L'invention a pour objet une chaussure de ski perfectionnée, du type formé essentiellement par une coque moulée, une tige également moulée et une semelle rigide avec son talon. Un tel type de chaussure est déjà bien connu. Ces chaussures sont réalisées par injection de différentes matières thermoplastiques telles que polyuréthane, élastomère de synthèse, polyoléfines, résine ABS ou analogues, dans un moule de forme appropriée. Néanmoins, ces chaussures, qui connaissent actuellement un grand développement, presentent encore certains inconvénients, notamment lorsqu'elles sont utilisées par des skieurs de compétition. C'est ainsi qu'a vouloir rechercher une forte rigidité de la coque de"ces chaussures pour leur permettre de résister aux efforts sévères auxquels elles sont soumises, il faut augmenter l'é- paisseur de cette coque, ce qui entraîne fatalement un ralentissement des cadences de fabrication, un accroissement du poids de la chaussure et, bien entendu, une augmentation du prix de celle-ci. Par ailleurs, les parois plus épaisses de la coque durcissent au froid,-dans des proportions plus importantes, ce qui, entre autres, a comme conséquence fâcheuse, pour le skieur, de procurer une flexibilité moindre de la chaussure sous certaines conditions, notamment a partir de températures au-dessous de moins dix degrés C. En outre, chaque skieur possède en course son style propre qui dépend, à côté de la morphologie et du comportement de l'individu, de l'état de la neige et du profil de la piste. I1 convient donc, pour des skieurs de grande classe, que les chaussures soient munies de moyens de réglage pour bien s'adapter à la jambe du skieur. Ces moyens concernent plus particulièrement la flexibilité (débattements dans le sens longitudinal), l'avancée (plus ou moins en inclinaison moyenne du skieur, à profil donné de la piste) et nl'angulation" (écart moyen du plan décrit par le skieur sur le plan perpendiculaire au plan des skis reposant plat sur la neigez La Tlexibilite" désigne la propriété de la chaussure a se débattre dans le sens longitudinal.En effet, la chaussure doit permettre tout a la fois un certain mouvement de flexion indispensable à la pratique du ski, et interdire les flexions extremes qui dépasseraient les possibilités anatomiques de la cheville, ainsi que les extensions excessives qui entraineraient un déséquilibre vers l'arrière. Pour celà, il faut que la chaussure soit rigide, mais flexible. L'idéal est que la chaussure soit dotée d'une fle -xibilité progressive. L'"avancée", dénommée également "angle de flexion",désigne l'angle formé par le plan vertical et la partie arrive de la chaussure. En d'autres termes, cette expression désigne l'incli- naison du skieur par rapport à la verticale. on sait, en effet, que chaque skieur , suivant ses qualités naturelles d'éguilibre et de puissance, choisit une attitude moyenne plus ou moins flé- chie.Si la chaussure est mal adaptée à cette attitude naturelle, c'est-a-dire a trop d'avancée ou en mangue, il se produit des s fie- xions forcées entraînant un certain risque de déséguilibre ou de soulèvement de l'avant des skis En d'autres termes, la flexibilité et l'avancée slexercent dans le même plan mais pas nécessairement aux mêmes endroits, puis- que les fonctions sont différentes et dépendent de la morphologie de chaque skieur. L'"angulation" désigne l'écart angulaire entre le plan verti- cal et le plan de la janibe. En pratiquer cette "angulation" moyenne est de l'ordre de un degré et demi à deux degrés Parmi les moyens de réglage de la flexibilité. on a déjà prévu des amorces d'entailles pratiques dans la coque, notamment au niveau de la partie médiane arrière de la tige, afin de découper celle-ci à la conformation voulue Cette pratique n'a pas zencon- tré grand succès, ne serait-ce que parce qu1elle n'autorise pas la réversibilité. Pour régler l'"angulation", on a proposé des dispositifs méca- niques micrométriques, interposés par exemple entre certaines par- ties de la coque des chaussures (voir par exemple Ski Flash Magazine n 12, page 70, novembre 1974). De tels artifices sont toutefois onéreux, proéminents (donc dangereux dans la pratique du ski), inesthétiques et