La présente invention concerne la métallurgie des éléments rares et, d'une façon plus concrète, un procédé d' extraction du gallium à partir de solutions d' aluminate. Elle trouve de larges applications dans la production de l'alumine. Grâce à ses propriétés précieuses et tout à fait sp8cifiques, le gallium trouve chaque année des applications nouvelles, notamment pour la production d'énergie électrique dans des eentrales nucléaires, dans la fabrication d'appareils basés sur les semi-conducteurs, dans les constructions aéro-spatiales. Tous les procédés connus actuellement pour l'extraction du gallium à partir des solutions d'aluminate dépenasnt des modes de préparation desdites solutions, qui, à leur tour, sont déterminés par la qualité des matières premières contenant l'alumine0 La transformation des bauxites par le procédé Rayer commence par la décomposition des matières premières au moyen des solutions de soude caustique (solution d'aluminate récupérées du cycle Bayer), le gallium passant dans sa majeure partie au sein des solutions d'aluminate. Après la décomposition desdites solutions et après la séparation du dép8t d'hydroxyde d'aluminium, le gallium demeure essentiellement dans la solution mère. On réduit partiellement le volume de la solution mère par évaporation de façon à la récupérer pour la rdintroduire dans le cycle et l'employer pour l'attaque d'une portion nouvelle de bauxite. Les solutions mères et les solutions récupérées du cycle Rayer servent de sources pour la prdparation du gallium. Au cours de l'attaque des bauxites par une solution de soude caustique il reste des "boues rouges" dont la teneur en gallium se chiffre par environ 0,002 en poids. On sait que pour réduire les pertes en gallium on soumet les "boues rouges" au frittage. Un tel procédé a reçu le nom de "procédé par frittage". La solution mère de frittage qu'on obtient au cours de cette opération peut également servir de source pour la préparation du gallium. On connaît également un procédé d'extraction du gallium à partir des soin tion s d'aluminate du procédé Bayer, par électrolyse sur cathode de mercure. Ce procédé consiste essentiellement en ce qui suit t on soumet la solution dalllminate, après attaque, à une électrolyse sur cathode de mercure et anode de nickel, à une température de 40 à 700C la densité du courant à la cathode étant de 0,35 à 0w45 4dom? à l'anode - de 10 à 12 A/dm2, et sous un potentiel à la cathode de - 1,9 V, le gallium étant réduit à la cathode. Sous brassage on fait diffuser le gallium dans la masse de mercure. On conduit l'électrolyse pendant 24 heures en obtenant un amalgame à 0,5 -1,046 de gallium, la solubilité du gallium dans le mercure à la température de 50 C étant de 1,5 en poids. On décompose cet amalgame par une solution de soude caustique en la portant à l'ébullition. La teneur en gallium de la solution de soude caustique atteint 30 à 80 g/l. On emploie cette solution pour l'électrolyse du gallium dans un bain à cathode solide en acier (ou en nickel) ou à cathode liquide en gallium. Le gallium métallique obtenu est généralement fortement pollué par du zinc, du plomb, du fer, du nickel, du cuivre. Le rendement en courant en gallium dans l'électrolyse sur cathode de mercure ne dépasse pas 5,35%, étant donné que la majeure consommation de courant concerne la réduction des impuretés et le dégagement de l'hydrogène. Pour isoler 1 kilogramme de gallium par ce procédé il faut jusqu 3 tonnes de mercure. Afin de réduire la quantité de mercure consommé, Landi (Italie) a perfectionné la construction de la cuve d'électrolyse en utilisant une cathode tournante exécutée sous forme d'un tambour creux dont la surface est revêtue d'une mince couche de mercure. Dans le cas où la densité du courant à la cathode est de 0,45 A/dm2 il se dégage par mètre carré de- surface de la cathode 0,04 kg de gallium en 24 heures, le rendement en courant en gallium étant 2,8 et la consommation d'énergie électrique étant de 155 kWh/kg de gallium (voir notamment la revue italienne Alluminlo, 1959, n 5, 219-224). Parmi les inconvénients dudit procédé il faut menti on ner la complexité de la cuve à cathode de arcure tournante, la forte pollution du mercure par les boues et la forte consommation de mercure, qui est de 2 kg par kilogramme de gallium. L'inconvénient majeur est le très bas rendement en gallium en courant. En comparaison de ce procédé, la préparation du gallium par le procédé connu de sa cémentation (réduction par contact) à lsanalgsme de sodium est plus prometteuse. Le procédé de cémentation (réduction par contact) est plus efficace que l'électrolyse directe sur cathode de mercure. Toutefois, ces procédés présentent tous aeux des inconvénients majeurs qui tiennent à la toxicité des vapeurs de mercure, à la pollution éventuelle des solutions d'aluminate par le mercure, aux pertes considérables du total onéreux qu'est le hercure, dues à son entraînement dans les boues. La faible solubilité du gallium dans le mercure exige la mise en oeuvre et le traitement de grande s quantités de mercure. En outre, l'électrolyse sur cathode de mercure et la cémentation (réduction par contact) sur l'amalgame de sodium ne constituent au fond qu'une opération pour la concentration du gallium, après laquelle viennent encore au moins deux opérations : l'isolement du gallium de l'amalgame, suivi de l'électrolyse définitif des solutions concentrées de gallates, avec obtention du métal. On sait qu'on prépare le gallium par électrolyse sur cathodes plates d'acier à partir de solutions de gallates obtenues par dissolution d'un concentré de gallium. D'après les données de la littérature, avec une densité de courant à la cathode de 7000 A/m2 et une durée d'électrolyse de 5,5 jours, le taux d'extraction du gallium à partir des solutions se chiffre en moyenne par 86,7 en poids, la teneur résiduelle de 3R solution en gallium étant de 0,336 . la mise en oeuvre d'électrodes solides présente des inconvénients sérieux, tels que la passivation de la surface de l'électrode qui entrain une prolongation de l'électrolyse, la pollution du gallium par la matière de l'électrode, la difficulté d'automatiser les procédés. L'électrolyse du gallium sur cathode liquide de gallium est plus efficace que l'électrolyse sur cathode solide. Il a été établi notamment que ltélectrolyse du gallium à partir de solutions pures de gallate de sodium sur une cathode liquide de gallium et une anode de nickel se déroule avec un rendement en courant de 40 à 50% (brevet de la R.D.A. PIO 27024, classe 40c, 1964). L'électrolyse sur cathode liquide de gallium présente plusieurs avantages par comparaison avec le procédé sur cathode solide, dus au fait qu'il est possible de brasser facilement une cathode liquide et de supprimer ainsi les limitations imposées par les concentrations, la passivation de la cathode. Eh outre, la surface de l'électrode reste en règle générale constante, ce qui permet de conduire les opérations dans des conditions optimales, strictement imposées. Parmi les inconvénients de cette méthode il faut noter la nécessité de procéder à une concentration préalable du gallium afin que la teneur de l'4lectrolyte en gallium soit de 2 à 3 g/l. On sait d'autre part que les opérations de concentration du gallium sont peu efficaces et conduisent à des pertes élevées à la production. On contact actuellement des procédés d'extraction du gallium à partir des solutions d'aluminate du procéda Bayer, par précipitation du gallium à l'aide d'alumindum à grains fins (finement broyé) (voir le brevet Etats-Unis d'Âaérique nO 3 170 857, cl. 204-59). Il faut additionner de l'aluminium en quantité suffisante pour obtenir la précipitation du gallium et la formation d'un alliage gallium-aluminium dont on extrait le gallium par voie chimique ou électrochimique. Toutefois, la mise en oeuvre d'aluminium à grains fins (finement broyé ) pour l'extraction du gallium entrasse une forte consommation d'allt-inium en tant qu'agent de réduction par contact (de cémentation). Un autre inconvénient dudit procédé réside dans la nécessité de décomposer, après la adduction par contact (la cémentation), l'alliage gallium aluminium pour séparer le gallium de l'alliage. Le but de la présente invention est d'éliminer les inconvénients énumérés ci-dessus. On