La présente invention concerne en général les rayonnages. La livraison aux entreprises commerciales de distribution et de vente en gros ou en détail de rayonnages susceptibles d'être superposé se fait actuellement sous forme de longues étagères classiques dont chacune comporte des montants qui se tiennent librement debout, comme le décrit par exemple le brevet britannique NO 983 979. Dans le rayonnage décrit par ce dernier brevet, le support des rayons est assuré par des bras en porte-à-faux qu'il est possible de fixer à la hauteur désirée sur les montants précités au moyen de clavettes qui traversent ces derniers pour s'engager dans deux trous opposés de deux files de trous percés de chaque côté du montant ainsi que dans des trous obliques des bras en porte-à-faux.Ces derniers sont ainsi coincés solidement sur le montant, mais la file de trous percés dans ce dernier ne sert qu'au montage des bras en porte-à-faux qui, de plus n'en partent que d'un seul coté. Pour que le montant puisse supporter des rayons de chaque côté, il faut y percer deux files de trous, ce qui l'affaiblit évidemment et impose d'en augmenter l'épaisseur et la section droite pour le renforcer. Le brevet britannique NO 1 432 512 décrit un rayonnage analogue dont chaque montant n'est percé que d'une file de trous opposés, mais en l'occurrence les bras en porteà-faux situés de chaque côté du montant sont assujettis les uns aux autres et par conséquent obligatoirement deux par deux à la même hauteur. La présente invention concerne donc un rayonnage dont il est possible de monter les rayons à la hauteur désirée de chaque côté d'un même montant, tout en réduisant au minimum le nombre de perforations de ce dernier ainsi que la quantité de matière utilisée. Ce rayonnage est constitué d'un ou de plusieurs montants, de bras en porte-à-faux destinés à supporter des rayons et de pièces d'assemblage. Les bords verticaux de l'ex- trémité intérieure de chacun des bras en porte-à-faux comportent chacun une encoche coudée dont l'entrée, qui est destinée au passage d'une pièce d'assemblage, se raccorde à sa partie profonde, qui est borgne et orientée de bas en haut. Chacune de ces encoches coopère avec l'une de plusieurs autres encoches coudées qui sont espacées le long d'un des bords latéraux du montant et dont l'entrée de chacune, qui est destinée au passage d'une pièce d'assemblage, se raccorde à sa partie profonde qui est borgne et orientée de haut en bas.Les pièces d'assemblage sont amovibles et destinées à être engagées dans les parties profondes borgnes des encoches coudées des bras et du montant afin d'assembler les premiers au second et de les immobiliser les uns par rapport à l'autre. Chacune des deux encoches de chaque bras coopère de préférence avec une de celles qui font partie de la file d'encoches située du côté correspondant du montant. Chacune des pièces d'assemblage a de préférence la forme d'un haltère comportant une tige médiane cylindrique de petit diamètre et deux brides extrêmes de plus grand diamètre. Les encoches de chaque montant sont de préférence creusées dans des nervures latérales ou ailes qui partent latéralement de chaque côté de ce dernier,dont le corps n'est donc pas perforé et s'avère ainsi plus résistant pour une épaisseur donnée de ses parois. I1 est en outre avantageux de donner au montant un profil anguleux rectiligne et de fixer à l'extrémité correspondante de chaque bras en porte-à-faux une chape dont le profil est le même,de façon à empêcher tout mouvement latéral de ce bras après sa fixation sur le montant. I1 est également avantageux d'utiliser des montants creux à sections constantes et de mêmes dimensions afin de permettre de les assembler bout à bout au moyen de plaques d'éclissage boulonnées autour de parties complémentaires des montants voisins. Les encoches creusées dans les bords extérieurs des nervures ou ailes qui partent des montants constituent un moyen commode de placer des boulons ou des rivets entre les plaques d'éclissage,en évitant ainsi d'avoir à