La présente invention est relative à la préparation d'essence à haut indice d'octane. Plus particulièrement, l'invention est relative à la préparation d'essence à partir de charges hydrocarhonées lourdes, par une voie qui a pour résultat l'obtention d'un indice d' octane plus élevé et de rendements plus élevés. Tout particulière ment, l'invention est relative à l'amélioration de la qualité d'un courant de sous-produit normalement réfractaire provenant d'un procédé de craquage catalytique qui est ensuite transformé en une essence de haute qualité, dans des conditions de craquage ca*alytiquespé- cialement choisies pour que la conversion du courant dont on a amélioré la qualité soit optimale.En outre, l'invention est relative à une analyse du facteur J du stade d'amélioiation de la qualité, afin d'établir une corrélation entre cette analyse et les conditions de conversion par craquage catalytique pour que le rendement et l'amélioration de l'indice d'octane obtenus lorsque le courait de sousproduit amélioré est transformé en essence soient optimales. Selon un mode de mise en oeuvre, l'invention a pour objet un procédé selon lequel: (a) on soumet à un craquage catalytique une charge hydrocarbonée et une huile de cycle lourde telle que définie au stade (h) ci-après par mise en contact, en courants de même sens, avec un catalyseur de craquage fluide régénéré dans une zone de craquage montante en phase diluée, afin d 'obtenir des premiers produits de réaction ainsi que du catalyseur de craquage ainsi partiellement désactivé, (b) on sépare une portion des premiers produits de réactiondu catalyseur partiellement désactivé, (c) on fait passer le catalyseur partiellement désactivé dans un lit de catalyseur fluidisé à phase dense, (d) on soumet à un craquage catalytique une huile de cycle légère hydrotraitée,tef8 que définie au stade (fil) ci-dessous,par mise en contact avec le lit en phase dense de catalyseur de craquage partiellement désactivé afin d'obtenir des seconds produits de réaction et de partiellement débarrasser les premiers produits de réaction du catalyseur partiellement désactivé, (e) on sépare au moins une portion des seconds produits de réaction du catalyseur de craquage, (f) on mélange intimement au moins une portion des premiers et seconds produits de réaction, (g) on recueille une essence à partir du produit intimement mélangé du stade (f), (h) trn recueille une huile de cycle lourde à partir du produit intimement mélangé du stade (f) et on renvoie l'huile lourde vers le stade (a), (i) on re cueille une huile de cycle légère ayant un point d'ébullition moyen supérieur au point d'ébullition moyen de essence du stade (g) et inférieur au point d'ébullition moyen de l'huile de cycle lourde du stade (h), ladite huile de cycle légère étantriche en composés aromatiques, le type prépondérant de composé aromatique étant J-12, (j) on soumet l'huile de cycle légère à un hydrotraitement en la mettant en contact avec un catalyseur d'hydrotraitement en présence d'hydrogène, dans des conditions d'hydrotraitement, dans une zone de réaction, afin de retenir une majeure partie des composés aromatiques mais de convertir les types de composés aromatiques de manière que le type prépondérant de composé aromatique soit J-8, et (k) on recueille l'huile de cycle légère hydrotraitée du stade (j) et on renvoie au moins une partie de cette huile de cycle légère hydrotras tée vers le stade (d). On sait, depuis de nombreuses années, que des charges lourdes telles que des charges de gas-oil, de gas-oil sous vide, de gas-oil de cokerie, etc.. peuvent être craquées en présence d'un catalyseur de craquage pour obtenir des hydrocarbures légers (en C4qui sont riches en oléfines) et de l'essence de haut indice d'octane (de C5+ jusqu'à un point de distillation final d'environ 2210C, qui est recueillie comme produit primaire). En outre, la plupart des installations de craquage catalytique fonctionnent dans des conditions telles qu'une huile lourde est obtenue comme produit à partir de la zone de réaction. Le produit de la zone de réaction est introduit dans une colonne de fractionnement et y est séparé.Par exemple, la colonne de fractionnement comporte un plateau supérieur et un plateau inférieur pour fractions latérales et fonctionne de manière à évacuer l'essence et les hydrocarbures légers en tête, l'huile de cycle lourde à partir du plateau inférieur pour fraction latérale (substance obtenue à partir du plateau inférieur maintenu àenvO 2880C), une huile de queue ou huile boueuse (substance obtenue à partir du fond de la colonne maintenu à environ 371 C) et une huile de cycle légère réfractaire à partir du plateau supérieur (substance obtenue à partir du plateau supérieur maintenu à environ 