ji u/565 2004137 L'invention concerne la production photomécanique d'images sur divers substrats, et plus particulièrement la production photomécanique d'images multicolores sur une seule feuille ou un seul substrat, sans nécessiter de clichés. L1 invention s *ap— 5 plique particulièrement au tirage d'épreuves négatives pour la séparation des couleurs, avant la reproduction lithographique multicolore. Dans la reproduction des images, que ce soit par lithographie, typographie ou gravure, on prépare des images en simili, 10 composées de milliers de points minuscules, par centimètre carré, d'une seule couleur d'encre, de dimensions variables, ou d'intensité de couleur variable. Les variations de tonalité perçues à l'oeil nu dans les images en simili proviennent de la variation contrôlée de la dimension des points, relative-15 ment aux zones non imagées entre les points. Dans les tirages en noir et blanc, les points sont tirés à l'encre noire seulement. Cependant les reproductions colorées sont nécessairement tirées dans chacune des trois couleurs : celle du colorant cyanine, magenta et jaune (procédé "aux trois couleurs") ou 20 dans ces trois couleurs plus la noire (procédé "aux quatre couleurs"), un cliché particulier étant tiré pour-chaque couleur. Pour préparer les 3 ou 4 clichés nécessaires, l'image colorée originale est photographiquement "séparée", à l'aide de filtres, caches, etc. en 3 ou 4 négatifs simili, chacun 25 représentant une des couleurs et contenant, point par point, la quantité nécessaire de cette couleur particulière pour que l'ensemble des 3 ou 4 couleurs tirées produise le tiragé coloré total désiré. La préparation de ces négatifs séparateurs de couleurs est 30 un art difficile qui nécessite une grande adresse pour le réglage des différentes variables contribuant au résultat cherché. On opère souvent par approches successives qui nécessitent des corrections, ou le remplacement d'un ou de plusieurs des clichés négatifs. En l'absence d'un système fidèle d'obtention 35 des négatifs, il est nécessaire d'actionner la presse, seulement pour obtenir les épreuves, ce qui est à la fois coûteux et long. La présente invention permet d'obtenir avec précision les épreuves négatives, sans tirage. 40 Un procédé conni^de préparation d'épreuves négatives pour la 69 07S65 -2- 2004137 séparation des couleurs, est décrit dans le brevet américain n° 3-136.637, selon lequel, pour chacune des couleurs à reproduire, une feuille transparente photo-sensible, est exposée à travers chacun des négatifs respectifs, séparateurs de cou-5 leurs. Par élimination ultérieure de la couleur dans les zones non imagées, on obtient une feuille présentant le motif coloré désiré dans les zones imagées, alors que les zones non imagées (c'est-à-dire entre les points du simili) sont incolores et transparentes. Les différentes feuilles ainsi préparées sont 10 amenées en superposition exacte sur un fond blanc, pour fournir l'épreuve colorée. La préparation totale de l'épreuve dure quelques minutes. Si cette épreuve montre qu'il est nécessaire de corriger un ou plusieurs des négatifs colorés, il faut tirer une nouvelle 15 épreuve de l'ensemble des négatifs, comportant celui ou ceux ayant été ainsi corrigés. Ce procédé présente cependant des inconvénients. Il est par exemple nécessaire qu'au cours de la préparation des épreuves, l'opérateur assemble avec un très grand soin les 3 ou 4 feuilles 20 transparentes, au travers desquelles il doit regarder, pour obtenir un enregistrement correct. Si chaque feuille individuelle n'est pas parfaitement incolore et transparente au sens optique du terme, leur "voile" ou imperfections sont amplifiés par la pluralité des "feuilles. De plus, la lumière incidente se réflé-25 chit à travers l'ensemble des feuilles, en conférant un brillant, non représentatif du tirage final, ce qui implique une interprétation supplémentaire de l'épreuve. La présente invention permet d'obtenir la préparation des épreuves, tout en évitant les difficultés décrites ci-dessus. 30 Selon le procédé de l'invention, des images produites photo-mécaniquement, correspondant à chaque couleur , sont, intégrées dans un substrat unique (comme dans l'opération même de tirage), sans nécessiter la mise en oeuvre d'un tirage, et en éliminant les multiples films porteurs. 