La présente invention concerne des condensateurs haute tension à très haute fréquence de résonance comportant une pluralité de condensateurs élémentaires sensiblement identiques constitués par une première armature, une seconde armature et des bandes diélectriques bobinées en rouleaux, montés électriquement en série, On sait que l'obtention d'une très haute fréquence ae résonance exige que les condensateurs considérés présentent une inductance propre très faible pour permettre d'atteindre la très haute fréquence de résonance demandée et l'on sait également que l1inductance propre d'un condensateur dépend tout à la fois de la structure des éléments capacitifs en eux-mêmes et de la fa çon dont les connexions internes et externes du condensateur sont réalisées. On connait déjà, par exemple par le brevet français 2 129 241, des modes de réalisation de condensateurs à très faible inductance constitués par éléments utilisés unitairement, ou bien couplés en parallèle, pour constituer des condensateurs de décharge. Les dispositions découlant de l'invention qui est à la base du brevet français précité se prêtent bien à a mise en parallèle des éléments unitaires mis en oeuvre, mais la mise éventuelle en série desdits éléments unitaires n'estpossible qu'au prix d'une augmentation excessive de l'inductance propre, résultant des connexions internes qu'il faut alors introduire. Une variante de réalisation, montrée sur les figures 3 et 4 du brevet français précité et consistant à utiliser un bobinage à trois armatures : deux armatures étroites, placées côte à côte à une certaine distance l'une de l'autre, faisant face à une armature flottante large, constitue un équivalent à deux con densateurs élémentaires montés en série et n'introduit pas, dans le cas de trois armatures, un accroissement trop élevé de ''inductance propre ;; mais -si, pour obtenir un condensateur haute tension, on est amené à multiplier le nombre de condensateurs élémentaires montés en série (et le nombre des armatures nécessaire pour les obtenir), l'accroissement d'inductance propre qui en résulte devient prohibitif et il est nécessaire de rechercher dans une autre direction l'ob-ention de la très fai.ble inductance propre requise par une très haute fréquence de résonance. L'invention a pour but, entre autres, de remédier à cet inconvénient et de permettre la réalisation de condnsateurs haute tension dans lesquels le montage en série des condensateurs élémentaires utilisés est effectué sans provoquer l'apparition d'inductances parasites venant accro^tre l1iwuctance propre du condensateur haute tension ainsi obtenu et abaissant, de cc fait, sa fréquence de résonance. L'invention prcnd en considération le fait que, cyans un système de propagation assimIlable à un certain nombre de lignes de propagation d'impédances caractéristiques différentes cis- posées en série, le passage d'une ligne de propagation d'impédance caractéristique donnée à une ligne d'impédance caractéristique plus élevée se traduit par l'apparition d'une inductance parasite qui est néfaste lorsque l'on recherche l'obtention d'une inductance propre aussi basse que possible. Selon l'invention les condensateurs haute tension à très haute fréquence de résonance comportant une pluralité de condensateurs élémentaires sensiblement identiques constitués Dar une première armature, une seconde armature et des bandes diélec- triques bobinées en rouleaux, montés électriquement en série, sont notamment remarquables en ce que, après une première mise en forme des condensateurs élémentaires, l'extrémité d'une des armatures recouvre plus de la moitié de la longueur d'une des deux faces sensiblement planes de chaque condensateur élémentaire mis en forme et l'extrémité de l'autre armature recouvre plus de la moitié de la longueur de la face sensiblement plane parallèle et opposée à la face sensiblement plane précitée ; en ce que les condensa- teurs élémentaires préformés sont disposés en au moins un empilage compact ; en ce que, dans chaque empilage compact, au moins lue extrémité d'une des deux armatures d'un condensateur élémentaire donné est en contact mécanique et électrique étroit avec une extrémité d'une des armatures d'un condensateur élémentaire contigu en ce que l'extrémité libre de la première armature du premier condensateur de chaque empilage compact et; l'extrémité libre Je la seconde