L'utilisation des matières plastiques pour le conditionnement des denrées alimentaires s étend actuellement aux produits stérilisés. Alors que les plastiques actuels sont parfaitement adaptés au conditionnement de simple présentation, le conditionnement stérilisable pose un certain nombre de problèmes qui ne sont pas parfaitement résolus. Dans l'état actuel de la technique, le produit à conserver est, avec ou sans traitement préalable, enfermé dans un emballage plastique souple scellé sous vide. La feuille de plastique constituant cet emballage doit présenter différentes qualités : etre thermosoudable et conserver une résistance mécanique suffisante à la température de stérilisation qui peut atteindre 140 Co Ce résultat est obtenu par un complexe de deux films rigoureusement collés l'un à l'autre dont l'un assure la résistance mécanique alors que l'autre permet la thermosoudure. Ce résultat peut etre obtenu avec différents complexes dont le mieux adapté pourrait être actuellementpolypropylène et polyamide 6. Le polypropylène est thermosoudable, le polyamide 6 mécaniquement résistant. Si de tels complexes sont adaptés aux opérations mécaniques de conditionnement, supportent parfaitement la stérilisation et assurent le maintien de l'aseptie du produit stérilisé, ils ne sait malheureusement pas imperméables aux gaz et permettent donc, de ce fait, une oxydation du produit qui, par suite de réactions secondaires qu'elle favorise, en limite la conservation à quelques mois faisant apparaître des goûts anormaux et une modification de l'aspect Pour pallier cet inconvénient, on a proposé un complexe triple qui comporte une couche intermédiaire imperméable aux gaz, généralement du chlorure de polyvinylidène mais les complexes triples existant actuellement sont coûteux et n'apportent qu'une amélioration insuffisante. On peut également envisager un suremballage qui consiste-à placer le sachet primaire dans un deuxième emballage en assurant par un moyen quelconque l'absence d'oxygène dans l'espace intermédiaire. Les travaux du demandeur sur ces problèmes de stérilisation sous emballage plastique souple ont montré que la durée de conservation et la qualité des denrées apertisees, notamment des pommes de terre étaient nettement améliorées, au delà de toute attente, quand elles contiennent une quantité adéquate de gaz carbonique C02 dissous qui en assure une carbonatation précise. Cette exigence relative à la qualité du produit fini n'est pas compatible avec la technique habituelle de stérilisation en emballage souple, sans liquide de jutage, dans laquelle les-embal- lages doivent etre soudés sous vide de manière à assurer un bon contact entre la paroi du sachet et la denrée qui doit subir le traitement thermique. Il est possible de réaliser avant ce stade la dissolution de gaz carbonique dans la denrée à stériliser, mais alors il faut modifier les techniques de stérilisation par la mise en oeuvre de surpression beaucoup plus élevée pour continuer à assurer le contact entre le film plastique et la denrée à traiter. Les travaux du Demandeur ont également démontré qu'il est possible d'apporter à la denrée stérilisée la quantité convenable de gaz ,carbonique mais seulement après le traitement thermique. Les données dont on dispose sur les différents films ou complexes plastiques montrent que la perméabilité gazeuse augmente très notablement quand on passe de l'azote à l'oxygène et au gaz carbonique. Les perméabilités absolues sont très variables (exprimées en centimètres cubes de gaz comptés à OOC et I bar, soit Ncc, ici comme dans la suite du texte) traversant sous une différence de pression de 1 bar en 24h à 20"C un film de lm2 de surface et de 1 mm d'épaisseur on a pour ltoxygène environ : 0,1 pour les polyvinylidènes, 1 pour les polyamides, 10 pour les chlorures de polyvinyle et plus de 100 pour les polyéthylènes.Pour un meme produit, les perméabilités relatives pour les différents gaz varient beaucoup moins et