La présente invention a pour objet un système de sertissage de brillants, notamment pour bagues. Les pierres sont habituellement montées sur les bagues par l'intermédiaire d'un chaton qui constitue le support indispensable au montage. Le sertissage d'une pierre sur un chaton est une opération extrêmement délicate, qui ne peut pas être mécanisée et qui doit être réalisée par un spécialiste. La demande de brevet français NO 73 11 841 du 27 Mars 1973 décrit un système de sertissage de brillants, selon lequel la pierre est sertie sur une pastille lui servant de portée,cette pastille étant bloquée simultanément au sertissage de la pierre, sur au moins un support comportant au moins deux griffes occupant des positions opposées sur celui-ci. Dans une forme préférée d'exécution, ce support est constitué par deux pièces comportant chacune deux griffes se faisant face et présentant une encoche permettant leur assemblage à angle droit. Un tel système est déjà très intéressant,puisqu'il permet la mécanisation du montage, et évite les soudures traditionnelles, ce qui a pour conséquence un abaissement des coûts de fabrication. La présente invention a pour but de fournir un système de sertissage encore plus simple et assurant une bonne mise en valeur des pierres. Â cet effet, chaque pierre est sertie sur un support comportant au moins deux griffes se faisant face, dont chacune présente sur sa face en regard de l'autre un décrochement orienté de l'extrémité libre de la griffe vers la base de ceile-ci, l'ensemble des décrochements ménagés sur les différentes griffes formant une portée tronconique sur laquelle repose la pierre. Le sertissage est réalisé par rabattement des extrémités libres des griffes sur la pierre. Il est à noter que cette solution est très intéressante, puisqu'un même type de support peut convenir au sertissage de pierres de différentes dimensions, le seul impératif étant que le diamètre de ces pierres ait une valeur comprise entre celles des diamètres extrêmes de la portée tronconique. Dans une forme préférée d'exécution, il est prévu autour du support une pastille, engagée à force, présentant une ouver ture de dimensions correspondant à la plus grande section du support. La pastille, réalisée en un métal précieux, et située au niveau de l'extrémité inférieure de la pierre, sert à la mise en valeur de celle-ci. Une telle solution est donc très avantageuse dans le cas de pierres petites et moyennes,puisqu'elle améliore notablement leur effet. Chaque griffe présente d'autre part une extrémité chanfreinée sur sa face externe. Cet agencement a pour double avantage de faciliter le sertissage,étant donné qu'il y a diminution de l'épaisseur des griffes, et d'assurer un autocentrage de la pastille lors de la mise en place de celle-ci. Dans une forme préférée d'exécution, le support est constitué par deux pièces en forme de U dont les extrémités des ailes forment les grifes et dont l'âme comporte une encoche, l'une des pièces précitées ayant son encoche tournée vers le haut, tandis que l'autre a son encoche tournée vers le bas. Avantageusement, chaque pièce a une largeur constante sur toute sa hauteur. Dans le cas où il est prévu une pastille,le montage est effectué de la façon suivante : les deux pièces sont tout d'abord assemblées à angle droit après quoi la pastille est engagée à force par le haut autour des griffes. La pierre est ensuite mise en place, après quoi il est procédé à son sertissage par rabattement des griffes.Il serait,bien entendu, possible de procéder tout d'abord au sertissage de la pierre, puis à la mise en place de la pastille. Cette solution présente cependant le double inconvénient que si l'on effectue une fausse manoeuvre lors de la mise en place de la pastille, on risque de détériorer la pierre et qu'il convient d'utiliser une pastille dont l'ouverture centrale est de section supérieure à celle de la pierre. Dans la mesure où chaque pierre possède une forme légèrement tronconique, sa plus petite section étant située du côté de son âme, il est possible de procéder d'abord au sertissage de la pierre puisque la pastille est alors engagée du côté de l'âme des croisillons. Il est bien évident que la pastille peut avoir une forme quelconque: circulaire, rectangulaire ou ovale et éventuellement être guillochée, dans le but d'améliorer son aspect. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de ce système de sertissage dans le cas où il est prévu une pastille a Figure 1 est une vue en perspective éclatée montrant les différentes pièces; Figure 2 est une vue des mêmes pièces après assemblage; Figure 3 est une vue en perspective du système de figure 2, après sertissage d'une pierre; Figure 4 est une vue en coupe de l'ensemble de figure 3. Dans la forme d'exécution représentée au dessin,le support de la pierre est constitué par deux pièces 2 et 3 en forme de U. Les extrémités des ailes de chacune des pièces 2 et 3 forment deux griffes 4 se faisant face, tandis que l'âme de chacune de ces deux pièces présente une encoche,L'encoche 5 ménagée dans la pièce 2 est tournée vers le bas,tandis que l'encoche 6 de la pièce 3 est tournée vers le haut. Les encoches 2 et 6 permettent l'assemblage à angle droit des deux pièces 2 et 3. Chacune des pièces 2 et 3 a une largeur constante sur toute sa hauteur, exception