La présente invention est relative a des perfectionnements apportés aux outils a lamer, c'est- -dire aux outils destinés à creuser un chambrage a section circulaire dans un élément de telle ma nière que le fond de ce chambrage soit plat. On est appelé a effectuer de tels travaux par exemple lors de la pose d'un cotyle artificiel dans lXos iliaque d'un patient. On conçoit aisément que dans une telle opération il soit souhaitable, voire indispensable, d1éviter que les déchets d'os ne se répandent dans la zone ou le chirurgien intervient. A cet effet 1coutil suivant l'invention comprend dtune part une fraise cloche propre a effectuer une saignée annulaire, et d'au- tre part une fraise a surfacer disposée a lBintérieur de la fraise cloche afin que les déchets d'os s'emmagasinent dans celle-ci. Le dessin annexé, donné a titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer. Fig. 1 est une vue éclatée en perspective d'un outil établi conformément à l'invention. Fig. 2 est une coupe transversale de la fraise cloche qui forme ltélément essentiel de l'outil suivant l'invention. Fig. 3 illustre en vue en bout et a grande échelle une partie de la denture de la fraise cloche. Fig. 4 est une vue correspondant à celle de fig, 2 mais montrant les deux éléments de-ltoutil a l'état assemblé. On a représenté en fig. 1 les deux éléments d'un outil suivant l'invention, c'est- -dire une fraise cloche 1 et une fraise à surfacer 2. La fraise cloche 1 est composée dtune partie tubulaire 3 a section cylindrique et dont l'un des bords est pourvu d'une denture -3a tandis que l'autre est associé a un fond 3b (fig. 2). Ce dernier est solidaire d'une queue cylindrique 4 qui s'étend perpendiculairement au centre de ce fond en direction de l'extérieur. Si la queue 4 est convenablement entraînée en rotation et qu'on fasse subir au dispositif dgentrainement une translation parallèle a 11 axe géométrique de la queue, la fraise 1 creuse dans un élément 5 une saignée annulaire Sa comme montre en fig. 2.Cette saignée est bien entendu de largeur égale -l'épaisseur maximale e de la denture (fig. 3) du fait que les dents sont décalées les unes par rapport aux autres, les unes étant déportées vers l'extérieur et les autres vers l'intérieur de manière a déterminer des arttes coupantes comme cela est bien connu dans la pratique. Si la partie 5b de l'élément 5 située à l'intérieur de la saignée 5a doit titre usinée en vue de constituer une cavité creuse à fond plat ou lamage, il est possible d'effectuer une opération de reprise à l'aide d'une fraise à dresser usuelle. L'inconvénient principal de ce mode de réalisation réside dans le fait que les copeaux produits par la fraise à lamer sont évacués de manière anarchique. Cet inconvénient est particulièrement sérieux lorsqu'il s'agit de réaliser un tel travail sur ltos d'un humain, par exemple lors de la mise en place d'une prothèse totale de la hanche, car les débris d'os se répandent de manière désordonnée dans la zone d'intervention. Conformément à l'invention on prévoit de ménager dans la queue 4 de la fraise 1 un alésage axial 4a dans lequel vient s'engager l'extrémité 6a de la tige d'actionnement 6 de la fraise à surfacer usuelle 2. Cette tige comprend un épaulement 6b situé à une distance telle de la fraise 2 que celle-ci se trouve au niveau de la den ture 3a de la fraise 1 (fig. 4) lorsque cet épaulement vient appuyer contre la face interne du fond -3b. La tige 6 est immobilisée à a cette position grâce à la présence d'une vis pression 7 qui coopère avec la queue 4 pour venir prendre appui contre un méplat 6c de la tige 6. La fraise 2 comporte sur sa périphérie des ergots 2a destinés à venir s'engager dans des encoches 3c de la fraise cloche 3 de ma nière que l'entratnement de la fraise 2 ne s'effectue pas par l'intermédiaire de sa queue. On comprend aisément que l'utilisation de l'outil représenté en fig. 4 permet la réalisation d'un chambrage 8 à fond plat sans que les copeaux ou débris ne se dispersent autour de l'outil puisqu'au contraire ils viennent s'emmagasiner à l'intérieur de la cloche 3. Lorsque l'usinage est terminé il suffit de dévisser la vis 7 pour récupérer les déchets emmagasinés. Il doit d'ailleurs titre entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. En particulier on peut réaliser le chambrage 8 soit en une seule fois, avec les deux éléments 1 et 2 de l'outil assemblés, ou pratiquer d'abord la saignée Sa à l'aide de la fraise cloche seule pour ensuite faire disparattre la partie centrale 5b en utilisant l'outil complet. REVENDICATIONS 1o Outil à lamer, caractérisé en ce quwil comprend en combinaison - une fraise cloche propre à effectuer une saignée annulaire ; - et, une fraise à surfacer disposée à l'intérieur de la fraise cloche et qui est destinée à creuser la partie restant au centre de la saignée. 2. Outil à lamer suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la fraise cloche est pourvue d'une queue creuse dont l'alésage débouche dans la cloche. 3. Outil à lamer suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la fraise à surfacer comporte une tige qui s'engage dans l'alé- sage de la queue de la fraise cloche de manière que sa denture se trouve au niveau de celle de ladite fraise cloche. 4. Outil à lamer suivant la revendication 3, caractérisé en ce que l'épaulement déterminé par les deux diamètres de la tige vient prendre appui contre la face intérieure du fond de la cloche. 5. Outil à lamer suivant la revendication 4, caractérisé en ce que la tige de la fraise à surfacer est immobilisée dans la queue de la fraise cloche au moyen d'une vis pression. 6. Outil à lamer suivant la revendication 5, caractérisé en ce que des moyens d'immobilisation angulaire sont prévus entre la fraise cloche et la fraise à surfacer. 7. Outil à lamer suivant la revendication 6, caractérisé en ce que les moyens d'immobilisation angulaire sont constitués par des ergots de la fraise à surfacer qui s'engagent dans des encoches pratiquées dans la fraise cloche.