L'invention concerne la production de gaz bromhydrique par réaction à la flamme d'hydrogène et de brome. Liinstabilité de'la flamme rend difficile le contrôle de la production de gaz bromhydrique par réaction à la flamme d'hydrogène et de brome. te problème posé par l'instabilité de la flamme est particulièrement important dans les installations antérieures utilisant le rapport stoechiométrique souhaité (rapport molaire environ égal à 1) de l'hydrogène et du brome pour réduire la quantité de corps réactionnels n'ayant pas réagi et présents dans le gaz bromhydrique produit. I.ors- qu'on utilise plus de 45 moles pour cent de brome, les flammes produites se présentent sous la forme de cônes. Beur allumage est difficile, elles vacillent fortement et elles se soulèvent aisément du brûleur, ce dernier défaut étant généralement indésirable avec les brûleurs de l'art antérieur.De telles flammes forment généralement des cônes allonges dont la partie centrale ou les bords présentent fréquemment des trous par lesquels les corps réactionnels s'échappent sans brûler Le problème de stabilité décrit ci-dessus lors de la réaction de l'hydrogène et du brome est beaucoup plus important que dans le cas d'une réaction entre l'hydrogène et le chlore pour produire du gaz chlorhydrique. En effet, la réaction à la flamme entre le chlore et l'hydrogène est généralement stable, même lors de la mise en oeuvre de brûleurs tubulaires simples et coaxiaux. De tels brûleurs ne conviennent pas pour faire réagir de l'hydrogène et du brome. Même lorsque les conditions peuvent être réglées pour obtenir une flamme relativement stable, il est apparu que la durée de vie des brûleurs est très courte. te procédé selon l'invention permet d'éliminer les inconvénients de l'art antérieur. I1 consiste à établir un courant hélicoïdal de brome dans une enceinte cylindrique, à injecter l'hydrogène radialement vers l'extérieur dans le courant hélicoïdal de brome, et à alimanter en continu, avec le courant hélicoïdal de brome et d'hydrogène, une flamme maintenue à proximité de la sortie de l'enceinte. L'hydrogène est avantageusement introduit dans le brome, à l'intérieur de l'enceinte cylindrique, en aval du point de formation du -couranthélicoldal de brome. Une caractéristique importante du procédé selon l'invention est la formation, à l'intérieur du brûleur, d'un courant hélicoïdal d'au moins un des corps réactionnels, ainsi que la formation d'un mélange combustible intime du brome et de l'hydrogène. Une propriété importante de cet écoulement hélicoïdal du mélange des corps réactionnels est que, à sa sortie par l'extrémité de décharge du brûleur, les forces centrifuges dues au mouvement tourbillonnaire provoquent un déplacement du brome lourd vers l'extérieur, ce qui entraîne la production d'une flamme hémisphérique souhaitée, même dans le cas où le rapport molaire du brome et de l'hydrogène est à peu près égal à 1. il en résulte une réaction rapide et complète dans une flamme stable, pour une grande plage de débits d'injection s'étendant jusqu'à 10:1 ou plus.Une caractéristique du brûleur mis en oeuvre dans le procédé selon l'invention et dans lequel un courant hélicoïdal est formé, est qu'il n'est pas nécessaire d'utiliser un embout de grande longueur pour préchauffer les corps réactionnels ou d'utiliser des éléments pare-flamme tels qu'une toile ou une plaque perforée placée transversalement par rapport à la direction d'écoulement du mélange à l'intérieur du brûleur, afin d'empêcher tout retour de la flamme dans ce dernier. L'écoulement global en hélice et en spirale d'un premier corps réactionnel, associé à l'injection radiale vers l'extérieur de l'autre corps réactionnel dans le premier, à l'intérieur du brûleur, élimine ou réduit sensiblement tout écoulement axial des deux corps réactionnels après leur sortie du brûleur.Par conséquent, la formation de longues flammes coniques dans lesquelles le gaz s'écoule à grande vitesse est évitée, et la flamme obtenue, de forme"hémisphérique" ou "-en champignon" dans laquelle les gaz sont bien répartis et s'écoulent à faible vitesse, présente une excellente stabilité pour une grande plage de débits des corps réactionnels. il est souhaitable que les courants hélicoïdaux, radiaux et en spirale mentionnés ci-dessus soient forts pour