î 2002300 Dans cette description, il est exclusivement fait usage des termes, des définitions et des symboles propres aux roues dentées comme indiqué dans la table de la norme italienne ÏÏ.N.I. 4760 P "Ruote dentate: termini e definizioni" et dans les nor-5 mes ISO 17° 888 "Vocabulaire International des engrenages-symboles de données géométriques" et n° 889 "dotation internationale des engrenages-symboles de données géométriques". Par raison de clarté, la description est découpée en six chapitres, à savoir: 10 1° Caractéristiques cinématiques et dynamiques 2° Avantages 3° Sléments géométriques caractéristiques des dentures. 4° Génération de la denture: crémaillère de référence et crémaillère génératrice. 15 5° Conditions d1engrènement 6° Procédés pratiques de construction 1- Caractéristiques cinématiques et dynamiques Les engrenages selon la présente invention sont constitués par des couples conjugués de roues cylindriques a axes pa-20 rallèles munis de dentures (intérieures ou extérieures) droites, hélicoïdales ou en chevron, le profil transversal de la dent étant à développante de cercle. Les engrenages en question sont principalement caractérisés par le fait que: a) toute la denture d'une roue quelconque est à l'extérieur du 25 cylindre primitif de denture; b) le cylindre primitif de fonctionnement de la roue motrice est à l'intérieur du cylindre de pied de sa denture. Dans l'interprétation de la table des normes italiennes précitée, les engrenages présentant de telles caractéristiques 30 peuvent être symbolisés par O.x-O. Dans ce symbole, le premier zéro concerne la définition du plan normalisé de référence de la crémaillère de référence, qui pour les engrenages en question est le plan de la crémaillère dans lequel le quotient de l'épaisseur de la dent par le pas est égal à zéro. La seconde partie du 35 symbole, à savoir x-0, signifie que la valeur normalisée du coefficient de départ est égal à zéro pour les engrenages en question. Du fait des caractéristiques précitées, les engrenages selon l'invention diffèrent des engrenages antérieurement connus par le fait que le contact est limité au seul contact de retraite, 40 que la valeur du rayon relatif de courbure est extrêmement élevée, 69 02466 2 2002300 et que l'on a une vitesse élevée de glissement unidirectionnel des surfaces en contact. 2- Avantages Par suite des caractéristiques précitées, les engrenages 5 selon l'invention présentent, par comparaison avec les engrenages antérieurement connus, un entraxe réduit et, par conséquent, un encombrement total réduit du couple de roues à égalité de puissance transmise et de vitesse angulaire. 3n outre, il présente des propriétés singulières dont quelques unes sont résumées 10 ci-après î a) Simplicité d'établissement du projet Le dessin d'un engrenage selon l'invention ne demande qu'un calcul élémentaire puisque le profil et les proportions de la dent sont obtenus par un procédé géométrique et qu'il ne sau-15 rait y avoir de nécessité de correction ou de modification du profil théorique. b)économies à la fabrication La taille des dents et l'éventuelle rectification des engrenages selon l'invention peuvent être exécutées non seule-20 ment avec les procédés et les machines antérieurement connus pour la fabrication des engrenages habituels à axes parallèles, à denture droite ou hélicoïdale, intérieure ou extérieure, mais encore avec des systèmes beaucoup plus élémentaires et économiques, étant donné qu'il est possible, comme on le verra plus loin, 25 de procéder à la taille et à la rectification éventuelle des dentures de module quelconque avec un seul et unique outil (par exemple un couple de fraises à disque à trois couteaux). c) Domaine d'application étendu Le rapport des engrenages suivant l'invention est indé-30 pendant du diamètre moyen de la denture des- deux roues. Cela donne la liberté de choisir l'entraxe et de résoudre les problèmes les plus difficiles de transmission entre axes parallèles. d) Petit nombre de dents Alors que dans les engrenages antérieurement