L'invention concerne 1samélioration des matières contenant des fibres cellulosiques auxquelles un effet de repassage permanent a été conféré et plus particulièrement un procédé pour traiter de telles matières cellulosiques afin d'améliorer leur infrois-5 sabilité et leur aptitude à sécher sans faux pli au prix d'une dégradation minimale de leurs propriétés physiques. Les vêtements à effet de repassage permanent d'un entretien facile, c'est-à-dire ceux qui sont sensiblement infroissables dans les conditions habituelles d'usage et dont le plissé ne s'efface 10 pas et qui peuvent être portés après un repassage faible sinon nul succédant au lavage, font l'objet d'une demande croissante. Il est classique de conférer une infroissabilitê durable aux matières cellulosiques, comme le coton, par imprégnation au moyen d'une solution aqueuse d'un produit de précondensation résineux 15 thermodurcissable approprié ou agent de réticulation de la cellulose, habituellement en présence d'un catalyseur convenable et enfin par réticulation du tissu imprégné. Ces traitements sont efficaces pour améliorer la tenue au porter des tissus de coton et ont beaucoup augmenté le succès des tissus de coton pouvant être la-20 vés sans subir de repassage parce qu'ils combinent les qualités . traditionnelles de confort, d'aptitude au lavage et d'économie des fibres naturelles à la facilité d'entretien actuellement êxigée pour les matières textiles. Une tenue au porter particulièrement bonne a déjà été obte-25 nue lorsque la réticulation des tissus traités au moyen de la résine est différée jusqu'après la confection des vêtements par coupe et piqûre et jusqu'après la mise en forme des vêtements par pressage. Une technique particulièrement prometteuse pour la confection 30 de vêtements à effet de repassage permanent et d'un entretien facile consiste à fixer en milieu humide des agents d'infroissabilitê formant des résines ou polymères, comme des produits de précondensation de formaldëhyde et de mélamine, ainsi qu'il est décrit par exemple dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N° 3 138 802. 35 Dans un procédé de ce genre, les fibresf par exemple sous la forme d'un tissu de coton, sont protégées contre une perte excessive de résistance et préparées en vue du traitement leur conférant un repassage permanent par fixation d'un agent d*infroissabilitê convenable propre à former un polymère dans les fibres tandis que celles 40 ci sont humides et gonflées, mais sans modification importante de 71 10898 2. 2086370 l'angle de reprise du pli à l'état sec ni du repassage permanent des fibres. Ces dernières propriétés sont conférées uniquement au degré voulu au cours de la réticulation ultérieure en milieu sec. Un tel procédé permet un plissage facile et d'autres mises en for-5 me des fibres pendant la confection des vêtements, après la fixation en milieu humide et avant la réticulation différée en milieu sec. Néanmoins, les procédés de fixation en milieu humide connus jusqu'à présent ont d'habitude exigé la neutralisation et l'élimination par lavage du catalyseur de fixation en milieu humide, qui est fort acide, après cette fixation en milieu humide et ensuite un séchage et un nouvel apport de catalyseur et enfin un nouveau séchage avant la réticulation réelle, ce qui augmente la durée et le nombre des manipulations. Une autre façon intéressante de confectionner des vêtements 15 à effet de repassage permanent et d'entretien facile consiste à exposer un tissu de coton conditionné à une atmosphère réactive de formaldéhyde et d'anhydride sulfureux comme décrit, par exemple, dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 706 7 92 du 20 février 1968. Toutefois, le tissu est alors immédiatement rêti-culë et ne se prête dès lors pas à une réticulation différée. De plus, les tissus traités ainsi manifestent une perte sensible de solidité. L'invention a donc principalement pour but de procurer un procédé pour améliorer 1'infroissabilitê et l'aptitude à sécher sans faux pli des matières contenant des fibres cellulosiques, en évitant ou en atténuant en substance les inconvénients précités. Elle a aussi pour but de procurer un procédé pour assurer un équilibre favorable entre la facilité d'entretien et les propriétés physiques des matières contenant des fibres cellulosiques, permet-30 tant la réticulation tant différée que préalable. Elle a aussi pour but de procurer un procédé pour améliorer 1'infroissabilitê de matières contenant des fibres cellulosiques, assurant la facilité d'application et réduisant au minimum la durée d'exécution. Ces divers buts de l'invention ainsi que d'autres ressorti-ront de la description qui va suivre. L'invention a donc pour objet un procédé perfectionné pour conférer 1'infroissabilitê et l'aptitude à sécher sans faux pli à des matières contenant des fibres cellulosiques comme le coton. 40 Normalement, le procédé consiste (1) à appliquer sur la ma 71 10898 3. 2086370 tière cellulosique une solution aqueuse comprenant au moins un composé hydrosoluble à réaction alcaline formant un polymère qui porte des radicaux N-méthylol réactifs et un sel hydrosoluble solide qui intervient comme catalyseur de réticulation latente au cours 5 de la réticulation finale en milieu sec, (2) à exposer la matière à l'état gonflé d'eau, à une température élevée et en présence de formaldéhyde, à une phase vapeur qui contient un catalyseur gazeux fortement acide qui est chassé ultérieurement à chaud pour laisser la matière dans l^état neutre ou quasi neutre, la phase vapeur pou-10 vant contenir par exemple de l'anhydride sulfureux, de l'acide acétique, de l'acide formique ou du chlorure d'hydrogène, et (3) à sécher la matière en vue de la réticulation finale en milieu sec. Du fait que le catalyseur de réticulation latent n'assure normalement aucune fonction essentielle dans le procédé avant la réticu-15 lation finale en milieu sec, il n'est pas nécessairement incorporé à la solution initiale, mais peut être appliqué ultérieurement au moyen d'un bain de foulardage distinct, par exemple entre la polymérisation en (2) et le séchage en (3). Néanmoins, l'incorporation de ce catalyseur au bain initial tend à assurer sa réparti-20 tion plus efficace dans le polymère formé au cours de la fixation et donc à le rendre plus utilement disponible pour la réticulation finale que lorsqu'il n'est appliqué qu'après la fixation en une même concentration. Le vêtement à effet de repassage permanent peut être confec-25 tionné d'abord par transformation de la matière non réticulée sèche en un vêtement portant des plis marqués à chaud, puis par réticulation du vêtement (réticulation différée), ou bien d'abord par réticulation de la matière, puis par transformation de celle-ci en un vêtement (réticulation préalable). 