La présente invention se rapporte de façon générale au domaine des plantes, et plus particulièrement à un procédé de conservation des feuilles, des tiges et parties de plantes y compris certaines inflorescences. Précédemment, différentes tentatives ont été proposées en vue de conserver les plantes, par exemple en soumettant les plantes coupées, les racines, les bulbes et autres parties des plantes à une émulsion formée de cire de carnauba et d'un sel d'acide olélque. L'émulsion apres séchage forme un revêtement d'épaisseur prédéterminée qui protège la plante en particulier à l'occasion d'une transplantation. Un autre procédé comprend tout d'abord le séchage de la plante puis son traitement avec une composition amollissante et préservante qui peut être une solution de 10 parties de glycérine, 89 parties d'eau et 1 partie de formaline, la glycérine étant utilisée dans le but de ramollir la plante séchée. A la suite d'un tel traitement préliminaire, une matière colorante est appliquée sur les surfaces extérieures de la plante par exemple sous la forme d'une peinture à l'huile mate.Le traitement peut également comprendre l'application d'un vernis pour protéger les couleurs mates et pour prévenir le séchage, la peinture et le vernis servant à obturer les pores et à protéger la glycérine vis-à-vis des variations de la teneur en humidité. Certaines publications de l'art antérieur sont dirigées sur la décoloration et/ou la teinture de produits végétaux dans lesquels du ruscus (fragon), séché et décoloré, est avant tout traité avec une solution émulsionnée de glycérine et d'huiles végétales sulfonées, solubles dans l'eau, dans un but de ramollissement, comprenant également une gomme végétale qui a pour but d'empêcher le séchage de la glycérine par temps chaud et pour contrecarrer la tendance de la glycérine à rendre le ruscus translucide. Ainsi, lorsqu'une apparence comparable à l'apparence naturelle du produit végétal est recherchée le produit est tout d'abord séché et/ou décoloré et la glycérine est utilisée seulement comme agent de traitement secondaire pour le ramollissement du produit. Divers moyens ont été adoptés pour empêcher la perte ou le séchage de la glycérine sous diverses conditions atmosphériques. En conséquence, il est de l'objet de la présente invention de fournir un procédé pour le traitement de produits végétaux permettant de les conserver dans une condition d'apparence ce comparable à leur état naturel et avec des caractéristiques physiques très proches telles que la couleur, ia texture ou "toucher", la forme ainsi que la pliabilité. I1 est d'un autre objet de la présente invention de fournir un procédé de traitement de produits végétaux qui ne nécessite pas un séchage et qui ne comporte pas obligatoirement une décoloration. I1 est également d'un autre objet de la présente invention de fournir un procédé tel que défini ci-après et qui présente de très larges applications dans la mesure où il est efficace pour traiter des multitudes de types de feuilles, de tiges ou d'autres parties de plantes, d'inflorescences, etc.... selon une grande variété de choix de l'utilisateur de façon à fournir des produits végétaux pour un but déterminé tel que par exemple dans un but décoratif ou ornemental ainsi que dans un but éducatif ou pour des expositions. I1 est également de l'objet de la présente invention de fournir un procédé tel que défini ci-après dont la mise en oeuvre ne nécessite pas une grande adresse mais qui peut être mis en oeuvre par toute personne. I1 est par ailleurs de l'objet de la présente invention de fournir un procédé pour la conservation de produits végétaux vivants dans lequel le produit traité peut être placé dans de l'eau sans dommage de telle sorte qu'il peut être artistiquement combiné avec des plantes fraîchement coupées et des fleurs dans un but décoratif et être réutilisé indéfiniment de la même manière. Un autre objet de la présente invention est de fournir un procédé tel que défini ci-après et qui permet de conférer au produit végétal traité une durée de vie indéfinie sans altération dans son apparence naturelle et ses autres caractéristiques. I1 est également d'un