La présente invention concerne un dispositif et un procédé pour former des gels. Une grande diversité de compositions telles que par exemple des compositions de peinture et des compositions pour enlever les peintures, des compositions pharmaceutiques et vétérinaires, des compositions de toilette et des cosmétiques, des agents de nettoyage domestique, des compositions antirouille, etc, utilisent un gel comme support ou comme diluant. Dans de nombreux cas, la réalisation de ces compositions pose des problèmes par suite de l'instabilité physique et chimique propre de nombreuses matières gélifiées et du fait de la sensibilité de ces matières aux divers ingrédients actifs qu'on peut désirer incorporer dans ces compo-sitions. On doit particulièrement mentionner les gels renfermant des ions hypochlorite qu'on appelle ci-après gels à l'hypochloflte. les gels à l'hypochlorite ont de nombreuses utilisations, en particulier en pharmacie humaine et vétérinaire, où on les utilise entre antres pour traiter les brulures et les échaudures et d'autres lésions cutanées. Cependant, la réactivité des ions hy hypochlorite et leur tendance à se décomposer s'accompagnent d'une perte de chlore actif et posent de nombreux problèmes, en particulier dans la réalisation de compositions gélifiées stables en cours de conservation. Ces compositions tendent non seulement à perdre le chlore actif lors du stockage, mais les ions hypochlorite eux-même réagissent facilement avec la majorité des matières gélifiées qui, autrement, conviendraient, comme supports des ions hypochlorite. Un autre type de gel utile en pharmacie pour le traitement des brdlures et des échaudures est un gel renfermant du nitrate d'argent. Bien que dans ce cas, les problèmes que pose la stabilité du gel ne soient pas aussi importants que dans le cas des gels à l'hypochlorite, les gels au nitrate d'argent préformés posent des problèmes, par exemple de changement de teinte par suite de la décomposition du nitrate d'argent qui se produit, même lorsqu'on conserve le gel préformé à l'obscurité totale. Dans d'autres domaines où on utilise un support gélifié, on sç heurte à d'autres problèmes, par exemple lorsqu'on désire appliquer un revêtement gélifié à un substrat par pulvérisation et que le gel qu'on applique est trop épais pour astre pulvérisé convenablement sur le substrat ou est trop épais pour staggluti- ner convenablement au substrat en formant un revêtement uniforme lorsqu'on le pulvérise. La présente invention concerne un procédé de formation de gel, de façon pratiquement instantanée et continue, qui atténue beaucoup des problèmes rencontrés dans l'utilisation des gels comme supports. le procédé de formation en continu d'un gel selon l'invention, consiste à introduire en continu un liquide ou une dispersion liquide gélifiable et un agent gélifiant liquide complémentaire, selon un trajet d'écoulement commun, à partir de sources séparées de liquide gélifiable et d'agent gélifiant, et dans des conditions telles qu'il se produise un mélange du liquide gélifiable et de l'agent gélifiant lorsqu'ils s'écoulent selon le trajet indiqué, avec gélification concomitante des liquides gélifiables.En utilisant ce procédé, on peut former des supports gélifiés lors de l'emploi, ce qui supprime les problèmes associés à la conservation de gels instables et atténue les problèmes associés à la sensibilité du gel aux ingrédients actifs qu'on doit incorporgdans les compositions car, dans de nombreux cas on peut incorporer ces ingrédients actifs dans l'agent gélifiant ou même dans le liquide gélifiable, sans altération, ou, en variante, on peut les stocker séparément et les ajouter sous forme d'autres courants au courant de liquide gélifiable et d'agent gélifiant, lorsqu'ils s'écoulent le long- du trajet commun. Le procédé de l'invention s'applique particulièrement à la production d'un courant continu d'un gel ou d'une pulvérisation de matière gélifiée sortant d'une buse, par exemple pour appliquer une peinture ou un produit pour enlever les peintures qu'on applique à.l'état gélifié. Dans ce cas, on introduit sous pression, à partir'de source séparées, le liquide ou la dispersion liquide gélifiable et l'agent gélifiant liquide, dans une buse qui les chasse simultanément selon un trajet d'écoulement commun. Dans une disoosition, le liquide ou la dispersion liquide gélifiable et 1' agent gélifiant liquide passent selon un trajet d'écoulement commun vers la buse d'éjection en formant un gel lorsqu'ils sont éjectés par la buse ou immédiatement avant. Dans une autre disposition selon l'invention, le liquide ou la dispersion liquide gélifiable et l'agent gélifiant sont pulvérisés simultanément à partir de deux ouvertures de buse séparées mais très voisines, si bien que le courant de liquide sortant d' une des buses se mélange au courant de liquide sortant de l'autre buse, en formant ainsi un gel dans le courant pulvérisé après éjection des buses de pulvérisation. Te procédé de l'invention est particulièrement utile pour distribuer des compositions gélifiées renfermant un support gélifié et un ingrédient actif, lorsqu'on ne peut réaliser préalablement ces compositions, pour une raison ou pour une autre. Par exemple, un ou plusieurs composants du système peuvent nuire aux propriétés du gel dans le cas d'un contact prolongé. Ce cas peut se produire lorsqu'un composant du système a un pH élevé pouvant provoquer la floculation du gel, lorsqu'il. est soumis à un tel pH pendant une durée prolongée. L'invention permet donc de stocker séparément les composants du système et de ne les réunir qu'au moment de l'utilisation.Un autre avantage du procédé de l'invention est qu'il permet d'utiliser en pulvérisations des supports gélifiés qui, autrement, seraient trop épais ou trop durs pour être distribués ou pulvérisés à l'état préformé. le procédé de 1 invention convient également pour régler la vitesse de formation du gel, par ajustement de la nature et de la concentration du liquide gélifiant. Ainsi, dans le cas d'une application par pulvérisation, on peut régler la vitesse de gélification de façon à ce que bien qu'il se produise une gélification initiale dans la pulvérisation, la force totale du gel ne se développe que lorsque les liquides s'agglomèrent sur la surface à pulvériser.Un autre avantage du procédé de l'invention est qu'il permet la formation de matières gélifiées ayant une durée d'existence préalablement déterminée, ctest-à-dire qu'on peut former des supports gélifiés qui se rompent ou floculent après un intervalle préalablement déterminé. L'invention concerne également un article manufacturé, qui est un emballage comportant au moins deux compartiments, une ouverture de chacun de ces compartiments communiquant avec un trajet d'écoulement commun pour l'évacuation du contenu de l'emballage, l'un des compartiments renfermant un liquide gélifiable et 1' autre ou, au moins, un des autres compartiments, renfermant un agent gélifiant liquide complémentaire. On entend