La présente invention vise un dispositif destiné à permettre la transplantation de plants de végétaux pouvant atteindre 5 à 6 mètres de haut ou davantage et posséder des racines profondément implantées. On connaît déjà divers dispositifs destinés à la transplantation de plants ou d'arbres et associés à des engins de levage plus ou moins mobiles, ces dispositifs consistant essentiellement en aumoins deux lames destinées à percer le sol autour du plant à transplanter à distance suffisante de ce plant pour ne pas endommager au moins les racines vitales, et à ménager ainsi une motte de terre solidarisée de ce tronc par lesdites racines. Dans certains de ces dispositifs, les lames perçant le sol convergent vers la base du tronc, definissant ainsi une motte-conique et, souvent sectionnent une partie notable des racines; dans d'autres, la disposition des lames, plus complexe, assure la formation d'une motte de forme générale plus cylindrique dans laquelle intervient un sectionnement de la partie inferieure de cette motte. Cependant, dans tous les cas, après soulèvement des lames et de la motte qu'elles enserrent, au moyen d'un engin de levage approprié, la motte est déposée soit dans un bac, soit sur une bâche ou un grillage qui est ensuite développé autour de ladite motte pour son emballage. Dans tous les cas, après l'extraction de la motte, il est nécessaire de procéder à une opération de conditionnement de la motte pour libérer le dispositif de transplantation et permettre de l'utiliser autour d'un autre plant. On conçoit aisément que les dispositifs actuellement connus se prêtent mal à des opérations de transplantation de grande envergure, dans lequelles, par exemple, on réalise le reboisement de grandes étendues à partir de plants cultivés intensivement jusqu'à 5 à 10 ans d'âge, serrés initialement, avec des écartements faibles pour des raisons évidentes de meilleure utilisation du sol et aussi d'exclusion de la végétation parasite; la croissance des plants rend ensuite nécessaire leur éclaircissement, c'est-à-dire leur transplantation sur un terrain convenable avec des écartements appropriés entre arbres replantés. Le dispositif de transplantation selon la présente invention vise-notamment à permettre de telles opérations de reboisement dans des conditions économiques. Bien entendu, le dispositif selon l'invention permet également les opérations habituelles de transplantation auxquelles ont recours les paysagistes, pépiniéristes et arboriculteurs, ces opérations étant effectuées dans des conditions assurant la meilleure reprise de l'arbre transplanté. Le dispositif de transplantation selon l'invention, destiné à être associe à un engin de levage, comprend un châssis en deux ou plusieurs parties, enserrant un conteneur cylindrique ou de section polygonale, ouvert à ses deux extrémit ledit conteneur étant formé par un jeu de lames ou pelles à bord inférieur tranchant, ces lames étant réunies par leurs bords verticaux qui forment des glissières mâles et femelles complementaires, et ledit châssis étant fixe au bras de manutention de l'engin de levage. Selon un mode de réalisation de l'invention, ledit châssis comprend une partie fixe ou fourche comportant deux branches et un dos, ladite fourche étant articulee au bras mobile autour d'un axe horizontal. Selon un autre mode de realisation, ledit châssis comprend une partie amovible ou fermeture adaptée à venir se loger entre les extrémités des branches de la fourche. Selon encore un autre mode de realisation de l'invention, ledit châssis comporte intérieurement sur sa fourche et sur sa fermeture des éléments de garniture qui, lorsque les deux parties sont assemblées, définissent un contour polygonal fermé complémentaire de la section du conteneur. La constitution du conteneur permet de l'assembler autour du plant a transplanter, puis de l'enfoncer dans le sol au moyen de dispositifs fixés au châssis préalablement refermé autour de lui. Ce châssis, par le jeu du bras de levage, permet d'extraire le conteneur du sol, avec la motte qu'il contient, sans qu'il soit nécessaire de découper le dessous, la motte etant maintenue dans le conteneur par l'adhérence à la paroi interne du conteneur. Pour un meilleur maintien de la motte dans le conteneur, les moyens de fermeture du châssis sont également adaptes à realiser un serrage radial sur ledit conteneur développant une'adhérence supplémentaire sur la motte. Selon un autre mode de realisation de l'invention, le châssis est en outre articule entre les bras d'un étrier, autour d'un axe également horizontal, ledit étrier etant par ailleurs articulé au bras d'un vérin fixé au bras mobile de levage. On peut ainsi donner au châssis des mouvements d'oscillation et de cisaillement facilitant l'arrachement de la motte et permettant le déplacement du conteneur tant horizontalement que verticalement. En fait, le conteneur selon l'invention permet à la fois de