1983& 1 2088235 L'invention a trait à un dispositif de test pour vérifier le temps de réponse d'amplificateurs différentiels transistorisés et particulièrement de certains d'entre eux qui sont réalisés sous la forme de circuits intégrés. Ces amplificateurs doivent répondre généralement à des spécifica-5 tions sévères d'un cahier des charges, afin qu'ils puissent être employés en toute sécurité dans les circuits électroniques modernes à hautes performances. Les dispositifs de test généralement utilisés sont assez complexes, donc de construction coûteuse, et encombrants en volume. En outre, ils manquent le plus souvent de souplesse, en ne pouvant être associés qu'à une seule 10 catégorie d'organes de contrôle visuel. Le but de la présente invention est de fournir un dispositif de test pour vérifier les temps de réponse d'amplificateurs différentiels qui soit d'une construction relativement simplifiée, raisonnablement compact et présentant une certaine souplesse d'utilisation. 15 Le dispositif conforme à l'invention est prévu pour être associé à différents moyens d'indication visuelle. Dans un premier cas, le dispositif est connectable à un oscilloscope pour effectuer deux mesures successives de temps de réponse comme suite à l'application de signaux convenables sur des entrées de l'amplificateur soumis au test. Dans un second cas, le dispositif 20 peut être connecté à une machine automatique permettant d'effectuer simultanément les deux mesures susdites, d'où il s'ensuit un gain de temps supplémentaire. Selon l'invention il est prévu un dispositif de test pour vérifier le temps de réponse d'un amplificateur différentiel transistorisé, comme suite 25 à l'application d'un signal transitoire récurrent sur l'une de ses deux entrées de signal, ce dispositif comprenant : des moyens de connexion permettant d'avoir accès à une première et une seconde bornes d'entrée de signal, à une borne de sortie, et à une borne de commande d'un amplificateur à tester, adaptés en outre à appliquer les tensions de polarisation convenant à celui-ci, des 30 moyens de circuit pour inclure la seconde borne d'entrée et la borne de sortie dans une boucle de contre-réaction pour annuler pratiquement la tensron de déséquilibre entre les deux entrées en l'absence de signal d'entrée , un générateur de signaux récurrents connecté pour appliquer ceux-ci à la première entrée de signal de l'amplificateur, chaque signal impulsionnel ayant une durée 35 beaucoup plus courte que sa période de récurrence, et des moyens pour conrec-ter à des organes de contrôle visuel la première borne d'entrée et la borne de sortie de l'amplificateur soumis au test. Chaque amplificateur du type considéré se présente sous la forme d'un module enfichable dans les douilles d'un support adéquat du dispositif de test. 40 Cet amplificateur est muni d'une entrée de commande grâce à laquelle une im 70 19839 2 2088235 pulsion de tension convenable peut inhiber, pendant sa durée, le fonctionnement de l'amplificateur. Le générateur de signaux est adapté pour appliquer des impulsions d'inhibition sur ladite entrée de commande, concurremment avec les signaux appliqués sur la première entrée de signal. L'arrangement 5 ci-dessus peut être associé tel quel avec une machine automatique de contrôle prévue à cet effet. Dans le cas où le dispositif de test est utilisé en association avec un oscilloscope à double faisceau, il est prévu des moyens de commutation, qui permettent de connecter une première entrée verticale de l'oscilloscope soit à 10 la première entrée de signal de l'amplificateur, soit à l'entrée de commande de celui-ci. La seconde entrée verticale de l'oscilloscope reste constamment connectée à la borne de sortie jde l'amplificateur. Lors d'une première mesure, l'observation visuelle du signal de sortie permet d'évaluer rapidement le temps de réponse par rapport au front arrière d'une impulsion d'entrée et lors d'une 15 seconde mesure, l'observation visuelle du signal de sortie permet d'évaluer le temps de réponse par rapport au front arrière d'une impulsion d'inhibition. D'autres particularités de l'invention ainsi que sa mise en oeuvre seront mieux comprises grâce à la description détaillée suivante donnée à titre d'exemple, avec l'aide des dessins