La présente invention a trait à un procédé de construction de butinent à partir de béton appliqué par projection. I1 est connu d'utiliser le béton appliqué par projection sous la forme d1une couchede revêtement sur des ensembles porteurs de charge, tels que des murs, de manière à réaliser un recouvrement décoratif ou imperméable. Une telle couche ne supporte par la charge et constitue une simple adjonction à une construction existante. Le désavantage de ce procédé connu est quton doit toujours mettre en oeuvre de la main-dtoeuvre qualifiée traditionnelle, par exemple pour la pose des briques, en vue de réaliser la construction porteuse, cependant qutune autre qualification est nécessaire pour projeter la couche de béton non porteuse. Ce procédé exige donc du temps, de la main-dtoeuvre et il nécessite des opérateurs qualifiés. La présente invention vise à permettre d'établir un procédé de construction de bâtiment qui consiste à réaliser une fondation, à dresser un coffrage vertical sur celle-ci et à projeter une couche de béton sur ce coffrage pour réaliser un mur porteur. L'avantage d'une telle méthode est que le meme opérateur qui s'occupe de la projection du béton, ou un autre dont il suffit qu'il soit semi-qualifié, peut se charger de dresser le coffrage. Le procédé en question peut être mis en oeuvre de façon plus économique que ceux connus. En outre le coffrage peut autre établi de manière à constituer un recouvrement protecteur à Itencontre des intempéries pour l'opérateur chargé de la projection. Le procédé suivant 11invention peut encore comporter le fait utiliser pour constituer le coffrage un matériau qui fasse partie de la construction du bâtiment7 lorsque celui-ci est terminé. C'est ainsi par exemple que suivant le procédé de l'invention l'on peut établir un coffrage à partir de blocs de polymère expandé ou de papier en nid d'abeilles, disposés à la position et suivant la configuration exigées, puis entourer et relier ces blocs à l'aide d'un treillis métallique, -d'attaches appropriées et de barreaux raidisseurs, et enfin projeter sur eux un mélange de béton. I1 est essentiel d'utiliser des fibres d'armature dans ce mélange de béton pour éviter tout fendillement susceptible de résulter des différences de dilatation des diverses zones réalisées par la projection. I1 résulte de ce qui précède que suivant une forme d'exécution de l'invention l'on obtient un coffrage perfectionné, de poids réduit, reiativement peu coflteux et facile à établir. Le mélange de béton à projeter comprend une boue d'agrégats de ciment mélangé à une multitude de fibres ou cordons de faible longueur, répartis de façon aléatoire et qui agissent à -la façon d'une armature. Ces fibres peuvent être en acier, en polypropylène ou en verre ; en variante on peut les constituer par des boucles acier. Un tel mélange sera appelé ci-après "mélange de béton du type susdécrit". Il peut autre préférable de ne pas prévoir de fibres dans la première couche du mélange à projeter- sur les blocs recouverts du treillis métallique, cela en vue d'aider le béton à s'accrocher à celui-ci. Il est possible dtajouter au mélange un adhésif, tel que le styrène-butadiène, pour contribuer à cette adhérence. Les couches de béton suivantes doivent renfermer les fibres d'armature, mais pour la couche de finissage, on peut également se dispenser de celles-ci. Suivant une autre caractéristique de l'invention, il est possible de dresser entièrement les blocs de polymère avec le treillis métallique, les tiges de liaison et les barres raidisseuses, puis de monter un coffrage classique sur l'un ou l'autre des c8tés de l'ensemble. Suivant encore une caractéristique de l'invention l'on peut dresser un support rigide démontable sur l'un des c8tés de l'ensem- ble des blocs d' me, puis projeter le béton sur ceux-ci pendant qu' ils sont ainsi supportés. Lorsqu'on- a obtenu une résistance raisonnable sur ce premier cté, l'on enlève le support et lton procède à la projection sur l'autre c8té de ensemble précité. Après que le béton ait fait prise, on peut enlever les blocs qui constituent l'âme, par exemple en les dissolvant à laide solvant approprié. Toutefois cet enlèvement des blocs n'est pas nécessaire. Comme type de polymère susceptible d'être utilisé