-1- 2073360 La présente invention concerne un dispositif pour l'usinage de tuyaux hydrauliques. Lors du montage d'une installation hydraulique, il est décisif pour la sécurité de fonctionnement et la durée de vie de 5 l'installation que les tuyaux hydrauliques soient cintrés et ébarbés correctement et posés sans tensions, sinon il se produit des perturbations de fonctionnement et, dans des cas extrêmes, des ruptures de tuyaux et les appareils hydrauliques correspondants sont facilement endommagés par les copeaux qui proviennent 10 de la bavure subsistant à l'emplacement du sciage après le sciage des tuyaux hydrauliques. Une pose sans tension implique une misé à longueur précise des tuyaux hydrauliques, c'est-à-dire un sciage précis des extrémités en porte-à-faux des tubes hydrauliques. Dans cette optique, 15 il est bien trop peu rentable de scier à la main et de parachever ensuite, comme c'est nécessaire, l'emplacement de sciage ou de coupe. En ce qui concerne la rentabilité, la même remarque s'applique pour le travail à la main lors du cintrage et de l'ébarbage, car lorsqu'on effectue le cintrage à la main, on ne peut en géné-20 ral obtenir une qualité analogue àcelle obtenue lors d'un cintrage mécanique que si l'on prend des précautions particulières, consistant, par exemple, à remplir de sable les tuyaux et à souder leurs extrémités. Mais cela rend les tuyaux partiellement inutilisables, au moins à leurs extrémités. 25 Pour cintrer, mettre à longueur et ébarber mécaniquement les tuyaux hydrauliques, le monteur doit abandonner son poste de montage et se rendre avec les tuyaux aux machines correspondantes qui sont en général, dans chaque atelier concerné, plus ou moins éloignées et souvent en des emplacements différents, pour autant 30 qu'elles se trouvent effectivement dans l'atelier en question. Autrement, le monteur doit revenir à l'usinage manuel insuffisant des tuyaux hydrauliques. Même lorsqu'on dispose des machines considérées, au moins le transport des tuyaux hydrauliques, qui sont très encombrants lors-35 qu'ils sont cintrés, est incommode et prend du temps. Il faut ajouter à cela que l'on doit ajuster les tuyaux hydrauliques lors du montage, de sorte que, dans des installations particulièrement 70 40586 -2- 2073360 importantes, ou lorsque l'installation ne peut être montée expérimentalement dans l'usine du fabricant, et lorsque le monteur doit songer particulièrement à usiner mécaniquement les tuyaux hydrauliques, des installations de ce type sont souvent absentes 5 du lieu de montage. Pans ce cas, on peut transporter les machines au lieu de montage, ce qui est exactement aussi long et incommode que le transport des tuyaux hydrauliques mentionné en premier lieu. En conséquence, l'invention vise à créer un dispositif transportable permettant d'effectuer parfaitement et facilement le cin- et 10 trage, la mise à longueurj l'ébarbage et le montage d'un raccord fileté à bague coupante sur les tuyaux hydrauliques. Suivant l'invention, le dispositif est caractérisé en ce qu'il est agencé pour permettre à la fois le cintrage, le sciage et l'ébarbage des tuyaux hydrauliques, ainsi que le montage d'unrac-15 cord fileté à bague fendue et en ce qu'il est déplaçable, de sorte qu'on peut le déplacer partout facilement à. la main sur de courtes distances et le monter n'importe où. Pour cintrer, mettre à longueur et ébarber, on prévoit dans chaque cas une commande hydraulique. On obtient ainsi l'avantage 20 d'une commande homogène pour toutes les fonctions du dispositif, alors que les machines à cintrer courantes sont surtout entraînées hydrauliquement et les dispositifs de sciage et d'ébarbage le sont presque exclusivement électriquement. Selon l'invention, les différents mécanismes hydrauliques du 25 dispositif sont alimentés par une pompe hydraulique avec de l'huile sous pression. La puissance nécessaire de la pompe hydraulique est, dans ce cas, relativement faible, en fait juste égale à la puissance exigée par l'appareil d'utilisation le plus important, car le dispositif exerce ses différentes fonctions, c'est-à-dire le 30 sciage, l'ébarbage et le cintrage, l'une