La présente invention se rapporte à un procédé pour récupérer des halogénures métalliques à partir de masses catalytiques usées provenant du traitement des hydrocarbures par de tels halogénures. Dans l'un de ses aspects, l'invention concerne la récupération du 5 chlorure d'aluminium contenu dans des houes de catalyseur d'alky-lation usé. Plus précisément, l'invention concerne un procédé pour récupérer à partir de boues de catalyseur d'alkylation usé une solution aqueuse de chlorure d'aluminium essentiellement exempte d'impuretés. 10 les catalyseurs de Friedel-Crafts, comme le chlorure d'alumi nium, sont très largement utilisés dans des réactions intervenant sur des hydrocarbures, par exemple la formation de composés alkylaromatiques par réaction d'une oléfine sur un composé aromatique ou la formation de composés alkylaromatiques par réaction d'un chlorure 15 d'alkyle sur un composé aromatique. Au cours des dernières années, la fabrication d'alkylats pour"détergents biodégradables par utili -sation"du chlorure d'aluminium comme catalyseur de la réaction d'un chlorure d'alkyle sur le benzène a constitué une réaction importante. Dans cette réaction, il se forme comme produit secondaire un 20 complexe de chlorure d'aluminium et de composés organiques qu'on désigne couramment sous le nom de "boue". La boue est un complexe du catalyseur et de 1'hydrocarbure et résulte du raffinage, de la polymérisation, de la condensation -ou du- craquage des hydrocarbures sur le chlorure d'aluminium catalyseur. Dans le passé, il était cou-25 rant d'hydrolyser la boue par un excès d'eau, avec formation d'une solution aqueuse diluée de chlorure d'aluminium qui était rejetée» On recherche donc toujours des procédés permettant d'obtenir une solution aqueuse de chlorure d'aluminium susceptible d'être commercialisée en tant que produit "technique". En dehors du profit obtenu 30 par la récupération du chlorure d'aluminium contenu dans le catalyseur d'alkylation usé, la récupération de la solution aqueuse d'AlCl^ présente un autre avantage : elle élimine une cause importante de pollution des courants d'eaux usées provenant des usines» La présente invention vise à la production d'une solution 35 aqueuse de chlorure d'aluminium à partir de boues de catalyseur d'alkylation usé contenant ce composé. Le procédé selon l'invention permet d'obtenir une solution aqueuse de chlorure d'aluminium 70 07604 2 2034776 pratiquement exempte d'impuretés. D'autres buts et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description ci-après. Conformément à l'invention, on récupère une solution aqueuse 5 de chlorure d'aluminium essentiellement exempte d'impuretés à partir d'une boue de catalyseur d'alkylation usé contenant ce composé par un procédé selon lequel on met la boue en contact avec un gaz véhicule inerte à température élevée èè pression réduite pendant, une durée suffisante pour éliminer une partie de l'HCl gazeux dissous 10 dans la boue. La boue résiduelle est ensuite hydrolysée par l'eau et envoyée dans une zone de décantation où elle forme une phase aqueuse et une phase organique. La phase aqueuse qui contient le chlorure d'aluminium recherché est séparée de la phase organique et „ filtrée. Elle est ensuite envoyée dans une zone de percolation con-15 tenant du charbon activé. Le courant de produit est ensuite mis en contact avec une solution diluée de peroxyde d'hydrogène qui oxyde les ions ferreux contenus dans ce courant en ions ferriques, de sorte qu'après passage dans une seconde zone de percolation contenant une résine échangeuse d'anions, les ions ferriques sont élimi-20 nés du courant de produit» Le courant de produit partiellement purifié est ensuite envoyé dans une troisième zone de percolation contenant