L'invention concerne un procédé de traitement de matières textiles, en particulier de vêtements en pure laine, grâce auquel leur configuration résiste pratiquement au lavage à la machine pendant toute la durée de vie de la matière. Pcr "matières textiles", on entend des matières formées totalement ou partiellement ae laine ou autres fibres de kératine, c'est-à-dire de fibres qui sont susceptibles de se réarranger dans certaines conditions. La matière textile traitée peut être sous forme de fibres, de fils, d'étoffes ou de vêtements. En par ticuier, l'invention concerne le traitement de vêtements trico ts en pure laine. Selon la demande de brevet Australien N 23 382/70, il est connu que, pour fixer avec une configuration plane, pliée, plissée ou avec une autre configuration désirée des matières contenant de la laine ou d'autres fibres de kératine, de façon qu'elles résistent aux variations de forme pendant une série de cycles complets de lavage (lavage à la machine et séchage au tambour), il est nécessaire de traiter ces matières par l'une des diverses méthodes corinues pour empêcher le feutrage, par exemple au noyen de divers oxydants en solution aqueuse ou saline, de divers monomères, de chlorures d'acide, de coraposés chlorés réactifs, de polymères réactifs etc. n outre, il faut établir un étet d'énergie minimale dans la laine ou les autres fibres de kératine, dans leur nouvelle conflguration,par relâchement des tensions c'est-à-dire par réarrangement de la majeure partie des ponts réticulants et autres liaisons entre les molécules de la chaîne de polypeptide. Dans cet état, il n'y a pas de forces internes qui tendent à ramener les fibres à leur configuration primitive. Cette opération s'appelle généralement "fixage". Des forces appliquées aux fibres dans la configuration fixée peuvent déformer cette configuration et il peut se produire un nouveau réarrangement des liaisons. Le résultat de ce réarrengement est 1 perte partielle de la configuration désirée. On connaît plusieurs procédés par lesquels on peut stabiliser la configuration fixée et inhiber le réarrangement de la structure moléculaire sous l'application d'une tension. Les conditions fondamentales qui permettent de donner une forme permanente à des matières contenant de la laine ou d'autres fibres de kératine sont donc le fixage (relâchement des tensions) suivi d'une stabilisation de l & structure fixée. Il est nécessaire aussi de rendre les matières non feutrables, opération que l'on peut effectuer avant, après ou pendant les étapes de fixage ou de stabilisation. Un procédé permettant de fixer la forme de la laine ou d'autres matières à base de kératine selon toute configuration désire consiste à retenir mécaniquement les matières dans la nouvelle forme puis à les soumettre à un traitement par la vapeur d'eau saturée. Cette opération s'effectue communément en présence d'un réducteur et d'eau de manière à accélérer le réarrangement des ponts de disulfure et autres liaisons intermoléculaires, c'est-à-dire à effectuer un relâchement rapide des tensions des fibres par la formation de groupes thiol libres et par le mécanisme bien établi d'échange thid-disulfure. On emploiera ici l'ex- pression "fixage temporaire" pour désigner l'état des matières ainsi traitées. après ce fixage temporaire de la nouvelle forme, on peut stabiliser les matières tout en les maintenant dans la configuration désirée pour obtenir ce que l'on peut appeler un état fixé de façon "permanente". On peut y parvenir par divers moyens connus, par exemple a) en vaporisant au moyen de vapeur d'eau saturée dans une chambre pendant 2 à 3 heures b) en introduisant, à l'aide de réactifs polyfonctionnels appropriés, un réseau supplémentaire de ponts réticulants stables de manière à empocher l'échange thiol-disulfure si les fibres sont soumises à une nouvelie tension (ccmme décrit dans la demande de brevet australien N 46 845/68) c) en éliminant des groupes thiol libres par blocage au moyen de réactifs monofonctionnels, par oxydation ou par complexation au moyen d'ions wlietalliques divalents ; ou d) par diverses combinaison des procédés ci-dessus. Quand on utilise commercialement ces procédés pour sta biliser la fore désirée de la lain ou autres matières à base de kératine,-une-condition essentielle est d'appliquer d'abord à la matière un fixage temporaire approprié, par exemple en vaporisant e l'état humide pendant au moins une minute en présence d'un réducteur. Dans les processus normaux de fabrication de vêtements, on fait durer le pressage à la vapeur 15 secondes ou moins pour rendre le vertement attrayant et vendable. Toutefois, cette apparence se perd immédiatement lorsque le vêtement est mouillé d'eau. Si