L'invention se rapporte à un pont roulant, posé ou suspendu, du type 1bipoutre1, c'est-à-dire dont les deux sommiers, qui circulent de concert au long des rails longitudinaux, sont reliés entre eux par une charpente comprenant deux loutres parallèles portant elles- mêmes chacune un des deux rails transversaux au long desquels peut se déplacer un chariot treuil. Dans les réalisations de type connu, les poutres sont associées rigidement au moins à l'un des sommiers. Dates le cas où, pour une raison quelconque, l'un des sommiers n avance pas exactement à la même vitesse que l'autre, l'engin a tendance à incliner par rapport à une direction normale au dépla- cement considéré. Ce phénomène, communément appelé '.mise en crabe", engendre des efforts latéraux considérables sur les rails longitudinaux et sur les galets des sommiers, jusqu'd ce que, brutalement, le sommier qui était en retard soit, élastiquement, rejeté vers l'avant. Pour tenter de pallier cet inconvénient, certains constructeurs ont recours à de cotteux et loards dispositifs de synchronisation de 11 avance des sommiers et notamment à une liaison mécanique entre les moyens de translation des sommiers. Jutant dus à la rigidité de l'assemblage de la charpente sur les sommiers, ces effets nSfastes, dans le cas d'un pont monopoutre, ont été supprimés par l'adoption d'appareils dits "poutres roulantes articulées" et constitués dtun monorail dont les extrémités sont associées à leur chariot porteur par n moyen tolérant un allongement de la poutre et son articulation autour d'un axe vertical. Ces appareils acceptent donc une forte inclinaison de la poutre, par rapport à une direction normale au déplacement longitudinal, sans que cala ait une influence sur les possibilités de mouvement da chariot palan circulant sur la dite poutre. Malheureusement, dans les ponts bipoutres, 1 inclinaison suscep- tible d'entre donnée aux poutres, par suite an défaut de synchronisation de l'avance des sommiers, est assez importante pour provoquer un rapprochement de ces poutres supportant les rails du chariot treuil et ce dernier se coïncerait. Pour cette raison, la solution, valable pour un monopoutre, est considérée mauvaise pour les ponts bipoutres et va à l'encontre des préjugés des milieux techniques qui, en conséquence, ont toujours recherché dans des directions différeates la solution de ce problème depuis longtemps examiné sans succès. C'est pourquoi, comme cela a été cité plus haut) dans tous les pont bipoutres connus à ce jour, les poutres sont toujours fixées rigidement, au moins à l'un des sommiers. Afin d'illustrer cet état de la technique, on peut citer le pont bipoutre, décrit au brevet belge 542.103 qui, bien que pourvu, près de l'un des sommiers, d'un moyen permettant un certain allongement des poutres et leur articulation a, ducôté opposé, ses poutres fixées au sommier de manière appropriée sous un angle invariable. Du fait de cet angle invariable, une telle réalisation permet éventuellement d'absorber tes défauts de parallèlisme des rails longitudinaux mais en aucun cas ne supprime les efforts latéraux lorsque l'un des sommiers est en avance par rapport à l'autre. Un résultat que l'invention vise à obtenir est la suppression des effets néfastes de la "mise en crabe'l d'un pont bipoutre. A cet effet, elle a pour objet un pont bipoutre, tel que précisé plus haut, caractérisé en ce que les deux poutres sont associées aux sommiers par l'intermédiaire d'axes verticaux d'articulation de ma nière à ce que les poutres forment avec les sommiers un parallblo- gramme déformable, ce pont roulant comportant en outre un moyen de détection des variations angulaires entre la charpente et le sommier coopérant avec un moyen de régulation des vitesses de chaque moteur. L'invention sera bien comprise à l'aide de la description ci-après faite, à titre d'exemple non limitatif, en regard du dessin ci-annexé qui représente - fig. 1 : un pont bipoutre vu en perspective, - fig. 2 : ce pont bipoutre vu en plan, - fig. 9 : le schéma de l'installation hydraulique, - fig" 4 : une vue en coupe d'une extrémité de poutre, selon un plan passant par l'axe