La présente invention a pour objet une serrure à broche destinée notamment aux meubles du genre comportant un boîtier dans lequel est placé un pène pouvant être manoeuvré par une clé. Comme on le sait, les serrures à broche de meubles n'utili- sant pas un pène traversant présentent une main. La commande de la fermeture dtune serrure posée sur une porte de droite s'opère en tournant la clé dans le sens antihoraire ; la même opération 5 dec- tue dans le sens horaire pour une serrure posée sur une porte de gauche. Pour satisfaire à cette contrainte d'usage, on met en oeuvre actuellement deux procédés. le premier consiste à réaliser des serrures différentes pourvues d'une main bien définie, ce qui a pour inconvénient de multiplier les stocks et de compliquer les rerpla- cements en cours de service. le second consiste à réaliser des serrures à deux entrées situées de part et d'autre du pène, ce qui conduit à la fabrication de pièces plus encombrantes et plus on-- reuses. L'invention a pour but de remédier à ces inconvénients, en réalisant une serrure à une seule entrée pouvant fonctionner indifféremment à droite ou à gauche. A cet effet, la serrure comprend conformément à IlirLveutlolr, une pièce rotative pourvue d'une came faisant saillie à l'intérieur d'un évidement du pène, et dont le contour est déterminé de façon que la rotation de cette pièce entraine le pène à l'extérieur ou l'intérieur du boîtier selon le sens de la rotation, ladite pièce rotative présentant une lumière centrale agencée pour recevoir le paneton de la clé, l'agencement étant tel qu'après introduction du paneton verticalement dans la serrure, celui-ci effectue d'abord un demi-tour à vide, puis un demi-tour en entraînant la came et le pène de façon que le pène soit sorti ou rentré après un tour complet de la clé, quel que soit le sens de rotation de cette dernière. Ainsi, cette serrure peut se monter à droite ou à gauche par simple pivotement de 180 degrés autour de son axe. En outre, elle ne comporte qu'une seule entrée, ce qui réduit son encombrement. Suivant un mode de réalisation préféré, la came est approxi- mativement triangulaire avec des côtés légèrement convexes et des sommets arrondis, de telle sorte que lors d'une rotation de la pièce précitée autour de son centre, sa projection apparente sur un plan horizontal reste constante, la serrure étant supposée placée dans un plan vertical. Cette pièce peut être avantageusement réalisée sous la forme d'un disque par rapport auquel la came fait saillie, et qui vient porter sous les quatre côtés de la boîte de la serrure, le paneton de la clé appliqué dans un sens ou dans l'autre sens de rotation sur la paroi de la lumière précitée faIsant pivoter ladite pièce rotative. D'autres particularités et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description détaillée qui va suivre. Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs, on a représenté quatre formes de réalisation de la serrure conforme à l'invention. - La figure 1 est une vue en perspective éclatée d'un premier mode de réalisation de la serrure. - La figure 2 est une vue en plan de la serrure de la figure 1 représentée avec son pène rentré à l'intérieur, la serrure étant ainsi ouverte. - La figure 3 est une vue en coupe suivant III-III de la figure 2. - La figure 4 est une vue en coupe suivant III-III de la figure 2, le pène étant sorti à l'extérieur du boîtier et la serrure fermant donc une porte correspondante, non représentée. - La figure 5 est une vue en plan analogue à la fi-gure 2 montrant une seconde forme d'exécution de la serrure selon l'inven- tion. - La figure 6 est une vue en coupe axiale partielle suivant VI-VI de la figure 5. - La figure 7 est une vue analogue à la figure 5 montrant la position de la pièce rotative quand le pène est sorti après un tour de clé. - Les figures 8 et 9 sont des vues en plan d'une troisième forme de réalisation de la serrure, correspondant respectivement aux figures 5 et 7 de la réalisation