L'invention concerne une porte latérale (10) d’un véhicule automobile comportant un premier panneau de tôle (11) extérieur et un deuxième panneau de tôle (12) intérieur définissant entre eux un caisson et assemblés le long d’un bord inférieur d’assemblage (14). Une pièce de protection (20) interchangeable est fixée au premier panneau de tôle (11) à proximité du bord inférieur d’assemblage (14). Le premier panneau de tôle présente une interface structurelle de fixation (15) commune sur laquelle viennent se fixer différentes versions de la pièce de protection : au moins une première version (20) de même surface qu’une zone à protéger du premier panneau de tôle et au moins une deuxième version présentant une surface plus grande que la zone à protéger, en saillie du premier panneau de tôle du côté du bord inférieur d’assemblage. On peut ainsi réaliser une porte latérale recouvrant ou non un bas de caisse sans modifier sa tôlerie. Figure pour l’abrégé : figure 3 PORTE LATERALE DE VEHICULE AUTOMOBILE POUR VEHICULE A PORTE RECOUVRANTE OU NON RECOUVRANTE L’invention a pour objet une porte latérale de véhicule automobile pour un véhicule à porte recouvrante ou non recouvrante. Une porte latérale de véhicule automobile est dite « recouvrante » lorsque la porte fermée cache entièrement le bas de caisse du véhicule situé sous l’ouverture de porte, et est dite « non-recouvrante » lorsqu’une partie de ce bas de caisse est visible de l’extérieur, porte fermée. La représente une section transversale partielle d’une porte latérale 1a du type « non recouvrante ». En position fermée, la partie inférieure de la tôlerie de porte 2a laisse visible une partie 3a du bas de caisse situé sous l’ouverture de porte. Cette partie visible 3a du bas de caisse est alors équipée d’une pièce de protection en matériau polymère 4a appelée bavolet. Pour ce type de porte, la tôlerie de porte 2a est courte en hauteur pour laisser de la place au bavolet 4a rapporté sous la porte. Sur la tôlerie de porte 2a, est également fixé un protecteur en matériau polymère 5a. Ce type de porte est plus particulièrement adapté aux véhicules voués à faire du franchissement (comme un 4x4), car la porte, plus fragile et encaissant mal les chocs, est protégée des obstacles. En effet, en cas de choc avec un rocher par exemple, c’est le bavolet rapporté qui va absorber le choc, laissant la porte intacte. La représente une section transversale d’une porte latérale 1b du type « recouvrante ». En position fermée, la partie inférieure de la tôlerie de porte 2b cache entièrement le bas de caisse 3b situé sous l’ouverture de porte. Pour ce type de porte, la tôlerie de porte 2b est grande en hauteur pour minimiser le porte-à-faux du protecteur en matériau polymère 5b fixé sur la porte. Ce type de porte est plus particulièrement adapté aux véhicules à vocation urbaine et familiale (comme les SUV), car elle permet une meilleure accessibilité à l’habitacle que la version précédente en raison de l’absence d’un bavolet rapporté susceptible de gêner la jambe lors de l’entrée/sortie du véhicule. Comme on peut le constater sur les figures 1 et 2, les tôleries 1a, 1b de ces deux types de porte sont différentes et incompatibles de sorte qu’il est nécessaire de prévoir des développements et outillages spécifiques pour chaque type de porte. De manière similaire, les structures des bas de caisse sont également différentes et adaptées à chaque type de porte. Il existe donc un besoin pour réaliser des portes latérales de véhicule recouvrantes et non-recouvrantes de manière simple et peu coûteuse, en particulier pour des véhicules présentant une même structure de bas de caisse. A cet effet, un premier objet concerne une porte latérale d’un véhicule automobile, comportant : - un premier panneau de tôle extérieur et un deuxième panneau de tôle intérieur s’étendant en regard du premier panneau de tôle avec lequel il définit un caisson, les premier et deuxième panneaux de tôle étant assemblés le long d’un bord inférieur d’assemblage, et - une pièce de protection fixée au premier panneau de tôle à proximité du bord inférieur d’assemblage. Selon l’invention, la pièce de protection est interchangeable et le premier panneau de tôle présente une interface structurelle de fixation commune sur laquelle viennent se fixer différentes versions interchangeables de la pièce de protection choisies parmi au moins une première version appliquée contre le premier panneau de tôle et de même surface qu’une zone à protéger de ce dernier et au moins une deuxième version appliquée contre le premier panneau de tôle et présentant une surface