l'on prolonge le pressage à la vapeur au stade du vete- ment, ainsi qu'il est nécessaire au fixage en présence de réducteurs, cela crée un embouteillage dans le traitement de sortie qu'il est indispensable de consacrer le temps le plus court possible à cette opération particulière. En outre, le séchage de vêtements humides augnente l'inconvénient et le cotit du traitement. On a décrit divers procédés permettant d'éviter cet embouteillage, par exemple en commençant par presser à la vapeur pendant moins de 15 secondes, puis en suspendant le vertement dans de la vapeur d'eau surchauffée demande de brevet australien i 10 97/70) ; dans ce procédé, il faut ajuster les conditions de température et dthumidité relative de façon que le fixage de cohésion déjà introduit ne disparaisse pas tandis qu'il peut se produire tout de même des réarrangements de liaisons responsables du fixage temporaire et permanent, et cela nécessite aussi un équipement spécialisé et une commande précise pour empêcher la perte de forme du vêtement. Dans la pratique bien établie qui consiste à donner une forme désirée à des fibres de laine en les vaporisant ou en les chauffant pendant 1 à 10 secondes puis en les séchant et en les refroidissant tout en maintenant la forme mécaniquement, les liaisons ioniques et les liaisons hydrogène se réarrangent mais les liaisons disulfure ne sont pas affectées. quand la laine est dans cet état, le réseau de liaisons ioniques et de liaisons hydrogène surmonte l'influence du réseau de liaisons disulfure parce que, même si les liaisons ioniques et liaisons hydrogène sont plus faibles individuellement, leur nombre total offre une résistance beaucoup plus grande et prépondérante.La nouvelle configuration se maintient aussi longtemps que la teneur en humidité de la fibre est telle que suffisamment de liaisons ioniques et de liaisons hydrogène restant intactes pour dépasser la force de rétablissement due aux ponts disulfure. La configuration des fibres, fils etc. de laine due au réarrangement de liaisons ioniques et de liaisons hydrogène et appelé fixage de cohésion se perd immédiatement lors du mouillage. L'invention décrite dans la demande de brevet australien nO 10 7/70 déja cité a recours à une teneur en humidité suffisamment faible pendant le vaporisage de sorte que la force de rétablissement est insuffisante pour faire disparaître la forme désirée quand on applique le procédé décrit dans le brevet cité.Si l'on suspendait les vêtemer.ts dans la vapeur saturée, la forme désirée se perdrait immédiatement. La demande de brevet Australien NO 23382/70 déjà cité décrit un procédé permettant de maintenir sans retenue extérieure une configuration fixée par cohésion dans une matière textile formée totalement ou partiellement de laine ou autres fibres de kératine, pendant un traitement de fixage et/ou de stabilisation qui suit, procédé qui consiste à déposer sur la matière une substance grâce à laquelle elle résiste à la perte du fixage de cohésion cette étape s'effectuant avant ou après un traitement qui vise à fixer la cohésion de la matière. Un but important de l'invention est de fournir un procédé permettant de traiter les matières textiles de façon telle qu'elles gardent pratiquement une configuration désirée même après un lavage prolongé. à la machine. L'invention a donc pour objet un procédé visant à rendre lavables à la machine les matières textiles et qui consiste à imprégner les matières d'un polymère réactif, à les presser à la forme, à les soumettre à un traitement par la vapeur d'eau sous pression et à les assouplir par traitement au tambour-en présence de vapeur d'eau humide. On conduit de préférence, le traitement au tambour pendant 3 à 7 minutes environ. La résine préférentielle est du type des polyuréthanes et on peut l'utiliser sous fonte de solution à c0 - dans l'acétate d'éthyle. On obtient des résultats exceptionnellement bons avec le produit de marque commerciale "Braxan L-FA" fabriqué par Ciba-Ceigy (@ust) Pty. Ltd et qui est un polyisocyanate contenant un agent de réticulation et un plastifiant. Si on le juge nécessaire, on peut nettoyer à sec la ma- tière à traiter, en une étape préliminaire. L'agent préférentiel de @ettoyage à sec est le perchloréthylène. I est préférable de presser les matières dans une forme désirée presque immédiatement et dans les 24 heures du traitement par le polymère. Ensuite, ae préférence, on les place sur des claies qui laissent largement place à ia pénétration et on les traite à- l'autoclave par la vapeur d'eau humide à une pression d'environ 20 à 28 kg/cm2 au manomètre, pendant environ 8 à 12 minutes. On assouplit alors les vêtements au tambour, de préféence en utilisent de la vapeur