24êi 929 L'invention est relative aux pompes cardiaques artificielles, et plus spécialement à celles destinées à faire circuler le sang hors du corps, ces poupes permettant de diminuer la vitesse d'écou- lement du sang pendant qu'il circule hors du corps afin d'étudier les propriétés du sang et de déter- miner des paramètres hénatochimiques au moyen d'appareils appropriés, pouvant faire les déterminations intéressantes. Un but de l'invention est de permettre de réaliser une pompe cardiaque du type mentionné ci- dessus, au moyen de laquelle on peut extraire du sang du corps humain, ralentir son écoulement pour effectuer des déterminations biologiques, par exemple au moyen d'électrodes sans interaction, puis réintroduire le sang dans la circulation à l'intérieur du corps sans causer au sang de dommages ou altérations sérieux. La réalisation d'une pompe cardiaque de ce type se heurte à un certain nombre de difficultés et de problèmes techniques, liés à la nécessité de préserver les propriétés biologiques et chimiques du sang; la réalisation de cette sorte de pompe nécessite de surmonter ces difficultés. Toeut d'abord, il est nécessaire de résoudre le problème de maintenir l'appareil stérile; il est donc nécessaire d'utiliser une pompe qui évite totalement la contamination biologique du sang, afin de ne pas nuire & la santé du patient, et, en même temps, d'obtenir des mesures fiables. A cet effet, la majeure partie des com- posants du circuit de circulation du sang hors du corps sont habituellement destinés à ttre jetés après un seul usage; autrement dit, on remplace les compo- sants ayant servi pour un patient, avant d'utiliser le circuit sur le patient suivant. Les parties qui ne doivent pas 8tre remplacées quand on utilise l'appareil pour un autre patient doivent Otre formées 2481 929 d'une matière qui permet la stérilisation par des méthodes courantes, par exemple à l'autoclave, dans un four formé d'oxyde d'éthylène et au moyen de solu- tions stérilisantes. Le circuit destiné à la circulation du sang hors du corps, et en particulier la pompe car- diaque doivent éviter les inconvénients résultant de la contamination chimique du sang, à savoir le transfert d'ions provenant des parois métalliques ou, inversement, l'absorption par le sang d'ions prove- nant des parois métalliques avec formation de compo- sés solubles. A cet effet, la majeure partie des surfaces en contact avec le sang sont formées d'un élastomère de silicone convenant à l'usage médical, tandis que les autres parties sont formées de types spéciaux d'acier inoxydable, qui ne peuvent pas Stre attaqués par les liquides organiques ni par les liquides stérilisants. Compte tenu de ces conditions fondamen- tales, tendant à assurer la circulation extracorporelle appropriée du sang et à garantir que celui-ci ne subisse aucun dommage, la pompe cardiaque selon l'in- vention apporte la première solution complète du problème consistant à éviter complètement l'hémolyse due à des forces mécaniques qui causent la rupture des corpuscules sanguins et à un écoulement trop rapide, se ces facteurs, particulièrement nuisibles,/présentant fréquemment pendant les phases de ralentissement et d'accélération de l'écoulement sanguin. Selon l'une de ses caractéristiques fon- damentales, la pompe cardiaque selon l'invention per- met d'éliminer le phénomène d'hémolyse gr9ce au fait qu'elle comporte des moyens qui permettent l'écoule- ment du sang, simulent l'action péristaltique des vaisseaux sanguins, permettent au sang de se mouvoir, et évitent en même temps l'action mécanique d'appareils 248 1 929 connus, lesquels endommagent plus ou moins fortement le sang pompé. La pompe cardiaque selon l'invention assure donc une action de transport et une fonction qui sont très similaires à celles du coeur lui-mme: le sang est donc soumis à des actions dont les pro- priétés et les paramètres sont pratiquement les m8mes que dans le cas de la circulation du sang dans le corps humain. Le but ci-dessus est atteint grtce au fait que la pompe cardiaque selon