La présente invention concerne la protection de coques de navires marins contre ltencrassement par des excrois- sances marines. L'encrassement des coques de navires marins par des excroissances marines pose de graves problèmes depuis des siècles. Les excroissances animales telles que les bernaches et organismes végétaux tels que l'herbe marine se fixent fermement aux coques de vaisseaux et de bateaux. En ce qui concerne les vaisseaux, les excroissances augmentent la résistance du vaisseau au déplacement dans l'eau, ce qui a pour effet de diminuer sa vitesse et d'augmenter la quantité de carburant nécessaire à la génération d'énergie. En ce qui concerne les bateaux à moteur et les bateaux à voile, la vitesse est égale- ment réduite. Des milliers de dollars sont dépensés chaqueannée pour éliminer les excroissances marines des coques de bateaux et de vaisseaux et pour tenter de protéger les coques contre l'encrassement. Actuellement, le procédé principal utilisé pour inhiber l1encrassement des navires marins par les excroissances marines consiste à peindre la partie de la coque se trouvant sous l'eau à l'aide d'une peinture préservatlve . Ces peintures contiennent habituellement des composés à base-de cuivre, des composés à base de mercure ou d'autres compositions qui~sont toxiques vis-à-vis des bernaches et autres excroissances marines. Cependant, on a constaté que ces peintures sont d'une efficacité limitée. En particulier, la durée de protection est relativement courte; par exemple, elle est de quatre à cinq mois ou même moins dans les eaux plus chaudes où les excroissances marines croissent plus rapidement.Le navire doit ensuite quitter l'eau afin que sa coque puisse être nettoyée et repinte. Ceci est une opération croûteuse, en particulier, en ce qui concerne les grands vaisseaux. La présente invention a pour but de fournir une protection préservatite que l'on puisse appliquer facilement, qui soit efficace pendant une longue période de temps et économique. Le procédé selon la présente invention est applicable aux bateaux et vaisseaux de toutes dimensions pour lesquels une protection préservative est nécessaire. Dans la description suivante du procédé destiné à empêcher l'encrassement de navires marins par des excroissances marines, on se référera aux dessins annexés dans lesquels: La Figure I est une vue de côté schématique d'un bateau comportant une coque profilée munie d'une protection préservative selon l'invention. La Figure 2 est une vue fragmentaire schématique illustrant le procédé selon l'invention, et La Figure 3 est une vue en coupe agrandie schématique représentant une partie de coque à laquelle on a appliqué une protection préservative. Selon l'invention, on protège la coque d'un navire marin contre l'encrassement par les excroissances marines en appliquant à la coque une feuille mince de métal préservatif que l'on fixe par adhésion sur toute la surface de la coque. Le métal utilisé est d'une composition telle que le métal luimême ou des composés se formant à la surface du métal inhibent la fixation des excroissances marines à la coque. A titre de métal convenable, on peut citer le cuivre lequel présente des propriétés préservatives efficaces et est suffisamment malléable pour permettre sa formation aisée en une feuille mince de métal et son application facile sous forme d'une feuille de métal à la coque d'un navire marin. On peut également utiliser des alliages de cuivre avec d'autres métaux, par exemple, le zinc, l'étain et le mercure. On peut incorporer d'autres matières préservatives, par exemple des sels métalliques, soit en les mélangeant avec le métal choisi ou en les introduisant par laminage ou stratification dans celui-ci au cours de l'opération de laminage du métal en une feuille de métal. La feuille de métal doit être suffisamment mince pour qu'on puisse l'appliquer facilement et afin d'éviter l'utilisation d'une quantité excessive de métal, mais par contre doit être suffisamment épaisse pour fournir une protection pendant une période de temps raisonnable, par exemple pendant deux à cinq années. Suivant les dimensions du bateau ou du vaisseau, le type de service auquel il est destiné et la nature des eaux dans lesquelles il sert, l'épaisseur de la feuille de métal doit être comprise entre 0,05 et 2 mm et, de préférence, entre U,1 et 0,5 mm. La feuille de métal est réalisée, de préférence, sous forme de bandes d'une largeur permettant son application facile et commode à la coque. En ce qui concerne les coques de bateaux plus petits présentant une courbure appréciable, il est plus commode d'utiliser des bandes relativement étroites qui peuvent épouser plus facilement la courbure de la coque. En ce qui concerne les bateaux et vaisseaux de plus grandes dimensions, la feuille de métal est, de préférence, plus large de façon à accélérer lrapplication de la feuille de métal à la coque. On a constaté que pour les bateaux plus petits, les bandes de feuille de métal d'une largeur comprise entre 15 cm et 30 cm sont d'une utilisation commode. Pour les bateaux et vaisseaux de plus grandes dimensions, on peut utiliser des bandes de feuille de métal d'une largeur comprise entre 30 cm et 90 cm. On choisit l'adhésif utilisé pour ltapplicatiofl de la feuille mince de métal à la coque d'un navire en tenant compte des propriétés propres à faciliter l'application de la feuille de métal à la coque et permettant de réaliser