La présente invention concerne un procédé'pour la régulation d'installations de chauffage fonctionnant avec des véhicules thermiques liquides et comportant au moins une pompe de circulation sur le circuit du véhicule thermique ainsi qu'un dis-5 positif pour l'adjonction au courant de départ de liquide refroidi des canalisations de retour, en vue d'atteindre et de maintenir une grandeur réglée, en particulier la température de départ ou la température ambiante, le réglage du dispositif précité se faisant par une différence de pression créée par la pompe de 10 circulation,? ainsi qu'une installation de chauffage pour la mise en oeuvre du procédé. Dans les installations de chauffage central avec véhicules thermiques liquides et température maintenue constante dans un accumulateur de chaleur (chaudière, convertisseur de chaleur ou 15 analogue), on prévoit habituellement une canalisation "court- circuitant", dite by-pass ou dérivation, l'accumulateur ou générateur de chaleur et débouchant par un organe mélangeur à trois voies dans la canalisation de départ. Cet organe mélangeur peut être actionné par exemple au moyen d'un servomoteur qui est com-20 mandé par un dispositif de régulation. A son tour, celui-ci reçoit ses signaux de sondes pyrométriques installées par exemple dans la canalisation de départ et dans une pièce. Le dispositif de régulation est, en l'occurence, destiné à assurer que, par un réglage approprié de l'organe mélangeur, le véhicule thermique 25 liquide venant de la canalisation de départ arrive au corps de chauffe à une température convenablement corrigée et de telle manière que le dégagement de chaleur par ce corps de chauffe soit stationnaire à la température prévue ou prescrite, ou à la température nominale. En cas de modification de la température 30 extérieure, celle qui règne dans la canalisation de départ est alors réajustée par l'intermédiaire du dispositif de régulation. On dit que cette régulation est adaptée aux intempéries, la température extérieure constituant la grandeur de référence et la température dans la canalisation de départ, la grandeur réglée. 35 On pourrait effectuer des régulations thermiques uniquement en fonction de la température d'ambiance, ou uniquement en fonction d'une température constante de l'eau dans la canalisation de départ. Au lieu de la commande du mélangeur à trois voies par un moteur, on peut avoir recours à une commande thermique, 69 19709 2 2010967 par exemple à une commande actionnée par un bilame, qui amèn^ l'organe mélangeur dans la position prescrite par le dispositif de régulation. On connaît, en.outre, pour les installations de chauffage 5 central, des dispositifs de régulation thermique très simples, où la canalisation de départ est ouverte ou fermée au moyen d'un I papillon actionné par un servomoteur commandé par un thermostat. L'inconvénient de ces modes de régulation réside d'une part, dans leur construction compliquée et par conséquent dans 10 leur coût élevé, ou encore, dans le garnissage des radiateurs par à-coups avec l'eau brûlante de la chaudière, ce qui a pour conséquence de grandes fluctuations de la température ambiante et des conditions très inconfortables du fa'it que prévaut toujours dans des pièces ainsi chauffées, tantôt une sensation de 15 froid, et tantôt une sensation de trop forte chaleur. L'idée en elle-même banale de commander constamment le débit de la pompe de circulation par un régulateur, suivant le besoin en calories de l'installation de chauffage, conduit en général à l'échec car, si ce besoin est faible, donc si la pompe 20 est réglée à un faible débit, la répartition de la chaleur dans le système de chauffage est très médiocre. La présente invention créé un procédé qui évite les inconvénients précités et qui permet de construire une installation de chauffage qui maintienne à des températures pratiquement 25 constantes les locaux à chauffer. Le procédé suivant l'invention est caractérisé en ce que l'on utilise, pour assurer la régulation, au moins une partie de la différence de pression créée par la pompe de circulation. L'installation de chauffage pour la mise en oeuvre de ce 30 procédé suivant lequel, pour l'obtention d'une correction pré- ' déterminée de la température dans la canalisation de départ, on installe deux organes de régulation Une forme de réalisation de l'objet de l'invention est re 69 19709 3 2010967 présentée, à titre d'exemple non limitatif et comparativement à des dispositifs connus, aux dessins annexés. La fig. 1 représente un schéma de montage d'une installation de chauffage central suivant l'invention. 