2270 c) D'une façon générale, l'huile de cycle lourde est recyclée vers la zone de craquage catalytique tandis que l'huile boueuse est clarifiée, après quoi elle peut être craqué ou recueillie comme huile combustible. D'une façon générale, l'huile légère réfractaire n'est pas recyclée vers la zone de craquage catalytique car elle est très réfrawtaire et n'out pas aisément soumise à un craquage plus pousse. On sait également hydrogéner cette huile réfractaire pour améliorer ses caractéristiques de craquage. Par exemple, le brevet des E.U.A. No. 2.671.754 décrit la désulfuration et l'hydrogénation séparées de cette huile réfractaire. D'autres articles publiés ont rapporté une amélioration générale des caractéristiques de craquage des huiles de cyele par hydrogénation comme décrit, par exemple, dans l'ouvrage Chemistrv of Petroleum Hydrocarbons, volume 3, chapitre 52, pages 333 à 334.Cependant, les techniques antérieures n'ont pas décrit l'amélioration ultime dans la production d'essence de haute qualité, à savoir la manière dont l'hydrogénation doit être effectuée pour favoriser au maximum le stade d'hydrotraitement du point de vue du craquage ultérieur du produit hydrotraité et des conditions dans lesquelles l'huile hydrotraitée doit être craquée catalytiquement afin de favoriser au maximum la réaction productrice d'essence en ce qui concerne le rendement et l'indice d'octane. La présente invention fournit un procédé d'hydrotraitement de l'huile de cycle légère d'une manière particulière et de craquage ultérieur de ladite huile de cycle légère hydrotraitée afin de favoriser au maximum sa conversion en essence.On a élaboré une technique analytioue qui permet la caractérisation de divers types de composés aromatiques dans un mélange dthydrocarbures,appelée analyse de facteur J. Il s'agit essentiellement d'une analyse par spectrométrie de masse utilisant une technique à bas voltage ionisant. La chambre d'ionisation est maintenue à un potentiel d'environ 7 volts et le mélange d'hydrocarbures vaporisés y est introduit. Les composés plus saturés que les composés aromatiques,tels que les paraffines, ont un potentiel d'ionisation d'environ 10 volts et ces composés saturés ne sont pas observés sur le spectre de masse puisqu ils ne sont pas ionisés. Le spectre de masse révèle des pics d'ions moléculaires qui correspondent au poids moléculaire du composé aromatique qui permet la caractérisation de ces composés aromatiques au moyen de la formule géné rale: C H dans laquelle J est le facteur J. Le tableau suivant n 2n-J montre les relations existant entre le facteur J et le type du composé aromatique. TABLEAU I Nombre du facteur J TyPe d'hydrocarbure aromatique 6 Alcoyl benzènes et benzène 8 Indanes, tétralines 10 Indènes 12 Alcoyl naphtalènes et naphtalène 14 Acénaphtènes, tétrahydroanthracène 16 Acénaphtalènes, dihydroanthracènes 18 Anthracènes, phénanthrènes L'utilisation de cette analyse de facteur J pour caractériser le stade d'hydrotraitement selon l'invention permet de réaliser un hy drotraitement optimal de l'huile de cycle légère réfractaire pour obtenir efficacement de l'essence de haut indice d'octane dans un stade de craquage catalytique ultérieur. Il faut avoir présent à 1' esprit qu'il existe une relation entre le stade d'hydrotraitement et le stade de craquage catalytique ultérieur telle que l'huile de cycle légère est hydrotraitée au degré approprié et est ensuite craquée catalytiquement dans les conditions opératoires appropriées. Lorsque les conditions sont appropriées, la présente invention permet la conversion complète de l'huile de cycle légère réfractaire en essence de haute qualité. La présente invention à pour buts: - de rendre une huile de cycle légère, dérivant d'une installation de craquage catalytique, facilement apte à un craquage ulterieur, - de craquer catalytiquement une huile de cycle hydrotraitée sur un catalyseur de craquage catalytique partiellement désactivé favorisant ainsi au maximum les réactions productrices d'essence à partir de celle-ci, - d'utiliser une huile de cycle légère hydrotraitée pour partiellement débarrasser un catalyseur partiellement désactivé de 1' huile entratnée avant que le catalyseur partiellement désactivé soit régénéré dans un procédé de craquage catalytique. D'autres buts, avantages et caractéristiques de l'invention apparattront dans la description détaillée qui va suivre. Au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple, la Fig. unique représence un schéma d'écoulement d'un mode de mise en oeuvre préféré de l'invention dans lequel des zones de craquage catalytique séparées sont utilisées pour convertir l'huile de cycle légère hydrotraitée et le mélange de charge fratche et d'huile de cycle lourde