3 0 L'invention est basée sur la découverte que des composés N- méthylolés peuvent être insolubilisés ou polymérisés à l'intérieur même des fibres cellulosiques gonflées humides, c'est-à-dire fixés sous la forme de résines ou produits insolubles dans l'eau, par exposition à une atmosphère réactive qui comprend du formaldéhyde 35 et un catalyseur acide gazeux, de sorte qu'elle permet de limiter et modérer utilement la perte de résistance que manifeste un tissu, par exemple de coton, subissant la réticulation en milieu sec et elle a donc pour objet un tissu qui peut être finalement réticulé en milieu sec sans qu'un nouvel apport d'agent de réticulation ou 40 catalyseur soit nécessaire après la fixation. Un ajustement des 71 10898 4. 2086370 quantités de catalyseur acide gazeux et de formaldéhyde qui sont introduites dans le procédé et de leurs moments d'admission permet de conserver une maîtrise particulièrement bonne dans la conduite des opérations. 5 On suppose que l'acide gazeux ainsi introduit dans le systè me favorise la fixation de la mélamine méthylolée ou d'un produit de précondensation semblable sur les sites réactifs des fibres de coton qui sont par nature capables de réagir aussi avec un agent de réticulation tel que le formaldéhyde. L'exposition de la matiè-10 re cellulosique au formaldéhyde dans la chambre de traitement uniquement après une exposition préliminaire au catalyseur acide atténue la réticulation directe des fibres cellulosiques par le formaldéhyde et conserve mieux la solidité du coton. Un équilibre intéressant entre les propriétés physiques et 15 la facilité d'entretien est ainsi établi, mais aucune neutralisation ni élimination du catalyseur par lavage ne sont nécessaires et le produit obtenu se prête tant à la réticulation différée qu'à la réticulation préalable. Suivant la forme de réalisation préférée de l'invention, la 20 matière cellulosique est d'abord foulardée dans une solution aqueuse contenant un ou plusieurs composés N-méthylolés polymérisables et un sel hydrosoluble constituant le catalyseur de réticulation latent, puis la matière foulardée contenant la quantité convenable d'humidité est chauffée et exposée à une atmosphère réactive d'an-25 hydride sulfureux et de formaldéhyde en phase vapeur, à une température d'au moins environ 100°C, provoquant ainsi la fixation du composé N-méthylolë dans la matière cellulosique de même que la fixation du formaldéhyde qui est rendu apte à provoquer la réticulation voulue au cours de l'opération finale de réticulation en mi-30 lieu sec. Suivant une autre forme de réalisation de l'invention, la matière foulardée est d'abord exposée à une atmosphère gazeuse chaude relativement très humide qui chauffe la matière et assure l'optimum de répartition et/ou de fixage ou de polymérisation du com-35 posé N-méthylolé dans les fibres en l'absence sensible de formaldéhyde d'origine extérieure, en vue du chauffage et de l'insolubi-lisation de la résine en un stade unique ou en une succession de stades, puis la matière chauffée et conditionnée au préalable est exposée à une atmosphère différente plus sèche, au cours d'un sta-40 de ultérieur, assurant l'optimum de fixation du formaldéhyde dans 71 10898 5. 2086370 le système en vue de la réticulation finale. L'invention est décrite plus en détail ci-après. L'invention, est utile pour le traitement de fibres cellulosiques naturelles ou artificielles variées, tant seules qu'en më-5 lange entre elles en proportions diverses ou en mélange avec d'autres fibres. Il convient de citer les fibres cellulosiques naturelles, comme le coton, le lin et le chanvre, de même que les fibres cellulosiques régénérées ou artificielles, comme la rayonne viscose et la rayonne cuprammonique. D'autres fibres pouvant être uti-10 lisées en mélange avec des fibres cellulosiques d'une ou plusieurs des variétés ci-dessus sont par exemple les fibres d5acétate de cellulose, de polyamides (par exemple de Nylon), de polyesters / par exemple de poly(tëréphatlate d'éthylène)de polymères acryliques- de polyolêfines (par exemple de polypropylène), de po~ 15 ly(chlorure de vinyle), de poly(chlorure de vinylidène) et d'alcool polyvinylique. Ces mélanges contiennent de préférence au moins 20 et plus avantageusement au moins 40% en poids de coton ou d'une autre cellulose naturelle ou régénérée. La matière contenant les fibres cellulosiques peut être une 20 étoffe tricotée, tissée ou. non tissée, ou bien autrement constituée, mais l'invention s'applique aussi à des fils et fibres avant leur incorporation à des systèmes plus complexes. La matière contenant les fibres cellulosiques peut être plate, pliée, plissée, envidée en écheveau ou façonnée er> une forme quelconque après son 25 contact avec l'atmosphère contenant le formaldéhyde. Au terme des opérations, l'étoffe rendue, infroissable conserve la forme voulue pendant sensiblement toute la durée de service du produit fini, c'est-à-dire qu'elle garde la ferme imposée au cours de nombreux cycles de porter, de lavage et de séchage au prix d'un repassage 30 faible sinon nul. Suivant l'invention, en utilise au moins un composé hydrosoluble formant un polymère portant des radicaux N-mëthylol réactifs, du formaldéhyde comme agent de réticulation et un catalyseur de réticulation latent solide. D'une part, lors de l'exposition à une 35 atmosphère humide et chaude de vapeurs acides, le composé propre à former le polymère subit une polymérisation à l'intérieur des fibres de coton, tandis que celles-ci sont humides et gonflées de sorte que la matière polymère qui s'est formée est fixée dans les fibres et les protège contre une perte excessive de solidité qui 40 est le résultat normal des traitements classiques conférant l'in- 71 10898 6. 2086370 froissabilité, et d'autre part, la matière polymère fixée et l'agent de réticulation participent ultérieurement à la réticulation de la cellulose en présence du catalyseur de réticulation latent au cours de la réticulation en milieu sec. 5 Les composés N-méthylolés propres à former des polymères qui sont préférés sont les produits de prëcondensation mëlamine-formaldéhyde et phénol-formaldéhyde, bien que d'autres composés N-mêthylolés propres à former des polymères, comme les produits de précondensation urée-formaldêhyde soient utiles aussi. 