La présente invention concerne la solution du problème d'utiliser au mieux les propriétés de l'oeil pour lui permettre une meilleure vision en lumière variable, tout en le protégeant des émissions lumineuses agressives qui peuvent entraîner le phénomène d'éblouissement, par exemple en conduite automobile de nuit, dans la pratique des sports (notamment sur la neige), etc. On sait que, dans une zone centrale dont la dimension angulaire est d'envrion 50, la rétine est particulièrement riche en récepteurs lumineux, cette richesse culminant au niveau du bouquet central de cônes fovéolaires. Cette zone de la rétine est celle qui permet la plus fine séparation et détermine ce qu'on appelle l'acuité visuelle. Dans cette zone, le seuil de perception lumineuse est très élevé et sa fonction essentielle est celle de la vision photopique. Au contraire, aux basses luminances, cette zone centrale est à peu près aveugle et le pouvoir séparateur est alors reporté aux berges de la fovéa. Si cette zone périphérique à la fovéa a un faible pouvoir séparateur, elle est par contre beaucoup plus sensible à la lumière de nuit. Cette grande sensibilité conduit, même dans le cas de lumières agressives, au phénomène d'éblouissement général de l'oeil et empêche la perception des détails des objets observés par l'oeil. C'est ce qui se produit lors de la conduite de nuit, au moment du croisement des véhicules. Pour lutter contre ce phénomène, on a donc proposé de placer devant les yeux, par exemple pour la conduite de nuit, des filtres de protection pouvant être réalisés sous la forme de lunettes, comportant une zone centrale très perméable à la lumière ou même constituée par un simple trou, zone délimitée par un cône dont l'angle au sommet est égal à environ 50, tandis que la zone périphérique du filtre est réalisée de manière à avoir un pouvoir absorbant élevé. Les Demandeurs ont cependant trouvée que ces dispositifs de filtres, ne tenant pas compte complètement des propriétés de l'ensemble de la rétine, offrent l'inconvénient d'enlever trop de lumière à la partie périphérique de celle-ci, en donnant lieu à des angles morts de vision qui peUvent être dangereux, par exemple lors de la conduite des véhicules. Cette intervention de la partie périphérique de la rétine est hautement désirable aussi bien dans la conduite de nuit déjà évoquée, que dans la conduite de jour ou dans d'autres activités pour permettre la perception des objets situés ou se déplaçant latéralement. Le filtre oculaire perfectionné qui fait ltobået de l'invention se caractérise par l'existence d'au moins trois zones concentriques devant chacun des yeux, à savoir une zone centrale, parfaitement perméable ou à faible absorption, une zone annulaire assez fortement absorbante entourant la zone centrale et dont le contour extérieur est sur un cone d'angle au so-=net compris entre environ 15 à 300, enfin une zone périphérique faiblement absorbante qui reçoit les rayons lumineux allant à la partie périphérique de la rétine. Un tel filtre permet à la vision de conserver l'activité de la zone fovéale de la rétine avec son pouvoir séparateur élevé, de protéger contre l'éblouissement la partie sensible de la rétine qui entoure la zone fovéale et de conserver l'activité de la rétine périphérique, en ne réduisant pas le champ visuel et en éliminant les angles morts qui peuvent se produire avec les filtres antérieurement proposés. Par exemple dans le passage brusque d'un haut niveau lumineux à un niveau inférieur comme cela se produit à l'entrée d'un tunnel, le filtre selon l'invention permet d'éviter une baisse excessive de la perception lumineuse latérale qui, avec les filtres connus, peut créer un véritable angle mort de vision. La description qui va suivre, en regard du dessin annexé donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention est réalisée, les particularités qui ressortent tant du dessin que du texte faisant, bien entendu, partie de ladite invention. La figure 1 représente, en coupe verticale schématique, un oeil et le filtre protecteur associé. La figure 2 montre une lunette selon l'invention vue de face. La figure 7 montre une variante de réalisation. On a représenté sur la figure 1 le schéma d'un oeil ayant son centre optique en C. Un cône ayant son sommet en C et un angle au sommet d'environ 50 à 80 couvre substantiellement la zone fovéale de la rétine. Le filtre 1 placé devant chaque oeil, par exemple à la façon d'un verre de lunettes, est agencé de manière que sa zone centrale 2 délimitée