La présente inyention cqncernR-de nouvelles plaques offset comportant au moins une couche de spéculum. Le spéculum est un alliage connu qui est à base de cuivre et d'étain et qui peut comporter selon les auteurs environ 60 à 55 % de cuivre et environ 40 à 45 % d'étain. Cet alliage a été essentiellement utilisé jusqu'à ce jour pour réaliser des surfaces d'objets divers dans lesquels on mettait en oeuvre la dureté superficielle, l'inaltérabilité et également l'aspect du produit (c'est-à-dire sa teinte). Il a été mis en évidence et c'est là que réside l'invention ; que ce spéculum possédait un ensemble de propretés qui le rendent particulièrement intéres san t pour la confection des plaques offset. Ces pro priétés que l'on a mis en évidence et que l'on utilise dans l'invention sont essentiellement - une dureté superficielle suffisante pour l'application visée, - un aspect de surface (matité) appréciable, - une bonne compatibilité avec les couches métalliques et éventuellement organiques que l'on peut employer dans l'application visée, - une résistance remarquable aux solutions de rnorsres généralement utilisées dans cette industrie. - un potentiel d'électrodéposition qui est voisin de zéro, - et une aptitude certaine à "prendre l'eau" et à repousser l'encre. La présente invention concerne donc les nouvelles plaques offset caractérisées en ce qu'elles comportent une couche de spéculum. Dans les nouvelles plaques offset cette couche de spéculum peut être utilisée de deux façons. On peut tout d'abprd l'utiliser comme couche aquaphile c'est-à-dire comme couche qu, lors de l'emploi de la plaque pour effectuer les impressions, prendra l'eau et "ne prendra pas l'encre". Pour réaliser une plaque offset de ce type la couche de spéculum, déposée sur un support conyenable, sera recouverte, grâce à des moyens connus, par une couche d'un métal (ou d'un alliage) encrophile connue (par exemple du cuivre) ou par une couche d'une résine photosensible également connue. Mais on peut également et de préférence utiliser cette couche de spéculum comme sous-couche d'une couche métallique aquaphile. Ainsi on pourra déposer sur la couche de spéculum une couche de chrome ou une couche d'étain-nickel. Dans une telle réalisation la couche qui, lors de l'emploi de la plaque pour effectuer les impressions, prendra l'eau ne sera pas la couche de spéculum mais la couche aquaphile qui la recouvre. Cependant le caractère aquaphile de la couche de spéculum pourra, même dans une telle application, avoir une importance très grande car il sera possible de déposer, sur ladite couche de spéculum une couche très mince de métal aquaphile.On conçoit en effet que, même dans l'hypothèse ou la couche de métal aquaphile superficiel serait soit "poreuse" soit imparfaite, le caractère aquaphile de cette partie de la surface de la plaque offset serait assuré. Gans cette deuxième possibilité l'utilisation ou le spéculum est utilisé comme sous couche d'une couche métallique aquaphile - on apprécie également d'une part la propriété du spéculum de pouvoir avoir un aspect mat (aspect qui se retrouve à la surface de la couche métallique aquaphile déposée sur le spéculum) et d'autre part la propriété du spéculum de résister aux solutions de morsures utilisées notamment lors de l'empipi des plaques bimétalliques. Pour Féqliser une plaque Qffset de ce type la couche de spéculum, déposée sur un support convenable, sera rscouverte grâce à des moyens connus d'une couche métallique aquaphile (par exemple chrome ou étain-nickel) et ladite couche aquaphile sera elle meme revêtue d'une couche d'un métal encrophile et/ ou d'une couche de résine photosensible. Bien que l'une des propriétés du spéculum est de s'accrocher sur de nombreuses surfaces il est particulierement intéressant de mettre en oeuvre la présente invention en utilisant, comme support, du fer blanc c'est-à-dire du fer (ou de l'acier) dont la surface a été recouverte d'une très mince couche d'étain ou d'un alliage à base d'étain. Un tel matériau tfer-blanc) est couramment