L'invention a trait à un procédé et un dispositif d'alimentation en énergie, réglable, pour machines motrices thermiques, telle que machines à vapeur ou moteurs Stirling, qui soutirent leur énergie primaire d'une chambre à combustion externe et servent à l'entrainement de véhicules. Il y a près de 90 ans, les premières automobiles comportaient déjà des moteurs à combustion interne. La puissance et la consommation d'air ont presque centuplé, la vitesse de rotation est devenue dis fois plus élevée, mais le principe n'avait pas changé. Des moteurs qui ne disposent que de quelques millisecondes pour le déroulement de la combustion, ne permettent pas, en principe, une conversion parfaite du carburant. Le moteur d'automobile est la source la plus dangereuse de la pollution de l'atmosphère, parce que ses gaz d'échappement empoisonnent le plus directement l'air que respirent les gens dans les rues des villes et sont, de ce fait, la cause d'atteintes encore imprévisibles à la santé des citadins qui doivent circuler par ces rues. De plus, l'aspiration d'air et la sortie des gaz d'échappement, qui ont lieu cycliquement à la vitesse du son, demeurent, comme pour les premières automobiles, des sources de bruit guère mattrisables à l'intérieur des villes. Dans le cas d'un moteur européen, conçu en tenant compte de l'imp8t basé sur la cylindrée, ce bruit est encore bien plus grand que celui du moteur américain surdimensionné et qui n'a que rarement besoin de fournir plus de 5 % de sa puissance nominale dans les agglomérations. Près de 90 % des bruits qui importunent les citadins sont dus au moteur d'au tomobil polluant et bruyant, ce qui est la principale cause des nuisances des villes. Dans la recherche mondiale de systèmes d'entraînement moins nocifs, les premiers moyens utilisables ont été trouvés dans les trolleybus, ainsi que dans les autobus à accumulateurs au plomb, presque silencieux et exempts de gaz d'échappement. Pour les automobiles particulières, la faible densitd d'énergie rapportée au poids de ces accumulateurs, (qui n'est que d'environ 28 Wh/kg, pour des durées de décharge de 3h), ne permet qu'un rayon d'action limité à environ 100 km, de sorte qu'il faut avoir recours à la technique de remplacement des batteries. Il a déjà été proposé de construire des moteurs à combustion externe continue, au lieu d'être cyclique. Cela permet une meil leure conversion du carburant et, notamment, un service avec un excédent d'air d'une valeur quelconque, de sorte que des-hydrocarbures incomplètement oxydés, en particulier l t oxyde de carbone, peuvent être complètement évités. Un autre avantage de ces moteurs est que la formation de bruit est extr8meqífaible, par suite de l'absence des entrées et sorties cycliques de courants gazeux. Bien que la combustion externe paraisse eatre avantageuse, elle présente toutefois l'inconvénient de ne permettre qu'un intervalle de réglage très étroit en admettant un mélange carburant-air stoechiométriquement favorable, avec faibles gaz d'échappement par hydrocarbures imbrûlés. L'invention évite cet inconvénient de la machine motrice à combustion externe selon l'état de la technique, en utilisant un brûleur fonctionnant uniquement à proximité du point de travail le plus faVorable. Au Ueu de la modulabilité du brûleur, qui devait avoir lieu, par exemple dans l'intervalle de 20 : 1 dans le cas d'un moteur d'automobile, le brdleur selon l'invention n'est enclenché qu'à la puissance nominale.Pour toutes les puissances du moteur inférieures à la puissance nominale, seule une partie de l'énergie de combustion Ost fournie directement au moteur, tandis que l'autre partie est accumulée sous forme de chaleur notable ou,de préférence, latente. Afin qae l'énergie thermique produite en moyenne dans le temps par le brûleur puisse être, au besoin, réduite en dessous de la puissance nominale, un fonctionnement par impulsions est prévu, c'est-à-dire que le brtleur est temporairement déclenché. Durant l'intervalle de déclenchement, l'alimentation en énergie du moteur est maintenue par décharge de l'accumulateur thermique et l'on obtient simultanément un fonctionnement absolument exempt de gaz d'échappement de la machine motrice thermique. La décharge de l'accumulateur a lieu, conformément à l'invention, par un courant porteur de chaleur, conduit à travers l'accumulateur, par exemple un courant d'air, qui traverse ensuite l'échangeur de chaleur du brt- leur.Une autre