L'invention concerne un procédé pour la récupération de métaux nobles à partir de gisements de minerais souterrains. Un procédé connu pour la récupération de métaux nobles à partir de gisements de minerais souterrains met en oeuvre a lixiviation in situ du dépôt, On pompe ou injecte dans le dépôt souterrain un lixiviants ou une solution de lessivage, qui dissout le métal. Cette solution ainsi enrichie contenant le métal noble dissous est remontée au-dessus du sol où l'on récupère le métal. Après cette récupération, la solution désormais stérile est habituellement réinjectée dans le gisement. La possibilité de remettre en circulation ou de recycler d'une façon essentiellement continue la solution de lessivage est au moins grandement désirable, sinon nécessaire, dans ces schémas d'exploitation de mines in situ par dissolution. Pour maintenir l'efficacité de la solution de lessivage affaiblie, il est nécessaire de la régénérer, au moins périodiquement, avec des composants assurant la solubilisation. Les techniques d'exploitation de mines par des solutions opérant in situ soulèvent de nombreux problèmes qui compromettent le succès de cette technique. Les solutions de lessivage réagissent fréquemment avec des minéraux autres que les métaux nobles recherches, de sorte que les solutions se souillent de matières indésirables0 Il peut être difficile ensuite de séparer ces contaminants dissous des métaux nobles désirés egalement dissous. Des proportions importantes de composés lixiviants onéreux peuvent être perdus en dehors de ce qui est récupéré dans le dépôt souterrain. Une recirculation prolongée continue des solutions de lessivage peut avoir un effet défavorable sur la nappe aquifère car des ions peuvent être capturés par les dépots minéraux et être retenus dans ou près de la zone dvexploitation minière longtemps après que cette opération est achevée et être libérés dans la couche aquifère où ils auront un effet défavorable sur la qualité de l'eau. D'importants travaux de restauration peuvent être imposés pour interdire ou réduire au minimum ces effets défavorables. L'eau que lton peut trouver sur le site est une ressource précieuse pour d'autres fins que celle de ltexploi tation minière et ne doit pas être contaminée d'une façon qui affecterait ses autres emplois. L'eau souterraine saturée de corps minéraux contenant des oxydes, sulfures ou carbonates de métaux tels que uranium, cuivre, nickel, molybdène, rhénium, sélénium et vanadium sont des exemples de ce que l'on peut envisager pour l'exploitation minière in situ par dissolution. L'uranium est un exemple de métal de base particulièrement précieux. Les techniques d'exploi- tation minière en solution, connues pour la récuperation de l'uranium et d'autres métaux basiques peuvent faire appel aussi bien a' des solutions de lessivage acides qu'à des solutions alcalines. Quand le gisement de minerai contient des proportions importantes de calcite, le lixiviant alcalin carbonate-bicarbonate présente des avantages particuliers.Les lixiviants de carbonate-bicarbonate d'ammonium ou de sodium sont tous deux connus comme avantageux du fait qu'ils sont moins corrosifs que les lixiviants acides et se montrent plus sélectifs pour la dissolution et, ensuite, la séparation de l'uranium des autres métaux. On considère maintenant que l'uranium est présent dans les gisements sous sa forme tétravalente, réduite, et donc insoluble, et doit être oxydé en sa forme hexavalente soluble, soit avant, soit pendant la lixiviation. Les gisements qui se prêtent aux travaux dsexploi- tation minière in situ par dissolution sont typiquement constitués d'une strate perméable située entre deux strates imperméables. Les solutions de lessivage peuvent alors être envoyées dans les limites de la strate, riche en métal formant base, perméable. Cette strate perméable pourra être ensuite remise dans un état aussi voisin que possible de son état primitif. Si cette strate perméable est capable de fournir des quantités considérables d'veau pour des puits ou des sources, on devra diriger son attention et ses efforts de façon à ramener au plus faible niveau possible le trouble apporté dans la qualité primitive de l'eau, et/ou, de façon à rendre à cette eau sa qualité primitive Si elle a été défavorablement affectée par les compositions injec- tées en recirculation.Des mesures initiales ou des mesures faites suivant une ligne d'opération, par exemple la ligne TDS (total des solides dissous), faites sur les eaux de la nappe aquifère ou sur les eaux de la formation, donneront les chiffres de la composition originale de l'eau. Après que l'on a extrait le métal basique, mais avant que l'on considère comme achevée l'exploitation minière in