L'invention concerne une nouvelle forme de fabrication pour des produits chimiques destinés au traitement de matériaux photographiques exposés, ainsi qu'un procédé pour leur préparation et leur utilisation lors de la préparation des bains de traitement photographiques. Le traitement des matériaux photographiques exposés en vue de ltobtention de l'image terminée s'effectue dans la majorité des cas en traitant le matériau par une ou par plusieurs solutions aqueuses, la plupart du temps utilisées successivement, de divers produits chimiques. En général, on élimine ensuite les produits chimiques, qui sont nuisibles à la stabilité de l'image, par lavage à l'eau, après quoi l'image est séchée par les procédés habituels.Ce traitement dans des solutions aqueuses de produits chimiques que l'on appelle bains peut etre très simple et ne comporter que peu d'opérations. Cependant dans beaucoup de cas, en particulier lors du traitement de matériaux photographiques chromogènes, on doit effectuer-un grand nombre de traitements dans des bains diffé- rents dont l'ordre, la composition et la température sont prescrits avec pré vision. Pour un bon résultat du processus de traitement, la durée du traitement Joue aussi la plupart du temps un roule décisif.Le traitement s'effectue dans le cas le plus simple dans des cuvettes peu profondes, où le matériau photographique se composant de différentes feuilles est soumis pendant uri certain temps à l'action des produits chimiques. Pour changer les bains, ou bien on transporte le matériau d'une cuvette à l'autre ou bien on vide le bain utilisé et on le remplace par un autre dans la même cuvette. Lors de chaque traitement photographique, il se pose toujours le problème de maintenir constante la composition des solutions pendant un long moment, parce que ce n'est que de cette manière que l'on peut obtenir un résultat constant. Lors de traitements manuels dans des cuvettes ou des boutes Yermee 4 est courant de remplacer par des bains frais les bains qui s'épuisent après un certain temps, c'est-àdire s'appauvrissent en produits chimiques actifs ou s'enrichissent en produits de réaction indésirables. Ou bien on jette alors les bains utilisés ou bien on les régénère par addition de produits chimiques frais ou aussi par des réactions chimiques.On ne peut pas poursuivre en général aussi longtemps que l'on veut la régénération, parce que elle ne peut pas tenir complètement compte du problème de l'enrichissement en produits chimiques indésirables par réaction chimique ou par déplacement d'un bain dans les bains suivants. Elle représente par conséquent une solution de compromis, qui ne peut pas éviter la perte d'une certaine quantité de produits chimiques précieux. De plus son emploi est lié à l'utilisation de machines de traitement et exige en général l'utilisation de dispositifs de réglage compliqués et coûteux. Pour cette raison, à côté des procédés décrits, on a trouvé d'autres procédés dans lesquels on essaie de compenser d'une autre manière la variation de composition des bains de traitement dans le temps et la perte en produits chimiques. Ces procédés, dans lesquels on utilise exclusivement des bains de traitement frais que l'on jette après une seule utilisatino, sont connus sous la dénomination de procédés "Total-Loss" (avec perte totale). Pour maintenir à un minimum la perte en produits chimiques dans ces procédés, on utilise des volumes de bain les plus réduits possible par rapport à la surface du matériau.Cependant dans ces procédés, le problème consiste toujours à ajus ter la quantité des produits chimiques ou de leur solution constamment en fonction de la surface du matériau à traiter pour réduire au maximum la perte en produits chimiques, Pour ceux qui traitent des quantités de matériau relativement petites, et en particulier pour les amateurs, surgissent encore d'autres problêmes qui sont liés à la préparation et au stockage des solutions de traitement.Ou bien on doit préparer les solutions qui ont la plupart du temps des compositions compliquées par pesée de chacun des produits chimiques, ou bien on a aussi la possibilité d'utiliser les préparations prêtes à }'emploi, qui contiennent tous les produits chimiques nécessaires dans les proportions voulues et qui par