Sonde étalon pour déterminer les ca ra ctér i d'une elec- trode cardiaque pour stimulateur artificiel Certains stimulateurs cardiaques nécessitent 1 'implan- tation dans le coeur d'une électrode qui doit s'étendre jusqu'à l'intérieur de l'oreillette droite du coeur, à un endroit aussi proche que possible de l'endroit où se manifeste au maximum l'activité auriculaire électrique, c'est- -dire, à l'endroit où le signal de cette activité peut être le plus facilement recueilli. Selon les individus, le coeur lui-même et ses différentes parties ont des dimensions et une disposition qui varient dans d'assez grandes proportions de sorte que l'on ne peut pas utiliser des électrodes standards. Actuellement, le chirurgien dispose pour recueillir cette activité auriculaire, d'électrodes de trois dimensions differentes : 10, 13 et 16 centimètres. Avant de choisir entre ces trois dimensions possibles, i1 est donc nécessaire d'évaluer la meilleure dimension et pour cela on peut agir de deux manières - On peut, tout d'abord, effectuer une évaluation par simple mesure approximative en posant sur un cliché radiographique du thorax une sonde prise comme échantillon et en lui don nant à peu près la forme qu'elle doit avoir pour suivre le parcours correspondant à celui qui est déterminé par le chi rurgien, particulièrement en ce qui concerne la voie d'accès (endocavitaire droite ou gauche). Cette méthode empirique conduit à des erreurs non négligea bles puisqu'elles sont de l'ordre de 3 à 5 centimètres ce qui représente à peu près cinquante pour cent de la longueur totale de l'oreillette considérée. Dans ces conditions, il est impossible de garantir que l'e- lectrode est bien placée de telle manière qu'elle capte au mieux le signal physiologique voulu. - On peut également opérer une mesure plus précise en effec tuant une échocardiographie bi- dimensionnelle mais cela suppose que le chirurgien dispose d'un matériel très élaboré et très coûteux et qu'il a lui-même l'entraînement et l'ex périence nécessaires à l'obtention d'une mesure précise par ce moyen délicat. La présente invention apporte une solution nouvelle au problème de l'implantation d'une électrode du type ci-dessus. A cette fin, l'invention a pour objet un dispositif pour déterminer les caractéristiques d'éléments artificiels devant être introduits dans le coeur d'un individu par un vaisseau naturel, tels qu'une électrode de stimul-ateur cardiaque, caractérisé en ce qu'il consiste en une sonde flexible à extrémité lisse et qui est munie, en plusieurs endroits régulièrement espacés longitudinalement# de repères susceptibles d'être individuellement identifiés depuis l'ex térieur du corps du patient. Selon d'autres caractéristiques de l'invention - l'extrémité de la sonde est elle-même constituée par un repère susceptible d'être identifié depuis l'extérieur du corps du patient. - Chaque repère est opaque aux rayons X afin d'apparaitre visuellement par observation radiologique. - La sonde contient au moins un fil conducteur relié à au moins cer tains repères eux-mêmes conducteurs et susceptible de fournir un signal électrique correspondant à ces repères. - Chaque repère est constitue par une électrode susceptible de capter et de transmettre à un fil conducteur individuel le si gnal d'une activité physiologique naturelle telle que cel le qui règne dans l'oreillette droite du coeur humainS L'invention sera mieux comprise par la description détaillée ci-après faite en référence au dessin annexé. Bien entendu la description et le dessin ne sont donnés qu'à titre d'exemple indicatif et non limitatif. La figure 1 est une vue schématique montrant la mise en place d'une sonde étalon conforme à l'invention selon un premier mode de réalisation. La figure 2 est une vue schématique partielle montrant une sonde étalon conforme à l'invention, selon un autre mode de réalisation. En se reportant au dessin, on voit qu'un dispositif conforme à l'invention consiste en une sonde flexible 1 dont l'extrémité 2 est lisse et qui est munie de repères 3 à 11 espacts chacun de un centimètre,le repère 3 se trouvant à neuf centimètres de l'extrémité 2. Cette disposition correspond aux dimensions observées jusqu'à ce jour pour le coeur humain -c'est-à-dire que les dix repères 3 à 11 sont susceptibles de correspondre à la zone médiane de l'oreillette A respectivement pour un coeur très petit et pour un coeur de grandes dimensions ou aux cavités très dilatées. La sonde étalon conforme à l'invention peut être prévue dans un emballage stérile de façon à être immédiatement disponible lorsque le chirurgien opère un patient, en vue de lui implanter un stiinulateur cardiaque. Avant de mettre en place une électrode définitive, le chirurgien introduit la sonde 1 par la veine choisie et l'engage jusqu'à ce que l'extrémité 2 atteigne ou, au moins, se place le plus près possible de l'apex du ventricule droit B. Au moyen d'un écran de contrôle d'un amplificateur de brillance qui est un dispositif disponible dans toutes les salles d'opération équipées pour les implantations de stimulateurs, le chirurgien détermine celui des repères qui se trouve le mieux situé par rapport au centre géométrique théorique de l'oreillette A, c'est-à-dire à l'endroit oO doit se situer la partie de l'électrode définitive destinée à capter le "recueil auriculaire" et à le transmettre au stimulateur cardiaque. Une implantation de ce type est particulièrement utile pour les stimulateurs cardiaques adaptables à l'effort c'està-dire dont le fonctionnement (la