La présente invention est relative à une composition consommant l'oxygène destinée à enlever l'oxygène de l'air d'un espace fermé par une réaction chimique. Plus particulièrement l'invention est relative d une composition consommant oxygène qui contient un dithionite comme constituant actif consommant l'oxygène. Cette composition peut entre utilisée en particulier avec avantage pour se rendre martre de l'atmosphère dans lequel sont emmagasinés divers produits susceptibles de subir les effets d'une oxydation y compris la propagation de micro-organismes aérobies, tels que des fungis, en mettant la composition dans un récipient confiné contenant les articles de manière à diminuer beaucoup la teneur en oxygène de l'atmosphère intérieure. On sait que les dithionites sont capables de réagir sur oxygène de l'air et ainsi de consommer l'oxygène. Mais la vitesse de cette réaction est lente et les dithionites ne sont donc pas bien adaptés pour enlever rapidement l'oxygène. C'est pourquoi les dithionites n' ont pas été utilisés comme agents anti-oxydants ou consommant de l'oxygène dans l'industrie. L'un des problèmes les plus importants lors du stockage et du transport d'articles susceptibles de se détériorer par oxydation est la manière d'enlever-l'oxygène des emballages de ces articles de manière à éviter cette détérioration soit par oxydation directe, soit par prolifération de fungis. Comme il est bien connu, de nombreux articles perdent leur valeur marchande par détérioration progressive sous l'influence de l'oxygène lorsqu'ils sont abandonnés à l'air, qu'ils soient de nature organique ou minérale. Si un article est facilement oxydable, il se trans forme facilementenut oxydé par oxydation par l'oxygène edDl'air.Même si l'article est plutôt résistant à l'oxydation directe, sa valeur marchande sera abaissée par la prolifération de fungis aérobies qui croissent bien en présence d'oxygène. Parmi les propositions antérieures pour prévenir la détérioration par oxydation des produits, figure l'emballage des produits dans un récipient en feuilles d'aluminium ou en pellicules de matière plastique, l'air contenu dans l'emballage étant évacué ou remplacé par du gaz carbonique ou de l'azote. Mais ce procédé d'emballage exige des équipements importants et est cofteux. Il échoue également à prévenir la détérioration des produits par l'oxygène qui traverse progressivement les parois de l'emballage parce que la feuille d'aluminium ou la pellicule de matière plastique ne peut pas empêcher complètement une entrée d'oxygène. On pourrait alléger beaucoup ces difficultés de détérioration de produits pendant le stockage, le transport et l'emballage, si l'on pouvait trouver un moyen simple et efficace d'enlever l'oxygène de l'air présent dans un espace fermé. Mais jusqu'ici, cela s'est révélé en pratique un but à atteindre difficile. L'invention vise un procédé nouveau pour enlever l'oxygène de l'air d'une manière efficace et simple dans un espace fermé. L'invention vise également une composition consommant l'oxygène destinée à être placée dans un espace fermé pour en consommer l'oxygène qui s'y trouve, cette composition consommant l'oxygène étant applicable industriellement et contenant un dithionite comme constituant consommant l'oxygène. La composition suivant l'invention pour consommer l'oxygène comprend un mélange homogène d'une charge poreuse et d'une matière alcaline dans lequel est dispersé un dithionite. La composition réagit rapidement sur l'oxygène en la présence d'une petite quantité d'eau avec liaison chimique ce qui élimine l'oxygène. Les dithionites utilisés suivant l'invention répondent à la formule MnS204, dans laquelle M est un ion métallique et n est un nombre déterminé par la valence de M. Le métal M préféré est un ion de métal alcalin, tel que le sodium et le potassium et de métal moins réactif tel que le magnésium, le zinc et le cadmium. On recommande le dithionite de sodium (Na2S204). Ce composé réagit rapidement sur l'oxygène de l'air en la présence d'eau et se transforme en un sulfate correspondant tout en dégageant de l'anhydride sulfureux. La production swlmultanée d'anhydride sulfureux gazeux rend la manipulation des dithionites difficile et empêche leur u8age industriel à titre d'anti-oxydant. On peut pallier cette difficulté en utilisant le dithionite en mélange à une matière alcaline. Dans un tel mélange, l'anhydride sulfureux produit comme sous-produit de la réaction entre le dithionite et l'oxygène est consommé par la matière alcaline qui est