La présente invention concerne des préparations et elle trouve une application à propos de la préparation de gels pharmaceutiques. Selon un aspect de la présente invention, celle-ci propose un gel actif comprenant une substance organique polymere, une substance minérale et un constituant actif. La substance organique polymère peut être un constituant actif ou être le constituant actif. La substance minérale peut être un constituant actif ou être le constituant actif. Par un "constituant actif", la Demanderesse entend désigner un constituant qui présente une activité chimique ou biologique dans un environnement choisi, ou un précurseur d'un tel constituant;et,par un "gel actif", la Demanderesse entend désigner un gel contenant un constituant actif selon la définition ci-dessus. Ainsi, le constituant peut être, par exemple, un constituant pharmaceutiquement actif sorte que le gel actif est un gel pharmaceutiquement actif (c'est-à-dire un gel pharmaceutique), ou bien le constituant actif peut être un pesticide et dans ce cas le gel actif aura une activité pesticide. En variante, par exemple, on peut former un gel herbicide en incorporant un herbicide à titre de constituant actif.Comme autre variante, le constituant actif peut être une toxine capable d'inhiber la croissance dans un milieu environnant aquatique (par exemple pour inhiber la croissance d'herbes aquatiques et de mollusques aquatiques), et le gel actif peut servir dans des peintures anti-salissures (sous)-marnes. Dans un autre cas encore, le constituant actif peut être un algicide de sorte que le gel actif présente de l'activité algicide. Selon une forme de réalisation de la présente invention, celle-ci propose un gel pharmaceutique comprenant une substance organique polymère, une substance minérale et un constituant pharmaceutiquement actif. On préfère hautement que le gel actif (par exemple un gel pharmaceutique) soit produit à l'aide d'un agent organique de gélification par un procédé appelé procédé de préci- pitation d'un gel (que l'on étudiera ci-après plus en détail), de sorte que lagent organique de gélification constitue avantageusement la substance organique polymère présente dans le gel actif. Ainsi, dans une forme préférée de réalisation, la présente invention propose un gel actif comprenant un constituant actif uniformément distribué dans la totalité d'un gel, ce gel étant formé par un agent organique de gélificatin et une substance minérale précipitée en contact intime. Par les expressions "uniformément distribué" et "contact intime", la Demanderesse entend impliquer le degré de distribution uniforme et de contact intime caractérisant normalement les produits obtenus par un procédé de précipitation en forme de gel. Lorsque le constituant actif est choisi de façon à etre un constituant pharmaceutiquement actif, l'invention propose un gel pharmaceutique comprenant un constituant pharmaceutiquement actif uniformément distribué dans la totalité d'un gel, ce gel étant formé par un agent organique de gélification en contact intime avec une substance minérale précipitéc. Le gel actif peut être sous forme de particules essentiellement sphériques d'un gel. Dans le cas d'un gel pharmaceutique, cette forme est avantageuse en raison de la facilité de la manutention et de 1'1 administration à des patients. Par "un procédé de précipitation en forme de gel", la Demanderesse entend désigner un procédé impliquant l'uti- lisation d'un agent organique de gélification. En bref, dans la production dtun gel par une forme de procédée précipitation d'un gel ou en forme de gel (ce qu'on appelle parfois la précipitation d'un gel "à terme"), on introduit une solution d'alimentation, contenant un élément ou un composé d'un élément (11 élément étant- typiquement un métal) sous forme d'une solution de sel ou d'un sol et un agent organique de gélification (agent de gélification) ou des agents, dans un agent de précipitation