La presente invention concerne les fixations de sécurité pour ski, compor- tant un agrippe-semelle dont une premiere partie est destinee a cooperer avec l'extremite d'une semelle de chaussure disposée sur un support, susceptible de pivoter par une deuxieme partie, plus eloignee de l'extremite de la semelle, autour d'une partie mediane disposee transversalement au support et parallèlement au plan d'appui de celui-ci sur la semelle, d'un étrier comportant deux branches laterales coudees par rapport a la partie mediane et relies, par leur extremite opposee a celle--ci, respectivement aux deux côtes du support de part et d'autre de l'extremite de la semelle; des moyens de verrouillage elastiques sont prevus lateralement entre l'agrippe-semelle et les-branches laterales, pour permettre la rotation de 11 agrippe-semelle autour de la branche mediane, seulement lorsqu'un effort minimum predetermine est exerce vers le haut par le rebord de la semelle sur la premiere partie de l'agrippe-semelle. Dans des fixations de ski connues de ce genre, telles que celle decrite dans le brevet français N" I 572 250, les moyens de verrouillage élastiques prevus lateralement entre l'agrippe-semelle et les branches laterales de ltetrier, sont constitues notamment par des culbuteurs pivotes sur l'agrippe-semelle autour d'axes horizontaux, une partie de ces culbuteurs etant soumise à un ressort, une autre partie coopérant avec les branches laterales de l'etrier. Une telle fixation de ski est relativement complexe, ce qui ne lui permet pas dtêtre aussi peu volumineuse qu'il serait souhaitable.De plus, une telle fixation doit être refermée manuellement autour de la semelle de la chaussure, rien n'étant prévu pour que le chaussage puisse s'effectuer automatiquement, sans intervention manuelle. La fixation de sécurité pour ski, suivant l'invention, se propose de remédier a ces inconvénients.Bien qu'ayant une structure plus simple que celles de l'art antérieur, elle assure la même sécurité au déclenchement en cas de chute du skieur, et permet de plus a celui-ci de chausser sa fixation automatiquement, sans intervention manuelle, en appuyant simplement de haut en bas l'extrémité de sa semelle de chaussure sur la partie de l'agrippe-semelle destinée à coopérer avec ladite semelle. Dans la fixation de sécurité pour ski, objet de l'invention, ces moyens de verrouillage sont constitués. de chaque côte de l'agrippe-semelle, par une rampe de celui-dl, cooperant avec a branche latérale - - solidaire/correspondante disposée en regard. Chaque branche est déformable élastiquement latéralement sous l'action de la rampe, seulement lorsqu'un effort minimum prédéterminé est exercé vers le haut par le rebord de la semelle sur la premiere partie de l'agrippe-semelle. Une butée est disposée de chaque cote de l'agrippe-semelle, et coopère avec la branche latérale correspondante pour empêcher la rotation vers le bas, de l'agrippe-semelle autour de la branche médiane. Les deux branches latérales sont également déformables élastiquement dans un plan parallele a l'axe longitudinal du support et perpendiculaire au plan d'appui de celui-ci. Des moyens sont prévus pour maintenir l'asrippe-semelle a une auromatique dela chaussure - certaine distance au dessus du support de façon à permettre le chaussage/sur la fixation de ski.Sans sortir du cadre de la présente invention, une seule rampe, disposée d'un seul côté de l'agrippe-semelle, et une seule butée disposée ou non du même côté, peuvent coopérer chacune avec une seule branche latérale de l'é- trier; de même la ou les rampes, suivant le cas, peuvent être réglables en position; elles peuvent l'étre par exemple latéralement, par coulissement transversal par rapport à l'agrippe-semelle. Dans certaines réalisations dans-lesquelles les branches latérales sont montées pivotantes sur le support, les moyens pour maintenir l'agrippe-semelle à une certaine distance au-dessus du support, sont constitués par au moins une butée solidaire d'au moins une branche latérale de l'etrier, susceptible de coopérer avec le support ou avec le ski. Cette butée peut par exemple être constituée par une partie intermédiaire, coudée, d'une des branches de l'étrier. Elle peut être également constituée par une partie de ladite branche latérale, partie disposée entre ladite partie coudée, et le point de pivotement de la branche latérale sur le support. Dans d'autres réalisations, les moyens pour maintenir l'agrippe-semelle à une certaine distance au-dessus du support, sont constitués par un dispositif empechant le pivotement des branches latérales, à leur point de liaison avec le support; par exemple ces branches latérales peuvent être fermement fixées au support; elles peuvent également être demontables, mais conformées pour être a justées