Procédé et dispositif de mesure de force pour la commande du releveur d'un tracteur agricole. La présente invention concerne un procédé de mesure de force destiné à déterminer la force qui est appliquée en un point prédéterminé d'un système mécanique, la force qui s'applique à ce point étant transmise à un système élastique qui se trouve de ce fait élastiquement déformé, le procédé étant notamment applicable à un dispositif de mesure de force destiné au réglage du releveur d'un tracteur utilisé en agriculture. Les procédés traditionnels du type qui vient d'être décrit fonctionnent par exemple en partant d'une situation dans laquelle sont montées par exemple par collage et en des points déterminés du système élastique des bandes de mesure d'allongement dont la déformation est détectée par voie optique ou électrique. Selon certaines solutions, les bandes de mesure d'allongement ne peuvent se déplacer que sur un parcours très réduit, ce qui entraîne en règle générale la nécessité de prévoir pour l'application de la force ou pour le parcours de déformation des dispositifs d'amplification ou des dispositifs de démultiplication extrêmement compliqués et coûteux. En outre, la mise en place de ces bandes de mesure d'allongement est compliquée et exige beaucoup de dextérité et de précision, car si cela n'est pas le cas l'équilibrage d'un pont de mesure monté par exemple de cette manière est difficile à mettre en oeuvre et il en résulte des défauts de linéarité de la mesure de la force. L'invention a donc pour objet un procédé de mesure de force selon le préambule et un dispositif de mesure de force utilisé notamment pour le réglage de releveurs de tracteurs utilisés en agriculture qui soient assurés du maximum de précision et de fiabilité en fonctionnement tout en simpli- fiant sensiblement la mise en place des composants qui sont nécessaires, de sorte que le procédé de mesure de force puisse être utilisé quand le problème consiste à surveiller continuellement les composants d'un système mécanique fabriqué 250 1862 en grande série. Sur le plan du procédé, l'invention prévoit que le déplacement relatif d'un point du système élastique est détecté par au moins un détecteur de Hall connu en soi et monté soit sur le système élastique soit sur un élément fixe, ce détecteur étant disposé dans un champ magnétique dont le flux peut être prédéterminé. En ce qui concerne le dispositif, l'invention prévoit que celui-ci, qui comprend au moins une tige de flexion à laquelle lOest appliqué un moment de flexion par une paire de bras oscillants, comporte au moins un détecteur de Hall qui est monté de manière que la surface détectrice soit disposée essentiellement dans le plan principal de la flexion de la tige de flexion et soit raccordé au circuit de régulation du releveur. Le détecteur de Hall fonctionne selon la principe de la détection du champ magnétique statique qui varie quand un matériau ferro-magnétique disposé dans son rayon d'action est déplacé. Ce champ magnétique qui varie provoque la modifica- tion du flux magnétique qui passe dans le détecteur de Hall du fait du mouvement relatif du matériau ferro-magnétique, et le détecteur de Hall fournit de ce fait en sortie une tension variable. Les détecteurs de Hall sont actuellement disponibles sur le marché à des prix très avantageux, et comme ils détec- tent sans contact le chemin parcouru par le matériau ou le corps ferromagnétique ou qu'ils le transforment en une tension de sortie, ils ne sont que très peu susceptibles de défaillance. La mise en place du détecteur de Hall est très simple car il constitue un ensemble fonctionnel indépendant qui ne doit être monté qu'une fois par rapport à un point de référence et il peut ensuite détecter les déformations du système élastique sans autre dispositif, seul un champ magné- tique statique devant être produit. Le montage et l'entretien du système de mesure sont donc simplifiés au maximum, ce qui fait que ce procédé peut être mis en oeuvre d'une façon particulièrement avantageuse quand il faut surveiller des forces ou des déformations continuelles dans un système technique fabriqué en grande série. Ceci est par exemple le cas pour la régulation de la force de levage d'un tracteur agricole. Le dispositif mettant en oeuvre le procédé de l'invention et qui a été décrit ci-dessus concerne notamment ce domaine d'application. Il est alors particulièrement avantageux que le détecteur de Hall soit fixé simplement à l'arrière du tracteur ou sur la tige de flexion pour pouvoir être prêt à fonctionner en tant que dispositif de mesure du force à la seule condition qu'il existe un champ magnétique statique. Comme en règle générale la tige de flexion