pour obtenir un gel contenant l'élément en association intime avec l'agent de gélification. Les brevets britanniques nO 1 175 834, nD 1 231 385, nO 1 253807, nO 1 313 750, nO 1 363532 et n0 1 277420 concernent des procédés de précipitation en forme de gel et on pourra s'y référer pour y trouver des renseignements concernant de tels procédés. (On comprendra qu'en règle générale l'élément ou le composé de llélement et l'agent de gélification subissent des interactions (par exemple par formation dtun complexe) pour produire le gel précipité et l'on comprendra que l'élé- ment sera généralement présent dans le gel sous forme d'un composé plutôt que sous forme de l'élément libre. En outre, on appréciera que plusieurs éléments peuvent être présents dans le gel). L'agent organique de gélification permet la gélification de la solution d'alimentation de façon cohérente en présence d'un agent de précipitation. De tels agents de gélification sont habituellement des composés organiques polymères hydrosolubles à masse moléculaire élevée, comme décrit dans les brevets britanniques précités (par exemple du dextrane,. de l'alcool polyvinylique, de la dextrine et de l'amidon ou fécule). En général, la substance minérale présente dans le gel actif sera un composé minéral. La Demanderesse préfère que la substance minérale présente dans le gel actif soit un oxyde, un oxyde hydraté ou un hydroxyde d'un élément ou soit un mélange d'oxydes d'oxydes hydratés ou d'hydroxydes d'éléments. Des oxydes, oxydes hydrates et hydroxydes de l'aluminium et du silicium et leurs mélanges constituent des exemples de composés minéraux convenant pour servir selon la présente invention. Un gel actif préféré selon la présente invention comprend un constituant actif uniformément distribué dans la totalité d'un-gel, le gel étant formé d'un agent organique de gélification en contact intime avec un oxyde, un oxyde hydraté ou un hydroxyde d'aluminium précipité. Dans une forme particulière-de réalisation,le constituant actif peut être un constituant pharmaceutiquement actif. La Demanderesse a trouvé que le dextrane, l'alcool polyvinylique, la dextrine et les amidons ou fécules sont des exemples d'agents organiques de gélification à utiliser avantageusement avec de l'oxyde d'aluminium (ou un oxyde hydraté ou un hydroxyde) dans des préparations (en particulier des préparations pharmaceutiques) selon la présente invention. Dans la production d'un gel par un procédé de précipitation d!un gel ou en forme de gel connue sous le nom de précipitation d'un gel inverse, on introduit un agent de précipitation dans une solution d'alimentation, cette solution d'alimentation contenant un élément ou un composé d'un élément (l'élément étant typiquement un métal) sous forme d'une solution de sel ou d'un sol et contenant un agent organique de gélification,pour obtenir un gel contenant 11 élément et l'agent de gélification. Le brevet britannique nO 1 350 D89 concerne le procédé de précipitation d'un gel "par la méthode inverse". On doit comprendra que l'expression "précipitation d'un gel à terme" indique principalement que l'on ajoute une solution contenant un élément ou un composé d'un élément à un agent de précipitation, et que l'expression "précipitation d'un gel par la méthode inverse" indique principalement que l'on ajoute un agent de précipitation à une solution contenant un élément ou un composé d'un élément. Selon un autre aspect de la présente invention, celle-ci propose un procédé de production d'un gel actif par un procédé de précipitation en forme de gel selon lequel on met en contact les constituants suivants : (i) un agent organique de gélification ; (ii) un composé minéral ou un sol (iii) un constituant actif (selon la définition donnée cidessus) ou son précurseur ; et (iv) un agent de précipitation, afin de produire un gel actif comprenant le constituant actif ou son précurseur uniformément distribué dans la