i La présente invention se rapporte au domaine des outils de frappe à main. L'exemple le plus commun de ce type d'outil est le marteau. Bien qu'il constitue un ins- trument relativement simple, le marteau a continuellement fait l'objet de perfectionnements et le marteau classique à manche de bois et corps en acier a depuis longtemps lais- sé la prédominance à des versions plus perfectionnées. Les perfectionnements apportés au marteau ont été orientés sur divers aspects dont le plus évident est natu- rellement la liaison entre le corps et le manche. Toutefois, il existe un autre domaine dans lequel trouve place des per- fectionnements. Ce domaine est celui de l'importance du choc transmis par le marteau à la main. Le choc transmis à la main à la suite d'un usage occasionnel et irrégulier n'est pas cause ordinairement de souci à l'utilisateur, il n'af- fecte pas gravement son confort. Au contraire, celui qui utilise le marteau pendant les périodes prolongées, jour après jour, peut considérer comme un progrès très important la réduction du choc transmis. Il est donc souhaitable de réduire cette transmission d'énergie du corps du marteau à la main qui le tient. On a constaté que le type de manche dont le marteau est équipé peut être la cause d'une grande différence dans la valeur du choc subi par l'utilisateur. On peut s'attendre, par exemple, à ce qu'un marteau à manche d'acier assure une réduction notable du choc comparativement à un marteau à manche en bois. Par ailleurs, il existe des marteaux à man- che en fibre de verre dans lesquels le choc est fréquemment réduit comparativement à ce qu'on observe dans le cas des marteaux à manche d'acier de même dimension. Un but de l'invention est de réduire encore le choc transmis à l'utilisateur par un outil de frappe à main. Un autre but de l'invention est d'assurer cette réduction du choc par l'utilisation d'un manche qui est flexible mais peut être adapté pour permettre, en cas de besoin, d'utili- ser une panne formée sur le corps du marteau. Ces buts ainsi que d'autres buts sont atteints sui- vant l'invention grâce à un outil de frappe à main, qui com- prend un manche présentant la constitution d'une colonne ver- tébrale. Cette colonne est composée d'un grand nombre d'élé- ments analogues à des vertèbres qui sont assemblés pour for- mer une colonne allongée, chacune de ces vertèbres étant per- cée d'un passage suivant la longueur de la colonne qui forme avec les passages des autres vertèbres un conduit de forme allongée s'étendant sur la hauteur de la colonne. Une tige élastiquement flexible passe dans le passage et se prolonge au-delà au moins à une extrémité de la colonne de vertèbres. Cette colonne comporte également des moyens espacés de la ti- ge qui empêchent la rotation relative des vertèbres les unes par rapport aux autres autour de cette tige. Un corps d'outil de frappe est relié rigidement à une première extrémité dela tige élastiquement flexible et est ainsi rappelle vers une position de repos par rapport à l'extrémité de la colonne de vertèbres qui est la plus éloignée du corps du marteau. Le corps peut néanmoins changer de position par rapport à 1'ex- trémité éloignée de la colonne de vertèbre lorsque la tige fléchit. Chacune des vertèbres peut présenter un deuxième passage qui la traverse longitudinalement afin de ménager un deuxième conduit allongé dans la colonne. Les moyens ser- vant à empêcher la rotation relative des vertèbres peuvent alors comprendre une deuxième tige flexible qui traverse le deuxième conduit allongé. La deuxième tige s'oppose alors à la rotation relative des vertèbres autour de la première ti- ge. La deuxième tige est de préférence élastiquement flexi- ble et fixée rigidement au corps de l'outil et elle peut a- vantageusement être de section polygonale. Dans une forme préférée de réalisatbn de l'inven- tion, la première tige est ajustée sans jeu dans le premier conduit allongé. Normalement, la première tige traverse la seconde extrémité de la colonne de vertèbres et l'outil comprend en outre une poignée fixée rigidement à l'extrémité de cette première tige qui est la plus éloignée du corps. La deuxième tige est reliée par une liaison fixe, soit à la poignée, soit au corps de l'outil