L'invention concerne un dlsposltif convoyeur-destlné à déplacer des charlots sur un plancher et comprenant un rail à ouverture en fente longitudinale situé à un niveau inférieur à ce plancher, une chaîne continue de traction en mouvement dans le rall, ladite chaîne comprenant des maillons à galets fous et des maillons d'entrasnement, munis de tocs pour coopérer avec un organe en saillie sous le charlot dans ladite fente de rail, ces maillons d'entralnement comportant une âme présentant une ouverture et supportant un axe sur lequel tournent des galets disposés de part et d'autre et roulant sur le rail dans des évidements de chaque maillon.' Les maillons des galets et les maillons d'entratnement peuvent être rellés par des maillons de liaison. Suivant un mode de réalisation préféré, le rail comprend un seul élément constitué par une tôle ou analogue, à parois latérales sensiblement verticales et parol de fond comportant des parties lncllndes de roulement des galets dont les surfaces de portée sont inclinées de manière correspondante. Le rail comporte avantageusement des alles supérieures en regard, délimitant la dlte ouverture en fente. Les maillons d'entraînement du mode de réalisation préféré sont constitués par deux éléments espacés, parallèles, de forme sensiblement rectangulaire ; les maillons des galets sont constitués en un seul élément et les maillons de liaison, soit en un seul élément soit de deux 'éléments parallèles écartés, les trois types de maillons étant articulés mutuellement sur des chevllles qui les traversent à leurs extrémités. L'invention sera mieux comprlse à ltalde de la description qui va sulvre d'un exemple de réalisation non limitatlf et des dessins annexés sur lesquels - la figure 1 est une coupe horlzontale de la piste de convoyage, montrant en plan les détails de la chaîne de tractlon, - la figure 2 est une vue en élévation latérale de la channe de la figure 1, en positon dans le rail de la piste ; - les figures 3 et 4 sont des coupes transversales à échelle agrandie suivant les lignes 3-3 et 4-4 respectlvement de la figure 2 ; - la figure 5 est une vue en plan d'un maillon d'entratnement porte-roue de la chape du convoyeur ; - la figure 6 est une vue en plan d'un maillon central de ladite chaîne ;; - la figure 7 est une vue en plan d'un élément séparé de maillon double de ladite chaîne ; et - la figure 8 est une coupe transversale suivant la ligne 8-8 de la figure 7, Le convoyeur selon l'lnventlon (figures 1 et 3) comprend un rail 20 et une channe dentrasnement 22.Le rail 20 est agencé pour être noyé dans un plancher de béton, ou analogue, comportant deux bandes, ou fers plats, écartés 24 délimitant entre elles une fente 26 de traction de manière blen connue, La ahane de traction dont une part-le seulement est représentée est continue'et placée dans le rail 20, pour être entraînée par un organe, tel qu'un barbotin classlque de chenille, dont un bras 28 est représenté en traits mixtes (figure 3), par engrènement, bien qu'lu soit évldent que tout autre entratnement convenable pulsse être utilisé. Le rail 20 est sensiblement carré ou rectangulaire en section transversale et constitué par un profilé de métal d'une seule plèce, ce qui évite l'obligation d'assembler plusieurs éléments et en simplifie notablement la réalisation. Ce rail comprend une paroi de fond -30, deux parois latérales senslblement verticales 32 et 34 et deux alles de sommet 36 et 38 tournées vers l'intérieur pour délimiter une ouverture 40, axée sur la fente de traction 26 entre les bandes 24 de plancher. La paroi de fond 30 du rail 20 comporte de préférence une partie centrale 42 en creux, raccordée aux parois latérales par des parties inclinées 44 et 46.Cette partie creuse centrale 42 forme une surface concave du ral de manière que tout corps étranger ou débris, tombant dans celui-ci par la fente 26 n'entrave pas le fonctionnement du convoyeur, En variante le rail-peut être constltué sans ailles supérieures 36 et 38, les parois latérales 32 et 34 étant alors soudées directement par leurs bords supé rleurs sous les bandes 24. La channe de traction 22 comprend une série de maillons reliés entre eux de manière démontable et constituant une chaîne robuste et de réalisation slmple, Cette channe est formée d'élé- ments de maillon rigides, comportant à Proxlmlté de chacune de leurs extrémités volslnes des ouvertures' traversées par des chevilles verroulllables, assemblant les maillons pour constituer une chaîne continue.Ces maillons peuvent- pivoter autour des chevilles pour permettre -à la chaîne de sulvre les courbes du rall, un déplacement vertical relatif et' limité des maillons étant également possible pour assurer une entière flexibilité de fonctlonnement. La channe de traction 22 (volr