La présente invention concerne une suspension de véhicule, en particulier une suspension d'essieu pour véhicules sur rails, dans laquelle chaque support de boîte d'essieu est reliée au châssis par au moins un ressort caoutchouc-métal mon-> té sur le châssis ou sur le support de boîte d'essieu. Les dispositifs de suspension utilisés habituellement sur les véhicules sur rails et constitués par des ressorts à lames, des ressorts hélicoïdaux ou des ressorts caoutchouc-métal présentent l'inconvénient que leurs caractéristiques ae 10 suspension sont établies d'après la charge maximale admissible du véhicule, de sorte que les qualités de roulement et le comportement de la suspension du véhicule vide sont influencés défavorablement, car ces ressorts ne répondent pas avec une douceur suffisante pour le poids relativement faible du véhi-15 cule vide. Il n'est par exemple pas possible, pour des véhicules non chargés, se déplaçant rapidement et pourvus des ressorts classiques, de maintenir avec des moyens simples dans le cas d'irrégularités des rails la pression d'appui des roues qui est nécessaire pour un guidage précis par les boudins de 20 roue, de sorte que la sûreté du roulement et la certitude qu'il n'y aura pas de déraillement ne sont plus assurées. On a déjà essayé, pour éviter cet inconvénient, de rendre plus progressif le comportement de la suspension des essieux. Dans un exemple connu de réalisation, on donne aux ressorts à 25 lames supports la forme de ressorts divergents, de sorte que, lorsque le véhicule est vide, seules portent une ou plusieurs des lames supérieures de ressort, et que c'est seulement quand la charge augmente que les autres lames de ressort entrent en action. L'inconvénient Go cette réalisation réside en ce 30 que les lames de ressort supérieures doivent exécuter une très grande course totale de suspension, de sorte que des phénomènes ae fatigue apparaissent très rapidement et que la caractéristique d'un tel ressort change très rapidement de façon défavorable. 35 II est également connu de disposer des ressorts supplé mentaires qui augmentent la course de suspension du wagon vide, de sorte qu'on obtient une meilleure adaptation des roues aux irrégularités des rails et que la pression d'appui nécessaire des roues reste maintenue en cas de distorsion du châssis. 40 Mais des ressorts supplémentaires entraînent par leur nature 71 45276 2118133 même des moyens supplémentaires qui ne se justifient que dans des cas particuliers. Ils entraînent -une augmentation évitable du prix dans une nouvelle construction de véhicules sur rails. Il faudrait en outre prévoir des moyens d1amortissement supplé-5 mentaires. On a également cherché à améliorer, au moyen de suspensions hydrauliques ou penumatiques, les qualités de suspension du véhicule vide. Mais les solutions trouvées exigent toutes des moyens trop importants, elles sont trop délicates et sujet-10 tes à des dérangements pour la rude exploitation des wagons de marchandises et elles exigent trop d'entretien. Le but à atteindre par l'invention était donc de trouver, en particulier pour la suspension des essieux des véhicules sur rails, un élément de suspension, à base d'un ressort caout-15 chouc-métal, qui, à la fois, dispose, pour la charge maximale d.u véhicule, d'une réserve suffisante de course de suspension, et influence favorablement, quand le véhicule est vide, par de grandes courses de suspension, le comportement de roulement du véhicule, et qui en outre, par sa construction compacte et 20 non compliquée, permette son emploi économique, et évite également les inconvénients des réalisations décrites précédemment. Suivant l'invention, ce but a été atteint comme suit : le ressort caoutchouc-métal est constitué par un ressort connu en 25 soi, fait de caoutchouc et de douilles, comprenant au moins une douille métallique extérieure et au moins une douille métallique intérieure, mais de préférence plusieurs douilles métalliques disposées concentriquement réunies par des couches intermédiaires