La présente invention concerne un cible optique destiné à la transmission de signaux optiques par des conducteurs de lumière, que l'on de'sgnera dans la suite de l'exposé par le terme fibres optiques, plus brièvement par le terme fibres. Des recherches extrêmement nombreuses ont déjà été faites pour tenter de mettre au point des câbles de transmission de signaux optiques sur des moyennes et longues distances. Pir la mise au point de ces tables, on a dû surmonter un certain nombre de difficultés, parmi lesquelles on peut mentionner la nécessité pour avoir un signal cohérent, de noyer les fibres dans un support d'un matériau tel que par exemple du plastique, et ce, en plaçant les fibres en des endroits déterminés avec une incertitude extrmement faible. Nais, la résolution de ce problème n'a pas permis la mise au point de eâbles susceptibles de donner toute satisfaction, étant donné que la sensibilité aux variations thermiques des cibles actuellement proposés, limite considérablement leur plage de température de fonctionnement. En effet, des variations de température autour d'une température optimale entrassent une augmentation rapide de l'atténuation. L'origine de ces phénomènes tient à plusieurs causes dont les deux principales résident, d'une part, dans les differences de dilatations entre les fibres et le matériau qui leur sert de support et, d'autre part, dans la valeur du coeffieient de frottement entre le matériau du revêtement primaire de la fibre et le matériau du support. En effet, les coefficients de dilatation de la plu- part des matériaux plastiques actuellementemployés pour la fa brication des supports sont de l'ordre de grandeur de 10 à 200 10-5/ C, alors que celui de la silice est de l'ordre de 4 10-7/ C.Il en résulte que, même pour des variations de tempe- rature modérées, on excède les valeurs d'allongement tolérées par les fibres dans le sens des températures croissantes, alors que, dans le sens des températures décroissantes, la contraction du support oblige les fibres à se déformer en serpentin, ce qui déclenche le phénomène connu sous le vocable "microcourbure", dont l'effet est analogue à celui d'une augmentation de l'atté- nuation, puisque à chaque microcourbure, une petite partie de la lumière guidée s'échappe hors de la fibre et, de ce fait, est perdue pour la transmission. La présente invention se propose donc de remédier à ces inconvénients, en créant une structure de support, qui présente à la fois un faible coefficient de dilatation, une bonne souplesse pour permettre la confection de cibles et un faible coefficient de frottement. Comme on le verra plus en détails dans la suite de cet exposé, la mise au point du câble optique selon l'invention, est basée sur la possibilité dtassocier dans le support, deux matériaux à coefficients de dilatation et modules d'élasticité différents, pour obtenir un matériau "combiné" présentant toutes les qualités des supports plastiques couramment utilisés, tout en étant muni d'un coefficient de dilatation extrêmement faible, empêchant toute action néfaste d'une variation de température, même si son effet est extr8mement faible qui aurait pour consé- quence un affaiblissement important de la lumière transmise par le câble, par suite des phénomènes de microcourbure mentionnés ci-dessus, et par le dépassement, par la lumière parcourant les câbles, de l'angle de réflexion totale, qui a pour effet une perte de lumière importante dûe à la réfraction. Cette propriété de la combinaison de deux matériaux, peut s'expliquer par le calcul qui suit. Si l'on désigne par E1 et E2 les modules d'élasti- cité de deux matériaux A et B, par S1 et S2 leur section droite, et E et S le module d'élasticité et la section droite de leur association, on a bien sûr t S = S1 + S2 Si l'on applique une contrainte N à l'association, cette dernière va subir une variation de longueur 1 telle que, si N1 et N2 désignent les contraintes appliquées respectivement à A et B, on ait : Comme N = N1 + N2, on en déduit s Si l'on considère maintenant les coefficients de dilatation&gamma;1 et &gamma;2 des matériaux A et B, et &gamma; celui de leur association, il est facile de calculer &gamma; en