La présente invention concerne le domaine de la traumatologie, notamment des prothèses, et a pour objet des perfectionnements aux prothèses totales de la hanche. Les prothèses de la hanche ont subi depuis quelques annees une évolution considérable. En effet, dans le passé, ces prothèses étaient constituées par une queuede forme relativement effilée, et par une tete, en métal ou en matière synthétique, la queue étant simplement enfoncée dans l'os. Il arrivait alors fréquemment que la queue prenne du jeu et devait etre remplacée. De plus, une trop grande force d'enfoncement de la prothèse pouvait provoquer une cassure de l'os due à un effet de coin. Une amélioration de la technique, entraînant une meilleure tenue des prothèses, a été obtenue par l'interposition, d'un ciment spécial entre l'os et la prothèse, puis par la mise en place, dans la cavité articulaire du bassin, d'un second élément, appelé cupule cotylodienne, qui obstrue cette dernière et qui coopère avec la tete de la prothèse en formant une prothèse tonale de la hanche. Toutefois, les prothèses totales du type décrit ci-dessus présentent généralement une courbure assez importante de la queue qui est, en outre, très effilée et de section tapézoîdale, avec la petite surface du trapèze tournée vers la partie interne du fémur, et une surface portante de l'assise minime, de tordre de quelques a dizaines de mm Du fait de cette constitution, la prothèse est donc soumise à des sollicitations engendrées par l'activité musculaire et la mise en charge, et a encore trop souvent tendance à se briser par fatigue du métal la constituant.La rupture de la queue de la prothèse est le plus souvent due à un descellement de celle-ci à la suite d'un fluage du ciment spécial entraînant un travail pratiquement uniquement en encastrement de la queue de la prothèse qui se rompt par fatigue. Le fluage du ciment est notamment dû à une surface frontale interne trop faible de la queue qui donne lieu à des pressions unitaires trop elevées. La présente invention a pour but de pallier ces inconvénients. Elle a, en effet, pour objet des perfectionnements aux prothèses totales de hanche qui consistent essentiellement à réduire la courbure de la queue, à amener l'assise à une position plus proche de l'horizontale, à modifier la section de la queue, et à pourvoir la cupule cotyloidienne de rainures d'ancrage. Selon une caractéristique de l'invention, la tangente à la courbure de la queue dans sa partie distale forme avec l'assise de la prothèse une angle tel que les contraintes de flexion soient réduites à un minimum acceptable pour éviter la rupture par fatigue, cet angle sera de préférence de 410. Conformément à une autre caractéristique de l'invention, l'assise prothétique présente une surface importante pour permettre une bonne application de sa partie interne sur la partie correspondante d'os cortical de la coupe. Selon une autre caractéristique de l'invention, la section de la queue est de préférence rectangulaire de manière à diminuer la pression unitaire qui s'exerce sur le ciment situé entre la prothèse et l'os. L'invention sera mieux comprise grâce à la description ci-après, qui se rappoxte à un mode de réalisation préféré, donné-à titre d'exemple non limitatif, et expliqué avec reférence au dessin schématique annexé, dont la figure unique représente dans une vue e éclatée en coupe la prothèse totale conforme à l'invention. Comme le montre la figure du dessin annexé, les perfectionnements aux prothèses totales de la hanche consistent essentiellement à réduire la courbure de la queue 1, à rapprocher la position de l'assise 2 de l'horizontale, à modifier la section de la queue 1, et à pourvoir la cupule cotyloldienne 3 de rainures d'ancrage 4. Pour permettre une réduction des contraintes de flexion sur la queue 1, de manière à éviter une rupture de celle-ci par fatigue, l'angle , rrt, formé par la tangente à la courbure de la queue dans sa partie distale et par une droite de la surface de l'assise, est considerablement augmenté par rapport aux réalisations connues (oL = 250) et est de préférence égal à 410. L'assise prothétique 2 repose sur la partie correspondante 5 d'os cortical de la coupe avec une surface importante, s'applique parfaitement contre cette dernière, et permet une réduction de la charge unitaire sur cette partie 5 La surface de cette assise 2 est de 2 préférence égale à 545 mm Conformément à l'invention, la queue 1 est de préférence de section rectangulaire, permettant ainsi de diminuer de manière importante la pression unitaire sur le ciment situé entre l'os et la prothèse, et, de ce fait, d'éviter un fluage de ce dernier. Les rainures 4 de la cupule 3 permettent une meilleure adhérence des tissus, et donc une bonne consolidation de cette partie de la prothèse, cette cupule étant de préférence constituée en polyéthylène. Le matériau utilisé pour la réalisation de la partie inférieure de la prothèse est un alliage cobalt-chrome dont la composition préférentielle est la suivante chrome 27 à 30 % fer 1 ffi carbone 0,15 ffi manganèse 1 % molybdène 4,5 à 7 % phosphore 0,04 % soufre 0,03 s silicium 1 % nickel 2,5 cobalt balance Grâce aux perfectionnements selon l'invention, il est possi ble de réaliser une prothèse totale de la hanche présentant une tenue parfaite, réduisant, par l'importance des diverses surfa ces en contact, la pression unitaire sur lesdites surfaces, et permettant, de ce fait, d'éviter une rupture par fatigue. L'invention est plus particulièrement applicable dans le domaine de la médecine. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réali sation décrit et représenté au dessin annexé. Des modifications restent possibles, notamment du point de vue de la section et de la courbure de la queue, sans sortir pour autant du domaine de protection de l'invention. - REVENDICATIONS- 1. Perfectionnements aux prothèses totales de la hanche, caractérisés en ce qu'ils consistent essentiellement à réduire la courbure de la queue, à amener l'assise à une position plus proche de l'horizontale, à modifier la section de la queue, et à pourvoir la cupule cotyloldienne de rainures d'ancrage. 2. Perfectionnements, suivant la revendication 1, caractérisés en ce que la tangente à la courbure de la queue dans sa partie distale forme avec l'assise de la prothèse un angle tel que les contraintes de flexion soient réduites à un minimum acceptable pour éviter la rupture par fatigue, cet angle étant de préférence de 410. 3. Perfectionnements, suivant la revendication i, caractérisés en ce que l'assise prothétique présente une surface importante, de préférence égale à 545 mm , pour permettre une bonne application de sa partie interne sur la partie correspondante d'os cortical de la coupe. 4. Perfectionnements, suivant la revendication 1, caractérisés en ce que la section de la queue est de préférence rectangulaire de manière à diminuer la pression unitaire qui s'exerce sur le ciment situé entre la prothèse et laos.