i 2132568 L invention concerne un procédé de thermo-soudage d'une bande sur un film. Elle concerne, également, un dispositif permettant de mettre en oeuvre ce procédé ; elle s'étend, enfin à un mode de réalisation particulier de ce dispositif, permettant de renforcer et de découper un bord de film. 5 D'une façon générale, que ce soit dans les industries de l'em ballage sous film synthétique ou dans d'autres secteurs de la technique travaillant sur films synthétiques, tels, par exemple, que celui des ballons spatiaux, le soudage d'une bande thermo-soudable sur un film est actuellement effectué en portant ces éléments à leur température de fusion et en les appli-10 quant l'un sur l'autre ; le refroidissement peut être réalisé après cette application de façon naturelle par l'air ambiant ou bien de façon artificielle grâce à un dispositif de refroidissement prévu à cet effet. Pratiquement, un tel thermo-soudage est obtenu en appliquant le fiim et la bande sur un organe chauffant pendant un laps de temps déterminé. 15 ' Pour aboutir à une soudure de bonne qualité, il faut dans ce procédé, contrôler avec précision le temps d'application de la bande et du film sur cet organe chauffant, car des variations de ce paramètre entraînent des modifications de la qualité de la soudure et parfois des caractéristiques des matériaux. Ainsi, une prolongation du temps d'application provoque une 20 fusion exagérée des matériaux susceptible d'affecter leur répartition moléculaire et leurs qualités de résistance ou d'élasticité. La régulation précise de ce temps d'application s'avère délicate et conduit à des dispositifs onéreux, et ce, d'autant plus, qu'il est nécessaire d'en réduire les variations accidentelles à des valeurs relatives très faibles. 25 De plus, ce procédé classique ne permet pas de réaliser des soudures de caractéristiques variables de façon à être adaptées aux zones qu'elles affectent : le soudage est normalement homogène et les variations des caractéristiques de la soudure, en particulier de la profondeur sur laquelle celle-ci est exécutée, sont uniquement accidentelles et ne peuvent être 30 contrôlées. Or, il y a souvent intérêt, comme on le verra pour l'application plus particulièrement décrite plus loin, à avoir la faculté d'obtenir une soudure adaptée à la zone considérée et de nature différente, le cas échéant, d'une zone à l'autre. Par exemple, on a constaté que la tenue d'une bande soudée sur un film était améliorée lorsque l'épaisseur de film affectée par la 35 soudure décroissait progressivement sur les bords de la bande qui peut avanta 71 1?660 2 2132568 geusement garder une très courte portion non soudée, simplement accolée sur le film par l'effet des tensions superficielles. Cela peut s'expliquer par le fait d'une part, que cette courte portion flottante constitue un amortisseur à l'égard des efforts d'arrachement qui doivent commencer à vaincre les forces 5 de tensions superficielles avant d'attaquer directement la soudure, d'autre part que ces efforts s'appliquant sur une portion où l'épaisseur affectée par la soudure est croissante, produisent de simples décrochements de molécules sans ligne de rupture nette. De plus, comme il a été dit, la fusion d'un matériau synthéti-10 que modifie la répartition moléculaire de celui-ci et peut affecter sa résistance ; il est donc avantageux que, sur les bords de la soudure, l'épaisseur de film dont la résistance n'est pas affectée par l'opération de scudage, croisse progressivement en même temps que décroît l'épaisseur sor laquelle est effectuée la soudure. 