L'invention a pour objet un procédé de correction auditive permettant de rétablir une audition normale chez les malentendants. De ce procédé découlent deux dispositifs, à savoir un audiomètre grace auquel il est possible d'apprécier la valeur de l'appareil auditif d'un malentendant et de mesurer la correction à faire2 et un appareil de correction auditive réglé conformément aux résultats de l'audiométrie et construit pour etre facilement porté par le malentendant. Il existe déjà sur le marché une très grande variété d'appareils de correction auditive. Ils se composent d'un dispositif microphonique relié par un conducteur à un amplificateur portatif alimenté par batterie, dont les signaux de sortie sont communiqués soit à un écouteur (pour la conduction aérienne), soit à un vibrateur (ostéophone, pour la conduction osseuse du son par l'os mastoIde). La technique actuelle a permis la miniaturisation de ces appareils, qui peuvent ainsi inclure un ou plusieurs microphones et les moyens d'amplification adéquates dans une meme unité disposée au voisinage de l'oreille, voire dans une monture de lunettes. Tous les appareils de correction auditive construits jusqu'à présent ont en commun le fait de ne prendre en compte que les fréquences sonores comprises dans la bande principale d'acuité normale d'une personne, que l'on s'accorde à limiter approximativement aux fréquences de 200 Hz et 6000 Hz, et au maximum de 100 Hz à 8000 Hz. Si l'on définit la bande des fréquences fondamentales de la parole humaine normale comme étant celle allant environ de 100 Hz à 250 Hz conformément au document U.S. intitulé : "Audiologyw (Hayes & Newby, New York : Appleton, Century Croft 1964), la bande principale d'acuité normale mentionnée précédemment comprend dont au plus la bande des fréquences fondamentales suivie des cinq premiers octaves, le cinquième octave finissant à environ 8 kHz. Il est remarquable que les fréquences inférieures (1-200 Hz) et supérieures (8-22 kHz) à la bande principale d'acuité normale ont toujours été ignorées, malgré toutes les possibilités offertes dans ces dernières décades de miniaturiser les éléments et d'étendre leurs réponses en fréquence. Cela vient du fait que l'oreille normale capte presque toute l'information sonore dans la bande des fréquences 200-8000 Hz. Au-delà de cette bande, les sons sont atténués de plus en plus par notre appareil auditif. Il s'ensuit donc que l'audiométrie qui vise à la correction auditive ne prend en compte que les fréquences comprises dans ladite bande principale d'acuité normale. Dans ces limites, la grande variété des appareils utilisés provenait de diverses considérations théoriques de la correction auditive ou de différents perfectionnements que l'on pouvait apporter à la construction de ces appareils. Le point de vue théorique consiste par exemple à faire la correction à partir d'une courbe audiométrique autre que la courbe représentative des variations du seuil absolu d'audibilité en fonction de la fréquence; les perfectionnements techniques sont en général liés aux problèmes que pose la correspondance des caractéristiques de l'appareil avec la courbe de correction auditive déterminée à partir de l'audiométrie. En dépit de toutes les améliorations tentées jusqu'ici, l'utilissateur, certes content de recouvrer l'ouie, n'éprouvait jamais la satisfaction que lui procurait autrefois l'audition normale. Un fait notamment, généralement admis tant par l'utilisateur que par 1'homme de l'art, se dégage de tous les avis des utilisateurs sur leurs appareils de correction auditive, à savoir le temps d'adaptation à ces appareils. Ce temps représente la durée qu'il faut à un malentendant pour s'habituer à l'appareil qui lui est destiné, c'est-à-dire aux informations qu'il reçoit de cet appareil.Par conséquent, ceuxqri innovaient en la matière pour améliorer la qualité de ces informations ne recherchaient pas moins comme conséquence la diminution de ce temps d'adaptation, sans réellement fonder leurs objectifs sur la cause de ce temps. L'invention est née de cette étude et des expériences qui ont confirmé la validité des résultats de I'étudë. C'est ainsi qu'il s'est avéré que l'utilisateur à ses débuts se trouvait être plongé dans un monde différent de celui que les sens normaux lui avaient fait connaitre. Le temps passé par le malentendant pour reconnaitre les sons qu'il perçoit par l'intermédiaire de son appareil constitue le temps d'adaptation. Toutefois, il était caractéristique qu'un utilisateur bien habitué à son appa reil ne pouvait pas toujours attribuer aux sons qu'il percevait la personne ou la chose qui les émettait quand il ne voyait pas la personne ou la chose en train d'émettre ces sons. Autrement dit, tout ce que la technique antérieure met à la disposition d'un malentendant a toujours eu pour seule et unique base l'intelligibilité des sons susceptibles d'entre émis dans le milieu environnant d'une personne. Aussi, bien que rendus intelligibles, la qualité des sons ne permet quelquefois pas leur reconnaissance ou l'appréciation de toute la richesse de certains sons que la mémoire du malentendant a retenus au temps de l'acuité normale. L'invention remédie à tous ces inconvénients, grâce à un procédé de correction auditive du type consistant à amplifier des sons ayant des fréquences comprises dans une bande principale composée de la bande des fréquences fondamentales-de la parole humaine normale et des cinq octaves suivants, et à fournir les sons amplifiés à un malentendant, caractérisé en ce