L'invention a pour objet un procédé et un appareil auto matique et contigu de vaporisation instantanee sous vide pour la récupération de solvants usés. Des prescriptions légales pour la protection de l'envi- rongement interdisent le rejet dans la nature de vastes quantitCs de solvants polluants chargés de produits chimiques, mais les industriels ne disposent pas toujours de l'outillage complexe et onéreux nécessaire pour récupérer des solvants et ils sont donc obligés de s'adresser à des agences spécialisées. Ces dernières distillent en vrac et en grand les solvants usés provenant des sources les plus diverses. I1 s'ensuit inévitablement qu'il y a, entre les solvants frais de départ d'une source particulière et les solvants redistillés, de notables différences de composition qui risquent de compromettre l'exécution de travaux ou la précision est de rigueur. Par conséquent, les utilisateurs ont tout intérêt à posseder en propre un appareil de récupération de solvants usés, su fiable et facile à conduire, de sorte qu'ils ont à tout moment des solvants frais d'une composition bien définie. Le procédé et l'appareil décrits ci-dessous répondent à ces diverses exigences. Suivant le procédé automatique et continu de vaporisation instantanée sous vide pour la récupération de solvants usés conforme à l'invention, on chauffe dans une enceinte sous dépression.un volume donné d'un liquide caloporteur, comme une hurle minérale légère, par échange thermique au moyen d'un fluide thermique, corme la vapeur d'eau, on fait circuler ce liquide caloporteur entre cette enceinte et une seconde enceinte située au-dessus de la première, soumise à la même dépression, on introduit des solvants usés par aspiration dans la seconde enceinte, cette aspiration s'établissant automatiquement en fonction de la valeur mesurée de la dépression dans l'enceinte et de la température du liquide caloporteur, on éva- pore à la surface du liquide caloporteur chaud les solvants usés, on condense la vapeur des solvants, on aspire le liquide ainsi récupéré et on le refoule dans un réservoir d'où il s'écoule par gravité vers l'extérieur et, simultanément, on recueillie u fond de la pre mitre enceinte, sous la forme de boues contenant du liquide caloporteur, les solides libérés par la vaporisation des solvants, on évacue constamment les boues vers l'extérieur par gravité sans introduire d'air dans les enceintes, Bun rythme qui dépend de la con centration et du pouvoir de floculation des solides, on laisse dd- canter les boues et l'on réinfecte par aspiration dans la première enceinte le liquide caloporteur récup'éré, cette opération s dd- clenchant automatiquement dks que le niveau de liquide caloporteur dans l'enceinte descend en dessous d'une valeur prédéterminée. Suivant l'invention on maintient dans les enceintes une dépression de 60 à 90 torr environ et on chauffe le liquide caloporteur à une température de 100 à 130 OC environ. L'appareil pour réaliser le procédé conforme à l'invention comporte, dune part, une chaudière cylindrique, montée horizontalement, avec une trémie de décantation pourvue d'un robinet à sas ayant un boisseau à trou borgne pour évacuer des boues de vaporisation, par gravité, sans introduire de l'air dans l'appareil et, d'autre part un évaporateur de forme tronconique apte å vaporiser instantanément des solvants usés, monté horizontalement au-dessus de la chaudière, portant à son point culminant un condenseur, incline vers le bas, dont la sortie est raccordée à l'entrée daspi- ration d'une pompe à vide tandis que la sortie de cette pompe peut refouler le condensat de la vaporisation vers un réservoir droit il s'écoule par gravité vers l'extérieur, la trémie, la chaudière et l'évaporateur étant chacun enveloppé d'une chemise dans laquelle on peut faire passer un fluide thermique tel que de la vapeur d'eau, la chaudière dune part, qui contient un liquide caloporteur comme une huile minérale légère qui peut être chauffée par le fluide thermique, étant équipée à sa paroi extérieure d'un régulateur automatique de niveau, d'une tubulure raccordée à l'entrée d'aspiration de la pompe de circulation et dtune tubulure raccordée à une canalisation de liquide caloporteur récupéré, l'évaporateur', d'autre part, étant raccordé en son point le plus bas à la chaudière par un conduit droit et