La présente invention est relative à un procédé de confection d'une fleur artificielle à partir de plusieurs bandes d'étoffe ou de papier et concerne également un dispositif pour le mettre en oeuvre. On assiste actuellement à une augmentation sensible de la fabrication de fleurs artificielles à partir de matériau autre c la matière plastique. Certaines de ces fleurs sont une copie aussi fidèle que possible de la nature, d'autres sont en fait purement décoratives destinées à porter des couleurs plus que des formes. La fabrication de ces dernières est essentiellement à base de papier crépon que l'on ne trouve qu'en coupons. Ce papier est découpé en bandes dans le sens de sa longueur et l'on encoche l'un de leurs bords pour constituer des pétales ou le coeur d'une fleur. Ces bandes ainsi façonnées sont ensuite enroulées autour de l'extrémité d'une tige. Afin d'obtenir une corolle épanouie, il est nécessaire lors de cet enroulement de froisser le bord non découpé des bandes. On ligature enfin chaque bande mise en place puis on enroule la bande suivante qui est généralement de couleur différente jusqu'à obtenir une fleur de diamètre et de coloris désirés. Dans ce mode de fabrication connu, les opérations de montage de la corolle sur la tige se font manuellement afin de pouvoir réaliser les fronces nécessaires à l'obtention d'une corolle ouverte. La part de la main-d'oeuvre dans le coût de cette fabrication est très importante et constitue un très gros alourdissement du prix de revient de ces fleurs décoratives, Pour remédier à cet inconvénient, l'invention propose un procédé et une machine pour fabriquer de telles fleurs avec un gain de temps et de main-d'oeuvre très important. A cet effet, l'invention a pour objet un procédé de confection d'une fleur artificielle à partir de plusieurs bandes d'étoffe ou de papier, selon lequel on réalise, au moyen d'une seùle couture, les fronces et l'assemblage bout à bout des bandes susdites entrant dans la constitution d'une corolle, préalablement à leur enroulage sur la tige. L'invention concerne également une machine pour la confection desdites fleurs mettant en oeuvre le procédé ci-dessus constituée par une machine à coudre susceptible de réaliser des fronces1 de manière connue en elle-même, par un dispositif d'entrainement en rotation de la tige support et par un organe de guidage de la bande issue de la machine à coudre vers la tige placée dans le dispositif d'entrainement susdit comportant un mécanisme de réglage'de la tension de la bande à enrouler Dans un mode particulier de réalisation, le dispositif d'entraînement susdit comporte un épaulement perpendiculaire à la tige constituant une butée latérale coopérant avec le bord non découpé des bandes s'y enroulant En outre, l'organe de guidage susdit est constitué par une paroi frontale située dans le même plan que l'épaulement susdit s'étendant entre ledit épaulement et la table de travail de la machine à coudre et par une surface sensiblement perpendiculaire à la paroi et fixée à cette dernière s'étendant de la table de travail susdite à l'axe du dispositif el-le d'entraînement sur lequev est susceptible de prendre appui,et formant entre ces deux extrémités un point bas pour le passage de la bande. Avantageusement la surface susdite présente du cté du dispositif d'entraînement un bec articulé sur ladite paroi de manière que son extrémité soit mobile par rapport à la tige montée dans le dispositif d'entraSnement, et le bord dudit bec opposé à la paroi susdite est relevé en une aile d'épanouissement des pétales prédécoupés dans les bandes. Enfin le dispositif de réglage de la tension de la bande est constitue par un galet pesant monté à glissement dans une ouverture ménagée dans la paroi frontale de l'organe de guidage à l'aplomb du point bas susdit. L'invention a aussi pour dernier objet la fleur artificielle issue du procédé susdit constituée par un enroulement à l'extrémité d'une tige, d'une série de bandes d'étoffe ou.de papier froncées et assemblées bout à bout au moyen d'une couture. L'invention sera mieux comprise au cours de la description donnée ci-après à titre d'exemple purement indicatif et non limitatif qui permettra d'en dégager les avantages-et les èaractéris- tiques secondaires. il sera fait référence aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue d'une fleur en fabrication selon le procédé de l'invention, - les figures 2 et 3 sont respectivement une vue en élévation et une vue de dessus d'une machine selon l'invention. En se reportant à la figure 1, on voit une fleur en cours de fabrication suivant le procédé de l'invention. celle-ci se compose d'une tige 1, à l'extrémité de laquelle est enroulée une bande de papier crépon 2 frangée le long d'un de ses bords en 2a. Cette bande constitue le coeur de la fleur. Une couture 