La présente invention concerne un dispositif permettant, sans modification des techniques de fabrication des articles chaussants, une aération et une ventilation du pied pendant la marche. Il est connu que le mouvement de marche entraîne une augmentation sensible de la transpiration et de la chaleur au niveau des pieds provoquant souvent des désagréments tels qu'échauffement, fatigue, gonflement et, dans certains cas, des fermentations de nature à favoriser le développement de maladies de la peau. Pour éviter ces inconvénients il a été proposé l'usage de semelles amovibles absorbantes de différentes natures ; mais leur efficacité est de courte durée car elles sont rapidement saturées et, par ailleurs, elles ne peuvent abaisser la température ambiante du pied. Il a été également proposé des articles chaussants dont la semelle intérieure est ajourée ou percée de trous, assurant ainsi une communication avec l'extérieur ; mais l'aération est partielle car il n'y a pas réellement une pénétration d'air frais à l'intérieur de la chaussure. En outre cela implique un mode spécial de fabrication de la chaussure. Par ailleurs, de telles chaussures ne peuvent pas être utilisées par temps de pluie. La présente invention a pour objet un dispositif amovible permettant de pallier les inconvénients rappelés ci-dessus, en assurant une aération et une ventilation de la chaussure, particulièrement efficaces, susceptibles de maintenir le pied du marcheur dans des conditions de confort et d'hygiène normales, adaptable à tous les genres d'articles chaussants. Ce but est atteint en assurant un renouvellement et une circulation d'air entre les parois internes de la chaussure et le pied de manière à abaisser la température ambiante et à chasser vers l'extérieur de la chaussure l'air chargé des vapeurs de transpiration. A cet effet, il est mis en oeuvre un dispositif susceptible d'aspirer l'air extérieur, de le refouler et de provoquer en même temps une circulation d'air. Il est adapté à la morphologie du pied et à la forme de la chaussure et se présente donc comme une semelle intérieure amovible. Le dispositif selon l'invention est constitué par un soufflet formé par deux plans superposés (supérieur et inférieur) reliés entre eux par une paroi latérale. Les deux plans sont maintenus écartés l'un de l'autre soit par le moyen d'un ressort placé entre eux, dans la partie correspondant au talon, soit par l'intermédiaire de la paroi latérale fait en une matière élastique susceptible de fléchir et de restituer l'effort de compression (effet ressort). Il est également possible de combiner les deux moyens. Dans la partie correspondant à l'axe des points d'appui des métatarses, les plans supérieur et inférieur sont par contre en contact afin de constituer la charnière du soufflet. La distance d'écartement est nulle au niveau de la charnière et de l'ordre de 0,5 à 3 cm au bord arrière du talon.Les plans supérieur et inférieur peuvent être faits d'une matière suffisamment rigide pour assurer un décollement entre eux sous la force d'écartement exercée par le ressort ou par la réaction exercée par la paroi latérale. Le plan supérieur pourra être garni d'un revêtement assurant le confort de l'utilisateur et être adapté à la morphologie de la voute plantaire ; le plan inférieur pourra être adapté à la structure de l'article chaussant. Le soufflet peut également être réalisé en une matière souple, renforcée par tout moyen approprié, par exemple par des lamelles métalliques ou en matière plastique. La paroi latérale sera réalisée soit dans la même matière que les plans supérieur et inférieur, soit dans une matière différente, par collage ou soudage. Le plan inférieur comporte une soupape d'admission de l'air, en liaison avec une entrée d'air ménagée dans la partie correspondant au talon. L'échappement de l'air contenu dans le soufflet s'effectue dans la parte correspondant à la pointe du pied, au travers d'ouvertures ménagées au niveau de la charnière. Le principe de fonctionnement est le suivant : lorsque la pression exercée par le poids du corps s'applique au niveau du talon, le plan supérieur s'abaisse, tandis que se ferme la soupape d'admission. L'air contenu dans le soufflet est chassé vers la partie antérieure et s'échappe par l'ouverture ménagée au niveau de la charnière, qui n'est plus maintenue fermée par le poids à l'avant du pied. L'air s'échappe au niveau des orteils et sort de la chaussure après avoir balayé autour du pied. Lorsque la pression exercée par le poids du corps s'applique sur l'avant du pied, l'ouverture d'échappement est maintenue fermée tandis que, dans la zone du talon, le plan supérieur du soufflet s'éloigne du plan inférieur sous l'effet du ressort incorporé ou de la réaction de la paroi latérale, provoquant une aspiration de l'air extérieur à travers la soupape ouverte.Il se crée ainsi un cycle de renouvellement d'air frais qui abaisse la température de la semelle sur laquelle repose le pied et, en outre, une ventilation du pied grâce à l'échappe- ment de l'air au niveau des orteils. L'intensité de la ventilation est liée au rythme de marche de l'utilisateur. Les caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lumière de la description suivante d'un exemple de réalisation, donné à titre illustratif et non limitatif et en se référant aux dessins ci-annexés. La figure 