raccordé en outre à la sortie refoulante de la pompe de circulation par une conduite à laquelle est raccordé un tuyau plongeant dans un réservoir de solvant usé, l'admission de ce dernier par aspiration dans l'évaporateur étant commandée par une vanne modulante asservie à la valeur mesurée de la dépression réduite dans l'évaporateur et de la température du liquide calopor. teur, la-chaudière et l'évaporateur étant raccordes entre eux à leur partie supérieure pour égaliser les pressions et comportant chacun, d'une part, une grande porte démontable de visite pouvant avoir un hublot éclairé et, d'autre part, un dispositif à palettes pour racler les parois intérieures, ces dernières étant revêtues d'une matière anti-adhésive- Le boisseau à trou borgne du robinet à sas est apte à tourner automatiquement sur son axe, la rotation étant coamandde par un vérin pneumatique, une came, un Jeu de relais et une minuterie électrique agences de manière que l'ouverture du trou borgne se présente alternativement vers la trémie de décantation pour le remplissage et, quelques instants plus tard, vers l'extérieur pour la vidange des solides, le mouvement du boisseau étant bloqué par la came à chaque passage par le point mort ou remplissage et étant remis en marche par une minuterie électrique dont la fréquence drac- tion est réglée en fonction de la concentration des solides et de leur pouvoir de floculation. Suivant l'invention, l'appareil comporte, sous le robinet à 585, un bac rotatif ou carrousel monté sur roues guidé en son centre par un axe enfoncé dans le sol, garni de paniers métalliques pouvant être pourvus de sacs en Jute ou une matière poreuse analogue pour recevoir des boues, le liquide caloporteur recueilli par filtration dans le bac pouvant être ré-injectb dans la chaudière par aspiration. La canalisation de liquide caloporteur récupéré raccordée i la chaudière, plonge dans le bac et comporte une vanne modulante, raccordée au régulateur automatique de niveau, qui reste fermée tant que le niveau de liquide dans la chaudière se maintient à une valeur prédéterminée mais qui s'ouvre automatiquement en dessous de cette valeur et aspire vers la chaudière le liquide caloporteur récupéré dans le bac Le dispositif de raclage, dont sont munis tant lssévapora- -teur que la chaudière, comporte à l'intérieur des palettes montées en croix sur des ressorts fixés sur un arbre horizontal qui peut tourner entre un palier de rotation et un palier de guidage étanche, les deux arbres traversant ce dernier palier du même côté de l'ap- pareil, leurs extrémités étant engagées chacune dans un mécanisme à cliquet monté sur un bras et les deux bras étant fixés aux deux extrémités de la tige à piston commune drun vérin pneumatique à double effet apte à faire tourner les deux arbres de sorte que les palettes exercent sur les parois, revêtues dtune ratière anti-adhé sive, un léger raclage qui les maintient en état de propreté. La pompe de circulation capable d'amener dans lXévapora- teur le liquide caloporteur chaud nécessaire pour la vaporisation instantanée de solvants usés, est une pompe du type centrifuge à roue ouverte, rendue étanche par un bourrage mécanique, accouplée directement à un moteur électrique anti-déflagrant pourvu d'un disque refroidisseur pour éviter la surchauffe. La pompe à vide, qui est destinée à maintenir lwinstalla- tion sous atmosphère réduite et à refouler le condensat vers l'exté- rieur, est une pompe du type à anneau liquide, rendue étanche par un bourrage mécanique et montée sur une taque commune avec un moteur antidéflagrant. L'anneau liquide de la pompe est formé et entretenu par autoalimentation en condensat d'une fracticn du condensat refoulé vers l'extérieur, cette fraction, prélevée à un premier réfrigérant dit échangeur primaire et refroidie dans un second réfrigérant dit échangeur secondaire, étant aspirée par la pompe à travers le serpentin de ce dernier. Le condenseur est du type à faisceau tubulaire refroidi par circulation d'eau, dont la partie avant, fermée vers le haut par un disque d'explosion, est raccordée à la sortie de laévapora- teur et dont la partie arrière constitue une chambre de réception de condensat, ce dernier étant dirigé vers l'entrée de la pompe à vide par une tuyauterie, une partie de l'eau de circulation provenant de l'échangeur