situ, on doit ordinairement ramener l'eau de la formation à un niveau acceptable suffisamment voisin de la qualité précédemment constatée. Dans les procédés connus jusqu'ici, la fabrication initiale et/ou la reconstitution du lixiviant a été particuliè rement cause de troubles en raison de leurs effets de perturbation sur l'environnement en particulier sur les eaux de la formation géologique. La remise au moins approximative au niveau initial ou au niveau de la ligne d'opération s'est montrée, dans certains cas > difficile, a pris beaucoup de temps et a été en conséquence onéreuse. L'invention a en conséquence pour but de réaliser un procédé pour créer, et maintenir ou reconstituer une solution lixiviante ou lessivante d'une manière qui la rende particuliè rement appropriée pour l'exploitation minière in situ par dissolution, ce procédé étant exempt de perturbations de ltenvironne- ment ou les ramenant au minimum. A cet effets l'invention a pour objet un procédé pour récupérer un métal noble a' partir d'une zone minière souterraine qui comprend une opération où l'on met en contact le métal noble avec une solution de lixiviation contenant une sorte d'ion assurant la solubilisation de ce métal, la solubilisation rédui sant la concentration de la sorte d'ion efficace, puis on reprend la solution de lixiviation chargée, on récupère le métal noble à partir de cette solution chargée, et on met en contact la solution de lixiviation avec une résine échangeuse d'ions sous la forme de la sorte d'ions efficace de façon à augmenter la concentration qui avait été réduite. L'invention s'étend également à un procédé où l'on retire d'une formation géologique une solution aqueuse qui comprend des premiers anions autres que des ions bicarbonate, on convertit ces premiers anions en ions bicarbonate de façon à réaliser une solution de lixiviation bicarbonatée, on injecte cette solution dans le gisement de minerai pour dissoudre le métal noble soluble, on reprend la solution de lixiviation chargée, et on récupère le métal noble de cette solution chargée. Le lixiviant est créé et/ou reconstitué en convertissant des sortes d'ions inactifs qui sont présentes dans de l'eau dont on dispose, ou dans des lixiviants usés à base aqueuse, en sortes d'ions ayant une activité lixiviante. Des ions perturbateurs tels que Cl et S04 sont convertis en ions HC03, actifs pour la lixiviation d'un métal soit pour créer initialement, soit pour reconstituer les lixiviants quand ils sont usés. L'utilisa- tion de résines echangeuses dtions pour effectuer la conversion en ions HC03 - évite l'introduction de cations perturbateurs et permet la formation du lixiviant, et son maintien, quand il est en circulation, à sa concentration en HCO3-, avec des effets nuisibles nuls, faibles, ou minimum sur l'environnement. Une caractéristique de l'invention concerne d'abord la conversion en solution de lessivage d'une eau saumâtre saline provenant de la formation que l'on peut trouver, par exemple, dans les forages faits sur le site d'un nouveau champ d'exploitation minière. En accord avec les pratiques de salubrité concerne nant l'environnement, on souhaite utiliser l'eau disponible dans des conditions qui n'aient pas d'effet défavorable sur la zone d'exploitation minière, ou qui permettent la remise en étàt au moins approximative à son état original. Cela est spécialement vrai pour l'eau de la formation. Les solides dissous dans l'eau de la formation qui peuvent naturellement se présenter en solution seront principalement des sels tels que des chlorure, sulfate, carbonate etZou bicarbonate de sodium, calcium, magnésium et potassium. Un total de solides dissous (TDS) relativement élevé que l'on pourra utiliser sera constitué par une proportion de sels dissous suffisante pour donner une eau ayant une richesse en cations d'environ 1000 ppm (parties par million), exprimée en équivalents H003 .L'une ou l'autre des compositions d'eaux de formation ayant la ligne de base suivante, que l'on peut trouver dans deux sites miniers différents au Texas, peuvent être convenablement converties en solutions de lessivage bicarbonatées qui dis sou- dront la richesse en uranium soluble des dépôts souterrains sans contaminer la couche aquifère : Eau L Eau B Ions PPM PPM HOUE3 Eq. PPM PPM HC0ç Eq. CA++ 170 250 Mg 20 60 Na 460 350 K 26 20 HCO3 250 250 15Q 150 S04- 580 722 6D 75 Cl 500 859 800 1375 Total HC03 Eq : 1831 ppm Total HC03' Eq : 1600 ppm L'eau L a un pH de 7,5 et l'eau B, un pH de 7,6. On remarquera qu'alors que la présente analyse tient aussi compte des cations, c'est la concentration naturelle en anions de 1eau qui détermine la force potentielle de la solution lixiviante â produire. Après l'analyse initiale