produire un mélange convenable et pour former, en particulier, une composante importante de courant en spirale dans la masse des corps réactionnels à leur sortie par l'extrémité de décharge ou orifice du brûleur. De préférence, le premier gaz réactionnel est le brome et le second l'hydrogène te second gaz est avantageusement introduit dans le premier en aval du dispositif produisant le courant hélicoïdal dudit premier gaz. Ce dispositif se présente avantageusement sous la forme d'un élément hélicoïdal fixé à l'intérieur de l'enceinte cylindrique.Une forme avantageuse de cet élément fait suivre au corps réactionnel un circuit fermé à la moitié extérieure du rayon interne de l'enceinte cylindrique, de manière que ce corps réactionnel ne puisse s'écouler dans une direction plus ou moins droite suivant-l'axelongitudinal de l'enceinte-. te second corps réactionnel étant injecté radialement dans le premier, il ne peut s'écouler en ligne droite suivant l'axe longitudinal de l'enceinte après avoir été amené en contact avec ledit premier gaz réactionnel. Le bord extérieur de l'élément hélicoïdal est de préférence en contact avec l'enceinte cylindrique ou fixé à cette dernière.Il est avantageux que la chute de pression se produisant dans le brûleur pour les deux corps réactionnels soit au moins égale àla pression ambiante ou statique du milieu danslequel le brûleur est placé, de manière à établir et maintenir les courants hélicoïdaux, radiaux et en spirale forts et souhaités des gaz réactionnels. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels la figure 1 est une élévation d'un brûleur de réaction à la flamme mettant en oeuvre le procédé selon l'in Invention la figure 2 est une vue en coupe axiale du brûleur selon l'invention,-suivant la ligne 2-2 dela figure 1 la figure 3 est une vue en bout du brûleur de la figure l par l'extrémité d'arrivée des corps réactionnels la figure 4 est une vue en bout du brûleur de la figure 1 par l'extrémité de décharge ; ; la figure 5 est une élévation, avec arrachement partiel, du tube d'arrivée des corps réactionnels au brûleur selon l'invention les figures 6 et 7 sont des coupes transversales suivant les lignes 6-6 et 7-7 de la figure 5 la figure 8 est une élévation de lté]ément hélicol- dal du brûleur selon l'invention f et la figure 9 est une vue en perspective, avec arrachement partiel, du brûleur de la figure 1, placé dans une enceinte destinée à maintenir la pureté du produit. Les figures 1 et 2 représentent le brûleur 10 de réaction à la flamme selon l'invention, qui comprend une en- ceinte cylindrique, constituée par un tube ll et un raccord 12 vissés l'un dans l'autre de. manière à faciliter les opérations d'assemblage et de vérification. te raccord 12 est soudé à un adaptateur 13 qui est taraudé de manière à recevoir l'extrénité d'un tube 14 d'alimentation. Le tube 1l et le raccord 12 ont avantageusement un diamètre nominal de 5 cm, et l'adaptateur et le tube 14 -d'alimentation'ont un diamètre nominal de 2,5 cm. Un second tube 15 d'alimentationpénètre au centre du brûleur 10. L'es- pace annulaire délimité initialement entre les tubes 14 et 15 aboutit ou s'ouvre dans un espace annulaire délimité entre le raccord 12 et le tube ll. Le tube 15 d'alimentation pénètre dans un tronçon du tube ll et aboutit à proximité de l'orifice ou extrémité 16 de décharge de ce dernier.La partie du tube 15, voisine de cette-extémité 16, présente plusieurs fentes 17 coupées dans sa paroi. Un elément hélicoïdal 18, disposé dans l'enceinte cylindrique, est avantageusement emmanché à force sur le tube 15 et dans le tube 11, et placé dans une position intermédiaire à l'intérieur du tube 11, à proximité des fentes 17. Cet élément hélicoïdal délimite un passage en hélice dans l'in- tervalle annulaire délimité à l'intérieur du tube 11.Ce passage aboutit à l'extrémité 16 dé décharge. L'un des corps réactionnels est introduit dans ce passage annulaire de l'élément hélicoldal 18, de manière qu'il forme un courant héli cotidal à l'intérieur de l'enceinte cylindrique. t'autre corps réactionnel s'écoule dans le tube 15 et en sort radialement par les fentes 17' de manière à pénétrer dans le premier corps réactionnel. Les fentes 17 permettent donc l'injection ou la décharge radiale de l'un des corps réactionnels dans le