La présente invention est relative à un dispositif de calorifugeage et de protection d'un circuit, destiné plus particulièrement à véhiculer un fluide à haute température, éventuellement sous pression, et dont le contact avec l'environnement ambiant peut être dangereux, soit du fait de la nature du fluide, soit en raison de ses possibilités de réaction avec le milieu ambiant. L'invention s'applique plus particulièrement dans le cas de circuits ou de canalisations parcourus par du sodium liquide, notamment dans certaines installations de réacteurs nucléaires à neutrons rapides, ou bien par de l'eau ou de la vapeur surchauffée. Dans un cas comme dans l'autre, les circuits utilisés qui, dans les installations les plus classiques, comportent des canalisations métalliques entourées d'un revêtement calorifuge, généralement à base de silice ou de laine de verre, peuvent en fonctionnement subir des détériorations locales, provoquées par la température du fluide véhiculé qui entraînent notamment des dilatations notables de certaines parties de ces ircuits ou un effritement du matériau qui les constitue.Il en résulte l'établissement entre le revêtement calorifuge et la paroi de la canalisation ainsi deterloree, la création d'une lame gazeuse ou liquide, préjudiciable à l'isolement thermique du fait des courants de convection qui s'établissent à travers cette lame. En outre, en cas de rupture ou de percement d'une canalisation, le fluide véhiculé dans cette dernière peut, par effet de projection ou de jet, venir rompre le revêtement calorifuge qui entoure cette canalisation et se répandre alors à l'extérieur, en risquant de blesser gravement les personnels travaillant à proximité ou d'endommager sérieusement les installations avoisinantes. La présente invention concerne un dispositif de calorifugeage qui permet de restreindre considérablement les risques rappelés ci-dessus, en permettant, sans limiter les performances du revêtement calorifuge, sur le plan de la protection thermique, notamment du point de vue de ses pro priétés isolantes à haute température, de lui conférer une résistance mécanique améliorée et notamment de réaliser, au sein même de ce revêtement, une barrière de protection et de sécurité vis-à-vis des projections du fluide vers l'extérieur en cas de rupture accidentelle du circuit. A cet effet, le dispositif considéré se caractérise en ce qu'il comporte sur la surface extérieure du circuit, au moins deux enroulements successifs d'une bande continue et allongée, formée d'une chaussette plate en un tricot métallique, comportant des ouvertures transversales faisant communiquer l'intérieur et l'extérieur de la chaussette, ces ouvertures autorisant l'engagement de tôles métalliques minces successives s'étendant selon la longueur de la bande. Selon une caractéristique avantageuse du dispositif considéré, les deux enroulements successifs sont croisés avec un décalage du deuxième enroulement égal à une demi-largeur de bande par rapport au premier enroulement. Selon une autre caractéristique, les deux enroulements sont recouverts d'une couche d'un matériau calorifuge minéral classique, du genre silice ou laine de verre, cette couche étant elle-même entourée d'une paroi mince externe de protection. Dans un mode de réalisation particulier de l'invention, les tôles métalliques minces engagées dans la bande continue sont constituées par des feuilles de clinquant d'acier. Avantageusement, les tôles métalliques minces se recouvrent partiellement d'une ouverture à la suivante, au voisinage de leurs extrémités. De préférence enfin, les ouvertures transversales ménagées dans la chaussette de la bande sont régulièrement écartées selon la longueur de cette bande. D'autres caractéristiques d'un dispositif de calorifugeage établi selon l'invention apparaîtront encore à travers la description qui suit d'un exemple de réalisation, donné à titre indicatif et non limitatif, en référence au dessin annexé sur lequel - la Fig. 1 est une vue en perspective d'une portion d'une bande continue entrant dans la réalisation du dispositif selon l'invention, - la Fig. 2 est une vue en perspective partiellement coupée d'une canalisation associée dans sa surface externe au dispositif considéré. Sur la Fig. 1, la référence 1 désigne une bande plate allongée, réalisée au moyen d'une chaussette 2 en un tricot ou treillis métallique approprié, notamment en laine d'acier inoxydable ou analogue, réalisée avec des fils présentant par exemple 0,3 mm de diamètre. Cette chaussette 2, aplatie sur elle-même de manière à former une enveloppe étroite et continue, comporte une série de fentes, boutonnières ou ouvertures transversales 3, de préférence régulièrement espacées selon la longueur de la bande, ces fentes présentant une dimension légèrement inférieure à la largeur