^ ij ~ " ~ * fl La présente invention concerne une tuyère de pulvérisa-. f»''- tion de liquide, utilisable dans un appareil à contact de gaz et ^.e liquide. Elle est particulièrement utile pour un système de refroidissement d'eau, dans lequel de l'eau pulvérisée est distribuée au 5 sommet d'un corps et s'écoule vers le bas, à travers ce dernier, pour être refroidie par contact avec un contrecourant de gaz, de 1' air par exemple. L'invention vise plus spécialement une tuyère perfectionnée, pour la pulvérisation d'eau en jets rectangulaires, suivant un grand angle, de manière à couvrir,de façon relativement ho-10 mogène, une surface rectangulaire déterminée de la partie supérieure d'un corps de contact gaz-liquide, placé dans une tour. Dans la construction d'un appareil de contact gaz-liquide, par exemple une tour de refroidissement d'eau, on charge un remplissage cellulaire dans une enveloppe. Ce remplissage comprend des 15 surfaces cellulaires rapprochées, par élément de volume, de manière à constituer des pores assurant une surface de contact aussi grande que possible. Le liquide est pulvérisé sur la surface supérieure du remplissageî il s'écoule vers le bas, à travers le corps, et il forme ainsi un mince film liquide, en contact de refroidissement 20 avec un courant d'air croisé ou plus fréquemment ascendant. La température de l'eau est ainsi réduite par évaporatiorï. Ces surface peuvent être en forme de nid d'abeille composé de feuilles planes ou ondulées, sinusoïdales ou d'autres configurations connues. Les feuilles ainsi rapprochées constituent un remplissage cellulaire à grande 25 surface de contact. Le problème à résoudre, pour ces structures de remplissage cellulaire, consiste à distribuer très uniformément l'eau au sommet du remplissage, de façon à ce qu'elle s'écoule régulièrement vers le bas, en films d'épaisseur constante, et qu'elle recouvre 30 toutes les surfaces du corps, avec les dits films, en contact continu, efficace et uniforme avec le courant d'air. D'autre part, dans la pratique de ces appareils à contact gaz-liquide, les fabricants prévoient habituellement des systèmes complexes de tuyauteries de distribution de liquide qui comportent 35 de nombreuses tuyères rapprochées, de petite capacité, dirigées vers le bas". Généralement, ces tuyauteries de distribution constituent une grille ou réseau métallique coûteux, disposé pour permettre le montage de nombreuses tuyères situées a 150 ou 200 ram les unes des autres. Chaque tuyère fournit un jet conique creux qui se chevauche 40 souvent avec les jets des tuyères voisines. Il faut généralement 6903113 2 2001731 plusieurs centaines de telles tuyères, pour distribuer le liquide sur la surface supérieure du remplissage, parfois très grande. Cett® nécessité d'avoir des tuyères rapprochées est coûteuse, à cause du grand nombre de tuyères, pouvant atteindre plusieurs milliers, de la 5 nécessité de les supporter et du réseau compliqué de distribution et de collecte du liquide. On obtient néanmoins la construction la plus économique par remplissage de très grandes tours avec un corps cellulaire, dont la section transversale peut atteindre 4 OOO 2 m , parfois plus, pour effectuer le contact gaz-liquide, particuliè-10 rement dans les réfrigérants d'eau. Dans l'art antérieur, de telles tuyères fournissent des cônes de pulvérisation creux, distribuant chacun l'eau suivant un anneau à la partie supérieure du remplissage..Même le raccordement tangentiel de ces jets laisse des zones non mouillées au centre du 15 jet et des zones de chevauchement des jets à l'extérieur de la jonction de plusieurs cercles, à la partie supérieure du remplissage de la tour. Autrement dit, certaines zones ne reçoivent pas d'eau pulvérisée alors que d'autres en reçoivent une quantité excessive, provenant de plusieurs tuyères. 