L'invention est relative à un procédé pour la réalisation automatique par estampage de corps céramiques munis de découpes, plus particulièrement des corps creux tels que des luminaires, des lampes, des cache-po:t5 , de la vaisselle, des plaques ou similaires présentant la dureté du cuir. 'l'invention est également relative à un dispositif particulier pour la realisation automatique de découpes, de décorations en relief ou similaires sur des corps céramiques ayant la dureté du cuir. Antérieurement, de telles découpes étaient très répandues pour la céramique ornementale, la porcelaine, les plats et assiettes, ou similaires. Cependant, -en raison des salaires extrémement accrus de la main-d'oeuvre, le marché s'est très rédut Ainsi que dit plus haut, jusqu'à présent les découpes ne pouvaient etre apportées qu1à la main, pièce par pièce, et ce, par une maind'oeuvre qualifiée. I1 fallait que chaque découpe soit réalisée individuellement au moyen de couteaux minces et tranchants, ayant généralement la forme des découpes envisagées.Par exemple, au moyen de poinçons on a obtenu des découpes de forme correspondante. A llexecution manuelle correspondait évidemment également une précision limitée. L'utilisation de ce procédé manuel n'était donc pas appropriée pour des articles techniques qui exigent une certaine précision des mesures. Lorsqu'il s'agit de métaux, par exemple à structure cristalline, et de corps qui, par exemple comme le cuir, ont une structure fibreuse, les ouvertures ou découpes peuvent être obtenues par un processus de cisaillement en utilisant sans plus des dispositifs d'estampage qui sont constitués par un poinçon et une matrice, étant donné que les parties estampées n'adhèrent pas au poinçon mais retombent simplement, et ce, du fait que les bords des ouvertures estampées sont fermes et restent. lisses. Par contre, les masses céramiques n'ont pas une structure et un comportement qui peuvent être comparés à ceux de ces matières et, après avoir reçu leur forme, elles ne conservent leur cohésion physique, découlant de leur teneur en eau qui leur est inhérente, et leur forme que lorsque leurs propriétés thixotropiques ne sont pas perturbées. De même, il est connu que les masses céramiques sont amorphes et partiellement tilixotropiques. Sous l'action du poinçon d'un dispositif d'estampage courant, le corps céramique subit un choc violent. Il en découle une liquéfaction partielle superficielle qui fait que la partie estampée adhère au poinçon. En outre, sous de tels chocs, la masse céramique ayant le dure du cuir peut se fissurer ou subir des déformations aû bord de la découpe. Pour cette raison, afin de pouvoir réaliser des corps céramiques munis de découpes, on est obligé d'exécuter à la main et en prenant des précautions, individuellement chaque trou dans la paroi d'un corps céramique. A cette fin on utilise des tubes à paroi min ont le ;oord de perçage est tres tranchant. Ces poinçons sont guides à la main, de l'extérieur à travers la paroi du corps céramique et, en cas de besoin, en leur imprimant une légère rotation. La partie découpée de la masse céramique ne retombe pas, mais pénètre à l'intérieur du poinçon et elle est retirée avec ce dernier de l'ouverture de la paroi du corps céramique, en ménageant au maximum le bord de l'ouverture. De ce fait les poinçons sont soumis à une usure plus ou moins prononcée. Plus ces poinçons s'émoussent, plus le'bord de l'ouverture pratiquée dans le corps céramique est refoulé vers le c8té et l'ouverture ne conserve donc pas la forme qui lui a été donnée. Lorsque l'on continue à utiliser le même poinçon, les masses découpées pénètrent de plus en plus à l'intérieur du poin çon et doivent etre éliminées de temps en temps. Il'est évident qu'un tel procédé exige une main-d'oeuvre professionnelle quali fiee et, qu'en raison du temps nécessaire à son exécution, il est très coûteux.En outre, ce procédé se limite à des ouvertures dont la forme peut être réalisée par les poinçons courants. I1 est évident que des ouvertures allongées en forme de fente par exemple, ou des dessins formés par des trous disposés à faible écartement les uns des autres, ne peuvent être exécutés. De même une haute précision du dessin ne peut également pas être obtenue par la technique de coupage manuelle utilisée actuellement. Toutefois, une telle précision est indispensable, plus particulièrement