L'invention concerne un procédé pour mesurer les vibrations d'organes rotatifs de machines, d'après lequel les vibrations de 1' organe par rapport à un point fixe sont déterminées par un palpeur de mesure, et des dispositifs pour la mise en oeuvre de ce procédé. Dans le cas de vitesses de rotation relativement faibles, on peut utiliser pour mesurer les vibrations des méthodes de mesure par contact. Dans ee cas, une tige palpeuse munie a t un coulisseau est applique contre l'organe en rotation, parxesemple un arbre, avec une force (dlastique) donnée. Le mouvement relatif de la tige palpeuse par rapport au carter de la machine correspon dant au mouvement de l'arbre dans la direction du palpage est transformé en une valeur électrique analogique du ddplacement relatif, par l'intermddiaire de palpeurs de mesure approprids. flans le cas de vitesses de rotation relativement levées, on utilise de préférence un dispositif de mesure sans contact. À cet effet, un palpeur de mesure est disposé à une distance donnde par rapport à l'organe en rotation, et, en coopéra- tion avec des éléménts additionnels appropriés, ce palpeur fournit des signaux électriques de mesure qui sont proportionnels à la distance ou à variation de distance. En pratique, on a cons- taté que différents principes physiques pouvaient convenir à l'ob- tention du résultat cherché, en fonction de la position de problème et des conditions de l'environnement : des procédés de mesure basés sur des phénomènes capacitifs ou inductifs et, récemment, en outre, utilisant des pertes par courants parasites. Mais les systimes utilisés pour la mesure des vibrations relatives entre la surface extérieure et I1 organe rotatif et un point fixe du carter de la machine, qu'ils agissent par contact ou sans contact, sont responsables de certaines erreurs qui peuvent influencer de façon défavorable la précision de la mesure des vibrations. Ces erreurs peuvent être réparties essentiellement en deux groupes 1 - Erreurs géométriques, c'est-à-dire défauts de rotondité, ondulations, et défauts de rotation le long du trajet de 1' organe rotatif analysé par le palpeur de mesure; 2 - Erreurs d'origine structurelle, dans les joints le long du trajet de l'organe rotatif analysé par le palpeur. Les divergences obligatoires par rapport à la forme ronde idéale de l'organe rotatif, provoquées par le type et par la précision de l'usinage mécanique produisent, même lorsqu'il n'y a absolument aucune vibration, par exemple dans le cas d'une rotation très lente de l'organe, des variations de la distance entre la surface à palper et le point fixe.Une excentricité radiale de l'arbre provoque également des variations de distance de ce genre, et, dans ce eas, pdriodiques, qui sont gênantes en particulier parce qu'elles se superpiosent, lors de la mesur$1t8rieure proprement dite d'un organe rotatif à grande vitesse, sous la forme d'une partie de la fréquence de la vitesse de rotation, aux vibrations de l'organe rotatif qui se produisent à la fréquence de la vitesse de rotation et ne peuvent par suite pas être séparées, même lors d'une mesure avec sélection de fréquence, des variations de distance provoquées par les vibrations, c'est-à-dire de la valeur véritable à mesurer. Ces erreurs géométriques ont de l'importance dans l'utilisation de tous les principes de mesure, que ce soit au moyen d'un palpeur ou sans contact. Etant donné que ces influences gebnante provoquées par des défauts de rotondité, des ondulations et une excentricité radiale de l'arbre peuvent être du même ordre de grandeur que les vibrations à mesurer, elles rendent dans certains cas impossible la mesure.des vibrations. Lorsque l'on utilise des procédés de mesure par induction, des défauts structurels d'homogénéité des joints de l'or- gane rotatif peuvent en outre avoir de l'influence. Une absence d'homogénéité dans un joint peut, par exemple se produire par un mélangeage irrégulier ou un forgeage irrrégulier lors de l'exécu- tion de revêtements. Dans ces conditions, la perméabilité du matériau, qui exerce une influence lors d'un procédé de mesure par induction, n'est pas homogène, de sorte que le palpeur de mesure ne réagit pas seulement à des variations de distance entre 1' organe rotation et le point fixe, mais également à des différences de perméabilité du matériau.Lorsque l'on utilise des.procédés basés sur des pertes par courants parasites, les