par agent gélifiant liquide complémentaire, un agent qui, lorsqu'on le mélange au liquide gélifiable, en provoque la gélification. Une forme particulièrement préférée d'emballage selon 1' invention est constituée d'un récipient sous pression comportant des compartiments séparés renfermant le liquide gélifiable et 1' agent gélifiant sous pression, le récipient comportant une buse d'évacuation réalisant un trajet d'écoulement commun pour le contenu des deux compartiments et une valve à commande manuelle permettant l'évacuation simultanée du contenu des deux compartiments à travers la buse. Avec un tel dispositif, l'utilisateur dispose à la demande d'une source instantanée de gel fraîchement préparé. Bien que le procédé de l'invention soit décrit en particulier relativement à des distributeurs sous pression de type aérosol, qui constituent les distributeurs préférés, on peut également utiliser un autre appareil de distribution double connu dans l'art. Un des avantages de l'invention est qu'une valve double de distribution et une commande particulière sont inutiles pour distribuer le gel. Une valve double de distribution d'aérosol classique convient très bien pour mélanger les composants en formant le gel. La formation continue du gel selon cette technique réduit condidérablement la floculation locale du sol que l'on observe souvent dans les procédés de mélange discontinu classiques pour former un gel. On peut, selon le procédé de l'invention, préparer une grande diversité de gels à partir de composants appropriés, c'està-dire du liquide gélifiable et de l'agent gélifiant. Dans certaines conditions, selon la nature et la concentration du liquide gélifiable et de l'agent gélifiant, on peut former pratiquement instantanément, un gel de force suffisante sur une surface verticale à revêtir à laquelle le gel adhère. Plus généralement, les systèmes peuvent être de nature entièrement organique, formés par exemple d'un organosol comme liquide gélifiable et d'un liquide organique approprié comme agent gélifiant. Cependant, plus généralement, le procédé de l'invention s'applique à des systèmes aqueux renfermant comme liquide gélifiable, un colloïde aqueux hydrophobe ou macromoléculaire ou un polyélectrolyte et comme agent gélifiant, un liquide aqueux approprié.Lorsqu'on utilise un colloïde hydrophobe, l'agent gélifiant est généralement une solution aqueuse d'électrolyte. Dans la plupart des cass lorsqu' il existe un ingrédient actif, les gels formés sont provisoires et on peut facilement les éliminer du substrat après que l'ingrédient actif a rempli son rôle. Dans le cadre du présent mémoire, on entend par "gel", une masse cohérente élastique constituée d'un liquide dans lequel une masse de particules ulramicroscopiques ou de composés macromolé culaires organiques est dispersée ou disposée en un réseau fin, emprisonnant la phase liquide. Dans le cas de colloides hydrophobes, la gélification est le procédé par lequel l'additioll d'un électrolyte aux colloïdes hydrophobes provoque l'agglomération des particules en un floculat unique qui occupe tout le volume disponible. Dans le cas de colloïdes macromoléculaires ou de polyélectrolytes, il n'existe pas de mécanisme général de gélification .Donc, la formation de la structure peut être due à une répulsion électrostatique entre les chastes de polymère, comme c'est le cas de l'acide polyacrylique neutralisé par l'hydroxyde de sodium, ou par liaison hydrogène entre l'additif et le polymère, comme c'est le cas d'un gel formé entre le borax et l'alcool polyvinylique. L'invention ne concerne pas la formation de réseau infini, qui se produit lors des polymérisations conduisant à des structures non linéaires ou pendant les procédés de réticulation par covalence qui transforment les polymères linéaires en polymères non linéaires.L'invention ne concerne donc pas de systèmes dans lesquels un premier composant liquide, par exemple une résine de polyester insaturée, réagit avec un second composant tel qu'un catalyseur, la réaction chimique formant une masse réactionnelle ayant l'aspect d'une gelée de durée transitoire que l'on appelle un gel dans le domaine particulier de la technologie des résines de polyester insaturé. Des solutions typiques qu'on peut utiliser dans l'invention sont étudiées plus en détail ci-dessous. Systèmes constitués d'un sol aqueux hydrophobe. Ils constituent les systèmes les plus importants qu'on utilise dans l'invention. Cn peut utiliser de nombreux sols hydrophobes différents, parmi lesquels on peut citer des argiles naturelles où synthétiques telles que l'hectorite, la montmorillonite, la vermiculite, la bentonite, les illites et leurs dérivésssyn- thétiques ; et les sols aqueux de silice. Dans une application étudiée ci-après, on utilise particulièrement un sol aqueux d'une hectorite synthétique (Laponite) qui est un sol aqueux de silicate de sodium et de magnésium dont 5 à 15 % des atomes de magnésium sont remplacés par des atomes de lithium. Comme on le sait, on peut facilement gélifier ces sols hydrophobes en les mélangeant avec une solution aqueuse d'électrolyte qui constitue donc l'agent gélifiant liquide préféré utilisé avec les sols hydrophobes dans le procédé de l'invention. Des solutions aqueuses d'électrolyte typiques utiles à cet effet renferment des cations tels que Na+, Ca++, Sr++ et Selon les propriétés particulières que doit posséder le gel support, on peut choisir une combinaison différente de sol hydrophobe et d'électrolyte, pour obtenir un gel dur ou tendre, ayant une durée de vie courte ou prolongée.On peut citer comme exemples de telles combinaisons : Sol hydrophobe Agent gélifiant Propriétés du aqueux aqueux gel support Hectorite synthétique (Laponite) Ca++ gel thioxotrope dur ,, Al+++ gel thioxotrope tendre Na+ gel thixotrope très tendre N,N-diméthylhydrazine/ gel rigide au départ acide éthylènediamine- se décomposant dans -tétracétique le temps gel tendre dont la acide éthylène- force augmente dans -diaminetétracétique le temps Silice agent tensio-actif gel tendre cationiqie Bentonite Al+++ gel thioxotrope dur Ca++ gel thixotrope tendre Hectorite Al+++ gel thixotrope dur Systèmes aqueux colloïdaux macromoléculaires. On peut également utiliser comme liquide gélifiable dans le procédé de l'invention, des colloïdes macromoléculaires ou des polyélectrolytes à base de composés organiques macromoléculaires. On peut en citer comme exemples typiques ceux constitués de gomme naturelle et d'extraits végétaux tels que la gomme adragante, le guar, la gomme de caroube, l'alginate de sodium et la carragé -énine ; et ceux renfermant un polymère synthétique ou semisynthétique tels que l'acide polyacrylique, l'alcool polyvinylique et les dérivés de cellulose. Comme il est connu dans l'art, les colloides macromoléculaires et les solutions de polyélectrolytes ne sont pas gélifiés par n'importe quelle catégorie de composés. Far conséquent, on doit choisir les agents gélifiants liquides utilisés dans le pro cédé de