solution consiste à établir une liaison conductrice de chaleur entre l'évaporateur du moteur et l'accumulateur de chaleur, par un porteur de chaleur condensable. Parmi ces porteurs de chaleur, ce sont surtout des métaux sous forme gazeuse, tels que le sodium ou le potassium, qui se condensent dans l'échangeur de chaleur et dont le condensat est reconduit dans l'accumulateur, où il se vaporise de nouveau. Uneautre disposition de l'invention consiste en ce que la combinaison brûleur-accumulateur permet un bref couplage en série de ces deux sources d'énergie, ce qui permet de fournir passagèrement au moteur une énergie plus grande que celle qui correspond à la puissance nominale du brûleur. Cela est particulièreinent important dans le cas de dépassements ou dans les côtes. Lors d'arrets de la circulation et également dans des colonnes, l'accumulateur latent sert de source d'énergie En pleine route, l'énergie d'entraînement est fournie par une combustion propre et continue, la recharge de l'accumulateur s'opérant en même temps. Du point de vue de la protection de l'environnement, cette conception de moteur présente un extrême intérêt. Au moins là où les gens sont incommodés par la production de gaz d'échappement, cela représente donc une nette amélioration. Quant au bruit du moteur, il ne diffèrera guère de celui de véhicules électriques. Le moteur selon l'invention est équipé avantageusement d'un accumulateur d'énergie thermique, accumulateur latent, dont la capacité, rapportée à l'énergie thermique, est de plus de 20 fois supérieure à l'énergie fournie par des accumulateurs au plomb, de même poids, pour l'entraînement d'automobiles. Bien que l'énergie accumulée dans l'accumulateur au plomb soit d'une forme plus noble, ce qui s'exprime par un meilleur rendement de l'entraînement électrique réglable, que celui d'un moteur thermodynamique, le rapport effectif des poids, pour une même puissance mécanique des moteurs d'entraînement, demeure encore de 1 : 6 à I : 9 en faveur de l'accumulateur de chaleur latente. Les accumulateurs de chaleur latente sont basés sur l'utilisation de l'énergie de cristallisation. Dans un corps cristallin, dont la forme et le volume sont stables, 'ordre des constituants est plus grand que dans la fusion où, comme dans l'état d'aggrégat liquide, seul le volume demeure stable, alors que les constituants sont librement mobiles les uns par rapport aux autres. Pour des accumulateurs d'énergie techniques, seules des combinaisons ioniques et covalentes, avec énergies de liaison extrê memont élevées, entrent pratiquement en considération. Toutes ces combinaisons présentent toutefois une différence de température souvent importante entre fusion et cristallisation. On peut éviter cet effet de refroidissement excessif par l'injection de cristaux. Pour empêcher la stratification des cristaux injectés, dont la densité est pratiquement toujours diflérente de celle de la matire fondue, celle-ci est, dans le cas des accumulateurs de chaleur selon l'invention, d'une structure telle, que les cristaux injectés y sont répartis d'une façon isotrope fixe. Pour le fonctionnement de l'accumulateur de chaleur latente, le calorifugeage de son enveloppe a une grande importance, surtout lorsque les périodes de repos sont longues. Une automobile particu lièvre doit être disponible toute l'année, donc pendant plus de 8760 heures2 alors que la durée d'utilisation annuelle est en moyenne de -O à 1000 heures seulement. Pendant les périodes de repos, l'accumulateur se décharge continuellement, de sorte que les pertes doivent être compensées au bout de quelques jours. Cette compensation peut avoir lieu électriquement, par exemple, avec de l'énergie à bas tarif. En raison de l'inévitable et constante perte d'énergie, le calorifugeage doit être extrêmement bon.A ce sujet, on a trouvé une nouvelle solution en ayant recours à une autorégénération auto mastique, actuellement soumise depuis quatre ans à un essai de durée. Pour la machine motrice selon l'invention, un porteur de chaleur est vaporisé dans une chaudière, détendu dans la machine motrice à expansion, liquéfié dans le condenselcr et ramené dans la chaudière par la pompe. Le rapport couple-vitesse de ces machines est insurpassable pour des automobiles. L'accouplement et les engrenages peuvent être supprimés, parce que le couple maximal est déjà disponible à l'ar ret et que, pour le travail d'accélér-tion, la chaudière sert de tampon d'énergie. En admettant des vitesses maximales raisonnables, la puissance nominale du moteur peut, comme dans le cas de l'entraînement élec d'environ trique, être réduite ;- de de celle du moteur à explosion d'un véhi- cule comparable, sans que cela ne gêne la conduite de l'automobile, lors diaccélérations et de courtes côtes. Si aucun des développements des moteurs Rankine connus n'a eu jusqu'ici du succès, cela est dû nrincitalement à ce que quatre problèmes différents n'avaient pas pu être résolus. 