L'invention est relative à un procédé pour restituer l'interprétation d'informations acquises par télédétection, ctest-à- dire d'informations recueillies par des appareils senseurs montés à bord d'un vecteur, notamment à bord d'avions ou de satellites artificiels, ces appareils senseurs étant propres à balayer une surface, notamment la surface de la terre, défilant par rapport au vecteur, et les informations recueillies par les senseurs étant ensuite présentées sous forme de vues destinées à etre examinées et interprétées par un observateur. L'appareil senseur peut être une caméra montée à bord d'un avion ; les informations recueillies par cette caméra sont constituées par l'ensemble de vues prises lors du fonctionnement de la caméra. Ces vues sont ensuite projetées à 1'aide de moyens appropriés-de manière à être examinées et interprétées par un observateur spécialiste. Ce dernier, d'après les formes qui apparaissent sur la vue, d'après les différentes teintes ou nuances, peut déduire de nombreuses informations qu'il lui appartient ensuite de reporter sur un document, par exemple un document cartographique. A titre d'exemple, l'observateur peut, par interprétation de la vue projetée, indiquer si telle zone correspond à un champ de blé ou à un champ de betteraves, si telle zone correspond à un terrain argileux ou un terrain calcaire,etc.. Pour faciliter l'exposé du problème que vise à résoudre l'invention, on a pris l'exemple d'un senseur constitué par une caméra, mais il est clair que l'appareil senseur peut être de tout type connu et traVailler dans des domaines de longueurs d'ondes très variables, visible,infra-rouge proche, infra-rouge thermique, micro-ondes, etc.. ; les informations recueillies par cet appareil senseur peuvent en outre être inscrites sur un support différent du film photographique, par exemple sur une bande magnétique. Jusqu'à ce jour, pour la phase de restitution des informations dues à l'interprétation de l'observateur, ctest-à-dire pour la phase de report sur un document, notamment cartographique, des susdites informations fournies par l'interprétation, les procédés et moyens utilisés exigeaient un travail long, fastidieux, et onéreux. En effet, lorsque l'appareil senseur monté à bord d'un vecteur recueille des informations, par exemple lorsqu'une caméra prend des vues de la terre, les informations ainsi recueillies dépendent de la position occupée par la caméra et donc du vecteur au moment de la prise de vues. Un procédé utilisé, jusqu'à ce jour, pour effectuer le report des informations fournies par l'interprétation de l'observateur, était d'identifier des points caractéristiques communs à la vue projetée, et au document cartographique, par exemple une maison isolée, un croisement de routes, etc.. et de situer, #par rapport à ces points caractéristiques identifiés, les contours des zones identifiées sur la vue et qui doivent être reportées sur le document cartographique. L'invention a pour but, surtout, de rendre tel le procédé qu'il réponde mieux que jusqu'à ce jour aux diverses exigences de la pratique et tel qu'il permette de simplifier le travail de restitution de l'interprétation tout en augmentant considérablement la vitesse et la précision de cette phase de restitution. Selon l'invention, le procédé du genre de celui défini précédemment est caractérisé par le fait qu'on enregistre, à bord du vecteur, en synchronisme avec le fonctionnement du ou des appareils senseurs, des informations relatives aux paramètres définissant la position du vecteur que, pour l'interprétation des vues, on présente les susdites vues sur un appareil de transcription de graphisme propre à fournir sous forme appropriée, à des moyens de calcul, les coordonnées d'un point désigné sur la vue par l'observateur qu'on fait parvenir aux susdits moyens de calcul les informations sur les paramètres définissant la position du vecteur au moment de la prise des informations ainsi que les coordonnées du point désigné par l'observateur et que l'on fait calculer par les susdits moyens de calcul les ocordonnées réelles du point désigné sur la vue en tenant compte des paramètres définissant la position du vecteur au moment de la prise des informations et en tenant compte des diverses aberrations, notamment optiques#qui peuvent intervenir. De préférence, on met en mémoire, ou on