La reproduction acoustique d'enregistrements sonores a donné lieu à des réalisations extrêmement perfectionnées, alors que la reproduction optique d'enregistrements lumineux en est restée, aujourd'hui encore, à des réalisations rudimentaires, exception faite d'installations très complexes qui supposent la prise de vue dans des conditions spéciales et coûteuses. La présente invention a pour but de permettre de réaliser des installations de projection d'images, qu'il s'agisse de vues fixes ou de films de cinema, dont la qualité tend vers une haute fidélité optique. Le sens de la vue est très complexe et ne saurait être ramené au seul système optique de l'oeil car le cerveau intervient pour cons tituer et donner sa signification à la perception visuelle. I1 n'est donc pas suffisant pour atteindre la haute fidélité optique, de realiser un systeme purement optique. La presente invention prend en compte certaines caractéristiques physiologiques de la vision humaine et, aussi, certains facteurs psychologiques pour constituer un ensemble d'éléments qui concourent à donner à un spectateur une impression extrêmement vive de la réalité, même sans faire appel aux procédés stéréoscopiques. Pour parvenir à une reproduction optique de haute fidélité, il faut tenir compte des parametres suivantes 1- Les spectateurs doivent se trouver dans les conditions de la vision normale qui sont celles de la vision dite photopique, c'est-à-dire mettant en oeuvre la fovéa de la pupille où se trouvent les cônes, cellules les plus sensibles, et ceci ne peut se réaliser pleinement que si le niveau de luminance est supérieur à un niveau minimal qu'on peut évaluer à 20 ou 30 nits ou candelas par M2. Au-dessous de ce niveau s'établit un mode de vision différent, dit scotopique où les bâtonnets de la rétine latérale de ltoeil entrent en jeu. Or les bâtonnets ne permettent pas une acuité visuelle acceptable ni une percep tion correcte des contrastes. Dans la zone intermediaire entre la vision photopique et la vision scotopi que, se produit la vision dite mésopique, bâtarde entre la vision fovéale (cônes)~et la vision latérale (bâtoflnets).lle est inconfortable et non satisfaisante comme on le constate en vision crépusculaire et aussi, lors de la plupart des projections d'images sur grands écrans. C'est pourquoi une première condition de haute fidélité optique est d'obtenir sur l'écran de projection une luminance pour les blancs de l'ordre d'au moins 40 ou 50 nits (cd/m2). 2- La projection doit se faire dans un champ visuel suffisamment grand pour qu'il nécessite, afin d'être exploré avec netteté, que le spectateur effectue un balayage des yeux et, plus effi cacement encore pour l'impression de haute fidélité, des mouve ments de la tête. Des expériences ont montre que s'il s'agit d'observer un point précis dont l'importance perceptive est grande par rapport aux autres objets de ltespace, l'observateur tend à bouger la tête, et pas seulement les yeux, lorsque ce point est situé à plus d'une dizaine de degrés d'angle par rapport à la direction ini tiale du regard. Par ailleurs, lorsque le spectateur doit observer une vaste plage lumineuse comme par exemple un écran de projection, sans point d'importance predominante sur les autres sujets, un champ visuel de l'ordre d'au moins 30 est necessaire dans la prati que pour donner au spectateur une impression de fidélité opti que. Et une haute fidélité est pleinement obtenue pour un champ de l'ordre de 45" à 100 . 3- Quelle que soit la situation dans laquelle on se trouve dans la réalité, on est toujours soumis, au moins subconsciemment, à ce que l'on pourrait appeler un "effet de sol" car même si le sol est artificiel (pont d'un bateau, plancher d'un avion, etc...) on repose toujours sur ce que l'on peut appeler un sol, exception faite des cas tout-à-fait particuliers des explora teurs de l'espace en apesanteur. Il est donc important, lors de la reproduction d'images, qu'une telle référence soit res pectee, c'est-à-dire que les images doivent être projetées jusqu'au sol,ou en donnent au moins l'impression visuelle, pour accéder à la fidélité optique. 