La présente invention concerne un endoscope souple pour l'exploration visuelle de conduits naturels de faible diamètre. Elle est plus spécialement décrite ci-après en rapport avec l'exploration des uretères, mais il va de soi qu'elle n'est pas limitée à cette application et qu'elle concerne l'exploration visuelle d'un grand nombre de conduits naturels de faible diamètre, par exemple en cardiologie, en chirurgie biliaire, en chirurgie cranienne,etc... On connait déjà des endoscopes souples à fibres de verre, généralement appelés fibroscopes, permettant l'exploration visuelle de conduits de relativement gros diamètre tels que les bronches, ltestomac, l'intestin, etc... Ces endoscopes connus comportent une gaine cylindrique souple, par exemple constituée par une armature métallique spiralée recouverte d'un gainage de matière synthétique, enfermant un premier faisceau de fibres de verre pour la transmission de l'image, un second faisceau de fibres de verre (distinct du premier) pour la transmission de la lumière, un conduit pour le passage d'instruments tels que pinces de prélèvement et un système de cibles permettant de couder l'extré- mité desdits endoscopes, ledit premier faisceau de fibres de verre étant relié à un oculaire extérieur, tandis que ledit second faisceau de fibres de verre est relié à une source lumineuse. Il en résulte que ces endoscopes souples connus présentent un diamètre d'au moins 4,5 mm, leur interdisant d'être introduits dans des conduits naturels de faible diamètre, tels que les uretères, les vaisseaux sanguins, le canal cystique, le canal cholédoque, les sinus, etc... Par suite, jusqu' à présent, l'exploration visuelle directe des conduits naturels de faible diamètre a-t-elle été impossible Par exemple, en ce qui concerne l'appareil urinaire, l'endoscopie par les voies naturelles est actuellement limitée à l'exploration de l'urètre et de la vessie. L'examen des uretères et des bassinets se fait donc soit par radiographie après injection d'une solution opacifiante, soit par contact en aveugle en introduisant des sondes souples urétérales permettant la reconnaissance par contact de corps étrangers, de calculs ou de malformations. L'introduction de ces sondes urétérales est effectuée par l'intermediaire d'un cystoscope rigide introduit dans la vessie et dans le conduit duquel est poussée une telle sonde, qui au moyen d'un onglet est dirigée vers le méat urétéral et l'uretère. Le cathétérisme des uretères a en fait principalement pour but l'exploration de la fonction rénale par recueil des sécrétions de chaque rein séparément. La présente invention a pour objet de permettre l'exploration visuelle directe de l'intérieur de conduits naturels de faible diamètre en réalisant un endoscope souple de calibre réduit, de sorte que l'on puisse examiner, dans ces conduits, l'état des parois, les malformations, la présence de corps étrangers, de calculs, etc... Cet endoscope présente des dimensions extérieures, une apparence et une souplesse semblables à celles des sondes urétérales connues et il peut être introduit dans les uretères au moyen des cystoscopes connus. A cette fin, selon l'invention, l'endoscope souple à fibres optiques pourvu d'un oculaire et susceptible d'être relié à une source de lumière, est remarquable en ce que, à l'intérieur d'une gaine tubulaire souple, il ne comporte qu'un faisceau unique de fibres optiques servant aussi bien à la transmission de l'image qu'à la transmission de la lumière. Ainsi, il est possible de réaliser un endoscope de diamètre extérieur suffisamment petit pour être introduit dans des conduits naturels de faible diamètre. Dans un premier mode de réalisation, les fibres optiques du faisceau unique sont réparties en deux ensembles, le premier comprenant les fibres optiques centrales dont les extrémités proximales sont reliées audit oculaire et le second regroupant les fibres optiques périphériques qui sont disposées autour des fibres dudit premier ensemble et dont les extrémités proximales sont susceptibles d'être reliées à une source de lumière par tout moyen approprié. Ainsi, dans ce cas, l'endoscope comporte un conduit d'image central et un conduit de lumière tubulaire périphérique. Dans un second mode de réalisation, l'extrémité proximale du faisceau unique de fibres optiques se trouve en alignement avec ledit oculaire, dont elle est séparée par une certaine distance et des moyens optiques sont prévus pour envoyer sur cette extrémité proximale la lumière émise par ladite source. Dans ce cas, les fibres optiques ne sont pas différenciées et chacune d'elles sert à la fois à la transmission de l'image et à la transmission de la lumière. L'extrémité