La présente invention se rapporte à un procédé de fabrication d'un filet ou d'un élément à structure en filet à partir de bandes de matière susceptibles de se contracter, notamment de feuilles en matière thermoplastique, procédé dans lequel une feuille est d'abord pourvue d'entailles ou de fentes qui sont disposées suivant des rangées en substance parallèles et qui sont décalées les unes par rapport aux autres, pour etre ensuite ramollie aux fins-de la formation d'un filet ou de la structure d'un filet, et pour etre finalement transformée en filet. Pour des buts d'emballage et de transport on utilise à un degré accru des filets fabriqués à partir de filaments en matière plastique. En général, ces filets sont fabriqués par extrudage de filaments en matière plastique, les filaments en matière plastique étant superposés aux points de croissement et étant soudés l'un à 11 autre. De cette manière, on peut uniquement fabriquer des filets ayant la même nature sur toute la surface, c'est-à-dire qu'il n'est pas possible de faire varier la structure de filet au sein d'un filet. Au surplus, un tel filet présente des parties plus épaisses aux points de croisement ce qui pour des filets fabriqués avec des filaments en matière plastique assez épais est désavantageux lorsque le filet est utilisé comme substrat ou comme couche intermédiaire. On connait en outre une structure en filet dans laquelle un film en matière thermoplastique hautement cristalline est marqué sur les deux faces, les lignes de marquage d'une face croisant celles de l'autre face. Par allongement d'un tel film marqué dans les deux directions diagonales par rapport aux lignes de marquage, des trous se forment autour des points de croisement qui communiquent à la feuille un aspect de filet. Cette méthode de fabrication impliquant plusieurs opérations n'est pas très simple et par ailleurs la matière première doit satisfaire à des condtions déterminées en ce qui concerne le degré de cristallisation et devient de la sorte relativement couteuse, pour que, lors de l'allongement de la matière, il y ait formation de trous, ce qui est basé sur un allongement exagéré et une tendance à la fissuration de la matière. C'est particulièrement la nature de la matière première qui n1 admet pas que ce filet puisse être utilisé à de nombreux usages, ce filet ne convenant en particulier pas au collage, étant donné qu'il est très difficile de coller des matières thermoplastiques hautement cristallines. Il est en outre connu de fabriquer des feuilles ou des plaques en matière plastique à structure en filet ou en grille par le fait que l'on pratique dans les feuillez ou les plaq es des fentes, des ouvertures ou similaires qui passent à travers toute la matière, qui sont disposées parallèlement, les fentes ou similaires d'une rangée étant décalées par rapport aux fentes des rangées voisines. Ensuite la feuille, la plaque ou similaire fendue ou perforée est, à une température relativement élevée, allongée soit parallèlement aux fentes,soit perpend ulairement aux fentes,soit dans les deux sens à un degré tel que la longueur de la feuille, de la plaque ou similaire, dans la direction de l'allongement et après l'opération d'allongement, présente un multiple de la longueur d'origine.Il est ainsi possible de fabriquer par exemple à partir de feuilles relativement épaisses des filets relativement minces. On connait en outre des structures en forme de filet composées de plusieurs feuilles réunies en un corps stratifié. Ces feuilles présentent également un grand nombre de fentes disposées suivant un dessin régulier. Les feuilles sont superposée et reliées de manière telle que les orientations moléculaires des feuilles voisines se croisent. On obtient ainsi une bonne résistance contre la déchirure d'un filet ainsi fabriqué. Dans ce cas également, les feuilles présentant les fentes sont allongées pour que les fentes donnent naissance à des ouvertures ou des trous. La présente invention a pour objectif de créer des filets ou des éléments à structure en filet à partir de bandes de maière relativement bon marché, susceptibles de se contracter, notamment à partir de feuilles de matière thermoplastique, qui malgré une faible résistance à la déchirure de la matière plas remière présentent une excellente résistance à la déchirure et qui peuvent être fabriquées d'une manière simple et dès lors extrêmement économique. L'invention vise également à la fabrication de filets de longueurs et de largeurs choisies à volonainsi que de tuyaux de filet. Sur la base d'un des procédés mentionnés plus haut, ce résultat est atteint conformément à l'invention par le fait qu'une bande (bande contractible) présentant des fentes disposées en substance en rangées parallèles et décalées d'une rangée à l'autre, bande dont une direction de contraction est en substance perpendiculaire aux fentes, est contractée. Suivant une forme de réalisation particulière du procédé, la contraction est réalisée par réchauffement de la bande au moins jusqu'# un degré de ramollissement-pour lequel la matière plastique de la bande se contracte automatiquement en âmes et noeuds de filet épaissis dans la région des fentes, avec formation d'ouvertures. Si l'on dispose de feuilles de matière thermoplastique qui se contractent sous l'action de certaines substances, comme par exemple de l'eau, des produits chimiques, la contraction est exécutée par l'action de ces susbtances. Il est remarquable en tout état de cause que l'on obtient des filets stables et volumineux sans que la surface du filet présentant des âmes et des noeuds épaissis se modifie par rapport à la surface de la feuille de matière plastique utilisée comme matière première. Lorsqu'on utilise des feuilles de matière thermoplastique, on obtient, comme on sait, des bandes de matière contractibles par le fait que lton allonge la matière thermoplastique. Cet allongement est par exemple obtenu lors de la fabrication de feuilles de matière plastique à l'aide d'extrudeuses par l'ex- traction de la matière plastique encore chaude dans un rapport déterminé au débit. La feuille de matière plastique ainsi obtenue présente alors une direction de contraction correspondant à la direction d'allongement. Plus on augmente la vitesse d'extraction par rapport à la vitesse de production, plus grande sera la tendance à la contraction. En principe, il est d' application, pour des bandes de matière susceptibles de se contracter, que cette aptitude à la contraction soit communiquée par l'allongement de la matière première. Il s'agit en règle générale de matériaux à poids moléculaire très élevé, dans le cas de matières premières thermoplastiques par exemple de polyéthylène haute pression, de chlorure de polyvinyle, de polyamides, de polyéthylène basse pression, de polypropylène et de copolymères. Dans le cas de matériaux à structure cristalline, comme par exemple pour les deux substances- citées en dernier lieu, cet allongement a lieu le cas échéant au-dessus du point de fusion de la structure cristalline. L~utilisation