La présente invention concerne une brique en verre dont les propriétés isolantes ont été améliorées grâce à un revêtement de surface réfléchissant les rayons chauffants. -Remploi de ces briques est particulièrement indiqué dans les locaux où l'on désire profiter de l'éclairement solaire tout en évitant une élévation excessive de la tem-5 pérature ambiante» On obtient une certaine protection contre la chaleur par l'emploi de briques colorées en verre que l'on trouve dans le commerce et dont on connaît les inconvénients. Ces briques absorbent une plus au moins grande partie du rayonnement incident et la transparence globale est donc diminuée. Ces briques s'échauffent par l'absorption des 10 rayons et restituent à la pièce une partie de l'énergie absorbée sous formé d'émission secondaire. Aussi l'emploi de ces briques de verre connues est-il^limité lorsqu'on veut être protégé de la chaleur. L'application sur le verre d'un revêtement réfléchissant une grosse partie du rayonnement de chaleur évite que la brique elle mène ne s'échauffe et apporte ainsi une amélioration sensible en ce qui concerne la 15 protection contre la chaleur. Les couches réfléchissantes sont plus efficaces lorsqu'elles sont apportées sur la face extérieure de la brique recevant le rayonnement solaire. Hais ces couches appliquées sur la face extérieure des briques doivent être résistantes à la corrosion, sinon l'aspect et les propriétés réfléchissantes se détériorent avec le temps. -20 On obtient ces résultats grâce à la présente invention qui consiste à appliquer à la surface d'au moins une des faces visibles de la brique une couche composée d'un ou plusieurs osydes de métaux lourds d'une épaisseur au plus égale à 300 millimicrons. Cette couche est obtenue par pyrolyse et oxydation de sels de métaux lourds appliqués sur la surface du verre sous forme de solution* 25 II est déjà connu d'appliquer des revêtements colorés pour améliorer les qualités de surface des briques de verre. C'est ainsi que le modèle d'utilité allemand G.M. 1.742.185 décrit une brique de verre sur laquelle on a fixé à chaud une mince couche d'ions métalliques lourds colorants tels que des ions Argent" et Cuivre. Par cette technique connue que l'on appelle aussi "morsure du verre" les ions métalliques pé-30 nètrent dans la surface du verre jusqu'à une profondeur d'environ 20 jxl. On a essayé aussi de cuire sur la face externe de briques de verre des couleurs lustrées et des émaux transparents. Toutefois les couches ainsi obtenues ne possèdent pas les qualités de réflexion sûuhaitées et ne résistent pas suffisamment à la corrosion» 35 On connaît aussi des briques de verre pour la construction dans lesquelles on a déposé des revêtements d'émail transparent sur la face intérieure de la brique creuse pour obtenir un effet décoratif (modèle d'utilité allemand G.M. 1.957.034). On connaît également des briques de verre sur la face extérieure desquelles on a cuit un revêtement colorant que l'on a recouvert d'un vernis protecteur incolore (Gr.M. 40 1.777.023). 69 17972 2 2050181 Par rapport aux différents types de briques de verre connus comportant des revêtements de surface cuits sur la brique, la présente invention présente l'avantage d'une résistance à la corrosion surprenante et .d'une protection remarquable contre la chaleur grâce à la réflexion d'une grande partie du rayonnement incident. Alors que les bri-5 ques de verre connues réfléchissent de l'ordre de 10 $ du rayonnement incident, les briques de l'invention ont un pouvoir réfléchissant pouvant aller jusqu'à 40 JÉ, alors que la transparence dans le domaine de la lumière visible atteint 35 à 55 ^ selon le mode de mise en oeuvre. En plus de l'effet réfléchissant des rayons calorifiques, on peut obtenir toute une 10 palette de tonalités selon les oxydes de métaux- lourds choisis pour le Tevêteraent. C'est ainsi que les couches d'oxydes de zinc sont incolores par transparence; les revêtements à base d'oxyde de fer donnent une couleur bronze et ceux à base d'oxyde de nickel et de cobalt sont gris neutre. Une autre caractéristique de l'invention consiste à accrocher solidement la concile 15 d'oxyde de métal lourd sur la surface du verre en pulvérisant une solution de sel de métal lourd sur la brique de verre portée à une température de 500° à 600° C. Pour déterminer l'épaisseur maximale de la couche d'oxyde à déposer, il faut considérer l'indice de réfraction de la couche d'oxyde. Pour éviter l'irisation "l'épaisseur optique de la couche", c'est à dire le produit de l'épaisseur géométrique de la 20 couche par l'indice de réfraction, ne doit pas dépasser 400 mil 1imicrons» Pour augmenter la résistance à la corrosion de la couche d'oxyde de métal lourd il est bon que celle-ci comporte au moins 10 jé en poids d'oxyde de chrome. Les oxydes de métaux lourds les plus indiqués sont les oxydes des métaux suivants t fer, nickel, cobalt, chrome, manganèse, cuivre, plomb, zinc, vanadium, zircone, bis— 25 muth, antimoine, lanthane, indium et cérium. Contrairement aux briques de verre colorées connues, employées isolaient ou en grotb-pes isolés dans des parois constituées de briques de verre incolores, les briques de l'invention peuvent être utilisées pour la construction de parois entières du fait de leur grande efficacité pour la protection contre la chaleur. 