défauts d'homogénéité des joints produisent des phénomènes analogues, car avec le défaut structurel dthomogénéité, la conductibilité à haute fréquence du matériau change également. L'invention est basée sur le fait que les erreurs géométriques aussi bien que les erreurs d'origine structurelle ont des influences sur le résultat de la mesure qui sont invariables au bout d'un assez long temps, et qui sont donc des valeurs d'influences systématiques. D'après l'invention, ces influences systématiques sont éliminées gr ce au fait que, en partant du procédé mentionné précédemment, les valeurs des influences géométriques et d'origine structurelle sur le résultat des mesures sont déterminées avant la mesure des vibrations, en fonction de leur position sur le tra Jet de mesure par rapport à un point de référence, et sont stockés dans une mémoire, et que, pendant la mesure, on choisit les valeurs stockées correspondant au point de mesure considéré et on les superpose, en inversant leur signe, aux valeurs obtenues lors de la mesure des vibrations. De cette façon, on obtient un équilibrage de phase convenable des erreurs systématiques au cours de la mesure des vibrations. Le procédé suivant l'invention permet d'utiliser les mêmes palpeurs de mesure pour la mesure des vibrations et la détermination des influences systématiques. Les influences sont rassemblées par le palpeur lorsque l'organe tourne à une vitesse pour laquelle il ne peut certainement pas se produire de vibrations, c'est-i-dire à une vitesse suffisamwent faible. fie cette façon, on avait déJà pu obtenir précédemment, lors d'une marche d'essai à faible vitesse de rotation, une vue d'ensemble sur la valeur moyenne des erreurs systématiques, pour déterminer 1' in- fluence perturbatrice possible sur le résultat des mesures.Mais une élimiziaton ou mgme seulement une prise en considération ap proximativentent exacte n'est pas possible au-moyen d'une telle mesure. En conséquence, une autre caractéristique de l'invention réside dans le fait que- pendant une rotation de l'or- gane à une vitesse à laquelle il ne se produit certainement pas de vibrations, on détermine la position sur le traJet de mesure du point de mesure considérd du palpeur pour la mesure des vibrations, que le signal de mesure émis par le palpeur est enregistré aux emplacements d'une mémoire correspondant aux différents points de mesure, et que, pendant l'exécution de la mesure, les valeurs stockées sont triées en synchronisme avec la position de l'organe de la machine au moment de l'enregistrement. Des avantages rSi- culiers résultent encore du fait que les signaux du pa}p - de mesure sont transcrits sous forme numérique et que le stockage s'ef fectue dans des mémoires numériques. Des dispositifs pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention vont maintenant être décrits plus en détail avec référence aux dessins annexés. En soi, on pourrait considérer que le procédé suivant l'invention est applicable aussi à des dispositifs purement mécaniques. Mais étant donné qu'avec les progrès de la technique ces installations mécaniques ne sont pratiquement plus utilisées de nos Jours, on ne considérera ci-après plus en détail que-des-dis- positifs électriques. La figure 1 montre une installation avec un palpeur travaillant dlectriquement pour mesurer la distance de l'organe de la machine à un point fixe, dans laquelle on a prévu une mémoire munie d'un dispositif fixe d'enregistrement et de triage tournant en synchronisme avec l'organe de la machine, et un dispositif de commutation qui relie le dispositif d'enregistrement au palpeur pour l'enregistrement des influences, et qui, pendant la mesure, relie le dispositif de triage et le palpeur au dispositif indicateur des vibrations, dans les deux cas avec insertion des amplificateurs et des organes de commutation électrique nécessaires à la production d'un signal de sortie ayant la même valeur que le signal de mesure. On voit en 1 l'organe de machine en rotation dont les vibrations relatives par rapport à un point fixe 2 doivent être mesurées. À cet effet, un palpeur de mesure 3 est fixé au point 2. Pour enregistrer l'effet des influences systématiques dans le trajet de mesure que parcourt l'organe en rotation, on fait d'abord tourner cet organe à une vitesse si faible qu'à coup sur aucune vibration ne se produit dans la machine. Le palpeur 3 n'est alors