qu'il consiste en outre à faire la correction pour des fréquences extérieures à ladite bande principale. Aussi une correction conforme à l'invention peutelle s'étendre à des fréquences supérieures à 20 kHz et inférieures à 200 Hz, c'est-à-direcouvrir toute la bande des fréquences pour lesquelles l'ouie du malentendant peut entre sensible. De la sorte, la correction se fera non seulement pour les fréquences fondamentales des sons émis, mais aussi pour tous les harmoniques compris dans la bande de fréquences conforme à l'invention. Grâce à cette correction supplémentaire, le timbre des sons est reconstitué, leur reconnaissance permise ainsi que l'appréciation de toutes ses composantes, le temps d'adaptation étant cette fois le temps nécessaire pour que la mémoire reconnaisse les sons quelle avait enregistrés auparavant. L'audiométrie selon l'invention est donc faite sur la base de sons purs et de sons de fréquences combinées, les premiers servant à déterminer la valeur de la sensibilité de l'ouie du malentendant en fonction de la fréquence, tandis que les seconds servent à apprécier l'intelligibilité et la reconnaissance de voix ou de sons en fonction de la fréquence. A ce sujet, on notera que le terme "audiogramme" employé par la suite ne se rapporte pas exclusivement à la courbe de sensibilité minimale ouabsoLed'une personne, mais désigne d'une manière générale toute courbe résultant d'une quelconque analyse fondée sur des critères prédéterminés. Comme la bande principale d'acuité normale de l'homme est bien définie, les fréquences extérieures à cette bande sont donc aussi bien définies. Evidemment, le fait d'accroître le spectre sonore est une chose bien connue pour la reproduction de haute fidélité. Cependant, d'une part l'invention est le résultat de recherches faites pour résoudre le problème exposé ci-dessus, et d'autre part les objectifs de la technique de haute fidélité sont différents de ceux de l'invention. Cette technique tâche en effet à restituer sans altération tous les caractères du spectre ou champ sonore original, sans bien sûr que certaines plages de fréquence soient renforcées ou affaiblies par rapport au niveau général afin de mériter sa qualité de haute fidélité. C'est ainsi par exemple que la stéréophonie est utilisée pour donner au champ sonore reproduit un effet de relief représentatif de celui existant lors de la prise de son. En d'autres termes, les buts de cette technique sont indépendants des caractéristiques propres à l'oreille humaine; car même la stéréophonie n'est due qu'à la faculté du cerveau de localiser la source d'un son par les différences des deux pressions acoustiques reçues respectivement par les deux oreilles de l'auditeur. L'augmentation de la bande passante de l'appareil de correction auditive conforme à l'invention a aussi pour conséquence de donner au malentendant un meilleur confort d'écoute vis-à-vis des bruits ambiants. On sait en effet que les personnes portant ces appareils manifestent un certain mécontentement causé par les bruits parasites qui, amplifiés au même titre que les sons intéresssant la-personne, troublent l'intelligibilité du message. Cela a engendré des perfectionnements techniques à ce genre d'appareil, tous basés sur une certaine discrimination des signaux traités par l'appareil dans la bande principale d'acuité normale. Là encore, la limitation du registre sonore que produit l'appareil est entre autres lune des causes de l'effet désagréablement ressenti de ces bruits parasites. En rendant à ces bruits leur timbre naturel, on pense qutils se "dissolvent" mieux dans le champ sonore et qu'ainsi ils attirent moins l'attention de l'auditeur. Au reste, des résultats remarquables ont été obtenus conformément à l'invention en attribuant à certaines au moins des fréquences extérieures un gain d'amplification supérieur à la différence des valeurs du niveau d'acuité du malentendant pour ces fréquences et dn niveau de référence zéro d'audition normale. Cette action renforce l'acuité auditive du patient, en même temps qu'elle procure mieux que le dispositif antérieur l'aisance de l'audition normale. Le procédé de l'invention se trouve encore perfectionné en faisant en sorte que l'amplification globale de toutes les fréquences prises en compte soit obtenue par combinaison de plusieurs amplifications dans des bandes de fréquence séparées ou imbriquées partiellement ou en totalité, dans chacune desquelles le gain d'amplification est réglé indépendamment. Cela permet de faire correspondre facilessnt la courbe d'amplification globale à la courbe désirée de 1'audiogramme corrigé. A ce sujet, la plupart des appareils connus pour la correction auditive n'ont qu'un seul niveau d'atplifica- tion dans toute la bande des fréquences traitées par l'appareil. Comme la réceptivité de l'oreille du malentendant peut varier notablement dans cette bande de fréquences, dans ce cas celui-ci entend trop fort certains sons alors que d'autres lui paraissent trop faibles. Cela explique pourquoi une bonne correction doit s'adapter au mieux à la forme de la courbe de réceptivité auditive du malentendant. Du reste, certains appareils de la technique antérieure ont été conçus pour pouvoirfaire varier le gain d'amplification dans la bande traitée par l'appareil. Les moyens généralement utilisés consistent en un réglage commande du volume pour les sons graves et aigus de la bande dtampîification. Ce réglage agit bien dans les régions extrêmes de cette bande pour se prémunir de toute sur-ou sousamplification, mais il