4- L'impression de réalite, de présence réelle, c'est-à-dire la plus haute fidélité optique lors de la projection, est d'au tant plus forte que les images ont ete prises en respectant des perspectives vraisemblables, que celles-ci soient réelles ou creées artificiellement pour obtenir un effet. Ces divers facteurs ne peuvent être mis en oeuvre efficacement que par une installation de projection d'images précisant de maniere optimale et en combinaison, entre autres : la forme, la nature optique, les dimensions relatives de l'écran de projection, la disposition des spectateurs vis-à-vis de l'écran, ainsi que, de préférence, la position du ou'des projecteurs. La présente invention concerne une installation de projection d'images qui permet de donner aux spectateurs cette vive mpres- sion de réalité marquant la haute fidélité optique. L'invention sera bien comprise 'su à l'aide de la description détail- lée ci-apres faite en référence au dessin annexé. Bien entendu la description et le dessin ne sont donnés qu'à titre d'exemple indicatif et non limitatif. La figure 1 est une vue schematique en plan d'une installation conforme à l'invention. La figure 2 est une vue schématique de profil de la même installatison. La figure 3 est une vue de face d'un écran sphérique conforme à l'invention et muni de prolongements et d'adjonctions. La figure 4 est une vue schématique de profil montrant une variante de realisation d'un écran conforme à l'invention. En se reportant aux figures 1 et 2, on voit qu'une installation conforme à l'invention destinée à la projection en haute fidélité optique de photos diapositives du format standard 24 x36, comprend un projecteur 1 et un écran concave 2 par exemple, ici, de 6 mètres de large et de 4 mètres de haut. L'ecran est concave dans son ensemble pour avoir une luminance uniforme de niveau élevé et de préférence supérieur à l'ordre de 40 à 50 nits et se trouve en façe de l'emplacement des spectateurs qui est situé dans une zone 3, par exemple munie de sièges, depuis laquelle chaque spectateur voit l'écran 2 sous un angle compris entre 30 et 100 . Sur les figures 1 et 2, cet angle est compris entre 45" et 90" selon l'emplacement du spectateur dans la zone 3. L'observation nette de toute la surface de l'écran nécessite, ainsi, son exploration par des mouvements des yeux et, même, par des mouvements de la tête. Dans l'exemple représenté, l'écran 2 a une courbure sphérique mais elle pourrait tout aussi bien être ellipsoldale de rewvolution, to-' rique-ellipsoldale et analogues. L'écran 2 a une surface parfaitement lisse et recouverte d'une peinture à base de poudre d'aluminium, de sorte que l'écran 2 diffuse la lumière de maniere directive, l'intensité lumineuse en chaque point ayant une homogénéité qui est visuellement acceptable, c'est-à-dire dont le vignettage est supérieur à 0,5 dans un angle solide dont la section droite est de 40 environ, ce qui représente 20 de part et d'autre de la direction axiale de réflexion. On sait que l'on considere généralement comme parfaitement acceptable (et quasi-insensible) l'homogénéité de l'intensité lumineuse dont le rapport entre la périphérie de l'écran et la partie centrale est supérieure à 0,50. Ce rapport est appelé dans la pratique "vignettage". L'expérience montre que les écrans standard de cinema ont un vignettage egal à environ 0,25. Ici, s'agissant de haute fidélité optique, le vignettage est de préférence supérieur à 0,5 et peut aisement atteindre ou dépasser 0,75. Dans l'exemple représenté, l'écran 2 a une courbure sphérique de centre O et de rayon égal à 7 mètres. Le projecteur 1 est équipé d'un objectif à courte focale et se trouve placé à 9 mètres environ de l'écran et à une hauteur d'environ 2,50 mètres par rapport au sol. Si l'on appele A le point d'origine des images, c'est-à-dire la sortie de l'objectif du projecteur 1 et si l'on appele respectivement B et C les bords supposés verticaux de l'écran 2, on voit. que le rayon (ou "pinceau") R1 serait renvoyé selon le pinceau R2 (autour de la normale BA) s'il ne se produisait aucune diffusion. En realité, le pinceau R1 se reflechit de manière diffuse et acceptablement homogène dans un angle Y ff Z d'environ 40 c'est- à- dire 20 de part et d'autre du rayon speculaire R2. Le point B sera donc vu avec une luminance acceptablement constante par tous: les spectateurs situes à l'intérieur de l'angle Y-B-Z (a). Tout ce qui vient d'être dit pour le pinceau R1 est valable pour le pinceau R3 qui correspond au côté C de l'écran 2. Les specta teg devront se trouver cette fois à l'intérieur de l'angle Yl-C-Zl ( ss Pour qu'un spectateur se trouve conformément à l'invention dans les conditions d'une projection de haute fidélité optique, il faut, par conséquent, qu'il