La présente invention se rapporte aux pulvérisateurs "à jet porté", c'est-à-dire à des appareils dans lesquels la substance à répandre est introduite dans des courants d'air produits par une soufflerie et qui la transportent vers les objets à traiter, généralement des plantes. Elle concerne plus particulièrement un dispositif destiné à alimenter de tels pulvérisateurs en substances pulvérulentes, par exemple les poudres que l'on utilise couramment pour le traitement des cultures. On connaît des dispositifs de ce genre dans lesquels la dispersion de la poudre est obtenue par passage d'un courant d'air, soufflé ou aspiré, à la surface d'une masse de poudre contenue dans un réservoir muni d'un ou plusieurs conduits débouchant dans l'effluent de la soufflerie. L'invention a essentiellement pour but de perfectionner de tels dispositifs de façon notamment à assurer une consommation rationnelle de poudre et à faciliter le remplissage du réservoir. Selon l'invention, le dispositif comporte un conduit d'entrée d'air extensible terminé par une crépine qui repose sur la masse de poudre contenue dans le réservoir et cette crépine est solidaire d'un support articulé à un axe horizontal transversal par rapport au plan général de mouvement de la crépine. Avantageusement, le réservoir est monté sous un couvercle que le conduit mobile traverse avec étanchéité et sous lequel est monté aussi l'axe d'articulation du support, l'ouverture du réservoir s'accompagnant d'un coulissement de ce dernier sous le couvercle de telle sorte que le réservoir soit dégagé et soulève alors la crépine pour la ramener sous le couvercle, ce qui permet de le regarnir de poudre sans aucune manipulation du conduit mobile ni de la crépine. La portion de la paroi du réservoir voisine de la crépine présente de préférence la forme d'un segment de tore axé sur l'articulation du support, ce qui assure un débit de poudre régulier, les autres portions convergeant vers les conduits de sortie du mélange d'air et de poudre. La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donnée à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut étire réalisée, les particula rités qui ressortent tant du dessin que du texte faisant, bien entendu, partie de ladite invention. La figure 1 est une vue générale en perspective d'un pulvérisateur à jet porté équipé d'un dispositif d'alimentation en poudre conforme à l'invention. La figure 2 est une coupe schématique représentant le dispositif en état de fonctionnement. La figure 3 est une vue partielle analogue à la figure 2 mais montrant le dispositif ouvert, en position de remplissage. Dans l'exemple de réalisation représenté sur le dessin, un pulvérisateur 1 comporte un ventilateur centrifuge logé dans un carter 2 et qui refoule l'air radialement par de larges ouies latérales 5. Sous la paroi arrière 6 du carter 2 du ventilateur est fixé un couvercle 7 auquel se raccordent un conduit central arrière 8 et deux conduits latéraux avant 9. Ces derniers, qui servent à l'introduction de la poudre dans l'effluent du ventilateur sortant des ouies 5, sont munis de clapets de réglage 10 que l'on peut manoeuvrer à l'aide de manivelles 11 associées à des secteurs 12 et ils se terminent par des diffuseurs 13 qui s'épanouissent radielement dans les jets du ventilateur. Le conduit central 8, qui sert à l'entrée du courant d'air chargé de transporter la poudre, part d'un chapeau amovible 14 que l'on attache à l'aide de pattes de serrage 15 au-dessus du carter 2 et qui présente des déflecteurs amovibles latéraux 16 réglables. A l'intérieur du chapeau sont prévus des volets de guidage convergents 17 qui dirigent une partie de l'air refoulé par le ventilateur vers l'orifice d'entrée du conduit 8. Le conduit 8 est souple et il se termine, d'une part, par un large soufflet 18 dont le bord est fixé au couvercle 7 et, d'autre part, par un second soufflet 19 plus mince mais plus long qui traverse avec jeu le couvercle 7 pour se terminer par une crépine ajourée 20. La crépine se termine par un anneau 21, solidaire d'un support constitué par une tringle 22 articulée, autour d'un axe transversal 23, sous le couvercle 7. Du fait de cette articulation et de la souplesse des soufflets 18 et 19, la crépine 20 peut donc suivre les fluctuations du niveau de la poudre située dans un réservoir 24 monté sous le couvercle 7. Ce réservoir s'adapte avec étanchéité par son bord supérieur dans un rebord 25 que présente le couvercle et il est normalement verrouillé à celui-ci, à l'avant, à l'aide d'un boulon à manivelle 26. Il est maintenu en place grâce à des barres arrière 27 dont il est muni et qui, d'une part, roulent sur des galets 28 montés latéralement sur un chassies de support 29 et, d'autre part, se terminent par des galets 30 par lesquels ils peuvent rouler sous des rails latéraux 31 du chassis 29. Les barres 27 se prolongent vers l'avant pour former une chape 32 dans laquelle est articulée la tige du boulon 26, la patte d'accrochage 33 de celui-ci étant fixée au couvercle 7. Comme le montre la figure 3, lorsque le réservoir 24 est détaché et tiré vers l'avant, les galets 30 s'appuient sous les rails 31 et le maintiennent légèrement oblique vers le bas, le bord 34 arrière du réservoir maintenant alors la tringle 22 et la crépine 20 soulevées de telle sorte que toute la capacité du réservoir est disponible et qu'aucune manipulation de la crépine n'est ncesssire. Le réservoir est largement dégagé pour son remplissage. La forme dudit réservoir a été étudiée de façon à assurer une utilisatinn rationnelle. La partie arrière présente une surface torique sensiblement axée en position de fonctionnement sur l'articulation 23 de la tringle 22 (figure 2), tandis que les portions avant latérales.font partie de surfaces également sensiblement triques, mais aboutissant aux entrées des conduits latéraux 9 (figure 1). Ainsi le courant d'air sortant du conduit central 8 lèche uniformément la masse de poudre 35 contenue dans le réservoir pour se diviser en deux parties qui s'échappent avec la poudre par les conduits latéraux 9. Il va de soi que le mode de réalisation décrit n' est qu'un exemple et qu'il serait possible de le modifier, notamment par substitution d'équivalents techniques, sans sortir pour cela du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Dispositif d'alimentation en poudre pour pulvérisateurs à jet porté comportant un réservoir à poudre qu'alimente en air un conduit mobile terminé par une crépine s 'ap- puyant sur la poudre, caractérisé en ce que la crépine est solidaire d'un support articulé à un axe horizontal transversal par rapport au plan général de mouvement de la crépine. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le réservoir est monté sous un couvercle que traverse le conduit mobile et sous lequel est monté l'axe d'articulation du support. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que le conduit se termine par deux soufflets coaxiaux, l'un qui traverse le couvercle et aboutit à la crépine et l'autre qui entoure le premier et est fixé avec étanchéité au couvercle. 4. Dispositif selon l'une des revendications 2 ou 3, caractérisé en ce que le réservoir est monté de façon à pouvoir s'ouvrir en coulissant sous le couvercle, de telle sorte que son bord arrière maintienne le support de la crépine soulevé. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que le réservoir est muni de barres qui roulent sur des galets latéraux et se termine par des galets pouvant rouler sous des rails d'un chassies de montage. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le conduit mobile est placé à l'arrière du réservoir dans l'axe médian de celui-ci et raccordé à une prise d'air supérieure du ventilateur. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que la prise d'air fait partie d'un chapeau muni de volets de guidage d'entrée d'air et de déflecteurs latéraux. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le réservoir présente une portion arrière sensiblement torique, axée sur l'articulation du support de la crépine et deux portions latérales, également sensiblement toriques mais aboutissant à des sorties d'air et de poudre pratiquées dans le couvercle.