10 Les agents formant le polymère utiles aux fins de l'inven tion comprennent en particulier les produits de précondensation faciles à durcir qui sont sensiblement hydrosolubles et résultent de la condensation du formaldéhyde avec un composé tel que la mélamine, ou une mélamine à radicaux alkyle inférieurs, une urée ou 15 un hydroxybenzène tel que le phénol ou le résorcinol. Le composé méthylolé résultant ou produit de précondensation peut être davantage éthérifié par réaction avec un alcanol inférieur tel que le méthanol ou le butanol. On sait dans l'industrie de l'apprêtage des étoffes, que ces produits de précondensation peuvent être ap-20 pliqués sur la matière cellulosique au moyen d'une solution aqueuse et se prêtent à une fixation ou à une insolubilisation en place facile en milieu humide, comme décrit par exemple dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 3 138 802. Les triazines résultant de la condensation d'une méthylmélamine ou d'une (alkyl inférieur)-25 mélamine différente et du formaldéhyde sont d'autres exemples de tels produits de précondensation. Les produits de précondensation issus de 1 mole de mélamine ou d'une alkylmélamine avec 2 à 6 moles de formaldéhyde, c'est-à-dire les di-, tri-, tétra-, penta- et hexaméthylolmélamines, don-30 nent de bons résultats. Ces produits sont des formateurs de polymères qui peuvent être fixés facilement en milieu humide par chauf fage ou exposition à la vapeur d'eau comme décrit. Des produits de ce genre qui sont disponibles dans le commer ce sont notamment l'Aerotex 23, qui est un produit de précondensa-35 tion de mélamine et de formaldéhyde à radicaux alkyle, l'Aerotex M-3 qui est une diméthoxyméthylhydroxyméthylmëlamine, l'Aerotex P-225 qui est une hexakis-(méthoxyméthyl)mélamine et l'Aerotex 19 qui est une variété d'Aerotex P-225 moins complètement fractionnée Ces divers produits sont vendus à l'état de solutions aqueuses 40 par la Société American Cyanamid Company. D'autres fabricants ven 71 10898 7. 2086370 dent des produits équivalents. Le procédé de l'invention fait intervenir aussi un catalyseur de réticulation latent classique. Par exemple, il est possible d'utiliser un sel hydrosoluble issu d'un acide fort et d'une 5 base faible comme un sel d'ammonium d'acide chlorhydrique, sulfu-rique, nitrique, oxalique ou lactique ou d'un autre acide organique ou inorganique, divers chlorhydrates d'aminés, de même que des sels à réaction acide issus de métaux tels que le zinc ou le magnésium, comme le nitrate de zinc ou le chlorure de magnésium ou 10 aussi un catalyseur mixte tel que MgCl^/ZnCl^, MgC^/acide citrique ou Zn(NO^)2/acide tartrique. Le nitrate de zinc, le chlorure de zinc, le chlorure de magnésium et le chlorure d'ammonium sont les catalyseurs de réticulation latents particulièrement préférés aux fins de l'invention. 15 Pour le traitement des matières cellulosiques conformément à l'invention, il est fort avantageux d'appliquer le composé N-më-thylolé formant un polymère sous la forme d'une mélamine méthylo-lée ou bien d'un mélange de tels composés et un catalyseur de réticulation latent sur l'étoffe initialement à partir d'une solution 20 ou d'un bain de foulardage en milieu aqueux commun. Néanmoins, le catalyseur de réticulation peut être omis au stade initial et n'être appliqué qu'ûltérieureirent du fait que sa présence n'est nécessaire que pour la réticulation finale en milieu sec. Par exemple, pour l'application par foulardage de façon clas-25 sique à l'aide d'un appareillage courant ou bien par pulvérisation ou suivant toute autre technique connue, le composé N-méthylolë po-lymérisable ou produit de prëcondensation peut être présenté à l'état de solution aqueuse en contenant environ 3 à 25, et de préférence environ 5 à 15%. Pour faciliter la réticulation finale dans 30 la matière cellulosique, un catalyseur de réticulation peut être incorporé à l'aide de cette solution ou d'une solution distincte en une quantité d'environ 1 à 10 et de préférence d'environ 4 à 6% du poids du composé N-méthylolé. La concentration la plus favorable dépend quelque peu de la nature du catalyseur et de celle du 35 composé N-méthylolé et peut être déterminée par l'expérience. Suivant les propriétés que doit avoir le produit fini, le foulardage ou l'imprégnation sont exécutés de façon que l'apport de composé .N-méthylolé sur le produit soit d'environ 3 à 12% et de préférence d'environ 6 à 8% en poids de solides secs par rapport 40 au poids de la matière fibreuse sèche (ou % en poids sec des fi 71 10898 8' 2086370 bres). Le foulardage est exécuté normalement à la température ambiante, par exemple d'environ 10 à 30°C. Une particularité essentielle de cette opération du procédé est que le composé N-méthylolé déposé est fixé sur la matière fi-5 breuse en même temps qu'un agent 71 10898 9. 2086370 Le maintien dans la matière cellulosique ou le tissu d'une quantité d'humidité convenable tombant entre les limites indiquées est important lors de l'exposition à l'atmosphère ou aux atmosphères de vapeurs chaudes. En l'absence d'une quantité suffisante 5 d'humidité, la quantité de polymère se fixant à l'intérieur des fibres au début du traitement par la vapeur est insuffisante pour obtenir les fibres ouvertes et les protéger contre une réticulation excessive par le formaldéhyde au cours des stades ultérieurs du traitement par la vapeur ou au cours de la réticulation finale. 10 Dans un tel cas, le produit final tend alors à manifester une importante perte de solidité semblable à celle subie au cours des procédés classiques de foulardage, de séchage et de réticulation. D'autre part, lorsque la teneur en humidité est trop élevée,, et en particulier lorsque la vapeur d'eau présente dans la phase 15 vapeur réactive se condense à l'état liquide sur le tissu, elle dilue exagérément l'acide qui migre de la phase vapeur dans le tissu. Par conséquent, le composé propre à former le polymère ne reçoit pas suffisamment de catalyseur pour atteindre le degré de polymérisation requis ou déposer la quantité voulue de polymère 20 dans les fibres. Par conséquent, une fraction importante des avantages que peut offrir le procédé de l'invention peut être perdue si la teneur en humidité du système est trop élevée ou trop faible Néanmoins, les teneurs en humidité conduisant aux résultats les plus favorables sont faciles à déterminer par l'expérience. 