L'invention est relative à une machine motrice à vent, comportant une roue éolienne, constituée par un moyeu et par des barres, partant de celui-ci essentiellement radialement et étayées ou haubanées, auxquelles sont fixées des voiles dont les écoutes sont dirigées chacune vers une barre suivante. De telles machines motrices éoliennes sont utilisées depuis des siècles, notamment dans les pays méditerranéens, comme moulin à vent pour l'irrigation. Depuis quelque temps, elles sont de plus en plus remplacées par des pompes entraînées par des moteurs électriques ou thermiques. La raison en est principalement que les barres et leurs éléments d'étayage sont de fabrication et surtout d'entretien trop coûteux et que le rendement de telles roues éoliennes est très fai ble Elles ont aussi un couple de démarrage très faible, de sorte qu'elles sont inutilisables dans de nombreuses applications. L'invention a donc pour but de fournir une machine motrice à vent qui puisse être fabriquée d'une manière particulièrement simple et pratiquement en utilisant des éléments composants existants et qui présente un rendement ainsi qu'une caracteristi- que de couple de démarrage améliorés. Ce problème est résolu, conformément à l'invention, par le fait que les barres sont réalisées à la manière de mâts profilés de yachts et qu'elles comportent des guides pour fixer les ralingues antérieures des voiles et que de ces barres partent des vergues auxquelles sont reliés les points d'écoute des voiles. Pour fabriquer la machine motrice à vent conforme à l'invention, on peut ainsi utiliser des mâts de yacht usuels, c' est-à-dire le plus souvent des profilés creux en aluminium. De même, pour les autres accessoires, y compris les manoeuvres dormantes et les manoeuvres couvrantes (haubans en câble d'acier et leurs tendeurs, ferrures de tête et de pied de mâts, écoutes et voiles, vergues et leurs ferrures, etc), on peut utiliser les ma tériels éprouvés, disponibles dans le commerce, usuels dans la construction des yachts.Les éléments présentent par ailleurs une bonne résistance à la corrosion et par conséquent.une grande lon gévité. Le rendement est augmenté d'une part, par la diminution des résistances aérodynamiques opposées par le dispositif d'une résistance mécanique cependant élevée, et par l'amélioration essentielle de la tenue des voiles.Du fait en effet que dans les roues éoliennes antérieures, les voiles devaient travailler avec un fort gonflement et que par conséquent, du fait du guide d'écoute, le point d'écoute et, par conséquent, la ralingue arrière de la voile étaient à leur tour dirigés vers l'avant par rapport à la direction du vent, ces roues éoliennes presentaient un mauvais couple de demarrage, des résistances aérodynamiques élevées, aussi bien suivant la direction du vent, ce qui soumettait les tours-supports à des contraintes élevées, que suivant la direction périphérique de la roue, ce qui diminuait le rendement. D'autre part, l'écoulement d'air en provenance d'une voile frappait la face sous le vent, c'est-à-dire la face postérieure de la voile suivante, ce qui affectait défavorablement les qualités aérodynamiques de cette dernière.Ces roues éoliennes présentaient, mal- gré un mode de construction absolument inapproprié pour cela, une grande vitesse de rotation et exigeaient beaucoup de vent rien que pour pouvoir démarrer. Dans la machine motrice à vent selon l'invention, au contraire, ces inconvénients se trouvent évités. Grâce à l'utilisation de vergues auxquelles sont accrochés les points d'écoute ou les écoutes qui trouvent ainsi un appui intermédiaire, les voiles peuvent être disposees de manière optimale, en ce qui concerne leur gonflement et leur position angulaire. Grâce au mode de réalisation simple et robuste de la roue éolienne, celle-ci ne risque plus d'être endommagée au cours de sa rotation, sous l'action des forces alternées qui se produisent en permanence. Les forces centrifuges résultant des vergues, d'une manière surprenante, n'agissent pas d'une manière perturbatrice, mais, au contraire, d'une manière avantageuse. Ces forces centrifuges d'une part tendent radialement la voile et d'autre part diminuent la charge de flambage exercée sur les barres.Au contraire, l'absorption des forces de traction constitue