autre objet de l'invention de fournir un procédé tel que défini ci-après et qui est particulièrement approprié pour traiter les feuilles des plantes de telle sorte que la structure des feuilles est maintenue avec une grande fidélité permettant ainsi son utilisation pour des usages scientifiques et éducatifs. I1 est enfin d'un autre objet de la présente invention de fournir un procédé de traitement de produits végétaux coupés qui est économique dans sa réalisation et qui ne requiert pour sa mise en oeuvre qu'un équipement limité et peu onéreux, ce procédé étant en lui-meme relativement simple. Le procédé selon l'invention comprend essentiellement comme agent de traitement un polyol tel que la glycérine, l'éthy- lène glycol, le diéthylène glycol ou le triéthylène glycol ainsi que leurs mélanges, ayant une densité comprise entre 1,10 et 1,16, le produit végétal y étant submergé ou immergé dans un récipient hermétiquement fermé. Un colorant compatible est inclus dans l'agent de traitement pour empêcher la dégradation naturelle de la chlorophylle du produit végétal lors de son vieillissement. Une pression en excès de la pression atmosphérique est appliquée, au moyen d'un compresseur à air, au contenu du récipient, la pression étant maintenue durant un intervalle de temps prédéterminé, permettant de terminer le traitement requis.La pression appliquée permet de faire pénétrer de façon sure l'agent dans les cellules et les pores du produit ainsi traité assurant ainsi une bonne absorption. Après avoir retiré le produit végétal traité du récipient, celui-ci est lavé dans de l'eau froide à chaude et est ensuite laissé sécher à température ambiante. La totalité du procédé peut être effectuée à la température ambiante de telle sorte que les caractéristiques critiques du procédé sont : le maintien de la densité de l'agent de traitement, l'application d'une pression sans nécessité d'une élévation de température, l'absence d'un séchage préliminaire du produit végétal ainsi que de toutes étapes de décoloration. On comprendra que le procédé selon la présente invention est réalisé de la manière la plus simple avec un minimum d'équipement aisément disponible. La détermination de la fin du procédé est réalisé par examen visuel du produit végétal tel que par examen du dos des feuilles ayant un reflet métallique après lavage alors qu'elle sont encore humides. Si le produit a une apparence "mouillée" ou translucide, il est indiqué de répéter le procédé ou le traitement. De nombreux aspects avantageux de ce procédé appa raieront d'après la description suivante. Le produit végétal qui peut être soumis au procédé selon la présente invention englobe de la façon la plus large les feuilles, les branches des feuilles, les herbes et toutes parties des plantes telles que les tiges ainsi que certaines inflorescences, ces dernières comprenant la bruyère et les campanules d'Irlande. Les produits végétaux suivants constituent une liste non limitative des différents végétaux qui peuvent être traités avec succès par le procédé selon l'invention : le hêtre ; le camélia ; le canna ; l'aveline ; toutes les espèces de fougères ; l'hosta (funkia) ; l'acacia ; l'iris ; le citronnier ; le muguet ; le magnolia ; le sorbier ; le gingembre ;- toutes les espèces de palmes ; la pivoine ; le rhododendron ; la violette ; toutes les espèces de lierre ; la myrte ; le pachysandra ; toutes les espèces de houx ; toutes les espèces de lys ; le pin ; le fenouil ; le buis ; l'if ; la protée ; la fougère Ming ; la rose ; le cornouiller ; le chèvrefeuille ; toutes les espèces de viorne ; toutes les espèces d'asparagus ; les feuilles tiges et fleurs de bruyère les graines fourragères, les follicules de magnolia, les feuilles d'arbres fruitiers ; les mousses ; les feuilles d'arbres à feuilles persistantes et caduques ; l'aster catonia ; l'arbovitae ; le mahonia ; la spirée ; et les campanules d'Irlande. Le produit végétal choisi pour sa conservation est soumis à un agent de traitement ayant des propriétés humectantes pris dans le groupe constitué par les polyols comprenant la glycérine, l'éthylène glycol, le diéthylène glycol, le triéthylène glycol ou leurs