l'autre constituant du mélange. Ainsi la quantité d'anhydride sulfureux réellement dégagée du mélange dans l'espace est réglée par la quantité de matière alcaline. Les réactions chimiques qui se produisent lorsqu'on utilise la composition suivant l'invention s1effectuent semble t'il de la manière suivante, le dithionite de sodium et llhydroxyde de calcium ou l'hydroxyde de sodium étant utilisés comme ingrédients actifs à titre d'exemple Parmi les matières alcalines préférées figurent les alcalis caustiques, tels que l'hydroxyde de sodium, l'hydroxyde de potassium, l'hydroxyde de calcium, l'hydroxyde de magnésium et l'hydroxyde de baryum et les carbonates, tels que le carbonate de sodium ou le bicarbonate de sodium et le carbonate de calcium. On peut utiliser ces composés seuls ou en mélange. Suivant l'invention le dithionite et la matière alcaline sont mélangés à une charge poreuse. La charge poreuse sert non seulement à donner du corps à la composition mais également à empêcher que le mélange ne durcisse et à obtenir une bonne aération, ce qui favorise le contact avec oxygène. En outre, la charge par elle-même a une bonne adsorption des gaz et adsorbe l'anhydride sulfureux, d'autres types de gaz polluants et de mauvaise odeur, fournissant ainsi une bonne atmosphère de stockage à la plupart des produits. Quand on mélange un dithionite et une matière alcaline en l'absence de cette charge poreuse, on ne peut pas obtenir un mélange ayant de bonnes propriétés d'aération et le mélange obtenu durcit après une période d'utilisation brève seulement. La dimension de la charge poreuse n'est pas particulièrement déterminante et peut aller d'une poudre fine à un grain relativement grossier allant par exemple d'environ 0,1 mm à 3 à 4 millimètres ou davantage. Comme le degré d'aération et la tendance à durcir de la composition obtenue sont influencés par la dimension de la charge, on choisit une dimension particulière suivant l'utilisation finale envisagée.La dimension de la charge sera de préférence aussi grande que celle du sable, ctest-à-dire ira d'environ 0,2 à 1 mm et mieux d'environ 0,-S à 1 mm en diamètre moyen. tes exemplesparticuliers de -charge poreuse utile comprennent le carbone actif, le gel de silice, les alumino-silicates c'est-g-dire des terres ou dès argiles absorbantes et des mousses de plastique telles que la mousse de polyuréthane. On préfère du carbone actif particulaire ayant un diamètre d'environ 0,5 à 1 mm obtenu à partir de la sciure. Pour préparer la composition suivant l'invention on mélange d'abord la matière alcaline et le dithionite en un mélange homogène. Puis on ajoute la charge poreuse au mélange et on mélange bien. De cette manière on obtient une mixture dans laquelle chaque constituant individuel est mélangé d'une manière homogène aux autres. Pour préparer la composition suivant l'invention il est nécessaire que tous les constituants soient complètement secs. La présence d'humidité favorise la réaction entre un dithionite et l'oxygène et nuit sérieusement au stade de manipulation utilisé pour préparer la composition. En particulier, le carbone actif adsorbe fortement l'eau et doit donc être chauffé au-dessus de 200 C, de préférence jusqu'à ce qu'il devienne rouge, avant son mélange aux autres constituants. Comme la matière alcaline de la composition suivant l'invention règle la quantité d'anhydride sulfureux qui se dégage, le choix de la quantité de la matière alcaline importe beaucoup. Suivant-les résultats d'essais expérimentaux, il s'est révélé, que lorsque la quantité de la matière alcaline est de 7 moles par mole de dithionite, il se dégage encore une quantité significative d'anhydride sulfureux, tandis que l'accroissement de la quantité de la matière alcaline à 7,5 moles par mole de dithionite diminue la quantité d'anhydride sulfureux dégagée à un niveau très faible. Une quantité excédant 8 moles par mole inhibe presque complètement le dégagement d'anhydride sulfureux. C'est pourquoi pour obtenir une composition.qui soit facile à manipuler, qui soit efficace pour absorber à peu près complètement l'anhydride sulfureux, la proportion de matière alcaline doit entre supérieure à 8 moles par mole de dithionite.En d'autres termes, le rapport molaire du dithionite dans le mélange doit entre de préférence inférieur au huitième de celui de la matière alcaline, sauf, bien entendu, quand on peut tolérer le dégagement d'un peu d'anhydride sulfureux. On utilise la charge à raison de plus de vingt parties en poids etde préférence de