de caoutchouc déposées par vulcanisation, res-30 sort qui est relié fixe en rotation, par sa douille extérieure ou par sa douille intérieure à au moins un carter renfermant le ressort, et portant au contraire un bras oscillant sur l'autre douille, qui n'est pas reliée au carter; et le ressort caoutchouc-métal est relié de façon articulée par le bras 35 oscillant au support de boîte d'essieu ou au berceau ou au châssis, tandis que le carter est monté fixe sur le châssis, le berceau ou le support de boîte d'essieu. Quand le carter est monté sur le châssis du véhicule, ou sur le berceau ou à droite et à gauche sur le support de boî-40 te d'essieu, la douille intérieure est liée rigidement au. 71 45276 2118133 carter, celui-ci comporte alors au moins une paroi frontale amovible, et une saillie ayant de préférence en plan la forme d'un rectangle, d'un trapèze ou d'un triangle est disposée sur une paroi frontale au moins. 5 Quand le ressort est disposé concentriquement au support de boîte d'essieu, il est divisé dans sa longueur, et son carter est constitué par des brides à cornières. Chaque bras oscillant est alors respectivement relié à la douille intérieure d'une partie du ressort, tandis que les douilles extérieures sont reliées rigidement aux brides à cornières qui constituent le carter. Dans cette réalisation, une saillie ayant de préférence la forme d'un rectangle, d'un trapèze ou d'un triangle est disposée radialement sur chaque douille intérieure, ou bien le bras oscillant est, dans sa partie située à l'intérieur 15 du ressort, réalisé sous la forme d'une saillie ayant la même surface de projection. Pour obtenir n'importe quelle caractéristique progressive désirée et une protection contre une sollicitation excessive des différentes couches intermédiaires de caoutchouc, ou enco-20 re des butées, la douille métallique intérieure et les douilles métalliques disposées entre la douille métallique intérieure et la douille métallique extérieure de l'élément de ressort en caoutchouc-métal, ou les douilles métalliques disposées entre la douille métallique intérieure et la douille mé-25 tallique extérieure, présentent sur leur face frontale des échancrures dimensionnées de façon que l'échancrure de la douille métallique intérieure entoure de préférence sans jeu la saillie du carter, mais que les échancrures des autres douilles métalliques et les couches intermédiaires de caout-30 chouc soient dimensionnées de façon que, lorsque la course élastique des couches intermédiaires en caoutchouc est épuisé dans une sollicitation de torsion de l'élément caoutchouc-mé-tal, les douilles métalliques viennent successivement s'appliquer contre les saillies du carter ou de la douille. 35 L'invention conduit à un élément de ressort qui est com pact, n'exige que peu de place pour son logement, est monté en étant bien protégé, est séduisant par son faible poids et la possibilité de le monter facilement et est absolument exempt d'entretien. Le ressort est sollicité uniquement à la torsion. Des déformations inégales dues au passage éventuel de forces 71 45276 -4- 2118133 normales verticales n'apparaissent pas. Kais le principal avantage consiste en ce que, en choisissant convenablement le nombre ainsi que les dimensions des douilles métalliques, des couches intermédiaires de caoutchouc et leur dureté pour cha-> que élément de ressort, on peut donner à la caractéristique du ressort toute forme désirée. On peut par exemple réaliser le ressort de façon très fortement progressive, de sorte que, lorsque le wagon est vide et que les ressorts sont chargés seulement par le poids propre du véhicule, on dispose de gran-10 des courses élastiques. On peut obtenir la caractéristique de ressort théoriquement optimale. On améliore ainsi de façon décisive les qualités de lement d'un wagon équipé du ressort suivant l'invention/qui se déplace rapidement. 