i 2028133 Pour assurer aussi l'entraînement au combat des troupes dans des conditions simulant la réalité mais sans faire courir de risque aux troupes ni au matériel soumis à l'entraînement, il est très nécessaire de disposer de moyens pour simuler le tir 5 d'une arme à feu, telle que canon ou lance-missile,mise en position sur le terrain ou montée sur un système porteur mobile,en direction notamment d'un objectif, en particulier d'un objectif mobile tel que cliar d'assaut ou autre véhicule, chaland de débarquement etc. On a notamment le besoin de moyens pour la simula-10 tion de combats entre chars d'assaut. Pour que l'entraînement au • combat s'effectue dans des conditions aussi proches que possible de la réalité, tin tel simulateur doit être tel qu'il n'empêche pas les équipages du véhicule-objectif et du véhicule assaillant d'opérer ce qui serait normal et nécessaire dans un combat véri-15 table» Le simulateur doit en outre être tel qu'il indique instantanément si un "projectile" simulé tiré par l'arme a réellement atteint l'objectif visé. D'autre part le simulateur doit fournir une indication non seulement sur l'adresse et la précision de l'équipe servant l'arme, mais aussi sur la précision et la sûre-20 té de fonctionnement des moyens de pointage, éventuellement prévus sur l'arme, tels que lunettes, calculateurs de l'angle d'avance de l'objectif, asservissementsdu pointage, etc.... Dans de tels simulateurs, on a déjà suggéré de remplacer ou de figurer le projectile réel tiré par l'arme par une im-25 pulsion de rayons d'une longueur d'onde comprise dans le spectre optique par exemple provenant d'un laser et émisé par l'arme suivant une direction dépendant de la direction donixée à l'arme et agissant,si elle frappe l'objectif visé,sur un récepteur,sensible au rayonnement et monté sur la cible,qui peut signaler de tou-30 te manière appropriée qu'il a reçu une impulsion rayonnante émanant de l'arme.Des simulateurs basés sur ce principe sont décrits par exemple dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique ïT°3.143811 et 3.243.896. Toutefois, les simulateurs antérieurs de ce type général ne permetten^as l'expression réelle du combat en campa-35 gne ni, en particulier, l'entraînement à l'aide d'objectifs mobiles et d'armes montées sur système mobile et, par exemple à l'entraînement au combat de chars. Ces déficiences des simulateurs antérieurs sont surtout dues à ce qu'il xlj est pas tenu compte, de ce qu'une impulsion de rayonnement optique se propage en ligne 40 droite alors que la trajectoire d'un projectile réel est courbe, 70 00805 2 2028133 ni de ce que le temps nécessaire à une impulsion de rayonnement optique pour se propager de l'arme à l'objectif est négligeable par rapport au temps de course d'un projectile réel. On n'a en outre pas tenu compte de ce que, dans un combat réel et notamment 5 pour une arme montée sur système mobile, il est en général nécessaire de modifier la direction de l'arme, et souvent aussi sa position, dès que le projectile a été tiré. La présente invention a donc pour but de fournir un appareil perfectionné de simulation du tir sur un objectif, no 10 tamment un objectif mobile, à l'aide d'une arme susceptible de pointage en direction et en site, en marticulier. montée sur système mobile, cet appareillage comprenant un émetteur de rayonnement, destiné à émettre un faisceau étroit de rayons optiques, monté sur l'arme ou accouplé avec elle pour accompagner ses mou-15 vements de pointage en direction et en site, des moyens pouvant agir sur cet émetteur pour lui faire émettre une brève impulsion de rayonnement,après un temps déterminé, suivant le déclenchement manuel d'un signal simulant le tir d'un projectile par l'arme, et un récepteur sensible au rayonnement,monté sur l'objectif 20 pour signaler les impulsions de rayonnement qui l'atteignent, L'expression"rayonnement optique" comprend ici les rayonnements appartenant aux spectres infrarouge, visible et ultraviolet. Le dit simulateur selon l'invention est caractérisé en ce que l'émetteur de rayonnement comporte un organe pour déterminer la di-25 rection d'émission de l'émetteur, cet