La présente invention concerne les sièges pour enfants et vise notamment un siège qui, en dehors de son rôle fonctionnel, constitue pour les enfants une source d'amusement. Selon l'un de ses aspects, l'invention vise un siège comportant un socle et un élément formant le siège proprement dit, cet élément-siège étant monté sur le socle par un raccordement qui permet de l'élever par rapport au socle, après quoi, sous 11 effet du poids de l'utilisateur, ltélément-siège redescend par rapport au socle en tournant autour d'un axe vertical. Dans un agencement commode, le raccordement entre le socle et l'élément-siège comporte une vis verticale à grand pas, qui convertit le mouvement de descente de l'élément siège en mouvement rotatif. Le pas de la vis est choisi de façon telle que le frottement soit insuffisant pour empêcher l'élément-siège de descendre sous 11 effet du poids d'un enfant, mais suffisant pour limiter la vitesse de rotation à une valeur admissible ne dépassant pas, par exemple, un tour par seconde. Le pas de la vis peut outre, par exemple, de 25,4 mm. Le siège se prête à diverses utilisations amusantes. Par exemple, après avoir fait monter manuellement ltélément- siège, un enfant peut s'asseoir ou se coucher sur le ventre ou sur le dos sur cet élément, qui se met alors à descendre en tournant.Parvenu en fin de course basse, l'élément-siège peut continuer à tourner, grace à son inertie, ou sous l'effet d'une poussée du pied exercée par l'enfant sur le socle ou sur le sol voisin. Le raccordement entre l'élément-siège et le socle peut être conçu de façon que l'on puisse soulever manuellement l'élément-siège sans qu'il tourne du tout. Lorsque c'est une vis qui engendre le mouvement rotatif accompagnant la descente de ltélément-siège, il est commode de faire comporter à ce dernier un écrou ou dispositif analogue conçu pour pouvoir tourner indépendanent de l'élément-siège pendant que celui-ci monte, mais pour être contraint de tourner avec l'élément-siège lorsque celui-ci descend. I1 est préférable qu'une fois parvenu en fin de course basse, l'élément-siège puisse tourner dans l'un ou l'autre sens ; on peut assurer ce résultat en prévoyant un pair qui supporte le poids de l'élément-siège en fin de course basse, afin que l'écrou cesse alors d'être sous charge, et en faisant en sorte que l'écrou soit seulement contraint de tourner avec l'élément-siège lorsqu'il supporte la charge. Un tel agencement permet à ltélément-siège de continuer à tourner sous l'effet de sa propre inertie une fois son mouvement de descente terminé. On peut prévoir une structure de verrouillage apte à retenir l'élément-siège dans une position haute au moins. Cette structure peut comporter un loquet porté par le socle et apte à s'engager dans l'un de plusieurs alésages espacés ménagés dans un arbre qui fait partie de l'élément-siège. L'invention est susceptible de divers modes de réalisations, mais on va maintenant en décrire à titre d'exemple une réalisation particulière en se référant aux dessins annexés, sur lesquels - La Figure 1 est une vue en coupe vertical d'un siège d'enfant réalisé selon l'invention - La Figure 2 -représente en plan un ensemble vis-écrou incorporé au siège - La Figure 3 est une vue en perspective du siège - La Figure 4 est une vue partielle à grande échelle du mécanisme de verrouillage observé suivant la flèche A de la Figure 5 - La Figure 5 est une vue en coupe dans un plan normal à celui de la Figure 4 ; et - Les Figures 6 et 7 représentent deux sièges suivant des variantes. Le siège pour enfant représenté sur les dessins comprend un socle 10 et un élément-siège 12. Dans la position représentée sur la Figure 1, l'élément-siège est en fin de course basse par rapport au socle, à 25 cm environ au-dessus de sol, et peut tourner librement dans l'un ou l'autre sens sans décrire aucun mouvement vertical. L'élément-siège 12 peut aussi être soulevé manuellement sur 15 cm environ à partir de cette position basse ; si le poids de l'enfant s'applique alors au siège, l'élément-siège 12 redescend, sa descente s'accompagnant d'un mouvement de rotation. Ce mouvement lui est imprimé par une vis 14 à pas important, d'environ 25 mm.La vis 14 coopère avec un agencement d'écrou 16 conçu de façon à laisser l'élément-siège 12 tourner librement comme noté plus haut, et à permettre aussi de le soulever manuellement comme indiqué ci-dessus. On conçoit que cet agencement laisse aussi l'élément-siège continuer à tourner sous l'effet de sa propre inertie après descente à partir de sa position haute. On va maintenant décrire plus en détail la structure du