On connaît les difficultés rencontrées pour assurer, en position de fermeture, l'étanchéité des dispositifs à châssis coulissants tels que portes, fenêtres ou dispositifs analogues, dans lesquels au moins un chassis coulissant est monté parallèlement à un châssis fixe ou coulissant en vue de fermer complètement l'ouverture d'un cadre dormant, sans que l'air atmosphérique puisse passer par l'intervalle de recouvrement entre ces deux châssis. En effet, tous les dispositifs imaginés jusqu'à ce jour pour assurer l'étanchéité au niveau d'un joint vertical entre un châssis coulissant et un châssis fixe ou coulissant, se sont révélés insuffisants, mâme à la mise en service de tels dispositifs, c'est-à-dire avant que la menuiserie ait eu le temps de se détériorer, en particulier dans le cas d'une mauvaise exposition. Ces dispositifs ne résistent pas notamment aux fortes poussées de vent, et lorsque lesdits châssis sont exposés à des pluies abondantes, car les éléments flexibles destinés à former joints d'étanchéité, tendent toujours à s'écarter l'un de l'autre, et, sous l'effet des intempéries, perdent de leur efficacité. La présente invention pallie les inconvénients des dispositifs connus Les nouveaux dispositifs d'étanchéité prévus comportent à cet effet deux éléments rigides et/ou flexibles en saillie par rapport à chacun des deux châssis précités, et qui coopèrent avec deux éléments semblables montés symétriquement sur l'autre chassis fixe ou coulissant, de façon telle que chaque élément rigide ou flexible de l'un de ces châssis, coopère avec un élément de type différent de l'autre châssis. Les travaux des demandeurs ont montré qu'entre les éléments en saillie de types respectifs différents montés suivant la présente invention, sur les deux châssis précités, et que l'on peut dénommer "nervures d'étanchéité", il subsiste toujours, en position de fermeture, une chambre de décompression susceptible d'amenuiser les sollicitations du vent, et qui est raccordée de préférence à sa partie infrieure, à un tuyau d'évacuation de résidus d'eau de pluis. Les caractéristiques de la présente invention seront mieux comprises à la lecture de la description qui suit de trois modes de mise en oeuvre de l'invention donnés à titre d'exemples non limitatifs, et décrits en se référant au dessin annexé sur lequel : - la figure 1 est une vue d'un châssis de fenêtre coii > portant deux châssis parallèles montés dans un.même cadre dormant, le châssis de droite étant coulissant et celui de gauche fixe et solidaire dudit cadre dormant - la fig.2 est une coupe de la fenêtre de la fig.l suivant Il-Il de ladite figure, montrant les deux nervures d'étanchdité, d'épaisseurs respectives différentes, prévues sur chacun des deux châssis de ladite fe neutre - la fig.3 est une coupe d'une variante de la fig.2 dans laquelle certaines des nervures sont équipées d'un joint flexible coopérant avec une nervure rigide de l'autre châssis - la fig.4 est une coupe semblable à celle des fig.2 et 3, mais dans laquelle les deux nervures d'étanché-té de chaque châssis sont de types respectifs différents, l'une étant en matière rigide, tandis que l'autre est constituée par un joint flexible et la fig.5 est une coupe verticale suivant V-V de la fig.4, montrant ledit tuyau d'évacuation des résidus d'eau de pluie, et un châssis coulissant muni d'un dispositif assurant son soulèvement au cours de son coulissement par rapport au cadre dormant. On voit sur la figure 1 un châssis fixe 1 comportant à sa partie médiane un vitrage double 2 et solidaire d'un cadre dormant 3. Un châssis coulissant 4 est monté à l'arrière du châssis fixe 1, et comporte, de la même façon, un vitrage double 5. On voit sur la figure 2, que chacun desdits vitrages doubles est constitué en réalité par deux vitres 2a, 2b et Sa, 5b. Les montants la et 4a dudit châssis fixe solidaire du dormant, et dudit châssis mobile, se trouvent en face l'un de l'autre dans la position de fermeture de ladite fenêtre. Le montant 4a est équipé vers l'avant de deux nervures d'étancheité 6 et 7 d'épaisseurs respectives différentes, la nervure 7 ayant une épaisseur inférieure à la moitié de l'écartement entre les deux montants précités la et 4a. De la même façon, le montant la, qui constitue l'extrémité du châssis 1, est équipé de deux nervures d'étanchéité 6a et 7a d'épaisseurs respectives égales à celles des nervures 6 et 7. Dans la position de fermeture représentée sur la figure 2, les nervures 6 et 7a coopèrent, de même que les nervures 6a et 7, en vue d'assurer l'étanchéité, l'existence d'une chambre de décompression 8 logée entre les quatre nervures d'étanchéité précitées réduisant l'effet du vent, comme on l'a dit plus haut. Dans la variante de la figure 3, on retrouve les deux montants la et 4a ainsi que les vitres 2a, 2b, Sa, 5b Les nervures d'étanchéité 6 et 6a sont équipées toutefois chacune d'un joint flexible 9, 9a, ces deux joints coopérant respectivement avec des nervures d'étanchéité 7a et 7, de même type que celles de