L'invention est relative à un indicateur de dégonglage de pneumatique du genre comprenant, d'une part, un interrupteur qui se ferme sous l'action d'une diminution de pression du pneumatique pour exciter un émetteur radioélectrique monté sur la roue qui porte le pneumatique, et d'autre part,un récepteur disposé à l'intérieur d'un véhicule automobile ou de la cabine de pilotage d'un avion, capable de recevoir le signal de l'émetteur et de le traduire en une alarme pour le conducteur d u véhicule ou le pilote de l'avion. Des indicateurs de dégonflage de ce genre sont décrits par les brevets australiens 435 722 et 440 778. Les indicateurs de ce genre de la technique antérieure ont pratiquement donné des résultats très satisfaisants quant à leur sécurité de fonctionnement, mais ils présentent cependant l'inconvénient d'être relativement complexes et donnent lieu à des difficultés dues au fait qu'ils impliquent l'utilisation de la valve normale de gonflage du pneumatique pour accéder à l'intérieur du pneumatique afin d'actionner l'interrupteur sensible à la pression. Cette utilisation de la valve normale de gonflage du pneumatique pour la fixation dtun interrupteur sensible à la pression ou le raccordement d'un tube allant à un tel interrupteur, à la place du capuchon de fermeture usuel de la susdite valve, est particulièrement indésirable pour trois raisons a) elle crée un obstacle supplémentaire dans l'utilisation normale de la valve pour le gonflage du pneumatique, ce qui entraîne le risque qu'après une telle utilisation normale de la valve, l'interrupteur ou le tube allant à l'interrupteur peut par négligence ou pour toute autre raison rester débranché ou être rebranché d'une manière défectueuse l'empêchant de détecter des fuites b) elle constitue un raccordement exposé aux détériorations car la valve d'un pneumatique est nécessairement exposé du fait qu'elle doit être facilement accessible pour son usage normal, ce qui constitue dans une certaine mesure une vulnérabilité qui se trouve accrue par l'incorporation, à la valve, de pièces supplémentaires et par l'application à la valve de nouvelles contraintes supplémentaires qui s'ajoutent à celles pour lesquelles elle a été étudiée ; de plus, non seulement la valve est exposée à des détériorations, mais en cas de telles détériorations, le pneumatique risque de se dégonfler comme dans le cas d'une crevaison ordinaire c) elle rend l'installation vulnérable au vol ou à la malveillance du fait que l'interrupteur sensible à la pression ou un tube allant à cet interrupteur peut s'enlever à la main de la même manière que le capuchon de fermeture ordinaire de la valve. L'invention a donc pour but de surmonter les inconvénients exposés ci-dessus d'une manière très simple mais très efficace. Brièvement résumée, l'invention fournit un indicateur de dégonflage de pneumatique du genre décrit au préambule, dans lequel l'interrupteur comporte a) un boîtier,qui traverse un,trou ménagé dans la jante de la roue de telle manière qu'une extrémité du boîtier soit soumise à la pression de l'air contenu dans le pneumatique, b) un élément actionneur de l'interrupteur, logé dans ce boitier et mobile sous l'action d'une diminution de la pression d'air précitée, et c) des contacts, logés dans le susdit boîtier, qui se ferment sous l'action du mouvement de l'élément actionneur, pour exciter l'émetteur. L'invention est expliquée plus en détail ci-après à l'aide de certains de ses modes de réalisation préférés, pris à titre illustratif mais nullement limitatif, en se référant aux dessins annexés dans lesquels La figure 1 est une coupe transversale de pneus jumelés dont les chambres à air sont équipées d'un indicateur de dégonfla- ge conforme à l'invention, la figure 2 est une coupe longitudinale à plus grande échelle, de l'interrupteur sensible à la pression représentée sur la figure 1, la figure 3 est une vue en élévation latérale, en coupe partielle, d'un interrupteur analogue à celui de la figure 1, mais destiné à être utilisé avec des pneumatiques sans chambres à air, la figure 4 est une coupe transversale d'un pneumatique sans chambre à air, destiné à être équipé d'un interrupteur tel que ceux des figures 1 et 2, la figure 5 est une coupe transversale d'un pneumatique. sans chambre à air équipé d'un interrupteur sensible à la pression dont l'élément mobile est constitué par un tube de Bourdon,et la figure 6 est une coupe longitudinale, à plus grande échelle, de l'interrupteur sensible à la pression de la figure 5. Les pneus jumelés représentés sur la figure 1 comportent chacun une enveloppe 7, une chambre à air 8 et une bande protectrice de fond de jante 9 ; ils sont montés d'une manière classique sur des jantes ordinaires . Chacun de ces pneumatiques est équipé d'un boîtier d'interrupteur constitué par un corps métallique 11 sur lequel est vissé un capuchon 12 de matériau isolant. Les deux interrupteurs représentés sur la figure 1 sont identiques, aussi n'en décrirat-on qu'un seul. Chaque interrupteur est monté sur la jante correspondante par vissage de son corps métallique 11 dans un trou fileté prévu dans la jante. Lorsqu'il est ainsi monté, l'extrémité intérieure 13 du boitier est soumise directement à la pression de gonflage du pneumatique exercée par l'intermédiaire de la chambre à air 8. Dans ce mode de réalisation d'interrupteur, l'élément actionneur mobile est constitué par un piston mobile axialement 14, réalisé en un matériau isolant présentant une tête 15 à une extrémité et portant une plaquette de contact 16 fixée à son autre extrémité.Le piston 14 est poussé vers l'extérieur du boîtier par un ressort de compression 17 et, à un degré moindre, par un élément conducteur 18 en forme de ressort de compression. En cas de diminution de pression