La présente invention est relative d'une manière générale à un procédé et à un appareillage de meulage et plus particulièrement à un procédé et à un appareillage du type dans lequel une roue de meulage rotative avance vers une pièce montée sur une broche. Les machines de meulage antérieurement connues comprennent de manière typique une meule circulaire destinée à tourner sur un axe et une broche destinée à supporter une pièce dans une position radialement espacée de la meule. Cette broche entraîne également la pièce en rotation sur son axe. La meule est montée sur une table mobile radialement de manière telle que la meule puisse être amenée au contact de la pièce sur la broche. Le contact de la meule avec la pièce déclenche bien entendu l'opération de meulage et d'enlèvement de matière de la pièce de la manière classique. La rotation de la pièce sur la broche est nécessaire pour assurer la répartition uniforme de la matière enlevée de la pièce tout autour de celleci et ainsi le meulage d'un diamètre exact sur la pièce. Bien que de nombreux moyens puissent être utilisés pour faire avancer la table supportant la meule vers la pièce sur la broche, il est typique d'utiliser un arbre fileté coopérant avec un chariot fileté sur la table. Dans ces conditions, la rotation de l'arbre fileté dans une première direction fait avancer la meule vers la pièce tandis que, à l'inverse, la rotation de l'arbre dans l'autre direction éloigne la meule de la pièce. De même, la vitesse de rotation de l'arbre est directement proportionnelle à la vitesse radiale ou linéaire avec laquelle la meule s'avance ou s 'éloigne par rapport à la pièce. Dans les machines à meuler antérieurement connues, on fait avancer la meule vers la pièce soit manuellement soit à une vitesse linéaire constante et prédéterminée résultant d'une vitesse de rotation stable de l'arbre. Les moyens classiques decontrôle des mesures viennent au contact de la périphérie extérieure de la pièce et donnent naissance à un signal électrique de sortie représentatif du diamètre de la pièce. Quand la pièce a été meulée jusqutà un diamètre prédéterminé, les moyens d'avancement de la meule vers la pièce sont interrompus. De nombreuses opérations antérieurement connues de meulage comprennent typiquement deux opérations séparées de meulage, à savoir une opération de dégrossissage et une opération de finissage. Dans l'opération de dégrossissage,la meule avance vers la pièce à une vitesse linéaire donnée, par exemple de 0,1 mm/ seconde, en enlevant la plus grande partie de l'excès de matière de la pièce. L'opération de finissage intervient ultérieurement et dans cette opération, la meule est également avancée vers la pièce de la manière précitée mais à une vitesse beaucoup plus lente typiquement de 0,01 mm/seconde. Une quantité plus faible de matière est enlevée de la pièce pendant l'opération de finissage que dans l'opération de dégrossissage mais on obtient sur la pièce un fini plus lisse et un contrôle plus précis du diamètre au cours de l'opération de finissage. Avec ces méthodes et ces machines antérieurement connues pour le meulage, au moment où la meule vient au contact de la pièce sur la broche et se déplace vers celle-ci, la pièce s'infléchit ou s'écarte de la meule, et vice-versa à l'égard de la force exercée sur la pièce par la meule. Le degré de déflection totale de la pièce, de la meule et des composants qui y sont associés dépend naturellement de la machine , du matériau et de la construction de la pièce. Cependant, pour une machine et un type de pièces prédéterminées, le degré de déflection totale pour une vitesse de meulage donnée demeure pratiquement constant. Au cours d'une opération de meulage, à mesure que la meule se déplace initialement dans la direction de la pièce et dans celle-ci, une quantité relativement faible de matière est à l'origine enlevée de la pièce en raison de la déflection totale précitée malgré une avance constante de la meule dans la pièce. Ce n'est que quand la pièce, la meule et les composants associés sont totalement décalés que la meule enlève la matière de la pièce à la vitesse d'avance de la meule. Cette méthode antérieure présente