Lors de l'apprEtage classique des textiles plans,non encore confectionnés, ceux-ci sont imprégnés de la solution d'un agent de traitement,dite bain de traitement et la solution en excès est ensuite éliminée par un ou deux exprimages. Ce traitement s'effec- tue habituellement sur un foulard sous une pression d'environ 2 à 5 tonnes avec des cylindres d'une largeur d'environ 180 à 220 cm et d'un diamètre d'environ 25 à 40 cm. Au cours de cette opération, le tissu absorbe une certaine quantité de la solution de traitement. L'absorption de bain qui dépend de la pression d'exprimage, du diamètre et des caractéristiques des rouleaux d'exprimage, de la vitesse du tissu et de la viscosité de la solution et principa lement de la matière textile ainsi que de sa structure, se situe -en supposant acquise la bonne imprégnation indispensable de la matière textile,-à environ 20 à 5Q, par rapport au poids de la marchandise, au-dessus du pouvoir de rétention d'eau (déterminé selon DIN 53.814) des structures planes des textiles considérés. Le traitement des matières textiles ainsi foulardées est ensuite terminé de façon connue. Pour tirer parti au maximum des agents de traitement appli qués et/ou abaisser les coûts du séchage, de nombreuses proposi tions ont été faites et des essais ont été effectués visant à appliquer le plus régulièrement possible sur la matière textile une quantité plus faible d'une solution de traitement relativement plus concentrée. + C'est ainsi qutil est connu de créer une faible absorption de bain par pulvérisation,par impression ou par application du bain sur un c8té du tissu au moyen d'un foulards dont un des rouleaux plonge dans le bain. Ces méthodes permettent en effet l'application d'une quantité de bain se situant dans le domaine du Opouvoir de rétention de l'eau mais présentent toutefois des incon vénients considérables.C'est ainsi que, par pulvérisation, il n'est pas possible d'obtenir une répartition régulière du bain. De plus, cette méthode d'application exige des dispositifs de pulvérisation spéciaux qui sont souvent une source d'ennuis.D'autre part1 l'ampli cation du bain sur un coté du tissu au moyen d'un foulard dont un des rouleaux plonge dans le bain nécessite des machines spéciales peu courantes dans les installations d'apprêtage des textiles et qui, de surcrott, doivent être équipées d'un dispositif de commande appliqué. I1 subsiste en outre le risque d'un apprêtage irrégulier. Enfin, la méthode d'impression présente le défaut de nécessiter un épaississement des bains, d'où il résulte une pénétration insuffisante du bain qui conduit à des effets d'apprêtage irréguliers ou insuffisantg . De plus , le toucher de la matière textile traitée est défavorablement affecté. C'est en outre un fait connu que, grâce à la réalisation de foulards spéciaux dont les cylindres sont durs, qui possèdent un faible diamètre et travaillent sous des pressions élevées, on atteint des absorption de bain plus faibles. I,i8me de cette façon, on peut à peine, lors-du foulardage, diminuer le domaine d'absorption de bain cité au début. D'autre part, un telexprimage représente un effort mécanique considérable qui exerce un effet néfaste, en particulier sur -les tissus délicats. On connaît enfin un procédé selon lequel une bande de tissu, foulardée de façon connue, est fortement enroulée avec une deuxième bande de tissu non foulardée, par conséquent sèche, du même tissu de façon qu'il se produise un échange de bain au cours du stockage ultérieur. "es inconvénients de ce procédé connu tiennent au fait qu'au cours du stockage, et selon l'agent de traitement, il ne se produit qu'un échange de bain insuffisant entre les deux bandes de tissu si bien qu'elles acquièrent des effets d'appreta- ge diSSérerUs. D'autre part, le traitement ultérieur de la bande double dans l'installation d'apprêtage soulève des difficultés considérables, et de plus, ce procédé discontinu qui prOvoit des durées de stockage jusqu'à 8 heures n'est pas très ficonomique. La plupart des méthodes connues qui visent, par rapport au toulrdage classique, une réduction sensible de l'absorption de bain, n'ont pu atteindre dans la pratique une importent eppveoia- ble. On vient à présent de treuver ut procédé de traitement des matières textiles planes qui fonctionne au moyen de foulards à 2, 3 ou 4 cylindres existant dans les ateliers d'apprêtage, ne présentant pas les inconvénients des procédés connus et qui est caractérisé en ce que la section de bande de matière textile a) imprégnée selon la manière habituelle par la solution de traitement est d'abord exprimée une ou deux fois entre des cylindres appliqués les uns sur les autres par impression, est ensuite exprimée au moins une fois, conjointement avec une section de bande de matière textile sèche b), également entre des cylindres appliqués les uns sur les autres par pression et que le traitement de la section de bande a) est ensuite terminé selon la manière habituelle5 Une technique opératoire particulièrement préférée du procédé conforme à l'invention-consiste dans le fait que, selon les figures 1 à 4, le deuxième exprimage est effectué conjointement avec la section de bande sèche b) du même tissu, moyennant quoi les sections de bande a) et b) forment une bande associée, que cette section de bande b) déjà imprégnée avec un peu de bain est, de manière identique, directement imprégnée en circuit fermé, et exprimée et pressée avec la matière sèche qui lui fait suite. I1 n'était pas prévisible que, dans le cas d'une bande foulardée par imptegnation et paX xprimage énergique, il suffise d'un seul essorage commun, pendant quelques fractions de secondes, avec une bande sèche pour éliminer une fraction importante du bain absorbé au delà du pouvoir de rétention d'eau au cours du foulardage