Dispositif d’actionnement fluidique comprenant au moins deux enveloppes souples, aile d’aéronef à profil variable intégrant au moins un tel dispositif et aéronef comprenant au moins une telle aile L'invention a pour objet un dispositif d’actionnement fluidique comportant : au moins un actionneur fluidique (12) comprenant : des enveloppes interne et externe (14, 16) configurées chacune pour occuper un état gonflé et un état dégonflé, l’enveloppe interne (14) étant positionnée dans l’enveloppe externe (16), des première et deuxième zones de jonction (22, 24) reliant les enveloppes interne et externe (14, 16), diamétralement opposées, positionnées dans un plan de reprise des efforts (PR), au moins une commande configurée pour commander un premier état stable dans lequel l’enveloppe interne (14) est à l’état gonflé et l’enveloppe externe (16) est à l’état dégonflé ainsi qu’un deuxième état stable dans lequel l’enveloppe externe (16) est à l’état gonflé et l’enveloppe interne (14) est à l’état dégonflé. L’invention a également pour objet une aile d’aéronef à profil variable intégrant au moins un tel dispositif. Figure 3 Dispositif d’actionnement fluidique comprenant au moins deux enveloppes souples, aile d’aéronef à profil variable intégrant au moins un tel dispositif et aéronef comprenant au moins une telle aile La présente demande se rapporte à un dispositif d’actionnement fluidique comprenant au moins deux enveloppes souples, à une aile d’aéronef à profil variable intégrant au moins un tel dispositif ainsi qu’à un aéronef comprenant au moins une telle aile. Selon un mode de réalisation, un profil d’aile d’aéronef comprend un extrados, un intrados, un bord d’attaque reliant l’extrados et l’intrados à l’avant de l’aile ainsi qu’un bord de fuite reliant l’extrados et l’intrados à l’arrière de l’aile. Une aile comprend une partie centrale avec une géométrie fixe et au moins un volet avant ou arrière, positionné au niveau du bord d’attaque ou du bord de fuite, mobile par rapport à la partie centrale afin de pouvoir modifier le profil de l’aile. Ces volets sont actionnés lors des phases de décollage et d’atterrissage pour modifier la portance de l’aile. Lorsqu’ils sont actionnés, ces volets génèrent une forte traînée qui augmente les pertes énergétiques. L’aile, et notamment sa partie centrale, présente des géométries figées qui sont optimisées pour être performantes en vol en phase de croisière, pour une masse optimisée de l’aéronef, ce dernier évoluant avec une incidence optimisée réduisant sa traînée aérodynamique. La masse de l’aéronef diminuant progressivement durant le vol en raison de la consommation du carburant, l’incidence de l’aéronef doit être modifiée et être différente de l’incidence optimisée pour adapter la portance à la variation de masse. L’incidence doit également être adaptée si la masse de l’aéronef au décollage est différente de la masse optimisée. Or, le fait de faire évoluer l’aéronef avec une incidence différente de l’incidence optimisée engendre un accroissement de la traînée et donc des pertes énergétiques. La présente invention vise à remédier à tout ou partie des inconvénients de l’art antérieur. A cet effet, l’invention a pour objet un dispositif d’actionnement fluidique permettant une reprise des efforts de traction et de compression notamment dans un plan de reprise des efforts. Selon l’invention, le dispositif d’actionnement fluidique comprend au moins un actionneur fluidique comprenant des enveloppes interne et externe souples, l’enveloppe interne étant positionnée dans l’enveloppe externe, chaque enveloppe interne ou externe étant configurée pour occuper un état gonflé ou un état dégonflé et comprenant une paroi latérale tubulaire interne ou externe, l’actionneur fluidique comportant des première et deuxième zones de jonctions reliant les parois latérales tubulaires interne et externe des enveloppes interne et externe, diamétralement opposées et positionnées au niveau du plan de reprise des efforts. En complément, le dispositif d’actionnement comprend au moins une commande configurée pour commander au moins deux états stables, un premier état stable dans lequel l’enveloppe interne est à l’état gonflé et l’enveloppe externe est à l’état dégonflé ainsi qu’un deuxième état stable dans lequel l’enveloppe externe est à l’état gonflé et l’enveloppe interne est à l’état dégonflé. Ce dispositif d’actionnement est relativement simple, léger, compact et assure la reprise d’efforts importants tant en traction qu’en compression. Selon une autre caractéristique, lorsque l’enveloppe interne est à l’état gonflé, l’enveloppe interne présente une première section maximale et la paroi latérale tubulaire interne est parallèle à une première direction. Lorsque l’enveloppe externe est à l’état gonflé, l’enveloppe externe présente une deuxième section maximale et la paroi latérale tubulaire externe est parallèle à une deuxième direction sensiblement parallèle à la première direction, les parois latérales tubulaires interne et externe présentant des longueurs sensiblement égales et supérieures aux première et deuxième sections maximales des enveloppes interne et externe à l’état gonflé. Selon une autre caractéristique, chaque zone de jonction s’étend sur toute la longueur des parois latérales tubulaires interne et externe. Selon une autre caractéristique, chaque zone de liaison comprend au moins une couture s’étendant