La présente invention concerne un stencil sensible à la chaleur consistant en un papier mince, poreux, stratifié avec une - pellicule de copolyaère chlorure de vinylidène-chlorure de vinyle portant à sa surface une couche d'une matière en poudre. 5 La demanderesse a déjà mis au point un papier pour stencil sensible à la chaleur préparé par stratification d'une pellicule de copolymère de chlorure de vinylidène-chlorure de vinyle collée sur un papier mince poreux. Four obtenir un stencil* à partir du papier pour stencil,on place l'original sur la surface 10 du stencil portant la pellicule de copolymère, on irradie l'ensemble avec de la lumière infrarouge à travers la face en papier mince poreux, de sorte que la résine fond sur parties de l'image de l'original à perforer et ensuite on retire l'original mis en contact avec la pellicule de copolymère. On obtient ainsi 15 un stencil dont la pellicule de copolymère a été perforée suivant l'image désirée. Lorsque l'on place une feuille de copie à imprimer en contact avec la surface perforée du stencil ainsi obtenu et on applique une encre d'imprimerie sur la surface du papier mince, l'encre traverse le papier mince et s'imprime sur la 20 feuille de copie à travers les parties perforées. On n'a pas encore éclairci le processus de la perforation pendant la préparation du stencil ci-dessus mentionné; cependant, on peut penser que la perforation est provoquée probablement par les phénomènes mécaniques mentionnés ci-dessous. Les rayons 25 infrarouges passent à travers le papier mince, les couches d'adhésif et- la pellicule de copolymère et atteignent enfin d'original: les zones de l'image de l'original absorbent alors rapidement les rayons infrarouges avec élévation de leur température ainsi que, par suite du transfert de chaleur, éléva-30 tion de la température de la partie de la pellicule de résine correspondant à l'image, cette partie de la pellicule étant ramollie et se rétrécissant à chaud jusqu'à l'arrachement autour des centres, et enfin formation des perforations. Cependant, en réalité, une partie de la résine de la pellicule colle par fusion 35 à l'image originale ou à la partie perforée du papier pour stencil pendant sa fusion, endommageant ainsi, non seulement la partie de l'image de l'original lors de la séparation de l'original et du stencil, mais remplissant aussi la partie perforée du stèncii 69 21804 2 2014419 et empêchant l'encre d'imprimerie de passer à travers les perforations. L'impression au moyen d'un stencil ainsi endommagé donne une image imprimée manquant de netteté et de pouvoir de séparation. Pour éviter les inconvénients de ces phénomènes, il 5 est d'abord nécessaire d'empêcher la résine fondue de coller rapidement par fusion à l'original. A cet effet, on peut recommander d'appliquer le film et l'original en évitant qu'ils soient directement en contact en mettant par exemple entre eux une substance de séparation. Far exemple, ce principe est semblable 10 à celui d'un procédé (publication d'un brevet japonais n° Showa 54-3236) dans lequel on utilise une poudre pour empêcher le cliché de coller sur l'original dans le cas de la préparation d'une pellicule de chlorure de vinylidène aynt un caractère collant propre (par exemple des pellicules vendues sous les noms 15 de marques "Saran WrapH, "Kure Wrap" et les analogues, utilisées pour les emballages des aliments dans les réfrigérateurs). Cependant, la substance de séparation à utiliser dans le procédé de l'invention doit avoir un point de fusion relativement élevé, être conductrice de la chaleur et avoir une excellente perméabi-20 lité aux rayons infrarouges. A partir des connaissances précédentes, les recherches effectuées par la demanderesse ont abouti à la découverte qu'une poudre fine, incolore, jaune ou rouge, constitue une substance de séparation appropriée satisfaisante. L'invention a donc pour objet 25 un stencil sensible à la chaleur, préparé par dispersion de la substance de séparation de manière uniforme sur la surface d'une pellicule d'un copolymère chlorure de vinylidène-chlorure de vinyle. L'invention concerne un stencil sensible à la chaleur, 30 perfectionné, consistant en un papier mince poreux stratifié avec une pellicule d'un copolymère chlorure de vinylidène-chlorure de vinyle, ledit perfectionnement consistant dans la formation d'une couche d'une substance en poudre à la surface de ladite pellicule. 35 En ce qui concerne les propriétés nécessaires pour les poudres utilisées comme substance de séparation selon, l'invention, elles ne doivent pas absorber fortement les radiations électromagnétiques comprises dans l'intervalle de longueursd'onde 69 21804 3 2014419 d'environ J00 à 2 OOO nyu, elles ne doivent pas fondre à une température inférieure à 200°C, ni coller par fusion sur la feuille de copie et l'encre d'imprimerie, ni se décomposer et produire une odeur désagréable ou une substance dangereuse du 5 point de vue physiologique. On peut utiliser à cet effet toute poudre satisfaisant les exigences précédentes, par exemple des poudres telles que le talc, l'amidon, le mica, la silice, le carbonate de calcium et l'alumine, sont particulièrement appropriées. Le diamètre de particules de la poudre doit 10 être inférieur à 0,2 mm, et de préférence compris entre 0,5 et 50 yU. Lorsqu'on utilise une poudre ayant un diamètre de particules supérieur à 0,2 mm, l'espace entre l'original et la pellicule de copolymère du stencil est trop grand et réduit la conductivité thermique nécessaire au moment