de base de l'eau de ia formation, on calcule l'énergie cationique en équivalents HC03 en additionnant ensemble la concentration présente en ions HC03-, et la concentration présente en autres anions exprimée en équivalents HCO3-, cette dernière étant calculée par la formule Equiv.HC03 Poids moléculaire Anion x Valence de l'anion Poids moléculaire HCO3 On comprendra facilement que. les 580 ppm de S04 peuvent être converties en 720 ppm de HCO-3 en échangeant les anions S04 de l'eau avec des ions HCO3 que l'on pourra obtenir de la forme basique et de préférence de la forme bicarbonatée d'une résine échangeuse d'anions. Comme il ressortira mieux ci-apres, un des avantages les plus importants de l'invention réside non seulement dans la formation d'ions HC03 à partir d'autres anions, mais aussi dans le fait que cette formation évite l'addition de cations. Une voie qui permet d'accomplir cette conversion suppose l'utilisation d'une résine échangeuse d'ions fortement basique. L'échange entre la résine sous la forme bicarbonatée et l'anion Cl- peut être illustré par 11 équation (R)4HC03 + NaCl (R)4Cl + NaHCO3 La régénération du lit épuisé de résine échangeuse d'anions fortement basique demande une quantité considérable de NaHC03. Comme elles se régénèrent plus facilement, on préférera utiliser des résines échangeuses d'anions faiblement basiques. L'échange de ces résines sous forme basique et de union Ci peut être représenté par l'équation R - N + CN + H2O (R-NH)HC03 Avec la résine sous la forme bicarbonatée, la représentation générale deviendra (R-NH) HC03 i NaCl (R-NH)+ Cl + NaHC03 Pour des raisons qui apparaitront plus lc--n dans cette description; on préfère utiliser la forme bicarbonate de la résine et utiliser une résine préparée avec des amines tertiaires. La préférence pour les amines tertiaires est due à ce que cette forme de la résine est la plus faiblement basique, et quille ne demande pas un fort exces de matière dans la phase de régéné ration de la résine.La préference pour la forme HCO3 de la résine plutôt que la forme basique vient de 19aptitude à éviter plus facilement la précipitation du métal sur la résine en raison d7une basicité importante localisée. Cette propriété sera plus complètement décrite plus loin, en connexion avec la description de la régénération des lixiviants en recirculation. L'échange d'anions recherché sur la résine échangeuse d'anions à base d'amines tertiaires, faiblement basique recommandée peut être représenté par leéquation : dans laquelle R est un groupe aryle, aralcoyle on alcoyle en C8 à C11, ou un mélange de groupes alcoyl où le nombre moyen des atomes de carbone se situe dans l'ordre de 8 à 11. Ces résines échangeuses durions faiblement basiques sont connues dans la technique et sont décrites par exemple dans le brevet U.S. 3 156 644. Elles sont particulièrement désirables dans l'invention en raison de la facilité avec laquelle la forme bicarbonatée de la résine peut être créée et régénérée. La régénération peut être effectuée avec une bouillie de chaux ou un réactif alcalin quelconque, par exemple Na2C03, NaOH ou NH3, avec des quantités stoechiométriques ou un seulement un léger excès. Le CO2 néces- saire pour la réaction peut être facilement obtenu sur le lieu meme de la mine avec des générateurs de CO2 courants bruyant de lihuile combustible ou des gaz de cheminée lavés à l'eau. Il se produit les réactions suivantes et ensuite On peut trouver dans le commerce des résines échan- geuses d'anions faiblement basiques appropriées. Comme exemples de ces résines on peut citer les Amberlite IRA-68 et IRA 94 (Rohm & Haas) s Dowex 44 et Dowex MWA-1 (Dow Chemical Co) Duolite A-7 (Diamond Shamrock) ; et Ionac A-260 3Ionac Corp.). La forme bicarbonatée des résines échangeuses dolons, spécialement la forme faiblement basique est particulièrement avantageuse parce qu'elle est hautement sélective pour la plupart des anions courants tels que S04= > Clo, etc. Cela signifie que les ions de l'eau de la formation autres que les ions bicarbo nates peuvent être convertis facilement et convenablement en ions bicarbonate dans 1 e eau de formation et créer ainsi une solution de lessivage bicarbonatée efficace. Ces solutions de lessivage peuvent être utilisées pour lixivier des métaux à leétat de bases, tels que l'uranium à partir de gisements souterrains, sans affecter défavorablement la zone exploitée.En utilisant une résine sous la forme bicarbonatée, et l'on doit insister sur ce point, on obtient la possibilité de convertir d'autres anions en ions bicarbonate sans additions d'autres cations tels que Na ou NH4+. Les autres procédés pour former des solutions lixiviantes bicarbonatées demanderaient l'addition de composés