se trouve dans la zone commune aux angles a et Ainsi, la zone 3 se trouve limitée latéralement sur la gauche par les lignes C-Z1 et B-Y et sur la droite par les lignes B-Z et C-Y1. L'éloignement des spectateurs par rapport à l'écran 2 est donc, premièrement, limité à l'intersection des lignes B-Z et C-Z1 d'une part et à l'intersecion des lignes B-Y et C-Y1.d'autre part. Mais, secondement, la zone 3 est délimitée transversalement par la ligne L1 perpendiculaire à l'axe de projection x et par le point M, puisque l'écran est observe selon des angles respectivement d'au moins 30 depuis la distance de la ligne L1 et d'au plus 1000 depuis le point M. En outre, il doit être tenu compte des mêmes impératifs dans un plan vertical En se reportant à la figure 2 on voit la même installation, consi derée cette fois verticalement et non plus horizontalement. Comme on vient de l'expliquer, les pinceaux lumineux issus de 1 'ob- jectif au point A se réfléchissent de manière diffuse et acceptablement homogene dans un angle solide conique d'environ 40". On voit sur la figure 2 que ce sont ces angles de diffusion appeles y pour le pinceau Rs aboutissant au point le plus haut D et 6 pour le pinceau R6 aboutissant au point le plus bas E. Pour que la projection d'images soit considérée comme étant de qualité suffisante pour correspondre à une haute fidélité optique, les spectateurs doivent se trouver, dans le plan vertical, à l'in térieur de la zone commune aux deux angles y et 6 en même temps qu'ils doivent être, comme dit plus haut, dans la zone commune aux angles a et p lorsque l'on considère l'installation dans le plan horizontal. De plus, les spectateurs ne doivent pas porter d'ombre sur l'écran et doivent donc se trouver au-dessus d'un plan oblique dont la trace, sur la figure 2, s'étend du point A jusqu'à la base E de I ecran 2. Cela exclut par consequent, qu'un spectateur puisse se trouver au point M de la figure 1 car, alors, il serait trop haut et ferait une ombre sur l'écran puisque cet endroit la hauteur libre sous le plan A-D est d'environ 70 cm. dans l'exemple chiffré retenu ici. En outre, si l'on parvenait à placer ce spectateur plus bas, il se situerait en dehors de l'angle yc'est-a-dire dans une zone où la projection n'a pas une luminance acceptablement constante. Le point le plus rapproché de l'écran répondant à ces impératifs est un point tel que N situé à environ 1 mètre du sol. Reporté sur la figure 1, ce point délimite une ligne L2 en arrière-de laquelle doivent être situés les spectateurs. L'écran est alors vu par eux sous un angle d'environ 45". Ainsi, la zone 3 affecte, dans le plan horizontal, la forme d'un hexagone irrégulier qui est délimité d'une part lateralement par des lignes imaginaires B-Z / B-Y et C-Z1 / C-Y1 qui font un angle d'environ 20 par rapport a la direction des pinceaux lumineux speculairement réfléchis par les bords de l'écran 2 et d'autre part, transverselement par deux lignes imaginaires parallèles L1 et L2 écartées de l'écran 2 de distances telles que depuis ces lignes cet écran 2 est observe selon des angles respectivement d'au moins 30 et d'au plus 100 . C'est à l'intérieur de la zone 3 ainsi délimitée que les spectateurs doivent être places. Compte-tenu des dimensions retenues ici pour l'exemple représenté, on voit qu'il est possible de placer 46 spectateurs en les espaçant de 60 cm. dans le sens perpendiculaire à l'axe x et de 70 cm. dans le sens parallèle à l'axe x (comme il est souvent admis). On n'a pas représenté les sièges sur lesquels ces spectateurs doivent être assis et l'on a simplement schématisé par un disque l'emplacement de chacun de ces spectateurs. On voit qu'au niveau du cinquieme rang la hauteur sous le pinceau R6 est d'environ 1,75 mètres et que cette hauteur dépasse 2 mètres au niveau du septième rang. Les sieges peuvent etre de plus en plus élevés à partir de la ligne L2 vers la ligne L1 et être disposés en gradins parallèles. Aux trois derniers rangs, les spectateurs peuvent aussi se tenir debout et aller et venir derrière les quatre premiers rangs de spectateurs assis car, à moins d'avoir une taille exceptionnelle, ils ne portent pas d'ombre sur l'écran 2 puisqu'ils sont situés au-dessous du pinceau R6. Dans le cas où l'installation est utilisée pour la projection de photographies diapositives de format 24 x 36, un seul projecteur ne peut pas suffire pour que la base des images soit toujours située au