La présente invention concerne un procédé de texturation et un dispositif correspondant, pour torsader les brins d'un amas de brins, par exemple de brins en matière synthétique thermoplastique. On sait que, dans les appareils à torsader dits " boite de bourrage", on introduit un ensemble de brins dans une boîte de bourrage, a l'aide de deux cylindres d'alimentation qui tournent en étant comprimés l'un contre I1 autre, le montage étant tel que chacun des brins de l'ensemble subit la réaction d'une plaque résistante disposée a la sortie de la boîte de bourrage et une résistance de frottement de la part des parois latérales de cette boîte. I1 en résulte que chacun des brins forme des torsades, et que ces torsades font prise alors que les brins sont chauds. Une certaine fraction des brins torsadés demeure toujours dans la boite de bourrage, étant donné que les brins torsadés ressortent de cette boîte de façon intermittente et à faible vitesse. Par conséquent, les brins torsadés provoquent un frottement important à la fois sur la surface cylindrique des cylindres d'alimentation qui tournent à grande vitesse et sur une surface intérieure de la boîte de bourrage. I1 sten suit que l'on ne peut pas éviter certains inconvénients, comme par exemple ltendommagement des brins des cylindres d'alimentation de la paroi intérieure de la boîte de bourrage.On considère que, pour éviter autant que possible de tels inconvénients, la vitesse d'alimentation de la boîte de bourrage ne doit pas dépasser 300 m/m. Les brins, qui sont fortement pincés entre les surfaces des deux cylindres, ont tendance à s'étaler au voisinage de l'étrangle- ment de ces cylindres. Pour empêcher un tel étalement des parties des brins nouvellement arrivées, on installe, dans les dispositifs classiques à boîte de bourrage, deux flasques au voisinage de l'étranglement entre les cylindres. Ces flasques sont en un métal mou, par exemple en laiton, afin d'empêcher les risques d'usure par abrasion des cylindres d'alimentation et, par suite, la durée d'utilisation de ces flasques est faible à cause de l'usure très marquée qu'ils subissent en raison de leurs contacts avec l'ensemble des brins qui pénètrent dans la boîte de bourrage. I1 faut donc remplacer fréquemment ces flasques par des flasques neufs. Lorsque l'on procède au changement de flasques il faut arrêter la formation de torsades par la boîte de bourrage, de sorte que le rendement du procédé faisant appel à une bote de bourrage se trouve diminué. Lorsque l'on soumet un ensemble, de brins ou filasse, en matière synthétique thermoplastique à un traitement à l'aide d'une boîte de bourrage pour provoquer la formation de torsades dans chacun des brins de l'ensemble, dans un procédé en continu associé à un procédé d'étirage, en raison du fait que le faisceau de brins subit l'étirage alors que les brins sont étalés de façon uniforme l'ensemble ayant ainsi une faible épaisseur, on rassemble les divers brins, qui sont fortement étalés, de manière qu'ils puissent être introduits facilement par les cylindres d'alimentation dans la boîte de bourrage.Mais, comme la Demanderesse l'a constaté, même si l'on utilise un dispositif spécial pour rassembler les brins, il est très difficile de réunir ces brins pour former un faisceau d'épaisseur régulière, étant donné qu'ils étaient fortement étalés au cours de 11 étirage. De plus, si l'épaisseur du faisceau ainsi formé varie, les cylindres tournants d'alimentation se mettent à effectuer un mouvement de va-et-vient l'un par rapport à l'autre. Il est donc bien évident que l'on ne peut pas s'attendre à obtenir une formation bien régulière de torsades. Même si l'on peut remédier aux inconvénients cités plus haut, il faut choisir une boîte de bourrage et des cylindres d'alimentation ayant une forme et des dimensions telles que ces organes puissent assurer de bonnes conditions de formation de torsades, compte-tenu de divers facteurs comme la température de l'ensemble de brins, ou filasse, et l'épaisseur des divers brins de l'ensemble. I1 en résulte en pratique, que l'on doit changer de boîte de bourrage chaque fois que l'on traite un autre matériau. L'invention a pour objet un procédé de texturation et un appareil pour torsader les brins d'un amas de brins, par exemple des brins en matière synthétique thermoplastique, ce procédé remédiant aux inconvénients que l'on vient de citer et étant très rapide. L'invention vise un procédé et un appareil pour torsader des brins fortement étalés, sans avoir à les rassembler. Pour obtenir ce résultat, on réalise la texturation des brins par une opération de bouclage, exécutée de préférence à chaud. Toutefois, si l'on procède à l'opération de bouclage sur des brins qui n'ont pas été chauffés, on peut obtenir la prise des torsades en chauffant les brins après formation de ces torsades. Selon la forme de mise en oeuvre la plus avantageuse de l'invention, un amas de brins par exemple un faisceau de brins en une matière synthétique thermoplastique, est entraîné par la surface extérieure d'un cylindre transporteur en étant au contact de cette surface. L'entraînement du matériau par le cylindre transporteur est gêné par un organe d'arrêt installé tout près de la surface extérieure du cylindre, ou qui touche cette surface, de sorte qu'il se forme des boucles de façon intermittente dans le matériau dans le sens de sa longueur. Il se forme ainsi de très fines torsades dans les brins. On peut assurer la prise de ces torsades en chauffant le cylindre transporteur, ou en chauffant les brins une fois torsadés. Pour arrêter les brins entraînés par le cylindre transporteur, on utilise un bloc de métal massif ou un bloc constitué par un matériau torsadé, façonné au préalable et maintenu un certain temps au voisinage de la surface extérieure du cylindre transporteur. Une fois que