et elle est montée coulissante dans l'au- tre de ces deux éléments. Cette construction s'oppose à la rotation des vertèbres par rapport à la poignée tout en per- mettant un déplacement du corps par rapport à cette poignée. Dans la forme préférée de réalisation la deuxième tige est reliée au corps par une liaison fixe et elle est montée cou- lissante dans la poignée. Suivant un autre aspect de l'invention, l'outil de frappe à main, comprend un corps d'outil, qui présente une première extrémité et une deuxième extrémité. La première ti- ge allongée possède une extrémité fixée rigidement au corps de l'outil, en un point situé entre les deux extrémités de ce corps et elle est Plastiquement flexible mais pratiquement inextensible dans la direction longitudinale. La poignée est reliée rigidement à l'extrémité de la tige qui est la plus é- loignée du corps, la tige rappellant ainsi le corps de l'ou- til pour lui faire prendre une position de repos par rapport à la poignée. Lorsque le corps se trouve dans sa position de repos, une entretoise s'étend entre la poignée et le corps et appuie sur la poignée et sur le corps de l'outil, en un point situé entre la tige et la première extrémité de ce corps, mais permet à la partie du corps sur laquelle l'entretoise s'appuie de s'élôigner de la poignée. L'entretoise est pra- tiquement incompressible et empêche par suite la partie du corps de l'outil sur laquelle elle s'appuie de se rapprocher de la poignée en quittant sa position de repos. La tige et l'entretoise coopèrent de cette façon pour permettre au corps du marteau de s'incliner à partir de sa position de repos en direction de sa deuxième extrémité mais l'empêcher de s'incliner à-partir de cette position de repos vers sa pre- mière extrémité. Ltentretoise peut avantageusement comprendre l'en- semble de la colonne de vertèbres assemblées de manière à for- mer une colonne de grande hauteur, de vertèbres pratiquement incompressibles. Cette colonne comprend une première et une deuxième vertèbres terminales situées à ses extrémités. Cha- cune des vertèbres est percée d'un passage qui s'étend dans le sens de la longueur de la colonne de manière à former avec les autres passages un conduit de grande longueur qui traver- se la colonne. La tige s'étend dans le passage allongé. La première vertèbre terminale est appuyée contre la poignée et lorsque le corps de l'outil est dans sa position de repos la deuxième vertèbre terminale est appuyée contre ce corps, au moins entre la tige et la première extrémité du corps, pour assurer un contact entre le corps et l'entretoise. Dans la forme de réalisation préférée, la deuxième tige est essentiel- lement composée d'acier à outils à trempe élastique et l'ou- til comprend deux premières tiges espacées dans une direction à peu près perpendiculaire à la ligne fictive qui s'étend de l'une à l'autre des extrémités du corps de l'outil. L'invention peut être appliquée dans un outil de frappe à main comprenant un corps d'outil qui présente une première extrémité et une deuxième extrémité, une poignée, une première tige allongée et flexible dont une première ex- trémité est fixée rigidement au corps.de l'outil, entre les extrémités de ce corps, tandis que l'autre extrémité est fi- xée rigidement à la poignée, la deuxième tige allongée et flexible allant de la poignée au corps de l'outil, entre la première tige et la première extrémité du corps et étant mon- tée coulissante dans l'un ou chacun des deux éléments consti- tués par la poignée et le corps, et des vertèbres étant assem- blées pour former une colonne de forme allongée qui s'étend du corps à la poignée, chacune des vertèbres étant traversée d'un premier passage et d'un deuxième passage qui s'étendent dans le sens de la longueur de la colonne pour former à un premier et à un deuxième passage allongés à travers lesquels sont enfilées la première tige et la deuxième tige, au moins l'une de ces deux tiges étant élastiquement flexible. Les caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement au cours de la description qui va suivre. Sur les dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple, - la Fig. 1 est une vue en élévation verticale, avec coupe partielle, d'un marteau mettant