L'invention concerne un procédé pour assembler des pieces en verre par scellement de leurs bords, selon lequel les bords pré-chauffés superposés sont chauffés par passage de courant électrique avec utilisation de points d'alimentation de courant disposés le long 5 de la périphérie extérieure et scellés.. Il est connu, en autres du brevet français îfo. 1,265»447» d'utiliser comme points d'alimentation de courant les flammes de brûleurs à gaz. Toutefois, on a constaté que cette méthode suscite des inconvénients. C'est ainsi qu'il arrive d'avoir un arc turbu-10 lent, ce qui a pour effet une trop large bande de verre à chauffer. De plus, l'arc peut rester pendant quelque temps à un point déterminé de la surface de verre, bien que la surface en verre soit déplacée par rapport au point d'alimentation de courant. Il en résulte un. surchauffage local et, de ce fait, une décomposition du verre. 15 Afin d'obvier à ces inconvénients, le brevet fran çais No. 1.355«757 a $éjà proposé d'entourer la flamme à gaz assurant la conduction du courant électrique d'un courant d'un gaz non ionisé, tel que de l'air froid. Cette méthode entraîne cependant l'inconvénient d'être compliquée. 20 On a constaté que lesdits inconvénients peuvent en tièrement être évités si l'on utilise, conformément à l'invention, un courant de gaz inerte, comme points d'alimentation du courant électrique. De préférence, on utilise de l'argon comme gaz conducteur du courant électrique. 25 La description ci-après, en se référant au dessin annexé, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La fig. 1 représente schématiquement en section transversale une disposition pour assembler des pièces en verre de l'ampoule d'un tube à rayons cathodiques. 30 La fig. 2 représente schématiquement la même disposi tion en section longitudinale. Sur la figure, le chiffre de référence (l) désigne un cône en verre d'un tube à rayons cathodiques auquel doit être scellée une fenêtre en verre plan (2). Le cône (1) est maintenu par un sup-35 port (10), la plaque en verre (2) par un support(11), ces supports pouvant être portés à rotation. Après chauffage, des bords à sceller, des pièces (l) et (2) à l'aide des brûleurs à gaz (3) et (4) à une température d'environ 600°C, un gaz inerte, ici constitué par de l'argon, est amené 40 au tuyaux en cuivre (5)» à l'aide des tuyaux souples (6) constitués 70 04258 2 2030382 par du matériau isolant et une tension alternative est connectée audits tuyaux (5) à l'aide .des conducteurs (9)• Les tuyaux (5) sont préalablement disposés à l'aide "de l'organe de serrage (8) de façon que leur buse soit écartée d'une distance comprise entre environ 0,5 et 2 cm des 5 bords en verre à sceller des pièces (1) et (2). A l'état froid» le courant d'argon conduit déjà suffisamment le courant électrique vers les bords en verre pré-chauffés. G-râce à cette circulation de courant électrique, l'argon est rapidement chauffé de façon qu'il se forme un arc (12), tout comme dans le cas d'un tel courant électrique dans une flam-10 me à gaz dans le procédé connu. Dans l'exemple de réalisation représenté sur le dessin, l'ampoule (l) a une épaisseur de paroi de 2 mm, la fenêtre 2 une épaisseur de 4 mm. Dans le cas où des deux côtés de la fenêtre, la longueur de l'arc est de 0,5 cm, la tension alternative est initialement d'environ 7000 V cm, mais après chauffage du courant d'ar-15 gon et du verre, il s'avère qu'elle baisse jusqu'à environ 1500 Y. Ces valeurs correspondent pratiquement à celles auxquelles on utilise pour la conduction une flamme à gaz.. Dans ce cas, le courant d'argon a une section de 1 mm, alors qu'on utilise environ 2 litres d'argon par minute par point d'alimentation de courant. 20 Contrairement aux procédés connus où un arc alimenté par l'intermédiaire d'une flamme à gaz se déplace impétueusement, l'arc est parfaitement tranquille et ne tend pas à rester "collé" à certains points de la soudure, dans le cas d'utilisation d'un courant d'argon, de sorte qu'on évite la formation de points brûlés dans la soudure. 25 L'intensité de courant traversant les arcs et-lesbords du verre est initialement de 8 ampères, mais est portée ultérieurement à environ 14 ampères, valeur à laquelle le verre est liquide. Après scellement des bords des pièces (1) et (2), on coupe le courant électrique tout comme l'alimentation en argon, afin d'éviter qu'un courant d'ar-30 gon froid n'entre en contact avec la soudure chaude, après quoi la soudure est chauffée de façon usuelle à l'aide des brûleurs (3) et (4) pour être refroidie lentement» Le support (11) maintenant la plaque constituant fenêtre (2), par exemple par vide, peut être animé d'un mouvement de- va-et-vient de façon usuelle, ce qui permet de maintenir les 35 bords en verre des pièces (l) et (2) à quelque distance l'une de l'autre, lors du pré-chauffage, de façon qu'il se produise un chauffage plus uniforme des faces extérieure et intérieure. Les bords sont mis en contact l'un avec l'autre afin d'être scellés. L'invention convient à l'assemblage d'épaisses pièces 40 de paroi en verre, telles que la fenêtre et le cône de tubes servant à 70 04258 3 2030382 reproduire des images de télévision, aussi bien à l'assemblage de minces pièces de paroi, telles que le col et le cône d'un tel tube image. Evidemment, la longueur de l'arc et l'intensité de courant sont alors adaptées à l'épaisseur du verre et, au besoin, également le diamètre et la vitesse de circulation du courant d'argon. . Bien que l'exemple de réalisation ne mentionne que l'argon, il est évident que d'autres gas inertes, tels que le néon, l'hélium, le crypton et le xénon peuvent également être utilisés à cet effet. Toutefois, on a constaté que 1'argon fournit les résultats les plus favorables. Au lieu de deux points d'alimentation de courant, on peut également recourir à l'utilisation d'un plus grand nombre de points d'alimentation, par exemple trois, et dans, ee cas, on utilise un courant triphasé ou polyphasé. Dans ce cas, le scellement des pièces en verre a j peut etre effectue lorsqu'elles occupent une position stationnaire par rapport aux points d'alimentation de courant. De plus, il est possible d'afcaisser la tension d'amorçage et la tension d'arc en réalisant dans la canalisation d'alimentation de gaz ou tout près de l'orifice d'évacuation de gaz une décharge auxiliaire permettant d'obtenir une pré-ionisation du courant de gaz. 70 04258 4 2030382 Revendications ; 1. Procédé pour assembler des pièces en verre par scellement de leurs bords, selon lequel les bords pré-chauffés superposés sont chauffés par passage de courant électrique à l'aide de points d'alimentation de courant disposés le long de la périphérie extérieure, ce . procédé étant caractérisé en ce qu'on utilise un courant de gaz inerte comme point d'alimentation du courant électrique. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le gaz inerte est constitué par de l'argon. 3. ' Procédé selon la revendication 1' ou .2, caractérisé en ce que le courant de gaz est pré-ionisé à l'aide d'une décharge auxiliaire. 4. Objet en verre, notamment récipient à vide, réalisé par la mise en oeuvre du procédé spécifié ci-dessus.