après l'autre, et les différents mécanismes hydrauliques du dispositif sont, par conséquent, toujours mis en circuit séparément. Pour scier ou mettre à longueur les tuyaux hydrauliques, le dispositif selon l'invention comporte, de préférence, une scie 35 circulaire„ La scie circulaire est entraînée par un moteur hydraulique à huile et déplacée dans le sens de l'avance par un vérin hydraulique. Le vérin est dans ce cas, selon une autre caracté 70 40588 -3- 2073360 ristique de l'invention, monté en série avec le moteur hydraulique à huile, de sorte que ce moteur agit pratiquement comme une pompe hydraulique sur le vérin, La vitesse de rotation du moteur à huile est nécessairement faible pour obtenir une coupe correcte, 5 dans le cas de tuyaux hydrauliques à paroi mince, et est obtenue par une simple soupape d'étranglement montée en série avec le moteur. Ainsi, la puissance fournie par le moteur au vérin monté en série avec lui est faible et, par conséquent, la vitesse d'avance de la scie circulaire est très faible. 10 Lorsqu'on utilise un vérin à simple effet pour déplacer la scie circulaire dans le sens de l'avance, celle-ci comporte un ressort de rappel qui la ramène automatiquement dans la position de départ après soulagement du vérin ou après la coupe. Pour scier les tuyaux hydrauliques, on les serre entre des 15 mâchoires prismatiques mobiles l'une par rapport à l'autre. L'une au moins de ces mâchoires prismatiques est sollicitée par ressorts et est reliée à un autre vérin hydraulique à simple effet. Ainsi, le serrage du tuyau hydraulique a lieu indépendamment des mécanismes de commande du dispositif, sous l'action des ressorts, et une mâ-20 choire prismatique n'est desserrée qu'un court instant par cet autre vérin pour retirer et introduire les tuyaux hydrauliques. On ébarbe de façon simple les tuyaux hydrauliques sur leur bord intérieur après les avoir mis à longueur en les plaçant à la main sur une fraise ou un foret à fraiser du dispositif selon 25 l'invention. Pour ébarber le bord extérieur du tuyau hydraulique, on prévoit une fraise à cône interne, de sorte qu'on peut pratiquement mettre le tuyau hydraulique dans la fraise et-1!ébarber facilement sur son bord extérieur. ' cylindre Pour le cintrage des tuyaux hydrauliques, on utilise un/pro-30 filé conformément au diamètre des tuyaux et de diamètre correspondant au rayon de cintrage souhaité. Selon l'invention, une mâchoire fixe et une mâchoire mobile autour de l'axe du cylindre sont associées audit cylindre en tant qu'outils de cintrage. On place dans chaque cas les tuyaux hydraulique entre les mâchoires adjacentes 35 dans la position de départ et le cylindre, et onles incurve autour du cylindre en faisant pivoter la mâchoire mobile. Le profilage du cylindre et de la mâchoire réduit notablement l'aplatis 70 40588 -4- 2073360 sement des tuyaux hydrauliques au point de cintrage. Selon l'invention, on réduit encore l'aplatissement en munissant le dispositif d'un mandrin que l'on dispose à volonté dans l'extrémité des tuyaux hydrauliques qui se trouve entre la mâchoire fixe et le cy— 5 lindre et qui exerce une action de calibrage sur les tuyaux hydrauliques . Lors du cintrage, le mandrin se coince dans les tuyaux hydrauliques et on l'en retire avec une dépense d'énergie correspondante. Dans ce but, le mandrin est muni d'un organe de rappel constitué, 10 de préférence, par un vérin hydraulique à simple effet et pourvu d'un ressort de rappel. Selon une autre caractéristique, le dispositif est en même temps agencé de telle sorte que, lorsqu'on utilise comme raccords hydrauliques des raccords filetés dits à bague coupante, on peut 15 relier les bagues coupantes aux tuyaux hydrauliques avant le montage des raccords de tuyaux. Cela facilite notablement le montage. De façon simple, le dispositif est, dans ce but, muni d'une matrice dans laquelies les tuyaux hydrauliques sont insérés par une extrémité avec une bague coupante et 11écrou—chapeau corres— 20 pondant. Avec la matrice coopère une pièce de matriçage qui fait entailler par la bague coupante le tuyau hydraulique et refoule sous forme de bourrelet