L'invention, due à la collaboration de Monsieur André CHALESLE, concerne les freins à main de véhicules à commande par câble dont la course nécessaire à la traction du câble est obtenue par plusieurs manoeuvres de va-et-vient du levier. Ce type de frein à main est couramment utilisé sur les poids lourds et les autocars mais devrait, dans un proche avenir, être utilisé également sur les véhicules de tourisme, afin d'accroitre la sécurité par augmentation de l'efficacité du freinage. Les dispositifs connus de commande de frein à main à courses multiples utilisent une roue à rochet entrainée par un cliquet mobile solidaire du levier et un contre-cliquet fixe qui assure sa retenue pendant le retour du levier. Le serrage du frein à main peut ainsi être obtenu par plusieurs mouvements aller-retour du levier, cè qui, lors de chaque mouvement d'avant en arrière (ou de bas en haut),entraIne la roue à rochet d'une fraction de tour supplémentaire, cette roue commandant elle-même le cible de freinage. Aucune difficulté ne se présente donc pour le serrage du frein. Par contre, pour assurer le desserrage de celui-ci on utilise généralement une manette ou un bouton de commande solidaire du levier et commandant le dégagement du cliquet mobile, lequel à son tour actionne à la fin de course de retour du levier le dégagement du cliquet fixe. A ce moment, la roue à rochet se trouve brusquement libre et le serrage du frein est brutalement relâché. Le but de l'invention est de réaliser un frein à main à courses multiples du type précédent, mais où le relâchement du freinage se fasse sans brutalité par accompagnement du levier à la main, au moins dans la partie initiale du desserrage qui est celle où les efforts mis en jeu sont les plus grands. L'invention consiste à commander, à l'aide de la manette, non pas le dégagement du cliquet mobile, mais celui du cliquet fixe, lequel comporte à cet effet un prolongement en arc de cercle sur lequel peut venir agir la commande de la manette dans toutes les positions du levier, le cliquet mobile étant dégagé par une butée fixe en fin de course basse du levier. De cette manière, l'actionnement de la manette permet de libérer le cliquet fixe, tandis que la roue à rochet continue à être retenue par le cliquet mobile, ce qui permet à l'usager d'accompagner le mouvement de retour dans la partie de la course du levier qui dépend de la position de celui-ci au moment du serrage. Selon les circonstances, cette course est donc plus ou moins importante. Aussi, dans un mode de réalisation perfectionné de l'invention, la manette de commande n'agit pas direct-ement sur le prolongement du cliquet fixe, mais d'une part sur un basculeur à deux positions d'équilibre afin de le chasser de sa position de repos, un verrou basculant l'empêchant toutefois de venir jusqu'Ci sa deuxième position d'équilibre -pour laquelle il agit sur le prolongement du cliquet fixe, d'autre part, la manette agit par un intermédiaire élastique sur le cliquet mobile afin de le dégager pour permettre à l'usager de relever le levier jusqu là sa position la plus haute, position dans laquelle, d'une part, une butée fixe provoque le réenclenchement contre les moyens élastiques du cliquet mobile dans la roue à rochet et d'autre part une autre butée fixe provoque le basculement du verrou basculant qui libère le basculeur vers sa deuxième position d'équilibre, ce qui dégage ainsi le cliquet fixe. De cette manière, le couple de la roue à rochet est pris en charge par le levier et l'usager peut accompagner le mouvement de desserrage sur la totalité d'une course allant de la position la plus haute à la position la plus basse du levier, cette dernière provoquant, comme précédemment, le dégagement du cliquet mobile et la libération complète de la roue à rochet. Pour mieux faire comprendre l'objet de l'invention, on va en décrire, à titre d'illustration et sans aucun caractère limitatif, deux modes de réalisation pris comme exemples et représentés sur le dessin annexé, sur lequel - la figure 1 est une vue en coupe longitudinale du mode de réalisation le plus simple - les figures 2, 3 et 4 représentent