Dispositif de chauffage et procédé de fabrication d’un dispositif de chauffage Un dispositif de chauffage (1) pour un système d’échappement d’un véhicule automobile comprend une mousse chauffante (10) électriquement conductrice, une mousse de conduction de courant (20) et deux électrodes (30, 32). La mousse chauffante (10) est divisée, par des interruptions, en tronçons (12) qui, vus en section transversale, sont agencés les uns à côté des autres de sorte qu’un trajet de courant (40) est prédéfini, lequel s’étend d’un point d’entrée de courant du dispositif de chauffage (1) à un point de sortie de courant, par exemple d’un côté du dispositif de chauffage (1) à l’autre. Les électrodes (30, 32) sont électriquement reliées au point d’entrée de courant ou au point de sortie de courant, la mousse chauffante (10) étant pourvue du côté extérieur, au moins par tronçons, de la mousse de conduction de courant (20) qui forme des tronçons de conduction de courant (22) reliant des tronçons adjacents (12) de la mousse chauffante (10) électriquement les uns aux autres. L’un du point d’entrée de courant ou du point de sortie de courant est en outre prévu sous forme de tronçon de raccordement (24) qui est composé de la mousse de conduction de courant (20) et s’étend dans le sens circonférentiel le long d’au moins un tronçon de conduction de courant (22), mais qui est électriquement isolé par rapport à celui-ci. Le tronçon de raccordement (24) est électriquement relié à l’un des tronçons (12) de la mousse chauffante (10) et à l’une des électrodes (30), de sorte que les deux électrodes (30, 32) sont espacées l’une de l’autre de moins de 180°, en particulier de moins de 120° dans le sens circonférentiel. L’autre du point d’entrée de courant ou du point de sortie de courant est en outre prévu sous forme de deuxième tronçon de raccordement (26) qui est composé de la mousse de conduction de courant (20) et est relié à la deuxième électrode (32). Un procédé de fabrication d’un dispositif de chauffage (1) est en outre expliqué. Il comprend les étapes suivantes: fabrication d’une mousse chauffante (10) et formage du contour extérieur de la mousse chauffante (10), fabrication d’une mousse de conduction de courant extérieure (20) et formage du contour intérieur de la mousse de conduction de courant (20), insertion de la mousse chauffante (10) dans la mousse de conduction de courant (20), assemblage de la mousse chauffante (10) et de la mousse de conduction de courant (20) dans un four, et création d’un trajet de courant (40) en forme de serpentin et réalisation des tronçons de raccordement (24, 26) et des tronçons de conduction de courant (22) dans la mousse de conduction de courant (20) par incision de la mousse chauffante (10) et de la mousse de conduction de courant (20). Figure pour l'abrégé : Figure 4 Dispositif de chauffage et procédé de fabrication d’un dispositif de chauffage L’invention se rapporte à un dispositif de chauffage pour un système d’échappement et à un procédé de fabrication d’un tel dispositif de chauffage. Des pots catalytiques sont habituellement prévus dans les systèmes d’échappement de moteurs à combustion interne pour réduire les émissions. Pour un démarrage rapide du pot catalytique après un démarrage à froid du moteur à combustion interne, il est connu de prévoir des dispositifs de chauffage qui chauffent le pot catalytique à une température de réaction. Le dispositif de chauffage peut être prévu sous forme de dispositif de chauffage traversé par des gaz d’échappement, lequel est agencé en amont du pot catalytique et est aménagé de manière à chauffer les gaz d’échappement avant leur passage à travers le pot catalytique. Il est ici déjà connu de prévoir des éléments chauffants (par exemple des grilles de chauffage, des fils de chauffage ou des mousses chauffantes) pour un chauffage à l’intérieur du dispositif de chauffage. Ces éléments chauffants sont des moyens de chauffage par résistance électriques auxquels un courant de chauffage est appliqué au moyen de deux électrodes. Dans un mode de réalisation connu de la mousse chauffante, celle-ci présente en section transversale une