fonction de &gamma;1 et &gamma;2. Sous l'effet d'une variation de température # t, A et B subiraient, s'ils étaient isolés l'un de l'autre, des variations de longueur l1 et l2, telles que : l1 = L &alpha;1 #t et l2 = L &alpha;2 # t Si l'on rend les matériaux A et B solidaires, on aura une variation de longueur 1 définie par : l = L &gamma; # t Mais, comme 11 est différent de l2, des contraintes internes N vont se développer pour contrarier les différences de longueur et les ramener à 1. Une approximation simple pour calculer N consiste à dire que A et B subissent chacun une contrainte de direction normale à la section, de même module N, mais de sens opposé. Sous l'action de N, les matériaux A et B subissent des variations de longueur dl1 et dl2, ramenant 11 et 12 à 1, telles que : NL dl1 = et dl2 E1 S1 E2 S2 en reliant dl1 et dl2 , on obtient : A l'aide de cette formule, et en reliant maintenant l à l1 et dl1 (ou à 12 et dl2) on obtient très facilement : A partir de cette formule, et en prenant à titre d'exemple non limitatif, les valeurs : &gamma;1 = 12 10-1/ C E1 = 14 500 kg/mm2 S1 = 0,5 mm2 &gamma;2 = 103 107/ C E2 = 40 kg/mm2 S2 = 1,222 mm2 on en déduit : E = 4240 kg/mm2 N = 4,85 10-3 et = 18,6 10-7/ C De tels résultats se sont trouvés confirmes par les mesures directes. La présente invention a pour objet d'utiliser ces résultats, pour créer une structure de support qui présente à la fois un faible coefficient de dilatation, une bonne souplesse pour permettre la confection des cabales, et un faible coefficient de frottement. A cet effet, elle concerne un Câble optique de transmission multivoies pour moyennes et longues distances se composant d'un support rigide comportant des logements dans lesquels les fibres optiques sont disposés selon une géomètrie régulière et strictement référencée par rapport à un ou des repères liés au contour du cible. Ce câble optique est caractérisé en ce que le support est en un matériau à faible coefficient de dilatation thermique comportant des logements de forme adéquate et de section plus grande que la section des fibres optiques à recevoir, la surface des logements ayant de bonnes caractéristiques de glissement. Selon une autre caractéristique de l'invention, le support est constitué d'une matière plastique (premier matez riau) susceptible d'être moulée, calandrée ou extrudée, comportant des logements dont la surface a de bonnes caractéristiques de glissement, et contenant, dans le sens longitudinal des armatures noyées dans le premier matériau ayant un coefficient de dilatation faible (second matériau) tel que le produit résultant de la combinaison des deux matériaux présente un coeffi- cient de dilatation inférieur à 25 fois celui de la silice, dans le sens longitudinale Le second matériau joue le r8le d'une armature solide à grande stabilité thermique pour le support. On peut utiliser d'autres matériaux en coopération avec les précédents, notamment pour assumer le rôle fonctionnel de tenue mécanique du support afin de décharger l'armature de stabilisation thermique de toute contrainte mécanique, sans pour autant sortir du cadre de l'invention. A titre d'exemple, mais de façon non limi tative, le Eevlar peut être utilisé dans ce but. En outre, et de façon non limitatve, le second ma- tériau, présentant un module d'élasticité +rès éleva et un coefficient de dilatation très faible, peut autre b base d'INVÂR, à base de fils de silice de section convenable, n'ayant par ailleurs aucune qualité optique particulière, ou bien a bas; d'un alliage de très faible coefficient de dilatation, tel q * INVAR géodésique, ADR, N42, N54, ou bien platine iridie, autre métal ou alliage de caractéristiques fonctionnelles équi valences, en ce qui concerne le coefficient de dilatation e et; is module d'élasticité. Les caractéristiques fonctionnelles des matériaux énumérés Ci dessus étant les suivantes : INVAR t alliage Fe - Ni à 36 % de Ni à coefficient de dilatation 12 10-7 entre 0 et 100 C. INVAR géodésique : alliage Fe - Ni à 36 % de Ni à coefficient de dilatation 6 10-7 entre 0 et 100 C ADR : alliage Fe-Ni à 39 % de Ni à coefficient de dilatation minimum dans l'intervalle de température 