La présente invention a pour objet un fil retors comprenant au moins un fil de liaison en une matière synthétique extrudable par une filière, ainsi qu'un procédé de fabrication et une application d'un tel fil retors dans les industries du tissage et de la production des tissus à mailles et des bonneterie Dans la procédure de fabrication d'un fil retors sans fin traditionnel pour la couture, on produit, selon le titre final désiré (c'est-à-dire selon le poids en grammes par 9 000 m, un fil retors simple, avec un multifil (composé de multiples fibrilles) en lui faisant subir une torsion S avec un nombre déterminé de tours par mètre, selon la nature de la matière et le titre. Ceci peut avantageusement être exécuté sur une retordeuse à bobines superposées (après avoir auparavant procédé à un rebobinage de transfert) ou sur une retordeuse à anneau (retordeuse-doubleuse), directement à partir des bobines de filature. Plus récemment, on utilise également ce procédé pour la production de fils à coudre sur des retordeuses à double torsion. Ensuite, on procède à l'assemblage de deux ou plusieurs fils sans fin ayant préalablement subi une torsion S par une torsion Z en utilisant le nombre de torsions par mètre approprié selon le titre et le nombre des fils élémentaires composant le fil retors. Cette opération est généralement exécutée sur un métier à doubler, mais pourrait également être réalisée selon le procédé de doublage antérieur sur des retordeuses à bobines superposées ou à double torsion. Qu'il s'agisse de fils naturels ou synthétiques, le retordage doit nécessairement être suivi d'une opération de fixation. C'est ainsi par exemple que pour la soie, qu'elle soit synthétique ou naturelle, on procède à un traitement par la vapeur des bobines de la retor- deuse dans un autoclave. La température et la durée de ce traitement sont fonction du nombre de tours par mètre du fil retors. En général, cette tempé- rature se situe entre 40 et 650C, la durée de traitement (évacuation et vapo- risation) étant d'environ 40 minutes. Dans le jargon du métier, on appelle ce traitement le "calmage" ou "tranquillisation" du fil retors. Il en est autrement avec les fibres synthétiques telles que le Nylon et le polyester. Au cours de la fabrication des fils à coudre, ces deux groupes de fibres sont soumis à un traitement d'étirage et de thermofixation. A cette fin, on utilise généralement deux procédés. Dans le premier, on enroule le fil à coudre avec une certaine tension (pré-étirage), selon le titre et la nature de la matière, sur un tambour de fixation, puis on fait subir à cette matière une thermofixation dans un autoclave (Nylon) ou dans un four électrique (polyester). Pour le Nylon, la température de traitement est d'environ 100 à 1400C et la durée du traitement varie entre 80 et 130 minutes, tandis que pour les polyesters la température se situant entre 160 et 2000 C et la durée entre et 140 minutes. Le second procédé diffère du premier en ce que l'étirage et la thermofixation s'effectuent en une seule opération (procédé continu), l'étirage, la température et le temps de traitement étant fonction du titre, de la nature de la matière et de la vitesse. L'étirage et la thermofixation ont pour résultat d'orienter longitudi- nalement les chaînes d'atomes formant les fils retors. En outre, ces opérations ont pour résultat, selon le mode de traitement, d'influencer la résistance finale, le retrait final, l'allongement final et l'affinité à la teinture du fil à coudre résultant, en calmant celuici en même temps. Ces procédures de fabrication des fils à coudre formés de fibres discontinues ou hachées, qu'il s'agisse de fibres naturelles ou synthétiques, ne sont que légèrement. différentes des procédures utilisées pour la production des fils continus. C'est ainsi qu'après le filage, on procède à la production des fibres discontinues (fibres hachées synthétiques) ou bien, dans le cas de certains fils naturels, à la production des fibres discontinues, puis on fait subir à ces fibres discontinues une torsion S avec un nombre déterminé de tours par mètre (selon le titre et l'application envisagée). A cette fin, on utilise généralement les procédés de filage du coton (procédé à trois cylindres) et le procédé de filage de la schappe. Initialement, le procédé de filage utilisé est déterminé par la nature du fil (soie, coton). Aujourd'hui, on utilise ces deux