25 Pour obtenir le maximum de souplesse et de précision dans l'exécution du procédé, il est avantageux de diviser le procédé en un certain nombre de stades plus ou moins distincts, soit par cons titution de chambres distinctes pour chacun de ces scades, soit par admission des divers fluides de traitement suivant un certain 30 ordre dans l'espace et dans le temps "sur le trajet que parcourt le tissu, Par exemple, lorsque le tissa z. été fnulardê dans un bain contenant l'agent formant le poivrière, il est utile de la faire passer dar-.s une calandre d'essorage où l'excès de liquide est exprimé en vue du traitement par la vapeur qui est l'opération essen tiells aux fins de l'invention. Le tissu foulardé et exprimé est introduit alors au premier étage d'une chambre de réaction eu il est chauffe jusqu'à la température de réaction voulue, par exemple d'au moins 8û°C, mais de préférence d'environ 100 à 17 0°C dans une atmosphère de vapeur d'eau, tandis que la teneur an humidité du tissu est maintenue ou v 71 10898 2086370 amenée à la valeur requise. Le tissu chaud est alors amené par des cylindres à un second étage de la chambre où an gaz acide corane de l'anhydride sulfureux ou de l'acide formique, est introduit de manière à atteindre le tissu tandis que celui-ci se trouve'à une température et a une teneur en humidité déterminées-au préalable. Dans ces conditions, l'agent formant le polymère se fixe sensiblement à l'intérieur des fibres. On pourrait envisager que ce phénomène -empêche les sites réactifs de la cellulose de réagir ultérieurement en excès avec l'agent de réticulation actif, par exemple le formaldéhyde. Après la polymérisation préliminaire, le tissu est amené à un troisième étage où le formaldéhyde est admis de manière à atteindre le tissu tandis que ce dernier se trouve dans des conditions convenables de température, d'humidité et d'acidité qui peuvent être ou non identiques aux conditions correspondantes des stades antérieurs. Par exemple, lorsque l'agent formant le polymère s'est suffisamment fixé dans les fibres au cours du passage au second étage, il est possible et parfois avantageux d'entretenir une teneur en humidité sensiblement moindre à ce troisième stade qu'aux précédents. Cette moindre teneur en humidité au troisième stade peut faciliter non seulement la poursuite de la polymérisation de l'agent formant le polymère dans les fibres, mais aussi la fixation du formaldéhyde dans le système. En divisant le procédé en stades distincts, il est fort commode de réaliser, suivant les nécessités ou les désirs, les ajustements convenables de la température de réaction, de la teneur en hymidité, de l'acidité et du degré de fixation du formaldéhyde. La subdivision du procédé en stades peut être assurée de façon satisfaisante par passage du tissu dans une chambre de réaction unique sur une série de cylindres disposés le long d'un trajet en forme de V renversé. De la vapeur d'eau se dégage en raison de l'humidité résiduelle du tissu après son entrée dans la chambre chauffée. L'anhydride sulfureux ou toute autre vapeur acide est introduit et atteint le tissu près de l'entrée dans la chambre. Le formaldéhyde s.. . f-_-rir.3 réactive est introduit près de la pointe du V renversé et atteint ainsi le tissu chauffé. Le tissu chauffé dont l'agent formant le polymère est au moins pour partie polymérisé en place passe alors dans la branche descendante du V renversé vers la sortie de la chambre. En variante, les divers stades du procédé peuvent être exécu 71 10898 11. 2086370 tés par passage du tissu dans une série de chambres successives totalement distinctes ou encore l'ensemble du traitement par la vapeur peut être exécuté par passage du tissu foulardë en ligne droite dans un étage unique contenant une atmosphère mixte de va-5 peur d'eau, de catalyseur acide gazeux et de formaldéhyde. Toutefois, même dans cette dernière forme de réalisation, il est avantageux qu'au moins une certaine séparation existe entre les points d'admission de la vapeur acide et du formaldéhyde afin de permettre à au moins une certaine quantité du polymère protecteur de se 10 fixer dans les fibres gonflées par l'humidité avant que le tissu soit au contact du formaldéhyde en une concentration élevée quelconque. La teneur en humidité du tissu subissant le traitement est importante, mais les concentrations en eau, en acide et en formal-15 déhyde à l'état de vapeur de la phase gazeuse peuvent varier dans des domaines étendus et ne sont pas particulièrement importantes par elles-mêmes. Pour conduire aux résultats les plus favorables dans un cas particulier quelconque, ces concentrations peuvent être adaptées facilement en fonction d'autres facteurs, comme la 20 nature et la quantité d'agent fommant polymère appliqué par foulardage, la nature de la vapeur acide, la température de réaction et la durée d'exposition du tissu, en conséquence d'essais préliminaires. De manière générale, les quantités d'acide et de formaldéhyde dans la ou les phases vapeur des chambres sont très supërieu-25 res aux faibles quantités nécessaires pour les réactions chimiques dans le tissu subissant le traitement. L'anhydride sulfureux donne des résultats particulièrement bons et est le catalyseur acide gazeux de loin préféré aux fins de l'invention parce qu'il est spécialement propre à former un aci-30 de fort en présence de formaldéhyde, probablement sous la forme d'un acide sulfonique, tout en restant facile à éliminer du tissu par séchage après le traitement en phase vapeur. Néanmoins d'autres acides ayant un point d'ébullition inférieur à environ 120°C, comme l'acide formique ou acétique, peuvent le remplacer. L'acide 35 chlorhydrique est utile aussi, mais il peut affaiblir davantage le tissu s'il est laissé longtemps au contact de ce dernier en l'absence d'un accepteur d'acide avant la réticulation finale et le lavage. Suivant le mode de réalisation préféré, le tissu de coton 40 humide est passé de manière continue dans une ou plusieurs zones * 71 10898 2086370 qui contiennent le catalyseur acide et le formaldéhyde en phase vapeur et est maintenu à une température d'au moins 80°C, de préférence d'environ 100 à 170°C. Le tissu traverse une telle chambre ou plusieurs chambres de ce genre à une allure telle que le temps 5 d'exposition total soit d'environ 10 secondes à 15 minutes, et de préférence de 30 secondes à 2 minutes. Normalement, dans un procédé en plusieurs stades du type décrit ci-dessus, une durée d'exposition du tissu d'environ 1 minute à 102°C dans une atmosphère de vapeur d'eau et d'anhydride sulfureux dans le ou les premiers sta-10 des et d'environ encore 30 secondes à 1 minute dans un stade ultérieur de traitement par le formaldéhyde à une température semblable serait représentative de bonnes conditions de travail. La condition la plus favorable pour la réaction en phase vapeur est une durée juste assez longue pour assurer le degré requis 15 de fixation du composé N-méthylolé (par exemple 3 à 12% de polymère sur la base du poids du tissu) et du formaldéhyde servant d'agent de réticulation (par exemple 0,2 à 5,0% du poids du tissu) sans surexposition du tissu à l'atmosphère réactive. La phase vapeur peut contenir, outre le formaldéhyde et le catalyseur acide, 20 des gaz inertes comme de l'air, de l'azote, du gaz carbonique, de l'hélium etc.. Il est évident que de la vapeur d'eau existe dans la phase vapeur chaude au moins en conséquence de 1'évaporation de l'eau du tissu foulardé ou éventuellement suite à une introduction délibérée d'eau dans la chambre de traitement comme moyen de chauf-25 fage du tissu foulardé jusqu'à la température requise ou comme moyen d'ajustement de la teneur en humidité du tissu à la ou aux valeurs voulues pendant le traitement. Néanmoins, la température de réaction peut être entretenue au moyen d'autres agents que la vapeur d'eau, par exemple au moyen de lampes infrarouges. 