tels que du carbonate d'ammonium, du carbonate de sodiums du carbonate de potassium etXou leurs bicarbonates respectifs. I1 est évident que bien que addition de ces composés à l'eau va naturellement augmenter la concentration en bicarbonates et former une solution qui aura un effet lixiviant sur l'uranium, la concentration des cations tels que Na+, NH4+, etc. augmentera dans la couche aquifère quand on remettra en circulation la solution de lessivage dans le gisement.Les échanges et réac tions potentielles entre les minéraux ou composés dans la zone exploitée, et la présence de ces cations ajoutés seront pause de la rétention de ces cations dans la couche aquifère. et pourront exiger des opérations subséquentes diélimination pour la restauration si les limites de la lionne de base indiquée ci-dessus sont dépassées. Avec l?invention, les concentrations en cations de la ligne de base ne sont pas affectées- et léqu libre naturel est maintenu. Si ifeau du gîte minier a une faible salinité ou ne contient qu'environ 500 ppm d'équivalents HCO3-, on ne peut arriver à la concentration en HCO3 désirée par la seule convier sion décrite ci-dessus. Dans ces cas, eiest-àFdire Si l'eau de la formation ou l eau disponible a un TDS relativement faible, on pourra injecter du dioxyde de carbone dans cette eau pendant quielle sera en circulation dans le gisement de minerai, de façon à augmenter le TDS et la concentration en HCO3-.Si l'on n'arrive pas à une richesse anionique satlsfaisante dans un délai raisonnable, on pourra ajouter une proportion minime de composés pour faire monter la richesse anionique à un niveau où l'on pourra obtenir la concentration en HCO3 voulue. Les infor mations de la ligne de base mesurée apporteront une aide utile pour décider quel composé on doit ajouter à l'eau. L'analyse qui suit est une ligne de base de l'analyse d'une eau de formation où le TDS est relativement bas et le pH de 8,7 et que l'on trouve dans le gVte minier : Eau I Ions PPM PPM P HCO3 Eq. Ca 8 Mg 1 Na 130 K 2 Houe3 90 90 504 200 249 Cl 12 21 Total HC03 Eq :360 ppm Il est naturellement évident d'après le HC03 Eq. (équivalents HC03) de 360 ppm que cette eau ne peut pas etre convertie en une solution bicarbonatée ayant la concentration en HCO3 d'au moins 500 ppm. on injecte du dioxyde de carbone dans l'eau de la formation, et on met cette eau en circulation dans le minerai jusqusà ce qu'on arrive à un pH converbl- da"s la solution. On ajoute un ou des sels de sodium, bicarbonte, carbonate, chlorure et/ou sulfate jusqu'à ce que la proportion de Na atteigne environ 380 ppm, l'équivalence HC03 étant alors égale à environ 1023 ppm. Les ions Cl et S04 peuvent alors être convertis en ions HC03 comme il a été exposé plus haut. On remarquera qu'avec l'eau à faible TDS ci-dessus, le choix ne consiste pas à ajouter des ions qui sont à un faible niveau dans les mesures de la ligne de base, mais plutôt à ajouter des ions dont la concentration est déjà élevée. Si l'on doit par exemple ajouter 120 ppm de cation, il est préférable d'augmenter la proportion de Na jusqu'a' 250 ppm plutôt que d'ajouter K+ ou Mg+ en proportion équivalente. La raison en est qu'il est plus simple, au cours de la-restauration, de revenir de 250 ppm à 130 ppm que de revenir de 122 ppm à 2 ppm. La description ci-après concerne des modes de réalisation de l'invention avec référence aux planches annexées dans lesquelles : - la figure 1 est un diagramme schématique de déroulement, illustrant un exemple de préparation d'une solution de lixiviation où la composition de base de l'eau de la formation a une richesse anionique relativement élevée - la figure 2 est un diagramme schématique de dérouliement, illustrant un exemple de préparation d'une solution de lixiviation quand la composition de base de l'eau de la formation a une richesse anionique relativement faible 3 - la figure 3 est un diagramme schématique détaillé de déroulement illustrant un procédé d'exploitation minière in situ par dissolution, avec écoulement continu ou recirculation du lixiviant, dans lequel la richesse en bicarbonate de ce lixiviant en circulation continue est maintenu à un niveau permettant la dissolution du métal noble recherché. Si l'on se réfère maintenant à la figure 1, l'eau de la formation est tirée d'un puits et passe dans une cuve servant de saturateur où l'on y injecte du C02. L'eau contenant du C02 dissous est envoyée alors dans la colonne IX (résine échangeuse), contenant un lit de résine échangeuse d'anions faiblement basique sous la forme de particules solides.On vérifie si la concentration en HC03 - de l'eau sortant de la colonne IX est suffisante pour assurer la conversion d'assez de S04= et de Cl pour donner la