i 2026983 Dans divers procédés de condensation de vapeurs, tels qu'ils sont utilisés par exemple dans la technique du génie chimique, en raison des propriétés des vapeurs et des particularités du procédé, il est souvent nécessaire de condenser les vapeurs à l'intérieur de 5 tubes d'échangeurs thermiques, tandis que le fluide réfrigérant coule le long de la surface extérieure de ces tubes d'échangeurs thermiques,.En outre, pour des raisons relatives au génie chimique, il est fréquemment avantageux ou même nécessaire d'effectuer la con densation de vapeurs dans la région en dépression. L'invention est 10 relative à un tel procédé, et à un condenseur correspondant pour la condensation de vapeurs, dans lequel la vapeur à condenser s'écoule à travers des tubes d'échangeurs thermiques, dont les surfaces extérieures sont léchées par un fluide réfrigérant. Avec ce procédé on peut condenser les vapeurs les plus diverses. Dans le cas de 15 la vapeur d'eau l'invention porte surtout sur l'utilisation de la région de dépression, de préférence en dessous d'une pression absolue d'environ 250 torr. Dans le cas d'autres vapeurs, par exemple des vapeurs d'hydrocarbures cependant, la région située en dessus de 250tfarr£s£ également intéressante relativement à l'application de 20 l'invention. Dans un condenseur à surface connu de ce genre, les tubes d'échangeurs thermiques sont léchés par le fluide réfrigérant, suivant le principe du contre-courant, suivant lequel le fluide réfrigérant froid est amené dans la région où on extrait la vapeur ou du con-25 densat des tubes d'échangeurs thermiques, et est évacué dans la région d'arrivée de la vapeur. La mise en oeuvre de ce principe du contre-courant a été considéré Jusqu'ici comme le procédé le plus avantageux et ceci principalement du fait qu'on croyait qu'ainsi on pouvait donner aux surfaces nécessaires aux échanges thermiques les 30 valeurs relativement les plus faibles. D'autre part, dans les condenseurs à surface connus on veillait à ne pas dépasser essentiellement une longueur de quelques mètres pour les tubes d'échangeurs thermiques et une vitesse d'admission de la vapeur d'environ 70 m/s afin de ne pas trop augmenter les pertes par frottement et les per-35 tes de charge qui en résultent. Dans un condenseur du genre de cons truction précité, en effet, le débit économique est limité par la perte de charge de l'écoulement de vapeur, soit du fait qu'on ne peut dépasser, pour des raisons relatives au génie chimique, une certaine perte de charge à l'intérieur du condenseur, soit du fait 40 que sous l'action de la perte de charge il se produit une diminu 69 44735 2026983 tion de température et ainsi une diminution de la chute de température entre la vapeur à condenser et le fluide réfrigérant, ce qui conduit à une diminution du débit ou oblige à utiliser de plus grandes surfaces d'échange thermique. 5 Les résultats d'expérience, relatifs aux avantages du principe du contre-courant, reposent essentiellement sur des essais dans lesquels des liquides étaient refroidis par des liquides, dans lesquels essais les propriétés particulières des vapeurs n'entraient en ligne de compte que pour autant qu'on admettait que pour une 10 condensation de vapeur il serait indifférent que le fluide réfrigérant lèche les tubes d'échangeurs thermiques suivant le principe du contre-courant ou du courant direct. D'autre part, à la suite de considérations théoriques et d'essais expérimentaux antérieurs, on en est arrivé à estimer que pour la condensation d'écoulements de 15 vapeurs il se produit toujours un gradient positif de perte 'de charge, qui croît avec le carré de la vitesse d'écoulement de la vapeur. Aussi, dans le procédé de condensation connu, c'eat-à-dlr* dans le condenseur connu, on tend à maintenir à une valeur aussi faible que possible la vitesse d'admission de la vapeur, afin de 20 nfavoir, dans ces conditions, à considérer qu'un gradient de perte de charge relativement petit. D'autre part, dans le condenseur connu, on a généralement essayé d'obtenir, sur la totalité de la longueur des tubes d'échangeurs thermiques, un.transfert de chalçur essentiellement uniforme qui devait alors être aussi grand que pos-25 sible. De très nombreux essais effectués par la demanderesse ont récemment permis de mettre en évidence, d'une