de bandes permet de doter les bandes, avant le processus de fabrication, d'impressions choisies à volonté, ce qui aux fins d'un repérage particulier ou pour des aspects esthétiques peut être souhaitable. Ltimpression peut être exécutée avant ltentaillage ou aussi après l'entaillage. En tout état de cause on dispose, pour l'impression, d'une bande de matière pratiquement lisse. Par suite du processus de contraction subséquent on obtient alors un filet de hauteur uniforme ne présentant pas de parties épaissies, même aux endroits des noeuds.On obtient alors des ames qui entourent les différents trous du filet et dont I1épaisseur s'est accrue par rapport à l'épaisseur de la bande de matière d'origine, et les arêtes et les extrémités dss fentes sont arrondies, de sorte que le filet obtenu acquiert une résistance élevée contre les déchirures amorcées. L'épaississement de matière obtenue lors de la contraction présente une importance particulière étant donné qu'il permet d'obtenir des épaisseurs de filet sensiblement supérieures aux épaisseurs maximales de feuilles soufflées, lesquelles en raison de leur prix de revient relativement réduit, sont particuliërement intéressantes sous cet angle.Le déclenchement des forces de contraction a en outre pour résultat que la matière perd toute tendance de se modifier ultérieurement, notamment à se rétrécir. L'utilisation d'une bande de matière présentant des fentes offre l'avan- age que l'on peut employer des bandes d'une largeur quelconque et que l'on peut ainsi fabriquer des filets de dimensions eorrespondantes. Il n'est nullement difficile de doter la bande de matitre de fentes disposées suivant un dessin variable, c'est-a-dire de ne fendre certaines régions de la bande de matière ou de varier la disposition des fentes les unes par rapport aux autres de manière à obtenir des dessins variables au sein d'wu même filet, En outre, on peut égaleinent réaliser des dessins particuliers par le fait que certaines régions ne sont pas soumises à l'opération de contraction, par exemple grâce à un recouvrement. La formation de fentes en rangées parallèles, les fentes étant décalées d'une rangée à l'autre, est connue pour des feuilles en matière plastique. L'entaillage peut être exécuté en continu avec des couteaux en rotation. De préférence lten- taillage est suivi directement du processus de contraction, et dans le cas de matières thermoplastiques, on fait passer les bandes par une zone de chauffage dans laquelle se produit alors la contraction et dès lors la formation de la structure de filet. Il est toutefois également possible d'envelopper dans une feuille entaillée un objet à conditionner et de soumettre le tout ensuite à un réchauffement, opération au cours de laquelle le filet obtenu, par suite de la contraction, s'adapte de manière intime autour de l'objet. L'ouverture des fentes, lors de la contraction, donnant naissance à des trous polygonaux, notamment hexagonaux, constitue un effet surprenant qui peut être expliqué de la manière suivante : entre les centres de fentes situés côte à côte au même niveaau il existe une longueur relativement grande de matériau qui, dans cette direction, est contractible, et qui se contracte fortement aux endroits du noeud du filet, lors de l'opération de contraction. Cette contraction a lieu en tous les endroits intéressés d'une bande de matière ainsi entaillée, et à l'extrémité de chaque fente s'établit un état de contrainte orienté vers la zone de contraction susmentionnée, état de contrainte qui a la tendance d'élargir chaque fente.On obtient ainsi, à partir de chaque extrémité d'une fente, deux âmes entourant cette fente de telle sorte qu'il subsiste une structure en forme de nid d'abeilles qui, dans son ensemble, correspond à la structure de filet désirée. L'effet auquel on aurait pu s'attendre en raison du réchauffement d'une bande de matière ainsi entaillée, à savoir la contraction uniforme sans l'ouver- ture des fentes, ne se produit donc pas,-ce -ce qui est surprenant. Il a déjà été décrit, dans la littérature technique,de de déformer en grilles allongées des plaques et feuilles en matière thermoplastique, par entaillage et allongement ou étirage. Lors de cette opération de formage, les faces de chaque noeud sont-éloignées du plan d'ensemble et sont fixées dans cette position par un étirage à froid ou à chaud. Pour supprimer le caractère irrégulier de la surface, indésirable dans de nombreux cas, il est ensuite proposé de soumettre à un recuit la grille allongée à une température supérieure au point de ramollissement de la matière, le fixage des bords permettant alors d'atteindre des surfaces- planes. Il est expressément signalé qu'en tout état de cause, une contraction n'a pas lieu. Les structures de filet suivant l'invention peuvent être employées aux usages les plus divers. Elles peuvent être substituées à tout filet habituellement employé. Cela est valable par exemple pour des filets d'emballage, des filets de pêche, des filets de protection etc. notamment pour des filets élastiques. Les filets de protection peuvent être par exemple des filets antimouches. A titre de filet élastique, on peut employer les produits suivant l'invention pour des pansements médicaux. Des filets aptes à un grand étirage, en polyamides, polyesters, etc. peuvent être utilisée pour le freinage de masses mobiles, telles que les avalanches, les avions, etc., l'étirage ou l'allongement permettant, jusqu' à ce que la résistance maximale soit atteinte, d'annihiler de l'énergie. En outre, des filets suivant 11 invention peuvent également être utilisés en raison de leur aspect esthétique, par exemple comme rideaux et tentures. Par ailleurs, la structure en filet suivant l'invention peut également être utilisée dans l'industrie de la confection. Un autre secteur d'application est donné dans les cas où les structures de filet sont appelées à remplir une fonction auxiliaire, par exemple en cas d'emploi en tant que matériau de support. Dans un des cas d'application possibles, le filet constitue une couche perméable supportant une autre couche ou un revêtement, par exemple constitue le support d'un matériau constitué par du feutre. Un autre secteur d'application réside dans l'assemblage de deux couches au moyen d'une feuille de matière thermoplastique devenue adhésive par suite d'un échauffement. Dans de tels assemblages il est fréquemment souhaitable d'obtenir une perme- abilité à l'air. La structure en filet suivant l'invention convient particulièrement bien à cet objectif, étant donné qu'elle ne produit qu'un collage partiel, de telle sorte que l'on obtient une bonne perméabilité à l'air et qu'au surplus, le matériau ainsi préparé présente une bonne souplesse, ce qui dans les cas où l'adhésion se fait sur toute la surface n'est généralement pas réalisé. En ce qui concerne la forme des fentes, on peut prévoir des fentes distinctes et rectilignes et aussi des fentes adope tant un dessin particulier. Les fentes rectilignes sont obtenues au moyen d'une méthode particulièrement