quantité voulue d'Hoe3 La solution peut être remise en circulation comme il est indiqué en tirets dans le cas où un seul passage dans la colonne IX ne serait pas suffisant pour donner la concentration en HCO3 désirée. La figure 2 est un simple diagramme schématique illustrant un procédé analogue à celui que présente la figure 1, si ce n'est que l'eau est remise en circulation dans le gisement et que l'on ajoute des matières solides pour créer la concentration voulue en HCO3 à partir d'une eau provenant de la formation et ayant un TDS relativement faible. La description faite plus haut de l'eau I est un exemple détaillé de cette opération. Les descriptions qui précèdent ont été limitées à la préparation initiale de la solution de lessivage ou de lixiviation, pour mettre en lumière les mécanismes de conversion, ou d'échange d'anions tels que S04 et Cul , pour passer à Hic03 On comprendra facilement que les avantages les plus importants vont accompagner la conversion ou l'échange que l'on vient de décrire, dans une extraction d'uranium in situ continue ou prolongée si le lixiviant bicarbonate est remis en circulation dans une série de puits dtinjection s'étendant dans le gisement de minerai poreux et est repris dans une autre série de puits de production s'étendant au-dessus du gisement de minerai.Quand le lixiviant est remis en circulation, les opérations de production principales, au jour, comprennent la récupération de l'uranium dissous dans le lixiviant chargé et le renforcement de ce lixiviant. Le lixiviant chargé est mis en contact avec une résine échangeuse d'anions fortement basique pour éliminer l'uranium qui se dépose sur la résine sous la forme d'un anion carbonaté complexe. On peut employer deux colonnes IX fixes et elles peuvent passer alternativement, dans le cycle, de la charge à ltélution. La résine Dowex 21K (Dow Chemical Co) que l'on trouve dans le circuit convient pour cette opération Elle se présente typiquement sous la forme C1 , et après charge, elle peut être éluée avec une solution de chlorure de sodium. L'uranium peut être récupéré de l'éîuat chargé suivant un procédé connu quelconque pour donner, par exemple, dn diuranate d'ammonium ou de sodium. On remarquera que l'échange et la perte de chlorure par la résine constitue une source d'ions chlore introduite dans le lixiviant remis en circulation0 Le lixiviant épuisé doit être reconstitué ou rer3n0zce avant de pouvoir être réintroduit dans le gisement de mihn r-Xo Bien qu'une quantité quelconque dtHC03 soit efficace, on utilisera généralement une proportion d'au moins 500 ppm environ.L'ordre de grandeur de la concentration idéale en bicarbonate est cons i- déré comme se situant entre 1000 et 2000 ppm. On peut constater une certaine augmentation de la dissolution de l'uranium si cette proportion dépasse 5000 ppm mais ce niveau est un maximum et les concentrations importantes ne sont pas économiques avec la plupart des gisements souterrains. La solution de lessivage a été décrite en termes de concentration en ions HC03 ou bicarbonate. C'est lâ un terme de la technique qui doit être compris comme comprenant présentement d'autres ions dans un rapport d'équilibre, constitué généralement par des solutions aqueuses présentant un équilibre général carbonate-bicarbonate et dioxyde de carbone dissous. Ce terme technique est utilisé pour plus de commodité mais il doit être compris comme couvrant présentement toutes les sortes d'ions ci-dessus, c'est-à-dire HC03, C03 et C02 dissous. Si, par exemple, on ajoute au lixiviant des ions ammonium, des ions sodium ou d'autres cations pour reconstituer la concentration en HC03 voulue dans le lixiviant épuisé stérile, il peut se produire des perturbations écologiques qui sont difficilement réversibles. On considère qu'il se produit un degré important d'échange d'ions entre le lixiviant et la plupart des minéraux du gisement. L'échange de cations prédomine bien qu'il se produise aussi un certain taux d'échange d'anions. Une tendance importante à l'échange de Ca++, qui se trouve dans le minerai, avec des cations monovalents (tels qu'ammonium, sodium et potassium), qui se trouvent dans le lixiviant, a une nette influence sur les exigences de reconstitution du lixiviant et sur les phases de la restauration. La perte nette de produits chimiques contribuant à la lixiviation dans le gisement de minerai (en général dlenvi- ron 500 ppm d'HC03 ) nécessite que l'on reconstitue continuellement le lixiviant. Une portion importante de tous les cations ajoutés dans cette reconstitution continue s'accumule dans le minerai hôte. Cçestà dire que l'on doit apporter le minimum de trouble au grand intérêt que suscitent les équilibres écologiques existants. La