La présente invention concerne d'une manière générale les disjoncteurs différentiels, c'est-à-dire les disjoncteurs aux fonctions usuelles de déclenchement sur surcharge et/ou court-circuit desquels est ajoutée une fonction de déclenchement sur courant différentiel propre à assurer une protection des usagers à l'égard d'éventuels courants de défaut, et notamment de courants de fuite à la terre, lors d'un contact direct ou indirect. Elle vise plus precisément ceux de ces disjoncteurs différentiels qui sont formés par l'association d'au moins un module disjoncteur, adapté à assurer les fonctions de déclenchement sur surcharge et/ou sur court-circuit, d'une part, et d'un module diff & rentiel, adapté à assurer la fonction de déclenchement sur courant différentiel , d'autre part. En pratique, s'agissant d'un montage multipolaire, plusieurs modules disjoncteurs, un par phase ou neutre à contrôler, sont associés conjointement à un même module différentiel, chacun de cs modules comportant un axe de transmission monté pivotant et muni de moyens propres à en permettre l'accouplement en rotation avec l'axe de transmission du module voisin. Ainsi, l'entrée en action d'un quelconque de ces modules d- clenche normalement, en cascade, l'entrée en action quasi simultanée des autres. Des modules disjoncteurs donnant à cet égard satisfaction sont notamment décrits dans le brevet français enregistre le 13 to- vembre 1975, sous le No 75 34575,et publié sous le No 2.331.879. Dans la constitution de disjoncteurs différentiels à l'aide de ces modules disjoncteurs, se présente cependant une difficulta, qui est la suivante. L'effort de déclenchement qu'est susceptible de déployer normalement le module différentiel est inévitablement réduit, puisquc= la prise d'énergie correspondante de ce module différentiel résulte te d'un courant différentiel, lui-même inévitablement, par principe, très réduit. Cet effort de déclenchement est cependant suffisant pour as su- rer le déclenchement omnipolaire de l'ensemble des modules disjoncteurs concernés lorsqu'un défaut apparait alors que ces modules disjoncteurs sont en position enclenchée ; en effet, se trouvealon disponible dans chacun de ces modules disjoncteurs toute l'énergie prévue pour un déclenchement homopolaire de chacun d'eux, et celle-ci, dans le déclenchement de l'ensemble, vient prendre le relais de celle initialement déployée par le module différentiel. Mais il nten est pas nécessairement de même si le défaut apparat lors d'un mouvement de fermeture des modules disjoncteurs, c' est-à-dire lors du passage de ceux-ci de leur position déclenchée à leur position enclenchée. En effet, dans les modules disjoncteurs connus à ce jour, et c'est notamment le cas dans celui décrit dans le brevet français No 75 34575 mentionné ci-dessus, le contact mobile, lors d'un mouvement de fermeture, vient au toucher du contact fixe bien avant que soit achevé ce mouvement de fermeture, et donc bien avant que le ressort prévu pour le déclenchement homopolaire d'un tel module disjoncteur soit cor J > tement armé. Par suite, le ressort d'un tel module disjoncteur peut ne pas être en mesure d'assurer, dès le toucher du contact mobile vis-àvis du contact fixe, le déclenchement, par entrainement, des autres modules disjoncteurs. Or, les normes en vigueur dans ce domaine stipulent que, lors d'un mouvement de fermeture, un éventuel défaut différentiel doit provoquer le déclenchement omnipolaire de ltensemble dès le toucher du contact fixe par le contact mobile. Pour satisfaire à cette exigence, on peut songer à doter le module différentiel d'étages d'amplification en nombre suffisant pour que, malgré sa faible prise d'énergie à son entrée, un tel module différentiel bénéficie à sa sortie d'une énergie de niveau assez élevé pour assurer, en toute circonstance, le déclenchement omnipolaire recherché. Mais il en résulte conjointement une complication de ce module différentiel, et donc une augmentation de son