recyclée. Comme représenté au dessin, une charge franche est introduite par un conduit 1 dans lequel elle est intimement mélangée à l'huile de cycle lourde recyclée s 'écoulant dans un conduit 2 et le mélange résultant s'écoule dans un conduit 3, après quoi il se mélange au catalyseur de craquage régénéré chaud s'écoulant dans un conduit 4. La charge, l'huile de cycle lourde et le catalyseur y sont mélangés et s'écoulent vers le haut, à travers une tuyaut'eiion- tante 5 dans un cyclone 7 contenu au sein d'une chambre de réaction 6.Le catalyseur est composé de fines particules de sorte qu' il agit comme un lit fluide. En conséquence, le catalyseur s 'écoule vers le bas, à travers le conduit 4, sous l'influence de la gravité et s'écoule en courant de même sens que la charge et l'huile de cycle lourde, en écoulement ascendant à travers le conduit 5, dans une phase diluée dans laquelle les réactions ont lieu. La charge franche et huile de cycle lourde réagissent dans le conduit 5 sous l'infls ence catalytique du catalyseur de craquage en produisant une grande variété de produits comprenant des hydrocarbures légers, de l'essence, de l'huile de cycle légère réfractaire, de l'huile de cycle lourde, de l'huile boueuse et du coke. D'une façon générale, le coke se forme sur les particules du catalyseur fluide.Le catalyseur partiellement désactivé sur lequel se trouve un dépôt de coke est séparé des autres produits de réaction au moyen du cyclone 7. Bien que le schéma représenté n'indique qu'un cyclone, l'invention vise l'utilisation d'un faisceau de cyclones à écoulement en série et/ou en parallèle pour réaliser une séparation efficace entre les autres produits de réaction et le catalyseur partiellement désactivé sur lequel du coke s'est déposé. Les produits de réaction séparés passent à travers le cyclone 7 , sont évacués par un conduit 11 et s' écoulent, par un conduit 13, hors de la chambre de réaction 6. Ces produits de réaction séparés s'écoulent dans le conduit 13 et dans une colonne de fractionnement 14. La colonne de fractionne/14 fonctionne de manière à produire au moins 4 et peut-être même 5 courants de produits.Un courant hydrocarboné contenant des hydrocarbures légers et de l'essence est évacué en tête de la colonne de fractionnement 14, par un conduit 15 dans lequel il s'écoule à travers un dispositif de refroidissement 16 et dans un séparateur 40. Des hy drocarbures légers en phase vapeur composés principalement d'hydrocarbures en C1 à C4 sont évacués du séparateur 40 par un conduit 41. De 11 essence en phase liquide est évacuée du séparateur 40 par un conduit 42, après quoi elle est recueillie comme produit désiré pris cipal du procédé. De l'huile de cycle lourde est évacuée de la colonne de fractionnement 14 par un plateau inférieur pour fraction latérale et sort par le conduit 2 dans lequel elle est renvoyée vers le conduit 3 dans lequel elle est mélangée à la charge. De l'huile boueuse est évacuée du fond de la colonne de fractionnement 14, par un conduit 37 d'où elle est introduite dans un décanteur 38. L'huile boueuse clarifiée est évacuée par un conduit 39 et peut être utilisée comme huile combustible ou peut être recyclée vers le conduit d' écoulement 3,pour être à nouveau soumise aux opérations de craquage et de conversion.Dans certaines opérations, il ne se produit pas d' huile boueuse.Une huile de cycle légère réfractaire est évacuée de la colonne de fractionnement 14 par un plateau supérieur pour fraction latérale, et sort par un conduit 17 dans lequel elle s'écoule dans un conduit 20 et dans une zone de réaction d'hydrotraitement 21. De l'hydrogène, provenant de sources définies ci-après, s'écoule das un conduit 19 et est intimement mélangé avec l'huile de cycle légère réfractaire, et le mélange s'écoule dans le conduit 20 et dans lan- ne 21. Un effluent est évacué de la zone de réaction 21 par un conduit 22 qui est refroidi, et est introduit dans un séparateur 23. L'effluent est séparé en un produit hydrotraité normalement liquide et en un courant normalement gazeux. Le courant normalement gazeux est évacué du séparateur 23 par un conduit 24 dans lequel il s'écoule, traversant un compresseur de recyclage 25 puis un conduit 26 dans lequel il est intimement mélangé à de l'hydrogène frais s' écoulant dans un conduit 18, produisant ainsi un courant combiné d' hydrogène gazeux qu'on fait ensuite passer dans le conduit 19 puis qu'on renvoie vers la zone de réaction 21 comme décrit ci-dessus. On peut éventuellement envoyer à l'air libre une portion du courant gazeux, afin de maintenir le degré de pureté de l'hydrogène, bien que, d'une façon générale, cela ne soit pas nécessaire. Le courant de produit normalement liquide est évacué du séparateur 23 par un