X1 2498589 FERMENTEUR ANAEROBIE A GARNISSAGE Un grand nombre de fermentations de milieux organiques sont des fermentations anaérobies. C'est notamment le cas de la fermentation des eaux croupissantes, qui dorne naissance au gaz de marais, c'est-à-dire en fait à du méthane. Cette fermentation est celle que l'on utilise souvent en aval des traitements biologiques anaérobies classiques des eaux-vannes, pour digérer les boues fermentescibles obtenues, afin de les stabiliser. El- le s'applique également bien aux effluents liquides renfermant des pol- luants organiques concentrés en solution ou en suspension, et permet ainsi de réduire de façon importante leur taux de pollution oxydable mesuré selon les critères habituels, DCO et DBO5. Or elle permet simultanément de récupérer du gaz méthane utili- sable comme combustible; c'est pourquoi elle est l'objet d'un vif in- térêt depuis l'augmentation brutale du coût de l'énergie. Les systèmes de fermentation anaérobie déjà mis en oeuvre ou actuellement en cours de développement sont des transpositions des so- lutions existantes de digestion anaérobie des boues fermentescibles des traitements biologiques classiques. L'opération s'effectue dans des cu- ves fermées permettant d'opérer à l'abri de l'air et dans une gamme de température donnée, éventuellement à l'aide d'un système de réglage convenable. Il existe des solutions diverses, fermenteurs dits à mélange complet, à un seul étage ou encore comprenant successivement un étage de fermentation acidogène suivi d'un étage de fermentation méthanogène, et même appareils plus perfectionnés utilisant un lit de boues en suspension. L'opération a cependant l'inconvénient d'être assez longue, donc d'exiger des installations importantes, et de demander une condui- te assez soigneuse, destinée à éviter une fermentation incomplète capable d'engendrer des produits secondaires néfastes ou tout au moins gênants et capables de bloquer le processus. La présente invention, qui a bénéficié de la collaboration de la station d'oenologie et de technologie végétale de l'Institut Natio- nal de la Recherche Agronomique de NARBONNE, et particulièrement des travaux de Monsieur Jacques MAUGENET et de ses collaborateurs sur la fermentation méthanique, a pour objet de proposer un dispositif muni d'un garnissage permettant la fixation et l'accumulation des microorganismes, en particulier acidogènes ou mêthanogènes, autorisant ainsi, sans risque d'engorgement, un travail à charge volumique élevée et conduisant donc à une production de gaz par unité de volume de fer- menteur beaucoup plus intense que dans les fermenteurs classiques. De nombreux systèmes d'épuration aérobie utilisent des garnis- sages à ruissellement pour fixer les bactéries épuratrices. D'autre part, dans les installations utilisant le procédé de nitrification- dénitrification, les étages tertiaires de dénitrification, qui sont des étages anaérobies ou du moins anoxiques dans lesquels se trouve con- sommé le seul oxygène des nitrates, emploient parfois des garnissages noyés. Mais l'utilisation de dispositifs semblables en vue d'un travail à forte charge volumique dans les traitements anaérobies, o l'on re- cherche une circulation relativement lente dans le but de rendre maxi- male la production de gaz méthane, fait apparaître d'importants risques de colmatage du filtre ainsi constitué. Selon un premier aspect de l'invention, le fermenteur utilisera un lit libre ou flottant constitué d'un garnissage d'éléments de faible densité, en matière plastique, possédant un pourcentage de vide élevé et une haute surface spécifique, par exemple un lit d'anneaux tels que les anneaux FLOCOR, éléments tubulaires d'une longueur voisine de leur diamètre et de structure annelée pour en augmenter la surface spécifi- que et la rigidité. Le fort pourcentage de vide de tels éléments limite autant qu'il est possible les risques de colmatage inhérents au procédé