l'invention repro- duit, selon l'une de ses caractéristiques principales, la structure du coeur humain et simule la fonction de celui-ci, de sorte que l'action do pompage assurée par cette pompe est une action physiologique, par- faitement tolérée par le sang. ^ La pompe cardiaque selon l'invention est caractérisée en ce qu'elle comprend: - un corps de pompe, formé d'une matière rigide, - un conduit flexible en matière élastique, à l'in- térieur duquel s'écoule le sang, - des moyens d'isolement, prévus àl'intérieur du corps de pompe, et conçus pour diviser le volume intérieur du corps de pompe en chambres séparées, à travers chacune desquelles passe une partie du conduit flexible, les chambres étant complètement remplies d'un fluide incompressible, - des moyens de raidissement du conduit, disposés au niveau des moyens divisant le volume intérieur du corps de la pompe, et capables d'empocher l'écra- sement du conduit au niveau desdits moyens de division, - des moyens de compression associés au corps de pompe, communiquant avec l'intérieur, et capables d'appliquer au fluide contenu dans les chambres une action périodique alternée de compression et d'expansion. 2481 929 Les propriétés et les avantages de la pompe cardiaque selon l'invention vont 8tre expliqués ci-après, par la description détaillée d'un mode d'exécution, non limitatif de l'invention, qui est représenté aux dessins annexés, sur lesquels: la figure 1 est une coupe longitudinale, à échelle agrandie, d'une pompe cardiaque selon l'invention, montrant-seulement la pompe et ses organes intérieurs; la figure 2 est une coupe longitudinale complète de la pompe cardiaque selon l'invention. Comme le montrent les dessins, la pompe selon l'invention comprend un corps 1, formé d'une matière rigide, de préférence de métal, et fermé à une extrémité, notamment à l'extrémité droite. A l'extrémité opposée, l'appareil comporte un élément de fermeture 2, fixé au corps par une vis, de manière à permettre l'ouverture de la pompe et le remplacement éventuel de certains de ses éléments intérieurs. Le volume intérieur du corps de pompe 1 est divisé en trois chambres en série, 3, 4 et 5, par des cloisons 6. Ces cloisons 6 sont formées par exemple de trois disques de diamètre égal au diamètre intérieur du corps de pompe 1, et elles sont munies à leur pourtour de moyens pour étanchéifier les plaques, par exemple de bagues toriques classiques 7, disposées dans les gorges circonférentielles des disques 6. A l'intérieur du corps de pompe 1 est inséré un corps cylindrique 8, dont la fonction est de permettre le soutien et le centrage des cloisons ou disques 6, ainsi que le soutien et le centrage du tube flexible, comme on l'expliquera plus en détail ci-après, et cela à l'extrémité d'entrée et à l'extrémité de sortie. Le corps cylindrique 8 est muni d'ouvertures 9, qui font communiquer les parties 2481 929 extérieures des chambres 3, 4, 5 avec l'intérieur du corps cylindrique 8. A l'extrémité de sortie de la pompe, c'est-à-dire du c8té o est fixé l'élément de fermeture 2, le corps cylindrique 8 présente une partie cylindrique 10, de plus petit diamètre. Cette partie cylindrique 10 passe à travers une ouverture 11 de l'élément de fermeture 2, de manière à amener le conduit flexible à l'intérieur de la pompe. Les chambres 3, 4 et 5, ainsi que les volumes intérieurs correspondants du corps cylindri- que 8 sont remplis au préalable d'un liquide incompres- sible, par exemple d'eau distillée ap'rétogène, de sorte que le volume intérieur total du corps 1 de la pompe est complètement rempli de liquide. A l'intérieur du corps de pompe 1 est inséré, de la façon décrite plus loin, un conduit flexible en matière élastique, à travers lequel le sang s'écoule de l'extrémité d'entrée A jusqu8à l'extrémité de sortie B. Le conduit flexible présente une entrée 12, reliée au corps de pompe 1 par l'élément 13, qui est un manchon d'accouplement fixé à la paroi extérieure du corps 1. A l'intérieur de l'élément 13 est disposée une saillie du corps 13 de forme pratiquement