siège. Le socle 10 est constitué par un moulage creux, en matière plastique, comportant une embase circulaire et une colonne centrale 20. Un tronçon tubulaire 18 s'étend de haut en bas du sommet de la colonne 20 Jusqu'à l'intérieur de l'embase et reçoit un manchon métallique 19 entouré au sommet par une bride 21. La vis 14 est formée d'une barre ronde en acier enroulée en hélice et encastrée sous pression dans le manchon 19, son sommet étant ensuite fixé en place par des moyens non représentés. L'embase moulée est refermée par dessous par un couvercle en matière plastique 22, entouré par une lèvre, qui s'embatte sur le pourtour extérieur de l'embase circulaire, et muni d'un manchon 23 qui reçoit l'extrémité inférieure du tronçon tubulaire 18. L'élément-siège 12 est constitué par un moulage 26 de forme adéquate, aussi au matière plastique et qui comporte une région. épaissie 30 assurant sa fixation sur le sommet d'un arbre 28. L'arbre 28 est guidé de manière à pouvoir tourner et coulisser verticalement dans un palier 32, fixé sur la bride 21 par des vis 29 dont l'une est représentée sur la Figure 5. Ainsi, l'arbre 28 est maintenu coaxial à la vis 14, dont il traverse l'intérieur creux. A sa base, l'arbre 28 porte l'agencement d'écrou 16. A cette fin, il présente à son extrémité inférieure un tronçon 36 de diamètre réduit sur lequel est monté un manchon 38 présentant latéralement un bossage unique 40. Le manchon 38 coulisse axialement sur le tronçon de diamètre réduit 36, mais est maintenu captif par un anneau fendu 42 posé sur l'extrémité du tronçon 36. Le manchon 38 tourillonne aussi sur le tronçon 36, mais sa tranche supérieure présente une denture axiale 37 tu'ou cliquetage dans l'exemple illustré, bien que ce détail ne soit pas essentiel) ét ''épaulement défini au sommet du tronçon réduit 36 présente une enture complémentaire 39, de sorte que, lorsqu'il est en fin de course haute, le manchon 38 ne peut tourner par rapport à l'arbre 28. Le bossage latéral 40 est assez long pour s'engager sur le dessus de la barre formant la vis 14, afin que le poids-appliqué à l'élément-siège se transmette, par l'intermédiaire de l'arbre 28, du manchon 38 et du bossage 40, au socle 10. Dans ces conditions, les dentures axiales 37, 39 ménagées dans le manchon 38 et dans l'arbre 28 engrènent ensemble.Le poids appliqué à l'élément-siège imprime à celui-ci un mouvement de descente, qui s'accompagne d'une rotation du manchon 38, du fait de ltengranement entre la vis 14 et le bossage 40 ; cette rotation se transmet à l'arbre 28 et au moulage 26 par engrènement entre les dentures 37 et 39. La descente de l'élément-siège se poursuit ainsi jusqu'à ce que le dessous de la région épaissie 30 vienne buter contre le sommet du palier 32 (en fait, une rondelle de butée axiale en matière plastique est interposée entre ces deux pièces). Lors de cette rencontre, la descente de l'élément-siège se trouve interrompue et le poids de cet élément est désormais transmis au socle par le palier 32, et non plus par le manchon 38. La suite de la rotation de l'élément-siège permet au manchon 38 de continuer à descendre légèrement sous l'effet de son propre poids, ce qui interrompt l'engrènement entre les dentures axiales 37 et 39, de sorte que l'arbre 28 tourne ensuite librement, indépendamment du manchon 38, dans 1'un ou l'autre sens. Lorsqu'on soulève l'élément-siège 12, le manchon 38 remonte et la vis 14 le contraint de tourner, mais du fait que le manchon 38 est maintenu par son propre poids en fin de course basse sur le tronçon réduit 36, reposant sur l'anneau fendu 42, il n'y a pas engrènement entre les dentures 37 et 39 et la rotation du manchon 38 ne se transmet pas à l'arbre 28. Le mouvement ascendant de l'élement-siège est limité par butée du bossage 40 contre le dessous du palier 32, ce qui interdit la séparation de ltélément-siège et du socle. On peut adopter diverses variantes. Par exemple, l'arbre 28 peut être rigidement relié au bossage 40, mais relié au moulage 26 par un raccordement assurant des accouplements et désaccouplements, comme le fait la denture axiale du manchon 38. Bn que les dents axiales, telles que représentées, soient relativement fines, définissant des positions d'engrènement faiblement espacées, on pourrait en fait prévoir seulement, par exemple, une ou deux dents ou crabots pour assurer l'accouplement. On pourrait prévoir dans le socle moulé une ou plus d'une poignée ou prise analogue permettant de le porter plus commodément, et prévoir aussi un ancrage maintenant l'élémentsiège en fin de course basse lorsqu'on déplace le siège. On