La présente invention a trait a un procédé de détection de mouvements aplicable a la surveillance d'espaces contre des agresseurs ainsi qu'à un dispositif de surveillance pour la mise en oeuvre de ce procédé. On sait qu'il existe déjà des procédés de surveillance d'un espace dans le but de détecter une agression, dans lequel on utilise des capteurs disposés en différents emplacements stratégiques pour détecter le passage ou la présence d'un agresseur dans l'espace surveillé. Les capteurs utilisés peuvent être de natures tout-à-àit diverses, par exemple des capteurs sismiques, détecteurs de chaleur, de rayonnement, de bruit ou encore radar. En dehors des questions de sécurité, de prix de revient et de facilité d'installation, le problème principal rencontré lors de la surveillance par de tels procédés provient des perturbations accidentelles qui tendent à mettre le dispositif de surveillance dans un état d'alerte intempestif. On comprend donc qu'il est important d'éliminer au maximum ces alertes intempestives et d'effectuer une discrimination entre les véritables agressions et les perturbations accidentelles. Ceci est d'autant plus vrai que les installations ou espaces surveillés, sont le plus souvent proches de zones susceptibles de fournir de nombreuses perturbations sous forme de vibrations, bruits, secousses, ou production de divers autres signaux tendant à être interprêtés comme des agressions par le dispositif de surveillance. Afin d'éliminer autant que possible ces phénomènes parasites, on a déjà essayé de filtrer avec la plus grande précision possible les informations provenant des capteurs de façon à séparer les signaux provenant d'une agression proprement dite d'avec les signaux parasites accidentels. On n'est cependant pas parvenu à des solutions véritablement satisfaisantes, car de nombreux phénomènes accidentels peuvent être à l'origine de signaux tout-à-fait comparables à ceux provoqués par le passage d'un agresseur. De plus, l'utilisation de filtres trop spécifiques peut empêcher la detection d'agresseurs qui parviendraient à provoquer des signaux suffisamment différents. On a également déjà essayé de traiter les informations provenant des capteurs selon une analyse séquentielle de façon à ne retenir que les informations provenant d'un ensemble séquentiel déterminé, par exemple la répétition à un certain intervalle des phénomènes détectés, tout en éliminant les signaux qui ne se produisent que de façon aléatoire. I1 s'est cependant avéré que cette solution ne permet pas d'éliminer toutes les alertes intempestives et cela d'autant moins que l'espace surveillé est voisin de zones importantes de perturbations qui sont susceptibles, avec une grande fréquence, de donner lieu a des détections selon des séquences interprêtées par le système de surveillance comme des agressions. La présente invention se propose de remédier à ces inconvénients et de fournir un procédé et un dispositif de surveillance de passages ou de mouvements d'agresseurs permettant à la fois de détecter des signaux dans un spectre relativement large, et d'éliminer la presque totalité des phénomènes accidentels de façon a détecter la quasi-totalité des agressions tout en ne risquant qu'un nombre extremement limité d'alertes intempestives. De plus, l'invention se propose de réaliser un tel procédé et un tel dispositif de façon simple, permettant l'utilisation de capteurs peu coûteux, et obtenant ainsi une surveillance efficace à prix de revient économique. L'invention a pour objet un procédé de surveillance d'un espace contre des agresseurs, du type consistant à capter des signaux émis par les agresseurs en cours de déplacement dans l'espace surveillé, et à déclencher une alerte lorsque de tels signaux sont détectés, caractérisé par le fait que l'on surveille de façon séparée mais simultanément une pluralité de parties dudit espace, qu'on compare en permanence les signaux détectés dans les diverses parties, qu'on élimine les signaux provenant, a la fois à l'intérieur d'un temps déterminé, de plusieurs desdites parties, et que l'on utilise au contraire les signaux provenant uniquement d'une partie ou d'un petit nombre de parties, qu'éventuellement on filtre les signaux détectés, et que l'on déclenche une signalisation et/ou une alerte à partir des signaux utilisés. Dans un mode de mise en oeuvre particulièrement préféré on détecte sous forme d'énergie mécanique dans lesdites parties d'espace, les accélérations ou vitesses provoquées dans le sol par le déplacement d'un agresseur. De façon particulièrement avantageuse, on complète ladite détection par une détection complémentaire, par exemple du type infrarouge, l'alerte n'étant déclenchée