totalité d'un gel obtenu par précipitation. On peut mettre en contact d'un certain nombre dé façons l'agent organique de gélification, le composé ou sol minéral, le constituant actif (ou son précurseur) et l'agent de précipitation. Ainsi, par exemple selon une forme de réalisation de l'aspect immédiatement précédent de l'invention, celle-ci propose un procédé pour produire un gel actif par un procédé de précipitation en- forme de gel selon lequel on met une solution d'alimentation, contenant un agent organique de gélif cation, un composé ou sol minéral et un constituant actif (selon la définition ci-dessus) ou son précurseur en contact avec un agent de précipitation afin de produire un gel actif comprenant le constituant actif ou son précurseur uniformément distribué dans la totalité d'un gel obtenu par précipitation. Selon la forme immédiatement précédente de réalisation, on peut ajouter, par exemple, la solution d'alimenta- tion à l'agent de précipitation (c'est-a-dire que l'on peut utiliser le procédé de précipitation d'un gel "à terme" ou par méthode directe, selon la description ci-dessus). De préférence, on donne à la solution d'alimentation la forme de gouttelettes que l'on met ensuite au contact de l'agent de précipitation afin de produire des particules du gel. Après leur formation, les particules du gel peuvent être avantageusement séchées par des procédés connus dans l'art de précipitation d'un gel. Les particules du gel peuvent éventuellement être lavées (par exemple avec H20) avant leur séchage. Le brevet britannique nO 1 286 871 décrit notamment un procédé de précipitation d'un gel ou en forme de gel comprenant l'utilisation d'un agent gazeux de précipitation et l'on peut utiliser un tel procédé pour a production d'un gel actif selon la présente invention. La dimension des particules essentiellement sphériques d'un gel selon la présente invention peut se situer entre plusieurs microns et plusieurs millimètres. Dans le cas d'un gel pharmaceutique, on peut administrer par voie orale, à l'aide de capsules, de petites particules (ayant par exemple 1 à 1000 microns) alors que l'on peut administrer par voie orale de plus grandes particules individuellement (ayant par exemple 1 à 5 mm). Selon la forme de réalisation qui précède immédiatement, l'agent de précipitation peut, par exemple, être ajouté à la solution d'alimentation (c'est-à-dire que l'on peut utiliser le procédé de précipitation d'un gel "par la méthode inverse" selon la description ci-dessus). Selon un autre aspect encore de la présente invention, celle-ci propose un procédé pour la production d'un gel actif par un procédé de précipitation en forme de gel selon lequel on règle la structure du gel de façon à déterminer la vitesse à laquelle le constituant actif sera libéré lorsqu'on l'utilise. Lorsque le constituant actif est un constituant pharmaceutiquement actif, l'invention propose un procédé pour la production d'un gel pharmaceutique par un procédé de précipitation en forme de gel selon lequel on-règle la structure du gel de façon à déterminer la vitesse à laquelle le constituant pharmaceutiquement actif sera libéré lorsqu'il est administré à un patient. On peut régler la structure du gel en traitant le gel, après le stade de la précipitation de ce gel, afin d'en modifier la structure et de déterminer ainsi la vitesse à la- quelle le constituant actif est libéré. Ainsi, dans une forme de réalisation de cet aspect de l'invention qui précède immédiatement, on détermine la vitesse à laquelle le constituant actif est libéré en choisissant les conditions du séchage auquel on soumet le gel. Par exemple, lorsque le gel est séché à l'air,la vitesse de libération pharmaceutique d'un gel pharmaceutique peut autre réduite en effectuant le séchage à une température élevée. Dans ce contexte, il a été trouvé qu'un gel séché à 600C a une plus lente vitesse de libération qu'un gel séché à 200G. Nettement, la