30 Le formaldéhyde peut être obtenu de toute manière avantageu se, par exemple par chauffage d'une suspension de paraformaldéhyde dans de l'huile minérale en vue du dégagement du formaldéhyde à l'état gazeux, ou bien par barbotage d'air dans une solution aqueuse de formaldéhyde, la vapeur de formaldéhyde ou le mélange conte-35 nant la vapeur de formaldéhyde étant ensuite admis en proportion convenable dans la zone de réaction. Lorsque une mélamine fortement mëthylolée sert d'agent formant le polymère, elle peut elle-même apporter une certaine quantité de formaldéhyde lorsqu'elle est amenée à une température élevée au cours de la réticulation finale 40 en milieu sec. 71 10898 2086370 Après exposition à l'atmosphère réactive, si le bain de foulardage initial contient un catalyseur de réticulation latent, la matière cellulosique est séchée directement en vue de la confection d'un produit manufacturé â effet de repassage permanent, Aucun rin-5 çage ni aucune autre opération intermédiaire ne sont alors nécessaires. Ce n'est qu'au cas où aucun catalyseur latent n'a été incorporé au bain de foulardage initial qu'il est nécessaire de faire passer le tissuf après le traitement par la phase vapeur et avant le séchage, dans un second bain de foulardage comprenant une 10 solution aqueuse d'un catalyseur de réticulation latent approprié qui imprègne alors le tissu avant la réticulation finale en milieu sec. Les conditions de séchage ne sont pas spécialement critiques, mais elles doivent être de nature à ne pas amener la teneur en humidité du tissu au-dessous de 6 a 10% et à empêcher une réticula-15 tion préalable accidentelle. Par exemple, la matière cellulosique traitée peut être sëchée à des températures d'environ 20 à 60°C pendant une durée convenable« On peut fabriquer le produit fini en confectionnant d'abord un vêtement au moyen de la matière sèche non réticulée en marquant 20 les plis à chaud, puis en réticulant le vêtement fini (réticulation différée) ou bien en réticulant d'abord la matière à plat, puis en l'utilisant pour confectionner le vêtement (réticulation préalable)* La réticulation ou stabilisation finale conférant le carac-25 tare d'infroissabilitê peut être exécutée â sec par chauffage dans une ëtuve à défilement en atmosphère d'air à des températures s'é-chelonnant d'environ 100°C jusqu'au point de carbonisation du tissu, et de préférence d'environ 120 â 180°C, ou bien dans tout autre appareil de chauffage commode. La réticulation peut être exé-30 cutée par exemple dans un appareil tel qu'une presse à vêtement qui a été munie de dispositifs convenables pour régler l'intensité du chauffage et le temps de séjour. Un temps de séjour d'environ 5 minutes dans une ëtuve à air à 160°C assure une réticulation convenable, bien que des durées de réticulation d'environ 2 à 10 mi-35 nuteç. soient d'usage courant « Il convient de noter évidemment que les matières cellulosiques de 1'invention peuvent avoir subi un traitement par d'autres agents classiques pour le traitement des matières textiles, comme des agents hydrofugss, des agents anti-microbiens, des agents igni-40 fuges, des agents antieouillure ou anti-tâche et ainsi de suite 71 10898 14. 2086370 comme d'habitude. L'invention est davantage illustrée par les exemples suivants dans lesquels les parties et pourcentages sont en poids,sauf indication contraire. Les exemples sont exécutés sur du croisé de coton à 100% 2 drun poids de 258 g/m et de contecture 166 x 52 (par pouce). EXEMPLES 1/1 â 1/5 On exécute ces exemples suivant la technique préférée du foulardage unique. On débite d'une bobine d'alimentation des échantillons de croisa de coton d'une longueur d'environ 4,5 mètres et d'une largeur de 43 cm, ayant un poids d'environ 500 g et on les foulardé jusqu'à un apport de liquide d'environ 70% dans des bains aaueux maintenus à la température ambiante (environ 22°C) et contenant diverses quantités d'hexakis (méthoxyméthyl)mélamine, qui est un produit de précondensâtion vendu sous le nom d'Aerotex P-225, ou de dimëthoxyméthylhydroxyméthylmélamine, qui est un produit de précondensation vendu sous le nom d'Aerotex M-3, outre 0,5% de nitrate de zinc hexahydraté, 0,5% de l'agent mouillant non ionique vendu sous le nom de Triton X-100 et de 1,0% d'un polyéthylène finement dispersé propre à assouplir le tissu (vendu sous le nom de Velva-mine 732), comme précisé plus en détail au tableau I. Après avoir légèrement exprimé l'excès de liquide dans une calandre, on fait passer chacun des échantillons sur trois rouleaux de transport dans une chambre de traitement d'un volume d'environ 78 drcf (largeur : environ 46 cm ; longueur : environ 30,5 cm ; hauteur : environ 61 cm), l'un des rouleaux étant voisin de la fente d'admission du tissu sur l'un des côtés du fond de la chambre, le second étant voisin du sommet de la chambre et parallèle aux deux faces latérales de celle-ci et le troisième étant près de la fente de sortie du tissu au fond de la chambre en face de la fente d'admi sion de manière que le tissu parcoure dans la chambre un tra.jet en V renversé d'une longueur d'environ 122 cm. On engendre du formaldéhyde par chauffage d'un mélange de paraiormaldéhyde et d'huile minérale dans une cuve en acier inoxydable. Au moyen d'air comprimé, on chasse en quantité mesurée la vapeur chaude de formaldéhyde dans des tubes chauffés pour la faire parvenir par l'un des collecteurs d'admission de gaz dans la chambre. On introduit de l'anhydride sulfureux en provenance d'un ré- 71 10898 15. 2086370 servoir, en quantité mesurée, par les mêmes conduites ou des conduites semblables. Pour certains essais, on introduit l'anhydride sulfureux et le formaldéhyde tous deux dans la chambre par une admission près de l'éntrée du tissu, mais dans le mode de réalisa-5 tion préféré, on amène uniquement l'anhydride sulfureux près de l'entrée du tissu au bas de la chambre, tandis qu'on introduit le formaldéhyde dans la chambre près du rouleau supérieur. On peut aussi injecter de la vapeur d'eau, comme on le fait dans quelques essais, mais cette opération n'est généralement pas nécessaire 10 pour un essai à petite échelle parce qu'il est facile d'entretenir une teneur adéquate en humidité du tissu foulardé sans injecter de vapeur d'eau. Toutefois, à l'échelle industrielle, une injection de vapeur d'eau peut améliorer l'ajustement de la teneur en humidité conduisant à la fixation optimale de la résine. 