La présente invention se rapporte à un procédé pour pro- duire et pour contrôler des documents protégés contre les imi- tations, les falsifications et les usages abusifs ou fraudu- leux en utilisant des paires d'algorithmes fondés sur des fonc- tions "trap-door"ou des clés correspondantes, dont respective- ment l'une est tenue secrète, tandis que l'autre n'a pas be- soin d'être tenue secrète, dans lequel une information est codée à l'aide de l'algorithme secret ou d'une clé fondée sur cet algorithme, tandis que l'information codée est décodée en utilisant l'algorithme non-secret ou la clé correspondante, et est comparée avec l'information non-codée, et dans lequel le résultat de cette comparaison détermine la validité du do- cument L'invention comprend également un document pour la mise en oeuvre d'un tel procédé, ainsi que des dispositifs pour réaliser la sécurité et le contrôle de documents selon ce procédé La substance des fonctions "trap-door" réside en ce que l'algorithme secret ou la clé se rapportant à celui-ci ne peut être déterminé, avec des moyens raisonnables, à par- tir de l'algorithme non-secrét ou de la clé correspondant à ce dernier. Des procédés et des dispositifs de ce genre sont connus pair la publication DE-OS 28 26 469 Les informations formées selon ce procédé connu et produites avec les dispositifs con- nus sont lisibles visuellement ou avec des machines En con- séquence, ce procédé connu n'offre aucune protection contre une duplication des documents que l'on veut protéger. Plus récemment, ont-été divulgués des procédés et des dispositifs (DE-OS 27 38 113) qui protègent les documents et d'autres objets précieux en incorporant dans ces objets un cir- cuit intégré, autant que possible, monolithique Une applica- cation importante d'un tel document protégé concerne une car- te d'identité ou d'identification dans laquelle un tel cir- cuit intégré (puce) est incorporé, lequel peut opérer au moy- en de contacts (pas nécessairement galvaniques) prévus sur la carte A cette fin, on prend pour hypothèse que des circuits intégrés ayant une forme déterminée ne peuvent être fabriqués qu'avec des moyens très coûteux, que sur un tel circuit inté- gré, on peut non seulement mémoriser des données, mais égale- ment élaborer de telles données ou informations, que pendant les procédures de calcul se déroulant pendant cette élaboration sont prédéterminées dans le circuit intégré, principalement, par sa structure, et que, finalement, il est possible de pré- voir dans ce circuit intégré des régions de mémoire dont le contenu est disponible à l'intérieur de celui-ci, mais ne peut pas être lu de l'extérieur dudit circuit intégré, c'est à dire, est inaccessible de l'extérieur du document que l'on veut pro- téger. Les cartes d'identification dans lesquelles des circuits intégrés sont incorporés permettent, par exemple, de conserver, d'une manière indestructible, non-modifiable, mais cependant lisibles des transactions financières Elles, permettent aussi de conserver des informations de personnalisation, c'est à dire, de décrire les caractéristiques du possesseur ou du pro- priétaire légal de la carte d'identification, en particulier, d'inscrire des informations servant lors de transactions, à identifier l'utilisateur, comme, par exemple, un numéro d'i- dentification personnel (NIP), dans des mémoires du circuit Intégré, et dont la lecture par un utilisateur illégal est im- possible L'inscription d'information dans des mémoires pro- tégées du circuit intégré offre des avantages considérables. La protection d'information par un procédé de codage n'était généralement pas fiable jusqu'à présent par le fait que, à chaque transaction, on devait disposer des algorithmes néces- saires pour le décodage et que des procédés de codage dont les algorithmes sont largement répandus ne peuvent pas être tenus secrets avec sécurité par contre, les circuits intégrés peu- vent être conçus de façon que les informations conservées dans les régions de sécurité du circuit intégré ne peuvent-en au- cune façon être lues sur le document protégé, même pendant les opérations de calcul exécutées à l'intérieur dudit circuit in- tégré, et au cours desquelles ces informations secrètes sont utilisées. Toutefois, un support d'informations non-personnalisé représente un grave danger entre les mains d'une personne non- habilitée C'est ainsi qu'il n'est pas exclu qu'au cours de la fabrication des circuits intégrés ou pendant celles des