cylindrique, désignée par la référence 149 et présentant un orifice axial, longitudinal, 15, qui communique avec l'intérieur du corps 1. Le blocage du conduit 12 entre le manchon 13 et la saillie 14 a pour effet de former un joint et, à cet effet, sont prévus des moyens d'étanchéité classiques, non représentés en détail. A travers le conduit longitudinal de la saillie 14, le sang est introduit dans un conduit longitudinal, 16, formé dans un élément cylin- drique 17, inséré dans une saillie 18 du corps cylin- drique 8, elle-même disposée à l'intérieur de la cavité correspondante du corps 1 de la pompe. Des 2481 929 moyens d'étanchéité classiques, par exemple des bagues toriques 19, sont prévus entre la saillie 18 et la cavité du corps 1. L'élément cylindrique 17 et la sail- lie intérieure 18 permettent de réaliser des moyens de blocage de l'extrémité 20 du conduit flexible, servant d'entrée pour le sang dans la chambre 3 qui cons- titue la première chambre de la pompe cardiaque selon l'invention. La partie du conduit flexible située à l'intérieur de la chambre 3 est reliée à l'extrémité opposée de la chambre précédente, de façon identique à la façon dont ledit conduit est fixé à l'extrémité d'entrée. A cet effet, après avoir disposé la partie du tube flexible à l'intérieur de la chambre 3, on fixe son extrémité 22 à l'intérieur d'un raccord 23, au moyen d'une saillie 24, faisant corps avec la cloison ou le disque 6. Dans te cas aussi, des moyens d'étanchéité sont prévus pour empocher le liquide contenu dans la chambre 3 de se mélanger avec le sang qui s'écoule à l'intérieur du tube flexible. à l'intérieur de la saillie 24 du disque 6, dans la direction longitudinale, est formée une ouverture 25, qui permet au sang venant du segment 21 du tube flexible de s'écouler de l'entrée à la chambre suivante. L'ouverture longitudinale 25 communique avec une ouverture longitudinale 26 prévue dans une partie opposée à la chambre précédente, par le raccord 27 correspondant au raccord 23, l'extrémité du tube flexible 28 correspondant à l'ex- trémité 22 et la saillie 29 à la saillie 24. De cette manière, le sang qui arrive à travers le segment 21, et qui s'écoule par les ouvertures 25 et 26, est introduit dans la deuxième chambre, 4, de la pompe cardiaque, toujours à l'intérieur du conduit flexible. La partie du conduit flexible, qui est disposée dans la chambre 4, c'està-direC a chambre 2481 929 intermédiaire, de plus grande longueur que la pre- mière chambre 3, et que la troisième chambre 5, est enroulée autour du corps-cylindrique 8, en formant ainsi pratiquement deux spires, dont l'une a été arra- chée sur la figure 1 pour plus de clarté. En fait, le tube flexible est continu de l'extrémité d'entrée A à l'extrémité de sortie B. L'extrémité de sortie du tube flexible dans la deuxième chambre, 4, est reliée à la deuxième cloison ou disgque, 6,'de façon identique à ce qui a été décrit plus haut pour la première cloison ou disque 6. En fait, dans ce cas aussi, la partie du tube flexible 305 qui forme les spires décrites plus haut est reliée, par l'extrémité 31, à l'inté- rieur du raccord 329 qui fait corps avec le disque 6. Le tube flexible est retenu au moyen de la saillie, pratiquement cylindriquge, 33, qui fait corps avec le disque 6. Entre la saillie 33 et le raccord 52, des moyens d'étanchéité classiques, non représentés, sont prévus. A l'intérieur de la saillie 33 est formé un conduit axial, longitudinal, 34, qui permet au sang de s'écouler du tube flexible 30 dans la chambre sui- vante, 5. Le conduit 34 est prolongé par un conduit correspondant 35, formé dans une saillie 36, qui est symétrique de la saillie 33, et qui, grfte à des moyens d'étanchéité, non représentés, permet de blo- quer l'extrémité d'entrée du tube flexible, 37, dans la dernière chambre, au moyen du raccord 38, qui est symétrique du raccord 32. Le tube flexible est prolongé par un dernier segment 39, qui est disposé à l'intérieur de la dernière chambre, 5, et qui se termine par une extrémité 40, bloquée entre