reporte automatiquement sur un document cartographique le point dont les coordonnées ont été calculées par les moyens de calcul. Avantageusement,on effectue le report des points sur document cartographique, notamment une carte géographique ou un ortho-photoplan, à l'aide d'une table à dessin automatique. Les paramètres enregistrés pour définir la position du vecteur sont, de préférence, l'altitude, l'angle de lacet, l'angle de tangage et l'angle de roulis dudit vecteur. On peut enregistrer les informations soit sur film photographique, soit sur bande magnétique. Pour l'interprétation des vues, on utilise avantageusement un appareil de transcription de graphisme du genre de ceux qui comportent une plaque sur laquelle est présentée la vue à observer, et un appareil du genre crayon destiné à être mis en contact avec un point que l'observateur souhaite désigner sur la plaque. De préférence, l'observateur suit, avec ledit appareil, le contour des zones intéressantes apparaissant sur lavue et ce contour est reporté, par la table à dessin automatique, sur le document cartographique. L'invention concerne également un appareillage pour la restitution de l'interprétation de données acquises par télédétection. Cet appareillage comporte tout d'abord des moyens nécessairement embarqués à bord du vecteur ; il s'agit essentiellement d'appareils senseurs, de moyens de détection et d'enregistrement d'informations relatives aux paramètres définissant la position du vecteur et de moyens de synchronisation entre ces moyens d'enregistrement et les appareils senseurs de telle sorte que les susdits moyens d'enregistrement puissent fournir pour chaque vue examinée ultérieurement, les valeurs des paramètres définissant la position du vecteur au moment où les informations correspondant à la vue ont été recueillies. Les moyens de détection et d'enregistrement pour définir la position du vecteur peuvent être notamment constitués par une centrale à inertie, classique. Les moyens de synchronisation entre le fonctionnement desdits moyens d'enregistrement et des appareils senseurs peuvent être constitués par une horloge classique dont les impulsions commandent le fonctionnement de chaque appareil et moyen. Le susdit appareillage comprend également des moyens pour former sur un écran les vues à interpréter et pour examiner ces vues. Cette partie d'apparéillage comprend des moyens restituteurs classiques propres à former et à présenter des vues sur un écran à partir des informations recueillies par les senseurs ; ces informations peuvent être soit des images sur film photographique, soit des signaux enregistrés sur bandes magnétiques ou sur film photographique. Selon l'invention, l'appareillage est caractérisé par le fait qu'il comprend - des moyens de calcul propres à recevoir les informations relatives aux paramètres définissant la position du vecteur au moment de la prise des informations - des moyens de transcription de graphisme, comportant un élément récepteur sur lequel est présentée la vue à observer et des moyens d'indication permettant à l'observateur de désigner un point de la vue examinée, ces moyens de transcription de graphisme étant propres à fournir aux moyens de calcul, sous une forme exploitable, les coordonnées du point désigné par l'observateur - et les moyens de calcul sont agencés pour calculer les coordonnées réelles du point désigné par l'observateur à partir des coordonnées de ce point sur la vue observée et des informations sur les paramètres définissant la position du vecteur et en tenant compte des diverses aberrations, notamment optiques, de l'équipement de projection. De préférence, on prévoit des moyens de dessin automatique et/ou des moyens de mémoire branchés à la sortie des moyens de calcul pour enregistrer sous forme graphique et/ou stocker les coordonnées calculées par les susdits moyens de calcul. L'invention consiste, mises à part les dispositions exposées ci-dessus, en d'autres dispositions dont il sera plus explicitement question ci-après à propos d'un mode de réalisation particulier décrit avec référence au dessin ci-annexé, mais qui n'est nullement limitatif. La figure unique de ce dessin est un schéma synoptique d'un procédez et appareillage conformes à l'invention. En se reportant à la figure du dessin, on peut voir un vecteur 1 constitué par un avion, représenté