La présente invention a pour objet un système de saisie de données. Elle trouve une application dans l'acqul- sltion et le traitement numérique de données, notamment en spectrométrie de masse. On sait qu'il existe plusieurs manières de saisir puis de traiter les données issues d'un appareil, par exemple d'un spectromètre de masse. Le spectromètre de masse peut être connecté directement sur un ordinateur industriel (système dit "en ligne" ou "on line" en terminologie anglo-saxonne). Cette solution présente l'inconvénient de nécessiter que spectromètre et ordinateur soient placés à proximité l'un de l'autre. De plus elle conduit à immobiliser l'ordinateur pour cette application. Selon une autre manière de procéder, un mini-ordinateur spécialisé dans cette application est couplé au spectromètre de masse. Cette solution peut être plus économique que la précédente si la méthode d'exploitation des données est simple, ce qui autorise un mini-ordinateur de taille réduite. Il subsiste néanmoins un inconvénient lié à la nécessité de spécialiser le personnel en informatique pour une seule application et de multiplier les mini-ordinateurs avec le nombre d'applications envisagées. Selon une autre manière de procéder, on utilise un ordinateur de taille moyenne polyvalent. Mais de tels ordinateurs ne sont généralement pas équipés d'entrées et sorties analogiques et numériques. De tels ordinateurs excluent donc les couplages en liaison directe jon line). La solution qui évite ces inconvénients consiste à effectuer la saisie des données à traiter indépendamment de l'ordinateur et à inscrire ces données par exemple sur une bande magnétique compatible avec les dérouleurs de bandes d'un ordinateur. Cette solution nécessite donc l'utilisation d'enregistreurs fonctionnant avec des bandes compatibles avec les dérouleurs des ordinateurs, par exemple, les bandes magnétiques dites de 1/2 pouce. Mais ces enregistreurs et ces dérouleurs sont d'un prix très élevé. L'invention a 7justement pour objet un système de saisie de données qui évite ce dernier inconvénient tout en conservant les avantages indiqués, car il utilise des dérou leurs à cassettes magnétiques numériques de très hautes performances, proches de celles des dérouleurs compatibles, mais dont le prix est d'environ un ordre de grandeur plus faible. De plus, selon l'invention, on réalise une autre économie dans le mode d'introduction des données dans l'ordinateur, lorsque celui-ci ne comprend pas de dérouleurs. En effet, au lieu d'associer & cet ordinateur un tel dérouleur, qui est coûteux, on peut soit utiliser les entrées et sorties numériques s'il s'agit d'un ordinateur industriel, soit disposer à sa périphérie un ordinateur industriel moins coûteux qu'un dérouleur compatible et qui reçoit les données d'un dérouleur de cassettes identique & celui qui a effectué la saisie des données, mais qui n'effectue que la lecture. Ainsi, le système de saisie de données de l'invention est particulièrement économique et comme il est utilisé en mode déconnecté (en terminologie anglo-saxonne : "off line") il peut être utilisé pour un grand nombre de postes de mesure situés a des distances quelconques de l'ordinateur de traitement. De façon précise, la présente invention a pour objet un système de saisie de données comprenant un système d'acquisition apte a enregistrer lesdites données, associé, lors de la restitution des données enregistrées, a un système de lecture, caractérisé en ce que le système d'acquisition comprend a ) des moyens pour convertir chaque donnée en un signal numérique, b) un dérouleur de bande magnétique numérique et ses circuits d'écriture qui enregistrent ledit signal numérique. Dans une variante avantageuse, ce système est complété par un système inverse, qui a pour fonction de relire la cartouche magnétique numérique et de restituer la tension analogique, ce qui permet à l'opérateur de contrôler la validité de la numérisation et de l'enregistrement. Un tel système de contrôle est constitué par a) un lecteur de la bande contenue dans ledit dérouleur de bandes, lequel lecteur délivre un signal codé en numérique correspondant au signal enregistré, b) des moyens pour convertir ledit signal numérique en signal analogique qui restitue la donnée analogique saisie. Lors de la restitution des données en vue de leur traitement par un ordinateur, les bandes magnétiques numériques ayant enregistré les données peuvent être lues par un système comprenant a) un lecteur desdites bandes magnétiques