courant hélicoïdal fornépar le second, à l'intérieur de l'intervalle annulaire ouvert compris entre les tubes ll et 15. Les corps réactiotmels mélangés continuent de s'écouler dans le tube Il en suivant une hélice et, sous la force centrifuge qui résulte de cette forme d'écoulement, ils sont projetés vers l'extérieur en formant un courant en forme d'hélice et de spirale à leur sortie par l'extrémité 16 de décharge du tube 11, de manière à produire une flamme plus ou moins hémisphérique ou en forme de champignon. Cette flamme est très stable et peut être aisément réglée sur une grande plage de débits d'écoulement des corps réactionnels. En raison de sa densité, le brome gazeux constitue le premier corps réactionnel introduit dans l'espace annulaire formé entre les tubes 14 et 15 et l'élément hélicoïdal 18 lui fait suivre un trajet en hélice dans le tube 11. L'hydrogène constitue avantageusement le second corps réactionnel qui est injecté radialement dans le premier, à l'intérieur du tube 11, dans le courant hélicoïdal formé par ce premier gaz. L'hydrogène est injecté de préférence dans le brome en aval de l'élément hélicoïdal, comme représenté sur les figures. Ce point d'injection permet avantageusement de réduire la stratification ou "formation de couches" des gaz réactionnels dans le tube 11. En variante, une partie ou la totalité de l'hydrogène peut etre introduite dans le courant de brome avant l'élément hélicoïdal. Bien qu'il soit avantageux de disposer un élément en hélice dans l'enceinte cylindrique formée par le tube 11, en contact -avec la paroi de ce dernier et celle du tube 15, pour provoquer l'écoulement en hélice du premier gaz réactionnel, d'autres formes de réalisation équivalentes sont possibles. Par exemple, il est possible de mettre en oeuvre un élément 18 en hélice dont le diamètre extérieur est plus petit que le diamètre intérieur du tube 11, et il n'entre donc pas en contactt avec la paroi de ce dernier, cet élément 18 n'étant supporté que par le tube 15.Dans une autre forme de réalisation, ltélément en hélice peut être totalement supprimé et remplacé par un tube d'alimentation de l'un des corps réactionnels, présentant un orifice d'introduction dans le tube ll ou le raccord 12 orienté à peu près tangentiellement, de préférence à proximité de l'extrémité du tube l1 ou du raccord 12 opposée à l'extrémité 16 de décharge. Cette forme de réalisa tion crée un tourbillon ou un écoulement hélicoïdal de l'un des gaz réactionnels dans l'enceinte cylindrique.En variante, le tube 15 peut aboutir à l'extrémité amont 19 de l'élément 18 en hélice, et la partie intérieure l9a ou manchon de cet élément 18 peut servir à faire passer le corps réactionnel de l'intérieur du tube 15 dans un prolongement aval de l'hélice 18 par les fentes radiales de décharge. I1 est donc évident que de nombreuses formes de réalisation sont possibles, de manière à faciliter la fabrication, l'assemblage,l'utilisation, le contrôle et l'entretien du brûleur. Les dimensions de ce dernier, bien qu'elles soient importantes, ne sont pas particulièrement critiques. Par exemple, le diamètre nominal de l'enceinte, mentionné précédemment comme étant égal à 5 cm, peut être augmenté ou diminué, de meAme que les autres dimensions qui sont modifiées en proportion.Par conséquent, le tube 11 peut avoir comme dimension de base plusieurs dimensions nominales de tubes, à savoir 2,5 cm, 3,8 cm, 6,3 cm, 7,5 cm, 10 cm, 15 cm, etc., ou bien d'autres dimensions variant généralement entre 12,5 mm et 30 cm environ, en ce qui concerne le diamètre interne du tube 11. Ces dimensions sont généralement choisies pour obtenir des vitesses de combustion plus ou moins grandes, de manière que de simples essais de routine effectués avec chaque dimension de tube permettent de déduire la plage optimale de débits d'écoulement. La figure 3 est une vue en bout de l'extrémité d'alimentation du brûleur 10 de réaction à la flamme. Cette figure montre une disposition avantageuse des tubes 14 et 15, ainsi que l'espace annulaire formé entre eux et la face inférieure d'un obturateur 20 soudé, vissé ou autrement fixé sur l'extrémité du tube 15. La figure 4 est une vue en bout de l'extrémité de décharge du-brûleur 10, montrant le tube 11, le raccord 12, l'élément 18 en hélice et l'obturateur 20 du