l'extrémité correspondante du tuyau contre la bague. A cet effet, la pièce de matriçage est fixée sur la tige d'un vérin hydraulique et peut être remplacée selon le diamètre 25 des tuyaux hydrauliques envisagés dans chaque cas. Selon l'invention, on obtient avec la matrice une adaptation semblable aux différents diamètres des tuyaux hydrauliques en utilisant une pièce rapportée amovible. L'entaille et le renflement provoqués par la pièce de matri— 30 çage ne doivent pas dépasser une certaine mesure," car autrement, les tuyaux hydrauliques seraient endommagés par l'entaille et le bourrelet gênerait le montage du raccord fileté. Pour cette raison, une soupape réglable de limitation de pression associée au vérin permet de régler dans le vérin la pression maximale correspondant 35 aux différents tuyaux pour la formation de l'entaille. Lorsqu'on utilise une soupape de limitation de pression dans laquelle la pression est réglée par précontrainte d'un ressort 70 40588 -5- 2073360 de soupape, on prévoit selon l'invention pour précontraindre le ressort de soupape, une tige-poussoir de soupape montée mobile dans le corps de soupape et s'appuyant dans la matrice sur une surface de la pièce rapportée qui est conformée selon le diamètre 5 du tuyau hydraulique correspondant, de sorte que lorsqu'on remplace les pièces rapportées, la pression maximale appropriée s'établit automatiquement dans chaque cas pour la soupape de limitation de pression. D'autres particularités de l'invention résulteront encore de 10 la description détaillée qui va suivre. Aux dessins annexés donnés uniquement à titre d'exemples : la figure 1 est une vue en perspective du dispositif selon 1'invention ; la figure 2 est une vue partielle d'une partie du dispositif 15 de la figure 1 constituant le dispositif de cintrage ; la figure 3 est une autre vue de la partie de dispositif de la figure 2 ; la figure 4 représente un raccord fileté à bague coupante ; la figure 5 est une vue détaillée d'une partie du dispositif 20 de la figure 1 destinée au montage du raccord fileté à bague coupante de la figure 4 ; la figure 6 est une autre vue de la partie représentée à la figure 5. La figure 1 représente un chariot en forme de caisson monté 25 sur des roues 1a et 1b. Les roues 1b sont autodirectrices, de sorte que l'on peut facilement déplacer et faire tourner à la main le chariot 1 à l'aide d'une poignée rigide. Dans le chariot 1 se trouvent un dispositif de sciage 2 destiné à mettre à longueur des tuyaux hydrauliques A, un dispositif 30 3 d'ébarbage des tuyaux, un dispositif 4 de cintrage des tuyaux et un dispositif pour le montage d'un raccord hydraulique sur les tuyaux. En outre, le chariot 1 comporte des tiroirs (non représentés) pour outils et câbles de liaison. Le dispositif de sciage 2 comprend essentiellement des mâ-35 choires prismatiques 2a et 2b, entre lesquelles sont serrés les tuyaux hydrauliques A lors du sciage, et une scie circulaire 2c. La scie circulaire 2c est montée au moyen d'un bras oscillant 70 40588 -6- 2073360 2d et d'un palier-support 2e et est entraînée par un moteur hydraulique à huile 2f. Les oscillations du bras 2d sont commandées par un vérin hydraulique 2g à simple effet monté sur un autre palier-support 2h et muni d'un ressort de rappel (non représenté) . 5 Des deux mâchoires prismatiques qui serrent le tuyau A, la mâchoire 2a est fixée à l'extérieur sur la paroi frontale 1c du chariot, tandis que l'autre 2b est montée sur un rail de guidage 2i-représenté en pointillé et est mobile par rapport à la mâchoire 2a. Pour la commande du déplacement de la mâchoire 2b, on utilise 10 un vérin hydraulique 2j à simple effet et deux ressorts de compression 2k montés de façon correspondante, qui prennent appui contre des butées ou équerres 2m fixées à. la paroi frontale 1c et que des tiges 2n empêchent de s'infléchir. Les dispositifs d'ébarbage 3 des tuyaux A comportent deux 15 fraises 3a et 3b, montées rotatives sur une paroi latérale 1g du chariot 1, qui font saillie de la paroi latérale 1g ou sont enfoncées dans la paroi latérale 1g. La position enfoncée diminue le risque d'accident inhérent