La présente invention concerne un dispositif pour escher le becquetage des oiseaux entre eux. Le dispositif selon l'invention concerne plus particulibre- ment la protection des oiseaux d'élevage, volaille ou gibier, contre le cannibalisme qui se développe dans les élevages. La demande, en accroissement constant, oblige les éleveurs à de fortes concentrations dtoiseaux, en particulier de perdreaux ou de faisans, dans les élevages. Cette concentration provoque une agressivité réciproque des bêtes qui se traduit par des luttes oeor- telles à coups de bec et déclenche le canndbalisme parmi elles. Les conséquences sont un véritable fléau pour les éleveurs qui-retrouvent certains animaux morts, littéralement vidés de leurs entrailles, d'autres mutilés et d'autres très affaiblis et déplumés sur la t8te, le dos et la queue, et par conséquent non commercialisables. Ce problème, très préjudiciable aux éleveurs, ntest pas nouveau et l'on a déjà tenté de le résoudre avec plus ou moins de suc cès. L'un des moyens utilisés,et le plus simple, consiste en le débecquage, c est-à-dire/couper l'extrémité du bec des oiseaux. Ce moyen est très efficace jusqutà l'age de 10 semaines mais n'est plus valable pour du gibier devant être commercialisé, en particulier pour la chasseSdu fait de son très mauvais aspect. Un autre moyen connu consiste, à l'aide de pinces spéciales, à placer un anneau ouvert entre les deux becs de l'oiseau, les extrémités ouvertes de l'anneau étant refermées dans les narines; ces anneaux empêchent le becquetage en maintenant le bec de l'oiseau constamment entrtouvert mais ils présentent les inconvénients non négligeables de déformer le bec de l'oiseau en bec de rapace et surtout de rendre lialimentation difficile, ce qui va à l'encontre de ce qui est recherché par les éleveurs qui souhaitent commercialiser de belles bêtes. Enfin, un autre moyen employé consiste en l'utilisation d'un dispositif, généralement en plastique opaque, appelé improprement "lunettes"~, qui est posé sur le bec supérieur de l'oiseau et y est maintenu à l'aide d'une goupille de fixation engagée dans des trous percés dans le dispositif et dans les narines de 1 t oiseau et qui traverse la cloison nasale du bec.Ce dispositif empoche le becquetage en limitant le champ de vision de l'animal mais il provoque un "stress" très important qui se traduit par une mauvaise alimen- station; de plus, l'oiseau manque d'quilibre, a un vol désordcnï et aveugle et risque ainsi de se fracasser la tette contre les piquets qui maintiennent les filets des volières ce qui arrive souvent et entraîne des pertes pour 1 t éleveur. La présente invention se propose d'empêcher le becquetage et le cannibalisme des oiseaux à l'aide d'un dispositif simple qui ne déforme pas le bec de ltoiseau, lui laisse un champ de vision normal et ne gène en rien son alimentation. Le dispositif anti-becquetage selon l'invention comprend une pièce de protection rigide et allongée destinée à reposer sur le bec supérieur de l'oiseau dont une extrémité est inclinée pour se positionner devant la pointe des becs et déborder celle-ci vers le bas et dont l'autre extrémité se termine par un bord de butée contre la naissance du bec supérieur, ledit bord étant prolongé latéralement par deux joues disposées face à face et espacées d'au moins la largeur des becs près de la tête de l'oiseau pour se loger de chaque côté de ceux-ci, ledit dispositif comprenant en outre des moyens de fixation de la pièce de protection sur le bec supérieur de l'oiseau autorisant un léger débattement du dispositif par rapport au bec. L'invention va maintenant être décrite en se référant à un mode particulier de réalisation, donné à titre purement indicatif et nullement limitatif et représenté par les dessins annexés Fig. 1 représente un dispositif mis en place sur le bec d'un oiseau. Fig. 2 représente une vue plus détaillée dudit dispositif. Sur la figure 1, on voit une pièce 1 du dispositif de protection selon l'invention, fixée sur le bec de l'oiseau par une broche 7 qui traverse la cloison nasale du bec et autorise un léger débattement de la pièce 1 par rapport au bec supérieur (pivotement représenté par les flèches); ce léger débattement a lieu lorsque l'animal penche sa titre pour puiser la nourriture, la pièce 1 s'écartant du bec supérieur lorsque celui-ci est en position verticale, permettant ainsi à l'oiseau de s'alimenter normalement avec la pointe de son bec. La figure 2 représente en détail un mode