n'a pratiquement aucune action contrôlée pour corriger la courbe du malentendant dont l'acuité auditive 'est pas uniforme dans la partie centrale. D'autres ont résolu ce problème en divisant la bande passante de l'appareil, qui est relativement étroite comme on l'a vu précédemment, en plusieurs plages adjacentes de fréquence qu'on attribue respectivement à des filtres associés respectivement à des amplificateurs ayant des gains uniformes réglables indépendamment dans les plages qui leur correspondent. Cette façon d'opérer exigeait donc l'emploi d'un nombre relativement élevé de filtres et d'amplificateurs pour que la courbe globale d'amplfication se rapproche de celle désirée. Cela fait donc un appareil encombrant et coûteux. Selon l'invention, qui utilise une bande de fréquences de deux à trois fois plus grande, des resultats corrects peuvent être obtenus avec un faible nombre de canaux (deux à trois selon la complexité de la courbe à obtenir) utilisant chacun simplement un dispositif d'amplification pourvu d'une commande des sons graves, aigus et/ou médiumsdans les plages de fréquence qui leur correspondent. En aençant judicieusement ces plages l'une par rapport à l'autre, soit en les séparant, soit en les imbriquant partiellement ou totalement, et en agissant sur les réglages des graves et des aigus par exemple, il est ainsi possible, avec peu de moyens de cnnstruction simple, de faire correspondre commodément la courbe d'amplification globale avec celle que l'on désire obtenir pour que la correction de l'appareil soit celle déterminée par l'homme de l'art. La présentation du procédé de l'invention donne déjà une idée précise de l'appareil de correction auditive et de l'audiomètre qui en découlent. C'est ainsi que l'audiomètre pour la mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention est du type comprenant un dispositif produisant un signal sonore, un amplificateur, et un organe d'écoute à conduction aérienne ou osseuse du son, et est caractérisé en ce que le dispositif produit un signal sonore dont la bande de fréquences comprend les fréquences de la bande principale d'acuité normale et des fréquences extérieures à cette bande, et en ce que l'amplificateur et l'organe d'écoute sont conçus pour transmettre d'une manière contrôlée toutes lesdites fréquences. Comme on l'a vu précédemment, le signal sonore sera un signal à sons purs ou à sons de fréquences combinées et l'amplificateur mettra en oeuvre les canaux précités. Le signal peut aussi être issu d'enregistrement faits dans des plages spécifiquement étendues. Quant à l'appareil de correction auditive résultant de la mise en oeuvre du procédé ou de l'audiomètre conformes à l'invention, il sera du type comprenant un dispositif microphonique, un amplificateur, et un organe d'écoute à conduction aérienne ou osseuse du son, et sera caractérisé en ce que les bandes passantes respectives du dispositif microphonique, de l'amplificateur et de l'organe d'écoute correspondent à la bande de fréquences qui comprend les fréquences de la bande principale d'acuité normale et des fréquences extérieures à cette bande. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront plus clairement de la description qui suit, faite- en référence aux dessins annexés. Dans ces dessins - la figure 1 illustre sous forme synoptique un exemple de réalisation d'un appareil de correction auditive conforme à l'invention; - la figure 2 décrit en détail les éléments pouvant constituer l'appareil représenté sur la figure 1; - la figure 3 représente le panneau de commande que peut avoir l'appareil décrit à la figure 2; - la figure 4 donne à titre d'exemple l'allure de courbes représentatives de l'amplitude Vsc des signaux de sortie de chaque préamplificateur utilisé dans l'appareil décrit à la figure 2; - la figure 5 représente un audiogramme d'un malentendant et illustre un mode de correction auditive confort me à l'invention faite à partir de cet audiogramme; et - la figure 6 illustre sous forme synoptique les éléments constitutifs d'un exemple de réalisation d'un audiomètre conforme à l'invention. L'appareil de correction auditive représenté sur la figure 1 comprend un dispositif microphonique 10 dont le circuit de sortie est connecté à un amplificateur 12 ayant sa sortie reliée à un organe d'écoute 22. Cet organe est soit un écouteur dans le cas d'une conduction aérienne du son, soit un vibrateur dans le cas d'une conduction osseuse par laos mastoïde Le dispositif microphonique illustré dans les dessins présente deux modes de réalisation pouvant être utilisés en réalité l'un sans l'autre ou en communauté. Selon le premier mode, deux microphones lia, ilb à large bande et de haute fidélité, éloignés de l'amplificateur 12, sont respectivement reliés à deux bornes d'entrée 12a, 12b de celui-ci par deutils 13a et 13b. Bien entendu, on peut employer seulement l'un de ces deux microphones, ou plus de deux. Ceux-ci peuvent présenter aussi divers diagrammes de directivité et, par exemple, les deux microphones lia et llb peuvent présenter les caractéristiques déterminées pour la stéréophonie.Selon l'autre mode de réalisation, un ou plusieurs microphones lic d'un'même type que les précédents sont reliés à une borne d'entrée 12c de l'amplificateur par une liaison sans fil 15, par rayonnement Hertzien ou lumineux par exemple, établie entre un émetteur 17 et un récepteur 19. Dans ces exemples, les microphones 11 sont de préférence des microphones à haute impédance et de haute fidélité ayant une limite de réponse