conduit 27 dans lequel il peut être détendu ou rectifié de manière à éliminer les gaz dissous tels que l'hydrogène et l'hydrogène sulfuré bien qu'on puisse éventuellement omettre ce stade. Dans certains cas, une portion de cette huile (produit normalement liquide) est utilisée comme huile combustible hydrotraitée, auquel cas elle peut être évacuée par un conduit 33, en ouvrant une vanne 34.L'huile de cycle légère hydrotraitée est renvoyée vers une zone de craquage ca talytique par le conduit 27, par lequel elle est introduite dans une partie inférieure de la chambre de réaction 6, et elle traverse un distributeur 32 qui disperse l'huile de cycle légère hydrotraitée dans le lit dense de catalyseur partiellement désactivé qui y est contenu.L'huile de cycle légère hydrotraitée est catalytiquement craquée dans le lit dense contenu au sein de la chambre de réaction 6 et donne des produits de réaction comprenant de essence, des hydrocarbures légers et du coke Une partie de ces produits de réaction est entratnée dans un cyclone 9 contenu au sein de la chambre de réaction 6 qui est utilisé pour retirer de ces produits de réaction séparés tout catalyseur partiellement désactivé restant. Les produits de réaction séparés sont évacués du cyclone 9 par un conduit 12 dans lequel ils sont intimement mélangés aux produits de réaction s'écoulant dans le conduit d'écoulement 11, produisantainsi les produits de réaction totaux séparés et évacués par le conduit 13. On remarquera que les cyclones 7 et 9 contiennent respectivement des tubes plongeants 8 et 10 afin de sceller les cyclones dans le lit dense de catalyseur contenu au sein de la chambre de réaction 6. On remarquera qu'en utilisant le schéma d'écoulement particulier utilisé ici,l'huile de cycle légère hydrotraitée vient en contact seulement avec du catalyseur partiellement désactivé. Cela est considéré comme étant une caractéristique importante de la présente invention car le catalyseur partiellement désactivé a un degré d'activité un peu réduit, par rapport à son degré d'activité supérieur, de sorte que lorsqu'il convertit l'huile de cycle légère hydrotraitée on obtient un produit de meilleure qualité avec un meilleur rendement. Si on dispose d'une charge extérieure supplémentaire de nature réfractaire, on peut l'introduire dans ce schéma d'écoulement par un conduit 35 dans lequel elle se mélange à l'huile de cycle légère r ractaire avant d'entrer dans la zone de réaction d'hydrotraitement. D'une façon générale, on introduit une charge à ce stade seulement parcequtelle est difficile à craquer catalytiquement relativement à la charge et à l'huile de cycle lourde. En tous cas, la charge extérieure est hydrotraitée pour la rendre plus facilement craquable tout en favorisant l'obtention d'un facteur J optimum pour cette charge afin de favoriser au maximum sa conversion ultérieure dans la zone de craquage catalytique sur un catalyseur partiellement désactivé pour produire de l'essence de haute qualité avec des rendements élevés. Le catalyseur de craquage fluide introduit dans la chambre deréaction 6 en même temps que la charge et l'huile de cycle lourde, par la tuyautErie montante 5, est séparé des produits de réaction provenant de celle-ci, dans le cyclone 7. Le catalyseur partiellement désactivé s'écoule vers le bas, à travers le tube plongeant 8, jusque dans un lit dense de catalyseur partiellement désactivé contenu dans la partie inférieure de la chambre de réaction 6. Le catalyseur partiellement désactivé continue à s'écouler vers le bas à travers le lit dense de catalyseur, passant finalement à travers le distributeu: 32 et dans un appareil de rectification 28.D'une façon générale, de la vapeur d'eau est introduite dans l'appareil de rectification 28, par un conduit 36, dans lequel elle vient en contact, à contre-courants, avec le catalyseur de craquage fluidisé descendant, partiellement désactivé, afin de débarrasser le catalyseur de l'huile entraînée. Le catalyseur partiellement désactivé a été mis en contact avec l'huile de cycle légère hydrotraitée dans le lit dense au-dessus du distributeur 32 et il s'est avéré que l'huile de cycle légère hydrotraitée est efficace pour éliminer une partie des constituants les plus lourds entraînés sur le catalyseur, aidant ainsi à débarrasser le catalyseur et à réduire la quantité de vapeur d'eau requise pour la rectification.On a découvert, du fait de ce schéma d' écoulement particulier, que la quantité de vapeur d'eau nécessaire pour débarrasser le catalyseur descendant dans l'appareil de rectification du restant de l'huile entratnée est nettement réduite. Il s'ensuit que la dimension du courant s'écoulant dans le conduit 36 est bien inférieure à ce qu'elle serait en l'absence du