connus il 35 est difficile de réaliser des pignons (même avec denture déportée) ayant moins de 7 dents, le nombre minimum de dente d'une roue d'engrenage selon l'invention est égal à 1 (pour les engrenages hélicoïdaux). Cette caractéristique permet de concevoir des pignons ayant une grande capacité de charge pour de petits diamè-40 très, grâce à quoi on peut construire des engrenages à rapport 69 02466 3 2002300 élevé de transmission avec un encombrement limité.. e) Capacité supérieure de charge La capacité de charge des engrenages selon l'invention est supérieure à celle des engrenages antérieurement connus. Cela 5 est dû au fait qu'au moment de la conception, on pe it choisir la position du contact entre les dents (par rapport aux cylindres primitifs de fonctionnement) de telle manière que le rayon relatif de courbure soit proche du maximum. f) Rendement plus élevé 10 Le rendement des engrenages selon l'invention est supé rieur à celui des engrenages antérieurement connus (ce qui a été confirmé par les essais effectués) grâce à l'amélioration des conditions de lubrification que procure, par effet Re3rnolds, la vitesse élevée de glissement unidirectionnel, et grâce à l'amé-15 lioration de la répartition des pressions sur les surfaces en contact (cela par suite de l'augmentation du rayon relatif de courbure). Les engrenages selon l'invention permettent en outre de réaliser des transmission spéciales à savoir: 20 g) Des multiplicateurs de vitesse à rapport d'engrenage très élevé = Il est connu que l'on rencontre de grandes difficultés pour réaliser avec les engrenages habituels des multiplicateurs à rapport d'engrenages très élevé. Au contraire avec les engre-25 nages suivant l'invention, si l'on exploite correctement la possibilité de choisir la position du contact entre les dentures, ces difficultés sont éliminées et l'on peut obtenir des multiplicateurs présentant des rendements du même ordre que ceux des meilleurs réducteurs antérieurement connus. 30 h) Des réducteurs de vitesse irréversibles Une conception spéciale permet d'obtenir des réducteurs de vitesse irréversibles. Il est connu qu'avec les systèmes antérieurement connus, on ne peut obtenir un engrenage irréversible qu'avec un couple vis et roue à vis, dont le rendement est 35 inférieur à 0,5* Par contre, les engrenages selon l'invention permettent d'obtenir l'irréversibilité entre des axes parallèles avec un rendement bien supérieur dans le sens direct. Les différentes propriétés énoncées ci-dessus se traduisent non seulement par une économie en service (du fait de 40 l'amélioration du rendement) mais encore par une réduction des 69 02466 4 2002300 coûts de production, cela pour les raisons suivantes: a) par l'utilisation d'outils moins coûteux; b)grâce à la suppression de la correction des dentures; c) grâce à la diminution des dimensions et du poids des roues 5 à égalité de rapport d'engrenage; d) grâce à la réduction des temps de fabrication imputables d'une part à la simplification du système de taille et de rectification et, d'autre part, à la réduction du nombre de dents à usiner. 10 II y a encore lieu de tenir compte des possibilités qui concernent plus spécifiquement les applications mécaniques à savoir : a) Il est possible d'obtenir une réduction notable du moment d'inertie de l'engrenage. 15 ' 3n fait, une roue selon l'invention, à égalité de largeur de la couronne dentée, du rapport d'engrenage et des dimensions du pignon avec lequel elle engrène, peut présenter un moment d'inertie 250 fois moins élevé que celui d'une roue équivalente obtenue par les procédés antérieurement connus. 20 b) Il est possible de faire varier très largement le rapport d'engrenage en conservant le meme entraxe et en ne changeant qu'une seule des deux.roues conjuguées. c) Il est possible de réaliser en pratique des rapports élevés d'engrenage avec un seul couple de roues conjuguées. Le rem-25 placement d'un train d'engrenages par un engrenage unique a l'avantage non seulement de réduire les coûts de fabrication, le poids et l'encombrement, tout en améliorant le rendement, mais encore de procurer une plus grande sécurité de fonctionnement étant donné que la valeur maximum de la charge entre 30 les dentures de l'engrenage unique est égale à celle de la première roue menante d'un train d'engrenages. 