température élevée ne doit pas l'être au point de provoquer une dégradation inopportune de l'agent de gélification ou du constituant actif. Dans une seconde forme de réalisation de l'aspect immédiatement précédent de l'invention, on détermine la vitesse à laquelle un constituant actif est libéré d'un gel en trempant les particules du gel précipité en forme de gel dans une solution aqueuse d'une substance hydrophile (par exemple de l'urée, du glucose ou du saccharose) après le stade de la précipitation du gel et avant le séchage de ce gel. En outre, ou en variante, on peut déterminer la structure du gel et, donc, la vitesse à laquelle le constituant actif est libéré,en modifiant la composition de la solution d'alimentation de façon à modifier la composition du gel. Ainsi, un composé minéral supplémentaire peut être inclus dans la solution d'alimentation afin de modifier la composition du gel. (Des exemples de composés minéraux convenant pour servir d'additifs dans le cas de la forme de réalisation qui précède immédiatement sont de la silice et de l'alumine pyrolytique). La Demanderesse pense que la vitesse à laquelle un constituant actif est libéré d'un gel peut dépendre d'un certain nombre de facteurs. Ce sont (a) le pH du milieu (par exemple l'estomac ou l'intestin dans le cas d'un gel pharmaceutique), - (b) la dimension des particules du gel ; (e) la composition chimique de la substance inorganique et de la substance organique polymère (par exemple un agent de gélification) et l'interaction existant entre ces deux types de substances (d) la porosité de la structute du gel; (e) la dimension des cristaux et la structure de la substanceincnganique présente dans lequel (f) la teneur en eau du gel (g) l'affinité du gel pour de l'eau (sa nature hydrophile). On s'attend à ce que la vitesse de libération soit, dans une situation donnée, une fonction complexe de l'ensemble des facteurs ci-dessus. Selon un autre aspect encore, la présente invention propose un gel actif produit par le procédé de l'invention. Dans une forme préférée de réalisation de l'aspect de l'invention qui précède immédiatement, le gel actif est un gel pharmaceutique produit par le procédé de l'invention. Selon un autre aspect encoure, la présente invention propose un gel actif dont la structure est réglée de façon à déterminer la vitesse à laquelle le constituant actif sera libéré lors de son utilisation. Dans une forme préférée de réalisation de l'aspect de l'invention qui précède immédiatement, celle-ci propose un gel pharmaceutique dont la structure est réglée de façon à déterminer la vitesse à laquelle le constituant pharmaceutiquement actif sera libéré lorsque le gel est administré à un patient. On pense que des gels pharmaceutiques selon la pré sente invention présentent des avantages,par par rapport au pro- cédé classique de pastillage et de mise en capsules, en ce qui concerne l'uniformité de la distribution du constituant pharmaceutiquement actif dans la totalité des gels pharmaceutiques et la concentration du constituant pharmaceutiquement actif que l'on peut obtenir dans les gels. On peut se référer également à la demande de brevet français déposée par la même Demanderesse le même jour sous le titre "Procédé de préparation d'un gel actif et produits obtenus", cette demande concernant des gels actifs- (par exemple des gels pharmaceutiques) et leur production. Dans la demande de brevet français précitée, on décrit notamment un procédé pour la préparation d'un gel actif, procédé selon lequel on traite une solution d'alimentation contenant une espèce minérale et un constituant actif pour en effectuer une gélification afin de former un gel minéral e-t d'obtenir ainsi un gel actif comprenant le constituant actif distribué dans la totalité du gel minéral. La présente invention propose également une composition pharmaceutique comprenant un gel pharmaceutiquement actif selon la présente invention