I1 est bien établi que les anthocyanosides naturels possèdent une activité pharmacologique importante, ainsi qu'en témoigne une abondante littérature (BOHM K., les flavonoides (1967) Ed. CANTOR, Aulendorf). Largement répartis.dans le règne végétal, ils participent à la coloration des fleurs, des feuilles, fuits, graines et écorces. On dispose donc d'une abondante matière première pour la préparation de composés pharmacologiquement intéressants. Malheureusement, ces pigments sont fragiles, sensibles à la chaleur, à la lumière et aux variations de pH. La préparation d'extraits destinés à la thérapeutique s'avère donc parti culièrement délicate. En fait, les extraits de produits naturels actuellement proposés sur le marché pharmaceutique sont constitués par des mélanges contenant des quantités insuffisantes d'anthocyanosides plus ou moins altérés, accompagnés de nombreuses substances telles que polyphénols et tannins catéchiques. Ces impuretés qui possèdent une activité pharmacologique propre peuvent éventuellement contribuer à l'activité thérapeutique globale de'l1ex- trait, mais il devient difficile de répartir exactement les actions médicamenteuses entre ces divers constituants. Parfois même, ces substances de ballast ne sont pas dénuées de toxicité. La composition analytique d'un de ces extraits commerciaux est donnée ci-après à titre d'exemple. I1 s'agit de l'oenocya- nine, matière colorante extraite des pellicules de raisins et qui, a ce titre, peut être considérée comme une étape vers la préparation d'extraits purifiés.Elle contient (en poids) Pigments anthocyaniques (exprimés en malv6-side) ...... de 5 à 10 pour cent Tannins catéchiques de de 30 à 40 pour cent Présence'de polyphénols divers, de pesticides et d'antifongiques Il existe d'autres extraits,obtenus par des. techniques plus élaborées, en vue d'une utilisation thérapeutique, comme ceux decrits par le brevet français 74.14425. On obtient en ce cas des taux plus élevés de pigments et plus faibles d'impuretés. Ainsi, un extrait de pellicules de raisins rouges, préparé selon ce dernier brevet, contiens (en poids figements anthocyaniques exprimes en malivoside) .. ... e 25 à 30 pour cent Tannins catéchiques ...... de 10 à 15 pour cent Présence de polyphénols divers. I1 semble bien que l'on atteigne avec ce procédé la limite supérieure des possibilités de l'extraction, difficile à dépasser sans altérer la structure des anthocyanosides. Le procédé suivant la présente invention apporte la solution au problème difficile de l'utilisation des anthocyanosides naturels en thérapeutique. I1 consiste à préparer, non plus des extraits concentrés, même purifiés, mais les anthocyanosides eux-mêmes, à l'état cristallisé, et donc espèces chimiques parfaitement définies. La thérapeutique dispose ainsi de produits purs, aisément titrables, d'activité pharmacologique constante et sans commune mesure, à poids égal, avec celle des "extraits naturels". On supprime en même temps les perturbations induites par les impuretés du ballast. L'invention a également pour objets les anthocyanosides cristallisés purs obtenus et leur application en tant que médicaments. Les principales étapes du procédé faisant l'objet du présent brevet sont les suivantes 1.- Lavage de la matière première pour éliminer diverses impuretés 2.- Extraction des anthocyanosides 3.- Déshydratation et solubilisation 4.- Précipitation des anthocyanosides impurs 5.- Cristallisation des anthocyanosides Les végétaux susceptibles d'être traités de cette manière sont innombrables : ce sont tous ceux qui contiennent des pigments rouges, violets ou bleus de type anthocyanique. On peut citer, sans que cette liste soit limitative : anémone, artichaut, azalée, bleuet, bougainvillier, bruyère, cassis, chicorée, coquelicot, glycine, guimauve, hibiscus, iris, liseron, mauve, mûrier, myrtille, nerprun, pensée, pervenche, pivoine, prunier, rosier, salicaire, vigne, violette, sureau, etc... On décrit plus loin, à titre d'exemple, la préparation du malvoside cristallisé (3,5-diglucoside du malvidol) à partir des fleurs de mauve, et celle du cyanoside cristallisé (3,5diglucoside du cyanidol) à'partir