La présente invention concerne un élément de réactance satirable et plus particulièrement, un élément qui comprend des enroulements communs pour le courant alternatif et pour le courant de commande continu. L'élément de réactance saturable (et plus partie culièrement une self saturable) constitue, comme cela est connu, une inductance variable. Cette structure correspond sensiblement un transformateur en ce qu'elle comprend deux enroulements indépendants, séparés, sur un noyau de fer. De façon caractéristique, le noyau est réalisé de façon à former deux circuits magnétiques égaux, avec, dans chaque circuit magnétique, un enroulement pour le courant alternatif. De façon classique, les divers enroulements et les circuits magnétiques sont réalisés de telle façon qu'aucun potentiel résultant ne soit induit dans la source constante par effet du transformateur sous l'action des courants alternatifs. La forme classique d'un élément de réactance saturable comprend un circuit magnétique à trois branches dans lequel les enroulements de charge sont prévus autour de la branche extérieure, tandis que l'enroulement de commande est prévu autour de la branche intermédiaire. Il existe d'autres types d'éléments de réactance saturable qui permettent d'avoir des fuites magnétiqués faibles autour de l'élément de réactance, une meilleure utilisation des qualités magnétiques du fer. et des exigences plus réduites pour le courant continu, des rapports kVA plus importants, ainsi que de nombreux autres avantages. A titre d'exemple, les éléments comprenant des enroulements toriques autour de noyaux magnétiques, et dont les enroulements alternatifs et les enroulements continus couvrent la totalité du noyau, ont des qualités améliorées et des performances augmentées. Malgré ces avantages, il subsiste deux problèmes. Tout d'abord l'enroulement torique autour de noyaux saturables ne peut pas s'utiliser facilement avec des potentiels élevés, à cause des problèmes d'isolation et de l'instabilité inhérente. En second lieu, les fuites magnétiques entre les enroulements alternatifs et continus limitent le rendement de la commande continue. Ce phénomène est analogue à celui de l'impédance de fuite pour le réglage du potentiel de sortie d'un transformateur. in d'autres termes, il y a beaucoup d'analogie entre un élément de réactance saturable comprenant des enroulements alternatifs et des enroulements constants et un transformateur classique ayant un enroulement primaire et un enroulement secondaire. A titre d'exemple, on rencontre les mêmes exigences quant au potentiel, au rendement, au refroidissement et au rapport de puissance. la présente invention a pour but de remédier aux inconvénients des solutions connues et de créer un élément de réactance saturable à enroulements communs pour le transfert du courant de charge alternatif et du courant de commande continu. le branchement commun indiqué ci-dessus du courant de charge alternatif et du courant de commande continu- est particulièrement avantageux pour des éléments de réactance saturable à haute tension. Du fait des conditions d'encombrement et d'isolation, les éléments de réactance saturable à haute tension tendent à être encombrants et onéreux. L'utilisation d'un enroulement commun pour le courant alterntif et le courant continu, situe l'élément de réactance saturable dans la technique, bien connue, des transformateurs, et protège, en même temps le courant de commande directe, à potentiel relativement faible. En supprimant l'enroulement de commande à courant constant, on simplifie considérablement la structure de l'élément de réactance. L'avantage d'un élément de réactance saturable ayant des enroulements communs, à la fois pour le courant de charge alternatif et le courant de commande constant, peut se démontrer en comparant sa structure à celle d'un équipement comparable. Un transformateur de puissance, classique, ayant un primaire et un secondaire isolés, comprend deux enroulements calculés et réalisés pour transférer la totalité de la puissance Leva. On peut assigner à un tel dispositif une valeur par unité de 2,0. L'analyse des chemins des courants d'un élément de réactance saturable réalisé selon l'invention, montre que la somme des composantes alternative et continue par chemin de courant à travers le dispositif demande des valeurs RMS approximativement de 71 fio chacune par rapport aux chemins des courants de base. C'est pourquoi il faut un élément correspondant à une unité de 1 ,42. A titre de comparaison, un élément de réactance saturable classique, ayant des enroulements alternatif et continu séparés, demande la réalisation de 2,1 unités ou plus à cause des pertes magnétiques, de l'écartement nécessaire pour la haute tension et analogue. Un élément à 2,1 unités peut être plus faible dans certains cas. C'est pourquoi l'enroulement alternatif et continu commun pour un élément de réactance saturable est économique.De plus, il présente des avantages particuliers quant à ses applications en haute tension. A titre d'exemple, un circuit alternatif à haute tension peut être commandé sans