0 - 300 C N42 : alliage Fe-Ni à 42 % de Ni à coefficient de dilatation minimum dans l'intervalle de température O - 4000C N54 : alliage Fe-Ni à 54 % de Ni à coefficient de dilatation constant dans l'intervalle de température 0 - 500 C Dans une réalisation particulière, le premier maWe- riau peut être un matériau plastique, tel qu'une résine fluorée ou un polyester. Selon une autre caractéristique de l'invention, le câble comporte un couvercle en matériau plastique recouvrant les logements après mise en place des fibres. Ce couvercle pour- ra éventuellement, être collé à la périphérie du support, sur les portions du contour affleurant entre les logements destinés à contenir les fibres ou appliqué sur celui-ci par tous moyens convenables, ne faisant pas appel, de préférence, à des proces- sus de scellement thermique. Selon une autre caractéristique de l'invention, le cable est constitué par un câble plat se composant d'une armature de fibres du second matériau noyée dans une bande du premier matériau portant à sa périphérie des crénelures longitu dinales disposées à intervalles réguliers, et dans lesquelles sont logées librement les fibres optiques. Ces fibres pourront être disposées en une ou deux couches. Le cible, une fois terminé, sera refermé par un ruban plastique mince collé sur les protubérances du support par un procédé en continu. En outre, il pourrait être intéressant de ménager périodiquement dans les armatures, lorsqu'elles sont métalliques et sur une armature à la fois seulement, en un point du Cabre, en observant de préférence une précession régulière, des inteV-- ruptions de plusieurs dizaines de millimètres permettant d'éviter la circulation de courants telluriques d'une extrémité i l'autre du câble par les armatures. Dans cette réalisation, où les logements sont dis posés à la périphérie du support, les fibres peuvent être dépoZ sées, soit en simultané avec la fabrication du support, soit en un poste de façonnage consécutif au poste de fabrication du sup- port sur un banc de fabrication en continu, soit au cours d'une opération de reprise. Dans le cas de logements périphériques, les fibres sont maintenues dans ces logements par un moyen appro- prié immédiatement après l'opération d'assemblage. Selon une autre caractéristique de l'invention9 le câble est constitué par un câble plat se composant d'un support du premier matériau comportant des alvéoles internes à intervalles réguliers, des fibres du second matériau étant noyées dans certaines de ces alvéoles, tandis que les autres renferment des fibres optiques qui y sont logées librement. Les fibres du second matériau seront de préférences disposée s dans des alvéoles placées aux extrémités du câble. Dans cette réalisation, dans laquelle les alvéole réceptacles sont entièrement internes au support, les fibres y sont déposées au cours de l'opération de fabrication du support. Les fibres sont disposées dans leur logement en même temps que la fabrication du support dont le matériau est, soit extrudé, soit calandré avec ou sans préformage, avec ou sans collage, mais la réalisation étant telle que le premier matériau soit fortement solidaire du second matériau contr8lant la dila- tation. De tels câbles peuvent être utilisés seuls avec une gaine de protection adéquate, elle-même stabilisée thermiquement par une armature semblable à celle qui a été décrite plus hauts afin d'éviter les contraintes exercées par la gaine sur le câble. Selon une autre caractéristique de l'invention, le câble comporte un support de section circulaire constitué pat un noyau du premier matériau renfermant des armatures constituées de fibres du second matériau noyées dans le noyau, le noyas comportant à sa périphérie des cannelures à sections en forme de V disposées à intervalles réguliers et dans lesquelles sont logées librement es fibres optiques. les fibres peuvent, par exemple, etre disposées à la périphérie selon les sommets d'un polygone régulier, alors que les éléments au second matériau d faible coefficient de di latation sont disposes an centre du support en un seul corps plein ou toronné, ou en plusieurs couches concentriques selon le bur recherche On peut également, et