La présente invention se rapporte à une charge creuse en forme de corps de révolution dont la charge explosive est garnie d'éclats, en particulier d'éclats préformés, disposés par zones sur sa périphérie. Par la demande de brevet RFA 15 78 075 on connatt une charge creuse du type précité pour cônes de combat de missiles stabilisés enroulis. Cette charge creuse comporte sur la périphérie de sa charge explosive et en contact direct avec celle-ci, deux zones d'éclats disposées latéralement. Les zones périphériques, situées entre ces zones d'éclats, de la charge explosive sont garnies de couches de bourrage supplémentaires. On tient donc compte du fait connu que dans ce cas, en l'absence de ces couches supplémentaires, il se produirait une fission indésirable du dard diminuant la puissance, en particulier sur les parties de base. Dans les charges creuses du type précité, la présente inven tion a par conséquent pour obJet, tout en renonçant à garnir de couches de bourrage supplémentaires, augmentant le poids, les zones de la charge explosive comprises entre les zones d'éclats, d'empg- cher une fission du dard diminuant la puissance. Ce résultat est atteint selon l'invention par le fait que, entre la charge explosive et la ou les zones dtdelats, on laisse subsister un écartement, ltespace intermédiaire engendré par cet écartement et compris entre la charge explosive et la ou les zones d'éclats pouvant Entre, selon une particularité de l'invention, rempli d'air ou pouvant comporter un remplissage de métal déployé, de préférence en aluminium, ou une matière plastique, de préférence une matière plastique expansée. Cette mesure simple à réaliser s'est révélée, dans les charges creuses du type en question, étonnament appropriée pour empêcher les fissions du dard diminuant la puissance, et ce, sans que l'effica- cité de la ou des zones d'éclats ne s'en trouve notablement affectée. Par conséquent, les couches de bourrage supplémentaires utilisées jusqu'ici à cette fin sur la périphérie de la charge explosive des deux côtés de la ou des zones dtéclatsne sont plus nécessaires, ce qui permet d'augmenter le poids de la charge explosive. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description de modes de réalisation pris comme exemples, mais non limitatifs, et illustrés par le dessin annexé, sur lequel la figure 1 représente en coupe longitudinale partielle un cAone de combat pour un missile stabilisé en roulis, dans une position tourne de 900, par rapport à la position de vol; la figure 2 est une coupe transversale du cAone de combat suivant II-II de la figure 1, et ce en position de vol; la figure 3 représente, dans une vue en coupe analogue à la figure 1, une variante du cône de combat. Sur la figure 1, la référence 1 désigne ltenveloppe du cône de combat, la référence 2 l'ogive de ce dernier et la référence 3 une amorce d'ogive en soi connue. L'ogive et ltenveloppe du cone de combat peuvent être réalisées en tôle mince ou en matière plastique. Comme on peut le voir sur la figure, à l'intérieur du clone de combat se trouve une charge explosive 4 qui comporte, à son extrémité arrière, un dispositif de sécurité connu 5 avec détonateur et, à son extrémité avant, un revêtement 6 de charge creuse disposé dans un évidèment 7 prévu à cet effet Ladite charge explosive 4 a un diamètre plus petit que l'enveloppe 1 du cône de combat.Sur sa périphérie est placée une bague de retenue et, disposées de la façon représentée sur la figure 2, deux zones d'éclats 8, par exemple constituées par des éclats préformés en forme de billes. Entre ces zones d'éclats 8 fixées sur l'enveloppe 1 au moyen d'une couche adhésive 12 et la charge explosive 4 subsistent des écartements 9, par exemple d'environ 5 mm. Les espaces intermédiaires en résultant 10 sont remplis d'air dans ce cas. Le mode de réalisation du cAone de combat selon la figure 3 coïncide pour l'essentiel avec celui qui vient d'entre décrit. La seule différence est que les espaces intermédiaires, engendrés par l'écartement, entre les zones d'éclats 8 et la charge explosive 4, comportent cette fois un remplissage 13, 14 en matières solides, de préférence de faible densité. Ce remplissage peut par exemple, comme représenté sur la moitié gauche de la figure, être constité par un métal léger 13 ou, comme représenté sur la moitié droite de la figure, par une matière plastique expansée 14. REVENDICATIONS 1. Charge creuse en forme de corps de révolution dont la charge explosive est garnie d'éclats, en particulier d'éclats préformés, disposés par zones sur a périphérie,caractérisée par le fait qu'on laisse subsister un écartement entre la charge explosive et la ou les zones d'éclats. 2. Charge crause selon la revendication 1, caractérisée par la fait que l'espace intermédiaire, engendré par l'écartement et compris entre la charge explosive et la ou les zones d'éclats, est rempli d'air. 3. charge creuse selon la revendication 1, caractérisée par le fait que l'espace Intermédiaire, engendré par l'écartement et compris entre la charge explosive et'la ou les zones d'éclats, comporte un remplissage en-matière plastique, de préférence en matière plastique expansée. 4. Charge creuse selon la revendication 1, caractérisée par le fait que l'espace intermédiaire, engendré par l'écartement et compris entre la charge explosive et la ou les zones d'éclats, comporte un remplissage constitué de métal déployé, de préférence en aluminium.