l'ensemble de brins a été torsadé, et dans le cas où on utilise un tel bloc en métal massif pour arrêter l'ensemble des brins, les brins une fois torsadés tombent de leur propre poids sur un dispositif d'entraînement, par exemple un transporteur sans fin qui entraîne les brins vers un autre poste opératoire, ou les dépose dans un récipient.Au contraire, si c'est un bloc en matériau torsadé que l'on utilise comme pièce pour arrêter l'ensemble des brins entrainés par le cylindre transporteur, après avoir conservé la masse de brins torsadés tout près de la surface extérieure de ce cylindre transporteur, l'ensemble des brins est chassé de cette position par son extrémité aval, à une vitesse inférieure à la vitesse linéaire du cylindre transporteur. Grâce à un tel traitement, on obtient des torsades bien stables et, de plus, aucune pièce ne risque d'endommager les brins. Les inconvénients du procédé qui fait appel à une boîte de bourrage sont parfaitement supprimés. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant, à titre explicatif mais nullement limitatif, plusieurs formes de réalisation. Sur ces dessins, la figure 1 est une vue latérale schématique, d'un dispositif de texturation selon 1' invention la figure 2 est une vue schématique en plan par-dessus, du même appareil la figure 3A est une vue en perspective d'un dispositif à cylindre en treillage utilisé dans un autre mode de réalisation de l'appareil selon l'invention la figure 3B est une vue latérale schématique, d'un dispositif de texturation selon l'invention, utilisant le cylindre en treillage de la figure 3A les figures 4A et 4B sont des photographies de filaments texturés obtenus à l'aide de l'appareil selon l'invention la figure 5 est une vue schématique et de côté, d'un appareil à texturer selon l'invention ayant servi aux expériences de base la figure 6 est un graphique indiquant la variation du nombre de frisures par centimètre, en fonction du satinage des brins, exprimé en pourcentage de produit de satinage, les valeurs portées sur ce graphique étant le résultat d'expériences la figure 7 est un graphique qui indique, en fonction de la température de l'ensemble des brins, d'une part le nombre de frisures par centimètre, et d'autre part, le taux de formation des frisures, les valeurs portées sur ce graphique résultant des mêmes expériences que celles qui correspondent à la figure 6 la figure 8 est une vue schématique de côté d'un appareil à texturer selon l'invention, appliqué à un procédé d'étirage la figure 9 est-une vue schématique de côté, d'une variante de l'appareil de la figure 5 la figure 10 est une vue schématique de côté, d'une autre variante de l'appareil de la figure 5, cet appareil étant installé à la fin des opérations d'un procédé d'étirage la figure 11 est une vue schématique de côté, d'un appareil à torsader utilisant un autre type de mécanisme pour former des boucles. Pour expliquer plus clairement l'invention, on commencera par décrire le mode de réalisation représenté sur les figures 1 et 2. Sur ces deux figures, un cylindre transporteur 1 entraîne un ensemble 3 de brins par sa surface latérale la. Un butoir 2 en métal mou (par exemple en cuivre, en laiton ou en bronze), pour arrêter les filaments 3 entraînés par ce cylindre 1 est installé, comme représenté sur la figure 1, avec sa pointe au contact de cette surface latérale la. Le butoir 2 est porté par deux éléments de support 7a, 7b qui l'entraînent en permanence vers la surface latérale du cylindre transporteur 1. Pour empêcher tout risque d'endommagement de cette surface latérale la, on doit choisir avec soin le matériau du butoir 2.Une console 6 ayant la forme d'un L, en profilé d'acier à section transversale en U et sur laquelle est montée une console horizontale 6b, est fixée fermement sur le bâti 5 de la machine. Deux paires de console auxiliaires 6a sont reliées à la console horizontale 6b de manière telle que chacune de ces paires maintienne l'élément de support correspondant (7a ou 7b) comme représenté sur la figure 2. Deux boulons de mise en place (9a, 9b) sont montés de façon réglable sur la console horizontale 6b, avec leur extrémité inférieure au contact du butoir 2, comme représenté sur les figures 1 et 2.Une fois que ce butoir a été monté sur l'appareil selon l'invention, on peut régler à volonté son point de contact avec le cylindre transporteur 1 et l'inclinaison de la face inférieure de son extrémité, par rapport au cylindre transporteur, en réglant la position des boulons 9a et 9b et en réglant également la position des éléments de support 7a, 7b, à l'aide des consoles 6a. En ce qui concerne ces éléments de support 7a, 7b, on peut employer un cylindre pneumatique comportant une tige de piston 8 ou un cylindre dont la tige 8 est sollicité en permanence vers 11 extérieur par un ressort logé dans le cylindre. Juste au-dessous du contact du butoir 2 avec la surface latérale la du cylindre transporteur 1, est installé un transporteur sans fin 4 entraîné par un moteur 10, par l'intermédiaire d'une courroie 9. Dans cet appareil, les filaments 3 sont entraînés par la surface latérale la du cylindre transporteur 1, comme représenté sur la figure 1, et arrêtés par le butoir 2, contre lequel vient se heurter l'ensemble de brins. Il se produit ainsi des boucles dans ces brins. La surface latérale la du cylindre 1 possède de préférence un fini spéculaire, et l'ensemble de brins 3 est entraî- né par adhérence par cette surface latérale, cette adhérence étant facilement obtenue par humidification. On peut encore obtenir l'adhérence de l'ensemble 3 de brins sur la surface latérale la du cylindre transporteur 1, en utilisant, un cylindre d'un type particulier, tel que représenté sur les figures 3A et 3B et différent du cylindre 1 cité plus haut.Ce nouveau cylindre transporteur 11, se