15 La présente invention vise à indiquer un procédé de thermo soudage permettant d'obtenir, en chaque zone des éléments soudés, une soudure sur une profondeur désirée. Pour ce faire, on utilise une bande constituée par, au moins, deux épaisseurs superposées, l'une en un matériau thermo-soudable de température de fusion du même ordre que celle du film, l'autre 20 en un matériau de support présentant une température de fusion supérieure ; le procédé selon l'invention consiste à chauffer un tronçon de la bande à une température intermédiaire entre la température de fusion de son matériau thermo-soudable et celle de son matériau de support, à transférer vers le film ce tronçon ayant ainsi emmagasiné une quantité de chaleur déterminée, 25 à appliquer la face en fusion de celui-ci sur le film en produisant simultanément un refroidissement différentiel des matériaux. L'intensité de ce refroidissement est réglée à une valeur qui est fonction de la zone affectée de sorte que, dans chaque zone, la bande transmet au film une quantité de chaleur dosée pour réaliser un soudage de caractéristiques définies susceptibles de 30 différer d'une zone à l'autre. Ces opérations sont ensuite reproduites pour un tronçon contigu de la bande jusqu'à souder celle-ci sur toute sa longueur. Les caractères de la soudure obtenue par un tel procédé sont indépendants du temps de chauffage de la bande, à condition que celui-ci soit suffisant pour que les parties chauffées atteignent la température d'ëqui-35 libre, intermédiaire entre la température de fusion du matériau thermo-souda- 71 12660 3 2132568 ble de la bande et celle de son matériau support. A cette condition, la chaleur transportée par unité de surface par une telle bande est, en effet, indépendante du temps, puisqu'elle est simplement proportionnelle à l'épaisseur de la bande et à la température à laquelle celle-ci est portée. Lors de l'application de la bande chauffée sur le film, le prélèvement en chaque zone d'une certaine quantité de chaleur permet de moduler la quantité de chaleur transmise au film : sous l'action de cet échauffement dosé, le film fond sur des profondeurs variables selon les zones considérées. Par une régulation appropriée des moyens de refroidissement, on obtient, ainsi, une soudure affectant en chaque zone une épaisseur prédéterminée du film, laquelle est indépendante du temps d'application et, en particulier pour un procédé continu, indépendante de la vitesse de défilement du film. Selon un mode d'exécution préféré, le refroidissement différentiel sus-mentionné est limité à une valeur négligeable au coeur de la bande sur une portion importante de la largeur de celle-ci et croft progressivement dans une zone située à proximité d'un des bords de celle-ci. Dans la zone correspondante du film, la profondeur de la soudure sera donc décroissante, cependant, bien entendu, que corrélativement l'épaisseur de film non affectée par la soudure sera croissante. On réalise ainsi une sorte d'encastrement élastique de la bande, très favorable, comme on l'a déjà expliqué, aux qualités de résistance de la soudure à l'égard des efforts de cisaillement. De plus, dans ces zones où la profondeur de soudure est décroissante, la diminution de l'épaisseur du film, sous l'effet de la pression exercée lors de l'application de la bande, est réduite vis-à-vis de la diminution d'épaisseur des autres zones puisque au moment de l'application, l'épaisseur comprimée de matière en fusion était amoindrie par rapport à celle des autres zones : cette caractéristique limite l'affaiblissement de la résistance de ces zones qui, situées en bordure, doivent le plus souvent subir les efforts de cisaillement les plus importants. Le refroidissement précité peut être réglé de façon à déterminer, sur une faible largeur attenante au bord de la bande, une baisse de température telle que le matériau thermo-soudable soit à une température inférieure à sa température de fusion. Dans ce cas, il n'y a pas soudure sur cette largeur, mais simple adhérence des matériaux sous l'effet des tensions superficielles. Cette partie non soudée constitue un amortisseur des efforts, lesquels 71 12660 4 2132568 devront, avant d'attaquer la soudure proprement dite, vaincre ces tensions superficie I les. L'invention concerne également un dispositif de thermo-soudage d'une bande telle que ci-dessus décrite, sur un film ; ce dispositif est desti-5 né à mettre en oeuvre, en continu, le procédé selon l'invention. A cet effet, il comprend des moyens de guidage du film associés à des moyens d'entraînement de celui-ci par traction, des moyens de guidage de la bande propres à amener celle-ci à proximité du film, un applicateur