La présente invention concerne un pansement tout pret formé d'une bande de support en un non-tissé, revêtue sur un côté d'une couche auto-adhésive, et d'une "compresse" (partie s'appliquant sur la plaie) déposée sur celle-ci, une zone collante- restant libre sur au moins deux côtés opposés de la "compresse". En dehors des feuilles, on utilise princi- palement, aujourd'hui encore comme matériaux de ~support--pour pansements tout prêts, des tissus (tissés) fabriqués a partir de filés. Leur grand avantage réside, entre autres, dans le fait qu'ils permettent de régler sans additif l'ensemble de propriétés désiré, par. exemple en ce qui concerne la résistance à la déchirure, l'allongement, la résistance au frottement, lasouplesse ou la résistance au délaminage.Ces caractéristiques techniques peuvent être obtenues par le simple processus mécanique de tissage appliqué à des filés sélectionnés. Les inconvénients des matières tissées sont d'une part leur épaisseur souvent relativement élevée-, et d'autre part leur faible perméabilité à l'air. Pour éviter ces-deux inconvénients, on a donc utilisé de plus en plus, ces dernières années, des ma tières de support textiles non tissees. Ces "non tissés" sont appelés , suivant leur procédé de fabrication, non-tisses "voie humide",, n on tissés "voie seche", ou non-tissés "liés à la filature" (spun bonded).Ils présentent tous l'avantage d'avoir une faible epaisseur et une perméabilité a l'air pouvant être réglée dans une certaine mesure. I.eür flexibiliteitrop faible et leur-souplesse textile défectueuse ainsi que leur toucher insuffisamment doux sont cependant souvent ressentis comme des inconvénients dans le traitement des plaies. En outre, les non-tissés, en particulier ceux obtenus- par voie humide, doivent recevoir une quantité suffisante d'additifs chimiques, principalement des agents d'imprégnation, pour atteindre entre autres la résistance suffisante a la déchirure désirée. Ces additifs avec les quels les non-tissés doivent être liés, contrairement aux étoffes tissées, doivent être choisis très soigneusement pour éviter tout effet nocif sur la peau. Il existait donc depuis longtemps un grand intérêt pour un pansement tout prêt comportant une matière de sup port unissant les avantages des tissés et des non-tisses, sans avoir les inconvénients indiqués. Ce problème est résolu par un pansement tout prêt constitué d'une bande de support de non-tissé, munie sur une de ses faces d'une couche auto-adhésive, et d'une "compresse appliquée sur celle-ci, laquelle ne recouvre que partiellement la bande de support, pansement caractérisé en ce que la bande de support est constituée d'un non-tissé de fibres de polyester, exempts de liant, poreux, fabriqué par le procédé "spun-laced". Le procédé Nspun-laced N consiste å consolider le non-tissé brut sans aucune utilisation de liants chimiques, au moyen d'un grand nombre de jets d'eau sortant d'un système de fines buses, associées à un masque perforé approprié, en vue de la conformation, par exemple de la formation de trous ou de la formation d'un dessinwpar accrochage-des fibres individuelles. On obtient de cette façon des non-tissés ayant un toucher textile et une forte porosité. Pour le pansement tout prêt de l'invention, on utilise comme matières de support un non-tissé de polyester particulièrement bien toléré par la peau, fabriqué par ce procédé. Ce non-tissé revêt la forme d'une surface en grande partie fermée et possède un dessin de trous analogue une fine perforation. Ceci assure, malgré la perméabilité élevée a l'air et la vapeur d'eau de ce non-tissé, une bonne protection de la plaie recouverte, contre les souillures provenant de l'extérieur. On utilise de préférence un non-tissé présentant une élasticité transversale, de sorte que le pansement fabri qué a partir de celui-ci soit également étirable de façon élastique dans la direction perpendiculaire a sa longueur, et s'adapte ainsi particulièrement bien aux mouvements de la peau, sans se détacher. La matière de support est munie, ainsi que cela est connu, d'une couche auto-adhésive microporeuse qui, du fait de la structure poreuse du non-tissé, est en outre percée d'un grand nombre de pores plus larges, visibles a l'oeil nu. La bande de support présente ainsi une perméabilité élevée a l'air et a la vapeur d'eau, qui, dans le cas d'un dépôt ordinaire de masse adhésive, est de l'ordre de 6 a 7 cm3/cm2 en 1 seconde (mesurée avec le densomètre Gurley-Hill). Parmi les masses adhésives peu irritantes et bien tolérées par la peau, celles à base de polymères ou de copolymères d'esters de l'acide acrylique ont donné des résultats particulièrement bons. La "compresse" du pansement tout prêt conforme à l'invention peut être constituée d'un tissu, d'un tricot, d'un non-tissé ou d'une mousse. -Les matières préférées sont celles qui n'ont pas tendance à coller à la surface de la plaie sous l'effet des sécrétions de celle-ci et qui~sont douées d'un bon pouvoir absorbant et d'une bonne perméabilité a l'air. On utilise de préférence des tissus ou des tricots aux fils alternativement rétrécissants ou non-rétrécissants ou a forte torsion, qui se soulèvent de la surface de la plaie sous l'action de l'humidité. La fabrication du pansement tout prêt conforme a l'invention s'effectue d'une manière connue -en soi, et sera décrite plus en détails dans l'exemple ci-après. EXEMPLE Sur un papier kraft siliconé, d'un grammage de 100 g/m, on applique uniformément, partir d'un solvant, à raison d'environ 50 g de matieres sèches par m2, une masse auto-adhésive de polyacrylate a 30% préparée par copolymérisation de 49 parties en poids d'acrylate d'éthyl-2 hexyle, 49 -parties en poids d'acrylate de n-butyle et 2 parties en poids de méthacrylate de glycidyle, et on la seche Le séchage est effectué de telle sorte qu'il se forme dans la masse adhésive un grand nombre de petites bulles. Sur la couche sèche, on applique le non-tissé de fibres de polyester (non-tissé Sontara, marque déposée de la Société Du Pont) d'un grammage compris entre 40 et 80 g/m2, puis on détruit les petites bulles par compression-dans l'interstice entre les rouleaux d'une calandre, ce qui conduit à la formation, dans la couche auto-adhésive, de pores et même de micropores. On retire alors le papier séparateur utilisé comme support intermédiaire, on applique la "compresse" absorbante, on recouvre à nouveau le pansement terminé de papier. siliconé ou d'un produit analogue et on le prépare en vue de la vente. Le cas échéant, on peut soumettre les pansements, après leur emballage, par exemple, a un rayonnement y pour les stériliser. REVENDICATIONS 1. Pansement tout prêt constitue d'une bande de support en non-tissé, munie sur une de ses faces d'une couche auto-adhésive; et, appliquée sur cette bande, d'une "compresse" qui ne recouvre que partiellement ladite bande, pansement caractérisé en ce que la bande de support se compose d'un non-tissé poreux de fibres de polyester, sans liant, fabriqué par le procédé spun-laced". 2. Pansement tout prêt suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le non-tissé de la bande de support a une structure telle qu'il puisse- être étiré de façon élastique dans le sens perpendiculaire a sa longueur. 3. Pansement tout prêt suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la couche-auto-adhésive a été rendue poreuse. 4. Pansement tout prêt suivant l'une quelconque des revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce que la couche adhésive se compose d'une masse auto-adhésive a base de polymères ou de copolymères d'esters de l'acide acrylique.