Il est connu qu'un meilleur transfert de matière ou de chaleur entre deux phases est obtenu par leur mise en contact à contre-courant. Cet avantage peut encore être accru par l'utilisation du procédé selon l'invention. Jusqu'à maintenant, les opérations de transfert de matière ou de chaleur entre deux phases, nécessitant plusieurs étages de transfert, pouvaient etre réalisées par la mise en contact à contre-courant global du courant unique d'une de ces deux phases avec le courant unique de l'autre. La présente invention concerne un procédé de contact entre deux phases (liquide-liquide, liquide-gaz, liquide-solide ou gaz-solide) substantiellement immiscibles et de densités différentes, consistant à faire circuler ces deux phases à contre-courant global l'une de l'autre dans une succession verticale d'étages et à réaliser, àl'intérieur de chacun de ces étages, la mise en contact (suivie de séparation) du courant unique de l'une de ces phases avec successivement chacun des n courants distincts, de débits sensiblement égaux, composant l'ensemble de l'autre phase. La cause du mouvement des deux phases peut être quelconque : gravité, chaleur, apport d'énergie mécanique extérieure, etc... Le mode de mise en contact du courant unique de l'une des phases avec un des courants de l'autre phase peut être quelconque : à cocourant ou à courants croisés ou intermédiairement, avec ou sans garnissage, avec ou sans agitation mécanique (rotative ou pulsée), avec ou sans variation périodique de la pression, etc... Le mode de séparation des deux phases après mise en contact peut aussi etre quelconque : gravité, force centrifuge, etc... Cette séparation peut être effectuée en présence ou non d'un matériau de remplissage au sein d'une zone de géométrie appropriée. Sans que l'énumération donnée ci-dessous en soit limitative, la présente invention est susceptible d'être appliquée dans des domaines aussi variés que l'extraction, l'absorption, la distillation, l'adsorption, la désorption, les réactions hétérogènes chimiques ou d'échange isotopique, etc.,. Ainsi, à titre d'exemple, la présente invention peut concerner un procédé d'extraction liquide-liquide. Jusqu'à présent, le transfert de matière dans un procédé d'extraction liquide-liquide entre deux phases, substantiellement immiscibles et de densités différentes, pouvait être réalisé par la mise en contact à contre-courant global du courant unique d'une des phases avec le courant unique de l'autre phase au sein d'une colonne verticale à étages multiples. Si, par exemple, on considère le cas d'un étage dans lequel le contact entre phases s'effectue à cocourant vertical, comme cela est le cas dans le brevet français N0 1 536 928, et si de plus on s'impose des vitesses données de passage de ces deux phases à travers la section droite de cet étage, il apparait que l'efficacité dudit étage est fonction de sa hauteur. Ainsi la production d'un raffinat etlou d'un extrait de spécifications données implique la nécessité d'opérer dans une colonne dont la hauteur totale dépend étroitement de l'efficacité de chaque étage. Pour des considérations économiques, on a longtemps cherché à parvenir à une réduction sensible de la hauteur nécessaire des colonnes utilisées sans pour autant en diminuer les performances. Pour atteindre cet objectif, on propose un nouveau procédé de contact entre deux phases liquides ainsi que la colonne nécessaire à sa mise en oeuvre. Ce procédé est spécialement adapté aux colonnes d'extraction liquide-liquide de très grosse capacité. La présente invention peut donc concerner un procédé d'extraction liquide-liquide entre deux phases liquides, substantiellement immiscibles et de densités différentes, consistant à faire circuler ces deux phases à contrecourant global l'une de l'autre dans une succession verticale d'étages d'extraction. Dans le cas de deux phases de densités suffisamment différentes, un mode préféré parmi tous les modes possibles de circulation des phases à contre courant entre les différents étages d'extracti-onest celui qui ne nécessite aucun apport d'énergie mécanique, les écoulements étant établis par le seul effet de la gravité. Plus spécifiquement la présente invention se caractérise par le fait que, tandis que l'une des phases (la charge à traiter) est mise en oeuvre sous forme d'un courant unique qui traverse de bout en bout la succession d'étages d'extraction, l'autre des phases (le solvant d'extraction) est divisée en un certain nombre n de courants parallèles distincts, de débits sensiblement égaux, qui, chacun, traverse de bout en bout la succession d'étages d'extraction à contre-courant global du courant unique de la première phase. n peut avoir n'irn- porte quelle valeur entière supérieure à l'unité avec une préférence toutefois pour n = 2, 3 ou 4 et plus particulièrement pour n = 3. Au niveau de chaque étage d'extraction, le courant unique de la première phase (ou phase continue) est successivement mis en contact une fois (puis séparé) avec chacun des n courants parallèles distincts de l'autre phase (ou phase dispersée). Ainsi le courant unique de phase continue aura traversé un étage d'extraction quand ce courant aura successivement rencontré une fois chacun des n courants parallèles distincts de l'autre phase dispersée. On désigne par "cellule d'extraction" la portion d'un étage d'extraction dans laquelle est réalisée la mise en contact du courant unique de phase continue avec un seul des courants de l'autre phase dispersée, suivie d'une séparation de ces deux phases avant qu'elles ne sortent de cette portion. Ainsi un étage d'extraction est composé de n cellules d'extraction. Deux cellules seront dites adjacentes si le courant unique de phase continue pénètre dans la seconde de ces cellules, immédiatement après être sorti de la première. Deux cellules adjacentes font donc partie d'un mtme étage. Par référence au sens de l'dcoulement du courant unique de phase continue, la première cellule sera dite cellule adjacente amont tandis que la seconde sera dite cellule adjacente aval. Un mode préféré parmi tous les modes possibles de mise en contact et de séparation des deux phases au sein d'une cellule est celui qui procède par mise en contact à courants substantiellement verticaux et de même sens suivie d'une séparation par décantation des deux phases avant de sortir de la cellule. Il est évident que le procédé selon l'invention reste applicable quelle que soit la plus lourde des deux phases : il faut et il suffit que la phase dispersée mise en oeuvre sous forme d'un certain nombre de courants parallèles distincts soit le solvant d'extraction. Seul changera son sens de déplacement à l'intérieur de la colonne : de haut en bas, s'il est plus lourd et de bas en haut, s'il est plus léger. L'invention a également pour objet une colonne d'extraction liquideliquide pour la mise en oeuvre du procédé indiqué ci-dessus. Une conception préférée, parmi toutes les conceptions également possibles de la colonne pour mettre en oeuvre le procédé, est celle dans laquelle le courant unique de phase continue rencontre successivement chacun des n courants parallèles distincts de l'autre phase, au niveau de chaque étage d'extract ion, suivant un ordre cyclique identique. Une conception préférée, parmi toutes les conceptions également possibles de la colonne pour mettre en oeuvre le procédé, est celle dans laquelle il existe entre deux cellules adjacentes une dénivellation constante égale à ième la n partie de la hauteur d'un étage. L'invention sera mieux décrite en se référant aux figures annexées suivantes - la figure 1 est un diagramme illustrant le procédé selon l'invention (dans le cas de cette figure, le procédé est caractérisé par le fait que n = 3), - la figure 2 est une vue externe d'ensemble d'une colonne d'extraction liquide liquide selon l'invention (la colonne est ici caractérisée par le fait que n = 3), - la figure 2a est une vue développée de cette même colonne, - la figure 2b est une vue en coupe suivant pp de cette même colonne, - la figure 2c est une vue développée d'une cellule élémentaire d'un étage de cette meme colonne, - la figure 3 est une vue partielle écorchée de la colonne correspondant à lten- semble des figures 2. Il est à noter que le mode de réalisation représenté sur l'ensemble des figures 2 et sur la figure 3 est donné ici comme une illustration typique et non comme un exemple limitatif des emplois de la présente invention. Comme le montre la figure 1, le procédé selon lZinvention d'extraction liquide-liquide entre deux phases F et S consiste à faire circuler ces deux phases à contre-courant global l'une de l'autre dans une succession d'étages (dont' trois seulement sont schématisés sur cette figure) et à réaliser à l'intérieur de chacune des cellules de ces étages (chaque étage de la figure coporte trois cellules étagées régulièrement les unes par rapport aux autres) la mise en contact (suivie de séparation) du courant unique de la phase conti#nue F avec successivement chacun des trois courants distincts S1, S2 et S de l'autre phase dispersée. L'ordre dans lequel ces courants sont successivement abordés au niveau de chaque étage est toujours le même : d'abord S1 puis S2 et enfin S3. Selon les conditions expérimentales, l'efficacité d'un étage réel d'extraction du procédé selon llinvention peut être supérieure d'environ 30 à 60 %, et parfois même plus, à celle d'un étage d'une colonne d'extraction classique, c'est-à-dire d'une colonne ne comportant qu'une cellule par étage. Une vue d'ensembled'une colonne d'extraction selon l'invention est représentée à la figure 2. Cette figure, destinée à l'introduction des figures suivantes :- 2a, 2b, 2c et 3, montre l'aspect externe de cette colonne de forme cylindrique avec, en particulier, l'emplacement des conduits d'alimentation et d'évacuation des fluides traités dans le cas où la phase la plus dense ou phase lourde S (S1, S2 et S3) est dispersée au sein de la phase légère F. Le cheminement des différents courants S1, S2, S3 et F des deux phases liquides à travers la colonne apparaît clairement en couplant l'examen des figures 2a et 2b. La figure 2a