longs à placer lors de la fabrication et également pour l'utilisateur. Pour régler la"flexibilité", on a proposé différentes solutions (voir notamment brevets français 2 063 622 et 2 220 201). De même, pour régler l'"angulation", on a proposé d'autres solutions (voir brevets français 2 106 327 et 2 166 677). Toutes ces solutions n'ont pas donné satisfaction à ce jour, notamment car elles ne permettent pas réellement, soit d'obtenir une flexibilité réglable et progressive, soit d'obtenir une avancée sélectionnable, soit enfin de régler cette sangulation" sauf en débordant de la chaussure. Dans le brevet français 2 024 307, on a suggéré de rigidifier une chaussure souple avec une armature métallique en forme de U s'étendant de chaque côté de la chaussure, et dont la base passe sous la semelle. Cette solution ne donne pas satisfaction, car la flexibilité de l'ensemble rigide résulte essentiellement de la torsion de l'armature dans la semelle, et non de l'armature ellemême. En outre, cette solution coûteuse est complexe, compliquée, difficile à régler, et rend la pratique du ski difficile, sinon dangereuse, car l'armature déborde totalement de la chaussure. Enfin, cette armature étant fixée directement sur la jambe du skieur, elle provoque souvent des blessures, parfois dangereuses. Dans une forme d'exécutiôn particulière de cette invention (voir fig 10 et 11), l'armature métallique agit par l'intermé- diaire d'un basculeur, agissant à son tour sur deux ressorts pla cés dans la semelle creuse. Cette solution ne permet pas un réglage des flexions avant et arrière, ni de l'avancée. Elle autorise seulement une possibilité de flexion élastique, mais sans amortissement. En outre, en fin de course de flexion, sur un effort violent, l'ensemble répercute un choc Dans le brevet français 2 330 345 de la demanderesse, on a décrit une solution, qui est d'ailleurs commercialisée avec succès, permettant un réglage commode de la flexibilité et de l'avancée. Toutefois, pour la pratique de la compétition à ski, ces réglages ont parfois été jugés un peu limités et manquent de finesse. En outre, sous l'effet de violents efforts, notamment lors des prises de carres latérales, le collier tendance à la longue à s'ovaliser, ce qui peut perturber la transmission des forces. L'invention pallie ces inconvénients. Elle concerne une chaussure de ski en matière plastique moulée, ne présentant pas les inconvénients des solutions antérieures et qui assure des moyens de réglage dans la position des jambes, donc du corps du skieur et, plus précisarient de la flexibilite avant comme de la flexibilité ar rière, de l'angulation et de l'avancée. Cette chaussure de ski en matière thermoplastique moulée du type comportant - une coque solidaire de la semelle rigide, creuse en partie du moins, - une tige haute rigide, apte à s'articuler sur la coque, se caractérise - en ce que la coque présente un axe fixe de rotation, - en ce que la tige haute rigide présente - d'une part,un logement destiné a recevoir ledit axe fixe de rotation, de manière a permettre à la tige de s'articuler autour de la coque, - d'autre part, ss son extrémité inférieure, un axe horizontal mobile traversant la semelle de part et d'autre et dont les deux extrémités sont positionnées sur la partie basse de ladite tige rigide, - en ce que la partie creuse de la semelle comporte un moyen amortisseur travaillant en compression destiné à coopérer avec l'axe horizontal traversant positionné a extrémité basse de la tige, - et enfin, en ce que la semelle présente une lumière permettant le passage et le déplacement de l'axe horizontal mobile. Les chaussures de ski peuvent être réalisées en toutes matiè- res thermoplastiques, moulées, notamment par injection, d'usage courant pour ce type d'application A A titre d'exemple, on peut citer les polyamides, 11 notamment, le polyethylène, les polyurétha- nes, les résines ABS. De préférence coque et tige sont en matiere rigide, voire semi-rigide, du moins pour ce qui concerne la coque, à l'exclusion de la semelle. Dans une première forme d'exécution, l'axe fixe de rotation est situé sur la coque au niveau des malléoles. En pratique, il est obtenu directement lors du moulage