sur toute la longueur des parois latérales tubulaires interne et externe ainsi qu’au moins un élément d’étanchéité disposé au niveau de la couture. Selon une autre caractéristique, au moins la paroi latérale tubulaire interne ou externe comprend une bande de matière qui présente deux bords longitudinaux sensiblement parallèles entre eux ainsi qu’une zone de raccordement reliant les deux bords longitudinaux de manière étanche. Selon une autre caractéristique, le dispositif d’actionnement fluidique comprend plusieurs actionneurs reliés entre eux et agencés de manière à ce que leurs plans de reprise des efforts soient confondus. Selon une autre caractéristique, le dispositif d’actionnement fluidique comprend plusieurs couches d’actionneurs fluidiques, les actionneurs fluidiques d’une même couche présentant des plans de reprise des efforts parallèles entre eux. L’invention a également pour objet un assemblage comportant au moins un élément et au moins un dispositif d’actionnement fluidique selon l’une des caractéristiques précédentes, le dispositif d’actionnement fluidique comprenant un système de liaison positionné dans le plan de reprise des efforts et configuré pour relier le dispositif d’actionnement fluidique à l’élément, le système de liaison comprenant : un jonc présentant une section, une rainure ménagée dans l’élément, ladite rainure présentant une section de forme complémentaire à la section du jonc ainsi qu’une embouchure présentant une largeur inférieure à la section du jonc, une bande de tissu reliée à l’enveloppe externe de l’actionneur fluidique ou d’un des actionneurs fluidiques de part et d’autre du plan de reprise des efforts de manière à former un conduit souple, au droit du plan de reprise des efforts, positionné dans la rainure de l’élément et dans lequel est enfilé le jonc. L’invention a également pour objet une aile d’aéronef comprenant une structure, une paroi supérieure, une paroi inférieure un bord d’attaque reliant les parois supérieure et inférieure à l’avant de l’aile ainsi qu’un bord de fuite reliant les parois supérieure et inférieure à l’arrière de l’aile. Selon l’invention, au moins une partie déformable d’une paroi parmi les parois supérieure et inférieure est semi-rigide et comporte une surface aérodynamique en contact avec un flux aérodynamique en fonctionnement. En complément, l’aile comprend au moins un dispositif d’actionnement fluidique selon l’une des caractéristiques précédentes, reliant la structure et la partie déformable, comportant une pluralité d’actionneurs fluidiques configurés pour occuper chacun au moins des premier et deuxième états stables, la surface aérodynamique de la partie déformable comprenant un profil variable en fonction des états stables occupés par les actionneurs fluidiques. Enfin, l’invention a également pour objet un aéronef comprenant une telle aile. D'autres caractéristiques et avantages ressortiront de la description de l’invention qui va suivre, description donnée à titre d'exemple uniquement, en regard des dessins annexés parmi lesquels : est une représentation schématique d’un dispositif d’actionnement fluidique illustrant un mode de réalisation de l’invention, est une coupe du dispositif d’actionnement fluidique visible sur la dans un état repos, est une coupe du dispositif d’actionnement fluidique visible sur la dans un premier état stable, est une coupe du dispositif d’actionnement fluidique visible sur la dans un deuxième état stable, est une coupe d’une zone de jonction entre deux enveloppes illustrant un mode de réalisation de l’invention, représente des coupes schématiques des différentes étapes de fabrication du dispositif d’actionnement fluidique, visible sur la , illustrant un mode de réalisation de l’invention, représente des coupes schématiques d’un dispositif d’actionnement fluidique occupant plusieurs états stables, illustrant un autre mode de réalisation de l’invention, représente des coupes schématiques des différentes étapes de fabrication du dispositif d’actionnement fluidique visible sur la , est une coupe schématique d’un système de liaison d’un dispositif d’actionnement fluidiques à différentes étapes de l’assemblage, illustrant un mode de réalisation de l’invention, est une coupe schématique d’un dispositif d’actionnement fluidique positionné entre une structure et une paroi, la paroi présentant une première orientation, est une coupe schématique d’un dispositif d’actionnement fluidique positionné entre une structure et une paroi, la paroi présentant une deuxième orientation, est une coupe schématique d’un dispositif d’actionnement fluidique positionné entre une structure et une paroi illustrant un premier agencement, est une coupe schématique d’un dispositif d’actionnement fluidique positionné entre une structure et une paroi illustrant un deuxième agencement, est une coupe schématique d’un dispositif d’actionnement fluidique positionné entre une structure et une paroi illustrant un troisième agencement, est une vue en perspective d’un aéronef, est une coupe d’une aile présentant un premier profil, et est une coupe de l’aile visible sur la présentant un deuxième profil. Comme illustré par les figures 1 à 4, un dispositif d’actionnement fluidique 10 permettant une reprise des efforts de compression et de traction notamment dans un plan de reprise d’efforts PR comprend au moins un actionneur fluidique 12 comportant des enveloppes