L'invention concerne un procédé de production de protéine pour la préparation d'aliment pour le bétail. La quantité aliment, la teneur totale en produits nutritifs et celle de protéine doivent être dans des rapports bien déterminés afin qu'une nourriture d'engraissement et d'élevage du bétail puisse être utilisée de manière rentable et optimale. La protéine occupe donc une place particulière,car les différents four rages bruts en contiennent des proportions bien différentes. Compte tenu des exigences de l'élevage et de l'engraissement modernes et intensifs actuels, on observe une grande insuffisance de protéine dans la plupart des fourrages bruts végétaux. - Les exceptions les plus marquantes sont le soja et d'autres légumineuses, qui ont une forte teneur en protéine. Les farines de poisson et d'origine animale ne sont disponibles qu en quantités limitées. En plus des sources mentionnées principales de protéines et de nombreux autres produits, la levure est utilisée plus rarement comme complément du fourrage brut. Ainsi, par exemple, la drèche, qui est un sous produit de la fabrication de la bière, est utilisée depuis plusieurs décennies après transformation pour l'alimentation du bétail afin de permettre de tirer parti de la levure, c'est-à-dire de la protéine qu'elle contient. Des phénomènes gênants peuvent se produire lorsque de grandes quantités de drèche sont utilisées pour l'alimentation du bétail. Il n'est possible de l'utiliser qu'en quantités limitées aussi bien du point de vue pratique que de celui de la physiologie animale. De nombreux procédés sont connus pour la préparation de la levure destinée à l'alimentation du bétail. Le brevet français n 1 292 238 en décrit un. Les sources amidon adoptées de préférence sont des déchets tels que les épluchures de pomme de terre, les déchets des conserveriess les déchets des moulins à grain, etc. L'amidon est souks à saccharification et transformation sous l'action de la levure. Le brevet mentionné suggère par ailleurs que la seule addition éventuellement encore nécessaire et utilisée soit une très faible quantité d'une source bon Matché d'azote sous forme d'un sulfate ou d'un nitrate d'ammonium ou un phosphate bon marché tel que le superphosphate ou la poudre de forte Thoìn s. Le développement en levure du milieu mentionné a lieu en 24 à 70 heures. La levure peut être séparée en étant libérée de toute impureté, puis séchée et envoyée au lieu d'utilisation. La levure avantageuse et de grande valeur ainsi produite est toutefois d'un prix de revient élevé en raison du grand apparéillage nécessaire en particulier à la séparation et au séchage. Cette levure ne peut donc être utilisée qu'en quantité limitée. Il n'est rentable que dans les cas les plus rares d'assurer l'apport en protéine uniquement par la levure alimentaire dans les entreprises d'engraissement. Dans les autres procédés de production de levure alimentaire pour le bétail, il faut procéder très soigneusement à la séparation des matières sans valeur alimentaire, des sels alimentaires et des impuretés subsistant dans le substrat nutritif afin d'épurer la levure. Il en est de meme dans les cas dans lesquels des matières premières mal assimilables physiologiquement et de grandes quantités de sel sont utilisées. La plupart des professionnels confirment que la levure a elle-meme une action favorable sur l'organisme. Ce facteur est utilisé dans les différents additifs d'alimentation du bétail, comme indiqué par exemple dans le brevet des E.U.A. nO 2 906 622. Dans ce brevet, des produits fortifiants, favorisant la croissance et inhibant les maladies sont préparés sous forme liquide ou sèche sur la base d'un substrat de levure et par multiplication d'autres mieroorganismes et champignons et après adjonction éventuelle d'additifs particuliers, de vitamines, d'oligo-éléments, etc. ; ces produits n'ont cependant pas acquis une place importante dans la fabrication proprement dite des aliments pour bétail, car en général les prix devant être exigés pour les substrats mentionnés sont élevés.Bien que dans ce cas également, une source de protéine soit disponible dans la biomasse, les petites doses données au bétail ne peuvent influer que de manière insignifiante sur le rapport de l'hydrate de carbone à la protéine. Un autre procédé connu (brevet des E.U.A. nO 2 452 534) est destiné à augmenter la valeur nutritive, la digestibilité, etc., d'un aliment ou fourrage pour le bétail par un processus biochimique. Le produit est saccharifié et une petite proportion du sucre est assimilée par la levure, la proportion recherchée du sucre étant de 25 à 55 % des substances sèches de la solution. Une particularité de ce procédé est qu'il permet de réduire les pertes des substances nutritives par le processus respiratoire qui, on le sait, peuvent atteindre 30 ffi des substances sèches. Il est en effet possible d'obtenir ce résultat en ne provoquant qu'une transformation partielle du sucre qui passe à l'état de levure. Les pertes par processus respiratoire sont toutefois des phénomènes naturels.L'ennoblissement des aliments qui passent de l'état de sucre à l'état de levure a lieu au prix de ces pertes. D'après le brevet mentionné, la densité cellulaire observée dans le produit final est de 150 millions, Cette transformation représente en soi un fort enrichissement en protéine. Ce produit final n'apporte que dans les cas les plus rares la quantité manquante de protéine. la transformation d'un produit contenant des glucides ou hydrates de carbone sous l'action de levures peut permettre en principe la production suffisante de protéine pour la préparation d'un aliment du bétail de composition équilibrée. Ce procédé a échoué en pratique en raison du coût très élevé de la production de protéine, clest-å-dire du colt très élevé de l'ensemble du procédés. L'invention concerne par contre un procédé rentable de production de protéine destinée a la préparation d'un aliment équilibré en protéine et hydrate de carbone. L'invention concerne plus particulièrement l'ennoblissement d'un produit alimentaire deséquilibré de base en un fourrage équilibré, de manière que par exemple une entreprise entièrement intégrée puisse s' orienter sur la culture de plantes fourragères qui ont le maximum de rendement par unité de surface, sans tenir compte des sources de protéine, l'équilibre de l'alimentation du bétail étant ensuite rétabli lors d'une phase d'ennoblissement. Selon une particularité essentielle de l'invention, une certaine quantité d'aliment de base contenant des glucides ou hydrates de carbone est mise à macérer dans un liquide et un milieu nutritif comprenant une certaine proportion "K" SS (substance sèche) aliment de base et plusieurs parties d'eau en est tiré, puis une levure ou d'autres microorganismes sont ensemencés dans ledit milieu de manière qu'ils s'y multiplient en produisant un "substrat" acceptable du point~de vue diététique Le procédé de l'invention a de grands avantages sur ceux de l'art antérieur.En particulier,le substrat peut être introduit en quantité nécessaire dans l'alimentation du bétail, car les restrictions de la physiologie de l'alimentation et de rentabilité disparaissent. Le procédé de l'invention présente des avantages particulièrement grands lorsque le produit de base contenant des glucides est mis à macérer dans l'eau et qu'il en est tiré un milieu de nutrition destiné à la production de levure et comprenant une proportion "K" SS d'aliment ramolli de base et 3 à 15 parties d'eau, ce substrat étant complété par au moins la quantité de sel minéral manquant encore pour l'assimilation totale des hydrates de carbone par la levure, cette quantité correspondant à 1,O - 5 % par rapport aux substances sèches des hydrates de carbone assimilables par la levure et que contient la proportion "E" d'aliment de base, cette quantité étant toutefois au maximum égale à la quantité de sel minéral prévue dans l'aliment terminé, puis une levure d'ensemencement est ajoutée au milieu de nutrition de la levure afin de produire sous forte aération et agitation de