dans le support de façon à ne pas pouvoir tourner par rapport audit support. Dans d'autres réalisations, chaque-branche latérale de l'étrier comporte une partie intermédiaire enroulée formant au moins une spire dont une partie coopere avec la rampe correspondante. Cette spire peut, par exemple, lorsque j'é- trier est en position de pratique du ski, être disposée approximativement au-des sus du reste de la branche latérale; sa partie approximativement la plus éloignée dudit reste de la branche latérale, coopère avec la rampe; la partie approximativement diamétralement opposée de la spire peut avantageusement constituer la partie coudée servant de butée pour maintenir l'agrippe-semelle à une certaine distance au-dessus du support. Le dessin annexé illustre, à titre d'exemple, des modes de realisation de la fixation de ski, conformes à la présente invention. La fig. I représente, vu de côté, un premier mode de réalisation, en position de pratique du ski. La fig. 2 représente, vu de côté, le même premier mode de réalisation,en en cours de chaussage. La fig. 3 représente, vu de côté, le même premier mode de réalisation, en cours de déclenchement. La fig. 4 représente partiellement, vu de dessus, le même premier mode de réalisation. La fig. 5 représente > vu suivant V - V de la fig. 4, le même premier mode de réalisation. La fig. 6 représente, vu en perspective, un deuxième mode de realisation. Telle qu'elle est représentée notamment sur les fig. 1 à 4 > la fixation de sécurité pour ski comporte un agrippe-semelle 1 dont une première partie est prévue pour coopérer avec l'extrémité d'une semelle 2 d'une chaussure pour maintenir celle-ci sur un support 3. Cette première partie est constituée dans notre exemple par deux galets -4 et 5 prévus pour être disposes respectivement de chaque côté de la semelle 2. Ces galets ont une forme conique pour correspondre à la forme de la semelle 2; ils sont pivotés autour d'un arbre 6, disposé parallèlement à la face supérieure du support et transversalement à l'axe longitudinal de celui-ci, supporté par l'agrippe-semelle 1.Dans notre exemple, le support 3 est constitué par une plaque sous-pied faisant elle-même partie d'un dispositif de sécurité; l'agrippe-semelle 1 constitue une deuxième sécurité qui est susceptible de se déclencher seulement après déclenchement du premier dispositif de sécurité. Cette deuxième sécurité est intéressante notamment lorsque le premier dispositif de sécurité comporte une plaque sous-pied qui reste constamment reliée au ski 9, même après déclenchement, par un lien souple soumis d'autre part par exemple à l'action d'un dispositif de tension élastique. Sans sortir du cadre de la présente invention, le support 3 pourrait être constitué par le ski 9 lui-même, l'agrippe-semelle 1 constituant dans ce cas l'unique dispositif de sé curité de la fixation de ski. L'agrippe-semelle 1 est pivoté par une deuxième partie, plus éloignée de l'extrémité de la semelle 1 que la première, autour d'une partie médiane 7 d'un étrier 8. Cette partie médiane 7 est disposée parallèlement à l'arbre 6, transversalement au support 3. L'étrier 8 comporte également deux branches latérales Il et 12 disposées de part et d'autre de la partie médiane 7, coudées par rapport à celle-ci et pivotées, par leur extrémité coudée opposée à la partie médiane 7, dans deux orifices 13 prévus respectivement sur les deux côtes du support 3. Les branches latérales il et 12 sont coudées en 14, une de leurs parties, 15, proche de la partie coudée 14, est prévue pour venir én appui contre une butée 16 solidaire de chaque côté du support 3.Une deuxième partie, 17, maintient l'agrippe-semelle 1 à une certaine distance du support 3 et du ski. Un dispositif de verrouillage est prévu latéralement entre l'agrippe-semelle 1 et les branches latérales 11 et 12. Il est constitue tout d'abord par une rampe 21 disposée de chaque côté de l'agrippe-semelle 1; chaque rampe 21 coopère avec une troisième partie 18 de la branche latérale ll-12 correspondante qui est déformable élastiquement latéralement, respectivement suivant 22 et 23 dans notre exemple (fig. 4). Chaque rampe 21 est disposée,lorsque la fixation est en position de pratique du ski (fig. 1), au-dessous de la branche 11-12 correspondante, et est orientée en direction de celle-ci. Dans notre exemple, les rampes 21 sont montées sur l'agrippe-semelle 1 de façon à pouvoir coulisser à volonté suivant 22 ou 23 transversalement à l'agrippe-semelle I.Comme représente sur la fig. 5, une vis de réglage 24 comporte à cet effet une extrémité conique 25 qui coopère avec deux autres rampes 26 prévues à une extrémité de deux éléments coulissants 28 et 29 qui comportent eux-mêmes à leur autre extrémité les rampes 21. Ainsi le déplacement axial de la vis 24 suivant 30 