La présente invention a pour objet un échangeur de chaleur à usage domestique ou industriel, destiné, en particulier, à être utilisé comme aérateur à récupération. Le principe des aérateurs à récupération utilisés dans les installations de climatisation de locaux consiste, on le sait, à tirer parti de l'état calorifique du flux d'air vicié évacué du local, au profit du flux d'air neuf qui y est simultanément introduit en provenance de l'extérieur, de manière à rapprocher le plus possible, sans dépense d'énergie, la température de ce flux d'air neuf de celle du flux d'air vicié qui correspond à la température ambiante du local. La différence existant encore entre la température du flux d'air neuf introduit et la température ambiante est ensuite résorbée par un apport réduit d'énergie (chauffage en hiver, réfrigération en été). Selon ce principe de récupération, le flux d'air neuf introduit est, en hiver, réchauffé par le flux d'air vicié évacué, tandis qu' il est refroidi par ce dernier flux, en été. Les deux flux ne pouvant évidemment pas entre mélangés (échange par convection), ce principe de récupération doit être mis en oeuvre par conduction thermique au moyen d'un élément intermédiaire thermiquement conducteur dont la configuration et/ou l'agencement favorisent le plus possible l'échange rapide de chaleur entre ces deux flux. Dans les aérateurs à récupération actuellement les plus utilisés, cet élément intermédiaire est constitué par un rotor dont les secteurs, limités par des bandes métalliques radiales, sont garnis de lamelles métalliques parallèles ou d'une matelassure de fibres métalliques. L'axe de ce rotor est monté sur un b & i diamétral fixe séparant les trajets des deux flux qui traversent, en sens opposés et parallèlement à cet axe, chacun, une moitié du rotor dont les secteurs, traversés successivement par chacun de ces deux flux, cèdent au flux dont la température est la plus basse la chaleur qui leur a été fournie par le flux dont la température est la plus élevée.D'une grande efflcacité, puisque pouvant assurer un échange de chaleur de 80sou ces aérateurs ou échangeurs restent néanmoins d'un prix de revient relativement important du fait de la structure par ticulière de leur rotor et de la nécessité de les doter d'un moteur pour l'entralnement de ce rotor. Par sa simplicité, l'échangeur de chaleur selon l'invention remédie à cet inconvénient. De conception entièrement statique, il ne requiert l'utilisation d'aucun moteur d'entralnement hormis ceux des souffleries destinées à créer les flux d'air, qui équipent aussi les aérateurs précédemment évoqués. Cet échangeur est caractérisé par le fait qu'il comprend, empilées l'une sur la suivante, plusieurs plaques en matériau thermiquement conducteur, sur toute la longueur de chacune desquelles sont fixées plusieurs languettes parallèles en matériau thermiquement isolant, formant entretoises en supportant la plaque suivante et délimitant entre elles plusieurs veines parallèles d'écoulement, et par le fait que les veines associées aux plaques de numération paire étant parcourues par un premier flux gazeux et celles associées aux plaques de numération impaire par un second flux gazeux de température d'entrée différente de celle du premier flux, l'ensemble obtenu constitue au moins un bloc échangeur de chaleur à flux imbriqués indépendants permettant, par conduction calorifique à travers toute la surface desdites plaques, de rapprocher les températures des deux flux gazeux en question pendant leur passage dans ce bloc. Selon sa forme préférée de réalisation, cet échangeur est en outre caractérisé par le fait que lesdites plaques étant de forme rectangulaire et leur empilement donnant au bloc une forme parallélépipèdique, les languettes portées par les plaques de numération paire ou impaire sont fixées à celles-ci parallèlement à leur largeur, tandis que cellesportéèsparlesplaques de numération respecti venant impaire ou paire sont fixées à ces dernières parallèlement à leur longueur, le tout agencé de