particulièrement figures 1 et 2) comprend des maillons centraux 48, des maillons de liaison 50, des maillons 52 à galets fous et des maillons d'entraînement 54. Chaque maillon de liaison 50 comporte deux éléments 56 et chaque maillon d'entraînement 54 comporte un élément de maillon à tocs d'entraînement 58 et un élément Jumelé 56, celul-ci étant identique aux éléments 56 de maillon de liaison 50. Des chevilles 46, sensiblement en H, traversent les extrémités des éléments de maillon pour les relier entre eux, à l'exception des maillons dWentratnement 54, qui sont reliés aux maillons 52 de galet par une cheville 62 en T, cet assemblage étant décrit plus amplement dans la sulte. Les maillons 48 de centre (figure 6) sont de forme rectangulaire ou-oblongue, avec des extrémités arrondies et comportent des ouvertures allongées 64, rétrécies chacune- légèrement vers les extrémités du malllon,qul sont surépaisses pour former les surfaces de contact avec les maillons accouplés. Le maillon de liaison 50 (figures 7 et 8) comprend deux éléments séparés parallèles 56, chacun' de ces éléments 56 comporte deux ouvertures allongées 70 rétrécies, analogues aux ouvertures 64 du maillon central 48 et le bord de ces éléments est renforce sur la périphérie suivant un accord lisse 72. Une nervure 74 en saillie vers le haut et perpendiculalre à l'axe de ltélément est voisine de ltextrflté rétrécie de chaque ouverture 70. Ces nervures sont opposéeè'symétriquement par rapport à l'axe vertical de l'élément (figure 7). Chaque maillon 52 de galets (figure 5) comprend également deux ouvertures 76 à rétrécissement et des parties centrées d'extrémité renforcées 78, correspondant aux parties 66 et 68 de maillon central 48. Le maillon 52 comporte au milieu des dégagements délimitant une me centrale 80 à portées situées entre les extrémités. Cette ame comporte une ouverture cylindrique 82 transversale destinée à supporter un axe de galet,- comme décrit dans la sulte. Le maillon 58 à tocs d'entraSnement est formé d'une seule piece de forme générale analogue aux autres organes de maillons 48, 52 et 56. I1 comporte deux ouvertures circulaires 84 volslnes de ses extrémités et sur sa surface supérieure, une rainure 86 disposée diamétralement en travers de chaque ouverture 84 et dont les extrémités se raccordent au maillon. Un premler toc d'entrainement 88 et un second toc 90 sont disposés en salllies écartées sur ce maillon, chacun d'eux comportant une surface verticale d'entrainement, 89 et 91 respectivement et une surface supérieure en pente, 93 et 95 respectivement. Une jambe de traction 92 (figure 2) d'un charlot de chargement, tracté par la channe, est indiquée en tralts mixtes, cette jambe pouvant coulisser vertlcalement et de manlère sOlec- tive dans la fente de- traction 26 pour venir au contact des tocs 88 et 90 de maillon d'entraînement. Le sens d'entraînement de la chaîne va de drolte à gauche des figures 1 et 2. En position basse, la jambe 92 prend appul sur le toc prlmalre 88 et le charlot (non représenté) qui 11 est assoclé, est entraîné sur le plancher par le déplacement de la chaîne dans le rall. Deux galets 94 de trolley ou patin (particulièrement figure 4) comprennent chacun une cuvette fixe intérieure 96 et une jante 98 (extérieure tournante, avec des roulements 100 à billes interposées. Un axe creux 102 traverse les cuvettes de galets qui comportent des ouvertures évasées 104, cet axe étant évasé comme montré en 106, pour retenlr les galets sur l'amie 80 de maillon. Le gralssage des portées de galets est assuré par un orifice ménagé à travers l'âme 80 et l'arbre creux 102 et un orifice 108 de chaque cuvette intérieure 96. Un bouchon 110 ferme l'ouverture du maillon pour empêcher l'introduction de pousslères ou autres corps étrangers. Les extrémités opposées de l'axe 102 sont munles de rondelles dtétanchéité 112 qui sont coïncées dans des contrealésages 114 ménagés dans les extrémités de cuvettes fixes 96. Des protecteurs annulalres 116 et 118 de poussières sont également disposés sur chaque galet pour enfermer les roulements 100 et situés dans les contre-alésages des cuvettes 96 et 98. De plus un autre protecteur 120 est placé sur le ctté intérieur de chaque galet, autour de larbre creux 102 étant serré entre l'âme 80 et la cuvette fixe 96 et donc immobile relativement à la jante98 en rotation ; cet agencement élimine toute entrave à la rotation du galet, par exemple ; ce protecteur est en une matière analogue à la fibre qui s'use entre le galet 94 et ltaxe creux 102. Chaque galet 94 (figures 3 et 4) est tronconique pour coopérer avec les surfaces inclinées 44, 46 de portée du rail 20. Le contact de roulement entre les galets 94 de trolley et les parties inclinées 44 et 46 assure le malntlen de la chaîne d'entraînement 