La présente invention concerne les machines à écrire dites IMPRIMANTES dont ks matrices de caractères sont réunies sur un élément d'impression interchangeable dénommé TULIPE pour le distinguer d'autres éléments similaires, comme la sphère ou la Cet élément d'impression a en effet la particularité de posséder jusqu'à 128 caractères formés, répartis en deux rangées, I'une étant superposée à l'autre, toutes dieux étant disposées sur des lames flexibles, au nombre de 64 par exemple pour 128 caractères.Grace à un mouvement de bascule du support de la tulipe, celleci peut présenter au marteau de la tête d'impression Itune ou l'autre des 2 rangées de caractères.Cependant, le nombre de 128 caractères est encore très insuffisant pour qu'une telle imprimante puisse permettre de composer un texte destiné à la composition d'un livre, d'une revue ou d'une colonne de journal par exemple, car il est indispensable de pouvoir mixer au moins un caractère droit, un caractère italique et toutes les petites capitales, ainsi que les principaux signes tpographiques complémentaires. Normalement, les matrices de machines à composer contiennent plus de 200 caractères ou signes. Me me les machines à sphères ou autres prévues pour la composition ont en commun le très grave défaut d'exiger le changement de l'élément d'impression chaque fois autel faut passer du droit à l'italique ou aux petetes capitales; de ce fait découle une grande perte de temps, et la présence nécessaire d'un manipulateur. Le perfectionnement selon l'invention ne peut s'appliquer qu'à des imprimantes disposant d'éléments d'impression possédant au moins 128 caractères, ou plutot 64 lames flexibles au moins, comme la tulipe. Car il devient possible alors de porter le nombre des caractères formés à 192, ce qui peut suffire pour disposer des 3 polices de caractères classiques: droit, italique et petites capitales, plus les principaux signes et accents: Une tulipe ainsi modifiée devient l'équivalent d'une matrice de monotype ou de photocomposeuse. La composition peut se faire à la vitesse maximale de la machine, ssns intervention d'un manipulateur pour changer les tulipes, pour mixer les polices. Selon l'invention, une première modification concerne donc la tulipe elle-meme. Chaque lame flexible reçoit 3 caractères formés au lieu de 2. Ainsi se nouvent constitués les 3 rangées de caractères qui portent le nombre total des caractères à 192 formant 3 polices mixables. Les caractères accentués étant obtenus en 2 frappes: celle de la lettre et celle de l'accent, afin de ne pas dépasser le nombre de 192 caractères si l'on garde le nombre de 64 lames flexibles par tulipe pour ne pas changer le dispositif mécanique de base de la machine; mais ce nombre peut évidemment être dépassé ou diminué éventuellement sans sortir du cadre de l'invention. Selon l'invention, une deuxième modification de l'imprimante consiste à donner à la tette d'impression 3 positions de bascule correspondant aux 3 rangées de caractères de la tulipe. De telle sorte que la commande de sélection des police sélectionne aussi la position de la tete d'impression correspondant à la rangée de caractères à laquelle correspond le caractère frappé. Selon l'invention, une troisième modification concerne le programme machine . Celuici commandait primitivement les 128 positions de la tulipe à 2 rangées de caractères; il lui faudra en commander maintenant 192. Mais il ne s'agit là que d'une simple augmentation de volume du programme machine et d'une complexité un peu plus grande de son organisation en fonction des emplacements prévus pour chacun des 192 caractères des 3 polices. Cette modification du programme machine permetra de recevoir toutes les instructions de traitement de texte usitées en photocomposition, par exemple. Ces trois modifications caractéristiques du perfectionr.ement selon l'invention permettent donc de créer, sur les bases existantes d'une imprimante à tulipe, une véritgble (MACHINE A COMPOSER} fonctionnant comme les machines à composer traditionnelles, linotypie ou monotype, ou plutôt comme les photocomposeuses, mais sans passer par le développement d'un papier sensible ou d'un film. Il s'agit là du marché très important des petites imprimeries et des imprimeries intégrées qui ont besoin de composer pour un prix minimum de nombreux textes pour brochures livres et périodiques à petits tirages. C'est une utilisation particulièrement intéressante du principe de la tulipe ainsi perfectionnée. Les dessins annexés représentent divers éléments d'un exemple de réalisation. La Fig. ' est une lame flexible, ou pétale * de tulipe, telle que commercialisée, avec 2 rangées de caractères seulement. Puis, une lame semblable, mais