s'est donc proposé de créer un procédé efficace d' extraction du gallium, suivant lequel il serait possible d'obtenir du gallium métallique directement à partir des solutions d'aluminate, ce qui permettrait de simplifier la technique d'extraction du gallium W partir des solutions d'aluminate (caractérisées aussi bien par une haute que par une basse teneur en gallium) et d'obtenir ainsi un gallium d'une plus haute pureté que celui qui est extrait par le procédé connu. La solution consiste en ce que, dans l'extraction du gallium à cartier des solutions d'aluminate par réduction par contact (par cémentation) du gallium en vue de le séparer desdites solutions, avec brassage et en procédant à une température élevée, avec isolement subséquent du gallium de la solution, suivant la présente invention la réduction par contact (la cémentation) du gallium pour le séparer des solutions d'aluminate est effectuée avec un alliage liquide gallium-aluminium à teneur en aluminium de 0,2 à 6,0% en poids. Grtce au procédé suivant l'invention on a pu créer une technique, simple et organiquement liée à la production de l'alumine, d'extraction du gallium à un stade moins avancé de la transformation des bauxites, qui permet d'extraire le gallium directement à partir de solutions d'aluminates d'une composition pratiquement quelconque, d'utiliser des matières premières à teneur élevée ou à faible teneur en gallium, d'améliorer la pureté du gallium obtenu, d'augmenter le taux d'extraction du gallium à partir desdites solutions, d'accélérer la production du gallium, de réduire les frais de production du gallium. Suivant la présente invention, il est avantageux d'effectuer la réduction par contact (la cémentation) du gallium par un alliage liquide de gallium et d' aluminium à teneur en aluminium de 0,4 à 4FO ffi en poids. Grâce à l'utilisation dudit alliage de gallium et d'aluminium il est devenu possible d'extraire efficacement le gallium par réduction par contact (par cémentatton) aussi bien à partir des solutions d'aluminate que directement à partir des solutions d'aluminate enrichies en gallium. Il est avantageux, suivant la présente invention, d'effectuer la réduction par contact (la cémentation) du gallium avec un alliage liquide de gallium et d'aluminium à teneur en aluminium de 1,0 à 3,0% en poids. la mise en oeuvre de l'alliage précité de gallium et d'aluminium permet d'extraire le gallium par réduction par contact (cémentation) avec des performances élevées à partir des solutions d'aluminate enrichies en gallium. En outre, suivant l'invention, il est avantageux de réaliser la réduction par contact (la cémentation) du gallium avec un alliage liquide de gallium et d'aluminium à teneur en aluminium de 0,5 à 2,0* en poids. La mise en oeuvre dudit alliage de gallium et d'aluminium permet d'extraire le gallium à partir de solutions d'aluminate d'une concentration en Na20 allant jusqu'à 330 g/l. Il est d'autre part avantageux, suivant la présente invention, d'effectuer la réduction par contact (la cémentation) du gallium par un alliage de gallium et d'aluminium à teneur en aluminium de 0,2 à 1,0% en poids. Grâce à la mise en oeuvre dudit alliage de gallium et d'aluminium il est devenu possible d'extraire efficacement le gallium directement à partir des solutions d'aluminate et des solutions libérées des composés de vanadium et autres impuretés par cristallisation ou traitement par l'oxyde de calcium. Une version d'exécution de la présente invention consiste à effectuer la réduction par contact (la cémentation) du gallium en admettant une seule fois le gallium liquide, dans ladite solution d'aluminate avec admission périodique subséquente d'aluminium dans l'alliage liquide de gallium et d'aluminium qui se forme dans la solution d'aluminate. Suivant la présente invention on introduit initialement l'aluminium dans le gallium liquide au sein de la solution d'aluminate, et on réalise subséquemment l'admission périodique de l'aluminium au sein ae l'alliage de gallium et d'aluminium qui se forme dans la solution d'aluminate. En associant la réduction par contact (la cémentation) du gallium à partir des solutions à la préparation de l'alliage liquide indispensable à la réduction par contact (à la cémentation) il est devenu possible d'intensifier considérablement le processus d'extraction du gallium & partir des solutions grlce à la suppression des opérations laborieuses de remplacement de l'alliage liquide de gallium et d'aluminium appauvri en aluminium au cours de la réduction par contact (de la cémentation) du gallium. Encore une autre version d'exécution de la présente invention consiste à effectuer la réduction par contact (la cémentation) du gallium en admettant une seule fois dans ladite solution d'aluminate l'alliage de gallium et d'all3mi-suNávec admission subsquente périodique de l'aluminium dans le gallium au sein de la solution d'aluminate. Grace au procédé de l'invention il est devenu possible d'extraire efficacement le gallium avec une consommation réduite d'aluminium pour la réduction des ions gallium directement à partir des solutions d' aluminate qui sont obtenues dans le procédé Bayer ou dans le procédé Bayer avec frittage, qui sont les procédés les plus répandus de la transformation des matières premières à base d'alumine. Suivant l'invention il est avantageux d'effectuer l'admission périodique de l'aluminium en abaissant la valeur négative du potentiel de l'alliage de gallium et d'aluminium. La mise en oeuvre de cette opération permet de stabiliser le régime technologique imposé du processus de réduction par contact (de cémentation) du gallium à partir desdites solutions d'aluminate et d'utiliser avec le maximum 8'ntilitd ltalusinium pour la réduction des ions de gallium à partir des solutions d'aluminate. Il est avantageux, suivant l'invention, de faire en sorte qu'avant la réduction par contact (la cémentation) du gallium à partir des solutions d'aluminate obtenues dans le procédé Bayer , la solution récupérée d'aluminate du cycle soit refroidie jusqu'à la température de cristallisation du carbonate de soude et de maintien du vanadium dans ladite solution, que le dépot cristallisé soit séparé ensuite et que la solution résiduelle soit mélangée avec la solution-mère d'aluminate dans un rapport de (0,11): (1=0,1), que la solution résultante soit refroidie jusqu'à la température ambiante et que le précipité soit séparé des composés de vanadium. La purification préalable des solutions d'aluminate pour les débarrasser du vanadium, du phosphore, du fluor, de l'arsenic, du carbonate de sodium, des substances organiques, permet d'augmenter le taux d'extraction du gallium au cours de la réduction par contact ( de la cémentation), d'accrôtre la pureté du gallium obtenu, de réduire la consommation a'aluminium par unité de gallium isolé et d'utiliser de manière intégrée les matières premières tout en obtenant du gallium et des composés du vanadium. Il est avantageux, suivant la présente invention, d'effectuer le refroidissement de la solution d'aluminate récupérée du cycle Bayer jusqu'à une température de 58 à 650C. Be refroidissement des solutions d'aluminate récupérées du cycle bayer jusqu'à une température de 58 à 650C aboutit à une séparation maximale du carbonate de sodium, de l'arsenic, dés substances organiques, du fluor et prévient la séparation du vanadium, ce qui permet, au cours;de la seconde étape de refroidissement du mélange de solutions récupérées du cycle Bayer et de solutions-mères, d'obtenir un précipité de composés de vanadium avec une teneur élevée en vanadium et une quantité infime d'impuretés. En outre, suivant l'invention, il est avantageux, afin de réaliser une précipitatmon plus complète des composés de vanadium, de mélanger la solution résiduelle avec la solution mère d'aluminate dans un rapport de (0,9 -0,5) : 1. Grace au rapport proposé des solutions mélangées il est devenu possible d'effectuer une purification poussée des solutions d'aluminate obtenues dans le procédé Bayer afin de les libérer des composés de vanadium et de phosphore. D'autres caractéristiques et avantages de l'inven tion seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre, d'un mode non limitatif de mise en oeuvre du procédé proposé d'extraction du gallium à partir des