i 2003695 Pour une taille, de préférence du gisement en dressant ou en semi-dressant, on a déjà proposé un soutènement en marchant qui est constitué par des cadres successifs qui sont reliés, à écartement précis les uns des autres, à un élément en forme d'échelle s'éten-5 dant à travers la taille. Pendant leur avancement, les cadres sont portés par l'élément en forme d'échelle par l'intermédiaire de bielles, tandis que les longerons de l'échelle sont disposés entre les rangées des étançons du soutènement en marchant. L'utilisation de bielles présente le désavantage que les ca-10 dres doivent exécuter un mouvement de pivotement pendant leur avancement. Il en découle que dans le sens du pendage, les chapeaux des cadres successifs doivent être prévus, au moins, à un écartement les uns des autres qui permet de déclencher ce mouvement de pivotement. Toutefois, dans les gisements en dressant eli en semi-15 dressant il est très important que tant le toit que le mur soient recouverts autant que possible sur toute la surface afin que par des éboulements du toit ou le glissement du mur il ne puisse pas se former des trous qui éliminent la base nécessaire pour un serrage convenable des cadres qui sont avancés»entre le toit et le 20 mur. Lorsqu'il s'agit d'un mauvais toit ou d'un mauvais mur, le recouvrement total peut cependant également être souhaitable dans un gisement plan. De toute façon il est souhaitable de riper les cadres le long du toit et du mur, directement dans le sens de 1' avancement, en maintenant une application élastique. Cependant, 25 un mouvement de pivotement oblige, en pratique, de desserrer les cadres entièrement du toit et du mur pendant leur avancement. Un autre désavantage de la proposition connue réside dans le fait que tous les cadres doivent être avancés en une succession sélective par des mouvements de pivotement appropriés avant que 30 l'élément en forme d'échelle ne puisse être avancé et, à cette fin, il faut un mouvement de pivotement simultané de toutes les bielles dans le sens opposé. Afin que l'élément en forme d'échelle puisse être entraîné par la suite de la manière envisagée, il faut qu'au préalable tous les cadres aient accompli un pas de va-35 leur identique. Il faut donc toujours observer une valeur inchan-geable du pas, ce qui, cependant, n'est que difficilement réalisable, plus particulièrement lorsque l'avancement est associé à un mouvement de pivotement. Le mouvement de pivotement de l'échelle et la disposition de ses longerons à l'intérieur des rangées d'é-40 tançons s'oppose à l'utilisation des longerons de l'échelle pour le guidage d'un dispositif d'extraction ou pour l'accrochage d'une 69 06612 2 2003695 natte de remblayage. L'invention vise à éliminer ces désavantages et difficultés. L'invention est relative à un soutènement en marchant pour une taille du gisement, de préférence, en dressant ou en semi-dres-5 sant et qui est constitué par des cadres successifs qui, d'une manière assurant leur écartement dans le sens du pendage, sont reliés à un élément en forme d'cchelle s'étendant à travers la taille et l'invention se caractérise du fait que les éléments en forme d'échelons, associés à l'élément en forme d'échelle, s'appliquent 10 contre les chapeaux de la sole des cadres et sont guidés par ces derniers, dans leur sens longitudinal et, de préférence, également en hauteur avec une mobilité limitée, les longerons de l'échelle étant disposés devant et derrière la rangée arrière d'étançons du soutènement en marchant, Le chapeau de sole d'un cadre peut être, 15 chaque fois, guidé entre deux échelons successifs de l'élément en forme d'échelle, ou bien il peut être muni d'une découpe dans laquelle est guidé un seul échelon qui lui est associé. Il est évident qu'on prévoit toujours un guidage alternatif des chapeaux sur les échelons et des échelons sur les chapeaux, suivant celui des 20 deux éléments qui est déplacé. Avantageusement, un élément en forme d'échelle identique est associé aux chapeaux du toit des cadres en vue de leur guidage. Ce deuxième élement en forme d'échelle peut être remplacé éventuellement par d'autres moyens de guidage entre les chapeaux du toit 25 des cadres successifs lors de la mise en oeuvre du soutènement dans un gisement en dressant ou en semi-dressant, tandis que lorsque le soutènement en marchant est mis en oeuvre dans un gisement plan, le dit élément peut être supprimé. En raison de la réalisation, conforme à l'invention, du sou-30 tènement en marchant, il est possible que tous les cadres d'un soutènement en marchant s'étendant sur toute la longueur de la taille soient guidés par les éléments en forme d'échelle les uns par rapport aux autres d'une manière qui, jusqu'à présent, n'a été possible que pour le guidage de deux cadres réunis en un attelage de 35 soutènement. Lors de l'avancement, les cadres peuvent toujours se déplacer en ligne droite, dans le sens de leurs chapeaux; les chapeaux des cadres peuvent se suivre sans intervalle notable et, d'autre part, un recouvrment presque total du toit et du mur peut être obtenu, tant dans le sens du pendage qu'en chassant, d'une 40 manière bien plus parfaite que ce qui pouvait être imaginé jusqu'à 69 06612 2003695 présent; un avancèrent avec un serrage élastiaue entre le toit et le rar des cadres à avancer est possible et il ne faut plus prévoir une période de ripage séparée noar l'avancement de l'élément en forne d'échelle. 