La présente invention, due à Peter John GILL, concerne un procédé et un appareil destinés au serrage d'ensembles boulon écrou dans des conditions déterminées. On sait que pour obtenir l'efficacité maximale dans le serrage d'un écrou et d'un boulon il est nécessaire de serrer l'ensemble boulon-écrou de façon que l'effort de traction exercé sur la tige du boulon atteigne, et de préférence dépasse, une valeur minimale prédéterminée. Ceci est particulièrement important dans certaines applications comme les accouplements boulon nés à haute résistance, ainsi que le serrage par écrou et boulon dans les domaines de la construction automobile et aéronautique, où il est essentiel que les ensembles écrou-boulon soient correctement serrés et qu'il n'y ait pas de desserrage de l'accouplement dans les conditions d'utilisation, dans lesquelles les ensembles boulon-écrou sont soumis à des vibråtions ou d'autres efforts variables. Il a été proposé dans l'art antérieur d'utiliser certains types d'écrous et de rondelles appelés "écrous ou rondelles à indication de serrage". Ces écrous ou ces rondelles sont conçus de façon que lorsque au cours du serrage d'un ensemble boulon-écrou l'effort de traction qui s'exerce-dans la tige du boulon atteint ou dépasse une valeur minimale prédéterminée, une ou plusieurs parties de l'écrou ou de la rondelle subissent une déformation plastique qui peut etre détectée pour indiquer que la valeur minimale désirée de l'effort de traction dans la tige du boulon a été atteinte ou dépassée. L'invention concerne le type d'écrou ou de rondelle à indication de serrage dans lequel la déformation indiquée cidessus se traduit par un mouvement d'une partie de l'écrou ou de la rondelle vers la surface de portée contre laquelle l'écrou est serré. Dans le cas d'un écrou à indication de serrage, la surface de portée peut être la surface de la pièce serrée, ou la surface extérieure d'une rondelle dans le cas où une rondelle de portée classique est placée sous l'écrou. De façon similaire, dans le cas où l'on utilise une rondelle à indication de serrage avec un écrou classique, la surface de portée peut encore être la surface de la pièce serrée ou, la surface d'une rondelle de portée classique dans le cas où une telle rondelle est placée sous la rondelle à indication de serrage. On utilisera ci-après par commodité le terme "écrou à indication de serrage" pour désigner indifféremment un écrou à indication de serrage ou une rondelle à indication de serrage, sauf mention contraire. Ainsi, l'expression "écrou à indication de serrage du type indiqué" désigne indifféremment un écrou'à indication de serrage ou une rondelle à indication de serrage du type défini ci-dessus. Le brevet GB 1 370 792 décrit un exemple d'écrou à indication de serrage de ce type, dans lequel la partie de l'écrou qui subit une déformation plastique consiste en un rebord annulaire placé à l'extrémité de l'écrou qui vient en contact avec la face de portée. Lorsque cette déformation plastique se produit, il apparat une réduction de la hauteur axiale totale de l'écrou, mesurée entre un point de référence sur le corps de l'écrou et la surface de portée contre laquelle l'écrou est serré. Ce type d'écrou nécessite cependant de contrôler qu'il s'est produit une déformation de valeur désirée, et ce contrôle demande un examen distinct à l'aide d'une jauge comme la jauge du type "montre" décrite dans le brevet mentionné ci-dessus. D'autres écrous à indication de serrage et d'autres rondelles à indication de serrage de ce type proposés dans l'art antérieur nécessitent également de façon générale un examen et un contrôle ultérieurs avec une jauge d'une forme ou d'une autre. L'invention a pour but de fournir un procédé de serrage d'un ensemble boulon-écrou utilisant un écrou à indication de serrage, ce procédé permettant de s'assurer que l'effort de traction qui s'exerce sur la tige du boulon a atteint ou dépassé une valeur minimale désirée, et que la tige du boulon se trouve donc dans des conditions-de tension correctes. L'invention porte donc sur un procédé de serrage dtun ensemble boulon-écrou, cet ensemble comprenant un écrou à indication de Serrage du type indiqué, ce procédé ayant pour but de faire en sorte que la tige du boulon se trouve dans des conditions de tension correctes, et consistant à appliquer un couple de serrage à l'écrou, tout en appliquant simultanément au corps de l'écrou des moyens de détection destinés à détecter et à indiquer une variation