des pétales de rose. Ces deux végétaux constituent en effet une matière première abondante, meme en France métropolitaine, ce qui dispense d'importer des fournitures étrangères pour le stockage et le traitement de ces fleurs. Avant l'extraction proprement dite des anthocyanosides, on peut éventuellement procéder au lavage préalable des végétaux par une cétone acidifiée, afin d'éliminer plus efficacement les matières inutiles ou indésirables, telles que cires, résines, essences, chlorophylles, etc... Elles seront de toute façon éliminées au cours de la précipitation ultérieure, mais on peut estimer plus favorable d'en abaisser la concentration par une lixiviation ou une macération préalable avec de l'acétone acidifiée; ou toute autre cétone ou solvant acidifiés dans lesquels les produits à éliminer sont solubles et les anthocyanosides insolubles. L'acidification du solvant peut être de 0 à 5 pour cent en volume par rapport au solvant (v/v) et le solvant peut être, outre l'acétone, la méthyléthylcétone, la méthylisobutylcétone et le dioxane. L'extraction des anthocyanosides est ensuite convenablement réalisée par un solvant alcoolique acide. On obtient les meilleurs résultats avec du méthanol contenant 1 pour cent en volume d'acide chlorhydrique par rapport au méthanol (v/v). Mais d'autres alcools peuvent être utilisés, ainsi que d'autres acides, comme cela est exposé dans l'exemple nO 3. L'acidification de l'alcool peut varier de 0 à 5 pour cent en volume (v/v). Les extraits alcooliques sont alors évaporés à sec sous pression réduite. Pour obtenir une bonne précipitation, il est nécessaire de remettre le résidu de cette évaporation en solution après l'avoir convenablement déshydraté. Le procédé de choix consiste à reprendre les extraits secs par du butanol primaire dont la distillation subséquente permet l'entrainement azéotropique de la quasi-totalité de l'eau encore contenue dans les extraits. On peut évidemment utiliser tout autre solvant ou mélange de solvants pouvant amener au même résultat. Le résidu anthocyanique ainsi déshydraté avec soin sera dissous dans un solvant alcoolique acide, tel que du méthanol acidifié, afin d'obtenir une solution très concentrée d'anthocyanosides. La précipitation des anthocyanosides peut être réalisée avec de l'éther dans lequel les hétérosides d'anthocyanidols sont insolubles. L'emploi de l'éther créant de graves contraintes en milieu industriel, nous avons utilisé avec succès différentes cétones ou produits similaires, tels que acétone, méthyléthylcétone, méthylisobutylcétone, dioxane, etc... Nous avons aussi constaté que les solvants cétoniques, tout en assurant une bonne précipitation des anthocyanosides, étaient d'excellents dissolvants des impuretés qui accompagnent ceux-ci dans les végétaux. De ce fait, ils permettent d'obtenir des précipités plus riches en anthocyanosides. Ensuite,leprécipité est dissous dans le minimum d'une solution aqueuse faiblement acide, contenant de 0,1 à 5 pour cent en volume (v/v) d'acide chlorhydrique concentré. Le liquide est débarrassé par filtration des produits demeurant insolubles dans l'acide dilué. Le filtrat limpide est alors enrichi en acide, jusqu'S une teneur finale en acide chlorhydrique concentré comprise entre 20 et 30 pour cent en volume (v/v). Abandonnée à elle-même ou placée dans un réfrigérateur entre 0 et 100C, une0 telle solution laisse déposer des cristaux d'anthocyanoside. Lorsqu'on estime que la majeure partie du produit est cristallisée (après 1 à 3 semaines), l'anthocyanoside est recueilli par filtration et lavé avec une solution aqueuse acide à la même concentration que celle du milieu de cristallisation. Les cristaux sont ensuite séchés par un procédé quelconque, mais en veillant à ne pas dépasser 50 Oc. Les anthocyanidols (aglucones des anthocyanosides) sont des sels de flavylium. Dans la nature, l'ion flavylium positif est saturé par des anions organiques. On trouve plus commode, au laboratoire, de préparer le chlorure. Mais on peut également par ce même procédé obtenir les sels naturels correspondant aux acides organiques rencontrés habituellement chez les végétaux acides