cartes d'identification ou d'autres documents, des vols se produisent ayant pour conséquence de faire tomber des cartes d'identifi cation pourvues de circuits intégrés et qui sont prêtes à re- cevoir des informations dans des mains malhonnêtes En outre, Jl n'est pas exclu que les documents ou même les outillages nécessaires pour la fabrication des circuits intégrés tombent entre les mains, par exemple, d'organisations de malfaiteurs, permettant à ces derniers de fabriquer les cirçuits intégrés et les documents protégés Ceci est d'autant plus vrai que le fonctionnement et la structure des circuits intégrés n'étaient pas considérés, jusqu'à présent, comme relevant du secret et que, de surcroît, étant donné le grand nombre de personnes qui participent à la fabrication de ces objets, un tel secret n'est pas possible Il est connu (voir DE-OS 27 38 113) de remédier à ce danger en produisant, au moyen d'un générateur aléatoire, pendant la fabrication du support du document un code de protection que l'on inscrit dans une mémoire du cir- cuit intégré par l'intermédiaire d'une porte, qui est détrui- te après la mémorisation Simultanément, on enregistre ce code de protection sur une pièce de référence séparée, que l'on in- troduit dans une enveloppe scellée Le support d'informations et la pièce de référence doivent être transportés séparément à l'institut d'émission o ils doivent être conservés et ad- ministrés séparément Au moment de la personnalisation du support d'informations, on rapproche celui-ci de l'enveloppe, dont on enlève la pièce de référence Avant d'inscrire les informations de-personnalisation, on entre le code de protec- tion lu sur la pièce de référence et on le compare avec le co- de de protection mémorisé dans le circuit intégré Toutefois, ce mode d'authentification utilisant une pièce ou un document graphique devant être tenu secret est évidemment fastidieux, tout en présentant encore un certain danger. 4. La présente invention s'est fixée pour but d'apporter un procédé du type spécifié utilisant des documvents comportant un circuit intégré en le perfectionnant de façon à simplifier l'authentification et en excluant la possiblité d'une utili- sation abusive ou frauduleuse même dans les cas o des documents authentiques, mais non encore personnalisés ou bien les cirf- cuits intégrés s'y rapportant ont été volés ou lorsque le frau- deur a l'occasion de connaître le déroulement de la procédure de contr 6 le des documents en détail, en développant-un circuit intégré relativement simple qui simule les opérations se dé- roulant au cours du contrôle d'un document, sans cependant les imiter exactement. En partant du procédé spécifié ci-dessus, l'invention atteint les buts qu'elle s'est fixé-cen ce qu'on inscrit 1 ' algorithme secret destiné à protéger le document ou bien la clé secrète correspondante dans une mémoire inaccessible de l'extérieur d'un circuit intégré prévu sur le document lui- même et en ce que, lors du contrôle, on procède au codage d' un nombre aléatoire à l'aide de l'algorithme secret ou du co- de correspondant dans le circuit intégré du document, et on décode au moyen de l'algorithme non-secret ou de la clé cor- respondante le nombre aléatoire ainsi codé et on le compare avec le nombre aléatoire initial. L'algorithme secret ou la clé secrète correspondante ne sont nécessaire qu'à un seul endroit ou emplacement du sys- tème Ce n'est qu'à l'aide de celui-ci que le nombre aléa- toire, Imprévisible pour le fraudeur, est converti en un nom- bre aléatoire codé qui, lors du décodage, peut être reconverti, au moyen de l'algorithme non-secret ou de la clé correspondante de façon à obtenir le nombre aléatoire de départ Les docu- ments qui ont été pourvus par un fraudeur d'un circuit intégré sont également refusés, car aucun montage de simulation n'est capable de chiffrer correctement les nombres aléatoires En conséquence, on est protégé contre les utilisations abusives, même lorsque le fraudeur connaît dans tous ces détails l'appareil de con- trôle et les informations qu'il contient. Il est bien évident que le terme "document" entend in- clure tous les objets susceptibles d'être protégés. Un document pour la mise en oeuvre du procédé de l'inven- tion est caractérisé en ce qu'il comprend un circuit intégré comportant une mémoire ne pouvant être lue de l'extérieur pour conserver l'algorithme secret ou la clé correspondante et une unité servant à former le nombre aléatoire utilisé pour le co- dage. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, en référence au dessin annexé, sur lequel: figure 1 est un schéma par blocs d'un montage pour la protection de documents utilisant une paire de clés constante; figure 2 est un schéma par blocs d'un dispositif pour contrôler les documents protégés par une paire de clés constan- te; figure 3 est un schéma par blocs d'un dispositif pour protéger des documents utilisant des paires de clés variables figure 4 est un montage pour contr 6 ler des documents pro- tégés par une paire de clés variable. Dans ce qui suit, on prend pour point de départ que sur le document qui doit être protégé, est inscrite une information en clair K et une information chiffré C, la relation entre ces deux informations étant donnée par la paire d'éq-:ations sui- vante C = F 1 (K) K = F 2 (C) on suppose également que-l'algorithme F 1 utilisé pour le chif- frage et la clé correspondante B ne peuvent pas être déduits ou, du moins, ne peuvent pas être déduits avec des moyens rai- sonnables et dans un espace de temps raisonnable, à partir de la clé A utilisée pour le déchiffrage. Dans la description, on part de l'hypothèse d'une possi- ble séparation entre l'algorithme et la clé, à quoi s'ajoute que l'on suppose dans les exemples de réalistion décrits ci- après qu'aussi bien les algorithmes utilisés pour le chif- frage que le déchiffrage ne sont pas secrets, que la clé pour le chiffrage B est secrète, tandis que la clé pour le déchif- frage A ne l'est pas les idées sur lesquelles est fondée 1 ' invention peuvent, sans difficultés, être transposées à des procédés et à des dispositifs dans lesquels une telle séparation entre les algorithmes et les clés n'a pas été prévue. Sur les différentes finures du dessin, les circuits in- tégrés du document devant être protégé sont situés à gauche de la ligne 1, tandis que les dispositifs qui sont extérieurs aux documents à protéger sont à la droite de cette ligne. Pour bien faire comprendre l'invention, on se propose de décrire d'abord un exemple de réalisation de celle-ci en regard des figures 1 et 2 Le circuit intégré du document comprend une mémoire protégée 3 et un calculateur 21 Ces composants du mon- tage sont contenus dans tous les circuits intégrés utilisés pour la sécurité des documents Les circuits intégrés contiennent d'autres composants tels qu'une mémoire de programme, une mémoire ouverte accessible ou fixe, composants qui, pour simplifier n' ont pas été représentés. Le dispositif d'authentification représenté schématique- ment sur la figure 1 contient une mémoire 5 renfermant une pai- re de clés constantes A,B Un tel dispositif d'authentification peut être utilisé, par exemple, par les bureaux ou autres qui émettent les documents Son accès doit être particulièrement bien protégé Les informations qu'il contient ne doivent pas être accessibles, même pendant les opérations d'authentifica- tion décrites ci-après Cette condition est beaucoup plus fa- cile à remplir que celle consistant à assurer la sécurité des parties ou des informations secrètes dans les appareils de contrôle, car un tel appareil d'authentification ne doit, en général, exister qu'en un seul exemplaire et du fait que pour son installation et son utilisation, il est facile de prendre les mesures de sécurité qui s'imposent, tandis que la multi- plicité des appareils de contrôle nécessaires pour le fonction- nement d'un tel système est difficile à protégér de cette manière. En ce qui concerne l'appareil d'authentification, on a également renoncé volontairement à représenter les mémoires de programme et leur influence sur le déroulement des fonctions des circuits intégrés des documents. L'exemple représenté schématiquement sur la figure 1 com- prend une mémoire 5 contenant une paire de clés A,B, répondant au conditions "trap-door", c'est à dire, que la clé B devant être tenue secrète ne peut pas être déterminée avec des moyens raisonnables à partir de la clé A qui n'a pas besoin d'être tenue secrète Cette paire de clés peut, en meme temps, varier d'un bureau d'authentification à un autre et, de ce fait, peut être utilisée comme sig ne d'identification du point d'émission des documents. La procédure d'authentification consiste simplement à transcrire la clé secrète A, compte tenu des mesures de sécuri- té indiquées ci-dessus, à partir de la mémoire 5 dans la région de mémoire 3 Inaccessible de l'extérieur du circuit intégré. La clé A qui n'a pas besoin d'être tenue