constitue également le prolongement des axes d'articulation des bras oscillants inférieurs et comme la tige de flexion est réalisée pour des raisons de fabrication en acier ou en un matériau ferro-magnétique, le dispositif de mesure de force n'a besoin d'aucun dispositif ou d'élément additionnel. Le plus avantageux est que le détecteur de Hall soit fixé sur l'arrière du tracteur agricole car l'alimentation en courant de ce détecteur est ainsi fortement simplifiée, la tige de flexion n'est pas affaiblie et la fixation du détecteur de Hall est facilitée par la surface plane importante qui est disponible à l'arrière du tracteur. En disposant correctement le champ magnétique statique ou un aimant, la sensibilité du détecteur de Hall ou sa capacité de résolution peut être suffisamment importante pour qu'il réagisse même aux variations des forces des bras oscillants inférieurs les plus faibles, ce qui fait que le mécanisme de levage peut être commandé d'une façon plus fiable. Le circuit de régulation de la force des bras oscil- lants inférieurs est alors stable et progressif. Avantageusement, le détecteur de Hall est monté symétri- quement sur le tracteur par rapport aux points d'articulation des bras oscillants inférieurs. Un mode de réalisation particulièrement avantageux prévoit que la tige de flexion est accouplée de façon rigide à un châssis de support qui est rendu solidaire de l'arrière du tracteur, ce châssis absorbant la force agissant sur les bras oscillants inférieurs par déformation par flexion de la tige de flexion. Quand on remplace la tige de flexion par une entretoise qui est reliée à un châssis de support monté sur 250 1862 le tracteur et constitué par exemple par des profilés longi- tudinaux, ou par un treillis, cette tige pouvant être défor- mée quand elle est soumise aux forces des bras oscillants inférieurs, on obtient ce résultat que le détecteur de valeur de mesure qui détecte la déformation de la tige de flexion n'enregistre plus aucun saut de la valeur de mesure quand la force agissant sur les bras oscillants inférieurs passe de la traction à la pression et inversement. Le jeu des supports de la tige de flexion n'a donc plus aucune influence sur le fonctionnement du régulateur. Lorsque le détecteur de Hall est incorporé avec un aimant dans un composant de montage unique, le dispositif de mesure de force peut être installé avec un minimum de travail et être immédiatement prêt à fonctionner après sa mise en place. Avantageusement, la disposition relative de l'aimant, du système mobile à détecteur et du châssis peut être choisie de manière que lorsqu'il y a une modification de la position relative de la tige de flexion et du chassis, la dispersion des lignes du champ magnétique et de ce fait du flux magnéti- que passant par le détecteur soit fortement modifiée. Quand on modifie la position relative dans l'espace soit de l'ai- mant, soit du détecteur, soit encore de la tige de flexion ou du châssis par rapport aux autres composants du dispositif de mesure, on peut facilement adapter la sensibilité de ce dispositif de mesure de force et de ce fait la caractéristi- que de régulation du mécanisme de levage aux conditions de fonctionnement telles que la nature du terrain. Du fait que le détecteur de Hall dispose déjà d'une alimentation en courant, il est possible avec des moyens simples de prélever de ce circuit de courant une alimentation en courant réglable pour un électroaimant. Le flux magnétique peut alors être commandé par le détecteur grâce à des mesures très simples, de manière à pouvoir ainsi éventuellement corriger des défauts de linéarité de l'augmentation du flux passant par le détecteur quand il y a un déplacement relatif du corps par rapport au châssis, ce qui constitue un avanta- ge. Lorsque la tige de flexion porte en outre un aimant permanent, il est possible d'augmenter encore plus la sensi- bilité du système de mesure. Selon un développement de l'invention, on prévoit un autre détecteur de Hall dont la surface détectrice est incli- née par rapport à celle du premier détecteur de Hall. Ceci permet de satisfaire la condition consistant à déterminer ou réguler avec exactitude les forces appliquées aux bras oscil- lants inférieurs non seulement selon leur importance mais aussi selon leur direction. Lorsqu'on accouple de façon réglable les détecteurs de Hall ou leurs signaux de sortie avec le circuit de régulation, on peut maintenir le même niveau de sensibilité du comportement du circuit de réglage pour toutes les positions de la paire de bras oscillants inférieurs. Lorsque la surface détectrice du second détecteur de Hall est disposée dans un plan horizontal et perpendiculairement à