manière surprenante, qu'un guidage approprié du fluide réfrigérant et des mesures cons-tructives convenables permettaient d'obtenir sur toute la longueur, 30 et tout au moins sur la première partie de la longueur, disposée du coté d'admission de la vapeur, des tubes d'échangeurs thermiques un gradient de perte de charge négatif et ainsi une augmentation de pression. Au cours de ces essais on a mis en évidence qu'en condensant rapidement la vapeur entrant dans les tubes d'échangeurs ther-35 iniques à vitesse élevée, il est possible de freiner assez rapidement cette vapeur pour que la brusque variation ainsi obtenue de la densité de courant d'impulsion provoque une augmentation de pression. Pour une vitesse d'admission élevée de la vapeur et pour un fort refroidissement de cette vapeur, l'augmentation de pression ainsi cbtenue est essentiellement supérieure à la perte de charge 69 44735 3 2026983 qui se produit par frottement entre l'écoulement de vapeur d'une part, et le condensât ainsi que la paroi du tube d'autre part. Pour obtenir une perte de charge aussi faible que possible, il est donc nécessaire, contrairement à la conception habituelle d'intro-5 duire la vapeur à vitr.sse d'admission relativement élevée dans les tubes -d'échangeurs thermiques et de l'y refroidir le plus rapidement î-'jscILîê iaffiediatement après son admission. Pour expliquer le sens de l'expression "densité de courant à'impulsiez5', il ^ & lieu eu ut d'abord de bien préciser les *ôer— 10 mes "impulsion" et "courant d'impulsion", tels qu'ils doivent être compris ici. Sous le nom d'impulsion on désigne, comme d'habitude, ici aursi, le produit d'une niasse par une vitesse, par exemple de dimension i _ . kg f •* J k 15 Sous le nom de courant d'impulsion, on désigne en conséquence, une impulsion par unité de temps, pour laquelle on obtient les dimensions î Lks ? ÉO La densité de courant d'impulsion est alors le courant d'impulsion par unité de surface, c'est-à-dire le produit d'une masse par une vitesse/divisé par le temps et par la surface. On obtient ainsi pour équation de dimension, de la densité de courant d'impulsion par exemple : kg B 1 ' "2 kp s m m D'où il ressort clairement que la densité de courant d'impulsion représente pratiquement une pression.Si on fait varier alors la densité de courant d'impulsion par un brusque refroidissement et ainsi par un rapide freinage de la vitesse d'écoulement de la vapeur, on 30 obtient une élévation de pression à l'intérieur des tubes d'écban-; geurs thermiques. En raison des résultats précités, le procédé connu et le condenseur à surface connu présentent en conséquence l'inconvénient essentiel que la vapeur à condenser se trouve refroidie trop lente-35 ment dans la première partie, situé du côté de l'admission de vapeur, de la longueur des tubes d'échangeurs thermiques, de sorte que la vitesse d'écoulement de la vapeur elle aussi ne diminue que peu à peu. Il en résulte qu'il se produit aussi une variation, en consé- kp BAD ORtG'N' 69 44735 4 2026983 quence relativement faible, à peine appréciable de la densité de courant d'impulsion, qui n'est pas en mesure d'assurer une compensation appréciable de la perte de charge due au frottement ou même une augmentation de pression } . . à l'intérieur des tubes 5 d'échangeurs thermiques. Dans ces conditions, dans le procédé connu c'est-à-dire dans le condenseur à surface connu, il se produit, à vitesse d'admission élevée de la vapeur à l'entrée du condenseur, une chute de pression considérable à l'intérieur des tubes d'échangeurs thermiques, ce qui très souvent, dans le domaine- du génie 10 chimique, se répercute défavorablement sur la totalité du déroulement du procédé. Dans des procédés de ce genre en effet, on s'impose fréquemment la condition, qu'il ne puisse se produire aucune perte de charge appréciable au cours de l'opération de condensation, tout en cherchant à éviter en même temps ainsi tout abaissement de 15 la température de la vapeur saturante. Ceci est valable surtout pour toute condensation de vapeurs dans la région de dépression, du fait que,dans cette région, la variation de température accompagnant une variation de pression est particulièrement grande. En d'autres termes, ceci veut dire que la température de vapeur satu-20 rante de vapeurs sous l'action d'une