Il arrive souvent que des panneaux composites, formés d'une couche intermédiaire (ame) en matière thermoplastique et de deux couches de couverture métalliques, doivent être fixés unilatéralement, c'est-à-dire par une seule de leurs faces. En particulier, lorsque l'on a affaire à des murs-rideaux, il faut éviter à tout prix l'apparition sur l'autre face, c'est-à-dire celle exposée à la vue et jouant souvent un rble décoratif, de marques quelconques dues à la fixation. Ceci est spécialement vrai lorsque la lumière a une incidence oblique, car dans ce cas les moindres déformations deviennent apparentes ou peuvent même produire des taches. On connait déjà des éléments de fixation unilatérale pour panneaux composites, qui présentent toutefois l'inconvénient de ne pas sauvegarder autant que souhaitable l'aspect de la face exposée ou, alors, de nécessiter des frais de montage et de mise en oeuvre extrêmement onéreux. La présente invention a comme but un procédé de fixation unilatérale de panneaux composites, formés d'une âme en matière thermoplastique recouverte de deux couches métalliques, procédé comportant un ancrage simple de l'élément de fixation dans le matériau de l'âme et, de ce fait, apte à éliminer les inconvénients susmentionnés Selon l'invention, on enlève partiellement la couche métallique de couverture sur l'une des faces du panneau composite et on soude à l'âme, de façon inamovible, un élément de fixation en matière thermoplastique, grâce à un mouvement de rotation et à une pression qui engendrent une chaleur de frottement. Les éléments de fixation en matière synthétique sont, par exemple, des pièces façonnées soit par usinage soit, de préférence, par moulage par injection. Le procédé de moulage par injection convient tout particulièrement lorsqu'il s'agit d'insérer des pièces métalliques, par exemple des vis et des écrous, dans l'élément façonné. Pour la fixation de la pièce façonnée au moyen d'un soudage par frottement, on enlève tout d'abord une certaine surface de couche métallique de couverture du panneau composite, de préférence par perçage au fraisage. On monte ensuite sur la perceuse mécanique ou à main une pièce à accouplement par friction qui porte ledit élément de fixation, en matière synthétique, destiné à être soudé. Cet élément peut être "tenu" à l'aide d'une garniture symétrique montée dans la pièce façonnée ou d'un prolongement correspondant de ladite pièce façonnée. La pièce façonnée, entrainée dans un mouvement de rotation, est pressée avec une force modérée contre l'âme dénudée, en matière plastique, du panneau composite. La chaleur de frottement, ainsi produite, provoque la fusion des surfaces de contact et, par là, le soudage des matières synthétiques constituant la pièce façonnée et l'âme du panneau. Il va de soi qu'il faut choisir, à cet effet, des matières synthétiques qui sont miscibles en phase liquide. Ce processus dure environ trois secondes, après quoi, en augmentant la force de pression (de préférence par paliers), on débraye l'accouplement par friction avec la perçeuse, ce qui permet d'exercer une pression sans rotation. Après une seconde environ, les deux surfaces de contact liquéfiées en matières plastiques, sont redevenues solides : la pièce façonnée est dès lors soudée de façon inamovible à l'âme de panneau. Selon une mise en oeuvre préférée de l'invention, la pièce façonnée et l'âme du panneau composite sont fabriquées à partir d'un même matériau thermoplastique, en particulier de polyéthylène ou de PVC. Les pièces métalliques insérées dans. les pièces façonnées de fixation ou les dispositifs de suspension fixés auxdites pièces façonnées permettent une fixation rapide et sans difficultés du panneau composite sans qutil en résulte des marques particulières. sur l'autre face. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation et en se référant aux dessins annexés, sur lesquels - la figure 1 représente les constituants d'un élément de fixation d'un panneau composite et - la figure 2 un élément de fixation assemblé de façon indissoluble à l'âme d'un panneau composite. Un panneau composite, qui doit être fixé seulement par l'une de ses faces (unilatéralement), secompose d'une âme en polyéthylène et de deux couches métalliques de couverture, 2 et 3, en aluminium (Alucobond). La bande de couverture 3 est localement percée, et l'âme en matière plastique sous-jacente est aussi partiellement fraisée en correspondance du trou de ladite bande. Un élément en équerre 4, destiné a fixer le panneau composite, est assemblé au moyen d'au moins une pièce façonnée 5 en polyéthylène dans laquelle est insérée une pièce métallique 6. Pour l'assemblage par soudage de la pièce façonnée 5, on serre la pièce métallique 6 dans le porte-outil d'un tour et, au travers du trou de l'élément en équerre 4, on l'amène au contact de la partie de lâme 1 dénudée du panneau composite. Le tour est ensuite mis en mouvement de rotation, comme indiqué sur la figure 1, sous une pression modérée, ce qui provoque l'assemblage par fusion de la pièce façonnée 5 et de l'azyme 1, fabriquées avec la même matière plastique. L'élément en équerre 4 peut avoir, suivant son rôle, n'importe quelle forme permettant de fixer le panneau composite. Bien entendu diverses modifications peuvent être apportées par l'hoq e de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent dlêtre décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs, sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de fixation unilatérale de panneaux composites, formés d'une âme en matière thermoplastique recouverte de deux couches métalliques, notamment en aluminium ou en un de ses alliages, caractérisé par le fait que l'on enlève partiellement la couche métallique de couverture sur l'une des faces du panneau composite et que l'on soude à lame, ainsi dénudee, un élément de fixation en matière thermoplastique, grâce à la chaleur de frottement qui résulte d'un mouvement de rotation accompagné d'une pression. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'âme est soudée à un élément de fixation constitué par la même matière thermoplastique que celle de ladite âme. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'une âme en polyèthylène est soudée à un élément de fixation en polyèthylène. 4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'une âme en PVC est soudée à un élément de fixation en PVC. 5. Machine à tourner pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 a 4 > 4, caractérisée en ce qu'elle est pourvue d'un mécanisme d'accouplement friction qui permet de réaliser une compression sans rotation, lorsque cette force de compression dépasse un certain seuil.