1 Plus grande est la chaudière d'accumulation d'énergie, plus le processus de démarrage est long. Un prototype mis au point par Lear, aux USA, exigeait pour cela plusieurs minutes. Un inconvénient encore plus grand est que la chaudière sous pression peut devenir une bombe lors d'une collision. 2 Bencombrement du condenseur-radiateur est un multiple des radiateurs actuels et ne trouve pas de place dans le véhicule. Dans le cas du moteur à explosion classique, la majeure partie des pertes provient de la chaleur des gaz d'échappement et pour moins de 30 % du circuit d'eau de refroidissement, dont le flux de chaleur est cédé à l'atmosphère avec une chute de température d'environ 600C. Par contre, avec le moteur Rankine comparable, moins de 10 cSo des pertes proviennent des gaz d'échappement. Presque 70 % doivent être évacués par le condenseur, le saut de température devant être entre le condenseur et l'atmosphère aussi faible que possible, de 400C seulement, par exemple. L'échangeur de température à condenseur exige donc un débit d'air de refroidissement beaucoup plus grand.L'arbre du moteur ne pouvant pas servir pour fournir le multiple requis de la puissance de ventilation actuellement nécessaire, il faut obtenir un degré de qualité thermodynamique plusieurs fois supérieur, par accroissement des surfaces d'échange de chaleur. 30 Le problème du porteur de chaleur était également non résolu jusqu'ici. Certaines combinaisons suffisamment thermostables conviennent mieux comme porteurs de chaleur, grâce à leur propriétés thermodynamiques favorables, que l'eau par exemple, pour les pressions de travail requises. Mais, comme les agents frigorigènes, ces substances sont très coûteuses et parfois très toxiques. Or, des fuites constantes se produisent inévitablement par les garnitures d'étanchéité de l'arbre. 40 Les brûlaurs ne permettent pas un intervalle de réglage suffisant. Des flammes de forte densité d'énergie donnent lieu à une combustion avec peu de résidus, mais elles produisent des oxydes d'azote toxiques, au fur et à mesure que la température s'élève et que l'air de combustion demeure dans la zone des flammes. Avec tous les brûleurs connus, une combustion optimale n1 est réalisable que dans un très étroit intervalle de réglage, alors qu'un véhicule exige une étendue de réglage d'environ 1 : 20. En outre, aux puissances élevées, le bruit causé par les flammes est gênant. Aux charges partielles on ne peut pas obtenir une combustion pratiquement "propre. Un moteur Rankine, destiné à concurrencer un moteur à explosion en ce cui concerne les performances de marche et la rentabilité, exige par conséquent des solutions plus avantageuses pour chacun des quatre problèmes ci-dessui.La recherche entreprise jusqu'ici à l'Institut Laing ne concernait donc pratiquement que ces problèmes fondamentaux. les solutions élaborées sont brièvement décrites ci après 10 La chaudière à vapeur est remplacée par un échangeur de chaleur à circulation, dont les tubes de l'évaporatur sont continuellement alimentés en condensat. Toutes les surfaces intérieures sont ainsi constaament mouillées, de sorte que la vaporisation a lieu sous forme de film et intervient pratiquement sans retardement. Du fait de la masse beaucoup plus faible de la substance porteuse de chaleur, l'avantage de la chaudière d'exercer un effet de tampon est toutefois perdu. L'effet de tampon est cependant assumé par un système d'accumulation secondaire de chaleur, intégré à l'échangeur de chaleur. L'énergie tampon n'est donc pas produite par le contenu surchauffé d'une chaudière, mais sous forme d'énergie latente, ce qui supprime tout risque d'explosion. Le nouvel évaporateur évite ainsi les inconvénients d'une longue durée de démarrage et le risque d'explosion ; comparativement à la chaudière à vapeur, il ne requiert qu'une fraction de liauide porteur de chaleur. 