forme en serpentin dans laquelle les électrodes sont agencées aux extrémités de la forme en serpentin. Ce mode de réalisation permet d’obtenir une distribution de températures particulièrement homogène sur la section sur laquelle un flux s’écoule, ce qui est en revanche important pour une efficacité élevée du pot catalytique. Pour obtenir une distribution de températures homogène, la mousse chauffante s’étend de manière uniforme et symétrique dans le dispositif de chauffage, de sorte que les extrémités de la mousse chauffante en serpentin sont au moins presque opposées. Les électrodes doivent pour cette raison être agencées selon un angle de presque 180°, mais au moins selon un angle de 120° l’une par rapport à l’autre. Le document US 5,695,722 A1 est cité ici uniquement à titre d’exemple. Pour l’intégration de tels dispositifs de chauffage dans un système supérieur, des angles de montage inférieurs à 120° sont cependant le plus souvent requis. Le but de la présente invention consiste donc à créer un dispositif de chauffage dans lequel les deux électrodes peuvent être agencées à une distance angulaire inférieure à 120°. Le but est atteint, selon l’invention, par un dispositif de chauffage pour un système d’échappement d’un véhicule automobile, comprenant une mousse chauffante électriquement conductrice qui est divisée, par des interruptions, en tronçons qui, vus en section transversale, sont agencés les uns à côté des autres de sorte qu’un trajet de courant est prédéfini, lequel s’étend d’un point d’entrée de courant du dispositif de chauffage à un point de sortie de courant, par exemple d’un côté du dispositif de chauffage à l’autre, deux électrodes qui sont électriquement reliées au point d’entrée de courant ou au point de sortie de courant, la mousse chauffante étant pourvue du côté extérieur, au moins par tronçons, d’une mousse de conduction de courant qui forme des tronçons de conduction de courant reliant des tronçons adjacents de la mousse chauffante électriquement les uns aux autres, et l’un du point d’entrée de courant ou du point de sortie de courant étant prévu sous forme de tronçon de raccordement qui est composé de la mousse de conduction de courant, s’étend dans le sens circonférentiel le long d’au moins un tronçon de conduction de courant mais qui est électriquement isolé par rapport à celui-ci, le tronçon de raccordement étant électriquement relié à l’un des tronçons de la mousse chauffante et à l’une des électrodes, de sorte que les deux électrodes sont espacées l’une de l’autre de moins de 180°, en particulier de moins de 120° dans le sens circonférentiel, et l’autre du point d’entrée de courant ou du point de sortie de courant étant prévu sous forme de deuxième tronçon de raccordement qui est composé de la mousse de conduction de courant et est relié à la deuxième électrode. L’invention repose sur l’idée de base de créer, au moyen de la mousse de conduction de courant qui est en tout cas présente, un tronçon de contact pour une électrode, lequel s’étend le long de la mousse chauffante de sorte que l’électrode peut être agencée à l’endroit souhaité. La mousse de conduction de courant utilisée en plus de la mousse chauffante permet de pouvoir fixer les électrodes de manière fiable à la mousse de conduction de courant qui est plus solide. Les tronçons de conduction de courant peuvent en outre être réalisés minces, étant donné que la surface critique limite de la section transversale pour laquelle la formation de points chauds n’est tout juste pas encore atteinte, est plus faible que dans le cas d’une mousse non densifiée en raison de la densification. Les tronçons raccordés de la mousse chauffante peuvent alors former le trajet de courant prédéfini de la mousse chauffante, le tronçon de raccordement qui est électriquement relié à une première électrode étant en contact avec l’une des extrémités extérieures du trajet de courant à l’intérieur de la mousse chauffante, et le deuxième tronçon de raccordement qui est électriquement relié à la deuxième électrode étant en contact avec la deuxième extrémité extérieure du trajet de courant à l’intérieur de la mousse chauffante. Grâce