même niveau, qu'il s'agise de vues verticales ou de vues horizontales, car les images seraient toujours centrées et, de ce fait, leur surface de projection formerait une croix. Or, conformement à l'invention, il est important que toutes les images soient projetées en prenant comme référence non plus leur centre mais leur partie inférieure (ou base) et, même, en faisant en sorte que cette base des images soit projetée réellement au niveau du sol ou que la projection en donne du moins l'impression visuelle. Lorsque le sol est plan et horizontal, l'écran s'étend de préference jusqu'au sol. Mais on peut également le placer un peu au-dessus du sol si l'on prend la precaution d'établir un plan incliné qui donne l'impression visuelle que l'écran, et donc la base des images projetés, est bien au niveau du sol et non pas au-dessus; ou encore si l'on masque la dénivelation au moyen d'un revêtement noir mat. Lorsque les images à projeter sont rectangulaires comme dit cidessus, l'installation conforme à l'invention comprend au moins deux projecteurs placés côte à côte ou l'un au dessus de l'autre, dont l'un est destiné aux images à grand axe horizontal et l'autre aux images à grand axe vertical, ces projecteurs étant orientés de telle sorte que la base des images projetées soit toujours sensiblement au même niveau. Cela accroit l'impression de haute fidélité optique, du fait que le spectateur a la même référence physiologique et psychologique que celle dont il disposerait dans la realite : la référence au sol. Avec une telle installation realisée dans les dimensions indiquées plus haut en exemple, les images horizontales couvrent tout l'e- cran qui a 4 mètres de haut et 6 mètres de large. Le projecteur destiné aux images verticales a un objectif de focale moins courte que celle de l'objectif du projecteur destiné aux images horizontal les. Ainsi, ces vues verticales couvrent une surface de 2,66 mè- tres de large et 4 metres de haut au centre de l'écran. On peut aussi, pour faire varier l'effet des images projetées, utiliser le projecteur destiné aux projections verticales pour projeter certaines vues horizontales qui se présenteront alors cadrues comme des tableaux de 2,66 m de hauteur et 4 m de largeur, leur bord inferieur étant à 1,33 m au dessus du sol. Il va de soi, en revanche, que si l'on dispose d'un local dont la hauteur sous plafond est d'au moins 6 m, on peut construire un ecran de 6 m de haut pour pouvoir projeter les vues en hauteur sur 4 m x 6 m verticalement avec un second projecteur qui est muni d'un objectif dont la focale est alors la même que celle du premier projecteur. En se raportant à la figure 3, on voit qu'un écran à courbure sphérique présentequatre cornes : a, b, c et d. Les images projetees étant rectangulaires, doivent avoir leurs bords tangents aux points e, f, g et h qui correspondent au milieu des bords courbes de l'écran, auquel cas ces images ne touchent le sol qu'au point 9 et ne touchent l'éventuel plafond qu'au point e. Conformément à l'invention on obtient une impression plus grande de fidélité optique en faisant déborder les images projetées selon un rectangle a-b-c-d, en prévoyant lateralement des prolongement à bord exterieur dTapparen-ce rectiligne et des adjonctions, en bas et en haut apparaissant en prolongement perspectif de l'écran. Pour respecter les indications données plus haut à propos de l'effet particulier obtenu a partir du sol, un écran courbe spherique conforme à l'invention peut comprendre au moins une adjonction inférieure 4 qui est tangente au sol plan. Elle est éventuellement inclinée en remontant vers le bord inférieur de l'écran. L'adjonction 4 est un fragment d'écran qui n'est plus metallisé comme on l'a décrit précédemment pour la partie centrale mais doit être apte à renvoyer vers les spectateurs la lumière reçue horizontalement au sol . L'adjonction 4 présente alors un revêtement non lisse tel qu'un revêtement perlé à gros grains ou des cannelures orientées afin d'être directif vers les spectateurs, ceux-ci voyant les images sous une incidence aussi proche que possible de l'incidence normale. Dans ce cas, le pinceau inférieur R6 de la figure 2 atteint le sol et non pas le bas de l'écran 2. Ceci peut être obtenu soit en pre- voyant la zone 3 un peu plus éloignée de l'ecran 2, soit en pla çant le projecteur 1 plus haut et en l'inclinant vers le bas. Lorsque l'on doit incliner beaucoup le projecteur on peut,comme