La présente invention concerne d'une manière générale les extraits végétaux et vise plus particulièrement ceux de ces extraits qui, tels les extraits de péricarpe de fruits de Citrus connus dans la pharmacopée française sous le nom de CITROFLAVONOIDES, contiennent des pigments flavonoides. Les extraits végétaux sont fréquemment employés dans la préparation de solutés conditionnés en ampoules en verre en vue dtun usage thérapeutique et destinés à Btre bus ou injectés. C'est le cas en particulier des extraits de péricarpes de fruits de Citrus, qui sont obtenus par phase aqueuse ou hydroalcoolique suivant des procédés classiques abondamment décrits dans la littérature spécialisée, ces extraits se trouvant ainsi ou non additionnés d'éthanol, de glycol ou de glycérol. Suivant une procédure également classique de pasteurisation ou de tyndallisation, les ampoules en verre qui contiennent de tels extraits sont après scellement soumises à un chauffage en vue de leur stérilisation. I1 a été observé que, meme lorsque leur contenu a été soigneusement filtré avant remplissage, il se produit un précipité lors du chauffage de ces ampoules, ce précipité se déposant au refroidissement dans les parties effilées desdites ampoules. Ce dépôt n'est pas souhaitable car il traduit une ségrégation intempestive des composants du contenu d'une telle ampoule et est de nature à jeter le discrédit sur la qualité de ce contenu ; en outre, avant ouverture de l'ampoule, il convient dten assurer une agitation fastidieuse propre à permettre le lessivage et la mise en suspension de son précipité. La présente invention a d'une manière générale pour objet l'application aux extraits végétaux d'un traitement de purification propre à annuler l'apparition dtun tel précipité lors de la stérilisation par chauffage des ampoules contenant ces extraits. Elle a encore pour objets les extraits purifiés obtenus en application de ce traitement. La présente invention est fondée sur 1 observation que le précipité qui se forme lors du chauffage d'une solution de ces extraits est pour l'essentiel constitué par des polyuronides de faible masse moléculaire, provenant de l'hydrolyse et de la déméthylation des pectines abondantes dans les tissus végétaux, et notamment dans les tissus de Citrus, hydrolyse et déméthylation qui accompagnent inévitablement les opérations d'extraction appli quées à ces tissus. Les sels de métaux alcalins de tels polyuronides forment des solutions stables, mais il n'en est pas de meme de leurs sels de métaux lourds ou de métaux alcalino-terreux. Ces derniers en effet forment des solutions colloïdales instables qui ont tendance à se décomposer à la chaleur, et cette tendance se trouve accentuée en présence d'alcools ou de polyols. Or il s'avère pratiquement impossible d'éliminer totalement de tels polyuronides de faible masse moléculaire, et il suffit qu'il y en ait des traces pour que se produise de manière intempestive le précipité mentionné ci-dessus. Le procédé de purification selon l'invention applicable d'une manière générale à tous les extraits végétaux, et en particulier aux extraits végétaux flavonoides provenant de Citrus, est caractérisé en ce qu'il consiste à substituer quantitativement tous les métaux présents dans de tels extraits par un même métal alcalin. Pour ce faire, on fait circuler suivant l'invention une solution aqueuse des extraits à traiter sur une résine échangeuse d'ions saturée en ions du métal alcalin choisi. De préférence, et compte tenu des emplois en médecine humaine de ces extraits, ce métal alcalin est le potassium, plutôt que le sodium. Quoi qu'il en soit ce métal alcalin conduit à des sels qui, ainsi qu'on l'a souligné ci-dessus, demeurent stables, meme lors d'une élévation de la température, et dès lors les extraits ainsi traités ne donnent avantageusement lieu à aucun précipité lors de leur stérilisation. Ces extraits se caractérisent donc suivant l'invention en ce qu'ils ne comportent pas de métaux autres quSun meme métal alcalin. Suivant un premier mode de mise en oeuvre simplifié de l'in- vention, la résine d'échange d'ions utilisée est une résine à groupements actifs sulfoniques. I1 s'agit par exemple des résines vendues sous la désignation commerciale DUOLITE C3 ou C10 ou encore, et de préférence, de celles dérivées du DEXTRINE, comme la résine vendue sous la désignation