influencé que par les défauts de rotondité, ltexcentricité relative de l'arbre, et des défauts d'homogénéité des J oints ayant une origine structurelle. Au palpeur est associé un convertisseur 4 qui émet des signaux analogiques de mesure approprios au traitement ultérieur. Ces signaux sont amenés à un amplificateur 6 lorsqu'un commutateur 5 est en position I et sont enregistrés après amplification, par l'intermédiaire d'une tête magnétique 8, dans une mémoire magnétique 7 tournant en synchronisme avec 1 'organe de la machine. Lors de la mesure suivante à la vitesse de rota tion choisie pour l'organe de rotation 1, par exemple la vitesse normale de fonctionnement, le commutateur 5 est amené en position Il. Un amplificateur totalisateur 9 reçoit alors aussi bien les signaux de mesure provenant du palpeur 3 et du convertisseur 4 que les signaux de mémoire, à signe inversé, choisis par la tette ma gnétique 8 parmi les valeurs des influences systématiques. À la sortie 10 de l'amplificateur 9 se trouve alors un signal qui n1 est plus soumis aux influences des erreurs systématiques et qui est par exemple enregistré dans un indicateur ou une impri}aate 71. En dimensionnant de façon convenable l'amplificateur 6, on obtient les résultats que les signaux choisis dans la mémoire ont la même valeur que les signaux émis pendant la mesure, pour le stockage, par le palpeur 3 ou le convertisseur 4. Pour le stockage, on peut utiliser les méthodes habituelles d'inscription sur pistes sonores. Le convertisseur 4 associé au palpeur contient les dispositifs de commutation nécessaires, tels que redresseurs et amplificateurs, pour fournir un signal analogique de mesure utilisable. Par "si- gnal de mesure provenant du palpeur", on entend touJours le signal de sortie d'un tel convertisseur, dans le cas où il est nécessaire au fonctionnement du palpeur et, en conséquence, en fait partie. Le palpeur de mesure peut entre constitué par un dispositif de mesure de distance quelconque, muni d'une tige palpeuse ou fonctionnant sans contact, qui fournit un signal électrique de sortie. Une méthode éprouvée utilise comme palpeur une bobine alimentée en haute fréquence et disposée à une faible distance de l'organe de la machine. On mesure dans ce cas la puissance absorbée de la bobine, qui varie avec la distance de 1' organe de la machine par suite de la variation des pertes par courants parasites dans cet organe. Si l'on utilise un second palpeur de mesure 12 placé à 900 du palpeur 3 pour rendre visible le mouvement de l'or- gane dans le plan de mesure, le signal émis par ce second palpeur à travers un convertisseur 13 est amené à un second amplificateur totalisateur 14. Une seconde tête de lecture 15 associée à la mémoire magnétique 7 interroge dgalement avec un décalage de 900 les valeurs stockées des influences systématiques. Son signal est amené à l'amplificateur 14 également avec un signe inversé.Les signaux de sortie 10 et 16 sont amenés aux plaques de déviation, décalées de 900, d1un oscillographe 17 à rayons cathodiques sur 1' écran duquel on peut voir le mouvement dans son plan de mesure de 1 'organe de la machine sous la forme de lignes de Lissajous. La moire magnétique qui tourne en synchronisme avec l'organe de machine à mesurer peut, dans cette i:istallation, être montée directement sur l'organe à mesurer. riais elle peut aussi être séparée complètement de la machine, et etre actionne en synchronisme de phase par une "trans-mission électrique" de type connu. Au lieu d'un enregistrement magnétique, on peut aussi réaliser un enregistrement optique qui vient appuyer un enregistrernent du son dans un film sonore. Des mémoires tournantes et en conséquence mécanoélectriques du type décrit.précédemment produisent dans certains cas des troubles lorsque la machine fonctionne dans des conditions sévères. En conséquence, dans un autre mode de réalisation de l'invention, les valeurs provenant du palpeur de mesure sont transformées en valeurs numériques, et la mémoire destinée à recevoir les valeurs des influences est une mémoire numérique stationnaire dont le générateur de périodes pour l'enregistrement et le triage est commandé par un générateur d'impulsions tournant en synchronisme avec l'organe de la machine, et il est prévu un dispositif de commutation qui envoie pour l'enregistrement le signal de mesure du palpeur au dispositif de stockage de la mémoire