sans sortir du cadre de l'invention, confIer le rd7.e de tenue mécanique à des éléments additionnels en Kevlar, par exemple.Le Kevlar étant une fibre organique (marque déposée DUPONS de NEMOURS) caractérisée par une résistance à la traction supérieure à celle de l'acier : 180 kg/mm2, un faible allongement à la rupture : 2 à 3 %, et une faible densité o 1,4. La présente invention a également pour objet un ca- ble optique dont le noyau est formé par l'empilage de câbles optiques plats, tels que ceux qui ont été décrits ci dessus. Un tel câble est caractérisé en ee que son noyau est noyé dans une gaine du premier matériau et en ce que la gaine contient, de part et d'autre de l'empilage, et dans le plan mé dian de celui-ci, parallèlement au plan des armatures du second matériau, des câbles élémentaires, deux éléments stabilisateurs de forte section réalisés dans le second matériau noyés dans le matériau formant la gaine et solidaires de ce matériau. Ces éléments stabilisateurs ont donc un double rôle: - d'une part, ils jouent un r8le d'armature de stabilisation thermique permettant d'éviter l'application de contraintes excessives sur l'empilage par les mouvements thermiques de la gaine dont la section droite est sensiblement plus forte que celle de l'empilage, et - d'autre part, ils sont susceptibles de changer l'orientation du vecteur rotation par rapport au plan des assemblages élémentaIres dès que l'on veut imprimer à l'ensemble un rayon de courbure inférieur à un certain seuil, en ce sens que le vecteur de rotation désiré étant perpendiculaire au plan des stabilisateurs, ceux-ci, à la fois inextensibles et incospres sibles coopèrent pour rendre le plan des assemblages élémentai- res parallèle au veeteur de rotation. Selon une autre caractéristique de l'invention, ltem- pilage est maintenu par une enveloppe de protection assurant sa cohésion Selon une autre caractéristique de l'inventionS l'empilage est placé dans une enveloppe annexe en un matériau tel que du Keviar. Cette seconde enveloppe apporte 7wne tenue mécanique suffisante pour permettre les manipulations de pos; ou de stockage sans faire supporter de contraintes excessives à l'empilage. Les caractéristiques du câble optique, qui fait l'objet de l'invention, seront décrites plus en détail, à l'aide des dessins annexés, dans lesquels : - la figure 1 représente un exemple d'un câble plat, selon l'invention, - la figure 2 est une variante de ce câble plat, - la figure 3 représente un câble à symétrie de révolution, - la figure 4 représente un câble optique dont le noyau est formé par l'empilage de câbles optiques plat, - la figure 5 est un schéma montrant le comportement d'un câble selon la figure 4 au cours d'une opération de courbure. Selon la figure 1, les câbles optiques qui font l'objet de la présente invention, se composent d'un support 1 comportant des logements 2, dans lesquels les fibres optiques 3 sont disposées selon une géométrie régulière et strictement réfé- rencée par rapport à un repère lié au contour du câble. Ces logements 2 ont une forme adéquate et une section plus grande que la section des fibres optiques 3 à recevoir et leur surface a de bonnes caractéristiques de glissement qui permettent aux fibres de s'y déplacer librement. Selon l'invention, ce support 1 est constitué par l'association d'au moins deux matériaux, dont le premier 4 prd- sente un faible coefficient de frottement et un faible module d'élasticité, tandis que le second 5 présente un module d'élasti- cité très élevé et un coefficient de dilatation inférieur à 10-5 5 . La configuration de ces deux matériaux 4 et 5 est choisie de façon telle que la dilatation de l'ensemble du support 1 scit gouvernée et contrôlée par celle du second matériau. L'ensemble est fermé par un couvercle 6 en plastique adapté rapporté sur l'ensemble au moment de la mise en place des fibres 3 à l'aide de moyens adhésifs convenables susceptibles autre mis en oeuvre, soit à chaud sous pression modérée, soit de préférence à froid. Dans une réalisation particulière, le matériau 4 peut autre un matériau plastique, tel qu'une résine fluorée ou un polyester; l'énoncé de ces matériaux n'est pas limitatif