restauration au moins approximative de la qualité de la ligne de base est souhaitable et en réalité imposée par les agences gouvernementales en particulier là où la qualité de ireau ou de la nappe aquifère est une exigence primordiale.Les très grands avantages de la reconstitution continue du lixiviant épuisé sans addition de cations devient alors évidente. L oxydation d'ions NH4+ pourrait etre une soupe de contamination par des ions N03 Avant de réinjecter le lixiviant au HC03 reconstitué dans le gisement de minerai, on ajoute un oxydant tels que du peroxyde d1hydrogène, du perchlorate de sodium, de stoxygène, de 11 air, etc. de façon que 17uranium qui se trouve sous la forme réduite insoluble soit oxydé en sa forme insoluble et se dissolve dans la solution bicarbonatée.Il y a lieu de remarquer que cet oxydant oxydera aussi des portions des sulfures qui se trouvent dans le gisement et amènera des ions S04 à passer dans le lixiviant remis en circulation. Il en sera de meme de chlorures et il est évident que ces anions seront éliminés de la façon habituelle dans le procédé de l'invention, c'est-à-dire qu'ils seront échangés pour des ions HC03 dans la phase de recons titution. L'échange d'anions pour la reconstitution peut etre effectué avant ou après que l'on a extrait l'uranium par échange d'ions, mais on l'effectue de préférence après c'est-à-dire sur la solution épuisée. Comme on l'a fait remarquer plus haut, il est préférable d'utiliser une résine échangeuse d'anions légèrement basique qu'une résine fortement basique. La resine échangeuse d'anions faiblement basique peut être placée dans la colonne IX sous forme basique. Le C02 peut être ajouté ou injecté dans cette solution en avant de ou dans cette colonne IX. Les anions tels-que S04=, Cl et N03 seront convertis en HCO3- avant la sortie de la colonne IX. En variante, on peut d'abord amener la résine qui est dans la colonne IX à la forme HCO3-. On convertira alors à nouveau les anions tels que S04 9 Cl et NO3 a' la forme HCO3 avant que le lixiviant ne sorte de la colonne IX. Les anions NO3 peuvent être introduits dans des stabilisants oxydants, par exemple. Les résultats expérimentaux initiaux faits avec des lixiviants épuisés qui retiennent de petites quantités de cations métalliques tels qu'uranium vanadium, etc. indiquent qu'un pH élevé localisé présent dans le lit de résine peut, provoquer la précipitation d'une certaine quantité de me*al mi revêt ou contamine les lits de résine. Ce défaut est élimine quand on injecte du C02 dans le lixiviant avant 1 a entrée dans la colonne IX, la résine se trouvant déjâ sous la forme bicar- bonatée. La colonne IX elle même peut être mise sous pression partielle, ou au moins recouverte, de CO20 On peut placer une cuve formant saturateur avant cette colonne IX.Le 2 est dans ce saturateur sous une pression de plusieurs centaines de grammes/cm2 La solution aura, à sa sortie du saturateur, un pH de l'ordre de 5 à 7. On pourra utiliser deux colonnes IX à lit fixe de façon que lion puisse y faire alterner la charge et l'élution en réalisant un écoulement continu. Les phases suivantes d'élimination de calcium et de C02 pourront quelquefois comprendre avantageusement un contrôle du pH, soit pour réduire au minimum la précipitation du calcium et > par suite, le blocage de l'écoulement, soit simplement pour rendre le lixiviant injecté conforme au pH de l'analyse de base. Ordinairement, on aura avantage à maintenir le pH de la solution injectée à un ordre de grandeur de 6 à 9 environ. Si l'on se réfère maintenant à la figure 3, on voit illustrées les phases d'injection de la solution de lessivage bicarbonatée, la lixiviation in situ ou lessivage sur place de l'uranium sur le gisement souterrain, et la récupération de la solution de lessivage chargée. On récupère ensuite, dans les opérations au jour, 19 uranium en chargeant et éluant une résine échangeuse d'anions fortement basique. Illustrée comme des cycles alternant sur deux colonnes IX, cette opération pourra s'effectuer en utilisant d'autres techniques IX, où l'on pourra utiliser, par exemple, un transfert du lit de résine.Comme on l'a décrit en detail précédemment, la solution épuisée est saturée de C02, puis d'anions tels que SO4-9 Cl et NO3 , et échangée pour des ions HCO3 dans les colonnes IX. Ces colonnes IX peuvent être alternativement chargées et éluées. Le lixiviant reconstitué ou renforcé aura alors une concentration en HCO3- qui se situera entre environ 1000 et 2000 ppm. Les phases optimales d'élimination du calcium et d'injection de CO2 donnent un moyen pratique de contrôler le pH du lixiviant recyclé0 Après addition de l::oeydant la solution est réinfectée dans le gisement de minerai Bien