5 Avantageusement, à chaque chapeau d'un cadre est associé un cylindre de ripage s'étendant dans le sens longitudinal et dont le piston est fixé à des éléments de l'échelle (échelons ou longerons) , tandis que son boîtier est fixé au chapeau ou inversement. Lorsque les cadres successifs sont alternativement nosés et desserrés 10 et sont alternativement ripés vers l'avant ou vers l'arrière, le ripage du soutènement en marchant s'effectue avantageusement de manière que sous un serrage des cadres qui sont, chaque fois situés à l'avant entre le toit et le mur, les échelons de l'échelle et associés aux chapeaux des cadres sont avancés le long des dits cha-15 peaux de ces cadres vers le front de taille; de ce fait l'échelle, y compris les cadres arrière déchargés associés aux échelons oui restent, est entraînée de la même valeur et les cadres arrière sont avancés le long de leurs échelons additionr.ellement d'une valeur identique. Les cadres posés, situés au début d'une période 20 d'avancement à l'extrémité avant des échelons, se trouvent donc maintenant à l'extrémité arrière de ces derniers, tandis que les cadres desserrés, situés initialement à l'extrémité arrière des échelons, sont maintenant disposés à l'extrémité avant des échelons avancés. Du fait que ces cadres sont maintenant posés et que 25 les autres sont desserrés, il est possible que l'avancement du soutènement en marchant s'effectue d'une manière pratiquement continue . Le longeron du côté front de taille de l'échelle peut être réalisé sous la forme d'un rail de guidage pour un dispositif d' 30 extraction, tandis que le longeron du côté remblayage peut être réalisé sous la forme d'un rail permettant l'accrochage d'une natte de remblayage. Avantageusement, ces rails sont formés par des tronçons de rail qui peuvent être repliés angulairement, au moins dans le sens de la hauteur, les uns par rapport aux autres étant 35 donné qu'il ne faut jamais s'attendre eue le toit et le mur de la veine forment une pente uniforme sur toute la longueur et encore moins qu'un pendage reste inchangé pendant toute la période. Lorsque les modificationsde l'orientation de la veine et telles qu' elles se présentent à l'endroit du toit sont différentes des mo-40 difications simultanées dans la zone du mur, la position perpen 69 06612 4 2003695 diculaire à la stratification des cadres peut être défavorablement influencée du fait que les écartements entre les chapeaux du toit et les écartements entre les chapeaux de la sole sont maintenus inchangés par les longerons, bien que la position en hauteur que 5 les chapeaux successifs adoptent soit différente dans la zone du toit que dans la zone du mur. Afin de permettre malgré tout d'obtenir toujours une position perpendiculaire à la stratification des cadres, les longerons de l'échelle, associés aux chapeaux du toit, sont nunis de tronçons de rails télescopiques dont la Ion-10 gueur peut être modifiée par 1'actionnement de dispositifs de réglage. Les raccords entre les échelons et les longerons de l'échelle de même que ceux entre les faces de guidage des chapeaux et les longerons, doivent obligatoirement présenter un certain jeu. L' 15 échelle est accrochée aux cadres posés et chacun des cadres desserrés est accroché à l'échelle. C'est-à-dire que dans les cadres posés, il se présente un jeu dans le sens du pendage de la taille (sous les chapeaux) entre les chapeaux et les échelons, ainsi qu* entre les échelons et les longerons, tandis que dans les cadres 20 desserrés et avancés, un jeu se forme dans le sens de l'élévation de la taille Cau-dessus des chapeaux). Lorsque les cadres avancés sont posés dans cette position, l'échelle, après le desserrage des autres cadres, se déplace avec ces derniers dans le sens du pendage de la taille, c'est-à-dire qu'à chaque pose et desserrage, le 25 soutènement de taille se déplace d'une certaine valeur vers le bas. Aussi faible que cette valeur puisse être, dés difficultés peuvent se manifester en raison de la répétition continue de ces processus, même dans le cas où