CHASSIS AETALLIQUE A COUPURE THEDIIQUE La présente invention concerne un châssis métallique d'architecture à coupure thermique dont les montants et traverses sont constitués d'un profilé composite comportant un profilé métallique interne formant son parement, les deux profilés étant reliés par plusieurs entretoises en matériau isolant. Des châssis à coupure thermique de ce type, ctest-à-dire constitués de profilés métalliques reliés par des entretoises en matière plastique, sont connus par exemple par les brevets français 1 190 982 et i 589 922. Il est cependant souhaitable que la liaison entre les deux profilés métalliques, tout en étant rigide, permette un léger déplacement relatif des deux profilés, et, de ce fait, une dilatation différente des profilés lorsqu'ils sont exposés à des températures internes et externes très différentes. Aussi, dans le châssis selon l'invention, les entretoises isolantes sont fixées rigidement à l'un des profilés, de préférence le profilé interne, mais sont liées au second profilé par un assemblage du type à rainure et languette. A cet effet, les entretoises comportent au moins une nervure orientée dans un plan 'parallèle au plan du châssis et tournée vers l'extérieur. Cette nervure s'encastre en coulissant dans une rainure longitudinale complémentaire creusée dans le second profilé dans un plan qui est parallèle à celui du châssis. Ainsi, les entretoises peuvent coulisser longitudinalement par rapport au second profilé, de préférence le profilé externe, tout en assurant une liaison du type à rainure et languette avec ce dernier. Inversement, celui-ci peut glisser longitudinalement sur les entretoises isolantes. La liaison entre le second profilé et les entretoises doit cependant etre à frottement dur pour que le châssis soit un ensemble rigide et que le vitrage soit serré entre les deux profilés, ceci évidemment par l'intermédiaire de joints de vitrage en élastomère. Le premier profilé sur lequel sont fixées rigidement les entretoises est, de préférence, celui de plus forte section qui constitue l'ossature du châssis. C'est, de préférence, le profilé interne par rapport au bâtiment. La liaison à frottement dur entre le second profilé et les entretoises est obtenue grâce à un joint continu à deux lèvres en U dont le fond est em boîté à force entre le profilé interne et le profilé externe, au niveau de la nervure des entretoises. Le joint à lèvres comporte deux nervures en surépaisseur disposées symétriquement de part et d'autre du fond. Ces nervures s'engagent dans des rainures complémentaires de l'un et l'autre profilé et sont disposées au niveau de la nervure des entretoises. pour améliorer encore le blocage du joint à lèvres entre les profilés, ce joint peut comporter au fond du U, un sillon, où, après mise en place du joint, on engage un cordon à section circulaire. Ainsi, le joint à lèvres se trouve bloqué entre les deux profilés métalliques, dans le plan du corps des entretoises avec les deux lèvres orientées parallèlement au plan du châssis. Lorsque les extrémités des deux lèvres viennent buter contre un appui rigide et continu, ou mieux, contre les deux lèvres d'un joint semblable en U disposé en vis-à-vis, elles forment entre elles une chambre d'étanchéité périphérique au ch ssissouvrant. Le même type de profilé composite constitué par deux profilés métalliques liés par des entretoises isolantes, peut aussi bien être utilisé pour le châssis dormant que pour le châssis ouvrant. Un second joint en élastomère, disposé entre ouvrant et dormant à l'arrière du joint à lèvres, peut créer une seconde chambre d'étanchéité. L'invention sera mieux comprise par la description ci-après d'exemples particuliers d'exécution illustrés par les figures jointes. La figure 1 représente en coupe le détail de la traverse inférieure de l'ouvrant ainsi que du dormant correspondant, dans le cas d'une fenêtre à la française. La figure 2 représente en coupe les mêmes traverses inférieures où l'isolation a été améliorée par un flocage du profilé externe. La figure 3 représente en coupe une variante pour châssis basculant. La figure 4 représente en coupe un ouvrant selon l'invention associé à un dormant en bois. Dans la figure 1, les montants et la traverse supérieure du châssis sont réalisés avec les mêmes