La présente invention concerne un procédé pour enlever des particules minérales de charbon en suspension dans des liquides obtenus à partir de charbon. Bien que les particules en suspension soient désignées ici comme étant des particules minérales de charbon, il va de soi que l'ex- pression "particules minérales de charbon" comprend du résidu minéral ou de la matière organique insoluble ou une combinai- son des deux. Plusieurs procédés sont actuellement mis au point pour produire, à partir de charbon brut, des combustibles hydrocarbonés liquides et/ou solides sans cendres. Un tel procédé est connu sous le nom de procédé d'obtention de char- bon raffiné au solvant. Le procédé est un procédé de solvata- tion et il est décrit dans un certain nombre de brevets, notamment le brevet des Etats-Unis d'Amérique NI 3 884 794 auquel on pourra se référer. Dans ce procédé, du charbon brut concassé est mis en suspension dans un solvant comprenant des composés hydroaromatiques en contact avec de l'hydrogène dans une première zone à une température et une pression élevées pour dissoudre du combustible hydrocarboné provenant des matières minérales du charbon par transfert d'hydrogène des composés hydroaromatiques du solvant sur la matière hydrocarbonée du charbon. Le mélange est ensuite transféré dans une seconde zone dans laquelle la matière hydrocarbonée dissoute réagit avec l'hydrogène cependant que le solvant réagit également avec l'hydrogène pour remplacer l'hydrogène perdu dans la première zone. Le solvant enrichi en hydrogène est recyclé. Les liquides provenant du traitement de dissolu- tion du charbon contiennent en suspension des particules de matière minérale du charbon et du charbon non dissous. Les particules sont très petites, certaines ayant moins de 1 micron, et elles sont donc très difficiles à enlever des liquides provenant de la dissolution du charbon. Selon la présente invention, un sel de calcium solide, comme du carbonate de calcium, est ajouté à un li- quide obtenu à partir de charbon, comme le produit liquide d'un procédé de solvatation du charbon, contenant en suspen- sion ou en dispersion des particules d'un résidu minéral, avant une étape destinée à séparer les particules du résidu minéral en suspension. La Demanderesse a trouvé que l'addi- tion d'un sel de calcium permet de séparer, à une vitesse bien plus rapide que ce ne serait possible autrement, les matières minérales solides du charbon d'avec le liquide obte- nu à partir du charbon. N'importe lequel des procédés connus de séparation des solides et d'un liquide peut être appliqué à un liquide obtenu à partir du charbon et traité par un sel de calcium, notamment une filtration, un dépUt de sédi- mentation, le passage en hydrocyclone ou une centrifugation. Contrairement à un adjuvant de filtration qui ne fait que contribuer mécaniquement à une séparation du type filtration, le sel de calcium de la présente invention facilite la mise en oeuvre de tous les procédés de séparation des solides. Cependant, en raison de la rapidité d'enlèvement des solides que l'on peut obtenir par une filtration, la présente in- vention est illustrée dans les exemples suivants par le procédé de séparation des solides par filtration. Il est montré dans les exemples suivants que la terre de diatomées, adjuvant de filtration du commerce, exerce un effet négatif sur la vitesse de filtration d'un liquide obtenu à partir du charbon lorsqu'on ajoute cette terre directement à la masse de liquide à filtrer obtenu à partir du charbon. En fait, l'expérience a montré dans le domaine de la liquéfaction du charbon que les matières connues comme étant des adjuvants de filtration et qui exercent un effet mécanique sur l'opération de filtration n'améliorent la vitesse de filtration des liquides obtenus à partir du charbon que lorsqu'on utilise ces matières pour revêtir au préalable un filtre. La découverte ici décrite et selon la- quelle le carbonate de calcium augmente la vitesse de filtra- tion des liquides obtenus à partir du charbon lorsqu'on ajou- te ce carbonate directement au liquide à filtrer, obtenu à partir du charbon, indique que ce carbonate ne joue pas le rtle d'un adjuvant de filtration. Les exemples présentés ci- après montrent que l'augmentation de la vitesse de filtration