La présente invention concerne une méthode et un dispositif pour affourrager du bétail au moyen de fourrage concentré selon une quantité de fourrage ajustée pour chaque animal ou groupe d'animaux. Plus particulièrement, la présente invention concerne une méthode et un dispositif pour la rationalisation du travail dans les étables, les porcheries et analogues par un système d'alimentation ou d'affourrage facilement converti pour le travail automatique en même temps que le système d'alimentation permet d'être sflr que les animaux recevront la bonne quantité de fourrage concentré avec précision. Par le brevet britannique nO 1 476 754, on sait nourrir les bovins, les cochons et autres animaux domestiques en utilisant un sac en papier fermé et comestible ou analogue pour le concentré. Les contenus du sac sont répartis de façon à correspondre à la ration normale à donner à un animal ou à plusieurs animaux maintenus dans le meme parc. Chaque animal ou groupe d'animaux obtent une portion, à chaque occasion d'affourrage, permettant d'éviter le travail important pour diviser le concentré sous forme non empaquetée. Ed donnant le concentré en sacs, on peut également offrir un fourrage qui est structurellement plus exact que celui que lwon peut obtenir avec du fourrage en boulette3 où la structure a été décomposée par un traitement mécanique, ce qui est peu adapté du point de vue ruminant. Mais le système connu ne tient pas compte du fait que dans le bétail, la nécessité en concentré peut varier considérablement d'un animal à l'autre. Ainsi, dans un troupeau, la nécessité en concentré pour 24 heures peut varier d'environ 1 kg pour une vache sèche jusqu'à 20 kg pour une vache laitière très productrice. Ainsi, dans un troupeau mélangé, il n'est pas possible de définir une portion normale pour tous les animaux, correspondant à la taille du sac de la portion. Par conséquent, en donnant un sac d'une portion de taille égale à chaque animal,cela implique que certains animaux auront trop et d'autr pas assez de concentré. Cela gâche le fourrage et donne une plus mauvaise production. Ainsi, en ce qui concerne les vaches laitières, la production de lait baissera pour les vaches ayant trop peu de concentré tandis que des cochons obtenant trop de concentré auront une classification de prix plus faible du fait d'une grosseur trop importante. Si par ailleurs, on alimente chaque animal ou chaque groupe d'animaux d'un sac de portion dont la dimension correspond à la portion du concentré qui est estimée pour cet animal lors de chaque occasion d'alimentation, on peut atteindre des conditions optimales en ce qui concerne la quantité de fourrage et les résultats de production. Cependant, cela présente un inconvénient parce que le nombre de dimensions ou de tailles des sacs de portion sera le même que le nombre d'animaux ou de groupe d'animaux dans le troupeau pour obtenir la meilleure précision de l'affourrage, parce que deux animaux ont rarement la même nécessité en concentré. Ainsi, le système peut être comparativement irrationnel et n'a jamais eu d'application pratique. La présente invention a pour but d'ajuster l'alimentation en concentré individuellement pour chaque animal de façon que chaque animal ou groupe d'animaux obtienne une quantité moyenne et prédéterminée de concentré toutes les 24 heures. On doit pouvoir effectuer l'affourrage de façon simple, tout en le mécanisant par un moyen simple. Selon l'invention, cela est obtenu à chaque occasion d'affourrage en allouant, à chaque animal, une portion de concentré se composant d'un nombre prédéterminé de paquets de concentré pesant le même poids, le poids mentionné atteignantentre 0,5 et 2 kg, et en affoursrt les animaux avec loepaquetsci-dessus mentionnes de concentré en plusieurs occasions d'affourrage sur 24 heures, le poids total de la quantité du concentré donné à chaque animal ou groupe d'animaux correspondant avec une très bonne précision à la nécessité estimée de concentré, et le nombre de paquets de concentré dans les portions différentes doit si cela est requis, pouvoir varier en chaque occasion pendant la période de 24 heures afin d'atteindre la précision ci-dessus mentionnée de la quantité allouée totale. Dans le cas normal, tous les