schéma d'é- coulement représenté ici. Il faut bien comprendre que le catalyseur contenu dans le lit dense au-dessus du distributeur 32 dans la chambre de réaction 6 est partiellement désactivé, c'est-à-dire qu'il est recouvert d'un dépôt de coke frais dû au craquage dans la t1ava11- tediaontante 5.On a également découvert que le craquage catalytique d'une huile de cycle légère hydrotraitée sur le catalyseur de craquage partiellement désactivé a pour résultat qu'on obtient un cra quage accru en produits désirés, au contraire de ce que l'on obtient lorsqu'on met l'huile de cycle légère hydrotraitée directement en contact avec du catalyseur rénégéré frais. Bien qu'on n'en ait pas encore parfaitement élucidé la raison, on pense que le catalysas fratchement régénéré contient un certain nombre de sites acides qui sont passivés lorsque la charge et l'huile de cycle lourde sont craquées sur ce catalyseur.En conséquence, le catalyseur contenu dans la partie inférieure de la chambre 6 n'a pas autant tendance que du catalyseur fratchement régénéré à décomposer l'huile de cycle légère hydrotraitée, ce qui permet d'obtenir plus d'essence et moins de coke et d'hydrocarbures légers, accroissant ainsi le rendement en essence de haut indice d'octane. Le catalyseur partiellement régénéré s'écoule vers le bas de l'appareil de rectification 28 et passe dans un récipient régénérateur 29 dans lequel le catalyseur est régénéré en brillant une partie du coke qui le recouvre. De l'air est introduit dans le récipient régénérateur 29,par un conduit 30, dans lequel l'oxygène qui y est contenu réagit avec une partie du coke qui se trouve sur le catalyseur en produisant des oxydes de carbone.Un gaz effluent, comprenant de l'azote et des oxydes de carbone est évacué du récipient régénérateur 29, par un conduit 31. Le catalyseur qui a maintenant été régénéré, contenu au sein du régénérateur 29, en est évacué par le conduit 4 et est prêt à recommencer le cycle. Il est bien entendu qu'il y a de nombreuses variantes dans le procédé de craquage catalytique fondamental, en ce qui coneerne les lits fluidisés, les lits fixes, la position du régénérateur et des réacteurs, etc.. et il est bien entendu que tous les schémas de traitement de craquage catalytique fondamentaux sont inclus dans le procédé selon la présente invention. Un autre mode de mise en oeuvre préférable du procédé selon 1' invention comporte l'élimination du recyclage de l'huile de cycle lourde, le courant tout entier d'huile de cycle est hydrotraité et cette huile de cycle hydrotraitée est renvoyée vers le lit dense de catalyseur de craquage, par le conduit 27 représenté au dessin. C'est ainsi que, selon cette variante, il n'y a pas de substance s' écoulant dans le conduit 2. L'hydrotraiteent de l'huile de cycle tout entière la rend encore plus craquable et on peut éventuellement accroître la rigueur du craquage dans la zone de réaction afin que le débit volumétrique de l'huile de cycle s'écoulant dans le conduit 11 soit réduit au minimum. Il existe un grand nombre de catalyseurs utilisables dans le procédé de craquage catalytique, par exemple les types de catalyseurs amorphes silice-alumine, silice-magnésie, silice-zircone, une argile activée par des acides, des catalyseurs cristallins compris nant de la faujasite, dispersés dans une matrice d'oxyde minéralcontenant de la silice,des catalyseurs contenant de la mordénite, dispersés dans une matrice contenant de la silice, dans une matrice contenant de l'alumine ou utilisés sous forme pure, la faujasite pure. Les catalyseurs préférables à utiliser dans le procédé selon la présente invention sont de type silice-alumine amorphes ayant une concentration d'environ 10 à 405e en poids d'alumine et de 90 à 60% en poids de silice, ainsi que la faujasite dispersée dans une matrice d'oxyde minéral contenant de la silice.Lorsqu'on utilise les catalyseurs à base de faujasite dans une matrice contenant de la silice, il est préférable que la concentration de la faujasite soit d'environ 2 à 20%, en poids, et que la teneur en sodium de la faujasite soit réduite au maximum et qu'elle représente, de préférence, environ moins de 2fo du poids de la faujasite. Comme cations appropriés pour activer la faujasite on citera l'hydrogène, des cations polyvalents, par exemple calcium, magnésium, etc.. ainsi que des cations de terres rares. Comme exemples représentatifs de conditions opératoires de cra eatalstinue uagon indiquera une température de réaction d'environ 427 5660C une température de régénération d'environ 538 à 7040C, une pression comprise entre la pression atmosphérique et 3,5 kg/cm2 environ (au manomètre), un rapport en poids huile/catalyseur compris entre une valeur supérieure à 1 environ et une