en mélange avec un véhicule, excipient ou support pharmaceutiquement acceptable pour ce gel. L'invention propose en outre un procédé pour produire une composition pharmaceutique, selon lequel on mélange un gel pharmaceutiquement actif selon l'invention avec un véhicule, excipient ou support pharmaceutiquement acceptable pour ce gel. L'invention propose en outre une méthode de traitement selon laquelle on administre une dose thérapeutique d'un gel pharmaceutiquement actif selon l'invention. L'invention sera maintenant décrite, à titre illustratif mais non limitatif, par les exemples suivants. Exemple 1. On prépare comme suit un gel pharmaceutique On ajoute 400 ml de chlorure d'aluminium hydraté ou chlorohydrate d'aluminium (0,312 g de Al203 par millilitre de solution ; provient de Albright and Wilson Limited) à 100 ml d'une solution à 20 ffi d'alcool polyvinylique ("Narcopolymer A 20" ; provient de Warwick Chemical Company; Leeds > Grande- Bretagne) et l'on dilue le mélange en lui ajoutant de l'eau pour obtenir 1 litre. On ajoute 10 g de cinchonine BP en dissolution dans 10 ml d'acide acétique cristallisable et l'on filtre le mélange.On donne à la solution résultante la forme de gouttelettes en utilisant un orifice vibrant de 0,2 mm de diamètre et lion fait passer les gouttelettes dans une colonne de 30 cm d' ammoniac gazeux avant que les gouttelettes n1 entrent dans une solution d'ammoniaque (16 M à l'origine et maintenue à une molarité supérieure à 12 M par l'addition d'ammoniaque en solution fraîche de densité 0,880) pour obtenir des sphères de gel. Qn laisse ces sphères de gel demeurer dans la solution ammoniacale pendant une heure puis on les lave par décantation avec de l'eau. On sèche ensuite les sphères dans un courant d'air à 200C. Après traitement des sphères avec ECl 0,1N (pour simuler les conditions existant dans l'estomac humain), la cinchonine est totalement extraite en 80 minutes. Exemple 2. On répète le mode opératoire de l'exemple 1 sauf que l'on modifie le stade de séchage et qu'on sèche les sphères du gel dans une étuve à air à 600C durant 2 heures 1/2. Après traitement des sphères par HCl 0,1N, la cinchonine est totalement extraite en 150 minutes. Exemple 3. On répète le mode opératoire de l'exemple i sauf qu'après lavage, on trempe des sphères du gel dans une solution aqueuse à 10 % de saccharose durant 30 minutes. On fait égoutter les sphères puis on les sèche dans une étuve à 600C durant 2 heures 1/2. Lors du traitement des sphères avec HCl 0,1 N, on extrait la cinchonine totalement en 30 minutes. En comparant les vitesses d'extraction obtenues dans les exemples I et II, on voit qu'un séchage à des températures plus élevées (c'est-à-dire un séchage plus rapide) donne comme produit un gel pharmaceutique ayant une plus lente vitesse de libération de l'agent pharmaceutique. De terme, en comparant les exemples 2 et 3, on voit qu'en trempant les sphères du gel dans une solution aqueuse d'une substance hydrophile (saccharose) on augmente la vitesse de libération du produit pharmaceutique. Exemple 4. On prépare comme suit un gel pharmaceutique On dilue 320 ml de chlorure d'aluminium hydraté ou de chlorohydrate d'aluminium (0,312 g de Al203 par millilitre de solution ; provient de Albright and Wilson Limited) jusqu'à 1 litre en ajoutant de l'eau contenant 200 ml d'une solution à 20 % d'alcool polyvinylique ("Warcopolymer A 20" provient de Warwick Chemical Co., Leeds) et l'on ajoute et dissout 2 g de mépacrine. On précipite la solution résultante sous forme de gel selon le mode opératoire de l'exemple 1. On enlève les sphères du gel de la solution ammoniacale, on les lave de façon poussée à l'eau distillée et on les sèche à l'air à 2000. Lorsqu'on traite les sphères du gel par HC1 0,1N, on extrait totalement la mépacrine en 30 minutes. Exemple 5. On répète le mode opératoire de l'exemple 4, sauf qu'après avoir lavé les sphères, on les sèches à 600G