i 2007129 La présente invention concerne un procédé de fabrication de tôles d'acier électromagnétique mono-orientées, dont l'axe £100> d'aimantation facile est orienté dans la direction de laminage de la tôle d'acier. 5 Les tôles d'acier mono-orientées, en tant que matériaux ma gnétiques doux, sont_destinées à être utilisées surtout pour les noyaux en fer des transformateurs et autres appareils électriques. Il faut, pour leurs caractéristiques magnétiques, que les caracté-ristiques de magnétisation et les pertes dans le noyau soient aussi 10 favorables que possible. Dans la présente description, on utilise l'induction magnétique (en gauss) engendrée dans le noyau en fer -par une intensité (en Oersted) du champ magnétique comme valeur représentative des caractéristiques de magnétisation et la perte du noyau 15 W 15/50 (W/kg) pour une fréquence de 50 cycles et une induction magnétique en courant alternatif de 15.000 gauss comme valeur pour exprimer la perte de noyau, c'est-à-dire la perte d'énergie dissipée par le noyau de fer dans le cas oà une induction magnétique par courant alternatif donnée est imposée au noyau de fer. 20 Récemment, un problème important qui s'est présenté a été celui de réduire les dimensions des appareils électriques tels que les transformateurs, et, pour cette réduction des dimensions, il faut réduire le poids du noyau. En général, pour pouvoir réduire le poids du noyau destiné à des appareils électriques, il faut uti-25 liser une partie d'une tôle d'acier dans laquelle l'induction magnétique est élevée. De ce fait, il faut une tôle d'acier présentant une caractéristique d'aimantation favorable, c'est-à-dire une tôle d*acier dont la valeur de est élevée, et on attache une importance particulière à une tôle d'acier dans laquelle la satura-30 tion se produit pour une valeur élevée de l'induction magnétique B « D'autre part, il y a lieu de noter que lorsqu'on utilise une telle partie de tôle d'acier dans laquelle l'induction magnétique est élevée, la valeur des pertes-dans le noyau augmente générale* ment, cependant, par comparaison avec un matériau ayant une valeur 35 de B1q faible, une tôle d'acier dont la valeur de B^q est élevée présente des pertes dans le noyau beaucoup plus faibles dans la région des valeurs élevées de l'induction magnétique, et de plus l'augmentation des pertes dans le noyau est d'un taux d'autant plus faible que l'induction magnétique augmente. De plus, pour améliorer 40 la perte de noyau elle-même, il est devenu nécessaire d'obtenir des 69 13287 2 2007129 produits minces de manière à réduire les courants de Foucault qui interviennent pour une grande partie dans la perte de noyau. En général, dans le cas où une tôle d'acier au silicium mono ••orientée est utilisée comme noyau de fer dans des appareils 5 électriques, on cherche à obtenir des produits ayant de 0,50 à 0,30 mm d'épaisseur* Cependant, récemment, des produits présentant une finesse atteignant.O,28 mm, 0,23 mm ou même 0,15 pu 0,10 mm ont été demandés pour être utilisés non seulement dans des dispo* sitifs à. haute fréquence spéciaux mais également dans les noyaux 10 de fer pour les appareils électriques en général. Toutefois, la production de produits ayant une' épaisseur aussi faible que celles ci-dessus mentionnées, ne peut être assurée de manière convenable par les techniques conventionnelles qui consistent à utiliser le procédé dit de laminage à froid en deux stades antérieurement 15 adopté* En conséquence, on a espéré atteindre un nouveau résultat en utilisant une technique telle que la cémentation au soufre ou la cémentation au sélénium, comme décrit dans le brevet américain N* 3*333*111 du 6 Juillet 1964 « A l'heure actuelle, une tôle d'acier au silicium mono-orientée mince est produite par un 20 procédé tel que, par exemple, celui décrit dans le brevet américain N° 2.473*156 du 16 Novembre 1944. La présente invention a pour but de fournir des produits qui puissent satisfaire à la demande commerciale telle que ci-dessus exposée, dont l'épaisseur de la tôle est au maximum de 25 0,35 mm, plus particulièrement de fournir un procédé pour produire une tôle d'acier électromagnétique mono-orientée très mince dont l'épaisseur est voisine d'environ 0,15 