précédente. - Les figures 10 à 12 montrent une quatrième forme d'exécution de la serrure selon l'invention. En se reportant aux figures 1 à 4, on voit une serrure du type dit à larder, c'est-à-dire entièrement encastrée dans la porte, réalisée conformément à l'invention. La serrure comprend un boîtier réalisé en trcis parties un palâtre 1, un portant une broche centrale 2, une têtière 3 solidarisée avec le palâtre 1, et un foncet 4. Le palâtre 1 est soudé sur la têtière 3, ses deux côtés la, lb étant rabattus transversalement et portant des tenons médians 5. Ces derniers sont agencés pour être sertis dans deux mortaises correspondantes 6 ménagées dans le foncet 4. La serrure présente un plan de symétrie P, passant par la broche 2 et perpendiculaire à la têtière 3. Lefoncet4est une pièce plate dans laquelle on a pratiqué les deux mortaises 6, ainsi qutune découpe centrale double 7 permettant l'introduction de la clé dans deux positions diamétralement opposées. A cet effet, la découpe 7 est constituée par un trou central prolongé dans deux directions diamétralement opposées par des évidements 7a et 7b adaptés pour recevoir le paneton de la clé. La serrure est également pourvue d'un pène 8. Conformément à l'invention, la serrure est munie d'une pièce rotative 9, se présentant dans l'exemple décrit sous forme d'un disque pourvu d'une came 11 faisant saillie par rapport au disque proprement dit, et engagée à l'intérieur d'un évidement 12 du pène 8. Le contour de la came i1 et la géométrie du logement correspondant 12 sont déterminés de façon que la rotation de la pièce 9 entraîne le pène 8 à l'extérieur ou à l'intérieur du boîtier par coulissement dans une ouverture longitudinale 13 de la têtière 3, selon le sens de sa rotation. La pièce rotative 9 présente complé- mentairement une lumière centrale 14 agencée pour recevoir le paneton 15 de la clé 16. La lumière 14 présente un contour sensiblement en forme de demi-cercle, avec une creusure 17 aménagée au milieu de son diamètre, et dans laquelle peut s'engager l'extrémité de la clé 16 comme on le voit à la figure 2. Dans le mode d'exécution représenté aux dessins, la came 11 est approximativement triangulaire avec des cotés légèrement convexes et des sommets arrondis, de telle sorte que, lors d'une rotation de la pièce 9 au cours de son centre sous la sollicitation du paneton 15 de la cle, la projection apparente d (figure 2) de la came Il sur un plan horizontal reste constante, la serrure étant supposée placée dans un plan vertical. Mais la came peut présenter toute forme dont le contour a une projection constante. D'autre part, la largeur de l'évidement parallélépipédique 1 2 servant de logement à la came 11, est légèrement supérieure à ladite projection d. La pièce rotative 9 vient porter par le pourtour de son disque, sur les quatre côtés du boîtier de la serrure, c'est-à-dire sur la têtière 3, les bords repliés la et lb, et une languette 18, du foncet 4 opposée à la têtière 3. Ceux-ci autorisent la pièce 9 à exécuter seulement des mouvements de rotation autour de son centre qui colncide avec le centre du boîtier, ltaxe de la broche 2 et celui de la clé 16 de manoeuvre. Suivant une particularité de l'invention, la languette 18 formant le quatrième côté est rabattue transversalement au reste de la plaque découpée constituant le foncet 4, afin de servir d'appui au disque portant la came 11, en complément des trois autres appuis indiqués ci-dessus. En outre, le foncet 4 présente une patte élastique latérale 19, réalisée par découpe et comportant un bossage intérieur 21 tourné du côté de la pièce rotative 9. Sur ce bossage 21 peuvent venir s'emboîter alternativement par clipsage, deux trous borgnes correspondants 22, 23 ménagés dans les bords de la pièce 9 à des emplacements diamétralement opposés du disque. La lumière centrale 14 de la pièce 9 est centrée sur l'axe de la serrure et de la broche 2, avec un rayon r légèrement supérieur (figure 2) à la largeur du