sont très approximativement multipliées par 5 quand on passe de l'azote à l'oxygène et à nouveau par 5 quand on passe de l'oxygène au gaz carbonique. Mais des différences importantes apparaissent d'une matière à l'autre par exemple pour les chlorures de polyvinyle la perméabilité au gaz carbonique n'est que le double de celle à l'oxygène. Par ailleurs, la perméabilité aux gaz des différents films ou complexes plastiques augmente rapidement avec la température la perméabitité est doublée pour une augmentation de température comprise entre 5 et IOOC selon le type de produit. C'est en tenant compte de ces différences de perméabilité que le Demandeur a pu réaliser un transfert contrôlé de- gaz carbonique vers la denrée stérilisée que le conditionnement final de celle-ci soit en simple ou en double emballage, pour permettre à cette matière de dissoudre un volume de gaz carbonique représen- tant de 2 à1ONcc pour 100 g de denrée, de préférence 5 cc. Une quantité supérieure de C02 n'est pas souhaitable. La présente invention a pour objet un procédé pour améliorer la conservation de denrées alimentaires contenues dans des emballages plastiques souples, ce procédé permettant notamment d'augmenter la durée de conservation sans altération durgoût ni modification de 11 aspect. Suivant l'invention, un procédé pour améliorer la conservation de denrées alimentaires contenues dans des emballages plastiques souples dans lesquels elles ont été enfermées sous vide et soumises à un traitement thermique de stérilisation, est caractérisé en ce ue, après ce traitement thermique, on soumet la denrée à une carbonatation limitée en faisant migrer à travers la paroi de l'emballage plastique souple une quantité contrôlée de gaz carbonique. Suivant un aspect de l'invention, on réalise la carbonatation en faisant séjourner l'emballage plastique souple dans un grand volume de gaz carbonique et en ce qu'on contrôle la quantité de gaz carbonique pénétrant à l'intérieur de l'emballage plastique souple par la durée de ce séjour. Suivant un autre aspect de l'invention qui-vise le conditionnement en emballage et suremballage, on réalise la carbonatation en enfermant un emballage plastique souple dans une enceinte de petite volume tel qu'un suremballage pratiquement étanche aux gaz et contenant un mélange de gaz carbonique et d'un autre gaz tel que de l'azote et on contrôle la quantité de gaz carbonique pénétrant à l'intérieur de l'emballage plastique souple par la teneur en gaz carbonique de ce mélange. Dans le cas du conditionnement en emballage et suremballage, on peut avantageusement réaliser la carbonatation en deux temps successifs, d'abord en faisant- séjourner l'emballage plastique souple dans un grand volume de gaz carbonique et ensuite-en enfermant l'emballage plastique souple dans une enceinte de petit volume tel qu'un suremballage pratiquement étanche aux gaz et contenant un mélange de gaz carbonique et d'un autre gaz tel que de l'azote et on contrôle la quantité de gaz carbonique pénétrant à l'interieur de I'emballage souple tant par la durée du séjour dans le grand volume de gaz carbonique que par la teneur en gaz carbo nique du mélange contenu dans le suremballage. De préférence la quantité de gaz carbonique introduite dans llemballage est comprise entre 2 à lONcc et de préférence voisine de 5Ncc pour 100 g de denrée. Le contrôle du traitement pour obtenir ce-transfert de gaz carbonique dépend notamment de la géométrie de l'emballage, de la température, de la perméabilité du complexe,plastique, et de la pression du gaz carbonique. Les modes de réalisation pratiques de l'invention sont adaptés au conditionnement final du produit, éventuellement emballage simple ou double. L'emballåge extérieur est dans ce cas très peu perméable aux gaz et de préférence rigide et transparent. Les chlorures de polyvinyle conviennent particulièrement car ils ont une perméabilité au gaz carbonique relativement faible. Dans le cas du simple