paquets contnnnent le même mélange du concentré. Cependant, il est également possible que, dans le cadre de l'invention, les paquets contiennent deux ou plusieurs mélanges différents. De cette façon, il sera possible de donner à divers animaux des mélanges différents de concentré, ou, si cela est souhaitable, un concentré mélangé à certaines substances. Ces sortes différentes de paquet peuvent avantageusement se distinguer les unes des autres par des couleurs différentes ou des marques de couleurs différentes sur l'enveloppe.Un barème d'alimentation pour un troupeau de six animaux I-VI recevant deux sortes, A et B de paquets de concentré peut avoir la forme qui suit Animal I II III IV V VI paquet de concentré A, pièces 5 6 5 4 4 5 paquet de concentré B, pièces 2 1 3 3 2 3 La limite supérieure du poids du paquet de concentré correspond au degré pondéral acceptable le plus important par lequel il est possible de faire varier la quantité de concentré donné à chaque occasion d'affourrage, sans que la précision d'affourrage devienne trop faible. Par ailleurs, la limite inférieure ne doit pas être trop basse, car, si les paquets sontfrop petits, les prix de ces paquets, de leur manipulation et autres par unité pondérale peuvent être trop élevés.Ainsi, le poids du paquet doit, selon l'invention, être un certain poids fixe compris entre 0,5 et 2 kg et de préférence entre 0,7 et 1,5 kg. Le poids préférable est de 1 kg ce qui correspond à peu près à la quantité quotidienne minimale de concentré qu'une vache sèche doit avoir. Afin d'atteindre la quantité moyenne et précise souhaitée du concentré par jour pour chaque vache, il peut, dans certains cas, être nécessaire, selon la méthode de l'invention, d'étendre le programme d'alimentation sur une période de deux, trois jours ou plus. Cela est possible par le fait que les animaux peuvent stocker une certaine quantité du concentré de base qui leur est donné sous forme d'énergie d'un Jour à l'autre pour leur propre besoin de base. Par conséquent, on peut donner à la vache un nombre différent de paquets à des jours différents, et en étant suffisamment précis, on peut ainsi atteindre la valeur moyenne souhaitée par Jour. En plus du concentré, les animaux peuvent également recevoir, selon l'invention, du fourrage lourd comme du foin, de la paille, de l'ensilage, et de la molasse. Les enveloppes des paquets se composent principalement de papier en matière première fibreuse et vierge sans addition de papier de rebut, de peinture ou analogue pouvant être nocifs à l'animal. Par ailleurs, l'enveloppe peut d'une certaine façon, être imprégnée ou enduite de substances minérales, de vitamines ou additions correspondantes en quantitésdosées Aucun assaisonnement n'est normalement nécessaire pour que les animaux mangent même le papier, mais la méthode selon 1' invention n'exclut pas que les enveloppes des paquets soient imprégnées, d'une façon connue, d'appétits, comme par exemple de la molasse. Les enveloppes en papier peuvent avoir la forme d'un sac, mais d'autres formes sont également possibles, par exemple des paquets faits d'un tube de forme continue rempli de la quantité souhaitée du concentré et séparé de façon échelonnée en paquets séparés. Les paquets decono3ir peuvent être amenés automatiquement de plusieurs façons à chaque animal au bon moment et au nombre requis. Des convoyeurs à bande avec des poussoirs peuvent, par exemple, être agencés de façon que les paquets soient poussés de la bande du convoyeur et tombent sur la plaque d'alimentation de l'animal voulu. Le convoyeur à bandes et le poussoir sont contrôlés par un programme mémorisé. Il est également possible que les paquets de fourrage soient contenus dans une chute verticale, inclinée ou analogue prévue pour chaque animal ou pour un groupe d'animaux, et conduisant à la plaque d'alimentation de l'emplacement équivalent. Pour la méthode selon l'invention, on prévoit une trémie de stockage de paquets concentrés, une voie conduisant de la trémie à un emplacement d'alimentation et un moyen d'alimentation des paquets de fourrage un par un, au nombre souhaité à chaque occasion d'alimentation ou d'affourrage. Au moins les bovins et les cochons semblent consommer à la fois l'enveloppe et son contenu