représente une vue développée plane d'une coupe de la colonne par un cylindre vertical confondu avec la paroi cylindrique externe de celle-ci, tandis que la figure 2b représente une vue de dessus de la section droite circulaire de la colonne obtenue par coupe de la colonne suivant le plan horizontal de niveau pp, ainsi qu'il apparaît sur la figure 2a. Le segment de droite horizontal aa de la figure 2a représente le développement rectiligne de la circonférence de la section droite de la colonne tandis que le segment de droite vertical aa' représente une génératrice dè la paroi cylindrique externe de la colonne. Les points repères : a, b, c, d, e, f et g qui jalonnent le segment de droite aa sont équidistants les uns des autres. Leur espacement est égal jn D/7 où D est le diamètre de la colonne. Ainsi la configuration géométrique de chaque cellule constitutive d'un étage est colle dlun ### secteur circulaire dont la longueur d'are est égale à deux fois cet espa- cernent, soit : 2 a D/7. Si l'on se reporte maintenant à la figure 2c représentant la vue développée d'une cellule élémentaire d'extraction comme, par exemple, la cellule (n,2) de la figure 2a, on voit que cette cellule est délimitée vers le bas par une plaque horizontale 1 en forme de secteur circulaire de longueur d'arc égale à 2# q D/7 et vers le haut par deux autres plaques horizontales 2 et 3 également en forme de secteur circulaire mais de longueur d'arc moitié : n D/7. La plaque inférieure 1, que l'on peut encore appelée "plancher" de la cellule, comprend deux parties d'égale superficie : une première partie non perforée 7 qui fait face à la plaque supérieure perforée 2 et une deuxième partie perforée 8 qui fait face à l'autre plaque supérieure non perforée 3.La plaque 3 est plus éloignée de la plaque 1 que la plaque 2. La distance séparant la plaque 3 de la plaque 2 représente le tiers de la hauteur d'un étage, c'est-à-dire le tiers de la distance séparant la plaque 2 de la plaque 1. La cellule est en outre délimitée latéralement par deux cloisons planes verticales non perforées 4 et 5 et par une portion de la paroi cylindrique verticale de la colonne. Le bord horizontal inférieur des deux cloisons 4 et 5 repose sur la plaque horizontale 1 suivant l'un et l'autre de ses deux bords radiaux. Le bord horizontal supérieur de chacune des cloisons 4 et 5 est situé à une certaine distance au-dessous des plaques 2 et 3 respectivement de façon à ménager entre le bord de la plaque 4 et la plaque 2 une entrée 10 de phase continue F et entre le bord de la plaque 5 et la plaque 3 une sortie 11 de cette même phase.L'entrée et la sortie de la phase dispersée Si,quant à elle, s'effectuent respectivement à travers les perforations de la plaque 2 et celles de la deuxième partie 8 de la plaque 1. Les plaques horizontales 2 et 3 prennent appui suivant un de leurs bords radiaux sur une plaque verticale non perforée 6 qui partage la cellule en deux. Le bord horizontal inférieur de la plaque 6 se trouve situé à une certaine distance au-dessus du plancher 1 de la cellule de façon à ménager une zone de décantation 9. Les cloisons verticales 4, 5 et 6 s'étendent latéralement depuis l'axe du cylindre constituant la colonne jusqu'à sa paroi externe. La nature de la cellule qui vient d'être décrite sera mieux comprise en considérant la façon dont elle fonctionne. Le courant unique de phase continue F, en provenance de la cellule adjacente amont 14 (où il vient de quitter le premier courant Si 1 des trois courants distincts de l'autre phase), pénètre dans la cellule concernée par l'entrée 10 tandis que le second de ces courants Si, en provenance de la cellule correspondante 16 de l'étage immédiatement supérieur, pénètre lui aussi dans la cellule en se dispersant dans la phase F à travers la plaque perforée 2.Après avoir été mis en contact au cours de leur trajet vertical descendant dans la zone 12 d'extraction proprement dite, les deux courants de phases F et Si se séparent au cours de leur trajet horizontal dans la zone de décantation 9 et tandis que la phase S. s'accumule sur le plancher 1 pour s'évacuer à travers la partie perforée 8 de celui-ci vers la cellule correspondante 17 de l'étage immédiatement inférieur, le courant de phase F suit un trajet ascendant à travers le couloir 13 de transfert pour s'échapper par la sortie 11 vers la cellule adjacente aval 15 (où elle rencontrera le troisième et dernier courant Si l). Il va de soi que la description donnée ci-dessus d'une cellule de contact ne représente qu'un mode d'exécution possible de la présente invention. Il est évident que de nombreuses modifications et variations peuvent être ap- portées à la conception même de la cellule et/ou de l'assemblage de ces cellules en étage sans pour autant s'éloigner du domaine de l'invention. La cellule suivant l'invention peut, en effet, être modifiée de façon à être mieux adaptée à des fonctions particulières telles que la dispersion d'une phase au sein de l'autre phase; le transfert de matière d'une phase vers l'autre et la séparation des deux phases avant qu'elles ne sortent de la cellule. Ainsi, la dispersion -d'une phase dans l'autre peut s'effectuer, comme sur la figure 2c, au moyen d'un plateau perforé 2 de dispersion. Les trous peuvent alors être en nombre quelconque et de dimension quelconque. Ils peuvent aussi avoir la forme de fentes ou de trous ayant une configuration spéciale, Mais la dispersion de la phase concernée peut aussi être réalisée de toute autre façon sans l'intermédiaire d'un plateau perforé, comme par exemple au moyen d'un ou plusieurs déversoirs de forme appropriée. Le mode de mise en contact des deux phases dans la zone de transfert peut aussi être quelconque : avec ou sans garnissage, avec ou sans agitation mécanique (rotative ou pulsée), avec ou sans variation périodique de la pression, etc...Chaque cellule, de plus, peut être pourvue -d'un système approprié de recirculation des phases à travers la zone 12 de transfert de matière d'une phase à l'autre. La forme géométrique et la constitution interne de la zone de décantation peuvent être aussi quelconques tout en restant appropriées. La séparation des deux phases peut ainsi être effectuée en présence ou non d'un matériau de remplissage, en présence ou non de chicanes, etc... La cellule (n,2) de la figure 2a, dont une représentation (figure 2e) et une description détaillée viennent d'être données ci-dessus, est représentative de n'importe laquelle des cellules élémentaires d'extraction de la colonne, à l'exception toutefois des quatre suivantes : la cellule (nu1,1) la plus élevée de cette colonne et les trois cellules (1,1), (1,2) et (1,3) les moins élevées de cette colonne. Une conception préférée parmi toutes les conceptions possibles de la cellule la plus élevée de la colonne est celle représentée sur la figure 2a par la cellule (n+l,l). Cette cellule diffère sensiblement de la cellule (n,2) par le fait que d'une part il n'existe pas de plaque supérieure non perforée équiva lente à la plaque supérieure non perforée 3 de la cellule (n,2) et d'autre part la cloison plane verticale non perforée 50 est plus haute que la cloison plane verticale 5 de la cellule (n,2). Observant à nouveau la colonne telle qu'elle est représentée par la figure 2a, il apparaît que les trois plaques horizontales les plus élevées 51, 52 et 53, de forme identique à celle du plancher 1 de la cellule (n,2), constituent elles-mémes les planchers de trois zones 41, 42 et 43 d'accumulation de la phase S avant que cette phase ne soit dispersée à travers les perforations de ces plaques dans la phase continue des cellules sous-jacentes (nal,l), (n,2) et (n,3). Ces trois zones d'accumulation de la phase S sont chacune délimitées latéralement par deux cloisons planes verticales non perforées (ainsi, la zone 43 est délimitée par les cloisons 54 et 55, la zone 41 par les cloisons 55 et 60 et la zone 42 par les cloisons 50 et 54) et par une portion de la paroi cylindrique verticale de la colonne.Certaines de ces cloisons sont communes à deux zones adjacentes d'accumulation de la phase S (ainsi, par exemple : la cloison 55 est commune aux zones 43 et 41, etc...). La cloison 50 de la zone 42 n'est autre que la cloison verticale la plus haute de la cellule (n+l,l) la plus élevée décrite -précédemment tandis que la cloison 60 de la zone 41 n'est autre que la plaque verticale non perforée qui partage cette dernière cellule en deux. Chacune de ces cloisons prend appui, soit sur le plancher d'une seule zone (c'est le cas des cloisons 50 et 60 qui s'appuient respectivement sur les planchers 52 et 51), soit sur les planchers de deux de ces zones (c'est le cas des cloisons 54 et 55 qui s'appuient respectivement sur les planchers 52, 53 et 53, 51) suivant l'un des deux bords radiaux de ce ou de ces planchers.Tous les bords horizontaux supérieurs de ces cloisons 50, 60, 55 et 54, qui peuvent être avantageusement à la même altitude, sont situés à une certaine distance de la paroi 26 formant le sommet de la colonne de façon à ménager entre ces bords et cette paroi un passage pour l'évacuation de la phase continue F, ou autrement dit du raffinat R, vers le conduit 24 de sortie de cette phase. Ainsi qu'il apparaît sur la figure 2a, les trois cellules (1,1), (1,2) et (1,3) les moins élevées dans la colonne et qui constituent le premier étage de celle-ci, différent de la cellule (n,2) précédemment décrite (figure 2c), d'une part par le fait qu'il n'existe pas de plaque horizontale inférieure équivalente à la plaque horizontale inférieure 1 de la cellule (n,2) et d'autre part par la hauteur des cloisons planes verticales non perforées 58, 56, 57 et 59 qui deux à deux respectivement délimitent latéralement chacune de ces cellules.Les bords horizontaux inférieurs des cloisons 56 et 57 de la cellule médiane (1,2), qui peuvent être avantageusement à la même altitude, sont situés à une certaine distance de la paroi 27 formant le fond de la colonne de façon à ménager entre ces bords et cette paroi les passages 28 et 29 pour l'évacuation de la phase dispersée S, ou autrement dit de l'extrait E, vers le conduit 25 de sortie de