La présente invention se rapporte à des lames de scies à rubans destinées à la coupe de métal, et elle concerne, plus particulièrement, des lames de scie à ruban bimétalliques, dans lesquelles les pointes des dents sont constituées par de l'acier rapide comme le 'tM2t' ou par un autre métal ayant de bonnes propriétés de découpage des métaux, tandis que le reste de la lame, c'est-à-dire les portions de pied des dents ainsi que le corps de la lame de scie, est constitué par un autre métal choisi en raison de sa bonne résistance à l'usure. De l'acier faiblement allié, de teneur moyenne en carbone, de l'ordre de "D6A" a la résistance à l'usure nécessaire pour résister au fléchissement permanent auquel une lame de scie à ruban est soumise en cours d'utilisation. La lame de scie à ruban bimétallique fabriquée par le prQcédé du brevet des Etats Unis d'Amérique n0 2.786.788 constitue un exemple du type de lame auquel a trait la présente invention. L'invention a, de façon générale, pour objet une lame de scie à ruban bimétailique perXectionnée pax rapport aux lames antérieures. Dans ce but, l'invention vise à mettre au point un procédé de fabrication perfectionné de matière première bimétallique en bande à partir de laquelle on puisse faces lement produire des lames de scie à ruban bimétalliques, et d'obtention sans soudage par fusion d'une liaison achevée sans défauts entre deux métaux différents constituant la matière première. Les spécialistes savent bien que la fixation ou la Jonction du métal formant les pointes des dents au métal de formation du corps représentait le problème le plus difficile pour obtenir une lame de scie à ruban bimétallique. Antérieurement à l'invention décrite dans le brevet précité, l'industrie n'a arencontré que des échecs dans -sa recherche-d'une lame de scie à ruban bimétallique satisfaisante. Le soudage par faisceau électronique, utilisé dans le brevet précité, pour unir deux aciers a permis pour la première fois de réaliser des lames de scie à ruban bimétalliques industriellement viables; oepen- dant, ce procédé est coûteux et comporte souvent des difficultés imprévisibles.Malgré l'attention la plus méticuleuse portée à tous les aspects de l'opération, la Jonction du fil d'acier rapide à la matière du corps était, parfois, inacceptable. Il fallait trouver une meilleure façon de réunir les deux métaux, et c'est cela qui constitue l'objectif de l'invention. La solution de ce problème réside dans la découverte que la technique de compression isostatique à chaud (HIP) permet de réunir de l'acier rapide à l'état pulvérulent préallié à l'acier constituant le corps, et également à l'état pulvérulent ou à'état de barreaux solides, pour obtenir une brame d'un seul tenant pouvant entre laminée en une bande bimétallique. La compression isostatique à chaud, décrite dans la publication ASME 71 WA/PROD-20,présentée au congrès d'hiver de l'ASME à Washington D.C., du 28 novembre au 2 décembre 1971, utilise une pression de gaz inerte à des températures élevées pour souder ou réunir par diffusion à l'état solide des composants constitués par différents métaux. Ce procédé permet de tasser et de joindre des métaux en poudre et d'autres matières, à l'état meuble ou à l'état compact froid. On enferme les matières à traiter dans un récentacle hermétique de géométrie appropriée, dans lequel on fait le vide et que l'on obture hermétiquement, puis que l'on place dans un récipient sous pression où on lui fat subir simultanément, ainsi qu'à son contenu, l'action de la chaleur et de la pression. En général, on utilise un gaz inerte pour mettre le récipient sous pression, et l'on peut utiliser n'importe quels moyens appropriés pour chauffer le contenu du-récipient. On obtient des tassements beaucoup plus forts par le procédé isostatique à chaud que par n importe quel autre procédé. Dans le mode d'exécution préféré de l'invention, on dispose de métal en poudre pour constituer les pointes des dents. Le procédé d'obtention de la poudre ne fait pas partie de l'invention, et peut être conforme à n'importe quelle pratique classique. Bien que-le métal de formation du corps puisse aussi entre en poudre, il est préférable d'en disposer sous la forme de barreaux solides de section transversale uniforme. Par rapport aux procédés antérieurs de production de matière première pour scie à rubans qui Impliquait de disposer de la matière de formation du corps sous formeede bande, l'utilisation de matière première en barreaux dans ce but non seulement abaisse les coûts en matière première, mais ouvre également des voies d'obtention plus nombreuses. Leurs surfaces étant nettoyées de façon appropride, on aligne deux barreaux orientés verticalement, ou davantagé, constitués par des métaux de formation du corps sur une rangée rectiligne, des barreaux adjacents étant séparés par un intervalle uniforme. On ferme les intervalles entre barreaux adjacents dans le bas et sur les cotés. On le fait au mieux en fixant des plaques métalliques aux barreaux de façon qu'elles franchissent les intervalles qui les séparent, ou bien en prenant une boute métallique à parois planes de forme oblongue à face supérieure ouverte et en plaçant les barreaux du métal de formation du-corps dans la borte, les barreaux reposant verticalement sur le fond en contact surface-surface étroit avec les parois latérales de la boite.Dans les deux cas, au moins un compartiment vertical est formé entre barreaux adjacents. On verse alors la poudre d'alliage de formation des pointes des dents ( ttM2tt ou analogue), que l'on peut mélanger préalablement avec un large assortiment d'agents de dispersion ou d'autres additifs de renforcement de l'alliage, dans le com arriment ou les compartiments compris entre barreaux adjacents de métal de formation du corps, puis l'on soude un couvercle er. forme de plaque, ou bien on le fixe hermétiquement autrement sur le haut du compartiment ou des compartiments pour former une enceinte hermétique devant contenir le métal en poudre de formation des pointes de dents, à part un ou plusieurs orifices d'évacuation formés dans le couvercle, par lesquels on peut purger le compartiment ou les compartiments remplis de poudre à la température et sous la pression les plus efficaces. Cela étant fait, on bouche l'orifice d'évacuation. On a