inférieure plus basse que 50 Hz, tels que ceux fabriqués par les Sociétés Sony ou Grundig. Par ailleurs, l'émetteur 15 utilisé dans l'exemple de l'invention est un émetteur radio fabriqué par la Société Motorola à portée de 50 mètres, tandis que le récpeteur est un tuner FM fabriqué par la Société "Sinclair Radionics Ltd." résidant en Grande Bretagne.Au reste, en cas de plusieurs liaisons hertziennes, on peut utiliser diverses fréquences de transmission, qu'un récepteur19 captera et transmettra les informations correspondantes aux entrées respectives de l'amplificateur 12. Cet amplificateur se compose dlun élément de couplage et éventuellement mélangeur 14 dont les entrées sont reliées aux bornes 12as 12b, 12c. Les bornes de sortie de cet élément sont connectées à deux préamplificateurs 16, 16'- éventuellement à d'autres préamplificateurs du même type tels que celui référencé par 16"- montés en parallèle entre l'élément 14 et un élément de compression 18 dont la sortie est branchée à un montage d'amplfication 20 comprenant entre autres un dispositif de réglage du volume global, un circuit de commande automatique de gain, et un limiteur d'amplitude. La sortie du montage 20 constitue la sortie de l'amplificateur 12 qui est connectée à l'organe d'écoute 22.Diverses variantes de réalisation de cet amplificateur 12 peuvent être adoptées conformément à l'invention, en supprimant par exemple 11élément de compression 18 et/ou la commande automatique de gain, etc, étant donné que la caractéristique essentielle que doit présenter selon l'invention cet ampLficateur réside dans l'agencement de plusieurs préamplificateurs, tels que 16, 16', 16". A noter encore que l'élément 14 peut inclure tout mélangeur classique capable d'équilibrer correctement les signaux d'entrée venant des microphones Il ainsi que tout dispositif adéquat connu de multicouplage. Là aussi, l'existence de l'élément 14 dans l'amplificateur 12 n'est pas fondamentalement requise par l'invention. En effet, les caractéristiques de l'invention dans l'appareil de correction auditive représenté sur la figure 1 résident essentiellement dans le fait que le dispositif microphonique 10, l'amplificateur 12 et l'organe d'écoute 22 ont des bandes passantes correspondant à la bande de fréquences qui comprend les fréquences de la bande principale d'acuité normale et des fréquences extérieures à cette bande, qui peuvent faire en sorte que ladite bande de fréquences se compose de toutes les fréquences pour lesquelles le malentendant est sensible (allant de quelques Hertz à plus de 20 ka ). Cet élargissement notable de la bande de fréquences se répercute nécessairement sur la fonction de l'amplificateur 12, qui doit mettre en correspondance dans toute cette bande de fréquences sa courbe de gain avec l'audiogramme corrigé du malentendant. C'est pourquoi l'invention comporte également comme caractéristique connexe un agencement judicieux des préamplificateurs 16 pour obtenir commodément cette correspondance. La figure 5 représente un audiogramme 270 d'un malentendant. Cette courbe donne en décibels la pente d'acuité du malentendant en fonction de la fréquence par rapport à un niveau de référence zéro représenté par l'axe des fréquences et déterminé par les résultats effectués sur des personnes ayant une acuité normale. Jusqu'à présent, la partie qui était prise en compte par 1'homme de l'aft s'étendait approximativement de 200 à 6000 Hz., voire parfois à 8000 hz, c'est-à-dire au plus la gamme. de fréquences comprenant la bande des fréquences fondamentales de la parole humaine normale (100-250 H2) et de ses cinq octaves suivants (250-500 Hs; 500-1kHz; 1-2kHz; 2-4kHz; 4-8kEz). Effectivement, l'audiogramme normal montre qu'en dehors de cette bande de fréquences les sons sont affaiblis å peu près proportionnellement à l'écart entre ces fréquences. extérieures et la fréquence limite la plus proche de la bande principale d'acuité normale. Aontraire, l'invention tient compte des fréquences extérieures, qui peuvent inclure des fréquences supérieures à 20 kHz et inférieures à 20 Hz. Selon l'exemple illustré à la figure 5, la bande traitée par l'appareil de correction auditive va de I à 22 000 Hz. Cela représente bien sûr un cas particulier. Pour la correction auditive, la technique antérieure enseignait que l'amplification à donner à l'appareil de correction auditive devait correspondre, pour chaque fréquence, à l'écart qui existe entre l'audiogramme et le niveau de référence zéro. Cet écart est indiqué par le chiffre 275 dans la figure 5. Cette façon de faire est en effet logique, puisqu'elle redonne au malentendant l'audiogramme des personnes normales dans la bande de fréquences utilisée. Selon l'invention, l'audiogramme corrigé 280 se sépare au moins en partie de l'axe des fréquences-représentatif du niveau de référence.On voit en effet que le gain d'amplification nécessaire à la correction, déterminé par les chiffres de référence 285 dans la figure 5, est, au moins pour des fréquences extérieures à la bande principale et de préférence au-delà du quatrième octave, supérieur à la valeur représentative de la différence (275) entre le niveau d'acuité du malentendant pour ces fréquences et le niveau de référence zéro, l'excès d'amplification pouvant dépasser 10 dB. L'expérience a en effet montré qu'une telle amplification procurait à l'auditeur une meilleure aisance en ce qui concerne l'adaptation à l'appareil et aux bruits parasites, comme cela a été expliqué précédemment. Par conséquent, l'amplificateur 12 de