en oeuvre l'invention; - la Fig. 2 est une vue éclatée montrant des par- ties d'un exemple de colonne vertébrale selon l'invention; - la Fig. 3 est une coupe suivant la ligne 3-3 de la Fig. 1; - la Fig. 4 est une coupe suivant la ligne 4-4 de la Fig. 1; - la Fig. 5 est une vue en élévation verticale de la poignée d'une autre forme de réalisation de l'invention; la Fig. 6 est une vue en plan de la poignée de la Fig. 5; - les Fig. 7, 8-et 9 sont des vues en plan d'autres formes de réalisation des vertèbres; - la Fig. 10 est une vue en élévation de la vertèbre représentée sur la Fig. 9. La Fig. 1 représente un marteau de charpentier met- tant en oeuvre l'invention. Ce marteau comprend un corps 12 de forme classique qui présente à une extrémité l'habituelle surface de choc ou tête 10 et, à l'autre extrémité une panne fendue 14. Ainsi qu'il est également classique, un manchon 18 est prévu entre les deux extrémités du corps pour relier ce corps à une poignée 22. Toutefois, le manche 18 du marteau suivant l'invention est nettement différent de celui des dis- positifs de la technique antérieure, en ce sens qu'il est composé d'une colonne qui est flexible de façon à réduire la transmission des chocs. Ce manche permet cependant d'utiliser convenablement la panne du corps du marteau. Suivant l'invention, le manche 18 comprend un cer- tain nombre de vertèbres 20 qui sont assemblées pour former une colonne s'étendant de la poignée 22 au corps 12. La cons- truction de cette colonne est illustrée sur la Fig. 2, sur laquelle sont représentées deux vertèbres 20 qui sont assem- blées sur des tiges 36 et 38. Les vertèbres 20 sont pratique- ment incompressibles et elles sont normalement moulées dans l'une de diverses matières plastiques tenaces telles que le polyamide, les polycarbonates, les polyacétals, le polyéthy- lène, le polypropylène et les terpolymères acrylonitryle/bu- tadiène/styrène. Plus particulièrement, des résultats satis- faisants ont été obtenus avec des éléments ou vertèbres mou- lés en une résine polyamide chargée de fibres de verre dans une proportion de 20 %. Comme le montre la Fig. 2, chaque ver- tèbre est percée de plusieurs ouvertures. Des trous 32 de for- me irrégulière ne jouent pas de rôle particulier dans le pro- duit fini mais sont normalement prévus pour donner à la pièce moulée 1 tépaisseur relativement uniforme reconnue comme avan- tgeuse par les techniciens des matières plastiques. Un passa- ge 30 de section carrée est prévu dans la région du c8té de la vertèbre qui est le plus proche de la tête 10. Deux autres passages 34 sont prévus dans la région de la vertèbre qui est la plus proche de la panne et, lorsque les vertèbres sont assem- blées, ces passages sont alignés pour former trois conduits allongés. Comme le montre la Fig. 2, une tige 36 est enfilée dans le conduit allongé formé par les passages 30 tandis que des tiges 38 sont enfilées dans les conduits allongés formés par les passages 34. Les tiges 38 sont de préférence des élé- ments extrudés par étirage en fibres de verre, de carbone ou de bore, enrobés dans une résine appropriée telle qu'une ré- sine de polyester, époxy ou de silicone et ces tiges sont donc analogues aux matières utilisées pour les cannes à pêche modernes. Les tiges faites de fibres de verre continues enro- -35 bées d'une résine polyester se sont révélées tout à fait ap- propriées. Dans une forme préférée de réalisation, la tige 36 est en acier à outils à trempe élastique. Il va de soi que les trois tiges sont élastiquement flexibles. L'assemblage du corps et de la poignée à la colonne vertébrale 18 peut être comprise en considérant les Fig. 3 et 4, en combinaison avec les Fig. 1 et 2. La Fig. 3 est une coupe suivant la ligne 3-3 qui traverse un tenon en fibre de verre 17 rejoignant une vertèbre terminale 20 mais possédant en section la forme représentée sur la Fig.3. Les tiges ex- trudées 38 sont collées dans des cavités du tenon 17. La tige 36 est fixée dans une autre cavité. Bien que cela ne soit pas représenté sur les dessins, la tige 36 est normalement mole- tée à cette extrémité afin de renforcer l'efficacité de la liaison. Les Fig. 1 et 4 montrent que la poignée 22 a une forme relativement classique mais comporte des