20 La présente invention réalise une tuyère de construction nouvelle, qui résoud les difficultés ci-dessus*. Suivant un trait de l'invention, la présente tuyère peut couvrir plusieurs fois, jusqu'à cinquante fois, la surface de pulvérisation précédemment obtenue avec les tuyères suivant l'art antérieur. Autrement dit, la 25capacité d'une seule tuyère suivant l'invention est considérablement augmentée par rapport aux dispositifs connus. La tuyère suivant 1* invention fournit d'autre part un jet plein, à l'intérieur duquel la répartition de l'eau est relativement homogène, comparativement au jet creux obtenu avec les tuyères connues. Autrement dit, cha-30que partie d*un jet, émis par une tuyère suivant l'invention, contient une quantité relativement constante d'eau, dont les gouttelettes sont distribuées de façon homogène, en comparaison des tuyères connues. Ainsi, la présente tuyère assure un écoulement d'eau très uniforme sur des surfaces élémentaires rectangulaires, égales, de 35la partie supérieure du remplissage cellulaire. La nouvelle tuyère, suivant l'invention, est caractérisée en ce qu'à son orifice est associée une lèvre de sortie à grand angle dbuverture, et en ce que des moyens de mise en rotation sont prévus dans le corps de la tuyère, pour mettre en rotation le liqui-40de qui la traverse. Plus particulièrement ladite lèvre présente un 3 2001731 903113 \ profil courbe de façon à engendrer un jet dont l'angle au sommet est supérieur à 90°, et surtout entre 90° et 150°. Ladite lèvre présente, de préférence, des ondulations alternant avec des dépressions, dans le sens de l'écoulement, depuis l'orifice jusqu'à la périphérie 5 de la lèvre. La tuyère suivant l'invention permet de distribuer l'eau sous forme a'un jet rectangulaire dont la surface est beaucoup plus grande, généralement le double, que celle qui est obtenue avec les tuyères suivant l'art antérieur. Le rapport des dimensions du jet 10 rectangulaire peut être modifié à volonté, par exemple de 1 : 1 à 1,3 : 1 environ, ce rapport étant celui de la longueur à la largeur du jet à partir d'un orifice central» L'angle au sommet du cône de pulvérisation, par rapport à l'axe principal de la tuyère, compris entre 90° et 150°, est de préférence 115° à 140°. Il en résulte que 15 la tuyère peut être beaucoup plus rapprochée de la surface supérieure du remplissage cellulaire» On obtient ainsi une économie de construction et un appareil de contact gaz-liquide plus compact. La présente invention a encore pour avantage d'assurer une pulvérisation uniforme de l'eau sous des pressions faibles, de 0,2 20 à 0,35 bars, ce qui diffère considérablement des tuyères plus petites, qui nécessitent habituellement une pression de 0,5 à 2,5 bars ou plus, pour pulvériser le même volume d'eau. Il en résulte une économie évidente, grâce à la réduction de la capacité de pompage et de ses répercussions sur le fonctionnement du réfrigérant. 25 La tuyère suivant l'invention présente donc plusieurs a- vantages, consistant en ce que chaque tuyère peut fournir un jet rectangulaire de grande dimension, ce qui permet de couvrir une surface supérieure déterminée d'un remplissage cellulaire, généralement des feuilles d'amiante ondulées, avec un nombre très réduit de tuyè-30res, comparativement à ce qui était nécessaire dans l'art antérieur. De plus, ces tuyères fonctionnent à basse pression, et assurent cependant un arrosage approprié des surfaces supérieures du remplissage cellulaire. Le rapport de la longueur à la largeur du jet pulvérisé par la présente tuyère peut varier de 1,3 : 1 à 1 : 1 . La tuyère 35suivant l'invention fournit un jet à grand angle d'ouverture, avec un contour extérieur prédéterminé quelconque, carré, rectangulaire, circulaire ou même de courbure irrégulière. Un tel grand angle est représenté par l'angle a des lignes pointillées A et B, sur la figure 4. Cet angle dépasse généralement 45 degrés et, de préférence, 40il est compris entre 45° et 75°. Cet angle est obtenu pour chaque o 9 031 13 4 2001731 lèvre, par rapport à l'orifice de tuyère disposé verticalement, de sorte que la tuyère est en général plus courte et plus trappue en élévation, ce qui permet de monter le distributeur, et les tuyères qu'il supporte, plus près de la surface supérieure de remplissage cet 5 lulaire1. On réduit ainsi l'encombrement de l'appareil pour une même capacité de refroidissement). D'autre part, le jet rectangulaire à grand angle d'ouverture, produit par la présente tuyère, permet un mouillage homogène d'une grande surface rectangulaire ou carrée, malgré le montage rap-10 proché des tuyères par rapport à la surface. Chaque tuyère intéiesse une zone relativement grande, de sorte qu'il suffit d'utiliser, pour un nrême;£ravail de pulvérisation, un nombre relativement faible de tuyères pour arroser de façon homogène le sommet du remplissage, à la différence des tours de refroidissement d'eau de type connu. 