L'invention concerne une installation de fabrication en continu de pièces en matière thermoplastique, en particulier en polyéthylène à haute et basse pression de tout poids moléculaire, en polypropylène, en polycarbonate, etc. L'installation assure la fabrication de tiges, de panneaux, ainsi que de profilés pleins. Les pièces fabriques peuvent être utilisées tant sans usinage ultdrieur, qu'avec un usinage, dans différentes branches de l'industrie, par exemple dans l'industrie électrotechnique, l'industrie chimique, l'industrie de construction mécanique, etc. A l'heure actuelle, on connaît des installations de fabrication en continu de pièces en matière thermoplastique. Ces installations comportent un bâti, un moule rigidement fixé au b#ti et refroidi de l'extérieur et un piston chauffé fisé à une traverse. Le piston est percé d'un canal débouchant pour laisser passer la matière fondue dans le moule, à partir d'un dispositif d'extrusson. La surface du piston en regard des parois du moule et assurant ltétanchéité est parallèle aux parois du moule. Le piston est monté dans le moule de façon étanche au moyen de Joints en Téflon. L'installation comporte également un dispositif d'extraction des pièces finies, constitué par une traverse déplaçable par des vérins hydrauliques et des sabots de freinage serrés contre la pièce par d'autres vérins hydrauliques pendant le remplissage du moule par la matière fondue.Le moule est muni d'un fond mobile formant amorce de moulage, retenu au début du moulage par des sabots de freinage à l'aide de vérins hydrauliques. Durant le moulage, la matière thermoplastique fondue se trouve dans le moule sous une pression engendre# par le dispositif d'extrusion. La pression de la matière fondue est réglée en faisant varier la pression du fluide moteur dans les vérins hydrauliques qui déplacent la traverse. L'amorce de moulage est retenue dans le moule à l'aide des sabots de freinage avec un effort supérieur à effort des vérins hydrauliques déplaçant la traverse. Sous la pression de la matière fondue, le piston chauffé sort du moule sur une distance égale à la course du vérin hydraulique de déplacement de la traverse. En même temps, la matière fondue sous pression se refroidit dans un moule refroidi en formant la pièce. Pour extraire la pièce fabriquée du moule de l'installation connue, il faut réduire la pression de la matière fondue jusqu'à celle de l'atmosphère. Il est connu que la réduction de la pression de la matière fondue, surtout si elle dure longtemps, aboutit, en gZnéral, à la formation de défauts internes dans les pièces (coquilles, bulles de gaz). Après le moulage d'une partie de la pièce dont la longueur est égale à la longueur de la course des vérins hydrauliques de déplace~ ment de la traverse, la pièce est expulsez sur cette rnêlle longueur. Ceci est réalisé de 1a fanon suivante On élimine totalement la pression dans les vérins hydrauliques de de'placement de la traverse et dans les v#rins hydrauliques de serrage des sabots. de freinage. On fait une petite pause pour que la partie durcie de la pièce ser rde contre les parois du moule par la pression de la matière fondue puisse entre séparez des parois sous l'action des forces de retrait lors de la diminution de la pression de la matière fondue. Ensuite, on augmente la pression seulement dans les vérins hydrauliques de placement de la traverse et la pièce est expulsée sur une distance égale à la coursé du vérin hydraulique. L'effort d'expulsion est transmis à la pièce par sa partie extérieure solidi fiVe qui doit 8tre suffisamment robuste. Dans l'installation connue, lorsque la vitesse de moulage croit, ta partie durcie de la pièce près du piston s'amincit et devient plus molle. Etant donné que le pièce est expulsée du moule par le piston qui agit sur une partie non durcie de la pièce, le processus d'expulsion est rendu malais~. Ceci s'explique par le fait que la pression de la matière fondue à l'intérieur de la partie non durcie peut augmenter, ce qui aboutit au coincement de la pièce Le rendement baisse sensiblement. L'étanehéification du piston chauffé par des