interne et externe 14, 16 allongées, l’enveloppe interne 14 étant positionnée dans l’enveloppe externe 16. L’enveloppe interne 14 comprend une paroi latérale tubulaire interne 14.1 souple ainsi que des première et deuxième parois d’extrémité internes 14.2, 14.3 souples positionnées à chaque extrémité de la paroi latérale tubulaire interne 14.1 et reliées à cette dernière de manière à obtenir une enveloppe interne 14 étanche. L’enveloppe interne 14 comprend au moins un premier piquage 18 permettant d’introduire un fluide dans l’enveloppe interne 14 ou de l’évacuer. Selon une configuration, le premier piquage 18 est relié à une alimentation en fluide ou à un échappement. Ainsi, l’enveloppe interne 14 est configurée pour occuper un état gonflé dans lequel l’enveloppe interne 14 est totalement remplie d’un fluide afin d’être quasiment rigide et présenter une première section maximale ainsi qu’un état dégonflé dans lequel l’enveloppe interne 14 est mise à l’échappement, n’est pas totalement remplie et n’est pas rigide. A l’état dégonflé, l’enveloppe interne 14 peut être vide. A l’état gonflé, la paroi latérale tubulaire interne 14.1 est parallèle à une première direction DL1. Selon une configuration, l’enveloppe interne 14 peut occuper des états intermédiaires dans lesquels l’enveloppe interne 14 est plus ou moins remplie. Selon un mode de réalisation, l’enveloppe interne 14 comprend un premier piquage d’alimentation 18 relié à une alimentation en fluide ainsi qu’un premier piquage d’échappement 18’ relié à un échappement. A titre d’exemple, les premiers piquages d’alimentation et d’échappement 18, 18’ sont positionnés au niveau de la première paroi d’extrémité interne 14.2. L’enveloppe externe 16 comprend une paroi latérale tubulaire externe 16.1 souple ainsi que des première et deuxième parois d’extrémité externes 16.2, 16.3 souples, positionnées à chaque extrémité de la paroi latérale tubulaire externe 16.1 et reliées à cette dernière de manière à obtenir une enveloppe externe 16 étanche. L’enveloppe externe 16 comprend au moins un deuxième piquage 20 permettant d’introduire un fluide dans l’enveloppe externe 16 ou de l’évacuer. Selon une configuration, le deuxième piquage 20 est relié à une alimentation en fluide ou à un échappement. Ainsi, l’enveloppe externe 16 est configurée pour occuper un état gonflé dans lequel l’enveloppe externe 16 est totalement remplie d’un fluide de manière à être quasiment rigide et présenter une deuxième section maximale ainsi qu’un état dégonflé dans lequel l’enveloppe externe 16 est mise à l’échappement, n’est pas totalement remplie et n’est pas rigide. A l’état dégonflé, l’enveloppe externe 16 peut être vide. A l’état gonflé, la paroi latérale tubulaire externe 16.1 est parallèle à une deuxième direction DL2 sensiblement parallèle à la première direction DL1. Selon une configuration, l’enveloppe externe 16 peut occuper des états intermédiaires dans lesquels l’enveloppe externe 16 est plus ou moins remplie. Selon un mode de réalisation, l’enveloppe externe 16 comprend un deuxième piquage d’alimentation 20 relié à une alimentation en fluide ainsi qu’un deuxième piquage d’échappement 20’ relié à un échappement. A titre d’exemple, les deuxièmes piquages d’alimentation et d’échappement 20, 20’ sont positionnés au niveau de la première paroi d’extrémité externe 16.2. Selon une configuration, la première paroi d’extrémité interne 14.2 de l’enveloppe interne 14 est une partie de la première paroi d’extrémité externe 16.2 de l’enveloppe externe 16. De même, la deuxième paroi d’extrémité interne 14.3 de l’enveloppe interne 14 est une partie de la deuxième paroi d’extrémité externe 16.3 de l’enveloppe externe 16. Dans ce cas, l’enveloppe interne 14 présente une première longueur L1 (distance séparant les première et deuxième parois d’extrémité internes 14.2, 14.3) sensiblement égale à la deuxième longueur L2 de l’enveloppe externe 16. En variante, les première et/ou deuxième parois d’extrémité internes 14.2, 14.3 de l’enveloppe interne 14 pourraient être distinctes des première et/ou deuxième parois d’extrémité externes 16.2, 16.3 de l’enveloppe externe 16. Dans ce cas, l’enveloppe interne 14 présente une première longueur L1 inférieure à la deuxième longueur L2 de l’enveloppe externe 16. La deuxième section maximale est plus grande que la première section maximale. Les première et deuxième longueurs L1 et L2 des enveloppes interne et externe 14, 16 sont nettement supérieures, au moins 10 fois supérieures, aux première et deuxième sections maximales. Selon une configuration, les enveloppes interne et externe 14, 16 sont configurées pour que les première et deuxième sections maximales soient circulaires. Bien entendu, l’invention n’est pas limitée à cette forme pour les première et deuxième sections maximales qui pourraient être elliptiques, polygonales ou autres. Selon une autre caractéristique, l’actionneur fluidique 12 comprend des première et deuxième zones de jonction 22, 24 reliant les parois latérales tubulaires interne et externe 14.1, 16.1 des enveloppes interne et externe 14, 16, diamétralement opposées. Selon une configuration, les première et deuxième zones de jonction 22, 24 sont linéaires et continues et s’étendent sur toute ou quasiment toute la longueur des parois latérales tubulaires interne et externe 14.1, 16.1, selon des première et deuxième génératrices G1, G2 parallèles entre