et il est particulièrement surprenant que, selon le procédé de 11 invention, cela soit réalisable de façon très simple tout en maintenant le traitement continu souhaité des bandes simples.En considérant le procédé connu selon lequel une bande foulardée et une bande sèche sont enroulées et stockées pendant une durée atteignant 8 heures, il était normal d'admettre que le transfert d'une partie du bain absorbé sur la bande sèche exigerait un temps de séjour prolongé à l'état forcement enroulé et une opération malaisée avec une bande double. Le procédé selon l'invention qui, d'une façon tout à fait générale, sert à l'apprêtage, de préférence au traitement conférant de l'infroissabilité, au traitement rendant irrétrécissables, hydrofuges les matières textiles planes et/ou à l'amélioration du toucher ainsi qu'au procédé de teinture par foulardage ou à la teinture et au traitement conférant de l'infroissabilité en un seul bain des matières textiles planes est, comme indiqué ci-des sus, avantageusement réalisé de façon que la matière textile im régné8 soit exprimée selon la manière habituelle, une ou deux fois, de préférence seulement une fois entre deux cylindres super posés (section de bande8a) et qu'ensuite elle est exprimée au moins une fois, en particulier une à quatre fois, de préférence une ou deux fois avec la même bande du même tissu encore sec (sec tion de bandeb)également entre des cylindres serrés, les uns sur les autres. C'est ainsi que, malgré l'essorage effectué sous une pression de plus de 2000 kg, une grande partie du bain au delà du pouvoir de rétention d'eau est cédée à la bande sèche. La ban de de tissu résultante, déjà imprégnée d'un peu de bain, est à son tour imprimée, exprimée seule une à deux fois et est ensuite exprimée une nouvelle fois, en particulier une à quatre fois avec la bande sèche qui lui fait suite. Suit alors le traitement ultérieur, notamment le séchage des matières textiles. Pour termi ner, celles-ci sont éventuellement condensées de façon connue et/ ou calandrées et/ou sanforisées. Pour la mise en oeuvre de ce procédé, on utilisera de préfé rence deux foulards à deux cylindres ou un foulard à deux cylin dres et une paire de cylindres exprimeurs (figure G); on exprime la section de bande imprégnée a) avec le foulard et on exprime avec le deuxième foulard ou la paire de cylindres exprimeurs la bande ainsi exprimée, avec la section de bande sèche b) du même )tissu, un foulard à trois cylindres (figure 2) dans ce cas on ex prime de nowreau la bande imprégnée seule dans la première fente ou ouverture /entre rouleaux (section de bande a), puis ensemble avec la bande sèche du même tissu (section de bande b) dans la deuxième fente, un foulard à quatre cylindres (figure 3), dans ce cas on dispose, 3après le double exprimage du tissu imprégné, de deux fentes pour 1'exprimage commun avec le tissu sec, ou un foulard à deux cylin dres et un foulard à quatre cylindres (figure 4) ou un foulard à trois cylindres, dans ce cas le tissu imprégné seul est exprimé à l'aide du foulard à deux cylindres et est exprimé deux ou quatre )fois ensemble avec le tissu sec à l'aide du foulard à trois ou quatre cylindres. L'emploi de deux foulards à trois cylindres ou d'un foulard à trois cylindres et d'un foulard à quatre cylindres est également possible, auquel cas on dispose d'une à deux fentes entre rouleaux pour l'essorage du tissu imprégné et de deux à qua entre fentes pour l'essorage commun du tissu ainsi exprimé et de la même bande de tissu sec. Sur les figures I à 5, le trajet en pointillé correspond à une absorption de bain de O % (séchage à ltair) le trajet en traits discontinus indique une absorption de 10 à 35 %,lue trajet )en trait-point (-.-.-) indique une absorption de (ER-10) à (iff-35)% celui en traite plein une absorption M c'est-à-dire l'absorption de bain après un foulardage classique, le trajet représenté par une ligne continue et des traits discontinus indique une absorp tion de bain supérieure à M + 20 , Comme le montrent les exemples de réalisation, il doit y avoir au moins deux ouvertures de rouleau.Si l'on dispose de trois ou davantage d'ouvertures de rouleau, on utilisera de pré férence deux à quatre ouvertures de rouleau pour le pressage de la bande de textile foulardée et de la bande sèche. I1 est cependant moins moins moins commode d'exprimer par exemple deux fois la bande imprégnée seule et d'exprimer une à quatre fois, la bande imprégnée et la bande sèche Outre cette technique opératoire préférée n'ut-lisant qu'une bande de matière textile défilant en circuit fermé, le procédé conforme à l'invention peut également hêtre réalisé de telle façon que, pour l'essorage commun avec la marchandise foularciée (section de bande a), on fasse appel à une deuxième bande de matière textile séparée, sèche, de largeur sensiblement identique (section de bande b) qui est tout d'abord pliée ou de préférence enroulée et ultérieurement imprégnée du bain de traitement (par déplacement de la position III vers la position I - figure 5), exprimée seule et ensuite exprimée avec une nouvelle bande sèche. Cette façon d'opérer est par exemple illustrée par la figure 5. I1 est bien évident que, pour cette technique, on peut utiliser les machines ou les combinaisons de machines indiquées plus haut, dans quel cas on pose comme seule condition qu'il y ait; au moins deux fentes entre rouleaux.Cette technique opératoire qui C-On.71it au meme resultat avantageux est par conséquent moins adopte car elle est plus compliquée, nécessite des métrages plus longs et davantage de place. Les avantages du procédé conforme à l'invention tiennent es sentiellement au fait que, malgré une absorption de bain plus fai ble du tissu -l'absorption de bain avec oea tissus identiques et dans des conditions