durant 2 heures plutôt qu'à 20 C. Lorsqu'on traite les sphères par HCl 0,1 N, il faut plus de 150 minutes pour une extraction totale de la mépacrine. Exemple 6. On répète le mode opératoire de l'exemple 4, sauf qu'on disperse 50 g d'alumine pyrolysée dans le chlorhydrate d'aluminium ou le chlorure d'aluminium hydraté- avant de diluer à 1 litre. On sèche les sphères du gel dans de l'air à 200C comme dans l'exemple 4. Lorsqu'on traite les -sphères du gel par 1101 O,lN, la mépacrine est totalement extraite en 20 minutes. Exemple 7. On répète le mode opératoire de l'exemple 6, sauf qu'on modifie le stade du séchage, en séchant les sphères du gel dans une étuve à air durant 2 heures à 600C. Lorsqu'on traite les spheres du gel par HC1 0,1N, la mépacrine est entièrement extraiteen 20 minutes. Lorsqu'on compare les vitesses d'extraction obtenues dans les exemples 4 et 5, on voit une fois encore qu'en séchant à une température plus élevée (clest-à-dire en effectuant un séchage plus rapide) on obtient comme produit un gel phar maceutique ayant une plus lente vitesse de libération de l'agent pharmaceutique. De même, en comparant les exemples 6 et 7, on voit que la vitesse d'extraction, dans le cas des gels pharmaceuti- ques préparés à l'aide d'une addition d'alumine pyrolysée, ne subit apparemment pas beaucoup d'influences exercées par la température du séchage (c'est-à-dire la vitesse de ce séchage). En outre, une comparaison des exemples 4 et 5 avec les exemples 6 et 7 indique que l'utilisation de l'alumine pyrolytique donne de plus grandes vitesses d'extraction, l'elfe étant plus marqué dans le cas de sphères du gel séché à 60oC. Exemple 8. On prépare des sphères d'un gel pharmaceutique comme à l'exemple 4, sauf qu'on les tremps dans une solution aqueuse à 10 ffi en poids/poids de glucose durant 30 minutes avant de les sécher à 200C. Lorsqu'on utilise HC1 0,1N comme dans les exemples précédents, l'extraction totale de la mépacrine prend 10 minutes. Exemple 9. On répète l'exemple 8 sauf qu'on sèche les sphères à 600C durant 2 heures après les avoir trempées dans la solution de glucose pour obtenir des sphères d'un gel pharmaceutique exigeant 30 minutes d'un traitement par HC1 0,1N pour une extraction totale de la mépacrine. En comparant les vitesses d'extraction obtenues dans les exemples 8 et 9, on verra une fois encore qu'un séchage à une température plus élevée (c'est-à-dire un séchage plus rapide) donne comme produit un gel pharmaceutique ayant une plus lente vitesse de libération. De meme, en comparant les vitesses d'extraction que l'on obtient dans les exemples 8 et 9 avec les vitesses obtenues dans les exemples 4 et 5, on verra qu'en trempant les sphères du gel dans une solution aqueuse d'une substance hydrophile (glucose), on augmente la vitesse de libération de l'agent pharmaceutique. Exemple 10. On prépare comme suit un gel pharmaceutique On ajoute 1 litre d'une solution de chlorhydrate d'aluminium ou chlorure d'aluminium hydraté (0,312 g de Al203 par millilitre de solution ; provient de Albright and Wilson Ltd.) à 1,5 litre d'une solution aqueuse contenant 20 g de dextrane (qualité alimentaire ; provient de Koch Light Ltd) et 400 g d'urée. A 1,5 litre de cette solution , on ajoute 20 g de 8-hydroxyquinoléine dissoute dans 20 ml d'un mélange à 50 % en volume d'acide acétique cristallisable et d'eau. On donne à la solution résultante la forme de gouttelettes et l'on précipite le gel pour obtenir des sphères de gel comme à l'exemple 1. On sèche ensuite les sphères du gel à l'air à 200C pour former des sphères dures et opaques. Lorsqu'on traite les sphères par HC1 0,1N à la température ambiante (pour simuler les conditions régnant dans l'estomac humain), la 8-hydroxyquinoléine est complètement extraite en 15 minutes. Exemple 11. On répète le mode opératoire de 1' exemple 1 sauf qu'on sèche les sphères du gel à 600C durant 2 heures. Lorsqu'on traite par 1101 0,1N