La présente invention concerne les élément conducteurs souples Dans la technique antérieure des éléments conducteurs souples et notamment dans le domaine de ltélectrothérapie, on a déjà proposé des électrodes souples de surface relativement grande, constituées par des plaques fines'un métal relativement malléable tel que ltétaim. De tels éléments conducteurs ont une bonne conductibilité thermique et/ou électrique mais une résistance mécanique relativement faible. Si l'on veut conférer à l'élément conducteur une plus grande résistance, on est amené à utiliser des métaux ou compositons métalliques présentant de bonnes caractéristiques mécaniques mais dont les caractéristiques de conductibilité demeurent médiocres La présente invention vise essentiellement un élément conducteur souple de surface relativement importante présentant à la fois une bonne résistance mécanique et une bonne conductibilité thermique et/ou électrique. Plus précisément, l'élément conducteur souple de l'invention est caractérisé en ce qu'il est constitue dlun support en tissu métallique souple à mailles étroites enrobé, au moins en partie, d'une couche métallique mince d'apport ayant un point de fusion inférieur à celui du support. Avec une telle disposition, on conçoit que pour un choix judicieux des métaux composant le support d'une part et la couche d'apport d'autre part, il est possible d'obtenir un élément conducteur présentant à la fois une bonne tenue mécanique et une hoime conductibilité électrique ou thermique. A titre d'application nouvelle d'un tel élément conducteur, 11 invention propose également une électrode souple destinée notamment à l'électrothérapie, électrode qui est carac terisee en ce qu'elle est constituée d'un élément conducteur tel que défini ci-dessus et dans lequel la couche d'apport enrobe au moins le pourtour du support en tissu. L'invention vise également un procédé de fabrication d'un élément conducteur tel que définicci-dessus, le pocédé étant caractérisé en ce qu'il comporte les opérations qui consistent à décaper les régions du support qui sont à enrober et à déposer ensuite sous forme liquide sur les régions ainsi décapées le métal ou la composition métallique choisie pour réaliser la couche d'apport. L'invention vise enfin une installation destinée à la mise en oeuvre du procédé ci-dessus, installation selon laquelle la bande de tissu métallique qui est destinée à former le support de l'élément conducteur, passe, grâce à des moyens de guidage appropriés, dans une cuve contenant un bain du métal ou de la composition métallique choisie pour la couche d'apport, des moyens de chauffage étant prévus pour maintenir cette cuve à une température au moins égale au point de fusion du métal ou de la composition métallique d'apport en question. L'invention sera meux comprise à la lecture de la description qui va suivre et qui se réfère aux dessins annexés donnés uniquement à titre d'exemple et dans lesquels La figure 1 est une vue schématique d'un élément conducteur souple selon l'invention, et la figure 2 est une représentation en coupe d'une installation destinée à la fabrication d'un élément conducteur souple en forme de bande. Sur la figure 1, la référence 10 désigne un élément conducteur souple destiné plus particulièrement à être utilisé comme électrode en électrothérapie. L'élément conducteur 10 se compose essentiellanent d'un support en tissu métallique souple à mailles étroites 12 et d'une couche métallique mince d'apport 14 dans laquelle est enrobé au moinserpartie le support 12. Dans le mode de réalisation de la figure 1, la couche d'apport 14 recouvre et enrobe tout le pourtour du support en tissu 12. La couche 14 a pour premier roule d'assurer une bonne conductibilité thermique ou électrique à 1ZLément conducteur 10. Elle a également pour rôle d'empêcher un effilochage des bords du tissu métallique qui constitue le support 12. Il est entendu que la couche d'apport 14 pourrait recouvrir toute ou partie du support 12 selon l'utilisation prévue pour l'élément conducteur 10. Le support en tissu 12 sera de préférence réalisé en un# métal ou un une composition métallique ayant de bonnes