L'invention concerne un appareil de orthopédie à déambuler pour la mise en extension de la colonne vertébrale de malades atteints, par exemple, de scoliose, de cyphose ou en encore d'hyperlordose. Dans les appareils de ce genre, la mise en extension de la colonne vertébrale est effectuée au moyen d'un câble dont une première extrémité est soumise à le action de moyens de traction et la seconde extrémité est reliée à une couronne de traction dite "halo" à fixer sur la tête dn malade, tandis que la partie de câble voisine de la seconde extrémité passe sur une poulie montée à l'extrémité d'une potence solidaire de l'appareil. l'es appareils d'orthopédie connus de ce genre présentent un sérieux inconvénient; en effet, le malade ne peut Jouir que d'une faible automonie car il est obligé de rester dans la position assise,ou debout, sans possibilité d'alternance0 On utilise aussi , dans certains cas particuliers, un dispositif d'un type différent dans lequel le "halo"fixé sur la tête du patient prend appui par le moyen de deux tringles tour- chues, sur les épaules de la personne, ce qui permet à cette dernitre une grande autonomie, mais la tension qui peut être donnée à la colonne vertébrale est évidemment faible et, la plupart du temps, insuffisante, de sorte que ce genre de appareil ne saurait, en aucune façon , remplacer les appareils du type fauteuil roulant. Le but de l'invention est de perfectionner les appareils orthopédiques en question, afin qu'ils ne présentent plis lin- convénient précité des appareils connus. Â cet effet, suivant une première caractéristique a. l'invention, l'appareil présente un siège escamotable, ce qui permet au malade de se mettre debout et même de marcher. Toute- fois, cette caractéristique ne suffit pas, car, dans les appareils connus, la tension du câble est assurée par un ressort, de sorte que, si l'on conservait ce moyen de traction le ressert se raccourcirait lorsque le malade se lèverait, et l'effort de traction serait considérablement réduit, voire complètement sup- primé . indispensable 0e est pourquoi, suivant une autre caractéristique/de le invention, les moyens de traction sont constitués par un contre poids attaché à la première extrémité du ctble, la longueur dudit ctble et l'emplacement d'une poulie de renvoi de ce cible étant tels que le cible soit tendu aussi bien lorsque le malade est assis sur le siège et que le centrepoids se trouve on position haute, que lorsqu'il est debout et le contrepoids en position basse. Placé dans un tel appareil, un malade a donc une autonomie totale, c'est-à-dire qu'il peut prendre ses repas à table, prendre le ascenseur, aller aux toilettes, ou se promener dans des couloirs ou à le extérieur, sans l'aide de personne. Il peut ainsi passer la plus grande partie de la journée dans l'appareil,évitant donc un alitement prolongé. De plus, les contrôles radiologiques peuvent être effectués, sans manipulation, pendant que le patient est dans son appareil et, par conséquent, sa colonne vertébrale en extension. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre et à l'examen des dessins annexés qui mon- trent, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation d'un appareil d'orthopédie ou " déambulateur" suivant l'invention. Sur ces dessins, Fig. 1 est une vue de profil de l'appareil, Fig. 2 est une vue de face correspondante, Fig. 3 est une vue en plan correspondant à la Fig.l, la potence et les organes qu'elle supporte étant supposés enlevés. Fig. 4 représente la couronne de traction ou "halo" seule et ses éléments de soutien, et Fig. 5 et 6 illustrent, de profil, la configuration géné- rale de le appareil lorsque le patient est assis ou debout respec- tivement . l'appareil d'orthopédie ou "déambulateur" représenté sur les dessins pour la mise en extension de la colonne vertébrale d'un malade, est désigné par 1 . I1 est constitué d'éléments tubulaires et comporte: une partie arrière 2 formée de deux montants latéraux 