aux fraises 3a et 3b, car un opérateur ne peut se blesser qu'en atteignant volontairement les fraises 3a 20 et 3b. Tandis que la fraise 3b présente une forme conique courante ou est constituée par ce qu'on appelle un foret à fraiser et sert à ébarber le bord interne du tuyau hydraulique A, la surface de fraisage de la fraise 3a constitue un cône intérieur, ou bien est formée par la surface latérale intérieure d'un cône creux. Les 25 fraises 3a et 3b sont entraînées directement par des moteurs hydrauliques 3c et 3d à la même vitesse de rotation. Le dispositif 4 comporte un cylindre de cintrage 4c rotatif ou non et amovible, qui coopère avec un mandrin 4d entraîné par une tige de mandrin 4g à partir d'un autre vérin hydraulique 4h. 30 Le vérin 4h comprend un cylindre 4i et un piston 4j, qui est sollicité par un ressort de compression 4k et dont le déplacement vers la position de départ est limité par une vis de réglage 4m. La tige de mandrin 4g est bloquée en rotation par un tourillon 4n et par une fente ménagée dans la surface latérale du cylindre. 35 En outre, les mâchoires 4a et 4b coopèrent avec le cylindre de cintrage 4c, la mâchoire 4a étant fixe sur une paroi supérieure 1f du chariot 1, tandis que la mâchoire 4b est fixée à un bras 70 40588 -7- 2073360 oscillant 4f qui est déplacé par un simple vérin à double effet ou par un moteur hydraulique puissant 4e. Le cylindre 4c, ainsi que les mâchoires 4a et 4b, sont adaptés aux tuyaux hydrauliques par leurs surfaces entrant en contact avec les tuyaux hydrauliques 5 A lors du cintrage, pour empêcher un aplatissement des tuyaux hydrauliques Aau point de cintrage. En outre, le cas échéant, le cylindre de cintrage 4c est, au moins dans sa surface de contact avec les tuyaux hydrauliques A, réalisé en une substance présentant un coefficient de frotte-10 ment très élevé, et les mâchoires 4a et 4b sont, au moins dans leur surface de contact avec les tuyaux hydrauliques A, réalisées en une substance présentant un coefficient de frottement très bas. Ceci offre l'avantage d'éviter, lors du cintrage, un déplacement et une détérioration corrélative de la surface des tuyaux hydrau-15 liques A, qui pourrait apparaître par suite du processus d'étirage dans la partie extérieure de la substance et du mouvement relatif ou de déplacement entre les tuyaux hydrauliques A et les mâchoires 4a e t 4b. Comme raccord hydraulique, on utilise, dans le dispositif 5, 20 ce qu'on appelle un raccord fileté à bague coupante que l'on fixe sur les tuyaux hydrauliques A. Ce raccord comprend (figure 4) un écrou—chapeau 5a, une bague coupante 5b et un raccord fileté 5c. Le raccord fileté 5c est vissé, par une extrémité, dans la tubulure de raccordement d'un 25 appareil hydraulique, par exemple une soupape, une pompe ou un réservoir sous pression. Sur l'autre extrémité du raccord fileté 5c est vissé 1'écrou-chapeau 5a. L'écrou-chapeau 5a pousse la bague coupante 5b dans le raccord fileté 5c qui présente, dans ce but, un élargissement conique correspondant à son extrémité anté-30 rieure, de telle sorte que la bague 5b s'enfonce dans le tuyau hydraulique A correspondant en l'entaillant et qu'il se forme une liaison solide entre le tuyau hydraulique A et le raccord fileté à bague coupante. Pour monter l'écrou-chapeau 5a et la bague coupante 5b, on 35 utilise (figures 1, 5 et 6) une matrice constituée par un boîtier 5d et une pièce profilée ou pièce rapportée 5e. Le boîtier 5d est fixé dans un châssis 5f sur la paroi supérieure 1f du chariot 70 40590 -8- 2073360 1 et reçoit la pièce 5e dans une glissière appropriée, de sorte que l'on peut remplacer cette pièce 5e selon les différents diamètres extérieurs des tuyaux hydrauliques A. Cela veut dire que l'on peut utiliser le boîtier 5d dans une gamme déterminée pour 5 des diamètres extérieurs quelconque alors que chaque pièce rapportée 5e n'est prévue que pour un diamètre extérieur déterminé. Le boîtier comporte, de ce fait, une fente 5g dont la largeur ou l'ouverture correspond au plus grand diamètre des tuyaux hydrauliques A utilisables, tandis que la pièce 5e présente une fente 5h 10 qui est, dans