ce dernier un substrat dans lequel la levure s'est multipliée et qui représente un aliment physiologiquement assimilable, c'est-à-dire acceptable du point de vue diététique, en vue de la préparation d'un aliment du bétail. Le procédé de l'invention permet pour la première fois et de manière surprenante pour I'homme de l'art d'ennoblir un aliment donné de base avec un minimum de dépense et selon les critères spécifiques de l'alimentation du bétail en transformant en protéine par l'action d'une levure et de manière spécifique les glucides ou hydrates de carbone d-'une fraction déterminée IC' de l'aliment de base, le substrat ainsi produit étant disponible pour la préparation d'un aliment terminé du bétail. Le procédé de l'invention permet de transformer sans autre traitement pour l'alimentation du bétail le substrat se composant d'eau, de levure, de cellulose brute et de sels minéraux résiduels. La remarque ci-dessus représente le point essentiel de l'invention qui permet d'assurer l'alimentation en protéines et en particulier d'établir l'équilibre entre protéines et hydrates de carbone de manière rentable par - préparation à bon marché de protéine, car il est inutile de procéder à la séparation, à l'épuration et au séchage des levures ; - production d'une quantité maximale de protéine à l'aide de la proportion "9' la plus petite possible d'aliment de base en ajoutant au milieu nutritif destiné à la prolifération de la levure au moins la quantité de sels minéraux qui est nécessaire à la conversion totale des hydrates de carbone en biomasse par l'action de la levure.Il est ainsi possible de produire en un temps très bref la protéine nécessaire à une alimen tation déterminée le bétail et de l'utiliser sous forme de substrat en pourcentage prédéterminé - détermination des fractions du milieu nutritif destiné à la proli fération de la levure de manière qu'après l'action de la levure, la composition constituée de liquide levure sels résiduels et autres matières solides convienne directement comme source de protéine et constituant d'ali- ment de bétail et qu'ainsi l'équilibre entre les hydrates ae carbone et les protéines puisse être atteint. L'aliment de base lui-même peut consister en principe en un unique composant, par exemple en orge ou mais, ou en un mélange de plusieurs constituants. Le grand progrès apporté par le procédé de l'invention réside en particulier dans le fait qu'aucune condition spécifique n'est exigée de l'aliment de base à l'exception d'une seule, à savoir que la fraction "K" de l'aliment de base doit contenir de l'amidon ou du sucre. La majorité des fourrages produits actuellement en con tiennent La plupart des fourrages moissonnés après mûrissage ont une trop forte teneur en humidité qui ne permet pas facilement de les entreposer longtemps. Donc, le fourrage est séché. Il est par ailleurs connu d'entreposer des fourrages bruts à ltétat humide, par exemple d'ensiler le mas, L'ensilage effectué ratiom1ellement est meilleur marché que l'entreposage à sec, car il supprime les frais de séchage.Le procédé de l'invention offre précisément l'avantage d'abréger le traitement enzymatique et la transformation par levure des matières premières humides pouvant même ôtie liquides et donc de permettre d'en abaisser le prix. Ainsi, le traitement de céréales humides, de pommes de terre, de racines de tapioca, etc., n'exige aucune énergie de séchage ni pour l'entrepo:sage de la manière première,ni pour la production de la protéine. Le fourrage dont la culture adoptée est celle qui convient à une exploitation particulière subit une valorisation considérable par le procédé de l'invention. Ce dernier permet de cultiver dans une exploitation particulière les plantes fourragères qui ont un rendement maximal par unité de surface, le four rage proprement dit étant amené par la suite à l'état optimal pour l'alimentation du bétail. Le procédé de base de l'invention peut être perfectionné de différentes manières très avantageuses. il est très avantageux pour de nombreux produits que l'aliment de base subisse la macération en grands morceaux qui ne sont ensuite amenés à la finesse voulue qu'après imprégnation. Il est possible de faire ainsi une très grande economie d'énergie par rapport au broyage à l'état sec. Les matières solides encores présentes dans le substrat peuvent ensuite etre broyées si nécessaire pour être amenées à toute finesse voulue. Il faut une composition particulière d'aliment pour chaque espèce animale, notamment en ce qui concerne les protéines et l'amidon. Il faut aussi tenir compte de l'age de l'animal, du fait qu'il s'agit d'un élevage ou d'un engraissement, des conditions cli matiques, etc., pour obtenir en fin de compte avec un minimum d'alimentation, d'énergie et de temps une production optimale ou maximale de viande conforme au marché et d'autres produits. La proportion "K" d'aliment de base doit donc être adaptée à chaque cas particulier. Cette fraction "9' peut être comprise entre 10 et 80 k de l'aliment. Elle est comprise entre environ 20 et 50 % dans la plupart des cas. Il faut de préférence additionner cette fraction "k' de l'aliment de base d'une quantité optimale de sel nutritif de manière que celui-ci soit pratiquement consommé en totalité à la fin du processus d'assimilation par la levure. Ce procédé a surtout l'avantage que les sels minéraux nécessaires aux animaux peuvent être mélangés en quantité usuelle et ayant fait ses prouves à l'aliment usuel de base. La prolifération naturelle de la levure a pour effet connu un doublement de sa quantité à la fin d'intervalles de temps égaux jusqu'à épuisement des slsbstances nutritives. Le fait que la quantité dégagée de chaleur croisse continuellement, parallèlement au doublement de la quantité de levure, pourrait cependant être considérée comme inconvénient dans certain cas La prolifération optimale, en particulier de la levure, a lieu dans une très petite plage de température, de sorte que le dispositif de refroidissement doit être calculé en fonction de la dernière phase de la transformation sous l'action de la levure. La vitesse de prolifération de la levure peut être commandée de différentes manières en vue de réduire cette forte consommation d'énergie pendant une période limitée de temps. Il est par exemple possible de faire passer le taux exponentiel de prolifération en un taux linéaire au cours de-la dernière phase du développement de la levure par réglage de l'arrivée d'air, de la température de l'apport en continu du milieu nutritif ou par une combinaison des deux. Il est ainsi possible de réduire les dimensions du dispositif de réfrigération. Le substrat dans lequel la levure s'est multipliée peut être produit par charge suucessives. Ce substrat, dans lequel la levure s'est multipliée, peut aussi être produit par un processus en semi-continu, une partie seulement, par exemple un cinquième du substrat étant prélevé à la fin de la prolifération de la levure pour être conservé dans un récipient de resserve. La quantité de substrat prélevé-est remplacée par un milieu nutritif frais. A la fin dudéveloppement de la levure, un -cinquième du substrat est à nouveau placé dans le récipient de réserve, etc. Il est finalement possible aussi de produire en continu le substrat; dans lequel la levure s'est multipliée, par apport en continu d'une quantité de -milieu nutritif égale à celle qui est prélevée. L'invention permet d'apporter la protéine manquante sous forme dudit substrat à la plupart des mélanges fourragers connus actuellement. Il peut être avantageux dans de nombreuses exploitations productrices de mettre dans le milieu qui nourrit la levure la majeure partie ou la quantité totale des sels minéraux devant être ajoutés aux aliments du bétail. Les quantités initiales de selfs minéraux ajoutés peUvent etre celles utilisées habituellement pour les différents ali ments.Une seconde possibilité consiste à déterminer les sels minéraux, ctest-h-dire la teneur en cendre de chaque composant alimentaire et d'adopter la différence par rapport à la teneur voulue en