procédés de filage pour les fibres discontinues, qui sont connues par exemple sous les désignations de polyesters filés par le procédé de la schappe ou du coton. C'est ainsi qu'à la place de la production du fil retors initial dans le cas de fils sans fin, on procède, pour la fabrication du fil retors discontinu, à la torsion S. Les procédés restants ne diffèrent des précédents qu'en ce qu'avant la torsion finale, on soumet tous les fils retors, après la dernière étape de fabrication, à un "gazage" (grillage des fibres saillantes). Il convient encore de mentionner qu'on fait subir aux fils à coudre en coton de haute qualité, au lieu de la fixation, à un traitement supplé- mentaire de mercerisation, qui a pour effet d'augmenter sa résistance d'envi- ron 8 à 10 %, il contribue également à améliorer la propreté du fil. 2 494311 Dans le procédé de production de fils à âme, on enroule un ou plusieurs multifils ou monofils, de préférence en polyester, autour d'un fil discontinu naturel ou synthétique. A cette fin, on utilise le métier à anneau tradi- tionnel. Lorsque les fils d'entourage dits "de guipage" sont par exemple en coton et le fil d'âme en polyester, ce traitement d'étirage et de thermofixa- tion du fil d'âme peuvent être effectués avant l'enroulement des fils extérieurs. En ce qui concerne les traitements ultérieurs d'amélioration des fils retors pour la couture, tels que la teinture, le lissage et le mélange, ils n'ont pas un rapport direct avec la présente invention et ne seront par conséquent pas décrits plus en détail. La tendance à la détorsion des retors traditionnels, en particulier des retors, est particulièrement gênante avec tous les retors naturels pour la couture, qu'il s'agisse de fils discontinus ou continus, par exemple de soie,-de coton ou de lin. Il en résulte, lors de l'utilisation du fil, une solidité réduite des coutures du produit, ainsi que des difficultés pour enfiler le fil dans le chas de l'aiguille. De plus, il devient plus difficile de couper la fin du fil. En outre, la tendance à la torsion résiduelle se traduit, en particu- lier dans le cas des retors sans fin en polyamide ou polyester par des phénomènes désagréables. C'est ainsi que quand on coud du cuir, des tissus pour matelas, des ceintures de sécurité, etc..., la torsion est soumise à des pressions telles qu'une torsion rétrograde est inévitable. Celle-ci se traduit par un vrillage du fil à coudre et finalement par la formation de noeuds, ce qui a inévitablement pour résultat une casse du fil, une détério- ration de la plaque-aiguille, et conduit en fin de compte, à des rebuts. Par ailleurs, la tendance à la formation de boutons pose l'un des plus graves problèmes dans l'utilisation des fils à coudre à fibres discontinues ou continues guipées. C'est ainsi que dans le cas des fils à coudre à base de fibres discontinues, ces fibres, lorsqu'elles sont insuffisamment liées, s'accumulent autour du chas de l'aiguille et conduisent à une rupture de cette dernière ou du fil. Dans le cas des fils à coudre guipés, le plus grand danger réside dans le refoulement du guipage, ce qui se traduit également par la formation de boutons (épaississements) autour du chas de l'aiguille, ce qui a généralement pour conséquence une rupture du fil ou de l'aiguille elle-même. Or, tous les procédés de fabrication de fils retors pour la couture sont affectés, à un degré plus ou moins grand, par les inconvénients précédents. La cause en est une liaison insuffisante entre les divers composants du retors. Il existe un procédé pour fabriquer un faisceau de fibres en une matière thermoplastique dans lequel on juxtapose les fils du faisceau et on prévoit sous ces fils, au moins un fil de liaison en une matière thermoplastique, après quoi on fait subir à ce faisceau de fibres un traitement à une température relativement élevée qui a pour effet de faire fondre le fil de liaison, lequel remplit ainsi les intervalles entre les fils formant le faisceau. Dans ce procédé, on fait subir au faisceau de fils le traitement thermique sans tension, de sorte qu'il n'est pas étanché extérieurement. De ce fait, la matière du fil de liaison en fusion peut s'échapper du faisceau de fibres et former autour de celui-ci une surface rugueuse, freinant les traitements ultérieurs. En conséquence, ces fils ne sont pas utilisables pour la couture, par exemple. A cela s'ajoute qu'on obtient