numériques, qui délivre un signal codé en numérique correspondant au signal enregistré, b) des moyens pour transcoder ledit signal codé en un signal binaire, c) des moyens pour adapter ledit signal binaire aux organes de calcul ultérieurs. Dans une variante privilégiée, les moyens pour con vertir chaque donnée en un signal numérique comprennent a) un échantillonneur à mémoire qui reçoit lesdites données sous forme analogique et délivre des échantillons analo giques, b ) un convertisseur analogique-numérique à 1 entrée et N sorties qui reçoit chaque échantillon analogique et le convertit en un mot binaire parallèle à N bits apparais sant sur les N sorties, c) une mémoire-tampon à N entrées reliées aux N sorties du convertisseur analogique-numérique et qui mémorise ledit mot binaire, ladite mémoire étant associée à des circuits d'écriture et de lecture, d) un multiplexeur à N entrées et 1 sortie qui reçoit de la mémoire le mot binaire parallèle mémorisé à N bits et qui le transforme en un mot binaire série à N bits, e) un transcodeur qui reçoit ledit mot binaire série et le transcode en un signal codé en numérique inscriptible sur une bande magnétique. Dans une telle variante, les moyens pour transcoder le signal obtenu après lecture comprennent a) un transcodeur qui reçoit ledit signal codé et le transcode en un mot binaire série à N bits, b) un démultiplexeur à 1 entrée et N sorties qui reçoit dudit transcodeur le mot binaire série à N bits et le transforme en un mot binaire parallèle à N bits. De toute façon, les caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront mieux après la description qui suit, d'exemples de réalisation donnés à titre explicatif et nullement limitatif, en référence aux dessins annexés sur lesquels - la figure 1 est un schéma synoptique du système d'acquisition de données, avec son système inverse de contrôle, - la figure 2 est un schéma synoptique du système de lecture de données, - la figure 3 est un schéma synoptique du circuit d'échantillonnage et de conversion analogique-numérique, - la figure 4 est un schéma synoptique de la mémoire, - la figure 5 est un schéma synoptique du circuit démultiplexeur, - la figure 6 illustre le code binaire utilisé pour chaque mot série, - la figure 7 est un schéma synoptique du transcodeur du système de saisie, - la figure 8 illustre le code en modulation de phase et donne un chronogramme illustrant le fonctionnement du transcodeur, - la figure 9 est un schéma synoptique du transcodeur du lecteur de données, - la figure 10 est un chronogramme expliquant la restitution du mot binaire série, - la figure 11 est un schéma synoptique d'un circuit démultiplexeur. La figure 1 représente le schéma synoptique du système de saisies de données de l'invention. Il comprend a) des moyens 10 recevant sur leur entrée 12 le signal analogi que délivré par l'appareil de mesure non représenté, qui peut être un spectromètre de masse, et qui sont aptes à convertir ce signal en un signal numérique, b) une mémoire tampon 14 recevant ledit signal numérique, c) des moyens 16 pour transcoder le signal numérique mémorisé en un signal codé numérique susceptible d'être inscrit sur une bande magnétique numérique 18 déroulée par un dérouleur de cassettes 20, d) une première horloge 22 commandant les moyens de conversion 10 et l'écriture dans la mémoire 14, e) une seconde horloge 24 commandant la lecture de la mémoire 14 et les moyens 16 de transcodage, Dans une variante avantageuse, ce système de saisie se double d'un système de contrôle de l'enregistrement numérique qui comprend une chaine inverse, à savoir a) des moyens 26 pour transcoder le signal numérique provenant de la lecture de la bande enregistrée, lesquels moyens sont reliés à la mémoire 14, b) des moyens 28 pour convertir en analogique le signal numérique lu dans la mémoire et pour restituer ainsi le signal analogi que saisi par l'ensemble. La comparaison entre le signal d'origine et le signal saisi peut se faire au moyen d'un enregistreur non représenté, qui ne fait pas partie de l'invention. La figure 2 représente un schéma synoptique du système de lecture de données. Il comprend un lecteur 30 de bandes magnétiques numériques, lecteur qui délivre un signal codé en numérique, des moyens 32 pour convertir ledit signal en un signal binaire adapté, par un circuit interface 34, à des organes de calcul ultérieurs qui ne font pas partie de l'invention. A titre explicatif et conformément à ce qui a déjà été indiqué plus haut, ces