elles (parallèles aux première et deuxième directions DL1, DL2) et diamétralement opposées. Selon cet agencement, l’actionneur fluidique 12 est configuré pour assurer une reprise des efforts tant en traction qu’en compression dans un plan de reprise des efforts PR passant par les première et deuxième zones de jonction 22, 24, plus précisément par les première et deuxième génératrices G1, G2. Ce plan de reprise des efforts PR correspond à un plan médian. Les enveloppes interne et externe 14, 16 sont dimensionnées de sorte que lorsque l’enveloppe interne 14 est à l’état dégonflé elle permet à l’enveloppe externe 16 d’atteindre sa deuxième section maximale à l’état gonflé. Ainsi, dans le cas de première et deuxième sections maximales circulaires, le diamètre D2 de la deuxième section maximale est supérieur à (πxD1)/2, D1 étant le diamètre de la première section maximale. Chacune des enveloppes interne et externe 14, 16 est réalisée à partir d’une matière souple, étanche et légère qui doit s’allonger le moins possible sous la contrainte. A titre d’exemple, les enveloppes interne et externe 14, 16 sont en tissu de polyamide aromatique imprégné pour le rendre étanche. Selon un mode de réalisation visible sur la , chaque zone de jonction 22, 24 comprend au moins une couture 26 qui s’étend sur une faible distance L26, de l’ordre de quelques millimètres, sur une partie commune des circonférences des parois latérales tubulaires interne et externe 14.1, 16.1. Cette couture 26 s’étend sur toute la longueur des parois latérales tubulaires interne et externe 14.1, 16.1. Selon une configuration, chaque zone de jonction 22, 24 comprend au moins une bande d’étanchéité 28, 30, 32 ou tout autre élément, comme du mastic par exemple, pour rendre la couture 26 étanche. Selon un mode de réalisation, chaque zone de jonction 22, 24 comprend une première bande d’étanchéité 28 positionnée entre les enveloppes interne et externe 14, 16, au droit de la couture 26. Cette première bande d’étanchéité 28 s’étend sur toute la longueur des parois latérales tubulaires interne et externe 14.1, 16.1 et de part et d’autre de la couture 26. Ainsi, cette première bande d’étanchéité 28 recouvre la couture 26. Chaque zone de jonction 22, 24 comprend une deuxième bande d’étanchéité 30 positionnée dans l’enveloppe interne 14 et au droit de la couture 26. Cette deuxième bande d’étanchéité 30 s’étend sur toute la longueur des parois latérales tubulaires interne et externe 14.1, 16.1, de part et d’autre de la couture 26. Ainsi, cette deuxième bande d’étanchéité 30 recouvre la couture 26. Chaque zone de jonction 22, 24 comprend une troisième bande d’étanchéité 32 positionnée à l’extérieur de l’enveloppe externe 16 et au droit de la couture 26. Cette troisième bande d’étanchéité 32 s’étend sur toute la longueur des parois latérales tubulaires interne et externe 14.1, 16.1, de part et d’autre de la couture 26. Ainsi, cette troisième bande d’étanchéité 32 recouvre la couture 26. Selon un mode de réalisation visible sur la , au moins une des parois latérales tubulaires interne ou externe 14.1, 16.1 comprend une bande de matière B14, B16, approximativement rectangulaire, présentant deux bords longitudinaux 34, 34’, 36, 36’ sensiblement parallèles entre eux, chaque bande de matière B14, B16 ayant une longueur sensiblement égale à la longueur de la paroi latérale tubulaire interne ou externe 14.1, 16.1 considérée, les bords longitudinaux 34, 34’, 36, 36’ d’une même bande de matière B14, B16 étant séparés d’une distance légèrement supérieure à la circonférence de la paroi latérale tubulaire interne ou externe 14.1, 16.1 considérée. Chaque paroi latérale tubulaire interne ou externe 14.1, 16.1 comprend également une zone de raccordement 38, 38’ reliant les deux bords longitudinaux 34, 34’, 36, 36’ de manière étanche. Selon une configuration, les bords longitudinaux 34, 34’, 36, 36’ sont superposés au niveau de la zone de raccordement 38, 38’ pour chaque bande de matière B14, B16. Selon un mode de réalisation, chaque zone de raccordement 38, 38’ comprend au moins une couture ainsi qu’au moins une bande d’étanchéité ou tout autre élément, comme du mastic par exemple, pour rendre la couture étanche. Comme illustré sur la , selon un agencement, les zones de raccordement 38, 38’ reliant les bords longitudinaux 34, 34’, 36, 36’ sont écartées des zones de jonction 22, 24 reliant les enveloppes interne et externe 14, 16. En variante, la zone de raccordement 38 reliant les bords longitudinaux 34, 36 de la bande de matière B14 de l’enveloppe interne 14 pourrait être superposée à la première ou deuxième zone de jonction 22, 24 reliant les enveloppes interne et externe 14, 16 et/ou la zone de raccordement 38’ reliant les bords longitudinaux 34’, 36’ de la bande de matière B16 de l’enveloppe externe 16 pourrait être superposée à la première ou deuxième zone de jonction 22, 24 reliant les enveloppes interne et externe 14, 16. Selon un mode de réalisation illustré par la , un procédé de fabrication d’un actionneur fluidique 12 comprend une étape de superposition des première et deuxième bandes de matière B14, B16 des parois latérales tubulaires interne et externe 14.1, 16.1, une étape de réalisation de la première zone de jonction 22 en reliant les première et deuxième bandes de matière B14, B16, une étape de réalisation de la deuxième zone de jonction 24 en reliant les première et deuxième