La présente invention est relative à un procéde pour exploiter un four à sole a rouleaux dans lequel il s'agit de chauffer à une temperature de 1000 a 1100 C en un passage continu un ruban sans fin. Un ruban fabriqué a partir d'acier pul vérise et faisant moins de 1 millimetre- à quelques millimètres d'épaisseur ne présente qu'une faible résistance a la traction. La vitesse dexl'avance du ruban est déterminée-par les dispositifs de transformation se trouvant en amont et en aval du four. En raison de la faiblesse de sa résistance à la traction, le ruban ne doit se trouver place dans le four que sous l'action d'une traction d'un faible importance correspondante. Etant don ne que les fours de ce genre sont censés fournir un rendement relativement grand, il est nécessaire que la longueur du four soit relativement grande. Un facteur agravant est le fait, en outre, que le coefficient de friction dans le cas des materiaux entrant en ligne de compte augmente, en générai, fortement en fonction de la température t atteintes valeurs de plus de 1. Le procédé est connu qui consiste à exploiter de tels fours à sole à rouleaux de telle façon que la vitesse circonfé re-ntielle des rouleaux soit égale à la vitesse i-mprimée au ruban par les dispositifs de transformation situés à l'extérieur du four. L'exploitation de tels fours crée de grandes difficultes parce que le ruban fait preuve d'une tendance à se soulever vers le haut en passant sur les rouleaux et à former ainsi des ondulations. Dans ces circonstances, ces ondulations touchent la paroi interieure du four et il se forme ainsi ce que l'on appelle un "emmêlement de ruban". Dès lors, il faut refroidir et ouvrir- le four pour éliminer la panne. De plus, les parois du four, les éléments de chauffe etc... en sont endommagés. Pour éviter ces inconve-nients, l'invention propose un procédé pour exploiter un four à sole à rouleaux pour lequel la vitesse de passage du ruban est définie par la vitesse de transport des parties d'installation en amont et en aval du four, procédé caractérisé par le fait que la vitesse circonférentielle des rouleaux est plus grande que ce qui correspond a la vi tesse de passage du ruban à travers le four. Ce procédé apporte une amelioration en ce sens que le ruban est placé sous l'action d'un effort de tra-ction d'un rouleau à l'autre par la force du frottement.En effet, sans cette mesure, il n'est en réalité pas possible d'entraîner les rouleaux de telle sorte que leur vitesse circonfêrentielle corresponde dans chaque cas a la vitesse de passage du ruban. Ceci est lié au fait que, pendant son passage à travers le four, le ruban devient de plus en plus chaud. Le ruban s'allongeant egalement en fonction de son échauffement, la vitesse de passage du ruban à travers le four augmente en conséquence à partir de 7'extrémité d'entrée jusqu'à l'extrémité de sortie du four.L'échauffement localisé audessus de chacun des différents rou-leaux et, partant, la vi tes- se localisée en chaque point ne pouvant pas être déterminés avec précision pour chaque point et ayant, au surplus, tendance à varier pendant la marche de l'installation, les rouleaux ne peuvent donc pas être entraînés en réalité de façon à ce qu'il n'existe aucun glissement entre rouleau et ruban. C'est pourquoi, avec les procédés connus, avec lesquels la vitesse circonférentielle des rouleaux correspond, prétend-on, a la vitesse du ruban, il se crée en réalité des conditions incontrla- bles en ce qui concerne le glissement et, de ce fait aussi, en ce qui concerne les forces de frottement agissant entre le ruban et tes rouleaux.Le procédé suivant l'invention permet, en revanche, de faire que les forces de frottement engendrées par le glissement aient nettement tendance à créer au sein du ruban un effort de traction. De ce fait la tendance à la formation d'ondulations est évitée. Il est propose en plus qu'une partie des rouleaux soit entraînée à une vitesse circonférentielle un peu plus élevée que ce qui correspond à la vitesse de passage du ruban, tandis qu'une autre partie des rouleaux est entraînée à une vitesse circonférentielle un peu plus faible que ce qui correspond à la vitesse de passage du ruban.Cette mesure présente l'avantage de permettre de réduire à nouveau les efforts de traction engendrés par des roul-eaux tournant à une vitesse circonférentielle trop éle- vée par les rouleaux tournant à une vitesse circonfêrentielle trop faible Ceci est particulièrement important quand, d'une part, l'effort de traction admissible au sein du ruban est faible, que, d'autre part,-le coefficient du frottement entre ruban et rouleau est élévé et -qu'enfin le four a une grande longeur. .Ru moyen d'un choi-x bien ajusté du nombre et de l'agencement des rouleaux tournant à une vitesse circonferentielle trop élevée et trop faible, il est possible de limiter l'effort de traction maximum transmis par la force de frottement des rouleaux et d'empêcher, en meme temps, la pos-sibili té que des efforts de comp-ression ne se creent, c'est-à-dire le risque d'une formation d'ondulations. A cet effet il est proposé, en particulier, que le nombre des- rouleaux entraînés à une vitesse circonfêrentielle plus élevez soit plus grand que le nombre deys rouleaux entraînés à une vitesse circonferentielle plus faible. I1 est proposé, en plus, dans le même esprit, que les rouleaux prevus l'un derrière l'autre