cette phase. Les bords horizontaux inférieurs des deux autres cloisons, qui sont respectivement la cloison 58 de la cellule (1,1) et la cloison 59 de la cellule (1,3), sont solidaires de la paroi 27 formant le fond de la colonne.Ces deux dernières cloisons, associées à une portion de la paroi cylindrique verticale de la colonne, délimitent ainsi latéralement un passage vertical 40 entre l'entrée de la première cellule (1,1) et le conduit 20 d'alimentation de la colonne en phase continue F. L'examen conjugué des figures 2a et 2b permet d'observer l'écoulement des différents courants de chaque phase à travers la colonne. Ainsi le courant unique de la phase continue F entre dans la colonne par le conduit d'alimentation 20 situé à sa base. Toutes les cellules de chaque étage sont successivement traversées par ce courant qui s'élève de façon héli cotidale à travers la colonne jusqu'à ce qu'il atteigne le conduit de sortie 24 situé à l'extrémité supérieure de la colonne. De façon analogue, la phase dispersée S est introduite au sommet de la colonne par trois conduits d'alimentation 21, 22 et 23 divisant ainsi le courant de cette phase en trois courants S1, S2 et S3 de débits sensiblement égaux. A chacun de ces conduits correspond une zone d'accumulation de phase dispersée où leur extrémité inférieure est immergée au sein de cette phase.Dès lors, chacun de ces courants s'écoule séparément de haut en bas à travers la colonne de façon hélicordale, en ne traversant chacun qu'une cellule par étage jusqu a ce qu'ils aient tous traversé l'étage le plus bas. Là, ils se rassemblent enfin pour sortir en fond de colonne par le conduit 25. Le cheminement des deux phases à travers la colonne s'effectue donc, grosse modo, de façon hélicodale autour de l'axe de la colonne cylindrique. Il est à noter cependant que les deux spirales ascendante et descendante ainsi décrites n'ont ni le même pas, ni le même sens de rotation. Une telle colonne a un fonctionnement hydrodynamique stable. Pour tracer la position respective des divers interfaces tels qu'ils apparaissent sur la figure 2a, les pertes de charge de la phase dispersée à travers les perforations, bien que non mineures, ont été arbitrairement négligées pour ne tenir compte que de celles du cocourant des deux phases à travers la zone de contact. Ces dernières, en effet, imposent une croissance régulière de la hauteur de phase dispersée retenue sur chaque plaque perforée selon une progression arithmétique au fur et à mesure qu'on s'abaisse de la zone d'accumulation la plus élevée 41 (figure 2a) vers la cellule d'extraction la plus élevée (n+l,l).Si, de plus, il n'est pas tenu compte des variations inéluctables du débit des différents courants de phase dues au transfert de matière, il apparaît alors que la hauteur de phase dispersée retenue sur le plancher de chaque cellule suivante demeure constante et identique à celle de la cellule la plus élevée. Enfin, toutes les hypothèses précédentes demeurant valables, les trois interfaces les moins élevés dans la colonne présentent, d'une part entre le plus élevé de ceux-ci (cellule (1,3)) et le médian (cellule (1,2)) et d'autre part entre le médian et le moins élevé (cellule (1,1)), une même différence de niveau telle qu'elle compense la perte de charge du cocourant des deux phases à travers la zone de contact. La colonne peut aussi comporter des courants d'alimentation supplémentaires ou des courants de reflux ou les deux à la fois qui pénètrent à des points intermédiaires de la colonne et non pas uniquement dans le premier et dernier étage. De même, elle peut comporter aussi des conduites d'évacuation intermédiaires. Le système de régulation de la colonne selon l'invention n'est pas différent de celui employé pour une colonne classique d'extraction liquide-liquide, ctest-à-dire : ne comportant qu'une cellule par étage. Il ne semble donc pas nécessaire d'inclure ici la description détaillée des dispositifs utilisés à cet effet. Brièvement : les débits des différentes alimentations : F, SL, S2 et S3 de la colonne sont respectivement régulés au moyen des vannes 30, 31, 32 et 33, une vanne 34 située sur le conduit 24 d'évacuation du raffinat R permet de maintenir constante la pression au sommet de la colonne tandis qu'une autre vanne 35 située sur le conduit 25 d'évacuation de l'extrait E permet de maintenir les interfaces principaux à un niveau constant. Enfin la représentation tridimensionnelle de la figure 3 complétant l'ensemble des figures 2 rend plus aisée l'observation de l'écoulement des différents courants de chaque phase à travers la colonne. Bien que la présente description ait concerné le cas où la phase continue est plus légère que la phase dispersée, on peut facilement se rendre compte du fait que la même colonne peut être aussi utilisée pour l'extraction liquide-liquide entre deux phases liquides dans le cas où la phase continue est maintenant la plus lourde. A cet effet, la colonne précédemment décrite et illustrée par l'ensemble des figures 2, 2a, 2b et 2c peut être simplement retournée de façon que le courant unique de phase continue F entre dans la colonne par le conduit d'alimentation 20 situé à son sommet. Toutes les cellules de chaque étage sont alors successivement traversées par ce courant qui descend à travers la colonne de façon hélicoidale jusqu'à ce qu'il atteigne le conduit de sortie 24 situé à l'extrémité inférieure de la colonne. De façon analogue, la phase dispersée S est introduite à la base de la colonne par trois conduits d'alimentation 21, 22 et 23 divisant ainsi le courant de cette phase en trois courants S1, S2 et S3 de débits sensiblement égaux. A chacun de ces conduits 3 correspond une zone d'accumulation de phase dispersée où leur extrémité supé rieure est immergée au sein de cette phase. Dès lors, chacun de ces courants s'élève séparément à travers la colonne de façon hélicordale en ne traversant chacun qu'une cellule par étage jusqu'à ce qu'ils aient tous traversé l'étage le plus élevé. Là, ils se rassemblent enfin, pour sortir en sommet de colonne 'par le conduit 25. Ainsi qu'il a été rapporté plus haut, de nombreuses modifications et variations peuvent être apportées à la conception même de la cellule et/ou à l'assemblage de ces cellules en étage sans pour autant s'éloignerdu domaine de 1' invention. On peut par exemple vouloir modifier cette conception de façon à permettre une séparation plus achevée des deux phases avant leur sortie de la cel lule. Il peut être souhaitable à cet effet : - primo, de disposer d'une cellule dont la section droite soit la plus large possible tout en demeurant inférieure à celle de la colonne et - secundo, de mieux utiliser la section droite de cette cellule en en libérant au maximum la plus grande partie pour la réserver à la seule décantation : ainsi, au cours de leur trajet horizontal sur le plancher de la cellule, les deux phases pourront séjourner dans une vaste zone centrale de décantation ce qui ne peut que contribuer efficacement à parfaire leur séparation. La colonne illustrée précédemment par les figures 2, 2a, 2b, 2c et 3 était telle que, dans le cas de deux cellules adjacentes, le plancher de la cellule aval (par référence au sens de l'écoulement du courant unique de phase continue) ne surplombait pas celui de la cellule amont. Les sections droites de ces deux cellules étaient, en effet, deux secteurs circulaires adjacents de la section droite circulaire de la colonne. En adoptant la nouvelle conception rapportée ci-dessus pour la réalisation de la cellule, cette particularité disparait : en effet, comme on peut s'en rendre compte sur les figures 4 et suivantes, le plancher de la cellule aval surplombe alors celui de la cellule amont, tout au moins partiellement.Conséquemment, les planchers de la cellule aval et de la cellule amont délimitent entre eux un passage horizontal qui sert de zone de décantation au courant des deux phases au cours de leur traversée de la cellule amont. Ainsi, chaque cellule de la colonne possède à sa partie inférieure une zone de décantation des phases qui se trouve située dans une tranche de colonne délimitée par deux plans horizontaux, à savoir : délimitée vers le bas par un premier plan confondu avec le plancher de la cellule amont où s'effec tue la décantation et vers le haut par un deuxième plan confondu avec le plancher de la cellule aval qui constitue en quelque sorte le plafond de cette zone. Il est possible de réaliser les cellules et leur assemblage en étage de telle façon que la vaste zone de décantation offerte aux deux phases au cours de leur trajet horizontal sur le plancher de chaque cellule puisse être : - soit centrale de forme circulaire, rectangulaire, ou approximativement - soit latérale - soit même centrale et latérale - soit encore périphérique de forme annulaire ou approximativement. Dans la plupart des cas, il sera nécessaire de partager partiellement cette zone de décantation au moyen d'une cloison verticale, disposée entre plancher et plafond, de façon à infléchir le courant des deux phases dans la bonne direction. Ainsi le mouvement des deux phases au cours de leur séparation sera sensiblement curviligne et horizontal. Une conception préférée parmi toutes les conceptions également possibles de la colonne pour mettre en oeuvre le procédé selon l'invention en tenant compte de la modification rapportée ci-dessus est celle dans laquelle le mouvement du courant des deux phases au cours de leur séparation est sensiblement rectiligne et horizontal selon un diamètre de la section droite circulaire de la colonne. La modification de la conception de la colonne sera mieux décrite en se référant à l'ensemble des figures suivantes - la figure 4 est une vue de coupe de la colonne par un plan horizontal, - l'ensemble des figures Sa et 5b représente une vue éclatée d'une tranche horizontale de la colonne telle qu'elle vient d'être définie ci-dessus l'épaisseur de cette tranche est donc égale à la dénivellation comprise entre les planchers de deux cellules adjacentes ; la figure Sa représente une vue de dessus en perspective du plancher de cette tranche ; il est à noter que le