l'inconvénient qu'une quantité relativement faible de matière seulement est initialement enlevée de la pièce quand la meule rencontre la pièce. Comme la vitesse d'avance de la meule vers la pièce est relativement lente, ce phénomène prolonge sans nécessité la durée nécessaire peur une opération unique de meulage. Par exemple une opération typique de meulage exige approximativement 11 secondes. Un autre inconvénient de ces méthodes de meulage antérieures vient du fait que en raison de la déflection tQtale,meme quand l'avance vers la pièce est interrompue, la pièce et les composants de meulage continuent à se raidir , c'est à dire à se déplacer vers l'état non décalé. Cela entraîne naturellement l'enlèvement continu de matière de la pièce et souvent l'enlèvement de davan tage de matière de la pièce que le permettent les tolérances. Un autre inconvénient encore de ces machines antérieures est que, en raison de la durée prolongée de meulage exigée par les machines connues, la pièce s'échauffe sous l'effet du frottement et se dilate en conséquence; il en résulte que quand la pièce se refroidit après l'opération de meulage, la contraction qui inter vient au cours-du refroidissement tend souvent la pièce plus petite que les tolérances le permettent de sorte que l'on doit rejeter cette pièces. Les machines et méthodes antérieurement connues pour le meulage présentent ainsi deux inconvénients principaux . En premier lieu, ces machines et méthodes sont consommatrices de temps, en second lieu ces machines et ces méthodes forment un pourcentage important de pièces impropres à la -consommation. Ces pièces impropres sont rejetées et cela représente une perte. L'invention surmonte ces inconvénients grâce à un procédé et un appareillage de meulage# assurant le meulage rapide et précis d'une pièce. Brièvement, dans le procédé et l'appareillage selon la présente invention, on fait d'abord rapidement avancer la meule vers la pièce à une vitesse linéaire prédéterminée suffisante pour compenser la déflection totale de la pièce, dela meule et des composants de meulage associés, puis on fait déplacer la meulelinéairement dans la pièce à une vitesse de meulage prédéterminée Jusqu'à ce que la pièce atteigne un diamètre ou une dimension prédéterminée. A ce moment, la meule est rapidement rétractée de la pièce ce qui termine l'opération de meulage. Comme il apparaîtra encore plus clairement de ce qui suit, par ce déplacement rapide de la meule vers la pièce d'un degré suffisant pour compenser la déflection totale à l'amorce de l'opération de meulage, la meule enlève de la matière de la pièce plus rapidement et efficacement que par lesprocêdés de meulage antérieurs.Au surplus, en amenant rapidement la meule hors de contact avec-la pièce à la fin d'une opération de meulage, on peut plus précisément maintenir les tolérances d'usinage. On comprendra mieux l'invention en se référant à la description qui suit, conjointement au dessin annexé sur lequel les mêmes références désignent les mêmes éléments dans toutes les vues. Sur ce dessin - la figure 1 est une vue en plan schématique d'une machine de meu lage selon l'invention - la figure 2 est une vue de dessus fragmentaire montrant la machine selon l'invention, certains éléments étant enlevés et agrandis pour plus de clarté - la figure 3 est un graphique illustrant un procédé antérieur de meulage - la figure 4est un schéma du type bloc-diagramme montrant les composants de la machine de meulage selon la présente invention - la figure 5 est un schéma illustrant les étapes de la méthode selon l'invention - la figure 6est un schéma illustrant la méthode et l'appareillage selon l'invention et - la figure 7 est un graphiquesemblable à la figure 3 mais selon le procédé et l'appareillage de la présente invention En se référant tout d'abord aux figures 1 et 2, on y a représenté le dispositif de meulage 10 selon la présente invention. Ce dispositif 10 se compose d'un bâti de support 12 auquel est fixée une broche 14. La broche 14 porte une pièce 16 de la manière classique et des moyens classiques 18 font tourner la pièce 16 par l'intermédiaire de la broche 14 à toute vitesse désirée. Une meule