l'on tend à éliminer ce déplacement vers le bas par une certaine mise en oblique des cadres par rappoit 30 au sens de l'avancement. Pour cette raison l'invention propose qu' entre des butées.coopérant les unes avec les autres,associées, d* une part,aux longerons et d'autre p*rt,aux chapeaux,soient disposés des éléments élastiques qui tendent de déplacer les chapeaux et les échelons,dans le sens de 1'élévation,de manière qu'un jeu entre les 35 chapeaux et les échelons,ainsi qu'entre ces derniers et les longerons, ne subsiste que dans le sens du pendage. C'est-à-dire que les éléments élastiques doivent être suffisamment résistants pour maintenir,dans le plan de l'échelle, le cadre desserré individuel dans la position en hauteur dans laquelle il était situé, au préa- 40 lable, par rapport à l'échelle. La même chose est d'ailleurs valable dans le sens vertical 69 06612 5 2003695 des cadres en ce qui concerne le jeu des échelons de l'échelle par rapport aux chapeaux. Ce jeu est avantageusement compensé par des éléments élastiques qui tendent à déplacer les échelons, associés aux chapeaux du toit, en direction du toit(l'échelle associée aux 5 chapeaux de la sole est pressée Dar son poids propre contre le riur) La position en hauteur des échelles ne se modifie donc que lorsque ceci devient obligatoire en raison d'irrégularités de l'orientation du toit ou du rtur. Tandis qu'un seul des deux groupes de cadres est toujours posé alors que l'autre est élastiquement serré 10 entre le toit et le mur, les longerons des échelles sont appliqués contre le toit par les ressorts,alors que contre le mur ils sont appliqués par le poids propre de l'échelle,à savoir qu'ils ne sont appliqués qu'élastiquement contre le toit ou le mur, l'ensemble des ressorts devant donc être suffisamment résistant pour pouvoir 15 porter le poids de l'échelle associée aux chapeaux du toit. En renforçant les ressorts, l'application de l'échelle contre le toit peut être renforcée, tandis qu'en prévoyant des ressorts additionnels par les chapeaux de la sole, l'application de l'autre échelle contre le mur peut être renforcée. 20 Lorsqu'il s'agit d'obtenir un recouvrement autant que possible total du toit et du mur, il faut que la largeur des chapeaux corresponde approximativement à l'écartement entre les échelons -(si un seul échelon est associé à chaque chapeau) ou bien à l'écartement entre la paire d'échelons si deux échelons sont assoaiés à 25 chaque chapeau. De même il faut que les cylindres d'avancement, associés aux chapeaux, ne présentent qu'une très faible course. Lorsque le toit et le mur sont entièrement recouverts et que l'on maintient une application élastique pendant l'avancement des cadres, il n'y a aucun risque lorsque les grands pas des cadres sont 30 subdivisés en plusieurs petits pas exécutés alternativement par les cadres A et B. Au contraire, de cette manière il est possible de maintenir une résistance particulièrement avantageuse du soutène-ment par m" de surface recouverte. Les pas des cadres peuvent être très petits, de manière qu'il soit possible non seulement d'avan-35 cer simultanément tous les cadres A pour avancer ensuite simultanément tous les cadres 3, mais d'avancer éventuellement les cadres successifs A les uns après les autres et ensuite les cadres successifs B, situés entre les cadres A, les uns après les autres. Le soutènement en marchant conforme à l'invention est particu-40 lièrement approprié pour être associé à un procédé d'extraction 69 06612 6 2003695 dans lequel une chaîne de havage et de raclage est guidée dans des rails de guidage pouvant être commandes et bloqués et posés le long du mur et du toit. Afin de bien comprendre les avantages du soutènement conforme à l'invention pour ce procédé d'extraction, 5 on donnera ci-après une explication du procédé lui-même et des difficultés qui se sont opposés jusqu'à présent à sa mise en oeuvre. La chaîne de havage et de raclage, guidée dans les rails mentionnés ci-dessus, est munie, d'une part, d'éléments de havage et, d'autre part, d'éléments de raclage, les éléments de havage 10 servant à la réalisation d'un canal, s'approfondissant pas-à-pas, le long de la taille et précédant le toit ou le mur, tandis qu' après un approfondissement approprié du canal, l'outil de raclage sert à racler ce canal du front de taille pour l'avancer de la valeur correspondante. 