plancher de la cellule ne constitue qu'une partie, bien que majeure, du plan cher de cette tranche ; la figure 5b représente une vue de dessus en perspec tive des parois verticales, radiales et circulaires de cette tranche ; la vue de dessus en perspective du plafond de cette tranche n'a pas été représentée, elle peut être aisément déductible de celle de la figure Sa par une simple rotation de + 2 E /7 autour de l'axe de la colonne, - la figure 6 représente une série de vues de dessus du plancher de cinq tranches consécutives de la colonne ; à chacune de ces tranches correspond le plancher d'une cellule ; ainsi, la figure 6 permet de suivre à travers la série verti cale de ces vues le changement progressif d'orientation dans l'agencement des internes au sein de chaque tranche au fur et à mesure que le courant unique de la phase continue F, qui s'élève dans la colonne, traverse successivement la zone de décantation des cinq cellules consécutives suivantes : ml, m23 m3, puis nl et n2 ; le cheminement des différents courants : courant unique F d'une phase et courants S1, S2 et S3 de l'autre phase apparaît alors clairement à travers la série de ces vues, - la figure 7 représente une série verticale de vues relatives à la partie supé rieure de la colonne, - la figure 8 représente une série verticale de vues relatives à la partie inférieure de la colonne. Il est à noter que le mode de réalisation représenté par l'ensemble des figures 4, Sa, 5b, 6, 7 et 8 est donné ici comme une illustration typique et non comme un exemple limitatif. Comme le montre la figure 4, la section droite circulaire de la colonne cylindrique (et partant, la colonne elle-même) peut être divisée topographiquement - d'une part, de l'intérieur vers l'extérieur, en trois zones circulaires concentriques A, B et C . la zone A est circulaire et centrale, la zone C est annulaire et périphérique, , tandis que la zone B annulaire est prise en sandwich entre les zones A et C, - et d'autre part, en sept secteurs circulaires, d'égale superficie, numérotés de I à VII. Ainsi, l'emploi simultané de ces deux sortes de divisions permet de compartimenter fictivement la section droite de la colonne (et partant, la colonne elle-même) en un certain nombre de zones (portions de secteurs circulaires) qui, par la suite, seront repérées spécifiquement par l'emploi de l'une des trois lettres suivantes : A, B ou C correctement indicée par un chiffre pris de 1 à 7. La zone A de la colonne sera dans sa totalité une zone de décantation des deux phases au cours de leur trajet horizontal. La zone B sera, pour partie réservée au cocourant vertical des deux phases pendant la période d'extraction proprement dite, et pour partie réservée à la décantation de ces deux phases au cours de leur trajet horizontal. La zone C, quant à elle, sera dans sa totalité une zone de transfert du courant unique de la phase continue F entre deux cellules adjacentes, ce transfert s'effectuant suivant un trajet d'abord vertical puis horizontal. L'ensemble des figures Sa et 5b représente donc une vue éclatée d'une tranche horizontale de colonne : ce peut être, par exemple, comme il apparaîtra sur la figure 6, la tranche de colonne qui contient la zone de décantation de la cellule nl (étage n). En se reportant maintenant à la figure Sa, on découvre clairement indiquée la forme géométrique du plancher 71 de la tranche correspondant à la cellule nl. C'est une plaque circulaire horizontale dont les zones B6 et B7 ont été complètement évidées, les zones C2 C et C4 totalement échancrées et la zone B5 perforée 72 En fait, seule une partie de la plaque ainsi définie constitue le plancher de la cellule nl, car les zones C6 C7 et C1, qui n'en font pas par tie, servent de paroi inférieure à la partie circulaire horizontale de la canalisation de transfert du courant unique de la phase continue F de la cellule m vers la cellule adjacente m2.L'examen conjugué des figures 4, Sa et 5b permet d'observer que le plancher 71 de la tranche est solidaire de la paroi cylindrique de la colonne sur une portion seulement de son pourtour définie par l'arc C5C7C2. L'examen conjugué des figures 4 et 5b montre alors clairement la disposition des différentes parois verticales 62, 63, 64, 65, 66, 67, 68 et 69 internes à la colonne 61 et situées entre les planchers de deux tranches consécutives. Comme la hauteur de ces parois est égale à l'épaisseur de la tranche, il s'en suit qu'elles sont pour la plupart solidaires sur toute leur longueur à la fois du plancher et du plafond de cette tranche (pour la plupart seulement, car certaines d'entre elles ne prennent pas appui sur le plancher : parois 64, 65 et 68, ou sur le plafond : parois 65, 66 et 69).Deux sortes de parois peuvent être distinguées : - d'une part, des parois 62 et 63 en arc de cercle : la paroi 62 s'étend sur toute la longueur de l'arc X 5 et la paroi 63 sur toute la longueur de l'arc a6a7al (plus simplement par la suite de telles parois en arc de cercle seront dites parois circulaires) - et d'autre part, des parois planes radiales 64, 65, 66, 67, 68 et 69 qui stétendent respectivement sur les segments suivants b3c3, bqcq, b5c5, a6c6, a7b7 et albl. Les parois radiales 64, 65 et 66 sont solidaires des parois circulaires 61 et 62, la paroi radiale 67 est solidaire des parois circulaires 61 et 63 et les parois radiales 68 et 69 sont solidaires des parois circulaires 62 et 63. Bien que cela n'apparaisse pas sur la figure 5b, il est possible d'envisager l'existence d'une paroi circulaire supplémentaire, s'étendant sur toute la longueur de l'arc b6b7, dont la hauteur serait inférieure à l'épaisseur de la tranche et qui, par conséquent, ne serait solidaire que du plancher 71 de cette tranche. Cette paroi, située dans le prolongement de la paroi 62, serait bien évidemment solidaire des parois 67 et 68. L'introduction de cette paroi supplémentaire peut être recherchée pour accroître la longueur du trajet vertical du cocourant des deux phases. L'assemblage des cellules en étage et des étages en colonne est réalisé en empilant l'une sur l'autre le nombre nécessaire de tranches horizontales, toutes d'égale épaisseur, telles qu'elles viennent d'être décrites et illustrées par les figures Sa et 5b. Toutefois, cet empilement devra s accompagner à chaque nouvelle tranche d'une rotation de celle-ci de + 2 B /7 par référence à la tranche sous-jacente. La nature d'un ensemble de cellules ainsi empilées sera mieux comprise en considérant la façon dont il fonctionne. C'est là l'objet de la figure 6. Sur chaque vue de dessus du plancher d'une tranche de la colonne sont nettement indiquées par un trait plein continu les traces des parois verticales, radiales ou circulaires, situées à l'intérieur de cette tranche. En outre, certaines des traces de parois verticales, radiales (entre les zones C1 et C2 - figure 5a) ou circulaires (entre les zones B6 et C6 - figure 5a) qui sont solidaires du plancher de cette tranche, mais situées au-dessous, sont indiquées en tirets. Enfin l'emplacement de certaines ouvertures situées dans le plafond de chaque tranche est repéré topographiquement sur le plancher de cette même tranche par des pointillés.Ce sont d'une part, l'emplacement de l'ouverture (zone B1 - figure 5a) par laquelle le cocourant des deux phases pénètre dans la tranche pour gagner la zone de décantation et d'autre part, l'emplacement de l'ouverture (zone C5 figure 5a) par laquelle #le courant unique F de phase continue s'échappe de cette zone de décantation pour être transféré vers la cellule adjacente. Supposons que le courant unique F de phase continue, au fur et à mesure qu'il s'élève dans la colonne, rencontre toujours les trois courants de l'autre phase selon l'ordre cylique suivant S1, S2 puis 53. Nous aidant de la figure 4, examinons alors, à travers la série verticale des vues de la figure 6, la façon dont ces courants cheminent. Le courant unique F de phase continue s'élève verticalement à travers les zones Cl des tranches ml et m2 (c'est-à-dire des tranches correspondant aux cellules ml et m2), pénètre dans la zone C1 de la tranche m3 puis se déplace horizontalement à travers les zones C7,C6 et C5. Ce courant pénètre alors dans la zone B5 de cette tranche où il rencontre le courant S1 de phase dispersée en provenance de la tranche nl immédiatement supérieure. Le cocourant de ces deux phases F et S1 tombe ensuite verticalement à travers la zone B5 de la tranche m2 puis apparaît dans la zone B5 de la tranche ml.Là, les deux phases traversent une vaste zone horizontale de décantation comprise entre le plancher et le plafond de la tranche ml et constituée par l'ensemble des zones A, B6, B7 et Bl. La phase S1, maintenant coalescée, se disperse à nouveau en direction de la tranche 13 immédiatement inférieure à travers les perforations de la zone B2 tandis que la phase F pénètre dans la zone C2 de la tranche ml où elle entreprend son ascension verticale à travers les zones C2 des deux tranches supérieures m2 et m3. La phase F pénètre ensuite dans la zone C2 de la tranche nl, puis se déplace horizontalement à travers les zones C1,C7 et C6. Ce courant pénètre alors dans la zone B6 de cette tranche où il rencontre le courant S2 de phase dispersée en provenance de la tranche n2 immédiatement supérieure. Le cocourant de ces deux phases F et S2 tombe ensuite verticalement à travers la zone B6 de la tranche m3 puis apparatt dans la zone B6 de la tranche m2. Là, les deux phases traversent une vaste zone horizontale de décantation comprise entre le plancher et le plafond de la tranche m2 et constituée par l'ensemble des zones A, B7, B1 et B2. La phase S2' maintenant coalescée, se disperse à nouveau en di rection de la tranche ml immédiatement inférieure à travers les perforations de la zone B3 tandis que la phase F pénètre dans la zone C3 de la tranche m2 où elle entreprend son ascension verticale à travers les zones C3 des deux tranches supérieures m3 et nl. La phase F pénètre ensuite dans la zone C3 de la tranche n2 puis se déplace horizontalement à travers les zones C2, C1 et C7. Ce courant pénètre alors dans. la zone B7 de cette tranche où il rencontre le