une résine échangeuse ionique qui élimine pratiquement la totalité de l'HCl encore dissous. Par ailleurs, et conformément à 1"'invention, la Demanderesse 25 a trouvé que le recyclage d'une partie de la phase aqueuse de "la zone de sédimentation à la zone drhydrolysé, à raison d'environ 5 à 25 parties de la phase aqueuse par "partie de la boue d'alkylation envoyée dans la zone d'hydrolyse, produisait dans la zone de sédimentation, immédiatement après l'hydrolyse de la boue d'alkylation 30 contenant le chlorure d'aluminium, une séparation de phases plus efficace. - Les compositions détergentes préparées à partir de sels de métaux alcalins d'alkylarylsûlfonates linéaires biodégradables, comme les sels de sodium des alkyïbenzène'suifonatès linéaires, ont 35 "été très largement utilisés au cours des années récentes. Ces-sulfo-nates sont préparés à partir d'un alkylat pour détergents- qui, après sulfonation et neutralisation, donne les sels de métaux alcalins des alkylarylsulfonates linéaires biodégradables. If'alkylat pour 70 07604 3 2034776 détergents produit par alkylation catalysée au. chlorure d'aluminium-d'un composé arylique" à l'aide d'un produit de chloruration obtenu par chloruration partielle d'une fraction d'hydrocarbures dérivée du pétrole et consistant essentiellement en paraffines à 5 chaîne droite de à comme décrit dans le brevet des Etats- Unis d'Amérique N° 3.316.294, donne un produit secondaire connu sous le nom de "boue" et qui est un complexe de composés organiques et du chlorure d'aluminium catalyseur usé. Cette boue et son traitement sont décrits dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amé-10 rique U° 805.684 du 10 Mars 1969 déposée par David W. MARSHALL,Jerry McCLESHEY et'George C. FEICHNER. Dans le passé, la pratique courante consistait à hydrolyser la boue par un excès d'eau et à rejeter à l'égout une liqueur diluée de chlorure d'aluminium. Cette manière d'opérer entraîne non seule-15 ment une perte- financière mais crée un problème important de pollution causé par les courants d'eaux usées provenant de l'usine» L'invention vise donc directement au traitement de la boue d'alkylation et à la récupération d'une solution aqueuse de chlorure d'aluminium pratiquement exempte d'impuretés. 20 La boue est recueillie dans la zone d'alkylation où l'on pré pare 1'alkylat pour détergents et elle est envoyée dans une zone d'éva-poration sous vide dans laquelle elle est mélangée avec un gaz véhicule inerte à une température comprise entre 38 et 71°C environ sous une pression absolue d'environ 125 à 250 mm Hg, en quantité et 25 pendant une durée suffisantes pour éliminer une. partie de l'HCl gazeux dissous dans la boue. On a obtenu des résultats avantageux par mélange en continu de la boue et du gaz véhicule dans un récipient de réaction soumis à. agitation et maintenu à une pression absolue de 125 à 250 mm Hg et à -une température de 60°C pendant une durée de 30 24 à 36 mn. Par ailleurs, le débit du gaz -véhicule inerte est de préférence d'environ 36 1 par heure et par litre de boue. L'évaporation -sous vide provoque l'élimination d'environ 20$. de, l'HCl contenu, dans la boue traitée,, , et ce résultat apporte des. "avantages dans la purification du produit en aval» 35 Le gaz véhicule utilisé peut consister en un gaz quelconque inerte vis-à-vis de- la boue avec laquelle on le met en contacte Ainsi, on peut utiliser comme gaz véhicule pour éliminer l'HCl dissous 70 07604 4 2034776 dans la boue, au cours de cette première opération de purification, du CC^, de l'air et des mélanges de CC^ et d'air. Le tableau ci-après rapporte les.résultats obtenus dans l'élimination de l'HCl gazeux contenu dans la- boue par contact de cette dernière aveccun véhicule inerte aux