Les pompes actuelles pour les liquides de faible viscosité présentent un certain nombre d'inconvénients. Ou bien elles sont du type volumétrique, et leur endurance est limitée parce que leur lubrification interne n'est pas satisfaisante. Ou bien elles sont du type centrifuge, notamment multicellulaires; et elles sont mal adaptées pour délivrer un débit re nativement faible ( de l'ordre de quelques 1/mn) sous une pression relativement élevée ( de l'ordre de quelques bars). En outre, la plupart des pompes actuelles provoquent des pulsa- tions; et elles sont à débit fixe, obligeant A évacuer l'excédent de débit par une soupape de surjeté qui crée une perte d'énergie et un échauffement. Les poipes volumétriques autorégulatrices sont généralement compliquées, et de ce fait fragiles et coateuses. La pompe pneumatique décrite ci-aprbs remédie à ces divers in eonvinients . nie s'aecomsode de liquides ne possédant aucun pouvoir lubrifiant, ean par exemple. nie est bien adaptée à la délivrance d'un débit allant de O 9 quelques l/rn sous quelques bars. le ne provoque pratiquement pas de pulsations. nie est intrinsèquement awto-rigulatrice. L'invention a pour objet un procédé pour débiter en continu un liquide sous une pression constante caractérisé en ce qu'on immerge en permanence au moins deux enceintes preosurisables et interchangeables dans ledit liquide à débiter, en ce qu'on met une premitre desdites enceintes en commucation avec l'atmosphère pour laisser le liquide remplir la première enceinte, en ce qu'on isole ensuite de l'atmosphère et du liquide environnant la première enceinte remplie de liquide à débiter, en ce qu'on insecte un gaz comprimé sous une pression constante prédéterminée dans la première enceinte et qu'an met ltenceinte en communication avec un orifice de débit, pendant qu'on laisse remplir la seconde desdites enceintes de la même façon que la première enceinte, en ce qui on contrôle la vidange de la première enceinte pour commencer i vidanger la seconde enceinte simultanément avec la première enceinte avant la fin de ladite vidange de la première enceinte, en ce qu'on interrompt la vidange de la première enceinte avant équisement de la première enceinte, en ce qu'on laisse remplir à nouveau de la mOrne façon que précédemment, la première enceinte pendant la poursuite de la vidange de la seconde enceinte, en ce qu'on contrôle la vidange de la seconde enceinte pour faire débiter à nouveau simultanément lesdites première et seconde enceintes précédeimnent à lsinterrup- tion de vidange de la seconde enceinte avant épuisement de la seconde enceinte, et recommencement des cycles de remplissage et vidange alternés desdites deux enceintes0 L'invention vise également une pompe pneumatique pour liquides, notamment de faible viscosité, suivant un tel procédé caractérisée en ce qu'elle comprend un bac partiellement rempli du liquide i pomper; un poumon composé de deux bouteilles reliées entre elles et immergées dans ledit liquide, ledit poumon étant monté basculant autour d'un axe solidaire dudit bac pour osciller alternativement entre deux butées, chacune desdites bouteilles portant h sa base un clapet de remplissage, le sommet de chacune desdites bouteilles étant relié à des moyens de distribution d'air pour le relier alternativement à l'atmosphère ou à une source d'air sous pression, lesdits moyens répondant à la position angulaire prise par ledit poumon par rapport audit bac, la base de chacune des dites bouteilles étant reliée à un clapet anti-retour, l'ensemble étant agencé en sorte que lorsque l'une desdites bouteilles se remplit de liquide par ledit clapet de remplie sage, ltautre bouteille expulse le liquide qu'elle contient sous l'action de l'air comprimé admis à son sommet. ;2invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui va suivre et à l'examen des dessins annexés, qui représentent, à titre d'exemples non limitatifs, plusieurs modes de réalisation de l'invention. Sur ces dessins : La fig. 1 est un schéma d'une pompe suivant l'invention et de son installation électrique de commande. Les figs. 2, 3 et 4 sont