une structure analogue à un fil métallique et, par conséquent, complètement inflexible (DE-AS 2 204 119). On connaît en outre un procédé dans lequel on entoure ou on guipe le fil thermoplastique. Ainsi, ce fil reste tout droit au centre du faisceau de fibres en tant que composant coporteur. Après cette torsion ou ce guipage, on fait subir à ce produit textile un traitement thermique qui a pour effet de réaliser une liaison entre l'entourage et l'âme, c'est-à-dire avec le fil central thermoplastique, sans cependant modifier la section du fil d'âme thermoplastique. Ainsi, par la fixation entre les composants du retors et les particules individuelles de matière plastique, on ne réalise pas de liaison, car entre autres, les pressions et les températures de fixation correspondantes font défaut. Ce procédé connu implique l'utilisation d'un fil thermoplastique relativement grand. Il en découle que, par suite de son coefficient de dilatation très élevé (5-10 fois plus grand que celui du polyamide 66 par exemple), ce fil n'est pas utilisable dans certains domaines. Une fixation, c'est-à-dire un contrôle de l'allongement n'est pas possible avec ce procédé et avec le produit résultant. En conséquence, un tel fil est inutilisable comme fil à coudre pour des vêtements, etc... (brevet US-PS-2 313 058). La présente invention s'est fixé pour but de produire un fil retors dans lequel est réalisée une liaison optimale et permanente entre les divers composants, sans affecter pour autant la flexibilité du retors résultant. Ce résultat est obtenu dans le fil retors selon l'invention, qui est caractérisé en ce que le fil de liaison a un point de fusion inférieur à 1550 C et un allongement à la rupture supérieur à 25%, et en ce qu'il réalise, au moins sous pression, une liaison adhésive avec les divers composants du retors. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui sera donnée ci-après uniquement à titre d'exemple nullement limitatif, en référence aux dessins annexés dans lesquels: - la figure 1 est une représentation très schématique d'une retordeuse à bobines superposées pour retordre le fil Nylon modifié avec le fil de liaison central - la figure 2 représente schématiquement la section d'un fil retors semi-fini - la figure 3 est une représentation schématique d'une retordeuse finisseuse - la figure 4 représente la section d'un fil retors fini, avant l'étape de liaison; et, - la figure 5 montre la section d'un fil retors selon la figure 4 après l'étape de liaison. Comme fils de liaison entre les divers composants du retors, on utilise des fils fabriqués par les "Emser-Werken". Ces fils sont constitués par un copolymère composé d'au moins 3 polyamides, comme il est décrit en détail, par exemple dans le brevet américain no 4 225 699. Ces fils de copolyamides sont connus sous la désignation "fils de séparation", et présentent, lorsqu'on les utilise comme fils de liaison, d'intéressantes propriétés qui toutefois ne peuvent être mises en valeur que dans des conditions bien déterminées (comme il est expliqué plus loin) . Dans toutes les techniques de production de fils retors pour la couture, il convient de veiller à ce qu'après le retordage, le fil de liaison soit le plus près possible du centre du fil résultant. Ce résultat est obtenu par des tensions d'entrée appropriées, comme il est précisé dans les exemples de réalisation 1 et 2 ci-après. (A cela font exception les procédés de guipage et d'entourage dans lesquels ces conditions sont imposées par la procédure). Exemple de réalisation 1 On va décrire ci-après le procédé de fabrication d'un fil à coudre sans fin n0 8/3 en Nylon 6.6. et la liaison entre les composants de ce fil et d'un fil en copolyamides dont le point de fusion est de 1100 C. Domaines d'applications: les industries du cuir, des matelas, du rembourrage de meubles et de ceintures. Pour la production du fil retors initial, on utilise un métier à bobines superposées 1 (figure 1) opérant avec deux multifils parallèles de 550 dtex, par exemple avec des fils de Nylon 6.6. ayant une résistance A et un multifil de liaison parallèle de 78 dtex B avec 250-300 torsions par minute, ces fils se déroulant des bobines 3, 4 et 5 et étant retordus ensemble dans la direc- tion S, les tensions d'entrée dans le mécanisme de torsion 7 ne devant pas dépasser pour les fils de 550 dtex 0,02 gramme par dtex. Par contre, la tension d'entrée