faite aux extrémités libres des griffes 4, qui présentent un chanfrein 7 sur leur face extérieure,créant une diminution de section. D'autre part, chacune des griffes 4 possède, sur sa face en regard d'une autre griffe, un décrochement 8 orienté de l'extérieur vers l'intérieur et de l'extrémité libre de la griffe considérée vers l'âme de la pièce. L'ensemble des décrochements 8 forme une portée servant à l'appui de la pierre Ce système comporte,en outre,une pastille 9 munie d'une ouverture centrale 10. Cette ouverture correspond à la plus grande section des griffes et à la surface comprise entre cellesci,ce qui permet d'engager la pastille à la façon d'une collerette autour des griffes. Il est bien évident que les dimensions des griffes et de l'ouverture de la pastille doivent être calibrées de façon très précise afin que l'on puisse réaliser l'engagement à force de la pastille sans risque que celle-ci se désolidarise ultérieurement des griffes. D'un point de vue pratique,il est tout d'abord procédé à ltemboitement des deux pièces 2 et 3, après quoi la pastille 9 est engagée à force sur le chaton ainsi formé. Cet engagement est réalisé du côté des extrémités libres des griffes 4,les chanfreins 7 assurant le centrage de la pastille lors de son engagement. Une fois la pastille en place, une pierre 12 est positionnée sur ia portée 8 et immobilisée sur celle-ci en rabattant les extrémités libres des griffes 4. Il est à noter que la face supérieure de la pastille 2 présente des guillochages 15. Outre la mise en valeur des pierres, un tel système est très intéressant du fait que sa base forme un croisillon.En effet, ce croisillon permet un positionnement simple et précis d'un tel chaton sur un support métallique par exemple, la seule condition étant que celui-ci présente des ouvertures de forme correspondant à celle du croisillon. Il suffit donc de ménager dans un support métallique un nombre d'ouvertures correspondant au nombre de pierres que l'on désire monter sur ce support, puis d'engager dans chaque ouverture le croisillon d'un chaton, ce qui est une opération extrêmement rapide. Cette technique est très intéressante dans le cadre de son application à la réalisation d'alliances dites " américaines'.' Il suffit de partir d'une bande métallique dans laquelle on réalise un certain nombre de perçages de forme correspondant à celle du croisillon de chaque chaton. La bande métallique est repliée sur elle-même puis fermée afin de former un anneau, après quoi on procède à la mise en place des chatons, à leur fixation, par exemple par soudage,puis aux opérations traditionnelles de finition. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de ce système décrite ci-dessus à titre d'exemple; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. C'est ainsi notamment que le support de la pièce pourrait être monolithique ou présenter une forme légèrement tronconique, sans sortir pour autant du cadre de l'invention. De même, la forme de la pastille pourrait être différente,ovale ou rectangulaire,sans modifier la portée de l'invention. -REVENDICATIONS 1.- Système de sertissage de brillants,caractérisé en ce que chaque pierre est sertie sur un support comportant au moins deux griffes se faisant face,dont chacune présente sur sa face en regard de l'autre un décrochement orienté de l'extrémité libre de la griffe vers la base de celle-ci,l'ensemble des décrochements ménagés sur les différentes griffes formant une portée tronconique sur laquelle repose la pierre. 2.- Système de sertissage selon la revendication 1,caractérisé en ce que chaque griffe possède une extrémité chanfreinée sur sa face externe diminuant sa section. 3.- Système de sertissage selon l'une quelconque des revendications 1 et 2,caractérisé en ce que le support est constitué par deux pièces en forme de U dont les extrémités des ailes forment les griffes et dont l'âme comporte une encoche,l'une des pièces précitées ayant son encoche tournée vers le haut,tandis que l'autre a son encoche tournée vers le bas. 4.-Système de sertissage selon la revendication 3,caractérisé en ce que chaque pièce a une largeur constante sur toute sa hauteur. 5.- Système de sertissage selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que,autour du support,est engagée à force une pastille présentant une ouverture de dimensions correspondant à la plus grande section de celui-ci. 6.- Système de sertissage selon la revendication 5,caractérisé en ce que la pastille est tout d'abord engagée à force autour du support,après quoi la pierre est mise en place,puis sertie par rabattement des griffes. 7.-Système de sertissage selon l'une quelconque des revendications 5 et 6,caractérisé en ce que la pastille est guillochée. 8.- Application du système,selon l'une des revendications 1 à 7, à la réalisation de bijoux comportant un élément dans lequel sont prévues des encoches de forme correspondant à la section du support de chaque pierre,ce qui permet le positionnement de ceux-ci. 9.- Alliance "américaine "selon la revendication 8,caractérisée en ce qu'elle est réalisée à partir d'une bande métallique qui, présentant un certain nombre d'ouvertures alignées et équidistantes,est refermée sur elle-même afin de former un anneau,chaque ouverture servant à loger le support d'une pierre,fixé sur l'anneau par soudage.