L'invention concerne un procédé de fabrication d'un matériau en fibres ou en granulés, à partir de déchets ménagers, de déchets de l'agriculture et de la sylvicul- ture, ainsi que de déchets industriels organiques, un dispositif pour l'exécution de ce procédé, un procédé de fonctionnement de ce dispositif et une utilisation du matériau en fibres ou en granulés fabriqué selon ce procédé. L'on connaît déjà différents procédés destinés à la fabrication d'un matériau se présentant sous la forme de fibres et/ou de granulés à partir de déchets ménagers, de déchets de l'agriculture et de la sylviculture et de déchets industriels organiques, procédés qui présentent toutefois l'inconvénient qu'environ 30 % en poids de la quantité théoriquement encore utilisable de la matière première sont éliminés au cours de la transformation sous la forme de déchets inutilisables, ce qui d'une part signifie une perte de matière encore utilisable, et d'autre part conduit à des frais supplémentaires considé- rables pour éliminer ce matériau rejeté en tant que déchet. L'invention a pour but de créer un procédé ne présen- tant pas ces inconvénients, c'est-à-dire ne conduisant à la formation d'aucun déchet. L'invention concerne à cet effet un procédé du type mentionné ci-dessus, dans lequel on soumet les déchets à transformer à un traitement de désagrégation, on subdivise les déchets ainsi désagrégés en au moins deux fractions, savoir a) une fraction facilement fragmentable par voie mécanique et b) une fraction difficilement fragmentable par voie mécanique, puis on fragmente ces deux fractions, séparément l'une de l'autre, pour obtenir la granulométrie voulue du produit fini, puis on sèche les deux fractions par chauffage et élimination de la vapeur d'eau qui se forme à cette occasion, jusqu'à obtention d'une certaine humidité résiduelle maximale et on les stérilise, et on subdi- vise de nouveau les deux fractions, réunies, éventuelle- ment après un traitement intermédiaire, en au moins deux fractions de granulométrie différente. Il est alors avantageux de subdiviser les déchets désagrégés en au moins trois fractions, savoir a) une fractionfine dont la granulométrie ne dépasse pas la granulométrie finale voulue pour le déchet, b) une fraction grossière, facile- ment fragmentable par voie mécanique, et c) une fraction grossière difficilement fragmentable par voie mécanique, puis de fragmenter les deux fractions grossières, séparé- ment l'une de l'autre, jusqu'à la granulométrie voulue pour le produit fini, puis de sécher -les trois fractions, par chauffage et extraction de la vapeur d'eau formée à cette occasion, jusqu'à obtention d'une certaine humidité résiduelle maximaleet de les stériliser, les trois fractions, après réunion, étant de nouveau subdivisées, éventuelle- ment après un traitement intermédiaire, en au moins deux fractions de granulométrie différente. Dans le cas o les déchets reçus contiennent des éléments métalliques.pouvant être extraits par voie magné- tique, il est avantageux d'extraire des déchets les élé- ments métalliques magnétisables après la désagrégation des déchets à transformer et avant leur subdivision en plu- sieurs fractions. Pour réduire, lors de l'utilisation d'un séparateur d'effluents gazeux, l'usure mécanique de ce dernier provo- quée par le produit qui le traverse, il est avantageux de subdiviser immédiatement après la déshumidification et la stérilisation le produit ainsi traité, en une fraction légère et une fraction lourde, puis d'envoyer la fraction légère à un séparateur d'effluentsgazeux, pour éliminer le gaz humide provenant du processus de déshumidification, en particulier de l'air, de réunir à la fraction lourde la fraction légère après élimination des effluents gazeux humides, et d'envoyer l'ensemble, après combinaison, à l'équipement de fractionnement en aval.