3- éléments géométriques caractéristiques des dentures Les propriétés des engrenages selon l'invention et les avantages que ceux-ci offrent, comme indiqués ci-dessus, dépen-35 dent de la position assumée par les dentures des roues conjuguées par rapport aux cylindres primitifs de fonctionnement de l'engrenage, position qui peut être choisie elle-même en fonction des caractéristiques cinématiques et dynamiques que l'on veut réaliser avec l'engrenage (valeur et signe de la vitesse de glissement 40 entre les surfaces en contact, position et limitation plus ou 69 02466 5 2002300 moins étendues du contact de retraite, valeur du rapport du diamètre moyen des dentures pa'r comparaison avec le rapport d'engrenage, valeur du rayon relatif de courbure, irréversibilité, rendement, etc...). 5 Quelle que soit la position prise par la denture d'une roue conjuguée d'un engrenage selon l'invention par rapport à son propre cylindre primitif de fonctionnement, on conserve toujours, en dehors des caractéristiques et avantages précédemment indiqués, quelques propriétés géométriques et singulières des 10 dents. Les propriétés géométriques des dents des engrenages selon l'invention sont au nombre de trois et elles seront définies rigoureusement, d'une part parce que ce sont de ces propriétés que dépendent les caractéristiques cinématiques et dynamiques précé-15 demment citées, d'autre part parce que ces propriétés sont faciles à individualiser dans les engrenages et dans leurs crémaillères de référence. La première propriété géométrique des dents des engrenages selon l'inventien consiste en ce que, sur le cylindre primi-20 tif de denture de chaque roue, l'épaisseur normal (ou apparente) de la dent est toujours égale au pas normal (ou apparent) de la denture. La seconde propriété géométrique des dents des engrenages selon l'invention consiste en ce que, pour chaque roue, l'é-25 paisseur de base normale (ou apparente) de la dent est supérieure ou tout au moins égale au pas de base normal (ou apparent), étant donné que le cylindre primitif de denture est plus grand que le cylindre de base, ou à la limite coincide avec celui-ci. La troisième propriété géométrique des dents des engre-30 nages suivant l'invention est la conséquence directe des deux premières et elle consiste en ce que c'est la totalité du flanc de la dent qui est utilisable comme flanc actif. 3n pratique, cela signifie qu'il est possible de réaliser des roues dentées à petit nombre de dents sans interférence et par conséquent sans 35 correction des profils. Outre les trois propriétés précitées des dents, les propriétés fondamentales des engrenages selon l'invention sont mises en évidence par le dessin ci-annexé qui représente un engrenage selon l'invention dans une vue de profil sur la figure 1 et en 40 élévation sur la figure 2. 69 02466 6 2002300 Dans la figure 1, afin de bien mettre en évidence l'engrenage lui-même, on a souligné les contours des deux roues déntées conjuguées 1 et 2. A ces contours réels sont superposés les éléments géométriques caractéristiques avec les symboles qui 5 les représentent en adoptant l'indice 1 pour le pignon et l'indice 2 pour la roue. On a l'entraxe a, la largeur de denture b, la ligne d'action 1, l'angle de pression apparente de fonctionnement , le pas apparent p^, le pas apparent de base P^» le diamètre primitif de denture d, le diamètre primitif de fonctionne-10 ment d', le diamètre de base d^, l'épaisseur apparente de base s^. En outre, en vue de la description ultérieure du procédé de génération des dentures suivant l'invention, on a ajouté aux roues 1 et 2 les crémaillères génératrices correspondantes 1q et 2q. Il est bien clair que ces crémaillères qui sont utilisées 15 pour l'usinage de l'engrenage ne