Joints en Téflon n'est pas fiable dans la pratique car la robustesse du Téflon diminue considdrablement lors du chauffage du piston ce qui met hors service le Joint, diminue la pression de la matière fondue et fait apparaître des défauts dans la pièce. En outre, le joint d'étanchdité du piston chauffé laisse passer une grande quantité de chaleur; c'est pourquoi le refroidissement du bord du piston peut rendre moins bonne la surface de la pièce. L'invention a pour objet d'éliminer ces inconvénients. Elle vise à créer une installation de fabrication en continu de pièces en matière thermoplastique dont le dispositif d'expulsion des pièces finies hors du moule soit d'une construction assurant un rendement élevé de l'installation et une très bonne qualité des pièces. L'invention a donc pour objet une installation de fabrication en continu de pièces en matière thermoplastique qui comporte, fixé rigidement au bâti, un moule refroidi exterieurement avec un piston chauffé fixé à une traverse, ledit piston étant percé d'un canal débouchant pour remplir le-moule de matière fondue à partir d'un mécanisme d'extrusion et un dispositif d'expulsion des pièces finies, hors du moule, constitué par une traverse déplacée par des vérins hydrauliques et des sabots de freinage serrés contre la pièce par d'autres vérins hydrauliques, caractérisée en ce que le dispositif d'expulsion des pièces finies hors du moule est réalisé avec un chariot relie par des colonnes à la traverse placée sur ces colonnes et pouvant se ddplacer suivant des mouvements de va-etvient le long de l'axe du moule sous l'action de vérins hydrauliques auxiliaires, les vérins hydrauliques de serrage des sabots de freinage se trouvant sur le chariot et les vérins hydrauliques de déplacement de la traverse étant montés soit sur le chariot soit sur la traverse, leurs tiges étant reliées aux colonnes qui servent aussi de tirants. Le piston chauffe peut être réalisé de façon que sa surface en regard des parois du moule et prenant part à ltetanchéification de la matière fondue soit composées au moins de deux tronçons contigus dont le premier est parallèle aux parois du moule et le deuxième se rétrécit dans la direction de moulage de la pièce et présente une longueur dépassant de trois à dix fois la longueur du premier tron çon,# le piston étant place dans le moule avec un Jeu sur le premier tronçon égal à 0,03 ou à 0,12 de la longueur de ce tronçon, tandis que le Jeu à la fin du deuxième tronçon de la surface du piston est égal à 0,2 ou 2,0 de la longueur de son premier tronçon en fonction de l'aire de la section transversale de la pièce à fabriquer et des propriétés de la matière thermoplastique. L'essence de l'invention réside dans ce qui suit. Grâce au fait que le dispositif d'expulsion des pièces hors du moule comporte un chariot sur lequel sont fixés les serins hydrauliques de serrage des sabots de freinage contre la pièce ainsi que les vérins auxiliaires qui animent le chariot d'un mouvement de vaet-vient le long de l'axe du moule, la pièce peut être expulsée hors du moule par extraction et non par poussée. Les sabots de freinage servent à accrocher la pièce par sa partie durcie plus robuste, ce qui permet d'appliquer à la pièce l'èffort des vérins hydrauliques auxiliaires qui facilite l'expulsion de la pièce hors du moule. Pour extraire la pièce sans rupture de celle-ci, l'effort des vérins hydrauliques auxiliaires doit dépasser l'effort de frottement dû au serrage de la pièce contre le moule, mais être inférieur à la résistance à la rupture dans la section critique. La section critique se trouve, par rapport-au piston chauffé, à une distance appro ximativement égale au tiers de la longueur du moule et est determi- née par expérience dans chaque cas concret. Si l'effort de frottement dû au serrage de la pièce par la pression de la matière fondue contre le moule est supérieur à l'ef- fort des vérins hydrauliques auxiliaires, le chariot s'arrSte après un déplacement égal à la valeur de la déformation plastique de la pièce. Mais le chariot porte également les vérins hydrauliques de déplacement de la