La présente invention a trait à un procédé de fabrication de corps tubulaires armés en matière synthétique du type dans lequel on-met en place, sur un mandrin, des fils d'armature, on imprègne l'armature à l'aide d'une matière synthétique, de préférence thermodurcissable, et on durcit l'ensemble obtenu pour réaliser lé corps creux. Les corps tubulaires obtenus selon l'invention sont avantageusement destinés à former des pièces résistantes à la traction et à la torsion, notamment des mâts de planches à voile, des longerons, des poutres et autres profilés résistants. L'invention a également trait à un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé et aux corps creux obtenus. Actuellement, pour fabriquer des mâts de planches à voile en matière synthétique armée, on roule sur un mandrin un tissu de verre préimprégné d'une résine thermodurcissable et on effectue le thermodurcissage de ce tissu, après quoi on retire le mandrin. Les mâts obtenus présentent cependant l'inconvénient de ne pas posséder une bonne résistance soit à la traction, soit à la torsion. Les essais qui ont été faits pour tenter de remédier à ces défauts, en modifiant les armatures, ont par ailleurs conduit à des procédés longs et des prix de revient élevés. La présente invention se propose de remédier-à ces inconvénients et de fournir un procédé de fabrication de corps tubulaires armés en matière synthétique, qui permette de fabriquer des corps tubulaires présentant une résistance nettement accrue aussi bien à la traction qu'à la torsion, tout en étant d'une grande légèreté et en utilisant la matière première juste nécessaire. En outre, l'invention sé propose de fournir un tel procédé qui soit facile à mettre en oeuvre et conduise à des prix de revient peu élevés. L'invention se propose également de fournir un dispositif permettant une mise en oeuvre facile et peu onéreuse de ce procédé, de façon semi-continue ou même continue. Enfin, l'invention se propose de fournir de nouveaux corps tubulaires armés en matière synthétique, présentant une résistance et une longévité accrues et un prix de revient particulièrement bas. L'invention a pour objet un procédé de fabrication de corps tubulaires armés en matière synthétique, dans lequel on réalise une armature- et une imprégnation de l'armature pour ensuite effectuer une polymérisation de l'ensemble obtenu, caractérisé par le fait que l'on recouvre un mandrin allongé d'une première gaine formée par une tresse d'armature dont les brins sont dirigés dans des directions permettant une résistance à la torsion et entrecroisés afin de leur donner une excellente cohésion de travail et une bonne transmission des efforts de brins à brins, que l'on recouvre ladite première gaine d'une pluralité de fils longitudinaux d'armature en faisant passer le mandrin revêtu de sa gaine à travers un poste d'application de fils, et que l'on fait passer ensuite le mandrin, avec ladite première gaine et lesdits fils, à travers une seconde gaine d'armature en forme de tresse, de façon que ladite seconde gaine se retourne comme un doigt de gant pour que sa surface primitivement externe vienne s'appliquer contre le mandrin revêtu de ladite première gaine et desdits fils, l'ensemble recouvrant le mandrin étant alors destiné à être imprégné, puis polymérisé, à la suite de quoi le mandrin est séparé du corps tubulaire obtenu. De préférence, et notamment dans le cas de la fabrication de mats de planches à voile, on utilise un mandrin légèrement tronconique pour former un corps tubulaire légèrement tronconique dont la forme facilite l'enlèvement ultérieur du mandrin par traction longitudinale par rapport au corps tubulaire. S'il s'agit de fabriquer des tubes cylindriques, il peut être avantageux d'utiliser des mandrins démontables ou gonflables et dégonflables afin de faciliter l'enlèvement du corps tubulaire stratifié. De façon particulièrement préférée, dans un mode de mise en oeuvre semi-continu du procédé, on fixe la première gaine, les fils et la seconde gaine sur une extrémité antérieure de mandrin, le déplacement du mandrin provoquant alors le dévidement des gaines et des fils ainsi que leur application et leur mise en place. On peut mettre en place des gaines et/ou des fils préimprégnés mais, de préférence, on réalise une imprégnation de la première gaine après sa mise en place sur le mandrin, puis une nouvelle