La présente invention concerne un procédé de désinfection, débactérisation, stérilisation et/ou désinsectisation à l'oxyde d'éthylène et un appareillage pour la mise en oeuvre de ce procédé. Elle concerne plus particulièrement un tel procédé et un tel appareillage conçu pour éviter simultanément les risques d'inflammation et de nocivité biologique propres à l'oxyde d'éthylène. II est connu d'utiliser l'oxyde d'éthylène C2H40 comme agent de désinfection et de stérilisation grince aux propriétés bactéricides et fongicides qui caractérisent ce fumigant. Ces opérations amènent à disposer les marchandises ou matériels à désinfecter ou à stériliser dans des autoclaves dont la capacité varie de quelques 3 dizaines de litres à, éventuellement, plusieurs dizaines de m Après realisation d'un vide d'environ 740 mm de mercure est effectuée l'introduction du fumigant, puis suit une période d'exposition de quelques heures pendant lesquelles se développe l'effet bactéricide. Enfin, deux ou trois opérations de mise sous vide, dites de "rinçage", éliminent le fumigant et, celles-ci étant associées à des rentrées d'air dans l'appareil, la marchandisetraitée peut alors etre sortie des autoclaves. L'oxyde d'éthylène (classé au tableau A des substances toxiques) est évidemment très nocif pour l'homme et cette grande toxicité amène tous les constructeurs d'appareils de stérilisation à éviter, le mieux possible, tous risques d'inhalation par l'homme de cet oxyde d'éthylène. Malheureusement, Oxyde d'éthylène est, en outre, un produit éminemment combustible, et les mélanges d'oxyde d'éthylène et d'air peuvent brûler pratiquement quelles que soient les proportions, un peu comme le font les mélanges hydrogène-air La protection contre ce risque d'explosion est donc également un souci à prendre en compte de la part des constructeurs de matériels. A ce jour, deux catégories de techniques s'opposent pour la mise en oeuvre de l'oxyde d'éthylène. On rappelle que les conditions à remplir pour assurer l'effet bactéricide exigent une présence d'un yolume d'environ 500 litres d'oxyde d'éthylène 3 gazeux par m de volume d'atmosphère d'autoclave ; ce volume définissant la pression partielle de l'oxyde d'éthylène donc, finalement, sa concentration, et, à travers cette concentration, son activité bactéricide. Cette donnée doit être respectée dans tous les procédés. La première catégorie de technique consiste à introduire dans l'autoclave un mélange généralement constitué de 50 % d'oxyde d'éthylène et 50 % d'air, ceci a partir du vide initial et dans des conditions telles que l'opération de fumigation proprement dite se fasse sous une pression légèrement inférieure à la pression atmosphérique. L'introduction d'air, quelque danger théorique d'explosion qu'elle entraine, est justifiée par le fait que l'air atmosphérique apporte avec lui l'humidité qui favorise l'action alkylante détruisant le métabolisme des germes ou bactéries. Par ailleurs, les appareillages sont conçus de telle sorte que toute source d'ignition ne puisse avoir lieu et que, par conséquent, il n'y ait pas inflammation. Pour les partisans de cette première catégorie de technique, la nocivité biologique de l'oxyde d'éthylène est un danger très grave et très pernicieux contre lequel il y a lieu de se protéger en premier. Ce qui suit permettra de mieux comprendre cette prise de position. La deuxième catégorie de technique prévoit un traitement par des mélanges non inflammables d'oxyde d'éthylène et d'un anti-comburant qui peut, selon les cas, etre un gaz neutre, tel azote, gaz carbonique ou un fréon du type CF2Cl2 , clest-à-dire un difluoro-dichloro-méthane. Ces mélanges, pour être ininflammables, doivent malheureusement ne comporter qu un pourcentage fortement minoritaire d'oxyde d'éthylène, par exemple 10 % en volume d'oxyde d'éthylène associés, par conséquent, à 90 % de gaz carbonique. II en résulte que pour avoir toujours la pression partielle nécessaire d'oxyde d'éthylène dans l'autoclave, le mélange gazeux d'ensemble doit être introduit dans cet appareil sous une pression totale absolue pouvant aller de 2 à 5 bars, selon l'anti-comburant utilisé. Etant donné que les appareillages de mise en oeuvre peuvent toujours présenter