utilisé notamment dans l'industrie de la conserve. Les exemples non limitatifs suivants illustrent l'invention. Exemple 1 10) Bain électrolytique pour le dépit du spéculum. Des bains d'électrolyse actuellement connus pour le dépôt du spéculum sont décrits dans la littérature ; leurs principales caractéristiques sont les suivantes a) composition (moyenne) étain 40 g/l cuivre 8 g/l cyanure libre 16 g/l soude caustique libre 15 g/l. b) conditions opératoires On opère à une température de l'ordre de 650C les anodes sont d'une part en cuivre électrolytique et d'autre part en étain pur ; chaque anode est alimentée en un circuit particulier qui est pour le cuivre de 2 à 3 volts avec un awpèrage de de:2,5. ampères par dcm et pour le circuit d'étain de 3 à 5 volts avec un ampèrage de 7,5 ampères par dcm2. La vitesse de dépôt du spéculum dans ces conditions est d'environ 3 microns en 5 minutes. 20) Plaque Sur une plaque en acier USINOR on dépose, après dégraissage, rinçage, décapage et à nouveau rinçage une couche de 3 microns d'épaisseur de spé culum 156% en cuivre et 42% en étain) en utilisant le bain décrit ci-dessus ; la couche de spéculum à une apparence mate et laiteuse. Après rinçage et séchage le spéculum est recou vert de 1,8 micron environ d'une couche sensible imprimante (couche PR120 de la Société PCAS] sur une tournette tournant à environ 80t/mn . On sèche la couche pendant 5 mn à l'air chaud puis dans une étuve. Après insolation la plaque est développée avec le révélateur correspondant- à la couche sensible uti lisée. Les parties solubles sont éliminées mettant ainsi des parties de spéculum a nu. Après rinçage l'excès d'eau est chassé avec une raclette et on répand sur la plaque pendant 2 minutes une solution à 3 % d'acide phosphorique. Puis, après rinçage et sèchage la plaque est gommée. Cette plaque utilisée sur machine n'a graissé à aucun moment et était encore utilisable après plus de 50 000 exemplaires. Exemple 2 Selon la même technique que celle décrite ci dessus (pour ce qui concerne le déport de la couche de spéculum) on a réalisé les plaques suivantes A) Acier support) Spéculum 3 microns -(couche hydrophile) Couche sensible imprimante B] Acier (support Spéculum 3 microns couche hydrophile) Cuivre 0,09 micron couche intermédiaire de protection) Couche sensible imprimante C) Acier -(support) Spéculum 3 microns couche hydrophile) Cuivre 2,5 microns couche encrophile). D) Acier -(support) Spéculum 2,5 microns couche intermédiaire) Chrome 0,5 micron couche hydrophile) Couche sensible imprimante. E) Acier -(support) Spéculum 2,7 microns couche intermédiaire) Chrome 1 micron -(couche hydrophile) Cuivre 0,09 -(couche intermédiaire) Couche sensible imprimante. On peut, dans les plaques A,B,C,D et E, remplacer le support en acier par un support en acier inoxydable ou en fer blanc (c' est-à-dire en acier recouvert d'une mince couche d'étain) ou par un support en aluminium convenablement traité comme, par exemple, par étamage. Dans les plaques D et E la couche hydrophile (chrome) peut etre remplacée par une autre couche métallique hydrophile telle que , par exemple, une couche d'étain-nickel. Les épaisseurs de la couche de spéculum peuvent être très variables selon les conditions (support, fonction de la couche de spéculum...): on peut ainsi, dans le cas de couche intermédiaire notamment, avoir des couches d'épaisseur aussi faible que 0,5 micron et avoir des couches jusqu'à 5 microns épaisseur au-delà de laquelle n'apparait aucun gain appréciabls des propriétés. REYENDICAlTIQNS 1. Plaques offset caractérisées en ce qu'elles comportent une couche en alliage dit spéculum. 2. Plaques offset selon la revendication 1, caractérisées en ce que la couche en alliage dit spéculum est utilisée, au moment de l'impression, comme couche hydrophile. 3. Plaques offset selon la revendication 1, caractérisées en ce que la couche en alliage dit spéculum est utilisée comme sous couche d'une couche métallique hydrophile de préférence une couche de chrome ou une couche d'étain nickel.