représenté sur la figure 4, incliner egalement l'écran 2 de telle manière que la normale W à son plan se rapproche de l'axe de projection x Il est possible de prevoir egalement au plafond une adjonction 5 comparable l'adjonction 4 decrite pour le sol. L'adjonction 5 est destinee a renvoyer la lumière vers les spectateurs par son revêtement par exemple perle a gros grains , ou par des cannelu- res orientés. Les prolongements 6, quant a eux, ont essentiellement pour objet d'agrandir la surface de projection qui, dans le cas de la figure 3, passe alors du rectangle inscrit dans les bords courbes et tangent aux points e-f-g-h au rectangle circonscrit a-b-c-d. Les bords lateraux des prolongements 6 sont coupes de maniEre T être vus approximativement rectilignes et comme verticaux. L'image projetée a une apparence approximativement rectangulaire et sa partie inférieure parait se rapprocher horizontalement des spectateurs sur le sol, tandisque la partie supérieure des images parait tendre a surplomber les spectateurs sur le plafond. Les prolongements 6 ont le même revêtement que l'écran 2 proprement dit et non pas un revêtement particulier comme les adjonctions 4 et 5 du fait que seuls ces dernières presentent la caractéristique de changer sensiblement l'angle sous lequel l'image est observe. Pour accroître encore les qualités de la projection conforme a l'invention, il est avantageux que l'écran, eventuellement muni d'une adjonction et/ou d'un prolongement, soit entierement entoure d'une large zone noire mate, qui sur la figure 3 porte la référence 7, afin que les yeux des spectateurs ne soient pas troubles par des rayonnements parasites. Cette zone noire large ne doit pas être confondue avec la bordure que l'on rencontre généralement autour des ecrans des cinemas par exemple, car celle-ci n'est la que pour délimiter la projection et supprimer les legers décalages qui pourraient se produire entre les dimensions precises de l'image projetee et les dimensions de la partie blanche de l'écran. En effet, autour de cette bordure noire habituelle se trouvent des décors tres variables selon les salles, car celles-ci ont des dimensions considerablement plus grandes que celles de l'écran. Selon une variante de l'invention, la projection se fait non plus face à l'écran comme représente, mais sur la face de l'écran opposee aux spectateurs, l'écran ainsi que ses éventuels prolongements ou adjonctions etant translucide, diffusant et directif, tout comme les ecrans précédemment décrits. La matière connue dans le commerce sous le nomme de "Altuglas", par exemple, convient. Un écran conforme à l'invention peut être non plus concave dans son ensemble comme represente et decrit ci-dessus, mais concave par éléments. Ainsi, il est substantiellement plan et presente alors des micro-structures telles que des "pointes de diamant" dont les caracteristiques optiques sont differentes selon leur distance au centre de l'écran afin de donner a celui-ci une luminance uni- forme pour l'ensemble des spectateurs. L'effet optique produit est alors le même qu'avec un écran concave dans son ensemble. Un tel écran peut présenter des avantages de construction ou d'utilisation du fait de son moindre encombrement et de sa possibilité d'être enroulé et déroulé. Un écran courbe conforme à l'invention peut être réalise au moyen de panneaux de staff moulés sur une résine puis peints au pistolet à la peinture aluminisée. Il peut également être realisé au moyen de fragments carres de contreplaque mince (ou en matière deformable analogue) appliques sur un bâti présentant la forme concave de l'invention et deformes par placage de leur centre sur le bâti. On peut également realiser un ecran au moyen de fragments moulés en matiere synthetique puis assembles et egalises avant revêtement. Il ressort de la description ci-dessus, qu'une installation conforme à l'invention peut être utilise pour les projections les plus diverses et de fidélité optique plus ou moins haute selon les modalites choisies. Pour obtenir une haute fidélité optique de très grande qualité, il est important que le spectateur observe l'écran selon les angles indiques dans la description ci-dessus mais également que l'écran ait des dimensions telles que les images projetées donnent au spectateur l'impression qu'elles sont observees à l'échelle 1, c'est-à-dire, qu'elles ont les dimensions de la réalité. Ainsi il est possible, conformement à