coût. La présente invention a d'une manière générale pour objet une disposition permettant, au moindre prix, de satisfaire à l'exigen- ce, rappelée ci-dessus, de déclenchement sur défaut différentiel au toucher lors d'un mouvement de fermeture, et présentant en outre d'autres avantages. De manière plus précise, elle a tout d'abord pour objet un module disjoncteur, du genre comportant dans un boitier, un premier contact, qui est fixe, un deuxième contact, qui est mobile entre une position enclenchée et une position déclenchée, et qui est sollicité en direction de sa position déclenchée par des moyens élastiques d'ouverture, un quelconque organe de declenchement, tel que noyau d'un circuit magnétique, bilame ou autre, qui est apte à provoquer la libération dudit contact mobile, et donc le passage de celui-ci de sa position enclenchée à sa position déclenchée, une manette d'enclenchement et de déclenchement, qui est montée pivotante entre une position d'enclenchement et une position de déclenchement, et des moyens d'accrochage à relâchement, qui sont établis entre ledit organe de déclenchement et ladite manette d' enclenchement et de déclenchement, ce module disjoncteur étant d' une manière générale caractérisé en ce que ladite manette d'enclerr chement et déclenchement est équipée d'une béquille de retenue dont l'extrémité opposée est adaptée à coopérer temporairement en appui avec le contact mobile lorsque, sou gela sollicitation de ladite manette, ledit contact mobile passe de sa position déclenchée à sa position enclenchée. Elle a encore pour objet un disjoncteur différentiel comportant au moins un tel module disjoncteur, et un module différentiel propre à participer à la constitution d'un tel disjoncteur diffé- rentiel. Lors d'un mouvement de fermeture, la béquille de retenueéqui- pant le module disjoncteur suivant l'invention retarde avantageusement le moment od le contact mobile vient effectivement au toucher du contact fixe, en sorte que, lors d'un tel toucher, le ressort de déclenchement équipant ce module disjoncteur est suffisamment armé pour assurer, si nécessaire, le déclenchement omnipolaire du disjonctenr différentiel auquel appartient ce module disjoncteur. I1 n'est donc pas nécessaire de prévoir de quelconques étages d'amplification superflus dans le module différentiel correspondant, et celui-ci peut ainsi économiquement conserver toute sa simplicité. En outre, lors d'une ouverture, la béquille de retenue équipant le module disjoncteur suivant l'invention vient avantageusement, sous l'effet du ressort de rappel usuellement associé à la manette d'enclenchement et de déclenchement qui la porte, heurter le contact mobile, et ainsi faciliter si necessaire le décollement de celui-ci vis-à-vis du contact fixe, notamment lorsque des micros soudure sont intervenus entre ces contats. Les objets de l'invention, leurs caractéristiques et leurs avantages, ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence aux dessins schématiques annexés sur lesquels la figure 1 est une vue en élévation d'un module disjoncteur suivant l'invention, en position enclenchée, le boîtier de ce module disjoncteur ayant été supposé enlevé pour moitié, et certains de ses éléments, notamment des axes, pivots, ou autres, ayant été supposés coupés la figure 2 est, à échelle différente, une vue partielle en perspective du mécanisme équipant ce module disjoncteur la figure 3 est une vue partielle analogue à celle de la figure 1, pour la position déclenchée du module disjoncteur la figure 4A reprend, à échelle supérieure, et de manière simplifiée, un détail de la figure 3 les figures 4B, 4C, 4D, sont des vues analogues à celle de la figure 4A et illustrent le mouvement de fermeture permettant de faire passer le module disjoncteur suivant l'invention de sa position déclenchée à sa position enclenchée la figure 5 est un bloc diagramme illustrant la constitution d'un disjoncteur différentiel à l'aide de modules disjoncteurs suivant