des fuites, cette technique, en faisant disparaltre le risque d'inflammabilité, fait au contraire apparaître le risque de toxicité pour les opérateurs et, effectivement, ce risque est déjà parfois devenu réalité. En l'état actuel de la technique, les utilisateurs des procédés de désinfection à l'oxyde d'éthylène se trouvent donc en face d'un dilemme : - ou bien considérer que le danger de toxicité est le plus pernicieux, donc le plus grave, et accepter par voie de conséquence le danger d'inflammabilité (première catégorie de technique) ; - ou bien l'inverse (deuxième catégorie de technique): II faut en outre ajouter au sujet du problème de l'inflammabilité que la situation qui se présente est toujours la suivante : le mélange dans l'autoclave étant, par exemple, supposé etre constitué par moitié d'oxyde d'éthylène et de gaz-carbonique, azote ou fréon, de ce fait, il n'y a pas de combustion possible ; par contre, en cas d'échange d'atmosphère avec l'ambiance, il y a un apport d'air, meme éventuellement en faible proportion, et on retrouve un mélange inflammable. C'est pour cette raison que les partisans de la deuxième catégorie de technique utilisent des mélanges contenant de telles proportions d'anti-comburants ; les mélanges ternaires réalisables par toutes éventuelles et ultérieures dilutions par l'air restent ainsi ininflammables. Les procédés, connus selon- la deuxième catégorie, se caractérisent donc par une quantité importante d'anti-comburant par rapport à celle d'oxyde d'éthylène. La présente invention a pour but de résoudre ce dilemme ; c'est-à-dire de préserver les utiltsateurs simultanément contre les risques d'inflammation et de nocivité. Selon une caractéristique essentielle de la présente invention, ce résultat peut etre atteint en mélangeant à l oxyde d'éthylène un inhibiteur de combustion suffisamment efficace, en petite quantité, pour que la pression totale du mélange actif puisse être maintenue sensiblement voisine de la pression atmossphérique. De préférence, le mélange est effectué dans les prpportions de, au plus, sensiblement un volume d'inhibiteur de combustion par volume d'éthylène ; on est ainsi assuré d'utiliser l'oxyde d'éthylène sous une pression partielle suffisante pour qu'il soit efficace. De préférence, l'inhibiteur de combustion est un composé chimique bromé, tel qu'un fréon bromé et, plus particulièrement, le trifluoro-bromo-méthane ou le chloro-diflu~oro-bromo-methone ou, encore, le tétra-fluoro-dibromoéthane ; le composé chimique bromé peut être également du bromure de méthyle. II convient ici de préciser les différences substantielles existant entre un inhibiteur de combustion et un anti comburant. Les anti-comburants, tels que ceux employés selon la deuxième catégorie de technique de l'art antérieur, agissent par leur masse ; la chaleur dégagée par l'éventuelle combustion de la fraction d'oxyde d'éthylène ne suffit pas à échauffer la masse d'anti-comburant suffisamment pour que l'inflammation se propage ; lianti-comburant agit donc, par son inertie thermique, à la manière d'un refroidisseur, c'est ce qui explique, en partie, pourquoi il n'est efficace qu'en quantité importante. Par contre, un inhibiteur de combustion agit selon d'autres mécanismes un inhibiteur de combustion inhibe les radicaux libres composant les centres de fransmission de combustion-; ce composé chimique n'agit pas par sa masse. De manière remarquable, selon l'invention il a été constaté que si on associe & un volume d'oxyde d'éthylène moins de un volume de ces inhibiteurs de combustion, on réalise un mélange : - efficace sur le plan bactéricide, sous une pression voisine de la pres sion atmosphérique (c'est-à-dire sous une pression éliminant les risques de nocivité due aux fuites incidentelles de l'autoclave) ; - ininflammable en présence d'air. Un tel résultat ne peut pas être obtenu avec les anti-comburants cou ram- ment utilisés en association avec l'oxyde d'éthylène. Selon une caractéristique subsidiaire de l'invention, on réalise le mélange d'oxyde d'éthylène et de l'inhibiteur de combustion en les vaporisant et en les détendant sous une pression voisine de la pression atmosphérique (de préférence inférieure) . Cette voporisaflon