utiliser de redresseurs à haute tension particuliers. Un certain nombre d'autres avantages sont liés à l'utilisation d'un enroulement commun pour les courants alternatif et continu,dans un élément de réactance saturable. Il est évident que la suppression de l'enroulement pour le courant continu permet d'économiser de la place et des matériaux. Les exigences régissant un circuit de courant continu sont réduites à cause de la coIncidence physique des champs magnétiques du courant alternatif et de celui du courant continu. Le temps de réponse à la commande est réduit par la réduction de l'inductance de dispersion et des techniques de construction sont bien connues pour les transformateurs, ce qui entrains une réduction des frais.En outre, l'équilibre précis entre les éléments de réactance magnétique n'est pas nécessaire, une simple compensation étant, le cas échéant, possible. I1 n'est pas nécessaire d'avoir des matériaux magnétiques particuliers, quoiqu' il soit préférable d'utiliser des aciers à orientation de structure, à cause de leurs exigences d'aimantation relativement faibles et de leur saturation magnétique bien définie. Les avantages énumérés ci-dessus résultent de l'utilisation d'un enroulement commun pour faire passer le courant de charge alternatif et le conrant continu de oe mmande. La possibilité d'utiliser un enroulement commun résulte de la pos- sibilité d'avoir des enroulements formant un circuit à potentiel alternatif-continu équilibré. Le courant de charge alternatif est relié aux bornes entre lesquelles apparaît le potentiel continu nul. Inversement, le courant continu de commande est appli qué aux bornes entre lesquelles apparaît un potentiel alternatif nul. Des redresseurs servent à isoler la source de courant continu, à potentiel relativement faible, par rapport au courant alternatif, et à former un chemin d'impédance faible pour une composante du courant alternatif, ce qui se traduit par un déséquilibre créé par l'application du courant de commande contihu. Le courant qui passe réellement dans les enroulements séparés est un courant continu fluctuant ou modulé, dont les caractéris tiques dépendent du courant alternatif appliqué à ltéXément de réactance, concernant sa valeur efficace et sa forme d'onde. En particulier, le taux de modulation est directement fonction du niveau de la commande par courant continu. La présente invention est décrite plus en détail à l'aide de divers exemples de réalisation représentés schéma tiquement dans les dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 est un circuit d'un premier mode de réalisation d'un élément de réactance saturable selon l'invent ion. - la figure 2 est une variante de l'élément de la figure 1, - la figure 3 est un circuit d'un troisième mode de réalisation d'un élément selon l'invention, - la figure 4 ett un circuit d'un quatrième mode de réalisation de l'invention, - la figure 5 est un cinquième mode de réalisation de l'invention, - la figure 6 est un sixième mode de réalisation de l'invention. Dans les dessins, on a utilisé les mêmes références pour les mêmes éléments. La figure 1 représente schématiquement le circuit d'un élément de réactance saturable selon la présente invention, qui porte globalement la référence 10. Comme indiqué ci-dessus, l'avantage essentiel de la présente invention s'obtient en prévoyant des enroulements sur un noyau magnétique, de telle façon que ces enroulements puissent laisser passer à la fois le courant de charge alternatif et le courant de commande continu. Le circuit représenté à la figu re 1, ainsi que les circuits des autres figures, reposent sur le fait qu'un élément de réactance saturable est une réactance variaL ble constituée, essentiellement, par un élément en série branché entre la source et la charge. En tant que tel, ils ne nécessitent pas d'enroulements secondaires.C'est pourquoi, par une mise en place adéquate des enroulements alternatifs sur les noyaux magné tiques, on peut supssrposer un courant de commande continu à ces enroulements, pour régler le flux dans le noyau et ainsi l'impé dance de l'élément de réactance saturable. La commande de l'impé dance de l'élément sert à commander le potentiel appliqué à la charge. Dans le mode de réalisation représenté à la figure 1, les enroulements 12-14 et 16-18 sont prévus sur un noyau magnétique saturable 20. De plus, les enroulements 22-24 et 2628 sont enroulés autour du noyau magnétique saturable 30. Quoi- que cela soit représenté schématiquement, les noyaux magnétiques 20 et 30 sont tous deux des circuits magnétiques fermés. De plus, chacun des quatre enroulements a le même nombre de spires et la même résistance que les autres, dans la mesure où cela est possible et peut se faire du point de vue commercial. les enroulements 12-14 et 26-28 sont branchés en série l'un avec l'autre entre les bernes 32 et 34 de l'élément de réactance saturable. De la même manière, les enroulements 2224 et 16-18 sont branchés en série entre les bornes 32 et 34 de l'élément. Avec de tels branchements, les quatre enroulements constituent deux paires d'enroulements