solutions d'aluminate, et de plusieurs exemples concrets de sa réalisation. Suivant l'invention, la réduction par contact (la cémentation) du gallium à partir des solutions d'aluminate successivement avec un ou plusieurs alliages liquides de gallium et d'aluminium. Un tel alliage sera désigne dans la suite de la description, sous le nom de ga1Liumd'aluminium; La réduction par contact (la cémentation) du gallium par une gallame d'aluminium repose sur la différence des potentiels normaux pour les systèmes Al/ fAl(OH)44 ~ -2,35 V et Ga EGa(OH)4] = - 1,22 V. Les principaux inoonvénients de la réduction par contact (de la cémentation) du gallium par l'aluminium solide sont notamment : la vitesse insuffisante du procédé et sa très forte consommation d'aluminium (à cause du processus antagoniste de dégagement de l'hydrogène qui se déroule parallèlement à la réduction du gallium), qui atteint ou meme dépasse plusieurs milliers pour cent de la quantité théoriquement nécessaire, rendant ainsi ce procédé inapplicable dans la pratique. On a étudié la cinétique et le mécanisme de la réduction par contact (de la cémentation) du gallium par une gallame d'aluminium, on a effectué l'4tude électrochimique et microscopique des gallames d'aluminium. On prépare une gallame par réaction directe entre le gallium et l'aluminium : dans du gallium liquide revêtu d'une mince couche de la solution étudiée on introduit sous agitation l'aluminium. On place la gallame obtenue au sein de la solution étudiée qui contient du gallium. Au fur et à mesure que la gallame s'appauvrit en aluminium, ce qui est contrôlé par mesure du potentiel de la gallame, on l'évacue de la solution et on introduit à sa place une portion nouvelle de gallame fraîchement préparée. La décomposition de la gallame repose sur sa propriété de décomposer l'eau à la température normale. L'aluminium se dégage dans ce cas au sein de la solution en formant son hydroxyde, alors que le gallium reste à l'état de métal. La réduction par contact (la cémentation) est un phénomène purement électrochimique, et en mesurant la polarisation des électrodes des modèles de couples galvaniques gallium - gallame d' aluminium dans des solutions contenant 0,11 et 2,0 v 1 de gallium, il a été établi, par construction du diagramme bien connu d'Evans, qu'à mesure que la concentration en gallium de la solution croît, les parties horizontales des courbes cathodiques qui correspondent au courant de diffusion limite des ions gallate se déplacent dans la zone des valeurs plus électronégatives, ce qui s'explique par la diminution de la polarisation par concentration pour la décharge des ions gallium.Le processus de la réduction par contact (de la cémentation) de gallium sur une gallame dans les conditions indiquées se déroule avec contr8le de la cathode, avec inhibition prépondérante due à des facteurs de diffusion. On a étudié l'influence de l'intensité d'agitation de la gallame et de la solution sur le taux d'extraction du gallium pour des vitesses de rotation de l'agitateur variant entre 0 et 760 tr/mn dans une solution contenant 0,25 g/l de gallium et 150 g d'oxyde de sodium à la température de 600C= I1 a été établi qu'à mesure que la vitesse d'agitation passe de O à 760 tr/mn dans les conditions étudiées le taux de réduction par contact (de cémentation) croit de 16 à 99,5%. Lorsque l'intensité d'agitation augmente les phénomènes à la cathode et à l'anode s'accélèrent en raison de la diffusion des ions vers la surface efficace de la gallame d' aluminium0 Ainsi, pour obtenir une extraction efficace du gallium il est avantageux de conduire la réduction par contact (la cémentation) avec une agitation active de la solution et de la gallame. Les recherches sur l'influence de la température de la solution sur la réduction par contact (la cém.entation) du gallium ont montré qu'une élévation de la température influait favorablement sur la réduction du gallium. L'élévation de la température diminue, par suite de l'accroissement de la vitesse de diffusion, la partie diffusion de la couche d'adsorption, facilite l'accès des ions gallium à l'interface. L'élévation de la température de la solution réduit la surtension pour le dégagement de l'hydrogène et conduit de la sorte à un accroissement de la part qui revient au processus antagoniste qu'est la réduction de l'hydrogène. Dans l'intervalle de températures étudié de 30 à 800C, le premier de ces facteurs a une importance plus considérable que le second. Ainsi, pour accélérer l'extraction du gallium il est avantageux d'effectuer la réduction par contact (la cémentation) à une température plus élevée. L'étude électrochimique et l'étude structurale des gallames d'aluminium à teneurs variées en aluminium (de 0,2 à 6,0% en poids) a montré que l'efficacité du procédé de réduction par contact (de la cémentation) dépend essentiellement de la teneur en aluminium de la gallame. Les auteurs de l'invention ont établi que les gallame s d'aluminium ne sont pas des systèmes monophasés. L'aluminium au sein de l'alliage est partiellement dissous, mais il est essentiellement solide, gallié superficiellement. Pour cette raison, si la concentration en ions gallium de la couche voisine de la cathode est faible alors qu'il y a un fort excès d'aluminium, ce dernier n'est pas utilisé complètement et la part d'aluminium "libre", ne participant pas à la décharge des ions gallium, staccroft. ledit aluminium se dissout activement dans la solution alcaline avec un dégagement abondant d'hydrogène qui, en protégeant la surface de la gamame, entrave la décharge des ions gallium. Pour cette raison il a été constaté que dans les solutions d'aluminate à faible teneur en gallium de la solution, par exemple de 0,15 à 0,5 g/l, il est avantageux, pour la réduction par contact (la cémentation) du gallium, d'utiliser des gallames à teneur de.0,2 à 10 en poids. Les essais ont montré que pour extraire efficacement le gallium par sa réduction par contact (par cémentation) avec une gallame d'aluminium directement à partir des solutions d'alnminate et des solutiops d'aluminate enrichies en gallium, il est avantageux d'utiliser un alliage li qui de de gallium et d'aluminium à teneur en aluminium de 0,4 à 4,Q% en poids. En cas de mise en oeuvre de solutions d'aluminate comparativement enrichies en gallium (notamment à teneur en gallium de 1 à 5 1) obtenues par transformation combinée simultanée des solutions d' aluminate et de boue gallifère, il est avantageux d'utiliser une gallame à teneur en aluminium de 0,5 à 2,0% en poids, car à mesure que la concentration en ions gallium de la solution augmente, la part d'aluminium qui est dépensée pour la réduction des ionsgallate staccroft. Lors de la réduction par contact (de la cémentation) du gallium à partir des solutions d'aluminate à forte teneur en ions gallate, lorsque les phénomènes se déroulent dans le domaine cinétique et sont limités par la réaction proprement dite de la réduction électrochimique des ions, il est avantageux d'utiliser des gallames à teneurs en aluminium de 1 à 3g en poids, et même à teneurs plus élevées. Pour intensifier les phénomènes d'extraction du gallium et éliminer les opérations demandant beaucoup de main d'oeuvre en vue du remplacement d'une gallame appauvrie en aluminium par une gallame initiale, suivant 1' invention on associe les opérations de préparation de la gallage à celle de la réduction par contact (de la cémentation) du gallium. le mode de préparation d'une gallame directement dans la capacité dans laquelle se déroule la réduction par contact (la cémentation) consiste à admettre périodiquement, l'aluminium, sous forme de granules, de tiges ou de copeaux, dans ladite capacité qui contient la solution étudiée et le gallium liquide et dont l'agitateur est en marche. L'aluminium travelse la. couche de la solution d'aluminate par gravité et 'insère dans le gallium en formant ainsi une gallame. On contrdle la saturation et l'appauvrissement du gallium en aluminium d'après la valeur du potentiel d'électrode de la gallame, que l'on mesure par le procédé de compensation ordinaire. On sait que le potentiel de la gallame est fonction de la teneur en aluminium dissous de l'alliage utilisé. Au fur et à mesure de 1' épuisement de la gallame en aluminium, son potentiel est