lorsqu'il s'agit de corps céramiques techniques. L'invention vise à exécuter mécaniquement, d'une manière précise et rationnelle, des corps céramiques quelconques à partir de masses terreuses ou du genre porcelaine, et ce, en étant au maximum indépendants de la composition, de l'état de séchage de la masse et du type et de la disposition des découpes. Afin de pouvoir se servir, à cette fin, des dispositifs connus par d'autres domaines de la technique, il fallait développer un nouveau procédé et le dispositif lui-même a dû être modifié de ma nière que e procédé puisse être utilisé pour les masses cérami ques efl général, c'est-à-dire autant que possible de façon illimitée. En même temps, l'invention vise à améliorer considérablement l'économie du procédé pour la réalisation automatique de découpes dans les corps céramiques. La mécanisation qui en découle du procédé permet d' accroitre la vitesse et la précision, de manière qu'une technique améliorée puisse être réunie à une économie améliorée. Conformément à l'invention, ces buts sont atteints du fait que l'on prévoit des moyens qui empêchent que la masse es tampée n1 adhère au poinçon ou perçoir en empêchant ainsi toute détérioration du bord estampé. Les moyens ne se limitent pas seulement à des particularités constructives, mais ils s'étendent à la vitesse des processus; plus particulièrement, les poinçons du dispositif sont destinés à percer la couche céramique et à être retirés de cette dernière à une vitesse telle que les pro priétés thixotropiques des masses céramiques aux bords des points percés n'aient pas le temps de réagir à la suite des modifications mécaniques. Aux points où le poinçon heurte à la manière d'un coup la paroi du corps ceramique et perce cette dernière, la masse estampée adhère d'abord au poinçon et serait donc entraînée par ce dernier lors de son retrait en perturbant considérablement le déroulement mécanique du procédé ou en empêchant même sa mise en oeuvre. De ce fait l'invention prévoit que le poinçon refoule la masse estampée au-delà de la paroi intérieure du corps céramique jusque dans la matrice où cette masse estampee est retenue par des moyens de retenue, des pointes, ou similaires. De préférence, ces pointes sont formées par des clous ou similaires qui traversent la paroi de la matrice aux points où la masse estampée est particulièrement importante. Suivant une autre forme de mise en oeuvre du procédé on prévoit que le poinçon soit muni de passages traversés par de l'air comprimé ou similaire qui refoule la masse estampée. Il est particulièrement important d'éviter des perturbations thixotropiques qui sont exercées par les poinçons sur les zones de bord des découpes. Conformément à l'invention, on procède de manière que le poinçon, lors de son mouvement en avant et en arrière, soit accéléré de façon que des déformations thixotropes du bord de l'ouverture estampée soient évitées. Cette accélération présente également un avantage du fait que la cadence de travail peut être accélérée au maximum. Plus particulièrement lors de la réalisation de découpes qui ne sont séparées les unes des autres que par de minces ailes, il peut être avantageux qu'avant chaque processus d'estampage, une plaque d'application adaptée au profil du poinçon et à la surface du corps céramique, soit appliquée élastiquement contre cette surface. Conformément à l'invention, il est possible qu'un poin çon exécute simultanément plusieurs découpes et que plusieurs poinçons traitent le même corps céramique à la même cadence ou à une cadence accordee. Conformément à l'invention, à cette fin, on procède de manière que le corps céramique soit automatiquement déplacé à la cadence des poinçons entre la matrice et le poinçon. Un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé décrit plus haut se caractérise du fait qu'un ou plusieurs poinçons et matrices soient disposés d'une manière réglable, à des positions se faisant face, sur des rails de glissement. Le dispositif d' estampage qui exécute mécaniquement des découpes Impeccables dans des corps céramique ayant la dureté du cuir peut également être réalisé de manière à pouvoir être réglé en hauteur et à pouvoir être utilisé dans une position angulaire, même lorsqu'il s'agit de surfaces présentant des courbures diverses, et ce, tant pour des corps creux ronds que pour des corps creux polygonaux. Le dispositif