cendre de l'aliment terminé comme valeur maximale de la quantité de sels minéraux destinés au milieu constituant l'aliment de la levure. - la teneur totale recommandée en cendres de l'aliment terminé est de 5 à 8 % pour les bovins d'élevage et de 2 à 5 % pour les porcs. Ainsi, 1 à 20 % et dans certains cas particuliers, par exemple pour l'alimentation des bovins, jusqu'à 40 % de sels minéraux par kilogramee d'amidon sec peuvent être ajoutés au milieu nutritif selon la proportion de ce substrat par rapport à l'aliment terminé. la fraction ou proportion "K" d'aliment de base contenant des hydrates de carbone peut être portée avec l'eau à une température peu inférieure au point d'ébullition, c 'est-s-dire à une température comprise entre 80 et 100 C, et mise ensuite à macérer. Ainsi, les germes pathogènes sont rendus inoffensifs. Cette fraction "K" d'aliment de base donne avec l'eau de la macération en général une bouillie qui se refroidit lentement. Lorsqu'il s'agit de produits ayant une teneur en sucre extrêmement élevée, par exemple de dattes ou de bananes, un milieu idéal de nutrition de la levure peut directement être formé après macération. Dans le cas des autres produits, il est avantageux de convertir en une première phase l'amidon en sucre. Une proportion "K" d'aliment de base sec contenant de l'amidon est imprégnée par 3 à 15 parties d'eau et l'amidon est converti en sucre par addition d' amylase et d'amyloglucosidase au liquide d'imprégnation, le milieu ainsi produit de nutrition de la levure étant complété par au moins la quantité encore manquante de sels minéraux nécessaire à l'assimilation totale des hydrates de carbone par la levure, cette quantité étant de 1,0 à 5 % par rapport à ces hydrates secs, assimilables par la levure, de la fraction "K" de l'aliment de base, mais étant toutefois au maximum égale à la quantité de sels minéraux prévue dans l'aliment terminé, puis la levure d'ensemencement est ajoutée au milieu nutritif de la levure, un substrat, dans lequel la levure s'est multipliée et qui représente un aliment physio lo-louement -ssisilable, étant produit sous forte aération et agitation du milieu de nutrition de la levure en vue de la préparation d'un aliment du bétail. On utilise souvent au stade initial de l'engrais- sement un aliment complet ayant une teneur de 700 S d'aliment total et de 14,5 ss de PD (protéine digestible). Un porcelet de 22 kg en reçoit 1 kg par jour. Il faut mélanger 1 kg d'aliment et 3,3 1 d'eau lorsqu'un système d'alimentation liquide ou humide est utilisé. Le volume final est de 4 1. Ce volume final obtenu correspond précisément environ à la capacité maximale d'absorption de liquide par les animaux au début de l'engraissement. L'un des éléments essentiels de l'invention consiste à adopter comme valeur de seuil, dans la mise en oeuvre du procédé, la quantité maximale possible de liquide compatible avec la technique utilisée d'alimentation, par exemple l'alimentation totale par voie humide, etc., et en particulier convenant à la physiologie animale. Le substrat de nutrition de la levure peut en général se composer d'une partie de substance sèche de glucide et de 6 à 12 parties, de préférence de 7 à 10 parties d'eau pour la préparation d'un aliment destiné aux porcs et bovins. Pour la macération, 3 à 6 parties d'eau peuvent être utilisées pour une partie de glucide ou d'hydrate de carbone, le reste de l'eau étant ajouté après macération, c'est-à-dire au cours du développement de la levure. il est possible d'optimiser la consommation d'énergie ainsi que le réglage de déroulement du processus par additions multiples de l'eau à la production du substrat par charges successives. Il a pu etre observé ou'un débit moyen de 20 à 150 1 d'air par litre de substrat et par heure convient à l'aération du milieu de nutrition de la levure. La forte aération résulte en une forte agitation et en un mouvement violent de ce milieu de nutrition. Il est nécessaire d'imposer une circulation et me agitation intensives du milieu nutritif lorsque la substance sèche est en forte concentration dans ce milieu et que la qwntfte' présente de sel est limitée afin de pouvoir garantir la prolifération maximale possible de la levure. Il faut donc prendre coin que l'alimentation de chaque cellule de levure ne soit pas limitée en sources de carbone, sels minéraux et air afin que ces cellules puissent croître de manière optimale à une température de préférence de 28 à 37CC et puisse ainsi se multiplier. L'anhydride carbonique CO2 qui inhibe la croissance doit être élimine inmé(:iatement pendant le développement de la levure. Les pertes dues au processus respiratoire peuvent atteindre 30 , de la substance sèche de sorte que la proportion de cette dernière diminue jusqu'à la fin du développement de la levure. L'expérience a montré qu'il est très avantageux d'imposer au milieu de nutrition de la levure une forte circulation de haut en bas et inversement, au moins dans les grandes unités de production. Une quantité de sels destinée à compléter celle que contient lui-même l'aliment de base "K" et qui correspond à 1-5 ffi en poids par rapport à la substance sèche des hydrates de carbone assimilables par la levure est ajoutée en général pour le développement de cette levure au milieu de nutrition au début du processus ou en quantités dosées au cours de ce processus. Le pH doit être réglé à la valeur optimale pour la prolifération de ),5 à 6 et de préférence de 4,5 à 5 pendant le développement de la levure. L'expérience a montré qu'une addition dosée d'ammoniaque (solution aqueuse d'ammoniac NH OH) 4 est très avantageuse pour le réglage du pH. Toute la solution aqueuse d'ammoniac destinée au réglage du pli est également utilisée comme source d'azote pour le métabolisme de la levure. Donc, à la fin du développement de la levure, il ne reste plus que quelques traces de composition minérale d'azote. Les analyses d'un grand nombre d'essaims ont montré le fait intéressant que le bilan d'azote n'est pas équilibré lorsque le procédé de l'invention est mis en oeuvre dans les conditions mentionnées. Les rendements en azote supérieurs à 100 do justifient donc la conclusion qu'une partie de l'azote est prélevée sur air ambiant. Le milieu peut avoir une faible teneur en sucre atteignant 10 , dans certains cas spéciaux, 20 %, par rapport à la quantité totale de substance sèche a ce milieu. Le processus peut etre interrompu lorsque 80 à 96 et de préférence 90 à 96 % des hydrate de carbone ont été assimilés par la levure. Les faibles quantités non assimilées de sucre sont volontiers absorbées par les animaux et la légère réduction de rendement en levure est compensée par le gain relativement-grand de temps. Le développement de la levure est donc limité à la phase exponentielle de la prolifération. Un grand nombre de souches de levure d'ensemencement conviennent des point de vue diététique et de la rentabilité, les levures de genres Candida et Eansenula, qui ont toutes une croissance aérobie et qui se développent bien à une température de 28 à 370 C, ayant donné de très bons résultats. Une souche de levure convenant à un aliment spe- cifique de base peut être sélectionnée de la manière indiquée par les exemples suivants la levure Candida utilis a une croissance aérobie qui a lieu par assimilation de Doglucose et de maltose. La levure Candida tropicales peut par ailleurs assimiler du Dgalactose et de l'amidon pour les transformer en biomasse de levure. La levure Candidatsukubaensis est capable d'assi- miler le D-glucose, le maltose, le cellobiose, le lactose et l'amidon et de plus ne nécessite aucune vitamine pour son développement, -la levure Ransenula anomala est capable d'absorber l'amidon, lé -Dglucose, le maltose et le cellobiose pour les transformer en biomasse. L'aliment de base pouvant se composer de différentes substances, il est très avantageux de sélectionner un mélange de deux ou davantage des souches mentionnées ou d'autres comme levures d'ensemencement afin d'obtenir un rendement maximum en protéine en très peu de temps et avec