imprégnation du mandrin lorsqu'il a été revêtu de sa seconde gaine, cette dernière imprégnation pouvant être suivie de l'enroulement d'une bande non adhérente autour de l'ensemble imprégné pour assurer la conformation et le maintien pendant la polymérisation. La mise en place de cette bande peut être avantageusement effectuée par simple rotation du mandrin autour de son axe. Dans un mode de mise en oeuvre particulièrement préféré, applicable aussi bien à un procédé de fabrication semi-continu qu'à un procédé de fabrication continu, on assure le déplacement d'un mandrin en tirant son extrémité antérieure à l'aide de l'extrémité postérieure du mandrin précédent, des moyens étant alors prévus pour solidariser et désolidariser les mandrins par leurs extrémités. Les gaines formées par les tresses peuvent soit avoir été réalisées à l'avance, soit être fabriquées sur place peu avant leur application sur le mandrin. L'invention a également pour objet un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé, ledit dispositif étant caractérisé par le fait qu'il comporte une pluralité de mandrins, un poste de mise en place d'une première gaine sur un mandrin, un poste d'application d'une pluralité de fils sur le mandrin revêtu de sa première gaine, et un poste d'application d'une seconde gaine sur le mandrin revêtu de la première gaine et desdits fils, ledit poste d'application comportant des moyens pour amener ladite seconde gaine en sens opposé au sens de déplacement du mandrin, des moyens étant en outre prévus pour permettre le déplacement desdits mandrins à travers les différents postes. De préférence, le poste d'application des fils comporte, régulièrement espacés autour de l'axe de déplacement du mandrin, une pluralité de moyens de guidage, tels que de préférence des trous dans une plaque, assurant le passage- et le guidage des fils à proximité du mandrin et/ou un peigne circulaire complémentaire. Le poste de mise en place de la seconde gaine est, dans une forme de réalisation particulièrement avantageuse, placé de façon adjacente au poste d'application des fils et comporte un élément tubulaire sur lequel coulisse ladite seconde gaine, dans une direction opposée à la direction d'avance du mandrin, ladite gaine se retournant à l'extrémité dudit élément tubulaire pour que sa face primitivement externe s'applique contre le mandrin revêtu sous-jacent et soit "avalée" par lui. Il est particulièrement avantageux que les fils longitudinaux pénètrent alors dans l'interstice formé entre le mandrin revêtu de la première gaine et la seconde gaine en train de s'appliquer de sorte que lesdits fils se trouvent guidés, à ce moment, par la surface primitivement externe de ladite seconde gaine. Les mandrins, qui ont de préférence une forme légèrement tronconique pour faciliter leur démandrinage, présentent des extrémités susceptibles d'être reliées les unes aux autres. Ainsi l'une des extrémités des mandrins peut avantageusement comporter un filetage de diamètre réduit, susceptible de se visser dans un taraudage convenable de l'extrémité en regard du mandrin adjacent. Ainsi la mise en place d'un mandrin s'effectue par simple rotation par rapport au mandrin précédent déjà en place. Selon une variante, les deux mandrins pénétrant l'un dans l'autre sont rendus solidaires par une goupille qui passe à travers des trous prévus dans ces mandrins. Le dispositif peut également présenter un moyen de tirage de mandrin tel que par exemple un chariot. Afin de déplacer le premier mandrin d'un train de mandrins, on peut également prévoir une pièce allongée d'entraînement dont l'extrémité postérieure est susceptible d'être fixée à l'extrémité antérieure du premier mandrin, des moyens, tels que par exemple ledit chariot, étant prévus pour tirer cette pièce. L'extrémité antérieure des mandrins peut avantageusement comporter des moyens de fixation des gaines et/ou fils et, à cet effet, cette extrémité peut, de préférence, présenter une gorge dans laquelle il sera possible de serrer, à l'aide d'un ou plusieurs colliers, les extrémités antérieures de gaines et/ou de fils. Le dispositif selon l'invention comporte encore un poste de durcissage, de préférence de thermodurcissage, et un poste de séparation, situé de préférence en amont du poste de durcissage, ledit poste de séparation permettant, dans le cas où une succession de mandrins est