de la coque. Pour obtenir une meilleure répartition des forces et une meilleure résistance à l'arranchement, cet axe est cylindrique et présente un diamètre appréciable. Dans une autre forme de réalisation, cet axe fixe de rotation est situé à l'arrière de la chaussure, au niveau du talon d'Achille. La tige haute en matière plastique, qui a sensiblement la forme d'une gouttière, est destinée à recevoir la jambe du skieur sur l'arrière, donc à recevoir les efforts arrière et latéraux. C'est l'une des raisons essentielles, pour laquelle il faut que cette tige soit rigide et s'étende de haut en bas. Le logement situé de chaque côté de la chaussure, destiné à recevoir l'axe fixe de la coque,peut ou non être traversant. En pratique, il est en tièrement ouvert et son orifice correspond à celui de l'axe de rotation fixe porté sur la coque, de manière à permettre le maintien et le pivotement de la tige sur la coque. La tige présente également à son extrémité inférieure un axe horizontal mobile, traver sant la semelle de part et d'autre, riveté à ses deux extrémités sur la partie basse de la tige.Dans une forme d'exécution pratique, cet axe horizontal mobile autour de l'axe de rotation, qui est fixé, est aligné avec ce dernier et le haut de la jambe, c'est à dire est situé sensiblement dans l'axe de symétrie latérale de la tige, du moins, lorsque l'axe fixe de rotation est situé au niveau des malléoles,Au niveau de cet axe horizontal mobile, c'est à dire en pratique sous le niveau de la voûte plantaire, la semelle est creuse et présente de part et d'autre deux orifices formant lumière, pour le passage de l'axe horizontal mobile. Avantageusement, ces deux lumières ont une forme de haricot pour permettré le débattement de l'axe horizontal, lors du pivotement de la tige autour de 1 'axe fixe de rotation porté par la coque. La partie creuse de la semelle présente un organe amortisseur sur lequel vient s'encastrer l'axe horizontal mobile dans une prarnIère forme d'éxécution, cet organe amortisseur peut être constitué par un chariot coulissant horizontalement sur un organe approprié, tel que un rail,une cornidre , un porte-chariot, etc... lequel présente à son tour, de chaque côté, des moyens de rappel travaillant en compression. En pratique, ces moyens de rappel sont constitués par des ressorts, voire par une matière fortement compressible et élastique, telle qu'un élastomère. La manière dont l'invention peut être réalisée et les avantages qui en découlent ressortiront mieux des exemples de réalisation qui suivent, donnés à titre indicatif et non limitatif, à l'appui des figures annexées. La figure 1 représente, en coupe vue de côté, un premier type de chaussure réalisé conformément à l'invention et dans le auel le pivotement de la tige sur la coque s'effectue sur un axe fixe situé au niveau des malléoles. La figure 2 montre plus en détails un systeme amortisseur conforme à l'invention. La figure 3 est une vue perspective sommaire d'un tel organe amortisseur. Les figures 4 et 5 représentent un mode de réalisation de cet organe amortisseur. La figure 6 est une vue perspective sommaire d'un autre système de réalisation de cet organe amortisseur. Les figures 7 et 8 montrent schématiquement, respectivement vue de côté et vue arrière une autre forme de réalisation de l'in vention avec axe de pivotement de la tige sur la coque situé à l'arrière au niveau du talon d'Achille. La figure 9 schématise un organe amortisseur adapté à cette chaussure selon figure 7 et 8. En se référant à la figure 1, la chaussure se compose --d'une coque rigide 1, en matière thermoplastique moulée par injection, formée essentiellement par un fond 4 venu directement de moulage et sur lequel repose le pied et dune semelle 5 solidaire de la coque, présentant à l'arrière une zone 6 d1appui de la talonnière de la fixation et à 1 avant un nez 13, en forme de trot- toir, pour recevoir la butée avant des fixations , - d'une tige haute rigide 2, en forme de gouttière ouverte sur l'avant avec son appui arrière 14, prolongé par le spoiler 15 ; - d'un capot avant 3 de fermeture de la tige par les boucleries 16 à 19. Sur chaque côté de la coque 1 de la chaussure, qui comme on le