courant S3 de phase dispersée en provenance de la tranche n3 immédiatement supérieure.Le cocourant de ces deux phases F et S3 tombe ensuite verticalement à travers la zone B7 de la tranche nl puis apparaît dans la #one B7 de la tranche m3. Là, les deux phases traversent une vaste zone horizontale de décantation comprise entre le plancher et le plafond de la tranche m3 et constituée par l'ensemble des zones A, B1, B2 et B3. La phase S3, maintenant coalescée se disperse à nouveau en direction de la tranche m2 immédiatement inférieure à travers les perforations de la zone B4 tandis que la phase F pénètre dans la zone C4 de la tranche m3 où elle entreprend son ascension verticale à travers les zones C4 des deux tranches supérieures nl et n2 et ainsi de suite... Ainsi au cours de cette description, on a vu comment le courant unique F de phase continue cheminait successivement à travers les trois cellules ml, m2 et m3 composant l'étage m pour y rencontrer respectivement chacun des trois courants S1, S2 et S3 de la phase dispersée. Il convient maintenant d'examiner les zones supérieure et inférieure de la colonne. Ainsi qu'il vient d'être vu, du fait de la nouvelle conception de réalisation d'une cellule, la colonne pour la mise en oeuvre du procédé se compose d'une tour verticale, de paroi latérale cylindrique, munie de deux autres parois dont l'une en fond et l'autre au sommet, à l'intérieur de laquelle se trouve une pluralité de plaques horizontales espacées verticalement et divisant ainsi la tour en une pluralité de tranches empilées l'une sur l'autre. Chaque tranche résulte du tronçonnage de la tour par deux plans horizontaux respectivement confondus avec une plaque horizontale donnée et la plaque horizontale immédiatement supérieure.L'empilement de ces tranches, d'épaisseur identique à l'exception possible de la tranche la plus élevée, est réalisé en le faisant accompagner à chaque nouvelle tranche d'une rotation de celle-ci de + 2E /7 par référence à la tranche sous-jacente. Chaque tranche de la tour, à l'exception des trois tranches les plus élevées, correspond spécifiquement à la zone de décantation d'une cellule d'extraction bien définie. Les trois tranches les plus élevées correspondent respectivement à trois zones horizontales distinctes d'accumulation de phase dispersée en sommet de tour avant que cette phase ne soit dispersée à travers les étages# cellulaires sous-jacents de la tour Si dans leur conception ces trois tranches ne diffèrent pas sensiblement des tranches sous-jacentes précédemment décrites, par contre elles en diffèrent de par leur fonction.En ce qui concerne les trois tranches les moins élevées de la tour, il n'en est nullement de même, chacune d'elles est spécifique d'une des cellules de l'étage le moins élevé et leur conception est assez différente de celle des tranches plus élevées. En se reportant tout d'abord à la figure 7, on découvre successivement de bas en haut; à travers une série verticale. de vues de dessus, les planchers 71, 72, 73 et 74 des quatre tranches les plus élevées de la colonne, le plafond 75 de la tranche la plus élevée et la paroi 76 de sommet de cette colonne. Les parties non hachurées des plaques horizontales circulaires qui les constituent correspondent à des zones évidées, échancrées ou perforées. Sur chaque vue de dessus des planchers 72, 73 et 74 des trois tranches les plus élevées de la colonne sont nettement indiquées par un trait plein continu les traces de parois verticales, radiales ou circulaires, situées à l'intérieur de cette tranche. En outre certaines des traces de parois verticales, radiales ou circulaires, qui sont solidaires des planchers 71, 72, 73 et 74 ou du plafond 75, mais situées au-dessous, sont indiquées en tirets.Enfin l'emplacement 710, 713, 721, 724, 732 et 735 de certaines ouvertures situées dans le plafond de chaque tranche ou encore celui 726, 737 et 748 d'ouvertures situées légèrement au-dessus du plancher de chaque tranche, comme par exemple, l'extrémité inférieure des conduits 736, 746, 756, 766 ou 747, 757, 767 ou 758, 768 d'alimentation en phase dispersée de chacune des trois zones d'accumulation, est repéré topographiquement sur le plancher de cette même tranche par des pointillés. Le courant unique de phase continue F en provenance de la zone de dë- cantation de la tranche associée à l'avant dernière cellule la plus élevée s'élève à travers les zones 719 et 729 des deux tranches supérieures, se déplace ensuite horizontalement de la zone 739 à la zone 730 de la tranche suivante où il rencontre le courant S1 de phase dispersée en provenance de la zone d'accumu lation située sur le plancher 74 via les perforations de ce plancher. Le cocourant des deux phases F et S1 tombe alors verticalement à travers la zone de contact 720 pour déboucher ensuite dans la zone 710 de la tranche associée à la cellule la plus élevée.Là, sur le plancher 71 de cette cellule, les deux phases se séparent au cours d'un trajet sensiblement horizontal et tandis que la phase S1 coalescée se redisperse dans la tranche immédiatement inférieure à travers les perforations du plancher 71, la phase continue F de cette même tranche sort en sens opposé et à la verticale de la zone 713 pour s'élever à travers les zones 723 et 733 des tranches supérieures puis pénètrer dans la zone 743 de la tranche la plus élevée de la colonne où après un trajet périphérique horizontal, elle atteint la zone 741 qui est en libre communication, via le couloir 731 situé dans la tranche sous-jacente à la verticale de la zone 741, avec la zone d'accumulation la moins élevée de la colonne, à savoir celle d'accumulation du courant S2 dephase dispersée sur le plancher 72.Poursuivant alors son ascension verticale, la phase continue F s'échappe de cette zone 741 et débouche alors par l'ouverture 751 dans ltespace situé en sommet de colonne entre le plafond 75 de la tranche la plus élevée et la paroi 76 du sommet, laquelle paroi est située à une certaine distance au-dessus du plafond 75. La phase F,devenue maintenant le raffinat R, sort enfin de la colonne par le conduit 70. Les trois courants de phase dispersée S1, S2 et S3 parviennent au sein de leurs zones respectives d'accumulation situées sur les planchers 74, 72 et 73 des tranches associées par l'intermédiaire des conduits d'alimentation 768, 758 et 766, 756, 746, 736 ainsique 767, 757, 747.Au-dessus de chacune des phases dispersées S2 et S3 accumulées respectivement sur les planchers 72 et 73 se trouve de la phase continue F. Cette dernière phase immobile est en libre relation avec la phase continue F qui surmonte la phase dispersée S1 accumulée sur le plancher 71. Cette libre relation est établie par l'intermédiaire de quatre couloirs de communication, à raison de deux couloirs par zone d'accumulation. Ces deux couloirs de communication sont disposés de façon sensiblement diamétralement opposée. Ces couloirs sont à la verticale des zones 731, 741 et 734, 744 en ce qui concerne la phase F surmontant la phase S2 et des zones 742 et 745 en ce qui concerne celle surmontant S Ces couloirs de communication mettent donc en relation chacune de ces deux zones d'accumulation avec l'espace situé entre le plafond 75 et la paroi 76 de la colonne. En se reportant maintenant à la figure 8, on découvre successivement de bas en haut, à travers une série verticale de vues de dessus, la paroi 81 de fond de la colonne et les planchers 82, 83, 84 et 85 des quatre tranches les moins élevées de cette colonne. Les parties non hachurées des plaques horizontales circulaires qui les constituent correspondent à des zones évidées, échancrées ou perforées. Sur chaque vue de dessus des planchers 82, 83 et 84 des trois tranches les moins élevées de la colonne sont nettement indiquées par un trait plein continu les traces des parois verticales, radiales ou circulaires, situées à l'intérieur de cette tranche. En outre, certaines des traces de parois verticales, radiales ou circulaires, qui sont solidaires de la paroi 81 de fond de colonne ou des planchers 83, 84 et 85, mais situées au-dessous, sont indiquées en tirets.Enfin l'emplacement 817 d'une ouverture située dans le plancher 82 de la première tranche ou l'emplacement 821, 822, 833, 834, 845 et 846 de certaines autres ouvertures situées dans le plafond de chaque tranche, est repéré topographiquement respectivement sur la paroi 81 de fond de colonne ou sur le plancher de la même tranche par des pointillés. Le courant unique de phase continue F pénètre dans la colonne au niveau de la tranche la plus élevée des trois tranches les moins élevées de la colonne. Là, il rencontre le courant S1 de phase dispersée qui vient d'être dispersée à travers les perforations du plancher 85. Le cocourant de ces deux phases tombe alors verticalement à travers la zone de contact 832 pour déboucher ensuite dans la zone 822 de la tranche associée à la cellule la moins élevée.Là, sur le plancher 82 de cette cellule, les deux phases se séparent au cours d'un trajet sensiblement horizontal et tandis que la phase S1 coalescée tombe à travers l'échancrure 827 de ce plancher 82 dans l'espace sous-jacent situé en fond de colonne entre ce plancher 82 et la paroi 81 de fond de colonne, la phase continue F de cette même tranche sort, en sens opposé et à la verticale de la zone 821, pour s'élever à travers les zones 831 et 841 des tranches supérieures, puis pénétrer dans la zone 851 de la tranche immédiatement supérieure à ces deux dernières où, après un trajet périphérique horizontal, elle atteint la zone 854 où elle rencontre le courant S2 de phase dispersée en provenance de la tranche située immédiatement au-dessus.Le cocourant de ces deux phases F et S2 tombe alors verticalement à travers la zone de contact 844 pour déboucher ensuite dans la zone 834 de la tranche associée à la cellule médiane. Là, sur le plancher 83 de cette cellule, les deux phases se séparent au cours d'un trajet sensiblement horizontal, et tandis que la phase Sa coalescée tombe à travers l'échancrure 838 de ce plancher 83 dans un petit couloir de passage situé à la verticale de la zone 828 de la tranche sous-jacente, la phase continue