20 le condenseur est également sous forme d'échangeur de chaleur à circulation. Cette nouvelle génération d'échangeurs de chaleur, mise au point de l'institut Laing, a soulevé un très grand intérêt che2 les spécialistes. D'importantes fabriques dtautomobi les et d'appareils de climatisation s'en sont assuré des droits. Ces échangeurs de chaleur rotatifs sont des machines de travail à écoulement, qui fournissent des impulsions au passage de l'air, par effort de cisaillement. Pour un même degré de qualité thermodynamique, ils ont un encombrement spécifique qui n'est que d'une fraction de celui d'installations stationnaires d'échangeurs comparables. Ils sont en outre beaucoup plus légers. Au point de vue thermodynamique, ces échangeurs présentent l'avantage que, sur la couche limite déterinante pour la transmission de la chaleur, l'impulsion transmise est d'autant plus grande que la distance jusqu'à l'axe est plus grande. Le travail d'entraînement de l'air dans l'échangeur de chaleur rotatif, qui représente une perte de travail, est faible, car l'accélération de l'air par des surfaces transversales tournantes est remplacée par la transmission d'impulsions par frottement entre les nervures, ce qui est d'ailleurs indispensable pour un bon échan ge de chaleur par convection. Ces échangeurs de chaleur rotatifs sont donc également des machines à écoulement sans aubages. Contrairement à tous les ventilateurs connus, le profil de la vitesse de sortie, qui produit le bruit de rotation, est constant sur toute la circonférence. Les échangeurs de chaleur rotatifs sont donc également des ventilateurs ayant un niveau de brait inférieur à celui de n'importe quel venti'ateur usuel comparable. 3. Des pertes du porteur de chaleur dues à des fuites durant le service sont exlues dans le moteur selon l'invention, car tout le système de circulation du porteur de cha'eur, comprenant l'échan- geur de chaleur de vaporisation, la machine motrice a expansion, le condenseur et la pompe de condensat, constitue un équipement rotatif hermétiquement tanche. Comme machine motrice à exp Wankel à combustion, dont la longueur axiale est relativement trop petite pour permettre une disposition favorable de l'enceinte du brûleur, le moteur à expansion pour l'invention teut présenter un très petit rapport diamètre-longueur. Pour des vitesses de glissement maximales données, cela donne des vitesses de rotation en service beaucoup plus élevées. De ce fait, ie coule demeure faible. Parce que le circuit du porteur de chaleur est hermétiquement clos, la transaission du couple doit s'opérer par un accouplement magnétique. Le mécanisme moteur hel étiquement clos est actionné par un liquide porteur de chaleur qui convient d'une façon optimale. Ce liquide, qui se décompose peu à peu, doit être remplacé de temps en temps par du liquide régénéré, comme dans le cas du remplacement de l'huile de moteurs usuels. 4. Le problème de la combustion a également pu etre déjà résolu. On est parvenu, pour la première fois, à faire intervenir, pour l'oxydation des gouttelettes de carburant, le champ d'écoulement d'un tourbillon torique, au lieu d'une turbulence isotrope. Ce procédé à flux tourbillonnant produit une combustion avec flamme non carburante. De ce fait, l'évaporateur rotatif ne peut pas s'encrasser. La diminution de la qualité de combustion aux charges partielles est évitée par le fonctionnement à intervalles. La capacité du bref leur est prévue pour la puissance du mécanisme moteur "vitesse maximale à plat". lorsque cette puissance n'est pas entièrement employée, l'exLdent de puissance du brûleur est conduit à l'accu mulateur de chaleur latente, qui agit ainsi comme tampon d'énergie en dehors des arrêts de circulation.Lorsque le besoin du mécanisme moteur n'est, par exemple, que le tiers de la puissance nomi nale, le brûleur n:alimente également qu'ruz tiers de la puissance de chauffage dans le mecmftsme moteur, les deux tiers étant conduits à I'accumulateur. Dans le cycle prévu, le brûleur déclenche automatiquement. Pour l'intervalle suivant, d'environ deux fois plus long, l'accumulateur alimente alors lui seul le mécanisme moteur en énergie. Le brûleur est ainsi constamment actionné pour la dualité optimale de la combustion et, par un choix approprié de la densité d'énergie et de la durée de maintien de l'air de combustion, pour la formation la plus réduite d'oxyde délétère. Pour une accélération de brève durée, c'est le système d'accu mulation secondaire décrit qui assume la fonction