valeur de 10 environ et un rapporte de charge combinée (rapport de charge fraîche plus huile de cycle lourde divisé par charge fraîche) compris entre 1,1 et 2,0 environ. Ces variables, dont certaines sont indépendantes tandis que d'autres dépendent les unes des autres sont ajustées de manière à maintenir, par passe, une conversion en essence comprise entre 30 et 70e70 environ et, dans certains cas, pouvant atteindre 80fo environ. Le catalyseur d'hydrotraitement est de préférence résistant au soufre, c'est-à-dire qu'il possède une activité d'hydrogénation en présence de composés soufrés. Un catalyseur préférable comprend un support silice-alumine comportant au moins un métal ou un composé d'un métal du Groupe VI de la Table Périodique et un métal ou un composé d'un métal du Groupe VIII de la Table Périodique. Sont tout particulièrement préférables les catalyseurs comprenant du tungstène et/ou du molybdène ainsi que du nickel ou du cobalt sur un support silice-alumine. D'autres supports, par exemple de type alumine, silice-zircone, silice-magnésie, faujasite, mordénite, matrice à base d'oxyde minéral réfractaire contenant au moins un aluminosilicate cristallin, etc.. sont également appropriés.D'autres métaux sont également appropriés comme, par exemple, des mfftaux nobles tels que le platine ou le palladium. Ces derniers catalyseurs à base de métaux nobles sont, d'une façon générale, satisfaisants sans la présence d'un métal du Groupe VI. Les conditions d'hydrotraitement utilisées dans l'hydrotraiteur 21, telles que les conditions de température, de pression, de vitesse spatiale horaire liquide (VSHL), rapport hydrogène/huile, etc.. sont choisies de manière à transformer l'huile de cycle légère réfractaire en un produit contenant comme composé aromatique prédominant le type J-8 tel que défini plus haut. Il s'est avéré que les huiles de cycle légères réfractaires ayant un composé de type J-12 comme composé aromatique prédominant ne sont pas aussi aisément craquées que les constituants de la charge qui provoquent l'accumulation de constituants J-12 d'huile de cycle légère lorsque l'huile de cycle légère est recyclée. En conséquence, les variables cidessus du procédé d'hydrotraitement sont réglees/de favoriser au maximum les réactions de conversion de J-12 à J-18 .D'une façon générale, il est préférable de maintenir la pression, la VSHL et le rapport hydrogène/huile à une valeur constante et de faire varier la température pour favoriser au maximum la conversion de J-12 en J-8. Le choix initial de toutes ces variables dépend dans une mesure importante de la charge. Une gamme de pression appropriée est comprise entre 28 et 140 kg/cm2 (au manomètre) environ et, mieux, entre 42 et 84kg/cm2 (au manomètre). La VSHL est comprise, de manière appropriée entre 0,5 et 20 environ et, mieux, entre 3 et 10. Le rapport hydrogène/huile est compris, de manière appropriée, entre 2 et 20, environ et, mieux, entre 5 et 15. Lorsque ces conditions sont choisies, la température est ajustée de manière à favoriser au maximum la conversion de J-12 en J-8. Cela suppose l'utilisation d'une température comprise entre 260 et 4540C environ.La manière la plus préférable, pour obtenir les conditions opératoires appropriées, consiste à choisir les variables indépendantes, à effectuer une analyse du facteur J sur le courant s'écoulant dans le conduit 20 et dans le conduit 27 et à ajuster la température de manière à obtenir une conversion maximale de J-12 en J-8. Si les conditions opératoires sont trop rigouréuses, le J-12 est transformé en J-6 ou les composés aromatiques seront saturés. Cela a pour effet indésirable d'accroître la consommation d'hydrogène et de réduire l'indice d'octane de 1' essence obtenue lorsque l'huile de cycle légère hydrotraitée est ensuite craquée catalytiquement0 Si les conditions d'hydrotraitement ne sont pas suffisamment rigoureuses, il y a peu d'amélioration de la nature réfractaire de l'huile de cycle légère, ce qui fera qu' elle sera difficile à transformer en essence.Lorsqu'elle est hydrotraitée de manière appropriée, cette substance est facilement craquée catalytiquement et, en fait, les caractéristiques de craquage ainsi que le rendement en essence obtenu à partir d'elle sont favorisés au maximum en craquant catalytiquement cette huile de cycle légère hydrotraitée sur un catalyseur partiellement désactivé, comme décrit ci-dessus. Pour obtenir de l'essence de haute qualité avec une conversion de 10070, les conditions d'hydrotraitement peuvent devoir être ajustées de manière à tenir compte d'une charge étrangère pouvant être introduite par le conduit 35. La nature de cette charge étrangère telle qu'opposée à la nature de l'huile de cycle légère réfractaire devra être