L'invention a pour objet un élévateur servant à mettre à l'eau et à retirer de l'eau des bateaux tels que des bateaux de plaisance. On connait déjà dans le commerce des élévateurs montés sur roues comprenant des longerons espacés sur lesquels sont fixés des mSts de levage verticaux. Ces mats sont généralement au nombre de quatre et disposés en correspondance deux à deux en sens transversal aux longerons. Entre les mâts qui se correspondent on fait passer sous la coque des bateaux une sangle qui est élevée ou abaissée par des moyens de levage qui équipent les mâts. Les sangles sont directement en contact avec la coque. Or, celle-ci est toujours arrondie et, parfois, fortement incurvée en sens longitudinal, surtout quand il s 'agit de voi liers. I1 en résulte que, pendant la montée ou la descente d'un bateau, les sangles appliquées contre la coque risquent de glisser le long de la surface très galbée de cette dernière. Des accidents dûs à cette cause, et qui endommagent gravement les bateaux ne sont pas rares. L'invention a pour but principal d'apporter un élé- vateur de bateaux du type défini plus haut avec lequel le risque de voir glisser les sangles le long de la coque(, quand un bateau y est suspendu, est substantiellement réduit sinon totalement éliminé. Un autre but de l'invention est de réduire fortement ou de supprimer complètement le risque de glissement des sangles & l'aide de moyens simples ne provoquant que le minimum de transformation à la structure habituelle des élévateurs. On atteint ces buts, selon l'invention, gracie au fait que deux au moins des quatre mâts qui se correspondent d'un longeron à l'autre sont articulés par rapport à leur longeron respectif avec une possibilité de pivotement autour d'un are horizontal transversal, de part et d'autre d'une position verticale. I1 arrive qu'une partie de la coque d'un bateau, généralement l'arrière, soit plus fortement incurvée en sens longitudinal qu'une autre partie. Quand on sait quel genre de bateau l'élévateur aura & soulever le plus souvent, il suffit de rendre inclinables les deux musts entre lesquels est placée la sangla qui viendra 'appliquer sur la partie la plus incurvée de la coque. Toutefois, dans le cas le plus général et pour disposer d'un élévateur d'usage universel, il est souhaitable que les quatre mâts soient articulés et inclinables. De pre@érence, les deux mâts portés par un même longeron sont rei9 r par deux bielles articulées chacune d'une part sur le mat ca@respondant, d'autre part à l'extrémité d'un organe de commande commun aux deux mats de sorte que ceux-ci 8'inclinent simultanément et symétriquement par rapport à un plan transversal. Pour mieux faire comprendre l'invention et en montrer d'autres caractéristiques ainsi que ses avantages, on donnera maintenant, uniquement à titre d'exemple, une description d'un mode de réalisation de l'invention. On se reportera aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue de dessus d'un élévateur conforme à l'invention montrant sa structure générale en plan, les mâts n'étant pas représentés en totalité; - la figure 2 est une vue en élévation du même éléva- teur soulevant un bateau de plaisance, les màts étant dessinés complètement en trait mixte dans une position, en trait plein dans une autre position, - la figure 3 est une vue de côté du même élévateur, le bateau étant soulevé à un niveau plus élevé. L'élévateur représenté comprend un châssis 1 supporté par des roues 2, au nombre de trois dans cet exemple, et ouvert complètement sur un côté. On distingue donc deux longerons 3, 4, parallèles et espacés, réunis à une extrémité par une traverse 5. Chaque longeron 3, 4, est équipé sur sa face sup6- rieure de préférence, de deux mâts de levage respectivement 5-6 et 50-60 espacés dans le sens longitudinal du longeron. I1 y a donc quatre mats qui sont placés deux à deux en correspondance 5-50 et 6-60 respectivement, en sens transversal, d'un longeron à l'autre. Chacun des quatre mftts 5, 50, 6, 60 est articulé par rapport au longeron respectif 3, 4 avec une possibilité de pivotement par rapport & un are horizontal transversal. Ceci se réalise simplement, par exemple grâce à une chape 7 incorporée au longeron ou rapportée sur ce dernier et supportant un axe transversal autour duquel la partie extraie intérieure du mat de levage correspondant est montée pivotante. De cette façon, chaque mât de levage est inclinable de part et d'autre d'une position verticale. fl est possible de prévoir que chaque mât 5, 50, 6, 60 est attelé à un moyen de manoeuvre indivduel, par exem- ple un vérin hydraulique (non représenté) articulé par ses extrémités opposées d'une part sur le longeron, d'autre part sur le mSt an question. Dans ce cas, chaque vérin est placé sous la dépendance d'un organe de commande qui lui est propre mais il est avantageux de grouper ces organes de façon à pouvoir les actionner simultanément sur une partie au moins de leur course et à provoquer des déplacements simultanés des mâts de levage. En particulier, il est avantageux de pouvoir commander sinultanément et an synchronisme les mouvements des mâts 5, 50 ou 6, 60 qui se correspondent d'un longeron à l'autre en sens transversal. Dans l'exemple représenté, les mâts inclinables situés sur un mêle longeron, 5-6 pour le longeron 3, 50-60 pour le longeron 4, sont reliés par deux bielles 8, 9 - chacune de ces bielles est articulée d'une part sur le mât correspondent 5 ou 6 ( 50 ou 60) et d'autre part à l'extrémité d'un moyen de manoeuvre commun aux deux mâts. Ce moyen est avantageussement constitué par un vérin hydraulique 10 supporté verticalement par le longeron 