due à l'effet du carbonate de calcium est distincte de l'aug- mentation due à l'utilisation d'un adjuvant de filtration 3 î comme matière de revêtement préalable et peut se superposer à ce dernier effet. Les données présentées ci-après prouvent forte- ment que l'effet avantageux découvert à propos de l'addition d'un sel de calcium sur la vitesse de filtration d'un liquide obtenu à partir du charbon est de nature chimique, contraire- ment à l'effet mécanique exercé par le carbonate de calcium utilisé comme adjuvant classique de filtration dans des dis- positifs de filtration de l'art antérieur. Par exemple, on présente ciaprès des données qui montrent que le carbonate de calcium n'augmente pas la vitesse de filtration d'un li- quide obtenu à partir de charbon, au cours d'essais de filtra- tion effectués à 2040C, mais augmente la vitesse de filtra- tion dans des essais semblables effectués à 2600C. Si l'ef- fet du carbonate de calcium appartenait au type classique de l'adjuvant mécanique de filtration, une augmentation de la vitesse de filtration serait apparue à la température de filtration de 2040C. Le fait que les matières minérales naturelles en suspension dans des liquides obtenus à partir du charbon> et que l'on enlève au cours de l'opération de filtration. sont connues pour contenir une quantité considérable de sels de calcium, comme du carbonate de calcium, constitue une preuve supplémentaire du fait que le sel de calcium ajouté n'exerce pas un effet mécanique dans le processus de filtration. Si l'effet était mécanique, le carbonate de calcium naturellement présent pourrait lui-même jouer le rôle d'adjuvant de filtration. Les matières minérales natu- relles en suspension dans le liquide obtenu à partir du char- bon rendent ce liquide extrêmement difficile à filtrer, ce qui indique que l'effet du sel de calcium ajouté selon la présente invention est dû à un facteur autre que la simple présence de carbonate de calcium dans le liquide obtenu à partir du charbon. Bien que la Demanderesse ne souhaite pas se lier à une théorie quelconque, on peut indiquer qu'un effet chimi- que peut se produire dans le liquide obtenu à partir du charbon par suite de la réaction du sel de calcium ajouté avec l'anhydride carbonique, qui est naturellement présent 4 X dans le liquide obtenu à partir du charbon, ce qui provoque la cristallisation d'un revêtement de carbonate de calcium autour des particules individuelles des matières minérales du charbon en suspension en augmentant les dimensions de ces particules pour les rendre plus faciles à séparer.'Le revêtement peut aussi se former autour de plusieurs particu- les en suspension, en formant des agrégats ou des grappes de particules. Le carbonate de calcium naturellement présent dans les particules minérales de charbon en suspension peut exercer un effet d'amorçage de la cristallisation du carbo- nate de calcium frais, ou bien d'autres matières minérales présentes dans les particules en suspension peuvent cataly- ser la cristallisation du carbonate de calcium autour des particules minérales en suspension. Si le sel de calcium ajou- té est du carbonate de calcium, de -l'anhydride carbonique peut être libéré par le carbonate de calcium pendant son mélange avec le liquide obtenu à partir du charbon ou par dissolution dans le liquide et cet anhydride peut ensuite être disponible pour la recristallisation. A part cet anhydri- de carbonique libéré, de l'anhydride carbonique est abondam- ment disponible dans le liquide obtenu à partir du charbon, que ce liquide soit sous une pression égale ou supérieure à la pression atmosphérique, en raison de sa production au cours du processus de liquéfaction du charbon par suite de la rupture considérable des chaînes des molécules hydrocar- bonées du charbon qui se produit au voisinage des liaisons carboneoxygène, lesquelles constituent un maillon faible de la chaîne. Un essai a été effectué en vue de confirmer qu'un liquide obtenu à partir de charbon est un environne- ment conduisant à la cristallisation du carbonate de calcium. Dans cet essai, on a ajouté de l'acétate de calcium à de la tétraline, qui est un constituant important du solvant servant à liquéfier le charbon. On a maintenu une atmosphère de gaz carbonique à la température et à la pression