l'invention, d'équiper des tres grandes salles (telles que les salles de cinéma actuelles) au quel cas l'écran est observe de loin et doit être très grand. Il est également possible de prévoir des installations de plus petites dimensions lorsqu'il s'agit de locaux qui n'ont pas éte spécialement conçus pour des spectacles et qui ont, par conséquent, des dimensions interdisant un trop grand recul ou une trop grande hauteur d'écran. Dans ce cas, l'écran est évidemment plus petit mais on note que, outre les conditions d'ombre et d-e distance énoncées dans la description ci-dessus, il est important qu'en aucun cas les spectateurs ne perçoivent la matière proprement dite de l'écran etc de son revêtement, faute de quoi l'illusion est compromise et, même si la qualite de la projection est bonne, il ne s'agit plus à proprement parler de haute fidélité optique. C'est pourquoi, lorsqu'on est conduit à réaliser des écrans de petites dimensions dans des locaux relativement exigus, il faut prendre soin de choisir l'écran et/ou son revêtement de telle manière que le grain de la surface observee soit aussi fin que possible. L'invention permettant d'atteindre une qualité de projection incon nue jusqu'à ce jour, il est particulièrement interessant de l'uti- liser pour des projections stéréoscopiques. On sait que la stéréoscopie permet de reconstituer artificiellement le relief que la vision humaine perçoit dans la realité,du fait que l'observation se fait avec deux yeux. Lorsque les objets observés ne sont plus en relief mais tous rapportés au même plan de l'écran par projection des images, le relief n'existe plus et est remplacé par la perspective. Pour pallier ce défaut purement optique et physique, le cerveau fait appel à l'imagination pour reconstituer la réalité et en donner l'illusion. Il est clair que cette illusion sera d'autant plus forte que la projection sera fidèle. Mais en aucun cas un spectateur ne pourra obtenir une impression de relief véritable autrement qu'avec des moyens optiques propre à la stéréoscopie. Dans le cas de la présente invention, la projection stéréoscopique prend donc une valeur insoupçonnée jusqu'alors, puisque les images sont projetées non seulement en stéréoscopie mais également avec une qualité nouvelle qui donne une sensation de réalité. Dans le cas d'une projection stéréoscopique, une installation conforme à l'invention comprend deux projecteurs identiques munis de polariseurs croises et destinés à projeter simultanément deux images identiques mais différement polarisées tandisque les spectateurs doivent utiliser des lunettes à verres polarisant, également croi sués, la face active de l'écran devant, quant à elle, avoir des caractéristiques optiques non dépolarisantes, ce qu'assure, notamment, la forme concave des écrans selon l'invention. Les polariseurs et les lunettes étant d'un type bien connu en soi il n'est pas nécessaire d'en décrire en détail la construction. Cependant, compte-tenu des conditions d'angles et de distances pour la réalisation de l'invention, il est utile que les lunettes aient une monture aussi discrète que possible pour éviter de limiter le champ d'observation du spectateur. Les caractéristiques de projection de l'invention sont telles que, contrairement à ce qui est souhaitable avec les projections connues actuellement, il faut éviter le "fondu-enchainé". Il est bon, au contraire, de prévoir une interruption entre chaque vue (lorsqu'il s'agit de la projection de vues fixes) pour créér un repos de 1 'oeil,lequel se trouve d'autant plus efficacement sollicité à chaque nouvelle projection. Cela concourt à donner au spectateur l'impression d'une luminance comparable à celle qui était présente lors de la prise de vue, qu'il s'agisse de scènes ensoleillées ou au contraire sombres, brumeuses, etc... Il est évident que l'invention donne des résultats particuliere- ment bons lorsque les images sont créées spécialement c'est-à-dire tiennent compte des conditions de projection. Mais des images bana les voient leurs qualités valorisées de façon considérable lorsqu'elles sont projetées avec une installation conforme à l'inventison. L'invention n'est pas limitée aux seuls modes de réalisation décrits et représentés mais en embrasse au contraire toutes les variantes. REVENDICATIONS 1- Installation pour la projection d'images, du type comprenant un écran diffusant de manière directive, caractérisée en ce que l'écran presente une courbure