La présente invention concerne des électrodes à usage unique, souvent appelées électrodes "biomédicales' utiles pour établir un raccordement électrique entre la peau du corps humain et un appareil électromédical, tel qu'un électromyographe à haute impédance , un électrocardiographe, un électrostimulateur pour soulager la douleur et similaires. Plus particulièrement l'invention concerne des électrodes biomédicales "sèches" qui ne nécessitent pas l'emploi de crèmes ou de gels salissants pour accroitre la conductivité entre la peau et la plaque faisant électrode. On connait diverses électrodes biomédicales à usage unique. Généralement elles sont constituées d'une plaque métallique faisant électrode conçue pour être raccordée à un conducteur qui est lui-même rattaché à un appareil électromédical. De façon typique, on utilise une pâte, une crème ou un gel à caractère conducteur pour améliorer le raccordement électrique et réduire la résistance électrique entrela peau du patient et la plaque faisant électrode. On utilise habituellement un ruban adhésif pour fixer la totalité de appareil à la peau. Des exemples d'électrodes correspondant à ce type général sont décrits dans les brevets des Etats-Unis d'métrique ND 3 587 565 et No 3 805 769. Les pâtes, crèmes ou gels à caractère conducteur utilisés dans ces électrodes biomédicales de l'art antérieur sont désagréables à utiliser, détrempés et souvent irritants pour la peau, en particulier lorsqu'on nettoie et abrase la peau avant l'application de ltélectrode. Comme toutes ces électrodes contiennent de l'eau comme constituant principal de la matière conductrice et que l'obtention de performances électriques appropriées dépend généralement de la présence de l'eau, elles nécessitent un emballage élaboré pour éviter les pertes d'eau avant ltemploi~ De plus, lorsqu'on retire l'électrode, il demeure sur la peau un résidu que l'on doit nettcyer.Un autre inconvénient de beaucoup des électrodes utilisant des pâtes, des crèmes ou des gels à caractère conducteur, est qu'elles créent une surtension dans les techniques de dé#ibr#llation si la surface de la plaque faisant électrode n'est pas recouverte d'un mélange eouteux d'argent et de chlorure d'argent On a quelque peu réduit le caractère salissant, désagréable et incommode des électrodes utilisant des gels ou des crèmes & caractère conducteur par imprégnation d'un tampon poreux avec une matière conductrice comme indiqué par exemple dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique No 3 845 757 et No 3 901 218.Cependant un emballage élaboré demeure nécessaire et le gel tend à sécher lors de l'emploi ce qui provoque des variations de l'impédance électrique et par conséquent de la qualité du signal. Pour résoudre beaucoup des problèmes associés aux électrodes "humides", on a proposé des électrodes biomédicales utilisant une matière conductrice "sèche". Les brevets des Etats-Unis d'Amérique No 3 565 059 et NO 3 911 906 décrivent des électrodes biomédicales qui utilisent des adhésifs imprégnés de particules conductrices. Ces adhésifs servent à la fois pour accroitre la conductivité avec la peau et pour assujettir l'électrode à la peau. Bien qu'elles évitent les problèmes que posent le caractère détrempé et l'emballage des gels et des pâtes, ces électrodes n'établissent généralement pas un raccordement électrique satisfaisant avec la peau par suite de la présence de la charge conductrice qui donne une valeur élevée au rapport signalbruit et nuit à l'adhérence.Généralement l'emploi de compositions conductrices non homogènes dans les électrodes biomédicales provoque des signaux électriques perturbés. Il semble que les particules de métal ou de sel dispersées dans la matrice de liage forment un trajet conducteur de l'électricité discontinu qui crée des champs électriques non uniformes aléatoires entre les particules, ce qui provoque un bruit perturbateur. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 3 993 049 décrit une électrode biomédicale comportant un sel dispersé dans une couche adhésive. La couche adhésive permet d'assujettir l'électrode à la peau et le sel sert de conducteur au courant. De préférence le sel comporte un cation du métal formant la surface de la plaque servant d'électrode et c'est par exemple un halogénure d'argent dans le cas d'une plaque d'électrode en argent. On préfère également incorporer des poudres métalliques dans l'adhésif ou utiliser une toile métallique portant l'adhésif. On préfère des adhésifs solubles dans l'eau.Cette électrode biomédicale nécessite l'addition d'une matière étrangère, c'est-àdire d'une solution de sel et de poudres métalliques, à la couche adhé sive pour qu'on obtienne une conductivité électrique acceptable. Ceci accroît les risques d'irritation cutanée et le coût global de ltélec- trode. Bien que les électrodes biomédicales comme précédemment décrit soient essentiellement des électrodes d'enregistrement utiles pour le diagnostic, on voit apparaitre un nombre croissant d'électrodes de mise à la terre et d'électrodes de stimulation électrique des parties du corps pour favoriser la cicatrisation des lésions, des traumatismes et similaires. Pour la plupart les électrodes biomédicales de mise à la terre et de stimulation précédemment décrites ont une surface supérieure à celle des électrodes d'enregistrement pour permettre d'utiliser des densités de courant supérieures sans brûler les tissus de l'organisme.Généralement ces électrodes plus grandes utilisent une solution, un gel ou une pâte d'électrolyte pour établir un contact électrique entre la surface du corps et l'électrode. parmi les brevets qui décrivent de telles électrodes, figurent par exemple les brevets des Etats-Unis d'Amérique N0 3 817 252 qui décrit une électrode adaptable au corps utilisant une grille de diffusion et une pâte conductrice ; NO 3 848 600 qui décrit une électrode profilée utilisant comme électrolyte une solution salée aqueuse contenant 0,2 à 8 % de mucilage neutralisé et No 3 964 477 qui décrit une électrode constituée d'une électrode poreuse à l'argent-chlorure d'argent et une solution d'électrolyte.Toutes ces électrodes utilisent un élec trolyte présentant l'inconvénientd'être salissant. Une autre électrode biomédicale utile pour la stimulation nerveuse transcutanée utilise un polymère naturel, précisément une gomme, le karaya, pour assujettir l'électrode à la peau. Le karaya est un polysaccharide complexe combiné à certains cations métalliques tels que les cations sodium, potassium, calcium ou magnésium. La gomme ne se dissout pas mais gonfle dans l'eau pour former un gel pâteux (Kir#-Othmer, Encyclopedia of Chemical Technology, Vol. 10* 1966). Comme les polymères naturels proviennent de végétaux cultivés dans des sols et sous des climats variables et récoltés et traités de fa çon variable, leurs propriétés physiques et chimiques ainsi que leur teneur en impuretés sont très irrégulières. Cette irrégularité conduit à des variations des performances électriques des électrodes biomédicales constituées de tels polymères. On ne peut tolérer de telles variations des performances électriques dans des électrodes biomédicales dont la constance des propriétés électriques est importante. De plus, les polymères naturels sont indésirables car ils sont généralement sujets à un développement microbien et risquent de créer des sensibilités cutanées indásirables, y compris des réactions allergiques et antigéniques (Merck Index, 8ème édition, 1969, page 598). On connaît également des électrodes 11sèches" de stimulation. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 3 812 861 décrit une électrode de mise à la terre constituée d'une feuille flexible de carton revêtue sur ses deux faces de feuilles métalliques minces, conductrices, électriquement raccordées et d'un dispositif pour assujettir l'électrode autour d'un membre. Ces électrodes qui comportent une interface métal-tissu sont indésirables par suite de l'incompatibilité biologique de la plupart des métaux et de la difficulté d'obtenir une bonne adaptation à la surface du corps. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 3 994- 302 décrit une électrode de stimulation implantable dans laquelle la surface en contact avec les tissus est constituée d'une résine échangeuse d'ions telle que par exemple de la vinylpyridine quaternisée greffée sur du polyéthylène. Pour l'emploi on peut activer l'électrode avec une solution aqueuse.Cette électrode ne semble pas utile à la surface de la peau. L'invention rend inutile l'emploi de gels salissants, de revêtements coûteux des électrodes, d'un emballage particulier pour l'électrode, et de diverses matières naturelles qui peuvent entretenir le développement des microbes ou provoquer des réactions cutanées indésirables. L'invention repose sur la découverte que certains polymères synthétiques, homogènes, et certaines compositions polymères peuvent se comporter dans des électrodes biomédicales comme des matières conductrices de l'électricité efficaces sans qu'il soit nécessaire d'y disperser des particules ou des sels. L'invention a pour objet