dissolution dans la quantité d'eau prescrite donnent une solution de composition adéquate. Ces préparations, qui sont disponibles dans le commerce sous forme solide ou liquide, sont calculées pour l'obtention de quantités déterminées de solution, par exemple l litre ou 10 litres. -L'utilisateur est. donc obligé de préparer toujours les quantités de solution prévues, même s'il ne peut en utiliser qu'une partie-pour le traitement d'une ou quelques images seulement. Comme la stabilité de ces solutions est dans beaucoup de cas limitée, il se produit forcément des pertes, qui accroissent inutilement le prix de revient du traitement. De plus, le fait de jeter des produits chimiques devenus inutilisables constitue aujourd'hui une charge pour les installations d'épuration des eaux usées qui doit être réduite le pluspossible. La présente invention vise une nouvelle forme de fabrication des produits chimiques nécessaires pour le traitement de matériaux photographiques exposés, un procédé pour la préparation de cette nouvelle forme de fabrication ainsi que la préparation des bains de traitement photographiques à l'aide de cette nouvelle forme de fabrication et l'utilisation de ces bains selon le principe Total-Loss. Ce problème est résolu conformément à l'invention par une forme de fabrication des produits chimiques destinés au traitement des matériaux photographiques exposés, qui est caractérisée par le fait quteSIe comprend un support imprégnable en forme de feuille, qui contient à l'état sec les produits chimique6 nécessaires à la réalisation d'une opération d'un procédé de traitement photographique, qui peuvent être extraits du support par dissolution lorsqu'on introduit la forme de fabrication dans l'eau. Le procédé conforme à l'invention présente en plus l'avantage de pouvoir être également mis en oeuvre par le petit utilisateur, en particulier par l'amateur avec un minimum de dépenses. Conformément à la. présente invention, les produits chimiques nécessaires à la préparation d'un bain sont dissous dans l'eau dans un rapport de mélange correct et en concentration la plus élevée possible Un matériau absorbant, plat, par exemple du papier non encollé ou du papier non fortement encollé, est imprégné de cette solution et est ensuite séché selon des procédés connus en soi. La quantité de produits chimiques incorporés dans une unité de surface du matériau absorbant doit être calculée de telle sorte qutelle suffise juste au traitement d'une surface de même grandeur du matériau photographique. Dans le cas où la capacité d'absorption du matériau absorbant ne suffit pas pour la quantité de produits chimiques, on peut aussi utiliser de simples fractions de cette quantité. Pour , Pour le traitement du matériau photographique, par exemple d'une image rectangulalre, on utilise alors un morceau de la feuille contenant les produits chimiques, qui est coupée au format correspondant exactement à celui du matériau photographique. Dans le cascoh la feuille contenant les produits chimiques ne contient qu'une fraction des produits chimiques, on -utilise Bu lieu d'une seule feuille le nombre correspondant de feuilles. On pose alors les feuilles l'une sur l'autre de telle manière qu'elles -se recouvrent et on asbne la quantité correspondante dteau à la bonne température.Dans la plupart des cas, il convient de laisser les feuilles en contact de surface les unes avec les autres pendant la durée du temps de traitement prévu et ensuite de les séparer, à la suite de quoi peut avoir lieu un procédé de lavage ou un trai tement avec le bain suivant de produits chimiques. De cette manière, on obtient une répartition remarquablement régulière des produits chimiques sur les surfaces à traiter et aussi un résultat de traitement particulièrement régulier. En utilisant la quantité d'eau minimum nécessaire pour la dissolution des produits chimiques, on garantit en mme temps une utilisation optimale de ces derniers. Les parcours de diffusion ainsi que le temps nécessaire à la réaction chimique sont minimaux. Grâce à la limitation précise de la quantité de produits chimiques introduite dans un bain-photogr#aphique à la quantité nécessaire pour la réaction dans le bain au moyen de la forme de fabrication conforme à l'in vention, on diminue aussi