concave, soit dans son ensemble, soit par éléments et doit avoir une luminance d'apparence uni forme de niveau de préférence supérieur à l'ordre de 40 à 50 nits et en ce que l'emplacemant des spectateurs est situé dans une zone depuis laquelle chacun d'eux voit l'écran sous un an gle dont la valeur est comprise entre environ 30 et environ100", et de préférence entre 45" et 900, afin que l'observation nette de toute la surface de l'cran nécessite son exploration par des mouvements des yeux et, de préférence, par des mouvements de la tête. 2- Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'écran a une surface diffusante et directive dont l'intensité lumineuse en chaque point doit avoir une homogénéité qui est visuellement acceptable, c'est-à-dire dont le vignettage est su perieur à 0,5, dans un angle solide dont la section droite est d'environ 40". 3- Installation selon l'une quelconque des revendications 1 et 2 ci-dessus, caractérisée en ce que l'écran presentant une cour bure concave dans son ensemble, cette courbure est sphérique, ellipsoidale de revolution, torique ellipsoidale et analogues. 4- Installation selon l'une quelconque des revendications 1 et 2 ci-dessus, caractérisée en ce que l'écran présentant une courbu re concave par éléments, cet écran est substantiellement plan et les éléments sont des micro-structures telles que des point tes de diamant7dont les caractéristiques optiques sont diffé rentes selon leur distance au centre de l'ecran. 5- Installation selon la revendication 1 caractérisée en ce que l'écran et/ou le sol au voisinage dudit ecran sont établis pour que la base des images soit projetée reellement au niveau du sol, ou du moins, que l'impression visuelle en soit donnée. 6- Installation selon la revendication 5 caractérisée en ce que l'écran comprend une adjonction inférieure qui est tangente au sol plan, qui est éventuellement inclinée en remontant vers le bord inférieur de l'écran, et qui doit renvoyer la lumière vers les spectateurs par son revêtement, par exemple perle à gros grains, ou par des cannelures orientées. 7- Installation selon la revendication 1 caractérisée en ce que l'écran comprend une adjonction supérieure qui doit renvoyer la lumière vers les spectateurs par son revêtement, par exemple perle-à gros grains, ou par des cannelures orientées. 8- Installation selon la revendication 1 caracterisee en ce que l'écran comprend des prolongements latéraux à bord exterieur d'apparence rectiligne. 9- Installation selon l'une quelconque des revendications 1 à 8 ci dessus, caractérisée en ce que l'écran, éventuellement muni d'au moins une adjonction et/ou d'un prolongement, est entoure d'une large zone noire mate. 10- Installation selon l'une quelconque des revendications I à 9 ci-dessus, caractérisée en ce que l'écran, ainsi que ses éven tuels prolongements et adjonctions, est translucide, diffusant et directif, la projection se faisant sur la face de écran opposée aux spectateurs. 11- Installation selon l'une quelconque des revendications 1 à 10 ci-dessus, caractérisée en ce que l'emplacement des spectateurs est situé dans une zone qui est délimitée 4'une part latérale- ment par des lignes imaginaires qui font un angle d'environ 20 par rapport à la direction des pinceaux lumineux spéculaire- ment réfléchis par les bords de l'écran, et d'autre part trans versalement par deux lignes imaginaires parallèles écartées de l'écran de distances telles que depuis ces lignes, cet ecran est observé selon des angles respectivement d'au moins 30 et d'au plus 100 . 12- Installation selon l'une quelco-nque des revendications 1 à il ci-dessus, caractérisée en ce que les images à projeter étant rectangulaires, elle comprend au moins deux projecteurs dont l'un est destine aux images à grand axe horizontal et l'autre aux images à grand axe vertical, ces projecteurs jetant orientés de telle sorte que la base des images projétées soit toujours sensiblement au même niveau. 13- Installation selon l'une quelconque des revendications 1 à 12 ci-dessus, caractérisée en ce qu'elle comprend deux projec teurs identiques munis de polariseurs croisés et destinés à pro jeter simultanémant deux images identiques mais différemment polarisées, les spectateurs devant utiliser des lunettes à verres polarisants également croisés, afin de réaliser une pro jection stéréoscopique, la face active de l'écran devant avoir des caractéristiques optiques non dépolarisantes.