décalé vers les valeurs positives. Le potentiel maximum de 'alliage de gallium et d'aluminium, qui est fonction notamment de la teneur de la gallame en aluminium, de la composition de la solution, de la température, est de -1,8 à -1,9 V, alors que le potentiel du gallium pur dans ces conditions est environ égal à -1,3 à -1,4 V. Suivant l'invention, on effectue l'admission périodique de l'aluminium dans la gallame au cours de la réduction par contact (de la cémentation) du gallium à partir desdites solutions d':aluminate en abaissant la valeur négative du potentiel de la gallame dans ladite solution mais à des valeurs plus négatives du potentiel que pour le gallium pur dans ces conditions. Grâce à la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention d'admission de l'aluminium dans la gallame en solution d'aluminate, on a créé des conditions dans lesquelles l'aluminium de la gallame est employé avec le maximum d'efficacité dans le procédé de la réduction par contact des ions gallium. En outre, dans ce cas, il est possible de maintenir facilement le régime technologique imposé au point de vue de la teneur de la gallame en aluminium au cours de la réduction par contact (de la cdmentation) du gallium par la gallame à partir desdites solutions d'aluminate. On effectue la réduction par cohtact (la cémentation) du gallium à partir de la solution d'aluminate soit en utilisant le mEme gallium qui sert de base à l'alliage de cémentation, soit successivement en utilisant plusieurs gallames, ce qui permet d'obtenir avec l'une des gallames un gallium plus pur et de réaliser un processus de réduction par contact (de cémentation) continu facilement soumis à l'automatisation pendant un laps de temps prolongé. Grace au procédé de l'invention il est devenu possible d'extraire le gallium à un stade moins avancé de la transformation des matières premières contenant l'alumine en vue d'obtenir cette dernière. Le procéde permet d'exclure plusieurs opérations de concentration du gallium ainsi que les pertes de gallium connexes au cours du traitement de l'amalgame de gallium (au cours de la réduction par contact sur amalgame de sodium) et de l'alliage gallium-aluminium (dans le cas de la réduction par contact sur aluminium à grains fins). Le procédé suivant l'invention permet d'extraire le gallium directement à partir des solutions d' aluminate et de soude, c'est-à-dire de simplifier la technique d'extraction du gallium par comparaison aux procédés connus. Le taux d'extraction du gallium et la vitesse du processus d'extraction augmentant gr ce à la suppression des rdsistances par diffusion au cours de l'agitation active de la couche voisine de l'électrode, rendue possible gracie à la mise en oeuvre d'un alliage liquide contenant en chacun de ses points un constituant électronégatif tel que l'aluminium. Les essais ont montré que l'aluminium prévient la dissolution du gallium qui est la base de l'alliage dans la solution méme dans le cas de la dispersion du gallium qui s'accompagne parfois d'une agitation violente. Cela étant, on effectue, suivant l'invention, la réduction par contact (la cémentation) du gallium par admission en une seule fois au sein de ladite solution d'aluminate de 11 alliage de gallium et d'aluminium avec admission périodique subséquente de l'aluminium dans la gallame en solution d'aluminate. la durée d'adrission de l'aluminium dans la gallame en solution d'aluminate dépend du potentiel de l'alliage , qui, suivant la composition des solutions d'aluminate initiales, est fixé par le régime technologique La modification du potentiel de la gallame et l'ordre dans lquelbbn admet l'aluminium ont été décrits dans ce qui précède. En outre, on peut également admettre l'aluminium en continu. Dans ce cas, il est indispensable d'observer l'égalité de via quantité d'aluminium admis et d'aluminium dissous àpartir de la gallame au cours d'un meme laps de temps. En appliquant la présente invention on effectue la réduction par contact (la cémentation) soit avec un même gallium en préparant successivement plusieurs fois un alliage liquide de gallium et d'aluminium à base dudit gallium, soit en faisant passer la solution à travers 2 à 4 ou un plus grand nombre d'alliages liquides isolés d'aluminium et de gallium. La réduction par contact (la cémentation) du gallium successivement sur plusieurs alliages liquides de gallium et d'aluminium permet de combiner le processus de préparation du gallium avec sa purification : avec les premiers alliages on peut isoler avec le gallium la majeure partie des impuretés (vanadium et autre8 impuretés demeuxeesdans la solution après refroidissement), et avec les alliages suivantes on peut obtenir un gallium plus pur au point de vue de la teneur en impuretés. On arrive ainsi à réaliser un processus continu facilement automatisable de réduction par contact (de cémentation) pendant in laps de temps prolongé. Par réduction par contact (cémentation) du gallium avec la gallame d'aluminium on peut effectuer l'extraction à partir de solutions à teneur en gallium pratiquement quelconque. Ia teneur résiduelle en gallium de la solution après la réduction par contaet (la cémentation) peut étre égale à 0,04 gzl ou à une valeur inférieure. Le gallium obtenu après réduction par contact (cémentation) avec une gallame contient au minimum une quantité d'impuretés inférieure d'un ordre décimal à la teneur en impuretés du gallium obtenu par tout autre procédé connu. L'extraction du gallium à partir des solutions d'aluminate et de soude à faibles teneurs en gallium est devenue possible grtce à la cémentation en alliage liquide de gallium et d'aluminium qui crée des facilités pour l'admission permanente d'ions gallium nouveaux à partir du volume de la solution à la surface de l'alliage en vue de leur réduction et à une surface constamment renouvelée, active et développée de l'électrode de gallium qui n'oppose pas de résistance à la décharge des ions qui s'en rapprochent. Cela s'explique par la formation de composés entre l'aluminium métallique et les impuretés contenues dans le gallium et qui, du fait du fort gradient de concentration en aluminium de la solution alcaline et le gallium métallique se dirigent vers l'interface gallium - solution alcaline où ils se réunissent en "associations" inertes vis-à-vis du gallium et, par conséquent, incapables de repasser au sein de celui-ci, ce qui a pour effet de séparer efficacement le gallium des impuretés. Les solutions d'aluminates obtenues notamment dans le procédé Bayer contiennent, outre le gallium, un grand nombre d'impuretés, y compris des composés de vanadium, de phosphore, d'arsenic, de fluor, des substances organiques. Le procédé suivant l'invention permet, tout en donnant du gallium, d'isole les composés de vanadium sous forme d'un produit indépendant que l'on peut utiliser pour la production du pentoxyde de vanadium technique ou de qualité "réactive". Dans I'étude du procédé de séparation électrochimique du gallium concurremment avec 1e vanadium, il a été établi que la présence au sein des solutions d'aluminate des ions vanadate et des produits solides résultant de leur réduction exerce un effet nuisible sur l'isolement du gallium On sait que les ions vanadate en tant qu'ions plus électro-positifs sont réduits plus rapidement que les ions gallate. En présence d'ions vanadate la réduction des ionsgallate est possible, mais elle est liée à une forte consommation du réactif de réduction par contact (de cémentation). C'est ainsi qu'en présence d'une haute teneur en vanadium de la solution, une partie du gallium libéré est capable de repasser en solution. Ainsi, pour extraire le gallium qui est présent dans la solution d'aluminate il faut employer une quantité complémentaire de réactif de réduction par contact (de cémentation). Pour cette raison, en vue de réaliser d'une façon plus efficace la séparation du gallium par réduction par contact (eementation) à partir des solutions d'aluminate ainsi que l'isolement total du vanadium sous forme d'un produit indépendant, le procédé de l'invention prévoit une séparation préalable (avant la réduction par contact ou cémentation du gallium) du vanadium et d'autres impuretés à partir des solutions d'aluminate. Les auteurs de la présente invention ont étudié la