M_ 05396 1 2003035 l'invention concerne un appareil servant à maintenir des lances à oxygène. Dans la réalisation d'ouvertures dans des murs de bâtiments etc... à l'aide de lances à oxygène qui se consomment, il est 5 usuel de former successivement des trous juxtaposés en utilisant une lance guidée manuellement. Cela nécessite un temps relativement long. D'autre part, il est pratiquement impossible de guider simultanément plus d'une lance à la main et de la maintenir à l'endroit correct, et en môme temps d'assurer l'avance néces-fo saire. L'invention a pour but d'arriver à effectuer simultanément le processus de coupage avec plusieurs lances à oxygène. L'invention est caractérisée par le fait qu'elle comporte un bâti pouvant s'incliner dans au moins un plan pour la réalisa-15 tion d'otvertures de mur etc... et destiné à recevoir plusieurs lances à ;-;:j£??ne, placées côte à côte ou en couronne, brûlant simultanément et dont l'espacement mutuel est choisi de manière à former dans la matière à brûler une fente ou un trou d'un seul tenant. 20 Ainsi, non seulement on arrive à diminuer notablement le ',:.imps néf ■" ïsaire à une longueur de coupage donnée, mais en outre, on obtient des économies notables en ce qui concerne la consommation de tubes par rapport au procédé dans lequel on pratique successivement des trous juxtaposés pour former une 25 fente. Un exemple d'exécution de l'invention est représenté schéma-tiquement par les dessins sur lesquels : la figure 1 est une perspective schématique de l'appareil; la figure 2 est une coupe de l'extrémité postérieure des 30 lances à oxygène et du râtelier postérieur; la figure 3 est une coupe d'une articulation du bâti. Plusieurs lances tubulaires à oxygène 1 sont placées parallèlement côte à côte et sont reliées chacune, à leur extrémité postérieure, à un tuyau souple 2 servant à amener de l'oxygène 35 pur. Ces lances 1 servent à creuser une fente 4 ou une ouverture annulaire dans un mur de bâtiment 3 ou élément similaire. Chaque lance 1 est constituée par un tube de fer dont l'alésage est rempli le plus complètement possible par de multiples fils de fer entre lesquels sont ménagés des interstices a peu bad original 69 05396 2003035 près parallèles à l'axe longitudinal du tube, pour le passage de l'oxygène. Avant le début du processus de coupage, on allume les lances à l'avant et l'oxygène qui sort de l'avant provoque une combustion lente du tube et des fils de fer avec un 5 fort dégagement de chaleur, les lances se consommant elles-mêmes. La chaleur dégagée dans ce processus de combustion est si grande que la pierre, le béton, le fer, etc... se liquéfient et que l'on peut ainsi former une ouverture. Il est apparu qu'en plaçant côte à côte en position rapprochée 1q plusieurs de ces lances, on peut obtenir des avantages notables par rapport à un procédé dans lequel on utilise une seule lance à la fois. Les lances 1 placées côte à côte sont soutenues par un râtelier antérieur 5 et un râtelier postérieiir 6. Le râtelier anté-15 rieur 5 est porté par un montant 9 qui est réglable dans deux-, plans perpendiculaires grâce à des articulations 8. En outre, on peut déplacer latéralement le montant de hauteur réglable 9 le long d'une tige 10, à l'aide d'un tube 11. Un exemple d'articulation 8 est représenté par la figure 3. La partie infé-20 rieure du montant 9 s'engage dans une fourche 21. Les deux éléments sont traversés par un boulon 22. Ce boulon 22 présente d'un côté une tête 23 et de l'autre côté un filetage 25 sur lequel est monté un bouton tournant 24 pouvant être actionné manuellement. En serrant ce bouton 24» on peut bloquer l'arti-25 culation à sa position momentanée, puisque les deux branches de la fourche 21 serrent alors contre la partie du montant 9 qui se trouve entre elles et se bloquent par frottement. Au tube 11 est reliée, par une articulation 8, une flèche allongée 13. Toute la disposition est conçue de telle sorte que 30 l'on peut faire coulisser horizontalement le bâti qui porte les lances 1, ou bien ce bâti constitue un chariot que l'on peut faire coulisser sur des rails. En service, on pousse manuellement ou mécaniquement, dans la direction longitudinale des tubes, les lances à oxygènes 1 35 placées côte à côte et qui se consomment lentement, et elles glissent dans les fentes 15 du râtelier antérieur 5. Les deux râteliers 5 et 6 sont munis de fentes obliques 15 qui s'ouvrent vers le haut, de sorte qu'avec le même râtelier on peut aussi réaliser des fentes inclinées 4 ou des fëntes verticales 40 dans des murs etc... 69 05396 , 5 2003035 On choisit la distance l&térslB sntrs les lances à oxygèHB 1 de façon telle qu'après le processus de combustion il ne reste pas de filets intermédiaires, donc de façon que l'on obtienne une fente ou ouverture annulaire d'un seul tenant. Oet espace-5 ment latéral entre tubes dépend du diamètre des tubes et aussi de la matière dans laquelle il s'agit de pratiquer une ouverture. Quand le diamètre extérieur de la lance est de 9,5 mm, on peut adopter une distance d'environ 6 cm entre les axes des tubes . 