La présente invention se rapporte d'une façon générale aux revêtements de sols. Elle concerne plus particulièrement, bien que de façon non exclusive, les revêtements utilisés pour réaliser des sols sportifs, tels que des pistes d'athlétisme, des plateaux d'évolution ou des aires de jeux, des sols hippiques, des sols scolaires tels que les cours d'école, des zones insonores telles que des sols d'hôpitaux et de maisons de repos, et des sols analogues. I1 est connu de réaliser des sols de ce genre 'a partir de compositions rendermant par exemple des liants bitumineux, des granulats et éventuellement du caoutchouc, du liège, de l'amiante, etc.., ou bien de façon plus récente des polyuréthanes, des latex, des charges (généralement des charges fines) et si désiré du ca- - outchouc, du liège ou d'une matière équivalente. Les sols réalisés de cette façon connue présentent certaines qualités, qui ont assuré leur emploi généralisé pour des applications telles que celles indiquées précédemment. Toutefois, il est dans de nombreux cas encore désirable de pouvoir améliorer ces qualités des revetements de sols connus, en particulier en ce qui concerne leur souplesse et leur életti- cité. Le but de l'invention est d'apporter des perfectionnements ces revttements connus. L'invention est matérialisée dans un revêtement de sol du type appliqué sur une fondation existante ou sur une couche de fondation rapportée et comprenant une couche de revêtement proprement dite, qui peut & re de type quelconque, plus ou moins souple ou plus ou moins rigide, caractérisé en ce qu'unie couche résiliente est interposée entre cette couche de revêtement et cette fondation, cette couche résiliente étant constituée par une nappe ou un tapis de fibres naturelles et (ou) synthétiques ou artificielles, dont la structure est obtenue par la technique des non-tissés. Les produits dénommés "non-tissés- sont bien connus à l'heu- re actuelle et ils sont employés pour un grand nombre d'applications. Ils se présentent normalement sous la forme d'une nappe, d'un tapis ou d'une feuille, constitué par des filaments ou fibres ayant la longueur de filaments, enchevêtrés au hasard ou orientés et réunis soit 9 l'aide d'un adhésif qui fixe ces filaments entre eux b leurs points d'intersection, soit par aiguille tage. Les fibres constituant des produits non-tissés peuvent être naturelles ou synthétiques, ou formées par un mélange de fibres naturelles et synthétiques. On sait que des nappes ou tapis en non-tissés présentent une grande résistance au poinçonnement et une bonne déformabilite ainsi qu'une bonne souplesse dans la masse. En outreS par un choix ou un traitement approprié des-fibres, on peut-obtenir-des nappes ou tapis en non-tissés de nature imputrescible et insen sibles aux agents chimiques. Les recherches ayant abouti à l'invention ont montré qu > e- partant d'une couche de revêtement donnée, l'interposition d'une telle couche résiliente intercalaire entre cette couche de reve- tement et la fondation améliore la déformabilité de la couche de revêtement, diminue la raideur du revêtement considéré dans son ensemble et permet à ce revêtement de revenir plus rapidement à un état d'équilibre après sa déformation. Ces résultats semblent dus en grande partie à la désolidarisation de la couche de rev & tement par rapport à la fondation, du Eait de l'interposition de le couche résiliente. Dans le cas de la réalisation de revêtements destinés à des sols sportifs ou hippiques, il en résulte une moindre fatigue pour le sportif ou l'animal, et l'obtention de meilleures perfomances. Un résultat comparable, au point de vue réduction de la fatigue, est également obtenu dans le cas de sols destinés à d' autres usages, et l'insonorisation de sols ainsi réalisés est très poussée. Un revêtement du type faisant l'objet de l'invention peut entre établi par exemple sur une fondation spécialement réalisée, constituée notamment par des enrobés ou une couche de granulats stabilisés, ou bien sur une fondation existante telle qu'une ancienne piste en cendrée. Suivant une particularité de l'invention, l'épaisseur de la nappe ou du tapis formant la couche résiliente en non-tissé peut être comprise judicieusement entre 1 et 30 mm. Suivant l'invention, le revêtement de sol peut être réalisé sur place. Dans ce cas, la couche résiliente en non-tissé est déposée en nappe ou en bande sur la fondation, puis la couche de revêtement est elle-même