bandes de matière B14, B16, une étape de réalisation de la zone de raccordement 38 reliant les bords longitudinaux 34, 36 de la première bande de matière B14 de manière à former la paroi latérale tubulaire interne 14.1 ainsi qu’une étape de réalisation de la zone de raccordement 38’ reliant les bords longitudinaux 34’, 36’ de la deuxième bande de matière B16 de manière à former la paroi latérale tubulaire externe 16.1. Bien entendu, l’invention n’est pas limitée à ce mode de réalisation pour obtenir les zones de jonction et de raccordement. Ainsi, les zones de jonction et de raccordement sont obtenues par au moins une couture, comme illustrée sur la , par collage, thermosoudage ou en combinant plusieurs de ces techniques. Quel que soit le mode de réalisation, les zones de jonction et de raccordement doivent être étanches au fluide utilisé pour remplir les enveloppes interne et externe 14 et 16 et avoir une bonne tenue mécanique. Le dispositif d’actionnement fluidique 10 comprend au moins une commande 40, pour contrôler l’état gonflé ou dégonflé des enveloppes interne et externe 14, 16, configurée pour commander au moins deux états stables ; un premier état stable, visible sur la , dans lequel l’enveloppe interne 14 est à l’état gonflé et l’enveloppe externe 16 est à l’état dégonflé ainsi qu’un deuxième état stable, visible sur la , dans lequel l’enveloppe externe 16 est à l’état gonflé et l’enveloppe interne 14 est à l’état dégonflé. Lorsque l’actionneur fluidique 12 est dans le premier ou deuxième état stable, il assure la reprise des efforts de traction ou de compression dans le plan de reprise des efforts PR passant par les zones de jonction 22, 24. Lorsque l’actionneur fluidique 12 est dans le premier état stable, il présente une première dimension H prise dans le plan de reprise des efforts PR. Lorsque l’actionneur fluidique 12 est dans le deuxième état stable, il présente une deuxième dimension H’, prise dans le plan de reprise des efforts PR, supérieure à la première dimension H. Selon cette configuration, l’actionneur fluidique 12 présente une course égale à la différence entre les première et deuxième dimensions H, H’. Selon une configuration, la commande 40 est configurée pour uniquement contrôler les premier et deuxième états stables. Selon d’autres configurations, la commande 40 est configurée pour contrôler plus de deux états stables, comme un troisième état dit repos, visible sur la , dans lequel les enveloppes interne et externe 14, 16 sont à l’état dégonflé. La commande 40 pourrait être configurée pour contrôler des états intermédiaires dans chacun desquels les enveloppes interne et externe 14, 16 seraient plus ou moins gonflées. Dans ces autres états, l’actionneur fluidique 12 assure une reprise des efforts en compression mais pas une reprise optimale des efforts de traction. Selon une première configuration, le fluide utilisé est un liquide. Dans ce cas, à l’état gonflé, le volume du liquide présent à l’intérieur de l’enveloppe interne ou externe 14, 16 est égal au volume de l’enveloppe interne ou externe 14, 16. A l’état dégonflé, le volume du liquide présent à l’intérieur de l’enveloppe interne ou externe 14, 16 est nul, quasi nul ou inférieur au volume de l’enveloppe interne ou externe 14, 16. Selon une deuxième configuration, le fluide utilisé est un gaz, comme de l’air par exemple. Dans ce cas, à l’état gonflé, le gaz présent à l’intérieur de l’enveloppe interne ou externe 14, 16 est à une pression supérieure à une pression de référence. A l’état dégonflé, le gaz présent à l’intérieur de l’enveloppe interne ou externe 14, 16 est à une pression inférieure à la pression de référence. Selon un autre mode de réalisation visible sur les figures 7 et 8, un dispositif d’actionnement fluidique 10’ comprend plusieurs actionneurs fluidiques 12, 12’ reliés entre eux et agencés de manière à ce que leurs plans de reprise des efforts PR, PR’ soient confondus et forment un plan de reprise des efforts PR commun. Selon une configuration, le dispositif d’actionnement fluidique 10’ comprend des premier et deuxième actionneurs fluidiques 12, 12’ superposés, qui peuvent être identiques. Selon cette configuration, lorsque les premier et deuxième actionneurs fluidiques 12, 12’ sont tous deux dans le premier état stable, comme illustré au-dessus du repère A, le dispositif d’actionnement fluidique 10’ présente une première dimension H1 prise dans les plans de reprise des efforts. Lorsque le premier ou deuxième actionneur fluidique 12’ est dans le premier état stable et que l’autre actionneur fluidique 12 est dans le deuxième état stable, comme illustré au-dessus du repère B, le dispositif d’actionnement fluidique 10’ présente une deuxième dimension H2 supérieure à la première dimension H1. Lorsque les premier et deuxième actionneurs fluidiques 12, 12’ sont tous deux dans le deuxième état stable, comme illustré au-dessus du repère C, le dispositif d’actionnement fluidique 10’ présente une troisième dimension H3 supérieure à la deuxième dimension H2. Comme illustré sur la , le premier actionneur fluidique 12 comprend une première bande de matière B14 pour son enveloppe interne 14 ainsi qu’une deuxième bande de matière B16 pour son enveloppe externe 16. Le deuxième actionneur fluidique 12’ comprend une troisième bande de matière B14’ pour son enveloppe interne 14’ ainsi qu’une quatrième bande de matière B16’ pour son enveloppe