compose d'un cylindre lla en treillage tournant sur un arbre horizontal fixe 12 et d'un cylindre amortisseur 13, fixé fermement sur cet arbre à l'intérieur du cylindre lla et coaxial à ce dernier. La surface latérale du cylindre d'amortissement 13 est très voisine de la paroi intérieure du cylindre en treillage lIa, et comporte une partie 13a munie d'une grande ouverture et une petite ouverture 13b, diamétralement opposée à cette grande ouverture par rapport à l'arbre fixe 12. Un conduit d'aspiration 14 est monté sur le cylindre en treillage lita, en ayant son ouverture 14a située près de la petite ouvertute 13b du cylindre amortisseur 13. De la sorte, l'air aspiré venant de l'extérieur du cylindre en treillage lia, pénètre dans le cylindre amortisseur par la grande ouverture 13a et est renvoyé dans le conduit d'aspiration 14a par la petite ouverture 13b pratiquée dans le cylindre amortisseur.Dans ce mode de réalisation, un cylindre de guidage 15b est monté sur le cylindre transporteur 11 tout près du bord amont "a" de la grande ouverture 13a de la paroi. De plus, un cylindre 15a tourne tout en étant au contact du cylindre de guidage 15b. Le butoir 2 est situé en face du bord aval "b" de la grande ouverture 13a de la paroi, en ayant sa pointe située tout près de la surface latérale du cylindre en treillage lla.Par conséquent, lorsqu'un ensemble de brins 3 passe dans l'étranglement entre ce cylindre lla et le cylindre 15b, ces brins 3 sont entraînés par la surface latérale du cylindre en treillage lla, en raison du fait que les brins sont appliqués contre cette surface latérale par l'air aspiré, et, lorsque ces brins 3 arrivent sur le butoir 2, il se produit un effet un bouclage comme dans le cas de la forme de réalisation précédente, étant donné que les brins frappent le butoir en un endroit où ils ne subissent plus l'effet d'aspiration. Dans le cas de la forme de réalisation correspondant aux figures 1 et 2, les brins torsadés tombent d'eux mêmes sur le transporteur sans fin 4 qui les chasse de l'appareil. On pourrait toutefois utiliser autour de ce transporteur 4, un autre dispositif d'évacuation, par exemple un cylindre ou deux cylindres tournant au contact l'un de l'autre. Conformément au procédé de l'invention, on peut obtenir différents effets de formation de torsades en modifiant les conditions, par exemple la température de l'ensemble des brins, sa teneur en eau et la construction de l'appareil à texturer. On décrira ci-après un essai pratique : avec l'appareil des figures 1 et 2 (dont le cylindre d'entraînement a un diamètre de 200'mm), on soumet à un essai à la vitesse de 200 m/minute, une filasse de brins étirés en polyester (épaisseur de chaque brin étiré : 1,5 denier ; épaisseur de l'ensemble : 15000 deniers ; teneur en eau de la filasse : 13 %). Avec une filasse ayant une température comprise entre 45 et 500C, on obtient, pour chaque brin, des torsades en zig-zag, comme représenté sur la figure 4A ; au contraire, si la température est d'environ 600C, on obtient dans chaque brin des torsades arrondies, comme représenté sur la figure 4B. Si l'on applique le procédé précédent de formation de torsades pour réaliser des fibres synthétiques en forme de mèche à partir d'un ensemble de brins synthétiques, les brins torsadés sortant de l'appareil décrit ci-dessus sont soumis à un traitement thermique de relaxation, puis ils sont découpés en mèche, ou bien on commence par découper les mèches et l'on soumet ensuite un bloc de mèches à un tel traitement thermique de relaxation. Au contraire, si l'ensemble de brins torsadés est destiné à une machine convertisseuse servant à former un ruban à partir de la filasse, ou ensemble de brins, par exemple un convertisseur Pacific ou un appareil Tarbo, les brins torsadés subissent le traitement thermique de relaxation avant d'être introduits dans ce convertisseur. En ce qui concerne la forme de réalisation représentée sur les figures 1 et 2, on a procédé à des essais de formation de torsades sur les ensembles de brins et l'on a constaté que la teneur en eau, ou le satinage des brins, leur température, la forme et l'orientation du butoir, la vitesse d'entraînement des brins vers ce butoir, etc... sont des facteurs importantsen ce qui concerne les variations de la facilité que présentent les brins à se torsader dans l'appareil selon l'invention. C'est pourquoi, dans la description qui va suivre, on expliquera de façon détaillée l'influence de ces facteurs. Si l'on se reporte à la figure 5, on voit qu'une filasse 3, en matière synthétique thermoplastique est introduite dans un bain d'eau 19 à l'aide de deux cylindres de guidage 18a et un cylindre intermédiaire 18b plongés dans ce bain. Puis la filasse est dirigée vers le cylindre transporteur 1 par le cylindre chauffé 2G et par un cylindre de compression 21 recouvert d'un matériau élastique, par exemple du caoutchouc. Dans cette forme de réalisation, le cylindre transporteur 1 n'est pas chauffé. En effet, s'il l'était l'eau contenue dans les brins entraînés par la surface latérale du cylindre transporteur chauffé se vaporiserait, et empêcherait les brins d'adhérer à cette surface latérale.Le cylindre de compression 21 tourne sur le cylindre transporteur l et sur le cylindre chauffé, comme représenté sur la figure 5. L'ensemble de brins 3 entraîné par la surface latérale du cylindre transporteur 1 heurte le butoir 2, de sorte qu'il se produit un effet de bouclage dans chaque brin de l'ensemble 3. Dans les conditions indiquées ci-dessus d'application du procédé de formation de torsades dans les divers brins de la filasse 3, on a procédé à divers essais en faisant varier la teneur en eau des brins qui frappent le butoir 2, en vue de déterminer les conditions favorables de formation de torsades dans les divers brins.Ces essais ont montré que, si