F sort en sens opposé et à la verticale de la zone 833 pour s'élever à travers les zones 843 et 853 des tranches supérieures puis pénétrer dans la tranche immédiatement supérieure où elle rencontre le courant S3 de phase dispersée.Le cocourant de ces deux phases F et S3 tombe alors verticalement à travers la zone de contact 856 pour déboucher ensuite dans la zone 846 de la tranche associée à la cellule supérieure. Là, sur le plancher 84 de cette cellule, les deux phases se séparent au cours d'un trajet sensiblement horizontal et tandis que la phase S3 coalescée tombe à travers l'échancrure 849 de ce plancher 84 dans un grand couloir de passage situé à la verticale des zones 829 et 839 des tranches sous-jacentes, la phase continue F sort en sens opposé en s'élevant à la verticale de la zone 845 et ainsi de suite... La forme géométrique des échancrures 827, 838, 849 ainsi que celle de la section droite des couloirs de passage qui sont associés aux échancrures 838 et 849 est clairement définie en se reportant à la figure 4. Cette forme est celle d'une zone composite résultant de la réunion d'une portion de secteur circulaire de la zone annulaire périphérique, telle C5 par exemple en ce qui concerne l'échancrure 838 associée au petit couloir de passage situé à la verti cale de la zone 828 de la tranche sous-jacente, avec une partie ou la totalité d'une portion de secteur circulaire de la zone annulaire médiane telle B5 dans le cas présent.Revenant maintenant à la figure 8, le petit 828 et le grand 829, 839 couloir de passage, situés respectivement dans la tranche associée au plan cher 82 et dans les tranches associées aux planchers 82 et 83 sont complètement séparés du reste de ces tranches par un ensemble de parois verticales, radiales ou circulaires, Si les courants S2 et S3 de phase dispersée qui vient d'être coalescée sur les planchers 83 et 84 ont libre accès à l'extrémité supérieure de ces couloirs par l'intermédiaire des échancrures 838 et 849, par contre, dans une forme préférée de réalisation de la colonne, ces mêmes courants S2 et S3 ne peuvent s'échapper de ces couloirs vers l'espace sous-jacent situé en fond de colonne entre le plancher 82 et la paroi 81 qu'à travers les vannes de réglage 91 et 92.Le plancher 82 est situé à une certaine distance au-dessus de la paroi -81. Les vannes de réglage 91 et 92, ainsi disposées, ont pour fonction d'accroître la perte de charge nécessaire à l'écoulement des courants S2 et S3 entre d'une part cet espace sous-jacent, auquel accède librement le troisième courant S1 et d'autre part les tranches médiane et supérieure des trois tranches les moins élevées de la colonne qui leur correspondent respectivement. De cette manière, il est ainsi possible d'ajuster à l'altitude désirée le niveau des interfaces (phase lourde coalescée/phase légère continue) des courants S2 et S3 respectivement au sein des tranches médiane et supérieure. Bien entendu, tout autre moyen tendant à accroître la perte de charge nécessaire à l'écoulement des courants S2 et S3 peut être aussi utilisé. Ayant ainsi introduit une dénivel lation appropriée, d'une part entre les interfaces des tranches inférieure et médiane et d'autre part entre ceux des tranches inférieure et supérieure, le système de régulation de cette colonne sera identique à celui précédemment décrit brièvement. La réunion des trois courants S1, S2 et S3 de phase dispersée dans 1 espace sous-jacent situé en fond de colonne constitue maintenant l'extrait E qui sort de la colonne par le conduit d'évacuation 80. Une vanne de régulation, non représentée sur la figure 8, située sur ce conduit permet alors le contrôle du niveau de l'interface de la tranche inférieure. REVENDICATIONS 1. - Un procédé de contact#entre deux phases, substantiellement immiscibles et de densités différentes, circulant à contre-courant global l'une de l'au tre dans une succession verticale d'étages, caractérisé en ce qu'on réali se, à l'intérieur de chacun de ces étages, la mise en contact, suivie de séparation, du courant unique de l'une de ces phases ou phase continue avec successivement chacun des n courants distincts composant l'ensemble de l'autre phase ou phase dispersée, n étant un nombre entier pouvant avoir une valeur quelconque supérieure à 1, la portion d'un étage d'extraction dans laquelle est réalisée la mise en contact du courant unique de phase continue avec un seul des courants de l'autre phase dispersée, suivie d'une séparation de ces deux phases avant qu'elles ne sortent de cette portion, étant appelée cellule d'extraction. 2. - Procédé, selon la revendication 1, dans lequel les débits des n courants distincts composant l'ensemble de la phase dispersée sont sensiblement égaux. 3. - Procédé, selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans le quel le courant unique de la phase continue rencontre successivement cha cun des n courants parallèles distincts de l'autre phase, au niveau de chaque étage, suivant un ordre cyclique identique. 4. - Procédé, selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans le quel n est égal à 3. 5. - Procédé, selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans le quel la phase continue constituant le courant unique est la plus légère. 6. - Procédé, selon l'une quelconque des revendications de 1 à 4, dans lequel la phase continue constituant le courant unique est la plus lourde. 7. - Procédé, selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans le quel les deux phases sont liquides. 8. - Procédé, selon l'une quelconque des revendications de 1 à 4, dans lequel la phase continue constituant le courant unique est gazeuse tandis que l'autre phase est liquide. 9. - Procédé, selon ltune des revendications de 1 à 8, dans lequel dans chaque ceilule d'extraction, le contact des phases est effectué par courants de même sens. 10. - Un appareil pour la mise en oeuvre du procédé de la revendication 1, carac térisé en ce qu'il comprend une enceinte cylindrique érigée verticalement à l'intérieur de laquelle est disposée une succession hélicoîdale de cel lules étanches d'extraction, chaque cellule de cette première hélice étant elle-même constitutive d'une seconde hélice à laquelle n'appartiennent que certaines cellules de la première hélice caractérisées par le fait qu'elles sont régulièrement espacées sur celle-ci, la valeur de l'espacement étant égale au nombre de cellules correspondant à un tour de la première hélice, chaque cellule étant d'une part en libre communication latérale dans sa partie supérieure avec chacune des cellules immédiatement voisines appar tenant à la première hélice et d'autre part en communication contrtlée, dans une direction verticale, avec chacune des cellules immédiatement voisines appartenant à la deuxième hélice, l'appareil comportant en outre des moyens d'alimentation en une première phase de la cellule extrême de la première hélice située à une première extrémité de l'appareil, des moyens d'alimentation en une seconde phase de chacune des cellules consti tuant le premier tour de la première hélice à la seconde extrémité de l'ap pareil, des moyens de soutirage de la première phase à la seconde extré mité de l'appareil et des moyens de soutirage de la seconde phase à la première extrémité de l'appareil. 11. - Appareil, selon la revendication 10, caractérisé en outre en ce que la communication, dans une direction verticale, de chaque cellule avec chacune~ des cellules immédiatement voisines appartenant à la deuxième hélice est contrtlée par des perforations. 12. - Appareil, selon l'une des revendications 10 ou 11, caractérisé en outre en ce que chaque cellule étanche d'extraction occupe un secteur et une fraction de la hauteur de ladite enceinte. 13. - Appareil, selon la revendication 12, caractérisé en outre en ce que chaque cellule comporte une cloison intermédiaire étanche, sensiblement verticale, ouverte à sa partie inférieure. 14. - Un appareil, pour la mise en oeuvre d'un procédé de contact entre deux phases liquides selon l'ensemble des revendications de 1 à 5, caractérisé en ce qu'il se compose d'une tour cylindrique érigée verticalement à l'in térieur de laquelle se trouve une pluralité de plaques horizontales de forme géométrique identique à celle d'un secteur de la section droite circulaire de ladite tour dont la longueur d'arc serait les deux septièmes de la circonférence de ladite section droite ; lesdites plaques horizontales étant régulièrement disposées de façon hélicoîdale autour de l'axe de la tour comme les marches d'un escalier en spirale, la hauteur d'une marche étant égale au tiers de la hauteur d'un étage, chacune desdites plaques horizontales qui se compose de deux parties d'égale superficie, l'une per forée et l'autre non perforée, se trouvant placée, à l'exception des quatre plaques horizontales les plus élevées dans ladite tour, en ce qui concerne sa partie non perforée : immédiatement au-dessous de la partie perforée d'une première plaque horizontale supérieure et en ce qui concerne sa par tie perforée : immédiatement au-dessous de la partie non perforée d'une seconde plaque horizontale supérieure, ladite seconde plaque horizontale supérieure étant plus éloignée de la plaque horizontale concernée que la dite première plaque horizontale supérieure ; chaque plaque horizontale constituant le plancher d'une cellule d'extraction dont le plafond se composerait de la partie perforée de ladite première plaque horizontale supérieure et de la partie non perforée de ladite seconde plaque horizontale supérieure, chaque cellule étant en outre délimitée latéralement par deux cloisons verticales non perforées et par une portion de la paroi cylindrique verticale de ladite tour, le bord horizontal inférieur de la première cloison reposant sur ledit plancher de la cellule suivant le bord radial de ce plancher appartenant à sa partie non perforée tandis que celui de la seconde cloison repose sur celui-ci suivant l'autre bord radial appartenant à la partie perforée, dudit plancher, les bords horizontaux supérieurs des première et seconde cloisons étant situés à une certaine distance respectivement au-dessous desdites première