l'appareil de correction représente sur la figure 1 devra-amplifier chaque fréquence de la bande élargie de l'invention, d'une valeur proportionnelle à la différence des courbes 270 et 280 de la figure 5, cette différence étant représentée par les chiffres 285. A cause de la complexité de la courbe de gain que doit avoir l'amplificateur 12, celui-ci doit incorporer des moyens spécifiques, propres à lui donner cette courbe. On a énuméré précédemment tous les artifices mis en oeuvre par la technique antérieure. Celui de l'invention se présente comme suit. L'amplification- globale est obtenue par combinaison de plusieurs amplifications faites respectivement dans des bandes de fréquences pouvant être séparées et/ou imbriquées partiellement ou complètement et/ou l'une inclure une autre. L'exemple décrit à la figure I se limite à deux canaux d'amplification i6, 16' pour faciliter la compréhension.En agençant judicieusement les bandes de fréquences respectives entre elles, en ajustant les gains d'amplification respectifs de ces canaux, et en agissant sur la forme de la courbe de gain d'au moins l'un des canaux (par exemple au moyen d'un réglage des graves et/ou des aigus et/ou des médiums), l'invention met en oeuvre un grand nombre de combinaisons possibles pour faire correspondre la courbe iramplification globale à la courbe de correction déterminée par l'audiométrie. Au reste, l'audiomètre conforme à l'lnvention peut disposer aussi de ces canaux. La différence entre l'audiomètre et l'appareil de correction est que le premier est un appareil de mesure, dont les paramètres doivent être réglables afin de trouver la bonne valeur d'amplification.On reviendra plus tard sur l'audiomètre, après la description détaillée du mode de réalisation représenté sur la figure 2 d'un appareil de correction conforme à l'invention. Dans l'appareil de la figure 2, les canaux d'amplification 16 et 16' sont composés respectivement de deux étages parallèles de préamplification 30 et 32 sensiblement identiques. Ces deux étages sont reliés par deux bornes d'entrée 34 et 36 à un dispositif microphonique 28, tandis que leurs sorties respectives sont appliquées sur la même borne d'entrée 141 d'un montage d'amplification constitué dans l'exemple illustré par deux étages 38 et 40. La sortie de l'étage 40 est reliée à un organe d'écoute 22, qui a été défini à l'occasion de la figure 1. Le dispositif microphonique 28 présente une variante de réalisation conforme à l'invention par rapport à celui décrit dans la figure 1 et référencé par le chiffre 10. L'appareil de la figure 2 inclut un microphone 54, tandis que deux fiches de connexion auxiliaires AUX 1 et AUX 2 sont prévues pour recevoir les signaux issus de microphones séparés, tels que les microphones lita, Ilb, ou 7lc du dispositif mtcrophonique 10 de l'appareil représenté sur la figure 1. Dans le dispositif microphonique 28, les deux fiches ont respectivement des contacts de base 50 et 52 directement connectés à la borne d'entrée 36, ainsi que des contacts à ressort 51 et 53 directement connectés à la borne d'entrée 34. Le microphone 54 est par exemple un microphone à condensateur, dont une première borne 56 est reliée par une résistance 58 à une source de tension positive +V, une seconde borne 60 est connectée à la borne d'entrée 36, et une troisième borne est connectée à un contact 64 qui vient normalement en contact avec le contact à ressort 51 de la fiche AUX 1 quand celle-ci n'est pas branchée à un microphone, de sorte qu'alors la borne 62 du microphone 54 est reliée à la borne d'entrée 34.Quand cette fiche est branchée sur un microphone, le contact 64 se sépare du contact 51, déconnectant ainsi le microphone 54 du dispositif d'amplification de l'appareil de correction. La borne d'entrée 36 est reliée par un condensateur 66 et la résistance 58 à la source de tension positive +V. Comme on l'a dit précédemment, l'exemple de réalisation représenté sur-la figure 2 comprend deux étages amplificateurs 30 et 32 réalisés avec les mêmes éléments. Par conséquent, on ne decrira par la suite que les éléments de l'étage 30, ceux de l'étage 32 étant référencés par les mêmes chiffres indexés. L'étage 30 comprend tout d'abord un préamplificateur 70, constitué par exemple par un dispositif fabriqué par Motorola ou Raytheon, modèle 748. La borne 3 de ce dispositif est reliée par un condensateur 68 à la borne d'entrée 34 etpar une résistance 76 à la borne d'entrée 36. Les bornes 4 et 7 du dispositif 70 sont reliées respectivement à des sources de tensions négative et positive -V et Y, tandis que les bornes 1 et 8 sont reliées entre elles par un condensateur 72. La borne 2 est reliée par une résistance 74 à la borne d'entrée 36 et par une résistance 84 à la borne 6 constituant la borne de sortie du dispositif 70, celle-ci étant reliée par une résistance 78 et un condensateur 80 en série à un point de jonction 82. Cette jonction est reliée à une autre jonction 89 par l'intermédiaire d'une résistance 86 branchée én série avec le montage parallèle d'un condensateur 88 et d'une résistance 90 qui constitue la résistance fixe d'un potentiomètre 91 servant au réglage des sons graves. Le curseur 93 de ce potentiomètre est relié par une résistance 95 à une borne d'entrée 2 d'un dispositif amplificateur 100 du même type que le dispositif 70. Ce dispositif a ses bornes 4, 7, 1 et 8 connectées de la même manière que celles du dispositif 70. La jonction 89 revient à la jonction 82 par l'intermédiaire d'un circuit série comprenant successivement une