économique, étant donné que de simples couteaux rotatifs sont suffisants. Les fentes adoptant un dessin particulier permettent d'obtenir des effets esthétiques particuliers. L'aspect extérieur du filet peut encore être influencé par le fait que différents types de fentes sont combinés, ou qu'il subsiste une zone de matière non fendue entre une série de rangées de fentes. Au cas où l'orientation des fentes correspond à la direction de contraction de la bande de matière plastique, on obtient en comparaison avec les bandes de matière plastique dans lesquelles le sens de contraction est transversal à l'orientation des fentes, des ouvertures plus petites après la contraction, pour autant que l'on ne s'oppose pas, par des moyens de retenue, au processus de contraction. La grandeur des ouvertures peut donc être influencée par l'adoption de feuilles en matière plastique présentant des propriétés de contraction particulières. Une autre possibilité permettant de modifier à volonté les dimensions des ouvertures prenant naissance lors de la contraction réside dans le fait que la bande de matière plastique est étirée soit transversalement aux fentes, soit dans le sens des fentes, lors du réchauffement. Cet étirage n'est toutefois pas équivalent à l'allongement ou à l'étirage connu pour l'augmentation de la résistance d'une feuille, étant donné que cette dernière opération est exécutée au-dessous de la gamme de ramoXissement de la matière thermoplastique. En principe, la grandeur des ouvertures peut être influencée par l'intensité de la tendance à la contraction, c'est-à-dire que les ouvertures seront d'autant plus grandes que la tendance à la contraction transversalement à la direction des fentes est plus grande.Il faut évidemment que la contraction ne soit pas entravée par un serrage de la feuille entre deux surfaces. Le procédé suivant l'invention est applicable non seulement à des bandes planes, mais permet également de fabriquer des filets tubulaires ou des tuyaux. A cet effet, on utilise comme bande apte à la contraction un tuyau qui est entaillé à l'état replié et qui est ensuite contracté sous l'action d'un agent de séparation. Ces agents de séparation sont désignés également par le terme d'agents anti-adhérants. Ils ont pour effet que malgré le réchalaffement, les feuilles n'adhèrent pas les unes aux' autres. Par ailleurs, on peut également utiliser des agents de séparation mécaniques, par exemple un mandrin de forme appropriée sur lequel est emmanché le tuyau fendu et qui est réchauffé sur son tronçon le plus mince. Lorsque le filet à produire doit avoir une épaisseur particulièrement grande, on peut obtenir ce résultat avantageusement par le fait que plusieurs couches de bandes contractibles entaillées sont contractées conjointement, les différentes couches se réunissant alors pour donner un matériau composite. Lorsque les couches ont également été entaillées en commun, on obtient un filet uniforme d'épaisseur correspondante. En cas d'entaillage séparé et notamment différent, on obtient une combinaison correspondante de filets.Dans ce cas, il est tiré un double avantage du processus de contraction, à savoir d'une part l'ouverture ou 11 élargissement des fentes sous 11 action de la contraction, et d'autre part l'adhésion des différentes couches de bandes cont tractibles, par suite du réchauffement lors de la contraction, de telle sorte que l'on obtient un élément composite compact. Il est ainsi possible de fabriquer des filets particulièrement épais à base de feuilles soufflées d'un faible prix. Si l'on utilise deux feuilles de couleur différente, on obtient des filets ayant des couleurs différentes sur les deux faces. Comme bande contractible, on peut utiliser, comme on l'a déjà signalé plus haut, une feuille thermoplastique homogène et aussi se la mousse thermoplastique. La mousse entaillée et con tr- Lès structures en filet suivant 11 invention sont aptes à être revêtues dvun revêtement ou a'une couche. Ce résultat peut être obtenu de diverses manières. C e est ainsi qu'il est possible de doubler la bande contractible, après ltentaillage et la contraction, d'une autre bande de matière qui, elle, n'est pas entaillée, le doublage étant exécuté de préférence à l'aide de la chaleur encore contenue dans la bande contractible. Si la bande de doublure non entaillée est par exemple une feuille de matière plastique, on obtient une structure dans laquelle une feuille imperméable est en quelque sorte renforcée par une structure en filet.En tout état de cause, le filet contribue sensiblement à augmenter la résistance de la feuille contre la déchirure amorcée. La structure en filet suivant l'invention peut être notamment utilisée comme produit de remplacement pour des tissus et des articles de bonneterie, et l'on peut modifier de manière simple l'épaisseur et la grandeur des ouvertures par un choix approprié de la position et de la longueur des fentes, de la distance entre les fentes et de la disposition des fentes. Un secteur d'application est par exemple le sac connu à pompes de terre, dont le tissu de jute peut être remplacé avantageuseient par le filet suivant l'invention.Si l'on utilise le filet comme bande de support de revêtement de sol fabriquée par aiguilletage et collage, à la place des tissus de support traditionnels, cette solution, outre son avantage quant au prix, présente l'avantage supplémentaire que non seulement il contribue à augmenter la durée de vie des aiguilles, est imputrésible, mais encore garde sa stabilité de masse absolue notamment lors de l'opération de recuit accompagnant la contraction et s'oppose à la déformation du revêtement de sol placé. Le doublage peut également avoir lieu de manière telle que sur la bande contractible est appliquée une autre bande de matière à tendance moindre ou nulle à la contraction, par exemple du papier, avant l'entaillage, après quoi la combinaison est entaillée et contractée. Suivant que l'on assemble entièrement la bande de matière supplémentaire à la bande contractible ou que l'ai n'aseemble cette bande supplémentaire qu'en différents points, par soudure par points, on obtient une structure différente après l'entaillage et la contraction. Dans le cas d'une adhésion totale de la bande contractible et de la bande de matière supplémentaire, les âmes entre les ouvertures présentent une certaine courbure qui est due au fait qu'une bande se contracte à un degré plus grand que l'autre. Dans ce cas, le bande contractible est située à la face intérieure des âmes bombées. Dans le cas d'une liaison des deux bandes par quelques points seulement, les deux bandes se séparent quelque peu, lors de l'opération de contraction, aux endroits où elles ne sont pas reliées, ce qui donne l'impression d'une structure lâche. Le revêtement peut également être constitué par une application de colle fusible appliquée sur la feuille contractible à chaud, au-dessous de la température de contraction de cette feuille et entaillée et contractée conjointement avec la feuillecontractible, opération après laquelle