1? Selon une forme de réalisation de l'invention, on dispose entre la douille métallique extérieure et la paroi intérieure du carter ou entre la douille intérieure métallique et le support de boîte d'essieu, une douille de friction solidaire en rotation de la douille métallique, ou cette douille de fric-20 tion et/ou une couche de friction en une ou plusieurs parties, le bras oscillant étant relié rigidement à la douille métallique extérieure ou à la douille de friction quand la douille ou la couche de friction est disposée sur la douille métallique extérieure. Cette disposition permet d'obtenir, outre la sus-2> pension, également un amortissement désiré indépendant de la charge, qui est également avantageux pour les qualités de roulement du véhicule, car, pour des raisons techniques, la matière des couches intermédiaires de caoutchouc doit présenter un amortissement propre aussi faible que possible (réponse aussi 30 rapide que possible aux déformations et faible échauffement). La surface du carter, ou support de la boîte d'essieu, qui coopère avec la douille ou la couche de friction peut être cylindrique ou être conique d'un ou des deux côtés, auquel cas un dispositif pendulaire est disposé entre le bras oscil-35 lant et le support de boîte d'essieu ou le châssis du véhicule. Les surfaces coopérantes du carter, du support de boîte d'essieu et de la douille ou la couche de friction peuvent également être sphériques, auquel cas le bras oscillant est relié au support de boîte d'essieu, ou au châssis du véhicule, également avec interposition d'une suspension pendulaire, ou 4-0 71 45276 -5- 2118133 encore directement. Quand la douille ou la couche de friction et la paroi intérieure du carter ont une l'orme cylindrique ou conique, on interpose de préférence un pendule, par exemple sous la l'orme 5 d'une suspension à maillons, pour compenser le jeu transversal de l'essieu. Mais si au contraire ces surfaces coopérantes ont une forme sphérique, on peut renoncer à la suspension à maillons. Cette réalisation est avantageuse en ce sens qu'on amortit ainsi directement également les déplacements transversaux 10 du train de roues. Quand on conserve le support de boîte d'essieu jusqu'alors usuel", on peut, pour éviter les frais du changement d'équipement dans les wagons existants, disposer entre la suspension pendulaire et le support de boîte d'essieu, ou entre le "bras 15 oscillant et le support de boîte d'essieu, un étrier s'appu- yant sur le support de boîte d'essieu. On peut alors sans difficultés remplacer l'équipement d'un wagon ayant une suspension classique, par exemple des ressorts à lames, par la suspension suivant l'invention. 20 Dans un exemple de réalisation de l'invention, le carter porte sur sa face extérieure un pied et est alors relié au châssis du véhicule ou au support de boîte d'essieu, par l'intermédiaire de ce pied de carter. Dans une autre forme de réalisation concevable," les car-25 ters des éléments de ressort caoutchouc-métal et le support de boîte d'essieu forment une unité structurelle. Les carters sont alors accolés à droite ou à gauche du support de boîte d'essieu par coulée, forgeage, à la pression ou par soudage. L'invention va maintenant être exposée au moyen d'exem-30 pies de réalisation représentés au dessin annexé sur lequel : - la figure 1 est une vue en élévation latérale d'un mécanisme de roulement d'un wagon de marchandises sur voie ferrée comprenant une suspension suivant l'invention ; - la figure 2 est une vue en coupe d'un élément de la sus-35 pension, suivant la ligne il-II de la figure 1 ; - la figure 5 est une vue en coupe transversale de l'élément de la figure 2 5 - la figure 4 est une vue en coupe, semblable à celle de la figure 2, pour une autre forme de réalisation de l'élément 40 de ressort ; 71 45276 ~b" 2118133 - la figure 5 est une vue en élévation semblable à celle de la figure 1, pour une seconde forme de réalisation de l'invention ; - la figure b est une vue en élévation semblable à celle 5 de la figure 1 pour une troisième forme de réalisation de l'invention ; - la figure 7 est une vue en élévation également pour une quatrième forme de réalisation de l'invention ; - la figure 8 est la même vue en élévation pour une 10 cinquième forme de réalisation de l'invention ; - la figure 9 est une vue en coupe suivant la ligne IX-IX de la figure 8; et - la figure 10 est une vue en coupe suivant la ligne X-X de la figure 9. 