mm, immédiatement à partir d'une tôle d'acier laminée à chaud, par un procédé de laminage A froid en plusieurs stades, sans qu'il soit nécessaire d'utiliser 30 le procédé de cémentation au soufre ou au sélénium* Les produits de la présente invention se distinguent plus particulièrement par une caractéristique excellente qui s'élève,à, au moins,18*500 gauss et au maximum à 20.10Q gauss* Dans le procédé conforme à la présente invention, pour 35 produire une tôle d'acier électromagnétique mono-orientée très mince présentant une Induction magnétique élevée, un acier normal ou un acier au silicium qui contient du carbone et de l'aluminium comme éléments indispensables, est produit selon un procédé sidérurgique, un procédé de fusion et un procédé de coulée classiques 40 qui sont utilisés normalement industriellement- l®acior ainsi 132Ô7 3 2007129 obtenu est soumis à un recuit en continu à 750 à 1.200°C et ensuite à un laminage à froid en deux stades, en interposant, entre ces deux stades un recuit intermédiaire, de manière à obtenir 1'épaisseur finale recherchée, le produit ainsi obtenu étant décarburé et 5 ensuite soumis à un recuit final pour produire des grains de recristallisation secondaire d'orientation ^L100>dans l'acier, la présente invention étant caractérisée plus particulièrement en ce que le recuit de la tôle d'acier laminée à chaud est effectué dans une gamme de température élevée comprise entre 750 et 12QO°C 10 pour amener le nitrure d'aluminium à se précipiter selon la dimension désirée, ce par quoi, après le recuit final, l'induction magnétiques B^0 dans la direction de laminage peut atteindre un niveau élevé d'au moins 18.500 gauss et au maximum de 20.100 gauss* Un objet de la présente invention est de fournir un pro-15 cédé pour produire une tôle d'acier électromagnétique très mince présentant une induction magnétique élevée. Un autre objet de la présente invention est de fournir une composition chimique qui convienne pour produire une tôle d'acier électromagnétique très mince présentant une induction magnétique 20 élevée. Les détails de la présente invention seront expliqués ci- après • L'acier normal ou l'acier au silicium qui constitue le matériau de départ de la présente invention correspond à un lingot 25 réalisé en solidifiant, par tout procédé de coulée, un acier liquide préparé par un procédé sidérurgique déjà connu, comme par exemple au four Siemens-Martin, au four électrique ou au convertisseur, ou fondu par un procédé de fusion connu, comme par exemple au four électrique à haute fréquence ou au four à fusion sous vide. Un lin— 30 got sous forme de brames obtenu par le procédé de coulée en continu dont la mise en oeuvre s'est développée récemment, peut également être utilisé comme matériau dans la présente invention. L* atmosphère dans le cas de la coulée est habituellement de l'air mais elle peut être constituée par le vide ou par un gaz inerte. 35 Comme décrit ci-dessus, le matériau de la présente inven tion peut être préparé par tout procédé sidérurgique de fusion et de coulée mais la composition du matériau doit satisfaire aux conditions suivantes, quels que soient les procédés mis en oeuvre pour sa production, c'est-à-dire les procédés sidérurgique de fu-40 sion et de coulée. En fait le lingot d'acier doit contenir: 69 13287 4 2 0 0 7129 C inférieur à 0,085 % Si O k 4,0 % Al 0,010 à 0,065 % (Al signifie l'aluminium soluble k l'acide qui sera appelé simplement ci-après Al). 5 S 0,003 à 0,100 %, comme éléments indispensables, le reste étant du fer et les autres éléments qui sont habituellement contenus inévitablement dans une tôle d'acier électromaçpétique de ce type, La teneur en carbone dépend de la teneur en silicium mais elle doit être suffisante ÎO pour assurer la transformation y au moins dans une partie de 1• acier. L'aluminium est un élément absolument nécessaire contribuant à la formation du nitrure d'aluminium pour la production au moment du recuit final de grains de recristallisation secondaire ayant une orientation particulièrement excellente. De plus, le 15 soufre agit sous la forme d'un sulfure pour empêcher le grossisse» ■ent des cristaux de la matrice qui ne sont pas favorables pour 1' orientation au moment du recuit