15 En agissant sur la vitesse du tissu, on peut modifier à vo lonté le temps de séjour du tissu dans la chambre de 30 secondes à 3 minutes. Au début de chaque essai, on introduit 200 g de paraformaldé-hyde dans le générateur de formaldéhyde. Le débit d'air pénétrant 20 dans le générateur est généralement de 142 litres/heure, tandis que celui d'anhydride sulfureux est de 113 litres/heure, la mesure étant exécutée à environ 22°C sous une pression d'environ 1 atmosphère. La température du générateur de formaldéhyde s'échelonne de 120 à 140°C et la chambre de traitement est maintenue le plus sou-25 vent à environ 102°C ou bien 118°C suivant les conditions de réaction voulues. Dans un essai typique, on introduit environ 100 g d'anhydride sulfureux et 50 g de formaldéhyde dans la chambre pour traiter un échantillon du tissu de coton d'une longueur de 4,5 mètres et 30 d'un poids de 500 g. Toutefois, ces quantités de vapeur sont plusieurs fois supérieures au minimum nécessaire. A l'échelle industrielle, dans une chambre d'un volume beaucoup plus important, où les fuites de gaz sont proportionnellement moindres, on obtient des résultats satisfaisant3, avec une quantité d'anhydride sulfureux de 35 3 à 5 g et une quantité de formaldéhyde de 2 à 3 g seulement pour 1Q0 g de tissu de coton. Après le traitement en phase vapeur, on sèche les tissus à 52°C pendant environ 20 minutes dans une étuve à air et, après le pressage, on exécute la réticulation dans l'air à 160°C pendant 5 40 minutes avant d'exécuter un lavage (AATCC 124-1967 III B), et une 71 10898 16. 2086370 détermination de l'aspect et des autres propriétés du tissu après un cycle de lavage et de séchage au tambour ( 1 L+S). En outre, on exécute parfois des mesures sur le tissu avant la réticulation, après le traitement en phase vapeur et le séchage. De plus, on la-5 ve certains des échantillons séchés et traités avant d'exécuter la réticulation et on mesure aussi les propriétés. A titre de comparaison, on traite un échantillon du même croisé de coton suivant un procédé déjà appliqué de fixation par la vapeur humide semblable à celui décrit dans la demande de bre-10 vet des Etats-Unis d'Amérique N° 764 950. Plus particulièrement, pour cet essai, on foulardé le tissu jusqu'à un apport de liquide de 60% dans un bain contenant 29% de la mélamine méthylolée vendue sous le nom d'Aerotex 19 (à 65% de constituant actif), 38% de la mélamine méthylolée vendue sous le nom de Fixapret PCL (à 50% de 15 constituant actif), et 0,1% de l'agent mouillant vendu sous le nom de Triton X-100, le pH du bain étant ajusté à 2 par addition d'une quantité convenable d'acide sulfurique. Après le foulardage, on expose l'échantillon à de la vapeur d'eau dans la chambre à 102°C pendant 45 secondes, puis on le neu-20 tralise dans une solution à 0,5% de carbonate de sodium, on le rince, on le lave et on le sèche. Peu après, on ajoute le catalyseur par foulardage jusqu'à un apport de 60% de liquide dans un bain contenant 0,8% de nitrate de zinc hexahydraté et 2% de polyé-thylène comme agents d'assouplissement. Ensuite, on sèche l'échan-25 tillon, on le passe à la presse et on exécute la réticulation dans l'air à 160°C pendant 10 minutes tout comme pour les autres échantillons, après quoi on détermine l'aspect et les autres propriétés physiques. Le tableau I donne les résultats d'un certain nombre d'essais 30 représentatifs de l'invention, ainsi que de l'essai au cours duquel l'échantillon a été traité suivant le procédé déjà connu de fixation en milieu humide par la vapeur d'eau. Comme il ressort du tableau I, les tissus traités conformément à l'invention présentent un équilibre favorable entre la fa-35 cilité d'entretien (repassage permanent, rétention du pli, infroissabilitê) et les propriétés physiques (résistance à la rupture et à la déchirure, résistance à l'abrasion avec flexion Stoll) de même que l'avantage intéressant du point de vue industriel que leur traitement est bref (pas de lavage et durée de réaction de 1 à 2 40 minutes seulement). Une comparaison entre l'exemple 1/5 et les 71 10898 17. 2086370 exemples 1/1-1/4 fait ressortir que l'injection de l'anhydride sulfureux et du formaldéhyde successivement plutôt qu'ensemble améliore la rétention de la solidité. Dans tous les cas, la reprise sur pli du tissu non réticulé est suffisamment faible pour une réticulation différée. En outre, en comparaison du même croisé de coton traité de la manière classique, les tissus réticulés traités conformément à l'invention ont en général de meilleurs propriétés d'entretien pour des propriétés physiques comparables. TABLEAU I Propriétés de tissus, réticulés ou non, dans lesquels du polymère a été fixé par traitement au con- Exemple n° 1/1 1/2 1/3 1/4 1/5 classique Teneur en produits de pré-condensation du bain 10% P-2251 7% P-2251 1 L" 1 1 ' ■ 10% M-3 5% M-3 + 5% P-225 10% P-225 comme décrit Durée de réaction 2 1 min. 1 min, ^ 2 1 min. 2 1 mxn. o • 3 3 mm. dans le Température de réaction 120 °C 120 °C 120 °C 120 °C 102 °C texte Réticulation à 160°C/5 minutes non oui non oui non oui oui oui oui Aspect Indice de permanence du repassage Indice de rétention du pli 3,1 4,0 4,3 3,1 3,4 -t- 4,5 2,6 3,8 — 4,2 3,8 4,1 3,7 4,2 3,2 4,7 Reprise sur pli (chaîne+ trame (AATCC 66-1959T) Sec, degrés Humide, degrés 211 282 — 250 235 273 236 225 282 — 234 286 276 282 I—x O CD CD ce J\3 O 00 ON VJ o 1) Le polyéthylène servant d'agent d'assouplissement est appliqué par foulardage au moyen d'un bain distinct après le traitement au contact de la phase vapeur, mais avant le séchage. 2) Le dioxyde de soufre est admis au bas de la chambré près de l'entrée du tissu et le formaldéhyde est admis séparément au sommet de la chambre. 3) Un mélange de dioxyde de soufre et de formaldéhyde en phase vapeur est admis près de l'entrée dn su à proximité du fond de la chambre. tis- TABLEAU I (suite) Propriétés de tissus, réticulés ou non, dans lesquels du polymère a été fixé par traitement au con tact d'une phase vapeur Exemple N° 1/1 1/2 1/3 1/4 1/5 classique Résistance à la rupture ^ (trame) (ASTM D-39-49) kg rétention; % Résistance à la déchirure (trame) (ASTM D-1425-59) rétention, % Résistance à l'abrasion en flexion Stoll (trame) 29,5 19,5 89 1 59 32,2 21,3 97 64 33,6 26,3 99 77 21,8 62 19,1 48 72 2240 1205 91 49 2380 1290 97 53 2660 1850 105 73 1860 69 1015 36 73 1013 116 792 86 235 40 74 (ASTM D-1175-61T à chaud avec charge de tension de 227 g et 908 g respectivement) Cycles jusqu'à rupture Rétention, % Apport de polymère (%, 1 L+S) — 10,7 ■ 8,4 11,4 8,3 8,8 4) Dimensions de l'échantillon : 102 mm x 153 mm 71 10898 20. 