organe étant rotatif pour modifier la direction d'émission tant en direction qu'en site et pouvant être verrouillé par rapport à l'arme dans une orientation déterminé telle que la direction d'émission par l'émetteur soit parallèle à la direction de tir de l'arme,et étant,dans l'état 30 no*1 verrouillé,gyrostabilisé et accouplé à un servo-moteur qui le fasse tourner dans le sens voulu pour modifier en site la direction d'émission conformément à un signal de commande appliqué au dit servo-moteur,et en ce qu'un calculateur est prévu pour calculer la durée de trajet d'un projectile réel tiré par l'arme sur 35 l'objectif et la correction de pesanteur ou l'angle supplémentaire de site de l'arme au moment du tir sur 11 objectif et pour émettre un signal proportionnel à cet angle supplémentaire de site,ledit calculateur intervenant en réponse au signal déclenché manuellement pour simuler le tir d'un projectile afin de déverrouiller le 40 dit organe directeur,d'appliquer audit servo-moteur le signal pro 70 00805 3 2028133 portionnel à l'angle de site supplémentaire calculé sous forme de signal de commande, et d'agir sur ledit émetteur de rayonnement après un intervalle de temps égal à la durée de trajet calculée d'un projectile réel. 5 Gomme, dans le simulateur selon l'invention, l'émet teur de rayonnement est monté sur l'arme ou lui est accouplé de manière à suivre le pointage de l'arme en direction et en site et que l'organe gyrostabilisé de l'émetteur de rayonnement qui détermine la direction d'émission de l'émetteur, tant en direc-10 tion qu'en site, est normalement verrouillé, par rapport à l'arme, en une position où la direction d'émission de l'émetteur est parallèle à la direction de tir par l'arme, la direction d'émission de l'émetteur coïncide avec la direction de tir de l'arme à l'instant où on simule le tir d'un projectile, par exemple en 15 appuyant sur le bouton de mise à feu de l'arme. En conséquence, les écarts en direction de l'émetteur de rayonnement sont donc exactement égaux: aux écarts en direction de 1'arme, qu'ils résultent d'erreurs de pointage commises par les servants, d'erreurs sur l'angle de site supplémentaire et sur l'angle " d'avance" 20 (décalage dû à l'avance de la cible) estimé par l'équipage ou calculé en tout ou partie par une commande de tir incorporée à • l'arme, ou encore d'imprécisions des lunettes et autres moyens de pointage de l'arme. A l'instant du tir simulé "d'un projectile, le verrouillage entre l'arme et l'organe déterminant la direction 25 d'émission de 1'émetteur de rayonnement est interrompu et cet organe est ensuite gyrostabilisé, la direction d'émission de l'émetteur cessant d'être affectée par les mouvements de l'arme en direction ou en site à partir de l'instant du tir simulé d'un projectile. Comme, en outre, le calculateur prévu dans le simula-30 teur calcule l'angle de site supplémentaire convenant au tir d'un projectile réel sur l'objectif et au moyen du servo-moteur accouplé à l'organe gyrostabilisé qui détermine la direction d'émission, abaisse cette direction d'émission de l'émetteur d'un angle exactement étal à l'angle de site supplémentaire calculé 35 et calcule aussi le temps exact mis par un projectile réel à atteindre l'objectif et n'agit sur l'émetteur, pour lui faire émettre une impulsion rayonnante, qu'après écoulement de ce temps, l'impulsion rayonnante émise n'atteint l'objectif et n'agit sur le récepteur sensible au rayonnement qu'elle porte que si le 40 pointage de l'arme est correct à l'instant du tir simulé d'un 70 00805 4 2028133 projectile. Si par contre, le pointage de l'arme est incorrect à cet instant ou si l'objectif s'est, pendant le temps calculé de course d'un projectile réel déplacé d'une autre manière quelconque, (vitesse ou direction différente. ) que celui prévu par 5 l'équipe de tir ou par le calculateur de réglage de tir, l'impulsion rayonnante émise n'atteint pas l'objectif et n'agit donc pas sur le rééepteur sensible au rayonnement dont elle est munie. On va maintenant décrire ci-après l'invention en détail en se référant aux dessins annexés dans lesquels î 10 Fig. 1 illustre schématiquement le principe sur lequel repose le simulateur selon l'invention. 