mélanges. De tels agents ainsi absorbés par le produit végétal ne le sèchent pas ou ne le décolorent pas, mais permettent de le maintenir dans un état qui est sensiblement son état naturel et avec ses caractéristiques attendues qui restent stables. Comme agent de traitement, on peut utiliser une solution de glycérine d'environ 40% à 60% en volume de glycérine par exemple la glycérine U.S.P. (United States Pharmacopeia) 96%. Une solution de glycérine à 50% à 200C a une densité de 1,1267 ce qui correspond à la densité préférée pour l'agent de traitement selon la présente invention. Si une glycérine de qualité commerciale est utilisée, une quantité relativement plus grande d'eau peut être nécessaire du fait que cette glycérine a normalement une densité de 1,2653 et qu'un abaissement de sa densité est nécessaire. Après chaque utilisation du procédé, la densité de l'agent de traitement doit être contrôlée et si nécessaire réajustée à une valeur dans le domaine de 1,10 à 1,16. Fréquemment, l'exudat chassé du produit végétal traité tend à abaisser la densité de l'agent de traitement.Lorsque l'on utilise des solutions de glycérine, il sera seulement nécessaire d'ajouter de la glycérine pour ramener la solution dans le domaine de densité critique. L'éthylène glycol, le diéthylène glycol et le triéthylène glycol peuvent être utilisés à l'état non dilué du fait que si ces composés sont dilués, leur densité se trouve être inférieure au domaine critique. La densité de l'éthylène glycol est de 1,1155, celle du diéthylène glycol de 1,1184 et celle du triéthy- lene glycol de 1,1254. Selon l'invention, l'agent de traitement peut se présenter sous forme d'un mélange de glycols et la glycé- rine peut, Si nécessaire, être mélangée avec un desdits glycols ou avec un mélange de ceux-ci en vue d'obtenir une densité se situant dans le domaine mentionné ci-dessus. De façon préférentielle, un colorant est incorporé dans la solution de traitement pour une absorption par le produit végétal ce qui peut ainsi soit augmenter la couleur naturelle, soit introduire une couleur nouvelle pour créer un effet plaisant ou tout simplement servir à compenser de façon effective la diminution de la couleur naturelle du fait de la degradation ou de l'oxydation de la chlorophylle, lors du vieillissement du produit végétal. Une grande variété de colorants peuvent être utilisés dans ce but tels que des colorants végétaux, des colorants organiques ou inorganiques. On comprendra que selon l'invention on préfère utiliser des colorants qui, après traitement, conduisent à des couleurs résistant à la lumière solaire.La quantité de colorant utilisée est essentiellement basée sur une question de choix du fait que l'utilisateur pourra utiliser la quantité adéquate pour conduire à une nuance particulièrement préférée. Parmi les colorants qui conduisent au résultat souhaité, en ce qui concerne la stabilité de la nuance et de la couleur ainsi que la stabilité à la lumière, on peut citer les colorants alimentaires connus sous les noms commerciaux de "TOPMOST" vendu par la Société Général Grocer Co. de Saint-Louis, Missouri et "FRENCH" vendu par la Société R.T. French Co. de Rochester, New-York qui représentent une classe particulièrement utile de colorants végétaux. D'autres colorants facilement disponibles qui sont efficaces dans le procédé selon la presente invention sont les colorant vendus par la Société Pylam Products Co. Inc. of Queens Village, New York, sous les dénominations de PYLAM Fast Acid Green 923762 ; PYLAM Olive Green 812762 ; PYLAM Fast Acid Green A16 PYLAM Green 992 ; PYLAM Yellow 1712, etc.Les différentes nuances de vert fournies par ces colorants peuvent bien entendu être modifiées de façon appropriée par l'adjonction de colorants rouges ou jaunes selon les techniques bien connues de mélange des couleurs Ainsi par exemple un colorant végétal vert peut être modifié avec un colorant végétal rouge de telle sorte que la solution résultante présente une concentration d'approximativement 3 cuillerées à soupe de colorant vert et 18 gouttes de colorant rouge par litre. I1 est évident que l'usage particulier des colorants est une question de choix