Cette invention concerne un procédé de préparation d'une composition édulcorante facilement soluble contenant une charge comestible et un agent édulcorant dipeptidique, et plus particu- fièrement une composition edulcorante de masse volumique apparente faible dont i aspect et le compori:ement sont semblables à ceux du saccharose cristallisé ordinaire mais qui possède une masse volumique apparente et une valeur calorifique par unité de volume nettement inférieures à celles du saccharose Les essais précédents de production d'édulcorants artificiels ont abouti à l'utilisation des saccharines et/ou des cyclamates. Cependant certains problèmes sont apparus avec l'utilisation de ces composés car les saccharines laissent un arrière;ott quelque peu amer dans la bouche, et les cyclamates sont maintenus exclus des produits alimentaires commerciaux car ils comportent des risques pour la santé de l'homme On a récemment trouvé que certains composés dipeptiques possèdent un goût sucré intense Des exemplesde ces composés sont indiqués dans les brevets s.U.A. N 3.475.403 et 3.492.131. Les plus appropriés de ces composés sont les esters alkyliques inférieurs de l'aspartylphénylalanine dont la configuration stéréochimique est L-L, DL-Dij, ULiL ou L-DL.Comme exemples de ces esters alkyliques inférieurs, citons les esters méthyliques, éthyliques, propyliques, hutyliques, pentyliques, hexyliques, heptyliques et les esters formés avec les groupements à chaine ramifiée isomèr6sdes groupements allyle précédents ,l 'ester méthylique constituant le mode de réalisation nettement préféré. Ces substances dipeptidiques apparaitraient comme ayant de grandes applications commerciales comme agents édulcorants car leur pouvoir sucrant va jusqu'à 200 fois celui du saccharose, elles n'ont pas d'arrière-goCt déplaisant discernable, et elles peuvent Btre produites à partir a' amino--acides naturels. Cependant des problèmes sont apparus avecutilisation de ces composés car leur taux de dissolution dans l'eau est nettement plus faible que celui du saccharose, et les composés tendent à se décomposer, perdant pratiquement tout leur pouvoir sucrant par chauffage à des températures supérieures à environ SO0C. On a maintenant trouvé que l'on peut augmenter de façon importante le taux de dissolution du dipeptide qui est un ester aLkylique inférieur de l'aspartylphénylalanine, en séchant à une température élevée une solution aqueuse d'une charge comestible et da composé édulcorant dipeptidique. On a trouvé que, de façon surprenante, on peut sécher ces solutions agueuses, par exemple par séchage sur tambour ou séchage par pulvérisation, dans des conditions de températuresélevées (c'est-à-dire supérieures à 1000 C) sans effet nuisible important sur le pouvoir sucrant des composés dipeptidiques. Les brevets E.U.A. NO 3.492.131 et 3.475.403, bien que décrivant des agents édulcorants dipeptidiques, comme indiqué, ne décrivent pas de séchage à des températures élevées. La technique telle que décrite dans le brevet E.U.A. NO 3.325.296 qui concerne le séchage d'agents édulcorants, décrit généralement un séchage sous vide à basse température et ne décrit pas les dipeptides de la présente invention. Des références comme les brevets E.U.A. NO 3.320.074 et 3.170.801 qui décrivent un séchage à température élevée, concernent des édulcorants stables à la chaleur, comme les cyclamates. Selon l'invention, il est donc fourni un procédé de production d'une composition édulcorante facilement dispersible, dans lequel on sèche à plus lcX30e une solution aqueuse d'une charge comestible qui est un acide organique, un amidon hydrolysé ou un sucre1 et d'un composé édulcorant dipeptidique qui est un ester alkylique inférieur de l'aspartylphenylalanine, ladite solution contenant moins de une partie en poids du dipeptide par partie de charge. Les charges comestibles solides appropriées pour l'utilisation dans cette invention, peuvent entre des substances non toxiques ou une combinaison de substances utilisées jusqu' à présent par la technique