manière à donner aux veines associées aux plaques de la première catégorie une orientation perpendiculaire à celle des veines associées aux plaques de la seconde catégorie et à obtenir ainsi des flux imbriqués croisés appliqués intégralement, le premier sur la totalité de l'une des faces latérales du bloc sur laquelle s'ouvrent seulement les veines associées à cette première catégorie de plaques, le second sur la totalité de l'une des deux faces latérales adjacentes dubloc, sur laquelle s'ouvrent seulement les veines associées à cette seconde catégorie de plaques. Selon cette forme préférée de réalisation à flux imbriqués croisés, le bloc échangeur est avantageusement conçu de manière symétrique, par empilement d'un nombre pair de plaques carrées identiques, les languettes de l'une de ces plaques étant orientées perpendiculairement à celles de la plaque suivante. De manière avantageuse, ces plaques sont réalisées dans des feuilles d'aluminium, tandis que les languettes qu'elles portent sont en carton d'amiante. Selon plusieurs variantes de réalisation, l'échangeur objet de l'invention est réalisé par un assemblage en série, en parallèle ou mixte de plusieurs blocs échangeurs. L'invention a en outre pour objet l'application d'un tel échangeur, utilisé comme condenseur, à la condensation d'un distillat, en particulier à la condensation de vapeur d'eau pour l'obtention d'eau distillée, caractérisée par le fait que l'un des deux flux gazeux est contitué d'air humide saturé à basse température et que l'autre flux gazeux est formé d'air chaud saturé de la vapeur humide du distillat qui se condense au contact des plaques refroidies par le passage du premier flux et est recueillie,sousformedegoutSdet- tes, à sa sortie des veines de l'échangeur parlesquelles passe le second flux. La présente invention sera mieux comprise et d'autres caractéristiques et avantages de celle-ci apparaitront en se référant à la description suivante et au dessin annexé qui se rapportent à une forme préférée de réalisation de l'échangeur de chaleur qui en est l'objet, à plusieurs variantes de celui-ci et à son application comme condenseur, citées à titre d'exemples non-limitatifs. Au dessin - la figure l représente, en perspective cavalière, un élément de base de l'échangeur selon l'invention, - la figure 2 montre, également en perspective cavalière, un bloc échangeur de chaleur obtenu à partir d'éléments tels que celui représenté à la figure 1, selon cette forme préférée de réalisation de l'invention, - la figure 3 représente, en section transversale, une variante d'exécution de l'élément représenté à cette même figure 1, - la figure 4 montre, vu de dessus, le bloc représenté à la figure 2, - la figure 5 reproduit les variations de température des deux flux gazeux traversant le bloc échangeur représenté à la figure 2, - la figure 6 reproduit les variations de température de ces deux flux à leur sortie de ce bloc échangeur, en fonction de la température d'entrée de l'un d'eux, celle de l'autre étant constante. - la figure 7 représente schématiquement un échangeur selon l'invention, à deux blocs échangeurs assemblés en couplage mixte, équipé d'un saturateur et fonctionnant en aérateur-refroidisseur - la figure 8 montre schématiquement un échangeur selon l'invention à quatre blocs échangeurs assemblés en série, - la figure 9 représente schématiquement un autre échangeur selon l'invention à quatre blocs échangeurs assemblés en parallèle, - le figure 10 est une vue en perspective cavalière d'un dispositif de distillation utilisant un échangeur selon l'invention, comme organe condenseur. En se référant tout d'abord aux figures 1, 2 et 4, et selon la forme préférée de réalisation de l'échangeur objet de l'invention, les éléments de base de ce dernier sont constitués de plaques planes carrées 1, en matériau thermiquement conducteur, de préférence en feuille d'aluminium, sur lesquelles sont collées, parallèlement à l'un de leurs côtés et sur toute leur longueur, plusieurs languettes 2 de section