traverse, relids à cette dernière à l'aide des colonnes servant aussi de tirants et de tiges des vérins hydrauliques. Comme les vérins hydrauliques de ddplacement de la traverse sont destines, en particulier, au rigolage de la pression de la matitre fondue dans le moule, on peut réduire la pression de la matiere fondue dans le moule par ddplacement, à l'aide de ces vérins, de la traverse et du piston chauffé en réduisant ainsi la pression de serrage de la pièce contre le moule jusqu'8 la valeur de l'effort des vérins hydrauliques auxiliaires. Dans le dispositif selon l'invention, au début de l'expulsion, la pièce est déchargée des efforts de serrage contre le moule par déplacement du piston chauffé à l'aide des vérins hydrauliques de deplacement de traverse et, ensuite, elle est extraite par des sabots de' freinage à l'aide des vérins hydrauliques auxiliaires. Mgme dans le cas où l'effort des vérins hydrauliques auxiliaires dépasse lOgèrement l'effort de frottement de la pièce dû à la pression de la matière fondue, la pièce commence à sortir du moule. Pour cette raison, on parvient à extraire la pièce hors du moule pendant le temps le plus redut possible de diminution de la pression sur la matière fondue, ce qui empêche l'apparition de défauts intérieurs dans les pièces et assure l'obtention de pièces de haute qualité. Etant donne que, dans l'installation selon l'invantion, lors de l'extraction des pièces hors du moule, l'effort est applique à la partie durcie et refroidie de la pièce, il apparat une possible lité d'extraire les pièces moulées à des vitesses de moulage éle wées (vitesse moyenne de sortie de la pièce finie hors de l'installation), les parois des pièces à proximité du piston chauffe ayant en général une dpaisseur et une robustesse relativement faibles. Il en résulte que la productivité de l'installation augmente de dix fois et plus. En outre, dans l'installation suivant l'lnventson, les joints d'étanchéité en Téflon du piston chauffé sont supprimées, la surface du piston en regard des parois du moule et prenant part à l'étant chéification de la matière fondue etait constituée au moins par deux tronçons contigus dont le premier est parallèle aux parois du moule et dont le deuxième tronçon se rétrécit dans la direction de moulage de la matière fondue et présente une longueur dépassant de trois à dix fois la longueur du premier tronçon, le piston 4tant monté avec un Jeu sur le premier tronçon égal de0,03 à 0,12 de sa longueur et un Jeu à la fin du deuxième tronçon de la surface du piston #galde0,2 à 2,0 de la longueur dudit premier tronçon, en fonction de l'aire de la section transversale de la pièce et des propriétés de la matière thermoplastique. Avec une telle construction du piston, la matière fondue s'engage dans la deuxième partie plus large du Jeu entre le moule et le piston et la partie de la matière entrant en contact avec le moule durci La matière fondue en contact avec le piston ne durcit pas (car le piston est chauffé); c'est pourquoi entre le piston et la matière durcie se trouve une mince couche de la matière fondue. A mesure que dans le Jeu défini ci-dessus, la matière fondue durcit, la couche de la matière fondue devient de plus en plus mince, tandis que durant le déplacement du piston chauffe lors du remplissage du moule de matière fondue, cette couche devient plus épaisse. Lorsque le Jeu a une forme appropriée et la vitesse de déplacement du piston chauffé a une certaine valeur, on peut régler l'épaisseur de la couche par variation de la tempdrature de la surface du piston chauffé et de la température du moule. Par réglage de ces tempratures, on peut obtenir que le temps de passage de la matière fondue entre le piston et la partie de la pièce en voie de durcissement soit supérieur au temps que met le piston chauffé à effectuer ce même trajet.Ainsi, la matière fondue ne devance pas le piston chauffe' et ne sort pas au--delà du piston ce qui assure l'e'tanche'i-ìcation de la matière durant le déplacement du dupiston. Lors de l'expulsion de la pièces l'étanchéification devient pratiquement inutile, car la pression de la matière