réaiisée sur cette couche résiliente déjà appliquée. Mais on peut également réaliser un revêtement de sol du type faisant l'objet de l'invention à l'état préfabriqué, se présentant sous la forme de dalles, de bandes, de plaques, etc.. comprenant chacune une couche résiliente en non-tissé et une couche de revêtement proprement dite, ayant la nature désirée. De telles dalles, bandes, plaques, etc.. préfabriquées en dimensions quelconques peuvent alors etre posées directement sur la fondation, en fournissant un revêtement de sol ayant les qualités désirées, et l'invention concerne également ces dalles, bandes, plaques ou éléments équivalents, sous forme préfabriquée, comprenant une couche résiliente en non-tissé et une couche de revetement proprement dite. La couche résiliente peut être simplement déposée sur la fondation, mais suivant un mode de mise en oeuvre préférentiel, elle est fixée sur cette fondation par exemple à l'aide d'une colle, d'une résine qui peut être de type polyester ou polyuréthane, de bitume, d'une émulsion de bitume ou d'une manière équivalente. De même, la liaison entre la couche résiliente et la couche de revêtement proprement dite est assurée, que ce soit lors de la réalisation d'un sol sur place ou lors d'une préfabrication de la manière indiquée précédemment, au moyen d'une couche d'accrochage compatible avec la nature des deux couches résiliente et de rev & tement. Une couche d'accrochage convenable peut entre constituée, par exemple, par du bitume, du brai ou du bitume fluxé, une émulsion de bitume, des résines synthétiques, etc.. La couche réalisant la fixation de la couche résiliente sur la fondation et la couche d'accrochage précitée, prévue entre la couche résiliente et la couche de revêtement proprement dite, peuvent être appliquées de façon quelconque, par exemple au rouleau, au pinceau, par pulvérisation ou d'une manière équivalente, assurant une répartition convenable. Le moyen utilisé sera bien entendu fonction de la mise en oeuvre pour l'obtention du revêtement d sol, sur place ou en préfabriqué. Comme cela a été indiqué ci-avant, la couche de revêtement proprement dite peut être de type plus ou moins souple ou plus ou moins rigide. Ainsi, ce revêtement peut être constitué par exemple par des matériaux souples tels qu'un agglomérat de granulés de caoutchouc, de résine, par exemple polyuréthane ou polyester, et de charges fines, par des polyuréthanes ou polyesters chargés coulés sur place, par un mélange de granulat dur, de ca outchouc et de polyuréthane, additionné éventuellement de liège, d'amiante ou d'autres additifs, par un mélange de aaoutchouc et de latex, par un mélange de bitume, de granulat dur et de caoutchouc, etc. (On entend ici par granulés de caoutchouc des particules allant par exemple de O à 4 mm).Une couche de revêtement de ce genre peut être coulée à chaud ou à froid et talochée à la main ou bien mise en place à l'aide-de machines appropriées. La couche dé revêtement pourrait également être constituée par des matériaux moins souples à base de bitume et de granulat dur, par exemple de type enrobé ou de type asphalte, mis en oeuvre par les moyens habituels, à la main ou à la machine. Quelle que soit la nature de la couche de revêtement, sa combinaison avec une sous-couche résiliente de la manière faisant l'objet de l'invention fournit une amélioration des caractéristiques du revêtement considéré dans son ensemble, comme cela a été spécifié. On indiquera ci-après, à titre d'exemples non limitatifs, des revêtements de sols du type faisant l'objet de l'invention. Temple n 1 Cet exemple se rapporte à la réalisation d'un sol souple, qui est constitué de la façon ci-après La couche de revêtement est formée par un agglomérat de caoutchouc; de polyuréthane et de charges fines, selon une épaisseur égale à 10 mm. La couche résiliente est constituée par une nappe en nontissé ayant une épaisseur de 3 mm. Cette couche de revêtement et cette couche résiliente sont réunies au moyen d'une couche d'accrochage en polyuréthane, appli- quée sur les précédentes à raison de 200 gXm2. Dans le cas considéré, la couche de fondation est constituée par un enrobé de granulat dur et de bitume. La couche résiliente est elle-même réunie à la couche de fondation par une couche d'accrochage constituée par une émulsion de bitume, répartie à raison de 600 g/m2. L'ensemble forme un revêtement de sol qui convient par exemple particulièrement bien