La confection des entourages de fenêtres et autres baies extérieures ralentit toujours considérablement le travail du maçon qui construit une maison, et la pose ultérieure des fenêtres et des volets, persiennes ou contrevents, demande des reprises qui sont une cause supplémentaire de retard et entraînent des frais importants. Pour pallier cet inconvénient, la présente invention a pour objet un entourage de fenêtres et d'autres baies extérieures en éléments préfabriqués, obtenus par moulage, de dimensions très précises, correspondant à celles de la fenêtre ou de la baie qu'il est destiné à recevoir, que le maçon peut poser sans plus de difficultés que les briques, parpaings ou autres agglomérés de sa maçonnerie, et sans retarder en quoi que ce soit le montage de celle-ci. A cet effet, cet entourage de fenêtres ou autre baie en éléments préfabriqués obtenus par moulage, est constitué de quatre éléments, un appui ou seuil, deux pieds droits et un linteau, comportant chacun une surface extérieure plane, horizontale pour l'appui ou le seuil et pour le linteau, verticale pour les pieds droits, limitée coté extérieur par un décrochement à angle droit créant un prolongement vers l'extérieur leur permettant de venir en butée contre la surface extérieure de la maçonnerie, ce prolongement ayant une largeur correspondant à celle du surplomb (saillie), qu'on désire conserver à l'élément considéré, majorée éventuellement de l'épaisseur du crépi ou autre revêtement éventuel de la maçonnerie. Ces éléments peuvent être réalisés en béton traditionnel, auquel cas ils pèsent environ 50 kg par mètre linéaire et nécessitent un outillage approprié sur le chantier pour leur manutention ; ils peuvent être également réalisés en utilisant de l'argile expansée comme granulat du béton, auquel cas leur poids est environ moitié et ils peuvent être utilisés sans aucun autre outillage. Lorsque le maçon a monté ses rangs de briques, parpaings ou autres agglomérés jusqu'à la hauteur du linteau, en laissant une ouverture appropriée pour la fenêtre ou la baie, dont le bord inférieur est arasé au niveau désiré pour la sous-face de l'appui ou du seuil, il peut poser les quatre éléments de son entourage de fenêtre ou autre baie, les maçonner et poursuivre ensuite, sans aucune interruption, la construction de son mur, à un niveau supérieur à celui du linteau. Suivant une caractéristique de l'invention, et eu égard à la grande précision des dimensions de ces éléments d'entourage de baie, obtenus par moulage, les gonds utilisés par la suite pour articuler les volets, persiennes ou contrevents, ainsi que les pattes de scellement des fenêtres ou autres menuiseries, peuvent être scellés par avance dans ces pieds droits, ou, tout au moins, des trous peuvent y être-réservés pour permettre de les sceller au moment de la pose desdits volets, persiennes, contrevents, fenêtres ou autres menuiseries. Le dessin annexé montre à titre d'exemple un mode de réalisation de la présente invention: La figure 1 est une vue en élévation d'un entourage de fenêtre, après pose dans un mur à parement apparent. Les figures 2, 3 et 4 sont des vues en coupe faites respectivement suivant les lignes II-II, 111-111 et IV-IV de la figure 1. La figure 5 est une vue en perspective montrant une des extrémités d'un appui ainsi que l'extrémité inférieure d'un pied droit destiné à être posé sur lui. La figure 6 est une vue en perspective de l'extrémité- supérieure d'un pied droit ainsi que d'une des extrémités d'un linteau destiné à être posé sur lui. Le mur 1 représenté à la figure 1 est percé d'une fenêtre 2 dont l'entourage est constitué de quatre éléments préfabriqués par moulage, un appui 3, des pieds droits 4 et 5, et un linteau 6. Comme on le voit plus spécialement sur la figure 2, la face supérieure de l'appui 3 est constituée d'un glacis en pente douce 7, depuis sa partie interne bordée par un regingot 8 jusqu'à sa partie externe. Sa face intérieure 9, partant du regingot 8 est légèrement inclinée vers l'extérieur par rapport à la verticale, sa face extérieure 10 est verticale, et sa face inférieure 11 est horizontale, pour permettre sa pose sur la maçonnerie 12, arasée au niveau voulu, avec un décrochement 13 à angle droit, susceptible de prendre appui contre la face extérieure de la maçonnerie 12,ou crêpi 14 dont elle aura été revêtue, et créant un prolongement vers le bas 15,en saillie par rapport à la maçonnerie 12 , tenant lieu de larmier. Les faces apparentes des pieds droits