résistance 92, -un condensateur 94, la résistance fixe 96 d'un potentiomètre 97, et un condensateur 102.Le curseur 99 du potentiomètre 97 rejoint la borne 2 du dispositif amplificateur 100. Ce dispositif a par ailleurs sa borne 3 connectée à la borne d'entrée 36, et sa borne de sortie 101 reliée par un condensateur 104 et la résistance fixe 106 d'un potentiomètre 107 à la borne d'entrée 36. Ce potentiomètre agit comme élément de réglage de volume de l'étage amplificateur 30.La borne de sortie 101 du dispositif amplificateur 100 est aussi reliée à la borne 36 par l'intermédiaire d'une résistance 108 et d'un condensateur 110 branchés en parallèle et se réunissant à un point de jonction 142 relié par une résistance 118 à la borne d'entree 36. Le point de fonction 112 est par ailleurs relié à la borne 2 de l'aniplificateur 100 par un condensateur 114 et un interrupteur bipolaire-unipolaire 116. Le curseur 150 du potentiomètre 107 est à une tension vsc et est relié par une résistance 132 à la borne 2 d'un dispositif amplificateur 180, du même type par exemple que les dispositifs 70 et 100. il est d'ailleurs branché de la même façon que ces derniers, à part que la borne 3 est mise à la masse et que sa borne 2, qui reçoit les tensions provenant à la fois des étages 30 et 32 par leur potentiomètre 107 et 107', est connectée à sa borne de sortie 6 à travers une résistance 144. Cette borne de sortie est aussi mise à la masse via la résistance fixe 142 d'un potentiomètre 143 servant d'élément de réglage du volume global de l'appareil. Le curseur 146 du potentiomètre 143 est relié par un condensateur 148 à la borne d'entrée 1 d'un dispositif amplificateur 150, du modèle Moi 454 fabriqué par Motorola ou Raytheon dans l'exemple illustré. La borne 5 du dispositif 150 est coùplée à la masse par l'intermédiaire dtun condensateur 152, tandis que la borne 7 est connectée à une source de tension négative -V. Enfin, la borne de sortie 9 du dispositif 150 est connectée à l'organe d'écoute 22. Dans cet appareil, l'énergie est fournie par un jeu de piles, et de préférence par une batterie rechargeable. Cet appareil peut comporter à cet effet un montage redresseur. Les valeurs des composants sont données à la fin du texte. Il est à noter que ces deux étages peuvent être remplacés par un dispositif égaliseur approprié à multicanaux qui permet de faire varier indépendamment le gain d'amplification dans plusieurs bandes de fréquences. Dans l'appareil de correction toutefois, le circuit décrit à la figure 2 prévaut pour des raisons de coût, de dimension, et de consommation d'énergie. Dans l'appareil de la figure 2, l'interrupteur 116 permet au malentendant d'éliminer sélectivement une plage de hautes fréquences pour lesquelles le malentendant est hypersensible et/ou une plage susceptible d'être altérée par des bruits parasites tels que ceux causés par une. réaction audio. Les fréquences de coupure des filtres agissant à cet effet peuvent être choisies supérieures à 4000 Hz. La figure 3 représente l'aspect extérieur du tableau de commande que l'on peut donner à l'appareil illustré à la figure 2. A chaque étage 30 et 32 correspond respectivement un jeu de réglage 200 et 202 incluant des eSéments de réglage des graves, des aigus, et du volume de ces étages, qui correspondent respectivement aux curseurs 93, 99 et 130 de l'étage d'amplification 30 et 93', 99' et 130' de l'étage d'amplification 32. Le bouton 204 représenté sur la figure 3 correspond au curseur 146 du potentiomètre 143 de l'appareil de la figure 2 et qui sert de réglage du volume global de cet appareil.A la figure 3 d'autre part, le chiffre 206 désigne la lampe indiquant le fonctionnement de 1'appareil, tandis que le chiffre 210 désigne un interrupteur à bouton déplaçable latéralement par lequel on commande la fermeture ou l'ouverture de l'interrupteur 116 qui, lorsqu'il est fermé, -filtre les sons aux fréquences supérieures à 4000 Hz par exemple. La figure 4 illustre à titre d'exemple les courbes qu'on peut attribuer aux étages d'amplification 30 et 32 de l'appareil illustré à la figure 2. Cette figure donne en effet une illustration des variations de lampli- tude de la tension Vsc existant sur les curseurs-130 et 130' des étages 30 et 32 en fonction de la fréquence f indiquée selon une échelle logarithmique. Les courbes 250a, b et c représentent l'amplitude du signal de sortie de l'étage 30 pour trois valeurs différentes de volume, lorsque les réglages des graves et des aigus fournissent des signaux d'amplitude minimale. On remarque qu'un accroissement de volume provoque l'accroissement de l'amplitude de crête de la courbe 250 et procure sur toute une large plage de fréquences une réponse en forme de cloche au signal de sortie de l'étage. Les courbes 260a, b et c sont relatives au signal de sortie de l'étage 32, qui correspondent respectivement à trois niveaux de volume différents lorsque les réglages des graves et-des aigus sont établis à leur plus haut niveau possible. On rappellera que l'appareil illustré dans la figure 2 a ses deux étages 30 et 32 conçus de manière identique, de sorte que les courbes 250 produites par l'étage 30 peuvent en fait être produites par l'étage 32 par un réglage approprié des graves, des aigus et du volume, et vice versa. Cependant, on comprendra, conformément à l'invention, que l'on peut donner aux étages d'amplification mis en oeuvre des formes bien spécifiques pour atteindre la correspondance désirée et aintobtenir la meilleure correction possible. Dans les cas où la