que ce ne soit pas illustre, on comprendra facilement qu'on pourra créer, dans certains cas, une concentration suffisamment élevée en ions HCO3 -, en faisant passer seulement une partie de la solution épuisée de la colonne IX â uranium à la cuve à CO2, et en détournant le reste vers le recyclage de la lessive. La description qui précède peut être considérée, par exemple, comme étant caractérisée par un procédé apportant un minimum de perturbations. Le principe de l'invention peut toutefois être aussi utilisé dans ce qugon pourrait considérer d'une façon plus appropriée comme un procédé de restauration de l'environnement dans une opération d'exploitation minière in situ. Si par exemple on a employé un procédé initial où l'on utilisait continuellement de l'ammoniaque ou des composés contenant des cations pour reconstituer le lixiviant, ces cations pourront être déjâ retenus dans le gisement de minerai en raison de l'échange souterrain et de la rétention des cations monovalents décrites ci-dessus.L'usage subséquent du procédé réali- sera des conditions de non équilibre dans le gisement, provoquant le retour de ces cations dans le lixiviant en circulation quand on extrait l'uranium. Les cations indésirables ou contaminants peuvent être éliminés continuellement, au jour, du lixiviant récupéré et la nappe aquifère sera lentement ramenée au moins approximativement a' sa qualité primitive. Il est facile de comprendre que d'importants avantages résultent de l'invention pour 16environnement en raison ae la conversion d'anions, qui seraient autrement contaminants, en ions bicarbonate utilisables. Quand l'opération d'extraction minière in situ se poursuit sur une longue durée il nSy a aucune accumulation des anions (et des cations qui leur sont associés) dans le lixiviant remis en circulation. Sur les sites miniers où le TDS est élevé (et la richesse anionique importante) dans l'eau de la formation, les Cl et S04 (et les cations qui leur sont associés tels que le sodium), par exemple, se maintien- dront sensiblement au voisinage de leur niveau primitif. Ainsi, la restauration après exploitation minière est considérablement simplifiée, si elle n'est pas complètement supprimée, en ce qui concerne les anions tels que Cl et SO 0 Avec ce prooedhr les taux de carbonatembicarbonate sont remontés au-dessus des nivaux de base, mais sans arriver a' des niveaux plus élevés que darus les procédés qui ajoutent des sels bicar onatés de sodium ou d'ammonium pour maintenir la puissance de lixiviation. De plus on n'a pas de difficulté à ramener les taux de carbonate-bicarbonate, au moins approximativement, aux taux primitifs après que l'on a cessé les travaux d'extraction, par précipitation avec de la chaux par exemple. Comme les taux de TDS restent relativement constants 5 et comme les taux de 504 s C1 et autres anions de ce genre ne sont pas augmentés, les conséquences de migrations et errances de la solution de lixiviation n'ont pas dtinconvénient sérieux.Dans les gisements miniers où le TDS est relativement faible (et la richesse anionique faible), seul le taux des cations (par exemple de Na+) est augmenté par suite de l'addition de sels solides. Les taux de Cl et de S04 ne sont pas relevés. De meme, les taux de carbonate-bicarbonate ne sont pas augmentés plus que dans d'autres procédés. L'augmentation de la proportion de sodium est toutefois limitée à celle qui est provoquée par ltaddition initiale unique de sel, augmentation relativement faible par rapport à des additions continues Des métaux basiques autres que l'uranium peuvent être susceptibles de se dissoudre dans les lixiviants bicarbonatés, particulièrement ceux que le gisement de minerai contient sous la forme d'oxyde ou de sulfure. L'uranium de même que d'autres métaux peut être extrait de la mine par dissolution in situ avec des lixiviants acides, avec H2904 par exemple. En utilisant des échangeurs de cations appropriés, au jour, on peut concevoir un procédé continu de lixiviation ayant un effet minimum sur l'environnement. Naturellement, l'utilisation de certains échangeurs d'ions peut être écologiquement avantageux dans les procédés de lixiviation au jour quand on peut utiliser ces lixiviants d'une façon répétée ou continue qui rende possible la reconstitution. REVENDICATIONS 1) Procédé pour récuperer un métal noble d'un gisement de minerai souterrain5 caractérisé en ce luron met en contact le métal noble avec une solution de lixiviation contenant une sorte d'ion assurant la solubilisation de ce métal, la solubilisation réduisant la concentration de la sorte d'ion efficace, puis on reprend la solution de lixiviation chargée, on récupère le métal noble à partir de cette solution chargée, et on met en contact la solution de lixiviation avec une résine échangeuse d'ions sous la forme de la sorte dtions efficace de façon à augmenter la concentration qui avait été réduite. 