ainsi formé un assemblage bimétallique que 1'on peut comprimer à chaud de façon isostatique. Selon cette technique, on place l'assemblage bimétallique dans un récipient sous pression et on lty soumet à l'action d'une température élevée et d'une haute pression. Il est préférable de purger le récipient sous pression de l'air résiduel, puis d'y élever simultanément la pression et la température de façon à réduire les courants de convection nuisibles. Vorace à ce stade de compression isostatique à chaud, le métal en poudre de formation des pointes des. dents est tassé et lié aux barreaux du métal de formation du corps. il en résulte une brame bimétallique d'un seul tenant, de qualité exceptionnelle. Le métal en poudre tassé est tassé à pratiquement 100% > avec une structure à grains exceptionnellement fins, et sans ségrégation notable. La température et la pression auxquelles le contenu du récipient est soumis sont dictées par le type de matière traitée, Dans le cadre de l'invention, il stestavéré désirable d'utiliser une température de 980ou à 123000 et une pression comprise entre 1050 et 2100 kg/cm2. Cependant, les spécialistes s'apercevront facilement de ce que lton pourrait utiliser des températures inférieures couplées à des pressions supérieures, ou des températures supérieures couplées à des pressions inférieures. La durée de séjour de l'assemblage bimétallique dans le récipient sous pression dépend de la dimension de cet assemblage et du fait que l'on utilise ou non des cycles de chauffage préalable et/ou ultérieur. Après avoir recuit la brame bimétallique obtenue par compression isostatique à chaud , on transforme l'assemblage en bande bimétallique comportant une section centrale étroite de métal de formation des pointes des dents, interposée entre des sections larges de métal de formation du corps. il est préférable de le faire en faisant passer la brame entre une série de rouleaux, les jonctions des métaux étant perpendiculaires aux axes des rouleaux. Que l'assemblage ne comprenne qu'une section centrale de métal de formation des pointes des dents comprise entre deux sections de formation du corps, ou un grand nombre de ces sections, on doit réaliser l'assemblage de façon à équilibrer les contraintes qui apparaissent au cours de sa déformation subséquente, pendant son laminage sous forme de bande. Dans le cas d'un assemblage ne comportant qu'une seule paire de barreaux de formation du corps, on le fait, au mieux, en disposant de deux barreaux de meme section transversale-à surface carrée et de même longueur. Lorsque l'assemblage bimétallique comprend plusieurs barreaux de formation du corps appariés, un ajustement approprié des longueurs et/ou des épaisseurs relatives de barreaux de formation du corps adjacents de façon symétrique garantira l'équilibre nécessaire des contraintes. Bien que les spécialistes du-laminage de l'acier trouveront évident qu'il est préférable de recuire la brame à des moments différents au cours du laminage, et lorsque ce recuit doit être effectués il est préférable d'effectuer le recuit juste avant le laminage final, car l'êcrouissage lié à l'opé- ration de laminage amène toute la bande à une dureté désirée pour les alliages utilisés. L'absence de caractéristique de mélange dans une zone de fusion de l'invention entraîne un raccourcissement des cycles de recuit, ce qui diminue alors le prix de revient. Avant le début du laminage ou à un stade intermédiaire de celui-ci, on retire le réceptacle ou la boite de la brame. On peut le faire de n'importe quelle façon appropriée, par exemple par décapage classique. Lorsqu'on a obtenu la réduction désirée, on fend en m8me temps la bande suivant le centre de sa section centrale étroite et vers l'extérieur de la section centrale,pour former deux tronçons de matière première bimétalliques de largeur désirée, dont un bord de chaque est délimité par le métal de formation des pointes des dents qui était initialement en poudre. Après le recuit de cette matière première bimétallique en bande, son usinage à la cote et son redressement dans la mesure désirée et après avoir fini son bord postérieur par meulage Blanchard ou de toute autre façon appropriée, il est facile d'en faire une lame de scie à ruban. il suffit pour cela de former à la fraise des dents dans le bord de la bande qui est délimité par le métal de formation des pointes des dents, de façon que seules les pointes des dents soient constituées par le métal initialement en poudre, puis d'affi- ler les dents. ta trempe et l'adoucissement de la lame ainsi formée, de la façon décrite dans le brevet précité, achève la lame de scie å ruban bimétallique. Les contraintes équilibrées dues à la construction et à la géométrie propres de l'assemblage bimétallique facilitent notablement les opérations d'usinage à la cote et de redressement. Comme on l'a indiqué précédemment, l'assemblage bimétallique soumis à la compression isostatique à chaud peut comprendre une seule paire de barreaux métalliques massifs côte à côte de métal de formation du corps avec une quantité ou un volume proportionnel de métal de formation de pointes de dents en poudre entre eux, ou bien plusieurs de ces paires de barreaux. Dans ce dernier cas, chacun de ceux des barreaux métalliques massifs qui se trouvent à l'intérieur des barreaux extremes dans leur rangée constitue une matière première pour les corps de deux lames de scie à ruban bimétalliques. Par suite; lorsque lton fend la bande bimétallique à sections multiples, on fend non seulement ses sections étroites de métal de formation de pointes de dents, mais aussi ses sections plus larges de métal de formation du corps. il est important que la bande bimétallique soit rectiligne avant d'être fendue, Par conséquent, on ne peut tolérer l'apparition d'une courbure au cours du laminage de 1a brame. il est donc essentiel que l'assemblage bimétallique soit tymétrique. au moins en ce qui concerne ses contraintes interneas pour assurer la forme rectiligne après le fendage, il t q+ la geométrie et la section tranversale des deux barreaux métalliques massifs flanquant chaque couche de métal initialement en poudre de l'assemblage soient identiques. Un autre paramètre très important est la planéité et le parallélisme entré les surfaces de séparation entre les deux