organes de calcul peuvent être par exemple un système 38 du type IBM 7 couplé à un ordinateur 40 du type IBM 1130. La con nexion 42 véhicule alors des ordres provenant du lecteur de bandes 30 et dirigés vers le calculateur 38. Réciproquement la connexion 44 véhicule des ordres provenant du calculateur 38 vers le lecteur de bandes 30. La figure 3 est un schéma synoptique des moyens 10 représentés sur la figure 1. Il comprennent essentiellement un échantillonneur à mémoire 50, qui reçoit sur son entrée 12 (qui est l'entrée du système) la donnée analogique à saisir, et un circuit convertisseur analogique-numérique 52 relié à l'échantillonneur 50. Le circuit 52 a N sorties parallèles, si le mot binaire de conversion est à N bits. Sur la figure 3 et à titre explicatif N est égal à 12. Les 12 sorties sont repérées par les références a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, 1 Les circuits 50 et 52 sont commandés par des moyens 54 donnant la fréquence d'échantillonnage. A titre explicatif, le circuit 50 peut être du type SHA 1A commercialisé par la Société Analog Devices. Le circuit 52 peut être du type ADC 12 QZ de la même Société Analog Devices. Son temps de conversion est de 40 microsecondes pour 12 bits. La conversion s'effectue pendant la période de maintien de l'échantillonneur 50. Ces deux circuits et leurs moyens de commande sont bien connus de l'homme de l'art. La figure 4 est un schéma synoptique de la mémoire qui peut être utilisée de préférence dans l'invention. C'est une mémoire tampon a 16 bits qui est placée entre la sortie du convertisseur analogique-numérique 52 de la figure 3 et l'entrée du circuit de transcodage portant la référence 26 sur la figure 1. Une telle mémoire est avantageusement utilisée car, d'une part, le flot de données produit par le convertisseur dépend de la fréquence d'échantillonnage et, d'autre part, la cadence d'inscription sur la bande magnétique est fixe et dépend des caractéristiques du circuit de codage et de l'enregistreur. Sa conception et son organisation résultent des constatations et faits suivants : l'ordre de production de la succession des mots binaires n'a pas besoin d'être changé dans cette application, de sorte qu'une mémoire à accès aléatoire ne s'impose pas. On peut donc utiliser un système dans lequel le premier mot entré est aussi le premier mot sorti, c'est-à-dire un système type "FIFO" (signifiant en terminologie anglo-saxonne "First in - First out"). La mémoire est organisée en deux zones de 128 mots de 16 bits chacune, référencée 54 et 56. Ces deux zones peuvent par exemple comprendre des circuits MM 5055 de National Semiconductor, qui sont des quadruples registres a décalage statique de 128 bits. Les entrées a,b,c m,n,o,p, sont communes aux deux zones.La sortie de la mémoire est connectée sur les deux zones 54 et 56, au moyen des interrupteurs 62 et 64 qui sont par exemple du type DM 8095 de National Semiconductor. Entre l'entrée et la sortie le signal binaire se retrouve avec son état d'origine. L'état de ces circuits 62 et 64 est déterminé par deux signaux de commande véhiculés, l'un par la connexion 66 et déterminant la zone d'écriture et l'autre par la connexion 68 et déterminant la zone de lecture. L'horloge de chaque zone de mémoire est produite par un circuit monocoup, 70 pour la zone 54 et 72 pour la zone 56. Chaque monocoup de zone est commandé, soit par l'horloge d'entrée 74, soit par l'horloge de sortie 76 suivant l'état des circuits 59, 61, 63 et 65 qui sont analogues aux circuits 62, 64. Les circuits 69, 71 et 73 sont des portes inverseuses. Les 16 sorties de la mémoire sont référencées a', b', c' , m',n',o',p'. Ainsi, ces circuits permettent l'écri- ture dans une zone de la mémoire et simultanément la lecture dans l'autre. La figure 5 est un schéma synoptique d'un circuit permettant de transformer le mot binaire parallèle extrait de la mémoire en un mot série. Ce circuit qui porte la référence 80, possède 16 entrées reliées aux sorties a', b', c', ..... n',o',p', de la mémoire, une entrée de commande 82 et une sortie 84. Ce circuit est un multiplexeur qui peut être par exemple du type SN 74150 de Texas Instruments. Le circuit 80 transforme le mot binaire parallèle qu'il reçoit en un mot série véhiculé par sa connexion de sortie 84. Un tel mot binaire série est représenté sur la figure 6 dans le cas d'un code dit "non retour au niveau zéro", ou, en terminologie anglo-saxonne code NRZ-L (pour "Non return to Zero-level"). La figure 7 est un