L'invention concerne un bouton-pression en matière plastique pour tapis, comportant un dispositif de fixation central, dont la tête sphérique munie d'un renflement périphérique d'un seul tenant est enserrée par un oeillet élastique circulaire, pareillement d'un seul tenant et pourvu d'un renflement périphérique. On connaît déjà des boutons-pression en matière plastique de formes variées. Dans une forme de réalisation connue, la tête sphérique ainsi que l'oeillet du boutonpression possèdent chacun dans la zone de leur engagement un renflement périphérique de section approximative en arc de cercle et les deux éléments s'appliquent étroitement l'un sur l'autre dans cette zone. L'inconvénient de cette forme de réalisation réside en ce qu'un renflement périphérique en arc de cercle ininterrompu n'est jamais parfaitement rond en raison du retrait de la matière plastique. I1 en résulte qu'une jonction uniforme des deux éléments du bouton-pression ne peut pas être obtenue à tous les emplacements sur le pourtour du renflement périphérique. Une amélioration peut être apportée par la disposition dans l'oeillet élastique de trois appendices, qui sont limités, de préférence, par des surfaces planes en direction de l'axe du trou et orientés normalement à cet axe à la façon d'un triangle équilatéral concentrique. Sur la tête sphérique sont pratiquées des encoches destinées à la rendre plus souple. Le renflement périphérique ainsi agencé n'assure pas davantage une jonction uniforme des deux éléments du bouton-pression. L'invention élimine ces inconvénients, grâce au fait que le renflement périphérique de l'oeillet élastique et celui de la tête sphérique possèdent un chanfrein sur le bord supérieur de ces éléments, tandis que chacun des renflements périphériques se termine en bas par une contre-dépouille, le chanfrein assurant le centrage et l'amorçage de l'opération de boutonnage des éléments et maintenant le centrage jusqu'au moment où les contre-dépouilles des renflements périphériques glissent par leurs surfaces l'une sur l'autre et se recouvrent, l'opération de fermeture et de boutonnage entre l'oeillet élastique et la tête sphérique étant ainsi terminée. L'application des éléments serrés l'un sur l'autre .par leurs surfaces développe une force de retenue très grande évitant tout jeu radial et axial. Ces conditions de stabilité n'existent pas par contre si l'application entre les éléments serrés l'un sur l'autre ne steffectue que selon une ligne comme jusqu'à présent. De plus, il est possible de faire varier la force de fermeture et la pression de montage des éléments serrés l'un sur l'autre en prévoyant des angles d'ouverture a et B différents sur le chanfrein et le décrochement du renflement périphérique, tant de la tête sphérique que de l'oeillet élastique du bouton-pression. Cette relation angulaire se présente alors comme suit : une diminution de l'angle a de la contre-dépouille sur le renflement périphérique entraîne une augmentation de la force de fermeture du bouton-pression ; une augmentation de l'angle a entraîne au contraire une diminution de la force de fermeture du bouton-pression. En ce qui concerne les chanfreins sur le renflement périphérique, un petit angle ss conduit à une faible pression de montage alors qu'un grand angle ss a pour conséquence une pression de montage élevée pour le boutonnage du bouton-pression. Il s' ensuit que les angles d'ouverture a et a1 déterminent la valeur de la force de fermeture du bouton-pression, tandis que la pression de montage pour le boutonnage est déterminée par les angles d'ouverture ss et Pour ajuster de façon encore plus précise la force de fermeture et la pression de montage, on peut, en outre, fendre le renflement périphérique de l'oeillet élastique, de la tête sphérique, ou de ces deux éléments à la fois. La fixation du bouton-pression à un support est réalisée au moyen d'un dispositif de fixation central assujetti à la tête sphérique, à volonté, dans une ouverture de l'embase, tandis que, pour sa fixation à un support en textile, l'oeillet élastique est muni dans son anneau de fixation de plusieurs découpes pour le logement d'une rondelle dentelée, qui ancre le support en textile avec l'oeillet élastique. La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 représente la tête sphérique du bouton-pression en partie coupée. La figure 2 représente en coupe l'oeillet élastique du bouton-pression. La figure 3 montre un exemple de montage du bouton-pression. Les figures 4 et 5 reproduisent schématiquement les relations adulaires du chanfrein et de la contredépouille des renflements annulaires de l'oeillet élastique et de la tête sphérique. La tete sphérique 1 du bouton-pression en matière plastique se compose d'un corps 2 en forme de godet et d'une embase 7. -Sur son bord supérieur 3 le corps est muni d'un