Domaine technique. La présente invention concerne un procédé pour fabriquer du fil bouclé ou ondulé par dérormation de fil rendue permanente par chauffas. Elle concerne aussi le dispositif permettant d'appliquer ledit procédé. Problème posé. Dans l'lndustrie textile, on a parfois besoin de fil frisé, bouclé ou ondulé, qui est ensuite tissé pour réaliser des effets spéciaux. Clest notamment le cas dans l'industrie de l'imltatlon de fourrures où lton a besoin de fils complexes pour obtenir les imitations les plus fidèles possibles de la fourrure naturelle. Par exemple, pour imiter des fourrures de mouton frisé, d'astrakan ou d'agneau de Mongolie, on est obligé d'avoir recours à de tels fils suivant des ondulations d'aspects bien déterminés. Etat de la technique antérieure et inconvénients. On réalise actuellement des fils en polyester de l'aspect qui vient d'être indiqué de deux manières principales. La première manière consiste d tricoter ces fils, d chauffer le tissu à maille obtenu à la température convenable pour fixer la forme des mailles sur les fils, puis de détricoter le tissu pour obtenir le fil qui est alors ondulé d'une manière que l'on sait lorsqu'on détricote un tissu de laine, par exemple. Une seconde manière consiste d constituer une corde constituée de fils élémentaires, en polyester, par exemple, en fibres discontinues, continues ou dtun mélange de fibres continues ou discontinues que l'on réunit par torsion de façon h constituer un toron. On tord ensuite à- nueau plusieurs torons ensemble par une opération de câblage.En général, les deux torsions sont données dans des sens dL!érents. Pour bien marquer les q dulations sur les fils on surtord les torons et le câble puis on chauffe éventuellement- l'ensemble à la température de fixage des fibres, par exemple 1400 pour des fibres de polyester. On détord ensuite le cabale pour récupérer les torons qui sont eux-mêmes détordus à leur tour pour obtenir les fils ondulés que l'on désire. Ces opérations sont longues et onéreuses et elles ont le grave inconvénient d'être discontinues. Elles ne permettent pas de faire varier facilement l'aspect des ondulations et la deuxième manière a l'inconvénient de soumettre les fils à des efforts mécaniques importants qui peuvent aboutir à des ruptures. Dans cette deuxième manière, on obtient d'ailleurs des fils de longueurs relativement courtes qui sont un obstacle aux fabrications de bobinage continu. La présente invention est destinée à remédier à ces inconvénients. Expose de l'invention. Le procédé de l'invention est caractérisé principalement par le fait que le fil d'origine est fixable par la chaleur et qu'il est déposé à vitesse contrôlée sur un support où il est immobilisé suivant une cycloïde, le support et le fil étant chauffés à température appropriée pour assurer la déformation permanente ou fixation du fil qui est ensuite refroidi et détaché du support pour être bobiné Le fil utilisé au départ peut etre un fil à fibres discontinues, un fil composé de mélanges de fibres continues et discontinues ou encore d'un fil de fibres discontinues dont certaines fibres sont rétractables à chaud. Le dispositif de l'invention est caractérisé par le fait que le fil d'origine, dévidé à vitesse définie, passe dans un guide animé d'un mouvement de rotation circulaire autour d'un axe perpendiculaire à une bande de carde sans fin se déplaçant régulierement suivant un circuit où il est posé et immobilisé sur les pointes suivant une cycloide, la bande de carde, avec son fil, passant ensuite dans une étuve, le fil bouclé ou ondulé étant ensuite refroidi sur un certain parcours de la bande de carde et enfin retiré de celle-ci pour être bobiné. La bande de carde sans fin sur laquelle sont déposées les boucles de fil est entrarnée et guidée par des tambours rouleaux et galets qui la font pénétrer, dans une étuve qui peut avoir une forme de cloche, où ladite bande de carde entre et sort par le bas et passe sur un galet à la parti supérieure. Naturellement, un grand nombre de dispositifs identiques peuvent être Juxtaposés pour constituer plusieurs lignes de fabrication eate à côte, c'est-h-dlre que l'on dispose plusieurs postes de dévidage, plusieurs couples de rouleaux délivreurs, un nombre correspondant de guides tournants de poste-de bobinae, la bande de carde ayant la largeur nécessaire. On peut ne prévoir cependant