le raccord 41 et le prolongement 42, faisant corps avec l'élément de fermeture 43 de l'espace intérieur du corps cylindri- que 8. Ce dernier est muni d'un conduit longitudinal 44, communiquant avec la partie terminale 45 du tube 2481 929 flexible, reliée à l'extérieur de la pompe. L'élément terminal 43 est aussi muni d'un prolongement 46, sur lequel l'extrémité de sortie du tube flexible est fixée au moyen d'éléments d'étanchéité, non représentés. Comme le montre en particulier la figure 1, les longueurs, c'est-à-dire les extensions des chambres 3, 4 et 5 dans la direction longitudinale sont différentes et, en particulier, les longueurs des chambres 3 et 5 sont inférieures à la longueur de la chambre centrale 4. Ces dimensions des première et dernière chambres 3 et 5 ainsi que de la chambre centrale 4 sont prévues pour simuler complètement le fonctionnement du coeur humain. En fait, les première et dernière chambres 3 et 5, qui ont une plus petite longueur, simulent le fonctionnement de la valvule du coeur, tandis que la chambre centrale 4, de plus grande longueur, simule le fonctionnement du ventricule. D'autre part, la plus grande longueur de la partie du tube flexible contenue & l'intérieur de la chambre centrale, 4, contribue à simuler la fonc- tion du ventricule, cette longueur étant notablement supérieure à la longueur des parties disposées à l'intérieur de la première chambre 3 et de la dernière chambre 5. Les chambres 3, 4 et 5 du corps de pompe 1 présentent des ouvertures radiales respectives, 47, 48 et 49, qui font communiquer lesdites chambres avec des moyens de compression et de relâchement, que l'on décrira plus loin, et qui sont capables de simuler le fonctionnement physiologique du coeur humain. On va se référer maintenant, outre la figure 1, à la figure 2; la pompe selon l'invention comporte des pistons de commande, associés respecti- vement aux chambres 3, 4 et 5, et désigner respecti- vement 50, 51 et 52, les mouvements alternatifs desdits 2481 929 pistons créant des états de compression ou de relAche- ment dans lesdites chambres. Les pistons 50, 51 et 52, dont les cylin- dres 53, 54 et 55 sont fixés de façon quelconque au corps de pompe 1, comportent des tiges de piston 56, 57 et 58, ont des mouvements décalés de manière à créer alternativement et, avec un certain décalage, les états de compression et de relâchement dans les chambres 3, 4 et 5. En particulier, il est prévu que les' chambres d'entrée et de sortie 3 et 5 sont toujours en opposition, c'est-à-dire que, lorsque l'une de ces chambres est au stade de dépression, l'autre est au stade de compression et vice versa. De eette manière, il n'y a jamais de possibilité de circulation libre entre l'entrée et la sortie de la pompe, et il est possible d'effectuer l'extraction d'une façon qui peut ttre positive ou négative, de sorte qu'il est sans importance que du liquide soit extrait hors de ou réintroduit dans des régions artérielles ou veineuses. La pompe cardiaque peut Ltre considérée comme fonctionnant par la succession d'opérations suivantes, compte tenu du fait que, par l'application d'une pression prédéterminée à l'une quelconque des chambres 3, 4 et 5, on simule la fermeture d'une valvule, par suite de l'écrasement ou de l'obstruction du segment tubulaire contenu dans chacune de ces chambres. Par contre, quand on applique une dépression aux chambres 3, 4 et 5, on simule l'ouverture d'une valvule en rétablissant la forme primitive du tube qui conduit le sang de sorte que celui-ci peut s'écouler librement à travers la partie correspondante. A titre d'exemple, on peut partir d'un état oû la chambre 3 est en compression, de sorte que la partie du tube qui est contenue dans cette chambre est fermée et qu'ainsi, l'écoulement du sang en aval de cette partie est empoché. 