et de goût de la personne mettant en oeuvre le procédé. On peut par conséquent préciser que selon la présente invention, l'utilisation d'un colorant est essentiellement destinée à compenser la perte de couleur due à l'altération de la chlorophylle de la plante. Le produit végétal tel qu'une feuille destinée à être traitée selon la présente invention, est placé dans un récipient et on introduit ensuite l'agent de traitement à savoir la glycérine, le glycol ou un melange glycérine-glycol, de préférence comprenant un colorant, à un niveau suffisant pour recouvrir le produit végétal. Si cela s' avère nécessaire, un grillage de maintien peut être utilisé afin d'assurer une totale immersion du produit. I1 en résulte qu'une quantité très limitée de l'agent de traitement est nécessaire.Le récipient bien qu'hermétiquement fermé, est adapté pour permettre l'introduction d'air sous pression et est par conséquent relié de façon appropriée à une source d'air, sous une pression plus élevée que la pression atmosphérique, à l'aide d'un compresseur à air qui permet de mettre sous pression le contenu du récipient. La pression est appliquée sans élévation de température, -le procédé étant réalisé à la température ambiante ce qui permet de conduire à une pénétration complète de l'agent dans le produit ainsi traité.La pression tout en facilitant une pénétration complète de l'agent de traitement permet de conduire à des résultats essentiellement constants en un temps de traitement minimum et ceci par rapport aux méthodes jusqu'ici mises en pratique. I1 était connu avant la présente invention de traiter par immersion les feuilles et autres produits végétaux dans une solution de glycérine à 50% ou en plaçant les tiges avec les feuilles dans un récipient contenant une solution de glycérine à 33% pour une absorption par les tiges. Cependant, un tel procédé nécessite des périodes longues de traitement de l'ordre de plusieurs semaines et sans aucune assurance d'obtenir des résultats favorables. Il en résulte que les techniques antérieures étaient irrégulières et peu sûres même avec des feuilles du même type. Le non usage d'une pression appropriée a jusqu'ici nécessite un temps de traitement prolongé de l'ordre de plusieurs semaines et n'assurant pas l'obtention de résultats avantageux de telle sorte qu'une partie des produits était perdue et que parfois l'on constatait un échec total du traitement. Une grande variété de feuilles qui peuvent maintenant être traitées par le procédé selon la présente invention, ne pouvaient en aucun cas-être traitées par les procédés antérieurs connus.Par utilisation de la pression selon le présent procédé, la variété de produits susceptibles d'être traités est beaucoup plus vaste, comme ceci a été indiqué cidessus et avec des résultats tout à fait sûrs de telle sorte que toute perte ou gaspillage des produits est éliminé et l'on obtient également une qualité. très améliorée dans le produit fini. Les feuilles traitées par les méthodes conventionnelles devaient etre soumises à un séchage dans une pièce à faible humidité et des couleurs appropriées ne pouvaient être incorporées.En utilisant le procédé selon l'invention qui permet une pénétration de l'agent de traitement par application de la pression, la pénétration du colorant présent est pratiquement totale et une gamme beaucoup plus large de couleurs peut être utilisée de telle sorte que les problèmes rencontrés en utilisant les méthodes antérieures sont ainsi résolus par la présente invention La pression appliquée peut varier en fonction du produit végétal devant être traité et l'on doit tenir compte des facteurs suivants pour déterminer le degré de pression requis tels que sa fragilité, son épaisseur, l'épaisseur des cuticules dans les feuilles et son degré de fraicheur c'est-à-dire depuis combien de temps le produit végétal a été coupé ou ramassé.Des résultats optimum ont été obtenus dans Kg/cm2 un domaine de pression de 1,26 à 1,68 Kg/cm2, mais en fonction de l'âge et des variétés l'utilisation de pressions aussi faibles que 2 2 0,35 Kg/cm2 et aussi élevées que 2,8 Kg/cm2 peuvent être employées. Comme indiqué, le domaine de 1,26 à 1,68 