sait, est sensiblement symétrique, du moins dans son allure générale, se trouve au niveau des mallèoles et venu directement de moulage, un axe cylindrique fixe de rotation 7, de grand diamètre (par exemple de l'ordre de 50 mm)et d'épaisseur appréciable, (par exemple 5 mm,Xsur lequel vient s'encastrer un trou 8 de dimensions correspondantes porté par la tige 2 A l'extrémité basse 9 de la tige 2, on place, par exemple par rivetage sur la tige, un axe horizontal mobile 10 traversant la semelle 5 de part en part, et passant dans une lumière 11 en forme de haricot taillée dans la partie creuse de la seiaelle 5.Lorsque la tige est en position normale, cet axe mobile 10 est sensibla- ment aligné avec le centre de 1' axe fixe de rotation 7 et le haut de la jambe. Les figures 2 à 6 montrent plus en détail l'organe amortisseur coopérant avec l'axe horizontal mobile 10. Cet organe se compose (figure 2 à 6) d'un chariot coulissant 20 en une matière rigide, tel que par exemple un métal (aluminium) ou une matière plastique. Ce chariot 20 présente un logement 21, dans lequel vient se placer l'axe mobile 10 et sur lequel s'appuient deux ressorts de rappel 22 et 23, placés respectivement en avant et en arrière du chariot 20, pour prendre appui à chaque extrémité sur deux vis de réglage 24 et 25 de la compression. Le chariot 20 coulisse sur des glissières horizontales 26 (voir figure 3), par exemple sn forme de omega. Ces glissières sont positionnées sur le porte-chariot 27 au moyen des vis 28, 29, pouvant se déplacer dans les lumières 30, 31, afin de régler l'avancée.Des vis 32 permettent de solidariser le capot porte-chariot 27 avec la semelle 5 et la coque 1, pour assurer l'étanchéité de ltensemble.Le porte-chariot 27 présente également à chacune de ses extrémités des dentures 33, 34 (voir figure 4), s'engrenant avec des dents correspondantes placées sous les blocs 35, 36, d'appui des vis de réglage 24, 25. Les ressorts 22, 23 travaillent en compression (par exemple force de 50 à 100 Kg), pour permettre d'amortir élastiquement les flexions de la jambe et prennent appui d'un côté sur le chariot 20 et de l'autre-sur une butée, respectivement 37, 38, placée à chaque extrémité des vis de réglage 24, 25, qui présentent une tête de réglage, respectivement 39, 40 à leur autre extrémité. Le ressort arrière 23 sert à amortir les flexions avant et le ressort avant 22 à amortir les flexions arrière. Pour régler l'avancée, on déplace le porte-chariot 27 et on positionne l'ensemble par les dentures 33, 34 et les vis de blocage 28, 29. Lors d'une flexion de la jambe, donc du corps, vers l'avant, la tige 2 se déplace vers l'avant, ce qui entrain, par pivotement autourdel'axefixe7,ledéplacement de l'axe mobile 10 vers l'ar rière. Cet axe mobile 10 entraîne, à son tour, le chariot 20 vers l'arrière qui comprime alors le ressort 23. Cette compression du ressort 23 amortit les effets de cette flexion avant. En revanche, lors d'une flextion arrière, l'axe mobile 10 se déplace vers l'avant, entrainant le chariot 20 vers l'avant, qui comprime à son tour le ressort 22. Comme en pratique, et notamment en compétition, l'amplitude des flexions avant est toujours nettement plus forte que celle des amplitudes arrière, la force du ressort 22 avant devra donc être notablement plus élevée que celle du ressort carrière 23. Dans des cas limite, notamment pour des skieurs de très haut niveau, le ressort arrière 23 pourra être retiré et remplacé par un organe presque incompressible. La dureté des ressorts 22, 23 est essentiellement fonction de l'aptitude du skieur et de son poids. Le réglage de la force de chaque ressort 22, 23 est effectué-en agissant sur les vis 24, 25, en faisant tourner les têtes 39, 40 avant mise en place du bloc dans la partie creuse 12 de la semelle 5. Si on le désire, au lieu d'un seul ressort, on peut avoir plusieurs ressorts dans chaque sens. On peut, également, si on le désire, utiliser d'autres moyens de rappel travaillant en compres- sion que des ressorts 22, 23, par exemple des blocs d'élastomère situés de part et d'autre du chariot 20. En choisissant des ressorts 22, 23, forts à l'avant et notablement plus faibles à l'arrière, le ressort avant 