des vues respectivement de cette, de face et de dessus d'un mode de réalisation de la pompe de la figure 1. La fig. 5 est une vue en coupe du bloc de refoulement de la mSme pompe. La fig. 6 est une vue partiellement en coupe montrant un détail des bouteilles de la mEme pompe. Les figs. 7 et 8 sont des vues analogues à celle de la fig.2 trième d'un second, troisième et quatrième modes de réalisation de la pompe de la figure 1. La fig. 9 est une vue schématique d'une variante de pompe à bouteilles non parallèles. Les fige. 10 et ll sont des vues partiellement en coupe de deux modes de réalisation de purgeur automatique pour les pompes suivant 1' invention. La fig. 1 représente schématiquement le principe de la pompe pneumatique suivant l'invention. UE bac 1 contient le liquide à pomper, dont la surface libre 8 est soumise à la pression atmosphérique. Un poumon constitué par deux bouteilles 2 et 2' solidarisées par une liaison 3 est monté sur un axe 4 solidaire de 1. Le poumon peut ainsi osciller librement entre deux butées 5 et 5' solidaires de 1. Xa fig. I représente le poumon incliné dans le sens antihoraire et reposant sur 5t. Chaque bouteille 2 est munie d'un tube-plongeur 6 débouchant dans le fond de 2 ,et d'un clapet d'alimentation 7 noyé dans le liquide. Le sommet de chaque bouteille 2 est relié par un flexible 9 à un électro-distributeur 15 du type à trois voies, un seul solénoS- de, un ressort de rappel, normalement ouvert à l'atmosphère. Chaque plongeur 6 est relié par un flexible 10 à un clapet de refoulement 11. Le refoulement des clapets 11 et 11' est branché en T sur la sortie 12 du liquide, De même, l'alimentation des électro-distributeurs 13 et 13' est branchée en T sur l'arrivée 17 d'air comprimé sous pression constante. Le circuit électrique comprend deux interrupteurs de fin de course 14 et 14' deux relais auto-alimentés 15 et deux relais temporisés 16. Le circuit est représenté courant coupé, 14 fermé, 14' ouvert, 15 et 151 ouverts, 16 et 16' fermés. Les électro-distributeurs 13 et 13' étant tous deux coupés mettent à l'atmosphère le sommet des deux bouteilles 2 et 2t ; ces dernières sont donc pleines de liquide. On admettra qu'un encliquetage, non représenté sur la figure 1, mais qui sera décrit dans la suite en détail, maintient au repos le poumon incliné dans le sens anti-horaire, c'est-à-dire sur la butée 5 ( cas de la figure), ou dans le sens horaire, c'est-à-dire sur la butée 5. La mise du circuit sous tension provoque l'excitation de 13 par 15 qui s'auto-alimente à travers 16, et le déclenchement de 16' qui est sans effet sur 15' puisque 15' était déjà ouvert, donc 13' reste hors-circuit. La bouteille 2' reste donc reliée à l'atmosphère, tandis que l'air de 17, traversant 13 et 9 expulse progressivement le liquide de la bouteille 2 à travers 6, 10 et 11 vers la sortie 12. Â mesure que le niveau du liquide s'abaisse dans 2, la poussée d'Archimède crée un moment croissant sollicitant le poumon 2-2' dans le sens horaire. Quand ce moment atteint la retenue de l'encliquetage, le poumon bascule dans le sens horaire, c'est-à-dire contre la butée 5. L'interrupteur 14 s'ouvre et 14' se ferme. La fermeture de 14' excite immédiatement 13' par 15 mais 13 reste excité par 15 tant que 16 n'a pas ouvert l'auto-alimentation de 15. On voit donc qu'après une oslIlation, les deux électrodistributeurs 13 et 13 restent un certain temps excités simultané- ment par 15 et 15', en sorte que l'air comprimé de 17 agit simul tanément sur le liquide dans les deux bouteilles 2 et 2' pour éviter l'apparition d'un "creux" dans la pression au refoulement 12 du liquide. Quand 16 coupe 13 par 15, 2 est mis en liaison avec l'atmosphère et se remplit progressivement de liquide par 7, tandis que le liquide continue à s'expulser de 2 > vers 12 à travers 6', 10' et 11 sous l'action de l'air qui arrive au sommet de 2' par 13' et 9'. A mesure que le niveau du liquide s'abaisse dans 2', la pous sée d'Archimède crée un moment croissantsollicitant le poumon 2-2' dans le sens anti-horaire. Quand ce moment atteint la retenue de l'encliquetage, le poumon