commerciale SEPHADEX SP-C25. Quoi qu5il en soit une telle résine à groupements actifs sulfoniques est préalablement saturée en ions potassium K+ et est apte à échanger ainsi contre du potassium tout le calcium, et la majeure partie des métaux lourds, des extraits quelle est appelée à traiter. Selon un deuxième mode de mise en oeuvre plus complète de l'invention, les extraits à traiter sont d'abord mis en présence d'une résine à groupements actifs phosphoniques, saturée en ions potassium K+. Puis l'action de cette résine, qui pourrait laisser subsister dans les extraits qu'elle traite une partie du calcium présent dans ceux-ci sous forme complexée, est complétée par passage de ces extraits sur une deuxième résine, à groupements actifs sulfoniques, saturée en ions hydrogène H La résine à groupements actifs phosphoniques choisie'pour le premier traitement appliqué aux extraits est de préférence une résine spécifique du nickel, cobalt, cuivre, zinc, telle que les résines vendues sous la désignation commerciale DUOLITE ES 63. Dans tous les cas pour le passage sur de telles résines1 les extraits à traiter sont mis en solution aqueuse contenant de 8 à 15 %, et de préférence environ 10 à 12 %, d'extraits secs. En outre et guelles que soient les modalités simplifiées ou plus complètes, succinctement exposées ci-dessus, ou une combinaison de celles-ci, la solution d'extraits secs ainsi traités est, après traitement, acidifiée jusqu'à un pH allant de 2 à 4, et refroidie jusqu'à une température comprise entre O et 50C, l'ordre d'exécution de ces opérations d'acidification et de refroidissement étant d'ailleurs indifférent. Après refroidissement, la solution traitée est mise à décanter en cuve isotherme pendant environ 48 heures, en sorte qu'au cours de cette décantation elle se maintient à la température à laquelle on l'a préalablement portée. Au cours de cette décantation, il apparat un précipité complexe comprenant notamment des sulfates mixtes de protéines basi ques et de calcium, ainsi qu'une partie des polyuronides de faible masse moléculaire à éliminer. La solution est débarrassée de ces précipités, par centrifugation ou filtration par exemple, et est neutralisée jusqu'à un pH allant de 5 à 7. Cette neutralisation peut se faire par lessivage à la soude ou à la potasse. Cependant, pour éviter une dilution éventuelle des principes actifs des extraits traités par le sulfate de potassium, cette neutralisation peut au moins en partie entre assurée par un passage sur une résine échangeuse d'ions apte à fixer l'acide sulfurique en excès. On choisira de préférence à cet effet une résine à groupements actifs moyennement basiques, du tyr > e de celle 'rendue sous la désignation commerciale SEPHADEX DEAEWh50, une telle résine se révélant suffisante pour fixer l'acide sulfurique en excès, mais évitant une rétention intempestive des principes actifs des extraits traités. Après passage sur cette résine à groupements actifs moyennement basiques, et si nécessaire, on ajuste éventuellement la solution traitée au pH de neutralité désiré, par un lessivage complémentaire à la potasse. Un tel procédé de traitement permet d'obtenir des extraits végétaux purifiés qui sont directement compatibles avec la réalisation d'ampoules buvables. Cette solution aqueuse d'extraits purifiés peut donc entre directement conditionnée en ampoules de verre. En variante, cette solution aqueuse est concentrée sous un vide allant de 10 à 20 torrs et une température effective ne dépassant pas 400 C, jusqu'à une teneur en matière sèche comprise entre 20 et 30 % et de préférence voisine de. 25 %. La solution concentrée obtenue doit présenter un pH d'environ 4 avec une marge de tolérance d'environ + 0,1 et de préférence + 0,05, ce pH étant, si nécessaire, ajusté par de l'acide sulfurique ou de la soude. Cette solution concentrée est alors congelée et lyophilisée ou à défaut atomisée, ou d'une manière plus générale desséchée jusqu l'obtention d'une poudre, et cette poudre est mise en sachets. De manière plus précise, et s'agissant d'une atomisation, on ajoute de préférence à la solution traitée un volume égal de méthanol afin de diminuer les actions thermiques subies par les extraits en solution, et il convient de plus d'opérer dans un atomiseur muni de préférence d'un dispositif de refroidissement de la poudre et dtun dispositif d'ensachage