citrique, tartrique, malique, malonique, etc... L'exemple nO 3 décrit la préparation du citrate de malvoside. En raison de l'absence de toxicité et du pouvoir colorant intense de ces anthocyanosides, ils peuvent être utilisés dans les domaines de l'alimentation et de la cosmétologie y compris de la dermo-pharmacie et, en général, partout où l'emploi de colo rants non toxiques est requis. La présente invention a aussi pour objet cette application en tant que matières colorantes non toxiques des anthocyanosides purs recueillis. Les abréviaticns utilisées ci-après ont les significations suivantes v/v = volume/volume DA = dose active c = concentration IV = intraveineuse gpl = gramme par litre IP = intrapéritonéale Ac. = acide R = roentgens DL = dose léthale Dans les exemples, les proportions indiquées sont en volume (v/v): (volume du liquide ajouté/volume du mélange). Exemple 1 - Préparation du chlorure de 3,5-diglucoside du malvidol (malvoside) 1 kg de fleurs de mauve (Malva sylvestris L.) séchées et pulvérisées est humidifié par de l'acétone contenant de 0 à 5 pour 100 (v/v) d'acide chlorhydrique concentré. Après quelques heures de contact, on procède à une lixiviation selon les règles habituelles, avec le même mélange acétone - acide chlorhydrique, dont on utilise 5 à 10 litres. On peut aussi bien employer pour cette lixiviation de 11 acétone contenant du gaz chlorhydrique dans les mêmes proportions : on diminue ainsi le volume de butanol nécessaire ultérieurement lors de la déshydratation. Après cette première opération, les fleurs peuvent éventuellement être séchées à l'étuve à une température inférieure à 500C. Lorsque l'acétone a été chassée, on imbibe la poudre végétale ans 1 litre environ de méthanol contenant de O à 5 pour cent d'acide cnlorhi-driTlç conceiltre (ou son équivalent en gaz chlorhydrique). Après quelques heures d'attente, on lixivie selon les règles habituelles, avec 10 à 15 litres de méthanol chlorhydrique de même concentration. De la teinture obtenue, on chasse le méthanol par distillation jusqu'à obtenir un résidu sirupeux. Celuivci est alors remis en suspension dans 100 à 500 ml de butanol normal. On distille à nouveau jusqu'à résidu sec. Cette dernière opération est renouvelée encore une ou deux fois. Le résidu ainsi déshydraté est dissous dans 500 ml à 1 litre de méthanol contenant de 0 à 5 pour cent d'acide chlorhydrique concentré (ou son équivalent en acide chlorhydrique gazeux). On veillera à n'utiliser que le volume de solvant juste nécessaire pour tout dissoudre. Cette solution concentrée est alors versée dans 5 à 10 volumes d'acétone. I1 se forme un abondant précipité de malvoside impur. On le filtre, on le lave avec de l'acétone et on le reprend par 1,5 à 2,5 litres d'une dilution aqueuse d'acide chlorhydrique titrant 0,5 à 5 pour cent. On filtre pour éliminer une partie insoluble. On ajoute ensuite de l'acide chlorhydrique concentré, de telle sorte que le taux final en acide de la solution soit compris entre 20 et 30 pour cent. Ce liquide acide est placé à +40C environ dans un réfrigérateur et abandonné pour cristallisation. Après une à trois semaines, les cristaux rouges en forme d'aiguilles de malvoside sont recueillis par filtration et lavés avec de l'acide chlorhydrique à 20 pour cent. On sèche ensuite à l'étuve à une température inférieure à 500C. Le rendement en malvoside dépend évidemment de la teneur initiale des fleurs. Mais on peut considérer comme normal qu'un kilo de fleurs de mauve séchées fournisse de 4 à 10 g de malvoside cristallisé. Le malvoside se présente sous la forme d'une poudre cristalline rouge violacé très foncé, presque noire. Son hydrolyse acide confirme qu'il est constitué. d'une molécule de malvidol dont les hydroxyles en 3 et 5 sont estérifiés par des restes glucoyl. Son maximum d'absorption se situe à 538 nm. A cette longueur d'onde, son coefficient d'absorption est E1 pour 1000 = 48,1 (c = 0,01 gpl dans du méthanol 1 cm contenant 0,01 pour 100 d'acide chlorhydrique concentré v/v). Le maximum d'absorption n'est pas modifié par addition de chlorure d'aluminium Ses caractéristiques chromatographiques (couche mince de cellulose) sont