revêtue de gaines et fils s'étendant sans solution de continuité sur toute cette succession, de tronçonner le revêtement avant la séparation des différents mandrins. Le dispositif selon l'invention peut encore avantageusement comporter des postes d'imprégnation convenablement disposés, un poste d'imprégnation final de la seconde gaine pouvant être avantageusement muni de moyens permettant de faire tourner autour de son axe le mandrin revêtu de son revêtement, ladite rotation pouvant en outre être mise à profit pour l'application de façon hélicoSdale d'une bande de matière non adhésive, par exemple de matière synthétique, destinée à assurer le formage final de la surface extérieure du corps tubulaire obtenu, ladite bande étant retirée après polymérisation. De façon préférée, on peut prévoir un poste de séparation muni de moyens pour bloquer axialement le corps tubulaire et pour extraire le mandrin du corps tubulaire bloqué, à l'aide d'un vérin. Le mandrin peut avantageusement avoir, à l'une de ses extrémités, un passage pour une goupille permettant l'application de cet effort de traction. Dans le cas d'un procédé de fabrication continu, le dispositif peut encore comporter des postes de fabrication de gaines disposés au voisinage des postes d'application de gaines, lesdits postes de fabrication de gaines étant réalisés d'une façon en soi connue en laissant en leur centre un passage pour le train de mandrins. Dans une telle réalisation, le mouvement du train de mandrins est de préférence assuré à l'aide de galets moteurs. L'invention a également pour objet les corps tubulaires armés en matière synthétique obtenus par le procédé selon l'invention, lesdits corps tubulaires comportant notamment une première gaine, disposée de façon interne, se présentant sous la forme d'une tresse assurant une résistance à la torsion, une pluralité de fils longitudinaux plus externes assurant une résistance à la traction et une seconde gaine externe également en tresse, assurant le surfaçage du corps et contribuant, le cas échéant, à la résistance à la torsion, les armatures ainsi constituées étant prises dans la matière synthétique durcie. De préférence, les tresses sont réalisées en fibres ou fils de verre avec ensimage compatible avec le matériau d'imprégnation qui est de préférence une matière plastique thermo-durcissable (résine polyester, époxy, phénolique ou autre. ). Les fils peuvent etre réalisés de façon avantageuse en carbone ou en polyimide à haute rigidité. Conformément à une caractéristique avantageuse de l'invention, l'angle d'inclinaison des fils de la tresse formant la première gaine par rapport à l'axe du corps tubulaire est inférieur ou égal à 300, l'angle d'inclinaison des fils de la tresse formant la deuxième gaine étant inférieur ou égal à 400. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparaitront à la lecture de la description suivante, faite à titre d'exemple non limitatif et se référant au dessin annexé dans lequel La figure 1 représente, en vue schématique, une implantation d'un dispositif selon l'invention. La figure 2 représente un mandrin selon l'invention. La figure 3 représente un outil de traction d'un premier mandrin. La figure 4 représente en élévation un chariot de traction. La figure 5 représente une vue en bout de ce chariot. La figure 6 représente, en coupe axiale schématique, les postes d'application de fils et de seconde gaine. La figure 7 représente en vue schématique un poste de démandrinage, orienté comme à la figure 1. La figure 8 représente,par une vue schématique en élévation, une installation de fabrication continue selon l'invention. La figure 9 représente un corps tubulaire selon l'invention. On se réfère tout d'abord à la figure 9. Cette figure montre, autour d'un mandrin 1, l'armature du corps tubulaire selon l'invention qui présente une première gaine ou tresse interne 2, une pluralité de fils longitudinaux 3 disposés périphériquement par rapport à cette tresse 2 et une seconde gaine ou tresse externe ou tresse de surfaçage 4. Lors de la formation, les fils 3 gardent leur place tant en raison du caractère poisseux de la gaine 2 qui a été imprégnée que du serrage effectué immédiatement au moment de leur dép8t sur le mandrin 1 par la gaine 4. L'ensemble de l'armature se trouve imprégné d'une résine (non représentée) qui noie l'armature et qui, une fois la résine