pour la réalisation de sols sportifs. Exemple n6 2 Cet exemple se rapporte également à un revêtement élastique: La couche de revêtement est formée par une composition renfermant un granulat dur, des granulés de caoutchouc et du bitume, selon une épaisseur de 29 mm. La couche résiliente a une épaisseur de 6 mm. Ces deux couches sont réunies par une couche d'accrochage à base d'émulsion de bitume à raison de 500 g/m2. La couche résiliente repose sur une couche de fondation en enrobés, à laquelle elle est liée par une couche à base d'émulsion de bitume, répartie à raison de 600 g/m2. Exemple nO 3 Cet exemple se rapporte à la réalisation d'un sol moins élastique appliqué sur une fondation existante. La couche de revêtement est formée dans ce cas par un enrobé de granulat dur et de bitume ayant une épaisseur de 25 mm. La couche résiliente est constituée par une nappe en nontissé d'une épaisseur de 6 mm. La couche de revêtement est liée à la couche résiliente par une couche d'accrochage à base d'émulsion de bitume à raison de 500 g/m2. Une couche d'accrochage de même type répartie à raison de 600 g/m2 est employée pour réunir la couche résiliente à la fondation, qui peut être en graves stabilisées. Un revêtement de sol de ce genre est utilisable par exemple comme sol scolaire. Les perfectionnements résultant de l'invention, qui concernent la souplesse et l'élasticité des revêtements de sols réalisés, ont été mis en évidence par des mesures de la déformabilité du sol et de sa vitesse de retour à une condition d'équilibre, mesures qui expriment en effet les caractéristiques de souplesse et d'élasticité du sol. Des mesures de ce genre, effectuées sur divers sols ont donné les résultats exprimés dans le tableau ci-après Déformabilité Vitesse de Type de sol Déformabilité retour en 1/100 mm retour I ! en mm/sec. Sol élastique, caoutchouc ! polyuréthane i sans couche résiliente 80 20 avec couche résiliente 140 40 Sol Sol élastique, caoutchouc- ! ! Ibitume-granulat ! sans couche résiliente 1 50 avec couche résiliente ! 100 ! 17 Sol moins élastique, granulat !bitume sans couche résiliente 30 1 avec couche résiliente 1 70 1 On voit. que, dans chaquecas, la présence d'une couche résiliente augmente la déformabilité, c'est-à-dire la souplesse du sol, et l'élasticité. Des modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation décrits, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. Revendications 1.- Revêtement de sol du type appliqué sur une fondation existante ou sur une couche de fondation rapportée et comprenant une couche de revêtement proprement dite, qui peut être de type quelconque, plus ou moins souple ou plus ou moins rigide caractérisé en ce qu'une couche résiliente est interposée entre cette couche de revêtement et cette fondation, cette couche résiliente étant constituée par une nappe ou un tapis de fibres naturelles et (ou) synthétiques ou artificilles, dont la structure est obtenue par la technique des non-tissés. 2.- Revêtement de sol suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la couche résiliente a une épaisseur de 1 à 30mm. 3.- Revêtement de sol suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qutil est réalisé sur place par application d' une couche résiliente et dép8t ou coulée de la couche de reve- tement sur cette couche résiliente. 4.- Revêtement de sol suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il se présente sous la forme d'éléments préfabriqués tels que dalles, bandes, plaques, etc.. 5.- Revêtement de sol suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'une couche dtaccrocha- ge compatible à la fois avec la couche de revêtement et avec la couche résiliente est prévue entre ces deux couches. 6X- Revêtement de sol suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'une couche de fixation est prévue entre la couche résiliente et la fondation. 7.- Eléments préfabriqués pour revêtements de sols, tels que dalles, bandes, plaques ou éléments analogues, caractérisés en ce qu'ils comprennent une couche de revêtement proprement dite de type quelconque et une couche résiliente constituée par une nappe ou un tapis de fibres naturelles et (ou) synthétiques ou artificielles dont la strcuture est obtenue par la technique des non-tissés. 8.- Eléments préfabriqués suivant la revendication 7, caractérisés en ce qu'une couche d'accrochage est prévue entre la couche de revêtement proprement dite et la couche résiliente.