cette colle fusible subsiste sur les âmes et les noeuds de filet de la structure obtenue. Cette matière peut être rendue adhésive par réchauffement et peut être collée sur une surface. Ce doublage peut également être exécuté en plusieurs étapes, et ce de manière telle que deux autres bandes de matière sont appliquées sur la bande contractible, maintenant cette bande entre elles, ou qu'une bande contractible est appliquée sur chacune des faces d'une bande de matière supplémentaire. Notamment lors de cette dernière opération, il est possible de créer des structures ayant la nature d'un textile, présentant par suite de l'inclusion du filet une résistance particulière-ment élevée à la déchirure sans que le filet ne soit visible à l'extérieur. Si l'on choisit par exemple comme bandes de ma tière extérieures une structure plane contenant des fibres, par exemple une nappe de fibres entremêlées ou un feutre, on obtient un produit de remplacement de textile présentant une résistance particulièrement élevée contre les déchirures, donnant également satisfaction sous l'angle esthétique, étant donné que le filet que cette structure contient n'est pas visible de l'ex térieur. D'autre part, notamment en lui donnant une couleur particulière, le filet peut également être rendu visible et appliqué à l'extérieur. Gracie à l'application ou à l'incorporation du filet suivant l'invention, les feutres ou nappes de fibres entremêlés de cette nature seront également lavables, étant donné qu'ils sont réunis essentiellement par le filet. L'effet esthétique susceptible d'être obtenu pour une telle matière peut encore être souligné de manière particulière par le fait que l'on utilise comme revêtement une feuille métallique ou une bande de matière métallisable. Il est ainsi possible d' obtenir ainsi d'une manière simple des effets esthétiques particulièrement heureux. Une autre possibilité d'application du filet suivant l'invention est constituée par un revêtement adhésif produit par le fait que les ouvertures prenant naissance par suite de la cnntraction sont remplies d'un produit adhésif. S'il s'agit d' un produit adhésif qui adhère également aux bords des ouvertures, on obtient une feuille ou une bande collante qui est ahdésive sur ses deux faces. Les ouvertures peuvent également être remplies avec d'autres substances qui doivent être maintenues au moyen d'un squelette. Il peut s'agit par exemple de matériaux isolants de charge, de produits de nettoyage, de décapage et de polissage, de semences de plantes, de produits adhésifs activables à chaud à haute fréquence etc. Si le procédé suivant 11 invention est mis en oeuvre avec une bande de matière qui se contracte sous l'action de produits chimiques, on utilise à cet effet de préférence des solvants qui font gonfler la bande de matière intéressée. Ce gonflement est en règle générale accompagné automatiquement d'une contraction, et la position obtenue après la contraction est, en substance, maintenue après ltévaporation du solvant. Si l'on pratique des fentes séparées rectilignes distantes l'une de l'autre, au sein de leur rangée et aussi d'une rangée à l'autre, d'environ la moitié de la longueur de la fente, on obtient une structure de filet particulièrement avantageuse, à savoir en nid d'abeilles avec des âmes ayant toutes sensiblement la même longueur. En ce qui concerne l'étirage et la résistance à la déchirure, ce filet présente une résistance particulièrement élevée, compte tenu de son épaisseur. Par ailleurs, cette structure communique également une stabilité de forme élevée au filet. L'invention est maintenant décrite plus en détail avec réfé rence au dessin représentant plusieurs formes de réalisation. La Fig. 1 représente un mode d'entaillage à fentes rectilignes, les ouvertures obtenues lors de la contraction étant représentées en traits interrompus. La Fig. 2 est une vue en coupe de la feuille entaillée suivant la Fig. 1. La Fig. 3 est une vue en coupe de la feuille entaillée de la Fig. 1, après l'opératIon de contraction. La Fig. 4 représente une disposition avec des fentes rectilignes à distances plus grandes entre les rangées. Le whigs. 5 à 15 représentent différents dessins d'entaillage. La Fig. 16 représente une feuille contractée dans laquelle on a prévu entre des rangées à fentes décalées les unes par rapport aux autres des rangées dont les fentes ne sont pas décalées les unes par rapport aux autres. La Fig. 17 représente un filet obtenu par contraction;doublé d'une feuille sur ses deux faces. La Fig. 18 représente une nappe de fibres entremêlées ou feutres présentant sur ses deux faces un filet. La Fig. 19 représente un filet dont les ouvertures sont remplies avec un produit adhésif. La Fig. 20 illustre le principe d'une installation pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention. La Fig. 21 illustre le principe de fonctionnement d'une installation, vue en coupe, servant à la mise en place de gouttelettes de produit adhésif. La Fig. 22 est une vue en coupe de la même'installation servant à un usage similaire, pour la mise en place de gouttelettes d'une autre forme. La Fig. 23 représente un filet dont les ouvertures contiennent du produit adhésif sous forme de gouttelettes. La Fig. 1 représente un dessin de fentes dans lequel des fentes rectilignes S séparées les unes des autres sont disposées en rangées de manière telle que, d'une rangée à l'autre, les fentes se chevauchent. Pour ce dessin, la distance entre les feues S d'une rangée ainsi que la distance oiune rangée à l'autre est d'environ la moitié de la longueur d'une fente. Lorsqu' une feuille F entaillée de cette manière est soumise à l'opéra- tion de contraction, on obtient en substance les ouvertures G tracées en traits interrompus, entre lesquelles subsistent des âmes R constituant chacune un hexagone en forme de nid dtabeil les. Les noeuds obtenus sont design par T. La Fig. 2 est une vue en coupe de la feuille entaillée suivant la Fig. 1. Après la contraction, on obtient une structure représentée en coupe à la Fig. 3. Comme on peut le constater, le filet N obtenu a une épaisseur sensiblement plus grande que celle de la feuille F représentée à la Fig. 2. On obtient des âmes relativement épaisses qui communiquent au filet N une résistance élevée contre la déchirure amorcée. La disposition des fentes représentée à la Fig. 1 peut être modifiée dans de larges limites. La Fig. 4 représente une telle variante, dans laquelle la distance d'une rangée de fentes à la rangée voisine est grande en comparaison avec la distance entre les fentes au sein d'une rangée. Lorsqu'une bande ainsi entaillée est soumise à l'opération de contraction, on obtient des ouvertures relativement allongées. D'autres variantes consistent par exemple à prévoir les extrémités des fentes d'une rangée en substance au niveau des commencements des fentes des rangées voisines. En outré il est possible de faire varier la longueur des fentes d'une rangée à l'autre, de telle sorte que l'on obtient des ouvertures différentes et dès lors des dessins