permet d'écarter l'un de l'autre les éléments coulissants 28 et 29, suivant 22 et 23 respectivement, et dta- dapter la position des deux rampes 21 à l'écartement exact des branches latérales 11-12, Les éléments coulissants 28 et 29 comportent des lumières oblongues 31 a travers lesquelles passent des vis de blocage32 dont l'extrémité filetée est en prise avec des orifices filetés prévus dans une plaquette 33. Le blocage des vis 32 immobilise les eleents coulissants 28 et 29 entre l'agrippe-semelle I proprement dit, et la plaquette 33. D'autre part, l'agrippe-semelle I comporte à chacune de ses parties latérales une butée 37 coopérant avec la branche latérale 11-12 correspondante pour empêcher la rotation de l'agrippe-semelle I autour de la branche médiane 7, suivant 38 vers le bas (fig. I et 2). Une partie profilée en creux 39 est prévue à la partie supérieure de l'agrippe-semelle 1 (fig. I et 4). Par ailleurs, les branches latérales Il et 12 sont également déformables élastiquement suivant 40 (fig. I et 2), dans un plan parallèle à l'axe longitudinal du support 3 et perpendiculaire au plan d'appui de la semelle 2 sur celuici. Au moment du chaussage de la fixation, le rebord de l'extrémité de la chaussure 2 est amené en contact avec les galets 4 et 5 puis, comme représenté sur la fig. 2, ce rebord est déplacé suivant 41, ce qui provoque une-déformation élastique des branches latérales Il et 12 et une rotation suivant 40 de la branche médiane 7 autour des butées 16;dans le même temps, les galets 4 et 5 s 'écar- tent momentanément de la semelle 2. Lorsque la semelle 2 est en appui sur le support 3, les branches latérales Il et 12 reprennent élastiquement leur position-de repos, les galets 4 et 5 venant se loger sur le rebord supérieur de la semelle 2, comme représenté sur la fig. 1. La fixation de sécurité est ainsi en position de pratique du ski.Au moment de ce chaussage, si de la neige tassée, par exemple, vient s'intercaler entre la semelle 2 et le support 3, le chaussage de la fixation s'effectue de la même façon, maissdans ce cas, un léger jeu existe après chassage, entre les butées 16 et les parties 15 des branches latéra les Il et 12. En cas de chute du skieur, lorsqu'un effort de séparation minimum predéterminé est exercé, par exemple vers le haut suivant 42, entre le rebord de la semelle 2 et le support 3, les rampes 21 repoussent latéralement, respectivement suivant 22 et 23 (fig. 4), les branches latérales 11 et 12 qui se déforment ainsi élastiquement et permettent la rotation suivant 43 de l'agrippe-semelle 1 autour de la branche médiane 7 de l'étrier 8. Comme représenté sur la fig, 3, les galets 4 et 5 libèrent ainsi la semelle 2 de la chaussure. Comme on le voit sur la fig. 3, ce déclenchement se produit, dans notre exemple, seulement au moment où le support 3 s'est lui-même déjà séparé du ski, et où un lien souple 44, qui relie celui-ci au ski, a été brutalement tendu. Le déclenchement de l'agrippe-semelle 1 se produirait de la même façon si le support 3 était constitué par le ski 9 lui-même. Pour déchausser volontairement la fixation, il suffit d'exercer suivant 46 un effort sur l'agrippe-semelle 1, par exemple avec l'extrémité d'un bâton de ski introduite dans la partie en creux 39 (fig. 1); les branches latérales 11 et 12 fléchissent suivant 40, et le rebord de la semelle 2 se trouve libéré. En dehors de la pratique du ski, les branches latérales 11 et 12 sontécar tées, suivant 45 (fig. 1), de la position où elles sont en appui sur les butees 16, et sont avantageusement plaquées, ainsi que l'agrippe-semelle 1, contre le support 3. L'agrippe-semelle 1 présente ainsi un encombrement réduit, plus favorable pour le transport des skis. Selon une variante du premier mode de réalisation, non représentée sur le dessin, les parties coudées 14 et les butées 16 sont supprimées et les branches latérales 11 et 12, au lieu d'etre articulées en 13 dans le support 3, sont encastrées en 13 dans ledit support 3, de façon à ne pas pouvoir tourner par rapport à ce dernier. Tous les autres éléments sont identiques à ceux du premier mode de réalisation précédemment décrit. Le fonctionnement de l'ensemble est également similaire. Dans le deuxième mode de réalisation de l'invention, représenté sur la fig. 6, les branches latérales coudées 11 et 12 du premier mode de réalisation sont remplacées par des branches latérales 51 et 52 qui comportent chacune une partie intermédiaire formant une spire 53. Les rampes 21 des fig. I à 5 sont remplacées par des rampes coniques 54. Lorsque l'étrier 8 est en position de pratique du ski, chaque spire 53 est disposée approximativement au-dessus du reste de la branche latérale correspondante 51 ou 52. La partie la plus éloignée 55 dudit reste de la branche latérale coopère avec la