de chaleur à serpentin et le solde étant amené automatiquement à l'entrée d'veau par une vanne thermostatique dont le bulbe sensible est logé à la sortie seau. Les dessins annexés représentent à titre d'exemple une forme d'exécution de l'appareil pour rdaliser le procédé conforme à l'invention. La Fig. I est une vue partielle en élévation d'un appareil conforme à l'invention; les Fig. 2 et 3 sont des vues partielles avant et arrière de l'appareil de la Fig. 1; la Fig. 4 est une vue schématique partielle d'un dispositif continu pour décanter les traces d'eau contenues éventuellement dans le distillat et pour recueillir le distillat exempt daleau; la Fig. 5 est une vue schématique partielle d'un dispositif continu d'évacuation de solides et de recyclage de liquide caloporteur, et la Fig. 6 est une vue schématique et partielle drun dispositif continu de raclage des enceintes. Suivant le procédé de l'invention, on introduit un liquide caloporteur 10 tel qu'une huile minérale légere dans une chaudière cylindrique 11 (Fig. 1 et 5), montée horizontalement sur des pieds 12 reposant sur le sol, dont la partie inférieure comporte une tré- mie de décantation 13 pourvue drun robinet à sas 14. Un évaporateur 15 de forme tronconique, est fixé horizontalement au-dessus de la chaudière par un conduit droit 16 à brides qui raccorde verticalement le point le plus bas de l'évaporateur à la partie supérieure de la chaudière.Un condenseur 17 avantageusement du type à fais- ceau tubulaire, est fixé à brides 18 par son entrée sur le point culminant de l'évaporateur de sorte que la sortie du condenseur est située plus bas que l'entrée. La chaudière, la trémie et l'évaporateur sont enveloppés chacun respectivement d'une chemise cylindrique il', et tronconique 13' et 15', à travers laquelle on peut faire passer un fluide thermoque 19 (Fig. 2), avantageusement de la vapeur d'eau, admis par une vanne modulante 20 et amené par une canalisation appropriée 21. La vapeur dteau permet de chauffer, entre 100 et 130 C environ, le liquide caloporteur 10 présent dans la chaudière. Les parois bombées de la chaudière et de l'évaporateur et, autant que possible, toutes les canalisations raccordant entre elles les parties distinctes de l'appareil, sont montées à brides pour faciliter le démontage et l'entretien. Les parois bombées antérieures 22 et 23 (Fig. 1 à 3) de la chaudière et de l'évaporateur constituent chacune une grande porte de visite et celle de l'évaporateur comporte deux regards 24 et un hublot d'éclairage 25. Les parois postérieures 26 et 27 de la chaudière et de l'évaporateur sont réunies à leur par- tie supérieure par deux tuyaux d'équilibrage 28 (Fig. 3) dont un est monté (brisé) pour alléger le dessin de la figure 1, destinés à maintenir la même pression dans ces enceintes. Â une tubulure 29 montée au bas de la paroi postérieure 26 de la chaudière, on a raccordé l'entrée d'aspiration dune pompe centrifuge 30 du type à roue ouverte, accouplée directement à un moteur électrique antidéflagrant 31. La sortie refoulante de cette pompe est reliée au bas de la paroi postérieure 27 de l'évaporateur par une canalisation 32; une partie du liquide caloporteur peut ainsi eatre transférée de la chaudière à l'évaporateur de sorte qu'un courant dé circulation peut rétablir par laintermédiaire du conduit droit 16 réunissant les deux enceintes. Le condenseur 17, équipé à sa partie supérieure dlun disque d'explosion 33 et pourvu de tubulures 34, 35 respectivement pour l'entrée et la sortie d'veau de refroidissement, comporte à sa partie inférieure une chambre de réception 36 de distillat qui est raccordée, par une canalisation 3?, à entrée dXaspiration 38 (Fig. 4) d'une pompe à vide à anneau liquide 39 montée en groupe sur une taque commune 40 avec un moteur électrique antidérlagrant 141. Cette pompe à vide est capable de créer et de maintenir dans leap- pareil une pression de 60 à 90 torr environ. La canalisation 32, (Fig. 1 à 3) qui sert à véhiculer le fluide caloporteur chauffé, comporte une tubulure 42 à laquelle est raccordé un tuyau souple 43 qui plonge dans un réservoir empli de solvant usé 44. Le tuyau 43 est équipé, prés de la tubulure 42, d'une vanne modulante 45 capable de régler le débit de solvant usé aspiré dans l'évaporateur; cette régulation s'effectue en fonction de la température