La présente invention concerne les mains courantes pour escaliers et tapis mécaniques ainsi qu'un procédé de réalisation de ces mains courantes. Avec l'apparition de transporteurs pour passagers 5 et d'escaliers mécaniques de grande longueur, les charges très élevées imposées aux mains courantes ont exigé des systèmes d'entraînement de plus en plus complexes et onéreux. L'un des inconvénients majeurs de ces systèmes s'est trouvé constitué par le manque de synchronisation entre la main courante et l'escalier 10 mécanique ou le transporteur de passagers proprement dit ainsi que par une tendance à un glissement irrégulier dans le système d'entraînement se traduisant par des saccades dans la main courante. De plus, les entraînements à friction ont rendu nécessaire l'application de tensions statiques élevées sur les mains courantes, 15 ce qui se traduisait par un étirement et une déformation de ces mains courantes. C'est pourquoi l'invention a pour objet tue main courante pour escalier ou tapis mécanique qui comprend une bande de matière semi-rigide à section transversale en forme de C qui 20 présente, suivant sa longueur, une série de fentes transversales ménagées dans les ailes de la section en forme de C, la main courante pouvant, de ce fait, se plier autour de son axe transversal . Un ou plusieurs éléments de renforcement flexibles peu-25 yenfc §tre disposés longitudinalement à l'intérieur de la partie non munie de fentes de la main courante, ces éléments étant réalisés dans une matière dont la résistance mécanique à la traction est supérieure à celle de la matière semi-rigide. De préférence, les fentes qui sont ménagées sur les 30 ailes opposées de la main courante sont alignées les unes avec les autres. On prévoit de préférence une série de dents faisant saillie sur la surface intérieure de l'âme de la bande, ces dents pouvant coopérer avec un entraînement positif- de la main couran-35 te. On prévoit également de préférence d'aligner les intervalles entre les dents avec les fentes. L'invention a également pour objet la combinaison d'une main courante du genre ci-dessus avec une enveloppe exté-40 rieure élastique flexible qui s'étend autour de la face extérieure 69 12543 2 2006690 du C et présente des moyens destinés à coopérer- avec les languettes constituées par les parties restantes des ailes du C une fois que les fentes ont été ménagées. Ces derniers moyens sont de préférence des poches 5 réalisées dans l'enveloppe extérieure. L'invention a aussi pour objet un procédé de réalisation d'une main courante pour escalier ou tapis mécanique selon lequel on extrude en continu une barre de matière semi-rigide à section transversale en forme de C et on ménage plusieurs fentes 10 transversales dans les ailes du C. La formation des fentes s'effectue de préférence à l'aide d'un appareil qui est prévu pour se déplacer avec la main courante pendant que celle-ci s'éloigne de la zone d'extrusion,, On prévoit de préférence que le produit d'extrusion 15 en forme de C présente une saillie continue sur l'âme du même côté de cette âme que les ailes et que les fentes soient ménagées dans cette saillie en même temps que l'on ménage les fentes dans les ailes, de façon à diviser cette saillie en gents. La description que va suivre, en regard des dessins 20 annexés et à titre d'exemple non limitatif, a uniquement pour but de faire comprendre comment l'invention peut être mise en pratique. La figure 1 représente une vue en coupe tr&nsversale d'une main courante pour escalier mécanique conforme à l'invention. Les figures 2a et 2b représentent respectivement une 25 vue de dessous et une vue de gauche de l'objet de la figure 1. La figure 3 représente une enveloppe pour main courante conforme à l'invention. La figure 4 représente, en coupe transversale, la main courante montée sur un escalier mécanique. 30 La figure 5 représente schématiquement une extrémité de cet escalier mécanique. Comme le montre la figure 1, la section transversale de la main courant présente la forme d'un C de telle façon que cette main courante puisse coulisser sur un rail de guidage à 35 section en T tel que celui représenté sur la figure 4. La résistance mécanique et la rigidité des lèvres ou ailes de 2a main courante sont importantes pour empêcher cette main courante d'être arrachée du rail de guidage accidentellement ou volontairement. Par ailleurs, ces lèvres et l'ensemble de la main courante doivent 40 être suffisamment flexibles pour tourner autour des roues de ren- 69 12543 3 2006690 voi e.t des poulies d'entraînement de l'escalier mécanique que montre la figure 5. Ceci signifie qu'un compromis entre la résistance mécanique des lèvres et la souplesse de la main courante s'est précédemment avéré nécessaire. 