que si une coincidence existe entre les deux types de détection. Dans une première forme de réalisation de l'invention, dans laquelle on surveille un espace continu, par exemple les alentours d'un bdtiment, on divise cet espace en une pluralité de parties adjacentes de façon que chaque passage provoque la détection dans une partie ou au plus deux parties voisines, on empêche l'alerte lorsque, soit simultanément, soit de préférence dans un espace de temps relativement court, plusieurs parties éloignées les unes des autres font l'objet de détections, et l'on actionne au contraire l'alerte lorsque seule une partie ou un petit nombre de parties voisines font l'objet de détection. Dans une seconde forme de réalisation de l'invention, applicable notamment à la surveillance d'un espace formé de parties discontinues, par exemple l'intérieur d'un immeuble, on peut dans certains cas ne pas déclencher l'alerte lorsque des parties voisines mais totalement distinctes, font l'objet de détections simultanées ou dans un intervalle de temps réduit. De façon avantageuse, par exemple avant de comparer des signaux provenant de parties différentes, on peut filtrer les signaux détectés, de façon à éliminer ceux qui manifestement correspondent à des phénomènes accidentels ou parasitaires. En outre, on peut également traiter les signaux provenant d'une ou de plusieurs parties selon une logique séquentielle visant à éviter l'alerte dans des cas tenus pour improbables. L'invention a également pour objet un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé, ledit dispositif se caractérisant par le fait qu'il comporte, dans chacune desdites parties de l'espace à surveiller, un capteur ou un groupe de capteurs reliés entre eux, de préférence des capteurs accélérométriques, une unité de traitement, des moyens pour transmettre à l'unité de traitement, de façon indépendante, les signaux provenant des capteurs ou groupes de capteurs des différentes parties de l'espace, un circuit logique ou un programme dans l'unité pour déclencher selon l'origine spatiale des signaux reçus des moyens de signalisation et/ou d'alerte sensibles à cette unité. Différentes sortes de circuits logiques de l'unité centrale sont possibles ainsi que différentes dispositions des channes de capteurs comme on le verra ci-après, en fonction de la finesse de discrimination désirée, du désir de maintenir certaines parties en surveillance pendant que d'autres détectent des signaux ou encore d'autres paramètres. Dans une forme de réalisation particulièrement préférée, le dispositif comporte encore, dans les différentes parties ou dans certaines au moins d'entre elles, d'autres capteurs fonctionnant selon un mode différent, par exemple des capteurs infrarouges, de préférence à infrarouge pulsé. Ainsi, dans le cas ot le dispositif comporte des capteurs accélérométriques qui analysent la structure vibratoire de l'environnement, on peut avantageusement prévoir des capteurs infrarouges ayant des qualités de détection complémentaires. En effet, dans une zone très industrialisée, par exemple en raison du grand nombre de sources de vibrations, la présence de capteurs infrarouges permettra une discrimination permettant d'éliminer des alertes intempestives tout en conservant une bonne capacité de surveillance dans les conditions climatiques temporaires susceptibles de gêner les capteurs infrarouges. De préférence, les capteurs complémentaires, par exemple infrarouges, sont reliés à l'unité centrale de façon à-ne pas pouvoir a eux seuls déclencher d'alarme, mais à déclencher simplement une variation du temps de la séquence logique, ce qui permet d'allonger le temps d'analyse et de réduire le temps de réaction de la chaîne de base constituée par les capteurs accélérométriques. Dans ce cas la barrière infrarouge est placée un peu avant la barrière des capteurs d'accélération pour diminuer le temps de réaction de ceux-ci au moment du passage supposé sur ces capteurs. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparaîtront à la lecture de la description suivante faite à titre d'exemple non limitatif et se référant au dessin annexé dans lequel - la figure 1 représente une vue schématique de l'implantation d'un dispositif selon l'invention pour un espace continu, - la figure 2 représente une vue schématique d'une implantation du dispositif dans un espace discontinu, - les figures 3 à 8 représentent divers schémas logiques pour la comparaison des signaux détectés par les capteurs, - la figure 9 représente un schéma d'un circuit de comparaison comportant des capteurs auxiliaires de nature différente. En se référant à la figure 1, on voit une implantation d'un bâtiment 1, entouré