qualités mécaniques. On peut retenir à cette fin l'acier doux, l'acier inoxydable, le laitons l'hastelloy, le cuivre, le bronze, le monel, le nikel, l'argent, ltor, le tungstène ou leur alliages. Selon une réalisation préférée, le support 12 est constitué par un tissu à mailles carrées de 100 microns définies entre des fils en acier inoxydable d'un diamètre de 0,07 mm. Il est souhaitable que l'épaisseur du support 12 demeure comprise entre 0,05 et 0,1 mm. Dans certains cas particuliers, on pourra néanmoins envisager une épaisseur supérieure ou inférieure à la gamme définie ci-dessus. La couche d'apport 14 sera réalisée quant à elle de préférence en métal ou en une composition métallique présentant une bonne conductibilité électrique et/ou thermique On pourra ainsi choisir l'or, l'argent, l'étain, le cuivre, le plomb ou leurs alliages. Pour des raisons qui apparaîtront plus loin, il est nécessaire que le point de fusion du métal ou de la composition métallique choisi pour la couche d'apport 14 soit inférieur au point de fusion du métal ou de la composition métallique qui a été choisi pour le support. Dans l'exemple de réalisation préferée ci-dessus, la couche d'apport est réalisée en un alliageå hnma température argent-étain dont la température de fusion est de l'ordre de 220-2300C, L'épaisseur de la couche aini obtenue sera par exemple de 0,02 à 0,3 sm. La forme représentée à la figure 1 de ltélément conducteur souple se prete plu" particulièrement à une application en électrothérapie, en thermothérapie ou en diathermie. il reste cependant que l'élément conducteur dans son principe peut être utilisé dans tout autre domaine électrique ou thermique.(Elément de liaison électrique, élement de blindage, écran de protection, gane etc...). Dans cette meme idée, le support 12 qui est, dans la réalisation représentée à la figure 1 de forme plane, pourrait être de forme quelconque (tubulaire, conique...) selon l'utilisation envisagée. Un procédé possible de fabrication de l'élément conducteur souple 10 décrit à la figure 1 est le suivant Dans un premier temps, on décape le support en tissu 12 ou plutôt les régions de ce support qu'il s'agit d'enrober par la couche métallique d'apport 14. Ce décape peut être d'ailleurs précédé par un traitement préalable comportant par exemple un premier décapage chimique approprié, un dégraissage par solvants, et un séchage. Dans une deuxième phase, on procède dans les régions ainsi décapées du support 12, au dépôt sous forme liquide du métal ou de la composition métallique qui a été choisi pour réaliser la couche d'apport 14. Ce dépôt peut être obtenu en faisant passer le support 12 dans un bain maintenu à une température appropriée du métal ou de la composition métallique choisi. A cette méthode dite "au trempé" pourrait être substituée toute autre méthode également connue convenable telle que la projection du métal d'apport sur les régions préparées du support 12. Il est entendu par ailleurs que l'on peut procéder à l'application de plusieurs couches successives sur le support 12, les couches pouvant être réalisées avec ounon le même métal ou la même composition métallique.Il importe alors que les points de fusion des couches successives soient en valeur décrdssante de la couche interne à la couche externe. La figure 2 illustre une installation permettant de mettre en oeuvre le procédé décrit ci-dessus. Sur cette figure, la référence 16 désigne une-cuve en acier inoxydable destinée à contenir en son centre un bain 18 du métal ou de la composition métallique choisi pour la couche d'apport. Le bain 18 est maintenu à une température constante de l'ordre par exemple de 3300C par un four cylindrique en acier inoxydable 20 en contact ther mique avec la cuve 16. Une enceinte réalisée en amiante et ciment 22 assure le calorifugeage de ltensemble du four 20 et de la cuve 16.Le support métallique 12 se présente sous la forme d'une bande souple, et est introduit dans le bain 18 par l'in termédaîre d'une rampe de guidage d'introduction 24 et par un cylindre de positionnement 26 qui trempe en partie dans le bain 18. Le cylindre 26 peut comme représenté être monté à rotation