une électrode biomédicale améliorée, essentiellement sèche, à usage unique, constituée d'une plaque servant d'électrode dont une surface porte un dispositif de raccordement électrique à un appareil électromédical et la face opposée venant en contact avec le corps, porbe une matière conductrice de l'électricité, cette matière étant constituée d'un polymère hydrophile, synthétique, cohésif, conformable et n'irritant pas la peau contenant au moins 5 moles % de motifs monomères contenant un sel d'un aciae carboxylique. L'électrode biomédicale de l'invention a une impédance de 500 k# ou moins à la fréquence de 10 Hz. L'électrode biomédicale sèche de l'invention présente de nombreux avantages par rapport aux électrodes classiques de l'art antérieur. On peut préparer la peau avec de l'eau ou une solution salée physiologique au lieu de l'alcool qui tend à être irritant. Il n'est pas nécessaire d'attendre que la peau soit totalement sèche avant de fixer l'électrode car l'adhésion de l'électrode à la peau est accrue par l'humidification de la peau. L'électrode peut avoir un diamètre et une épaisseur plus faibles que ceux des électrodes à usage unique dont on dispose habituellement, ce qui la rend plus confortable et plus pratique en particulier pour la surveillance à long terme. On applique l'électrode sous une forme sèche qui n'est ni détrempée ni salissante contrairement aux cas des électrodes pour lesquelles on utilise des crèmes ou des gels pour accroître la conductivité.Il n'est pas nécessaire d'effectuer un traitement coûteux de la surface de la plaque servant d'électrode pour qu'elle puisse être raccordée à un appareil de défibrillation. Aucun emballage n'est nécessaire si ce n'est un papier protégeant la surface adhésive alors que les électrodes dont on dispose habituellement doivent avoir un emballage élaboré et coûteux pour éviter l'écrasement et la dessiccation des électrolytes humides. De plus, lorsqu'on retire l'électrode de la surface de la peau d'un patient, il n'y demeure pas de résidu salissant. On entend ici par "conformable" le fait que la matière conductrice présente une certaine plasticité, suffisante pour qu'elle s'adapte à la surface de la peau située en dessous de la plaque servant d'électrode et qu'il existe une surface de contact importante entre la peau et cette plaque. la condition importante d'adaptabilité des matières utilisées dans lsinvengisn est généralement remplie lorsque les compositions thermoplastiques ont un indice de plastiçité Williams (comme décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N0 3 725 121) compris entre 0,5 et 4,0 millimètres. lorsqu'on a réticulé un polymère selon l'une quelconque des diverses techniques con nues pour améliorer ses propriétés de cohésion, la réticulation rend la composition insoluble et non fluide.On ne peut soumettre ces matières à la détermination de l'indice de plasticité Williams qui nécessite la fluidité. L'indication de la température de transition vitreuse est utile pou#r distinguer les matières de ce type présentant une adaptabilité appropriée. On trouvera un exposé général relatif aux températures de transition vitreuse et aux caractéristiques physiques dans le texte de J.D. Ferry intitulé 'Viscoelastic Properties of Polymers" (Wiley : New York, Chapitre 2 (1970). De façon générale les polymères réticulés présentant une température de transition vitreuse comprise entre -20 et 950C ont une adaptabilité appropriée. L'expression "polymère hydrophile à fonction carboxylate" désigne ici une grosse molécule constituée par la répétition d'un nombre suffisant de petits motifs chimiques, dont au moins 5 moles % contiennent un groupe acide carboxylique que l'on a neutralisé pour former un groupe sel. Pour obtenir les propriétés cohésives et filmogènes, il est généralement nécessaire qu'un polymère ait une moyenne en poids du poids moléculaire d'au moins environ 10 000 et de préférence de 100 000. Le terme "synthétique" s'applique ici aux polymères hydrophiles à fonction carboxylate que l'on a synthétisés par opposition aux polymères que l'on a récoltés dans la nature et simplement traités pour éliminer les matières étrangères telles que la poussière, les feuilles et les insectes et que l'on n'a pas soumis à une réaction chimique. Le terme "synthétique" s'applique également aux polymères que l'on a préparés par modification chimique d'un polymère naturel pour modifier sa structure chimique et standardiser ses propriétés chimiques et physiques. Le terme "cohésion" concerne l'union mutuelle interne des