La présente invention concerne les suspensions pour remorques. Jusqu'à présent, dans une remorque comportant au moins un essieu porteur, des bras menants ou arrière montés chacun à une extrémité du ou de chaque essieu porteur, des 5 moyens élastiques associés aux bras pour exercer indépendamment sur leurs mouvements une action élastique et des roues tourillonnant sur les bras, les essieux étaient rigidement montés sur le châssis ou sur la caisse du véhicule. Les roues demeurent donc parallèles au châssis ou à la caisse et perpen-10 diculaires à l'essieu pendant le mouvement de rebond ou de roulis. On constate que si la caisse subit un mouvement de roulis, la roue qui subit le roulis positif, c'est-à-dire qui subit la plus grande charge et se rapproche du châssis ou de la caisse du véhicule au-delà de ce qui est normal, 15 prend une cambrure positive accrue par rapport à la surface de la route, ce qui réduit son adhérence et imprime, à la remorque, de l'instabilité latérale et, au véhicule qui la tire, des efforts transversaux indésirables. Lorsqu'une roue de suspension classique est sous charge de rebond, le châssis 20 est tiré vers l'arrière de son côté, ce qui imprime un effort latéral à l'attelage de remorque. La présente invention a pour but principal de proposer une suspension pour véhicule de nature à exercer un effet de braquage qui compense les effets indésirables 25 précités. Elle a pour but secondaire de proposer une suspension à essieu "boulonné" du type à torsion à bras menants ou arrière, et notamment une suspension à organes de torsion en caoutchouc reposant sur ce principe. Par "suspension à organes de torsion" on entend, dans le présent mémoire et dans les jjO revendications annexées, non seulement le type de suspension où l'élasticité est assurée par des organes travaillant en cisaillement, mais encore celui à organes en caoutchouc qu'on décrira ci-après en détail, où l'on peut considérer que les divers ressorts en caoutchouc travaillent davantage en 35 compression qu'en cisaillement. Toutefois, dans les deux cas, l'essieu subit des forces de torsion. Suivant un premier aspect, l'invention concerne une suspension à essieu porteur pour véhicule comportant un essieu porteur doté d'élasticité de torsion, des bras 40 menants ou arrière, situés chacun à une extrémité de l'essieu 71 36928 2 2110443 et sur lesquels tourillonnent les roues, des moyens élastiques associés aux bras pour agir élastiquement sur leurs mouvements et imprimer à l'essieu une réaction de torsion, des moyens permettant de monter l'essieu de part et d'autre du 5 châssis ou de la caisse du véhicule pour qu'il pivote autour d'un axe transversal situé de façon que, pendant le rebond ou le mouvement de roulis positif, lorsqu'un bras latéral se rapproche du châssis ou de la caisse, la rotation qu'il imprime par réaction à l'essieu de son côté provoque de ce 10 côté un déplacement de l'essieu vers l'avant et un braquage consécutif des roues, et des moyens élastiques interposés entre l'essieu et le châssis ou la caisse pour agir élastiquement sur les mouvements décrits par l'essieu autour de 1'axe transversal. 15 Suivant un second aspect, l'invention concerne une remorque comportant au moins un essieu porteur, des bras menants ou arrière situés chacun à une extrémité du ou de chaque essieu, des moyens élastiques associés aux bras pour agir élastiquement sur leurs mouvements, et des moyens assu-20 rant le montage élastique du ou des essieurs porteurs sur le châssis ou sur la caisse, de chaque côté, de façon que pendant le rebond ou le mouvement de roulis positif, lorsqu'une ou plusieurs roues situées d'un côté se rapprochent de la caisse ou du châssis, il en résulte un mouvement vers l'avant 25 du ou des essieurs situés de ce côté. On décrira maintenant un mode de réalisation préféré de l'invention, en se référant au dessin annexé, sur lequel : la figure 1 est une vue en coupe d'un essieu 30 porteur comportant une suspension à organes de torsion en caoutchouc, la vue étant prise versl'extérieur immédiatement en deçà de l'organe droit du châssis. La figure 2 montre en coupe transversale un essieu comportant une suspension à organes de torsion en 35 caoutchouc. La figure 3 montre en plan l'organe de châssis et l'extrémité d'essieu de gauche, opposés à ceux montrés sur la figure 1„ La figure 4 est une coupe transversale suivant la 40 ligne IV-IV de la figure 3. 