notablement la teneur en produits toxiques et le volume aes eaux résiduaires à jeter. Le procédé approprié pour le traitement conformément à la pré sente invention s'applique pratiquement à toutes les branches de la photographie et à tous les stades de traitement qui s'y rattachent. L'énumération suivante ne prétend pas etre complète mais est uniquement proposée comme une indication pour le spécialiste sur les possibilités existantes a) Matériaux de prise de vue en noir et blanc b) Matériaux de tirage en noir et blanc c) Matériaux d'inversion en noir et blanc. d) Surface sensible positive directe er Matériaux de radiographie. f) Matériaux chromogènes g) Matériaux destinés au blanchiment des colorants à l'argent h) Matériaux pour la reproduction graphique (pellicules lithographiques)'. On peut indiquer comme exemples pour les stades possibles de traitement 1) Développement 2) Développement par inversion 3) Développement lithographique 4) Développement chromogène 5) Bain d'arrêt 6) Blanchiment des colorants 7) Blanchiment de l'argent 8) Blanchiment-fixage 9) Fixage lO)Stabilisation. La préparation des solutions pour la fabrication des feuilles conformément à la présente invention a lieu de la manière habituelle. En général, il est préférable de préparer des solutions les plus concentrées possibles pour dépenser le moins d'énergie possible pour l'évaporation lors du processus de séchage qui suit. Dans certains cas, comme par exemple pour des solutions de développement, on peut aussi partager les produits chimiques en deux solutions séparées, qui ne sont réunies que lors de l'utilisation ultérieure. Ainsi, il est avantageux de réunir, lors d'un développement, les réducteurs (y compris une partie du sulfite) dans une solution, et les alcalis dans une solution séparée, grâce à quoi on obtient une bien meilleure stabilité à l'oxydation des compositions. Comme matériau absorbant en forme de feuille, qui sert à l'absorption des produits chimiques, on peut utiliser des papiers absorbants, comme du papier gris ou du papier filtre, des nappes de fibres constituées d'autres matériaux, éventuellement synthétiques, des mousses plastiques minces etc.. Enfin, on peut aussi utiliser comme supports des produits chimiques, des produits filmogènes solubles ou pouvant gonfler dans l'eau, comme la gélatine, l'alcool polyvinylique, la méthylcellulose, ou la polyvinylpyrrolidone, qui éventuellement peuvent être à leur tour appliqués sur une feuille-support en papier ou en matière synthétique. La solidité du matériau-support absorbant dépend naturellement on premier lieu de la quantité des solutions de produits chimiques qui doivent y être absorbées et doit être soigneusement choisie en fonction de cette dernitre afin que le support soit chargé uniformément. On peut effectuer 1 'opé- ration d'absorption par simple immersion ou aussi mécaniquement, par exemple par passage dans un bain de produits chimiques. Il y a d'autres possibilités, par exemple la pulvérisation ou l'application au pistolet. On obtient une imprégnation particulièrement uniforme en utilisant un dispositif de passage, dans lequel, après imprégnation dans un bain, on exprime la feuille-support absorbante au moyen d'une paire de rouleaux aJustés avec précision à une teneur en liquide choisie à l'avance.Le séchage des bandes-supports humides, imprégnées avec la solution de produits chimiques s'effectue selon les méthodes habituelles, par exemple dans un séchoir à suspension, dans un séchoir h étages avec circulation d'air ou dans un séchoir au large, comme on utilise par exemple pour la fabrication des matériaux photographiques enduits. Lors du séchage de matériaux sensibles à l'oxydation1 comme les substances révélatrices, on utilise avantageusement comme milieu de support de l'humidité un gaz inerte comme l'azote ou l'argon, quton fait circuler dans une installation de désh dratation et qui est amené de nouveau dans l'appareil de séchage. Enfin le procédé de séchage peut reposer sur d'autres sources d'énergie, comme les rayons infra-rouges ou un champ électrique à haute fréquence.On peut également réaliser le séchage sous pression réduite, ou employer pour le séchage le pro Bédé connu sous la dénomination "séchage par congélation". L'utilisation des