humide pendant quelques minutes, et ensuite, de préférence, on sèche pendant environ 3 à 7 minutes à environ 36 à 42 C, de préférence à 39 C. Il semble que le traitement par la vapeur sous pression accélère le durcissement de la résine et assure une réticulation presque complète en donnant un vêtement qui peut être garanti lavable à la machine et pressé de façon permanente. Par ce procédé, on peut laver un vêtement tricoté de pure laine dans toutes les conditions de lavage et/ou de séchage. Toutefois, il est recommandé de lalsser sécher les vêtements à l'état suspendu, la chaleur du corps assurant la disparition des faux plis. On règle la marge de rétrécissement entre 1 et 1G % environ et on essaie chaque charge après traitement dans une ma- chine "Cubex" importée du Royaume Uni et spécialement conçue à cet effet. Dans un exemple d'exécution de l'invention, on traite une charge de @@ kg de vêtements tricotés en pure laine neuve à 100 dans une machine "Flbir 62/105" de Pettazzoni équipée de la uves, le es @uves n 1, 2 et 3 étant des cuves de réserve e perchloréthylène propre, la cuve n i servant au nettoyage à sec et le cuve n 5 au bain de résine. Le bain de résine com prend 7 kg d'une solution à 80 , de polyuréthane dans l'acétate d'éthyle, dans 136 litres de perchloréthylène. Cela représente 2 % de résine sur le poids des vêtements. Pour éviter le mélange, on utilise deux pompes, le liquide de nettoyage à sec passant par la pompe n 1 et la résine par la pompe n 2. On nettoie la charge à sec en utilisant du perchloréthy- lène et on essore à 400 tours/mn pendent 4 minutes de sorte que 20 9 du solvant sont retenus. On transfère alors les vêtements dans le bain de résine et on les y maintient pendait 4 minutes à la tempéràture ambiante. On essore alors la charge pendant 1 minute à 200 tours/mn, ce qui entraîne une retenue de 80 % dans les vêtements. On élimine le perchloréthylène par séchage au tambour à 800C et les fibres restent imprégnées de 2 % de résine. En l'espace de 24 heures, on presse les objets à la forme désirée, on les place sur des claies laissant largement place à la pénétration et on les traite à l'autoclave par la vapeur humide. Le processus est le suivant 1) traitement par le vide jusqu'à 51 cm 2) traitement par la vapeur d'eau à 23 kg/cm2 pendant 10 minutes (ce qui correspond à environ 114 C) ; 3) traitement par le vide jusqu'à 51 cm. On assouplit alors la charge dans un séchoir à tambour de blanchisserie en utilisant de la vapeur humide pendant 5 minutes, puis on sèche 5 minutes à 39 C. On applique alors aux vêtements un pressage final. On lave des échantillons de la charge dans une machine à laver de ménage et on les sèche à l'état suspenau. On observe que la forme des vêtements est pratiquement la même et que les rares faux plis disparaissent rapidement à l'usage grâce à la chaleur du corps. Les Rrêtements ont un toucher plus souple que ceux qui sont traits par d'autres procédés de pressage permanent. REVENDICATIONS 1. roc visant à rendre une matière textile lavable à le machine, caractérisé par le fait que l'on imprègne la matitre d'un polymère ractif, que l'on presse la matière à la forme, qu'on Ta soumet à un traitement par la vapeur d'eau sous pression et qu'on l'assouplit en la traitant au tambour en pré sorte de vapeur d'eati humide. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la matière textile est un vêtement tricoté en pure laine. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2', carac térisé par le fait que le polymère réactif est un polyisocyanate contenant un agent de réticulation et un plastifiant. @. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que l'on presse le vêtement à la forme dans les 24 heures après le traitement par le polymère. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que l'on place l'objet en forme sur une claie et qu'ensuite on le traite à l'autoclave par de la vapeur d'eau humide, à pression comprise entre 20 et 27 kg/cm2 pendant 8 à 12 minutes. o. Procédé selon la revendication 5, caractérisé par le fait que le traitement à l'autoclave comprend un traitement sous vide jusqu'à 51 cm, un traitement par la vapeur d'eau à 23 kg/cm2 et un traitement sous vide jusqu'à 5; cm. 70 Procédé selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que l'on effectue le traitement au tambour dans un séchoir à tambour de blanchisserie pendant 3 à 7 minutes. Procédé selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait qu'après traitement au tambour, on sèche les vêtements entre 36 et 420C pendant 3 à 7 minutes. 9. Procédé selon ltune des revendications i à 8, caractérisé par le fait que l'on applique aux vêtements un pressage final après l'étape de séchage.