autour d'un axe horizontal mobile en comportant à ses extrémités deux pions 28 destinés à tourner dans le fond de deux encoches ouvertes inclinées 30 réalisées respectivement dans les deux flasques fixes d'extrémité 32 de l'installation. L'installation est complétée par un jeu de deux racleurs a savoir un racleur inférieur 34 fixé de manière démontable à la cuve 16, et un racleur supérieur mobile 36 sollicité en direction du racleur 34 avec une force constante. Dans la réalisation représentée, le racleur 36 est agencé de manière éventuellement réglable à l'extrémité d'un support 38 articulé en 40 sur les deux flasques d'extremité 32. Le poids du support 38 assure une force d'application constante du racleur 36 en direction du râcleur 34. La coopération des racleurs 34 et 36 assure l'égalisation de l'épaisseur de la couche métallique d'apport 14 qui enrobe alors le support 12 après son passage dans le bain 18. La finesse des mailles du support 12 a été déterminée de manière qu'à la sortie du bain 18, tous les espaces vides des régions décapées du support sont comblés par le métal (ou la composition métallique) d'apport. Le tissu prend alors l'aspect d'une plaque unie dont les surfaces sont exclusivement constituées par le métal d'apport. Il est entendu que le support 12 pourrait être trempé dans plusieurs bains successifs de marnière à être revêtu de plusieurs couches d'apport d'épaisseur égales ou différentes, chacune des c: > uches pouvant être réalisée avec un métal ou une composition métallique identique ou différente de la couche précédente. Il est clair cependant que dans ce cas, les points de fusion des métaux ou compositions métalliques constituant les couches successives devraient aller en valeurs décroissantes. Il est entendu que la présente invention n1 est pas limitée aux seuls modes de réalisation décrits ci-dessus et que de nombreuses modifications peuvent etre apportées sans sortir du cadre de la demande. 1#vrNDICATI0Ns 1. élément conducteur souple caractérisé en ce qu'il est constitué d'un support en tissu métallique souple a mailles étroites enrobé au moins en partie d'une couche métallique mince d'apport ayant un point de fusion inférieur à celui du support. 2. Elément conducteur selon la revendication 1, carac térise en ce que la couche d'apport est réalisée en un métal ou en une composition métallique possédant une bonne conductibilité électrique ou thermique tel que l'or, l'argent l'étain, le cuivre le plomb ou leurs alliages. 3. Elément conducteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le support en tissu est réalisé en un métal ou en une composition métallique ayant de bonnes qualités mécaniques tels que l'acier, le laitons l'hastelloy, le cuivre,- le bronze, le monel, le nikel, l'argent, l'or, le tungstène ou leun alliages. 4. Electrode souple destinée notanment à l'électrothé- rapie, caractérisée en ce qu'elle est constituée d'un élément conducteur selon l'une des revendications 1 à 3, la couche métallique d'apport enrobant au moins le pourtour du support en tissu, 5. Procédé de fabrication d'un élément conducteur#selon I'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comporte les opérations qui consistent à décaper les régions du support en tissu à enrober et à déposer sous forme liquide sur les régions ainsi décapées le métal ou la composition métallique choisi pour réaliser la couche d'apport. 6. Installation pour la mise en oeuvre d'un procédé selon la revendication 5 en vue de la confection dtun élément conducteur en forme de bande, caractérise en ce qu'elle comporte une cuve destinée à contenir un bain de métal ou de la composition métallique choisi pour la couche d'apport, des moyens de chauffage pour maintenir la cuve à une température au moins égale au point de fusion du métal ou de 3a composition métallique d'apport et, des moyens de guidage pour le passage dans le bain de la bande métallique destinée à former le support en tissu. 7. Installation selon la revendication 6, caractérisée en ce qu'elle comporte des râcleurs destinés à égaliser l'épaisseur de la couche métallique d'apport après le passage dans le bain de la bande support.