71 36928 ^ 2110443 La figure 5 est une vue de profil d'une suspension à torsion à deux essieux porteurs montés en tandem de façon que la charge se répartisse entre eux. La figure 6 montre de profil un modèle préféré 5 de suspension du type "boulonné". La figure 7 montre en plan l'essieu représenté sur la figure 6. La figure 8 est une coupe transversale suivant la ligne VIII-VIII de la figure 7 d'une suspension de type 10 "boulonné" préféré. La figure 9 est une coupe transversale suivant la ligne IX-IX de la figure 8. La figure 10 est une coupe transversale suivant la ligne VIII-VIII de la figure 7 d'une suspension "boulonnée" 15 suivant une variante. La figure 11 est une coupe transversale suivant la ligne XI-XI de la figure 10. On va d'abord considérer les figures 1 et 2, dont la première est une vue d'un essieu porteur 2, en coupe trans-20 versale vers l'extérieur prise immédiatement en deçà de l'organe de châssis latéral droit 3', la roue 4' étant indiquée en traits interrompus et le bras menant étant supprimé pour plus de clarté. (Sur la figure 1, les organes de droite de la suspension correspondant aux organes de gauche représentés 25 sur les figures 3 et 4 portent les mêmes références numériques que sur ces figures affectées du signe prime). L'essieu porteur 2 est formé d'un tube à section carré et a la structure voulue, qu'on décrira plus loin, pour présenter de l'élasticité de torsion. L'essieu est soudé à une plaque 30 horizontale 5' à laquelle est soudé, immédiatement en deçà de l'organe de châssis 3', le bras 6' d'un joint à rotule. L'autre bras 7' (non représenté) du joint à rotule est boulonné sur l'organe de châssis 3** comme on le voit sur les figures 3 et 4, où ce bras porte la référence 7. Ainsi, la 35 plaque 5' et les bras 6' et 7' du joint à rotule constituent des moyens permettant de fixer l'essieu de part et d'autre du châssis ou de la caisse du véhicule de façon qu'il pivote autour d'un axe transversal YZ, indiqué en traits interrompus sur les figures 3 et 4. A la plaque horizontale 5' et à 40 l'essieu 2 sont soudées des plaques verticales espacées, 71 36928 4 2110443 dont une seule est indiquée en 9' sur la figure 1. Ces deux plaques verticales ont sensiblement une forme en L et leurs bords menants sont taillés en biais, à 45° environ, pour soutenir une plaque presseuse 10' soudée entre elles. Cette 5 plaque presseuse 10' soutient une extrémité d'un ressort en caoutchouc élastique 11', boulonné (ou collé) sur la plaque presseuse 10' pair une extrémité et sur une plaque presseuse 12' par 1'autre extrémité. Le ressort doit être apte à agir élastiquement sur les forces tant de compression que de traction 10 qu'il subit. L'écrou qui fixe le sommet du ressort 11 à la plaque presseuse supérieure 12 est visible dans l'ensemble de gauche représenté sur la figure 4. La plaque presseuse 12' fait partie d'une monture supérieure comportant une plaque horizontale 13' (non représentée), soudée ou boulonné sur le 15 châssis ainsi que des plaques latérales 14' et 15' (non représentées) destinées à soutenir la plaque presseuse supérieure 12' et à permettre sa fixation au châssis. De ce qui précède, il ressort que le mouvement décrit du côté droit par l'essieu 2 autour de l'axe trans-20 versai YZ a forcément lieu à l'encontre du ressort en caoutchouc 11', qui règle ainsi le mouvement vers 11 avant de l'essieu, de sorte que l'essieu comprime ce ressort, et le mouvement vers l'arrière de l'arrière de l'essieu, ce qui distend le ressort. 