La présente invention concerne la métallurgie, notamment les dispositifs pour la protection thermique des parois des unités ou installations métallurgiques, et a notamment pour objet un refroidisseur de four à cuve. L'invention peut hêtre appliquée avec une efficacité maximale à la protection de l'enveloppe des hauts fourneaux. Le laboratoire d'un haut fourneau est caractérisé par des températures élevées, qui engendrent d'importants flux thermiques vers l'enveloppe du four. Pour que la résistance mécanique de l'enveloppe soit conservéè il est nécessaire de recourir à des dispositifs spéciaux assurant sa protection contre les charges thermiques. Ces dispositifs sont des refroidisseurs à plaque, montés sur l'enveloppe, du cdté du laboratoire du four. A ltheure actuelle, l'élaboration de la fonte au haut fourneau est intensifiée par augmentation de la température du vent, par augmentation de la quantité d'oxygène dans le vent, par augmentation de la pression dans le laboratoire du four-, etc. Tous ces facteurs altèrent les conditions de travail des dispositifs protégeant ltenveloppe contre les actions thermiques et rendent plus sévères les exigences relatives à la tenue de ces dispositifs. On connait universellement des refroidisseurs à plaque, constitués par une plaque en fonte dans laquelle sont noyés des tubes d'acier dont les bouts ouverts sortent de la plaque et traversent l'enveloppe. Les tubes sont raccordés par ces bouts au circuit de refroidissement du four, parcouru par l'agent de refroidissement. L'agent de refroidissement est une eau technique épurée chimiquement, ou bien un mélange vapeur-eau. Au cours de l'utilisation du four à cuve, la plaque subit des charges thermiques variables dans le temps, qui entraident des variations de ses dimensions (dilatation et contraction). En s'allongeant ou en se cntractant, la plaque agit sur les tubes qui sont rigidement fixés sur elle. Lors de la fabrication des refroidisseurs il se produit une fragilisation des tubes d'acier par suite de leur carbu-iation lors de la coulée de la fonte. Les bouts des tubes passant à travers l'enveloppe sont d'ordinaire soudés à celle-ci. De ce fait, quand la plaque agit sur les tubes, ceux-ci sont le siège de contraintes à variation cyclique qui entraient leur rupture. L'agent de refroidissement du circuit de refroidissement du four s'échappe alors dans le laboratoire du four. Il s'ensuit une augmentation de la consommation de combustible par unité de produit, résultant des dépenses de chaleur pour ltévaporation de l'agent de refroidissement entré dans le four. Dans certains cas, l'entrée dans le four d'importantes quantités d'agent de refroidissement perturbe le régime du processus se déroulant dans le four. A l'heure actuelle il n'existe pas de méthodes fiables et rapides de détection des ruptures, aussi les opérations de recherche et de mise hors circuit des tubes rompus exigentelles un temps important; de surcrot, le personnel exécutant ces opérations doit travailler dans une atmosphère fortement polluée par les gaz et en présence de températures élevées. Il convient de noter encore un inconvénient des refroidisseurs décrits. Dans le circuit de refroidissement du four, auquel les refroidisseurs sont reliés par groupes, il s'établit une circulation naturelle de l'agent de refroidissement, dont la vitesse est fonction de la charge thermique moyenne s'exerçant sur les groupes. En cas de glissement de l'autogarnissage formé à la surface de la plaque d'un refroidisseur, la charge thermique sur la plaque augmente notablement; pour évacuer les calories il faudrait que la vitesse de circulation du mélange vapeur-eau augmente notablement dans les tubes refroidissant la plaque. Or, comme on l'a noté plus haut, la vitesse de circulation ne dépend que des charges thermiques moyennes s'exerçant sur le groupe de refroidisseurs, charges qui restent pratiquement inchangées.Une telle augmentation du flux thermique à l'une des plaques provoque l'augsentation du taux de vapeur dans les tubes refroidissant cette plaque, ce qui entrain sa surchauffe et sa fusion superfidelle. Afin d'améliorer le refroidissement de la plaque du refroidisseur lors d'une augmentation soudaine du flux thermique qu'elle reçoit, et de prévenir l'entrée d'eau dans l'unité métallurgique, on a créé un refroidisseur constitué par une plaque dans laquelle est noyé l'un des bouts de plusieurs tubes remplis de liquide de refroidissement et hermétiquement