30 Deux demi-briques peuvent être soudées l'une à l'autre pour former une brique creuse et les faces visibles sont revêtues d'une couche d'oxyde de métal lourd d'une épaisseur uniforme de 300 millimicrons maximum. Les procédés pour l'obtention de couches d'oxydes de métaux lourds sont connus en soi dans leurs grandes lignes. Ils n'ont toutefois trouvé aucune application dans la fa— 35 brication de briques de verre. Les difficultés que l'on rencontre pour l'application de ces procédés à des fabrications en grande série de briques de verre ont pu être résolues en prenant quelques mesures de précaution. Le procédé suivant a l'avantage de ne pas nécessiter de traitement thermique ultérieur pour la cuisson de la couche d'oxyde; au cours de la fabrication des briques 40 de verre et juste après la soudure des deux demi-briques, lorsque la température des 69 17972 3 2050181 briques est aux environs de 500° à 600° C, on pulvérise sur les pièces de verre une solution de sels métalliques. On utilise ainsi la chaleur propre des briques pour la cuisson de la couche d* oxyde et on obtient un accrochage et une résistance à la corrosion meilleurs. D'autres caractéristiques de l'invention apparaîtront dans les 5 deux exemple» de mise en oeuvre de l'invention décrits ci-après i BBMPLB 1 Pour l'obtention d'un rerttopent gris neutre, on dissout 16,24 g. d'octoate de cobalt dans 38 g. de jylol et par ailleurs 3,2 g. d'acétyl-acétonate de nickel et 4 g« d'acétyl-acét ouate de chrome dans 73*4 g• de benzol; pois on mélange les deux solu-10 tioas. Avec cette solution., on pulvérise, selon le type de pistolet, 50 à 300 g. par 4e surface de verre régulièrement sur les deux faces visibles des briques immédiatement après la soudure, c'est-à-dire lorsque là température des pièces est de l'ordre de 600° C. Après refroidissement des laïques, on obtient na revêt œent des briques de verre composé de 70 JÉ ^%°4> 15,6 KI0 et 14,4 £ CrgOj. L'épaisseur de la 15 ootMhs est en mo jeune de 5 à 10 ■illlirterons. Les kriqtxes de verre est une transpa-glofcele is 56 un pouvoir réfléchissant glebal de 19 et *n-pouvoir àbsor-ds® fL Sens le rtfntB» de la lumière visible, la transparmace est de 53 ôt iiseost 16,5 g» d'acétyl msrftonat» de dnwsr|t 11,8 g. d'aeéfcyl-ecétonate de fer 20 teui 78 g. ds bensol. De estts soluticm em jmlvérise sur les pièces (eomne dans l'e-î) 50 k 300 g. par s? de sarfsss d» verre. Après refroidissement des Iniques, présentent us rsi<> —nt d*»M ocncke d'oxydes de ffcr;et te «brome d'une éjiatsÉSur 4s 5 à 10 silltsicreme et composée 4e 54 ^ de liegOj îj^r 46 % de Grjfh} ayant pmr transparence ne oonleor de tes» elair. La irsaspexenss tftofcalé est de 43 î^, 25 le pouvoir réfléchissant 31 ^ et le pouvoir absorbant 26 IL Sens le 4assiné ds- la luaière visible la transparence est 4e 36 %, BABT5RWJ PL 69 17972 4 2050181 SBVEKDICAIIQKS 1. Brique de Terre caractérisée en ce que au moins une des faces visibles comporte sur sa surface externe une couche d'un ou plusieurs oxydes de métaux lourds d'une épaisseur maximale de 300 mil11microns cuite à la surface du verre et obtenue par pyrolyse et oxydation de sels de métaux lourds que l'on dépose «a contact du verre à 5 l'état de solution. 2. Brique de verre selon revendication 1 caractérisée en ce que la couche d'oxyde de métal lourd est accrochée solidement à la surface du verre par pulvérisation d'une solution de sel de métal lourd sur une brique se trouvant à une température d'environ 500 à 600° C. 10 3» Brique de Terre selon revendications 1 et 2 caractérisée en ce que"1'épaisseur optique de la couche" d'oxyde de métal lourd, c'est à dire le produit de l'épaisseur géométrique par l'indice de réfraction de la couche, ne dépasse pas 400 ■illiaitsau* 4* Brique de Terre selon revendications 1 à 3 caractérisée en ce que la couche d'oxyde de métal lourd comporte plus de 10 JÉ en poids d'oxyde de chme. 15 5* Brique de verre selon revendications 1 à 4 caractérisée «a ce que la couche d'oxydes de métaux lourds comporte l'un ou plusieurs des oxydes métallique# de fer, nink»l, cobalt, chrome, manganèse, cuivre, plomb, zinc, vanadium, zircone, Manth, antimoine, lmthane, iridium et céxiua. 8AD ORIGINAL