armature du dernier condensateur de chaque empilage conpact sont respectivement en contact mécarftquo et électrique étroit avec des pièces terminales de branchement recovrant en tot;a.:té la largeur des armatures et comportant au moines deux parties débordantes, transversales par rapport auxdites armatures et comporte tant les points de branchement des condensateurs selon l'invention. Dans un condensateur haute tension ainsi réalisé, la mise en série des condensateurs élémentaires est obtenue sans utilisation de connexions auxiliaires introduisant des inductances séries supplémentaires du fait de leur longueur et du fait des ruptures d'impédance caractéristique qu'elles entrainent, et la circulation dans les armatures du courant de conduction résultant du passage de courants de déplacement dans les diélectriques des condensateurs élémentaires s'effectue comme dans une ligne plate de structure homogène. De ce fait, l'inductance propre de l'empilage compact de condensateurs élémentaires montés électriquement en série est réduite à une valeur minimale et très faible permettant d'atteindre une fréquence de résonance très élevée. Selon une variante de réalisation avantageuse des condensateurs selon l'invention, chaque pièce terminale de branchement est munie de deux parties débordantes transversales, une de chaque conté, de façon à faciliter le branchement en quadriple d'un tel condensateur ; ce mode de branchement permet un gain notable sur la fréquence de résonance d'un condensateur donné et présente, de ce fait, un grand intérêt lors de l'utilisation de condensateurs à fréquence de résonance élevée. Dans un condensateur haute tension dont la fréquence de résonance doit & re au moins égale à une certaine valeur F, la longueur développée de chacune des armatures d'un des condensateurs élémentaires montés en série est au plus égale au quart de la longueur d'onde d'une onde électromagnétique de fréquence F dans la ligne plate de propagation constituée par le système d'armatures d'un condensateur élémentaire et, de préférence, au plus égale au huitième de ladite longueur d'onde ; on sait que la longueur d'onde dans une telle ligne de propagation est sensiblement égale à la longueur d'onde de l'onde considérée dans le vide divisée par la racine carrée de la permittivité relative du diélectrique utilisé dans le condensateur Il est intéressant de remarquer que la perfection de la mise en série des condensateurs élémentaires utilisés dans les condensateurs haute tension selon l'invention est telle que la fréquence de résonance d'un assemblage de n condensateurs élémentaires montés en série s'est révélée être effectivement indépendante du nombre n et que le produit L C de l'inductance propre résultante X et de la capacitance résultante C est pratiquement constant. La condition de longueur maximale d' armatures indiquée ci-dessus (longueur au plus égale au quart de la longueur d'onde) est un impératif en vue d'atteindre la fréquence de résonance minimale F exigée et la condition préférentielle (longueur au plus égale au huitième de la longueur d'onde) laisse une marge de sécurité utile pour atteindre en toute sécurité la fréquence de résonance minimale exigée. En fonction des conditions de mise en oeuvre prévues et des valeurs de capacitances désirées, les condensateurs haute tension à très haute fréquence de résonance selon l'invention peuvent revêtir différenses formes telles que celle de blocs compacts individuels, d'une pluralité de blocs compacts individuels montés en parallèle ou bien encore, notamment lorsqu'une structure d'ensemble à caractère coaxial est souhaitable, une autre forme consistant en une pluralité de blocs compacts cambrés disposés régu- lièrement et radialement entre une pièce interne conductrice sensiblement cylindrique d'assez gros diamètre et un conducteur externe cylindrique tubulaire dont le rayon intérieur est sensiblement égal au rayon extérieur de la pièce interne conductrice sensiblement cylindrique majoré de l'épaisseur radiale d'un bloc compact cambré ; les empilages de condensateurs élémentaires des tinés à être ainsi utilisés sont soumis, après établissement des liaisons inter-armatures de l'empilage, à une mise en forme les adaptant aux rayons de courbure des conducteurs cylindriques tubulaires respectivement interne et externe de l'assemblage coaxial. Avantageusement le