annexés qui montrent : 20 Figure 1 : un schéma synoptique simplifié d'un arrangement de mesure des temps de réponse, conforme à l'invention, Figure 2 : un schéma d'une plaque d'adaptation faisant partie du dispositif de test, Figure 3 : un schéma logique d'un générateur de signaux pouvant être 25 utilisé dans le dispositif de test, Figure 4 : un schéma électrique d'un multivibrateur faisant partie du générateur de signaux, Figure 5 : un diagramme temporel de signaux fournis par le générateur, ou disponibles en certains points de celui-ci, 30 Figure 6 : un diagramme temporel de signaux disponibles dans une section de temporisation du générateur, Figures 7 et 8 : des images du réticule de l'oscilloscope visibles au cours des deux mesures successives. La figure 1 illustre partiellement un arrangement de mesure dans le-35 quel ne sont représentés symboliquement qu'un amplificateur différentiel AT à tester, les commutateurs CR1 et CR2 et un oscilloscope à double faisceau 10, le dispositif de test proprement dit n'étant pas montré par cette figure. Lors d'une première mesure, les commutateurs CR1 et CR2, à action-nement manuel et accouplés mécaniquement, se trouvent dans la position re-40 présentée au dessin. Alors une première entrée de signal E1 de l'amplificateur 70 19839- 3 2088235 à tester AT est reliée à une première entrée verticale EV1 de l'oscilloscope 10. L'entrée El reçoit pendant ce temps des impulsions de test à travers un organe ATT, représenté symboliquement comme une résistance, mais qui est en réalité constitué par des dispositifs calibrateurs et atténuateurs, qui se-5 ront décrits plus en détail par la suite. La seconde entrée de signal E2 de l'amplificateur AT reçoit également, à travers des moyens ATT analogues aux précédents, une autre série d'impulsions de test. La sortie S1 de l'amplificateur AT est connectée directement à la seconde entrée verticale EV2 de l'oscilloscope. Le générateur multiple qui 10 fournit les impulsions de test sus-dites, engendre également des impulsions de synchronisation, lesquelles sont transmises par le commutateur CR2 à une entrée de synchronisation 1 1 de l'oscilloscope, et ont pour effet de déclencher le balayage horizontal aux instants voulus. Le générateur en question engendre également des impulsions d'ïnhï-15 bition, dites "strobe puises" en anglais, lesquelles sont appliquées sur une entrée de commande EST de l'amplificateur AT. Ces impulsions ne sont visualisées que lors de la seconde mesure, c'est-à-dire lorsque les bras mobiles des commutateurs CRI, CR2 occupent leur position inversée, grâce à quoi la première entrée verticale EV1 est reliée à l'entrée de commande EST. Par 20 CR2 inversé, les impulsions d'inhibition sont également appliquées sur l'entrée de synchronisation 11 de l'oscilloscope. La constitution réelle du dispositif de test va être expliquée au moyen des figures 2 et 3. La figure 2 fournit le schéma électrique d'une plaque de mesure dont la réalisation matérielle peut varier selon les besoins. On 25 se rappellera en tout cas qu'elle comporte un support de module muni de douilles disposées pour recevoir les broches d'un module miniaturisé en circuits intégrés. Bien que certains modules de cette catégorie puissent incorporer deux amplificateurs, on ne considère ici que le test d'un seul amplificateur différentiel. Donc le module possède des broches qui correspondent à une pre-30 mière et une seconde entrées de signal El, E2, une entrée de commande EST, une sortie de signal S1 et des bornes d'alimentation 12, 13, 14. On suppose que celles-ci sont connectées à des sources de tension convenables, telles que la borne 12 reçoive un potentiel +V/1, de +12V par exemple, la borne 13 reçoive un potentiel nul ou potentiel de masse et que la borne 14 reçoive un 35 potentiel -V3 de -6V, par exemple. La plaque de mesure comprend un amplificateur AF du type différentiel également, lequel est incorporé dans une boucle de contre-réaction destinée à effectuer la compensation du déséquilibre des entrées de l'amplificateur à tester, en dehors des périodes de mesure répétées. En effet, lorsqu'aucun 40 signal n'est appliqué sur les entrées E1, E2 de chaque amplificateur à tester, 70 19839 4 2088235 il peut exister une différence de potentiel et