1 montre un dispositif selon l'invention en perspective cavalière. La figure 2 montre en plan le même dispositif. La figure 3 montre en coupe le dispositif soumis à une pression exercée sur l'avant du pied. La figure 4 montre en coupe le dispositif soumis à une pression exercée sur le talon. Comme visible sur la figure 1, le soufflet est constitué par un plan supérieur 1 et un plan inférieur 2, reliés entre eux par une paroi latérale 3, souple, exerçant un effet ressort. La paroi latérale 3 se termine, à l'épaisseur zéro, dans la zone comprise entre MM' et NN'. En avant de cette zone, les plans 1 et 2 sont en simple contact, sans soudure ni collage (zone SE). Vue en plan (figure 2), chaque semelle a la forme et la pointure du pied correspondant. Vue en coupe (figure 3), selon la ligne XY de la figure 2, la semelle est assimilable à un soufflet de forge, dont la partie mobile se situe du côté du talon, et dont la charnière théorique se situe au point C, selon l'axe NN', légèrement en arrière de la ligne MM' correspondant à l'axe des points d'appui des métatarses, tel que situé à la figure 2. Le soufflet est alimenté en air extérieur, par un orifice 0, ménagé au niveau du talon, communiquant avec un caisson G situé dans cette zone, en dessous du plan inférieur, et solidaire de celui-ci. Ce caisson est relié à l'extérieur de la chaussure par un conduit rectangulaire plat de longueur convenable comme indiqué aux figures 1 et 2. Le conduit H disposé perpendiculairement au plan du caisson lui est raccordé latéralement, du côté interne du pied, dans la zone de la voute plantaire, à l'endroit où il existe un passage libre entre celle-ci et le montant latéral interne de l'article chaussant. Comme indiqué sur la figure 3, lorsque le poids du corps s'applique sur l'avant du pied en P2, l'échappement de l'air est impossible au niveau de la charnière C qui est ainsi fermée, tandis que, dans la zone du talon, le plan 1 s'éloigne du plan 2 sous l'effet ressort de la lamelle L et de la paroi latérale 3, créant ainsi une aspiration d'air extérieur à travers la soupape d'admission SA, le caisson G et le conduit H. Le ressort R de la soupape SA a pour but de maintenir le clapet T tout près de son siège 0. Comme indiqué sur la figure 4, lorsque le poids du corps s'applique en P1 sur le talon, le plan 1 s'abaisse, tandis que se ferme la soupape SA. Dans cette position, les lèvres, constituées par les plans 1 et 2 dans la zone SE, ne sont plus maintenues en contact étroit par le poids du corps à l'avant du pied et laissent échapper l'air de la chaussure, au niveau des orteils. Variantes concernant la soupape d'aspiration a) Dans le système de fonctionnement décrit ci-dessus, la soupape d'aspiration est solidaire du plan supérieur du soufflet par l'intermédiaire d'un ressort R : elle obture ou libère un orifice 0 communiquant avec un caisson d'admission. En fonction du volume total de la condute d'air extérieur entre le point d'aspiration et le point d'entrée dans le soufflet, cette soupape pourra être placée au point d'aspiration situé à l'extérieur de l'article chaussant, et le conduit H débouchera directement dans le soufflet facilitant ainsi le montage (figure 5). b) La soupape décrite ci-dessus peut être inversée, c'est-à-dire que son ouverture peut se situer sur le plan supérieur, ainsi que le caisson d'alimentation, son clapet étant alors solidaire par l'intermédiaire du ressort du plan inférieur. Le dispositif objet de l'invention, peut être utilisé dans tous les genres de chaussures, notamment de sport, d'une manière temporaire ou permanente, en vue d'améliorer le confort et l'hygiène des pieds. REVENDICATIONS 1. Dispositif amovible placé à l'intérieur d'articles chaussants, permettant leur ventilation ainsi que celle des pieds pendant la marche, caractérisé en ce qu'il utilise les changements de point d'appui du pied, d'arrière en avant, pour aspirer de l'air à l'ex térieur de la chaussure, le souffler à l'intérieur de celle-ci, et assurer une circulation d'air. 2. Dispositif selon la revendication 1. caractérisé en ce que la venti lation et la circulation d'air- sont assurées par un soufflet en forme de semelle adaptable à la chaussure. 3. Dispositif selon les revendications 1. et 2. caractérisé en ce que l'écartement du soufflet est assuré par un ressort ou une lamelle de métal flexible incorporée et/ou par la paroi latérale faite d'une matière susceptible de fléchir et de restituer l'effort de compres sion. 4. Dispositif selon les revendications 1. à 3. caractérisé en ce que le soufflet comporte une soupape d'échappement constituée par les lèvres antérieures libres des parois supérieure et inférieure, commandée, à la fermeture, par l'appui naturel du pied sur les métatarses. 5. Dispositif selon les revendications 1. à 4. caractérisé en ce que le soufflet comporte une soupape d'admission de l'air extérieur, située soit à l'intérieur de la semelle soit en dehors, à l'extrémité extérieure d'un conduit d'air frais. 6. Dispositif selon les revendications 1. à 5. caractérisé par le fait que le conduit d'air extérieur vers le soufflet utilise le passage laissé libre entre la voûte plantaire du pied et le montant infé rieur de la chaussure. 7. Dispositif selon l'une quelconque des svendications 1. à 6. caracté risé en ce qu'il est amovible et indépendant de l'article chaussant.