la surface détectrice du premier détecteur de Hall, on peut alors détecter d'une façon particulièrement précise les composantes de la force de traction tout en éliminant d'une façon la plus complète possible l'influence mutuelle des détecteurs de Hall. On obtient ainsi du dispositif de mesure de force un signal de sortie constituant une information très fiable. En ce qui concerne la disposition dans l'espace des détecteurs de Hall et des aimants, il existe de nombreuses possibilités, ce qui assure une grande souplesse de montage pour ce dispositif de mesure de force et de ce fait une détection optimale de la valeur de mesure qui s'adapte aux conditions d'utilisation auxquelles le dispositif est soumis, par exemple la géométrie de l'articulation des bras oscillants inférieurs. Lorque les détecteurs de Hall qui sont séparés l'un de l'autre dans l'espace peuvent être réglés par rapport à leurs aimants de référence alors qu'ils sont désaccouplés l'un de l'autre, on peut réguler la position des bras oscillants inférieurs dans une zone étendue. Le plus souvent, il est nécessaire que les forces appli- quées aux bras oscillants inférieurs ne soient pas ajoutées les unes aux autres, mais puissent être détectées séparément 250 1862 et avec le plus de précision possible. Dans ce cas, on peut prévoir une disposition selon laquelle on associe à chaque bras oscillant inférieur une tige de flexion dont la flexion peut être détectée par au moins un détecteur de Hall. Cette disposition est avantageuse et est relativement peu coûteuse. La tige de flexion peut alors être réalisée de la même manière que dans le cas o il n'est prévu pour les deux bras oscillants inférieurs qu'une unique tige de flexion. L'invention sera maintenant décrite plus en détail à l'aide de plusieurs exemples de réalisation et avec référence aux dessins ci-annexés dans lesquels: la figure 1 est un schéma des commutateurs hydrauliques d'un circuit de régulation de la force de traction appliquée aux bras oscillants inférieurs d'un mécanisme élévateur à commande hydraulique d'un tracteur, la figure 2 est une vue de dessus en coupe partielle et schématique de l'arrière d'un tracteur agricole auquel est incorporé un dispositif de mesure de force, la firure 3 est une vue semblable à la figure 2 et repré- sentant un autre mode de réalisation du dispositif de mesure de force, la figure 4 est une vue partielle d'un autre mode de réalisation d'un dispositif de mesure de force, à l'état non sollicité de la tige de flexion, la figure 5 est une vue semblable à la figure 4 du dispo- sitif de mesure de force représenté à la figure 3, à l'état sollicité de la tige de flexion, la figure 6 est une vue en perspective de l'arrière d'un tracteur agricole sur lequel est monté un autre mode de réalisation du dispositif de mesure de force, et la figure 7 est une vue semblable à la figure 6 d'un autre mode de réalisation d'un dispositif de mesure de force. La figure 1 représente un circuit hydraulique de régula- tion de la force de traction ou de pression Z ou D appliquée aux bras oscillants inférieurs U d'un mécanisme élévateur SH d'un tracteur. Un bras oscillant inférieur U est respective- ment articulé par une extrémité et par l'intermédiaire d'un châssis de support T au tracteur 1, et il est relié par l'intermédiaire d'un mécanisme de levage constitué par un bras articulé de levage 2 à un bras angulaire 3 et à une tige de poussée 4 d'un vérin de travail 5 à commande hydraulique. L'autre extrémité du bras oscillant inférieur U est reliée à un instrument de travail tel qu'une charrue dont la force (force de traction) est proportionnelle à la profondeur du labour, c'est-à-dire la position du bras oscillant inférieur U. Pour maintenir la position du labour à un niveau constant, le vérin de travail 5 est commandé par une vanne ou distri- buteur 10 qui est intégrée à un circuit de régulation RK et qui est également à commande hydraulique. Mais on peut imagi- ner un circuit de régulation fonctionnant électriquement et déplaçant par exemple le distributeur au moyen de servo- moteurs, ou commandant les pistons de travail directement par des moyens électriques, de manière que le système de commande ne dépende plus du système hydraulique du tracteur. Dans le cas représenté, le vérin de travail 5 est alimen- té par une conduite 11 en fluide de pression provenant d'un réservoir 7. Une pompe de travail 8 aspire dans ce but le fluide de pression par l'intermédiaire d'une conduite d'aspi- ration 9 et le pompe de manière qu'il parvienne au vérin de travail 5 par l'intermédiaire du distributeur 10 à plusieurs voies (dans le cas représenté à 3/3 voies), vérin dans lequel il exécute le travail par