types de profilés, entretoises et joints. La description de la partie inférieure du châssis peut être extrapolée facilement à tous les éléments du châssis. La partie ouvrante du châssis représenté entoure un double vitrage (1) qui définit le plan du châssis. Des joints de vitrage (2) en élastomère maintiennent ce vitrage entre un profilé métallique externe de parement (3) et une pare close interne (4). Cette pare close (4) est elle-même fixée par encliquetage sur le profilé interne (5) formant l'ossature de l'ouvrant. Le vitrage (1) repose complétement sur ce profilé interne (5) par l'intermédiaire de cales (6). Le profilé externe (3) et le profilé interne (5) sont reliés par des entretoises isolantes (7) en matière plastique moulée par injection. Dans le cas particulier représenté, les entretoises (7) sont réalisées en polycarbonate. Ces entretoises (7) sont fixées sur le profilé interne (5) par des vis (8) et au profilé externe (3) par les deux nervures (9) et (10) disposées dans un plan parallèle à celui du châssis Ces nervures (9-10) s'engagent respectivement dans les rainures complémentaires (11) et (12) du profilé externe. Les deux nervures opposées (9) et (10) donnent aux entretoises (7) une forme en T. Cette fixation par nervures (9) et (10),s'encas- trant dans les rainures complémentaires, permet le glissement longitudinal du profilé externe (3) et donc, sa libre dilatation, ceci tout en assurant son parfait guidage.La liaison entre le profilé (3) externe et les entretoises (7), et, par suite, le profilé interne (5), doit cependant être à frottement dur pour donner un ensemble rigide et permettre une bonne fixation du vitrage (1). Ce résultat est obtenu par un joint continu (13) à section en U. Le fond de ce joint est renforcé par deux nervures latérales (14) et (15) qui améliorent son blocage dans des rainures complémentaires des profilés (3) et (5) disposées au niveau de la nervure (10) des entretoises (7). Le blocage du joint (13) entre les deux profilés métalliques est facilité par un logement au fond du U destiné à recevoir un cordon de blocage cylindrique (16). Dans l'exemple représenté, la traverse inférieure du dormant est--réalisée sous la forme d'un profilé composite constitué des mêmes éléments que ceux de l'ouvrant. On distingue facilement un profilé métallique externe (3'), un profilé interne (5'), des entretoises (7') et un joint en U (13'). La distance d entre les deux profilés externes (3-3') est de 7 min. On voit que les lèvres des joints (13) et (13') en vis-à-vis définissent une chambre d'étanchéité périphérique (17) à l'avant du châssis. Si l'une des traverses seulement, celle de l'ouvrant ou celle du dormant, est réalisée selon l'invention, et l'autre en un matériau homogène, tel que le bois, on voit en figure 4 que, si les deux lèvres d'un joint en U (13) butent contre la traverse opposée, elles définissent encore une chambre d'étanchéité, sans que l'existence de deux joints en U (13-13') en vis-à-vis soit indispensable. Dans l'exemple représenté en figures 1 - 2 ou 3, les joints à lèvres (13) et (13') se trouvent sensiblement dans le même plan que les entretoises isolantes (7-7'). On a, en quelque sorte, un plan d'isolation'continu entre profilés interne (5) et externe (3). Ce plan, parallèle à celui du vitrage (1), assure une excellente étanchéité à la chaleur et au bruit. Dans l'exemple représenté en figure 1 ou 2, un second joint en élastomère (18) est disposé entre ouvrant et dormant, à l'arrière des joints en U (13-13'). Il crée une seconde chambre d'étanchéité (19) à l'arrière de la chambre (17). Dans le cas particulier représenté, des orifices percés dans le joint en U (13') mettent en communication la chambre d'étanchéité (17) avec l'atmosphère extérieure, ceci au point haut et au point bas du châssis. Ces orifices permettent l'écoulement des éventuelles infiltrations d'eau. La chambre (17) devient une chambre auto-drainante, tandis que la chambre (19) est étanche. Les orifices du joint (12')rye sont pasreprésentéssurla figure. Comme représenté en figure 2, l'isolation thermique et sonore peut être en core améliorée par un flocage isolant (20-20') projeté sur la face interne des profilés externes (3) et (3'). On voit ainsi que l'on a une barrière d'isolation continue s'étendant sur