les suivantes Solvants Rf 1. Ac. chlorhydrique - ac.acétique -eau (3/15/82) 0,37 2. N butanol -ac.chlorhydrique - eau (5/2/1) 0,16 3. Ac.formique - ac.chlorhydrique - eau (1/4/8) 0,36 4. N butanol - ac.acétique - eau (4/1/2) 0,29 5. N butanol - ac.chlorhydrique 2 N (4/1) 0,01 On peut caractériser aisément l'ion chlorure par ses réactions analytiques habituelles. Exemple 2 - Préparation du chlorure de 3,5-diglucoside du cyani dol (cyanoside) On suit très exactement le protocole décrit dans l'exemple 1, mais en remplaçant les fleurs de mauve par 1 kg de pétales de roses rouges (Rosa gallica L.) séchés et pulvérisés. Le rendement est du même ordre : 1 kg de pétales de roses fournit de 4 à 10 g de cyanoside cristallisé. Celui-ci se présente sous la forme d'une poudre cristalline rouge foncé, presque noire. Son hydrolyse acide confirme qu'il est constitué d'une molécule de cyanidol dont les hydroxyles en 3 et 5 sont estérifiés par des restes glucoyl. Son maximum d'absorption se situe à 527 nm. A cette longueur d'onde, son coefficient d'absorption est E1 pour 1000 = 43,0 (c = 0,01 gpl dans du méthanol contenant 1 cm 0,01 pour 100 d'acide chlorhydrique concentré v/v). L'addition de chlorure d'aluminium à une solution éthanolique acide de cyanoside provoque un déplacement du maximum d'absorption vers les grandes longueurs d'onde de 39 nm Ses caractéristiques chromatographiques i(cDuche mince de cellulose) sont les suivantes Solvants Rf 1. Ac.chlorhydrique - ac.acétique - eau (3/15/82) '0,29 2. N butanol - ac.chlorhydrique - eau (5/2/1) D,16 3. Ac.formique - ac.chlorhydrique - eau (1/4/8) 0,29 4. N butanol - ac.chlorhydrique 2 N On peut caractériser aisément l'ion chlorure par ses réactions analytiques habituelles. Exemple 3 - Préparation du citrate de 3,3-diglucoside du malvidol Le procédé de préparation suit le même protocole que dans l'exemple 1. Mais l'acide chlorhydrique est systématiquement remplacé, partout où il intervient dans la description du procédé détaillé dans l'exemple I, par de l'acide citrique De plus, la solution aqueuse finale, dans laquelle est dissous le précipité impur, est une solution d'acide citrique, et la cristallisation est amorcée en augmentant la concentration par -addition d'acide citrique. Le citrate de 3,5-diglucoside du malvidol se présente sous la forme d'une poudre rouge violacée, presque noire. Son maximum d'absorption se situe à 538 nm. A cette longueur d'onde, son coefficient d'absorption est E1 pour 1000 = 34,7 (c = 0,01 gpl dans du méthanol 1 cm contenant 0,01 pour 100 d'acide chlorhydrique concentré v/v). Son maximum d'absorption n'est pas modifié par addition de chlorure d'aluminium. Ses caractéristiques chromatographiques sont les mêmes que celles du chlorure, car, dans les conditions décrites, on chromatographie l'ion flavylium correspondant. On caractérise aisément l'acide citrique par ses réactions analytiques habituelles. Cette technique s'applique également aux pétales de roses, pour la préparation du citrate de 3,5-diglucoside du cyanidol. PROPRIETE PHARMACOLOGIQUES Toxicité aiguë Les extraits naturels actuellement disponibles sur le marché ne sont pas dénués de toxicité. En revanche, les anthocyanosides cristallisés obtenus selon le procédé faisant l'objet du présent brevet sont très bien tolérés. Les études de toxicité aiguë par voie orale chez la souris montrent que la DL 50 du malvoside cristallisé est supérieure à 5 g/kg. Action sur la résistance capillaire La mesure de la résistance capillaire chez le rat carencé, exprimée en unités arbitraires selon la méthode de WINTER et FLATAKER, montre que le malvoside cristallisé présente une DA 50 de 20 mg/kg. Dans les mêmes conditions, laDA 50 est de 30 mg/kg pour la (-) épicatéchine et de 250 mg/kg pour la rutine. Action sur la perméabilité capillaire La coloration bleue que le malvoside produit sur la peau de l'animal après injection IV ou IP massive peut modifier sensiblement le test classique de MENKIN. Les effets sur la perméabilité capillaire ont été mesurés chez le rat par étude de la diffusion de la sérum-albumine marquée à l'iode 131, après injection d'hyaluronidase, dans 1' aponévrose