fondue se trouve r- duite. Dans le cas d#arrets-e'ventuels,#la matière thermoplastique fondue durcit, en genéral, dans le premier tronçon du Jeu et la surface de la pièce présente alors un défaut peu important qui signale que le processus se d4roule d'une façon anormale. Gracie à la construction propose du piston chauffé, on se trouve en présente d'un système d'e'taneh4ification plus simple et fiable que le système connu et qui permet de plus de simplifier l'entretien de l'installation. En outre, les pertes de chaleur du piston chauffé au moule refroidi diminuent, car le piston se trouve en contact avec la matière thermoplastique fondue arrivant dans le jeu. Le chauffage sûr de la surface du piston chauffé interdit la formation des défauts sur la surface de la pièce, appelas soudures froides, c'est-à-dire des traces sur la surface de la pièce qui se forment à l'endroit de la jonction de la surface refroidie avec la matière fondue.Les soudures froides peuvent se former lorsque durant l'expulsion de la pièce une portion de la matière fondue se refroidit au contact de la surface extérieure refroidie du piston chauffé. Il convient d'expliquer pourquoi la forme de la surface du piston chauffé sur le deuxième tronçon dépend de l'aire de la section transversale de la pièce à fabriquer. Il est connu que plus l'aire de la section transversale de la pièce est grande, moins la vitesse du moulage est importante, le débit du dispositif d'extrusion ~tant le même. Quand la vitesse de moulage est moindre, les parois refroidies de la pièce deviennent plus épaisses. Le piston chauffé ayant un diamètre trop grand (épaisseur pour les pièces en forme de panneaux) du deuxième tron çon, c'est-à-dire ayant un petit jeu entre le piston et le moule, commence à faire fondre les parois de la pièce en gaspillant de la chaleur. Ainsi, dans le cas d'un jeu trop faible sur le deuxième tronçon, le piston chauffé peut se refroidir excessivement à la surface en laissant des soudures froides sur la pièce. Si le jeu du douxieme tsongon est trop grand, la matière fondue peut parvenir Jusqu'au premier tronçon. Si la longueur du deuxième tronçon ddpas- se celle proposée, le piston chauffé peut trop se refroidir et si cette longueur est inférieure à celle proposée, la matière fondue peut parvenir Jusqu'au premier tronçon. Si le Jeu entre le piston et le moule sur le premier tronçon est inférieur à 0,03 de sa longueur, le piston chauffe peut se coincer dans le moule lors du réglage des températures du moule et du piston, et la surface du piston peut subir un refroidissement trop important. Lorsque la longueur du premier tronçon dépasse celle proposée, la surface du piston peut se refroidir excessivement; si cette longueur est isrérieure à celle proposée, il est possible que la matière fondue sorte à ltextériour dans le cas d'arrêts forcés du processus de moulage de la pièce. Les matières -thermoplastiques fondues à grande enthalpie et à faible consistance exigent l'emploi de Jeux entre la surface du piston chauffé et le moule refroidi moins importants, compris dans les limites indiques plus haut. D'autres caractéristiques de l'invention apparattront au cours de la description qui va suivre. Aux dessins annex#s, donnés uniquement à titre d'exemple - la Fig. 1 représente en coupe longitudinale une installation de fabrication en continu de blocs cylindriques en polydthylène; - la Fig. 2 représente une coupe suivant la ligne II-II de la Fig. i; - la Fig. 3 représente une coupe longitudinale du piston à plus grande celle; - la Fig. 4 représente le début du processus de fabrication d'un bloc cylindrique, c'est-à-dire le moment de remplissage du jeu entre l'amorce de moulage et le piston par du polyéthylène fondu; - la Fig. 5 montre la fin du remplissage de la première dose de matière fondue; - la Fig. 6 montre le debut d'expulsion de la pièce; - la Fig. 7 montre la fin d'expulsion de la pièce;; - la Fig. 8 montre le début de remplissage du moule par une deuxième dose de polyéthylène fondu. L'installation représentée sur les dessins comporte, rigidement fisses à un bâti 1, un dispositif d'extrusion 