de la portée de l'invention, mais illustre simplement au su de leurs propriétés physiques, le genre de caractéristiques souhai- tables pour ce matériau. Dans une réalisation particulière du support 1, le matériau 5 est à base- d'un métal genre INVAR, dont le coefficient de dilatation moyen est de l'ordre 12 10-7/ C à l'inté- rieur de la plage de température habituelle d'utilisation des câbles optiques, en sorte que, pour une amplitude thermique de 1000C, les variations géomètriques n'excèdent pas 1,9 10-4. ce qui représente environ 10 % de la valeur des contraintes en traînant des variations significatives des caractéristiques ae transmission des fibres. Bien entendu, la portée de l'invention n'est pas limitée à l'emploi de l'INVAR : les matériaux ADR, N42, N54, le platine iridié et bien d'autres dont le coefficient de dilatation est suffisamment petit, avec un module d'élasticité très supé- rieur à celui du matériau plastique, donnant un ensemble dont le coefficient de dilatation linéaire est inférieur à 25 fois celui de la silice, peuvent être employés dans le cadre de l'in- vent ion. Dans le cas représenté sur la figure 1, le support 1 affecte la forme d'ua câble plat, formé à partir d'un matériau plastique 4, à faible coefficient de frottement tel que, par exemple, mais de façon non limitative, du FEP ou du PTFE, les conducteurs étant remplacés par des éléments en matériau 5, disposés à un pas régulier, de forme convenable, par exemple cy lindriques, à faible coefficient de dilatation, à module d'elas- ticité élevé, et de section convenable. Les éléments 5 peuvent, autre par exemple en INVAR ou tout autre matériau, même non metal- lique, satisfaisant à la définition donnée ci-dessus. Dans ce cas, les logements 2 des fibres 3 sont dis- posés longitudinalement à la périphérie du support; les fibres 3 peuvent être déposées, soit en simultané avec la fabrication du support -1, soit à un poste de façonnage consécutif au poste de fabrication du support, sur un banc de fabrication en continu, soit au cours d'une opération de reprise. Pour faciliter cette mise en place, les fibres sont maintenues dans les logements par un moyen approprié immédiatement après l'opération d'assem- blage. A titre d'exemple non limitatif, l'état de la tech- nique permet de réaliser des supports, à base de matériaux fluc- rés, d'épaisseur 0,6 mm, sur des éléments d'INVAR de diamètre 0,30 ou 0,40 mm, au pas d'environ 0,7 mm et de fermer par des rubans d'épaisseur 0,025 mm, en sorte que, dans un encombrement de 5 mm x 0,7, on peut disposer 12 fibres parfaitement protégées dans une plage de température de - 3000 à + 70 C. Selon la représentatlon de la figure 2, le câble optique selon l'invention, peut être constitué par un câble plat, dont le support 1 se compose d'une bande de premier matériau 4, comportant à intervalle s réguliers des alvéoles internes 70 Cer- tains de ces alvéoles 7, renferment des éléments de second maté- riau 5, à faible coefficient de dilatation, tandis que les autre renferment des fibres optiques 3 qui y sont logées librement. Les éléments en matériau 5, seront, de préférence disposés aux extrémités du câble; bien entendu, et pour permettre aux éléments 5 de jouer le rôle de stabilisation thermique ces éléments 5 seront étroitement liés au matériau 4. Dans cette réalisation, les fibres 3 sont disposées dans leur logement, en même temps que la fabrication du support 1, dont le matériau 4 est, soit extrudé, soit calandré avec ou sans préformage, avec ou sans collage, mais la réalisation étant telle que les éléments 5 sont fortement solidaires du matériau 4 dont ils contrôlent la dilatation. De tels câbles peuvent être utilisés seuls avec une gaine de protection adéquate, elle-m8me stabilisée thermique ment par une armature afin d'éviter les contraintes exercées par la gaine sur le câble. Selon une autre particularité de l'invention, non représentée sur les figures, ces câbles peuvent aussi être utilisés comme assemblage élémentaire de câbles devant comporter un grand nombre de fibres. On réalise alors un empilage de plu sieurs assemblages élémentaires. Dans une réalisation parrPwZ- re, cet empilage est torsadé à