Cette invention concerne des procédés et un appareillage destinés à effectuer des réactions sous pression. L'utilisation de techniques sous pression dans de nombreuses réactions chimiques, et en particulier dans le domaine de la métallurgie extractive où on traite des suspensions de matériaux solides dans un liquide comme l'eau, devient de plus en plus intéressante. On effectue ou on envisage d'effectuer un certain nombre d'opérations industrielles qui nécessitent le traitement sous pression de panerais finement broyés en suspension. Des exemples de ces opérations comprennent le lessivage de minerais nickélifères latéritiques par de l'acide sulfurique pour récupérer le nickel et le lessivage oxydant de matériaux sulfurés comme la pyrrhotite pour récupérer le soufre. Dans ces opérations, l'utilisation d'une pression élevée est nécessaire.Cependant, on a rencontré certains problèmes sévères lorsqu'on effectue ces réactions sous des pressions élevées qui peuvent être de 11 ordre de 10 à 50 atmosphères. Ces problèmes concernent les moyens de chargement et de déchargement du récipient sous pression qui permettent d'éviter une usure importante des pompes due au pompage de suspensions abrasives et qui permettent d'éviter l'usure importante des vannes et des autres équipements nécessaires pour régler l'écoulement du matériau sous pression lorsque la pression est réduite par expansion par passage dans un étranglement. De plus, il 0st très indiqué au point de vue de la réduction des investissements de capitaux et de l'augmentation de la capacité, de pouvoir effectuer les réactions de lessivage sous pression et les autres réactions sous pression en continu. Les problèmes d'équipement rencontrés dans le lessivage à l'acide sulfurique de minerais latéritiques sur une base industrielle ont été discutés par E.T. Carlson et C.S. Simons dans un article intitulé pressure teaching of Nickeliferous Laterites with Sulfuric Acid", qui est publié dans le volume AIME intitulé 'Extractive Metallurgy of Copper, Nickel and Cobalt0, édité par Paul Queneau, 1961, commençant page 363.Dans cet article, Carlson et al décrivent que mime si le minerai que l'on traite contient une proportion élevée de goethite relativement molle ayant une taille de particules finale faible, l'alimentation d'une suspens ion visqueuse à des réacteurs sous pression élevée est un problème. Les pompes à suspensions normales disponibles dans le commerce ne résistent pas àce service. Ce n'est qu'après des difficultés importantes que l'on a créé des pompes à suspension qui donnent des rendements caractéristiques appropriés. Le problème du pompage des suspens ions est très augmenté quand la suspension contient une quantité importante de matériau siliceux plus dur et plus abrasif.Avec de telles suspensions siliceuses, trouver des pompes à suspension sous pression élevée et appropriées qui résistent à cette utilisation est un problème extremement difficile, peut-être insoluble. Cars son et al ont également indiqué que les suspensions de minerai lessivé qu'ils obtiennent après traitement sous pression élevée étaient très fluides. Ils ont en outre indiqué que dans une série de quatre récipients sous pression qui ont trois mètres de diamètre et quinze mètres de hauteur, l'énergie nécessaire dans la série de quatre récipients est équivalente à environ 170 kW d'énergie potentielle par série et environ 26.000 kW d'énergie thermique par série. Ils indiquent que l'élimination de ces importantes quantités d'énergie par expansion par passage dans un étranglement de réglage de l'écoulement donnent au matériau que l'on décharge des vitesses extrêmement élevées.Ils indiquent ce qui suit : "On n'a trouvé aucun matériau, dans aucune conception de vanne, qui puisse résister à cet usage pendant plus de quelques heures'. La solution à ce problème qui a été proposée par Carison et al consiste à refroidir à environ 135 C la suspension ayant réagi à une température de réaction d'environ 243 0C, dans un échangeur de chaleur en titane de façon à éliminer une proportion importante de l'énergie thermique. Cette étape est efficace mais conteuse. il faut que l'échangeur de chaleur soit en titane et on a de plus trouvé qu'un étranglement fait d' une céramiguX à l'alumine était nécessaire pour résoudre les problèmes d'usure. I1 est très indiqué de trouver une solution à