percer dans la paroi tubulaire centrale du montant un trou qui l'affaiblirait. Par suite de la hauteur de plus en plus grande des magasins ou entrepôts, il est souvent nécessaire, notamment si cette hauteur atteint ou dépasse 4 mètres, de prévoir des planchers étagés pour former des allées entre les rayons supérieurs du rayonnage. Le rayonnage selon l'invention peut donc comporter à cet effet des plaques de support de ces planchers, plaques assujetties aux montants au moyen de boulons qui passent par les encoches de ces derniers. I1 est aussi possible d'aménager des surfaces surélevées de rangement au-dessus des montants au moyen de plaques qui, reposant sur leurs extrémités supérieures, y sont assujetties au moyen de chapes suspendues et percées de trous en face des encoches des montants. il est possible de relier convenablement les uns aux autres les montants qui sont décalés latéralement dans les rangées du rayonnage au moyen d'ent-retoises assujetties à ces montants au moyen de boulons qui passent dans leurs encoches. I1 est aussi possible de relier convenablement les uns aux autres les montants des rangées voisines de rayons au moyen de pièces qui relient leurs sommets et d'organes analogues à des chevilles qui sont enfoncés dans la cavité délimitée par ces sommets. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels la figure 1 est une élévation schématique en bout d'une forme de réalisation d'un rayonnage selon l'invention la figure 2 représente en perspective une partie du rayonnage de la figure 1 la figure 3, qui est une vue en plan d'une partie du rayonnage de la figure 1, montre à titre d'exemple le détail d'un'paneeau extrême la figure 4 représente en perspective, à titre d'autre exemple, le détail d'un panneau extrême convenant au rayonnage de la figure 1 ;; la figure 5 représente en perspective une seconde forme de réalisation du rayonnage selon l'invention la figure 6, qui est une vue éclatée en perspective de plusieurs éléments du rayonnage de la figure 1, montre notamment un rayon et deux assises différentes d'un montant la figure 7 est une vue éclatée en perspective, qui montre comment sont montés deux différents supports de plancher et un plateau surélevé de rangement sur le rayonnage de la figure 1 ; la figure 8 est une vue éclatée en perspective qui montre comment sont montés deux bras différents sur le mon tant de la figure 6 la figure 9 représente en perspective et à grande échelle une des pièces d'assemblage en forme d'haltères qui sont utilisées dans le montant de la figure 8 ; et la figure 10 montre en détail le profil d'une des encoches du montant des figures 6 et 8. La figure 1 montre un rayonnage à deux étages. Il comporte deux montants creux 1 et 2 et des bras amovibles 3 sensiblement horizontaux qu'assujettissent aux montants des pièces d'assemblage non représentées qu'on décrira plus loin en détail. Ce rayonnage comporte aussi des supports 4 de planchers ou de voies de circulation, ces supports étant en l'occurence maintenus par serrage autour des montants 6 et 7 mais pouvant être aussi emboîtés dans les sommets des montants 1 et 2. Ces supports 4 soutiennent des planchers 5. On décrira plus loin les détails de ces supports ainsi que d'autres accessoires surélevés destinés à servir de surfaces de rangement. D'autres montants 6 et 7 prolongent coaxialement les montants 1 et 2, et il existe divers procédés pour les assembler à ces derniers : soit au moyen de chapes opposées de serrage 13, soit au moyen de bras 14 dont les extrémités intérieures comportent des plaques de serrage analogues aux chapes précitées 13, soit au moyen de saillies supérieures et inférieures qui, faisant partie des supports 4, s'emboîtent respectivement dans les extrémités inférieure et supérieure des montants supérieur et inférieur correspondants (ce dispositif n'est pas représenté sur la figure 1). D'autres bras 8, reliés aux montants 6 et 7, permettent d'y assembler d'autres étages de rayons. Les sommets des montants 6 et 7 sont reliés l'un à l'autre par