bascule dans le sens anti-horaire, c'est-à-dire contre la butée 5'. interrupteur 14' s'ouvre et 14 se ferme. Le cycle se poursuit ainsi alternativement jusqu'à coupure de l'alimentation en air comprimé ou en courant électrique. On voit que les seuls enganes mobiles en contact avec le liquide sont les clapets 7, 7t, 11 et 11' qui peuvent fonctionner sans lubrification. La pompe peut donc fonctionner avec un liquide quelconque. Âux pertes de charge près, la pression du liquide au refoulement 12 est celle de l'air comprimé arrivant en 17. On la règle à volonté à l'aide d'un détendeur ( non représenté). La pompe adapte automatiquement sa cadence de fonctionnement au débit de liquide demandé. Elle est donc auto-régulatrice. À la limite on peut complètement bloquer le débit; la pompe s'arrête alors. Mais elle repart dès qu'on libère le débit. La pompe ne crée pas de pulsation puisqu'il existe un temps de recouvrement à chaque oscillation, pendant lequel l'air compri- mé agit sisultanément dans les deux bouteilles. Enfin, l'exasen de la figure 1 montre qu'une panne d' électri- cité a simplement pour effet d' arSter la pompe, le poumon 2-22 se remplissant alors de liquide pour préparer le départ suivant. Les figures 2, 3 et 4 sont trois vues d'une même pompe pneuma- tique. Les indices dejà utilisés dans le schéma de la figure 1 ont été repris pour désigner les mimes organes. La figure 2 est une coupe de la pompe par le plan de symétrie vertical passant entre les bouteilles 2 et 2' du poumon. Les flexibles 9 et 10 ont été démontée ainsi que les raccords adaptés sur le poumon pour faire bien comprendre la disposition mécanique. La fig. 3 est une élévation, poumon vu de face, pour montrer plus particulièrement le dispositif d'encliquetage et les interrupteurs de fin de course. La fig. 4 est une vue de dessus du poumon montrant la disposition des flexibles 9 et 10. En se référant à la figure 2, on voit en 3 un fer plat dont le plan médian passe sensiblement par l'axe des deux bouteilles 2 et 2'. Â sa partie inférieure, 3 porte une chandelle 18 d'axe horizontal portant en 19 un galet, par exemple du type roulement à billes, fixé sur 18 par une vis 20. Â sa partie supérieure, 3 est solidaire d'un fer plat horizon tel dont la partie gauche 21 supporte un bloc 22 dont la fonction sera précisée plus loin, et dont la partie droite 23 vient se redresser en 24. Un étrier 25 solidaire du bac 1 s 'articule sur les plats 3 et 24 solidaires du poumon autour de l'axe 4 sur lequel se montent les rondelles et goupilles nécessaires0 Sur le couvercle du bao 1 sont fixés, par des vis non repré Nsentées l'embase 26 recevant les ilectro-diBtributeurs 13 et 13', ainsi que le bloc de refoulement 27-28 qui sera décrit plus loin en détail. La face inférieure de 26 reçoit deux raccords 29 et 29', et le bloc 27 deux raccords 30 et 301. Les quatre raccords 29, 29' , 30 et 30' plongent dans l'air du bac 1, et sont destinés à recevoir les flexibles 9, 9t et 10, 10' respectivement. Ces mêmes raccords sont en principe disposés symétriquement par rapport au plan vertical passant par l'axe de 4. Sur la fig. 3, on voit.en 31 une palette en forme de V consti tuée par un fer plat pris en sandwich entre le bloc 22 et le fer 21. Au-dessus des extrémités de 31 sont disposés des capteurs de proximité 14 et 14' qui, associés modes relais convenables, jouent le mSme rôle que les interrupteurs 14 et 14' du schéma de la figure 1. Un fer U 52 fixé sous le couvercle de 1 plonge dans le liqui de, et porte à sa partie inférieure un axe 33- sur lequel s'articule une came 34 portant deux empreintes circulaires 36 et 37 sécantes, et dont le rayon est égal ou légèrement supérieur à celui du galet 19. À son extrémité droite, la came 34 est sollicitée vers le haut par un ressort en traction 35 accroché sous le couvercle du bac 1. On voit que, sous l'action de la came 34, le poumon 2-2' tel que représenté en position moyenne se trouve en position instable transitoire. En fait, la plus grande partie du temps, il se trouve en butée anti-horaire quand 19 se loge dans 37, ou en butée horaire quand 19 se