La présente invention se rapporte aux jauges à lecture directe de niveau du liquide contenu dans des citernes enterrées ou aériennes. Elle concerne plus particulièrement une jauge à flotteur placée en permanence dans une citerne et permettant ainsi de connaître à tout instant le niveau du liquide et l'état de remplissage de la cuve. On connait des jauges classiques pour la mesure du niveau de liquide dans des cuves en forme de tiges graduées en unités de longueur. L'emploi de ces tiges présente l'inconvénient de nécessiter une série d'opérations manuelles telles que l'ouverture du couvercle de la cuve, l'introduction de la tige, puis la sortie de la tige et la fermeture du couvercle. Outre l'emploi malaisé, une telle méthode ne permet qu'une lecture intermittente et peu précise. L'objet de la présente invention est de pallier les inconvénients précités en proposant un instrument placé en permanence dans la cuve et assurant une lecture de niveau à tout instant de l'utilisation de la cuve. La jauge à lecture directe de niveau du liquide contenu dans une citerne selon la présente invention est caractérisée en ce qu'elle comprend un boitier étanche destiné à Qtre monté à la partie supérieure d'une citerne, muni d'un hublot de lecture et contenant une poulie fixe à axe horizontal, un ruban gradué destiné à & re plongé dans la citerne, lequel ruban en forme de boucle sans fin présentant deux brins verticaux parallèles passe autour de ladite poulie fixe et est lesté à sa partie inférieure par une poulie de contre-poids rep sant dans la boucle entre les brins, et un flotteur solidaire d'une extrémité graduée du ruban. Lors du fonctionnement de la jauge, le flotteur suit le déplacement du niveau qu'atteint le liquide contenu dans la cuve et son mouvement entraine la remontée ou la descente d'un brin du ruban. Le ruban glissant autour de deux poulies, à l'image d'une courroie sans fin, se déplace à l'endroit du bottier étanche, dans lequel s'effectue la lecture des traits de graduation que porte le ruban. La tension du ruban est assurée notamment par les deux poulies dont l'une fixe est maintenue en place à l'intérieur du boitier, tandis que l'autre fait office de contre-poids roulant sur le ruban. Le bottier étanche peut etre placé à la partie supérieure de la cuve soit sur la plaque du trou d'homme qui n'a pas besoin d'etre démontée, soit sur la génératrice supérieure de la cuVe. Selon une forme de réalisation préférée le bottier est monté sur la cuve de façon étanche par l'intermédiaire d'un embout tubulaire, par exemple d'un manchon fileté, dont la hauteur appropriée favorise une lecture aisée. Afin de faciliter la lecture, la face supérieure du bottier peut être munie d'une loupe grossissante. La forme et les dimensions du flotteur sont choisies en fonction de caractéristiques de l'installation. Pour permettre un libre déplacement du ruban, le corps du flotteur peut etre avantageusement muni d'une fente laissant un libre passage d'un brin vertical du ruban. La fixation des extrémités du ruban gradué au corps du flotteur peut btre réalisée de diverses façons. Compte tenu toutefois du fonctionneient et des conditions de mise en place de la jauge il est préférable de disposer des attaches suffisamment flexibles pour assurer une libre articulation des extrémités du ruban par rapport au corps du flotteur. Selon un mode de réalisation préféré, l'extrémité graduée du ruban et son extrémité opposée sont fixées respectivement sur la partie supérieure et sur la partie inférieure du flotteur au moyen de charnières pivotant autour des axes solidaires du corps de flotteur disposés à cet effet. D'autres modes de fixation, tels que attaches en matière souple ou élastique peuvent également Btre employés. Un ruban de largeur compatible avec le modèle de poulie utilisée et suffisante pour éviter toute torsion peut être gradué en unités de longueur. Pour connattre le volume du liquide contenu dans la cuve il suffit alors de disposer d'un abaque indiquant le volume en fonction du niveau enregistré. On peut également graduer le ruban en unités correspondant directement aux unités de volume pour une cuve de capacité donnée ; dans ces condi'ions la lecture est effectuée directement sans abaque pour autant que la