5 Les fig. 2 et 3 sont des schémas des organes de régulation installés dans la canalisation de départ et dans la canalisation de dérivation de l'installation de chauffage, la pompe de circulation étant aussi représentée schématiquement. La fig. 4 est un schéma des circuits d'un dispositif de ré-10 gulation automatique pour une installation de chauffage avec pompe pour eaux mélangées. La fig. 5 est un schéma des circuits d'une installation de chauffage suivant une forme de réalisation de l'invention. La fig. 6 est une variante d'agencement des circuits d'une 15 installation de chauffage analogue à celle de la fig.5 La fig. 7 est une courbe caractéristique montrant le point de travail ou point de fonctionnement de la pompe de circulation dans le montage représenté à la fig. 4. La fig. 8 est une courbe caractéristique de la pompe pour 20 une résistance globale fixe de l'installation et une vitesse de rotation variable de la pompe de circulation. La fig. 9 est une courbe caractéristique de la pompe pour une vitesse de rotation variable de la pompe et pour une résistance variable de l'installation. 25 Venant d'un générateur de chaleur, par exemple d'une chau dière 1, une canalisation de départ 3 conduit, par-'une canalisation d'alimentation 5, à une pompe de circulation 7. A partir de celle-ci, une canalisation distributrice 9 conduit le fluide de transmission de chaleur à un radiateur 11. Après avoir libé-30 ré une partie de sa chaleur, ce fluide repart dans la chaudière 1 p.ar une canalisation de retour 13. Une conduite de dérivation 15 permet de court-circuiter la chaudière 1 et de mélanger au fluide chaud, dans la canalisation 3, de d'eau de recyclage, plus froide. Pour la régulation de la température du fluide 35 chaud arrivant dans la canalisation 5 d'alimentation de la pompe, on incorpore dans la canalisation primaire 3 partant de la chaudière et dans la conduite de dérivation 15 un dispositif régulateur 16 de type connu avec un servomoteur 17 et une soupape 19 dont la construction est expliquée dans ce qui suit d'une 69 19709 4 2010-967 -?£ manière plus détaillée. La soupape 19 comporte un plateau 20 monté sur une tige 22 et qui, en position dé fermeture, s'applique soit sur le siège formé par une couronne 18, soit sur l'extrémité convenablement profilée de Ta conduite de dérivation 15. 5 La communication de la canalisation 5 d'alimentation de la pompe avec l'une des faces de la membrane de régulation 27 se fait par l'intermédiaire d'un tube 24, celle de la canalisation sous pression de la pompe ou canalisation distributrice 9 avec l'autre face de la membrane 27 et par l'intermédiaire d'un tube 26. Un 10 palpeur 21 de la température au dehors et un palpeur pyrométrique 23 de la température de l'eau d'alimentation agissant sur un appareil de régulation 25 qui, pour sa part, influence la vitesse de rotation de la pompe de circulation 1, le courant de fluide chaud circulant dans l'installation de chauffage pouvant ê,tre ainsi 15 intensifié et le régime d'alimentation de la pompe de circulation, déterminé par l'accroissement des résistances dans le système, augmentant lui aussi, suivant la caractéristique de cette pompe. La membrane 27 est bridée sur tout son pourtour et sa force de rappel est basée sur son élasticité et si nécessaire 20 ajustée par un ressort de rappel réglable, non représenté. L'installation est réglée de manière que, lorsque la température extérieure baisse, et par conséquent aussi celle régnant dans 1'enceinte" du radiateur 11, la valeur nominale de la température de l'eau du conduit d'alimentation-augmente et que la 25 température demandée soit atteinte par modification de la vitesse de rotation de la pompe. Si Ta température extérieure baisse, c'est-à-dire si la valeur nominale de la température de l'eau du conduit d'alimentation augmente, l'appareil de r^ulation 25 augr-mênte donc la vitesse de rotation de la pompe de circulation 7. 