L'invention se rapporte à un métier d'arrachage, ou rupture, complémentaire à grande capacité de production et qui est muni de moyens de défeutrage et d'arrachage de fibres textiles synthétiques ou artificielles dans les rubans alimentés. Il est connu que les arracheuses complémentaires servent à arracher ou rompre et ramener dans un diagramme déterminé de longueurs des fibres précédemment soumises à une opération de découpage ou d'arrachage et provenant de métiers placés en amont de ce métier complémentaire dans le cycle de transformation des rubans de fibres pour constituer les voiles. Normalement, les métiers classiques de ce genre comportent deux ou plus de deux zones d'arrachage ou rupture et leur capacité de production est limitée. Le métier suivant l'invention conserve les caractérististiques des métiers classiques mais comporte de plus des moyens qui assurent le défeutrage des rubans d'alimentation et augmentent considérablement sa capacité de production. Ce métier comprend essentiellement cinq zones de travail et des moyens associés à ces cinq zones et qui sont plus précisément A - un râtelier d'alimentation, B - une unité de défeutrage, C - une zone d'intervention, D - une unité dt rrachage, E E - une zone de sorti-e; Pour mieux faire comprendre le but et les avantages apportés pår-l'invention, il convient de remarquer 1) Le métier de l'invention trouve sa place dans le cycle technologique d'obtention d'un voile, en aval des métiers de conversion, que ces métiers soient du genre à sectionnement ou à arrachage, ce nouveau métier étant du dernier genre et également placé en aval du processus de vaporisation. 2) Les rubans de fibres qui sont travaillés sur la machine suivant l'invention se présentent donc très tassés, s'ils proviennent directement des machines de conversion, ou tres feutrés, s'ils proviennent de l'autoclave après la phase de vaporisation. 3) On entend par défeutrage l'opération consistant à faire glisser les fibres les unes par rapport aux autres par étirage, sans provoquer la rupture de ces fibres. Cette opération particulière a pour fonction de détacher chaque fibre du contact intime avec toutes les autres fibres adjacentes, contact qui a été créé précédemment par le processus de conversion et de vaporisation. La phase de défeutrage diminue la cohésion des rubans, augmente la séparation des fibres élémentaires et, en conséquence, l'indépendance de chaque fibre par rapport à la masse. Les métiers disponibles actuellement sur le marché qui se placent au même point du cycle de transformation du voile, et qui sont habituellement appelés "Rebreakers" ou arracheuses à deux ou plus de deux groupes d'étirage, sont entièrement dépourvus de zone de défeutrage des rubans. Ces-machines ont pour fonction de rompre ou arracher les fibres longues qui subsistent inévitablement après la phase de conversion. I.e pourcentage de fibres à arracher est fonction du diagramme particulier de dimensions recherchées. L'arrachage commence immédiatement dans la première zone d'étirage et se poursuit progressivement dans les zones suivantes et, au cours de cette progression, intéresse des fibres dont la longueur décroit nrogressivement avec la longueur des zones d'étirage. L'arrachage de ces fibres provoque l1ne rupture collatérale incontrôlée et indésirable des fibres qui leur sont ! ci,r liées, du fait que ces dernières ne peuvent glisser librement. Non seulement, ce phénomène secondaire accentue le dégagement de poussières de sorte qu'il est préjudiciable à la propreté du voile, mais entraîne en outre une augmentatIon de la proportion de fibres courtes, dont la présence est désavantageuse pour les opérations ultériures. En d'autres termes, on constate une dégradation du diagrs.nme des fibres (on entend par dégradatios l'augmentation du pourcentage de fibres courtes par rapport aux fibres longues et, par conséquence, une augmentation du coefficient de variation). 4) Pour obtenir un meilleur rendement du défent-age, tout en conservant à l'alimentation une densité élevée de matière (900 g/m ou au-d; on a donc réalisé dans le métier de l'invention un rapport quantité de matière à largeur des cylindres de travail d'environ 21 g/cm. C rapport assure une bonne tenue dans les deux champs progressifs d'étirage, La largeur des groupes d'étirage a donc été portée à environ 420 rini. D'autres objets et avantages de l'invention seront mieux compri à l'aide de la description qui va suivre d'un exemple préféré de réalisation et des dessins annexés sur lesquels - la figure 1 est une vue schématique en élévation latérale d'une machine selon l'invention ; et - la figure 2 est une vue en plan de cette même