L'invention a pour objet un procédé de pose d'une porte de batiment. Une porte de bâtiment comprend un cadre ou huisserie solidaire du mur et un battant à l'intérieur du cadre monté à rotation par l'intermédiaire de charnières ou paumelles. Il est habituel, dans la construction d'immeubles, d'effectuer la pose d'une porte en deux temps. Dans un premier temps, exécuté à la fin du gros oeuvre, on fixe le cadre au corps même du bâtiment, maçonnerie ou béton, dans la baie qui a été réservée au gros oeuvre. La pose du battant se fait au cours du second oeuvre, habituellement à la fin de celui-ci. Il est alors fréquent qu'à la pose du battant il soit nécessaire d'effectuer un travail d'ajustement pour tenir compte des déformations qu'a subies le cadre, notamment du fait de la poursuite de la prise du beton. L'invention est caractérisée par ce fait que la pose de la porte steffectue en un seul temps, par simple solidarisation du cadre avec la maçonnerie ou béton, le battant étant monté dans le cadre. La seule solidarisation du cadre avec la maçonnerie, avantageusement au cours du second oeuvre, assure ainsi la pose de la porte sans aucune opération supplémentaire, notamment sans nécessiter d'ajustement du battant comme un rabotage. Le procédé selon l'invention permet l'utilisation d'un battant en un matériau qui, par nature même, ne permet pas l'ajustement, comme un matériau métallique, qui était exclu lors de la pose traditionnelle. La porte est avantageusement livrée sur le chantier sous forme de bloc-porte, comme il est connu, mais au lieu d'effectuer la pose en deux temps, comme habituel jusqu'ici à partir d'un bloc-porte, le bloc-porte n'est posé qu'au cours du second oeuvre par simple solidarisation de son cadre avec la maçonnerie ou béton. Dans la description qui suit, faite à titre d'exemple, on se réfère au dessin annexé qui est une vue en coupe transversale dtune porte après sa pose. Le bloc-porte comprend un cadre ou huisserie 11 à deux montants parallèles 12 et 13. Le montant 12, constitué par un profilé métallique à section sensiblement rectangulaire limité par deux faces parallèles 14 et 15, une face antérieure 16 et une face postérieure 17, porte les paumelles 18 et ménage une nervure interne de résistance 19. Le montant 13 est à section rectangulaire et est limité par deux faces latérales parallèles 21 et 22, une face antérieure 23 et une face postérieure 24. A intervalles réguliers sur la hauteur, les faces postérieures 17 et 24 ménagent des passages respectivement 25 et 26 garnis de plaquettes 27 et 28 soudées sur les faces 17 et 24. Une plaquette 28 fait partie d'un profilé 29 logé à l'intérieur du profilé 13 et qui, par ses branches 31 et 32, ménage un compartiment 33 pour la botte à gâche. Le cadre Il porte, par les paumelles 18, le battant 34 muni d'une serrure, à pêne 35 et demi-tour 36. Le bloc-porte constitué par le cadre Il et le battant 34 est posé en fixant pendant le second oeuvre le cadre ou huisserie à la maçonnerie établie au cours du gros oeuvre, la baie ou passage libre B étant réservée par les deux parties d'un mur Ml et M2 dans lesquelles on a prévu deux décrochements dl et d2, précisément pour recevoir les montants 12 et 13 dont les faces externes 16 et 23 sont ainsi sensiblement coplanaires avec les surfaces internes f et f du mur. La pose des montants 12 et 13, et éventuellement de la traverse supérieure faisant partie du cadre, peut se faire par exemple à l'aide d'écrous autoforeurs 37 coopérant avec des vis 38 traversant les plaquettes telles que 27 et 28 par des trous 39 prévus dans ces dernières. La tête d'actionnement 41 desdites vis, montrée en trait mixte, est prévue pour pouvoir Aetre, après vissage de la tige filetée 38 dans le taraudage de l'écrou 37, séparée de la portée tronconique 42 de raccordement entre la texte 41 et la tige 38, rendant ainsi tout dévissage ultérieur impossible. Après fixation des montants, et éventuellement de la traverse du cadre, la porte est complètement posée. L'ouverture et la fermeture du battant 34 s'effectue sans difficulté étant donné que le cadre 11 a conservé sa configuration initiale. Le cadre n'a d'ailleurs pas besoin d'être prévu pour résister à des efforts qu'il subirait de la part du béton ou analogue lors de l'achèvement du durcissement de ce dernier. Le battant n'a pas besoin d'être ajusté, par exemple par rabotage, pour s'adapter à une déformation de l'huisserie. Il peut donc être en un matériau non usinable par rabotage ou analogue, par exemple être métallique. Dans une forme de réalisation, le bloc-porte est posé sur un mur ne présentant pas de décrochement comme schématisé par les lignes pointillées 1 et #2, la porte étant ainsi en saillie par rapport au mur. Dans l'un et 11 autre cas, un joint 43, en forme de boudin élastique, est -prévu, -interposé entre- la surface postérieure 44 du battant et le mur. REVENDICATIONS 1. Procédé pour la pose d'une porte de bâtiment constituée sous forme de bloc-porte comprenant un cadre ou huisserie et un battant, caractérisé en ce que pour la pose on fixe en un seul temps le bloc-porte par son cadre ou huisserie sur le corps du bâtiment en maçonnerie, béton ou analogue, alors que ledit cadre est garni du battant. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la pose a lieu au cours du second oeuvre. 3. Bloc-porte pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1. 4. Bloc-porte selon la revendication 3, caractérisé en ce que le cadre ou huisserie est impropre à résister sans déformation à la poussée du béton du bâtiment en cours de prise. 5. Porte à cadre ou huisserie et battant résultant de la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2. 6. Porte selon la revendication 5, caractérisé en ce que le battant est métallique. 7. Porte selon la revendication 5, caractérisé en ce que la paroi postérieure de 11huisserie est coplanaire avec le nu du mur présentant la baie contrôlée par la porte.