feuilles-supports imprégnées de produits chimiques peut s'effectuer de manière simple, en recouvrant le matériau photographique exposé du côté émulsionné avec une feuille-support contenant les produits chimiques ayant la même grandeur et ensuite en recouvrant les deux feuilles, par exemple dans une cuvette plate, avec une quantité d'eau à la température nécessaire assez grande pour que tous les produits chimiques soient dissous. On laisse les deux feuilles l'une sur l'autre jusqu'à ce que le temps d'action requis soit écoulé. Si la feuille de produits chimiques ne contient qu'une fraction des produits chimiques nécessaires, on utilise le nombre requis de feuilles pour la même opération. Dans certains cas, comme par exemple lors de l'opération de blanchiment des colorants de matériaux de blanchiment des colorants à l'argent, le résultat du traitement dépend essentiellement du fait que, entre la surface de la couche du matériau photographique et la solution de produits chimiques, il se produit un strict minimum de mouvement rapide de turbulence du liquide du bain. Dans ce cas, il est préférable d'utiliser une machine de traitement du type à tambour, où le matériau photographique est fixé sur le tambour et où au moins une feuille de produits chimiques est fixée au fond de la cuve, qui présente de préférence une courbure parallèle à la surface latérale du tambour, Le matériau photographique et le support des produits chimiques sont fixés de cette manière i distance constante l'un de l'autre et sont baignés de la même manière avec l'eau ou la solution formée par dissolution des produits chimiques de la feuille ou des feuilles, sans que l'agitation du bain à la surface du matériau, qui se déplace rapidement à travers le liquide avec le tambour, soit empêchée par rapprochement trop étroit du support des produits chimiques de cette surface ou même par contact avec elle. On donne cidessous quelques exemples pour la préparation et l'utilisation des feuilles de produits chimiques conformes à l'invention. ExemPle 1 : Développement en noir et blanc PriDaration : Sur chaque feuille de papier filtre (filtre industriel ayant un poids sec de 150-g et un pouvoir d'absorption de 300 mi de liquide par de un mètre carré, on dépose les solutions suivantes. Feuille I : On dissout 3 g de l-méthylamino-4-hydroxybenzène, (H2S04) 1/2 et 12 g d'hydroquinone dans 300 ml d'eau et on fait absorber cette solution par le papier filtre. Feuille Il : On dissout 45 g de sulfite de sodium anhydre, 80 g de monohydrate de carbonate de sodium et 2 g de bromure de potassium dans 300 ml d'eau et on fait absorber cette solution par le papier filtre. Les deux feuilles sont séchées soigneusement à 400C et sont prêtes à l'usage pour le développement conforme à l'invention de papiers de tirage en noir et blanc. On doit les conserver séparément mais les deux feuilles sont nécessaires pour le développement. Le séchage s'effectue de préférence sous azote. Feuille III : Pour le fixage on sèche 200 ml de solution de thiosulfate d'ammonium saturée (à sert sur un mètre carré du papier filtre mentionné ci-dessus. Cette solution visqueuse est versée par un verseur à fente. Utilisation On expose un papier de tirage en noir et blanc enduit avec une émulsion de bromure d'argent à raison de 2g d'argent/62 dans un agrandisseur scus un négatif noir et blanc. Ensuite, on met en contact le papier exposé dans une cuvette plate avec chaque fois une surface de mdme grandeur des feuilles I et Il et on introduit par cm2 0,1 mi d'eau à 249C. Après une minute, le dévelop- pement est terminé et on peut vider la solution. Les deux feuilles-supports vides sont remplacées par une feuille III et on ajoute de nouveau Osl mi d'eau/ cm2. Pendant 4 minutes, l'image obtenue est fixe de cette manière. On peut alors également jeter cette feuille.L'image est rincée à l'eau et séchée de la façon habituelle. La qualité de l'image correspond à celle que l'on obtient lors du traitement habituel en cuvettes. Exemple 2 : Développement en noir et blanc Feuille IV : On imprègne jusqu'à saturation 5 feuilles de papier non encollé de chacune 40 cm x 50 cm et ayant chacune une surface totale de 1 m avec une solution de 3 g de 1-méthylamino-4-.hydroxyuenzène, (H2SO4) 1/2, 12 g d'hydro- quinone, 