paneton 15 de la clé. Selon une autre particularité, l'invention prévoit que le pène 8 présente, dans le prolongement de son logement 12, une découpe 24 rectangulaire dans ltexemple représenté, permettant le passage de la tige de la clé 16, lors du débattement du pène 8. Pendant ce débattement, le guidage du pène est assuré par les côtés rabattus la et lb du palastre 1. Le fonctionnement de la serrure selon l'invention est le suivant. On introduit la clé 16 avec le paneton 15 placé par exemple vers le bas, afin de l'engager dans la branche inférieure 7b de la découpe 7. Il convient par ailleurs de préciser auparavant que la serrure étant entièrement symétrique, peut être montée sur 12 porte à droite ou à gauche par simple retournement autour de l'axe de la broche 2. Le paneton 15 étant introduit vers le bas dans le foncet 4, on le fait tourner dans le sens antihoraire indiqué à la figure 2 par la flèche P. Le paneton peut ainsi parcourir environ 180 degrOs, sans entraîner de pièces au cours de ce débattement, au terme duquel il est en appui contre le rayon supérieur de la lumière centrale 14. En continuant à faire tourner la clé autour de la broche 2 sur laquelle elle est emboîtée, on sollicite la pièce 9 en rotation par le paneton 15. L'effort d'entraînement de la clé libre le clipsage du bossage 19 dans le trou correspondant 22, de sorte que le bossage 19 sort de celui-ci, et que la pièce 9 peut tourner librement autour de son axe. La rotation du disque et de la came i1 formant la pièce 9 entraîne alors le pène 8 en translation à l'exterzeu du boîtier par l'ouverture de passage 13, en supposant que le pcnc 8 était au préalable rentré à l'intérieur du boîtier. La serrure ferme alors la porte, comme représenté à la figure 4. Quand le deuxième demi-tour est terminé, le paneton 15 se retrouve dans sa position initiale d'introduction de la clé 16, ce qui autorise le retrait de cette dernière. D'autre part, le bossage 19 est engagé par clipsage dans le trou 23 de la pièce 9, qui a effectué un demi-tour. L'escamotage du pène 8 à l'intérieur de la serrure se fait en exécutant la manoeuvre inverse de la précédente. Les avantages de la serrure selon l'invention sont les suivants. Lorsque le pène 8 est sorti du boîtier, le point d'appui lia de la came Il sur le pène 8 est positionné dans le plan de symétrie P, où il est maintenu par le clipsage du bossage 19 dans le trou 23. Le pène 8 ne peut donc être rentré dans la serrure lorsqu'on appuie sur sa tête. En effet, le point d'appui lia est constitué par le sommet arrondi d'un triangle dont les côtés sont légèrement convexes. Ainsi, la conformation particulière de la came 11 prévue par lt7-7Je}-^- tion rend irréversible le mouvement rot & if de la pièce 9. L'absence de ressort dans la serrure selon l'invention supprime le principal élément de fragilité de la serrure et le dispositif présenté a donc une longévité plus importante que les serrures antérieures connues. L'absence de frottement du paneton 15 de la clé 16 sur des pièces mobiles évite l'usure et augmente la longévité de la clé. Par ailleurs, le fait que le pène 8 soit en contact permanent avec la pièce 9 qui le manoeuvre, rend impossible son coincement dans une position intermédiaire. Le mode d'exécution de la serrure selon l'invention, représenté aux figures 5 à 7, présente les particularités suivantes. La pièce rotative 30 présente un diamètre sensiblement inférieur à la hauteur H du boîtier, c'est-à-dire la distance séparant les côtés rabattus la et lb du plâtre. Lorsque la pièce 30 repose sur le côté inférieur lb, il apparaît ainsi un jeu J entre le côté supérieur la et la pièce 30. De plus, celle-ci présente une creusure périphérique 31 agencée du c8té de la pièce 30 tourné vers le foncet 4. Deux ergots, 32, 33 sont agencés dans cette creusure 31 dans des positions approximativement diamétralement opposées, ces ergots étant en effet séparés par une intervalle angulaire légèrement inférieur à une demi-circonférence