continu. Dans le cas où cet atomiseur ne comporte pas un dispositif dtensachage continu, a poudre obtenue est refroidie et placée dans une cloche à vide pendant une demi-heure sous une pression de 5 à 10 torrs, ce vide étant ensuite cassé à l'azote. S'agissant d'une dessiccation par lyophilisation, le vide de l'étuve de lyophilisation mise en oeuvre sera de préférence cassé à l'azote, une fois la dessiccation de la solution traitée effectuée, afin de saturer en azote la poudre obtenue. D'une manière générale la poudre obtenue est de préférence conditionnée sous coussin d'azote et préservée par des charges desséchantes. Une telle poudre correspond au produit désigné par la pharmacopée française sous le nom de CITROFLAVONOIDE. De plus, et grace au traitement de purification suivant ltinvention qui lui a été appliqué, les solutés qui en sont tirés ne donnent avantageusement pas lieu à précipitation lors de leur pasteurisation. Si les extraits végétaux traités doivent non seulement etre compatibles avec une réalisation d'ampoules buvables, mais encore etre anallergiques et apyrogènes pour réalisation dsampoules injectables, un traitement de purification complémentaire peut leur etre appliqué, comme celui par exemple décrit dans le brevet français NO 72 41596 du 23 novembre 1972. Dans ce cas ce traitement complémentaire comporte le passage de la solution à traiter sur une argile acide, telle que MONTMORILLONITE, pour adsorption des protéines basiques à éliminer, puis le passage de cette solution sur de l'alumine activée, pour adsorption des tanoides condensés présents dans cette solution. Dans tous les cas, et quel que soit le traitement ultérieur appliqué à la solution purifiée suivant l'invention, qu'il scagis- se d'une dessiccation, avec mise en sachets, d'un conditionnement en ampoules, avec éventuellement dans l'un ou l'autre cas élimination préalable des substances allergènes et/ou pyrogènes, ce traitement est de préférence appliqué à la solution dans un délai ne dépassant pas deux heures à compter de son obtention, ctest-à-dire à compter de l'achèvement de sa purification. En effet, il convient de mettre la solution traitée le plus rapidement possible à l'abri de l'air pour éviter qu'il s'y produise des altérations faisant perdre les avantages dus à sa purification. A cet égard et de préférence toutes les opérations appliquées à la solution sont de préférence conduites sous barbotage d'azote. Enfin après sa purification et avant d'y appliquer un traitement ultérieur, la solution purifiée suivant l'invention est avan tageusement concentrée, de préférence sous vide, jusqusà une teneur en matière sèche comprise entre 20 et 30 % et de préférence voisine de 25 %. A titre d'exemples non limitatifs, on détaillera ci-après deux modes de mise en oeuvre pratiques de l'invention. I - EXEMPLE DE MISE EN OEUVRE SIMPLIFIEE. On utilise comme matière première une solution aqueuse d'extraits végétaux provenant de l'épuisement par l'eau du péricarpe d'orange et contenant de 10 à 12 % de matière sèche. Une telle solution aqueuse est normalement produite en méme temps que les huiles essentielles extraites de l'orange par les machines qui procèdent à un rapage superficiel de ce fruit, et constitue donc un sous-produit normal de l'industrie des agrumes. 1000 litres de cette solution qui a été soigneusement filtrée sur Kieselguhr et dont le pH doit étre compris entre 6,5 et 7,5 sont percolés sur une colonne contenant 200 litres de résine à groupements actifs sulfoniques, de type SEPHADEX SP-C25, préalablement saturée en ions potassium K+ par une solution d'acide chlorhydrique, avec lavage subséquent. La vitesse de circulation de la solution traitée sur cette résine est de 1000 litres par heure. La solution imprégnant la résine est ensuite déplacée par un volume équivalent d'eau. On recueille ainsi 950 à 990 litres de solution, dont le pH est peu différent du pH de départ et est donc compris entre 6,5 et 7,5. On homogénéise cette solution, on ajuste son pH à 4,00 par de l'acide sulfurique, avec une tolérance de + 0,05, et on la refroidit jusqu'à OOC par passage dans un échangeur à plaques. On place ensuite cette solution ainsi refroidie dans une cuve isotherme, ou en chambre froide, de préférence avec toit flottant, pendant 48 heures. Un précipité se forme, qui pèse à l'état humide environ 15 kg et qu'on