plus de cinquante parties en poids pour cent parties en poids de matière alcaline. Si la quantité de charge est trop faible, il peut se produire un durcisse ment du mélange. Dans un exemple préféré de la composition suivant l'invention, on fait appel à un mélange de 200 à 500 parties en poids de charge poreuse, de 100 parties en poids de dithionite et de 400 à 500 parties en poids de matière alcaline. Ainsi le dithionite doit en général représenter au moins 5 % environ en poids de la composition bien que l'on ne puisse formuler aucune règle définitive puisque les circonstances d'utilisation,-en particulier la quantité d'oxygène qui doit être consommé, peuvent varier beaucoup ainsi que le poids moléculaire des ingrédients réactifs. Des réactions I et II ou II' ci-dessus, on voit que chaque mole de dithionite présente consomme théoriquement par réaction une mole d'oxygène gazeux (32 grammes) et dégage une mole de S02 gazeux (64 grammes). Ordinairement, on peut au moins prédire en gros que la quantité d'oxygène qui est probablement présente dans l'espace clos à protéger et l'on peut ainsi connattre le poids de compostion dont on a besoin. De même, deux équivalents chimiques d'une matière alcaline seront théoriquement nécessaires pour oonsommer une mole d'anhydride sulfureux. Dans le cas où l'onitiîise une matière alcaline ayant deux équivalents chimiques, telle que l'hydroxyde de calcium, une mole de la matière alcaline suffit pour consommer une mole d'anhydride sulfureux, de sorte que les deux réactifs peuvent entre utilisés en un rapport équimolaire. Dans le cas d'une matière alcaline ayant un seul équivalent chimique, telle que l'hydroxyde de sodium, deux moles de la matière alcaline sont théoriquement nécessaires pour consommer une mole d'anhydride sulfureux. C'est pourquoi la quantité molaire stoechiométrique de la matière alcaline est d'une mole ou de deux moles et dépend de l'équivalent chimique de la matière alcaline utilisée.D'un point de vue théorique, ce rapport équimolaire stoechiométrique du dithionite et de la matière alcaline suffit aux fins de l'invention. Mais comme il sera expliqué plus loin, la neutralisation des anhydrides sulfureux au niveau équimolaire théorique ou stoechiométrique peut nécessiter des périodes longues jusqu'à l'achèvement de la réaction de sorte qu'il peut être avantageux d'utiliser un excès considérable de la matière alcaline pour inhiber la présence du S02 à quelque moment que ce soit. L'utilisation d'une matière alcaline à raison d'environ 20 fois la quantité stoechiométrique nécessaire pour le dithionite est possible, la limite supérieure n'étant pas déterminante mais étant rarement nécessaire. La composition consommant l'oxygène suivant l'invention est capable d'enlever l'oxygène de l'air peu à peu. Comme la vitesse de consommation de l'oxygène est beaucoup accFldrée en présence d'eau, on peut ajouter au mélange une petite quantité d'eau si l'on souhaite un enlèvement rapide de l'oxygène et si une humidité suffisante ne se trouve pas déjà dans l'article à emballer ou à stocker. Dans ce cas, l'utilisation d'eau en une quantité inférieure à 3% et en général allant de 1 à 2% par rapport au poids du mélange total est suffisante. Dans l'air à humidité élevée, par exemple quand l'humidité relative est supérieure à 70%, on n'a pas besoin d'additionner de l'eau. Pour faciliter l'utilisation, on emballe avanta geusement la composition consommant l'oxygène suivant l'invention dans un sachet perméable à l'air en papier ou en matière plastique micro-poreuse qui peut être scellé seul ou avec d'autres sachets dans un récipient pratiquement étanche- A l'air en une matière imperméable, telle qu'en une feuille d'aluminium ou en polyéthylène. On peut ouvrir le récipient quand on en a besoin de manière à en enlever le sachet à utiliser tel quel. Dans ce cas, on peut commander la vitesse de consommation de l'oxygène de la composition en faisant varier la perméabilité à l'air de l'emballage de chacun des emballages individuels ce qui règle la quantité d'oxygène qui traverse l'emballage. On peut utiliser la composition consommant l'oxygène suivant l'invention dans de nombreux domaines afin d'enlever l'oxygène d'un espace fermé. En particulier, la composition suivant l'invention trouve utilité dans les domaines de l'emballage et du stockage de nombreux produits susceptibles de se détériorer par oxydation et/ou de constituer un milieu de propagation pour des fungis aérobies. Parmi ces articles figurent des tissus ou d'autres