pressions et températures mentionnées ci-dessus» TABLEAU ï -, q Essai Volume Volumedu Pression Durée Tempéra- Teneur de la . ÎJ9 de gaz véki- absolue heures ture se boue en. HC1,$ boue cule(50$ mm Hg avant après (1 ) de CO 70$ d'airjpour ; d)h . — 15 1 1 14 500 2h. 18 60 5,12 2,70 2 1 8 250 1h. 60 2,70 2 > 55 5 1 42 500 Oh. 50 60 5,15 2,90 4 1 56 250 Oh. 56 60 5,15 2,48 5 1 36 125 Oh, 24 60 5,15 2,46 20 Après contact de la boue de chlorure d'aluminium avec le gaz véhicule inerte à la pression et à la température indiquées ci-dessus, on fait passer la boue de chlorure d'aluminium dont on a éli-25 miné- en partie l'HCl dans une zone d'hydrolyse où elle entre en contact avec une quantité d'eau suffisante pour provoquer son hydrolyse. L'eau, et la boue sont introduites dans la zone d'hydrolyse en volumes" à peu près égaux. La zone d'hydrolyse est équipée de manière à réaliser un mélange intime entre l'eau et la boue. La con-50 centration du complexe en chlorure d'aluminium fixe-la quantité d'eau exacte nécessaire pour parvenir à un produit final présentant une concentration de 28$ (52° Baumé). La masse de réaôtion est maintenue à une température comprise entre 60 et 71°C pendant une durée suffisante pour que pratiquement toute la bouè soit hydrolysée. 55 Normalement, il faut une durée de passage d'environ 1 mn 50 sec ou plus pour provoquer une hydrolyse efficace de la boue de chlorure d'aluminium à une .température comprise entre 60 et' 71°0» 70 076Û4 5 2034776 La boue hydrolysée est ensuit', envoyée dans une zone de dé-cantat i.on où elle forme une phase aqueuse et une phase organique» Pour cette séparation entre une phase organique et une phase aqueuse contenant le chlorure d'aluminium recherché, on peut faire appel 5 à un décanteur par gravité. La boue hydrolysée est maintenue dans la zone de sédimentation à une température comprise entre 38 et 71°C pendant une durée suffisante pour que la phase aqueuse et la phase organique se forment correctement. De préférence, la boue hydrolysée est maintenue à une température de 60 à 71°C pendant une durée 10 d'environ 20 à 40 mn dans la zone de décantation pour réaliser une séparation acceptable de la phase organique et de la phase aqueuse. Le tableau II ci-après rapporte les résultats obtenus dans la séparation des phases en fonction de la durée et de la température. Ces résultats ont été obtenus avec recyclage d'une partie de la pha-15 se aqueuse séparée vers la zone d'hydrolyse où elle provoque une séparation efficace de la phase aqueuse et de la phase organique. Les détails relatifs au recyclage seront précisés ci-après. TABLEAU II 10 mn 20 mn 30 mn : 40 mn ?8°C 20 phase organique (ml) 130 150 172 172 phase aqueuse (ml) 120 100 78 : 78 49° c phase organique (ml) 170 176 176 : 176 phase aqueuse (ml) 80 74 74 : 74 ' 25 60° phase organique (ml) 170 . 176 . H —J en H CTï phase aqueuse (ml) 80 74 . 74 j 74 71° phase organique (ml) 176 176 176 I 176 30 phase aqueuse (ml) 74 ■74 . 74 : 74 On a procédé à des analyses de la phase organique et de la phase aqueuse à chacune des 4 températures indiquées ci-dessus en vue de déterminer l'efficacité de la séparation de phases ; 70 07604 6 2034776 La phase aqueuse correspondant à l'essai à 38°C contenait 133 parties par million de composés organiques; la phase organique du même essai contenait 14.605 p.p.m. d'eau et 1.335 p.p.m. d'aluminium. Dans l'essai effectué à-49°C, la phase aqueuse contenait 145 5 p.p.m. de composés organiques et'la phase organique 2.741 p.p.m. d'^au et 213 p.p.m. d'aluminium. Dans l'essai effectué à 60°C, la phase aqueuse contenait 201 p.p^m. de composés organiques et la phase organique 2.054 p.p.m. d'eau et 86 p.p.m. d'aluminium. La phase aqueuse correspondant à l'essai effectué