- Il s'est avéré avantageux de subdiviser le produit séché et stérilisé en trois fractions, l'une contenant des particules passant à travers un tamis d'aire de maille inférieure à 3 mm,la deuxième contenant des particules pas- sant à travers un tamis d'aire de maille comprise entre 3 et 6 mm2, et la troisième contenant des particules pas- sant à travers un-tamis d'aire de maille supérieure à 6 mm2. Dans de nombreux domaines d'application de la matière première ainsi fabriquée, il est par ailleurs utile de subdiviser le produit séché à une certaine humi- dité résiduelle maximale et stérilisé, le cas échéant de préférence après un fractionnement préalable en au moins deux groupes de granulométrie différente, en au moins deux fractions de densité différente. Il est alors avantageux de subdiviser le produit en au moins trois fractions, présentant des densités différentes, savoir a) une frac- tion légère se composant principalement de fibres organi- ques, b) une fraction lourde se composant principalement de granulés inorganiques, et c) une fraction consistant principalement en des particules de poussière. Pour éliminer les éventuelles odeurs désagréables et les germes indésirables éventuellement encore présents, il est utile d'exposer à un traitement à l'ozone le pro- duit déshumidifié à une certaine humidité résiduelle et stérilisé. L'invention a aussi pour but de créer un dispositif pour la réalisation du procédé selon l'invention, disposi- tif caractérisé en ce qu'il présente une unité de désagré- gation destinée à désagréger le produit à transformer, une unité de fractionnement destinée à obtenir la fraction facilement fragmentable par voie mécanique et la fraction difficilement fragmentable par voie mécanique, une pre- mière unité de fragmentation destinée à la fragmentation de la fraction difficilement transformable, une deuxième unité de fragmentation destinée à fragmenter la fraction facilement transformable, une unité de séchage destinée au séchage des diverses fractions, ainsi qu'une autre unité de fractionnement destinée au nouveau fractionnement, après combinaison, des fractions séchées et réunies de granulométries différentes. Il est alors utile que ce dispositif présente une unité de fractionnement possédant au moins un tamis à secousses ou un tamis vibrant pour obtenir une fraction fine, une unité d'aspiration aspirant le côté supérieur du tamis à secousses ou du tamis vibrant, unité destinée à donner la fraction grossière facilement transformable par voie mécanique, et un dispositif de réception destiné à recevoir le produit se trouvant sur le tamis à secousses ou le tamis vibrant et qui, en raison de ses dimensions et/ou de son poids, ne peut ni traverser le tamis, ni être aspiré, pour obtenir la fraction difficilement transforma- ble, ainsi qu'une première unité de fragmentation destinée à fragmenter la fraction grossière difficilement transfor- mable et une deuxième unité de fragmentation destinée à fragmenter la partie grossière facilement transformable. La première unité de fragmentation se compose avanta- geusement d'un broyeur à marteaux, d'un broyeur à impact ou d'un moulin à percussion. Il s'est en outre avéré avan- tageux que la deuxième unité de fragmentation se compose d'une hacheuse, d'une déchiqueteuse ou d'un broyeur, et présente au moins un rotor broyeur à lames. Il est par ailleurs utile qu'entre l'unité de désagré- gation et l'unité de fractionnement soit prévu un équipe- ment de convoyage, se composant d'une bande de convoyage ou d'une gaine de transport par vibration, et que soient disposés, pour l'extraction d'éléments métalliques à partir du produit désagrégé, transporté par cet équipement de convoyage, a) une bande magnétique et b) un tambour magné- tique, la bande magnétique servant à enlever les éléments métalliques de la partie supérieure du produit, immédiate- ment au-dessus de l'équipement de convoyage, le tambour magnétique, audessus duquel passe le produit désagrégé, étant installé à l'extrémité de l'équipement de convoyage pour extraire les éléments métalliques de la partie infé- rieure du produit désagrégé et transporté par cet équipe- ment. L'invention a aussi pour but de créer un procédé de fonctionnement du dispositif selon l'invention, procédé caractérisé en ce qu'il consiste à chauffer au moins l'unité de séchage à l'aide du matériau en fibres ainsi fabriqué. L'invention a aussi pour but de créer une utilisation du matériau en fibres fabriqué selon l'invention, pour la fabrication de pièces mouléespar exemple des plaques comprimées ou des agglomérés ou pastilles servant au chauf- fage. L'invention sera mieux comprise en regard de la des- cription ci-après et du dessin annexé, dont la figure unique re- présente schématiquement un exemple de réalisation de l'invention. Comme il ressort du dessin, les déchets sont versés dans une trémie collectrice (1). De préférence, l'on uti- lise des déchets qui n'ont ni subi de fermentation, ou alors seulement une faible fermentation, kni.