L'invention concerne un nouveau type de chaussure légère et souple de sport, notamment pour la pratique des sports de plein air, tels que notamment l'athlétisme, le cross-country, le footing, le cyclisme, le football, le basket-ball, le rugby, le tennis, etc.. Les chaussures utilisées jusqu'alors dans ce domaine, sont essentiellement formées d'une tige en cuir, en toile ou autre matériau, mise en forme, -et d'une semelle reliées entre elles. On a tout d'abord proposé d'effectuer cette liaison par collage. Depuis peu, on l'effectue en injectant la semelle sur la tige. Dans un cas comme dans l'autre, la fabrication de ces chaussures nécessite un grand nombre d'opérations manuelles ce qui grève leur prix de revient. En outre, comme l'ensemble doit être étanche, on imperméabilise préalablement la tige ce qui provoque d'une part, en cours de porter un échauffement notable du piedvet d'autre part, une déformation rapide. Pour aérer la chaussure, et limiter ainsi cet échauffement, on a suggéré de percer sur les flancs de la tige plusieurs trous d'aération. Cette solution quoique très largement retenue, notamment sur les chaussures de tennis ou de cyclisme, ne peut pas être utilisée avec succès pour les autres chaussures de sports de plein air que l'on pratique dans des terrains meubles. En effet, tout d'abord, on ne fait qu'atténuer faiblement l'échauffement et ses conséquences et surtout, les trous laissent passer à la longue les corps étrangers, tels que l'eau, le sable, la terre ce qui rend les-chaussures impropres à l'usage envisagé. L'invention pallie ces inconvénients. Elle concerne une chaussure de sport de plein air qui soit à la fois étanche vis à vis des corps étrangers et qui soit fortement aérée et qui réduise considérablement l'échauffement provoqué lors de l'effort-du porteur. Cette nouvelle chaussure comporte une tige et une semelle injectées en matière plastique et se caractérise en ce qu'elle présente : - une ouverture située sur la partie supérieure de la tige arrière de la chaussure, - un conduit en forme de cheminée reliant cette ouverture å une partie creuse de la semelle, - des moyens en forme de soufflet disposés dans la partie creuse de la semelle, des moyens de circulation de l'air propulsé par les moyens en forme de soufflet, disposés sur les flancs de la tige, situés au voisinage de la zone du coup de pied et de l'avant-pied de la chaussure, lesdits moyens de circulation de l'air propulsé étant reliés d'une part la partie creuse de la semelle et d'autre part, à des orifices d'échappement de l'air situés sur le coup de pied et de l'avant pied. Comme dit, la chaussure comporte une tige et une semelle et est moulée par injection de matière plastique, par exemple dans un moule en acier ou en aluminium. Comme matière plastique, on peut utiliser toutes celles d'emploi courant pour ce type d'application. A titre d'exemple, on peut citer :- les élastomères ou le caoutchouc, notamment de synthèse, le P.V.C., le polyéthylène. Avantageusement, pour améliorer le confort, l'efficacité et le porter, la chaussure comporte également une pièce découpée ou assemblée en un seul morceau, destinée a venir se placer dans la chaussure et épousant la forme de la face arrière de la tige, du fond de la chaussure, des deux flancs latéraux et de la languette. Cette pièce, de préférence perméable l'air, peut entre cons tituée par une couche de latex a cellules ouvertes, déposée sur une toile de coton ou analogue. En pratique, l'ouverture pouvant former prise d'air est située aussi haut que possible sur la tige arrière de la chaussure, afin d'une part, d'obtenir un meilleur effet de cheminée et d'autre part, d'éviter la pénétration de corps étrangers (sable, terre...). Cette ouverture peut avoir des formes très variées : trou unique, trous multiples, grille, etc.. Les moyens en forme de soufflet peuvent etre constitués par des lamelles en matière plastique, venues directement lors du moulage, dirigées vers l'avant et formant entre elles une succession de petites chambres communicantes. Lors du moulage, il suffit de prévoir dans le moule des entailles appropriées pour obtenir ces lamelles trouées, puis de les rabattre ultérieurement les unes sur les autres, notamment grace à la pièce en un seul morceau dont il est fait mention ci-dessus, de sorte que ces lamelles formeront entre elles une succession de chambres élémentaires compressibles communicantes. Ces lamelles peuvent etre parallèles entre elles et s'étendre d'un bord a l'autre de la chaussure dans le sens transversal. On peut également améliorer la tenue de la chaussure en les disposant en quinconce. I1 est sans