du fil de liaison B dans le mécanisme de torsion 7 ne doit pas être inférieure à 0,18 gramme par dtex. Ces conditions sont imposées par un meilleur placement du fil de liaison B pendant la torsion entre les deux fils A de 550 dtex (figure 2). Avec le retors initial ou final, on retord, selon le titre final recherché, un multifil ou un monofil de copolyamides ou un fil de copolyesters qui représente une fraction comprise entre 0,5 et 15% du titre final, en tant que fil de liaison. Pour la fabrication du retors final, on place ensuite les trois retors précédents AAB sur une retordeuse analogue à celle de la figure 1 et on procède à une torsion Z de 150 à 200 tours par mètre pour obtenir le retors final C sur une bobine 8 (figures 3,4). On rebobine ensuite le retors fini de la figure 4 sur le tambour d'une étireuse parallèle en opérant avec une tension de 600 à 1100 grammes. Ensuite, on traite le fil à coudre enroulé sur le tambour dans un autoclave en opérant avec une température de vapeur comprise entre 110 et 1400C pendant 80 à 140 minutes avec une ou plusieurs évacuations intermé- diaires. Cette opération a pour conséquence d'orienter longitudinalement les chaînes d'atomes des fibres. En même temps a lieu la formation de la liaison entre les divers composants A et B du fil. Les mêmes résultats pourraient être obtenus avec la procédure de fixation continue décrite (figure 5). Toutes les autres opérations d'affinage ou d'amélioration du fil à coudre s'effectuent selon des procédés actuellement courants. Exemple 2 La production du fil retors pour la couture n0 40/3 s'effectue essentiellement comme dans l'exemple de réalisation 1. On opère sur une retordeuse à bobines superposées, en utilisant un multifil parallèle de 235 dtex en Nylon 6.6 à grande résistance, et en opérant une torsion de 530 à 560 tours par mètre dans la direction S (retors initial). On assemble ensuite en les retordant trois fils initiaux de ce genre et un multifil de liaison de 44 dtex pourvu d'une torsion de protection, sur une retordeuse à bobines superposées en procédant à une torsion de 360 à 390 tours par mètre dans la direction Z. Les tensions d'entrée dans le mécanisme de retordage doivent être respectées: pour le fil de 235 dtex, la tension ne doit pas dépasser 0, 025 gramme par dtex et pour le fil de liaison de 44 dtex, la tension d'entrée ne doit pas être inférieure à 0,25 gramme. En ce qui concerne les opérations d'étirage de fixation et de liaison, ainsi que les autre opérations d'affinage, on opère exactement comme dans l'exemple 1. Pour les fils à coudre de coton, on utilise la meilleure qualité de coton (longues fibres). Le filage s'effectue sur des machines à filer le coton à trois cylindres. Pour les fils à coudre à fibres synthétiques discontinues, on trans- forme le fil sans fin en fils discontinus hachés. En principe, il y a pour la production des fils retors pour la couture en fibres discontinues deux procédés qui permettent de fabriquer les produits selon l'invention: Dans le premier, on transforme les fils continus en fibres discon- tinues hachées pour la production des fils de liaison. Dans ce cas, il convient de veiller à ce que les fils hachés de liaison soient plus courts de 30 à 40 %, que les fibres discontinues à lier (afin de respecter le caractère des fils). Ensuite, on mélange de manière homogène les fibres discontinues à lier (coton, polyester, etc...) avec-les fibres hachées de liaison dans la proportion de 0,5, 15% de fibres de liaison. Dans le second procédé de fabrication possible des fibres discontinues ou des fibres hachées pour la production de fils retors pour la couture, on procède comme dans le second exemple 2 jusqu'à l'alinéa correspondant à la fabrication du fil retors fini, puis on procède à la torsion conjointe d'un fil de liaison sans fin ayant les propriétés thermiques correspondantes, dans le rapport correspondant. Tous les autres traitements restent les mêmes que ceux décrits dans l'exemple de réalisation 3. Exemple 3 Sur un métier à filer le coton (métier à trois cylindres), on procède au filage d'un coton n0 56 comportant 4 % de fibres de liaison hachées en Nylon modifié, point de fusion 1100C, en procédant avec 600 à 750 tours par mètre dans la direction S. On assemble deux de ces fils sur une doubleuse-retordeuse en opérant avec 20 torsions Z par mètre. On procède ensuite à une torsion d'un tel