l'appareillage le plus réduit possible. L'invention concerne par ailleurs l'application du procédé à la préparation d'un aliment terminé du bétail et se caractérise en ce que cet aliment terminé se compose d'une proportion "K" d'aliment de base et d'un autre aliment de base "F" et la quantité de la fraction "K" est déterminée de manière que la quantité de protéine qui manque dans l'aliment de base "F" se trouve dans cette fraction "K" et que la protéine soit dans un rapport équilibré avec l'hydrate de carbone dans l'aliment composé qui comprend les fractions "K" et "F". Le procédé de l'invention apporte par ailleurs des avantages très importants lorsqu'il est appliqué en partie à la prèparation d'aliments liquides, car, dans le cas particulier, le déve loppement de la levure peut être provoqué une à deux fois par jour et le substrat peut être ajouté à l'état frais au reste de l'aliment de base. Des réserves basées sur les questions d'aptitude à la conservation et d'hygiène ont toujours été exprimées antérieurement à l'encontre de l'alimentation liquide Par contre, dans les exploitations intégrées, la valeur de cette alimentation liquide a été démontrée à plusieurs reprises. Les aliments sont préparés journellement sous forme liquide ou de bouillie dans ces grandes entreprises de production d'animaux. Un système complet d'alimentation liquide a déjà été réalisé depuis longtemps dans les exploitations dites d'engraissement d'animaux opérant dans le cadre des foroageries.Tous les composants voulus sont mélangés au petit lait et au lait écrémé et dirigés en phase liquide dans l'auge,par exemple des porcs. La préparation journalière élimine essentiellement les problèmes d'aptitude à la conservation. L'élevage des porcs dans les entreprises paysannes était très repandu encore recemme t. L'alimentation des porcs subissait journellement la cuisson et leur était donnée alors qu'elle était encore chaude. Le procédé de l'invention s'intègre de manière idéale précisément dans la préparation de l'alimentation liquide, qui offre de grands avantages économiques, et complète particulièrement bien les procédés existants de préparation de ces aliments liquides. L'utilisation de matières premières contenant de l'amidon ou tout au moins du sucre et dont se compose l'aliment de base permet dans la plupart des applications de se passer de composants complémentaires riches en albumine. La multiplication de la levure dans la fraction "K" d'aliment de base riche en hydrate de carbone permet d'obtenir un aliment équilibré en substances énergétiques et en protéine pour le bétail. Les acides aminés, vitamines, substances minérales, oligo-éléments, etc., qui peuvent éventuellement manquer sont ajoutés de la même manière que jusqu'à présent de préférence au complément "F" de l'aliment de base. Selon une application avantageuse du procédé de l'invention, la mise sous forme d'aliment s'effectue dès le début à l'état de pâte ou à l'état liquide de manière à permettre de faire l'économie des frais de la préparation finale. D'après les procédés connus,la levure doit se récupérer d'après des procédés relativement compliqués à la fin du développement.Par ailleurs, la levure obtenue doit hêtre mise par exemple par séchage sous forme permettant de l'emmagasiner ou de la transporter. L'un des avantages du procédé de l'invention réside dans ses possibilités universelles d'applicatìon.Le substrat obtenu qui représente la totalita de la levure et du reste du milieu de nutrition peut dans certains cas etre épaissi et mis sous forme pateuse et utilisé par exemple pour la préparation de cubes de fourrage par addition de mélasse.Le substrat peut meme éventuellement être séché ou,en variante,être donné au bétail sous forme d'alinent liquide chaud, en particulier dans une exploitation intégree de production d'animaux.Il est parfaitement possible de mélanger le substrat épaissi ou meme séché et formant un aliment sec à l'aliment de base complémentaire "F" pour le donner aux animaux. Les définitions suivantes sont données pour les produits des aifférente-s phases du processus afin de faciliter le compréhension aliment de base = matière première végétale comprenant des hydrates de car bone et formant le produit de départ de l'aliment terminé du bétail2 le cas échéant utilisé sans additif particulier tel que vitamines sels minéraux, oligo-éléments, etc. fraction "K" de l'aliment de base contenant des hydrates de carbone = frac tion de l'aliment de base subissant le traitement enzymatique et des tiné au développement de la levure. aliment de base complémentaire "F" = fraction de l'aliment de base qui n'est pas destinée ou tout au moins pas destinée entièrement au développe ment de la levure. milieu nutritif ou de nutrition = totalité du liquide et des hydrates de carbone ainsi que des substances minérales préparées en vue du dé veloppecent de la levure. substrat = totalité du milieu nutritif à la fin du développement de la levure. aliment terminé o-a ncnelré du bétail = totalité du substrat et de l'aliment complémentaire de base "F" y compris les autres additifs éventuels. Le tableau suivant est un organigramme simplifié du processus de l'invention. TABLEAU Cu 45 0 s c o - z n h fiq rs ) o de morceaux Pate Traitement CH2Substrat Traitement par e iJ fq,O oH 19 Praction d aliment 9 > de base 5&num; I ~~ W7 e S a PI m dem OF: J1 p > B Q 9 base II;paÉÉeel n 2 h O S1 > Gz O qq H , o Ei ID .r: al H A H o ea o, a t( f 1 k 1; Pm k ol F: ~ . a p, riches n albumine J I sels mindraux) Humidiicaticn dVentelle 45 4) j F a w ID ç p rä F 4ss o o O l f4 El O Eì H 43 In ç o o eo H m t +a t ^ O Cl ss 45 ) ql ^o onH g:Pi {v o 3 aS 5: S 4í a h h X &commat; h S G' U 41 h o g: h 1h su w > 4: > / w H .s ss g r P f c) ) Cw > cV d h O l I La fraction "E? de l'aliment de base contenant l'amidon est placée dans le bac de macération ou de trempage en morceaux entiers, grain3 ou en poudre. Le liquide nécessaire est ajouté. Après environ 1 à 2 heures de macération, la pâte est pompée dans l'appareillage de traitement enzymatique. La transformation de l'amidon en sucre par les enzymes est très rapide, la première phase consistant en la transformation amidon en dextrine ayant lieu dans le bac de trempage et le sucre convenant au développement de la levure étant produit de préférence au cours de ce développement par addition d'enzymes. Le milieu nutritif préparé ainsi selon un processus bien connu est envoyé dans la cuve de développement de la levure. Après dissolution de tous les sels minéraux nécessaires à la prolifération de la levure, les levures ou éventuellement autres micro-organismes d'ensemencement sontajoutéesau milieu nutritif. Selon le micro-organisme adopté, tout le sucre a été assimilé par la levure encours de prolifération et transformé en biomasse de levure après quelques heures, de préférence après 6 à 15 heures, dans certains cas particuliers après 10 à 50 heures. Le substrat ainsi obtenu, donc la camposition formée de la levure plus le liquide, plus les autres substances solides donne avec l'aliment de base complémentaire "r', après mélange éventuel, l'aliment achevé du bétail qui peut être donné directement aux animaux, les additifs classiques tels que vitamines, sels minéraux etc., et éventuellement d'autres composants riches en albumine étant mélangés avec l'aliment complémentaire de base "F . L'aliment complémentaire de base est humidifié ou laissé à l'état sec selon le type adopté d'aliment tation. L'invention concerne par ailleurs un dispositif des tiné à la mise en oeuvre du procédé et se caractérisant par un bac de macération, un appareillage de traitement enzymatique -et une cuve de développement de la levure qui sont reliés fonctionnelle- nent. Selon les caractères spécifiques du dispositif ou de I'installation particulière, le bac de sacération, l'appareil lage de traitement enzymatique etZou la cuve de développement de la levure peuvent être placés dans un seul et même récipient, en particulier lorsquil s'agit de petites installations, et l'appareillage de traitement enrymatique peut être