analogues se situe, par rapport aux procédés par foulardage connus, à une valeur d'au moins 10 %, le plus sou vent de 15 % plus basse, tar rapport am poids de la marchandise, ce qui se traduit par une importante économie des coûts d'énergie lors du séchage ultérieur et par une capacité de production ac crue- on obtient une pénétration remarquable ainsi qu'une atsorp- tion de bain régulière et par conséquent une régularité de 1' ap- prêt.La sécurité en ce qui concerne a régularité est meme plus grande que celle d'un apprêt au foulardage normal, car, dans ce cas, il se produit souvent, par suite d'une impression d'essorage irrégulière, et surtout avec des cylindres de foulard usés, une absorption de bain irrégulière sur toute la largeur du tissu. Dans ces cas également, on obtent de façon surprenante et grâce au procédé selon l'invention, un apprêt homogène sur toute la largeur du tissu, la bande sèche absorbant vraisemblablement, à partir des endroits de plus grande absorption de bain au moment du pres sage, une fraction plus importante du bain dépassant le pouvoir de rétention d'eau qu'à partir des endroits d'absorption plus faible. Par suite de l'absorption de bain réduite, il se produit en outre mie migration plus faible lors du séchage, ce qui supprie par exemple lors du traitement conférant de linfroissabi- lité, particulièrement préféré, une migration de la résine à la surface, d'où il résulte une résistance améliorée à abrasion et une amélioration du toucher. Le procédé conforme à l'invention est spécialement recommandé pour tous les procédés de traitement dés textiles où, malgré l'application de faibles quantités de bain, on exige une bonne pénétration et une régularité lors du foulardage habituel et où on seche après l'application du bain de manière que l'abaissement des co1As du séchage fasse sentir son plein effet. A ce propos, on peut citer les procédés de. teinture dits "au foulard" avec par exemple des colorants dispersés et des colo rant;s réactifs, suivis d'un séchage et éventuellement d'un therm@- fixage et les procédés connus de teinture pigmentaire-apprêtage dans lesquels on sèche après le foulardage et condense en vue dv. durcissement des constituants résineux simultanément présents. Dans ces procédés de traitement, il se produit en outre, lorsqu ce opère conformément à l'invention, une migration plus faible du colorant qui se traduit par une teinture plus unie et par une meilleure pénétration. Comme indiqué plus haut, une importance particulière revit au procédé conforme à l'invention à propos du traitement conférant de l'infroissabilité, au traitement rendant irrétrécissable.q, hydrofuges les matières textiles planes et/ou du traitement amé lorans le toucher car on note alors une inclusion régulière des avec alrec une migration réduite. Le procédé selon l'invention est mis en oeuvre de façon moins avan-sageuse dans des processus d'apprêtage où il n'y a pas de séchage après le foulardage, c'est-à-dire où les avantages du procédé conforme à l'invention doivent eAtre recherchés avant tout -dans l'économie des agents chimiques et dans la réduction des dif facultés pour l'évacuation des eaux résiduaires. Comme exemple, on citera la réticulation dite "au mouillé" par utilisation de composés méthylolés d'alcoylèneurées cycliques en présence d'acides fort pour laquelle un accroissement de la concentration du réticulant n'est pas nécessaire malgré l'application d'une quantité de bain plus faible. Selon le procédé conforme à l'invention, on peut mettre en oeuvre tous les apprêts connus à propos des traitements cités, la quantité des apprêts dans la solution de traitement devra, en règle générale, être augmentée proportionnellement à la réduction de l'absorption de bain. Une des exceptions est constituée par le procédé de réticulation ditmouill4' oùs malgré une absorption de bain plus faible, aucun accroissement de la concentration d'apprêt dans le bain n'est nécessaire et où se manifestent néanpoins les mêmes effets. Pour le traitement conférant de l'infroissabilité et/ou le traitement rendant irrétrécissables les matières textiles la plupart des composés usuels porteurs de groupes formaldéhyde, respectivement méthylols, seuls ou e5 mélange, entrent en ligne de compte comme réticulants ou comme autoréticulants pour le présent procédé. Parmi les composés de ce type, on peut ranger les composés méthylolés de l'urée et des dérivés cycliques de lourée, éventuellement substitués, par-exemple les composés di- ou tétraméthylolés de l'urée, de l'éthylèneurée, de la propylèneurée, de la 5-hydroxypropylèneurée, de la dihydroxyéthylèneurée ou de 1' acétylène- diurée.Aussi, les résines dites de "triazone" telles que les composés diméthylolés des méthyl-, éthyl-, hydroxyéthyltriazones peuvent être utilisées dans le cadre du procédé conforme à l'invent ion. Conviennent également les résines dites "uron" comme le N,N'diméthyloluron.On peut bien entendu utiliser également, dans le cadre du procédé selon l'invention, les composés méthylolés des esters de l'acide carbamique tels que les composés diméthylolés des carbamates de méthyle, d'éthyle et de propyle ou les esters hydroxyalcoylés de l'acide carbamique et les composés di-, tri et tétraméthylolés des esters carbamiques, par exemple de l'éthylène- glycol, du propylèneglycol ou du i,3-butanediol. Enfin, on citera encore comme autoréticulants les composés polyméthylolés de triazines, par exemple de la mélamine ou de l'amméline.La plupart des composés méthylolés peuvent être utilisés en tant que tels ou sous forme de dérivés totalement ou partiellement éthérifiés par du méthanol, de l'éthanol, des propanols ou de l'éthylène-, respectivement du propylèneglycol, où les groupes hydroxyles fixés au noyau peuvent bien entendu être totalement