sépare de la solution par décantation de celle-ci puis filtration sur Kieselguhr. La liqueur ainsi filtrée est ensuite concentrée jusqu'à ce que sa teneur en matière sèche atteigne 25 %. Cette solution ainsi concentrée est desséchée, par atomisation ou lyophilisation, suivant les modalités explicitées ci-dessus. La poudre obtenue correspond aux produits que la pharmacopée française désigne sous le nom de CITROFLAVONOIDES, mais, ne comportant pas selon l'invention autres métaux que le potassium, elle a la propriété supplémentaire de ne pas donner de précipité lors de la stérilisation par pasteurisation. ou tyndallisation des solutés qui en sont tirés. Cette poudre n'est toutefois pas débarrassée d'éventuelles substances allergènes et/ou pyrogènes, et ses possibilités d'emploi dépendent donc de l'hygiène de fabrication de la matière première mise en oeuvre au départ. Il - EXEMPLE DE MISE EN OEUVRE PLUS COMPLETE. 1000 litres d'une solution d'extraits secs-identique à celle mise en oeuvre dans l'exemple précédent, soigneusement filtrée sur Kieselguhr, et de pH compris entre 6,5 et 7,5, sont percolês sur deux colonnes montées en série. La première colonne contient 100 litres dsune résine à groupements actifs phosphoniques, du type DUOLITE ES63, préalablement saturée en ions potassium K - La seconde colonne contient 150 litres d'une résine à groupements actifs sulfoniques, du type SEPHDEX SP-C25 préalablement saturée en ions hydrogène H La vitesse de percolation est de 200 litres par heure et la solution imprégnant les résines est déplacée par un volume équivalent d'eau, On recueille ainsi 950 à 990 litres de solution, entièrement débarrassée de son calcium et des métaux lourds qu'elle contenait préalablement Le pH de cette solution est d'environ 3. On refroidit cette solution à OOC, par passage dans un échangeur à plaques, puis on amène son pH exactement à 2, ce qui nécessite l'emploi d'environ 2,5 litres d'acide sulfurique concentré. On place cette solution en chambre froide, ou en cuve isotherme, de préférence à toit flottant, et on lgy maintient pendant 48 heures. Un précipité se forme qui pèse environ 20 kg à l'état humide. On lave ce précipité dans 50 litres d'eau, et on le sépare soit par décantation, soit par filtration sur un filtre rotatif muni d'une section de lavage du gateau-recueilli. Les différentes solutions de filtration ou de lavage sont réunies et filtrées sur Kieselguhr. La solution obtenue est ensuite percolée sur une colonne con tenant 200 litres de résine à groupements actifs moyennement basi que s, du type SEPHADEX DEAE-A50 préalablement mise sous forme OH+ par traitement à l'ammoniaque et rinçage subséquent. La vitesse de passage de la solution dans cette colonne est de 200 litres par heure. La solution imprégnant la colonne est déplacée par un égal volume d'eau. On recueille cette solution dans une cuve à toit flottant sous barbotage d'azote. Après homogénéisation le pH de cette solution est d'environ 5 et par un lessivage à la potasse peut, si nécessaire, etre ajusté à environ 7. Comme précédemment cette solution peut etre directement conditionnée en ampoules, éventuellement après concentration En variante on applique à cette solution le traitement de concentration et de dessiccation décrit ci-dessus pour l'obtention d'une poudre. Dans tous les cas cette solution peut au préalable subir un traitement de purification complémentaire, en vue de l'élimination des substances allergènes et pyrogènes quelle contient, suivant un processus du type de celui succinctement exposé ci-dessus. Après ce traitement de purification complémentaire la solution est soit conditionnée en ampoules, soit desséchée, selon les modalités exposées ci-dessus. On obtint dans ce dernier cas une poudre correspondant également aux produits que la pharmacopée française désigne sous le nom de CITROFIAVONOIDES. Comme précédemment cette poudre a de plus la propriété de ne pas donner de précipité lors de la stérilisation par chauffage dessolutés qui en sont extraits, et en outre elle est avantageusement débarrassée de tout produit allergène et/ou pyrogène. Bien entendu, la présente invention ne se limite pas aux deux exemples de mise en oeuvre détaillés ci-dessus mais slétend à toute variante, les modalités d'exécution de ces deux exemples pouvant d'ailleurs entre combinées, suivant le but à atteindre et