30 II en résulte, d'une part, que la différence de pression créée par la 'pompe, la hauteur manométrique entre le côté aspiration et le côté refoulement s'accroît et, d'autre part, que le débit - augmente. Cet accroissement' dè la pression différentielle est employé à la commande du dispositif régulateur 16 en ce sens 35 que le" conduit d'alimentation 3 est ouvert d'une manière correspondante'et que ie conduit de dérivation 15 est refermé lui aussi d'une manière correspondante, ''en d'autres termes qu'il éist ramenée vers la position de fermeture. Le plateau 20 de là "soupape se déplace vers-1'embouchure du conduit de dérivation 15. Ceci 69 19709 5 2010967 augmente la température de l'eau d'alimentation et par conséquent le dégagement de chaleur par le radiateur 11, compte étant tenu de l'abaissement de la température extérieure par une régulation appropriée de l'installation de chauffage, la 5 température de la pièce chauffée par ce radiateur 11 restant ainsi dans l'intervalle prévu. On peut naturellement aussi, au lieu d'un thermomètre ou couple thermo-électrique extérieur, installer un tel appareil à l'intérieur de la pièce et agissant d'une manière correspondante sur le régulateur 25. 10 En ce qui concerne son signal de sortie ou sa commande, le régulateur 25 est adapté aux "besoins de la pompe de circulation 7 et du moteur qui l'actionne. L'organe de réglage 16 est dimensionné et agencé pour qu'en cas de conditions extrêmes de fonctionnement, il maintienne large ouverte la canalisation 3, 15 c'est-à-dire complètement fermée la conduite de dérivation 15, ou vice versa. La fig. 2 représente schématiquement une partie de l'installation de chauffage dans la zone comprenant la pompe de circulation 7, la canalisation primaire 3 et la conduite de dé-20 rivation 15. Ces deux dernières sont raccordées latéralement à la. cage de soupape 50. L'écoulement a lieu par la canalisa-tiçn d'aspiration 5 à laquelle fait suite la pompe 7. Dans le corps de soupape 50 sont installées deux cages 52 et 54. Sur une tige de soupape 56 sont prévus deux plateaux 59 et 60 venant 25 s'appliquer respectivement sur le conduit d'alimentation 3 et sur le conduit de dérivation 15. Un ressort 63 en appui sur la cage 54 exerce sur la tige 56 la force de rappel convenable. A l'une des extrémités de cette tige 56 et tourné vers la pompe 7 se trouve un piston flottant 65. En raison de la disposition 30 telle que représentée des plateaux 59 et 60, un équilibre de pression s'établit sur la partie mobile de la soupape. Les forces qu'exerce la pression du liquide sur les plateaux 59 et 60 se compensent. Suivant cette forme de réalisation, la force de réglage est donc modifiée en fonction de la vitesse de rota-35 tion de la pompe, c'est-à-dire de son débit, et de la pression d'alimentation, au moyen du piston flottant 65. Si le débit augmente, ce piston se déplace vers la pompe 7 en raison des forces d'entraînement relativement importantes qu'il subit. Ce faisant, il ouvre le plateau 59 de la soupape mélangeuse sur le 69 19709 6 2010967 conduit d'alimentation 3 venant de la chaudière et déplace le plateau 60 contre le siège de la cage 54, c'est-à-dire dans le sens de la fermeture de celle-ci. La température du mélange d'alimentation se trouve ainsi relevée, comme on s'y était 5 efforcé en augmentant la vitesse de rotation de la pompe 7. Le ressort 63 emmagasine la force antagoniste de la force d'entraînement subie par le piston 65 et constitue donc bien un ressort de rappel. Dans la forme de réalisation suivant la fig. 3, on prévoit 10 là encore deux cages 71 et 7? dans un corps de soupape 70, ainsi qu'une tige de soupape 74 avec les plateaux 77 et 78. L'extrémité libre de la tige 74 est fixée à une membrane 81 qui symbolise le servomoteur. Ensemble, avec ^la pompe 7, elle divise le corps de soupape 70 en deux compartiments, l',un en dépres-15 sion et l'autre en