cristallisation des composés de vanadium dans les solutions d'aluminate et de soude et analysé la nature physico-chimique de certains phénomènes qui interviennent dans la cristallisation des composés du vanadium. Les auteurs de l'invention ont établi les isothermes de solubilité à 20, 30, 45, 60, 750C dans le système Na20 - A1203 V205 - H20 et trouvé que la solubilité du pentoxyde de vanadium dans les solutions d'aluminate dépend fortement de la concentration en soude et de la température. Les variations de la concentration en alumine des solutions initiales n'influe pratiquement pas sur la solubilité du pentoxyde de vanadium. Les données sur la solubilité du pentoxyde de vanadium dans les solutions d'aluminate à la température de 2O0C ont montré que pour une concentration en oxyde de sodium de 12 à 36,5% la solubilité est assez basse et se chiffre par 0,3 à 0,4% de V205. Sa valeur maximale atteint 7,48"10 de V205 pour une concentration en oxyde de sodium de 8,46%. Au fur et à mesure que la température monte jusqu'à 450C la solubilité du pentoxyde de vanadium, dans les limites de la concentration en oxyde de sodium de 20% et au-dessus, n'augmente que faiblement et se chifîltpar 0,35 à 0,8.Pour une concentration en oxyde de sodium inférieure à 20% la solubilité du pentoxyde de vanadium augmente rapidement et atteint 24,32ruz de V205 pour une concentration en oxyde de sodium égale à 10,27%. La valeur maximale de la solubilité du pentoxyde de vanadium dans les solutions d'aluminate est de 35,24 pour une concentration en oxyde de sodium de 18,4s, à une température de 750C Les différences de solubilité du pentoxyde de vanadium dans les solutions d'aluminate aux conlcentrations précitées en oxyde de sodium, comprises entre 8,46 et 36,5% , et à des températures de 20 à 750C s'expliquent par la formation, dans la zone contiguë au fond du récipient, de composés de vanadium, tels que les vanadates, qui se distinguent par leurs caractéristiques physico-chimiques. L'étude des phases d'équilibre contiguës au fond du récipient dans le systène N0 - Al2O3 - V205 ~ E2 par les méthodes chimiques, par radiocristallographie, par la méthode cristallo-optique, par la méthode thermographique et la spectroscopie aux rayons infra-rouges a permis de mettre en évidence plusieurs hydrates cristallisés de vanadates de sodium. les auteurs de l'invention ont établi les domaines d'existance de plusieurs hydrates cristallisés de vanadates de sodium t ortho-vanadates qui cristallisent avec 2, 52 7, 10, 12 molécules d'eau pyrovanadates qui cristallisent avec 18 et 22 molécules d'eau, méta-vanadates de sodium qui cristallisent avec une et deux molécules d'eau, ainsi que d'un vanadate anhydre. Pour la première fois on a découvert et étudié un pyrovanadate de sodium à 22 molécules d'eau. Ce composé présente des effets thermiques caractéristiques à basse température qui correspondent à une déshydratation partielle. Ene étape importante dans la création des fondements théoriques du procédé de cristallisation des vanadates de sodium à partir des solutions d'aluminate a été la recherche réalisée par les auteurs de l'invention sur le taux. de précipitation et sur la grosseur des cristaux de vanadate de sodium en fonction de la présence de différentes impuretés dans les solutions d'aluminate, l'étude physico-chimique des interactions dans les systèmes à cinq constituants tels que Na20 A 2 3 V205 POT, P2O5, As2O5, Cr203) - H20 à la température ambiante. I1 a été établi notamment que le fluorure de sodium abaisse sensiblement la solubilité du pentoxyde de vanadium dans la solution d'aluminate. Or la présence de cette impureté en cas de cristallisation est indésirable, car, de pair avec l'orthovanadate de sodium à douze molécules d'eau il se forme dans les conditions étudies un composé chimique de vanadium et de fluor du type 2Na3V04 . NaF.19 0. I1 a été établi que la présence de pentoxyde de phosphore dans la solution d'aluminate n'influe pas sur la solubilité de pentoxyde de vanadium. Le précipité cristallisa. ble est pollué par cette impureté du fait de la formation de cristaux mixtes i'ortho-vanadate et d' ortho-phosphate de sodium cristallisant avec 12 molécules d'eau. La présence d'arsenic au cours de la cristallisation du pentoxyde de vanadium dans des solutions d'aluminate est indésirable à cause de la formation de cristaux mixtes d' ortho-vanadate et d' ortho-aroéniate de sodium à 12 molécules d'eau, ce qui complique la séparation des vanadates. Le chrome trivalent passe dans la solution d'aluminate en très faibles quantités et n'influe pas sur la solubilité du pentoxyde de vanadium. le rôle, découvert par les auteurs de l'invention, des impuretés NaF, P205, As205, Cr203 au cours de la cristallisation du pentoxyde de vanadium à partir des solutions d'aluminate, la relation entre, d'une part, la cristallisation des vanadates de sodium et, d'autre par, la concentration en oxyde de sodium de la solution et la température, ont permis aux auteurs de l'invention de perfectionner la méthode de cristallisation des composés de vanadium à partir de la solution mère mélangée à la solution récupérée du cycle, refroidie et par conséquent purifiées de certaines impuretés. Avant de mélanger la solution d'aluminate récupérée du cycle (température de 100 à 1050C) avec la solution mEre (température 450C) on soumet cette solution récupérée du cycle à une purification préalable. On refroidit la solution depuis la température de 100-105 C jusqu'à une température de 58 à 65 C (température de cristallisation du carbonate de sodium et de conservation du vanadium dans la solution). Dans ce cas, le carbonate de sodium, les sulfates, les fluorures, partiellement les phosphates, les substances organiques, les composés d'arsenic précipitent.Les pertes on coipesés de vanadium avec le précipité d'impuretés s'élevant à 0,2 - 0,5* en poids de leur quantité présente en solution initiale. On sépare le précipité cristallisé et on mélange la solution résiduelle avec la solution mère d'aluminate dans un rapport de (-o,1-1) : (1-0,1). Ensuite on refroidit le mélange depuis la température initiale de 530C jusqu'à une température de 20 à 250C (température ambiante) et on la maintient sous agitation constante. Dans ce-cas, il y a la précipitation dans la solution des composés de vanadium, partiellement de phosphore, de fluor et d'autres impuretés. On sépare de la solution le précipité cristallisé de composés de vanadium. Pour déterminer les proportions optimales pour le mélange de solutions d'aluminate récupérées du cycle et de solutions mères, les inventeurs ont étudié l'influence de la concentration initiale en oxyde de sodium sur-le taux d'extraction des composés de vanadium dans le précipité et la quantité des composés de phosphore et de fluor séparés dans ce cas. Il a été établi que l'accroissement de la concentration initiale en oxyde de sodium de 145,8 à 281,4 v 1 conduit à une augmentation du taux d'extraction du vanadium respectivement de 46,2 à 83 ,8g'o en poids au cours de la cristallisation (température ambiante 200C). 'accroissement le plus rapide du taux d'extraction du vanadium est obtenu quand la concentration en oxyde de sodium caustique est de 170 à 200 Wl. En outre, au fur et à mesure que la concentration initiale des solutions en soude et la durée de cristallisation augmentent, la coprécipitation des impuretés telles que le carbonate de sodium, les substances organiques, les composés de phosphore, de fluor, d'arsenic augmente considérablement. L'enrichissement de la concentration en vanadium en impuretés entrain l'abaissement de la concentration en vanadium de 13 à 3% en poids, ce qui entrave par la suite sa transformation en pentoxyde de vanadium. Ceci témoigne du fait qu'une augmatation de la concentration en oxyde de sodium de la solution au-delà de 200 Wl au cours de la cristallisation est désavantageuse étant donné que l'extraction du vanadium dans le concentré augmente au maximum de 6% en poids, alors que la coprécipitation des impuretés staccroSt du double ou du triple. Pour cette raison, afin d'isoler au maximum les composés de vanadium et de réduire la coprécipitation des impuretés on mélange la solution résiduelle (solution récupérée du cycle après refroidissement) avec la solution mère d'aluminate dans un rapport de (0,9 - 0,5) s 1. Dans le cas de solutions d'aluminate à faible teneur en vanadium on peut limiter la purification préalable des solutions à un seul stade, c'est-à-dire au premier stade de refroidissement des solutions récupérées du cycle, permettant de séparer le carbonate de sodium, arsenic, le fluor, les substances organiques. L'invention prévoit la réduction par contact (la cémentation) du gallium à partir des solutions d'aluminate du procédé Bayer aussi bien avec une purification préalable des solutions que directement à partir des solutions d'aluminate. L'effet du proc-édé et les caractéristiques technicoéconomique s dépendant, comme on l'a indiqué dans ce qui précède, de la composition des solutions et, en premier lieu, de la teneur desdites solutions en vanadium. L'invention prévoit également la séparation par réduction par contact (cémentation) du gallium à partir d'un mélange de solutions du procédé Bayer associd à un frittage, et pratiquement à partir de toute solution contenant du gallium. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description, qui va suivre, de plusieurs exemples de réalisation concrets mais non limitatifs de mise en oeuvre du procédé de l'invention. EXEMPTE 1. Dans 1 m3 de solution d'aluminate contenant 50 Wl d'oxyde de sodium et 0,35 Wl de gallium on introduit du gallium liquide qui est la base de l'alliage de réduction par contact (de cémentation). On effectue l'extraction du gallium par réduction par contact (cémentation) aoec un alliage liquide de gallium et d'aluminium contenant 1,0 en poids d'aluminium et 99,0$ en poids de gallium, sous agitation et à une températurX & 600C. On prépare l'alliage liquide en admettant périodiquement l'aluminium dans le gallium en solution d'aluminate sous un potentiel de - 1,55 V. Après avoir séparé le gallium de la solution par réduction par contact (cémentation) pendant 8 heures on évacue la solution d'aluminate et, en remplacement de la solution usée, on admet une portion nouvelle de solution d'aluminate de composition indiquée et l'on poursuit la réduction par contact (cémentation) dans les conditions précitées. Après quinze remplacements périodiques de la solution usée on évacue de l'appareil le gallium avec la boue gallifère formée, on isole le gallium par filtration de la boue gallifère.On obtient en définitif 3,7 kg de gallium à teneurs suivantes en impuretés (% en poids) : cuivre 1,1.10-3, aluminium 1,7.10-4, magnésium j 4.10 6, fer f0-5 , silicium 5,3.10-5 étain 1.10 , zinc 2.10 2, manganèse 1,1.10-4, cadmium 3,1.10-4 et 0,44 kg de boue gallifère (contenant 0,41 kg de gallium). On fait subir au gallium métallique une purification et on soumet la boue gallifère à une transformation pour l'extraction du gallium suivant un procédé connu. la quantité totale de gallium extrait est de 4,09 kg. EXEMPLE 2. Dans 1 litre de solution d'aluminate contenant 150 Wl d'oxyde de sodium et 1,94 g/l de gallium on introduit du gallium liquide. On effectue l'extraction du gallium par réduction par contact (cémentation) avec un alliage liquide de gallium et d'aluminium contenant 0,5 en poids d'aluminium et 99,5 en poids de gallium avec agitation à 750 tr/mn et à une température de 80oC. On prépare l'alliage liquide en admettant périodiquement l'aluminium dans le gallium en solution dans l'aluminate sous un potentiel de l'alliage de - 1,6 V.Après réduction par contact (cémentation) du gallium pour son extraction hors de la solution, on obtient en 50 minutes 1,77 g de gallium contenant les impuretés suivantes (% en poids) ; cuivre 1s5.10-4, aluminium 5.10-4, magnésium 3.10-5, silicium 5.10t5, étain 3.10 ; nickel non décelé et 0,166 g de boue gallifère à 90 de gallium. la quantité totale de gallium extrait est de 1,919 g. EXEMPLE 3. On introduit du gallium liquide dans 1 litre de solution d'aluminate à teneur en oxyde de sodium de 300 g/l et en gallium de 150 Wl. On effectue l'extraction du gallium par réduction par contact (cémentation) avec un alliage liquide de gallium et d'aluminium contenant 6,0 en poids d'aluminium et 94,0 en poids de gallium sous agitation à une vitesse de rotation de 500 tr/mn et à une température de 700C, An prépare l'alliage liquide en admettant l'aluminium dans le gallium en solution d'aluminate sous un potentiel de l'alliage de gallium et d'aluminium de -1,7 V.Après réduction par contact (cémentation) pendant 3,5 heures on obtient 145,5 g de gallium avec les teneurs en impuretés suivantes (% en poids): cuivre 1.10-4 , aluminium 2.10-4, magnésium 1.10-5, silicium 4.10-5, étain 1.10-4 et 3,3 g de boue contenant 2,97 g de gallium. la quantité totale de gallium extrait est de 148,33 grammes. EXEMPLE 4. Dans 1 litre d'une solution d'aluminate contenant 200 g/l dioxyde de sodium et 100 Wl de gallium on introduit un alliage de gallium et dSaluminium contenant 1,0% en poids d'aluminium et 99,0% en poids de gallium. On effectue l'extraction du gallium par réduction par contact (cémentation) avec un alliage liquide de gallium et d'aluminium contenant 3,0% en poids d'aluminium et 97,0% en poids de gallium, sous agitation à une vitesse de 500 tr/mn et à une température de 600 C. Après réduction par contact (cémentation) pendant 3,75 heures on obtient 97,8 grammes de gallium et 2,2 grammes de boue à teneur en gallium de 2,0 grammes. La quantité totale de gallium extrait est de 99,8 grammes. EXEMPLE 5. On refroidit jusqu'à 580C 13 000 litres (13 m3) d'une solution d'aluminate du cycle Bayer dont la température est ae 102 C et qui contient les corps suivants (grammes/litres) : oxyde de sodium total 302,8, oxyde de sodium caustique 270, alumine 126,5, gallium 0,48, pentoxyde de vanadium 1,56, pentoxyde de phosphore 0,8, silice 1,03, pentoxyde d'arsenic 0,18, fluor 1,9, oxyde de fer 0,05. On isole le carbonate de sodium, les composés d'arsenic, de fluor, de fer, de composés organiques. On sépare Le dépôt par filtration de la solution.On mélange 9 m3 de solution résiduelle avec 10 m3 de solution mère du cycle Bayer dont la température est de 45 C et contenant les corps suivants (g/l) oxyde de sodium total 150, oxyde de sodium caustique 132, alumine 61,7, gallium 0,25, pentoxyde-de vanadium 0,75, pentoxyde de phosphore 0,54, fluor 1,3, oxyde de fer 0,02, silice 0,40. On refroidit la solution obtenue jusqu la température ambiante. On obtient alors un dép8t de composés de vanadium contenant 19% en poids de pentoxyde de vanadium. On fait passer la solution purifiée contenant 0,15% gramme/ litre de pentoxyde de vanadium à une vitesse de 15 m3/24 heures en continu et successivement à travers quatre gallames isolées. L'extraction de gallame par réduction par contact (cémentation) s'effectue avec un alliage liquide de gallium et d'aluminium contenant 0,8% en poids d'aluminium et 99,2% en poids de gallium sous agitation et à une température de 600C. On admet l'aluminium dans chaque gallame sous un potentiel de l'alliage de gallium et d'aluminium de - 1,70 V. Après réduction par contact (cémentation) pendant 24 heures on obtient 2,38 kg de gallium à teneurs en impuretés (% en poids) suivantes : cuivre 1,1.10-3, aluminium 4,5.10-3, magnésium 3.10, fer 2,1.10 3, silicium 2.10 3, zinc 1.10 étain 9.10-3, et 0,64 kg de boue contenant 0w59 kg de gallium (93% de Ga). la quantité totale de gallium extrait est de 2,93 kg. EXEMPLE 6. On refroidit jusqu'à 600G 15 m3 dtune solution d'aluminate du cycle Bayer dont la température est de 100 à 10500 et qui contient 290 Wl dioxyde de sodium, 0,47 g/l de gallium, et 1,5 Wl de pentoxyde de vanadium, on sépare le dépôt cristallisé de carbonate de sodium, de composés d'arsenic de fluor, de fer, de substances organiques, on mélange 10 m3 de solution résiduelle avec 10 m3 de solution mère du cycle Bayer contenant 130 Wl d'oxyde de sodium, 0,25 Wl de gallium et 0,7 Wl de pentoxyde de vanadium, on refroidit jusqu'à la température ambiante, on isole le dépôt cristallisé de composés de vanadium.On fait passer la solution purifiée à une vitesse de 15 m3/ 24 heures en continu et successivement à travers quatre gallames isolées. On effectue l'extraction du gallium par réduction par contact (cémentation) avec un alliage liquide de gallium et d'aluminium contenant 0w4 en poids d'aluminium et 99,6 en poids de gallium sous agitation et à une température de 