susceptible d'appliquer avec une pression déterminée la bande sur le film ; selon l'inven-10 tion, des moyens de chauffage sont disposés sur le trajet de la bande dans une zone située légèrement en amont de l'applicateur en vue de porter celle-ci à une température prédéterminée, cependant que l'applicateur est associé à des moyens de refroidissement susceptibles de prélever à chaque instant une quantité de chaleur déterminée dans la portion transversale de la bande en 15 contact avec ledit applicateur. Ces moyens de refroidissement sont prévus pour moduler dans chaque zone de cette portion la quantité de chaleur prélevée en fonction de la profondeur du soudage à obtenir. Selon un mode de réalisation particulier, l'applicateur est constitué par un cylindre, mobile en rotation autour de son axe ; il comprend 20 une partie cylindrique thermiquement isolante et sur au moins un bord de celle-ci, une partie conductrice à âme creuse, percée de fins canaux calibrés. Cet applicateur est, en outre, pourvu de moyens de branchement à une source d'alimentation en fluide de refroidissement appelée à engendrer la circulation de ce fluide dans l'âme creuse précitée et dans les fins canaux 25 calibrés. Les moyens de chauffage de la bande peuvent être de toutes natures ; ils sont disposés sur le trajet de la bande en amont de l'applicateur à faible distance de celui-ci, de façon que les déperditions de chaleur soient négligeables sur le trajet séparant ces moyens de chauffage de l'applicateur. 30 Par exemple, ces moyens peuvent être, très simplement, constitués par une roulette, mobile autour de son axe et comprenant intérieurement une résistance de chauffage susceptible de porter sa périphérie à une température déterminée ; cette résistance est électriquement reliée à deux pistes conductrices situées sur les flancs de la roulette et sur lesquelles sont élastiquement 35 appuyés des balais d'alimentation en énergie électrique. Un réglage automa 71 12660 5 2132568 tique de la température à la valeur appropriée est effèctué par des moyens de régulation associés à ladite résistance. Par ailleurs, l'invention s'étend à un dispositif destiné, une fois la bande soudée sur le film, à découper ce dernier le long d'une ligne coïncidant avec un des bords de ladite bande ; selon l'invention, ce dispositif comprend en aval de l'applicateur, deux ensembles de guidage formant sur le trajet du film des chemins de guidage divergeant l'un par rapport à l'autre, au niveau du bord de la bande soudée le long duquel le film doit / être découpé. Ces chemins de guidage imposent aux deux parties du film -situées l'une d'un côté dudit bord, l'autre de l'autre côté- des directions de déplacement qui divergent dans un plan longitudinal perpendiculaire au plan du film. Une arête vive de direction à peu près perpendiculaire au plan du film est, en outre, disposée entre l'applicateur et les ensembles de guidage précités : cette arête engendre lors de la mise en route du dispositif, une amorce de coupure dans le film, amorce de coupure qui s'étend ensuite, de façon naturelle lorsque le film défile, en raison de l'écartement des deux morceaux, imposé par les ensembles de guidage divergents. Un tel dispositif présente l'avantage de découper de très grandes longueurs de film, sans usure notable de l'arête vive qui ne serf que lors des mises en route. Par ailleurs, en aval des ensembles de guidage précités, le dispositif est avantageusement complété par des moyens d'entraînement de la chute découpée ; ces moyens sont constitués par une roulette dont le plan de rotation est légèrement oblique par rapport à la direction de déplacement du film, de façon à écarter la chute de ce dernier en vue de l'éliminer. Cette roulette pince la chute entre elle-même et un rouleau de guidage et est entraînée par une autre roulette montée sur le même axe et de diamètre légèrement inférieur ; cette dernière en contact avec le film, est mise en rotation sous l'effet du déplacement de celui-ci. En raison de son diamètre légèrement supérieur à la roulette coaxiale précitée, la roulette d'entraînement de la chute, soumet celle-ci