L'objet de l'invention est constitué par une méthode de traitement du tabac dans le but de changer la structure de ses tissus, sa composition chimique et d'améliorer ses propriétés sensorielles et, en outre, par une méthode de production d'un produit pour fumer à partir d'un matériau végétal, notamment des déchets de tabac La plante du tabac (Nicotiana tabacum, N. Rustica) constitue la matière première pour l'industrie du tabac.Ses différents constituants, le limbe de la feuille, la nervure principale de la feuille, appelée couramment "veine de tabac", et les tiges, sont d'une utilité diverse pour l'industrie, selon leurs diverses compositions chimiques et leur constitution anatomique La matière première la plus précieuse est constituée par le limbe. Elle sert à produire un matériau de valeur pour les :fumeursO Les veines de tabac constituent environ 30% de la masse sèche du limbe de la feuille. Elles diffèrent du limbe de la feuille par leur composition chimique et contiennent environ 18% de cellulose végétale (brute). Par contre, dans le limbe, la cellulose constitue environ 10% de la masse sèche. La structure des "veines de tabac" et la présence de cellulose entraînent des difficultés considérables lors de la production du tabac brut. Les déchets dans l'industrie du tabac sont constitués par les tiges et la nervure centrale de la veuille, par les découpures de tabac, les poussières de tabac etc. On peut les traiter de manière à obtenir des pellicules de tabac, que l'on transforme ensuite de la mime iaçon que le tabac. Il est également opportun de transformer des plantes entières de tabac en un mélange homogène du point de vue physiques nommé tabac homogénéisé, que l'on utilise pour la production des pellicules de tabac. Le matériau végétal destiné à la production est séché après la récolte. Les transformations biochimiques de caractère enzymatique qui ont lieu dans les feuilles pendant la première phase du séchage, sont désignées par le nom de fermentation préliminaire. Le tabac séché n1 est pas encore préparé pour étre introduit dans le cycle de production du tabac. Il doit encore subir le processus de la fermentation proprement dite, pendant laquelle les caractéristiques physiques du tabac telles que la couleur, le doit et l'arôme (la fumée du tabac non fermenté est piquante, avec un arrière gott de'tcruditén) changent, ce qui est accompagné de la diminution de l'élasticité.De même, la composition chimique change pendant la fermentation. Entre autres', on assiste à la décomposition des composés macromoléculaires de l'azote, de la chlorophylie et de l'amidon. Le contenu en cendres eut en cellulose augmente ; tandis que la quantité de pectines, de protéines, de nicotine, des polyphénols et d'acides organiques, tels que l'acide malique, citrique et oxalique diminue. Le tabac perd les caractéristiques typiques d'un matériau végétal, en obtenant un arôme et un aspect spécifiquaS devenant donc un matériau pour fumeurs aux caractéristiques sensorielles bien déterminées. Le tabac contient, après la fermentation,des quantités considérables de polysaccharides tels. que la cellulose (11,5 - 21%), les pectines (16,5 - 24,5%), l'amidon (15 40%) et de monosaccharides solubles (6 - 34%); en outre, il contient une certaine quantité de protéines (2-21%). La présence, dans le tabac, d'importantes quantités de composés azotés, notamment de protéines, entraine une détérioration des propriétés sensorielles des produits de tabac car ces composés, en brûlant, dégagent une odeur irritante et très désagréable, qui ressemble à celle de la corne brûlée. On sait que la qualité du tabac est déterminée, entre autres, par le rapport entre le contenu en composés protéiques et le contenu en saccharides solubles (l'indice