évidements 24 et 26 (Fig.l) destinés à recevoir les tiges 36 et 38. Bien que les trois tiges soient reçues dans la poignée 22, seules les tiges 38 sont fixées sur elle. La tige 36 est simplement montée coulissante dans la poignée 22. En fait, il peut être souhaitable de lubrifier l'évidement 24 pour améliorer la li- berté de mouvement de la tige 36 dans la poignée. Comme on peut le voir sur la Fig. 6, un espace 28 est laissé libre à l'extrémité de l'évidement 26 pour rece- voir l'excès de l'agent adhésif. Lors de l'utilisation de l'outil la tête 10 frappe le clou ou autre cible de la façon habituelle. Toutefois, les tiges élastiquement flexibles 36 et 38 de la colonne vertébra- le permettent au corps 12 du marteau de se déplacer par rap- port à la poignée 22e Dans ce mouvement, le corps 12 s'incli- ne pour prendre la position représentée en 16. Dans cette po- sition, une extrémité du corps 12 s'est légèrement éloignée de la poignée 22 tandis que l'autre extrémité s'est rapprochée de cette poignée. Si la tige 36 était fixée rigidement à la poignée, cette inclinaison ne pourrait pas se produire. Bien qu'elles soient toutes flexibles, aucune des tiges n'est pratiquement compressible ni extensible dans la direction longitudinale. Toutefois, ainsi qu'indiqué plus haut, la ti- ge 36 est simplement coulissante dans la poignée 22 de sorte qu'elle peut coulisser par rapport à celle-ci au moment du choc et qu'elle permet le mouvement de basculement suggéré par la référence 16. Bien qu'on ne sache pas exactement pour quelles raisons la disposition représentée sur les Fig. 1 à 4 réduit les vibrations, il est suffisamment clair qu'une partie du choc initial est supprimée par la flexion de la colonne ver- tébrale 18. Naturellement, cette énergie est accumulée dans une certaine proportion dans les tiges élastiquement flexibles 36 et 38 mais on estime que le déplacement que les vertèbres 20 doivent effectuer les unes par rapport aux autres contri- bue probablement à la dissipation d'une certaine quantité d'énergie4 Par ailleurs, il convient de noter que les tiges sont relativement sans jeu dans les vertèbres 20 et qu'une courbureinélastique est probablement provoquée à l'interface entre ces tiges et les vertèbres lorsque ces dernières se dé- placent. Finalement, il se produit entre la tige 36 et les vertèbres, un certain mouvement relatif qui contribue à des pertes d'énergie par friction. L'effet d'amortissement est très probablement assuré par une combinaison de ces facteurs. Quelle que soit la raison de l'effet d'amortisse- ment, des essais ont montré que le choc subi par les utilisa- teurs du marteau suivant l'invention est nettement inférieur à celui reçu par les utilisateurs des marteaux connus. On a effectué des essais dans lesquels on a comparé des marteaux analogues à celui représenté sur les Fig. 1 à 4 à des marteaux munis d'un manche en bois, en acier ou en fibre de verre. Dans un essai, on a placé un marteau de 453 g de chaque type dans un pendule, avec un accéléromètre fixé à sa poignée et l'accéléromètre a enregistré la valeur du choc constatée à l'extrémité de la poignée. On répète le même essai avec des marteaux de 624 g. Les résultats de ces essais sont indiqués sur les deux tableaux ci-dessous: Choc sur Choc N marteau suivant l'invention (g) I0 il Moyenne 8,8 (g) Choc sur marteau à manche en fibre de verre (g) 17,4 (g) Choc sur marteau à manche en acier (g) 22,8 (g) Choc sur marteau à manche de bois (g) 48,4 (g) Moyenne 21, 6(g) 58,0 (g) 69,7 (g) 31,5(g) Il ressort clairement de l'examen de ces résultats que l'on obtient une réduction notable des chocs avec les mar- teaux réalisés conformément à l'invention. En dépit de la souplesse de la colonne vertébrale suivant l'invention, la panne 14 du corps de marteau 12 peut encore être utilisée de la façon normale. Ceci en raison du fait que la colonne de vertèbres se comporte comme une entre- toise pour empêcher le corps du marteau de s'incliner en di- rection de la tête 10. Le corps 12 peut s'incliner vers la panne,l'extrémité avant du marteau pouvant s'éloigner de la poignée - parce que la tige 36 est simplement emmanchée à coulissement dans cette poignée 22. Au contraire, la colonne des vertèbres qui sont en une