la figure 2. Sur la variante de la figure 4, on retrouve les nervures d'étan- chééité rigides 6 et 6a, mais chacun des montants la, 4a, porte, indépendam- ment de cette nervure rigide 6, 6a un joint flexible 10, lOa qui coopère avec la nervure rigide du châssis opposé, Sur ladite variante, les châssis ne comportent chacun qu'une seule vitre 2, 5. Enfin, on voit sur la figure 5, convent l'étancheité est assurée entre le cadre dormant et un cassis coulissant 4a, en position basse de repos d'un tel châssis, par une pièce de forme I1, qui, en position haute dudit châssis coulissant, laisse au contraire passer l'air atmosphérique venant par la partie postérieure 12 de ce châssis, dans une première chambre 13 se prolongeant de façon continue jusqu'à une partie 14 séparant la traverse supérieure du cadre dorent 3, de la partie antérieure dudit châssis 4a Par contre, lorsque le châssis 4a est ramené en position basse dans la position de fermeture de ladite fenêtre, l'air atmosphérique ne peut plus passer de 13 en 14, ce qui assure l'étanchéité du châssis 4a en tion de fermeture, au niveau de sa traverse superieure. Ia chambre de decompression 15, visible sur la figure 4, se retrouve sur la figure 5, de même que l'élément flexible ifa qui coopère avec le pontant la. la trait interrompu représenté sur la figure 5, correspond à l'angle antérieur de la nervure 6, représenté sur la figure 4, coupe se trouvant en contact avec une partie plane de 1' élément flexible 10a. Cette chambre de decospression se prolonge en 15a à l'intérieur de la partie inférieure 3a du cadre dormant; de façon que l'humidité se trouvant dans cette chambre de décompression, puisse se condenser et étre évacuée vers l'exterieur par un conduit incliné 16 > sénagé dans ladite partie inférieure 3a. Il est bien -entendu que l'on peur apporter aux modes de réalisa- tion qui viennent d'être décrits divers changements, perfectionnements ou additions, et que l'on peut remplacer certains éléments par des éléments équivalents sans altérer pour cela l'économie générale de l'invention. REVED lC IONS 1. Fenêtre ou dispositif analogue comportant au moins un châssis coulissant monté, parallèlement à un châssis fixe ou coulissant, à l1inté- rieur d'un cadre dormant commun, ladite fenêtre étant caractérisée par le fait : que les deux montants respectifs dudit châssis coulissant et dudit châssis fixe ou coulissant qui se trouvent en face l'un de l'autre en position de fermeture de ladite fenêtre, sont munis chacun de deux nervures d'étanchéité d'épaisseurs respectives différentes, susceptibles de coopérer respectivement, dans ladite position de fermeture, avec des nervures de types différents, mais de mimes types que lesdites nervures montées sur l'autre châssis; et que lesdites nervures d'étanchéité définissent, dans leur position de coopérationpune chambre de décompression limitée par les surfaces de coopération respectives entre les nervures de types différents des deux paires de nervures précitées. 2. Fenttre ou dispositif analogue suivant la revendication 1, caractérisé par le fait : que lesdites nervures d'étanchéité d'épaisseurs respectives différentes sont toutes deux de type rigide ; et qu'au moins une des nervures de plus faible épaisseur présente une épaisseur inférieure à la moitié de la distance séparant les faces se faisant vis-à-vis dudit châssis coulissant et dudit châssis fixe ou coulissant 3.Fenetre ou dispositif analogue suivant la revendication 2, caractérisée par le fait : que les nervures d'étanchéité d'épaisseur maximale prévues sur les montants respectifs dudit châssis coulissant et dudit châssis fixe ou coulissant, sont équipées de joints flexibles destinés à coopérer avec les nervures d'étanchéité d'épaisseur minimale de l'autre châssis, en position de fermeture de ladite fenêtre ; et que les deux nervures précitées d'apaisseur minimale, sont placées par rapport auxdits montants, de façon à chevaucher l'une par rapport à l'autre en position de fermeture de cette fenêtre ou de ce dispositif. 4. Fenêtre ou dispositif analogue suivant la revendication 1, caractérisé par le fait :que les montants précités dudit châssis coulissant et dudit châssis fixe ou coulissant, sont équipés chacun d'une nervure rigide de grande épaisseur et d'un joint flexible présentant une saillie suffisante par rapport auxdits montants pour permettre à ce joint de coopérer, en position de fermeture de ladite fenêtre, avec la nervure rigide de grande épaisseur du châssis opposé ; et que lesdits joints flexibles sont montés perpendiculairement aux vitrages de ladite fenêtre. 5. Fenêtre ou dispositif analogue suivant 11 une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait :que la chambre de décompression isolée de l'atmosphèreet comprise entre les différentes nervures et/ou joints flexibles précités, est reliée, à sa partie inférieure, à la partie externe de ladite fenetre, par un conduit incliné vers le bas, et passant dans la traverse inférieure du cadre dormant de cette fenêtre.