L'invention concerne un système de freinage hydraulique avec maître-cylindre, cylindres de roues et dispositif de réglage du pati- nage de roue, ce système comportant un dispositif de soupape qui commande un écoulement de fluide d'une source de fluide sous pression vers la chambre de pression du maître-cylindre et des soupapes action- nées par le dispositif de réglage du patinage de roue qui commandent, indépendamment de la pression dans ladite chambre de pression, la pression dans le cylindre de roue correspondant dans le cas d'une condition de blocage imminente. Un tel système est connu par la demande de brevet allemand publiée DE-OS 24 43 545. Le piston d'un maître-cylindre sépare la chambre de pression du maître-cylindre d'une chambre de fluide alimentée en fluide sous pression par le courant de fluide de l'amplificateur de force hydraulique. Des trous axiaux dans le piston du maître-cylindre relient la chambre de fluide à la chambre de pression, mais les trous sont masqués, dans la chambre de pression, par le joint d'étanchéité du piston du maîtrecylindre. Il s'établit ainsi un effet de clapet de retenue qui n'autorise qu'un courant allant de la chambre de fluide à la chambre de pression du maître-cylindre et qui ferme la communication dans le sens inverse. Dans le cas d'un freinage normal, il va s'établir, dans la chambre de pression, une pression identique à celle dans la chambre de fluide, de sorte qu'il n'y aura pas d'écoulement par les trous axiaux. Toutefois, si le dispositif de réglage du patinage de roue intervient et abaisse la pression dans un cylindre de roue pour rétablir, après exécution d'une baisse de pression, la liaison du cylindre de roue au maître-cylindre, la pression dans la chambre de pression est, pendant un court laps de temps après le rétablissement de cette communication, légèrement inférieure à la pression dans la chambre de fluide. Du fluide va immédiatement s'écouler en complément par les trous axiaux, de sorte qu'il ne pourra y avoir aucun épuisement du volume dans la chambre de pression. Un tel système de freinage a toutefois l'inconvénient de solliciter outre mesure le joint d'étanchéité du piston du maître- cylindre. En outre, les défauts d'étanchéité de ce joint ne peuvent être constatés qu'en le démontant. Par la demande de brevet allemand publiée DE-OS 27 45 354, on connaît un système de freinage dans lequel, à partir d'une certaine course du piston, la chambre de pression du maître-cylindre est raccordée au courant de fluide de l'amplificateur hydraulique de force de freinage. Cette commande en fonction de la course est toutefois très compliquée et exige également que le joint du maître-cylindre joue un double r8le, de sorte qu'il est soumis à d'énormes sollicitations. La présente invention a pour objet de réaliser un dispositif de soupape qui, en fonction du volume de fluide échappé des cylindres des roues, met à la disposition de la chambre de pression du maître- cylindre un volume supplémentaire, de façon qu'il ne puisse pas y avoir épuisement du volume du maître-cylindre. L'invention a également pour objet de rendre mesurable et contrôlable l'étanchéité du joint du piston du maître-cylindre, et de n'exposer ce joint à aucune charge supplémen- taire. Selon l'invention, ceci est obtenu par le fait que le dispo- sitif de soupape est ouvert en fonction d'une différence entre la pression dans la chambre de pression et la pression dans le ou les cylindres de roue associés à la chambre de pression, la pression dans le cylindre de roue devant être inférieure, d'une valeur prédéterminée, à la pression dans la chambre de pression. Cette réalisation garantit que, même en cas de régulation par le dispositif de réglage du patinage de roue, le piston du maître-cylindre ne sera pas déplacé, puisque dès qu'il y a relâchement de la pression des cylindres des roues, la chambre de pression du maître-cylindre est raccordée au courant de fluide de l'amplificateur hydraulique. De plus, le joint d'étanchéité du piston du maître-cylindre n'est plus surchargé, puisqu'il ne doit exécuter aucun mouvement mécanique. Dans une forme de réalisation particulièrement avantageuse, le dispositif de soupape est ouvert à partir d'un certain niveau de pression dans la chambre de pression. Ainsi, la chambre de pression est direc- tement raccordée au courant de fluide, de sorte que la poursuite de