2481 929 Lorsque cette action de compression est terminée, c'est-à-dire lorsque la chambre 3 est soumise à une dépression, la partie du tube reprend sa forme primitive, et l'écoulement du sang à l'intérieur du tube recommence. A la phase o une dépression est appli- quée dans la première chambre 3, après la compression initiale, une action de compression est maintenue constamment dans la deuxième chambre 4, de sorte que la partie du tube contenue dans cette chambre reste sans obstruction. Ensuite, une action de dépression est exercée dans la deuxième chambre 4, et simultané- ment une nouvelle action de compression dans la pre- mière chambre 3, de sorte que le sang contenu à l'in- térieur de la partie 21 du tube flexible peut s'écou- ler à travers lesdites parties incompressibles, et arriver dans le segment tubulaire 30, contenu dans la deuxième chambre 4. A cette phase, la troisième chambre 5 est maintenue sous pression, de sorte que la partie 39 du tube, qui est contenue dans la chambre 5, emptche l'écoulement du sang contenu dans la deuxième chambre, 4. L'écoulement du sang de la deuxième chambre 4 à la troisième chambre 5 se fait pratiquement de façon identique à ce que l'on a décrit pour les première et deuxième chambres, 3 et 4. En fait, si l'on applique une action de compression dans la deuxième chambre 4, et, simultanément, une action de dépression dans la troisième chambre 5, la partie 30 du tube s'écrase au point que le sang contenu dans le tube est amené à sortir à travers les moyens de liaison incompressibles décrits plus haut, et que le sang qui se trouve dans la partie 39 du tube, située dans la troisième chambre 5, s'écoule hors de celle-ci en passant par d'autres éléments de liaisons décrits plus haut, pour arriver au système d'électrodes. 2481 929 1i1 D'après ce qui précède, il est évident qu'il se produit un cycle péristaltique continu, en vertu duquel la pompe selon l'invention provoque, dans chaque chambre, une succession de compression- dépression-compression, qui permet au sang de s'écou- ler à l'intérieur du segment tubulaire contenu dans chaque chambre, et d'8tre expulsé vers la chambre suivante. Ces actions périodiques de compression- dépression-compression sont appliquées de façon coordonnée et en série aux différentes chambres, de sorte que les segments du tube qui sont contenus dans les chambres peuvent se fermer et s'ouvrir de manière a commander, pratiquement de façon continue, l'écou- lement du sang d'une chambre A l'autre. la pompe selon l'invention n'est évidemment pas utilisée seule, mais elle doit etre utilisée en combinaison avec une autre pompe identique: ainsi, on utilise d'abord une pompe qui fait arriver le sang du patient au système d'amalyse, puis une deuxième pompe qui réintroduit le sang dans le corps du patient. Les gradients de compressions c'est-à= dire les dimensions des petits pistcns de commande , 51 et 52, sont réglés de manière à ne pas empri- sonner ni comprimer les éléments corpusculaires du sang dans les segments du tube qui simule la valvule. De cette manière, la pompe selon l'invention, et donc l'appareil comprenant deux de ces pompes, diffèrent des appareils mécaniques de pompage péristaltique, antérieurement connus, qui, ainsi qu'on l'a observé, causent un effet de rupture, un débit trop grand et, par suite, endommagent les éléments corpusculaires du sang. Plusieurs essais exécutés sur le sang mis en circulation au moyen de la pompe selon l'in- vention ont permis de confirmer expérimentalement l'absence d'hémolyse, et ont donc confirmé la vali- dité de la conception nouvelle de la pompe selon 2481 929 l'invention, qui utilise un système à fluide. L'action péristaltique de la pompe selon l'invention, comportant les cycles de compres- sion et de dépression, est obtenue, dans le cas de la forme de réalisation illustrée à la figure 2, avec un système de cames, qui ne sera pas décrit en détail, et qui communique aux petits pistons les mouvements alternatifs nécessaires. Ces cames, dési- gnées par C, sont mises en action par deux petits arbres, Dl et D2, capables d'un mouvement rotatif continu, qui est transformé par les cames C en mouve- ments alternatifs. Evideument, les cames assurant cette action pourraient avantageusement être rempla- cées par tous autres