durcie, par exemple par thermodurcissage, assure la cohésion du corps tubulaire formé. On se réfère maintenant aux figures 1 à 6. En se référant plus particulièrement à la figure 1, on voit une vue schématique de l'implantation d'un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention Sur cette figure, un trait interrompu représente le trajet suivi par les différents mandrins au cours d'un cycle. Ces mandrins ont été convenablement nettoyés et recouverts d'une couche de substance non adhésive, par exemple de la cire, pour faciliter le démandrinage ultérieur. Les mandrins 1, gracie à des moyens de transport non représentés, parviennent successivement à un poste 5 de mise en place de la première gaine. Cette mise en place de la première gaine 2 peut être effectuée par exemple manuellement par un manchonnage de la gaine sur le mandrin ou au contraire par des moyens automatique-s.De préférence, on effectue également à ce poste de mise en place 5 une imprégnation à l'aide d'une résine à catalyse lente, cette imprégnation pouvant s'effectuer manuellement ou par des moyens usuels. Le mandrin 1 revêtu de la gaine 2 est alors adressé à un poste 6 de mise en place de fils longitudinaux. Le cas échéant, le mandrin peut avoir été accroché, par son extrémité antérieure, à l'extrémité postérieure d'un mandrin précédent ou bien d'une tige de traction. Cet accrochage peut se faire manuellement ou le cas échéant par des moyens d'accrochage quelconques en un poste d'accrochage 7a. Le poste de mise en place de fils longitudinaux 6 est immédiatement suivi d'un poste 7 de mise en place de la deuxième gaine. Entre les deux postes 6, 7, on effectue la fixation de l'extrémité antérieure des fils longitudinaux et/ou de la deuxième gaine contre l'extrémité antérieure du mandrin de façon que le déplacement du mandrin provoque une traction sur les fils et/ou la gaine. A la sortie du poste 7, on a représenté un poste de séparation 8 permettant de séparer les différents mandrins successifs qui sortent du poste 7 et également, le cas échéant, de désolidariser l'extrémité antérieure des gaines et des fils précédemment fixée sur l'extrémité antérieure de mandrin. En 9, on a représenté schématiquement le trajet aller et retour d'un moyen de traction du train de mandrins, constitué de préférence par un chariot. Les différents mandrins, de préférence après avoir été séparés les uns des autres, arrivent ensuite en un poste d'imprégnation 10 où le mandrin est imprégné de résine. De préférence, le mandrin est mis en rotation autour de son axe pour faciliter cette imprégnation qui peut être manuelle ou effectuée à l'aide de moyens d'imprégnation quelconques. De préférence, également en ee poste 10, on enroule sur le mandrin imprégné une bande de matière plastique non adhérente, par exemple du ltyloa, de façon à former un enroulez ment périphérique hélicoSdal recouvrant l'ensemble sousjacent. Les mandrins revêtus arrivent ensuite à un poste de polymérisation ou de thermodurcissage 11 où ils restent le temps nécessaire à cette opération. Ils parviennent finalement à un poste de démandrinage 12 où les corps tubulaires formés sont séparés de leur mandrin, la bande hélicoïdale ayant été, le cas échéant, retirée au préalable. Les mandrins sont recyclés à partir du poste de démandrinage 12. En se référant plus particulièrement à la figure 2, on voit un mandrin 1 présentant par exemple une longueur de 470 cm et ayant en son extrémité antérieure un diamètre de 3,5 cm et en son extrémité postérieure un diamètre de 4,8 cm, ce qui confère au mandrin une légère conicité. L'extrémité antérieure du mandrin 1 comporte un prolongement fileté 13 alors que l'extrémité postérieure possède un taraudage correspondant 14, de sorte que l'extrémité antérieure d'un mandrin peut être vissée dans l'extrémité postérieure du mandrin précédent et par conséquent reliée à celui-ci. D'autres moyens d'accrochage, par exemple du type à goupille, à baïonnette, à clip ou autres, peuvent naturellement être utilisés à la place d'un accrochage par vissage. L'extrémité postérieure du mandrin présente encore un orifice traversant 15 destiné au passage d'une goupille de fixation du mandrin sur le poste de démandrinage 12. L'extrémité antérieure de mandrin présente également un orifice traversant 16 permettant le passage d'une goupille pour l'entrainement du mandrin par un organe