de liqué- faction du charbon. Du carbonate de calcium a été produit et recuiilli par filtration. Cet essai a montré que, dans un solvant liquide utilisé pour la liquéfaction du charbon, il se produit une cristallisation ducarbonate de calcium en présence de gaz carbonique. Selcn la présente invention, on peut utiliser n'importe quel sel de calcium capable de former un mélange ou une dispersion homogène et stable dans le liquide obtenu à partir du charbon, lui permettant, par réaction avec le gaz carbonique, de cristalliser sous forme de carbonate de calcium autour de particules minérales indi- viduelles ou de groupes de telles particules en suspension. On peut utiliser un sel de calcium combiné, comme de la do- lcomite qui est CaCO3.MgCO3. De la dolomite est aussi natu- rellement présente dans les matières minérales du charbon. De nanbreuses références décrivent l'utilité générale du carbonate-de calcium comme adjuvant de filtra- tion dans des systèmes autres que les liquides obtenus à partir du charbon. Par exemple, le brevet des Etats-Unis d'Amérique ND 3 138 551 décrit un procédé de filtration d'une solution alcaline ou caustique, dans lequel on utilise comme adjuvant de filtration des particules de carbonate de calcium. Ce brevet indique que, pour la filtration d'une solution d'aluminate de sodium, il a été trouvé que la forme cristalline de carbonate de calcium connue sous le nom d'aragonite est, comme adjuvant de filtration, supérieure à la forme cristalline connue sous le nom de calcite. Le brevet indique que les particules de calcite sont petites et se présentent sous forme de sphères ayant un diamètre particulaire uniforme d'environ 2,5 microns, alors que les particules d'aragonite sont plus grandes, analogues à des aiguilles et ont une largeur d'environ 1 à 5 microns et une longueur d'environ 5 à environ 40 microns. Puisque le brevet précité a indiqué que le carbo- nate de calcium joue le rôle d'un adjuvant de filtration, on devait s'attendre à la découverte selon laquelle les particules relativement grandes d'aragonite sont plus effi- caces que les particules plus petites de la calcite. Un ad- juvant de filtration a pour rôle mécanique d'espacer les particules enlevées sur le filtre au cours d'une opération de filtration pour laisser ouvert un canal permettant l'écou- lement du liquide. Des particules relativement grosses d'une matière servant d'adjuvant de filtration sont généralement supérieures à de plus petites particules d'une telle matière pour assurer un râle d'écartement mécanique de ce type. Au contraire, comme expliqué ci-dessus, au cours de la fil- tration des liquides obtenus à partir du charbon, le carbo- nate de calcium exerce un effet chimique plutôt qu'un effet mécanique. Puisque cet effet chimique implique une réaction et peut être la dissolution du carbonate de calcium, on pourrait s'attendre à ce que la forme calcite de carbonate de calcium, dont les particules sont plus petites, soit hautement efficace. Les exemples présentés ci-après montrent que la forme calcite du carbonate de calcium est hautement efficace pour assurer une augmentation importante de la vitesse de filtration des liquides obtenus à partir du char- bon. Contrairement à des dispositifs utilisant un adjuvant classique de filtration, qui exerce un effet mécanique pour lequel la petite dimension de la calcite constituerait un facteur défavorable, l'addition de particules de calcite à petites dimensions est un facteur favorable lors de la filtration des liquides obtenus à partir du charbon. Le carbonate de calcium utilisé dans les essais de filtration ci-après a été acheté sous la marque commer- ciale "Carbium". Il comprend du carbonate de calcium à 96,6 % de pureté, quasi totalement sous la forme cristalline de calcite. Les particules de calcite ont de 0,7 à 9 micron, en moyenne 2 microns, et sont retenues sur un tamis de 44 microns d'ouverture de maille. Dans les essais de filtra- tion, les particules solides ont été ajoutées en pluie au liquide indiqué et agitées pour former un mélange ou une solution homogène. Le poids, par rapport au volume, du liquide obte- nu à partir du charbon et contenant des matières minérales, du sel de calcium solide à ajouter selon la présente in- vention va varier selon le sel de calcium