du pneumatique, le piston 14 se déplace, sous l'action des ressorts 17 et 18, de manière à amener la plaquette 16 en contact matériel avec des contacts 19 prévus sur le corps d'interrupteur 11 de manière à fermer le circuit d'excitation d'un émetteur radioélectrique 20 au moyen du ressort conducteur 18 et d'un câble 21 fixé au capuchon isolant 12 et connecté au ressort 18. La pression critique du pneumatique, pour laquelle le piston 14 se déplace suffisamment pour exciter l'émetteur, peut être choisie en faisant varier les caractéristiques élastiques des ressorts 17 et 18. Par ailleurs, la protection contre le vol ou les détériorations de l'indicateur peut être augmentée en disposant l'indicateur en un emplacement de la jante qui, dans les conditions normales d'utilisation de la roue, est relativement inaccessible. Notamment, l'indicateur peut être placé dans une partie de la jante située au voisinage immédiat d'un tambour de frein, de sorte que ce dernier sert de bouclier protecteur à l'indicateur. De même les raccordements par filetage entre le corps du boitier et la jante de roue et entre le corps du boitier et son capuchon peuvent être effectuées avec un serrage suffisamment fort pour que la séparation de ces diverses pièces ne soit possible qu'à l'aide d'une clé ou d'un outil approprié analogue, au lieu de pouvoir l'entre à la main, comme dans le cas d'un capuchon de valve.Le corps de boîtier 11 et son capuchon 12 peuvent être munis de méplats extérieurs pour la prise d'une clé ou d'un autre outil. L'interrupteur sensible à la pression représenté sur la figure 3 est pratiquement le même que celui décrit précédemment, sauf qu'il est prévu pour être utilisé avec un pneumatique sans chambre à air. Pour cela, il comporte une membrane 22 facilement extensible qui assure normalement l'étanchéité entre l'intérieur du corps 11 A du boîtier de l'interrupteur et l'intérieur, rempli d'air sous pression, du pneumatique. Cette membrane est logée dans un suralésage 23, fileté intérieurement, du corps 11, où elle est maintenue, d'une manière étanche à l'air, par une bague de serrage 24 filetée extérieurement. Dans l'agencement représenté sur la figure 4, l'interrupteur sensible à la pression est essentiellement le même que celui de la figure 2, mais il est utilisé avec un pneumatique sans chambre à air. La seule modification de l'interrupteur est que son corps 11 (figure 2) est fileté extérieurement jusqu'au droit de sa surface d'extrémité (comme sur la figure 3). Cette extrémité filetée est ensuite vissée dans un trou 25 fileté ménagé dans la jante et qui, à l'intérieur du pneumatique, est recouvert, d'une manière étanche à l'air, par une pastille de matériau extensible 28 fixée à la jante par collage ou de toute autre manière appropriée. Dans le mode de réalisation représenté sur les figures 5 et 6, un pneumatique sans chambre à air 29 est monté sur une jante 30 présentant un trou filté destiné à recevoir l'interrupteur sensible à la pression. Cet interrupteur est constitué par un corps 31 dans une extrémité duquel est emmanché un bouchon 32. Le corps 31 et le bouchon 32 sont de préférence réalisés en un matériau isolant. Le bouchon porte un tube de Bourdon 33 dont l'intérieur communique, à travers un trou 34 prévu dans le bouchon 32, avec l'intérieur du pneumatique 29. Lorsque la pression à l'intérieur du pneumatique décroit suffisamment, la courbure du tube de Bourdon augmente et le tube assure la fermeture de deux contacts électriques 35 prévus dans le circuit d'excitation de l'émetteur. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécia lement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les 5 variantes. REVENDICATIONS 1. Indicateur de dégonflage de pneumatique du genre comprenant un interrupteur sensible à )a pression monté sur la roue portant le pneumatique, un émetteur radioélectrique excité par l'actionnement de l'interrupteur et un récepteur, accordé sur l'émetteur et déclenchant une alarme, lequel indicateur est caractérisé en ce que l'interrupteur comporte a) un boîtier, qui traverse un trou ménagé dans la jante de la roue de telle manière qu'une extrémité du boîtier soit soumise à la pression de l'air contenu dans le pneumatique, b) un élément actionneur de l'interrupteur, logé dans ce boîtier et mobile sous l'action d'une diminution de la pression d'air précitée, et c) des contacts, logés dans le susdit boîtier, qui se ferment sous l'action du mouvement de l'élément actionneur, pour exciter l'émetteur. 2. Indicateur selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément mobile actionneur d'interrupteur est constitué par un piston, soumis à l'action d'un ressort, qui porte une plaquette de contact capable de fermer les contacts précités lors du mouvement axial du piston. 3. Indicateur selon la revendication 2, destiné à un pneumatique comportant une chambre à air, caractérisé en ce que le piston d'interrupteur est en contact matériel avec la chambre à air. 4. Indicateur selon la revendication 2, destiné à un pneumatique sans chambre à air, caractérisé en ce que le trou de la jante est recouvert, à l'intérieur du pneumatique, par une pastille de matériau extensible qui est en contact matériel avec le piston. 5. Indicateur selon la revendication 2, destiné à un pneumatique sans chambre à air, caractérisé en ce que l'extrémi- té du boîtier de l'interrupteur, qui est exposée à la pression de l'air contenu dans le pneumatique, est fermée par une membrane de matériau extensible, avec laquelle le piston est en contact matériel. 6. Indicateur selon la revendication 1, destiné à un pneumatique sans chambre à air, caractérisé en ce que l'élément actionneur de l'interrupteur est constitué par un tube de Bourdon qui ferme les contacts lorsque sa courbure augmente.