tube 15 d'alimentation. La figure 5 est une élévation d'une forme avantageuse du tube 15 d'alimentation montrant son obturateur 20 et ses fentes 17. Ces dernières sont avantageusement réalisées dans un ou plusieurs plans perpendiculaires à l'axe longitudinal du tube 15 et espacés le long de ce dernier. Les figures montrent que les fentes forment deux rangées.Dans ce cas, chaque fente s'étend avantageusement sur un angle de 900 à la circonférence du tube 15, de manière à réaliser une dispersion à peu près uniforme du second corps réactionnel dans le premier corps s'écoulant en hélice. I1 est possible d'utiliser différents nombres de fentes et différents nombres de rangées, et l'angle formé par les fentes à la circonférence du tube 15 peut varier en fonction des critères de fabrication ou pour réaliser une distribution et une entrée en contact optimales des corps réactionnels. En général, 11 angle de l'hélice suivie par l'un des gaz réactionnels n'est pas critique. Ce courant en hélice peut tourner dans le sens des aiguilles d'une montre, comme représenté, ou dans le sens inverse. Les figures 6 et 7 sont des coupes montrant une disposition et un angle avantageux des fentes 17 du tube 15 représenté sur la figure 5. La figure 8 est une élévation de l'élément 18 en hélice. L'un des gaz réactionnels suit le trajet hélicoïdal délimité entre l'élément 18 et le tube extérieur 11, comme représenté sur la figure 2, de manière qu'il forme un courant hélicoïdal à l'intérieur de l'enceinte cylindrique constituée par ie tube 11. La figure 9 représente en coupe partielle le brûleur 10 de réaction à la flamme, monté dans une enceinte 21 dans laquelle le produit est récupéré, à l'exclusion, sous contr81e, d'oxygène, de vapeur d'eau et d'autres substances contaminantes. En général, dans le cas d'un brûleur 10 de 5 cm de diamètre, l'enceinte 21 présente un diamètre de 30 cm et ses extrémités sont fermées par des couvercles 22 et 23. te produit de réaction sort généralement par un orifice 24 du couvercle 23. L'enceinte 21 est de préférence isolée ou entourée d'une chemise convenable, qui n' est pas représentée sur les figures pour plus de clarté et qui est destinée à réaliser le réglage souhaité de température et de pression à l'intérieur de l'enceinte. En généralj il est avantageux d'utiliser un brûleur 10 par enceinte 21. Cependant, pour accroître la capacité de production, plusieurs brûleurs peuvent être placés côte à côte dans une même enceinte 21, tous ces brûleurs étant montés surale couvercle 22. Dans ce cas, les brûleurs sont espacés suffisamment les uns des autres pour que leursflàmmes n'interfèrent pas excessivement les unes avec les autres. Le réglage de la température du bradeur 10 est facilité par la présence d'un serpentin 25 de refroidissement dans lequel circule un fluide d'échange de chaleur, par exemple de la vapeur d'eau ou un liquide chaud constitué de diphényle et de son oxyde et connu sous le nom de "Dowtherm" passant dans des conduits 26 et 27 et destiné à réaliser l'échauffement initial ou à ramener la'température brûleur 10 à la valeur de fonctionnement. Lorsque le brûleur 10 fonctionne, le serpentin de refroidissement est alimenté en fluide d'échange de chaleur tel que de l'eau ou du Dowtherm froid de manière que la chaleur en excès de ce brûleur 10 soit éliminée, que la--durée de vie de ce dernier soit prolongée et que son fonctionnement soit stable. La figure 9 représente les tubes 14 et 15, et un tube 28 de raccordement- qui introduit dans ltespace annulaire compris entre ces tubes 14 et 15 du brome gazeux arrivant à l'extrémité 29 de ce tube 28. De l'hydrogène arrive à ltextré mité 30 du tube 15. L'enceinte 21 présente un orifice 31 permettant l'introduction dlun chalumeau pour la mise à feu du mélange combustible sortant du brûleur 10. Afin d'éviter toute contamination avec la vapeur d'eau, le chalumeau utilisé pour la mise à f-eu des corps réactionnels émis par le brûleur 10 brûle avantageusement l'hydrogène avec du chlore ou du brome, de préférence avec du chlore. Après mise à feu, cet orifice est fermé. Une des caractéristiques principales du réacteur à flamme selon llinvention est qu'il fonctionne convenablement pendant une durée relativement longue sans nécessiter l'utilisation de matières particulièrement coûteuses