600C. On admet l'aluminium dans chaque gallame sous un potentiel de - 1,72 V. Après réduction par contact (cémentation) pendant 24 heures on obtient 2,16 kg de gallium et 0,580 kg de boue contenant 0,54 kg de gallium (93 Ga). La quantité totale de gallium extrait est de 2,675 kg. EXEMPTE 7. On refroidit jusqu'à 580C 0,5 litre d'une solution récupérée d'aluminate du cycle Bayer, dont latempérature est de 1050C et qui contient 300 grammes par litre d'oxyde de sodium et 0,49 gramme par litre de gallium, on sépare le dépôt de carbonate de sodium qui s'est cristallisé, dép8t contenant également des composés d'arsenic, de fluor, de fer, de substances organiques, on mélange 0,1 litre de solution résiduelle avec 1 litre de solution mère du cycle Bayer contenant 128 grammes par litre d'oxyde de sodium et 0,25 gramme par litre de gallium, on refroidit jusqu la température ambiante, on isole le dépôt qui s'est séparé par cristallisation. On introduit dans la solution filtrée 1 litre de gallium liquide.On effectue l'extraction du gallium par réduction par contact (cémentation) au moyen d'un alliage liquide de gallium et d'aluminium contenant 0,2% en poids d'aluminium et 99,8% en poids de gallium, sous agitation à une vitesse de rotation de 750 tr/mn et à une température de 600C. On prépare l'alliage liquide en admettant l'aluminium dans la solution d'aluminate à un potentiel de la gallame de -1,73 V. Après réduction par contact (cémentation) du gallium pendant 50 minutes on obtient 0,17 gramme de gallium et 0,022 gramme de boue contenant 0,02 gramme de gallium. La quantité totale de gallium extrait est de 0,19 gramme. EXEMPLE 8. On refroidit 1,5 litre d'une solution d'aluminate du cycle Bayer contenant 297 grammes par litre d'oxyde de sodium et 0,49 gramme par litre de gallium jusqutà une température de SQ & , on sépare le dépit cristallisé de carbonate de sodium, de composés d'arsenic, de fluor, de fer, de substances organiques, on mélange 1 litre de solution résiduelle avec 0,1 litre de solution mère du cycle Bayer qui contient 128 grammes /litre d'oxyde de sodium et 0,25 gramme par litre de gallium, on refroidit jusqu'à la température ambiante et on sépare le dépit cristallisé. On soumet 1 litre de solution filtrée à la réduction par contact (cémentation), et à cet effet on introduit d'abord dans ladite solution du gallium métallique.On effectue l'extraction du gallium par réduction par contact (cémentation) avec un alliage liquide de gallium et d'aluminium contenant 0, en poids d'aluminium et 99 ss en poids de gallium sous agitation à une vitesse de 760 tr/n et à une température de 60 C. On réalise l'admission de l'aluminium à un potentiel de la gallame de -1,69V. En 60 minutes on obtient 0,264 gramme de gallium et 0,072 gramme de boue contenant 0,065 gramme de gallium (96,0 de Ga). 1a quantité totale de gallium extrait est de 0,326 gramme. EXEISB 9. On refroidit jusqu'à une température de 60 C 1,5 litres d'une solution récupérée d'aluminate du cycle Bayer contenant 297 grammes par litre d'oxyde de sodium et 0,5 gramme par litre de gallium, on sépare le dépôt cristallisé de carbonate de sodium, de composés d'arsenic, de fluor, de fer, de substances organiques, et on soumet à la réduction par contact (cémentation) du gallium 1 litre de solution résiduelle. On effectue l'extraction du gallium par réduction par contact (cémentation) avec un alliage liquide de gallium et d'aluminium contenant 0,5% en poids d'aluminium et 99,5% en poids de gallium sons agitation à une vitesse de rotation de 750 tr/mn et à une température de 700C. On prépare l'alliage liquide en admettant périodiquement I'aluminitun à un potentiel de - 1,7V.Après réduction par contact (cémentation) du gallium à partir de la solution pendant 75 minutes on obtint 0,28 gramme de gallium et 0,09 gramme de boue contenant 007 gramme de gallium (99,5% de Ga). La quantité totale de gallium extrait est de 0t347 gramme. EXEMPLE 10. On refroidit jusqu'à une température de 600C i,5 litres d'une solution récupérée d'aluminate du cycle Bayer contenant 281 grammes par litre d'oxyde de sodium et 0,48 gramme par litre de gallium, on sépare le dépôt cristallisé de carbonate de sodium, de composés d'arsenic, de fluor, de fer, de substances organiques, on mélange 1 litre de solution résiduelle avec 0,5 litre de solution mère du cycle Bayer contenant 126 grammes par litre d'oxyde de sodium et 0,24 gramme par litre de gallium, on refroidit jusqu'8 la température ambiante et on sépare le précipité cristallisé de composés de vanadium et d'autres composés.On soumet 1 litre de solution filtrée à la réduction par contact (cémentation) et à cet effet on admet dans la solution un alliage de gallium et d'aluminium (0,7fi0 en poids de Al). On effectue l'extraction du gallium par réduction par contact (cémentation) avec un alliage liquide contenant 0,6 en poids d'aluminium, 99,4 en poids de gallium sous agitation à 760 Sr/mn à une température de 60 C. On admet l'aluminium dans la gallame sous un potentiel de - 1,68 V. Après réduction par contact afin de séparer le gallium de la solution pendant 55 minutes on obtient 0,22 gramme de gallium, et 0,07 gramme de boue contenant 0,056 gramme de gallium. la quantité totale de gallium extrait est de 0,273 gramme. EXEMPLE 11. On refroidit jusqu'd la température de 580C 10 m3 d'une solution récupérée d'aluminate du cycle Bayer contenant 301 grammes par litre d'oxyde de sodium et 0,49 gramme par litre de gallium, on sépare le dép8t cristallisé de carbonate de sodium, de composés d'arsenic, de fluor, de fer et de substances organiques, on mélange 7 m3 de solution résiduelle avec 14 m3 de solution mère du cycle Bayer qui contient 150 grammes par litre d'oxyde de sodium et 0,25 gramme par litre de gallium, on refroidit Jusqu' à la température ambiante et on sépare le départ cristallisé de composés de vanadium et autre s. On fait passer la solution filtrée et purifiée à une vitesse de 1 5 m3 par 24 heures en continu à travers quatre gallamesisolées. On effectue l'extraction par réduction par contact (cémentation) avec un alliage liquide contenant 0,5 en poids d'aluminium et 99,5 en poids de gallium sous agitation et à une température de 60 C. On effectue l'admission périodique de l'aluminium dans la gallame à -1,69V. Après la réduction par contact (cémentation) du gallium de la solution pendant 24 heures on obtient 1,98 kilogrammes de gallium et 0,550 kilogramme de boue contenant 0,496 kilogramme de gallium. La quantité totale de gallium extrait est de 2,454 kilogfammes. EXEMPLE 12. On refroidit Jusqu'à une température de 650C 2 m3 d'une solution récupérée d'aluminate du cycle Bayer contenant 295 grammes par litre d'oxyde de sodium et 0,474 gramme par litre de gallium, on sépare le dépôt cristallisé de carbonate de sodium, de composés d'arsenic, de fluor, de fer, de substances organiques, on mélange 0S7 m3 de solution résiduelle avec 1 m3 de solution mère du cycle Bayer contenant 130 grammes par litre d'oxyde de sodium et 0,25 gramme par litre de gallium, on refroidit jusqu'à la température ambiante et on sépare le dépôt cristallisé de composés de vanadium. On introduit dans 1 m3 de solution filtrée de la gallame d'aluminium à teneur en aluminium de 0,6% en poids.On effectue l'extraction du gallium par réduction par contact 'cémentation) avec un alliage liquide contenant i,o% en poids d'aluminium et 99g0 en poids de gallium. On admet l'aluminium dans la gallame à un potentiel de - 1,7V. Après réduction par contact (cémentation) du gallium de la solution pendant 10 heures on obtient 0,137 kg de gallium et 0,040 kg de boue contenant 0,034 kg de gallium. La quantité totale de gallium extrait est de 0,170 kg. EXEXPIE 13. Dans 1 litre de mélange de solutions mères d'aluminate du cycle Bayer et de frittage, contenant 121 grammes par litre d'oxyde de sodium et 0,20 gramme par litre de gallium, on introduit du gallium liquide. On effectue l'extraction du gallium par réduction par contact (cémentation) avec un alliage liquide contenant 1so en poids d'aluminium et 99,0% en poids de gallium. On prépare l'alliage liquide en admettant périodiquement l'aluminium dans le gallium au sein de ladite solution d'aluminate sous un potentiel de - 1,68V, Après réduction par contact (cémentation) du gallium de la