On sait que pour la plupart des applications sportives, il est nécessaire de prévoir une fondation pouvant comporter une épaisseur de l'ordre de 10 12 cm d'éléments durs tels que cailloux, ciment, enrobés divers ou éléments équivalents, cette couche d'éléments durs étant habituellement recouverte de 1 à 3 cm de sable. Au-dessus d'une telle fondation, suivant la nature des utilisations du revêtement de sol que l'on veut réaliser, on utilise une chape dure d'épaisseur et de nature variables, pouvant être constituée par exemple dans le cas d'une chape de court de tennis, par une charge naturelle éventuellement teintée dans la masse, telle que du sable, ou par un matériau artificiel tel que la brique pilée, aggloméré par un liant approprié. Conformément d l'invention, ce dernier liant peut être constitué avantageusement par un plastifiant acrylique faiblement étendu d'eau, et pouvant contenir du méthacrylate de méthyle. Une telle chape dure peut avoir une épaisseur comprise entre 3 et 5 nn, dans le cas d'une chape destinée à un court de tennis. Dans le cas de pistes de course, de terrains de basket ou de hand-ball, ou de sols destinés à des salles de sports, à des jardins d'enfants ou à des aires d'évolution, on emploie de préférence une chape comportant environ 50 % d'éléments caoutchouteux, granuleux ou fibreux, le reste étant constitué par 30 % environ de kaolin, 20 % d'une résine latex appropriée permettant de lier lesdits éléments caoutchouteux, et 4 % d'une émulsion basique constituée de préférence par une émulsion de bitume à 60 Z. Une telle chape permet en effet la pénétration des clous équipant les souliers des coureurs ou des athletes. I1 y a lieu de remarquer que cette chape de revêtement à base de caoutchouc peut être réalisée de façon connue en soi en plusieurs couches successives représentant une épaisseur totale de l'ordre de 10 à 20 mm,les couches inférieures étant composées par du caoutchouc granuleux ou fibreux lié par ladite résine latex et ladite émulsion basique de bitume, une dernière couche superficielle pouvant être constituée uniquement par une couche mince de caoutchouc granulé de 0,2 à 0,4 mm de diamètre, liée à la couche sous-jacente au moyen de la même résine latex utilisée pour la constitution desdites couches inférieures. Cette dernière couche empêche toute possibilité d'adhérence imprévue des souliers sur une résine latex insuffisamment séchée. La demanderesse a constaté que les facultés de rebondissement du revêtement de sol dues à l'élasticité du caoutchouc par exemple ou à l'emploi d'un liant acrylique susceptible d'agglomérer des agrégats, sont insuffisantes dans de nombreux cas, où l'on demande au revetement de grandes qualités de souplesse et d'élasticité en vue d'améliorer par exemple le rebondissement des balles ou de réduire la fatigue musculaire des athlètes en évitant notamment les tendinites. La présente invention pallie cet inconvénient et a pour objet un nouveau revêtement de sol caractérisé par le fait que son élasticité est notablement accrue par la prévision, entre la fondation de type classique, et le revêtement final, pouvant être également de type classique, et adapté à l'application envisagée, drune couche intermédiaire constituée par une cou che inférieure souple et imputrescible du type polystyrene expansé de 20 à 30 mm d'épaisseur, recouverte d'une chape de 10 à 20 mm d'épaisseur constituée par un mélange homogène contenant un tiers de pouzzolane ou de mache- fer par exemple en grains de l'ordre de 0,3 mm, un tiers d'agrégats naturels ou artificiels type sable ou brique pilée en grains de même diamètre, et un tiers en volume de liant plastifiant permettant d'assembler entre eux ladite couche de polystyrène et les agrégats divers entrant dans la composition de ladite chape. Conformément à l'invention, ce liant est de préférence constitué par un plastifiant acrylique utilisable également pour constituer les cha pes de courts de tennis. Les caractéristiques de la présente invention seront mieux com prises à la lecture de la description qui stiit de deux exemples de réalisa tion de revêtements de sols conformes à l'invention, correspondant respectivement le premier à un revêtement pour pistes de courses, terrains de basket ou sols similaires, et le deuxième à un revêtement pour chape de court de tennis, ces deux exemples de réalisation étant donnés à titre non limitatif et étant décrits en se référant au dessin annexé sur lequel: - la fig. 1 est une coupe d'un revêtement de sol suivant l'in vention, comportant un revêtement final constitué par deux couches et destiné à une piste de course ou un sol similaire et la fig. 2 est une coupe d'un revêtement de sol destiné à une chape de court de tennis. On voit sur ces figures 1 et 2, que, dans les deux cas, ce re vêtement comporte une fondation 1 de type classique constituée comme on l'a dit plus haut, par une couche de 10 à 12 cm d'éléments durs, recou verte d'une couche de 1 à 3 cm de sable. Le revêtement final comporte, dans le cas de la figure 1, une couche 2 constituée par du caoutchouc granuleux ou fibreux lié par une résine de latex appropriée, et un revêtement superficiel 3 de faible épaisseur, constitué par du caoutchouc granuleux adhérant sur la résine latex incorporée dans la couche 2 de caoutchouc granuleux