éléments capables de transformer un mouvement rotatif continu en mouvements alterna- tifs. Le fonctionnement de la pompe selon l'invention est particulièrement efficace du fait que, outre-la conformation et la structure originales de la pompe, les dimensions des pièces sont choisies de manière à réaliser une action péristaltique pre'sque identique à celle du coeur humain. A titre d'exemple, on va indiquer ci-après des données de construction de la pompe selon l'invention, unique- ment pour illustrer l'invention, sans cependant la limiter. La pompe de l'invention fonctionne avec une dimension maximale d'environ 2 m, et les pres- sions que l'on peut réaliser dans les chambres 3, 4 et 5 sont d'environ 0, 1 bar. En ce qui concerne le tube flexible à l'intérieur duquel s'écoule le sang, il a un diamètre d'environ 2 mm. Selon un mode d'exécution, le tube flexible a un diamètre de 2,03 mm. Les dimensions des chambres 3, 4 et 5 sont choisies dans un rapport de 1:2, et, par suite, le volume intérieur des chambres 3 et.5 représente environ la moitié de celui de la chambre centrale 4. Dans cette 2481 929 chambre, le tube flexible s'enroule en six spires autour du corps 8 tandis que dans les deux autres chambres, le tube forme seulement un segment rectili- gne. La longueur des chambres 3, 4 et 5 dans la direction longitudinale, c'est-à-dire parallèlement à l'écoulement du sang, est particulièrement res- treinte de façon que l'encombrement total de la pompe soit limité. A titre d'exemple, la longueur des première et dernière chambres, 3 et 5, est maintenue à moins de 20 mm tandis que la longueur de la chambre centrale 4, avec le rapport indiqué plus haut, est maintenue à moins de 40 mm. Donc, au total, si l'on tient compte de l'espace occupé par le corps de pompe 1 et l'élément de fermeture 2, la pompe selon le mode d'exécution décrit a une longueur d'environ mm. L'avantage déjà mentionné de la pompe selon l'invention, qui est principalement d'éviter l'action de rupture des corpuscules sanguins, et de les entra!ner à grande vitesse, est aussi lié au fait que, comme cela est particulièrement évident sur la figure 2, un petit ressort 59, 60 est associé d chacun des pistons 50, 51 et 52 (le ressort du petit piston central 51 n'étant pas représenté parce qu'il est comprimé), ce qui fait que les actions des pistons sont plus élastiques. De cette manière, les actions exercées par ces petits pistons sur le fluide incompressible présent dans les chambres 3, 4 et 5 n'ont pas lieu de façon brutale et-soudaine, en vertu de forces simplement mécaniques, mais l'écoulement d'un segment du conduit flexible au segment suivant se produit sans dommage pour le sang. La diminution de la vitesse d'écoulement du sang dans la pompe, et donc dans l'appareil qui com- prend les deux pompes fonctionnant en synchronisme, est obtenue par réglage graduel de la vitesse d'action 2481 929 des petits pistons 50, 51 et 52. Le ralentissement obtenu dans le mode d'exécution représenté est très notable, au point de permettre de faire déterminer des paramètres hématochimiques par un système de détermination classique, connu. Les systèmes servant & ce genre de détermination sont bien connus en hématologie, et ils ne seront ni représentés ni décrits. la pompe selon l'invention est aussi particulièrement avantageuse si l'on considère que, dans les phases consécutives d'utilisation, il est possible de remplacer les parties de l'appareil qui sont destinées à servir une seule fois, pour un seul patient, et aussi d'effectuer les opérations néces- saires d'entretien et de stérilisation. A ce point de vue, il est clair, à l'examen de la figure 1, que l'on peut effectuer le démontage de la pompe de façon simple. En effet, il suffit de retirer l'élé- ment de fermeture 2, qui est fileté et vissé sur le corps de pompe 1, pour accéder à l'intérieur de la pompe. En effet, on peut facilement démonter celle- ci en dévissant d'abord la partie terminale 10 du corps intérieur 8. Ce dernier est formé en outre de trois segments, dont chacun est