sont constituées, comme le montre notamment la figure 3, par une face plane exté rieure 16, une face plane latérale 17 et une face plane intérieure 18, toutes ces faces planes étant orthogonales les unes aux autres ; la face cachée comporte un premier décrochement 19, à angle droit, destiné as prendre appui contre la face extérieure de la maçonnerie 12, comme le décrochement 13 de l'appui, avec interposition éventuelle d'un joint 20, et d'un deuxième décrochement 21, également à angle droit, laissant entre la maçonnerie 12 et la face cachée du pied droit un vide 22 qui peut être bouché par du mortier. De la laine de verre 23 peut être intercalée entre la face intérieure de la maçonnerie 12 et une paroi intérieure 24 en toute matière appropriée. La face inférieure horizontale 25 du pied droit repose sur une face horizontale correspondante 26 prévue à cet effet à chaque extrémité des appuis, avec une partie en creux 27 de la base du pied droit, correspondant à une partie en saillie 28 de l'appui qui empêche tous les déplacements relatifs de l'un par rapport à l'autre. La liaison entre le pied droit et son appui peut être réalisée au moyen d'une b arbotine à base de résine de polyuréthane, présentant des caractéristiques suffisantes de résistance à l'humidité, aux acides, aux hydrocarbures, et, d'une manière plus générale, à tous les agents chimiques. Le linteau 6 a une section en coupe semblable à celle des pieds droits ; il comporte à c hacune de ses extrémités des décrochements 29 et 30, correspondant aux décrochements 19 et 21 des pieds droits, dont ils constituent des prolongements, comme le montre la figure 6. Pour assurer la fixation de l'un à l'autre, des tiges filetées 31 et 32 émergent verticalement au-dessus de la partie supérieure de chacun des pieds droits 4; ils sont destinés à être enfilés dans des trous correspondants 33 et 34 prévus à cet effet à l'extrémité de chacun des linteaux ; la fixation peut ensuite être obtenue par des boulons ; l'étanchéité de la liaison peut être assurée avec des résines de polyuréthane, comme celle entre les pieds-droits et l'appui de fenêtre. Il est bien entendu que le mode de-réalisation de l'invention qui ont été décrits ci-dessus en référence au dessin annexe a été donné à titre purement indicatif et nullement limitatif et que de nombreuses modifications peuvent être apportées sans qu'on d'écarte pour cela du cadre de la présente invention l'aspect de ces entourages de fenêtres peut être diversifié, leur surface apparente peut être lisse, grainée, bouchardée, genre mignonette, ou autre ; de toutes façons, l'utilisation de tels entourages de fenêtres permet une meilleure coordination du chantier et un gain appréciable de temps. Bien qu'il ait été seulement question, dans la description détaillée qui précède, uniquement d'une fenêtre, l'invention concerne également toutes autres baies extérieures, telles que portes fenêtres, portes d'entrées, portes de service, etc... REVENDICATIONS =========================== 1.- Entourage de fenêtres et autres baies extérieures en éléments préfabriqués, obtenus par moulage, caractérisé en ce qu'il est constitué de quatre éléments, un appui ou seuil, deux pieds droits et un linteau, comportant chacun une surface extérieure plane, horizontale pour l'appui ou le seuil et pour le linteau, verticale pour les pieds droits, limitée côté extérieur par un décrochement à angle droit créant un prolongement vers l'extérieur leur permettant de venir en butée contre la surface extérieure de la maçonnerie, ce prolongement ayant une largeur correspondant à celle du surplomb (saillie, qu'on désire conserver à l'élément considéré, majorée éventuellement de l'épaisseur du crépi ou autre revêtement éventuel de la maçonnerie. 2.- Entourage suivant la revendication 1, caractérisé en ce que# ces éléments sont réalisés en béton traditionnel armé et vibré. 3.- Entourage suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ces éléments sont réalisés en utilisant de l'argile expansée comme granulat de béton, auquel cas leur poids est environ moitié. 4.- Entourage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les gonds utilisés par la suite pour articuler les volets, persiennes ou contrevents, ainsi que les pattes de scellement des fenêtres ou autres menuiseries, sont scellés par avance dans les pieds droits, ou, tout au moins, des trous y sont réservés pour permettre de les sceller au moment de la pose des volets, persiennes, contrevents, ou fenêtres.