une liaison sûre sur toute la surface de la feuille de métal. A titre d'adhésif présentant de telles propriétés, on peut citer les adhésifs sensibles à la pression du type utilisé sur les rubans sensibles à la pression tels que les rubans "Scotch". On applique ce type d'adhésif à une face de la feuille de métal tandis que l'on applique un revêtement anti-adhésif telle qu'une composition de silicone à l'autre face de manière à ce que la feuille de métal ne colle pas trop fortement à elle-même lorsqu'on l'enroule en un rouleau après l'application du revêtement adhésif. On peut ensuite appliquer la bande de feuille de métal comportant un revêtement adhésif à la coque d'un navire marin sensiblement de lamême manière que l'on applique un ruban Scotch" à une surface. Alternativement, on enduit une face de la feuille de métal et, de préférence également, la surface de la coque à l'aide d'un adhésif thermoplastique et, par conséquent, sensible à la chaleur. On applique ensuite la feuille de métal à la coque à l'aide de chaleur et de pression, par exemple au moyen d'un rouleau chauffé. Un autre type d'adhé- sif que l'on peut utiliser comprend la colle au caoutchouc ou autre adhésif élastomère telle qu'une composition au néoprène se caractérisant par le fait qu'elle présente la propriété de se coller à elle-même.On enduit la coque et une face de la feuille de métal d'un tel adhésif qu'on laisse durcir jusqu'à ce que la surface soit sèche. On presse ensuite la surface revêtue de la feuille de métal sur la coque et provoque ainsi la liaison de l'adhésif au revêtement adhésif sur la coque ce qui donne lieu ainsi à la fixation de la feuille de métal à la coque. Etant donné que les adhésifs des types mentionnés sont bien connus, aucune description détaillée de leur composition n'est nécessaire. Le procédé selon la présente invention est applicable aux coques d'acier, d'aluminium, de bois et de fibre de verre. I1 convient de préparer convenablement la coque avant d'y appliquer la feuille de métal. Il convient de protéger une coque neuve en acier contre la rouille, par exemple à l'aide d'une peinture antirouille convenable. La couche finale de peinture, au moins, est constituée, de préférence, par une peinture époxy qui permette d'obtenir une surface lisse, uniforme et ferme en vue de l'adhésion de la feuille de métal à celle-ci. Lorsque le navire est déjà en cours d'utilisation et a été peint précédemment à l'aide d'une peinture préservative, il est nécessaire de nettoyer la coque très soigneusement et d'enlever au moins. tous les morceaux de peinture lâch. On peut ensuite utiliser une peinture antirouille convenable comme on le ferait pour une coque neuve. I1 convient de protéger une coque d'aluminium contre la corrosion, par exemple par un traitement anodique ou parepeinture à l'aide d'une peinture époxy ou autre peinture. Une coque neuve en bois, qu'elle soit faite de planches ou de. contreplaqué, doit être peinte à l'aide d'une charge convenable suivant le type de bois et il est recommandé d'y appliquer au moins une couche de peinture dure, fortement adhésive, par exemple, de peinture époxy. Une coque en bois déjà en cours d'utilisation doit être complètement nettoyée et au minimum tous les morceaux de peinture lâche doivent être enlevés. On doit ensuite la peindre, par exemple à l'aide d'une peinture époxy, de façon à sceller le bois visà-vis de l'humidité.Une coque neuve en fibre de verre n'exige aucune préparation spéciale. On applique la feuille de métal avec l'adhésif directement à la coque de fibre de verre. Lorsqu'il s'agit d'un bateau usagé ayant été peint précédemment avec une peinture préservative, il convient d'enlever la peinture ancienne ou au minimum tous les morceaux lâches de vieille peinture avant d'appliquer la feuille de métal. La Figure 2 illustre l'application de la feuille mince de métal à la coque d'un navire. A mesare que la feuille de métal F est deroulée d'un rouleau de feuille de métal, on la presse sur la coque H au moyen d'un rouleau de pression 1 comportant une poignée 2. Le rouleau i est constitué, de préférence par du néoprène ou autre matière élastomère de manière à ce qu'il épouse étroitement la coque du navire et qu'il presse la feuille de métal en çontact étroit avec la coque sur toute la surface de la feuille de métal. Le rouleau 1 est revêtu, de préférence d'un composé de silicone ou autre revêtement non adhésif de manière à ce qu'il ne présente aucune tendance à se coller à la feuille de métal.Lors de l'application de la feuille de métal à un petit bateau présentant une section transversale de courbure appréciable, il est préférable dtap pliquer les bandes de feuille de métal soit en diagonale ou en verticale, comme le montre la figure 1, de manière à ce qu'elle épouse plus facilement la courbure de la coque. L'application de la feuille de métal doit être amorcée a l'arrière du navire et il est préférable de faire chevaucher légèrement les bandes successives de feuille de métal de manière à ce que le bord antérieur de chaque bande soit protégé par la bande antérieure suivante. Par conséquent, lorsque le navire se déplacera vers l'avant, l'eau n'aura aucune tendance à stintroduire au-dessous des bandes de feuille de métal.Lorsqu'on utilise un adhésif sensible à la chaleur, le rouleau I est convenablement chauffé ou un autre moyen est prévu pour chauffer la feuille de métal à mesure que celle-ci est appliquée