Domaine technique. La présente invention concerne des perfectionnements aux micromètres, notamment les Jauges micrométriques d'alésage avec trois palpeurs prisonniers se déplaçant radialement dans l'extrémité dtune douille sous effet du déplacement hélicoidal d'un cône dont l'axe est perpendiculaire à ceux des palpeurs, ledit cône étant situé à I'extrémité d'une vis sodilaire d'un tambour tournant autour de ladite douille dans laquelle se visse la vis, la douille comportant une graduation longitudinale millimétrique se lisant par recouvrement du bord du tambour qui comporte lui-même une graduation périphérique de fractions de millimètre, les deux graduations permettant de déterminer avec précision la position des palpeurs, les effets de lélas- ticité étant limité par un actionnement du tambour par un bouton moleté à entrainement à friction. Problème posé. Il s'agit de réaliser les diamètres intérieurs avec précision avec le plus faible investissement possible en appareils de mesure. Etat de la technique antérieure et inconvénients. Grand on doit mesurer des diamètres lntérieursx s'étendant de 6 à 14 mm, les micromètres utilisés dans cette gamme, ne peuvent mesurer que des diamètres avec une amplitude de 2 mm. Il faut donc utiliser quatre micromètres qui sont onéreux, que l'on risque de détériorer et qui occupent de la place. De ll à 20 mm, les micromètres ont généralement une amplitude de 3 mm ce qui nécessite l'usage de trois micromètre s. De 20 à 40 mm, les micromètres, ont une amplitude de 5 mm, ce qui nécessite l'emploi de quatre micromètres. De 40 à 100 mm, les mleromètres ont une amplitude de 10 mm, ce qui nécessite ltemploi de six micromètres. De 100 à 200 mm, les mleromètres ont une amplitude de 25 mm, ce qui nécessite l'emploi de quatre micromètres. En résumé, de 6 à 200 mm, il faut posséder vingt micromètres qui sont des appareils de mesure précis et onéreux que les entreprises hésitent à acheter en plusieurs gammes lorsque plusieurs postes de travail ont besoin de ces appareils. L'invention a pour but de prévoir un micromètre avec des têtés interchangeables permettant l'usage du même appareil pour une grande gamme de diamètres. Exposé de l'invention. Le micromètre de l'invention est caractérisé principalement par le fait qu'il combine a) au moins une tête creuse s'adaptant à l'extrémité de la douille, ladite tête comprenant - des moyens de mise et de maintien en position rigoureuse toujours à la même position angulaire, - trois palpeurs prisonniers susceptibles de se déplacer radialement, prisonniers de la tête et rappelés élastiquement de façon centripète et placés de manière à prendre appui par pièce interposée sur le cône à l'extrémité de la vis s b) au moins une graduation supplémentaire longitudinale sur la douille correspondant à la tête adaptée. Les difrerentes têtes sont fixées à l'extrémité de la douille classique du micromètre sur une portée conique spécialement aménagée à cet effet, et lesdites têtes sont serrées au moyen d'un écrou à entrainement à cliquet ou à friction dont le filetage coopère avec un filetage correspondant de la douille, ceci afin de bloquer ledit écrou avec un couple toujours semblable. La position angulaire des têtes par rapport à la douille sur leur portée conique est déterminée par un ergot sur l'une des deux pièces et un logement correspondant dans l'autre. Plus précisément, le micromètre a une extrémité conique avec trois palpeurs radiaux et se terminant par un embout fileté sur lequel vient se visser un écrou de fixation, avec entraînement à cliquet ou à friction, d'au moins une tête creuse avec portée intérieure conique correspondant à l'extrémité conique du micromètre, la position angulaire de l'ergot étant déterminée pour que les palpeurs de la tête viennent en contact des palpeurs de l'extrémité du micromètre. Dans le cas des petits ou moyens diamètres, les têtes sont cylindriques extérieurement tandis que pours les gros diamètres, les têtes comportent extérieurement trois appendices en étoile comprenant les palpeurs. Lorsque les têtes sont inutilisées, on prévoit des bouchons de protection de leur cavité axiale intérieure, lesdits bouchons présentant des évidements leur évitant d'agir sur les palpeurs. Solution au problème, avantaes et résultat industriel. Avec le dispositif de l'inventlon, on conserve la partie essentielle du micromètre, cest-à-dire le cône avec la vis micrométrique solidaire du tambour avec la douille, les graduations et le bouton d'entraEnement à friction. Il suffit de prévoir le nombre de têtes suffisant pour la gamme de mesure à