La présente invention est relative à un interrupteur répondant à un mouvement brusque d'un élément extérieur et comprenant deux électrodes. Des interrupteurs de ce genre sont notamment utilisés pour détecter des atteintes à une clôture de sécurité. L'élément extérieur est alors un fil faisant partie de cette clbture. L'interrupteur doit répondre à un changement relativement brusque de la pression exercée par le fil sur une partie de l'interrupteur par exemple lorsqu'une traction est exercée sur le fil par une personne qui tâche de passer au-dessus de la clture ou à travers cette dernière pour entrer dans l'enceinte protégée par la clbture. L'interrupteur ne peut cependant pas répondre à un mouvement lent du fil, par exemple à un mouvement exercé par une rétraction du fil sous l'influence d'une baisse de température. Un interrupteur de ce genre est connu du brevet américain nO 3.634.638. Dans cet interrupteur connu les deux électrodes font partie d'une chambre à paroi élastique . Cette chambre se trouve partiellement dans un bain d'une pate qui ne s'oppose pas à un déplacement lent de la chambre, mais qui s'oppose à un déplacement rapide de cette dernière. Ladite pate est par exemple sur base de silicones. Les deux électrodes sont normalement à distance l'une de l'autre et l'interrupteur n'est donc normalement pas fermé. La chambre élastique est sollicitée par l'élément extérieur dont un mouvement brusque éventuel doit étre détecté. Si un tel mouvement brusque se produit, la chambre ne peut pas se déplacer directement dans la pate.Une seule des électrodes se déplace avec l'élément extérieur et l'autre électrode est maintenue sur place, ce qui réalise le contact entre les deux électrodes et ferme par conséquent l'interrupteur et le circuit dans lequel ce dernier est intercalé. Si, au contraire, l'élément extérieur modifie lentement la sollicitation qu'il exerce sur la chambre, cette dernière pourra se déplacer temporairement comme un tout à travers la p & e et la distance entre les deux électrodes est maintenue, de sorte que l'interrupteur et le circuit dans lequel il est intercalé demeurent ouverts. Le mouvement lent de l'élément extérieur, par exemple sous l'influence d'une modification de température, n'est pas détecté. Cet interrupteur connu est cependant d'une construction relativement compliquée et coûteuse. L'invention a poutSut de créer un interrupteur répondant également à un mouvement brusque de l'élément extérieur, ne répondant pas à un mouvement lent de ce méme élément extérieur, mais étant d'une réalisation plus simple et d'un prix de revient moins élevé. A cet effet, l'interrupteur suivant l'invention comprend une chambre délimitée par deux membranes et au moins une paroi fixe présentant un orifice, une première membrane étant commandée par l'élément extérieur, la seconde membrane commandant une des électrodes susdites et l'orifice étant suffisamment petit pour empêcher un passage rapide d'air. Dans une forme de réalisation avantageuse de l'invention, les deux membranes sont disposées l'une en face de l'autre. Dans une forme de réalisation particulière de l'invention, l'électrode commandée par la seconde membrane est une lamelle dont us extrémité est encastrée dans une paroi solidaire de la paroi fixe de la chambre, l'autre extrémité étant en contact mécanique avec cette seconde membrane. Dans une forme de réalisation préférée de l'invention, les deux électrodes sont disposées dans une chambre auxiliaire délimitée d'une part par la seconde membrane et d'autre part par une paroi fixe, maintenant l'autre électrode et présentant un orifice suffisamment grand pour permettre un passage rapide d'air. Dans une forme de réalisation de l'invention appliquée de préférence, l'autre électrode susdite est maintenue d'une façon réglable dans la paroi fixe de la chambre auxiliaire. D'autres détails et particularités de l'invention ressortiront de la description de deux interrupteurs répondant à un mouvement brusque de l'élément extérieur suivant l'invention, donnée ci-après à titre d'exemple non limitatif et avec référence aux dessins ci-annexés. La figure 1 est une vue schématique et en coupe d'un premier interrupteur suivant l'invention. La figure 2 est une vue schématique et en coupe d'un second interrupteur suivant l'invention. Dans les deux figures les mimes notations de référence désignent des éléments identiques. L'interrupteur suivant la figure 1 comprend un bottier composé d'une partie inférieure 1 et d'une partie supérieure 2 et maintenant entre ces deux parties une première membrane 3. Un second bottier 5 maintient sur la partie inférieure 1 du premier bottier une seconde membrane 4. La première membrane 3 et la seconde membrane 4 qui sont disposées l'une en face de l'autre, délimitent avec-la partie inférieure 1 du bottier constituant paroi fixe une chambre principale 21. Cette chambre principale