circulaire 20 est montée rotative sur un axe 21 porté par les supports 22 de telle sorte que l'axe de rotation 24 de la meule 20 soit pratiquement parallèle à l'axe de rotation de la pièce 16. Le support de meule 22 est à son tour fixé sur un chariot 26 monté coulissant sur des rails 28 fixés au bâti 12. Comme il est classique,un dispositif hydraulique à cylindre et piston 30 est connecté au chariot 26 de manière à le déplacer linéairement pour l'approcher ou l'éloigner de la pièce 16. Le dispositif 30 déplace la meule 20 depuis une position espacée de la pièce (dans le but de faciliter l'accès à la pièce)jusqu'à une position voisine de la pièce 16 sans la toucher. Le dispositit hydraulique 30 est inopérant au cours d'une opération de meulage et par suite ne sera pas davantage décrit. Dans le but de déplacer linéairement la meule 20 vers la pièce 16 a une vitesse lente et constante comme c'est le cas au cours d'une opération de meulage, un arbre fileté 32 est fixe au bâti 12 et coopère par filetage avec un bossage fileté 34 pratiqué dans le chariot 26. Il en résulte que la rotation de l'arbre 32 dans une direction fait avancer la meule 20 vers la pièce 16 tandis qu'à l'inverse, la rotation dans l'autre direction éloigne la meule 20 de la pièce 16. Comme il est donc clair de ce qui précède, la vitesse de rotation de l'arbre 32 est directement proportionnelle à la vitesse linéaire du chariot 16 et par suite à la vitesse linéaire de la meule 20. D'autres moyens bien entendu peuvent également entre utilisés pour-faire avancer la meule vers lapièce. Il est bien entendu cependant que selon une variante la meule 20 et ltaxe 21 peuvent être fixés rotatifs sur le bâti 12 tandis que la broche 14 est portée par le chariot 26. Dans ce cas, la pièce 16 est amenée vers la meule 20 au cours d'une opération de meulage. Si l'on se réfère plus particulièrement à la figure 2, quand la meule 20est déplacée linéairement vers la pièce 16, cette pièce 16 cède d'un degré prédéterminé en fonction de la matière et de la taille de cette pièce. Cette déflection est représentée très exagérée en traits interrompus sur la figure 2 et bien que le degré précis de déflection puisse varier entre différentes pièces, en pratique, des pièces construites dans la même matière et ayant pratiquement la même taille présenternnt pratiquement le même degré de déflection au cours d'une opération de meulage. De manière semblable, les composants de la machine de meulage 10 se déforment ou cèdent à partir de la pièce 16 quand la meule 20 vient au contact de cette pièce. Ces composants de lamachine 10 qui cèdent sont par exemple l'axe de la meule 21 le chariot 26, l'arbre 32, la broche 14 et la base de la machine 10. La déflection de l'axe de la meule 21 est représentée, très exagérée, en ligne discontinue. Cette déflection demeure également pratiquement constante pour un taux de meulage déterminé. La déflection linéaire totale de la pièce 16 et des composants de la mchine de meulage 10, désignés après par déflection totale demeure pratiquement constante pour un taux particulier d'avance linéaire de la meule 20 dans la pièce 16. La machine de meulage 10 qui vient d'etre décrite est de construction classique et disponible sur le marche. En se référant maintenant à la figure 3, on y a porté un graphique dans lequel la puissance de la meule en chevaux vapeurs est indiquée en ordonnées et la durée en abaisses Au cours d'une opération de meulage, la puissance de la meule augmente depuis une valeur relativement basse et se stabilise à une valeur relativement élevée en fonction du taux de meulage. Au cours de la stabilisation, le taux d'enlèvement de matière de la pièce 16 est pratiquement constant. La figure 3 illustre les procédés de meulage classiques dans lesquels la meule 20 avance linéairement vers la pièce 16 à une vitesse constante telle que 0,1 mm/seconde. En se référant à la figure 3, la meule 20 entre au contact de la pièce au temps T2 et par conséquent la puissance de la meule 130 augmente. Entre les temps T2 etT4, la pièce 16 se déforme ou cède depuis la meule 20 et vice versa de telle sorte que le taux d'enlèvement de matière de la pièce 16 