du liquide caloporteur et de la dépression qui règne dans l'appareil. On conçoit désormais le principe du procédé de linven- tion, les enceintes Il, 13, 15 et 17 étant mises sous dépression par la pompe à vide 39, le liquide caloporteur 10 étant chauffé par la vapeur d'eau 19 et la pompe centrifuge 30 faisant circuler le liquide entre la chaudière et l'évaporateur, le solvant usé est aspiré et injecté dans le liquide caloporteur et il s'évapore instan- tanément. La vapeur de solvant gagne le condenseur 17 par le conduit droit 18, est refroidie au contact des tubes refroidis à l'eau et se condense. Un courant de distillat s'amorce dans la chambre de distillat 36 et s'écoule par la canalisation 37 vers l'entrée dxas- piration 38 de la pompe à vide 39. Le distillat 46 ou 47 (Fig. 4) est plus léger ou plus lourd que l'eau; il est constitué d'un seul solvant ou d'un mélange de solvants et il peut contenir des traces d'eau 48. I1 est refoulé par la sortie 49 de la pompe 39 vers un séparateur d'eau 50, qui est du type à décantation par gravité. Cet organe indispensable peut fonctionner avec tous les liquides qui sont non miscibles à l'eau et qui ont une densité différente de l'eau; il est constitué d'un cylindre 51 fermé aux deux extrémités 52-53 et incliné légèrement sur l'horizontale. Le distillat est dirigé par une tuyauterie 54 vers un noeud 55 dont la branche verticale 56 évacue l'air vers la partie supérieure d'un réfrigérant dit échangeur primaire 57; l'air ainsi refoulé peut s'échapper par une mise à l'air 58. La branche horizontale 59 du noeud refoule le distillat vers une entrée 60 prévue à la partie supérieure de l'extrémité inférieure 52 du cylindre 51. Si les traces d'eau 48 sont plus lourdes que le solvant, elles tendent à descendre et à s'accumuler au point bas 61 de lsex- trémité 52, d'où elles sont évacuées par gravité vers un récipient 62; l'eau est soutirez par une vanne 63 et le solvant est dirigé -par une tuyauterie 64 vers le point haut 65 de l'extrémité supé- rieure 53 du cylindre 51. Inversement, si les traces d'eau sont plus légères que le solvant elles tendent à remonter vers le point haut 65 et à se diriger également vers le récipient 66. L'veau se déverse à l'exté- rieur par débordement à la vanne 67 du récipient 66 et le solvant plus lourd gagne le cylindre 51 par la tuyauterie 68. Par mesure de sécurité et pour éviter la formation d'une poche d'air à la partie supérieure du cylindre 51, on a prévu, à la partie supérieure de la tuyauterie de liaison 64, un embranchement 69 qui permet d'évacuer l'air vers le haut de l'échangeur primaire 57. Le distillat 46' ou 47' plus léger ou plus lourd que l'eau, débarrassé des traces d'eau, quitte le cylindre 51 par une tuyauterie 70, pénètre tangentiellement à la-partie haute 71 de l'échangeur primaire 57 et se refroidit sur un serpentin 72 en descendant vers la sortie 73 de ce dernier.La sortie 73 communique d'une part, avec un débordement 74 dvoù le solvant se déverse, dans un réservoir 75 ouvert à la pression atmosphérique et, d'autre part, avec la mise à l'air 58, pour éviter tout siphonnage. Le serpentin 72 de l'échangeur primaire est pourvu en eau d'alimentation, par une canalisation 76, qui refroidit d'abord le serpentin 77 d'un second réfrigérant 78 dit échangeur secondaire. Le serpentin 77 est raccordé à la base de l'échangeur primaire et à une entrée 380 de la pompe à vide 39, de sorte qu'une fraction du solvant ou mélange de solvants 46, ou 47' exempt seau, prélevée à l'échangeur primaire, peut être fortement refroidie et peut alimenter l'anneau liquide de la pompe en abaissant au maximum la tension de vapeur des solvants, ce qui améliore le rendement de la pompe. D'autre part, en vue de réduire au minimum la quantité totale d'eau d'alimentation nécessaire pour effectuer toutes les opé- rations de refroidissement du procédé, introduite par la canalisation 76, on utilise avantageusement l'échangeur secondaire 78. A cet effet, on amène dans l'entrée 34 du condenseur l'eau de sortie du serpentin de l'échangeur primaire; le solde de l'eau de refroidissement nécessaire pour refroidir les tubes du condenseur est amené automatiquement à l'entrée 34 par une vanne thermostatique, non re présentée aux dessins dont le bulbe sensible est immergé dans la sortie 35. I1 ressort de la description