15 Suivant un autre aspect important de la présente invention, la tuyère peut être réalisée en plastique, facile à mouler. On peut ainsi former une lèvre inférieure de profil voulu, présentant une configuration ou des ondulations particulières, à la surface inférieure de la lèvre de distribution rectangulaire. Les tuyères com-20 portent un dispositif qui communique un mouvement de rotation à 1* eau et la divise en une partie centrale, qui traverse verticalement la tuyère, et une partie périphérique, en rotation. L^tuyère suivant l'invention comporte de préférence une patte de fixation pour montage rapide, par exemple du type à balon-25 nette, dans une douille dirigée vers le bas à partir d'un manchon du distributeur. Ainsi, chaque tuyère peut être rapidement et facilement remplacée en cas de défaut quelconque ou lors-qu'on désire modifier sa capacité, comme indiqué plus loin. La tuyère suivant l'invention comporte également un orifi-30 ce amovible, de sorte qu'on peut choisir l'orifice le mieux approprié en fonction du travail de pulvérisation à effectuer. L'invention réalise ainsi une tuyère et un réseau de distribution, utilisables dans des constructions pour le contact d'un liquide et d'un gaz, en particulier pour des tours de réfrigération 35 d'eau, qui assurent une pulvérisation rectangulaire, parfois carrée, sensiblement homogène, avec un angle très ouvert à partir de l'orifice de la tuyère. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront aux hommes de l'art, à la lumière des formes de réalise sation, non limitatives, représentées sur les dessins annexés et 6903113 5 2001731 \ décrites ci-après. Fig. 1 représente un distributeur qui nécessite seulement un nombre relativement faible de tuyères, fournissant des jets de pulvérisation carrée indiqués schématiquement, le distributeur cor-5 respondant suivant l'art antérieur étant représenté en traits mixtes. Fig. 2 est une élévation, avec coupe partielle, d'une tuyère suivant l'invention, montée dans un manchon fixé à la partie inférieure d'un tube de distribution. Fig. 3 est une vue de dessus de la tuyère, suivant la li-10 gne 3-3 de la figure 2. Fig. 4 est un détail qui montre le grand angle d'ouverture entre l'orifice de la tuyère et la lèvre de distribution latérale, la pièce étant coupée suivant la ligne 4-4 de la figure 3. Fig. 5 représente le détail, en coupe, d'un insert avec 15 orifice, monté dans un plus grand orifice de la tuyère, pour permettre la réduction du débit d'eau distribué par cette dernière. Fig. 6 représente une vue de dessous d'une lèvre de tuyère rectangulaire comportant des ondulations alternant avec des parties creuses, les ondulations étant contournées en spirale, comme repré-20 senté plus en détail sur la figure lli. Fig. 7 représente, de façon plus détaillée que la figure 1, la distribution en jets rectangulaires obtenue avec plusieurs tuyères voisines, associées pour couvrir la surface supérieure d'un remplissage cellulaire. 25 Fig. 8 est une coupe d'une partie de la tuyère, d'un dis positif de mise en rotation et du manchon de fixation de la tuyère. Fig. 9 est un diagramme des forces qui agissent sur l'eau traversant la tuyère. Fig. 10 est un diagramme des forces qui agissent sur 1' 30 eau à sa sortie de l'orifice, lorsqu'elle est centrifugée en contact avec la surface de la lèvre inférieure de la tuyère. Fig. 11 est une vue de la surface inférieure de la tuyère, qui montre la distribution réelle des forces, au contact des ondulations de cette surface, pour la distribution rectangulaire du jet 35 émis. Fig. 12 représente schématiquement une tour, dans laquelle l'air ambiant traverse horizontalement un corps poreux, pour refroidir l'eau qui s'écoule vers le bas, l'air entrant latéralement et sortant du côté opposé de la tour. 40 On voit, sur la figure 7, une tour de réfrigération, équi- 6903113 6 2001731 pée de tuyères suivant l'invention, comprenant' une enveloppe de grande dimension, non représentée, et de nombreuses feuilles ondulées, habituellement en amiante, séparées par des feuilles planes 12, qui constituent le remplissage cellulaire, supporté dans la partie cen-5 traie inférieure de la tour. Un réseau de distribution 30, comportant des tubes 32 plus petits, supporte des tuyères 34, régulièrement espacées. Ce réseau de distribution est monté au-dessus des feuilles 12, pour pulvériser de l'eau vers le bas sur le corps formé par l'assemblage des feuilles. De l'air ambiant est aspiré vers l*intérieur 10 et vers le haut, par exemple à travers des ouvertures