On utilise depuis quelque temps des fenêtres à double vitrage, comme décrit dans "Windows - Performance, Design and Installation" (Fenêtres; Qualité, Conception et Installation) de Beckett et Godfrey, Van Nostrand Reinhold, New York (1974). Une fenêtre à double vitrage consiste en deux panneaux parallèles de verre laissant entre eux un espace d'air. La périphérie de l'espace situé entre les deux panneaux est fermée par un agent d'étanchéité ou mastic modérément souple, qui s'étend entre les deux panneaux le long de leurs périphéries, les maintient séparés et enferme entre ces deux panneaux un volume d'air ayant généralement la forme d'un parallélépipède rectangle. Les résines de polybutène et les résines du type polysulfure servent couramment de mastic pour la construction des fenêtres à double vitrage. Le but d'une fenêtre à double vitrage est d'assurer un isolement thermique et un isolement contre le bruit. Lorsqu'ils ont écrit leur livre, Beckett et Godfrey ont noté le problème posé par la condensation de la vapeur d'eau contenue dans l'air situé dans l'espace se trouvant entre les deux vitres lorsque la température de cet espace d'air tombe au-dessous de son point de rosée, et ils ont noté que "dans le contexte des fenêtres, une condensation peut se produire à la fois à la surface du verre et sur le châssis donnant sur la pièce et, dans le cas des doubles fenêtres, cette condensation peut se produire en outre dans la cavité située entre les deux vitres. Lorsque cela se produit, les résultats peuvent être très ennuyeux, car cela gêne la vue à ltextérieur et conduit à la détérioration des peintures et des châssis des fenêtres".Ces auteurs notent aussi que des agents de déshydratation et des agents de dessiccation, comme du gel de silice, peuvent être places dans la cavité pour adsorber lthumidité de l'air emprisonné et contribuer ainsi à la suppression de la condensation. Des fenêtres à double vitrage, que l'on appelle couramment à verre isolant et rendu étanche, comportent genéralement une étroite masse d'un agent solide d'adsorption disposé dans l'espace situé entre les deux vitres et à proximité étroite de la résine d'étanchéité qui maintient les deux vitres à la fois assemblées et séparées. L'agent solide d'adsorption est couramment contenu dans un tube en aluminium, de forme généralement rectangulaire, qui est perforé ou n'est pas entièrement fermé de façon que l'air emprisonné puisse être en contact avec l'agent d'adsorption; cet agent d'adsorption peut se situer le long de la totalité ou d'une partie de la périphérie interne du verre isolant et rendu étanche. Le temps écoulé et L'expérience acquise ont montré que la condensation de la vapeur d'eau ne constitue pas le seul problème de condensation apparaissant lors de l'utilisation des fenêtres à double vitrage, mais qu'il se produit en outre, sur une certaine période de temps, un peu de décomposition des agents organiques d'étanchéité ou des mastics organiques, ce qui libère des vapeurs condensables comme des vapeurs d'hydrocarbures ou des vapeurs de sulfures organiques pouvant également se condenser sur la surface interne des vitres. Il est de pratique courante d'utiliser, comme agent d'adsorption servant à supprimer la condensation, une zeolithe synthétique désignée parfois comme étant un tamis moléculaire, ou un gel de silice, ou de l'alumine activée, ou un mélange de zéolithe synthétique et d'un second agent d'adsorption comme du gel de silice.L'utilisation d'un second agent d'adsorption, pour compléter l'action adsorbante des tamis moléculaires à grands pores, se fonde sur l'observation selon laquelle l'adsorption rapide de la vapeur d'eau par le tamis moléculaire en diminue la capacité d'adsorption des vapeurs d'hydrocarbures ou de sulfures organiques. Les tamis moléculaires qui ont ainsi servi ont tous des diamètres de pores d'une dimension telle que les molécules d'azote, les molécules d'oxygène aussi bien que les molécules de vapeur d'eau, peuvent pénétrer dans les pores de l'agent d'adsorption. L'utilisation des tamis moléculaires zéolithiques de cette nature a soulevé un problème qui ne semble pas avoir été abordé jusqu'à présent. Cependant, s'il a été abordé, il a été ignoré ou aucune solution n'a été proposée jusqu'à présent, pour autant qu'on le sache. La découverte relativement