1^ Le mécanisme de roulement représenté sur la figure 1 com porte un train de roues 1 avec support de boîte d'essieu 2 et plaque de garde 3 dans une forme de réalisation classique prévue pour la disposition de ressorts à lames-supports. Au lieu du ressort à lames-supports, on a monté sur le support de boî-20 te d'essieu 2, dans l'alésage de centrage, au moyen d'un pivot 4, un étrier 5 qui, à ses deux extrémités libres, porte des rouleaux 6 correspondant aux rouleaux d'un ressort à lames. Des supports de ressort 8 sont fixés au châssis 7 du véhicule à droite et à gauche du train de roue 1 » Chaque support 25 de ressort 8 supporte un élément de ressort 9 suivant l'invention. L'étrier 5 et les éléments de ressort 9 sont reliés par des suspensions à maillons 10« Les supports de ressort 8 correspondent en plan aux supports de ressort de la disposition des ressorts à lames. Mais ils sont aplatis à leur extrémité 30 libre et pourvus d'une plaque de raccordement 11 disposée parallèlement à la surface de raccordement des supports de ressorts. Les éléments de ressort 9 sont de préférence fixés par boulons sur cette plaque de raccordement 11 par 1'intermédiai-35 re d'un pied 13 de leur enveloppe ou carter 12. La liaison entre l'élément de ressort 9 et la suspension à maillons 10 a lieu par l'intermédiaire d'un bras oscillant 14, qui fait saillie à l'extérieur du carter 12 et qui, à son extrémité reliée à la suspension 10, a une constitution identique à celle de 40 l'extrémité correspondante d'un support de ressort dans le .cas 71 45276 -7- 2118133 de ressorts à lames. La face intérieure du carter 12 a la forme d'un rotor, et elle peut être cylindrique (figure 2) ou sphérique (figure 4) ou conique sur un ou sur les deux côtés. Une paroi frontale 15 ^ au moins est amovible et reliée au carter 12 par des vis 1b, des serre-jointe ou des organes analogues. Deux saillies plates 175 qui, en plan, ont sensiblement la forme d'un trapèze, sont respectivement disposées radialement contre les parois frontales du carter 12. Suivant l'invention, deux saillies 17 peuvent être disposées contre chacune des deux parois frontales, ou bien il peut n'en être disposé qu'une seule. La forme en plan de ces saillies peut également être triangulaire ou rectangulaire. Dans le carter 12, est monté un élément caoutchouc-métal, constitué par plusieurs douilles métalliques 18 à 22 disposées concentrioU-ement avec interposition de couches intermédiaires en caoutchouc 23 à 26. Chacune des douilles métalliques 18 à 21 présente sur ses faces frontales des échancrures qui, par leur nombre et leur disposition, correspondent aux saillies 17* Ainsi 20 qu'on le voit sur la figure 3, la douille métallique extérieure 22 peut également être réalisée sans■échancrures et disposée à l'extérieur des saillies 17* Les échancrures de la douille métallique intérieure 18 embrassent de préférence sans jeu les saillies 17* Les échancrures des autres douilles métalliques 19 25 à 21 présentent un jeu par rapport aux saillies 17. Chacun de ces jeux dépend de la caractéristique de ressort choisie. Sa valeur maximale correspond à la course élastique admissible des couches intermédiaires de caoutchouc 23 à 2o dans la sollicitation du ressort à la torsion. Le bras oscillant 14,.relié à la 30 boîte d'essieu 2 pair la suspension à maillons 10 est fixé sur la douille métallique extérieure 22 ou sur une douille de friction 27 enfilée sur la douille métallique extérieure 22, et solidaire en rotation et dont le rôle sera décrit plus loin. Si le ressort est soumis à une charge par l'intermédiaire du bras 35 oscillant 14, les douilles métalliques 18 à 22 tournent l'une par rapport à l'autre car, par l'intermédiaire des saillies 17, la douille métallique intérieure 18 