un problème essentiellement moins important. I1 y a lieu de noter que l'augmentation de tension de la voile, lorsque la vitesse de rotation de la roue éolienne augmente, entraîne une adaptation automatique de la roue aux phénomènes naturels, car la voile doit moins s'enfler lorsque le vent augmente. L'utilisation de matériels modernes usuels dans la construction des yachts permet d'étayer les barres sans bras de levier trop long par rapport aux pieds des barres. Ainsi, on peut étayer les barres par rapport au moyeu de forme allongée axialement. Ce moyeu peut, en raison de sa forme allongée et grâce à un choix approprié de son diamètre, servir à loger par exemple un générateur électrique avec ses engrenages de transmission ou des éléments composants analogues. Si en outre, selon des modes de réalisation préférentiels de l'invention, les emplacements d'appui des éléments d'étayage sont décalés, au moins partiellement, latéralement par rapport au plan contenant la barre et l'axe de rotation du moteur éolien, on obtient une tenue particulièrement sure des barres sans résistance aérodynamique excessive.L'étayage part ainsi essentiellement tangentiellement du pourtour du moyeu, de sorte qu'on n'a pas besoin d'éléments de soutien supplémentaires pour les éléments d'étayage. Selon un mode de réalisation particulier, les ralingues extérieures de la voile sont fixées à la vergue correspondante et sont disposées de préférence dans une. rainure de cette vergue. Dans ces conditions, la voile est guidée d'une maniere particulièrement sûre suivant son bord extérieur. Selon d'autres points de vue, il est particulièrement avantageux que la vergue soit prévue à une certaine distance des extrémités extérieures des barres et soit disposée en avant de la voile par rapport à la direction du vent. On peut aussi à cet égard disposer, entre la vergue et l'extrémité, à laquelle est fixée la vergue, de la barre, une allonge de retenue de vergue. Dans ce cas, on est assuré que la vergue, même lorsque la roue éolienne tourne lentement, demeure en position étendue et la tenue de la voile peut être commandée avec une précision encore plus grande.On peut encore, dans le cas où la ralingue extérieure de la voile est fixée à la vergue, utiliser une telle allonge de vergue; il suffit alors de mettre en oeuvre un allongement supplémentaire des barres ou d'utiliser une allonge travaillant sous pression. D'une manière avantageuse encore, les voiles et éventuellement les vergues peuvent être disposées avec un certain recouvrement. Du fait de cet effet de recouvrement, il se produit des conditions d'écoulement particulièrement avantageuses (effet d'aile fendue) qui, notamment dans les régions très peu ventées, augmentent le rendement de la roue éolienne, pour une même surface de celle-ci. Les barres (mâts creux) peuvent de préférence présenter une section droite allongée, de préférence ovale, et être disposées obliquement, aussi bien par rapport à l'axe de rotation de la roue éolienne que par rapport à la direction périphérique de celle-ci. L'angle d'obliquité correspond à la direction relative de l'écoulement normalement reçu par la roue éolienne.De ce fait, pour la résistance aérodynamique minimale possible, la section droite du mât ne perturbe pas l'écoulement, et, au contraire même, coopère en tant qu'élément aérodynamique. En particulier, pour un mode de réalisation dans lequel les voiles se recouvrent, il peut être avantageux que l'écoute soit reliée non à la barre qui suit immédiatement, mais à la seconde barre. Grâce à l'utilisation d'une vergue toutefois, le guidage de l'écoute n'est pas aussi critique que dans les roues éoliennes antérieurement connues. Selon un mode de réalisation particulièrement avantageux, les écoutes sont fixées à l'aide de dispositifs destinés à les relâcher au fur et à mesure que le vent augmente. Ces dispositifs peuvent comprendre des éléments élastiques qui, selon un mode de réalisation préférentiel particulièrement avantageux, peuvent être disposés dans les barres ou parallèlement à celles-ci. On peut obtenir ainsi que lorsque le vent augmente, l'angle d'attaque des voiles, mesuré à partir de l'axe de la roue éolienne, diminue. Lorsque, ce qui est le plus souvent impossible pour des raisons mécaniques