conducteur interne cylindrique tubulaire ou pseudo-tubulaire avec lequel les extrémités des armatures sont en contact ou sur lequel elles sont soudées est constitué par un mandrin légèrement expansible que l'on expand après mise en place des blocs compacts cambrés supportés par ledit mandrin dans le conducteur externe cylindrique tubulaire. En variante de réalisation de cette structure coaxiale à conducteurs cylindrIques, on peut également disposer d'une manière pseudo-radiale une pluralité de blocs compacts non cambrés entre une structure interne polygonale et une structure externe polygonale approprIées. A-antageusement les contacts mécaniques et électriaues étroits entre les extrémités des armatures, d'une part, et entre les extrémités des armatures et les pièces terminales de branchement, d'autre part, sont obtenus par soudure desdites pièces entre elles. Avantageusement, les extrémités libres des armatures des condensateurs élémentaires reccuvrent environ les deux tiers de la longueur des faces planes des rouleaux aplatis, ce oui permet de disposer, pour établir les contacts entre les extrémités d'armatures, par compression ou par soudure, d'une longueur égale à environ un tiers de la longueur de la face plane du rouleau aplati. La descriptIon qui va suivre en regard des dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs, permettra de bien comprendre en quoi consiste l'invention et comment elle peut être réalisée. La figure 1 est une vue schématique de profil avec une coupe partielle d'un exemple de forme de réalisation d'un condensateur selon l'invention. La figure 2 est une vue montrant comment l'on procè- de au raccordement de la deuxième armature d'un condensateur élé- mentaire avec la première armature d'un autre condensateur élémen- suaire. La figure 3 est une vue d'ensemble en perspective cavalière des composants capacitifs empilés et des pièces terminales de branchement du condensateur selon l'invention montré en vue schématique sur la figure 1. La figure 4 est une vue d'ensemble en élévation et en coupe selon l'axe d'un exemple de mode de realisation d'un condensateur selon l'invention dont les pièces de branchement ont une structure coaxiale circulaire. La filtre 5 est une vue 3n coupe, selon la ligne de coupe V-V de la figure 4, du condensateur montré sur la figure 4. Le condensateur selon 1 'Iwent-Qon représenté schématiquement sur la figure I est constitur par quatre condensateurs élémentaires 11, 12, 13 et 14 montés électriquement en sévie et disposés en un empilage compact entre une pièce terminale supérieure de branchement 15 et une pièce terminale inférieure de branchement 16. Les quatre condensateurs élémentaires précités son; obtenus à partir de rouleaux comportant une première arnatu- re, unn deuxième armature et des bandes diélectriques disposées entre les armatures. Pour permettre de distinguer facilement les armat.u- res l'une de l'autre, on a -tracé la première armature de chaque condensateur élémentaire en tirets interrompus et la deuxième armature de chaque condensateur élémentaire en trait continu. Pour simplifier la figure 1, on n'a pas représenté les bandes de matériau diélectriaue qui assurent un écartement régulier et uniforme entre les armatures des condensateurs élémentaires, qui procurent l'isolement et la rigidité diélectrique nécessaires entre lesdites armatures cet qui, par leur pouvoir inducteur spécifique, définIssent un des paramètres conditionnant la capacitance des condensateurs élémentaires. Il faut donc avoir présent à l'esprit que les espaces existant entre les armatures sont remplis par des bandes diélectriques qui participent à la définition de la géométrie des condensateurs élémentaires, qui sont aplatis après le bobinage en rouleau des armatures et des bandes diélectriques. L'orientation des rouleaux bobinés au moment où l'on procède à leur aplatissage et la mise à longueur des extrémités libres des bandes métalliques constituant les armatures, d'une part, la mise à longueur des extrémités libres des bandes diélectriques, d'autre part, sont effectuées de tacon à permettre l'empilage des rouleaux aplatis selon la dIspositIon montrée sur la figure 1. En début ou en fin de préparation de l'empilage des composants mis en oeuvre, l'extrémité libre 171 de la première armature 17 du condensateur éléinentafte supérieur Il est soudée sur la partie centrale 