plus grande que la zone à protéger de ce dernier, en saillie du premier panneau de tôle du côté du bord inférieur d’assemblage. Ainsi, la porte latérale selon l’invention peut être de type « recouvrante » ou « non-recouvrante » uniquement en utilisant une version de pièce de protection adaptée au type de porte souhaité : les premières versions de pièces de protection étant adaptées aux portes « non-recouvrantes » alors que les deuxièmes versions de pièces de protection étant adaptées aux portes « recouvrantes ». Ainsi, avec une même tôlerie de porte, deux types de porte peuvent être fabriqués, ce qui permet de réduire considérablement les coûts de conception et de fabrication des portes. L’interface structurelle de fixation peut notamment comporter des moyens de fixation amovibles des différentes versions de pièces de protections, par exemple réalisés par clippage. Avantageusement, l’interface structurelle de fixation peut présenter une pluralité d’orifices et chaque version de pièce de protection peut être pourvue de doigts d’emboîtement coopérant en fixation avec lesdits orifices. La fixation des différentes versions de pièces de protection peut ainsi être réalisée de manière simple et rapide par clippage. On pourra par exemple prévoir deux rangées longitudinales d’orifices coopérants avec des doigts d’emboîtement correspondants. On notera ainsi que chaque version de pièce de protection est également pourvue d’une interface de fixation commune coopérant avec l’interface de fixation du premier panneau de tôle. Avantageusement, chaque deuxième version de pièce de protection peut présenter un bord inférieur situé au-delà du bord inférieur d’assemblage des premier et deuxième panneaux suivant une direction verticale. Notamment, le bord inférieur pourra s’étendre au-delà du bord inférieur du premier panneau d’une longueur suffisante pour cacher entièrement un bas de caisse situé sous l’ouverture de caisse d’un véhicule automobile, la porte étant dans une position d’utilisation fermée, montée sur la caisse d’un véhicule automobile. La pièce de protection est alors en partie montée en porte-à-faux sur le premier panneau de tôle. Chaque deuxième version de pièce de protection pourra en outre présenter une rainure recevant le bord inférieur d’assemblage des premier et deuxième panneaux pour un meilleur maintien de la pièce de protection. Cette rainure pourra présenter une forme évasée pour faciliter le montage de la pièce de protection. Avantageusement, la porte latérale peut comprendre au moins une agrafe de maintien dudit bord inférieur d’assemblage à l’intérieur de ladite rainure, chaque agrafe présentant une partie d’appui s’étendant entre le deuxième panneau de tôle et un bord intérieur de la rainure et maintenant le premier panneau de tôle en appui contre un bord extérieur opposé de la rainure et une partie formant pince emboîtée sur le bord intérieur de la rainure. La ou les agrafes permettent ainsi de maintenir la pièce de protection par rapport au bord inférieur d’assemblage des premier et deuxième panneaux. On pourra par exemple prévoir une pluralité d’agrafes réparties le long de la pièce de protection. Pour un meilleur maintien, la partie formant pince de chaque agrafe et le bord intérieur de la rainure pourront présenter au moins un couple d’organes mâle-femelle venant en prise. De préférence au moins deux couples d’organes mâles-femelles, par exemple disposés sur des faces opposées du bord intérieur de rainure, pourront être prévus. Ces organes mâles-femelles peuvent être des nervures, lèvres ou doigts coopérant avec des encoches ou orifices. Chaque deuxième version d’une pièce de protection pourra être formée au moins d’une paroi extérieure et d’une paroi intérieure, la paroi extérieure étant appliquée contre le premier panneau de tôle et présentant un bord inférieur replié vers la paroi intérieure à laquelle il est assemblé, la paroi intérieure s’étendant en regard de la paroi extérieure, notamment sensiblement verticalement, au moins jusqu’au bord inférieur d’assemblage des premier et deuxième panneaux et présente un bord supérieur replié vers la paroi extérieure à laquelle il est assemblé. Ceci permet de réaliser une structure de pièce de protection robuste, notamment dans sa partie où elle n’est pas en appui contre le premier panneau de tôle. La rainure mentionnée plus haut pourra être formée dans le bord supérieur de la paroi intérieure. De plus, les doigts d’emboîtement pourront être solidaires d’une face interne de la paroi extérieure, dans sa partie qui n’est pas en regard de la paroi intérieure. Par ailleurs, chaque