final, produit d'une manière stable des grains de recristallisation secondaire ayant une orienta» tion régulière très précise par sa coexistance avec le nitrure d* 20 aluminium et a rendu possible de produire industriellement des tôles d'acier électromagnétiques mono-orientées minces présentant une induction magnétique élevée. Dans la présente invention, lorsque la teneur en aluminium est de 0,010 à 0,065 % et celle en sou» fre de O,O03à 0,100 %$ on peut obtenir le résultat ci-dessus men-25 tionné. Au cours du recuit de la tôle laminée k chaud, la teneur en carbone est réglée pour qu'elle soit inférieure à 0,080 %t en fonction de la teneur en silicium, de manière que la transformation y puisse se produire au moins dans une partie de la tôle d' 69 13287 5 2007129 née à chaud, c'est la teneur en carbone de la tôle d'acier qui est importante. Lorsque la teneur en carbone est supérieure à la gamne ci«dessus mentionnée, la production de grains de recristallisation secondaire sera imparfaite et, même dans le cas où l'on obtient 5 des grains de recristallisation secondaire, le degré d*accumulation des grains de recristallisation secondaire sera faible et le produit recherché par la présente invention ne pourra être obtenu, en conséquence, la liraite supérieure de la teneur en carbone du lingot est, dans la présente invention, fixée à 0,085 %• La teneur 10 ®n silicium est fixée entre O et 4 %, En ce qui concerne la pré-sente invention, comme celle-ci a pour but d'améliorer les caractéristiques et Bs, la teneur limite inférieure en silicium n* est pas définie. Toutefois, si on dépasse une teneur de 4 %, le laminage à froid industriel deviendra impossible. En conséquence, 15 la limite supérieure est fixée à 4 %. C'est le nitrure d'aluminium qui est à la base de la production de grains de recristallisation secondaire ayant, dans la présente invention, une orientation particulièrement excellente. En conséquence, il faut faire attention dans la présente invention 20 & la présence de tout autre élément produisant un nitrure, autre que l'aluminium en ce qui concerne la production de ce nitrure d'aluminium. La présence de nitrure contribue à la recristallisa» tion secondaire du fait que le nitrure limite le grossissement des cristaux de la matrice et la présence d'un élément produisant un 25 nitrure est efficace mais ceci doit être déterminé en fonction du nitrure dfaluminium. Ceci signifie que des éléments ayant une affinité plus grande pour l'azote que 1'aluminium, tels que le zir-conium et le titane, peuvent être ajoutés en prenant en considération que le nitrure d'aluminium puisse être déposé sous une quan-30 tité fixée, après le recuit décrit ci-après, en fonction de la te®» neur ën azote de l'acier. Le bore, le tantale, le niobium, le vanadium, le chrome, le manganèse, le tungstène et le molybdène ont une affinité plus faible pour, l'azote que l'aluminium et, en con-quence, ils peuvent parfaitement être ajoutés sous des quantités 35 convenables déjà connues,: au cours de la production des tôles d* acier au silicium mono-orientées. Les valeurs maximales admissi» bles pour les additions de ces éléments sont de 1 % pour chacun des constituants vanadium, manganèse et molybdène, de 0,5 % pour le tungstène et de 0,1 % pour chacun des constituants bores zir-40 conium, titane, niobium, tantale et chrome. Il est inutile de dire 13287 6 2007129 que 11acier peut contenir des quantités convenables de sélénium et de tellure. Toutefois, tous ces métaux sont seulement des exemples. Il ne sort pas du cadre de la présente invention d'ajouter des éléments dans le but de produire des dépôts pour accélérer la pro-5 duction de grains de recristallisation secondaire dans une gamme qui ne gêne pas la production du nitrure d'aluminium qui est à la base de la présente invention. Une tôle d'acier électromagnétique ■ince mono-orientée présentant une haute induction magnétique qui présente une très bonne orientation, est obtenue en préparant un 10 lingot d*acier correspondant à la composition ci-dessus mentionnée et en le transformant en une tôle laminée à chaud, en recuisant cette tôle à une température élevée pendant une courte durée, puis en la laminant à froid avec un recuit intermédiaire de manière