utilisé. En outre, par lit "libre" ou "flottant", il faut entendre un empilage d'éléments reposant librement sur une grille support, et non pas immobilisés entre des parois à l'intérieur de la cuve de traitement. En raison de leur faible densité, ces éléments sont capa- bles de flotter et par conséquent, de se déplacer les uns par rapport aux autres une fois qu'ils sont recouverts de boues chargées de bulles gazeuses sous l'effet de la fermentation. Le choix d'un tel type de garnissage en matière plastique de faible densité, et celui des conditions de mise en oeuvre qui viennent d'être indiquées permet donc de résoudre les difficultés créées par les risques d'engorgement, en utilisant justement l'effet moteur produit par les gaz pour détasser périodiquement les différentes zones du lit. Les accumulations de gaz soulèvent des éléments et modifient leurs po- sitions respectives, les amenant tour à tour dans une orientation de moindre résistance au passage du flux liquide, o le colmatage est très peu à craindre, et détruisent ainsi d'elles mêmes les agglomérats de boues. Le cas échéant, l'invention prévoit du superposer dans une même cuve plusieurs étages de lits analogues ayant chacun de préférence une hauteur maximale de 4 m environ. Selon une autre caractéristique importante, un empilage d'éléments de garnissage reposant sur une grille inférieure dépasse le niveau libre du liquide, de préférence sur une hauteur de l'ordre de 5 à 10 % de la hauteur immergée. Par l'intermédiaire d'une rampe convenable, la partie émergée est soumise à un arrosage sous un débit réglable qui peut atteindre, voire dépasser 5 m3/m2h. Cet arrosage, ob- tenu par recyclage du liquide contenu dans la cuve, fournit aussi un moyen commode pour homogénéiser la température de cette dernière et la régler si l'on effectue ce recyclage à travers un échangeur thermique. Les études effectuées à différents taux d'arrosage sur un tel garnissage à ruissellement non noyé ont montré qu'il retient une quan- tité d'eau qui augmente avec le débit d'arrosage, et que la couche émergée est ainsi capable de constituer un lest maintenant le garnissa- ge dans le fond de la cuve, lest que les gaz de fermentation sont ce- pendant capables de soulever de temps à autre, et ceci en particulier dans les zones o apparaît un début d'engorgement, de telle sorte qu'ils retournent et déplacent progressivement une partie ou l'autre des éléments du garnissage de façon à trouver une section de passage maximale, interdisant la formation de croûte en surface. Indépendamment de sa valeur de réglage, l'arrosage du lit peut être changé ou supprimé, lorsqu'on le désire, et par exemple de façon périodique, pour alléger le lest; il est donc facile de modifier, en particulier par simple arrêt d'une pompe de circulation, le contrepoids opposé à l'effet de flottaison provoqué par le dégagement gazeux et constitué par la partie émergée du garnissage, ce qui soulève de proche en proche les éléments du lit, dont l'empilage se réorganise en brisant les engorgements. Dans le cas o l'on dispose de plusieurs rampes indépendantes, on peut en particulier modifier sa répartition de façon à provoquer une circulation progressive des éléments dans l'appareil. Il en résulte que l'on peut obtenir un rendement de réaction uniforme et maximal dans la totalité du volume de celui-ci sans observer d'engorgement, ce qui en augmente fortement la capacité de traitement. Une application particulière de l'invention au traitement des vinasses résultant de la distillation du vin sera décrite ci-dessous en référence aux dessins, et permettra d'en comprendre entièrement les di- vers aspects: - la figure 1 représente schématiquement un fermenteur conforme à l'invention, - la figure 2 constitue un schéma d'ensemble de l'installation. Le fermenteur représenté par la figure 1 est apte à la mise en oeuvre d'une fermentation acidogène comme à celle d'une fermentation