été soumis à aucun traitement de type préfragmenta- tion, triage. préalable, compression sur des décharges ou des traitements de nature chimique. L'utilisation de déchets organiques frais présente l'avantage que l'on peut donner à la matière première des fibres la structure vou- lue, et que les principaux constituants, par exemple la cellulose et la lignine, n'ont été ni éliminés, ni détruits. Les déchets ainsi placés dans la trémie arrivent en continu ou en discontinu, par l'intermédiaire d'un équipe- ment de transport mécanique (2), à une unité de désagréga- tion (3). Cette dernière a pour rôle d'une part de désa- gréger en ses constituants individuels la matière première, qui se présente sous différentes formes, et d'autre part de réduire les déchets, qui diffèrent très fortement les uns des autres par leurs dimensions et leur composition, par découpage, hachage et/ou déchiquetage, à une taille adap- tée à la transformation ultérieure. L'on peut utiliser pour cette opération des broyeurs à lamesou des moulins à per- cussion, ainsi que des hacheuses ou des déchiqueteuses. Pour assurer une transformation sans problème et obtenir la structure, la finesse et la pureté voulues du produit fini, l'on utilise de préférence un broyeur à lames tour- nant lentement, qui existe sur le marché sous différentes formes de réalisation. Onutilise avantageusement une forme de cet équipement possédant des arbres porte-lame situés l'un à côté de l'autre et tournant en sens contraire. De plus, ces arbres porte-lames doivent tourner lentement, et les différents arbres doivent tourner à des vitesses de rotation différentes. Par ailleurs, l'ensemble des arbres doit - pouvoir être inversé, pour assurer la sécurité, la puissance et l'auto-nettoyage. Il existe une machine de ce genre sur le marché, sous la désignation "SHREDDER". L'on utilise aussi des machines analogues, portant la même désignation, pour la fragmentation des voitures hors d'usage et-des autres articles en tôle. La matière première, ainsi désagrégée dans l'unité de désagrégation (3) et mise en morceaux d'une taille correspondant à une ouverture de maille de tamis de 20 fois cm, tombe en chute libre sur un équipement de convoyage se composant d'une goulotte vibrante de transport (4). Pour assurer aux équipements en aval un fonctionne- ment sans problème, il est important d'extraire la tota- lité des éléments métalliques se trouvant éventuellement dans les déchets. Pour y arriver, l'équipement de transport (4) fait passer la matière première, sous la forme d'une couche en écoulement uniforme,relativement mincej devant une bande magnétique (5) disposée au-dessus de l'équipement de transport (4), et il la fait tomber, à son extrémité, sur des tambours magnétiques tournants (6) situés en dessous. Comme les quantités de déchets sortant de l'unité de désagrégation sont variables, l'équipement de transport (4) est garni, en amont de la bande magnétique (5), d'un dispositif d'égalisation, non représenté. L'unité à bande magnétique (5) a pour rôle d'extraire les éléments métalliques se trouvant dans la moitié supé- rieure de la couche en écoulement. Le tambour magnétique 249649! tournant (6) sert à éliminer les éléments métalliques se trouvant dans la moitié inférieure de la couche de déchets en écoulement. Les unités magnétiques (5) et (6) sont, par l'inter- médiaire d'un équipement de convoyage (7), reliées à une trémie de réception (8). Le métal ainsi extrait passe de la trémie de réception à une presse (9), laquelle comprime les éléments métalliques ainsi extraits en des paquets du type commercial, qui peuvent ensuite être envoyés à une fonderie de vieux métaux. La matière première de déchet ainsi débarrassée des éléments métalliques qui s'y trouvaient est alors envoyée à une unité de fractionnement (10). Cette dernière possède un tamis à secousses (11) destiné à l'obtention d'une fraction fine, l'ouverture de maille de ce tamis étant d'environ 6 mm. En outre, il est prévu une unité d'aspira- tion 512), aspirant la partie supérieure du tamis à secousses (11), et destinée à donner une fraction gros- sière facilement transformable par voie mécanique et, à l'extrémité inférieure du tamis à secousses (11) disposé d'une manière oblique, une goulotte réceptrice (13) desti- née à recevoir le produit se trouvant encore sur le tamis à secousses (11) et ne pouvant, en raison de sa taille et/ ou de son poids, passer à travers ou être aspiré, cette goulotte servant à l'obtention d'une fraction difficile- ment transformable. La subdivision de ce genre en trois fractions présente l'avantage que les unités de