tracteur, par exemple un chariot.Enfin, derrière l'orifice 16, l'extrémité antérieure de mandrin présente une gorge 17 dans laquelle on peut venir fixer 1' extrémité antérieure de la première gaine, des fils de, renfort longitudinaux et de la deuxième gaine, par exemple au moyen d'un ruban adhésif ou par un collier de serrage. De préférence, pour entraîner un mandrin ou un train de mandrins, on visse à l'extrémité antérieure du mandrin un outil de traction 18 représenté sur la figure 3 et présentant en son extrémité postérieure un taraudage 14 et en son extrémité antérieure une gorge 19 permettant son accrochage sur le chariot de traction. Le chariot, qui est représenté en 20 aux figures 4 et 5, peut soit être monté coulissant sur un rail, soit être muni de roues guidées sur des rails. Ce chariot 20 est de préférence entraîné, d'une façon en soi connue, par une chaîne 21 à l'aide d'un cliquet mobile 22 susceptible de venir s'engager dans la chaîne 21 ou s'en dégager pour l'arr8t du chariot. Le chariot 20 porte sur sa face supérieure une plaque 23 munie d'un passage 24 ayant un diamètre permettant le passage du corps de l'outil 18. Pour l'accrochage de l'outil 18, on vient disposer sur la gorge 19 une seconde plaque mobile 25 munie d'un passage 26 correspondant au diamètre de la gorge 19. Lorsque le chariot 20 avance, la plaque 23 entraîne la plaque 25 qui est placée devant et, de ce fait, elle entraîne 1' outil 18 et le mandrin suivant.Afin d'assurer l'entraînement, on peut également se servir d'une goupille 27 coopérant avec l'orifice 16, ladite goupille étant solidarisée d'une façon quelconque avec le chariot 20. En se référant à la figure 6, on voit schématiquement les deux postes successifs 6 et 7. Le poste 6 comporte principalement une plaque transversale 28 munie d'un orifice central 29 permettant le passage du mandrin 1 et d'une pluralité d'orifices 30 régulièrement répartis autour de l'orifice central 29 et permettant le passage et le guidage des fils 3. Ces derniers proviennent de bobines d'alimentation (non représentées) et peuvent de préférence être guidés entre les bobines et les orifices 30 par des tubes. De préférence, l'angle formé par les fils 3 et l'axe géométrique du mandrin, au voisinage de l'arrivée des fils, est de l'ordre de 150. Le poste 7 comporte un organe tubulaire 31 délimitant un passage central 32 pour le mandrin. Cet organe tubulaire est revêtu de la deuxième gaine en.forme de tresse 4, convenablement accumulée pour que la longueur de l'organe 31 soit suffisamment courte. La face de la gaine extensible 4, qui est orientée vers l'extérieur sur l'organe 31, est la face qui est destinée à former la face intérieure de la gaine 4 une fois posée, c'est-à-dire celle venant en contact avec les fils longitudinaux 3. On voit qu'à l'extrémité postérieure de l'organe tubulaire 32, la gaine 4 se retourne pour venir s'appliquer, par déformation géométrique de son diamètre, sur le mandrin 1 préalablement revêtu de la gaine 2 et des fils 3. La partie convergente 4a de la gaine 4 tend de préférence à prendre une conicité assurant le guidage et un bon maintien en place des fils sur le point de s'appliquer sur la gaine interne 2. Lorsque toute la longueur de gaine accumulée sur l'organe 31 a été utilisée, on remplace de préférence l'organe 31 par un autre muni d'une longueur accumulée de gaine. En se référant à la figure 7, on voit un détail de l'extrémité postérieure d'un poste de démandrinage 12. Ce poste possède une pièce réceptrice 33 normalement fixe présentant un prolongement cylindrique 3 à l'intérieur duquel vient se disposer l'extrémité postérieure, libre de gaine, du mandrin 1. Des orifices convenables dans le prolongement 33a permettent le passage d'une goupille 54 pénétrant dans l'orifice 15 du mandrin 1 et immobilisant celui-ci aussi bien axialement qu'en rotation. Par ailleurs, l'extrémité postérieure du mandrin 1 est entourée par une pièce tubulaire 34 dont le bord orienté vers l'avant est susceptible de venir en contact avec l'extrémité postérieure du corps tubulaire 35 constitué des gaines 2, 4, des fils 3 et de la résine polymérisée, les extrémités, aussi bien antérieure que postérieure, du corps tubulaire 35 ayant été obtenues par sectionnement, sur le mandrin, des parties dépassantes de gaines, de fils ou de résine de façon à former des extrémités franches. Un organe de poussée 36, présentant des prolongements en forme de fourche 37, passe par des orifices de la pièce 33, au-dessus du prolongement cylindrique 33a et vient s'appuyer sur le bord postérieur de la pièce 34.Des moyens de poussée tels qu'un vérin actionnent l'organe 36 dans le sens de la flèche et, par conséquent, la pièce 34 repousse le corps tubulaire 35 vers l'avant du mandrin, ctest-à-dire vers la zone où la conicité diminue, ce qui sépare rapidement le corps tubulaire 35 du mandrin 1 et permet de dégager ce dernier. 