disposé dans un unique récipient. Dans tous les cas dans lesquels l'installation ntest pas en circuit fermé avec les éléments d'alimentation liquide, il peut être particulièrement avantageux de monter en aval de la cuve de développement de la levure un dispositif d'épaisissement ou de séchage ou un mélangeur du produit sec, humide ou sous forme de bouillie. Une installation de ce type est ainsi capable de préparer conformément à l'invention un aliment du bétail ayant la forme actuellement classique et pouvant ainsi s'adapter à de multiples souhaits spécifiques de la clientèle. Lien entendu, l'installation selon l'invention permet différentes combinaisons des divers éléments. Par exemple, le bac de macération et l'appareillage de traitement enzymatique peuvent être directement reliés au mélangeur. Il est ainsi possible par exemple de faire macérer la totalité de l'aliment du bétail et d'en diriger une certaine partie sans traitement enymatique ni développement de levure directement sur le mélangeur ou à l'auge d'alimentation. Le bac de macération, l'appareillage de traitement enzymatique et la cuve de développement de la levure sont équipés avantageusement des dispositifs classiques de contrôle, par exemple des appareils de contrôle de la température, pompes, débitmètres, agitateurs, isolation, chauffage, etc., qui sont nécessaires à permettre un fonctionnement convenable. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels la figure 1 est un schéma d'une exploitation intégrée de préparation rationnelle des aliments et de production du bétail ; et la figure 2 est un graphique illustrant la courbe de la température et d'autres grandevrs au cours du développement de la levure préparée conformément à l'exemple 1 qui suivra plus bas. Pour faciliter la compréhension, l'exemple décrit de réalisation concerne une grande exploitation intégrée de préparation d'aliments liquides et d'alimentation du bétail. La figure 1 représente à gauche un bac 1 de macération qui constitue également l'appareillage 2 de traitement enzymatique, une cuve 3 de développement de la levure, un mélangeur ou bac 4 à aliments liquides et un réservoir 5 de levure d'ensemencement. L'aliment de base est soutiré avec la composition voulue de silos 6 contenant les divers éléments, puis il passe par une balance 7 des charges, un appareil 8 de refoulement, une électrovanne 9 et soit un broyeur 10 à percussion, soit directement dans un séparateur ou filtre 1 1 équipé d'un ventilateur 11a. Une fraction "K" d'aliment de base contenant de l'amidon passe directement du séparateur 41 par un conduit 12 dans le bac 1 de macération.L'aliment complémentaire de base "F peut parvenir par un autre conduit 13, le cas échéant ultérieurement, directement dans le mélangeur ou bac 4 à aliments liquides. Un conduit 15 mène du bac 1 de macération dans un broyeur ou malaxeur de pâte 56 dtoù la pâte passe dans un réservoir intermédiaire 17. La pâte est ensuite pompée pour être recyclée par un conduits dans l'appareil 2 de traitement enzymatique qui a été vidé entre-temps et qui était utilisé préalablement comme bac 1 de macération. De l'eau froide peut être pompée d'une arrivée 19 directement dans le bac 1 de macération ou appareil 2 de traitement enzymatique. $1eau peut passer d'abord dans un réchauffeur 20.Lorsque les enzymes utilisés-sont stables à la chaleur, ils peuvent être soutirés directement des silos correspondants 6 avec la fraction "K" d'aliment de base contenant amidon pour-être mélangés avec lui. Lorsque par contre les enzymes ne sont pas stables à la chaleur, ils sont envoyés à l'instant vouiu sous forme d'une solution d > un réservoir correspondant 21 dans l'appareillage 2. Le milieu nutritif produit dans l'appareil 2 de traitement enzymatique est pompé par un conduit 25 dans la cuve 3 de développement de la levure. Cette cuve 3 de développement ou de fermentation de la levure peut être équipée de tous les accessoires nécessaires, être raccordée à des réservoirs d'alimentation 31 en acide,32 en base, 33 en levure, 34 en agent anti-mousse, et comprendre des éléments chauffants,organes mélangeurs,un compresseur 36,des dispositifs d'aération,une tour 37 de refroidissement, diverses sondes 35 notamment du pH, de la température. de l'oxygène présent, etc. Une particularité importante réside dans la possibilité de pouveir brancher un réservoir 5 de levure d'ensemencement. Une partie du substrat prodait dans la cuve 3 est recycléc dans le réscrvoir de la levure d'ensemencement destinée à la charge suivante. Le substunt passe par les conduits représentés. Il passe par un appareil 50 de pasteurisation axant d'arriver dan le mélangeur ou bac 4 d'aliments liquides cju, Si nécessaire dans certains cas spéciaux, il peut être pompé directement par une dérivation 51 vers un appareil 52 de dosage quantitatif et vers les différentes stalles 53 de l'exploitation 54 d'engraissement. L'aliment compléentaire "F" de base est refoulé directement par le conduits 13 dans le bac 4 dans lequel les additifs encore nécessaires, tels que des vitamines, des oligo-éléments, des substances minérales, des acides aminés, etc., en provenance de silos 60 parviennent par l'intermédiaire d'une balance 61 pour être mélangés intimement avec 'aliment complémentaire "F" et le cas échéant aussi avec le substrat et être envoyés dans les stalles 53 sous forme d'aliment terminé à composition équilibrée, de préférence sous forme de rations. L'ensemble de l'installation a pour but bien évident d'optimiser la préparation de l'aliment du bétail, d'une part, et l'en- graissement de ce bétail, d'autre part. il est donc clair qu'une installation de ce type est équipée très avantageusement de sa propre commande de processus. La figure 1 représente à gauche symboliquement use commande 70 de processus ainsi qu'un enregistreur 71 de contrôle. Selon le taux de perfectionnement de l'installation, le groupe d'alimentation peut aussi comporter une commande de processus 72. Dans les installations particulièrement importantes, les deux commandes 70 et 72 peuvent être intégrées l'une à l'autre. L'exemple de réalisation représenté sur la figure i offre un très grand nombre de possibilités de combinaisons. Il a été mentionné précédemment que l'aliment de base, qui est prélevé sur les silos 6, est en morceaux ou sous forme de poudre, ces silos contenant par exemple de l'orge, du mais, de l'avoine, du blé, du milo, du manioc, du son, des sels de nutrition de la levure, des sels de nutrition des animaux, des enzymes, etc. ; cet aliment de base représente la fraction "K" contenant de l'amidon ainsi que la fraction complémentaire "F" qui sont traitées pour être transformées en aliment du bétail. Il est possible attsri cependant d'extraire de réservoirs correspolllants 80 des composants habituels d'alimentation liquide tels que du lait écrémé, du petit lait, de la mélasse, de la dèche, de la pulpe, etc, pour constit-ler entièrement ou partiellement l'aliment de base "K" contenant l'amidon et envoyé par le conduit 81 dans le conduit 82 ou pour constituer l'aliment complémentaire dirigé par le conduit 81 sur le conduit 83. L'installation selon l'invention permet de traiter de la même manière de nombreux autres composants classiques d'alimentation de base Qai sont normalement. sous forme de morceaux, de fibres, etc., par exemple de la drèche, des racines de manioc, du trèfle, de la luzerne, de la betterave, des pulpes, des pommes de terre, du fourrage ensilé, de l'herbe, etc., de la manière représentée par les éléments d'entreposage 90. Les matières peu fluide ou s'écoulant mal sont traitées par des transporteurs spéciaux 91, des machines convenables de broyage telles que le malaxeur de patte 92, la machine à écraser 93, etc., et dirigées sur l'installation par des conduits 94 et 95. Pien entendu, un circuit 100 d'eau, qui n'est indiqué que partiellement, est raccordé à tous les postes qui en consomment. L'installation 'selon l'invention offre un très grand nombre de possibilités de combinaisons. Certaines ont é!té décrites ci-dessus. Il est essentiel