des tirants 9 qui y sont assujettis comme le sont les supports 4. Le support sur le sol des montants 1 et 2 est assuré au moyen de pieds 11 qui sont soit serrés contre eux, soit assujettis à eux par emboîtement, comme on le décrira plus loin. Les figures 2, 3 et 4 montrent d'autres détails du rayonnage de la figure 1. Sur la figure 2, on peut voir que les bras 16 reliés au montant 1 comportent de chaque côté des rebords 17 qui, situés dans un plan sensiblement horizontal, assurent le support de rayons 18. Ces bras 16 sont creux de manière à permettre d'y enfiler un tirant 19 qui, boulonné à l'intérieur, assujettit l'un à l'autre les bras partants des montants opposés. I1 est en outre possible de monter un support de lampe 20 en enfilant une rallonge 1 dans l'extrémité supérieure d'un montant au moyen d'une broche ou d'un tenon 22 qui s'emboîte dans ce dernier. Il est possible d'assurer de façon solide et agréable à l'oeil la finition des extrémités des rayons au moyen soit du dispositif de la figure 3 soit du dispositif de la figure 4. Comme le montre la figure 3, des panneaux extrêmes 24 sont fixés de chaque côté du montant extrême 1 et l'on introduit dans l'intervalle 26 qui les sépare un bouchon décoratif 25 en matière plastique ou en aluminium. Sur la figure 4 est assujetti eu montant 1 et au bras 16 un panneau extrême 124 dont la conformation est différente de celle du panneau extrême 24 précité. Le moyen de fixation de ce panneau au bras 16 est une attache 125 vissée en 126 sur une nervure verticale 127 du bras 16 dans un trou 128 (voir figure 8) de l'extrémité de ce bras. L'attache 125 comporte une lèvre 129 qui s'emboîte dans une rainure 13U formée en rabattant la rive verticale extrême 131 du panneau 124 qui est ainsi serré sur l'extrémité du bras 16. Pour immobiliser la face du panneau 124 qui est du côté du montant, on y soude par points et par ses rebords 133 un profilé central de raidissement 132 dont l'âme 134 est séparée par un intervalle du panneau 124.On enfile dans cet intervalle l'une 135 des ailes d'une cornière 136 dont l'autre aile 137 est vissée sur le montant 1 contre lequel est ainsi serré le panneau 124. L'ensemble de la figure 1 est essentiellement destiné à supporter des rayons ou tablettes, mais il est facile de l'aménager pour qu'il supporte des rails ou tringles auxquels peuvent être suspendus par exemple des vêtements montés sir des cintres. La figure 5 montre le détail d'un tel ciiiptlsitif. Comme le montre cette dernière figure1 des bras 31 qui peuvent être plus courts que ceux 16 ou 3Z destinés à supporter les rayons, supportent des tringles ou barreaux 3U. La figure 8 montre en détail comment ces barreaux tubulaires 30 sont assemblés aux bras 31 dont l'extrémite libre supporte à cet effet une plaque 32 percée de deux trous 33 dans lesquels passent des vis 34 traversant les barreaux 30. A l'extrémité de chaque ligne de barreaux, un bouchon 35 en matière plastique est enfoncé dans l'extrémité creuse du rail 30. Dans ltensem- ble représenté sur la figure 5, il est commode de poser des planches ou tablettes 36 sur les bras inférieurs 37 pour séparer les marchandises du plancher, ainsi que des planches ou tablettes 38 sur les bras les plus élevés 32 afin de recouvrir ces marchandises. I1 est aussi possible de munir cet ensemble de panneaux extrêmes 24 comme cela est représenté sur les figues 3 ou 4. Pour asseoir les montants sur le sol, il est préférable de les munir chacun d'un pied suivant deux variantes que montre en détail la figure 6. Selon la première de ces variantes, le pied 11 comprend un patin horizontal 40 auquel est soudée la pièce mâle profilée 41, qui en part vers le haut, d'un emboftement dont le montant 1 constitue la pièce femelle. Ce profilé 41 en O forme vers l'intérieur, le long des bords libres de ses ailes, des rebords ou nervures 42 de renforcement que sépare un intervalle 43 par lequel il est possible d'introduire dans le profilé la tige 44 d'une cale 45 en forme de T. Le profilé 41 est par ailleurs entouré