45 g de sulfite de sodium anhydre, 80 g de monohydrate de carbonate de sodium, 2 g de bromure de potassium et 500 ml d'eau, que l'on a diluée à un volume total d'un litre, et puis on les sèche pendant une heure dans une étuve à 40 C et sous azote. On soude alors sous azote les feuilles complètement sèches, contenant les produits chimiques, dans des sacs de PWT: qui ne sont ouverts qu'au montent de l'utilisation. La feuille IV terminée est utilisée de la même manière que les feuilles I et Il ensemble dans l'exemple 1. Exemple 3 : Coties diapositives dans le Drocédé de blanchiment des colorants à l'argent On peut confectionner comme suit les produits chimiques de trai- tement pour un processus de blanchiment des colorants à l'argent pour l'obtention do copies diapositives sur support opaque. Feuille V On dissout dans 300 ml d'eau (de préférence à l'aide d'alcool), 10 g d'hydroquinone, 0,4 g de 1-phényl-3-pyrazolidone et 0,2 g de benzotriazole, et on applique cette solution sur 1 m de papier filtre ayant un poids sec da 150 g/m2 (conformément au pouvoir d'absorption de la qualité de papier filtre utilisée). Ensuite on sèche le papier filtre à 400C sous azote. A la place d'azote, on peut utiliser aussi un air résiduaire provenant d'un processus de combustion, pauvre en oxygène, contenant du gaz carbonique. Feuille VI : On dissout dans 500 ml d'eau 1 g de polyphosphate de sodium, 60 g de sulfite de sodium anhydre, 20 g de métaborate de sodium, 3 g d'hydroxyde de sodium et 1,5 g de bromure de potassium et on applique cette solution sur 1 nur de papier gris ayant un poids sec de 290#g/m2, puis on sèche le papier à 50 C - en position horizontale dans une cuvette de même dimension. Feuille VII On dissout dans 500 ml d'eau 150 g d'acide sulfamique, 6 g d'hypophosphite de sodium, 60 g d'iodure de potassium et 0,2 g de 2,3-bis (hydroxyméthyl)6, > -diméthoxy-quinoxaline, on applique cette solution sur un matériau poreux en PVC de 1 m2 ayant une épaisseur de 2 mm et un poids sec de 200 g/m2, qu'on sèche à 600C dans une cuvette. Feuille VIII : support de blanchiment-fixage, obtenu comme suit On dissout dans 1,5 1 d'eau 50 g d'acide sulfamique, 70 g de sel de sodium de l'acide 2,4-dinitrobenzènesulfonique et 80 g de thicurée, on applique cette solution sur 2 m2 de papier gris ayant un poids sec de 290 g/m2 et une capacité d'absorption de 0,75 l/m et on sèche. Feuille IX : destinée à l'opération de fixage, elle contient 100 g de thiosulfate d'ammonium, 20 g de sulfite de sodium anhydre et 795 g d'hydrogénosulfite de sodium, qui sont dissous dans 300 mi d'eau, appliqués sur 1 m2 de papier filtre de qualité 150 g/m2 et séchés. Dans un appareil d'agrandissement avec. possibilités d'utilisation de filtres colorés, on introduit un matériau destiné au blanchiment des col- rants è l'argent de structure suivante - support d'acétate de cellulose pigmenté avec .trois couches de colorants, la couche inférieure étant sensible au rouge et contenant le colorant d'image bleu-vert de formule - au-dessus se trouvé la couche sensible au vert contenant le colorant pourpre - la dernière couche est une couche sensible au bleu contenant le colorant jaune Les colorants d'image sont incorporés aux émulsions avec une intensité par réflexion de D=2,0. Les couches de colorants contenant ensemble 0,8 d'argent par m sont séparées par des couches de gélatine. L'épaisseur totale du matériau, y compris la couche supérieure de gélatine qui sert de couche de protection, est 15,u. Dans l'appareil d'agrandissement le modèle en couleur (diapositive) est alors agrandi sur le matériau de blanchiment des colorants à l'argent. Le temps d'exposition varie selon l'importance du dispositif et de l'a- grandissement de 10 secondes à plusieurs minutes. Le traitement du matériau exposé steffectue alors sur un appareil de type à tambour, parce que le processus de blanchiment des colorants à l'argent est particulièrement sensible à l'agitation. On ne met pas directement les supports des produits chimiques sur la couche photographique ; on doit plutôt prendre soin que, entre les supports des produits chimiques et le matériau photographique, le liquide puisse couler avec un degré élevé de turbulence, afin que les produits de décomposition des colorants