L'invention se rapporte à une boite ou analogue de sucre en morceaux moulés six faces, contenant un kilogramme et comprenant une multiplicité de rangées de trois couches superposées d'une pluralité de morceaux de calibresnormali- sués daignés en bout. I1 est d'usage de commercialiser le sucre de consommation courante dans des emballages ou boites contenant un kilogramme de morceaux de poids unitaire correspondant approximativement à l'unité de consommation, ainsi que, pratiquement, à la tolérance de contenance pondérale de la boîte. On a ainsi normalisé par exemple des poids unitaires de 7,4, 5,5 et 4,4 g correspondant respectivement à 135, 180 et 225 morceaux au kilogramme. Les morceaux sont rangés dans les boîtes en trois couches superposées formant couramment 15 rangées, avec 3, 4 ou 5 morceaux alignés en bout dans la rangée par couche, suivant que la boite contient 135, 180 ou 225 morceaux. On désigne couramment les calibres de morceaux de sucre par le nombre de morceaux dans une rangée, et les morceaux de 7,4, 5,5 et 4,4 g sont dits couramment de calibre 3, 4 et 5. Ce mode de rangement, classique, est étroitement li au processus de fabrication du sucre en morceaux, par agglomération sous pression d'une poudre de cristaux de sucre contenant une humidité résiduelle de quelque pour-cent, et évaporation de la majeure partie de l'humidité résiduelle, puis rangement des morceaux dans les boites.Il s'agit de fabrication par tonnages très importants sur une denrée de très grande diffusion, pour laquelle le coût du conditionnement, moulage et empaquetage, ne peut représenter qu'un montant marginal vis-à-vis du court de la denrée elle-même, I1 est très important que les manutentions des morceaux entre le moulage et l'empaquetage soient réduites au minimum, et notamment que les morceaux sortant du moulage soient dans une disposition relative correspondant au rangement dans les boites. Pendant longtemps le sucre était moulé en lingots parallélépipédiques, avec une longueur correspondant à la longueur de la boîte, une hauteur correspondant à la largeur d'un morceau, et une largeur correspondant à la longueur d'un morceau (variable selon le calibre), et après séchage le lingot était cassé en quinze morceaux par choc de couteaux. Pour le séchage, les lingots étaient disposés parallèlement par groupe, correspondant à une couche de boite, ctest-à-dire par nombre correspondant au calibre des morceaux finals. les plateaux défilaient dans une étuve avant d'arriver à la machine de casse, d'où les morceaux sortaient dans une disposition homologue de la disposition de rangement dans la boite, afin d'être chargés mécaniquement par couche. Pour améliorer la présentation des morceaux, et pour accélérer le séchage, on a remplacé le moulage en lingots par un moulage individuel sur les six faces du morceau, les plateaux de séchage étant remplacés par un tapis oudespïaques, passant dans une étuve.Les morceaux sont déposés sur le tapis, au sortir du moulage, dans la configuration antérieure, les morceaux étant toutefois séparés, transversalement au tapis, c'est-à-dire dans l'orientation en longueur de la boîte où ils seront rangés, par des intervalles qui permettent le passage d'air chaud, et correspondent aux parois des alvéoles de moulage individuel dans la presse. I1 est évident que le moulage en lingots évoqué précédemment imposait un calibre unique de morceaux par boite. L'habitude étant prise, tant par les fabricants que par la clientèle, de considérer que les boîtes étaient composées de morceaux de calibre unique, l'usage en a été maintenu pour le sucre en morceaux moulés six faces. On conçoit qu'il serait intéressant, au stade de la consommation, de disposer d'un choix de calibres de morceaux, pour pouvoir adapter la quantité de sucre prise aux désirs ou besoins du consommateur sans avoir à fragmenter les morceaux, ce qui est imprécis, et parfois malaisé, notamment lorsqutune main est déjà occupée. Or, chez l'utili- sateur courant, il est rare que la consommation justifie d'entamer plusieurs boites d'un kilogramme simultanément. De plus, les conditions de fabrication et de commercialisation sont telles que, au stade de la