schématiquement. Ce vecteur pourrait tout aussi bien être constitué par un satellite artificiel ou par un engin. Un ou les appareils senseurs schématiquement représentés en 2 sont montés à bord du vecteur et sont destinés à recueillir des informations. Ces appareils senseurs sont de tout type connu et utilisé en télédétection ; les informations acquises sont généralement présentées soit sous la forme d'un film photographique, soit sous la forme d'un enregistrement sur bande magnétique. Comme type d'appareil senseur on peut indiquer les caméras métriques, les caméras multi-spectrales, les radiomètres à balayage (également connus sous le terme scanner), travaillant dans le visible et/ou dans l1infra-rouge et les radars. Il est clair que cette liste n'est pas exhaustive et est simplement destinée à fixer les idées. Le ou les appareils senseurs 2 sont propres à balayer une surface défilant par rapport au vecteur 1. Dans le cas où le vecteur est un avion ou un satellite artificiel, les appareils senseurs 2 sont destinés généralement à balayer la surface de la terre ou la surface des nuages défilant par rapport au vecteur. Les informations recueillies par les senseurs 2 peuvent être constituées, soit par des images formées sur le film photographique, soit par des signaux, notamment numériques, enregistrés soit sur un film photographique, soit sur une bande magnétique. Les informations recueillies par les senseurs 2 peuvent être transmises jusqu'au sol notamment par ondes radio ou peuvent être récupérées, au sol, sur leur support (film photographique ou bande magnétique), lors de l'atterrissage du vecteur. Des moyens de détection et d'enregistrement 3 d'informations relatives aux paramètres définissant la position du vecteur 1 sont également prévus à bords de ce vecteur. Ces moyens 3 peuvent être constitués par une centrale à inertie classique. En fait, pour obtenir l'attitude du vecteur, il faut connaitre : l'altitude, le lacet, le tangage et le roulis. L'altitude peut être connue soit par altimètre classique, soit par des moyens plus compliqués de type laser ou radar. Le lacet, le tangage et le roulis peuvent être connus par des gyromètres ou des gyroscopes. Il apparaît donc que pour obtenir l'attitude du vecteur, il n'est pas indispensable d'utiliser une centrale à inertie et qu'un montage expérimental pourrait suffire. Il est à noter que pour un cliché aérien, les angles de lacet, tangage et roulis sont préférables à connaître ; pour un scanner, par contre, il est préférable de connaître les dérivées des angles qui donnent la possibilité d'intégrer sur un temps vas riable pour définir ainsi un angle moyen. L'enregistrement des paramètres définissant la position du vecteur 1 est effectuée en synchronisme avec le fonctionnement des senseurs 2. Le synchronisme peut être assuré d'une manière clas sique par une horloge électronique 4 montée à bord du vecteur 1 et commandant le fonctionnement des moyens de détection et d'enregistrement 3 et de l'appareil senseur 2. Les informations recueillies par le senseur 2 sontprésen tées sous forme de vues destinées à être examinées et interprétées par un observateur 5, notamment au sol. Pour cela, on dispose de moyens 6 permettant de restituer les susdites informations sous forme de vues ; ces moyens 6 sont constitués par des visionneuses dans le cas où les informations sont des images sur film photographique, ou par des restituteurs de vues à partir de bandes, magnétiques ou photographiques, d'enregistrement i signaux notamment de signaux numériques. Dans le cas où les informations sont constituées par des images obtenues sur des films photographiques à l'aide de caméras par exemple, on rappelle qu'il existe dans le commerce des visionneuses-permettant la visualisation avec loupe et stéréoscope des formats habituels et permettant la projection sur un écran dépoli de itun quelconque des clichés. L'observateur peut donc passer d'un film photographique à l'autre et réaliser son interprétation. Au niveau de l'écran, la vue projetée a une échelle déterminée par les conditions d'acquisition des informations par l'appareil senseur 2 et par le grandissement du système optique de la visionneuse. Un objectif à grandissement réglable ou zoom est généralement inséré dans le système optique de projection de la visionneuse pour permettre de faire