d'une autre cale 46 en forme de U. Ces deux cales permettent de régler le niveau du montant 1 par rapport à celui du plancher sur lequel repose le patin 40.Ce dispositif présente l'avantage de permettre de régler l'horizon- talité des rayons au cours de l'érection du rayonnage si le plancher n'est pas parfaitement horizontal. La seconde des variantes précitées comporte normalement deux pieds 140 (mais un seul dans le cas où le rayonnage ne comporte de rayons que d'un seul côté). Chaque pied 140 est assujetti au montant 1 au moyen d'un boulon 141 qui traverse le centre de l'rame d'une chape 142 soudée à l'extrémité intérieure du pied 140, passe par un trou 143 dans la base du montant 1 et traverse en son centre l'âme de la chape opposée 142' du pied 140', les âmes des deux chapes en question étant à cet effet percées chacune d'un trou central 144. Si le rayonnage ne comporte de rayons que d'un seul côté, auquel cas seul un des deux pieds est nécessaire, le pied 140' est supprimé, mais pas sa chape 142' qui assume la même fonction que précédemment.Les deux chapes 142 et 142' sont de plus assemblées au moyen de boulons 145 qui passent par des trous 146 de leurs ailes et par les parties borgnes profondes 75 des encoches du montant 1, encoches qu'on décrira plus loin. I1 est ainsi possible d'assujettir chaque pied à la base du rnontant. Pour mettre de niveau le rayonnage, l'ensemble peut comporter des cales 147 qu'on glisse sous les pieds 140 et sous le montant 1. Pour donner un aspect soigné aux éléments du rayonnage et les abriter de la poussière, il est possible d'introduire dans chaque bras 16 un bouchon 48 en matière plastique et, dans le cas où un support de plancher n'est pas emboîté dans le montant 1, de boucher le sommet de ce dernier au moyen d'un bouchon analogue 49. Pour assujettir chacun des rayons 18 aux bras 16, il est possible d'introduire une vis ou un bouchon en matière plastique (non représenté) dans un trou 50 de chacun de ces rayons (voir figure 6) et dans un trou 51 qui lui fait face du bras 16. On va maintenant décrire en détail, en regard de la figure 7, deux supports de plancher. Un premier de ces supports comprend un longeron horizontal 53 qui, découpé à la longueur convenable et correspondant à la largeur du plancher, est soudé à un profilé 54 en U dont la conformation transversale et les dimensions sont les mêmes que celles de la pièce mâle 41 précitée. Ce profilé 54 est essentiellement une pièce mâle d'emboîtement dont les deux extrémités sont respectivement destinées à s'emboîter dans le montant inférieur 1 et le montant supérieur 6. Le second de ces supports comprend un longeron horizontal 153, également découpé à la longueur corresl)ondurlt à la largeur du plancher qu'il doit supporter, et qui est soudé à l'âme d'une chape ayant le même profil que celle 142 de la figure 6. Cette chape 154 est boulonnée soit à un autre support de plancher soit à une autre chape complémentaire au moyen de boulons dont les vis passent par les parties profondes borgnes 75 d'encoches coudées des nervures ou ailes 72 du montant 1. I1 est préférable de boulonner les supports de plancher plus bas que l'élément qui raccorde l'un à l'autre les montants 1 et 6. Il est évident que ces deux types de support permettent le montage très rapide de planchers de circulation étagés, ce qui permet d'utiliser une grande partie de la capacité totale d'un magasin ou d'un entrepôt sans avoir à y ériger des dispositifs spéciaux et traditionnels destinés au même usage. Le client dispose ainsi d'un rayonnage qui peut être érigé rapidement, qu'il peut facilement adapter à ses besoins et qui n'exige pas d'autre travail supplémentaire que celui qui consiste à calculer la longueur des montants nécessaires et le nombre des bras destinés à supporter les rayons ou les tringles de suspension. I1 est aussi possible, comme le montre la figure 7, de monter sur les sommets des montants inférieurs 1 une plateforme surélevée de rangement. Pour ce faire, on commence par placer sur le haut