pour constituer les blocs, on peut citer le polystyrène, le polyuréthane et analogues. Le procédé suivant l'invention permet de réaliser des piliers "intérieurs" et "extérieurs", les premiers étant ceux qui font saillie sur la face du mur fini. Ces piliers peuvent être orientés verticalement ou horizontalement. Il est également possible de réaliser des ensembles à couches multiples, ou encore des ensembles flottants comprenant des parties articulées les unes aux autres, tout cela du fait de la forte résistance à la charge de la construction finie. Dans les constructions flottantes l1on utilise de préférence un mélange à I : 3. (c'est-à-dire par parties égales) de sable et de ciment avec 2 % en poids de fibres d'armature. Pour les autres types de construction, le mélange peut comporter 1 partie de sable pour 3,5 parties de ciment avec 2 % en poids de fibres. La maille du treillis métallique utilisé ne dépasse préférablement pas 13mm, la dimension recommandée correspondant à la maille 16 du système SWS. L'un des avantages de la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention est qu'on peut aisément réaliser des conformations in habitue îles, telles que des parties rentrantes (redans) et des piliers, en assemblant et/ou en découpant les blocs pour obtenir la forme désirée et en utilisant le treillis métallique pour les maintenir les uns avec les autres. La construction ainsi réalisée est résistante et très légère ; elle comporte de plus- l'avantage de bonnes propriétés thermiques et acoustiques. Dans une autre forme d'exécution de l'invention, suivant laquelle le coffrage est incorporé dans la construction terminée, le bEtiment comprend un mur qui comporte au moins une paire d'éléments de charpente ou armature métallique dont chacun est constitué par au moins deux longueurs de tiges ou tubes reliées l'une à autre, des moyens étant prévus pour assembler les organes de chaque paire. Le coffrage comprend alors un ou plusieurs blocs damez faits en mousse plastique expandée et disposés entre la ou les paires d'organes de charpente, tandis qutil est prévu un revêtement de béton du type décrit, obtenu par projection sur au moins deux cotés du ou des blocs de 1 t me. Dans une forme d'exécution préférée de l'invention il est prévus deux paires d'éléments de charpente qui entourent chacun des cotés du bloc damez lequel est de forme droite avec une épaisseur bien inférieure à sa hauteur ou largeur. Chaque élément de charpente est préférablement constitué par deux paires de fils métalliques rectilignes, chaque paire étant écartée d'une distance substantiellement égale à l'épaisseur du bloc dfAme et les fils qui la constitùent étant reliés ltun à l'autre par un autre fil métallique conformé en zig-zags dont les sommets sont soudés entre chaque paire de fils rectilignes. L'invention vise encore un procédé pour réaliser un bâtiment comportant un mur, lequel procédé consiste à disposer un bloc d' & e en mousse plastique entre au moins une paire d'éléments de charpente en forme de fils métalliques, puis à projeter sur ce bloc un mélange de béton du type décrit. Le murpeut en outre recevoir par projection un enduit de revêtement, lequel peut être coloré de manière à assurer un fini décoratif. Le procédé de construction de bâtiment suivant l'invention consiste encore à établir une fondation, telle qu'un radier de béton, à la recouvrir d'une couche de protection contre l'humidité, à dresser sur cette fondation un coffrage vertical, à projeter sur celuici une couche intérieure verticale de béton armé de fibres, à projeter sur cette couche une couche verticale formant barrière à l'encontre de la vapeur dteau, à projeter ensuite une couche de matière isolante sur la couche précédente, puis une couche extérieure de béton, laquelle peut être armée de fibres sur son cté intérieur et au contraire non-fibreuse sur son c8té extérieur, et enfin à appliquer un toit sur le mur constitué par les couches intérieure et extérieure de béton avec la barrière intermédiaire et la couche isolante.Les couches de béton peuvent votre reliées par des attaches en fil métallique insérées dans la couche intérieure et qui dépassent dans la couche extérieure, ou bien encore en prévoyant des éléments verticaux de charpente qui s 