3?ig. 2 est une vue simplifiée en perspective d'un exemple de réalisation d'émetteur de rayonnement utilisable dans un simulateur selon l'invention. 15 ïig. 3 illustre, à simple titre d'exemple et sous for- me symbolique, le montage d'un modèle de calculateur qui peut être incorporé à un simulateur selon l'invention pour coopérer avec l'émetteur de radiation de figure 2. En figure 1, on a représenté schématiquement un char 20 d'assaut 1 muni d'un simulateur selon l'invention destiné à simuler le tir, par la pièce du char 1, sur un objectif mobile 2 constitué par un autre char. On suppose que l'objectif 2 se déplace à une certaine vitesse suivant la direction 3« L'équipage du char 1 se comporte exactement comme pendant un combat réel, il observe 25 l'objectif 2 par la lunette du char et estime ou calcule à l'aide d'instrument de réglage de tir tels que télémètre , calculateur d'angle " d'avance" et dispositifs analogues qui peuvent être prévus dans le char, la direction à donner au canon 4 du char pour atteindre l'objectif 2, avec un projectile réel. On suppose par 30 exemple qu'on a estimé ou calculé qu'à un instant donné, le tube 4 doit être pointé sur le point 6 pour qu'un projectile tiré à cet instant atteigne l'objectif 2. La direction de ce point de pointage 6 présente par rapport à la direction de l'objectif 2 à l'instant du pointage un décalage dû d'une part à l'angle d'a-35 vance, qui dépend de la vitesse et de la direction de mouvement de l'objectif 2, de la distance à l'objectif et du temps nécessaire à un projectile réel pour l'atteindre, et d'autre part, à l'angle de site supplémentaire -cai correction de pesanteur, qui dépend de la courbure de la trajectoire du projectile réel. Si ^ l'on a estimé ou calculé correctement la position du point de 70 00805 5 2028133 pointage 6 et correctement dirigé le tube 4 du ciiar 1 vers ce point 6, un projectile réel atteindrait l'objectif 2 au point d'impact, du fait du mouvement décrit par l'objectif 2 pendant le parcours du projectile et de la courbure de la trajectoire 7 5 du projectile. Si par contre il existé quelque erreur dans le calcul ou l'estimation de l'emplacement du point de pointage 6 ou dans le pointage du canon 4 vers ce point à l'instant du tir, un projectile réel n'atteindrait pas l'objectif 2. Pour simuler un projectile réel, le simulateur selon 10 l'invention comporte un émetteur de rayonnement optique 9, monté sur le char 1 de manière à suivre les mouvements décrits par le tube 4 tant en direction qu'en site. Dans l'exemple représenté on suppose que le tube. 4 est fixe dans la caisse du char 1, que le pointage est ainsi assuré par des déplacements de l'ensemble du 15 char, et que l'émetteur de rayonnement 9 est directement monté sur la face supérieure de la caisse du char. Si au contraire, le char comportait une tourelle de tir rotative dans laquelle on pourrait relever le tube, 1'émetteur de rayonnement 9 serait a-lors monté sur une partie de la pièce qui participe au pointage 20 tant en direction qu'en site ou accouplé à une telle partie du tube pour suivre ses mouvements de pointage. L'émetteur de radiation 9 comporte un organe déterminant la direction d'émission du rayonnement, qu'on peut déplacer ou régler pour faire varier cette direction tant en direction qu'en site, toutefois, pendant 25 le pointage du tube 4 vers le point de pointage 6 estimé ou calculé, cet organe de l'émetteur de rayonnement 9 est verrouillé en une position telle que la direction d'émission 10 de l'émetteur soit parallèle à la direction 5 du tube 4. La direction d'émission 10 de l'émetteur de rayonnement 9 est ainsi pointée éga-30 lement sur le point de pointage 6 estimé ou calculé. A l'instant de la mise à feu, c'est à-dire quand le servant du char indique ou simule le tir d'un projectile sur l'objectif 2, par exemple en enfonçcant le bouton de mise à feu du canon, le verrouillage de l'organe de l'émetteur 9 déterminant la direction d'émission 35 est interrompu et, du fait que cet organe est gyrostabilisé lorsqu'il est déverrouillé, la direction d'émission 10 n'est plus