rectangulaire ou carrée, en matériau thermiquement isolant, de préférence du carton d'amiante, réparties de manière équidistante sur la surface de chacune des plaques et délimitant entre elles des veines d'écoulement 3. Dans l'exemple repré- senté au dessin, ces languettes 2 sont au nombre de huit et délimitent sept veines d'écoulement 3 parallèles.A la figure 2, dix-huit plaques 1, identiques à celle représentée à la figure l, sont empilées, l'une sur les languettes 2, formant entretoises, de la plaque précédente, les languettes 2 d'une de ces plaques 1 étant orientées perpendiculairement à celles portées par la plaque suivante. Cet empilement de plaques 1 permet d'obtenir le bloc échangeur 4, de forme parallélépipèdique à base carrée et de configuration symétrique, représenté à cette figure 2. La dernière plaque 5 empilée dans ce bloc 4 est recouverte d'une plaque 6, de mimes dimensions que les plaques 1.Ainsi, les plaques 1 dont la numération, croissante de bas en haut du bloc 4 à la figure 2, est paire, constituent une première catégorie de plaques dont les veines d'écoulement 9 sont orthogonales aux veines d'écoulement 10 des plaques 1 de numération impaire constituant une seconde catégorie de plaques.Par 1' im- brication à angle droit de ces deux catégories de plaques 1 empilées, le bloc 4 forme un réseau de veines d'écoulement 9, 10 orthogonales et imbriquées permettant le passage à travers ce bloc 4 de deux flux gazeux imbriqués croisés indépendants F1 et F2, appliqués intégralement, le premier F1, sur la totalité de l'une, 7, des faces latérales 7, 7a, 8 et 8a, du bloc 4, sur laquelle s'ouvrent seulement les veines 9 associées à cette première catégorie de plaques 1, le second F2, sur la totalité de l'une, 8, des deux faces latérales 8,8a, du bloc 4, adjacentes à la précédente , sur laquelle s'ouvrent seulement les veines 10 associées à cette seconde catégorie de plaques 1.Le flux gazeux F1 sort du bloc 4 par la face 7a opposée à sa face 7 et le flux gazeux F2 sort du bloc 4 par la face Sa opposée à sa face 8. Des manches de guidage des flux F1 et F2 , représentées seulement à la figure 10 (échangeur 54) épousent le contour de chacune des faces latérales du bloc 4 et assurent l'acheminenent de ces flux sur les faces 7, 8 , respectivement leur évacuation par les faces opposées 7a et 8a. Des moyens de génération desdits flux, non représentés au dessin,sont prévus.Conformément à la forme préférée de réalisation représentée à la figure 2, le bloc échangeur 4, symétrique, permet d'appliquer totalement chacun des flux gazeux F1 et F2 sur la face d'entrée 7, respectivement 8,du bloc, du fait de l'hortogonalité des deux catégories de plaques 1, ce qui simplifie à l'extrême l'agencement desdites manches. On pourrait cependant aussi prévoir, quoique de manière beaucoup moins avantageuse, d'empiler les plaques 1 de la première catégorie (flux F1) en alternance sur celles de la seconde catégorie (flux F2), en donnant à * leurs veines d'écoulement 9, 10, la meme direction ou, encore, deux directions formant entre elles un angle compris entre zéro et quatrevingt-dix degrés.De tels agencements obligeraient cependant à subdiviser chacune des manches en question en conduits imbriqués, adaptés, chacun aux seules veines d'écoulement 9 ou 10, d'une seule plaque 1. En l'occurence, chacune des quatre manches d'arrivée ou d'évacuation des flux F1 et F2 devrait entre subdivisée en neuf conduits. Enfin, tout en maintenant l'hortogonalité des deux catégories de plaques 1, il est également possible d'utiliser des plaques 1 rectangulaires donnant au bloc 4 une forme parallélépipèdique à base rectangulaire et une configuration dissymétrique offrant à l'un des flux (F1 ou F2) une section d'écoulement différente de celle offerte à l'autre. A débit d'écoulement égal, la vitesse d'un des flux à travers le bloc 4 est alors différente de celle de l'autre flux, ce qui peut présenter un intérêt dans les cas où l'on désire rendre dissymétrique l'échange de chaleur entre ces deux flux. En