3 est réalisée le long du bord 2b non frangé de ladite bande et maintient en place des fronces ménagées sur ce bord. Cette couture constitue le lien entre la bande 2 et la bande suivante 4 qui est elle découpée en pétales sur son bord 4aet également froncée sur son bord 4b. Cette bande 4 généralement d'une couleur distincte de celle de la bande 2 viendra s'enrouler autour du coeur de la fleur et constituera avec les bandes qui suivront le reste de la corolle. I1 suffira alors de ligaturer la corolle ainsi enroulée sur la tige 1 au moyen d'un lien quelconque afin dlen assurer la fixation. I1 est à remarquer que la largeur 1 de la bande 2 est inférieure à la largeur L de la bande 4. Ceci permet d'aligner. pendant l'enroulement les bords 21 et 4b dans un même plan perpendiculaire à la tige tout en assurant un dégradé dans la taille des pétales de l'extérieur-de la corolle vers le coeur. On voit que la préparation des bandes telle que décrite pius haut,notamment la piqure de formation et de maintien des fronces qui constitue le lien entresdeux bandes consécutives,permet un simple enroulage de celles-ci sur la tige pour constituer une fleur, en évitant l'opération de fronçage simuÊtanée à ltenroulage comme cela~est réalisé dans les techniques de confection actuelles. Sur les figures 2 et 3 on a représenté schématiquement une machine permettant la réalisation quasi-automatique d'une telle fleur. Cette machine est constituée par une machine à coudre 10 susceptible d'effectuer un froncis de manière connue en soi, et commandée par une pédale loua. Un dispositif d'entraînement en rotation de la tige I de la fleur est représenté en 11. Il est constitué par un;ndrn- 11a dans lequel est serrée la tige l,entraine en rotation par un moiteur 11b au moyen d'une courroie llc, lequel moteur est lui-même commandé au moyen d'une pédale lld. Le mandrin 11a comporte un plateau circulaire 12 tournant avec lui qui constitue un épaulement sur lequel est en contact le bord 2b ou 45 non découpé des bandes qui s'enrouleront autour de la tige 1. Entre la-machine 10 et le dispositif 11 s'étend un organe de guidage 13 susceptible de conduire les bandes issues de la machine 10 vers le dispositif 11. Cet organe de guidage est constitué d' > une part, par une paroi frontale 13a située dans le plan du disque '12, cons-tituant,.de la table de travail 10b de la machine à- coudre 10 audit disque 12 une butée latérale aux bandes issues de ladite machine, et d'autre part par une surface 13b, sensiblement perpendiculaire -à' la paroi 13a, et fixée à-celle-ci constituant un support auxdits bandes depuis la table 10b et fixée à celle-ci- jusqu'à la-tige 1 fixée dans le mandrin lla. Cette surface 13b est conformée de telle sorte qu'elle présente un point; bas 14 pour le trans-fert des bandes. Au voisinage du dispositif 11, la surface 13b est con- formée en un bec 15 articulé sur la paroi 13a autour d'un axe -16' et qui prend appui par son extrémité libre sur la tige 1, Ce bec 15 comporte un bord 15a opposé à la paroi 13a relevé permettant un relevage des- pétales ports par les bandes. Enfin, - -I'aplonb du point bas 14, un galet pesant 17 est monté à rotation sur un axe IC lui-meme- susceptible de coulisser dans une ouverture verticale 19 ménagée dans la paroi frontale 13a. Ce galet constitue un dispositif de régulation de la tension des bandes pour la confection de la fleur. En fonctionnement introduit des bandes de papier crépon ou d'étoffe sous le mécanisme de la machine à coudre 10 qui de manière connue en elle-meme effectue des fronces tout- le long de la bande et les maintient au moyen d'une piqure. On aura pris la précaution d'introduire la bande de manière à présenter son bord non découpé tourné du côté de la paroi 13a. La bande froncée repose sur la surface 13b jusqu'au point bas 14 où elle s'entasse. Lorsqu'une longueur suffisante est piquée, au besoin après avoir introduit sous la machine à coudre-plusieurs bandes consécutives, un operateur guide l'extrémité libre de la première bande sous le galet 17 le long de la surface 13b jusqu'à la tige 1 placée dans le mandrin lla sur laquelle il la fixe par exemple au moyen d'un point de colle. En appuyant sur la pédale llb il met en rotation le mandrin lla qui entraine la tige dans le sens de la flèche A en enroulant la bande. Cette dernière défile le long du bec 15 dont le bord 15a écarte les pétales prédécoupés qu'elle porte,de l'axe d'enroulement. I1 permet ainsi meilleur épanouissement des pétales qui s'enroulent autour de la tige 1.Au fur et à mesure de l'enroulement, le bec 15 qui au départ prenait appui sur la tige 1 est écarté par l'épaisseur de bande déjà enroulée, grâce à son montage articulé autour de l'axe 16. I1 est bien évident que pour une vitesse de rotation constante du mandrin lla, la vitesse linéaire