disposé à l'intérieur des chambres 3, 4 et 5, et chaque segment est vissé sur une saillie longitudinale, filetée, 61, des éléments ou cloisons 6. Les différents raccords 22, 27, 32, 38 et 41 du tube flexible peuvent Otre emmanchés, par exemple par pression, sur les extrémités du tube flexible, elles-mêmes minces engagées sur les saillies correspondantes 24, 28, 33, 36 et 42 des pla- ques 6. Ainsi, chaque élément de la pompe peut ttre convenablement soumis à la stérilisation de sorte que la pompe peut 8tre utilisée ensuite à nouveau pour des déterminations. Afin de déterminer l'efficacité de la pompe selon l'invention, on a fait des essais de 2481 929 fonctionnement, et, plus précisément, des examens du sang qui traverse la pompe; leurs résultats vont être indiqués ci-après. On utilise du sang humain contenu dans des récipients stériles, et dilué par 3,8% de citrate de sodium. On recycle le sang cinq fois consé- cutives dans la machine avec un débit de 150 ml/hg simulant un fonctionnement d'environ 160 heures sur un patient. Au début de chacun des cinq passages et après celui-ci, on détermine: - le nombre de globules rouges par mI et l'hématocrite, à l'aide d'un compteur de Coulter, - la concentration plasmatique de potas- sium au moyen d'un photomètre à flamme, - la concentration plasmatique d'hémo- globine par une variante de la méthode de Crosby et Furth (Blood 11-3801956), - le nombre de plaquettes par dénombre- ment au microscope en contraste de phase. Au début et à la fin de chaque expérien- ce, on vérifie 2 - la résistance osmotique des érythrocytes, - la stérilité du sang au moyen de cul- tures sur agar-tryptose-thioglycolate$ - le pH et les pressions partielles de 002 et 02 avec l'appareil IL 213. De cette manière, on a pu prouver que: 1) le nombre de globules rouges et l'hématocrite varient très peu, et en tout cas de façon non significative du point de vue statistique, si l'on a convenablement mélangé le sang avant la détermination; 2) la concentration de potassium dans le plasma, qui constitue un indice de l'hémolyse, reste presque constante, nonseulement après chaque passage, mais aussi si l'on considère les valeurs au début et à la fin des expériences; 2481 929 3) la concentration plasmatique d'hémoglobine, mesurée par une méthode particulièrement sensible, ne subit mime pas de variations minimes; 4) le nombre de plaquettes reste inchangé; ) la résistance osmotique des érythro- cytes ne subit aucune modification; 6) les hémocultures restent toujours stériles; 7) le pH et les pressions partielles de G02 et 02 ne subissent pas de variations entre le début et la fin de chaque expérience. D'après les résultats ci-dessus, il est évident que non seulement la circulation du sang dans l'appareil selon l'invention ne produit pas d'hémolyse, mais qu'elle ne produit même pas de diminution de la résistance des érythrocytes. Il est évident aussi que le sang, que l'on fait circuler à travers de petits tubes, utilisés une seule fois, ou de petits récipients en acier spécial, qu'il est facile de stériliser en faisant circuler des substances stérilisantes, ne subit aucune contamination bacté- rienne, et que les paramètres déterminés avant et après la circulation du sang à travers l'appareil ne subissent pas de modifications, ce qui prouve la fiabilité des résultats que l'on peut obtenir selon l'invention. Il est évident que la description de la pompe selon l'invention n'a été donnée ci-dessus qu'à titre d'exemple, et qu'il est possible d'y apporter plusieurs variantes et/ou modifications sans s'écarter du cadre de l'invention. 