première version d’une pièce de protection pourra s’étendre jusqu’au bord inférieur d’assemblage. Chaque première version d’une pièce de protection pourra notamment être réalisée de manière simple d’une seule paroi, dont la face interne est par exemple pourvue de doigts d’emboîtement. L’invention concerne également un véhicule automobile comprenant au moins une ouverture latérale fermée par une porte latérale selon l’invention. En particulier, le véhicule peut comporter un bas de caisse situé sous l’ouverture latérale et : - ce bas de caisse peut être entièrement caché de l’extérieur dans une position fermée de la porte latérale, celle-ci étant équipée d’une deuxième version de pièce de protection qui s’étend en regard dudit bas de caisse, ou - ce bas de caisse peut être partiellement caché de l’extérieur dans une position fermée de la porte latérale, celle-ci étant équipée d’une première version de pièce de protection, le reste du bas de caisse étant recouvert par un bavolet fixé au bas de caisse, notamment par emboîtement, par exemple par coopération de doigts solidaires du bavolet avec des orifices correspondants du bas de caisse. L'invention est maintenant décrite en référence aux dessins annexés, non limitatifs, dans lesquels : La représente une section transversale partielle d’une structure de caisse équipée d’une porte latérale non-recouvrante selon l’art antérieur. La représente une section transversale partielle d’une structure de caisse équipée d’une porte latérale recouvrante selon l’art antérieur. La représente une section transversale partielle d’une structure de caisse pourvue d’une porte latérale équipée d’une première version de pièce de protection selon un mode de réalisation de l’invention. La représente une section transversale partielle d’une structure de caisse pourvue d’une porte latérale équipée d’une deuxième version de pièce de protection selon un mode de réalisation de l’invention. La est un agrandissement de la rainure de la . Dans la présente description, les termes avant, arrière, supérieur, inférieur, font référence aux directions avant et arrière du véhicule, lorsque la structure de caisse et la porte latérale sont montées sur le véhicule. Les axes X, Y, Z, correspondent respectivement à l’axe longitudinal (d’avant en arrière), transversal et vertical du véhicule, ce dernier reposant sur le sol. La direction verticale correspond ainsi à la direction de la gravité. Les termes intérieur et extérieur font référence aux parties d’une pièce situées du côté de l’intérieur du véhicule (vers l’habitacle) et du côté extérieur du véhicule respectivement, dans une position de la pièce montée sur le véhicule. Par sensiblement horizontal, longitudinal ou vertical, on entend une direction/un plan formant un angle d’au plus ±20°, voire d’au plus ±10° ou d’au plus ±5°, avec une direction/un plan horizontal, longitudinal ou vertical. La représente la partie inférieure d’une porte latérale 10 selon l’invention et d’un bas de caisse 100 du véhicule sur lequel est montée la porte latérale. Sur cette , la porte latérale 10 comporte de manière usuelle un premier panneau de tôle 11 extérieur et un deuxième panneau de tôle 12 intérieur s’étendant en regard du premier panneau de tôle 11 avec lequel il définit un caisson 13. Les premier et deuxième panneaux de tôle 11, 12 sont assemblés le long d’un bord inférieur 14. Ce bord inférieur 14 s’étend sensiblement selon la direction longitudinale. Sa forme suit habituellement la forme du bas de caisse et n’est donc pas limitée à une forme particulière. Ce bord inférieur 14 est appelé « bord inférieur d’assemblage » dans la présente description. Cet assemblage est typiquement réalisé par sertissage : un bord inférieur longitudinal 11a du premier panneau de tôle est replié à 180° de manière à former un pli recevant un bord inférieur longitudinal 12a du deuxième panneau de tôle auquel il est serti (voir ). La porte latérale 10 comporte en outre une pièce de protection 20, fixée au premier panneau de tôle 11 à proximité du bord inférieur d’assemblage 14. Cette pièce de protection 20, typiquement en matériau polymère, est interchangeable : elle peut donc être choisie en fonction du véhicule auquel est destinée la porte latérale. A cet effet, le premier panneau de tôle 11 présente une interface structurelle de fixation commune 15 sur laquelle viennent se fixer différentes versions interchangeables de la pièce de protection. Dans l’exemple représenté , la porte latérale 10 est équipée d’une première version 20 de la pièce de protection. Cette dernière est appliquée contre le premier panneau