à une tension supérieure à celle que subit le film ; cette surtension évite que la chute ne se trouve détendue à certains instants, ce qui risquerait d'altérer la qualité du découpage. Selon un mode de réalisation particulier permettant de border et de découper le film le long d'une ligne de forme variable, on réunît dans 71 12660 6 2132568 un ensemble compact les moyens de guidage de la bande, l'applicateur et ses moyens de refroidissement, ainsi que les moyens de chauffage ; à cet ensemble sont, en outre, assujettis des moyens d'alimentation en bande. Cet ensemble est monté mobile parallèlement à la direction transversale du film 5 et peut être entraîné dans un mouvement transversal asservi, en vue de réaliser un bord renforcé de profil déterminé. L'invention ayant été exposée dans sa forme générale, la description qui suit, en référence aux dessins annexés, en présente, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation ; sur ces dessins : 10 - la figure 1 est une vue, en coupe axiale, d'un dispositif de thermo-soudage et de découpage selon l'invention ; - la figure 2 est une vue de détail (détail A) de l'organe d'entraînement de la chute après découpage ; - la figure 3 est une vue partielle du dispositif ; 15 - la figure 4 est une vue d'un applicateur contre lequel se réalise l'assemblage ; - la figure 5 est une coupe schématique d'un film et d'une bande assemblés et découpés par un dispositif selon l'invention. Le dispositif présenté à titre d'exemple, est destiné à fixer une 20 bande 1 sur un film 2 et à découper l'ensemble obtenu le long d'un bord de cette bande. 11 permet ainsi d'obtenir des éléments de forme déterminée pourvus de bords renforcés qui facilitent leur manipulation et réduisent les risques de déchirures. En l'exemple choisi, ces éléments sont des fuseaux à partir desquels sera fabriqué un ballon stratosphérique sphéroïde, dit de forme natu-25 relie. Dans le cadre de cet exemple, le film est en polyéthylène d'une vingtaine de microns d'épaisseur, cependant que la bande 1 comprend trois épaisseurs : une épaisseur de polyester de treize microns environ disposée entre deux épaisseurs de polyéthylène de vingt microns environ. Le film se présente conditionné sous la forme d'un rouleau de deux à trois mètres de largeur dont 30 le déroulement est engendré par des moyens d'entraînement par traction, non représentés ; au cours de son parcours, le film est guidé par des cylindres tels que 3 et 4. La bande de renfort 1 se présente conditionnée sous la forme d'un rouleau 5, libre de tourner et solidaire d'un châssis 6 qui supporte les 35 moyens d'assemblage et de découpage du dispositif. La largeur de cette bande 71 12660 7 2132568 est de deux à trois centimètres environ. La bande 1 est guidée par des cylindres 7 et 8 qui l'amènent en contact avec une roulette de chauffage 9 ; en aval de cette roulette et à proximité de celle-ci, est disposé un applicateur 10 dont la structure sera 5 décrite en détail en référence à la figure 4. Le film est guidé par les cylindres 3 et 4 de façon à prendre contact avec la bande 1 au niveau de l'applicateur 10. Un contre-applicateur II, articulé en 12 sur le châssis 6 et doté d'un levier 13 de manoeuvre, peut reposer sur le film et exercer sur celui-ci et la bande une légère pression. Immédiatement en amont de I'ap-10 plicateur 10, des moyens de découpage (décrits en détail en référence à la figure 3) réalisent, au cours du déroulement du film, le découpage de celui-ci sur un bord de la bande qui vient de lui être assemblée. Par ailleurs, une roulette souple à jupe conique 14 (détail A, figure 2) engendre une traction d'entraînement sur la chute découpée 15. 15 Cette roulette est montée sur le même axe qu'une autre roulette 16 de diamètre légèrement inférieur et qui, prenant appui sur le film au niveau du cylindre 4, est entraînée en rotation sous l'effet du déplacement de celui-ci. L'axe des roulettes 14 et 16 présente une direction légèrement oblique par rapport à la direction transversale du film, comme le représente la figure 2, 20 de façon que la roulette 14, entraînée en rotation par la roulette 16 lorsque le film défile, produise sur la chute un effort latéral de dégagement tendant à écarter celle-ci du film. En outre, foute possibilité de retour accidentel de la chute vers le film est éliminée par la roulette 14 en raison de sa forme conique qui produit un blocage latéral de la chute. 