et de technique d'entraînement, la vitesse de rotation ne croît pas dans la même mesure que la vitesse du vent, on peut alors obtenir cependant un angle d'attaque optimal de la voile par rapport à l'écoulement qui arrive alors sous une incidence plus abrupte. Dans ces conditions, on peut même, dans certaines limites, obtenir une stabilisation de vitesse automatique. Grâce à un dispositif auxiliaire approprié destiné à relâcher les écoutes au moment du démarrage, on peut accroître le couple de démarrage sans affecter la constance de la vitesse de rotation. On peut utiliser des dispositifs usuels d'enroulement de ris, dans lesquels l'emplacement d'attache de la vergue sur la barre soit demeure immobile, soit peut être déplacé vers l'inte- rieur le long de la barre. Alors que la première solution est la plus simple au point de vue construction, la seconde solution a pour action que la prise du ris et notamment le soulagement de la roue éolienne et de sa tour-support lorsque le vent augmente, sont plus efficaces du fait que la surface de la roue diminue plus rapidement. Mais on peut encore utiliser un dispositif d'enroulement de ris à enroulement de la ralingue antérieure autour d'un élément d'étayage ou d'une tige parallèle à la barre. Ces dispositifs d'enroulement de ris, à la manière d'un foc à enroulement, peuvent être actionnés d'une manière particulièrement simple à partir du moyeu. L'invention est expliquée plus en détail ci-après à l'aide de certains de ses modes de réalisation, pris à titre illustratif mais nullement limitatif, en se référant aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue de face d'une roue éolienne conforme à l'invention qui n'a été équipée que d'une partie de ses voiles, - la figure 2 est une coupe partielle suivant la ligne II-II de la figure 1, - la figure 3 est une coupe, à plus grande échelle, suivant la ligne III-III de la figure 1, - la figure 4 est une vue de face.partielle d'une variante de réalisation de roue éolienne, - la figure 5 est une vue en plan suivant la direction de la flèche V de la figure-4, - la figure 6 est une vue de face partielle d'une autre variante de réalisation et - les figures .7 à 9 sont des vues de face partielles de divers dispositifs destinés à prendre des ris. Les figures 1 à 3 représentent une roue éolienne Il qui comporte-un moyeu 12, à l'intérieur duquel est monté l'axe de rotation d'une machine motrice à vent. Le moyeu peut d'autre part contenir, par exemple, un générateur électrique 17, éventuellement aussi les engrenages de transmission correspondants 18 ou d'autres éléments entraînés tels que des pompes ou des éléments analogues. Le moyeu présente une forme cylindrique allongée et au diamètre relativement grand. I1 comporte une partie antérieure de forme aérodynamique et se raccorde, de préférence, essentiellement sans interstice, à une tête de tour 14 qui est disposée immédiatement à la suite par rapport à la direction 13 du vent et qui peut tourner autour d'un axe vertical 16 au moyen d'un palier i5. La tête de tour 14 se prolonge suivant la direction du vent, d'une manière qui n'a pas été représentée ici, par une pale directrice usuelle qui sert à orienter la roue éolienne face au vent. Pour cela, on peut utiliser aussi d'autres dispositifs tels que par exemple une roue auxiliaire perpendiculaire à la roue éolienne qui, par l'intermédiaire d'un mécanisme, oriente la roue éolienne face au vent, lorsqu'elle est elle-même soumise au vent.La tête de tour 14 est montée sur une tour ou un pylône d'une hauteur suffisante pour, d'une part, permettre à la roue éolienne 11 de tourner librement et d'assurer d'autre part que la roue éolienne soit soumise à un vent d'une vitesse suffisante. Dans la région médiane de son pourtour extérieur, le moyeu 12 comporte au total huit plaques embases 19, réparties régulièrement sur tout son pourtour, sur lesquelles prennent appui des barres 20 qui sont dirigées radialement vers l'extérieur du moyeu. Ces barres 20 sont constituées par des profilés creux d'aluminium, tels que ceux que l'on utilise pour les mâts de yachts à voiles. Ils présentent une section droite le plus souvent allongee selon un ovale et, le long de leur arête la plus mince, ils com- portent une rainure longitudinale 21 (voir figure 