L'invention concerne des perfectionnements aux centrales clignotantes à fil chaud a préchauffage impulsionnel. De telles centrales, qui sont par exemple utilises pour conm:arder les feux de signalisation d'un véhicule automobile, comprennent un fil resistant dilatable par effet Joule, un interrupteur relié a une source de courant des tinée à l'alimentation dudit fil résistant dilatable et des lampes de signalisation, un mécanisme basculant à deux positions stables commandé par déformation dudit fil résistant et portant des contacts permettant d'interrompre l'alimentation du fil résistant et de fermer le circuit des lampes, ainsi qu'un dispositif ampèremétrique de détection de la défaillance d'une des lampes de signalisation, ledit dispositif ampèremétrique commandant une lampe-témoin et tant monté dans le circuit d'allumage des lampes de signalisation. Ce type de centrale clignotante provoque un chauffage impulsionnel des filaments des lampes de signalisation dès la fermeture de l'interrupteur. L'allongement extrémement rapide du fil résistant sous l'effet du courant qui le traverse provoque le passage du mécanisme basculant de sa première position stable à sa seconde position stable, temps pendant lequel le fil et les lampes ne sont pas alimentés. Dès que le mécanisme basculant occupe sa seconde position stable, les lampes sont à nouveau alimentées et s'allument alors que le fil résistant n'est pas alimenté et se refroidit. Au cours de ce refroidissement, la déformation du fil résistant produit l'ouverture du circuit des lampes de signalisation, qui s'éteignent, et le basculement du mécanisme basculeur. Si l'interrupteur est maintenu fermé, l'inpulsiun de chauffage se réalise à nouveau et le cycle recommence. Un tel dispositif est par exemple décrit dans le brevet français nO 72.36346. Dans les centrales connues, le dispositif ampèremétrique de détection est constitué par un relais électro-magnétique qui est actionné par le passage dans le circuit des lampes d'une intensité supérieure à un seuil donné. Du fait de l'inertie de ce relais, cet actionnement, qui produit l'allumage de la lampe-témoin, n'a lieu qu'avec un certain retard par rapport au début de l'allumage des lampes de signalisation. Or, l'intensité du courant traversant les lampes de signalisation, qui doit donc être détectée par le relais, est maximale à l'établissement du contact lorsque le filament des lampes est frcid et diminue progressivement dans le temps, de sorte que l'intensité effectivement détectée par le relais est nettement inférieure à l'intensité de pointe. En outre, dans les véhicules automobiles, 1 tension dispesnible varie dns des limites non negligeables du fait de l'usure et surtout de la charge de la batterie, des conditions d'utilisation, etc. de sorte que l'intensité traversant les lampes de signalisation varie. Or, le relais de détection est destiné à détecter la baisse d'intensité due à la défaillance d'une ampoule, et cette détection, compte tenu de ce qui a été indiqué précédemment, s'exerce sur une intensité variable assez faible puisqu'elle est très inférieure à la valeur de pointe. Cette détection est donc extremement délicate et nécessite un calibrage très soigneux des composants de la centrale, ce qui est extreme- ment onéreux.Il peut même arriver que, pour une tension très faible, l'intensité du courant traversant les lampes de signalisation dont aucune n'est défaillante est si voisine de l'intensité correspondant à une tension maximale mais avec une lampe défaillante qu'aucune détection n'est plus possible. L'invention vise à éliminer cet inconvénient des centrales clignotantes connues en effectuant la détection au voisinage immédiat de l'intensité de pointe du courant traversant les lampes de signalisation car, du fait du préchauffage impulsionnel, le rapport des intensités de pointe est nettement supérieur au rapport des intensités stabilisées. A cet effet, dans la centrale clignotante selon l'invention, le dispositif ampèremétrique est constitué par un interrupteur à lames souples (ampoule Reed) entoure par une