25 De plus, en l'exemple, la roulette de chauffage 9 comporte intérieurement une résistance 17 en forme de manchon, alimentée de part et d'autre par des balais qui frottent sur ses flancs. Ces balais sont reliés à une source électrique par des fils conducteurs 18 ; un ensemble de régulation de l'alimentation électrique (de type classique, non représenté sur les figures) 30 permet de fixer la température de la résistance 17 à une valeur constante, réglable. Pour les matériaux cités à titre d'exemple, cette valeur est réglée dans une plage autour de 150°C, température à laquelle le polyéthylène est en fusion, mais non le polyester dont la Fusion ne commence qu'à la température de 170°C. 35 En conséquence, lorsqu'elle quitte la roulette chauffante 9, la 71 12660 8 2132568 bande 1 est composée d'une épaisseur de polyester, chauffée mais non en fusion, supportant des couches de polyéthylène en fusion. La quantité de chaleur transportée par unité de surface entre la roulette 9 et l'applicateur 10 par la bande 1 est proportionnelle à sa température et à son épaisseur ; elle est 5 indépendante du temps et par suite, de la vitesse de défilement de la bande 1 et du film 2 car la durée de contact de la bande avec la roulette chauffante est assez grande pour que ladite bande soit portée à la température de la roulette. En prenant contact avec le film au niveau de l'applicateur 10 10 et du contre-applicateur 11, la bande cède aux portions en regard du film -dans un laps de temps très court- une partie de la chaleur emmagasinée provoquant la fusion du film sur une certaine profondeur. On peut conférer à cette profondeur une valeur voulue par un réglage approprié de la chaleur emmagasinée par la bande ; si l'épaisseur de cette dernière est constante, ce 15 réglage sera effectué en jouant sur la température de la roulette de chauffage 9. La chaleur emmagasinée étant comme on l'a dit, indépendante du temps, des variations éventuelles de la vitesse de déroulement du film n'auront aucune incidence sur cette épaisseur de matière en fusion dans le film. Au surplus, cette épaisseur de matière en fusion peut être modu-20 lée et modifiée suivant la zone de la bande considérée. L'applicateur 10 est, en effet, (figure 4) composé d'une partie cylindrique 19 en téflon ou autre matériau isolant, et d'une partie à âme creuse 20 en métal conducteur. Cette partie 20 est percée de petits canaux calibrés 21 qui relient son âme à sa périphérie et peuvent être alimentés en gaz de refroidissement par un conduit 25 22. Ainsi sur la portion du film en contact avec la partie 19 isolante, il n'y a pratiquement aucun prélèvement de chaleur si ce n'est un faible prélèvement progressivement croissant à proximité de la partie refroidie 20 ; au contraire, dans cette partie refroidie, il y a un prélèvement de cha-30 leur d'autant plus important que l'on s'éloigne de la partie isolante 19. Ce prélèvement de chaleur peut être ajusté par une régulation appropriée soit de la température, soit du débit du gaz de refroidissement. La figure 5 schématise, en correspondance avec l'applicateur de la figure 4, la bande 1 soudée sur le film 2. Sur une largeur b, le prélève-35 ment de chaleur ayant été négligeable, la profondeur e sur laquelle la sou 71 12660 9 2132568 dure est réalisée (correspondant à l'épaisseur de polyéthylène qui est entré en fusion sur le film) est constante. Sur une largeur c, le prélèvement de chaleur ayant été croissant jusqu'à engendrer une température égale à la température de début de fusion du polyéthylène, la profondeur sur laquelle 5 la soudure est réalisée, décroît jusqu'à s'annuler. Au-delà de cette zone, la matière n'était plus en fusion et les deux éléments ne sont pas soudés mais simplement accolés par l'action des tensions superficielles. L'applicateur décrit à titre d'exemple