d'une tulipe modifiée conformément au perfectionnement objet de l'invention, est représentée avec ses 3 rangées de caractères. Enfin, la Fig. 3 montre schématiquement les trois rangées de 64 caractères, totalisant 192 caractères accents et signes formés, disposés dans un ordre infifférent, mais afin de montrer comment, avec 192 matrices seulement, il est possible d'obtenir 236 signes et caractères accentués ou non.Ce qui permet donc d'obtenir, sans modifier les 64 positions initiales de la machine, de disposer effectivement d'une triple police comprenant: un DROII , un slTALIQUE Z e: la police complémentaire de PETITES CAPITALES (représentées ici par des capitales trop grandes, faute de disposer de petites capitales).Ce résultat est obtenu, dans lexemple donné, grâce à deux dispositions particulières qui constituent comme deux développements du perfectionnement objet de l'invention, à savoir: a) le fait qu'aucun caractère n'est accentué, mais que toutes les lettres suseptibles de l'être peuvent recevoir n'importe quel accent en double frappe, qu'elles soient minuscules ou majuscules, les accents existant en deux hauteurs (fig.3 2 1), et afin d'éviter que l'accent circonflexe ne tombe sur le point du rir, les i droit et italique (3) existent sans point( 3.), b) le deuxième développement concerne l'épaisseur des lettres, qui est variable lorsqu'on compose en espacements différentiels. L'ignprimante à tulipe possédant habituellement un échappement programable 1,, 120sème de pouce (0,21 mm), on peut considérer cet échappement minimum comme un point d'épaisseurll comparable au zpoint~typogra- graphique . Dans le cas de la frappe des accents qui précède celle de la lettre, le code de l'accent devra être mis en mémoire jusqu'à ce que la frappe de la lettre accentuée lui affecte le même nombre de points d'épaisseur; celà afin que l'accent soit exactement centré. Enfin, il est encore possible de prévoir des chifres, comme le 1 et le 2, le également dis posés en position 5) ou inférieure (6 et 7), de façon à pouvoir etre utilisés soit en Le perfectionnement objet de l'invention permet donc d'obtenir, à partir d'une imprimante, une véritable (MACHINE A COMPOSER r avec un jeu de matrices représentant TROIS P( > LICES complètes et les principaux signes typographiques, en tout 236 caractères, signes et accents, presque aussi complet que les jeux de matrices de monotype et de photocomposeuse. Une telle machine répond à un réel besoin pour les peties imprimeries et les imprimeries intégrées qui cherchent à éviter le développement en laboratoire des films et papiers sensibles en photocomposition. Il est à souligner que le principal avantage de ce perfecionnement est la possibilité de pouvoir mixer le droit , l' italique et les petites capitales automatiquement et sans aucun arrêt de la machine pour changer de police de caractères, comme celà est encore nécessaire avec des machines à composer à sphères, quelle que soit par ailleurs la qualité de l'impression qu'elles assurent. Pendant que la machine restitue en frappe définitive le texte corrigé et mémorisé, il était nécessaire jusqu'ici de demeurer à côté de la machine pour changer l'élément diimpression à chaque arrêt afin de mixer un mot onun membre de phrase en italique, par exemple.. D'où un gain de temps considérable. REVENDICATIONS 1 - Perfectionnement aux imprimantes à tulipe, constitué par une tulipe modifiée comprenant 3 rangées superposées de caractères ou de signes, disposés à raison de 3 sur chacune des 64 lames ou zpétales dont se trouve habituellement composée la tulipe, ce nombre étant par ailleurs indifférent . de façon à obtenir, par exemple et sur une même tulipe, 192 caractères ou signes pour 64 lames, au lieu de 128. 2 - Perfectionnement aux imprimantes à tulipe selon revendication 1, caractérisé en ce que la tête d'impression, en sa partie supportant la tulipe, peut être basculée ou déplacée en 3 positions différentes permettant de présenter au marteau de frappe tous les caractères contenus dans les 3 rangées de caractères. 3 - Perfectionnement aux imprimantes à tulipe selon revendications 1 et 2, caractérisé en ce que tous les accents sont séparés des lettres à accentuer et imprimés séparément en double frappe. 4 - Perfectionnement aux imprimantes à tulipe selon revendication 3, caractérisé en ce que la commande ou le code de positionnement de chaque accent est mise en mémoire au moment où sa touche est appuyée sur le clavier, de façon à ce qu'il ne soit imprimé qu'après avoir été affecté du meme nombre de points d'épaisseur que la lettre qu'il doit accentuer, cela afin quEl se trouve toujours exactement centré sur la lettre, quelle que soit l'épaisseur de celle-ci.