et, pour la mesure, relie le dispositif de triage de la mémoire à un organe de soustraction auquel est également amené le signal de mesure provenant du palpeur. Une telle installation est représentée figure 2. Un palpeur de mesure 18 incorporé en position fixe dans le carter 19 de la machine mesure la distance à l'organe 20 en rotation. La position I, repréÜente sur le dessin, d'un commutateur multiple 36 correspond à la première étape de prise et de stockage des influences systématiques sur le résultat des mesures. La sortie d'un convertisseur 21 est reliée à l'entrée d'un convertisseur analogique-numérique 22. On supposera que ce convertisseur possède une sortie à quatre bits qui code en binaire à 16 étages le signal analogique de mesure qui lui est amené. Dans le cas d'exigent ces plus élevées en ce qui concerne la précision, on peut également prévoir un codage comprenant davantage d'étages. Toutefois, une sortie à quatre bits est en général suffisante pour les influences systématiques qui ne s e produisent que sous la forme de valeurs d'erreurs. Le commutateur 36 relie en position I les quatre sorties du convertisseur analogique-numErique 22 à quatre registres coulissants 23 à 26 qui servent de mémoires. Les valeurs numériques de mesure amenées au convertisseur 22 sont enregistrées successivement dans ces registres par un générateur de périodes 35 au temps TI. Le générateur de périodes 35 est actionné en fonction de la position du point de mesure sur le trajet de mesure de l'organe rotatif de la machine. Ce résultat est obtenu par l'intermédiaire d'un disque de commande 29 qui tourne en synchronisme avec l'organe de la machine, comme c'était déjà le cas sur la figure 1 pour la mémoire rotative. Ce disque 29 possède une division régulière qui envoie des impulsions à un détecteur d'impulsions 30 qui peut entre construit comme le palpeur 18. À cet effet, les traits de graduation peuvent, par exemple, être constitués sous la forme de petites excroissances du disque tournant, qui agissent sur le détecteur d'impulsions 30 sous la forme de variations de distance.Mais il existe également d'autres possibilités de détection, par exemple par voie magnétique, inductive et optique. du détecteur d'impulsions 30 est relié un convertisseur 3j qui produit une forme d'impulsion appropriée à la commande du générateur de périodes 35. Le nombre des emplacements de stockage des registres 23 à 26 est déterminé en fonction de la division du disque 29 de telle façon que pour un tour de l'organe de la machine, tous les emplaeements de stockage du registre- s oient occupées par les signaux provenant du palpeur 18. En outre, les impulsions de temps T2 pour l'avance sont également envoyées aux registres par le générateur 35.Les impulsions de temps TI et T2 reçoivent un fai~ble déphasage qui n'est pas gênant pour la mesure, afin de séparer le processus de stockage du processus dtavance. Si maintenant, à un moment quelconque, toutefois au moins après un tour complet, le commutateur 36 est amené de la position I à la position II, les emplacements de stockage des registres 23 à 26 sont remplis avec les valeurs numériques des influences réparties sur le trajet de mesure en fonction de la division du disque 29. Lors du passage du commutateur 36 à la position II, la sortie des registres est reliée à l'entrée, ce qui a pour conséquence que les valeurs stockées dans les registres tournent dans les registres en synchronisme avec l'organe de la machine. Pourvu que la position du détecteur d'impulsions 30 sot détermi née en fonction de celle du palpeur 18, les valeurs numériques des influences arrivent toujours aux sorties des registres 23 à 26 au moment où le palpeur 18 se trouve en face de l'endroit de l'organe de la machine auquel a été déterminèla valeur de 1' influen- ce correspondante. Les valeurs numériques présentes aux sorties des registres 23 à 26 sont triées par le eonvertisseur numérique/ analogique 27, et la valeur analogique obtenue est amenée à travers le commutateur 36 à un amplificateur différentiel 28 auquel la sortie analogique du convertisseur 21 associé au palpeur 18 est également reliée par le commutateur 36. Le dispositif est maintenant prêt à la mesure, et lorsque des vibrations se produisent au cours de mesures à d'assez grandes vitesses de rotation, en particulier à la vitesse de fonctionnement normal, le signal de sortie de