font pas partie de celui-ci. Les crémaillères génératrices sont indiquées sur le dessin dans les représentations habituelles à savoir en plan, dans une coupe XX selon un plan normal aux axes des roues, dans une coupe ZZ selon un plan contenant les axes des roues, et enfin dans des coupes 20 Y'Y' et Y"Y" correspondant respectivement aux plans normaux aux flancs des dents des crémaillères elles-mêmes. Pour les crémaillères génératrices, comme pour les roues et afin de distinguer les crémaillères génératrices des crémaillères de référence dans lesquelles sont inscrites les crémaillè-25 res génératrices, le tracé est souligné par des hachures. On peut également voir, sur les figures, des lignes en trait mixte X-jX^, Y-jY-p et XgXg, YgYg, ZgZg, qui passent par les som mets virtuels (en coupe) des deux crémaillères de référence. Ces traits sont l'intersection des plans de référence des crémail 30 1ères de référence avec les plans de coupe XX, ZZ, Y'Y1, Y"Y" précédemment définis. Les dimensions des crémaillères génératrices (et de référence) sont indiquées sur le dessin par les symboles des roues dentées correspondantes, étant donné l'évidente correspon-35 dance entre ces dimensions, d'une part sur la roue et d'autre part sur la crémaillère (génératrice ou de référence). Ces symboles sont simplement affectés de l'indice 1 lorsqu'il s'agit de la crémaillère génératrice 1q (du pignon 1) et de l'indice 2 quant il s'agit de la crémaillère génératrice 2q (de la roue 2) 40 et l'on trouve plus particulièrement sur le dessin 1'inclinaison^ 69 02466 7 2002300 l'angle d'hélice A_; le pas réel pn; le pas axial p&; le pas de base normal p^n* Il s'entend évidemment que le dessin ci-annexé est fourni à titre purement illustratif et non limitatif, étant donné 5 que les propriétés géométriques précédemment définies se rencontrent dans tous les engrenages selon l'invention, quels que soient l'entraxe, le rapport d'engrenage, l'inclinaison de l'hélice de la denture, pour des engrenages intérieurs comme pour des engrenages extérieurs. 10 4- Génération de la denture; crémaillère de référence et crémaillère génératrice" En se référant au dessin précédemment décrit,'on définira la crémaillère de référence de la roue dentée selon l'invention ainsi que le principe sur lequel est fondé le procédé de 15 génération de la denture. La crémaillère de référence de la roue dentée d'un engrenage selon l'invention (1q ou 2q sur le dessin) est constituée par une série infinie de dents à flancs plans, superposables les unes aux autres par une translation rectiligne, dont les profils 20 (dans la coupe selon un plan perpendiculaire aux flancs, et dans les autres) sont des triangles isocèles égaux. Dans cette crémaillère de référence, le plan de référence est défini de telle façon que le quotient de l'épaisseur de la dent par le pas ait une valeur normalisée égale à zéro. Autrement dit, le plan de référence 25 de la crémaillère de référence de la denture selon l'invention passe toujours par les angles extérieurs de ces dents. On peut voir sur le dessin les droites: X^i t X^i' ^1^1 ' XgXg , ^2^2 ' ^2^2 qui représentent les traces des plans de référence des crémaillè-50 res de référence 1q et 2q dans 1bs trois sections précédemment définies. Pour la génération théorique ou effective de la denture selon l'invention, ce plan de référence de la crémaillère de référence est toujours maintenu (avec l'inclinaison prescrite ^ ) 35 tangent au cylindre primitif de la roue et il se déplace avec celui-ci sans glissement relatif. Pour compléter la description précédente, on précisera lss points suivants: a) l'inclinaison des dents de la crémaillère de référence est 40 définissable seulement dans l'accouplement roue-crémaillère et 69 02466 2002300 elle est représentée par l'angle que les lignes génératrices des flancs des dents de la crémaillère, toutes parallèles à la tangente à l'hélice primitive de la roue, forment av8c un plan normal à l'axe de la roua (voir les angles et ^ ûans les 5 zones particulières 1q et 2q du