à obtenir l'épaisseur recherchée inférieure à 0,35 mm ou de 15 préférence d'environ 0,15 sut puis en la décarburant et éxi la soumettant finalement à un recuit. Les caractéristiques de la présente invention sont les suivantes. Le recuit à haute température de la tôle laminée â chaud a pous but' ds déposer un nitrure d'aluminium ayant la dimension recherchée et il est constitué par un re-20 cuit en continua au cours duquel la tôle d1acier est maintenue dans une gamme de température de 750 à 1200°C pendant 3Q secondes à 10 admîtes et est ensuite refroidie à une"vitesse comparativement élevée ou de préférence trempée, La vitesse de refroidissement après que la tôle d*acier ait été maintenue à la température vou-25 lue, pendant la durée voulue, au cours du recuit en continu, est telle que la tôle est, de préférence, trempée par refroidissement forcé en un® durée inférieure â 200 secondes, d® 750®C à 400*C, lorsque la teneur ©n silicium est inférieure à 1 %s de 850 à"400*C, lorsque la teneur en silicium est de 1,0 à 2,5 %t ou de 950 à 3O 400®C, lorsque la teneur an siliciusi est de 2,5 i 4 S, Le recuit après le laminage à chaud est effectué de préférence principalement sous la forme d'an recuit en îloche chauffante ou d'un recuit en bobine ouverte. Toutefois9 non seulement dans le recuit •n cloche chauffante mais également dans lé recuit en bobine ou® 35 verte3 on pensait qu'un refroidissement rapide avait de mauvaises influences du fait qa5il soumet la tôle d'acier à usas "contrainte indésirable et détériore sa forme et qu'en conséqusneo„ sauf si cela sxe représente pas une perte économique notables là tôle d* acier devait être r*faroidie pro©r « s s î vemen t «, 40 Dans le cas de la présente invention, le r.itrurs dsalu@£« 69 13287 7 2007129 nium agit pour donner une orientation excellente à la tôle d'acier. Toutefois, une telle action est largement influencée par la dimen-sion du nitrure d'aluminium déposé. En conséquence, afin de déposer le nitrure d'aluminium sous la dimension souhaitable, diffé-5 rents moyens ont été essayés, La trempe après le recuit en continu ci-dessus décrit est l'un des moyens efficaces pour améliorer les caractéristiques magnétiques du produit et, de ce fait, pour produire une tôle d'acier au silicium mince mono-orientée ayant une caractéristique B1Q d'au moins 18,500 gauss. Si la vitesse de re-10 froidissement est inférieure aux conditions ci-dessus mentionnées, c'est-à-dire si elle est effectuée de la manière conventionnelle, il est difficile que la caractéristique B^q dépasse 18,500 gauss. Dans le brevet américain N° 3,287,183 du 22 Juin 1964, on a décrit un procédé pour produire uAe tôle d'acier au silicium mono-orientée 15 ayant une induction magnétique élevée dans laquelle la caractérisa tique B^0 du produit final est de 18.000 à 19.100 gauss en mettant en oeuvre un recuit k température élevée pendant une courte durée avant un laminage à froid final énergique, en traitant un lingot d'acier au silicium contenant de l'aluminium. Cependant, avec la 20 présente invention, il a été possible de produire une tôle d'acier au silicium mono-orientée mince présentant une induction magnétique élevée, dans laquelle la caractéristique B du produit final atteint au moins 18,500 gauss avec un maximum de 20,100 gauss, en la traitant par un procédé de laminage à froid en deux stades coa-25 portant un laminage à froid final énergique après maintien de celle-ci à une température élevée, telle que décrite ci-dessus, après le laminage à chaud et en la recuisant en continu avec un refroidissement k une vitesse comparativement élevée, La vitesse de refroidissement depuis la gamme de tempéra-30 tures de recuit de 750 à 1200°C jusqu'à la gamme de températures de 750 k 9S0*C, en fonction de la teneur en silicium, et la vitesse de refroidissement en dessous de 400°C, ne sont pas plus particulièrement précisées, La quantité de nitrure d'aluminium nécessaire pour atteindre le but de la présente invention doit 35 être d'au moins 0,0005 % (N sous forme AIN) après que la tôle laminée à chaud ait été recuite en continu à température élevée. En conséquence, l'atmosphère pour le recuit d'une telle tôle laminée à chaud peut être toute atmosphère convenable pour le