rampe conique 54 correspondante (fig. 6).Une partie 56 de chaque spire 53, sensiblement opposée à la partie 55, est prévue pour servir de butée, pendant la pratique du ski,pour maintenir l'agrippe-semelle 1 à une certaine distance au-dessus du support 3, et permettre ainsi un chaussage automatique de la fixation de ski. Tous les autres éléments sont identiques à ceux du premier mode de réalisation. Le fonctionnement de l'ensemble est similaire à celui de ce premier mode de réalisation. La présence des spires 53 favorise la déformation élastique des branches latérales 51 et 52, aussi bien latéralement suivant 22 ou 23, que longitudinalement suivant 40. La fixation de sécurité pour ski, objet de l'invention, peut être utilisée dans tous les cas où une telle fixation doit avoir un volume très réduit tout en permettant un chaussage automatique facile. C'est le cas notamment dans les fixations de ski comportant une plaque sous-pied destinee à être fixée à la semelle de la chaussure pendant la pratique du ski. REVENDICATIONS 1. Fixation de sécurité pour ski, comportant un agrippe-semelle dont une premiè re partie est destinée à coopérer avec l'extrémité d'une semelle de chaussure disposée sur un support, susceptible de pivoter par une deuxième partie7 plus éloignée de l'extrémité de la semelle, autour d'une partie médiane disposée transversalement au support et parallèlement au plan d'appui de celui-ci sur la semelle, d'un étrier comportant deux branches latérales coudées par rap port à la partie médiane et reliées, par leur extrémité opposée à celle-ci, respectivement aux deux côtés du support de part et d'autre de l'extrémité de la semelle, des moyens de verrouillage élastiques étant prevus latéralement entre l'agrippe-semelle et les branches- latérales, pour permettre la rotation de l'agrippe-semelle autour de la branche médiane, seulement lorsqu'un effort minimum prédéterminé est exercé vers le haut par le rebord de la semelle sur la première partie de l'agrippe-semelle, caractérisée en ce que ces moyens de verrouillage sont constitués, d'un côté au moins de l'agrippe-semelle, par une rampe solidaire de celui-ci, de position réglable ou non latéralement > coopérant avec la branche latérale correspondante disposee en regard, qui est déformable élastiquement latéralement sous 11 action de la rampe, une butee étant disposée, d'un côté au moins de lTagrippe-semelle, et coopérant avec la branche latérale correspondante pour empêcher la rotation vers le bas, de l'agrippe-semelle autour de la branche médiane, les deux branches latérales étant déformables élastiquement dans un plan parallèle à l'axe longitudinal du support et perpendiculaire au plan d'appui de celui-ci, et comportant des moyens pour maintenir l'agrippe-semelle à une certaine distance au-dessus du support. 2. Fixation de ski, selon la revendication 1, caractérisée en ce que chaque ram pe est montée coulissante latéralement transversalement à l'agrippe-semelle. 3. Fixation de ski, selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, dans la quelle les branches latérales sont montées pivotantes sur le support, carac térisée en ce que les moyens pour maintenir l'agrippe-semelle à une certaine distance au-dessus du support, sont constitués par au moins une butée soli daire d'au moins une branche latérale de l'étrier, susceptible de coopérer avec le support ou avec le ski. 4. Fixation de ski, selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caracteri- sée en ce que les moyens pour maintenir l'agrippe-semelle à une certaine dis tance au-dessus du support, sont constitués par un dispositif empêchant le pivotement des branches latérales, leur point de liaison avec le support 5, Fixation de ski, selon la revendication 3, caractérisée en ce que la butée est constituée par une partie intermédiaire, coudée, de la branche latérale correspondante de Z'étrier, ou par une partie de ladite branche latérale, disposée entre ladite partie coudée, et le point de pivotement de la branche latérale sur le support. 6. Fixation de ski, selon l'une quelconque des revendications I ou 2, caractéri sée en ce que chaque branche latérale coopérant avec une rampe de l'agrippe semelle comporte une partie intermédiaire enroulée formant au moins une spire dont une partie coopère avec ladite rampe. 7. Fixation de ski, selon l'une quelconque des revendications I ou 2, caractéri sée en ce que chaque branche latérale coopérant avec une rampe de l'agrippe semelle, comporte une partie intermédiaire enroulée formant au moins une spi re qui, lorsque l'étrier est en position de pratique du ski, est disposée au moins approximativement au-dessus du reste de la branche latérale, et dont la partie approximativement lapluséloignée dudit reste de la branche latérale coopère avec la rampe.