peut aussi modifier la forme de ltélément-siège. La Figure 6 représente à titre d'exemple un élément-siège analogue à celui d'un véhicule ou d'un engin spatial et la Figure 7, un élémentsiège évoquant une selle d'équitation, ici un arçon mexicain. il est possible de faire en sorte que le moulage 26 sonstituant l'élément-siège décrive pendant qu'il descend en tournant un mouvement de balancement. Bien que la remontée de l'élément-siège soit effectuée manuellement dans l'exemple décrit, elle pourrait en variante être assurée par un ressort. Les Figures 4 et 5 représentent à titre d'exemple un mécanisme de verrouillage, désigné par la référence générale 50 sur la Figure 1, comportant un plongeur 52 logé dans un cylindre 54 qui fait partie du palier 32. Le plongeur est sollicité vers l'intérieur par un ressort à boudin 56 portant contre un épaulement qu'il présente et tendant à l'engager de l'un de plusieurs alésages transversaux 58, ménagés dans l'arbre 28, pour maintenir le siège à tout niveau souhaité lorsqu'on ne désire pas qu'S redescende en tournant. Le plongeur 52 est muni d'un bouton de rétraction 54, et d'une oreille 56 permettant de le maintenir à volonté en position rétractée. Pour libérer le plongeur, on le fait pivoter de 900 pour amener l'oreille 56 en regard d'une fente 58, visible sur la Figure 4. REVENDICATIONS 1 - Siège -comportant un socle et un élément-siège, l'élément-siège étant monté sur le socle par un raccordement qui permet de le déplacer par rapport au socle jusqu'en une position haute, caractérisé en ce que ledit raccordement permet à 11 élément siège de descendre par rapport au socle, à partir de sa position haute, en tournant autour d'un axe vertical. 2 - Siège selon la revendication 1, caractérisé en ce que le raccordement entre le socle et l'élément-siège comporte une vis à grand pas, disposée verticalement pour convertir le mouvement de descente de l'élément-siège en un mouvement rotatif. 3 - Siège selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le raccordement entre l'élément-siège et le socle est conçu de façon qu'on puisse remonter l'élément-siège sans qu'il tourne. 4 - Siège selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comporte un écrou ou dispositif analogue conçu pour pouvoir tourner indépendamment de l'élément-siège pendant que celui-ci remonte, mais pour être contraint de tourner avec l'élé- ment-siège pendant que celui-ci descend. 5 - Siège selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'élément-siège put continuer à tourner sous l'effet de sa propre inertie une fois son mouvement de descente terminé. 6 - Siège selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que, lorsque lsélément-siège parvient en fin de course basse, il peut tourner librement dans l'un ou l'autre sens. 7 - Siège selon l'une des revendications 4 et 6, cargo térisé en ce qu'il comporte un palier qui supporte le poids de l'élément-siège en position basse, de sorte que ltécrou cesse d'être sous charge, et en ce que l'écrou est seulement contraint de tourner avec l'élément-siège lorsque c'est lui qui supporte la charge. 8 - Siège selon l'une des revendications 2 et 4, caractérisé en ce qu'il comporte un arbre vertical relié à l'é- lément siège et logé dans la vis à grand pas, l'écrou ou dispositif analogue étant porté par l'extrémité basse de l'arbre et disposant par nqXxrtà celui-ci d'une liberté limitée de mouvement axial entre des positions haute et basse, l'écrou (ou dispositif analogue) et une partie de l'arbre présentant des dents coopérantes provoquant une rotation de l'arbre quand l'écrou tourne sur la vis-alors qu'il est en position haute, alors que quand l'écrou est en position basse, ses dents cessent d'engrener avec les dents de l'arbre, afin que celui-ci puisse remonter sans tourner. 9 - Siège selon la revendication 2, caractérisé en ce que la vis est constituée par une barre hélicoidale logée dans un tube vertical. 10 - Siège selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé én ce qu'il comporte un moyen du genre ressort pour provoquer la remontée du siège. Il - Siège selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'il comporte un moyen de verrouillage agencé pour retenir l'élément-siège dans au moins une position haute. 12 - Siège selon la revendication 11, caractérisé en ce que le moyen de verrouillage comprend un loquet porté par i socle et conçu pour retenir l'élément-siège dans au moins une position haute. 13 - Siège selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que l'élément-siège peut s'incliner dans une mesure limitée par rapport au socle.