produits textiles, des pièces d'optlqe y compris des lentilles et des prismes, divers aliments, des produits métalliques tels que des clous en fer et des piècesd'instruments de précision pour lesquels l'oxydation est un problème. Suivant l'invention on peut prévenir la détérioration de ces articles par l'oxygène en les stockant ou en les emballant dans un espace clos en présence de la composition suivant l'invention. Dans ce cas, une quantité normalisée de la com position doit être choisie de sorte qu'elle puisse absorber deux à trois fois autant d'oxygène que celui qui se trouve dans le récipient. Si la quantité de la composition est choisie sur cette base, elle sera encore suffisamment active pour absorber tout oxygène qui aura pu pénétrer dans la matière d'emballage pendant le stockage. Suivant l'invention, la concentration en oxygène pans le récipient peut être diminuée à 1% et maintenue en-dessous de cette valeur. Les compositions suivant l'invention contenant la matière alcaline en une quantité supérieure à environ 8 fois la quantité stoechiométrique nécessaire pour le dithionite ne permettent pas le dégagement d'une quantité importante d'anhydride sulfureux et sont ainsi utilisées avantageusement pour des articles sensibles à cet anhydride. En revanche, des compositions contenant la matière alcaline en une quantité inférieure à 8 fois en particulier en une quantité allant de une à trois fois et mieux de une fois et demie à deux fois la quantité stoechiométrique nécessaire pour le dithionite permettent un dégagement d'anhydride sulfureux. En raison de l'effet stérilisant de cet anhydride, on peut utiliser ces derniers rapports avec avantage pour des aliments et d'autres produits semblables nécessitant une stérilisation.Mais dans ce cas l'anhydride sulfureux restera dans l'espace fermé seulement temporairement puisqu'il sera finalement absorbé par la matiere alcaline et la charge pour disparaftre. Les compositions suivant l'invention contenant un carbonate comme matière alcaline dégagent une quantité équivalente d'anhydride carbonique au lieu d'eau. Dans ce cas la réaction cidessus est exprimée par l'équation suivante ainsi des compositions contenant un carbonate de métal alcalin ont l'inconvénient que la pression interne de l'espace fermé n'est pas diminuée. C'est pourquoi ces compositions peuvent être utilisées pour enlever de l'oxygène de l'air de récipients qui sont fragiles aux forces qui s'exercent de l'extérieur, tels que le verre, la matière plastique, etc. On peut utiliser la composition suivant l'invention en vrac, c'est-à-dire sous la forme d'un mélange à écoulement libre, auquel cas il vaut mieux l'emballer comme indiqué ci-dessus en les quantités requises dans des emballages, des sachets ou de petits cartons en matière perméable à l'air. En variante, les récipients ou l'emballage à protéger peuvent être dotés d'un compartiment perméable à l'air destiné à a composition. On peut également mettre le mélange en forme, par exemple par un pressage léger, sous la forme de grains poreux, de copeaux ou de petits corps semblables fournissant un contact superficiel raisonnable avec l'atmosphère ambiante. Les exemples suivants illustrent l'invention. EXEMPLE 1 A) Préparation de la composition consommant l'oxygène On mélange d'une manière homogène et à l'état sec 3 grammes de dithionite de sodium, 12 grammes d'hydroxyde de calcium et 6 grammes de carbone actif ayant un diamètre d'environ 1 millimètre et que l'on dénommera désormais ci-dessous simplement "carbone actif' On place le mélange dans un sachet en papier et, après addition de 1 gramme d'eau, on scelle le sachet. On place ensuite le sachet dans un sachet externe en polyéthylène et on scelle. B) Essai de consommation d'oxygène On ouvre le sachet extérieur en polyéthylène et on en sort le sachet de papier, auquel adhère un papier pH, contenant la composition suivant l'invention et on le place dans un sachet de polychlorure de vinylidène de 1000 cm3 de capacité que l'on scelle ensuite. Au bout d'un certain temps, on mesure la concentration en oxygène dans le sachet en polychlorure de vinylidène en mesurant la réduction de la quantité de gaz dans le sachet. I1 se révèle que la concentration en oxygène est inférieure à 1,0 % en volume. On observe aucun changement dans la couleur du papier pH fixé au sachet de papier et cela confirme qu'il n'y a pas d'anhydride sulfureux dans l'intérieur du sachet de polyvinylidène. EXEMPLE 2 On prépare une solution diluée d'amidon de dextrine ayant une