L'invention se rapporte aux machines de revêtement routier. Il existe des machines de ce type dans lesquelles une règle est disposée le long de leur extrémité arrière et consiste en deux parties placées l'une derrière l'autre. L'une des parties, à savoir la première, est fixe (sauf qu'elle peut être inclinée et entraînée à vibrer) par rapport au reste de la machine et l'autre, qui est disposée derrière la première, peut coulisser le long de celle-ci afin de permettre de faire varier la largeur totale de la règle.La seconde partie est classiquement l'une de deux parties identiques qui peuvent coulisser en sens opposés, vers l'extérieur d'une position de retrait, de manière à faire saillie au-delà des extrémités de la première partie de telle façon que lorsque la largeur totale de la règle est maximale, chacune des secondes parties est en saillie audelà de chacune des extrémités de la première partie. Selon un mode de réalisation antérieur d'un appareillage de ce type, chacune des secondes parties est portée par la première au moyen de deux supports télescopiques disposés dans le sens de la largeur de la règle. La mise en oeuvre de deux supports est destinée à empêcher la seconde partie de tourner autour de l'axe de l'un des supports et la présente invention a pour objet un appareillage de ce type qui est réalisé de manière à permettre d'utiliser un unique support télescopique, mais à empêcher la rotation de la seconde partie autour de l'axe du support. L'invention se rapporte donc à une machine de revêtement routier qui comprend une règle disposée en travers de sa largeur et dont la largeur utile hors tout est variable, cette règle étant en deux parties dont la seconde est disposée le long de la première le long de laquelle elle peut effectuer des mouvements alternatifs afin de permettre de faire varier la largeur totale de cette règle, machine caractérisée en ce que la seconde partie de la règle est portée par la première au moyen d'un support télescopique orienté dans la direction de la largeur de cette règle et dont l'élément extérieur est fixe par rapport à l'une desdites parties de la règle et coopère avec un organe qui est fixe par rapport à l'autre desdites parties de la règle, ledit élément extérieur comportant une surface extérieure dont la section transversale n'est pas circulaire et ledit organe coopérant avec cette surface extérieure de manière qu'il soit empêché de tourner autour de l'élément, mais qu'il puisse coulisser le long de ce dernier, et un mécanisme monté entre les parties de la règle étant destiné à en faire coulisser l'une le long de Vautre. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels: - la figure 1 est une élévation schématique d'une machine de revêtement routier; - la figure 2 est une vue en perspective avec arrachements partiels de la règle formant la partie arrière de la machine de la figure 1; - la figure 3 est une vue en plan de la règle représentée sur la figure 2; et - la figure 4 est une coupe transversale selon la ligne IV-IV de la figure 3. La machine de revêtement routier représentée sur la figure 1 est d'un type bien connu, mais diffère des machines de l'art antérieur essentiellement par la forme de la règle qui en constitue l'extrémité arrière. La machine comprend de manière connue un châssis 1 monté sur des roues 2 de grand diamètre. Le châssis 1 supporte un plateau 3 sur lequel est monté le siège 4 du chauffeur et une console de commande non représentée est montée au devant du siège du chauffeur, un groupe moteur étant monté au devant de cette console. La règle porte la référence générale 10 et consiste en deux parties dont la première, portant la référence 11, est disposée au devant de la seconde qui porte la référence 12. La règle est assemblée de manière connue à un mécanisme destiné à la faire vibrer. Sa première partie 11 a une longueur qui correspond à celle de la machine. Les secondes parties 12 de la règle peuvent subir des mouvements alternatifs indé- pendants vers l'extérieur d'une position dans laquelle elles sont placées bout à bout de manière à occuper la largeur de la première partie 11 vers des positions dans lesquelles elles sont en saillie latéralement sur les extrémités opposées