2, ou 3, et monté à mi-distance entre les deux mâts 5, 6 ( ou 50,60) comme on le voit sur la figure 2. Une extrémité du vérin est fixée en il à un élément rigide solidaire du longeron; l'extrémité opposée est articulée en 12 avec les deux bielles 8, 9. Deux bras obliques 13, 14 fixés au longeron tiennent solidement une glissière verticale 15 le long de laquelle est guidée l'articulation 12 du vérin 10 et des bielles 8, 9. Ce mode de montage des deur mats inclinables manoeuvrés par un moyen de manoeuvre commun pourrait être remplacé par tout autre mécanisme équivalant. Mais, quand il est adopté sur les deux longerons 3, 4, ainsi qu'il est souhaitable, les deux vérins 10 étant associés chacun respectivement à un organe de commande individuel, il est avantageux que les deux organes de commande soient groupés de façon à pouvoir titre actionnés simultanément sur une partie au moins de leur course.De cette façon, on a la possibilité soit de manoeuvrer indépendamment l'une de l'autre les deux paires de mâts de levage 50, 60 ou 5, 6 qui sont sur un mOme longeron, soit de manoeuvrer simultanément les deux paires de mSts. Dans les deux cas, les deux mâts 50, 60 ou 5, 6 d'un mEme longeron se déplacent simultanimont et symétriquement par rapport à un plan transversal équidistant des deux mats. Sur la figure 2, les mâts de levage 5, 6 sont repré sentés an trait mixte dans une position proche de la verticale, avec une légère inclinaison vers l'extérieur, c'est-à-dire s'éloignant l'un de l'autre, et en trait plein dans une position inclinée l'un vers l'autre, vers l'intérieur. Chaque mat de levage est équipé, ainsi qu'il est connu, d'un treuil 16 et d'un moufle 17. nitre les deux mâts 5-50 et 6-60 qui se correspondent d'un longeron à l'autre est accrochée une sangle 18 qui passe sous la coque du bateau à soulever. La possibilité que l'on a, grtce à l'invention, de rapprocher ou d'éloigner les mâts d'un mtme longeron, en les inclinant vers l'intérieur ou vers l'extérieur, permet de choisir aisément, sans déplacer le bateau, les endroits où les sangles s'appliqueront sur la coque de ce dernier. Ce choix se fait, de préférence, sans que les mats s'éloignent beaucoup de leur position verticale. Â ce moment, les zones d'appui des sangles 18 sur la coque sont déterminées comme il convient en fonction du centre de gravité du bateau mais il est courant que ces zones se situent dans une partie fortement incurvée de la coque. Les sangles 18 risqueraient de glisser, en s'écartant, suivant le galbe de la coque qui est souvent couverte d'un dépit humide et glissant. Après avoir ajusté la position des sangles 18 et après les avoir tendues, au voisinage de la verticale, comme on l'a dessiné en trait mixte, on provoque l'inclinaison des mats de levage 5, 6 et 50-60, l'un vers l'autre, sur chacun des longerons. Les sangles 18 et les cibles des moufles prennent alors des directions obliques et convergentes,sur chacun des côtés du bateau comme dessiné en trait plein. Les sangles 18 ont alors une position normale ou presque normale à la courbe de la coque; comme, en plus, elles ont des directions convergentes, le risque de glissement est pratiquement éliminé. I1 peut se faire qu'un élévateur soit utilisé pour des catégories de bateaux dont la coque ne présente une incurvation prononcée que sur une seule de ses parties extrêmes. I1 est suffisant alors que seuls les mSts de levage 5-50, ou 6-60, qui se correspondent, et qui sont situés du c8té de la partie extrême fortement incurvée, soient inclinables confor mément à l'invention. I1 est avantageux que ces mâts soient manoeuvrables simultanément comme on l'a dit plus haut. R E V E N D I C A T O N S 1, Elévateur de bateaux pour leur sortie de l'eau et leur mise à l'eau comprenant un châssis supporté par des roues ayant de@@ longerons parallèles espacés, quatre mâts de levage placés d@ d@@x à deux en correspondance respectivement sur les longero@s caractérisé en ce que deux au moins des quatre mats se c@@@@spondant d'un longeron à l'autre sont articulés par rapro- à leur longeron respectif avec une possi- bilité de pivotement au@our d'un axe horizontal transversal, de part et d'autre d'une position verticale. 2. Elévateur sei@n la revendication 1 caracrérisé en ce que les quatre mâts sont articulés chacun par rapport à leur longeron respectif. 3. Elévateur selon l'une quelconque des revendications 1, 2 caractérisé en ce que les mâts inclinables sont attelés chacun respectivement à un moyen de manoedvre indivi duel ayant chacun un organe de commande individuel, les orga- nes de commande étant groupés de façon à pouvoir autre action- nés simultanément sur une partie au moins de leur course. 4. Elévateur selon la revendication 2 caractérisé en ce que les mâts inclinables situés sur un même longeron sont reliés par deux bielles articulées chacune d'une part sur le mât correspondant, d'autre part à l'extrémité d'un moyen de manoeuvre commun aux deux mâts et supporté par le longeron, de sorte que les deux mats s'inclinent simultanément et symétriquement par rapport à un plan transversal équidis- tant des deux mâts. 5. Elévateur selon la revendication 4 caractérisé en ce que le moyen de manoeuvre commun à deux mâts est un vérin vertical monté à mi-distance entre ces deux mats, fixé au longeron par une extrémité et articulé avec les deux biel- les à l'autre extrémité. 6. Elévateur selon la revendication 5 caractérisé en ce que les organes de commande des vérins de manoeuvre attelés respectivement aux bielles sur l'un et l'autre longe- ron sont groupés de façon à pouvoir autre actionnés simultané- ment sur une partie au moins de leur course.