1étendent dans les deux couches. On peut directement proJeter du plâtre sur le coffrage avant d'appliquer la couche intérieure de béton armé de fibres. En variante le coffrage peut être fait de plaques de pl tre pourvues de saillies d'accrochage, la couche intérieure de béton armé de fibres étant projetée directement sur la surface du plâtre. Dans ce cas le coffrage est permanent (coffrage dit perdu) et constitue une épaisseur intérieure superficielle pour le mur. Une autre méthode pour construire un bâtiment suivant l'invention consiste à établir par projection au moins une couche verticale de béton armé de fibres, sur une fondation appropriée en vue de constituer des murs, puis à établir entre les murs une autre couche de ce béton armé de manière à -réaliser un toit. Les fibres utilisées comme armature du béton sont avantageusement une ou plusieurs des suivantes : verre E, verre résistant aux alcalis, acier doux et matière plastique telle que le polypropylène. Pour projeter le béton, quril soit avec ou sans armature de fibres, on peut réaliser un pré-mélange qu'on introduit dans un pistolet pulvérisateur sous forme humide. En variante on peut projeter un mélange de ciment sec en appliquant simultanément de liteau sur la surface à pulvériser. Le béton peut renfermer une partie en poids de ciment de Portland mélangée avec trois parties et demi de sable pour constituer le mélange de base. Le sable peut présenter la finesse Zone 2 de la classification britannique normalisée. Pour la matière fibreuse il est possible d'utiliser en poids 1,5 à 4% de cordons ou aiguilles faits en acier doux ou en acier inoxydable. Ces cordons ou aiguilles peuvent également affecter la forme de boucles fermées comportant un diamètre ou dimension maximale de 2,5 à 25mm et un diamètre de section de 0,25mm. Au lieu du ciment de Portland on.peut utiliser un ciment à haute teneur en alumine ou bien autres tels que ceux vendus sous les marques "Swiftcrete" ou "Sulfacrete". Les cordons ou aiguilles peuvent être substantiellement rectilignes en comportant la même section que les boucles. Au lieu d'aiguilles acier ou en plus de celles-ci lton peut utiliser 0,2 à 2% en poids de fibres de Verre, de forme substantiellement rectiligne comportant un diamètre de section de l'ordre de 0,1 à îmm. Ces fibres peuvent être faites en verre E livré sous la forme de mèches, par exemple du type vendu sous la référence ECO 371 par la Firme Turner Bros. On peut utiliser un verre résistant aux alcalis tel que celui vendu sous le nom "CEMFIL" par la firme Fibreglass Ltd de St-Helens (Grande-Bretagne). Le mélange peut autre établi à l'avance et introduit sous forme humide dans un pistolet de pulvérisation. Le rapport eau/ciment est avantageusement en poids de O-,5 à 0,6.En variante on peut projeter un mélange de ciment sec ou poudre avec un rapport eau/ciment de 0,3 à 0,4 en poids. Les murs peuvent comprendre une épaisseur de 6mm de plâtre projeté, une couche intérieure de béton renforcé de fibres d'une épaisseur de 75mm, une couche formant barrière imperméable à la vapeur faite en ciment de latex ou en mastic de bitume, projetée sur la couche intérieure, une couche isolante de polyuréthane également projetée, et une couche extérieure de béton de 75mm, armée de fibres sur son c8té intérieur et non-fibreuse sur son c8té extérieur. I1 est possible d'appliquer sur la couche extérieure de béton un revêtement de finition à base de cailloux ou autres. Les planchers peuvent être constitués en montant un coffrage horizontal sur le coffrage vertical, puis en projetant une première couche de pl tre suivie par du béton armé de fibres ou non-fibreux on établit ensuite sur la première couche une charpente horizontaleS on projette sur celle-ci une couche isolante d'un polyuréthane approprié, puis une seconde couche de béton armé de fibres. Les toits peuvent être réalisés de la m8me manière que les planchers et ils peuvent être inclinés si cela est nécessaire. Ils peuvent être terminés en recouvrant la couche extérieure de béton par le moyen d'une couverture de tuiles. Les murs intérieurs peuvent autre établis en projetant du béton armé de fibres sur un treillis métallique. Pour empêcher que le béton ne traverse le treillis, on peut entrelacer celui-ci de