La présente invention se réfère aux feuilles propres à former des enveloppes étanches aux liquides, mais à se dégrader progressivement par la suite au sein du milieu dans lequel elles ont été placées avec leur contenu, de manière à pleinement exposer celui-ci à l'action de ce milieu. Un exemple typique d'application de telles enveloppes est la réalisation de linceuls ou housses d'inhumation qui doivent assurer l'étanchéité autour du corps pendant un laps de temps suffisant, puis se dégrader et disparaître à la longue afin que le corps puisse subir les phénomènes naturels de décomposition sous peine d'encombrement des cimetières. Mais l'invention n'est pas limitée à ce domaine particulier d'utilisation et elle est susceptible d'être mise en oeuvre dans tous les cas posant des problèmes analogues, notamment quand on veut disposer de déchets organiques (ordures ménagères, débris de végétaux, etc....). Etant donné qu'une telle enveloppe doit simultanément présenter des caractéristiques accentuées de souplesse, d'étanchéité et de résistance au déchirage, l'on a tout naturellement eu recours à des matières plastiques du genre du chlorure de polyninyle, combinées d'une part à un support formé par une nappe de fibres naturelles ou synthétiques et d'autre part a un produit soluble ou décomposable de manière à être éliminé par l'humidité et détruit par les micro-organismes présents dans le sol ou sous l'effet de couples électro-chimiques. Le but recherché était que la disparition de ces produits ou charges destructibles exindrerait dans le support plastifié des vides créant une perméabilité qui, notamment dane les applications funéraires, autoriserait les échanges souhaités entre le sol et le contenu de l'enveloppe. Or les tentatives effectuées dans ce sens ont donné des résultats assez décevants. L'on a pu vérifier que la matière plastique isole le plus souvent les poudres, granules ou fibres qui forment les charges autodestructibles, si bien que l'enveloppe reste aussi imperméable qu'indestructible. Dans d'autres cas on a pu obtenir une certaine porosité par réticulation du support Rîatifié, mais cette porosité est trop faible pour éviter l'effet de colmatage par les matières prove- nant de la lyse cadavérique ou par les produits engendrés par la décomposition du contenu de l'enveloppe, de telle sorte que par suite du maintien de son imperméabilité, cette enveloppe s'oppose aux échanges entre le sol et le contenu précité. On notera au surplus que même si l'on parvenait à conférer à une telle enveloppe composite une perméabilité suffisante pour permettre les échanges sol/contenu et autoriser ainsi la disparition totale de ce contenu par putréfaction ou autre auto-destruction, il n'en resterait pas moins que les parties plastifiées de l'enveloppe subsisteraient encore dans le sol ou sur celui-ci, avec tous les risques et gênes présentés par une telle permanence. Dans la majorité des cas il est indispensable que l'enveloppe elle-même disparaisse totalement avec son contenu initial. C'est à ce but que s'est attachée la présente invention, laquelle a pour objet une enveloppe d'ensevelissement essentiellement remarquable en ce qu'en vue de se dispenser de la prEsence de matière plastique, 1 son support, réalisé à base de fibres tissées ou non tissées de nature entièrement destructible et enduit à la façon connue d'une couche d'une matière collante putrescible assurant l'imperméabilité provisoire, renferme une quantité d'eau suffisante pour conférer à l'ensemble une souplesse permettant le repliage de l'enveloppe et pour engendrer l'auto-destruction de la matière collante putrescible précitée. Conformément à un mode de réalisation préféré de l'enveloppe suivant l'invention, le support d6gradable est constitué par une nappe, tissée ou non tissée, de fibres de cellulose sous la forme de fils plus ou moins tenus de chanvre, de lin, de coton ou de toute autre matière végétale ou animale. On peut en particulier réaliser une sorte de feutre tris fin à base de fils, fibres ou poils, liés les uns aux autres par l'enduit biodégradable collant, par un dérivé de la cellulose tel que la viscose, les nitrate, acétate ou triacétate de cellulose, ou encore par un liant synthétique tel qu'une résine acrylique. Dans ce dernier cas l'on a bien affaire à une matière synthétique étanche, mais les essais ont démontré qu'après disparition du support enduit, cette résine tombe en poussière si l'on prend soin de l'employer sous forme de poudre dans une proportion maximale de 25X du poids du support avant enduction, ce qui correspond en réalité à environ 5 grammes par mètre carré d'enveloppe. Pour l'enduction du support on aura recours à des matières collantes biodégradables du genre de la caséine, des alginates ou encore des collagènes tels que la gélatine. Suivant une caractéristique particulière à ces derniers produits, l'on peut prévoir une opération de tannage afin de conférer au support une meilleure résistance à l'humidité et aux agressions bactériennes ou mécaniques; l'agent de tannage peut être le formol, le chrome, des tanins végétaux ou toute autre substance ou produit susceptible d'apporter les qualités susindiquées. Bien entendu il y a lieu de faire comporter à la solution d'enduction une quantité d'eau suffisante pour que l'enveloppe obtenue soit suscepti- ble de supporter sans dommage les pliages nécessaires à l'emballage correct du contenu. Cette eau, qui facilite en outre la puti; faction, sera avantageusement fixée par un agent hygroscopique, tel par exemple que de la glycérine ou du chlorure de sodium, de magnésium ou de calcium, propre à s'opposer efficacement a la dessication. Une formule de suspension d'enduction qui a donné des résultats particulièrement avantageux au cours des essais est la suivante, les pourcentages étant donnés en poids: Gélatine LP 406 à 54Z d'eau........... ........... 