distribution, l'ache teur a rarement l'occasion d'acquérir un échantillonnage de calibre, et, au mieux choisit le calibre qui, dans l'ensem- ble, correspond à ce qu'il préfère. I1 est remarquable que la possibilité de doser la quantité de sucre ne soit offerte que par le biais de présentations de luxe, telles que l'habillage de papier d'un groupe de morceaux de calibre réduit, constituant en quelque sorte une préfragmentation, mais que l'offre de morceaux de calibres différents dans un même emballage n'ait jamais été pratiquée. L'invention a donc pour objet une boîte d'un kilogramme de morceaux de sucre, ou sont disposés des morceaux de calibres différents, et propose à cet effet une boîte ou analogue de sucre en morceaux moulés six faces, contenant un kilogramme de sucre et comprenant une multiplicité de rangées de trois couches superposées d'une pluralité de morceaux de calibre normalisé alignés en bout, caractérisée en ce que les rangées sont groupées en blocs accolés où les pluralités ont des valeurs distinctes. Si l'on se réfère à ce qui a été dit plus haut relativement au processus de fabrication, on comprend que chaque rangée présente une superposition de trois couches identiques en composition avec autant de morceaux de sucre alignés en bout que l'indique le calibre, les rangées d'un même bloc ayant même composition, et que, vu du dessus de la boîte, la couche supérieure fait apparaître le choix de calibre suivant les différents blocs. De préférence, les valeurs de pluralité distinctes sont 3, 4 et 5, correspondant à des calibres usuels. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence aux dessins annexés dans lesquels : la figure 1 est une vue en perspective du contenu d'une boîte de sucre selon l'invention ; la figure 2 est une vue en perspective d'une boîte de sucre ouverte la figure 3 est une vue de la répartition des morceaux de sucre en cours de fabrication. Selon la forme de réalisation choisie et représentée figure 1, le contenu d'une boîte d'un kilogramme se présente sous la forme d'un parallélépipède rectangle avec une hauteur H, une longueur L et une largeur 1 normalisées. Suivant la longueur 1 sont disposés 15 morceaux de sucre sur chant. Suivant la hauteur H les morceaux sont disposés en trois couches 1, 2 et 3, superposées. Vu de la face définie par L et H, la disposition est usuelle, les morceaux de sucre, quel que soit leur calibre, ayant meme épaisseur (suivant L) et meme largeur (suivant H > , le calibre étant défini par la longueur du morceau de sucre, ou plus exactement par le nombre de morceaux de sucre alignés en bout suivant la largeur 1. Pratiquement le parallélépipède mesure 171 mx en longueur L, 111 mm en largeur 1, et 51 mm en hauteur H, et les morceaux de sucre ont une épaisseur de 11,4 mm, une largeur de 17 mm, et des longueurs de 22,2, 27,7 et 37 mm respectivement pour les calibres 5, 4 et 30 Suivant la longueur X, le contenu parallélépipédique est divisé en cinq blocs 11-15, comptant chacun trois morceaux suivant la longueur L, et trois couches suivant la hauteur Ho Suivant la largeur 1, les blocs il et 14 comportent quatre morceaux, les blocs 12 et 15, cinq, et le bloc 13, trois, les calibres étant donc respectivement 4, 5 et 3, selon la terminologie usuelle, Comme on le voit sur la figure 2, la boite d'un kilogramme comporte un fond 16, et un couvercle 17, dans lequel un volet prédécoupé 18 libère l'accès au contenu par la face supérieure (définie par L et 1) et partiellement par la face avant (définie par L et H), pour permettre au consommateur de prélever aisément un morceau de calibre choisi. On a explicité ceci en supprimant trois morceaux de calibre 5 dans le bloc 12, un morceau de calibre 3 dans le bloc 13, et un morceau de calibre 4 dans le bloc 14o Pour mieux comprendre les raisons de la disposition de rangement de morceaux dans la boîte, on se référera a la figure 3, qui représente une section d'un tapis 20, circulant dans le sens de la flèche 20a, sur lequel a été déposé le contenu d'une couche de morceaux de sucre, après moulage, le tapis transportant le sucre moulé à travers une étuve, en vue du séchage avant le chargement en boîte. les morceaux sont