un courant de déséquilibre entre les deux entrées. Alors que le courant de déséquilibre peut être négligé sous certaines conditions, il importe que la tension de déséquilibre, variable et pourtant assez faible, soit annulée pendant une période relativement longue 5 séparant deux périodes de mesure successives. A cet effet, la sortie SI de AT est connectée à une première entrée 15 de AF et la sortie S2 de AF est connectée à travers une résistance R3 à la seconde entrée de signal E2 de l'amplificateur à tester AT. La seconde entrée 16 de AF est connectée à une source de tension 17, représentée comme 10 une batterie, maïs qui doit fournir une tension stable et réglable +VC, à la valeur de +1,4V, qui est celle que l'on doit trouver normalement à la sortie S1 de AT, en l'absence de signal sur les entrées de celui-ci. Supposant que l'amplificateur AF est également alimenté par des tensions de polarisation convenables, il compare en fait les tentions reçues sur ses deux entrées. Un 15 condensateur 18 connecté entre la sortie S2 et la masse remplit une fonction d'intégration. On peut remarquer que la sortie S1 de AT est reliée, par une résistance de charge R5, à la borne 14. Pour éviter que les entrées 15 et 16 soient soumises à une différence de potentiel exagérée lorsqu'on retire un mo-20 dule amplificateur AT de son support, ces entrées sont reliées par quatre diodes au silicium, telles que 19,connectées en série. Les entrées E1 et E2 de AT sont connectées à la masse à travers les résistances R2 et R4 respectivement. Celles-ci sont de faible valeur, par exemple, 10 ohms, afin que les effets du courant de déséquilibre, mentionné 25 précédemment, soient négligeables. Dans le diviseur de tension formé par les résistances R3 et R4, le rapport de leurs valeurs R3/R4 est de l'ordre de 1000, en tenant compte des gains de tension en boucle des amplificateurs AT et AF. Les moyens représentés par ATT sur la figure 1, sont constitués, 30 sur la figure 2, par deux calibrateurs de tension tels que 20 et 21, et deux diviseurs de tension, tels que ceux formés par les résistances R1, R2, et R6, R4 respectivement. Le calïbrateur 20 comprend un transistor 22, dont le collecteur est connecté à une borne 23, qu'on suppose connectée à une source de tension continue +V2 de +5V par exemple. L'émetteur de 22 est relié à la mas-35 se d'une part, par la résistance de charge R7 et d'autre part, par les résistances R1 et R2. La base de 22 est connectée à une borne d'entrée 24 par une résistance R8 et à la masse à travers les résistances R9, RV et la diode 25, connectées en série. La diode 25 sert à compenser les variations de température pouvant agir sur la tension base-émetteur du transistor 22. 40 Le rapport des résistances R1/R2 est de l'ordre de 100. Quand la 70 19839. 2088235 résistance RV a été réglée convenablement et que l'entrée 24 reçoit de la borne de sortie SA du générateur de signaux une impulsion positive d'une amplitude de 3,5V, la tension disponible aux bornes de R7 est de 1,5V et celle appliquée sur l'entrée El est de 15 millivolts. 5 Le rapport des résistances R6/R4 est de l'ordre de 300. Quand le calibrateur 21 a été réglé convenablement et que son entrée 26 reçoit une impulsion positive de 3,5V, la tension disponible à sa sortie est également de 1,5V, maïs la tension appliquée sur l'entrée E2 est de 5 millivolts seulement. Le générateur de signaux inclus dans le dispositif de test sera exa-10 miné en se référant à la figure 3. Dans ce générateur un premier groupe de circuits forme un dispositif multistable 27 et un autre groupe de circuits forme une section de temporisation 28. Le dispositif multistable 27 est composé essentiellement de deux registres 29 et 30 interconnectés par plusieurs circuits logiques. Les registres 15 29 et 30 sont identiques et comprennent chacun quatre étages ou quatre positions de bit. Chaque registre peut être d'un type actuellement disponible sous forme de circuits intégrés à transistors. Chaque étage est muni d'une entrée, telle que 31, 32 et d'une sortie, telle que 33, 34. Les sorties du registre 30 sont connectées directement aux entrées correspondantes du registre 29. 