concentration de 2 % et on fabrique deux pièces d'essai en immergeant un tissu de coton dans la solution. Dans un récipient en feuille d'aluminium et ayant une capacité de 1000 cm3, on place l'une des pièces d'essai et on l'humidifie en y projetant de l'eau. On place également dans ce récipient un sachet de papier contenant la composition décrite à l'exemple 1 et on scelle ce récipient. En l'espèce, l'espace libre dans le récipient est de 600 cm. A des fins de comparaison, on essaie l'autre pièce d'essai exactement de la meme manière si ce n'est quton omet la composition suivant l'invention. Les échantillons d'essai emballés de cette manière sont maintenus dans une pièce chauffée à 37 C pendant trente jours puis examinés. On n'observe pas de croissance de fungis sur la pièce d'essai emballée conformément à l'invention. Sur la pièce d'essai témoin au contraire, il s'est formé des fungis blancs sur toutes la surface et des fungis rouges et gris de place en place. EXEMPLE 3 On prépare des échantillons d'essai en immergeant des clous en fer dans une solution de chlorure de sodium à 10% puis en les séchant rapidement. On place une poignée de ces clous dans un récipient en feuilles d'aluminium ayant une capacité de 1000 cm3. On insère également un sachet de papier contenant la composition mentionnée dans l'esample 1 (A) puis on scelle le récipient (échantillon AA). Dans ce cas l'espace libre dans le récipient est de 800 cm3. A des fins de comparaison, onembnlle une autre poignée de ces clous dlune manière étanche, exactement de la ment manière si ce n'est qu'on omet la composition suivant l'invention (échantillon BB). On emmagasine les échantillons AA et BB à température normale pendant 50 jours puis on les examine. On observe que 1' échantillon AA n'est pas rouillé tandis que l'échantillon BB l'est sur toute la surface de chaque clou. EXEMPLE 4 A un mélange sec de 3 grammes de dithionite de sodium, de 12 grammes d'hydroxyde de calcium et de 5 grammes de carbone actif on ajoute 2 grammes d'eau. On met le mélange dans un sachet en papier. On place ce sachet dans un récipient en feuilles d'aluminium ayant une capacité de 1000 cm3 et contenant 400 grammes de café grillé et moulu, puis on scelle le récipient (echantillon AA). Dans ce cas l'espace libre à l'intérieur du récipient est de 600 cm3. A des fins de comparaison, on scelle du café grillé et moulu dans un récipient en feuille d'aluminium de la me manière que décrit ci-dessus si ce n'est qu'on omet la composition suivant l'invention (échantillon BB). On laisse reposer les deux récipients en feuille d'aluminium contenant du café à température ambiante pendant 2 mois. On ouvre ensuite les récipients en feuille d'aluminium, on en sort le café et on l'examine. I1 apparait que l'arme et le goût de l'échantillon AA ne change pas pendant le stockage tandis que l'échantillon BB change en raison de l'oxydation et son ar & e initial s'est détérioré. EXEMPLE 5 A un mélange sec de 3 grammes de dithionite de sodium, de 12 grammes d'hydroxyde de calcium et de 5 grammes de carbone actif, on ajoute 2 grammes d'eau. On met le mélange dans un sachet en papier. On place le sachet dans un sachet en feuille d'aluminium ayant une capacité de 1000 cm3 et contenant 250 grammes de croutons fris puis on scelle le sachet (échantillon AA). Dans ce cas l'espace libre à l'intérieur du sachet est de 600 cm3. A des fins de comparaison on met des croutons dans un sachet en feuille d'aluminium comme décrit ci-dessus Si ce n'est qu'on omet la composition suivant l'invention puis on scelle le sachet (échantillon BB). On laisse les sachetsen feuille d'aluminium contenant les croutons reposer à température ambiante pendant 2 mois. On ouvre ensuite les sachets en feuille d'aluminium et on examine les échantillons. I1 se révèle que l'oxydation du lipide contenu dans l'échantillon AA est complètement inhibé et que ses couleurs, arme et godet n'ont pas changé pendant le stockage. En revanche, l'échantillon BB s'est modifié en raison de l'oxydation du lipide et a une odeur désagréable. EXEMPLE 6 On mélange à l'état sec 3 grammes de dithionite de sodium, 2 grammes d'hydroxyde de calcium et 5 grammes de carbone actif. On met le mélange dans un sachet en papier et on y ajoute 1 gramme d'eau. On scelle ensuite le sachet. Quand on effectue un essai de consommation d'oxygène en utilisant cette composition de la même manière que décrite à exemple 1 (B), il se révèle que la concentration en oxygène dans le récipient est inférieure à 1% en volume. Dans ce