3). Aux deux extrémités de ces barres 20 sont montees des ferrures de pied 22 et de tête 23 qui peuvent de même être analogues ou identiques à celles utilisées dans la construction de yachts. Les barres 20 sont étayées au moyen de haubans 24 qui sont tendus entre des dispositifs d'accrochage 25, disposés dans la région extérieure des barres 20, et des gambes 26, disposées sur le moyeu, à l'aide de tendeurs de haubans 27. Chaque barre 20 est équipée au total de six haubans qui sont accrochés respectivement aux parties situées axialement à l'avant et à l'arrière da moyeu. Un hauban situé d'un côté de la barre est accroché à un point de la génératrice du moyeu sur laquelle est située la barre correspondante 20 (hauban central), tandis que deux autres haubans' (haubans extérieurs) sont accrochés sur le pourtour du moyeu de manière à être essentiellement tangents au moyeu. et à présenter entre eux l'écartement angulaire latéral maximal. En ce qui con cerne l'étayage des barres de nombreuses autres variantes peuvent être utilisées. Par exemple, le hauban central pourrait être ac- croché dans une région médiane de la barre (hauban bas) et s'opposer ainsi à un flambage de la barre. On peut encore dimensionner l'étayage, du côté arrière, normalement moins fortement sollicité, moins fortement que du côté avant. Les extrémités supérieures des barres 20, comme on peut le voir plus particulièrement sur la figure 1, sont reliées l'une à l'autre par des haubans 28. A chaque barre 20 est fixée une voile 30. Ces voiles et leurs accessoires n'ont été représentés que pour deux barres sur la figure 1. Les voiles 30 sont fixées aux barres 20 par leur ralingue antérieure (considérée dans le sens de rotation de la roue éolienne) ; pour cela, le bord antérieur, épaissi par le cordage constituant la ralingue, de la voile 30,est inséré à l'inte- rieur de la rainure 21 de la barre 20. A cet effet, les barres de section droite ovale allongée doivent être disposées sur le moyeu de manière que le grand axe de cette section droite soit orienté suivant la direction normale d'attaque 32 de l'écoulement (figure 3) qui est fournie par le rapport entre la vitesse périphérique et la vitesse du vent.Cette obliquité sera choisie de telle manière que la condition précédente soit réalisée dans la région la plus efficace de la roue éolienne, car l'angle d'attaque varie continuellement le long du rayon de la roue éolienne. Dans ces conditions, on obtient que dans les régions les plus efficaces de la voile, le profil de la barre n'exerce aucune influence négative sur l'écoulement frappant la voile, ce qui pourrait autrement produire un décollement indésirable de l'écou- lement. Les voiles sont de forme triangulaire, l'un de leurs côtés longitudinaux constituant leur bord d'attaque. Le petit côté, constituant la ralingue extérieure 33, de la voile 30, est fixé, dans le mode de réalisation de la figure 1, à une vergue 34, égale- ment par insertion de la ralingue extérieure, de plus grande épaisseur, dans une rainure (non représentée ici) de la vergue 34. La vergue 34 est articulée à la barre 20. La ferrure 35 de la vergue 34 peut être constituée ici encore par une ferrure de yacht usuelle qui comporte par exemple une partie en forme de T insérée dans la rainure 21 de la barre 20 et une articulation associée.De l'ex trémité libre 36 qui n'est pas fixée à la barre 20*de de la vergue 34, part une écoute 37 qui va jusqu'à l'extrémité de la barre suivante, d'où elle est renvoyée, par une poulie 38, le long de cette barre 20 ou, de préférence, à l'intérieur de celle-ci, jusqu'au moyeu, où elle peut être fixée de manière appropriée. Elle peut aussi être fixée à un dispositif de relâchement ou auxiliaire qui sera décrit ci-après. Le point d'écoute 39, c'est-à-dire le coin de la voile le plus proche de l'emplacement d'accrochage de l'écoute 37 est, dans le mode de réalisation de la figure 1, fixé à la vergue 34. On voit que, du fait que la voile 30 est fixée à la vergue 34, la position optimale de la voile peut être choisie essentiellement indépendamment du gonflement de celle-ci. On voit sur la figure 3 que ce gonflement de la voile est réglé de telle manière que l'-écoulement du vent le long de celle-ci s'effectue de manière optimale et que la voile, notamment