de chacun de ces montants 1 une pièce de fixation 160 comportant une plaque 161 à laquelle sont soudées quatre cornières 162 percées de trous 163 et placées de part et d'autre des nervures 72 du montant. Ces cornières sont alors boulonnées au moyen de boulons dont les vis 168 passent par les trous 163 et les parties profondes borgnes 75 des encoches ménagées dans ces nervures 72. On assujettit ensuite des poutres 165 à section en I à la plaque 161 au moyen de boulons 166 dont les vis passent par des trous 164 de cette plaque. Pour immobiliser les montants voisins, et notamment les deux montants extrêmes d'une rangée, parallèlement à leur axe longitudinal, il est commode de relier les unes aux autres leurs nervures ou ailes encochées 72 au moyen d'entretoises en tôle métallique qui, orientées en diagonale, sont percées d'un trou à chacune de leurs extrémités et sont fixées par des boulons dont les vis passent par les parties profondes borgnes 75 des encoches des nervures 72. On va maintenant décrire en regard des figures 8 a 10 les détails du dispositif qui relie les uns aux autres des bras horizontaux et les montants verticaux. La figure 8 montre un montant 1 auquel doivent être assujettis des bras 16 et 31. A l'extrémité de chacun de ces derniers est soudée l'âme 61 d'une chape 60 dont les deux-flancs 62, perpendiculaires à l'âme 61, se raccordent à deux ailes 63 situées dans un plan parallèle à celui de cette âme 61. Le profil de ces chapes 60 est identique à celui des chapes 13, 142 et 154 déjà décrites. Dans le bord latéral de chacune des ailes 63 de la chape 60 est creusée une encoche 64 coudée en forme de L. Cette encoche comporte une entrée horizontale 65 qui se raccorde à une partie profonde borgne 66 orientée de bas en haut.L'une 70 des faces du montant 1, dont la largeur correspond à la longueur de l'âme 61 de la chape 60, se raccorde orthogonalement aux moitiés 71 de ses flancs voisins, la largeur de ces moitiés correspondant à celle des flancs 62 de cette chape 60. Entre les deux moitiés 71 de ses flancs précités partent du montant vers l'extérieur des nervures longitudinales 72 dont la largeur correspond à celle des ailes 63 de la chape 60. Dans les bords longitudinaux libres de ces nervures 72 sont creusées à intervalles égaux de 75 mm et sur toute la hauteur du montant des encoches coudées 73 ,dont la conformation est analogue à celle des encoches 64 et que montre en détail la figure 10.Chacune de ces encoches 73 comporte une entrée 74 dont l'axe fait vers le haut avec celui du montant un angle de 859. Cette entrée 74 se raccorde en un point A à une partie borgne profonde 75 de l'encoche, partie qui est orientée de haut en bas et dont le centre est indiqué par la lettre B, la distance entre les points A et B étant environ de 10 mm pour une encoche dont la largeur est environ de 10,4 mm. L'axe de l'entrée 74 de cette encoche fait donc un angle de 950 avec celui de sa partie profonde borgne 75. La conformation de ces encoches 73 est très soigneusement étudiée afin de permettre d'y glisser et d'y loger des pièces d'assemblage 76 en forme d'haltères qu'on va décrire plus loin. Pour assembler un bras 31 au montant 1, on place le premier contre le second de manière que la surface intérieure des ailes 63 de la chape 60 soit en contact avec la surface latérale des nervures 72 de chaque côté du montant. On amène alors les unes en face des autres les entrées 74 et 65 respectives des encoches 64 et 73 de la chape 60 et des nervures 72 et on y engage une pièce d'assemblage 76 que montre plus en détail la figure 9 (cette pièce passe de la même façon dans l'entrée 65 de l'encoche 64 de la chape 60 du bras 31' symétrique du bras 31). On libère alors ces bras 31 et 31' qui descendent en coulis sant de 10 mm environ le long du montant jusqu'à ce que l'axe ou la tige 77 de la pièce 76 vienne buter au fond des parties borgnes profondes respectives 66 et 75 des encoches 64 et 73. Les brides extrêmes 78 des pièces d'assemblage 76 maintiennent alors serrées les unes