secrète est distribuée par le service émettant les méssages à tous les ap- pareils de contrôle et est introduite dans ces derniers, par exemple, de la manière usuelle, sous la forme d'une mémoire matérielle (hardware). La figure 2 illustre le contrôle d'un document comportant un circuit intégré Sur la figure également, on a volontaire- ment omis, pour simplifier, aussi bien le circuit intégré que dans l'appareil de contr Cle, les mémoires de programme et les déroulements de ceux-ci Le contrôle a pour but de déterminer si un document comportant un circuit intégré appartient bien à l'ensemble des documents définis par les appareils de contrôle, c'est à dire, q'il a été authentifié par la station d'authen- tification se rapportant aux appareils de contrôle en question. L'appareil de contrôle contient comme composant se rap- portant à l'invention:-un générateur aléatoire 20, une unité de calcul 22, utilisée pour le déchiffrage, une mémoire 15 dans laquelle est inscrite la clé A qui n'a pas besoin d'être tenue secrète, ainsi qu'un comparateur 23. La procédure de contrôle se déroule comme suit le générateur aléatoire 20 engendre un nombre au hasard M qui est envoyé dans l'unité de calcul 21 du circuit intégré. L'unité de calcul 21 élabore ce chiffre aléatoire M en utilisant un programme et un algorithme non représente ainsi que la clé secrète B contenue dans la région 3 de la mémoire Le résultat N de ce calcul est appliqué au dispositif de contrôle et est déchiffré au moyen de l'unité de calcul 22 lequel utilise à cette fin un programme et un algorithme non représentés, ainsi que la clé non-secrète A de la mémoire 15. Le résultat M' de cette opération de déchiffrage est com- paré, dans le comparateur 23, avec le nombre aléatoire initial M En cas de concordance, le document peut continuer son chemin en vue d'une élaboration ultérieure, par exemple, vers les éta- pes d'entrée et de contrôle du numéro d'identification person- nel (NIP) et/ou vers d'autres transactions, tandis qu'en cas de non-concordance, il est refoulé ou retiré. La sécurité du système réside dans le fait que la clé se- crète B n'est présente qu'en un seul point et aussi en ce que après l'authentification des documents, Il ne peut pas être déduit à partir de ceux-ci D'autre part, la sécurité de -la procédure réside également en ce que, ce n'est qu'à l'aide de cette clé secrète qu'un nombre aléatoire M, imprévisible pour le fraudeur, peut être transformé dans le nombre N de sorte que lors du déchiffrage à l'aide de la clé A, on obtient à nouveau un nombre au hasard Dans ces conditions, si un frau- deur tente d'authentifier lui-Même des circuits intégrés volés ou des documents volés mais non encore authentifiés ou bien des documents ou des -circuits intégrés imités, ces documents sont refoulés car ils ne contiennent pas la clé secrète B. Si, par ailleurs, le fraudeur essaie d'utiliser un cir- cuit intégré de simulation, les documents comportant un tel circuit intégré sont également refoulés car aucun circuit de simulation n'est capable d'élaborer correctement les nombres aléatoires. Le procédé décrit en regard des figures 1 et 2 est parti- culièrement bien adapté pour les centrales d'authentification, mais on se propose maintenant de décrire en regard des figures 3 et 4 un procédé qui peut être utilisé pendant la fabrication des circuits intégrés ou des documents, c'est à dire, avant 1 ' authentification. La figure 3 illustre la procédure d'inscription d'infor- mation dans le circuit intégré, lequel peut, par exemple, servir à la production de numéros de fabrication L'appareil d'authentification contient, dans ce cas, un générateur 24 qui produit une série ininterrompue de paires de clés A et B. Pendant l'authentification, on introduit ces deux clés dans le circuit intégré du document, notamment, la clé B dans la zone inaccessible 3, et la clé A dans une zone ou une région de mémoire 2 lisible de l'extérieur Au cours de la fabrica- tion des circuits intégrés et des documents, la clé A inscri- te dans la région lisible 2 peut servir de numéro de fabrica- tion pour l'établissement de listes de vérification d'origine. Le dispositif de contrôle est représenté schématiquement sur la figure 4 Au cours de la procédure de contrôle, la clé A contenue dans la région 2 de la mémoire du circuit intégré est transférée dans la mémoire 15 du dispositif de contrôle. Comme précédemment, le générateur aléatoire 20 du dispo- sitif de contrôle engendre un