15 Par exemple, sept groupes de havage dont chacun approfondit le canal de 8 mm, sont suivis, chaque fois, d'un racleur qui avance le front d'abattage de 56 mm. On obtient donc un front d'abattage en forme de dents de scie, le racleur formant, chaque fois, la pointe d'une telle dent de scie. Ce racleur enlève la partie ha-20 vëe du front de taille et il est suivi par de nouveaux groupes de havage qui havent le nouveau front de taille en forme de dent de scie, approximativement en oblique par rapport au rail de guidage de la chaîne de havage et de raclage, en approfondissant en continu le canal jusqu'au moment où le prochain racleur avance à nou-25 veau le front de taille et ainsi de suite. Les éléments de havage sont fixés à des outils de déblayage qui dégagent des fines le canal et l'espace entre la chaîne et le front de taille. Etant donné que l'espace entre le rail de guidage et -la chaîne de havage, d' une part, et le front de taille, d'autre part, se rétrécit en 30 raison de la forme en dents de scie du dit front de taille, les pièces, situées entre la chaîne et le front de taille, des outils de déblayage, se succédant le long de la chaîne de havage, doivent s'aménuiser en continu. Pendant l'extraction, le soutènement, contre lequel le dispositif d'extraction s'appuie par l'intermé-35 diaire du rail de guidage de la chaîne de havage, est avancé en continu. En supposant que les outils de raclage qui se ^succèdent et dont chacun avance le front de taille de 56 mm soient écartés les uns des autres chaque fois de 56 mètres, il faudrait, pendant le temps que la chaîne avance d'un mètre dans son guidage, que le 40 soutènement en marchant soit avancé chaque fois d'un millimètre 69 06612 7 2003695 afin que le front d'abattage présente toujours la même forme en dents de scie et afin que les outils de raclage raclent toujours à la même profondeur. Actuellement ceci ne peut être obtenu que du fait que les outils de déblayage s'appliquent par toute leur 5 surface avant contre le front d'abattage et que les cadres A auxquels est fixé le rail de guidage de la chaîne de havage, sont appliqués en permanence par les cylindres d'avancement qui s'appuient contre les cadres B posés contre le front de taille. Lorsque la course d'extension de ces cylindres d'avancement est épui-10 sée, l'extraction doit être interrompue pour entraîner par la suite les cadres B. Un autre désavantage réside dans le fait que l'application permanente des outils de déblayage contre le front de taille donne lieu à un frottement permanent et les pertes de frottement qui ne sont à fournir que pour des buts de commande, 15 influencent défavorablement l'efficacité de l'entraînement de la chaîne de havage. Lorsque le même dispositif d'extraction est associé au soutènement en marchant conforme à l'invention, on obtient un double avantage. Premièrement, il est possible de supprimer les interrup-20 tions pour l'entraînement par la suite des cadres B, étant donné que les longerons des éléments en forme d'échelle et qui sont réalisés sous la forme de rails de guidage pour la chaîne de havage et de raclage, sont reliés tant aux cadres A qu'aux cadres B et sont avancés uniformément et en continu tant pendant l'avancement 25 des cadres A(B) que pendant l'entraînement par la suite et l'avancement de dépassement des cadres B(A). Deuxièmement, pour commander une profondeur de pénétration toujours exacte des outils de havage et des outils de raclage, il ne faut/Çue la surface des outils de déblayage s'appuie contre le front d'abattage, la bonne 30 commande pouvant être garantie par un dosage précis de l'avancement des cadres qui sont à avancer. En supposant que la chaîne de havage est avancée à une vitesse de 1 m/s, il faut, suivant l'exemple donné ci-dessus, que les longerons de l'échelle soient avancés à chaque seconde, de 35 1 mm, ce qui peut être obtenu par un dosage du soutènement en marchant. En supposant qu'aux chapeaux des cadres A et aux chapeaux des cadres B soient associés des cylindres d'avancement dont les pistons accomplissent une course d'extension de 50 mm, que les 40 étançons des cadres posés A soient disposés 50 mm devant les étan- 69 06612 8 2003695 çons des cadres desserrés B et que les cylindres d'avancement, tant des cadres A que des cadres B, soient influencés par des cylindres de dosage alors que la chambre de pression de chaque cylindre d' avancement est dix fois aussi grande que la chambre de pression du 5 cylindre de dosage qui lui est adjoint, il faut, suivant l'exemple donné ici,que les cylindres de dosage soient commutés toutes les cinq secondes; ces cylindres entraînent donc chaque fois une course de 5 mm du piston des cylindres d'avancement et après dix cran-mutations des cylindres de dosage, à savoir après 50 secondes, les 10 pistons de tous les cylindres d'avancement se trouvent dans leur position terminale, l'échelle est donc avancée de 50 mm et les cadres B se déplacent, de leur position située à 50 mm derrière les cadres A, de 100 mm pour atteindre une position située à 50 mm devant les cadres A. A ce moment, en commutant la pression