inférieures, non représentées, disposées à la partie basse de la tour. L'air est refoulé par un ventilateur 26, dans une gaine d'entrée, sous le corps 12 de feuilles ondulées, et il monte à travers les ondulations des feuilles 12. Dans ce parcours, il est en contact avec le mince film 15 descendant continu d'eau, qui s'écoule sur le corps cellulaire, en provenance de l'eau pulvérisée par les tuyères 34. L'air s^chappe de la tour par un orifice de sortie, habituellement prévu à la partie supérieure. L'eau refroidie est collectée à la base de la tour et extraite pour utilisation, par exemple par des tuyaux et des pompes, 20 non représentés. Le fonctionnement du dispositif suivant l'invention sera mieux compris à la lumière de la description qui précède. Il s'agit, dans le cas représenté, d'un refroidissement continu par contact d'é-vaporation de films d'eau, s'écoulant vers le bas à travers le rem-25 plissage cellulaire 12, l'air ambiant pénétrant dans des orifices extérieurs et s'élevant dans la direction de la flèche X, à contre-courant des films formés par la pulvérisation continue d'eau dans les tuyères 16, sur le dessus des feuilles ondulées 12. L'eau qui descend est refroidie par évaporation, du fait de son contact avec l'air. L'air est ensuite évacué par une sortie supérieure, non représentée, habituellement après séparation des gouttelettes de liquide en suspension. La figure 12 représente une tour de réfrigération, du type à courants croisés, dans laquelle l'eau pulvérisée par la tu-yère 16, montée sur un distributeur 14, arrose le sommet d'un remplissage cellulaire 13, comme indiqué à propos de la figure 7. L* eau s'écoule vers le bas en une série de films minces ; elle est recueillie dans le fond 15 et elle est extraite, ainsi refroidie, par une tuyauterie 17 et une pompe 19. La figure 12 diffère toutefois de 4Q la figure 7, en ce que l'air circule suivant les flèches 21, à par- 6903113 7 2061731 tir d'un côté de la tour de refroidissement, à travers le remplissage cellulaire, en contact de refroidissement similaire avec les nombreux films d'eau descendants, mais traverse horizontalement le corps poreux 13 et est évacué par une sortie latérale opposée 23, 5 au moyen d'un ventilateur 25. On voit que, bien que l'air ne traverse pas le corps poreux en contrecourant ascendant, le mode de refroidissement de l'eau est le même, dans son principe, dans les dispositifs des figures 7 et 12'. On voit, sur la figure 1, que les nombreuses tuyères 1"6, 10 de type connu, utilisées dans les dispositifs des figures 7 et 12, étaient habituellement placées, dans l'art antérieur, sur un distributeur 14, tel que celui qui est représenté en traits mixtes à la partie supérieure de la figure 1. Dans cette disposition, un grand nombre de petites tuyères 16 pulvérisent de l'eau de manière à re- .c couvrir tout le haut des feuilles ondulées 12, sous forme de nom-15 breux cônes creux se chevauchant. En fonctionnement, en plus de la multiplication inutile et coûteuse des cônes de pulvérisation qui se recouvrent, les trous des tuyères sont nécessairement petits, de l'ordre de 10 mm de diamètre ou moins1. Ces petits orifices sont 20 fréquemment bouchés par des morceaux de feuilles, bois, papiers et autres matières qui traversent les filtres. Cela réduit le rendement de la tour et nécessite un certain travail pour inspecter, enlever et nettoyer de nombreuses petites tuyères, au moyen de clés à tube ou autres outils, ces opérations étant effectuées à des endroits d' 25 accès difficiles. Suivant la présente invention, le distributeur 30 comporte des dérivations 32, sur lesquelles sont montées un petit nombre de tuyères 34, environ de un dixième à un cinquantième du dispositif précédent. On obtient en outre une meilleure pulvérisation, qui •^recouvre de façon régulière le remplissage cellulaire, sur une surface totale plus grande, et qui fournit des films plus réguliers que dans le cas des nombreuses petites tuyères. Chacune des tuyères 34 suivant la présente invention est montée sous les bras 32 de distribution, au centre d'une zone car-35rée 36 délimitée par des traits mixtes, correspondant à chaque tuyère. Les tuyères 34 sont construites de façon à projeter un jet rectangulaire dont chacun recouvre uniformément une surface rectangulaire ou carrée déterminée. La surface arrosée totale varie seulement suivant les dimensions de la tuyère et chaque tuyère est montée près du