ensemble doublé sur un métier à retors Hamel en opérant avec 600 à 700 tours par mètre dans la direction Z. On procède ensuite au gazage, par-exemple sur une machine à gaz Mettler à chauffage au propane ou électrique, en opérant à une vitesse de défilement de 700 mètres par minute. La mercerisation peut avantageusement être supprimée car la liaison des fibres discontiIes se traduit elle-même par une augmentation de la résistance. La procédure de liaison s'effectue, dans le cas de fils à coudre en coton, dans des autoclaves chauffés à 1200C avec une ou plusieurs évacuations, la durée sur les bobines de gazage étant de 50 à 110 minutes. Pour les procédures restantes, il-convient de se référer à l'exemple 1. La fabrication de fils retors pour la couture en fibres discontinues (ou hachées) à base de matière synthétique correspond à la fabrication des fils retors à coudre en coton, avec les modifications thermiques et techniques qui s'imposent. Les retors pour la couture en coton, fabriqués selon le procédé de l'invention, exigent dans tous les cas une teinture en deux étapes à un seul bain, ce qui n'est pas nécessaire dans le cas des retors en fibres discontinues synthétiques, lors diun choix judicieux du fil (Nylon ou polyester). Pour la production de fils à coudre retors comportant un fil d'âme ou central, on peut,tout comme dans le cas de la production des retors en fils discontinus, utiliser deux procédés pour obtenir le produit selon l'invention. Le premier procédé ressort de l'alinéa concernant les fils retors pour la couture en fibres discontinues. Dans le cas du second procédé possible, on ajoute pour la procédure de guipage du fil d'âme préalablement retordu (simple ou multiple) un fil de liaison dont le titre est fonction du titre final désiré. Ensuite, on procède à une étape de liaison qui s'effectue sous tension dans un autoclave ou dans un four électrique, selon la nature du fil de guipage. Il convient également de mentionner que dans le cas de fils à coudre retors guipés, qui sont produits sur des métiers à retors à broche creuse, on utilise les mêmes procédés. Il convient de respecter les conditions techniques suivantes de liaison: Pour obtenir une liaison optimale des divers composants, le traitement thermique du retors doit s'effectuer sous une tension aussi élevée que possible. Cette tension doit être suffisante pour que les divers composants du retors entourent le fil de liaison pratiquement de manière hermétique, sans qu'il en résulte cependant d'autres inconvénients, tels qu'une fuite du fil de liaison liquéfié. D'ailleurs, cette étanchéité est influencée par le nombre des tours par mètre (retors initial et retors fini). Un nombre correct de tours par mètre évite, en outre, une liaison indésirable entre les fibrilles individuelles des composants du retors, liaison qui est nuisible à la souplesse et à la flexibilité du retors fini. On voit donc que dans ces retors, le fil de liaison forme ce qu'il est convenu d'appeler quand il s'agit de câbles une "âme" qui, à mesure que le nombre des tours augmente, est de plus en plus enfermée inaccessible de l'extérieur. Le nombre des tours doit être suffisant pour que même pendant le traitement thermique du fil, au cours duquel le fil de liaison fond, aucune fraction de la matière de ce dernier ne puisse s'échapper à l'extérieur et gagner la surface du fil. A cette fin, comme l'ont montré des essais approfondis, il peut être avantageux d'étirer au maximum le fils retors pendant le bobinage sur le tambour de fixation. En ce qui concerne les fils retors guipés et autres, il convient de procéder comme il a été décrit ci-dessus, en respectant les modifications imposées par la procédure. Dans le cas de retors en fibres disccntinuespourvues d'un fil de liaison en fibres hachées, on élimine par un lavage les fibres hachées de liaison présentes à la surface du fil pour la teinture. Pour la liaison, on peut utiliser n'importe quel fil qui est fait d'une matière synthétique pouvant être filé, à condition que son allongement à la rupture soit supérieur à 25%, par exemple entre 30 et 50%, de. préférence entre et 40 % et que son point de fusion soit, selon l'application, situé entre et 1550 C. En outre, un tel fil doit être capable - au moins sous pression - de se coller a d'autres fils textiles. Les fils de liaison en copolyamides, c'est-à-dire les "fils de sépara- tion d'Ems" constituent