à 71°C contenait 10 251 p.p.m. de composés organiques et la phase organique 1358.p.p.m. d'eau et 59 p«p.m. d'aluminium. Ainsi donc, si l'on compare la quantité d'aluminium retenue dans la phase organique dans les 4 essais ci-dessus, on peut vérifier facilement que cette quantité est minimale lorsqu'on a effectué la séparation de phases à une tempéra-15 ture comprise entre 60 et 71°C. La phase aqueuse contenant le chlorure d'aluminium est donc séparée de la phasé organique. La phase organique peut ensuite être fractionnée, ce qui permet de récupérer du benzène et d'autres substances. La phase aqueuse est divisée >en un courant de recyclage et 20 un courant de produit. Le courant de recyclage est envoyé dans une zone de coalescence contenant du sable où l'on amoindrit la tendance à l'encrassage du courant de recyclage, c'est-à-dire qu'on empêche l'encrassage des tubes de 1' échangeur de chaleur contenu dans la zone- de refroidissement. Le courant de recyclage est ensuite envoyé 25 dans une zone de refroidissement où il est refroidi avant de retourner à la zone d|hydrolyse à une température telle que la température régnant dans la zone d'hydrolyse soit maintenue dans la gamine d'environ 60 à 71°0. La zone de refroidissement peut consister en un appareillage quelconque approprié, par exemple un échangeur de cha-30 leur refroidi à l'eau. Le refroidissement de la zone de recyclage est important parce que la température de la réaction exothermique d'hydrolyse est contrôlée indirectement par le contrôle de la température du courant de recyclage et l'envoi de ce dernier dans la zone d'hydrolyse en quantité voulue pour que la température de la 35 zone d'hydrolyse reste dans la gamme correcte. La Demanderesse a trouvé que le recyclage d'une partie de la phase aqueuse vers la zone d'hydrolyse permettait de parvenir à une 70 076Û4 7 2034776 10 séparation de phases plus efficace. Le débit du courant de recyclage représente d'environ 5 à 25 fois le débit de la boue d'alkylation envoyée à l'hydrolyse. Le tableau III ci-après rapporte des résultats qui mettent cet effet en évidence. TABLEAU III Vitesses de sédimentation Analyse (à 71JC) Rapport Durée Phase Phase Phase organique: Phase aqueuse recycla écoulée organique aqueuse ge/boue mn ml ml H20 Al : Organiques p„p.m. p.p.m. : p.p.m. • 0/1 10 90 100 • • •• 20 86 114 • •• 30 86 114 • m 40 86 114 1200 54 1 2030 5/1 10 30 170 20 26 174 • • 30 26 174 • 40 * 26 174 583 50 . : 61 10/1 10 20 180 : 20 16 ■184 30 16 184 ' ■ • 40 16 184 . 601 45 ; ioo 20/1 10 10 190 î 20 8 192 • • 30 8 192 m 40 8 192 767 35 •: 24 25/1 10' 10 ' 190 • 20' 8- 192 * 30 8 192 40 8 192 900 72 ; 56 15 20 25 30 Le reste de la phase aqueuse est ensuite filtré ; cette filtrat ion permet d'éliminer de l'huile éventuellement non dissoute ou flottante dans la phase aqueuse» Cette dernière est-maintenue à 35 une température comprise entre 3£ et ?1°C et f iltrée eiï: mouvement . > 2 descendant à un débit d'environ 4 à 20 1 'par i de seëtion transversale du filtre et par mn. On peut'utiliser un agent filtrant quelconque approprié, par exemple du saule ou du'charbon granulaire. Cependant, en raison de sa légèreté et de ses facilités de manipula-40 tion et de support dans les colonnes, le charbon granulaire constitue 70 07604 8 2034776 10 15 20 25 l'agent filtrant préféré. D'autre part, il est plus efficace, le tableau IV ci-après rapporte des résultats qui mettent en évidence l'efficacité de la filtration de la phase aqueuse dans l'élimination des composés organiques. TABTjF.AU 17 Conditions opératoires Matière de la couche Dimensions de la couche, Diamètre x hauteur, cm 3 Volume de la couche, cm Poids de la couche sèche, g Débit d'alimentation, ml/mn Température °C Direction de