de Szmuk). Dans du tabac de qualité moyenne, le rapport relatif entre le contenu des saccharides solubles et celui des protéines est égal à peu près à un. Dans des tabacs de quarté médiocre, le contenu (en pourcentage) de protéines est plus élevé que celui des saccharides l'indice de Szmuk est plus petit que un. Par contre, dans les tabacs de haute qualité, cet indice est plus grand que un.On peut donc augmenter la qualité du tabac en diminuant le contenu en protéines. Après la fermentation, le tabac est soumis à un traitement qui a pour but son ultérieur affinage, ou celui de faciliter ses transformations successives. La réalisation de ces deux buts nécessite de détruire la structure biologique des tissus du tabac. On connais, d'après le brevet R.F.A. n 2.045.181, un procédé enzymatique de traitement du tabac non fermenté qui consiste à lui faire subir l'action d'une solution aqueuse d'une préparation enzymatique protéolytique (protease 2.200 A de la société R6hm & Hass) en une quantité entre 0,0001 et 10% en poids de la solution. Le bain enzymatique est réalisé dans un réservoir clos, dans lequel on abaisse la pression jusqu'à 40 torr et on la maintient ainsi pendant 5 minutes, puis on restitue très rapidement la pression atmosphérique. Le tabac tiré du bain enzymati que est séchée Ce procédé est utilisé dans le but de diriger et d'accélérer le processus de fermentation et de séchage du tabac. Dans ce but on peut également utiliser la protéase, la papaSne, la lipases la pectinase, l'amylase, la cellulase, la catalase, séparément ou en mélange. On connaît aussi, d'auprès le brevet britannique n0 1e408.293, un procédé de traitement du tabac dans le but d'y diminuer le contenu en amidon à l'aide d'enzymes amylolytiques ( alpha-amylases et amyloglucosidases) qui provoquent l'hydrolyse de l'amidon. Les préparations amylolytiques, obtenues à partir du Bacillus polymyxa, du Rhizopus stolonifer ou du Streptomyces griseus, sont ajoutées au tabac en une quantité entre 0,001 et 0,2% en poids, le processus hydrolytique étant mené à la température de 20 - 900C. On connait également un procédé de traitement des veines de tabac, dans le but de changer leur structure, procédé selon lequel les veines de tabac, après avoir été hydratées jusqu'à 35% environ et chauffées à la température de 900C environ, sont écrasées et coupées. Ce procédé n'assure pas toutefois un desserrement suffisant de leur structure et le tabac brut ainsi obtenu doit subir un affinage ultérieur. On connatt aussi un procédé de traitement du tabac non fermenté, dans le but de diminuer le contenu en protéines, par suite de leur décomposition thermique pendant le séchage et la fermentation. Pendant ce traitement, on assiste, entre autres, à-la décomposition des protéines avec libération des acides aminés et ensuite de l'ammoniac. On connatt aussi, d'après le brevet polonais nO 76.528, un procédé d'amélioration des propriétés sensorielles du tabac fermenté, en y introduisant des sucres, des acides organiques, du cacao et un extrait des racines de réglisse. On connait-aussi, d'après le brevet polonais nO 89.429 et le brevet britannique nO 1.415.893,une méthode de production d'un substitut du tabac. Selon ces brevets, lthydrate de carbone est soumis à une dégradation thermique catalytique, à la température de 250 - 3000C, en utilisant, comme catalyseur , par exemple, l'amisosulfonate de sodium. Ce matériau est ensuite transformé en un substitut pour fumeurs. Dans le cas de la production du tabac homogénéisé,on connatt, d'après le brevet E.U.A. nO 3.646.943,un procédé selon lequel, le tabac, avant d'être mécaniquement déchiqueté, est humeoté ou mouillé, par suite de quoi sa structure se desserre, sans que ses particules diminuent en dimensions. On