en série, branchées en parallèles l'une avec l'autre. Impédance de courant variable de l'élément de réaction 10 se trouve entre les bornes 32 et 34. Comme représenté, l'élément de réactance saturable 10 est branché en série avec la charge X et est relié à une source de courant alternatif aux bornes 36 et 38. Une source de courant continu dont les bornes portent les références 40 et 42, est branchée à l'une des bornes de chaque enroulement 22-24 et 26-28. Comme tous les enroulements sont identiques du point de vue électrique, le circuit de l'élément de réactance 10, vu à partir des bornes 40 et 42 de la source de courant continu, constitue un circuit en pont équilibré, dans lequel les branches sont constituées par les quatre enroulement. le passage du courant continu à travers chacun des quatre enroulements est indiqué par les flèches surimprimées sur les noyaux magnétiques. Pour simplifier l'explication, on peut admettre que les quatre enroulements sont prévus sur des noyaux respectifs 20 et 30, de telle façon que les flèches représentent, également, la direction d'aimantation de chacun des noyaux. Avec un tel enroulement, le noyau 20 est aimanté dans une direction par rapport aux signes de polarité (+) des enroulements 12-14 et 16-18. D'un autre côté, le noyau 30 est polarisé dans la direction opposée par rapport aux signes de polarité (+) des enroulements 22-24 et 26-28. La description ci-après concerne le déroulement d'un demi-cycle (ou alternance) de courant alternatif appliqué aux bornes 36 et 38 par la source alternative. On considère que le demi-cycle de courant passe à travers la charge L en allant de 36 à 32, puis à travers l'élément de réactance saturable 10. Après son entrée dans l'élément de réactance saturable 10 à la borne 32, la demi-alternance du courant se divise à la borne 32, de telle façon qu'une partie passe par l'enroulement 12-14 en allant de la borne 12 à la borne 14, tandis que l'autre fraction passe par 1' enroulement 22-24 en allant de la borne 22 à la borne 24. Ainsi divisée, l'alternance de courant alternatif s'ajoute à la composante continue de flux déjà présente dans le noyau 20. Par ailleurs, l'alternance qui passe par l'enroulement 2224 se retranche du flux engendré par le courant continu dans le noyau 30. Il faut de plus remarquer que l'alternance de courant passant par l'enroulement 12-14 se divise une seconde fois à la borne commune 14-26 de l'enroulement 12-14 et de l'enroulement 26-28. A la suite de cette seconde division, une partie du courant passe par l'enroulement 26-28, de façon à se retrancher du flux déjà engendré dans le noyau 30 par la composante continue de courant0 L'autre partie de l'alternance alternative pénètre dans le circuit continu par la borne 26 de l'enroulement 26-28. La partie de courant alternatif du circuit continu passe dans la même direction que le courant continu. Après passage à travers le circuit continu, ce courant alternatif entre de nouveau dans l'élément de réactance à la borne 24 de l'enroulement 22-24 et passe par l'enroulement 16-18 pour aller vers la borne 34 et boucler le circuit. En passant dans 1' enroulement 16-18, la fraction de courant alternatif a le même sens que le courant continu. Cette fraction de courant alternatif, passant par l'enroulement 22-24 et l'enroulement 16-18, est également divisée à la conne avion 24. Une fraction du courant passe à travers le circuit continu dans la même direction que le courant continu. La fraction de courant alternatif passant dans la direction inverse à travers le circuit continu entre de nouveau dans l'élément de réaction à la connexion 26, et passe dans 1' enroulement 26-28 dans une direction opposée à la direction du courant continu dans cet enroulement. On peut suivre, de la même façon, le cheminement d'une alternance de polarité opposée, à travers le circuit en partant de la borne 34, pour aller vers la charge L. Cela se fait de la même façon que pour l'alternance décrite ci-dessus. Dans le cas où on n'applique pas de courant continu aux bornes 24 et 26 du circuit, la symétrie de ce circuit est telle que les quatre enroulements et les deux noyaux 20 et 30 sont aimantés de la même façon par le courant alternatif. Puisque le circuit est symétrique, aucun potentiel n'apparait aux bornes 14-16 et 24-28. Ainsi, le courant continu est appliqué à un point de différence de potentiel nulle du courant alternatif. L'utilisation d'un courant continu crée dans le circuit une disymétrie telle que le courant efficace dans chaque enroulement est différent au cours de chaque alternance, si l'on suppose que la source de courant continu a une impédance faible. En d'autres termes, la symétrie d'aimantation augmente le flux total dans un noyau et le diminue dans l'autre, en fonction de l'alternance du courant alternatif que l'on examine. Si le niveau du courant continu est choisi de telle façon que la comilnaison du courant alternatif et du courant continu amène l'un des noyaux en saturation magnétique, alors, selon les principes classiques, une grande fraction de courant alternatif est nécessaire pour provoquer