2 et un moule refroidi extérieurement 3. Le moule 3 contient un piston chauffé 4 avec un canal 5 débou- chant pour remplir le moule 3 de matière thermoplastique fondue, par exemple du polyéthylène. Le piston 4 est fixé à une traverse 6 et peut outre déplacé suivant des mouvements de va-et-vient le long de l'axe du moule 3 à l'aide de vérins hydrauliques 7. L'installation comporte également un dispositif d'expulsion de pièces finies hors du moule 3, ce dispositif entant muni de sabots de freinage 8 serrés au début du formage contre une amorce de moulage 9 par des vérins hydrauliques 10 fixés a' un chariot 11, Le chariot 11 est monté sur des colonnes 12 rigidement reliées à la traverse 6 de façon à pouvoir entre déplacé suivant un mouvement de va-et-vient sur les colonnes, le long de l'axe du moule 3, ce dépla cément étant réalisé au moyen de vérins hydrauliques auxiliaires 13. Les serins hydrauliques 7 sont fixes sur le chariot 11. Des tiges 14 des vérins hydrauliques 7 sont réalisées en une seule pièce avec les colonnes 12 qui servent de tirants. Des tiges 15 des vérins hydrauliques 10 sont également fixées au chariot 11. Le chariot comprend des butées 16 qui limitent la course a droite et des butées 17 pour limiter le déplacement des sabots de freinage 8. Le serrage du chariot il contre la butée 16 est contre lé par un interrupteur de fin de course 18. Le déplacement de la traverse 6 vers la gauche est limité par des butées 19 ou par une pièce a mouler 20. Le déplacement de la traverse 6 vers la droite (sur le dessin) est contrôlé par un interrupteur de fin de course 21. La surface du piston chauffé 4 (Fig. 3) en regard des parois du moule 3 et prenant part à l'étanchéification de la matière fondue est constituée par deux tronçons contigus "a" et "b" de lon Le tronçon "a" de la surface du piston 4 est parallèle aux parois du moule 3 et le tronçon "b" se rétrécit dans la direction de moulage de la pièce (montrée par la flèche A) et présente une longueur ddpassant de trois à dix fois la longueur 11 du premier tron çon. Le piston chauffé 4 est monté dans le moule 3 avec un jeu sur le premier tronçon "a" égal à de 0,03 à 0,12 de la longueur 11 de ce tronçon "a" et avec un jeu # 2 à la fin du deuxième tronçon, égal à de 0,2 à 2,0 fois la longueur 11 du tronçon "a". Au démarrage de l'installation, on utilise amorce de moulage 9 introduite dans le moule 3 et disposée avec un jeu de 5 mm environ entre elle et le piston chauffé 4. L'installation fonctionne de la façon suivante. Avant le début du fonctionnement, le chariot 11 (Fig. 1) est placé dans une position dans laquelle il touche les butées 16 tandis que la traverse 6 est placée de façon que les butées 19 des colonnes 12 soient en contact avec le bati 1. Le piston chauffé 4 est engage dans le moule 3. Du cdté opposé du moule 3, on place tout d'abord l'amorce de moulage 9 (Fig. 4). Cette amorce est serrée par les sabots de freinage 8 à laide des venins hydrauliques 10 de serrage des sabots de freinage contre la pièce. Le chariot 11 et la traverse 6 sont maintenus en position initiale par la pression du fluide moteur dans des chambres 22 des vérins hydrauliques 7. Dans les chambres 23 des vérins hydrauliques 13 règne egalement la pression du fluide moteur venant du système hydraulique (non représenté), mais le fluide moteur est chassé dans le système hydraulique à partir de la chambre 23 du vérin hydraulique 13 par l'effort de pression du fluide moteur de la chambre 22 du vérin hydraulique 7 dont l'aire de la section transversale est en général supérieure à celle de la section transversale de la chambre 23 du vérin hydraulique 13. La matière thermoplastique fondue arrive du dispositif d'extrusion 2 dans le moule refroidi 3, à travers le canal 5 ménagé dans le piston chauffé 4. Tout d'abord, la matière fondue remplit le Jeu de 5 mm entre l'amorce et le piston chauffé 4. Ensuite, la pression de la matière fondue croit et ladite matière commence, en surmontant l'effort des vérins hydrauliques 7, à chasser le piston chauf fé hors du moule refroidi 3 en remplissant ce dernier. La pression de la matière fondue