peut êfre effectuée à partir d'un réservoir de stockage unique contenant l'oxyde d'éthylène et l'inhibiteur à l'état liquide dissous, soit en réchauffant le réservoir, soit en prélevant une fraction du contenu de ce réservoir et en la réchauffant dans une capacité relais. Cette vaporisation peut être effectuée aussi séparément, pour l'oxyde d'éthylène et l'inhibiteur de combustion contenus à l'état liquide dans deux réservoirs de stockage-distincts. Le choix de la solution optimale pour réaliser-cette vaporisation dépend, notamment, des caractéristiques physico-chimiques relatives à l'oxyde d'éthylène et à l'inhibiteur de combustion (température d'ébullition, pouvoir de solubilité, etc...) ainsi que du volume de matière à stériliser. Par ailleurs, le mélange selon l'invention peut être réalisé par d'autres méthodes ; Ja vaporisation-détente n'étant qu'une manière particulièrement bien adaptée aux installations de stérilisation utilisées. Dans le cas de la stérilisation en autoclave, le procédé selon l'invention comprend7 en outre1 les étapes - de faire le vide dans l'autoclave contenant les matières à traiter, -- d'y infroduire le mélange d'oxyde d'éthylène et d'inhibiteur de com bustion sous une pression légèrement inférieure à la pression atmosphé rique, - en fin de traitement, d'extraire ledit mélange et de rincer l'autoclave au moins une fois par de l'air filtré. En dehors de la stérilisation en autoclave, I'invention concerne également l'application du procédé à la stérilisation des locaux, notamment des blocs opératoires L'invention concerne également un appareillage permettant de mettre en oeuvre le procédé ; les caractéristiques générales de cet appareillage ressortiront de la description, à titre d'exemples, de quelques formes de réalisation non limitatives ci-après effectuée, en se référant aux figures qui représentent - Figure 1 une vue d'ensemble d'une première forme de réalisation d'un appareillage mettant en oeuvre le procédé selon l'invention L'oxyde d'éthylène et llinhibiteur de combustion étant stockés dans un réservoir unique; - Figure 2 une variante de réalisation de l'organe de vaporisation et de distribution représenté sur la Figure 1;; - Figures 3 et 4 deux variantes de réalisation du réservoir contenant le mélange d'oxyde d'éthylène et d'inhibiteur de combustion, représenté sur la Figurez ; - Figure 5 une vue d'ensemble d'une deuxième forme de réalisation d'un appareillage mettant en oeuvre le procédé selon l'invention: l'oxyde d'éthylène et l'inhibiteur de combustion étant stockés dans deux réservoirs distincts. On va maintenant décrire la figure 1 qui représente une vue d'ensemble d'une première forme de r-éalisation d'un appareillage selon l'invention. Dans le cas de cette variante de réalisation, 'inhibiteur de combustion est un fréon bromé : le chloro-difluoro-bromo-méthane ; il est stocké à l'état liquide dissous avec l'oxyde d'éthylène dans un réservoir de stockage 1. L'appareillage comprend un organe de vaporisation et de distribution de l'oxyde d'éthylène et l'inhibiteur de combustion. Cet organe de vaporisation et de distribution est composé dudit réservoir 1 et d'un réchauffeur 2 (un bainmarie à température régulée) réchauffant directement le réservoir afin de vaporiser le mélange actif. L'organe de vaporisation et de distribution est connecté i travers des vannes 3 et 4 à un organe de détente 5 du mélange d'oxyde d'éthylène et d'inhibiteur de combustion, sous une pression voisine de la pression atmosphérique (légèrement inférieure) ; cet organe de détente est du type gazomètre mais pourrait etre un détendeur classique. L'organe de détente est connecté à une cellule de traitement 6 (un autoclave) destinée à recevoir la matière à traiter. L'appareillage comprend également un organe (ou des moyens) pour introduire le mélange d'oxyde d'éthylène et d'inhibiteur de combustion dans la cellule de traitement 6 ; cet organe comprend une pompe à vide 7 branchée sur l'autoclave, adaptée pour faire le vide à l'intérieur de celui-ci ; des vannes, telles que 8,9,10, 11,12,13, permettent d'isoler les uns des autres et de l'extérieur les différents organes composant l'appareillage ; il est ainsi possible de faire le vide dans