de noter toutefois qutil 'agit dans chaque cas d'une insta-llation élaborée sur le principe de base de ltin- vention. Une petite installation,dans laquelle par exemple le bac de macération, l'appareil de traitement enzymatique et la cuve de développement de la levure sont un unique récipient, ne nécessite qu'un appareillage limité et que peu d'éléments de commnnde et de régulation pour le traitement d'un petit nombre de composants ou même dans certains cas particuliers d'un unique composant tel par exemple que le mals. A la fin du développement de la levur, l'aliment de base complémentaire pourrait même être placé dans le même récipient et être mélangé avec le substrat avant d'être donné directement aux animaux engraissés ou à l'engrais. Dans les cas dans lesquels l'aliment du bétail doit être dirigé sur un nombre important d'établissements d'engraissement, des dispositifs corre3pondants d'épaisissement, de mélange et éventuellement de séchage peuvent être montés en aval de l'installation représentée. Il peut être utile dans ces cas d'additionner le substrat ou l'aliment du bétail d'un agent de conservation. la préparation d'aliments conformément à l'invention seba décrite à titre nullement limitatif en regard de trois exemples. L'aliment de base est bien déterminé et convient si possible à chaque-type particulier d'exploitation. Il faut déterminer les proportions des différents composants couteux. Il est bien entendu possible de chercher aussi d'autres composants qui sont éventuellement plus avantageux en fonction de la saison et disponibles en grandes quantités sur le marché. Les différences de rendement de la récolte des différents composants peuvent être compensées par le procédé et les installations selon l'invention de manière très rentable en vue de la production d'un aliment du bétail de composition équilibrée. Exemple 1 Les abbréviations suivantes sont utilisées : N : azote entrant dans une composition organique org SS : substance sèche SSL : substance sèche de la levure (biomasse) AT : aliment total - total des fractions digestibles des matières d'extraction exemptes d'azote, des protéines et des graisses brutes PD : protéine digestible T : poids d'un animal multiplié par le poids en kg d'une ration d'aliment complet normalisé. Les autres formules indiquées sont essentiellement tirées de l'ouvrage "Flüssigfütterungstechnit' (technique de l'alimentation liquide), éditeur Ernst A. Graf, Steinach, Suisse. Des porcelets de22 kg doivent être engraissés à l'aide d'un mélange de substrat et d'aliment conforme à l'invention. Les fractions "F" et "re de l'aliment de base disponible se composent d'orge ayant les teneurs suivantes g = 114 g de PD/kg h = 712 g de AT/kg amidon = 55 % de la SS 4,48 kg de substance sèche d'orge contenant 2,465 kg d'amidon sont assimilés par une levure. Concentration initiale 112 g de SS/l. L'orge a été chauffée dans 25 1 d'eau à 950C puis laissé macérer pendant 2 h sous refroidissement lent. La saccharification a été produite par addition de 5 1 de liquide et abaissement de la température à environ 600C. Après addi tion de 30 ml de H3PO4, le pH était de 5. Après addition de 4,2 ml de @ - amylase et de 5,7 ml d'amyloglucosidase et après 15 cn, tout l'amidon a été pratiquement transformé en sucre. Pour la préparation du milieu nutritif de la levure, la solution saccharifiée a été additIonnée de 120 g de sel nutritif par kg d'amidon, la composition du sel étant la suivante (NH4)2 SO4. (NH4)2 HPO4, KH2 PO4, KCL, Mg SO4 # 7 H2O,CaCl2,m-inositol. La levure d'ensemencement a été ajoutée à raison de 3,6 % par rapport à la quantité de substance sèche de la levure que le substrat contenait à la fin du processus. La levure adoptée d'ensemencement était du genre Candida utilis. Le pH a été maintenu à 5 pendant le développement de la levure par addition dosée d'une quantité totale de 686 ml de NH4OH. Environ i8 500 1 d'air frais ont été soufflés sur le milieu nutritif de la levure et la forte agitation et le bon mélange du milieu nutritif ont été assurés par un malaxeur. Etant donné qu'il s'est agi d'un essai d'une série, le développement de -la levure a été poussé jusqu'à absorption totale de tout le sucre par cette dernière. Pendant le développement de la levure, la température du milieu nutritif a été maintenue entre 28 et 32 C au moyen d'une chemise de refroidissement. ta figure 2- est un graphique représentant la courbe de la température, la variation de la solubilité de l'oxygène dans le milieu et la consommation d'ammoniaque pendant l'absorption de l'orge par la levure la courbe A indique la consommation en ss d'ammoniaque (au total 685 ml) pendant le développement de la levure. ta courbe montre une phase initiale entre le début et la troisième neure et une phase exponentielle comprise entre la troisième heure et 6 h f/4. Pendant cette seconde phase, la majeure partie du milieu nutritif et consommée. La courbe remonte à la suite d'un infléchlssement, car les levures recommencent de se multiplier s cu Je tem; . La courbe B illustre la variation de la solubilité de l'oxyg@ne en mm de Hg. La quantité de l'oxygène dissous dans le substrat tombe avec la prolifération de la biomasse. Elle remonte immé diaterent dès que la prolifération cesse. La courbe C illustre la variation de la température cette courbe comporte aussi clairement un infléchissement. A la fin du développement de la levure, le substrat présente les valcurs et teneurs suivantes : volume final 40 1 SS totale 4,111 kg concentration en SS 103 g/l N 6,2 % de la SS org Nminer 0,7 % de la SS protéine brute 38,75 % de la SS SSL 84,7 ffi de la SS PD 36,7 g de PD/l AT 80 g/litre Les valeurs numériques suivantes permettent le calcul de la ration alimentaire (voir exemple 2 pour l'explication exacte) a = 145 g PD/kg b = 700 g AT/kg c = 36,7 g PD/l d = 80 g AT/l g = 114 g PD h = 712 g AT 145 . 80 - 700 . 36,7 11600 - 25690 -14090 u = = = = 0,828 80 . 114 - 36,7 . 712 9120 - 26130 - 17010 145 . 712 - 700 . 114 ~ 103240 - 79800 23440 = 1,378 36,7 . 712 - 80. 114 26130 - 9120 = 170'0 Les animaux pesant 22 kg reçoivent 45 g d'aliment complet par kg de poids propre. Donc, la ration est de 1 kg par animal et par jour. Les fractions recherchées des rations se calculent de la manière suivante aliment de base = T u = 1 x 0,828 = 0,828 kg d'aliment de base ) par animal substrat = T x = 1 @ 1 ,378 = 1,378 1 de substrat et par jour 11 s'ajoute à ces fractions un mélange utilisé classiquement de vitamines et d'oligo-éléments. L'aliment de brise plus le substrat donnent un volume d'environ 2 1. (1 kg d'aliment donne 0,7 l).L'eau est ajoutée à raison de 2 l,d( manière à obtenir la dilutior néce@saire au système d'alimen- tation liquide (1 kg d'aliment complet dans 4 1 de volume final). Exemple 2 Il s'agit de préparer la ration alimentaire de porcs pesant 40 à 50 kg. La fraction d'aliment de base "F" qui est disponible est un mélange de céréales ayant les teneurs suivantes g = 90 g de PD/kg h = 791 g de AT/kg La fraction NX" d'aliment de base se composait de dattes. Une quantité égale à 5,25 kg de dattes contenant 3,36 kg de sucre a été utilisée. Les dattes ont été mises en pâte. Celle-ci a servi directement de milieu de nutrition des levures. La concentration initiale a été de 131 g de substance sèche par l dans l'appareil de fermentation. Les sels nutritifs ont été utilisés à raison de 44 g par kg de sucre, donc au total 149 g ayant la composition suivante : (NH4)2 HPO4 82 g KCl 36 g Mg SO4 . 