fragmentation ultérieures (14) et (15) ne reçoivent pas les particules fines dont la granulométrie ne-dépasse pas la granulométrie finale recherchée. La proportion de ces particules fines correspond normalement à environ 15 % en poids, c'est-à-dire que l'on économise lors de la fragmentation ultérieure environ 15 % d'énergie. Les matériaux à fine granulométrie ainsi extraits passent par un by-pass (16) en évitant les deux unités de fragmentation (14) et (15) et sont remélangés aux déchets fragmentés dans cette dernière. La subdivision en les deux fractions grossières mentionnées ci-dessus permet que les deux composants des déchets, de nature très différente, puissent être séparés l'un de l'autre, ou bien qu'ils puissent être portés à la granulométrie finale recherchée à l'aide des unités de fragmentation qui leur sont le mieux adaptées, et donc que les deux composants des déchets puissent recevoir aussi la structure recherchée, ce qui permet d'obtenir, dans la dernière étape du procédé, dans laquelle le produit est tout d'abord classé selon ses dimensions et ensuite en une fraction fibres à densité essentiellement faible et une fraction granulés à densité essentiellement élevée, une précision de séparation et une pureté très élevées des différentes fractions. L'unité d'aspiration (12) peut se composer d'un appareil du commerce, du type de ceux utilisés par exemple dans l'industrie des aliments du bétail ou des industries mécaniques par enlèvement de copeaux. Le matériau léger aspiré du courant de déchets par l'unité d'aspiration (12) parl'intermédiaire des gaines d'aspiration (12a, 12b et 12c) se compose essentiellement de papier, de carton, de feuilles, de textiles et de copeaux de bois, c'est-à-dire d'éléments organiques, et il est envoyé, pour une dernière structuration et fragmentation, à une unité de fragmen- tation conçue comme une hacheuse. Des unités de fragmenta- tion de ce genre sont disponibles dans le commerce sous la désignation générale de hacheuses, équipements d'enlève- ment de matière ou broyeurs. Il s'est à ce propos avéré utile d'utiliser des broyeurs à rotors, fonctionnant selon le mode rotor contre stator ou rotor contre rotor, avec une barrière de passage permettant d'obtenir la granu- lométrie voulue du matériau. La fraction grossière, débarrassée, à l'aide du tamis à secousses (11) et de l'unité d'aspiration (12), d'une part des particules fines et d'autre part des particules de faible densité, et en outre difficilement transforma- ble et se composant, dans la pratique, principalement de particules inorganiques, est soumise à un processus de fragmentation dans l'unité distincte de fragmentation (14). L'unité de fragmentation (14) a pour but de porter les différentes particules de déchets qui y arrivent à la granulométrie finale voulue, nécessaire à -un recyclage complet et correspondant à un tamis d'ouverture de maille de 6 mm. Des unités de fragmentation (14) de ce genre sont disponibles sur le marché sous la désignation de broyeurs à marteaux, broyeurs à impact ou moulins à percussion, et elles peuvent être utilisées si elles possèdent un dispo- sitif de passage correspondant à l'ouverture de maille la plus faible. Les fractions provenant des unités de fragmentation (14 et 15) et du bypass sont envoyées, après réunion, à un récipient collecteur (17). Le produit sortant de ce dernier est envoyé à une unité de séchage et de stérilisa- tion. Cette unité (18) a pour tâche de sécher le produit qui y arrive à une certaine humidité résiduelle constante, et de supprimer les substances se trouvant dans le produit et indésirables du point de vue de l'hygiène, par exemple des bactéries pathogènes. Dans ce but, il est possible d'atteindre dans l'unité de séchage (18) des températures supérieures à 1000C, et le temps de séjour du produit dans l'unité de séchage (18) est, lui aussi, réglable. L'apport d'air chaud sec provenant de l'unité de chauffage (34) et passant par la conduite de recirculation (19), de même que l'évacuation de l'air enrichi en humidité, s'effectuent d'une manière continue et sont, eux aussi, réglables de façon à pouvoir ajuster de cette manière, à une valeur souhaitée, l'humidité résiduelle du produit sortant de l'unité de séchage (18). Après l'unité de séchage (18), le produit ainsi traité est, à l'aide d'un séparateur (20), subdivisé en une frac- tion légère et une fraction lourde, puis la fraction légère est envoyée à un séparateur d'air d'évacuation, conçu comme un cyclone