sommet des feuilles ondulées 12, ce qui permet une construc- 69031 13 2001731 tion compacte du distributeur placé immédiatement au-dessus des feuilles 12, comme représenté sur la figure 7!. Par exemple, les présentes tuyères peuvent être conçues pour débiter 1000 1/mn, alors que les tuyères selon l'art antérieur débitent généralement 6,5 à 5 14 1/mn. D'autre part, les nouvelles tuyères nécessitent des pressions de pompage plus faibles. Les tuyères 34 sont de préférence supportées, au-dessus et près des surfaces à arroser, suivant des alignements rectangulaires'. Elles sont fixées par des joints à baïonnette, à montage et démontage faciles, dans des manchons corres-10 pondants prévus sous le distributeur, comme représenté sur les figures 2 et 8. On voit, sur la figure 2, que chaque bras 32 de distribution d'eau est percé, en des points déterminés, de manière à recevoir un manchon 38, de préférence soudé sur le tube 32 par un cordon 15 40, ou fixé rigidement de toute manière appropriée étanche du fluide. Chaque manchon 38 reçoit une tuyère 34. Il comporte une encoche 42, dans laquelle s'engage un ergot de blocage 44, prévu latéralement sur la paroi supérieure de la tuyère, pour la fixation rapide de l'extrémité supérieure 46 de la tuyère 34 dans le manchon 38i. Ainsi, 20 il suffit d'aligner l'encoche 42 de l'extrémité 46 en face de l'ergot 44, de déplacer verticalement ce dernier vers le haut dans l'encoche 42 et de tourner la tuyère pour obtenir un assemblage rapide, du type à baïonnette. Il est entendu que l'on peut utiliser, en variante, tout autre dispositif de fixation rapide pour le montage d' 25 une tuyère dans un manchorï. La paroi supérieure extérieure 46 de la tuyère est emmanchée sans jeu dans le manchon 38, de manière à obtenir un assembla» ge glissant qui empêche toute fuite notable d'eau entre le manchon et la paroi de la tuyère. 30 Une pièce 50, pour la mise en rotation de l'eau, est insé rée dans le corps cylindrique de la tuyèreu Elle est supportée sur un épaulement 48 de la paroi de la tuyère. La pièce 50 comporte quatre rainures ou canaux inclinés 52, qui dirigent l'eau vers le bas, a partir du sommet de la tuyère, jusqu'à une zone intérieure 35 inférieure 56, ^au-dessus d'un orifice 54. Ces canaux sont inclinés de manière à communiquer un mouvement de rotation rapide à l'eau dans son passage vers le bas à travers la tuyère. L'eau tourbillonne donc avec une vitesse substantielle lorsqu'elle pénètre dans l'antichambre- 56, juste avant de franchir l'orifice 54, et lorsqu'elle 40 descend par l'orifice 54 pour sa transformation en un jet pulvérisé 6903113 \ 9 2001731 tournant-. Du fait que l'eau est mise en rotation par le dispositif 50, la force centrifuge tend à l'appliquer contre les parois extérieures de la tuyère lorsqu'elle franchit l'orifice 54. Elle suit donc vers l'extérieur le contour des lèvres 58, à la partie inférieu-5 re de la tuyère, et elle est éjectée et pulvérisée suivant ledit grand angle, en un jet rectangulaire, suivant la forme et la direction imposées par les lèvres 58. Selon la présente invention, les lèvres inférieures 58 comportent des ondulations 60, alternant avec des creux 62, comme •jO représenté sur la figure 6. Les surfaces gauches formées par les ondes et les creux 60 et 62 sont espacées et taillées en spirales, dans le sens du fil d'eau, de manière non seulement à distribuer le jet pulvérisé suivant un grand angle, de préférence entre 90 et 150 degrés par rapport à l'orifice vertical 54, mais également à 15 distribuer un jet rectangulaire ou carré et à arroser de façon sensiblement uniforme toute la surface carrée ainsi projetée. De plus, les ondulations 60 et les creux 62 sont taillés en spirales par rapport à un axe A, B ou C. L'axe A est l'axe vertical de la tuyère, La spirale est dessinée de façon à correspondre au courant d'eau en 20 mouvement rotatif et à le dévier vers le bas et vers l'extérieur sous forme d'un jet carré. Par suite, la lèvre inférieure de cette tuyère comporte des ondulations et des creux disposés en spirales dans la direction de rotation communiquée a l'eau par le dispositif 50. Ainsi, l'eau est guidée à travers les ondulations et les creux 25 jusqu'à former un jet pulvérisé sensiblement homogène, même sur une section carrée située immédiatement au-dessous de la tuyère. Pour mieux comprendre le fonctionnement de la présente invention, il est utile d'examiner la manière dont les