2481 929 REVENDICATIONS 1. Pompe cardiaque pour la circulation du sang en dehors du corps d'un sujet vivant, caracté- risée par le fait qu'elle comprend: - un corps de pompe (1) formé d'une matière rigide, - un conduit flexible formé de matière élastique, à travers lequel le sang s'écoule, - des moyens d'isolement (6) disposés à l'intérieur du corps de pompe (1), conçus pour diviser le volume intérieur de celui-ci en chambres séparées & travers chacune desquelles passe une partie du conduit flexible, les chambres étant complè- tement remplies d'un fluide incompressible, - des moyens de raidissement du conduit flexible, alignés avec lesdits moyens d'isolement (6), qui divisent le volume intérieur du corps de pompe (1), ces moyens de raidissement étant capables d'en- p4cher l'écrasement dudit conduit flexible au niveau desdits moyens d'isolement, - des moyens de compression associés au corps de pompe (1), communiquant avec l'intérieur de celui-ci, et capables d'appliquer au fluide contenu dans la chambre une action périodique alternée de compression et d'expansion. 2. Pompe cardiaque selon la revendica- tion 1, caractérisée par le fait que le volume intérieur du corps de pompe (1) est divisé en trois chambres séparées (3, 4, 5), disposées en série, et ayant des longueurs différentes dans la direction d'écoulement du sang. 3. Pompe cardiaque selon l'une quelcon- que des revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que la première et la dernière chambres (3, 5) ont une longueur plus petite que la chambre centrale (4), la longueur de la partie du conduit flexible (30) située dans la chambre centrale (4) étant supérieure 2481 929 aux longueurs respectives des parties du conduit flexible (21, 39) situées dans les première et der- nière chambres (3, 5). 4. Pompe cardiaque selon la revendi- cation 3, caractérisée en ce que les parties du conduit flexible (21, 39) situées dans les première et dernière chambres (3, 5) sont sensiblement rectilignes, et que la partie du conduit flexible (30) située & l'intérieur de la chambre centrale (4) est enroulée en hélice autour d'un corps central (8), qui est formé de matière rigide et placé à l'in- térieur du corps de pompe (1). 5. Pompe cardiaque selon la revendi- cation 4, caractérisée en ce que le corps central (8), placé à l'intérieur du corps de pompe (1), est muni d'au moins une ouverture (9), permettant l'introduction de liquide incompressible dans le volume intérieur dudit corps (8), les parties recti- lignes du tube flexible (21, 39) situées dans les chambres (3, 5) étant placées dans le volume inté- rieur du corps (8), la partie du tube flexible (30) située dans la chambre (4) étant aussi placée dans le volume intérieur du corps (8). 6. Pompe cardiaque selon la revendi- cation 1, caractérisée en ce que chacun des moyens d'isolement (6) est muni, sur chacune de ses deux faces, d'une saillie, pratiquement cylindrique, formée de matière rigide, et pouvant permettre, grLce à un raccord extérieur de blocage, la fixation d'une extrémité d'une partie du conduit flexible, chacune de ces saillies étant munie d'un conduit longitu- dinal, communiquant avec le conduit de la saillie de l'autre face. 7. Pompe cardiaque selon la revendi- cation 1, caractérisée en ce que le conduit flexible est muni, à ses extrémités d'entrée et de sortie, de moyens pour l'empocher d'être écrasé, ces moyens étant 2481 929 munis d'un passage axial (16, 44) pour l'écoulement du sang. 8. Pompe cardiaque selon la revendication 4, caractérisée en ce que le corps (8) placé à l'in- térieur du corps de pompe (1) est formé de segments dont chacun est fixé rigidement aux extrémités des moyens d'isolement (6) correspondants. 9. Pompe cardiaque selon la revendication 2, caractérisée en ce qu'& chacune des chambres (3, 4, 5) est associé un piston (50, 51, 52), ces pistons étant décalés entre eux et capables de produire successivement dans les chambres correspondantes, au moyen du liquide incompressible, des actions de com- pression et d'expansion du conduit flexible à l'inté- rieur duquel s'$écoule le sang. 10. Pompe cardiaque selon la revendication 9, caractérisée en ce que les pistons (50, 51, 52) sont munis de tiges respectives (56, 57, 58), auxquelles sont associés des moyens élastiques. 11. Appareil pour la circulation du sang en dehors du corps d'un sujet vivant, comprenant deux pompes cardiaques selon l'une quelconque des revendications I à 10, qui servent à extraire du sang du corps du sujet et & l'y réintroduire.