Kg/cm2 s'est montré constitué un domaine de choix pour l'obtention d'une qualité élevée du produit traité. I1 est évident qu'avec des pressions plus basses, une augmentation de l'intervalle de temps est nécessaire de telle sorte qu'au-dessous de 0,35 Kg/cm2, la mise en pratique du présent procédé n'est pas économique ou sûre. La période pendant laquelle la pression est appliquée dépend bien entendu de son intensité de telle sorte que la pression et le temps sont inversement proportionnels, des pressions élevées nécessitant des temps plus courts et des pressions plus basses nécessitant des temps plus longs. Cependant, comme indiqué ci-dessus, l'application d'une pression est critique du fait qu'une simple plongée du produit végétal pendant une période de temps indéfinie à pression atmosphérique ne peut permettre de conduire à la pénétration requise ce qui distingue les produits végétaux traités selon la présente invention de ceux traités par les procédés conventionnels. De façon à déterminer si la pression particulière a été appliquée pendant une période de temps suffisante, le produit est visuellement examiné pour noter s'il possède un reflet métallique et est opaque après lavage alors qu'il est encore humide. Si le produit présente ces propriétés, le procédé peut être considéré comme termine. Un traitement trop prolongé est facilement détectable par examen du produit, celui-ci présentant un aspect translucide et de ce fait une qualité non naturelle. De façon générale, on a constaté que le temps de traitement sous pression était normalement de llordre de 3 à 5 jours, mais dans de rares cas avec certains produits, une période de l'ordre de 7 jours pouvait être nécessaire. Toutefois, on a remarqué que dans la plupart des cas, en utilisant une pression de l'ordre de 1,26 à 1,68 Kg/cm2, une durée de 3 jours était généralement appropriée. Des exemples du rapport "temps/pression" susceptibles de conduire à des résultats avantageux selon la présente invention sont donnés ci-après 2 Feuilles de fougère : 1,68 Kg/cm2 pendant 3 jours, Bruyère, y compris tiges et fleurs : 1,40 Kg/cm pendant 3 jours, Fougère Ming (fraîchement coupée) : 1,68 Kg/cm pendant 3 jours, Feuilles de rose (coupées) : 0,7 Kg/cm2 pendant 3 jours, 2 Feuilles de rose (nouvelles et tendres) : 1,33 Kg/cm2 pendant 2 jours, Feuilles de Corabelle (coupées) : 1,40 Kg/cm2 pendant 2 jours, Kg/cm2 Buis (avec cuticules) : 2,8 pendant environ 7 jours, et 2 Fougère fraîche tendre : 0,35 Kg/cm2 pendant 4 jours ou 15 pendant 2 jours. I1 doit être souligné qu'il s'agit là uniquement d'exemples qui sont donnés en vue d'illustrer la présente invention sans aucune limitation du fait que la liste des produits végétaux précédemment énumérés démontre clairement l'étendue du champ d'application de la présente invention. L'utilisation de pression dans le domaine mentionné cidessus a permis de conduire à une réduction particulièrement nette du temps de traitement qui, antérieurement à la présente invention, était mesuré en semaines plutôt qu'en jours. Il a en effet été observé comme indiqué ci-dessus qu'avec une augmentation de la pression, la durée pouvait être réduite du fait que les facteurs de pression et de temps sont inversement proportionnels. Antérieurement à la présente invention, les produits végétaux n'étaient pas généralement soumis dans la pratique à des pressions supérieures à 0,5 Kg/cm2 alors que selon la présente invention, il a clairement été mis en évidence 2 que des pressions généralement de l'ordre de 1,26 à 2,8 Kg/cm2 se sont montrées particulièrement propices tant en vue d'assurer la pénétration requise de l'agent de traitement que d'un point de vue économique en présentant un gain très net de temps.Les feuilles sont généralement traitées avec leurs tiges ou branches, et différentes tailles de produits végétaux ainsi que diverses variétés peuvent être, si désiré, traitées en même temps. Après la fin de la période de pression, le produit végétal est retiré du récipient, lavé à l'eau froide à chaude et ensuite laissé sécher à la température ambiante de toute manière conventionnelle par exemple par suspension sur un fil ou par simple dépôt sur