forces hydrodynamiques agissent pour transformer un jet d'eau petit et momenta-30 nément cylindrique en dispersion très uniforme sur toutes les parties d'une grande zone carrée ou rectangulaire. La figure 8 représente, en coupe, les différentes parties de la tuyère et la circulation de l'eau à travers cette dernière. L'eau provenant du collecteur de distribution 32 arrive dans la zone 49 et descend par le 35 trou central 51 et les passages inclinés 52 du disque de rotation 50. Ainsi, dans la chambre 56, l'eau tourne à grande vitesse dans la partie extérieure du corps alors qu'elle circule verticalement, vers le bas, dans la partie centrale du jet1. Lorsque l'eau traverse l'orifice 54 de la tuyère, elle tourne à une vitesse prédéterminée et la 40 force centrifuge provoque immédiatement l'expansion du jet, dès que o 9 0 31 13 10 2001731 ce dernier franchit la partie verticale du col 54. Si on considère une particule d'eau lorsqu'elle franchit l'orifice 54, elle est soumise a une force b dirigée vers le bas, comme représenté sur la figure 9, et à une force centrifuge a. La 5 force b est une résultante de la pression intermédiaire existant dans la chambre de rotation 56 et de la force de gravité. La force centrifuge a est engendrée entièrement par la mise en rotation du liquide dans les canaux inclinés 52. Le vecteur c est la force résultante qui agit sur l'eau et il représente la trajectoire de la par-10 ticule d'eau, lorsqu'elle quitte la surface de la tuyère, à la lèvre 58. Un principe de la présente invention consiste à appliquer les forces ci-dessus, de façon contrôlée, et à faire varier leur amplitude relative. Si l'orifice 54 est très grand, on conçoit que 15 toute la chute de pression a lieu dans le dispositif de mise en rotation 50. Toutefois, un orifice 54 anormalement grand entraîne des vitesses trop faibles qui rendent difficile l'obtention de la distribution désirée. Par contre, si l'orifice 54 est trop petit, la plus grande partie de la chute de pression a lieu dans cet orifice et il 20 en résulte une vitesse de sortie très élevée par rapport à la force centrifuge c, de sorte que l'eau pulvérisée ne suit pas l'angle désiré. On emploie une force b relativement petite, par rapport à la force centrifuge a, de sorte que la force c permette une très large dispersion de l'eau pulvérisée. Il est très pratique de régler ces 25 forces pour obtenir un angle de pulvérisation de 140 degrés au sommet, c'est-à-dire 70 degrés de part et d'autre de l'axe b, ce qui ne pouvait être obtenu dans l'art antérieur. Il est nécessaire, toutefois, de modifier l'angle de sortie de l'eau pulvérisée et de le faire varier de façon continue, sui-30 vant la circonférence du jet, afin que l'eau puisse réellement couvrir une zone carrée ou rectangulaire. Sur la figure 10, une tuyère est schématiquement représentée par un point Z, sur l'axe au-dessus d'un point Y. La figure 10 représente seulement une moitié de la zone à pulvériser. On désire pulvériser l'eau uniformément tout le 35 long de la zone carrée limitée par X. L'eau qui quitte Z, en direction du point XI, doit faire un angle A avec la surface du remplissage cellulaire. L'angle A est défini par les droites Xl-Z et Xl-Y. Si la hauteur de la tuyère Z au-dessus du remplissage est maintenue à une valeur suffisamment basse, les angles résultants A, B, C, D, E 40 mesurent par exemple i E 18°, D 22°, C 24°, B 22°, A 18°. La n 2001731 6903113 \ courbure de la surface 58, sur la figure 8, est calculée pour qu'une tangente à cette surface ait approximativement la pente des droites formant les côtés supérieurs des angles A, B, C, D et E. Toutefois, puisque l'eau est en rotation rapide lorsqu'elle 5 sort de l'orifice rond, la force centrifuge la projette de telle manière que des corrections substantielles sont nécessaires pour qu* elle tombe uniformément le long des limites XI à X5. Cela peut être vu sur la figure 11, qui correspond à la figure 10 inversée, sens dessus dessous, le profil de la face de la tuyère étant indiqué par 10 les ondulations 60 et les creux 62. Afin de diriger une partie de la masse d'eau vers le point XI de la figure 11, l'eau en rotation doit aller du point 170, sur la surface profilée de la tuyère, jusqu'au point 260, où elle n'est plus sous le contrôle de cette surface. Il faut noter que le point 170, du faille la rotation de 1* 15 eau, est situé à 90° environ du point XI vers lequel cette eau est