augmente du temps T2 au temps T4. Le diamètre de la pièce 132 diminue donc graduellement entre T2 et T4. Au temps T4,la meule 20 a avancé sur la pièce 16 d'une distance linéaire suffisante pour compenser la déflection totale D de sorte que le taux d'enlèvement de matière de la pièce est ensuite constant et dépend du taux ou vitesse d'avancement linéaire de la meule 20. De même, le diamètre132 de la pièce diminue linéairement après le temps T4. Au temps T5, la rotation de l'arbre 32 et par suitel'avance de la meule 20 vers la pièce 16 est interrompue. A ce moment cependant, la pièce est à l'état déformé et résiste à la meule rotative 20 et vice-versa . Par conséquent entre les temps T5 et T7, la meule 20 continue à enlever de la matière de la pièce 16 à mesure que la pièce 16 reprend sa forme vers la meule 20 et vice-versa. Le taux d'enlèvement de matière de la pièce 16 diminue du temps T5 au temps T7 de sorte que le diamètre de la pièce 132 devientgraduellement constant. De façon typique, l'opération de dégrossissage ,illustrée à la figure 3 du temps T2 à T7 est immédiatement suivie par une opération de finissage représentée par le temps T8 à T9. Dans uneopération de finissage de meulage, le taux d'avance de la meule 20 vers la pièce 16 est considérablement plus lent que l'operation de dégrossissage illustrée à la figure. 3. Cependant, l'operation est illustrée à la figure 3 comme une opération de dégrossissage mais avec une plus petite proportion. D'une manière qui sera décrite plus en détails ci-après, selon la présente invention, la meule 20 est tout d'abord déplacée avec une vitesse linéaire élevée vers la pièce 16, à une distance linéaire prédéterminée pratiquement la même que la déflection totale D. Ensuite, la meule 20 avance dans la pièce 16 à une vitesse de meulage constante et quandla pièce 16 est meulée jusqu'a un diamètre prédéterminé, la meule 20 est rapidement retirée de la pièce 16 à une vitesse linéaire élevée. L'effet de la présente invention est donc de réduire considérablement le temps entre T2 et T4 ainsi qutentreT5 > etT7 ce qui réduit ainsi considérablement le temps de meulage total exigé tout en augmentant sa précision. Les moyens de contrôle de la position de la meule 20 par rapport à la pièce 16 sont illustrés schématiquement à la figure 4. Sur cette figure , une jauge calibre 34 possèdant des bras palpeurs 38 rencontre la pièce 16 et donne naissance à un signal électrique représentatif du diamètre de la pièce 16 le long de la ligne 40. De telles jauges sont bien connues dans le domaine du meulage et ne seront donc pas décrites plus en détail. La ligne de sortie 40 de la jauge 36 est envoyée, par un convertisseur analogique-digital (A/D) 42 a des lignes d'entrée appropriées d'un micro-processeur 44 de sorte que le diamètre précis de lapièce 16 est connu par le micro-processeur 44 à tout moment donné. Le micro-processeur 44, en réponse au signal d'entrée de la jauge 36 et conformément à un ensemble d'instructions pré-programmées contenues dans le micro-processeur et qui sera décrit plus en détail ci-après, donne naissance à des signaux de sortie qui contrôlent un moteur pas à pas à grande vitesse 50 d'une manière qui sera décrite rapidement ci-après. Le moteur 50 est accouplé mécaniquement à l'arbre 32 (figure 1) de sorte que la rotation du moteur 50 entraîne en rotation l'arbre 32. En se référant encore à la figure 4, le micro- processeur 44 donne naissance à une sortie digitale suivant la ligne 52, qui est introduite-par un convertisseur digital-analogique (DIA) 54 dont la sortie est connectée à un convertisseur analogique fréquence (A/F) 56 (tel qu'un oscillateur à tension controlée) de sorte que la sortie de fréquence sur la ligne 58 du convertisseur A/F 56 est proportionnelle à la sortie digitale sur la sortie 52 du micro-processeur 44. La ligne 58 à son tour est couplée à un moteur pas a pas classique 60 ce qui donne naissance à une sortie par la ligne 62 allant au moteur pas à pas 50 qui contrôle la vitesse de rotation du moteur 50. Une ligne de sortie séparée 64 du micro-processeur 44 est couplée à l'entraînement 60 et contrôle la direction de rotation du moteur 50 par