l'accroissement de la force de freinage s'effectue non plus par l'effet du déplacement du piston du maître-cylindre, mais par l'introduction commandée de fluide sous pression. Cela présente l'avantage que la course de la pédale de frein peut être limitée sans préjudice à la force de freinage. On obtient ainsi des avantages inhérents à la construction. Si, à partir dudit niveau de pression déterminé, le piston amplificateur de l'amplificateur hydraulique est immobilisé de façon à être indéplaçable dans le sens de l'actionnement, la position extrême de la pédale de frein est alors définie, et l'amplificateur hydraulique est commandé à son maximum. Dans une forme de réalisation avantageuse, le piston amplificateur est immobilisé hydrauliquement, en prévoyant qu'une soupape actionnée par la pression du courant de fluide obture une chambre de fluide dont le volume se réduit lors du mouvement du piston amplificateur dans le sens de l'actionnement. Le volume de fluide enfermé dans la chambre de fluide est incompressible, de sorte que le piston amplificateur est immobilisé hydrauliquement. Afin que l'on puisse encore disposer d'une sensation à la pédale, même lorsque le piston amplificateur est immobilisé, un simulateur ou synthétiseur de force en fonction de la course est associé à la tige d'actionnement de l'amplificateur hydraulique. Dans une forme de réalisation avantageuse, ce simulateur de force liée à la course est une pile de rondelles élas- tiques du genre rondelle Belleville, traverse par le piston central et agissant entre ce dernier et le piston annexe actionnant l'amplificateur de force de freinage. Un déplacement supplémentaire du piston central ne peut avoir lieu que sous l'effet d'une importante force exercée contre la pression présente sur le piston central. En présence de cette impor- tante force, la pile de rondelles élastiques est comprimée d'une certaine longueur qui est également ressentie comme une course de la pédale de frein. Afin de limiter la mobilité axiale relative du piston annexe et du piston central, ces derniers sont liés l'un à l'autre par un accouplement à course morte. Le dispositif de soupape est avantageusement constitué par un piston qu'un ressort applique avec étanchéité contre un siège. Une première face de ce piston est sollicitée par le fluide de la chambre de pression, dans le sens d'une ouverture du dispositif de soupape, et une deuxième face de ce piston est sollicitée par la pression régnant dans les cylindres des roues, dans le sens d'une fermeture de ce dispo- sitif de soupape. Avec cette forme de réalisation, le dispositif de soupape libère aussitôt l'écoulement de fluide vers la chambre de pression, dès quedans un cylindre de roue,la pression est descendue en dessous d'une pression correspondant à une certaine différence. Afin qu'en cas de défaillance du courant de fluide, la chambre de pression ne puisse pas être vidée, le courant de fluide est amené à passer par un clapet de retenue n'ouvrant qu'en direction de la chambre de pression. Le dispositif de soupape peut être réalisé sous une forme simple en recourant à un piston polyétagé dont une première et une deuxième surface annulaire sont respectivement sollicitées par la pression d'un premier et d'un deuxième cylindre de roue, dans le sens d'une fermeture de ce dispositif de soupape, tandis qu'une troisième surface annulaire, opposée à la première et à la deuxième surface annu- laire, est sollicitée par la pression de la chambre de pression, dans le sens d'une ouverture de ce dispositif de soupape. Afin de rendre une telle commande par pression de piston aussi indépendante que possible des autres pressions agissant sur le piston, la surface efficace de la première surface annulaire, augmente de celle de la deuxième, est égale à la surface efficace de la troisième surface annulaire. Ainsi, indépendamment du comportement de la commande de pression, la surface centrale du piston étagé peut être sollicitée par la pression de la chambre de pression, contre la pression du ressort, et la face opposée à la surface centrale peut être exposée à la pression atmosphérique. Ainsi, c'est seulement par la grandeur de la surface centrale qu'est déterminée la force à fournir, pour assurer un dépla- cement du piston pour un courant de fluide constant dans la chambre de pression. La force du ressort est un paramètre permettant de