ou très difficiles à usiner. L'un des avantages importants du réacteur selon l'invention est qu'il est réalise dans des matières aisément disponibles dans une variété de dimensions et de formes, et pouvant être usinées sans difficulté excessive. I1 est généralement avantageux d'utiliser le nickel, le "Monel" ou l'acier inoxydable pour la construction du brûleur 10 représenté sur la figure 1, d'utiliser de l'acier inoxydable, par exemple du type "316" pour le tube constituant le serpentin 25 qui entoure le brûleur, et d'utiliser de l'acier ordinaire doux ou au carbone pour 11 enceinte 21. Les conduits d'alimentation en brome qui ne sont pas exposés à une chaleur excessive sont avantageusement réalisés en verre, en matière plastique, ou en tube de métal revêtu de matière plastique.A cet effet, le "Kynar", qui est un fluorure de polyvinylidène bien connu, se présentant sous la forme des tube ou d'un revêtement appliqué suthn substrat, donne généralement entière satisfaction. Les températures maximales du brûleur 10 sont généralement comprises entre environ 2600 et S400C. Cependant, il est possible de provoquer des variations importantes par l'intermédiaire du refroidissement produit par le serpentin 25, par l'intermédiaire d'une circulation de gaz, etc. Pour maintenir l'alimentation en brome gazeux, la température de ce gaz doit être comprise entre environ 38 et 950C et, de préférence, être égale à 650C. La température du brome n'est par ailleurs pas critique. La température de l'hydrogène n'est pas non plus particulièrement critique. Cependant, un certain préchauffage de cet hydrogène est généralement souhaitable afin d'éviter que les températures voisines des fentes 17 soient suffisamment basses pour produire une condensation du brome gazeux. I1 est donc avantageux que la température de l'hydrogène varie entre environ 380 et 950C et qu'elle soit de préférence égale à 380C. Les pressions régnant dans l'enceinte 21 ne sont pas critiques et peuvent varier entre environ 0,1 et 25 bars. La pression est comprise de préférence entre 0,5 et 1 bar, de manière à réduire les coûts de fabrication ainsi que les effets des fuites dans l'enceinte 21, vers ltexté- rieur ou l'intérieur de cette dernière. tes pressions de l'hydrogène et du brome du circuit d'alimentation ne sont pas critiques pourvu que ces corps réactionnels restent à l'état gazeux. I1 est normalement avantageux que la pression des gaz réactionnels arrivant à proximité du raccord 12 soit au moins égale au double de la pression statique régnant dans l'enceinte 21.Une telle différence de pression, qui est géné ralement comprise entre environ 1 et 25 bars, est souhaitable pour provoquer les courants puissants se formant dans l'élé- ment en hélice et dans les fentes 17, et surtout pour pro voquer unUmouvement puissant en spirale du courant des gaz réactionnels mélangés sortant par l'extrémité 17 de décharge du brûleur. Par ailleurs, les pressions et les profils des éléments utilisés ne doivent pas provoquer des courants à vitesse excessive risquant d'entraîner une projection de flammes. L'exemple suivant se rapporte à une forme avantageuse de réalisation selon l'invention. EXEMPLE Un brûleur pour réaction à la flamme, réalisé selon l'invention, comprend un raccord 12 constitué d'un tube de 5 cm de diamètre, et un tube 11 en "Monel" d'environ 52 mm de diamètre intérieur et d'une épaisseur de paroi de 3,2 mm. La longueur sur laquelle le tube 11 fait saillie du raccord 12 est égale à 106 mm. Les tubes 14 et 15 sont en "Monel" et présentent des diamètres normalisés égaux, respectivement, à 6,5 et 25,5 mm. L'élément 18 en hélice est usiné dans une pièce de nickel, de manière à présenter une longueur hors-tout de 63,5 mm et un diamètre intérieur de sa partie centrale égal à 13,8 mm. Le diamètre extérieur de cette partie centrale de l'élément 18 est de 27 mm. Le diamètre extérieur de l'élément 18 est d'environ 52,5 mm. La partie en hélice de cet élément forme deux spires au pas de 25,5 mm. L'épaisseur de la saillie de métal formant les spires de hélice est de 6,4 mm. Par conséquent, les spires sont espacées les unes des autres de 19 mm et la section droite de l'intervalle entre ces spires est d'environ 12,5 x 19 mm. L'élément en hélice est emmanché dans l'extrémité de décharge du tube 