peut se caractériser du fait que le corps céramique est disposé sur un dispositif transporteur, par exemple sur un disque rotatif lorsqu'il s'agit de corps ronds, et soit déplacé à la cadence du ou des poinçons entre le poinçon et la matrice. L'engagement des poinçons doit être commandé suivant la forme du corps céramique qui peut présenter un contour rond, polygonal ou plat. Conformément à l'invention, cette commande est obtenue du fait que plusieurs poinçons et matrices sont mis en oeuvre à la même cadence ou à une cadence alternante pendant le déplacement du corps céramique, ou du fait que la matrice et le poinçon s'écartent l'un de l'autre entre les cadences de travail, de manière que le corps céramique puisse se déplacer sans obstacle jusqu'au point de travail suivant. L'invention permet de traiter des masses céramiques dans le sens le plus large, à savoir également des masses du genre porcelaine. Be procédé est également largement indépendant en ce qui concerne la teneur en humidité de la masse ayant la dureté du cuir. Le but poursuivi par l'invention est également atteint du fait que les points à traiter d'un corps céramique sont guidés à la cadence d'un dispositif d'estampage ou de matriçage entre le poinçon et une matrice, guidée à la même cadence par le dispositif transporteur du corps céramique, alors que les parties estampées sont détachées du poinçon dans la matrice même. De préférence, le dispositif est réalisé de manière que le dispositif d' estampage ou de matriçage, comprenant le poinçon et la matrice, soit réglable et soit maintenu à un écartement du corps céramique de manière que ce dernier puisse être traité dans toute position quelle que soit sa forme. Conformément à l'invention, le poinçon et la matrice peuvent être déplacés et réglés indépendamment 1' un de l'autre. L'invention prévoit également que la matrice soit munie de moyens de retenue tels que des pointes, des rétrécissements ou similaires qui retiennent la massé estampée lors de l'estampage et la detachent du poinçon lorsque ce dernier se rétracte. Suivant une autre forme d'exécution, le poinçon est muni de passages par lesquels on envoie de l'air comprimé ou similaire afin de détacher la masse estampée du poinçon. Ce n'est que par ces mesures constructives qu'il a été possible que le poinçon qui se rétracte soit amené à l'état absolument propre à la position suivante, sans subir un retard particulier découlant du détachement de la masse céramique. Ceci permet d'obtenir, comme autre avantage, que les dispositifs d'estampage peuvent travailler très rapidement. Non seulement ceci influence favorablement la cadence de travail comme telle, mais il en découle également que lors du processus de cisaillement, en raison de la vitesse de ce processus, les masses céramiques n1 ont pas le temps de subir une modification thixotropique. Suivant une autre proposition de l'invention, on prévoit une plaque d'application qui protège le point de perçage contre les effets nuisibles du poinçon. Cette plaque d'application peut être entraînée élastiquement par le poinçon. Conformement à l'invention, le poinçon peut être réalisé sous la forme d'un poinçon multiple, de manière qutil puisse exécuter plusieurs découpes, méme de formes différentes, en une seule opération de travail. En outre, l'invention se caractérise du fait que pour le traitement de corps creux on prévoit une table rotative réglable en hauteur portant une applique remplaçable, adaptée à la base du corps céramique et qui est munie de broches de division ou similaires dont le nombre correspond à la cadence de travail des poinçons, de manière que la table rotative soit mise en rota tion à la cadence envisagée au moyen d'un dispositif d'avancement, d'un cliquet à percer ou similaires, agissant sur les broches de division. L'invention se caractérise également du fait que le dispositif transporteur, la table rotative ou similaires peut être réglé en hauteur par l'intermédiaire de colonnes et est disposé au moyen d'un chevalet sur une plaque de fond commune, le chevalet pouvant également être réglé en hauteur par des colonnes. Confor mément à l'invention, on prévoit que le dispositif d'estampage ou de matriçage puisse être pivoté avec le chevalet qui peut être réglé sur la plaque de fond. En tant que grand avantage il en découle que plusieurs dispositifs d'estampage et de matriçage peuvent être