permet, donc, d'obtenir une soudure différentielle qui affecte une profondeur de film constante sur |q une grande partie de la bande et une profondeur décroissante puis nulle sur un bord ; une telle soudure est une sorte d'encastrement progressif de la bande sur le film, encastrement qui présente d'excellentes qualités de tenue à l'égard des efforts de cisaillement. Bien entendu, la structure de l'applicateur est appropriée à la destination de l'assemblage de façon à obtenir une soudure présentant dans les conditions où elle est appelée à travailler des qualités de tenue améliorées. Pour une bande soudée au milieu d'un film, on pourra notamment prévoir un applicateur pourvu de deux zones de refroidissement situées de part et d'autre d'une zone isolante afin de réaliser une soudure affectant une 20 profondeur décroissante de chaque côté de la bande. Par ailleurs, immédiatement en aval de l'applicateur 10, une lame 23 (figure 3) est fixée au droit du bord de cet applicateur ; à l'arrière de cette lame et de part et d'autre de celle-ci des surfaces de guidage déterminent des chemins 24 et 25 de directions divergentes. La lame 23 est 25 appelée, lors de la mise en route, à créer une amorce de déchirure sur la ligne à découper, amorce qui se propage au fur et à mesure de la progression du film, en raison de l'écartement imposé aux deux morceaux par les chemins 24 et 25. L'usure de la lame 23 est très lente puisque, contrairement aux dispositifs connus, celle-ci ne fait que réaliser des amorces de 30 coupure : le découpage s'effectue de façon naturelle en cours de fonctionnement sous l'effet de la traction des deux parties découpées (chute et film) dans des directions divergentes. L'entraînement de la chute est, comme on l'a vu, réalisé par la roulette 14 qui, en raison de son diamètre légèrement supérieur à celui 35 de la roulette 16, impose constamment une légère surtension à celle-ci. 71 12660 10 2132568 Cette surtension évite que la chute ne devienne flottante, ce qui serait préjudiciable à la régularité du découpage obtenu. L'invention ayant maintenant été exposée et son intérêt justifié sur un exemple détaillé, le demandeur s'en réserve l'exclusivité pendant toute la durée du brevet sans limitation autre que celle des termes des revendications ci-après. 71 12660 n 2132568 EEVENDICAÏIONS 1 - Procédé de thermo-soudage d'une bande sur un film, la bande étant constituée par au moins deux épaisseurs superposées, l'une en un matériau thermo-soudable de température de fusion déterminée, 5 l'autre en un matériau de support présentant une température de fusion supérieure, cependant que le film comprend une épaisseur en un matériau thermo-soudable de température de fusion du même ordre que celle du matériau thermo-soudable de la bande précitée, ledit procédé consistant à chauffer un tronçon de la bande, à transférer vers 10 le film ce tronçon ayant ainsi emmagasiné une quantité de chaleur déterminée, à appliquer la face en fusion de celui-ci sur le film en produisant simultanément un refroidissement, enfin à reproduire ces opérations pour un tronçon contigu de la bande et du film, ledit procédé étant caractérisé en ce que l'intensité du chauffage du 15 tronçon de bande est réglée pour porter celui-ci à une température intermédiaire entre la température de fusion de son matériau thermo-soudable "et celle de son matériau de support, la face en fusion de ce tronçon de bande étant appliquée sur une portion déroulée du film dans une zone d'application où celui-ci est tendu et non superposé 20 à. d'autres portions de film, le refroidissement simultané à cette application consistant en un refroidissement différentiel d'intensité variable sur la largeur de la bande, intensité limitée à une valeur faible dans la zone centrale de ladite bande et croissant progressivement à proximité d'un bord de celle-ci jusqu'à atteindre 25 sur ce bord une valeur déterminant une baisse de température telle que le matériau thermo-soudable soit à une température au plus égale à sa limite inférieure de fusion, de sorte que la profondeur du film affectée par la soudure est maximum et sensiblement