des matières de liaison possédant ces propriétés. De plus, leurs extensibilités élevées ont une influence très favorable sur la souplesse du retors fini. En outre, ces fils de liaison ont la propriété avantageuse de ne se coller à d'autres fils, à l'état fondu que sous pression, à la différence d'autres fils de séparation ou de collage connus formés d'autres composés de copolyamides qui, à l'état liquéfié, forment une masse collante qui se fixe à n'importe quoi, sans pression. Les fils de liaison en copolya- mides adaptés pour être utilisés (les fils de séparation d'Ems) présentent, selon la nature des fils, les propriétés thermiques suivantes: - Point de fusion lors de l'utilisation des fils à coudre retors comportant des fils naturels entre 70 et 90 c. - Point de fusion lors de l'utilisation de fils à coudre retors comportant des fils Nylon entre 105 et 140 C. - Point de fusion lors de l'utilisation pour la production de fils à coudre retors comportant des fils de polyester entre 140 et 1550C. Dans ces fils, il s'agit de filaments constitués par un copolyamide composé d'au moins 3 monomères saturés et non ramifiés, distribués statisti- quement formant des polyamides. Ce copolyamide présente une proportion moyenne d'amides de 1-CONH- pour 6,4 à 7,4 -CH 2- (ou 1 -CH2- pour 0,156 à 0,135 -CONH-). Dans ce copolyamide, chaque composant monomère est présent dans une proportion molaire comprise entre 10 et 60% par rapport à la somme molaire de tous les composants monomères. La somme des pourcentages molaires de tous les composants monomères est égale à 100. Les fils de cette matière ont des points de fusion inférieurs à 1550 C. En plus des grands avantages des fils retors selon l'invention,par exemple pour la couture, il convient de retenir l'avantage essentiel suivant les produits retors selon l'invention peuvent être fabriqués sur toutes les installations de production de fils retors traditionnelles sans modification importante. On se propose d'indiquer ci-après les différents groupes de fils retors et leurs domaines d'applications: 1. Fil retors pour la couture à base de fil sans fin en fibres naturelles, artificielles et synthétiques. 2. Fil retors à coudre en fibres discontinues (fibres longues et fibres de coton filées) en fibres naturelles, artificielles et synthétiques. 3. Fil à coudre retors guipé (retors pour la couture à fil central) en fibres naturelles, artificielles et synthétiques. 4. Fil retors en fibres naturelles,artificielles ou synthétiques, sans fin, hachées ou cardées pour l'élaboration dans les manufactures de tissage et de production de tissus à mailles et de tricots. Domaine d'applications Fil à coudre retors Confection pour dames et jeunes filles en tissu à mailles et tissé. Confection pour hommes et garçonnets, uniformes. Linge pour hommes, dames et enfants, chemises, Tee-shirts, blouses, draps de lits, taies, corsets et tricots. Confection de vêtements de travail, vêtements de sports, de maillots de bain, etc... de tentes et d'articles de camping, de voiles, de drapeaux. Pour toutes les fabriques d'habillement, y compris les chaussettes et les bas. Pour les vêtements de cuir, les valises, les sacs, les gants, les ceintures, les bretelles et les articles pour militaires. 1 41 Les manteaux de fourrure et d'une manière générale, les articles de pelleterie. Les chaussures pour dames, hommes et enfants, les chaussures de ski, de sports et de randonée, pour les pantoufles. Pour la fabrication de rideauxde double-rideaux, de décoration, de linge pour le lit, la table et la maison, de torchons et de serviettes, de tapis. Pour la fabrication de chapeaux, de casquettes, de cravates, de parapluies. Pour la production de meubles tapissés en tissu, en cuir naturel et synthétique, de matelas et de literies, d'édredons piqués et de coussins, pour la production de sièges pour l'automobile, le train et l'avion. Pour des bâches Pour camions et wagons de chemin de fer, des capotes pour automobiles et bateaux, des halls gonflés, de tissu technique (filtre), de sacs et de récipients en tissu et en matière plastique, pour des ceintures de support, de levage et de sécurité, pour des stores et des marquises, pour des fermetures à glissière. 