associés les uns aux autres sur la plaque de base de manière que leur cadence puisse être adaptée à celle du dispositif travaillant le plus rapidement. De ce fait on obtient une cadence de travail non encore atteinte jusqu'à ce jour pour la réalisation de découpes en un nombre quelconque et dans une forme quelconque dans des corps céramiques de forme quelconque. En raison de sa vitesse de travail élevée, le dispositif conforme à l'invention peut être intercale dans une chaîne de fabrication de corps céramiques. Par exemple, le dispositif conforme à l'invention peut coopérer avec un tour de potier automatique à la cadence de ce dernier, de manière à ne pas perdre de temps entre les deux processus. Le principe de l'invention sera expliqué ci-apres à 1' appui des figs 1 et 2 des dessins annexés, alors que le dispositif pour la mise en oeuvre du procédé sera expliqué à l'appui des figs. 3 et 4. Suivant les figs. l et 2, le corps céramique 1 est déplace et traité mécaniquement par les quatre dispositifs d'estampage 2,3, 4, 5. pour plus de clarté, il re ressort tue des dispositifs 3, 4 que ces dispositifs d'estampage sont disposés sur une plaque de fond 6 de manière à pouvoir être déplacés par un chariot 7 portant les matrices. De ce fait il est possible de régler l'écartement entre les matrices 3a, 4a, de même qu'entre les dispositifs d'estampage 3, 4 ou les poinçons 3b, 4b, de manière que, par exemple, les angles saillants de corps polygonaux ne puissent pas gêner le mouvement de rotation. Le dispositif d'estampage 3 porte un double poinçon 3b. En vue d'une meilleure compréhension, le double poinçon 3b est représenté avant sa pénétration dans le corps céramique 1 et à un certain écartement de ce dernier. Etant donné que le poinçon 4b est représenté comme ayant percé le corps céramique 1, il en découle également la mise en oeuvre en pratique du procédé pour les poinçons 3b. Les poin çons 3b et 4b se déplacent dans la même cadence, ainsi qu'il ressort de la fig. 2. L'illustration légèrement différente à la fig. 1 n'est destinée qu'à permettre de voir l'intérieur de la matrice 3a. De la fig. 1 ressortent également les pointes 8 qui servent de moyen de retenue et, étant donné que les poinçons 3b, 4b ne se situent pas encore dans la matrice 4a, on aperçoit également les pointes 8 prévues à cet endroit. En réalité, les poinçons 3b et les poin çons 4b se situent en commun dans leur matrice, etant donné que ces poinçons travaillent à la même cadence. Suivant la forme de la matrice, les pointes 8 sont disposées aux endroits où la masse estampée adhère avec certitude. Suivant un développement de l'invention, les poinçons 3b peuvent comprendre un moyen de séparation, par exemple des passages 9 à travers lesquels il est possible d'envoyer de l'air comprimé. Le dispositif d'estampage 4 porte une plaque d'application 10 qui est fixée au poinçon 4b et qui s'applique contre la surface du corps céramique 1 pendant que le poinçon 4b refoule la masse estampée dans la matrice 4a. Dans l'exemple représenté, les masses estampes 11 s' accumulent à l'intérieur de la matrice 4a jusqu'au moment ou elles tombent automatiquement hors de cette dernière et peuvent être évacuées sous la plaque de fond C. Dans la forme U'excution représentée, le corps céramique 1 est rond et est retenu sur un disque rotatif 12, à l'intérieur une pièce d'ajustage 13, de manière que sa position ne se modifie pas pendant le processus de son avancement en cadence. Afin d'illustrer la multiplicité du procédé, les découpes du corps céramique sont représentées dans une disposition quelconque, également en position oblique et sont désignées par 2c, 3c, 4c, 5c. La fig. 2 représente le rapport entre les différentes cadences de travail pour la réalisation de ces découpes. Les poinçons 2b, 3b, 4b, 5b des quatre dispositifs 2, 3, 4, 5 sont disposés autour de cercles concentriques. 