solution pendant 100 minutes on obtient 0,152 gramme de galliwn. EXEXPLE 14. Dans i m3 d'une solution d'aluminate a teneur en oxyde de sodium de 80 grammes par litre et à teneur en gallium de 0,35 gramme par litre on introduit un alliage d'aluminium et de gallium contenant 1,0 en poids d'aluminium.On effectue l'extraction du gallium par réduction par contact (cémentation) avec un alliage liquide de gallium et d'aluminium contenant 0,9 en poids d'aluminium et 99,1% en poids de gallium sous agitation et à une température de 650C. On prépare l'alliage liquide en admettant périodiquement l'aluminium et le gallium en solution d'aluminate sous un potentiel de - 1,58 ;. Après réduction par contact (cémentation) du gallium de la solution pendant 8 heures on évacue la solution de l'appareil, on y introduit à sa place une portion nouvelle de solution de composition précitée et on poursuit la réduction par contact (cémentation) dans les conditions indiquées.Après quinze remplacements périodiques de la solution usée on évacue de l'appareil le gallium avec la boue gallifère, on sépare le gallium par filtration de la boue gallifère. On obtient en définitif 3,72 kg de gallium et 0,44 kg de boue gallifère (teneur de la boue en gallium 0,408 kg). On soumet le gallium métallique à la purification et on soumet la boue gallifère à une transformation par un procédé connu. La quantité totale de gallium extrait est de 4,128 kg. EXEMPLE 15. Dans 1 litre d'une solution d'aluminate à teneur en oxyde de sodium de 150 grammes par litre et à teneur en gallium de 1 ,94 grammes par litre on introduit un alliage liquide de gallium et d'aluminium contenant 1% en poids d'aluminium. On effectue l'extraction du gallium par réduction par contact (cémentation) avec un alliage liquide de gallium et d'aluminium contenant 1,5 en poids d'aluminium et de 9,5% en poids de gallium sous agitation à 750 tr/mn. et à une température de 700C. On prépare l'alliage liquide en admettant périodiquement l'aluminium dans la gallame en solution d'aluminate à un potentiel de l'alliage de gallium et d'alnminium de -1,65 V.Après réduction par contact du gallium (cémentation du gallium) de la solution pendant 43 minutes on obtient 4,76 grammes de gallium et 0,178 gramme de boue gallifère c tenant 90% ae gallium. La quantité totale de gallium extrait est de 1,92 grammes. EXEMPTE 16. Dans i litre d'une solution d'aluminate à teneur de 140 grammes par litre d'oxyde de sodium et de 100 grammes par litre de gallium on introduit une galisme liquide d'aluminium à 1% en poids d'aluminium. On extrait le gallium par réduction par contact (cémentation) avec un alliage liquide de gallitia et d'aluminium contenant 40% en poids d'alumlnium et 96,0% en poids de gallium, sons agitation à 500 tr/mn et à une température de 650C. On prépare l'alliage liquide en admettant périodiquement l'aluminium dans la gallame en solution dans l'aluminate sous un potentiel de - 1,7 V. Après réduction par contact (cémentation) on obtient 96,1 grammes de gallium et 3,32 grammes de boue contenant 2,99 grammes de gallium (96% de Ga). La quantité totale de gallium extrait est 98,97 grammes. EXEXPIE 17. On introduit du gallium liquide dans 1 litre d'une solution d'aluminate à teneur de 135 grammes par litre dioxyde de sodium et de 40 grammes par litre de gallium. On effectue l'extraction du gallium par réduction par contact (cémentation) avec un alliage liquide de gallium et d'aluminium contenant 2,0% en poids d'aluminium et 98,0 en poids de gallium. On prépare l'alliage liquide en admettant périodiquement l'aluminium dans une gallame en solution d'aluminate sous un potentiel de - 1,71 V. Après réduction par contact (cémentation) on obtient 36,45 grammes de gallium et 2,9 grammes de boue contenant 2,71 grammes de gallium (95% de Ga). La quantité totale de gallium extrait est de 39,02 grammes. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décritset et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyes constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, Si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. RENENDICATIONS 1. Procédé d'extraction du gallium à partir de solutions d'aluminate par réduction par contact ou cémentation du gallium à partir desdites solutions sous agitation et à température élevée avec isolement subséquent du gallium, caractérisé en ce que la réduction par contact ou cémentation du gallium à partir des solutions d'aluminate est réalisée à l'aide d'un alliage liquide de gallium et d'aluminium à teneur en aluminium de 0,2 à 6% en poids. 2. Procédé d'extraction du gallium à partir de solutions d'aluminate suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ladite réduction par contact ou cémentation est réalisée avec un alliage liquide de gallium et d'aluminium à teneur en aluminium de 0,4 à 4ç0 en poids. 3. Procédé d'extraction du gallium à partir de solutions d'aluminate suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ladite réduction par contact ou cémentation du gallium est réalisée avec un alliage liquide de gallium et d'aluminium à teneur en aluminium de 1,0 à 3,0ss0 en poids. 4. Procédé d'extraction du gallium à partir de solutions d'aluminate.suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ladite réduction par contact ou cémentation du gallium est réalisée avec un alliage liquide de gallium et d'allminium à teneur en aluminium de 0,5 à 2,0 en poids. 5. Procédé d'extraction du gallium à partir de solutions d'aluminate suivant la revendication 1 caractérisé en ce que ladite réduction par contact ou cémentation est réalisée avec un alliage liquide de gallium et d'aluminium à teneur en aluminium de 0,2 à 1,0 en poids. 6. Procédé d'extraction du gallium à partir de solutions d'aluminate suivant l'une des revendications i à 5, caractérisé en ce que ladite réduction par contact ou cémentation du gallium est réalisée par admission, une seule fois, de gallium liquide dans la solution d'aluminate, et admission subséquente périodique d'aluminium dans l'alliage liquide formé de gallium et d'aluminium en solution d'aluminate. 7. Procédé d'extraction du gallium à partir de solutions d'aluminate suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la réduction par contact ou cémentation du gallium est réalisée par admission, une seule fois, d'un alliage d'aluminium et de gallium dans ladite solution d'aluminate, et admission subséquente périodique d'aluminium dans le gallium en solution d'aluminate. 8. Procédé extraction du gallium à partir de solutions d'aluminate suivant l'une des revendications 6 ou 7, caractérisé en ce que l'admission périodique d'aluminium est réalisée avec abaissement de la valeur négative du potentiel de l'alliage de gallium et d'aluminium. 9. Procédé d'extraction de gallium à partir de solutions d'aluminate suivant l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que la réduction par contact ou cémentation du gallium est réalisée à partir de solutions d'aluminate récupérées et de solutions d'aluminate mères du cycle Bayer, en prenant soin qu'avant la réduction par contact ou cémentation du gallium la solution d'aluminate récupérée soit refroidie jusqu'à la température de cristallisation du carbonate de sodium et que le vanadium soit conservé dans ladite solution, après quoi on sépare le dépôt cristallisé et on mélange la solution résiduelle avec ladite solution d'aluminate mère dans un rapport compris dans la plage de 0,1 t 1 à 1 : 0,1, on refroidit la solution obtenu jusqu'à la température ambiante et on sépare les composts de vanadium précipités par cristallisation. 10. Procédé d'extraction du gallium à partir de solutions d'aluminate suivant la revendication 9, caractérisé en ce que l'on effectue le refroidissement des solutions récupérées d'aluminate du cycle Bayer jusqu'à une température de 58 à 65oC. 11. Procédé d'extraction du gallium à partir de solutions d'aluminate suivant la revendication 9, caractérisé en ce que pour réaliser une précipitation plus complète des composés de vanadium on mélange la solution résiduelle avec la solution d'aluminate mère dans un rapport compris dans une plage de 0,9 : 1 à 0,5 : 1. 12. Gallium caractérisé en ce qu'il est extrait de solutions d'aluminate conformément au procédé faisant l'objet de l'une des revendications 1 à 11.