L'invention concerne un outil de coupe comportant une lame et un corps de couteau formé de deux moitiés à section en 2'U" in- sérées l'une dans l'autre et reliées entre elles, et qui présente à l'extrémité antérieure une ouverture en forme de fente déterminée à moitié par chacune des deux moitiés et dont l'une des moitiés présente un trou fileté dans lequel s'engage par sa tige filetée une vis qui, par sa tête conçue sous forme de poignée, peut s'appuyer contre l'autre moitié pour bloquer la lame en position de travail. Un outil de coupe de ce genre dont la lame peut être bloquée en position de travail entre les deux moitiés du corps de couteau est connu par le brevet allemand 28 39 067. Les deux moitiés présentent à cet effet à leurs ailes, à distance de leurs extrémités antérieures, des surfaces de coinçage avec lesquelles les deux moitiés se coincent entre elles lors du coulissement de l'une des moitiés. La lame appliquée sur les bords des ailes de l'une des moitiés est bloquée par l'autre moitié. Le coulissement de l'une des moitiés s'effectue au moyen d'une vis qui s'engage par sa tige filetée dans un trou fileté prévu à l'extrémité postérieure des moitiés et dont la tête est conçue sur la forme de poignée par laquelle la vis s'appuie contre l'extrémité postérieure de l'autre moitié et qui est accessible extérieurement sur le corps de couteau.La moitié dont la position est variable est guidée avec jeu par son extrémité postérieure sur la tige filetée de la vis. Dans un outil de coupe de ce genre, cependant il n'est pas possible de bloquer la lame en position de travail de façon telle qu' elle ne flotte pas lorsqu'on exécute une coupe, et plus précisément pour les raisons suivantes. Pour empêcher la lame de flotter lorsqu'on exécute une coupe, il faut serrer la lame sur toute sa largeur dans le corps de couteau, directement à l'endroit où elle sort de celui-ci.Or dans l'outil de coupe connu cela n'est pas possible car étant donné la disposition des surfaces de coinçage à distance des extrémités antérieures des deux moitiés, la lame est bloquée dans la région du connu çage mais, par contre, elle ne l'est pas dans l'ouverture en forte de fente du corps de couteau. Par suite, la partie de la lame qui dépasse du corps de couteau flotte lorsqu'on exécute une coupe de sorte qu'on ne peut pas exécuter une coupe exacte. En outre, par le modèle d'utilité allemand 72 ) 69, on connaît un outil de coupe dont la lame peut être bloquée en position de travail par serrage des deux moitiés du corps de couteau au moyen d'un levier excentrique articulé extérieurement au corps de couteau. Egalement dans cet outil de coupe, la lame ne peut pas être bloquée au point de sortie, ce qui fait qu'elle flotte lorsqu'on exécute une coupe. Il en est de même pour l'outil de coupe selon le modèle d'utilité allemand 71 14 784 où la lame peut être bloquée au moyen d'une vis de pression. C'est pourquoi l'invention a pour but de perfectionner les outils de coupe de l'espèce définie plus haut de façon telle que la lame puisse être bloquée en position de travail sans flotter. La solution du problème réside, selon l'invention dans le fait que l'une des moitiés du corps de couteau est montée de manière à pouvoir pivoter par ses ailes sur un pivot guidé dans les ailes de l'autre moitié, et que la vis s'engage par sa tige filetées perpendiculairement à la moitié pivotante, dans un trou fileté prévu au côté inférieur de celle-ci. Si l'on fait pivoter d'un petit angle autour de son axe la moitié mobile du corps de couteau au moyen de la vis, la lame en position de travail est serrée sans jeu sur toute sa largeur dans l'ouverture en forme de fente du corps de couteau, donc directement au point de sortie et retenue dans cette position. On évite ainsi avec certitude un flottement de la lame lorsqu'on exécute une coupe. Selon un développement avantageux de l'invention, au côté inférieur de la moitié mobile du corps de couteau est prévu un écrou destiné à la vis de sorte que la moitié mobile peut avoir une paroi relativement mince. L'invention est expliquée plus préoisément ci-après à propos d'un exemple d'exécution représenté par les dessins sur lesquels Fig. 1 montre l'outil de coupe en élévation, Fig. 2 montre l'outil en élévation latérale dans le sens de la flèche A de la Fig. 1, Fig. 3 est un plan dans le sens de la flèche B de la Fig. 1, Fig. 4 est une coupe suivant la ligne IV-IV de la Fig.1 Fig. 5 est une coupe suivant la ligne V-V de la Fig.1 Fig. 6 montre en élévation un curseur servant de porte lame, et Fig. 7 est une élévation latérale correspondante. L'outil de coupe représenté par les dessins se compose d'un corps de couteau en forme de boite l servant de poignée et composé de deux moitiés à section en "U'! 