35 L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit et à l'examen des dessins annexés qui représentent à titre" d'exemples non limitatifs plusieurs modes de réalisation de l'invention. Sur ces dessins : 40 la figure 1 représente une vue en coupe d'une feuille d'é 69 07565 -3- 2004137 preuve colorée, photo-sensible. La figure 2 représente une vue en coupe de la structure de la figure 1 après son placage par laminage sur un substrat et après son exposition à la lumière à travers un négatif la feuille 5 de support étant enlevée. La figure 3 représente la structure de la figure 2, après développement de l'image sur le substrat. Sur la figure 1a une feuille de support 10 est pourvue d'une surface de glissement 12, qui peut être constituée par la sur-10 face lisse de la feuille même, ou par un revêtement superficiel de celle-ci. Sur la surface 12, et en contact ferme avec celle-ci (mais non en liaison, adhérente), se trouve une couche 14 de revêtement coloré composée, par exemple, d'un polymère amol-liseable par les solvants, insoluble dans l'eau, orgaaophile 15 et pigmenté. La couche 14- est revêtue d'une couche 16 de résine diazo photosensible, les deux couches étant en liaison adhérente (et parfois même, dans certains cas, combinées en une couche unique). La couche photo-sensible est soluble dans une solution qui ramollit et/ou dissout partiellement la couche co-20 lorée. La couche photo-sensible 16 est revêtue d'une pellicule protectrice 18 continue d'une résine résistante aux solvants, sur la surface exposée de laquelle est appliquée une mince couche 20 d'un adhésif sensible à la pression. La face externe de cet 25 adhésif peut être protégée contre les souillures ou la contamination par les graisses, par une doublure amovible 22. Pour appliquer la structure de la figure 1 sur un substrat 30, comme du papier blanc (fig. 2), on arrache d'abord la doublure 22, de faible adhérence, de la surface adhésive, et la 30 structure entière est laminée sur le substrat 30. Ensuite on arrache la feuille support 10, la liaison au papier et l'adhésion entre les diverses couches, étant supérieures aux forces de contact entre la feuille support 10 et la couche colorée 14. La feuille support étant enlevée, la structure, liée au subs-35 trat, est exposée à la lumière ultra-violette à travers le négatif séparateur de couleurs approprié, correspondant à la couleur de la couche 14. Dans les zones frappées par la lumière, la lumière ultra-violette qui traverse la couche colorée -(qui lui est transparente), expose et insolubilise la matière photo-40 sensible dans les zones 16a. Il se forme une liaison ferme entre 69 07565 -4- 2004137 la matière ayant réagi à la lumière, et les couches placées au-dessus et au-dessous d'elle. Les zones 16b demeurent photosensibles. La feuille est ensuite traitée avec un solvant sélectionné 5 en fonction de la nature particulière de la couche 14 (et qui contient un solvant pour le diazo non exposé), pour développer l'image et fournir la structure de la figure 3. On élimine la couche colorée et le sensibilisateur dans les zones non frappées par la lumière, l'image colorée des zones 14a étant ancrée 10 à la couche sous-jacente 18 par le diazo ayant réagi à la lumière dans les zones exposées 16a. Au cours de ce traitement, la couche 18 sert de barrière de protection, du substrat (et de l'adhésif) contre les solutions utilisées. Bien entendu sur les dessins les diverses couches et compo-15 sants des structures ne sont pas représentées à l'échelle réelle de leurs dimensions. En fait les diverses couches, surtout la couche barrière et celle de l'adhésif, sont extrêmement minces et pratiquement imperceptibles à l'oeil nu. Dans les modes de réalisation préférables, l'épaisseur de la structure entière, 20 après arrachage de la feuille porteuse temporaire, n'est que de l'ordre de 0,0025 mm. Après la production photomécanique décrite ci-dessus de la première image colorée sur le substrat, par exemple bleu de cyanine, on applique successivement des feuilles semblables, 25 mais contenant des ceuches colorées jaune, magenta et noire, et on produit les images par-dessus la structure de la figure 3, pour obtenir une épreuve de 4 couleurs. Exemple 1 Une pellicule d'environ 0,05 ^ de téréphtalate de poly-30 éthylène, à surface lisse et biorientée, est d'abord enduite avec la solution d'alcool polyvinylique suivante : Parties en poids Alcool polyvinylique (pendu sous la dénomination