dans le moule 3 peut être réglée par variation de la pression de l'huile dans les chambres 22 des vérins hydrauliques 7. Ensuite, la matière fondue remplit progressivement la partie du moule 3 (Fig. 5) occupée auparavant par le piston 4, en le dé- plaçant vers la droite. En même temps, la matière fondue durcit en formant la pièce 20. La partie de la pièce durcie près de l'amorce 9 s'accroche à celle-cit A cet effet, l'amorce 9 présente des saillies, par exemple de type "queue d'aronde". Lors dtune course du piston chauffé, une partie du moule longue de 50 à 200 mm se trouve remplie d'une dose de matière. Cette longueur est quelque peu inférieure à la course des vérins hydrauliques 7 et est réglée en modifiant la position de l'interrupteur de fin de course 21 sur le b#ti 1. Pendant le remplissage du moule par cette dose, la pièce est serrée contre les parois du moule 3 par la pression de la matière fondue. Après le remplissage d'une dose commence ltexpulsion de la pièce sur la longueur de la partie du moule remplie par cette dose. Comme indiqué plus haut, dans la plupart des cas, il faut rda- liser une réduction de la pression de la matière fondue pour diminuer l'effort mdoessairs à l'expulsion de la pièce. Les pièces en polyamides et en polycarbonates peuvent entre expulsées à de faibles vitesses de moulage sans diminuer la pression de la matière fondue. Avant de commencer ltexpulsion de la pièce, le fluide moteur venant d'un moteur hydraulique est amena dans une chambre 24 des vérins hydrauliques 7, la chambre 22 communique avec la vidange à travers un étranglement (non repre'sent#) et la pression dans les chambres 23 des vérins hydrauliques 13 ne diminue pas. L'effort des vérins hydrauliques 13 est réglée par variation de la pression du fluide moteur de façon à éviter la rupture de la pièce. L'effort dans les chambres 23 des vérins hydrauliques 13, à travers le chariot 11, les vérins hydrauliques 10 et les sabots de freinage 8, agit sur la pièce afin de la chasser du moule. Simulta nément, l'effort dans la chambre 24 des vérins hydrauliques 7 éloi- gne le piston chauffé 4 de la pièce en réduisant la pression de la matière fondue à l'intérieur de la pièce 20 et effort de frottement dû au serrage de la pièce contre les parois du moule 3. Après le moment où l'effort de frottement dû au serrage de la pièce contre les parois du moule 3 par la pression de la matière fondue devient inférieur à l'effort des vérins hydrauliques 13, l'expulsion de la pièce 20 (Fig. 7) commence. Pour que, durant 11 expulsion de la pièce, le piston chauffé 4 ne s'éloigne pas trop de cette pièce ce qui pourrait la détériorer, on doit arrêter l'é- loignement du piston de la pièce par l'action de la pression du fluide dans les chambres 22 des vérins hydrauliques 7 pour que le piston se déplace en synchronisme avec le chariot, l'amorce et la pièce. Ceci est réalisé de la façon suivante. L'interrupteur de fin de course 18 (Fig. 1) est placé de façon à transmettre un signal électrique vers le système hydraulique après le commencement de l'expulsion de la pièce, tandis que dans le cas d'un faible déplacement du chariot 11 sous l'action des vérins hydrauliques 13 (par suite de la déformation élastique de la pièce), le signal n'est pas fourni. Après la réception du signal indiquant le début de l'expul- sion de la pièce venant de l'interrupteur de fin de course 18, le fluide moteur est bloqué dans les deux chambres 22 et 24 des vérins hydrauliques 7 et le piston chauffé 4 commence à #se déplacer en synchronisme avec le chariot et la-pièce, c'est-à-dire que le piston chauffé 4 cesse de s'éloigner de la pièce 20. L'expulsion de la pièce se réalise pendant une course totale du piston des vérins hydrauliques 7. Le signal de fin de l'expulsion de la pièce est fourni par un interrupteur de fin de course 25. Après l'arrivée du signal, la pression dans les vérins hydrauliques 10 diminue, les sabots de freinage 8 quittent la pièce sous l'action de l'élasticité de cette dernière. Simultanément, la pression est créée dans les chambres 22 des vérins hydrauliques 7, leurs chambres 24 se trouvent