particulier de réalisation du dispositif qui se compose d'une pièce lqui est une coquille en forme de bec supérieur et destinée à épouser sensiblement celui de l'oiseau, et d'une broche de fixation 7. La coquille I se termine par une pointe arrondie 2 à une extrémité et par un bord de butée 6 prolongé par deux joues latérales 4 à l'autre extrémité. Les deux joues 4 sont reliées à la pointe 2 par deux barrettes latérales 3 prévues pour descendre légèrement au -dessous des commissures du bec de-ltoiseau lorsque la coquille 1 repose sur le bec supérieur. On interdit ainsi à l'animal de pouvoir pincer avec les bords latéraux du bec.Les joues 4 sont percées de trous 5 à différentes hauteurs pour permettre une adaptation et une fixation correctesdu dispositif quella que sient la longueur et la grosseur du bec de l'oiseau selon son Age ou sa taille. Les trous de fixation 5 sont percés sur chaque joue en correspondance deux à deux, selon un axe perpendiculaire au plan de symétrie longitudinal de la coquille 1. Les bord de butée 6 est prévu pour limiter la course du débattement de la coquille I par rapport au bec, en venant porter contre l'excroissance de chair qui forme une protubérance à la naissance du bec supérieur, vers le front de ltoiseau. Ce bord de butée contribue à dissuader l'animal de piquer ses congénères en répercutant le choc, ce qui entrasse une légère douleur lors du becquetage. On remarquera que la coquille 1 a une longueur telle que sa pointe 2 soit toujours séparée de la pointe du bec vers l'avant (figure 1) afin que le choc, lors du piquage, soit toujours transmis à la tête de l'oiseau par la partie arrière de la coquille et non pas par la pointe du bec. La fixation de la coquille 1 sur le bec supérieur se fait par l'intermédiaire d'une broche 7 qui est introduite dans un trou 5, puis dans la narine correspondante du bec, traverse la cloison nasale de l'oiseau, et ressort par l'autre narine et par le trou 5 correspondant de l'autre joue, coaxial au premier trou. La broche 7 comporte une tige 9, de diamètre au plus égal au diamètre des trous 5 et à celui des narines de 1 'oiseau, qui se termine à une extrémité par un reniflement servant de butée contre la joue de la coquille et de prise pour les doigts pendant l'introduction et,à l'autre extrémité 10, par une pointe d'hameçon qui facilite la perforation de la cloison nasale de l'oiseau et maintient la broche en place en interdisant tout retrait accidentel. Quand l'animal devra hêtre livré, il suffira de couper la pointe 10 pour pouvoir retirer la broche et enlever la coquille 1 qui sera réutilisée sur un autre oiseau. On notera que la partie dirigée vers l'arrière de la pointe d'hameçon est élastique et recourbée vers la tige 9 pour éviter l'accrochage dans les filets de volière. La coquille 1 est réalisée en matière rigide plastique ou métal résistant à la corrosion et à l'oxydation tel que l'acier ionxydable, l'acier ordinaire protégé par-un traitement de surface approprié (cadmié, chromé, étamé, galvanisé, etc....) ou des non-ferreux auto-protecteurs (alliages d'aluminium par exemple); cette coquille peut être moulée (plastique) ou emboutie (tôle métallique) et par conséquent d'un faible prix de revient. La broche 7 doit être insensible à l'oxydation pour éviter toute infection d'une blessure éventuelle de L'oiseau au niveau de la partie nasale; elle est prévue également en plastique ou métal protégé en surface. On constate que le dispositif décrit ci-dessus interdit à l'oiseau toute possibilité de becquetage et de pincement latéral par le bec et le dissuade de recommencer après un premier essai, du fait de la douleur qu'il ressent à la partie nasale et qui provient de la répercussion du choc contre celle-ci par le bord de bu tée 6 et sourtw t par la tige 9 de la broche de fixation 7. De plus, ce dispositif préventif et dissuasif, très efficace, ne limite absolument pas le champ de vision du volatile et par con- séquent ne perturbe ni son vol ni son équilibre physique et psychique; le bec n'est pas déformé pendant la croissance de l'animal et l'alimentation se fait normalement, grâce au décollement autorisé de la coquille 1 par rapport au bec quand l'animal penche la tête pour puiser sa nourriture. Les oiseaux sont ainsi protégés efficacement, sans aucune perturbation à leur développement dans les éle- vages. Bien entendu, il est possible d'apporter de nombreuses modifications au dispositif décrit ci-dessus à titre non limitatif, sans