contre les autres les ailes 63 des chapes 60 des deux bras 31 et 31' et les nervures 72 du montant, puisque la distance qui sépare les brides 78, en l'occurrence 17,25 mm, est déterminée de manière à ne laisser que le plus petit intervalle possible entre les ailes opposées 63 des chapes 60 des bras 31 et 31'. L'épaisseur des nervures 72, soit deux fois 4 mm, ajoutée à celle des ailes correspondantes des chapes 60, soit deux fois 4 mm, donne en principe un total de 16 mm d'épaisseur, l'intervalle précité étant ainsi à peine supérieur à 1 mm. Les pièces d'assemblage en forme d'haltères sont de préférence en acier doux revêtu d'un placage brillant de cadmium, et leur âme cylindrique 77 a une épaisseur de 1U mm. Il est évident que la conformation très particulière des encoches complémentaires coudées 64 et 73 permet à la pièce d'assemblage 76 qu'elles contiennent de serrer les unes contre les autres quatre épaisseurs de matière, ctest-à-dire celles qui correspondent aux ailes de deux chapes 60 et celles qui correspondent aux deux moitiés des nervures 72 du montant. Il est donc visible que l'effort exercé sur chaque brss en porte-å- faux est transmis par une pièce 76 à la chape 60 située de l'autre côté du montant, de sorte que ce sont les deux faces opposées 70 de ce dernier qui supportent la plus grande partie de cet effort, ses nervures 72 n'étant elles-mêmes soumises qu'à la contrainte minimale. L'autre grand avantage des encoches 64 et 73 vient de ce que, s'il est nécessaire de boulonner sur les montants des pieds, des éclisses, des chemins de circulation ou des contrefiches, elles servent d'une part à ajuster facilement les bras qui supportent les rayons et d'autre part à placer et assujettir les éléments précités au moyen de boulons qui traversent les montants. I1 n'est donc pas nécessaire de percer des trous dans la partie centrale des montants, sauf peut-être près de leurs pieds, de sorte que leur corps qui supporte déjà les principaux efforts exercés sur le rayonnage, n'est nullement affaibli. Il est donc possible d'utiliser pour la réalisa tion des montants des tôles plus minces que dans le cas de montants qu'il est nécessaire de perforer, ce qui est évidemment moins onéreux et permet de réaliser des économies de matière. Les montants 1, 2, 6 et 7 sont avantageusement constitués de tôles d'acier doux laminécs à froid et dont l'épaisseur est de 4 mm environ, et leur conformation creuse est obtenue en soudant par points les rives extérieures des ailes 72 de deux profilés ayant transversalement la forme de créneaux, de façon à former un montant à section carrée de 75 mm de côté. Ce mode d'assemblage des bras à chaque montant présente en outre l'avantage de ne pas exiger une soudure très résistante entre les ailes respectives des deux profilés opposés. I1 est préférable de renforcer sur 300 mm de long la base de tous les montants inférieurs au moyen de deux profilés en U de 4 mm d'épaisseur et de 66 x 30 mm ainsi que d'une plaque extrême de 3 mm d'épaisseur. I1 est aussi possible de renforcer de la même façon sur 150 mm de long la base des montants supérieurs qui s'emboîtent dans les montants inférieurs. Les bras en porte-à-faux d'une forme avantageuse de réalisation du rayonnage selon l'invention sont conçu, dé manière à pouvoir supporter deux planches ou tablettes ayant chacune 385 mm de large et 1413 ou 913 mm de long, ce qui donne au rayon une largeur totale de 770 mm. Ce rayon est conçu pour pouvoir supporter au maximum 225 kg, ce chiffre pouvant être augmenté ou diminué en faisant varier l'épaisseur des tôles métalliques des montants et des bras ainsi que l'espacement entre les axes des montants. Les pieds 11 sont de préférence creux afin de permettre de loger dans leurs éléments 40 ou 140 des galets ou des roulettes et'par conséquent de déplacer sur un plancher une étagère entière. Toutefois, la forme la plus avantageuse de réalisation du rayonnage selon l'invention ne comporte pas cette facilité I1 est évidemment préférable que chaque montant comporte