commerciale de "Elvanol 71-30) 2,5 35 Glycérine 0,5 Eau 1 97,0 p Une couche d'environ 8 mg/dm , après séchage, constitue une couche de glissement satisfaisante. Après séchage au four, on recouvre la surface de glissement d'une solution de résine con-40 tenant un pigment transparent convenable, qui est, ici, le pig 69 07565 -5- 2004137 ment de phtalo-cyanine vendu sous la dénomination de "Monastral Blue BT 284-D". On prépare cette solution en dispersant d'abord le pigment dans le 1,1,2-trichloréthane, puis en ajoutant une résine de 5 polyvinyl-formai vendue sous la dénomination de "î'ormvar 15/95 S" les proportions des ingrédients du mélange étant de 65 parties âe résine, 55 parties de pigment, et 900 parties de solvant. Après broyage, le mélange est dilué par addition de solvant, pour fournir une solution à environ 3 %, On applique cette disper-10 sion ou solution de résine pigmentée, sur la surface de glisse-ment séché , sous un poids d'environ 5 à 7 mg/dm , mesuré après séchage. On sèche la feuille ainsi enduite, au four, comme précédemment, pour évaporer le solvant. On fait subir à la face de la feuille qui est enduite de 15 polyvinyl-formal, un traitement préliminaire de décharge corona, suffisant pour la rendre mouillable à l'eau. On applique ensuite par-dessus la face ainsi traitée de la feuille, une solution de résine diazo photo-sensible, comme, de préférence, le produit de condensation de la p-diazodiphényl-20 aminé et de la formaldéhyde, décrit dans le brevet américain n° 2.71^*066. On prépare ainsi, par exemple, une solution de 4 parties de la résine de diazo pure, dans 4-8 parties d'eau et 12 parties de méthanol. On effectue la préparation de la résine diazo photo-sensible, 25 ainsi que les autres opérations d'enduction de cette résine et de manipulation de la feuille sensibilisée, sous une lumière atténuée, jaune par exemple. La solution de résine diazo peut être appliquée au rouleau, ou en trempant la feuille dans la solution de la résine. Il est 30 préférable d'appliquer la résine en couche mince, donnant un résidu d'environ 0,6 à 0,8 mg/dm , bien que la quantité précise n'en soit pas critique. La feuille est ensuite séchée à température ambiante, ou légèrement supérieure, si on le désire. On applique une couche barrière par-dessus la couche de diazo, avec 35 une solution de 2 % en poids dans la méthyléthylcétone d'un co-polymère dans le rapport de 3/1 de polyacrylate (vendu sous la dénomination d'"Elvacite 2044") et de chloracétate de polyvinyle (vendu sous la dénomination de. "Yinylite Vagit") sous un poids p sec d'environ 16 mg/dm . 40 On applique ensuite an adhésif incolore, sensible à la près- 69 07565 -6- 2004137 sion (tel que celui décrit dans le brevet américain Reissue n° 24.90 6), sur la surface de l'acrylate, sous un poids sec p d'environ 20 mg/dm , ce qui représente une couche de poids très faible, comparativement aux quantités généralement appliquées 5 dans les structures usuelles comportant un adhésif sensible à la pression. Après séchage, une doublure protectrice de poly-éthylène est placée sur l'adhésif, pour faciliter l'emploi de la feuille et la protéger contre toute souillure, la feuille photo-sensible ainsi achevée peut être ensuite mise aux dimen-10 sions désirées et conditionnée dans des emballages étanches à la lumière pour sa conservation ou son transport. Dans l'exemple qui précède, on a décrit une feuille d'épreuve colorée à la cyanine. On prépare de la même façon les feuilles composites colorées au magenta, ou en jaune, ou en noir (qui 15 avec la feuille à la cyanine forment un système complet d'épreuve à 4 couleurs); on emploie le même revêtement de poly-vinylformal, en incorporant les pigments colorés appropriés, comme par exemple ceux vendus sous les dénominations commerciales "Watchung Red RT 761-D", "Benzidine Yellow Yï 564-D", et "Cabot 20 Régal 300 R Carbon Black". On sélectionne les pigments et on choisit des rapports pigment/résine, de façon que soit obtenue la même densité de couleur que celle qui résulterait de l'encre d'impression, de couleur correspondante, utilisée dans le travail dont on fait l'épreuve. On peut conserver les feuilles sen-25 sibilisées, et les utiliser dans un intervalle de plusieurs semaines ou mois, aussi bien qu'immédiatement après leur préparation. Le substrat utilisé pour l'ensemble des feuilles formant la structure composite de