25 L'essieu 2 est muni aux deux extrémités de sus pensions indépendantes à bras menants ou arrière, une suspension à bras menants étant représentée sur les figures 1, 3 et 4. Cette suspension est du type à torsion, de sorte que le mouvement du bras 19 (figures 3 et 4), auquel un ensemble de 30 moyeu 20 est fixé pour monter la roue 4 (non représentée), provoque l'application à l'essieu 2 d'une force ou d'un couple de torsion. Dans la suspension à organes de torsion en caoutchouc représentée, chaque bras 19 est fixé à un bout d'arbre à section carrée 21 (figure 2), disposé de façon que ses faces 35 soient eensiblement perpendiculaires aux diagonales de l'essieu creux 2, dans lequel il est enfilé. Le bout d'.arbre 21 pénètre dans l'extrémité de l'essieu 2 sur une distance déterminée par la charge que doit porter l'essieu. Les interstices triangulaires ménagés entre lui et l'essieu 2 sont remplis de 40 caoutchouc 17 qui subit ainsi surtout des forces de compression 71 36928 5 2110443 lors d'un mouvement relatif de torsion entre le bout d'arbre 21 et l'essieu 2. Le caoutchouc peut être moulé sur place ou formé de pièces rapportées, ayant initialement une section circulaire, mais qu'on comprime pour les rendre triangulaires et 5 qu'on congèle pour pouvoir les mettre en place. Comme le montre la figure 2, si le bout d'arbre 21 pivote légèrement dans le sens dextrorsum, il imprime à l'essieu 2 une force tendant à le faire tourner dans ce sens. Dans les suspensions classiques, l'essieu 2 est 10 rigidement boulonné sur le châssis 3 mais suivant l'invention et comme exposé plus haut, à propos d'un mode de réalisation, l'essieu peut pivoter autour de l'axe transversal YZ, situé au-dessus de son axe pour une suspension à bras menants (et nécessairement au-dessous pour une suspension à bras 15 arrière). Ainsi, quand le châssis 3 et Ie bras 19 se rapprochent l'un de l'autre, par exemple pendant un mouvement de roulis "positif" (le mouvement étant dit "positif" lorsqu'il provoque un tel rapprochement et le mouvement intervenant du côté opposé étant dit "négatif", l'essieu se dé-20 place vers l'avant du côté intéressé et vers l'arrière du côté opposé. Lors d'un rebond n'affectant qu'une seule roue, seule une extrémité de l'essieu subit la force de torsion qui le fait pivoter autour de 1'axe YZ et ainsi se déplacer vers l'avant, dans le sens de mouvement du véhicule. Ainsi, on 25 voit que quand, pendant un rebond, l'essieu demeure pratiquement fixe à une extrémité et se déplace légèrement vers l'avant à l'autre extrémité, les roues subissent un léger braquage dans le sens tendant à compenser la réaction qu'engendrerait normalement la force de déplacement. On va par 30 exemple considérer une "caravane" remorquée par une voiture au moment où sa roue gauche heurte une bosse. Il en résulterait normalement un effort transversal imprimé- vers la gauche à la barre d'attelage de la voiture. Or, suivant l'invention, l'extrémité de gauche de l'essieu se déplace 35 vers l'avant à l'encontre du ressort en caoutchouc 11, ce qui imprime au châssis, du côté gauche, une force tendant à faire pivoter transversalement la barre d'attelage de la"caravane" vers la droite. Ainsi, l'effet exercé par la bosse sur le véhicule tracteur est ramené au minimum et éventuellement 40 supprimé. Si l'on considère la même reœcrque pendant un roulis, 71 36928 6 2110443 au moment où le côté gauche subit un mouvement de rQUlis positif, il apparaît encore que l'extrémité de gauche de l'essieu se déplace vers l'avant et l'extrémité de droite de l'essieu , du fait qu'elle décrit un mouvement de roulis négatif, se 5 déplace vers l'arrière, pivotant autour de l'axe transversal YZ à 1'encontre de la traction de retenue que le châssis