externe 16’. Selon un mode opératoire, un procédé de fabrication d’un dispositif d’actionnement fluidique 10’ comportant un couple d’actionneurs fluidiques 12, 12’ comprend une étape de superposition des première, deuxième, troisième et quatrième bandes de matière B14, B16, B14’, B16’ des enveloppes internes et externes 14, 14’, 16, 16’ des premier et deuxième actionneurs fluidiques 12, 12’ ; une étape de réalisation d’une première zone de jonction 22 pour relier les première, deuxième, troisième et quatrième bandes de matière B14, B16, B14’, B16’ ; une étape de réalisation d’une deuxième zone de jonction 24 pour le premier actionneur fluidique 12 en reliant les première et deuxième bandes de matière B14, B16 et d’une troisième zone de jonction 24’ pour le deuxième actionneur fluidique 12’ en reliant les troisième et quatrième bandes de matière B14’, B16’ ; une étape de réalisation de la zone de raccordement 38 de la première bande de matière B14 de manière à former la paroi latérale tubulaire interne 14.1 du premier actionneur fluidique 12 ; une étape de réalisation de la zone de raccordement 38 de la troisième bande de matière B14’ de manière à former la paroi tubulaire interne 14.1’ du deuxième actionneur fluidique 12’ ; une étape de réalisation de la zone de raccordement 38’ de la deuxième bande de matière B16 de manière à former la paroi latérale tubulaire externe 16.1 du premier actionneur fluidique 12 ainsi qu’une étape de réalisation de la zone de raccordement 38’ de la quatrième bande de matière B16’ de manière à former la paroi latérale tubulaire externe 16.1’ du deuxième actionneur fluidique 12’. Bien entendu, l’invention n’est pas limitée à ce mode de réalisation pour obtenir un dispositif d’actionnement fluidique comprenant un couple d’actionneurs fluidiques 12, 12’. En fonctionnement, le dispositif d’actionnement fluidique 10 est positionné entre deux éléments 42, 44, comme illustré sur les figures 10 et 11. Pour assurer la reprise des efforts notamment en traction, le dispositif d’actionnement fluidique 10 comprend, pour chaque élément 42, 44, un système de liaison 46 pour le relier à l’élément 42, 44, comme illustré sur la . Ainsi, le dispositif d’actionnement fluidique 10 comprend un premier système de liaison 46 pour le relier au premier élément 42 ainsi qu’un deuxième système de liaison (non représenté), qui peut être identique au premier système de liaison 46, pour le relier au deuxième élément. Chaque système de liaison 46 est positionné dans le plan de reprise des efforts PR et relié à un actionneur fluidique du dispositif d’actionnement fluidique. Chaque système de liaison 46 peut être continu ou discontinu et s’étend sur toute la longueur de l’actionneur fluidique 12 auquel il est relié. Le système de liaison 46 comprend au moins une couture, au moins un collage ou tout autre élément de liaison. Selon un mode de réalisation visible sur la , le système de liaison 46 comprend un jonc 48 présentant une section constante sur toute sa longueur ainsi qu’une bande de tissu 50 reliée à l’enveloppe externe 16 de part et d’autre du plan de reprise des efforts PR de manière à former un conduit souple 52, au droit du plan de reprise des efforts PR, dans lequel peut être enfilé le jonc 48. En complément, le système de liaison 46 comprend une rainure 54 ménagée dans l’élément 42, ladite rainure 54 présentant une section de forme complémentaire à la section du jonc 48, à l’épaisseur de la bande de tissu 50 près, ainsi qu’une embouchure 56 présentant une largeur inférieure à celle du jonc 48. Selon ce mode de réalisation, pour relier le dispositif d’actionnement fluidique 10 à l’élément 42, le conduit souple 52 de la bande de tissu 50 est positionné dans la rainure 54 de l’élément 42. En suivant, le jonc 48 est enfilé dans le conduit souple 52 de la bande de tissu 50 positionné dans la rainure 54. Le jonc 48, le conduit souple 52 et la rainure 54 sont dimensionnés de manière à ce qu’il ne subsiste aucun débattement possible entre le dispositif d’actionnement fluidique 10 et l’élément 42, dans le plan de reprise des efforts PR lorsque le jonc 48 est mis en place. Pour augmenter la surface de contact entre l’élément 42 et l’actionneur fluidique 12, une coque semi-rigide en forme de coin peut être intercalée entre l’actionneur fluidique 12 et l’élément 42 ou ce dernier peut comprendre une forme courbe 57 adaptée à la forme de l’actionneur fluidique 12 dans le deuxième état stable, comme représenté en pointillés sur la . Selon une application, un assemblage comprend au moins deux éléments ainsi qu’au moins un dispositif d’actionnement fluidique reliant les deux éléments et permettant de modifier au moins une caractéristique géométrique des deux éléments, comme notamment la distance séparant les deux éléments, la forme et/ou l’orientation d’un des éléments. A titre d’exemple, le dispositif d’actionnement fluidique peut être utilisé pour modifier un écartement entre deux éléments selon une direction de déplacement, sur une faible course. Selon cette application, le dispositif d’actionnement fluidique comprend au moins un actionneur fluidique reliant les deux éléments, son plan de reprise des efforts étant orienté parallèlement à la direction de déplacement. Ainsi en basculant d’un état stable à l’autre l’actionneur fluidique, il est possible de modifier l’écartement entre les deux éléments. Selon une autre application