machine. Sur ces figures, on a indiqué dans leur ensemble par la référence A le râtelier d'alimentation qui est de genre classique, en B l'unité de défeutrage, en C la zone d'intervention, en D l'unité d'arrachage et en E la zone de sortie de la bande traitée, cette bande étant désignée dans son ensemble par la référence 1. Le ratelier A est de type classique et, la différence des râteliers normalement utilisés, est agencé pour acheminer un très grand nombre de rubans élémentaires la, pouvant être Juxtaposés longitudinalement en raison de la grande capacité de travail permise par la machine suivant l'invention. On prévoit par exemple d'introduire jusqu'à environ 24 rubans élémentaires la, ce qui représente au total une densité maximale d'alimentation d'environ 900 g/m. L'unité de défeutrage est composée dans cette forme de réalisation par trois groupes d'étirage 2a, 2b, 2e précédés d'une paire de rouleaux d'alimentation 3 parallèles entre eux et perpendiculaires a la direction d'avance du ruban composé 1 qui est formé par la réunion des rubans élémentaires la. Au moins deux des trois groupes de rouleaux d'étirage 2e, 2b, 2c sont montés sur le socle porteur 4 par l'intermédiaire de glissières ou éléments équivalents, de manière à pouvoir faire varier leur écartement mutuel approximativement entre 80 et 240 mm. Chaque groupe d'étirage 2a, 2b, 2e - comprend deux cylindres inférieurs 5 à surface latérale lisse ou cannelée, réalisés en acier et ayant un diamètre d'environ 67 mm, et un cylindre supérieur 6 en résine synthétique et ayant un diamètre d'environ 152 mm. La longueur des rouleaux d'étirage 5 et 6 est d'environ 420 mm, ce qui permet à la machine de recevoir une cargue de rubans de 900 g/m ayant cette largeur. Le cylindre supérieur 6 est relié de façon connue à des moyens permettant de régler la pression d'appui de ce cylindre sur la paire de cylindres inférieurs 5 et est en outre supporté par des moyens, également connus, qui ne seront donc pas décrits, lui permettant d'osciller pour s'adapter aux différences d'épaisseur du ruban et le rendant autocentreur. La vitesse des groupes d'étirage situés dans la zone de défeutrage est particulièrement faible,de de sorte que les accélérations des fibres sous l'action de l'étirage sont extrêmement limitées et il en résulte un rendement de la phase de défeutrage particulièrement élevé et une grande efficacité, cette phase comportant uniquement le glissement des fibres les unes par rapport aux autres en excluant les possibilités de rupture. L'étirage effectué est d'environ 1,2 dans la première zone d'étirage et d'environ 2,5 dans la deuxième zone. En ce qui concerne la zone d'intervention ou de repos C, il convient de remarquer que les nouvelles arracheuses ou "Rebreakers", disponibles actuellement sur le marché, comportent un ou plusieurs groupes d'étirage qui travaillent en série, la matière sortant du premier groupe étant passée- immédiatement dans le deuxième et ainsi de suite. La matière provenant d'une arracheuse présente fréquemment des irrégularités macroscopiques ou paquets, c'est-à-dire qu'elle comporte des longueurs de mèche non arrachées. Les machines classiques, dans lesquelles les groupes d'étirage sont rapprochés, présentent l'inconvénient de difficultés d'élimination manuelle de ces défauts, entraînant un rejet important de matière. Pour faciliter cette opération, on a introduit dans la machine suivant l'invention une zone C, d'une longueur d'environ 800 mm, comprise entre la zone de défeutrage B et la zone d'arrachage D, dans laquelle aucun étirage n'est effectué. Cette zone donne à l'opérateur la possibilité d'intervenir facilement sur le ruban 1 et d'éliminer les défauts indiqués ci-dessus en facilitant l'opération manuelle par un arrêt de durée très réduite de la machine > et sans nécessiter de rebuter une grande partie de matière. En passant sous les cylindres des groupes de défeutrage 2a, 2b, 2c, les matières comportant des longueurs de mèche non arrachée, ou défauts équivalents, et qui se présentent sous une forme plus volumineuse, sont automatiquement détectées par le circuit hydraulique de pression agissant sur le cylindre 6 du dernier groupe 2c et travaillant sous le contrôle d'un manomètre à contact électrique de surpression, lequel provoque l'arrêt de la machine (ce dispositif n'est pas représenté sur le dessin, étant bien connu). Au moyen d'une commande électrique a impulsions appropriée, l'opérateur remet la machine en marche jusqu'à ce que la zone défectueuse du ruban se trouve dans la zone d'intervention C. Ce système facilite l'élimination des défauts sans nécessiter sur sur les groupes d'étirage. Le ruban de