particulier que l'on utilise mais se situe entre environ 1 et 100 g par litre, en général, et de préférence entre environ 10 et 50 g par litre. Le carbonate de calcium est de préférence ajouté, avant la filtration, à la masse du liquide obtenu à partir du charbon et qui est à filtrer, mais ce carbonate peut aussi être utilisé comme matière destinée à donner un revê- tement préalable du filtre, ou bien à la fois comme matière destinée à former un revêtement préalable du filtre et comme matière à ajouter à la masse à filtrer. Lorsque le carbonate de calcium constitue le sel de calcium que l'on utilise, il vaut mieux que l'étape de séparation des solides et du liquide se produise à une température supérieure à 2040C et de préférence supérieure à 2180 ou 2320C. On obtient des résultats hautement supérieurs à des températures de 2460 ou 2600C ou au -dessus. Les températures de filtration peuvent aller jusqu'à 3161C dans les filtres traitant sous pression du charbon raffiné au solvant. Le carbonate de calcium peut être ajouté à une température égale, inférieure ou supérieure à la température de l'étape de séparation des solides et du liquide. L'addition du sel de calcium ou l'étape de sépara- tion des solides peuvent s'effectuer à la pression atmosphé- rique ou à une pression plus élevée. Dans une opération de filtration, la pression doit être assez élevée pour que le filtre fonctionne bien et elle peut se situer entre 3,5 et 42 kg/cm2 (50 à 600 PSI), de façon générale, ou entre 7 et 14 kg/cm2 (100 à 200 PSI), de préférence. Pour effectuer les essais de filtration des exemples suivants, on a revêtu de terre de diatomées, jus- qu'à une profondeur de 1,27 cm, une toile de 0,16 mm d'ou- verture de maille disposée au sein de l'élément de filtra- tion. L'élément de filtration mesurait 1,9 cm de diamètre intérieur sur 3, 5 cm de hauteur et présentait une surface de 2,84 cm. La toile était supportée par une grille robuste pour en éviter la déformation. L'opération de revêtement préalable a-été effectuée en appliquant sur la toile, à l'aide d'une pression d'azote de 2,8 kg/cm (40 PSI) une suspension sous pression de 5 % en poids de terre de diato- mées comme matière de revêtement préalable, dans de l'huile légère. L'opération de revêtement préalable a été effectuée à une température voisine de celle de l'opération de filtra- tion subséquente. Le lit poreux résultant de la matière du revêtement préalable a pesé environ 1,2 g. Après le dépôt de la matière de revêtement préalable, on a insufflé à travers le filtre durant environ une à deux secondes de l'azote à la pression d'environ 0,35 kg/cm2 (environ 5 PSI) pour enlever les traces d'huile légère. L'huile légère s'est écoulée dans un récipient disposé sur une balance automati- que. L'huile légère a été pesée pour s'assurer du dépôt de la quantité requise de la matière pour revêtement préala- ble. Après cette opération, l'huile légère a été jetée. La balance a été reliée à un enregistreur à utiliser ultérieure- ment et qui a fourni un enregistrement imprimé en continu (à des intervalles de 5 secondes) de la quantité de filtrat collectée en fonction du temps. Un échantillon de 750 g d'huile non filtrée, sans aucun additif, *a ensuite été introduit dans un autocla- ve séparé jouant le rble de réservoir. L'huile non filtrée a été maintenue à une température de 38a-54oC et a été con- tinuellement agitée. L'agitation a été effectuée à l'aide de deux turbines de 5 cm de diamètre. La vitesse de rotation de l'arbre a été de 2000 tr/min. La filtration a été com- mencée par l'application d'une pression d'azote choisie de 2,8 à 5,6 kg/cm2 (40r80 PSI) à l'autoclave. L'huile non filtrée provenant de l'autoclave est passée par un serpen- tin de préchauffage dans lequel la durée de séjour a été réglée par la manoeuvre de valves et qui était muni de ther- mocouples à l'entrée et à la sortie de façon à maintenir à une température uniforme l'huile non filtrée atteignant le filtre. L'huile non filtrée est passée du serpentin de préchauffage au filtre o du gâteau solide s'est formé et un filtrat a été obtenu. L'élément de filtre et le disposi- tif de chauffage de ce filtre ont été également munis de thermocouples. Comme indiqué ci-dessus, le filtrat a été recueilli sur une balance et son poids a été