ou fibreux. Dans le cas de la figure 2, le revêtement final est constitué par un revêtement 3a qui, au lieu d'être constitué par du caoutchouc granuleux, comme dans le cas de la partie superficielle 3 du revêtement de la figure 1, est constitué à raison de 75 % par une charge naturelle du type sable, ou un matériau artificiel du type brique pilée, cette charge et/ou ce matériau artificiel étant lié par un liant plastifiant acrylique synthétique du type vendu sous la marque "Vincenyl 9.810" par les Etablissements SHEBY à Bezons, représentant environ 15 % du volume total de ladite chape, et étant additionné d'eau dans une proportion de l'ordre de 6 %, et de méthacrylate de méthyle dans la proportion de 4 % environ de ce volume total. La résine latex utilisée pour constituer le revêtement final de la figure 1 peut être constituée éventuellement à raison de 12 % du volume total de la chape par le liant vendu sous la marque "Ugitex" par les Etablissements PLASTIMER, filiale de la Société UGINE KUHLMAN, et à raison de 9 % de ce volume total par le liant vendu sous la marque "L 652" par la même Société. Comme on l'a dit plus haut, indépendamment de la fondation 1 qui est la mOrne dans les deux cas, et qui est de type connu, et du revêtement final constitué suivant le cas par les deux couches superposées 2 et 3, ou par du sable et/ou de la brique pilée dans le cas de la chape de court de tennis 3a l'épaisseur étant dans le premier cas de 10 à 20 mm, et dans le second de 3 à 5 mm, les deux sols représentés sur les figures 1 et 2 présentent, conformément à l'invention, la caractéristique particulière de comporter une couche intermédiaire constituée par une plaque de poly styrène expansé, posée sur le sable de la fondation 1, et représentée en 4 sur les deux figures 1 et 2, cette plaque souple et imputrescible ayant une épaisseur comprise entre 20 et 30 mm, et étant recouverte d'une chape constituée pour un tiers de son volume par du sable ou de la brique piléee, en grains de 0,3 nin de diamètre, pour un autre tiers par du pouzzolane ou du mâchefer également en grains de l'ordre de 0,3 mm de diamètre, ces différents agrégats étant liés entre eux par un plastifiant susceptible également d'adhérer sur le polystyrène, et pouvant être de préférence constitué par ledit plastifiant acrylique vendu par les Etablissements SHEBY à Bézons sous la dénomination "Vincenyl 9.810", cette couche visible en 5 sur les figures 1 et 2, ayant une épaisseur variable entre 10 mm et 20 mm. I1 est facile de comprendre, que la couche de polystyrène expansé confère à l'ensemble du sol des qualités de souplesse et d'élastici té très supérieures à celles des sols de types classiques ne comportant pas de couche intermédiaire, et que, néanmoins, la présence de la chape d'agrégats durs liés par ledit plastifiant acrylique, permet de ne transmettre à ladite couche de polystyrène, que l'ensemble des efforts s'exer çant sur la chape d'agrégats, et non les efforts locaux dûs à l'enfonce- ment des pointes des souliers des coureurs ou des athlètes, dans le cas de la figure 1 par exemple. I1 est bien entendu que les caractéristiques de ladite couche intermédiaire ne sont données qu'à titre non limitatif, et qu'il est possible de momifier les épaisseurs et les compositions de la chape supérieure et de ladite feuille de polystyrène expansé, qui confèrent au sol la souplesse et l'élasticité requises, sans altérer pour cela l'économie générale de l'invention. REVENDICATIONS 1. Revêtement de sol, en particulier pour applications sportives, du type comportant deux couches intermédiaires superposées, dont une élastique et comprenant une couche de matériau cellulaire souple et imputrescible, et une autre placée au-dessus de la première et comprenant des éléments durs constitués par des concassés ou des scories, ledit revêtement étant caractérisé par le fait : que les éléments durs constituant ladite couche intermédiaire supérieure, sont liés entre eux par un plastifiant, et forment une chape indé formable d'épaisseur constante, adhérant sur ladite couche intermédiaire élastique. 2. Revêtement de sol suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que ledit plastifiant est un plastifiant acrylique dénommé "Vincenyl 9.810" et vendu par les Etablissements SHEBY à Bezons. 3. Revêtement de sol suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait : que le volume desdits éléments durs est égal environ aux deux tiers du volume total de ladite chape et que ces éléments sont constitués par moitié d'agrégats du type sable ou brique pilée en grains de 0,3 mm de diamètre environ, et par moitié de pouzzolane, de mâchefer ou de produits équivalents, de préférence silico-alumineux, en grains de diamètre équivalent, ces différents agrégats étant répartis de façon homogène dans ladite chape. 4. Revêtement de sol suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3 et comportant un revetement final contenant des éléments acryliques et une certaine quantité d'eau, ce revêtement étant caractérisé par le fait que lesdits éléments acryliques représentent en volume de 12 à 18 % du volume dudit revêtement final et sont consti ar le liant acrylique précité dénommé "Vincenyl 9.810" ; et que ce revêtent final contient également entre 3 et 5% en volume de méthacrylate de méthyle.