80% Glycérine........1............................. 10% dioxyde de titane Rex... 9,95% -Bleu d'outre-mer 1350 D... 0,05Z Afin d'améliorer le toucher de l'enveloppe à l'état fini, on la recouvre préférablement d'une pellicule d'un vernis biodégradable, du genre par exemple de la nitrocellulose, susceptible d'être attaqué par..DTD: les agents habituels de destruction des tissus végétaux et animaux. Pour conférer à cette pellicule une perméabilité à la vapeur d'eau propre à faciliter l'action des agents hygroscopiques précités, il est avantageux d'inclure à la nitrocellulose ou similaire, des cristaux de carbonate de calcium sous forme d'aragonite, de calcite ou de vatérite, ou des cristaux d'oxyde de titane, etc...; ces cristaux déterminent à la surface de la nitrocellulose des ouvertures qui engendrent la perméabilité à la vapeur d'eau tout en s'oppouant au passage de tout liquide, y compris l'eau elle-mime. On a pu observer que ces cristaux améliorent l'élasticité et la résistance mécanique au déchirement de l'enveloppe, et ce dans une mesure significative. Dans ce mime but des cristaux du mime genre sont avantageusement incorporés à la suspension d'enduction et c'est ce qui explique la présence de di-oxyde de titane dans la formule indiqué plus haut. On donnera ci-après une formule préférée pour la suspension de pelliculage superficiel: résine nitrocellulosique......................... 17% di-bantil phtalate................................. 3% acétate d'éthyle................................... 75% di-oxyde de titane..........DTD: ....................... 5% Les essais ont démontré que l'enveloppe ainsi obtenue reste absolument étanche à tout liquide pendant une durée variant de six jours à un mois en fonction de la température ambiante et du mode -sIuaelBATnb sealnv snoq avd svjI.ap uoutnanxap sIRUZRp sal iu5eTlduai ua sud ITaIrIlos au uo Iuop uoTlUeAUtSI ap aujemop ai lueumlnu aletrI au alaenb la eIdmaxa,p eiTil einb auuop v8u apes.zd Tnb uopdT.isap vI anb npuelue ale esinall p op II Sl -sltansn uoTlilvauTuTp s.no; sep stOivd sap uaemessvuual szanTllw aed aeA$a uo *-xnaezaup ZeB TU agmn; aun- %ns Iuepjiq ue oSe2ep au allaenb la elqpIsnqmoz IuamelTe;led lse uoTzueau- l:Iuehns addoleAue.î enb ze&aasqop aBozue iuaTAuou II *}Bgep tl Ise 2uoi suTio 4azuTu Ise etnszTîed allez snîd 0t : uoTzalod Op elunTlIed etl p iness-sedlt ans JuessTç2 ua 9;TIpoM eazvp elqTldausns se addoleaueal ap g qîueigp anidni Op TvTgp el *ÀamnquT sdzoz np setq-pupza, snssTl sel la los al aalua sa-qzisgp sauueq-a xnme eiqeaoa; luamazQin;luaed 3se, 9laidoad allez alzapIun aIulm uaunb ejalou uo -lanoz s1l Tvip un suep a la 'snwnqp Blel 9, S B addoleaue.T Op sluunzTisuou seT aTTIelol ua luusTnpga slueBv siTpseT los-snos np la Tos np auuaTqoaitm aaolt; s suvp auliaodmI aTqmou ua s3uesgid sluage sealne la sazlQúmoutIu 'sBanssTsTom "saTaploBq seT Iad agnbele 3se addoelaauat atns eT a 'UOiDvoTJqu ap spza7d 8tZOOSZ..DTD: R E V E N D I C-A T I 0 N S 1. Enveloppe étanche auto-destructible d'ensevelissement, du genre comprenant un support enduit d'une couche de matière collante putrescible assurant une imperméabilité provisoire, caractérisée en ce que son support, réalisé à base de fibres tissées ou non tissées de nature entièrement destructible, renferme une quantité d'eau suffisante pour conférer à l'ensemble la souplesse nécessaire à l'utilisation et pour engendrer l'auto-destruction de la matière collante d'enduction. 2. Enveloppe suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le support est formé par une sorte de feutre très fin dont les fibres, fils ou poils constitutifs sont convenablement liés les uns aux autres. 3. Enveloppe suivant la revendication 2, caractérisée en ce que le liant est constitué par l'enduit biodégradable collant lui-mAme. 4. Enveloppe suivant la revendication 2, caractérisée en ce que le liant eêt constitué par un dérivé de la cellulose tel que la viscose ou les nitrate, acétate ou triacétate de cellulose. 5. Enveloppe suivant la revendication 2, caractérisée en ce que le liant est constitué par une résine acrylique employée sous forme de poudre dans une proportion maximale de 25% du poids du support avant enduction. 6. Enveloppe suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que les collagènes, utilisés à la façon en soi connue pour l'enduction du support, sont tannés. 7. Enveloppe suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce qu'on ajoute à l'eau de la solution d'enduction un agent hygroscopique propre à s'opposer à la dessication. 8. Enveloppe suivant la revendication 7, caractérisée en ce qu'elle est revatue, après enduction, d'une pellicule d'un vernis biodégradable améliorant son toucher. 9. Enveloppe suivant la revendication 8, caractérisée en ce qu'on incorpore au vernis de recouvrement des cristaux propres à déterminer une perméabilité à la vapeur d'eau tout en s'opposant au passage des liquides.