automatiquement enregistré toutes les 5 secondes. Le filtrat a été collecté dans un récipient propre. Des essais comparatifs en vue de déterminer l'effet d'un additif au carbonate de calcium ont été effec- tués en utilisant comme alimentation le même lot d'huile non filtrée que celui pour lequel ont été collectées des données de filtration. Tout d'abord, la tubulure de l'appa- reillage et le filtre ont été purgés de l'huile par passage d'azote à une pression d'environ 7 kg/cm (environ 100 PSI). L'additif a été introduit dans le réservoir de l'autoclave contenant l'huile non filtrée. Un élément de filtre séparé a été placé et soumis à revêtement préalable de la même façon que celle décrite ci-dessus, et les essais effectués sur de l'huile non filtrée comportant un additif ont été réalisés comme décrit dans les exemples suivants. Après chaque filtration, le résidu situé sur la matière de revêtement préalable du filtre a été purgé à l'azote et lavé avec un liquide ap- proprié afin d'éliminer l'huile non filtrée. Voici une analyse d'un liquide non filtré typi- que obtenu par raffinage de charbon au solvant et qui a été utilisé domme alimentation dans les essais des exemples suivants. Bien qu'un peu d'huile légère se vaporise rapide- ment de l'huile envoyée vers le filtre au cours des étapes de diminution de la pression, l'huile alimentant le filtre n'a pas présenté de disparition des solides qu'elle contenait avant la filtration. Densité à 15,5 C: 1,15 Viscosité cinématique à 98,81C 24,1 centistokes Masse volumique à 15,60C: 1,092 Cendres: 4,49 % en poids Matières insolubles dans la pyridine: 6,34 % en poids Distillation (norme ASTM D1160) Pourcentage Température (0C) à la ___________ pression atmosphérique 270 10 285 297 317 341 368 60 409 487 71 la récupération de toutes les matières distillables se pro- duit à 4660C. Exemple 1 On filtre une suspension des liquides obte- nus à partir du charbon et contenant du résidu minéral à la température de 2600C avec une chute de pression dans le filtre de 5,6 kg/cm (80 PSI). Le liquide obtenu à par- tir du charbon et qui a été filtré dans ces essais, appe- lé "Alimentation A",a été filtré avec et sans addition de calcite. Dans l'essai comportant de la calcite, la cal- cite solide a été ajoutée en pluie à la température ambian- te au liquide obtenu à partir du charbon et ce liquide a été ensuite agité. Puis, le mélange a été chauffé jusqu'à la température de filtration. La calcite a formé un mélange ou une dispersion homogène. Les vitesses de filtration in- diquées concernent la première minute-de filtration. Liquide prove- Additif Vitesse de filtration nant du charbon (% en poids) (q/min) Alimentation A néant 4,5 Alimentation A calcite (2,7%) 5,8 Les données montrent que l'addition de cal- cite solide a nettement amélioré la vitesse de filtration. Exemple 2 Les conditions de filtration utilisées dans cet exemple ont été semblables aux conditions de filtration des essais de l'exemple 1, sauf que le liquide obtenu à partir du charbon et qui contenait la calcite ajoutée a été maintenu à la température de filtration durant 60 minu- tes avant la filtration. Liquide prove- Additif Vitesse de filtration nant du charbon (% en poids) (q/min) Alimentation A néant 4,5 Alimentation A calcite (1,3%) 6,8 Alimentation A calcite (2,7%) 5,7 Une comparaison des essais avec 2,7 % de calcite dans le présent exemple et dans l'exemple 1 indique que l'on obtient des résultats semblables que le mélange comportant la calcite pour la filtration ait été ou non maintenu à la température de filtration durant les 60 minu- tes précédant cette filtration. Exemple 3 Des essais de filtration ont été effectués à l'aide d'un liquide obtenu à partir du charbon et contenant du résidu minéral, appelé "Alimentation B". La température du liquide obtenu à partir du charbon a été au cours des essais de filtration de 2600C et la chute de pression au passage du filtre a été de 5,6 kg/cm2 (80 PSI). Un essai a été effectué sans adjuvant de filtration, alors qu'un autre essai a été effectué après avoir suspendu une terre de diatomées comme adjuvant de filtration dans le liquide obtenu à partir du charbon. Dans les essais, le filtre a été revêtu au préalable d'un adjuvant de filtration comme décrit ci-dessus. Les vitesses