métaux. Pour remplir cette condition, le plus facile consiste à obtenir le métal de formation du corps sous forme -de barreaux massifs au moment de la production initiale de l'assemblage. Les surfaces-limites opposées, planes et parallèles, des deux barreaux assurent automatiquement cette relation désirée. Cependant, l'invention envisage également que le métal de formation du corps soit en poudre au moment de la formation de l'assemblage bimétallique. Dans ce cas, l'enceinte contenant les deux métaux , au cours du stade de compression isostatique à chaud, doit être une boite complète avec un fond plat et des parois terminales et latérales planes. La forme parallèle et plane requise des surfaces de séparation entre les deux métaux est obtenue par insertion de bandes de séparation planes dans la boite, leurs bords étant en contact avec les parois latérales de la boîte, et bien sûr , parallèles entre eux et séparés par une distance appropriée. Ces bandes doivent être constituées par du métal de même composition que celle du métal de formation des pointes des dents ou du métal de formation du corps. Ainsi, au cours de la compression isostatique à chaud, les bandes de séparation deviennent une partie intégrante de la brame bimétallique. On pourrait supprimer les bandes de séparation, en obtenant l'un ou chacun des deux métaux en poudre sous la forme de bandes- et/ou de barreaux préalablement comprimés, de géométrie correcte. Comme précédemment, la boîte dans laquelle les métaux en poudre se trouvent peut être d'une dimension lui permettant de recevoir un certain nombre de corps alternés de métal de formation de pointes de dents et de formation du corpS de façon que le fendage produise plus de deux tronçons'de matière première de formation de lame de scie à ruban bimétallique. Comme on le décrira avec davantage de détails dans la suite, l t un des avantages d'avoir les deux métaux en poudre, séparés par une bande de séparation et/ou l'un ou chacun des métaux en poudre à l'état précontraint, consiste en ce que cela permet d'ajuster la chimie à la surface de transition. On le fait en graduant les constituants de métallurgie des poudres. Les figures du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. la figure 1 représente un court tronçon de lame de scie A ruban bimétallique, dont le perfectionnement fait l'objet de l'invention; la figure 2 est une vue latérale d'un court tronçon de matière première bimétallique de formation de la lame de scie à ruban de la figure 1, la figure 3 est une vue en perspective de la portion extrême supérieure d'un assemblage bimétallique, représentant un mode de realisation du réceptacle nécessaire pour métal de formation de pointes de dents en poudre; la figure 4 est une vue en perspective de la portion supérieure de l'assemblage représenté sur la figure 3, mais que l'on a purgée et obturée hermétiquement, ledit assemblage étant prêt- à être placé dans le récipient sous pression dans lequel il subira la compression isostatique à chaud;; la figure 5 représente schématiquement deux assemblages bimétalliques dans le récipient sous pression; la figure 6 est une vue en perspective d'une partie d'une brame bimétallique dont a été constituée îa matière première bimétallique; la figure 7 est une vue en perspective, représentant plus ou moins schématiquement, un stade de laminage par lequel la brame est réduite à l'état de banne bimétallique la figure 8 est une vue en perspective d'une portion de la bande bimétallique provenant du laminage de la brame représentée sur la figure 6; la figure 9 représente le fendage de la bande bimétallique;; la figure 10 est une vue en perspective, montrant comment peut être formé un assemblage bimétallique large comportant plusieurs masses alternées de métal de formation de pointes de dents et de métal de formation de corps, en vue d'augmenter la production; la figure il est une vue en perspective d'une portion de la bande bimétallique multiple provenant du laminage de la brame formée par compression isostatique à chaud de l'assemblage représenté sur la figure 10; la figure 12 est une vue en perspective de la portion supérieure d'une boite dont le couvercle est retiré, utilisée dans la formation d'un assemblage bimétallique où les deux métaux sont initialement en poudre; les figures 13 et i4 représentent les allures de la chimie de la surface de transition ou interface qui seront indiquées plus loin. En se référant à présent aux figures, la référence numérique 3 (sur la figure 1) désigne les cannelures de la lame dfe scie à ruban bimétallique représentée, la réfé- rence 4 désigne le corps et la référence 5 ses dents. La zone allant du bord postérieur 6 de la lame à (et y compris) la totalité des dents, sauf les pointes 7, est constituée par de l'acier faiblement allié, à teneur en carbone moyenne, comme le "D6A"t ou par tout autre métal présentant les qualités requises pour une bonne lame de scie à ruban, en particulier une bonne résistance à l'usure, cependant, les pointes 7 des dents sont constituées par de l'acier rapide, ou des variantes de celui-ci. La lame de scie à ruban représentée sur la figure 1 est constituée par la matière première bimétallique représentée sur la figure 2, dont une portion de bord marginale 8 est formée par l'acier rapide, tandis que tout le reste de la bande est constitué par de l'acier faiblement allié, d'une teneur en carbone moyenne, comme le "D6A". Les dents de scie sont formées dans la matière première de constitution de scie à ruban de la façon courante par des fraises combinées agissant sur un groupe de tronçons de la matière première bloqués ensemble, les fraises étant ajustées de façon à mordre dans le bord de l'acier rapide des bandes à une profondeur suffisante pour que seules les pointes 7 des dents soient constituées par de l'acier rapide. Au moment où le fraisage commence, la matière première bimétallique est à l'état recuit. Comme on l'a expliqué précédemment, la matière première du ruban est obtenue en fendant la bande bimétallique 9 représentée sur la figure 8, suivant l t axe de symétrie longitudinal de la bande et le long de lignes parallèles équidistantes du centre; la bande bimétallique est le produit de l'opération de laminage au cours de laquelle on fait passer la brame bimétallique 10 entre une