séparateur, pour éliminer l'air d'évacuation humide provenant de l'opération de déshumidification. On peut ainsi diminuer considérablement l'usure dans le séparateur d'air d'évacuation (21), et, simultanément, en augmenter considérablement la fiabilité. Le produit sor- tant du séparateur d'effluent gazeux (21) est alors de nouveau réuni à la fraction légère préalablement séparée et envoyé, par l'intermédiaire d'un dispositif de traite- ment à l'ozone (22), à une unité de fractionnement (23). Cette dernière a pour rôle de subdiviser en trois frac- tions, classées par granulométrie, le produit arrivant, séché à une certaine humidité résiduelle maximale et stéri- lisé, la taille des morceaux de l'une des fractions étant inférieure à 3 mm, la taille des morceaux de la deuxième fraction étant comprise entre 3 et 6 mm2, la taille des morceaux de la troisième fraction étant supérieure à 6 mmi L'unité de fractionnement (23) peut aussi présenter des surfaces de travail oscillantes ou vibrantes. De préfé- rence, l'on utilise un équipement de construction légère avec une surface de travail vibrante. Le sens des vibrations et le nombre des oscillations doivent être variables, de façon à pouvoir réguler l'intensité et le temps de séjour en ce qui concerne le traitement des matériaux. Les trois fractions granulométriques sortant de l'unité de fractionnement (23), chacune se composant de particules organiques (en majorité légères) et inorgani- ques (en majorité lourdes), sont envoyées par des voies différentes au fractionnement final. Le fractionnement final est réalisé à l'aide des séparateurs pneumatiques (24, 25, 26), qui ont pour tâche de séparer des substances organiques les matières premières mélangées, comme les minéraux, les métaux non-ferreux, les matières plastiques rigides, etc. Ces séparateurs pneumatiques existent sur le marché sous différentes formes de réalisation, et on les utilise aussi dans l'industrie des produits alimen- taires, des aliments pour animaux et dans l'industrie du bois. La fraction fine sortant de l'unité de fractionnement (23) arrive, par un procédé pneumatique, au fractionnement final effectué dans le séparateur pneumatique (24), o le produit est introduit en un point donné dans un courant d'air à contre-courant. La force du courant d'air est choisie de façon que les particules légères, principale- ment organiques, soient entraînées par le courant d'air, les particules de densité élevée, principalement inorga- niques, tombant vers le bas, à contre-courant du courant d'air. Les particules légères entraînées sont envoyées à un cyclone séparateur (27), directement installé à l'entrée du silo à matières premières (28). Les particules de densité élevée, qui sont tombées à contre-courant du courant d'air, sont envoyées au silo à granulés (29). La fraction intermédiaire provenant de l'unité de fractionnement (23) est envoyée, pour fractionnement final, au séparateur pneumatique (25). Les particules légères séparées dans ce séparateur peuvent être envoyées au choix aux séparateurs (27 ou 30) des silos (28 et 31). Les granulés lourds, principalement inorganiques, obtenus dans le séparateur pneumatique (25), sont, eux aussi, envoyés au silo à granulés (29). La fraction grossière sortant de l'unité de fraction- nement (23) est envoyée, pour fractionnement final, au séparateur pneumatique (26), lequel fonctionne de la même manière que les deux autres séparateurs pneumatiques (24 et 25). Les particules légères séparées par le séparateur pneumatique (26) sont, elles aussi, envoyées au choix dans les silos à matièrespremières(28 et 31). Le granulé lourd, principalement inorganique, séparé par le séparateur pneu- matique (26), arrive dans le silo à granulés (29), mélangé aux granulés provenant des séparateurs pneumatiques (24 et 25). L'air d'évacuation contenant des poussières et prove- nant tant des séparateurs pneumatiques (24, 25 et 26) que des séparateurs (27 et 30) est envoyé à une installation de filtration (32). La poussière extraite dans cette der- nière installation, poussière composée principalement de particules organiques fines, peut être envoyée au silo à poussières (33) ou, au choix, aux silos (28 et/ou 31). L'ensilage des produits finis obtenus sous la forme de trois fractions à fibres plates et d'une fraction de poussières dans des silos distincts facilite et élargit les possibilités d'utilisation ultérieure. Bien évidemment, les granulés lourds, principalement inorganiques, provenant des séparateurs