ou partiellement éthérifiés. Mis à part le cas des mélamines polyméthylolées, on utilisera de préférence les composés méthylolés non étharifiés, solubles dans l'eau. Les acétals et les semi-acétals tels qu'ils résultent de la réaction de polyalcools, notamment de l'éthylène- ou du propylèneglycol avec du formaldéhyde sous forme de paraformaldéhyde en présence de catalyseurs acides conviennent aussi au présent procédé.Le choix des réticulants ou des autoréticulants utilisés est essentiellement fonction des effets recherchés, respectivement des méthodes de réticulation prévues. C'est ainsi que, dans le cadre de la réticulation dite "humide" et "au mouil lé", on utilise en particulier les dérivés d'alcoyleneurée cycliques et les résines "d'uron" et de "triazone" alors que dans la condensation dite "à sec" le choix de la résine dépend exclusivement de l'effet recherché et de la composition des fibres du tissu ou du tricot Asnsif on préfère généralement des autoréticulants pour des tissus à base de cellulose régénérée et des réticulants cellulosiques pour des tissus à base de coton. Comme caFalyseurs pour le traitement rendant les matières textiles infroissables et/ou irrétrécissables selon le procédé de l'invention, on peut utiliser tous les durcisseurs acides ou potentiellement acides connus. Comme tels, entrent en ligne de compte des acides forts, moyens ou faibles comme par exemple l'ace sulfurique, placide chlorhydrique, l'acide phosphorique, l'acide trichloroacétique, l'acide tartrique droit, l'acide citrique, l'acide oxalique ou l'acide acétique ainsi que des composés générateurs d'acides dans les conditions de la condensation tels que le chlorure de magnésium, le sulfate d'aluminium, le chlorure de zinc, le nitrate de zinc, le chlorure d'ammonium, le nitrate d'ammonium, les phosphates d'ammonium et les sels d'acides forts, en particulier d'acide chlorhydrique et d'amines, de préférence d'alcanolamines comme 1'éthanolamine, la diéthanolamine et le 2-méthyl-2aminopropanol. Les catalyseurs cités peuvent etre utilisés seuls ou en mélange. Le choix des catalyseurs à utiliser est essentiellement fonction du type de procédé de réticulation à réaliser. C'est ainsi que pour la réticulation "humide" et "au mouillé" on utilise en particulier des acides forts à moyennement forts, éventuellement en combinaison avec les catalyseurs acides latents cités alors que, pour la condensation à sec, les catalyseurs de durcissement acides latents cités s'utilqsent seuls ou en association avec des acides faibles. Dans le cadre du procédé selon l'invention, les agents connus peuvent etre mis en oeuvre pour le traitement hydrofugeant. Comme tels, on peut par exemple citer les émulsions de paraffine du commerce contenant de l'aluminium ou du zirconium ainsi que les orgauopolysiloxanes usuels, par exemple des hydrogénoalcoylou dialcoylpolysiloxanes, de préférence sous forme d'une dispersion aqueuse, lesquels sont employés conjointement avec les durcisseurs habituels. Pour le traitement améliorant le toucher, entrent par exemple en ligne de compte les produits d'éthoxylation d'acides gras supérieurs, d'alcools gras, d'amides d'acides gras renfermant éventuellement en émulsion des amides ou des esters d'acides gras non étoxy.és, des éthers polyglycoliques de poids moléculaire élevé et leurs esters ainsi que la stéaryl-l,N-éthylèneurée et le chlorure de stéarylamidométhylpyridinium .On peut en outre citer comme agents améliorant le toucher qui produisent en même temps une amélioration des résistaneesmScaniques : les éthers ou les esters cellulosiques et les solutions ou dispersions de polymères synthétiques, par exemple de polyéthylène, de polyamides, d'éthers polyvinyliques, d'esters de polyvinyle, d'alcools polyvinyliques, d'acide polyacrylîque ou de ses esters ou d'amides et de copolymères, par exemple ceux de chlorure de vinyle et d'acrylates et de butadiène et de styrène ou d'acrylonitrile. Les agents d'enncblissement ou apprêts qui viennent d'etre mentionnés peuvent être utilisés seuls ainsi qu'en mélange entre oux. En dehors de ces agents d'ennoblissement les bains de traitement peuvent en même temps renferuer d'autres agents de traitement. Etant donné que les matières textiles à appreter presenterlb des aptitudes au mouillage différentes, on ajoute de préférence, dans le procédé conforme à l'invention -à l'exception du traitement hydrofugeant- un agent mouillant usuel approprié à la concentration habituelle d'environ 0,5 à 3 g par litre de bain. Comme agents d'apprdtage additionnels, on peut en outre mentionner les agents de dispersion, les agents pour l'amélioration de la résistance au glissement, du pouvoir d'élimination de la salissure ainsi que les agents d'oléofugation et fixateurs de colorants. Salon le procédé conforme à l'invention, les agents d'apprêtage cités en dernier lieu peuvent certes être utilisés seuls, à l'exception des agents fixateurs de colorants. Comme agents d'oléofugation, on envisage essentiellement l'emploi de composés organiques comportant une chaland hydrocarbonée perfluorée avec 4 à 12 atomes de carbone perfluorés tels que des copolymères d'esters acryliques ou méthacryliques de perflc- roalcanesulfonamidealcanols avec d'autres monomères copolymérisables tels qu'ils sont décrits dans le brevet des états Unis d'Amérique 2.803.615. On citera égalementlis produits de condensation de tels perfluoroalcanesulfonamidealcanols, d'alcools aliphatiques supérieurs ou d'amines aliphatiques supérieures et de di- ou de polyisocyanates. Conviennent en outre des polymères d'esters acryliques ou méthacryliques avec des alcanols fluorés inférieurs tels que l'hexafluoroisopropanol. Comme agents de dispersion ou comme agents mouillants on en )visage ltemploi d'alcoylarylsulfonates et de produits