succession de rouleaux il de la façon classique représentée schématiquement sur la figure 7. il est, bien entendu, essentiel que les plans de jonction entre les métaux constituant la brame soient perpendiculaires aux axes des rouleaux. Selon un premier mode dtexécution de l'invention, le premier stade de la formation de la brame bimétallique 10 (figure 6) consiste à relier deux barreaux 12 du métal dsgt le corps de la lame de la scie doit être formé, de façon mutuellement parallèle et écartée, comme le montre la figure 3, en soudant des plaques latérales dracier 13 aux côtés coplanaires des barreaux, et une autre plaque 13' aux bas des barreaux et aux extrémités inférieures des plaques latérales. Cela constitue un compartiment 14 entre les surfaces opposées des barreaux, que l'on remplit du métal de formation des pointes des dents en poudre, comme ltindique la référence numérique 15. Pour éviter la possibilité de courbure dans la bande bimétallique provenant du laminage subséquent de la brame, il faut que l'assemblage bimétallique comprenant les deux barreaux 12 et le métal en poudre 15 interposé entre eux ait une section transversale symétrique On peut le garantir très facilement en donnant aux deux barreaux la même section transversale,et en enrendant les surfaces opposées parallèles de façon précise. Bien entendu, la largeur de l'intervalle compris entre les barreaux 14 détermine le rapport des largeurs de la section centrale étroite 16 (figure 3) du métal de formation des pointes des dents, à celle des sections placées latéralement 17 du métal de formation du corps, dans la bande bimétallique 9. En conséquence, cet intervalle n'est pas plus large qu'il le faut pour donner le volume ou la quantité propor tionnetle)de matière de formation des pointes des dents dans la brame bimétallique qui est nécessaire pour garantir que la section centrale 16 de la bande bimétallique- soit suffisamment large pour produire deux bords de formation des pointes des dents, un pour chacun des deux tronçons de matière première bimétallique formée par le fendage. Le métal en poudre de formation des pointes des dents remplissant le compartiment 14, on ferme le haut du compartiment en soudant un couvercle 18 aux sommets des barreaux 12 et aux extrémités adjacentes des plaques latérales 13 (figures 3 et 4). Ce couvercle comporte un orifice d'évacuation 19 duquel fait saillie un tube métallique 20 pour faciliter la liaison de l'orifice avec une pompe à vide ou une autre source d'aspiration. Après avoir fait le vide dans le compartiment 14, on ferme le tube 20 en le pinçant, comme l'indique la référence 21 sur la figure 4, pour obturer hermétique ment le compartiment. Cela achève la formation de l1assemblage- bimé- tallique que l'on place alors dans un récipient sous pression 22 dans lequel on le comprime à chaud de façon isostatique. Dans la figure schématique 5, on a représenté deux de ces assemblages dans le récipient. Selon la technique de compression isostatique à chaud, et comme on l'a expliqué précédemment, on chauffe l'intérieur du récipient sous pression, après l'avoir purgé, et on le soumet à une forte pression gazeuse, en faisant passer la température intérieure au récipient à une température comprise entre 980 et 12300C, de n'importe quelle façon appropriée, et en amenant la pression à une valeur comprise entre environ 1050 et 2100 kg/cm2. Bien entendu, l'élévation de la température ne doit pas avoir lieu à une vitesse suffisamment rapide pour engendrer des contraintes thermiques dans l'assemblage. Au contraire, il faut effectuer le chauffage à une vitesse assurant une pénétration uniforme de la chaleur.Il faut maintenir la brame bimétallique à la température choisie et à la pression choisie, pendant une période suffisamment longue pour assurer le tassement complet du métal en poudre de formation des pointes des dents, et sa jonction au métal de formation du corps. Comme exemple spécifique, on peut comprimer isostatiquement à chaud simultanément quinze assemblages bimétalliques comprenant chacun quatre barreaux de métal de formation du corps de 16 cm2 et de 145 em de long, séparés par des intervalles de 8 mm, en remplissant les intervalles qui les séparent de métal de formation des pointes des dents en poudre, pour obtenir des brames bimétalliques d'un seul tenant au cours d'un cycle de huit heures, en utilisant un récipient sous pression de 66 cm de diamètre intérieur et 150 cm de long.On préchauffe les assemblages bimétalliques à 6500C avant de les placer dans le récipient sous pression, puis, le récipient étant fermé hermétiquement, on élève sa température intérieure à une valeur maximale de 12500C au cours d'environ deux heures, et on le met, au moyen de gaz inerte, à une pression de 1050 kg/cm2, ces paramètres étant maintenus pendant une période d'une à deux heures, après que le contenu du récipient a atteint la température établie. On peut commencer le laminage de la brame bimétallique pour lui donner la forme de la bande bimétallique allongée 9 ure 7) sans en détacher d'abord les plaques latérales 13, mais il faut le faire avant que le laminage ne soit achevé. Au cours de l'opération de fendage (représen- tée schématiquement sur la figure 9) par laquelle on divise la bande bimétallique en deux tronçons de matière première de lame de scie à ruban bimétallique,il faut prendre soin que la trajectoire de la bande par rapport aux rouleaux à fendre 2222' ou leur équivalent soit telle que la fente centrale divise de façon précise en deux parties égales la section centrale étroite 16 de la bande, et que les deux fentes d'ébarbage soient parallèles à la fente centrale. On peut remplir ces conditions en utilisant un dispositif d'alignement électronique qui suive l'une des lignes d'interface ou de jonction et agisse de façon à maintenir avec précision une proportion prédéterminée entre la matière de formation des pointes des dents et la matière de formation du corps, sur toute la longueur de la bande. Dans le mode d'exécution de l'invention selon lequel la brame bimétallique produite de la façon décrite comprend un certain nombre de paires de barreaux de formation du corps, du métal de formation des pointes des dents étant interposé entre les barreaux de chaque paire, de sorte que l'on peut considérer la