déplacement d'un piston de levage 6. Le distributeur à 3/3 voies 10 est commandé par un cir- cuit de régulation de pression par l'intermédiaire de dispo- sitifs de commande 12 et 13 disposés sur ses deux côtés. Le circuit de régulation de pression comprend une pompe de commande 14 qui alimente le circuit d'alimentation en fluide de pression par l'intermédiaire d'un réseau de conduites 15. Quand il n'est pas soumis aux dispositifs de commande, le distributeur à plusieurs voies 10 est maintenu dans sa posi- tion moyenne qui est représentée au moyen d'un jeu de ressorts de commande 16 ou 17. Sur un côté du distributeur à plusieurs voies 10 est appliquée une pression qui est déterminée par deux buses fixes 18 ou 19. La pression qui est appliquée à l'autre côté du distributeur 10 est déterminée par la chute de pression au niveau des deux clapets d'étranglement variables ou 21. le clapet d'étranglement 20 fonctionne en tant qu'émetteur de valeur de consigne et le clapet d'étranglement 21 en tant que détecteur de valeur réelle du circuit de régulation. Le clapet d'étranglement 21 est accouplé par l'intermédiaire d'un parcours mécanique, électrique ou hydrau- lique (indiqué en 22) à un détecteur KA (non représenté) de la force appliquée au bras oscillant inférieur U, de manière que cet accouplement serve de rétroaction pour le cicruit de régulation. La position représentée indique la position réglée du distributeur 10. Le clapet d'étranglement 20 détermine alors la hauteur du bras oscillant inférieur. La force de traction Z ou la force de pression D qui est appliquée au bras oscillant inférieur U a une valeur telle que la pression entre les deux clapets d'étranglement 20 et 21 correspond à la pression entre les deux buses fixes 18 et 19. Quand pour une raison quelconque, la force qui est appli- quée au bras oscillant inférieur dévie par rapport à la valeur réglée, par exemple quand la charrue pénètre trop profondément dans le sol quand elle passe sur une bosse, l'aire d'étranglement du détecteur de valeur réelle (clapet d'étranglement 21) change, et la pression qui est appliquée au dispositif de commande 13 augmente. Du fait que la pres- sion appliquée sur le c8té du dispositif de commande 12 est constante, le distributeur 10 est alors commuté vers une position dans laquelle le fluide de pression est pompé dans le vérin de travail 5, de manière que le bras oscillant inférieur U soit soulevé par l'intermédiaire du mécanisme élévateur. La force appliquée au bras oscillant inférieur U devient alors plus faible et le clapet d'étranglement 21 s'ouvre à nouveau dans une certaine mesure, déterminant un nouvel état d'équilibre dans lequel la force appliquée au bras oscillant inférieur est à nouveau réglée mais o la position de ce bras oscillant inférieur est modifiée. La figure 2 représente la constitution d'un dispositif permettant de créer la valeur de réglage proportionnelle à la force de traction appliquée aux bras oscillants inférieurs et destinée au clapet d'étranglement du circuit de régulation. Le dispositif est symétrique et comprend deux bras oscillants inférieurs U qui sont articulés à une articulation G consti- tuée par une tige de flexion B supportée des deux c8tés par des plaques de support T. Les plaques de support sont solidai- res de l'arrière du tracteur agricole. Dans cet exemple de réalisation le dispositif de mesure de force 100 est monté symétriquement par rapport aux positions G des articulations, à l'arrière du tracteur, ce dispositif étant constitué par un détecteur de Hall 102 et par un aimant permanent 103. Le dispositif de mesure de force est monté de façon fixe par rapport à l'arrière H du tracteur. A la figure 2 sont repré- sentées les lignes de champ magnétique 104 qui traversent le détecteur de Hall 102 selon une certaine densité. Le champ magnétique qui est déterminé par les lignes de champ magné- tique 104 et qui est fixe dans l'espace dans l'exemple de réalisation représenté est influencé par le choix du matériau constituant l'arrière H du tracteur et la tige de flexion B. On voit que la tige de flexion B est située dans la zone d'influence du champ 104 de l'aimant. Une partie des lignes 104 du champ magnétique traverse le détecteur de Hall 102 qui émet de ce fait un signal de sortie déterminé utilisé pour le réglage du releveur. Quand une force de traction Fz plus importante agit sur le bras oscillant inférieur U, la tige de flexion B se déforme en direction du détecteur de Hall 102, ce qui modifie la forme des lignes 104 du champ magnétique. Mais la densité du flux magnétique qui traverse le détecteur de Hall 102 se modifie également, ce qui fait que le signal de sortie du détecteur de Hall 