l'autoclave puis d'y introduire le mélange d'oxyde d'éthylène et d'inhibiteur de combustion. L'appareillage comprend, en outre, un humidificateur destiné à charger d'humidité le mélange actif ; ceci afin de faciliter l'action du mélange actif sur la matière à traiter; l'humidification est obtenue par mélange du mélange actif avec de l'air chargé d'humidité ; à cet effet, l'humidificateur est composé d'un réservoir mélangeur 14 placé en série entre le détendeur 5 et l'autoclave 6 ; ce réservoir 14 comporte une prise d'air à travers un filtre 15, une vanne 12, un diaphragme 16 ; en réglant respectivement le diaphragme 17 d'admission du mélange actif placé en amont du mélangeur et celui 16 de la prise d'air, on contrôle la quantité d'air chargée d'humidité introduite dans l'autoclave. Mais l'humidificateur pourrait être d'un tout autre type ne nécessitant pas une entrée d'air. De manière connue en soi, I'autoclave comporte également un filtre 18 et un clapet de sécurité 19. Enfin, une dérivation communiquant avec l'atmosphère, par l'intermédiaire de la vanne 10 et du filtre 20, permet de casser le vide à l'intérieur de l'auto- clave et d'effectuer son rinçage par de l'air filtré à la fin du traitement, après extraction du mélange actif par la pompe 7. Le mélange extrait peut etre soit rejeté dans l'atmosphère par un moyen permettant d'assurer une dilution des produits chimiques suffisante pour que l'action toxique éventuelle de cet produits soit annulée, soit renvoyé à l'atmosphère par le canal d'appareillages chimiques détruisant les produits nocifs, soit, encore, dirigé vers un second autoclave ou vers une capacité tampon pour être recyclé (ce qui donne, en outre, I'avantage d'une certaine récupération du fumigeant}. On va maintenant décrire la figure 2 qui représente "ne variante de réalise sation de l'organe de vaporisation et de distribution ; dans le cas de cette variante de réalisation, l'organe de vaporisation et de détente comprend - un réservoir 25 contenant un mélange- d'oxyde d'éthylène et d'inhibi teur de combustion dissous à l'état liquide ; - une capacité 26 relais destinée à recevoir une fraction 28 du mé lange actif; - un réchauffeur 27 réchauffant la capacité relais afin de vaporiser la fraction prélevée. Le prélèvement dans le réservoir 25 est effectue par gravité ; la canalisotion de raccordement entre le réservoir 25 et la capacité relais 26 étant fixée à la partie inférieure du réservoir (ce dernier étant placé au-dessus de la capacité relais). Après vaporisation, le mélange actif est dirigé, comme précédemment, vers l'organe de détente. On va maintenant décrire- les figures 3 et 4 qui représentent deux variantes de réalisation du réservoir contenant le mélange d'oxyde d'éthylène et d'inhibiteur de combustion, représenté sur la figure 2. Dans le cas de la figure 3, le mélange liquide est prélevé par l'intermédiaire d'un tube plongeur 31 ; la pression des gaz à le partie supérieure du réservoir 30 permet le prélèvement. Dans le cas de la figure 4, un gaz neutre, tel que de l'azote N2 est introduit à la partie supérieure du réservoir 40 par l'intermédiaire de la canalì? sation 41 ; le prélèvement est effectué par l'intermédiaire du tube plongeur 42. On va maintenant décrire la figure 5 qui représente une autre forme de réalisation de l'appareillage ; l'oxyde d'éthylène et l'inhibiteur de combustion étant stockés dans deux réservoirs distincts. On reconnait sur cette figure la plupart des mêmes organes que ceux décrits en se référant à la figure 1 ; ils portent les mêmes références numériques ; oxyde d'éthylène et l'inhibiteur de combustion possèdent, chacun, leur propre organe de vaporisation et de distribution et leur propre organe de détente ; afin de les distinguer sur la figure, la référence "a" a été retenue pour l'oxyde d'éthylène et 'Ibtl pour l'inhibiteur de combustion. L'oxyde d'éthylène et l'inhibiteur de combustion sont mélangés par un mélangeur 50 qui sert également à charger le mélange actif d'humidité, par introduction d'air comme il a été décrit précédemment. On notera que dans le cas où l'inhibiteur de combustion est un fréon bromé, le réchauffeur assurant la vaporisation du fréon liquide dans le réservoir lb est