stimulation), est directement fonction du rythme du recueil auriculaire. En d'autres termes, le stimulateur cardiaque envoie une impulsion selon un rythme d'autant plus rapide que l'activité du patient est intense et, inversement, ralentit automatiquement le rythme de ses impulsions électriques lorque cette activité droit. Lorsque la sonde 1 est en place comme représenté sur la figure 1, le chirurgien détermine que, dans l'exemple repré- senté, le repère 6 semble le mieux place. Celui-ci est situé à une distance de douze centimètres de l'extrémité 2 et, théoriquement, il faudrait choisir une sonde dont la bague de recueil auriculaire serait à douze centimètres de l'extrémité 2. Comme actuellement, dans la pratique, il n'est propose que trois dimensions respectivement de 10, 13 et 16 c~e~ntiniètres, c est la sonde de 13 centimètres qu'il faut choisir comme étant celle dont la bague de recueil auriculaire est la plus proche de l'endroit où se situe le repère 6. On voit que la détermination de cette longueur d'élec; trode définitive est obtenue par des moyens simples et surtout très rapides puisq-u'#ussitôt après le chirurgien retire la sonde 1 et met en place la sonde de longueur voulue sans aucune hésitation et sans avoir à s'y reprendre à plusieurs reprises. La rapidité du bon choix de l'électrode à utiliser conduit à une diminution de la durée du temps opératoire, c est-à-dire à une diminution du risque infectieux et du risque d'anesthésie dont il faut tenir le plus grand compte pour ce genre d'opération qui est appliqué à des malades généralement ages (72 ans en moyenne). Un autre avantage de l'invention réside en l'économie de matériel car il n'est plus nécessaire de destêriliser plusieurs sondes avant de trouver celle qui est la mieux adaptee, car ces essais successifs ont souvent pour conséquence de détériorer les sondes inutilisées et qui sont à éliminer définitivement. Lorsque l'on sait que ces sondes sont chacune très c-où- teuse on comprend que les économies procurées par 1 'inven- tion peuvent être très importantes. Sur la figure 1 on a représenté schématiquement des repères 2 à 11 sous forme de bagues lisses qui sont opaques aux rayons X de sorte qu'elles sont observables visuellement. Elles n'ont, en elles-mêmes, aucune autre fonction et, notamment, l'extrémité 2 doit être absolument lisse et non pas munie de barbelures comme c'est le cas des sondes définitives dont l'extrémité doit s'accrocher à l'apex. Mais, selon un mode de réalisation particulier de 1 'in- vention, la sonde 1 contient des fils conducteurs 12 qui sont reliés à des capteurs eux-memes conducteurs 13. A chaque capteur 13, 13', 13"et... correspond un fil 12, 12 " 12". Chacun de ces capteurs 13 est constitué par une électrode susceptible de capter et de transmettre au fil 12 qui lui cor respond le signal d'une activité physiologique naturelle telle que celle qui règne dans l'oreillette droite du coeur humain. Ainsi, lorsque la sonde 1 est en place et que l'on s'est assuré que son extrémité 2 est bien au voisinage immédiat de l'apex, on détermine à partir du signal électrique recueilli à l'extrémité des fils conducteurs 12 le quel des capteurs 13 reçoit le signal le plus net ou le plus intense. Pour cela, on peut relier les fils 12 à un dispositif électronique de tout type connu pour effectuer le meilleur choix. Ce mode de réalisation est plus élaboré que le précédent puisque les repères deviennent en quelque sorte "actifs" mais il présente l'avantage de donner le renseignement es-sentiel de manière directe et non plus indirecte car au lieu de considérer que le signal physiologique est le plus intense au centre géométrique de l'oreillette A, on recueille ce signal à l'endroit où il est réellement le plus intense, endroit qui peut être quelque peut distinct du centre géométrique théorique. L'invention n'est pas limitée aux seuls modes de réalisation décrits et représentés mais en embrasse au contraire toutes les variantes. En particulier, on peut utiliser une sonde étalon du type décrit ci-dessus pour recueillir d'autres renseignements sur la physiologie cardiaque. REVENDICATIONS 1 - Dispositif pour déterminer des caractéristiques d'élé- ments artificiels devant être introduits dans le coeur d'un individu par un vaisseau naturel, tels qu'une électrode de stimulateur cardiaque, caractérisé en ce qu'il consiste en une sonde flexible (1) à extrémité lisse (2) et qui est munie, en plusieurs endroits régu lièrement espacés longitudinalement, de repères (3 à 11) susceptibles d'être individuellement identifiés depuis l'extérieur du corps du patient. 2 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'extrémité (2) de la sonde (1) est elle-même cons tituée par un repère susceptible d'être identifié depuis l'extérieur du corps du patient. 3 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque repère (3 à 11) est opaque aux rayons X afin d'apparaître visuellement par observation radiologique. 4 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la sonde (1) contient au moins un fil conducteur (12) relie à au moins certains repères (13) eux-mêmes conduc teurs et susceptibles de fournir un signal électrique correspondant à ces repères (13). 5 - Dispositif selon la revendication 4 , caractérisé en ce que chaque repère (13, 13', 13") est constitué par une électrode susceptible de capter et de transmettre à un fil conducteur individuel (12, 12', 12") le signal d'une activité physiologique naturelle telle que celle qui règne dans l'oreillette droite (A) du coeur humain.