correspondre les échelles des divers clichés au niveau de l'écran dépoli, ce qui permet, dans les limites de réglage de l'objectif à grandissement réglable, d'amener toutes les échelles des clichés à une échelle unique. L'observateur dispose donc, en projection, des moyens nécessaires à l'interprétation oculaire et à la mise à l'échelle unique sur des clichés différents, faits à des moments différents avec des senseurs différents. L'appareil senseur 2 peut être une caméra multi-spectrale, propre à prendre plusieurs clichés dans des bandes spectrales différentes. Une caméra de ce type, disponible dans le commerce, utilise un film photographique noir et blanc, sensible dans l'infrarouge ; la caméra est propre à prendre quatre clichés d'un même objet (par exemple une zone de la surface terrestre) dans quatre bandes spectrales différentes, notamment le bleu , le vert, le rouge et l'infra-rouge. Les visionneuses, utilisées et associées à ces caméras multi-spectrales permettent de projeter, par superposition, les quatre clichés sur un écran ; un filtre coloré est associé à chaque bande spectrale. L'observateur peut ainsi, avec cette photo composite, analyser les clichés soit en couleur naturelle, en utilisant normalement les trois bandes spectrales bleu, vert, rouge, ou en fausse couleur en utilisant l'infra-rouge et deux bandes spectrales, notamment le vert et le rouge ; l'observateur peut doser l'intensité lumineuse de chaque bande spectrale lors de la projection de la vue notamment en choisissant les filtres colorés appropriés. De toute manière, on obtient une vue projetée sur un écran et le problème du report des informations déduites de l'examen de cette vue, par l'observateur, est le même que dans le cas où la vue ne fait intervenir qu'une seule bande spectrale. Selon une autre possibilité, la vue destinée à être examinée par l'observateur est formée sur un écran de télévision, à partir des informations recueillies par l'appareil senseur 2. Ce peut être le cas avec des informations enregistrées sur des films photographiques en noir et blanc, par des caméras. On peut faire analyser les images en noir et blanc de ce film par une caméra électronique de télévision. Le signal fourni par cette cam#éra électronique lors de l'analyse du film subit un traitement électronique consistant à hacher le signal, et à le digitaliser. Chaque créneau a une amplitude correspondant au niveau de gris de la zone du film photographique analysée. On peut donc affecter à chaque créneau, suivant son amplitude, un niveau différent et, par un code de couleur pouvant aller du violet au rouge, on peut associer à des niveaux prédéterminés, des couleurs déterminées. En utilisant ces créneaux ainsi classés par niveaux et auxquels sont affectées des couleurs, on peut obtenir sur un écran de télévision une image en couleur à partir du film photographique en noir et blanc. Les couleurs apparaissant sur l'écran de télévision ne correspondent pas à des couleurs réelles, mais ont essentiellement pour but de permettre à l'observateur de mieux distinguer les zones intéressantes et de mieux délimiter des zones par exemple de végétations différentes, de natures de terrain différentes, etc... Il est en outre possible en sélectionnant les niveaux, de supprimer les couleurs inutiles sur l'écran de télévision et de mesurer avec un planimètre les surfaces des zones intéressantes. Selon encore une autre possibilité, les informations recueillies par l'appareil senseur 2 peuvent être inscrites sur bandes magnétiques, par exemple sous-forme de signaux numériques. Ce peut-être le cas par exemple lorsqu'on utilise, comme appareil senseur, un scanner ou radiomètre à balayage. Pour traiter les informations enregistrées.sur des bandes magnétiques, on utilise des appareils restituteurs de vues, classiques, permettant, à partir des bandes magnétiques d'enregistrement, de présenter une vue destinée à être examinée par 1 'observateur. Cette vue peut être soit projetée sur un écran, soit formée sur un écran de télévision comme expliqué précédemment. Ainsi, il apparaît d'après les explications précédentes destinées à évoquer rapidement les multiples possibilités classiques des appareils senseurs 2, et des moyens de restitution 6 utilisés au sol, que, dans tous les cas, on obtient une vue destinée à être examinée par l'observateur, lequel