emballage, on choisit un complexe thermosoudable et thermorésistant tel que polyamide 6 polypropylène qui a une perméabilité absolue de 3 pour l'oxygène et 20 pour le gaz carbonique, cette dernière caractéristique étant particulièrement intéressante. En effet un complexe de 25 microns et 60 microns d'épaisseur laisse à 200C passer 250Ncc de gaz carbonique par 24 heures par mètre carré et par atmosphère.Un sachet contenant par exemple 400 g de pommeQ8e~terre pelées stérilisées et offrant une surface de 0,08 m2 laisse passer, plongé dans un bain de gaz carbonique gazeux à la pression atmosphérique, environ 0,8Ncc de gaz carbonique à l'heure à la température de 200 C. I1 faut environ 24 heures pour faire transiter 20Ncc de gaz carbonique correspondant à 5Ncc de gaz carbonique pour 100 g de denrée. De préférence, on applique le traitement au gaz carbonique avant refroidissement des sachets, par exemple à 60"C et alors le temps de séjour pour le même résultat est de 1 heure environ. Le procédé suivant l'invention permet d'augmenter la durée de conservation qui se trouve environ doublée, moins en diminuant l'oxydation que grâce à la présence de gaz carbonique qui inhibe les réactions secondaires découlant de celle-ci, par exemple dans le cas de pommes de terre, la durée passe de 2 ou 3 mois à5 mois grâce au traitement par le gaz carbonique. Le conditionnement en double emballage comporte selon 1 'in- vention un emballage intérieur souple et transparent et un embal lage extérieur transparent se composant d'une barquette rigide et d'un opercule semi-rigide, l'espace intermédiaire entre les deux emballages étant rempli par un mélange de gaz carbonique et d'azote contenant de 10 à 30 % de gaz carbonique. Cette caractéristique donne une très grande souplesse d' utilisation. On peut par exemple faire subir à 11 emballage primaire un traitement analogue à l'un des précédents mais un peu moins poussé laissant/transiter par exemple 4Ncc de gaz carbonique pour 100 g de denrée et garnir l'espace intermédiaire avec 107 de gaz carbonique et 90 % d'azote.La diffusion de gaz carbonique se poursuit, créant ainsi un léger vide dans l'espace intermédiaire et si celui-ci est rempli à la pression atmosphérique, l'opercule est alors soumis à une dépression -qui le tire vers l'intérieur de la barquette et qui rigidifie celle-ci Le traitement de l'emballage primaire au C02 peut etre réduit davantage mais il faut alors prévoir un pourcentage de gaz carbonique plus élevé dans le mélange gazeux de remplissage de l'espace intermédiaire, par exemple 15 % variable d'ailleurs selon le volume respectif des emballages. Le traitement au gaz carbonique qui a pour effet la pénétration de gaz carbonique à l'emballage intérieur, débarrasse aussi la surface de celui-ci de l'oxygène de l'air qui y adhère. Pour augmenter ce dernier effet, on peut traiter les emballages primaires dans un jet ou courant de gaz carbonique pendant un temps -très bref pour assurer un léger transfert mais surtout une élimination d'oxygène et de prévoir alors une proportion plus importante encore de gaz carbonique dans l'espace intermédiaire, par exemple 25 7. Dans le cas où on doit avoir une forte proportion de gaz carbonique, donc un vide relativement important dans l'espace intermédiaire, il peut être avantageux de régler celui-ci sous une pression très légèrement supérieure à la pression atmosphérique. De toute façon, il est souhaitable que la dépression finale ne dépasse pas 0,2 bar. Un remplissage de l'espace intermédiaire au gaz carbonique pur n'est pas désirable car la dissolution de celui-ci dans la denrée serait trop importante et lui donnerait un goût insolite. D'autre part, l'emballage extérieur serait soumis à un vide beaucoup trop important qui l'écraserait. C'est la raison pour laquelle selon l'invention, des moyens de contrôle de la durée du traite ment et/ou de la teneur en gaz carbonique d'un mélange gazeux de traitement sont prévus pour limiter