correction auditive est faite sur chaque oreille, il est possible d'utiliser le même dispositif microphonique pour deux appareils de correction ajustés différemment selon les caractéristiques de l'oreille correspondante. Mais il est aussi possible d'utiliser la stéréophonie, en adaptant d'une manière bien connue le dispositif microphonique 28 et les amplificateurs des deux appareils. La figure 6 représente sous forme synoptique un audiomètre conforme à l'invention. Comme tous ceux de la technique antérieure, il se compose d'un dispositif produisant un signal sonore 160, un amplificateur 162, et un organe d'écoute à conduction aérienne ou osseuse du son 164. Le dispositif 160 peut être un oscillateur et/ou un disposi- tif restituant un enregistrement de test dont la plage de fréquences représente au moins une partie de la bande de fréquences globale prise en compte conformément à l'invention. Les enregistrements peuvent être ceux de la propre voix du patient ou des tests spécifiques déterminés par l'homme de l'art, tels que ceux qui ont été mentionnés précédemment (sons purs, sons combinés). Par conséquent, l'audiomètre conforme à l'invention est caractérisé en ce que le dispositif 160 produit un signal sonore dont la bande de fréquénces comprend les fréquences de la bande principale d'acuité normale et des fréquences extérieures à cette bande qui peuvent inclure des fréquences inférieures à 20 kHz et inférieures à 20 Hz selon la caractéristique d'acuité du malentendant, et en ce que l'amplificateur 162 et l'organe 164 sont conçus pour transmettre toutes ces fréquences de manière contrôlée. En effet, l'amplificateur 162 permet de -régler le gain pour une fréquence donnée de cette bande ou pour certaines plages de fréquences faisant l'objet du test. L'organe d'écoute 164 est de même type de l'organe d'écoute 22 en question dans les figures 1 et 2. il est à noter que l'amplificateur 162 n'a pas besoin d'être identique à l'amplificateur des appareils de correction qui ont été décrits aux figures 1 et 2. Cependant, on a vu que l'amplificateur de ces appareils permettait commodément de modifier comme on veut sa courbe de gain globale. Comme l'audiomètre est un appareil de mesure destiné à tout malentendant, l'amplificateur 162- s'il est construit conformément à l'invention-devra être composé de plusieurs canaux réglables indépendamment l'un de l'autre, dont le nombre est déterminé par la technique associée éventuellement aux tests. Il peut aussi être préférable d'utiliser un égaliseur possèdant un nombre extrêmement grand de canaux réglables indépendamment l'un de l'autre en vue d'optimiser les tests. Du procédé selon l'invention découle aussi un procédé pour diagnostiquer la correction auditive d'un malentendant, caractérisé en ce qu'il consiste à mesurer l'acuité auditive non corrigée du malentendant en réponse à des sons pratiquement purs; à mesurer en fonction de la fréquence le niveau d'amplification qui procure au malentendant une acuité optimale à des sons complexes relative à la reconnaissance des sons, leur intelligibilité et le confort d'écoute; et à noter l'amplification nécessaire entre niveau d'écoute non corrigée et le niveau optimal d'écoute. Toutes ces caractéristiques ont été largement exposées précédemment. Appareil décrit à la figure 2 a été réalisé en utilisant les éléments suivants: RESISTANCES 74,118 1 kohm 86, 92, 106 10 kohms 78 18 kohms 108 22 kohms 76, 95, 132 47 kohms 84, 144 100 kohms CONDENSATEURS 94,102 1,5 nF 110,114 4,7 nF 88 20 nF 68 2 148 8 80,104 10 ç Bien entendu,- l'invention n'est nullement limitée aux exemples de réalisation décrits et illustrés. Au contraire, l'invention comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits, ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées selon l'invention et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1.- Procédé de correction auditive, du type consistant à aiplifier des sons ayant des fréquences comprises dans une bande principale composée de la bande des fréquences fondamentales de la parole humaine normale et des cinq octaves suivants, et à fournir les sons amplifiés à un malentendant, caractérisé en ce qu'il consiste en outre à faire cette correction pour des fréquences extérieures à ladite bande prin cipale 2.- Procédé selon la revendication 1, caracterisé en ce que la bande globale de fréquences pour lesquelles est faite la correction auditive inclut des fréquences exterleures à ladite bande principale susceptibles d'être superieures à 20kHz et/ou inférieures à 200 Hz, voilà 20 Hz. 3.- Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le gain de ladite amplification est, au oints pour des fréquences extérieures à ladite bande principale, supérieur à la valeur représentative de la différence entre le niveau d'acuité du malentendant pour ces fréquentes et le niveau de référence zéro. 4.- Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que le gain supérieur précité est donné pour des fréquences supérieures au quatrième octave. 5.- Procédé selon la revendication 3 ou 4, caractérisé en ce que le gain supérieur précité dépasse 10dB. 6.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que ltamplification globale nécessaire à la correction auditive est obtenue par combinaison de plusieurs amplifications faites dans des bandes d'ampli- fication séparées et/ou imbriquées partiellement ou totalement et/ou l'une incluant une autre. 7.- Procédé selon la revendication 6, caracterisé en ce que lesdites amplifications présentent respectiveient des gains contrôlés indépendamment l'un de l'autre dans leurs bandes respectives. 