nombre au hasard M qui est trai- té dans le circuit intégré par l'unité de calcul 21 et à 1 ' aide de la clé B Le résultat N de ce traitement numérique est déchiffré dans le dispositif de contrôle par l'unité de cal- cul 22 à l'aide de la clé A et le résultat est comparé dans le comparateur 23 avec le nombre aléatoire initial M Le résul- tat de cette comparaison commande la suite de la procédure. Les deux formes de réalisation de l'invention décrites ci-dessus ne diffèrent essentiellement qu'en ce que, dans le premier cas, on utilise une paire de clés constante, tandis que dans le second cas, on opère avec une suite continue de paires de clés Entre ces deux possiblités extrêmes, il est également possible d'opérer avec n nombre limité de paires de clés, afin de compliquer encore davantage les processus décrits en regard des figures 1 et 2 Dans un tel cas, on numérote les paires de clés à la suite et à chaque clé B ins- crite dans la région inaccessible du circuit intégré, on af- fecte le numéro de l'une des paires de clés dans la mémoire accessible Les dispositifs de contrôle contiennent les clés A numérotées de la même manière, de sorte qu'à chaque contrôle la clé A appartenant à chaque document peut être sélectionnée. Les deux procédés décrits, d'une part en regard des fi- gures 1 et 2, et, d'autre part, en regard des figures 3 et 4, peuvent avantageusement être utilisés dans divers domaines, il par exemple, dans celui de la fabrication et de l'émission. En conséquence, il est également possible, de sorte que les circuits intégrés des documents comportent, en plus d'un numé- ro de fabrication pouvant être contrôlé et lu par l'appareil de contrôle, également une caractéristique d'authentification de l'émetteur pouvant être vérifiée par l'appareil de contrôle. Les procédés qui viennent d'être décrits peuvent être facilement combinés, en raison de la faible capacité de mémoire qu'ils exigent, avec d'autres procédés de sécurité pour les documents comme, par exemple, le procédé d'inscription connu par la publication DE-OS 28 26 469 de données caractéristiques se rapportant à des représentations graphiques ou à des signa- tures sur les documents ou concernant des propriétés physi- ques du possesseur légal, comme, par exemple, les propriétés de sa voix, ce pourquoi les circuits intégrés, avec leur grand volume de mémoire offrent d'excellentes possibilités. A cette fin, on utilise, de préférence, les régions des circuits intégrés qui ne sont pas protégées, mais peuvent être lues de l'extérieur, tout en ne permettant pas de modifier leur contenu d'information initial De telles régions sont prévues dans les modes de réalisations conius de circuits intégrés pour la protection de documents. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisations qui viennent d'être décrits et représentés. On pourra y apporter de nombreuses modifications de détails sans sortir, pour cela, du cadre de l'invention. R'E Y E N D I C A T I O N S lé Procédé pour produire et pour contrôler l'authenti- cité de documents devant être protégés contre les imitations, les falsifications et les utilisations abusives ou frauduleu- ses en utilisant des paires d'algorithmes ou de clés correspon- dantes fondées sur les fonctions "trap-door" dont respective- ment l'une est tenue secrète, tandis que l'autre n'a pas besoin d'être tenue secrète, dans lequel une information est codée à l'aide de l'algorithme secret ou de la clé s'y rapportant et o l'information ainsi codée est décodée à l'aide de l'algori- thme non-secret ou de la clé correspondant à celui-ci avant d'être comparée avec l'information non-codée, et o le résul- tat de cette comparaison détermine la validité dudit document, caractérisé en ce que pour assurer la sécurité du document, on inscrit l'algorithme secret ou la clé secrète correspon- dante (B) dans un circuit électronique prévu sur le document lui-même et en ce que, lors du contrôle, on procède, dans ce circuit électronique, à l'aide de l'algorithme secret ou du code (B) correspondant au codage d'un nombre aléatoire (M) puis on décode le nombre aléatoire (N) ainsi codé au moyen de l'algorithme non-secret ou de la clé (A) correspondante, avant de le comparer avec le nombre aléatoire initial (M). 2 Procédé, selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on inscrit l'algorithme secret ou la clé correspondante (B), après la fabrication du document ou du circuit électro- nique de celui-ci, mais avant sa personnalisation, dans une mémoire inaccessible de l'extérieur. 