dirigée. L'èau destinée à la zone X2 se déplace sur une surface gauche, allant d'un point 180 à un point 250. La tangente à cette surface doit être différente de la tangente utilisée pour construire la surface 170 à 260 puisque l'angle A (figure 10) est différent de 20 l'angle B» Cette situation varie progressivement suivant un quadrant ou un quart de la circonférence de la lèvre de la tuyère. On voit, sur la figure 11, que le profil extérieur de la tuyère peut être carré, circulaire, ou un carré retouché. Si on considère, par exemple, le quadrant de tuyère allant de 130 à 140, on 25 voit que la section réelle, sur le côté, est la surface verticale d' un cylindre. Si on utilisait ce profil pour les quatre quadrants, on obtiendrait une tuyère circulaire. Il faut donc modifier le contour de la lèvre inférieure, sur une partie assez longue, pour établir la tangente désirée, telle que la ligne 100 sur la figure 8. Lorsqu' 30 on a établi cette courbure de surface désirée, la surface de tuyère elle-même peut continuer vers l'extérieur et se terminer en toute forme de face - ronde, carrée, ovale ou irrégulière - pourvu que le bord de cette surface n'interfère pas avec les particules d'eau éjectées, après que celles-ci aient dépassé la lèvre inférieure 60 convenable-3 5 ment profilée. C'est pour cette raison que la surface 270 est représentée, avec un profil arrondi sur la face de tuyère. La surface inférieure plate 270 est complètement inactive et n'agit pas sur l'écoulement d'eau. De même, l'angle 250 pourrait être arrondi et des zones plates, telles qu'en 240, peuvent être enlevées, comme repré-40 senté près des points 150 et 160. Les points 230 et 220 peuvent être 6903113 12 2001731 incurvés, comme en 280. Bien que l'idée d'utiliser des dispositifs de mise en rotation du fluide soit ancienne, les constructeurs de tuyères n'avaient pas compris la manière dont les forces de rotation pouvaient 5 être utilisées pour urvéalcul précis. Avec la présente invention, il est évident que l'eau sortant d'un trou rond peut être dirigée de telle manière que le jet d'eau se répartisse uniformément, même sur la surface d'un rectangle dont le rapport des dimensions peut atteindre 1,3 : 1. 10 II est possible, bien entendu, de modifier la quantité et la pression de l'eau, ainsi que la dimension de l'orifice, de façon à obtenir une pulvérisation homogène, pour des aires carrées, plus grandes ou plus petites, disposées sous la tuyère montée sur un distributeur. La dimension de l'aire carrée est modifiée par réglage 15 de la hauteur de fixation de la tuyère au-dessus des feuilles ondulées. On obtient une surface arrosée plus grande lorsqu'on fixe la tuyère, plus haut verticalement au-dessus de cette surface. Néanmoins, dans une variante représentée sur la figure 5, on peut utiliser un insert ou pastille 66, qui présente un orifice 64 plus pe-20 tit. On peut ainsi modifier facilement les caractéristiques d'une tuyère, par simple insertion de pastilles dont les orifices sont sélectivement déterminés. On obtient de cette façon, très économique, une série de dimensions déterminées de tuyères, qui nécessitent seulement la mise en place d'un nouvel anneau 66 dans/'orifice 54, pour 25 le réduire à un orifice 64 plus petit. La présente invention réalise donc une tuyère, comportant un orifice entouré par une lèvre latérale à grand angle d'ouverture, compris entre 90° et 150°. La partie inférieure de cette lèvre présente des ondulations et'des creux disposés dans le sens de l'écou-30 le ment, tangents à une ligne joignant l'orifice au point de coritact de l'eau avec le remplissage cellulaire, et conformes au mouvement en spirale de l'eau à sa sortie de l'orifice. La face inférieure de la tuyère comporte donc un profil susceptible de s'approcher du diagramme des forces défini plus haut. 35 D'autre part, le dispositif peut être modifié, pour le choix facile d'un orifice approprié. Il peut être construit avec une hauteur relativement faible, de forme trapue, pour montage et démontage faciles, par simple rotation sur un distributeur placé près du sommet d'un corps de feuilles ondulées. L'invention permet ainsi 40 une grande économie d'espace, facilite le remplacement des tuyères O903113 « 2001731 \ et la modification de leur orifice, et permet d'utiliser beaucoup moins de tuyères pour un même travail de refroidissement par air. Bien que la présente tuyère puisse être construite en