dans le sens anti-horaire de l'ergot 32 vers l'ergot 33. Ainsi, dans la position de la pièce 9 représentée à la figure 5, ces ergots sont tous les deux du même c8té d'un plan vertical passant par la broche 2, vers le pène 8. Deux autres ergots 34, 35 sont pratiqués sur les milieux des côtés la et lb du palâtre 1, symétriquement par rapport au plan horizontal passant par l'axe de la broche. Par ailleurs, la lumière semi-circulaire 36 de la pièce 30 est réalisée de façon que son diamètre D soit inférieur à deux fois le rayon r du paneton 15 de la clé, mais également de façon que ce diamètre D, augmenté du jeu précité J, soit supérieur ou égal à deux fois le rayon r. Cette condition peut donc s'écrire D+J &commat; 2r. En outre, un jeu J est également ménagé entre la pièce rotative 30 et la face intérieure de la têtière 3, comme on le voit à la figure 5. La lumière 36 présente, selon une particularité de cette variante de réalisation, une rampe 37 constituée de deux parties diamétralement opposées, inclinées de façon que la lumière 36 se rétrécisse en direction du fond du palâtre 1, comme on le voit à la figure 6. En outre, cette lumière 36 présente des creusures à chacune de ses extrémités, de sorte qu'elle s'étend sur un secteur angulaire légèrement supérieur à un demi-tour. Cette forme d'exécution fonctionne de la manière suivante Sous l'effet de son poids ou sous l'effet de l'introduction du paneton contre la rampe inférieure 37, la pièce rotative 30 se trouve plaquée sur le côté inférieur lb du pal tre 3, et permet l'introduction de la clé 16. On embroche celle-ci sur la broche 2, le paneton 15 étant introduit verticalement dans la lumière 36. On fait ensuite tourner la clé dans le sens anti-horaire, indiqué par la flèche P sur la figure 5, de sorte que le paneton 15 soulève la pièce 30 sans la faire tourner jusqu'à ce que l'ergot 33 se soit dégagé de l'ergot 35. Au terme de ce dégagement, le paneton 15 a exécuté un demitour dans la lumière 36 et se trouve en position haute. En continuant à faire tourner la clé autour de la broche 2, le paneton 15 entraîne en rotation la pièce 30 dans le sens anti-horaire,- de sorte que le pène 8 sort de la serrure. Pendant le second demi-tour, la pièce 30 redescend progressivement. Mais en raison de la disposition des ergots 32, 33 telle que décrite plus haut, et de leur épaisseur, la piècè tournante. 30 ne décrit pas un demi-tour complet, et vient se placer dans la position représentée figure 7.Dans ces conditions, la came triangulaire 1 1 de manoeuvre du pène 8 n1.est pas dans une position symétrique par rapport au plan de symétrie de l'ensemble de la serrure aussi bien en position pène rentré (fig.5) que pène sorti.(fig.7). De ce fait, il convient de remplacer les trous 22, 23 de clipsage de la pièce 9 par des lumières allongées (50, 51) centrées sur un cercle. Quand la pièce tournante 30 est parvenue dans sa position de la figure 7, la clé peut être retirée, l'ergot 35 interdisant à la pièce 30 d'exécuter un tour supplémentaire. La serrure fonctionne de la même façon dans le sens de rotation opposé, pour escamoter le pène 8 et ouvrir la porte. Cette forme d'exécution présente l'avantage d'interdire à la pièce tournante 30 portant la came 11, ainsi qui à la clé 16, d'effectuer un tour supplémentaire au terme de l'extraction ou de I'escamotage du pène 8, ce qui est possible avec le mode de réalisa tion représenté aux figures 1 à 4. Or, ceci ne constitue pas un inconvénient de la première forme d'exécution décrite, mais peut surprendre l'usager. Lorsque la serrure est utilisée à gauche comme représenté aux figures 5 et 6, l'ergot supérieur 34 est inactif. Lorsque la serrure est par contre montée à droite, les positions des ergots 34 et 35 sont inversées, et est l'ergot 35 qui est alors inactif. Dans le mode d'exécution représenté aux figures 8 et 9,la serrure est destinée à équiper des tiroirs ou des abattants, dans lesquels le déplacement du pène 8 s'effectue verticalement. Pour