de la première partie 1 de manière à doubler pratiquement la largeur efficace de cette règle. La première partie 11 de la règle comprend quatre plaques 15 qui sont articulées en 16 sur le châssis 1, et des tendeurs 17, montés entre les plaques 15 et le châssis 1, permettent d'incliner la règle dans une plage étroite de manière qu'elle soit à la hauteur optimale correspondant à l'épaisseur du matériau étalé par la machine de revêtement. Une semelle 18 est reliée à la base de chacune des plaques 15. Les secondes parties 12 de la règle sont portées par la première partie 11 au moyen de supports télescopiques 30. Chaque support télescopique 30 et la seconde partie 12 qui lui correspond forment une image spéculaire des autres et donc un seul de ces groupes va être décrit en détail. Chaque support télescopique 30 comprend un élément extérieur 31 placé entre deux plaques 15 auxquelles il est fixé par ses extrémités. L'élément extérieur 31, dont la section est pratiquement octogonale, est formée de deux plaques latérales 32 soudées à des plaques supérieure et inférieure 33 et 34 placées entre elles. Des éléments de nervures 35, qui sont semblables et convergeant vers l'extérieur, sont boulonnes sur la longueur des plaques supérieure et inférieure. Des fourreaux 36 (figure 4) placés à l'intérieur de l'élément extérieur 31, dans des emplacements distants sur sa longueur, comportent un alésage circulaire qui est coaxial à l'élément extérieur 31, et l'élément intermédiaire 37 du support télescopique coulisse dans ces alésages. L'élément intermédiaire 37 constitue un coulisseau pour l'élément interne 38 dont l'extrémité extérieure est fixée à la plaque d'extrémité 41 de la seconde partie correspondante 12 de la règle. Chacune de ces secondes parties 12 de la règle comprend un guide 42 à l'extrémité correspondant à la plaque 41 ainsi qu'à l'autre extrémité. La plaque 41 et le guide 42 sont assujettis et forment le support de la semelle 44 par l'intermédiaire de biellettes 43. Le guide 42 est en deux pièces 42a et 42b fixées l'une à l'autre et dont les bords opposés forment une cavité dans laquelle l'élément extérieur 31 est enfermé. La cavité comprend des éléments de guide 45 qui sont diamétralement opposés et qui coopèrent avec les éléments de nervures 35 de manière à permettre au guide 42 de coulisser le long de l'élément extérieur 31, mais à empêcher le guide 42 et le reste de la seconde partie de la règle qui lui est assujetti de pivoter autour de l'axe du support télescopique. Ainsi, la seconde partie 12 de la règle peut exécuter un mouvement alternatif parallèlement à la première partie 11 et derrière celleci, la coopération du guide 42 et des éléments de nervures 35 interdisant la rotation de la seconde partie autour de l'axe et le support télescopique 30 assurant le maintien de la seconde partie de la règle à une orientation constante sur l'horizontale. Des groupes hydrauliques à piston et cylindre sont destinés à provoquer les déplacements des secondes parties 12 de la règle. Le groupe permettant de déplacer la seconde partie 12, qui est à droite dans la représentation du dessin, est représenté en 50. Ce groupe passe dans une ouverture 51 du guide 42 et traverse la plaque 15 qui se trouve à l'extrême droite de la règle dans la représentation du dessin. L'extrémité libre du piston 50a est reliée à la plaque d'extrémité 41, tandis que l'extrémité libre du cylindre 50b est reliée à un bout d'arbre creux 52 fixé à la partie gauche de la plaque 14, dans la représentation du dessin, c'est-à-dire à la plaque leva, Le cylindre passe dans un trou de l'autre des plaques 14, c'est-à-dire de la plaque 14b, et ainsi que par un trou des plaques 1 4a de manière à pénétrer dans le bout d'arbre 52.Ce bout d'arbre 52 est en saillie sur la plaque 14b et forme un organe de fixation de l'extrémité du cylindre. La mise en oeuvre d'un bout d'arbre creux 15 permet de déplacer la seconde partie 12 de la règle sur une distance plus grande qu'il serait possible de faire si le groupe 50 était simplement disposé entre la plaque 14b et la plaque 41. Un groupe identique 150, monté de manière semblable et formé d'un piston et d'un cylindre pénètre dans un bout d'arbre 152, ce