exerce par l'intermédiaire du ressort en caoutchouc 11'. Ainsi, l'effet de braquage est double de celui qui résulte d'un déplacement correspondant d'un seul bras pendant le franchisse-10 ment d'une bosse. L'effet de braquage tend encore à imprimer au châssis ou à la caisse une déviation de sens opposé à celui qui est imposé par la cause du roulis, par exemple la force centrifuge ou éventuellement l'effet du vent. Il en résulte une meilleure stabilité de la remorque et, par conséquent, 15 du véhicule tracteur et une réduction ou éventuellement la suppression des réactions indésirables transmises par la barre d'attelage de la remorque au véhicule tracteur. 71 36928 2110443 On décrira maintenant d'autres modes de réalisation de l'invention en se référant aux autres figures, sur lesquelles les organes homologues à ceux précédemment décrits portent, quand c'est possible, les mêmes références numériques, 5 affectées du signe "seconde" lorsqu'on désire souligner une légère différence. La figure 5 montre des suspensions à torsion de deux essieux porteurs montées en tandem. Le contour des roues 4 et 4" est indiqué en traits interrompus. Le bras 19 10 est un bras menant et le bras 19" un bras arrière. Les essieux 2 et 2" sont fixés dans ce cas par l'intermédiaire de garnitures 22 et 22" à un fer en U rigide 23 qui s'étend transversalement sous le châssis 3. Une cheville 24 traverse le châssis 3 et des fentes 25 (dont une seule est représentée) ménagées dans les 15 deux ailes du fer en U 23. Ainsi, le tronçon arrière du fer en U 23 est maintenu à un niveau fixe, mais peut glisser en arrière et en avant par rapport au châssis 3. Le tronçon avant du fer en U 23, représenté partiellement évidé, est relié au châssis par des menottes 29, situées chacun d'un côté et dont une 20 seule est représentée. Entre le fond 30 du fer en U et la face inférieure du châssis 3 est fixé un bloc de caoutchouc élastique 31 ou quelque autre ressort. Le raccordement doit être tel que ce caoutchouc puisse agir élastiquement sur les forces tant de compression que de traction qui s'exercent entre le fer en U 23 25 et le châssis Un dispositif quelconque de division de charge 32 (indiqué en traits interrompus) assure la répartition de la charge entre les deux roues. Il est clair que, quand l'une et/ou l'autre des roues 4, 4" franchit une bosse ou décrit un mouvement de roulis positif, une compression s'applique au 30 bloc de caoutchouc 31 et le fer en U 23 se déplace vers l'avant du fait que son mouvement ascendant est contrôlé, à l'avant, par les menottes 29, qui lui imposent un trajet arqué. On voit donc que les deux essieux 2 et 2" se déplacent encore vers l'avant pour introduire l'effet de braquage désiré pendant le 35 franchissement d'une bosse ou le mouvement de roulis positif, bien que dans ce cas les essieux ne cèdent pas aux forces de torsion que leur impriment les bras menants 19 et arrière 19". Bien entendu, cette variante n'est applicable qu'aux montages en tandem exigeant une répartition de la charge. Quand une 40 répartition de la charge n'est pas requise, on peut prévoir 71 36928 8 2110443 simplement deux essieux capables de pivoter comme décrit à propos des figures 1, 3 et 4. Les figures restantes illustrent deux manières préférées de monter l'essieu pour qu'il pivote autour de l'axe 5 transversal YZ. Au niveau ou au voisinage de ses deux extrémités, l'essieu 2 est entouré par des poutrelles en caisson 33* 33' à section carrée qui font partie de moyens permettant de fixer l'essieu de part et d'autre du châssis 3 (non représenté) du véhicule. Chaque poutrelle en caisson 33 est soudée à une 10 équerre 34 qui peut être boulonnée sur la face inférieure du châssis. Le poids du châssis se transmet à l'essieu 2 à travers 1'équerre 34, la poutrelle en caisson 33 et un organe de poussée 35 ayant une section sensiblement en V comme représenté sur les