l'invention ; la figure 6 est une vue analogue à celle de la figure 1 pour un module différentiel propre à la constitution d'un tel disjoncteur différentiel, pour la position enclenchée de ce module différentiel la figure 7 est une vue partielle analogue à celle de la figure 6 pour la position déclenchée du module différentiel concerné les figures 8 et 9 sont des vues respectivement analogues à celles des figures 6 et 7, pour une variante de réalisation de ce module différentiel. A la figure 1 on reconnait un module disjoncteur du type de celui décrit dans le brevet français No 75 34575 mentionné ci-dessus. Ce module disjoncteur 10 comporte un boîtier 11 dont la face inférieure forme, dans l'exemple de réalisation représenté, une semelle de fixation 12 adaptée à en permettre la fixation par pincement sur un rail, et qui, de manière connue en soi, est formé de deux moitiés ou coquilles convenablement assemblées et solidarisées l'une à l'autre ; sur les figures1 une seule de ces coquilles est visible, l'autre étant supposée enlevée. Extérieurement, le boîtier 11 porte latéralement deux bornes de connexion, à savoir, d'un premier côté, une borne d'entrée 13A, et de l'autre coté, une borne de sortie 13B. Intérieurement, le boîtier 11 forme une chambre 14 quicondent, du coté de la borne d'entrée 13A, un mécanisme de commande 15, qui sera détaillé ultérieurement, et auquel est asservi un contact mobile 16, et, du côté de la borne de sortie 13B, un contact fixe 17 auquel est associée une chambre d'extinction d'arc 18. La borne d'entrée 13 est électriquement reliée au contact fixe 17 par l'intermédiaire de l'enroulement 20 d'un circuit électro magnétique de déclenchement 21 dont le noyau mobile 22 constitlue,à l'égard du contact mobile 16, un organe de déclenchement. Conjointement, la borne de sortie 13B est électriquement reliée au contact mobile 16 par l'intermédiaire d'un bilame 23, qui constitue également à l'égard de ce contact mobile 16, un organe de déclenchement, et dont l'extrémité libre est au contact de l'en- trémité libre du noyau mobile 22 du circuit électromagnétiqtle 21. Le mécanisme de commande 15 associé au contact mobile 16 est piloté par une manette d'enclenchement et de déclenchement 25, qui fait saillie hors de la chambre 14 sur la face de façade du boiter 11, et qui porte un axe 26 par lequel elle est montéepivotante,dans ce boîtier 11, entre une position d'enclenchement, figure 1, et une position de déclenchement, figure 3. Cette manette d'enclenchement et de déclenchement 25 est soumise à un ressort de rappel 24, en pratique un ressort de torsion, qui la sollicite en permanence en direction de sa position de déclenchement. Dans le boiter 11, la manette d'enclenchement et de déclenchement 25 comporte un prolongement 27 ajouré transversalement d' une boutonnière courbe 28 destinée au guidage d'un ergot d'accrochage 29 formant la partie médiane d'une pièce en U 30 montée pivotante dans le boîtier ll par des tourillons d'extrémité 31. A son extrémité la plus éloignée de ces tourillons 31, ïti E361k tonnière 28 présente une gorge d'accrochage 33, propre à retenir temporairement l'ergot d'accrochage 29. Ainsi qu'il est mieux visible à la figure 2, le prolongeent 27 de la manette d'enclenchement et de déclenchement 25 présente longitudinalement une fente 34, qui recoupe la boutonnière 28, et dans laquelle est engagée l'extrémité libre d'un des bras 35 d'un levier de déclenchement 36 dont l'autre bras 37 coopère en engage ment, à son extrémité libre, avec l'extrémité libre du noyau 22 du circuit électromagnétique 21, figures 1 et 2. Pour coopération en accrochage avec l'ergot d'accrochage 29, le bras 35 du levier de déclenchement 36 présente un cran d'accrochage 38. Dans la zone de son coude, le levier de déclenchement 36 porte transversalement un axe 40, qui, à chacune de ses extrémités, est engagé à coulissement dans une boutonnière de guidage courbe 41 prévue à cet effet dans le bottier 