méthanogène ou encore, selon les conditions de fonctionnement, d'une double fermentation conduisant directement a l'obtention d'un gaz a haute teneur en méthane. Il est essentiellement constitué d'une cuve 1 formée d'un fond conique la, d'une virole lb et d'un couvercle étanche lc portant un trou de visite ld pour les opérations périodiques d'entretien et une soupape de sécurité ou membrane d'éclatement le. Il est garni d'un revêtement calorifuge lf destiné à faciliter son maintien à la température de travail désirée. Sa cuve est porteuse d'une ou plusieurs tubulures d'alimentation 2 représentées ici sous forme d'un piquage latéral mais qui pourraient aussi alimenter un ré- seau de répartition placé au niveau désiré. A la partie supérieure de la virole, la cuve est équipée d'un déversoir 3 protégé par une crépine 3a et raccordé à une canalisation d'évacuation non figurée; ce déversoir fixe le niveau du liquide à l'intérieur de la cuve, dont l'évacuation se fait par débordement. Enfin, l'appareil porte à son sommet une tubulure 4 d'évacuation de gaz de fermentation. A l'intérieur, une grille 5, posée à la partie inférieure de la virole, supporte un garnissage d'éléments en matière plastique à fort pourcentage de vide, à forte surface spécifique et à faible densité 6, disposés en vrac jusqu'à une hauteur quelque peu inférieure à celle de la partie haute de la crépine 3a de sorte que la partie basse 6i de ce garnissage est immergée sous le niveau du liquide, mais que sa partie haute 6e émerge. Pour fixer les idées, un garnissage avantageux possédera un pourcentage de vide supérieur à 90 Z et de préférence à 95 %, une sur- face spécifique au moins égale à 100 m2/m3 et de préférence supérieure à 200 m2/m3, et sera constitué d'un matériau d'une densité au plus éga- le à 1,5; les exigences d'inaltérabilité en présence de la suspension à traiter et du film biologique, ainsi que le besoin d'un bon accrocha- ge de ce film biologique conduisent par exemple au choix d'anneaux ner- vurés ou annelés en PVC ou en polystyrène, en particulier des anneaux du type connu cous la dénomination FLOCOR R, dont la surface spécifique atteint 230 m2/m3. Une fois porteurs de leur film biologique, de tels éléments de garnissage se trouvent et. équilibre quasi-indifférent dans le milieu liquide; il peuvent donc facilement se soulever et se mou- voir sous l'effet de flottaison dû au dégagement de gaz provoqué par la fermentation ou, le cas échéant, provoqué par un envoi forcé de gaz a travers une buse 7 placée sous la grille 5, leurs déplacements se trou- vant toutefois freinés par la surcharge que la couche émergée 6e crée sur la partie immergée 6i. A la partie supérieure de la cuve sont placées une ou plusieurs rampes d'arrosage 8, éventuellement associées à un dispositif de dis- persion 8a. En règle générale, l'arrosage effectué par les rampes 8 s'obtient par recyclage du liquide à traiter à travers une boucle extérieure. Dans ce but, le fond conique la porte à son extrémité infé- rieure un piquage 9 raccordé d'une part, en 9a, à une vanne de purge mais aussi, en 9b, à une canalisation 11 équipée d'un organe de pompage 12 alimentant la rampe 8. L'arrosage permet de maintenir sur les anneaux de la partie émergée 6e un film biologique en présence duquel, à titre d'exemple, un débit d'arrosage de 4 m3/m2h crée une surcharge de l'ordre de 80 à 100 kg/m2, sur la partie Immergée 6i, dans l'hypothèse o le garnissage est formé d'anneaux FLOCOR R, et que la partie émergée possède une épais- seur de 0,50 m. Il est à noter qu'il n'est pas indispensable que l'arrosage soit uniformément réparti, et qu'une répartition inégale est au con- traire susceptible de créer une circulation progressive des anneaux de nature à améliorer la régularité du décolmatage provoqué périodiquement, de place en place, par l'accumulation du gaz dans une zone déterminée du lit puis le soulèvement des anneaux situés