la présente invention concerne un procédé pour l'application en une seule passe de systèmes liquides sous forme de mousse, sur des monofilaments, multifilaments, mèches, câbles et structures textiles planes. Des procédés pour l'application quantitative en une seule passe de préparations de filage liquides par exemple1 sous forme liquide ou de mousse, sont connus. Un tel procédé est décrit par exemple dans le brevet belge nG S22 64i et a demande de brevet français publiée sous le n 74/39056. Dans ce procédé, le système liquide est dosé de préférence par une pompe à engrenage. Une pompe à engrenage est necessaire dans ce cas pour chaque poste, c'est-à-dire pour chaque fil par exemple, afin d'obtenir une précision de dosage élevée. Le liquide est également dosé à l'aide d'une pompe à engrenage par poste dans le cas de l'application du systeme liquide sous forme de mousse.Le moussage s'effectue à chaque poste dans un organe applicateur spécial. Ce procédé est certes inégale pour la précision du dosage à chaque poste, mais exige un appareillage important, à savoir une pompe à engrenage et un organe applicateur, y compris un dispositif de moussage, par poste. Le brevet suisse no 514 6g4 décrit un procédé dans lequel un agent de brillantage au de consolidation subit un moussage central, dans une machine multiposte, puis est appliqué sur les fils par des fentes de sortie; sur lesquelles les fils sont guidés en contact direct. La précision de dosage est toutefois sérieusement affecrée.A ia limite, il peut même arriver qu'un poste, voire plusieurs, ne soient pas alimentés. ta division du courant de mousse total en nombreux courants partiels steffectue en effet par des résIstances d'écotilepient, qui sont susceptibles de varier facilement dans le temps, quand des produits d'abrasion du fil ou des particules de salissure de ce dernier se fixent dans la fente de sortie la résistance à l'écoulement augmente alors dans la canalisation considérée, Il en resulte que cette canalisation débite moins, voire ne débite plus à la limite.En d'autres termes, un organe applicateur à fente est très critique quand un organe doseur séparé n'est pas pren.l en aval de chaque fente, comme dans le cas du procédé faisant l'objet du brevet belge no 822 641 et de la demande de brevet français publiée sous le n 74/39056. L'invention a pour objet un procédé d'application économique de mousse en une seule passe, avec une precision de dosage elevee, même sur des périodes prolongées. Selon une caractéristique essentielle de liinvention, un courant dose de mousse de structure homogène, a pores fins et produite continu ment, est divisé dans un répartiteur, de préférence par des résistances a l'écoulement, en plusieurs courants partiels, en nombre égal à celui des monofilaments, multifilaments, mèches, rubans ou structures textiles planes, ces courants partiels sont déposés sous forme de rubans de mousse sur un rouleail rotatif au moins; et les monofilaments, multifilaments, mèches, câbles et structures textiles planes sont guidés avec precision sur le -ou les rouleaux1 dans les rubans de mousse, dont ils enlèvent la mousse en totalité. Le procédé selon l'invention est avantageux en particulier dans les applications suivantes. Il convient remarquablement bien d'une part pour les machines multipostes, traitant au moins un fil, etc. par poste; il se prête particulièrement bien aussi à l'application à des métiers à filer, déjà équipés de rouleaux de préparation et d'entrainements appropriés (cf. exemple 1). L'appareillage nécessaire dans ce cas comporte une pompe à engrenage par machine, un groupe de moussage, un répartiteur de mousse, plusieurs embouts de canalisation de mousse, produisant les rubans de mousse de largeur constante sur le rouleau rotatif (le nombre de ces embouts étant égal à celui des postes de la machine). Le procedé selon 11 invention présente dans ce cas l'avantage essentiel d'une rentabilité plus elevée que celle du procédé selon le brevet belge nQ 822 641 et la demande de brevet français publiée sous le nO 74/39056 par exemple. Le procédé selon l'invention est par ailleurs applicable avec succès à une machine à un seul poste, devant traiter régulièrement de nombreux fils, etc. guides à des intervalles discrets et sur laquelle une préparation en une seule passe sur un organe applicateur statique est difficile ou impossible, soit pour des raisons économiques, du fait de la possibilite de dosage à l'aide d'uneponpe à engrenage par'fil, etc. soit pour des raisons techniques, te