20 C'est ainsi que la sortie 34 de l'étage A2 est connectée directement à l'entrée 31 de l'étage Al, et ainsi de suite. La construction des registres 29 et 30 est telle que les états logiques des entrées sont transférés aux sorties correspondantes lorsqu'une impulsion d'horloge positive est appliquée sur une entrée commune, telle que C 29, C 30. 25 Ce sont en fait les sorties SA, SB, SC, SD du registre 29 qui sont utilisées pour fournir les signaux convenables à la plaque de mesure précédemment décrite et aux moyens de contrôle visuel. Les états stables du dispositif multistable sont déterminés par des circuits logiques connectant de façon appropriée les sorties du registre 29 à 30 certaines entrées du registre 30. C'est ainsi qu'un circuit ET - inverseur ET1 a deux entrées connectées respectivement aux sorties SA et SB. Sa sortie est connectée, à travers l'inverseur 12 à l'entrée de l'étage C2. Il y a lieu d'observer que la désignation des circuits logiques utilisée ici est valable en logique positive, c'est-à-dire celle où la valeur du "1" binaire est affectée 35 à une tension de niveau haut ou positive, et où la valeur de "0" binaire est affectée à une tension de niveau bas, qui peut être nulle ou négligeable du point de vue logique. Un inverseur 13 suffît à connecter la sortie SB de l'étage B1 à l'entrée de l'étage A2. La sortie SC de C1 est connectée par l'inverseur 14 à 40 l'entrée de l'étage D2. Enfin l'entrée de l'étage B2 est connectée à là sortie 70 19839 6 2088235 d'un circuit ET-inverseur ET2, lequel a trois entrées, dont une reliée par l'inverseur 11 à la sortie SA, une autre reliée à la sortie de l'inverseur 14 et la troisième à la sortie SD de D1. L_a section de temporisation 28 se compose essentiellement d'un mul-5 tivibrateur 35, de deux circuits monostables 36, 37, connectés en cascade et de circuits logiques connectés comme montré par la figure 3. La sortie SB du registre 29 est connectée à travers l'inverseur 15 à l'entrée du premier monostable 36. Un circuit ET-inverseur ET3 a ses entrées connectées respectivement aux sorties des monostables 36, 37 alors que sa 10 sortie 38 est connectée directement à l'entrée du multivibrateur 35, et par l'inverseur 16 à une entrée du circuit ET-inverseur ET4. L'autre entrée de celui-ci est connectée par l'inverseur 17 à la sortie MV du multivibrateur. La sortie 39 du circuit ET4 délivre des impulsions d'horloge à l'entrée C30 du registre 30 et la sortie 40 de l'inverseur 18 délivre des impulsions d'horloge, 15 complémentaires des précédentes, à l'entrée C29 du registre 29. Les monostables 36 et 37 peuvent être identiques et d'un type bien connu dans lequel la sortie délivre une tension positive quand le circuit est à l'état de repos. Cette tension de sortie passe au niveau bas lorsque l'entrée est soumise à un échelon de tension de sens positif et y reste pendant l'état 20 quasi-stable défini par un réseau à constante de temps. Le schéma détaillé du multivibrateur 35 est donné par la figure 4. Ce circuit bien connu est alimenté par la tension positive +V2 et se compose essentiellement de deux transistors Q1, Q2, auxquels sont associés les résistances RIO à R13 et les condensateurs Cl, C2. Le transistor QO sert à blo-25 quer le multivibrateur ou à le débloquer selon que la tension appliquée sur la borne 38 est haute ou basse. Pendant la majeure partje du temps, cette tension est de +3,5V. La diode D1 étant bloquée, le transistor QO reçoit, par la résistance R14 et les deux diodes au silicium D2, D3, un courant de base suffisant pour le saturer. La tension au collecteur de QO est suffisamment basse 30 pour bloquer Q1 alors que Q2 est saturé. Au début d'une période de mesure, qui sera définie par la suite, la tension à la borne 38 devient sensiblement nulle. La diode D1 tire tout le courant fourni par R14, les diodes D2 et D3 sont bloquées, de même que Q0. Le multivibrateur est alors débloqué et des impulsions apparaissent à la sortie MV. 35 Le fonctionnement général peut être examiné en se référant aux figu res 3, 5 et 6. L'arrangement du générateur décrit ci-dessus est tel que, lors de la mise sous tension, le dispositif multistable passe par une succession de changements d'états qui est suivie bientôt par une séquence d'états qui est celle qui est nécessaire au fonctionnement continu du dispositif de test. 40 La section de temporisation 