récente du "problème de lténergie" présage une grande augmentation de l'utilisation des fenêtres à double vitrage allant bien au delà de l'emploi courant dans des gratte-ciel recouverts surtout de verre et conduisant à une utilisation poussée dans des maisons d'habitation et des appartements. Une grande augmentation de l'utilisation des fenetres à double vitrage semble donc certaine et cela suggère de construire ces fenêtres de façon à garantir le maximum d'efficacité et de durée. Cela suggère également que l'on ne peut plus ignorer le problème lié à l'utilisation des agents d'adsorption, adsorbant non seulement la vapeur d'eau mais aussi l'azote et l'oxygène. Le problème peut se définir de la façon suivante. Dans la partie nord de la zone tempérée, la température de l'air emprisonné entre les deux panneaux d'une fenêtre à double vitrage peut facilement augmenter pour atteindre une valeur égale ou supérieure à 43'OC un jour d'été chaud ou peut tomber à une valeur égale~ ou inférieure à -180C par une nuit froide d'hiver. Aux plus faibles températures de cet intervalle, les tamis molé- culaires zéolithiques actuellement en service adsorbent non seulement la vapeur d'eau mais aussi des quantités importantes d'oxygène et d'azote. A des températures plus élevées, l'oxygène et l'azote adsorbés tendent à être libérés par l'agent d'adsorption et à retourner dans l'espace rempli de gaz et emprisonné entre les deux vitres. Les cycles d'adsorption et de désorption qui résultent ainsi de la variation de la temperature, aussi bien la variation jour-nuit que la variation saisonnière, aboutissent à des variations importantes de la pression de l'air emprisonné entre les deux vitres.La pression de l'air emprisonné peut couramment varier de 6% ou même davantage simplement par suite de l'adsorption ou de la désorption de l'oxygène et de l'azote Bien entendu, cette variation de la pression est amplifiée par l'effet de la température, Par exemple, lorsque la température stélève, non seulement l'azote et l'oxygène sont désorbés des tamis moléculaires zéolithiques servant actuellement, mais en outre, l'augmentation de la température provoque par elle-même une augmentation de la pression du gaz emprisonné entre les deux vitres relativement rigides. Inversement, lorsque la température s'abaisse, l'adsorption de l'azote et de l'oxygène augmente et il en résulte une diminution de la pression du gaz se trouvant dans l'espace emprisonné entre les deux vitres.En outre, l'abaissement de la température provoque par lui-même une diminution supplémentaire de la pression du gaz emprisonné. Ces fluctuations continues de la pression provoquent un peu de distorsion de la vue à travers les fenêtres à double vitrage et, en outre, ces fluctuations provoquent un mouvement vers l'arrière et vers l'avant des vitres elles-mêmes, ce qui a pour résultat une certaine tendance à affaiblir les mastics d'étanchéité formés par les résines entre les deux vitres et finalement de permettre l'existence, dans la résine d'étanchéité, d'orifices faisant communiquer l'air extérieur et l'air emprisonné, ce qui permet à l'air emprisonné de "respirer" plus ou moins.Il en résulte que sur une certaine période de temps, la capacité de l'agent d'ad sorption à adsorber un supplément de vapeur d'eau introduite par une telle "respiration" stest épuisée. Selon la présente invention, la composition adsorbante disposée le long de la périphérie de l'espace enfermé par les deux panneaux d'une fenêtre à double vitrage-est constituée d'un mélange de deux agents d'adsorption. Un agent d'adsorption est un tamis moléculaire zéolithique qui adsorbe fortement la vapeur d'eau et qui se caractérise par un diamètre moyen des pores permettant l'entréedoe molécules de vapeur d'eau dans les pores de l'agent d'adsorption et empechant 1 t entrée des molécules d'azote et d'oxygène dans ces pores. Un agent spécifique d'adsorption répondant à ces exigences est le tamis moléculaire 3A fabriqué et vendu par Union Carbide Corporation et par W.R. Grace & Co. Cette matière présente un diamètre moyen des pores de tordre d'environ 3 unités Angström; elle adsorbe fortement et facilement la vapeur d'eau et n'adsorbe ni l'oxygène ni l'azote. La composition chimique de ce tamis moléculaire particulier est indiquée par la formule suivante K9Na3 /(A10,)12(Si02)12# ~ X H20 La teneur en eau de la composition varie selon le degré de siccité ou d'activation de la zéolithenmais, à l'état activé souhaité, cette teneur ne doit pas excéder environ 1,5% du poids de la composition totale. On peut obtenir d'autres agents d'adsorption convenant pour cette utilisation en partant d'une zéolithe sodique ayant un diamètre moyen des pores d'environ 4 angströms et en déplaçant par le potassium une partie importante du sodium. Le tamis résultant, du type tamis de potassium ou du type tamis comportant partiellement du potassium, présente un diamètre moyen réduit des pores permettant l'entrée des molécules de vapeur d'eau dans ces pores et excluant les molécules d'oxygène et d'azote de ces pores. Le second constituant de la composition adsorbante est du gel de silice ou de l'alumine activée, présentant des pores dont le diamètre moyen permet l'adsorption de la vapeur de benzène. On place un tel gel de silice ou une telle alumine activée dans l'espace d'air situé entre les panneaux de la fenetre à double vitrage, afin d'adsorber les vapeurs des hydrocarbures et/ou des sulfures organiques pénétrant dans l'espace enfermé entre les deux vitres, par suite d'une lente décomposition des résines #de polysulfure ou de polyoléfine servant à rendre étanche la périphérie de la fenêtre à double vitrage. Ces vapeurs risquent de tacher ou d'altérer la couleur des surfaces internes des vitres si ces vapeurs ne sont pas promptement enlevées de l'air emprisonné. Du charbon actif peut également jouer un rôle efficace de second agent d'adsorption mais, en raison de sa couleur, il faut prendre encore plus de soins que d'habitude pour confiner ce charbon à la périphérie de l'espace interne de la fenêtre à double vitrage. Si on le désire, on peut utiliser comme second constituant adsorbant des mélanges d'au moins deux des agents suivants d'adsorption le gel de silice, une alumine activée et du charbon actif. Les tamis moléculaires zéolithiques, maintenant désignés généralement en pratique comme étant des tamis moléculaires zéolithiques du type A, sont décrits dans le brevet des Etats Unis d'Amérique No. 2 882 243. Les zéolithes du type A sont décrites comme étant des octaèdres cubiques tronqués ayant une cavité centrale interne ou cage de 11 angströms de diamètre. L'entrée dans les cavités-- centrales s'effectue par des ouvertures circulaires d'un diamètre bien plus petit et qui est déterminé par les cations spécifiques contenus. Par exemple, le tamis moléculaire zéolithique de type 4A présente la formule Na12L (Al02)12(SiO2)l2 / . XH2O. Lorsque le tamis est entière- ment hydraté, X vaut 27, mais le tamis est activé pour lui conférer un pouvoir d'adsorption et l'on effectue cette activation en le chauffant pour chasser l'eau de cristallisation jusqu'à ce que la-teneur en eau de la composition totale soit réduite à une valeur égale ou inférieure à 1,5% en poids. Le tamis de type 4A présente une ouverture ou lumière d'environ 4 angströms de diamètre.Lorsqutune proportion importante du sodium contenu dans le tamis 4A est remplacée par du potassium, le diamètre de ltouverture est réduit à environ 3 angströms. Par exemple, on forme le tamis moléculaire de type 3A en déplaçant le sodium du tamis de type 4A par du potassium pour atteindre la formule K9Na3 /(Al02)12(Si02)12#7 . X H20. Le tamis moléculaire de type 3A présente des ouvertures ou lumières ayant un diamètre de 3 angströms. D'autres tamis moléculaires comme ceux du type 5A, du type lOX, du type 13X, etc..., ont de plus grandes ouvertures ou lumières. On sait que le diamètre de la lumière ou de l'ouverture détermine les molécules pouvant traverser cette ouverture pour parvenir dans la cage centrale de la zéolithe et y être ainsi adsorbées. On peut s'attendre à ce que le tamis moléculaire pré sentant des ouvertures de 4 angströms permette l'entrée de molé o cules ayant un diamètre cinétique inférieur à 4A et exclue l'entrée dans la cavité centrale des molécules ayant des diamètres cinétiques o supérieurs à 4A . La question de l'entre et de l'exclusion n'est cependant pas aussi simple.Dans un article publié par "Scientific American" de Janvier 1959, Breck et Smith notent "On pourrait s'attendre à ce que des molécules ayant un diamètre supérieur à o 3,5A ne puissent pénétrer dans les cristaux (d'un tamis