variante représentée à la figure 3, les plaques 1 peuvent cotre formées par emboutissage de tôles d'aluminium ll gaufrées de nervures 12 jouant le rôle des languettes 2 et garnies à cet effet, selon la flèche 13,d'un paquetage de carton d'amiante destiné à isoler thermiquement les veines ainsi réalisées entre ces nervures. En se référant maintenant à la figure 4 et aux figures 5 et 6, on observe que, si les températures d'entrée des flux Fl et F2 dans le bloc échangeur symétrique 4 (figure 4) sont respectivement a et c, exprimées en OC, avec par exemple c > a,et si les plaques l ont un côté de (L2-Ll) cm, qui correspond à la longueur du trajet suivi par chacun de ces flux à travers le bloc échangeur 4, le flux dont la température d'entrée est la plus élevée (en l'occurence F2) sort du bloc 4, refroidi à une température b a.La figure 5 reproduit les variations des températures Tl et T2 des flux Fl et F2, respectivement, en fonction de la distance parcourue par ces flux, notamment à travers le bloc échangeur 4 (partie Ll/L2). Pour une très faible vitesse des flux Fl et F2 à travers le bloc 4, on peut théoriquement espérer arriver à des températures de sortie de ceux-ci sensiblement égales (d = b), alors que pour une vitesse suffisamment élevée de ces mimes flux, aucun échange sensible de chaleur n'a le temps de s'effectuer entre eux, lors de leur passage à travers ce bloc échangeur 4 (d = a et b = c). Pour des vitesses intermédiaires, on a la relation: b-d = x > 0. Du fait de la symétrie du boc échangeur 4 et, par conséquent, de l'échange de chaleur entre les deux flux Fl et F2 le traversant, les différentes températures en cause sont, comme le montre clairement la figure 5, liées par la relation : d = (a + c - x):2. La rapidité de l'échange augmente rapidement avec le degré hygrométrique des flux gazeux en présence. Airi, l'échange de chaleur s'effectue beaucoup plus rapidement à travers le bloc échangeur 4 entre deux flux Fl et F2 d'air humide saturé qu'entre deux flux d'air sec ayant les mêmes températures d'entrée que les précédents Toutes choses égales par ailleurs, la valeur de x est sensiblement plus réduite dans le premier cas que dans le second. La figure 6 traduit les variations des températures de sortie d et b de flux Fl et F2 traversant un bloc échangeur 4 de 50 cm de haut, formé par empilement de 210 plaques l de 20 cm de coté portant chacune sept languettes de 4 mm de largeur sur 2,4 mm d'épaisseur, et offrant une section d'écoulement de 0,1 m2 à chacun de ces flux, en fonction de la température d'entrée c, variable entre 120C et 180C, du flux F2, celle,a, de l'autre flux Fl étant constante et égale à 50C etles vitesses des deux flux à travers le bloc échangeur 4 étant identiques et égales à 3 m/s. Il en résulte que la différence b - d = x est pratiquement indépendante de la variation de cette température c et reste sensiblement égale à 20C.Les résultats restent les mêmes lorsquela vitesse d'écoulement des deux flux F1 et F2 est réduite à 1,50 m/s. La figure 7 représente schématiquement un échangeur selon lin- vention à deux blocs 14 et 15, assemblés en couplage mixte (série/ parallèle), équipé d'un saturateur 18 et fonctionnant en aérateurrefroidisseur. Ce système peut avantageusement être utilisé l'été pour le renouvellement en air neuf et frais de locaux industriels pour lesquels l'utilisation de compresseurs frigorifiques serait trop onéreuse. I1 tire partià la fois de l'observation que l'échange de chaleur entre deux flux d'air traversant un échangeur selon l'invention est accéléré si au moins l'un des deux flux est saturé d'humidité et du fait que la température humide de l'air ayant traversé un saturateur est inférieure à la température sèche de ce me- me air avant son passage à travers ce saturateur.A titre d'exemple, on part d'air neuf sec à la température de 320C,extérieur au local à aérer (zone A) et d'un air vicié sec à la température de 27 C,inté- rieur à ce local (zone B). Les veines associées à la première catégorie de plaques 1 de