à la maximisation de la longueur du trajet de courant dans la mousse chauffante, un réchauffement particulièrement homogène du flux de gaz d’échappement est obtenu et la surface chauffée est agrandie, grâce à quoi le fonctionnement du pot catalytique peut être encore plus efficace. Selon un mode de réalisation, le deuxième tronçon de raccordement, tout comme le premier tronçon de raccordement, s’étend dans le sens circonférentiel le long d’au moins un tronçon de conduction de courant, mais est électriquement isolé par rapport à celui-ci. Grâce à l’agencement du deuxième tronçon de raccordement également le long d’un tronçon de conduction de courant, il est possible de concevoir un mode de réalisation symétrique dans lequel les deux tronçons de raccordement ont la même longueur, une entrée de courant et une sortie de courant symétriques étant ainsi obtenue. Selon une réalisation de l’invention, il est prévu que la mousse de conduction de courant présente une forme cylindrique creuse, en particulier annulaire, et ne présente pas de structures faisant saillie de la face extérieure ou intérieure de la forme, ladite au moins une isolation électrique entre le tronçon de raccordement et un tronçon de conduction de courant pouvant être réalisée par des évidements à l’intérieur de la forme cylindrique creuse, en particulier annulaire. Les coûts de fabrication et de montage sont faibles en raison de la réalisation constructive sans structures en saillie. Ce mode de réalisation est en outre particulièrement compact. La mousse de conduction de courant présente de préférence une forme cylindrique circulaire creuse, et les tronçons de raccordement et les tronçons de conduction de courant ne font pas saillie en dessous ou au-dessus du diamètre intérieur ou extérieur de la mousse de conduction de courant. La forme cylindrique circulaire creuse offre des coûts de fabrication encore plus faibles et permet l’installation aisée du dispositif de chauffage dans un ensemble supérieur, par exemple un boîtier pour la réception dont la géométrie peut également être réalisée cylindrique circulaire creuse, grâce à quoi le coût de fabrication total est encore réduit. Selon un autre mode de réalisation, la mousse de conduction de courant présente une forme de base cylindrique circulaire creuse, et au moins un tronçon de raccordement ou un tronçon de conduction de courant se trouve à l’extérieur ou à l’intérieur de la forme de base et fait saillie au-dessus ou en dessous du diamètre extérieur ou intérieur de la forme de base. Grâce à ce mode de réalisation, il est possible de faire des économies de matériaux et d’espace avec en même temps des tronçons de raccordement ou des tronçons de conduction de courant réalisés renforcés dans leurs zones de recouvrement qui empêchent la formation d’un point chaud. Le but mentionné ci-dessus est en outre atteint par un procédé de fabrication d’un dispositif de chauffage du type cité en introduction, le procédé de fabrication comprenant les étapes suivantes : a) fabrication d’une mousse chauffante et formage du contour extérieur de la mousse chauffante, b) fabrication d’une mousse de conduction de courant extérieure et formage du contour intérieur de la mousse de conduction de courant, c) insertion de la mousse chauffante dans la mousse de conduction de courant, d) assemblage de la mousse chauffante et de la mousse de conduction de courant dans un four, et e) création d’un trajet de courant en forme de serpentin et réalisation des tronçons de raccordement et des tronçons de conduction de courant dans la mousse de conduction de courant par incision de la mousse chauffante et de la mousse de conduction de courant. L’avantage particulier de ce procédé est que les tronçons de raccordement et les tronçons de conduction de courant ne sont réalisés que par l’incision de la mousse chauffante et du tronçon de conduction de courant après l’assemblage de la mousse chauffante et de la mousse de conduction de courant. Ainsi, il n'est à aucun moment nécessaire de travailler avec une pluralité de composants individuels et il n'est pas non plus nécessaire d'assembler de nombreux