un pas auffisamment long pour é@i- ter des contraintes permanentes de forte valeur sur les fi@@es, tout en permettant d'avoir des longueurs de fibres sensiblement identiques lorsque le câble est plié selon un rayon de courbure enfin. Dans une autre réalisation, selon la figure 3, le câble se compose d'un support 1 de section circulaire constitué par un noyau constitue' du second matériau 4, renfermant des ar- matures 5 constituées d'éléments du second matériau noyés dans le noyau 4. Le noyau 4 comporte, à sa périphérie, des cannelures en forme de V disposées à intervalles réguliers et dans lesquelles sont logées librement les fibres optiques. A titre indicatif, et dans le cas d'une tierce de fibres optiques 3, comme représente sur la figure 3, le support 4 est constitué dans une première opération, par un matériau 4 extrudé autour du matériau 5 à faible coefficient de dilatation (plein ou toronné) et comportant à sa périphérie, trois rainures 2, de forme sensiblement en V, les dites rainures se développant longitudinalement, soit selon un hélicoïde, soit le long d'une génératrice. Dans une seconde opération, on place les fibres 3 et on les circonscrit dans leurs alvéoles respectifs par un ru- banage 8 ou par une gaine, non représentée. Les dimensions hors tout d'une telle tierce peuvent être de l'ordre de 1 à 1,2 mm avec un élément central d'INVAR de 0,4 à 0,5 mm. Bien SQr, une telle réalisation n'est pas limitée au cas de la tierce, ni aux détails indiqués, mais ne sert qu'à illustrer plusieurs aspects de la mise en oeuvre de l'invention concernée. Selon une autre caractéristique commune à toutes ces réalisations, et en vertu d'essais réalisés sur de grandes longueurs, on réalise des câbles optiques dont l'atténuation est pratiquement constante dans une large gamme de températures et en particulier, inférieure à +0,2 db par kilomètre, dans une plage de - 30 à + 700C dans des encombrements notablement plus faibles (rapport de surface de 1 à 10 même de 1 à 20) que ceux obtenus avec des réalisations selon l'art antérieur, lesquels présentent par ailleurs des variations d'atténuations souvent supérieures à 1 db par kilomètre dans une plage de O à 30060 Selon la figure 4, le câble selon l'invention, se compose d'un noyau 9 formé par l'emplilage de câbles optiques plats, tels que décrits selon les figures 1 et 2.Ce noyau 1 est noyé dans une gaine 10 du premier matériau, qui contient, de part et d'autre de l'empilage 9, et dans le plan médian Il de celui-ci, parallèlement au plan des éléments du second matériau des câbles élémentaires, deux éléments stabilisateurs 12 de forte section réalisés dans le second matériau noyés dans le ma.tdrlan formant la gaine 10 et solidaires de ce matériau. Cet empilage 9 est maintenu par une enveloppe ae protection 13 assurant sa cohésion. En outre, un matériau adéquat 14 par exemple, mais à titre non limitatif du Keviar, apporte une tenue mécanique suffisante pour permettre les manipulations de pose ou de stockage sans faire supporter des contraintes excessives à l'empilage 9e Le roule des éléments 12 noyés dans le matériau 10, formant la gaine est double :: - d'une part, ils jouent un r81e d'armature de stabilisation thermique permettant d'éviter l'application de contraintes excessives sur empilage par les mouvements thermiques de la gaine, dont la section droite est sensiblement plus forte que celle de l'empilage, - d'autre part, et selon la figure 5g au prix d'un dimensionnement raisonnable, et dès que l'on dépasse un rayon de courbure défini dans le plan 11, les deux éléments 12, qui ont tendance à conserver la même longueur, forcent une rotation de 900 de l'ensemble au centre de l'arc de courbure, en sorte que, d'une part, la longueur moyenne du câble est maintenue constante, et que, d'autre part, on évite de courber le câble plat dans son propre plan où il est peu flexible et où s'exerceraient des contraintes considérables préjudiciables au bon fonctionne ment des fibres. Ainsi conçu, le câble présente une bonne flexibilité dans tous les plans et n'exerce sur les fibres que des contraintes locales et minimes au point de courbure, sans leur appliquer de contraintes permanentes tout au long du câble par un façonnage régulier. R E V E N D I C A T I O N S 1.