différentes parties de la matière conductrice. Généralement la matière conductrice est filmogène et doit être plus cohésive qu'adhé- sive pour la peau si bien que lorsqu'on la retire de la peau la couche conductrice demeure intacte et ne laisse pas de résidu indésirable. Les polymères hydrophiles à fonction carboxylate convenant à l'emploi comme matières conductrices de l'électricité de ltélectrode biomédicale de l'invention peuvent consister en un polymère synthé tique filmogène, cohésif, n'irritant pas la peau choisi parmi les catégories suivantes A. les polymères solubles dans l'eau à fonction carboxylate B. les interpolymères solubles dans l'eau à fonction carboxylate ; et C. les interpolymères insolubles dans liteau, hydrophiles, dérivant de monomères insolubles dans lteau et d'au moins 5 moles % de monomères solubles dans l'eau à fonction carboxylate. On prépare les polymères solubles dans l'eau à fonction carboxylate de la catégorie A selon des procédés bien connus par homopolymérisation ou interpolymérisation de deux ou plusieurs constituants du groupe formé par les sels carboxyliques dérivant d'une réaction acide-base d'un hydroxyde, d'un carbonate ou d'un bicarbonate d'un métal du groupe I de la classificatioa périodique, d'une amine ou d'un hydroxyde, carbonate ou bicarbonate d'ammonium quaternaire et d'un acide carbocylique oléfinique susceptible de polymérisation par addition tel que l'acide acrylique, l'acide méthacrylique, l'acide maléique, l'acide fumarique, l'acide itaconique, l'acide aconitique et l'acide citraconique. Sinon on peut effectuer l'homo et l'interpolymérisation d'un acide ou de plusieurs acides carboxyliques oléfiniques susceptibles de polymérisation par addition puis faire réagir avec les bases précédemment décrites pour former les polymères solubles dans l'eau à fonction carboxylate. On préfère généralement ce dernier procédé de préparation car on obtient des polymères de poids moléculaire plus élevé. On prépare les interpolymères solubles dans liteau à fonction carboxylate de la catégorie B par interpolymérisation des acides carboxyliques oléfiniques susceptibles de polymérisation par addition, précédemment décrits, et de monomères oléliniques susceptibles de polymérisation par addition ne comportant pas de fonction carboxylates parmi lesquels figurent entre autres des esters acryliques tels que l'acrylate de méthyle, le méthacrylate de méthyle, l'acrylate de butyle, I'acrylate d'iso-octyle, le méthacrylate de dodécyle, le méthacrylate d'octadécyle et l'acrylate de cyclohexyle des éthers vinyliques tels que l'oxyde de méthyle et de vi nyle, l'oxyde d'éthyl-2 hexyle et de vinyle, l'oxyde de décyle et de vinyle, et l'oxyde d'octadécyle et de vinyle des ablates de vinyle, tels que l'acétate de vinyle, le butyrate de vinyle et le dodécanoate de vinyle des oléfines telles que ltéthylène, le propylène, le styrè ne > l'a-méthylstyrène, le chloro-4 styrène, l'isobutylène et le vinyl cyclohexane des esters d'acides polycarboxyliques oléfiniques tels que le maléate de diméthyle, le fumarate de diméthyle et l'itaconate de diéthyle ; et des halogénures de vinyle tels que le chlorure de vinyle et le dichlorure de vinylidène. On prépare les interpolymères de la catégorie B selon des techniques bien connues de polymérisation et on les transforme en in -terpolymères solubles dans l'eau à fonction carboxylate comme décrit précédemment pour les polymères de la catégorie A, selon une réaction de neutralisation avec un hydroxyde, carbonate ou bicarbonate de métal du groupe I, une amine ou un hydroxyde, carbonate ou bicarbonate d'ammonium quaternaire. Les interpolymères hydrophiles insolubles dans l'eau à fonction carboxylate de la catégorie C constituent un groupe particulier de#s interpolymères de la catégorie B dont ils diffèrent par leur solubilité dans l'eau. On les prépare avec les mêmes monomères et les memes modes opératoires que des interpolymères de la catégorie B si ce n'est que l'on utilise le monomère à fonction carboxylate en une quantité inférieure à celle produisant un interpolymère soluble dans l'eau c'est-à-dire inférieure à environ 25 moles %, selon les comonomères oléfiniques ne comportant pas de fonction carboxylique susceptibles de polymérisation par addition utilisés.L'avantage que l'on peut attribuer aux matières de la catégorie C est qu'avec des teneurs molaires en carboxylate supérieures à 5 % on obtient des impédances infé- rieures à l'impédance limite de 500 k Q (qui semble constituer la li- mite supérieure pratique d'emploi avec les