considérée lors du choix des variables définitives à utiliser dans l'hydrotraiteur 21. On a découvert que lorsque l'huile de cycle légère hydrotraitée a été craquée catalytiquement sur un catalyseur partiellement désactivé, suivant le procédé selon la présente invention, on obtient une essence dans laquelle le composé aromatique prédominant est de type J-6, qui est un combustible préféré pour moteurs. On a également découvert que l'huile de cycle légère hydrotraitée non convertie qui a été craquée catalytiquement ('hon convertie" étant défini comme ayant un point d'ébullition supérieur à la gamme d'ébullition de l'essence) contient J-12 commetype de composé aromatique prédominant.Cela signifie que la zone de craquage catalytique dans laquelle l'huile de cycle légère hydrotraitée est convertie sur un catalyseur de craquage partiellement désactivé a converti l'huile de cycle lé-ère hydrotraitée, bouillant au-dessus de la gamme d'ébullition de l'essence, en une essence dans laquelle le composé aromatique prédominant est e type -6 et en une substance lourde non convertie bouillant au-dessus de la gamme d'ébullition de l'essence et dans laquelle le composé aromatique prédominant est de type J-12. Pour cette raison, toute huile de cycle légère hydrotraitée non convertie est facilement recyclée et craquée jusqu'à extinction en la faisant recycler à nouveau vers le stade d'hydrotraitement, car les composés de type J-12 sont alors reconvertis en composés de type J-8.Cela permet la conversion totale de l'huile de cycle légère en substances bouillant dans la gamme d'ébullition de l'essence, ou en substances plus ie^res. Il est évident maintenant que la présente invention permet la conversion de charges de gas-oil en essence et produits us légers en une quantité de 90%, ou plus. En fait, des conversions tteignant 100% sont possibles avec le procédé selon l'invention, à condition que l'huile boueuse soit également craquée. A cet egard, ce procédé général a les mêmes avantages qu'un hydrocraquage destiné à obtenir de l'essence à partir de gas-oil, réalisation qui était impossible jusqu'à maintenant.En outre, les hydrocarbures légers produits dans le conduit 41 sont riches en oléfines, ce qui permet l'alcoyla- tion par des paraffines pour obtenir des isoparaifines à haut indice d'octane qui peuvent être ajoutées au rendement total on esse@@ Lorsqu'on opère ainsi, le procédé selon la présente vention, en combinaison avec un procédé d'alcoylationt -oermet d'cbtenir un c - bustible pour moteur très désirable, . haut indice ' -"ane ayant comme constituants principaux des composés aromatiques alcovl engéniques et des isoparaffines.Un autre avantage Ü procédé selon la présente invention, par rapport au procédé d'hydrocraquage, ost que les stades de craquage catalytique et d'hydrotraite@e@t sont efrectués à une pression relativement basse , )ar comparaison l'hydro- craquage, réduisant ainsi au minimum les investissemeni capitaux et les problèmes d'ordre opératoire. Il est difficile de caractériser les points de séparation entre l'huile de cycle- légère réfractaire et l'essence et l'tuile de cycle lourde par des caractéristiques physiques @ouramment observées car le point de séparation varie suivant la charge initiale, les caractéristiques opératoires, les rendements désirés, etc @ jans certains cas, le point d'ébullition final de l'huile de cycle légère varie de 288 C, ou moins, à une valeur aussi élevée que 399 C, ou plus.Le mieux, pour caractériser l'huile de cycle légère ainsi que @'huile de cycle lourde consiste à considérer l'endroit d'où chacune provient. @@@ "huile de cycle lourde" on entend d signer ici la substance é@acuée a partir du plateau inférieur pour fraction laterale, dans @a colonne de fractionnement principale de craquage catalytique, @edit plateau étant maintenu à une température d'environ 288 C.L'essence provenant de l'installation de craquage catalytique peut être caractérisée par sa gamme d'ébullition ou par le point d' ébullition final, le point d'ébullition final étant, d'une façon gé @érale, compris cotre 176 et 232 C environ et étant, par exemple, de 2@1 C environ. En conséquence, l'huile réfractaire légère est la substance @ouillant entre l'essence et l'huile de cycle lourde.L' huile de cycle légère réfractaire provient d'un plateau supérieur pour prélèvement de fraction latérale situé sur la colonne de ractionnement principale 14, ledit platean étant maintenu à une tempéra turc d'environ 2270C. Des températures indiquées ci-dessus à propos des plateaux pour prélèvement de Tractions Zatérales sont pour une pression comprise entre 0,7 et 1 @g/cm2 au manomètre), environ, et si la pression n'est pas comprise dans cette gamme, il est bien évident que les températures