3 Procédé, selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'on engendre le nombre aléatoire (M) à l'extérieur et en ce qu'on l'introduit dans le circuit électronique du docu- ment au moment du contrôle. 4 Procédé, selon l'une quelconque des-revendications précédentes, caractérisés en ce qu'on procède à l'extérieur au décodage du nombre aléatoire codé (N) ainsi qu'à la com- paraison du nombre aléatoire décodé (M') avec le nombre aléa F - toire initial (M). Procédé, selon l'une quelconque des revendications J précédentes, caractérisé en ce que la mémoire du document qui est inaccessible de l'extérieur contient un algorithme ou une clé secrète prédéterminée (B) et en ce que, pour le contr 6 le on utilise un algorithme ou une clé (A) non-secréte également prédéterminée. 6 Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que pour chaque document on produit une paire d'algorithmes ou de clés (A,B) et en ce qu'on intro- duit l'algorithme ou la clé non-secrète (A) dans une région de la mémoire du document lisible de l'extérieur, région de laquelle on extrait au moment du contr 6 le. 7 Procédé, selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'on prévoit une suite prédéterr'inée de paires d'algorithmes ou de clés (Ai, Bi) et en ce que, pour chaque document, on choisit une paire de cette suite. 8 Document pour la mise en ouvre du procédé spécifié dans l'une quelconque des revendications précédentes, caracté- * risé en ce qu'il comprend un circuit intégré comportant une mémoire ( 3) dont le contenu ne peut pas être lu de l'extérieur pour conserver l'algorithme ou la clé secrète (B) et une unité de calcul ( 21) servant à former le nombre aléatoire codé (N). go Document, selon la revendication 8, caractérisé en ce que le circuit intégré comporte, en outre, une mémoire ( 2) pouvant être lue de l'extérieur pour la conservation de l'algorithme non-secret ou de la clé non-secrète (A). Dispositif pour la protection de documents, selon le procédé spécifié dans l'une quelconque des revendications 1 à 5, en utilisant un document tel que spécifié dans la re- vendication 8, caractérisé en ce qu'il comprend une mémoire inaccessible ( 5) destinée à contenir une paire constante d' algorithme fondée sur la fonction "trap-door" ou des clés correspondantes (A), (B), et dont la sortie de l'algorithme secret ou de la clé secrète (B) peut être connectée, pendant la réalisation de la sécurité, à une mémoire protégée ( 3). 11 Dispositif de sécurité pour document selon le pro- cédé spécifié dans l'une quelconque des revendications 1 à 4 et 6 ou 7, en utilisant un document selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il comprend un générateur ( 24) produisant un certain nombre de paires d'algorithmes ou de clés (A,B) dont les sorties pour l'algorithme secret ou pour la clé se- crète (B) et pour l'algorithme non-secret ou la clé corres- pondante (A) peuvent être connectées, pendant le contrôle, à la mémoire protégée ( 3) ou à la mémoire lisible de l'extérieur ( 2) du circuit intégré. 12 * Dispositif pe'ur contrôler des documents selon le procédé spécifié dans l'une quelconque des revendications 1 à 6, en utilisant un document selon la revendication 8 ou 9, ca- ractérisé en ce qu'il comprend, pour le contrôle, un générateur aléatoire ( 20) pouvant être connecté à l'entrée d'une unité de chiffrage ( 21) du document, d'une unité de déchiffrage ( 22) pou- vant être connectée à la sortie de ladite unité de chiffrage pour le décodage du nombre aléatoire codé (N) en utilisant l' algorithme non-secret ou la clé non-secréte (A) et un compara- teur connecté aux sorties du générateur aléatoire et de l'uni- té de déchiffrage ( 22) pour comparer le nombre aléatoire initial (M) avec le nombre aléatoire décodé (M'). 13 = Dispositif selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comprend une mémoire ( 15) précédant l'unité de dé- chiffrage ( 22) pour mémoriser l'algorithme non-secret ou la clé correspondante (A). 14 * Dispositif selon la revendication 12 ou 13, carac- térisé en ce que l'une des entrées de l'unité de déchiffrage ( 22) peut être connectée soit directement à une mémoire lisible de l'extérieur ( 2) du circuit intégré, soit par l'intermédiaire d'une mémoire ( 15), destinée à conserver l'algorithme non-secret ou la clé correspondante (A), aux fins de transmission de l'al- gorithme non-secret ou de l'a clé correspondante (A) de l'unité de déchiffrage.