d'articulation. Le pont bipoutre (fig. 1) comprend, d'une part, une charpente 1, qui est composée de deux poutres parallèles 2, 3 et associée à chacune de ses extrémités, à l'un des deux sommiers 4 ou 5 se déplaçant sur deux chemins de roulement longitudinaux 6, 7 situés à une certaine distance du sol 8 et, d'autre part, d'un chariot treuil 9 roulant sur deux rails 10, il placés à la partie supérieure des poutres 2, 3,dans le cas d'un pont bipoutre classique, ou en encorbellement, à la partie inférieure et à l'intérieur des poutres, dans le cas d'un pont bipoutre encastré. Les sommiers 4 et 5 reposent chacun sur leur rail 6 ou 7 par l'intermédiaire de galets 12, 13 ou 14, t5 (fig. 2) mus en rotation par un moteur hydraulique 16 ou t7 propre à chaque sommier 4 ou 5. Selon une caractéristiqae essentielle de l'invention, les deux poutres 2 et 9 sont associées aux sommiers 4 et 5 par l'intermédiaire d'axes verticaux d'articulation 18, 19, 20, 21 de manière à ce que les poutres 2 et 3 forment avec les sommiers 4 et 5 un parallèlo- gramme déformable. Afin ce cette déformation ntengendre pas un rapprochement des poutres 2 et 3, suffit pour provoquer un coincement du chariot treuil 9, il est prévu un moyen 22 de détection des variations de l'angle formé par la charpente 1 et un sommier. Par exemple, on fixe sur le sommier 4, le corps 23 d'un palpeur comprenant une tige 24 portant à son extrémité un galet 25 constamment poussé vers la poutre 2 ou une pièce solidaire de celle-ci afin d'en suivre les mouvements. Ce palpeur est relié à un moyen de régulation des débits de fluide alimentant chaque moteur 16, 17 afin de corriger le défaut détecté. Dans un mode préféré de réalisation, les moyens de détection de l'inclinaison et de régulation des débits de fluide alimentant chaque moteur sont du type décrit dans la demande de brevet 72/14.936 déposée en Rance au nom da présent demandeur, lesquels moyens comprennent une conduite de dérivation 26 (fig. 3) raccordée sur le circuit 27 d'alimentation des moteurs 16, 17 en amont et en aval du premier moteur alimenté. Le débit à l'intérieur de la conduite de dérivation est contrSl par un étrangleur réglable 28, actionné par le palpeur 22 pour, selon l'avance ou le retard pris par le premier moteur, permettre d'alimenter le second moteur par un flux respectivement plus ou moins important, afin que ce premier moteur puisse perdre son avance ou rattraper son retard. Quel que soit le sens d'avance de la poutre, et donc le moteur 16 ou 17 qui sera alimenté le premier, un meme sens d'inclinaison de la dite poutre correspond à un même défaut du premier moteur commandé, défaut auquel on remédie par envoi plus ou moins important de fluide au second moteur par la même tubulure 29. C'est pourquoi, un seuil ensemble palpeur-régulateur 22 et 28 peut entre utilisé, à la condition de raccorder,-par l'intermédiaire d'un sélecteur de pression 30 l'entrée de cet ensemble aux conduites formant alternativement tant la source 31, que le retour 32 du fluide. Grâce à eette disposition, une très faible inclinaison peut être détectée et être immédiatement corrigée. Par exemple, l'inclinaison peut être limitée à plus ou moins un degré @@@@@@@@@@ par rapport à la direction normale au déplacement, ce qui est évidemment suffi- samment faible pour ne rapprocher qu'insensiblement les poutres 2 et 3 et laisser au chariot treuil 9 toutes ses facultés de manoeuvre, le jeu dans le guidage du chariot 9 sur les rails 10, Il étant assez important Pour l'appui et l'articulation de chaque extrémité de poutre sur le sommier correspondant, la poutre reçoit à son extrémité la face verticale 39 d'une console 94 dont la face horizontale est garnie d'une plaque frottante 36 prenant appui sur la plaque irot- tante correspondante 37, solidaire du sommier. Les surfaces de frottement sont évidemment enduites d'un produit lubrifiant par exemple à base de bisulfure de molybd4ne. La face horizontale 95 de la console 34, les plaques d'usure 36, 37 et le sommier 5 (fig. 4) sont perçés d'un trou vertical laissant passer librement l'axe d'articuXation 21. Pour le guidage de cet axe par rapport au