carton ou autre matière fibreuse feuilletée, de manière à obturer substantiellemnt les ouvertures du treillis. Le treillis peut autre réalisé sous la forme de feuilles rectilignes modulaires, la matière feuilletée lui étant déjà entrelacée. Ces feuilles sont assemblées par du fil métallique ou des pinces. En variante le treillis peut autre prévu sous forme de rouleaux avec le carton déjà en place, les rouleaux étant alors coupés à la dimension requise. La matière feuilletée associée au treillis peut être constituée par des feuilles de carton rectiligne dont deux c8tés opposés sont fendus à angle droit par rapport au côté intéressé, les languettes déterminées par les fentes étant entrelacées dans les mailles du treillis. Le béton peut autre revêtu d'un enduit ou bien lton peut fixer des plaques de plâtre ou gypse pour obtenir un fini classique. L'avantage des procédés sus-décrits et des bâtiments qu'ils permettent de réaliser est que toutes les surfaces visibles peuvent être réalisées soit par pulvérisation, soit par coffrage les rendant lisses. En variante on peut utiliser des matériaux pré-formés, de sorte qu'il n'est plus besoin d'avoir recours à un plâtrier ou à un poseur de briques qualifié. Le dessin annexé, donné à titre exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 est une vue de côté d'une feuille plane de treillis métallique entrelacée avec du carton avant l'application du béton, ce treillis étant destiné à la réalisation de murs intérieurs non porteurs, conformément à l'invention. Fig. 2 est une vue de cet d'une partie d'un rouleau de treillis et de carton suivant une autre forme d'exécution de l'invention. Fig. 3 et 4 sont des coupes de murs, planchers et toits de bâtiments suivant l'invention. Fig. 5 est une coupe du pied d'un mur suivant l'invention, dans lequel le coffrage est dressé sur l'extérieur d'une fondation la construction étant réalisée de l'extérieur vers l'intérieur du bâtiment, Fig. 6 est une vue en perspective dlune partie du mur d'un bâtiment suivant l'invention, en vue de montrer la charpente et le bloc de mousse plastique avant la projection du béton. Fig. 7 est une coupe d'un mur de bdtiment suivant une autre forme d'exécution du procédé de ltinvention. Fig. 8 est une coupe du mur à piliers de fig. 7, cette vue montrant deux genres d'attaches. Fig. s est également une coupe du mur de fig. 7, mais avec un type d'attache différent. Fig. 10 reproduit à nouveau une coupe de fig. 7, mais avec un troisième type d'attache Fig. Il est également une coupe du mur de fig. 7 avec encore un autre genre d'attache. On a représenté en fig. i un treillis métallique constitué par des fils d'acier rectilignes 1 et 2, respectivement horizontaux et verticaux, ces fils étant soudés par point les uns aux autres à leurs croisements 3 Entre les mailles constituées par l'intersec- tion des fils précités est disposée une feuille 4 faite en carton. Les bords opposés 5 et 5 de la feuille 4 sont découpés de fentes 7 qui déterminent entre elles des languettes 8. Ces languettes 8 peuvent autre engagées à travers les mailles 9 pour assurer la liaison de la feuille 4 avec le treillis. En fig 2 des bandes de carton 20 sont en quelque sorte tissées entre les mailles en vue d'obtenir un effet similaire à celui de la disposition de fig. 1. L'agencement de fig. 2 est plus approprié que celui de fig. 1 dans le cas de longues bandes ou rouleaux de treillis étant donné que les bandes de carton 20 peuvent être entrelacées à partir de bobines au cours de la fabrication du treillis lui-meme. Pour constituer des murs, cloisons ou plafonds suivant l'invention, il est nécessaire de supporter en place les feuilles ou longueurs de treillis métallique dans le b timent ou construction à la façon requise. Cela peut être obtenu en les suspendant ou en les attachant à une construction existante ou en dressant des supports appropriés, tels que des tiges de renfort. Une fois le treillis convenablement supporté on projette sur lui du béton du type décrit. On peut, si nécessaire ajouter une couche de finition ou enduit non fibreux sur la construction en cours de réalisation. Il est également possible, si cela est désiré, de fixer une plaque de p1;9- tre ou gypse au béton en vue d'obtenir un fini classique. La