l'invention selon les colloïdes macromoléculaires ou les solutions de polyélectrolytes particuliers utilisés. Cependant, en général, les composés particuliers gélifiant un colloïde macromoléculaire ou une solution de polyélectrolyte donnés sont bien connus de l'homme de l'art. Les systèmes particuliers suivants sont donnés à titre d'exemples. Colloïde macromolé -culaire ou solution Propriétés du gel de polyélectrolyte Agent gélifiant support. Alginate de sodium Ca++/acide éthylène -diaminetétracétique gel tendre Acide polyacrylique OH gel limpide dur Hydroxypropylméthyl- ++ gel limpide dur -cellulose Ca Alcool polyviny- gel tendre dont la -lique Borax force augmente avec le temps Résorcinol gel blanc dur Ti+++ gel limpide dur Gomme de caroube Borax gel dur Carragèènine Ca++ ,, K+ Gomme adragante Bi++ 0rg;anosoîs les systèmes d'organosol qu'on peut utiliser dans le procédé de l'invention sont par exemple de la silice ultra-fine ct des bentonites organophiles, c'est-à-dire des bentonites dont au moins une partie des cations minéraux a été remplacée par des cations organiques, dispersées dans un solvant organique, par exemple du tétrachlorure de carbone.Comme dans le cas des colloïdes macromoléculaires, les agents gélifiants particuliers qu'on utilise avec l'organosol dépendent du sol particulier utilisé, mais dans ce cas également, les agents gélifiants appropriés utilisés avec un organosol donné sont bien connus de l'homme de l'art. Dans le cas particulier précédemment indiqué, un agent gélifiant approprié est le polyéthylèneglycol. On peut utiliser des mélanges de deux sols différents ou plus. Par exemple, comme il est connu dans l'art, on peut augnen- ter ou diminuer considérablement la sensibilité d'un sol hydrophobe aux électrolytes, en lui ajoutant une petite quantité d'un colloïde macromoléculaire ou d'un polyélectrolyte, selon que les charges électriques portées par les particules dispersées dans les deux sols sont de polarité identique ou différente. On peut également ajouter de petites quantités d'autres ingrédients à l'un ou l'autre des deux composants dans des buts particuliers, par exemple pour augmenter la stabilité du sol ou pour modifier les propriétés du gel final. On peut utiliser le procédé de formation de gel support selon l'invention, dans divers dimaines différents et pour l'application de divers ingrédients actifs différents. Plusieurs applications particulières vont maintenant être étudiées à titre d'exemples. Applications médicales et vétérinaires. Comme précédemment indiqué, les gels renfermant une source d'ions hypochlorite sont particulièrement utiles pour le traitement des brûlures et des échaudures et d'autres lésions cutanées. Cependant, la préparation de ces gels d'hypochlorite pose certains problèmes, en particulier lorsqu'on les prépare à l'avance, ces problèmes étant associés à la réactivité et à l'instabilité des ions hypochlorite. L'invention résout facilement ces problèmes en éloignant les ions hypochlorite du sol, dans des conditions de pli élevé, c'est-à-dire dans la gamme de 11,5 à 12,5, et ne les réunit qu'au itoment de l'emploi. Selon cette application du procédé de l'invention, le liquide gélifiable est de préférence un sol aqueux hydrophobe, et l'argent gélifiant est une solution aqueuse d'électrolyte renfermant des ions de métal alcalino-terreux et des ions hypochlorite ou une source d'ions hypochlorite. Dans cette application, les sources préférées d'ions hypochlorite sont des solutions aqueuses d'hypochlorite de métal alcalin telles que l'hypochlorite de lithium ou de sodium. D'autres sources utilisables d'ions hypochlorite sont des solutions aqueuses de composés organiques et minéraux renfermant une liaison azote-chlore à stabilité thermodynamique qui s' hydro- lyse au contact de l'eau en formant des ions hypochlorite, ces composés étant généralement connus sous la dénomination de cklo- ramines.Des chloramines typiques utilisables dans l'invention sont les acides isocyanuriques chlorés et leurs sels tels que li acide trichloroisocyanurique, le dichloroisocyanurate de sodium et le dichloroisocyanurate de potassium ; d'autres chloramines hétérocycliques où le chlore est fixé à un atome d' azote du cycle telles que la 1,3-dichloro-5,5-diméthyldantoïne, la 1,3,5 -trichloro-2,4-dioxohexahydrotriazine et le N-chlorosuccinimide des N-chloroamides condensés tels que le N-chloroazodicarbonamide et des mélamines chlorées telles que la trichloromélamine ; des N- chlorosulfamides et des composés apparentés tels que la chlore -amine-T, la chloramine-B et le N-chloro-N-méthyî-p-toluène- -sulfamide ; et des N-chloroanilides tels que le N,2,6-trichloro -4-nitroacétanilide. Des chloramines minérales appropriées sont l'acide N-chlorosulfamique, le N-chloroimidodisulfonate de sodium et des polychloroimidométaphosphates. De plus, la solution d'hypochlorite peut renfermer d'autres composés minéraux, ajoutés par exemple pour régler le pH et augmenter la stabilité des ions hypochlorite ou pour augmenter la force du gel final. Ces additifs sont par exemple l'hydroxyde de sodium, l'hydroxyde de lithium, le chlorure de sodium, le carbonate de sodium, le chlorure de calcium, etc. la concentration de la solution d'hypochlorite de métal alcalin qu'on préfère comme source d'ions hypochlorite dans la pratique de cet aspect de l'invention dépend de nombreux facteurs, et en particulier, du rapport de dosage de la valve, c'est-à-dire du rapport du poids de support distribué au poids de solution d' ions hypochlorite distribuée et des propriétés qu'on désire conférer au gel final telles que son pH, sa teneur en chlore actif, sa force et sa rigidité et sa stabilité chimique exprimée par la perte de chlore actif. Une solution typique d'hypochlorite utilisable dans l'invention pour un rapport de dosage de 4/1 est une solution à 2,78 % en poids d'hypochlorite de lithium du commerce (renfermant 30 % Un poids d'hypochlorite de lithium, 34 0% de chlorure de sodium et 20 c% dt sulfate de sodium et de potassium avec de petites quantités d'autres composés de lithium tels que l'hydroxyde, le chlorure, le chlorate et le carbonate de lithium). On peut ajouter à cette solution de l'hydroxyde de lithium ou de sodium pour porter le pH à 11,7-12,5. lorsqu'on le distribue avec un support liquide gélifiable avec un rapport de 4/1 da support à la solution d'hypochlorite, le gel obtenu présente une teneur en chlore actif de 0,2 %. Bien qu'on préfère des sources d'ions hypochlorlte en solution, on peut utiliser des dispersicns ou des suspensions d'une source d'ions hypochlorite finement divisée dans un support liquide approprié. Par suite de la séparation de la source d'ions hypochlorite et du support, on peut utiliser comme support, une gamme étendue de matières gélifiables. les supports préférés sont ceux formant un gel final ayant une demi-vie mesurée par le chlore actif, d'au moins 8 heures. Parmi les supports particulièrement préférés, fi gourent les sols aqueux renfermant de la silice ou une argile minérale synthétique ou naturelle telle que l'hectorite ou la mont -morillonite sodique et les solutions de matières macromoléculaires naturelles ou synthétiques telles que la carboxyméthylcellulose sodique, la méthylcellulose, l'acide polyacrylique et les copolymères d'acide acrylique et d'autres monomères tels que 1' allylsaccharose. Pour améliorer les propriétés d'écoulement du sol et/ou du gel final ainsi que la dispersion de la solution d'hypochlorite, on peut ajouter au support, des agents de peptisation ou des agents protecteurs ou utiliser un mélange de supports. Par exemple, lorsqu'on utilise une argile naturelle ou synthétique, il peut être souhaitable d'ajouter à l'argile, un agent de peptisation tel qu'un ael minéral comme le pyrophosphate tétrasodique. 