antérieure, comprenant les acides organiques comme les acides citrique, adipique, fumarique, les amidons hydrolysés comme les dextrines, et les sucres. Sont particulièrement appropriées parmi ces charges solides, les dextrines de la catégorie connue communément sous le nom de solides de sirop de mais, car avec certaines de ces substances, il est possible de produire une composition édulcorante non hygroscopique de masse volumique apparente faible et de valeur calorifique faible qui a l'aspect du sucre ordinaire et qui se dissout facilement dans l'eau froide. Selon un mode de réalisation de cette invention, on peut préparer un succédané du sucre ordinaire ayant l'aspect du saccharose cristallisé, en formant une solution aqueuse uniforme d'une dextrine de sirop de mats et d'un agent édulcorant dipeptidique, et en séchant cette solution à une température élevée de manière à obtenir un produit expansé qui peut ensuite si nécessaire étre broyé à une granulométrie donnée. On a trouvé que des méthodes de séchage comme le séchage sur tambour, le séchage par pulvérisation et la lyophilisation, permettent de produire ces succédanés de sucre de-able. La dextrine utilisée pour la production de ces succédanés de sucre doit se dissoudre facilement dans l'eau en donnant une solution limpide, et ne doit pas être hygroscopique . A cet égard, on a trouvé que le E.D. (équivalent de dextrose) de la dextrine est un paramètre déterminant, La dextrine doit avoir un poids moléculaire suffisamment faible pour etre facilement soluble dans 1 'eau et pour donner une solution limpide de sorte que le produit final ait les surfaces réfléchissantes essentielles pour donner l'aspect d'un produit cristallisé. D'autre part, le poids moléculaire de la dextrine doit être suffisamment élevé pour éviter l'hygroscopie citée. On a donc déterminé que, pour la production de succédanés de sucre de table, la dextrine doit avoir un E.D. compris entre environ 4 et 20, et de préférence compris entre environ 5 et 10. De plus, on a trouvé que l'on obtient les meilleurs résultats si la dextrine contient peu ou pas de monosaccharide (par exemple de glucose) et contient une répartition irrégulière des autres saccharides inférieurs (un à huit unités de sacoharide), avec une prépondérance de l'hexamètre et de ltheptamère. On produit ces dextrines de sirop de mais par hydrolyse enzymatique de l'amidon. Les procédés de cette invention sont mieux illustrés par les exemples suivants mais ne leur sont pas limités QLEMPLE I On prépare une solution contenant 800 grammes d'eau (2?0 C), 241 grammes d'une dextrine de sirop de mats ayant un E.D. de 5 et 5,95 grammes d'ester méthylique de la L-aspartyl-L-phénylalanine. On sèche sur tambour cette solution à une température de 130 C , sur un sécheur fonctionnant à 1,75 kg/cm et 6,25 tpm. EXEMPLE 2 On prépare une solution contient 384,05 grammes d'eau, t41 grammes de dextrine de sirop de mais ayant un E.D, de 5 et 5,95 grammes d'ester méthylique de L-aspartyl-B-phénylalanine. Puis on sèche par pulvérisation cette solution dans un appareil de séchage par pulvérisation à une pression d'air de 5w2 kg/cm2, une température d'entrée d' air de 1600C et une température de sortie d'air de 750C, et un débit de la solution de 15 ml par minute. On dissout des échantillons de poids égal des compositions édulcorantes des Exemples 1 et 2 dans des échantillons de café et on détermine par examen organoleptique qu'ils ont un goût sucré pratiquement équivalent. On ne trouve pas que ce goût sucré diffère sensiblement de celui d'échantillons de café témoins contenant une quantité égale de la substance dipeptidique non traitée, ceci indiquant l'ab ence de toute dégradation de la substance dipeptidique pendant les opérations de séchage. On évalue le taux de solubilité des poudres des Exemples 1 et 2 en notant ls temps nécessaires pour la dissolution totale d'échantillons de 1,5 granme de ces Foudres (contenant environ 0,036 gramme d'édulcorant) dans 170 ml d'eau à une température de 40C, avec agitation. Les résultats sont