des con-15 duits influençant les étançons des cadres A et B, les cadres B sont à poser tandis que les cadres A sont à desserrer, l'avancement du soutènement en marchant s'accomplit donc uniformément et à la même cadence. La progression uniforme de l'extraction est donc encore mieux assurée que lorsque les outils de déblayage s'appuient par 20 toute leur surface contre le front de taille, étant donné que le front de taille doit de toute façon être dégagé, alors que les pertes de frottement par les outils de déblayage dans le front de taille sont éliminées. Il est évident que les outils de déblayage doivent être réa-25 lisés de manière que leur bord supérieur s'applique contre le front de taille, ce qui est de règle étant donné qu'autrement ils ne pourraient pas déblayer des fines l'espace subsistant entre la chaîne de havage et le front de taille, cependant, en-dessous ou au-dessus de ce bord ils ne faut plus prévoir de surface qui s'ap-30 plique contre le front de taille et qui s'étend jusqu'au mur ou jusqu'au toit, par contre, les bords peuvent faire saillie par rapport au corps proprement dit des outils de déblayage et ils peuvent être munis d'un triangle, de manière que l'outil de déblayage puisse se désengager à tout moment. 35 En se basant sur la supposition arbitraire que la course d' extension des cylindres d'avancement correspond à la largeur efficace des outils de raclage associés au dispositif d'extraction, les réflexions faites ci-dessus en ce qui concerne la vitesse de l'extension des cylindres d'avancement peuvent être exprimées par 40 le fait que lorsque les outils de raclage, associés à la chaîne de 69 06612 9 2003695 havage, sont prévus à des écartements uniformes les uns des autres, la vitesse de l'extension des cylindres d'avancement peut être réglée par des cylindres de dosage à commuter à intervalle régulier, de manière qu'une course entière du cylindre d'avancement et qui 5 correspond à n courses entières du cylindre de dosage, s'effectue pendant l'intervalle de temps pendant lequel la chaîne de havage accomplit un trajet qui correspond à l'écartement entre deux outils de raclage. Le soutènement conforme à l'invention est donc, d'une part, 10 particulièrement approprié à la mise en oeuvre du procédé d'extraction décrit plus haut et, d'autre part, ce procédé d'extraction qui dégage en permanence un sentier, petit mais uniforme, devant le soutènement en marchant, offre une condition particulièrement avantageuse pour la misé en service du soutènement conforme 15 à l'invention. Lorsqu'une taille dans laquelle le soutènement et l'extraction progressent de cette manière, doit être pivoté, il faut adjoindre, à chaque cylindre d'avancement, un dispositif de réglage par lequel l'extension du piston du cylindre est limitée. Les cy-20 lindres d'avancement, associés à l'aile à pivoter, sont étendus entièrement, tandis qui l'autre extrémité de la taille, toute course des cylindres d'avancement est bloquée, alors que dans les cadres intermédiaires, le dispositif limitant la course est déplacé de manière qu'en commençant au point de pivotement, on attri-25 bue à chaque cylindre d'avancement suivant une course d'extension légèrement supérieure du piston. Dès que cette course d'extension est accomplie, les cylindres d'avancement envisagés et les cylindres de dosage qui leurs sont associés sont automatiquement bloqués, de manière que les outils de havage et les outils de racla-30 ge associés à la chaîne de havage n'attaquent pas le front de taille à ce point. Deux formes d'exécution, données à titre d'exemple noiylimita-tif, sont représentées aux dessins annexés, dans lesquels : La fig. 1 est une vue en plan en coupe partielle suivant la 35 ligne I-I de la fig. 3 d'une partie de la taille. La fig. 2 est une vue latérale (vu à partir de la galerie). La fig. 3 est une vue frontale (vu à partir du front de taille) partiellement en coupe suivant la ligne III-III de la fig. 1. 40 La fig. 4 illustre, à échelle réduite, l'avancement du soutè 69 06612 10 2003695 nement et la formation du front de taille en utilisant les longerons, associés au soutènement en marchant conforme à l'invention, pour le guidage d'une chaîne de havage et de raclage. Les figs. 5 et 6 complètent la fig. 4 et illustrent la réa-5 lisation du canal qui précède le front de taille d'une part, lors d'une succession dense et, d'autre part, lors d'une répartition uniforme des outils de havage disposés entre les outils de raclage. Suivant la fig. 1, les cadres A et B sont disposés alternativement dans la taille dans le sens du pendage. Pendant la pério-10 de représentée de l'avancement, les cadres A sont posés et les cadres B sont desserrés. La moitié inférieure de la figure représente le soutènement dans la position qu'il adopte au début de la période de ripage, tandis que la moitié supérieure de la figure repé-sente la position du soutènement à la fin de la période de ripage. 