au- dessus. L'emploi de plusieurs rampes munies de vannes 8b permet précisément de modifier sa répartition. L'arrosage s'effectue très généralement à un débit nettement supérieur au débit d'alimentation de nature à assurer un taux de recy- clage allant jusqu'à 20 et plus, créant donc dans l'appareil une circu- lation générale de haut en bas accompagnée d'un brassage du liquide. C'est pourquoi la tubulure 2 d'alimentation en liquide à traiter sera commodément placée sur le c8té. Enfin, la canalisation 11 de la boucle de recyclage est munie d'un régulateur de température 13 qui constitue un moyen de commande pour effectuer la mise en régime puis le réglage de la température du fermenteur à la valeur voulue, en profitant de l'homogénéisation créée par le brassage, et ceci de préférence de façon automatique, à l'aide d'un circuit d'asservissement 13r convenable. A titre indicatif, le rendement optimal en méthane s'obtient aux alentours de 35 C. L'installation de traitement des vinasses représentée sur la figure 2 est prévue pour un débit moyen de 5 m3/h soit 75 kg/h de DB05. Elle possède deux étages successifs de fermentation, l'un acidogène, l'autre méthanogène, et comprend essentiellement une cuve de prétraite- ment 20, deux fermenteurs 30 et 40, un clarificateur 50. Chacun des deux fermenteurs est conforme à la description donnée ci-dessus en liaison avec la figure 1. A la sortie de la distillerie, les vinasses sont reprises par une pompe de relevage 21, et envoyées vers la cuve 20 qui permet non seulement de les stocker pour régulariser le débit, ou en cas de besoin, d'effectuer des opérations isolées telles que des prélèvements destinés à des mesures et analyses pour la surveillance du processus ou pour des calculs de bilans, mais surtout de les neutraliser. En effet, ces vinasses sont normalement acides, et il est nécessaire de ramener leur pH aux environs de 6,5 pour permettre à la fermentation de pro- gresser convenablement. C'est pourquoi la cuve 20 est munie d'un agita- teur 22 et alimentée en lessive alcaline, en principe sodique, à partir d'un réservoir 23, par un organe injecteur 23a asservi à une régulation de pH 23r qui permet d'effectuer la neutralisation en continu. Enfin, la cuve 20 est de préférence calorifugée et pourvue d'un dispositif de chauffage 24 qui permet d'alimenter le premier étage de fermentation en liquide à la température voulue, de l'ordre de 35'C par exemple, grâce à une boucle de régulation 24r, tandis que la température de fermenta- tion proprement dite sera ajustée par le système de régulation propre au fermenteur 30 vers lequel. à la sortie de la cuve 20, les vinasses sont donc envoyées en continu par une pompe doseuse 25. Ce fermenteur , d'un volume de 40 m3 et d'une surface de grille de 10 m2, est des- tiné à réaliser l'étape acidogène de la fermentation. L'arrosage et la circulation à l'intérieur sont assurés, à travers la canalisation 31 et sa vanne de réglage 31a par une pompe centrifuge 32 d'un débit nominal de 40 m3/h refoulant au travers d'un échangeur à plaques 33. Une vanne 31a permet de modifier le taux d'arrosage. Le dispositif de chauffage 33a du circuit primaire de l'échangeur est asservi par le circuit de régulation 33r à la lecture d'une sonde thermométrique 33b. Les gaz de fermentation, essentielle- ment constitués d'anhydride carbonique et d'un peu d'hydrogène sont évacués vers l'atmosphère par une petite cheminée 34 équipée le cas échéant d'un compteur 34a. A la sortie du réacteur acidogène 30, les vinasses ayant subi la première étape de fermentation s'écoulent par gravité vers le second étage, destiné à la production du méthane et qui comprend en parallèle deux fermenteurs 40. Chacun de ces fermenteurs possède un volume de 100 m3, pour une surface de grille de 25 m2 mais son mode de fonctionnement est identi- que à celui du précédent appareil. Le recyclage du liquide est assuré à travers la boucle 41 par