déterminer le point d'intervention, à partir duquel la chambre de pression est raccordée au courant de fluide. Afin d'éviter un à-coup de pression subit dans la chambre de pression du maître-cylindre, le courant de fluide est adapté au niveau de la pression dans la chambre de pression. Cela peut être réalisé très simplement si le courant de fluide est rendu égal au courant régulé du fluide de l'amplificateur hydraulique. Dans une forme de réalisation, simple à construire, du dispo- sitif de soupape, la surface centrale est constituée par une portion du piston qui débouche dans une chambre en communication avec le courant de fluide, et la face de cette portion est constituée en cane de soupape obturant une ouverture constituant un siège de soupape ouvrant sur la chambre de pression. Si le c8ne de soupape présente un trou axial reliant la chambre de commande, bordée par la troisième surface annu- laire, à la chambre de pression, on peut alors faire l'économie de trous difficilement réalisables dans le corps ou carter, ou de conduits de liaison de la chambre de pression à la chambre de commande. Avec un tel système de freinage, on peut associer au joint d'étanchéité du piston du mattre-cylindre un dispositif avertisseur qui, en présence de l'établissement d'une pression à l'intérieur d'une chambre interne, déclenche un moyen avertisseur. Dans une forme de réalisation simple à construire, une ouverture du piston monté avec étanchéité dans la chambre intérieure est fermée, avec étanchéité au fluide, par une lamelle du genre caoutchouc, lors d'un fort écoulement de fluide de la chambre de pression vers le réservoir. Un tel dispo- sitif assure que du fluide pourra à tout moment s'écouler en complément, du réservoir à la chambre de pression, puisque la lamelle libère l'ouverture dans cette direction. Un exemple de réalisation du système selon l'invention est décrit ciaprès, à titre non limitatif, en se référant aux dessins annexés sur lesquels - la figure 1 représente une coupe longitudinale partielle d'un mattre- cylindre d'un système selon l'invention; et - la figure 2 est un diagramme illustrant la relation entre la pression dans la chambre de pression et la force exercée sur la pédale. Sur la figure 1, la référence I désigne le corps ou carter du maître-cylindre, et la référence 2 désigne le piston du maître-cylindre. L'amplificateur de force de freinage précédant le mattre-cylindre consiste en un piston amplificateur 3 et un piston central 4. Le piston central glisse dans un alésage coaxial 15 que comporte le piston ampli- ficateur. A peu près à la moitié de l'alésage, un joint 14 entoure avec étanchéité le piston central. Ce dernier est commandé au moyen d'un piston annexe 5 qui dépasse hors du corps et qui est lié à la pédale de frein non représentée. Ce piston annexe prend appui contre le piston central au moyen d'un ressort 6 constitué de rondelles élastiques du genre ressort Belleville empilées axialement, ce ressort agissant entre le piston annexe 5 et un collet 7 du piston central. Le piston central 4 traverse le ressort 6. Le piston central et le piston annexe sont méca- niquement liés l'un à l'autre par un accouplement à course morte, de sorte que ces pistons sont mobiles axialement, l'un par rapport à l'autre, dans une plage limitée. Le piston amplificateur 3 comporte sur son pourtour deux gorges 8, 9 que des joints 10, situés à leur gauche et à leur droite, séparent des autres chambres en réalisant l'étanchéité au fluide. La première chambre, comprise entre la gorge 8 et le corps 1, est utilisée comme chambre d'admission 11. La deuxième chambre, bordée par la gorge 9 et le corps 1, est partagée en deux chambres partielles, à savoir la chambre d'amplification 16 et une chambre à fluide 17, par une saillie 12 que comporte le corps et qui est en contact étanche, au moyen d'un joint 13, contre le fond de la gorge 9. La chambre à fluidel7 communique, par des trous 18, 19, avec un réservoir sans pression 20. La face du piston amplificateur 3,tournée vers le ressort composé de rondelles du genre Bellevilleest appliquée contre une butée 21 aménagée dans la paroi du corps. La chambre 22 bordée par le corps I et le piston amplificateur 3 est elle aussi raccordée au récipient sans pression 20 par le trou 23. La chambre d'admission Il est en communication, par un raccord 24, avec un accumulateur 25 de fluide