est montée fixe dans le carter 12. La rotation des douilles métalliques 18 à 22 l'une par rapport à l'autre a lieu de façon étagée de manière que, du 40 fait des sections différentes des couches intermédiaires de 71 45276 -8- 2118133 caoutchouc 23 à 2b, la rotation diminue vers l'extérieur, iin raison de la section relativement faible de la couche intermédiaire intérieure de caoutchouc 23, on obtient déjà pour des charges faibles de grandes courses élastiques. Quand la course élastique de la couche intermédiaire 23 la plus interne de caoutchouc est épuisée, la douille métallique correspondante 19 s'applique contre les saillies 17» On évite ainsi une cnarge excessive d'une couche intermédiaire de caoutchouc» Quand la charge augmente, chacune des douilles métalliques suivantes 20 10 à 22 s'applique successivement contre les saillies 17, de sorte qu'il en résulte une caractéristique fortement progressive, s'élevant légèrement par paliers. De par la conception même du dispositif, la douille métallique extérieure 22 se déplace pour chaque fonctionnement de 15 l'élément de ressort. Pour compenser l'effet d'amortissement, choisi à dessein faible, des couches intermédiaires de caoutchouc 23 à 26 à l'égard des oscillations, l'invention tire parti de ces déplacements de la douille métallique extérieure. A cet effet, la douille de friction précitée 27, ou bien celle-ci 20 et une couche de friction 29 en une ou plusieurs parties, qui coopère avec la surface intérieure du carter 12 ou avec une couche de friction 30 déposée sur cette surface, est disposée sur la douille métallique extérieure, solidaire d'elle en rotation, grâce à des clavettes 28. L'élément de ressort amortit 2> alors les vibrations du train de roues 1 à la façon d'un amortisseur par friction et entraîne un comportement au roulement doux et égal. La douille de friction 27 ou les couches de friction 29 et 30 peuvent être en un métal dur résistant à l'usure ou en une matière analogue. On peut augmenter l'effet d'amor-30 tissement en donnant une forme conique à la paroi intérieure du carter et aux couches de friction 29 et 30 ou à la douille de friction 27, appliquées négativement contre elle. Suivant l'invention, les surfaces peuvent également (figure 4) être de forme sphérique. La suspension à maillons 10 peut alors être 35 supprimée. L'articulation du bras oscillant 14- est alors de préférence réalisée sous la forme d'une articulation sphérique 31, ou présente un alésage bombé ou un manchon caoutchouc-métal pour absorber la distorsion. Outre les oscillations verticales du train de roues 1, les oscillations horizontales sont 40 alors plus fortement amorties. 71 45276 -9- 2118133 Bans une autre l'orme de réalisation de l'invention (figure i>), on peut munir la boîte d'essieu 2 de routeaux de fixation 32 pour la suspension à maillons 10 ou de bras oscillants 14. les éléments de ressort 9 peuvent également (figure b) être 5 montés à droite ou à gauche delà boîte d'essieu 2 par des boulons et être fixés aux supports de ressorts par l'intermédiaire de suspensions à maillons 10 ou encore éventuellement directement, ce qui permettrait alors d'utiliser des supports de ressort normaux 33. Dans une autre variante (figure '/) de 10 cette réalisation, la boîte d'essieu et les carters des ressorts peuvent consister en un seul élément structurel 34, les carters des éléments de ressort étant alors accolés à la boîte d'essieu par coulée, forgeage, à la presse ou par soudage. On peut enfin (figures 8 à 10) disposer les éléments de ressort 9 1> concentriquement à la boîte d'essieu, auquel cas deux éléments de ressort caoutchouc-métal entourant la boîte d'essieu 35 sont disposés de préférence l'un derrière l'autre, ou bien l'élément de ressort est divisé sur sa longueur. Ces éléments de ressort correspondent dans leur construction et dans leur action aux 20 éléments de ressort des figures 2 à 4. On choisit seulement leur diamètre suffisamment grand pour qu'on puisse enfiler la douille métallique intérieure 3b sur la