ce problème qui soit moins originale, moins sophistiquée et moins coûteuse que la solution décrite par Carîson et al. On a donc besoin d'un procédé et d'un appareil destinés à faire fonctionner de façon continue un autoclave à des températures et des pressions élevées, dans lesquels on résoud d'wne façon plus expéditive les problèmes de manutention des matériaux et l'usure de l'équipement comprenant des vannes et autres. Selon l'invention, il est fourni un procédé destiné à effectuer des réactions à une pression et à une température élevées sur une base pratiquement continue, procédé qui consiste à introduire le matériau réactif oùsontprésentsdes solides et un liquide, dans une chambre de réaction maintenue à la pression et à la température de réaction et à en décharger le matériau produit, l'écoulement du matériau dans ladite chambre de réaction étant provoqué par une légère différence de pression entre ladite chambre de réaction et au moins une première chambre satellite sous pression qui sont en relation de transfert de matériau, ladite première chambre satellite étant isolée de ladite chambre de réaction quand la capacité de ladite première chambre satellite est atteinte, une seconde chambre satellite sous pression étant reliée en parallèle à ladite première chambre satellite, en relation de transfert de matériau par rapport à ladite chambre de réaction8après que ladite première chambre satellite soit retournée à son tat initial sous pression. I1 est également fourni un appareil destiné à effectuer des réactions sur une base pratiquement continue à température et pression élevées, qui comprend une combinaison de au moins un autoclave de réaction pouvant traiter des matériaux solides et liquides qui sont présents simultanément à des températures et des pressions élevées; et au moins une série de récipients satellites qui sont en parallèles les unis par rapport aux autres et dont chacun est relié en série à au moins un autoclave de réaction tel que mentionné précédemment, à l'aide d'un moyen de transfert de matériau qui peut se fermer; des moyens de mise sous pression destinés à mettre sous pression lesdite récipients satellites à une pression voisine de celle de l'autoclave; des moyens destinés à maintenir ladite pression pendant le transfert de matériau par ledit moyen de transfert de matériau; et un moyen de transfert de matériau dans chacun desdits récipients satellites qui peut se fermer et qui communique avec l'extérieur. On va maintenant décrire l'invention en se référant aux dessins annexés, dans lesquels La Figure 1 est un diagramme technologique d'un appareil utilisé dans l'cxydation sous pression élevée de sulfuresminéraux; et La Figure 2 est un diagramme schématique d'une partie d'une modification de l'appareil décrit sur la Figure 1. En termes généraux, l'invention fournit un appareil et un procédé destinés à mettre en oeuvre des réactions sous pression 8élevées sur une base continue, dans lesquels l'alimentation ou la décharge d'un récipient sous pression ou autoclave est accomplie en établissant dans un récipient satellite une pression légèrement différente (par exemple d'environ 1 atmosphère) de la pression dudit autoclave, ce qui provoque l'écoulement du matériau d'une chambre satellite de chargement vers l'autoclave, ou de l'autre clave dans un récipient satellite récepteur, à 1' aide des différences de pressions ainsi établies, et quand ledit récipient satellite de chargement est vide ou que ledit récipient satellite récepteur est plein, c'est-à-dire quand la capacité du récipient satellite est évacuée, en isolant ledit récipient satellite et en continuant l'opération avec un récipient satellite qui a de même été mis sous pression et qui est en parallèle par rapport au premier. Le récipient satellite utilisé initialement est alors remis dans son état initial sous pression pour une réutilisation. Ainsi, un récipient satellite de chargement est de nouveau rempli de réactif et mis à la pression appropriée, et un récipient satellite récepteur est déchargé et mis à la pression appropriée avec des gaz. Bien qu'il soit dans le domaine de l'invention d'utiliser soit des récipients satellites de chargement soit des récipients satellites récepteurs, on obtient de meilleurs résultats quand on utilise les deux types de récipients satellites. Quand on utilise des récipients