27 de la pince terminale supérieure de branchement 15. La longueur de llextrémité libre 181 de la deuxième armature 18 du condensateur élémentaire Il recouvre plus de la moitié (de préférence les deux tiers environ) de la face inférieure sensiblement plane du condensateur élémentaire 11. La longueur de llextrémité libre 191 de la première armature 19 au condensateur élémentaire 12 recouvre de plus de la moitié (de préférence les deux tiers environ) de la face supérieure sensiblement plane du condensateur élémentaire 12. Ces dispositions permettent d'établir un contact mécanique et électrique étroit (de préférence renforcé par une soudure) entre l'extrémité 181 de la deuxième armature 18 du condensateur élémentaire Il et l'extrémité 191 de la première armature 19 du condensateur élémentaire 12. Les dispositions mises en oeuvre sont identiques en ce qui concerne les extrémités 201 et 211 des armatures 20 et 21, d'une part, et en ce qui concerne les extrémités 221 et 231 des armatures 22 et 23, d'autre part, L'extrémité libre 241 de la deuxième armature 24 du condensateur élémentaire 14 est soudée sur la partie centrale 28 de la pièce inférieure terminale de branchement 16. Les pièces terminales de branchement 15 et 16 comportent à leurs extrémités des parties planes 25 qui sont bien visibles sur la figure 3 et qui sont munies d'une pluralité de trous 26 pour la fixation de connexions d'arrivée et de départ à faible inductance sur les pièces terminales de branchement0 Sur la figure 2 les condensateurs élémentaires 12 et 13 sont montrés dans les positions relatives qui conviennent à l'établissement de contacts fiables entre armatures pour leur mise en série : les extrémités libres de la première armature et de la seconde armature des condensateurs élémentaires représentés sont écartées angulairement du corps des condensateurs élémentaires aplatis pour les dégager dudit corps et permettre llétamage (par exemple) des parties devant etre soudées (lorsqu'il s'agit de soudures à l'alliage étain-plomb d'armatures en cuivre ou en laiton). En se basant sur le cas de l'utilisation d'armatures constituées par de minces bandes de cuivre, l'extrémité 191 de 1' armature 19, l'extrémité 201 de l'armature 20, 1' extrémité 211 de 1 'armature 21 et 1 'extrémité 221 de 1 'armature 22 sont alors étamées ; on a représenté en relation avec les références 121, 122, 131 et 132 les extrémités libres des bandes diélectriques intercalées entre les armatures des ondensateurs élémentaires 12 et 13e Auprès étamage préliminaire destiné à faciliter l'exécution de bonnes soudures, les extrémités d'armatures 201 et 211, selon l'exemple représenté sur la figure 2, peuvent être soudées ensemble et la face inférieure du condensateur 12 ramenée sur la face supérieure du condensateur 13. il est généralement intéressant d'intercaler une épaisseur d'isolant de protection entre les deux faces de la soudure des extrémités d'armatures 201 et 211 entre elles, et les extrémités 122 et 131 des bandes diélectriques ; cet isolant de protection est de préférence de même nature et de même épaisseur que le diélectrique interposé entre les armatures des condensateurs élémentaires On procède comme il vient autre expliqué pour l'exécution des autres soudures et le résultat obtenu est l'élément capacitif compact constitué par l'empilage représenté sur la figure 3 où l'on retrouve, en vue perspective, les éléments constitutifs représentés schématiquement sur la figure le Les pièces terminales de branchement 15 et 16 montrées sur la figure 3 se prêtent particulièrement à un branchement en quadripôle du condensateur selon l'invention lorsqu'un tel condensateur est utilisé en condensateur de filtrage ou de découplage et permet alors de bénéficier au maximum des possibilités dudit condensateur : la tension à filtrer, comportant une composante continue et des-composantes alternatives à haute fréquence, est alors appliquée à travers une inductance d'arrêt aux extrémités respectives des pièces 15 et 16 situées vers la gauche de la figure 3, par exemple, tandis que le circuit utilisateur de la tension continue filtrée est raccordé, selon cet exemple, aux extrémités respectives des pièces 15 et 16 situées vers la droite de la figure 30 La société demanderesse a constaté nu'un tel branchement en quadripôle permettait à un condensateur selon l'invention d'atteindre une