d'un espace continu 2, enclos d'un mur 3 avec une porte 4 donnant sur une route 5. Le coin inférieur gauche est voisin d'une zone de bruit 6 propageant dans le sol des vibrations qui s'abaissent à un niveau déterminé sur la ligne circulaire 7. Le dispositif comporte huit capteurs situés aux emplacements matérialisés par les points A, A', B, B', C, C', et D, D'. Ces capteurs sont des capteurs accélérométriques, du type Coprelec CAA 01, ou 02, enterrés dans le sol à une distance comprise entre environ 0,10 et 0,40 m de la surface. Tous ces capteurs sont reliés à une unité centrale par l'intermédiaire d'un câble multiconducteur enterré (non représenté). La zone d'action des capteurs peut être réglable par l'intermédiaire de circuits contenus dans l'unité centrale; leur seuil de sensibilité est alors réduit de façon qu'ils puissent détecter le passage d'une personne marchant à pied, lorsque cette personne pénètre à l'intérieur d'un cercle centré sur le capteur et représenté en trait plein sur la figure. On voit que les différents capteurs possèdent leur zone circulaire de détection chevauchante avec la zone des capteurs adjacents, et ces capteurs forment ainsi un espace annulaire continu autour de la maison 1, de sorte qu'un agresseur se dirigeant vers la maison sera détecté par un ou au plus deux capteurs à la fois. On voit par ailleurs, que les trois capteurs A, B, B' sont situés près de la route, de sorte qu'ils sont sensibles à des vibrations provoquées par le passage de véhicules sur cette route, le rayon de sensibilité au passage d'un véhicule étant naturellement plus important que celui de la sensibilité au passage d'un piéton. I1 en résulte que ces capteurs A, B , B', détecteront le passage de véhicules sur la route et on a représenté en trait interrompu les cercles correspondants de détections de passages d'un véhicule. Enfin, le capteur A', voit sa sensibilité augmentée de façon à présenter un rayon de détection important, son rayon de détec- tion de passage de véhicules s'étendant également sur la route. Par contre on voit que le capteur D présente un seuil de détection élevé et donc un rayon de détection faible, afin de n'être pas gêné par la zone de bruit permanent. Bien entendu, chaque capteur peut être remplacé par un groupe de capteurs associés, tous reliés à un même conducteur pour délimiter une partie d'espace surveillé qui-ne sera plus circulaire mais dépendra de la disposition géométrique des capteurs de ce groupe. Lorsqu'un agresseur franchit le mur d'enceinte 3 et se dirige vers le bâtiment, sa présence est détectée par un ou au plus deux capteurs à la fois lorsqu'il pénètre dans un cercle de détection d'un capteur représenté en trait plein. Par contre, les personnes situées en dehors d'un cercle, et notamment celles qui passent sur la route, ne sont pas détectées. Dans un mode de mise en oeuvre simple du procédé, le signal provenant seulement d'un capteur ou au plus de deux capteurs adjacents, sera traité par l'unité centrale. Si, après une certaine durée, par exemple de 3 secondes, aucune autre détection ne se produit de la part d'un capteur éloigné, l'alarme est mise en action. Par contre, si avant la fin de cet intervalle de 3 secondes, un capteur éloigné détecte un signal, l'alerte n'est pas actionnée. Cette durée, par exemple de 3 secondes, est choisie de façon qu'elle soit inférieure au temps minimum nécessaire à un agresseur pour passer depuis la zone d'un capteur, par exemple B, vers la zone d'un capteur non adjacent par exemple B'. On comprend donc que si un véhicule circule sur la route 5, par exemple de droite à gauche, il sera détecté d'abord par le capteur A', puis B', puis A, puis B, deux détections successives s'effectuant en un temps relativement réduit. La mise en oeuvre simultanée (la simultanéité s'entendant à l'intérieur d'une durée déterminée) de tous les capteurs ou de plusieurs capteurs espacés tels que A, A', indique donc que la perturbation n'est pas ponctuelle et qu'il ne s'agit pas d'une agression. I1 en est de même par exemple en cas de fortes pluies si tous les capteurs sont actionnés simultanément de sorte qu'aucune alerte ne se produit. De préférence, l'unité centrale comporte un circuit logique permettant une plus grande finesse dans l'analyse. Ainsi, on peut avantageusement comparer simultanément les signaux ou l'absence de signaux dans deux zones de capteurs situées de part et d'autre d'une zone centrale. On peut ainsi comparer par exemple B, avec B' , A avec A', C avec C' et D avec D'. Par ailleurs des moyens accessoires peuvent être mis en oeuvre, par exemple un circuit étudiant le caractère ponctuel ou continu d'une perturbation de façon à ne pas déclencher