la variation de flux pour avoir un potentiel alternatif aux bornes 32-34.Il en résulte une diminution de l'impédance alternative de l'élément de réactance. En examinant de nouveau le cheminement d'une alternance positive de courant alternatif, on constate que cette alternance passe par 1' enroulement 12-14 en partant de la borne 32, une partie du courant passant par l'enroulement 16-18, en particulier si la résistance de la source continue est relativement faible0 La polarité des enroulements se combine avec le courant continu pour augmenter l'aimantation du noyau 20. C'est pourquoi les variations de flux dans le noyau 20 pour cette alternance sont au-dessus du niveau de remise à zéro de l'aimantation, fixé par le courant continu. D'un autre côté, le passage du courant alternatif, pendant l'alternance positive, à travers les enroulements 22-24 et 26-28 se fait dans une direction opposée à celle du courant continu.Il en résulte que le niveau d'aimantation du noyau 30 passe en-dessous du niveau fixé par le courant continu. lors de l'alternance suivante, des observations opposées à celles-ci s'appliquent. le noyau 30 augmente son aimantation au-dessus du niveau existant et l'aimantation du noyau 20 passe en-dessous du niveau d'aimantation fixé par le courant continu. Or, pour chaque alternance, les deux noyaux 20 et 30 et les enroulements respectifs sont branchés en parallèles par la source alternative. C'est pourquoi, le désiquilibre résultant, engendré par le courant alternatif, provoque la variation nécessaire de l'impédance au cours des deux alternances du courant alternatif. La description du fonctionnement du circuit, jusqu'à ce moment, a supposé une impédance faible pour les parties de circuit traversées à la fois par le courant alternatif et le courant continu. Pour avoir de telles parties de conducteur à impédance faible, il est branché, sur la source continue, une diode 44 ou un élément équivalent, constituant un chemin de résistance faible dans une direction. Avec un tel branchement, le courant alternatif peut passer librement suivant l'une des alternances, pour être ajouté à l'un des courants continus par deux des quatre enroulements. En outre, la diode 44 bloque le passage du courant continu et la faible composante de courant alternatif à travers l'enroulement 22-24 ou l'enroulement 18-16 de 1' autre demi-cycle.La diode 44 constitue ainsi un passage d'impédance faible pour les courants alternatifs voulus. La figure 2 représente une variante de l'élément de réactance saturable 10. Cette variante porte la référence 10'. Selon cette variante, le courant continu est pris sur la source alternative. L'élément de réactance saturable 10' selon la figure 2, n'est pas décrit en détails à l'exception des éléments par lesquels il diffère de l'élément 10 de la figure 1. les mêmes références concernent les mêmes éléments. Selon la figure 2, le courant continu de 1' élu ment de réactance saturable 10' provient de la source de courant alternatif dont les bornes sont 46 et 48. le courant alternatif aux bornes 46 et 48 est appliqué au pont redresseur 52, par lin- termédiaire d'un transformateur d'isolation 500 le pont 52 redresse le courant alternatif pour donner un courant continu qui est appliqué aux connexions 24 et 260 On suppose que le potentiel alternatif appliqué aux bornes 46 et 48 varie à l'aide de moyens adéquats et d'organes de réglage connus. le but du transformateur d'isolation 50 est de permettre d'utiliser le courant continu de réglage avec un élé ment de réactance saturable fonctionnant à n'importe quel potentiel. Les diodes qui constituent le pont redresseur 52 peuvent fonctionner à un potentiel relativement faible. En outre, le pont 52 et le secondaire du transformateur 50 peuvent s'isoler facilement par rapport à la masse, en étant séparés correctement de la haute tension de l'élément de réactancesaturable 10'.Cette forme de branchement est particulièrement importante lorsque 1'- élément de réactancesaturable sert pour une haute tension de 1'ordre de 2,3 à 13,8 Kv et même des potentiels supérieurs0 L'utilisation des enroulements communs selon les figures 1 et 2, à la fois pour le courant de commande continu et le courant de charge alternatif, réduit les enroulements à un nombre minimal adéquat pour la technique des transformateurs. De plus, le courant de commande continu est à faible puissance et se protège facilement contre les hautes tensions de 1' élément de rdactaneesaturable. En éliminant les enroulements de commande à courant continu, on simplifie considérablement la structure de l'élément de réactance saturable. En d'autres termes, l'enroule- ment de commande à courant continu d'un élément de réactance saturable classique est équivalent au secondaire d'un transformateur, et on a ici éliminé ce secondaire. Le pont-redresseur 52 joue le même rôle que la diode 44 de la figure 1. Cela signifie que le gont 52 constitue un chemin unidirectionnel à faible impédance pour les courants alternatifs dans le circuit continu. Pour supprimer certaines composantes alternatives passant dans le pont 52, on