- Câble optique de transmission multivoies pour moyen nes et longues distances se composant d'un support comportant des logements dans lesquels les fibres optiques sont disposées selon une géomètrie régulière et strictement référencée par rapport à un ou des repère (s) lié (s) au contour du câble, câble optique caractérisé en ce que le support est en un matériau à faible coefficient de dilatation thermique comportant des loge ments de forme adéquate et de section plus grande que la section des fibres otiques à recevoir, la surface des logements ayant de bonnes caractéristiques de glissement. 2.- Câble optique selon la revendication 1, caractérisé en ce que le support est constitué d'une matière plastique (premier matériau) susceptible d'être moulée ou extrudée, comportant des logements dont la surface a de bonnes caractéristiques de glissement, et contenant dans le sens longitudinal des éléments ayant un coefficient de dilatation faible (second matériau) solidaires du premier matériau, tel que le coefficient de dilatation linéaire de l'ensemble soit inférieur à 50- Oâble optique selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le second matériau est choisi dans le groupe formé par 1'INVAR, la silice, 1'INVAR géodési- que, l'ÀDR, le N42, le N54 et le platine iridié. 4.- Câble optique selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comporte un couvercle en matériau plastique, recouvrant les logements après mise en place des fibres. 5.- Câble optique selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il est constitué par un câble plat se composant d'une armature d'éléments du second matériau noyés dans une bande du premier matériau portant à sa périphérie des crénelures longitudinales disposées à intervalles réguliers, et dans lesquelles sont logées librement les fibres optiques0 6.- Câble optique, selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il est constitué par un câble plat se composant d'un support du premier matériau comportant des alvéoles internes à intervalles réguliers, des éléments du second matériau étant noyés dans certains de ces alvéoles, tandis que les autres renferment des fibres optiques qui y sont logées librement. 7.- Câble optique selon la revendication 6, caractérisd en ce que les éléments du second matériau sont disposes dans les alvéloles placés aux extrémités du câble. 8.- Câble optique selon l'une quelconque des revendica tions 1 à 4, caractérisé en ce qu'il comporte un support de sec- tion circulaire constitué par un noyau constitué par le premier matériau, renfermant des armatures constituées d'éléments du second matériau noyés dans le noyau, le noyau comportant à sa périphérie des crénelures à section en forme de V disposées à intervalles réguliers et dans lesquelles sont logées librement les fibres optiques. 9.- Câble optique dont le noyau est formé par l'empilage de câbles optiques plats, selon l'une quelconque des revendica- tions 5, 6 et 7, caractérisé en ce que son noyau est noyé dans une gaine du premier matériau, et en ce que la gaine contient, de part et d'autre de l'empilage et dans le plan médian de ce lui-ci, parallèlement au plan des éléments du second matériau des câbles élémentaires, deux éléments stabilisateurs, de forte section, réalisés dans le second matériau noyés dans le matériau formant la gaine et solidaires de ce matériau. 10.- Câble optique selon la revendication 9, caractérisé en ce que empilage est maintenu par une enveloppe de protection assurant sa cohésion. 11.- Câble optique selon l'une quelconque des revendications 9 et 10, caractérisé en ce que l'on dispose dans la gaine des éléments chargés d'absorber les contraintes mécaniques appliquées au câble. 12.- Câble optique selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il comporte des interruptions de plusieurs dizaines de millimbtres, ménagées périodiquement dans les armatures dans le cas où elles sont métalliques et sur une armature à la fois seulement en un point du câble, ces interruptions étant destinées à éviter la circulation de courants telluriques d'une extrémité à l'autre du câble.