un écran, un papier, etc. Le produit séché est alors disponible pour les différents usages souhaités. Comme indiqué ci-dessus, le produit traité garde son aspect naturel et sa texture de telle sorte que l'on ne peut pas facilement observer une distinction lorsque ce produit ainsi traité est utilisé en association avec des produits végétaux fraîchement coupés et/ou des plantes naturelles. Les produits végétaux ainsi traités par le procédé selon l'invention ne sont pas abîmés de telle sorte que leurs caractéristiques structurelles et physiques ne sont pas modifiées. I1 doit être remarqué que le procédé selon l'invention ne recherche pas à décolorer le produit végétal mais plutôt à en augmenter ses conditions normales en ce qui concerne sa forme, sa couleur et sa substance. Il est connu que l'alcool méthyligfie et éthylique ont été utilisés pour la enétrdtion des fibres de plantes ou des feuillages en vue d'éliminer -oute trace de chlorophylle, substance qui est à l'origine de la couleur verte des feuilles et autres, mais dans la présente invention1 en utilisant la glycérine et/ou des glycols le produit végétal n'est ni déco loré, ni séché.Du fait de la rétention des caractéristiques physiques et quasi naturelles du produit végétal, le présent procédé trouve une très large application dans les domaines décoratifs et/ou ornementaux tels que les arrangements floraux ainsi que dans des buts scientifiques ou éducatifs. Les produits végétaux ainsi traités ont une durée de vie indéfinie et peuvent être placés dans l'eau sous forme de mélange avec des fleurs fraîchement coupées sans subir une quelconque détérioration et durant leur conservation ne sont pas soumis à un séchage de telle sorte qu'ils conservent continuellement leur aspect frais. Ainsi le problème rencontré jusqu'ici nécessitant des revêtements extérieurs étanches sont éliminés. Si on le souhaite un agent anti-fongique et/ou antibactérien peut être dissous dans la solution de traitement en vue de sa bonne conservation dans le temps. De tels agents chimiques servent uniquement à préserver la durée de vie de la solution de traitement et ne sont pas nécessaires en vue du traitement des produits végétaux. De tels agents sont bien connus mais l'on peut dans le cas présent faire plus particulièrement référence au chlorure de benzalkonium qui s'est avéré être le plus efficace. Ce dernier composé peut être ajouté à la solution de traitement en une quantité d'environ 1 cuillerée à café d'un concentrat d'une solution aqueuse à 17% par litre de solution de traitement dans un but bactériostatique. Mais comme indiqué, d'autres agents bien connus peuvent être utilisés à cette fin. Le produit végétal peut être lavé avant de le soumettre au traitement s'il n'est pas propre, mais ceci est rarement nécessaire. Toutefois, -si tel est le cas, le produit doit être parfaitement secoué après le lavage de façon à éliminer l'excès d'humidité. Par ailleurs, la solution de traitement doit être contrôlée en ce qui concerne sa densité de façon a s'assurer qu'il n'y a pas eu une diminution inadvertante au-dessous du domaine désiré, du fait de l'humidité du matériau soumis au traitement. Bien que comme indiqué ci-dessus d'excellents résultats aient été obtenus de façon constante en utilisant les solutions de traitement à température ambiante, on a constaté lorsque le produit végétal est relativement peu frais et dur ou possède des cuticules épaisses, que le traitement pouvait parfois être sensiblement facilité et son temps réduit en chauffant la solution de traitement à une température comprise entre environ 40-47 C avant son utilisation. Cependant lorsque l'on utilise de telles solutions préchauffées, il est recommandé de laisser la température revenir à la température ambiante alors que le traitement se poursuit.Le fait de maintenir la température initiale relativement élevée ne fournit aucun avantage et peut même parfois être préjudiciable dans la mesure où le produit peut perdre son état naturel et devenir mou et sans forme. Le chauffage de la solution à des températures au-dessus des limites indiquées ci-dessus conduit à des résultats négatifs. Ainsi, le gain en utilisant