brame comme une structure sandwich à couches multiples, on effectue au mieux l'opération nécessaire consistant à enfermer le métal de formation des pointes des dents en soudant des-plaques latérales larges aux surfaces coplanaires des barreaux et une plaque inférieure longue aux bords inférieurs des plaques latérales et au bas des barreaux terminaux, de façon à fermer tous les compartiments compris entre les barreaux sur les côtés et au fond, puis en soudant un couvercle au haut des plaques latérales et des barreaux terminaux. Une autre façon d'enclore le métal consiste à utiliser une boîte métallique toute faite ou un réceptacle analogue, désigné par la référence numérique 25 sur la figure 10.Cette boite (ou ce réceptacle) comporte des parois latérales planes 26 reliées par des parois terminales 27 et une paroi de fond ou inférieure 28. Les parois latérales sont séparées par une distance leur permettant de recevoir tout juste les barreaux 12 entre elles, et les parois terminales 27 sont suffisamment écartées pour recevoir le nombre désiré de paires de barreaux, plus les intervalles qui doivent exister entre eux. Sur la figure 10, quatre barreaux 12 sont disposés suivant une rangée et maintenus à des intervalles corrects par des pie ces d'écartement 29 montant de la paroi inférieure 28, mais ne montant pas trop profondément dans les compartiments 30 entre barreaux adjacents. On soude un couvercle 31 aux parois latérales et terminales, respectivement 26 et 27, pour fermer cette boîte ou ce récipient. Ce couvercle comporte un orifice d'évacuation 32 par compartiment 30, un tube 32r en faisant saillie pour permettre de purger tous les compartiments (les tubes étant, bien entendù, fermés par pincement pour fermer hermétiquement la boîte ou le réceptacle après sa purge). La compression isostatique à chaud de l'assem- blage de structure sandwich à couches multiples de la figure 10 et le laminage de la brame bimétallique obtenue sont conformes au mode opératoire utilisé pour produire la bande 9 représentée sur la figure 8; cependant, comme le montre la figure t1, la bande est beaucoup plus large, et elle est fendue comme l'indiquent les lignes en tirets, non seulement suivant l'axe central de ses sections étroites i6' > mais aussi suivant l'axe central des sections plus larges 17'. On obtient ainsi simultanément, par l'opération de fendage, plusieurs tronçons de matière première de formation de lames bimétalliques, six dans le cas présent, mais le nombre de multiples n'est limité que par la capacité de compression à chaud et de laminage dont on dispose. Lorsqu'on applique le procédé selon lequel le métal de formation du corps, ainsi que le métal de formation des pointes des dents, est en poudre au moment de la formation de l'assemblage bimétallique, on peut utiliser une boite (ou un réceptacle) complète tel que celle qui- est représentée par la figure 12 et désignée par la référence numérique 33. Elle est constituée par du métal (typiquement de l'acier doux), elle comporte des parois verticales planes 34-34' et 35-35' et une paroi de fond (non représentée).Dans ce cas, deux parois opposées 34-34' comportent des fentes alignées 36 dans lesquelles doivent coulisser les bords latéraux de deux bandes de séparation 37 qui divisent, lorsqu'elles sont insérées, la boîte ou le réceptacle en un compartiment étroit 38 compris entre deux compartiments plus larges 39 de myomes dimensions en section transversale. Bien entendu, on verse le métal de formation des pointes des dents en poudre dans le compartiment central étroit, et le métal en poudre de formation du corps remplit les compartiments latéraux plus larges. La bande de séparation doit être constituée par un métal de même composition que l'un des deux métaux en poudre, ou d'une troisième composition conçue pour assurer une transition douce entre les deux métaux, de sorte qu'au cours de la compression isostatique å chaud subséquente de l'assemblage, les bandes de séparation deviennent une partie de la brame bimétallique d'un seul tenant. En variante, on peut utiliser, sans bandes de séparation, des agglomérés de poudre préalablement frittée d'un métal ou des deux métaux, de forme appropriée. Comme dans les modes d'exécution de 11 invention décrits précédemment la boîte (ou le récipient) 33 (figure 12) est fermée par un couvercle 40 après avoir été remplie, puis purgée et fermée hermétiquement, et dans ce but le couvercle comporte un orifice 41 dont sort un tube 42. De plus, bien que le laminage de l'assemblage bimétallique comprimé isostatiquement à chaud puisse commencer avant que les parois de la boite n'en soient détachées, il faut les retirer avant la passe de laminage finale. Dans tous les modes d'exécution de l'invention, le métal en poudre peut être sous une forme meuble fluide ou bien préalablement formé en agglomérés au moment où l'on constitue l'assemblage bimétallique. Bien que l'on ait surtout cité l'acier rapide comme métal de formation des pointes des dents, et que l'on ait surtout mentionné le "D6A" comme métal de formation du corps, on Feut utiliser des métaux d'autres compositions, par exemple, comme métal pour former les pointes des dents de l'acier à outils rapide, de l'acier au chrome rapide, de l'acier à outils semi-rapide, de l'acier à outils résistant aux chocs; de l'acier à outils à base de cobalt (ou des variantes de celui-ci) et, comme métal de formation du corps, de l'acier à ressorts moyennement allié, de l'acier inoxydable, de l'acier à vieillissement martensitique (ou des variantes de ceux-ci). De plus, les barreaux massifs 12 (figures 3-4) de métal de formation du corps peuvent ttre dans l'un quelconque des états suivants au moment où l'on réalise l'assemblage bimétallique: usiné à partir de pièce coulée, usiné à partir de poudre, brut de coulée, préalablement fritté, tassé. p Un avantage exceptionnellement important et remarquable de l'invention consiste en ce qu'elle rendpossi- ble et parfaitement réalisable d'incorporer des additifs dans le métal dont sont constituées les pointes des dents, dans le but d'améliorer leur solidité, leur ductilité et leur résistance à l'usure. Par exemple, on peut disperser des oxydes , des nitrures et/ou des carbures finement divisés d'éléments légers, lourds ou des terres rares, dans le métal de