prélever le plant, de le transporter, de le stocker si nécessaire et enfin, de le remettre en terre dans une cavite convenable; cette dernière opération de mise en terre est effectuée à l'aide du même châssis. Le cycle d'opérations susceptibles d'être mises en oeuvre à l'aide du dispositif selon l'invention permet que ces operations soient effectuees cas par cas sur un grand nombre de plants identiques, que l'on place sur la plate-forme d'un engin de transport et qui peuvent tous être transportés simultanément sur le lieu de la mise en terre. Ceci permet ainsi de limiter la durée de mobilisation du ou des engins de levage et de déplacement de ces engins. D'autres buts et avantages de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description suivante et des figures jointes, donnees à titre illustratif mais non limitatif. La Figure 1 est une vue éclatée du châssis de maintien et de guidage des pelles, constituant du dispositif selon l'invention, ce châssis étant représente fixé à l'extrémité du bras hydraulique d'un engin de terrassement. La Figure 2 illustre le même châssis referme autour de l'ensemble de pelles formant conteneur, également constituant le dispositif selon l'invention, ce châssis étant équipé de moyens pour la vibration et donc l'enfoncement des lames du conteneur. La Figure 3 est une vue de détail de ces moyens de vibration et d'enfoncement. La Figure 4 est une autre vue de détail des moyens de serrage équipant le châssis de la Figure 1. Sur ces figures: le dispositif selon l'invention, dans la forme de réalisation choisie et représentée, comprend un châssis 1, forme d'une fourche ouverte 2 et d'une fermeture amovible 3, destiné par la réunion de cette fourche et de cette fermeture à former un cadre résistant autour d'un ensemble de pelles 4, formant un conteneur 5 ét, également, à assurer le guidage de cet ensemble de pelles, comme il est décrit ci-dessous. La fourche 2 du châssis 1 est articulée par des moyens de fixation appropriés, à un bras mobile 6 de l'engin de levage 7 utilisé. Le conteneur 5 est constitué par une pluralite de pelles 4, quatre dans cet exemple, formees chacune par une lame metallique dont la partie inferieure 8 est tranchante et dont les bords verticaux forment des glissières male et femelle 9-10 complémentaires. De la sorte, on peut assembler ces lames les unes aux autres pour constituer un conteneur de section polygonale, ce dernier étant natu renflement démontable. Ces lames peuvent, par exemple, être réalisées à partir de profilés plans du commerce tels que des palfeuilles de la Société de endel, convenablement pliées selon des lignes longitudinales pour prendre un profil longitudinal. A partir d'un jeu de lames 4, il est possible de réaliser une série de conteneurs 5, de dimensions appropriées à-celles de la motte de terre à prélever et transplanter. Le châssis 1 comprend la fourche 2 constituee à partir de profilés en U, decoupés et soudés, disposés de manière que leurs ailes se fassent face, et ménageant deux branches 11 parallèles et un dos 12. A ce dos 12, est articulé, autour d'un axe 13 horizontal, le bras mobile 6 de l'engin de levage. Par ailleurs, un étrier 14 dont les extrémités 15 sont respectivement articu lées à chacune des branches 11 de la fourche 2, autour d'axes parallèles à l'axe 13, est articulé à son tour sur ledit bras mobile 6 par des biellettes coudes 16, par l'intermédiaire d'un axe 17 qui porte l'extrémité d'un vérin de levage 18 monté sur le bras mobile 6. La manoeuvre de ce vérin 18 permet ainsi de faire osciller la fourche 2 autour de l'axe 13 et, conjuguée à un déplacement du bras 6, permet le deplacement de cette fourche tant horizontalement que verticalement. Les branches 11 et le dos 12 reçoivent une garniture intérieure 19, en bois par exemple, definissant un contour polygonal complémentaire, en partie, de celui du conteneur 5; cette garniture laisse libres les extrémités desdites branches 11 qui peuvent ainsi recevoir, coulissant entre les ailes des profilés en U les formant, les extrémités de la fermeture 3. Cette fermeture est egalement réalisée à partir de profilés en U convenablement soudes et enserrant des éléments de garniture 20, en bois par exemple, définissant également un contour polygonal complementaire de celui du conteneur 5. Lorsque la fermeture 3 est en place dans la fourche 2, le châssis ainsi forme présente intérieurement un contour polygonal fermé complémentaire de celui du conteneur 5. Pour le maintien de la fermeture 3 dans la fourche 2, cette fermeture comporte latéralement deux axes 21 qui viennent se loger dans deux échancrures longitudinales 22 ménagées en bout des ailes 11 de la fourche. Deux loquets 23, articulés chacun à une desdites ailes, coiffent ces axes et verrouillent la fermeture en place. Pour faciliter la manoeuvre de la fermeture 3, on peut avantageusement articuler sur les axes 21.deux leviers 24 (Figure 2) et pour