11, et sur lequel est monté pivotant le contact mobile 16. Sur cet axe 40, est en outre engagé un ressort de torsion 42, qui prend appui sur une traverse fixe 43 équipant à cet effet le boitier ll : par l'intermédiaire de l'axe 40 ce ressort 42 sollicite le levier de déclenchement 36 dans une direction pour lequel celui-ci tend à écarter le contact mobile 16 du contact fixe 17 il sollicite en outre en rotation le contact mobile 16, autour de l'axe 40, dans le sens pour lequel ce contact mobile 16 tend à se rapprocher du contact fixe 17. Enfin, le bras 35 du levier de déclenchement 36 porte transversalement des ergots 44 pour action sur les bras 45 d'un arbre de transmission 46 monté rotatif dans le bottier 11, pour couplage éventuel du module disjoncteur 10 avec un module disjoncteur semblable adjacent, ou avec un module différentiel, tel que décrit ci-après. Ces dispositions sont bien connues par elles-mêmes, notamment par le brevet français No 75 34575 mentionné ci-dessus, et elles ne seront donc pas décrites plus en détail ici. Il en sera de même pour le fonctionnement. Brièvement, il sera cependant rappelé que le mécanisme de commande 15 constitue, entre la manette d'enclenchement et le déclenclement 25 et l'organe de déclenchement formé par le noyau mobile 22 du circuit électromagnétique 21, des moyens d'accrochage à relâchement : dans la position d'enclenchement de la figure 1, l'ergot d'accrochage 29 est en prise avec la gorge d'accrochage 33 de la manette 25, le cran d'accrochage 38 du levier de déclenchement 36 est en prise avec cet ergot d'accrochage 29, et le ressort 42 maintient élastiquement le contact mobile 16 contre le contact fixe 17, ce qui assure la continuité du circuit électrique entre la borne d'entrée 13A et la borne 13B ; si, par contre, un court-circuit vient par exemple à se produire dans le circuit contrôlé, la surintensité qui en résulte commande l'entrée en action du circuit électromagnétique 21, dont le noyau mobile 22 se déplace alors dans le sens de la flèche F1 de la figure 1, ce qui provoque successivement, le pivotement du levier de déclenchement 36 autour due l'axe 40, suivant la flèche F2 de la figure 1, la libération de ce levier de déclenchement vis-à-vis de l'ergot d'accrochage 29 et celle de cet ergot d'accrochage vis-à-vis de la gorge d'accrochage 33 de la manette 25, le passage en position déclenchée d'ouverture du levier de déclenchement 36 et du contact mobile 16,sous la sollicitation du ressort 42, et le passage en position de déclenchement de la manette d'enclenchement et de déclenchement 25 sous la sollicitation du ressort 24. I1 en est de même, sous l'action du bilame 23, lors d'une surcharge. Lors d'un mouvement de fermeture tendant à ramener le contact mobile 16 en position enclenchée, ce contact mobile 16 vient, nous% malement, dans les modules disjoncteurs 10 de ce type, très rapidement au toucher du contact fixe 17, avant même que le ressort 42 soit sérieusement armé. Pour retarder un tel toucher, et ainsi obvier aux inconvénients qui en résultent, tel que rappelé ci-dessus, la manette d' enclenchement et de déclenchement 25 est, suivant l'invention,équi- pée d'une béquille de retenue 50, dont l'extrémité opposée est adaptée à coopérer temporairement en appui avec le contact mobile 16, lorsque, sous la sollicitation de ladite manette, ledit contact mobile passe de sa position déclenchée à sa position enclenchée. Dans l'exemple de-réalisation représenté, ladite extrémité opposée de la béquille de retenue 50 est libre, et elle est simplement interposée sur le trajet balayé par le contact mobile 16 entre sa position déclenchée et sa position enclenchée. En pratique, et tel que représenté, cette béquille de retenue 50 est articulée à la manette d'enclenchement et de déclenchement 25, et est en fil rond convenablement conformé ; elle comporte ainsi un premier retour en équerre 51, pour son articulation à la manette 25, et un deuxième retour en équerre 52, pour