fermés à leurs extrémités. Les seconds-bouts desdits tubes, toujours situés plus haut que leurs bouts remplis, sortent de la plaque, traversent l'enveloppe et sont fixés dans une chambre de refroidissement dans laquelle circule l'agent de refroidissement. La chambre de refroidis- sement est située hors des limites du four et est connectée à son circuit de refroidissement. L'amélioration des conditions de refroidissement de chaque refroidisseur constitutif résulte de lwobturation des tubes à leurs extrémités ce qui crée dans chaque tube un circuit individuel dans lequel la circulation du mélange vapeur-eau est déterminée par les charges thermiques appliquées à ce circuit. Quand la charge thermique augmente sur la plaque, la vitesse de circulation du mélange vapeur-eau augmente dans les tubes refroidissant la plaque, ce qui lui assure un bon refroidissement. L'emploi de ce refroidisseur exclut pratiquement l'en- tnk de l'agent de refroidissement dans le four en cas de rupture du tube étanche, car la quantité d'eau se trouvant dans le tube est insignifiante et le circuit de refroidissement du four parcouru par l'eau est séparé de la cavité du tubenngu par la paroi de ce tube. Toutefois, dans un refroidisseur ainsi conçu, le tube est entouré de tous les côtés par la plaque de fonte et reçoit par conséquent les calories suivant toute sa surface.Quand le flux thermique atteint un certain niveau, la vaporisation devient intense dans la partie du tube qui est fixée dans la plaque, et le condensat se formant dans la partie libre du tube par suite de la condensation de la vapeur sous l'effet de l'agent de refroidissement circulant à travers la chambre de refroidissement ne peut descendre dans le bout inférieur du tube. Il s'ensuit que toute l'eau se trouvant dans la partie du tube fixée dans la plaque est chassée vers la partie supérieure du tube, les calories ne sont plus évacuées, aussi les parois du tube et de la plaque sont-elles surchauffées, ce quS entrain la destruction du refroidisseur. Pour supprimer cet inconvénient on a proposé un refroidisseur de four métallurgique à cuve, constitué par une plaque dans laquelle est noyé l'un des bouts de plusieurs tubes remplis de liquide de refroidissement et hermétiquement fermés à leurs extrémités. Les seconds bouts des tubes sont situés plus haut que leurs bouts remplis, sortent de la plaque, traversent l'enveloppe et sont fixés dans une chambre de re froidissement qui est branchée sur le circuit de refroidisse- ment du four et est parcourue par un agent de refroidissement. Â l'intérieur de chaque tube est fixé un tube-insert de dia mètre bien plus petit, de telle façon que les extrémités ou- vertes du tube-insert ne touchent pas les extrémités obturées des tubes et qu'une génératrice du tube-insert touche la génératrice du tube située du côté de l'enveloppe du four. Les calories évacuées de la plaque chauffent l'eau dans le tube étanche; le flux vapeur-eau qui se forme monte dans le bout libre du tube, où la vapeur se condense sur les parois du tube, refroidies par l'agent de refroidissement circulant dans la chambre de refroidissement qui est alimentée par le circuit de refroidissement du four; le condensat des cend à l'intérieur du tube-insert. De la sorte, il y a séparation des flux en un flux de mélange vapeur-eau montant dans la partie du tube non remplie d'agent de refroidissement, et un flux de condensat descendant dans la partie inférieure du tube contactant la plaque. Ceci permet au refroidisseur de fonctionner sans destruction dans des conditions où les flux thermiques qui lui parviennent du laboratoire du four sont plus importants que ceux admissibles pour le refroidisseur décrit plus haut. Toutefois, la réalisation d'un tel refroidisseur est compliquée par suite des d-ifficultés que pose la fixation des tubes-inserts dans les tubes refroidissant la plaque, car ils doivent avoir une forme compliquée reproduisant celle des tubes. Compte tenu des inconvénients énumérés ci-dessus, on s'est proposé de créer un refroidisseur dans lequel, gracie à une réalisation particulière de la plaque et des tubes assurant son refroidissement, l'enveloppe du four serait protégée d'une façon sûre contre l'action thermique. La solution consiste en ce que, dans un refroidisseur d'unité métallurgique, comprenant une plaque destinée à protéger les parois de ladite unité contre l'action du flux thermique et disposée du côté où agit la chaleur, et un moyen destiné à