des plateaux devront être différentes. Les charges appropriées à introduire dans le conduit @ constituent des gas-oils tels que le gas-oil ordinaire, le gas-oil sous vide, le gas-oil de cokerie, etc.. Les charges appropriées à introiuire dans le conduit 35 sont des charges hydrocarbonées provenant d'autres sources qui sont plus difficiles à craquer catalytiquement que la charge. Les sources pour ces charges extérieures à introduire dans le condnit 35 sont, par exemple, d'autres opérations de craquage ca@alytique, des huiles de cycle achetées, etc.. @'exemple non limitatif suivant est donné à titre d'illustra @ion le la présente invention. Exemple @'installation est disposée à peu près comme représenté au dessin annexe. @n mélange de gas-oi@s atmospherique et sous vide est in @roduit dans la zone de reaction de craquage catalytique, par @e @@nduit @ @a sone montan@e 5 du réacteur est maintenue à une @emperature @@environ 482 C et sous une pression manométrique d'en viron 1,335 kg/cm2. Le rapport de charge combinée est d'environ 1,2. Une huile de cycle légère réfractaire est évacuée du conduit 17 provenant de la colonne de fractionnement 14, en une quantité représentant environ 20;o du volume de la charge franche lorsqu'elle entre dans l'hydrotraiteur 21. L'hydrotraiteur est maintenu sous une pression manométrique d'environ 56 kg/cm2, à une vitesse spatiale horaire liquide d'environ 2, à un débit de circulation d'hydrogène d'environ 534 m3 normaux par kilolitre et une température d'environ 371V Le produit normalement liquide tout entier recueilli à partir du séparateur 23 est recyclé, par le conduit 27, vers le lit dense de catalyseur de craquage partiellement désactivé contenu au sein de la chambre de réaction 6. On estime que, dans des conditions de fonctionnement continu du procédé selon l'invention, les conversions des charges de gas-oil sont supérieures à 95. REVENDICATIONS 1. Un@procédé de production d'essence caractérise en ce que: (a) on craque catalytiquement une charge d'huile hydrocarbonée par mise en-contact, en courants de même sens, avec un catalyseur de craquage catalytique fluide fraîchement régénéré, dans une zone de craquage montante à phase diluée, afin d'obtenir des premiers partiellement produits de réaction,et un catalyseur de craquage desactivé (b) on sépare au moins une portion des premiers produits de réaction du catalyseur partiellement désactivé (c) on fait passer le catalyseur partiellement désactivé dans un lit fluidisé à phase dense de catalyseur partiellement désactivé, (d) on craque catalytiquement une huile de cycle hydrotraitée telle que définie au stade (j) ci-dessous, par mise en contact avec le lit à à phase dense de catalyseur de craquage partiellement désactivé, dé manière à obtenir des seconds produits de réaction et à partiellement rectifier le catalyseur partiellement désactivé, (e) on sépare au moins une portion des seconds produits de réaction du catalyseur de craquage, (f) on mélange intimement au moins une portion des premiers et seconds produits de réaction, (g) on recueille une essence à partir du produit intimement mélangé du stade (f), (h) on recueille une huile de cycle légère ayant un point d'ébullition moyen supérieur au point d'ébullition moyen de l'essence du stade (g), cette huile de cycle étant riche en composés aromatiques, le composé aromatique prédominant étant de type J-12, (i) on soumet l'huile de cycle à un hydrotraitement en la mettant en contact avec un catalyseur d'hydrotraitement en présence d' hydrogènn, dans des conditions d'hydrotraitement, dans une zone de réaction afin de retenir ne majeure portion des composes aromati- ques mais de convertir les types de composés aromatiques de manière que le comp@sé aromatique prédominant soit de type J-8 et (j) on recueille l'huile de cycle hydrotraitée du stade (i) et on renvoie au moins une portion de ladite huile de cycle hydrotraitée vers le atade (d). 2. Un pr@@édé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on re@uei@ls partir du produit intimement mélangé du stade (f) une huile de cycls lourde @yan@ un point d'ébullition moyen superi eur au point d'ébullition moyen de l'huile de cycle légère, et on réunit au moins une portion de ladite huile de cycle lourde à la charge hydrocarbonée craquée au stade (a). 3. Un procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'on renvoie vers le stade (d) l'huile de cycle légère hydrotraitée tout entière recueillie au stade (j). 4. Un procédé suivant l'une quelconque des revendications l à 3, caractérisé en ce qu'on introduit dans la zone de réaction d' hydrotraitement, en même temps que l'huile de cycle légère, une charge séparée qui est plus réfractaire que la première charge hydrocarbonée citée.