variation de pression varie le plus fortement, lorsque la pression à l'intérieur des tubes d'échangeurs thermiques est particulièrement basse. On obtient donc dans la région de dépression des températures de vapeur saturante relativement basses et ainsi une chute de température correspondan-25 te faible par rapport au fluide réfrigérant. Ceci exige en conséquence de nouveau de plus grandes surfaces d'échange thermique. , si on veut éviter une diminution dudébit. De grandes surfaces d'échange thermique se traduisent toutefois par de plus grandes dimensions extérieures du condenseur, par un coût de fabrication plus 50 élevé et par une dépense de matériau également plus élevée. Un coût de fabrication plus élevé résulte aussi d'ailleurs des courtes longueurs de tubes que l'on adoptait jusqu'alors pour diminuer la perte de charge. Pour les raisons mentionnées ci-dessus il est ainsi avantageux, 55 notamment pour la condensation de vapeurs dans la région de dépres^. sion, d'obtenir une chute de pression la plus faible possible, mais de préférence absolument aucune chute de pression, ou même une augmentation de pression, ce qui avec les procédés connus ou avec les condenseurs à surfaces connus n'est cependant pas possible. ^0 L'invention a donc pour but de fournir un procédé et de réali 69 44735 5 2026983 ser un condenseur pour la condensation de vapeurs, de préférence dans la région de dépression, qui ne soit pas sujet aux inconvénients exposés ci-dessus et qui permette de condenser une vapeur, même avec de grandes longueurs de tubes, sans perte de charge nota-5 ble. Ce problème, conformément à l'invention, est résolu par le fait que la vitesse d'écoulement de la vapeur à condenser, immédiatement après son admission dans les tubes d'échangeurs thermiques, se trouve réduite par un brusque refroidissement dans une proportion essentielle relativement à sa vitesse d'admission. Grâce à cet-10 te mesure, consistant à refroidir particulièrement brusquement la vapeur immédiatement après son admission dans les tubes d'échangeurs on obtient une variation relativement grande de la densité du courant d'impulsion de l'écoulement de vapeur, celle-ci d'après le théorème des impulsions correspondant au double de la pression anta-15 goniste. Dans ces conditions, on obtient une augmentation considérable de pression à l'intérieur des tubes d'échangeurs thermiques, qui, suivant la grandeur de la vitesse d'admission de la vapeur et vant l'intensité du refroidissement de cette vapeur, peut être sur.-; fisamment grande pour que la perte de charge, résultant particuliè-20 rement du frottement, non seulement soit compensée,mais encore pour que l'on obtienne une augmentation appréciable de la pression à l'intérieur des tubes d'échangeurs thermiques". Le procédé conforme à l'invention permet ainsi d'éliminer toutes les difficultés qui étaient inévitables jusqu'à présent au cours de la condensation de 25 vapeurs, surtout dans la région de dépression, par suite des indésirables pertes de charge qui se produisaient. L'application du procédé conforme à l'invention permet d'effectuer dans de nombreuses installations des simplifications essentielles qui diminuent d'une façon significative aussi bien le coût d'installation que 30 leurs frais d'exploitation. Ainsi, par exemple, dans de nombreux procédés, la diminution de température qui se produisait jusqu'à présent sous l'effet de la perte de charge, n'a plus à être compensée après condensation par échauffement du condensât, ce qui entraîne une économie d'énergie. Ceci est valable surtout pour la conden-35 sation de vapeur d'eau, par exemple de la vapeur d'échappement de turbines. En général, il est recommandé d'adopter un mode de refroidissement de la vapeur tel que la vitesse d'écoulement de la vapeur, après que celle-ci a parcouru environ un quart de la longueur tota 69 44735 6 2026983 le des tubes d'échangeurs thermiques, soit réduite d'au moins environ 40 , de préférence de 60 # au plus, par rapport à la vitesse d'admission. On y arrive d'une manière particulièrement avantageuse par le fait que l'on refroidit la vapeur, dans la région 5 des pafrtiés situées du coté de l'admission de la vapeur, de la longueur des tubes d'échangeurs thermiques, essentiellement plus fortement que dans la région des parties, situées du coté de