de la bande elle-même, le jeu laissé libre de part et d'autre de la bande étant de l'ordre de 1 à 2 mm. Conformément à l'invention, la chaussette de tricot métallique est associée à une série de tôles minces 4, en clinquant d'acier inoxydable notamment de 0,3 mm d'épaisseur, engagées dans les fentes 3 de manière à venir s'étendre à l'intérieur de la chaussette, ces tôles de forme sensiblement rectangulaire, présentant une longueur suffisante pour permettre un recouvrement partiel de l'une à l'autre à leurs extrémités, d'une fente à la suivante. Comme on le voit sur la Fig. 2, la bande ainsi confectionnée est utilisée pour réaliser deux enroulements successifs 7 et 8 sur la surface externe d'une canalisation 6 à protéger. Selon une caractéristique avantageuse de laine vention, ces enroulements sont croisés sur la canalisation de manière à se décaler de l'un par rapport à l'autre sensiblement d'une demi-largeur de bande, afin d'obtenir un recouvrement convenable et continu de ces enroulements sur toute la longueur de la canalisation.La protection de cette dernière est ensuite complétée par la mise en place autour du deuxième enroulement 8 d'une couche appropriée 9 d'un calorifuge conventionnel, de préférence minéral, à base de silice et/ou de laine de verre, cette couche 9 étant enfin recouverte par une paroi métallique de protection externe 10, sous la forme d'une tôle mince. Le fluide circulant à l'intérieur de la canalisation 6 ainsi revêtue de son dispositif de calorifuge et de protection, peut être de nature quelconque. Toutefois, l'invention trouve une application particulièrement avantageuse lorsque ce fluide porté à très haute température, et éventuellement sous pression, comporte une nature corrosive particulière, pré- sentant des effets dangereux pour l'environnement extérieur, soit du fait de cette nature, soit du fait de ses réactions avec le milieu ambiant. Notamment, ce fluide peut être cons titué par un métal liquide, par exemple par du sodium à haute température et sous une pression notable, en particulier dans les circuits des réacteurs nucléaires à neutrons rapides. En variante, ce fluide peut être de l'eau ou de la vapeur surchauffée. La conception même du dispositif de calorifugeage considéré, permet grâce à l'élasticité du tricot des bandes et au matériau utilisé pour constituer ces dernières, d'obtenir pour de longues durées de service des performances d'isolation thermique à haute température élevées et stables et d'y superposer un effet de protection vis-à-vis des projections du fluide en cas de rupture accidentelle de la canalisation. Les tôles minces contenues dans les bandes et s'étendant sur toute la longueur de ces dernières, permettent en effet de constituer une barrière de sécurité et de protection vis-à-vis des projections de ce fluide vers l'extérieur, en évitant d'endommager les installations voisines ou de créer un danger pour le personnel circulant à proximité de la canalisation protégée. En outre, la conception même du dispositif de calorifugeage permet, en cas de démontage du circuit, de le récupérer en vue d'une nouvelle utilisation. Bien entendu, il va de soi que l'invention ne se limite pas au seul exemple de réalisation décrit et représenté elle en embrasse au contraire toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Dispositif de calorifugeage et de protection d'un circuit, caractérisé en ce qu'il comporte sur la surface extérieure du circuit, au moins deux enroulements successifs d'une bande continue et allongée, formée d'une chaussette plate en un tricot métallique, comportant des ouvertures transrersales faisant communiquer l'intérieur et l'extérieur de la chaussette, ces ouvertures autorisant l'engagement de tôles métalliques minces successives s'étendant selon la longueur de la bande. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les deux enroulements successifs sont croisés avec un décalage du deuxième enroulement égal une demi-largeur de bande par rapport au premier enroulement. 3. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les deux enroulement sont recouverts d'une couche d'un matériau calorifuge minéral classique, du genre silice ou laine de verre, cette couche étant elle-même entourée d'une paroi mince externe de protection. 4. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les tôles métalliques minces engagées dans la bande continue sont constituées par des feuilles de clinquant d'acier. 5. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les tôles métalliques minces se recouvrent partiellement d'une ouverture à la suivante, au voisinage de leurs extrémités. 6. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les ouvertures transversales ménagées dans la chaussette de la bande sont régulièrement écartées selon la longueur de cette bande.