appareils électriques actuels pour l'électrocardiographie et la rétro-action biologique). On préfère particulièrement dans l'invention les matières constituant des adhésifs autocollants, car elles rendent inutile un dispositif additionnel pour assujettir 11 électrode à la peau. Les adhésifs autocollants sont bien connus dans l'art et on peut les définir comme des adhésifs présentant un équilibre de quatre propriétés qui sont l'adhérence, la cohésion, l'extensibilité et l'élasticité comme exposé par exemple dans le brevet des Etats Unis d'Amérique Reissue No 24 906.Le plus généralement on obtient cet équilibre des propriétés par interpolymérisation de monomères qui, si on les homopolymérisait, produiraient un polymère ayant une température de transition vitreuse relativement élevée (environ > 800 C), et appelés monomères '1durs", avec des monomères qui, si on les honopolymérisait, produiraient un polymère ayant une température de transition vitreuse relativement basse (eavirol On préfère particulièrement les interpolymères à fonction carboxylate solubles dans l'eau de la catégorie B. Les polymères de la catégorie A ont des impédances faibles mais ils ont tendance à fixer l'humidité avoisinante lorsqutils viennent en contact avec la peau. Dans la plupart des applications qui ne nécessitent pas un contact prolongé avec la peau telles que le diagnostic par électrocar diographie, les milieux de mise à la terre pour l'électrochirurgie la rétro action biologique et similairesg le fonctionnement des matières de la catégorie À est satisfaisant. Cependant pour les applications nécessitant un contact relativement prolongé avec la peau telles que la surveillance par électrocardiographie, la stimulation électrique pour l'atténuation des douleurs et similaires, les matiè res de la catégorie A sont moins préférables en raison de leurs pro priétés hygroscopiques. D'autre part les interpolymères de la catégorie C présentent généralement les caractéristiques adhésives les meilleures et les plus stables mais leur conductivité n'est pas élevée. Les interpolymères de la catégorie#B présentent une combinaison très souhaitable des excellentes propriétés électriques des polymères de la catégorie A et des excellentes propriétés adhésives des interpolymères de la catégorie C. Des exemples de polymères conducteurs de l'électricité que l'on préfère utiliser dans l'électrode de l'invention figurent dans le tableau I suivant Tableau I Polymères Preféré de la catégorie Â Poly(acide acrylique) neutralisé par de l'hydroxyde de sodiums Poly(acide acrylique) neutralisé par la triéthanolamine, Poly(acide acrylique) neutralisé par l'ammoniaque, Poly(acide méthacrylique) neutralisé par la triéthylamine. Inter#olymères préférés de la catégorie B Copoly(acrylate d'iso-octyle-acide acrylique) (60/40) neutralisé par la méthyldiéthanolamine, Copoly(acrylate de butyle-acide méthacrylique) (50/50) neutralisé par l'hydroxyde de tétraméthylammonium, Copoly(méthacrylate d'éthyl-2 hexyle-acide acrylique) (60/40) neutralisé par la triéthylamine-, Copoly(oxyde de méthyle et de vinyle-acide maléique) (50/50) neutralisé par le carbonate de sodium, Copoly(oxyde d'éthyl-2 hexyle et de vinyle-acide maléique) (50/50) neutralisé par la méthyldiéthanolamine. Interpolymères préférés de la catégorie C Copoly(acrylate d'iso-octyle-acide acrylique) (90/10) neutralisé par la triéthylamine, Copoly(acrylate de butyle-acide méthacrylique) (85/15) neutralisé par la méthyldiéthanolamine, Copoly(acrylate de butyle-acide acrylique) (85/15) neutralisé par l'hydroxyde de tétraméthylammonium. > Tous les rapports sont exprimés en rapports molaires. Il est évident que le spécialiste peut modifier l'importance de la neutralisation des radicaux carboxyles de façon à maximiser les propriétés adhésives du polymère. Lorsque les polymères précédemment décrits ne sont pas suffisamment adaptables dans les conditions d'emploi lorsqu'on les utilise seuls, on peut de façon générale les amener dans les limites précédemment décrites par plastification. On peut de façon générale plastifier le polymère ou l'interpolymère par addition d'un ingrédient plus "fluide'. En général il est souhaitable que ce plastifiant externe soit compatible avec le polymère. Le plastifiant externe peut consister en une matière quelconque qui transforme un polymère ou un interpolymère fragiles en un composé adaptable dont l'indice de plasticité Williams et/ou la température de transition vitreuse ont les valeurs précédemment indiquées.Parmi les plastifiants appropriés figurent des