boîte d'essieu 35, qui est ronde extérieurement. A la douille métallique intérieure 3b font suite les éléments de ressort caoutchouc-métal, qui, 25 de même que dans les exemples de réalisation décrits plus haut, sont constitués alternativement par des douilles métalliques 37 à 40 et des couches intermédiaires de caoutchouc 41 à 44. Dans cet exemple, les couches de friction 4^ sont insérées dans la douille métallique intérieure. Mais, suivant un autre 30 exemple de réalisation, qui n'a pas été représenté, on peut également disposer en ce point une douille de friction. Le bras oscillant 46, qui correspond au bras oscillant 14 est fixé sur la douille métallique intérieure 36 ou sur la douille de friction qui lui est reliée solidaire en rotation, et cela 35 de préférence de façon que les bras oscillants soient disposés radialement opposés sur les faces frontales voisines de la douille métallique intérieure 36. A son extrémité tournée vers le train de roues 1, la boîte d'essieu 35 est pourvue d'une bride angulaire 35a qui entoure un élément de ressort caoutchouc-métal. Une autre bride 40 71 45276 -10- 2118133 angulaire 47, gui entoure le second élément de ressort caoutchouc-métal, est disposée sur l'extrémité avant de la boîte d'essieu 35, solidaire d'elle en rotation. Les aouilles métalliques extérieures 4-0 des éléments de ressort sont reliées, so-5 lidaires d'elles en rotation, aux brides angulaires correspondantes 35a et 4-7. Sur les faces des douilles métalliques 3b qui sont opposées radialement aux bras oscillants 46 sont disposées des saillies 48 en forme de triangle, de trapèze ou de rectangle qui coopèrent avec des échancrures des douilles métalliques 10 37 à 39 comme dans l'exemple de réalisation décrit plus haut. La partie de la boîte d'essieu 35 qui coopère avec les couches de friction 45 ou les douilles de friction est également pourvue de couches de friction 49. Ici aussi, la douille de friction et les couches de friction 45 et 49 peuvent être coniques, cylindri-15 ques ou sphériques. En outre, suivant l'invention, lés saillies 48 peuvent disparaître, auquel cas chaque bras oscillant a une constitution correspondante dans sa partie située à l'intérieur de l'élément de ressort caoutchouc-métal et coopère avec les échancrures des douilles métalliques 37 à 39» 71 45276 2118133 E ri V l II 3 I C A" T X 0 H S 1.- Suspension de véhicule, en particulier suspension d'essieu ou de Derceau pour véhicules sur rails, aans laquelle chaque support de Doîte d'essieu ou chaque berceau est relié au 5 châssis du véhicule par au moins un ressort caoutchouc-métal monté sur le châssis ou sur le support de boîte d'essieu ou le berceau, cette suspension étant caractérisée par le fait que le ressort caoutchouc-métal est constitué par un ressort, connu en soi, l'ait de caoutchouc et de douilles, comprenant au moins 10 une douille métallique extérieure et au moins une douille métallique intérieure, mais de préférence plusieurs douilles métalliques disposées concentriquement réunies par des couches intermédiaires de caoutchouc déposées par vulcanisation, ressort qui est relié fixe en rotation, par sa douille extérieure ou 15 par sa douille intérieure à.un carter renfermant le ressort, et portant au contraire un bras oscillant sur l'autre douille, qui n'est pas reliée au carter, et le ressort caoutchouc-métal est relié de façon articulée par le bras oscillant au support de boîte d'essieu ou au berceau, ou au châssis, tandis que le 20 carter est monté fixe sur le châssis, le berceau ou le support de boîte d'essieu. 2.- Suspension d'essieu suivant la revendication 1, dans laquelle, quand le carter est monté sur le châssis au véhicule, ou sur le berceau ou à droite et à gauche sur le support de 25 boîte d'essieu, la douille intérieure est liée rigidement au carter et le carter comporte au moins une paroi frontale amovible, et une saillie ayant de préférence en plan la forme d'un rectangle, d'un trapèze ou d'un triangle est disposée sur une paroi frontale au moins. 3.