plantaire La DA50 du malvoside est de 30 mg/kg alors que dans les mêmes conditions, elle est de 72 mg/kg pour la (-) épicatéchine et de 390 mg/kg pour la rutine. Ce test peut également être interprété comme un pouvoir inhibiteur sur l'enzyme hyaluronidase. Protection partielle contre les radiations ionisantes Des cobayes, traités par le malvoside à la dose de 50 mg/kg per os et soumis à une irradiation de 500 R pendant S mn 0s, ont un temps ze survie supérieur de 50 % à celui d'animaux témoins irradiés dans les mêmes conditions. Etude de l'absorption du malvoside L'absorption du malvoside est fonction de sa très grande solubilité dans l'eau.La coloration bleue qu'il revêt au pH physiologique permet de suivre son absorption dans l'organisme. C'est ainsi qu'après injection intraveineuse ou intrapéritoné- ale, les téguments et la peau prennent rapidement une couleur bleue. Cette coloration est particulièrement notable au niveau de l'oeil. Elle disparait rapidement, ét,moins d'une heure après l'injection, l'animal a retrouvé son aspect normal, ce qui dénote un métabolisme rapide du malvoside. L'absorption est également très rapide après administration par voie buccale, amenant une coloration des urines en bleu. INDICATIONS CLINIQUES L'administration de malvoside en clinique humaine entraîne divers effets physiologiques, en particulier Augmentation de la résistance capillaire, mesurée au moyen de l'angiosterromètre de Parrot. Diminution de la perméabilité capillaire, mise en évidence grâce au test de LANDIS. En ophtalmologie - augmentation de la résistance capillaire conjonctivale avec retour à la normale, - amélioration du fond d'oeil avec décoloration des hémor ragies au cours des rétinopathies diabétiques - amélioration de l'acuité visuelle dans de nombreux cas - amélioration de l'adaptation rétinienne à l'obscurité - amélioration de la sensibilité lumineuse rétinienne. Les diverses activités médicamenteuses des produits suivant l'invention, et notamment du malvoside, qui ont été mises en évidence jusqu'alors sont les suivantes - protection vasculaire - activité anti-inflammatoire - effet protecteur vis-à-vis des radiations ionisantes/ - action sur l'agrégation plaquettaire - action inhibitrice sur divers systèmes enzymatiques - prévention des troubles de la vision - action antivirale et antinéoplasique - action sur la biogénèse du collagène. Essais cliniques - Exemple 1 Monsieur G. 60 ans,est atteint de fragilité vasculaire diffuse, se traduisant par de nombreuses ruptures capillaires au niveau des membres inférieurs et supérieurs. Le malade se plaint de sensation de chaleur et de lourdeur des membres Inférieurs, de crampes nocturnes et de picotements. La résistance capillaire est abaissée à 12 cm de Hg. La fuite d'eau est provoquée par l'épreuve de Landis, elle est très importante, elle atteint 22. La fuite de protides est de 1J45. La compression par le brassard gonflé à 8 cm de Hg et maintenu pendant 30 minutes fait apparaître des pétéchies sur tout 1 'avant-bras. On instaure un traitement par voie orale de 10 mg de malvoside en une seule prise quotidienne. Après 15 jours de traitement, la résistance capillaire est remontée à 25 cm de Hg. Les valeurs retrouvées par le test de Landis sont les suivantes : fuite d'eau = 10, fuite de protides = 0,4. Le malade ne présente plus de signes extérieurs de fragilite vasculaire. Les troubles subjectifs se sont également dissipés. - Exemple 2 Monsieur C., 47 ans, conducteur de camion, vient consulter pour une baisse de la vision et une tendance à l'eblouisse- ment la nuit et au crépuscule, qui le gênent dans l'exercice de sa profession. L'examen clinique révèle une altération discrète des fonds d'yeux, de type myopique, avec de légers remaniements maculaires. L'acuité visuelle est de 6/10 (oeil droit) et 7/10 (oeil gauche). L'exploration fonctionnelle (adaptation à l'obscu rité, sensibilité maculaire, limites périphériques du champ visuel) montre une perturbation de ces divers paramètres. On instaure un traitement local par instillation d'un collyre (2-gouttes dans chaque oeil trois fois par jour), titré à 0,2 pour 100 en poids en malvoside, en solution isotonique aux larmes. Après un mois de traitement, les troubles subjectifs ont disparu, le malade ne se plaint plus de gene visuelle l'acuité visuelle a remonté (7/10 et 8/10). Les troubles fonctionnels sont en nette amélioration. Après G semaines de traitement, Monsieur C. reprend la conduite nocturne sans éprouver d'ennuis visuels. REVEND ICAT IONS 1.