dessin). b) Le cylindre primitif de denture des roues selon l'invention (voir les cylindres de diamètre d^_ et d2 en 1 et 2 de la figura 1) est par définition la surface cylindrique sur laquelle lfépais-= seur normale (ou apparente) des dents est égale au pas normal 10 (ou apparent) de la denture (comme cela est indiqué plus haut)» c) Le diamètre moyen de la denture d'une roue selon l'invention est égal au diamètre du cercle sur lequel l'épaisseur de la dent est égale à l'entre-dent. d) La crémaillère de référence d'une roue selon l'invention à 15 denture intérieure doit être considérée comme conjuguée, de la façon précédemment décrite, avec le cylindre primitif de denture de la roue selon l'invention à denture extérieure qui s'encastre parfaitement dans la roue à denture intérieure considérée (cela est notamment dû au fait qu'étant donné l'impossibilité d'engen-20 drer des développantes à l'intérieur du cercle de base, les dé= veloppantes qui constituent les profils des dents dans une roue à denture intérieure doivent prendre leur origine sur un cercle de base dont le diamètre est inférieur à celui du cercle de tête d9 la roue intérieure considérée). 25 e) La crémaillère génératrice d'une roue est la crémaillère q-ô. peut s'encastrer dans la crémaillère de référence de la roue considérée, de telle sorte que ses flancs utilisables.coïncident avec les flancs de la crémaillère de référence et que les têtes des dents soient orientées vers les angles externes de la crémail™ 30 1ère de référence. 5- Conditions d'engrènemant Deux roues selon l'invention peuvent constituer un en=» grenage selon l'invention lorsqu'elles sont conjuguées. Pour que deux roues de ce genre soient conjuguées, il est nécessaire et 35 suffisant: a) que leurs pas de base soient égaux; b) que leurs inclinaisons de basa soient égalas et opposées. Les conditions nécessaires à l'engrènement ne comprennent pas les limitations qui intéressent les pas (normaux ou 40 apparents) et les angles d'inclinaison des hélices primitivesP bad original 69 02466 9 2002300 que ce soit de denture ou de fonctionnement. Dans la définition des caractéristiques des engrenages selon l'invention (voir les points a et b du chapitre 1) se trouve définie implicitement la condition selon laquelle le pas normal (ou apparent) de la roue 5 menante est toujours supérieur et tout au moins égal au pas correspondant de la roue menée. Cette condition qui est en elle-même absolument arbitraire a été imposée pour l'unique raison que les engrenages non conformes à cette condition ne seraient que d'un médiocre intérêt en pratique. 10 les conditions nécessaires et suffisantes pour l'engrène- ment qui ont été indiquées en a et b ci-dessus mériteraient d'amples développements analytiques. Toutefois, étant donné que l'exposé complet de la théorie des engrenages selon l'invention serait laborieuse; sans être pour autant nécessaire à ce stade, 15 on fournira directement les résultats dont peuvent se déduire les éléments qui sont nécessaires pour la construction des engrenages selon l'invention, tels qu'ils peuvent être isolés matériellement sur un engrenage selon l'invention effectivement réalisé. 20 3n se référant même à des données bien connues de la théorie classique des roues dentées à développante, on peut dira que deux roues selon l'invention engrènent correctement lorsque leurs pas de base sont égaux et quand, étant garantie par ailleurs la continuité du mouvement, il se vérifie que le quotient 25 du cosinus de l'inclinaison par le pas normal sur le cylindre primitif de la denture présente la même valeur sur les deux roues dentées. Il s'ensuit que dans les roues droites les cosinus des inclinaisons étant toujours égaux à zéro, le rapport entre les pas normaux (ou apparents) des cylindres primitifs de denture est 30 indéterminé. On déduit aisément de ces conditions (qui correspondent à celles qui sont valables pour les roues hélicoïdales, dans une section quelconque normale à leur axe) que sont conjuguées deux roues droites ayant simplement le