renflement extérieur périphérique ininterrompu 4, faisant tout le tour de la paroi 2a du corps. Ce renflement périphérique 4 porte un chanfrein 5 sur le bord supérieur 3 de la tête sphérique 1, tandis qu'il se termine vers le bas par une contre-dépouille 6. Au centre Z de la tête sphérique 1 et de l'embase 7 se trouve un dispositif de fixation, par exemple une ouverture 8. L'élément complémentaire de la tete sphérique 1 est un oeillet élastique 9, qui est formé d'un bord approximativement elliptique 10 de section circulaire et se termine par un anneau de fixation Il, pourvu de plusieurs découpes 12 réparties à sa circonférence pour sa fixation.L'extrémité supérieure 13 du bord 10 possède également un renflement périphérique ininterrompu 14, qui fait tout le tour de la face interne annulaire 10a. Sur le bord supérieur 13 de l'oeillet élastique 9, ce renflement périphérique est muni d'un chanfrein 15, tandis qu'il se termine vers le bas par une contre-dépouille 16. La figure 3 montre un exemple de montage de la tête sphérique 1 et de 1'oeillet élastique 9 du boutonpression. Sur un support 17, on fixe d'abord la tête sphérique 1 ou plusieurs de ces têtes O l'aide de vis 18 traversant l'ouverture 8 de l'embase 7 et réunissant ainsi chaque tête sphérique 1 au support 17. Entre-temps, on a fixé également l'oeillet élastique 9 du bouton-pression a un support en textile 19. La liaison entre l'oeillet élastique 9 et le support en textile 19 est assurée par une rondelle dentelée 20, qui transperce d'abord le support en textile 19 par ses dents ouvertes, est enfoncée ensuite à travers les découpes 12 de l'anneau de fixation 11, puis rabattue contre ce dernier, l'opération de fixation étant ainsi terminée. Pour le boutonnage, le bord supérieur 13 de l'oeillet élastique 9 est posé sur le bord supérieur 3 de la tête sphérique 1 du bouton-pression et est centré par les chanfreins 5 et 15. Une pression de montage est alors exercée manuellement sur les deux éléments assemblés à partir du support en textile 19 ; sous l'effet de cette pression, l'oeillet élastique glisse le long des chanfreins 5 et 15 des renflements périphériques 4 et 14 jusqu'au moment où les contre-dépouilles 6 de la tête sphérique 1 et 16 de l'oeillet élastique 9 s'em boîtent l'une sur l'autre en se recouvrant superficiellement. A l'instant de l'emboîtement des contre-dépouilles, l'opération de boutonnage est achevée et les deux éléments sont serrés ensemble. Les figures 4 et 5 reproduisent schématiquement les relations angulaires de a et 6, compte tenu de la conformation des chanfreins 5, 15 et des contre-dépouilles 6, 16, respectivement sur les renflements périphériques 4 et 14 de l'oeillet élastique 9 et de la tête sphérique 1. REVENDICATIONS 1. Bouton-pression en matière plastique pour tapis, comportant une tête sphérique munie d'un renflement périphériqu d'un seul tenant et enserrée par un oeillet élastique circulaire pareillement d'un seul tenant et pourvu d'un renflement périphérique, bouton-pression caractérisé en ce que le renflement périphérique (14) de l'oeillet élastique (9) ainsi que le renflement périphérique (4) de la tête sphérique (1) possèdent chacun un chanfrein (5, 15) sur leur bord supérieur (3, 13), tandis que chacun des renflements périphériques se termine en bas par une contre-dépouille (6,16), le chanfrein (5,15) assurant le centrage et l'amorçage de l'opé- ration de boutonnage des éléments (1,9) et maintenant ce centrage jusqu'au moment où les contre-dépouilles (6, 15) des renflements périphériques (4,14) glissent superficiellement l'une sur l'autre et se recouvrent, l'opération de fermeture et de boutonnage entre les deux éléments (1, 9) étant ainsi terminée. 2. Bouton-pression en matière plastique pour tapis suivant la revendication 1, caractérisé en ce que sa tête sphérique (1) comporte un dispositif de fixation central, le cas échéant dans une ouverture (8). 3. Bouton-pression envmatière plastique pour tapis suivant les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les renflements périphériques (4,14) sont fendus, au choix sur la tête sphérique (1) et l'oeillet élastique (9). Bouton-pression en matière plastique pour tapis suivant l'une quelconque des revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce que la force de fermeture et la pression de montage des éléments serrés l'un sur l'autre sont rendues variables grâce à des angles d'ouverture (a) et (ss) différents sur le chanfrein (5,15) et la contre-dépouille (6,16) du renflement périphérique (3,13), tant de la tête sphérique (1) que de l'oeillet élastique (9) du bouton-pression. 5. Bouton-pression en matière plastique pour tapis suivant l'une quelconque des revendications 1,2,3 et 4, caractérisé en ce que l'anneau de fixation (11) de l'oeillet élastique (9) est muni de découpes (12) pour sa fixation.