chaque cas, suffisamment grande pour que le tuyau hydraulique correspondant A passe à peine ou tout juste, mais avec le jeu nécessaire pour faciliter la manipulation. On place d'abord l'écrou-chapeau 5a et la bague coupante 5b à une extrémité du tuyau hydraulique A, avant de poser ce tuyau 15 dans la matrice par cette extrémité, de façon que l'écrou-chapeau 5a soit au contact de la pièce rapportée 5e et que l'extrémité du tuyau hydraulique A émerge dans une certaine mesure de la pièce 5e du côté où l'écrou-chapeau est au contact de cette pièce. On actionne ensuite un autre vérin à double effet 5i qui porte, sur 20 la^^ige de piston correspondante, une pièce de matriçage amovible 5j/qui enfonce, au moyen de cette pièce, la bague coupante 5b dans le tuyau hydraulique, ce qui provoque la formation d'une certaine entaille et, à l'extrémité du tuyau hydraulique A, d'un renflement qui empêche la bague 5b de quitter ce tuyau lors du montage final 25 ultérieur ou du vissage sur le raccord 5c. La pièce de matriçage 5j comporte dans ce but, sensiblement dans sa partie antérieure, une cavité qui s'élargit coniquement dans la direction de l'extrémité à usiner du tuyau hydraulique A. Elle présente, en outre, un diamètre extérieur qui est, dans chaque cas, inférieur au diamètre 30 intérieur du taraudage de l'écrou-chapeau 5a. Ceci permet de déplacer librement, dans l'alésage taraudé de l'écrou-chapeau 5a, la pièce 5j avec son extrémité antérieure pour la formation d'une entaille et d'un renflement. De même que la pièce 5e, la pièce 5j n'est prévue, dans chaque cas, que pour des tuyaux hydrauliques A 35 présentant un diamètre extérieur déterminé ou s'écartant faiblement de cette valeur et elle est remplacée selon le.diamètre du tuyau hydraulique A à usiner. 70 40568 -9- 2073360 L'entaille et le renflement ont uné dimension prédéterminée à laquelle correspond, dans chaque cas, une pression déterminée dans le vérin 5i dont le cylindre est lié rigidement au châssis 5f• Une soupape de sûreté réglable 5m permet d'effectuer le ré-5 glage correspondant du vérin 5i. La soupape 5m comprend un boîtier comportant une ouverture d'admission et une ouverture d'évacuation débouchant dans un réservoir d'huile 6a. La soupape d'admission est, dans la position active représentée sur les figures 5 et 6, fermée par un cône 5p 10 sollicité par ressort, dont le ressort de compression 5q correspondant est plus ou moins comprimé par une tige—poussoir 5r montée coulissante dans le boîtier 5n, selon chaque tuyau hydraulique A à usiner. La tige-poussoir 5r est munie, à l'extrémité opposée au res-15 sort 5q, d'un galet 5s qui se déplace, lorsqu'on change les pièces 5e, sur un bord 5t des pièces 5e conformé de façon correspondante, de sorte que, comme on l'a représenté en pointillé par la référence 5u, le ressort 5q est réglé par des bords 5t des pièces 5e conformés de façon variable. Il est plus avantageux que le réglage de 20 la soupape de sûreté 5m ait lieu en même temps que le r emplacement des pièces 5e et qu'on économise au moins une opération pour le dispositif 5. Ceci garantit en outre qu'à chaque tuyau hydraulique A correspond, par l'intermédiaire de la pièce rapportée 5e correspondante, la pression exacte dans le vérin 5i. 25 ke réservoir d'huile 6a appartient à une partie motrice com mune 6 des vérins 2g, 2j et 5i et des moteurs 3a, 3b et 4e. La partie motrice 6 comprend en outre une pompe à huile 6b qui fait passer de l'huile sous pression du réservoir 6a aux différents points d'utilisation et qui est entraînée par un moteur électrique 30 6c. Aux différents points d'utilisation sont montées, dans ce cas, des soupapes de manoeuvre actionnées à la main qui sont en même temps montées en parallèle entre elles, de sorte qu'à chaque point d'utilisation est pratiquement associé un circuit hydraulique propre. De façon détaillée, au vérin 2g et au moteur 2f est associé 35 un circuit hydraulique 2p qui est mis en service par l'intermédiaire d'une soupape de manoeuvre 2q. Au vérin 2j est associé un circuit hydraulique 2r qui est mis en service par l'intermédiaire 70 40588 -10- 2073360 d'une soupape