15 Tant les cadres A que les cadres B sont munis de chapeaux de toit 1 et de chapeaux de sole 1' en-dessous des chapeaux de toit 1 ainsi qu'au-dessus des chapeaux de sole 1' sont dispos_és, des deux côtés de leur âme 2 (2'), les échelons 11 (111) d'une échelle dont les longerons du côté du front de taille sont formés par des 20 rails de guidage 12 (12') pour un dispositif d'extraction non représenté, tandis que leglongerons 13 (13') du côté du remblayage servent à l'accrochage d'une natte de remblayage 21, indiquée à la fig. 2. Les étançons des cadres A sont repérés par 3, tandis qiB les étançons des cadres B sont repérés par 4. Les étançons 3, 4, 25 sont disposés dans un pot d'étançon 5, 5' associé au chapeau et qui est muni d'un écran latéral 6, 6' dans les découpes duquel les échelons 11, 11' peuvent être déplacés en hauteur. Les échelons 11, 11' associés au même chapeau sont, à leur tour, fermement reliés les uns aux autres par les traverses 14, 14'. Sur ces traverses 30 14, 14' s'appuient les tiges de piston 15, 15' des cylindres d' avancement dont les boîtiers 7, 7' (désignés 8, 8' pour les ca- • dres B) sont, à leur tour, fixés à l'âme 2, 2' du chapeau. Pendant la période de l'avancement représentée à la fig. 1, les étançons 3 des cadres A sont posés et la chambre du côté rem-35 blayage des cylindres 7, 7', associés à ces étançons, est influencée par la pression. Par contre, les étançons 4 des cadres B sont desserrés ou ne sont serrés qu'avec une faible application élastique entre le toit et le mur et la chambre du côté front de taille des cylindres 8, 8', associés à ces étançons, est influencée par 40 la pression. Au début et à la fin de la période d'avancement, les 69 06612 ii 2003695 cadres A se situent au même point, par contre, l'échelle qui guide les cadres A et Bles uns par rapport aux autres, est avancée d'un pas à la fin de cette période, tandis que les cadres B ont été avai-cés, en même temps, d'un pas additionnel le long des échelons de 5 cette échelle. Pendant la période suivante, les cadres B, situés maintenant devant les cadres A, sont posés et la chambre du côté remblayage des cylindres 8 qui leurs sont associés, ainsi que la chambre du côté front de taille des cylindres 7, associés aux cadres A desserrés à ce moment, sont influencées par la pression. 10 Une course entière du cylindre sous pression 7 (8) peut chaque fois correspondre à n courses d'un cylindre de dosage non-représenté et connecté devant le cylindre d'avancement, de manière que la cadence de l'avancement de tous les cadres A ou B et la cadence de 1' avancement de l'échelle puissent être réalisées d'une manière 15 absolument uniforme. Lorsque les chapeaux de l'échelle sont munis d'une articulation verticale, les échelons associés peuvent également présenter une articulation. Entre les échelons de l'échelle et les longerons 12, 12' du côté front de taille de l'échelle on prévoit, de toute 20 façon, avantageusement une articulation verticale 16, 16' afin que les rails 12, 12', prévus pour le guidage du dispositif d'extraction puissent être amenés, par un dispositif de commande 17 qui n' est représenté que dans la zone des chapeaux de toit, dans la position par rapport au toit ou au mur qui est souhaitable pour la pro-25 gression de l'extraction. Des articulations similaires peuvent être prévues pour le raccord entre les échelons et les longerons du côté remblayage 13, 13' de l'échelle. En outre, du côté du front de taille on prévoit un écran à charbon 22, coopérant avec une gouttière 23. 30 Les longerons 12, 12' du côté front de taille sont avantageu sement réalisés sous la forme d'un rail U dans lequel on peut guider un dispositif d'extraction. Ce rail U est subdivisé en tronçons de Tail 18, 18'. A l'endroit du toit, ces tronçons de rail présentent des parties 19 pouvant être déplacés télescopiquement 35 dans les dits tronçons, de manière que ces derniers puissent être allongés ou raccourcis d'une valeur déterminée. Avantageusement, la longueur d'un tel tronçon de rail 18, 19 ne dépend pas des déplacements arbitraires des deux pièces l'une par rapport à l'autre, mais elle est réglée suivant un plan. De manière correspondan-40 te, les longerons 13, 13' du côté remblayage, à l'endroit du toit, 69 06612 12 2003695 sont formés par des tronçons pouvant être allongés, tandis qu'à 1' endroit du mur ils sont formés par des tronçons présentant toujours la même longueur et qui sont reliés par des articulations verticales les uns aux autres. Toutefois, le profil des longerons du 5 côté du remblayage