l'entraînement 60. Par suite, avec cet arrangement les sorties 52 et 64 du micro-processeur 44 contrôlent à la fois la vitesse et la direction de rotation dumoteur 50 et par suite lavitesse et la direction du chariot 26. La ligne de sortie 58 du convertisseur A/F 56 est également couplée de préférence à l'entrée d'un compteur 66 tandis que la ligne directionnelle 64 du micro-processeur 44 est couplée à l'entrée de contrle du compteur 66. Le compteur 66 donne donc une indication de la position en rotation du moteur 50 et par suite de la position linéaire de la meule. Un compteur à erreur 70 est prévu pour détecter toute erreur ou toute différence entre le nombre d'impulsions envoyées par le convertisseur A/F 56 et le nombre d'impulsions reçues par le moteur pas à pas 50. Le compteur à erreur 70 est de préférence un compteur up/down et il est réuni par des lignes 86-88 à une ligne de sortie A/F 58 et une ligne directionnelle 64 respectivement de sorte que, la ligne directionnelle 64 étant dans un état, le compteur 70 est augmenté par chaque impulsion provenant de la ligne de sortie A/F 58. De manière semblable, le moteur 50 donne naissance àune impulsion vers le - compteur 70 par la ligne 72 pour chaque impulsion qui le reçoit de l'entraînement 60 et une sortie sur la ligne 74 vers le compteur 70 est représentative de la direction de rotation du moteur 50.Les impulsions sur la ligne 72 cependant diminuent le compteur 70 quand le signal sur la ligne directionnelle 72 correspond au dernier état mentionné sur la ligne directionnelle 64 de sorte que le compteur 70 est successivement augmenté ou diminué(ou vice-versa si l'on inverse les lignes directionnelles 64 et 72 ) pour chaque impulsion envoyée par le convertisseur A/F 56 et reçue par le moteur pas à pas 50. L'indication du compteur 70 représente ainsi l'erreur totale entre le signal transmis au moteur 50 et le signal reçu par le moteur 50. Une erreur supérieure à une quantité détectable est détectée par un détecteur 76 qui envoie un signal d'erreur par une ligne 78 au micro-processeur 44. En se référant maintenant aux figures 5 et 6, on y. a représenté une opération de meulage selon la présente invention sous forme d'un graphique de fonctionnement et d'un graphique de résultat respectivement. Comme on le verra, le graphique de la figure 5 représente une série d'instructions pré-programmées contenues dans le micro-processeur. A l'étape 100 qui correspond aux temps T1-T2 sur la figure 6,le jeu ou espace entre la meule 20 et la pièce 16 est éliminé de sorte que la meule 20 est immédiatement voisine de la pièce 16 mais sans la toucher. Le micro-processeur 44 compare la sortie de la jauge calibre 36 et l'entrée du compteur 66 pour calculer la distance linéaire (et par suite la durée entre Tî et T2) nécessaire pour déplacer la meule 20 jusqu'au voisinage de la pièce 16. A l'étape 102, le micro-processeur 44 envoie des signaux de sortie par les lignes 52 et 64 pour faire rapidement avancer la meule 20 dans la pièce 16 pratiquement d'une distance linéaire suffisante pour compenser la déflection totale D. L'étape 102 est illustrée entre les temps T2 et T4 de la figure 6. D'une manière idéale, la meule 20 est instantanément déplacée dans la pièce 16 de la distance linéaire nécessaire pour compenser la déflection totale D. Cependant,en raison des limitations mécaniques et de l'inertie, la meule 20 est rapidement accélérée linéairement par la pièce 16 entre les temps T2 et T3 et rapidement freinée entre les temps T3 et T4 de sorte que la vitesse linéaire moyenne entre les temps T2 et T4est~ind#quée par la ligne env traits interrompus.80. A l'étape 104, la meule 20 avance à la vitesse de meulage désirée linéairement dans la pièce 16. L'étape 104 est illustrée entre les temps T4 et T5 de la figure 6. Bien que la vitesse linéaire d'avancement de la meule 20 entre les temps T4 et T5 soit représentée constante, elle peut être variable tout en restant dans le domaine de l'invention.Par exemple, des vitesses linéaires allant de 0,1 à 0,01 mm/sec. sont typiques pour des opérations de meulage de dégrossissage et de finissage respectivement. Au temps T5, déterminé comme étant