de tôle 11, notamment contre une face externe 11c de celui-ci. Cette première version 20 de pièce de protection présente la même surface qu’une zone à protéger du premier panneau de tôle 11. Dit autrement, la première version 20 de pièce de protection recouvre exactement la surface de la zone à protéger du premier panneau de tôle 11. La première version 20 de pièce de protection est fixée au premier panneau de tôle 11 par l’interface structurelle de fixation 15 laquelle présente ici une pluralité d’orifices 15a, 15b, agencés ici en deux rangées sensiblement longitudinales. La première version 20 de pièce de protection est quant-à-elle équipée de doigts d’emboîtement 21, 22 coopérant en fixation avec les orifices 15a, 15b respectivement. Ces doigts 21, 22 forme une interface structurelle de fixation commune aux différentes versions de pièce de protection. Les doigts 21, 22 sont ici solidaires d’une face interne 23a d’une paroi 23 formant la première version 20 de pièce de protection. Les bords de cette paroi 23 sont ici inclinés en direction du premier panneau de tôle jusqu’à venir en contact avec lui afin de cacher entièrement aux regards la zone à protéger du premier panneau de tôle 11 (cette zone correspond ainsi sur la à la zone située en regard de la paroi 23). La porte latérale 10 représentée vient fermer une ouverture latérale d’une structure de caisse. Dans cette position fermée, on voit qu’une partie inférieure du bas de caisse 100 de cette structure de caisse est visible. Afin de la cacher aux regards, le bas de caisse 100 est alors équipé également d’une pièce de protection en matériau polymère, un bavolet 101, assemblé au bas de caisse 100 par emboîtement d’une pluralité de doigt 102 dans des orifices correspondants 103 du bas de caisse 100. Le bavolet rapporté 101 est ainsi fixe et visible porte fermée, le véhicule est alors doté d’une porte non recouvrante. Dans l’exemple représenté, le bas de caisse 100 comprend un côté de caisse extérieur 105 et un renfort de bavolet 106 assemblés à un côté de caisse intérieur 107. Entre le côté de caisse extérieur 105 et le renfort de bavolet 106, on a également disposé un renfort choc 108 assemblé au renfort de bavolet 106. L’invention n’est toutefois pas limitée à une forme et une structure particulière du bas de caisse. La porte latérale 10 représentée sur la présente les mêmes premier et deuxième panneaux de tôle 11 et 12 que la porte de la . Autrement dit, les tôleries des deux portes sont identiques dans les deux modes de réalisation qui ne diffèrent que par la version de pièce de protection. De manière similaire, le bas de caisse 100 représenté présente une structure identique au bas de caisse 100 représenté : ses pièces de tôleries sont les mêmes. Les éléments identiques portent ainsi les mêmes références sur les figures 3 à 5. La porte de latérale 10 représentée ne diffère ainsi de celle représentée que par la version de la pièce de protection, et le bas de caisse 100 représenté ne diffère de celui représenté que par l’absence du bavolet 101. La porte latérale 10 est ainsi ici équipée d’une deuxième version 30 d’une pièce de protection appliquée contre le premier panneau de tôle 11. Cette deuxième version 30 de pièce de protection présente une surface plus grande que la zone à protéger de ce dernier, en saillie du premier panneau de tôle 11 du côté du bord inférieur d’assemblage 14. En particulier, la deuxième version 30 de pièce de protection recouvre la totalité de la surface de la zone à protéger du premier panneau de tôle et se prolonge sous le bord inférieur d’assemblage 14, verticalement, en une partie en porte-à-faux. Pour assurer le maintien de la partie en porte-à-faux, la deuxième version 30 de pièce de protection présente une rainure 31 recevant le bord inférieur d’assemblage 14. Cette rainure 31 s’étend ainsi sensiblement longitudinalement, son ouverture étant dirigée vers le haut. Elle peut notamment présenter une forme évasée, tel que représenté afin de faciliter le montage de la pièce de protection 30. Afin d’éviter tout risque d’arrachement du bord inférieur d’assemblage 14 en dehors de la rainure 31, notamment en cas d’accrochage d’un obstacle lors de l’ouverture/fermeture de la porte, on peut prévoir une ou plusieurs agrafes de maintien 32 conçues pour maintenir le bord inférieur d’assemblage 14 à l’intérieur de la rainure 31. De préférence, plusieurs agrafes de maintien 32 peuvent être disposées le long de la rainure 31 et du bord inférieur d’assemblage 14. Un exemple de réalisation d’une agrafe de maintien 32 est représenté sur la . L’agrafe 32 présente