2086370 10 EXEMPLES 2/1-2/4 Dans une autre série d'essais, on foulardé des échantillons du croisé de coton jusqu'à un apport de liquide d'environ 70% dans des bains aqueux contenant 10% du produit de précondensation vendu sous le nom d'Aerotex P-225 ou du produit de. précondensation vendu sous le nom d'Aerotex M-3, 0,5% en poids sec des fibres de nitrate de zinc, 0,5% de l'agent mouillant non ionique vendu sous le nom de Triton X-100 et 1,0% en poids sec des fibres de polyé-thylène finement divisé propre à assouplir le tissu et vendu sous le nom de Velvamine 732, puis on fait passer les échantillons successivement dans deux atmosphères différentes comme indiqué. Les résultats figurent au tableau II. A la première passe, les échantillons sont exposés à une at-mosphère qui est formée par de la vapeur d'eau saturée ou à une atmosphère comprenant de l'anhydride sulfureux gazeux et de la vapeur d'eau saturée à environ 102°C pendant 1 ou 3 minutes pour déposer ou fixer le produit de précondensation dans les fibres, comme précisé au tableau II. A la seconde passe, les échantillons sont exposés à une atmosphère qui comprend un mélange de vapeur de formaldéhyde, d'air et d'anhydride sulfureux à 102°C pendant 3 minutes dans les essais 2/1, 2/2 et 2/3 et à 115°C pendant 1 minute dans l'essai 2/4. On fait sécher à l'air à environ 50°C les échantillons ainsi traités. On lave certains des échantillons séchés et on mesure les propriétés comme dans les exemples 1/1 à 1/5. On plisse au fer à repasser chaud les échantillons restants, puis on exécute la réticulation dans l'air à environ 160°C pendant 5 minutes avant d'exécuter un lavage puis une détermination des propriétés des échantillons comme dans les exemples 1/1 à 1/5. Comme il ressort du tableau II, les tissus traités conformément à l'invention ont de bonnes propriétés physiques et de bonnes propriétés d'entretien facile. De manière générale cependant, ils 2^ n'offrent pas d'avantage sensible sur les tissus des exemples 1/1 à 1/5 qui ont été traités par le procédé plus rapide et quelque peu plus simple sans apport de vapeur d'eau. 20 25 30 TABLEAU II Propriétés de tissus, réticulés ou non, après divers traitements par la vapeur d'eau et le dioxyde de soufre/formaldëhyde Exemple N° 2/1 2/2 2/3 2/4 Teneur en produits de pré-condensation du bain 10% M-3 10% P-225 10% M-3 5% M-3 + 5% P-225 Exposition à la vapeur d'eau 102°C/3 minutes vapeur d'eau saturée seule vapeur d1 eau saturée + S02 vapeur d1 eau saturée + S02 vapeur d'eau saturée (102 °C/lminute) Fixation 102°C/3 minutes SO„+formaldë-hyde S0~ -fformaldé-hyde S02+formaldéhyde S09+forinaldéhyde (115°C/1 minute) Réticulation à 160°C/5 minutes non oui non ■oui non oui oui Aspect (1 L -i- S) Indice de permanence du repassage Indice de rétention du pli 3,1 3,3 --- 4,0 2,8 3,4 4,0 2,9 3,4 3,2 3,6 3,4 Reprise sur pli (chaîne + trame) Sec, degrés Humide, degrés 270 286 245 252 301 251 241 257 227 299 VI (—A \-± O 00 VD 00 ro o 00 ON LM VI O TABLEAU XI (suite) Propriétés de tissus, réticulés ou non, après divers traitements par la vapeur d'eau et le dioxyde de soufre/formaldéhyde Exemple n° 2/1 2/2 2/3 2/4 Résistance â la rupture 1 (trame) 29,5 18,2 83 51 28,1 18,2 79 51 31,8 22,7 90 64 24 ? 1 55 kg rétention, % Résistance à la déchirure (trame) 2415 1520 82 51 2125 1285 72 43 2590 1765 88 60 1915 74 g rétention, % Résistance à l'abrasion en flexion stoll (trame) 1950 175 1915 176 2850 262 679 68 Cycles jusqu'à rupture rétention, % Apport de polymère % ; 1 L + S 11,3 9 ; 8 10,3 1) Dimensions de l'échantillon : 102 mm x 153 mm 71 10898 23. 2086370 EXEMPLES 3/1 Pour illustrer l'efficacité du traitement au contact^d'une phase vapeur pour fixer l'agent formant le polymère dans les fibres cellulosiques, on exécute deux essais de comparaison dont ^ l'un comprend un traitement au contact d'une phase vapeur conformément à l'invention et dont l'autre ne comprend pas de traitement. Plus particulièrement, on foulardé deux échantillons du croisé de coton déjà décrit dans un bain contenant 4% de mélamine méthylolée vendue sous le n°M-3 et 4% de mélamine méthylolée vendue ® sous le n°P-225, de même que 0,8% de nitrate de zinc hexahydraté. Après le foulardage, on soumet l'un des échantillons au traitement de fixation au contact d'une phase vapeur au moyen d'anhydride sulfureux et de formaldéhyde comme décrit dans les exemples 1/1 à 1/4 (tableau I), après quoi, on exécute un lavage, un apport de cata- 5 lyseur par foulardage dans une solution à 0,8% de nitrate de zinc hexahydraté, un séchage, une réticulation de 5 minutes à 160°C, puis un nouveau lavage et un séchage, tandis que pour l'autre échantillon, on exécute un lavage, un apport de catalyseur, un séchage, une réticulation, un nouveau lavage et un séchage exacte-^ ment de la même façon, mais sans fixation au contact d'une phase vapeur. 71 10898 24. 2086370 TABLEAU III Comparaison de tissus foulardés avec des mélamines ayant subi ou non un traitement au contact de la phase vapeur. Exemple 3/1-A - 3/1-B Teneur en produits de précon-densation du bain 4% M-3 plus 4 % P-225 Traitement par HCHO/SC^ en phase vapeur 1 min./120°C néant Indice de permanence du repassage 3,4 2,4 Reprise sur pli (chaîne+ trame) Sec, degrés 272 221 Résistance à la rupture (trame) kg 27,2 33,6 rétention, % 62 71 Résistance à la déchirure (trame) g 2020 2900 rétention, % 76 103 Résistance à l'abrasion en flexion Stoll (trame) Cycles jusqu'à rupture 1147 - rétention, % 116 — Apport de polymère, % 4,0 1,2 Comme il ressort du tableau III, le traitement conformément à l'ivention au contact de la phase vapeur convertit la résine aminoplaste de précondensation en une forme insoluble qui résiste au lavage et qui, lors d'un apport de catalyseur au tissu, permet 40 la réticulation à sec de celui-ci, ce qui assure un effet de re- 71 10898 25. 2086370 passage permanent. Au contraire, en l'absence d'un tel traitement au contact d'une phase vapeur, la majeure partie du produit de précondensation reste hydrosoluble et s'élimine au cours du lavage, de sorte que la réticulation ultérieure n'assure pas de manière 5 satisfaisante un effet de repassage permanent. La différence entre les quantités de polymère déposé tel quels déterminées sur les échantillons ayant subi la réticulation finale confirme l'fficaci-té de l'invention pour fixer la résine aminoplaste â l'état sensiblement insoluble dans le tissu puisqu'en l'absence du traitement 10 au contact de la phase vapeur, seule xrne faible fraction de la résine aminoplaste appliquée initialement subsiste dans le tissu après le lavage. La comparaison du procédé de l'exemple 3/1-A au procédé de tous les exemples précédents fait ressortir qu'un lavage et un \ t 15 nouvel apport de catalyseur s'ajoutent entre le traitement au con tact de la phase vapeur et la réticulation à sec. Cette opération supplémentaire permet d'apprécier l'efficacité de l'immobilisation de la résine résultant du traitement au contact de la phase vapenr, mais n'est pas requise pour des raisons pratiques. Le tableau III 20 montre que les propriétés d'entretien facile du tissu de l'exemple 3/1-B ne se manifestent pas, parce qu'en l'absence du traitement au contact de la phase vapeur, la résine se fixe insuffisamment. 