graduation tienne compte tenu des caractéristiques de la cuve dans laquelle doit être plongée la jauge selon l'invention. D'autres caractéristiques de l'invention seront mises en évidence dans la description d'un modèle de jauge selon l'invention, exposée ci-après à titre d'illustration. Sur la figure jointe est représentée à titre d'exemple non limitatif une forme particulière de réalisation d'une jauge à lecture directe pour une cuve enterrée. La cuve 1 porte à sa partie supérieure une plaque de trou d'homme 2 sur laquelle est fixé, par exemple, par vissage, un embout tubulaire 3. Sur 11 embout 3 est monté à l'aide de colliers 4 un bottier étanche 5 dont la face supérieure porte un hublot de lecture 6 muni d'une loupe grossissante 7. A l'intérieur du bottier est placée une poulie fixe 8 dont l'axe horizontal repose sur des paliers ménagés à cet effet. Un ruban 9 entoure la poulie fixe 8 et forme deux brins verticaux parallèles 9a et 9b. Entre les brins dans la boucle inférieure du rugan repose librement une autre poulie 10 faisant fonction de contre-poids. Les deux extrémités Ila et llb du ruban sont fixées à un corps de flotteur 12, muni d'un crochet de reprise 17, au moyen de charnières 13a et 13b pivotant librement autour des axes 14 rendus solidaires du corps de flotteur par exemple au moyen d'une languette 15. Dans le corps du flotteur 12 est ménagée une fente 18 qui laisse passer librement le brin 9b du ruban. Un essuie-glace 16 à commande manuelle placé à l'intérieur du bottier permet de balayer la surface intérieure du hublot pour éliminer les gouttes de condensation qui auraient pu se former sur la face du hublot. Compte tenu du fonctionnement de la jauge à lecture directe selon l'invention une moitié au moins de la longueur totale du ruban devra porter des graduations. Dans le cas illustré par le dessin, l'origine de graduations est située à l'extrémité de la partie supérieure du brin 9a au voisinage de la charnière 13a. Le montage de la jauge décrite sur une citerne enterrée pourvue d'un trou d'homme pourra etre réalisé de la façon suivante. Après avoir pratiqué une ouverture dans la plaque du trou d'homme 2, on visse à cet endroit, par exemple par l'intermédiaire d'un manchon fileté non représenté, un embout tubulaire 3 de hauteur convenable. On met ensuite en place à l'aide de colliers 4 le bottier 5 dont on a enlevé au préalable le hublot de lecture 6. On relève à l'aide d'une sonde la hauteur mesurée du fond de la cuve jusqu' au- ras du dessus du bottier, puis on démonte en le dévissant le tube 3 auquel reste fixé le bottier 5. Le ruban qui ne porte des graduations que sur environ la moitié de sa longueur sera coupé aux dimensions de la profondeur de la cuve de façon à ce que chaque moitié ait la longueur correspondant à la hauteur relevée diminuée d'environ la moitié de l'épaisseur du flotteur. Ainsi, si ltépaisseur du flotteur est d'environ 15 cm, la moitié graduée et celle non graduée auront chacune la longueur correspondant à la hauteur relevée moins environ 7 ou 8 cm. On introduit par la partie supérieure du bottier, à cheval sur la poulie 8, le ruban 9 de façon à ce que l'extrémité lla de sa partie graduée corresponde à la partie supérieure du brin 9a représentée sur le dessin. On fait-passer ensuite les deux parties du ruban dans le tube 3, puis on fait passer l'extrémité llb de la partie non graduée du ruban dans la fente 18 du corps de flotteur 12. On forme ensuite une boucle en faisant remonter ladite extrémité llb du ruban et on la fixe par rivets à la charnière inférieure 13b par l'intermédiaire de la languette 15. On fixe de même par rivetage l'extré- mité 13a de la-partie graduée du ruban à la charnière supérieure lIa. On place la poulie 10 faisant fonction de contre-poids dans la boucle de la partie inférieure du ruban et on l'introduit par le trou d'homme à l'intérieur de la citerne jusqu'à ce que le flotteur resté à l'extérieur de la citerne soit engagé au voisinage du tDU d'homme. Gr ce aux attaches articulées 13 que porte le flotteur 12 on le place en position verticale, la fente 18 vers le bas, on l'introduit à l'intérieur de la cuve et on laisse descendre l'ensemble jusqu'à ce que le tube 3 portant le bottier 5 vienne recouvrir l'ouverture du trou d'homme. On