249431 1 REVENDICATIONS 1. Fil retors comprenant au moins un fil de liaison en une matière synthétique pouvant être extrudée par une filière, caractérisé en ce que le fil de liaison a un point de fusion inférieur à 1550C et un allongement à la rupture supérieur à 25 %, et en ce qu'il réalise, au moins sous pression, une liaison adhésive avec les divers composants du retors. 2. Fil retors comportant au moins un fil de liaison en une matière synthétique, caractérisé en ce que le fil de liaison est du type fil de sépa- ration en copolyamide ou copolyester. 3. Fil retors selon la revendication 1, caractérisé en ce que le point de fusion est compris entre 70 et 1550C et en ce que de préférence, l'allongement à la rupture est compris entre 30 et 50 %, par exemple, entre et 40 %. 4. Fil retors selon la revendication 1, caractérisé en ce que le fil de liaison est en une matière thermoplastique. 5. Fil retors selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le fil de liaison est en un copolyamide, en particulier en un copolyamide formé d'au moins trois composants monomères formant des polyamides. 6. Fil retors selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le fil de liaison est en un copolyamide comprenant au moins trois com- posants monomères saturés et non ramifiés statistiquement distribués formant des polyamides, en ce que la proportion moyenne des amides comprend 1 CONH- pour 6,4 à 7,4 -CH2- (ou 1 -CH2- pour 0,156 à 0,135 -CONH-), et en ce que chaque composant monomère représente de 10 à 60 % molaire de la totalité de tous les composants monomères, la somme des pourcentages molaires de tous les composants monomères étant égale à 100, cependant que les fils ont des points de fusion inférieurs à 1550C. 7. Fil retors pour la couture dans la composition duquel entre des fils naturels selon la revendication 1 ou 2, caratérisé en ce que le fil de liaison a un point de fusion compris entre 70 et 900C. 8. Fil à coudre retors contenant des polyamides selon la revendi- cation 1 ou 2, caractérisé en ce que le fil de liaison a un point de fusion compris entre 105 et 140'C. 9. Fil à coudre retors contenant des polyesters selon la revendi- cation 1 ou 2, caractérisé en ce que le fil de liaison à un point de fusion compris entre 140 et 1550C. 10. Fil retors selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le fil de liaison représente 0,5 à 15 % de la totalité du fil final. 11. Procédé pour produire un fil retors selon l'une au moins des 249431 î revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on soumet le retors à un traitement thermique entre 70 et 200'C, de préférence entre 70 et 1550C. 12. Procédé selon l'une au moins des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on exécute le traitement thermique, de préférence avec au moins une évacuation intermédiaire, pendant au moins 30 minutes, par exemple entre 50 et 140 minutes, en particulier dans un autoclave. 13. Procédé selon l'une au moins des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on procédé au traitement thermique sur un fil retors étiré, en particulier sur un retors étiré jusqu'à la limite de sa résistance à la traction. 14. Procédé selon l'une au moins des revendication précédentes, caractérisé en ce qu'on traite le retors à la vapeur. 15. Procédé selon l'une au moins des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on retord ensemble au moins deux, de préférence trois, retors initiaux, et en ce qu'on soumet le fil retors résultant sous tension, à un rebobinage sous tension, par exemple sous une tension de 600 à 1100 grammes, en vue du traitement thermique qui suit. 16. Procédé selon l'une au moins des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on traite le retors pendant 80 à 140 minutes à une tempé- rature de 110 à 2000C, en particulier entre 110 et 1400C, de préférence à la vapeur. 17. Procédé selon l'une au moins des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on procède à une ou plusieurs évacuations intermédiaires au cours du traitement. 18. Procédé selon l'une au moins des revendicationsprécédentes, caractérisé en ce que pendant le rebobinage du fil retors précédent le traite- ment thermique, on étire le fil de liaison sous une tension qui est approxima- tivement 10 fois supérieure à la tension d'étirage des fils de support. 19. Procédé et fil retors tels que décrits dans toutes les combinai- sons possibles. 20. Application de fils retors selon l'une au moins des revendica- tions 1 à 19, dans l'industrie du tissage, de la production de tissus à mailles et dans la bonneterie.