matière passe de la zone d'intervention C à la zone d'arrachage D dans laquelle le ruban est rétréci et où se produit la régularisation du diagramme des longueurs. C'est dans cette zone que s'effectue l'élimination des fibres longues encore présentes dans ie voile. La zone d'arrachage D est constituée par deux champs d'étirage à écartement variable. Les rubans de voile sont étirés et les fibres de longueur supérieure à celle des champs d'étirage sont rompues. La quantité de matière acheminée à la zone de nouvel arrachage est fonction du rapport entre la charge d'alimentation et l'étirage total exercé dans la zone de défeutrage. Pour obtenir un très haut rendement d'arrachage de fibres et pour mieux tirer parti des avantages de liberté et d'indépendance des diverses fibres, avantages qui sont obtenus dans l'unité de défeutrage, on a réduit le rapport entre la quantité de matière acheminée par unité de temps et par unité de largeur des cylindres de travail a environ 10 g/cm et, en conséquence, la longueur des cylindres d'arrachage 320 mm, c'est-à-dire à une longueur inférieure à celle des cylindres de l'unité B. Cette longueur permet de travailler la nappe qui sort du groupe de défeutrage à grande vitesse, ce qui contribue à l'élévation de la capacité de production. La zone d'arrachage est composée de trois groupes d'étirage, dont deux sont mobiles, de manière à pouvoirrégler l'écartement des groupes entre 80 et 240 mn. Chaque groupe est composé de deux cylindres inférieurs 8 en acier, ayant un diamètre de 67 mm et cannelés ou lisses, et d'un cylindre supérieur 9, en résine synthétique, ayant un diamètre de 152 mm, tous ces cylindres possédant une longueur de 320 mm. Cette longueur permet de ramener à environ 300 mn la largeur de la nappe qui sort du groupe de défeutrage à grande vitesse, c'est-à-dire de réduire cette largeur d'environ 100 me par rapport à la largeur de travail dans la zone de défeutrage. L'écartement entre les divers groupes 7a, 7b, 7c est variable. L'étirage prévu est d'environ 2 dans la première zone d'étirage et d'environ 5 dans la deuxième zone. Il faut noter que les rouleaux supérieurs 6 et 9 des deux unités B et D et/ou les rouleaux inférieurs 5 et 8 peuvent être munis de moyens de refroidissement connus en soi. Dans la zone de sortie E, est placé un dispositif 10 destiné à recueillir dans des pots le ruban 1 qui sort de la zone de redéchiquetage D. Bien entendu, diverses madifications et variantes pourront être apportées par l'homme de l'art à la machine qui vient d'être décrite uniquement à titre d'exemple non limitatif, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Métier d'arrachage ou rupture complémentaire de fibres textiles synthétiques, ou artificielles, dans les rubans provenant d'une machine de sectionnement ou d'arrachage, placée en amont dans le cycle d'obtention de voile, ce métier étant caractérisé en ce qu'il comprend un rate lier destiné à acheminer plusieurs rubans élémentaires longitudinaux et à les transformer en un ruban unique, qui est formé des rubans élémentaires juxtaposés entre eux longitudinalement; une paire de rouleaux. d'alimentation; une unité de défeutrage qui comprend au moins deux groupes d'étirage soumis à des vitesses de travail qui croissent dans le sens de l'avancement du ruban et qui sont disposés en série, au moins l'un de ces groupes étant monté sur le socle porteur par des moyens qui permettent de régler sa position longitudinale afin de faire varier l'écartement entre les groupes, chacun des groupes comprenant un rouleau supérieur qui coopère avec une paire de rouleaux inférieurs; une zone de repos dans laquelle le ruban composite avance librement; une unité d'arrachage qui comprend au moins deux groupes d'étirage, à vitesses de travail croissantes, dont au moins l'un est monté sur le socle par des moyens qui permettent de régler sa position-longitudinale, les groupes d'étirage de cette unité étant sensiblement identiques à ceux de l'unité de défeutrage mais possédant une longueur axiale inférieure à celle des rouleaux de défeutrage; et un dispositif collecteur du voile traité, sortant du dernier des groupes d'étirage de l'unité de redéchiquetage, et qui sert à répartir le voile de façon ordonnée dans les récipients collecteurs. 2. Métier selon la revendication 1, caractérisé en ce que la zone d'intervention et de repos possède une longueur qui ntest pas inférieure à environ 1 500 mm. 3. Métier selon la revendication 1, caractérisé en ce que le rapport entre la longueur des cylindres d'étirage de l'unité de défeutrage et celle des cylindres des groupes d'étirage de l'unité d'arrachage est approximativement égal a deux.