- Suspension d'essieu suivant la revendication 1, dans laquelle, quand le ressort caoutchouc-métal est disposé concentriquement au support de boîte d'essieu, il est divisé dans sa longueur, chaque bras oscillant est respectivement relié à la douille intérieure d'une partie au ressort et les douilles exté-rieures sont reliées solidaires en rotation aux brides à cornières. 4.- Suspension d'essieu suivant la revendication 1, dans laquelle une saillie ayant de préférence la forme d'un rectangle, d'un trapèze ou d'un triangle est disposée radialement sur 71 45276 -12- 2118133 chaque douille intérieure, ou bien le bras oscillant est, aans sa partie située à l'intérieur du ressort, réalisé sous la forme a'une saillie ayant la même surface de projection. Suspension d'essieu suivant la revendication 2, dans 5 laquelle la douille métallique intérieure et les douilles métalliques disposées entre la douille métallique intérieure et la douille métallique extérieure de l'élément de ressort en caoutchouc-métal, ou les douilles métalliques disposées entre la douille métallique intérieure et la douille métallique extérieu-10 re, présentent sur leur face frontale des échancrures dimensionnées de façon que l'échancrure de la douille métallique intérieure entoure de préférence sans jeu la saillie du carter, mais que les échancrures des autres douilles métalliques et les couches intermédiaires de caoutchouc soient dimensionnées 15 de façon que, lorsque la course élastique des couches intermédiaires en caoutchouc est épuisée dans une sollicitation de torsion de l'élément caoutchouc-métal, les douilles métalliques viennent successivement s'appliquer contre les saillies du carter-ou de la douille. 20 6„_ Suspension d'essieu suivant la revendication 1, dans laquelle une douille de friction solidaire en rotation de la douille métallique, ou cette douille de friction et/ou une couche de friction en une ou plusieurs parties est disposée entre la douille métallique extérieure et la paroi intérieure du car-25 ter, ou entre la douille intérieure métallique et le support de boîte d'essieu, le bras oscillant étant relié rigidement à la douille métallique extérieure ou à la douille de friction quand la douille ou la couche de friction est disposée sur la douille métallique extérieure, et à la douille métallique intérieure 30 ou à la couche de friction quand celle-ci est disposée dans la douille métallique intérieure. 7.- Suspension d'essieu suivant la revendication 6, dans laquelle la surface du carter, ou du support de boîte d ' essieu, qui coopère avec la douille ou la couche de friction est 35 cylindrique ou conique d'un ou des deux cStés, auquel car une suspension pendulaire est disposée entre le bras oscillant et le support de boîte d'essieu, ou le châssis du véhicule. S.- Suspension d'essieu suivant la revendication 6, dans laquelle les surfaces coopérantes du carter, du support de boîte d'essieu et de la douille ou la couche de friction sont sphéri- 71 45276 -13- 2118133 ques, auquel cas le bras oscillant est relié au support de boîte d'essieu, ou au châssis du véhicule, avec interposition d'une suspension pendulaire ou directement. 9.- Suspension d'essieu suivant la revendication 1, dans 5 laquelle un étrier s'appuyant sur le support de boîte d'essieu est disposé entre la suspension pendulaire et le support de boîte d'essieu, ou entre le bras oscillant et le support cle boîte d'essieu. 10.- Suspension d'essieu, suivant la revendication 1, dans 10 laquelle le carter porte sur sa face extérieure un pied et est relié de façon amovible au châssis du véhicule, ou au support de boîte d'essieu, par l'intermédiaire de ce pied de carter. 11.- Suspension d'essieu suivant la revendication 1, dans laquelle le carter de l'élément de ressort caoutchouc-métal et 13 le support de boîte d'essieu forment une unité structurelle et les carters recevant les éléments de ressort caoutchouc-métal sont accolés à droite et à gauche du support de boîte d'essieu par coulée, forgeage, à la presse ou par soudage.