2) Procédé suivant la revendication 1 pour un métal noble basique soluble, procédé caractérisé en ce qu'on retire d'une formation géologique une solution aqueuse qui comprend des premiers anions autres que des ions bicarbonate, on convertit ces premiers anions en ions bicarbonate de façon à réaliser une solution de lixiviation bicarbonatée, on injecte cette solution dans le gisement de minerai pour dissoudre le métal noble soluble on reprend la solution de lixiviation chargée, et on récupère le métal noble de cette solution chargée. 3) Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le métal noble est l'uranium. 4) Procédé suivant l'une des revendications 2 et 3, caractérisé en ce qu'on dissout du dioxyde de carbone dans la solution aqueuse quand les premiers anions sont convertis. 5) Procédé suivant l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que les premiers anions sont convertis en anions bicarbonate en mettant en contact une résine échangeuse d'anions avec la solution aqueuse. 6) Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que la résine échangeuse est une résine échangeuse d'anions faiblement basique sous la forme bicarbonate. 7) Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que la résine échangeuse d'anions faiblement basique est une résine répondant à la formule où R est un groupe aryl, un groupe aralcoyl, un groupe alcoyl de la série C8 à C11, ou un mélange de groupes alcoyl où le nombre moyen de carbone est de lçordre de 8 à 11. 8) Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que lvon dissout du dioxyde de carbone dans la solution aqueuse quand la solution est en contact avec la résine échangeuse dgions faiblement basique. 9) Procédé suivant la revendication 8, caractérisé en ce que ce contact s'effectue à une pression supérieure à la pression atmosphérique. 10) Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que lvon ajoute un oxydant à la solution lixiviante avant de l'injecter dans le gisement de minerai. 11) Procédé suivant la revendication 10s caractérisé en ce que l'oxydant est de lnairs de lQoxygènes du perchlorate de sodium ou du peroxyde dhydrogène. 12) Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que uranium dissous dans la solution de lixiviation chargée se trouve sous la forme de carbonate anionique et est récupéré par fixation sur une résine échangeuse d'anions fortement ou moyennement basique. 13) Procédé suivant la revendication 12, caractérisé en ce que la résine échangeuse d'anions se trouve sous la forme de chlorure sulfates carbonate ou nitrate. 14) Procédé suivant 1tune quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que la solution de lixiviation injectée dans le gisement de minerai contient au moins 500 ppm d'HC03. 15) Procédé suivant la revendication 14, caractérisé en ce que la solution de lixiviation est à une concentration en SC03 qui se situe entre 1000 et 2000 ppm. 16) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on injecte une solution de lixiviation bicarbonatée dans une zone de minerai souterrainS pour dissoudre une certaine quantité d'uranium dans cette zone et réaliser une solution lixiviante chargée, en diminuant la concentration en anions bicarbonate de cette solution et augmentant la concentration des autres anions dans cette solution de lixiviation, jupon étire cette solution de lixiviation chargée, la met en contact avec une résine échangeuse anions, de sorte que l'uranium dissous est transféré sur cetterésîne2 et que lion met la solution, que 1 on a retirée, en contact avec une résine échangeuse anions sous la forme bicarbonate de façon que les autres anions que icon vient de mentionner soient échangés pour des anions bicarbonate de la résine 17) Procédé suivant la revendication 16, caractérisé en ce que le contact avec la résine sous la forme bicarbonate se fait sous une pression partielle de CO2. 18) Procédé suivant la revendication 17 9 caractérisé en ce que la solution retirée est à pH 5 à 7 quand on la met en contact avec la résine sous la forme bicarbonate. 19) Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 18, caractérisé en ce que pour reconstituer la solution de lixiviation bicarbonatée usée, contenant des anions autres que des anions bicarbonate; on met en contact cette solution usée avec une résine échangeuse d'anions faiblement basique en présence de dioxyde de carbone dissous. 20) Procédé suivant la revendication 19, caractérisé en ce que la résine échangeuse se présente sous la forme bicarbonate quand on la met en contact avec la solution.