une partie d’appui 32a qui s’étend entre le deuxième panneau de tôle 12 et un premier bord 31a de la rainure 31, ici le bord intérieur de la rainure. Cette partie 32a de l’agrafe est dimensionnée de manière à maintenir le premier panneau de tôle 11 en appui contre un deuxième bord 31b opposé de la rainure, ici le bord extérieur. La partie d’appui 32a est ainsi en appui à la fois contre le deuxième panneau de tôle 12 et contre le bord interne 31a de la rainure, tel que représenté sur la . On notera que l’agrafe est ainsi positionnée juste au dessus du bord inférieur d’assemblage 14 des premier et deuxième panneaux de tôle, dans une zone où ces panneaux sont superposés et en appui l’un contre l’autre (sur les figures, un espace est visible entre les panneaux par soucis de clarté). En outre, l’agrafe 32 vient en prise avec au moins une encoche réalisée sur le bord externe 31a de la rainure. Dans le mode de réalisation représenté, deux encoches 33, 34 sont réalisées dans ce bord intérieur 31a de la rainure, sur des faces opposées de ce dernier. Autrement dit, l’une des encoches 33 débouche à l’intérieur de la rainure 31 alors que l’autre encoche 34 débouche à l’extérieur de la rainure (donc vers l’intérieur du véhicule en position montée fermée de la porte). L’agrafe 32 présente ainsi une partie 32b en forme de pince venant s’emboîter sur le bord intérieur 31a de la rainure et dont des parties en saillie 32c, 32d, telles que des nervures ou lèvres, sont respectivement insérées dans les encoches 33, 34 assurant le maintien de l’agrafe sur le bord intérieur 31a de la rainure. L’agrafe 32 pourra par exemple être réalisée en matériau polymère, typiquement par moulage. Dans l’exemple représenté , la deuxième version 30 de pièce de protection est formée d’une paroi extérieure 35, aussi appelée peau, et d’une paroi intérieure 36, aussi appelée doublure, assemblées l’une à l’autre. La paroi extérieure 35 est appliquée contre le premier panneau de tôle 11 et présente un bord inférieur 35a replié vers la paroi intérieure 36 à laquelle il est assemblé. La paroi intérieure 36 s’étend, sensiblement verticalement, en regard de la paroi extérieure 35 depuis le bord inférieur 35a de celle-ci au moins jusqu’au bord inférieur d’assemblage 14 et présente un bord supérieur 36a replié vers la paroi extérieure 35 à laquelle il est assemblé. En partie inférieure de la deuxième version de pièce de protection, les parois extérieure et intérieure définissent ainsi un caisson 37, ce qui augmente la rigidité de la pièce dans cette zone en porte-à-faux. La rainure 31 est alors réalisée dans le bord supérieur 36a de la paroi intérieure 36, par exemple par emboutissage. Par ailleurs, la paroi extérieure 35 est pourvue, du côté de sa face en regard du premier panneau de tôle 11, de doigts d’emboîtement 21, 22 de même forme que les doigts d’emboîtement de la première version de pièce de protection et formant l’interface structurelle de fixation commune aux différentes versions, permettant de fixer la deuxième version de pièce de protection à l’interface structurelle de fixation 15. La deuxième version 30 de pièce de protection décrite en référence à la présente l’avantage d’être réalisée avec peu de pièces et d’être robuste. Son montage est en outre simple et rapide, la pièce de protection 30 étant positionnée de manière à introduire le bord inférieur d’assemblage 14 à l’intérieur de la rainure 31 puis à clipser les doigts d’emboîtement 21, 22 à l’intérieur des orifices 15a, 15b par pivotement de la pièce de protection 30. On peut alors positionner une ou plusieurs agrafes 32 sur le bord intérieur 31a de la rainure 31 afin de contraindre le bord inférieur d’assemblage 14 de la porte à l’intérieur de la rainure, améliorant ainsi la tenue de la pièce de protection 30 et compensant le porte-à-faux de celle-ci en cas d’accrochage. Comme on peut le voir sur la , la porte latérale 10 ainsi équipée de la deuxième version de pièce de protection s’étend en regard du bas de caisson 100 qui est nu, sur toute la hauteur de celui-ci de sorte que le bas de caisson se trouve ainsi entièrement caché à la vue lorsque la porte est fermée. On pourra éventuellement prévoir des caches pour obturer les orifices103 du bas de caisson destinés à la fixation d’un bavolet 102 pour les versions telles que celles décrites en référence à la . L’invention permet ainsi de réaliser des portes latérales dites « recouvrantes » et « non recouvrantes » en conservant la même tôlerie à la fois pour la porte et pour le bas de caisse, et en utilisant une pièce de protection de la partie inférieure de porte