102 varie en fonction de la flexion, c'est-à-dire en fonction de la force de traction qui est appliquée aux bras oscillants inférieurs U. On peut régler le signal de sortie provenant du détecteur de Hall 102 en modifiant la position du détecteur de Hall 102 par rapport à l'aimant 103. A la figure 3 est représenté un autre mode de réalisation du dispositif de mesure de force. Ce dispositif comprend dans ce mode de réalisation un châssis de support TR constitué par deux profilés longitudinaux 105 disposés parallèlement l'un à 250 1862 l'autre et montés dans la direction du déplacement du trac- teur, ces profilés étant fixés à l'arrière H du tracteur. La tige de flexion B qui est soudée aux profilés relie ceux-ci en formant un châssis fermé. Les profilés longitudinaux 105 sont légèrement en saillie par rapport à la tige de flexion B et comprennent dans ces sections en saillie des boulons respectifs 106 qui passent dans d'autres plaques de montage 107 rendues solidaires de la tige de flexion B par exemple par soudage. Les bras oscillants inférieurs U respectifs sont montés au moyen de ces boulons 106. Le châssis fermé se déforme élastiquement et symétriquement quand une charge est appliquée aux bras oscillants inférieurs U, la tige de flex- ion B étant soumise à la déformation la plus forte. Le dépla- cement dû à la déformation est détecté par le dispositif de mesure de force 100 qui est monté à l'arrière H du tracteur, comme on le voit à la figure 2. Les figures 4 et 5 représentent un mode de réalisation dans lequel le dispositif de mesure de force 100 est associé à un autre aimant permanent 108 qui est fixé à la tige de flexion B, par exemple par vissage ou par collage. Les figu- res 4 et 5 montrent clairement comment le parcours suivi par les lignes de champ magnétique 104 se modifient en fonction de la déformation de la tige de flexion B, le détecteur de Hall 102 étant traversé de façon plus intense par les lignes 104 du champ magnétique lorsque la déformation de la tige de flexion B augmente. Le signal de sortie du détecteur de Hall 102 peut alors être produit, et il monte fortement en même temps que la déformation en flexion de la tige B. Naturellement et à la place de l'aimant permanent 103 représenté aux figures 2 à 5, on peut également utiliser des électro-aimants dont le flux magnétique n'a pas besoin d'être nécessairement maintenu à un niveau constant. Il est égale- ment possible de disposer plusieurs aimants selon une dispo- sition en constellation prédéterminée et de manière que leurs lignes de champ magnétique se superposent de façon croissante en un point prédéterminé quand le déplacement relatif de la tige de flexion en direction de l'arrière du tracteur augmen- te, un détecteur de Hall 102 pouvant alors être disposé à ce point de superposition. La figure 6 est une vue en perspective de l'arrière H d'un tracteur sur lequel sont fixés des supports T sur les- quels est montée une tige de flexion B à laquelle sont arti- culés des bras oscillants inférieurs U. A l'arrière H du tracteur sont fixés deux dispositifs de mesure 100' et 100" comprenant respectivement un détecteur de Hall 102' et 102" qui ne sont pas représentés et dont les surfaces détectrices sont disposées dans des plans perpendiculaires l'un par rapport à l'autre et sont traversés par les lignes 104' et 104" des champs magnétiques. Le dispositif de mesure 100" est constitué exactement comme les dispositifs de mesure représen- tés aux figures 2 à 5, et il détecte les flexions de la tige de flexion B en direction verticale. Le dispositif de mesure 100' dont le détecteur de Hall 102' est orienté de manière que sa surface détectrice soit située dans un plan vertical détecte les flexions de la tige de flexion B en direction horizontale. Le dispositif de mesure de force 100' détecte donc les forces FZ en direction horizontale et le dispositif de mesure de force 100" les forces Fz en direction verticale des bras oscillants inférieurs. Les dispositifs 100' et 100. sont montés de préférence sur l'arrière H du tracteur de manière que les lignes des champs magnétiques ne s'influen- cent pas mutuellement. Tous les modes de réalisation du dispositif de mesure de force qui sont représentés aux figu- res 2 à 5 peuvent être utilisés pour mesurer les forces appliquées aux bras oscillants inférieurs dans plusieurs directions. La figure 7 représente un dispositif de mesure de force 100"' qui ne surveille que la force Fz appliquée à un bras oscillant inférieur. Dans ce mode de réalisation, le tige de flexion B est soudée au support T et le dispositif de mesure de force 100"' enregistre tous les déplacements du bras oscillant inférieur U. Naturellement, on