dans la région de sa ralingue postérieure 40, ne peut se recourber vers l'avant, dans le sens contraire de celui du vent 13, mais est disposée dans la direction d'écoulement désirée. Dans ces conditions, l'écoulement le long de la face arrière de la voile suivante 30 est influencé avantageusement, c'est-à-dire que cette face de la voile produit une dépression particulièrement intense. La tension de la voile, dans le mode de réalisation de la figure 1, est produite par la force centrifuge qui agit sur la vergue 34.Dans ce mode de réalisation, la vergue tombe bien un peu, d'une manière limitée par la longueur de l'écoute 37, lorsque la roue éolienne est arrêtée, dans les parties supérieures de celle-ci, ce qui a pour effet en même temps que la voile prend un angle d'attaque inférieur par rapport au vent, lors du démarrage. Le couple de démarrage se trouve donc accru dans cette région. On peut cependant aussi prévoir une allonge de vergue fixe 41, comme on l'a indiqué par exemple en trait mixte sur la figure 1. Cette allonge 41 peut être constituée par exemple par un étai en forme de tige réglable en longueur à l'aide d'un filetage, à la manière d'un tendeur de hauban, qui est sollicité à la compression. Cette allonge 41 est disposée en avant de la voile et n'est ainsi pas gênante en raison du gonflement de celle-ci. Les figures 4 et 5 représentent un autre mode de réalisation, lequel est dans l'ensemble réalisé d'une manière analogue (les mêmes éléments sont désignés par les mêmes références numériques), sauf que la vergue 34' n'est pas montée exactement à i;;? l'extrémité de la barre 20, comme dans le cas de la figure 1, mais à une certaine distance de cette extrémité 42. La vergue 34', dans ce mode de réalisation, est disposée en avant de la voile 30', la- quelle est bien fixée, par sa ralingue antérieure, à la barre 20, mais présente une ralingue extérieure 33' libre, c'est-à-dire non fixée à la vergue. La vergue 34' est reliée par une allonge 41', constituée par un câble ou un petit palan, à l'extrémité 42 de la barre correspondante.Le point d'écoute 39' de la voile 30' est relié à la ferrure d'extrémité 36' de la vergue 34', laquelle ferrure 36' est fixée au moyen d'une écoute 37' à la barre 20 suivante. I1 est alors indifférent que le point d'écoute 39' soit fixe à la ferrure d'extrémité 36' et que l'écoute 37' soit fixée à cette ferrure ou que l'écoute .37' soit fixée directement au point d'écoute 39' et que l'écoute 37' soit simplement guidée par la ferrure d'extrémité 36 r, On voit qu'en raison de sa symétrie de disposition, ce mode de réalisation permet de répartir uniformément le gonflement de la voile sur toute la surface de celle-ci.Avec une vergue rectiligne, comme celle représentée sur la figure 1, la courbure de la voile dans la région de la vergue est toujours absolument nulle, de sorte qu'en cet endroit ne règnent pas des conditions aérodynamiques idéales. On peut cependant, dans le mode de réalisation de la figure 1, obtenir un effet analogue en donnant à la vergue une courbure correspondant au gonflement de la voile. Dans le cas d'une roue éolienne, ceci est possible du fait que le vent n'arrive que d'un seul côté. Sur la figure 4, on a représenté schématiquement un dispositif 43 destiné à relâcher l'écoute, qui peut se composer d'un ressort de traction 43 (ou d'un sandow ou d'un élément élastique analogue) disposé parallèlement à la barre 20 ou à l'inte- rieur de celle-ci. Ce dispositif 43 a pour action que, lorsque le vent augmente, c'est-à-dire que la tension exercée sur l'écoute 37' augmente, celle-ci peut se relâcher et l'angle compris entre le plan d'ensemble de la voile et le plan de la roue augmente. Dans ces conditions, malgré l'augmentation de la vitesse du vent, on peut obtenir des conditions d'attaque ideales de la roue éolienne, à vitesse de rotation constante de celle-ci. D'autre part, la pression exercée par le vent sur la roue éolienne 11 diminue. Ce dispositif peut encore être complété par un dispositif auxiliaire, représenté schématiquement sur la figure 4, disposé à l'intérieur du moyeu et qui peut soit être commandé de l'extérieur, soit agir automatiquement, et qui, en cas d'arrêt de la roue, produit également un relachement, c'est-à-dire un allongement de l'écoute 