à la température ambiante, la 8-hydroxyquinoléine est totalement extraite en 35 minutes. Exemple 12. On répète le mode opératoire. de l'exemple 1D, sauf qu'on sèche les sphères du gel à 600C durant 4 heures puis à 1000C durant 4 heures. Lorsqu'on traite par 1101 0,1N à la température ambiante, on obtient l'extraction totale de la 8-hydroxyquinoléine en 2,25 heures. Exemple 13. On suit le mode opératoire général de l'exemple 10 en utilisant de la dextrine comme agent organique de gélification à la place du dextrane. On sèche à 200a les sphères du gel ety lorsqu'on traite ensuite par KC1 0,1N, on obtient l'extraction totale de la 8-hydroxyquinoléine en 50 minutes Exemple 14. On répète le mode opératoire de l'exemple 13 sauf qu'on sèche les sphères du gel à 600C . Lorsqu'on traite par 1101 0,1N, on trouve qu'il faut plus de 200 minutes pour une extraction totale de la 8-hydroxyquinoléine. Exemple 15 On répète le mode opératoire de l'exemple 10, sauf que l'agent organique de gélification est un mélange 1:1 dextrine/dextrane plutôt que du dextrane seul. On sèche les sphères du gel à 200O et, lorsqu'on les traite par HC1 0,1N, on trouve que la 8-hydroxyquinoléine est totalement extraite en 30 minutes. Exemple 16. On répète le mode opératoire de l'exemple 15, sauf qu'on sèche à 600C les sphères du gel. Lorsqu'on traite les sphères du gel par RC1 0,1 N, on trouve qu'il faut plus de 200 minutes pour une extraction totale de la 8-hydroxyquinoléine. On comparant les exemples 10-16, on verra que si le choix de 11 agent organique de gélification exerce un certain effet sur la vitesse d'extraction du constituant pharmaceutique, la vitesse du séchage exerce une bien plus grande influence. Exemple 17. Dans le présent exemple, on prépare des sphères d'un gel pharmaceutique contenant comme constituants minéraux de l'alumine et de la silice. Ainsi, on ajoute tout en agitant 320 ml de chlorhydrate d'aluminium ou chlorure d'aluminium hydraté (0,312 g de Al2O3 par millilitre de solution ; provient de-Albright and Wilson Ltd.) à un mélange de 200 ml d'alcool polyvinylique à 20 % (Warcopolymer A 20" ; provient de Warwick Chemicel Co., Lieds), contenant 5 ml d'acide acétique cristallisable et 150 ml d'un sol de silice ("Syton W 30", provient de Monsanto Ltd.). On complète ce mélange jusqu'à un volume total de 1 litre 1/2 par additiond'eau distillée. A 1 litre de cette solution, on ajoute 2 g de chlorhydrate de mépacrine et l'on précipite de la solution résultante un gel en opérant comme décrit dans exemple 1. On note qu'il y a un peu de perte de mépacrine-base dans la solution ammoniacale et dans les liqueurs de lavage, mais l'on obtient en séchant à 2000 des sphères de gel précipitées de couleur jaune canari (diamètre : 100-15C microns) et contenant de la mépacrine. On traite par HC1 0,1N à la température ambiante (pour simuler les conditions régnant dans l'estomac), on oo- tient une extraction complète de la mépacrine des sphères en 20 minutes. Exemple 18. On mélange 50 ml de chlorhydrate d'aluminium ou chlorure d'aluminium hydraté (0,312 g de A1203 par millilitre de solution ; provient de Albright and Wilson Ltd.) avec 100 ml d'une solution aqueuse contenant 4 % en poids d'un dextrane de qualité alimentaire. On ajoute goutte à goutte le mélange visqueux résultant à de 11 ammoniaque aqueuse (12-15 M) selon la pratique du brevet britannique nO t 231 385. Après lavage à 11 eau des sphères précipitées, on les agite dans une solutionaqueuse à 10 ffi en poids d'urée pendant 1 heure supplémentaire puis on les sèche dans un courant d'air à la température ambiante.Les sphères résultantes conviennent pour servir d'antiacide stable. Exemple 19. On dilue 100 ml de chlorhydrate dlaluminium ou chlorure d'aluminium hydraté (0,312 g de Au209 par millilitre de solution ; provient de Albright and Wilson Ltd.) avec un égal volume d'eau contenant 5 g de dextrose. A la solution résultante, on ajoute 60 