communique avec l'extérieur au moyen d'un orifice partiellement obturé par une vis de réglage 11. La présence de cette vis de réglage rend l'orifice ménagé dans la partie inférieure 1 du bottier suffisamment petit pour empêcher un passage rapide d'air à partir de la chambre 21 vers l'extérieur ou en sens contraire. Le bottier 5 détermine avec la seconde membrane 4 une chambre secondaire 22. Le boftier 5 présente un orifice 10 qui permet un passage rapide de l'air de la chambre secondaire 22 vers l'extérieur ou en sens contraire. Une lamelle 6, constituant une première électrode, a une extrémité encastrée dans le boftier 5, donc dans une paroi qui est solidiare de la partie inférieure 1 du bottier délimitant la chambre 21. L'autre extrémité de cette lamelle 6 se trouve à proximité de la seconde membrane 4, mais n'est pas repousse vers le bas par cette dernière aussi longtemps que cette seconde membrane 4 n'est elle-méme pas repoussée vers le bas. Une seconde électrode 7 est vissée dans le boftier 5 et est disposée en face de l'extrémité de la lamelle 6 qui est à proximité de la membrane 4. Dans la position de repos, représentée à la figure 1, les électrodes 6 et 7 ne sont pas en contact l'une avec l'autre et la distance entre ces électrodes peut titre réglée en vissant davantage l'électrode 7 dans l'un ou dans l'autre sens dans le bottier 5. L'électrode 6 est en contact avec un fil conducteur 8 et l'électrode 7 est en contact avec un fil conducteur 9. Par ces fils conducteurs 8 et 9 l'interrupteur est intercalé dans un circuit électrique qui est fermé lorsque les électrodes 6 et 7 sont en contact l'une avec l'autre et qui est ouvert lorsque les électrodes 6 et 7 ne sont pas en contact. Un organe principal de commande 12 est pourvu à sa base d'une plaque 13 qui prend appui sur la membrane 3. A sa partie supérieure l'organe 12 est fixé à plaque 14 constituant la base d'un support 16 d'une poulie principale de guidage 17 'un fil 20. Un ressort 15 prend appui d'une part sur la partie supérieure 2 du bottier et d'autre part sur la plaque 14 du support 16. Ce ressort 15 maintient le support 16 et par conséquent l'organe de commande 12 dans leur position de repos contre la pression normale exercée par le fil 20 sur la poulie 17 et par conséquent sur le support 16 et l'organe 12 en direction de la flèche 28. La partie supérieure 2 du bottier porte également deux supports 18 dans lesquels sont montées les poulies auxiliaires de guidage 19 pour le fil 20. Quand le fil 20 occupe sa position normale dans la clbture, les différentes pièces occupent la position représentée à la figure 1. Si, par exemple à l'occasion d'une tentation d'effraction une traction anormale brusque est exercée sur le fil 20, ce dernier repousse la poulie 17, et par conséquent le support 16, l'organe de commande 12, la plaque 13 et la membrane 3 dans la direction indiquée par la flèche 28. La descente de la membrane 3 repousse l'air de la chambre 21 vers l'extérieur à travers l'orifice qui n'est que partiellement obturé par la vis de réglage 11. Toutefois, cette évacuation d'air ne peut pas se faire d'une façon suffisamment rapide pour qu'il ne se forme pas de surpression momentanée à l'intérieur de la chambre. Cette surpression repousse la membrane 4 vers le bas et cette dernière applique la lamelle 6 contre l'électrode 7.Le circuit dans lequel se trouve l'interrupteur se ferme et demeure fermé jusqu'au moment où la membrane 4 et la lamelle 6 reprennent leur position de repos1 c'est-à-dire jusqu'au moment où la surpression disparatt dans la chambre 21. Le laps de temps qui s'écoule entre la descente de la membrane 3 et le moment où la pression est redevenue normale dans la chambre 21 dépend du degré d'obturation de l'orifice ménagé dans la partie inférieure 1 du bottier. Il est à remarquer que la descente de la membrane 4 ne crée pas de surpression dans la chambre secondaire 22, l'orifice 10 étant suffisament grand pour permettre une évacuation suffisamment rapide de l'air à partir de la chambre 22 vers l'extérieur sans augmentation sensible de la pression. I1 résulte de ce qui précède que l'interrupteur se ferme immédiatement et temporairement sous l'influence d'une augmentation rapide de la traction exercée sur le fil 20. Une diminution de la température provoque également une augmentation de la tension, mais cette augmentation,/n'est jamais suffisamment rapide pour fermer l'interrupteur. En effet, une augmentation de la traction exercée sur le fil 20 occasionne un déplacement de l'organe de commande 12 dans le sens de la flèche 28, mais ce déplacement est suffisamment lent pour ne pas créer de surpression dans la chambre 21, l'évacuation de l'air à travers l'orifice ménagée dans la partie inférieure 1 du bottier pouvant suivre la descente de la membrane 3 sans qu'une surpression ne soit créée.La membrane 4 ne sera-donc pas repoussée