en communication avec la vidange. La pression dans les chambres 23 des vé rins hydrauliques 13 n'est, en général, pas supprimée, mais le fluide moteur en est chassé par l'effort des vérins hydrauliques 7. Le chariot revient dans sa position initiale, les butées 16 butent contre le bâti. La chambre à tige des vérins hydrauliques 13 communique en permanence avec la vidange et est destinée à amortir le choc de la masse du chariot 11 en mouvement. A cet effet, la chambre comporte des amortisseurs. Après le retour du chariot il en position initiale, l'interrupteur de fin de course 18 fournit un signal d'admission du fluide moteur dans les vérins hydrauliques il et les sabots de freinage 8 serrent la pièce, la pression de la matière fondue augmente. Le remplissage du moule 3 (Fig. 8) avec une deuxième dose du polyéthylène fondu commence et le processus se répète. En conclusion, on présente des exemples concrets d'exécution de la surface du piston chauffé pour la fabrication du polyéthylène à basse pression dans un moule immobile. Lorsque les vitesses de moulage sont faibles (0,5 à 3,0 m/h), la longueur li du tronçon "a" de la surface du piston est égale à 3 mm, le Jeu r 1 entre le piston et le moule sur ce tronçon étant égal à 0,12 mm. Le tronçon "b" qui se rétrécit présente une pente de 100 et une longueur de 12 mm. Aux vitesses de moulage élevées (5 à 15 m/h), la longueur li du tronçon "a" de la surface du piston est égale à 3 mm, le jeu entre le piston et le moule sur ce tronçon étant égal à 0,15 mm. Le Jeu est mesuré à 11 état chauffé du moule et du piston. Le tron çon "b" est composé de portions coniques dont la première, contigüe au tronçon wa", a une longueur de 6 mm et une pente de 1 , tandis que la seconde: portion contigus à la première, a une longueur de 9 mm et une pente de 30. Le piston dont la construction est proposée peut être utilisé non seulement dans les installations de fabrication en continu de pièces en moule immobile, mais également dans des installations d'autres types, par exemple dans des installations où le moule est formé par la surface de deux convoyeurs à palettes se trouvant en mouvement permanent. - REVENDICAIIONS. 1 - Installation de fabrication en continu de pièces en matière thermoplastique qui comporte, fixé rigidement à un bâti, un moule refroidi extérieurement avec un piston chauffé fixé à une traverse, ledit piston étant percé d'un canal débouchant pour remplir le moule de matière fondue à partir d'un mécanisme d'extrusion et un dispositif d'expulsion des pièces finies hors du moule, constitué par une traverse, déplacée par des vérins hydrauliques et des sabots de freinage serrés contre la pièce par d'autres vérins hydrauliques, caractérisée en ce que le dispositif d'expulsion des pièces finies hors du moule est réalisé avec un chariot relié par des colonnes à la traverse placée sur ces colonnes et pouvant se déplacer suivant des mouvements de va-et-vient le long de l t axe du moule sous l'action des vérins hydrauliques auxiliaires, les vérins hydrauliques de serrage des sabots de freinage se trouvant sur le chariot et les vérins hydrauliques de déplacement de la traverse étant montés soit sur le chariot, soit sur la traverse et leurs tiges étant reliées aux colonnes qui servent aussi de tirants. 2 - Installation suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le piston chauffé est réalisé de façon que sa surface en regard des parois du moule et prenant part à l'étanchéification de la matière fondue soit constituée au moins de deux tronçons conti gils dont le premier est parallèle aux parois du moule et dont le deuxième se rétrécit dans la direction de moulage de la matière fondue et présente une longueur dépassant de trois à dix fois la longueur du premier tronçon, le piston étant monté avec un Jeu sur le premier tronçon égal à 0,03 à 0,12 de la longueur de ce tronçon tandis que le jeu à la fin du deuxième tronçon de la surface du piston est égal à de 0,2 à 2,0 fois la longueur de son premier tronçon, en fonction de l'aire de la section transversale de la pièce et des propriétés de la matière thermoplastique.