adaptée, et éventuellement une pièce de protection (bavolet) recouvrant le bas de caisse lorsqu’il est visible en position fermée de la porte. L’utilisation de différentes versions de pièces de protection permet aussi de modifier facilement le style des véhicules. La présente invention est adaptée à des portes latérales avant ou arrière. Porte latérale (10) d’un véhicule automobile, comportant : - un premier panneau de tôle (11) extérieur et un deuxième panneau de tôle (12) intérieur s’étendant en regard du premier panneau de tôle avec lequel il définit un caisson, les premier et deuxième panneaux de tôle étant assemblés le long d’un bord inférieur d’assemblage (14), et - une pièce de protection fixée au premier panneau de tôle (11) à proximité du bord inférieur d’assemblage (14), caractérisée en ce que : la pièce de protection (20, 30) est interchangeable, et le premier panneau de tôle (11) présente une interface structurelle de fixation (15) commune sur laquelle viennent se fixer différentes versions interchangeables de la pièce de protection choisies parmi au moins une première version (20) appliquée contre le premier panneau de tôle (11) et de même surface qu’une zone à protéger de ce dernier et au moins une deuxième version (30) appliquée contre le premier panneau de tôle (11) et présentant une surface plus grande que la zone à protéger de ce dernier, en saillie du premier panneau de tôle du côté du bord inférieur d’assemblage. Porte latérale (10) selon la revendication 1, caractérisée en ce que l’interface structurelle de fixation (15) présente une pluralité d’orifices (15a, 15b) et en ce que chaque version de pièce de protection est pourvue de doigts d’emboîtement (21, 22) coopérant en fixation avec lesdits orifices. Porte latérale (10) selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que chaque deuxième version (30) de pièce de protection présente un bord inférieur (35a) situé au-delà du bord inférieur d’assemblage (14) suivant une direction verticale. Porte latérale (10) selon l’une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que chaque deuxième version (30) d’une pièce de protection présente une rainure (31) recevant le bord inférieur d’assemblage (14) des premier et deuxième panneaux. Porte latérale (10) selon la revendication 4, caractérisée en ce qu’elle comprend au moins une agrafe de maintien (32) dudit bord inférieur d’assemblage (14) à l’intérieur de ladite rainure, chaque agrafe présentant une partie d’appui (32a) s’étendant entre le deuxième panneau de tôle (12) et un bord intérieur (31a) de la rainure et maintenant le premier panneau de tôle (11) en appui contre un bord extérieur opposé de la rainure et une partie (32b) formant pince emboîtée sur le bord intérieur de la rainure. Porte latérale (10) selon la revendication 5, caractérisée en ce que la partie formant pince (32b) de chaque agrafe et le bord intérieur de la rainure présentent au moins un couple d’organes mâle-femelle (32c, 33 ; 32d, 34) venant en prise. Porte latérale (10) selon l’une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que chaque deuxième version (30) d’une pièce de protection est formée au moins d’une paroi extérieure (35) et d’une paroi intérieure (36), la paroi extérieure (35) étant appliquée contre le premier panneau de tôle (11) et présentant un bord inférieur (35a) replié vers la paroi intérieure (36) à laquelle il est assemblé, la paroi intérieure (36) s’étendant en regard de la paroi extérieure (25) au moins jusqu’au bord inférieur d’assemblage (14) des premier et deuxième panneaux et présentant un bord supérieur (36a) replié vers la paroi extérieure (35) à laquelle il est assemblé. Porte latérale (10) selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que chaque première version (20) d’une pièce de protection s’étend jusqu’au bord inférieur d’assemblage (14). Véhicule automobile comprenant au moins une ouverture latérale fermée par une porte latérale (10) selon l’une quelconque des revendications 1 à 8. Véhicule automobile selon la revendication 9, caractérisée en ce qu’il comporte un bas de caisse situé sous l’ouverture latérale et en ce que : - ce bas de caisse est entièrement caché de l’extérieur dans une position fermée de la porte latérale, celle-ci étant équipée d’une deuxième version de pièce de protection qui s’étend en regard dudit bas de caisse, ou - ce bas de caisse est partiellement caché de l’extérieur dans une position fermée de la porte latérale, celle-ci étant équipée d’une première version de pièce de protection, le reste du bas de caisse étant recouvert par un bavolet fixé au bas de caisse.