le chauffage de la solution est d'effet limité avec les produits végétaux mentionnés ci-dessus et s'avère non nécessaire et entraî- nant une perte de temps lorsque les produits à traiter présentent des caractéristiques normales. Bien que les produits végétaux qui sont relativement anciens ou possèdent des cuticules épaisses soient généralement plus difficiles à traiter que les produits relativement frais, ceux-ci sont néanmoins susceptibles d'être traités avec profit selon le procédé de la présente invention. Toutefois, on a constaté que l'addition d'une àible quantité de sulfonate d'huile minérale, de l'ordre d'1 à 4 cuillerées à café d'une solution à 1% par litre de la solution de traitement, était utile en vue de préparer le produit à mieux répondre au traitement par le procédé selon l'invention. D'autres agents mouillants peuvent être utilisés avec tout autant d'efficacité. Une autre méthode de prétratement de tels produits végétaux peu frais et épais sans addition d'un sulfonate d'huile minérale à la solution de traitement comprend la pré-immersion du produit dans une solution de 4 cuillerées à café d'un sulfonate d'huile minérale par litre d'eau pendant environ 1 heure ou en pré-immergeant le produit végétal dans de l'eau pendant 3 à 4 heures. Comme indiqué, ces traitements préliminaires sont ici mentionnés uniquement dans un but d'instruction et ne sont seulement suggérés qu'avec ce type de produit. L'utilisation d'un sulfonate d'huile minérale ou de tout autre agent mouillant est contre-indiquée pour les usages courants, c'est-à-dire avec des produits végétaux relativement frais, étant donné que de tels agents rendent translucides la plupart des produits végétaux et ainsi confèrent au produit traité un aspect non naturel. REVENDICATIONS 1. Procédé pour le traitement de produits végétaux coupés, caractérisé par le fait qu'il consiste à immerger le produit végétal à traiter dans un agent de traitement liquide comprenant un polyol ou un mélange de ceux-ci, à soumettre le produit immergé à une pression en excès de la pression atmosphérique, à la température ambiante, pendant un intervalle de temps prédéterminé suffisant pour l'absorption de l'agent, à retirer le produit végétal de l'état immergé et ensuite à le laisser sécher à la température et à la pression ambiantes. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le polyol est pris dans le groupe constitué par la glycérine, l'éthylène glycol, le diéthylène glycol et le triéthylène glycol ainsi que les mélanges de ceux-ci. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'agent de traitement est constitué par une solution de glycérine de 40 à 60%. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'agent de traitement est sous forme non diluée et est pris dans le groupe constitué par l'éthylène glycol, le diéthylène glycol, le triéthylène glycol et les mélanges de ceux-ci. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que ledit agent de traitement contient une quantité prédéterminée d'un colorant approprié pour empêcher la perte normale We couleur par dégradation ou oxydation de la chlorophylle lors du vieillissement. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la pression appliquée est 2 comprise entre environ 0,35 à 2,8 Kg/cm2. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé par le fait que la pression appliquée est de l'ordre de 1,26 à 1,68 2 Kg/cm 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la pression appliquée est comprise entre environ 0,35 à 2,8 Kg/cm2 et que l'intervalle de temps est compris entre 2 et 7 jours. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé par le fait que la pression est comprise entre environ 1,26 à 1,68 Kg/cm2 et que l'intervalle de temps est compris entre 3 à 5 jours. 10. Procédé selon l'une-quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que ledit produit est lavé à 11 eau après avoir été retiré de l'agent de traitement. 11. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'agent de traitement a une densité comprise entre 1,10 à 1,16. 12. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la densité 'est pas ajustée durant la mise en oeuvre du procédé.