d'addition d'oxydes d'alcoylène sur des alcools gras, des alcoylphénols, des amines grasses, des amides gras et similaires. Comme agents fixateurs de colorants, on citera les produits de condensation connus de dicyandiamide-chlorure d'ammonium formaldéhyde qui peuvent éventuellement être modifiés par réactif simultanée avec des mono- ou des polyamines. Ces produits sont par exemple connus par le brevet des Etats-Unis d'Amérique 2.950.268 et par le brevet allemand 1.292.860. Pour l'amélioration des propriétés d'élimination des salis sures, on envisage l'emploi des polymères fortement acides usuels qui peuvent éventuellement être améliorés dans leurs propriétés par l'addition d'acides gres et/ou d'alcools gras (voir la deman de de brevet allemand publiée sous le N 1.719.3595. Pour l'amélioration de la résistance aù glissement, on cite ra par exemple des produits tels qu'ils sont préparés selon le brevet allemand 1.767.934. Le procédé conforme à l'invention est très avantageusement mis en oeuvre dans le cadre du traitement conférant l'infroissa bilité, on citera une fois de plus le traitement en un seul bain avec des colorants pigmentaires, autrement dit le traitement in froissabilité-teinture combiné. Pour le procédé selon 11 invention, on envisage de préférence le traitement au moyen de bains aqueux. On peut toutefois aussi, selon le procédé de l'invention, effectuer le traitement dans i des solvants organiques, ce procédé revetant une importance moin dre étant donné que dans ee cas les dépenses d'énergie pour le séchage du tissu interviennent à un degré moindre et que cela nécessiterait un investissement supplémentaire en appareils. Les bains de traitement utilisés renferment au moins 50 % ) en poids, de préférence 75 à 57 % en poids de solvants, de préfé rence de l'eau. I1 est Bien evide E que, das le cas de la mise en oeuvre de bains aqueux, une partie de lleau peut être remnla- cée, par exemple par des alcools inférieurs. La quantité d'agent d'apprêtage dans le bain est essentielle- ment fonction de la marchandise à appreter et des effets d'apprê- tage recherchés, le dépôt d'agent d'apprêtage qui dépend de la concentration du bain et de la quantité de bain appliquée, rapportée au poids sec de la marchandise, correspond approximativement à celui des procédés d'apprêtage usuels (par exemple simple foulardage de la marchandise). Toutes, des matières textiles planes, non encore confectionnées, notamment celles renfermant des fibres de cellulose naturelle et/ou régénérée, peuvent eAtre traitées selon le procédé conforme à l'invention. Comme exemples, on citera des tissus et des tricots ou des nappes suffisamment stables superficiellement, en coton, en lin, en viscose de cellulose, en rayonne de viscose, en rayonne au cuivre, en fibres polynosiques, en laine et en des matières synthétiques telles que polyamides, polyesters et polymères d'acrylonitrile.Ceux-ci peuvent être présents en tant que tels ou sous forme de mélanges, dans ce cas des matières cellulosiques naturelles pures et des tissus ou des tricots mélangés renfermant, outre les fibres cellulosiques naturelles, des fibres en laine, en esters de cellulose et en particulier les matières synthétiques citées, conviennent bien au procédé conforme à l'invention. EXEMPLE 1 On teint et ennoblit une popeline en coton-polyester 50t50 (110 g/ m) en une seule passe en l'imprégnant tout d'abord sur un foulard à 2 cylindres à l'aide du bain A ci-dessus, en l'expri- mant sous une pression de 4.000 kg avec un cylindre dfune largeur de 200 cm et d'un diamètre de 30 cm et en l'exprimant en continu sur le foulard à 2 cylindres suivant, conJointement avec la matière sèche de la même bande de tissu sous la meme pression et avec des dimensions de cylindre identiques (voir figure 1). Le tissu qui, après ce traitement, présente une absorption de bain de 43% par rapport au poids sec du tissu, défile ensuite en continu, à une vitesse de 42 m/min., en direction du poste de séchage et de condensation sur un cadre étendage classique a' 6 zones équipé de ventilateurs, la première zone étant réglée à une température de 1500 C, les 2ème et 3ème zones à une température de 16500 et les 4ème à 6ème zones à une température de 180 C. Bain A 50 g/l de dihydroxyéthylèneurée diméthylolée 40 g/l d'une dispersion aqueuse à 28 Ó d'un copolymère de 89 parties d'acrylate de butyle, de 5 parties de diacrylate de butanediol et de 6 parties d'acrylate d'éthyle ainsi que 4 parties d'un éther-pol- > glycoli- que de nonylphénol éthoxylé avec 9 moles d'oxyde d'éthylène, 14 g/l de chlorure de magnésium hexahydraté 1 g/l de dodécylbenzènesulfonate de sodium et 15 g/l de "POLYESTRENVIOLETT B Tg" (fabricant :: Casse lia Farbwerke Mainkur AG, 6000 Frankfurt/Fechenheim), Le tissu ainsi apprêté et teint présente une bonne aptitude au défroissage et une bonne stabilité dimensionnelle, une bonne solidité de la teinte à l'eau, à la lessive et au frottement et avant tout une teinte unie sans migration perceptible. Au cours d'un essai d'apprêtage comparatif, on teint et ennoblit de façon connue le même tissu en l'imprétnant sur un foulard à 2 cylindres à l'aide du bain B ci-dessous et en l'exprimant sous la meme pression et avec des dimensions de cylindre identiques, on atteint une absorption de bain de 67 %, on sèche et on condense sur le même cadre à une vitesse de 30 m/min. En imprégnant de façon connue et en exprimant deux fois dans les mêmes conditions, on obtient néanmoins une absorption de bain de 66 O/o. Bain B (composition réduite proportionnellement à l'accrois- sement de l'absorption de bain) 32 g/l de dihydroxyéthylèneurée diméthylolée 25,6g/l du polymère en émulsion décrit plus haut 9 g/l de chlorure de magnésium hexahydraté 1 g/l de dodécylbenzènesulfonate de sodium et 9,6g/l