7 H2O 19 g CaCl2 12 g Total t49 g De l'acide orthophosphorique ( H3PO4 a été utilisé à raison de 67 ml pour le premier réglage du pH à 5. De la levure d'ensemencement à raison de 187 g de substance sèche a ensuite été ajoutée, ce qui correspond à 7,7 % de la teneur finale en substance sèche de levure (SSL). Pendant les 8 h pendant lesquelles le développement en levure a duré, 716 mi d'ammoniaque (à 24 %) ont été utilisés pour la correction du pH et 1000 à 4000 1 d'air par heure ont été insufflés. A la fin du développement de la levure, le substrat avait les valeurs et teneurs suivantes volume final 40 l SS totale 3,17 kg concentration en SS 80 g/l Norg 5,6 % de la SS Nminer 0,27 % de la SS protéine brute (5,6 x 6,25) 75 % de la SS SSL 76,5 % de la SS PB (35 x 0,8 x 0,92) 25,8 g/l AT 60 g/î La fraction de substrat de nutrition de la levure (provenant de la fraction "K" de l'aliment de base) et la fraction "F" de l'aliment de base pour la production de l'aliment complet peuvent se calculer par les formules suivantes.Les valeurs numériques suivantes concernent 11 exemple 2 : a = 130 g de PD (dans l'aliment complet) b = 700 g de AT (dans l'aliment complet) c = 25,8 g de PD/l (dans le substrat) d = 60 g de AT/l (dans le substrat) g = 90 g de PD/kg (dans la fraction "F") h = 791 g de AT/kg (dans la fraction"F") x = proportion du substrat nutritif de la levure en l dans la fraction "K" de l'aliment de base (dans la ration) u = fraction "F" d'aliment de base en kg (dans la ration) a . d - b.c d. g - c.h a . h x= c c . h - d.g 130.60 - 700.25,8 78000 - 18060 - 10260 u = = = = 0,684 60.90 - 25,8.791 5400 - 20408 - 15008 13-791 -700.90,0 102830 - 63000 39830 x = = = = = 2,654 25,8.791 60.90 20408 - 5400 - 15008 Deux porcs ayant un poids moyen de 48,7 kg ont reçu 40 g d'aliment complet par kg de poids corporel. La ration journalière T pour deux porcs a donc été de 2.0,04 . 48,7 = 3,896 kg d'aliment complet. La ration y compris le substrat se calcule de la manière suivante Fraction-de l'aliment de base = T.u = 3,896 . 0,684 = 2,665 kg Fraction du substrat = Ti = 3,896 . 2,654 = 10,34 1 Ces fractions sont additionnées du mélange classiquement utilisé de vitamines et d'oligo-éléments. L'aliment de base plus le substrat ont donné un volume d'environ 12,2 1. L'eau a été additionnée à raison de 3,4 1 afin d'obtenir la dilution nécessaire (3-,9 . 4 = 15,6). Exemple 3 Des porcs engraissés pesant 80 kg doivent être nourris parr un aliment contenant le substrat de l'invention. La fraction "F" d'aliment de base est un mélange de maïs et d'orge ayant les teneurs suivantes g = 77 g de PD/kg h = 750 g de AT/kg La fraction "K" se compose de mars. Une quantité égale à 65,25 kg de substance sèche de maïs contenant 47,11 kg d'amidon a été assimilée par la levure. La concentration initiale était de 170 g de substance sèche par litre. Les sels nutritifs ont été utilisés à raison de 70 g par kg d'amidon, donc au total à raison de 3,3 kg. Le réglage du pH a été effectué à l'aide de 1100 ml de H3PO4 8330 ml de NH4OH La levure d'ensemencement a été ajoutée à raison de 534 g de substance sèche, ce qui correspond à 1,4 % par litre de la substance sèche finale de la levure. A la fin du développement de la levure, le substrat avait les valeurs et teneurs suivantes volume final 400 1 SS totale 50, 440 kg concentration en SS 126 g/l Norg 5,5 % de la SS Nminer 0,9 % de la SS protéine brute 34,4 % de la SS SSL 75,1 % de la SS PD 39,9 g/l AT 94,5 g/l Les valeurs numériques suivantes concernent cet exemple 7 a = 12G g b = 700 g At/kg c - 39,9 g d = 94,5 ,- AT/l g = 77 e PD/kg h -- 750 ç -Ration d'aliment complet 33 g/kg de poids propre de 1' l'animal 80 x 0,033 = 2,64 kg = T 126 . 145 - 700 . 39.9 11 907 - 27 930 - 16 023 = = = =0,707 = 94,5 . 77 - 39,9. 750 7 276,5 - 29 925 - 22 648,5 x = 126 . 750 - 700 . 77 = 94 500 - 53 900 = 40 600 = 1,793 39,9 .750 - 94,5.77 29 925 - 7276,5 22 648,5 La ration par animal et par jour se calcule de la manière suivante aliment de base = T . u = 2,64 . 0,707 = 1,866 kg substrat = T . i = 2,64 . 1,793 = 4,733 l La ration est additionnée du mélunge classiquement utilisé de vitamines et d'oligo-éléments. L'aliment de base plus le substrat donnent un volume d'environ 6 l. L'eau est ajoutée à raison de 1,4 1 afin d'obtenir la dilution esigée par le système d'alimentation liquide. Les exemples ci-desslos montrent qu'il est possible de faire varier arbitrairement la composition de l'aliment de base ou des mélanges de ces aliments. Dans tous les cas, les aliments sont additionnés des éléments éventuellement manquant tels qu'acides aminés, vitamines, oligo-éléments, matières minérales et autres micro-composants. L'invention concerne par ailleurs un aliment du bétail de composition équilibrée, en particulier en ce qui concerne la protéine et l'amidon, cet aliment étant préparé par le prccédé de l'invention et se caractérisant en ce que l'amidon d'au moins une partie de l'aliment subit la saccharification puis l'absorption par une levure conformément au procédé, puis la totalité de cet aliment est apprêtée en aliment terminé après mélange éventuel avec les autres fractions. Cet aliment a en particulier l'avantage qu'il se prépare à partir des aliments connus et usuels. Il peut se préparer et être offert sur le marché indépendamment de la raréfaction sur le marché de certains composants, en particulier en cas de déficience en protéine. L'invention concerne de plus l'application de l'ali ment du bétail selon l'invention, cette application se caractérisant en ce que l'alimentation de composition équilibrée s'effectue à partir de la cuve de développement de la levure. Ce processus permet de préparer un aliment terminé de manière analogue à la préparation classiquement effectuée aux époques antérieures pour l'élevage des porcs dans les exploitations agricoles. L'appareil antérieur de cuisson est remplacé par une cuve de développement de levure et les enzymes ainsi que levures nécessaires peuvent être recréés périodiquement. Le grand avantage de cette application réside dans le fait que la composition peut se déterminer et se réaliser en fonction de critères particuliers. Il va de soi que le procédé et les appareillages décrits et représentés peuvent-subir diverses modifications sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de production de protéine pour la préparation d'un aliment destiné au bétail et dont la composition, notamment le rapport de la protéine aux glucides ou hydrates de carbone, est équilibrée, caractérisé en ce qu'il consiste à faire macérer dans un liquide une certaine quantité d'aliment de base contenant des hydrates de carbone ou glucides pour produire un milieu nutritif comprenant une certaine proportion "P', en substance sèche (SS), d'aliment de base et plusieurs parties d'eau, puis à ensemencer dans ledit milieu une levure ou autre microorganisme qui s'y multiplie en produisant un "substrat" acceptable du point de vue diététique par le bétail. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la fraction "K" d'aliment de base est mise sous forme de gros morceaux ou de poudre pour la macération. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'aliment de base est broyé après macération. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la fraction "K" d'aliment de base est additionnée d'une quantité de sel nutritif optimale pour le développement de la levure, ces sels étant pratiquement consommés lorsque le développement de la levure est achevé. 5. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le milieu - nutritif est maintenu à un pH de 3,5 à 6, de préférence d'environ 4,5 à 5 et une partie du substrat préalablement préparé par développement de levure est utilisée pour l'ensemencement du milieu nutritif. 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le substrat est produit par charges successives, en semi-continu ou en continu. 7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le substrat subit un épaisissement, et le cas échéant est mis sous forme pâteuse. 8. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'aliment de base contenant des hydrates de carbone ou glucides est mis a macérer et un milieu de nutrition de la levure est produit à l'aide d'une fraction "K", sur la base de substance sèche, d'aliment de base @@céré et de 3 à 15 parties d'eau, ce milieu de nutrition ayant complété par au moins la quantité de sel minéral qui manque encore pour l'assimilation totale des hydrates de carbone par la levure, cette quantité de sel correspondant à 1,0 - 5 ss de la substance sèche des hydrates de carbone assimilables par la levure et faisant partie de ladite fraction "K" de l'aliment de base, cette quantité de sel étant toutefois au maximum égale à la quantité de sel minéral prévue pour l'aliment terminé du bétail, puis ledit milieu de nutrition de la levure est additionné de levure d'ensemencement et un substrat, dans lequel la levure s'est multipliée et qui représente un aliment physIologiquement assimilable, dénommé par la suite substrat, est produit sous fortes aération et agitation dudit milieu nutritif en vue de la préparation d'un aliment du bétail. 