connaît aussi, d'après les brevets E.U.A n 3.240.214 et RoFeA. n 1.517.308, un procédé de production, à partir du tabac, d'une pulpe pour la production de pellicules de tabac au moyen de la préparation Cellulase 35 qui possède les activités de la cellulase, de l'hémicellulase et de la pectinase. Des particules végétales de tabac, déchiquetées avec précision, sont soumises, dans ce procédé, à l'action de la préparation enzymatique, que l'on ajoute en une quantité entre 0,1 et 10% en poids. La transformation du tabac en pâte est menée en présence de 5 - 20 unités en poids d'eau pour une unité en poids de tabac, à la température de 40 - 80 C, pendant 1 - 48 heures, à une valeur de pH entre 3,5 et 6,0. Ensuite, la pâte est façonnée en feuilles et séchée. On connaît aussi, d'après le brevet E.U.A. n0 3.628.541, un procédé de production d'une pellicule de tabac, selon lequel le tabac pulvérisé est mélangé à une solution aqueuse d'une base inorganique ou organique, dont le pH est compris entre 6 et 10. La pâte ainsi formés est soumise à l'action de la température de 100 C environ pendant une période de 45 minutes, environ,dans le but de former la pulpe. A la pulpe ainsi obtenue, on ajoute 0,5 - 3% d'un composant de liaison, on suumet le tout à un formage et on sèche à la température de 60 - 100 C. Dans un autre procédé, connu d'après le brevet E.U.A n0 3.760.815, le tabac déchiqueté est soumis à l'action des sels d'ammonium d'acides organiques dans le but de libérer la pectine, qui agit en guise de substance de liaison et, avec le tabac et les sels précipités, constitue un mélange qui peut entre utilisé pour le formage des pellicules de tabac. L'idée principale de l'invention est constituée par un procédé de-traitement du tabac, selon lequel le tabac est soumis à l'action des enzymes de la classe des oxydoréductases et/ou des hydrolases et/ou des lyases, en quantité de 0,0001 - 15% en poids ; ce traitement étant mené pendant 10 minutes - 48 heures, à une température entre 20 et 900C, le pH du milieu étant compris entre 2,8 et 9,5. L'invention englobe également un procédé de production, à partie d'un matériau végétal, notamment à partir du tabac, d'un produit pour fumer, procédé qui consiste en ce que la suspension du tabac dans l'eau est transformbe, au moyen d'enzymes, en un liant, dans lequel on introduit le tabac déchiqueté en une quantité pouvant atteindre 90%, et on homogénéise le tout.Le mélange ainsi préparé est formé en feuilles ou en bandes et séché à la température de 80 - 3000C jusqu'à ce que son humidité atteigne 5 - 20%. Le traitement enzymatique du tabac améliore ses caractéristiques sensorielles gr ce à la décomposition des substances nuisibles du point de vue technologique et olfactif qui y son présentes. Ce traitement desserre la structure des tissus du tabac, tout en provoquant un changement, positif du point de vue sensoriel, de la composition chimique du tabac en enrichissant la matière première en substances qui ont étéproduites à partir des substances nuisibles qui sont présentes dans le tabac non soumis au traitement. Dans le cas de la production du produit pour fumer, on ajoute, à la pbte obtenue gr ce au traitement enzymatique, dventuellement des produits qui retiennent l'humidité, qui rendent élastique, qui donnent une couleur, une odeur, qui modifient la combustion, qui améliorent la couleur et la compacité des cendres, des agents de conservation, des substances qui améliorent les sensations sensorielles et, en outre, des substances inorganiques de remplissage et des médicaments. On peut aussi renforcer la structure du produit pour fumer, obtenu par le procédé selon l'invention, en ajoutant des substances filmogènes. Le tabac non fermenté est soumis à l'action des enzymes