fixation peut s'effectuer par vissage ou clouage dans des chevilles préalablement noyées dans le béton, ou encore par utilisation d'un adhésif. Fig. 3 montre la construction d'un mur par projection. Dans cette figure 41 désigne un radier de béton dans lequel sont insérés des éléments de charpente ou armature métallique 42 faits en fil d'acier doux. Une couche anti-humidité 43 de bitume ou de ciment de latex est projetée ou appliquée par revêtement sur le radier, puis lton dresse un coffrage vertical 44 sur une couche de recouvrement 45 disposée sur le radier 41. On projette ensuite une couche de pl - tre 46 sur le coffrage, puis sur la couche de plâtre une couche interieure 47 de béton armé de fibres. La couche 47 est alors recouverte d'une autre couche 48 de ciment de latex ou de bitume propre à former barrière contre la vapeur d'eau.Sur la couche précitée on pulvérise une couche 49 de polyuréthane destinée à constituer couche isolante et sur cette couche 49 on projette enfin une couche extérieure de béton 50. Cette couche extérieure 50 comprend telles même un ctté intérieur en béton armé de fibres et un caté extérieur en béton non fibreux. Sur la couche 50 on peut encore ajouter un revttement 51, de maniere à obtenir un fini décoratif. Ce fini peut être à base de cailloux ou de briques, ou de tout autre type approprié. Pour constituer le toit du bâtiment on relie aux éléments de charpente verticaux 42 d'autres élements semblables 52 en les attachant à l'aide de fils métalliques ou en les fixant de toute autre manière, puis on recouvre ces éléments 52 d'une couverture appropriée, telle que des tuiles à talon 53. On projette du béton sous ces tuiles pour réaliser une couche 54 qui prolonge la couche extérieure 50 précitée et l'on prévoit de meme une isolation 55 qui constitue le prolongement de la couche 49. Si nécessaire l'on peut ajouter une autre couche 56 de béton armé de fibres pour prolonger la couche intérieure 47. Dans une autre forme d'exécution non représentée, on prolonge le mur vers le haut sous la forme d'un toit incurvé qui vient se raccorder au mur opposé. Cet agencement évite la nécessité de la réalisation encombrante d'un toit classique. On peut voir en fig. 4 un agencement destiné à réaliser des planchers à l'intérieur du b timent. Un coffrage vertical 64 est prolongé vers le haut pour rencontrer ou supporter un coffrage horizontal 65. Une couche de plâtre 66 est projetée sur ce coffrage 65 pour venir se raccorder avec une couche verticale correspondante 67. Sur la couche 66 on projette une couche 68 de béton non fibreux qui vient se raccorder de son c8té à la couche de béton intérieure 69 du mur. Des éléments de charpente 70 sont alors montés à partir du mur sur la couche 68 précitée et du béton armé de fibres 71 est appliqué sur cette couche 68 pour se raccorder à une couche verticale armée semblable 72.Sur la couche 71 on projette alors une couche 73 formant barrière pour la vapeur d'eau, puis sur cette couche 73 on projette une couche isolante 74 sur laquelle on applique enfin une couche extérieure ou supérieure 75 de béton non fibreux pour terminer le plancher. On comprend que dans les exemples représentés en fig. 4 et 3, les élements de charpente 42 et 70 sont agencés de manière à relier et à assembler les unes avec les autres les couches de béton armé de fibres et de béton non fibreux. Dans certaines parties du batiment les couches de béton peuvent être liées par des fils métalliques, des attaches ou équivalents. En outre on peut disposer à l'avance dans la construction des éléments de fenêtres, de portes et/ou de planchers en fixant des organes appropriés en bois ou en métal aux éléments de charpente en vue de la projection de béton. On conçoit encore que bien que la construction de bâtiment suivant l'invention s'effectue en principe en partant de l'intérieur pour aller vers I'extérieur, elle pourrait également se réaliser de l'extérieur vers l'intérieur, les couches terminales de finition étant prévues sur l'intérieur par utilisation de plaques de plâtre ou autres compositions là où la dernière couche a déjà été prévue. Les plaques de plate ou autres peuvent être garnies de papier à la façon classique. On a représenté en fig. 5 une telle construction dans laquelle