schéma synoptique d'un circuit transcodeur permettant de transformer le mot binaire série obtenu par le circuit précédent en un mot dans autre code. Le code choisi ici est le code en modulation de phase (ou en terminologie anglo-saxonne code "bi-phase-Space"). Ce code est défini notamment par les normes publiées dans "Inter-Range Instrumentation Group" Pulse Code Modulation (PCM) Standards, Telemetry Working Group - Document 106-71 page 40. Ce code se définit comme suit - une transition se produit au début et à la fin de la période dont la durée représente un bit. Un état "1" est représenté par l'absence de changement de phase (c'est-à-dire par une transition) au milieu de la période de bit. Un état "0" est représenté par une rotation de phase de 1800 (c'est-à-dire par l'absence de transition) au milieu de la période de bit. La figure 8 illustre un mot dans ce code, à la dernière ligne référencée 90. Ce mot correspond à 0010110. C'est un mot de cette nature qui est obtenu par le circuit de la figure 7. Ce circuit comprend une porte logique inverseuse 86 dont l'entrée est reliée par la connexion 84 au circuit démultiplexeur de la figure 5 ; cette porte reçoit donc le mot binaire série, repré senté sur la première ligne de la figure 8, référencée 84 (c'est ici le mot 0010110...). La porte 86 délivre le mot série complémentaire sur sa sortie 85 (représenté sur la deuxième ligne de la figure 8, référencée 85). - une bascule 87, par exemple de type SN 7473 de Texax Instruments, dont la sortie Q est utilisée et délivre le signal en créneau représenté sur la troisième ligne de la figure 8, référencée Q de 87. - une porte NON-ET 88, qui reçoit sur ses entrées le mot binaire série complémenté et le signal issu de la sortie Q de la bascule 87. Cette porte peut par exemple être du type SN 7400. - une bascule 89 de type JK, par exemple de type SN 7473 dont la sortie 90 délivre le signal codé en modulation de phase. Le signal appliqué sur les entrées J et K est représenté sur la 4ème ligne de la figure 8, référencée "J et K (89)". - un circuit monocoup 91, dont la sortie Q véhicule les impulsions de la ligne 5 de la figure 8, référencée "Q (91)". Ce circuit peut être par exemple du type SN 74121. Il commande de la bascule 89. Le chronogramme de la figure 8 explique la transformation par un tel circuit, du mot série représenté à la première ligne en un mot codé en modulation de phase re présenté à la dernière ligne dans le code défini plus haut. A titre explicatif, les impulsions délivrées par la sortie Q du circuit 91 peuvent avoir une largeur de 1,3 #s et la durée d'un bit peut être de 20,8 us La cadence de sortie du circuit de codage de la figure 7 est de 48.000 bits par seconde. L'intérêt du code en modulation de phase est double. En premier lieu son spectre en fréquence est étroit puisqu'il est constitué par deux fréquences dont l'une est le double de l'autre. Il n'est donc pas nécessaire que l'électronique de transmission d'un signal transposé dans ce code passe le continu. En second lieu, ce code contient sa propre horloge, si bien qu'une seule ligne de transmission, donc, dans le cas de l'invention, une seule piste sur la bande magnétique, transmet l'information binaire et la fréquence d'horloge qui lui est associée. Le signal qui a été codé en numérique dans le code à modulation de phase est inscrit sur la bande magnétique d'un dérouleur tel que 20, sur la figure 1. Un tel dérouleur peut, par exemple, être analogue à l'appareil 2021 commercialisé par la Société MDS. Cet appareil est en même temps lecteur et enregistreur. Il peut donc servir également pour la restitution du signal numérique enregistré vers les circuits de traitement. Le système de lecture est maintenant décrit à l'aide des figures 9 à 11. Un circuit de lecture est représenté sur la figure 9. Il comprend tout d'abord un lecteur 100 qui délivre un signal numérique correspondant au signal numérique inscrit sur la bande magnétique lue. Ce signal est véhiculé par la connexion 101. Il est représenté sur la première ligne du chronogramme de la figure 10, sous la référence 101. Le signal correspond a celui de la dernière ligne du chronogramme de la figure 8. Le circuit 102 qui suit est un circuit différentiateur. Il reçoit le signal de lecture et engendre une impulsion à chaque changement de niveau du signal d'entrée, sur sa connexion de sortie 103. Ces impulsions sont représentées sur la 2ème ligne de la figure 10, sous la référence 103. Le circuit 104 est un circuit