formation des pointes des dents, sans nuire à son homogénéité ou à son tassement, tout en assurant une qualité à grain fin sans précédent du pro duit final.Comme exemples spécifiques de ces additifs, il y a lieu de citer :la thorine, l'yttrine, l'ytterbine, la cérinè, la lanthanine, la praséodymine, le carbure de colombium, le carbure de tantale, le carbure de titane, le carbure de hafnium, le carbure d'uranium, le carbure de lanthane, le carbure de cérium, le nitrure de bore, l'e nitrure de zirconium, l'oxyde d'aluminium, le diborure de zirconium. Il est facile de disperser l'additif choisi dans le métal de formation des pointes des dents en poudre par fraisage parattrition ou l'équivalent. Lorsqu'on applique. ce procédé, l'additif, tout comme le métal constituant le récipient, est en poudre au moment de la dispersion et, du fait qu'il n'y a pas de ségrégation macroscopique et très peu de ségrégation microscopique du métal en poudre au cours de la compression isostatique à chaud, il y a un minimum d'amoindrissement de la ductilité par ségrégation dans le produit fini aux températures ambiantes, ce qui est différent du cas où des additifs sont incorporés dans un métal hôte de certains alliages fabriqués par un procédé de fusion classique. Un autre avantage très important de 11 invention provent du fait que l'un au moins des deux métaux est en ppudre ou en poudre préalablement frittée au moment où l'on constitue l'assemblage bimétallique. Cela permet d'ajuster l'activité chimique dans la zone de transition à la jonction entre les deux métaux. L'importance de cette possibilité ressortira de l'explication qui suit, en regard des figures 13 et 14. Lorsqu'on chauffe des métaux de compositions chimiques analytiques différentes alors qu'ils sont juxtaposés, les lignes de mélange et d'interdiffusion d'un élément X donné sont conformes à la représentation de la figure 13. Cependant, au cours de la mise au point de l'invention, on a observé que le mélange et la diffusion des éléments constituants est tout à fait contraire au comportement attendu. La figure 14 représente ce qui se produit. A cause de la nature des éléments spécifiques typiquement mis en Jeu de l'invention, le carbone se trouvant dans les deux aciers, de formation du corps et de formation des pointes des dents, et dans les éléments de formation de carbure résistants, comme le molybdène,le tungstène, le vanadium et le chrome associés de façon inhérente à l'acier rapide, le phénomène inhabituel représenté sur la figure 14 a lieu. Comme le montre cette figure, l'alliage A a plus d'affinité pour l'élé- ment X que I1 alliage B, bien que 11 élément X soit présent dans une plus grande quantité dans l'alliage A. En conséquence, il existe d'un côté de l'interface une zone dans laquelle la quantité d'élément X a été appauvrie en élément X et, du côté opposé de l'interface, une zone enrichie en élément X. Dans le cas de la matière première de formation de scie à ruban bimétallique, ce phénomène se manifeste-par une zone décarburée dans la partie de la zone de transition adjacente à l'acier de-formation du corps. La perte de cerbone dans cette zone décarburée pourrait produire de la faiblesse, juste là où il faut de la résistance; d'autre part, la zone enrichie en carbone dans la partie de la zone de transition adjacente à l'acier de formation des pointes des dents pourrait présenter une dureté excessive, mais, malheureusement, couplée à une faible ductilité qui pourrait, quant à elle, produire une séparation des pointes des dents en cours d'utilisation. Cependant, du fait que 1l'un au moins des deux métaux est en poudre au moment de la formation de l'assemblage bimétallique, on peut éviter la conséquence fâcheuse précitée en donnant une qualité uniforme à la composition de chacun des deux aciers, ou en utilisant une bande de division ayant une composition de compensation, ou bien en utilisant ces deux mesures correctrices. L'utilisation du métal en poudre en est la clé. il ressort de la description précédente, en regard du dessin annexé, que l'invention constitue un moyen entièrement nouveau et économique de fabrication de lames de scies à ruban bimétalliques, et que les lames bimétalliques réalisées selon l'invention sont supérieures à toutes celles dont on disposait antérieurement. Il va de soi que des modv4fications peuvent être apportées aux modes de réalisation qui viennent d'être décrits, notamment par substitution de moyens techniques équivalents, sans sortir pour cela du cadre de la présente invention. REVENDICATIONS 1.- Procédé de fabrication d'une matière première bimétallique appropriée pour produire des lames de scie à ruban bimétalliques comportant un corps de métal présentant une bonne résistance à l'usure et des dents comportant des pointes de métal présentant de bonnes qualités de découpage, ledit procédé étant caractérisé en ce que l'on fournit le métal dont les pointes des dents doivent être formées à ltétat pulvérulent; on forme un assemblage bimétallique en plaçant une quantité proportionnelle dudit métal en poudre entre les surfaceslimites opposées de deux masses disposées côte à côte du métal dont on doit former le corps des lames de scie, de façon que les interfaces entre lesdits corps et ladite quantité de métal en poudre soient parallèles et planes; on enferme la portion de métal en poudre dudit assemblage bimetallique et au moins les portions contiguës des deux masses côte à côte du métal de fors mation du corps dans un réceptacle étanche à l'air; on purge et l'on ferme hermétiquement le réceptacle; on fait subir au réceptacle et à son contenu une compression isostatique à chaud pour tasser ainsi le métal en poudre et le lier aux masses de métal de formation du corps, et former une brame bimétallique d'un seul tenant; on transforme la brame bimétallique en une bande bimétallique allongée comportant une section centrale de métal de formation des pointes liée à des sections latérales de métal de formation du eorps entre lesquelles elle est interposée; et l'on fend ladite bande bimétallique, sensiblement suivant 1 axe central de sa section centrale, de façon à former ainsi deux tronçons de matière première de fabrication de lame de scie à ruban bimétallique. 2.