loge dans 36. Le moment agissant sur le poumon 2-2t pour provoquer l'oscil- lation dépend de la traction de 35, qui peut etre rendue réglable à volonté par un moyen non représenté. On remarque sur la fig. 3 que le bloc 22 est percé de quatre trous symétriquement disposés autour de liane d'oscillation 4. Ces trous sont destinés à livrer passage, en les guidant, aux quatre tuyauteries souples 9, 9' , 10 et lot. La fig. 4 montre que les flexibles d'air gauche et droit 9 et 92 passent respectivement dans les trous supérieursgauche et droit de 22. Les flexibles de liquide gauche et droit 10 et 10' sont croisés, c'est-h-dire qu'ils passent respectivement dans les trous inférieurs droit et gauche de 22. Les avantages de cette disposition sont multiples. 1 / Les quatre flexibles 9, 9' , 10 et 10' passant près de lXaxe d'oscillation 4 créent un moment perturbateur minime, et leur débattement est faible pendant l'oscillation. 20/ Si l'on considère l'effet de BOURDON, ctest-à-dire la tendanse d'un flexible à se redresser sous l'action de la pression, on voit que les deux flexibles raccordés à une mEmebouteille passent à gauche et à droite de l'axe d'oscillation 4. Quand une bouteille 2 et/ou 2' se trouve(nt) sous pression, les moments dAs à l'effet de BOURDON se compensent. 30/ Àvec cette disposition, il est facile d'éviter l'existence d'un point bas dans les flexibles d'air 9 et 9' où le liquide pourrait stagner, ainsi que i' existence d'un point haut dans les flexibles de liquide 10 et 10' où l'air pourrait stagner. Le bloc 22 étant immergé, le liquide d'une bouteille 2 remplie atteint le niveau libre 8 dans la canalisation 9 correspondante. 4quand l'électro-valve 13 correspondante enverra l'air comprimé dans 9, le volume d'air à comprimer se limitera à celui qui est contenu dans le raccord 29 et dans la partie de 9 qui émerge du liquide; ce volume mort est minime, et la mise en pression de 2 s'effectue pratiquement instantanément. La figure 5 représente en détail le bloc de refoulement 27-28 de la figure 2. Le bloc inférieur 27 est percé de deux trous d'axe vertical dont le bas est taraudé pour recevoir un raccord 30, et dont le haut forme siège pour une bille 1l ou 11' logée dans un fraisage cylindrique 38 ou 38' ménagé dans le bloc supérieur 28. La bille 1l jouit dans son logement 38 d'une liberté axiale et radiale suffisante. Deux joints 39 et 39' assurent l'étanchéité entre les blocs 27 et 28. A sa partie supérieure, le bloc 28 est percé d'un taraudage 12 destiné à recevoir le raccord de départ du liquide. Un canal horizontal 40 est percé dans 28 pour déboucher sur le côté de 38, 38' et 12. Les avantages de ce bloc sont multiples 10/ Il permet de loger deux clapets de refoulement dans un organe unique. 20/ Les billes ll et Il' sont rappelées par leur poids. L'absence de ressorts de rappel minimise la perte de charge. 30/ L'examen préventif et le nettoyage éventuel sont faciles. 40/ Si, après une durée de fonctionnement importante les sièges demandent à astre "rafraichis", il suffit de rectifier la face supérieure du bloc 27. La figure 6 représente en détail la base d'une bouteille 2. Un siège de révolution 41 vient se loger à la base de 2 avec lequel il est assemblé par un ensemble de vis 42 ou par tout autre moyen approprié. Un joint 43 assure l'étanchéité entre 2 et 41. À tsa partie inférieure le siège 41 porte un joint 44 logé dans une gorge circulaire, et sur lequel repose un clapet plat circulaire 7 de préférence en duralumin. Ce clapet est guidé entre un certain nombre de cales 45 collées à l'araldite sur 41. La figure 6 représente le cas où trois cales 45 sont disposées à 1200. iifin, une tôle plate 46 découpée en forme d'étoile avec ses branches tournées vers l'intérieur, est fixée sur le siège 41 par un certain nombre de vis 47. Cette disposition assure un grand passage à l'huile en créant une faible perte de charge. Elle permet donc à la bouteille 2 de se remplir rapidement de liquide sous la seule hauteur manQmétrique comprise entre le clapet 7 et la surface libre 8 du liquide. Sur la figure 7 on a représenté deux systèmes