chacun des blocs échangeurs 14 et 15 aboutissent en parallèle à une chambre 16 dans laquelle est disposé, en diaphragme, le saturateur 18 et qui s'ouvre, au delà de celui-ci, à la fois vers l'extérieur (zone A) et vers l'intérieur du local (zone B), par une manche à double entrée 17.Le flux F3 d'air neuf sec à 320C provenant de l'extérieur se divise en deux flux F4 et FS. Le premier, F4, se présente,-via l'une des entrées de la manche 17, devant le saturateur 18, simultanément avec le flux F6 d'air vicié sec à 27eC provenant de l'intérieur du local, via l'autre entrée de guette manche 17. Le second flux F5 traverse successivement, en série, les veines associées à la seconde catégorie de plaques 1 de chacun des blocs échangeurs 14 et 15.A leur sortie du saturateur 18, les flux F4 et F6, mélangés et humides, sont ramenés à la température humide de 190C et, dans la chambre 16, se divisent en deux flux F7 et FS, refroidissants, qui traversent, en parallèle, les veines associées à la première catégorie de plaques 1 des blocs échangeurs 14 et 15, respectivement. Le flux F7 abaisse, à travers le bloc 14, la température sèche du flux F5 de 320C à 26,500C . Le flux F8 abaisse ensuite, à travers le bloc 15, la température sèche de ce flux F5 de 26,50oC à 23,750C, température à laquelle, sortant du bloc 15, ce flux d'air neuf sec F5 pénètre à l'intérieur du local (zone B). Un tel système peut avantageusement être monté sur un véhicule pour en renouveler l'air frais pendant l'été. I1 offre un taux de renouvellement important tout en assurant un råfraichissement de l'air notable. Ainsi, en utilisant des blocs 14 et 15 permettant chacun un débit d'air de 1000 m3/h, on peut obtenir, en partant d'une température sèche de l'air vicié du local de 27"C la production de 1000 frigories/h. Monté sur un véhicule, ce système consommerait environ 4 litres d'eau par heure pour alimenter le saturateur. Un réservoir de 20 litres assurerait donc une autonomie de fonctionnement du système de 500 km pour une vitesse moyenne du véhicule de 100 km/h. Utilisé sous des climats particulièrement secs, ce système peut entre complété par un montage permettant d'introduire dans le local, parallèlement au flux F5, un flux d'airfraishumide issu du saturateur, l'admission de ce dernier flux étant limitée par la disposition d'un hygrostat d'ambiance. La figure 8 montre schématiquement un échangeur de chaleur selon l'invention obtenu par assemblage de quatre blocs échangeurs 19, 20, 21 et 22, couplés en série et traversés, l'un après l'autre, par deux flux gazeux croisés F9 et F10. En appelant a, d, e, h et i, respectivement les températures du flux F9 à son entrée dans le bloc 19, à sa sortie du bloc 19 et à son entrée dans le bloc 20, à sa sortie du bloc 20 et à son entrée dans le bloc 21, à sa sortie du bloc 21 et à son entrée dans le bloc 22,et à sa sortie du bloc 22 , et j, g, f, c et b, respectivement les températures du flux F10 à son entrée dans le bloc 22, à sa sortie du bloc 22 et à son entrée dans le bloc 21, à sa sortie du bloc 21 et à son entrée dans le bloc 20, à sa sortie du bloc 20 et à son entrée dans le bloc 19, et à sa sortie du bloc 19, on a entre ces grandeurs, Si y est la différence des températures de sortie d'un memebloc des deux flux,et,respectivement, pour le bloc 19 seul, les blocs 19 et 20 ensemble, les blocs 19,20 et 21 ensemble et pour les quatre blocs 19,20,21 et 22 tels qu'ils sont représentés à la figure 8, les relations suivantes: d=(a+c-y):2, e = (a+2f-2y):3, h = (a+3g-3y):4 i = (a+4j-4y)::S. En utilisant cet échangeur, par exemple l'hiver pour la ventilation d'un local dont l'air vicié , d'une température de 200C, est remplacé par de l > air neuf (flux F9) provenant de l'extérieur où sa température est de 50C et réchauffé à travers l'échangeur par le passage du flux F10 d'air vicié, chaud, puis introduit dans le local par aérotherme après ce réchauffage, on obtient par application des relations précédentes, en supposant la différence y entre les températures de sortie