sous pression. Cet accumu- lateur est alimenté par une pompe 26 qui lui amène, sous une haute pression, du fluide provenant du réservoir sans pression 20. Un système de soupape 27 contrôle la pression dans l'accumulateur et, lorsqu'un certain niveau de pression est atteint, arrête la pompe 26 ou renvoie le fluide excédentaire au réservoir 20. Le piston amplificateur comporte un trou radial 28 reliant la chambre d'admission Il à l'alésage 15 dans le piston amplificateur. Dans la position représentée, le trou 28 est fermé par le piston central, de sorte que le fluide sous pression ne peut pas aller dans d'autres chambres. Le piston central 4 présente un trou axial 33 et des trous radiaux 34, 35 qui établissent une communication entre une chambre intermédiaire 31 et l'intérieur de l'alésage 15. Un trou 30 relie la chambre intermédiaire 31 à la chambre d'amplification 16. Dans la position ou les pistons sont représentés, l'alésage 15 est en communication, par une ouverture 36, avec une chambre 37 exempte de pression, laquelle est bordée par le piston amplificateur 3 et le piston 2 du maître-cylindre. Cette chambre sans pression 37 est raccordée au réservoir 20. Un ressort 39 qui, dans la chambre sans pression 37, est au contact du piston amplificateur 3 et prend appui contre une butée 38 dans le corps 1, définit la position de repos du piston amplificateur dans laquelle celui-ci est représenté. Un autre ressort 32, situé dans la chambre intermédiaire 31, agit entre le piston amplificateur 3 et le piston central 4. Il maintient ainsi le piston central 4 dans la position de repos représente. Dans le corps 1, une soupape 40 est disposée en parallèle du piston amplifi- cateur, dans une chambre de soupape 41 aménagée entre les trous 18 et 19. Cette soupape, réalisée sous forme de piston, glisse, avec étanchéité au fluide, dans un alésage 43 allant du raccord 29 de la chambre d'amplification 16 à la chambre de soupape 41. En présence d'une forte pression dans la chambre d'amplification, la tête de soupape que ce piston comporte est pressée, contre la force d'un ressort de soupape 42, contre le trou 19 débouchant dans la chambre 41, et réalise ainsi un contact étanche. Comme, lors-du mouvement du piston amplificateur 3 dans le sens de l'actionnement 44, le volume de la chambre à fluide 17 diminue, il en résulte que le piston amplificateur ne peut plus être déplacé dans le sens 44 de l'actionnement, puisque la chambre est alors fermée avec étanchéité. Le piston amplificateur est verrouillé hydrauliquement. Le piston amplificateur agit directement sur le piston 2 du maître-cylindre, piston qui est maintenu au contact du piston amplificateur par unressort de rappel 45. Perpendiculairement à la direction 44 d'actionnement du piston 2 du maitre-cylindre, il est prévu un piston 55 à plusieurs parties étagées glissant chacune avec étanchéité dans le corps 1. En son extrémité 48 tournée vers la chambre de pression, ce piston est constitué en cône de soupape 46 qu'un ressort 47 maintient en contact étanche contre une ouverture 49 qui est constituée en siège de soupape et qui ouvre sur la chambre de pression 50. La chambre 51, dans laquelle la tête de soupape se déplace, est ainsi fermée avec étanchéité au fluide, par rapport aux autres chambres, et se trouve en relation, par un raccord 52 et des conduites 53 et 54, avec le courant commandé du fluide de l'amplificateur de force de freinage. Sur la conduite 53, il est prévu un clapet de retenue s'ouvrant vers la chambre de pression 50 qu'il doit protéger contre les pertes de fluide en cas de fuite du circuit de l'amplificateur. La chambre 51 est suivie d'une chambre de pression que la partie 56,ayant le plus grand diamètre,du piston étagé 55 partage en une chambre de commande 59 et en une chambre de commande 60. La chambre de commande 59 se trouve, par le trou 62 qui traverse axialement la tête de soupape, en communication avec la chambre de pression 50 du maître-cylindre. La chambre de commande 60 est exposée, par le raccord 63, à la pression d'un cylindre de roue qui est alimenté par la chambre de pression 50, via une soupape 66. La chambre de commande 60 est adjacente à la chambre de commande 61 qui est bordée par la petite portion 57 du piston 55 et par le corps 1. Par un raccord 68, la chambre de commande 61 est en liaison avec la pression d'un autre cylindre de roue qui