ci-dessus que le procédé ne peut être exécuté en continu que si la vanne modulante 45, montée à l'entrée de liquide caloporteur de l'évaporateur, règle effectivement le débit d'admission de solvant usé, en fonction des variations de la température du liquide caloporteur (100 à 1300C environ) et de la pression résiduelle qui règne dans l'appareil (60 à 90 torr environ), variations qui correspondent railleurs entre autres à des variations dans la composition du solvant usé, à une baisse dans la température qui se prodult lorsque le solvant usé, présent à la température ambiante, se répand à la surface du liquide caloporteur et à une baisse de la température représentant la chaleur dJévapora- tion des solvants, etc. I1 va de soi que l'évaporation libère les substances liées initialement aux solvants et que ces substances se dispersent au sein du liquide caloporteur : si leur concentration augmentait constamment le système sortirait des limites précitées, la vanne modulante 45 cesserait de fonctionner et l'admission de solvant ssarrêterait. On a donc prévu des moyens pour évacuer ces substances, essentiellement solides, de façon automatique et continue. Pour éviter que ces résidus forment une couche isolante sur la paroi interne de la chaudière et de l'évaporateur, on l'a enduite d'un produit anti-adhésif, avantageusement en téflon, formant respectivement les revêtements liA et 15A (Fig. 5 et 6) de sorte que les résidus ne collent pas mais se déposent simplement par décantation. Un système de palettes ou raclettes 79 sont montées sur des ressorts 80 filés en croix sur un arbre horizontal 81.Une extrémité 82 de chaque arbre peut tourner dans un palier intérieur 83 de rotation fixé à l'intérieur de la grande porte 22, 23 de la chaudière et de l'évaporateur, et l'arbre, traversant les parois opposées 26 27, peut tourner dans un palier 84 de guidage garni d'un bourrage mécanique 85 pour assurer l'étanchéité de l'appareil. L'extrémité à section carrée 86 de l'arbre, émergeant de la paroi 27 de ldvapora- teur, est engagée dans la roue dentée 87 dtun mécanisme à cliquet 88 monté sur un disque 89 (Fig. 6) solidaire d'un bras de levier 90 fixé par son extrémité 91 à la partie supérieure 92 de la tige à piston commune 92-922 d'un vérin pneumatique 93 à double effet, la partie inférieure 92s de la tige commune étant fixée à l'extrémité 91 du bras de levier 90 solidaire d'un disque 89 sur lequel est monté un mécanisme à cliquet identique au premier; le va-et-vient du piston et les mécanismes à cliquet peuvent faire tourner les deux arbres 81 de sorte que les palettes exercent sur les parois, revêtues de la matière anti-adhésive, un léger rachage qui détache les résidus déposés sur les parois de l'évaporateur e.t de la chaudière. Les résidus tombent dans la trémie de décantation 13 (Fig. 1? 2, 5) à un rythme qui dépend de leur concentration et de leur pouvoir floculant. La trémie porte à sa base un robinet à sas 14 dont le boisseau 94, de grand diamètre, comporte un trou borgne 94 d'une capacité d'environ un litre, de sorte que le passage à travers le robinet est obstrué d'un coté. L'axe 95 du boisseau est raccordé par une bielle 96 à un vérin pneumatique 97 commandé par une came, un Jeu de relais et une minuterie électrique, non représentés. Ces éléments sont agencés de manière que le boisseau puisse tourner autour de son axe et présen ter l'ouverture du trou borgne alternativement vers la trémie de dé- cantation pour le remplir et, quelques instants plus tard, vers l'ex- térieur,.pour le pour le vider.Le mouvement du boisseau est bloqué par la came d chaque passage par le point mort ou remplissage, et remis en marche par la minuterie électrique dont la fréquence d'faction est réglée aprbs quelques essais, en fonction de la concentration des résidus et de leur pouvoir de floculation. Comme on peut s'en rendre compte, le procédé conforme à l'invention permet d'évacuer les résidus sans affecter la valeur de la dépression qui règne dans les enceintes. Toutefois ces résidus sont naturellement mélangés en quantité variable à du liquide caloporteur, et il importe de renvoyer ce dernier à la chaudière pour maintenir le taux de distillation de l'évaporateur. A cet effet, on fait tomber les résidus 98 (Fig. 1, 2, 5) dans des sacs en Jute 99 qui garnissent plusieurs paniers