refroidir la plaque et se présentant sous forme de tubes métalliques remplis de liquide de refroidissement et hermétiquement fermés à leurs extrémités, le bout de ces tubes contenant le liquide étant fixé dans la plaque et les bouts sans liquide desdits tubes étant placés dans une chambre de refroidissement dans laquelle circule un agent de refroidissement et qui est située du cbté extérieur de la paroi de l'unité métallurgique, de façon que lesdits bouts sans liquide des tubes soient quelque peu plus haut que les bouts remplis, d'après l'invention la plaque est constituée de deux couches, dont une couche à haute conductibilité thermique et une couche à basse conductibilité thermique, la couche à haute conductibilité thermique étant située du côté dulaboratoire du four, la couche à basse conductibilité ther- mique étant disposée dù côté de la paroi du four, et le plan de joint desdites couches étant parallèle à l'axe longitudinal des tubes. Une telle réalisation de la plaque du refroidisseur permet de créer, dans chaque tube assurant son refroidissement, un flux de circulation de structure déterminée. Du fait que la plaque est constituée de deux couches, dont une couche à haute conductibilité thermique disposée du côté du laboratoire du four et une couche à basse conductibilité thermique située du côte de la paroi du four, et que les axes des tubes refroidissant la plaque sont situés dans le plan de joint desdites couches, les flues sont se- parés dans chaque tube en un flux de mélange vapeur-eau et en un flux d'eau. Cette séparation résulte du chauffage irrégulier des tubes suivant le per4mitre de leur setIon. La partie de tube qui est située du côté du laboratoire du four est en contact avec la couche à haute conductibilité thermique de la plaque, aussi est-elle chauffée plus fortement que l'autre partie se trouvant en contact avec la couche réaliste en matériau à basse conductibilité thermique. Dans la partie de la section du tube qui est délimitée par les parois les plus chauffées, la vaporisation est plus forte et il se crée un flux ascendant de mélange vapeur-eau, et dans l'autre partie de la section du tube, l'eau descend sans entrave, c'est-à-dire qu'une circulation naturelle de l'agent de refroidissement s'effectue dans le tube.De la sorte on obtient les conditions néçessaires à un fonctionnement normal des tubes refroidissant la plaque et de tout le refroidisseur. Un tel régime de circulation est conservé dans les tubes jusqu'à une valeur déterminée du flux thermique chauffant la plaque et les tubes. Quand cette valeur du flux thermique est dépassée, la structure décrite de circulation de 11 agent de refroidissement dans les tubes est perturbée, c'est-à-dire que le flux ascendant de mélange vapeur-eau occupe tout l'espace intérieur du tube et stop pose à la descente de lteau dans le bout du tube fixé dans la plaque, ce qui perturbe le régime normal de refroidissement de la plaque. Cette complication est évitée en dotant chaque tube d'une cloison n'atteignant pas axes extrémités obturées, parallèle à l'axe longitudinal du tube et délimitant deux cavités, dont l'une, celle recevant les calories, est orientée vers la couche à haute conductibilité thermique, le plan de cette cloison coincidant sensiblement avec le plan de joint des couches de la plaque. Les cloisons ainsi disposées dans les tubes de refroidissement de la plaque du refroidisseur constituent une séparation mécanique entre le flux ascendant de mélange vapeur-eau, qui se forme dans la partie du tube adjacente à la couche à haute conductibilité thermique, et le flux descendant d'eau qui résulte de la condensation de la vapeur. De la sorte, le flux ascendant ne peut s'opposer à la descente de l'eau dans le bout du tube fixé dans la plaque. Ceci permet un refroidissement sûr de la plaque et une protection efficace de la paroi de l'unité métallurgique contre l'action thermique. Afin de simplifier la fabrication des tubes à cloison, celle-ci est fixée dans un plan diamétral du tube. Une telle disposition de la cloison détermine uniquement sa position, car sa largeur est égale au diamètre intérieur du tube dans lequel elle est engagés. La cloison ainsi disposée sépare l'intérieur dutube en deux cavités de même seCtion, ce qui 'est pas avantageux du point de vue de la résistance à l'écoulement du flux ascendant de mélange vapeur-eau dans la cavité adja- cente à la couche à haute cona-'uctibilité thermique de la plaque. En cas de