respectivement une vue extérieure en élévation et des vues en coupe longitudinale à deux niveaux différents du mode de réalisation le plus perfectionné. Comme illustré sur la figure 1, le dispositif comporte une roue à rochet 1 tournant autour d'un axe 2 monté dans le bâti fixe 3 de l'ensemble, et un levier 4 tourillonnant autour du même axe 2 que la roue à rochet 1. Un cliquet mobile 5 s'articule autour d'un axe 6 du levier 4 en étant rappelé constamment en direction de la roue par un ressort de rappel 7. D'autre part, un cliquet fixe 8 s'articule autour d'un axe 9 solidaire du bâti 3 en étant rappelé constamment vers la roue à rochet par un autre ressort de rappel 10. Cette disposition est donc celle habituelle, de sorte que , par un mouvement de va-et-vient du levier 4, on provoque, lors du relevage du levier, la rotation de la roue 1 dans le sens représenté par la flèche 11 sous l'effet du cliquet mobile 5, le cliquet fixe 8 autorisant ce mouvement, et lors de la course de retour du levier 4 vers le bas, l'immobilisation de la roue par le cliquet fixe 8. On peut ainsi, au moyen de deux ou trois mouvements d'allerretour du levier 4, produire la tension du câble de serrage 12 à l'aide dlune force et d'une course suffisantes, par exemple, en accrochant directement le Câble 12 sur une pièce 13, articulée en 14 sur la roue à rochet. Pour provoquer le desserrage du frein à main, on utilise une manette constituée par exemple par un simple bouton 15 fixé à l'extrémité d'une tringle 16, arctio, conformément à l'invention, cette tringle de commande 16 agit sur le cliquet fixe 8 et non sur le cliquet mobile 5. A cet effet, le cliquet fixe 8 comporte un prolongement 17 en forme d'arc de cercle pour permettre à l'extrémité 18 de la tringle 16 d'agir sur lui dans toutes les positions du levier 4. D'autre part, le cliquet mobile 5 comporte également un prolongement 19 terminé par une rampe inclinée 20 disposée de telle manière qu'en fin de course basse du levier 4 une butée fixe 21 vienne agir sur cette rampe 20 et provoque le dégagement du cliquet mobile 5. De cette façon, le levier 4 étant arrêté dans une position quelconque telle que représentée sur la figure 1 et correspondant au serrage du frein, pour procéder au desserrage on appuie sur le bouton 15, ce qui dégage le cliquet 8 de la roue 1. Le couple correspondant à la tension du câble 12 est alors pris par le cliquet 5 et tranamis au levier 4, ce qui permet à l'usager de sentir cet effort et de le relâcher progressivement en raccompagnant le levier 4 jusqu'à sa position baisse. Une fois arrivé dans cette position basse, le cliquet 5 se dégage à son tour et le câble 12 finit par se détendre mais avec beaucoup moins de brutalité qu'avec les dispositifs habituels, par le fait que la tension du cible se trouve déjà fortement réduite.En effet, on sait que la tension du câble de frein 12 nlatteint une valeur importante qu'à la fin de la course du serrage, ou ce qui révient au même, au début dé la course de - desserrage. Toutefois, avec ce dispositif, l'usager n'est pas maitre de l'amplitude de--cette première course de desserrage. En effet, celle-ci dépend essen tellement de la position d'arrêt du levier 4 lorsque le frein se trouve serré, cette position dépendant elle-même de l'état d'usure des freins et de l'amplitude des diverses courses précédentes du levier ayant donné lieu au serrage. L'efficacité du dispositif est donc variable en fonction du hasard des circonstances. Pour éviter cet inconvénient, on peut, conformément à l'invention, perfectionner le dispositif comme dans le mode de réalisation des figares 2 à 4. Dans ce mode de réalisation on a les mêmes éléments que dans le précédent et désignés par les mêmes références, à cette seule différence que la tringle 16 commandée par le bouton 15 n'agit pas directement sur le prolon- gemment 17 du cliquet fixe 8. Le levier 4 comporte un axe 22 autour duquel s'articule un basculeur 23 terminé psr un galet 24 et sollicité par un ressort 25 qui est visible sur la figure 4 et qui est sccroché, d'une part sur l'axe 26 du galet 24 et, d'autre part, sur un axe fixe 27. La course de ce