L'invention se rapporte à une plieuse ourleuse transportable destinée notamment à la mise en forme sur chantier de garnitures en zinc de bâtiments, telles que plaques de couverture, gouttières, couvertures de corniches, rives de toitures, etc,. Les plieuses comportent généralement un manteau, ou table, plan et horizontal formant corps avec le batik et possédant une lèvre guide antérieure, un tablier relevable par pivotement sur un axe confondu avec la lèvre guide du manteau, et un sommier avec une lèvre de sommier qui se superpose à la lèvre guide pour pincer une feuille à plier suivant une ligne de pliage. Le pli est fermé dans la feuille pincée par relèvement du tablier. Le serrage du sommier sur le manteau est généralement obtenu par une ou plusieurs vis verticales passant dans des filetages d'un étrier placé audessus du sommier. Le serrage régulier suivant toute la longueur de la ligne de pliage exige une grande rigidité du sommier, qui est souvent une pièce massive.Ce genre de réalisation conduit à des matériels lourds, qui ne sont pas faciles à transporter sur les chantiers. On connatt des plieuses de chantier, suffisamment légères pour etre transportables par une seule personne, où le sommier de pliage est articulé sur des bras latéraux et rabattable depuis une position d'éclipsage arrière jusqu'à une position de serrage sur le manteau, le serrage étant obtenu par des crochets latéraux pivotant sur un axe transversal avec une poignée centrale de manoeuvre. Le pliage est très rapide ; la feuille étant en place, d'une main on rabat le sommier sur la feuille et on le serre par engagement des crochets dans des anses, et de ltautre main on relève le tablier pour former le pli. Toutefois, cette disposition n'assure pas un serrage régulier de la feuille sur toute la longueur du pli, en raison des flexions du sommier. Par ailleurs pour assurer la rigidité des garnitures en zinc, il est courant de terminer les bords libres par un ourlet en forme de tube cylindrique roulé. Pour réaliser un ourlet, on serre le bord de la feuille sur une tige calibre, et on enroule la feuille sur la tige ; on opère généralement par arcs successifs de 900, en reprenant le serrage à chaque fois. L'adaptation d'une plieuse à l'ourlage nécessite le changement du sommier, pour obtenir un serrage parallèle de la tige calibre. Sur les plieuses classiques ce montage est long. L'invention a pour objet une plieuse légère où la feuille est serrée régulièrement sur toute la longueur du pli ; elle a également pour objet une plieuse légère adaptable rapidement en ourleuse. A cet effet l'invention propose une plieuse ourleuse transportable, destinée notamment à la mise en forme sur chantier de garnitures en zinc de bâtiments, et comportant un manteau plan horizontal avec une lèvre guide antérieure, un tablier relevable par pivotement sur un axe confondu avec la lèvre guide, et un sommier de pliage articulé sur des bras latéraux, rabattable depuis une position d'éclipsage arrière jusqu'à une position de serrage sur le manteau où une lèvre de sommier se superpose a la lèvre guide pour pincer une feuille à plier suivant une ligne de pliage, et verrouillé en serrage par des crochets latéraux pivotant sur un axe transversal avec une poignée centrale de manoeuvre, caractérisée en ce que ledit sommier est constitué d'une cornière venant reposer sur le manteau par les bords d'ailes et cintrée avec ses extrémités latérales légèrement relevées en sorte de prendre contact avec le manteau au centre et de s'appliquer sur ce manteau sur toute sa longueur par flexion élastique sous l'effet de serrage des crochets. Ainsi le sommier est une pièce relativement légère qui s'applique progressivement sur la feuille tout le long de la ligne de pliage au fur et à mesure que le cintrage cède élastiquement. Le manteau largement dégagé par le sommier en position d'éclipsage comporte de préférence des moyens de fixation d'un sommier d'ourlage amovible, le sommier d'ourlage comprenant une barre entretoise à section rectangulaire avec une face butée verticale disposée parallèlement à la lèvre guide en retrait de celle-ci d'une distance sensiblement égale à la hauteur de la face butée, et un mors articulé sur la barre entretoise, rabattable sur la face supérieure de celle-ci en débordant la face butée et adapté à serrer une tige calibre d'ourlet sur une feuille à