composants individuels les uns aux autres. Selon une variante, la fabrication de la mousse de conduction de courant extérieure comprend une prédensification du matériau de départ en forme de mousse. Grâce à la prédensification de la mousse de conduction de courant, il est possible d’utiliser le même matériau de départ pour la mousse chauffante et la mousse de conduction de courant, l’achat de matériaux étant ainsi simplifié, et les coûts de stockage réduits. L’invention est expliquée dans ce qui suit à l’aide de différents exemples de réalisation qui sont représentés dans les dessins annexes. Ceux-ci montrent : - la est une vue en perspective d’un dispositif de chauffage selon l’invention dans un premier mode de réalisation, fabriqué selon un procédé selon l’invention, - la est une section transversale du dispositif de chauffage de la , les électrodes n’étant pas représentées en coupe, - la est une vue en perspective d’un dispositif de chauffage selon l’invention dans un deuxième mode de réalisation, fabriqué selon un procédé selon l’invention, - la est une section transversale du dispositif de chauffage de la , les électrodes n’étant pas représentées en coupe, - la est une vue en perspective d’un dispositif de chauffage selon l’invention dans un troisième mode de réalisation, fabriqué selon un procédé selon l’invention, - la est une section transversale du dispositif de chauffage de la , les électrodes n’étant pas représentées en coupe, - la est une vue en perspective d’un dispositif de chauffage selon l’invention dans un quatrième mode de réalisation, fabriqué selon un procédé selon l’invention, - la est une section transversale du dispositif de chauffage de la , les électrodes n’étant pas représentées en coupe, - la est une vue en perspective d’un détail d’un dispositif de chauffage selon l’invention dans un cinquième mode de réalisation, fabriqué selon un procédé selon l’invention, - la est une section transversale du détail du dispositif de chauffage de la , les électrodes n’étant pas représentées en coupe, - la est une vue en perspective d’un détail d’un dispositif de chauffage selon l’invention dans un sixième mode de réalisation, fabriqué selon un procédé selon l’invention, - la est une section transversale du détail du dispositif de chauffage de la , les électrodes n’étant pas représentées en coupe. Les figures 1 et 2 montrent un dispositif de chauffage 1 servant à chauffer le flux de gaz d’échappement d’un moteur à combustion interne. Le dispositif de chauffage 1 comprend une mousse chauffante 10, une mousse de conduction de courant 20, une première électrode 30 et une deuxième électrode 32. La mousse de conduction de courant 20 est reliée à la mousse chauffante 10 et entoure la mousse chauffante 10. Les deux électrodes 30, 32 sont agencées sur un premier ou deuxième tronçon de raccordement 24, 26 sur la périphérie extérieure de la mousse de conduction de courant 20. La mousse chauffante 10 est composée de plusieurs tronçons 12 qui sont réalisés par des incisions dans la mousse chauffante 10. Ces tronçons 12 ont la fonction de chauffer le flux de gaz d’échappement traversant le dispositif de chauffage 1. La mousse de conduction de courant 20 a deux fonctions : elle est d’une part raccordée mécaniquement et électriquement aux électrodes 30, 32, au moyen desquelles le courant de chauffage est introduit. En raison de sa résistance mécanique plus élevée, la mousse de conduction de courant 20 convient bien à cela, sans devoir prévoir des tôles de contact etc. D’autre part, la mousse de conduction de courant 20 sert à relier les tronçons individuels 12 de la mousse chauffante 10 électriquement les uns aux autres. La mousse de conduction de courant 20 forme un tronçon de conduction de courant 22 respectif entre les tronçons individuels 12, de sorte que dans l’ensemble, un trajet de courant 40 prédéfini (représenté en pointillé) est produit à travers le dispositif de chauffage 1, lequel s’étend d’une électrode 30, 32 à l’autre. La mousse de conduction de courant 20 se distingue de la mousse chauffante 10 en ce que le matériau de départ de la mousse de conduction de courant 20 a