même pas de base. 35 On constate en fait que dans le dessin ci-annexé, la tangente commune aux cercles de base des roues coupe la ligne des centres des deux roues en un point qui, pour des raisons géométriques évidentes, est "le point primitif". Dans ces conditions, puisque la tangente commune est aussi la normale commune aux dé-40 veloppantes dans le point de contact, les profils des dents sont 69 02466 M 2002300 conjugués. Il convient d'ajouter qu'avec l'abandon de la condition habituelle d'égalité des pas et d'égalité des inclinaisons sur les circonférences primitives de fonctionnement, il se trouve 5 normalement que la plus petite distance entre les profils opposés de la dent d'une roue, mesurée sur le cercle primitif de fonctionnement, n'a pas la même valeur sur la roue en question et sur la roue conjuguée. Pour obtenir une claire vision de ce fait, cette distan-10 ce doit être considérée comme positive si le cercle primitif de fonctionnement est à l'intérieur du cercle (concentrique) qui passe par le premier point d'intersection des profils des dents, et comme négative dans le cas contraire (circonférence primitive de fonctionnement qui est à l'extérieur de la circonférence pri-15 mitive de denture. 3h fait, avec une telle convention, la somme algébrique des valeurs de ces distances qui sont relevées (ou déduites) sur les deux roues, est égale au pas apparent qui est relevé (ou calculé) sur les circonférences primitives de fonctionnement de l'engrenage. 20 Les différences de pas et d'inclinaison que l'on rencon tre dans les roues conjuguées selon l'invention nécessitent l'utilisation, pour réaliser chaque engrenage selon l'invention, de deux crémaillères de référence dans lesquelles doivent être reproduites les conditions qui distinguent les roues conjuguées. 25 Pour que deux roues d'engrenage selon l'invention soient conjuguées, il est par conséquent nécessaire et suffisant que les relatives crémaillères de référence présentent: a) des distances égales entre les flancs parallèles et congruents de deux dents adjacents; 30 b) des inclinaisons des dents qui sont opposées et de valeur telle que pour les deux crémaillères on ait la même valeur du quotient du cosinus de l'inclinaison par le pas normal. Les conditions indiquées ci-dessus sont résumées par les relations suivantes: 55 a) "pbnl = pbn2 î b) Qoa/l/Pnl = 003 6- Procédés pratiques de construction Pour la génération de la denture chaque jrémaillère de référence doit être accouplée avec la roue correspondante, selon les modalités déjà décrites au chapitre 4 de la présente des-40, cription, le plan de référence de la crémaillère de référence 69 02466 2002300 étant tangent au cylindre primitif de denture qui est déterminé en même temps que les autres éléments lors de l'élaboration du projet. .n titre de démonstration, et pour permettre aux lionne s 5 de l'art d'apprécier le bien fondé du procédé, une fois que l'on a réalisé deux crémaillères génératrices vérifiant les conditions a et b précédemment décrites, on peut procéder à la génération de la denture selon les modalités précisées au chapitre 4 précédent, en amenant le plan de référence de chaque crémaillère à 10 être tangent au cylindre dont le diamètre d satisfait à la relation 77- d = zp^., où z_ est le nombre de dents de la roue considérée. Il est clair que si les dentures sont engendrées de façon empirique, on obtient certes deux roues conjuguées, mais 15 l'engrenage selon l'invention ainsi réalisé a des caractéristiques imprévisibles. Le procédé de génération des roues selon l'invention peut être mis en oeuvre en pratique, non seulement en adoptant les machines usuelles pour la fabrication des roues dentées, mais 20 aussi au moyen de systèmes qui reproduisent essentiellement, sur la machine-outil, la génération des dentures par enveloppement des plans tangents à l'hélicoxde développable qui constitue le flanc de la dent. En appliquant ce système, toutes les roues selon l'invention peuvent être engendrées au moyen de deux frai-25 ses à disque (et