de la classe des oxydoréductases et/ou des lyases en quantité de 0,0001 - 4,0 % en poids, par contre le tabac fermenté et/ou un autre matériau végétal est soumis à l'action des enzymes de la classe des oxydoréductases et/ou des hydrolases et/ou des lyases en quantité de 0,0001 - 15% en poids. Le traitement est mené pendant une période de temps comprise entre 10 minutes et 48 heures, à la température de 20 - 90 C, le pH du milieu étant compris entre 2,8 et 9,5. Les préparations enzymatiques peuvent être utilisées sous forme de liquide obtenu après la culture du micro- organisme et/ou sous forme de solution d'un contenu diffé- rent en masse sèche et/ou d'infusions et/ou d'extraits et/ou sous forme de poudre La durée du processus dépend de la dose de la préparation utilisée et des conditions de l'action des enzymes, comme aussi du type de matière première utilisée. Comme matière première, on utilise du matériau végétal, séché ou non9 notamment du tabac, fermenté ou non, sous forme de limbe et/ou de nervure principale et/ou de tige et/ou de plante entière et/ou de poussière de tabac. Comme matériau végétal on peut aussi utiliser d'autres produits contenant des hydrates de carbone comme, par exemple l'amidon de riz, la fécule de pommes de terre, l'amidon de céréales, les alsynates9 les pectines, les résines naturelles telles que la gommeadragante ou la gomme arabique Le traitement est mené dans un milieu aqueux et, dans le but d'accélérer le processus, la matière première est mélangée à une vitesse d 5 à 50 tours/minute. Par suite de 1'action des enzymes on obtient les effets suivants - abaissement du contenu en cellulose, lignine, hémicellulose, pectine, substances semblables à la pectine, gommes végétales - à raison de 10 à 50%, selon le type de matière première - décomposition des protéines par voie hydrolytique, grâce à quoi, le contenu total des protéines dans le tabac diminue de 0,4 - 5,0 %, tandis qu'augmente la quantité de protéines solubles et des acides aminés, en améliorant la qualité de la matière première et les valeurs aromatiques des produits pour fumeurs et en entrarnant le changement du rapport entre la quantité de protéines et la quantité de sucres ;; - transformation des substances organiques insolubles présentes dans le tabac, telles que la cellulose, la lignine, l'amidon, les protéines, les pectines etc... en substances complètement ou partiellement solubles dans l'eau, qui font qu'à partir du tabac, on obtient, sous l'effet des enzymes, un mélange aux propriétés liantes - le desserrement de la structure, avec un déchiquetage simultané du matériau de tabac, ce qui rend plus facile l'accès de la phase liquide aux substances qui se trouvent dans les tissus végétaux, l'enrichissement du macérat principalement en sucres et en acides aminés (la quantité des monosaccharides augmente de 10 à 60% ét celle des acides aminés, de 0,4 à 5,0%) et la production, entre autres, de fibres singulières de cellulose. Dans le procédé selon l'invention, on utilise des préparations enzymatiques d'origine végétale, animale ou provenant de micro-organismes, notamment - de bactéries, en particulier des genres : Aeromonas, Arthrobacter, Bacillus, Cellulobacillus, Cellulomonas, Cellvibrio, Clostridium, Corynebacterium, Cytophaga, Endothia, Escherichia, Halobacterium, Micrococcus, Myxobacter, Polyangium, Proteus, Pseudomonas, Serratia, Sorangium, Sporocytophaga ou Rumen - d'actinomycètes, en particulier des genres Actinomyces, Micromonospora, Nocardia, Streptomyces, Thermoactinomyces ou Thermomonospora - de fungi ou champignons inférieurs, en particulier des genres o Aspergillus, Alternaria, Byssochlamys, Candida, Chaetomium, chrysosporium, Cliocladium, Fusarium, Mucor, Myrothecium, Paecilomyces, Penicillium, Pleuratus, Rhizopus, Trametes, Trichoderma, Trichophyton