Noeud de liaisons multidirectionnelles pour barres de structures por- teuses variées. La présente invention concerne un noeud de liaisons multidirectionnelles pour barres de structures porteuses variées, telles qu'échafaudages, casiers de magasins ou autres. Il s'agit de stocker et d'amener à pied d'oeuvre des barres indépendantes les unes des autres, mais équipées de moyens imperdables permettant de constituer des noeuds de liaisons de ces barres dans n'importe quelles directions, très rapidement et sans l'aide d'outils, afin de construire la structure recherchée. Ces noeuds doivent être extrêmement solides et ne pas risquer de se démonter inopinément. Un premier intêrût de l'individualisation des barres est que celles-ci peuvent franchir des ouvertures d'accès étroites pour parvenir sur le lieu d'lmplantation, ce qui est une nécessité dans certaines installations, telles que l'échafaudage des cales de pétroliers. Un deuxième intérêt réside dans l'ouverture à une plus grande diversité de structures. Un noeud connu par le brevet français 1 093 342 com- porte une collerette ou rosace soudée sur un montant tubulaire et délimitant des trous coniques répartis sur sa périphérie. Les extrd- mités des barres tubulaires concourantes à relier avec ce montant sont solidaires de broches coniques destinées à être engagées dans les trous précités et maintenues en place par des clavettes trans- versales. La présente invention a pour but d'intensifier le verrouillage des barres transversales et d'assurer une sécurité absolue de celui-ci, ce qui permet de supprimer les clavettes complé- mentaires. Elle a également pour but de simplifier et de faciliter le montage, d'accroître la robustesse de la liaison au point que le blocage et le déblocage peuvent être effectués sans inconvénient au marteau et de contrôler l'orientation des barres transversales. Pour atteindre ces buts et conformément à l'invention, chaque liaison comporte un cavalier conform4 en U et destiné à coiffer la rosace de façon que son ame reliée à la barre coucourante soit située devant et que ses branches latérales s'étendent au-dessus et en dessous pour venir en contact par leurs extrémités avec la barre montante, la branche supérieure du cavalier étant solidaire d'une clavette formant broche, dont la face pentue opposée à la barre montante s'étend de façon que sa distance à la surface de contact définie par les extrémités des deux branches du cavalier croisse du bas vers le haut et provoque, en coopérant avec le bord périphérique de la fenêtre correspondante de la rosace dans laquelle ladite clavette est engagée, le rapprochement desdites extrémités des branches vers la barre montante et une pression de serrage intense de celles-ci en même temps qu'un coincement. Divers autres caractéristiques et avantages de l'inven- tion ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Une forme de réalisation de l'objet de l'invention est représentée, à titre d'exemple non limitatif, sur le dessin annexé. Sur ce dessin: - la figure 1 est une élévation du noeud conforme à l'invention; - la figure 2 est un plan vu de dessus et pris en coupe suivant la ligne II-II de la figure 1. Le noeud est destiné à relier un montant tubulaire 1 avec des barres tubulaires transversales 2, au nombre non restrictif de trois, perpendiculaires entre elles et au montant dans l'exemple représenté. Bien entendu, les barres peuvent être plus ou moins nom- breuses et leur angle d'incidence quelconque. - De toute façon, le montant 1 est rendu solidaire, en particulier par soudure, d'une collerette ou rosace 3 s'étendant perpendiculairement et aux différents niveaux o peuvent être montées des barres 2. Cette rosace 3 délimite des fenêtres rectangulaires 4 réparties de façon équiangle, tous les 90 dans l'exemple représenté. Chaque barre 2 est elle-même rendue solidaire, par soudure notamment, de l'âme 5 d'un cavalier 6 destiné à coiffer la rosace. Ainsi, l'âme 5 est située devant et les ailes 7 et 8 de ce cavalier s'étendent respectivement au-dessus et en dessous de ladite rosace pour que leurs extrémités libres puissent venir au contact du montant 1. Une clavette de Prochage 9 fait partie intégrante du cavalier 6 et peut venir de matriçage avec l'aile supérieure 7 ou en être rendue solidaire par soudage par exemple. La clavette s'étend dans une direction sensiblement parallèle au montant, mais il subsiste, pour le passage de la rosace, un espace libre suffisant 10 entre l'extrémité de cette clavette et la branche inférieure 8 du cavalier. Il est important de remarquer que la clavette présente, à l'opposé du montant 1, une face pentue 11 destinée à coopérer avec le bord périphérique-12 de la fenêtre correspondante 4 lorsque le cavalier 6 est monté, c'est-à-dire lorsque sa clavette 9 est engagée dans ladite fenêtre et que les extrémités libres de ses branches 7, 8 portent contre le montant. Dans cette position, la distance de la face pentue Il audit montant croît du bas vers le haut. Dès lors, en frappant avec un marteau ou autre, sur la branche supérieure 7, on provoque, par réaction du bord 12 de la rosace sur la face pentue 11, le rapprochement des extrémités des branches 7, 8 relati- vement au montant 1 et leur serrage intense contre celui-ci en opérant un coincement de verrouillage par effet de coin. Bien entendu, pour desserrer la clavette 9, il suffit de frapper sur la branche inférieure 8 et le cavalier peut alors être aisément démonté. Il est intéressant de noter que, si le déblocage de la clavette se produi- sait par inadvertance, en raison d'un choc par exemple, la barre 2 ne se démonterait pas d'elle-même pour autant, car, pour extraire le cavalier 6, il faut non seulement le soulever, mais également l'écar- ter au bon niveau,du montant. Pour centrer le cavalier, il peut être avantageux de prévoir des encoches d'appui 13 sur les extrémités libres des branches 7, 8 et, éventuellement, de ménager un jeu minimal entre les bords latéraux 14 des fenêtres et les faces latérales 15 de la clavette 9. L'invention n'est pas limitée à la forme de réalisation représentée et décrite en détail, car diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. Le noeud, objet de l'invention, est applicable àdla construction d'échafaudages, de casiers de magasins et, d'une façon générale, de toutes structures à barres démontables. R E V E N D I C A T I O N S 1 - Noeud de liaisons multidirectionnelles pour barres de structures porteuses variées telles qu'échafaudages, casiers de magasins ou autres, comprenant une collerette ou rosace (3) solidaire d'une barre montante (1) , de préférence tubulaire, et délimitant des fenêtres (4) pour l'engagement de broches solidaires de barres con- courantes (2), chaque liaison procédant par effet de coin, caractérisé en ce que chaque liaison comporte un cavalier (6) conformé en U et destiné à coiffer la rosace de-façon que son âme (5) reliée à la barre concourante (2) soit située devant et que ses branches laté- rales (7, 8) s'étendent au-dessus et en dessous pour venir en contact par leurs extrémités avec la barre montante; - et en ce que la branche supérieure (7) du cavalier est solidaire d'une clavette (9) formant broche, dont la face pentue (11) opposée 1s à la barre montante s'étend de façon que sa distance à la surface de contact définie-par les extrémités des deux branches du cavalier croisse du bas vers le haut et provoque, en coopérant avec le bord périphérique (12) de la fenêtre correspondante (4) de la rosace dans laquelle ladite clavette est engagée, le rapprochement desdites extrémités des branches vers la barre montante et une pression de serrage intense de celles-ci en même temps qu'un coincement. 2 - Noeud selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il subsiste entre la branche inférieure du cavalier et l'extrémité libre de la clavette un passage pour la rosace. 3 - Noeud selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les extrémités libres des branches du cavalier présentent des encoches de centrage et d'appui sur la barre montante.