coopération en appui avec le contact mobile 16. Dans l'exemple représenté, ce deuxième retour 52 est décalé transversalement, en décrochement, vis-à-vis de la partie courante 53 de la béquille de retenue 50 ; par ailleurs il coopère en guidage avec une surface de guidage 55 formée à cet effet sur une paroi du boîtier 11, tel que schématisé par des hachures sur les fi coures, En outre, dans l'exemple de réalisation représenté, pour ap pui de la béquille de retenue 50, le contact mobile 16 présente un coude 56. Lors d'un mouvement de fermeture, pour lequel la-manette d' enclenchement et de déclenchement 25 est basculée de sa position de déclenchement à sa position d'enclenchement suivant la flèche F3 de la figure 4B, le contact mobile 16, qui est entraîné par le levier de déclenchement 36 lui-même attelé à l'ergot d'accrochage 29 par son cran d'accrochage 38, vient très rapidement en butée contre le retour 52 de la béquille de retenue 50. Dès lors retenu temporairement, le contact mobile 16 pivote suivant la flèche F4 de la figure 4B cependant que le levier de déclenchement 36 suit son mouvement de fermeture sous la sollicitation de l'ergot d'accrochage 29, ce qui contraint le ressort 42 à se bander. Dans ce mouvement la béquille de retenue 50 est guidée par la surface de guidage 55 et, grâce au coude 56 du contact mobile 16, elle agit sur ce contact mobile en un point bien déterminé de ce lui-ci . Du fait du mouvement de pivotement de la manette d'enclenchement et de déclenchement 25, le contact mobile 16 se rapproche cependant progressivement du contact fixe 17, jusqu'à venir au toucher de celui-ci, figure 4C. Gracie à l'invention, ce toucher n'intervient que lorsque la manette d'enclenchement et de déclenchement 25 est pratiquement arrivée à sa position d'enclenchement, et que le ressort 42 est presque complètement bandé. Ainsi, dès ce toucher, la quasi totalité de l'énergie du ressort 42 est disponible pour un déclenchement, si nécessaire. En outre, l'entrée en contact du contact mobile 16 avec le contact fixe 17 se fait avec une pression élastique sensiblement égale à leur pression finale de contact en position enclenchée. Pour cette position enclenchée, figure 4D, le retour 52 de la béquille de retenue 50 est à distance du contact mobile 16. Lors d'un déclenchement, tel que décrit ci-dessus, le retour 52 de la béquille de retenue 50 vient heurter le contact mobile 16, sous la sollicitation du ressort 24 associé à la manette d'enclenchement et de déclenchement 25, ce qui favorise un bon décollement de ce contact mobile 16 vis-à-vis du contact fixe 17. s'agissant du retard au toucher de contact mobile 16 vis-àvis du contact fixe 17 lors d'un mouvement de fermeture, tel que décrit ci-dessus, le module disjoncteur 10 suivant l'invention trouve son plein avantage lorsque, soit isolément soit avec d'autres modules disjoncteurs 10 de type semblable, il se trouve associé à un module différentiel 60, apte à assurer un déclenchement sur courant différentiel, figure 5. L'ensemble constitue un disjoncteur différentiel, et autant de modules disjoncteurs 10 sont prévus qu'il y a de phases ou neutre à contrôler. Un module différentiel 60 convenant à la constitution d'un tel disjoncteur différentiel est représenté sur les figures 6 et 7. I1 comporte un tore 61 qui reçoit par des enroulements 62 des courants images de ceux à contrôler. Lorsque ces courants sont équilibrés, le flux circulant dans le tore 61 est nul. Sur ce dernier est en outre passé un enroulement 63 au: 1cr- nes duquel est branché un relais 64. Lorsqu t un flux différentiel de défaut circule dans le tore 61, le courant induit dans-l'enroulement 63 provoque l'entrée en action du relais 64, qui libère un percuteur 65. Celui-ci agit sur un mécanisme de commande 66, qui est du t- pe du mécanisme de commande 15 décrit ci-dessus pour le module disjoncteur 10, et dont le levier de déclenchement 67 est attelé à un ressort 68 emmagasinant l'énergie nécessaire