de la formation des 15 perforations. Lorsque l'on augmente la quantité de poudre appliquée sur la surface de la pellicule, l'effet de séparation est meilleure; cependant, l'utilisation d'un excès de la poudre conduit à une diminution de la conductivité thermique, tout comme dans le cas d'une poudre ayant un diamètre de particules 20 trop grand. La demanderesse a découvert à la suite de ses expériences que la quantité convenable de la poudre à appliquer sur la surface de la pellicule est d'environ 3»0 g/m ou moins, bien que la quantité optimale diffère dji \ype, de la densité, etc. La sensibilité du steùcll à la chaleur dans les conditions ci-25 dessus mentionnées n'est pas influencée par l'application de la poudre sur la surface de la pellicule. Le temps nécessaire à l'exposition aux rayons infrarouges dans le cas d'un stencil préparé selon l'invention est donc le même que dans les stencils classiques. Dans la fabriçation d'un stencil selon l'invention, 30 il est préférable d'appliquer une poudre après que la pellicule et le papier mince, poréùx, ont été collés ensemble et ensuite séché s; cependant, onpeut appliquer le revêtement de poudre dans l'étape de fabrication de la pellicule,ou analogue. Les exemples suivants illustrent 1'invention, sans ■ 35 toutefois en limiter la portée. " :' Exemple 1 On soumet d'abord à un traitement thermique, à 100°C, sous tension, une pellicule de copolymère chlorure: de vinylidène-chlorut'e de Vinyle ordinaire (rapport des composants 80-95s20-5) 69 21804 » 2014419 ayant une épaisseur,, de 7^u. On stratifié ensuite la pellicule sur un papier poreux, mince, pour cliché ayant une épaisseur de 35 yu, fabriqué par Nippon Shigyo Co., Ltd, au moyen d'un adhésif à l'acétate de vinyle (solution dans le méthanol) et on sèche pour préparer un stencil sensible à la chaleur pour reproduction. On dépose ensuite une couche mince de poudre sur la surface de la pellicule en appliquant une poudre de talc (préparée en réduisant le réactif ordinaire en poudre fine au *»rtier) ayant un diamètre de particule d'environ 5-20yu en frottant pour obtenir le stencil sensible à la chaleur désiré. Exemple 2 OnJ obtient un stencil sensible à la chaleur pour reproduction en formant une couche régulière de poudre en utilisant une poudre de silice (fabriquée par Shionogi Pharmaceutical Co., Ltd. sous le nom de marque de "Carplex") ayant un diamètre de particules de 1-5/U, en frottant la surface de la pellicule d'un cliché sensible à la chaleur ordinaire utilisé à l'exemple 1. Pour comparer les performances d'un stencil sensible à la chaleur obtenu selon l'invention avec celles d'un stencil classique, on place un original (un morceau de journal) en contact étroit avec la couche de poudre formée sur la surface de pellicule du sfc'ehQjl préparé selon 1 ' invention et avec la surface de la pellicule d'un stencil-témoin respectivement, on expose les deux à la lumière infrarouge du côté du papier mince pour former des perforations correspondant à l'image originale. On sépare l'original du art2e*n331 dans chaque cas et on accroche les stérîcila sur le cylindre d'une machine de reproduction rotative pour obtenir des épreuves (en utilisant une encre du type émulsion) et on obtient les résultats suivants . Dans le cas du produit-témoin, la région de l'image de l'original est endommagée lorsque l'on sépare l'original du stencil après exposition aux rayons infrarouges parce que les lettres épaisses et la partie solide de l'original sont fondues ensemble avec la surface de la pellicule. Dans l'opération de copie, la partie fondue ci-dessus mentionnée empêche le passage de l'encre de façon parfaite et on n'obtient pas d'épreuves satisfaisantes et on obtient des épreuves dans lesquelles certaines parties ne portent pas d'impression. Dans le cas des 69 21804 5 2014419 lettres fines, on trouve de petites particules fondues et les lignes ne sont pas reproduites de façon parfaite le long des bords de l'image, ce qui donne un manque de netteté ou de finesse de 1'image et 1'image est copiée de façon très médiocre. Par contre,dans le cas d'un stencil préparé selon l'invention on n'observe pas les inconvénients mentionnés ci-dessus lorsque l'on sépare l'original du stencil. La séparation est toujours facile et on n'observe pas du tout de fusion de la pellicule de résine sur l'original ou les portions perforées. La diffusion de l'encre est également très satisfaisante et l'image reproduite est si nette que l'on peut obtenir plus de 2 000 feuilles imprimées portant une image ayant un pouvoir séparateur excellent. 69 21804 6 2014419 R E V'E NDICATIONS 1 - Stencil -sensible' à la chaleur consistant en un papier mince, poreux, stratifié avec une pellicule de copolymère chlorure de vinylidène-chlorure de vinyle et une couche d'une substance en poudre fine formée à la surface de la pellicule de copolymère. 2 - Stencil selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite couche de poudre consiste en particules ayant un diamètre ne dépassant pas 0,2 mm, n'absorbant pas notablement les ondes électromagnétiques dans la gamme de longueurs d'ondes d'environ 700 à 2.000 nyu, ayant un point de fusion au moins égal à 200°C et ne se décomposant pas aux températures élevées. 3 - Stencil selon la revendication 2, caractérisé en ce que la poudre a un diamètre de particules compris dans la gamme de 0,5 à 50^u. 4 - Stencil selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couche de poudre a une densité superficielle ne p dépassant pas Z>,0 g/m .