l'alerte en cas d'une perturbation continue pour un même capteur et éviter ainsi une alerte lorsqu'un véhicule automobile, source de vibrations s'arrête au bord de la route dans la zone de sensibilité d'un capteur ou se déplace très lentement sur la route. En se référant à la figure 2, on voit un certain nombre de capteurs A, A', B, B', disposés dans les pièces d'un local, au voisinage des portes et des accès. On voit également que les zones de sensibilité au passage d'une personne ne se recouvrent cette fois pas deux à deux, du fait de la présence des murs et cloisons internes, ne nécessitant pas la surveillance d'un espace continu. Dans ce mode de mise en oeuvre, on peut associer entre eux, si on le désire, des capteurs proches, par exemple A, A', d'une part,. et B avec Bl d'autre part, de sorte qu'un même signal sera perçu par l'unité centrale, que ce soit A ou A' qui détecte le passage. Par contre le signal reçu de B ou B' sera distinct du signal reçu de A, ou A'. On effectuera dans ce cas une comparaison entre le groupe A, A' et le groupe B, B'. Si des perturbations simultanées affectent les deux groupes aucune alerte ne sera donnée, ce qui se passera, par exemple dans le cas d'une perturbation générale telle qu'une vibration de l'ensemble du bâtiment. Par contre, si à l'intérieur de l'intervalle de temps donné, seul l'un des deux groupes est actionné, l'alerte sera déclenchée. De préférence, on peut prévoir en outre, par exemple à toutes les ouvertures communicantes avec l'extérieur, dans un lieu de passage général ou dans toute l'installation, des capteurs infrarouges susceptibles, lorsque l'un d'entre eux est actionné, de modifier la durée de séquence pour la rendre par exemple plus courte: dans ce cas l'alerte est donnée des qu'un groupe A, A' est actionné. En se référant à la figure 3, on voit un schéma d'une partie du circuit de l'unité centrale, permettant la comparaison entre les capteurs éloignés A, A', C, C'. En fait, on a représenté pour chaque zone un groupe de quatre capteurs associés reliés à l'unité par un conducteur commun a, a', c, c'. Ceci modifie simplement la forme géométrique des différentes zones de surveillance qui ne sont plus alors des cercles mais qui dépendent de la position respective dans une même partie d'espace des quatre capteurs. Les différentes lignes a, a', c, c', aboutissents un groupe de six portes ET dont les sorties sont réunies en une porte OU. On voit aisément que si un seul groupe de capteurs, par exemple les capteurs C, détectent un signal, toutes les portes ET sont bloquées et aucune information ne passera par la porte OU. Si par contre, au moins deux groupes sont actionnés, simultanément, par exemple A et C, l'une au moins des portes ET est validée et un signal sortira par la porte OU. La sortie de la porte OU aboutit à une deuxième porte OU 1, à laquelle aboutissent egalement les sorties de deux autres circuits analogues au circuit représenté et comparant cette fois l'un les zones B , B', D, D', le deuxième d'autres combinaisons par exemple les zones A, D. Lorsqu'un seul des capteurs ou groupe de capteurs, par exemple le groupe A, détecte un signal, aucune impulsion ne sort de OU 1. Par contre, par un autre circuit simple (non représenté), ce signal va à la fin d'un intervalle de temps déterminé par des moyens de temporisation convenables, déclencher une alarme. Si cependant avant la fin de ce délai, un autre au moins des groupes non adjacents, par exemple A', est actionné, un signal sortira de OU 1 qui ira inhiber l'alarme. Le dispositif ainsi réalisé présente une bonne finesse dans l'élimination des parasites. I1 présente cependant l'inconvénient de bloquer la surveillance de l'installation pendant la présence de ces parasites. En se référant à la figure 4, on voit un circuit différent dans lequel les parties d'espace A, A', C', sont comparées entre elles alors que d'autres parties B, B', D' sont comparées entre elles de façon indépendantes des premières. Si deux zones telles que A, A', sont actionnées simultanément, une impulsion d'inhibition sort par la porte OU 2 corres pondante, pour empêcher une alerte. Cependant, si pendant ce temps, l'une des zones B, B', D' est actionnée, une alerte peut se produire du fait que OU 2 n'est pas capable d'inhiber les alertes du groupe B, Bt, D'. On obtient donc une moins bonne finesse de discrimination des signaux, mais par contre le fonctionnement de l'installation n'est pas totalement bloqué en cas de détection de perturbations parasites. Dans la réalisation de la figure 5, la totalité des groupes A, A', B, B', C, C', D, D' est reliée à une pluralité de portes ET aboutissant toutes à une porte centrale ET 1. On