au déclenchement du disjoncteur et le solliciant enpermanence en position de déclenchement. Dans l'exemple de réalisation représenté, le percuteur 65 agit sur l'extrémité libre de ce levier de déclenchement 67 par l'inter- médiaire d'une lamelle élastiquement déformable 70, qui est ancre dans un bloc élastique 71, et ladite extrémité libre du levier cive déclenchement 67 comporte un excentrique 72, qui permet d'en r > -glz la distance au percuteur 65 pour la position d'enclenchement Comme précédemment, le levier de déclenchement 67 comporte des ergots 73 pour action sur les bras 74 d'un arbre de transmission rotatif 75 propre au couplage du module différentiel 60 avec le module disjoncteur 10 adjacent, et par lui, aux autres modules di5- joncteurs 10 concernés. En outre, le levier de déclenchement 67 porte un ergot 77, pour action sur la lamelle élastiquement deformable 70, et, par elle, action de rappel en position initiale sur le percuteur 65. Ainsi, lorsqu'un défaut différentiel apparait, le relais 64, par son percuteur 65, libère le levier de déclenchement 67, et, celui-ci, par ses ergots 73, provoque une rotation de l'arbre de transmission 75, figure 7. L'énergie correspondante est suffisante pour provoquer le déclenchement du module disjoncteur 10 adjacent, même Si, le défaut apparaissant lors d'un mouvement de fermeture de ce module disjoncteur, le contact mobile 16 de celui-ci n'est qu'au toucher du contact fixe 17 correspondant. En effet, et comme mentionné ci-dessus, grâce à la béquille de retenue 50 suivant l'invention, la quasi totalité de l'énergie du ressort 42 correspondant est alors cependant disponible pour assurer le déclenchement recherché. Le module disjoncteur 10 concerné, provoque à son tour, par son arbre de transmission 46, le basculement en position de déclenchement des autres modules disjoncteurs 10 éventuellement associés à lui. Dans la variante de réalisation illustrée par les figures 8 et 9, le module différentiel 60 comporte un circuit de test 80 apte à dériver une partie du courant d'entrée sur une résistance 81 et à ainsi créer artificiellement un défaut de nature à provoquer 1' entrée en action du relais 64. Un interrupteur 82 est interposé sur ce circuit de test 80, pour son entrée en action contrôlée, sous la commande d'un bouton poussoir 83 à la disposition de l'usager. Suivant l'invention, les contacts 84,85 de cet interrupteur 82 sont, en position de déclenchement, figure 9, écartés l'un de l'autre. En pratique, dans l'exemple représenté, le contact 84 est formé par une lamelle élastiquement déformable soumise à l'action du bouton poussoir 83, et le contact 85 est formé par l'extrémité libre d'une agrafe 86 élastiquement engagée sur l'arbre de transmission 75 et donc portee par cet arbre de transmission. Cette agrafe 86 présente dans sa zone médiane une déformation en demi-onde 87 par laquelle elle épouse le fond correspondant d' une gorge 88 de l'arbre 75, en sorte qu'elle est calée en rotation sur 2elui-ci. La rotation de l'arbre de transmission 75, lors d'un déclenchement du module différentiel 60 suffit donc à écarter le contact 85 de l'interrupteur 82 du contact 84 de celui-ci, tel qu'illustré par la figure 9. I1 est par suite impossible, pour cette position de déclenchement, de permettre l'entrée en action du circuit de test 80. Cette disposition permet d'éviter une détérioration, dans ce cas, de la résistance 81, qui, de ce fait, n'ayant jamais qu'S limiter un courant réduit, peut n'être que peu importante et n' occuper que peu de place. En outre ,cette disposition permet un branchement indifférent de l'appareil dans le sens amont ou dans le sens aval. En effet, un branchement aval serait, autrement, impératif pour éviter un grillage de la résistance 81 en cas de déclenchée ment. Bien entendu l'invention ne se limite pas à la forme de rea- lisation décrite et représentée, mais englobe toute variante d' exécution. En particulier, s'il apparait particulièrement