La présente invention se rapporte à un procédé pour mesurer de petites teneurs d'oxygène libre dissous dans l'eau dans lequel on envoie de l'eau dléchantillon déminéralisée dans un réacteur au thallium et on mesure à la sortie sa conductivité qui est proportionnelle à la teneur en oxygène. Dans les procédés connus qui trouvent principalement application pour la surveillance de l'eau d'alimentation des chaudières et de liteau lourde des réacteurs nucléaires, on envoie liteau d'échantillon, par exemple pratiquement neutre et déminéralisée dans un filtre--à lit mixte, dans un récipient empli de copeaux de thallium dénommé réacteur au thallium, de sorte que l'oxygène dissous dans liteau de l'échantillon réagit sur le thallium suivant la réaction H20 + 2 T1 + 1/2 02 = 2 T1 OH (1 L'oxyde de thallium primaire qui se forme se combine à l'eau en hydroxyde de thallium, lequel est très soluble dans liteau et est un électrolyte fort.La conductivité de lbau de 1'échantillon à la sortie du réacteur au thallium est donc une mesure de la teneur en oxygène. La condition nécessaire à la mesure de très petites teneurs en oxygène dans l'eau de l'échantillon est qu'il ne se-produise aucune réaction directe entre le thallium et l'eau. Cette condition n'est pas satisfaite cependant r il se produit à côté de la réaction principale suivant ltéquation 1 une réaction secondaire : T1 + H2O = T1OH + 1/2 F . (2o L'hydroxyde de thallium produit suivant l'équation 2 augmente la conductivité et fausse ainsi la mesure. La réaction secondaire 2 dépend de la température de la matière mesurée, de son débit ainsi que de la surface spécifique du thallium. On ne peut compenser électriquement l'erreur sur la mesure par ce que les paramètres précités ne restent pas constants. L'invention améliore le procédé pour mesurer l'oxygène dissous et permet de mesurer exactement les teneurs en oxygène mme les plus petites Le procédé suivant l'invention, du type indiqué, est caractérisé en ce qu'il consiste à maintenir l'eau d'échantillon envoyée dans le réacteur au thallium légèrement alcaline (pH compris entre 7 et 7,5 à 20"C). La corrosion et ainsi la formation d'hydroxyde de thallium est diminuée quand la réaction suivant l'équation 2 se déroule dans la zone faiblement basique au point que l'erreur de mesure introduite par la réaction 2 est pratiquement éliminée. Pour obtenir l'alcalinité nécessaire, il est prévu, suivant un mode d'exécution préféré, d'envoyer l'eau d'échantillon avant son entrée dans le réacteur au thallium à un échangeur de cation puis à un échangeur d'anion, les échangeurs d'ion étant tels que l'alcalinité désirée de l'eau de l'échantillon soit atteinte. Grâce au procédé suivant l'invention on peut effectuer des mesures sur de très petites teneurs en oxygène dissous (inférieures à 5,ug 2 par litre d'eau) pour un surcroît de dépense à peine décelable. REVENDICATIONS 1. Procédé pour mesurer de petites teneurs d'oxygène libre dissous dans l'eau, dans lequel on envoie de l'eau d'échantillon déminéralisée dans un réacteur au thallium et on mesure à la sorie sa conductivité qui est proportionnelle à-la teneur en oxygène, caractérisé en ce qu'on maintient l'eau de l'échantillon envoyée dans le réacteur au thallium légèrement alcaline, le pH étant notamment compris entre 7 et 7,5 à 2O0C. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on envoie l'eau d'échantillon à un échangeur de cation et ensuite à un échangeur d'anion puis au réacteur de thallium, les échangeurs d'ions étant tels que l'alcalinité désirée de l'eau de l'échantillon soit atteinte.