La présente invention a trait aux colliers ouvrables généralement connus sous le nom de "clamps" et destinés à assurer le serrage des extrémités aboutées de deux tuyauteries en vue de leur raccordement étanche. On sait que les colliers du genre en question comprennent généralement deux brides semi-circulaires dont la paroi tournée vers l'intérieur présente une rainure à section trapézoldale de façon à opérer le serrage des collets à profil tronconique prévus aux extrémités des tuyauteries à raccorder. Les deux brides sont articulées l'une à l'autre à l'une de leurs extrémités, tandis que les deux extrémités opposées sont assemblées à l'aide d'un boulon démontable qui assure le serrage efficace desdites brides. Pour la fabrication de tels colliers ouvrables, on commence par découper un barreau métallique à section rectangulaire de façon à obtenir une série de longueurs, puis chacune de celles-ci est usinée à ses extrémités pour permettre le montage de l1articu- lation et du boulon de serrage ; les longueurs ainsi usinées sont alors cintrées au profil semi-circulaire définitif pour réaliser les deux brides du collier, lesquelles brides sont assemblées et serrées pour être montées sur la tête d 'entraînement d'un tour en vue de l'obtention de la rainure interne à section trapézoidale. On conçoit que cette opération de rectification au tour est longue et délicate, si bien qu'elle grève de manière très sensible le prix de revient des colliers ouvrables finis. Les perfectionnements qui font l'objet de la présente invention visent à remédier à l'inconvénient précité. Conformément à l'invention le barreau métallique à section rectangulaire est en premier lieu soumis à une opération de fraisage longitudinal en vue de l'obtention de la rainure à section trapézoidale, après quoi il est sectionné, chaque élément obtenu étant ensuite usiné à ses extrémités et cintré pour réaliser l'une des deux brides constitutives du collier ouvrable. Les essais ont démontré que le gain de temps ainsi obtenu était considérable. Le rainurage préalable du barreau est susceptible d'être effectué très rapidement à l'aide d'un train de fraises classique, sans nécessiter aucune rectification ou finition ultérieure. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Les quatre figures de ce dessin illustrent en perspective le processus suivant l'invention pour la fabrication d'un collier ouvrable. Le barreau métallique utilisé pour la mise en oeuvre de l'in- vention est identique à ceux employés dans les procédés classiques. Toutefois et comme montré en fig. 1, ce barreau 1, généralement en acier inoxydable, est en premier lieu placé sur le banc d'une fraiseuse rectiligne de façon à ce que le train de fraises réalise dans l'un des côtés longitudinaux de son profil rectangulaire une rainure axiale 2 présentant en section transversale le profil trapézoldal désiré. Le barreau ainsi fraisé peut présenter une grande longueur et il est ensuite sectionné transversalement de façon à obtenir des éléments présentant la longueur requise pour chacune des brides des colliers ouvrables à fabriquer. Chaque élément 3 (fig. 2) ainsi obtenu est ensuite soumis à une opération d'usinage intéressant ses extrémités ; la partie centrale de chacune de celles-ci est éliminée en vue de la formation d'une sorte de fourche ou chape 4 dont les ailes latérales sont perforées transversalement en 5. Comme illustré en fig. 3, après cet usinage chacun des éléments 3 subit une opération de cintrage afin de lui faire comporter le profil semi-circulaire désiré pour les brides du collier, étant noté que ce profil s'arrête à une courte distance de l'une et l'autre extrémités de chaque élément 3 qui présente finalement deux talons substantiellement rectilignes formés par les fourches ou chapes 4. On procède enfin à l'assemblage articulé des deux brides ou éléments 3 de chaque collier. L'articulation comprend un goujon 6 (fig. 4) traversé par deux axes transversaux dont les extrémités dépassantes sont engagées et retenues dans les perforations 5 correspondantes. A l'opposé de ce goujon 6, l'une des brides est équipée d'une tige filetée 7 articulée par engagement et retenue d'un axe transversal dans les perforations 5, ladite tige étant associée à un écrou à oreilles 8 pour réaliser le boulon de serrage usuel. On obtient en définitive un collier ouvrable dont l'utilisation est identique à celle des colliers classiques. La rainure 2 présentée par chaque bride 3 comporte évidemment le même profil transversal que dans les constructions antérieures, si bien que le serrage des collets à profil tronconique prévus aux extrémités des tuyauteries à raccorder s'effectue dans des conditions analogues, l'étanchéité étant assurée par un joint disposé entre les collets précités, à la façon connue. La fabrication est toutefois considérablement simplifée, le fraisage longitudinal du barreau 1 étant susceptible d'être réalisé dans un temps beaucoup plus court que le travail au tour. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVENDICATIONS 1. Procédé pour la fabrication de colliers ouvrables pour le raccordement des tuyauteries et similaires, du genre comportant deux brides serrables creusées sur leur paroi interne d'une rainure à section trapézoidale, caractérisé en ce qu'on réalise la rainure par fraisage longitudinal d'un barreau métallique rectiligne, préalablement au sectionnement dudit barreau, à l'usinage des longueurs obtenues et au cintrage de celles-ci. 2. Collier ouvrable pour le raccordement des tuyauteries et similaires, caractérisé en ce qu'il est établi par mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 1.