placés sur chant en 15 rangées alignées perpendiculairement au sens du déplacement du tapis, régulièrement espa- cées longitudinalement, et groupées en 5 divisions 21-25 de trois rangées chacune, chaque division 21-25 étant à l1ori- gine d'une couche d'un des blocs 11-15 de la figure 1, avec des morceaux de calibre 4, 5, 3, 4, 5 régulièrement espacés. Ce rangement résulte de la disposition d'une plaque matrice de moulage équipant une mouleuse à cylindre classique. On rappelle que les plaques matrices sont montées à la périphé- rie d'un cylindre à axe horizontal et transversal par rapport au tapis 20, et comportent des alvéoles dont le dessin en plan est complémentaire de la disposition représentée des morceaux, et dont le fond est constitué par un piston de compression. le sucre, sous forme d'une poudre cristalline légèrement humide, est admis dans les alvéoles loreque la plaque matrice est au sommet du cylindre. Au cours de la rotation de celui-ci, avec une vitesse périphérique égale k la vitesse de défilement du tapis, une plaque enclume vient s'appuyer à la surface extérieure de la matrice, tandis que des cames fixes poussent les pistons de fond d'alvéoles pour comprimer la poudre.Lorsque la plaque matrice se trouve en position inférieure du cylindre, au-dessus du tapis, les pistons sont poussés jusqu'à affleurer la face extérieure de la plaque matrice, et déposer ainsi les morceaux moulés sur le tapis. Au-delà de l'étuve, les morceaux secs sont rassemblés longitudinalement et transversalement pour constituer une couche chargée ensuite dans une boite. Le processus de moulage impose pratiquement une largeur constante aux morceaux. Par ailleurs, l'épaisseur des morceaux de sucre, au tapis, est constante, notamment parce que l'épaisseur traditionnelle des morceaux résultait d'un espacement régulier des couteaux casseurs, loraque le sucre était moulé en lingots. Les plaques matrices qui déterminent la disposition représentée sont montées sur une mouleuse à cylindre classique, mais leur assemblage se distingue des assemblages usuels en ce que les divisions 21-25 déterminent un assortiment de calibres, tandis qu'usuellement l'assemblage est constitué de plaques matrices à alvéoles de calibre unique. La disposition des assemblages usuels dérive en effet de la disposition obtenue par le moulage en lingots, où à l'évidence le calibre des morceaux résultant d'une dimension transversale de lingot, dans le plan de casse, est constant. On rappelle que le moulage six faces a été développé essentiellement dans le but d'obtenir une présentation plus agréable du morceau et surtout pour accélérer le processus de séchage, en augmentant la surface libre du sucre moulé, étant donné que la vitesse de séchage est limitée principalement par la vitesse de diffusion de la vapeur dans le sucre. On peut supposer que l'homme du métier, soucieux de résoudre les problèmes techniques de fabrication, n'a pas envisagé les possibilités que permettait le processus du moulage six faces sous les aspects révélés par la présente invention. I1 est de fait que le moulage six faces s'est développé au cours de plusieurs décennies sans que soit proposé de réaliser des boîtes comprenant des morceaux de calibres différents. I1 est évident que la présente invention n'est pas limitée à l'exemple décrit, mais en embrasse toutes les variantes d'exécution. Notamment la division en blocs de trois rangées, la répartition des calibres entre les blocs ne sont pas limitatives. De même, il est évident que la transposition à des formats différents d'emballages parallélépipédiques de grande production ne sort pas du cadre de la présen- te invention. A plus forte raison encore la présentation de l'emballage. REVENDICATIONS 1. Boîte ou analogue de sucre en morceaux moulés six faces, contenant un kilogramme de sucre et comprenant une multiplicité de rangées de trois couches superposées d'une pluralité de morceaux de calibre normalisé alignés en bout, caractérisée en ce que les rangées sont groupées en blocs accolés où les pluralités ont des valeurs distinctes. 2. Boîte selon la revendication 1, caractérisée en ce que lesdites valeurs distinctes sont trois, quatre et cinq.