affectée, après l'instant de mise à feu, si l'on modifie la direction du tube 4 en direction et/ou en site; par exemple pendant que l'équipage dirige le tube dans une nouvelle direction pour 40 tirer un nouveau projectile sur le même objectif ou sur une au 70 00805 2028133 6 tre cible. Par contre, l'organe de l'émetteur 9 qui détermine la direction d'émission 10 de cet émetteur est commandé à partir d'un calculateur 11 de manière telle que la direction d'émission 10 soit abaissée en site d'un angle correspondant à l'angle de 5 site supplémentaire approprié ou correction de gravité, pour tir sur l'objectif 2, cet angle ayant été calculé par le calculateur 11. Lorsqu'il s'est écoulé, depuis l'instant de mise à feu simulé, un temps égal à la durée exacte de trajet d'un projectile réel vers l'objectif 2, cette durée de trajet étant aussi calcu-10 léepar le calculateur 11, ce dernier agit sur l'émetteur 9 pour lui faire émettre une brève impulsion de rayonnement. On conçoit que cette impulsion atteint l'objectif 2 au point 8 si 1'équipa- Q ge du char 1 a bien estimé ou la commande de tir du char/bien cal culé la position du point de pointage 6 et si le tube 4 était con 15 venablement dirigé vers ce point à l'instant du tir simulé. Dans tout autre cas, il est évident que l'impulsion de rayonnement é-mise n'atteint pas l'objectif 2. Cet objectif 2 est muni d'un récepteur sensible au rayonnement, comportantpar exemple un ou plusieurs éléments 12 sensibles au rayonnement, tels que photo-détec 20 teurs, montés sur l'objectif de manière à subir l'action du rayon nement provenant de l'émetteur 95 qui frappe des parties vulnérables de l'objectif 2. Oe récepteur indique, par exemple par émission de signaux lumineux ou sonores ou de fumées, qu'il a reçu une' émission de rayonnement provenant de l'émetteur 9* 25 Pour simuler avec réalisme un duel entre deux chars 1 et 2, il faut bien entendu un second simulateur selon l'invention dont on mente l'émetteur et le calculateur sur le char 2 et le ré cepteur sensible au rayonnement sur le char 1. Comme il a été indiqué plus haut, le calculateur du 30 simulateur doit calculer, d'une part, l'angle de site supplémentaire correct pour tirer sur l'objectif et, d'autre part, le temps mis par un projectile réel pour atteindre cet objectif. Si 1'on pose : Y = vitesse initiale du projectile 35 V = vitesse moyenne du projectile D = distance à l'objectif t^ = durée du trajet du projectile TJ = angle de site supplémentaire ou correction de pesanteur, 40 il est évident que : 70 00805 2028133 7 tf = 'X— (1) m Comme le savent tous les balisticiens, on peut exprimer la vitesse moyenne du projectile par la série : 5 \ " v0 ~ C1D + 02D + °3I) (2) Pour la plupart des projectiles, on obtient une précision suffisante avec les trois premiers termes de cette série et, pour des projectiles à vitesse supérieure au double de la vitesse du son, les deux premiers termes suffisent. 10 On sait aussi qu'on peut évaluer l'angle de site sup plémentaire avec une précision suffisante à l'aide de la série : U - tf (kx + k2D + k^D + ....) (3) dont un ou deux termes suffisent en général pour une bonne précision. Dans les expressions (2) et (3)» les facteurs c-^ , Cg , 15 etc., et k-^ , kg , kj sont des constantes. Pour calculer exactement l'angle de site supplémentaire U et la durée de trajet t^, il faut bien entendu au calculateur des donnéés sur la distance réelle D à l'objectif. On peut fournir de plusieurs manières ces données au calculateur.Suivant 20 un mode de réalisation simple, elles peuvent être fournies au calculateur par les instructeurs qui sont presque toujours présents pendant les manoeuvres en campagne, par exemple par un instructeur à bord du char et muni d'un télémètre approprié. Dans ce cas, cette distance peut être injectée à la main dans le calculateur 25 .du simulateur par ledit instructeur. A titre de variante, cette distance peut être fournie au calculateur par une chaîne de télétransfert de données. Un modèle plus complexe de simulateur, selon l'invention peut comporter son propre télémètre, par exemple à radar, à laser ou d'autre type électronique ou optico-électro-30 