I. Secteur de la teehnique. L'invention vise à utiliser l'expansion de mousse rigide de matière plastique moulée autour des membres atteints de lésions ostéoarticulaires, pour réaliser un. appareil d'immobilisation léger, invariable et non constrictif, plus precis et plus confortable que les appareils plâtrés. H. Etat de la tecbnlAue. Les fractures et les lésions ostéo-articulaires des membres sont traitées par immobilisation à l'aide de bandes plâtrées enroulées autour du membre. Les appareils obtenas ont pour inconvénients dtêtre lourds, traumatisants pour les téguments, imperméables à l'air, peu perméables aux Rayons X. Leur poids les rend pénibles à supporter pendant les semaines et les mois que dure la consolidation des lésions. S'il s'agit d'un-appareil du membre inférieur, son poids, en position couchée, entraîne le membre en rotation interne ou externe, position rapidement désagréable. S'il s'agit d'un appareil du membre supérieur ou d'un appareil du membre inférieur permettant la maruShe, leurs poids fatiguent les articolations sous-jacentes. Le rembou#age de coton, par lequel on essaye d'éviter la constriction et un contact trop dur , se tasse et glisse rapidement. LtaFpa- reil, devenu trop grand, n'immobilise plus correctement le membre. De plus la face interne rugueuse et ondulée du plâtre devient alors perceptible. Inoversement un appareil qui a été trop serré provo que des troubles circulatoires et algodystrophiques pouvant être grâv-s. L'imperméabilité à l'air et lthumidité provoquent des macérations et des ulcérations cutanées. III. Résultats que l'invention vise à obtenir. L'objet de l'invention consiste à utiliser un moule de forme appropriée (2 et 6) au milieu lequel le membre est maintenu en suspension et dans lequel on verse un mélange (7) générateur de mousse rigide de matière plastique, au besoin armé d'attelles (5) ou de grillage. Les résultats que l'on obtient sont - une immobilisation parfaite par moulage de la mousse sur les membres ou les segments de membres. - une immobilisation non traumatisante, non constrictive, invariable et sèche. - un appareillage léger, perméable à l'air et aux Rayons X. - un appareillage propre et facile à couper à la scie circulaire oscillante. IV. Moyens mis en oeuvre. (Fig. 1-.2.3.4.5.6.) 1. Le membre est revêtu de gaines protectrices (1) ou de bandes en mousse de plastique de façon à le protéger de la température de la mousse pendant la polymérisation de celle-ci. 2. Le membre est plaçé dans un demi-moule (2) ayant la forme et les dimensions nécessaires pour que le membre soit à une certaine distance de ses parois. Il est maintenu en suspension à distance du fond du moule, par exemple sur un berceau (3) fait de bandes entrecroisées fixées à des crochets (4) plaçés sur les flancs extérieurs du demi-moule. Ce procédé permet un contrôle visuel et radiologique de la réduction de la fracture et de la correction des axes d-l membre. La matière du moule est choisie parmi celles sur lesquelles la mousse de plastique n'adhère pas, par exemple le polyuréthane. S'il s'agit d'un membre inférieur, le premier demimoule est à fond plat pour que l'appareil obtenu soit stable latéralement en position couchée. 3. En cas de pansements inclus, des plaques de mousse de plastique de la dimension nécessaire sont plaçées au dessus pour que la mousse en expansion ne puisse les recouvrir et ainsi permettre leur renouvellement. 4. Des attelles #(5) ou des grillages de renfort destins à armer la mousse sont-plaçés autour du membre s'il est nécessaire d'ac croître la rigidité en cas de segment du membre long et volumineux ou pour permettre la marché. 5. Le membre est coiffé de la seconde partie (6) du moule dont la forme et les dime#nsions coïncident avec celles de la première. Ses bords s'encastrent dans les bords de cette première partie pour assurer l'étan- chéité. L'ensemble est fixé par des lacs ou an système de liaison. L'intervalle ouvert au niveau de la racine du membre est obturé -en#battant et retournant les gaines de protection sur les demimoules. 6. Si un segment de membre, la main ou le pied, ne doivent pas être inclus dans ltappareil, un barrage, fait de plaques de mousse plastique par exemple, est établi entre le moule et le poignet ou la cheville. 7. Le mélange générateur de mousse (7) correspondant au volume de mousse nécessaire, préparé selon la technique classique, est versé dans le demi-moule inférieur par un ou plusieurs orifices (8) selon sa longueur. Ces orifices sont ensuite obturés. La mousse produite remplit l'in- tervalle entre le moule et le membre en suspension. L'air et le surplus de mousse s' échappent par des orifices (9) perçés dans la face supérieure du deuxième demi-moule. 