distale du faisceau unique peut n'être formée que par une section droite de celui-ci (exploration par contact) ou bien peut comporter un objectif (exploration panoramique). Avantageusement, la gaine peut comporter des graduations extérieures et/ou être opaque aux rayons X, Une telle gaine peut pré- senter un diamètre extérieur de 3 mm. La longueur de l'endoscope est variable selon les applications et elle peut être comprise entre 70 et 150 cm. L'invention concerne également un ensemble d'exploration visuelle de conduits naturels comportant au moins un tel endoscope et une sonde rigide creuse, telle qu'un cystoscope. Les figures du dessin annexé feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est une vue schématique d'un premier mode de réalisation de l'endoscope selon l'invention. La figure 2 est une coupe transversale selon la ligne Il-Il de la figure 1. La figure 3 illustre schématiquement et partiellement un second mode de réalisation de l'endoscope selon l'invention. La figure 4 montre l'extrémité distale d'un endoscope selon l'invention destiné à la vision panoramique. La figure 5 montre l'endoscope selon l'invention en place dans un cystoscope de type connu. La figure 6 illustre l'application de l'ensemble endoscopecystoscope de la figure 5 à l'exploration des uretères et du bassinet. L'endoscope 1 selon l'invention, montré par la figure 1, comporte un faisceau unique 2 de fibres de verre, enfermé dans une gaine de matière plastique 3 semblable à celles des sondes urétérales connues. De façon plus générale, l'apparence et la souplesse de l'endoscope 1 sont voisines de celles desdites sondes urétérales. Selon une caractéristique de l'invention, le faisceau unique 2 est subdivisée en un sous-faisceau central 2a , dans lequel les fibres optiques sont ordonnées , et en un sous-faisceau périphérique 2b , entourant le sous-faisceau 2a . Celui-ci est optiquement relié à son extrémité pro#ximale à un oculaire 4. Par ailleurs, du même coté, le sous-faisceau périphérique 2b est susceptible d'être relié à une source de lumière 5, par exemple par l'intermddiaire d'un faisceau latéral de fibres optiques 6 assurant la continuité optique. Ainsi, le sous-faisceau 2b est susceptible de conduire de la lumière de la source 5 à l'extrémité distale de l'endoscope 1 tandis que le sous-faisceau 2a est apte à conduire l'image d'un objet éclairé par le sous-faisceau 2b, de cette extrémité distale à l'oculaire 4. Dans la variante de réalisation illustrée par la figure 3, le faisceau unique 2 de fibres optiques ordonnées n'est pas subdivisé en sous-faisceaux . Dans ce cas, un espace vide 7 existe entre l'extrémité proximale du faisceau 2 et l'oculaire 4 et le faisceau 6 , respectivement. Dans cet espace vide 7 est disposé, en dehors du champ de l'oculaire 4, un système optique 8, par exemple un prisme, susceptible d'envoyer la lumière provenant de la source 5 et conduite par le faisceau latéral 6 sur l'extrémité proximale du faisceau 2. La transmission d'image entre l'extrémité proximale du faisceau 2 et l'oculaire 4 s'effectue à travers ledit espace 7. Comme illustré par la figure 1, l'extrémité distale du faisceau 2 des endoscopes des figures 1 ou 3 peut être formée par une section droite 9 dudit faisceau. Dans ce cas, l'endoscope est destine à la vision par contact de cette extrémité 9 sur l'objet à observer. La vision n'est alors pas perturbée par des éléments étrangers tels que sang, pus, secrétions, etc... susceptibles de venir s'interposer entre l'objet et l'extrémité 9. L'image vue dans l'oculaire 4 est alors claire, nette et de grandeur réel, En revanche, le champ d'exploration de l'endoscope 1 est naturellement limité au diamètre du faisceau. Si l'on veut obtenir une vision panoramique, on peut agencer l'extrémité distale du faisceau 2 des endoscopes des figures 1 et 3 de la façon illustrée par la figure 4. Dans ce cas, un objectif 10 est disposé à cette extrémité distale. Dans les endoscopes montrés par les figures 1 et 3, la vision n'est possible que dans le sens axial. Pour permettre une vision latérale, il est possible de prévoir un système susceptible de recourber à volonté l'extrémité distale de l'endoscope. A cet effet, on peut utiliser un système, déjà utilisé pour certaines son des urétérales connues,et comportant un ou plusieurs fils,par exemple en polyamide, fixés et répartis extérieurement sur l'extrémité distale de l'endoscope , pénétrant à l'intérieur de la gaine par des orifices distants de cette extrémité et ressortant de la gaine par d'autres orifices voisins de l'extrémité proximale. Ainsi, en exerçant une traction sur un ou plusieurs fils, on peut provoquer une coudure