mieux assujettir la fermeture 3 dans la fourche 2, c'est-à-dire obtenir une bonne tenue mécanique du chassis 1, on peut non moins avantageusement prévoir le dispositif de serrage de la Figure 4. Sur l'axe 21 et entrainé en rotation par le levier 24 est monté un excentrique 25 qui coopere avec une portée 26 sensiblement circulaire du loquet 23; la rotation du levier 24 assure ainsi un serrage longitudinal de la fermeture 3. Par ailleurs, deux rondelles 27 et 28, présentant des portees hélicoidales complémentaires et respectivement solidaires du levier 24 et de l'axe 21, assurent par leur cooperation et lors d'une rotation du levier 24, un serrage transversal de la fermeture 3 entre les deux bras de la fourche 2. Pour la mise en oeuvre du dispositif selon l'invention, on met en place et assemble autour du plant à transplanter, un jeu de lames ou pelles 4 de dimensions convenables et appropriees à celles dudit plant, ces lames formant ainsi un tube prismatique autour du tronc de ce plant, et on referme le châssis, fourche et fermeture, autour de ces lames. On enfonce les lames dans le sol par tout moyen convenable, par exemple par poussée accompagnée ou non de vibrations, ou par battage. Le châssis assure le maintien et le guidage des lames pendant leur enfoncement; il peut avantageusement comporter des points de fixation des appareils d'enfonçage de ces lames, ainsi que de ceux servant, comme on le verra, à l'arrachement desdites lames. En effet, après enfoncement de l'ensemble des lames, on imprime par le bras 6 et le vérin 18, des mouvements de rotation, basculement et arrachement destinés à produire un cisaillement du terrain autour de la motte contenue dans ces lames. Ce cisaillement opéré, on soulève l'ensemble des lames qui forme alors conteneur de ladite motte qui est retenue entre les lames par simple friction. Pour faciliter l'enfoncement, on peut, comme on l'a déjà évoqué ci-dessus, munir le châssis de moyens de vibrations tels que 29, montés sur ledit châssis et attaquant chacune des lames 4 (Figures 2 et 3). Des mâchoires 30 sont portées à cet effet par les vibrateurs 29. On dépose ensuite le conteneur, avec son plant, sur une aire de déchargement, qui peut être la plate-forme d'un engin mobile et on sépare le châssis dudit conteneur. Le plan reste ainsi stocké le temps nécessaire dans son conteneur sans risque de détérioration de la motte. Il peut être repris et manipulé sans plus de risques. Par la suite, le même châssis reprendra le conteneur pour le déposer dans une cavite convenable ménagée à la tarière par exemple au lieu de la transplantation et assurera, par le jeu de l'engin de levage associé, l'arrachement des lames du terrain. Les lames sont alors récupérées pour une nouvelle opération. On peut avantageusement prévoir un système de lubrification des pelles pour faciliter leur glissement dans le terrain. Bien entendu, la présente invention n'est nullement limitée aux modes de realisation décrits et représentés; elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans que l'on ne s'écarte de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Dispositif de transplantation destiné à être associé à un engin de levage, ce dispositif comprenant un châssis en deux ou plusieurs parties, enserrant un conteneur cylindrique ou de section polygonale, ouvert en ses deux extrémités, ledit conteneur étant formé par un jeu de lames ou pelles à bord inférieur tranchant, ces lames etant réunies par leurs bords verticaux qui forment des glissières mâles et femelles complémentaires, et ledit châssis étant fixe au bras de manutention de l'engin de levage. 2.- Dispositif selon la revéndication I, caractérisé en ce qu'il comprend une partie fixe ou fourche comportant deux branches et un dos, ladite fourche étant articulee au bras mobile autour d'un axe horizontal. 3.- Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qulil comprend une partie amovible ou fermeture adaptée à venir se loger entre les ex trémites des branches de la fourche. 4.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que ledit châssis comporte intérieurement sur sa fourche et sur sa fermeture des éléments de garniture qui, lorsque les deux parties sont assemblees, définissent un contour polygonal fermé complémentaire de la section du conteneur. 5.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les moyens de maintien de la fermeture sur le châssis sont salement adaptés à réaliser un serrage tant axial que longitudinal de ladite fermeture sur les bras de la fourche. 6.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le châssis est en outre articulé entre les bras d'un étrier, autour d'un axe également horizontal, ledit étrier étant par ailleurs articulé au bras d'un vérin fixé au bras mobile de levage. 7.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que des moyens de vibration portés par le châssis sont associés à chacune des lames du conteneur.