3ien entendu, dans~ce cas, le corps tubulaire 35 présente une forme intérieure et extérieure conique correspondant à la conicité du mandrin. On se réfère à la figure 8. Sur cette figure, on a représenté schématiquement une variante du dispositif selon l'invention permettant une automatisation poussée et une fabrication continue. On voit sur cette figure un train de mandrins 1 guidé par un ensemble de galets 38 soit isolés, soit groupés par paires repoussées élastiquement de façon à toujours assurer le 'guidage du train de mandrins malgré les variations d'épaisseur. Le cas échéant, certains de ces galets peuvent être moteurs. Le train traverse successivement un poste 5 de mise en place de la gaine 2, un poste 6 et un poste 7. Le poste de mise en place de la gaine 5 comporte en outre un ensemble rotatif classique 39 qui permet la fabrication locale de la gaine 2 en continu et dont on voit l'anneau de- tressage 40. Vers son extrémité aval, le poste 5 comporte des moyens d'imprégnation de résine avec un anneau 41 dispensant la résine, un bac de récupération 42 et des rouleaux essoreurs 43. Le train de mandrins passe ensuite dans le poste 6 qui est identique à celui représenté sur la figure 6. Le poste 7 est également identique à celùi de la figure 6 à l'exception du fait que la gaine ou tresse 4 est fabriquée sur place par une machine rotative de fabrication de tresses 44, comportant un anneau de tressage 45. Un nouvel organe d'imprégnation 46, analogue à celui du poste 5, est disposé en aval. Ce poste est suivi d'un poste 47 composé d'un plateau circulaire portant une ou plusieurs bobines de bandes de matière plastique 48 qui, lors de la rotation du plateau, viennent enrouler hélicoidalement une ou plusieurs couches de bandes autour du mandrin revêtu. Les autres postes peuvent également etre réalisés de façon automatique pour être adaptés au rythme de production. Dans le cas de la fabrication continue, il est possible de placer le système soit horizontalement, comme représenté à la figure 8, soit (si l'on dispose de la place et de l'agencement suffisants) verticalement. L'invention est particulièrement applicable à la fabrication de corps tubulaires légèrement coniques destinés à former des mats de planches à voile. On pourrait cependant également réaliser des corps tubulaires totalement cylindriques en utilisant par exemple des mandrins démontables ou gonflables et dégonflables. L'inclinaison des fils de la tresse formant la première gaine est de préférence inférieure ou égale à 300, par rapport à l'axe du corps tubulaire. Cette inclinaison est bien entendu la berme aussi bien pour les fils de la tresse qui ont le pas à droite que/ eux qui ont le pas à gauche. L'inclinaison des fils de la seconde tresse est de préférence inférieure ou égale à 400. A titre d'exemple, on a fabriqué un corps tubulaire comprenant une première tresse en fils de verre réalisée à partir de 120 fuseaux de trois fils de 136x2 roving ensimé. La tresse a été imprégnée- de polyester à catalyse lente. La première gaine a été recouverte de 60 fils de verre roving de 2400 tex, régulièrement répartis sur le pourtour. La gaine extérieure, qui joue de plus un r81e de surfaçage, est réalisée à partir de 120 fuseaux de 4 fils de verre de 68x2. La traction du mandrin, à travers les différents postes de mise en place de gaines et de fils, se fait à la vitesse de 5 mètres à la minute. La deuxième gaine a été à son tour imprégnée de polyester, pis recouverte d'un enroulement de bandes en film de polyester, ces bandes ayant été enlevées après la polymérisation. R DICATI0NS 1. Procédé de fabrication de corps tubulaires armés en matière synthétique, dans lequel on réalise une armature et une imprégnation de l'armature pour ensuite effectuer une polymérisation de l'ensemble obtenu, caractérisé en ce que l'on recouvre un mandrin