de chargement satellites en parallèle les uns par rapport aux autres, on introduit une masse de réactif comprenant simultanément des solides et un liquide, par un quelconque moyen approprié, par exemple une pompe à suspension à faible pression, dans un récipient satellite isolé d'un réacteur sous pression élevée, La suspension pompée peut déplacer de l'eau dans le récipient satellite et une fois qu'il est empli de suspension, on met alors le récipient satellite à l'aide d'une pompe à eau sous pression élevée, à une pression légèrement supérieure à celle du réacteur. Quand cela est approprié, par exemple quand le récipient de chargement parallèle ne contient pas de suspension, le récipient de chargement satellite mis préalablement sous pression est empli de suspension est relié au réacteur sous pression élevée.La suspension est alors amenée à pénétrer dans le réacteur sous pression élevée à une faible vitesse en raison de l'application contenue de pression à l'aide de la pompe à eau à pression élevée. Quand le récipient satellite ne contient pas de suspension comme indiqué par le volume d'eau pompé par la pompe à eau à pression élevée, une vanne se ferme de nouveau isolant le récipient de chargement du réacteur. Avantageusement, le synchronisme est tel que la vanne est ferm après qu'une petite quantité d'eau a pénétré dans le réacteur pour éviter de fermer la vanne sur des particules de suspension abrasives. En même temps, le système de vannes isolant le récipient de chargement en parallèle est ouvert de façon à relier cet autre récipient de chargement, empli de suspens ion pendant le procédé de chargement décrit ci-dessus, au réacteur.Le procédé de chargement ainsi décrit de la présente invention a l'avantage que l'usure des vannes, des canalisations, etc., due à la suspension abrasive,est réduite au minimum et que des pompes a suspension sous pression élevée ne sont plus nécessaires Ces pompes à suspension sous pression élevée sont essentiellement des articles faits à la demande qui sont difficiles à entretenir dans les opérations normales. D'autre part, les pompes à eau sous pression élevée sont des pièces d'équipement facilement disponibles: L'invention consiste également à fournir une série de récipients sous pression récepteurssatellites reliés au réacteur et en parallèle les uns par rapport aux autres.De cette façon, la réaction et la décharge des matériaux ayant réagi du récipient de réaction ou autoclave peuvent avoir lieu de façon continue et à la suite vers les récipients récepteurs. La chute de pression du récipient de réaction aux récipients récepteurs satellites a une valeur faible suffisante seulement pour amener un transfert forcé de matériaux de l'autoclave au récipient récepteur à des vitesses désirées. Par exemple, une chute de pression d'environ une atmosphère est suffisante. L'écoulement de la suspension provoqué par cette faible chute de pression n'entraîne aucune usure importante de l'équipement. Une fois que le matériau ayant réagi a été transféré de l'autoclave au récipient récepteur, la pression dans le récipient récepteur est diminuée en évacuant le gaz ou la vapeur au sommet du récipient récepteur.Avantageusement, on laisse sutPisamment de pression dans le récipient récepteur pour assurer une décharge rapide du matériau ayant réagi hors du récipient récepteur. L'évacuation du gaz et des vapeurs du récipient récepteur peut être obtenue par l'intermédiaire de vannes appropriées qui peuvent être commandées électriquement. C'est un avantage que la zone de réaction du procédé soit sous forme d'une série d'autoclaves. De-cette façon, on peut introduire de façon continue une charge fraiche à la pression de réaction dans le premier autoclave en série et on peut décharger de façon continue le matériau ayant réagi au dernier autoclave en série à une vitesse correspondant à la vitesse d'alimentation, ce qui permet ainsi de donner un mouvement progressif à travers l'autoclave aux matériaux en réaction. On peut obtenir le transfert du matériau d'un autoclave au suivant par écoulement par gravité, des distributeurs communs fournissant l'oxygène et/ou la vapeur à chaque réacteur.C'est un- avantage de donner à peu près la même taille à chaque autoclave et à chaque récipient récepteur reliés en parallèles Avantageusement, la chute de pression quand on passe de L'autoclave