la sortie de vapeur ou de condensât, delà longueur des tubes d'échappement. Selon une autre caractéristique de l'invention, il est alors avan-10 tageux de refroidir, suivant la direction d'écoulement de la vapeur, la première moitié, plus particulièrement le premier quart, de la longueur totale des tubes d'échangeurs thermiques, essentiellement plus fortement que le reste de la longueur de ces tubes. Ce brusque refroidissement de la vapeur, iiawédiaiement après son 15 admission dans les tubes d'échangeurs thermiques, qui provoque aloi* la variation désirée de la densité de courant d'impulsion, s'obtient - d'une manière avantageuse par le fait que dans la région d'admission de la vapeur les tubes d'échangeurs thermiques sont léchés par un courant de fluide réfrigérant animé d'une vitesse d'écoulement 20 essentiellement plus grande que dans la région du reste de leur longueur. D'autre part, il est possible d'amener le courant de fluide réfrigérant, encore froid, aux tubes d'échangeurs thermiques dans la région d'admission de la vapeur et de l'évacuer,apzrès son échauffement, dans la région d'échappement de la vapcuir ou du con-25 densat des tubes d'échangeurs thermiques. Ceci veut dire qu'à la place du principe du contre-courant usuel dans le procédé connu de. condensation, on utilise, dans le procédé conforme à l'invention, le principe du courant direct, qui jusqu'à présent avait été considéré comme moins bien approprié dans tous les procédés de condensa-30 tion. En outre, dans la région des parties de la longueur des tubes d'échangeurs situées du coté de l'admission de la vapeur, cette vapeur, par suite de la plus grande densité de courant de transmission thermique, qui règne en cet endroit des tubes d'échangeurs thermiques, est jlus fortement refroidie que dans les réglons du res-35 te de la longueur des tubes d'échangeurs thermiques. La manière . dont la densité de courant de transmission thermique des tubes d'échangeurs thermiques peut être augmentée dans la région d'admission de la vapeur est développée plus en détail ci-après. Il est particulièrement avantageux que la vapeur soit introdui-40 te dans les tubes d'échangeurs thermiques à la vitesse d'écoulement 69 44735 ' 7 2026983 la plus grande possible, de plus de 70 in/s. La vitesse de 70 ®/s environ est valable en particulier pour les hydrocarbures de masse moléculaire élevée, éventuellement aussi pour d'autre vapeurs, tandis que la vitesse d'écoulement convenant à la vapeur d'eau doit 5 être d'au moins environ 120 m/s, mais de préférence de 150 à 250 m/s. Une vitesse d'écoulement aussi élevée de la vapeur, dans la région d'admission de la vapeur, dans les tubes d'échangeurs thermiques, suppose que la vitesse très élevée de cette vapeur, par un brusque refroidissement peut être très fortement freinée. Plus gran 10 de est la vitesse d'admission de la vapeur, plus fortement la vapeur peut être freinée et plus grande est la variation de la densité de courant d'impulsion qui intervient, ainsi que l'élévation de pression qui en résulte. Plus grande doit être l'élévation de pression désirée, plus grande doit être alors la vitesse d'admission 15 adoptée de la vapeur, ce qui est en contradiction avec la conception antérieure, suivant laquelle la vitesse de la vapeur, au cours de la condensation de vapeurs: ne devait pas prendre des valeurs aussi élevées pour éviter des pertes par frottement et ainsi des pertes de charge relativement importantes. Une limitation vers le 20 haut de la vitesse d'écoulement de la vapeur est naturellement four nie par la vitesse du son. LTobjet de l'invention est en outre un condenseur à surface pour la condensation de vapeurs, dans lequel la vapeur à condenser passe à travers des tubes d'échangeurs thermiques, lesquels sont 25 léchés sur leur surface extérieure par un fluide réfrigérant, et qui sert à mettre en oeuvre le procédé décrit ci-dessus, lequel con denseur est caractérisé en ce que les tubes d'échangeurs thermiques dans la région de l'admission de la vapeur présentent une densité de courant de transmission thermique, essentiellement plus grande, 30 qui va en diminuant en allant vers l'échappement de vapeur ou de condensât. Dans un condenseur de ce genre, il est alors possible de freiner la vitesse d'écoulement, relativement élevée, que la vapeur