dépôt du dit nitrure d'aluminium. Habituellement, un lingot d'acier obtenu 40 dans un four Siemens-Martin contient en l'état plus de 0,0040 % d' 69 13287 8 2007129 azote ce qui est une quantité suffisante pour déposer le nitrure d*aluminium nécessaire* En conséquence, sauf si une dénitrification notable se produit dans l'atmosphère, l'atmosphère peut très bien être une atmosphère réductrice ou neutre, par exemple d'hydrogène, 5 d'argon ou d'azote ou constituée par un mélange gazeux de ces gaz ou l'air# Cependant, dans le cas où le lingot d'acier a été obte» nu par fusion sous vide ou similaire, la teneur en azote est si faible qu'il sera nécessaire que l'atmosphère de recuit contienne de l'azote. 10 Dans la présente invention, le stade de laminage k froid est effectué en deux fois et le dernier laminage k froid est un laminage à froid énergique qui doit être effectué avec un taux de réduction de 70 à 95 %, Avec un taux de réduction inférieur k 70 %, on ne peut obtenir un produit ayant une caractéristique B^q élévéè. 15 Le taux de réduction au cours du premier laminage à froid n'est pas particulièrement critique, mais il est choisi de façon conve» nable pour être de 5 k 40% en prenant en considération l'épais* seur de la tôle laminée k chaud et l'épaisseur du produit final. Dans la présente invention, étant donné que l'on cherche k obtenir 20 un produit mince, il résulte de recherches en ce qui concerne le taux de réduction au cours du laminage k froid énergique que 1* épaisseur de la tôle laminée à chaud doit être inférieure à 5 mm ou de préférence de 2,6 à 3,4 mm. Le recuit intermédiaire à effectuer entre les deux laminages à froid peut être un recuit pendant 25 une durée et à une température suffisantes pour donner k la struc» ture laminée k froid une structure de recristallisation primaire. Comme cela ressort de la présente invention, dans le cas où l'on cherche à obtenir une tôle d'acier au silicium mono-orientée , mince k induction magnétique élevée, d'une épaisseur infé» 30 rieure k 0,35 mm, si une tôle laminée à chaud est recuite en con» tinu k une température élevée et soumise k un refroidissement k vitesse élevée et est ensuite traitée par un procédé de laminage à froid en deux stades comportant un stade de laminage à froid final énergique, non seulement, on obtient un effet important en 35 ce qui concerne l'amélioration des caractéristiques mais également les conditions en ce qui concerne la composition et les stades de traitement seront grandement réduits et, de ce fait, il est devenu possible de produire une tôle d'acier au silicium mono-orientée mince à haute induction magnétique d'une épaisseur inférieure k 40 0,18 mm, ce qui était pratiquement impossible antérieurement. 69 13287 9 2007129 Pour le recuit de décarburation de la tôle d'acier à l'épaisseur finale, on peut utiliser tout procédé connu; Le recuit final est effectué à une température et pendant une durée telles que les grains de recristallisation secondaire ayant l'orienta-5 tion £llo|^ 100>puissent être suffisamment développés. Afin de développer les grains de recristallisation secondaire, il est souhaitable d'effectuer le recuit final dans une gamme de température dans laquelle il ne se produit pas de transformation f en fonction de la teneur en silicium et à une température aussi éle-10 vée que possible. Lorsque la teneur en silicium est inférieure à 1 % une telle température doit être au plus de 950°C et habituellement plus faible. Lorsque la teneur en silicium èst supérieure à 2 %$ une température élevée supérieure à iOOO°C est possible. $*autre part, en dessous de 800°C, il ne.se produit pas de recris-15 tallisation secondaire. Une durée de recuit supérieure à une heure est suffisante pour la production des grains de recristallisation secondaire mais est supérieure à 5 heures si l'on veut obtenir un produit présentant une valeur de perte de noyau faible avec une teneur en silicium élevée. De plus, même si l'atmosphère est neu-20 tre, réductrice ou légèrement oxydante, on peut obtenir le produit recherché par la présente invention. Dans ce qui précède, on a exposé principalement un procédé de recuit d'une tôle laminée à chaud pour déposer du nitrure d'alta-minium. De plus, on a