de tampon de la chaudière à vapeur. Lorsque le mécanisme moteur demande pendant plus longtemps, par exemple en côte, une puissance qui excède sa puissance nominale, l'air de combustion est préchauffé dans l'accumulateur primaire. Le rapport stoechiométrioue et par conséquent la qualité de la combustion ne subissent pas de modification, mais es gaz de combustion ont toutefois une teneur en chaleur d'environ 50 i0 plus élevée pour la conversion d'énergie dans le mécanisme moteur. Dans ce qui suit, l'invention est décrite à l'aide de figures et expliquée plus en détail. La figure la est une vue en coupe d'un brûleur à flux tourbillonnant, qui présente le champ d'écoulement d'un tourbillon torique rotatif. La figure lb est un diagramme de la variation de la vitesse de l'écoulement dans le brûleur. La figure 2 montre une machine motrice thermique avec chambre de combustion, accumulateur de chaleur et échangeur de chaleur. Dans l'état de service représenté, l'alimentation en énergie de la machine motrice a lieu par l'accumulateur de chaleur. La figure 3 représente la machine motrice thermique quand le brûleur est enclenché. L'énergie thermique produite par le bref leur sert à l'alimentation de la machine thermique et au chargement de l'accumulateur de chaleur. La figure 4 représente la machine motrice thermique dans un état de service pour lequel l'air de combustion est préchauffé dans l'accumulateur de chaleur, avant de parvenir au brûleur. La figure 5 montre la machine motrice thermique intégrée dans une automobile. Â la figure la est représenté un brûleur à flux tourbillonnant 1 selon l'invention. Ce brûleur sert à l'oxydation des goutte- lettes de carburant et présente, au lieu de la turbulence isotrope usuelle, le champ d'écoulement d'un tourbillon torique rotatif 2. Ce procédé de flux tourbillonnant permet une combustion avec flamme non carburisante, ce qui évite, entre autres, un encrassement de l'évaporateur de la machine motrice thermique. Dans un circuit d'air primaire est produit, par une disposition appropriée des ouvertures 3, un écoulement radial 4, qui provoque un tourbillon torique 2, dont la position est maintenue par plusieurs écoulements tourbillonnants latéraux 5, provenant d'ouvertures 6 d'air secondaire, disposées à l'extrémité de canaux 7, dans lesquels se trouvent des dispositifs qui provoauent une torsion, par exemple des aubes directrices 8.Le carburant est projeté en surface conique 9, par le gicleur 100 du pulvérisateur, dans le tourbillon torique, où chaque gouttelette de carburant subit de multiples variations de vitesse et de direction, conformément à la variation de vitesse dans le tourbillon torique représentée à la figure 1b, ce qui les oxyde sur un déplacement extrêmement bref. Un courant d'air tertiaire provenant de canaux 10 assure une combustion complète des produits d'oxydation gazeux, qui brûlent avec une flamme non carburisante. Les gaz tourbillonnant dans le tore tournent, d'une part, autour de l'axe du tore et, d'autre part, autour de l'axe du brûleur. Le tourbillon torique, qui se trouve dans la cuvette 101 de l'embouchure du brûleur ouvrant vers l'extérieur, reçoit de l'énergie d'écoulement par les gicleurs 6 qui se rétrécissent dans le sens d'écoulement, chacun d'eux produisant un tourbillon. Plusieurs gicleurs 6 peuvent aboutir dans la cuvette du brûleur. Une autre particularité du brûleur selon l'invention est que la paroi 102 qui entoure la tête du brûleur est un peu rétrécie en dction de l'embouchure du brûleur, de sorte que l'air secondaire s'écoule dans l'espace torique, comme l'indique la flèche 10. Grâce à la disposition particulière du brûleur selon l'invention, il est possible, dans un intervalle tout à fait déterminé, de brûler des carburants liquides presque sans production de gaz d'échappement délétères, c'est-à-dire presque sans résidus. Ce genre de brûleur convient donc particulièrement bien pour le service intermittent dans une machine motrice selon l'invention. La figure 2 représente une machine motrice thermique, constituée par un circuit Rankine, un brûleur 1 et des accumulateurs de chaleur. Le circuit Rankine consiste en échangeur de chaleur à évaporateur 11, moteur à expansion 12, condenseur 13 et pompe 14 de condensat. Be couple du moteur est transmis à l'arbre d'entraînement 16 par un accouplement magnétique 15. Le condenseur 13 fonctionne comme échangeur de chaleur rotatif faisant circuler l'air. L'énergie