directement constitué par l'air ambiant (un bain-marie, tel que celui 2b pour l'oxyde d'éthylène, n'est pas indispensable) ; cette disposition est concevable lorsque les quantités à vaporiser ne sont pas trop importantes ; dans le cas contraire, un apport supplémentaire d'énergie thermique est souhaitable. Les organes de vaporisation et de distribution, respectivement relatifs à l'oxyde d'éthylène et à l'inhibiteur de combustion, peuvent être du type décrit en se référant à la figure 2 ; de même, les réservoirs de stockage de l'oxyde d'éthylène et de l'inhibiteur de combustion peuvent être du type décrit en se référant aux figures 3 et 4. En réglant les proportions du mélange liquidedicyde d'éthylène et dtinhibiteur de combustion (variante de la figure 1) ou en réglant les diaphragmes et apport d'énergie thermique lors de la vaporisation, il est possible de contre ler les proportions d'oxyde d'éthylène et d'inhibiteur dans le mélange gazeux actif. Un exemple de mélange efficace à la pression atmosphérique est le sui 3 vant ; par m il comprend: - 400 litres d'oxyde d'éthylène, - 400 litres d'inhibiteur de combustion (fréon bromé), - 200 litres d'air (apportant l'humidité nécessaire). L'invention ayant été maintenant exposée et son intérêt justifié par des exemples détaillés, la Demanderesse s'en réserve l'exclusivité pendant toute la durée du brevet, sans limitation autre que celle des termes des revendications ci-après. REVENDICATIONS 1 . Procédé de désinfection, débactérisation, stérilisation et/ou désinsectisation à l'oxyde d'éthylène, plus particulièrement conçu pour éviter1 simultanément, les risques d'inflammation et de nocivité biologique ; ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend l'étape - de mélanger à l'oxyde d'éthylène un inhibiteur de combustion suffisam ment efficace en petite quantité, pour que la pression totale du mélange actif puisse être maintenue sensiblement voisine de la pression atmosphé risque. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que : - on mélange à l'oxyde d'éthylène un inlMilSiteur de combustion efficace à raison de, au plus, sensiblement un volume d'inhibiteur de combus tion par volume d'éthylène. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que - l'inhibiteur de combustion est un composé chimique bromé. 4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que -- I'inhibiteur de combustion est un fréon brome. 5. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que - l'inhibiteur de combustion est le trifluoro-bromo-méthane. 6. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que - l'inhibiteur de combustion est le chloro-difluoro-bromo-méthane. 7. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que - l'inhibiteur de combustion est le tétrc-fluoro-dibromo-éthane . 8. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que - I'inhibiteur de combustion est du bromure de méthyle. 9. Procédé selon L'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que l'on réalise le mélange actif de l'oxyde d'éthylène et de l'inhibiteur de combustion: - en vaporisant l'oxyde d'éthylène et l'inhibiteur de combustion, - en détendant l'oxyde d'éthylène et 'inhibiteur de combustion sous une pression voisine de la pression atmosphérique. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que - on vaporise l'oxyde d'éthylène et l'inhibiteur de combustion contenus â llétat liquide dissous1 dans un réservoir de stockage unique. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que - on vaporise l'oxyde d'éthylène et l'inhibiteur de combustion par réchauf fage du réservoir de stockage. 12. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que : - on vaporise l'oxyde d'éthylène et l'inhibiteur de combustion par prélèvement d'une fraction du contenu du réservoir de stockage et réchauffage de ce prélèvement dans une capacité relais. 13. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que - on vaporise séparément oxyde d'éthylène et l'inhibiteur de combustion contenus à l'état liquide dans deux réservoirs de stockage distincts. 14. Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que - on vaporise L'oxyde d'éthylène par réchauffage du réservoir de stockage. 