est également alimenté par la chambre de pression 50, via une soupape 64. La portion 57 du piston se termine par une partie centrale 58 dont la face extrême est exposée à la pression atmosphérique. La surface annulaire 69 par laquelle le piston opère dans la chambre de commande 59 correspond à la somme de la surface annulaire 70 opérant dans la chambre de commande 60 et de la surface annulaire 71 opérant dans la chambre de commande 61. Outre les surfaces annulaires, la surface centrale extrême du cône 46 est exposée à la pression de la chambre 50. La force sur cette surface centrale doit être supérieure à la force du ressort 47 pour que lé piston 55 soit déplacé en permanence et que l'ouverture 49 soit maintenue ouverte. Les cylindres des roues de l'essieu avant sont raccordés à la chambre de pression 50. A chacun d'eux est associée une soupape 64, 66 qui est ouverte en l'absence d'excitation et qui peut arrêter le courant de fluide venant de la chambre de pression. En outre, pour chaque cylindre, il est prévu une soupape 65, 67 fermée en l'absence d'exci- tation, de sorte que du fluide peut s'échapper des cylindres de roue si les soupapes 64, 66 sont fermées alors que les soupapes 65, 67 sont ouvertes. Ce fluide est renvoyé au réservoir 20. Un point essentiel ici réside dans le fait que les chambres de commande 60, 61 sont en commu- nication directe avec les cylindres des roues, de sorte qu'une chute de pression dans les cylindres des roues entraîne une chute de pression dans les chambres de commande correspondantes. Les cylindres des roues de l'essieu arrière sont en communi- cation directe avec le courant régulé du fluide de l'amplificateur, et ne sont pas pris en considération dans le cadre de la description du fonctionnement. Il leur est également associé un système de soupapes 73, 74 qui commande la pression dans ces cylindres en fonction des ordres d'un système régulateur de patinage de roue. 2467tS2 Au joint 84, en forme de cuvette, que comporte le piston 2 du maître-cylindre est associé un dispositif avertisseur 75. Dans une chambre séparée 76, aménagée dans le corps 1, se trouve un piston 77 qu'un ressort 78 applique étroitement contre un siège 81. Ce piston présente une petite ouverture 80 devant laquelle est agencée une lamelle 86 du genre caoutchouc qu'une arête 79 maintient à faible distance de l'ouverture 80, de sorte que du fluide s'écoulant lentement peut franchir cette ouverture dans les deux sens. La chambre 76 communique avec le réservoir sans pression 20. Un orifice "reniflard" 89 relie la chambre 76 à la chambre depression 50. Une autre ouverture 82 relie la chambre 76 à la chambre de fuite 83 aménagée derrière le joint d'étanchéité 84 du piston 2 du maître- cylindre. Des trous longitudinaux 85 relient la chambre de fuite 83 à la chambre de pression 50, mais le joint 84 ferme néanmoins les trous 85 dans la chambre de pression 50, de sorte que,lorsque ce joint est intact, il ne peut pas y avoir passage de fluide de la chambre de pression à la chambre de fuite. Si le joint 84 présente des défauts d'étanchéité, du fluide se trouvant sous haute pression va, lors de l'actionnement du piston 2 du maîtrecylindre, passer par les trous 85 et entrer dans la chambre de fuite 83 et, de là, dans la partie inférieure de la chambre 76. Du fait de l'orifice 80, ce fluide tend à entrer dans un espace exempt de pression. Comme l'écoulement du fluide est très intense, la languette ou lamelle du genre caoutchouc se trouvant devant l'ouverture 80 va s'appliquer et obturer celle-ci, de sorte qu'une pression va s'établir en dessous du piston 77, dans la chambre 76. Cette pression va provoquer la réponse d'un dispositif indicateur ou avertisseur 88 sensible à la pression. Ainsi, la défaillance du joint en cuvette 84 est indiquée. Le système de freinage hydraulique opère comme suit. Si le piston central est déplacé par rapport au piston amplificateur, l'ouver- ture 36 est alors fermée, et le trou radial 28 dans le piston amplifi- cateur se trouve placé au-dessus du trou radial 34 dans le piston central. Du fluide hydraulique, provenant de la chambre d'admission il et passant par les trous aménagés dans le piston amplificateur et le piston central, peut alors parvenir dans la chambre intermédiaire 31 et la chambre d'amplification 16. De cette dernière, le fluide va direc- tement aux cylindres des roues arrière