doit interpréter cette vue. Selon l'invention, on fait utiliser par l'observateur 5, pour l'examen et l'interprétation des vues, un appareil de transcription de graphisme 7 ou coordinatographe pour prélèvement de données, propre à fournir, sous forme appropriée, à des moyens de calculs 8, les coordonnées d'un point désigné sur la vue par l'observateur. Comme exemple d'appareil de transcription de graphisme 7, on peut donner celui--d'un appareil, existant actuellement dans le commerce, et comprenant une plaque de verre ou de matière transparenteoou translucide souple recouverte d'une couche conductrice transparente, équipée d'électrodes sur les quatre côtés; un crayon collecteur 9 est relié-à un ensemble électronique et lorsque l'observateur, à l'aide de ce crayon 9, vient toucher un point de la plaque les coordonnées de ce point sont fournies à la sortie de appareil, directement sous forme assimilable par les# moyens de calcul 8. La plaque de l'appareil de transcription de graphisme peut être dépolie de manière à servir directement d'écran pour la projection optique des vues. La plaque de verre peut être transparente, ce qui permet de la poser sur un document opaque ou sur un écran sur lequel l'image est formée ; dans le cas où la vue à observer est formée sur un écran de télévision, l'appareil de transcription de graphisme utilisé comporte précisément une plaque transparente destinée à être posée contre l'écran de télévision. On pourrait, naturellement, utiliser un autre type d'appareil de transcription de graphisme ; par exemple, on pourrait utiliser un coordinatographe par visée qui comprend des moyens optiques de visée permettant d'observer un point précis de la vue examinée. Lorsque les moyens optiques sont dirigés sur un point, l'observateur appuie sur une commande de manière à transmettre aux moyens de calcul 8, sous forme appropriée, par exemple sous forme numérique, les coordonnées du point visé. On fait parvenir en outre au moyen de calculs 8 les informations enregistrées par les moyens 3 sur les paramètres définissant la position du vecteur 1, notamment l'altitude, l'angle de lacet définissant le cap exact du vecteur 1, l'angle de tangage et l'angle de roulis. Les valeurs des paramètres fournis aux moyens de calcul 8 sont celles qui définissent la position du vecteur 1 et donc la position de l'appareil senseur 2 fixé sur ce vecteur 1, au moment où les informations contenues dans la vue examinée par l'observa- teur ont été recueillies par 11 appareil senseur 2. Les moyens de calculs 8 sont agencés pour corriger les coordonnées d'un point désigné par l'observateur en fonction des paramètres définissant la position du vecteur 1. Ces calculs de correction, classiques, comprennent notamment des calculs de correction de la déformation due à l'altitude du vecteur et des calculs de la correction d'échelle nécessaire au report sur carte. Pour un équipement de projection donné (visionneuse ou télévision), les aberrations de toutes natures qu'elles soient, sont insérées au programme des moyens de calcul 8 pour être compensées. Ces aberrations sont constantes et dépendent du système utilisé, par exemple:optique, courbure d'écran de télévision. Les moyens de calcul 8 dans le calcul des coordonnées vraies tiennent donc compte des diverses aberrations, notamment optiques, de l'équipement utilisé. Les calculs de correction effectués par les moyens de calcul 8 sont rendue synchrones avec l'avance des vues examinées par l'ob servateur. Les coordonnées vraies du point désigné par l'observateur 5 sont fournies à la sortie 10 des moyens de calcul. Ces coordonnées peuvent être muses en mémoire ; par exemple elles sont enregistrées sur bande magnétique cour un traitement informatique comparatif d'une mission photographique à l'autre ou pour compléter une bande magnétique de données photogrammétrique. De préférence cependant, les coordonnées vraies fournies à la sortie 10 sont utilisées pour assurer le pilotage d'une table à dessin automatique 11. Sur cette table, est fixé le document cartographique, par exemple une carte géographique de référence ou un ortho-photoplan, sur lequel l'observateur 5 doit normalement reporter les informations qu'il a tirées de l'observation d'une vue. En général, les vues examinées par l'observateur sont à une échelle différente de celle de la