8.- Procédé selon la revendication 6 ou 7, caractérisé en ce qu'il consiste à modifier l'une, indépendamment des autres, des courbes de gain desdites amplifications, par exemple par un réglage des graves et/ou des aigus et/ou des médiums. 9.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 6 à 8, caractérisé en ce que le volume correspondant à chaque amplification est réglé indépendamment l'un de l'autre. 10.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le gain de l'amplification globale est limité dans certaines plages de fréquence correspondant aux plages dlhypenynçbEité auditive du malentendant. 11.- Audiomètre pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, du type comprenant un dispositif produisant un signal sonore, un amplificateur, et un organe d'écoute à conduction aérienne ou osseuse du son, caractérisé en ce que le signal produit par ledtb dispositif comprend les fréquences de la bande principale d'acuité normale et des fréquences extérieures à cette bande. 12.- Audiomètre selon la revendication Il, caractérisé en ce que l'amplificateur se compose de plusieurs étages d'amplification ayant respectivement des bandes passantes adjacentes et/ou se chevauchant partiellement ou totalement et/ou l'une d'entre elles en inclure une autre. 13.- Audiomètre selon la revendication 12, caractérisé en ce que les étages d'amplification sont réglables indépendamment l'un de l'autre. 14.- Audiomètre selon l'une quelconque des revendications Il à 13, caractérisé en ce que le signal sonore produit par le dispositif précité comprend des sons purs et/ou des sons de fréquences combinées. 15.- Audiomètre selon l'une quelconque des revendications Il à 14, caractérisé en ce que le signal sonore comprend des tests vocaux occupant respectivement des plages de fréquence prédéterminées dans la bande de fréquences utilisée par l'audiomètre. 16.- Audiomètre selon l'une quelconque des revendications 11 à 15, caractérisé en ce que le signal sonore produit par le dispositif précité est la voix du patient ou d'autres personnes. 17.- Audiomètre selon ltune quelconque des revendications Il à 16, caractérisé en ce que le signal sonore est amplifié de façon variable pour diverses fréquences. 18.- Appareil de correction auditive résultant de la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, ou de l'audiomètre selon l'une quelconque des revendications Il à 17, du type comprenant un dispositif microphonique, un amplificateur, et un organe d'écoute à conduction aérienne ou osseuse du son, caractérisé en ce que les bandes passantes respectives du dispositif microphonique, de l'amplificateur et de l'organe d'écoute comprennent les fréquences de la bande principale d'acuité normale et des fréquences extérieures à cette bande. 19.- Appareil selon la revendication 18, caractérisé en ce que le dispositif microphonique est un dispositif de haute fidélité pour toutes les fréquences de la bande globale de fréquences utilisée par ledit appareil. 20.- Appareil selon la revendication 18 ou 19, caractérisé en ce que le dispositif microphonique comprend au moins un microphone. 21.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 18 à 20, caractérisé en ce que le dispositif microphonique comprenne au moins un microphone éloigné e l'amplificateur et relié à ce 22*- Appareil selon l'une quelconque des revendications 18 827, caractérisé en ce que le dispositif microphonique comprend au moins un microphone éloigné de l'amplificateur et relié à ce dernier par des moyens non filaires, grâce à un systime imetteur-récepteur d'un rayonnement. 23.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 78 à22, caractérisé en ce quqttamplificateur comprend au moins deux étages d'amplification ayant respectivement des bandes d'amplification séparées et/ou imbriquées partiellement ou totalen nt et/ou l'une incluant une autre. 24.- Appareil selon la revendication 23, caractérisé en ce que la courbe de gain d'un étage est réglée indépendamment des autres. 25.- Appareil selon la revendication 23 ou 24, caractérisé en ce que le volute correspondant à chaque étage est réglé indépendamment l'un de l'autre. 26.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 18 à 25, caractérisé en ce que l'amplificateur comprend un montage d'amplification globale destiné à amplifier le signal résultant de la combinaison des signaux fournis par chacun desdits étages. 27.- Appareil selon la revendication 26, caractérisé en ce que le montage d'amplification globale comporte un élément de réglage du volume global 28.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 18 à 27, caractérisé en ce qutil comporte un dispositif de compression. 29.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 18 à 28, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour limiter le gain d'amplification dans au moins une plage de fréquence 30.- Procédé pour diagnostiquer la correction auditive résultant de l'application du procédé défini par l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'il consiste à mesurer l'acuité auditive non corrigée dtun mal -entendant en réponse à des sons pratiquement purs ; à mesurer en fonction de la fréquence le niveau d'amplification qui procure au malentendant une acuité optimale à des sons complexes relative à la reconnaissance des sons, leur intelligibilité et le caoetd'?coute ; et à noter l'amplification nécessaire entre le niveau d'écoute non corrigée et le niveau optimal d'écoute.