11 pour prendre une position dans laquelle l'extrémité 19 de cet élément 18 est éloignée de 5 cm de ltextrémité 16 de décharge du tube 11. Le tube 15, d'une longueur de 61 cm, est réalisé à un diamètre de 6,5 mm en "Monel" de type "40". Quatre fentes circonférentielles 17 sont coupées à environ 12,5 mm en amont de l'obturateur extrême 20. La largeur de ces fentes est de 2,4 mm, et l'espacement des rangées formes par lesdites fentes est également de 2,4 mm. Chaque fente s'étend sur un angle d'environ 90 à 920. L'obturateur extrême 20 est situé à environ 19 mm de l'extrémité de l'élément 18 en hélice. Le brûleur est allumé selon le mode suivant, qui est avantageux pour réduire les risques d'explosion et d'introduction de substances contaminantes. Le dispositif de la figure 9 est rincé à l'azote pendant quelques minutes par l'un des tubes 14 et 15, ou les deux. Un chalumeau à hydrogène et chlore est ensuite allumé et introduit par 11 orifice 31. La pression manométrique du brome gazeux arrivant à l'orifice 29 est ensuite portée à environ 0,85 tzar, et le débit de brome dans le brûleur 10 commence à une valeur égale à environ 15 pour cent de la valeur nominale. (Le brûleur de 5 cm de diamètre, décrit en détail dans ce mémoire, est conçu pour un débit nominal de brome de 90 kg/heure.) Le débit 'hydrogène commence à 15 pour cent de sa valeur nominale. ta mise à feu du brûleur est en général immédiate. I1 est avantageux de permettre au brûleur de fonctionner pendant plusieurs minutes à 15 pour cent de son débit nominal, de manière à permettre l'échauffement du dispositif. tes débits de brome et d'hydrogène sont ensuite élevés lentement et simultanémet, de manière à maintenir une flamme jaune clair. (Une flamme orangé foncé indique un excès de brome, alors qu'unie flamme lavande indique un excès d'hydrogène.) Le brûleur fonctionne de manière stable pour tous les débits compris entre 15 pour cent et environ 120 pour cent du débit nominal. Lorsque les débits nominaux sont atteints, la vitesse d'écoulement de la composante axiale du brome gazeux dans le tube 11 est de 4,2 mètres/seconde et la vitesse de la composante tangentielle est de 14 mètres/seconde environ. La vitesse de l'écoulement d'hydrogène dans les fentes 17 est de 60 mètres/seconde au débit nominal. Les conditions suivantes apparaissent pour.-ies débits d'écoulement nominaux. Le débit a d'hydrogène est de 14,5 mètres cubes par heure, alors que celui du brome est de 90 kg/heure. La température de la flamme est de 13700G, celle du produit à l'orifice 24 de 3050C. La pression manométrique régnant dans l'enceinte 21 est de 0,32 bar. La pression mano métrique d'alimentation du brome gazeux est de 0,84 bar. Un distributeur de commande est monté entre la source de brome et-le conduit 28. L'hydrogène provient de bouteilles sous une pression manométrique d'environ 120 bars, ramenée à environ 7 bars. L'hydrogène passe dans un orifice de calibrage et dans un distributeur de commande avant d'arriver au tube 15. Le taux moyen de transformation du brome en gaz bromhydrique est d'environ 99,97 moles pour cent. Dans la plupart des cas, ce taux de transformation est compris entre 99,96 et 99,99 pour cent, ce qui constitue un rendement pratiquement quantitatif du brome. Ces transformations sont obtenues avec seulement un faible -excès dthydrogène, généralement de 2,6 moles pour cent. I1 va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au procédé décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de production de gaz bronhydrique par réaction de brome gazeux avec de l'hydrogène gazeux, caractérisé en ce qu'il consiste à produire un courant hélicoïdal de brome dans une enceinte cylind7ique, à injecter de lthy- drogène dans le courant hélicoïdal de brome en réalisant une projection d'hydrogène vers l'extérieur, et à alimenter en continu, avec le courant en hélice et en spirale de brome et d 'hydrogène ainsi obtenu, une flamme entretenue à proximité de 11 extrémité de décharge de l'enceinte, de manière que cette flamme soit de forme hémisphérique ou en champignon et que sa vitesse soit faible. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'hydrogène est introduit dans le brome,à ltinté- rieur de l'enceinte cylindrique, en aval du point de formation du courant hélicoïdal de brome.