matière pratiquement incompres- sible, empêche le corps de se rapprocher notablement de la poignée. Les tiges 38 qui sont fixées rigidement aussi bien à la poignée qu'au corps 12 du marteau empêchent le c8té de ce corps qui est le plus proche de la panne 14 de s'éloigner de la poignée 22. De cette façon, le corps 12 ne peut s'incli- ner vers l'avant et la panne 14 peut être utilisée de la fa- çon normale. Bien que le principe de l'invention ait été illus- tré jusqu'à présent par un exemple de réalisation qui a été expérimenté et s'est révélé apporter les avantages importants mentionnés plus haut, il sera évident pour l'homme de l'art que l'invention peut être adaptée à d'autres applications tout en apportant encore un grand nombre de ces avantages. En particulier, il est évident qu'il n'est pas nécessaire d'u- tiliser deux tiges fixées rigidement à leurs deux extrémités. Les Fig. 5 et 6 montrent un manche constituant une variante de réalisation, dans laquelle seule une tige est fixée rigi- dement à ses deux extrémités. L'évidement 26 qui reçoit la tige extrdée est représentée plus profond que l'évidement 24. Naturellement, ceci ne constitue pas une condition nécessaire mais on estime qu'il est souhaitable de disposer d'une surfa- ce de fixation de longueur relativement grande pour la tige fixe. il La forme des vertèbres peut bien entendu être modi- fiée de manière notable, la Fig0 7 représente une autre for- me possible. Dans cette réalisation du marteau, la tige fixe a une section carrée, comme le suggère la forme du passage 34 destiné à cette tige. La Fig. 7 montre également que les ouvertures 32 peuvent elles aussi avoir une forme différente. La Fig. 8 concerne une autre variante, les mêmes numéros de référence désignant des éléments correspondants. Il convient de rappeler que l'invention n'est pas limitée au marteau de charpentier illustré ni aux marteaux en général. Il est évident que tout outil de frappe à main, tel qu'un pic ou une hache, peut bénéficier de l'invention. Par ailleurs, la caractéristique de flexion unidirectionnelle n'est pas nécessaire pour l'obtention de l'avantage d'absorp- tion des chocs. Par exemple, les Fig. 9 et 10 représentent une vertèbre qui peut être utilisée dans un marteau panne ronde possédant des têtes aux deux extrémités de son corps. De même que sur les autres figures, la référence 30 désigne un passage dans lequel est enfilée une tige coulissante tan- dis que le passage 34 reçoit une tige fixe. Le marteau utili- sant cet arrangement est destiné à s'incliner dans les deux sens et ce résultat est obtenu par la présence de surfaces 40 légèrement inclinées sur les vertèbres 20. Avec cet arrange- ment, les vertèbres assurent la majeure partie de leurs fonc- tions normales mais ne se comportent pas comme une entretoise. Les faces 40 de chaque vertèbre convergent à leurs deux ex- trémités. Les jeux entre les vertèbres qui en résultent permet- tent à la colonne vertébrale de se resserrer d'un c8té en s'étirant de l'autre. L'effet d'absorption des chocs est en- core obtenu mais, le fléchissement peut maintenant se produi- re dans les deux sens et n'est plus limité à un seul côté. On peut se poser en regard de la Fig. 10 la question de savoir s'il est nécessaire de prévoir des tiges coulissan- tes dans les passages 30. La réponse est que ces tiges ne sont rigoureusement nécessaires dans aucune des formes de réalisa- tion mais qu'elles ajoutent une certaine rigidité qui empêche la colonne vertébrale d'être trop flexible; les tiges coulis- santes sont normalement élastiquement flexibles et, de ce fait, elles tendent à renforcer la rigidité de la colonne. Néanmoins l'utilisation d'une seule tige élastiquement flexible ayant des dimensions appropriées pourrait donner à l'ensemble la rigidité nécessaire. L'utilisation d'une deuxième tige a éga- lement pour effet de s'opposer à la rotation relative des di- verses vertèbres ainsi que de la colonne vertébrale et du corps de l'outil. Il est vraisemblable que des mouvements de rotation de faible amplitude ne poseraient pas de problèmes fonctionnels, mais on estime que l'utilisateur trouverait ce mouvement relatif gênant. Si l'on veut maintenir l'alignement des vertèbres sans utiliser une deuxième