2, 3, reliées entre elles. Les moitiés 2, 3 sont insérées l'une dans l'autre de telle sorte que la moitié 2 est tournée par ses ailes vers le côté intérieur de la moitié 3. Elles déterminent chacune à l'extrémité antérieure du corps de couteau 1 une moitié d'une ouverture en forme de fente 4. On a désigné par 5 un curseur pratiquement rectangulaire, formé de matériau élastique à paroi mince, monté dans la moitié 2. Le curseur 5 présente un bras élastique 6 formé par découpage et pliage et muni à son extrémité libre d'une poignée 7. La poignée 7 traverse une fente 8 s'étendant sur une partie de la longueur de la moitié 2.Sur les limites longitudinales de la fente 8 sont formés des crans arqués 10 qui font corps avec la bras 6. Le curseur 5 ou le bras 6 s'arrête par les arrêts 10 dans les crans 9. Il présente près de son extrémité antérieure une saillie 11. On a désigné par 2 une lame en forme de bande munie d'un tranchant à l'un de ses bords longitudinaux. La lame 12 présente des rainures de rupture 13 par lesquelles la lame 12 est divisée en segments pouvant être détachés. Elle présente près de l'une de ses extrémités une perforation 14 par laquelle elle est glissée sur la saillie li du curseur 5. Lorsqu'on pousse sur la poignée 7 du curseur 5, les arrêts 10 sortent des crans 9, après quoi on peut faire coulisser le curseur 5 dans un sens ou dans l'autre. Lorsqu'on relâche la pression sur la poignée 7, les arrêts 10 s'arrêtent à nouveau dans les crans 9 après quoi le curseur est à nouveau arrêté. La moitié 3 du corps de couteau 1 présente intérieurement des nervures 3t disposées côte à côte, s'étendant dans la direction longitudinale de la moitié 3, faisant corps avec celle-ci et sur lesquelles s'appuie le curseur 5. Selon l'invention, dans les ailes de la moitié 3 du corps de couteau 1 est guidé un pivot 15 sur lequel la moitié 2 est montée, par ses ailes, dus manière pouvoir pivoter d'un petit angle. Sur le côté intérieur de la moitié 3, près de son extré mité postérieure, est disposé un écrou 16 faisant corps avec la moitié 3. On a désigné par 17 une vis qui s'engage par sa tige filetée dans l'écrou 16. La tête de la vis 17 forme une poignée 18 munie d'un moletage et par laquelle la vis 17 s'appuie contre le côté intérieur de la moitié 2, tournée vers elle. La poignée 18 est accessible dans une ouverture 19 de la moitié 2.Lorsqu'on tourne la vis 17 en sens inverse des aiguilles d'une montre, la moitié 2 pivote autour du pivot 15 en direction de la lame 12 jusqu'à ce que celle-ci soit bloquée dans l'ouverture en forme de fente 4 tandis que si l'on tourne la vis dans le sena des aiguilles d'une montre, la moitié 2 pivote jusqu'à libérer la lame 12. Pour garnir l'outil de coupe d'une lame 12, on fait pivoter d'un petit angle la moitié 2 du corps de couteau 1, à la position ouverte et on pousse le curseur 5 hors du corps 1 jusqu'à ce que la saillie il du curseur 5 soit découverte pour recevoir la lame 12. Une fois que la lame 12 a été glissée par sa perforation 14 sur la saillie 11, on repousse le curseur 5 jusqu'à ce qu'un segment de la lame 12 se trouve en position de travail. Ensuite, on fait à nouveau pivoter la moitié 2 à la position de fermeture jusqu'à ce que la lame 12 soit bloquée dans l'ouverture en forme de fente 4 du corps de couteau 1. REVENDICATIONS 1. Outil de coupe comportant une aame et un corps de couteau formé de deux moitiés à section en "U" insérées l'une dans l'autre et reliées entre elles, et qui présente à l'extré- mité antérieure une ouverture en forme de fente déterminée à moitié par chacune des deux moitiés et dont l'une des moitiés présente un trou fileté dans lequel s'engage par sa tige filetée une vis qui, par sa tête conçue sous forme de poignée, peut s'appuyer contre l'autre moitié pour bloquer la lame en position de travail1 outil caractérisé par le fait que l'une des moitiés (2) du corps de couteau (1) est montée de manière à pouvoir pivoter par ses ailes sur un pivot (15) guidé dans les ailes de l'autre moitié et que la vis (17) s'engage par sa tige filetée, perpendiculairement à la moitié pivotante (2), dans un trou fileté prévu au côté inférieur de celle-ci. 2. Outil selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'au côté inférieur de la moitié mobile (2) du corps (1) est formé un écrou (16) destiné à la vis (17).