l'écoulement sable à ciment charbon CAL (Pittsburgh) 6,35 x 7,62 300 450 13 38-49 descendant 1,90 x 63,5 150 68 13 38-49 descendant Analyse du liquide sortant organiques organiques p.p.m. (charbon) 409 21 26 33 41 30 Production, ml p.p.m. (cumulative) (sable) Liquide d'alimentation non filtré, moyenne 350 2.000 „ 52 4.000 70 6o000 67 8.000 81 10.000 • 79 Dosage de la matière de la couche, kg/kg d'AlClj 0,128 Le filtrat sortant de l'opération ci-dessus est ensuite envoyé dans une seconde zone de purification où les impuretés organiques restant à l'état dissous sont extraites. L'élimination des impuretés organiques dissoutes dans la phase aqueuse s'effectue par absorption sur du charbon activé dans une zone de percolation. La phase aqueuse est maintenue à une température comprise entre 24 et 71°C environ au cours de son passage dans la zone de percolation; au travers de 0,019 70 07604 9 2034776 10 15 20 25 laquelle ex±e passe à un débit d'environ 4 à 20 1 par mn et par m2. de la section transversale de couclie de cette "zone de percolation. Le tableau V ci-après montre que l'on obtient une bonne purification par élimination des composés organiques et drune -partie du fer au cours du passage de la phase aqueuse dans la zone de percolation contenant le charbon activé. TABLEAU V A Charbon, type et poids Dimensions de la couche, Diamètre x hauteur, cm Température -Débit et direction Pittsburgh CAL 192 g 2,54 x 91,5 ambiante 10 ml/mn-ascendante Production, litres cumulative Analyse du courant sortant composés organiques p.p.m. odeur 30 Liquide entrant, moyenne 30 40 50 60 70 80 Dosage du charbon, kg/kg d'AlCl5 B Charbon, type et poids Dimensions de la couche Diamètre x hauteur, cm Température Débit et direction 188,0 0,1 096 0,8 0,8 0,8 0,8 0,007 prononcee très légère très légère très légère légère légère légère 'Pittsburgh OPS, 137 g 19,0.x 122 49-60 10 ml/mn-ascendante 70 07604 10 2034776 Analyse du courant sortant 10 15 20 25 30 Production, litres cumulât ive fer, p.p.m. liquide entrant, moyenne 2 4 6 8 10 Dosage de charbon, kg/kg d'AlCl, 145 0 6,4 72,5 102,3 105,2 composes organiques, p.p.m. 226,0 -0,3 0,4 0,6 0,5 0,5 0,040 odeur très légère très légère très légère très légère 35 Bien que le passage de la phase aqueuse au travers du charbon activé ne permette d'éliminer qu'une partie du fer (partie B du tableau ci-dessus), on peut constater que l'odeur est améliorée et que la teneur en impuretés organiques est réduite dans une mesure considérable. Les experts en la matière comprendront que lorsque la matière de la couche fonctionnant comme milieu d'absorption est usée, on peut naturellement envoyer le charbon à l'opération de filtration . décrite ci-dessus. La phase aqueuse purifiée contient alors, comme impuretés prépondérantes5 du fer et de l'HCl gazeux à l'état dissous. Pour éliminer le fer de la phase aqueuse, il faut d'abord la mélanger avec une solution diluée de peroxyde d'hydrogène qui oxyde la quasi-totalité des ions ferreux présents en ions ferriques. La quantité de peroxyde d'hydrogène utilisée dépend de la concentration des ions ferreux dans la phase aqueuse. De préférence, le peroxyde d'hydrogène est à l'état de solution aqueuse contenant d'environ 5 à 1.0$ en poids de peroxyde d'hydrogène, qu'on ajoute à la phase aqueuse en quantité correspondant au moins à 2 fois la quantité théorique relative aux ions ferreux présents. En outre, il est recommandé de maintenir la phase aqueuse et le peroxyde d'hydrogène dilué en contact entre eux à une température comprise entre 38 et 71°G environ, de préférence aux environs de 38°C, pendant une durée' d'environ 10 mn. BAD ORIGINAL 70 07604 ii 2034776 Lorsque les ions ferreux ont été oxydés en ions ferriques, on fait passer la phase aqueuse