ourler reposant sur le manteau. Ainsi l'adaptation en ourleuse est mise rapidement en place. Le-roulage de l'ourlet s'exécute en poussant la feuille à ourler contre la face butée, en posant la tige calibre sur la feuille et contre la face butée, en rabattant le mors et en relevant le tablier, ce qui donne un premier arrondi de 900 On relabche le mors, on rabat la feuille sur le manteau en maintenant la tige calibre dans l'arrondi déjà formé. On resserre le mors et on relève le tablier, puis on réitère pour obtenir un roulage sur 2700. De préférence le sommier d'ourlage comprend une pluralité d'excentriques montés sur un axe pivot transversal, régulièrement espacés, et qui serrent par rotation le mors sur la tige calibre. On prévoit des ressorts de rappel entre la barre entretoise et le mors de façon à ce que ce dernier dégage la tige calibre au retour de l'axe pivot. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence aux dessins annexés, dans lesquels la figure I est une perspective d'une plieuse ourleuse selon l'invention ; la figure 2 est une vue de face montrant le sommier et le tablier la figure 3 est une vue latérale de la plieuse ourleuse la figure 4 est une coupe latérale de la plieuse ourleuse équipée d'un sommier d'ourlage la figure 5 est une vue analogue à la figure 4 avec une tige calibre et une feuille à ourler engagées ;; les figures 6, 7, 8 et 9 sont des vues successives des opérations d'ourlage Selon la forme de réalisation choisie et représentée figures 1, 2 et 3, la plieuse ourleuse comporte un bati 1 dans son ensemble composé d'un manteau 10 formé d'un fer en U et de deux flasques latéraux 11 et ll' soudés en bout sur le manteau 10. Des pieds 12 permettent l'appui de la plieuse ourleuse sur le sol. Un tablier 2, formé d'une cornière à ailes inégales et muni d'une poignée de manoeuvre 20 pivote sur des tourillons latéraux 21 et 21' engagés dans des paliers usinés dans les flasques respectifs 11 et 11' l'axe de ces tourillons est aligné sur l'arete de la cornière 2 ainsi que sur la lèvre guide loa du manteau 10. Un sommier 3, constitué par une cornière à ailes égales, comporte deux bras latéraux 33 et 33' qui pivotent sur des tourillons 34 engagés dans les flasques 11. En position de serrage, la cornière 3 du sommier vient s'appuyer par ses deux ailes sur le manteau 10 ; un axe transversal 32 muni d'une poignée centrale 30 est fixé tourillonn#nt sur les bras 33 et se termine par des crochets 31 qui peuvent s'engager dans des anses 13 portés par les flasques 11, en sorte que par traction sur la poignée 30 le flanc intérieur des crochets 31 prenant appui sur les anses 13 force le sommier 3 sur le manteau.On remarquera que, comme on le voit plus clairement figure 2, la cornière 3 est légèrement cintrée avec une concavité tournée vers le haut, en sorte que la partie centrale des ailes de cornière 3a touche le sommier 10 alors que les extrémités latérales 3k et 3c sont écartées du manteau 10. L'effort sur la poignée 30 et par voie de conséquence l'engagement des crochets 31 dans les anses 13 provoque le rabattement des extrémités de la cornière qui se redresse et vient se plaquer sur toute la longueur du bord de ses ailes sur le manteau. On obtient ainsi un serrage régulier de la feuille à plier entre le manteau 10 et le sommier 3. En relevant alors le tablier 2 par action sur la poignée 20 on obtient un pliage net sur toute la longueur de la ligne de pliage. Pour équiper la plieuse en ourleuse, comme représenté figure 4, on rabat vers l'arrière le sommier de pliage 3 de façon que les bras 33 ou 33' reposent sur la traverse 15 qui relie l'extrémité des flasques 11. L'éclipsage du sommier 3 dégage largement le manteau 10 et l'on peut mettre en place le sommier d'ourlage 4 dans son ensemble, Ce sommier comprend une barre entretoise 40 à section rectangulaire que l'on fixe à laide de boulons 40b sur le manteau 10 avec la face verticale de butées 40a en retrait sur la lèvre guide 10a du manteau 10 d'une quantité sensiblement égale à l'épaisseur de la barre entretoise 40. Sur la barre entretoise 40 s'partie cule un mors 41 constitué par une plaque avec une saillie terminale de renfort 41a.Des ressorts 44 sont disposés entre la barre entretoise 40 et le mors 41 et sollicitent ce dernier verticalement. De la barre entretoise 40 partent des flasques déportés 40b dans lesquels tourillonne un axe