'invention sera mieux comprise à la lecture de la descris- tion qui suit faite en regard des dessins annexés dans lesquels - la figure 1 représente une coupe d'un emballage selon l'invention - la figure 2 représente une coupe d'une autre forme préférée d'emballage selon l'invention. L'emballage illustré par la figure 1 est constitué d'une boîte métallique typique de type "aérosol" munie d'un ensemble formant valve 2 comportant une tige de valve creuse verticale 2a montée dans un bouchon de retenue 3 serti à ltextrémité supérieure de la boîte. La tige de valve 2a peut être enfoncée vers le bas ou basculer de façon connue dans l'art, de façon à ouvrir la valve et permettre l'évacuation du contenu de la boîte à travers la tige de valve. Une enveloppe extérieure écrasable 4 est scellée au col de la boîte et renferme une suspension colloïdale hydrophobe, par exemple un sol aqueux de silice ou mieux, un sol aqueux de silicate synthétique de sodium et de magnésium dont 5 à 15 % des atomes de magnésium sont remplacés par des atomes de lithium.Une enveloppe intérieure écrasable 5 qu est scellée à l'extrémité intérieure de la valve 2, renferme par exemple une solution aqueuse d'hypochlorite de lithium et des ions métalliques polyvalents tels que les ions calcium et/ou strontium qui gélifient le sol lorsqu'ils lui sont mélangés. Les deux enveloppes écrasables sont maintenues sous la pression d'un propulseur tel qu'un hydrocarbure fluoré disposé entre la paroi extérieure de la boîte 1 et l'enveloppe extérieure écrasable 4 et qu'on introduit à travers la valve la dans le fond de la boite. La valve 2 est munie de deux orifices d'entrée séparés communiquant chacun avec une des deux enveloppes 4 et 5, de façon à ce que lorsqu'on ouvre la valve comme décrit, le contenu des deux enveloppes soit évacué simultanément selon le trajet d'écoulement commun constitué par la tige creuse de valve 2a. Ainsi, un courant continu de gel à l'hypochlorite fraîchement formé est évacué par la tige de valve, le gel à l'hypochlorite étant formé par simple mélange de l'agent gélifiant renfermant l'hypochlorite et du sol aqueux support de l'enveloppe extérieure, lorsque ces deux constituants s'écoulent à travers la valve. L'emballage illustré par la figure 2 est constitué d'une boîte métallique typique 1 de type "aérosol" munie d'un ensemble formant valve 2 comportant une tige creuse de valve verticale 2a montée dans un bouchon de retenue 3 serti à l'extrémité supérieure de la boite. Sur l'extrémité supérieure du système formant valve 3, qui peut être enfoncé vers le bas comme il est connu dans l'art, de façon à ouvrir la valve, se trouve une tête distributrice moulée 6 comportant une buse de distribution Ga. On voit qu'on utilise un emballage de ce type en position retournée. La boîte renferme le liquide ou la dispersion liquide gélifiable 7 tel que le sol aqueux de silicate de sodium et de magnésium précédemment décrit la boîte renferme plusieurs blocs 8, par exemple en caoutchouc de silicone, qui servent de réservoir pour un propulseur sous pression tel que le dîchlorodifluoromfthane et/ou le dichlorotétrafluoroéthane. Au repos, il s'établit un équilibre des pressions dans le récipient entre le propulseur vaporisé dans l'espace situé au-dessus du liquide 7 et le propulseur dissous dans le caoutchouc de silicone 8. Lors de la distribution du contenu du récipient, l'équilibre des pressions est détruit mais est régénéré par repos, par transfert du propulseur des ré servoirs de caoutchouc de silicone dans l'espace supérieur. Comme dans le premier mode de réalisation illustré par la figure 1, l'emballage renferme de plus une enveloppe écrasable 5 renfermant l'agent gélifiant liquide, par exemple une solution aqueuse d'électrolyte renfermant, dans l'application préférée de l'invention, des ions hypochlorite ou une source d'ions hypochlorite. Comme on le voit, la solution d'électrolyte est soumide à la pression du propulseur contenu dans le récipient extérieur dans l'espace situé au-dessus du liquide gélifiable. La valve 2 est munie de deux orifices d'entrée séparés communiquant respectivement avec l'intérieur de la boîte et l'enve- loupe 5, si bien que lorsqu'on ouvre la valve, comme décrit, les contenus du récipient et de l'enveloppe intérieure sont évacués simultanément à travers le passage d'écoulement commun constitué par la tige creuse de valve 2a st la buse de distribution 6a. On obtient ainsi un courant continu de gel fraîchement formé qui est évacué par la buse, le gel étant formé par simple mélange du liquide gélifiable et de l'agent gélifiant provenant des deux compartiments séparés de l'emballage. L'appareil et les techniques précédemment décrits pour la production de gel à l'hypochlorite s'appliquant également à la production des autres systèmes de gel décrits ci-après. Une autre application du procédé de l'invention à des gels à activité pharmaceutique est la formation de gels renfermant des nitrates d'argent comme ingrédient actif. Ces gels conviennent également au traitement des brûlures et des échaudures. Dans cette application, des sols hydrophobes constituent également le cono- sant liquide gélifiable préféré eut des sols hydrophobes appropriés sont ceux précédemment indiqués relativement aux gels à l'hypochlorite. Cependant, dans ce cas, l'agent gilifiant est une solution aqueuse d'électrolyte renfermant du nitrate d'argent au lieu d'une source d'ions hypochlorite. Un avantage particulier de > 'application du nitrate d'argent selon le procédé de l'invention, c'est-à-dire sous forme d'un gel formé instantanément, est que, contrairement au cas où on applique une solution aqueuse simple de nitrate d'argent à la brûlure, on réduit considérablement la coloration de la peau entourant la brûlure. Applications cosmétiques Une autre application du procédé de > 'invention est la for mation de gels à caractère cosmétique. Par exemple, on peut utili ser 1 procédé pour distribuer des gels à raser à formation instantanée ou des masques gélifiés pour le-visage. Si. on le désire, on peut incorporer respectivement au liquide gélifiable tit à 1' agent gélifiant, deux composés réagissants qui, lorsqu'ils se mélangent, forment