été prédensifiée. En raison de la densité supérieure de la mousse de conduction de courant 20, celle-ci présente une résistivité plus faible, de sorte qu’il n’y pas de production de chaleur (ou du moins pas en quantité significative) dans la mousse de conduction de courant 20. Grâce à la résistivité plus faible il est en outre assuré que des points chauds ne se forment pas dans les tronçons de conduction de courant 22. Il est généralement possible de réaliser la mousse de conduction de courant 20 à conductivité électrique plus élevée d’une autre manière que par la voie d’une densité plus élevée. Le trajet de courant 40 s‘étend de la première électrode 30, par l’intermédiaire du premier tronçon de raccordement 24, du premier tronçon 14 de la mousse chauffante 10, des tronçons de conduction de courant 22 et des autres tronçons 12 de la mousse chauffante 10 jusqu’au dernier tronçon 16 de la mousse chauffante 10 et au deuxième tronçon de raccordement 26 vers la deuxième électrode 32. Le trajet de courant montre quels tronçons 12 de la mousse chauffante 10 sont potentiellement aptes à être chauffés. Dans le premier mode de réalisation selon les figures 1 et 2, le premier tronçon de raccordement 24 est relié de manière électriquement conductrice au premier tronçon de conduction de courant 25, et le deuxième tronçon de raccordement 26 est relié de manière électriquement conductrice au dernier tronçon de conduction de courant 27. Étant donné que le courant choisit le trajet de la moindre résistance, le premier et le dernier tronçon 14, 16 de la mousse chauffante 10 sont contournés et non chauffés grâce à cette réalisation. Le contournement des tronçons 14, 16 réduit la masse inerte à chauffer de la mousse chauffante 10 et mène avec une puissance calorifique identique à un réchauffement accéléré des tronçons restants. La réalisation particulière et l’agencement particulier des tronçons de raccordement 24, 26 permet un positionnement des électrodes 30, 32 l’une par rapport à l’autre sur la périphérie extérieure de la mousse de conduction de courant 20 selon un angle inférieur à 120°. Selon la , le premier tronçon de raccordement 24 s’étend sur la face extérieure de la mousse de conduction de courant 20 le long de deux tronçons de conduction de courant 22. Le tronçon de raccordement 24 est électriquement isolé par rapport aux tronçons de conduction de courant 22. Dans ce mode de réalisation, le deuxième tronçon de raccordement 26 est agencé selon une manière connue de l’état de la technique, le tronçon de raccordement 26 ne s’étendant pas le long d’au moins un tronçon de conduction de courant 22, mais étant agencé dans le sens circonférentiel à côté des tronçons de conduction de courant 22. Dans ce mode de réalisation, un agencement asymétrique est obtenu en raison des deux tronçons de raccordement 24, 26 différents. La mousse de conduction de courant 20 peut prendre différentes formes de réalisation. Le premier mode de réalisation selon les figures 1 et 2 présente une mousse de conduction de courant 20 avec une forme cylindrique circulaire creuse, dans laquelle l’isolation entre les tronçons de conduction de courant 22 et les tronçons de raccordement 24, 26 est réalisée par des évidements, ici sous forme de fentes. Les figures 3 et 4 montrent un dispositif de chauffage 1 selon un deuxième mode de réalisation. Les mêmes numéros de référence sont utilisés pour les composants et les caractéristiques connus du premier mode de réalisation, et il est renvoyé aux explications ci-dessus. Une différence entre le premier et le deuxième mode de réalisation consiste en ce que dans le deuxième mode de réalisation, les tronçons de raccordement 24, 26 sont réalisés de manière symétrique et s’étendent tous les deux respectivement sur la face extérieure de la mousse de conduction de courant 20 le long de deux tronçons de conduction de courant 22. Une autre différence par rapport au premier mode de réalisation est que des séparations électriques 28, 29 sont addionnellement prévues, ici sous forme de fentes, entre les tronçons de raccordement 24, 26 et le premier ou le dernier tronçon de conduction de courant 