la migration de gaz carbonique à travers la paroi de l'emballage plastique souple. La présente invention a également-pour objet un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé d'amélioration de conservation des denrées alimentaires et également les denrées ainsi traitées et les emballages simples ou doubles contenant de telles denrées. Des formes d'exécution de l'invention sont ci-apres décrites, à titre d'exemple, en référence aux dessins annexés dans lesquels la figure 1 est une vue schématique d'un dispositif suivant l'invention avec une grande enceinte remplie de gaz carbonique et des moyens de contrôle delta durée du séjour des emballages dans cette enceinte la figure 2-est une vue schématique d'une variante de dispositif avec un suremballage contenant un mélange de gaz carbonique et d'azotè et des moyens de contrôle de la teneur en gaz carbonique de ce mélange la figure 3 montre le suremballage avec la forme déprimée de son opercule due à la migration de gaz de l'espace intermédiaire vers l'emballage intérieur la figure 4 concerne une autre variante dans laquelle l'emballage simple est soumis à des jets de gaz carbonique. On se référera d'abord à la figure 1 qui concerne à titre non limitatif une application de l'invention à la conservation de denrées alimentaires telles que des pommes de terre en emballage souple et transparent. Les denrées D telles que des pommes de terre pelées sont amenées par un transporteur 10 à partir d'une trémie 11 vers un poste d'emballage 12 qui est alimenté en emballage 13 et où les denrées D sont enfermées sous vide dans les emballages plastiques souples E. Pour fixer les idées l'emballage plastique est un sachet d'un complexe thermosoudable et thermorésistant tel que polyamide 6-polypropylene ayant une épaisseur de 25 microns pour le polyamide et de 60 microns pour le polypropylène qui se trouve placé sur la face intérieure de l'emballage. Un tel plastique laisse passer 250Ncc de C02 par 24 heures et par m à une température de 60 et pour une différencede pression de C02-de 1 bar Les sachets vides mesurent 160 x 290 mm et la soudure est déjà faite sur les deux grands côtés et un petit. Après remplissage et ferme 2 ture la surface disponible pour le transfert de gaz est de 0,08 m Les denrées D ensachées sous vide dans les sachets plastiques E au poste 12 sont amenées par un transporteur 14 vers un poste 15 de traitement de stérilisation. Suivant l'invention on soumet alors dans un poste 16 les denrées D dans leur emballage plastique souple E à une carbonatation limitée en faisant migrer à travers la paroi de l'emballage plastique souple une quantité contrôlée de gaz carbonique C02 Les denrées D dans leur emballage plastique souple E sont soumises à cette carbonatation dans un poste 16 aussitôt après le traitement thermique de stérilisation en 15 et avant que l'em- ballage plastique souple E ne soit complètement refroidi par exemple lorsque la température de cet emballage est de l'ordre dé 60"C, et ceci pour faciliter les conditions de migration du gaz carbonique à travers la paroi de l'emballage E. Avec les emballages E contenant 400 g de pommes de terre 2 stérilisées et offrant une surface de Q,08 m2 il passe à 60 C 20Ncc de- C02 à l'heure Il est à noter qu'à la température de 20"C le même résul tat ne pourrait être obtenu qu'au bout de 24 heures. Le poste 16 consiste dans l'exemple représenté en une enceinte de grand volume qui est remplie de gaz carbonique C02. On voit en 17 un réservoir de gaz carbonique et en 18 un conduit qui relie le réservoir 17 au poste 16 pour assurer le remplissage de ce poste 16 avec du gaz carbonique Un robinet 19 est disposé sur le conduit 18 et permet de régler l'alimentation de l'enceinte 16 en gaz carbonique. Le séjour des emballages E dans l'enceinte 16 contrôlé par un dispositif 20, est arrêté. lorsque la quantité de gaz carbonique ayant pénétrée dans chaque emballage E est de 5Ncc de gaz carbonique pour 100 g de denrées