de type A o ayant des diamètres d'ouverture de 3,5A) mais la réalité n'est pas aussi simple. Nous constatons, par exemple, que des molécules o d'éthane, présentent un diamètre de 4A, pénètrent facilement par o les ouvertures de 3,5A aux températures normales; des molécules o de propane de 4,9A de diamètre ne pénètrent pas. La raison en devient assez claire lorsqu'on se souvient que les atomes ne sont pas des corps rigides. Ils ressemblent plus fortement à des balles de caoutchouc soumises à des pulsations.Les pulsations des atomes de l'ouverture et des molécules cherchant à entrer se combinent pour rendre le diamètre efficace de 11 ouverture nettement plus o grand que son diamètre libre de 3,5A. En outre, l'énergie cinétique des molécules cherchant à entrer les aide à se "frayer un chemin" dans l'ouverture. Nous avons constaté en général qu'aux o températures ordinaires, des molécules ayant jusqu'à 0,5A de plus que le diamètre libre de 'ouverture peuvent passer facilement par cette ouverture. Des molécules plus grandes entrent de plus en plus difficilement dans le cristal; des molécules ayant un angström de plus ne peuvent pas du tout entrer". La citation ci-dessus indique la difficulté qu'il y a à définir un tamis moléculaire zéolithique pouvant admettre certaines molécules et en exclure d'autres, lorsqu'on se fonde sur le diamètre de l'ouverture et sur le diamètre cinétique des molécules. Pour savoir si un tamis moléculaire ayant un diamètre donné d'ouverture va --admettre ou exclure des molécules dont le diamètre cinétique est supérieur à l'ouverture mais ne lui est pas supérieur de plus d'un angström, il est nécessaire d'effectuer un essai simple en exposant le tamis moléculaire aux matières dont on espère l'exclusion, et de déterminer si ces matières sont admises ou exclues. Le tamis moléculaire de type 3A admet et adsorbe les molécules d'eau et il exclut les molécules d'oxygène et les molécules d'azote. Le diamètre cinétique minimal d'une molécule d'eau a o été indiqué comme étant de 2,65A et les diamètres cinétiques minimum des molécules d'oxygène et d'azote sont respectivement o de 3,46 et 3,64A. Pour déterminer si un tamis moléculaire, préparé en déplaçant par du potassium une partie du sodium d'un tamis 4A, va admettre ou exclure l'azote et l'oxygène, il suffit d'un simple essai de ce genre si moins de la moitié du sodium a été déplacée. On peut préparer des agents d'adsorption destinés à servir dans des fenêtres à double vitrage pour maîtriser la condensation de la vapeur d'eau et des vapeurs d'hydrocarbures ou de sulfures organiques sur les surfaces internes des vitres, en mélangeant du tamis moléculaire zéolithique du type 3A avec un gel de silice ou avec une alumine activée comme agent d'adsorption ayant des diamètres de pores suffisamment grands pour permettre l'adsorption des molécules du benzène. Ces mélanges d'agents d'adsorption doivent contenir au moins environ 15% en poids du tamis moléculaire zéolithique du type 3A et au moins 25% environ en poids de gel de silice ou d'alumine activée. Les deux agents dwadsorption sont sous forme de petites particules ayant généralement de 2 mm à 0,59 min. La dimension des particules nsest pas fondamentale, mais des dimensions se situant dans cet intervalle facilitent le remplissage des tubes d'aluminium perforés que l'on place le long de la périphérie interne de la fenêtre à double vitrage. La quantité du mélange des agents d'adsorption théoriquement nécessaire pour combattre la condensation de la vapeur d'eau et la condensation des hydrocarbures est très faible et elle est un peu inférieure à 7 grammes pour une fenêtre à double vitrage de 0,91 m x 1,5 m dont les vitres présentent un espacement de 1,27 cm.Cependant, puisque des imperfections mineures du joint d'étanchéité des deux panneaux de fenêtres à double vitrage sont inévitables dans une assez grande proportion de ces fenêtres, ce qui permet à la vapeur d'eau de migrer de l'air externe vers l'espace intérieur, puisque la libération des hydrocarbures ou des sulfures organiques est plus rapide au cours de la maturation de durcissement de la résine et qu'un prompt enlèvement de ces vapeurs est nécessaire pour éviter de tacher la surface intérieure, et puisque les consommateurs demandent des garanties étendues touchant à la durée des fenêtres à