ne doit pas être en forme d'UF. Les différents tronçons de rail sont munis de faces de butée contre lesquelles s'appuient les ressorts 24, 25 qui, à leur tour, agissent sur les faces de butée des chapeaux 1, 1' de manière qu' ils tendent à déplacer ces chapeaux et, de ce fait, les cadres de 10 soutènement A ou B auxquels ils sont associés, dans le sens ascendant de la taille. Ces ressorts ne sont représentés que schémati-quement, de même que d'autres ressorts 26 qui agissent sur les échelons 11 de l'échelle et qui tendent à presser ces derniers contre le toit. 15 La fig. 4 représente schématiquement, à échelle fortement réduite et dans le sens longitudinal de la taille, l'avancement du soutènement en marchant lorsque ses longerons du côté du front de taille sont utilisés pour le guidage d'une chaîne de havage et de raclage. La ligne 31 en trait plein représente la position du rail 20 de guidage 12 (à savoir son bord arrière) au début de la période de l'avancement, la ligne 32 en traits interrompus représente la position du rail de guidage après un avancement d'un demi pas, la ligne 33 en trait plein représente l'orientation du front de taille réalisé par les outils d'extraction au début de la période de 25 l'avancement, tandis que la ligne 34 en traits interrompus représente la position de ce front de taille après l'avancement du soutènement de la valeur indiquée. Pendant que le soutènement, sous l'action du cylindre de dosage, avance en continu et uniformément de la ligne 31 à la ligne 30 32, les outils d'extraction, guidés dans le rail 12, se déplacent en continu et uniformément dans le sens de la flèche. Au début de la période de l'avancement, ces outils se situent aux points 35 et 36 où la ligne 33 fait saillie en forme de dent de scie. Il est évidemment supposé que la profondeur de coupe de chaque outil d'ex-35 traction (à savoir la hauteur de chaque dent de scie) correspond à un pas entier du soutènement en marchant, ainsi que représenté à la fig. 1; on suppose, en outre, un synchronisme tel entre l'avancement du soutènement en marchant et le mouvement des outils d'extraction, que ces derniers, pendant un pas entier du soutènement 40 en marchant, accomplissent un trajet qui correspond à l'écartement 69 0661-2 13 2003695 entre les outils d'extraction, à savoir à l'écartement entre les points 35 et 36. Après un demi pas du soutènement en marchant, les outils d'extraction ont accompli la moitié de ce trajet et, en maintenant l'écartement entre eux, ils ont été amenés, par le rail 5 12 qui les guide, du point 35 au point 37 et du point 37 au point 38, de manière que le front de taille soit maintenant orienté suivant la ligne 34 en traits interrompus. En outre, les figs. 5 et 6 donnent un çerçu de la réalisation du canal qui précède le front d'abattage et duquel, par l'in-10 termédiaire des outils de raclage s'appuyant sur le flasque du rail 12, 12' au toit ou au mur, le charbon est extrait en avançant le front de taille. Le repère 41 désigne le bord avant du rail 12, les repères 45 et 46 désignent les outils de raclage guidés par ce rail, le repère 43 désigne le front d'abattage réalisé par ces ou-15 tils de raclage, les repères 51 à 57 ou 51' à 57' désignent les outils de havage disposés entre les outils de raclage et qui, suivant la fig. 5 sont disposés directement devant le racleur 46 et, suivant la fig. 6, sont répartis à écartements uniformes entre les racleurs 45 et 46, le repère 58 désigne la profondeur du canal réa-20 lisé par les outils de havage, le repère 59 désigne la profondeur du canal après l'avancement d'un pas entier du soutènement en marchant et le déplacement des outils de havage, dans le sens de la flèche, d'une valeur qui correspond à l'écartement entre les outils de raclage. Les repères 61 à 67 ou 61' à 67' désignent les 25 outils de déblayage qui sont associés à la chaîne de havage et de raclage et auxquels sont fixés les outils de havage 51 à 57 ou 51' à 57'. Le profilage de ces outils de déblayage découle du fait qu' ils doivent s'étendre du bord avant du rail 12 et représenté par la ligne 41 jusqu'au front d'abattage représenté par la ligne 43. 30 Dans la disposition suivant la fig. 6, ce profilage est donc différent de celui de la disposition représentée à la fig. 5. 69 06612 14 2003695 REVENDICATIONS 1.- Soutènement en marchant pour une taille, de préférence, du gisement en dressant ou en semi-dressant et constitué par des 5 cadres successifs qui, d'une manière garantissant leur écartement dans le sens du pendage, sont reliés à un élément en forme d'échelle s'étendant à travers la taille, caractérisé en ce que les éléments en forme d'échelons associés à l'élément en forme d'échelle s'appliquent contre les chapeaux de la sole des cadres, de manière 10 à être guidés avec une mobilité limitée par rapport aux dits chapeaux tant dans le sens longitudinal qu'en hauteur, alors que les longerons de l'échelle sont disposés devant la rangée d'étançons avant et derrière la rangée d'étançons arrière/soutènement en marchant. 