tige, on peut utiliser la forme de réalisation représentée sur les Fig. 11 et 12. Les mêmes nu- méros de référence que précédemment sont utilisés sur les Fig. 11 et 12 pour désigner des parties analogues de la structure, mais une référence 50 désigne une tige en forme de J qui cons- titue la seule tige utilisée dans la forme de réalisation des Fig. 11 et 12. La Fig. Il montre une poignée 22 qui présente une cavité 44 de forme allongée dans laquelle la tige en J 50 est logée. Un rivet dont la tête est désignée par la référen- ce 46 est fixé dans la poignée 22, la tige 48 de ce rivet é- tant enfilée dans le crochet de la tige en forme de J pour maintenir cette tige 50 en position dans la poignée 22. De même que dans les formes de réalisation précédentes, la tige est engagée dans un tenon 17 auquel elle est fixée rigidement pour maintenir le corps de l'outil en place. Dans cette forme de réalisation, la tige unique, qui est fixée rigidement à ses deux extrémités est normalement en acier à outil à trempe élastique au lieu d'être en une matière plastique extrudée par étirage comme les tiges fixes des autres formes de réali- sation. Naturellement, les tiges fixes des autres formes de réalisation, pourraient être en acier et les tiges coulissan- tes en une matière plastique extrudées. Toutefois, dans la forme de réalisation des Fig. 11 et 12, l'acier est choisit parce que la majeure partie de la rigidité du manche du mar- teau doit être fournie par la seule tige 50 et que ce rô>le est plus facilement assuré par une tige en acier. Dans cette forme de réalisation, la rotation rela- tive des vertèbres les unes par rapport aux autres ainsi que par rapport à la poignée et au corps du marteau sont empè- chées non pas par une deuxième tige mais par la présence de nervures 42 sur la surface supérieure de la poignée 22 ainsi que sur celle des vertèbres 20. Ces nervures 42 stemboîtent dans des rainures complémentaires 43 de la surface inférieure des vertèbres et une-telle disposition s'oppose aux rotations relatives. On peut donc utiliser, pour éviter d'avoir à pré- voir plusieurs tiges, des nervures ou autres protubérances,- et des rainures ou autres cavités, complémentaires. Naturel- lement dans certaines applications, il est souhaitable de prévoir deux tiges, du point de vue de la rigidité ou de la sécurité de la fixation du corps du marteau mais, dans les cas o il est pratique de n'utiliser qu'une seule tige, l'ar- rangement des Fig. 11 et 12 constitue une disposition simple qui assure les avantages de l'invention. Les Fig. 11 et 12 illustrent une autre caractéris- tique qui peut être incluse dans chacune des formes de réali- sation représentées. La Fig. 12 montre un jeu 52 ménagé en- tre la tige 50 et la paroi du conduit dans lequel cette tige est enfilée. En réalité, la tige 50 est ajustée sans jeu dans le passage, comme on peut le voir sur la Fig. 11 mais ce pas- sage diverge à ses deux extrémités. Etant donné que, dans de * nombreux cas, les vertèbres sont conçues pour être pratique- ment incompressibles, de sorte qu'elles se comportent comme une entretoise, l'ajustement de la tige sans jeu sur toute la longueur du conduit peut donner au manche une rigidité su- périeure à celle qui est effectivement désirée. L'arrangement représenté sur les Fig. 11 et 12 fournit un ajustement qui permet un déplacement relatif entre les vertèbres et un frot- tement entre la tige et les vertèbres mais ne gêne pas exces- sivement le fléchissement de la tige. Naturellement, cette configuration de la section du conduit n'est pas indispensa- ble et son utilisation dépend de divers paramètres tels que la nature de la matière de la tige et de celle des vertèbres et le fait que la colonne de vertèbres est utilisée ou non comme entretoise. On peut également s'attendre à ce que d'au- tres paramètres tels que la masse du corps de l'outil et la longueur du manche aient une influence sur l'avantage que l'on peut avoir à donner aux passages la configuration représentée sur les Fig. 11 et 12. Il ressort de ce qui précède que l'invention four- nit une disposition réellement nouvelle pour un outil de frap- pe à main, qui représente un notable progrès technique. L'am- plitude et la durée du choc que l'on