au récipient récepteur a une faible valeur, par exemple environ une atmosphère ou moins1 et a une valeur suffisante pour simplement provoquer le remplissage du récipient récepteur à la vitesse désirée, c'est-à-dire une vitesse approximativement égale à la vitesse de l'introduction de matériaux frais dans l'autoclave. Les récipients récepteurs fonctionnent de façon séquentielle, de sorte que quand le premier des récipients récepteurs est empli, la vanne de la canalisation qui relie le récipient récepteur et l'autoclave est fermée et le remplissage du second récipient récepteur commence.On diminue la pression dans le récipient récepteur empli et on décharge ensuite le matériau qui y est contenu. L'opération entière est ensuite accomplie de façon séquentielle dans chacun des récipients récepteurs. On peut utiliser un gaz chaud, comme de l'air ou de la vapeur, pour mettre le récipient récepteur à la pression appropriée avant d'y transférer le matériau provenant de l'autoclave. On maintient une faible chute de pression pratiquement constante entre l'autoclave et le récipient récepteur en éliminant lentement du récipient récepteur une quantité dudit gaz chaud égale, en volume, au volume de liquides et de solides entrant dans ledit récipient récepteur et provenant de l'autoclave. On va maintenant décrire le procédé et l'appareil de l'invention en se référant à la Figure 1 du dessin annexé qui représente schématiquement les améliorations spéciales prévues selon cette invention. L'illustration est donnée en se référant à un procédé de traitement de sulfures minéraux comme des mélanges de pyrrhotite avec de la chalcopyrite et de la pentlandite dans le but d'extraire le soufre de la pyrrhotite et de recueillir les sulfures minéraux non ferreux dans le soufre extrait. On introduit une charge de sulfures minéraux criblés dans le réservoir de pulpe 11 où elle est mélangée pour obtenir les proportions convenant à la charge.On pompe la suspension mélangée à 30 à 50 /0 de solides par l'intermédiaire de la pompe 12 du réservoir de pulpe vers le broyeur à boulets 13 où elle est broyée à une granulométrie appropriée, par exemple pratiquement inférieure à 147 microns, valeur appropriée pour le traitement. Puis le matériau broyé est transféré au réservoir d'expansion 14 du broyeur à boulets et est pompé par l'intermédiaire de la pompe 15 du réservoir d'expansion vers deux épaississeurs 16 et 17 (n01 et n02) fonctionnant en parallèle. Dans les épaississeurs, le matériau est décanté jusqu'à 60% de solides, le débordement étant envoyé au rejet. Le sous~écoulement est introduit dans les réservoirs de remise en pulpe 18 et 19 (n 1 et nO 2) ou il est de nouveau mis sous forme de pulpe à une teneur en solides d'environ 30 %0 à environ 40%. Puis on pompe la suspension mise de nouveau sous forme de pulpe par l'intermédiaire de la pompe à faible pression 20 vers les réservoirs satellites de chargement 21 et 22 qui sont initialement emplis d'eau. La suspension étant pompée vers les réservoirs satellites y déplace l'eau vers les orifices 24 de limitation de l'écoulement.Quand les réservoirs satellites sont emplis de suspension, on met leur contenu sous pression à une pression légèrement plus élevée que celle de l'autoclave, à l'aide d'eau provenant de la pompe 25 à pression élevée, par exemple une pression d'environ 21,5 kg/cm2 est satisfaisante. Puis on transfère la suspension, par l'intermédiaire de la pression d'eau, dans l'autoclave 26 à la pression de fonctionnement jusqu'à ce que le réservoir satellite ne contienne plus de suspension et qu'avantageusement une petite quantité d'eau soit passéedans l'autoclave 26. Une fois que le réservoir satellite 21 ne contient plus de ouspension,on ferme une vanne sur de l'eau pour isoler le réservoir satellite 21 de l'autoclave 26 et on ouvre une vanne pour relier le réservoir satellite 22, plein de suspension, à l'autoclave 26. Les réservoirs satellites de chargement 21 et 22 agissant ainsi en séquence permettent un chargement pratiquement continu de l'autoclave 26 à une vitesse déterminée. Ou bien, on peut utiliser une pompe à suspension à pression élevée pour introduire la suspension directement dans l'autoclave L'autoclave 26 est muni de moyens destinés à maintenir la température appropriée de la réaction, par exemple une température comprise entre environ llOoC et