25, 27. Grâce à ces séparations 28, 29, un pontage par la mousse de conduction de courant 20 est évitée. Les séparations 28, 29 illustrées ne doivent toutefois être considérées qu’à titre d'exemple et peuvent également être plus grandes et positionnées à un autre endroit, notamment pour maximiser la longueur du trajet de courant 40. Le deuxième mode de réalisation selon les figures 3 et 4 présente tout comme le premier mode de réalisation une mousse de conduction de courant 20 à forme cylindrique circulaire creuse, dans laquelle l’isolation entre les tronçons de conduction de courant 22 et les tronçons de raccordement 24, 26 est réalisée par des évidements, ici sous forme de fentes. Les figures 5 et 6 montrent un dispositif de chauffage 1 selon un troisième mode de réalisation. Les mêmes numéros de référence sont utilisés pour les composants et les caractéristiques connus des modes de réalisation précédents, et il est renvoyé aux explications ci-dessus. La différence entre le troisième et le premier ou le deuxième mode de réalisation consiste en ce que dans le troisième mode de réalisation, la mousse de conduction de courant 20 présente une forme de base cylindrique circulaire creuse, dans laquelle les deux tronçons de raccordement 24, 26 font saille au-delà du diamètre extérieur de la forme de base. Les tronçons de raccordement 24, 26 et les tronçons de conduction de courant 22 ont des dimensions similaires pour éviter des points chauds tout en économisant au maximum du matériau. Ceci signifie que pour un plan de coupe quelconque dans lequel le trajet de courant 40 est normal à ce plan de coupe, les surfaces de section transversale des tronçons de raccordement 24, 26 et des tronçons de conduction de courant 22 ont des dimensions similaires. Les figures 7 et 8 montrent un dispositif de chauffage 1 selon un quatrième mode de réalisation. Les mêmes numéros de référence sont utilisés pour les composants et les caractéristiques connues des modes de réalisation précédents, et il est renvoyé aux explications ci-dessus. Dans le quatrième mode de réalisation, la mousse de conduction de courant 20 présente, comme dans le troisième mode de réalisation, une forme de base cylindrique circulaire creuse. La différence entre le quatrième et le troisième mode de réalisation consiste en ce que les deux tronçons de raccordement 24, 26 font saillie en dessous du diamètre intérieur de la forme de base. Comme dans le troisième mode de réalisation, les tronçons de raccordement 24, 26 ou les tronçons de conductions de courant 22 sont dimensionnés de manière similaire, la forme extérieure cylindrique du dispositif de chauffage 1 permettant en outre de l'intégrer facilement dans un module supérieur (par exemple un boîtier). Comme dans le deuxième mode de réalisation, des séparations électriques 28, 29, ici également sous forme de fentes, sont prévues dans le quatrième mode de réalisation entre les tronçons de raccordement 24, 26 et le premier ou le dernier tronçon de conduction de courant 25, 27. Ainsi, le trajet du courant 40 passe par le premier et le dernier tronçon 14, 16 de la mousse chauffante 10, ce qui permet de les chauffer également. Deux autres modes de réalisation particulièrement avantageux sont représentés sur les figures 9 à 12. Ces modes de réalisation correspondent sensiblement au deuxième mode de réalisation, mais à la différence de celui-ci, ils comportent des séparations 28, 29 réalisées de manière spécifique pour permettre un chauffage encore plus homogène dans les zones périphériques grâce à un flux de courant amélioré dans le premier et le dernier tronçon 14, 16 de la mousse chauffante 10. Dans le cinquième mode de réalisation selon les figures 9 et 10, les séparations 28, 29 sont à cet effet réalisées plus grandes dans le sens circonférentiel, le tronçon de raccordement 24 et le tronçon de conduction de courant 25 ainsi que le tronçon de raccordement 26 et le tronçon de conduction de courant 27 étant ainsi plus éloignés l'un de l'autre que par exemple dans le deuxième mode de réalisation. Le sixième mode de réalisation selon les figures 11 et 12 présente des séparations 28, 29 en