basculeur est limitée par deux lumières 28 et 29 pratiquées dans le levier 4 de telle manière que le basculeur ne peut prendre que deux positions d'équilibre stable, dont une supérieure, pour laquelle l'axe 26 est au-dessus de l'alignement entre les axes 22 et 27, et une autre inférieure pour laquelle l'axe 26 est au dessous de cet alignement. Lorsque l'on appuie sur le bouton 15, la partie coudée 30 de la tringle 16 agit sur le galet 24 et chasse le basculeur de sa position supérieure stable de telle manière qu'il ait tendance à basculer vers sa position inférieure afin d'enregistrer l'ordre de desserrage. En même temps l'extrémité 31 de la tringle de commande 16 (voir figure 4) comporte un trou perpendiculaire au plan de figure dans lequel s'engage l'extrémité coudée 32 d'un ressort 33 dont l'autre extrémité 34 vient agir sur une pièce intermédiaire d'entraf- nement 35 qui comporte un bec 36 qui vient appuyer sur la goupille 37 solidaire du cliquet mobile 5 et sur lasuelle s'accroche le ressort 7. La force du ressort 33 est supérieure à celle du ressort 7, de telle manière que lors qu'on pousse sur le bouton 15 cela a pour effet de relever le cliquet mobile 5. D'autre part, le dispositif comporte un verrou basculant 38 visible sur la figure 2 et articulé autour du me axe 6 que le cliquet mobile 5 et que la pièce intermédiaire 35. Ce verrou comporte du caté extérieur deux ergots 39 et 40 situés de part et -d'autre de l'axe 6 et un ressort de rappel 41 accroché entre l'ergot 39 et un point 42 solidaire du levier 4. Sous l'effet de ce ressort 41 le verrou basculant 38 prend donc la position reprét sentée sur la figure 2. Dans cette position, lorsqu'on agit sur le bouton 15 et que la partie 30 provoque le basculement du basculeur 23, le galet 24 de celui-ci vient s'appuyer sur le verrou 38 avant d'agir sur le prolongement 17 du cliquet fixe.De cette manière, le cliquet mobile 5 se trouve dégagé comme on vient de le voir, alors qu'en même temps le cliquet fixe 8 demeure en prise. Cela permet donc à l'usager de remonter le levier 4 jusque dans la position supérieure de sa course, la roue à rochet 1 continuant à être retenue par le cliquet fixe 8. Lorsque, à la fin de ce mouvement, le levier 4 arrive à la fin de sa ourse supérieure, une butée fixe 43, visible sur la figure 4, vient agir sur la pièce intermédiaire 35 en dessous de son axe d'articulation, ce qui provoque son basculement en tendant le ressort 33 et en libérant de ce fait l'ergot 37 du cliquet 5. Ceci permet au ressort 7 de ramener ce cliquet en prise avec la roue à rochet 1. En même temps l'ergot 40 du verrou basculant 38 vient ren contrer la butée 44 solidaire du bâti 3 et visible sur la figure 2, ce qui provoque son basculement dans le sens représenté par la flèche 45, libérant ainsi le basculeur 23 qui termine sa course sous l'effet du ressort 25 et vient agir sur le prolongement 17 pour dégager le cliquet'fixe 8. Dans ces conditions, l'usager sent 1'effort de tension du câble 12 pris en charge par le levier 4, ce qui lui permet de desserrer le frein à main d'une manière sensitive, progressive et réversible, en accompagnant le mouvement du levier jusqu'à sa position basse. Le fonctionnement a donc lieu dans les mêmes conditions qu'avec le premier mode de réalisation, mais avec cette différence essentielle que le mouvement de desserrage s'opère cette fois toujours avec une course complète du retour du levier 4 et non avec une fraction variable de cette course. En flan de course, comme précédemment, le prolongement 19 du cliquet mobile 5 vient rencontrer la butée fixe 21, visible sur la figure 3, ce qui provoque le dégagement de ce cliquet mobile et par suite la libération de la roue à rochet 1, le cliquet fixe 8 continuant à être dégagé par l'action du galet 24 sur le prolongement 17. En plus de la tension du câble 12 et du ressort de rappel propre du frein à main, un ressort supplémentaire 46, visible sur les figures 2 et 3, est accroché entre l'axe 14 et un axe fixe 47, de manière à produire positivement le retour en position initiale de la roue à rochet 1 lorsqu'elle est libérée.D'autre part, cette roue à rochet 