simple que 1' extrémité de la béquille de retenue suivant l'invention opposée à la manette d'enclement et de déclenchement portant cette béquille le soit libre, son guidage étant dans ce cas assuré par le boîtier, elle pourrait cependant, en variante, être attelée avec jeu au contact mobile, par exemple par une boutonnière prévue à cet effet sur celui-ci. En outre le domaine d'application de l'invention n'est pas li mité au cas où les moyens d'accrochage à relâchement sont du type de ceux plus spécifiquement décrits ci-dessus : elle est au contraire indépendante du mode particulier de réalisation de ces moyens d'accrochage. REVENDICATIONS 1) Module disjoncteur, du genre comportant dans un boîtier, un premier contact, qui est fixe, un deuxième contact, qui est-mobile entre une position enclenchée et une position déclenchée, et qui est sollicité en direction de sa position déclenchée par des moyens élastiques d'ouverture, un quelconque organe de déclenchement, tel que noyau d'un circuit électromagnétique, bilame ou autre, qui est apte à provoquer la libération dudit contact mobile, et donc le passage de celui-ci de sa position enclenchée à sa position déclenchée, une manette d'enclenchement et de déclenchement, qui est montée pivotante entre une position d'enclenchement et une position de déclenchement, et des moyens d'accrochage à rêlachement,qui sont établis entre ledit organe de déclenchement et ladite manette d'enclenchement et de déclenchement, un tel module disjoncteur ca ractérisé en ce que ladite manette a d'enclenchement et de déclen- chement est équipée d'une béquille de retenue dont l'extrémité opposée est adaptée à coopérer temporairement en appui avec le contact mobile lorsque, sous la sollicitation de ladite manette,ledit contact mobile passe'de sa position déclenchée à sa position enclenchée. 2) Module disjoncteur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ladite extrémité opposée de la béquille de retenue est libre et est interposée sur le trajet balayé par le contact mobile entre sa position déclenchée et sa position enclenchée. 3) Module disjoncteur suivant l'une quelconque des revendications 1,2, caractérisé en ce que dans le boîtier, une surface de guidage est prévue pour la béquille de retenue. 4) Module disjoncteur suivant la revendication 3, caractérisé en ce que, ladite surface de guidage est formée sur une paroi du boîtier. 5) Module disjoncteur suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que, pour appui de la béquille de retenue, le contact mobile présente un coude. 6) Module disjoncteur suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la béquille de retenue est articulée à la manette d'enclenchement et de déclenchement. 7) Module disjoncteur suivant l'une quelconque des revendications I à 6, caractérisé en ce que la béquille de retenue est en fil rond convenablement conformé, et comporte un premier retour en équerre, pour articulation à la manette d'enclenchement et de déclenchement, et, un deuxième retour en équerre, en décrochement, pour coopération en appui avec le contact mobile et en guidage avec le boîtier 8) Disjoncteur différentiel, du genre comportant, en association, au moins un module disjoncteur et un module différentiel, caractérisé en ce que ledit module disjoncteur est conforme à 1' une quelconque des revendications 1 à 7 9) Module différentiel propre à la constitution d'un disjoncteur différentiel conforme à la revendication 8, du genre cOmpOr- tant un circuit de test sur lequel est interposé un interrupteur, caractérisé en ce que les contacts dudit interrupteur sont écar- tés l'un de l'autre en position de déclenchement. 10) Module différentiel suivant la revendication 9, dans lequel est monté rotatif un arbre de transmission, pour couplage à au moins un module disjoncteur adjacent, caractérisé en ce que l'un des contacts de l'interrupteur que comporte le circuit de test est porté par ledit arbre et est entraîné en rotation par celui.