rectifiées avec deux meules à disque) ou par tous outils qui réalisent des conditions équivalentes dans leur mouvement relatif par rapport aux roues. Pour conclure, il convient d'attirer l'attention sur le fait que les engrenages selon l'invention ne peuvent être consi-30 dérés comme des engrenages spéciaux puisqu'il est possible avec eux de construire des séries de roués mutuellement conjuguées. BÂÎ) WSINAL1 69 02466 2002300 R57."jj!D IG^T ICI ; S 1. Sngrenage parallèle constitue par des roues cylindriques ayant des dentures, intérieures ou extérieures, droites, hélicoïdales ou en chevron, le profil des L,ents étant 5 à développante de cercle, caractérise en C9 que, pour chacune des roues et quel que soit le nombre des dents, les conditions suivantes sont simultanément réalisées: a) L'épaisseur de base normale (ou apparente) des dents est supérieure, ou à la limite égale, au pas de base normal (ou apparent) de la denture. b) Il existe une surface cylindrique réelle ou imaginaire, laquelle est par définition le cylindre primitif de denture de la roue considérée, sur laquelle l'épaisseur normale (ou apparente) des dents est égale au pas normal (ou apparent) de la denture. 15 c) La partie du flanc utilisable comme flanc actif de la dent se confond avec la totalité du flanc, et la totalité du flanc coïncide avec un hélicoïde développable. 2. 3ngrenage selon la revendication 1, caractérisé en ce que lors de l'accouplement des roues conjuguées, lesquelles 20 doivent nécessairement avoir le même pas de base et des inclinaisons de base égales et opposées, les conditions suivantes sont réalisées: a) La valeur du pas normal (ou apparent) de la roue menante, mesurée sur le cylindre primitif de denture, est supérieure ou 25 tout au moins égale à la valeur correspondante sur la roue menée. b) La valeur de l'inclinaison de l'hélice primitive de la denture d'une roue est dans un rapport tel, avec celle de la roue conjuguée, que les quotients du cosinus de l'inclinaison par le pas normal soient égaux. 30 c) La plus petite distance entre les profils transversaux opposés de la dent d'une roue, mesurée sur la. circonférence primitive de fonctionnement de la roue considérée, a une valeur très différente de la correspondante distance sur la roue conjuguée; et la somme algébrique des valeurs relevées (eu déduites) sur les deux 35 roues, en admettant par convention que cette distance est positive sur circonférence primitive de fonctionnement qui est à l'intérieur de la circonférence primitive de denture, et négative sur celle qui est à l'extérieur, a une valeur égale au pas 69 02466 2002300 apparent, relevé ou calculé sur le cercle primitif de fonctionnement de l'engrenage. 3« Engrenage selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le cylindre primitif de fonctionnement de la 5 roue menante est à l'intérieur du cylindre de pied de la denture de la roue intéressée. 4. Engrenage selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le rapport entre le nombre de dents de la roue menante et celui de la roue menée est supérieur au correspondant rapport des diamètres moyens des dentures de roues. 5• Engrenage selon les revendications 1 et 2, carac-térisé en ce que le nombre des dents du pignon est inférieur au plus petit nombre de dents réalisable avec les pignons cylindriques habituels. 15 6. Engrenage selon les revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce qu'il est possible d'obtenir un mouvement dans les deux sens lorsque l'on applique un couple à l'axe de l'une des roues conjuguées, plus précisément à l'axe de la roue qui est destinée à être menante, le mouvement étant au contraire impossi-20 ble lorsque ls couple est appliqué à l'autre axe. 7. Engrenage selon les revendications 1, 2, 3 et 4, caractérisé en ce qu'il est conjugué avec deux différentes crémaillères de référence, à savoir une pour chaque roue, lesdites crémaillères ayant les caractéristiques suivantes: 25 a) La distance entre les flancs parallèles et congruents de deux dents adjacentes à la même valeur sur les deux crémaillères. b) Les génératrices des dents ont des inclinaisons qui sont opposées et dont les valeurs sont telles que le quotient du cosinus de l'inclinaison par le. pas normal soit le même pour les deux cré- 30 maillères. c) Le pas normal (ou apparent) est inférieur au pas normal (ou apparent) de la roue correspondante, mesuré sur un quelconque cylindre compris entre le cylindre da pied et le cylindre de tête de la roue considérée. 