La présente invention est relative à des perfectionnements apportés aux organes du genre constitués par un manche pourvu d'un cliquet propre a coopérer élastiquement avec une roue a rochet et en vue de constituer un levier adaptable a des outils divers. Les dispositifs du genre en question sont utilisés principalement dans le but de commander la rotation par -coups d'un organe par exemple d'une clé pour provoquer le serrage d'un écrou. En chirurgie osseuse une telle clé est nécessaire lors de certaines opérations par exemple pour effectuer la mise en place d'un cotyle artificiel. Au cours de telles opérations il est toutefois difficile, voire impossible, d'engager la queue de l'outil dans l'alésage central que présentent généralement les leviers à cliquet usuels. Dans ces conditions le praticien se prive de l'usage d'un tel outil ce qui prolonge considérablement le temps de l'opération. Les perfectionnements qui font itobjet de la présente invention visent à remédier a ces inconvénients et à permettre la réalisation d'un levier à cliquet susceptible de coopérer de manière latérale avec la queue de l'outil à entra#ner. A cet effet on utilise un manche associé à une chape comportant deux branches affectant chacune la forme d'un crochet, un cliquet étant disposé axialement par rapport au manche dans la partie transversale de la chape de telle manière qu'il soit repoussé élastiquement en direction de celle-ci, tandis qu'on prévoit d'associer à la queue de 11 outil un pignon dont les dents coopèrent avec le cliquet lorsque cette queue est engagée dans les ouvertures des crochets de la chape. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 est une vue en élévation avec arrachements d'un appareil suivant l'invention destiné à l'entratnement d'un outil pour la mise en place d'un cotyle vissé. Fig. 2 en est une coupe suivant II-II (fig. 1). Fig. 3 illustre une autre application de l'appareil suivant l'invention. On a représenté en fig, 1 une clé établie conformément à ltin- vention comprenant un manche 1 dont l'extrémité la est vissée dans une chape 2 à l'intérieur de laquelle coulisse élastiquement un cliquet 3 destiné à coopérer avec un pignon 4 à denture droite usuelle calé sur la queue 5 d'un outil. La chape 2 comprend une partie centrale 6 prolongée par deux branches 7, 8 qui comportent chacune une ouverture transversale 7a, 8a (fig. 2) débouchant sur une face correspondante de chaque branche. Dans ces ouvertures on engage la queue 5 de telle manière que le pignon 4 soit disposé entre les branches 7, 8 de la chape, ses dents venant coopérer avec le bec 3a du cliquet 3. Ce cliquet se présente sous la forme d'un pion cylindrique qui s'engage dans un trou central 9 de la chape 2 dans lequel il coulisse longitudinalement. Le débouché vers l'extérieur de ce trou est prévu fileté de manière qu'on puisse y visser le bout la correspondant du manche 1. Un ressort de compression 10 repousse le cliquet en direction du pignon 4.Dans une rainure il pratiquée dans la chape 2 de ma nière qu'elle débouche dans le trou 9, on fait passer une vis 12 dont le corps vient se visser dans le cliquet 3 afin de limiter son débattement longitudinal. Le haut de la vis 12 comporte une embase 12a qui, lorsqu'elle vient buter contre la face extérieure de la chape, provoque l'immobilisation du cliquet. La vis est encore munie d'un doigt de manoeuvre 12b. Etant donné que l'ensemble constitué par le manche et la chape doit pouvoir tourner librement par rapport à la queue 5, le fond de chacune des ouverture 7a, 8a des branches 7, 8 est prévu arrondi avec un diamètre approximativement égal à celui de la queue 5. Dans l'exemple représenté en fig. 1 et 2 l'une des extrémités de la queue 5 est associée à une cloche 13 comportant une embase plane 13a pourvue d'ergots 14, 15 propres à coopérer avec des entailles pratiquées dans la bride 16a d'un cotyle vissé 16 tel que celui décrit dans la demande de brevet français 77 20 235 du présent Demandeur, ledit cotyle devant entre vissé dans une cavité osseuse 17. On note la forme en biseau du bec 3a du cliquet qui permet llen- traînement du pignon 4 lorsque le manche est actionné dans le sens des aiguilles d'une montre, tandis qu'il est repoussé axialement dans le trou 9 par les dents du pignon lorsqu'on fait tourner l'ensemble dans le sens contraire. En vue de faciliter le maintien de la position relative de la chape par rapport à la queue 5 on prévoit l'utilisation d'une agrafe 18 présentant la forme générale d'un U réaliséepar exemple en fil d'acier à section circulaire. Cette agrafe s'engage dans des perforations en vis-à-vis 19, 20 respectivement 21, 22 pratiquées en correspondance dans les deux parties en vis-à-vis des branches 7, 8 de manière que chaque jambage I8a, 18b de l'agrafe soit disposé de manière tangente à la périphérie de la queue 5 (fig. 2). Bien entendu les jambages peuvent coulisser en vue de libérer la queue 5. Il va de soi qu'un tel appareil peut entre utilisé pour faire tourner une vis 23 (fig. 3) immobilisée axialement par rapport à un étrier 24 en vue de faire déplacer des bras 25, 26 le long de cette vis. Contrairement aux clés à cliquet usuelles qui, dans ce cas, doivent rester à demeure associées à la vis, la clé suivant l'ivention permet de ne laisser en place que le pignon 4. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. R E V E N D I C A T 10 O N S 1. Levier du genre constitué par un manche pourvu d'un cliquet propre à coopérer élastiquement avec une roue à crochet en vue d'entratner un organe en rotation dans l'un ou l'autre sens, caractérisé en ce qu'il comprend - un manche associé à une chape comportant deux branches affectant chacune la forme d'un crochet - un cliquet qui se déplace élastiquement dans l'axe géométrique du manche - un pignon solidaire d'un organe à entratner en rotation calé sur un axe qui s'engage dans les crochets des branches de la chape du manche. 2. Levier suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte un dispositif destiné à immobiliser le cliquet en position active afin de supprimer la possibilité d'entratner alternativement la roue dentée. 3. Levier suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le dispositif d'immobilisation du cliquet est constitué par une vis à embase qui se déplace dans une fente de la chape. 4. Levier suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte un système permettant de fermer l'ouverture du crochet de chaque branche de la chape. 5. Levier suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le système permettant de fermer les crochets est réalisé sous la forme d'une agrafe en U dont les jambages traversent des perforations pratiquées respectivement en vis-à-vis dans chaque branche de la chape et dans l'extrémité du crochet correspondant, cette agrafe étant susceptible de coulisser dans les perforations pour libérer l'ouverture des crochets. 6. Levier suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le pignon présente une denture droite à dents usuelles, tandis que le cliquet est pourvu d'un bec extr & e dont la forme permet sa coopération avec le pignon, en vue de l'entratner ou non suivant le sens de rotation du levier.