double vitrage, la quantité de la composition adsorbante que lton dispose le long de la périphérie de l'espace intérieur doit être de l'ordre d'environ 0,61 gramme à 61 grammes de composition adsorbante par décimètre cube d'espace enclos entre les deux vitres.On peut, si on le désire, utiliser de plus grandes quantités mais, d'ordinaire, l'utilisation de plus grandes quantités ne procure pas d'avantages supplémentaires. Si l'on préfère utiliser un mélange de tamis moléculaire zéolithique avec des particules de gel de silice, d'alumine activée ou de charbon actif, on peut obtenir une suppression efficace de la condensation et éviter en même temps des fluctuations de la pression dues à l'adsorption et à la désorption de l'azote et de l'oxygène en remplissant certains tubes rectangulaires en aluminium par du tamis moléculaire zéolithique et d'autres tubes avec le second agent d'adsorptionepuis en plaçant les tubes remplis de zéolithe le long d'un ou plusieurs des côtés périphériques de l'espace emprisonné entre les deux vitres et en plaçant les tubes remplis du second agent d'adsorption le long d'un ou plusieurs des autres côtés périphériques. En outre, on peut remplir les tubes rectangulaires en aluminium non seulement en versant dans ces tubes de l'agent granulaire d'adsorption, mais aussi, si on le désire, les agents d'adsorption peuvent être comprimés en forme de barres ou de tiges ayant les dimensions voulues pour glisser à l'intérieur des tubes en aluminium. Si7 pour la plus grande proportion des fenêtres à double vitrage actuellement fabriquéeson combine l'utilisation des résines de polyoléfines ou de polysulfures avec celles de tubes en aluminium remplis d'une matière adsorbantenafin de maintenir ltécartement entre les deux vitres et de constituer un joint étanche à la périphérie de l'espace situé entre les vitres, certaines fenêtres à double vitrage sont fabriquées avec utilisation de bandes de plomb et d'un adhésif pour fermer l'espace situé entre les vitres et maintenir l'écartement entre ces dernières. Dans de telles fenêtres, le second agent d'adsorption n'est pas indispensable car l'on n'a pas à faire face à des produits de décomposition des résines; il est seulement nécessaire d'utiliser un tamis moléculaire zéolithique comme agent d'adsorption capable d'adsorber la vapeur d'eau et incapable d'adsorber l'azote et l'oxygène. Dans ce type de fenêtre à double vitrage, une quantité d'environ 0,61 gramme à 3,66 grammes d'agent d'adsorption par décimètre cube d'espace enfermé supprime de façon adéquate la condensation de la vapeur d'eau. Il va de soi que, sans sortir du cadre de l'invention, de nombreuses modifications peuvent être apportées aux compositions adsorbantes et à leur application à des fenêtres à double vitrage décrites ci-dessus. REVENDICATIONS 1. Fenêtre à double vitrage, comportant deux vitres paralr lèles et espacées laissant entre elles un espace en forme de parallélépipède rectangle rempli d'air, avec un joint d'étanchéité à la périphérie des deux vitres pour enclore l'air et un agent d'adsorption disposé le long de la totalité ou d'une partie de la périphérie interne de cet espace d'air clos, la fenêtre étant caractérisée en ce qu'elle comporte comme agent# d'adsorption un tamis moléculaire zéolithique présentant des ouvertures de pores permettant l'entrée de la vapeur d'eau dans l'espace des pores et excluant l'oxygène et l'azote de cet espace des pores, ce qui élimine essentiellement dans cet espace d'air clos les variations de pression provenant de l'adsorption et de la désorption de l'oxygène et de l'azote lorsque varie la température de l'air emprisonné entre les vitres. 2. Fenêtre à double vitrage, comportant deux vitres parallèles espacées laissant entre elles un espace en forme de parallélépipède rectangle rempli d'air, une résine souple constituant un joint d'étanchéité à la périphérie des deux vitres afin d'enclore cet espace rempli d'air et un agent d'adsorption, convenant bien pour éviter une condensation sur les surfaces internes des vitresnétant disposé le long de la totalité ou d'une partie de la périphérie de cet espace d'air clos, la fenêtre étant caractérisée en ce qu'elle comporte comme agent d'adsorption un mélange d'un tamis moléculaire zéolithique particulaire dont les pores ont un diamètre moyen permettant