28 est conçue pour soumettre le généra 70 19839 7 2088235 teur à une période de récurrence de durée P2 (ligne 16) dans laquelle vient s'inscrire une période de mesure dont la durée est Pl. On suppose que l'instant tO est celui où le second monostable 37 revient à l'état inactif (ligne MS2, Fig.6). A partir de cet instant, les deux en-5 trées du circuit ET3 étant au niveau haut ou positif, la tension en 38 devient nulle ou presque, et le multivibrateur est débloqué. Une première entrée du circuit ET4 étant positive pendant la durée PI (ligne 16), et l'autre entrée recevant, après inversion par 17, les impulsions engendrées par la sortie MV, une première série d'impulsions d'horloge (ligne 39) est appliquée au registre 10 30 du dispositif multistable 27. Une seconde série d'impulsions d'horloges inversées (ligne 40) est appliquée au registre 29. L'arrangement du dispositif multistable est tel qu'une impulsion positive de 3,5V apparaît (ligne SA-E1, Fig.5) à la sortie SA et qu'elle va durer pendant les périodes p2, p3 pour se terminer à l'instant t3. Une seconde im-15 pulsion positive de +3,5V apparaît ensuite sur la sortie SB à partir de l'instant t2 et elle dure jusqu'à l'instant t6. Une troisième impulsion positive de 3,5V apparaft ensuite sur la sortie SC à partir de l'instant t3 et elle dure jusqu'à l'instant t4. L'étage D1 de 29 étant spécialement adapté pour que la tension de la sortie SD soit normalement au niveau de +V2, soit 5V, une im-20 pulsion négative d'une amplitude de 5V environ apparaft à cette sortie à partir de l'instant t4 et se termine à l'instant t5. A l'instant t6, lorsque la sortie SB retourne à une tension nulle, ce front de sens négatif est transformé par l'inverseur 15 en un front de sens positif qui provoque le déclenchement du monostable 36. Lorsque la sortie MS1 25 de celui-ci retourne au niveau haut de tension, le front positif en résultant déclenche le fonctionnement du monostable 37 (voir ligne MS2). Les organes de temporisation des monostables 36, 37 sont calculés pour que la durée totale des impulsions négatives qu'ils fournissent détermine une période dite "de compensation", dont la durée totale est égale à P2-P1. Pendant cette période, 30 les tensions disponibles aux sorties SA à SD ne varient pas. Quand, à nouveau, le second monostable 37 retourne à l'état inactif, une nouvelle période de mesure est amorcée et ainsi de suite. Puisque la sortie SA, figure 3, est connectée à l'entrée 24 du cali-brateur 20, figure 2, la première entrée de signal E1 de l'amplificateur à 35 tester AT reçoit une impulsion positive 41, ramenée à 15 millivolts, entre les instants t1 et t3 de toute période de mesure Pl. Si les commutateurs CR1 et CR2 occupent la position du dessin, figure 1, cette impulsion est également appliquée à l'entrée EV1 de l'oscilloscope. La sortie SB étant connectée à l'entrée 26 du calibrateur'21, la se-40 conde entrée de signal S2 de l'amplificateur AT reçoit une impulsion positive 70 19839 8 2088235 42 de 5mV, durant entre les instants t2 et t6 de toute période de mesure. La sortie SC étant connectée au contact supérieur du commutateur CR2, figure 1, l'entrée de synchronisation 11 de l'oscilloscope reçoit une impulsion positive de synchronisation 43 entre les instants t3 et t4 d'une période 5 de mesure. La sortie SD étant connectée directement à l'entrée de commande EST de l'amplificateur AT, celle-ci reçoit une impulsion négative d'inhibition 44, durant entre les instants t4 et t5 d'une période de mesure. Certaines particularités d'un amplificateur différentiel soumis aux 10 tests doivent être précisées. On a déjà dit que la sortie S1 se trouve à une tension de +1,4V, dite niveau de seuil logique, quand les tensions d'entrée sont nulles. Une tension positive de quelques millivolts sur l'entrée El, ou entrée inverseuse, amène la tension de sortie à environ -0,5V, alors qu'une tension négative également faible sur la même entrée fait passer le niveau de 15 la tension de sortie à +4V environ. Les mêmes tensions, appliquées sur l'entrée E2, dite "non-inverseuse" ont pour effet de faire apparaître des niveaux de tensions inverses des précédentes à la sortie SI. D'autre part, l'amplificateur est opératif quand une tension de +5 Volts est appliquée à