d'encliquetage différents du système à ressort de la figure 3. Bien entendu, ces deux systèmes sont exclusifs l'un de l'autre. En haut de la figure 7 est représenté un système d'encliquetage magnétique utilisant deux aimants permanents 48 et 48' fixés sous le couvercle du bac 1. Quand la palette 31 vient se coller contre un aimant 48, il reste un certain Jeu entre 91 et le capteur 14 voisin de 48. En bas de la figure 7 est représenté un système d'encliquetage utilisant l'faction dssun poids 49 sur la came 34 par l'intermé- diaire dune tige en compression 50 articulée en 51 sur 34. Que 1'encliquetage soit à ressort (fig.5) à poids ou sagnéti- que (fig.7) sa force détermine avec précision la masse du liquide qui doit s'expulser dtune bouteille 2 pour provoquer l'oscillation du poumon 2-2'. Par sécurité, la force de 1' encliquetage doit gtre choisie telle qu'au moment de l'oscillation, la surface du liquide dans la bouteille 2 sous pression se trouve largement au-dessus de les trémité du tube-plongeur 6, faute de quoi de l'air comprimé sortirait par la sortie de liquide 12. Pour une force d'encliquetage donnée, le volume de liquide expulsé d'une bouteille 2 sera plus faible avec un liquide plus den- se. Pour éviter de retoucher le réglage de la force d'encliquetage quand la pompe est utilisée avec un liquide de densité différente, on peut utiliser le dispositif de la figure 8 où la came 34 est soumise à l'action ascendante d'un flotteur 52, solidaire de 34, action qui est la poussée d'Archimbde, donc proportionnelle à la densité du liquide. Dans une pompe suivant figure 8, ce ntest plus la masse expulsée dune bouteille 2 pour provoquer l'oscillation qui est constante, mais son volume. Pour provoquer l'oscillation, 1'encliquetage assure une action franche et rapide, favorable au bon fonctionnement sans rebondis semant des relais du circuit électrique. À la place de ltenclique- tage, on pourrait compter sur l'effet de pendule créé par le pouson, éventuellement combiné avec l'effet d'une barre de torsion placée en 4. Mais l'oscillation risque alors de devenir lente, moins franche; et surtout il devient beaucoup moins facile de ré- gler la masse de liquide expulsée d'une bouteille 2 provoquant l'inversion du fonctionnement. En outre, 1'encliquetage évite que la pompe ne puisse pas démarrer si le poumon se trouve centré au repos. La force de l'encliquetage doit Btre différente suivant l'em- placement de l'axe 4 d'oscillation du poumon. Si l'axe 4 est situé au voisinage du centre de gravité du poumon 2-2', cas de la fig.l , la force d'encliquetage est déterminée par la masse du liquide expulsé d'une bouteille 2 pour provoquer 1 'oscillation. Si l'axe 4 est situé en haut ( cas des figures 2, 3, 4, 7, 8 et 9) , la force d'encliquetage est déterminée par la masse du liquide expulsé plus le moment créé par l'inclinaison du poumon. Si l'axe 4 était situé en bas du poumon, la force d'encliquetage serait déterminée par la masse du liquide expulsé moins le moment créé par l'inclinaison du poumon; ceci revient à dire qu'un choix judicieux des masses et des dimensions permettrait alors de supprimer 1'encliquetage. Mais une telle disposition obligerait à adopter des flexibles 9-9'-lO-lO' de plus grande longueur et présentant un point bas, ce qui entrain certains inconvénients si gal68 précédemment. Dans toutes les dispositions décrites précédemment, on a montré un poumon constitué par deux bouteilles 2-2' d'axes parallèles. On peut aussi, comme représenté sur la figure 9, donner à ces axes l'inclinaison voulue pour que la bouteille en cours de remplissage ( 2' dans le cas de la fig.9) ait son axe vertical. L'avantage est doublet d'une part,il n'existe pas de bulle d'air au sommet de 2', et, d'autre part, le siège de clapet 41*, et le clapet 72 qu'il contient sont horizontaux pendant le fonctionnement de ce clapet. Si le liquide refoulé par la pompe contient quelques bulles d'air ou de vapeur, il est facile de les éliminer en utilisant un purgeur automatique tel que celui qui est reprdsentd sur la figure 10. Une base 53 solidaire d'une cloche 54 est munie