carte de référence; les moyens de calcul 8 sont agencés pour effectuer la correction d'échelle et pour fournir à leur sortie 10 des coordonnées dans le système d'axes et à l'échelle du document placé sur la table à dessin 11. Au début des opérations d'interprétation des vues d'une mission, il faut effectuer le calage d'un point de l'écran de profection, et de l'homologue de ce point sur le# document cartographique de référence sur lequel s'effectuera le report. Ce calage est réalisé une fois pour toutes pour une mission déterminée. L'essentiel est de pouvoir faire le changement d'axes entre l'écran de projection et la carte, à l'origine de l'acquisition des données. Il suffit d'un point de repère, soit en début d'enregistrement, soit à la limite si la zone à couvrir est monotone (désert, océan, etc..) dès le décollage de l'avion, l'aéroport servant de référence (dans ce dernier cas, les enregistrements synchrones de l'attitude du vecteur et des données devront être effectués; il suffira, à la restitution, de corréler, attitude et acquisition des données, pour retrouver les zones survolées). La mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention est la suivante. L'observateur 5 en examinant la vue présentée par les moyens de restitution 6 à partir des informations recueillies par l'appareil senseur 2, peut déterminer, les zones intéressantes et la nature de ces zones ; par exemple l'observateur pourra délimiter des zones de culture (blé, betteraves, etc..) ou des zones correspondant à des terrains argileux ou calcaires etc.. Grâce à l'appareil de transcription de graphisme 7, notamment lorsqu'un crayon 9 est utilisé, l'examinateur pourra suivre le contour d'une zone intéressante. Les coordonnées des points des contours de cette zone sont transmises aux moyens de calcul 8 qui corrigent les valeurs fournies en fonction des paramètres définissant la position du vecteur 1 et de l'appareil senseur 2. Le système fonctionne en "direct ou on liner' et tdifféré ou off line". Les moyens de calcul 8 fourniront à leur sortie 10 les coordonnées vraies des points successifs du contour suivi par l'opérateur 5, dans l'échelle du document cartographique placé sur la table à dessin automatique 11. Cette table à dessin Il inscrira automatiquement,sur le document cartographique, le contour réel correspondant à celui suivi par l'opérateur sur la vue examinée. Il apparaît donc clairement que le report des informations déduites par ltobservateur de son examen d'une vue restituée, est très rapide et précis. Il est à noter, enfin, que toutes les opérations d'interprétation et de report sur document cartographique peuvent être effectuées en vol, par exemple à bord d'un avion équipé à cet effet. REVENDICATIONS 1 Procédé pour restituer l'interprétation dtinformations recueillies par des appareils senseurs montés à bord d'un vecteur, notamment à bord d'avions ou de satellites artificiels,ces appareils senseurs étant propres à balayer une surface,notamment la surface de la terre, de' filant par rapport au vecteur,et les informations recueillies par les senseurs étant ensuite,au sol, présentées sous forme de vues destinées à être examinées et interprétées par un observateur caractérisé par le fait - qu'on enregistre, à bord du vecteur, en synchronisme avec le fonctionnement du ou des appareils senseurs, des informations relatives aux paramètres définissant la position du vecteur - que, pour l'interprétation des vues, on présente les susdites vues sur un appareil de transcription de graphisme propre à fournir sous forme appropriée, à des moyens de calcul, les coordonnées d'un point désigné sur la vue par l'observateur - qu'on fait parvenir aux susdits moyens de calcul les informations sur les paramètres définissant la position du vecteur au moment de la prise des informations, ainsi que les coordonnées du point désigné par l'observateur - et qu'or fait calculer par les susdits moyens de calcul les coordonnées réelles du point désigné sur la vue en tenant compte des paramètres définissant la position du vecteur au moment de la prise des informations et en tenant compte des diverses aberrations, notamment optiques, qui peuvent intervenir. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'on fait reporter automatiquement, sur un document cartographique, le point dont les coordonnées ont été calculées par les moyens de calcul. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'on met en mémoire, notamment sur bandes magnétiques, les coordonnées des points calculées par les moyens de calcul. 4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait que l'on effectue le report automatique des points sur un document cartographique, notamment sur une carte géographique ou sur un ortho-photoplan, à l'aide d'une table à dessin automatique branchée à la sortie des moyens de calcul, de telle sorte que ladite table à dessin permet d'inscrire, sur le document, un contour correspondant à un contour suivi par l'opérateur sur la vue examinée. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'on enregistre, à bord du vecteur, les paramètres suivants définissant la position du vecteur: l'altitude, l'angle de lacet, l'angle de tangage et l'angle de roulis du vecteur, ces paramètres définissant également la position de appareil senseur fixé à bord du vecteur. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'on utilise un appareil de transcription de graphisme comportant une plaque sur laquelle est présentée la vue à observer et un appareil du genre crayon destiné à être mis en contact avec le point que l'observateur a désigné, la susdite plaque pouvant être translucide et servir directement d'écran sur lequel la vue à observer est projetée ou pouvant être transparente et appliquée sur ladite vue à observer. 7. Appareillage pour la mise en oeuvre d'un procede selon l'une quelconque des revendications précédentes, lequel appareil lage est destiné à être embarqué à bord d'un vecteur et comprend un ou des appareils senseurs propres à recueillir des informations par balayage d'une surface, notamment la surface de la terre, qui défile par rapport au vecteur, caractérisé par le fait qu'il comprend des moyens de détection et d'enregistrement d'informations relatives aux paramètres définissant la position du vecteur et donc la position des appareils senseurs et des moyens de synchronisation entre les susdits moyens de détection et d'enregistrement et les appareils senseurs de telle sorte que ces moyens d'enregistrement puissent fournir pour chaque vue examinée ultérieurement et provenant des informations fournies par les appareils senseurs, les valeurs des paramètres définissant la position du vecteur au moment où les informations correspondantes à la vue ont été recueillies. 8. Appareillage selon la revendication 7, caractérisé par le fait que les moyens de détection et d'enregistrement sont cons titués par une centrale à inertie et que les moyens de synchronisation sont constitués par une horloge. 9. Appareillage pour la mise en oeuvre d'un procédé selon 1' une quelconque des revendications 1 à 6 et destiné à être utilisé pour présenter des informations recueillies par des appareils senseurs sous forme de vues destinées à être interprétées par un observateur et pour permettre d'examiner ces vues, comprenant des moyens restituteurs propres à former et à présenter les susdites vues sur un écran à partir des informations recueillies par les senseurs, caractérisé par le fait qu'il comprend - des moyens de calcul propres à recevoir les informations relatives aux paramètres déf#issant la position du vecteur au moment de la prise d'informations - des moyens de transcription de graphisme comportant un élément récepteur sur lequel est présentée la vue à observer et des moyens d'indication permettant à l'observateur de désigner un point de la vue examinée, ces moyens de transcription de graphisme étant propres à fournir aux moyens de calcul, sous une forme exploitable, les coordonnées du point désigné par l'observateur; les moyens de calcul étant agencés pour calculer les coordonnées réelles du point désigné par l'observateur à partir des coordonnées de ce point sur la vue observée et des informations sur les paramètres définissant la position du vecteur et en tenant compte des diverses aberrations, notamment optiques, qui peuvent intervenir. 10. Appareillage selon la revendication 9, caractérisé par le fait qu'il comprend des moyens de dessin automatiques, avantageusement complétés par des moyens de mémoire, branchés à la sortie des moyens de calcul pour enregistrer sous forme graphique et, avantageusement pour stocker, les coordonnées calculées par les susdits moyens de calcul.