La présente invention concerne les différents médicaments préparés à partir de TANACETUM BALSAMITA permettant de traiter, par voie générale, le PSORIASIS et les ECZEMAS SECS. Place du psoriasis parmi les affections dermatologiques Peu d'affections comportent autant de problemes en attente d'une solution. Problèmes átiologi?ues, pFthogéniques, thérapeutiques en particulier. Autant est caractéristique la forme classique du psoriasis, autant sont sources d'erreurs diagnostiques les formes atypiques: localisation palmo-plantaire, onychopsoriasis, localisation au gland, erythrodermies, pustuloses psoriasiques enfin. Nous n envisageront ici que le psoriasis classique et son traitement. Par ailleurs une dernière remarque stimpose ici: 40d des psoriasis , d'apurés les auteurs, blanchissent spontanément. Deux séries de traitements sont actuellement mis en oeuvre, les premiers par voie locale, les seconds par voie générale. Traitement du psoriasis par voie locale be traitement classique du psoriasis, tel qu'il a été décrit par J.F. TINTHOIN ( VIS MEDICALE, Février 1970-3- ) comporte trois phases:-dans un premier temps on décape les squames à l'aide de vaseline salicylée, - dans un deuxième temps on traite les lésions elles-mmas et on les recouvre d'un pansement occlusif, - dans un troisième temps on consolide le résultat obtenu en appliquant, localement, le corticoïde ou l'autre agent utilise. Les agents actifs mis en oeuvre sont encore aujourd'hui lthuile de cade, la chrysarobine, la cignoline, le goudron; le dioxyantrol. Ils ont en commun leur fréquente intolérance, leur odeur désagréable. Ils tachent et dégradent le linge. Beur emploi est à peu près i possible a domicile. Ils sont en fait réservés aux malades hospitalisés, chez lesquels la prescription la plus classique est la pommade polyréductrice de Brocq. La corticothérapie locale a incontestablement apporté une amélioration notable dans le traitement du psoriasis. Toutefois on n'obtient pas de rémission complète. Aussi les auteurs préconisent-ils, pour maintenir le blanchiment obtenu, la mise en oeuvre d'un traitement discontenu d'entretien as socié à la prescription continue de sédatifs nervins. ( Phénobarbital ). Plus récemment certains auteurs americains, suédois, åapoanis, ont prescrit des antimitotiques et des immunodépresseurs. La plupart de ces médicaments se sont révélés d'un maniement délicat. Leur toxicité, ou les phénomènes de sensibilisation observés, les ont fait fréquemment abandonner. C'est le cas de la MECHLORETHAtIINE ( moutarde azotée). Ces produits ne peuvent 8trie appliqués que sous surveillance médicale stricte (LODS SPINS FLURO-URACIL). Ce dernier corps a permis toutefois, d'après les auteurs japonais , d'obtenir des rémissions de 6 à 9 mois. Bien d'autres principes actifs ont encore été utilisés : le BICLODYMOL, le TRIAZURE, 1'HYDROXYI3REE, les pommades à base d'arsenic ou de mercure, et plus récemment la vitamine A acide. La multiplicité et la prolifération des traitements proposés prouvent par elles-mêmes qu'aucun traitement local n'est vraiment efficace et n'est capable d'assurer un blanchiment durable. Traitement par voie générale Aussi les auteurs ont-ils également mis en oeuvre des traitements par voie générale. Les résultats obtenus avec des préparations à base d'amino- acides soufrée vitamine A, sont inconstants ou nuls. Les autres thérapeutiques par voie générale sont efficaces mais dangeureusas. L'arsenic d'abord. I1 a été beaucoup employé car la première cure s'avérait efficace. Malheureusement son efficacité s'évanouissait au fil des prescriptions. Sa toxicité propre fait qu'on doit abandonner le traitement au premier accès fébrile.L'association arsénobismuthique, autrefois largement employée,-estencore plus dangeureuse. Elle est à proscrire. Quant au bismuth utilisé séparément, ilest à proscrire égale ment, car outre les risques auxquels il expose, il est totalement inefficace. De même la corticothérapie, les anti-paludéens de synthèse, 1' aspirine, sont tout à fait contre-indiqués par voie générale dans le psoriasis et l'eczéma sec. Les deux derniers entrainent en effet une aggravation de l'état cutané. les corticoïdes, après des résultats intéressants en début de traitement, entraînent presque toujours, par le phénomène de rebond, des rechutes plus étendues, et risquent de susciter l'apparition du psoriasis pustuleux dont on sait qu'il engage le pronostic vital. L'utilisation récente du méthotrexate est la première ouverture vers un traitement général du psoriasis.Le recul dont on dis pose permet aujourd'hui de faire le bilan de son efficacité, mais aussi de ses dangers. Les accidents digestifs et sanguins sont fréquents et peuvent Etrevgravissimes. L'Azathioprine ( Immuran ), drogue voisine, paraît ntentraîner que des désordres sanguins moins sévères et réversibles. De cet état de la thérapeutique actuelle du psoriasis il est permis de conclure que le problème du psoriasis n'a pas reçu de solution définitive. Dans ces conditions un traitement efficace par voie générale, complété éventuellement par un