environ 1700C, et on introduit de l'oxygène par la canalisation 27 dans le but d'effectuer la réaction. Les moyens destinés à maintenir la température de fonctionnement appropriée peuvent être, par exemple, de la vapeur pénétrant dans l'autoclave 26 par la canalisation 28. Comme la réaction entre l'oxygène et les sulfures est souvent exothermique, le moyen destiné à maintenir la température appropriée de la réaction comprend avantageusement des serpentins de refroidissement prévus pour éliminer l'excès de calories. Le contenu de l'autoclave 26 est agité.On introduit avantageusemçnt l'oxygène par la canalisation 27 au bas de l'autoclave de façon à fournir une certaine agitation. On utilise une évacuation appropriée, comme par l'intermédiaire de la vanne 28A, pour assurer la circulation du gaz quand le gaz, par exemple l'oxygène, effectue l'agitation, et pour fournir un moyen de purger les gaz inertes, par exemple 1' azote,de l'autoclave. La suspension introduite dans l'autoclave 26 est maintenue dans les conditions de réaction pendant une durée qui va d'environ 10 minutes à environ 2 heures ou plus. Pour que le procédé ait lieu de façon continue, on prévoit trois récipients sous pression satellites de décharge1 comme indiqué par les numéros de référence 29, 30 et 31. Avantageusement, les récipients satellites de décharge ont à peu près la même capacité que l'autoclave 26. Les réservoirs satellites de décharge 29, 30 et 31 opèrent de façon séquentielle, de sorte qu'avant le transfert du matériau de l'autoclave au premier réservoir satellite de décharge indiqué par le numéro de référence 29, le réservoir satellite est mis sous pression par de l'air chaud introduit par l'intermédiaire de l'alimentation 32 en air chaud et des vannes appropriées .On règle la pression dans le réservoir satellite de décharge 29 pour qu'elle soit légèrement inférieure à la pression de fonctionnement de l'autoclave 26 mais de pas plus d'environ une atmosphère effective par rapport à la pression de réaction. Une fois que le réservoir satellite/décharge est mis sous pression, on transfère le matériau, à une vitesse pratiquement égale à celle de l'alimentation de l'autoclave, de l'autoclave 26 au réservoir satellite/ techarge 29 pour emplir le réservoir satellite de décharge. Le milieu de mise sous pression du réservoir satellite, par exemple de l'air chaud, est évacué du réservoir satellite de décharge à une vitesse déterminée, par exemple, par un orifice, pour permettre un écoulement régulier du matériau de l'autoclave avec une perte de pression pratiquement constante mais faible. Les tubes de limitation de la décharge 33, 34 et 35 sont placés en aval du moyen de réglage de la vitesse. Chacun de ces tubes a un volume environ égal au volume de chaque récipient satellite. Au début de la décharge, le gaz provenant du récipient satellite se vide dans le tube de limitation et commence à augmenter la pression au-dessus de la pression atmosphérique. La pression interne dans le tube de limitation provoque l'arrêt de la décharge de la suspension quand le récipient satellite est pratiquement empli de suspension. Comme seulement une faible chute de pression est nécessaire pour la décharge de la suspension, il n'y a aucun problème d'usure des canalisations, des vannes et de tout autre équipement annexe.Une fois que le récipient satellite 29 est empli des produits de réaction de l'autoclave 26, la vanne permettant l'alimentation du matériau de l'autoclave vers le réservoir satellite de décharge 29 est fermée. Le réservoir satellite 29 est alors dans un état qui permet éliminer la pression sous forme de gaz ou de vapeur en ouvrant la vanne appropriée 36 et en éliminant la pression gazeuse à une vitesse élevée. On peut prévoir en aval de la vanne 36 des déflegmateurs et d'autres équipements auxiliaires appropriés.Lorsque le réservoir satellite 29 devient pratiquement plein, on met le réservoir satellite 30 à la pression appropriée à l'aide d'air chaud, et quand on arrête l'introduction de produit de réaction dans le réservoir satellite 29, on ouvre la vanne d'alimentation du réservoir satellite 30 et le remplissage du réservoir satellite 30 commence. Quand le réservoir satellite 30 est plein de matériaux provenant de l'autoclave 26, on ferme la vanne de la canalisation d'alimentation en produit de réaction provenant de l'autoclave 