l'amplificateur 28 est un signal de mesure qui est corrigé en phase de façon correspondant aux influences géométriques et d'origine structurelle. Il est également possible, pour obtenir la dif férence, d'utiliser lealeurs numériques du signal de mesure et des influences au lieu de valeurs analogiques. Cela nécessite la présence d'un convertisseur analogique/numérique à nombre d'étages plus élevé pour les signaux de mesure lors de la mesure des vibrations. L'utilisation du disque de commande divisé pour le générateur de périodes reprdsente une.complication certaine qui est évitée par le dispositif suivant la figure 3. Dans ce cas, au lieu des registres coulissants, on utilise en meme temps une mémoire statique du type connu sous le nom de "mémoire à accès sélectif" ('1Random-Âccess-Memory"), en abrégé RAZ. Une mémoire statique de ce trpe offre certains avantages. Sur la figure 3, on voit en 42 1? organe tour nant de la machine. Un palpeur de mesure 40 est monté sur une partie fixo 41 de la machine. Un convertisseur 43 lui est associé. Comme générateur d'impulsions pour la commande du stockage des influences dans la mémoire, en fonction de leur position, on utilise maintenant un générateur d'impulsions 46 qui tourne en synchron- sne avec l'organe 42 et qui envoie une impulsion à chaque tour. il peut s'agir par exemple d'un aldsage, d'une partie en saillie de la machine ou d'un aimant collé qui produit une impulsion dans un détecteur de distance sans contact qui fonctionne à la façon du détecteur 40. Ce détecteur est représenté en 47. Un convertisseur subordonné 48 produit un signal électrique analogique proportionnel à la vitesse de rotation de l'organe 42. Dans l'exemple considéré, ce résultat est obtenu par exemple grace au fait que les impulsions fournies par le détecteur 47 produisent dans le convertisseur 48, par un circuit monoflop, une tension rectangulaire de durée constante. Les tensions rectangulaires engendrées à chaque tour fournissent, au moyen d'organes de filtrage connus, une valeur moyenne qui dépend alors de la vitesse de rotation de l'arbre. Ce signal fonction de la vitesse de rotation actionne un générateur d'impulsions 49 qui fournit des impulsions dont la fréquence dépend de la tension de commande amenée au convertisseur 48. De tels générateurs d'impulsions en fonction de la tension sont bien connus sur le marché.De cette façon, on produit à la sortie du générateur 49 des séries d'impulsions qui représentent un multiple déterminé de la succession d' impulsions au détecteur 47, c'est-à-dire les successions d'impulsions dépendant de la vitesse de rotation divisées en parties égales à la façon désirée. La condition à respecter est toutefois que pendant plusieurs tours, qui sont nécessaires à l'obtenu tion de la valeur moyenne à la sortie du convertisseur 48 et à la commande du générateur d'impulsions 49, il ne se produise pas de variations de la vitesse de rotation suffisamment apprSeiables pour produire un décalage gênant entre les impulsions au détec- teur 47 et en arrière du générateur d'impulsions 49.Cette condition est réalisée sans difficulté, dans la plupart des cas d'utilisation de la surveillance des oscillations, en raison du moment d'inertie de l'organe de machine à mesurer. Pour obtenir une synchronisation constante entre les impulsions envoyées par 1' organe de la machine au détecteur d1 impulsions 47 et les impulsions provenant du générateur d'impulsions 49, on a prévu un dispositif de réglage supplémentaire. À cet effet, un compteur 50 est associé au générateur d'impulsions 49 et fournit une impulsion lors d'un état de comptage qui correspond à un tour de l'organe. Dans un comparatsur de phase 51, cette impulsion est comparée en phase avec l'impulsion fournie pour la position par le détecteur 47, et en cas de variation, un signal de commande est envoyé au générateur 49 et influence sa fréquence dtimpulsions de façon que les deux impulsions arrivent en phase au comparateur de phase 51. De cette façon, on obtient avec une grande précision une fréquence d'impulsions qui représente un multiple ddterminé de la vitesse de l'arbre de la machine et assure en même temps une synchronisation des phases. Mais en outre, la sortie du compteur 50 peut aussi être utilisée comme une adresse binaire qui indique la position de l'organe en rotation de la machine. Le nombre binaire apparaissant à la sortie du compteur