à la coque. La figure 3 illustre de façon schématique, en coupe transversale agrandie, la façon dont la feuille de métal F est collée à la surface de la coque H à l'aide d'une couche d'adhésif intermédiaire A. L'épaisseur de la feuille de métal et de la couche d'adhésif sont exagérées à des fins de clarté. La couche d'adhésif entre la feuille de métal et la coque isole la feuille de métal de la coque lorsque cette dernière est constituée par un métal. Lorsqu'il s'agit d'une coque en bois, l'adhésif constitue un revêtement supplémentaire qui protège la coque. L'adhésif est d'une nature lui permettant de rester flexible et de conserver son adhésion pendant toute la vie de la couverture à base de la feuille de métal. Celle-ci, par conséquent, n'est pas endommagée par un choc susceptible d'être subi par la coque. Lorsque l'adhésif est d'une nature lui permettant de rester élastique et que son épaisseur est suffisante, il forme une couche servant de coussin entre la feuille de métal et la coque du bateau, ce qui lui permet de fournir une meilleure protection contre les dommages susceptibles d'être subis par la coque ou la couverture en feuille de métal à la suite de chocs. La couverture de feuille de métal selon la présente invention fournit une surface lisse et propre permettant de diminuer la résistance au déplacement du navire dans l'eau et permet ainsi au navire de réaliser une plus grande vitesse et efficacité. De plus, on a constaté que la couverture de feuille de métal fournit une protection préservative pendant une période de temps beaucoup plus longue qu'il n'était possible avec les peintures préservatives actuellement disponibles. REVEND I C ÂTI ON S 1.- Procédé de protection de la coque profilée d'un navire marin contre les excroissances marines, caractérisé en ce que l'on réalise une feuille mince de métal constituée par un métal préservatif sous forme de bande et lamine progressivement ladite bande de feuille de métal de façon à ce qu'elle épouse ladite coque par contact sous pression à l'aide d'une couche d'adhésif mise en place entre ladite bande de feuille de métal et la surface de la coque en vue de fixer par adhésion ladite feuille de métal sur toute sa surface à la surface extérieure de ladite coque profilée au-dessous de la ligne de flottaison, ladite feuille de métal étant suffisamment mince pour être facilement appliquée et suffisamment épaisse pour fournir une protection contre l'encrassement pendant une période de temps comprise entre deux et cinq années. 2.- Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que ladite feuille mince de métal est faite de cuivre ou d'un alliage de cuivre. 3.- Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que ladite feuille mince de métal présente une épaisseur comprise entre 0,05 mm et 2 mm. 4.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que ladite feuille de métal présente une épaisseur comprise entre 0,1 mm et 0,5 mm. 5.- Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que la liaison de ladite feuille de métal à ladite coque comprend le revêtement d'une face de ladite feuille de métal à l'aide d'un adhésif sensible à la pression le pressage de ladite face revêtue de la feuille de métal sur ladite coque. 6.- Procédé selon la revendication 5, caractérisé, en outre, par le fait que le revêtement de la face opposée de ladite feuille de métal, est effectué à l'aide d'un composé de silicone résistant à l'adhésion. 7.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la liaison de ladite feuille de métal à ladite coque comporte le revêtement de ladite coque et d'une face de ladite feuille mince de métal par un adhésif sensible à la chaleur et le pressage de la face revêtue de ladite feuille de métal sur ladite coque revêtue tout en appliquant de la chaleur à ladite feuille de métal. 8.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la liaison de ladite feuille de métal à ladite coque comporte le revêtement de ladite coque et d'une face de ladite feuille de métal par un adhésif à base d'élastomère et le pressage ensuite de la face revêtue de ladite feuille de métal sur ladite coque revêtue. 9.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite bande de feuille de métal présente une largeur de tordre de 15 cm à 30 cm et est réalisée sous forme d'un rouleau, ladite bande de feuille de métal étant déroulée dudit rouleau sur ladite coque. 10.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite bande de feuille de métal présente une largeur de l'ordre de 30 à 90 cm et est réalisée sous forme d'un rouleau, ladite bande de feuille de métal étant déroulée dudit rouleau sur ladite coque. 11.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdites bandes de feuille de métal sont appliquées à ladite coque transversalement par rapport à la direction de déplacement dudit navire vers l'avant et sont appliquées en succession depuis l'arrière vers l'avant dudit navire, de manière a ce que les bandes successives se chevauchent, l'écou- lement vers l'arrière de l'eau sur la coque au cours du déplacement du navire vers lavant n'ayant pas pour effet de soulever lesdites feuilles de métal à l'écart de la surface de la coque. 12.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit adhésif est d'une nature lui permettant de rester élastique et présente une épaisseur lui permettant de former une couche servant de coussin entre la feuille de métal et ladite coque.