sortir du cadre de l'invention. C'est ainsi que la pièce protectrice l reposant sur le bec supérieur de l'oiseau peut être cons tituée par une simple bande, rabattue à une extrémité pour descendre devant la pointe du bec, et prolongée à l'autre extrémité par deux joues latérales. Ce peut être encore un capuchon de forme parallélipédique venant chevaucher le bec supérieur de l'oiseau ou encore une goulotte à section en U renversé, fermée vers l'avant devant la pointe du bec. De mime, la broche de fixation7peut être une simple goupille fendue du commerce, en acier cadminé ou noirci par exemple,dont on aura afffité en pointe ltextrémité séparable en deux parties que l'on repliera vers l'arrière après introduction de la goupille au travers de la cloison nasale de ltoiseau, pour empêcher son extraction et un accrochage sur les filets des volières. Ce peut être également un simple axe pointu comportant deux gorges aux extrémités pour le logement de circlips de fixation oUJ- encore, on peut remplacer la broche par un simple clips élastique formant un anneau ouvert passant soit sur la partie supérieure de la pièce de protection soit au-dessous du bec inférieur comme une mentonnière dont les deux extrémités1 après avoir été écartées,sont engagées dans les tm 5 5 et les narines de l'oiseau où elles se maintiennent du fait du resserrement élastique de l'anneau qui tend à rapprocher celles-ci en reprenant son diamètre initial. Enfin, il peut être intéressant de réaliser le dispositif en une seule pièce composée de la pièce de protection 1 et des moyens de fixation incorporés à la pièce 1, le tout formant un ensemble monobloc. On prévoit à cet effet sur les faces intérieures des joues en vis-à-vis de la pièce de protection 1 et en lieu et place des trous de fixation 5, des tétons coaxiaux disposés les uns en face des autres et de diamètre au plus égal à celui des narines de ltoiseau;; la fixation de la pièce protectrice 1 sur le bec stef- fectue alors par emmanchement à force sur le bec supérieur provoquant un écartement élastique des deux joues qui reprennent leur place lorsqu'unie paire de tétons coaxiaux a pénétré dans les narines de l'oiseau et qui assurent la fixation par simple pincement sans perforation de la cloison nasale de ltoiseau. Evidemment, avant l'em- manchement forcé, on coupera les tétons qui seront inutilisés, pour éviter qu'ils s'opposent au resserrement des joues en portant sur les parties latérales du bec. Ces tétons pourront être obtenus directement au moulage si la pièce de protection est en matière plastique rigide ou à l'emboutissage par poinçonnage si la pièce est en tôle métallique. Une telle pièce monobloc supprime évidemment tous les inconvénients résultant de la multiplication des pièces tels que les impératifs de précision dans la fabrication de pièces différentes devant être adaptées, la multiplication des opérationsfabrica- tion et les inconvénients de conditionnement, de livraison disjointes, de stockage chez l'éleveur, de pièces dépareillées ou iso- lées etc ....... REUENDICATION5 1. Dispositif anti-becquetage pour oiseaux, caractérisé en ce qu'il comprend une pièce de protection rigide et allongée destinée à reposer sur le bec supérieur de l'oiseau dont une extrémité est inclinée pour se positionner devant la pointe des becs et déborder celle-ci vers le bas et dont l'autre extrémité se termine par un bord de butée contre la naissance du bec supérieur, ledit bord étant prolongé latéralement par deux joues disposées face à face et espacées d'au moins la largeur des becs près de la tête de l'oiseau pour se loger de chaque cêté de ceux-ci, ledit dispositif comprenant en outre des moyens de fixation de la pièce de protection sur le bec supérieur de ltoiseau autorisant un léger débattement du dispositif par rapport au bec. 2. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'extrémité inclinée de la pièce de protection prévue pour déborder la pointe des becs vers le bas est reliée de chaque cEté aux deux joues latérales prolongeant le bord de butée de ladite pièce par deux barrettes latérales qui sont prévues pour descendre légèrement plus bas que les commisures des becs afin d'interdire à l'oiseau toute prise par pincement latéral. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que la longueur de la pièce de protection, mesurée entre son bord de butée et son extrémité inclinée vers le bas est telle que ladite extrémité vienne se positionner devant la pointe des becs, à une certaine distance de celle-ci. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisé en ce que la pièce de protection est une coquille rigide, en forme de bec supérieur épousant sensiblement le bec supérieur de 1 'oiseau et débordant légèrement celui-ci vers le bas sur tout son pourtour, pour interdire à l'oi-seau toute possibilité de becquetage ou de pincement avec le bec. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisé en ce que les moyens de fixation de la pièce de protection sur le bec supérieur de l'oiseau sont constitués par au moins une paire de trous coaxiaux percés, en vis-à-vis, chacun bila msseme hauteur sur chaque joue latérale et prévus pour entre sensiblement au niveau des narines de l'oiseau quand la pièce de protection repose sur le bec supérieur et pour permettre un léger débattement de ladite pièce par rapport à celui-ci et par une broche de fixation de diamètre au plus égal à celui des narines de l'oiseau pour fixer la pièce de protection par engagement de ladite broche dans les trous coaxiaux des joues et les narines à travers la cloison nasale. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que les joues latérales de la pièce de protection comportent une pluralité de paires de trous percés en correspondance coaxiale deux à deux et à différentes hauteurs, pour permettre une fixation correcte du dispositif quel que soit l'age et la taille de l'oiseau. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que la broche de fixation de la pièce de protection sur le bec supérieur est composée d'une tige,de diamètre au plus égal à celui des narines de I'oiseaulterminée, à une ex tremité, par un renflement de butée et de prise des doigts et,à l'autre extrémité, par une pointe dthameçon dont la partie revenant vers l'arrière est élastique et recourbée vers la tige 8.Dispositif selon l'une quelconque des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que la broche de fixation de la pièce de protection sur le bec supérieur est une goupille fendue de diamètre au plus égal à celui des narines de l'oiseau et dont l'extrémité en deux parties est profilée en pointe pour faciliter la perforation de la cloison nasale, les deux parties de ladite extrémité étant écartées, après la mise en place de la goupille, pour empe- cher son extraetiontet repliées en boucle vers l'arrière pour empee cher tout accrochage avec les filets des volières. 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 b caractérisé en ce que les moyens de fixation de la pièce de protection sur le bec supérieur sont constitués par au moins une paire de tétons portés par les joues latérales sur leurs faces inférieur res , lesdits tétons étant de diamètre au plus égal à celui des narines de l'oiseau et disposés coaxialement à la même hauteur, dirigés l'un vers l'autre et prévus pour qu'il y ait au moins une pai- re de tétons,dans le cas de plusieurs paires, qui soit sensiblement au niveau des narines de l'oiseau quand la pièce de protection repose sur le bec supérieur, tout en autorisant un léger débattement de ladite pièce par rapport à celui-ci, la mise en place s'efrec- tuant par emmanchement forcé sur le bec supérieur provoquant un é cartement élastique des joues jusqu'à ce que les tétons prévus pour la fixation pénètrent dans les narines et assurent ladite fixation par resserrement élastique des joues qui reprennent leur écartement initial, les tétons que lton prévoit n'être pas utilisés dans le cas de plusieurs paires étant sectionnés, préalablement au montage, au ras des joues. 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les moyens de fixation de la pièce de protection sur le bec supérieur de ltoiseau sont constitués par au moins une paire de trous coaxiaux percés en vis-à-vis chacun à la même hauteur sur chaque joue latérale et prévus pour être sensiblement au niveau des narines de ltoiseau quand la pièce de protection repose sur le bec supérieur et pour permettre un léger débattement de ladite pièce par rapport à celui-ci et par un clips élastique en forme d'anneau ouvert prévu pour être placé soit sur le dessus de la pièce de protection soit en dessous du bec inférieur, en men tonnière, et dont les extr8mités,après avoir été écartées, sont engagées dans lesdits trous coaxiaux d'une même paire, percés dans les joues latérales, et dans les narines de l'oiseau où elles sont maintenues du fait du resserrement élastique de l'anneau qui reprend son diamètre initial et tend à rapprocher celles-ci.