toute la largeur des profilés composites entre les profilés internes (5-5') et externes (3-3'), ceci depuis le vitrage (1) jusqu'à la maçonnerie du bâtiment (21). Cette barrière est constituée par les joints de vitrage(2) les flocages (20-20'), les joints en U (13-13'). Cette barrière continue empêche la transmission par rayonnement entre lesprofilés internes (5-5') et externes (3-3'). La liaison entre les profilés internes et externes par des entretoises coulissant sur le profilé externe, l'écartement important entre profilé externe et interne dû à l'épaisseur des joints en U (1313') rend l'exécution du flocage très facile avant mise en place des joints en U (13-13') et du vitrage (1). Sur la figure 3 est représenté une variante d'exécution pour les châssis basculants. On voit que la partie arrière du profilé interne (5) de l'ouvrant a été remplacée par un profilé auxiliaire (22) interrompu au niveau de l'axe xx' du pivot (23). On comprend facilement que, en-dessous du pivot (23), ce profilé (22) est rendu solidaire du dormant, et audessus, solidaire de l'ouvrant. L'étanchéité entre profilé auxiliaire (22) et ce qui subsiste du profilé interne de l'ouvrant est assurée par le joint auxiliaire en élastomère (24) qui fait le tour du châssis comme le joint (18). On voit que l'étanchéité est continue de bas en haut du châssis grâce aux joints en U (13-13'). Il n'est pas nécessaire d'interrompre les joints d'étanchéité (18-24) au niveau de l'inversion de frappe. Sur la figure 4 est représenté un exemple d'exécution avec un ouvrant selon l'invention et un dormant en bois (25). On pourrait inversement avoir un châssis ouvrant en matériau isolant et un châssis dormant réalisé avec un profilé composite selon l'invention. Dans les exemples représentés, les entretoises (7-7') comportent chacune deux nervures opposées (9-10) qui assurent une excellente liaison par encastrement coulissant avec les profilés externes (3-3'). On pourrait réaliser des entretoises (7-7') avec une seule nervure, la nervure (10) au niveau du joint en U (13-13'). REVENDICATIONS 10/ - Châssis d'architecture à coupure thermique constitué d'un profilé interne formant l'ossature du châssis et d'un profilé externe formant son parement, ces deux profilés étant reliés par des entretoises isolantes, caractérisé en ce que la liaison entre l'un des profilés et les entretoises (7) est réalisée par encastrement coulissant d'une nervure (10) des entretoises dans une rainure (12) complémentaire d'un profile arientée dans un plan parallèle au plan du châssis et que cette liaison est bloquée par emboîtement à force du fond d'un joint en U (13) entre profilé externe (3) et profilé interne (5) au niveau de la nervure (10), les deux lèvres du joint en U (13) se trouvant disposées parallèlement au plan du châssis et formant entre elles une chambre d'étanchéité périphérique (17) autour du châssis ouvrant. 2 / - Châssis selon revendication 1, caractérisé en ce que le joint en U (13) comporte au fond du U, un sillon où s'engage un cordon de blocage (16). 30/ - Châssis selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que des orifices dans les joints en U (13-13') mettent en communication la chambre (17) avec l'atmosphère extérieure, ceci au point haut et au point bas du châssis. 40/ - Châssis selon l'une des revendications 1, 2 ou 3, caractérisé en ce qu'un second joint (18) disposé à l'arrière du châssis entre ouvrant et dormant crée une chambre étanche (19) à l'arrière de la chambre (17). 50/ - Châssis selon l'une des revendications 1, 2, 3 ou 4, caractérisé en ce que les entretoises (7) comportent deux nervures opposées (9-10) qui leur donnent une forme en T. 60/ - Châssis selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4 ou 5, caractérisé en ce que la face interne des profilés externes (3-3') est revêtue d'un flocage isolant (20-20') créant une barrière d'isolation continue sur toute la largeur des profilés composites (3-5). 7 / - Châssis selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, 5 ou 6, caractérisé en ce que, pour un châssis basculant, on dispose un profilé auxiliaire (22) interrompu au niveau du pivot de basculement (23), l'étanchéité entre ce profilé auxiliaire (22) et le profilé interne de l'puvrant étant assurée par un joint auxiliaire (24).