ou Trichothecium. Les préparations enzymatiques utilisées selon l'inven- tion et obtenues à partir de plantes, d'animaux ou de micro- organismes, contiennent des enzymes qui, selon la Classification des Enzymes/EC, mise au point par la Commission Enzyma- tique de l'Union Internationale de Biochimie (Enzyme Nomenclature, Recomendations 1972 of the International Union of Pure and Applied Chemistry and the International Union of Biochemistry, Elsevier Scientific Publishing Co., Amsterdam, First reprint 1975) appartiennent aux classes suivantes - Oxydoréductases (EC 1.), par exemple la monophénol monooxygénase (EC 1.14.18.1) - Hydrolases (EC 3.) - sous-sous-classe des hydrolases des esters carboxy liques (EC 3.1.1.), par exemple la pectinoestérase (EC 3. 1.1.11.) ; - sous-sous-classe des hydrolases des glucosides (EC 3.2.1.), par exemple l'alpha-amylase (EC 3.2.1.1.), la béta-amylase (EC 3.2.1.2.), l'exo-alpha-1,4-glucosidase (EC 3.2.1.3.), la cellulase (EC 3.2.1.4.), la laminaranase (EC 3.2.1.6.), l'endo-béta-1,4-xylanase (EC 3.2.1.8.), l'oligo-1,6-glucosidase (EC 3.2.1.10.), la dextranase (EC 3.2.1.11.), la chitinase (EC 3.2.1.14), la polygalacturonase (EC 3.2.1.15.), la neuraminidase (EC.3.2.1.18), l'alpha-glucosidase (EC 3.2.1.20), la béta-glucosidese (EC 3.2.1.21), l'alpha-galêctosidase (EC 3.2.1.22), la béta-galactosidase (EC. 3.2.1.23), 1 'alpha-mannosidase (EC 3.2.1.24), la béta-mannosidase (EC 3.2.1.25), l'endo- béta-1,3-xylanase (EC 3.2.1.32), l'amylo-1,6-glucosidase (EC 3.2.1.33), l'exo-béta-1,4-xylosidase (EC 3.2.1.37), l'endo-béta-1,3-glucanase (EC 3.2.1.39), la pullulanase (EC 3.2.1.41), la cyclodextranase (EC 3.2.1.54), l'isopullulanase (EC 3.2.1.57), 1 'exo-béta-1 ,3- glucosidase (EC 3.2.1.58), l'endo-alpha-1,3-glucanase (EC 3.2.1.59), l'exo-malto-tétrahydrolase (EC 3.2.1.60), la mycodextranase (EC 3.2.1.61), l'exo-poly-galacturonase (EC 3.2.1.67), l'isoamylase (EC 3.2.1.68), l'amylopectine-6-glucanohydro- lase (EC 3.2.1.69),- ltexo-alpha-1,6-glucosidase (EC 3.2.1. 70), l'endo-béta-1 ,2-glucanase (EC 3.2.1.71), l'exo-béta- 1,3-xylosidase (EC 3.2.1.72), la lichenase (EC 3.2.1.73), l'exo-béta-1,4-glucosidase (EC 3.2.1.74), ltendo-béta-1,6- glucanase (EC 3.2.1.75), l'exo-alpha-1,2-1,3-mannosidase (EC 3.2.1.77), l'endo-béta-1,4-mannanase(EC 3.2.1.78), l'agarase (EC 3.2.1.81), l'exo-alpha-1,3-glucanase (EC 3.2. 1.84); - la sous-classe des hydrolases peptidiques (EC 3.4.) - la sous-sous-classe des hydrolases des alphaaminoacylopeptides (EC 3.4.11), des peptidylaminoacides (EC 3.4.12), des dipeptides (EC 3.4.13), des dipeptidylpeptides (EC 3.4.14), des peptidyldipeptides (EC 3.4.15), des protéinases à serine (EC 3.4.21), des SH-protéinases (EC 3.4.22), des protéinases acides (EC 3.4.23), des métalloprotéinases (EC 3.4.24), des protéinases dont le macanisme d'action est inconnu (EC 3.4.g9); - les lyases (EC 4.) - la sous-classe des lyases carbone-oxygène (EC 4.2.);; - les sous-sous-classes des lyases qui agissent sur les polysaccharides (EC 4.2.2.), par exemple la pectate lyase (EC 4.2.2.2.), la lyase oligogalacturinique (EC 4.2.2.6.) la lyase exopolygalacturinique (EC 4.2.2.9.), la pectine lyase (4.2.2.10.) L'invention est illustrée par les exemples ci-dessous. Exemple 1. Du tabac, dont la teneur en eau dépassait 6,5 % a été mélangé à de l'eau en quantité de 9 volumes d'eau pour un volume de tabac On a ajouté la préparation cellulolitique en quantité de 8g par kg de tabac et on a placé le tout à 50 C pendant 24 heures. Le processus mené dans les conditions décrites oi-dessus a permis d'obtenir les résultats suivants Durée d'action de la Quantité de glucides préparation réducteurs (heures) (%) 0 9,8 I 9,8 3 14,9 24 29,0 Exemple 2. Le tabac, la préparation et les conditions dans lesquelles le processus est mené sont Identique s à exemple 1, à la différence que le tout est mélangé à partir du moment où l'on ajoute la préparation Le processus mené dans les conditions décrites ci-dessus permet d'obteni les résultats suivants Durée d'action de la Quantité de glucides préparation réducteurs (heures) (%) 0 9,8 1 12,7 3 20,3 24 60,9 Exemple 3.