35 8. Engrenage selon les revendications 1 à 5, caracté risé en ce qu'il est possible de choisir, lors de la conception, la position du contact entre les dents, par rapport aux cylindres primitifs de fonctionnement, de telle façon que le rayon relatif de courbure soit proche du maximum, d'où il résulte que: 40 a) la capacité de charge de l'engrenage est supérieure à celle 69 02466 14 2002300 des engrenages antérieurement connus. b) le rendement ûe transmission est plus élevé, cela grâce à l'amélioration des conditions de lubrification qui découlent de la grande vitesse de glissement unidirectionnel et de l'araélio-5 ration de la distribution des pressions entre les surfaces en contact. 9» Engrenage selon les revendications précédentes, caractérisé en ce que les dents sont intégralement à l'extérieur du cylindre primitif de fonctionnement et en ce que de ce fait le 10 contact est limité au seul contact de retraite, grâce à quoi on peut obtenir, par comparaison avec les engrenages habituels, une réduction de l'entraxe et, par conséquent, de l'encombrement total du couple de roues conjuguées, à égalité de puissance et de vitesse angulaire. 10. Engrenage selon les revendications précédentes et plus particulièrement selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il présente les particularités suivantes: a) La conception est simple, étant donné qu'elle requiert uniquement un calcul élémentaire, puisque le profil et les proportions 20 des dents sont détermin-.s par un procédé géométrique, sans qu'il s'avère jamais nécessaire de procéder à des corrections ou des modifications du profil théorique. b) La fabrication est économique, dans la mesure où la taille des dentures de tous types et de tous modules et l'éventuelle recti- 25 fication peuvent etre pratiqués non seulement avec les procédés et les machines habituelles pour la fabrication des engrenages de type courant, mais encore avec des systèmes élémentaires et économiques, par exemple avec une fraise à disque, étant exclus tous les procédés et toutes 1bs machines qui sont nécessaires pour la 30 correction du profil. 11. Engrenage, notamment selon les revendications 2 et 3, caractérisé par la possibilité de faire varier largement le rapport d'engrenage en conservant; le meme entraxe et en ne remplaçant qu'une seule des deux roues conjuguées. 35 12. Engrenage selon les revendications précédentes, caractérisé en ce que^ seul il permet de réaliser en pratique des rapports d'engrenage très élevés avec un seul couple de roues conjuguées, grâce à quoi à un quelconque train d'engrenage habituel on peut substituer un engrenage unique, ce qui permet de 40 réduite les coûts de production, ainsi que le poids et l'enoora- 69 02466 15 2002300 brement des rédacteurs, tout en obtenant un rendement plus élevé et une meilleure sûreté de fonctionnement, étant donné que la valeur maximum de la charge entre les dentures est égale à celle qui est applicable à la première roue menante du train d'engrenage que l'on remplace par un engrenage unique. 13» Engrenage selon la revendication 4, caractérisé par la possibilité de réaliser une transmission irréversible entre axes parallèles avec un rendement dans le sens direct qui est supérieur à 0,5» 14» Roues dentées selon toutes les revendications précédentes, caractérisées en ce que, si elles sont engendrées par des crémaillères ayant des rapports géométriques comme indiqués dans la revendication 5, elles s'avèrent mutuellement conjuguées quelle que soit la manière dont elles sont assorties au point de vue des diamètres et des nombres de dents.