La présente invention se rapporte à un tissu revêtu de caoutchouc ou de matières plastiques caoutchouteuses pour la fabrication d'objets gonflables tels que, par exemple, des bateaux pneumatiques, des radeaux de sauvetage, et analogues. Les bateaux pneumatiques et les objets creux gonflables analogues sont habituellement constitués par des pièces préformées de tissu revêtu à l'avance découpées d'après des patrons et sont construits par établissement de joints collés ou soudés aux coutures marginales qui, la plupart du temps, se chevauchent mutuellement. Les pièces d'équipement nécessaires et supplémentaires telles que les bas ou fonds, les garnitures pour cordes d'amarrage, les poignées de transport et les oeillets d'amarrage ou de remorquage, les tolets, les fixations des sièges, les valves de gonflage et d'épuisement, les cloisonnements des flotteurs et analogues sont également fixés au moyen de joints collés ou soudés. Dans le cadre de la fabrication générale, la préparation et l'établissement des joints de raccordement de tissu occupent une place relativement grande, de sorte qu'en pratique, il y a déjà longtemps qu'on désire réduire le travail et surtout le temps nécessaires à cet effet par des simplifications de procédé. Toutefois, comme des exigences particulières sont justement imposées en ce qui concerne la solidité et la fiabilité des joints, ceux-ci se sont avérés jusqu'à présent réfractaires à tous les efforts de rationalisation. C'est ainsi qu'il est nécessaire, pour des raisons de technique de travail, de rendre rugueuses à l'avance les surfaces de collage ou de soudage, ce qui ne peut être effectué avec l'exactitude voulue qu'à la main, par exemple au moyen de meules entraînées par moteur, par l'intermédiaire de flexibles. Le fait que, pour des raisons de sécurité, il soit toujours nécessaire d'usiner des zones superficielles plus grandes que la surface d'adhérence effective doit dès l'abord être estimé comme étant un inconvénient. L'invention a pour objet de simplifier l'établissement des joints d'adhérence entre des zones juxtaposées de tissu revêtu étanche à l'eau et à l'air, sans rien concéder en ce qui concerne la résistance à la déchirure et la solidité et, par suite, de réduire notablement le travail et le temps nécessaires à la construction d'objets creux gonflables de tout type, tout en obtenant une qualité au moins égale du produit fini. A cet effet, suivant l'invention, pour un tissu du type mentionné au début du présent préambule, le revêtement présente, au moins sur une face du tissu, une rugosité superficielle s'étendant sur toute la surface, de préférence d'une finesse microscopique, par exemple sous la forme d'une structure de pores à alvéoles ouverts ou d'un réseau de lignes constitué par des rainures disposées à intervalles réguliers, en particulier d'un réseau constitué par des lignes entrecroisées. Avec l'adoption de telles bandes de tissu préfabriquées en tant qu'éléments de construction d'un nouveau type dans le confectionnement d'objets creux et flottants gonflables, l'invention permet d'obtenir des avantages surprenants, dont il était impossible de prévoir ni le résultat ni l'importance. La structuration superficielle uniforme déjà prête pour la fabrication dans toutes les zones, évite l'ancienne nécessité de rendre localement rugueux les emplacements de collage. Avec la suppression des opérations d'usinage antérieurement nécessaires pour préparer les emplacements de collage disparaît également le risque toujours présent d'endommagements du tissu passant inaperçus avec les détériorations résultantes lors de l'usage ultérieur des objets. En outre, comme les irrégularités inévitables dans tout usinage mécanique au voisinage des emplacements de collage et surtout l'amincissement produit par l'enlèvement de matériau stratifié extérieur par rapport aux zones superficielles environnantes sont éliminés, on profite dès l'abord de conditions plus favorables pour l'obtention de valeurs d'adhérence notablement améliorées. Cela est valable dans une mesure particulière pour les zones de transition critiques sur les bords marginaux des pièces assemblées entre elles. Outre la réduction du travail et du temps nécessaires et la solidité améliorée des joints d'adhérence, l'invention a également pour conséquence directe des avantages au point de vue technique de fabrication. Comme aucune matière n'a besoin d'être enlevée après coup, les bandes de tissu peuvent être revêtues dès l'abord avec une épaisseur de couche moindre et, de cette manière, tant les coûts des matériaux que le poids des objets finis, sont réduits sans pertes qualitatives. Des réductions de prix supplémentaires résultent de la possibilité de découper les pièces préformées nécessaires, sans tenir compte de leur fonction technique, avec des pertes de découpage réduites au minimum, dans une seule et même bande de tissu. Enfin, les objets finis prennent encore de la valeur en service grâce à la rugosité superficielle uniforme dans toutes les zones et qui, par exemple, dans le cas de canaux pneumatiques et autres objets flottants, facilite la montée de l'eau à l'extérieur. Pour la fabrication du nouveau tissu lui-même, on peut recourir à des procédés connus en eux-mêmes, de préférence continus, dans lesquels le matériau de revêtement élastomère est vulcanisé ou réticulé avec une liaison adhérente sur le tissu, sous application de pression et de chaleur, par exemple entre les rouleaux chauffés d'une calandre. Les rainures formant la rugosité superficielle peuvent alors être pratiquées dans le revêtement, simultanément à l'application de pression, à l'effet de quoi on peut recourir à l'utilisation de rouleaux gravés en relief ou munis de garnitures profilées ou encore à l'utili- sation de bandes de tissu ou de feuille métallique posées sur lé revêtement et entraînées en synchronisme avec lui. R E V E N D I C A T I O N S 1. Tissu revêtu de caoutchouc ou de matières plastiques caoutchouteuses pour la fabrication d'objets gonflables, tels que par exemple, des bateaux pneumatiques, des radeaux de sauvetage et analogues, caractérisé en ce que le revêtement présente, au moins sur l'une des faces du tissu, une rugosité superficielle pratiquée sur toute la surface. 2. Tissu suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la rugosité superficielle est d'une finesse microscopique. 3. Tissu suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la rugosité superficielle présente une structure de pores à alvéoles ouverts. 4. Tissu suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la rugosité superficielle s'étend selon un réseau de lignes formé de rainures pratiquées à intervalles réguliers. 5. Tissu suivant la revendication 4, caractérisé en ce que la rugosité superficielle se présente sous la forme d'un réseau composé de lignes entrecroisées. 6. Procédé de fabrication d'un -tissu suivant l'une des revendications 1 à 5, dans lequel le matériau de revêtement élastomère est vulcanisé ou réticulé sous un effet de pression et de chaleur avec une liaison adhérente sur le tissu, ledit procédé étant caractérisé en ce que, conjointement à l'action de la pression lors de la vulcanisation, les rainures formant la rugosité superfi- cielle sont pratiquées dans le revêtement.