forme de T. En comparaison directe avec le deuxième mode de réalisation, les séparations 28, 29 sont également formées d'une fente s'étendant radialement à travers la mousse de conduction de courant 20, cette fente se divisant cependant en deux autres fentes qui s'y raccordent, sous forme de branches, et qui s'étendent dans le sens circonférentiel entre la mousse de conduction de courant 20 et la mousse chauffante 10. La mousse de conduction de courant 20 reste ainsi en grande partie ronde en section transversale, ce qui permet de simplifier la géométrie d'un boîtier dans lequel la mousse de conduction de courant peut être stockée, et donc de faciliter une standardisation. Des combinaisons des formes de réalisation présentées sont bien entendu également envisageables. De même, la mousse de conduction de courant 20 peut présenter n'importe quelle forme cylindrique creuse, notamment annulaire. La fabrication d'un dispositif de chauffage 1 va maintenant être expliquée. Pour cela, le matériau de départ de la mousse chauffante 10 est fabriqué et son contour extérieur est formé. Le contour extérieur de la mousse chauffante 10 peut être choisi librement, mais doit correspondre sensiblement au contour intérieur de la mousse de conduction de courant 20 décrite ci-après. Dans une autre étape, qui peut avoir lieu avant, après ou pendant l'étape précédente, le matériau de départ de la mousse de conduction de courant 20 est fabriqué et son contour intérieur est formé. Le formage du contour intérieur de la mousse de conduction de courant 20 permet ainsi de former le pendant de la mousse chauffante 10. La mousse chauffante 10 est ensuite insérée dans la mousse de conduction de courant 20. Pour cela, une force d'assemblage peut être nécessaire si le contour extérieur de la mousse chauffante 10 présente une surdimension par rapport au contour intérieur de la mousse de conduction de courant 20. Ensuite, l'assemblage de la mousse chauffante 10 avec la mousse de conduction de courant 20 est réalisé dans un four. Notamment les procédés de frittage conviennent particulièrement bien pour relier durablement les deux composants en mousse l’un à l’autre. Dans une étape ultérieure, le trajet de courant 40 en serpentin est créé en réalisant les tronçons de raccordement 24, 26 et les tronçons de conduction de courant 22 dans la mousse de conduction de courant 20 par des incisions dans la mousse chauffante 10 et la mousse de conduction de courant 20. L'incision de la mousse chauffante 10 et de la mousse de conduction de courant 20 n'est volontairement effectuée qu'après l'assemblage des deux composants dans le four, ce qui permet d'éviter de nombreuses pièces individuelles qui devraient sinon être mises en place lors de l'assemblage suivant. Ce procédé offre ainsi une manipulation particulièrement simple de tous les composants impliqués Dispositif de chauffage (1) pour un système d’échappement d’un véhicule automobile, comprenant une mousse chauffante (10) électriquement conductrice qui est divisée, par des interruptions, en tronçons (12) qui, vus en section transversale, sont agencés les uns à côté des autres de sorte qu’un trajet de courant (40) est prédéfini, lequel s’étend d’un point d’entrée de courant du dispositif de chauffage (1) à un point de sortie de courant, par exemple d’un côté du dispositif de chauffage (1) à l’autre, deux électrodes (30, 32) qui sont électriquement reliées au point d’entrée de courant ou au point de sortie de courant, la mousse chauffante (10) étant pourvue du côté extérieur, au moins par tronçons, d’une mousse de conduction de courant (20) qui forme des tronçons de conduction de courant (22) reliant des tronçons adjacents (12) de la mousse chauffante (10) électriquement les uns aux autres, et l’un du point d’entrée de courant ou du point de sortie de courant étant prévu sous forme de tronçon de raccordement (24) qui est composé de la mousse de conduction de courant (20), s’étend dans le sens circonférentiel le long d’au moins un tronçon de conduction de courant (22), mais qui est électriquement isolé par rapport à celui-ci, le tronçon de raccordement (24) étant électriquement