allongé d'une première gaine formée par une tresse d'armature dont les brins sont dirigés dans des directions permettant une résistance à la torsion et entrecroisés, que l'on recouvre ladite première gaine d'une pluralité de fils longitudinaux d'armature en faisant passer le mandrin revêtu de sa gaine à travers un poste d'application de fils, et que l'on fait passer ensuite le mandrin, avec ladite première gaine et lesdits fils, à travers une seconde gaine d'armature en forme de tresse, de façnn que ladite seconde gaine se retourne comme un doigt de gant pour que sa surface primitivement externe vienne s'appliquer contre le mandrin revetu de ladite première gaine et desdits fils, l'ensemble recouvrant le mandrin étant alors destiné à être imprégné, puis polymérisé, -à la suite de quoi le mandrin est séparé du corps tubulaire obtenu, le mandrin étant de préférence légèrement tronconique pour former un corps tubulaire légèrement tronconique, ce qui facilite l'extraction du mandrin par traction longitudinale par rapport au corps tubulaire. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on fixe la première gaine, les fils et la seconde gaine sur une extrémité antérieure de mandrin, le déplacement du mandrin provoquant alors le dévidement des gaines et des fils et leur mise en place. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'on effectue une imprégnation de matière synthétique durcissable après la mise en place de la première gaine sur le mandrin, puis une nouvelle imprégnation, suivie de l'enroulement d'une bande non adhérente, après mise en place de la seconde gaine. 4. ProcédéWselon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'on fabrique les gaines en forme de tresse en continu tout en faisant défiler un train de mandrins en continu. 5. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il comporte une pluralité de mandrins, un poste de mise en place d'une première gaine sur un mandrin, un poste d'application d'une pluralité de fils sur le mandrin revetu de sa première gaine, et un poste d'application d'une seconde gaine sur le mandrin revêtu de la première gaine et desdits fils, ledit poste d'application comportant des moyens pour amener ladite seconde gaine en sens opposé au sens de déplacement du mandrin, des moyens étant en outre prévus pour permettre le déplacement dudit mandrin à travers les différents postes. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que les mandrins présentent une forme légèrement tronconique, possèdent à leurs extrémités antérieure et postérieure des moyens de fixation contre des mandrins adjacents, et sont munis d'une gorge antérieure pour la fixation des gaines et fils. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 5 et 6, caractérisé en ce qu'il comporte, au niveau du poste de mise en place des fils, une plaque munie d'une pluralité d'orifices régulièrement répartis autour d'un orifice de passage de mandrins, pour guider les fils, alors que le poste de mise en place de la seconde gaine comporte un élément tubulaire sur lequel est manchonnée la seconde gaine de façon que ladite gaine se retourne au voisinage de l'endroit où les fils s'appliquent sur la première gaine. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisé en ce qu'il comporte un chariot muni de moyens permettant la fixation de l'extrémité antérieure d'un mandrin ou d'un outil de tirage de mandrin, des moyens étant prévus pour entraîner ledit chariot. 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 5 à 8, caractérisé en ce qu'il comporte, pour effectuer le démandrinage d'un mandrin tronconique, un poste de démandrinage comportant une pièce susceptible de maintenir une extrémité postérieure de mandrin à l'aide d'une goupille traversant un orifice correspondant dudit mandrin, une pièce coulissante susceptible de s'appliquer contre l'extrémité postérieure du corps tubulaire disposé sur ledit mandrin, et des moyens de poussée axiale agissant sur ladite pièce coulissante en direction de l'extrémité antérieure, de moindre diamètre, du mandrin. 10. Corps tubulaire armé en matière synthétique obtenu par la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les fils de tresse de la première gaine forment, avec l'axe du corps tubulaire, un angle inférieur ou égal à 300 et que les fils de tresse de la seconde gaine forment avec ledit axe un angle inférieur ou égal à 400.