et seconde plaques horizontales supérieures de façon à ménager entre le bord de la première cloison et la première plaque horizontale supérieure une entrée de phase continue et entre le bord de la seconde cloison et la seconde plaque horizontale supérieure une sortie de cette même phase, l'entrée et la sortie de la phase dispersée s'effectuant respectivement à travers les perforations de la première plaque horizontale supérieure et celles de la partie perforée dudit plancher de la cellule, lesdites première et seconde plaques horizontales supérieures prenant appui suivant un de leurs bords radiaux sur une plaque verticale médiane non perforée qui partage la cellule en deux, le bord horizontal inférieur de ladite plaque verticale médiane se trouvant situé à une certaine distance au-dessus du plancher de la cellule de façon à ménager une zone de décantation, les première et seconde cloisons ainsi que ladite plaque verticale médiane s'étendant latéralement depuis l'axe de la tour jusqu'à sa paroi ; la cellule la plus élevée dans la colonne étant différente des autres cellules d'une part par le fait qu'au dessus de la partie perforée de son plancher, il n'existe pas en regard de partie non perforée de ladite seconde plaque horizontale supérieure et d'autre part par la hauteur plus grande de ladite seconde cloison ; les trois plaques horizontales les plus élevées dans la tour constituant les planchers de trois zones d'accumulation de phase à disperser avant que cette phase ne soit dispersée à travers leurs perforations dans la phase continue des cellules sous-jacentes, chacune desdites zones d'accumulation étant délimitée latéralement par deux cloisons planes verticales non perforée et par une portion de la paroi cylindrique verticale de la tour, les bords horizontaux supérieurs des cloisons desdites zones d'accumulation étant situés à la même altitude, qui est aussi celle du bord horizontal supérieur de ladite seconde cloison de la cellule la plus élevée de la tour, et de plus étant situés à une certaine distance de la paroi formant le sommet de la tour ; les trois cellules les moins élevées dans la tour étant différentes des autres cellules d'une part par le fait que leur plancher est absent et d'autre part par la hauteur desdites première et seconde cloisons qui les délimitent latéralement, le bord horizontal inférieur desdites première et seconde cloisons de la cellule médiane de l'étage le moins élevé étant situé à une certaine distance de la paroi formant le fond de la tour de façon à ménager entre cette paroi et ce bord un passage pour îtévacuation de la phase dispersée coalescée, les bords horizontaux inférieurs de ladite première cloison de la cellule la moins élevée de l'étage le moins élevé dans la colonne et de ladite seconde cloison de la cellule la plus élevée dudit étage étant solidaires de la paroi formant le fond de la tour, ces deux dernières cloisons as sociées à une portion de la paroi cylindrique verticale de la tour dé limitant ainsi latéralement un passage vertical pour la phase continue des conduits d'alimentation de la tour en phases continue et dispersée et d'évacuation de ces phases de la tour après contact étant disposés aux deux extrémités verticales de la tour de façon à ce qu'un contre-courant des deux phases s'y établisse, les conduits d'alimentation de la tour en phase lourde dispersée étant au nombre de trois et situés à l'extrémité supérieure de la tour, chacun de ces trois conduits ayant son extrémité inférieure immergée au sein de la phase dispersée dans une des trois zones d'accumulation de cette phase en haut de tour avant que ladite phase ne soit dispersée dans la phase continue des cellules de l'étage sous-jacent, les trois courants de phase dispersée se trouvant réunis en un seul courant en fond de tour, à l'issue de leur passage à travers les trois cellules de l'étage le moins élevé, avant de pouvoir accéder au conduit d'évacuation de ladite phase vers l'extérieur de la tour. 15. - - Appareil, selon l'une des revendications 10 ou 11, caractérisé en outre -en ce que, considérant sur la première hélice deux cellules immédiatement voisines, le plancher de la cellule supérieure surplombe, tout au moins partiellement, celui de la cellule inférieure. 16. - Un appareil, pour la mise en oeuvre d'un procédé de contact entre deux phases liquides selon l'ensemble des revendications de 1 à 5, caractérisé en ce qu'il se compose d'une tour érigée verticalement, de paroi latérale cylindrique, munie de deux autres parois dont l'une en fond et l'autre au sommet, à l'intérieur de laquelle se trouve une pluralité de plaques hori zontales espacées verticalement et divisant ainsi ladite tour en une plura lité de tranches empilées l'une sur l'autre, chaque tranche résultant du tronçonnage de la tour par deux plans horizontaux respectivement confondus avec une plaque horizontale donnée et la plaque horizontale immédiatement supérieure, ledit empilement de ces tranches, d'épaisseur identique à l'exception possible de la tranche la plus élevée, étant réalisé en le faisant accompagner à chaque nouvelle tranche d'une rotation de celle-ci de + 2 n /7 par référence à la tranche sous-jacente, chaque tranche de la tour,- à l'exception des trois tranches les plus élevées, correspondant spécifiquement à la zone de décantation d'une cellule d'extraction bien définie, zone à travers laquelle le courant des deux phases à séparer se déplace de façon sensiblement rectiligne et horizontale en suivant approximativement un diamètre de la section droite circulaire de ladite tour, les trois tranches les plus élevées correspondant respectivement aux trois zones horizontales distinctes d'accumulation de phase dispersée en sommet de tour avant que cette phase ne soit dispersée à travers les étages cellulaires de la tour, chaque tranche de la tour se composant d'une plaque horizontale, encore appelée plancher de la tranche, et d'un ensemble de parois verticales, radiales ou circulaires, dont la hauteur est précisément égale à ltépaisseur de ladite tranche qui, elle-même, représente le tiers de la hauteur d'un étage, chaque étage ou ensemble de trois cellules successives s'étendant sur six tranches et chaque cellule sur quatre tranches ; le plancher de chaque tranche, à l'exception des trois tranches les moins élevées de la tour,#se composant d'une première partie qui constitue le plancher, soit de la cellule, soit de la zone d'accumulation de phase dispersée, spécifiquement associée à cette tranche et d'une deuxième partie qui constitue la paroi inférieure d'une canalisation circulaire horizontale de transfert du courant unique de la phase continue depuis la cellule correspondant à la cellule ou à la zone d'accumulation concernée et appartenant à l'étage immédiatement inférieur vers la cellule adjacente aval de ce même étage, le plancher de chaque tranche à l'exception toujours des trois tranches les moins élevées de la tour étant une plaque circulaire dont certaines zones sont non perforées, certaines autres complètement évidées, certaines autres encore complètement échancrées et une dernière enfin perforée, lesdites zones correspondant à certaines des vingt et une portions de secteur circulaire de la section droite circulaire de la tour, déterminées fictivement par partage égal en sept portions à partir - sait d'une zone circulaire centrale - soit d'une zone annulaire périphérique soit encore d'une zone annulaire médiane ; les zones évidées, au norre de deux, situées côte à côte dans ladite zone annulaire médiane entre lesdites première et seconde parties du plancher de la tranche, à l'exception de celles des deux tranches les plus élevées de la tour, servant chacune de passage spécifique à l'un des deux cocourants verticaux des deux phases qui se déplacent de haut en bas pendant le transfert de matière entre phases réalisé au sein des deux autres cellules immédiatement inférieures du mtme étage ; les deux zones évidées de chacune des deux tranches les plus élevées servant, en ce qui concerne la première zone de la tranche la moins élevée de ces deux tranches, de passage spécifique au cocourant vertical descendant des deux phases de la cellule la plus élevée de la tour et en ce qui concerne la deuxième zone de cette meme tranche, de zone de passage pour le conduit d'alimentation en phase dispersée de la zone d'accumulation la moins élevée ainsi que de zone de mise en équilibre de pression de la phase continue surmontant la phase dispersée dans les zones d'accumulation la plus élevée et la moins élevée, puis en ce qui concerne la première zone de la tranche la plus élevée, de passage spécifique au courant vertical ascendant de phase continue qui vient de quitter la cellule la plus élevée en même temps que de zone de passage pour le conduit d'alimentation en phase dispersée de la zone d'accumulation la moins élevée ainsi que de zone de mise en communication de la phase continue surmontant la phase dispersée dans les zones d'accumulation la plus élevée et la moins élevée et en ce qui concerne la deuxième zone de cette même tranche, de zone de passage pour le conduit d'alimentation en phase dispersée de la zone d'accumulation médiane ainsi que de zone de mise en communication de la phase continue surmontant la phase dispersée dans les zones d'accumulation la plus élevée et médiane ; les zones échancrées, au nombre de trois, adjacentes deux à deux et situées, diamétralement opposées auxdites zones évidées, dans la zone annulaire périphérique, servant chacune, à l'exception de celles des trois tranches les plus élevées de la tour, de passage spécifique vers le haut à l'un des trois courants verticaux qui transfèrent la phase continue d'une cellule donnée à la cellule adjacente située en aval dans une série de quatre cellules consécutives dont la cellule supérieure serait la cellule spécifiquement associée à la tranche considérée ; les trois zones échancrées de chacune des trois tranches les plus élevées servant, en ce qui concerne la tranche la moins élevée de ces trois tranches, pour deux d'entre elles de passage spécifique vers le haut à l'un des deux courants verticaux qui