procédé selon l'invention offre dans ce cas des avantages économiques et/ou techniques (cf. exemples 2 et 3). Le succès de l'application- du procédé selon l'invention suppose la production d'une mousse pores très fins et de stabilité élevée. On con nait de multiples possibilités de production de mousse. Tout type de production de mousse répondant aux conditions suivantes convient pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention: absence de modification chimique du systeme liquide à appliquer; production d'une mousse a pores tres fins, ayant un diamètre inférieur, ou mieux très inférieur à 1 mm et conduisant à une structure de mousse stable, ne variant pratiquement pas pendant une minute au moins après la production. Un procédé de moussage, faisant l'objet d'une demande de brevet séparée, est appliqué dans ce cas avec succès.Le moussage s'effectue physiquement et le courant de liquide est dosé par une pompe engrenage . te gaz vecteur utilisé de préférence est de l'air comprimé a pression constante, de 2 à 15 bars par exemple. Le liquide et le gaz vecteur sont mélangés dans un mélangeur statique, 'est-à-dire que le moussage s'effectue dans un mélangeur statique comportant de préférence plusieurs étages en série et présentant un rapport total longueur/diametre de 10/1 au minimum et de préférence de 10/1 à 100/1. Une forme de réalisation avantageuse et facile à produire 2'un mélangeur statique, se prêtant au moussage de liquides à faible viscosité (viscosite dynamique 0,1 Pa s) est constituée par plusieurs tubes de verre en série, bourrés d'un multifilament de poliamîde 6 texturé (mèches de tapis). Le titre et la densité de bourrage du multifilament doivent etre maintenus constants dans chaque unité.Ce procédé produit sur de très longues périodes une mousse à pores très fins (semblable à de la mousse à raser) et de stabilité elevee, dont ia structure ne varie pas méme apres de longues minutes. Des résistances à l'éoulement identiques permettent de diviser facilement cette mousse fine et stable, contenant plus de 90 % diapir, en courants partiels de mousse égaux. Grâce à sa sta Bilait élevée, cette rousse peut entre transportée du groupe de moussage central au poste d'utilisation sur des distances de quelques dizaines de mètres, voire plus, dans des canalisations rigides ou flexibles, sans modification de la structure et par suite de la précision de dosage de la mousse. Lorsqu'on essaie de diviser un courant liquide dosé avec précision en plusieurs s courants partiels devant étre égaux, à l'aide de résistance. à l'écoulement, une brève réussite est certes possible, mais des perturbations Importantes, représentant 50 t ou plus d'écart par rapport à la valel-r de consigne, sont inévitables sur de longues periodes, correspondant à une marche continue pendant des semaines ou des mois. t1 expérience permet toutefois la constatation étonnante suivante : cette opération est possible pendant de très longues périodes en cas d'utilisation d'une mousse fine et stable, contenant plus de 90 % de gaz. Ce résultat traduit le grand avantage de l'utilisation dJun courant de mousse. il semble que le pourcentage ou la pression de gaz élevé régularise notablement la division en présence d'une structure de mousse stable, Cette précision de dosage est toutefois rapidement perdue quand la mousse sort par un orifice ou une fente sur lequel le fil, etc. à enduire passe directement; les produits d'abrasion ou les particules de salissure entraînees risquent en effet dlentralner une obturation partielle rapide de l'ouverture. Il est possible d'ester totalement les défauts provoqués par le fil, etc. mobile (abrasion, particules de salissure, etc,) en déposant selon 11 invention le ou les courants partiels de mousse, sous forme de rubans de mousse, sur un-rouleau au moins tournant lentement, avec reprise de la mousse par le fil, etc, On constate avec étonnement que ce système de transfert de la mousse fonctionne de façon rigoureusement quantitative. La largeur d'un ruban de mousse est fixée par une filière appropriée - trou ou fente - et doit sur le rouleau rotatif, être au moins toujours égale, ou mieux légèrement supérieure à la largeur du fil, etc, sur ledit rouleau, Lorsqu'il est guidé au centre du ruban de mousse, le fil, etc. enlève cette derniere quantitativement. il s'agit donc d'un véritable pro cedé en une seule passe, c'est-à-dire sans perte. te matériau du rouleau doit résister a l'usure. Les rouleaux classiques de préparation pour filage en carborundum (carbure de silicium3 ont donné d'excellents résultats pour le transfert de la mousse, Les vitesses de rotation appropriées du rouleau sont comprises entre 1 et 100, et de préférence entre 1 et 50 1/mn La vitesse de rotation du rouleau fixe l'épaisseur du ruban de mousse, pour une masse de mousse prédeterminée, il en résulte l'avantage suivant le fil, etc, se déplace entièrement dans la couche de mousse, c'est-a-dire qu'il plonge entièrement dans la mousse, qui l'entoure de tout cdt.On obtient également ainsi une application de mousse sur tous les cotés du fil, etc,, et sim-ultanément, dans le cas d'une structure constituée par plusieurs filaments, une application régulière sur tous ces derniers. Un fil, etc, se déplaçant rapidement dans un épais ruban de mousse ne le disperse absolument pas par soufflage ou projection, du fait de la stabilité élevée et de la cohésion remarquable de la mousse. te ruban de mousse est régulièrement aspiré par le fil, etc, te procédé selon l'invention est utilisable pour l'application de preparations de filage7 avivages de tous types, produits de brillantage, produits d'encollage, apprêts, etc.Il se prête aussi à llapplication quantitative de solutions de teinture en une seule passe. Ce point represente un avantage particulier pour l'intégration directe d'une teinture dans un processus de production continu. Il est facile de mousser physiquement la plupart des systèmes liquides d'un emploi courant. Lorsque le moussage d'un système présente toutefois des difficultés, de faibles additions d'un mouillant du commerce substance tensio-active) permet d'obtenir facilement la moussabilité. Des additions inférieures à 1 % suffisent généralement. Il en est ainsi pour tous les systemes aqueux étudiés jusqu'à présent. L'invention a également pour oblats des dispositifs pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à l'aide de la description détaillée ci-dessous et du dessin annexé sur lequel les figures 1 et 2 représentent chacune un dispositif selon I 'inventon pour l'application en une seule passe de systèmes liquides, sous forme de mousse, sur des monofilaments, fils, meches, câbles et structures textiles planes. Sur la figure 1, un groupe de moussage 1, dont le fonctionnement a été précédemment décrit, est relié au répartiteur 3 par une canalisation 2 parcourue par le courant total de mousse. Ce répartiteur 3 est par exemple constitué par un cylindre circulaire 3 en Plexiglas, disposé verticalement, mais peut aussi présenter une autre forme quelconque, tant que cette der:lière permet d'assurer la fonction de ce répartiteur, habituelle et connue du technicien.Dans le cas du cylindre en Plexiglas cité à titre d'exemple, l'entrée s'effectue par le bas, suivant l'axe du cylindre. plusieurs tubulures 4 radiales et de mènes dimensions sont disposées dans un olan horizontal du cylindre et équidistantes sur l'enveloppe de ce dernier, pour la sortie des courants partiels de mousse, Des flexibles plastiques transparents 5, de meme longueur,sont fixés sur les tubulures. Chaque courant partiel de mousse est dirigé dans une filière plate 6, montee en rotation sur une barre 7, fixée sur la paroi de la machine. Le ruban de mousse S s'écoule de la filière plate 6 sur le rouleau rotatif 9. La nappe de fils 10 est tirée à travers le ruban de mousse 8. Les bagues plastiques 11, fixées sur le rouleau 9, maintiennent constante la largeur de la nappe de fils. Sur la figure 1, un groupa de moussage 1 est relié a un répartiteur 12 par une conduite 2, parcourue par le courant total de mousse, comme sur la figure 1. Le répartiteur 12 est constitué par une cavistes formée par une plaque métallique 13 et une plaque de Plexiglas 14, s'élargissant progressivement à partir du point d'allmentation 15 et dont la surface de base est un triangle isocèle. Le côté du triangle opposé au point d'alimentation 15 (au voisinage d1un sommet du triangle, porte la sortie sous forme de capillaires métalliques 16, équidistants et perpendiculaires à ce côté.Les -capillaires métalliques sont fixés dans la plaque de métal 13. Cette dernière comporte, en amont des capillaires dans le sens de l'écoulement, des évidements semi-coniques, régularisant lsecoulement dans les capillaires; deux évidements voisins sont presque en contact à leur origine (dans le sens de l'écoulement'). La hauteur de la cavité est fixee sur toute la surface par un film d'écartement plastique 17. Ce film couvre aussi la zone des évidements semi-coniques et celle des tubes capillaires. Un courant