de manoeuvre 2s ; les moteurs 3a et 3b se trouvent dans un circuit hydraulique 3e qui est mis en service par l'intermédiaire d'une soupape de manoeuvre 3f ; le moteur 4c et le vérin 4h se trouvent dans un circuit hydraulique 4p qui est mis en ser-5 vice par une soupape de manoeuvre 4q, et le vérin 5i fait partie d'un circuit hydraulique 5k qui est mis en service par l'intermédiaire d'une soupape de manoeuvre 5v. En cours de fonctionnement, on amène le chariot 1 au lieu de montage, On cintre ensuite, selon les nécessités, d'abord les dif-10 férents tuyaux hydrauliques A à monter, au moyen du dispositif 4, pour leur donner la forme appropriée, puis on les met à longueur dans le dispositif de sciage 2. On ébarbe ensuite les tuyaux hydrauliques A dans le dispositif 3 et on monte les raccords hydrauliques dans le dispositif 5. 15 Pour cintrer, on place les tuyaux hydrauliques A sur le man drin 4d entre les mâchoires 4a et 4b, adjacentes dans la position de départ, et le cylindre de cintrage 4c. On actionne ensuite, par l'intermédiaire de la soupape de manoeuvre 4q, le moteur 4e qui déplace le bras oscillant 4f et le fait pivoter autour de l'axe 20 du cylindre 4c, de sorte que les tuyaux hydrauliques A se placent autour du cylindre de cintrage 4c. Selon leur élasticité, les tuyaux hydrauliques sont incurvés suivant l'angle de pliage souhaité, de telle sorte qu'après le retour du bras oscillant 4f, ils reviennent élastiquement dans, la position souhaitée ou prennent 25 l'angle de pliage souhaité. Le ma,ndrin 4d sert, lors du pliage, à calibrer les tuyaux hydrauliques A et empêche notamment, lors du cintrage de faibles rayons, un aplatissement des tuyaux hydrauliques au point de cintrage. Comme, lors du cintrage, le mandrin 4d se bloque dans les tuyaux hydrauliques, le mandrin 4d est retiré 30 à l'aide du vérin 4h, des tuyaux hydrauliques A. Ceci se produit, lorsque le mandrin 4d a été placépar exemple dans l'extrémité du tuyau hydraulique déplacée lors du cintrage et que le vérin 4h est dans ce but fixé sur le bras oscillant 4f, en fonction du mouvement d'oscillation du bras oscillant 4f, pour conserver l'ac-35 tion de calibrage du mandrin 4d et pour que la tige de mandrin 4g ne se déforme pas, On monte alors le vérin 4h dans le circuit hydraulique 4p en série avec le moteur 4e qui présente, pour une 70 40588 11 2073360 vitesse de sortie très basse, par exemple démultipliée par une transmission, ou par suite d'une très forte capacité d'absorption un couple élevé nécessaire pour le cintrage, de sorte que le moteur 4e agit comme une pompe hydraulique sur le vérin 4h et 5 que la position au piston du vérin 4-h. dépend ae la rotation du moteur. Dans le présent exemple de réalisation, le mandrin 4d se trouve, lors du cintrage, dans l'extrémité immobile des tuyaux hydrauliques A. Dans ce cas, le mandrin 4d reste dans la posi-10 tion de départ limitée par la vis de réglage 4m jusqu'à ce que le bras oscillant 4f soit revenu dans sa position de départ après le cintrage et après une manoeuvre correspondante de la soupape de manoeuvre 4q constituée par exemple par une soupape à plusieurs voies, sous l'action du moteur 4e dont par exemple 15 le sens de rotation est en outre commutable. Lorsque cette position de départ est atteinte, la mâchoire 4a empêche le bras oscillant 4f d'osciller davantage et le moteur 4e de tourner davantage. L'huile sous pression envoyée au moteur 4e est alors, par exemple par l'intermédiaire d'une soupape de limitation non 20 représentée, ou bien d'une soupape de trop-plein ou de sûreté, envoyée dans le vérin 4h, de sorte que celui-ci est éloigné automatiquement des tuyaux hydrauliques A et rétracté. Le vérin 4h est ensuite déchargé, par exemple par une autre manoeuvre de la soupape 4q et le circuit hydraulique 4p correspondant au 25 dispositif 4 est coupé. On met ensuite à longueur les tuyaux hydrauliques A dans le dispositif de sciage 2, dans la mesure où l'on ne l'a pas fait auparavant. On actionne pour cela la soupape 2s et le vérin 2j est sollicité par l'huile comprimée de façon que la 30 mâchoire prismatique 2b s'écarte de la mâchoire prismatique 2a sous l'action antagoniste des ressorts 2k et que les tuyaux A puissent se déplacer avec l'extrémité à tronçonner respective entre les mâchoires 2a et 2b et contre une butée longituainale réglable non représentée. On soulage ou décharge ensuite le 35 vérin 2j en actionnant encore la soupape 2s et on libère les ressorts 2k qui appliquent la mâchoire prismatique 2b contre la mâchoire prismatique 2a. Le tuyau A qui se trouve alors entre elles subit le serrage nécessaire pour le sciage. Après le serrage d'un tuyau hydraulique A, la soupape 2q 40 et, en même temps, le moteur 2f et le vérin 2g sont actionnés. 