bobine placée dans le circuit d'allumage des lampes de signalisation. Grâce à l'inertie extrèmement faible des interrupteurs à lames souples, l'actionnement de l'interrupteur par le courant détecté se fait en un temps très court après le début de l'allumage des lampes de signalisation, de sorte que l'intensité détectée est très voisine de l'intensité de pointe. Dans une forme de réalisation préférée, l'invention prévoit que certaines spires de la bobine de commande de l'interrupteur à lames souples sont court-circuitées. Cette variante permet d'éliminer les effets des variations d'état dans le circuit d'allumage des lampes de signalisation tout en effectuant la détection au voisinage de l'intensité de pointe. L'invention sera bien comprise à la lecture de la description suivante faite en se référant au dessin annexé dans lequel - la figure 1 est un schéma d'une centrale selon l'invention, en position de préchauffage impulsionnel des lampes de signalisation; - la figure 2 est un schéma d'une partie de la centrale de la figure 1, pour la position d'allumage des lampes de signalisation; - la figure 3 est analogue à la figure 2, mais pour la position d'extinction des lampes de signalisation; - la figure 4 est une vue de détail d'un élément de la centrale de la figure 1 pour une variante de réalisation; - la figure 5 est une représentation graphique des variations de l'intensité dans les lampes de signalisation en fonction du temps et, - la figure 6 est une vue à plus grande échelle d'une partie de la courbe de la figure 5. On se réfère tout d'abord à la figure 1. La centrale à fil chaud comprend un fil résistant dilatable 1 dont une extrémité fixe 2 est reliée à un contact 3 alors que son extrémité mobile 4 comnande un mécanisme basculant 5 à deux positions stables. Le mécanisme 5 comporte deux bornes d'entrée 6 et 7. La borne 6 est connectée à une source d'alimentation 8 par l'intermédiaire d'un interrupteur 9 alors que la borne 7 est reliée aux lampes de signalisation 10. La source 8 est également connectée à ltextrémité mobile 4 du fil résistant 1. Le mécanisme 5 comporte une borne de sortie fixe 6' reliée à la borne d'entrée 6 et une borne de sortie mobile 7' reliée à la borne d'entrée 7. La borne 7' peut occuper deux positions stables selon l'état du fil résistant 1, à savoir une première position (figure 1) dans laquelle les contacts 7' et 3 sont en contact (fil 1 froid, longueur minimale) et une seconde position dans laquelle les contacts 7' et 6' sont en contact (fil I chaud, longueur maximale). Pour contrôler le bon fonctionnement des lampes de signalisation 10, un dispositif ampèremétrique 1 1 commandant une lampe-témoin 12 est disposé entre la source 8 et la borne 6. Le fonctionnement de cet appareil connu est le suivant. Au repos, le mécanisme 5 occupe la position représentée à la figure 1. Si l'opérateur ferme l'interrupteur 9, le courant provenant de la source 8 alimente le fil 1 par l'intermédiaire des boxes 4, 2 et 3, le circuit se fermant par les bornes 7' et 7 et les lampes de signalisation 10. Le fil 1 s'échauffe pratiquement instantanément et s'allonge tres rapidement. Les lampes 10 sont alimentées sous une tension réduite du fait de la chute de tension dans le fil 1 et ne s'allument pas. Des que le fil 1 a subi un certain allongement, le déplacement de son extrémité 4 provoque l'actionnement du mécanisme 5 et le contact 7' quitte brusquement le contact 3 pour atteindre le contact 6'. Le fil résistant 1 cesse d'être alimenté. Cette premiere phase correspond au préchauffage impulsionnel des lampes pendant le temps a b (figure 5). Dès que le contact mobile 7' a atteint le contact fixe 6' (figure 2) (point C de la courbe de la figure 5), les lampes 10 sont à nouveau alimentées par la source 8, à travers les contacts 6, 6', 7' et 7. Elles sont traversées par un courant de pointe qui diminue selon la courbe CD de la figure 5. Au point D, le fil 1 commençant à se refroidir actionne le mécanisme 5, le contact 7' quitte le contact 6' et les lampes 10 ne sont plus alimentées. A la fin du refroidissement