26 vers le réservoir satellite et le remplissage du réservoir satellite 31 commence.Lorsque chaque réservoir satellite est plein et qu'il est isolé de l'autoclave par fermeture de la vanne d'alimentation du réservoir satellite, l'évacuation du gaz et/ou de la vapeur du réservoir satellite par l'intermédiaire des vannes respectives 36, 37 ou 38 peut commencer. Comme on évacue seulement du gaz ou de la vapeur des réservoirs satellites de décharge les problèmes d'usure entraînés par la manipulation des matériaux qui s'échappent, ne sont pas très importants et on peut utiliser dans ce but l'équipement disponible de façon habituelle. On utilise des tubes 34 et 35 de limitation de la décharge reliés aux sommets des réservoirs satellites récepteurs 30 et 31 pour évacuer le gaz de mise sous pression et pour régler le niveau de la suspension dans les réservoirs 30 et 31. I1 est encore entendu que l'on peut utiliser d'autres dispositifs pour les buts précédents. Comme décrit, la réaction peut continuer dans l'autoclave 26 avec transfert de matériau aux réservoirs satellites 29, 30 et 31 de façon séquentielle. Lorsque chaque réservoir satellite est plein et isolé de l'autoclave, on évacue les gaz pour réduire la pression du réservoir satelliteXdécharge à environ une atmosphère effective et une température d'environ 3000C, puis on décharge le matériau contenu dans le réservoir satellite de décharge vers le réservoir récepteur 39 d'ou on peut le transférer pour en recupérer les matériaux.En faisant travailler de façon séquentielle les réservoirs satellites de décharge, le premier réservoir satellite en série peut être en cours de remplissage, le deuxième réservoir en série peut être en cours d'évacuation des gaz, et le troisième en série peut être en cours de déchargement. Des dispositifs de synchronisation appropriés peuvent être utilisés pour ouvrir et fermer les vannes respectives de façon séquentielle de sorte que l'on donne dans chaque réservoir des temps de séjour appropriés. Des vannes à fonctionnement électrique, comprenant les types à commande par moteur et les types à solénoides, facilitent le réglage de l'opération du point de vue du moyen de réglage synchronisé ou automatisé. L'appareil tel que décrit sur la Figure 2 du dessin fonctionne de la même manière que l'appareil de la Figure 1. En se référant maintenant à la Figure 2, la charge de réservoir satellite de chargement 21 et 22 est amenée dans une série d'autoclaves 26, 26A et 26B. Le matériau traité sort de l'autoclave 26 par gravité et pénètre dans l'autoclave 26A. Le matériau sortant par gravité de l'autoclave 26A pénètre dans l'autoclave 26B. Des réservoirs satellites de décharge 29, 30 et 31 sont reliés en parallèle à l'autoclave 26B et fonctionnent exactement de la manière décrite précédemment par rapport à la Figure 1. La série d'autoclaves 26, 26A et 26B tend à minimiser le risque de sortie de matériau n'ayant pas réagi de la zone de réaction. Le fonctionnement de l'appareil tel que décrit précédemment a lieu sans qu'il soit nécessaire de pomper des suspensions abrasives ou qu'il soit nécessaire d'utiliser des vannes du type à étranglement dans la manipulation des suspensions. En utilisant des pompes à eau à pression élevée pour mettre l'eau sous pression et donc pour amener la suspension dans le réacteur, on évite complètement les problèmes qui existent dans le pompage de suspensions abrasives à pression élevée. De même, l'usure des vannes permettant la manutention de suspensionschaud sous pression provenant de la réaction, n'est pas un problème. En fait, les matériaux qui s'échappent du système à la pression de fonctionnement sont du gaz et/ou de la vapeur que l'on peut laisser se détendre dans une vanne sans rencontrer de problèm d'usure insurmontables dus à l'expansion du gaz et/ou de la vapeur. Les matériaux gazeux qui s'échappent peuvent être utilisés comme source de calories pour le procédé ou peuvent être introduits dans une chaudière à basse pression. REVENDICATIONS 1. Procédé permettant d'effectuer des réactions à une pression et une tempOrature élevées sur une base pratiquement continue, procédé qui consiste à introduire le matériau réactif qui comprend à la fois des solides et du liquide, dans une chambre de réaction maintenue à la pression et à la température de réaction et à en décharger le matériau