monocoup, par exemple du type SN 74121 ; il est attaqué par la retombée de chaque impulsion différentiée. Sa durée, de 14 micro-secondes par exemple, est comprise entre le temps séparant les impulsions engendrées par une succession de "1", soit 10,4 micro-secondes, et le temps séparant les impulsions engendrées par une succession de "0", soit 20,8 micro-secondes.Les impulsions représentant la transition du milieu de la période de bit (et signalant des "1" dans le code en modulation de phase) seront inopérantes puisqu'intervenant pendant la durée du monocoup. Le circuit 104 délivre sur sa sortie Q les impulsions d'horloge restituées, représentées sur la troisième ligne du chronogramme de la figure 10, sous la référence Q (104). La fréquence restituée est ici de 48 kHz. Une porte logique 106, de type NON-ET, reçoit les impulsions véhiculées par la connexion 103 et les impulsions issues de la sortie Q du monocoup 104. Elle transmet, sur sa sortie 107, des impulsions uniquement pendant la période du monocoup 104 (cinquième ligne de la figure 10, référencée~107). Ces impulsions déclenchent le circuit monocoup 108, qui est par exemple du type SN 74121 ; ce monocoup est déclenché uni quement lorsqu'une impulsion représentative d'un "1" est pré sente sur l'entrée 101. Cette impulsion apparat sur la sortie Q de 108 (ligne 6 de la figure 10, référencée Q (108)). La durée du monocoup 108 est ajustée également à 14 micro-secondes, de façon à englober la limite entre deux impulsions d'horloge successives. La remontée marquant la fin de chaque impulsion d'horloge véhiculée par la connexion 105 reliée à Q de 104, déclenche une bascule 110, par exemple du type SN 74100, car chaque impulsion est appliquée, par la connexion 105, sur son entrée horloge 111.La sortie 112 de cette bascule 110 présente un "1" si un "1" est présent sur l'entrée de 110 (cest- -dire à la sortie Q de 108) au moment ou une impulsion d'horloge lui est appliquée. La sortie 112 délivre donc le mot binaire série reconstitué (dernière ligne de la figure 10, référencée 112), qui correspond au mot véhiculé par la sortie 84 du circuit démultiplexeur (représenté sur la première ligne de la figure 8) La transformation de ce mot binaire série en un mot binaire parallèle peut s'effectuer à l'aide d'un circuit démultiplexeur constitué par exemple par un registre à décalage. C'est ce qui représente sur la figure 11, où le registre à décalage est composé de deux registres 114 et 116 montés en série, dont l'entrée du premier reçoit le mot binaire issu de la bascule 110 par l'intermédiaire de la connexion 112. Ces registres peuvent être par exemple du type SN 74164. Les deux registres 114 et 116 ont leurs entrées respectivement 115 et 117 reliées à la sortie Q d'un circuit monocoup 120, commandé par la remontée de chaque impulsion d'horloge restituée par le circuit 104 de la figure 9. La fin de chaque impulsion délivrée par le monocoup 120 fait avancer d'un pas les regis- tres à décalage 114 et 116, de sorte que le mot binaire série se trouve peu à peu chargé intégralement. Les bits correspondants apparaissent, en fin de chargement, sur les connexions a", b", , c , d n , o" , p". Les circuits des figures 9 et 11 peuvent être utilisés pour le système inverse représenté sous la référence 26 dans le schéma synoptique de la figure 1. Dans ce système inverse le convertisseur numérique analogique peut être par exemple du type DAC 12 QZ de Analog Devices. Le mot binaire parallèle reconstitué à la sortie du circuit de la figure 11, correspond à la valeur de l'échantil ion saisi initialement par le système de saisie de la figure 1. Le traitement de ce mot peut alors être entrepris dans les organes ultérieurs de calcul, qui ne font pas partie de l'in- vention. Il va de soi qu'on ne sortirait pas du cadre de 1 'invention en n'utilisant pas de convertisseur analogiquenumérique pour saisir les données qui seraient déjà codées en numérique. On ne sortirait pas non plus du cadre de l'invention en n'utilisant pas d'échantillonneur. On peut également placer un multiplexeur analogique avant l'échantillonneur et ainsi, par exemple, multiplexer 16 voies analogiques repérées par les 4 premiers bits du mot, et convertir chacune en un mot comprenant les 12 bits suivant du mot de 16 bits. En lecture, un sélecteur de canal, décodant le repérage de voie à 4 bits, permet de reconstituer une voie analogique parmi les 16 enregistrées. On peut aussi, multiplexer et repérer plusieurs voies déjà numérisées. L'application