importance que l'on ait une ou plusieurs chambres élémentaires,. il suffit que l'on ait un effet de soufflet. On peut également accentuer les différences de volume entre chaque chambre élémentaire et ainsi améliorer ia circulation de l'air en prévoyant sous la semelle, notamment sous le talon une partie centrale plus mince, plus souple et plus compressible et formant saillie par rapport au niveau de la semelle. Les moyens de circulation de l'air propulsé par les soufflets sont avantageusement constitués par des rainures parallèles, ve- nues également directement lors du moulage, s'étendant sur les deux flancs de la chaussure essentiellement au niveau du coup de pied et de l'avant pied et allant de la partie creuse de la semelle jusqu'à des orifices d'échappement placés sur le haut de la chaussure. Ainsi, l'air peut circuler dans les canaux formés par ces rainures soit avec le pied, soiv avec la pièce en un seul morceau dont il est fait mention ci-dessus et qui lors du porter est disposée entre le pied et la chaussure. Les orifices d'échappement de l'air de circulation sont avan tageusemant disposés au niveau du coup de pied et/ou de l'avant pied. On peut soit avoir des trous de forme et de nombre quelconque prévus à cet effet, soit profiter des trous de passage pour les lacets de fermeture des deux rabats des flancs. La manière dont l'invention peut être réalisée et les avan tages qui en découlent, ressortiront mieux de l'exemple de ré & lisation qui suit, donné à titre indicatif et non limitatif, à l'appui des figures annexées. La figure 1 est une vue schématique en perspective éclatée d'une telle chaussure. La figure 2 est une coupe longitudinale d'une chaussure réalisée selon l'invention. La figure 3 est une coupe transversale d'une telle chaussure a mi-hauteur. Les figures 4 à 6 montrent le-fonctionnement des soufflets de circulation d'air. Les figures représententunechaussure injectée par une technique connue en une matière plastique souple dans laquelle - 1 désigne-l'enveloppe injectée, - 2 le haut de la tige arrière, - 3 le talon, - 4 la semelle, - 5 la pointe de la chaussure, - 6 les rabats des flancs latéraux sur lesquels sont fixés des moyens de fermeture (rivets pour lacets...) non repré sentés, - 10 une ouverture, formant prise d'airs située sur le haut de la tige arrière 2, - 11 un conduit formant cheminée disposé dans la tige arriè- re entre la prise d'air 10 et la semelle creuse 4 débou chant dans celle-ci au niveau du talon 3, - 12 le cheminement des flux d'air dans la semelle creuse 4, - 13 le cheminement des flux d'air sur les flancs de la chaus sure jusqu'aux orifices d'échappement 14 disposés au voisinage des rabats 6. En se référant à la figure 2, la chaussure comporte en outre une pièce unique 15, découpée en un seul morceau dans un complexe mousse de latex alvéolaire 20 à cellules ouvertes et toile de coton 21, épousant la forme de la tige arrière li du fond 17 de la chaussure, la pointe 18 et la languette 19 et remontant sur les deux flancs 6. La partie creuse 22 de la semelle 4 ou plus précisément la partie située au dessus de la semelle 4, dont la pointe 24 est pleine, c'est-à-dire fermée, présente des lamelles élastiques 25 parallèles entre elles disposées dans un plan transversal dont la hauteur est notablement supérieure à l'intervalle compris entre deux lamelles de manière à ce que lorsque la pièce découpée 15 est en place, l'extrémité 27 de chacune de ces lamelles élastiques 25 vient se placer au voisinage de la lamelle suivante pour former une succession de chambres élémentaires 30 communiquant entre elles par des orifices 26. Ces trous 26 peuvent être en nombre quelconque et de forme variée. Sur les flancs 6 au niveau du coup de pied et de l'avant pied , on fait venir directement lors du moulage une succession de nervures, saillies, rainures ou analogues 39-32, parallèles entre elles de préférence inclinées, et formant avec la pièce 15 une succession de petits canaux élémentaires 33 reliés d'un côté à la partie creuse 22 de la chaussure et de l'autre aux orifices d'chappement constitués0 dans le cas d'espce, par des fentes 14 disposées sur le haut du coup de pied et le de l'avant pied des rabats 6. Ces conduits 33 servent passage de l'air de ventilation issu des chambres élémentaires successives 30. Sur les figures 4 à 6, montrant une succession de chambres élémentaires, on a désigné les mêmes éléments par les mêmes références en les distinguant toutefois entre eux par les indices a et b selon qu'ils appartiennent à deux chambres différentes. -La figure 4 schématise une succession de chambres 30 au repos. La pièce 15, non