effectuer. Il y a donc une diminution du coût-d'achat des micromètres qui peuvent etre venérallséss plus facilement dans les entreprises et dans les ateliers. Chaque utilisateur possède ces appareils de mesure sous un volume beaucoup moindre, la manipulation et le montage étant très rapides et nsaugmentant pratiquement pas le temps de mesure. L'invention sera mieux comprise à laide de la description ci-après qui en donne quelques exemples non limitatifs de réalisation pratique et qui sont illustrés par les dessins Joints. Brève description des fireso Dans ces dessins La figure l est une vue éclatée d'un micromètre de l'invention. la figure 2 est une vue partielle de l'extrémité du micromètre avec la tête amovible en coupe. La figure 3 est une vue en perspective d'une tête à trois appendices en étoile comportant des palpeurs. La figure 4 est une vue en élévation de la tête de la figure 3. La figure 5 est une vue en coupe de I'extrémité du micromètre et de sa tête amovible montée dessus. La figure s est une vue de profil du bouchon de protection d'une tête amovible de micromètre. La figure 7 est une vue en coupe d'une variante d'une tête de micromètre montée à l'extrémité de celui-ci. La figure 8 est une vue de détail en coupe du montage d'un palpeur sur la tête de micromètre. Descriptlon de quelques modes de réalisation. h la figure 1, on reconnaît une Jauge micrométrique dtalésage, ou micromètre, avec trois palpeurs prisonniers tels que (l), (2) > (le troisième est caché derrière) se déplaçant radialement dans l'extrémité d'une douille (3) sous l'effet du déplacement hélicoidal d'un cône (4) (figures 5 et 7), dont l'axe est perpendiculaire à ceux des palpeurs. Le cône (4) est situé à l'extrémité d'une vis (5) (figures 5 et 7) qui se visse dans la douille (3) et qui est solidaire d'un tambour (6), coiffant la douille (3) et tournant autour de celle-ci alors qu'il est entraîné par un bouton moleté (7) dont la liaison avec le tambour (6) se fait à friction pour déterminer le blocage de la vis (5) et des palpeurs (1), (2) avec un couple constant. La douille (3) comporte plusieurs graduations longitudinale (8), (9), (10) millimétriques qui se lisent par recouvrement du bord (11) du tambour (6). Chacune des échelles (8), (9) ou (10) correspondant à une tête (12) différente comme il sera expliqué ci-apres. Le bord (11) du tambour comporte une graduation périphérique (13) suivant des fractions de millimètre. On comprend que les deux graduations (8), (9) et (10) d'une part et (13) d'autre part permettent de déterminer avec précision la position des palpeurs (1) et (2). En dehors de la pluralité des graduations (8), (9), (10) et de la tête (12), ce qui vient d'être décrit fait partie de l'état de la technique. L'invention consiste Justement à prévoir plusieurs graduations telles que (3), (9), (lo) correspondant chacune à une tête (iS) différente. Chacune des têtes (i2) différente s'adapte à l'extrémité de la douille (3) qui présente un emmanchement conique (14) prolongé par un bout fileté (15). La tête (12) est creusée intérieurement suivant un évidement conique (16) correspondant à l'enmanchement conique (14) le fond de l'évidement (l6) est percé d'un trou (17) permettant le passage du bout fileté (15) et le serrage de la tête (12) sur l'emmanchement (14) grace à l'écrou moleté (18). L'écrou (18) comporte un dispositif à serrage au moyen d'un entrainement à cliquet ou à friction, similaire à celui du bouton moleté (7), pour serrer toujours avec le même couple. La mise en position et le maintien rigoureux, toujours à la meme position angulaire, de la tete (12) sur l'emmanchement (14) est réalisée par un ergot (19) sur lXemmanchement (14) venant s'adapter dans un logement (20) correspondant de la tête (12). La tête (12) comprend trois palpeurs prisonniers tels que (36) ou (21), (22), (23) qui sont susceptibles de se déplacer radialement et qui sont placés de manière à prendre appui de façon indirecte (par pièce interposée) soit sur le cône (4) (figure 7), soit sur les autres palpeurs (1), (2), (3). Le palpeur (22) ne peut tourner autour de son axe en raison d'un ergot (46) qui se déplace longitudinalement dans une rainure du trou correspondant. Il en est de même pour le palpeur (2) qui comporte un ergot (47) se déplaçant dans une rainure correspondante du trou où passe ledit palpeur (2).En se reportant à la figure 8, on voit, de façon détaillée, comment un palpeur (22) est prisonnier de la tête (i2) et comment il est rappelé de façon centripète (fleche 24) par le ressort (25) qui s'appuie sur une collerette (27) du palpeur (22) et sur une rondelle (28) sertie dans la tête (12) à l'entrée d'un évidement (26) qui se termine, vers 11intérieur, par un épaulement (29) servant de butée à la collerette (27). Pour protéger l'évidement (16), on prévoit un bouchon (30) (figure 6) se terminant par un bout fileté (31) qui peut s'introduire dans le trou (17) et être maintenu par l'écrou moleté (32). Le bouchon i30) a une portée conique (33) similaire à l'emmanchement conique (14) et un évidement (34) pour éviter d'appuyer sur les palpeurs (21), (22), (23). La variante représel,tée à la figure 7, présente une tête (35) avec palpeur prisonnier (36) prenant appui directement sur le cône (4). La tete cylindrique (35) est appliquée sur une portée conique (37) de l'extrémité de la douille (3) et elle est serre par un écrou (38) possédant une bague de serrage à cliquet ou à friction (non représentée) du même type que celui du bouton moleté (7). Les figures 3 et 4 représentent une variante de la tête (12) où l'on a repéré lldvidement conique (16) et le trou (17). Elle comprend trois appendices radiaux (40), (41), (42) qui contiennent chacun un palpeur (43), (44), (45). REVENDICATIONS 1. Perfectionnements aux micromètres, notarnmer.t les jauges micrométriques d'alésage avec trois palpeurs ('), (2), prisonniers se déplaçant radialement dans l'extrémité d'une douille ()) sous l'effet du déplacement hélicoïdal d'un cone (4) dont l'axe est perpendiculaire à ceux des palpeurs, ledit eône étant situé à l'extrémité d'une vis (5) solidaire d'un tambour (6) tournant autour de ladite douille (3) dans laquelle se visse la vis (5), la douille (3) comportant une graduation (8) longitudinale millimétrique se lisant par recouvrement du bord (11) du tambour qui comporte lui-même une graduation périphérique (13) de fractions de millimètre, les deux graduations permettant de déterminer avec précision la position des palpeurs, les effets de l'élasticité étant limité par un actionnement du tambour (6) par un bouton moleté (7) à entrainement à friction, c a r a c t é r i s é par le fait qu'on combine a) au moins une tête creuse (12), (39) s'adaptant à l'extré- mité de la douille (3), ladite tête comprenant - des moyens (14), (15), (16), (15--), (19), (20) de mise et de maintien en position rigoureuse touJours à la même position angulaire, - trois palpeurs (21) > (22), (23) prisonniers susceptibles de se déplacer radialement, prisonniers de la tête et rappelés élastiquement de façon centripète et placés de manière à prendre appui par pièce interposée sur le cône (4) E l'extrémité de la vis (5) ; b) au moins une graduation (9), (lO) supplémentaire longitudinale sur la douille (3) correspondant à la tête adaptée (12), (39). 2. micromètre, tel que défini dans la revendication l, c a r acté r i é par le fait que les têtes (12), (39) sont fixées à l'extrémité de la douille (3) sur une portée conique (14) avec serrage au moyen d'écrous ( à entraînement à cliquet ou à friction dont le filetage coopère avec un filetage (15) correspondant de la douille (3). 3. Micromètre, tel que défini dans la revendication 2, c a r a c té r i s é par le fait que la position angulaire des têtes (i2), (39) par rapport à la douille (3) est déterminée par un ergot (19) sur une pièce et un logement (20) correspondant dans l'autre. 4. Micromètre, tel que défini dans la revendication 3, c a r a c t é r i s é par le fait que ledit micromètre a une extrémité conique (i4) avec trois palpeurs (1), (2), (3) radiaux et se terminant par un embout fileté (15) sur lequel vient se visser un écrou (ld) de fixation, avec entraînement à cliquet ou à friction, d'au moins une tête creuse (12), (39) avec portée intérieure (16) conique correspondant à l'extrémité conique (14) du micromètre, la position angulaire de l'ergot (19) étant déterminée pour que les palpeurs (21), (22), (23) de la tête viennent en contact des palpeurs (1), (2), (3) de l'extrémité du micromètre. 5. Micromètre, tel que défini dans la revendication 4, c a r a c t é r i s é par le fait que les têtes (12) sont cylindriques extérieurement. 6. micromètre, tel que défini dans la revendication 4, c a r a c t é r i s é par le fait que les têtes (39) comportent extérieurement trois appendices (40), (41), (42) comprenant les palpeurs (43) > (44), (45). 7. micromètre, tel que défini dans l'une ou l'autre des revendications 5 ou 6, c a r a c t é r i s é par le fait qu'on prévoit des bouchons (30) de protection dans la cavité axiale intérieure des tetes, lesdits bouchons présentant des évidements (34) leur évitant d'agir sur les palpeurs (21), (22), (23).