subit en utilisant les marteaux construits conformément à l'invention sont réduits par les caractéristiques de flexibilité et d'amortissement inhérentes à l'invention, Par ailleurs, cette flexibilité peut être obtenue dans un marteau de charpentier sans sacri- fier l'efficacité de la fonction de la panne. R E V E N D I C A T I O N S 1 - Outil de frappe à main caractérisé en ce qu'il comporte: un ensemble allongé en forme de colonne vertébrale (18) qui comprend plusieurs vertèbres (20) assemblées pour former une colonne allongée et traversées chacune d'un passa- ge (34)qui s'étend suivant la longueur de la colonne, pour former dans la colonne un conduit allongé qui la traverse; une tige élastiquement flexible (38) qui est enfilée dans le passage allongé et émerge au moins à l'une des extrémités de la colonne de vertèbres; et des moyens espacés de la tige pour empêcher la rotation relative des vertèbres autour de cette tige; et un corps d'outil de frappe fixé rigidement à l'extrémité émergente de la tige élastiquement flexible, et rappelé vers une position de repos par rapport à l'extrémité de la colonne de vertèbres qui est la plus éloignée du corps, mais susceptible de subir, lors d'un fléchissement de la tige, une variation de position par rapport à cette extrémité de la colonne de vertèbres. 2 - Outil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que chacune des vertèbres (20) comporte un deuxième passage (30) qui la traverse longitudinalement pour former dans l'ensemble de la colonne à un deuxième conduit allongé traversant cette colonne, les moyens qui s'opposent à la ro- tation comprenant une deuxième tige flexible (36) qui est en- filée dans ce deuxième conduit allongé. 3 - Outil suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la deuxième tige (36) est élastiquement flexible et est fixée rigidement au corps (12) de l'outil. 4 - Outil suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la deuxième tige (36) a une section polygonale. - Outil suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la première tige (38) est ajustée sans jeu dans le premier passage allongé. 6 - Outil suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la première tige (38) émerge à la seconde extrémité de la colonne de vertèbres (20) l'outil comprenant en outre une poignée (22) fixée rigidement à cette extrémité de la première tige qui est la plus éloignée du corps (12) de l'ou- til, et en ce que la deuxième tige (36) est fixée rigidement à l'un des deux éléments constitués par la poignée (22) et le corps (12) de l'outil et est montée coulissante dans l'autre de ces deux éléments, ce qui empêche les mouvements de rota- tion relative entre les vertèbres (20) et la poignée tout en permettant un mouvement du corps de l'outil par rapport à la poignée. 7 - Outil suivant la revendication 6, caractérisé en ce que la deuxième tige (36) est fixée rigidement au corps (12) de l'outil et est coulissante dans la poignée (22). 8 - Outil suivant l'une des revendications 6 ou 7, caractérisé en ce que la deuxième tige (36) est élastiquement flexible. 9 - Outil suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la première tige (38) est extrudée à partir d'une matière essentiellement composée de fibres de verre continues enrobées dans une résine polyester, la deuxième tige étant es- sentiellement en acier à outil à trempe élastique, et en ce que les éléments en forme de vertèbre sont moulés dans une matière essentiellement composée d'une résine polyamide char- gée de verre. 10 - Outil de frappe à main, caractérisé en ce qu' il comporte: un corps (12) d'outil qui présente une première extrémité et une seconde extrémité; une tige allongée (38) dont une extrémité est fixée rigidement au corps de l'outil, en un point situé entre les extrémités de ce corps, cette ti- ge étant élastiquement flexible mais pratiquement inextensi- ble dans la direction longitudinale; une poignée (22) fixée rigidement à l'extrémité de la tige qui est la plus éloignée du corps (12), cette tige tendant ainsi à placer le corps de l'outil dans une position de repos par rapport à la poignée et des moyens (18) formant entretoise qui, lorsque le corps de l'outil occupe la position de repos, s'étendent entre