la teneur en eau des brins est comprise entre 5 et 40 %, la formation des torsades s'effectue sans à coup et que, si cette teneur est comprise plus spécialement, entre 10 et 20 %, on peut s'attendre à obtenir de belles torsades. On a constaté, de plus, que la teneur en eau des brins 3 est inférieure à 5 %, l'adhérence des brins sur la surface latérale du cylindre transporteur 1 diminue ; au contraire, si cette teneur en eau dépasse 40 %, -lorsque les divers brins heurtent le butoir 2, des gouttes d'eau se répandent au voisinage de l'appareil, ce qui a pour conséquence de rouiller les pièces de l'appareil et de nuire aux conditions de travail. Dans les essais indiqués ci-dessus, la teneur (%) en eau de l'ensemble de brins 3 est calculée à l'aide de la relation suivante Teneur en eau d'un ensemble de brins = X - Y Y dans laquelle X représente le poids, en grammes, de l'unité de longueur d'une filasse à l'état humide, et Y, le poids, en grammes, par unité de longueur de filasses absolument sèches. Si l'on veut régler la teneur en eau de l'ensemble de brins 3 de manière à obtenir des conditions données, on peut utiliser, dans une gamme de teneur comprise entre 5 et 40 %, un procédé suivant lequel, dans l'appareil de la figure 5, on règle la pression exercée par le cylindre 21 à une valeur donnée, qui correspond à la teneur en eau désirée. On peut déterminer cette pression par des essais. On peut également utiliser le cylindre de compression 21 pour chasser l'air de l'ensemble de brins, de façon à augmenter l'adhérence des divers brins sur la surface latérale la du cylindre transporteur 1. Dans l'essai indiqué ci-dessus, l'ensemble de brins ou filasse, 3 traverse le bain d'eau 19 de manière à s'humidifier. Toutefois, suivant une variante, on ajoute un agent de satinage, ou agent surfactif à l'eau du bain 19, de manière à améliorer la formation de de torsades dans les divers brins de l'ensemble 3. On a constaté toutefois que les brins contenant de l'eau et les brins comportant l'agent surfactif présentaient peu de différence en ce qui concerne la facilité de formation des torsades. Dans l'exemple I qui suit on a, en tenant compte de cette modification, étudié la relation entre le satinage des brins (qui indique la teneur en agent de satinage) et le nombre de torsades par centimètre. Exemple 1 On utilise, pour cet essai, une filasse de brins étirés en polyester (épaisseur de chaque brin étiré : 1,5 denier ; épaisseur totale de la filasse ; 500 000 deniers ;-- largeur de la filasse ; 300 mm ; épaisseur de chaque brin non étiré ; 4,9 denier ; taux d'étirage ; 3,8), l'étirage étant effectué dans un bain de vapeur d'eau à la température de 100"C. On soumet la filasse à un procédé de rétrécissement, à l'état libre mais en chauffant de manière à fixer thermiquement les torsades des divers brins. Les résultats sont indiqués sur la figure 6 et correspondent à une filasse à la température de 600C (courbe en trait interrompu), et à une filasse à la température de 800C (courbe en trait plein). Sur cette figure, l'axe des abscisses, correspond aux pourcentages de satinage des brins, et l'axe des ordonnées correspond au nombre de torsades par centimètre. On constate, dans cet essai de brins en polyester, que la facilité à former des torsades que présente chacun des brins de la filasse varie en fonction inverse de la valeur du satinage des brins.La demanderesse considère, que si la teneur en agent de satinage de l'ensemble de brins 3 dépasse une certaine valeur, la tension superficielle de la pellicule d'agent de satinage qui recouvre les divers brins, diminue, ce qui diminue la force d'adhérence de l'ensemble de brins sur la surface latérale du cylindre transporteur. I1 s'en suit que, les divers brins heurtent le butoir 2, il se produit un bouclage grossier en d'autres termes, chacun des brins se détache de la surface latérale loin du butoir de sorte que l'on n'obtient que des torsades grossières. Dans l'essai indiqué ci-dessus, on étudie la relation entre la température de la filasse et le nombre de torsades par centimètre ou le taux de formation de torsades en pourcentages. Les résultats obtenus sont indiqués sur la figure 7. Sur cette figure, la ligne en trait plein représente la variation du nombre de torsades par centimètre (CN), et la ligne interrompu représente la variation du taux de formation de torsades en % (CD). Comme l'indique nettement la figure 7, on constate qu'il est avantageux de maintenir la température de la filasse en polyester à une valeur comprise entre 50 C et 900C, et mieux entre 60 et 850C, pour obtenir de belles torsades bien stables, dans les divers brins de la filasse 3.Pour maintenir la température de cette filasse 3 dans les conditions avantageuses indiquées ci-dessus, on chauffe le cylindre 20, qui est situé en amont du cylindre transporteur 1, de manière à maintenir la température de la surface latérale de celui-ci a une valeur comprise entre 50 et 900C. En outre, il est préférable que, sur la surface latérale du cylindre 1, les brins de la filasse soient étalés latéralement, de manière que l'épaisseur de la filasse soit faible, en vue d'augmenter l'adhérence de cette filasse sur la surface latérale du cylindre 1 et d'obtenir de bonnes torsades dans les divers brins. Pour la mesure du nombre de torsades par centimètre et le pourcentage de formation de torsades, on utilise le procédé L-1074- 1965 des normes japonaises JIS relatif aux mèches synthétiques. Suivant d'autres essais, on peut adopter pour la vitesse d'entraînement les brins de la filasse 3 par le cylindre 1, le cylindre chauffé 20 et le cylindre de compression 21, une valeur comprise entre 100 et 1000 m/minute en vue d'obtenir de belles torsades. Si l'on adopte une vitesse d'entrainement élevée, il est bon d'utiliser un cylindre transporteur 1 de grand