fréquence de résonance beaucoup plus élevée qu'un branchement en dipôle : par exemple, pour un certain conden sateur de 5 nanofarads, la fréquence de résonance obtenue en branchement en quadrlpôle est de 100 MXz alors qu'elle est seulement de 15 MEz en montage dipôle. Par ailleurs, les pièces terminales de jonction 15 et 16 ont leur longueur disposée perpendiculairement à la direction de la longueur des armatures des condensateurs élémentaires et les filets de courant provenant de la région des points de fixation des connexions externes (trous 26) sont, de ce fait, transversaux vis à vis de la propagation du courant dans la ligne plate constituée par les systèmes d'armatures des condensateurs élémentaires cette disposition peut parattre choquante et, cependant, elle permet d'obtenir la fréquence de résonance la plus élevée : dans le cas de l'exemple cité plus haut, la fréquence de résonance mesurée en montage quadripôle atteint alors 100 NHz, alors qu'elle n1 est que de 50 NEz lorsque les pièces terminales de branchement prolongent la ligne interne de propagation. On pense que ce résultat étonnant observé dans les laboratoires de la société demanderesse résulte d'un changement d'impédance plus progressif entre la ligne de propagation constituée par les armatures et la courte ligne constituée par les pièces terminales de branchement, et que lton évite ainsi l'apparition d'une inductance parasite notable. La compacité de l'assemblage montré sur la-figure 3 est assurée par un frettage isolant transversal qui, au niveau des pièces terminales de branchement, est logé dans les parties centrales 27 et 28 de ces pièces, parties dont la largeur est au moins égale et, de préférence, légèrement supérieure à la largeur des bandes métalliques constituant les armatures des condensateurs élémentaires. Après l'exécution de ce frettage, le condensateur est soumis à un séchage préliminaire avant d'entre mis dans un bottier approprié permettant son imprégnation par un liquide d1imprégna- tion ce rigidité diélectrique convenable. Dans le cas de pièces terminales de branchement ayant des détails d'exécution tels que ceux des pièces de branchement 15 et 16, un genre de boiter convenant bien est un bottier dont la forme d'ensemble est celle d'un parallèlépipède rectangle à coins verticaux arrondis et constitué de trois pièces principales: un corps creux en matériau isolant tel qu'une résine synthétique ou une céramique, clos à sa partie inférieure et à sa partie supérieure par des faces métalliques scellées ou soudées sur le corps creux isolant constituant les parois latérales du boîtier ; les faces métalliques constituant les parois respectivement inférieure et supérieure d'un tel boîtier sont munies près de leurs extrémités de fentes transversales étroites et d'une longueur appropriée permettant le passage des parties verticales 25 des pièces terminales de branchement0 Les parties 25 sont soudées sur les faces métalliques précitées au moment de l'assemblage final du condensateur et de son boîtier. Avantageusement une des faces métalliques du boîtier comporte une partie élastiaue relativement mince et déformable, comportant par exemple tes ondulations concentriques, évitant d'avoir à aménager une chambre d'expansion pour absorber la dilatation du liquide diélectrique d'imprégnation du condensateur. La hauteur minimale du corps creux isolant constituant le corps d'un tel boîtier découle de la valeur de la haute tension d'essai qu'un tel condensateur doit pouvoir supporter dans l'airs Lorsque les condensateurs selon l'invention sont réalisés avec des armatures en bandes minces d'aluminium, les bons contacts entre armatures sont avantageusement obtenus par des soudures par ultra-sons ou par des soudures à l'alliage étain-plomb réalisées à l'aide de fers à souder à panne vibrant à une fréquence ultra-sonore tels ceux fabriqués par la société anglaise NtJIuRI). La structure des condensateurs selon l'invention est compatible avec l'utilisation de diélectriques variés tels que le papier, les différents plastiques pour condensateurs et les panachages papier-plastique. Le mode de réalisation des condensateurs haute tension selon l'invention permet d'obtenir des fréquences de résonance très élevée : à titre purement indicatif, il est possible de mentionner une fréquence de résonance de 100 NEz pour des condensateurs de capacitances