l'entrée de commande EST. Quand cette entrée est ame-20 née à une tension nulle, lors d'une impulsion d'inhibition, l'amplificateur devient complètement inopérant et le niveau de la tension de sortie reste alors à -0,5V environ. Lors de la première opération de mesure, les commutateurs CR1 et CR2 étant dans la position montrée par la figure 1, l'opérateur peut observer 25 sur l'écran de l'oscilloscope, d'une part, le front arrière descendant 41A, figure 7, de l'impulsion d'entrée 41, et, d'autre part la trace 45 de la tension de sortie. Des repères horizontaux de temps et des repères verticaux de niveaux de tension étant prédéterminés sur l'écran, il est facile d'évaluer le temps de réponse TR1 entre le front 41A et le moment où la trace 45 traverse 30 le niveau 46, lequel peut être en relation avec le niveau de seuil logique indiqué précédemment. Il est clair que le front 41A correspond sensiblement à l'instant t3 de la figure 5 et que c'est le front avant de sens positif de l'impulsion 43 qui déclenche au même instant le balayage horizontal. L'amplitude de l'impulsion 41 est relativement grande pour provoquer 35 un état de saturation poussé des semi-conducteurs intéressés de l'amplificateur. L'amplitude de l'impulsion 42 est plus réduite mais suffisante pour que la tension de sortie atteigne son niveau maximal après la fin de l'impulsion 41. Pour effectuer la seconde opération de mesure, les commutateurs CR1 et CR2 sont inversés. Les seuls changements sont que les entrées EV1 40 et 1 1 de l'oscilloscope reçoivent maintenant l'impulsion d'inhibition 44, figure 70 19839 9 2088235 5. Pendant celle-ci, la tension de sortie de AT est amenée à -0,5V environ. A la fin de l'impulsion, à l'instant t5, l'amplificateur retrouve son état opéra-tif. C'est le front arrière, de sens positif, de cette impulsion qui déclenche le balayage horizontal de l'oscilloscope. L'opérateur peut alors observer 5 (figure 8) d'une part, le dît front arrière 44A, et, d'autre part la trace 47 de la tension de sortie. De la même manière que précédemment, il est facile d'évaluer le temps de réponse TRS entre le début de la montée du front 44A et l'instant où la trace 47 traverse le niveau de seuil logique 46. Pour le type d'amplificateur différentiel considéré, la valeur maxi-10 maie du temps de réponse TR1 est fixée par exemple à 50 nanosecondes et celle du temps de réponse TRS est fixée par exemple à 20 nanosec. Les deux opérations de mesure ne prennent chacune que quelques secondes. Dans le multivibrateur symétrique 35 de la figure 4, la durée des impulsions d'horloge dépend essentiellement des résistances R10 = R12 et des 15 condensateurs C1 = C2. Si par exemple, la durée d'une impulsion d'horloge est de 1,8 microsecondes, la durée totale PI d'une période de mesure est de 19,8 microsec. Par ailleurs, les deux monostables 36 et 37 de la section de temporisation 28, figure 3, sont établis pour que la durée de la période de compensation P2-P1 soit de 560 microsec. La période de récurrence dure 20 alors 580 microsec. environ dans l'exemple considéré. Ces données correspondent à la condition suivant laquelle la période de récurrence P2 des signaux appliquées aux entrées de l'amplificateur à tester soit au moins de 20 à 25 fois plus grande que la durée d'une période de mesure Pl. La valeur du condensateur 18, figure 2, doit être suffisamment grande pour qu'à la sortie 25 S2, la tension de compensation de la tension de déséquilibre des entrées E1, E2 varie très peu au cours d'une période de mesure. L'équilibrage des tensions d'entrée a largement le temps de se rétablir durant la période relativement longue de compensation. Lorsque le dispositif de test est utilisé en association avec une ma-30 chine automatique, celle-ci comporte des entrées spéciales qui sont connectées aux entrées E1, EST et à la sortie S1 de l'amplificateur à tester, alors que l'impulsion de synchronisation, provenant de la sortie SC du générateur, peut être utilisée ou non selon le type de la machine. Il doit être entendu qu'on peut employer un générateur de signaux 35 différant de celui décrit précédemment à condition qu'il soit adapté à fournir des signaux dont les caractéristiques soient analogues à celles qui ont été définies. Bien que l'on ait décrit dans ce qui précède et représenté sur les dessins les caractéristiques préférées de l'invention, il est évident que l'hom-40 me de métier peut y apporter toutes modifications de forme et de détail jugées 70 19839 io 2088235 utiles, sans pour autant sortir du cadre de l'invention. 