la projection de béton s'effectue de ltextérieur vers du bâtiment. Dans ce cas lton a prévu une fondation 41' en béton avec une couche 43 t de protection contre l'humidité, de nature connue. Sur la face extérieure de la-couche 43' est dressé un coffrage 76. Celui-ci est avantageusement constitué par des planches séparées, telles que des planches d'échafaudage, pouvant avoir par exemple 300mm de large, ces planches étant suspendues par des crochets à partir d'une charpente d'acier soigneusement alignée, telle par exemple que des montants d'échafaudage avec les châssis correspondants. Du fait de leur faible largeur et de la facilité de leur remplacement, ces planches réalisent une forme de coffrage plus commode, moins coateuse et plus souple que ce quton utilise à la façon classique. On établit alors le mur de fig. 5 en projetant sur le coffrage 76 une couche 77 de ciment fibreux de 5Omm d'épaisseur. On peut projeter sur celle-ci une épaisse pellicule 78 de ciment de latex ou de bitume pour constituer barrière imperméable à la vapeur d'eau. On projette ensuiteXsur cette pellicule une couche isolante 79 de polyuréthane de 40mm d'épaisseur, puis sur celle-ci une couche 80 de ciment non fibreux ayant une épaisseur de 114mm. Un avantage de ce procédé de disposition du coffrage sur llex- térieur du bâtiment est que le travail peut se poursuivre dans de mauvaises conditions atmosphériques. On peut réaliser la construction pendant toute l'année si l'on prévoit de disposer à la place du toit une boche ou couverture analogue. En outre on peut monter le toit lui-même sur le haut du coffrage ou bien le supporter de façon séparée. On peut réaliser les planchers en dressant des éléments en acier en travers de la plus petite dimension du bâtiment constitué suivant le procédé de fig. 5-. On supporte temporairement ces planchers par le moyen d'étais réglables jusqu'à ce que la couche intérieure 80 du mur ait été projetée pour enrober les extrémités de ces éléments et qu'elle soit devenue susceptible de supporter la charge. On abaisse alors les étais pour permettre la mise en place d'un coffrage en bois de manière à disposer au moins 25 mm de béton sur la base des poutres. On recouvre ensuite ce coffrage de béton pour enrober complètement les éléments d'acier. On aplanit la surface supérieure de sorte que lorsqu'un a enlevé le coffrage on obtient sur le dessous un plafond lisse et sur le dessus un plancher également lisse. On comprend encore que la technique de projection, au contraire des vieilles méthodes de coulée du béton sur place, assure de nombreux avantages tels que la possibilité de prévoir divers revete- ments, des couches de finition, des couches d'isolation, des couches imperméables à la vapeur, etc..., lesquels peuvent autre appliqués aisément et rapidement suivant les diverses combinaisons requises. On a pu relever que le béton projeté est plus résistant à bien des égards que le béton coulé. Le procédé suivant l'invention assure une grande souplesse d'application, une modification facile des spécifications du bâtiment considéré, et il évite d'avoir recours à de la main d'oeuvre qualifiée pour la-pltrerie et la pose des briques.On aboutit à une économie à la fois de temps et de main d'oeuvre. Fig. 6 montre une variante procédé de construction d'un mur de bâtiment. Dans cette figure on a représenté de façon partielle un mur orienté verticalement. Ce mur est constitué par un bloc dtSme 81 fait en mousse de polystyrène et qui, dans un exemple, comporte une épaisseur de 38 mm. De part et d'autre de ce bloc, ainsi qu'au-dessous de lui, sont prévus des éléments de charpente 82. Chacun de ces éléments est constitué par deux paires de fils rectilignes 83. Les fils de chaque paire sont reliés par un autre fil 84 replié en zig-zags Les sommets de ces zig-zags sont soudés en 85 aux fils 83. Chaque élément de charpente est raccordé à celui adjacent autour du bloc par le moyen d'une boucle de fil métallique ou autre dispositif. Cette liaison nta pas été représentée pour ne pas nuire à la clarté du dessin. En fig. 6 la fondation 90 est faite d'un beton dans lequel les fers d'armature 91 ont été laissés dépassants de la surface 92. Ces fers oufils métalliques sont repliés autour des fils rectilignes 82 du bloc