diamètre, par exemple d'un diamètre compris entre 200 et 500 mm. Comme indiqué plus haut, l'inclinaison du butoir 2 par rapport au cylindre transporteur 1 est également un facteur très important pour l'obtention de belles torsades bien stables dans les brins de la filasse 3 (figures 1 et 5). On a effectué d'autres essais, mais avec l'appareil de la figure 5. Ces essais montrent que l'inclinaison e1 du butoir 2, qui est l'angle compris entre la surface inférieure de l'extrémité de ce butoir et un plan tangent X (figure 5), au point de contact de la pointe de ce butoir 2 vec la surface latérale du cylindre transporteur 1, doit de préférence être comprise entre 70C et 1300. Si cette inclinaison 91 a une valeur bien supérieure ou bien inférieure à la valeur préférée, on ne peut pas espérer que l'impact des brins contre le butoir assure un bouclage satisfaisant. Dans les formes de réalisation décrites ci-dessus, le butoir 2 est toujours sollicité vers la surface latérale la du cylindre transporteur 1 ; toutefois, on peut se contenter de disposer ce butoir 2 tout près de cette surface latérale. Dans ce cas, il peut être nécessaire de souffler de l'air dans le sens opposé au sens de rotation de la surface latérale du cylindre, afin d'empêcher que les divers brins ne se prennent dans un faible jeu entre la pointe du butoir et la surface latérale du cylindre d'entraînement. Pour avoir une confirmation des résultats fournis par les essais indiqués ci-dessus, on a procédé à d'autres essais. Les exemples suivants donnent les résultats obtenus. Exemple 2 On utilise une filasse non étirée de brins en polyéthylène téréphthalate obtenue par un procédé classique de filage fondu on commence par étirer 3,8 fois cette filasse dans un bain d'eau très chaude (700C) puis on l'étire 1,1 fois dans un autre bain très chaud (900C) et l'on obtient ainsi une filasse étiréede 150 000 deniers. La viscosité propre et la biréfringence des brins non étirés en polyéthylène téréphthalate sont respectivement de 0,60 et 0,006. On utilise l'appareil de la figure 5 pour torsader les brins de cette filasse étirée. De façon plus précise, on installe l'appareil constitué par le cylindre chauffant 20, le cylindre de compression 21 et le cylindre transporteur 1 ainsi que le butoir 2, sur le passage de la filasse, en aval de l'ensemble des cylindres d'étirage.Au cours de cet essai, on donne à la teneur en eau de la filasse sept valeurs différentes, et l'on donne à la température de la filasse sur le cylindre d'entraînement 1 trois valeurs différentes, comme indiqué au tableau I ci-dessous. La filasse entraînée par le cylindre transporteur 1 vient heurter le butoir 2, qui est en bronze de sorte qu'il se forme des torsades dans les divers brins. Dans cet essai, la vitesse linéaire du cylindre I est de 500 m/minute, et l'orientation e1 du butoir 2 est de 900. Après impact de la filasse sur le butoir, on soumet les brins torsadés à un traitement thermique de relaxation avec de l'air chaud soufflé à la température de 130 0C ; puis on introduit cette filasse ainsi traitée thermiquement, dans un dispositif de découpage de manière à obtenir des mèches d'une longueur de 38mm. Le tableau I ci-dessous donne les résultats obtenus au cours de cet essai. L'essai nO 1 indiqué dans ce tableau correspond à une teneur en eau qui ne répond pas aux conditions les plus favorables. Par rapport aux autres essais, les conditions de travail de l'essai nO 7 ne sont pas satisfaisantes. Tableau 1 de de l'essai W T CD CR Fnunation de torsades (%) ( C) (par (%) (%) aa) 1 3 85 Formation de torse Bouclage insuffisant. Pa: suite des presque impos- les brins de la filasse sont sible fortement sépares 2 7 85 4,88 19,9 16,0 Excellent 3 15 85 5,68 24,6 19,7 Exoelîent 4 15 temp. 3,56 10,5 8,4 Excellent amb. 5 15 60 4,2 18,3 14,5 Excellent 6 25 85 5,56 24,1 19,3 Exoeilent 7 50 85 4,8 22,0 17,5 Des gouttes d'eau se répandent dans l'air. Dans ce tableau : (1) W représente la teneur en eau de la filasse, calculée par la formule précédente. (2) T représente la température de la filasse sur le cylindre transporteur 1. (3) CN représente le nombre de torsades par centimètre, calculé par le procédé des normes japonaises, n L-1074-1965. (4) CD représente le taux de formation de torsa des calculé par le procédé des normes japo naises L-1074-1965. (5) CR représente la stabilité des torsades (en %) calculée par le même procédé que pour CD. I1 est confirmé par les essais effectués par le demandeur, que le procédé et l'appareil décrits ci-dessus peuvent s'appliquer de façon satisfaisante à n'importe quel amas de brins, par exemple une filasse, par exemple une filasse de brins en polyester, et la valeur totale en deniers de la filasse utilisée pour procéder à l'opération de formation de torsades à l'aide de l'appareil selon l'invention, n'a pas de limites supérieures. Toutefois, une valeur en deniers comprise entre 10 000 deniers et 1 000 000 deniers est de beaucoup préférable, si l'on veut obtenir des torsades très belles et bien stables dans les divers brins.Les conditions de travail par exemple la température de la filasse, la teneur en eau ou le degré de satinage des brins, la vitesse d'entraînement de la filasse par le cylindre transporteur, l'inclinaison 01 du butoir etc..., appliquées aux essais indiqués ci-dessus, peuvent être appliquées de façon satisfaisante pour la formation de torsades dans n'importe quel matériau à l'état de brins. En ce qui concerne l'amas de brins, le plus courant pour le procédé selon l'invention, est une filasse de brins en matière synthétique thermoplastique, provenant d'un filage par fusion et que l'on soumet ensuite à un traitement d'étirage. Cela tient au fait que, si la filasse étirée est soumise au procédé de formation de torsades selon l'invention, ce procédé peut avantageusement s 1appliquer