différents. L'entaillage peut se faire au moyen de fentes distinctes et rectilignes mais aussi au moyen de fentes ayant d'autres formes, qui communiquent alors à la matière contactée un effet esthétique particulier. Cela peut être important par exemple pour des rideaux et des tentures. Les Figs. 5 à 15 représentent des formes de réalisation de dessins de fentes. Par ailleurs, il est évidemment également possible d'imaginer d'autres dessins de fentes. La Fig. 16 représente une bande contractée dans laquelle on a prévu des rangées à fentes décalées les unes par rapport aux autres d'une rangée à l'autre et des rangées à fentes non décalées. Comme on le voit, des âmes obliques sont formées au sein des rangées dont les fentes sont décalées d'une rangée à l'autre, ce qui donne naissance à des ouvertures correspondantes Dans la région des rangées à fentes non décalées, les fentes, en revanche, se sont très peu entrouvertes. On obtient ainsi un filet présentant un aspect aprticulier. La Fig. 17 représente un filet doublé sur chaque face d'une bande de matière supplémentaire, à savoir les feuilles 2 et 3. Le filet 1 confère au corps composite une résistance élevée contre les déchirures amorcées, ce qui est particulièrement important dans les cas où, au lieu des feuilles 2 et 3, on utilise des matières textiles. Les feuilles 2 et 3 peuvent être collées simplement sur le filet 1. Ce collage peut par exemple avoir lieu par le fait que le filet est-porté à une température adéquate et que les feuilles 2 et 3 sont appliquées sous pression sur le filet réchauffé. Le doublage peut avoir lieu par exemple avec l'utilisation de la chaleur résiduelle de la bande contractible, chaleur qui a été communiquée leurs de ltopération de contraction. La Fig. 18 représente un corps composite dans lequel une matière fibreuse, à savoir un feutre 4 présente sur chaque face un filet 5 et 6 respectivement. Ici encore, la liaison entre le feutre 4 et les filets 5 et 6 peut avoir lieu par exemple par collage. Si le feutre présente une résistance appropriée contre l'action thermique, ce collage peut être exécuté par réchauf fement des filets 5 et 6 et par application sous pression sur le feutre 4. Lorsqu'il s'agit d'un feutre très lâche, il y a lieu de faire en sorte que l'action adhésive des deux filets 5 et 6 traverse le feutre 4, de telle sorte qu'en certains points, les filets 5 et 6 sont liés l t un à l'autre. La Fig. 19 représente un filet 17 dont les ouvertures 8 sont remplies d'un produit adhésif. Il s'agit ici d'un produit autocollant qui donne naissance à une feuille autocollante sur les deux faces. La Fig. 20 est une schéma de principe d'une machine pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention. Dans cette machine, les deux cylindres d'alimentation 9 et 10 alimentent dans le sens de la flèche une bande contractible entaillée Il qui est soutenue par les deux cylindres de support 12 et 13 de manière telle qutentre ces deux cylindres de support on obtient un tronçon 14 de bande contractible librement suspendu . Audessus de ce tronçon 14 est disposé un radiateur infrarouge 15 avec un réflecteur 16 qui réchauffe le tronçon 14 à un degré tel que la contraction débute. La bande contractible Il transportée par le cylindre de support 13 passe ensuite entre les deux cylindres d'évacuation-17 et 18 qui assurent l'évacuation de la bande contractée. Si l'on alimente à la machine décrite ci-dessus une feuille de polyéthylène haute pression avec des fentes d'une longueur de 4 mm, une distance entre fentes de 2,6 mm et une distance entre les rangées de fentes de 1 mm, et que les rangées de fentes sont parallèles à la direction de transport de la bande, la feuille utilisée ayant une capacité de contraction d'environ 50 1, on chauffe de préférence le cylindre de support 12 à 80 C et le cylindre de support 13 à 600C. Avec un mdiateur infrarouge 15 disposé à environ 5 cm au-dessus de la bande, on porte la température de cette bande, pendant l'opération de contraction, à environ 115 C, cette bande se déplaçant à une vitesse de 25 m/mn.On obtient des ouvertures hexagonales en forme de nid d'abeilles dans la bande. Le procédé suivant l'invention pour la fabrication d'un corps contenant une structure en filet, à base d'une feuille thermoplastique, peut egalement être modifié de manière telle que l'on obtient des structures tridimensionnelles au moyen d'un procédé de formage à chaud. Dans ce cas, la chaleur résiduelle du filet, provenant de la contraction thermique, est utilisée pour la déformation de la structure de filet entre deux outils de formage chauffés. Des exemples exemples sont l'estampage et 1 'emboutissage. D'une manière générale on peut affirmer que la fabrication d'un filet suivant le procédé de l'invention, dans lequel la contraction est amorcée par un processus -thermique > peut être combinée avec d'autres opérations de traitement qui exigent également un traitement thermique. Conformément à l'invention, les filets peuvent être utilisés comme des dessous de carpettes et de tapis et peuvent remplacer de manière avantageuse les tissus de jute utilisés jusqu'ici, notamment parce qu'en raison de leur processus de fabrication, les filets ont une stabilité dimensionnelle très grande et également parce que, tirant bénefice de leur thermoplasticité, les filets peuvent être solidarisés, sans l'aide de produits adhésifs, avec le dos de revêtement de tapis, si ces derniers présentent une surface apte au ellage, notamment une surface à base de chlorure de polyvinyle ou de résine de coulée. Des filets fabriqués en matériau antidérapant peuvent être utilisés avec avantage sous des revêtements de sol placés librement, et sont constitués de préférence de feuilles de chlorure de polyvinyle plastifié ou de polyéthylène à bas prix, également en mousse, et dans le dernier cas il est possible d'additionner des matériaux antidérapants tels que le polyisobutylane, des copolymères thermoplastiques ayant la nature du caoutchouc, ces matériau pouvant également être utilisés comme couche extérieure. Il a été trouvé, de manière surprenante, qu'il est maintenant possible d'emballer dans des sacs en matière plastique des marchandises sensibles à l'absence d'air, notamment des produits alimentaires tels que la farine, alors que jusqu'Ici il n'a pas été possible d'utiliser, pour des raisons de résistance mécanique, des feuilles tellement minces qu'elles sont encore permea- bles à l'air, par exemple en polyéthylène qui est parfait sous l'angle physiologique; grâce à l'invention il est possible maintenant de doubler des feuilles extrêmement minces, de 15/w et plus, par un filet suivant l'invention, qui en tout état de cause est perméable à 1'air, de manière telle que ce filet communique d la structure composite la résistance mécanique nécessaire.En outre, en raison du fait que la feuille lisse constitue la paroi intérieure, on obtient un effet antidérapant favorable pour le stockage. Conformément à une forme de réalisation particulière, des fibres sont reliées au moyen d'un