visse le tube 5 en maintenant le bottier fixe, afin d'éviter toute torsion au ruban qui ne manquerait de se produire au cas où le bottier subirait une rotation.Ensuite on positionne le bottier, par exemple à l'aide de vis de fixation, et on vérifie manuellement que le ruban glisse librement autour des poulies. On met en place le hublot de lecture 6 muni de loupe 7 en le bloquant à l'aide d'écrous. La jauge est ainsi prote à l'usage pour une lecture instantanée et permanente du niveau de la cuve. I1 est évident pour l'homme de l'art que d'autres formes de réalisation pourraient autre pratiquées sans sortir du cadre de l'invention. Ainsi on pourra modifier l'emplacement du bottier de lecture selon nécessité, notamment dans le cas d'une citerne aérienne, pour bénéficier, par exemple à l'aide d'un périscope, d'une lecture plus aisée.En ce qui concerne la poulie de contre-poids on pourra la munir d'un dispositif de protection, par exemple sous forme d'un étrier articulé aux deux extrémités de l'axe de la poulie, afin d'éviter toute friction de la poulie contre le fond de la citerne ou son encaissement, ainsi qu'une poulie liée à un aimant permanent 19, sous forme d'une plaque, évitant un balancement du ruban lors d'un dépotage (l'aimant permettant un positionnement invariable de la poulie 10). De meme, à la place du boitier 5, on pourrait prévoir n'importe quel autre support approprié tel qu'un étrier sur lequel serait monté la poulie fixe 8, le trou d'homme de la cuve pouvant comporter ou non un hublot pour la lecture directe de la graduation de la jauge. La liaison entre la poulie de contre-poids 10 et l'aimant permanent 19 peut etre constituée par n'importe quel moyen approprié et notamment par l'intermédiaire de ressorts 20, ce qui permet un certain d5battement de ladite poulie 10 même lorsque lesdits ressorts 20 sont solidarisés par aimantation sur ledit aimant permanent 19. REVENDICATIONS 1) Jauge à lecture directe de niveau du liquide contenu dans une citerne, caractérisée en ce qu'elle comprend un support d'une poulie fixe à un axe horizontal, un ruban gradué destiné à etre plongé dans la citerne, lequel ruban en forme de boucle sans fin présentant deux brins verticaux parallèles passe autour de ladite poulie fixe et est lesté à sa partie inférieure par une poulie de contre-poids reposant dans la boucle entre les brins, et un flotteur solidaire d'une extrémité graduée du ruban. 2) Jauge à lecture directe selon la revendication 1 caractérisée en que le support est constitué par un boitier étanche monté à la partie supérieure de la citerne et muni d'un hublot de lecture. 3) Jauge à lecture directe selon la revendication 1, caractérisée en ce que dans le corps du flotteur est ménagée-une fente destinée à faire passer librement un brin du ruban. 4) Jauge à lecture directe selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'extrémité graduée du ruban et son extrémité opposée sont fixées respectivement sur la partie supérieure et sur la partie inférieure du flottteur. 5) Jauge à lecture directe selon la revendication 4, caractérisée en ce que chaque extrémité du ruban est fixée sur le flotteur au moyen d'une charnière pivotant librement autour d'un axe solidaire du corps du flotteur. 6) Jauge à lecture directe selon la revendication 1, caractérisée en ce que la face supérieure du boitier est munie d'une loupe grossissante. 7) Jauge à lecture directe selon la revendication 1, caractérisée en ce que le boitier est monté de façon étanche sur la partie supérieure de la citerne par l'intermédiaire d'un tube vertical de hauteur appropriée pour une lecture aisée. 8) Jauge à lecture directe selon la revendication 1, caractérisé en ce que les traits de graduation du ruban correspondant aux unités de volume d'une cuve de capacité donnée. 9) Jauge à lecture directe selon la revendication 1, caractérisée en ce que les traits de graduation du ruban correspondent aux unités de hauteur de liquide contenu dans une cuve prédeterminée. 10) Jauge à lecture directe selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractér-isée en ce un aimant permanent est monté sur le fond de la cuve et coopère avec la poulie de contrepoids pour permettre un positionnement adéquat de la dite poulie de contre-poids.