l'entrée des molécules d'eau dans ces pores et empêchant lten- trée des molécules d'azote et d'oxygène, avec un-agent particulaire d'adsorption non zéolithique, ayant une forte affinité pour adsorber les hydrocarbures et présentant un diamètre moyen de pores permettant ltentrée des molécules de benzène dans ltes- pace des pores, ce qui élimine essentiellement dans cet espace d'air clos les variations de pression provenant de l'adsorption et de la désorption de l'oxygène et de l'azote lors des varia tions de la température de cet espace d'air clos. 3. Agent d'adsorption destiné à servir dans des fenêtres comportant du verre d'isolement rendu étanche, pour empêcher la condensation sur les surfaces internes du verre isolant, l'agent d'adsorption étant caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement en un mélange d'un tamis moléculaire zéolithique particulaire ayant un diamètre moyen de pores permettant l'entrée des molécules d'eau dans l'espace des pores et empêchant l'entrée de l'azote et de oxygène dans cet espace des pores, et d'un agent non zéolithique d'adsorption particulaire, ayant une forte affinité pour l'adsorption des hydrocarbures et présentant un diamètre moyen des pores permettant l'entrée des molécules de benzène dans l'espace des pores. 4. Fenêtre à double vitrage selon la revendication 2, caractérisée en ce que le tamis moléculaire zéolithique est un tamis moléculaire zéolithique de type 3A, et l'agent non zéolithique dladsorption, présentant une forte affinité pour l'adsorption des hydrocasburespest du gel de silice, de l'alumine activée, du charbon actif ou un de leurs mélanges. 5. Fenêtre à double vitrage selon la revendication 2, caractérisée en ce que le mélange des agents d'adsorption consiste en 15 à 75% en poids d'un tamis moléculaire zéolithique particulaire, le reste de la composition étant formé par des particules de gel de silice, d'alumine activée ou d'un de leurs mélanges, les particules des deux agents d'adsorption ayant des diamètres compris entre 2 mm et 0,59 mm environ. 6. Composition adsorbante selon la revendication 3, caractérisée en ce que le mélange consiste essentiellement en 15 à 75% en poids d'un tamis moléculaire zéolithique de type 3A, le reste étant constitue par du gel de silice ou par de l'alumine activée. 7. Fenêtre à double vitrage comportant deux vitres parallèles espacées et laissant entre elles un espace en forme de parallélépipède rectangle rempli d'air, une résine souple étant disposée à la périphérie des deux vitres pour enclore de façon étanche cet espace rempli d'air, et un agent d'adsorption, capable d'éviter la condensation sur les surfaces intérieures des vitres, étant disposé le long de la totalité ou d'une partie de la périphérie de cet espace d'air clos, la fenêtre étant caractérisée en ce qu'elle comporte comme agent d'adsorption disposé le long d'une partie de la périphérie intérieure un tamis moléculaire zéolithique dont le diamètre moyen des pores permet leentrée des molécules dteau dans espace des pores et, comme agent d'adsorption disposé le long d'une seconde partie de cette périphérie interne, un agent non zéolithique d'adsorption présentant une forte affinité pour l'adsorption des hydrocarbures et dont le diamètre moyen des pores permet l'entrée des molécules de benzène dans espace de ses pores, ce qui élimine essentiellement dans cet espace d'air clos les variations de pression provenant de l'adsorption et de la désorption de l'oxy- gène et de l'azote lorsque la température de cet espace d'air clos varie. 8. Procédé pour éliminer essentiellement les variations de pression dans l'espace rempli d'air emprisonné entre les vitres de fenêtres à double vitrage comportant un agent d'adsorption disposé le long de la totalité ou d'une partie de la périphérie de liespace d'air clos, ces variations de pression étant dues à l'adsorption et à la désorption de l'oxygène et de l'azote contenus dans cet espace lorsque la température de cet espace varie, le procédé étant caractérisé en ce qu'on dispose le long de la totalité ou d'une partie de la périphérie de cet espace clos un mélange de tamis moléculaires zéolithiques particulaire o ayant des ouvertures de pores d'environ 3A, ainsi qutun agent d'adsorption choisi parmi des particules de gel de silice, d'alumine activée et de charbon actif.