de ces deux flux F9 et F10 d'un quelconque des blocs égale à 20C, les résultats consignés dans le tableau suivant nombre de blocs température de température de b différence de échangeurs l'air vicié du l > air neuf in- (oc température à en série: local (0C): troduit (oc): : compenser (oc): 1(19) : c = 20 d = 11,5 13,5 c - d = 8,5 2(19+20) . f = 20 e = 13,7 11,3 f - = 6,3 3(19+20+21) : g = 20 h = 14,8 10,2 g - k= 5,2 4(19+20+21+22): j = 20 i = 15,4 9,6 j - i = 4,6 I1 en ressort que la différence de température à compenser par apport d'énergie pour amener le flux d'air neuf introduit à la température ambiante du local (en l'occurence 200C), est d'autant plus réduite que le nombre des blocs échangeurs couplés en série est plus grand, ce qui traduit une augmentation de la chaleur échangée entre les flux F9 et F10 avec ce nombre de blocs.Cette augmentation du nombre de blocs s'accompagne cependant d'une augmentation proportionnelle des pertes de charge. La figure 9 représente un échangeur de chaleur selon l'invention équipé de quatre blocs échangeurs 32, 33, 34 et 35, montés en parallèle à l'intérieur d'un bottier C divisé en dix compartiments étanches 23, 24, 25, 26, 27 et 36, 37, 38, 39, 40 dans lesquels s'ouvrent les veines associées à la première catégorie de plaques 1 du bloc 32 (compartiments 23 et 37), du bloc 33 (compartiments 37 et 25), du bloc 34 (compartiments 25 et 39), du bloc 35 (compartiments 39 et 27),ou les veines associées à la seconde catégorie de plaques 1 du bloc 32 (compartiments 36 et 24), du bloc 33 (compartiments 24 et 38), du bloc 34 (compartiments 38 et 26), du bloc 35 (compartiments 26 et 40). Les compartiments 37 et 39 sont connectés à une même conduite 28, les compartiments 23, 25 et 27 à une même conduite 29, les compartiments 24 et 26 à une même conduite 30 et les compartiments 36, 38 et 40 à une même conduite 31. Le premier flux F11, amené à l'échangeur par la conduite 28 et les compartiments 37 et 39, traverse en parallèle les veines associées à la première catégorie de plaques 1 de chacun des blocs 32, 33, 34 et 35, puis est évacué de l'échangeur par les compartiments 23, 25 et 27 et par la conduite 29. Le second flux F12, amené à l'échangeur par la conduite 30 et les compartiments 24 et 26, traverse en parallèle les veines associées à la seconde catégorie de plaques 1 de chacun des blocs 32, 33, 34 et 35, puis est évacué de l'échangeur par les compartiments 36, 38 et 40 et par la conduite 31.Le sens d'écoulement de ces deux fluides Fll et F12 à travers l'échangeur est indiqué,par des flèches, sur leur parcours représenté en trait tireté à la figure 9. Cette disposition de plusieurs blocs échangeurs en parallèle fournit un taux d'échange de chaleur entre les deux flux identique à celui obtenu avec un seul bloc mais permet de multiplier le débit de chacun de ces deux flux. La figure 10 représente un dispositif de distillation permettant l'application de l'échangeur selon l'invention comme condenseur. Ce dispositif, plus particulièrement destiné à la production d'veau distillée par échauffement solaire, est constitué essentiellement d'un insulteur 41, divisé en trois chambres parallèles, thermiquement isolées les unes des autres : deux latérales 42 et 44, l'autre médiane 43. Le dessus de cet insolateur 41, incurvé en nappe parabolique, est luimême divisé en trois parties 45, 46 et 47, la première et la dernière, réfléchissantes, l'intermédiaire, transparente, recouvrant respectivement les chambres 42, 43 et 44. Le liquide à distiller est introduit dans la chambre intermédiaire 43, formant serre sous l'action des rayons solaires incidents L, tandis que de l'eau fraiche est introduite dans la chambre 44 isolée thermiquement où elle est maintenue sensiblement à sa basse température d'introduction.Pour bénéficier de la meilleure insolation, l'insolateur 41 est en principe orienté de manière à disposer la longueur de ses chambres perpendiculairement à la direction Nord-Sud (N-S). Un pre mier flux d'air F13, amené à la chambre 44 par un