de "POLYESTRENVIOLETT B Tg" Le traitement comparatif fait apparaître une migration nette du colorant, ce qui se traduit par de l'inégalité, notamment dans le domaine des lisières et par des irrégularités de bord. De plus, le toucher du tissu traité ainsi est plus rugueux. I1 était également nécessaire de sécher et de condenser à vitesse plus Sa;- ble pour obtenir la même aptitude au défroissage et la même fixation du colorant. EXEMPLE 2 On teint et apprete en un seul bain une popeline de coton blanchie, mercerisée (poids de 126 g/ m2) en l'imprégnant à l'aide du bain ci-dessous sur un foulard à 4 cylindres dénommé "Fibe" (diamètre des cylindres de 28 cm, largeur de 180 cm, pression den- viron 3200 kg (fentes entre rouleaux individuelles), en ltexpri- mant, en la rapprochant de la bande sèche du même tissu et en la faisant passer à travers deux autres ouvertures de cylindres exprimeurs (voir figure 3).La popeline présentant une absorption de bain de 41 % est ensuite séchée en continu sur un cadre dlé- tendage à 5 zones à une vitesse de 60 m/min et est condensée pendant 4 minutes à 1400C sur une machine à condenser. Bain 60 g/l d'éther tétraméthylique d'hexaméthylolmélamine 16 g/l de chlorure de zinc 20 g/l de l'émulsion du copolymère décrit dans l'exemple 1 1 g/l d'acide acétique à 60 % 1 g/l de nonylphénol éthoxylé avec 9 moles d'oxyde d'éthy lène et 7 g/l de P0LYESTRiNGRUN 5 G Tg" (fabricant : Cassella Farbwerke Mainkur AG, 6000 Frankfurt/Fechenheim). Le tissu ainsi traité présente une bonne stabilité dimensionnelle, une teinte unie sans migration déceiable bien que l'on n'ait pas utilisé en même temps un inhibiteur de migration. Le rendement du colorant et le toucher sont également avantageux. EXEMPLE 3 Une popeline de coton blanchie, mercerisée (noids de 126 m2) est traitée, selon la figure 4, à l'aide d'un bain renfermant, par litre, 80 g de diméthyloléthylène-urée et 16 g de chlorure de magnésium hexahydraté ainsi que 30 g d'une émulsion de polyéthylène non ionique du commerce à 20 %, et on atteint alors une absorption de bain de 42 %. Le tissu est consécutivement séché sur un cadre étendage jusqu une humidité résiduelle de 6 % et finalement condensé pendant 3 minutes à 150 C. Le tissu traité de cette manière présente, de façon surprenante, par rapport à un tissu apprêté selon l'état de la technique -c'est-à-dire par rapport à la même popeline de coton imprégnée d'un bain présentant, proportionnellement à l'accroissement de ltabsorption de bain, une concentration plus faible en produits chimiques, cette popeline est exprimée jusqu'à 69 % et son traitement est achevé, comme décrit auparavant -un toucher plus doux et une meilleure résistance à l'abrasion avec une infroissabilité et un comportement "wash-and-wear" (lavage sans repassage) également bons. TABLEAU Apprêt selon Appret l'invention comparatif Résistance à l'abrasion sur accélérateur (3 min. 3000 %/min.) 12 96 15,5 96 Toucher doux un peu rugueux De plus, dans le meme cadre et à des températures identiques, l'appreAt selon l'invention peut âtre séché à une vitesse 1 1/2 plus élevée jusqu'à l'humidité résiduelld indiquée.Aussi, la ré gularité de l'app:zeAt sur toute la largeur du tissu (90 cm) est elle, selon l'invention, sensiblement meilleure que selon 11 état de la technique, A titre de comparaison, on traite le même tissu par le bain susmentionné selon le brevet français nO 1.430.895 en enroulant une bande de tissu imprégnée à la manière habituelle et essorée jusqu'à une absorption de bain de ST 50 conåointement avec une deuxième bande sèche du même tissu, en laissant séjourner ces tissus sur la bobine pendant 4 heures jusqu'à obtention, par échange du bain, d'un dépôt de bain de 42 96 et en terminant comme décrit plus haut.Ce procédé connu nettement plus compliqué, est un pro cédé discontinu du fait du temps de séjour indispensable et sou lève des difficultés à cause du traitement ultérieur de la bande double. Le procédé selon le brevet français présente également l'inconvénient que, suivant le bain utilisé, il ne se produit pas un échange de bain intégral entre la bande de tissu foulardée et la bande sèche enroulée simultanément et qu'à propriétés techno logiques identiques du tissu, la régularité et la sécurité de fonctionnement ne sont assurées qu'à un degré moindre. EKEDEi2TE 4 Une toile de coton blanchie, azurée, pour draps de lit est traitée, selon la figure 3 par un bain aqueux renfermant, par litre, 160 g de diméthyloldihydroxy-éthylèneurée, 120 g d'acide chlorhydrique concentré et 2 g de nonylphénol éthoxylé avec 9 mo les d'oxyde d'éthylène, est aussitôt enroulée à ltétat lisse abandonnée pendant 14 heures à la température ambiante, consécu tivement neutralisée, lavée et séchée. A titre de comparaison, le meme tissu est également traité comme ci-dessus par imprégnation sur le foulard à 4 cylindres à l'aide du me bain, toutefois selon l'état de la technique et par essorage sous la mere pression, est également fortement enroulé à l'état lisse, stocké de la meme manière et terminé.On obtient ainsi les résultats suivants Absorption Angle de frois- Angle de froid Résistan- du bain sement à sec sement au mouil- ce à l'a selon DIN 53 890 lé selon GUTV bras ion moyenne des chaînes et des sur accé- lérateur trames (3min. et 3000 t/min) Apprêt selon l'invention 53 % 75 143 7,8 % Apprêt compa ratif 77 % 74 145 9,7 % Bien que, dans le traitement comparatif selon l'état de la technique, on applique, par rapport au poids de la marchandise, une quantité plus importante de composé diméthylolé et de catalyseur, les effets d'apprêtage d'après le procédé conforme à l'invention sont aussi marqués, avec cependant une meilleure résistance à l'abrasion.D'autre part, selon le procédé de l'invention, on réduit le danger de formation de