poly(hydroxyalcanes# tels que le glycérol, des poly(oxyalkylène) alcools tels que le poly(oxypropylène)glycol et similaires. Une autre façon appropriée de plastifier les polymères et interpolymères de l'invention consiste à neutraliser le radical carboxyle avec une alcanolamine comportant 2 à 12 atomes de carbone. Ces agents de neutralisation produisent généralement des compositions plus adapta oles soit par suite de l'effet de plastification interne des radicaux hydroxy soit du fait que les compositions obtenues ont une capacité de rétention de l'eau supérieure à celle des compositions préparées par neutralisation avec une amine ou une base à métal du groupe I classiques. Les alcanolamines préférées sont l'éthanolamine, la méthyldiéthanolamine, la diéthanolamine et la triéthanolamine. On peut également selon l'invention rendre poisseuses, lorsqu'il est nécessaire, les compositions précédemment décrites en particulier pour préparer des compositions adhésives autocollantes constituant un mode de réalisation préféré de l'invention~ Les agentspoisseux préférés sont les produits, solubles dans l'eau, de la neutralisation de résines naturelles acides normalement insolubles dans l'eau (ayant de façon typique un indice d'acide compris entre 135 et 170 bien que l'on puisse également utiliser des résines naturelles ayant des indices d'acide sortant de cette gamme) et d'alcanolamines secondaires ou tertiaires.On préfère particulièrement comme agents poisseux les produits solubles dans l'eau de la neutralisation de l'acide abiétique hydrogéné et d'alcanolamines secondaires ou tertlaires. L'irvention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit et à l'examen des dessins annexés qui illustrent à titre non limitatif un mode de réalisation de l'iijvention. La figure 1 est une vue en perspective# de dessus d'une électrode biomédicale typique à usage unique selon l'invention et la figure 2 est une coupe agrandie de l'électrode selon la ligne 2-2 de la figure 1. Comme le montrent les figures 1 et 2, 11 électrode 10 est constituée d'une plaque 12 servant d'électrode faite d'une matiére conductrice de l'électricité telle que l'acier inoxydable, l'argent, le nickel ou similaires, le carbone ou le graphite comprimés, d'un plastique ou a'un tissu revêtus d'un métal ou d'une matière plastique conductrice. La plaque servant d'électrode comporte un dispositif qui lui est associé pour la raccorder électriquement à un fil conducteur qui est lui-même raccordé à un dispositif électromédical. Dans l'électrode 10, le dispositif de raccordement électrique à un fil conducteur consiste en un téton de raccordement 14 qui prolonge verticalement la plaque 12 servant d'électrode.Le téton ue raccordement 14 est conçu pour s'adapter à la partie femelle d'un raccord. La surface venant en contact de la peau de la plaque 12 servant d'électrode est revêtue d'une couche 18 d'une matière conductrice comme précédemment défini. La couche 18 de façon générale a une épaisseur comprise entre as et 100 pm. La surface supérieure de la plaque servant d'électrode est recouverte d'un morceau de ruban adhésif ao qui déborde à son pourtour. Le ruban adhésif 20 aide i assujettir l'électrode à la peau du patient. Dans les modes de réalisation préférés de l'invention, la matière conductrice de la couche 18 est suffisamment adhésive pour contribuer au maintien de l'électrode sur la peau. Comme la couche 18 est conformable et généralement poisseuse on obtient un bon raccordement électrique entre la plaque servant d'électrode et la peau sans qu'il soit nécessaire d'utiliser un grand morceau de ruban adhésif volumineux comme c'est le cas avec beaucoup des électrodes à usage unique de l'art antérieur. Donc l'électrode de l'invention peut être plus petite et plus facile à manipuler. Le coté de la couche 18 opposé à celui assujetti à la plaque servant d'éleetrode porte éventuellement un revêtement protecteur amovible 22. Le revêtement amovible 22 protège la couche conductrice 18 et le côté adhésif de la pièce 20 contre les souillures avant l'emploi. Il est évident pour l'homme de l'art que l'électrode biomédicale de l'invention peut être construite de diverses façons. Le mode de réalisation illustré constitue un simple exemple d'électrode typique à usage unique pour l'enregistrement. Les électrodes utilisées à d'autres fins par exemple pour la stimulation, la mise à la terre en électrochirurgie et la rétro-action biologique doivent être conçues pour répondre aux conditions particulières qui leur sont propres. Tous les types d'électrodes