une pompe 42 de 100 m3/h, au travers d'un échangeur 43 équipé comme précédemment d'un appareil de régulation de température 43r. Le gaz de fermentation, constitué essentiellement de méthane à % de gaz carbonique et d'azote est envoyé en très légère surpression vers un gazomètre 44 à travers un compteur 44a. La production obtenue est de l'ordre de 100 m3/h. Un surpresseur 45 permet, en cas de besoin, d'effectuer une in- jection de gaz relativement intensive pour le décolmatage. Les vinasses fermentées, appauvries à 90 Z au moins de leur carbone organique sont évacuées par gravité vers un clarificateur 50 formant garde hydraulique, qui peut être un décanteur comme sur le schéma ou mieux encore une cellule de flottation étanche, fonctionnant à partir de méthane dissous grâce à un système hydrocompresseur. Une telle cellule permet d'obtenir une séparation plus poussée des matières en suspension et une partie des boues qu'elle élabore, maintenues tota- lement à l'abri de l'air, peut être lyophilisée en vue de servir à des réensemencements. A la sortie du clarificateur 50, le liquide épuré à 90 % au moins peut être rejeté ou dirigé vers un traitement d'épuration complémentaire, par exemple un traitement biologique aérobie. REVENDICATIONS 1. Procédé de traitement biologique anaérobie d'effluents li- quides renfermant des polluants organiques concentrés, caractérisé en ce que la fermentation s'effectue à travers un lit noyé à garnissage de faible densité libre ou flottant. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le lit flottant est lesté à sa partie supérieure par une couche émergée d'éléments de garnissage. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le 10. lest est arrosé et constitue un lit à ruissellement. 4. Procédé selon la renvendication 3, caractérisé en ce que l'arrosage est effectué par recirculation du liquide à traiter à débit supérieur au débit d'alimentation. 5. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'on interrompt périodiquement l'arrosage du lit à ruissellement. 6. Fermenteur pour traitement anaérobie constitué d'une cuve fermée garnie d'un empilage d'éléments (6) de faible densité, en matiè- re plastique, possédant un pourcentage de vide élevé et une haute sur- face spécifique, caractérisé en ce que ses éléments reposent librement sur une grille support, de sorte qu'ils sont capables de flotter une fois qu'ils sont recouverts de boues. 7. Fermenteur selon la revendication 6, caractérisé par un em- pilage formé de plusieurs étages d'éléments. 8. Fermenteur selon la revendication 6, caractérisé en ce que le niveau libre du liquide est fixé par un déversoir (3) et qu'une partie (6e) d'empilage dépasse ce niveau libre. 9. Fermenteur selon la revendication 8, caractérisé par une rampe d'arrosage (8) à débit réglable placée au dessus de l'empilage. 10. Fermenteur selon la revendication 9, caractérisé en ce que la rampe d'arrosage est alimentée par une canalisation de recyclage du liquide contenu dans la cuve. 11. Fermenteur selon la revendication 10, caractérisé en ce que le recyclage s'effectue à travers un organe (13, 33, 43) régulateur de température. 12. Fermenteur selon la revendication 9, caractérisé en ce que la hauteur de la partie émergée (6e) du garnissage est de l'ordre de 5 à 10 % de la hauteur de la partie immergée (6i). 13. Installation pour le traitement d'effluents liquides par fermentation anaérobie selon les revendications 1 à 5, caractérisée en ce qu'elle comprend successivement un étage de fermentation acidogène (30), et un étage de fermentation méthanogène (40) à lit flottant. 14. Installation selon la revendication 13, destinée au traite- ment des vinasses de distillation et comprenant successivement une cuve de neutralisation sodique (20), un fermenteur acidogène à température régulée (30), un fermenteur méthanogène à température régulée (40) et un clarificateur à flottation par méthane dissous (50).