la'poche d'eau" lors du séjour sur la bobine, c'est-à-dire qu'à l'arret de la bobine, la quantité d'eau s'accumule à sa partie inférieure par migration du bain. EXEMPLE 5 Un tricot en polyester (210 g/ m2) est traité, selon la fi- gure 2, à l'aide d'un bain aqueux renfermant, par litre, 60 g d'une dispersion de polyacrylate de butyle à 28 96 (composition, voir exemple 1), 20 g d'une émulsion de diméthylpolysiloxane à 30 % prépare selon la manière habituelle en présence d'un énulsifiant non ionique, 15 g d'éther triméthylique d'hexaméthylol mélamine, 4 g de nitrate de zinc hexahydraté et 1 g d'acide acétique à 60 %, on atteint une absorption de bain de 31 96. Aussitôt après, on sèche et condense sur un cadre d'étendage à 160 C. Le tricot ainsi apprêté présente un toucher très agréable une élasticité améliorée et aucune tendance au marquage. En traitant de la mame manière une nappe de polyester (145 g/m2), on obtient, avec une absorption de bain de 57 %, les mêmes propriétés avantageuses. EXEMPLE 6 Un jersey en laine bleu-foncé d'un poids de 240 g/ ma est traité, selon la figure 5, à l'aide d'un bain aqueux renferiant, par litre, 10 g d'une dispersion d'acétate de polyvinyle du commerce à 45 %, 10 g de polyéthylèneglycol (poids moléculaire de 600) 5 g d'urée 10 g d'éther triméthylique dthexaméthylolmélamine 2 g d'un agent mouillant à base de dodécylbenzènesulfonate et avec de l'alcool décylique éthoxylé avec 7 moles d'oxyde d'éthylène 3 g de nitrate d61 zinc hexahydraté et 1 g d'acide acétique à 60 96. On atteint une absorption de bain de 66 %. On sèche ensuite à fond (humidité résiduelle' d'environ 5 96) sur un cadre d'étendage à une température de 120 C. A titre de comparaison, le même jersey de laine est traité de façon connue avec une absorption de bain de 80 % sur un foulard à 3 cylindres à l'aide du même bain ayant, proportionnellement à l'accroissement de l'absorption de bain, une concentration plus faible en agents d'appreAts cités. Dans les deux cas, on obtient un toucher plein et agréable, l'appret conforme au procédé de l'invention présentant une tendance nettement moindre au marquage et entraînant des frais de séchage moindres. E5oe1PLE 7 Une gabardine en coton bleu-marine d'un poids de 190 g/ m2 est traitée, selon la figure 2, par un bain renfermant, par litre, 100 g d'une émulsion fine d'acétate de zirconium-paraffine à environ 20 % (3 % d'acétate de zirconium, 14 96 de paraffine, 2 96 de bicarbonate d'ammonium) ainsi que 2 cm3 d'acide acétique à 60 %. On atteint une absorption de bain de 44 96. La bande de tissu passe ensuite, en vue du séchage, sur un cadre d'étendage chauffé à 1600 C. A température de cadre égale et avec le même tissu qui présente la meme humidité de conditionnement, la vitesse de la mar- chandise et par conséquent la capacité dn cadre peuvent, grâce au procédé de l'invention, etre accrues d'environ 33 % par rapport au procédé de foulardage connu. Jar ailleurs, la tendance au marquage de la gabardine ainsi imprégnée est nettement moindre. La structure de la gabardine est mieux conservée et l'absorption de bain est encore bien plus faible par rapport à l'essai qUi consiste à diminuer l'absorption de bain selon le procédé connu par application d'une pression plus élevée et emploi de cylindres exprimeurs plus durs. EX2BrPLE 8 Un tissu croisé en coton/polyamide (75/25) débouilli, désencollé, blanchi et soumis à un séchage intermédiaire à la manière habituelle, d'un poids de 165 g/ m2, subit un traitement au cours duquel le tissu est traité selon la figure 1 par un bain renfermant, par litre, 30 g d'une dispersion d'acétate de polyvinyle à 50 96 (contenant environ 2 96 d'alcool polyvinylique comme émulsifiant), 20 g d'urée, 10 g de chlorure de magnésium hexahydraté, 10 g d'éthylène glycol et 2 g de nonylphénol éthoxylé avec 9 moles d'oxyde d'éthylène. Les cylindres ont une largeur de 210 cm, un diamètre de 35 cm et la pression d'exprimage s'élève à 4500 kg pour les deux paires de cylindres.On atteint ainsi une absorption de bain de 41 96. On sèche ensuite de façon connue. Vu la faible absorption de bain, on peut également effectuer ici le séchage sur un cadre d'étendage avec une vitesse nettement accrue de la marchandise. Si on imprègne de façon connue le meme tissu à l'aide du même bain et on exprime dans des conditions identiques, mais en n'exprimant pas avec le tissu encore sec selon le procédé conforme à l'invention, on atteint une absorption de bain de 62 96. Si, comparativement, on cherche à réduire de façon connue l'absorption durain par augmentation de la pression jusqu 'à 7000 kg, on obtient, avec le meme tissu et le même bain, une absorption de bain qui est toujours de 58 96. Cette pression représente toutefois pour les cylindres du foulard une contrainte accrue. EXEISPLE 9 Une batiste de coton 100 96 d'un poids de 105 g/cm2 est traitée, selon la figure 3, par un bain renfermant le colorant C.I. Reactive Blue 18, du sel de Glauber (sulfate de sodium decahydraté) calciné et de la soude caustique 360 Bé, il en résulte avec une absorption de bain de 44 96, un dépôt de colorant de 1,2 O/o, un dépôt de sel de Glauber de 5 96 et un dépôt de soude caustique (360 Bé) de 2 96. Le tissu ainsi traité est enroulé à l'état list se, abandonné pendant 24 heures à la température ambiante et ensuite rincé, lavé et séché.On obtient une teinte solide, unie avec une profondeur de ton plus intense, ce qui représente une meilleure utilisation du colorant, que par le procédé de foulardage-stockage à froid usuel utilisant les mêmes quantités de colorant et de produits chimiques (rapportées chaque fois au poids sec de la marchandise) mais avec une absorption de bain sur foulard de 71ss. La teinture et la solidité au frottement sont également plus avantageuses selon le