sommier, celui-ci porte deux coussinets 38, 39 fixés l'un à la partie supérieure du sommier, sur la plaque d'usure 37, l'autre à la base du sommier, sur une contre-plaque 40. Pour le guidage de cet axe 21 par rapport à la console, celle-ci porte deux supports 41, 42 saisissant chacun l'une des extrémités de l'axe 21. Il est avantageux de prévoir un dispositif de réglage tant de l'écartement entre les axes d'une poutre que de la verticalité des dits axes afin d'absorber les différenes dues aux tolérances de fabrication. À cet effet, les supports supérieur 41 et inférieur 42 sont associés à des pattes 43, 44, solidaires de la console 34, par l'in- termédiaire de colonnes formées par des tiges filetées 45, 46 por tant des écrous 47 pour blocage de ces tiges à des distances variables entre les supports 41 42 et les pattes 43, 44. Dans une variante de réalisation, (non représentée), pour le guidage de l'axe 21 par rapport à la console' la face horisontiae 35 de la console n'est percée que d'un orifice juste suffisant pour recevoir et maintenir l'extrémité supérieure de l'axe 21 dont seule l'extrémité inférieure est saisie par un support 42 du type décrit précédemment. Dans un but de sécurité, des butées 48 peuvent titre prévues en vue de limiter l'inclinaison des poutres en cas de défaillance du système de régulation. REVENDICA'DIONS I - Pont roulant, posé ou suspendu, du type "bipoutre", ctest-à- dire dont les deux sommiers, qui circulent de concert au long des rails longitudinaux, sont reliés entre eux par une charpente comprenant deux poutres parallèles portant elles mimes chacune un des deux rails transversaux au long desquels peut se déplacer un chariot treuil, les sommiers reposant sur leur rail par l'intermédiaire de galets mus en rotation par un moteur propre à chaque sommier, c a r a c t é r i s é en ce que les deux poutres sont associées aux sommiers par l'intermédiaire d'axes verticaux d'articulation de ma nière à ce que les poutres forment avec les sommiers un parallèlogramme déformable, ce pont roulant comportant en outre, d'une part, un moyen de détection des variations angulaires entre la charpente et le sommier et, d'autre part, un moyen de régulation des vitesses de chaque moteur, coopérant avec le moyen de détection précité. II - Pont roulant selon la revendication I caractérisé en ce que le moyen de détection comprend un palpeur dont le corps est rendu solidaire de l'une des deux pièces formant l'angle à mesurer alors que la tige de ce palpeur, qui suit les mouvements relatifs de l'au- tre pièce, est associée au moyen de régulation qu'elle commande. III - Pont roulant selon la revendication I caractérisé en ce que les moteurs sont des moteurs hydrauliques montés en série, et en ce que le moyen de régulation comprend une conduite de dérivation raccordée sur le circuit d'alimentation/des moteurs, en amont et en aval du premier moteur alimenté, à l'intérieur de la dite conduite de dérivation le débit étant contrôlé par un étrangleur réglable actionné par le moyen de détection pour que, selon l'avance ou le retard pris par le premier moteur, le second moteur soit alimenté par un flux respectivement plus ou moins important. IV Pont roulant selon la revendication I caractérisé en ce qu'il comprend des butées de sécurité limitant l'inclinaison en cas de défaillance d'au moins l'un des moyens de détection et de régulation. V - Pont roulant selpn la revendication I caractérisé en ce que, pour son appui et son articulation sur le sommier correspondant qui est à cet effet revêtu dune plaque d'usure, chaque extrémité de poutre porte une console également revêtue d'une plaque d'usure. VI - Pont roulant selon la revendication I caractérisé en ce que l'axe d'articulation est rendu solidaire de l'une des deux pièces en mouvement par l'intermédiaire de supports inférieur et supérieur associés à ladite pièce présentant à cet effet des pattes de fixation, par des colonnes, situées dans un plan vertical parallèle à la poutre, formées de tiges au moins localement filetées et portant des écrous de blocage de ces colonnes à des distances variables entre les supports et les pattes.