n'est pas limité à ce mode de réalisation pour la surveillance séparée des forces appliquées aux bras oscillants inférieurs. On peut également prévoir d'associer à chaque bras oscillant infé- rieur U une tige de flexion, telle qu'elle est indiquée aux figures 2 et 3. Quand il convient également de surveiller la direction des forces appliquées aux bras oscillants inférieurs, il suffit de monter un autre dispositif de mesure de force (non représenté à la figure 7) dans une position appropriée, en veillant simplement que les lignes 104 des champs magné- tiques ne soient pas trop influencées mutuellement. Il-est particulièrement avantageux que les dispositifs de mesure de force puissent être réglés séparément car les engins de travail du sol qui doivent être raccordés au mécanisme de îo levage du tracteur n'autorisent le plus souvent aucune trans- mission symétrique des forces au tracteur. Ces réglages des dispositifs de mesure de force sont alors particulièrement simples et il est possible de régler par des manoeuvres très limitées la force optimale des bras oscillants inférieurs et la direction de la force appliquée aux bras oscillants inférieurs qui est-adaptée à l'engin de travail du sol. REVENDICATIONS 1. Procédé de mesure de force destiné à déterminer la force qui est appliquée en un point prédéterminé d'un système mécanique, la force qui s'applique à ce point étant transmise à un système élastique qui se trouve de ce fait élastiquement déformé, caractérisé en ce que le déplacement relatif d'un point du système élastique est détecté par au moins un détecteur de Hall (102) connu en soi et monté soit sur le système élastique soit sur un élément fixe, ce détecteur étant disposé dans un champ magnétique (104) dont le flux peut être prédéterminé. 2. Dispositif de mesure de force, notamment pour le réglage du releveur de tracteurs utilisés en agriculture et mettant en oeuvre le procédé selon la revendication 1, com- prenant au moins une tige de flexion à laquelle est appliqué un moment de flexion par une paire de bras oscillants infé- rieurs, caractérisé en ce qu'au moins un détecteur de Hall (102) est monté de manière que sa surface détectrice soit essentiellement dans le plan principal de la flexion de la tige de flexion (B) et soit raccordé au circuit de régulation (RK) du releveur (SH). 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que le détecteur de Hall (102) est fixé sur l'arrière (H) du tracteur. 4. Dispositif selon la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce que le détecteur de Hall (102) est monté symétriquement par rapport aux points d'articulation (G) des bras oscillants inférieurs (U) du tracteur MH). 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que la tige de flexion (B) est accou- plée rigidement à un châssis de support (TR) qui est solidai- re de l'arrière (H) du tracteur, ce châssis absorbant la force (Fz) appliquée aux bras oscillants inférieurs (U) quand il y a déformation par flexion de la tige de flexion (B). 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que le détecteur de Hall (102) est assemblé à un aimant (3) pour constituer un composant de montage. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'aimant est un aimant permanent (1033. 8. Dispositif selon la revendication 6 ou 7, caractérisé en ce que la distance séparant l'aimant (103) du détecteur de Hall (102) est réglable. 9. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'aimant (103) est un électro-aimant dont l'alimentation en courant est réglable. 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 9, caractérisé en ce que la tige de flexion (B) supporte un aimant permanent (108) dont les lignes de champ (104') traversent le détecteur de Hall (102). 11. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 10, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un autre détecteur de Hall (102") dont la surface détectrice est inclinée par rapport à celle du premier détecteur de Hall (102; 102'). 12. Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce que la surface détectrice de l'autre détecteur de Hall (102') est disposée dans un plan horizontal et perpendiculai- rement à la surface détectrice du premier détecteur de Hall (102'). 13. Dispositif selon la revendication 11 ou 12, caracté- risé en ce que les deux détecteurs de Hall (102', 102") peuvent être réglés séparément par rapport aux champs magné- tiques respectifs (104', 104") qui les traversent. 14. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 13, caractérisé en ce qu'à chaque bras oscillant infé- rieur (U) est associée une tige de flexion (B) dont la fle- xion peut être détectée par au moins un détecteur de Hall (102"'*).