nique, fournissant en continu- au calculateur desdonnées sur la distance à la cible. Si l'on utilise un télémètre à signaux optiques la fréquence de ces signaux doit bien entendu différer de celle des impulsions rayonnantes émises par l'émetteur 9 pour simuler des projectiles réels« Si le âimulateur selon l'invention 35 est destiné à être utilisé avec une arme munie de son propre télémètre précis, les données sur la distance à l'objectif peuvent bien entendu être fournies par ce télémètre, le simulateur n'ayant pas alors à comporter lui-même de télémètre. A la figure 2, on a représenté schématiquement en en 40 perspective, un mode préféré de réalisation d'émetteur de rayon 70 00805 8 2028133 nement 9» Dans cet exemple, l'émetteur comporte un boîtier 35, monté sur l'arme ou accouplé à celle-ci de manière à suivre les mouvements qu'elle décrit tant en direction qu'en site. Le boîtier 35 peut contenir une source de rayonnement appropriée 13, 5 par exemple un laser, uœ diode à luminescence, une diode à laser ou une lampe au xénon, à laquelle on peut faire émettre une brève impulsion de rayonnement. Le rayonnement émanant de la source 13 est dirigé sous forme de faisceau étroit, par une optique appropriée comportant par exemple un condenseur 14, un diaphragme 10 15 et un objectif 16, vers un miroir 17 qui le dévie vers -un trou de sortie 18 percé dans la paroi avant du boîtier 35* En conséquence, la direction d'émission 10 est déterminée par le miroir 17, orientable dans tous les sens autour d'un point fixe du boîtier 35» ce qui permet de modifier la direction d'émission 15 10, tant en direction qu'en site, en faisant varier l'orientation du miroir 17. A cette fin, le miroir 17 tourillonne autour d'un axe S-S dans une chape 19, tourillonnée elle-même à rotation autour d'un axe H-H dans deux montants 20 et 21, fixes dans le boîtier 20 35» Les deux axes S-S et H-H sont perpendiculaires entre eux et l'on suppose le boîtier 35 orienté de manière à ce que normalement l'axe H-H soit parallèle à l'axe de pointage en hauteur ou site et l'axe S-S parallèle à l'axe de pointage en direction de la pièce. 20 En faisant tourner la chape 19 autour de son axe H-H on peut donc déplacer la direction d'émission 10 en site et, en faisant tourner le miroir 17 autour de son axe S-S, modifier cette direction en direction. On peut assurer la gyrostabilisation du miroir 17 et par conséquent aussi de la direction d'é-30 mission 10, indépendamment des mouvements décrits parle boîtier d'émetteur 35 et par suite de l'organe portant ce boîtier, à l'aide d'une plate-forme gyrostabilisée 22, portée par la chape 19, dans laquelle elle tourillonne autour d'un axe S'-S' parallèle à l'axe S-S. La plate-forme gyrostabilisée 22 est munie à la ma-35 nière connue de deux gyroscopes détecteurs de vitesse angulaire G et G, montés sur la plateforme 22 de manière telle que l'un, S JQ. G détecte ou palpe la vitesse angulaire de la plate-forme 22 S par rapport à l'espace d'inertie entourant l'axe S'-S* et émette un signal proportionnel à cette vitesse, le second G^ palpant ou 40 détectant la vitesse angulaire de la plate-forme autour^âe l'axe 70 00805 9 2028133 H-H et émettant un signal proportionnel à cette vitesse. Le signal de sortie du gyroscope G^ peut être appliqué à la manière usuelle sous forme de signal de commande, à un servo-moteur fixe, dans le boîtier 35 et accouplé à la cliape 19 pour la faire tour-5 ner autour de l'axe H-H, tandis que le signal émanant du gyroscope G_ peut être appliqué sous forme de signal de commande à un servo-moteur M_ accouplé à la plate-forme 22 pour la faire S — tourner autour de l'axe S1-S'« Quand les signaux émanant des gyroscopes G^ et Gg s'appliquent en tant que signaux de commande 10 aux servo-moteurs et Mg respectivement, la plate-forme 22 se stabilise dans l'espace à la manière connue, autour de deux axes H-H et S'-S'. La plate-forme gyrostabilisée 22 est accouplée au miroir 17 par l'intermédiaire de la chape 19 et aussi d'un trin-15 glage comportant deux bielles ou tiges rigides 23 et 24. Une première extrémité de la tige 23 est fixée à la plate-forme gyrostabilisée 22 et une première extrémité de la tige 24 est fixée au miroir 17» L'autre extrémité de la tige 24 est en forme de fourche 24a présentant une fente rectiligne dirigée vers le centre 20 d'articulation ou pivot du miroir 17.