différentes matières, elle est de préférence coulée en matière résis-5 tante, céramique ou plastique, et aussi métal. La description ci-dessus et l'utilisation préférée de la tuyère concernent le refroidissement d'èau par pulvérisation rapprochée sur un remplissage cellulaire, mais il est entendu que la tuyère peut être utilisée pour pulvériser un liquide dans tout ap-•jO pareil destiné a mettre en contact un gaz et un liquide. Par exemple, il peut s'agir d'imprégner un gaz avec un liquide, comme dans un absorbeur pour hydrocarbure, ou autres procédés chimiques. Le but principal peut également être le refroidissement du gaz en contact avec le liquide en évaporation. Ainsi, bien que la description •J5 se réfère au refroidissement d'eau dans une tour de réfrigération, la présente tuyère peut trouver des applications dans tout appareil faisant intervenir un gaz et un liquide. Il est entendu que des modifications de détail peuvent ê-tre apportées dans la forme et la construction d.qâi s positif suivant 20 l'invention, sans sortir du cadre de la présente invention ; celle-ci n'est pas limitée aux formes de réalisation représentées et décrites ci-dessus à titre d'exemple. "903113 14 2001731 REVENDICATIONS 1. Tuyère de pulvérisation, en particulier pour un appareil de con tact gaz-liquide, comprenant un orifice, associé à une lèvré de sortie à grand angle d'ouverture, et des moyens de mise en rotation du liquide traversant la tuyère, prévus dans le corps de 5 la tuyère, au-dessus de l'orifice. 2. Tuyère suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la lè vre de sortie a un profil courbe, pour engendrer un jet de dispersion dont l*angle au sommet, à l'orifice, dépasse sensiblement 90°. 10 3. Tuyère suivant les revendications 1 et 2, caractérisée en ce que la surface inférieure de la lèvre de sortie présente des ondulations alternant avec des dépressions disposées dans le sens de l'écoulement, depuis l'orifice jusqu'à la périphérie de la lèvre carrée, de façon à obliger le liquide pulvérisé à couvrir, 15 sensiblement uniformément, une surface non circulaire, rectangu laire par exemple. 4. Tuyère suivant une quelconque des revendications ci-dessus, carac térisée en ce que la lèvre est incurvée vers l'extérieur, à partir de l'orifice de la tuyère, pour engendrer un jet de pulvé-20 risation dont l'angle au sommet, à l'orifice, est de 90° à 150°. 5. Tuyère suivant une quelconque des revendications ci-dessus, carac térisée en ce que la lèvre est rectangulaire, et que les ondulations et dépressions sont en spirale, à partir de l'orifice, pour correspondre au mouvement du fluide quittant l'orifice, et 25 sont sensiblement tangentielles à une ligne joignant la zone rec tangulaire à arroser et l'orifice de la tuyère. 6. Tuyère suivant une des revendications précédentes, caractérisée en ce que les moyens de mise en rotation comportent un trou central, pour diriger une partie notable de l'eau vers le bas1. 30 7. Tuyère suivant une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens de fixation rapide à un réseau de distribution de liquide. 8. Appareil à contact de gaz et de liquide, qui comprend une enveloppe contenant et supportant un corps poreux, des moyens pour le 35 passage du gaz à travers ledit corps et sa mise en contact avec les surfaces mouillées de ce corps, et un système d'arrosage pour pulvériser le liquide, de façon à couvrir et mouiller continuellement le corps par un écoulement du liquide vers le bas, en contact avec le gaz; ledit système d'arrosage comprend un ré-40 seau de distribution placé au-dessus du corps, et une ou plusieurs 6903113 2001731 \ tuyères suivant une des revendications i à 7, régulièrement espacées et fixées au distributeur, chaque tuyère ayant un orifice disposé verticalement pour pulvériser l'eau vers le bas, de façon sensiblement homogène, pour mouiller une aire rectangulai-5 re du corps. 9. Appareil à contact gaz-liquide, pour refroidissement de liquide par évaporation, suivant la revendication 8, caractérisé en ce que le réseau de distribution comporte des manchons, disposés suivant un tracé régulier, pour distribuer l'eau vers le bas, •jO chacun dans une subdivision rectangulaire égale de la surface supérieure du corps ; les tuyères sont supportées chacune dans un manchon et comportent des moyens de fixation qui coopèrent avec les manchons, pour permettre la pose et le démontage rapides des tuyères dans les manchons.