partiel de mousse sort de chaque capillaire.Le répartiteur est disposé en amont d un rouleau rotatif 18 en carborundum, de façon que les orifices de sortie de tous les capillaires se trouvent à une distance constante du rouleau, de l'ordre de quelques millimètres. Les axes des capillaires sont donc perpendiculaires à l'axe du rouleau. Les nappes de fils 19 sont à traiter selon l'invention. Les canalisations 20 et 21 des groupes de moussage 1 sur les figures i et 2 assurent l'alimentation en air et en liquide. Le procédé selon l'invention fait l'objet ci-dessous d'une description détaillée à l'aide de trois exemples. Exemple 1 Un metier à filer à neuf postes, pour multifilaments de polyamide 6, est equipé d'un groupe 1 de moussage physique. Le courant liquide total de la préparation de filage à 24 % (émulsion d'huile dans l'eau) - soit 8,0 lXh - est dosé par une pompe à engrenage dans le groupe de moussage, où de l'air comprimé à 7,0 bars est dispersê dans le liquide, à l'aide de quatre tubes en série, d'une longueur de 15 cm, d'un diametre intérieur de 2 cm et bourrés avec un multifilament texturé de polyamide 6. On obtient une mousse stable à pores fins de moins de 0,6 mm, avec un pourcen tage d'air de 95 z en volume. Ce courant total de mousse est dirigé dans un repartiteur 3 par la canalisation 2, selon la figure 1. Neuf tubulures radiales identiques sont disposées dans un plan horizontal du cylindre et équidistantes sur l'enveloppe de ce dernier - a des intervalles de 40G - pour la sortie des courants partiels de mousse. Neuf flexibles plastiques transparents 5, d'un diamètre intérieur de 4,0 mm et de meme longueur, sont fixés sur les neuf tubulures. Tous les flexibles ont une longueur de 5,0 m. Chaque courant partiel de mousse est dirigé dans une filière plate 6, d'une largeur de 28 mml d'une hauteur de fente de 0,15 mm et montée en rotation sur une barre 7, fixée sur la paroi de la machine. Le courant partiel de mousse s'écoulant de la filière plate 6 est déposé sous forme d'un ruban de mousse 8, d'une largeur de 30 mm, sur un rouleau 9 en carborundum, tournant à 4,0 tr/mn. La nappe de fils 10, de titre dtex 8000/fl26, est tirée a 370 m/mn à travers le ruban de mousse 8. Les deux bagues plastiques 11, fixées sur le rouleau 9, amènent la nappe de fils à la largeur constante de 30 mm. Le fil enlève quantitativement la mousse qui lui est offerte; la partie de la surface du rouleau en contact avec le fil est ensuite parfaitement exempte de mousse ou de liquide. La mousse est enlevée du rouleau sans produire la moindre projection, pulvérisation ou goutte. tes dépôts sont mesures sur les fils enroulés sur les bobines de filature; leur moyenne sur une période 3 mois est de 3,6 % d'eau et 1,2 z d'huile par rapport à la masse de fibres. Les écarts relatifs d'un poste à 11 autre, en fonction du temps (3 mois) sont inférieurs à +7 % pour un dépôt aqueux et inférieurs à +4 % pour un dépôt huileux (extrait a l'éther de pétrole) tes écarts du dépôt aqueux, supérieurs à ceux du dépôt huileux, résultent d'effets de vaporisation différents.La precision de dosage de ce type simplifié de préparation en une seule passe est inférieure d'une valeur negligeable à celle de la préparation en une seule passe avec une pompe a engrenage par poste. La rentabilite du nouveau procédé appliqué dans ce cas est toutefois nettement meilleure. Exemple 2 Dans une installation produisant des fils de tissage en polyamide 6, 56 fils (monofilaments) de titre individuel dtex 400 (titre final), sont traités par le procéde selon l'invention, juste avant le bobinage, avec un avivage qui seul permet la mise en oeuvre sur des métiers à tisser rapides. Il s'agit d'une émulsion d'huile dans l'eau 20 %. Les fils sortent de l'installation de production à une-vitesse de 200 m/mn. Les fils sont reunis deux par deux en doubles fils, puis séparés de nouveau en fils individuels avant le bobinage.Un rouleau cannelé guide 28 fils doubles avec un écartement de 6 mn Un groupe de moussage 1, précédemment décrit à l'aide des figures et dans l'exemple 1, est utilisé selon l'invention, avec une pompe a engrenage, pour le dosage du courant total de liquide. Le moussage s'effectue avec de l'air comprimé à 7 bars, puis la mousse est appliquée sur les fils par le dispositif selon figure 2. Le côté du triangle oppose au point d'alimentation 15 ( proximite d'un sommet du triangle) porte la sortie, sous forme de 28 capillaires métalliques 16, équidistants et perpendiculaires à ce côte. Ces capillaires, d'une