a branché un condensateur 54 et une résistance 56 en parallèle aux bornes du pont 52. Les courants alternatifs dans le condensateur 54 ont une fréquence linéaire double et le condensateur doit être choisi en fonction de cela. La résistance 56 sert à stabiliser tout potentiel alternatif résiduel, faible ou non équilibré, qui peut se présenter lorsqu'on fonctionne à de faibles niveaux de courant de commande continu. La figure 3 représente une seconde variante d'un élément de réactance saturable 10". Selon cette variante, on utilise un moyen différent pour amener le courant de commande continu dans le circuit alternatif. Comme représenté à la figure 3, l'enroulement 60-62 est prévu sur un noyau magnétique 64- et l'enroulement 66-68 sur un noyau magnétique 70. les noyaux 64 et 70 constituent des circuits magnétiques fermés et les enroulements 60-62 et 66-68 sont identiques aux enroulements 12-14 et 22-24 de la figure 1. Comme cela est représenté, les condensateurs 72 et 74 qui peuvent être enroulés, sont branchés entre les connexions 60 et 66 des deux enroulements. La charge L est en série entre la connexion commune 73 des condensateurs 72 et 74 et une source de courant alternatif, branchée entre les bornes 76 et 78. La borne 78 est reliée à la borne 80 de l'élément de réactance saturable 10". Une source variable de courant alternatif est branchée entre les bornes 82 et 84. Ce courant alternatif est envoyé au pont redresseur 88 par l'intermédiaire du transformateur d'isolation 860 Le pont 88 redresse le courant alternatif et la sortie du pont est reliée aux connexions 60 et 66 des enroulements 60-62 et 66-68 respectifs. Le courant de commande continu, appliqué aux connexions 60 et 66, aimante les noyaux 64 et 70 dans la direction indiquée par les flèches imprimées sur les noyaux. Le niveau d'aimantation est déterminé par le potentiel variable appliqué aux bornes 82 et 84. Le courant continu peut 8tre branché entre les bornes 60 et 66 puisqu'il n'y a aucune différence de potentiel alternatif entre ces points à cause de la symétrie du circuit du courant alternatif. En conséquence, les bornes 60 et 66 présentent un point où l'on peut appliquer le courant de commande continu, pour l'envoyer simultanément à travers les enroulements 60-62 et 66-68 avec le courant alternatif. L'examen du schéma électrique montre qu'au cours d'une alternance, l'aimantation alternative et l'aimantation continue (ampère-tours) s'additionnent dans un noyau et se retranchent dans l'autre noyau. Pour un niveau d'aimantation issu d'un courant continu adéquat, les noyaux sont commandés alternativement dans des régions non linéaires de saturation des courbes d'aimantation au cours de chaque alternance, ce qui réduit l'inductance de l'élément 10", en fonction des principes des éléments de réactance saturable. Dans le cas des éléments de réactance saturable représentés aux figures 1 et 2, le pont-redresseur 88 travaille à faible impédance, pour faire passer les composantes alternatives. De telles composantes de courant alternatif existent si la symétrie en alternatif est détruite par le courant de commande continu.Cependant, il n'y a aucune condition de haute-tension pour le redresseur, puisque les divers potentiels alternatifs des éléments de réactance saturable 10" ne sont pas fortement déséquilibrés. En choisissant les valeurs des éléments du circuit de l'élément de réactance saturable 10", on choisit les condensateurs 72 et 7 4 pour qu'ils soient en série avec la source, l'élément de réactance saturable et la charge. En d'autres termes, pour une valeur donnée de courant passant dans la charge X, le rapport des condensateurs 72 et 74 doit être tel qu'il permette de transférer ce courant à la fréquence de la source alternative. De plus, s'il y a une possibilité de résonance série entre les condensateurs 72 et 74 et l'inductance des enroulements 60-62 et 66-68, il faut que la charge puisse maintenir le courant à une valeur adéquate, telle que définie par les limites de courant et de potentiel de l'installation. les condensateurs 72 et 74 peuvent être des condensateurs enroulés classiques. Si la charge L est équivalente à une résistance, le rapport KVAR du condensateur peur être égal aux rapports de charge en Kw pour une charge en ampères. Si, d'un autre côté, la charge est essentiellement une inductance, il faut dimensionner les condensateurs pour que l'inductance de la charge et les réactances variables de l'élément saturable ne soient pas inférieures au double de la réactance des condensateurs à la fréquence de fonctionnement0 Un avantage du circuit, selon la figure 3, est que, pour une charge'adéquate, l'utilisation d'un condensateur augmente l'efficacité de l'élément de réactance saturable, par diminution du courant de commande continu nécessaire pour appliquer un potentiel total aux bornes de la charge.La raison en est que la réactance positive de l'élément de réactance saturable s'ajoute algébriquement à la réactance négative des condensateurs 72 et 74 et se traduit par un état pour lequel tout le potentiel est appliqué à la charge. L'utilisation