au traitement numérique des spectres de masse n'a été citée qu'à titre explicatif, parce qu'elle constitue une application privilégiée du système de l'invention, mais il va de soi que ce système peut être employé pour saisir n'im porte quelles données dont on veut effectuer un traitement numérique, en particulier pour l'étude des spectres optiques, ou de résonance paramagnétique électronique. REVENDICATIONS 1. Système de saisie de données comprenant un système d'acquisition apte à enregistrer lesdites données, associé, lors de la restitution des données enregistrées, à un système de lecture, caractérisé en ce que le système d'acquisition comprend a) des moyens pour convertir chaque donnée en un signal numérique, b) un dérouleur de bande magnétique numérique et ses circuits d'écriture, qui enregistrent ledit signal numérique. 2. Système selon la revendication 1, caractérisé en ce que le système d'acquisition de données comprend en outre un circuit de contrôle constitué par a) un lecteur de la bande contenue dans ledit dérouleur de bandes, lequel lecteur délivre un signal codé en numérique correspondant au signal enregistré, b) des moyens pour convertir ledit signal numérique en signal analogique qui restitue la donnée analogique saisie. 3. Système selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le système de lecture comprend a) un lecteur desdites bandes magnétiques numériques, qui délivre un signal codé en numérique correspondant au signal enregistré, b) des moyens pour transcoder ledit signal codé en un signal binaire, c) des moyens pour adapter ledit signal binaire aux organes de calcul ultérieurs. 4. Système selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens pour convertir chaque donnée en un signal numérique comprennent a) un échantillonneur a mémoire qui reçoit lesdites données sous forme analogique et délivre des échantillons analogi ques, b) un convertisseur analogique-numérique à 1 entrée et N sorties qui reçoit chaque échantillon analogique et le convertit en un mot binaire parallèle à N bits apparais sant sur les N sorties, c) une mémoire-tampon a N entrées reliées aux N sorties du convertisseur analogique-numérique et qui mémorise ledit mot binaire, ladite mémoire étant associée à des circuits d'écriture et de lecture, d) un multiplexeur à N entrées et 1 sortie qui reçoit de la mémoire le mot binaire parallèle mémorisé à N bits et qui le transforme en un mot binaire série à N bits, e) un transcodeur qui reçoit ledit mot binaire série et le transcode en un signal codé en numérique inscriptible sur une bande magnétique. 5. Système selon les revendications 2 et 4, caractérisé en ce que les moyens du circuit de contrôle pour convertir ledit signal numérique en signal analogique restituant la donnée analogique saisie comprennent a) un transcodeur qui reçoit ledit signal numérique lu et le transcode en un mot binaire série à N bits, b) un convertisseur 1 entrée et N sorties recevant ledit mot binaire série à N bits et le transformant en un mot binaire parallèle à N bits, les N sorties dudit convertisseur étant reliées aux N entrées de la mémoire tampon, c) un convertisseur numérique-analogique à N entrées et 1 sortie, qui reçoit de ladite mémoire tampon un mot binaire parallèle à N bits et le transforme en un signal analogique qui restitue la donnée analogique saisie. 6. Système selon la revendication 3, caractérisé en ce que les moyens pour transcoder le signal codé obtenu après lecture comprennent a) un transcodeur qui reçoit ledit signal codé et le transcode en un mot binaire série à N bits, b) un démultiplexeur à 1 entrée et N sorties qui reçoit dudit transcodeur le mot binaire série à N bits et le transforme en un mot binaire parallèle à N bits. 7. Système selon l'une quelconque des revendications 4 et 6, caractérisé en ce que ledit transcodeur du système d'acquisition de données transcode un signal binaire série en un signal codé en modulation de phase qui est le signal enre gistré sur la bande magnétique et en ce que lesdits transcodeurs du système de lecture de données et du circuit de contrôle transcodent un signal qui est codé en modulation de phase en un signal binaire série. 8. Système selon l'une quelconque des revendications 4 et 7, caractérisé en ce que les mots binaires série sont en code "non retour à zéro". 9. Application du système selon l'une quelconque des revendications précédentes l'acquisition et au traitement numérique des données issues d'un spectromètre notamment de masse.