pivot 43 portant une pluralité d'excentriques 42, un excentrique central portant une poignée de manoeuvre 45. Les excentriques 42 portent sur des bossages correspondants 41b sur le dessus. du mors 41, en sorte que la rotation des excen triques 42 chasse vers le bas les bossages 41b et resserre vers le bas le mors 41 en comprimant les ressorts 44. En se reportant à la figure 5, pour exécuter un ourlet sur une feuille 6, on engage cette feuille 6 sur le manteau 10 pour venir en butée contre la face butée 40a de la barre entretoise 40. On met en place une tige calibre 5 dont le diamètre est égal au diamètre intérieur de l'ourlet à réaliser, cette tige calibre 5 portant par une génératrice contre la face butée 40a. Puis en tirant vers l'avant la poignée 45 on fait tourner l'axe pivot 43 et on serre le mors 41 sur la tige 5, celle-ci serrant à son tour la feuille 6 sur le manteau 10. On relève alors à l'aide de la poignée 20 du tablier 2 de manière à rouler la feuille 6 le long de la tige calibre 5, comme on le voit à la figure 6.On exécute ainsi un premier roulage de 900 Comme on le voit figure 7, après avoir dégagé le mors 41 on rabat la feuille 6 de manière à ce que la partie déjà roulée vienne s'appuyer sur la face butée 40a et que la partie encore plate de la feuille 6 repose sur le manteau 10. En serrant le mors 41 et en relevant le tablier 2 comme à la figure 8, on exécute un deuxième roulage de 900 En reprenant à nouveau le roulage sur 900, on obtient un ourlet roulé sur 2700, comme représenté figure 9. Il suffit alors de dégager la feuille puis de retirer la tige calibre 5. On remarquera que, aussi bien en pliage qu'en ourlage, la plieuse ourleuse est adaptée de façon simple à serrer la feuille sur toute la largeur utile, sans qu'il soit nécessaire de réaliser des pièces massives pour assurer une rigidité ; la construction de la plieuse ourleuse reste assez légère pour que, avec des capacités en largeur de un mètre et meme deux mètres, la machine puisse etre portée aisément par deux hommes ou éventuellement par un seul homme, ce qui permet d'installer l'atelier de chantier à proximité de l'utilisation des garnitures en zinc. Bien entendu l'invention n'est pas limitée à l'exemple décrit mais en inclut toutes les variantes d'exécution. REVENDICATIONS 1. Plieuse ourleuse transportable, destinée notamment à la mise en forme sur chantier de garnitures en zinc de bâtiments, et comportant un manteau plan horizontal avec une lèvre guide antérieure, un tablier relevable par pivotement sur un axe confondu avec la lèvre guide, et un sommier de pliage articulé sur des bras latéraux, rabattable depuis une position d'éclipsage arrière jus qu'à une position de serrage sur le manteau où une lèvre de sommier se superpose à la lèvre guide- pour pincer une feuille à plier suivant une ligne de pliage, et verrouillé en serrage par des crochets latéraux pivotant sur un axe transversal avec une poignée centrale de manoeuvre, caractérisée en ce que ledit sommier est constitué d'une cornière venant reposer sur le manteau par les bords d'ailes et cintrée avec ses extrémités latérales légèrement relevées en sorte de prendre contact avec le manteau au centre et de s'appliquer sur ce manteau sur toute sa longueur par flexion élastique sous l'effet de serrage des crochets. 2. Plieuse ourleuse selon la revendication 1, caractérisée en ce que le manteau comporte des moyens de fixation d'un sommier d'ourlage amovible, le sommier d'ourlage comprenant une barre entretoise à section rectangulaire avec une face butée verticale disposée parallèlement à la lèvre guide en retrait de celle-ci d'une distance sensiblement égale à la hauteur de la face butée, et un mors articulé sur la barre entretoise, rabattable sur la face supérieure de celle-ci en débordant la face butée et adapté à serrer une tige calibre d'ourlet sur une feuille à ourler reposant sur le manteau. 3 Plieuse ourleuse selon la revendication 2, caractérisée en ce que ledit sommier d'ourlage comprend une pluralité d'excentriques montés sur un axe pivot transversal, régulièrement espacés et adaptés à serrer par rotation dudit axe pivot le mors sur la tige calibre. 4.Plieuse ourleuse selon la revendication 3, caractérisée en ce que des moyens de ressort disposés entre barre entretoise et mors de serrage sollicitent ce dernier en relèvement contre le serrage des excentriques.