3,4, d'une traverse inférieure 5 et de deux traverses supérieures 6, 7; deux parties latérales 11, 12 formées respec- tivement, de deux longerons inférieurs 13, 14 et deux longerons supérieurs 15, 16; et une partie avant 17 formée de deux montants 18, 19. La partie inférieure dos deux montants arrière 3, 4, cam- brée vers l'extérieur et vers l'arrière, respose sur deux roues orientables 23, 24. Les extrémités inférieures des deux mentant avant 18, 19 reposent aussi sur deux roues orientables 25, 26. Les quatre roues sont équipées de bandages pneumatiques. Les roues arrière 23, 24 sont munies d'épingles de blocage 27, 28 pour faciliter la conduite à l'extérieur. La voie est plus large à l'arrière qu'à l'avant et les roues arrière 23, 24 sont déportées largement rers l'arrière, de manière à conférer 9 le appareil une stabilité maximum. Un siège 31, en bois centreplaqué garni de mousse de ma- tière plastique, repose sur les deux longerons inférieurs 13, 14 de manière à pouvoir avancer et reculer sur ceux-ci et aussi se relever comme représenté en traits interrompus en 31A sur la Fig. 3. Â cet effet, il porte deux pattes 32, 33 en forme de crochets qui reposent sur le longeron inférieur droit 13 et deux pattes 34, 35 en forme de boucles pratiquement fermées qui enserrent le longeron inférieur gauche 14 sur lequel elles peuvent coulisser et pivoter . Lorsque le siège est relevé et reculé, il est retenu dans cette position par un doigt 38 (Fig. 3) fixé à la traverse arrière supérieure 7 et dirigé vers l'avant 4 Le dispositif de traction comporte un contrepoids 41 attaché à une première extrémité d'un ctble 42 dont la seconde extrémité est reliée à une couronne de traction ou "halo" 43, de tout type classique appropré, à fixer sur la tête du nalade.Dans l'example,le "halo" 43 est muni de deux anneaux /auxquels sont attachées les deux extrémités d'un ctble 47 en forme de boucle dont le sommet est suspendu au câble 42 par un crochet ouvert 47A. On a indiqué en 50, des serre-câbles de fixation et en 60, des vis-pointeaux de fixation du "halo" à la botte cranienne 70 du patient. L'ensemble de contrepoids 41 est constitué d'un étrier 44 dans le fond duquel sont placés des disques de fonte 45 de poids et en nombre correspondant à la valeur de l'effort de traction que doit exercer le cible sur le "halo" 43. Le câble 42 passe sur une poulie 48 située au dessus de l'emplacement do la teste du nalade assis sur le siège 31, ainsi que sur une poulie de renvoi 49, ces deux poulies étant portées par une potence désignée dans son egsemble par 51. La potence 51 est constituée par un bras supérieur inclinable 52 monté à pivotement sur un arbre horizontal 53 et par une colonne 54 formée de deux tubes verticaux 55, 56 qui peuvent coulisser, respecti- semant, dans deur tubes de guidage 57, 58 fixés contre les traverses arrière 5, 6, 7 du fauteuil et qui peuvent être immobili- zés à toute hauteur désirée au moyen d'un système de blocage de tout type classique approprié (non représenté).L'arbre 53 est relié au bras 52 par un manchon en double "Té" 61 et aux deux tubes 55, 56 par deux autres manchons analogues 62, 63. La poulie 48 est supportée par l'extrémité du bras 52 et la poulie 49 par un prolongement arrière 52A dudit bras au-deli de son arbre de pivotement 53. On peut régler , à volonté, l'inclinaison du bras 52 au moyen d'un dispositif de commande désigné dans son ensemble par 65 et comportant une tige tubulaire 66 dont une extrémité est articulée, par un axe 67, sur l'extrémité du prolongement )2A du bras 52, un écrou 68 fixé sur l'autre extrémité de ladite tige, une vis 71 dont une extrémité est engagée dans l'écrou 68 et dont le autre extrémité peut tourner, sans déplacement axial, dans une noix 72 montée à pivotement entre les deux branches d'une chape 73 solidaire d'un arbre 74 qui est lui-même fixé aux deux tubes verticaux 55, 56 au moyen de deux autres raccords en double WTé 75, 76.Sur l'extrémité inférieure de la