l'étape 106, le diamètre de la pièce 16 atteint une dimension prédéterminée A qui est évaluée par la jauge 36 et introduite dans le microprocesseur 44. Au temps T5 , identifié par étape 108, le micro-processeur 44 produit des signaux de sortie sur les lignes 52 et 64 pour rétracter rapidement la meule 20 de la pièce 16 jusqu'à une position où elle est hors de contact de la pièce 16. De façon idéale, au temps T5, la meule 20 est instantanément rétractée hors de contact avec la pièce 16 mais, en raison des limitations mécaniques précitées, la meule 20 est d'abord rapidement accélérée en s'éloignant de la pièce 16 entre T5 et T6 puis freinée entre T6 et T7 jusqu'à ce que le déplacement linéaire de la meule 20 soit interrompu. De façon typique, après le temps T7, on effectue un cycle de finissage entre T8 et T9. Le cycle de finissage est pratiquement le même que le cycle de dégrossissage décrit précédemment en détails, sauf que le taux de meulage déterminé comme étant l'étape 104 est habituellement beaucoup plus lent que pour l'opération de dégrossissage. Ainsi, pour plus de brièveté, on ne décrira pas davantage en détail l'opération de finissage. En se référant maintenant à la figure 7, on y a représenté une opération de meulage selon l'invention sous forme de graphique correspond au graphique de l'art antérieur représenté à la figure 3. Il doit également être apparent que les temps T1-TD sur les figures 3,7 et 6 correspondent tous l'un à l'autre. En raison de l'avance rapide de la meule 20 vers la pièce 16 entre T2 et T4, le temps écoulé entre T2 et T4 est beaucoup plus court que le temps correspondant dans la mise en pratique de l'art antérieur. Par suite, le diantre de la pièce 110 diminue presque linéairement entre T2 et T7. La diminution graduelle du diamètre 110 entre T7 et T8 sur la figure 7 représente la contraction thermique quand la pièce 16 se refroidit. Entre le temps T8 et T9, c'est à dire pendant l'opération de finissage, le diamètre de la pièce diminue donc virtuellement linéairement comme représenté à la figure 7 ,mais avec une pente plus graduelle que dans l'opération de dégrossis#sage. Le procédé et l'appareillage de meulage selon la présente invention présentent donc de nombreux avantages par rapport aux procédés antérieurs. Le plus notable est que le temps total de meulage exigé est beaucoup plus court que dans les procédés antérieurs ce qui assure un usage plus efficace de la machine Par exemple,par une avance rapide de la meule dans la pièce au départ de l'opération de meulage, et par une rétraction rapide de la pièce à la fin de l'opération, le temps écoulé entre T2-T4 d'une part et T5-T7 d'autre part (figures 3 et 7) est beaucoup plus court avec la présente invention que dans les techniques antérieures. L'opération de finissage peut naturellement immédiatement suivre l'opération de dégrossissage. Au surplus, avec un temps de meulage plus court, la dilatation thermique de la pièce est plus facile qu'avec les procédés antérieurs de sorte que l'on peut assurer un centrale dimensionnel plus précis de la pièce. De nombreuses variantes de l'invention apparaîtront bien entendu aux spécialistes de cette technique, et ces variantes rentrent bien entendu dans le cadre de la présenteinvention . Par exemple, bien que l'on préfère utiliser le micro-processeur 44 pour contrôler le fonctionnement du moteur pas à pas 50, selon une variante, les circuits de contrôle du moteur 50peuvent etre des fils classiques. On préfère cependant un micro-processeur 44 en raison de la souplesse de fonctionnement qui peut résulter de son aptitude à être reprogrammé . Par exemple, le taux de meulage déterminé comme étape 104 (figure 5) peut être modifié par simple reprqgrammation du mic#o-processeur. REVEND I CAT I ON S 1. Machine de meulage du type comprenant un premier et un second élément, le premier élément consistant en une meule circulaire rotative sur son axe tandis que le second élément consiste en une broche supportant une pièce dans une position linéairement espacée de la meule, l'un de ces éléments étant mobile linéairement par rapport à l'autre de sorte que la pièce et les composants de la machine de meulage