- L'autre extrémité de la ti-.ge 23 présente un goujon 23a mobile dans la fourche 24a de la tringle 24. La chape 19 et la plate-forme gyrostabilisée 22 sont placées dans le boîtier d'émetteur 35 de telle manière que l'axe H-H soit parallèle au faisceau rayonnant frappant le miroir 17 25 à partir de la source de rayonnement 13 et-que la distance entre le pivot de la plate-forme 22 et le pivot du miroir 17 soit égale à la distance entre le pivotde la plate-forme et l'extrémité extérieure de la tige 23. On conçoit que, par ce raccordement entre la plate-forme gyrostabilisée 22 et le miroir 17, un mouve-30 ment angulaire donné de la plate-forme 22 autour de l'axe S1-S' provoque un déplacement angulaire rigoureusement égal de la direction d'émission 10 autour de l'axe S-S et qu'un mouvement angulaire donné décrit par la plate-forme 22 autour de l'axe H-H provoque un déplacement angulaire rigoureusement égal de la di-35 rection d'émission 10 autour du même axé. En conséquence, la direction d'émission 10 suit exactement la position de la plateforme 22, et si cette plate-forme 22 est gyrostabilisée par rapport au support de l'émetteur, la direction d'émission 10 de l'émetteur est aussi gyrostabilisée par rapport à ce support. 40 Toutefois, comme on l'a déjà indiqué, il faut norma— 70 00805 10 2028133 lement verrouiller la direction d'émission 10, ainsi donc que le miroir 17, par rapport au boîtier 35, et donc par rapport à la direction de tir de l'arme, dans l'orientation voulue pour que la direction 10 soit parallèle à cette direction de tir. A 5 cet effet, l'exemple représenté , la plate forme 22 est verrouillée dans une orientation correspondante par les servo-moteurs Mg et . Dans ce but, un générateur de signal de position,tel qu'un potentiomètre P , P, respectivement est accouplé à chacun s il respectivement des servo-moteurs M_ et 11 de manière à engendrer un signal dont là grandeur et la polarité dépendant de l'écart angulaire entre le position de la plate-forme 22 autour de l'axe S'-S* et de l'axe H-H respectivement, et la position de verrouillage prédéterminée désirée. Le montage électrique est représenté en figure 3 î les signaux de sortie des générateurs de signaux 3-5 de position Pg et P^ traversent des commutateurs 25 et 26 et les servo-amplificateurs 27 et 28 pour s'appliquer sous forme de signaux de commande aux servo-moteurs Mg et respectivement. On conçoit qu'avec un tel montage, les deux servo-moteurs maintiennent automatiquement la plate-forme 22 et donc le miroir 17 et la direction d'émission 10 dans la position de verrouillage désirée, pour laquelle les signaux de sortie des deux générateurs de signal de position Pg et p^ sont nuls . Le rôle des commutateurs 25 et 26 est décrit plus loin en détail. A la figure 3, on a également représenté à titre 25 d'exemple le schéma de montage d'un calculateur 11. 0e calculateur comporte ici deux multiplicateurs de signaux formés de potentiomètres PI et P2, réglés suivant la distance D à l'objectif de-l'une des manières précédemment exposées. Le potentiomètre PI reçoit une tension constante, dont un suppose pour plus de sLmpli-50 cité qu'elle est égale à l'unité, tandis que le potentiomètre P2 reçoit la tension de sortie du potentiomètre Pl. En conséquence, ce dernier fournit un signal proportionnel à la distarce D à l'objectif, et le potentiomètre P2 un signal proportionnel au carré de cette distance. Oes deux signaux sont appliqués à des 55 entrées séparées d'un amplificateur 29» Cet amplificateur reçoit aussi un signal constant, dont on supposera pour plus de simplicité qu'il est égal à l'unité. Ces signaux d'entrée sont amplifiés et additionnés dans l'amplificateur 29 qui leur applique les constantes de proportionalité k^ ,- k^ et k^ respectivement, 40 cLe sorte que le signal de sortie de l'amplificateur 29 est pro 0 00805 2028133 11 portionnel aux trois premiers termes de la série (3) donnant l'angle TT. Ce