figures 8 et 9. L'organe de poussée 35 est soudé à la 15 face supérieure horizontale de l'essieu 2 et sa longueur est déterminée par la charge que doit supporter l'essieu. Une certaine fraction de la charge de compression imprimée par le châssis à l'essieu est aussi supportée par un organe en caoutchouc 39, qui peut être formé d'une barre ronde en caoutchouc, 20 qu'on comprime pour lui imprimer la forme désirée et qu'on congèle pour pouvoir 1'insérer pendant le montage. Le rôle du ressort encaoutchouc 11 montré sur les figures 1, 3 et 4 est joué par les tiges en caoutchouc 40 et 41. On le voit, les faces de l'essieu creux carré 2 sont perpendiculaires aux 25 diagonales de la poutrelle en caisson carrée 33* de sorte que quand l'essieu tend à tourner dans le sens d'extrorsum, c'est-à-dire que quand le bras menant fixé au bout d'arbre 21 franchit une bosse ou décrit un mouvement de roulis positif, l'essieu tend à pivoter autour de l'arête intérieure supérieure 42, à l'encontre de la compression élastique des tiges en caoutchouc 40 et 41, et surtout 40. Le mouvement de roulis de la tige 41 contrôle les mouvements de sens sinistrorsum. Eventuellement, on peut insérer une tige de caoutchouc supplémentaire dans l'interstice triangulaire 43. Les figures 10 et 11 montrent une variante 35 d'agencement pivotant à poutrelles en caisson et, comme on le voit, la différence principale porte sur le fait que l'organe d'appui 35" est à section en T et est flanqué de tiges en caoutchouc 39" destinées à supporter en partie la charge de compression et à minimiser l'usure de l'arête supérieure 42 40 de la poutrelle et du bord correspondant de l'organe d'appui 35". 71 36928 9 2110443 Comme le montre aussi la figure 10, une tige en caoutchouc 44 remplit l'interstice triangulaire 43, représenté vacant sur la figure 8, pour limiter le mouvement décrit vers l'arrière par l'essieu sous l'action d'un couple de torsion sinistror-5 sum. Il ne reste plus qu'à décrire les moyens permettant d'imprimer à l'essieu l'élasticité de torsion voulue pour que ses deux moitiés puissent décrire au moins le léger mouvement angulaire nécessaire, indépendamment l'une de l'autre. 10 Comme le montre la figure 7, on peut obtenir ce résultat en ménageant dans chacune de.3 faces horizontales supérieure et inférieure de l'essieu 2 une fente telle qu'indiquée en 45. On arrondit de préférence les extrémités 49 de la fente pour éviter leur fissuration. En variante, on peut introduire l'élas-15 ticité de torsion nécessaire entre les deux moitiés d'essieu en réunissant ces moitiés bout à bout au milieu de l'essieu et en les accouplant à l'aide d'un bout d'arbre rapporté, à la façon du bout d'arbre 21, l'élasticité étant introduite par des tiges de caoutchouc appropriées telles que les tiges 17 pour 20 autoriser des mouvements de torsion relatifs des deux moitiés d'essieu. Comme on le conçoit, le degré de mouvement vers l'avant que l'essieu doit décrire dans un cas donné est déterminé par plusieurs facteurs, entre autres la largeur entre roues 25 de la remorque, car l'essieu doit avancer davantage de part et d'autre à mesure que cette largeur augmente pour assurer le même degré de braquage, la distance de l'essieu à l'attelage, etc... . On détermine empiriquement le degré de braquage désiré pour tout véhicule particulier. De même, les degrés d'é-30 lasticité, les longueurs et autres caractéristiques à conférer aux organes en caoutchouc pour imprimer à l'essieu le mouvement d'avance voulu varient selon la rigidité de la suspension primaire, l'emplacement de l'axe de pivotement transversal YZ, etc... . On constate que, pour des caractéristiques de braquage 35 appropriées , le comportement de la remorque s'en trouve remarquablement amélioré, ce qui permet d'adopter en toute sécurité des vitesses de remorquage très supérieures à celles qui étaient précédemment possibles et améliore la stabilité de la remorque à tous les régimes et quel que soit l'état de la route. Il y a donc 40 lieu d'espérer que l'invention contibuera à améliorer la sécurité routière. 