depassement d'une certaine valeur des charges thermiques agissant sur la plaque et les tubes dans la cavité orientée vers la couche à haute conductiDilité thermique, il se forme une grande quantité devapeur, et la section de cette cavité est insu:f4sante pour son evacuation. Ceci perturbe la circulation dirigée qui avait lieu dans les tubes et nuit au refroidissement de la-plaque Pour éviter cet inconvénient, il peut Entre preférable que le plan de la cloison soit décalé par rapport au plan diamètral du tube, vers la paroi de l'unité métallurgique, la valeur de ce décalage étant de 1/10 à 3/10 du diamètre intérieur du tube. Grtce à une telle disposition de la cloison dans les tubes de refroidissement de la plaque du refroidisseur, la section droite de la cavité du tube adjacente à la couche à haute conductibilité thermique de la plaque augmente, c'està-dire que la résistance à l'écoulement du flux ascendant de mélange vapeur-eau diminue. On obtient ainsi une circulation fiable de l'agent de refroidissement dans les tubes. Une cloison ainsi disposée permet d'évacuer, à travers la section droite de la cavité du tube adjacente à la couche à haute conductibilité thermique, des charges ther miqueX spécifiques de tordre de 30.103kcal/mh, sans que la circulation de l'agent de refroidissement soit perturbée dans le tube. A titre d'exemple de matériaux pour la réalisation de la plaque à deux couches, on peut citer la fonte pour la couche à haute conductibilité thermique et le béton réfractaire pour la couche à basse conductibilité thermique; le poids spécifique du béton étant très inférieur à celui de la fonte, on obtient ainsi une réduction du poids de la plaque du refroidisseur. Afin d'accroitre la tenue de la couche à haute conductibilité thermique vis-à-vis de la fatigue thermique, on la réalise en barres individuelles fixées sur les tubes de façon qu'elles puissent se déplacer librement le long des axes des tubes lorsqu'elles se dilatent sous l'effet de la chaleur. Le refroidisseur conforme à 1'invention, trace à la réalisation de la plaque en deux couches, dont une couche à haute conductibilité thermique et une couche à basse con- ductibilité thermique, et à la réalisation des tubes avec une cloison, cn ne la possibilité d'élargir notablement la plage des charges thermiques en présence desquelles les tubes protègent fiablement la plaque, et d'accroitre ainsi la tenue du refroidisseur.L'invention permet le refroidissement des plaques de refroidisseurs des unités métallurgiques au moyen de tubes obtures à leurs extrémités, remplis d'agent de refroidissement, et dont l'un des bouts est fixé dans la plaque et le second bout sort de la plaque, passe à travers la paroi de l'unité et sort à l'extérieur de celleci et est fixé dans la chambre de refroidissement, ce qui assure l'évacuation des flux thermiques intenses reçus par certains des refroidisseurs, indépendamment de la valeur moyenne des flux thermiques, supprime les entrées d'eau dans le laboratoire de l'unité en cas de détérioration d'un tube, abaisse le poids du refroidisseur de l'unité métallurgique. La réalisation de la couche métallique de la plaque sous la forme de barres individuelles augmente la tenue des refroidisseurs. D'autres objectifs et avantages de l'invention sont mis en évidence dans la description d'exemples de réalisation non limitatifs, donnésci-après avec référence aux dessins annexés dans lesquels - La figure 1 représente une vue en coupe longitudinale d'un refroidisseur conforme à l'invention; - La figure 2 représente une vue en coupe suivant II-II de la figure 1, la couche de matériau à basse conductibilité thermique n'étant pas montrée; - La figure 3 représente une vue en coupe suivant III-III de la figure 2; - La figure 4 représente une vue en coupe suivant IV-IV, de la figure 2 avec une cloison conforme à la revendication 5. Le refroidisseur, par exemple le haut fourneau, se compose d'une plaque 1 (figure 1) à deux couches, dont la couche 2 orientée vers le laboratoire du haut fourneau est constituée de barres individuelles 3 en fonte dont la dimension dans la direction horizontale est plus grande que la dimension dans la direction verticale, tandis que la seconde couche 4, orientée vers la paroi 5 du four, est en béton réfractaire, et d'au moins deux tubes 6 (figure 6) remplis en partie d'un agent de refroidissement. Chaque tube 6 est obturé à ses extrémités par des bouchons ou tampons 7 (figure 1) et doté d'une cloison 