'les découpes 2c, 3c, 4c, 5c illustrent les différents écartements entre les dits poinçons. A la figure, la subdivision des cercles concentriques fait ressortir l'écartement entre les différentes découpes. La décoration présentant le nombre le plus élevé de découpes détermine la cadence de travail de tout le dispositif. Le dessin 2c, du fait du nombre le plus élevé de soixantequatre découpes, exige le travail de soixante-quatre poinçons par révolution du corps céramique 1. Les dessins 3c, 4c, en raison du nombre de leurs découpes, exigent le travail de trente-deux poinçons par révolution du corps céramique 1. Les poinçons 3b, 4b travaillent à la même cadence. Dans la décoration présentant les découpes 5c, l'écartement entre les découpes est deux fois aussi élevé et, de ce fait, cette décoration n'exige le travail que de seize poinçons par révolution du corps céramique 1. Dans l'exemple d'exécution représenté, le corps céramique 1, placé sur ses supports 12, 13, est arrêté soixante-quatre fois au cours de sa rotation. Les poincons 2b agissent a chaque cadence de travail. A chaque deuxième cadence de travail, les deux poinçons 3b agissent simultanément avec les poinçons 4b, chaque poinçon devant estamper trente-deux découpes. La décoration 5c comprend seize découpes, de manière que le poinçon 5b n'agisse qu'à chaque quatrième cadence de travail. De l'exemple représenté il ressort que la décoration peut être formée par des découpes de forme quelconque et disposées d' une manière quelconque. L'inclinaison ou la structure de la surface du corps ne joue aucun role. On peut envisager des découpes rondes, polygonales, ovales, c'est-à-dire de forme quelconque qui peuvent se situer sur des surfaces planes, courbes ou disposées sous un angle d'inclinaison les unes par rapport aux-autres des corps en céramique et, également, de corps en porcelaine. Ainsi qu'il ressort de la fig. 3, une plaque de base commune 101 porte tant la table rotative 102 que le chevalet 103 servant à recevoir le dispositif d'estampage et qui peuvent être réglés en hauteur. La table rotative 102 repose sur les colonnes 104 afin de pouvoir être réglée en hauteur. Pour plus de clarté, on n'a représenté que deux colonnes 104. Le disque rotatif 105 glisse dans un logement annulaire 106 de la table rotative 102. A son tour, le disque rotatif 105 est muni d'un logement 107 qui est adapté à la face de base du corps céramique 108 à traiter. Dans la forme d'exécution représentée, le corps céramique 108 représente un corps d'éclairage qui est retenu dans le logement 10 de manière que son ouverture soit orientée vers le bas. La table stative 102 est annulaire et présente le logement 106 pour le disque rotatif 105. La périphérie extérieure du disque rotatif 105 est munie d'une rainure 109. Cette rainure 109 est destinée à recevoir des broches 110 ou similaires. Le nombre des broches 110 dépend de la division nécessaire du corps céramique 108â traiter. En vue de l'avancement, les broches 110 sont engagées en cadence par un cliquet à percer. Ce dernier n'est pas représenté, cependant il peut être actionné à la main ou également mécaniquement de la manière connue en soi. De ce fait on obtient le synchro nisme des cadences entre les différents processus d'estampage et l'avancement pas-à-pas du corps céramique 108. Etant donné que le disque rotatif 105 peut être adapté à des corps céramiques de formes différentes, il est possible, sans difficulté, de disposer dans le disque rotatif 105 un corps céramique 108 dont l'ouverture est orientée vers le haut. Le chevalet 103 est fixé par des boulons 111 de manière à pouvoir être réglé en hauteur sur la plaque de base 101. Les boulons peuvent être déplacés, de manière usuelle, dans des trous allongés ou des rainures. Dans la forme d'exécution représentée, le chevalet 103 est muni d'un palier 112 autour duquel le dispositif d'estampage peut pivoter. Le dispositif d'estampage est constitué par le bloccylindre de réglage 113 muni du guidage 114 pour le mouvement de la traverse à matrice 115. Le bloc-cylindre de réglage 113 n'est représenté que symboliquement. Par l'intermédiaire du guidage 114, ce bloc-cylindre engendre le mouvement de la traverse à matrice 115. A l'extrémité de la traverse à matrice 115 est prévue la matrice 116 qui s'applique contre la paroi intérieure du corps creux céramique 108 avant que le poinçon 117 du dispositif d'estampage 118 ne perce le corps céramique 108. Le dispositif d'estampage 118 est fixé, à l'aide de pièces intermédiaires remplaçables 119, au bloc-cylindre de réglage 113. La traverse à matricé 115 peut être remplacée de la même façon. Du fait que ces pièces peuvent être remplacées, le dispositif d'estampage peut être réglé en hauteur. Les propriétés plastiques de la matière céramique exigent qu'il faut prendre des mesures particulières pour que la matière céramique estampée se