une réaction exothermique produisant un écoulement de gel chaud. Dans Une autre application cosmétique, on peut appliquer des teintures capillaires selon une tecriiique semblable. Une ap plicaton particulièrement appropriée de ce procédé concerne les teintures capillaires oxydantes dans lesquelles un composant de teinture oxydable est incorporé au composant gélifiable, et un agent oxydant, par exemple du peroxyde d'hydrogène, est incorporé à l'agent gélifiant liquide. Gels luminescents. Le procédé de l'invention peut également s'appliquer à la préparation de gels luminescents en incorporant respectivement au liquide gélifiable et à l'agent gélifiant, des composés réagissants qui, lorsqu'on les mélange, présentent une réaction chimio -luminescente. Ces systèmes, en particulier lorsqu'on les conditionne dans un distributeur pour aérosol du type précédemment décrit, fournissent une source lumineuse de secours facile à utiliser convenant par exemple à un automobiliste lors d'un accident ou dans une situation critique. Dans le cas d'une panne de nuit par exemple, on peut pulvériser le véhicule d'une couche de gel luminescent de façon à signaler sa présence aux autres usagers. On peut utiliser ce dispositif éclairant de façon semblable, dans d'autres circonstances passagères. Pulvérisations pour l'agriculture et l'horticulture. Le procédé de l'invention convient particulièrement pour 1' application des herbicides, des insecticides et des fongicides, en agriculture et en horticulture. On peut incorporer l'herbicide, l'insecticide ou le fongicide au liquide gélifiable ou à l'agent gélifiant. On peut ensuite pulvériser le liquide gélifiable et 1' agent gélifiant sur les végétaux ou un substrat à traiter, à travers une buse commune ou à travers deux buses très voisines, de façon à former un gel servant de support à l'ingrédient herbicide ou insecticide, soit dans la pulvérisation elle-mSme, soit après que la pulvérisation a frapé le substrat. Ceci facilite l'application de l'ingrédient actif et favorise l'adhésion au substrat. Agents de nettoyas. On peut facilemuent appliquer, selon le procédé re l'inven-- ticn, des agents de nettoyage domestiques et Industriels gélifiés tels que les produits de nettoyage pour four. On peut réaliser par exemple, un produit de nettoyage domestique typique, en utilisant un sol hydrophobe renfermant une argile naturelle ou synthétique et une solution aqueuse d'électrolyte renfermant de l'ammoniac comme agent gélifiant. Lorsqu'on distribue simultanément ces deux constituants selon le procédé de l'invention, on obtient un gel fortement alcalin ayant un bon pouvoir de nettoyage. On peut réaliser un agent de nettoyage industriel de façon semblable, en utilisant un sol hydrophobe renfermant une argile naturelle ou synthétique en combinaison avec une solution aqueuse d'électrolyte renfermant de l'acide phosphorique ou de l'acide chlorhydrique ou un mélange des deux. Un tel système convient particulièrement pour nettoyer l'extérieur des bâtiments. Dans cette application, on pulvérise le sol hydrophobe et la solution d'électrolyte à la surface du bâtiment par une buse commune ou par deux buses très voisines. Selon le choix du sol et de l'élec- trolyte, on forme un gel fortement acide dans la pulvarisation elle-m8me ou après que la pulvérisation a frappé la surface à nettoyer.Egalement, selon les matières utilisées, on peut obtenir un gel dur qui adhère fortement aux surfaces verticales du baAti ment, en présentant peu ou pas de tendance à ltécoulement. Après un intervalle approprié, on peut éliminer le gel en utilisant un tuyau d'arrosage. Cette technique facilite le nettoyage des bâtiments. Si on le désire, pour cette apSlication ou dans toute autre application du procédé de l'invention, on peut choisir les composants du système de façon à ce que le gel flocule ou se rompe après une durée brève, ce qui facilite son élimination. Applications -diverses. On peut utiliser le procédé de l'invention pour distribuer des gels ayant de nombreuses autres utilisations et renfermant de nombreux autres ingrédients actifs. Parmi ces applications, on peut citer les pâtes dentifrices dans lesquelles le gel distribué renferme un abrasif et un agent moussant ou tensio-actif ; des préparations adhésives de types époxyde dans lesquelles le gel distribué est constitué d'un mélange réagissant d'une résine époxyde et d'un durcisseur, l'un étant distribué avec le liquide gélifiable et 11 autre avec l'agent gilifiant ; des gels extincteurs dans lesquels le gel distribué renferme un additif d'extinction et les revêtements de surface, en particulier ceux de caractère temporaire tels que par exemple les revêtements protecteurs qu'on applique sur une partie d'un substrat pour protéger cette partie pendant qu'on pratique sur la partie exposée une opération telle qu'une peinture au pistolet ou une attaque chimique. Ces applica tions, entre autres, entrent dans le cadre de l'invention. Des exemples particuliers du procédé de l'invention et de compositions correspondantes figurent ci-après Exemple 1 Gel à l'hypochlorite. On prépare un sol à 6 % en dispersant de l'hectorite synthétique (Laponite SP) dans de l'eau distillée On place 180 g du sol dans le récipient flexible d'une boîte pour aérosol "Sterigard" du type illustré par la figure 1. On prépare la solution d'agent gélifiant, en ajoutant 2,8 g de chlorure de calcium dihydraté dans 50 ml d'eau distillée à une solution de 50 ml renfermant 0,1 g d'hydroxyde de sodium et 2,9 g d'hypochlorite de lithium du commerce (Lithcoa Coropration) renfermant environ 30 % de LiOCI. On laisse reposer cette solution pendant 10 jours ; on la filtre ensuite pour éliminer le précipité. La solution obtenue renferme 4,8 g d'ions Ca++ par litre, et 1,C Z; de chlore actif. On place 40 g de cette solution dans une enveloppe qu'on fixe à une valve distributrice double désignée "Acu-Tech" (Acu-Tech corporation). On fixe la valve à la boîte qu'on met sous pression avec 2 g d'un mélange 60/40 de dichlorodifluorométhane et de dicklorotétra- -fluoroéthane. Lorsqu'on actionne la valve, les composants, dans un rapport de 4 parties du sol à 4 parties de 11 agent gélifiant, traversent la chambre de mélange et sortent sous forme d'un gel. En utilisant un dispositif de commande approprié, on pulvérise le gel qui renferme 0,2 % de chlore actif et a un pli de 10,0. On conserve cette solution pendant 20 semaines à la température ordinaire sans qu'il se produise d'altération importante du produit, si ce nlest une légère perte (4 5'J) du chlore actif de 1' hypochlorite dans l'enveloppe intérieure. Exemple 2 Gel d'hypochlorite. On prépare un sol en dispersant 52 g de "Laponite SP" et 2 g de gomme arabique dans 946 g d'eau distillée. On place 135 g du sol et 3 g de caoutchouc de silicone dans une boîte pour aérosol de 170 ml du type illustré par la figure 2. On prépare la solution d'agent gélifiant, comme oeiis l'exemple 1, à celà près que la solution renferme au départ 2,1 ó de