dégradés soient rapidement atés de la couche de matériau. Donc le matériau exposé est fixé dans l'obscurité sur le tambour de l'appareil et les papiers IV et V, qui sont de préférence de même format que la feuille à développer, sont fixés sur le fond cylindrique de-la cuve. Pour une surface de 1 cm2, on introduit alors 4 ml d'eau à 40 C et on de.veloppe on 3 minutes, le tambour étant en rotation. Ensuite le liquide est jeté et le matériau à développer est aussitôt rincé'à L'eau (environ lo î/#). On jette les feuilles Iv et V qui sont vides et on fixe la feuille VI sur le fond de la cuve. On continue alors le traitement à la lumière ; on verse 4 ml d'eau à 40oC et on blanchit pendant minutes. On enlève ensuite la solution et on remplace aussit8t la feuille VI par deux papiers n0 VII, on ajoute de nouveau 4 ml d'eau par m2 à 400C et on laisse tourner 2 minutes. Enfin on effectue le fixage avec le papïer VIII en 4 minutes également. Le lavage peut s'effectuer en dehors de la machine à tambour, de sorte que celui qui fait le traitement peut voir déjà son image en couleur au bout de 10 minutes. La qualité obtenue correspond à la qualité standard élevée des produits de blanchiment des colorants à l'argent. ExemDle 4 : traitement d'un matériau lithoqraphique La fabrication des feuilles pour le développement d'une pellicule lithographique a lieu de la manière suivante Feuille X On dissout dans 500 ml d'eau 80 g de sulfite de sodium cristal- lisé, 30 g d'hydroquinone, 10 g d'acide borique et 2,05 g de bromure de potassium, on verse cette solution sur I m2 de matériau-support de qualité 150 g/m2 au moyen d'un verseur à fente et on sèche en continu dans un courant d'azote au-dessus de buses perforées. Feuille XI On dissout dans 300 ml d'eau 10 g de paraformaldéhyde, 3,5 g de métabisulfite de potassium et 0,7 g de sulfite de sodium, on applique la solution sur 1 m2 de matériau support de qualité 150 g/m2 et on seiche. Pour le fixage, on peut utiliser la feuille III de l'exemple 1 en noir et blanc. Un matériau lithographique, préparé avec une émulsion de chlorobromure d'argent (,50 % de chlorure), a un contraste élevé 1 > 3) et convient en raison de sa netteté pour les clichés tramés et au trait. Le modèle pour la lithographie peut être une image en noir et blanc ou une image en couleur. L'exposition est faite à l'aide d'une trame dans un appareil de reproduction. Après l'exposition, on met le matériau lithographique dans une cuve en contact avec les deux feuilles. de développement X et XI de même surface et on ajoute 2,5 ml d'eau par cm2 à 249Z On développe pendant 3 1/2 minutes dans une cuvette sous agitation. Ensuite on enlève les supports de développement vides, on jette la solution et on ajoute la feuille-support de fixage III également de même surface. Après 3 l/2 minutes de traitement dans 2,.# ml d'eau par cm2, le fixage est terminé et on rince conventionnellement comme d'habitude (4 mn). L'image séchée correspond aux-exigences élevées de qualité connues. Le procédé conforme à l'invention convient spécialement pour l'industrie graphique en cas de pannes des machines de traitement ou quand des essais spéciaux exigent d'autres temps de- développement ou d'autres températures. Dans les exemples décrits ci-dessus, on peut utiliser pour la fabrication par exemple des feuilles Il, III, VI etc. à la place du bromure de potassium une quantité équivalente de bromure de sodium, de chlorure de sodium, de chlorure de potassium, ou de préférence d'iodure de potassium ou d'iodure de sodium. De la même manière on peut utiliser pour la fabrication de la feuille III à la place du thiosulfate d'ammonium par exemple une quantité correspondante de thiosulfate de potassium ou de sodium ou aussi de thiourée, ode cyanure de sodium, de cyanure de potassium, d'urée ou de chlorure d'ammo nium. A la place de l'acide sulfamîque, on peut utiliser -pour la fabrication par exemple de la feuille VII ou VIII de lthydrosulfate de sodium, de l'hydro- sulfate de potassium, et éventuellement aussi de l'acide trichloracétique ou de l'acide trifluoracétique. Lors de la fabrication de la feuille VIII (support de blanchiment fixage), on peut aussi utiliser les produits chimiques suivants en combinaison connue en soi avec d'autres indiqués