D. Ce résultat est pratiquement atteint au bout d'une heure lorsque les emballages E sont du type décrit et subissent un trai tenant de carbonatation à la température de 60"C. Avec l'agencement qui vient d'être décrit les emballages E contenant les denrées D et ayant subi une carbonatation contrôle au poste 16 présentent des performances nettement améliorées de conservation notamment dans le temps. En particulier les denrées conservent une excellente saveur sans aucune modification d'un aspect de fraîcheur au bout de 4 mois alors que dans les mêmes conditions des emballages non carbonatés ne peuvent être conservés dans de bonnes conditions que pendant 2 mois. En variante on peut utiliser un emballage identique-~au précédent quand à- la forme, mais constitué d'un film différent 40 microns devpolyamide et 40 microns de polypropylène. Le type de sachet aura une perméabilité qui n'eSt que de 60 % de celle du sachet utilisé dans l'exemple précédent. Pour éviter de modifier le temps de séjour dans l'enceinte 16 on choisira une température plus élevée et égale à 65 C. Les sachets de pommes de terre stérilisées ainsi obtenus --ont une durée de conservation de 5 mois alors que dans- les mêmes conditions mais sans carbonatation elle n'aurait été que de 2 ou 3 mois. On se référera maintenant à la figure 2 où l'agencement est analogue à celui qui vient d'être décrit en référence à la figure 1 et où l'emballage plastique souple E contenant les denrées D est soumis à une carbonatation contrôlée en étant exposé dans une enceinte contenant du gaz carbonique, mais dans l'exemple de la figure 2 cette enceinte est non pas de grand volume mais de petit volume et individuel pour chaque emballage E et consiste ici en un suremballage S dans lequel E est placé. En fait les denrées D se trouvent ainsi conditionnées jus qutau moment de leur consommation dans un double emballage de préférence transparent comprenant un emballage intérieur E et un emballage extérieur S. Le suremballage S comporte avantageusement une barquette rigide transparente B et un opercule semi-rigide C soudé périphériquement sur la barquette B d'une manière pratiquement étanche au gaz. La carbonatation est réalisée en introduisant dans l'espace intermédiaire I compris entre les emballages E et S un mélange de gaz carbonique et d'azote et on contrôle la quantité de gaz carbonique pénétrant à l'intérieur de l'emballage E par la teneur en gaz carbonique de ce mélange. Cette opération s'effectue dans un appareil A à souder sous vide les emballages plastiques-et dans lequel on introduit la barquette rigide B contenant l'emballage E et séparément l'opercul-e C. On fait le vide dans l'appareil grâce au dispositif 21 puis avant de souder périphériquement l'opercule C sur la barquette B on remplit le vide par un mélange de C02 et de N2provenant des réservoirs 22 et 23 respectivement reliés par des tubulures 24 et 25 à un doseur 26 et amené dans l'appareil A par la tubulure 27 sous une pression définie. On soude alors l'opercule C sur la barquette B opération par laquelle se termine le conditionnement On choisit pour le suremballage S un matériau pratiquement étanche aux gaz c'est-à-dire de très faible perméabilité. Pour fixer les idées l'emballage plastique intérieur est un sachet analogue à celui utilisé précédemment, 25 microns + 60 microns de polyamide et polypropylène recevant 500 g de pommes de terre et ayant après remplissage fermeture et stérilisation un volume de 460 cc. L'emballage extérieur est en deux pièces barquette et opercule. La barquette est thermoformée à partir d'un film de chlorure de polyvinyle de 400 microns d'épaisseur ce qui lui donne une épaisseur réelle comprise entre 250 et 400 microns, ses dimensions sant 130 sur 190 et 30 mm de profondeur soit un volume de 680 cc compte tenu de la forme arrondie.L'opercule est un film de polyéthylène-polyamide de 30 + 50 microns Si les sachets ont déjà subi un traitement par C02 dans une grande