15. Application du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 14, à la stérilisarlon des locaux. 16. Application selon la revendication 15, a la stérilisation des blocs opératoires . 17. Application du procédé selon l'une quelconque des revendications I à 14, au traitement de désinfection, débactérisation, stérilisation et/ou désinsectisation sous autoclave ; ledit procédé comprenant, en outre, les étapes - de faire le vide dans l'autoclave contenant les matières à traiter, - d'y introduire le mélange d'oxyde d'éthylène et d'inhibiteur de com bustion sous une pression légèrement inférieure à la pression atmosphé rique, - en fin de traitement, d'extraire ledit mélange et de rincer l'autoclave au moins une fois par de l'air filtré. 18. Application selon la revendication 17, caractérisée en ce que - le mélange d'oxyde d'éthylène et d'inhibiteur de combustion est humi- difié. 19. Appareillage pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 14 ; ledit appareillage comprenant - un organe de vaporisation et de distribution de l'oxyde d'éthylène et de I 'inhibiteur de combustion, connecté à - un organe de détente du mélange d'oxyde d'éthylène et d'inhibiteur de combustion, sous une pression voisine de la pression atmosphérique, connecté à - une cellule de traitement, - un organe pour introduire le mélange d'oxyde d'éthylène et d'inhi- biteur de combustion dans la cellule de traitement, sous une pression voisine de la pression atmosphérique. 20. Appareillage selon la~revendication 19, caractérisé en ce que - la cellule de traitement est un local. 21. Appareillage selon la revendication 19, caractérisé en ce que - la cellule de traitement est un autoclave. 22. Appareillage selon l'une quelconque des revendications 19 à 21, caractérisé en ce que - I'organe de vaporisation comprend un réservoir contenant un mélange d'oxyde d'éthylène et d'inhibi teur de combustion dissous à l'état liquide, un réchauffeur réchauffant directement le réservoir afin de vaporiser le mélange actif 23.Appareillage selon l'une quelconque des revendications 19 à 21, caractérisé en ce que - L'organe de vaporisation comprend un réservoir contenant un mélange d'oxyde d'éthylène et d'inhibi teur de combustion dissous à l'état liquide, une capacité relais destinée à recevoir une fraction du mélange actif prélevé dans ledit réservoir par l'intermédiaire de canalisations de raccordement, . un réchauffeur réchauffant la capacité relais afin de vaporiser la fraction prélevée. 24. Appareillage selon l'une quelconque des revendications 19 à 21, caractérisé en ce que - L'organe de vaporisation comprend . au moins deux réservoirs contenant, respectivement, de l'oxyde d'éthylène et l'inhibiteur de combustion, au moins un réchauffeur destiné à réchauffer au moins les réservoirs d'oxyde d'éthylène. 25. Appareillage selon l'une quelconque des revendications 19 à 23, prise en combinaison avec la revendication 21, caractérisé en ce qu il com prend, en outre - un organe pour-faire le vide à l'fnterieur de l'autoclave. 26. Appareillage selon la revendication 24, caractérisé en ce qu'il comprend, en outre - un organe mélangeur destiné à mélanger les composants du mélange actif. 27. Appareillage selon l'une quelconque des revendications 19 à 26, caractérisé en ce qu'il comprend, en outre - un organe humidificateur destiné à charger d'humidité le mélange actif. 28. Appareillage sel-on l'une quelconque des revendications 19 à 27, caractérisé en ce que - l'inhibiteur de combustion contenu dans l'organe de vaporisation est un composé chimique bromé. 29. Appareillage selon l'une quelconque des revendications 19 à 27, caractérisé en ce que: - I'inhibiteur de combustion contenu dans l'organe de vaporisation est un fréon bromé. 30. Appareillage selon la revendication 29, caractérisé en ce que - I 'inhibiteur de combustion est le chloro-difluoro-bromo-méthane. 31. Appareillage selon la revendication 29, caractérisé en ce que - l'inhibiteur de combustion est le trifluoro-bromo-méthane. 32. Appareillage selon la revendication 29, caractérisé en ce que - l'inhibiteur de combustion est le tétra-fluoro-dibromo-éthane. 33. Appareillage selon la revendication 28, caractérisé en ce que - I 'inhibiteur de combustion est du bromure de méthyle.