étalli- ques 100, avantageusement perforés, incorporés à une armature 101 fixée sur un bac cylindrique 102 monte sur roues 103 et guidé en son centre par un axe 104 enfoncé dans le sol. En faisant tourner manuellement cet ensemble à roues ou carrousel, on peut présenter successivemeat chacun des sacs en jute devant la vidange du robinet à sas; le liquide caloporteur s'écoule du sac dans le bac et l'on peut Jeter le sac quand il est rempli. D'autre part, la chaudière comporte à sa paroi latérale un régulateur automatique de niveau 105 (Fig. 2 et 5) associé à une vanne modulante 106 insérée dans une canalisation; 107 dont l'extré- mité supérieure 108 est raccordée à la chaudière et l'extrémité in iérieure 109 plonge dans le bac 102; avantageusement la partie in férieure de la canalisation 107 est un tuyau souple. I1 est clair que la vanne modulante 106 reste fermée tant que le niveau de liquide caloporteur se maintient à une valeur prédéterminée, mais qu'elle s'ouvre progressivement en dessous de cette valeur et qu'elle aspire vers la chaudière le liquide caloporteur décanté dans le bac. I1 s'ensuit que le procédé conforme à l'invention permet, non seulement d'évacuer les solides libérés par la vaporisation, mais aussi de récupérer le liquide caloporteur accompagnant ces solides et ce, d'une façon automatique et continue sans casser le vide. Par ailleurs, il va de soi que toute installation où lion traite des solvants inflammables doit eatre protégée contre les risques d'explosion et d'incendie. Ces risques sont.rdduits ici au minimum par le fait qu'on n'utilise l'électricité que pour l'éclai- rage et pour alimenter les moteurs antidéflagrants des deux pompes. Les déplacements de toutes les autres pièces mobiles sont assurés de façon souple et souple par de l'air comprimé. Sans entrer dans les détails, on peut noter que l'appareil comporte, outre des boutons-poussoirs du type champignon, incorporés à un premier tableau de commande, les autres accessoires et appareils pneumatiques suivants :: - un thermomètre indicateur pour relever la température du liquide caloporteur; - un thermomètre indicateur pour relever la température de sortie de l'eau du condenseur tubulaire; - des manomètres de contrôle pour l'eau de refroidissement, l'air comprimé, la vapeur d'eau, le degré de vide régnant dans Iten- ceinte de distillation; - trois régulateurs pneumatiques. modulants dont 2 pour régler la température du liquide caloporteur et l'admission du solvant usé, et le dernier pour contrôler les 2 premiers en fonction du vide, et - sept ensembles de détendeurs régulateurs de pression avec mano mètre pour les circuits aj du vérin pneumatique 97 du robinet à sas 14; b) du vérin pneumatique 93 du système à raclettes 79; c) de la vanne modulante 20 d'admission de vapeur; d) de la vanne modulante 45 d'admission de solvant; e) de la vanne modulante 106 d'admission de fluide caloporteur et, f) de régulation du vide. Le régulateur de température qui commande le circuit de chauffage est entièrement ladEpendant. Par contre, le second régula- teur de température, qui est identique5 travaille en combina-i son avec le régulatc-ur de vide, de sorte que le solvant usé n'est admis que si les conditions de vide et de température ont atteint ensemble leurs valeurs respectives. Dans un local adjacent à celui où se trouve l'appareil, exempt de risque de vapeur de solvant, on place un second tableau qui comporte les éléments suivants : - liii Jeu de fusibles par circuit ; - un contacteur par moteur; - un circuit de protection avec trois vannes magnétiques qui bloquent la vapeur de chauffage, l'entrée du solvant usé dès qu'un moteur sssarrete ainsi que la temporisation du robinet à sas; - un ensemble de deux minuteries dont lune règle la fréquence d'évacuation des résidus de distillation et l'autre le temps pré sumé pour évacuer les résidus en suspension.Cette dernière minuterie, si elle est montée en fonctionnement automatique, peut arrêter complètement les opérations de l'appareil, maisdans ce cas il convient d'équiper l'évaporateur d'un détecteur de hauteur de mousses, comportant par exemple une cellule photoélectrique, capable d'arrê- ter le chauffage} et d'admettre dans l'évaporateur un gaz inerte apte à faire descendre les mousses. Diantre part, en ce qui concerne la mise sous vide de l'appareil, au début des opérations du procédé, il y a lieu de noter qu'il est nécessaire d'amorceur la pompe à vide 39 en y introduisant du solvant frais, par l'entrée 110, comprenant une vanne et un entonnoir, montée sur l'échangeur primaire 57. Bien entendu l'invention n'est pas limitée à la forme d'exécution qui a été décrite et représentée à titre d'exemple et on ne sortirait pas de son cadre en y apportant des modifications. R E V E N I C A T I O N S 1.