via le raccord 29 et la conduite 54. La pression appliquée dans la chambre d'amplification agit également sur la surface annulaire du piston amplificateur, de sorte que la poussée résultante sur la surface annulaire agit directement sur le piston 2 du maître-cylindre, maintenu en contact contre le piston amplificateur. Ce piston 2 va se déplacer, le joint 84 à profil en cuvette va passer devant le trou "reniflard" 89, et une pression va se développer dans la chambre de pression 50. La pression dans la chambre de pression 50 va se propager jusqu'aux cylindres des roues avant, par le raccord 90. Ainsi, cette pression va se développer simultanément dans les chambres de commande 60 et 61. Les surfaces annulaires 70 et 71 sont ainsi sollicitées par la pression dans le sens de la fermeture, et la surface annulaire 69 dans la chambre de commande 59 est sollicitée dans le sens de l'ouverture par la pression de la chambre de pression 50. Les effets des forces sur le piston 55 s'annulent du fait des dimensions géométriques. Le cône de soupape 46 est totalement compensé quant aux effets de la pression dans la chambre 51, de sorte que la pression présente dans cette chambre, due au débit du fluide, n'exerce aucune force sur le piston 55. Si l'on désire qu'une force soit exercée, il faut que l'ouverture 49 soit dimensionnée de façon que le cône de soupape 46 présente une surface annulaire exposée à la pression de la chambre 51. La surface centrale extrême 72 du cône de soupape 46, surface qui est déterminée par l'orifice 49 débouchant sur la chambre de pression 50, est sollicitée contre la force du ressort 47, par la pression régnant dans la chambre de pression 50. A partir d'une certaine pression, la force exercée sur le piston 55 atteint une valeur telle que ce dernier peut être déplacé contre la force du ressort et que le cône de soupape 46 libère l'ouverture 49. Le courant de fluide de l'amplifi- cateur hydraulique est alors en communication directe avec la chambre de pression 50. Le circuit de freinage statique est alors devenu un circuit de freinage dynamique. Afin d'obtenir une véritable régulation dynamique de la force de freinage, par soupape régulatrice de freinage, le piston amplifi- cateur est immobilisé lorsqu'un courant de fluide est appliqué à la chambre de pression 50. Cela est obtenu par une soupape 40 que la pression de l'écoulement ferme contre un ressort 42, ce qui ferme ainsi Ill la chambre à fluide 17. Comme le volume de cette chambre devrait diminuer en cas de mouvement du piston amplificateur 3 dans le sens 44 de l'action- nement, il en résulte que ce piston 3 ne peut plus être déplacé dans ce sens si cette chambre 17 est fermée, puisque le fluide enfermé est incompressible. Le piston amplificateur est immobilisé hydrauliquement dans le sens de l'actionnement. Le point d'intervention de la soupape 40 est approprié au niveau de la pression qui, dans la chambre de pression 50, doit provoquer la transition, de sorte que le passage au système dynamique et l'immobilisation du piston amplificateur 3 s'effec- tuent simultanément. Lorsque le piston amplificateur est immobile, le piston central n'opère plus qu'en tant que système régulateur. La pression du circuit dynamique, agissant sur la face du piston central 4 dans l'alé- sage 15, agit, par l'intermédiaire du ressort à rondelles élastiques 6 et du piston annexe 5, sur la pédale de frein non représentée. A partir d'une certaine force qui est harmonisée avec le point d'intervention de la soupape 40, le ressort composite 6 à rondelles élastiques est comprimé, de sorte que la pile de rondelles élastiques opère vis-à-vis de la pédale de frein comme un véritable simulateur de force de dépla- cement. La pile 6 de rondelles élastiques du genre Belleville est choisie de façon que ce simulateur de force liée au déplacement n'entre en opération que si la piston amplificateur 3 est immobilisé et si le piston central agit en tant que soupape de régulation du freinage. En cas de régulation par le système de réglage du patinage de roue, lors d'un fonctionnement en dessous du niveau de la pression- d'intervention dans la chambre de pression 50, c'est le mode de fonction- nement suivant du piston 55 qui intervient. Si, dans l'un des cylindres de roue associés à la chambre de pression 50, la pression décroît (la soupape 64 étant par exemple fermée et la soupape 65 