de distance entre deux points de référence prédéterminée du corps de écrou, l'application du couple de serrage se poursuivant jusqu'à ce que les moyens de détection aient indiqué une variation de distance de valeur prédéterminée entre ces points de référence. Lorsqu'on utilise une rondelle à indication de serrage avec un écrou classique dans un ensemble boulon-écrou, l'expression "corps de l'écrou" qui figure dans le paragraphe précédent et dans les revendications doit être interprétée dans ce sens. Le "corps de l'écrou" peut être le corps de la rondelle et, dans ce cas, les deux points de référence mentionnés ci-dessus se trouvent sur la rondelle elle-même, ou bien l'un des points de référence se trouve sur le-corps de l'écrou classique tandis que l'autre se trouve sur la rondelle à indication de serrage. Dans ce dernier cas, on doit considérer que c'est l'ensemble correspondant à la combinaison d'un écrou classique et d'une rondelle à indication de serrage qui constitue le "corps de l'écrou". L'invention a également pour but de réaliser un appareil destiné à la mise en oeuvre du procédé ci-dessus. L'appareil de mise en oeuvre du procédé de l'invention se présente sous la forme d'une clé comprenant un corps muni de moyens permettant d'appliquer un couple de serrage à un écrou lorsqu'on fait tourner le corps ; des moyens de détection portés par le corps de la clé et possèdant deux éléments de détection mobiles l'un par rapport à l'autre, l'un au moins de ces éléments venant en contact avec le corps de l'écrou à'indication de serrage, tandis que les deux éléments de détection sont maintenus dans des positions prédéterminées l'un par rapport à l'autre lorsque l'écrou a subi un serrage initial l'amenant en contact avec la surface de portée ; et un générateur de signal porté par le corps de la clé et associé aux moyens de détection, ce générateur engendrant un signal lorsqu'il s'est produit une modification de valeur prédéterminée dans le positionnement relatif des deux éléments de détection, à la suite d'un serrage de l'écrou au-delà du serrage initial. Les deux éléments de détection peuvent venir en contact avec le corps d'un écrou à indication de serrage en des positions séparées par une certaine distance, ou bien, dans le cas où on utilise une rondelle à indication de serrage avec un écrou classique, l'un des élément de détection peut venir en contact avec l'écrou classique tandis que l'autre élément de détection vient en contact avec la rondelle à indication de serrage, au lieu que les deux éléments viennent en-contact avec le corps de la rondelle à indication de serrage en des positions séparées par une certaine distance. On a cependant constaté qu'il était plus commode en pratique de réaliser la clé de façon qu'un élément de détection puisse venir en contact avec la surface de portée, tandis que l'autre élément de détection vient en contact avec le corps de l'écrou à indication de serrage. On appelle "serrage initial" de l'écrou la position atteinte lorsque l'écrou a été vissé sur l'extrémité du boulon et serré de façon à rattraper tout le "jeu", tout serrage ultérieur à partir de cette position commençant à exercer un effort de traction sur la tige du boulon. Bien que l'invention puisse s'appliquer à une clé d'utilisation manuelle, c'est dans le domaine des clés à moteur que l'invention trouvera en pratique la plupart de ses applications. Un type préféré de générateur de signal consiste en un générateur électrique comportant des moyens tels qu'un minirupteur commandant un circuit électrique de façon que lorsque le générateur de signal est actionné, le minirupteur ouvre ou ferme un circuit électrique,ou ou émette un signal par un circuit électrique pour déclencher des moyens qui indiquent de façon tangible que l'écrou a été correctement serré. Cette indication tangible peut consister en l'apparition d'un signal sonore ou visuel, ou peut se traduire par la coupure de l'alImentation de la clé à moteur, ce qui correspond au mode de réalisation préféré. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation,donné à titre nullement limitatif. La description se réfère aux dessins annexés sur lesquels La figure 1 est une coupe verticale d'une clé correspondant à l'invention, fixée à l'extrémité d'entraînement d'une clé de serrage à moteur classique, et La figure 2 est une coupe selon la ligne 2-2 de la figure 1. Sur la figure 1, la référence 10 désigne l'extrémité avant d'une clé de serrage à moteur classique, comme par exemple une clé pneumatique. Le prolongement 11 de la clé est perpendiculaire à l'axe du corps principal de cette clé, et l'élément de clé tournant 12 dépasse du prolongement 11 et s'adapte normalement dans le réceptacle d'une douille de clé destinée à appliquer un couple de serrage à des écrous classiques, de la manière ordinaire. La clé correspondant à l'invention est désignée globalement par la référence 13, et est fixée au prolongement 11 d'une clé normale. La clé 13 représentée est utilisée pour serrer contre une surface de portée 15 un écrou à indication de serrage 14, et cet écrou est du type indiqué, comme par exemple un écrou semblable à celui décrit dans le brevet mentionné précédemment. Un tel écrou comporte un rebord de base 16 qui subit une déformation plastique lorsque l'écrou est serré pour exercer un effort de traction dans la tige du boulon de l'ensemble boulon-écrou. La clé 13 comprend un boltier cylindrique extérieur 17 à l'extrémité duquel est fixée une douille de portée 18 qui est coaxiale au boîtier 17 et possède un diamètre réduit par rapport à ce boîtier. L'extrémité supérieure du boîtier 17 est fixée à un collier cylindrique 19 qui entoure de façon glissante le prolongement 11 de la clé normale. Le boîtier 17 est fixé à la clé 10 par un étrier dont une partie d'une branche est représentée en 39. L'étrier est fixé à la clé 10 par la vis de blocage 40, et le mode de fixation est tel que le boîtier 17 ne peut pas tourner par rapport au prolongement 11, mais peut glisser axialement par rapport à ce prolongement.Le boltier 17.constitue une partie des moyens de détection mentionnés précédemment, et l'extrémité inférieure de la douille de portée 18 constitue un des deux éléments de détection mentionnés précédemment. Le corps principal 20 est placé en position axiale dans le boîtier 17 et possède une configuration d'allure générale cylindrique. L'extrémité supérieure du corps 20 possède un réceptacle axial de section non circulaire qui est destiné à être accouplé de façon non tournante à l'élément de clé 12 qui dépasse du prolongement 11 de la clé classique, ce qui permet de faire tourner le corps 20. L'extrémité inférieure du corps 20 comporte un prolongement axial 21, également de section non circulaire, destiné à être accouplé de façon non tournante avec une ouverture de section correspondante ménagée à l'extrémité supérieure d'une douille de clé classique 22 dont l'extrémité inférieure est accouplée à l'écrou 14 pour lui appliquer un couple de serrage. Le corps 20 possède une fente allongée 23 qui le traverse diamétralement sur une partie notable de sa longueur, dans une région médiane, et un support de minirupteur est monté de façon glissante dans la fente 23. Ce support comprend des flasques 24, placés à une certaine distance l'un de l'autre, réunis à leurs extrémités supérieures par une entretoise 25, et à leurs extrémi tés inférieures par un bloc 26 comportant un alésage taraudé. L'extrémité supérieure de la fente 23 communique avec un alésage axial taraudé dans lequel se trouve une vis 26A, et un ressort 27 est placé entre l'extrémité intérieure de la vis 26A et la face supérieure de l'entretoise 25, de façon à solliciter le support de minirupteur vers le bas, par rapport au corps 20. L'extrémité inférieure de la fente 23 communique avec une ouverture axiale de section circulaire qui s'étend jusqu'au bas du prolongement 21, et une tige 28 est montée de façon glissante dans cette ouverture. L'extrémité supérieure de la tige 28 est vissée dans le bloc 26, et son extrémité inférieure se présente sous la forme d'un patin partiellement cylindrique 29 qui vient en contact avec la face d'extrémité supérieure de l'écrou 14 lorsque la clé 13 est en position. Le patin 29 constitue le second élément de détection des moyens de détection. Le boîtier 17 contient également un flasque annulaire 30 qui est fixé au corps 20, et un autre flasque annulaire 31, monté de façon à pouvoir glisser autour du corps 20, est placé plus bas que le flasque 30 à l'intérieur du boîtier 17. Les deux extrémités d'un ressort hélicoldal 32 sont placées sur des prolongements annulaires des flasques 30 et 31 et ce ressort s'étend entre les deux flasques. La face inférieure du flasque inférieur 31 porte contre une rondelle de portée auto-lubrifiante 32 qui repose sur l'extrémité supérieure élargie de la douille 18. Le flasque annulaire 31 est muni d'une paire de logements en deux positions diamétralement