signal de sortie est appliqué à un comparateur de signaux 30, auquel est aussi appliqué le signal de sortie du gyroscope G^ , mais avec une polarité opposée à celle du si-5 gnal provenant de l'amplificateur 29. Le calculateur 11 comporte également, un second amplificateur 31, qui. reçoit les signaux issus des deux potentiomètres PI et P2 et proportionnels à D et à p D respectivement, ainsi qu'un signal proportionnel à la vitesse initiale VQ du projectile réel. Ces trois signaux d'entrée sont 10 amplifiés et additionnés dans l'amplificateur 31, qui leur affec te les polarités et indices de puissance voulus pour que le signal de sortie de l'amplificateur 31 corresponde aux trois premiers termes de l'expression (2) donnant la vitesse moyenne Ym du projectile. Le signal de sortie de l'amplificateur 31, pro-15 portionnel à 7^, s'applique à un circuit diviseur de signal 32, qui reçoit aussi le signal proportionnel à D du potentiomètre -PI et qui peut fournir un signal de sortie proportionnel à D/V"m» c'est-à-dire au temps t^ nécessaire à un projectile réel pour atteindre l'objectif. Ce signal de sortie s'applique à un dispo-20 sitif de minutage 33 approprié, par exemple une minuterie électrique, électromécanique ou analogue, dont il rend le temps de minutage égal à la durée de trajet calculée t^. Le dispositif de minutage 33 peut être déclenché par la fermeture'temporaire d'un contacteur 34- manoeuvré à la main par les servants, par exemple 25 bouton de mise à feu du canon du char. Lorsqu'il démarre, le dispositif de minutage 33 agit sur les deux commutateurs 25 et 26 pour inverser leurs positions. D„e cette manière la commutation interrompt le verrouillage de la plate-forme gyrostabilisée 22 et donc- du miroir 17. Les signaux 30 de sortie des gyroscopes Gg et G^ s'appliquent alors aux servomoteurs Mg et respectivement, de sorte que la plate-forme 22 et donc le miroir 17 et la direction d'émission 10 de l'émetteur, se trouvent gyrostabilisés et indépendants de tous mouvements ultérieurs du char en direction ou en site. ïoutefois, com 35 me le signal de sortie de l'amplificateur 29 est appliqué au com parateur de signaux 30 avec une polarité opposée à celle du signal émanant du gyroscope G^, il est évident que le servo-moteur fait tournerla plate-forme 22, et donc le miroir 17 et la direction d'émission 10 de l'émetteur, autour de l'axe H—H a une vi 40 tesse angulaire qui rapportée à l'espace statiquejest proportion 70 00805 ^ 2028133 nelle à la grandeur du signal émis par l'amplificateur 29. A la fin du temps de minutage du dispositif 33, proportionnel à la durée de trajet calculée, t^ d'un projectile réel, la direction d'émission 10 de l'émetteur a donc subi un abaissement de site ri-5 goureusement égal à l'angle U à adopter pour tir d'un projectile réel sur l'objectif. Lorsqu'il cesse de fonctionner après écoulement de la durée de trajet t^ du projectile, le dispositif de minutage 33 agit sur la source de rayonnement 13 de l'émetteur 9 pour lui faire émettre une brève impulsion de rayonnement. Àussi-10 tôt après, le dispositif de minutage 33 agit à nouveau sur les commutateurs 2$ et 26 pour les ramener dans les positions représentées en figure 3. De ce fait, les servo-moteurs Mg et % ramènent la plate-forme 22, et aussi la direction d'émission 10 de l'émet— 15 teur dansla position de verrouillage prédéterminée, pour laquelle la direction d'émission 10 est parallèle à la direction du. tube 4 d'une manière telle que le simulateur est prêt à simuler le tir d'un nouveau projectile. Bien entendu, on peut apporter au mode . de réalisa-20 tion décrit, diverses modifications et variantes. C'est ainsi qu' on peut par exemple donner diverses structures à l'émetteur de rayonnement. Le seul point essentiel est qu'on puisse verrouiller la direction d'émission de l'émetteur par rapport à. l'arme afin qu'ëlle soit parallèle à la direction de tir de l'arme, mais aus-25 si interrompre ce verrouillage, la direction d'émission déverrouillée étant ensuite gyrostabilisée et indépendante de tous mouvements décrits par l'arme et/ou par son support, toutefois, il doit être possible, dans cet état exempt de