visible sur les figures 10 à 14, le dispositif d’actionnement fluidique 10 peut être utilisé pour déplacer ou modifier l’orientation d’une paroi 42 par rapport à une structure 44. Selon cette application, la structure 44 comprend une première face F44 orientée vers la paroi 42 et cette dernière présente une deuxième face F42 orientée vers la structure 44. Le dispositif d’actionnement fluidique 10 comprend une pluralité d’actionneurs fluidiques 12 intercalés entre les première et deuxième faces F44, F42, chacun d’eux étant reliés aux première et deuxième faces F44, F42 et orientés de sorte que leurs plans de reprise des efforts PR soient parallèles entre eux et perpendiculaires à la première face F44. Comme illustré sur la , lorsque tous les actionneurs fluidiques 12 sont dans le même état stable, les première et deuxième faces F44, F42 sont parallèles entre elles. Il est possible d’écarter plus ou moins les première et deuxième faces F44, F42, tout en les conservant parallèles entre elles, en modifiant simultanément l’état stable de tous les actionneurs fluidiques12. Il est possible de modifier l’orientation de la deuxième face F42 par rapport à la première face F44 en basculant au moins un actionneur fluidique 12 dans le premier état stable, au moins un autre actionneur fluidique 12’ étant dans le deuxième état stable, comme illustré sur la . Lorsque la paroi 42 est souple, il est possible de modifier son profil en commandant de manière adéquate l’état stable de chaque actionneur fluidique. Selon un premier agencement visible sur la , le dispositif d’actionnement fluidique 10 comprend plusieurs couches 58, 58’ d’actionneurs fluidiques 12, les actionneurs fluidiques 12 de chaque couche 58, 58’ présentant des plans de reprise des efforts parallèles entre eux. Selon ce premier agencement, les actionneurs fluidiques 12 des différentes couches 58, 58’ sont superposés les uns sur les autres. Dans ce cas, les actionneurs fluidiques superposés peuvent être reliés deux à deux, comme illustré sur les figures 7 et 8. Selon un deuxième agencement visible sur la , le dispositif d’actionnement fluidique 10 comprend plusieurs couches 60, 60’ d’actionneurs fluidiques 12, les actionneurs fluidiques 12 des différentes couches 60, 60’ étant agencés en quinconce. Selon un troisième agencement visible sur la , le dispositif d’actionnement fluidique 10 comprend plusieurs couches 62, 62’, les actionneurs fluidiques 12 d’une première couche 62 présentant des plans de reprise des efforts parallèles entre eux et à une première direction d’orientation, les actionneurs fluidiques 12’ d’une deuxième couche 62’ présentant des plans de reprise des efforts parallèles entre eux et à une deuxième direction d’orientation sécante à la première direction d’orientation (éventuellement perpendiculaire à la première direction d’orientation comme illustré sur la à titre d’exemple). Selon un mode de réalisation, un aéronef 64 comprend au moins une aile 66. Comme illustré sur les figures 16, 17, l’aile 66 comprend une structure 68, une paroi supérieure 70, positionnée au-dessus de la structure 68, formant un extrados, une paroi inférieure 72, positionnée au-dessous de la structure 68, formant un intrados, un bord d’attaque 74 reliant les parois supérieure et inférieure70, 72 à l’avant de l’aile 66 ainsi qu’un bord de fuite 76 reliant les parois supérieure et inférieure 70, 72 à l’arrière de l’aile. Selon une configuration, la paroi supérieure 70 est semi-rigide et peut se déformer. En complément l’aile 66 comprend au moins un dispositif d’actionnement fluidique 78 intercalé entre la structure 68 et la paroi supérieure 70. Selon cette configuration, la paroi supérieure 70 présente à un premier instant un premier profil, visible sur la , et à un deuxième instant un deuxième profil, visible sur la , différent du premier. Ainsi, la paroi supérieure 70 présente un profil évolutif en fonction de l’état stable occupé par chaque actionneur fluidique du dispositif d’actionnement fluidique 78. En variante, la paroi inférieure 72 est semi-rigide et peut se déformer. En complément, l’aile 66 comprend au moins un dispositif d’actionnement fluidique intercalé entre la structure 68 et la paroi inférieure 72. Quelle que soit la variante, au moins une partie déformable d’une paroi parmi les parois supérieure et inférieure 70, 72 est semi-rigide et peut se déformer, ladite partie déformable comportant une surface aérodynamique en contact avec un flux aérodynamique 80 en fonctionnement. En complément, l’aile 66 comprend au moins un dispositif d’actionnement fluidique 78 reliant la structure 68 et la partie déformable, comprenant une pluralité d’actionneurs fluidiques 12 configurés pour occuper chacun au moins des premier et deuxième états stables, la surface aérodynamique de la partie déformable comprenant un profil variable en fonction des états stables occupés par les actionneurs fluidiques. Ainsi, comme illustré sur les figures 16 et 17, il est possible de faire varier le profil de l’extrados et de modifier ainsi la portance de l’aile 66 sans avoir besoin de modifier son incidence. Dispositif d’actionnement fluidique permettant une reprise des efforts de traction et de compression notamment dans un plan de reprise des efforts (PR), caractérisé en ce que le dispositif d’actionnement fluidique comprend au moins un actionneur fluidique (12) comprenant des enveloppes interne et