dans l'exemple 3 t sulfate de cuivre, ferricyanure de potassium, ferricyanure de sodium, chélate ferrique du sel sodique de l'acide éthylènediaminetétracétique, bichromate de potassium, b-chromate de sodium, bichromate d'ammonium, chlorure ferrique, ferri sulfate d'ammonium, sulfate de potassium et d'ammonium, permanganate de potassium, acide m-nitrobenzènesulfonique, acide 2,4dinitrobenzènesulfonique, leurs sels alcalins et d'ammonium, et des oxydants semblables connus pour les matériaux photographiques. A la place du catalyseur utilisé dans la feuille VII, la 2,3bis-(hydroxyméthyl)-6,7diméthoxy-quinoxaline, on peut utiliser aussi des cata- lyseurs semblables comme par exemple la 2,3-diphényl-(5,6-b)-dioxano-quinoxaline ou la 2,3-diméthyl~8-(N-méthyl-sulfamido)-1,4-naphtisodiazine ou d'autres composés indiqués dans les demandes allemandes n0 2010280 et n0 2 144 298. Exemple 5 :Traitement d'un matérizu Dour radioaraphie La fabrication des feuilles de révélateur pour les pellicules de radiographie se passe comme suit : Feuille XII On complète à 600 ml avec de liteau une solution de 190 g de sulfite de potassium (65 %), 110 g d'hydroxyde de potassium, 115 g de métaborate de sodium, 0,1 g de benzotriazole, 100 g dthydroquinone.et 20 g d1éthylè- flediaminetétracétate disodique (EDTA NA2) dans 450 ml d'eau, on applique la solution obtenue sur 4 m2 de matériau-support (papier gris de qualité 1.50 g/m2) et on sèche. Feuille XIII Cette feuille est fabriquée de la même façon que la feuille XII mais en utilisant comme liquide d'enduction une solution de 65 ml d'acide acétique (à 80 %), 7,0 g dev 1-phényl-3-pyrazolidone, 10,0 ml de cire de poly éthylêneglycol de poids moléculaire 200-250 (p.f. -î50C), 20 g de métåbisulfSte de sodium, et 9 g de glutardialdéhyde dans de l'eau (ajustée à 60O mi). Pour le fixage de la pellicule de radiographie développée, on peut utiliser la feuille III de l'exemple 1. On fabrique les pellicules de radiographie sur des supports transparents, qui sont souvent imprégnés des deux côtés, pour obtenir la teneur élevée en argent caractEristique (environ 20 g/m2). Ces matériaux sont principalement utilisés en médecine ou dans le contrôle des matériaux, où ils servent à arrêter les rayons X non absorbés. Des objets ou des parties du corps de personnes, qui se trouvent entre la source de rayons et le matériau de prise de vue, absorbent les rayons X de manière différente, de sorte que le séria liste peut en tirer des conclusions sur leur état. Après l'exposition, on peut aussi utiliser pour le traitement, à la place d'une machine automatique, les supports de produits chimiques en forme de feuilles conformes à l'invention. Pour le développement dune pellicule émulsionnée d'un seut côté, on place sur les faces avant et arrière de la pellicule de radiographie des feuilles de produits chimiques, avec à chaque fois une feuille XII et une feuille XIII de même surface sur la face avant ou la face arrière, la feuille XII étant de préférence placée sur le côté de la pellicule portant la couche photo graphique. Dans une cuvette, on met en contact avec la pellicule de radiogra- -phie et les supports de produits chimiques sous agitation pendant trois minutes, de l'eau à 250C en une quantité de 4 ml par cm2.'de pellicule (2 ml/cm2 de surface de chaque côté de la pellicule). Ensuite on vide le liquide, on enlève les supports de produits chimiques et on rince la pellicule à l'eau pendant un court moment (environ une minute). Ensuite,'oe'on'#applique à la lumière du jour sur chacune des faces avant et arrière une feuille du support de fixage III et on fixe en 8 minutes avec addition de 4 ml/cm d'eau. Après le fixage, on rince pendant environ 4 minutes de la manière habituelle. Pour une pellicule émulsionnée des deux côtés, on applique de préférence aussi bien sur la face avant que sur la face arrière de la pellicule d'abord une feuille XII et en dernier la feuille XIII et on utilise une quantité double d'eau, donc sur chaque face 4 ml d'eau par cm de pellicule. R E V -E N D I C A T I O N S 1. Forme de fabrication de produits chimiques pour le traitement de matériaux photographiques exposés, caractérisée par le fait qu'elle romprend un support imprégnable en forme de feuille, qui sontient à l'état sec les produits chimiques nécessaires pour la réalisation d'une opération d'un procédé de traitement photographique, qui sont exttaits du support par dissolution lorsqu'on introduit la forme de fabrication dans l'eau. 2, Forme de fabrication selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le support se compose principalement de cellulose. 