comprises entre 1000 picofarads et 10 nanofarads, admettant une tension de service comprise entre 10 kV et 50 kV, par exemple, selon la fiabilité requise pour les condensateurs concernés Le condensateur selon l'invention représenté sur les figures 4 et 5, et dont les pièces de branchement ont une structure coaxiale circulaire est constitué à partir d'un ensemble capacitif formé de trois empilages compacts 41, 42 et 43 de condensateurs élémentaires montés en série ; ces trois empilages compacts sont disposés radialement, sensiblement de 120 degrés en 120 degrés, entre un mandrin central conducteur 44 légèrement expansible et un cylindre conducteur extérieur 45. La structure d'ensemble du condensateur est bien visible sur la figure 4 ; la pièce de branchement intérieure du condensateur est un tube conducteur 46, en laiton par exemple, sur laquelle sont soudées trois bandes conductrices telles que les bandes conductrices 47, réparties sensiblement de 120 degrés en 120 degrés, dont la deuxième extrémité est soudée sur le mandrin central 44. Le dispositif central légèrement expansible est constitué par une douille centrale en laiton 48 comportant deux filetages de sens opposés, gauche et droit, associés à deux bagues filetées tronconiques 49 et 49A supportant le mandrin légè- rement expansible 44 en des emplacements constitués par des portées internes coniques.Ces portées internes coniques sont complétées par des fentes radiales d'élasticité 44A, au nombre de 12 par exemple, qui sont réparties régulièrement à la périphérie du mandrin 44 ; ces fentes sont interdigitées et partent alternativement de ltextremite de gauche et de-l'extrémité de droite dudit mandrin sur une longueur comprise, par exemplé, entre les deux tiers et les quatre cinquièmes de la longueur du mandrin, qui est avantageusement usiné dans un alliage cuivreux tel qu'un laiton ou un bronze. Une telle disposition procure au mandrin 44 une élas ticité et une expansibilité suffisantes. Les éléments isolants du boitier dans lequel le condensateur est intégré sont constitués par un tube en céramique 50 et par un isolateur annulaire en céramique 51 ; aux emplacements correspondant aux raccordements avec les éléments métalliques du boitier, ces pièces en céramique sont métallisées pour permettre des jonctions étanches par des soudures à l'alliage étain-plomb. L'extrémité gauche du tube en céramique 50 est emboitée dans le tube en laiton 46 auquel elle est soudée. Un flasque métallique circulaire 52 est soudé par son rebord intérieur sur le tube en céramique 50 et par son bord extérieur sur le tube conducteur externe 45.L'extrémité côté droit de 1 'iso- lateur annulaire en céramique 51, qui est.enfilé sur le tube conducteur 45, est soudée avec une collerette métallique 53 qui est elle-meme soudée sur le tube conducteur 45. Du côté gauche de la figure 4, le boîtier du condensateur est clos par un flasque métallique mince 54, élastique et déformable, soudé par son rebord interne sur le tube conducteur en laiton 46 et par son bord externe sur l'isolateur annulaire en céramique 51. Les possibilités de déformation élastique du flasque 54 sont améliorées par la présence d'une série d'ondulations circulaires concentriques. Les opérations de fabrication d'un tel condensateur sont les suivantes : après avoir préparé les trois empilages 41, 42 et 43 à partir des rouleaux aplatis, par soudure des armatures à mettre en série comme il a déjà été expliqué, on procède à une mise en forme de chaque empilage à l'aide d'une presse munie d'un mandrin circulaire dont le diamètre est égal ou un peu plus faible que le diamètre extérieur du mandrin 44 et d'une étampe dont le rayon de courbure est égal au rayon intérieur du cylindre 45. Après avoir effectué cette mise en forme, on soude les extrémités internes des armatures sur le mandrin 44 non expansé et l'on maintient les empilages en place par un frettage mince permettant la présentation de l'ensemble dans le cylindre 45 muni de l'isolateur annulaire 51. On retire ce frettage et l'on visse la douille 48 à laide des encoches 55 qu'elle comporte à son extrémité de droite de façon à mettre le mandrin 44 en expansion et à maintenir correctement les empilages 41, 42 et 43 entre ledit mandrin et le tube 45. Des fentes et des trous aménagés dans le tube 45 permettent la soudure de l'extrémité de la première armature de