surpression. Etant donné que les forces de pression sur les plateaux 77 et 78 s'équilibrent, il se produit ici un déplacement de la tige de soupape 74 et des plateaux 77 et 78 par l'action sur la membrane 81 de la différence des forces dues à la pression. Cette différence produit aussi la for-20 ce de rappel nécessaire. Si la pression de refoulement de la pompe varie en augmentant, la membrane est poussée vers la-gauche. L'orifice de la soupape mélangeuse sur le conduit d'alimentation 3 s'ouvre, le plateau 77 s'éloignant de son siège dans la cage 71. L'orifice de la soupape mélangeuse sur le conduit 25 de dérivation 15 se ferme, le plateau 78 se déplaçant vers son siège dans la cage 72. Si la vitesse de rotation de la pompe 7 diminue, il y a réduction de la différence de pression entre les faces droite-et gauche de la membrane 81, de préférence réglable en ce qui concerne sa rigidité, et celle-ci se déplace de sa 30 position renflée vers la gauche vers sa position de repos, tendue à plat, en même temps que se ferme le plateau 77 du conduit d'alimentation 3 et que s'ouvre le plateau 78 du conduit de dérivation 15. Comme pompe de circulation, on peut utiliser une pompe as-35 pirante et foulante, une pompe à hélice ou une pompe centrifuge. On l'actionne avantageusement par un moteur électrique à vitesse réglable et qu'on alimente éventuellement à partir du régulateur utilisé comme source de courant. Pour le rappel des soupapes, on peut aussi utiliser d'autres 69 19709 2010967 moyens que des ressorts, par exemple des éléments pneumatiques, dont le réarlage est également rendu possible par des moyens appropriés, tels que diaphragmes ou autres. Le cas échéant, les éléments de rappel peuvent être commandés par régulateur central. 5 II est également possible de réunir entre eux plusieurs organes de régulation de débit, d'une manière rigide telle qu'expliquée, ou au contraire élastique, par exemple par l'intermédiaire d'un ressort. Le réglage de la force des ressorts et du rapport de ces 10 forces entre elles permet d'ajuster les caractéristiques de l'installation de chauffage en relation avec ce qui doit être chauffé (immeuble, partie d'immeuble, pièce, etc ...). De même, le choix de la force des ressorts détermine l'intervalle de puissance, en d'autres termes l'intervalle du régime de marche dans 15 lequel la pompe de circulation fonctionnera sous régulation. Le rapport entre la température extérieure et la température dans la canalisation de départ, c'est-à-dire leur quotient, est appelé la "pente". Egalement dans le sens de la simplification de l'installation, de son montage, de sa facilité de manoeu-20 vre et de réglage et aussi de son équipement électrique, l'appareil de régulation peut être construit d'une seule pièce avec tous ses moyens de réglage et d'asservissement et, si on le désire , avec un cadran d'horloge pour la programmation horaire, avec la pompe de circulation et les organes de régulation. 25 Afin de pouvoir adapter la pompe de circulation au système de chauffage auquel elle est incorporée, le plus simple est que cette pompe soit pourvue d'un dispositif d'étranglement modifiable, pouvant être fixé et ajusté lors du montage du-système et au moyen duquel la parabole de résistance de tout le système 30 soit, pour tel ou tel type de pomper mise en concordance avec la parabole des valeurs nominales. A cet effet, on ferme plus ou moins l'orifice d'étranglement. La pompe peut ainsi être livrée indépendamment du système, avec, un intervalle de variation? de vitesse prédéterminé, étant donné qu'elle fonctionne toujours 35 d'après la même portion de courbe de la parabole/de résistance. Une autre solution, toutefois, plus compliquée.quoique éventuellement plus économique dans le fonctionnement, consiste à régler l'intervalle de variations de la vitesse de rotation en ajustant le régime de rotation à une valeur correspondant à 69 19709 8 2010967 l'obtention, par radiateur, d'un débit normal prédéterminé. Ce réglage de la vitesse de rotation peut se faire par insertion en circuit de résistances électriques.. Toutefois, à cause de la modification de la valeur nominale de la