du fil résistant 1, le mécanisme 5 revient brusquement à sa position initiale de la figure 1 et le cycle recommence, l'allumage des lampes de signalisation se faisant pendant le refroidissement du fil résistant 1 (courbe CD). Le dispositif ampèremétrique 11 provoque l'allumage de la lampetémoin dès que l'intensité traversant les lampes de signalisation atteint une valeur prédéterminée. Il est réglé de manière à détecter la pointe I max de cette intensité. Du fait de l'inertie propre des relais utilisés pour constituer ce dispositif ampèremétrique, la détection n'a lieu en fait qu'au bout d'un temps t1 correspondant à une intensité I1 nettement inférieure à I max. Or, le dispositif ampèremétrique 11 ne doit pas être actionné lorsqu'une ampoule est défectueuse, c'est-à-dire que l'intensité a diminué. Cette détection est très difficile, comne on l'a expliqué précédensnent, lorsqu'elle s'exerce sur une intensité relativement faible telle que I1. Pour pallier cet inconvénient inhérent aux centrales à fil chaud à préchauffage impulsionnel, l'invention prévoit de réaliser le dispositif arn pèremétrique 11 sous forme d'un interrupteur à lames souples (ou relais Reed) 13 commandé par un bobinage 14. L'inertie des interrupteurs à lames souples est extrèmement faible de sorte que l'actionnement de l'interrupteur 13 a lieu au bout d'un tempstL2 après établissement du courant dans les lampes 10. Ce temps correspond à une intensité 12 > qui est l'intensité effectivement détectée, très voisine de I max. En réalité, si on observe à plus grande échelle le phénomène se produisant à l'allumage des lampes de signalisation 10 (point C), on constate que, avant l'établissement du régime normal, apparaissent des phénomènes transitoires, dus généralement à des rebondissements de contacts, pendant un temps très court t0 (figure 6) correspondant à des ouvertures et fermetures extrémement rapides du circuit d'alimentation. il est donc indispensable de pouvoir choisir T2 supérieur à T mais aussi proche que possible de cette valeur pour que les o phénomènes oscillatoires n'affectent pas le fonctionnement du dispositif ampèremétrique 11. A cet effet, on prévoit dans la forme de réalisation de la figure 4 que certaines spires du bobinage 14 sont court-circuitées, ce qui a pour résultat de retarder tres légèrement le champ agissant sur l'interrupteur à lames souples et, donc, d'augmenter le temps de déclenchement de l'interrupteur à lames souples 13. Ce retard peut être réglé en choisissant judicieusement le nombre de spires court-circuitées. Le même résultat peut être obtenu en utilisant à la place des spires en court-circuit une rondelle ou un tube métallique. REVENDICATIONS 1. Centrale clignotante à fil chaud à préchauffage impulsionnel, du type comprenant un fil résistant dilatable par effet Joule, un interrupteur relié à une source de courant destinée à l'alimentation dudit fil résistant dilatable et des lampes de signalisation, un mécanisme basculant à deux positions stables commandé par déformation dudit fil résistant et portant des contacts permettant d'interrompre l'alimentation du fil résistant et de fermer le circuit des lampes, ainsi qu'un dispositif ampèremétrique de détection de la défaillance d'une des lampes de signalisation, ledit dispositif ampèremétrique commandant une lampe-témoin et étant monté dans le circuit d'allumage des lampes de signalisation, centrale clignotante caractérisée par le fait que le dispositif ampèremétrique est constitué par un interrupteur à lames souples (ampoule Reed) entouré par une bobine placée dans le circuit d'allumage des lampes de signalisation. 2. Centrale clignotante selon la revendication 1, dans laquelle certaines des spires de la bobine de commande de l'interrupteur à lames souples sont court-circuitées. 3. Centrale clignotante selon la revendication 1, dans laquelle une rondelle métallique de court-circuit est associée au dispositif ampèremétrique. 4. Centrale clignotante selon la revendication 1, dans laquelle un tube métallique de court-circuit est associé au dispositif ampèremétrique.