10 Au râtelier antérieur 5 est fixé rigidement un tube ou une tige 14 dirigé parallèlement aux lances 1. Comme le montre la figure 2, le râtelier postérieur 6 présente un moyeu 20 dans lequel la tige 14 s'engage de manière à pouvoir coulisser. On arrive ainsi à ce que la partie postérieure des lances soit en 15 porte-à-faux, donc sans soutien par le bâti, les lances 1 sont insérées dans les fentes 15 des deux râteliers 5,6. Pendant le processus de combustion, les lances insérées librement dans les fentes 15 du râtelier antérieur 5 glissent vers l'avant tandis que dans les fentes 15 du râtelier postérieur 6, ou bien elles 20 sont maintenues rigidement par des vis de blocage 12 (figure 1) ou bien elles sont soumises à la traction de ressorts 17 qui assurent la compensation en cas de combustion non uniforme des différentes lances 1. Les extrémités des ressorts sont toutes fixées d'une part au râtelier 6 et d'autre part au collier de 25 blocage 18 monté à 1'extrémité postérieure de chaque lance 1 (figure 2). Pour assurer un fonctionnement autant que possible sans interruption, on a prévu une deuxième paire de râteliers dans laquelle on insère un certain nombre de lances 1 préparées. Aus-50 sitôt que les lances 1 du premier râtelier sont consommées dans une large mesure, on écarte latéralement la première paire de râteliers et on met en service la deuxième paire de râteliers, munie de nouvelles lances. Etant donné que le changement peut s'effectuer très rapidement, les extrémités antérieures 35 des lances nouvellement mises en service peuvent s'allumer sur la lave encore chaude ou dans la fente, sous l'effet de la chaleur emmagasinée. Grâce à cet appareil, on peut obtenir une fente de forme relativement exacte dont on peut déterminer à l'avance, de façon sensiblement exacte, l'angle d'inclinaison et 69 05396 4 2003035 la position. Il apparait qu'au moyen de cet appareil non seulement on peut obtenir une économie notable de temps mais qu'en outre, on obtient une économie de tubes d'environ 10 à 20?= par rapport à 5 un procédé dans lequel on met en service des lances successives pour former une fente ou un trou de même grandeur. Gela s'explique par le fait que les lances situées côte à côte se ren-. forcent mutuellement dans le processus de combustion. En même temps que la diminution du temps de travail, on ob-10 tient ainsi line économie atteignant 40$ sur les dépenses. Il est avantageux de disposer un bouclier protecteur ou une hotte d'évacuation de fumée entre le râtelier antérieur 5 et le mur 3 dans lequel il s'agit de former une ouverture, ce qui permet d'une part, d'obtenir une meilleure protection contre les 15 jaillissements d'étincelles, d'autre -part, d'éviter la gêne causée par la fumée, etc... Au lieu de faire avancer manuellement les lances 1, on pourrait fixer au râtelier postérieur 6 un câble de traction courant parallèlement aux tubes en direction du bâti où il est 20 lesté par un poids, de sorte que l'avance se fait dans une large mesure automatiquement. Au lieu d'un câble de traction, on peut aussi utiliser des ressorts. Au lieu du râtelier représenté par le dessin, on pourrait aussi prévoir une autre monture appropriée au but. 25 Au lieu de tubes placés côte à côte en ligne droite pour la réalisation de fentes rectilignes, on pourrait aussi disposer les lances en arc ou en couronne, de manière à pouvoir former des fentes courbes ou des ouvertures annulaires. 69 05396 5 2003035 REVENDICATIONS 1) Appareil servant à maintenir des lances à oxygène caractérisé en ce qu'il comporte un bâti pouvant s'incliner dans au moins un plan pour la réalisation d'ouvertures de murs etc... 5 et destiné à recevoir plusieurs lances à oxygène placées côte à côte ou en couronne, brûlant simultanément et dont l'espacement mutuel est choisi de manière à former dans la matière à brûler une fente ou un trou d'un seul tenant. 2) Appareil selon 1, caractérisé en ce que le bâti est muni 10 de deux organes de soutien dans lesquels les tubes sont insérés et que les organes de soutien sont reliés entre eux par une tige dirigée parallèlement aux lances, l'organe antérieur de soutien étant fixé rigidement à la dite tige et l'organe postérieur de soutien pouvant coulisser sur celle-ci. 15 3) Appareil selon 1, caractérisé en ce que devant le bâti est disposé un bouclier protecteur ou une hotte d'évacuation de fumée 4) Appareil selon 1, caractérisé en ce que le bâti est conçu de manière à pouvoir rouler ou à pouvoir coulisser latéralement. 5) Appareil selon 1, caractérisé en ce que le bâti porte au 20 moins deux articulations dont les axes de pivotement sont transversaux l'un à l'autre. 6) Appareil selon 2, caractérisé en ce que le bâti présente une flèche s'appuyant sur le sol, sensiblement parallèle aux lances et dont la longueur correspond au moins à la moitié de 25 la longueur des lances à l'état non brûlé, et que le soutien vertical des lances est assuré seulement par l'organe antérieur de soutien. 7) Appareil selon 1, caractérisé en ce qu'il comporte au moins quatre lances à oxygène. 30 8) Appareil selon 1, caractérisé en ce que le bâti est agencé pour recevoir deux jeux de lances et d'organes de soutien,places côte à côte. 9) Procédé d'utilisation de l'appareil selon 8, caractérisé par le fait que l'on écarte le jeu de lances consommé et que 55 l'on pousse à sa place le nouveau jeu qui s'allume directement sur la matière pierreuse encore en ignition.