différence de pres-5 sion de régulation pour l'organe de mélange, cette solution nécessite également à chaque fois un réglage de cet organe. Une notion essentielle, telle que déjà expliquée au moyen des exemples de réalisation, réside dans le fait qu'une intervention de réglage primaire s'effectue principalement, sur le 10 rapport de mélange et qu'une intervention de réglage secondaire qui en est dérivée,- s'effectue principalement sur la quantité en circulation. Il se produit ainsi deux actions de réslags s'aidant mutuellement sur la distance de ré'glage. La fig. 4 est un schéma d'une installation de type connu, 15 comprenant une chaudière 85, un ou plusieurs corps de chauffe «7, une soupape d'addition 89 et une pompe de circulation 90 actionnée par un moteur 91. Une canalisation de départ 93 conduit de la chaudière 85 jusqu'à la soupape d'addition 89, tandis qu'une canalisation distributrice 95, partant de la pompe 90, alimente 20 en eau chaude le, ou les, corps de chauffe 87. Une canalisation de retour 97, partant du corps de chauffe 87, conduit l'eau refroidie à la chaudière 85 ou, par un conduit de dérivation 98, à la soupape 89. La commande de cette soupape 89 s'effectue.à partir d'un 25 thermostat d'ambiance 103 qui commande dans une canalisation sous pression 100 une vanne magnétique 101, de manière que celle-ci, ou bien en position d'ouverture fasse intervenir sur la soupape 89 la pleine pression régnant du côté pression de la pompe. 90, ou bien en position de fermeture maintienne cette soupape 30 89 exempte de pression. On est de cette manière assuré que cette soupape 89 occupe deux positions : dans l'une, l'eau très chaude venant de la chaudière 85 et passant par la canalisation de départ 93 et par la soupape mélangeuse 89 arrive à la pompe 90 et de là, par la canalisation distributrice 95, dans les ra-3e" diateurs 87, d'oà elle repart vers la chaudière 85 en passant par la canalisation de. retour 97. ; dans., l'autre position de la soupape 89, la canalisation de départ 93 est fermée et l'eau refluant par la canalisation de retour 97" est conduite'vers cet-, te soupape.89 en passant par le conduit dë dérivation 98. ' BAD ORIGINAL 69 19709 9 2010967 Suivant cette installation de type connu, l'alimentation des radiateurs 87 s'effectue par l'eau circulant à travers la chaudière 85 ou, au contraire, par l'eau arrivant par le conduit de dérivation 98, auquel cas la chaudière 85 est mise totalement 5 hors circuit. Par ces mesures, la température et le débit du fluide chaud dans le système sont maintenus sensiblement constants car les rapports de résistance dans le système sont, c'est-à-dire sont rendus, sensiblement identiques, que le fluide passe par le conduit de dérivation ou circule à travers la chaudière. 10 Etant donné que dans cette installation connue, il s'agit, pour la dérivation et pour le circuit normal par traversée de la chaudière, d'une régulation par ouverture et fermeture et que les résistances dans le systène sont ajustées en conséquence, on voit à la fig. 7, dans la courbe caractéristique de fonctionne-15 ment de la pompe que, pour une résistance fixe W de l'installation, et pour un nombre de tours minute n invariable, le point de travail P de la pompe apparaît comme une grandeur invariable et que même si l'on passe du circuit en traversée de la chaudière à celui de dérivation, ce point P ne varie donc pas non plus. 20 II ne se produit ici aucune régulation avec modification du point de travail et la différence de pression créée par la pompe de circulation 90 ne joue absolument aucun rôle en ce qui concerne la conduite de la régulation de cette installation; en outre, elle ne peut pas être modifiée. 