- Procédé selon la revendication l, caractErisé en ce qu'au cours du fendage de la bande bimétallique, on fend également les sections latérales de métal de formation du corps suivant des lignes parallèles à l'axe central de la section centrale et situées à une distance prédéterminée de celui-ci. 3.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on transforme la brame en la faisant passer entre des rouleaux, les jonctions entre les deux métaux étant perpendicucaires aux axes des rouleaux. 4.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'on retire le réceptacle de la brame avant de commencer le laminage de la brame ou à un stade intermédiaire de celui-ci. 5.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les masses de métal de formation du corps sont dans l'un des états suivants: usiné à partir de pièce coulée, usiné à partir de poudre, brut de coulée, pré fritté ou tassé à froid au moment où l'on place ladite quantité de poudre entre les masses de métal de formation de corps. 6.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit métal en poudre est en acier à outils présentant de bonnes qualités de découpage, et en ce que le métal deforma- tion du corps est un acier allié présentant une bonne résistance à l'usure. 7.- Procédé de fabrication d'une lame de scie à ruban, caractérisé en ce que l'on fait subir à la matière première bimétallique préparée par le procédé selon la revendication 1 des opérations de décontraction, de redressement et de calibrage, selon les nécessités, puis, pendant que ladite matière première est dans un état recuit, on fraise des dents dans sa portion marginale délimitée par le métal de formation des pointes des dents, de façon à ne former que les pointes des dents dans ledit métal de formation des pointes des dents, on affile les dents et l'on trempe et recuit la lame de scie ainsi formée. 8.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les deux masses côte à côte de métal de formation du corps sont sous la forme de barreaux massifs au moment où l'on forme l'assemblage bimétallique. 9.- Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'on retire le réceptacle de la brame bimétallique avant de commencer son laminage. 10.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les deux métaux sont à l' > état pulvérulent au moment où on les place dans des positions contiguës pour former l'assemblage bimétallique, et en ce que ledit réceptacle renferme tout l'assemblage. 11.- Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'on produit le réceptacle hermétique en partie en fixant des plaques de pontage métalliques à des côtés opposés des deux barreaux massifs côte à côte, de façon que ces barreaux fassent partie du réceptacle. 12.- Procédé de fabrication de matière première bimétallique de production de lames de scie à ruban bimétalliques comportant un corps de métal présentant une bonne résistance à l'usure et des dents dont les pointes sont constituées par un métal présentant de bonnes qualités de découpage, caractérisé en ce que l'on fournit chacun des deux métaux à l'état pulvérulent, on place une quantité de métal en poudre de formation des pointes des dents dans un réceptacle comportant des parois hermétiques, entre deux quantités proportionnellement plus grandes du métal en poudre de formation du corps, les interfaces entre ces métaux étant parallèles et planes; on ferme hermétiquement le réceptacle; à part un orifiee d'évacuation; on purge et l'on ferme hermétiquement le réceptacle; on comprime à chaud isostatiquement le réceptacle fermé hermétiquement et son contenu pour tasser les métaux en poudre et les lier en une brame bimétallique d'un seul tenant; on transforme cette brame en une bande bimétallique allongée comportant une section centrale de métal de formation de pointes de dents liée à des sections latérales de métal de formation du corps qui la flanquent; et lton fend la bande bimétallique sensiblement suivant l'axe central de sa section centrale, pour former ainsi deux tronçons de matière première de lame de scie à ruban bimétallique. 13. - Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que, pendant qu'on les place dans le réceptacle, on maintient les deux métaux en poudre différents mutuellement séparés par. une bande séparatrice constituée par un métal présentant la même composition que lTun des deux métaux. 14.- Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que, pendant qu'on les place dans le réceptacle on maintient les deux métaux en poudre différents mutuellement séparés au moyen dTune bande séparatrice constituée par un métal présentant une composition calculée pour effectuer une transition douce entre les deux métaux. 15. - Procédé selon 'la revendication 1, caractérisé en ce que l'on enferme plusieurs des assemblages bimétalliques dans un réceptacle commun suivant une structure sandwich multiple, de façon que certaines des masses de métal de formation du corps soient disposées entre des quantités du métal en poudre de formation des pointes des dents, de façon qu'en comprimant isostatiquement à chaud le réceptacle purgé et obturé hermétiquement et son contenu, et en transformant la brame bimétallique obtenue, on obtienne une bande bimétallique allongée comportant plusieurs sections alternées de métal de formation du corps et de métal de formation des pointes des dents, et en ce que l'on fend lesdites sections de métal de formation du corps, ainsi que les sections de métal de formation des pointes des dents, pratiquement suivant l'axe central de chacune pour obtenir plus de deux tronçons de matière première de fabrication de lames de scies à ruban bimétalliques. 16.