conduit 50, s'im- prègne d'humidité froide dans cette chambre 44 puis, via un conduit 51, traverse les veines associées à la première catégorie de plaques 1 d'un échangeur selon l'invention 54 utilisé comme condenseur.Un second flux d'air F14, amené à la chambre 43 par un conduit 49, s'imprègne de la vapeur chaude du liquide à distiller, chauffé par les rayons solaires, qui sature cette chambre 43, puis, via un conduit 52, traverse les veines associées à la seconde catégorie de plaques 1 de l'échangeur 54 et, via un conduit 53, aboutit à la chambre 42, dont il s'échappe, après l > avoir traversée, par un conduit d'évacué tion 48. Au contact des plaques 1 de l'échangeur 54, et du fait de l'échange de chaleur entre les flux F13 et F14, la vapeur du liquide à distiller portée par le flux F14 se condense en gouttelettes qui, acheminées par gravité à l'intérieur du conduit 53, sont recueiilies dans la chambre 42 où s'accumule le distillat 55. Un tel dispositif peut ètre utilisé de manière particulièrement économique pour le dessalement de l'eau de mer ou la régénération doleaux usées. I1 permet évidemment la distillation de tout autre liquide. D'une manière générale, l'échangeur selon l'invention permet le transfert de chaleur entre flux gazeux quelconques, de préférence humides, et de compositions chimiques identiques ou différentes. Enfin, il est entendu que, les formes de réalisation de cet échangeur ayant été décrites et représentées au dessin à titre d'exemples non-limitatifs, l'homme de l'art ne sortira pas du cadre de l'invention en apportant à celles-ci toutes modifications de forme ou de détail ou en en remplaçant tout ou partie des éléments cons- titutifs par des équivalents. REVENDICATIONS 1. Echangeur de chaleur à usage domestique ou industriel, destiné, en particulier, à être utilisé comme aérateur à récupération, caractérisé par le fait qu'il comprend, empilées l'une sur la suivante, plusieurs plaques en matériau thermiquement conducteur, sur toute la longueur de chacune desquelles sont fixées plusieurs lan cuvettes parallèles en matériau thermiquement isolant, formant entretoises en supportant la plaque suivante et délimitant entre elles plusieurs veines parallèles d'écoulement, et par le fait que les veines associées aux plaques de numération paire étant parcourues par un premier flux gazeux et celles associées aux plaques de numération impaire par un second flux gazeux de température d'entrée différente de celle du premier flux, l'ensemble obtenu constitue au moins onbloc échangeur de chaleur à flux imbriqués indépendants permettant, par conduction calorifique à travers toute la surface desdites plaques, de rapprocher les températures des deux flux gazeux en question pendant leur passage dans ce bloc. 2. Echangeur de chaleur selon la revendication 1, caractérisé par le fait que lesdites plaques étant de forme rectangulaire et leur empilement donnant au bloc une forme parallélépipèdique, les languettes portées par les plaques de numération paire ou impaire 'sont fixées à celles-ci parallèlement à leur largeur, tandis que celles portées par les plaques de numération respectivement impaire ou paire sont fixées à ces dernières parallèlement à leur longueur, le tout agencé de manière à donner aux veines (9) associées aux plaques de la première catégorie une orientation perpendiculaire à celle des veines (10) assosnès aux plaques de la seconde catégorie et à obtenir ainsi des flux imbriqués croisés appliqués intégralement, le premier sur la totalité de l'une (7) des faces latérales du bloc sur laquelle s'ouvrent seulement les veines associées à cette première catégorie de plaques, le second sur la totalité de l'une(8)desdeuxautresfa- ceslatérales adjacentes dubloc,surlaquelle s'ouvrent seulement les veines associées à cette seconde catégorie de plaques. 3. Echangeur de chaleur selon les revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que le bloc échangeur(4) présente une configuration symétrique et est obtenu par empilement d'un nombre pair de plaques carrées (1) identiques, les languettes (2) de l'une de ces plaques (1) étant orientées perpendiculairement à celles de la plaque suivante. 