les caractères de l'extrait de départ, l'essentiel étant, suivant l'invention, de remplacer tous les métaux de cet extrait de départ par un unique métal alcalin. I1 va de soi également que l'invention ne se limite pas au traitement des extraits de Citrus, tels que l'orange, en référence desquels elle a été plus particulièrement décrite, mais s'étend au traitement de n'importe quel type d'extraits végétaux, qu'ils contiennent ou non des pigments flavonoBdes. Enfin, et comme déjà précisé, les solutions purifiées obtenues en application du traitement suivant 11 invention peuvent évidemment étre utilisées telles quelles, notamment pour la préparation d'ampoules buvables et/ou injectables, après avoir été éventuellement concentrées, et sans quìl soit nécessaire de procéder au préalable à la dessiccation de cette solution en vue de l'obtention d'une poudre. REVENDICATIONS 1. Procédé de purification d'extraits végétaux, en particulier daextraits végétaux flavoniques provenant de Citrus, caractérisé en ce qusilconsiste à substituer quantitativement tous les métaux présents dans ces extraits par un métal alcalin. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on fait circuler une solution aqueuse des extraits à traiter sur une résine échangeuse d'ions saturée en ions du métal alcalin choisi. 3. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que cette résine est une résine à groupements actifs sulfoniques. 4. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que cette résine est une résine à groupements actifs phosphoniques. 5. Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce qu après passage de la solution d'extraits à traiter sur une résine phosphonique saturée en ions du métal alcalin choisi, on fait passer cette solution sur une résine échangeuse d'ions à groupements actifs sulfoniques saturée en ions H 6. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que la solution aqueuse traitée contient de 8 à 15 % et de préférence de 10 à 12 % d'extraits secs. 7. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisé en ce que la solution aqueuse traitée est acidifiée, jusqu un pH allant de 2 à 4, refroidie entre 0 et 50C et mise à décanter à cette température pendant 48 heures. 8. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 3 à 7, caractérisé en ce que la solution traitée est filtrée et neutralisée jusqu'à un pH allant de 5 à 7. 9. Procédé suivant la revendication 8, caractérisé en ce que la neutralisation se fait au moins en partie par addition d'une base. 10. Procédé suivant la revendication 8, caractérisé en ce que la neutralisation se fait au moins en partie par passage sur une résine échangeuse d'ions à groupements actifs moyennement basiques. 11. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 9, 10, caractérisé en ce que la solution purifiée obtenue est, dans un délai ne dépassant pas deux heures, soumise à un traitement ultérieur. 12. Procédé suivant la revendication 11, caractérisé en ce que ce traitement ultérieur comporte l'élimination des substances allergènes et/ou pyrogènes contenues dans la solution. 13. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 11, 12, caractérisé en ce que ce traitement ultérieur comporte une des siccation jusqu'à ltobtention dSune poudre, par exemple par lyophi- lisation ou atomisation, et de préférence la mise en sachets de cette poudre. 14. Procédé suivant llune quelconque des revendications 11, 12, caractérisé en ce que ce traitement ultérieur comprend le conditionnement en ampoules de la solution. 15. Procédé suivant l'une quelconque des revendications ll à 14, caractérisé en ce que, avant application du traitement ultérieur, la solution purifiée est concentrée, de préférence sous vide, jusqu'à une teneur en matière sèche comprise entre 20 et 30 % et de préférence voisine de 25 %. 16. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 15, caractérisé en ce que toutes les opérations sont conduites sous barbotage d'azote. 17. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 15, caractérisé en ce que le métal alcalin choisi est le potassium. 18. Extraits végétaux, en particulier extraits végétaux flavoniques provenant de Citrus, traités par le procédé selon lune quelconque des revendications 1 à 17 et caractérisés en ce qu'ils ne comportent pas de métaux autres qu'un méme métal alcalin, de préférence potassium.