produit, caractérisé en ce que le matériau s'écoule dans ladite chambre de réaction en raison d'une légère différence de pression existant entre ladite chambre de réaction et au moins une première ehambre satellite sous pression qui sont en relation de transfert de matériau, que ladite première chambre satellite est isolée de ladite chambre de réaction quand la capacité de ladite première chambre satellite est atteinte,qu'une seconde chambre satellite sous pression est reliée en parallèle à ladite première chambre satellite, en relation de transfert de matériau par rapport à ladite chambre de réaction et qu'ensuite ladite première chambre satellite est remise dans son état sous pression initial. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on utilise des chambres satellites sous pression de chargement et de déchargement. 3. Procédé selon l'une ou l'autre des revendications 1 et 2, caractérisé un ce que le matériau réactif et le matériau produit sont tous deux des suspensions. 4. Procédé selon l'une ou l'autre des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que les chambres satellites de chargement sont mises à une pression supérieure à la pression de ladite chambre de réaction mais supérieure de moins d'environ 1 atmosphère à la pression de ladite chambre de réaction, et les chambres satellites de déchargement.sont mises à une pression inférieure à la pression de ladité chambre de réaction mais de pas plus d'environ 1 atmosphère à la pression de ladite chambre de réaction. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2, 3 et 4, caractérisé en ce que du gaz est chassé des chambres satellites de déchargement quand le matériau provenant de ladite chambre de réaction y pénètre, pour maintenir la pression dans ces chambres. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé en ce qu'on remet une chambre satellite de déchargement pleine de matériau produit à son état sous pression initial en relâchant la pression, en en déchargeaflt le contenu refroidi, et en mettant, à l'aide de gaz, la chambre satellite vide à une pression inférieure à la pression de ladite chambre de réaction et de Saa plus d'environ 1 atmosphère à la pression de ladite chambre de réaction. 7. Appareil destiné & autre utilisé dans un procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend : au moins un autoclave de réaction pouvant traiter un matériau où sont / simul- tanément dessDlides et un liquide à des températures et des pressions élevées; et au moins une série de récipients satellites qui sont en parallèles les uns par rapport aux autres et dont chacun est relié en série à au moins un autoclave de réaction tel que mentionné précédemment, par l'intermédiaire d'un système de transfert de matériau qui peut se fermer; un moyen de mise sous pression destiné à mettre lesdits récipients satellites à une pression voisine de celle de l'autoclave; un système de maintien de la pression et un.moyen de transfert des matériaux dans chacun desdits récipients satellites qui peut se fermer et qui communique avec l'extérieur. 8. Appareil I selon la revendication 7, caractérisé en ce que la série de récipients satellites est une série de récipients de chargement satellites. 9. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que la série de récipients satellites est une série de récipients recepteurs satellites. 10. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comporte une série de récipients de chargement satellites et une série de récipients récepteurs satellites. 11. Appareil selon l'une quelconque des revendications 7 à 10, caractérisé en ce qu'il comporte plusieurs autoclaves de réaction en série les uns par rapport aux autres. 12. Appareil selon la revendication 11, caractérisé en ce qu'il comporte plusieurs autoclaves de réaction en série les uns par rapport aux autres où lesdits récipients de chargement satellites sont reliés au premier desdits autoclaves de réaction et lesdits récipients récepteurs satellites sont reliés au dernier desdits autoclaves de réaction. 13. Appareil selon l'une quelconque des revendications 7 à 12, caractérisé en ce que le système de maintien de la pression est un dispositif de relachement de la pression gazeuse. 14. Appareil selon l'une quelconque des revendications 7 à 12, caractérisé en ce que le système de maintien de la pression est une pompe à liquide.