dans une seconde zone de percolation contenant une résine échangeuse d'anions, la résine de marque commerciale "Dowex 21E", qui élimine les ions ferriques. La phase dans 5 aqueuse passe en mouvement descendant/la seconde zone de percolation, 2 à un débit d'environ 20 à 40 1 par mn et par m de section transversale de la couche, et elle est maintenue à une température comprise entre 38 et 71 °C environ au cours de son passage dans cette seconde zone de percolation. Les résultats rapportés dans le ta-10 bleau ci-après mettent en évidence l'effet d'élimination .du fer dans la phase aqueuse qui contient également le chlorure d'aluminium. On pourra constater que le fer est éliminé efficacement si l'on effectue une série de 5 cycles dont chacun comprend le chargement et la régénération de la couche. La régénération de la cou-15 che peut être effectuée par des techniques quelconques appropriées. IABLEAU ¥1 Essai N° 1 2 3 4 5 Cycle 1 2 3 4 5 Fer total dans le produit entrant, p.p.m. 127 127 127 127 175 Ions ferreux dans le pro duit entrant,p.p.m. (après oxydation) 4,5 4,5 4*5 4,5 5,3 Production, vol.de couche p. p • m o p.p.m. p.p.m. p.p.m. p.p.m de Fe de Fe de Fe de Fe de Fe 5 - - - 0,5 1,9 10 0,9 0,6 1,1 0,1 1,9 15 - - - 0,5 1,9 20 1,6 3,2 3,8 0,5 2, "2 25 - - - 2,5 4,0 30 6,8 3,0 15,5 4,5 7,6 35 - - - - 9,5 11,0 40 22,5 8,4 35,5 15,2 16,0 Après élimination des ions "ferriques, la phase aqueuse est 35 envoyée dans une troisième zone de percolation contenant une résine échangeuse d'ions qui permet d'éliminer pratiquement tout l'HCl 70 07604 12 2034776 dissous et de récupérer une solution aqueuse de chlorure d'aluminium pratiquement exempte d'impuretés, la température de la phase aqueuse passant dans la troisième zone de percolation est maintenue entre 38 et 71 °C environ et cette phase passe en mouvement 5 descendant au travers de la troisième zone de percolation à un dé- 2 bit d'environ 20 à 40 1 par mn et par m de la section transversale de couche de ladite zone. On peut utiliser une résine échangeuse d'ions quelconque appropriée à l'élimination de l'HCl dissous dans la phase aqueuse, par exemple la résine du commerce "Dowex 44". Des 10 résultats rapportés dans le tableau VII mettent en évidence l'élimination du restant d'HCl dissous dans la phase aqueuse» TABLEAU VII HC1 dans le produit entrant, $ 1,6 production, volumes de couche HC1 % dans le produit 15 sortant 2 0,3 4 0,3 6 0,3 ' Le produit obtenu après la série d'opérations de purification 20 décrite ci-dessus constitue une solution aqueuse de chlorure d'aluminium suffisamment pure pour être commercialisée comme liqueur de chlorure d'aluminium "technique". La discussion et la description qui précèdent ont été données en référence à des modes de réalisation préférés de la préparation 25 d'une solution aqueuse de chlorure d'aluminium à partir d'une boue de catalyseur d'alkylation. Cependant, on comprendra que l'invention n'a été décrite qu'à titre explicatif et non limitatif, et que diverses variantes peuvent lui être apportées par l'homme de l'art sans sortir de son cadre. 70 07604 13 2034776 REVENDICATIONS 10 15 20 25 30 1. Procédé pour récupérer du chlorure d1aluminium à partir d'une boue de catalyseur d'alkylation usé contenant ce composé. Le procédé se caractérisant en ce que l'on chauffe la boue en présence d'un gaz véhicule inerte à une température comprise entre 38 et 71°C environ et à une pression absolue d'environ 125 à 250 mm Hg, avec ' une quantité de gaz inerte et pendant une duréé suffisantes pour éliminer une partie dè l'HCl gazeux dissous dans la boue, on fait passer la boue dont on a éliminé une partie de l'HCl dans une zone : d'hydrolyse où.on la met en contact avec une quantité d'eau suffisante pour provoquer son