9. Procédé selon les revendications 1 et 8 prises ensemble, caractérisé en ce qu'une fraction "K" considérée sur la base de le substance sèche, de l'aliment de base contenant de l'amidon est mise à macérer -lans 7 à 15 parties d'eau et l'amidon est transformé en sucre par addition d' - amylase et d'amyloglucosidase au liquide de macération, le milieu ainsi formé étant complété par au moins la quantité de sels minéraux qui manquent encore pour I 'assimi- lation totale des hydrates de carbone par la levure, cette quantité étant de 1,0 à 5 % par rapport à la substance sèche des hydrates de carbone assimilable par la levure et faisant partie de ladite fraction "K" de l'aliment de base, cette quantité de sels étant toutefois au maximum égale à celle qui est prévue pour l'aliment terminé du bétail, puis une levure d'ensemencement est ajoutée au milieu de nutrition de la levure et un substrat, dans lequel la levure s'est multipliée et qui représente un aliment physiologiquement assimilable ou acceptable du point de vue diététique, est produit sous forte ag-ration et agitation dudit milieu de nutrition de la levure. 'O. Procédé selon les revendications 1, 8 et 9, prises ensemble, caractérisé en ce que l.a fraction "K" de l'aliment de base contenant des hydrates de carbone ainsi que l'eau sont portées par chauffage à 80 - 100 @,pais subissent la macération, le cas échéant sans apport le chaleur. 11. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'une partie de l'amidon de la fraction "K" de l'aliment de base est saccharifiée ou tout au moins subit une saccharification enzymatique suffisante pour que les hydrates de carbone assimilables par la levure soient présents en quantité suffisante pour que la protéine puisse être produite à la teneur nécessaire. 12. Procédé selon les revendications 4 et 9 prises ensemble, caractérisé en ce que le milieu contenant du sucre g de nutrition de la levure se compose d'une partie d'hydrate de carbone, considérée sur la base de la substance sèche, et de 3 à 12, de préférence de 5 à 9 parties d'eau. 13. Procédé selon les revendications 1, 8 et 9 prises ensemble, caractérisé en ce qu'une partie d'hydrate de carbone, considérée sur la base de la substance sèche, est additionnée de 3 à 6 parties d'eau pour la macération de la fraction "9' de l'aliment de base contenant les hydrates de carbone et le reste de l'eau est additionné à la fin de la macération ou pendant le développement de la levure. 14. Procédé selon les revendications 1, 8 et 9 prises ensemble, caractérisé en ce que le milieu de nutrition de la levure est additionné de 1 à 40 %, de préférence de 1 à 20 % de sels minéraux, par rapport à la substance sèche de l'hydrate de carbone que contient la fraction "K" de l'aliment de base. 15. Procédé selon les revendications 1, 8 et 9 prises ensemble ou selon l'une quelconque des revendications précédentes, carac térisé en ce que la fraction "9' de l'aliment de base contenant des hydrates de carbone ainsi que l'eau sont portées par chauffage à une température peu inférieure au point d'ébullition, puis la macération dure au moins une heure sous refroidissement lent, l'eau ainsi que l'aliment de base ayant macéré étant refroidis à environ 60 C et ensuire au moins la majeure partie de l'amidon est convertie en sucre pendant environ 1 à 3 heures après addition de l'amylase et de l'amyloglucosidase, l'asslmilation du sucre par la levure ayant lieu ensuite à une température de 28 à 770C pendant environ 6 à 15 h. 16. Procédé selon les revendications 1, 8 et 9 prises ensemble, caractérisé en ce que le p11 de la substance de nutrition est maintenu pendant le développement de la levure à 3,5 - 6, de préférence à 4,5 - 5 ptr addition dosée d'ammoniaque gui forme aussi la source d'azote encore manquant pour le développement de la levure. 17. Procédé selon les revendications 1, 8 et 9 prises ensemble, caractérisé en ce que le produit utilisé d'ensemencement est une levure-du genre Candida ou Bansenula. 18. Procédé selon les revendications 1, 8 et 9 prises ensemble, caractérisé par l'utilisation d'un mélange de deux souches de levure ou davantage, 19. Procédé selon les revendications 1, 8 et 9 prises ensemble, caractérisé en ce que le développement de la levure est arrêté après conversion de 80 à 96 %, de préférence de 90 à 96 ffi des hydrates de carbone de la fraction "K" de l'aliment de base en protéine. 20. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 19, caractérisé en ce qu'il comprend un bac de macération, un appareillage de traitement enzymatique et une cuve de développement de la levure qui sont fonctionnellement reliés. 21. Dispositif selon la revendication 20, caractérisé en ce qu'un dispositif d'épaisissement ou de séchage est monté en aval de la cuve de développement de la levure. 22. Dispositif selon la revendication 21, caractérise en ce qu'un mélangeur est monté en aval du dispositif d'épaisissement ou de séchage. 23. Dispositif selon la revendication 20, caractérisé en ce qutun mélangeur à sec ou par voie humide est monté en aval de la cuve de développement de la levure. 24. Dispositif selon la revendication 20, caractérisé en ce que le bac de macération, l'appareillage de traitement enzymatique et la cuve de développement de la levure sont disposés dans un seul et même récipient. 25. Dispositif selon la revendication t, caractérisé en ce que le bac de macération et l'appareillage de traitement enzymatique sont disposés dans un seul et même récipient. 26. Aliment de bétail dont la composition, en particulier le rapport de la protéine aux hydrates de carbone, est équilibrée, notamment obtenu à martyr du procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'amidon d'au moins une partie dudit aliment du bétail, qui a été saccharifié et assimilé par une levurq selon ledit procédé, forme la totalité ou est mélangé éventuellement avec le reste dudit aliment pour former un fourrage terminé. 27. Application de l'aliment du bétail préparé au moyen du dispositif selon la revendication 20, caractérisée en ce que l'alimentation équilibrée a lieu directement à partir de la cuve de développement de la levure. 28. Application selon la revendication 27, caractérisée en ce que ladite composition équilibrée est mise sous forme de rations pour être donnée au bétail. 29. Application du procédé selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit substrat est livré à l'alimentation du bétail sans autre préparation. 30. Application du procédé selon la revendication 1, caractérisée en ce que ladite fraction "9t de l'aliment de base représente 10 à 80 %, de préférence 20 à 50 ffi de l'aliment du bétail. 31. Application du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 19 à la préparation d'un aliment terminé du bétail, caractérisé en ce que ledit aliment terminé du bétail se compose de ladite fraction "K d'aliment de base et d'un complément "F" dudit aliment de base, la quantité de la fraction "Kn étant déterminée de manière à apporter à ensemble de l'aliment la quantité de protéine manquante dans ladite fraction "F", cette fraction "Kn formant avec ledit complément d'aliment de base un aliment complet à rapport équilibré de la protéine aux hydrates de carbone. 32. Application selon la revendication 31, caractérisée en ce que ledit substrat est éventueflement mélangé avec le complément nF" de l'aliment de base,puis est préparé sous forme d'aliment liquide. 33. Application selon la revendication 31, caractérisée en ce que le substrat est mélangé avec le complément sec "P" de llati- ment de base et donné comme aliment au bétail.