correspond à un endroit déterminé du pourtour de l'organe, car l'impulsion fournie par le détecteur d'impulsions 47ci!ncide toujours avec un état déterminé du compteur en raison du réglage effectué précédemment. Cet état du compteur est la plupart du ternps choisi, pour des raisons pratiques, sous la forme de la position finale du compteur. La sortie du compteur peut ainsi eAtre utilisée comme adresse pour la RAM statique. Quand le commutateur 44 occupe la position I représentée figure 3, les influences géométriques et d'origine structurelle sont stockées.L'organe de la machine est mis en rotation lentement mais aussi régulièrement que possible, de sorte que par l'in termédiaire du directeur 47, à la façon décrite précé8emment, le compteur 50 compte vers le haut à chaque tour. En correspondance avec les adresses fournies par le compteur 50, les valeurs détectées par le palpeur de mesure 40 à la suite des influences géométriques et d'origine structurelle sont stockées, après traitement dans le convertisseur 43 et après conversion en numériques par le convertisseur analogique/numrique 45, dans les emplacements de stockage d'une mémoire 52. En 53, un signal est amené au compteur par le commutateur 44 et déclenche le processus de stockage.Le commutateur 44 est alors amené en position II, et la mesure des vibrations est réalisée à la vitesse de rotation voulue. Les signaux de mesure provenant du palpeur 40 et du convertisseur 43 sont alors envoyés directement à un amplificateur différentiel 55. Les adresses fournies par le compteur 50 produisent le triage en synchronisme avec la position de l'organe de la machine au moment de l'enregistrernellt des influences. Les valeurs triées ssont amenées à un convertisseur numrique/aaalogique 54, et les valeurs analogiques obtenues sont envoyées à la seconde entrée de l'amplificateur différentiel 45 qui, à la façon décrite, fournit à sa sortie le résultat corrigé des mesures. Au lieu du dispositif d'adressage comprenant les pièces 48 à 51, on peut également utiliser une mémoire qui tourne comme la pièce 7 de la figure 1, avec ltorgana de la machine, et REVENDICIONS 1 - Procédé pour mesurer les vibrations d'organes rotatifs de machines, d'après lequel les vibrations de ltorga- ne par rapport à un point fixe sont déterminées par un palpeur de mesure, caractérisé en ce que les valeurs des influences géométriques et a7 origine structurelle sur le résultat des mesures sont déterminées avant la mesure des vibrations, en fonction de leur position sur le trajet de mesure par rapport à un point de référence, et sont stockées dans une mémoire, et que, pendant la mesure, on choisit les valeurs stockées correspondant au point de mesure considéré, et on les superpose, en inversant leur signe, aux va leurs/obtenues lors de la mesure des vibrations. 2 - Procédé suivant la revendication 1, earactérisé en ce que pendant une rotation de ltorgane à une vitesse à laquelle il ne se produit certainement pas de vibrations, on détermine la position sur le trajet de mesure du point de mesure considéré du palpeur pour la mesure des vibrations, que le signal de mesure émis par le palpeur est enregistrd aux emplacements a, une mémoire correspondant aux différents points de mesure, et que, pendant l'exécution de la mesure, les valeurs stockées sont triées en synchronisme avec la position de 1' organe de la machine au moment de l'enregistrement. 3 - Procédé suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les signaux du palpeur de mesure sont transcrits sous forme numérique et que le stockage s'effectue dans des mémoires numériques. 4 - Appareillage pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'une des revendications 1 et 2 à l'aide d'un palpeur électrique 3,4 pour mesurer la distance de 1' organe 1 de la machine à un point fixe, caractéris.en ce qu'il comprend une mémoire 7 munie d'un dispositif fixe d'enreigstrement et de triage 8 tournant en synchronisme avec 1' organe 1 de la machine, et un dispositif de commutation 5 qui relie le dispositif d'enregistrement 8 au palpeur 3, 4 pour enregistrer les influences, et qui, pendant la mesure, relie le dispositif de triage 8 et le palpeur 3, 4 au dispositif indicateur 9, 11 des vibrations, dans les deux cas avec insertion des amplificateurs et des organes de commutation électrique nécessaires à a production d'un signal de sortie aFaut la meAme valeur que le signal de mesure. 