tige de la vis 71, est fixée une manivelle de commande 78 qui empoche en même temps la vis de remonter par rapport à la noix 72. La manivelle 78 est à la portée du malade placé dans l'appareil. Un anneau 81, fixé aux deux tubes de guidage 57, 58 par des goujons filetés 82, 83, empêche le contrepoids 41 de se balancer. La longueur du cftble 42 et les emplacements des poulies 48, 49 sont tels que le câble soit toujours tendu, que le malade soit assis sur le siège et le contrepoids en position haute ou bien que le malade soit debout et le contrepoids en position basse. Le contrepoids ne doit pas toucher le sol, ni sortir de son anneau de guidage 81 par le haut. En utilisation, le "halo" 43 est fixé sur la t8te du ma- lade et le contrepoids 41 exerce sur lui un effort de traction de valeur désire, constante, et cola en permanence, tout en permettant au malade d'être à volonté, assis (Fig.5) eu debout (Fig.6) et mê- me dé marcher . Au moyen de la manivelle 78, il peut Oventuelle- ment abaisser le bras supérieur 52 pour permettre à l'appareil de passer, par exemple, sons le linteau d'une porte. On peut régler d'avance l'appareil à la taille du patient en faisant coulisser les raccords en donble "Té" de la potence 51. Bien entendu l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit et représenté qui a été donné à titre d'exemple; on peut y apporter de nombreuses modifications,suivant les applications envisagées,sans sortirspour cela du cadre de l'invention. REVENDICATIONS lo Appareil d'orthopédie à déambuler pour la mise en extension de la colonne vertébrale d'un malade au moyen d'un câble dont une première extrémité est soumise à l'action de moyens de traction et dont la seconde extrémité est reliée à une couronne de traction dite"halo" à fixer sur la tête du malade, tandis que la partie de ctble voisine de la seconde extrémité passe sur une poulie portée par une potence solidaire de l'appareil, caractérisé en ce que 1' appareil comporte un siège escamotable (31) et en ce que les moyens de traction sont constitués par un contrepoids (41) attaché à la première extrémité du câble (42), la longueur dudit câble et 1' em- placement d'une poulie (49) de renvoi de ce câble étant tels que le câble soit tendu aussi bien lorsque le malade est assis sur le siège et que le contrepoids se trouve en position haute,que lors- qu'il est debout et le contrepoids en position basse. 2. Appareil saivant la revendication 1 ,caractérisé en ce que le siège (31) est supporté, de chaque côte, par un longeron (13,14) de l'appareil et il peut pivoter sur l'un (14) deux de manière à pouvoir être relevé en position verticale (31A) où il est retenu par un dispositif approprié (38). 3. Appareil suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le siège (31) peut aussi coulisser le long du longeron(14) sur lequel il pivote et ses moyens de retenue en position verticale sont constitués par un dotgt (38) porté par la partie arrière(2) de l'appareil . 4. Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la partie supérieure (52) de la potence (51) est réglable en hauteur sous l'action d'un dispositif de commande (65) à la portée du mala- de en place dans ltappareil. 5. Appareil suivant la revendication 4, caractérisé en ce que la partie supérieure de la potence (51) réglable en hauteur est constituée par un bras (52) qui peut pivoter sur la partie supérieure d'une colonne (54) dont la partie inférieure est fixée à la partie arrière (2) de l'appareil . 6. Appareil suivant les revendications 4 et 5 considérées simultanément, caractérisé en ce que le dispositif (65) de commande d'inclinaison du bras (52) comporte un système à vds (71) et écrou (68) relié, d'une part, à un prolongement (52A) dudit bras en arrière de son axe (53) de pivotement sur la colonne (54) et, d'autre part, à un support (73) fixé à ladite colonne, le système à vis et écrou étant muni d'un organe de commande,tel qu'une manivelle (78) au voisinage duit support.