et l'on projette un mélange de béton du type décrit sur l'ensemble de ce bloc et des éléments en vue de terminer cette partie du bâtiment tout en l'ancrant à la fondation 90, Après la projection du béton l'on peut appliquer un enduit en le projetant sur le bloc de manière à enrober toutes les fibres de ce béton au-dessous de la surface finie de l'ensemble. Cet enduit peut autre appliqué de manière à assurer la décoration, par exemple en le colorant, ou en projetant sur lui une surface réfléchissante de quartz.L'enduit peut autre également constitué par une couche classique de cailloux brisés. Les murs sont préférablement établis sur une base modulaire d'un mètre carré, de sorte que les blocs puissent eAtre fabriqués en série. On peut prévoir des fractions de ce mètre carré, par exemple sous la forme de blocs de 33 cm x 1 m ou de blocs carrés de 33 cm x 33 cm, le tout de manière à pouvoir établir des portes, fenitres et analogues. On comprend que dans le procédé décrit en référence à fig. 6 le bloc dtAme 81 constitue lui-meme le coffrage ; le procédé comporte donc avantage de ne pas exiger de coffrage supplementaire. Fig. 7 à 11 montrent un autre procédé de construction d'un bA- timent dans lequel le coffrage es-t là encore constitué par des blocs d'ame. Comme représenté en fig. 7, un mur de béton 110 est établi en dressant d'abord à la position voulue des blocs 112 de polystyrène expandé, puis en recouvrant ces blocs 112 d1un treillis métallique 114. Ce treillis 114 est maintenu en place par des entretoises 116. Chaque entretoise 116 comprend d'une part un tube 118 engagé dans une ouverture du bloc 112, d'autre part une tige 120 à extrémité filetée disposée à I'intérieur du tube 118 et qui dépasse de part et d'autre à travers le treillis 114. Sur chaque extrémité l'on visse un écrou 122 pour maintenir le treillis en position contre les blocs 112. On projette alors un mélange de béton sur le treillis jusqu'à obtenir l'épaisseur 115 désirée, Dans la forme d'exécution de fig. 7 les blocs 112 comportent des piliers de renfort 124 disposés à ltopposé les uns des autres. Cette disposition des piliers n'est pas obligatoire et ceux-ci pourraient en variante votre placés en quinconce sur la longueur du bloc 112. Fig. 8 représente un mur comportant des piliers 126 et des dépressions ou redans 128. Dans ce cas le béton a été projeté pour réaliser une couche d'épaisseur régulière au lieu de remplir complètement les espaces situés entres les piliers, comme dans le cas du mur représenté en fig. 7. - Un autre moyen pour fixer le treillis au bloc 112 a également été représenté en fig. 8. On utilise à cet effet une attache en fil métallique 130 qui traverse le bloc, ses extrémités dépassantes 132 étant repliées en sens inverse l'une de l'autre de manière à se trouver dans le plan de la face du bloc 112. On replie ensuite davantage les parties extrêmes de l'attache 130 pour quelles s'enfoncent dans le bloc 112. Fig. 9 représente une autre forme d'attache 134. Celle-ci comprend un tube fait en deux moitiés, chacune comportant une partie tubulaire 136 terminée à l'une de ses extrémités par une bride circulaire 138. Les deux moitiés de l'attache 134 sont engagées dans les extrémités opposées d'un trou 140 prévu dans le bloc 112 de manière à réaliser un tube continu. On passe alors un fil métallique attache 142 à travers le tube ainsi constitué par les deux moitiés et on le replie de mSme manière qu'en fig. 8. Fig, 10 illustre une attache 144 semblable à celle de fig. 7, sauf que la tige 146 traverse simplement un trou du bloc 112 et comporte à chacune de ses extrémités une fente ou rainure diamétrale 145. Le treillis 114 est disposé sur les extrémités de la tige 146, de manière qu'un de ses brins vienne s'engager dans la rainure 148. On visse alors un écrou sur chacune des extrémités respectives de la tige 146 pour maintenir le treillis en position. Fig. 11 montre une autre forme d'exécution préférée de l'en- tretoise. Celle-ci, référencée 152, comprend une tige pleine 154 comportant une entaille 156 à chacune de ses extrémités. La tige 154 est enfilée à travers le bloc 112 et le treillis 114 est disposé sur ses extrémités de manière telle qu'uns de ses brins s'engage dans l'entaille 156. Ce brin est retenu