constante dans la zone centrale de la bande et décroît progressivement à pro-30 ximité du bord précité de celle-ci jusqu'à atteindre une profondeur de soudure nulle correspondant à un état de simple accolement de la bande et du film. 2 - Procédé de thermo-soudage selon la revendication 1 caractérisé en ce que la zone de la bande située à proximité de l'autre bord 35 -bord opposé au bord précité soumis à un refroidissement d'intensité croissante- est soumise à tua refroidissement de valeur négligeable, de sorte que la quantité de chaleur apportée par cette zone de la bande à la partie correspondante du film entraîne une fusion de profondeur importante de cette partie de film, ce dernier étant dé-40 coupé au bord de ladite bande par application d'une légère force 71 12660 12 2132568 d'écartement sur les parties du film situées, l'une d'un côté du bord de la bande, l'autre de l'autre côté. 3 - Dispositif de thermo-soudage d'une bande sur un film, destiné à mettre en oeuvre le procédé selon la revendication 1 et comprenant 5 des moyens de guidage du film associés à des moyens d'entraînement de celui-ci par traction, des moyens de guidage de la bande propres à amener celle-ci à proximité dudit film, des moyens de chauffage, disposés sur le trajet de la bande et appelés à porter celle-ci à une température prédéterminée et tan cylindre applicateur mobile en 10 rotation autour de son axe et situé sur le trajet du film et sur le trajet de la bande en aval des moyens de chauffage de cette dernière, ledit dispositif de thermo-soudage étant caractérisé en ce que le cylindre applicateur comprend une partie cylindrique thexnique-ment isolante et, sur un bord de celle-ci, une partie conductrice à 15 âme creuse, cette dernière étant reliée à la surface par de fins canaux calibrés et étant pourvue de moyens de branchement à une source d'alimentation en fluide de refroidissement» 4 - Dispositif de thermo-soudage selon la revendication 3, ce dispositif étant également destiné, une fois la bande soudée sur le film, 20 à découper ce dernier le long d'une ligne coincidant avec un des bords de ladite bande, ledit dispositif étant caractérisé en ce qu' il comprend, en aval de l'applicateur, deux ensembles de guidage formant sur le trajet du film des chemins de guidage divergeant l'un par rapport à l'autre au niveau du bord de la bande soudée, lesdlts 25 chemins de guidage étant appelés à imposer aux deux parties du film, situées l'un d'un côté dudit bord, l'autre de l'autre côté, des directions de déplacement divergeant dans un plan longitudinal perpendiculaire au plan du film. 5 - Dispositif de thermo-soudage selon la revendication 4 caractéri-30 sé en ce qu'il comprend dans la zone de divergence des ensembles de guidage précités, une arête vive de direction à peu près perpendiculaire au plan du film, ladite arête étant susceptible d'engendrer une amorce de coupure dans le film lors de la mise en route du dispositif. 35 6 - Dispositif de thermo-soudage selon l'une des revendications 4 ou 5, caractérisé en ce qu'il comprend, en aval des ensembles de guidage divergents précités, des moyens d'entraînement de la chute découpée, lesdits moyens étant constitués par une roulette dont le plan de rotation est légèrement oblique par rapport à la direction de dé-40 pLacement du film, ladite roulette étant appelée à pincer la chute 71 12660 13 2132568 entre elle-même et un rouleau de guidage et étant entraînée par une autre roulette montée sur le même axe et de diamètre légèrement inférieur, cette dernière en contact avec le film étant mise en rotation sous l'effet du déplacement de celui-ci. 5 7- Dispositif de thermo-soudage selon l'une des revendications 3,4» 5 ou 6, dans lequel les moyens de guidage de la bande, les moyens de chauffage et le cylindre applicateur sont disposés dans un ensemble compact auquel sont assujettis des moyens d'alimentation en bande, ledit dispositif étant caractérisé en ce que cet ensemble est monté 10 mobile sur des colonnes parallèles à la direction transversale du film et est susceptible d'être déplacé le long de cette direction selon un mouvement prédéterminé.