de deux rt ces 55 et 56 pour le passage du liquide. Un flotteur 57 relié à un clapet 59 par une tige 58 flotte sur le liquide dont la surface a été représentée en 61. Si le volume d'air ou de vapeur emprisonné dans la cloche 54 tend à augmenter, la surface 61 s'abaisse, le flotteur 57 descend provoquant l'ouverture du clapet 59. Une certaine quantité d'air s'échappe du siège 60 du clapet 59 situé au sommet de la cloche 54, le niveau 61 du liquide remonte jusqu'au moment où le clapet 59 se referme.On remarquera que ce purgeur automatique joue accessoirement le rôle d'accumulateur de pression, et qu'il atténue de ce fait les légères oscillations de pression qui pourraient subsister au moment du basculement du poumon. Le purgeur automatique de la figure 1l se présente dans son ensemble comme celui de la figure 10; mais il ne comprend plus aucun organe mobile. Sa base 53 porte un tube ascendant 62 relié par un tube capillaire non représenté au sommet du bac le Si le tube 62 débouche dans l'air, l'écoulement de ce dernier s'effectue rapidement dans le capillaire, et le niveau 61 s'élève. Quand 62 débouche dans le liquide, ce dernier s'écoule très lentement dana le capillaire en raison des pertes de charge, et le niveau 61 tend à descendre jusqu'au moment où il se stabilise au voisinage du sommet du tube 62. Pour la propreté de la pompe, il est recommandable de relier le tube capillaire correspondant à la figure U, de m8me que le retour des électro-distributeurs 13 et 13' de la figure 2 à la partie supérieure du bac 1, et non à ltataosphbre. Bien entendu, on peut apporter un certain nombre de modifications à l'invention sans stécarter de son esprit. Par exemple, au lieu dtutiliser un circuit pilote en logique électrique comme schématisé sur la figure 1, on peut prévoir un circuit pilote en logique pneumatique. De m8me, s'il est indésirable de mettre l'air en contact avec le liquide pompé, on peut prévoir une vessie souple dans chacune des bouteilles 2-2' pour la transformer en acclmulateur avec séparateur connu en soi; bien entendu, dans ce cas, les tubes plongeurs 6 et 6' doivent être supprimés, et remplacés par des tuyaux extérieurs aux bouteilles 2-2'. -RETENDICATIONS- le- Procédé pour débiter en continu un liquide sous une pression constante caractérisé en ce qu'on immerge en permanence au moins deux enceintes pressurisables et interchangeables dans ledit liquide à débiter, en ce qu'on met une première desdites enceintes en cammunication avec l'atmosphère pour laisser le liquide remplir la première enceinte, en ce qu'on isole ensuite de lXatmosphbre et du liquide environnant, la première enceinte remplie de liquide à débiter, en ce qu'on injecte un gaz comprimé sous une pression constante prédéterminée dans la première enceinte et qu'on met l'en- ceinte en communication avec un orifice de débit, pendant qu'on laisse remplir la seconde desdites enceintes, de la mFme façon que la première enceinte, en ce qu'on contrôle la vidange de la pre mièvre enceinte pour commencer à vidanger la seconde enceinte si- multanément avec la première enceinte avant la fin de ladite vidange de la première enceinte, en ce quSon interrompt la vidange de la première enceinte avant épuisement de la première enceinte, en ce qu'on laisse remplir à nouveau de la même façon que précédemment la première enceinte pendant la poursuite de la vidange de la seconde enceinte, en ce qu'on contrôle la vidange de la seconde enceinte pour faire débiter à nouveau simultanément lesdites pre mièvre et seconde enceintes précédemment à l'interruption de vidange de la seconde enceinte avant épuisement de la seconde enceinte, et recommencement des cycles de remplissage et vidange alternés des dites deux enceintes. 2.