enceinte mais très bref par exemple 15 minutes, seulement 5Ncc de C02 auront transité vers la denrée. Pour compléter par exemple 25Ncc de C02 pour 500 g de produit il faut apporter ce complément par le gaz de l'espace intermédiaire. Le volume intermédiaire est de 220 cc il devra donc contenir au minimum 25cc de C02 soit 11,4 %. En pratique l'échange n'est jamais complet, on choisira donc 15 % de C02 et le remplissage se fera à la pression atmosphérique. Les denrées D ainsi conditionnées dans le double emballage E et S sont alors propres à la consommation et peuvent être conservées avec une très bonne saveur et un très bel aspect de fraîcheur pendant 7 ou 9-mois. I1 est à noter que le gaz carbonique dont la teneur est exactement dosée dans le mélange gazeux qui remplit l'espace intermédiaire I est admis à migrer en quantité limitée à travers la paroi de I'emballage E à l'intérieur de cet emballage en assurant une carbonatation limitée et favorable des denrées D. Une telle migration provoque un léger vide dans l'espace intermédiaire I (figure 3) ce qui a pour effet de déprimer l'opercule C vers l'intérieur de la barquette B : il en résulte une rigidification du suremballage S qui le rend plus robuste pour le stockage et également un aspect favorable pour une présentation. Les meilleurs résultats ont été obtenus dans le cas de pommes de terre lorsque la teneur en gaz carbonique du mélange gazeux est réglée par le poste 26 de manière à ce que la denrée absorbe 4 à 8Ncc de C02 pour 100 g de poids, on obtient en particulier une conservation jusqu'à8 mois et davantage, alors que des suremballages dont l'espace intermédiaire I a été rempli avec de l'azote, toute chose égale d'ailleurs n'ont pu être conservés que jusqu'à 6 mois au maximum. I1 a été également remarqué qu' avec des suremballages S dont l'espace intermédiaire I a été rempli avec du gaz carbonique pur les denrées D ont été très rapidement surcarbonatéeset impropres à la consommation. On appréciera que dans les exemples précédents, un traitement au gaz carbonique a pour effet non seulement de faire pénétrer du gaz carbonique dans l'emballage E mais également de débarrasser celui-ci de l'oxygène de l'air qui y adhère. Dans la variante représentée à la figure 4, il est prévu de soumettre les emballages E contenant les denrées D à un courant de gaz carbonique pendant un temps qui peut être très bref lorsque cette application est réalisée au moyen de jets sous une pression suffisante. En particulier, à figure 4 ces jets sont émis par -des buses 28 qui sont alimentées en gaz carbonique à partir d'un réservoir 29 par un conduit 30 comportant un robinet 31. Celui-ci constitue un moyen de contrôle qui permet de doser l'effet de jets du gaz carbonique sur l'emballage plastique E. Des emballages plastiques E traités par un dispositif tel que celui montré à la figure 4 présentent une plus longue durée de conservation que lorsque ils n'ont pas été soumis à un tel traitement. Cette augmentation de la durée de conservation est d'environ 1 mois. REVENDICATIONS 1) Procédé pour améliorer la conservation de denrées alimentaires contenues dans des emballages plastiques souples dans lesquels elles ont été enfermées sous vide et soumises à un traitement thermique de stérilisation, caractérisé en ce que, après ce traitement thermique, on soumet la denrée à une carbonatation limitée en faisant migrer à travers la paroi de l'emballage plastique souple une quantité contrôlée de gaz carbonique. 2) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on réalise la carbonatation en faisant séjourner l'emballage plastique souple dans un grand volume de gaz carbonique et en ce qu'on-contrôle la quantité de gaz carbonique pénétrant à l'inté- rieur de l'emballage plastique souple par la-durée de ce séjour. 3) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on réalise la carbonatation en enfermant l'emballage plastique souple dans une-enceinte de petit volume tel qu'un suremballage pratiquement étanche aux gaz et contenant un mélange de gaz carbonique et d'un autre gaz tel que de l'azote et en ce qu'on con trôle la quantité de gaz carbonique pénétrant à l'intérieur de l'emballage plastique souple par la teneur en gaz carbonique de ce mélange. 4) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on réalise la carbonatation en deux temps successifs, d'abord en faisant séjourner l'emballage plastique souple dans un grand volume de gaz carbonique et ensuite en enfermant l'emballage plastique souple dans une enceinte de petit volume tel qu'un suremballage pratiquement étanche aux gaz et contenant un mélange de gaz carbonique et dlun autre gaz tel que de l'azote et en ce qu'on contrôle la quantité de gaz carbonique pénétrant à l'intérieur de l'emballage souple tant par la durée du séjour dans le grand volume de gaz carbonique que par la teneur en gaz carbonique du mélange contenu dans le suremballage. 5) Procédé suivant la revendication 3 ou 4, caractérisé en ce que la teneur en gaz carbonique dudit mélange est comprise entre 10 % et 30 % en volume. 6) Procédé suivant une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'on commence à faire migrer le gaz carbonique à travers la paroi de ltemballage plastique souple aussitôt- après. le traitement thermique de stérilisation et avant que l'emballage plastique souple ne soit complètement refroidi, par exemple lors quela température de cet emballage est de l'ordre de 60 C. 7) Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte d'une part des moyens d'approvisionnement en gaz carbonique en présence desquels l'emballage plastique souple est admis à séjourner et d'autre part des moyens pour contrôler la migration du gaz carbonique à travers la paroi de l'emballage plastique souple. 8) Dispositif suivant la revendication 7, caractérisé en ce que lesdits moyens d'approvisionnement comportent au moins une enceinte qui est adap-tée à recevoir du gaz carbonique et dans laquelle l'emballage plastique souple est placé. 9) Dispositif suivant la revendication 8, caractérisé en ce qu'une enceinte de grand volume est prévue et est remplie de gaz carbonique et en ce que lesdits moyens de contrôle sont adaptés à définir la durée du séjour de l'emballage plastique souple dans ladite enceinte. 10) Dispositif suivant la revendication 8, caractéri-sé en ce qu'une enceinte de petit volume est prévue et consiste en un suremballage qui contient un mélange de gaz carbonique et d'un autre gaz tel qu'azote et en ce que lesdits moyens de contrôle sont adaptés à définir la teneur en gaz carbonique de ce mélange. 11) Dispositif suivant la revendication 8, caractérisé en ce que deux enceintes sont prévues, l'une de grand volume remplie de gaz carbonique, l'autre de petit volume contenant un mélange de gaz carbonique et d'un autre gaz tel qu'azote et en ce que lesdits moyens de contrôle sont adaptés d'une part à définir la durée du séjour de I'emballage plastique souple dans l'enceinte de grand volume et d'autre part à définir la teneur en gaz carbonique du mélange dans enceinte de petit volume. 12) Dispositif suivant la revendication 7, caractérisé en ce que lesdits moyens d'approvisionnement comportent une buse adaptée à émettre un jet de gaz carbonique et en ce que lesdits moyens de contrôle comportent un dispositif de réglage du flux associé à ladite buse 13) Denrée alimentaire traitée par le procédé suivant une des revendications 1 à 6 14) Denrée alimentaire traitée au moyen du dispositif,suivant une des revendications 7 à 12 .15) Emballage plastique souple contenant une denrée alimentaire suivant la revendication 13 ou 14, caractérisé en ce qu'il contient de 2 à lOcc et de préférence 5cc de gaz carbonique pour 100 g de denrée. 16) Suremballage contenant un emballage plastique souple suivant la revendication 15, caractérisé en ce qu'il comporte une barquette rigide et un opercule semi-rigide qui est déprimé vers l'intérieur de la barquette.