L'invention concerne un calorifugeage démontable et remontable, notamment pour installations nucléaires, qui est formé, dans des dimensions transportables, d'un matériau calorifuge enveloppé et d'une protection superficielle métallique. Dans les calorifugeages de ce type connus jusqu'8 présent, il est prévu, sur les parties d'installation à calorifuger, des infrastructures métalliques ou eérnmlques destinées à la fixation du matériau calorifuge et de la protection superficielle. le calorifugeage est assuré par le matériau calorifuge proprement dit, qui est enveloppé d'un tissu. La protection superficielle doit etre interrompue plusieurs fois pour autoriser les variations de longueur dues à la dilatation thermique.Ces interruptions sont dangereuses, surtout dans des installations nucléaires, car il peut pénétrer, à travers les interstices formés, de la poussière et de l'humidité, entratnant des substances radioactives qui contaminent le calorifuge, En raison de son brassage en circuit fermé dans les installations nucléaires, l'air s'infiltre dans les interstices précités, lèche la face arrière du calorifugeage et en réduit ainsi l'efficacité. L'air en circulation, réchauffé involontairement, charge supplémentairement les appareils réfrigérants et abaisse le rendement des installations de chauffage proprement dites. Un autre inconvénient réside en ce que, tant au montage tuyaux démontages et remontages nécessaires, il se produit inévitablement un fort dégagement de poussière. la contamination radioactive du calorifugeage entratne des frais très élevés pour l'élimination des parties ainsi contaminées. Conformément d l'invention, ces inconvénients sont supprimés grâce au fait que le calorifugeage est formé de caissons métalliques individuels, à la face arrière desquels est fixé un calorifuge agencé à la façon d'un coussin. Par suite de l'intégration de la protection superficielle, du calorifuge et de l'infrastructure, en un élément préfabriqué en usine, le montage sur place de l'infrastructure conteuse devient superflu.Un avantage particulier est dt à ce que les éléments individuels peuvent être assemblés en une construction fermée, étant donné qu'en raison de sa flexibilité, le calorifuge agencé à la façon d'un coussin absorbe la dilatation thermique de la partie de l'installation; de plus, les éléments individuels peuvent être exécutés à la forme de la partie de l'installation. les éléments calorifuges individuels sont assemblés suivant le principe du jeu de construction, de sorte qu'une seule opération est nécessaire, aussi bien au premier montage qu'aux démontages et remontages éventuellement indispensables.De ce fait, les conditions très sévères imposées aux installations nucléaires sont remplies et les contrôles et examens exigés peuvent Qtre effectués à très peu de frais, Dans une forme de réalisation préférée, le calorifugeage est enveloppé d'une feuille métallique, le cas échéant munie d'empreintes, en particulier d'empreintes sphériques. La feuille métallique a l'avantage d'être plus élastique qu'un revêtement en tôle par exemple, et, par suite, d'assurer un meilleur jointoiement entre éléments voisins. les empreintes sphériques de la feuille métallique offrent comme autre avantage de créer un contact ponctuel entre les éléments voisins et de réaliser dans les zones de jonction un calorifugeage suivant le principe entièrement métallique, excluant toute perte de chaleur notable dans les joints. Dans des installations nucléaires, les défaillances les plus fréquentes proviennent de la corrosion fissurante résultant d'accumulations de chlorure du matériau calorifuge et de l'entourage. L'enveloppe métallique étanche rend impossible une accumulation de chlorure sur la partie de l'installation, et, par suite une corrosion fissurante. Selon un autre agencement, en particulier pour installations nucléaires, l'enveloppe est de préférence#fermée de manière étanche à la poussière. Dans ce but, on utilise, de préférence, des jonctions soudées, rivées ou serties. Suivant une autre caractéristique de l'invention, la paroi du caisson est munie d'un cadre en fer plat avec perçages de brides appropriés. De ce fait, le caisson peut être exécuté en un matériau relativement faible et être renforcé par un cadre en fer plat plus robuste qui en assure la stabilité. De plus, il est prévu de disposer, dans le coussin de calorifugeage, au moins une entretoise avec compensat & r de dilatation thermique, de sorte que l'enveloppe extérieure est sous une tension voulue, même si le matériau calorifuge est très mou et élastique. Tandis que l'enveloppe externe, formée par les caissons eux-m#mes, est soumise à une température ambiante uniforme, la partie d'installation subit une dilatation thermique variant constamment, qui est absorbée par les entretoises élastiques. Il est prévu en outre que les surfaces enveloppantes, dont font partie les caissons, les cadres en fer plat et les recouvrements des coussins calorifuges, sont décontaminables, notamment d'impuretés radioactives. 