gyrostabilisation, d'imprimer à la direction d'émission de l'émetteur un déplacement 30 angulaire déterminé à partir de sa position initiale, sous l'action du calculateur de l'appareil. On peut évidemment aussi donner au calculateur des structures diverses en utilisant des composants de calculateur de types divers et en ayant recours à des expressions mathéma-35 tiques variées pour calculer l'angle de correction de gravité et la durée de trajet. On conçoit aussi que le calculateur peut être prévu pour calculer non seulement l'angle de correction de gravité correct pour le tir sur l'objectif, mais aussi les décalages angulaires à prévoir pour les corrections de vent, par 40 exemple, et de rotation de ce dernier. Le calculateur peut aussi • 70 00805 2028133 13 être conçu pour tenir compte de toute variation de position au moment du tir, de l'axe de pointage en liauteur du tir. Si le calculateur doit assurer l'une ou plusieurs de ces corrections supplémentaires, il doit pouvoir calculer les corrections angu-5 laires à imprimer à la direction d'émission de l'émetteur de rayonnement, tant en site qu'en direction, et les appliquer à l'organe de l'émetteur qui détermine la direction d'émission, afin de -modifier cette direction en site-et en direction. Enfin, il faut insister sur ce que le simulateur 10 n'est perturbé par aucune modification imprimée aux axes de pointage en direction.ou en hauteur de l'arme après tir simulé d'un projectile, c'est-à-dire pendant la durée de trajet calculée d'un projectile réel, mais qu^Le fonctionnement du simulateur subit une certaine perturbation si l'arme et par suite, 15 l'émetteur de rayonnement, s'écartent pendant cette durée de la position qu'ils occupaient à l'instant du tir simulé d'un projectile. toutefois, comme l'arme est normalement fixe à l'instant de la .mise à feii .et que sa position sur le terrain ne se modifie guère pendant la brève durée de trajet du projectile, qui 20 est de l'ordre de 1 à 2 secondes, les perturbations de ce genre apportées au fonctionnement du simulateur sont extrêmement limitées» 70 00805 2028133 14 fiEVEKDICATICMS Simulateur de tir pour arme, à feu, notamment pour arme montée sua/système mobile, tirant sur un objectif, en particulier mobile, comportant un émetteur de rayonnement destiné à 5 émettre un faisceau étroit de rayons optiques monté sur l'arme ou accouplé avec elle pour accompagner ses mouvements de pointage en direction et en site, des moyens pouvant agir sur cet émetteur pour lui faire émettre une brève impulsion de rayonnement après un temps déterminé, suivant le déclenchement manuel d'un 10 signal simulant le tir d'un projectile par l'arme, et un récepteur sensible au rayonnement, monté sur l'objectif pour signaler cLi"tz les impulsions de rayonnement qui l'atteignent.Le/sxmulateur é-tant caractérisé en ce que l'émetteur de rayonnement comporte un organe pour déterminer la direction d'émission de 1'émetteur, cet 15 organe étant rotatif pour modifier la direction d'émission tant en direction qu'en site et pouvant être verrouillé par rapport à l'arme dans une orientation déterminée, telle que la direction d'-émission par soit parallèle à la direction de tir de l'arme, et étant/non verrouillé, gyrostabilisé et accouplé à un 20 servo-moteur qui le fasse tourner dans le sens voulu pour modifier en site la direction d'émission conformément à un signal de commande appliqué audit servo-moteur et en ce qu'un calculateur est prévu pour calculer la durée de trajet d'un projectile réel tiré par l'arme sur l'objectif et la correction de pesanteur ou 25 l'angle supplémentaire de site de l'arme au moment du tir sur l'objectif et pour émettre un signal proportionnel à cet angle supplémentaire de site, ledit calculateur intervenant, en réponse au signal déclenché manuellement pour' simuler le tir d'un projectile afin de déverrouiller ledit organe directeur, d'appli-30 quer audit servo-moteur le signal proportionnel à 11 angle de site supplémentaire calculé sous forme de signal de commande et d'agir surledit émetteur de rayonnement après un intervalle de temps égal à la durée de trajet calculée d'un projectile réel.