sans que l'enveloppe ne soit pourvue d'appétits spéciaux. Il n'est pas non plus nécessaire dtouvrir les paquets amenés à la plaque d'alimentation, car les animaux apprennent rapidement à le faire. Cependant, si on le souhaite, l'équipement suivant l'invention offre également une possibilité de déchirer l'enveloppe des paquets au moment de leur mise en place sur la plaque d'alimentation. L'invention sera mieux comprise, et d'autres buts, caractéristiques, détails et avantages de celle-ci apparattront plus clairement au cours de la description explicative qui va suivre faite en référence au dessin. schématique annexé donné uniquement à titre d'exemple illustrant un mode de réalisation de l'invention et dans lequel - la figure unique est un schéma en coupe verticale du dispositif d'af fourrage pour la mise en oeuvre de la méthode selon l'invention. On décrira maintenant un exemple préféré de mise en oeuvre de la méthode selon l'invention. En partant des statistiques mensuelles d'un troupeau dans une étable avec des vaches contrôlées, un barème d'alimentation ou d'affourrage fut effectué. Le tableau ci-dessous montre le programme d'alimentation ou barème d'alimentation pour trois animaux représentant trois cas typiques et différents. Le poids normal des paquets de concentré avait de 1,0 kg. Les paquets avaient la forme de sacs faits en papier kraft pur, remplis à l'avance de 1,0 kg de concentré. L'expres sion"concentré de base" dans le tableau ci-dessus indique un concentré pour les besoins de base d'un animal plus le. supplément de production. Par ailleurs, les animaux reçurent également du fourrage lourd. Animal nO 78 151 367 Classe de vache laitière vache sèche génisse devant l'animal très productrice véler dans le mois qui suit Poids de l'animal, kg 563 563 478 Quantité produite de lait (teneur en graisse : 4,') selon les statistiques mensuelles, kg/24h 36,3 6,9 Besoin estimé en concentré de base, kg/24h 14,6 2,7 1,4 Suite du tableau. Occasion d'alimentation Nombre de paquets de concentré distribués à chaque occasion d'alimen tation 1 3 1 1 2 2 0 0 3 3 1(25/0(1)** 0 4 2 0 1(1)/0(2)*** 5 3(2)/2(1)* 1 0 6 2 0 0 Quantité totale de concentré donné,en moyenne, kg/24h 14,67 2,67 1,33 * 3 paquets sur deux jours et deux paquets au troisième jour d'un cycle de trois jours. ** 2 paquets sur deux jours et pas de paquet au troisième Jour sur un cycle de trois jours. *** 1 paquet sur un jour et pas de paquet les deux jours suivants d'un cycle de trois jours. Le dessin joint montre un dispositif d'alimentation avec une fosse de stockage 11 contenant une pile de paquets 12 de concentré. Les paquets de concentré se composent d'un bourrage de concentré entouré d'une enveloppe fermée de papier pur comme du papier kraft. Le fait que l'enveloppe soit fermée n'implique pas que les paquets soient herméttques, mais il est suffisant que l'enveloppe soit agencée de façon à maintenir en toute sécurité son contenu pour transporter et manipuler les paquets de concentré. La fosse 11 a une plaque 13 de fondement supportant la pile de paquets 12. Sur la plaque 13, un tube vertical 14 est connecté à un côté de la fosse de stockage. L'orifice 14 A de ce tube se trouve au-dessus d'une plaque d'alimentation 15 de toute forme appropriée. L'ouverture 16 entre la fosse 11 et la chute verticale 14 est juste légèrement au-dessus de chaque paquet 12, afin que seul un paquet puisse passer à la fois de la fosse 11 vers la chute verticale 14. A la transition entre la fosse - 11 et la chute verticale 14 il est possible, éventuellement, de prévoir un dispositif de coupe sous forme d'un fil mince en métal, une lame de couteau ou analogue, placé de façon à couper l'enveloppe de chaque paquet passant de la fosse à la chute. Le dispositif de coupe 17 fait ainsi une découpe dans l'enveloppe, sans découper totalement le paquet, quand ce dernier vient dans le tube vertical. De cette façon, une partie du concentré peut traverser l'enveloppe. Comme cela est fait à la déchirure, le concentré sorti du paquet tombera sur la plaque d'alimentation en même temps que le paquet ; dans la chute verticale 14, c'est-à-dire dans le canal de transfert entre la fosse 11 et la plaque 15, il n'y a rien pouvant retenir-le concentré sorti