3. Forme de fabrication selon la revendication 2, caractérisée par le fait que le support se compose essentiellement de papier absorbant. 4. Forme de fabrication selon l'une quelconque des revendications# 1 à 3, caractérisée par le fait que le support contient les produits chimiques nécessaires pour la réalisation d'un développement en noir et blanc 5. Forme de fabrication selon la revendication 4, caractéris6e par le fait que le support contient comme substance révélatn#o du l-méthyl anino-44hydroxy-benzène ou un de ses sels solubles dans l'eau ou de i'hydroquinone ou un mélange de ces produits chimiques. 6. Forme de fabrication selon l'une quelconque des revendications 1 å 3 caractérisée par le fait que le support contient les produits chimiques néce$sair s pour le fixage d'une image argentique. 7, Forme de fabrication selon la revendication 6, caractérisée par le fait que le support contient un thiosulfate soluble dans l'eau. 8. Forme de fabrication selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait que le support contient les produits chimiques nécessaires pour le développement par effet de contagion d'une pellicule lithographique. 9. Forme de fabrication selon l'une quelconque des revendications I à 3, caractérisée par le fait que le support contient les produits chimiques nécessaires pour le blanchiment des colorants d'un matériau pour blanchiment des colorants à l'argent. 10. Forme de fabrication selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait que le support contient les produits chimiques.nécessaires pour 1'interruption d'une opération de développement. 11. Forme de fabrication selon l'une quelconque des revendications l à 3, caract4risée par le fait que le support contient les produits chimiques nécessaires pour un bain combiné de blanchiment-fixage. 12. Forme de fabrication selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 11, caractérisée par le fait que le support contient par unité de surface les produits chimiques nécessaires pour le traitement d'une meme unité de surface du matériau photographique. 13. Forme de fabrication selon l'une quelconque des revendications 1 à ll, caractérisée par le fait que le support contient par unité de surface une simple fraction des produits chimiques nécessaires pour le traitement d'une même unité de surface du matériau photographique. 14. Procédé pour la préparation de la forme de fabrication selon l'un. quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé par le fait que le support est imprégné d'une solution aqueuse des produits chimiques et ensuite séchés 15. Procédé pour la préparation d'une forme de fabrication selon la revendication 14, caractérisé par le fait que l'on introduit des produits chimiques sensibles à l'oxygène dans le support ét que l'on effectue le séchage du support imprégné sous atmosphère d'azote. 16. Procédé pour la préparation d'une forme de fabrication selon l'une quelconque des revendications 14 et 15, caractérisé par le fait que l'on effectue le séchage du support imprégné sous pression réduite. 17. Procédé pour la préparation d'une forme de fabrication selon l'une quelconque des revendications 14 et 16, caractérisé par le fait que l'on sèche le support imprégné selon le procédé de séchage par congélation. 18. Procédé pour la préparation d'une forme de fabrication selon l'une quelconque des revendications 14 à 17, caractérisé par le fait que l'on enferme le support imprégn et séché dans une enveloppe imperméable à l'air, qui n'a besoin entre ouverte que peu de temps avant son utilisation. 19. Procédé pour l'utilisation de la forme de fabrication selon l'une quelconque des revendicat#ions 1 à 13, caractérisé par le fait que l'on superpose, de telle sorte qu'ils se recouvrent, le matériau photographique et le support imprégné de produits chimiques, et qu'on les met en présence de la quantité d'eau nécessaire pour la dissolution des produits chimiques.