1 comporte un plot 48 qui, lorsque la roue 1 revient dans sa position initiale, vient agir sur le prolongement radial 49 d'une pièce en arc de cercle 50, disposée à côté du prolongement en arc de cercle 17 du cliquet 8 et articulée autour du même axe 9 que ce dernier. Ltactlon du plot 48 sur le prolongement 49 produit donc le relèvement de la pièce 50 qui agit sur un ergot 51 du basculeur 23 et chasse celui-ci vers sa position supérieure d'équilibre, c'est-à-dire sa position initiale, pour que le mécanisme soit prêt à fonctionner à nouveau. I1 est à remarquer que si, après avoir enfoncé le bouton 15, l'usager, au lieu de tirer vers le haut le levier 4, se contente de le rabaisser, ltensemble du mécanisme ne pourra naturellement fonctionner de la manière indiquée, mais il est souhaitable que le desserrage du frein soit néanmoins obtenu. Pour cela une autre butée fixe 52, solidaire du bâti 3, rencontre au passage la goupille 39 du verrou basculant 38 et provoque son basculement toujours dans le sens de la flèche 45, ce qui libère en fin de course basse le basculeur 23 et lui permet d'agir sur le prologement 17 du cliquet fixe 8 afin de libérer celui-ci. Etant donné qu'à ce moment le cliquet mobile 5 est également dégagé par suite de l'action de la butée 21, lé relâchement du freinage a alors- lieu sans retendue, de la méme manière qu'avec les freins à main à plusieurs courses habituels. Grâce à l'invention il est donc possible de réaliser un frein à main à plusieurs courses à commande au plancher par câble qui donne une grande efficacité de freinage, comme c'est Le cas- habituellement pour ce type de freins, mais qui, par contre, permet un desserrage progressif et sensitif sur la première course de desserrage, celle-ci étant partielle dans le premier mode de réalisation ou complète dans le deuxième. REVENDIGATIQNS 1. Commande de frein à main à plusieurs courses à transmission par câble, du type comportant une roue à rochet sur laquelle s'accroche le câble, un cliquet mobile muni de son ressort de rappel 'et articulé sur un axe solidaire du levier de manoeuvre, et un cliquet fixe muni de son ressort de rappel et articulé sur un axe solidaire du bti fixe, le levier comportant une manette de déblocage, cette commande étant caractérisée par le fait que le cliquet fixe (8) comporte un prolongement (17) en arc de cercle sur lequel peut agir, dans le sens du dégagement et dans toutes les positions du levier (4), le mécanisme de déblocage actionné par la manette (15), et que le cliquet mobile (5) comporte une forme qui coopère avec une butée fixe (21) pour assurer son dégagement en fin de course basse du levier (4). 2. Commande de frein à main selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le mécanisme de déblocage solidaire du levier (4) est constitué par une simple tringle (16) commandée par la manette (15) et venant agir directement sur le prolongement (17) du cliquet fixe. 3. Commande de frein à main selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le mécanisme de déblocage est constitué par un basculeur (23) à deux positions d'équilibre stable et sur lequel vient agir une tringle (16) commandée par la manette (15) pour le chasser de sa position de repos et le faire basculer dans la position pour laquelle il est susceptible d'agir sur le prolongement (17) du cliquet (8) afin d'en assurer le dégagement, ce mouvement étant toutefois empêché par un verrou basculant (38) qui intercepte la fin de course du basculeur (23) et libère ce dernier seulement à la fin de course supérieure et éventuellement inférieure du levier, la tringle de commande (16) actionnant également, par un intermédiaire élastique (35), le dégagement du cliquet mobile (5), tandis qu'en fin de course haute, une butée fixe (43) comprime l'intermédiaire élastique (35) pour permettre l'engagement du cliquet mobile (5) sur la roue à rochet (1), enfin, un ressort de rappel supplémentaire (46) de la roue à rochet (1) et un plot (48) solidaire de celle-ci coopé rant avec une pièce basculante (50) pour provoquer, à la fin du desserrage du frein à main, le retour en position initiale du basculeur (23).