cas la couleur du papier pH se modifie d'abord en indiquant un pH acide de 2 à 3 ce qui montre un dégagement d'anhydride sulfureux puis revient à sa couleur originale indiquant une neutralisation en deux à trois heures. EXEMPIE 7 On place quatre galettes de viande hchée alite ulm- 1nn;)pesant chacune 60 grammes environ dans un récipient en feuille d'aluminium ayant une capacité de 1000 cm3. On place un sachet en papier contenant la composition décrite à l'exemple 6 dans le récipient en feuille d'aluminium et on scelle ce dernier (echantillon AA). Dans ce cas l'espace libre à l'intérieur du récipient est d'environ 600 cm3. A des fins de comparaison, on scelle également quatre autres galettes de viande hachée cuite de la même manière que décrit ci-dessus si ce n'est que lton omet la composition suivant l'invention (échantillon BB). On laisse les galettes emballées de cette manière à 37"C pendant 7 jours. On ouvre ensuite les récipients et on examine la prolifération de micro-organismes. On n'observe pas de microbes dans les galettes de l'échantillon AA emballées avec la composition suivant l'invention. L'odeur est normale et le sont est bon. Quand de l'eau du récipient scellé est adsorbée sur le papier pH pour la détection de l'anhydride sulfureux on ne trouve aucun signe de l'existence de cet anhydride. En revanche, les galettes de l'échantillon BB ont une odeur désagréable et sont moisies. EXEMPLE 8 On charge de 200 grammes de miettes de pain un sachet d'une capacité de 1000 cm3 fabriqué en une pellicule de matière plastique à peu près imperméable à l'air. On insère un sachet en papier contenant la composition décrite à l'exemple 6 dans ce premier sachet que l'on scelle ensuite (échantillon AA). Dans ce cas l'espace vide dans le sachet est de 600 cm3. A des fins de comparaison on scelle également des miettes de pain de la même manière que décrit ci-dessus, si ce n' est que l'on omet la composition suivant l'invention (échantillon BB). On laisse reposer les deux échantillons à 37a C pendant 30 j ours et on les examine. On n' observe aucun fung i dans l'échantillon de miettes de pain AA. L'arme se maintient et le go En revanche les miettes de pain de l'échantillon BB ont une forte odeur sceptique et sont complètement moisies avec propagation de fungi. REVED ICATIONS 1. Composition consommant l'oxygène caractérisée en ce quelle comprend un mélange homogène d'une charge poreuse particulaire et d'une matière alcaline dans lequel est uniformé ment dispersé un dithionite. 2. Composition suivant la revendication 1, carac térisée en ce que le dithionite représente au moins 5% environ du poids de la-composition, tandis que la matière alcaline représente plus que la quantité stoechiométriquement nécessaire pour le dithionite. 3. Composition suivant la revendication 1, carac térisée en ce que le dithionite est le dithionite de sodium. 4. Composition suivant la revendication 1, carac térise en ce que la charge particulaire a un diamètre moyen com pris entre 0,1 et 1 millimètre environ. 5. Composition suivant la revendication 1, carac térisée en ce que la matière alcaline est un hydroxyde ou un carbonate minéral. 6. Composition suivant la revendication 2, carac térisée en ce que la matière alcaline représente plus de 8 fois environ la quantité stoechiométriquement nécessaire au dithionite. 7. Composition suivant la revendication 2, caracté risée en ce que la matière alcaline représente de 1 à 7 fois la quantité stoechiométriquement nécessaire au dithionite. 8. Composition suivant l'une quelconque des reven dications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comprend au moins 20 parties en poids de la charge particulaire pour 100 parties en poids de la matière alcaline. 9. Composition suivant llune quelconque des reven dications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comprend environ 3% en poids d'eau. 10. Procédé pour enlever l'oxygène de l'air dans un espace fermé, caractérisé en ce qu'il consiste à introduire dans cet espace-une composition suivant l'une quelconque des revendi cations précédentes, en une quantité sufisante pour consommer l'oxygène par réaction sur le dithionite. 11. Récipient ou emballage fermé enfermant un ar ticle susceptible d'être détérioré par oxydation, caractérisé en ce qu'une composition suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9 est placée à l'intérieur du récipient ou de l'emballage en une quantité suffisante pour consommer l'oxygène contenu dans l'es- pace fermé par réaction sur le dithionite.