la poignée et le corps pour s'appuyer sur la poignée et contre le corps, entre la tige et la première extrémité, mais per- mettre à la partie du corps de l'outil contre laquelle s'ap- puie l'entretoise Q.8)de s'éloigner de la poignée(22), des moyens (20) formant entretoise (18) étant pratiquement in- compressibles et empêchant par suite la partie du corps (12) contre laquelle ils s'appuient de se rapprocher du corps à partir de la position de repos, la tige (36) et les moyens formant entretoise (18) coopérant ainsi pour permettre au corps de s'incliner vers sa deuxième extrémité à partir de sa position de repos mais pour l'empêcher de s'incliner vers sa première extrémité à partir de cette position de repos. Il - Outil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens formant entretoise comprennent un ensem- ble d'éléments en forme de vertèbre (20) assemblés pour for- mer une colonne allongée pratiquement incompressible, et comprenant de cette façon, une première et une deuxième ver- tèbres terminales situées à ses deux extrémités, chacune des vertèbres étant traversée par un passage (34) qui s'étend dans le sens de la longueur de la colonne de manière à former dans la colonne un passage allongé qui traverse cette colonne, et dans lequel la tige (36) est enfilée, la première vertè- bre terminale étant appuyée contre la poignée (22) tandis que la deuxième est appuyée contre le corps lorsque ce corps (12) se trouve dans la position de repos, au moins dans la région comprise entre la tige et la première extrémité du corps, pour établir ainsi un appui contre ce corps et les moyens for- mant entretoises (18). 30. 12 - Outil suivant la revendication 11, caracté- risé en ce que chacune des vertèbres comporte un deuxième passage (30) qui le traverse dans le sens de la longueur de la colonne pour former dans la colonne un deuxième passage allongé, l'outil comprenant en outre une deuxième tige fle- xible (36) qui est enfilée dans le deuxième passage allongé, et empêche ainsi les vertèbres de tourner les unes par rapport aux autres autour de la première tige (38). 13 - Outil suivant la revendication 12, caractérisé en ce que la deuxième tige (36) est fixée rigidement à l'un des deux éléments constitués par la poignée (22) et le corps (12) de l'outil et coulisse dans l'autre de ces deux éléments. 14 - Outil suivant la revendication 13, caractérisé en ce que la deuxième tige est fixée rigidement au corps (12) et coulisse dans la poignée (22). 15 - Outil suivant l'une des revendications 12, 13 et 14, caractérisé en ce que la deuxième tige (36) est élas- tiquement flexible. 16 - Outil suivant la revendication 15, caractérisé en ce que la deuxième tige (38) est essentiellement composée d'acier à outils à trempe élastique. 17 - Outil suivant la revendication 16, caractérisé en ce qu'il comporte deux premières tiges (38) espacées l'une de lVautre dans une direction à peu près perpendiculaire à une ligne imaginaire qui s'étend de l'une à l'autre des ex- trémités du corps de l'outil. 18 - Outil de frappe à main caractérisé en ce qu'il comporte: un corps (12) possédant une première extrémité et une seconde extrémité; une poignée (22); une première tige allongée flexible (38) dont une première extrémité est fixée rigidement au corps de l'outil, en un point situé entre les extrémités de ce corps, tandis que son autre extrémité est fixée rigidement à la poignée; une deuxième tige (36) allon- gée flexible qui s'étend de la poignée à un point du corps de l'outil situé entre la première tige et la première extré- mité de ce corps, qui est montée coulissante dans au moins l'un des deux éléments constitués par la poignée et le corps, au moins l'une des deux tiges étant élastiquement flexibles; plusieurs éléments en forme de vertèbre (20) qui sont assem- blés pour former une colonne allongée (18) allant du corps de l'outil à la poignée, et sont chacun traversés par un premier passage (34) et un deuxième passage (30) qui s'étendent dans le sens de la longueur de la colonnes de façon à former dans la colonne un premier et un deuxième conduits allongés, la première tige (38) et la deuxième tige (36) étant respective- ment enfilées dans le premier et dans le deuxième passages allongés. -