71 36928 2110443 REVENDICATIONS "U- Suspension d'essieu porteur pour véhicule, caractérisée en ce qu'elle comprend un essieu porteur présentant de l'élasticité de torsion, des bras menants ou arrière, jj situés chacun à une extrémité de l'essieu et sur lesquels tourillonnent les roues, des moyens élastiques associés aux "bras pour agir élastiquement sur leurs mouvements et imprimer à l'essieu des réactions de torsion, des moyens assurant le montage de l'essieu de part et d'autre du châssis ou de la 10 caisse du véhicule pour qu'il pivote autour d'un axe transversal situé de façon que, pendant le franchissement d'une "bosse ou un mouvement de roulis positif, lorsqu'un "bras situé d'un côté se rapproche du châssis ou de la caisse, la rotation imprimée par réaction à l'essieu de ce côté provoque un 15 mouvement d'avance de l'essieu de ce côté et un "braquage consécutif des roues, et un moyen élastique interposé entre l'essieu et le châssis ou la caisse pour agir élastiquement sur le mouvement décrit par l'essieu autour de l'axe transversal. 2.- Suspension d'essieu selon la revendication 1, 20 caractérisée en ce qu'elle comporte des "bras menants et en ce que l'axe transversal de pivotement est situé au-dessus de l'axe de l'essieu. 3.- Suspension d'essieu selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que les moyens assurant le montage pivotant 25 de l'essieu de part et d'autre du véhicule sont des joints à rotule. 4.- Suspension d'essieu selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le moyen élastique interposé entre l'essieu et le châssis ou la caisse est un 30 "bloc en caoutchouc. 5«- Suspension d'essieu selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que l'essieu est entouré au niveau ou au voisinage de chacune de ses extrémités par une poutrelle en caisson à section carrée ou rectangulaire, qui fait partie des 35 moyens assurant le montage de l'essieu de part et d'autre du cîrâssis ou de la caisse du véhicule de façon qu'il pivote autour d'un axe transversal, cette poutrelle présentant une diagonale orientée à peu près verticalement, l'essieu présentant une section carrée ou rectangulaire là où il est entouré par cette 71 36928 2110443 poutrelle, un organe de poussée fixé à la face supérieure plane de l'essieu, qui est orientée horizontalement, portant contre l'arête intérieure supérieure de ladite poutrelle et ledit moyen élastique interposé entre l'essieu et le châssis r} pour agir élastiquement sur le mouvement décrit par l'essieu autour de l'axe transversal étant formé par du caoutchouc interposé de part et d'autre entre les parties en regard de l'essieu et de la poutrelle. 6.- Suspension d'essieu selon la revendication 5» 10 caractérisée en ce que ladite poutrelle en caisson est fixée à une équerre qu'on peut "boulonner directement sur le châssis ou sur la caisse. 7«- Suspension d'essieu selon la revendication 5 ou 6, caractérisée en ce que l'organe de poussée est à section en T 15 8«- Suspension d'essieu selon la revendication 5 ou 6 caractérisée en ce que l'organe de poussée est à section en V. 9.- Suspension d'essieu selon l'une quelconque des revendications 5 à 8, caractérisée en ce que le caoutchouc est rapporté sous forme de tiges. 20 10.- Suspension d'essieu selon l'une quelconque des revendications 1 à 9? caractérisée en ce que les moyens élastiques associés aux "bras pour agir élastiquement sur leurs mouvements sont formés par du caoutchouc qui subit une force de compression entre une partie de l'essieu, à section carrée 25 ou rectangulaire, et une partie du bras logée dans l'essieu, aussi à section carrée ou rectangulaire et dont les diagonales font un angle d'environ 4-5° avec celles de la partie carrée de l'essieu. 