- Procédé de fabrication d'une matière première bimétallique appropriée pour produire des lames de scie à ruban bimétalliques comportant un corps de métal présentant une bonne résistance à l'usure, et des dents dont les pointes sont constituées par un métal présentant de bonnes qualités de découpage, caractérisé en ce que l'on fournit du métal de formation du corps sous la forme de barreaux massifs présentant la meme section transversale uniforme et comportant chacun quatre faces planes; on fournit du métal de formation des pointes des dents à l'état pulvérulent; on forme un assemblage bimétallique en disposant plusieurs des barreaux côte à côte sur-une rangée, leurs surfaces latérales opposées étant parallèles et toutes séparées par pratiquement la même distance, distance considérablement inférieure à la distance entre lesdits intervalles, et les autres surfaces latérales des barreaux étant coplanaires; on ferme de façon hermétique les intervalles entre barreaux adjacents, sauf à l'une de leurs extrémités en fixant des plaques métalliques à- l'extrémité coplanaire et aux surfaces latérales des barreaux; on verse du métal en poudre de formation des pointes des dents par les extrémités ouvertes des intervalles compris entre les barreaux pour les remplir pratiquement, et l'on obture hermétiquement les extrémités ouvertes des intervalles, sauf en ce qui concerne des orifices d'évacuation; on purge et lton ferme hermétiquement les intervalles entre barreaux remplis de poudre; on comprime isostatiquement à chaud l'assemblage bimétallique pour ainsi tasser et lier le métal de formation des pointes des dents aux barreaux de métal de formation du corps dt transformer ainsi l'assemblage en une brame bimétallique d'un seul tenant; on transforme la brame bimétallique en une bande bimétallique allongée comportant des sections larges et étroites alternées constituées respectivement par le métal de formation du corps et le métal de formation des pointes des dents; et l'on fend la bande bimétallique sensiblement suivant l'axe central de chacune de ses sections étroites et l'on fend également les sections larges entre leurs bords pour former ainsi un certain nombre de tronçons de matière première de fabrication de lames de scie à ruban bimétalliques. 17. - Procédé de fabrication de matière première bimétallique appropriée pour produire des lames de scie à ruban bimétalliques comportant un corps constitué par un métal présentant une bonne résistance à 1'usure, et des dents comportant des pointes d'un métal présentant de bonnes qualités de découpage, caractérisé en ce que l'on fournit du métal de formation du corps sous la forme de barreaux massifs présentant la meme section transversale uniforme, comportant chacun quatre faces planes latérales; on fournit du métal de formation des pointes des dents à l'état pulvérulent; on forme un assemblage bimétallique en disposant d'une boîte bimétallique comportant une paroi inférieure ou de fond et des parois latérales verticales et terminales, toutes solidarisées mutuellement d'une façon hermétique; on place plusieurs des barreaux dans ladite boîte, les barreaux se tenant debout sur le fond de la boîte et comblant la distance entre ses parois latérales, et étant séparés par des intervalles constituant une série de compartiments dont tous ont la mEme section transversale rectangulaire d'une largeur considérablement inférieure à la distance entre compartiments adjacents; on verse du métal de formation des pointes des dents en poudre dans les compartiments et, au moyen d'un couvercle métallique fixé à ses parois latérales et terminales, on obture le haut de la boîte; on purge et l'on ferme hermétiquement les oompartSsent remplis de poudre; on comprime isosta tiquement à chaud l'assemblage bimétallique pour ainsi tasser et lier le métal de formation des pointes des dents en poudre aux barreaux de métal de formation du corps et transformer l'assemblage en une brame bimétallique d'un seul tenant; on transforme la brame bimétallique en une bande bimétallique allongée comportant des sections larges et étroites alternées constituées respectivement par le métal de formation du corps et le métal de formation des pointes des dents; et l'on fend la bande bimétallique sensiblement suivant l'axe central de chacune de ses sections étroites, et l'on fend également les sections larges entre leurs bords, de façon à former un certain nombre de tronçons de matière première de lame de scie à ruban bimé métallique. 18.- Lame de scie à ruban bimétallique, dont les pointes des dents sont constituées par un métal présentant de bonnes qualités de découpage et dont le reste est constitué par un métal présentant une bonne résistance à l'usure, ladite lame étant caractérisé en ce que le métal dont sont formées les pointes des dents était en poudre au moment où il avait été réuni au métal dont est constitué le reste de la lame. 19.- Lame selon la revendication 18, caractérisée en ce que le métal dont sont constituées les pointes des dents et le métal dont est constitué le reste de la lame sont liés mutuellement par une jonction dépourvues de discontinuités chimiques importantes. 20.- Lame selon la revendication 18, caractérisée en ce que la pointe de chaque dent est une structure homogène de densité uniforme exceptionnellement élevée et une structure à grains extrêmement fins, pratiquement sans ségrégation. 21.- Lame selon la revendication 20, caractérisée en ce que les pointes des dents sont constituées par de l'acier rapide dans lequel est dispersée une quantité comprise entre une trace et un pourcentage atomique de 30% d'un additif choisi parmi la thorine, l'yttrine, l'yttertine, la cérine, la lanthanine, la praséodymine, le carbure de columbium, le carbure de tantale, le carbure de hafnium, le carbure d'uranium, le carbure de lanthanum, la carbure de cérium, le nitrure de bore, le nitrure de zirconium, l'oxyde d'aluminium et le diborure de zirconium. 22.- Lame de scie à ruban bimétallique, caractérisée en ce qu'elle est entièrement formée, à part les pointes des dents, de métal présentant une bonne résistance à l'usure, en ce que les pointes des dents sont constituées par un métal présentant de bonnes qualités de découpage, présentant une densité uniforme exceptionnellement élevée et une structure à grains exceptionnellement fins pratiquement sans ressuage, et en ce que la jonction entre les deux métaux est dépourvue de discontinuités chimiques importantes. 23.- Lame selon la revendication 22, caractérisée en ce que les pointes des dents sont constituées par de l'acier rapide dans lequel est dispersée une quantité comprise entre une trace et un pourcentage atomique de 30% d'un additif choisi parmi la thorine, l'yttrine, ltytterbins, la cérine, la lanthanine, la praséodymine, le carbure de columbium, la carbure de tantale, le carbure d'hafnium, la carbure d'uranium, le carbure de lanthane, le carbure de cérium, le nitrure de bore, le nitrure de zirconium, l'oxyde d'aluminium et le diborure de zirconium.