chlorure de calcium dihydraté. On place 35 g de cette solution dans une enveloppe fixée à une valve "Acu-tech". On met la boîte sous pression avec 6 g d'un mélange 60/40 de dichlorodifluorométhane et de dichloro -tétrafluoroéthane. On laisse reposer la boîte pendant 4 jours pour que le propulseur se dissolve dans le caoutchouc.Lorsqu'on actionne la valve, la boite étant retournée, il se forme un gel translucide qui renferme des bulles de propulseur emprisonnées. On peut distribuer le gel sous forme d'un ruban ou d'un jet ou d'une pulvérisation, selon le type de dispositif de commande utilisé ; il renferme 0,2 % de chlore actif et a un pH de 10,2. Exemple 3 Gel à 1'hypochlorite. On prépare un sol à 6 % de silice "Cab-o-Sil (M5)" de Cabot Corporation par dispersion dans l'eau distillée et on ajuste le pH du sol à 8,6, en ajoutant de l'hydroxyde de sodium. On prépare une solution d'agent gélifiant en ajoutant 50 ml d'une solution aqueuse renfermant 4 g de chlorure de strontium hexahydraté à 50 ml d'une solution aqueuse renfermant 0,1 g d'hydroxyde de sodium et 7,25 g d'hypochlorite de lithium du commerce. On laisse vieillir cette solution pendant 10 jours, puis on la filtre. On charge une boîte pour aérosol "Sterigard" munie d'une valve Acu-tech, avec 180 g de sol, 40 g de solution d'agent gélifiant et 2 g d'un mélange 60/40 de dichlorodifluorométhane et de dichlorotétrafluoroéthane, comme décrit dans l'exemple 1. Lorsqu' on actionne la valve, un gel translucide est évacué sous forme d'un courant continu renfermant 0,49 /o de chlore actif. Exemple 4 Gel à l'hypochlorite . On introduit dans une boîte pour aérosol "Sterigard" munie d'une valve "Acu-tech" comme décrit dans l'exemple 1, 180 g d'une solution aqueuse à 2 % d'un copolymère d'acide carboxylique, le "Carbopol 93411 (B.F. Goodrich Chemical Company) et 40 g d'une solution aqueuse renfermant 3 % d'hydroxyde de sodium et 2,87 % d'hypochlorite de lithium du commerce. Gn met la boîte sous pression avec 2 g d'un mélange 60/40 de dichlorodifluorométhane et de dichlorotétrafluoroéthane. Lorsqu'on actionne la valve, on obtient un écoulement de gel clair qui renferme 0,2 % de chlore actif et ayant un pH de 9,6. Exemple 5 Gel à l'hypochlorite. On prépare une dispersion liquide gélifiable, en dispersant 2 g d'hydroxypropylméthylcellulose, "Celcol HPM 450," (Britidh Celanese Ltd) et 52 g de "Laponite SP" dans 946 g d'eau distillée. On place 130 g du gel et 3 g de caoutchouc (Cariflex 1102 ; Shell Chemicals) dans une boîte pour aérosol de 170 ml, du type illustré par la figure 2. On prépare la solution d'agent gélifiant, en dissolvant 2,4 g de chlorure de calciun dihydraté dans 100 ml de solution a'hypochlorite de sodium renfermant 1,13 o de chlore actif. Gn laisse reposer la solution pendant 24 heures avant de la filtrer : le pH est de 11,8. On place 35 g de cette solution dans une enveloppe qu'on fixe à une valve "Acu-tech". On place la boîte sous pression avec 6 g d'un mélange 60/40 de dichloro -difluorométhane et de dichlorotétrafluoroéthane.On laisse reposer la boîte pendant 14 jours pour que le propulseur se dissolve dans le caoutchouc. Lorsqu'on actionne la valve, la bote étant retournée, il se forme un gel translucide qui renferme des bulles de propulseur emprisonnées. Le gel renferme 0,17 g de chlore actif et a un pH de 9,0. Exemple 6 Gel au nitrate d'argent. On place dans une boîte pour aérosol "Sterigard" munie d' une valve "Acu-tech", comme décrit dans l'exemple 1, 180 g d'un sol à 6 % de "Laponite SP" et 40 g d'une solution aqueuse renfermant 2,5 % de nitrate d'argent et 3 % de nitrate de calcium tétrahydraté [Ca(N03)24H20J. On met la boîte sous pression avec 1,6 g de butane. L'écoulement de gel évacué lorsqu'on actionne la valve renferme environ 0,5 % de nitrate d'argent. Le gel tache peu la peau et le coton, par rapport à une solution de nitrate d'argent de même concentration. blême après conservation du récipient chargé pendant plusieurs semaines, le gel distribué ne présente pas de changement de coloration. Au contraire, un gel préformé renfermant du nitrate d'argent présente rapidement un changement de teinte Lorsqu'on ltexpose à ia lumière et même lorsqu'on le maintient à lbbscurité pendant quelques jours. Exemple 7 Gel à raser chaud. On prépare un liquide gélifiable en dispersant 6 g d'un copolymère d'acide carboxylique, "Carbopol 934", et 10 g de peroxyde d'hydrogène (à 96 volumes) dans 184 g dteau distillée. On place 160 g de cette solution et 2 g de caoutchouc de silicone dans une boîte pour aérosol en aluminium laqué. On prépare la solution d'agent gélifiant en dissolvant 6,82 g d'hydroxyde dU sodium dans 43 g d'eau distillée et en ajoutant 25 g de tri -éthanolamine, 25 g d'acide benzoylformique et û,18 g a'un parfum approprié. On place 35 g de cette solution dans une enveloppe qu' on fixe à une valve "Acu-tech". On met la boîte sous pression avec 5 g d'un mélange 60/40 de dichlorodifluorométhane et de dichloro -tétrafluoroéthane.On laisse reposer la boîte pendant 4 jours pour que le propulseur se dissolve dans le caoutchouc. Lorsqu'on utilise la boîte en position retournée, on distribue un gel qui chauffe rapidement et se transforme en mousse par cisaillement. La température maximale atteinte par le gel est de 470C et le pH est de 6,7. Exemple 8 Gel à raser chaud. On prépare une solution d'agent gélifiant en dissolvant 5g d'hydroxyde de sodium et 1 g de sulfite de sodium dans 78 g d' eau distillée. On introduit dans une boîte pour aérosol en aluminium laqué, 160 g du liquide gélifiable de l'exemple 7, 2 g de caoutchouc de silicone, 35 g de la solution d'agent gélifiant et 5 g du propulseur décrit dans l'exemple 2. Lorsqu'on utilise la boite en position retournée, il se forme un gel tendre qui durcit rapidement et s'échauffe à 450C par cisaillement ; le SI du gel est de 6,3. Exemple 9 Teinture capillaire. On introduit respectivement dans les compartiments extérieur et intérieur d'un récipient pour aérosol du type illustré par la figure 2, 130 g du liquide gélifiable et 31 g de l'agent gilifiant figurant ci-après. On ajoute dans le compartiment extérieur 2 g de caoutchouc de silicone et on met le récipient sous pression avec 5 g d'un mélange 40/60 de dichlorodifluorométhane et de dichlorotétrafluoroéthane. Liquide gélifiable parties en poids Silice (Cab-o-Sil(M5), Cabot Corporation) 10,00 Hydroxyde de sodium 0,25 Sulfate de p-toluènediamine 0,33 Sulfate de 2,4-diaminoanisol 0,33 Dithionite de sodium 0,C3 Eau (distillée) 89,06 Agent gélifiant Agent tensio-actif (Triton X100, Rohm & Haas) 2,0 Peroxyde d'hydrogène (à 98 volumes) 12,5 Eau (distillée) 85,5 Lorsqu'on actionne la valve, il se forme un gel qui teint les cheveux en un ton brun clair. Exemple 10 Agent de nettoyage domestique. On reprend le mode opératoire de l'exemple 9, en utilisant le liquide gélifiable et l'agent gélifiant suivants Liquide gélifiable parties en poids Laponite SP 6,0 Eau (distillée) 94,0 Agent gélifiant Cnlorure de calcium dihydraté 