de filtration indiquées con- cernent la première minute de la filtration. Liquide provenant Additif Vitesse de filtration du charbon (% en poids) (q/min) Alimentation B néant 3,9 Alimentation B terre de diato- 2,4 mées (1 l) Les données ci-dessus montrent qu'une terre de diatomées ajoutée comme adjuvant de filtration à la masse à filtrer exerce un effet négatif sur la vitesse de filtration. Il est connu en pratique que des adjuvants de filtration exerçant un effet mécanique ou non chimique ne sont pas avantageux lorsqu'on les utilise en les ajou- tant à la masse des liquides obtenus à partir du charbon et qui est à filtrer, c'est-à-dire lorsqu'on les mélange au liquide d'alimentation envoyé vers le filtre. Il est égale- ment connu en pratique que des adjuvants de filtration dont l'effet est mécanique exercent un effet avantageux sur la filtration des liquides obtenus à partir du charbon lors- qu'on utilise ces adjuvants comme matière pour le revêtement préalable du filtre. Exemple 4 On a effectué des essais supplémentaires de filtration en utilisant un liquide obtenu à partir du char- bon et contenant de la matière minérale, appelé "Alimenta- tion C", pour comparer avec celui de la calcite l'effet de diverses matières non réactives sur la vitesse de filtration du liquide obtenu à partir du charbon. Les essais ont été effec- tués avec le liquide obtenu à partir du charbon à la tempéra- ture de 2600C avec une chute de pression lors du passage du filtre de 5,6 kg/cm (80 PSI). Dans tous les essais, lez filtre a été revêtu au préalable d'un adjuvant de filtration comme décrit ci-dessus. Les vitesses de filtration indiquées concernent la première minute de la filtration. Liquide pro- Additif Additif Vitesse de venant du charbon (% en poids) (dimension filtration des particules (q/min) Alimentation C néant 1,0 Alimentation C sable (0,7%) 0,177mm-0,149mm 1,1 Alimentation C alumine neu- 0,177mm-0,149mm 0,3 tre (0,7%) Alimentation C Calcite(0,7%) a provoqué une nette amélioration de la vitesse de filtra- tion, alors que le sable et l'alumine neutre n'ont donné que peu ou pas d'amélioration de la vitesse de filtration. Puisque le sable et l'alumine neutre exercent probablement un effet mécanique sur le filtre sans avantage, il apparaît que la calcite obtient son avantage de façon différente, c'est-à-dire par un effet chimique. Exemple 5 Des essais ont été effectués pour illustrer l'effet de la température sur la vitesse de filtration d'un liquide obtenu à partir du charbon et contenant de la matière minérale, appelé "Alimentation D", en mélange avec de la calcite. Dans ces essais, une fraction de distillat de li- quide obtenu à partir du charbon et qui bout entre 49 et 1870C a été ajoutée indépendamment de l'addition de la calcite et avant cette dernière addition, la calcite étant ajoutée en pluie, sous forme de solide, au liquide obtenu à partir du charbon. Un mélange de calcite et d'huile légère n'a été ajouté dans aucun des essais au liquide provenant du char- bon. La chute de pression pour chaque essai a été de 5,6kg/cm (80 PSI), et la température du liquide a été de 204'C ou de 2600C. Les vitesses indiquées pour la filtration concernent la première minute de la filtration. Liquide provenant du charbon Température de filtration Additif ("C) ((% en poids) Vitesse de filtration (g/min) Alimentation D Alimentation D Alimentation D Alimentation D Alimentation D Alimentation D Alimentation D Alimentation D Alimentation D Alimentation D néant % d'huile légère % d'huile légère + 1% de calcite % d'huile légère % d'huile légère + 1% de calcite 9% d'huile légère 9% d'huile légère + 1% de calcite *9% d'huile légère + 2% de calcite 14% d'huile légère 14% d'huile légère + 1% de calcite 2,6 3,9 4,3 3,0 2,8 3,7 3,7 3,4 4,a. 4,5 LM o 1%3 n> Les données ci-dessus montrent qu'à une tempéra- ture de filtration de 2600C, l'utilisation d'une huile légère sans calcite a augmenté la vitesse de filtration, et que l'addition de la calcite a provoqué une amélioration supplé- mentaire de la vitesse de filtration. A la température de filtration de 2040C, la présence de quantités progressive- ment croissantes d'huile légère a entraîné une amélioration progressive des vitesses de filtration par suite d'une diminu- tion de la viscosité, mais l'addition