à une fabrication en série.Toutefois, on estime qu'une filasse obtenue par un procédé de filage continu et un étirage, ou une filasse de brins partiellement orientés obtenue par un procédé de filage à grande vitesse caractérisé par une vitesse élevée de prélèvement comprise entre 3000 et 5000 m/minute, ou encore une filasse de brins tous orientés, obtenue par un procédé de filage à très grande vitesse caractérisé par une vitesse de prélèvement très élevée comprise entre 5000 et 8000 m/minute, peuvent être utilisées dans le procédé selon l'invention. I1 convient de remarquer, que pour l'un et l'autre des types de brins utilisés, il est préférable que le satinage des brins de la filasse ne soit pas trop poussé. Par exemple, dans le cas d'une filasse en brins de polyester, il est préférable d'appliquer sur les brins un satinage inférieur 0,25 % en poids et, mieux, inférieur 0,15 %. Lorsque l'appareil de la figure 5 est appliqué à un procédé continu consistant en un étirage et une opération de formation de torsades directement liée à cet étirage, on peut utiliser un dispositif d'étirage constitué par une série de cylindres, dans le passage de la filasse, en amont du dispositif de formation de torsades. Autrement dit, l'appareil de formation de torsades peut être utilisé selon la disposition représentée sur la figure 8. Dans cette forme de réalisation, l'ensemble de cylindres qui va du cylindre 30 au cylindre 22 constitue un dispositif d'étirage dans lequel une chambre de chauffage 27 est intercalée entre un cylindre 26 et un cylindre 28. Dans ce dispositif d'étirage, les cylindres 22, 23, 24, 25, 26, 28, 29 et 30 et la chambre de chauffage 27 constituent le dispositif d'étirage. Dans la forme de réalisation représentée sur la figure 8, le bain d'eau 19 sert à introduire de l'eau dans la filasse 3 ou à la satiner ; toutefois ; ce bain d'eau 19 pourrait être installé dans la partie d'étirage pour servir de bain d'étirage. De plus, pour introduire de l'eau dans la filasse 3 ou la satiner, on peut, au lieu du bain d'eau 19, utiliser une buse 31 disposée au-dessus du cylindre compresseur 21, comme représenté sur la figure 9.Dans cette forme de réalisation ; de l'eau très chaude, maintenue à la température voulue pour maintenir la filasse à la température qui convient et que l'on a indiquée plus haut, est déversée de façon continue par la buse 31 sur la surface latérale du cylindre de compression 21, de sorte que la filasse 3 entralnée par ce cylindre est maintenue à la température qui convient. L'appareil de formation de torsades représenté sur la figure 10 est une variante de celui de la figure 5. Dans cette nouvelle forme de réalisation, le bain d'eau 19 est utilisé à la fois comme bain d'étirage pour le procédé d'étirage et comme bain d'eau et, les cylindres 18a, le cylindre intermédiaire 18b et le cylindre amont 22 qui est plongé dans le bain 19, font partie du procédé d'étirage. Un cylindre auxiliaire 32 est intercalé entre le butoir 2 et le transporteur sans fin 4 pour guider correctement la filasse 3 de brins torsadés sur ce transporteur sans fin. Dans ce butoir la face inférieure 2a de la pointe est raccordée à la surface inférieure 2b, comme représenté sur la figure 10. L'inclinaison e1 de la surface 2a est choisie entre 700 et 1300 pour assurer une formation efficace de torsades dans les divers brins de la filasse 3.L'inclinaison 2 de la surface 2b, choisie de préférence entre 0 et 800, par rapport au plan tangent X indiqué ci-dessus, est plus faible que l'inclinaison e1 de la surface 2a. La longueur de cette surface 2a a une valeur "L" comprise avantageusement entre 3 et 100 mm, de sorte qu'il y a un petit espace libre juste au-dessous de ces surfaces 2a et 2b du butoir et au dessus du cylindre auxiliaire 32. Par conséquent, les filaments torsadés détachés de la surface latérale du cylindre 1 demeurent dans cet espace libre pendant un instant, ce qui permet d'augmenter le taux de formation de torsades dans les brins. Conformément aux essais effectués par la demanderesse, le matériau élastique recouvrant le cylindre de compression 21 est de préférence le caoutchouc ayant la dureté HSA, conforme aux normes japonaises JIS K6301-1971, dans la gamme comprise entre 400 et 700. Dans les meilleures conditions de formation de torsades à l'aide de l'appareil de la figure 10, la vitesse de déplacement du transporteur sans fin 4 est comprise environ entre 1/20 et 1/40 de la vitesse d'entraînement du cylindre 1. Dans les formes de réalisation décrites ci-dessus de l'appareil selon l'invention, c'est un butoir massif que l'on utilise pour interrompre le déplacement des brins 3 qui adhèrent au cylindre transporteur 1 en vue de la formation de boucles dans les brins. Toutefois les essais effectués par le demandeur ont confirmé que la pièce servant à obtenir de telles boucles ne doit pas obligatoirement être une pièce massive. La figure ll représente précisément l'utilisation d'un butoir d'un autre type. Sur cette figure, un amas de brins torsadés s'accumule sur le pourtour extérieur du cylindre transporteur à l'aide d'une courroie transporteuse 35. Celle-ci comprend les cylindres de guidage 35a, 35b, 35c, et une courroie sans fin 35d montée sur ces cylindres, dont llun est un cylindre d'entraînement, commandé par un mécanisme non représenté. Cet amas de brins est chassé progressivement de l'espace compris entre la surface latérale du cylindre 1 et cette courroie sans fin. On règle le volume de cet espace de manière qu'il puisse entraîner l'amas de brins à une vitesse inférieure à la vitesse tangentielle du rouleau 1. Par suite, l'entraînement des brins 3 par le cylindre transporteur 20 auquel ils adhèrent, est interrompu à l'extrémité amont de l'amas de brins dans ledit espace. En d'autres termes, lorsque les brins 3 frappent l'extrémité