- Procédé de préparation d'anthocyanosides cristallisés purs sous forme d'espèces chimiques parfaitement définies, à partir de toute matière première végétale contenant des anthocyanosides, l'extraction étant effectuée au moyen d'un solvant alcoolique acide,après un lavage préliminaire éventuel é la matière première avec une cétone acidifiée,pour éliminer diverses impuretés,ce lavage pouvant être suivi d'un séchage, caractérisé, après l'extraction des anthocyanosides au moyen d'un solvant alcoolique acide et l'évaporation à sec de l'extrait, par une remise en suspension de l'extrait dans un solvant formant un azéotrope avec l'eau, par la déshydratation subséquente de l'extrait par distillation azéotropique, par la dissolution de l'extrait déshydraté dans un solvant alcoolique acide, par la préciPitation des anthocyanosides contenus dans l'extrait au moyen d'une cétone en milieu alcoolique acide, et par la cristallisation des anthocyanosides en milieu aqueux acide. 2.- Procédé suivant la revendication l,-caractérisé parl' emploi d'un acide choisi parmi l'acide chlorhydrique et les acides organiques rencontrés chez les végétaux. 3.- Procédé suivant la revendication 2, caractérisé par l'emploi d'un acide organique choisi parmi les acides citrique, tartrique, malique, malonique. 4.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les cristaux d'anthocyanosides sont séchés à une température inférieure à 50 C. 5.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par l'emploi d'acétone acidifiée pour le lavage préliminaire, de méthanol acidifié pour l'extraction, de butanol normal pour la déshydratation par distillation azéotropique, de méthanol acidifié pour la dissolution de l'ex- trait déshydraté, et d'acétone pour la précipitation. 6.- Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que l'acidification des solvants utilisés est de O à 5 pour cent en volume par rapport au solvant, en ce que le précipité d'anthocyanosides est dissous dans de 1 'eau contenant de 0,1 à 5 pour cent en volume d'acide par rapr-t à l'eau, en ce que la solution obtenue est filtrée, puis enrichie en acide jusqu'à une concentration finale en acide de 20 à 30 pour cent en volume, par rapport à la solution finale, en vue de la cristallisation, qui est effectuée à une température de O à 10 C. 7.- Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que la matière première végétale est les fleurs de mauve (Malva sylvestris L.), l'acide employé est l'acide chlorhydrique et l'anthocyanoside obtenu est le chlorure de 3,5-diglucoside du malvidol, dénommé malvoside 8.- Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que la matière première végétale est les pétales de la rose rouge Rosa gallica L., l'acide employé est l'acide chlorhydrique et l'anthocyanoside obtenu est le chlorure de 3,5-diglucoside du cyanidol, dénommé cyanoside. 9.- Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que la matière première végétale est les fleurs de mauve (Malva sylvestris L.),l'acide employe est l'acide citrique et l'anthocyanoside obtenu est le citrate de 3,5-diglucoside du malvidol. 10.- Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que la matière première végétale est les pétales de la rose rouge Rosa Gallica L., l'acide employé est l'acide citrique et l'anthocyanoside obtenu est le citrate de 3,5-diglucoside du cyanidol. 11.- Anthocyanosides cristallisés purs obtenus par le procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 10. 12.- Application des anthocyanosides cristallisés purs suivant la revendication 11, en tant que médicaments. 13.- Application des anthocyanosides cristallisés purs suivant la revendication 11, en tant que matières colorantes non toxiques dans les domaines de l'alimentation et de la cosmétologie, y compris la dermo-pharmacie.