dans le sens du passage du ruban soient alternativement entraînés l'un à la vitesse circonférentlelle plus faible, le suivant à la vitesse circonférentielle plus élevée, celui qui vient ensuite à nouveau à la vitesse circonférentielle plus faible et ainsi de suite~. Cette mesure permet d'assurer que les forces de frottement attaquant le ruban présentent d'un rouleau à l'autre une orientation opposee. Dans ces conditions, les efforts de traction, pas plus que les ef-forts de compression, ne- peuvent s'additionner pour atteindre des niveaux relativement importants; de ce fait, les risques de rupture de ruban et de formation d'ondulations sont éliminés. I1 est propose, en outre, qu'après plusieurs paires de rouleaux dont chacune comporte un rouleau tournant à une vitesse circonferentielle relativement elevée en alternance avec un autre tournant à une vitesse circonférentielle relativement faible, soit prévu un rouleau a vitesse circonferentielle relativement elevée. Cette mesure permet d'assurer qu'un effort de traction limité prédomine au sein du ruban.Ceci est indiqué pour la raison que l'effort de traction encore admissible en regard d'une rupture de ruban est plus grand que l'effort de compression tolérable en regard de la formation d'onadulations Il est, en plus, propose un four a sole à rouleaux pour mettre en oeuvre le procédé qui vient d'etre mentionné, four qui possède, suivant une propositipn qui n'appartient pas au niveau actuel de la- technique, en plus des rouleaux portant la matière à chauffer, des rouleaux au-dessus du plan du passage du ruban dans le four Ces rouleaux du haut permettent de contribuer complémentairement à éviter la formation d'ondula- tions vers le haut. Il est proposé, en plus, un procédé pour exploiter le four à sole à rouleaux qui vient d'être mentionne ci-dessus, dans lequel les rouleaux du haut sont entraînées a une vitesse circonférentielle qui est plus élevée que ce qui correspond a la vitesse de passage du ruban dans le four. De ce fait, on provoque qu'une force de frottement allant dans le sens du mouvement du ruban est imprimée à un ruban qui se soulèverait, par exemple vers le haut, et provoque ainsi un étirage et une mise à plat du ruban. Enfin il est proposé que les différentes vitesses cir conférentielles des rouleaux soient obtenues au moyen de diamètres de rouleau différents pour un même nombre de tours à la minute des rouleaux ou bien au moyen de nombres de tours a -la minute différents pour un diamètre identique des rouleaux. REVENDICATIONS 1. Procéde pour exploiter un four à sole à rouleaux dans lequel la vitesse de passage du ruban est définie par la vitesse de transport des parties d'installation en amont et en aval du four, procedé caractérisé par le fait que la vitesse circonférentielle des rouleaux est plus grande que ce qui correspond à la vitesse de passage du ruban a travers le four. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'une partie des rouleaux est entraînée à une vitesse circonférentielle un peu plus élevée que ce qui correspond å la vitesse de passage du ruban, tandis qu'une autre partie des rouleaux est entraînée à une vitesse circonférentielle un peu plus faible que c qui correspond à la vitesse de passage du ruban. 3. Procede suivant la revendication 2, caractérisé par le fait que le nombre des rouleaux entraînés à une vitesse circonférentielle plus elevee est plus grand que le nombre des rouleaux entraînés à une vitesse circonferentielle plus faible. 4. Procédé suivant les revendications précédentes, caractérisé par le fait que les rouleaux prévus l'un derrière l'autre dans le sens du passage du ruban sont alternativement entraînés l'un à la vitesse ci-r-confêrentielle plus faible, le suivant à la vitesse circonférentielle plus élevée, celui qui vient ensuite à nouveau à la vitesse circonférentielle plus faible et ainsi de suite. 5. Procédé suivant la revendication 4, caracterise par le fait qu'après plusieurs paires de rouleaux dont chacune comporte un rouleau tournant à une vitesse circonférentielle relativement elevee en alternance avec un autre rouleau tournant à une vitesse circonférentielle relativement faible, est prévu un rouleau à vitesse -ci rconférenti elle relativement élevée. 6. Four à sole rouleaux prévu pour mettre en oeuvre le procedé suivant les revendications précédentes, carac térisé par le fait que, suivant une proposition qui n'appartient pas au niveau actuel de la technique, le four possède, en plus des rouleaux portant la matière à chauffer, des rouleaux au-dessus du plan du passage du ruban dans le four. 7. Procédé pour exploiter le four à sole à rouleaux suivant la revendication 6, caractérisé par le fait que les rouleaux du haut sont entraînés à une vitesse circonférentiel- le qui est plus élevee que ce qui correspond à la vitesse de passage du ruban dans le four. 8. Four à sole à rouleaux suivant les revendications précédentes, caractérisé par le fait que les differentes vitesses ci rconférenti elles des rouleaux sont obtenues au moyen de diamètres differents des rouleaux pour un même nombre de tours à la minute des rouleaux. 9. Four à sole à rouleaux suivant les revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que les différentes vitesses circonférentielles des rouleaux sont obtenues au moyen de nombres de tours à la minute différents pour un diamètre identique des rouleaux.