des bandes va croitre au niveau de l'enroulement avec le diamètre de la corolle qui se réalise. Or, la vitesse de la machine à coudre 10 est continue. Le passage forcé de la bande par le point bas constitue une réserve de bande permettant d'absorber les variations de vitesse de défilement de la bande entre le dispositif 11 et la machine 10. Le galet 1-7 se soulèvera quand le défi-lement de la bande à l'enroulement sera de vitesse supérieure à celle au niveau du piguage. I1 constituera alors un régulateur de la tension des bandes. Une fois la corolle réalisée, la bande est coupée et on place une ligature au niveau des fronces-pour assujettir les bandes à la tige. On desserre ensuite le mandrin lla pour retirei- la tige 1 et y replacer une suivante. Pendant ces opérations, la machine à coudre 10 aura pu débiter suffisamment de longueur de bandes froncées pour pouvoir recommencer un autre enroulage sans risque de casser les bandes par une tension trop forte. On voit donc que cette machine permet de réaliser très rapidement une fleur dont l'aspect est d'une régularité très supé rieure à celle obtenue manuellement. En outre, elle supprime toute manipulation intermédiaire de ligature de chacune des bandes. Des variantes peuvent être apportées à cette machine notamment en ce qui concerne l'organe de guidage. Celui-ci peut en effet être incliné de manière que le guidage latéral du bord non froncé soit assuré par la tendance de la bande à se plaquer dans cette position,contre la paroi frontale 13a. On peut également envisager le couplage des commandes des deux organes 10 et 11 de manière à n'avoir qu'un seul opérateur. L'invention n'est pas limitée à la description qui vient d'en être donnée mais couvre au contraire les autres variantes qui pourraient lui être apportées sans sortir de son cadre ni de son esprit. Elle trouve une application intéressante dans le domaine de l'artisanat et l'industrie d'objets décoratifs. REVENDICATIONS 1. Procédé de confection d'une-fleur artificielle à partir de plusieurs bandes de matériau en feuille dont les pétales sont prédécoupés le long d'un bord consistant à enrouler en les fronçant du cté opposé à ce bord découpé lesdites bandesà la suite l'une de l'autre autour de l'extrémité d'une tige'support et à ligaturer au moins une fois la corolle ainsi constituée sur ladite tige, caractérisé en ce que l'on réalise au moyen d'une couture les fronces et l'assemblage bout à bout des bandes susdites entrant dans le constitution d'une corolle ,préalablement àur enroulage sur la tige. 2. Machine pour la confection de fleurs artificielles mettant en oeuvre le procédé selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle est constituée par une machine à coudre de réaliser des fronces, de manière connue en elle-même, par un dispositif d'entraînement en rotation de la tige support et par un organe de guidage de la bande issue de la machine à coudre vers la tige placée dans le dispositif d'entraînement susdit comportant un mécanisme de réglageae la tension de la bande à enrouler. 3. Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce que le dispositif d'entraînement susdit comporte un épaulement perpendiculaire à la tige constituant une butée latérale coopérant avec le bord non découpé des bandes s'y enroulant, 4. Machine selon-la revendication 3f caractérisé en ce que l'organe de guidage susdites constitué par une paroi frontale située dans le même plan que l'épaulement susdit s'étendant entre ledit épaulement et la table de travail de la machine à coudre et par une surface sensiblement perpendiculaire à la paroi et fixée à cette dernière s'étendant de la table de travail susdite à l'axe du dispositif d'entraînement sur lequel elle est susceptible de prendre appui et formant entre ces deux extrémités un point bas pour le passage de la bande. 5 Machine selon la revendication 4, caractériséeen ce que la surface susdite présente du c8té du dispositif d'entraînement un bec articulé sur ladite paroi de manière que son extrémité soit mobile par rapport à la tige montée dans le dispositif d'entraînement, 6. Machine selon la revendication 5, caractérisée en ce que le bord dudit bec opposé à la paroi susdite est relevé en une aile d'épanouissement des pétales préd8coupés dans les bandes. 7. Machine selon la revendication 2 et la revendication 4, caractérisé en ce que le dispositif de réglage de la tension de la bande est constitué par un galet pesant monté à glissement dans une ouverture ménagée dans le paroi frontale de l'organe de guidage à l'aplomb du point bas susdit. 8. Fleur issue du procédé selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle est constituée par un enroulement à l'extrémité d'une tige, d'une série de bandes de matériau en feuille froncées et assemblées bout à bout au moyen d'une couture.