22, pousse le chariot 20 qui comprime à son tour, partiellement le ressort ar rière 23. On règle ainsi, indirectement, l'avancée. Dans une autre forme d'écécution, non représentée, les têtes de réglage 39, 40 peuvent dépasser de la semelle, ce qui permet de modifier considérablement le réglage, sans avoir à retirer le bloc de-la semelle 5. Il suffit par exemple que la vis sur laquelle est fixée la tête de réglage 39, 40 entraine à angle droit, ou par un renvoi d'angle une autre vis reliée à la tête de compression 37, 38, des ressorts 22, 23. Dans une autre forme d'exécution schématisée à la figure 6, la tete de réglage 39 entrains une vis sans fin ou un engrenage 41 qui engrène à son tour un secteur denté 42 d'une came 43 pivotan- te autour d'un axe fixe 44. Cette came 43 prend appui sur une rampe 45 placée à l'extrémité du ressort avant 22. Selon la position de la came 43, donnée par la tête de réglage 39 (par exemple un carré de réglage), le ressort avant 22 est plus ou moins comprimé A l'arrière, la tête de réglage- 40 est fixée à l'extrémité d'une vis sans fin 46 qui engrène sur une autre vis sans fin 47, reliée par un axe 48 à un écrou 49, mobile dans le sens avant arrière, sur lequel s'appuie le ressort arrière 23. Ainsi, selon la topographie, selon la qualité de la neige, le skieur peut modifier, à volonté, avec une clé appropriée (carré..) le réglage de ses chaussures, et même d'une chaussure à l'autre Dans une autre forme d'exécution de l'invention (voir figure 7 à 9) ,l'axe fixe de rotation 51 de la tige 2 sur la coque 1 est situé à l'arrière de la chaussure, au niveau du talon d'Achille. Selon le cas, cet axe fixe 51 peut être ou non incliné, de manière à ce que la tige 2 puisse être réglable (voir figure 8) en inclinaison latérale notamment vers l'extérieur. L'organe amortisseur connecté à l'axe mobile 10 se compose essentiellement d'une tige mobile rigide horizontale 52, perpendiculaire à l'axe mobile 10, et dont l'extrémité arrière 53 est connectee fermement à l'axe 10, par exemple par soudage, moulage et.. et dont l'extrémité avant 56 peut coulisser librement dans la partie creuse de la semelle 5, dirigée vers l'avant. Cette tige mobile rigide 52 coulisse dans deux plots ou tubes, respectivement 54 et 55 en matière compressible et élastique, par exemple en polyuréthane compact, dénommé commercialement Adiprene (marque commerciale).Deux disques, rondelles ou analogues 57, et 58 sont solidaires avec la tige 52, par exemple par filetage, de manière à former butée pour les blocs 54, 55. Selon la dureté désirée, on peut modifier le réglage en position de ces disques 57-58 sur la tige 52 et ainsi la force de compression des blocs 54 et 55. Enfin, 59 désigne une butée fixe. Lors d'un basculement de la chaussure vers l'avant, la tige 2 pivote autour de l'axe fixe 51, ce qui entraine le déplacement de l'axe mobile 10 dans la lumière 11, dans le sens indiqué par la flèche. Par là même, la tige 52 se déplace dans le sens de la flèche. Ainsi le disque butée 57 comprime le bloc arrière 54. En revanche, lors d'un basculement arrière, la tige mobile rigide 52 se déplace vers l'avant et le disque butée 58 comprime le bloc avant 55. Comme on le voit, dans l'effet d'amortissement les blocs compressibles-34 et 55, sont équivalents aux ressorts 22 et 23 des figures précédentes. Dans une autre forme d'éxécution perfectionnée, la chaussure comporte en outre une sangle de serrage 50 (voir figure 1) allant de part et d'autre de la chaussure, prenant appui de chaque côté sur les axes fixes 7, et passant juste sur le coup de pied. Cette solution permet de mieux bloquer le talon dans la chaussure. En outre, la force de traction exercée par cette sangle 50 reste constante et indépendante des mouvements de flexion. De même, on peut relier l'avant du capot de fermeture 3 au nez de la chaussure, à l'aide de petits ressorts de compression, ce qui permet l'articulation de ce capot 3 et son maintien en poussée, en direction du coup de pied. Cette chaussure de ski peut être utilisée avec succès pour tous les types de skieur et dans toutes les neiges. REVENDICATIONS 1/ Chaussure de ski en matière thermoplastique moulée, du type comportant : - une