4. Echangeur de chaleur selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que les plaques (1) sont en feuille d'aluminium et/ou que les languettes (2) portées par ces plaques (1) sont en carton d'amiante. 5. Echangeur de chaleur selon l'une des revendications 1 à 3 et la revendication 4, caractérisé par le fait que les plaques (1) sont planes et que les languettes (2) sont collées sur celles-ci. 6. Echangeur de chaleur selon l'une des revendications 1 à 3 et la revendication 4, caractérisé par le fait que les plaques (1) sont embouties dans des tôles d'aluminium (11) gaufrées de nervures (12) garnies de carton d'amiante. 7. Echangeur de chaleur selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comprend, assemblés par couplage en série, plusieurs blocs échangeurs (19,20,21,22) dont les veines (9) associées aux plaques (1) de la première catégorie sont traversées, celles d'un des blocs après celles du bloc précédent dans l'ordre de succession desdits blocs, par un premier flux gazeux (F9), et dont les veines (10) associées aux plaques (1) de la seconde catégorie sont traversées, celles d'un des blocs après celles du bloc précédent dans l'ordre inverse de succession de ces blocs, par un second flux gazeux (F10); le taux d'échange de chaleur entre ces deux flux (F9 et F10) étant d'antant plus élevé que le nombre des blocs ainsi couplés en série est plus grand. 8. Echangeur de chaleur selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comprend, assemblés par couplage en parallèle, plusieurs blocs échangeurs (32,33,34,35) dont les veines (9) associées aux plaques (1) de la première catégorie sont traversées si- multanément par un premier flux gazeux (F11) et dont les veines (10) associées aux plaques (1) de la seconde catégorie sont traversées simultanément par un second flux gazeux (F12), le taux d'échange de chaleur entre ces deux flux étant le meme qu'avec un seul bloc (4), mais leur débit à travers l'échangeur étant proportionnel au nombre desdits blocs ainsi couplés en parallèles. 9. Echangeur de chaleur selon la revendication 1, destiné à fonctionner en aérateur-refroidisseur, en collaboration avec un saturateur (18),caractérisé par le fait qu'il comprend, assemblés en couplage mixte, plusieurs blocs échangeurs (14,15) dont les veines (9) associées aux plaques (1) de la première catégorie sont traversées simultanément par l'un des flux (F7, F8) dérivés d'un premier flux d'air frais humide issu du saturateur, et dont les veines (10) associées aux plaques (1) de la seconde catégorie sont traversées, celles d'uh des blocs (15) après celles du bloc précédent (14), par un second flux (F5) d'air neuf provenant de l'extérieur de l'enceinte à laquelle est adapté l'échangeur et y étant introduit à sa sortie du dernier bloc échangeur (15); le flux issu du saturateur étant au moins partiellement formé par le flux (F6) d'air vicié extrait de cette enceinte et traversant ce saturateur (18). 10. Echangeur de chaleur selon la revendication 9, caractérisé par le fait que le flux d'air traversant le saturateur (18) se compose,pour une partie,dudit flux (F6) d'air vicié et,pour l'autre partie, d'un flux (F4) d > air neuf provenant de l'extérieur de l'encein te. 11. Aprlication de l'échangeur de chaleur selon la revendication -1, utilisé comme condenseur (54), à la condensation d'un distillat (55), en particulier à la condensation de vapeur d'eau pour l'obtention d'eau distillée, caractérisée par le fait que l'un des deux flux gazeux (F13) est formé d'air humide saturé à basse température et que l'autre flux gazeux (F14) est formé d'air chaud saturé de la vapeur humide du distillat qui se condense au contact des plaques (1) refroidies par le passage du premier flux (F13) dans l'échangeur et est recueillie, sous forme de gouttelettes, à sa sortie des veines (10) dudit échangeur par lesquelles passe le second flux (F14).