longueur de 15 mm et d'un diamètre intérieur de 0,7 mu, sont encastrés dans la plaque métallique 13 Le rouleau 18, d'un diamètre de 130 mm, tourne A 6 tr/mn. Des rubans de mousse equidistants, d'une largeur d'environ 2 mm, sont déposes sur le rouleau. Un double fil 19 (cf. figure 2) se déplace dans chaque ruban et le prélève quantitativement.Les écarts du dépôt huileux - seul intéressant pour la mise en oeuvre ultérieure des fils en polyamide 6 -, mesurés sur 56 fils individuels pendant une période de 1 mois, sont de +6 % pour un dépôt nominal de 0,9 %, rapporté à la masse de polyamide. Dans le cas d'un dépôt d'avivage comparable à l'aide d'un rouleau de préparation- plongeant dans un réservoir à alimentation continue, les ecarts atteignent environ +50 % pour un dépôt moyen de 0,4 % seulement. Le procédé selon l'invention permet non seulement un dosage plus précis que le rouleau de préparation, mais aussi le dépôt de quantités beaucoup plus importantes. Dans le procédé selon l'invention pour l'avivage de fils en polyamide, il est apparu avantageux de remplacer en service continu le rouleau lisse par un rouleau rainure 18 en corborundum, de sorte que chaque fil double est guide par une rainure approximativement triangulaire, dans laquelle le ruban de mousse est déposé. Le meilleur guidage des fils assure un enrobage encore plus regulier par le produit d'avivage. On a tenté d'appliquer par diverses autres méthodes le produit d'avivage en une seule passe sur les fils déplacés à des intervalles réguliers. A l'heure actuelle, il n'existe aucun autre procéde en une seule passe, fonctionnant bien et économiquement pour cette application. Exemple 3 Le montage, décrit en détail dans l'exemple 2 et sur la figure 2 pour le traitement de 28 fils doubles de polyamide 6 avec des systèmes liquides sous forme de mousse, a servi à une teinture continue des fils dans la chaine de production des fils, en amont d'un séchoir. La vitesse des fils est de 200 m/mn, la température du sechoir de 130 "C, le temps de séjour des fils dans le séchoir de 1,8 s. On a utilisé une solution aqueuse à 1,6 % d'un colorant vert. Le dépot nominal de concentré a dte ajusté àO,17 % par rapport à la masse de polyamide.Un moussage de cette solution aqueuse de colorant est certes possible, mais la structure de la mousse est très hétérogène, ce qui rend impossible une division précise du courant de mousse en plusieurs courants partiels égaux. L'addition de 0,8 % en volume d'un agent mouillant du commerce - du type recommandé pour le nettoyage - permet de transformer la solution de colorant en une mousse stable et très fine, et par suite d'appliquer le procedé selon l'inventIon. Un rouleau rainuré est utilisé pour le transfert. Chaque double fil prélève quantitativement la mousse colorée dans les rainures. Par suite de la température élevée dans le séchoir, le colorant diffuse rapidement à l1inté- rieur du fil. Une étude du fil bobiné après refroidissement en aval du séchoir montre que le colorant est réparti de façon homogène dans la masse du fil et ne peut pas être enlevé par essuyage de la surface.Aucune différence de couleur n'est perceptible à l'oeil d'un fil à l'autre ou entre des fils produits à divers moments au cours d'un meme mois.Le procédé selon l'invention permet de corriger toute nuance obtenue de façon classique dans un bain du même coloriant, et ce à l'aide de deux paramètres la concentration en colorant et, dans une moindre mesure, le volume de solution ajouté avec dosage. En général, la solution de colorant utilisée selon l'invention doit avoir une concentration différente de celle utilisée en bain pour donner la même nuance. Des valeurs de la concentration de la solutior et du dépôt total, déterminées empiriquement une fois par comparaison visuelle avec l'essai de teinture au bain, pour une nuance donnée, fournissent la même nuance reproductible à tout moment. Le procédé selor. l inventior. est sur ce point très nettement supérieur au procéde au baip. Bien entendu, diverses modifications peuvent étre apportées par l'homme de l'art au procédé et aux dispositifs qui vlennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs, sans sortir du cadre de l'invention. Revendications d. Procédé pour l'application régulière en une seule Usasse de systèmes liquides, sous forme de mousse1 sur des monofilaments, multifilamentsr mèches, câbles et structures textiles planes, ledit procédé étant carac ternis3 en ce qutun courant dosé de mousse de structure homogène, à pores fins et produite continument3 est divisé dans un répartiteur, de préférence par des résistances à l'écoulement, en plusieurs courants partiels, en nombre égal a celui des monofílaments, multifilaments, mèches, câbles ou structures textiles planes; ces courants partiels sont déposés sous forme de rubans de mousse sur un rouleau rotatif au moins; et les monofilaments1 multifilaments, mèches, câbles et structures textiles planes sont guidés avec précision sur le ou les rouleaux, dans les rubans de mousse, dont ils enlevent la mousse en totalité. 