transfèrent la phase continue d'une cellule donnée à la cellule adjacente aval dans une série de trois cellules consécutives dont la cellule supérieure serait la cellule la plus élevée de la tour et pour la troisième de passage spécifique vers le haut au courant-vertical de phase continue qui vient de sortir de la cellule la plus élevée, en ce qui concerne la tranche médiane de ces trois tranches, pour une d'entre elles de passage spécifique vers le haut à un courant vertical qui transfère la phase continue de la cellule adjacente située en amont de la cellule la plus élevée de la tour vers cette dernière cellule, pour la seconde de passage spécifique vers le haut au courant vertical de phase continue qui vient de sortir de la cellule la plus élevée et pour la troisième de zone de mise en communication de la phase continue surmontant la phase dispersée dans les zones d'accumulation la plus élevée et la moins élevée, et en ce qui concerne la tranche la plus élevée de ces trois tranches, pour une d'entre elles de passage spécifique vers le haut au courant vertical de phase continue qui vient de sortir de la #cellule la plus élevée et pour les deux autres de zone de mise en communication de la phase continue surmontant la phase dispersée, respectivement pour la seconde dans les zones d'accumulation la plus élevée et la moins élevée et pour la troisième la plus élevée et la médiane ; la zone perforée, située dans la zone annulaire médiane entre les zones évidées et les zones échancrées, servant à I'exception des trois tranches les plus élevées à redisperser la phase qui vient d'être coalescée au sein de la cellule associée à la tranche considérée dans la phase continue de la cellule correspondante de l'étage inférieur et servant en ce qui concerne les trois tranches les plus élevées à disperser la phase présente au sein de leur zone d'accumulation respective dans la phase continue de la cellule correspondante de l'étage inférieur ; l'ensemble de parois verticales, radiales ou circulaires, situées au-dessus du plancher de chaque tranche, à l'exception toujours des trois tranches les moins élevées de la tour, étant destiné à cloisonner l'espace interne de la tranche de façon à permettre : - primo, la traversée verticale intégrale de cette tranche par deux courants ascendants distincts de phase continue et un cocourant descendant des deux phases, respectivement au droit de deux zones échancrées contigfles et d'une zone évidée du plancher de cette tranche, à moins que, en ce qui concerne uniquement les deux tranches les plus élevées, l'absence d'un de ces courants ascendants dans le cas de la tranche la moins élevée ou même des deux dans le cas de la plus élevée ainsi que l'absence du cocourant dans le cas des deux tranches ne confère à ces parois un rôle de simple conduit de mise en communication de la phase continue appartenant à deux tranches, - secundo, la mise en communication horizontale de deux zones de cette tranche respectivement situées à la verticale de la troisième et dernière zone échancrée et de la deuxième et dernière zone évidée du plancher de la tranche, à travers la zone de cette tranche située au-dessus de ladite deuxième partie du plancher de la tranche, - et tertio, la séparation des deux phases suivie de leur sortie en sens opposés à l'extérieur de ladite tranche, à l'issue du trajet vertical descendant de leur cocourant à travers la tranche immédiatement supérieure à celle considérée, à moins que cela ne soit, en ce qui concerne uniquement les trois tranches les plus élevées, l'accumulation, au sein desdites zones d'accumulation, de la phase à disperser dans les cellules sousjacentes de l'étage le plus élevé ; la plaque horizontale la plus élevée dans la colonne, qui constitue le plafond de la tranche la plus élevée, étant située à une certaine distance au-dessous de la paroi de sommet de la tour et étant de forme géométrique-telle qu'elle ne recouvre seulement que ladite troisième et dernière zone échancrée ainsi que ladite deuxième partie du plancher de la tranche la plus élevée ; le plancher de chacune des trois tranches les moins élevées de la tour étant une plaque circulaire dont certaines zones sont non perforées, certaines autres complètement évidées et d'autres encore, complètement échancrées, lesdites zones correspondant en totalité, sinon en partie, à certaines des vingt et une portions de secteur circulaire mentionnées précédemment ; le plancher de la tranche la plus élevée parmi ces trois tranches les moins élevées comportant deux zones évidées contigdes, celui de la tranche médiane n'en comportant qu'une et celui de la tranche la moins élevée aucune, chacune des zones évidées de ces planchers étant une portion de secteur circulaire située dans la zone annulaire médiane et servant de passage spécifique au cocourant vertical descendant des deux phases dans les deux cellules les moins élevées de la tour en ce qui concerne le plancher de la tranche la plus élevée et dans la cellule la moins élevée de celles-ci en ce qui concerne le plancher de la tranche médiane ; les zones échancrées des planchers de ces trois tranches étant de deux sortes, d'une part des zones s'identifiant à une portion de secteur circulaire de la zone annulaire périphérique et d'autre part des zones composites résultant de la réunion de ladite portion avec une partie ou la totalité d'une portion de secteur circulaire de la zone annulaire médiane, le plancher de la tranche la plus élevée de ces trois tranches comportant deux zones échancrées conti glles de la première sorte qui servent chacune de passage spécifique à l'un des deux courants verticaux ascendants de phase continue qui traversent cette tranche, une de ces zones échancrées étant elle-même continue d'une zone échancrée de la deuxième sorte qui sert de passage spécifique vers le fond de la tour au courant vertical descendant de phase dispersée venant d'être coalescée dans cette tranche, cette zone échancrée de la deuxième sorte étant elle-même continue d'une des deux zones évidées sus-mentionnées, le plancher de la tranche médiane comportant une zone échancrée de la première sorte qui sert de passage spécifique au courant vertical ascen dant de phase continue qui traverse cette tranche, cette zone échancrée étant elle-même continue d'une première zone échancrée de la deuxième sorte, elle-même continue d'une deuxième zone échancrée de la deuxième sorte, elle-même continue de la zone évidée sus-mentionnée, ces deux zones échancrées de la deuxième sorte servant chacune de passage spécifique vers le fond de la tour, d'abord via la tranche sous-jacente et ensuite via une vanne de réglage de niveau, à l'un et l'autre des deux courants verticaux descendants de phase dispersée qui vient d'être coalescée, respectivement pour la première zone échancrée dans la tranche médiane et pour la seconde dans la tranche la plus élevée, lesdites vannes servant à régler le niveau des interfaces respectifs de ces mêmes tranches, le plancher de la tranche la moins élevée comportant uniquement une zone échancrée de la deuxième sorte servant de passage spécifique direct vers le fond de la tour au courant vertical descendant de phase dispersée venant d'être coalescée dans cette tranche ; l'ensemble de parois verticales, radiales ou circulaires, situées au-dessus du plancher de chacune des trois tranches les moins élevées étant destiné à cloisonner l'espace interne de la tranche de façon. à permettre - primo, la traversée verticale intégrale de la tranche médiane ou de la tranche la plus élevée respectivement par un ou deux courants ascendants distincts de phase continue au droit d'une ou deux zones échancrées conti gües de la première sorte, - secundo, au droit des deux zones échancrées contigiies de la deuxième sorte du plancher de la tranche médiane, la traversée verticale de la tranche médiane et de la tranehe la moins élevée respectivement par un ou deux courants descendants distincts de phase dispersée coalescée venant de la tranche la plus élevée quant au premier et de la tranche médiane quant au second et se dirigeant tous deux vers le fond de tour, chacun via une vanne de réglage de niveau, - tertio, au droit d'une zone évidée, la traversée verticale intégrale de chacune des deux tranches les plus élevées par le cocourant descendant qui leur est spécifiquement associé, - quarto, le mélange des phases continue et dispersée avant la formation du cocourant de la cellule. la moins élevée, au droit d'une zone composite du plancher de la tranche la plus élevée, résultant de la réunion d'une portion de secteur circulaire de la zone annulaire périphérique avec une portion de secteur circulaire de la zone annulaire médiane ; le plancher de la tranche la moins élevée de la tour étant situé à une certaine distance au-dessus de la paroi de fond de la tour ; des conduits d'alimentation de la tour en phases continue et dispersée et d'évacuation de ces phases après contact étant disposés aux deux extrémités verticales de la tour de façon à ce qu'un contre-courant des deux phases s'y établisse, les conduits d'alimentation de la tour en phase lourde dispersée étant au nombre de trois et situés à l'extrémité supérieure de la tour, chacun de ces conduits correspondant spécifiquement à une des trois zones d'accumulation de la phase à disperser en sommet de tour et ayant son extrémité inférieure immergée au sein de la phase qui y est accumulée, les trois courants de phase dispersée, à l'issue de leur passage à travers les trois cellules de l'étage le moins élevé de la tour, se trouvant réunis en un seul cou rant en fond de tour, avant de pouvoir accéder au conduit d'évacuation de ladite phase vers l'extérieur de la tour. 17. - Appareil, selon l'une des revendications 14 ou 16, dans lequel la zone de chaque cellule d'extraction traversée par le cocourant des deux phases est remplie d'un garnissage adéquat pour un meilleur contact entre phases. 18. - Appareil de construction identique à celui de l'une quelconque des reven dications de 10 à 17 mais dont le fonctionnement s'effectuerait tête en bas, de façon que la phase continue soit maintenant la phase lourde.