détache du poinçon 117 lorsque ce dernier est rétracté. A cette fin on prévoit des moyens de retenue sous la forme de pointes 120 dans la zone avant de la matrice 116. La masse céramique estampée est pressée par le poinçon 117 entre les pointes et est retenue par ces dernières. Dans une variante dtexécution, la masse céramique es tampée peut être refoulée pneumatiquement et, à cette fin, on prévoit des canaux à air 121 dans le poinçon 117. Afin d'empêcher que le corps céramique 108 percé ne se déchire lorsque le poinçon 117 est rétracté, une plaque d'application 122 est entraînée élastiquement au moyen du poinçon 117. La matrice 116 est déplacée en avant et en arrière par la traverse à matrice 115 et en contre-cadence à celle du poinçon 117 afin de libérer le corps céramique 108 en vue de son déplacement. Ceci est nécessaire tant pour des corps céramiques ronds que, plus particulièrement, pour ceux qui ne sont pas ronds, afin que, par exemple, des corps polygonaux, puissent être librement dépla cés à la cadence envisagée. De la fig. 3 il ressort que le dispositif d'estampage peut être réglé sous un angle quelconque par rapport au corps céramique 108 à traiter. Pour des raisons de simplicité, seule la position angulaire est représentée. ba fig. 4 est une vue en p9un de 'a plaque de base ronde 101 sur laquelle sont disposés trois cispositifs d'estampage 118/1, 118/2 et 118/3 différents. Pour le dispositif diestampage 118/1 on prévoit une disposition quintuplée du poinçon 117/1, et ce, suivant le dessin M1 présentant cinq découpes. Lors des processus d'estampage, les cinq poinçons 117/1 se déplacent simultanément. Dans la forme d'exécution représentée, le corps céramique 108 est octogonal de manière que le dispositif d'estampage 118/1 soit actionné huit fois pour la réalisation du dessin. Le dessin M2 est formé par trois découpes rondes prévues les unes au-dessus des autres. Dans la vue en plan, seul un des poinçons 117/2 est visible. Les trois poinçons 117/2 travaillent simultanément. Le dessin M2 est complété par le dessin M3 sous la forme d'une découpe allongée. De ce fait, le dispositif d'estampage 118/3 est légèrement décalé par rapport au dispositif d'estampage 118/2. Les matrices 116 associées aux différents poinçons ne sont pas représentées, étant donné qu'elles sont recouvertes par le corps céramique 108. La disposition de ces matrices ressort de la fig. 3. En ce qui concerne l'exemple représenté à la fig. 4, on a choisi un corps céramique octogonal afin de faire ressortir clairement qu'après le perçage, les différents poinçons 117 et les matrices 116 correspondantes doivent être écartés les uns des autres dans l'espace, de manière que les angles du corps céramique 108 puissent librement passer entre le poinçon 117 et la matrice 116 lors de l'avancement du corps céramique 108. A la fig. 4, sous la vue en plan, est représentée la disposition du corps céramique 108. La figure n'illustre les dessins M1, M2, M3 qu'au moment ou ils sont formés lors de chaque cadence de travail. La suite des cadences et telle qu'elle ressort de cet exemple d'exécution, indique que pour les sept poinçons 117/1 du dessin M1 il ne faut que huit cadences, alors que les poinçons 117/2 et 117/3 sont mis en oeuvre quatre fois aussi souvant et exécutent donc au total quarante-huit processus d'estampage. Les poincons 117/2 et > 17/3 peuvent travailler simulta nément, à savoir qu'ils peuvent coopérer à la même cadence. RVEND ICATIONS 1.- Procédé pour la réalisation automatique de découpes dans des corps céramiques, et ce, par estampage lorsque ces corps présentent la dureté du cuir, caractérisé en ce que l'on prévoit des moyens qui empêchent que la masse estampée n'adhère au poin çon et ne détériore ainsi le bord de l'ouverture estampée. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le poinçon refoule la masse estampée au-delà de la paroi intérieure du corps céramique jusque dans la matrice où cette masse estampée est retenue par des moyens de retenue, tels que des pointes ou similaires. 3.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le poinçon est muni de passages de manière que la masse estampée puisse être refoulée au moyen d'air comprime ou similaire. 4.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que lors du mouvement en avant et en arrière le poinçon est accéléré de manière à éviter des déformations thixotropiques du bord de l'ouverture estampée. 