en position par une rondelle élastique 158. Après assemblage de ltentretoise, ou ouvre les extrémités 160 de la tige. On peut également voir en fig. 11 des barres verticales 162 de renfort ou de rigidification, disposées par paires l'une en face de l'autre de part eut d'autre du bloc 112 en vue de maintenir celuici en position verticale. Les barres 162 de chaque paire sont reliées par un fil métallique 164 qui traverse le bloc 112 et qui stenroule sur chaque barre pour les assembler ltune avec l'autre à la position verticale. Il doit d'ailleurs autre entendu que la description qui précède nta été donnée qu'à titre dtexemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVENDICATIONS 1. Procédé de construction de bâtiments, du genre qui consiste à prévoir une fondation et à dresser un coffrage sur celle-ci, ca ractérisé par le fait qu'on projette une couche de béton sur le coffrage pour constituer un ensemble de mur porteur de charge. 2. Procédé suivant la revendication 1, dans lequel la fondation (41) est recouverte d'un revêtement (43) protecteur contre l'humi- dité, caractérisé en ce qu'an projette sur le coffrage t44, 64) une couche verticale intérieure (47, 72) de béton armé de fibres, puis sur celle-ci une couche (48, 73) formant barrière imperméable à la vapeur d'eau en ce qu'on projette sur cette couche une autre couche (55, 74) faite en une matière isolante, en ce qu'on projette ensuite une couche extérieure (50) de béton qui peut être armée de fibres sur son coté intérieur et sans fibres sur l'autre, et enfin en ce qu'con applique un toit au mur constitué par les couches intérieure et extérieure de béton ainsi que par la couche imperméable et la couche isolante situées entre elles. 3. Procédé suivant la revendication 1, dans lequel la fondation (41) est recouverte d'une couche (43') protectrice de l'humi- dité, caractérisé en ce qu'on projette sur le coffrage (76) une couche verticale extérieure (77) de béton armé de fibres, en ce qu'on projette ensuite sur ce béton une couche (78) imperméable à l'humidité, en ce qu?on applique sur cette couche imperméable une couche (79) de matière isolante, laquelle peut autre soit préformée, soit réalisée par projection, et en ce ton projette enfin une couche intérieure (80) de béton sur la face intérieure de l'isolant. 4. Procédé suivant la revendication 3, dans lequel un toit est appliqué à la construction suivant fig. 3, caractérisé en ce qu'lue au moins desdites couches se prolonge dans le toit. 5. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les couches de béton sont liées les unes avec les autres par des attaches (42) insérées dans la couche extérieure et la couche intérieure. 6. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 2, 4 et 5, caractérisé en ce qu'on projette directement du plâtre (46, 67) sur le coffrage (44, 64) avant de procéder à la projection de la couche intérieure de ciment armé de fibres. 7. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 2, 4 et 5, caractérisé en ce que le coffrage est constitué par une plaque de plâtre comportant des saillies d'ancrage et en ce que la couche intérieure de béton armé est directement projetée sur la surface du plâtrez lequel est conservé pour constituer un élément superficiel intérieur permanent du mur. 8e Procédé suivant 17une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce quton réalise les planchers en montant un coffrage horizontal (65) sur le coffrage vertical (64) et en ce qu?on projette une première couche de platre (66), suivie par une couche (68, 71) de béton armé de fibres ou non-fibreux, en ce qu'on dispose une charpente horizontale (702 sur la première couche, et en ce quton projette ensuite une couche isolante (74) faite en un po lyuréthane approprié, puis une seconde couche (75) de béton armé de fibres. 9. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le coffrage est constitué par le moyen alun ou plusieurs blocs d'âme (81, 112) fait en mousse plastique expandée ou en papier, une couche de béton armé de fibres étant projetée sur au moins deux côtés desdits blocs. 10. Bâtiment, planchera mur, cloisons plafond, toit ou autre partie dtun tel bâtiment, caractérisé en ce quiil est établi par mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9.