- Procédé automatique et continu de vaporisation in stantande sous vide pour la récupération de solvants usés, caraté- risé en ce qu'on chauffe dans une enceinte sous dépression un volune donné d'un liquide caloporteur comme une huile minérale légère par échange thermique au moyen d'un fluide thermique corme la vapeur dreau, on fait circuler ee liquide caloporteur entre cette enceinte et une seconde enceinte située au-dessus de la première, soumise à la même dépression, on introduit des solvants usés par aspiration dans la seconde enceinte, cette aspiration s'établissant automatffque- ment en fonction de la valeur mesurée de la dépression dans lZen ceinte et de la température du liquide caloporteur, on évapore à la surface du liquide caloporteur chaud les solvants usés, on condense la vapeur des solvants, on aspire liquide ainsi récupéré et on le refoule dans un réservoir d'où il stécoule par gravité vers lXex- térieur et, simultanément, on recueille au fond de la première enceinte, sous la forme de boues contenant du liquide caloporteur, les solides libérés par la vaporisation des solvants, on évacue constat ment les boues vers l'extérieur par gravité sans introduire drain dans les enceintes, à un rythme qui dépend de la concentration et du pouvoir de floculation des solides, on laisse décanter les boues et l'on ré-injecte par aspiration dans la première enceinte le liquide caloporteur récupéré, cette opération se déclenchant automatiquement dès que le niveau de liquide caloporteur dans l'enceinte descend en dessous d'une valeur prédéterminée. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on maintient dans les enceintes une dépression de 60 à 90 torr renviron. 3.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on chauffe le liquide caloporteur à une température de 100 à 1300C environ. 4.- Appareil pour réaliser le procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte, d'une part, une chaudière cylindrique, montée horizontalement, avec une trémie de décantation pourvue d'un robinet à sas ayant un boisseau à trou borgne pour évacuer des boues de vaporisation, par gravité, saus introduire de l'air dans l'appareil et, d'autre part, un évaporateur de forme tronconique apte à vaporiser instantanément des solvants usés, mon- té horizontalement au-dessus de la chaudière, portant à son point culminant un condenseur, incliné vers le bas, dont la sortie est raccordée à l'entrée d'aspiration dtune pompe à vide tandis que la sortie de cette pompe peut refouler le condensat de la vaporisa- tion vers un réservoir d'où il s'écoule par gravité vers lteYté- rieur, la trémie, la chaudière et l'évaporateur étant chacun enve loupé dune chemise dans laquelle on peut faire passer un fluide thermique tel que de la vapeur d'eau, la chaudière dlune part, qui contient un liquide caloporteur comme une huile minérale légère qui peut être chauffée par le fluide thermique, étant équipée à sa paroi extérieure d'une régulateur automatique de niveau, d'une tubulure raccordée à l'entrée dtaspiration de la pompe de circulation et d'une tubulure raccordée à une canalisation de liquide caloporteur récupéré, l'évaporateur, d'autre part, étant raccordé en son point le plus bas à la chaudière par un conduit droit et raccordé en outre à la sortie refoulante de la pompe de circulation par une conduite à laquelle est raccordé un tuyau plongeant dans un ré- servoir de solvant usé, l'admission de ce dernier par aspiration dans l'évaporateur étant commandée par une vanne modulante asservie à la valeur mesurée de la dépression réduite dans l'évaporateur et de la température du liquide caloporteur, la chaudière et 1,7apo- rateur étant raccordés entre eux à leur partie supérieure pour égaliser les pressions et comportant chacun, d'une part, une grande porte démontable de visite pouvant avoir un hublot éclairé et, d'autre part un dispositif à palettes pour racler les parois intérieures, ces dernières étant revêtues d'une matière anti-adhésive. 