) à cette direction longitudinale (13, 14) pour faire varier l'angle de braquage. 7. Chariot élévateur à fourche selon la revendication 6, caractérisé en ce que le levier commun (12) est guidé dans une coulisse (26, 27) adaptée à des coordinations prédéterminées de l'angle de braquage et de la vitesse de marche maximum. 8. Chariot élévateur à fourche selon la revendication 6 ou 7, caractérisé en ce que pour le levier commun (12) il est prévu un actionnement hydraulique de direction (21, 23, 25). 9. Chariot élévateur à fourche selon la revendication 8, caractérisé en ce que le levier (12) est relié à une soupape pilote (21) raccordée à un vérin hydraulique (23), qui attaque un essieu orientable (24). 10. Chariot élévateur à fourche selon la revendication 8 ou -9, caractérisé en ce que le corps (22)- de la soupape est mobile axialement par rapport à son piston (20) et est réuni à l'essieu orientable au moyen d'un câble Bowden (25) ou organe équivalent.