5 - Appareillage pour la mise en oeuvre dz procé dé suivant l'une des revendications 1 à 3, à l'aide d'un palpeur de mesure électrique 18,21 pour mesurer la distance de l'organe 20 de la machine, caractérisé en ce que les valeurs provenait du palpeur de mesure 18, 21 sont transformées en valeurs numériques, et que la mémoire 23 à 26 destinée à recevoir les valeurs des influences est une mémoire numérique stationnaire dont le génEra- teur de périodes 35 pour l'enregistrement et le triage est commandé par un générateur d'impulsions 29,30 tournant en synchronisme avec l'organe 20 de la machine, et qu'il est prévu un dispositif de commutation 36 qui envoie pour l'enregistrement le signal de mesure du palpeur 18, 21 au dispositif 22 de stockage ae la mémoire et, pour la mesure, relie le dispositif 27 de triage de la mémoire à un organe de soustraction 28 auquel est également amené le signal de sortie provenant du palpeur 18, 21. 6 - Appareillage suivant la revendication 5, caractérisé en ce que la mémoire est constituée par des registres cou-. lissant 23 à 26 dans lesquels, pendant la mesure, la circulation des valeurs numériques représentant les influences est commandée par les impulsions du générateur de périodes 35 de façon que ces valeurs apparaissent à la sortie, pour être triées, en fonction de la position de l'organe 20 de la machine. 7 - Appareillage suivant l'une des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que le générateur de périodes 35 est as socié à un générateur d'impulsions 29 qui tourne avec l'arbre 20 pour le stockage et le triage et qui émet un nombre d'impulsions correspondant au nombre des emplacements dans les registres coulissants 23 à 26. 8 - Appareillage suivant la combinaison de la revendication 5 et d'une des revendications 6 et 7, caractérisé en ce que le générateur. de périodes pour le stockage et le triage des influences dans la mémoire est un générateur d'impulsions 46,47 qui émet une impulsion à chaque tour de 1' organe tournant 42, qu'un convertisseur 48 est associé à ce générateur d'impulsions et émet un signal proportionnel à la vitesse de rotation de ltor- gane 42, et que ce signal commande la fréquence d'un générateur d'impulsions 49 dont la fréquence est un multiple de la fréquence des impulsions provenant de l'organe tournant. 9 - Appareillage suivant la revendication 8, ca ractérisé en ce que les impulsions émises par le générateur d'impulsions 49 sont amenées à un compteur 50 qui, après comptage d'un certain nombre d'impulsions correspondant à un tour de l'or- gane 42, émet une impulsion qui est envoyée à un comparateur de phase 51 conJointement avec l'impulsion provenant de 11 organe 42 via le générateur d'impulsions 47,48, et que ce comparateur envoie au générateur d'impulsions 49 un signal de commande pour réaliser la concordance de phase lorsque les deux impulsions n' arrivent pas en même temps. 10 - Appareillage suivant la revendication 5, caractérisé par la présence d'une mémoire à accès sélectif (RAM) 52 à laquelle les valeurs numériques de mesure du palpeur de mesure 40,43 peuvent être envoyées pour le stockage des valeurs des influences, et d'un dispositif 49,50, 51 commandé par un généra- teur d'impulsions 47,48 relié à l'organe tournant 42 et qui transmet la position de cet organe au palpeur de mesure 40, 43 sous la forme d'une adresse binaire, qui est envoyée à la mémoire 52 pour commander en synchronisme les processus de stockage et de triage. 11 - Appareillage suivant la revendication 10, caractérisé en ce que la sortie du compteur 50 suivant la revendication 9 est reliée à l'entrée d'adressage de la mémoire 52. 12 - Appareillage suivant la revendication 10, ea ractérisé par la présence d'une mémoire tournant en synchronisme avec l'organe de la machine et à l'entrée d'adressage de laquelle sont amenées des adresses codées en binaire. 13 - Appareillage suivant la combinaison des re vendications 5 et 10, caractérisé en ce qu'un convertisseur ana- legiqùe/nusérique 45 est associé au palpeur de mesure 40, 43 seulement pour le stockage des valeurs des influences, qu'un convertisseur numérique/analogique 54 est associé à la mémoire 52, et que les signaux correspondant aux valeurs de mesure et aux influences pendant le processus de stockage, sous la forme de signaux analogiques, sont envoyés à un organe de soustraction 55 pour signaux analogiques.