22 suivant le plan de symétrie du rail 20. Chaque maillon 52 à deux galets 94 (flgures 1 à 5) est profilé en 122 et 124 pour les enfermer. Cet agencement évlte autant qu'il est possible, l'insertion de tout objet étranger entre galets et malllon-support, pouvant perturber ou empêcher le roulement du galet. Les divers maillons sont articulés entre eux par des chevllles 60 et 62. La cheville 60 (figure 3) comporte une tige 126 et des têtes opposées 128 et 130 transversales de dimenslons permettant leur passage dans les ouvertures 64, 70 et 76 respectives-des divers maillons 48, 56 et 52, en les présentant dans le sens longitudinal, mals recouvrant les bords opposés lorsqu'elles sont tournées transversalement aux maillons. Pour assembler les maillons, la cheville 60 est simplement introduite dans l'ouverture correspondante de maillon, puls pivotée -sur 900'autour de l'axe de chevllle, ou invèrsement pour orlenter les têtes 128 et 130 transversalement à l'ouverture de maillon. Les chevilles 62, utilisées pour relier chacue maillon dtentraSnement aux maillons associés 52 de galets, sont en T inversé, à tête 132 et tlge 134, un trou y étant ménagé pour recevoir une petite goupille 136. Les chevllles 62 sont simplement introduites par le haut dans les ouvertures--de maillons 52, 54 et 58 et la goupille insérée dans le trou-de chevllle pour les assembler entre eux.Chaque maillon 58 à tocs comporte des rainures 138 transversales dans lesquelles une cheville 62 est en saillie et chaque rainure étant en pente vers le haut aux extrémités opposées, la goupllle 136 y est maintenue en place efficacement,- tout en étant facilement démontable à volonté. Les maillons étant assemblés en chaîne continue dans le rail 20, celle-cl peut autre déplacée en longueur par tout dispositif convenable, tel que déjà indiqué un barbotln 28 bien connu de chenille étant représenté partiellement en traits mlxtes sur la figure 3. Le rail 20 est noyé dans le plancher, les bandes 24 affleurant la surface de élui-cl. La partie inférieure du rail 42 (figures3 et 4), dans cet agencement est à molns de 11,5 cm du nlveau du plancher, alors que dans les convoyeurs noyés de technique antérieure, le nlveau d'enfoncement attelnt approximativement 23 cm pour le fond du rail.Bien que la profondeur nécessaire au nouveau dispositif soit réduite de moitié, la dénivellation par rapport-au soldes tocs prlmalres 88 est-sensiblement supérieure à celle des dispositifs antérleurs. On peut dlsposer alnsl de plus de dégagement au-dessus de la chaîne pour des dispositifs auxiliaires tels que limiteurs de l'actlonnement des jambes de traction, contacteurs de tocs, etc.. (non repr6- sentés), bien que l'encombrement total solt moitié moindre.Les caractéristiques de l'agencement selon l'invention facilitent non seulement la mise en- place-- dans des constructions neuves mais de plus le montage du convoyeur dans des bâtiments anciens dont les structures ne pourralent recevoir les dispositifs antérieurs. Les charlots de déplacement des charges associés au convoyeur étant bien connus dans la technlque-, n'ont pas été représentés sur les figures. On utlllse de manlère courante dans l'industrie des chariots équipés d'une jambe rabattable et d'un dispositif fixant celle-cl à divers nlveaux. Une jambe de traction est indiquée en traits mixtes sur la flgure 2 en trois posltions dlfférentes 92, 92' et 92". En position haute extrême 92, l'extré- mité inférieure de la jambe est au-dessus du sol, le chariot pouvant être alors déplacé librement à la main. En position intermédiaire 92', la jambe est engagée dans la fente 26 (figure 3) mals sans contact avec la chaîne de convoyeur. Dans ia posltion la plus basse 92", la jambe coopère sur le toc primaire d'entrainement 88. La chaîne de la figure 2 est déplacée de droite à gauche et, lorsque le maillon de traction 54 approche un charlot immoblle dont la jambe de traction 92't est abalssde, celle-cl glisse sur la surface inclinée du toc secondalre 92, puis retombe devant le toc primaire 88, étant ainsi maintenue entre les deux tocs ; le charlot associé à cette jambe est entraîné sur le plancher en conséquence de l'engagement de celle-cl contre la surface 89 du toc prlmalre 88. Cè chariot ne peut qultter la chaîne, par exemple sur une pente descendante, par le contact de la surface 91 du toc secondalre 90 sur la jambe 92", lorsque le charlot tend à perdre par son-ac-célération le contact du toc primalre 88 de traction. Inversement lorsque le chariot, dont la jambe est en position basse 92, est entraîné de droite à gauche plus vite que la chaîne, la jambe glisse sur la surface inclinée 93 du toc prlmaire 88 et reste encore engagée entre les deux tocs, par retombée au contact de la surface 95 du second toc 90.Un chariot