chaque condensateur élémentaire avec ledit tube. On soude alors les bandes conductrices 47 sur l'extré mitO dé gauche du mandrin 44 et l'on introduit l'ensemble constitué par le tube de laiton 46 et le tube de céramique 50 dans la douille 48. Le tube 46 Butant en bonne position peut être soudé avec la douille 48 et les bandes conductrices 47 soudées à leur tour sur ledit tube 46. Pour clore le boîtier après un séchage préliminaire convenable, il suffit de mettre en place et de souder les flasques 52 et 54. Des trous pour l'introduction du liquide d'imprégnation sont ménagés en des points convenablement choisis et obturés par des points de soudure à l'étain après imprégnation. Les points de contact pour la mise en circuit du condensateur montre sur les figures 4 et 5 sont respectivement l'extrémité de gauche du tube de laiton 46 et le bord externe du flasque 52 à l'extrémité de droite du tube 45. REVENDICAtIONS : le- Condensateurs haute tension à très haute fréquence de résonance comportant une pluralité de condensateurs élémentaires sensiblement identiques constitues par une première armature, une seconde armature et des bandes diélectriques bobinées en rouleaux, montés électriquement en série, caractérisés en ce que, après une-première mise en forme des condensateurs élémentaires, l'extrémité d'une des armatures recouvre plus de la moitié de la longueur d'une des deux faces sensiblement planes de chaque condensateur élémentaire mis en forme et l'extrémité de l'autre armature recouvre plus de la moitié de la longueur de la face sensiblement plane parallèle et opposée à la face sensiblement plane précitée, en ce que les condensateurs élémentaires préformés sont disposés en au moins un empilage compact, en ce que, dans chaque empilage compact, au moins une extrémité d'une des deux armatures d'un condensateur élémentaire donné est en contact mécanique et électrique étroit avec une extrémité d'une des armatures d'un condensateur élémentaire contigu, en ce que l'extrémité libre de la première armature du premier condensateur de chaque empilage compact et l'extrémité libre de la seconde armature du dernier condensateur de chaque empilage compact sont respectivement en contact mécanique et électrique étroit avec des pièces terminales de branchement recouvrant en totalité la largeur des armatures et comportant au moins deux parties débordantes, transversales par rapport auxdites armatures et comportant les points de branchement des condensateurs selon l'invention. 2.- Condensateurs haute tension à très haute fréquence de résonance selon la revendication 1, caractérisés en ce que chaque pièce terminale de branchement est munie de deux parties débordantes transversales, une de chaque cotée 3.- Condensateurs haute tension à très haute fréquence de résonance selon une des revendications 1 et 2, caractérisés en ce que, dansun-condensateur dont la fréquence de résonance doit être au moins égale à une certaine valeur F, la longueur développée de chacune des armatures d'un des condensateurs élémentaires montés en série est au plus égale au quart de la longueur d'onde d'une onde éleftromagnétique de fréquence y dans la ligne plate de propagation constituée par le système d'arsa- tures d'un condensateur élémentaire et, de préférence, au plus égale au huitième de ladite longueur d'onde. 4.- Condensateurs haute tension à très haute fréquence de résonance selon la revendication 1, caractérisés en ce que l'élément capacitif proprement dit est constitué par une pluralité d'empilages compacts cambrés disposés régulièrement et radialement entre une pièce interne conductrice sensiblement cylindrique d'assez gros diamètre et unconducteur externe cylindrique tubulaire dont le rayon intérieur est sensiblement égal au rayon extérieur de la pièce interne conductrice sensiblement cylindrique majoré de l'épaisseur radiale d'un bloc compact cambré. 5.- Condensateurs haute tension à très haute fréquence de résonance selon la revendication 4, caractérisés en ce que la pièce interne conductrice sensiblement cylindrique est constituée par un mandrin légèrement expansible. 6.- Condensateurs haute .tension à très haute fréquence de résonance selon la revendication 1, caractérisés en ce que les extrémités libres des armatures des condensateurs élémentaires recouvrent environ les deux tiers de la longueur des faces planes des rouleaux aplatis.