pouvoir présenter le paneton de la clé en sa position verticale habituelle, il devient alors nécessaire de décaler la lumière centrale 39 de la pièce rotative 40 d'un quart de tour par rapport à la came 11, dans le sens anti-horaire, comme représenté à la figure 8. Par ailleurs, cette variante présente un système d'ergots analogue à celui de la forme de réalisation des figures 5 à 7, avec cette différence cependant que l'ergot 34 est agencé sur la têtière 3, et que l'ergot 35 est pratiqué sur le fond du boîtier, opposé à la têtière. On introduit le paneton dans la lumière 39 en position verticale comme dans les modes d'exécution précédents, puis on fait tourner la clé d'un demi-tour à vide dans le sens anti-horaire, ce qui déplace la pièce rotative 40 et la libère de l'ergot inférieur 35. Au terme du second demi-tour, la pièce 40 avec sa lumière 39 et sa came 11, se présente dans la position représentée à la figure 9, le pène 8 étant sorti de la serrure. Le mode de fonctionnement des ergots est le même que dans la réalisation précédente ; ils sont inversés si le pène 8 est tourné vers le bas. Les figures10 à 12 illustrent une variante de réalisation de la serrure des figures 5 à 7, dans laquelle le foncet 4 comporte deux découpes 52 symétriques par rapport au plan de symétrie horizontal de la serrure. Les découpes 52 sont agencées sensiblement en forme d'équerre, à proximité des mortaises 6. De son côté, la pièce rotative 9 présente une paire d'évidements 53, 54 positionnés de telle sorte qu'ils viennent se placer er regard des découpes 52. Lorsqu'après un demi-tour effectué par la pièce rotative 9, le pène 8 est sorti, on peut, à l'aide d'une pointe 55 traversant la découpe inférieure 52 et engagée dans l'évidement en regard 53 manoeuvrer la pièce 9 comme suit. On lui imprime un mouvement vers le haut (flèche portée sur la figure 10), de façon à dégager l'ergot 32 de l'ergot 35. Puis on fait effectuer à la pièce 9 une rotation dans le sens anti-horaire, pour faire passer l'ergot 32 de l'autre côté de l'er- got 35, ceci en faisant emprunter à la pointe 55 la branche horizontale de l'équerre 52. Au terme de ces deux déplacements, on peut faire exécuter à la pièce 9, à l'aide de la clé, un mouvement de rotation qui vient la replacer dans la position de la figure 5, le pène 8 étant alors rentré. La forme des découpes 52 en équerre guide le mouvement de l'opérateur et lui évite toute erreur. L'intérêt de cette forme d'exécution est le suivant Lorsque la serrure vient d'être assemblée avec le pène 8 rentré (figure 5), elle se trouve en position neutre et autorise ainsi la rotation de la clé pendant un tour à droite ou à gauche. Lorsque la première manoeuvre de sortie du pène 8 a été réalisée, la serrure a perdu sa symétrie et conserve la main quso lui a fait prendre à la première manoeuvre, ce qui interdit de la manoeuvrer à l'envers et restitue ainsi complètement les caracté- ristiques d'emploi d'une serrure classique. Il convient néanmoins en cas de fausse manoeuvre à la mise en service de pouvoir remettre la serrure en position neutre. C'est ce que permet le dispositif des figures 8 à 10. L'invention n'est pas limitée aux différents modes dteséeu- tion décrits et peut comporter des variantes de réalisation. En outre, bien que les serrures décrites ci-dessus soient du type à larder (figures 1 à 4), pour porte, tiroirs et abattants (figures 5 à 9) l'invention est applicable à tous les types de serrures connus, notamment les serrures à entailler ou encloisonnées. Dans tous les cas, l'agencement est tel que l'on fait effectuer à la clé introduite avec son paneton vertical, un demi-tour à vide suivi d'un demi-tour qui entraîne la came et le pène, de façon que ce dernier soit sorti ou rentré après un tour complet de la clé, et ce quel que soit le sens de rotation de cette dernière. PEVENDICATIONS 1 - Serrure à broche, destinée notamment aux meubles, comportant un boîtier dans lequel est placé un pène pouvant être