dispositif 150 étant placé verticalement sous le dispositif 50. Chacun des dispositifs 50 et 150 peut être manoeuvré indépendamment de l'autre et lorsque l'un ou l'autre a été manoeuvré afin de déplacer la partie correspondante 12 de la règle sur une distance maximale à partir de sa position de retrait, le guide 42 entre en butée contre la plaque d'extrémité 15. Lorsque les dispositifs 50 et 150 ont été manoeuvrés de manière qu'ils provoquent le déplacement des secondes parties correspondantes 12 vers leur position de retrait maximal, les deux secondes parties 12 de la règle sont placées bout à bout et ne dépassent pas en longueur la première partie 11. Lorsque les secondes parties 12 de la règle sont à ces positions relatives, le bout d'arbre creux, par exemple celui qui porte la référence 150, de chacune d'elles se loge à l'intérieur d'un trou tel que 60 du guide 42 de l'autre. Les éléments 37 et 38 des supports télescopiques sont toujours recouverts par un capot tel que 80 qui est représenté avec arrachement partiel sur la figure 2, mais qui n'apparaît pas sur la figure 3. REVENDICATIONS 1. Machine de revêtement routier comportant en travers de son extrémité arrière une règle dont la largeur totale efficace est variable et qui est en deux parties dont la seconde est disposée le long de la première le long de laquelle elle peut effectuer des mouvements alternatifs afin de permettre de faire varier la largeur totale de cette règle, machine caractérisée en ce que la seconde partie de la règle est supportée par la première au moyen d'un support télescopique orienté dans la direction de la largeur de cette règle et dont l'élément extérieur est fixe par rapport à l'une des parties de la règle et coopère avec un organe qui est fixe par rapport à l'autre de ces parties de la règle, ledit élément extérieur comportant une surface extérieure dont la section transversale n'est pas circulaire et ledit organe coopérant avec cette surface extérieure de telle façon que sa rotation autour dudit élément soit empêchée, mais qu'il puisse coulisser le long de ce dernier, un mécanisme monté entre les parties de la règle étant destiné à en faire coulisser l'une par rapport à l'autre. 2. Machine de revêtement routier selon la revendication I, caractérisée en ce que l'élément extérieur du support télescopique est disposé entre des supports placés à distance et auxquels il est fixé, ces supports étant inclus dans la première partie de la règle. 3. Machine de revêtement routier selon la revendication 2, caractérisée en ce que ledit organe bute contre l'un desdits supports placé à distance de l'autre à chaque extrémité de la plage de mouvement de la seconde partie par rapport à la première partie de la règle. 4. Machine de revêtement routier selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que ladite surface extérieure de l'élément extérieur du support télescopique comporte deux nervures diamétralement opposées et faisant saillie vers l'extérieur. 5. Machine de revêtement routier selon la revendication 4, caractérisée en ce que lesdites nervures sont superposées verticalement l'une au-dessus de l'autre. 6. Machine de revêtement routier selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisée en ce que ledit organe est une plaque qui est assujettie à la seconde partie de la règle à l'intérieur d'une extrémité de cette dernière sur laquelle elle est orientée vers le haut. 7. Machine de revêtement routier selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le mécanisme monté entre les parties de la règle et destiné à être provoquer leur mouvement relatif est un vérin hydraulique. 8. Machine de revêtement routier selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la seconde partie de la règle représente l'une de deux parties identiques et, lorsque la largeur hors tout de la règle est maximale, chacune de ses parties est en saillie sur une distance égale sur les extrémités opposées de la première. 9. Machine de revêtement routier selon la revendication 8, caractérisée en ce que, lorsque la largeur hors tout de la règle est minimale, l'extrémité extérieure de chacune de ses secondes parties est située au niveau de l'une des extrémités de la première partie.