25 Le schéma représenté à la fig. 5 est celui d'une partie du montage de l'installation suivant la fig. 1. A partir de la ' sonde pyrométrique 23 au contact de l'eau dans la canalisation de départ, une influence s'exerce sur le dispositif de régulation automatique 25 qui, pour sa part, règle suivant cette variable 30 le moteur SM actionnant la pompe 7 et en modifie la vitesse. De ce fait, et en fonction de la caractéristique de la pompe (fig.8), la différence de pression A. p qui règne dans les canalisations 24 et 26 et par laquelle se trouve réajusté en conséquence l'organe de réglage 16, varie. Celui-ci règle les proportions du 35 volume d'eau chaude venant de la canalisation de départ 3 et du volume d'eau de recyclage plus froide arrivant de la canalisation de retour 13 en passant par le conduit de dérivation 15. La caractéristique de la pompe suivant la fig. 8 permet d'avoir un aperçu simple du processus de régulation. La résistance du 69 19709 10 2010967 système est constante. Si l'on fait passer la vitesse de rotation normale No, à ou K2, le point de travail 0 se déplace en 0^ ou en 02, étant donné que dans le sens de la parabole de résistance de tout le système de chauffe règne, pour un dé-5 bit plus important, une diff érence de pression À p.] plus grande de façon correspondante. Des considérations analogues sont valables en ce qui concerne le point de travail (ou point de fonctionnement) 0£. Le but visé par cette régulation consiste, par modification 10 de la valeur p, à faire varier l'importance de la régulation par la soupape mélangeuse 16 et, par conséquent, le rapport des quantités ou débits d'eau chaude venant de la chaudière et d'eau de recyclage. Il en résulte, comme on peut le voir à la fig.8, une variation du débit global Q correspondant à la jcaractéris-15 tique de fonctionnement de la pompe. Cette variation de débit se manifeste positivement en ce sens qu'elle renforce le processus de régulation déjà amorcé. Si, par exemple, en cas d'abaissement de la température, le débit d'eau par la canalisation de départ doit être accru avec réduction correspondante du 20 débit d'eau de recyclage qui lui est mélangée et si, dans ce sens, la vitesse de rotation est portée de NQ à alors intervient simultanément, en plus de la modification du rapport de mélange dans un sens tendant à élever la température de l'eau alimentant le circuit de chauffe, une modification du débit glo-25 bal Q, celui-ci augmentant de la valeur Qq à la valeur . Un processus analogue intervient si la température doit être abaissée dans le circuit de chauffe. Le processus est ici favorisé par la technique de régulation en ce sens que non seulement la température du mélange s'abaisse, mais que, simultanément, le 30 débit diminue, passant de Qq à Q2- Toutefois, en principe, il est également possible, de provoquer, à une vitesse de rotation constante (Hq = constante) une régulation dans le sens des lignes tracées par traits discontinus à la fig. 5, par exemple au moyen d'une canalisation de dé-35 rivation 110 court-circuitant la pompe 7 et comportant une vanne de régulation 111 actionnée par le régulateur 25. La résistance globale W décroît ainsi dans le sens du branchement en dérivation et, en conséquence, le débit global Q augmente le long de la courbe pour ]?0, cependant que 4 p diminue. Malgré l'accrois 69 19709 2010967 sement du débit global de la pompe, une plus faible quantité d'eau passe par le circuit de chauffe étant donné qu'une partie est constamment prélevée après la pompe et, par la dérivation 110, est renvoyée au côté aspiration, ce qui fait qu'en ce qui 5 concerne la partie chauffante, on peut obtenir avec cette régulation les mêmes résultats qu'avec une régulation agissant sur la vitesse de rotation pour la ramener vers des nombres de tours plus faibles, Kg. Toutefois, la régulation en dérivation est obtenue au prix d'un médiocre degré d'efficacité, car le volume 10 global mis en circulation augmente, ce qui accroît donc la consommation de puissance de la pompe bien que la quantité d'eau mise à circuler dans le circuit de chauffe soit plus faible. Le schéma de la fig. 6 représente un montage suivant l'invention et dans lequel la vitesse de rotation de la pompe de 15 circulation 7 est constante. Dans la canalisation distributrice 9 est incorporé sous forme d'un papillon, ou encore d'une vanne de régulation, un dispositif d'étranglement de section 114, dont la position est influencée par la sonde pyrométrique 23 pour l'eau de la canalisation de départ et par l'intermédiaire 20 du dispositif de régulation 25. L'incorporation