37'. De ce fait, on tient compte du fait que l'angle d'attaque 32 de l'écoulement coïncide, lorsque la roue éolienne est arrêtée, avec la direction 13 du vent et que dans ces conditions, un angle d'attaque de la voile. correspondant la rotation de la roue est trop élevé et réduit le couple de démarrage. Dès que la roue a atteint une certaine vitesse de rotation, le dispositif auxiliaire, en tirant sur l'écoute 37', a pour action de rétablir les conditions d'écoulement idéales pour la rotation de la roue éolienne représentée sur la figure 3. Le dispositif auxi liaire 44 peut par exemple être constitué par un tambour, sur lequel sont enroulées les extrémités des écoutes des huit voiles et qui peut être mis en rotation à l'aide d'un servo-moteur. Un tel dispositif permet aussi evidemment d'effectuer le relâchement des écoutes, en cas d'augmentation du vent, en fonction d'une mesure effectuée sur celui-ci, de sorte qu'on pourrait se passer du dispositif 43. La figure 6 représente un mode de réalisation analogue à celui de la figure 4, mais dans lequel la vergue 34" est d'une longueur telle qu'elle passe derrière la barre 20 qui suit immédiatement et fait saillie au-delà de cette barre. Grâce à cette disposition, la voile 30" peut présenter un recouvrement avec la voile suivante et il se produit un effet d'aile fendue qui augmente l'efficacité des voiles. Ce recouvrement des voiles est indiqué en trait interrompu sur la figure 6. On distingue l'ouverture de la fente qui augmente les vitesses d'ecoulement du vent et contribue ainsi à améliorer le rendement de la roue éolienne.Dans ce mode de réalisation, l'écoute 37" peut être accrochée à l'extré- mité soit de la barre suivante, soit de celle qui suit cette der nière, c'est-à-dire la seconde barre à partir de celle à laquelle est fixée la voile considérée. La figure 7 illustre une possibilité de prendre un ris sur les voiles d'une roue éolienne du genre représenté sur la figure 1. Il s'agit d'un dispositif d'enroulement de ris qui est ac tionné par rotation de la vergue 34 au moyen d'un dispositif d'entralnement auxiliaire ou d'un dispositif analogue et qui enroule la voile autour de vergue 34. Dans ces conditions, la surface de la voile est diminuée, mais la surface de la roue éolienne soumise à l'action du vent n'est que peu diminuée. Dans le mode de réalisation de la figure 8 est prévu également un dispositif d'enroulement de ris qui déplace en même temps la vergue 34 dans un rail (ou dans la rainure 21) en direction du moyeu 12. Dans ces conditions, le diamètre efficace de la roue est diminué et la résistance au vent décroît dans une mesure plus importante que dans le mode de réalisation de la figure 7. La figure 9 représente un autre mode de réalisation dans lequel la voile 30"' n'est pas insérée dans une rainure de la barre, mais est fixée à un étai 45, parallèle à la barre 20', cons titué par une tige, une câble ou un tube. L'étai 45 est fixé à la ferrure de tête 47 de la barre 20', par l'intermediaired'un tourillon 46 et peut être mis en rotation, pour prendre un ris ou relâcher celui-ci sur la voile 3d " au moyen d'un dispositif d'entrainement 48, fixé à l'intérieur du moyeu ou sur celui-ci. Ce dispositif d'entraînement 48 peut comporter une vis hélicoïdale par étai 45 qui engrène avec une roue dentée commune 49 disposée à l'intérieur du moyeu. Lorsqu'on prend un ris sur la voile, la région du bord antérieur de celle-ci s'enroule sur l'étai 45, ce qui diminue la surface de la voile.Dans ce cas, l'écoute est guidée dans son déplacement au moyen de la ferrure d'extrémité de la vergue de sorte que le point d'écoute 39"' peut s'éloigner de ladite ferrure d'extrémité. On voit que l'invention fournit une machine motrice à vent qui peut être construite relativement facilement et rapidement à partir d'éléments composants usuels et éprouvés du commerce et qui peut s'adapter rapidement aux diverses variations de régime du vent. L'utilisation de cette machine est particulièrement avantageuse dans les régions où normalement les vitesses du vent ne sont pas trop importantes. On peut aussi réaliser des roues éoliennes de dimensions considérables à partir d'éléments composants facilement transportables. Du fait que les mâts de yacht peuvent s'obtenir sans difficultés en longueurs de 15 mètres et davantage, on peut réaliser sans difficultés des roues éoliennes de diamètres dépassant 30 mètres. La machine motrice à vent conforme à l'invention peut convenir aux applications les plus diverses, par exemple pour entraîner directement des machines (par exemple des pompes) ou pour la production d'énergie, à l'aide de générateurs alimentant directement un réseau ou raccordés à des accumulateurs alimentant des pompes. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Machine motrice à vent à roue éolienne comportant un moyeu et des barres, partant de celui-ci essentiellement radialement et étayées ou haubanées, auxquelles sont fixées des voiles dont les écoutes sont dirigées chacune vers une barre suivante, desquelles barres partent des vergues auxquelles sont reliés les points d'écoute des voiles, laquelle machine motrice est caractérisée en ce que les barres (20, 20') sont réalisées à la manière de mâts profilés de yachts et présentent des guides (21, 45) pour le-s ralingues antérieures des voiles (30, 30", 3O "). 2. Machine motrice à vent selon la revendication 1, caractérisée en ce que les barres (20, 20') et les vergues (34,34') sont constituées par des profilés creux d'aluminium. 3. Machine motrice à vent selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que les barres (20, 20') sont étayées par rapport au moyeu (20) allongé axialement, et que les emplacements d'appui (26) des éléments d'étayage (24) sont décalés, au moins partiellement, lateralement, par rapport au plan contenant la barre (20) et l'axe de rotation de la roue éolienne (11). 4. Machine motrice à vent selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les voiles sont insérées et guidées, au moins partiellement, dans des rainures (21) des barres (20, 20'). 5. Machine motrice à vent selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que les voiles sont fixées au moyen d'éléments coulissants,-prévus sur celles-ci, et de rails ou de rainures, prévues sur les barres. 6. Machine motrice à vent selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les ralingues extérieures (33) des voiles (30) sont fixées aux vergues (34), de préférence par insertion dans une rainure des vergues. 7. Machine motrice à vent selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'entre chaque vergue (34, 34', 34") et la barre (20) à laquelle est fixée la vergue, est prévue une allonge (41, 41') de retenue de la vergue. 8. Machine motrice à vent selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les voiles (30") et, éventuellement, les vergues (34") sont disposées de manière à présenter un recouvrement. 9. Machine motrice à vent selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les barres (20) présentent une forme de section droite allongée, de préférence ovale, et sont disposées obliquement aussi bien par rapport à l'axe de rotation que par rapport à la direction périphérique de la roue éolienne (11). 10. Machine motrice à vent selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les écoutes (37') sont reliées à des dispositifs (43) comprenant éventuellement des éléments élastiques pour assurer leur relâchement lorsque le vent augmente. 11. Machine motrice à vent selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'il est prévu un dispositif auxiliaire (44) pour relacher les écoutes lors du démarrage de la roue éolienne (11). 12. Machine motrice à vent selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que sur les vergues sont prévus des dispositifs d'enroulement de ris. 13. Machine motrice à vent selon la revendication 12, caractérisée en ce que le point d'accrochage de chaque vergue (34) sur la barre (20) correspondante est mobile en direction du moyeu au cours de la prise d'un ris sur la voile. 14. Machine motrice à vent selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le dispositif d'enroulement de ris agit par enroulement de la voile (30"') sur un étai (45) disposé parallèlement à la barre (20') correspondante, auquel est fixée la ralingue antérieure de la voile. 15. Machine motrice à vent selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les ralingues extérieures des voiles sont fixées à des vergues présentant une incurvation correspondant au gonflement de la voile.