externe (14, 16) souples, l’enveloppe interne (14) étant positionnée dans l’enveloppe externe (16), chaque enveloppe interne ou externe (14, 16) étant configurée pour occuper un état gonflé ou un état dégonflé et comprenant une paroi latérale tubulaire interne ou externe (14.1, 16.1), l’actionneur fluidique (12) comportant des première et deuxième zones de jonction (22, 24) reliant les parois latérales tubulaires interne et externe (14.1, 16.1) des enveloppes interne et externe (14, 16), diamétralement opposées et positionnées au niveau du plan de reprise des efforts (PR) et en ce que le dispositif d’actionnement comprend au moins une commande (40) configurée pour commander au moins deux états stables, un premier état stable dans lequel l’enveloppe interne (14) est à l’état gonflé et l’enveloppe externe (16) est à l’état dégonflé ainsi qu’un deuxième état stable dans lequel l’enveloppe externe (16) est à l’état gonflé et l’enveloppe interne (14) est à l’état dégonflé. Dispositif d’actionnement fluidique selon la revendication 1, caractérisé en ce que lorsque l’enveloppe interne (14) est à l’état gonflé, l’enveloppe interne (14) présente une première section maximale et la paroi latérale tubulaire interne (14.1) est parallèle à une première direction (DL1), en ce que lorsque l’enveloppe externe (16) est à l’état gonflé, l’enveloppe externe (16) présente une deuxième section maximale et la paroi latérale tubulaire externe (16.1) est parallèle à une deuxième direction (DL2) sensiblement parallèle à la première direction (DL1) et en ce que les parois latérales tubulaires interne et externe (14.1, 16.1) présentent des longueurs (L1, L2) sensiblement égales. Dispositif d’actionnement fluidique selon la revendication précédente, caractérisé en ce que chaque zone de jonction (22, 24) s’étend sur toute la longueur des parois latérales tubulaires interne et externe (14.1, 16.1). Dispositif d’actionnement fluidique selon la revendication précédente, caractérisé en ce que chaque zone de jonction (22, 24) comprend au moins une couture (26) s’étendant sur toute la longueur des parois latérales tubulaires interne et externe (14.1, 16.1) ainsi qu’au moins un élément d’étanchéité disposé au niveau de la couture (26). Dispositif d’actionnement fluidique selon l’une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu’au moins la paroi latérale tubulaire interne ou externe (14.1, 16.1) comprend une bande de matière (B14 B16) qui présente deux bords longitudinaux (34, 34’, 36, 36’) sensiblement parallèles entre eux ainsi qu’une zone de raccordement (38, 38’) reliant les deux bords longitudinaux (34, 34’, 36, 36’) de manière étanche. Dispositif d’actionnement fluidique selon l’une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le dispositif d’actionnement fluidique comprend plusieurs actionneurs (12, 12’) reliés entre eux et agencés de manière à ce que leurs plans de reprise des efforts soient confondus. Dispositif d’actionnement fluidique selon l’une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le dispositif d’actionnement fluidique comprend plusieurs couches (58, 58’, 60, 60’, 62’, 62’) d’actionneurs fluidiques (12), les actionneurs fluidiques (12) d’une même couche (58, 58’, 60, 60’, 62’, 62’) présentant des plans de reprise des efforts parallèles entre eux. Assemblage comportant au moins un élément (42, 44) et au moins un dispositif d’actionnement fluidique selon l’une des revendications précédentes, le dispositif d’actionnement fluidique comprenant un système de liaison (46) positionné dans le plan de reprise des efforts (PR) et configuré pour relier le dispositif d’actionnement fluidique à l’élément (42, 44), caractérisé en ce que le système de liaison (46) comprend : un jonc (48) présentant une section, une rainure (54) ménagée dans l’élément (42), ladite rainure (54) présentant une section de forme complémentaire à la section du jonc (48) ainsi qu’une embouchure (56) présentant une largeur inférieure à la section du jonc (48), une bande de tissu (50) reliée à l’enveloppe externe (16) de l’actionneur fluidique (12) ou d’un des actionneurs fluidiques (12) de part et d’autre du plan de reprise des efforts (PR) de manière à former un conduit souple (52), au droit du plan de reprise des efforts (PR), positionné dans la rainure (54) de l’élément (42) et dans lequel est enfilé le jonc (48). Aile d’aéronef comprenant une structure (68), une paroi supérieure (70), une paroi inférieure (72) un bord d’attaque (74) reliant les parois supérieure et inférieure (70, 72) à l’avant de l’aile ainsi qu’un bord de fuite (76) reliant les parois supérieure et inférieure (70, 72) à l’arrière de l’aile, caractérisée en ce qu’au moins une partie déformable d’une paroi parmi les parois supérieure et inférieure (70, 72) est semi-rigide et comporte une surface aérodynamique en contact avec un flux aérodynamique (80) en fonctionnement et en ce que l’aile comprend au moins un dispositif d’actionnement fluidique (78) selon l’une des revendications précédentes, reliant la structure (68) et la partie déformable, comportant une pluralité d’actionneurs fluidiques (12) configurés pour occuper chacun au moins des premier et deuxième états stables, la surface aérodynamique de la partie déformable comprenant un profil variable en fonction des états stables occupés par les actionneurs fluidiques (12). Aéronef comprenant une aile selon la revendication précédente.