10 71 10898 2086370 REVENDICATIONS 1 - Procédé pour traiter une matière contenant des fibres cellulosiques en vue de rendre possible une amélioration de son infroissabilitê et de son aptitude à sécher sans faux pli par une réticulation ultérieure, caractérisé en ce que : (a) on applique sur la matière une solution aqueuse comprenant au moins un composé hydrosoluble propre à former un polymère et portant des radicaux N-méthylol réactifs ; (b) on expose la matière tandis qu'elle est gonflée par l'humidité, à une température d'au moins 80°C, à l'effet d'une atmosphère réactive comprenant du formaldéhyde en phase vapeur et un acide gazeux de façon que le composé propre à former un polymère se fixe dans la matière ; (c) on applique sur la matière un catalyseur de réticulation solide latent, soit sous la forme d'un constituant de la solution aqueuse utilisée en (a), soit sous la forme d'une solution aqueuse distincte qui est appliquée après la fixation en (b) et avant le séchage en (d), et (d) on sèche la matière en vue d'en fabriquer un produit manufacturé manifestant un effet de repassage permanent. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on confectionne en outre, au moyen de la matière séchée, un vê- 25 tement comprenant au moins un pli repassé à chaud, après quoi on chauffe le vêtement à l'état sensiblement sec à une température d'environ 120 à 180°C pour lui conférer des propriétés de repassage permanent. 3 - Procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que l'acide gazeux est choisi parmi l'anhydride sulfureux , l'acide formique, l'acide acétique et le chlorure d'hydrogène. 4 - Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que la matière contenant des fibres cellulosiques, comprend au moins 20% de fibres cellulosiques et la solution aqueuse du composé N- 35 méthylolé appliquée sur la matière comprend une mélamine méthylolée durcissable qui est fixée dans les fibres cellulosiques par chauffage de la matière contenant les fibres cellulosiques à une température d'au moins environ 80°C au contact d'une phase vapeur comprenant un acide gazeux et du formaldéhyde, tandis que la teneur en humidité de la matière est maintenue à une valeur d'environ 15 à 90% sur la base du poids de la matière contenant les fi40 71 10898 27. 2086370 bres cellulosiques. 5 - Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que la matière contenant les fibres cellulosiques sur laquelle la solution aqueuse du compose N-méthylolé a été appliquée est 5 chauffée à une température d'au moins environ 100°C dans des conditions d'humidité définies, avant d'être exposée à l'atmosphère réactive qui comprend un mélange d'acide gazeux et de formaldéhyde. 6 - Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que la matière contenant les fibres cellulosiques sur laquelle le 1° composé N-méthylolé a été appliqué est chauffée dans des conditions d'humidité définies dans une atmosphère comprenant de l'anhydride sulfureux avant d'être exposée à l'effet d'un mélange comprenant du formaldéhyde et de l'anhydride sulfureux réactifs. 7 - Procédé pour produire un tissu contenant du coton, sus- 15 ceptible d'une amélioration de 1'infroissabilitê et de l'aptitude à sécher sans faux plis conférée au cours d'une réticulation finale, caractérisé en ce que : (a) on applique sur le tissu une solution aqueuse comprenant (i) au moins un produit de précondensation hydrosoluble mélamine- 20 formaldéhyde comprenant des radicaux N-méthylol réactifs et (ii) un catalyseur de réticulation solide latent ; (b) on chauffe le tissu à une température d'environ 100 à 170°C dans une zone de traitement par une phase vapeur, tandis que sa teneur en humidité est maintenue à une valeur d'environ 3 0 à 25 70% et on expose le tissu à une atmosphère réactive comprenant du formaldéhyde en phase vapeur et de l'anhydride sulfureux, de manière à fixer le produit de précondensation et le formaldéhyde dans les fibres ce coton, et (c) on sèche jusqu'à une teneur en humidité non inférieure 3 0 à 6% le tissu ayant subi le traitement au contact de la phase vapeur . 8 - Procédé suivant la revendication 7, caractérisé en ce que le catalyseur de réticulation latent est choisi parmi le nitrate de zinc, le chlorure de zinc, le chlorure d'ammonium et le 3 5 chlorure de magnésium et le tissu séché ayant subi le traitement au contact de la phase vapeur est chauffé à une température d'environ 120 à 180°C lui conférant des propriétés de repassage permanent . 9 - Procédé suivant la revendication 7, caractérisé en ce 40 qu'on maintient le tissu dans la zone de traitement par la phase II 71 10898 2086370 vapeur pendant environ 10 secondes à 15 minutes, la zone pour le traitement par la phase vapeur comprenant plusieurs étages de traitement successifs, l'anhydride sulfureux étant introduit principalement dans un premier étage et le formaldéhyde, principale-5 ment dans un étage suivant. 10 - Procédé pour améliorer 1'infroissabilitê et l'aptitude à sécher sans faux pli d'un tissu de coton, caractérisé en ce que (a) on exécute un foulardage au moyen d'une solution aqueuse qui comprend environ 3 à 25% d'un produit de précondensation hy- 10 drosoluble mêlamine-formaldéhyde durcissable portant des radicaux N-méthylol réactifs et présentant un rapport formaldéhvde-mélamine d'environ 2 : 1 à 6 : 1, de même qu'environ 1 à 10%, sur la base de la quantité de produit de prëcondensation mélamine-formaldéhyde d'un catalyseur de réticulation hydrosoluble choisi parmi le ni- 15 trate de zinc, le chlorure de zinc, le chlorure d'ammonium et le chlorure de magnésium ; (b) on fait passer le tissu foulardé à une teneur en humidité d'environ 30 à 70% par divers étages de traitement par une phase vapeur comprenant de l'anhydride sulfureux et du formaldéhyde 20 gazeux à une température d'environ 100 à 120°C, à une allure telle que le temps d'exposition à la phase vapeur soit d'environ 3 0 secondes à 6 minutes de manière à fixer le composé N-méthylolé à raison d'environ 6 à 8% et le formaldéhyde à raison d'environ 0,2 à 5% dans le tissu ; 25 (c) on sèche le tissu ayant subi l'exposition ; (d) on confectionne un vêtement au moyen du tissu séché ; (e) on soumet le vêtement à la réticulation à une température d'environ 120 à 180°C, et (f) on élimine par lavage les agents chimiques solubles rési 30 duels du vêtement ayant subi la réticulation. 11 - Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce qu'on introduit l'anhydride sulfureux dans un premier étage de traitement par la phase vapeur et le formaldéhyde dans un étage suivant de traitement par la phase vapeur.