hydrolyse, on fait passer la boue hydrolysée dans une zone de sédimentation où elle forme une phase aqueuse et une phase organique, on sépare la pliase aqueuse de la phase organique, on filtre la phase aqueuse, on fait passer le filtrat dans une zone de percolation contenant du charbon activé, on mélange le produit sortant de la zone de percoxauxun avec une solution diiuee de peroxyae d'hydrogène qui oxyde pratiquement la totalité des ions ferreux contenus aans xe produit en ions ferriques,cnfait passer unpro -duit oxydé dans une seconde zone de percolation contenant une résine échangeuse d'anions et on fait passer le produit sortant de la seconde zone de percolation dans une troisième zone de percolation contenant une résine échangeuse d'ions qui élimine pratiquement la totalité de l'HCl dissous et on recueille une solution aqueuse de chlorure d'aluminium pratiquement exempte d'impuretés. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en outre en ce que l'on fait passer une partie de la phase aqueuse séparée dans une zone de coalescence, on fait passer le produit sortant de la zone de coalescence dans une zone de refroidissement et-on renvoie le produit refroidi dans la zone d'hydrolyse, à un débit correspondant à environ 5 à 25 parties de ce produit sortant refroidi par partie de boue dans la zone d'hydrolyse, et à une température permettant de maintenir entre 60 et 71°0 environ la température régnant dans ladite zone d'hydrolyse. " ' 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'eau est présente dans un rapport en poids d'environ 1:1 par rapport à la boue et en ce que le mélange obtenu est maintenu à une SIMONNOT, RINUY, SANTARELL! 70 07604 14 2034776 température comprise entre 60 et 71°C. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que la boue hydrolysée est maintenue à une température comprise entre 38 et 71°G dans la zone de sédimentation pendant une durée suf- 5 fisante pour qu'il se forme ladite phase aqueuse et ladite phase organique. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que la phase aqueuse est maintenue à une température comprise entre 38 et 71°C environ et est filtrée en mouvement descendant à un débit 10 d'environ 4 à 20 1 par mn et par m^ de section transversale du filtre. 6. Procédé selon la revendication 5» caractérisé en ce que le filtrat est maintenu à une température comprise entre 24 et 71 °C environ et est envoyé en mouvement ascendant au travers de ladite p 15 zone de percolation à un débit d'environ 4 à 20 1 par mn et par m de section transversale de couche de ladite zone. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que le •peroxyde d'hydrogène est à l'état de solution aqueuse contenant d'environ 5 à 10$ en poids d1H^O^ et en ce que ce peroxyde d'hy- 20 drogène est introduit en quantité correspondant à deux fois au moins la théorie, par rapport aux ions ferreux, l'oxydation des ions fer reux étant effectuée à une température comprise entre 38 et 71°C environ. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que le 25 produit sortant de l'oxydation par le peroxyde d'hydrogène est maintenu à une température comprise entre 38 et 71°G environ et en ce que ce produit est envoyé en mouvement descendant dans la seconde zone de percolation à un débit d'environ 20 à 40 1 par mn et par 2 m .de .section transversale de couche de ladite zone. 30 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que le produit sortant de la seconde zone de percolation est maintenu à une température comprise entre 38 et 71°C environ et en ce que ce produit est envoyé en mouvement descendant au travers de la troisième zone de percolation à un débit d'environ 20 à 40 1 par mn et 2 35 par m de section transversale de couche de ladite zone.