5,15 Ammoniaque (0,88) 1,75 Bromure de cetyltriméthylammonium 0,40 Eau (distillée) 92,70 Lorsqu'on actionne la valve, on forme un gel fortement alcalin qu'on peut utiliser pour éliminer les taches des surfaces ou pour nettoyer les fours. Exemple 11 Adhésif de type époxyde. On introduit les ingrédients suivants, dans un récipient pour aérosol du type illustré par la figure 2, en plaçant respectivement le liquide gélifiable et l'agent gélifiant dans les récipients extérieur et intérieur. Liquide gélifiable parties en poids Bentonite organophile (Bertone 38, Berk) 4,0 Résine époxyde (AZ103, Ciba-Geigy) 4,0 Tétrachlorure de carbone 86,0 Agent gélifiant Durcisseur (HY 951) 2,4 Tétrachlorure de carbone 97,6 On met le récipient sous pression avec 6 g d'un mélange 40/60 de dichlorodifluorométhane et de dichlorotétrafluoroéthane. Lorsqu' on actionne la valve, il se forme un gel qui se solidifie en 24 heures à température ordinaire. Comme le tétrachlorure de carbone est miscible au propulseur, les blocs 8 illustrés par la figure 2 ne sont pas utiles. Exemple 12 Gel d'extinction. On reprend le mode opératcire de l'exemple 9, en utilisant le liquide gélifiable et l'agent gélifiant suivants Liquide gélifiable parties en poids Laponite SP 6 Bicarbonate de sodium 10 Eau (distillée) 84 Agent gélifiant Sulfate d'aluminium A12(S04)3,16H20 4 Eau (distillée) 96 Lorsqu'on actionne la valve, il se forme un gel qui se transforme ensuite en mousse par libération de dioxyde de carbone. Exemple 13 Rev8tement pour surface. En utilisant un récipient pour aérosol du type illustré par la figure 1, on introduit 130 g du liquide gélifiable et 31 g de l'agent gélifiant indiqués ci-après, respectivement-dans les compartiments extérieur et intérieur Liquide gélifiable parties en poids Alcool polyvinylique 2,650 Oxalate de sodium 0,020 Acide oxalique û,OL Acide acétique 0,180 Solution de complexe d'oxalate de titane 6,000 Eau (distillée) 91,125 On prépare la sclution-de complexe d'oxalate de titane, en agitant ensemble les constituants suivants Oxalate de titane et de potassium 7,09 Acide oxalique 0,25 Eau (distillée) 92,66. Agent gélifiant Bicarbonate de sodium 5,88 Eau (distillée) 94,12 Cn met ensuite le récipient sous pression avec 2 g d'un mélange 60/40 de dichlorodifluorométhane et de dichlorotétra -fluoroéthane. Lorsqu'on actionne la valve, il se forme un liquide limpide qui durcit rapidement en formant un gel qu'on peut utiliser pour revêtir du papier ou du carton. Exemple 14 Gel luminescent. Cn reprend le mode opératoire de l'exemple 9, en utilisant 130 g du liquide gélifiable et 31 g de l'agent gélifiant suivants: liquide gélifiable parties en poids Laponite SP 6,00 Luminol 0,23 Eau (distillée) -93,77 Agent gélifiait Sulfate d'aluminium hexadécahydraté 2,0 Sel tétrasodique d 4'acide éthylène -diaminetétraacétique 5,0 Hydroxyde de sodium 0,7 Persulfate de potassium 1,7 Peroxyde d'hydrogène (à 98 volumes) 3,1 Eau (distillée) 87,5 Lorsqu'on actionne la valve, il se forme un gel formant une lumière bleue visible dans l'obscurité. Exemple 15 Gel luminescent. On reprend le mode opératoire de l'exemple 11, en utilisant 130 g du liquide gélifiable et 31 g de l'agent gélifiant suivants: Liquide gélifiable parties en poids Bentone 38 4,200 Oxalate de 2,4-dinitrophényle 0,002 Rubrène 0,001 Phtalate de diméthyle 5,000 Tétrachlorure de carbone 85,797 Agent gélifiant Polyéthylèneglycol (40G) 20 Phtalate de diméthyle 1C Tétrachlorure de carbone 70 Lorsqu' on actionne la valve, il se forme un gel formant une lumière orange qu'on peut utiliser comme système d'alarme de secours. Exemple 16 Pulvérisations pour 1' agriculture. Dans cet exemple, on utilise une version modifiée de l'appareil illustré par la figure 2. Dans cet appareil, le récipient est inversé, c'est-à-dire placé avec la valve dirigée vers le bas. Le sac flexible 5 est remplacé par un élément tubulaire raccordé à son extrémité inférieure à la valve 2 et ouvert à son extrémité supérieure. Le récipient est ainsi divisé en un compartiment intérieur délimité par les parois intérieures du tube, et un compartiment annulaire extérieur délimité sur un de ses côtés par les parois extérieures du tube et sur l'autre par les parois intérieures du récipient. Dans les compartiments extérieur et intérieur, on place respectivement, le liquide gélifiable et l'agent gélifiant suivants. On raccorde ensuite le récipient à une canalisation d' air comprimé sous 2,7 bars. Liquide gélifiable parties en poids Laponite SP 6 Eau (distillée) 94 Agent gélifiant Sulfate d'aluminium hexadécahydraté 1,56 Sel tétrasodique de l'acide éthylène -diamine tétraacétique 4,24 Hydroxyde de sodium 3-amino-l ,2 ,4-triazole 0,20 Thiocyanate d'ammonium 0,20 Eau 93,10 Lorsqu'on actionne la valve, il se forme un liquide qui s' étale sur les suraces et qui se gélifie après environ 1C minutes. Cette composition est utile pour lutter contre les mauvaises herbes, en particulier Agropyron repens (chiendent commun). La géli fication de l'ingrédient actif le maintient à la surface des feuilles et empêche qu'il soit adsorbé par la plante. En utilisant l'appareil modifié décrit dans l'exemple 16, on prépare et distribue les systèmes à support gélifié suivants. Dans tous les cas, on place le liquide gélifiable dans le compartiment annulaire extérieur et l'agent gélifiant, dans le compartiment tubulaire intérieur. On distribue les gels en utilisant une pression d'air comprise dans la gamme de 1,4 à 4,1 bars. On distribue le liquide gélifiable et l'agent gélifiant, dans un rapport de 5 à 6 parties en poids de'liquide gélifiable pour 1 partie en poids d'agent gélifiant. Parties Parties Exemple Liquide gélifiable en Agent gélifiant en Description du gel poids poids 17 Hectorite synthéti- Sulfate d'aluminium Gel thioxotrope limpide, -que (Laponite SP) 6 hexadécahydraté 4 % formé instantanément. Eau (distillée) 94 Eau (distillée) 96 % 18 Laponite SP 6 Al2(SO4)3,16H20 1,56 Il se forme au départ, un liquide limpide dont Eau (distillée) 94 Sel tétrasodique de la viscosité augmente l'acide éthylène- avec le temps. On obtient -diaminetétraacétique 4,24 un gel thixotrope ferme Hydroxyde de sodium 0,70 après 15 à 20 minutes Eau (distillèe) 93,50 19 Laponite SP 6 Chlorure ferrique 8 Il se forme au départ. Sel tétrasodique de N,N'-diméthylhydrazine 4 un gel ferme qui se l'acide éthylène- liquéfie après 30 -diaminetétraacétique 1 Acide chlorhy- minutes. -drique 2N 14 Eau (distillée) 93 Eau (distillée) qsp 100 20 Bentonite 6 Al2(SO4)3,16H2O 4 Gel thixotrope gris formé instantanément. Eau (distillée) 94 Eau (distillée) 96 21 Hectorite 8 Al2(SO4)3,16H2O 4 Gel txixotrope translu cide formé instantané Eau (distillée) 92 Eau (distillée) 96 ment. Parties Parties Exemple Liquide gélifiable en Agent gélifiant en Description du gel poids poids 22 Montmorillonite MgSO4,7H2O 4 Gel thioxotrope limpide, (Ben-a-Gel E/W Berk) 1,2 Eau (distillée) 98,8 Eau (distillée) 96 23 Silice (Cab-o-sil Agent tensio-actif Gel opaque dur formé (M5)Cabot