coque 1, solidaire de la semelle rigide 5, creuse en partie du moins 12, --une tige haute rigide 2, apte à s'articuler sur la coque 1, caractérisée - en ce que la coque 1 présente un axe fixe de rotation 7, - en ce que la tige haute rigide 2 présente . d'une part un logement 8 destiné à recevoir ledit axe fixe de rotation 7, de manière à permettre à la tige 2 de s'articuler autour de la coque I , . d'autre part à à son extrémité inférieure 9, un axe horizontal mobile 10, traversant la semelle 5 de part et d'autre et dont les deux extrémités sont positionnées sur la partie basse 9 de ladite tige rigide 2. - en ce que la partie creuse 12 de la semelle 5 comporte un organe amortisseur 20 travaillant en compression destiné à coopérer avec l'axe horizontal mobile 108 - et enfin, en ce que la semelle 5 présente une lumière 11 permettant le passage et le déplacement de l'axe horizontal mobile 10. 2/ Chaussure de ski, selon revendication 1,caractérisée en ce que l'axe fixe de rotation 7 est situé de chaque côté de la coque au niveau des malléoles. 3/ Chaussure de ski selon revendication 2,caractérisée en ce que l'axe fixe de rotation 7 est obtenu directement, lors du moulage. 4/ Chaussure de ski, selon l'une des revendications 1 à 3, caracterisée en ce quela tige haute 2 a sensiblement la forme d'une gouttière destinée à recevoir la jambe du skieur sur l'arrière. 5/ Chaussure de ski, selon l'une des revendications 1 à 4, caractériséeen ce que le logement 8 situé au niveau des malléoles sur la tige rigide 2 est traversant et présente un diamètre correspondant à celui de l'axe de rotation fixe 7, porté sur la coque 1. 6/ Chaussure de ski, selon l'une des revendications 1 à 5, cacaractériséeen ce que l'axe horizontal mobile 10 est aligné avec le haut de la jambe 60 et le centre de l'axe fixe de rotation 7. 7/ Chaussure de ski, selon l'une des revendications 1 et 4 caractérisée en ce que ledit axe fixe de rotation 51 est situé sur sur l'arrière de la chaussure, en niveau du talon d'Achille. 8/ Chaussure de ski, selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisée. en ce que les moyens de rappel travaillant en compression et destinés à ramener l'organe mobile 20 à sa position d'équilibre sont constitués par des ressorts 22, 23. 9/ Chaussure de ski, selon ltune des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que les moyens de rappel travaillant en compression et destinés à ramener l'organe mobile 20 à sa position d'équilibre sont constitués par une matière compressible et élastique, par exemple en élastomère. 10/ Chaussure de ski, selon revendication 8,caractérisée en ce que les-dits ressorts 22, 23 prennent appui d'un côté sur l'organe mobile 20 et de l'autre sur une butée 37, 38, placée à chaque extremité d'une vis de réglage 24, 25. 11/ Chaussure de ski, selon l'une des revendications 8 et 10, caractérisée en ce que la force du ressort avant 22 est notablement plus élevée que celle du ressort arrière 23. 12/ Chaussure de ski, selon l'une des revendications précé dentes, caractérisée en ce que l'organe mobile 20 est un chariot coulissant dans un plan horizontal. 13/ Chaussure de ski, selon l'une des revendications 1 à 12, car=StisEe en ce que le dispositif amortisseur présente en outre une tête de réglage 39 qui entraîne une vis sans fin ou un engrenage 41 qui engrène à son tour un secteur denté 42, d'une came 43 pivotante autour d'un axe fixe 44, ladite came 43 prenant appui sur une rampe 45 placée à l'extrémité du ressort avant 22. 14/ Chaussure de ski, selon l'une des revendications 1 à 13, caractérisée en ce qu'elle présente en outre une sangle de serrage 50, allant de part et d'autre de la chaussure, prenant appui de chaque côté sur les axes fixes de rotation 7 et passant jusque sur le coup de pied. 15/ Chaussure de ski, selon l'une des revendications 1 et 7, caractérisée en ce que l'organe amortisseur se compose d'une tige mobile rigide 52 perpendiculaire à l'axe mobile 10 et dont l'extre- mité arrière 53 est connectée audit axe 10, ladite tige mobile 52 coulissant dans deux blocs 54 et 55, en matière élastique cqmpressible dont les extrémités en regard s'appuient sur deux butées 57, 58 solidarisées avec la tige 52.