11» Suspension d'essieu selon l'une quelconque des JO revendications 1 à 10, caractérisée en ce qu'on imprime à l'essieu son élasticité de torsion en le prévoyant tubulaire et en y ménageant de chaque côté une fente appropriée près de son milieu. 12.- Suspension d'essieu selon la revendication 11, 35 caractérisée en ce que l'essieu est un tube à section carrée dont les faces supérieure et inférieure sont horizontales et fendues. 1'3.- Suspension d'essieu selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisée en ce que l'essieu est 40 réalisé en deux moitiés, réunies au milieu par un accouplement 71 36928 2110443 autorisant entre elles des mouvements relatifs de torsion. 14.- Suspension d'essieu selon la revendication 13, caractérisée en ce que l'accouplement comprend un organe intérieur à section carrée, dont les faces sont sensiblement 5 perpendiculaires aux diagonales d'un essieu à section carrée, et du caoutchouc logé dans les interstices triangulaires et qui subit des forces de compression lors d'une rotation relative de l'organe intérieur et d'une moitié d'essieu. 15.- Remorque comportant au moins un essieu porteur, 10 des bras menants ou arrière situés chacun à une extrémité du ou de chaque essieu, des moyens élastiques associés aux bras pour agir élastiquement sur leurs mouvements et des moyens assurant le montage élastique du ou des essieux porteurs sur le châssis ou sur la caisse, de part et d'autre, de façon 15 que pendant le franchissement d'une bosse ou un mouvement de roulis positif, lorsqu'une ou plusieurs roues situées d'un côté se rapprochent de la caisse ou du châssis, il en résulte de ce côté un mouvement d'avance du ou des essieux. 16.- Remorque selon la revendication 15j caractérisée 20 en ce que deux essieux porteurs sont prévus en tandem et munis d'un dispositif répartissant la charge entre leurs bras, et en ce que les moyens assurant le montage élastique des essieux sur la caisse ou le châssis comportent, de chaque côté, un organe rigide auquel sont fixés les essieux, reliés 25 au châssis ou à la caisse de façon à se déplacer vers l'avant, dans le sens du remorquage, à 1'encontre de ladite élasticité quand une ou deux roues situées d'un côté se rapprochent de la caisse ou du châssis pendant le franchissement d'une bosse ou un mouvement de roulis positif. 30 17.- Remorque selon la revendication 16, caractérisée en ce que le tronçon arrière de l'organe rigide est relié au châssis ou à la caisse par un accouplement autorisant un mouvement glissant dans le sens du remorquage et le tronçon avant de l'organe rigide est contraint par une menotte de se déplacer 35 vers l'avant en décrivant un mouvement ascendant. 18.- Remorque selon la revendication 15j caractérisée en ce qu'elle comporte un seul essieu porteur doté d'élasticité de torsion,en ce que les moyens élastiques associés aux bras pour agir élastiquement sur leurs mouvements impriment à l'essieu 40 une réaction de torsion, tandis que les moyens assurant le 71 36928 13 2110443 montage de l'essieu de part et d'autre du châssis ou de la caisse du véhicule autorisent un mouvement pivotant. au-cour d'un axe transversal, et en ce que les moyens assurant le montage élastique de l'essieu, de part et d'autre, sur le châssis 5 ou sur la caisse agissent élastiquement sur le mouvement décrit par l'essieu autour de l'axe transversal, la structure et l'agencement étant tels que, pendant le franchissement d'une "bosse et un mouvement de roulis positif, lorsqu'un "bras situé d'un côté se rapproche du châssis ou de la caisse, il 10 en résulte de ce côté une rotation de réaction imprimée à l'essieu qui le fait avancer du même côté et qui provoque un "braquage consécutif des roues. 19.- Remorque selon la revendication 18, caractérisée en ce qu'elle comporte une suspension d'essieu porteur selon 15 l'une quelconque des revendications 3 à 17.