résumés dans le tableau ci-dessous 40C (temps en secondes) Exemple 1 40 Exemple 2 60 Quand on essaie de dissoudre des échantillons de 0,036 gramme d'ester méthylique de la L-aspartyl-L-phénylanaline dans 170 ml d'eau à 40C, en agitant, les temps moyens de dissolution complète sont d'environ 30 minutes. Des essais supplémentaires ont montré qu'en variant le taux de dipeptide dans les compositions édulcorantes jusqu'au taux d'environ une partie de qipeptide par partie de charge, il n'y a aucun effet appréciable ou prévisible sur la vitesse de la dissolution. On trouve que tous les échantillons préparés selon cette invention se dissolvent dans de l'eau à une température aussi faible que 40C en moins de 2 minutes, alors qu'une dissolution complète de quantités équivalentes de substancesdipeptidiques prises seules demande un tempE d'environ 30 minutes. On a également trouvé que les températures élevées, supérieures à 100 C, que l'on utilise pendant les opérations de séchage par pulvérisation et de séchage sur tambour, n'affectent pas le pouvoir sucrant du produit final. On peut déterminer la masse volumique de la composition édulcorante finale en faisant varier la concentration en solides de la solution avant le séchage. On peut également déterminer la masse volumique apparente en modifiant le procédé de séchage, en faisant varier la vitesse de séchage, ou en faisant varier les conditions de pression ou de vide sous lesquelles on seche la solution On peut obtenir par le procédé de la présente invention des masses volumiques allant jusqu'à des valeurs aussi faibles qu'environ 0,04 g/cm3. On peut également utiliser l'addition d'une petite quantité d'un agent anti-agglomeration comme le phosphate tri-calcique, pour ajuster la masse volumique apparente du produit final. Ainsi, par un contrôle approprié du procédé, il est possible de produire un produit final qui a pratiquement la même masse volumique apparente que le saccharose en grains ou un produit qui a une masse volumique nettement plus faible que celle du saccharose en grains, mais qui, par ajustement du taux du taux de composé édulcorant dipeptidique, a sur une base volumique le meome pouvoir édulcorant que le saccharose mais une valeur calorifique bien plus faible. EXEMPLE 3 On prépare une composition édulcorante qui a sur une base volumique le Eeme pouvoir édulcorant que le saccharose, en séchant par pulvérisation une solution à 50% de solides contenant 96,5% de dextrine de sirop de mais ayant un E.D. de 10 et 3,5% de L-aspartyl-L-phénylalanine. Le séchoir est muni d'un seul ajutage et fonctionne avec une pression de pulvérisation de 35 à 50 kg/cm2, une température d'entrée d'air de 2040C, un débit d'air de 78,4 m3 /mn, une température de sortie d'air de 1190C et une température du produit introduit de 690C. On tamise la poudre séchée par pulvérisation sur un tris d'ouverture de mailles de 1,19 mm et on la mélange à 0,1%, en poids, de phosphate tricalcique. Le produit résultant a une masse volumique apparente de 0,14 g/cm , a un aspect cristallin, a sur une base volumique le mme pouvoir édulcorant que le sucre cristallisé de table et se dissout rapidement dans de l'eau à 40C. I1 est évident qu'il existe des variantes et des modifications de cette nvention et que l'on peut faire varier les proportions, les ingrédients et les conditions d'opération types sans s'éloigner du champ d'application de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de production d'une composition édulcorante par séchage d'une solution aqueuse d'un dipeptide qui est un ester alkylique inférieur d'aspartyl-phénylalanine, caractérisé en ce que la solution aqueuse contient une charge comestible qui est un acide organique, un amidon hydrolysé ou un sucre, ladite solution contenant moins de 1 partie, en poids, de dipeptide par partie de charge, et cette solution est séchée à plus de 100 C. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la charge est constituée de solides de sirop de maïs ayant un équivalent de dextrose compris entre environ 4 et 20.