's'avantage particulier ainsi obtenu réside dans la possibilité de réutiliser les éléments décontamin#s pendant toute la durée de vie de l'installstion. Une étanchéité optimale entre les divers éléments calorifuges peut être assurée au moyen de garnitures d'étanchéité intermédiaires, qui sont disposées entre les cadres en fer plat des éléments calorifuges individuels et, de préférence, fixées sur deux côtés voisins. La garniture d'étanchéité à double face, posée dans l'usine de fabrication, permet d'échanger entre eux les éléments calorifuges individuels. La garniture d'étanchéité intermédiaire peut être plus ou moins élastique selon les besoins et répondre aux conditions d'étanchéité à la poussière et à l'humidité, qui sont imposées à des installations nucléaires. Il est exclu également que de l'air froid puisse pénétrer dans le calorifugeage et en lécher la face arrière. les caissons métalliques peuvent être fixés sur tout le pourtour aux coussins calorifuges de façon séparable, de préférence par des ressorts. Par ce moyen, on peut séparer le calorifuge proprement dit de la protection superficielle et remplacer individuellement les éléments. Ma description qui va suivre en regard du dessin annexé donné à titre d'exemple non limitatif fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. Za figure 1 représente en perspective une partie d'une installation calorifugée par plusieurs éléments. les figures 2 et 3 montrent-en perspective deux éléments individuels. les figures 2a et 3a sont des vues de profil des deux éléments suivant les figures 2 et 3. Be calorifugeage selon l'invention est formé essentiellement d'éléments individuels préfabriqués 1, comprenant un matériau calorifuge enveloppé 3 et une protection superficielle métallique 2. les éléments peuvent être agencés et façonnés en fonction de la forme de la partie d'installation0 les caissons peuvent etre renforcés par un cadre robuste en fer plat 2b, muni de perçages de brides appropriés 2c permettant de les fixer entre eux. Il est prévu également de fixer chaque calorifuge 3 au caisson 2 à l'aide de tendeurs à ressort 5 et de crochets Sa. Dans le calorifuge 3 peuvent titre prévues, le cas échéant, plusieurs entretoises 6, s'appliquant sur la paroi 9 de l'installation et pourvues d'un compensateur de dilatation thermique 6a. Comme le montre la figure 3a, la protection superficielle 2 peut être réunie aux entretoises 6 par des goujons de fixation 6b. l'étanchéité entre les caissons 2 est assurée, sur au moins deux cotés 2', par un joint 7, de préférence appliqué de manière connue en soi. Les divers caissons peuvent être fixés entre eux de façon amovible par un moyen quelconque, de préférence par des boulons 8. Il y a lieu de signaler enfin que l'objet de l'invention peut être combiné avec n'importe quel autre calorifugeage conventionnel et trouver application également dans des installations frigorifiques. 12 va de soi que des modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation qui viennent autre décrits, notamment par substitution de moyens techniques équivalents, sans sortir pour cela du cadre de la présente invention. lVSEDICATIONS l. Calorîiugeage démontable et remontable, notamment pour installations nucléaires, qui est formé, dans des difilensions transportables, d'un matériau calorifuge enveloppé et d'une protection superficielle métallique et est caractérisé en ce que le calorifugeage (I) est constitué par des caissons métalliques individuels (2), à la face arrière desquels est fixé un calorifuge (3) agencé à la façon d'un coussin. 2. Calorifugeage selon la revendication 1, caractérisé en ce que le coussin calorifuge est enveloppé d'une feuille métallique (3a) éventuellement munie d'empreintes, de préférence d'empreintes sphériques. 3. Calorifugeage selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que l'enveloppe (3a) est fermée de manière étanche à la poussière. 4. Calorifugeage selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la paroi (2a) du caisson est munie d'un cadre en fer plat (2b) avec perçages de brides appropriés. 5. Calorifugeage selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que, dans le coussin calorifuge (3), est disposée au moins une entretoise (6) avec compensateur de dilatation thermique (6a). 6. Calorifugeage selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les surfaces enveloppantes des caissons (2), des cadres en fer plat (2b) et des recouvrements (3a) des coussins calorifuges, sont décontaminables, notamment d'impuretés radioactives. 7 Calorifugeage selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que, entre les cadres en fer plat (2b) des éléments calorifuges individuels (1), sont disposées des garnitures d'étanchéité intermédiaires (7), de préférence fixées sur deux côtés voisins (2b'). 8. Calorifugeage selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les caissons métalliques (2) sont fixés sur tout le pourtour aux coussins calorifuges (5) de façon amovible, de préférence par des ressorts.