nil d'une solution aqueuse d'hydroxyde d'ammonium SM, selon le brevet britannique nO 1 350 389. On filtre le précipité résultant, on le lave à l'eau et le sèche à l'air à la température ambiante pour obtenir un produit friable. Lorsqu'on le met en forme de poudre, ce produit convient bien pour servir d'antiacide stable à action rapide. Exemple 20. On dissout 5 g de dextrose dans 200 ml d'eau conte- nant 20 ml d'une solution aqueuse d'ammoniaque 15M et l'on ajoute le mélange à 100 ml de chlorhydrate dtammonium ou chlorure dtaluminium hydraté (0,312 g de Al C par mi31ilitre de solution ; provient de Albright and WilSoZLtd.). On filtre le précipité résultaltt, on le lave à 11 eau et le sèche à l'air à la température ambiante pour obtenir un produit friable. Lorsqu'on le met en forme de poudre, ce produit convient bien pour servir d'antiacide stable à action rapide. REVENDICATIONS 1. Gel actif, caractérisé en ce qutil comprend une substance organique polymère, une substance minérale et un constituant actif. 2. Gel actif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la substance organique polymère, ou la substance minérale, comprend un constituant actif ou est le constituant actif. 50 Gel actif selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le constituant actif est un constituant pharmaceutiquement actif ou est un pesticide ou un herbicide ou est une toxine capable d'inhiber une croissance dans un milieu aquatique environnant, ou est un algicide. 4. Gel actif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend un constituant actif uniformément distribué dans la totalité d'un gel, ce gel étant formé d'un agent organique de gélification en contact intime avec une substance minérale précipitée. 5. Gel actif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la substance minérale est un oxyde, un oxyde hydraté ou un hydroxyde d'un élément ou est un mélange d'oxydes, d'oxydes hydratés ou d'hydroxydes d'éléments. 6. Gel actif selon l'une quelconque des reveiidications précédentes, caractérisé en ce que la substance organique polymère est un agent organique de gélification. 7. Procédé pour produire un gel actif par un procédé de précipitation d'un gel, caractérisé en ce qu'on met en contact les matières suivantes : (i) un agent organique de gélification ; (ii) un composé minéral ou un sol ; (iii) un constituant actif ou son précurseur ; et (iv) un agent de précipitation, afin de produire un gel actif comprenant le constituant actif, ou son précurseur, uniformément distribué dans tout le gel obtenu par précipitation. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'on met une solution d'alimentation, contenant un agent organique de gélification, un composé ou sol minéral et un const- tuant actif ou son précurseur en contact avec un agent de préci pitation afin de produire un gel actif comprenant le constituant actif ou son précurseur uniformément distribué dans tout le gel obtenu par précipitation. 9. Procédé pour la production d'un gel actif par un procédé de précipitation d'un gel selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'on règle la structure du gel de façon à déterminer la vitesse à laquelle le constituant actif sera libéré lorsque on utilise ce gel, en (a) choisissant les conditions de séchage auxquelles on soumet le gel après sa formation par précipitation du gel, ou (b) en choisissant la composition chimique du gel, ou (c) en traitant le gel par une substance hydrophile après le stade de la précipitation du gel et avant le séchage du. gel ou (d) lorsque le gel actif est sous forme de particules essentiellement sphériques, en choisissant la dimension des particules, ou en combinant deux ou plusieurs des moyens (a) à (d). 10. Composition pharmaceutique comprenant un gel pharmaceutiquement actif selon l'une quelconque des revendications I à 6, en mélange avec un excipient, véhicule ou support pharmaceutiquement acceptable pour ce gel.