l'épreuve colorée, peut être quelconque, et il peut être avantageux de se servir des mêmes feuilles 30 que celles qui serviront à l'impression, surtout lorsque celles-ci ne sont pas du papier blanc, mais constituées de papier de couleur, de papier fort, de pellicules plastiques ou de feuilles Métalliques. Lorsque la feuille d'impression est du papier blanc, il est préférable d'assembler la structure s:nr un subs-35 trat blanc brillant, pour obtenir des conditions optimales d'examen visuel. Un support préférable est la feuille d'impression vendue sous la dénomination de "3M Brand Scotchprint", à cause de sa bonne stabilité dimensionnelle, de sa.blancheur et de son imperméabilité. 40 Dans la préparation de ces structures composites pour épreuves 69 07565 -7- 2004137 colorées, les couleurs sont traitées séparément et consécutivement. La feuille de la couleur représentée par le premier négatif à essayer, de préférence à la cyanine (pour réduire les risques de voile au minimum), est préparée pour l'emploi, en 5 retirant la feuille adhésive de protection, et en laminant la feuille colorée sur la feuille du substrat. Une pression appliquée à la main avec un rouleau de caoutchouc suffit à effectuer le laminage à travers l'adhésif sensible à la pression. Après le laminage, la feuille de support en téréphtalate de polyéthylène 10 est arrachée, et on expose la couche photosensible, placée sur la feuille du substrat, par contact à travers le négatif correspondant, séparateur de couleurs. L'image lumineuse formée sur le substrat est ensuite développée avec une solution de n-propanol-eau, en volumes égaux, puis 15 brossée et essuyée avec un tampon de tissu fin pour éliminer la résine pigmentée et les couches non exposées du sensibilisateur, des zones non exposées, afin de les rendre claires et incolores. L'image ainsi formée reproduit le modèle dans la couleur qui résulterait si l'opération complète d*impression (avec une encre 20 convenablement assortie) était effectuée avec ce négatif particulier, séparateur de couleurs. La feuille suivante, de préférence jaune, est préparée de même, en retirant la feuille adhésive de protection et en la laminant sur la feuille de support à la cyanine, portant une 25 image. On place le négatif séparateur de couleurs, approprié, en correspondance exacte avec l'image à la cyanine, au moyen de repères faits à l'avance sur tous les négatifs et la feuille du substrat. On expose et traite la couche photosensible, ainsi placée sur l'image à la cyanine, comme précédemment. On ajoute 30 ensuite successivement les images magenta et noire, pour obtenir, fidèlement, le même résultat en 4 couleurs, que celui qui aurait été formé avec des plaques préparées à partir des mêmes négatifs séparateurs de couleurs. Certaines relations variables entre les éléments de ces 35 structures composites doivent nécessairement être réglées. En particulier, les adhérences relatives doivent être ajustées de façon qu'après le laminage adhérent sur la feuille du substrat, la couche de glissement permette l'arrachement de la couche porteuse, sans rupture de la liaison adhésive. Il ne 40 doit se produire aucune rupture, ni entre l'adhésif et le sup 69 07565 -8- 2004137 port, ni entre l'adhésif et la couche barrière. Bien qu'il ne soit pas particulièrement critique que la couche de glissement se détache de la couche porteuse ou de la couche colorée, le glissement est généralement moins efficace entre deux couches 5 formées in situ, et en conséquence, il se produit plus probablement pour la couche porteuse. Dans ce cas, il est important que la couche de glissement soit transparente et soluble dans la solution du révélateur. La résine utilisée dans la couche colorée peut être du type 10 des polymères organophiles et hydrophobes décrits dans le brevet américain ïï"° 3*136.637. On peut aussi utiliser les mêmes révélateurs que ceux indiqués dans ce brevet, qui indique également qu'après l'exposition à la lumière, il se forme in situ une liaison ferme entre la résine et le diazo dans les zones frap-15 pées par la lumière, tout en permettant à la résine d'être éliminée par un frottement léger avec la solution du révélateur. Il en est de même dans la structure de la présente invention, avec la différence, cependant, qu'il faut se préoccuper de la relation entre une couche colorée donnée et les autres éléments, 20 qui n'existent pas