de chaque côté des nervures encochées 72 supportant chacune des bras en porte-à-faux, mais il entre dans le cadre de l'invention que ces bras n'existent que d'un seul côté, auquel cas il est préférable que leurs chapes comportent deux encoches et deux pièces d'assemblage du même côté pour les empêcher de pivoter. REVENDICATIONS 1. Rayonnage caractérisé en ce que, constitué d'un ou de plusieurs montants (1), de bras en porte-à-faux (3, 8, 16, 31) et de pièces d'assemblage (76) l'extrémité intérieure de chacun de ces bras (3, 8, 16, 31) comporte latéralement deux encoches coudées (64) dont l'entrée (65) de chacune, qui est destinée au passage d'une pièce d'assemblage (76), se raccorde à sa partie profonde (66) qui est borgne et orientée de bas en haut chacune de ces encoches (64) coopère avec l'une de plusieurs autres encoches coudées (73) qui sont espacées le long d'un des bords latéraux du montant (1) et dont l'entrée (74) de chacune, qui est destinée au passage d'une pièce d'assemblage (76), se raccorde à sa partie profonde (75) qui est borgne et orientée de haut en bas ; et les pièces d'assemblage (76) sont amovibles et destinées à être engagées dans les parties profondes borgnes (66, 75) des encoches coudées (64 et 73) afin d'assembler les bras au montant et de les immobiliser les uns par rapport à 1 'autre. 2. Rayonnage selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque encoche (64) de chaque bras coopère avec une encoche (73) du bord latéral correspondant du montant. 3. Rayonnage selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que chaque pièce d'assemblage (76) a la forme d'un haltère dont la partie médiane cylindrique (77) se raccorde à deux brides extrêmes (78). 4. Rayonnage selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les encoches (73) du montant (1) sont creusées dans des nervures (72) qui font saillie de part et d'autre de ce montant. 5. Rayonnage selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le montant est constitué de deux profilés assemblés comportant chacun d'une part dans un même plan des ailes extrêmes destinées à former les nervures (72) dans lesquelles sont creusées les encoches (73), d'autre part une àme (70) parallèle aux ailes précitées, enfin des flancs (71) qui raccordent cette âme à ces ailes. 6. Rayonnage selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'extrémité intérieure de chaque bras en porte-à-faux supporte une chape (60) dont la forme correspond à celle de la moitié du montant, les encoches (64) étant creusées dans les rives latérales libres de cette chape. 7. Rayonnage selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il comporte des supports (4) de plancher comportant chacun un premier élément (54, 154) destiné à être assemblé au montant (1), et un second élément (53, 153) qui, relié au premier, est destiné à supporter le plancher (5). 8. Rayonnage selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'un Montant extrême (1) d'une file de montants auquel est assujetti un bras (16), supporte un panneau extrême (124) dont une partie principale comporte un rebord vertical dont la rive libre (131) est rabattue; une attache (125) assujettit cette rive rabattue au bras (16) et le bord du panneau qui est opposé à son rebord précité est relié au montant au moyen d'une cornière (136) dont une aile (135) est engagée dans une fente du panneau, tandis que son autre aile (137) peut être reliée à une encoche (73) du montant. 9. Rayonnage selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les extrémités des bras (31) en porte-à-faux sont destinées à supporter une tringle horizontale de suspension (30). 10. Rayonnage selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'un montant (1) supporte de chaque côté et à la même hauteur une paire de bras en porte-àfaux (3, 8, 16, 31, 31'), chacun de ces bras étant immobilisé par rapport à l'autre et par rapport au montant qui les sépare au moyen de deux pièces d'assemblage (76) engagées dans des encoches (64, 73) de ces bras et du montant.