plus ou moins prononcée et dans la direction désirée de l'extrémité distale de façon à permettre l'observation d'une région latérale, située en dehors du champ visuel axial. Bien entendu, l'oculaire 4 peut comporter un système de mise au point. De plus, on peut prévoir ledit oculaire 4 avec des moyens d'adaptation à un appareil photographique, pour permettre des photographies endoscopiques. La gaine 3 peut comporter des graduations de façon à permettre de connaitre la longueur d'endoscope introduite. De plus, elle est avantageusement opaque de façon que sa progression puisse être éventuellement suivie au moyen d'un appareil à rayons X. Dans certaines de ces applications, l'endoscope selon l'invention peut être introduit dans le conduit naturel à examiner au moyen d'un cystoscope rigide. Un tel cystoscope connu est montré par la figure 5. Il comporte par exemple une gaine rigide 11, à l'intérieur de laquelle est prévu un système optique 12 relié, à son extrémité proximale, d'une part à un oculaire 13, d'autre part à un raccord 14 susceptible de le relier à la source de lumière, par l'intermédiaire d'un faisceau souple 15. L'extrémité distale du système optique 12 débouche dans l'extrémité distale du tube 11. Celui-ci comporte une entrée latérale 16 pour une sonde ou l'endoscope selon l'invention qui peut coulisser librement dans le cystoscope.L'orientation de l'extrémité distale de l'endoscope 1 traversant le cystoscope peut être commandée au moyen d'un onglet rotatif 17, actionné par une molette 18, disposée près de l'extrémité proximale de l'appareil. L'application de l'ensemble de la figure 5 à l'endoscopie des uretères et/ou du bassinet est illustrée schématiquement sur la figure 6. On commence par introduire le cystoscope jusque dans la vessie 19. Puis, on introduit l'endoscope 1 selon l'invention et, par l'intermédiaire de l'onglet 17 et de la molette 18, on dirige l'extrémité distale de cet endoscope vers le méat urétéral 20, en continuant à regarder dans l'oculaire 13. On pousse l'endoscope 1 jusqu'd ce que celui-ci pénètre dans l'uretère 21 et/ou le bassinet 22. En regardant dans l'oculaire 4, on peut alors explorer visuellement ces organes. Sur la figure 6, on a supposé que le cystoscope et l'endoscope étaient alimentés par la même source lumineuse 5 simultanément ou alternativement, mais il va de soi que chacun de ces appareils pourrait être alimenté en lumière par sa propre source. REVENDICATIONS 1.- Endoscope souple à fibres optiques pourvu d'un oculaire et susceptible d'être relié à une source lumineuse, particu lièrement destiné à l'exploration visuelle de conduits naturels de faible diamètre, caractérisé en ce que, à l'intérieur d'une gaine tubulaire souple, il ne comporte qu'un faisceau unique de fibres optiques servant aussi bien à la transmission de l'image qu'à la transmission de la lumière. 2.- Endoscope selon la revendication 1, caractérisé en ce que les fibres optiques du faisceau unique sont reparties en deux ensembles, le premier comprenant les fibres optiques centrales dont les extrémités proximales sont reliées optiquement audit oculaire et le second regroupant les fibres optiques périphériques, qui sont disposées autour des fibres dudit premier ensemble et dont les extrémités proximales sont susceptibles d'être reliées à une source de lumière. 3.- Endoscope selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'extrémité proximale du faisceau unique de fibres optiques se trouve en alignement avec ledit oculaire, dont elle est séparée par une certaine distance et des moyens optiques sont prévus pour envoyer sur cette extrémité proximale la lumière émise par ladite source. 4.- Endoscope selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'extrémité distale du faisceau unique est formée par une section droite de celui-ci. 5.- Endoscope selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'un objectif est agencé à l'extrémité distale du faisceau unique. 6.- Endoscope selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la gaine comporte des graduations extérieures. 7.- Endoscope selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la gaine est opaque aux rayons X. 8.- Ensemble d'exploration visuelle de conduits naturels, caractérisé en ce qu'il comporte au moins un endoscope spécifié sous l'une des revendications 1 à 7, associé pour sa mise en place à une sonde rigide creuse, à l'intérieur de laquelle peut coulisser ledit endoscope. 9.- Ensemble selon la revendication 8, plus spécialement destiné à l'exploration des uretères et/ou des bassinets, caractérisé en ce que ladite sonde rigide est un cystoscope pourvu de ses propres moyens d'exploration visuelle.