découvert que, lorsque, dans la présente 25 invention, le recuit pour déposer lé nitrure d'aluminium ci-dessus mentionné est effectué à nouveau au lieu du recuit intermédiaire entre les laminages à froid, il s'avère efficace pour_empêcher la variation des produits et il a un effet industriel important. EXEMPLE 1 30 Un lingot d'acier au silicium contenant 0,029 % de carbone, 1,02 % de silicium, 0,040 % de soufre et 0,026 % d'aluminium, le dit lingot ayant été préparé au four électrique, a été mis en brames et laminé à chaud pour donner Une tôle d'acier laminée à chaud de 3,1 mm d'épaisseur. Après que cette tôle d'acier laminée 35 à chaud ait été recuite en continu, sous atmosphère d'azote, à 1050®C pendant 1 minute, elle a été nettoyée à l'acide et ensuite laminée à froid avec un taux de réduction d'environ 40 % pour amener l'épaisseur de la tôle à 1,86 mm. La tôle laminée à froid ayant cette épaisseur intermédiaire a été recuite en continu dans 40 une atmosphère d'azote, à 800°C, pendant 1 minute et ensuite sou- 13287 ÎO 2007129 aise à un laminage à froid énergique, avec un taux de réduction de 81t2 %, La tôle d'acier a été à nouveau ensuite soumise à un re~ cuit de décarburation en continu en atmosphère d'azote, à 800®C, pendant 2 minutes, et ultérieurement à un recuit final en atmos» 5 phère d'hydrogène, à 950°C, pendant ÎO heures. Le produit ( de 0,35 mm d'épaisseur) présentait, dans la direction de laminage, les caractéristiques magnétiques suivantes: B10 = 19,800 gauss W15/50 = 1'95 WAS 10 EXEMPLE 2 Un lingot d'acier au silicium contenant 0,030 % de carbone, 2,15 % de silicium, 0,015 % de soufre et 0,035 % d'aluminium, (le dit lingot ayant été préparé au four électrique) * été mis en brames et laminé k chaud pour donner une tôle d'acier laminée à 15 chaud de 3tO mm d'épaisseur. Après que cette tôle d'acier laminée à chaud ait été recuite en continu sous atmosphère d'azote, k HOO*C, pendant 1 minute, elle a été nettoyée à l'acide et laminée à frôid avec un taux de réduction d'environ 40 % pour amener 1* épaisseur de la tôle à 1,80 mm. La tôle d'acier laminée à froid 20 ayant cette épaisseur intermédiaire a été ensuite recuite en con» tinu et sous atmosphère d'azote, à 1000°C, pendant 1 minute. Après nettoyage à l'acide, la tôle d'acier a été soumise à un laminage à froid final énergique avec un taux de réduction de 83,3 % pour amener l'épaisseur de la tôle à C,3Q ara et ensuite à une décarbu» 25 ration et à un recuit final, à 1200°C, pendant 20 heures. Les caractéristiques magnétiques, dans la'direction de laminage, du produit étaient les suivantes g &1Q = 19®740 gauss *15/30 s l.OS «AS 3° EXEMPLE 3 Un lingot dsaeier au silicium contenant 0,053 % 69 13287 11 2007129 Après nettoyage à l'acide, la tôle d'acier a été laminée à froid avec un taux de réduction d'environ 30 % pour amener l'épaisseur de la tôle à une dimension intermédiaire de 2,1 an» La tôle d*acier a été ensuite recuite à 800°C pendant 1 minute et, par la suite, a 5 été finalement laminée à froid avec un taux de réduction de 85,7 % pour amener l'épaisseur de la tôle à 0,30 mm, La tôle d'acier a été ensuite soumise à un recuit de décarburation en continu et à un recuit final sous atmosphère d'hydrogène, à 1150°C, pendant 25 heures» Les caractéristiques magnétiques, dans la direction de 10 laminage, du produit étaient les suivantes: B^q = 19,350 gauss W15/50 = °»89 W//kg EXEMPLE 4 15 Un lingot d'acier au silicium contenant 0,041 % de carbone, 3,10 % de silicium, 0,021 % de soufre et 0,030 % d'aluminium, le dit lingot d'acier ayant été préparé au convertisseur, a été mis en brames et laminé à chaud pour donner une tôle d'acier laminée à chaud de 2,2 mm d'épaisseur. Après que cette tôle d'acier lami-20 née à chaud ait été recuite en continu sous atmosphère d'azote, à 1120*C, pendant 1 minute, elle a été laminée à froid avec un taux de réduction de 70 % pour donner une tôle d'acier laminée à froid ayant une épaisseur intermédiaire de 0,67 mm. Cette tôle d'acier laminée à froid a été recuite en continu en atmosphère d'azote, à 25 900°C, pendant 1 minute et soumise ensuite à un laminage à froid final énergique avec un taux de réduction de 84,7 % pour amener l'épaisseur de la tôle à 0,102 mm. Cette tôle