Corporation) 10 (Triton X100 Rohm instantanément. & Haas Company) 5 Eau (distillée) 90 Eau (distillée) 95 24 Emulsion de poly- Hydroxyde de sodium 2 Gel blanc dur formé -acrylate (Viscalex instantanément. L030, Allied Coloids) 25 Eau (distillée 75 Eau (distillée 98 25 Alginate de sodium 1 Chlorure de calcium Gel grumeleux dont la dihydraté 1,6 force augmente avec le Eau (distillée) 99 Sel tétrasodique d' temps. acide éthylène -diamine tétra -acétique 3,5 Eau (distillée) 94,9 26 Gomme de Caroube 1 Borax 1 Gel dur, limpide. Eau (distillée) 99 Eau (distillée) 99 Parties Parties Exemple Liquide gélifiable en Agent gélifiant en Description du gel poids poids 27 Alcool polyvinylique 2,5 Borax 1 Il se forme un gel dont Eau (distillée) 97,5 Eau (distillée) 99 la force dépend du ci saillement et qui de vient plus dur lorsque le cisaillement augmen te. 28 Bentonite organo- Polyéthylèneglycol Gel dur à base de -phile (Bentone 38, 10 (400) 20 solvant. Berk) Tétrachlorure de carbone 90 Tétrachlorure de 80 carbone 29 Silice (Cab-o-sil) 10 Agent tensio-actif Gel blanc, non aqueux, Alcool éthylique 90 (Triton X 100) 5 dur. Alcool éthylique 95 REVENDICATIONS l. Procédé pour appliquer un gel à la surface d'un substrat, caractérisé en ce qu'on projette simultanément sur cette surface, à partir de réservoirs sépares, un premier courant liquide constitué d'un liquide gélifiable et un second courant liquide constitué d'un agent gélifiant complémentaire, les courants étant projetés sur la surface selon un trajet d'écoulement commun, de façon à réaliser leur mélange et, en conséquence, la formation du gel. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le premier et le second liquides sont contenus et projetés par un récipient compartimenté sous pression d'un type connu en soi, re fermant ces liquides dans des compartiments séparés, sous une pression créée par un propulseur, ce récipient étant muni d'une buse de distribution et d'une valve à commande manuelle, la buse réalisant un trajet d'écoulement commun pour les deux liquides, après passage à travers la valve. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le premier courant liquide est constitué d'un liquide aqueux gélifiable et le second courant liquide est constitué d'un agent gélifiant aqueux complémentaire. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que le liquide gélifiable est un sol aqueux hydrophobe et le second liquide est une solution aqueuse d'électrolyte. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que le liquide gélifiable est un sol aqueux de silice ou un sol aqueux de silicate de sodium et de magnésium synthétique dont 5 à 15 % des atomes de magnésium sont remplacés par des atomes de lithium, et le second liquide est une solution aqueuse renfermant des ions hypochlorite. 6. Procédé selon une quelconque des revendications l à 3, caractérisé en ce que le liquide gélifiable est une solution colloïdale macromoléculaire ou une solution de polyélectrolyte. 7. Procédé selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le premier et le second courants liquides renferment chacun un constituant d'une paire de composés réagissant chimiquement qui provoquent une réaction exothermique lorsqu'on les mélange entre eux. 8. Procédé selon une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le premier et le second courants liquides renferment chacun un constituant d'une paire de composés réagissant chimiquement qui présentent une réaction chimioluminescente l'un avec l'autre. 9. Procédé selon une quelconque des revendications 1 à 6, caractérise en ce que le premier et le second courants liquides renferment l'un une résine époxyde et l'autre un durcisseur de cette résine. 10. Procédé selon une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'au moins l'un des premier et second courants liquide renferme un agent de nettoyage acide ou alcalin. 11. Procédé selon une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'au moins l'un des premier et second courants liquides renferme un herbicide, un insecticide ou un fongicide. 12. Procédé selon une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le premier et le second courants liquides renferment, l'un une teinture capillaire oxydable et l'autre un agent oxydant complémentaire. 13. Distributeur constitué d'un récipient compartimenté comportant deux compartiments séparés, sur lequel est montée une tête de distribution, et comportant une buse de distribution ayant deux orifices d'entrée correspondant chacun à l'un des compartiments, cette buse réalisant un trajet d'écoulement commun pour les contenus des deux compartiments lorsqu'ils sont distribués par le récipient, caractérisé en ce qu'un des compartiments renferme un liquide gélifiable et l'autre renferme un liquide contenant un agent gélifiant complémentaire du liquide gélifiable. 14. Distributeur selon la revendication 13, caractérisé en ce que les deux liquides sont aqueux. 15. Distributeur selon la revendication 14, caractérisé en ce que le liquide gélifiable est un coIoïde aqueux hydrophobe et l'agent gélifiant complémentaire est une solution aqueuse d'électrolyte. 16. Distributeur selon la revendication 15, caractérisé en ce que le liquide gélifiable est un sol aqueux de silice ou un sol aqueux de silicate synthétique de sodium et de magnésium dont 5 à 15 9'o des atomes de magnésium sont remplacés par des atomes de lithium, l'agent gélifiant complémentaire étant une solution aqueuse renfermant des ions hypochlorite. 17. Distribteur selon la revendication 13 ou 14, caractérisé en ce que le liquide gélifiable est une solution macromoléculaire colloïdale ou une solution de polyélectrolyte. 18. Distributeur selon une quelconque des revendications 13 à 17, caractérisé en ce que le premier et le second liquides renferment chacun l'un des constituants d'une paire de composés réagissant chimiquement, qui présentent une réaction exothermique lorsqu'on les mélange entre eux. 19. Distributeur selon une quelconque des revendications 13 à 17, caractérisé en ce que le premier et le second liquides renferment chacun l'un des constituants d'une paire de composés réagissant chimiquement, qui présentent entre eux une réaction chimioluminescente. 20. Distributeur selon une quelconque des revendications 13 à 17, caractérisé en ce que le premier et le second liquides sont constitués, l'un d'une résine époxyde et l'autre d'un durcisseur de cette résine. 21. Distributeur selon une quelconque des revendications 13 à 17, caractérisé en ce qu'au moinsFdes premier et second liquides renferme un agent de nettoyage acide ou alcalin. 22. Distributeur selon une quelconque des revendications 13 à 17, caractérisé en ce qu'au moins un des premier et second liquides renferme un herbicide, un insecticide ou un fongicide. 23. Distributeur selon une quelconque des revendications 13 à 17, caractérisé en ce que le premier et le second liquide renferment, l'-Qn une teinture capillaire oxydable et l'autre un agent oxydant complémentaire.