par ce cone soit parfaitement transparente à la lumière ou soit du moins faiblement absorbante, étant par exemple légèrement teintée pour éliminer la plus grande partie des rayons ultra-violets. Autour de cette zone centrale, le filtre comprend une zone annulaire 3 fortement absorbante, voire même opaque, dont le contour extérieur est délimité par un cône 4 ayant son sommet en C et un angle au sommet compris entre 150 et 300. Sur la rétine, l'intervalle annulaire entre les traces de ces deux cônes correspond à peu près au maximum de sensibilité à la lumière, cette partie étant ainsi à l'origine de phénomènes d'éblouissement que l'oeil subit quand il est frappé par une lumière très intense. le pouvoir d'absorption de la zone 3 du filtre protège donc cette partie de la rétine. Enfin, le reste 5 du filtre, autour de la zone annulaire 3, a un pouvoir absorbant faible comme la partie centrale 2, de manière que la zone périphérique de la rétine qui est intéressée par cette partie 5 du filtre reçoive la lumière qui lui est destinée. Sur la figure 2, on voit en vue de face un mode de réalisation d'une paire de lunettes conforme à l'invention. Chacun des "verres" qui peut être réalisé en verre minéral ou en matière organique ou plastique comprend les trois zones concentriques ci-dessus décrites qui, pour chacun des yeux, sont centrées sur l'axe optique de cet oeil. Pour réaliser ces verres, on peut opérer par projection de matière colorante, selon des procédés bien connus et en se servant de caches appropriés dans la phase où il s'agira de faire une projection dense sur la région annulaire 3. A titre d'exemple non limitatif, on peut donner des valeurs pour l'absorption de chacune des trois zones du filtre - zone centrale 2, absorption comprise entre 0 et 10%, - zone annulaire 9, absorption égale à au moins 70%, - zone périphérique 5, absorption comprise entre O et 20%e Les zones peuvent être teintées en gris, vert ou brun. La démarcation entre les zones peut être franche ou comporter un dégradé progressif. En variante, la zone centrale 2 pourrait être un simple trou, bien qu'il soit préférable d'avoir une continuité de la matière du filtre pour éviter le jet d'air auquel un trou peut donner lieu. En variante encore, la zone centrale, au lieu d'être circulaire, peut être ovale ou en forme de fente comme le montre la figure 3, ce qui permet aux yeux une certaine mobilité latérale sans que la partie fovéale de la rétine cesse d'être bien éclairée. Cette variante peut être utile pour les sports, notamment pour la conduite automobile. L'ovale peut être tel que les extrémités de son petit axe sensiblement vertical soient sur le cône d'angle au sommet de l'ordre de 50 à 80 précédemment défini, tandis que les extrémités du grand axe sont sur un cône dont l'angle au sommet est d'environ 150. Au lieu d'être réalisés sous la forme de lunettes, les filtres selon l'invention pourraient aussi être conçus de manière à pouvoir se monter sur des lunettes ordinaires, en les munissant par exemple d'agrafes selon une méthode connue en elle-même. il va d'ailleurs de soi que les modes de réalisation décrits n'ont été donnés qu'à titre d'exemples et qu'on pourrait les modifier, notamment par substitution d'équivalents techniques, sans que l'on sorte pour cela du cadre de la présente in invention REVENDICATIONS i e Filtre optique sélectif destiné à être placé devant les yeux pour la protection et l'amélioration de la vision et comportant plusieurs zones d'absorption différente avec une zone centrale parfaitement perméable ou à faible absorption, caractérisé en ce que la zone entourant cette partie centrale est perméable au flux lumineux mais a un pouvoir d'absorption important, ladite zone étant comprise entre le contour de la partie centrale et un cane d'angle au sommet compris entre environ 15 et 300 et étant ellemême suivie périphériquement d'une zone à faible absorption correspondant à la partie périphérique de la rétine0 2. Filtre optique sélectif selon 1 , caractérisé en ce que la zone entourant la partie centrale a un pouvoir d'absorption d1au moins 70. 3. Filtre selon la revendication t, caractérisé en ce que la partie centrale a une forme circulaire délimitée par un cone dont l'angle au sommet est d'environ 5 à 8Oo 4e Filtre selon la revendication 1, caractérisé en ce que la partie centrale a une forme ovale dont le grand axe est horizontal et correspond à une ouverture angulaire d'environ 150 tandis que le petit axe correspond à une ouverture comprise entre 5 et 80.