5 Les inconvénients mentionnés plus haut se trouvent ici réduits par l'utilisation de dents destinées à coopérer avec un système d'entraînement positif et par une séparation des fonctions des constituants de la main courante permettant d'obtenir une résistance mécanique élevée des lèvres avec la flexibilité 10 longitudinale voulue. Comme le montre la figure 1, la main courante comprend des éléments de renforcement de la résistance à la traction 1 qui peuvent être constitués par des câbles ou des fils présentant un module d'élasticité à la traction élevé tels que par exemple un 15 câble en fibre de verre, un câble d'acier ou un fil qui peut être en acier ou encore un ruban de fibre tissée. Il faut remarquer qu'on peut utiliser n'importe quel nombre convenable d'éléments de renforcement. Ces éléments sont enrobés dans une matière thermoplastique convenable 2 qui présente la section illustrée. Des 20 fentes 3 sont découpées ou obtenues par moulage à intervalles réguliers sur les lèvres de la structure thermoplastique comme le montre la figure 2. De plus, des dents 4 sont ménagées dans la masse à intervalles réguliers le long de 11axe de la structure. Une enveloppe telle que celle représentée par la figure 3 et qui 25 comprend une matière 5 de nature élastomère convenable telle que du caoutchouc naturel ou synthétique avec des bandes marginales en tissu 6 est fixée sur la structure thermoplastique renforcée par engagement des lèvres 7 munies de fentes de cette dernière dans des trous 8 de l'enveloppe. Cette enveloppe peut être liée 30 à la structure thermoplastique à l'aide d'une substance adhésive ou de tout autre moyen convenable. La matière thermoplastique utilisée peut être n'importe quelle résine synthétique de résistance mécanique convenable telle que du polyéthylène, du. polypropylène, du polyamide connu 35 sous le nom commercial de Nylon, du chlorure de polyvinyle, etc.. Lorsqu'on utilise un renforcement par câbles,, ces derniers peuvent présenter au filage des barbes ou de courtes fibres transversales de façon à accroître la liaison mécanique avec la résine therme-plastique. 40 La main courante ainsi décrite fonctionne de la 69 12543 4 2006690 façon suivante : Sur l'infrastructure à laquelle doivent se tenir les passagers, la main courante est guidée sur un rail 9 présentant la forme illustrée par la figure 4 de telle façon que les charges 5 imposées par les passagers sur les surfaces de glissement de la main courante et du rail de guidage soient renvoyées sur les surfaces thermoplastiques de la main courante et sur les lèvres en tissu, de l'enveloppe. Le rail de guidage peut lui-même être en matière thermoplastique ou bien il peut être métallique. La 10 puissance d'entraînement de la main courante est transmise soit à une roue de renvoi 10, soit à une roue intermédiaire disposée sous l'escalier mécanique ou le transporteur de passagers comme le montre la figure 5. Les roues de renvoi et la roue d'entraînement, s'il en est prévu, présentent des dents 12 qui coopèrent 15 avec les dents 4 de la main courante. On prévient de cette façon tout glissement de la main courante par rapport à la roue d'entraînement . Lorsque la main courante se plie autour d'une roue de renvoi ou en un autre point, l'axe neutre de flexion se trouve au 20 centre des éléments de renforcement en traction 1 et les lèvres munies de fentes de la main courante se déplacent ensemble ou séparément suivant le sens de la courbure. Ainsi, la seule résistance essentielle à la flexion est celle présentée par la section thermoplastique relativement mince qui entoure le renforcement en 25 traction et les contraintes se trouvent réduites au minimum sauf dans l'enveloppe d'élastomère qui est apte à les subir. On réalise la section thermo plastique par un procédé * d'extrusion classique dans lequel les éléments de renforcement en traction sont introduits dans une tête d'enrobage d'équerre et 30 sontrecouverts par la matière thermoplastique. Le complexe extrudé passe à travers un système de refroidissement classique à l'air ou à l'eau et il est transporté à l'aide d'un système d'extraction classique jusqu'au dispositif de coupe. Dans ce dernier, l^s fentes 3 sont taillées par n'impor-35 te quel procédé de coupe convenable tel qu'un cisaillage,■un tranchage ou un écrasement, un ou plusieurs dispositifs de coupe étant disposés de façon à se déplacer à la vitesse du