70 40588 12 2073360 Le moteur 2f met en rotation la scie circulaire 2c et envoie en même temps de l'huile sous pression au vérin" 2g, car il est monté en série avec le vérin 2g. Le vérin 2g déplace le bras oscillant 2d et la scie circulaire 2c contre 1*extrémité à 5 tronçonner du tuyau hydraulique serré A. Le bras oscillant 2d ou cependant la scie circulaire 2c elle-même déclenclie alors un interrupteur de fin de course (non représenté) grâce auquêl un dispositif de circulation de réfrigérant (non représenté) destiné à refroidir la lame de la scie circulaire est mis en 10 marche. De ce dispositif font partie une pompe à réfrigérant, un réservoir de réfrigérant qui sert aussi, en même temps, de réceptacle pour le réfrigérant utilisé, et un système de conduites pour envoyer le réfrigérant jusqu'à la lame de la scie circulaire 2c et, de plus, aussi précisément que possible , 15 jusqu'à l'emplacement de coupe. Après séparation complète du tuyau hydraulique A serré, le bras oscillant 2d et la scie circulaire 2c sont rappelés par le ressort ae rappel et l'interrupteur de fin de course,ou un autre interrupteur de fin de course,est de nouveau actionné pour couper automatiquement 20 le circuit de circulation de réfrigérant. On peut alors retirer le tuyau hydraulique A coupé à longueur du dispositif de sciage en agissant sur le vérin 2j. Lors du sciage, tout risque d'accident est pratiquement exclu, du fait "que la scie circulaire 2c se trouve, dans sa 25 position de départ, derrière la paroi frontale 1c du chariot 1 et se déplace, lors de la coupe, à travers une fente étroite ménagée dans la paroi frontale 1c, vers le tuyau hydraulique A correspondant. En outre, la paroi frontale 1c est, sur la fente citée, conformée en U de façon que les tuyaux hydrauliques A 30 se trouvent, lors du sciage, dans une cavité de la paroi frontale, et que lors de la coupe, la lame de la scie circulaire 2c n'ait pas à être déplacée au-delà de la paroi frontale 1c, abstraction faite de la cavité.. Lorsque les tuyaux hydrauliques A présentent des épais— 35 seurs de paroi assez faibles, il faut que la vitesse de rotation de la lame de la scie circulaire 2c soit faible pour obtenir une coupe nette. C'est pourquoi une soupape d'étranglement (non représentée) est montée en série avec le moteur 2j pour assurer de façon simple une faible vitesse de rotation 40 du moteur et de la lame de la scie circulaire 2c. 70 40588 13 2073360 Après le sciage, les tuyaux A sont ébarbés dans le dispositif 3. On met ensuite en marche les moteurs hydrauliques à huile 3c et 3d en agissant sur la soupape de manoeuvre 3f et selon les nécessités, on place les tuyaux hydrauliques A avec l'extrémité 5 à ébarber à la main, sur la fraise 3t> pour ébarber l'intérieur, puis dans la cavité conique de la fraise 3a pour ébarber l'extérieur, ou inversement. On monte alors sur les extrémités ébarbées des tuyaux A les raccords hydrauliques, en plaçant dans la matrice du dispo— 10 sitif 5 une pièce rapportée 5e correspondant au diamètre du tuyau A dans chaque cas, en montant une pièce de matriçage 5j sur la tige du vérin 5i» en faisant passer un écrou-chapeau 5a avec une bague coupante 5b correspondante sur chaque extrémité du tuyau A, en plaçant chaque extrémité dans la matrice et 15 en actionnant le vérin 5A par l'intermédiaire de la soupape de manoeuvre 5v. 70 40588 14 2073360 REVENDICATIONS 1. Dispositif pour l'usinage de tuyaux hydrauliques, caractérisé en ce qu'il est agencé pour permettre à la fois le cintrage, le sciage et l'ébarbage des tuyaux hydrauliques, 5 ainsi que le montage d'un raccord fileté à bague coupante et en ce qu'il est déplaçable. 2. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte une commande hydraulique pour chacune des opérations de cintrage, de sciage et d'ébarbage des tuyaux 10 hydrauliques. 3. Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu'une pompe hydraulique commune est prévue pour- les différentes commandes hydrauliques'. 4. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 15 1 à 3» comportant un cylindre profilé sur lequel sont cintrés les tuyaux hydrauliques, caractérisé en ce qu1 audit cylindre sont associées une mâchoire fixe et une mâchoire mobile autour de l'axe du cylindre, ces mâchoires constituant des outils -de cintrage. 20 5. Dispositif suivant l'une quelconque dés revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il comporte, comme autre outil de cintrage, un mandrin pour calibrer les tuyaux hydrauliques. 6. Dispositif suivant la revendication 5» caractérisé eh ce que le mandrin est muni d'un organe- de rappel. 25 7. Dispositif suivant la revendication 6, caractérisé en ce que l'organe de rappel est un vérin hydraulique à simple effet. 8. Dispositif suivant la revendication 7» caractérisé en ce qu'un ressort de compression est monté dans le vérin hydraù— 30 lique du côté du piston de vérin opposé au côté recevant l'huile sous pression. 9. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'un vérin hydraulique est prévu pour faire avancer une scie circulaire et en ce qu'un moteur hydrau— 35 lique à huile est prévu pour entraîner la lame de scie, ledit vérin hydraulique étant en série avec ledit moteur. 10. Dispositif suivant la revendication 9» caractérisé en ce qu'une soupape d'étranglement est montée en série avec le moteur. 11. Dispositif suivant la revendication 9r caractérisé en 70 405R8 15 2073360 ce que le vérin est à simple effet et en ce que la scie circulaire comporte un ressort de rappel. 12. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 9 à 11, caractérisé en ce qu'il comporte un dispositif de serrage des tuyaux constitué par deux mâchoires prismatiques mobiles l'une par rapport à l'autre, dont l'une est sollicitée par ressorts et comporte un vérin de desserrage. 13• Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce qu'il comporte une fraise conique pour ébarber le bord interne des tuyaux hydrauliques et une fraise comportant un cône intérieur ou formant une cavité conique pour ébarber le bord extérieur des tuyaux hydrauliques. 14. Dispositif suivant la revendication 13» caractérisé en ce que les fraises sont entraînées par des moteurs hydrauliques à huile montés en série. 15» dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisé en ce qu'il comporte une matrice et une pièce de matriçage pour fixer les bagues coupantes sur les tuyaux hydrauliques. 1.6. Dispositif suivant la revendication 15, caractérisé en ce que la pièce de matriçage est fixée de façon amovible sur la tige de piston d'un vérin. 17. Dispositif suivant la revendication 15 ou 16, caractérisé en ce que la matrice est munie d'une pièce rapportée pouvant être remplacée selon le diamètre des différents tùyaux hydrauliques. ■ 18. Dispositif suivant la revendication 17» caractérisé en ce qu'une soupape réglable de limitation de pression est associée audit vérin. 19. Dispositif suivant la revendication\17 :ou- 1.8» caractérisé en ce que la pression dans la soupape de limitation de pression est réglée par précontrainte d'un ressort de soupape, cette précontrainte étant assurée par une tige-poussoir logée dans le corps de la soupape de limitation de pression et s1 appuyant contre une surface de la pièce rapportée conformée selon le diamètre au tuyau hydraulique correspondant. 20. Dispositif suivant la revendication 19 » caractérisé en ce que la tige-poussoir de soupape est munie d'un galet du côté adjacent à la pièce rapportée. 70 40566 1b 2073360 21. Dispositif suivantla revendication 19 ou 20, caractérisé en ce que les pièces rapportées présentent un plan incliné à leur surface de contact avec la tige-poussoir de soupape.