15 2.- Soutènement en marchant suivant la revendication 1, ca ractérisé en ce qu'un élément en forme d'échelle identique est associé aux chapeaux de toit des cadres. 3.- Soutènement en marchant suivant les revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'à chaque chapeau d'un cadre est associé un 20 cylindre de ripage s'étendant dans le sens longitudinal du chapeau et dont le piston est fixé aux éléments de l'échelle tandis que son boîtier est fixé au chapeau, ou inversêment. 4.- Soutènement en marchant suivant l'une des revendications précédentes en utilisant des cadres alternativement posés et desœr- 25 rés et alternativement déplacés vers l'avant ou vers l'arrière les uns par rapport aux autres, caractérisé en ce que, sous un serrage des cadres avant entre le toit et le mur, les échelons de l'échelle et associés aux chapeaux des dits cadres sont avancés le long des chapeaux de ces cadres vers le front de taille, tandis que l'échel-30 le avec les cadres arrière associés au restant des échelons, est entraînée par la suite de la même valeur alors que les cadres arrière sont avancés le long de leurs échelons additionnellement d'une même valeur. 5.- Soutènement en marchant suivant l'une des revendications 35 précédentes, caractérisé en ce que le longeron du côté front de taille de l'échelle est réalisé sous la forme d'un rail de manière à pouvoir être utilisé pour le guidage d'un dispositif d'extraction 6.- Soutènement en marchant suivant l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le longerons du côté remblayage 40 de l'échelle est réalisé sous la forme d'un rail servant à l'accro 69 06612 15 2003695 chage d'une natte de remblayage. 7.- Soutènement en marchant suivant les revendications 5 et 6, caractérisé en ce que les rails sont subdivisés en tronçons qui peuvent se replier angulairement au moins dans le sens de la 5 hauteur. 8.- Soutènement en marchant suivant la revendication 7, caractérisé en ce que les longerons de l'échelle associée aux chapeaux du toit sont munis de tronçons télescopiques dont la longueur peut être modifiée par l'actionnement de dispositifs de ré- 10 glage. 9.- Soutènement en marchant suivant l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'entre des butées qui coopèrent et qui sont associées, d'une part, aux longerons et, d'autre part, aux chapeaux, sont disposés des éléments élastiques qui tendent à 15 avancer les chapeaux et les échelons dans le sens ascendant, de manière qu'il ne se forme un jeu entre les chapeaux et les échelons ainsi qu'entre les échelons et les longerons que dans le sens du pendage. 10.- Soutènement en marchant suivant l'une des revendications 20 précédentes, caractérisé en ce qu'entre les chapeaux du toit et les échelons de l'échelle qui leur est associée sont prévus des éléments élastiques qui appliquent l'échelle contre le toit. 11.- Soutènement en marchant suivant l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la largeur des chapeaux 25 correspond approximativement à l'écartement entre les échelons (ou paires d'échelons). 12.- Soutènement en marchant suivant l'une des revendications précédentes et dans lequel les longerons du côté front de taille des échelles sont utilisés comme rails de guidage d'une 30 chaîne de havage et de raclage formant le dispositif d'extraction, caractérisé en ce que la course d'extension des cylindres d'avancement correspond à la largeur utile des outils de raclage associés au dispositif d'extraction. 13.- Soutènement en marchant suivant la revendication 12 et 35 muni d'outils de raclage disposés à des écartements uniformes les une des autres sur une chaîne de havage et de raclage, caractérisé en ce que la vitesse d'extension des cylindres d'avancement est réglée par des cylindres de dosage reliés devant les cylindres d' avancement et commutés à intervalle de temps uniforme, de manière 40 qu'une course entière du cylindre d'avancement corresponde à n 06612 16 2003695 courses entières du cylindre de dosage et que cette course s'effectue pendant l'intervalle de temps nécessaire pour l'accomplissement d'un trajet de la chaîne de havage et de raclage qui correspond à l'écartement entre deux outils de raclage de la chaîne de 5 havage et de raclage. 14.- Soutènement en marchant suivant la revendication 11, caractérisé en ce qu'à chaque cylindre d'avancement est associé un dispositif de réglage qui permet de limiter la course d'extension du piston du dit cylindre.