d'acier à l'épaisseur finale a été décarburée à 800°C pendant 1 minute en la faisant passer à travers un four de décarburation, ensemble avec une cour-roie réalisée en acier de manière à ne lui imposer aucune tension, 30 Les caractéristiques magnétiques du produit après le recuit final (effectué à 1200*C pendant 20 heures) étaient les suivantes: B1q = 18,890 gauss W15/50 = °»610 wAg EXEMPLE 5 35 Un lingot d'acier au silicium contenant 0,050 % de carbone, 3,15 % de silicium, 0,035 % de soufre et 0,021 % d'aluminium, le dit lingot d'acier ayant été préparé dans un four Siemens«*Martin, a été mis en brames et laminé à chaud pour donner une tôle d'acier 69 13287 12 2007129 laminée k chaud de 3,0 mm d'épaisseur. Après que la tôle d'acier laminée k chaud ait été maintenue dans un four de recuit en conti-nu contenant de l'a2ote, à 1100°C, pendant 1 minute, elle a été trempée au moyen d'un dispositif de pulvérisation d'eau sous haute 5 pression disposé à la sortie du four. Après nettoyage à l'acide, la tôle d'acier a été laminée à froid avec un taux de réduction de 51 % pour donner une tdle d'acier laminée k froid ayant une épais» seur intermédiaire de 1,47 mm. Cette tdle d'acier laminée k froid a été ii nouveau recuite k HOO°C pendant 1,5 minute et ensuite 10 refroidie par un dispositif de soufflage d'azote disposé à la sor» tie du four. La tôle d'acier a été ensuite soumise à un laminage k froid final énergique avec un taux de réduction de 89,6 % pour donner à la tdle une épaisseur de 0,122 mm et ensuite k une décarburation en continu. Le recuit final a été effectué k 1200°C pen-15 dant 25 heures. Les caractéristiques magnétiques du produit dans la direction de laminage étaient les suivantes! B1q a 19,120 gauss W15/50 * °»68 W//kg# 13287 13 2007129 REVENDICATIONS ls*> Un procédé pour produire une tôle d'acier électromagnétique très mince ayant une induction magnétique élevée caractérisé en ce que l'on met en brames un lingot d'acier contenant 5 moins de 0,085 % de carbone, O à 4 % de silicium, 0,003 à 0,100 % de soufre et 0,010 à 0,065 % d*aluminium soluble à l'acide, on la-aine k chaud le dit lingot pour réaliser une tôle d'acier laminée à chaud, on soumet la tôle d*acier laminée à chaud à un recuit pour provoquer, dans la tôle d*acier, une précipitation de nitrure 10 d'aluminium en maintenant la tôle d'acier dans une gamme de température de 750 k 1000°C pendant 30 secondes k 10 minutes, on soumet la tôle d'acier recuite à des laminages à froid en au moins deux stades comportant un laminage à froid final effectué avec un taux de réduction de 70 à 95 % pour aaener l'épaisseur de la tôle 15 d'acier à la dimension finale de 0,35 k 0,05 am, avec un recuit intermédiaire effectué entre les dits laainages à froid pour produire la structure de recristallisation primaire dans la tôle d* acier et on soumet la tôle d'acier ayant l'épaisseur finale à un recuit de décarburation et ultérieurement à un recuit de finition 20 final. 2,« Un procédé pouii produireJûne tôle d'acier électromagnétique très mince présentant une induction magnétique élevée, caractérisé en ce que l'on met en kraaes un lingot d'acier contenant moins de 0,085 % de carbone, O £ 4% de silicium;, 0,003 à 25 0,100 % de soufre et 0,010 k 0,065 % d'aluminium soluble à l'acide et lamine à chaud le dit lingot d'acier pour obtenir une tôle d* acier laminée à chaud ayant une épaisseur de 5 mm, on recuit la tôle d'acier laminée k chaud pour provoquer la précipitation de nitrure d'aluminium dans la tôle d'acier tout en maintenant la 30 tôle d'acier dans une gamme de température de 700 à 1200°C pendant 30 secondes k 10 minutes, on soumet la tôle d'aeier recuite à des laainages à froid en deux stades parai lesquels le premier laminage à froid est effectué avec un taux de réduction de 5 à 40 % et le laminage à froid final avec un taux de réduction de 70 à 95% 35 pour amener l'épaisseur de la tôle à la dimension finals de 0,35 k 0,05 mm, avec un recuit intermédiaire effectué entre les dits laminages à froid pour produire la structure de recrâstallisation primaire dans la tôle d'acier et on souaet la dite tôle d'acier ayant la dimension finale à un recuit de décarburation et ulté-40 rieureaent à un recuit de finition final.