opposées alignées avec la fente 23. Les extrémités d'une barre 33 sont fixées dans ces logements de façon que la barre traverse la fente 23, et soit donc disposée diamétralement dans le corps 20. Une douille 34 constituée par un isolant électrique (par exemple du Nylon) est emmanchée à l'extrémité supérieure du corps 20, et cette douille tourne avec le corps 20 lorsqu'il est entraîné par la clé 10. Trois bagues métalliques 35, en un matériau conducteur de l'électricité, sont placées à une certaine distance les unes des autres à la circonférence de la douille 34, et constituent des bagues de contact permettant la circulation d'un courant électrique, comme il est expliqué ci-après. La douille 34 tourne à l'intérieur d'une pièce cylindrique 36 qui est également en un isolant électrique, et l'un des côtés de la pièce 36 possède trois alésages radiaux 37 qui sont destinés à recevoir des portebalais munis de balais établissant un contact électrique avec les trois bagues de contact 35.Les porte-balais (non représentés) placés dans les alésages 37 sont alignés avec une fente allongée 38 ménagée dans le boîtier extérieur, et un câble unique (non représenté) qui loge les conducteurs allant aux porte-balais est connecté à un circuit électrique de commande considéré ciaprès. Un minirupteur 41 est porté par le support de minirupteur en étant fixé à l'un des flasques 24, et des conducteurs électriques appropriés reliés au minirupteur 41 (non représentés)traversent un passage vertical défini dans le corps 20 et établissent un contact électrique avec les faces intérieures des trois bagues de contact 35. Le poussoir de manoeuvre qui dépasse de la base du minirupteur 41 est en contact avec la barre 33 qui traverse la fente 23, et la distance que parcourut le poussoir pour actionner le minirupteur peut être réglée par le mécanisme décrit ci-après. Une bague de réglage 42 est placée à l'extrémité supérieure de la tige 28, sous la partie filetée. La figure 2 montre que la périphérie extérieure de cette bague est dentée et vient en contact avec une paire de cliquets à ressort 43. Les cliquets 43 sont en contact avec les extrémités supérieures d'une paire de ressorts à lame 44 logés dans des passages axiaux ménagés à l'extérieur du corps 20, et fixés au corps 20 à leurs extrémités inférieures par.des vis appropriées. La figure 2 montre que les cliquets 43 ne sont pas diamétralement opposés, mais sont situés sur les branches d'un angle obtus, de façon que lorsqu'un cliquet 43 se trouve dans le creux qui sépare deux dents, l'autre cliquet 43 se trouve au sommet d'une dent. Cette disposition des cliquets 43 a pour but de communiquer un mouvement de rotation défini, pas à pas à la tige 28, sous l'effet de la rotation de l'extrémité en forme de patin 29. Ainsi, du fait de l'accouplement fileté entre l'extrémité supérieure de la tige 28 et le bloc 26, le: support de minirupteur peut se déplacer vers le haut ou vers le bas par rapport à la tige, ce qui règle la distance que doit parcourir ie poussoir de minirupteur pour actionner les contacts du minirupteur. On notera que le déplacement du poussoir est très faible, de l'ordre de quelques centièmes de millimètre. Le minirupteur 41 peut être utilisé comme un simple inter rupteur marche/arrêt, auquel cas on n'emploie que deux des bagues de contact 35, ou bien peut être utilisé en commutateur, et on emploie alors les trois bagues de contact. Quel que soit le mode de fonctionnement utilisé, la manoeuvre du minirupteur ouvre un circuit électrique, ou engendre un signal dans un circuit électrique dont fait partie le minirupteur, et ce signal peut être utilisé à son tour par des mécanismes classiques pour couper l'alimentation électrique de la clé 10 et/ou pour actionner un voyant lumineux ou un signal audible.-De plus, le signal provenant du minirupteur peut être transmis à une mémoire d'ordinateur avec la date complète d'apparition du signal et d'autre données, pour enregistrer chaque écrou serré au cours d'une journée de travail, et établir ainsi une correspondance entre chaque écrou et un lot de fabrication particulier, ou une unité particulière fabriquée. Ceci constitue une solution à l'exigence croissante d'une surveillance et d'un enregistrement complets des opérations d'assemblage concernant des domaines dans lesquels l'établissement d'accouplements boulonnés sûrs et efficaces est essentiel. Dans la position des éléments qui est représentée sur la figure 1, l'écrou a subi un serrage initial, et