manoeuvré par une clé, caractérisée en ce qu'elle comprend une pièce rotative pourvue d'une came faisant saillie à l'intérieur d'un évidement du pène, et dont le contour est déterminé de façon que la rota tion de cette pièce entraîne le pène à l'extérieur ou à l'inté- rieur du boîtier selon le sens de la rotation, en ce que ladite pièce rotative présente une lumière centrale agencée pour rece voir le paneton de la clé, l'agencement étant tel qu'après in troduction du paneton verticalement dans la serrure, celui-ci effectue d'abord un demi-tour à vide, puis un demi-tour er, entraînant la came et le pène de façon que le pène soit sorti ou rentré après un tour complet de la clé, quel que soit le sens de rotation de cette dernière. 2 - Serrure selon la revendication 1, caractérisée en ce que le cen- tour de la came est tel que sa projection apparente sur un plan horizontal, la serrure étant supposée dans un plan vertical, reste constante lors dune rotation de la pièce précitée autour de s on centre, cette came pouvant ainsi être approximativement triangulaire avec des cotés légèrement convexes et des sommets arrondis. 3 - Serrure selon l'une des revendications 1 et 2, caractérizée en ce que la largeur de l'évidement du pène est légèrement supé- rieure à ladite projection. 4 - Serrure selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le boîtier comprend un foncet percé d'une découpe pour 7tin- troduction de la clé dans deux positions opposées, et pourvu en outre d'une languette transversale rabattue servant dtapr,ui à la pièce rotative portant la came, cette pièce étant guidée e rotation seulement par appui sur sa périphérie. 5 - Serrure selon la revendication 4, caractérisée en ce que le foncet est muni d'une patte élastique latérale comportant uu bossage intérieur, sur lequel peuvent venir s'emboîter aNterna- tivement par clipsage deux trous borgnes correspondants ménagés dans les bords d'un disque de la pièce rotative à des ernplaee- ments diamétralement opposés. 6 - Serrure selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que la lumière centrale aménagée dans la pièce rotative est semi-circulaire et centrée sur l'axe de la serrure, avec un rayon légèrement supérieur à la largeur du paneton de la clé. 7 - Serrure selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que le pène présente dans le prolongement de son évidement, une découpe permettant le passage de la tige de la clé lors du débattement du pène, le guidage de ce dernier étant assuré par les cotés rabattus d'un palâtre faisant partie du boîtier. 8 - Serrure selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que la pièce rotative présente un diamètre sensiblement inférieur à la hauteur du boîtier de façon à réserver un jeu entre le boîtier et ladite pièce, ainsi qu'une creusure péri phérique du c8té de ladite pièce tourné vers le foncet, et en ce que deux ergots pouvant coopérer avec des ergots correspon dants du boîtier sont agencés dans cette creusure en des points de celle-ci diamétralement opposés, l'ergot inférieur du boîtier bloquant la pièce en rotation en arrêtant l'ergot associé de ladite pièce portant la came, lorsque ces dernières sont au repos. 9 - Serrure selon la revendication 8, caractérisée en ce que la lumière semi-circulaire de la pièce rotative est réalisée de façon que son diamètre soit inférieur à deux fois le rayon du paneton de la clé, mais de façon également que ce diamètre augmenté du jeu précité, soit supérieur ou égal à deux fois le rayon du paneton de la clé, cette lumière pouvant en outre présenter une rampe inclinée de façon à déplacer la pièce rotative vers le bas, en appui contre le boîtier, lorsauton introduit la clé, 10 -Serrure selon l'une des revendications 8 et 9, destinée à des tiroirs ou des abattants et dans laquelle le déplacement du pène est donc vertical, caractérisée en ce que la lumière cen trale de la pièce rotative est décalée d'un quart de tour par rapport à la came, dans le sens anti-horaire.