des condensateurs 72 et 74 ou d'un condensateur enroulé pour relier le courant de charge alternatif à l'élément de réaction, ne nécessite pas que les condensateurs aient un rapport de potentiel de sortie égal au potentiel appliqué aux bornes 73 et 80e Comme dans le cas d'une diode libre, les condensateurs 72 et 74 doivent seulement faire passer la com posant de courant alternatif- dont la chute de potentiel se trouve bien dans un rapport égal à l'unité. De plus, si un enroulement de l'élément de réactance fait passer un courant plus intense à l'état de saturation, le déséquilibre de potentiel engendré aux bornes 60 et 66 pour la sortie du pont-redresseur 88, se traduit par un courant d'égalisation, par le fonctionnement libre du redresseur.En suivant le chemin d'une impulsion alternative positive dans l'une des directions entre les bornes 76 et 78, on constate que, si les noyaux 64 et 68 sont aimantés par un courant continu, le fonctionnement libre du pont-redresseur se fait dans la direction correcte pour réduire le déséquilibre entre les bornes 60 et 66. De plus, le pont-redresseur 88 ou un élément équivalent reçoit un potentiel inférieur à la somme vectorielle de la chute dans les résistances des courants alternatifs et continus, dans le circuit d'une sortie du pont 88 à travers l'enroulement 60-62, puis l'autre enroulement 68-66 et le retour par la borne de sortie opposée du pont 88. A titre d'exemple, un pont-redresseur à 15 volts peut s'utiliser pour commander un circuit de 15.000 volts à condition qu'il soit relié à un réseau alternatif équilibré. Les deux noyaux et enroulements qui constituent l'élément de réactance saturable 10 résistent à tous les potentiels alternatifs de chaque enroulement, dans les limites pratiques de l'aimantation résultant du courant alternatif et non du courant de commande continu. La figure 5 représente une variante de réalisation de l'élément de réactance saturable 10" de la figure 3. L'élément de réactance saturable 100 de la figure 5 est analogue à 11 élément de réactance saturable 10" de la figure 3, en tous points, à l'exception du fait que les condensateurs ont été remplacés par des résistances 90 et 92. Pour montrer l'identité des circuits, on a utilisé les mêmes références pour tous les autres éléments. les résistances 90 et 92 sont égales et sont également égales à la résistance des enroulements 60-62 et 66-68. Comme dans le cas des éléments de réactance saturable décrits ci-dessus, le circuit comporte un pont alternatif équilibré et un pont de courant continu tel que le courant continu passe dans l'alimentation alternative et qu'aucun potentiel alternatif élevé ne soit appliqué aux éléments de courant continu. La composante de faible potentiel du courant alternatif qui passe dans le circuit continu est shuntée par le pont à diodes 88 qui fonctionne comme un élément de faible impédance. Tous les potentiels alternatifs élevés du circuit sont équilibrés. Les résistances 90 et 92 transmettent le courant alternatif divisé ainsi qu'un courant continu égal au courant d'enroulement continu. Le courant continu traversant les résistances constitue une perte. Cependant, cette perte est inférieure à la moitié de la perte inhérente à des moyens moins efficaces pour obtenir une saturation magnétique non linéaire, différentielle. La figure 6 représente un autre moyen de réalisation de la présente invention. Selon cette variante, on peut insérer les résistances du mode de réalisation selon la figure 5, dans un mode de réalisation analogue à 1' élément de réactance saturable selon la figure 1. L'élément de réactance saturable représenté à la figure 6 porte globalement la référence 200. Les éléments de ce circuit qui sont les mêmes que ceux du mode de ré alisation de la figure 1 portent les mêmes références. A l'examen de la figure, on remarque que l'élément de réactance saturable 200 se distingue de 11 élément de réactance saturable 10 selon la figure 1 en ce que la résistance réglable 102 est branchée entre les connexions 12 et 22 et la résistance réglable 104 est branchée entre les connexions 18 et 28.Comme les éléments de base du pont continu de l'élément de réactance saturable 10 de la figure 1 sont les résistances des quatre enroulements alternatifs, une analyse directe montre que l'addition des résistances 102 et 104 sert à corriger tout déséquilibre de courant alternatif 0 De plus, cela se traduit par de faibles pertes, puisque la valeur des résistances 102 et 104 est faible comparée aux résistances des enroulements qui, selon les techniques connues, se règlent de façon économique en fonction du rapport général Kva de l'installation. La résistance variable 106 agit de la même manière que la résistance 56 de la figure 2. La figure 3 montre comment les éléments de réactance saturable selon la présente invention, peuvent s' intégrer dans un ensemble multiphasé. Selon la figure 4, le problème est d'introduire le courant de commande continu pour qu'il puisse passer simultanément à travers 1' élément de réactance saturable d'un ensemble multiphasé. Comme indiqué précédemment, le