de ce paquet. Le transfert de chaque paquet 12 de la fosse 11 à la chute verticale 14 est fait par un dispositif poussoir 18 placé Juste en face de l'ouverture 16 sur le côté opposé de la fosse 11. Le dispositif poussoir 18 comporte un moteur linéaire 19, électrique ou pneumatique, qui fait donc avancer et reculer le poussoir 20. Dans la position retirée qui est illustrée, le poussoir 20 est éloigné de l'intérieur de la fosse 11. Pendant l'éjec- tion, le poussoir déloge le paquet 12 qui est au fond de la fosse 11 à travers l'ouverture 16 jusqu'à ce que le paquet puisse tomber dans la chute verticale 14. Alors, le poussoir presse le papier contre le dispositif incliné de coupe 17 (à condition que ce dernier sot prévu), qui découpe l'enveloppe. L'espace libre entre le dispositif de coupe et le côté opposé du tube verticale et/ou de la plaque 13 est si étroit que le paquet ne peut passer sans être coupé par le dispositif de coupe. Pendant ltéjectnn la pile de paquets 12 repose sur le côté supérieur du poussoir 20, et quand le poussoir se retire, la pile tombe sur la plaque 13 et un nouveau paquet peut être transféré à la façon décrite. Le dispositif poussoir est commandé par un programme ou analogue, traitant l'alimentation des paquets du concentré de la fosse de stockage à la plaque d'alimentation selon un programme fixe. Choque animal peut avoir un dispositif d'alimentation selon l'invention, et ce dernier a alors son propre dispositif de programmation, permettant de choisir un programme individuel d'alimentation pour l'animal ayant le dispositif d'alimenta tion. Si l'alimentation ou l,affourrage doit être fait en utilisant des paquets de concentré de différentes sortes, l'équipement peut avoir une trémie pour chaque sorte et être agencé pour une alimentation séparée à partir des trémies. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée au mode de réalisation décrit et représenté qui n'a été donné qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Méthode pour affourragerdu bétail un concentré, selon une ration de concentré ajustée pour chaque animal ou chaque groupe d'animaux, caractérisée en ce qu'chaque occasion d'aftburrage, chaque animal reçoit une portion de concentré composée d'un nombre prédéterminé de paquets (12)de concentré ayant entre eux un poids égal, en ce que ledit poids a une certaine valeur fixe comprise entre 0,5 et 2 kg, en ce que les animaux reçoivent lesdits paquets (12) en plusieurs oeCainDs sur 24hslmfie en ce que le poids total de la quantité de concentré allouer à chaque animal ou groupe d'animaux correspond très précisement au besoin estimé en concentré, le nombre de paquets donnés dans les diverses portions variant pendant la période programmée, si cela est nécessaire afin que la précision mentionnée de la quantité aLouee au total puisse être atteinte. 2. Méthode selon la revendication 1, caractériséeen ce que la période de programme dure au moins 24 heures. 3. Méthode selon la revendication 2, caractérisée en ce que la période du programme dure de 1 à 3 jours et nuits. 4. Méthode selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisée en ce que le poids du paquet est compris entre 0,7 et 1,5 kg, et de préférence il est de 1 kg. 5. Dispositif pour affourrager des animaux par la méthode selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par une trémie (11) pour des paquets (12) de concentré, une voie (14) d'alimentation conduisant de ladite trèmie (11) à un emplacement d'alimentation (14A) pour des paquets (12) et un dispositif d'alimentation (18) d'un paquet à la fois pour sortir les paquets un à un de ladite trèmie et les transférer à ladite toie d'alimentation. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que la voie (14) d'alimentation précitée est formée par une chute inclinée. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 5 ou 6, caractérisé par un dispositif de coupe (17) agencé le long de la voie d'alimentation pour ouvrir les enveloppes de paquets passant par ledit dispositif. 8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que le dispositif de coupe (17) précité est agencé en une section de la voie d'alimentation précitée où les paquets sont retirés de force du dispositif d'alimentation (18) précité.