présente dans la région de son admission dans les tubes d'échangeurs thermiques, assez fortement pour que la variation de la 35 densité du courant d'impulsion et l'augmentation de pression, qui en résultent, soient suffisamment grandes pour compenser largement la pertede charge qui se produit à l'intérieur des tubes d'échangeurs thermiques, par exemple à la suite du frottement entre la vapeur d'une part, et le condensât ainsi que la paroi des tubes d'au-40 tre part, ou éventuellement même pour obtenir une élévation de 69 44735 8 2026983 10 pression. La densité de courant de transmission thermique plus élevée qui existe dans la région d'admission des tubes d'échangeurs thermiques peut s'obtenir de diverses manières. Du nom de densité de courant de transmission thermique, on désigne une grandeur qui indique le nombre d'unités de chaleur, par unité de surfacc et de temps, qui traversent, la paroi d'un tube d'échangeur thermique. Il en résulte que la densité de courant de transmission thermique aura, par exemple, pour dimensions : k cal m .s Pour obtenir une densité de courant de transmission relativement grande dans la région de l'admission de vapeur des tubes d'échangeurs thermiques, ceux-ci peuvent par exemple dans la région^ de la 15 première moitié, située du coté de l'admission de vapeur, de leur longueur totale, plus particulièrement sur le premier quart de cette longueur totale, comporter une surface douée de propriétés de transmission thermique essentiellement plus grandes que dans la région du reste de la longueur. Il est alors recommandé que les tubes 20 d'échangeurs thermiques, dans la région de la première moitié, située du côté d'admission de la vapeur, de leur longueur totale, plus particulièrement sur le premier quart de cette longueur totale, comportent des ailettes d'échange thermique, de surface essentiellement plus grande et/ou d'épaisseur essentiellement plus grande que les 25 autres parties de la longueur des tubes d'échangeurs thermiques. Un autre moyen d'accroître la densité du courant de transmission thermique est de munir les ailettes d'échange thermique, dans la région de la première moitié, située du coté d'admission de la va— peur, de la longueur totale des tubes d'échangeurs thermiques, plus 30 particulièrement dans la région du premier quart de cette longueur totale, sur leurs surfaces par où s'effectuent les échanges thermiques de pièces rapportées de protubérances, d'évidements estampés ou de parties en relief analogues agissant comme générateurs de turbulences . 35 Selon une autre caractéristique de l'invention, il est avanta geux ds munir les tubes d'échangeurs thermiques, dans la région de la première motié, située du cSté de l'admission de vapeurs, de leur longueur totale, plus particulièrement sur le premier quart de cette longueur totale d'un nombre d'ailettes d'échange thermique 40 par unité de longueur essentiellement plus grand que dans la région 69 44735 9 2026983 du reste de la longueur des tubes d'échangeurs thermiques. De ce fait, on obtient que la surface par où s'effectuent les échanges thermiques, dans la région d'admission de la vapeur est essentiellement plus largement dimensionnée que dans la région du reste de 5 la longueur des tubes d'échangeurs thermiques, ce qui naturellement permet aussi à un courant de transmission thermique essentiellement plus grand de s'écouler, dans la région d'admission de la vapeur, à partir des tubes d'échangeurs thermiques au fluide réfrigérant, que dtns 3a région du reste de la longueur de ces tubes. 10 Tandis que la totalité des dispositions exposées ci-dessus ont pour but que le fluide réfrigérant, dans la région d'admission de la vapeur évacue un courant de transmission thermique relativement grand des ailettes d'échange thermique des tubes d'échangeurs thermiques, on peut également prendre des dispositions qui ont pour ro-15 le de faire passer un plus grand courant de transmission thermique des tubes d'échangeurs thermiques proprement dits à leurs ailettes d'échange thermique. A cet effet, il est recommandé de réaliser les ailettes d'échange thermique, dans la région de la première mcfcié, située du coté d'admission de la vapeur, de la longueur totale des 20 tubes d'échangeurs thermiques, plus particulièrement dans la région du premier quart de cette