comprend que dans cette réalisation, un signal d'inhibition ne sort de ET 1 que lorsque tous les capteurs A, A', B; B' etc .. sont actionnés de sorte que l'inhibition n'est présente que pour de très gros phénomènes parasites, tels que un passage de train, etc... La totalité de l'installation est hors service pendant la durée du phénomène parasite. En se référant à la figure 6, on prévoit une pluralité de portes ET 2. Chaque porte reçoit seulement deux capteurs ou groupe de capteurs à son entrée, par exemple A, A', pour l'une, B, B' pour l'autre, de sorte que chaque groupe de deux capteurs disposés de part et d'autre d'un espace intermédiaire se trouve associé sur une porte ET 2. Le nombre total de portes ET 2 est donc de huit dans le cas de la figure 1. Lorsque deux parties d'espace disposées de part et d'autre d'une partie d'espace commune, par exemple A, A', sont actionnées simultanément, aucune alerte n'est prévue pour elles. Toutefois, tous les autres groupes de deux espaces qui sont comparés par les autres portes ET restent disponibles et l'alerte peut être prévue. On a donc une grande finesse en élimination de parasites et on ne bloque que très localement l'installation. En se référant à la figure 7, on voit un circuit par entre mêlement double qui possède une moins bonne finesse de filtrage que dans le cas de la figure 6, mais qui permet le fractionnement des parties d'espace bloquées durant l'apparition du phénomène parasite. En se référant à la figure 8, on voit une réalisation par entremêlement multiple des capteurs permettant l'analyse de phénomènes parasites encore plus globaux avec toutefois un fractionnement du blocage limité aux parties d'espace atteintes par le phénomène parasite. Tant dans la réalisation selon la figure 7, que dans celle de la figure 8 lorsque les parties d'espace A et A', et respectivement B et B', sont actionnées simultanément, l'alerte n'est pas déclenchée. L'alerte peut être déclenchée au contraire lorsque sont actionnées simultanément les parties d'espace A et B, A' et B', A et B', A' et B. En se référant à la figure 9, on voit un bloc-schéma d'un dispositif comprenant une pluralité de capteurs disposés comme dans le cas de la figure 1, mais précédés spatialement d'une ligne de détection infrarouge comprenant des émetteurs et des détecteurs 9, 10, par exemple des détecteurs à infrarouge pulsé SAPHYMO-STEL type BIR 1010. Les différents capteurs (ou groupe de capteurs) A, B', A', D',- C', D, C, B, etc ... sont reliés par des lignes individuelles à une chaîne d'amplification sélective îîa elle-meme reliée à un circuit de filtrage spatial lob qui ne laisse passer des informations vers un circuit de filtrage temporel 12 que dans les conditions de filtrage définies à titre d'exemple en référence aux figures 3 à 8. Le circuit de filtrage temporel 12 n'adresse un signal à un circuit de comptage séquentiel en temps limité 13, qu'à condition que les inhibitions telles que vues ci-dessus n'aient pas fonc tionné. Le circuit de comptage séquentiel ne transmet cependant une alarme à des moyens d'alarme 14 qu'à condition que pendant une certaine durée, (différente de la durée prédéterminée précitée qui a trait au filtrage temporel), un nombre relativement important de signaux considérés comme des agressions se sont produits, par exemple un grand nombre de pas d'un individu dans une partie d'espace surveillée par un capteur. Cependant ce nombre important est abaissé par le circuit 13 lorsque celui-ci est soumis à l'influence d'une mémoire 15 actionnée par le récepteur infrarouge. En d'autres termes une détection infrarouge sans pouvoir à elle seule actionner les moyens d'alarme, diminue le temps de réaction du système tandis qu'en cas d'absence de détection infrarouge seules sont considérées les séquences ayant une très haute probabilité de correspondre à une agression. Comme on peut le voir sur la figure 9, il est également prévu des moyens 16 pour détecter des variations climatiques (pluie, variations de température, etc...) ou externes, reliés à une mémoire 17 et pouvant modifier le coefficient d'amplification de la channe d'amplification sélective îîa et/ou la durée de comptage séquentiel 13. Bien entendu, différentes autres formes de réalisation du dispositif selon l'invention restent possibles, pour mettre en oeuvre le procédé général selon l'invention. Enfin, le dispositif comporte divers moyens classiques de sécurité, par exemple de mesure permanente d'impédance pour détecter les détériorations. REVENDICATIONS 1. Procédé de surveillance d'un espace contre des agresseurs, du type consistant à capter des signaux émis par les agresseurs en cours de déplacement dans l'espace surveillé, et à déclencher une alerte lorsque de tels signaux sont détectés, caractérisé par le fait que l'on surveille de façon séparée mais simultanément, une pluralité de parties dudit espace, qu'on compare en permanence les signaux détectés dans les diverses parties, qu'on élimine les signaux provenant à la fois, à l'intérieur d'un temps déterminé de plusieurs desdites parties, et que l'on utilise au contraire les signaux provenant uniquement d'une partie ou d'un petit nombre de parties, et que l'on déclenche une signalisation et/ou une alerte à partir des signaux utilisés. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'on effectue un filtrage des signaux. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que l'on effectue une détection par des capteurs complémentaires d'un-type différent pour déclencher l'alerte en cas de colncidence entre les deux types de détection. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 dans lequel on surveille un espace continu, caractérisé par le fait que l'on divise cet espace en une pluralité de parties adjacentes de façon que chaque passage provoque la détection dans une partie ou au plus deux parties voisines et qu'on empeche l'alerte lorsque plusieurs parties éloignées les unes des autres font l'objet de détections. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que l'on utilise l'espace en parties discontinues. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé par le fait que l'on associe des parties d'espace discontinues proches pour déclencher une alarme si une détection se produit uniquement dans une ou plusieurs de ces parties d'espace. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que l'on traite les signaux selon une logique séquentielle. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que l'on effectue une détection accélérométrique dans lesdites parties d'espace. 9. Procédé selon l'ensemble de la revendication 3 et de l'une quelconque des revendications 4 à 8, caractérisé par le fait que l'on effectue une détection complémentaire infrarouge. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 et 9, caractérisé par le fait qu'en cas d'absence de détection desdits capteurs auxiliaires, on ne déclenche une alarme que pour des signaux indiquant une probabilité très élevée d'agression. 11. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait qu'il comporte, dans chacune desdites parties de l'espace à surveiller, un capteur ou groupe de capteurs reliés entre eux, et, à un niveau central, une unité de traitement, des moyens pour transmettre à l'unité de traitement,. de façon indépendante, les signaux provenant des capteurs ou groupes de capteurs des différentes parties, un circuit logique ou un programme dans l'unité pour déclencher selon l'origine spatiale des signaux reçus des moyens de signalisation et/ou d'alerte sensibles à cette unité. 12. Dispositif selon la revendication 11, caractérisé par le fait qu'il comporte des capteurs accélérométriques. 13. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 11 et 12, caractérisé par le fait qu'il comporte en outre des capteurs auxiliaires infrarouges. 14. Dispositif selon la revendication 13, caractérisé par le fait que les capteurs à infrarouge sont reliés à ladite unité centrale par des moyens provoquant, lorsqu'ils sont actionnés, une diminution du temps de séquence logique et, lorsqu'ils ne sont pas actionnés, une augmentation de ce temps. 15. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 13 et 14, caractérisé par le fait que les capteurs infrarouges sont placés en avant de l'espace surveillé par les autres capteurs. 16. Dispositif selon l'une quelconque des revendications Il à 15, caractérisé par le fait que l'unité centrale comporte une chaste d'amplification sélective, un circuit de filtrage spatial relié auxdits capteurs, un circuit de filtrage temporel relié'au circuit de comparaison spatiale, et un circuit de comptage séquentiel en temps limité relié audit moyen de filtrage temporel, ledit circuit de comptage séquentiel étant relié à des moyens d'alarme. 17. Dispositif selon la revendication 16, caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens de détection de variation de paramètres climatiques ou externes, reliés à une mémoire, lesdits moyens permettant de modifier le coefficient d'amplification de ladite chaîne d'amplification et/ou la durée du comptage du circuit de comptage séquentiel. 18. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 11 à 17, caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens pour comparer entre elles deux parties d'espace éloignées l'une de l'autre pour inhiber une alarme lorsqu'une détection est présente dans les deux espaces.