arrière de cet amas, des boucles se forment dans l'ensemble de brins 3 dans des conditions identiques à celles qui se présentent dans le cas d'utilisation d'un butoir 2 massif. I1 faut choisir convenablement la vitesse d'entraînement de la courroie sans fin 35d, afin d'empêcher que la masse de brins torsadés 3 ne bouche ledit espace. L'ensemble de brins torsadés 3 est chassé de l'appareil de formation de torsades. I1 convient de noter que, dans cette forme de réalisation, le butoir est cons titué par une masse de brins maintenus momentanément dans l'espace compris entre le cylindre transporteur 1 et la courroie sans fin 35d. Comme indiqué plus haut, dans les formes de réalisation de 11 appareil représentées sur les figures 1 à 11 (à l'exception des figures 4A, 4B, 6 et 7), l'amas de brins 3 heurte le butoir après avoir adhéré à la surface latérale du cylindre transporteur 1. Ces conditions sont très différentes du cas où la formation de boucles dans les brins a lieu dans une boite de bourrage bien connue. Dans l'appareil de formation de torsades à l'aide d'une boîte de bourrage, l'ensemble de brins est saisi par deux cylindres tournants d'alimentation, qui poussent ces brins dans la boîte, et du fait que le volume de cette boîte de bourrage est rempli de brins, les brins subissent nécessairement un effet d'abrasion de la part de la surface latérale de ces deux cylindres d'alimentation et de la part de la paroi intérieure de la boîte de bourrage. Les brinss risquent donc d'être endommagés. L'un des grands avantages de l'invention tient au fait que l'appareil de formation de torsades selon l'invention peut fonctionner à vitesse très élevée, comme indiqué plus haut, en raison d'un fonctionnement facile sans risque d'endommager les brins. Au contraire dans l'appareil à boite de bourrage, étant donné que l'ensemble des brins subit une abrasion de la part des cylindres d'alimentation et de la paroi intérieure de la boîte de bourrage et que, de plus, il faut laisser l'amas de brins dans cette boîte pendant un certain temps pour la formation de torsades, l'opération de formation de torsades ne peut pas, en pratique, s'effectuer à une vitesse dépassant 300 m/minute. Etant donné que les organes essentiels de l'appareil à texturer selon l'invention sont très simples, cet appareil peut avoir des dimensions faibles. En outre, étant donné que le procédé selon l'invention peut être appliqué avec des brins fortement étalés, il n'est pas nécessaire de prévoir des moyens spéciaux pour rassembler les brins. I1 en résulte que l'appareil selon l'invention est d'un prix de revient- inférieur à celui des appareils classiques à boîte de bourrage. Etant donné que l'appareil selon l'invention ne nécessite pas l'utilisation de flasques, il n'y a plus lieu de remplacer des flasques. Par suite, le rendement de l'appareil selon l'invention est supérieur à celui des appareils classiques à boîte de bourrage. De plus, comme expliqué dans les exemples, l'appareil de formation de torsades selon l'invention peut avantageusement être utilisé dans la partie aval d'un appareil d'étirage. Cela représente un autre avantage important de l'invention. I1 ressort de la description qui précède que le procédé et l'appareil selon l'invention pour la formation de torsades dans un amas de brins, par exemple une filasse de brins en une matière synthétique thermoplastique, représentent un progrès très important dans la fabrication des brins. REVENDICATIONS 1. Procédé de texturation par formation de torsades dans les brins d'un amas de brins, ce procédé étant caractérisé par le fait qu'il consiste à entraîner cet amas de brins à l'aide de la surface latérale d'un cylindre tournant sur lequel les brins adhèrent et à projeter les brins ainsi entraînés sur un obstacle disposé tout près de ladite surface latérale du cylindre tournant, de façon que le déplacement de ces brins par la surface latérale précitée se trouve interrompu par un effet de choc, et que par suite, il se produise dans cet amas de brins des boucles conduisant à la formation de torsades dans les brins. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'ensemble de brins s'accumule momentanément, après formation des torsades, dans un poste extérieur situé tout près de ladite surface latérale du cylindre, de sorte que ledit obstacle est constitué par une extrémité amont de l'ensemble des brins qui se sont accumulés, l'entraînement de ces brins par la surface cylindrique du cylindre tournant étant, de la sorte, interrompu par impact contre ledit obstacle. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ledit obstacle consiste en une pièce massive fixe située tout près de ladite surface latérale du cylindre tournant. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que on assure la prise des brins par chauffage après l'opération de formation de torsades, de sorte que l'impact contre l'obstacle provoque la formation de torsades stables- 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ledit amas de brins est constitué par une filasse de brins synthétiques et par le fait que l'on règle la teneur en eau de cette filasse qui frappe l'obstacle, à une valeur comprise entre 5 et 40 %. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé par le fait que cette teneur en eau de la filasse est réglée de préférence à une valeur comprise entre 10 et 20 %. 7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ledit amas de brins est constitué par une filasse de brins en matière synthétique et par le fait que l'on règle la température de cette filasse qui frappe l'obstacle, à une valeur comprise entre 500 et 900C. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé par le fait que cette température est de préférence comprise entre 600C et 800C. 9. Procédé selon la revendication 1; caractérisé en ce que cet amas de brins consiste en une filasse de brins en matière synthétique et par le fait que l'on règle la teneur en eau de cette filasse à une valeur comprise entre 5 et 40 % et sa température à une valeur comprise entre 500C et 900C, ce réglage de la teneur en eau et de la température de la filasse étant effectué alors que cette filasse touche la surface latérale du cylindre tournant. 10. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit amas de brins est une filasse formée de brins en polyester dont la valeur totale en deniers est comprise entre 10 000 deniers et 1 000 000 de deniers. 1;. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que cette filasse de polyester est une filasse à laquelle on vient de faire subir un traitement d'étirage. 12. Appareil de texturation mettant en oeuvre le procédé conforme à l'une des revendications 1 à 11, caractérisé en ce qu'il comprend un cylindre servant à entraîner sans glissement ledit amas de brins sur une partie de sa surface, un butoir situé tout près de l'extrémité aval de ladite partie de la surface de ce cylindre, ce butoir présentant une surface qui interrompt cet entranement des brins par le cylindre, un espace libre dont la dimension est comprise entre zéro et une valeur très faible ne permettant pas aux brins de passer. 13. Appareil selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens permettant à l'amas de brins d'adhérer à la surface latérale dudit cylindre. 14. Appareil selon la revendication 13, caractérisé en ce que ce moyen d'adhérence est un bain de liquide disposé sur le passage des brins, en amont du point d'introduction de l'ensemble de brins dans cet appareil. 15. Appareil selon la revendication 13, caractérisé en ce que ce moyen d'adhérence est une buse située au-dessus d'un cylindre installé en amont du cylindre transporteur. 16. Appareil selon la revendication 13, caractérisé en ce que ledit moyen d'adhérence est constitué par l'ensemble d'un cylindre en treillage, qui sert de cylindre d'entraînement et d'un cylindre amortisseur fixe monté à l'intérieur de ce premier cylindre et coaxial à celui-ci, ledit cylindre amortisseur présentant une première ouverture tournée vers une paroi intérieure de la surface mobile du premier cylindre et une seconde ouverture diametralement opposée à cette première ouverture, un conduit d'aspiration présentant une ouverture située tout près de ladite seconde ouverture étant relié à un dispositif d'aspiration. 17. Appareil selon la revendication 12, caractérisé par le fait qu'il comprend des moyens pour évacuer l'amas de brins, après que ces brins se sont heurtés contre la surface d'arrêt du butoir. 18. Appareil selon la revendication 17, caractérisé par le fait que les moyens d'évacuation consistent en un transporteur sans fin. 19. Appareil selon la revendication 12, caractérisé par le fait qu'il comprend un cylindre de compression monté sur ledit cylindre et parallèle à celui-ci, ce cylindre de compression exer çant en permanence un frottement et une compression sur ledit cylindre, ledit cylindre de compression pouvant servir à expulser l'eau des brins qui passent entre ces deux cylindres 20. Appareil selon la revendication 19, caractérisé par le fait qu'il comprend un cylindre complémentaire situé en amont du cylindre de compression et au-dessous de celui-ci, ce cylindre complémentaire étant parallèle au cylindre de compression contre lequel il exerce en permanence un frottement, ledit cylindre complémentaire servant à introduire l'amas de brins dans cet appareil. 21. Appareil selon la revendication 20, caractérisé par le fait qu'au moins l'un des cylindres installé en amont du cylindre transporteur est chauffé. 22. Appareil selon la revendication 12, caractérisé par le fait que ledit butoir est installé de telle façon que l'angle 61 compris entre ladite surface obstacle et un plan tangent à la surface latérale dudit cylindre à l'endroit où l'amas de brins heurte ce butoir, ait une valeur comprise entre 700 et 1300. 23. Appareil selon la revendication 22, caractérisé par le fait que ce butoir présente une surface de guidage reliée à ladite surface obstacle, l'angle 62 de cette surface de guidage avec ledit plan tangent étant inférieur à l'angle 01- 24. Appareil selon la revendication 23, caractérisé par le fait que cet angle 62 est compris entre 0 et 800. 25. Appareil selon la revendication 12, caractérisé par le fait que ladite surface obstacle du butoir a une longueur, dans la direction drentralnement des brins, comprise entre 3 et 100 26. Appareil selon la revendication 12, caractérisé en ce que le butoir est sollicité en direction du cylindre transporteur par un vérin à fluide. 27. Appareil selon la revendication 12, caractérisé en ce que ledit cylindre présente une surface latérale à fini spéculaire. 28. Appareil mettant en oeuvre le procédé conforme à l'une des revendications 1 à 11, caractérisé en ce qu'il comprend un cylindre servant à entraîneur, sans glissement, ledit amas de brins par une partie de sa surface tournante, et des moyens servant à accumuler ces brins ainsi transportés par ce cylindre, ces moyens étant situés au voisinage et à l'extérieur de la surface latérale dudit cylindre à l'extrémité aval de ladite partie de la surface tournante de ce cylindre, lesdits moyens d'accumulation présentant une ouverture dirigée vers ladite surface tournante du cylindre et une ouverture permettant d'évacuer les brins qui se sont accumulés dans lesdits moyens d'accumulation. 29. Appareil selon la revendication 28, caractérisé en ce que ces moyens d'accumulation consistent en un transporteur sans fin installé à l'extérieur de la surface latérale dudit cylindre dont il est séparé par un certain intervalle, cet intervalle étant suffisamment grand pour que les brins transportés par ledit cylindre puissent s'y accumuler momentanément.