dans la structure du brevet américain précité. La couche photosensible étant extrêmement mince et éventuellement discontinue, la couche colorée et la couche barrière sont, dans une certaine mesure, en contact mutuel, et leurs relations 25 relatives sont importantes. Leur liaison (ou tout mélange se formant à leur interface), ne doit pas pouvoir empêcher l'élimination de la couche colorée dans les zones non frappées par la lumière, au cours du développement. Gomme déjà mentionné, toute liaison naturelle est renforcée in situ par la réaction du 30 diazo à la lumière, et risque d'empêcher cette élimination au cours du développement. La relation désirable est obtenue lorsqu'il existe un certain degré d'incompatibilité physique entre les résines colorées et les couches barrières, ce résultat étant obtenu avec l'emploi du Formvar et de l'Elvacite, décrits dans 35 cet exemple, qui ne forment pas une couche continue après application dans le même solvant, et séchage. Des résultats encore meilleurs sont obtenus, à ce point de vue, lorsqu'une couche ultérieure est formée à l'aide d'un solvant qui ne dissout pas les couches précédentes. 40 Dans cet exemple, la couche colorée et la couche de diazo o9 07565 -9- 2004137 sont appliquées séparément à l'aide de solvants différents. On peut cependant les appliquer ensemble, sous forme d'une couche unique, comme décrit dans l'exemple suivant, des précautions devant alors être prises dans le choix des pigments, qui ne 5 doivent pas réagir avec, ni détruire, la substance photosensible, comme le font certains sels métalliques. Exemple 2 On prépare une résine photosensible, initialement soluble dans un solvant organique, comme suit : une solution aqueuse de 10 la résine de p-diazodiphénylamine-formaldéhyde utilisée dans l'exemple 1, et décrite dans le brevet américain n° 2.714.066, est ajoutée à un équivalent chimique, basé sur la teneur en résine de la solution, d'acide tri-isopropyl-naphtalène sulfonique. Par réaction entre la réaine et l'acide, il se forme le tri-15 isopropyl-naphtalène sulfonate de la résine, qui précipite dans le milieu aqueux sous forme d'un solide jaune-brun, et qu'on filtre. On prépare une solution à 3 % en poids de ce produit photo-sensible, dans le mélange méthyl-cellosolve-aéthyléthyl-cétone, dans le rapport 4/3 en poids. On mélange des volumes 20 égaux de cette solution de sensibilisateur et d'une solution à 1,5 % en poids de la solution de pelyrlHylformal pigmenta de l'exemple 1. On applique une couche de cette résine photosensible pigmentée sur la face de glissement de la porteuse, comme dans l'exemple 1, puis on applique la couche barrière, de même 25 composition que dans l'exemple 1. la feuille photosensible ainsi préparée, sans revêtement adhésif, peut être exposée d'un côté ou de l'autre, avant d'être laminée sur le substrat. Ou encore, si on lui applique un adhésif, on. la lamine, puis on l'expose et la traite comme dans 30 l'exemple 1. Exemple 3 Une couche porteuse est successivement enduite, comme dans l'exemple 1, d'une couche de glissement, d'une couche de résine pigmentée, d'une couche de sensibilisateur et d'une couche bar-35 rière de résine, sauf qu'on utilise un revêtement de résine pigmentée en bleu opaque, préparé comme suit : Parties en poids Pigment bleu ("Monastral Blue BT 284 D") 2 Pigment rouge ("Watchung Red RT 698 D") 1 69 07565 -10- 2004137 Bioxyde de titane pour opacifier ( "Unitaire OR 350") 3 Polyvinylformal ("Formvar 15/95S") 6 Les pigments sont dispersés dans du 1,1,2-trichloréthane et 5 on ajoute la résine, pour obtenir un mélange d'environ 10 % en poids de solides, contenant la résine et les pigments en parties égales. Ce mélange est broyé, puis dilué avec une quantité supplémentaire du solvant, pour donner une solution à environ 3 % qu'on enduit. Comme dans l'exemple 1, le revêtement 10 de résine pigmentée est traité par une décharge corona, pour rendre sa surface mouillable à l'eau, avant d'appliquer la couche du sensibilisateur. Cette feuille bleue opaque sert de feuille d'épreuve pour essai d'impression couleur d'une planche bleue et noire. Une couleur opaque est nécessaire pour éviter 15 que la couleur de la planche ne traverse la feuille, la teinte exacte de bleu désirable étant ajustée par le choix des pigments et de leurs proportions. La couche photosensible est exposée avant transfert, à travers la couche barrière et un négatif approprié. La feuille 20 colorée exposée est préparée pour le transfert, en l'enduisant d'un adhésif tel que celui vendu sous la dénomination commerciale de "Krylon Pressure-Sensitive Spray Adhesive No. 8010" par la Société dite KRYLON INC. On lamine la feuille colorée sur la feuille support de la planche, on arrache la feuille support 25 et on développe l'image de couleur comme dans l'exemple précédent. La couche barrière exerce une action hydrophobe au cours du développement, outre sa fonction primaire de couche barrière et de liaison entre la couche photosensible et la couche adhésive. 