ouverte), la chute de pression va se répercuter aussi dans la chambre de commande corres- pondante (par exemple 61). La force exercée sur la surface annulaire correspondante 71 diminue, de sorte que la force sur la surface annu- laire 69 déplace le piston contre la force élastique, encore opérante, du ressort 47, et applique le courant de fluide à la chambre de pression 50. Si la pression remonte dans le cylindre de roue correspondant (soupape 64 ouverte, soupape 65 fermée), le volume nécessaire pour cela est fourni par l'écoulement de fluide via la chambre de pression 50. La position dupiston 2 du maître-cylindre ne va alors pas changer. Lorsque la pression dans le cylindre de roue a de nouveau atteint la valeur de la pression dans la chambre 50 du-maître-cylindre, la somme des forces exercées sur les surfaces annulaires 69, 70, 71 devient nulle, le piston 55 est de nouveau déplacé par la force du ressort 47, et l'ouver- ture 49 est fermée. Le circuit statique de freinage est rétabli. Ce mode de fonctionnement garantit que le volume de la chambre de pression 50 ne peut pas s'épuiser, quel que soit le niveau de la pression dans la chambre 50 du ma1tre-cylindre. En cas de défaillance du courant de fluide, l'aptitude fonctionnelle du circuit statique du mattre-cylindre est entièrement assurée. Le système de réglage du patinage de roue supprime l'apport d'énergie aux soupapes, et celles-ci prennent leur position de base inhérente à l'absence d'écoulement, position dans laquelle elles raccordent les cylindres de roue au circuit statique. Même si, le niveau de la pression d'intervention dans la chambre 50 étant atteint, le piston 55 se déplace et libère l'ouverture 49, il ne peut y avoir aucune perte de volume dans la chambre 50 du maître-cylindre, grâce au clapet de retenue 87. Le diagramme de la figure 2 montre la variation de la pression P dans la chambre 50 en fonction de la force K et de la course S (à la pédale). Jusqu'au point Ki, la pression Pl est établie par la pédale, ou par l'amplificateur. A partir de Pl, l'écoulement de fluide commandé par la pédale est amené directement à la chambre de pression 50, de sorte qu'une pression très élevée s'établit pour une faible course S de la pédale sous l'effet d'un déploiement de force K relativement restreint. En cas de régulation par le système de réglage du patinage de roue, on est assuré que, d'une part, la pression dans la chambre de pression 50 ne peut ainsi pas décrottre, le piston 2 du maître-cylindre ne se déplaçant pas, et la pédale restant immobile, et, d'autre part, il subsiste toujours un volume suffisant pour une régu- lation. Bien entendu, l'exemple de réalisation décrit n'est nullement limitatif de l'invention. REVENDICATIONS 1. Système de freinage hydraulique, avec maître-cylindre, cylindres de roues et dispositif de réglage du patinage de roue, ce système comportant un dispositif de soupape qui commande un écoulement de fluide d'une source de fluide sous pression vers la chambre de pression du maître- cylindre et des soupapes actionnées par le dispositif de réglage du patinage de roue, qui commandent,indépendamment de la pression dans ladite chambre de pression, la pression dans le cylindre de roue correspondant dans le cas d'une condition de blocage imminente, ce système étant caractérisé en ce que le dispositif de soupape est ouvert en fonction d'une différence entre la pression dans ladite chambre de pression (50) et la pression dans le ou les cylindres de roue associés à cette chambre, la pression dans le cylindre de roue devant être inférieure, cela d'une valeur prédétermin6e, à la pression dans la chambre de pression. 2. Système selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif de soupape s'ouvre à partir d'un certain niveau de pression dans la chambre de pression (50). 3. Système selon la revendication 2, caractérisé en ce que, à partir d'un niveau de pression dans la chambre de pression (50), le piston amplificateur (3) d'un amplificateur hydraulique est immobilisé de façon à;tre inddplaçable dans le sens (44) de l'actionnement. 4. Système selon la revendication 3, caractérisé en ce que le piston amplificateur (3) est immobilisé hydrauliquement par le fait qu'une valve (40), actionnée par la pression du courant de fluide, obture une chambre de fluide (17) dont le volume se réduit lors du mouvement du piston amplificateur (3) dans le sens de l'actionnement (44). 