produit extrudé tout en découpant les fentes transversales. A la fin du cycle de coupe transversale,le ou les dispositifs de coupe sont 40 rapidement déplacés vers l'extrudeuse de façon à être en position 69 12543 5 2006690 pour découper la prochaine fente ou série de fentes. Lorsque le produit extrudé fendu quitte le dispositif de coupe, il est suffisamment flexible, en raison de la présence des fentes, pour être enroulé sur un tambour convenable. On peut 5 alors réaliser une main courante sans fin en prenant une longueur convenable du produit extrudé et en joignant les extrémités des éléments de renforcement en traction de façon à conserver à l'endroit du joint le pas des fentes. On peut alors placer ce joint dans un moule convenable dans lequel on Injecte de la matière 10 thermoplastique pour remplir l'espace qui entoure les éléments de renforcement à l'endroit du joint et pour former l'âme, les languettes et les dents à l'endroit de ce joint. On ajuste enfin l'enveloppe 5 sur toute la longueur de la main courante sans fin comme le montre la figure 3 et on réalise un joint convenable sur 15 cette enveloppe soit par soudure si on utilise un élastomère thermoplastique, soit par vulcanisation si 1'élastomère est thermodur-cissable. La main courante réalisée de cette façon présente deux avantages essentiels. Le premier est constitué par le fait que les 20 lèvres de la main courante sont relativement dures et que, par conséquent, cette main courante ne quittera pas ses rails de guidage et le second par le fait que l'entraînement de la main courante est positif en raison de la présence des dents et du fait qu'on peut utiliser un système d'entraînement simple avec une ten-25 sion statique faible dans la main courante. La synchronisation entre la main courante et l'escalier ou le transporteur proprement dit se trouve de plus assurée. 69 12543 6 2006690 - REVENDICATIONS - 1.- Main courante pour escalier ou tapis mécanique, caractérisée par le fait qu'elle comprend une bande de matière semi-rigide à section transversale en forme de C qui présente, 5 suivant sa longueur, une série de fentes transversales ménagées dans les ailes de la section en forme de C, la main courante pouvant, de ce fait, se plier autour de son axe transversal. 2.- Main courante selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'un ou plusieurs éléments de renforcement 10 flexibles sont disposés longitudinalement à l'intérieur de la partie non munie de fentes de la main courante, ces éléments étant réalisés dans une matière dont la résistance mécanique à la traction est supérieure à celle de la matière semi-rigide. 3.- Main courante selon l'une des revendications 1 ou 15 2, caractérisée par le fait que les fentes qui sont ménagées sur ses ailes opposées --— sont alignées les unes avec les autres. 4.- Main courante selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait qu'elle comprend une série de dents 20 faisant saillie sur la surface intérieure de l'âme de la bande, ces dents pouvant coopérer avec un entraînement positif de la main courante. 5.- Main courante selon la revendication 4, caractérisée par le fait que les intervalles entre les dents sont alignés 25 avec les fentes. 6.- Main courante selon l'une des revendications 1 à. 5, caractérisée par le fait qu'elle est munie d'une enveloppe extérieure élastique flexible qui s'étend autour de la face extérieure du C et présente des moyens destinés à coopérer avec les 30 languettes constituées par les parties restantes des ailes du C une fois que les fentes ont été ménagées. 7.- Main courante selon la revendication 6, caractérisée par le fait que lesdits moyens sont des poches réalisées dans l'enveloppe extérieure. 35 8.- Procédé de réalisation d'une main courante pour escalier ou tapis mécanique, caractérisé par le fait qu'on extru-de en continu une barre de matière semi-rigide à section transversale en forme de C et qu'on ménage plusieurs fentes transversales dans les ailes du C. 12543 7 2006690 9.- Procédé selon la revendication 8, caractérisé par le fait que la formation des fentes s'effectue à l'aide d'un appareil qui est prévu pour se déplacer avec la main courante pendant que celle-ci s'éloigne de la zone d'extrusion. 10.- Procédé selon l'une des revendication 8 ou 9* caractérisé par le fait que le produit d'extrusion en forme de C présente une saillie continue sur l'âme du même côté de cette âme que les ailes et que des fentes sont ménagées dans cette saillie en même temps que l'on ménage les fentes dans les ailes, de façon à diviser cette saillie en dents.