30 Comme il doit y avoir impression en noir, aussi bien que tirage de la tache de couleur, on prépare une feuille de couleur noire comme dans l'exemple 1, en omettant la couche d'adhésif et la feuille de protection adhésive. Le pigment noir seul, sans additif opacifiant, tel que celui utilisé dans l'exemple 1, 35 est suffisamment opaque pour cet usage. La feuille de couleur noire est exposée à travers la couche barrière, enduite d'adhésif, laminée sur la feuille de substrat portant l'image bleue, puis traitée comme précédemment. Il est important de former des repères préalables sur les négatifs, les feuilles d'épreuve co-40 lorées et la feuille de substrat, afin que le laminage des 69 07565 -11- 2004137 feuilles colorées exposées fournissent des images concordantes. Une plus grande marge d'erreur est tolérable pour la couleur en tache, que pour la couleur reproduite, ce qui rend l'exposition avant transfert non seulement possible, mais même préfé-5 rable dans certains cas. Dans les procédés antérieurs de transfert par diffusion photographique, par décalcomanie, par diffusion de colorants (voir brevet américain n° 3«275»4-37)» par bandes sèches (soir brevet américain n° 3.276.933) ou par pigments ou colloïdes (voir bre-10 vet américain n° 3-091.528), une image est transférée d'un substrat sur un autre, ainsi que dans les procédés d'impression. Au contraire dans la présente invention, ce n'est pas l'image même qui est transférée, mais plutôt une couche complète pouvant former l'image, même dans les cas où l'exposition est effectuée 15 avant le transfert. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux exemples décrits et représentés, elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans qu'on s'écarte pour cela du cadre de l'inven-20 tion. 69 07565 -12- 2004137 - BKVEttDICAglOMB - 1 - Feuille d'épreuve colorée présensibilisée comportant une couche continue colorée d'un polymère pigmenté, gonflable par les solvants, insoluble dans l'eau, hydrophobe et organophile, 5 composée : d'une feuille de support, pourvue d'une face lisse de glissement, ladite couche colorée étant en contact ferme avec celle-ci, mais non en liaison adhérente; une résine diazo photosensible soluble, directement associée avec la couche colorée; une couche barrière incolore, transparente, insoluble dans l'eau 10 et continue, dont une face est liée à la couche colorée et la résine diaeo; ladite couche barrière étant soluble dans un non. solvant pour la couche colorée; le diazo s'insolubilisant et liant fermement la couche colorée à la couche barrière dans les zones frappées par la lumière après exposition de la feuille; la 15 couche colorée et le diazo étant facilement éliminés de la couche barrière dans les zones non exposées à la lumière. 2 - Feuille suivant la revendication 1, caractérisée en ce que une couche d'adhésif sensible à la pression, incolore et transparent, est appliquée sur l'autre face de la couche bar- 20 rière. 3 - Feuille suivant les revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que le revêtement ctoloré et la résine diazo forment des couches contigiies. 4 - Feuille suivant les revendications 1, 2 ou 3, caractéri-25 sée en ce que le revêtement coloré et la résine diazo sont mélangés en une seule couche. 5 - Feuille suivant une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que la couche colorée contient du polyvinylformal pigmenté, et la couche barrière est constituée d'un polyacry- 30 late. 6 - Un procédé de formation d'image sur un substrat selon lequel on applique une couche colorée photosensible continue portée par un support, sur ledit substrat, on retire ledit support de la couche colorée, et on forme une image à partir 35 de la couche colorée'en éliminant la couleur des zones non imagées.