5. Système selon l'une des revendications 3 ou 4, caractérisé en ce qu'un simulateur (6) de force liée à la course est associé à la tige d'actionnement (5) de l'amplificateur hydraulique. 6. Système selon la revendication 5, caractérisé en ce que le simulateur est une pile (6) de rondelles élastiques du genre rondelle Belleville, qui est traversée par le piston central (4) et qui opère entre le piston central et le piston annexe (5) actionnant l'amplifi- cateur de force de freinage. 7. Système selon la revendication 6 caractérisé en ce que le piston annexe (5) est lié au piston central (4) par l'intermédiaire d'un accouplement à course morte. 8. Système selon la revendication 2, caractérisé en ce que le dispositif de soupape comprend un piston (55) qu'un ressort (47) maintient avec étanchéité contre un siège (49), une première face (69, 72) de ce piston (55) étant sollicitée par le fluide de la chambre de pression (50) dans le sens de l'ouverture de ce dispositif de soupape et une deuxième face (70, 71) de ce piston (55) étant sollicitée, dans le sens d'une fermeture de ce dispositif de soupape, par la pression dans les cylindres des roues. 9. Système selon la revendication 1, caractérisé en ce que le courant de fluide s'écoule par un clapet de retenue (87) ouvrant vers la chambre de pression (50). 10. Système selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'une première surface annulaire (70) et une deuxième surface annulaire (71) sont sollicitées respectivement par la pression d'un premier cylindre de roue et par la pression d'un deuxième cylindre de roue, dans le sens d'une fermeture du dispositif de soupape, tandis qu'une troisième surface annulaire (69), opposée à la première et à la deuxième surface annulaires (70, 71), est sollicitée par la pression de la chambre de pression (50) dans le sens d'une ouverture du dispositif de soupape. Il. Système selon la revendication 10, caractérisé en ce que la surface efficace totale de la première et de la deuxième surface annulaires (70, 71) est égale à la surface efficace de la troisième surface annulaire (69). 12. Système selon l'une des revendications 8 ou 10, caracté- risé en ce que la surface centrale (72) du piston étagé (55) est solli- citée par la pression de la chambre de pression (50) dans le sens opposé à la poussée du ressort (47) et en ce que la face opposée à cette surface centrale (72) est exposée à la pression atmosphérique. 13. Système selon la revendication 12, caractérisé en ce que la force du ressort détermine le point d'intervention, à partir duquel la chambre de pression (50) est raccordée au courant de fluide. 14. Système selon l'une des revendications I ou 13, caracté- risé en ce que le courant de liquide est adapté au niveau de pression dans la chambre de pression (50). 15. Système selon la revendication 14, caractérisé en ce que le courant de fluide est égal au courant régulé du fluide de l'amplifi- cateur hydraulique de force de freinage. 16. Système selon la revendication 12, caractérisé en ce que la portion (48) du piston (55) constituant la surface centrale (72) se termine dans une chambre (51) se trouvant en communication avec le courant de fluide, la face (72) de ladite portion étant constituée en cône de soupape (46) obturant l'ouverture (49) qui est constituée en siège de soupape ouvrant sur la chambre de pression (50). 17. Système selon l'une des revendications 12 ou 16, caracté- risé en ce que le c8ne de soupape (46) présente un trou axial (62) reliant à la chambre de pression (50) la chambre de commande (59) limitée par la troisième surface annulaire (69). 18. Système selon l'une quelconque des revendications I à 17, caractéris'é en ce qu'au joint à profil en cuvette (84) du piston (2) du mattre-cylindre est associé un dispositif avertisseur (75) qui, en cas de défaillance de ce joint, déclenche un moyen indicateur (88). 19. Système selon la revendication 18, caractérisé en ce qu'en cas d'écoulement intense du fluide de la chambre de pression (50) vers le réservoir (20), une ouverture (80) du piston (77) monté avec étanchéité dans la chambre intérieure (76) du dispositif avertisseur (75) est fermée avec étanchéité par une lamelle (86) du genre caoutchouc, de sorte que la montée de la pression dans cette chambre intérieure (76) déclenche un moyen indicateur (88) sensible à la pression.