la douille 18 sur laquelle est appliquée la clé est en contact avec la surface de'portée 15, tandis que le patin 29 est en contact avec la surface supérieure de l'écrou 14. Dans cette position, la position relative entre le poussoir de manoeuvre du minirupteur 41 et la barre 33 est telle que le poussoir doit se déplacer sur une certaine distance (par exemple de l'ordre de 0,4 mm)pour actionner les contacts du minirupteur. Cette distance de déplacement peut être réglée en fonction de la taille et de l'effort de serrage que peut admettre le boulon à serrer, et ce réglage s'effectue en faisant tourner la tige 28 de la manière décrite précédemment, pour régler la position relative entre le minirupteur et la barre 33. Bu fait que la douille 18 est en contact avec la surface de portée- 15, la barre 33 zist maintenue en position fixe par rapport à la surface de portée 15 et, lorsqu'un couple supérieur est appliqué à la clé après le serrage initial, ce couple fait apparaître un effort de traction dans la tige du boulon et une déformation plastique du rebord 16 de l'écrou, de la manière décrite dans le brevet mentionné précédemment, si bien que le corps 20 et le patin 29 placé à l'extrémité de la tige 28 se déplacent' vers le bas du fait de la diminution de la hauteur totale du corps de l'écrou 14. Dans ces conditions; le support de minirupteur descend également, en entraînant le minirupteur avec lui, jusqu'à ce que la distance prédéterminée de 0,4 mm (par exemple) ait été parcourue, ce qui fait fonctionner le minirupteur 41. Comme il est indiqué de façon plus détaillée dans le brevet mentionné précédemment, au moment où l'effort de traction minimal désiré dans la tige du boulon est atteint, et où commence la déformation plastique du rebord 16, il se produit un fluage du métal qui maintient l'effort exercé à une valeur pratiquement constante, et le serrage peut être poursuivi jusqu'à un point quelconque de la plage dans laquelle cette déformation plastique continue, à effort pratiquement constant. L'opérateur dispose ainsi d'une latitude importante qui lui permet d'être sûr que l'effort de traction qui s'exerce sur la tige du boulon a atteint et dépassé la valeur désirée. Une fois l'opération de serrage terminée, on peut également contrôler l'écrou avec une jauge de la manière décrite dans le brevet mentionné précédemment. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au procédé et au dispositif décrits et représentés, sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de serrage d'un ensemble boulon-écrou comportant un écrou à indication de serrage du type indiqué, ce procédé étant destiné à faire en sorte que la tige du boulon soit soumise à un effort de traction correct, caractérisé en ce qu'on applique le couple de serrage à l'écrou en appliquant simultanément sur le corps de l'écrou des moyens de détection qui détectent et indiquent les variations de distance entre deux points de référence prédéterminés sur le-corps de l'écrou, et on poursuit l'application du couple de serrage jusqu'à ce que les moyens de détection aient indiqué une variation de distance de valeur prédéterminée entre ces points de référence. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'indication que donnent les moyens de détection de la variation de distance de valeur prédéterminée est utilisée pour actionner un générateur de signal qui fournit un signal sonore ou visuel. 3. Procédé selon la revendication 1, mis en oeuvre à l'aide d'une clé à moteur, caractérisé en ce que l'indication que donnent les moyens de détection de ladite variation de distance de valeur prédéterminée est utilisée pour actionner des moyens qui coupent l'alimentation en énergie de la clé. 4. Appareil de mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, se présentant sous la forme d'une clé possèdant un corps muni de moyens permettant d'appliquer un couple de serrage à un écrou lorsque le corps est en rotation, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de détection portés par le corps de la clé et possèdant deux éléments de détection mobiles l'un par rapport à l'autre, l'un au moins de ces éléments de détection venant en contact avec le corps de l'écrou à indication de serrage, tandis que les deux éléments de détection sont maintenus dans des positions prédéterminées l'un par rapport à l'autre lorsque -l'é- crou a subi un serrage initial l'amenant contre une surface de portée ; et un générateur de signal porté par le corps de la clé et associé aux moyens de détection, ce générateur de signal engendrant un signal lorsqu'il s'est-produit une variation de valeur prédéterminée dans les positions relatives des deux éléments de détection, sous l'effet d'un serrage ultérieur de l'écrou au-delà du serrage initial. 5. Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'un des éléments de détection comprend un boîtier extérieur de forme générale cylindrique, dont une extrémité vient en contact avec la surface de portée, et qui est monté de façon à ne pas pouvoir tourner lorsque la clé est actionnée, le corps de la clé étant de forme générale cylindrique et monté de façon coaxiale dans le boîtier extérieur, de manière à pouvoir tourner dans ce boîtier autour de l'axe central commun, età pouvoir également glisser axialement par rapport au boîtier extérieur ; et l'autre élément de détection comprend une tige s'étendant axialement à partir du corps de la clé et possèdant à son extrémité extérieure un patin qui vient en contact avec le corps de l'écrou à indication de serrage. 6. Appareil selon la re-vendication 5, caractérisé en ce que le corps de la clé porte un minirupteur qui est associé à un organe de manoeuvre qui est fixe par rapport au boîtier extérieur et se trouve sur le chemin sur lequel se déplace le minirupteur lorsque le corps de la clé se déplace axialement par rapport au boîtier extérieur, cet organe de manoeuvre venant en contact avec la pièce de manoeuvre du minirupteur. 7. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce que le minirupteur est branché dans un circuit électrique qui commande l'apparition d'un signal.sonore ou visuel. 8. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce que la clé est actionnée par un moteur, et le minirupteur est branché dans un circuit électrique qui commande les moyens qui coupent l'alimentation en énergie de la clé. 9. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce que la tige est montée de façon glissante dans un passage axial du corps et est soumise à l'action de moyens à ressort de façon à être maintenue normalement en position fixe dans le corps, l'extrémité intérieure de la tige étant accouplée de façon réglable à un support du minirupteur qui est monté de façon glissante à l'intérieur du corps. 10. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'une douille en un isolant électrique est emmanchée à l'extérieur du corps de forme générale cylindrique, la partie extérieure de cette douille comportant un certain nombre de targues de contact en un matériau conducteur de l'électricité, placées à une certaine distance les unes des autres danS la direction axiale, et connec tées à des-conducteurs électriques reliés au minirupteur, cette douille étant montée de façon à tourner à l'intérieur d'une autre douille cylindrique en un isolant électrique qui est montée de façon non tournante dans le boîtier extérieur, et qui porte des balais établissant un contact électrique avec les bagues de contact. 11. Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'un premier flasque annulaire est fixé au corps au voisinage de la douille qui porte les bagues de contact, et un second flasque annulaire est placé de façon glissante autour du corps au voisinage de l'extrémité intérieure de la tige ; des moyens à ressort agissent entre les flasques et tendent à les séparer l'un de l'autre ; et l'organe de manoeuvre consiste en une barre disposée diamétralement en traversant une ouverture du corps, avec ses extrémités fixées au second flasque annulaire, cette barre étant disposée de façon à être au voisinage immédiat de la pièce de manoeuvre du minirupteur. 12. Appareil selon la revendication 9, caractérisé en ce que l'extrémité intérieure de la tige est vissée dans le support du minirupteur, et est réglée en faisant tourner la tige pour la déplacer axialement par rapport au support ; la tige étant munie à sa partie extérieure d'une roue dentée en contact avec des moyens à cliquets soumis à l'action de ressorts et portés par le corps, pour permettre un réglage en rotation pas à pas de la tige. 13. Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que les moyens qui appliquent un couple de serrage à l'écrou comprennent une douille de clé classique dont une extrémité est munie d'un réceptacle permettant un accouplement non tournant avec le corps de l'écrou, et dont l'autre extrémité porte un réceptacle de section non circulaire réalisant un accouplement non tournant avec-un prolongement du corps de la clé.