représentée, appuie l'extrémité 27 de chaque lamelle 25 sur la lamelle suivante. Sous l'effet de la pression due au poids du corps exercé sur le talon du porteur pendant la marche, (figure 5), ces lamelles 25 fléchissent vers le bas et en application du principe des parallélogrammes déformables tendent à diminuer le volume de chaque chambre élémentaire 30. Ainsi, sous l'effet de cette préssion, l'air -aspiré en 10 est chassé de la chambre élémentaire 30, traverse le trou 26 a, puis à son tour, l'air contenu dans la chambre suivante 30 a est poussé à travers le trou 26 b dans la chambre 30 b et ainsi de suite. On crée ainsi un flux d'air dirigé vers l'avant de la chaussure. En fin de pression (figure 6), chaque extrémité 27 de chaque lamelle vient obturer l'orifice 26 de la lamelle suivante avec laquelle elle forme un parallélogramme déformable. Ainsi, l'air ne pouvant plus passer d'une chambre 30 à l'autre, s'échappe alors par les conduits 33 formant ainsi un flux 13 puis de là par des orifices de sortie 14. Ce flux d'air 13 refroidit au passage le complexe 15 qui est en contact du pied et est chauffé par ce dernier. On diminue ainsi, en autre, l'échange thermique et par voie de conséquence, la transpiration et l'échauffement. Du fait que lors de l'action de la marche, le pied est posé progressivement sur le sol de la pointe au talon, du moins généralement, on provoque ainsi un effet de soufflet et donc de circulation d'air et par voie de conséquence une ventilation de l'ensemble. Ainsi, entre d'autres termes, on met à profit l'appui progressif du pied dans la chaussure pour ventiler l'intérieur de celleci. Sans sortie du cadre de l'invention, la prise d'air peut être effectuee au niveau des orifices 14 et l'air aspiré dans les ca naux 13 ressort par la cheminée 11 et l'ouverture 10, créant ainsi un flux opposé au précédent. De même, on peut avoir une alternance de flux agissant dans un sens puis dans l'autre, la fonction essentielle étant d'éliminer les calories provoquées par l'echauf- fement du pied, à l'aide dlun courant d'air léchant. Cette chaussure présente de nombreux avantages par rapport aux solutions commercialisées actuellement, puisque d'une part elle est étanche, et d'autre part elle est ventilée. De la sorte, on peut l'utiliser avec succès pour la pratique de tous les sports de plein air. REVENDICATIONS 1/ Chaussure de sport du type comportant une tige et une semelle injectées en matière plastique, aractéri-sée en ce qu'elle présente - une ouverture 10 située sur la partie supérieure de la tige arrière 2 de la chaussure, - un conduit en forme de cheminée 11 reliant cette ouverture 10 à une partie creuse de la semelle 4, - des moyens en forme de soufflet 25, 26, 27 disposés dans la partie creuse de la semelle 4, - des moyens de circulation de l'air (13) propulsé par les moyens en forme de soufflet, disposés sur les flancs de la tige, situés au voisinage de la zone du coup de pied et de l'avant pied de la chaussure, lesdits moyens de circulation de~llair propulsé étant reliés d'une part a la partie creuse de la semelle 4 et d'autre part à des orifices 14 d'échappement de l'air situés sur le coup de pied et l'avant pied. 2/ Chaussure selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle présente une pièce 15 réalisée en un seul morceau, destinée à épouser la forme de la face arrière 16 de la tige 2, du fond 17 de la chaussure, des deux flancs latéraux et de la languette 19. 3/ Chaussure -selon la revendication 2, caractérisée en ce que cette pièce 15 réalisée en un seul morceau est constituée par une couche de latex 20 à cellules ouvertes, déposée sur une toile 21. 4/ Chaussure selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'ouverture 10 est située sur le haut de la tige arrière 2 de la chaussure et forme prise d'air. 5/ Chaussure selon l'une des revendications 1 à 4, caracte- risée en ce que les moyens en forme de soufflet sont constitués par des lamelles 25 dirigées vers l'avant, formant entre elles une succession de petites chambres communicantes 30. 6/ Chaussure selon la revendication 5, caractérisée en ce que les lamelles sont parallèles entre elles,et ont une longueur supérieure à l'intervalle compris entre deux lamelles et présentent des trous 26 pour la circulation de l'air. 7/ Chaussure selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que les moyens de circulation de l'air propulsé par les soufflets sont constitués par des rainures parallèles venues directement lors du moulage s'étendant sur les deux flancs de la chaussure au niveau du coup de pied et de l'avant pied depuis la semelle 4 jusqu'au haut de la chaussure