processus d'aiguilletage en lui-même connu à une feuille contractible, avant et de préférence après l'entaillage. Ensuite, le produit composite est soumis à un traitement de contraction tel qu'il a été décrit plus haut. D'une manière surprenante, d'une part la contraction a donné lieu à l'ouverture décrite plus haut des fentes, et a conduit à des âmes plus épaisses; d'autre part la feuille ne se contracte pa5 aux endroits des trous d'aiguilletage, là où les fibres sont solidarisées avec la feuille, de telle sorte que les fibres ne se séparent pas; au contrainre, la feuille entoure intimement les fibres et les assujettit dans leur position.On peut ainsi obtenir à un très bas ptix de revient des produits textiles perme- ambles,3 liant plastique. , dont la nature est proche des feutres et qui peuvent être utilisés et traités de différentes manières pouvant servir par exemple de matériau d'emballage, de produit non tissé jeté après usage, d'étoffe de doublure, de renfort et d'additon pour les usages les plus divers, de doublures ou de supports de tapis, etc. La bande contractible peut égalementeâtre constituée par une feuille mousses ou une feuille activable contenant un agent de gonflement ou un agent porogène, comme il sera décrit en un autre endroit. Ces matériaux peuvent également être imprégnés, enduits, peints ou collés. La possibilité d'application décrite plus haut d'un filet suivant l'invention servant de moyen activable à chaud pour la solidarisation de deux couches peut être élargie de différentes manières; en particulier, le filet constitué par une seule couche ou le filet composé comprenant deux ou plusieurs couches peut être réalisé en matières plastiques qui, par activation thermique, présentent une adhésion particulièrement bonne à 1' égard des matériaux à solidariser; outre l'addition de produits favorisant l'adhésion à des feuilles plastiques normales, par exemple en polyéthylène haute pression, additions qui sont constituées en particulier par des copolymères (par exemple des copolymères d'acétéate de vinyle et d'éthylène), du polyisobutylène et d'autres adhésifs connus, les filets peuvent eux-rn#rnes être fabriqués en un adhésif sous forme de feuilles.Cela veut dire que la matière textile a des propriétés très adhésives au moment du collage, obtenues par activation thermique, au moyen de solvants, par application de pression ou par application d' autres mesures ou combinaisons de mesures, tandis que la cohésion est réglée de manière telle qu'à la température ordinaire on obtient un produit suffisamment solide. C'est ainsi par exemple qu'une feuille adhésive relativement tendre ou mince peut, pendant l'opération de contraction à une teméprature accrue, être soutenue sans difficultés par des bandes, des cylindres ou similaires ayant des surfaces en un matériau non adhésif. On a signalé plus haut la fabrication d'une bande contractible à partir d'une matière thermoplastique mousse sous forme de feuille; en complément il est proposé que la transformation en mousse de la matière thermoplastique peut être exécutée en corrélation avec la fabrication du filet. Alors que la formation de mousee peut avoir lieu en général à partir d'une feuille contenant des agents de gonflement ou porogènes, avant l'entaillage ou après l'entaillage, mais avant la contraction, il est proposé comme méthode particulièrement favorable de ne procéder à la transformation en mousse de la matière plastique qu'après l'opération de contraction, à partir de la structure en filet demi-finie.A titre d'exemple, on peut utiliser un granulé de polyéthylène haute pression, désigné par le nom de Lupolen 1810 E (marque enregistrée de la BASF) avec un indice de fusion de 0,8, auquel on ajoute une quantité de 1 % d'un agent de gonflement donnant par exemple naissance à de l'azote, appelé Porofor Type TR (marque enregistrée) d'une température de décomposition de 1756C. Le produit est transformé dans une machine à extrusion à une température de 1700 C, avec un rapport de gonflement d'environ 1:6 en un tuyau en feuille d'une épaisseur d'environ 175 . A la sortie de la filière annulaire on a constaté une certaine action moussante qui est toutefois fortement anéantie par le n processus de gonflement et d'étirage, de telle sorte que l'on obtient une feuille relativement rugueuse avec des traces de bulles. Cette feuille est ensuite entaillée avec formation de fentes de 4,0 mm de longueur, 2,6 mm de longueur d'âme et 2,0 mm de distance entre fentes et réchauffée sur au moins une face avec des radiateurs infrarouges distants de la feuille d'environ 5 cm, comme on le représente à la Fig. 17.Ensuite la température est augmentée à l'aide de radiateurs infrarouges supplémentaires disposés à une distance de 4 cm seulement R un degré tel que, d'une épaisseur d'environ 500/; , le filet est gonflé à une épaisseur d'environ 850 ~ . Par suite de la formation d'une pellicule superficielle, le produit a présenté une bonne résistance, même aux endroits d'amorce de déchirure. Les produits ainsi obtenus peuvent évidemment être revêtus, sans difficultés, sur une face ou sur les deux faces,de produit adhésif, qui en cas de sélection appropriée ne porte pas préjudice au processus de formation de mousse. Il est évident que, dans un tel cas, les zones de contact éventuelles avec des cylindres de guidage ou similaires doivent être antisadhérentes. Ces produits adhésifs sont de préférence appliqués sous forme de masse fondue, bien qu'une application sous forme de solution ou de dispersion suivie d'une opération d'évaporation du liquide soit également possible. Le produit adhésif peut également être appliqué sous forme de substance mousse, de telle sorte qu'il augmente en volume et qu'il convient mieux notamment pour l'adhésion S des substrats rugueux,comme par exemple des planchers en béton, et des produits combinés de cette nature peuvent être utilisés par exemple comme des couches isolantes disposées sous des tapis, qui relient en même temps de manière réversible une bande de revêtement de tapis avec le sol, si l'on a utilisé un produit autocollant. Une adhésion définitive a lieu si le produit adhésif est activable à la chaleur et a exercé son action adhésive, après le refroidissement, entre deux substrats. Cette méthode permet évidemment aussi d'intercaler des couches en forme de filet entre deux substrats, ou d'utiliser le filet comme support pour une ou plusieurs variétés de produits adhésifs, ce qui est particulièrement utile dans l'industrie de la chaussure pour solidariser par exemple la doublure avec la tige, de manière élastique et perméable à l'air. Etant donné que l'industrie de la chaussure s'intéresse particulièrement d des sytèmes rapides ne faisant pas appel à des solvants, le filet peut être fabriqué lui- même en un matériau activable à chaud et/ou tram se porté sur une face ou sur les deux faces des produits adhésifs appropriés. Lorsque des couches adhésives relativement tendres et fragiles doivent être appliquées à la température ordinaire, on les appliquera de