8. Âpres durcissement de la mousse, les moules sont démontés. Les bandes du berceau sont coupées. L'appareil ohtenu est terminé en régularisan' ses contours, en abattant les arêtes, en enlevant les surplus et en ltenveloppant de bandes protectrices. V. Possibilités d'application industrielle. La réalisation industrielle des deux demi-moules (2 et 5) est simple. La matière utilisée peut être diverse. La plus pratique, du fait de sa souplesse, de sa légèreté et de sa non adhérence à la mousse paraît être le polyuréthane soit en plaques rivées, soit coulé. L'étanchéité entre les deux demi-moules est obtenue par encastrement. Des rangées de crochets (4) destinés à la fixation des bandes du berceau (3) de suspension sont fixées le long des faces externes du demi-soule inférieur. En coupe, les moules sont de forme carrée ou à pans coupés ou ronds ou demi-rond à fond plat. Les moules destinés aux membres inférieurs sont à fond plat, soit rectilignes, soit légèrement coudés dans le plan vertical pour mettre les membres en demi-flexion. Les moules destinés aux membres supérieurs sont généralement coudés dans le plan horizontal. Les moules sont réalisés en tailles diverses. Le nombre de celles-ci peut cependant être réduit. On peut en effet réduire la longueur, la largeur et la hauteur intérieures des moules en plaçant provisci- rament des plaques (lo) de même matière et d'épaisseur convenable. Les unes, à la forme de la semelle et ayant le même système d'encastrement avec le deuxième demi-moule, réduisent la longueur. Les autres, placés dans le fond du demi-moule inférieur et le long de la paroi latérale interne des deux demimoules du côté opposé à celui perçé des orifices de remplissage, réduisent la hauteur et la largeur. REVENDICATIONS 1. Les lésions ostée-articulaires sont traitées par immobilisation dans des appareils plâtrés lourds, restant longtemps humides et froids, traumatisant pour les téguments, imperméables à ltair et aux Rayons X, devenant trop grands par tassement du rembourrage ou risquant d'être constrictifs. Des moules spéciaux sont l'objet de llinvention. On y place les membres en suspension et ou y verse un mélange générateur de mousse rigide. Les appareils obtenus, moulés sur les membres, les immobilisent parfaitement, sans constriction et sans variation. La mousse est légère, seche, perméable à l'air et aux Rayons X. 2. On doit pouvoir verser le mélange générateur de mousse dans le moule. L'air contenu dans celui-ci et I1 excès éventuel de mousse doivent pouvoir ##échapper. Des orifices sont ouverts dans le demi-moule inférieur sur une des faces latérales pour verser le mélange. D'autres sont ouverts dans la face supérieure du demi-moule supérieur pour permettre à l'air et à la mousse de s'échapper. 3. Les membres doivent être maintenus en suspension à distance des parois du moule. Des rangées de crochets sont fiz.és à ltextérieur le long des parois latérales du demi-moule inférieur. Les bandes, constituant le berceau sur lequel le membre est plaçé en suspension, y sont amarrées. Les contrôles visuels et radiologiques, ainsi que les corrections des axes et des aplombs sont ainsi faciles. 4. Le moulage en mousse rigide de matière plastique doit avoir une épaisseur suffisante. Les moules sont fabriqués à la forme générale des membres su périeurs et inférieurs, de coupe diverse, en plusieurs tailles et dans une matière sur laquelle la mousse n'adhère pas. Le polyuréthane coulé ou rivé constituerait des moules satisfaisants. 5. Les appareils d'immobilisation du membre inférieur doivent avoir, en position couchée, une forme qui les empêche de tourner en rotation interne ou externe, positions rapidement fatiguantes. Les demi-moules inférieurs destinés aux membres inférieurs sont à fond plat. 6. Les membres doivent pouvoir être immobilisés en rectitude ou en demi-flexion. Les demi-moules sont soit rectilignes, soit coudés dans le ee sens vertical pour les membres inférieurs, dans le sens horizontal pour les membres supérieurs. 7. La rigidité de la mousse peut être insuffisante pour les membres long et volumineux. Des attelles latérales peuvent être placées autour du membre avant le coulage de la mousse qui sera ainsi armée. Ces attelles peuvent être complétée d'une semelle de roulement ou d'un arceau dXappui ischiatique. Des grillages peiîvent-remplir le même office que les attelles. 8. Il convient d'avoir des moules de plusieurs tailles. Pour réduire le nombre des tailles, on réduit la longueur, la hauteur et la largeur des moules en plaçant des plaques de même matière sous la plante du pied, dans le fond du demi-moule inférieur et le long d'une des faces latérales des demi-moules.