- Pompe pneumatique pour liquides notamment de faible viseo- sité, suivant le procédé de la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend un bac partiellement rempli du liquide à pomper, un poumon composé de deux bouteilles reliées entre elles et immer géies dans ledit liquide, ledit poumon étant monté basculant autour d'un axe solidaire dudit bac pour osciller alternativement entre deux butées, chacune desdites bouteilles portant à sa base un clapet de remplissage, le sommet de chacune desdites bouteilles étant relié à des moyens de distribution d'air pour le relier alternati- vement à l'atmosphère ou à une source d'air sous pression, lesdits moyens répondant à la position angulaire prise par ledit poumon par rapport audit bac, la base de chacune desdites bouteilles étant reliée à un clapet anti-retour, 1' ensemble étant agencé en sorte que lorsque l'une desdites bouteilles se remplit de liquide par ledit clapet de remplissage, l'autre bouteille expulse le liquide, Tutelle contient sous 11 action de l'air comprimé admis à son sommet. 3.- Pompe suivant la revendication 2 dans laquelle les moyens de distribution d'air comprennent une temporisation pour que les sommets des deux bouteilles se trouvent simultanément reliés à la source d'air comprimé pendant chaque oscillation du poumon. 4.- Pompe suivant la revendication 2, dans laquelle l'axe d'oscillation est situé au voisinage du sommet du poumon. 5.- Pompe suivant la revendication 2, dans laquelle l'axe d'oscillation est situé au voisinage du centre de gravité du poumon. 6.- Pompe suivant la revendication 2, dans laquelle l'axe d'oscillation est situé au voisinage de la base du poumon. 7.- Pompe suivant la revendication 2, dans laquelle le poumon est rappelé en position médiane par des moyens élastiques, tels qutune barre de torsion. 8.- Pompe suivant la revendication 2, dans laquelle l'oscilla- tion du poumon est contrôlée par un encliquetage comprenant un galet coopérant avec une came à deux empreintes, pour définir les positions angulaires limites de l'oscillation, la position médiane étant instable et transitoire. 9.- Pompe suivant la revendication 8, dans laquelle la force de l'encliquetage est contrôlée par des moyens élastiques, tels qu'au moins un ressort. 10.- Pompe suivant la revendication 8, dans laquelle la force de l'encliquetage est contrôlée par des moyens magnétiques, tels qu'au moins un aimant permanent. ll.- Pompe suivant la revendication 8, dans laquelle la force de l'encliquetage est contrôlée par des moyens sensibles à la gravité, tels qu'au soins un poids 12.- Pompe suivant la revendication 8, dans laquelle la force de 1'encliquetage est contrôlée par des moyens sensibles à la poussée d'Ârchimède, tels qu'au moins un flotteur immergé dans le liquide. 13.- Pompe suivant la revendication 2 dans laquelle chaque bouteille est reliée avec le clapet anti-retour et avec les moyens de distribution d'air par des tuyauteries flexibles sans point bas ni point haut. 14.- Pompe suivant la revendication 13, dans laquelle les tuyauteries flexibles sont fixées au poumon au voisinage de l'axe d'oscillation. 15.- Pompe suivant la revendication 13, dans laquelle les tuyaux flexibles reliés à une mOrne bouteille passent à gauche et à droite de l'axe d'oscillation. 16.- Pompe suivant la revendication 2, dans laquelle les moyens de distribution d'air sont pilotés par un circuit de logique électrique comprenant au moins un interrupteur de fin de course actionné par l'oscillation du poumon. 17.- Pompe suivant la revendication 2, dans laquelle les moyens de distribution d'air sont pilotés par un circuit de logique électrique comprenant au moins un capteur de proximité sensible à l'oscillation du poumon. 18.- Pompe suivant la revendication 2, dans laquelle les moyens de distribution d'air sont pilotés par un circuit de logique pneumatique comprenant an moins un capteur sensible à l'oscil- lation du poumon. 19.- Pompe suivant la revendication 2t dans laquelle les bouteilles constituant le poumon ont leur axe incliné l'un par rapport à l'autre, en sorte que ltaxe de la bouteille qui se remplit de liquide soit sensiblement vertical. 20.- Pompe suivant la revendication 2 dans laquelle le liquide sortant des clapets anti-retour traverse un purgeur d'air automatique. 21.- Pompe suivant la revendication 2 dans laquelle chaque bouteille est équipée de moyens de séparation, tels qu'une vessie déformable, évitant le contact entre l'air et le liquide.