La présente invention concerne un dispositif de séchage en continu de matières en vrac, notamment des produits agricoles tels que grain, betteraves, etc... On sait que le séchage des produits agricoles est particulièrement important pour éviter que ces produites, lors de leur stockage, ne moisissent ou ne se corrompent. Généralement, les procédés connus pour sécher de tels produits consistent à les disposer sur des claies ou plateaux dans des endroits aérés. Non seulement ces procédés sont longs, mais encore ils ne permettent que le séchage des parties de ces produits en contact avec l'air. La présente invention remédie à ces inconvénients. Selon l'invention, le dispositif de séchage d'une matière en vrac, notamment d'un produit agricole, est remarquable en ce qu'il comporte, d'une part, des moyens susceptibles de faire subir à cette matière au moins une chute libre d'amplitude limitée et, d'autre part, des moyens suceptibles de diriger un courant d'air de séchage sur la portion tombante de ladite matière. Au moment de la chute de la matière, chaque élément constitutif de celle-ci se sépare de ses voisins. Par suite, le courant d'air de séchage lèche, à ce moment, la totalité de la surface extérieure de chacun des éléments constitutifs qui tombent. Afin d'obtenir le séchage en continu de ladite matière en vrac, il est avantageux que le dispositif selon l'invention comporte des moyens d'avance de celle-ci de façon à former un courant, des moyens susceptibles de faire subir à ce courant de matière au moins une chute libre d'amplitude limitée et des moyens susceptibles de diriger un courant d'air de séchage sur la portion tombante dudit courant de matière. Avantageusement, le dispositif comporte des moyens susceptibles de chauffer l'air dirigé vers ladite portion tombante du courant de matière. Dans un mode de réalisation avantageux, le dispositif conforme à l'invention comporte un tambour cylindrique rotatif d'axe incliné par rapport à l'horizontale, ouvert à ses deux extrémités et formé d'une pluralité de palettes longitudinales, articulées chacune autour d'une génératrice dudit tambour, des moyens pour faire pivoter tour à tour ces palettes vers l'intérieur dudit tambour pendant au moins une partie du temps pendant lequel ces palettes passent, sous l'action de la rotation du tambour, de leur position basse à leur position haute, et des moyens pour diriger un courant d'air de séchage à travers la fente formée entre une palette pivotée vers l'intérieur du tambour et la palette qui, par rapport au sens de rotation de celui-ci, la suit immédiatement. Ainsi, lorsque l'on introduit dans le tambour une matière à sécher par l'extrémité supérieure de celui-ci, cette matière se déplace tout en étant brassée, sous l'effet de la pesanteur et de la rotation dudit tambour, Jusqu'd l'extrémité inférieure de celui-ci. De plus, au cours de son trajet dans le tambour, la matière est entraSnée par frottement en rotation vers le haut jusqu'à ce que l'action de la pesanteur l'emporte sur celle du frottement. Alors, la matière retombe vers le bas en passant devant ladite fente par laquelle pénètre l'air de séchage. Ce processus se renouvelle autant de fois par tour du tambour qu'il y a de palettes.Par suite, entre son entrée dans le tambour et sa sortie de celui-ci, chaque élément constitutif de la matière à sécher est mis, une pluralité de fois, en contact sur toutes ses faces avec 1'air de séchage. Ce nombre de fois est évidemment d'autant plus grand que la vitesse d'avance de la matière le long de l'axe du tambour, liée directement à l'inclinaison du tambour, est plus faible. Dans un mode avantageux de réalisation, le tambour présente la structure d'une cage d'écureuil comportant des cerceaux parallèles rendus solidaires par des barres longitudinales, celles-ci servant d'axes de pivotement auxdites palettes. De préférence, le tambour est enfermé, exception faite de ses extrémités, dans une enceinte fermée comportant une entrée d'air frais au voisinage de l'extrémité inférieure dudit tambour, tandis que des moyens de chauffage d'air sont disposés dans ladite enceinte, au moins au voisinage de ladite fente. Ainsi, l'air frais entrant par ladite entrée de l'enceinte est chauffé par ces moyens avant son introduction dans le tambour par la fente. Avantageusement, afin d'améliorer le passage d'air chaud à travers cette fente, l'extrémité supérieure du tambour communique avec une chambre mise en dépression. Une goulotte d'introduction de matières à sécher peut être disposée du caté de ladite extrémité supérieure du tambour, goulotte qui est en partie enveloppée par la chambre en dépression. Dans le cas où l'on désire obtenir un débit important de matière séchée, il est avantageux de disposer c8te-à-c8te une pluralité de tamhours identiques alimentés en matière à sécher à partir d'une goulotte d'alimentation unique. Les figures du dessin ennexé feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est une vue longitudinale, en coupe partielle, d'un mode de réalisation du dispositif de séchage selon l'invention. La figure 2 est une vue partielle, à plus grande échelle et en perspective, du tambour du dispositif selon l'invention. La figure 3 est une vue en coupe transversale du tambour, illustrant schématiquement le fonctionnement du dispositif selon l'invention. Le dispositif de séchage selon l'invention, montré par la figure 1, comporte une enceinte 1 montée sur un bâti 2 et un tambour rotatif 3 d'axe incliné par rapport à l'horizontale, ouvert à ses deux extrémités et monté à l'intérieur de l'enceinte 1 de façon que ses extrémités inférieure 4 et supérieure 5 en émergent. L'extrémité supérieure 5 du tambour 3 débouche dans une chambre 6 qui peut être mise en dépression en la reliant, par l'intermédiaire du conduit 7, à un ventilateur (non représenté). De plus, cette extrémité supérieure 5 peut être alimentée en matière à sécher par ltintermédiaire d'une goulotte d'alimentation 8 pénétrant de façon étanche dans la chambre en dépression 6. L'enceinte 1 et la chambre 6 sont séparées par une paroi 9, traversée par le tambour 3 et assurant une étanchéité au moins relative et partielle entre elles. L'extrémité ilrérieure 4 du tanLbour 3 débouche dans une goulotte 10 d'évacuaoio*.t de matière séchée, dirigeant celleci sur un tapis roulant d1évacuation 11. La structure du tambour 3 est formée par plusieurs cerceaux parallèles 12 reliés entre eux par des barres longitudinales 13 régulièrement réparties autour desdits cerceaux de façon à former une cage d'écureuil. Ce tambour est monté de façon connue à l'intérieur de l'enceinte 1 au moyen de systèmes de galets 14 maintenant radialement ledit tambour et roulant par exemple sur certains cerceaux 12 et au moyen d'au moins un système de galets 15 maintenant longitudinalement ledit tambour et roulant sur une bride transversale 15 solidaire dudit tambour. Celui-ci est entraîné en rotation par l'intermédiaire de l'un des galets 14, lui-même entraSné par un moteur 17. ta paroi cylindrique du tamhour 3 est formée par une pluralité de palettes longitudinales 18 articulées chacune, grâce à des articulations 19, autour d'une barre longitudinale 13 de façon à pouvoir pivoter vers l'intérieur du tambour. Ces palettes se chevauchent partiellement l'une l'autre et sont normalement maintenues en position par l'intermédiaire de ressorts 20, prenant par exemple appui sur les cerceaux 12. De plus, les palettes 18 comportent des ergots en saillie 21 susceptibles de coopérer avec des butées fixes 22 disposées sur le trajet de ces ergots afin de faire pivoter lesdites palettes vers l'intérieur du tambour, à l'encontre devl'action des ressorts 20. Les butées 22 sont disposées de façon que les palettes 18 pivotent vers l'intérieur du tambour au voisinage du moment où, entre leur position basse et leur position haute, elles prendraient une position sensiblement verticale (si les butées 22 et les ergots 21 n'existaient pas) lors de la rotation du tambour. Lorsque l'une des pattes 18 pivote grâce à la coopération de ses ergots 21 et des butées 22, il se forme une fente longitudinale 23 entre cette palette et la palette la suivant dans le sens de rotation du tambour 3. Le long de cette fente longitudinale 23 sont agencés, à l'intérieur de l'enceinte 1 mais à l'extérieur du tambour 3, des éléments de chauffage allongés 24, parallèles à ladite fente et destinés à chauffer l'air de séchage introduit dans l'enceinte par l'ouverture 25 disposee du c8té de l'extrémité inférieure 4 du tambour 3. Les éléments de chauffage 24 peuvent faire partie d'un circuit radiateur 26 à circulation d'eau chaude. Ainsi, lors de la rotation du tambour 3 dans le sens de la flèche F (voir figure 3), la matière à sécher introduite dans ledit tambour par la goulctte 8 s'écoule de l'extrémité supérieure 5 à l'extrémité inférieure 4. Par frottement contre les palettes 18, cette matière est entraÎnée vers le haut du tambour nusqutà ce que l'action de la peseltel l'erCorte sur cell- du frottzment. A ce r.oment, une palette 18 ayant pivoté, la matière retombe vers le bas en passant devant la fente 23. Celle-ci est alors traversée (voir les flèches F1) par l?air de séchage aspiré par l'ouverture 22 gracie à la chambre en dépression 6, cet air étant chauffé par le circuit 26 et, au moment de son passage dans ia fente 23, par les éléments 24. Par suite, chaque particule de matière à sécher est léchée par l'air chaud traversant la fente 23 au moment de la chute de matière. Ce processus se renouvelle autant de fois qu'il y a de palettes à chaque tour de tambour. Le trajet de la matière traversait le tambour est donc une suite de chutes à chacune desquelles des particules de matière sont léchées par l'air chaud. A ltexpiration de son parcours, la matière est donc séchée. Pour assurer une étanchéité au moins partielle entre une palette pivotée et la palette suivante, les palettes 18 comportent à leurs extrémités des rebords 27 dirigés vers extérieur du tambour. Afin d'augmenter le rendement du dispositif selon l'invention, il est avantageux de disposer, dans une enceinte 1, plusieurs tambours parallèles 3, dont les extrémités supérieures débouchent dans une chambre commune 6 et dont les extrémités iluérieures débouchent dans une goulotte commune 10. REVENDICATIONS 1.