qu'une seule étuve. Solution au problème, résultat industriel et avantamwess. Le procédé et le dispositif de l'invention permettent de travailler en continu sans arrêter le processus si bien que l'on récolte le fruit de cette manière de travailler : un rendement nettement supérieur à celui obtenu dans les deux manières qui ont été évoquées ci-dessus. De plus, l'emploi de différentes têtes avec des trous situés à des distances différentes de l'axe permet de faire varier la taille des boucles. On peut aussi faire varier la forme des boucles en agissant sur les vitesses relatives de rotation de la tête, de défilement de la bande de carde et d'alimentation en fil par variation de la vitesse des rouleaux délivreurs : toutes sortes de cycloides peuvent ainsi être réalisées. Le fait de faire défiler la bande de carde avec les fils dans une étuve dont la température peut être régulée avec précision, permet un traitement efficace du fil à la température désirée avec une grande régularité dans les fabrications, ce qui n'était pas possible avec les procédés antérieurs; L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description suivante qui en donne quelques exemples non limitatifs de réalisation pratique et qui sont illus trés par les dessins Joints. Brève descrlDtion des fleures. Dans ces dessins la figure 1 est une vue en élévation schématique d'un dispositif permettant de fabriquer le fil bouclé suivant le procédé de l'invention, la figure 2 est une vue de dessoles de la tête de guidage de fil, les figures 3, 4 et -5 sont des vues en plan de la bande de carde sur laquelle sont déposés des fils sous trois formes de cycloïdes différentes, les figures 6 et 7 sont des vues schématiques des fils réalisés respectivement sous les formes des figures 4 et 5. Description de quelques modes de réalisation. Le dispositif représenté à la figure 1 comprend essentiellement une bande de carde 1, c'est-b-dire une courroie souple dans laquelle sont encastrés des picots 2 faisant saillie perpendiculairement à une face sur un seul côté de ladite bande 1. La bande 1 se déplace entre des tambours 3 et 4, dont l'un est moteur, et il est dévié dans une étuve 5 par trois tambours 6, 7 et 8. Le sens de déplacement de la bande 1 est matérialisé par les flèches 9, 10 et 11. La machine est alimentée par un fil 12 venant du corne 14. Le fil 12 passe sur les guides 16 et 17 pour être introduit dans un guide 19 ou tête tournante ayant une forme cylindrique creuse. La tête 19 comporte un fond 20 percé d'un trou excentré tel que 21. Le fil 12 passe à travers le trou 21 et la tête 19, ainsi que son fond 20 tournent autour de son axe entratné par une poulie 25. Le fond 20 est placé le plus près possible de la bande 1 Jusqu'à effleurer la pointe des picots 2. A la sortie de la tête 19, le fil 12 est déposé sur la bande 1. En raison du mouvement de rotation de la tête 19 combiné au mouvement de translation de la bande 1, le fil 12 se dépose suivant une cyclope 26 (ri- gure 3) ou 27 (figure 4) ou 28 (figure 5). La forme des cycloïdes 26, 27 et 28 dépend de l'excentration du trou choisi 21 dans lequel passe le fil 12 et des vitesses relatives du fil, de la tête et de la bande. En effet, plus ce trou est éloigné de l'axe, plus la cycloïde est large et plus la vitesse d'avancement du fil doit être grande. En outre, interviennent les vitesses relatives de rotation de la tête 19 et de translation de la bande 1. Si la tête 19 tourne relativement vite par rapport au mouvement de translation de la bande 1, on obtient des cycloides 26 et 27 qui se recoupent en des points tels que 30 (figure 3). Si la vitesse de la bande 1 est importante par rapport à la vitesse de rotation de la tête 19, on obtient une cyclorde qui ne se recoupe pas, comme la cy cloque 28. Dè toutes façons, le fil déposé sur la bande 1 sous forme de cyelode est poussé dans les picots 2 par la tête 19 et les cycloïdes telles que 26, 27 ou 28 ont une forme qui est alors bien définie. La bande 1 contournant le tambour 6 rentre sous l'étuve 5 pour contourner le tambour 7 puis le tambour 8. Entre les tambours 6 et 8, les fils 12 et 13 sont portés à une température suffisante pour donner une déformation permanente ou fixation au fil. L'étuve 5 est chauffée à la vapeur ou à l'élec tricité et comporte tous les dispositifs de régulation voulus pour obtenir une température précise. Les