problème est d'introduire le courant continu dans le circuit alternatif symétrique, en un point de potentiel nul. Les bornes 132, 134 et 136 constituent les bornes en "Y" d'un circuit triphasé. Chaque phase du circuit triphasé est reliée à une paire d'enroulements 150, 160 et 170. Chaque enroulement se trouve autour d'un noyau magnétique qui constitue une boucle magnétique fermée. Ainsi, l'enroulement 138-140 est prévu autour du noyau 142, l'enroulement 144-146 autour du noyau 148, l'enroulement 152, 154 est enroulé autour du noyau 156 et l'enroulement 158-162 se trouve autour du noyau 164. A la figure 4, la source de courant alternatif est appliquée aux bornes 120 et 122 et est reliée au pont-redresseur 126 par le transformateur d'isolation 124. Le potentiel continu du courant de commande apparaît aux bornes 128 et 130 du pont 126. Comme représenté, la sortie 128 du pont-redresseur 126 est reliée aux connexions 168, 154 et 140. La sortie 130 du pont est reliée aux connexions 176, 162 et 156. Il ressort de ce qui précède qu'il y a deux circuits magnétiques pour les bornes d'une phase pour un total de six circuits magnétiques. Chaque circuit magnétique est essentiellement identique à tous les autres. Ainsi, suivant les principes classiques d'un circuit multiphasé, la borne commune pour un branchement en Y ou en étoile est au zéro ou au potentiel neutre. Comme chacun des circuits magnétiques est identique, cela signifie que les conducteurs reliés aux bornes 128 et 130 au pont 126 sont branchés sur les six enroulements précédents en son point neutre, par suite de la symétrie du circuit. Comme chaque circuit magnétique a la même résistance, le potentiel continu ne passe pas dans le circuit alternatif. Si, à la fois le courant alternatif et le courant continu sont envoyés au circuit, le courant alternatif déséquilibré, résultant qui apparaît dans le circuit continu est shunté par le pont à diodes 126 comme décrit ci-dessus. Pour enlever au pont redresseur 126 certaines de ces composantes alternatives, un condensateur adéquat 180 est monté en dérivation entre les éléments neutres. La fréquence nominale de la composante alternative de courant apparaissant aux bornes du condensateur 180, est six fois supérieure à la fréquence de la ligne. Il faut donc que la capacité 180 puisse recevoir une telle fréquence de courant. L'examen de l'invention montre que chacun des modes de réalisation décrits nécessite un chemin de faible impédance pour la composante alternative qui tendrait normalement à passer par la source de courant continu. Ce chemin est, par exemple, constitué par la diode 44 de l'exemple de la figure 1 et par le pont redresseur 52 de l'exemple de la figure 2. Comme indiqué précédemment, le chemin de faible impédance permet à l'élément de réactance saturable d'assurer une bonne commande sur une plage très étendue, pour les utilisations de haute-tension. Il est particulièrement significatif que les éléments de réactance saturable réalisés selon l'invention, présentent un temps de réponse excellent, particulièrement lorsque l'élément de réactance saturable sert en haute-tension, pour des tensions de lor- dre de 2,3 à 13,8 Kv et des tensions mimes supérieures aux précédentes. L'analyse des courants passant dans le circuit montre qu'il y a des caractéristiques qui peuvent servir d'éléments indicateurs pour la commande. En utilisant des moyens d'analyse appropriés, tels qu'un oscilloscope, on peut constater que le courant passant dans chaque enroulement est un courant continu, fluctuant ou modulé. Un tel courant comprend une composante alternative qui se divise, à la borne 34 ou à la borne 32, et un courant continu passant par l'enroulement. Le courant continu fluctuant est si gnificatif. Pour cette raison, on peut appeler le courant de chaque enroulement un courant continu modulé En poussant l'analyse du courant cohtinu modulé, on constate que celui-ci a une forme d'onde qui est essentiellement symétrique de la forme d'onde du courant alternatif passant par l'élément de réactance0 Cette forme d'onde est caractéristique de la relation entre le courant continu modulé et le courant alternatif dans chacun des enroulements. En particulier, la valeur RMS du courant de fonctionnement dans chacun des enroule ment s correspond à 1/ r; la valeur RMS du courant alternatif de l'élément de réaction dans la plage de fonctionnement de celuici. En outre, plus le courant continu est modulé fortement dans un enroulement et meilleure est la commande. En d'autres termes, il est souhaitable pour un courant continu plus modulé, dans chaque branche, d'osciller aussi près que possible de sa base, sans inversion. Comme prévu, le moyen de commande peut changer la puissance fournie à une charge travaillant à un potentiel constant. La possibilité pour le dispositif selon l'in vention d'assurer une commande avec un rendement très élevé, repose sur le chemin de faible impédance pour la composante de courant alternatif qui doit passer par la source à courant continu du circuit. En maintenant une impédance faible, le courant dans chaque enroulement est plus fortement modulé et assure une meilleure commande. le chemin de faible impédance pour la composante alternative du courant permet d'éviter le renforcement du courant continu. S'il fallait renforcer le courant continu, il serait nécessaire d'avoir plus d'ampères-tours par variation dans le courant. Inversement, le chemin de faible impédance nécessite moins d'ampères-tours par variation dans le courant et assure une meilleure commande. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation ci-dessus décrits et représentés à partir desquels on pourra prévoir d'autres modes et d'autres formes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. R E V E-N D I C A oe I 0 N S 1.- Elément de réactance à noyau saturable, caractérisé en ce qu'il comprend un certain nombre d'enroulements conducteurs prévus sur des noyaux magnétiques saturables, caractérisé en ce que ces enroulements étant reliés en série pour un courant alternatif, l'un avec l'autre, de façon à former des con vexions entre lesquelles il existe une différence pratiquement nulle de potentiel alternatif en l'absence d'un courant de commande continu, des moyens pour relier la source de courant de commandé continu à ces connexions, pour faire passer le courant continu dans les enroulements conducteurs en méme temps que le courant alternatif, les moyens de liaison avec la source de courant continu comprenant un moyen pour permettre de faire passer dans les enroulements un courant continu librement modulé, ayant une forme d'onde qui corresponde essentiellement à l'image symé- trique redressée de la forme d'onde du courant alternatif de lié- lément de réactance dans sa plage de fonctionnement. 2.- Elément de réactance selon la revendication 1, caractérisé en ce que le moyen pour relier la source de courant continu comprend un chemin de faible alternance pour la composante alternative du courant. 3.- Elément de réactance selon la revendication 2, caractérisé en ce que la valeur efficace du courant de fonctionnement dans chaque enroulement conducteur correspond sensiblement à 1/ r2 fois la valeur efficace du courant alternatif de l'élément de réactance à l'état de fonctionnement. 4.- Elément de réactance selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend un premier et un second enroulements prévus sur un premier noyau et enroulés de façon à addi tonner leur aimantation, un troisième et quatrième enroulements prévus sur un second noyau, dans le sens de l'addition, ces quatre enroulements étant branchés pour constituer les quatre bran ches d'un pont alternatif équilibré, ce pont constituant les con flexions de circuit entre lesquelles la différence de potentiel alternative est essentiellement nulle. 5.- Elément de réactance selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend un premier enroulement autour d'un premier noyau magnétique et un second enroulement autour d'un second noyau magnétique, une borne du premier enroulement étant reliée à une borne du second, la connexion constituant un élément de liaison pour relier I'élément de réactance à une borne de la source de courant alternatif monophasé, des moyens pour relier l'autre borne des deux enroulements pour former un pont alternatif équilibré comprenant une seconde connexion pour la source alternative, ainsi qu'une connexion à différence de potentiel alternatif nulle, et un chemin de courant continu de faible impédance étant branché entre les connexions à différence de potentiel alternatif nulle. 6.- élément de réactance selon la revendication 5, caractérisé en ce que le moyen pour relier les secondes bornes des deux enroulements et constituer un pont alternatif équilibré comprennent un condensateur équilibré dont chaque partie peut transférer une moitié du courant alternatif à l'élément de réaction. 7.- Elément de réactance selon la revendication 5, caractérisé en ce que le moyen pour relier les secondes bornes des deux enroulements et former un pont alternatif équilibré comprennent des résistances équilibrées dont chaque résistance a une valeur essentiellement égale à la résistance de l'enroulement auquel elle est reliée, et cette résistance pouvant transmettre 1/ 1/2 du courant alternatif de l'élément de réaction. 8.- Elément de réactance selon la revendication 2, caractérisé en ce que le chemin de faible impédance comprend un redresseur. 9.- Elément de réactance selon l'une quelconque des revendications 1 et 4s caractérisé en ce que le chemin de faible impédance pour la composante à courant alternatif comprend un redresseur ayant un rapport dans le sens d'une chute en avant qui est au moins égal à la moitié de la somme du courant alternatif RMS pour chacun des enroulement s0 10.- Elément de réactance selon la revendication 9 caractérisé en ce qu'il comprend une source de courant continu de commande qui comprend un redresseur et des moyens pour relier le redresse à une source de courant alternatif, pour fournir le courant continu de commande, le redresseur étant, en même temps le redresseur constituant le chemin de faible impédance pour une composante de courant alternatif0