relié à l’un des tronçons (12) de la mousse chauffante (10) et à l’une des électrodes (30), de sorte que les deux électrodes (30, 32) sont espacées l’une de l’autre de moins de 180°, en particulier de moins de 120° dans le sens circonférentiel, et l’autre du point d’entrée de courant ou du point de sortie de courant étant prévu sous forme de deuxième tronçon de raccordement (26) qui est composé de la mousse de conduction de courant (20) et est relié à la deuxième électrode (32). Dispositif de chauffage (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce que les tronçons reliés (12) de la mousse chauffante (10) forment le trajet de courant prédéfini de la mousse chauffante (10), le tronçon de raccordement (24) qui est électriquement relié à une première électrode (30) étant en contact avec l’une des extrémités extérieures du trajet de courant (40) à l’intérieur de la mousse chauffante, et le deuxième tronçon de raccordement (26) qui est électriquement relié à la deuxième électrode (32) étant en contact avec la deuxième extrémité extérieure du trajet de courant (40) à l’intérieur de la mousse chauffante. Dispositif de chauffage (1) selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le deuxième tronçon de raccordement (26), tout comme le premier tronçon de raccordement (24), s’étend dans le sens circonférentiel le long d’au moins un tronçon de conduction de courant (22) mais est électriquement isolé par rapport à celui-ci. Dispositif de chauffage (1) selon l’une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la mousse de conduction de courant (20) présente une forme cylindrique creuse, en particulier annulaire, et en ce que la mousse de conduction de courant (20) ne présente pas de structures faisant saillie de la face extérieure ou intérieure de la forme, et ladite au moins une isolation électrique entre le tronçon de raccordement (24, 26) et un tronçon de conduction de courant (22) est réalisée par des évidements à l’intérieur de la forme cylindrique creuse, en particulier annulaire. Dispositif de chauffage (1) selon la revendication 4, caractérisé en ce que la mousse de conduction de courant (20) présente une forme cylindrique circulaire creuse et en ce que les tronçons de raccordement (24, 26) et les tronçons de conduction de courant (22) ne font pas saillie en dessous ou au-dessus du diamètre intérieur ou extérieur de la mousse de conduction de courant (20). Dispositif de chauffage (1) selon l’une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la mousse de conduction de courant (20) présente une forme de base cylindrique circulaire creuse et en ce qu’au moins un tronçon de raccordement (24, 26) ou un tronçon de conduction de courant (22) se trouve à l’extérieur ou à l’intérieur de la forme de base et fait saillie au-dessus ou en dessous du diamètre extérieur ou intérieur de la forme de base. Dispositif de chauffage selon l’une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les tronçons de conduction de courant (20) ont une densité supérieure à celle de la mousse chauffante (10). Procédé de fabrication d’un dispositif de chauffage (1) selon l’une des revendications précédentes, le procédé de fabrication comprenant les étapes suivantes : a) fabrication d’une mousse chauffante (10) et formage du contour extérieur de la mousse chauffante (10), b) fabrication d’une mousse de conduction de courant extérieure (20) et formage du contour intérieur de la mousse de conduction de courant (20), c) insertion de la mousse chauffante (10) dans la mousse de conduction de courant (20), d) assemblage de la mousse chauffante (10) et de la mousse de conduction de courant (20) dans un four, et e) création d’un trajet de courant (40) en forme de serpentin et réalisation des tronçons de raccordement (24, 26) et des tronçons de conduction de courant (22) dans la mousse de conduction de courant (20) par incision de la mousse chauffante (10) et de la mousse de conduction de courant (20). Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que la fabrication de la mousse de conduction de courant extérieure (20) comprend une prédensification du matériau de départ en forme de mousse .