préférence sur la bande contractible déjà entaillée, notamment parce que en raison de leur longueur de chaîne généralement réduite et de leur faible viscosité, ces produits, lors du processus de contraction, n'opposeront guère de résistance nuisible à l'ouverture des fentes et à la contraction de la bande. Il a même été constaté, notamment lorsque les produits adhésifs ont une viscosité relativement redites qu'à la température accrue le produit adhésif non seulement est entraîné sans aucune difficulté par les âmes de la bande qui se contracte, augmentant alors obligatoirement d'épaisseur compte tenu de la surface qui diminue en superficie, mais que même il se contracte partiellement sur les points de croisement lors d'une augmentation supplémentaire de la température et constitue dès lors des structures qui sont particulièrement désirables pour certains objectifs, notamment pour le collage par points.Dans le cas d'une composition spécialement sélectionnée, le produit adhésif présente même une activité superficielle particulière conduisant à une contraction et à une forme bombée bien connue en ce qui concerne les gouttes d'eau, et cette forme peut être maintenue si on applique X opération de refroidissement brusque. Signalons en marge que si pour des substances tendres et fragiles, l'entaillage offre des difficultés à la température ordinaire, cette opération peut être facilitée par un refroidissement du substrat ou des outils de coupe. Il y a encore lieu de signaler que la structure de filet peut être obtenue avec une bande contractible entaillée même lorsqu telle située entre deux couches ou sous une couche, sans que cette couche participe nécessairement à la diminution de la superficie. Cela est possible notamment dans les cas où il n'y a pas de liaison solide entre les couches ou lorsque cette liaison est relâchée dans une large mesure par l'augmentation de la température, et c'est ainsi que par exemple, dans le cadre d'un collage de deux bandes textiles, par exemple de tissu ou de -feutre, on peut donner à une feuille entaillée intércalée, en résine synthétique ionomère à base de polyéthylène,la fonction de filet réducteur de superficie,cette feuille remplissant ensuite, sous l'action de la pression, la fonction de joint perméable à lXair entre les deux bandes textiles extérieures. Cela présente l'avantage qu'au cours d'une seule opération et avec une seule source de chaleur, on peut obtenir tant la fabrication du filet que la solidarisation des bandes. En tant que matière première, cette résine monomère est particulièrement utile pour le collage des textiles, étant donné qu'à une température accrue elle présente une adhésion excellente, alors qu'à la température ordinaire d'une part elle adopte la forme d'un filet et d' autre part elle exerce des forces de liaison très élevées et donne enfin-naissance, par suite de sa résistance élevée contre les solvants, à des produits d'une bonne résistance chimique contre les agents de nettoyage. Au sein du filet, la produit élastique peut également se présenter sous forme de couche centrale parmi trois couches il est appliqué entre deux bandes contractibles avant ltentail- lage et la contraction, et se contracte conjointoement avec ces deux bandes pour donner une structure en forme de filet, qui à la température ordinaire est pratiquement non adhésive. Le filet peut alors être transporte facilement et est activé comme décrit ci-dessus aux fins d'un collage; en général, on applique ra une pression pour chasser le produit adhésif dans le sens du plan de la bande plus ou moins vers les interstices entre les âmes.Ce produit adhésif formera alors en général une espèce d'anneau intérieur des cavités du filet, qui est adhésif en direction des deux faces et dégage au centre une zone dépourvue de produit adhésif favorable pour la respiration. Au lieu d'être appliqué sur les âmes, le produit adhésif peut évidemment également être disposé entre les âmes; l'activa- tion peut également avoir lieu à l'aide d'un solvant qui est: inséré dans le produit adhésif à l'aide de micro-capsules et qui est libéré sous l'action de la pression. Lorsqu'un produit adhésif ou d'autres masses sont introduits dans les interstices entre les âmes, la structure de cette masse peut encore être modifiée à l'aide dhne opération particulière. Lorsque comme aux Figs. 21 et 22, une masse plastique 20 est appliquée à l'aide de cylindres rotatifs 21, 22, dont l'un (21) entraine cette masse 20 à l'état fondu, tandis que l'autre (22) est éventuellement refroidi, cette masse étant chassée dans les interstices de la structure de filet 7, on obtient une structure en gouttelettes inhabituelle. Selon la viscosité de la masse 20, ces gouttelettes soit se transforment en petites billes 24, remplissant un angle des ouvertures de filet et faisant protubérance sur les deux côtés du plan du filet, soit rejoignent au moyen de filaments le revêtement du cylindre d'application 21, filaments qui se rompent lorsque la distance devient plus grande et forment ainsi une espèce de soie 25. Il a été possible d'obtenir de cette manière des surfaces portant des fibres ayant des longueurs de 20 mm et plus, susceptibles d'être utilisées pour des objectifs de collage particuliers et-à des fins d'isolation. Dans ce cas, le filet, outre qu'il constitue le support des masses plastiques, peut également être considéré comme communiquant une forme partIculière à ces masses; Le terme masse doit être considéré dans son sens large, et couvre des masses qui se solidifient après le refroidissement, eu après l'évaporation de liquide de support etc; à titre d'exemple on peut citer le bitume et des masses goudronneuses également avec des teneurs élevées de charge, des masses ou liquides de filature, des pâtes à papier, des matières plastiques et synthétiques à forte teneur en charges et aussi des matières plastiques et synthétiques qui se réticulent ou qui se précipitent aux fins du durcissement, du ciment et des masses contenant de l'alumine (donnant naissance à prix réduit, à des supports d'enduits, à des grillages de stabilisation de talus etc.). L'application de ces masses peut évidemment .avoir lieu de la matière la plus diverse, à l'aide des cylindres, par immersion, au moyen de racles, par feutrage, en bains ou d'une autre manière. Pour l'amélioration ou la modification de la structure des gouttelettes, on peut également utiliser des injections d'air; une structure de gouttelettes encore plastique et adhésive peut être utilisée pour la fixation à distance d'une couche supplémentaire, par exemple d'une feuille en matière plastique ou à base de fibres textiles ou minérales, ou similaires. REVENDICATIONS i.- Procédé de fabrication d'un filet ou d'un corps con tenant une structure de filet à partir de bandes de matière contractibles, notamment des feuilles thermoplastiques, caractérisé par le fait qu'une bande contractible présentant des rangées de fentes disposées en substance parallèlement, les fentes étant décalées d'une rangée à l'autre, la bande présentant une orientation de contraction en substance transversale à la direction des fentes, est soumise d une opération de contraction. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la contraction a lieu par échauffement de la bande au moins jusqutà un degré de ramollissement pour lequel la matière plastique de la bande, dans la région des fentes, se contracte aut#omatiquement pour donner naissance à des âmes épaissies et à des noeuds de filet, avec formation dsouvertu- res. 3.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la contraction est éxécutée par l'action de substances produisant la contraction de la bande. 4.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que lton utilise un mode d'entaillage pour lequel les extrémités des fentes d'une rangée sont en substance situées au niveau des commencements des fentes des rangées voisines. 5.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on utilise un entaillage pour lequel les fentes se chevauchent d'une rangée à la rangée voisine. 6.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on utilise un mode d'entaillage dans lequel on a prévuj entre des rangées de fentes décalées les unes par rapport aux autres, des rangées de fentes non décalées les unes par rapport aux autres. 7.- Procédé selon la revendication lg caractérisé par le fait que l'on utilise un mode d'entaillage comprenant des fentes rectilignes séparées les unes des autres. 8.- Procédé selon la revendication 7, caractérisé par le fait que la distance des fentes au sein d'une rangée ainsi que la distance d'une rangée à l'autre est d'environ la moitié de la longueur d'une fente. 90- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on pratique des fentes disposées suivant un dessin déterminé. 10.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on utilise une bande présentant, entre deux zonez entaillées, une zone de matière non entaillée. 11.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que des fentes rectilignes et des fentes d'une autre configuration sont combinées. 12.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par 1 fait que l'on utilise une bande ayant une orientation de conti tion parallèle à la direction des fentes. 13.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par 1? fait que lors de l'échauffement, la bande est maintenue ou a longée dans une direction transversale à la direction des fentes. 14.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par ~= fait que lors de la contraction, la bande est maintenue dn--s sens longitudinal des fentes ou est allongée dans ce sens. 15.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par > fait que la bande contractible est constituée par un tuyau qi est entaillé à l'état replié et qui est ensuite contracté sous l'action d'un agent de séparation. 16.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par ~2 t que plusieurs épaisseurs ou osuches de bandes contraction soles entaillées sont contractées conjointement, les différentes épaisseurs ou couches se réunissant pour former un corps compo site. 17.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par fait que la bande contractible est dotée d'un revêtement ou d'une enduction. 18.- Procédé selon la revendication 17, caractérisé par fait qu'après ltentaillage et la contraction, la bande contractible est doublée d'une bande supplémentaire non entaillée. 19.- Procédé selon l'une des revendications 2 ou 18, caractérisé par le fait que le doublage est exécuté à l'aide de la chaleur résiduelle de la bande contractible. 20.- Procédé selon la revendication 17, caractérisé par le fait que sur la bande contractible est appliquée, avant l'entaillage, une bande de matière supplémentaire å contracti bilité moindre, après quoi la combinaison des deux bandes est entaillée et contractée. 21.- Procédé selon la revendication 18, caractérisé par le fait qu'une bande de matière supplémentaire est doublée sur la face libre de la bande contractible. 22.- Procédé selon la revendication 17, caractérisé par le fait que sur la face libre de la bande de matière supplémen- taire est doublée une bande contractible supplémentaire. 23.- Procédé selon la revendication 17, caractérisé par le fait que le revêtement , à savoir la bande de matière supplémentaire, est constitué par une bande de matière plastique. d'une feuille métallique ou d'une structure contenant des fibres ou un feutre. 24.- Procédé selon la revendication 18, caractérisé par le fait qu'une bande de matière supplémentaire est métallisée. 25.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les ouvertures prenant naissance par suite de la contraction sont remplies d'un produit adhésif. 26.- Procédé selon la revendication 17, caractérisé par le fait qu'après l'entaillage mais avant la contraction est appliqué sur au moins une face de la bande un revêtement de produit adhésif autocollant. 27.- Procédé selon la revendication 17, caractérisé par le fait qutaprès la contraction est appliqué sur au moins une face un revêtement de produit adhésif autocollant. 28.- Procédé selon la revendication 17, caractérisé par le fait qu'après l'entaillage est appliqué sur au moins une face un revêtement de produit adhésif autocollant à une température supérieure à la température de contraction de la bande contractible. 29.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait que la bande contractible contient un agent moussant actif à la température de contraction. 30.- Procédé selon la revendication 17 5 caractérisé par le fait qu'un agent moussant est additionné au revêtement. 31. - Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait qu'après l'entaillage, la bande contractible est dotée sur les deux faces d'un revêtement et que la bande contractible est soumise à la contraction par action thermique agissant au travers les deux revêtements. 32.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'avant la contraction, des fibres lâches sont aiguilletées par le processus d'aiguilletage en lui-même connu dans la bande contractible. 33.- Procédé selon la revendication 17, caractérisé par le fait qu'après la contraction, un produit adhésif est appliqué sur la bande contractée au moyen d'un cylindre d'application. 34. - Procédé selon la revendication 18, caractérisé par le fait que la viscosité du produit adhésif sur le cylindre d'application est réglée de manière telle qu'entre le produit adhésif sur la bande contractible et le produit adhésif sur le cylindre d'application sont formés des filaments. 35.- Procédé selon la revendication 7 , caractérisé par le fait qutune pellicule de produit adhésif est déposée sur la bande de revêtement contractée, la viscosité du produit adhésif étant réglée de manière telle que la pellicule pénètre partiellement dans la bande contractée. 35.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait qu'après la contraction la bande est transformée par échauffement, avec utilisation de la chaleur résiduelle contenue encore dans la bande, au moyen d'outils de formage, en une structure tridimensionnelle.