de la calcite n'a pas amélioré davantage ou a même légèrement diminué la vitesse de filtration. Ces données indiquent que l'effet avantageux de la calcite dépend de la température et elles indiquent fortement que l'effet exercé par la calcite est de nature chimique. Si l'effet exercé était de nature mécanique, comme dans le cas d'un adjuvant classique de filtration, un avanta- ge serait également apparu pour l'utilisation de la calcite au cours des essais effectués à 2040C. REVENDICATIONS 1. Procédé pour séparer des particules de matières minérales du charbon d'un liquide obtenu à partir du charbon et dans lequel elles sont en suspension, ce pro- cédé étant caractérisé en ce que l'on ajoute à ce liquide provenant du charbon,et avant l'étape de séparation,environ 1 à 100 g d'un sel de calcium par litre, et l'on effectue cette étape de séparation à une température supérieure à 204 C pour le liquide obtenu à partir du charbon, le sel de calcium augmentant la vitesse de la séparation des particules miné- rales du charbon d'avec le liquide obtenu à partir du charbon. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le sel de calcium est l'acétate de calcium. 3. Procédé selon la revendication 1, caracté- risé en ce que l'étape de séparation est une étape de filtra- tion. 4. Procédé selon la revendication 1, caracté- risé en ce que l'étape de séparation est une étape de filtra- tion, et une matière de revêtement préalable est appliquée au filtre. 5. Procédé selon la revendication 1, caracté- risé en ce que l'étape de séparation est une étape de sédimen- tation ou de décantation. 6. Procédé selon la revendication 1, caracté- risé en ce que l'étape de séparation est une étape de filtra- tion, et le sel de calcium est ajouté au filtre comme matière donnant un revêtement préalable de ce filtre. 7. Procédé selon la revendication 1, caracté- risé en ce que le rapport entre le sel de calcium et le li- quide obtenu à partir du charbon se situe entre environ 10 et g par litre, et le liquide provenant du charbon contient du gaz carbonique. 8. Procédé selon la revendication 1, caracté- risé en ce que le liquide obtenu à partir du charbon se trouve à une température supérieure à 2180C pendant l'étape de sépara- ti on. 9. Procédé selon la revendication 1, caracté- risé en ce que le liquide obtenu à partir du charbon se trou- ve à une température supérieure à 2321C pendant l'étape de séparation. 10. Procédé pour séparer des particules de matière minérale du charbon d'un liquide obtenu à partir du charbon et dans lequel ces particules sont en suspension, le procédé étant caractérisé en ce qu'on ajoute à ce liquide environ 1 à environ 100 g de carbonate de calcium par litre avant l'étape de séparation et l'on effectue cette étape de séparation avec le liquide à une température supérieure à 2040C, le carbonate de calcium augmentant la vitesse de sépara- tion des particules minérales du charbon d'avec ce liquide obtenu à partir du charbon. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que le carbonate de calcium est de la calcite. 12. Procédé selon la revendication 10, - caractérisé en ce que le carbonate de calcium est de l'ara- gonite. 13. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que le carbonate de calcium est CaCO3.MgCO3. 14. Procédé selon la revencication 10, caractérisé en ce que l'étape de séparation est une étape de sédimentation ou de décantation. 15. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que l'étape de séparation est une étape de filtration, et en ce qu'on ajoute le carbonate de calcium au filtre comme matière donnant un revêtement préalable de ce filtre. 16. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que le rapport entre le carbonate de calcium et le liquide obtenu à partir du charbon se situe entre envi- ron 10 et 50 g par litre. 17. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que le liquide obtenu à partir du charbon est à une température supérieure à 2180C au cours de l'étape de séparation. 18. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que le liquide obtenu à partir du charbon est à une température supérieure à 2320C au cours de l'étape de séparation. 19. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que le carbonate de calcium est ajouté sous forme solide.