dont la jambe est en posltlon basse, ou de traction, est donc toujours accroché par les tocs de la chaîne dans les deux sens de déplacement relatif. L!un des avantages majeurs de la présente invention est de ne nécessiter qu'une profondeur rédulte d'installation dans le plancher. De plus la réalisation du rail est des plus slmples, chaque tronçon étant d'une seule plèce formée de tôle de métal ou analogue. Les maillons de chaîne sont de même de conception slmple, avec l'avantage supplémentaire que tout élément de maillon peut être avantageusement démonté et remplacé sans séparatlon des autres maillons de la chaîne et sans nécessité d'un outlllage spécial. Du fait que la chaîne peut être usée en fonctionnement prolongé, cet agencement permet de l'utiliser de marnière satisfalsante dans de mauvalses conditions. Toutes les caractéris- tiques de réalisation décrites ci-dessus contribuent à assurer un service de longue durée, sans frais excessifs d'entretien. La conception particulière des maillons supports 52 et de leurs galets g4 contribue à éviter que les jantes 98 des galets entrent en contact avec les parois latérales 32 et 34 du rail 20, contact qui serait une cause de détérioration mutuelle de ces éléments. De plus, ce qui apparaît évident à l'examen de la flgure 3, les éléments 56 de maillon comportent des parties adoucles 72 de guidage sur leurs bords marginaux et l'on conçoit quaprès un usage prolongé, la chaîne attelgne une usure telle que le dessous de l'élément 56 entre n contact avec les parties inclinées 44 et 46, sur lesquelles roulent les galets 94. Cepen dants il est évident que les parties lisses 72 restent écartées latéralement des parties de galets au contact du rail et qu'alnsl, même dans le cas où sa surface est endommagée ou usée par râclage des maillons, les parties inclinées 44 et 46 ne seront pas dégradées. R E V E N D I C A T I O N S 10. Unconvoyeur destiné à déplacer -des-chariots sur un plancher, comprenant un rail à ouverture en fente situé au-dessous du niveau de celui-ci, et une chaîne continue de traction contenue dans le rail, ce convoyeur étant caractérisé en ce que ladite channe est constituée par des maillons de galets fous et des maillons d'entralnement interconnectés, chacun des maillons d'entratnement comprenant une partie à tocs entraînant un organe, monté sur le chariot et qui fait saillie dans ladite fente, et chacun des maillons à galets ayant une âme à ouverture supportant un axe aux extrémités duquel tournent des galets roulant sur le rail et qui sont placés dans un évidement du maillon. 20. Un convoyeur suivant la revendication 1 > caractérisé en cè que lesdits maillons à galets et d'entraînement sont reliés par des maillons de liaison. ) . Un convoyeur suivant les revendications 1 ou 2, caractérisé en cé que les extrémités desdits maillons à galets font saillie sur ladite âme pour délimiter lesdits évidements. 40. Un convoyeur suivant l'une ou l'autre des revendications précédentes, caractérisé en ce que chaque maillon d'entraînement comporte deux tocs d'entrarnement ayant chacun une surface d'entraSnement sensiblement verticale pouvant prendre appui sur ledit organe d'entrainement du chariot. 5 . Un convoyeur suivant la revendication 4, caractérisé en cé que lesdits tocs sont disposés transversalement à la direction de déplacement de la channe et comportent une rampe inclinée dans cette direction. 60. Un convoyeur suivant l'une ou l'autre des revendications précédentes, caractérisé en ce que chaque galet comprend une cuvette intérieure ne tournant pas et une jante périphérique tournante, la cuvette comportant une partie en saillie sur ladite jante et aboutissant sensiblement à l'alignement du bord marginal du maillon à galets. 70. Un convoyeur suivant l'une ou l'autre des revendications précédentes, caractérisé en ce que le rail comprend des parois latérales sensiblement verticales et une paroi de fond ayant deux parties inclinées sur lesquelles roulent lesdits galets, la surface de roulement de chacun d'eux étant conique pour correspondre à la partie inclinée du rail. 80. Un convoyeur suivant la revendication 7, caractérisé en cè que le rail comporte des ailes en saillie vers l'intérieur sur les parties hautes de parois pour délimiter entre elles ladite ouverture de fente. 90. Un convoyeur suivant l'une ou autre des revendications précédentes, caractérisé en ce que lesdits maillons d'entratnement comprennent deux éléments parallèles espacés de'forme sensiblement rectangulaire, lesdits maillons à galets comprennent un élément conique et chaque maillon de liaison comprend un seul élément ou deux éléments parallèles espacés, les trois types de maillons étant articulés à la suite par une cheville traversant les extrémités opposées de chacun d'eux,