5.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'avant chaque processus d'estampage, une plaque d'application, adaptée au profil du poinçon et à la surface du corps céramique, est appliquée élastiquement contre la dite surface du corps céramique. 6.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le corps céramique est avancé automatiquement et en cadence des poinçons, entre la matrice et les poinçons. 7.- Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'un ou plusieurs poinçons et matrices sont disposés les uns en face des autres sur des rails de glissement de manière à pouvoir être réglés. 8.- Dispositif suivant la revendication 7, caractérisé en ce que le corps céramique est placé sur un dispositif transporteur, par exemple un disque rotatif lorsqu'il s'agit de corps ronds et peut être avancé à la cadence du ou des poinçons entre ces derniers et les matrices. 9.- Dispositif suivant la revendication 7, caractérisé c ce que plusieurs poincons et matrices, travaillant à la même cadence ou à cadences alternantes, sont mis en oeuvre pendant l'avant cement du corps céramique. 10.- Dispositif suivant la revendication 7, caractérisé en ce que les poinçons et les matrices s'écartent sur leur rail de glissement pendant les cadences de travail de manière que le corps céramique puisse se déplacer entre eux vers le point de travail suivant, quelle que soit sa forme. 11.- Dispositif suivant la revendication 7, caractérisé en ce que les points à traiter du corps céramique sont guidés à la cadence d'un dispositif d'estampage ou de matriçage entre le poinçon et une matrice se déplaçant à à la même cadence que le dispositif d'actionnement, alors que les parties estampées sont détachées du poinçon dans la matrice même. 12.- Dispositif suivant la revendication 11, caractérisé en ce que le poinçon et la matrice du dispositif d'estampage ou de matriçage sont réglables en hauteur et sont maintenus à écartement du corps céramique de manière que ce dernier puisse être traité dans toute position et quelque soit sa forme. 13.- Dispositif suivant les revendications Il et 12, caractérisé en ce que le poinçon et la matrice peuvent être déplacés et réglés indépendamment l'un de 11 autre. 14.- Dispositif suivant la revendication 11, caractérisé en ce que dans la matrice sont prévus des mayens de retenue, tels que des pointes ou similaires qui retiennent la masse estampée pendant l'estampage et la détachent du poinçon lorsque ce dernier est rétracté. 15.- Dispositif suivant la revendication 11, caractérisé en ce que le poinçon est muni de passages qui sont traversés par de l'air comprimé ou similaires en vue de détacher la masse estampée du poinçon. 16.- Dispositif suivant la revendication 11, caractérisé en ce qu'on prévoit une plaque d'application afin de protéger le point de perçage contre les effets nuisible du poinçon. 17.- Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 11 à 16, caractérisé en ce que le poinçon est réalisé sous la forme d'un poinçon multiple. 18.- Dispositif suivant la revendication 11, caractérisé en ce que, pour traiter des corps creux, on prévoit une table rotative réglable en hauteur portant une applique remplaçable, adaptée à la base du corps céramique et munie de broches de division ou similaires dont le nombre correspond à la cadence de travail des poinçons, de manière que la table rotative soit mise en rotation en cadence par un dispositif d'avancement, par exemple un cliquet à percer, agissant sur les broches de division. 19.- Dispositif suivant la revendication 11, caractérisé en ce-que le dispositif transporteur, la table rotative ou similaire peut être déplacé- en hauteur par l'intermédiaire de colonnes et est placé , en commun avec un chevalet et par les colonnes de ce dernier sur une plaque de base commune. 20.- Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 11 à 13, caractérisé en ce que le dispositif d'estampage ou de matriçage peut être pivoté par un chevalet pouvant être déplacé sur la plaque de base. 21.- Dispositif suivant l'une quelconque des revendications Il à 20, caractérisé en ce que plusieurs dispositifs d' estampage ou de matriçage sont associés les uns aux autres de manière que la suite de leur cadence soit adaptée, dans la même cadence ou dans une cadence alternante, à la cadence du dispositif travaillant le plus rapidement.