procédé conforme à l'invention. EXEMPLE 10 Un tissu croisé tissé teint constitué à 100 par de la viscose de cellulose, d'un poids de 260 g/m, sous forme de nappe, est traité, selon la figure 1, par un bain renfermant, par litre, 160g de diméthylolurée, 4 g d'alcool polyvinylique (poids molécu- laire de 1750, degré de saponification de 98%), lOg d'une émulsion de stéarate de triéthanolamine à 30 préparée par addition d'un émulsifiant non ionique et 3g de chlorure d'ammonium comme catalyseur,on atteint une absorption de bain de 65%. Aussitôt après, le tissu est séché sur un cadre d'étendage à 1000C jusqu'à une humidité résiduelle de 10% et est finalement condense pendant 4 minutes à 135oC. Le tissu ainsi traité présonte,après une durée de stockage d'environ 3 semaines, des propriétés de défroissabilité remarquables en même temps qu'une bonne résistance à l'abrasion (déterminée à l'aide de l'appareil circulaire Schopper, pour mesurer l'abrasion ,charge de 300go appréciation visuelle après 100 et 300 révolutions) de la nappe. Si l'on traite le même tissu selon l'étant de la technique, dans ce eas le même bain est appliqué par le procédé au foulard mais plus dilué en raison de l'absorption de bain plus élevée de 84%, et qu'on le termine ensuite comme décrit plus haut, le tissu présente après la même durée de stockage un défroissage tout aussi bon avec cependant une résistance de la nappe à l'abrasion nettement plus mauvaise. Sur les figures 1 à 5 les chiffres ont les signfications suivantes: 1. bande de tissu séchée à l'air (section de bande 2. bande de tissu imprégnée conjointement avec bande foulardée 3. bande de tissu imprégnée 4. bande de tissu foulardée (section de bande a) 5. bande de tissu exprimée encore une fois avec la bande (1) 6. solution de traitement ou bain 7. cuve de foulardage 8. cylindre de guidage dans la cuve 9. foulard - cylindre exprimeur 10. cylindre de guidage 11. chariot 12. première fente d'exprimage 13. deuxième fente d'exprimage 14. rouleau anti-plis ou redresseur 15. cadre d'étandage pour le séchage 16. cylindre de guidage avec son entraenement 17. dispositif de guidage 18. dispositif pour dévier la marchandise de 900 19. cylindre exprimeur 20. marchandise non traitée 21. marchandise traitée 22. support 23. réserve de tissu R WI:1 I CAT IONS 1. Procédé d'appretage de matières textiles planes, caractérisé en ce qu'une section de bande de matière textile a) imprégnée selon la manière habituelle par la solution de traitement est d'abord exprimée une ou deux fois entre des cylindres appliqués les uns sur les autres par pression, est ensuite exprimée au moins une fois, conjointement avec une section de bande de matière textile sèche b), également entre des cylindres appliqués les uns sur les autres par pression et que le traitement de la section de bande a) est ensuite terminé selon la manière habituelle, 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, pour la réalisation du procédé, on utilise deux foulards à deux cylindres ou un foulard à deux cylindres et une paire de cylindres exprimeurs. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, pour la réalisation du procédé, on utilise un foulard à trois cy lindres. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la section de bande de matière textile a) imprégnée et exprimée une ou deux fois au moyen de cylindres appliqués les uns sur les autres par pression, est ensuite exprimée deux fois avec la section de bande de matière textile sèche b), également au moyen de cylindres appliqués les uns sur les autres par pression. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que, pour la réalisation du procédé, on utilise un foulard à quatre cylindres ou un foulard à deux cylindres et un foulard à trois cylindres, ou ~~~~~~~~~~~ ~ doux deux paires de cylindres exprimeurs. 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la section de bande de matière textile a) imprégnée et exprimée une fois au moyen de cylindres appliqués les uns sur les autres, par pression est ensuite exprimée quatre fois avec la section de bande de matière textile sèche b), également au moyen de cylindres appliqués les uns sur les autres par pression. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que, pour la réalisation du procédé, on utilise un foulard à deux cy- lindres et un foulard à quatre cylindres. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la section de bande de matière textile a) imprégnée et d'abord exprimée une ou deux fois au moyen de cylindres appliqués les uns sur les autres par pression est ensuite exprimée une à quatre rois ensemble avec une section de bande sèche b) du même tissu, également au moyen de cylindres appliqués les uns sur les autres par pression, les sections de bande a) et b) forment une bande associée, que cette section de bande b) imbibée de bain est, de manière identique, directement imprégnée en circuit fermé, est exprimée et pressée avec la matière sèche qui lui fait suite. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications î à 8, caractérisé en ce que les bains de traitement contiennent des agents pour le traitement rendant les matières textiles infroissables, irrétrécissables, hydrofuges, pour l'amélioration du toucher et/ou des colorants. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que les bains de traitement renferment des agents pour le traitement conférant de l'infroissabilité. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que les bains de traitement contiennent en supplément des colorants pigmentaires et des liants. 12. Procédé selon l'une quelconque des revendications 9 à Il, caractérisé en ce que les bains de traitement contiennent d'autres agents d'apprêt. 13. Matières textiles apprêtées par le procédé selon lune quelconque des revendications 1 à 12.