2. Procédé selon revendication 1, caractérisé en ce que plusieurs monofilaments ou multifilaments sont guidés avec des intervalles par un rouleau rotatif sur lequel des rubans parallèles de mousse, à masse constante, sont déposés continument, en nombre égal à celui des monofilaments ou multifilaments, dont chacun est guidé avec précision dans un ruban de mousse et enleve la totalité de la mousse du ruban sur le rouleau. 3. Procédé selon une des revendications l et 2, caracterise en ce que le système liquide à appliquer et mousse physiquement et la mousse a des pores d'un diamètre inférieur a i mm. 4. Procédé selon une quelconque des revendications I à 3, caractérise en ce que la largeur d'un ruban de mousse est prédéterminée par une filière et est toujours égale ou supérieure a la largeur du monofilament, multifilament, mèche, ruban ou structure textile plane sur le rouleau rotatif. 5. Procédé selon une quelconque des revendications l a 4, caractérisé en ce que le rouleau sur lequel le ou les rubans de mousse sont déposés puis préleves par les monofilaments, multifilaments, mèches, câbles ou structures textiles planes, tourne lentement a une vitesse comprise entre 1 et 100 tr/mn, et de préférence entre 1 et 50 tr/mn; et l'épaisseur des rubans de mousse est ajustee a l'aide de la vitesse de rotation du rouleau, pour un dépôt prédéterminé. 6. Procédé selon une quelconque des revendications l à 5, caractérisé par l'emploi comme systèmes liquides appliques sous forme de mousse de préparations de filage, avivages, produits de brillantage, produits d'en collage, apprêts, solutions de teinture ou autres. 7. Procédé selon une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par l'emploi de rouleaux en carborundum (SiC) de préférence pour l'ap- plication de préparations de filage et d'avivages sous forme de mousse. 8. Procédé selon une des revendications l et 2, caractérisé en ce que le moussage s'effectue de préférence avec de l'air et le pourcentage volumétrique de la mousse en gaz est de préférence supérieur à 90 %. 9. Procédé selon une'des revendications l et 2, caractérisé par l'addition d'un mouillant en très faible concentration, de 5 % maximum, un système liquide dans le cas d'une moussabilité insuffisante de ce dernier. 10. Procédé selon une des revendications l et 2, caractérise par l'emploi d'un seul organe doseur du courant toal de liquide pour le traitement de plusieurs monofilaments, multifilaments, meches, rubans ou structures textiles planes avec des systèmes liquides sous forme de mousse. 11. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon revendication l, caractérisé en ce qu'un groupe de moussage est relié par une canalisation, parcourue par le courant total de mousse, & un répartiteur constitué par un cylindre droit creux, dispose verticalement, et dont l'enveloppe porte des tubulures de sortie radiales, de memes dimensions; le répartiteur est relié a des filières plates par les tubulures de sortie et des flexibles plastiques; et chaque filiere plate est disposee par rapport a un rouleau rotatif, de façon que la mousse débitée par ladite filière soit déposée sous forme d'un ruban de mousse sur le rouleau, entre des bagues plastiques. 12. Dispositif pour la mise en oeuvre du procedé selon revendication l, caractérisé en ce qu'un groupe de moussage est relié par une canalisation, parcourue par le courant total de mousse, a un répartiteur constitué par une cavité plate, formée par une plaque metallique et une plaque de Plexiglas, s'élargissant progressivement partir du point d'alimentation et dont la surface de base est un triangle isocele; ; la hauteur de'la cavité est fixee sur toute la surface par un film d'écartementi le cotez du triangle opposé au point d'alimentation porte la sortie, sous forme de capillaires métalliques équidistants et perpendiculaires & ce coté, et les capillaires métalliques sont disposés une distance de quelques millimètres d'un rouleau rotatif, perpendiculairement a son axe.