vers le bas et la lamelle 6 ne viendra pas en contact avec l'électrode 7. La forme de réalisation suivant la figure 2 diffère de la forme de réalisation suivant la figure 1 uniquement par la transmission du mouvement du fil 20 sur l'organe principal de commande 12. Dans cette forme de réalisation un couvercle 23 surmonte la partie supérieure 2 du bottier. Un organe de commande auxiliaire 25 est monté à charnière sur une tige 24 mohtée dans le couvercle 23. L'organe de commande auxiliaire 25 comprend une plaque 26 qui s'applique à la plaque 14 de l'organe de commande principal 12. Le fil 20 est maintenu sur l'organe de commande auxiliaire 25 par un boulon 27. Une traction exercée sur le fil 20 dans un sens ou dans l'autre se traduit par un pivotement de l'organe de commande auxiliaire 25 autour de la tige 24. La plaque 26 repousse alors la plaque 14 et par conséquent l'organe de commande principal 12 et la membrane 3.Si ces mouvements sont suffisamment brusques il se crée une surpression à l'intérieur de la chambre 21 de la façon décrite ci-dessus par rapport à la forme de réalisation suivant la figure 1. I1 doit étre entendu que l'invention n'est nullement limitée aux formes de réalisation décrites ci-avant et que bien des modifications peuvent y être apportées, notamment quant à la forme, au nombre, à la composition et à la disposition des éléments intervenant dans sa réalisation sans sortir du cadre de la présente demande de brevet. C'est ainsi, par exemple, que dans la forme de réalisation suivant la figure 1 il peut Btre prévu un second interrupteur dont une des électrodes est solaire de l'organe de commande 12 et vient en contact avec une seconde électrode du méme interrupteur lorsque cet organe se déplace vers le haut. Ce second interrupteur se ferme alors sous l'influence de l'action du ressort 15 lorsque le fil 20 se casse ou devient en général trop loche. Les termes inférieur, supérieur, haut et bas utilisés ci-dessus se rapportent à la position que les interrupteurs occupent dans les figures, mais il est bien entendu qu'ils ne datent pas étre interprétés dans un sens absolu et que l'interrupteur peut en principe être placé dans n'importe quelle position. REVENDICATIONS 1. Interrupteur répondant à un mouvement brusque d'un élément extérieur (20) et comprenant deux électrodes (6-7), caractérisé en ce qu'il comprend une chambre (21) délimitée par deux membranes (3-4) et au moins une paroi fixe (1) présentant un orifice, une première membrane (3) étant commandée par l'élément extérieur (20), la seconde membrane (4) commandant une des électrodes susdites (6) et l'orifice étant suffisamment petit pour empêcher un passage rapide d'air. 2. Interrupteur suivant la revendication précédente, caractérisé en ce que les deux membranes (3-4) sont disposées l'une en face de l'autre. 3. Interrupteur suivant l'une ou l'autre des revendications précédentes, caractérisé en ce que les électrodes (6-7) sont disposées en dehors de la chambre susdite (21). 4. Interrupteur suivant l'une ou l'autre des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'électrode (6) commandée par la seconde membrane (4) est une lamelle dont une extrémité est encastrée dans une paroi (5) solidaire de la paroi fixe (1) de la chambre (21), l'autre extrémité étant en contact mécanique avec cette seconde membrane (4). 5. Interrupteur suivant la revendication précédente, caractérisé en ce que les deux électrodes (6-7) sont disposées dans une chambre auxiliaire (22) délimitée d'une part par la seconde membrane (4) et d'autre part par une paroi fixe (5) maintenant l'autre électrode (7) et présentant un -orifice -(10) suffisamment grand pour permettre un passage rapide d'air. 6. Interrupteur suivant la revendication précédente, caractérisé en ce que l'autre électrode susdite (7) est maintenue d'une façon réglable dans la paroi fixe (5) de la chambre auxiliaire (22). 7. Interrupteur suivant l'une ou l'autre des revendications précédentes, caractérisé én ce que l'orifice de la paroi fixe (1) de la chambre (21) délimitée par les deux membranes (3-4) est réglable. 8. Interrupteur suivant l'une ou l'autre des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'élément extérieur (20) prend appui sur un organe de commande (12) qui est en contact avec la première membrane (21), un ressort (15) poussant cet organe (12) en direction de l'élément extérieur (20). 9. Interrupteur suivant la revendication précédente, caractérisé en ce que l'organe de commande (12) est en contact mécanique direct avec l'élément extérieur (20). 10. Interrupteur suivant la revendication 8, caractérisé en ce que l'organe de commande (12) est commandé à son tour par un organe de commande auxiliaire (25) sur lequel prend appui l'élément extérieur susdit (20) et qui est fixé à charnière par rapport à la paroi fixe (1) de la chambre (21) délimitée par les-deux membranes (3-4).