L'invention concerne la fabrication d'instruments de mesure gradués tels que réglés ou tronçons de mètre pliant, particulièrement lorsque ceux-ci sont fabriqués en aluminium ou en alliage léger. Habituellement, les réglets ou tronçons de mètres pliants sont fabriqués par découpage dans une planche de duralumin graduée au préalable et réunissant un grand nombre d'éléments. Ces graduations sont gravées par voie chimique, et pour cela on commence par dégraisser la planche, puis imprimer en réserve, c'est-à-dire sur les parties ne devant pas être gravees, avec une encre isolante. Toutefois cette encre ne résistant pas à l'acide, on pulvérise par dessus du bitume en poudre à l'aide d'un procédé électrostatique mettant en oeuvre le pouvoir isolant de l'encre pour que la poudre se concentre sur les parties encres. On fait ensuite cuire le tout dans un four à infrarouge, puis on plonge les planches dans un bain d'acide qui attaque les parties non protégées (traits et chiffres).Les planches lavées et séchées sont ensuite vernies à l'aide d'un vernis noir non soluble dans l'essence et appliqué partout, notamment dans le fond des parties gravées. Enfin, les planches sont net toyées à l'essence afin d'enlever à la fois encre et le bitume ce qui laisse apparaître à nouveau le fond aluminium entre les graduations. Les instruments ainsi obtenus présentent l'avantage que leurs graduations gravées en creux résistent à l'usure, mais présentent l'inconvénient d'un procédé de fabrication assez long et en même temps d'un résultat assez peu lisible étant donné que le fond gris aluminium brillant gène la lecture et constitue peu de contraste avec les graduations. Pour améliorer cette lecture, il est connu, notamment pour les metres ruban en acier, de laquer la partie métallique en blanc, puis de réaliser la graduation par impression en noir. Dans ce cas, la fabrication est beaucoup plus économique et la lecture plus aisée grâce au contraste des graduations noires sur fond blanc, mais par contre les graduations obtenues ne résistent pas à l'usure et disparaissent avant même que le fond laqué soit lui-meme usé Le but de l'invention est de remédier aux inconvénients précédents en réalisant un procédé de fabrication qui, tout en étant plus simple que le procédé de gravure exposé plus haut, conduise à des graduations bien contrastées et résistant à l'usure. Le procédé selon l'invention consiste essentiellement, après dégraissage de la planche de duralumin de la manière habituelle, à procéder aux trois opérations suivantes : impression en réserve avec un émail blanc, de préférence par sérigraphie; cuisson de l'émail; gravure des graduations à l'acide, puis immédiatement après oxydation en noir de ces graduations avant lavage et séchage. Dans l'opération d'impression en réserve, on utilise de préférence le procédé de sérigraphie qui, grâce à sa bonne précision dimensionnelle, permet ultérieurement un découpage automatique des divers éléments réunis dans la même planche, ce que ne permet pas le procédé Offset utilisé habituellement. L'émail utilisé est de préférence une résine époxyde telle que la résine vendue sous le nom de marque Araldite. L'opération de cuisson de l'émail se pratique naturellement à une température et pendant un temps qui sont l'un et l'autre adaptés à la résine utilisée. La gravure acide est opérée dans un bain d'une manière. habituelle, par exemple à l'aide d'une solution d'une concentration appropriée d'un produit tel que celui vendu sous le nom de marque flAlumiluxU de la firme Diversey. Au sortir de ce bain, la planche de duralumin est immédiatement immergée dans un autre bain oxydant, constitué par exemple de perchlorure de fer, qui produit lloxydation en noir des parties gravées, sans action sur-la réserve en blanc. Une fois lavées et séchées, les planches sont prêtes pour le découpage. En effet, selon une particularité de l'invention, la réserve en blanc, après avoir jouée son rôle de réserve pour la gravure chimique des graduations ainsi que pour leur coloration, subsiste dans le produit final pour en constituer le fond. C'est grâce à cela que l'on obtient un meilleur contraste tout en économisant plusieurs opérations de fabrication. D'autre part, il est évident que les graduations obtenues par ce procédé, étant donné qu'elles sont gravées en creux, résistent parfaitement à l'usure. Trémail époxyde résiste également très bien à l'usure, et de toute façon même si après un long usage on en venait à user complétement la couche d'émail blanc, on obtiendrait en définitive des graduations noires sur fond aluminium, c'est-à-dire la présentation habituelle rappelée plus haut ce qui n'aurait par conséquent pas un inconvénient grave. Enfin, grace à leur émaillage, les instruments de mesure obtenus résistent beaucoup mieux aux intempéries et aux agressions de diverses natures. REVENDICATIONS 1 Procédé de fabrication d'un instrument de mesure gradué en aluminium ou alliage léger par découpage d'une planche de métal graduée au préalable et réunissant un grand nombre d'éléments, caractérisé par le fait qu'après dégraissage de la planche on effectue une impression en réserve avec un émail résistant à l'acide et à l'oxydation et en même temps coloré à la couleur désirée pour constituer le fond des graduations, puis on cuit cet émail à la température et durant le temps requis, enfin on trempe les planches dans un bain acide de gravure, et immédiatement apres dans un bain oxydant, avant lavage et séchage de la planche puis découpage dans celle-ci des divers éléments. 2. Procédé de fabrication d'instruments de mesure gradués selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'impression est réalisée par sérigraphie. 3. Procédé de fabrication d'instruments de mesure gradués selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'émail utilisé est une résine époxyde opaque, de préférence blanche. 4, Procédé de fabrication d'instruments de mesure gradués selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le bain oxydant est constitué par une solution de perchlorure de fer. 5. Instrument de mesure gradué en alliage léger, de préférence en duralumin, résultant de la mise en oeuvre du procédé selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'il comporte des graduations noires gravées en creux sur un fond émaillé blanc ou d'une couleur contrastant avec celle des graduations.