externes qui utilisent la matière conductrice de l'invention à l'interface de l'électrode et de la peau entrent dans le cadre de l'invention. L'invention est illustrée par les exemples non limitatifs suivants. Exem#le 1 PréParation d'une com#osition à base de noly(acrzlate de sodium) 100 parties) et de glycérol (43 parties). Un mélange intimement du polyacide acrylique) ayant une moyenne en poids du poids moléculaire d'environ 120 000 (9,7 g de polymère dissous dans 47,3 g d'eau), de l'hydroxyde de sodium (5,3 g dissous dans 20 g d'eau) et du glycérol (9,7 g). Pour préparer des électrodes on revêt du polymère plastifié des disques nickelés ayant une surface d'environ 127 mm2 et on sèche L'air pendant une nuit. On obtient une couche de polymère ayant une épaisseur de 73 - 25 pm. Pour déterminer l'impédance des électrodes on applique une électrode à la peau de la face interne de l'avantwbras d'un homme adulte : On prépare le site cutané par légère abrasion avec un papier abrasif à revêtement dioxyde d'aluminium No 220 et on passe sur la zone abrasée un tampon de gaze en 12 épaisseurs mesurant 5 x 5 cm humidifié avec du soluté salé physiologique. On fixe 1'électrode au site cutané alors qu'il est encore nettement humide avec un morceau (2,5 x 4 cm) de ruban Micropore de la marque 3M. On mesure l'impédance selon la méthode indiquée par Spach et coll., Circulation ç 649-656 (-1966). On effectue toutes les mesures de l'impédance à la fréquence de 10 Hz. L'électrode a une impédance de 30 kas1. ExemPle 2 Préparation d'un sel de triéthylamine de co#oly(acrylate d'iso-octyleacide acrylique) (61/39) On dissout dans 447,8 g d'acétone, 210 g d'acrylate d'iso octyle, 52,5 g d'acide acrylique et 0,655 g (O(0,25 %en poids par rap- port à la charge de monomères) d'azobis(iso-butyronitrile) pour obtenir une teneur en constituants monomères solides de 56,96% en poids. On fait barboter de l'azote dans la solution, on ferme le réacteur et on agite à 530C pendant 24 heures. La teneur en copolymère mesurée selon une technique gravimétrique classique est de 35,47 % en poids (réaction à 96 X), et la viscosité inhérente mesurée avec une solution à ,1 % dans le tétrahydrofuranne à 300C est de 1,88. A 10,5 g de cette solution, ce qui correspond à J172 g ou 0,0103 mole de copolymère contenant 0,74 g d'acide acrylique fixé, on ajoute 5,07 millilitres d'une solution de triéthylamine (20,6 g dans 100 ml de solution) ce qui correspond à 1,04 g (0,0105 mole) de triéthylamine et on mélange soigneusement avec un agitateur mécanique.On incorpore l'interpolymère à une électrode comme décrit dans I1 exemple 1 et l'impédance de l'électrode biomédicale est de 42 kR Exemples 3 à 5 On reprend le mode opératoire de l'exemple 2 pour préparer d'autres matières conductrices que l'on incorpore à des électrodes Ces matières et l'impédance des électrodes figurent dans le tableau suivant Tableau Il Exemple Composition R Impédance (k59 3 acrylate d'iso-octyle-acide acrylique 100 (84/16)* + triéthylamine 4 acrylate d'iso-octyle-acide acrylique 64 (78/22)w* + triéthylamine 5 acrylate d'iso-octyle-acide acrylique 21 (48/52) + triéthylamine AOn ajoute la triéthylamine en quantité équimoléculaire par rapport à la quantité d'acide acrylique présente dans le copolymère. * Cetinterpolymère carboxylé n'est pas soluble dans l'eau. Exemple 6 Préparation d'un sel de méthyldiéthanolamine de cotoly(acrylate de n-butyle-acide acrylique) (63/37) On introduit dans un flacon d'un litre 160 g d'acrylate de n-butyle, 53,3 g d'acide acrylique, 476 g d'acétone et 0,5333 g d'azobis(isobutyronitrile), on fait barboter rapidement de l'azote, on ferme hermétiquement et on chauffe en agitant à 530C pendant 24 heures.La teneur en copolymère est de 28,4 % en poids et la viscosité inhérente déterminée comme décrit dans l'exemple 2 est de 2s20. A 57,5 g de cette solution de copolymère (contenant 16,3 g de copolymère et 4,1 g (0,0567 mole) d'acide acrylique incorporé, on ajoute la solution suivante : Méthyldiéthanolamine 8,9 g Foral AX 6,5 g Pycal 94 3,3 g Ethanol 18,8 g Le Foral AX (Hercules, Inc.) est un agent poisseux consti- tué essentiellement d'acide abiétique hydrogéné. Le Pycal 94- (ICI Americas, Inc.) est un plastifiant constitué d'une résine polyoxy alkylénique à terminaison phénol.On ajoute la méthyldiéthanolamine en quantité suffisante pour neutraliser 98 moles % de la totalité des acides carboxyliques (l'acide acrylique incorporé et le Foral AX) présents dans la composition. On ajoute de l'éthanol pour maintenir en solution le carboxylate