5.- Appareil suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le boisseau à trou borgne du robinet à sas est apte à- tour- ner automatiquement sur son axe, la rotation étant commandée par une vérin pneumatique, une came, un Jeu de relais et une minuterie électrique agencés de mani8re que l'ouverture du trou borgne se présente alternativement vers la trémie de décantation pour le remplis sage et, quelques instants plus tard, vers l'extérieur pour la vidange des solides, le mouvement du boisseau étant bloqué par la came à chaque passage par le point mort ou remplissage et étant remis en marche par une minuterie électrique dont la fréquence d'ac- tion est réglée en fonction de la concentration des solides et de leur pouvoir de floculation. 6.- Appareil suivant la revendication 5, caractérisé en ce quril comporte, sous le robinet à sas, un bac rotatif ou carrousel monté sur roues, guidé en son centre par un axe enfoncé dans le sol, garni de paniers métalliques pouvant être pourvus de sacs en Jute ou une matière poreuse analogue pour recevoir des boues, le liquide caloporteur recueilli par filtration dans le bac pouvant être ré- injecté dans la chaudière par aspiration. 7. Appareil suivant la revendication 6, caractérisé en ce que la canalisation de liquide caloporteur récupéré, raccordée à la chaudière, plonge dans le bac et comporte une vanne modulante, raccordée au régulateur automatique de niveau, qui reste fermée tant que le niveau de liquide dans la chaudière se maintient à une valeur prédéterminée mais qui s'ouvre automatiquement en dessous de cette valeur et aspire vers la chaudière le liquide caloporteur récupéré dans le bac. 8.- Appareil suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le dispositif de raclage, dont sont munis tant l'évaporateur que la chaudière, comporte à l'intérieur des palettes montées en croix sur des ressorts fixés sur un arbre horizontal qui peut tourner entre un palier de rotation et un palier de guidage étanche, les deux arbres traversant ce dernier palier du même côté de leap- pareil, leurs extrémités étant engagées chacune dans un mécanisme à cliquet monté sur un bras et les deux bras étant filés aux deux extrémités de la tige à piston commune dtun verin pneumatique à double effet apte à faire tourner les deux arbres, de sorte que les palettes exercent sur les parois, revêtues d'une matière anti-adhésive, un léger raclage qui les maintient en état de propreté. 9.- Appareil suivant la revendication 4, caractérisé en ce que la pompe de circulation capable d'amener dans l'évaporateur le liquide caloporteur chaud nécessaire pour la vaporisation instar tante de solvants usés, est une pompe du type centrifuge à roue ouverte, rendue étanche par un bourrage mécanique, accouplée directement à un moteur électrique antidéflagrant pourvu d'un disque refroidisseur pour éviter la surchauffe. 10.- Appareil suivant la revendication 4, caractérisé en ce que la pompe à vide, qui est destinée à maintenir sous atmosphère réduite et à refouler le condensat vers l'extérieur, est une pompe du type à anneau liquide, rendue étanche par un bourrage mécanique et montée sur une taque commune avec un moteur antidéflagrant. 11.- Appareil suivant la revendication 10 caractérisé en ce que l'anneau liquide de la pompe est formé et entretenu par autoalimentation en condensat d'une fraction du condensat refoulé vers l'extérieur, cette fraction, prélevée à un premier réfrigérsat dit échangeur primaire et refroidie dans un second réfrigérant dit écran. geur secondaire, étant aspirée par la pompe à travers le serpentin de ce dernier. 12.- 4ppareil suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le condenseur St du type à faisceau tubulaire refroidi par circulation d'eau, dont la partie avant, ferrée vrs 1 bau par un disque dexplosion, est raccordée à 1 sortie de l'evaporateur ex dont la partie arrière constitue ure chambre de réception de condensat, ce dernier étant dirigé vers l'entrée de la pompe à vide ar ure tuyauterie, une partie de liteau de circulation provenant de l'échangeur de chaleur à serpentin et le snlde étant amené automatiquement à l'entrée d'eau par une vanne thermostatique dont le bulbe sensible est logé à la sortie d'eau.