se déforment d'un degré prédéterminé quand l'élément mobile vient au contact de l'autre élément, une jauge coopérant avec la pièce pour donner naissance à un signal de sortie électrique représentatif du diamètre de la pièce, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens pour faire avancer l'élément mobile vers l'autre élément à une première vitesse linéaire de sorte que la meule arrive au contact et attaque ladite pièce de cette quantité prédéterminée; des moyens pour faire avancer l'élément mobile à une seconde vitesse linéaire vers l'autre élément et des moyens sensibles à la jauge de manière à faire rétracter l'élément mobile à une troisième vitesse linéaire depuis l'autre élément, de manière telle que la meule rompt le- contact avec la pièce quand le diamètre de cèlle-ci atteint une valeur prédéterminée , la première et la troisième vitesseslinêairesétant toutes deux supérieures àla seconde vitesse linéaire. 2. Machine selon la revendication 1,caractérisée en ce qu'elle comprend un élément rotatif qui contrôle le mouvement linéaire de l'élément mobile, de sorte que la direction de rotation de l'élément rotatif détermine la direction du mouvement linéaire de l'élément mobile tandis que la vitesse en rotation de l'élément rotatif détermine la vitesse linéaire de l'élément mobile ,machine comprenant au surplus unmoteur accou plé à cet élément mobile et un circuit de centrale de rotation de ce moteur. 3. Machine selon la revendication 2,caractérisée en ce que le dit circuit comprend un micro-processeur pré-programmé destiné à recevoir le signal électrique de sortie de la jauge en tant que signal d'entrée. 4. Machine selon la revendication 2,caractérisée en ce que le moteur est un moteur pas à pas 5. Machine selon la revendication 2,caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens de détection d'erreurs dans le but de détecter une différente entre la position en rotation réelle du moteur et la position en rotation exigée par le circuit. 6. Machine selon la revendication 1,caractérisée en ce que les moyens pour faire avancer ltélément mobile à la première vitesse linéaire comportent d'une part des moyens pour faire accélérer cet élément mobile vers l'autre élément et d'autre part des moyens pour freiner cet élément mobile, de manière telle que la meule a pris une avance notable dans la pièce de ladite quantité prédéterminée à la fin de ce freinage. 7. Machine selon la revendication 1,caractérisée en ce que les moyens de rétraction consistent au surplus en des moyens pour accélérer l'élément mobile en l'éloignant de l'autre élément et des moyens pour freiner cet élément mobile, de manière telle que la meule est hors de contact de la pièce à la fin de ce freinage. 8. Machine selon la revendication 1,caractérisée en ce que la seconde vitesse linéaire est constante. 9. Procédé de meulage , consistant à utiliser une machine de meulage du type identifié aux revendications 1 à 8,procédé caractérisé en ce qu'il consiste à faire avancer l'élément mobile à une première vitesse linéaire vers l'autre élément de telle sorte que la meule arrive au contact de la pièce et la déforme ainsi que les dits composants de ladite quantité prédéterminée ; à faire avancer l'élément mobile à une seconde vi testé linéaire vers l'autre élément et à rétracter l'élément mobile à -1troisième vitesse linéaire de l'autre élément de sorte que la meule soit amenée hors de contact d'avec la pièce quand le diamètre de la pièce atteint une taille prédé- terminée , la troisième#et la première vitesses linéaires:6tant toutes les.deux#plus grande5 que la seconde . 10.Procédé selon la revendication s,caractérisé en ce que la première étape consiste à accélérerl'élément mobile vers l'autre élément puis à freiner l'élément mobile dans des conditions telles que la meule est notablement avancée sur la pièce, de la quantité prédéterminée à la fin de ce freina ge. 11.Procédé selon la revendication 9,caractérisé en ce que la dernière étape consiste à accélérer l'élément mobile en l'éloignant de l'autre élément puis à freiner l'élément mobile, de manière telle que la meule soit hors de contact avec la pièce A la fin de ce freinage.