8 n'atteignant pas les tampons 7.Une telle réalisation des tubes 6 assure une circulation ordonnée de l'agent de refroidissement à l'intérieur de chacun d'éux. Le bout du tube 6 qui est rempli de liquide est logé dans la plaque 1, tandis que son bout ne contenant pas de liquide est monté dans une chambre de refroidissement 9 disposée extérieurement à la paroi 5 du four et branchée sur un circuit de refroidissement (non représenté sur les figures). La cloison 8 partage l'espace intérieur du tube 6 en deux enceintes dont l'une, celle recevant les calories (cavité 10) se trouve du côté de la couche à haute eonduc- tibilité thermique, tandis que l'autre, la cavité 11, est adjacente à la couche 4 en béton réfractaire. Chacune des barres 3 comporte, dans sa surface orie-ntée vers la paroi 5 du four, des évidements 12 (figure 3) pour les tubes 6, et sur sa surface orientée vers le laborattlre du four, des nervures 13 (figure 1). Les tubs 6 sont soiid-rsés entre eux par des plats 14 (figure 2). Les tubes ainsi réunis sont logés dans les évidements 12 (figure 3) des barres 3.A l'aide de boulons 15, encastrés dans les intervalles entre les évidements 12, et de plats, par exemple de lames élastiques 16, chaque barre 3 est fixée sur les tubes 6. Les lames élastiques sont fixées sur les tubes à l'aide d'écrous 17. Pour le montage de la plaque 1 (figur4) sur la paroi 5 du four, il est prévu des plots 18 (figure 3j qui sont soudés aux tubes 6 et ont des trous taraudés 19 recevant des goujons 20. A l'aide des goujons 20 et des écrous 21, le refroidisseur est tixé à la paroi 5 du four. Tous les refroidisseurs sont montés sur la paroi 5 de l'unité avec un écartement 22 (figure lss pour un isolant thermique. La valeur de cet écartement est déterminée par la hauteur du plot 18. Pour améliorer l'extraction des calories aux barres 3 par les tubes 6, on place dans les évidements 12 (figure 3) une couche 23 de matériau thermoconducteur. Le nombre de barres 3 constituant la couche métallique 2 de la plaque 1 est déterminé par la hauteur et la largeur du refroidisseur, de telle façon que le rapport de la largeur de la barre 3 à sa hauteur se situe entre 2 et 4. Le nombre de tubes 6 du refroidisseur est déterminé par la largeur de la plaque 1 et par les charges thermiques s'exerçant sur le refroidisseur dans l'unité considérée. Le diamètre des tubes 6 est choisi de manière à assurer la rigidité de la structure du refroidisseur et des charges thermiques qui lui seront appliquées. La nécessité d'une cloison 8 dans le tube 6, ainsi que sa position dans le tube, sont déterminées par les charges thermiques sur le refroidisseur et, par conséquent, par les charges thermiques à transmettre à travers la section droite du tube 6. Les calories du laboratoire du four chauffent les barres 3 de chaque refroidisseur, lesquelles transmettent la majeure partie des calories aux parois des tubes de refroidissement 6, à travers la couche 23 de matériau thermoconducteur. Ces calories provoquent l'ébullition de l'eau se trouvant dans les cavités 10 de réception des calories des tubes 6, et engendrent un flux ascendant de mélange vapeur-eau dans chaque cavité 10.Une quantité bien plus faible de calories arrive aux tubes 6 du côté de la couche 4, réalisée en béton réfractaire, par suite de la conduc- tibilité thermique bien plus basse de ce matériau par rapport à celle du métal- Il en résulte que la cavité li du tube 6 oppose une faible résistance à l'écoulement descendant du condensat se forant dans le bout sans liquide du tube 6, refroidi par l'agent de refroidissement qui circule dans la chambre de refroidissement 9. De la sorte;; s'or- ganise dans le canal du tube 6 une circulabion ordonnée du mélange vapeur--eau et de l'eaux ceest-à-dire que dans la cavité 50 du tube 6 le mélange vapeur-eau monte pour arriver dans le bout sans liquide du tube 6 > Q la vapeur se sépare de l'eau et se condese, et dans la cavité ll l'eau descend pour aller dans le bout inférieur du tube 6. On obtient ainsi un, refroidissement sûr des parois du tube 6 et des barres en fonte 3. Le refroidisseur remplit donc bien sa fonction de protection des parois des unités contre la surchauffe et la destruction. Quand les barres 3 s'échauffent, elles se dilatent en s'allongeant librement dans une direction parallèle à l'axe des tubes 6, car les éléments de fixation 15, 16 et 17 employés ne s'y opposent pas. En conséquence, ce déplacement des barres 3 ne provoque pas