polymère qui se forme. On traite le mélange lentement avec un broyeur à billes pendant une nuit. La solution d'interpolymère soluble dans lteau obtenue est limpide et légèrement jaune. L'impédance déterminée comme dans ltexemple 1 du revêtement formé à partir de cette composition est de 24 k#. Exemple 7 Pré#aration d'un sel de -potassitm de copoly(oxyde de méthyle et de vinyle-acide maléique) (50/50) On met en suspension 20,6 g de copoly(oxyde de méthyle et de vinyle-anhydride maléique) (50/50) (Grantrez AN-i 19 fourni par GAF) dans 80 g d'eau et on chauffe au bain-marie bouillant pour former une solution aqueuse à 20 % de copoly(oxyde de méthyle et de vinyle-acide maléique) (50/50). A 61,8 g de cette solution (contenant 12,4 g de copolymère et 8,26 g (0,072 mole) d'acide maléique, on ajoute 4,0 g (0,072 mole) d'hydroxyde de potassium pour neutraliser la moitié de la totalité de l'acide maléique présent. On ajoute également 9,3 g de glycérol comme plastifiant.L'impédance d'une électrode biomédicale préparée avec cette matière est de 33 kfl. Exemples 8 et 9 Selon un mode opératoire semblable à celui de l'exemple 7, on prépare le sel de sodium (avec du carbonate de sodium comme base de neutralisation) et le sel de tétraméthylammonium (avec de l'hydroxyde de tétraméthylammonium) et on les évalue. Les résultats figurent dans le tableau suivant : Tableau III Exemple Composition3 Impédance (kQ) 8 Copoly(oxyde de méthyle et de vinyle-acide maléique) (50/50) + carbonate de sodium 6 9 Copoly(oxyde de méthyle et de vinyle-acide maléique) (50/50) + hydroxyde de tétraméthyl- 28 ammonium + La neutralisation des radicaux carboxyles est de 50 moles %. Bien entendu l'invention n'est nullement limitée aux exemples décrits et représentés ; elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art suivant les applications envisagées et sans qu'on s'écarte pour cela de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1. Electrode biomédicale sèche, à usage unique, constituée d'une plaque servant d'électrode, d'un dispositif fixé à ladite plaque pour raccorder un fil conducteur, et d'une matière conductrice sur la surface venant en contact avec le corps de ladite plaque pour améliorer le raccordement électrique avec la peau, caractérisée en ce que ladite matière conductrice est constituée d'un polymere hydrophile, synthétique, cohésif, conformable, n'irritant pas la peau, renfermant au moins 5 moles % de motifs monomères contenant un sel d'un acide carboxylique, et en ce que cette électrode a une impédance de de 500 ka ou moins à la fréquence de 10 Hz. 2. Electrode selon la revendication 1, caractérisée en ce que le polymère est soluble dans l'eau. 3. Electrode selon la revendication 2, caractérisée en ce que le polymère contient au moins environ 25 moles X de motifs monomères contenant un sel d'un acide carboxylique. 4. Electrode selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le sel est choisi parmi les sels de métaux du groupe I, les sels d'amines et les sels d'ammonium quaternaire d'un acide carboxylique. 5. Electrode selon la revendication 4, caractérisée en ce que le sel est un sel d'amine. 6. Electrode selon la revendication 5, caractérisée en ce que le sel d'amine est un sel d'alcanolamine comportant 2 à 12 atomes de carbone inclusivement. 7. Electrode selon la revendication 5, caractérisée en ce que l'alcanolamine est choisie parmi l'éthanolamine, la méthyldiéthanolamine, la diéthanolamine et la triéthanolamine. 8. Electrode selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que l'acide carboxylique est choisi parmi l'acide acrylique, l'acide méthacrylique et l'acide maléique. 9. Electrode selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que le polymère est un copolymère comportant des motifs monomères dépourvus de groupe acide carboxylique et sel d'acide carboxylique et contient des groupes alkyles comportant environ 4 à 12 atomes de carbone. 10. Electrode selon la revendication 9, caractérisée en ce que lesdits motifs monomères sont choisis parmi les acrylates d'alkyle, les méthacrylates d'alkyle et les oxydes d'alkyle et de vinyle. 11. Electrode selon la revendication 10, caractérisée en ce que de plus les motifs monomères sont choisis parmi l'acrylate d'isooctyle, ltacrylate de butyle, le méthacrylate dléthyl-2 hexyle, 11 oxyde de méthyle et de vinyle et l'oxyde d'éthyl-2 hexyle et de vinyle. 12. Electrode selon l'une des revendications 1 à 11 ca ractérisée en ce que le polymère est un sel de méthyldiéthanolamine de copoly(acrylate de n-butyle-acide acrylique).