70 19839- 2088235 REVENDICATIONS 1) Dispositif de test pour vérifier le temps de réponse d'un amplificateur différentiel transistorisé, comme suite à l'application d'un signal transitoire sur l'une de ses deux entrées de signai, caractérisé en ce qu'il 5 comprend : des moyens de connexion permettant d'avoir accès à une première et une seconde bornes d'entrée de signal, à une borne de sortie et à une borne de commande d'un amplificateur à tester, adaptés en outre à appliquer les tensions de polarisation convenant à celui-ci, des moyens de circuit pour inclure la seconde borne d'entrée de signal et la borne de sortie dans une bou-10 cle de contre-réaction pour annuler pratiquement la tension de déséquilibre entre les deux entrées de signal en l'absence de signal d'entrée, un générateur de signaux pulsatoires récurrents connecté pour appliquer ceux-ci à la première entrée de signal de l'amplificateur, chaque impulsion ayant une durée beaucoup plus courte que sa période de récurrence, et des moyens pour 15 connecter à des organes de contrôle visuel la première borne d'entrée et la borne de sortie de l'amplificateur soumis au test. 2) Dispositif de test selon revendication 1, caractérisé en ce que les dits moyens de circuit comprennent un second amplificateur différentiel présentant un gain élevé, dont une première entrée est connectée à la sortie de 20 l'amplificateur à tester, dont la seconde entrée est soumise à une tension de comparaison et dont la sortie est connectée par un diviseur de tension à la seconde entrée de signal de l'amplificateur à tester. 3) Dispositif de test selon revendication 2, caractérisé en ce que le dit générateur de signaux comprend un dispositif multistable et un groupe de 25 circuits de temporisation avec des connexions réciproques arrangées de telle sorte que le dispositif multistable engendre aux bornes de plusieurs sorties une séquence d'impulsions, séquence dont la durée, dite "période de mesure" est au moins 25 fois plus courte que la durée d'une période de récurrence. 4) Dispositif de test selon revendication 3, caractérisé en ce qu'une 30 première impulsion, appliquée à la première entrée de signal de l'amplificateur à tester, à partir d'une première sortie du dispositif multistable, se termine vers la moitié de la durée de chaque période de mesure, instant à partir duquel le temps de réponse peut être observé à la sortie de l'amplificateur. 35 5) Dispsositif de test selon revendication 4, caractérisé en ce qu'une seconde impulsion appliquée à la seconde entrée de l'amplificateur à tester à partir d'une seconde sortie du dispositif multistable dure pendant au moins la seconde moitié de la même période de mesure et en ce qu'une quatrième sortie du dispositif multistable est connectée pour appliquer à ladite entrée de 40 commande une impulsion au cours de la seconde moitié de la même période de 70 19839 12 2088235 mesure, cette impulsion se terminant avant la fin de la période de mesure et ayant pour effet d'inhiber le fonctionnement de l'amplificateur à tester. 6) Installation de test pour amplificateurs différentiels comprenant un dispositif de test selon revendication 5 et un oscilloscope à double faisceau, 5 caractérisée en ce que la sortie de l'amplificateur à tester est connectée à l'une des entrées verticales de l'oscilloscope, en ce qu'un premier commutateur connecte ladite première entrée de signal à l'autre entrée verticale de l'oscilloscope et en ce qu'un second commutateur connecte une troisième sortie du dit dispositif multistable à une entrée de synchronisation de l'oscillos-10 cope pendant une première mesure de temps de réponse. 7) Installation de test selon revendication 6 caractérisée en ce que les premier et second commutateurs sont placés dans une seconde position telle qu'ils connectent l'entrée de commande de l'amplificateur à la dite autre entrée verticale et à l'entrée de synchronisation de l'oscilloscope pendant une 15 seconde mesure de temps de réponse.