- Dispositif de séchage d'une matière en vrac, caractérisé en ce qu'il comporte, dtune part, des moyens susceptibles de faire subir à cette matière au moins une chute libre d'amplitude limitée et, d'autre part, des moyens susceptibles de diriger un courant d'air de séchage sur la portion tombante de ladite matière. 2.- Dispositif de séchage en continu d'une matière en vrac selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens devance de cette matière de façon à former un courant, des moyens susceptibles de faire subir à ce courant de matière au moins une chute libre- d'amplitude limitée et des moyens susceptibles de diriger un courant d'air de séchage sur la portion tombante dudit courant de matière. 3.- Dispositif de séchage selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qutil comporte des moyens susceptibles de chauffer l'air de séchage dirigé vers la portion tombante de matière. 4.- Dispositif de séchage selon la revendication 2, caractérisé en ce qu1il comporte un tambour cylindrique rotatif d'axe incliné par rapport à l'horizontale, ouvert à ses deux extrémités et formé d'une pluralité de palettes longitudinales articulées chacune autour d'une génératrice dudit tambour, des moyens pour faire pivoter tour à tour ces palettes vers llinté- rieur dudit tambour pendant au moins une partie du temps pendant lequel ces palettes passent, sous l'action de la rotation du tambour, de leur position basse à leur position haute et des moyens pour diriger trn courant d'air de séchage à travers la fente formée entre une palette pivotée vers l'intérieur du tambour et la palette qui, par rapport au sens de rotation de celui-ci, la suit immédiatement. 5.- Dispositif de séchage selon la revendication 4, caractérisé en ce que les palettes se chevauchent partiellement. 5.- Dispositif de séchage selon les revendications 3 et 4, caractérisé en ce que les moyens de chauffage de l'air de séchage comportent au moins des éléments chauffants allongés disposés au voisinage de ladite fente, parallèlement à celle-ci. 7.- Dispositif de séchage selon la revendication 4, caractérisé en ce que le tambour présente la structure d'une cage d'écureuil comportant des cerceaux parallèles rendus solidaires par des barres longitudinales, celles-ci servant d'axe de pivotement auxdites palettes. 8.- Dispositif de séchage selon la revendication 4, caractérisé en ce que le tambour est enfermé, exception faite de ses extrémités, dans une enceinte fermée comportant une entrée d'air de séchage au voisinage de l'extrémité inférieure dudit tambour. 9.- Dispositif de séchage selon les revendications 6 et 8, caractérisé en ce que les moyens de chauffage de l1air de séchage sont disposés à l'intérieur de ladite enceinte. 10.- Dispositif de séchage selon l'une quelconque des revendications 8 ou 9, caractérisé en ce que l'extrémité supérieure du tambour communique avec une chambre mise en dépression. 11.- Dispositif de séchage selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il comporte une goulotte d'introduction de matières à sécher dans l'ouverture supérieure du tambour, goulotte qui est en partie enveloppée-par la chambre en dépression. 12.- Dispositif de séchage selon la revendication 4, caractérisé en ce que, au moins du côté de l1ouverture inférieure du tambour, les palettes comportent un rebord dirigé vers l'extérieur et destiné à obturer en bout l'espace entre une layette pivotée et la palette suivante. 13.- Dispositif de séchage selon la revendication 4, caractérisé en ce que les palettes sont normalement maintenues en position par des moyens élastiques et comportent des ergots qui coopérent avec au moins une butée fixe disposée sur le trajet de ces derniers af iii de faire pivoter lesdites palettes vers l'intérieur du tambour, à l'encontre de l'action desdits moyens éi astiques. 14.- Installation de séchage caractérisée en ce qu'elle comporte une plurali de ambours tels que spécifiés sous la revendication 4 mcntés en parallèle, lesdits tambours étant enfermés, exception faite de leurs extrémités, dans une enceinte commune comportant une entrée d'air frais de séchage au voisinage des extrémités inférieures desdits tambours, tandis que les extrémités supérieures desdits tambours communiquent avec une chambre commune mise en dépression, une goulot te commune, en partie enveloppée par ladite chambre en dépression, étant prém e pour l'alimentation desdits tambours en matière à seches.