d'un tel dispositif d'étranglement 114 permet de modifier la résistance globale W de l'installation de chauffage, ce qui se traduit par la position des paraboles de résistance, par exemple suivant la fig. 9» où la parabole WQ représente une valeur moyenne, la 25 résistance globale lorsque le dispositif d'étranglement 114 est ouvert en grand et W2 la résistance globale de cette installation en cas de fort étranglement. La pression différentielle & p créée par la pompe 7 et utilisée pour la régulation de la soupape mélangeuse 116 est modifiée par une régulation appro-30 priée du dispositif d'étranglement 114. Tout le montage peut donc être prévu de manière que le débit global qui se trouve ainsi modifié le soit dans le sens souhait^ " c'est-à-dire de manière que pour un accroissement d'apport de chaleur à l'usager, le débit global augmente par ouverture du 35 dispositif d'étranglement 114, la soupape mélangeuse.16 agissant dans le sens de l'ouverture de la canalisation de départ 3 et de la fermeture de la canalisation de retour 15._ On voit donc que le réglage d'une installation de chauffage en fonction de l'ensemble du système de circulation peut être 69 19709 2010:9;^7 effectué avantageusement par une régulation de la vitesse de rotation de la pompe ou encore, au moyen d'un dispositif d'étranglement de section, dans le sens de la fig. 5 ou, respectivement, de la fig. 6. Le principe de l'invention peut également 5 être concrétisé en ce sens que la différence de pression, agissant sur le dispositif d'addition d'eau de recyclage et créée par la pompe de circulation, puisse être réglée par exemple en permanence, au moyen d'une vanne d'étranglement 118 dans une canalisation de raccordement 119 entre les canalisations 24 et 10 26 de prélèvement de pression. De ce fait, une partie de la différence de pression créée par la pompe de circulation tournant à vitesse constante est employée à la régulation. Le di-mensionnement correct des canalisations 24, 26 et 119 est important. Un dispositif d'étranglement de section 1-20 est ins-15 ta Lié entre la soupape 118 et la canalisation 9 et on donne à la canalisation 119 une assez forte section par rapport aux canalisations 24 et 26. Lorsque la soupape 118 est fermée, la totalité de la pression différentielle règne sur l'organe de réglage 16 (sans qu'aucun écoulement n'ait lieu dans ces deux canalisa-20 tions 24 et 26). Par l'ouverture de la soupape 118, les deux canalisations 24 et 26 sont reliées directement entre elles par la canalisation 119, de manière que ne puisse plus s'établir sur le récepteur de la différence de pression, par exemple sur la membrane 27, qu'une pression différentielle faible, ou nulle 25 dans le cas extrême, mais qui soit en tous cas notablement inférieure à celle que fournit la pompe 7. La quantité d'eau circulant par la canalisation 119 est si faible, même lorsque la vanne 118 est large ouverte, que la quantité véhiculée par la pompe 7 et la différence de pression de part et d'autre de 30 celle-ci ne sont pratiquement pas modifiées. Par la même occasion, la mise en oeuvre de l'invention entraîne une nouvelle simplification de l'installation électrique. La pratique courante et suivant laquelle, en cas d'arrêt du chauffage, on arrête également la pompe de circulation, né-35 cessite pour une installation automatique un commutateur supplémentaire, ou un contact dans le dispositif de programmation et son raccordement électrique à la pompe. Dans le système de régulation décrit ci-dessus, on arrête la pompe de circulation pour interrompre le chauffage. La pression fournie par la 69 19709 2010967 pompe devient nulle, la vanne de la canalisation de départ à 1 a chaudière se ferme et celle installée dans la canalisation de dérivation s'ouvre. 69 19709 14 2010967 REVEOI C A T I QHS 1 - Procédé pour la régulation d'installations de chauffage fonctionnant avec véhicule thermique liquide et comprenant au moins une pompe de circulation du véhicule thermique ainsi 5 qu'un dispositif pour l'addition, au liquide de la canalisation de départ, de liquide refroidi des canalisations de retour, en vue d'atteindre et de maintenir une-grandeur réglée, en particulier la température de départ ou la température ambiante, le réglage du dispositif précité-se faisant par une différence de 10 pression créée par la pompe de circulation, caractérisé en ce qu'on utilise, pour assurer la régulation, au moins une partie de cette différence de pression et en ce qu'on fait varier la vitesse de la pompe de circulation. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce 15 qu'on fait agir en premier lieu un régulateur de température sur un dispositif influençant la différence de pression et agissant par exemple sur la vitesse de rotation de la pompe, afin de régler le dispositif d'addition par recyclage pour la modification du rapport de mélange et en ce qu'on exerce en 20 second lieu une influence sur le débit de la pompe, le tout de manière qu'en cas d'accroissement du besoin en calories dans le courant de départ, tant la température que le débit de la pompe soient augmentés. 3 - Procédé suivant l'une des rèvendications 1 et 2, 25 caractérisé en ce qu'on rend la différence de pression variable, totalement ou partiellement, au moyen de dérivations commandées 110, 111 de la pompe 7, au moyen d'un étranglement commandé 114 de la canalisation distributrice 9 ou au moyen de circuits directs commandés 118, 119 des canalisations à pression 50 différentielle 24,26 conduisant à l'organe de réglage 16 et-en ce que la commande de la canalisation à circuit direct 119 s'effectue au moyen d'une vanne magnétique 118 pouvant être commandée en permanence. 4 - Installation de chauffage pour la mise en oeuvre du 35 procédé suivant l'une des revendications 1 à 3 dans laquelle, pour l'obtention d'une correction prédéterminée de la température dans la canalisation de départ, sont installes deux organes de régulation de débit, l'un entre'le générateur de chaleur et l'endroit où la canalisation de dérivation débouche 69 19709 15 2010967 dans la canalisation de départ, l'autre dans la canalisation de dérivation, caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif de régulation 25 commandant les moyens pour la modification de la différence de pression qui est monté dans le réseau d'ali-5 mentation pour la commande de la pompe et commande cette alimentation. 5 - Installation de chauffage suivant l'une des revendications 1 à 4» caractérisée en ce qu'en cours de fonctionnement, au moins l'un des organes de régulation de débit"est soustrait 10 à toute pression statique et/ou dynamique, et en"ce qu'il y a deux organes de régulation de débit, associés l'un à l'autre par liaison rigide ou élastique. 6 - Installation de chauffage suivant l'une des revendications 1 à 5» caractérisée en ce qu'elle comprend un corps 15 flottant commandant les organes de régulation de débit et en ce qu'un moyen de rappel, par exemple un élément pneumatique ou hydraulique, est prévu pour l'organe de régulation de débit. 7 - Installation de chauffage suivant l'une des revendications 1 à 6 caractérisée en ce que les organes de régulation 20 de débit sont installés dans une-seule et même enveloppe, de préférence avec la pompe de circulation. 8 - Installation de chauffage suivant l'une des revendications 1 à 7 caractérisé en ce que la régulation du débit de véhicule thermique, tant dans la canalisation de départ que 25 dans la dérivation, est commandée par un seul et même organe 16. 9 - Installation de chauffage suivant l'une des revendications 1 à 8, caractérisée en ce qu'un dispositif d'étranglement réglable est prévu pour adapter la pompe de circulation au système de chauffage. 30 10 - Installation de chauffage suivant l'une des.revendi cations 1 à 9» caractérisée en ce que le dispositif de régulation 25 commande (a) un organe de régulation de débit 111 d'une canalisation de dérivation 11.0 court—circuitant la pompe 7, (b) un organe d'étranglement 114 dans la canali- 35 sation distributrice 9 "ou (c) lé débit d'une canalisation de jonction 119 réglable et court-circuitant les canalisations sous pression 24, 26 puis en ce qu'un étranglement 120, par exemple de section variable, est installe dans le sens du courant liquide en amont de la vanne magnétique 118.