longueur totale, en un matériau de conduc-tivité thermique essentiellement plus grande que dans la région des parties restantes de la longueur des tubes d'échangeurs thermiques. Pour cela, on utilise par exemple des ailettes de cuivre dans la ré-25 gion d'admission de la vapeur, tandis que les autres parties de la longueur des tubes d'échangeurs thermiques sont munies d'ailettes d'acier. On peut encore utiliser d'autres matériaux, comme par exemple l'aluminium pour constituer les ailettes dans la région d' admission de la vapeur. En outre, on peut disposer, sur les tubes 30 d'échangeurs thermiques, plus de deux genres d'ailettes différents, qui sont réalisées en matériaux différents. En dehors des dispositions exposées ci-dessus sur les tubes d'échangeurs thermiques proprement dits, on peut encore prévoir d'autres dispositions qui ont pour rôle d'évacuer des tubes d'échan-35 geurs thermiques, dans la région d'admission de la vapeur, un courant de transmission thermique essentiellement plus grand que dans la région des parties restantes de la longueur totale des tubes d'échangeurs thermiques. On peut ainsi, dans la région de la première moitié, située du côté d'admission de la vapeur, de la Ion-40 gueur totale des tubes d'échangeurs thermiques, plus particulière- BÀD ORIGINAL 69 44735 10 2026983 ment dans la région du premier quart de cette longueur totale, faire lécher les tubes d'échangeurs thermiques par un fluide réfrigérant animé d'une vitesse d'écoulement essentiellement plus grande que ce n'est le cas pour les parties restantes de la longueur 5 des tubes !!échangeurs thermiques. Comme il vù -le soi.» ••am© il résulte d'ail leurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus spécialement indiqués ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. * IÂD ORIGINAL î 69 44735 ii 2026983 REVENDICATIONS 1. Procédé pour la condensation de vapeurs, de préférence dans la région de dépression, dans lequel la vapeur à condenser s'écoule à travers des tubes d'échargeurs thermiques, dont les sur- 5 faces extérieures sont léchées par un fluide réfrigérant, lequel procédé e~t caractérisé en ce que la vitesse d'écoulement de la vapeur à condenser, immédiatement après son admission dans les tubes d'échangeurs thermiques, se trouve réduite par un brusque refroidissement dans une proportion essentielle relativement à 10 sa vitesse d'admission. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le mode de refroidissement adopté est tel que la vitesse d'écoulement de la vapeur, après que celle-ci a parcouru environ un quart de la longueur totale des tubes d'échangeurs thermiques 15 est réduite d'au moins 40 %, de préférence de 60 % au plus par rapport à la vitesse d'admission. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la vapeur est refroidie dans la région des parties, situées du côté de l'admission de la vapeur, de la lon- 20 gueur des tubes d'échangeurs thermiques, essentiellement plus fortement que dans la région des parties, situées du côté de la sortie de vapeur ou de condensât, de la longueur des tubes d'échangeurs thermiques. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que, 25 suivant la direction d'écoulement de la vapeur, la première moitié, plus particulièrement le premier quart de la longueur totale des tubes d'échangeurs thermiques est refroidie essentiellement plus fortement que le reste de la longueur de ces tubes. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 et 4, 30 caractérisé en ce que dans la région d'admission de la vapeur, les tubes d'échangeurs thermiques sont léchés par un courant de fluide réfrigérant animé d'une vitesse cfécoulement essentiellement plus grande que dans la région des parties restantes de la longueur de ces tubes. 35 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que le courant de fluide réfrigérant, encore froid, est amené aux tubes d'échangeurs thermiques dans la région d'admission de la vapeur et il est évacué, après son échauf-fement, dans la région d'échappement de la vapeur ou du condensât 40 de ces tubes d'échangeurs thermiques. 69 44735 12 2026983 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisé en ce que la vapeur, dans la région des parties situées du côté de l'admission de vapeur, de la longueur des tubes d'échangeurs thermiques, du fait de la présence en cet endroit d'un 5 courant de transmission thermique plus élevé, est refroidie essentiellement plus fortement que dans la région des parties restantes de la longueur des tubes d'échangeurs thermiques. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la vapeur est introduite à une vitesse d'é- 10 coulement aussi élevée que possible, de plus de 70 m/s, à l'intérieur des tubes d'échangeurs thermiques. 9. Condenseur à surface pour la condensation de vapeurs, dans lequel la vapeur à condenser passe à travers des tubes d'échangeurs thermiques, lesquels sont léchés sur leur surface extérieurs re par un fluide réfrigérant, et qui sert à mettre en oeuvre le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, lequel t condenseur à surface est caractérisé en ce que les tubes d'échangeurs thermiques, dans la région d'admission de la vapeur, présentent une densité de courant de transmission, essentiellement 20 plus grande qui va en diminuant en allant vers 1'échappement de vapeur ou de condensât. 10. Condenseur à surface selon la revendication 9, caractérisé en ce que les tubes d'échangeurs thermiques, dans la région de la première moitié, située du côté d'admission de la vapeur, de 25 leur longueur totale, plus particulièrement sur le premier quart de cette longueur totale, présentent une surface propre à la transmission thermique essentiellement plus grande que dans la région du reste de leur longueur. 11. Condenseur à surfaces selon la revendication 10, caractéri-30 sé en ce que les tubes d'échangeurs thermiques, dans la région de la première moitié, située du côté de l'admission de la vapeur, de leur longueur totale, plus particulièrement sur le premier quart de cette longueur totale, comportent des ailettes d'échange thermique de surface essentiellement plus grande et/ou 35 d'épaisseur essentiellement plus grande que les autres parties de la longueur des tubes d'échangeurs. 12. Condenseur à surfaces selon l'une quelconque des revendications 9 à 11, caractérisé en ce que les ailettes d'échange thermique, dans la région de la première moitié, située du côté d'ad- 40 mission de la vapeur, de la longueur totale des tubes d'échan- - T BAD ORIGINAL ' 69 44735 2026983 geurs thermiques, plus particulièrement dans la région du premier quart de cette longueur totale, sur leurs surfaces par où s•effectuent les échanges thermiques, sont munies de pièces rapportées, de protubérances, d'évidements estampés ou de parties en relief 5 analogues, agissant comme générateurs de tutbUlènces. 13. Condenseur à surfaces selon l'une quelconque des revendications 9 à 12, caractérisé en ce que les tubes d'échangeurs thermiques, dans la région de la première moitié, située du côté de l'admission de la vapeur, de leur longueur totale, plus parti- 10 culièrement dans le premier quart de cette longueur totale, sont munis d'un nombre d'ailettes d'échange thermique par unité de longueur essentiellement plus grand que dans la région des parties restantes de la longueur des tubes d'échangeurs thermiques. 14. Condenseur à surfaces selon l'une quelconque des revendica— 15 tions 9 à 13, caractérisé en ce que les ailettes d'échange thermique, dans la région de la première moitié, située du côté d'admission de la vapeur, de la longueur totale des tubes d*échangeurs thermiques, plus particulièrement dans le premier quart de cette longueur totale, sont réalisées en un métériau de conductivité 20 thermique essentiellement plus grande que dans la région des parties restantes de la longueur des tubes d'échangeurs thermiques. 15. Condenseur à surfaces pour la condensation de vapeurs,dans lequel la vapeur à condenser passe à travers des tubes d'échangeurs thermiques, lesquels sont léchés sur leur surface exté— 25 rieure par un fluide réfrigérant, et qui sert à mettre en oeuvre le procédé selon l'une.quelconque des revendications 1 à 14, lequel condenseur à surface est caractérisé en ce que les tubes d'échangeurs thermiques, dans la région de la première moitié, située du côté de l'admission de vapeur, de leur longueur totale, 30 plus particulièrement dans le premier quart de cette longueur totale, sont léchés par un fluide réfrigérant animé d'une vitesse essentiellement plus grande que ce n'est le cas pour les parties restantes de la longueur des tubes d'échangeurs thermiques.