- Le tabac, dont la teneur en eau dépasse 6,5% a été mélangé avec de l'eau en quantité de 9 volumes d'eau pour 1 volume de tabac, on a ajouté la préparation pectinolytique en quantité de 6g par kg de tabac et on a placé le tout à 450C pendant 24 heures. Le processus mené dans les conditions décrites ci-dessus permet d'obtenir les résultats suivants Durée d'action de la Quantité de glucides préparation réducteurs (heures) o 15,1 1 17,8 3 22,5 24 30,5 Exemple 4. Au tabac, traité comme à l'exemple 1, on a ajouté une préparation cellulolitique obtenue à partir du Trichoderma viridis et une préparation pectolytique provenant de l'Aspergillus phoetidus, en quantité de 2g par kg de tabac chacune. Le processus a été mené à 450C pendant 48 heures. Dans les conditions décrites, on a obtenu les résultats suivants Durée d'action de la Quantité de glucides préparation réducteurs (heures) 0 15,3 3 29,0 24 37,8 48 65,7 Exemple 5. Le tabac est immergé dans de l'eau chauffé à 450C, en quantité de 9 volumes d'eau pour 1 volume de tabac. On a ajouté une préparation de pectate lyases en quantité de 12g par kg de tabac et on a laissé le tout pendant 6 heures. Le processus mené dans les conditions décrites ci-dessus a permis de diminuer le contenu en pectines d'au moins 25%. Exemple 6. Le tabac est immergé dans de l'eau chauffée à 55 C, en quantité de 9 volumes d'eau pour 1 volume de tabac. On a ajouté 5g d'une préparation de pectate lyases et 5 g d'une préparation d'enzymes oellulolytiques par kg de tabac et le tout a été laissé pendant 8 heures, en observant qu'à partir du moment d'introduction des préparations dans le mélange, le tout était maintenu en mouvement pendant 6 heures. Le processus mené dans les conditions decrites ci-dessus permet d'obtenir une diminution de la quantité de pectine d'au moins 45% et de celle de la cellulose d'au moins 2%. Exemple 7. Le tabac est immergé dans de l'eau chauffée à 500C, en quantité de 9 volumes d'eau pour 1 volume de tabac ; on y a ajouté une préparation d'enzymes protéolytiques en quantité de 0,15g par kg de tabac. Au bout de 4 heures d'hydrolyse enzymatique menée dans les conditions décrites, on obtient une diminution de la quantité totale de protéines d'au moins 4,5%. Exemple 8. Le tabac moulu est immergé dans de l'eau chauffée à 450C, en quantité de 9 volumes d'eau pour 1 volume de tabac, on y a ajouté une préparation de pectine lyases en quantité de 12g par kg de tabac et on a laissé le tout pendant 4 heures, en mélangeant. Dans le liant ainsi préparé, on a introduit 20% de poussibre de tabac (par rapport à la masse du liant) et on a homogénéisé pendant 5 minutes. Le mélangeainsi obtenu est étendu sur des plaques en verre couvertes d'une mince couche d'huile au silicate et on a séché d la température de 800C. Exemple 9. Le tabac moulu est immergé dans de l'eau chauffée à 700C, en quantité de 9 volumes d'eau pour I volume de tabac, on y a ajouté une préparation comprenant un mélange d'enzymes tels que les oxydoréductases, leshydrolases et les lyases en quantité de 12% en poids et on a laissé le tout pendant 24 heures en mélangeant. Ensuite, on a ajouté 90% de poussière de tabac et 5% du sel sodique de la carboxyméthylcellnlose (par rapport à la masse du liant) et on a homogénéisé pendant 10 minutes. Le mélange ainsi obtenu a été soumis à un formage, afin d'obtenir des bandes, et séché à la température de 2300C. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits, ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre de la protection comme revendiquée. R E V E N D I C A T I O N S 1. Procédé de traitement d'un-matériau végétale comprenant notament des hydrates de carbone, en particulier du ta- bac, fermenté et/ou non fermenté ; comportant une transformation de ce matériau en un produit pour fumer et de façon à obtenir un mélange aux propriétés liantes, au moyen d' enzymes, caractérisé en ce que l'on soumet ledit matériau, notaimen-:: le tabac fermenté, à l'action des enzymes de la classe des oxydoréductases et/ou hydrolases et/ou lyases et/ou micro-organis- mes constituant la source de ces enzymes 9 o, dans le cas du tabac non fermenté, en ce que l'on soumet celui ci à l'action des enzymes de la classe des oxydoréductases et/ou lyases et/ ou de micro-organismes constituant la source de ces enzymes en ce que l'on fait se dérouler le traitement pendant une période allant de 10 minutes à 48 heures, en maintenent le pH du milieu entre 2,8 et 9,5, à une température entre 20 et 900C ; en ce qu'on introduit les enzymes de la classe des oxydoréductases et lyases en une quantité comprise entre 0,0001 et 4% en poids alors que l'on introduit les enzymes de la classe des hydrolases en une quantité comprise entre 0,0001 et 15% en poids. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on soumet audit traitement du tabac sous forme de limbe et/ou de nervure principale et/ou de tige et/ou de plante entière. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'on soumet du tabac séche au traitement précité. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on soumet au traitement précité un matériau végétal de- chiqueté. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce quoi réalise le traitement dans un milieu 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce luron ajoute les enzymes sous forme de solutions et/ou d'infusions et/ou d'extraits et/ou sous forme solide 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on ajoute les enzymes sous forme de liquide après la culture des bactéries et/ou d-'actinomycètes et/ou de fungi. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on mélange la matière première à une vitesse de 5 à 50 tours par minute. 9. Mélange à base d'un matériau végétal, notament de tabac, caractérisé en ce qu'il est obtenu par le procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes et en ce qu'il présente des propriétés liantes. 10. Application du mélange liant selon la revendication 9, caractérisée en ce que l'on ajouteà wlmélange d'eau et de liant précité, du tabac désagrégé ou déchiqueté, en une quantité pouvant atteindre 90%, par rapport à la masse de liant, de manière à obtenir une pâte, ladite pâte est ensuite homogénéisée, formée et séchée à une température comprise entre 80 et 3000C, jusqu'à ce qu'elle atteigne une teneur en eau comprise entre 5 et 20%. 11. Application selon la revendication 10, caractérisée en ce qu'à la pate précitée, on ajoute des produits qui retiennent l'humidité et/ou qui rendent élastique et/ou qui donnent la couleur et/ou l'odeur voulues et/ou modifient la combustion et/ou améliorent la couleur et la compacité des cendres et/ou des agents de conservation et/ou des substances inorganiques de remplissage et/ou des médicaments et/ou des substances qui améliorent les sensations des fumeurs et/ou des substances filmogènes. 12. Application selon l'une quelconque des revendications 10 ou 11, caractérisée en ce que l'on forme le mélange homogène en une pellicule. 13. Application selon liune quelconque des revèndications 10.ou 11, caractérisée en ce que l'on forme le mélange homogène en bandes.