traitement topique, serait, à condition qu'il soit efficace, certainement le bien venu. Le médicament proposé, utilisé sous sa forme la plus simple la tisane - préparée avec les feuilles de la tige et/ou les sommités fleuries, permet, suivant llinvention, d'obtenir, en cures plus ou moins prolongées, le blanchiment des lésions, et dans la majorité des cas, une rémission totale, observée après plusieurs années de recul. Be médicament, à la dose proposée, étant dénué de toxicité, et bien toléré par les malades, :pos- sède ains;un avantage certain, sur le plan de la toxicité et de la tolérance , sur la plupart des médicaments proposés et administrés par voie générale. Ainsi qu'il est expliqué plus haut, le traitement le plus simple consiste à absorber le médicament sous forme de tisane. Cette dernière sera préparée en laissant infuser pendant une dizaine de minutes, 3g de plante séchée dans 100ml d'eau. Cette quantité de tisane sera absorbée en une seule fois. Absorber la meme dose la lendemain et le surlendemain. La durée est donc de trois jours. Toutefois ce traitement sera repris au bout de 15 jours, à la même dose et pendant la meme durée de trois jours. Dans les psoriasis anciens, étendus, récidivants, le traitement pourra être repris, au même rythme, autant de fois qu'il sera n5cessaire à un ou deux mois d'intervalle. et supérieurs. Psoriasis dans le cuir chevelu. Souffre de puis l'Age de 20 ans. Les taches gagnent le ventre et les hanches, puis le dos. Le "psoriasis gutata" se transforme ainsi graduellement en "psoriasis universalis". Ce cas sévère vu en Mars 1969 fait l'objet du traitement décrit ci-dessus. Au bout d'un mois amélioration sensible notée sur les membres et les dos. A la tête une écaille profonde subsiste néanmoins. Le traitement est alors repris à deux reprises en juillet et en août 1969 à la demande de la malade. Guérison presque totale du psoriasis à la tête. Consolidation des résultats obtenus ailleurs. Fin 1969 l'état est satisfaisant. Pas de rechute. Aucune reprise du traitement ne s'avère nécessaire. Bon resultat, en égard à la gravité de l'affection. E.D. 35 ans, Ingénieur des Eaux et Forêts Psoriasis apparu en 1950. Première tache sur la jambe gau che ( 5('cl de diamètre) allant en s'élargissant. L'affec tion gagne ensuite le coude, la teste, le voisinage des oreilles. Psoriasis des ongles ( pouce droit ).juillets 1969: Traitement de quatre jours. Les taches et les écail les disparaissent rapidement. le blanchiment de toutes les surfaces affectées est totale. Quatre ans après; en juillet 1972: le malade écrit: je suis définitivement guéri. Recommandation importante : I1 est formellement déconseillé d' absorber une boisson alcoolique pendant la duré a du traitement. I1 est également possible de préparer à partir des mamies éléments de la plante, non seulement des tisanes, des extraits secs sous forme de comprimés ou de poudres, mais également des préparations à usage local: cataplasmes, pommades,lotions. Bien que certains auteurs, comme Jusset de Bellesme, aient décrit un alcaloide, la chrysnthémine, de formule C14 H98 N2 08 parmi les constituants actifs de la plante, et que Rother ait lui décrit 3 acides de même origine, il apparaît, au moins dans l'état actuel de nos connaissances, que l'extrit total des feuilles de tige et des sommités fleuries soit plus actif que chacun des principes isolés. Les médicaments ainsi préparés seront utilisés pour le trAite- ment médical du psoriasîs, qu'elle-qu'en soit la nature ou la localisation. Ces préparations pharmaceutiques seront également utilisés avec profit pour le traitement de l'eczéma sec, et à titre préventif ou curatif pour certains allergies cutanées. Essais thérapeutiques Le médicament a fait depuis 1964 l'objet d'un certain nombre d' essais thérapeutiques effectués sur des malades souffrant de psoriasis ou d'eczémas secs. Voici, brièvement décrits, certains~cas: A.L. 50 ans, ébéniste. Souffre due psoriasis depuis 20 ans. Affection localisé a eux mains, squameuses dures, prurit. Mobilité réduite. Après une cure d'un mois, les lésions sont blanchies, le prurit disparaît, la mobilité des mains est rétablie. La guérison apparaît complète au bout de deux mois. Elle persiste 8 ans après l'arrêt du traitement. M.C. 30 ans Psoriasis localisé à la base du cuir chevelu. Apparu au cours du service militaire en 1958, il se localise d'abord autour d'une oreille, puis de l'autre. Amélioration, puis rechute. Le 25 Février 1967 début du premier traitement. Deuxième traitement 20 jours plus tard. Guérison totale au bout de 2 mois. Pas de rechute depuis cette date. G.G. 27 ans. Femme Soucis domestiques. Psoriasis étendu aux membres inférieurs REVENDICATIONS le Medicament caractérisé par le fait qu'il est constitué gar un extrait aqueux total, tiré des feuilles et des sommités fleuries de TANACETUL BALSAMITA. 2 Médicament suivant la revendication 1 et obtenu i partir de 3 g. de plante séchée pour 100 ml d'eau. 3 Médicament suivant las revendications let 2, servant au traitement du psoriasis, de l'eczema et de certaines allergies cutanées.