l'apparition de contraintes mécaniques dans les tubes 6. Quand les flux thermiques à évacuer à travers la section de la cavité 10 du tube 6 sont importants, il est avantageux de monter la cloison 24 (figure 4) dans un plan décalé vers la couche 4 par rapport au plan diamétral du tube 6, la valeur de ce décalage étant de 0,1 à 0,3 fois le diamètre intérieur du tube, ce qui augmente la section de la cavité 10 et, par conséquent, diminue la résistance à 11 écoulement du flux ascendant de mélange vapeur-eau dans la cavité 10. De la sorte, la réalisation du refroidisseur de four à cuve d'après l'invention - accroît la fiabilité du système de refroidissement du four grâce à l'augmentation de la tenue des plaques; - assure le fonctionnement autonome de chaque tube de refroidissement, ce qui permet d'évacuer de la plaque de refroidissement les flux thermiques locaux importants apparaissant en certains endroits du four; - augmente la durée de service des unités entre les réparations; - abaisse la probabilité d'incidents graves dus à la destruction des parois des unités; - exclut les entrées d'eau dans le laboratoire du four; - abaisse le poids du refroidisseur de 1,5 fois; Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qutà titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. R E V E N D I C A T I O N S 1. - Refroidisseur de four à cuve, du type comprenant une plaque destinée à protéger les parois du four contre l'action du flux t-hermique et disposée du côté où agit la chaleur, et des moyens servant à refroidir ladite plaque et se présentant sous la forme de tubes métalliques partiellement remplis d'un liquide de refroidissement et hermétiquement fermés à leurs extrémités, lesdits tubes étant fixés, à leur bout contenant ledit liquide, dans ladite-plaque, et étant disposés, à leur bout ne contenant pas de liquide, dans une chambre de refroidissement dans laquelle circule un agent de refroidissement et montée extérieurement à la paroi du four, les bouts de tube ne contenant pas de liquide étant situés quelque peu plus haut que les bouts de tube remplis, caractérisé en ce que la plaque du refroidisseur est constituée de deux couches, dont une couche à haute conductibilité thermique et une couche à basse conductibilité thermique, la couche à haute conductibilité thermique étant orientée vers le laboratoire du four, la couche à basse conductibilité thermique étant orientée vers la paroi du four, et le plan de séparation des deux couches étant parallèle à l'axe longitudinal des tubes. 2. - Refroidisseur selon la revendication 1, caractérisé en ce que dans chaque tube est disposée une cloison n'atteignant pas ses extrémités, parallèle à l'axe longitudinal du tube et formant entre elle et les parois du tube deux cavités, dont l'une, directement soumise aux charges thermiques, se trouve du côté de la couche à haute conductibilité thermique. 3. - Refroidisseur selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le plan de ladite cloison coincide avec un plan diamétral du tube. 4. - Refroisseur selon la revendication 3-cara- térisé en ce que ledit plan diamétral du tube coïncide sen- siblement avec le'pian du joint des couches de la Dlague. 5. - Refroidisseur selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le plan de la cloison est décalé par rapport au plan diamétral du tube, vers la paroi du four d'une valeur comprise entre 1/10 et 3/10 du diamètre intérieur du tube. 6. - Refroidisseur selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la couche à haute conductibilité thermique de la plaque est constituée de barres ou traverses individuelles, la dimension de chacune de ces barres dans la direction horizontale étant plus grande que sa dimension dans la direction verticale, et que dans celle des parois de chaque barre ou traverse qui est orientée vers la paroi du four sont ménagés des évidements recevant chacun l'un desdits tubes, séparé de l'évidement correspondant par une couche de matériau thermoconducteur, tandis que dans les intervalles entre lesdits évidements sont montés des éléments pour la fixation de la barre ou traverse aux tubes, ceux-ci étant munis de pièces rapportées, par exemple par soudage, pour leur fixation à la paroi du four. 7. - ReAxidisseur selon lune des. revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la couche à haute conductibilité thermique précitée est en fonte réfractaire, ladite couche à basse conductibilité thermique étant en béton réfractaire.