pneumatiques (24, et 26) peuvent aussi être stockés séparément les uns des autres. Le matériau en fibres ainsi obtenu peut par exemple être post-transformé pour la fabrication de plaques ou d'autres matériaux de construction, ou. bien en agglomérés ou pastilles pour le chauffage. Le matériau en granulés fabriqué en même temps peut être aussi utilisé en tant qu'engrais et produits d'amendement du sol, de même qu'en tant qu'adjuvant dans les produits à base d'amiante, de ciment et de brique, et dans les pierres artificielles, les revêtements en bitume et le béton. Comme il ressort de cet exemple, la totalité des déchets arrivants, y compris les métaux extraits par voie magnétique, sont valorisés par ce procédé. La proportion de substances non incinérables est, dans la fraction de fibres à faible densité obtenue par le procédé selon 1'inventioninférieure ou égale à celle qui est présente dans les fractions comparables de copeaux de bois utilisées couramment jusqu'à maintenant dans la fabrication des panneaux agglomérés. Le chauffage (34) de l'unité de séchage (18) est avan- tageusement réalisé à l'aide de matières prélevées en tant que matériau combustible des silos à matière première (28 et/ou 31). Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exem- ple de réalisation ci-dessus décrit et représenté, à partir duquel on pourra prévoir d'autres modes et d'autres formes de réalisation, sans pour cela sortir-du cadre de il'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication d'un matériau en fibres ou en granulés à partir de déchets ménagers, de déchets de l'agriculture et de la sylviculture, ou de déchets indus- triels organiques, caractérisé en ce qu'il consiste à soumettre à un traitement de désagrégation les déchets à transformer, à subdiviser les déchets désagrégés en au moins deux fractions, savoir a) une fraction facilement fragmentable par voie mécanique et b) une fraction diffi- cilement fragmentable par voie mécanique, puis à fragmenter les deux fractions, séparément l'une de l'autre, jusqu'à la granulométrie souhaitée pour le produit fini, puis à sécher les deux fractions, par chauffage et extraction de la vapeur d'eau formée à cette occasion, jusqu'à une certaine humidité résiduelle maximale et à les stériliser, et à subdiviser les deux fractions, après recombinaison, le cas échéant après un traitement intermédiaire, en au moins deux fractions de granulométrie différente. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à subdiviser les déchets désagrégés en au moins trois fractions, savoir a) une fraction fine dont la granulométrie ne dépasse pas celle du produit fini souhaité, b) une fraction grossière facilement fragmenta- ble par voie mécanique et c) une fraction grossière diffi- cilement fragmentable par voie mécanique, puis à fragmenter les deux fractions grossières, séparément l'une de l'autre, jusqu'à la granulométrie voulue du produit fini, puis à sécher les trois fractions, par chauffage et extraction de la vapeur d'eau formée à cette occasion jusqu'à une cer- taine humidité résiduelle maximale et à les stériliser, et à subdiviser les trois fractions, après recombinaison, éventuellement après un traitement intermédiaire, en au moins deux fractions de granulométrie différente. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'il consiste, après la désagrégation des déchets à transformer et avant leur subdivision en plusieurs fractions, à extraire les éléments métalliques magnétisables des déchets. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il consiste à réunir la fraction facilement transformable par voie mécanique et la fraction difficilement transformable par voie mécanique, après leur fragmentation séparée, ainsi que, le cas échéant, la fraction fine dont la granulométrie ne dépasse pas la granulométrie voulue pour le produit fini, et à exposer l'ensemble au processus de déshumidification et de stérilisation. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'il consiste, immédiatement après la déshumidifica- tion et la stérilisation, à subdiviser le produit ainsi traité en une fraction légère et une fraction lourde, puis à envoyer la fraction légère, pour élimination du gaz humide, en particulier l'air, produit par le processus de déshumidification, à un séparateur de gaz d'évacuation, et à réunir à la fraction lourde la fraction légère après élimination du gaz d'évacuation humide, et à amener l'ensemble à l'autre unité de fractionnement. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il consiste à subdiviser le produit séché et stérilisé en trois fractions, dont l'une contient des particules correspondant à une aire de maille infé- rieure à 3 mm2, la deuxième contenant des particules cor- respondant à une aire de maille comprise entre 3 et 6 mm2, la troisième contenant des particules correspondant à une aire de maille supérieure à 6 mm2. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il consiste à subdiviser le produit, séché à une certaine humidité résiduelle maximale et stérilisé, de préférence, le cas échéant après un fractionnement préalable en au moins deux classes de granulométrie différente, en au moins deux fractions de densités différentes. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il consiste à subdiviser le produit séché et stéri- lisé en au moins trois fractions de densités différentes, savoir a) une fraction légère contenant principalement des fibres organiques, b) une fraction lourde contenant principalement des granulés inorganiques, et c) une frac- tion poussières contenant principalement des particules de poussière. 9. Procédé selon l'une des revendications 4 et 5, caractérisé en ce qu'il consiste à exposer à un traitement à l'ozone le produit déshumidifié à une certaine humidité résiduelle et stérilisé. 10. Dispositif pour l'exécution du procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il présente une unité de désagrégation (3) destinée à désagréger le produit à transformer, une unité de fractionnement (10) destinée à donner la fraction-facilement fragmentable par voie mécanique et la fraction difficilement fragmentable par voie mécanique, une première unité de fragmentation (14) destinée à fragmenter la fraction difficilement transfor- mable, une deuxième unité de fragmentation (15) destinée à fragmenter la fraction facilement transformable, une unité de séchage (18) destinée au séchage des différentes fractions, ainsi qu'une autre unité de fractionnement (23) destinée au nouveau fractionnement, en commun, des frac-' tions réunies et séchées, selon leur granulométrie. 11. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il présente une unité de fractionnement (10) avec au moins un tamis à secousses ou un tamis vibrant (11) destiné à donner une fraction fine, une unité d'aspiration (12), aspirant la partie supérieure du tamis à secousses ou du tamis vibrant (11), destinée à donner la fraction grossière facilement transformable par voie mécanique, et un dispositif récepteur (13), destiné à recevoir le produit se trouvant sur le tamis à secousses ou sur le tamis vibrant (11) et qui, du fait de sa taille et/ou de son poids, ne peut traverser ce dernier, ou bien ne peut être aspiré, pour donner la fraction difficilement trans- formable. 12. Dispositif selon l'une des revendications 10 et 11, caractérisé en ce que la première unité de fragmen- tation se compose d'un broyeur à marteaux, d'un broyeur à impact ou d'un moulin à percussion (14). 13. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 10 à 12, caractérisé en ce que la deuxième unité de fragmenta- tion se compose d'un hacheur, d'une déchiqueteuse ou d'un broyeur (15), et d'au moins un rotor à lames. 14. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 10 à 13, caractérisé en ce qu'entre l'unité de désagrégation (3) et l'unité de fractionnement (12) est prévu un équi- pement de convoyage se composant d'une bande transpor- teuse ou d'une goulotte de transport à vibrations (4), et sont disposés a) immédiatement au-dessus de l'équipement de convoyage, une bande magnétique (5) destinée à séparer les éléments métalliques d'avec le produit désagrégé, transporté par cet équipement de convoyage, à partir de la partie supérieure du produit, et b) à l'extrémité de l'équipement de convoyage (4), pour séparer les éléments métalliques d'avec la partie inférieure de ce produit désagrégé et transporté, un tambour magnétique (6) sur lequel est conduit le produit désagrégé. 15. Procédé pour le fonctionnement du dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il consiste à chauffer au moins l'unité de séchage (18) à l'aide du matériau en fibres fabriqué. 16. Utilisation du matériau en fibres et en granulés fabriqué selon la revendication 1, pour la fabrication de pièces moulées. 17. Utilisation selon la revendication 16, pour la fabrication de panneaux agglomérés. 18. Utilisation du matériau en fibres fabriqué selon la revendication 1, en tant que matériau combustible.