fils sous forme de cycloïde 26, 27 ou 28 déposés sur la bande de carde 1 se refroidissent sur le parcours entre le tambour d et le tambour 4 et se détachent de la bande de carde i avant ce tambour 4 pour être bobinés sur le bobinoir 31. On a représenté ici un bobinoir en écheveau mais toute autre sorte de bobinoir peut etre remployé. Sur ce bobinoir sont donc constitués des, fils bouclés, ondulés ou frisés comme les fils 26 ou les fils 32 et 33 représentés aux figures 6 et 7. On a représenté et décrit une seule ligne de fabrication de fils suivant l'invention mais on comprendra facilement que l'on peut Juxtaposer un grand nombre de lignes identiques pour multiplier le volume de la fabrication. Dans un exemple précis de réalisation, on utilise un fil 12 de 1000 deniers constitué de deux cents filaments de 5 deniers. I1 s'agit d'un fil de polyester qui passe dans l'étuve 5 portée à 1400. On peut aussi utiliser des fils mono-ribres ou multi-fibres naturelles ou synthétiques qui restent fixées après un traltement, comme le traitement de chaufrage qui est ici décrit. Les fils obtenus sur le bobinoir 31 sont alors prêtes t être utilisés pour tisser ou tricoter des peluches destinées à la fabrication d'imitations de fourrures. REVENDICATIONS I. Procédé pour fabriquer du fil bouclé ou ondulé par déformation de fil rendue permanente par chauf fage, c a r a c t é r 1 B é par le fait que le fil d'ori gine est fixable par la chaleur et qu'il est déposé à vitesse contrlée sur un support 1 où il est immobilisé suivant une cyclode, le support 1 et le fil étant chauffés à température appropriée pour assurer la déformation permanente ou fixation du fil qui est ensuite refroidi et détaché du support pour être bobinéo 2. Procédé, tel que défini dans la revendication 1, c a r a c t é r i s é par le fait qu'on part d'un fil à fibres discontinues. 3. Procédé, tel que défini dans la revendica tion 1, c a r a c t é r i s é par le fait qu'on part d'un fil composé d'un mélange de fibres continues et de fibres discontinues. 4. Procédé, tel que défini dans la revendication 3, c a r a c t é r i s é par le fait que certaines des fibres discontinues sont rétractables à chaud. 5. Dispositif pour appliquer le procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, c a r a c t é r i s é par le fait que le fil d'origine 12, dévidé à vitesse définie, passe dans un guide 19, 20 animé d'un mouvement de rotation circulaire autour d'un axe perpendicu laire à une bande de carde 1 sans fin se déplaçant réguliè- rement suivant un circuit où il est posé et lmmobil4sé sur les pointes suivant une cycloide la bande de carde, avec son fil, passant ensuite dans une étuve 5, fil bouclé ou ondulé étant ensuite refroidi sur un certain parcours de la bande de carde et enfin retiré de celle-ci pour être bobiné. 6. Dispositif, tel que défini dans la revendication 5 > c a r a c t é r i s é par le fait que le rayon de la traJectoire du guide 19 peut être modifié à volonté tout comme les vitesses de rotation dudit guide, le deplacement de la bande de carde ainsi que la vitesse de dévidage du fil. 7. Dispositif, tel que défini dans la revendication 6, c a r a c t é r i s é par le fait que le fil passe dans une tête cylindrique creuse 19 tournant autour de son axe et comportant un fond 20 percé d'un trou à une certaine distance de l'axe, trou dans lequel passe le fil, ladite tete étant placée le plus près possible de la bande de carde 1 et étant animée d'un mouvement de rotation à vitesse contrôlée, 8. Dispositif, tel que défini dans l'une quel conque des revendications 5 à 7 > c a r a c t é r i s é par le fait que la bande de carde sans fin est entratnée et guidée par des rouleaux et galets 3, 4, 6; 7, 8 qui la font pénétrer, notamment, dans une étuve 5. 9. Dispositif, tel que défini dans la revendication 8, c a r a c t é r i s é par le fait que l'étuve 5 a une forme de cloche où la bande de carde 1 entre et sort par le bas et passe sur un galet 7 à la partie supérieure. 10. Dispositif, tel que défini dans l'une quelconque des revendications 5 à 8, c a r a c t é r i s é par le fait qu'il comporte un grand nombre de lignes de fabrication cote à cotez c'est-à-dire plusieurs postes de dévidage, couples de rouleaux délivreurs, guides tournants, postes de bobinage, les bandes de carde ayant la largeur nécessaire et passant dans au moins une étuve 5.