thermique nécessaire à l'alimentation de la machine motrice thermique est produite par le brûleur, qui fonctionne dans des conditions optimales de combustion et est entre-temps déclenché. Quand le brûleur est enclenché, l'énergie thermique produite est soit conduite intégralement à la machine motrice, soit également fournie en partie à l'accumulateur de chaleur primaire 17, qui est ainsi chargé. La part fournie à cet accumulateur est ajustée par la vanne 16. Un chargement de l'accumulateur primaire 17 est en outre possible uniquement à l'aide des conducteurs chauffant à résistance 22. Quand le brûleur est déc3~enché, l'énergie thermique disponible dans l'accumulateur de chaleur primaire sert à l'alimentation de la machine motrice.L'énergie thermique fournie par le brûleur ou par l'accumulateur de chaleur primaire provoque, dans l'échangeur de chaleur à évaporateur 11 de la machine motrice, la vaporisation d'un porteur de chaleur, qui subit une expansion dans une machine à pistons rotatif 12, se liquéfie dans le condenseur 13, puis le condensat est renvoyé par la pompe 14 dans un circuit à l'échangeur de chaleur à évaporateur 11. La transmission de chaleur dans l'échangeur 11 a lieu, lors de l'alimentation en énergie avec le brûleur, par les gaz chauds de celui-ci. Dans le cas de l'alimentation en énergie thermique avec l'accumulateur de chaleur primaire 17, un porteur de chaleur, par exemple de l'air, chauffé par un circuit fermé, est utilisé comme transmetteur de chaleur. Ce porteur de chaleur peut être conduit par le même échangeur de chaleur 11, qui est parcouru par les gaz de combustion dans le cas de l'alimenttion en énergie avec le brûleur 1, et est aménagé en échangeur de chaleur rotatif. Un circuit fermé est obtenu pour cela à l'aide des vannes 20, 19 et 18. Une autre solution consiste en ce que la décharge de l'accumulateur 17 a lieu par un porteur de chaleur sous forme de vapeur, par exemple du sodium ou du potassium, oui se condense aux surfaces d'échange de chaleur de la machine/thermique et dont le condensat est ramené, par des dispositifs appropriés, à l'accumulateur de chaleur primaire, où il est de nouveau vaporisé.Pour répondre à un besoin rapide d'énergie de la machine motrice, par exemple pour une accélération, des accumulateurs de chaleur secondaire 21 sont prévis. L'énergie thermique qui y est accwr-rée peut être cédée à la machine motrice ther miaule par un évaporateur secondaire, non représenté. Un rechargement rapide des accoaffateurs de chaleur secondaires 21 a lieu par l'échangeur chaleur à évaporateur, avec lequel ils sont en liaison bien conductrice de la chaleur. La position des vannes 18, 19 et 20, indiquée à a figure 2, caractérise l'état de service quand le brûleur est déclenché, pour circulation en ville ou oroche d'une ville. Les vannes 18, 19 et 20 fermées vers l'extérieur établissent un circuit fermé du porteur de chaleur entre l'accumulateur primaire 17 et l'échangeur à évaporateur 11. Le porteur de chaleur est mis en circulation par l'échangeur de chaleur rotatif, ce ol décharge l'accumulateur de chaleur primaire 17 et alimente en énergie thermique l'é- vaporateur de la maccine motrice thermique. La figure 3 montre l'état de service de la machine motrice thermioue lors de circulation hors de la ville. Lz vanne 20 est couplée de façon que de l'air provenant du canal en spirale pénètre dans la chambre de combustion 23. Les gaz chauds produits par la combustion pénètrent dans l'enceinte annulaire 24. Une partie des gaz de combustion traversent l'échangeur de chaleur à évaoo- rateur pour alimenter en énergie thermique le moteur, puis quittent le circuit par la vanne 19 ouverte. L'autre partie des az de combustion sont amenés, par des aubages 25, à l'accumulateur primaire, qui est ainsi chargé. La figure 4 montre l'état de service lors de circulation en côte. Par la vanne 20, de l'air de combustion pénètre dans l'accumulateur de chaleur primaire 17, où il est préchauffé et qu'il quitte par la vanne 18. Par une tuyauterie de gaz chauds, qui aboutit dans la vanne 20 ouverte, l'air ainsi réchauffé parvient dans la chambre de combustion 23. Ce couplage en série de l'accumulateur de chaleur primaire 17 et du brûleur 1 permet de fournir rapizeeent à la machine motrice une énergie supérieure à celle qui correspond à la puissance nominale du brûleur. La figure 7 montre la machine motrice installée à l'arrière d'une automobile. in principe, la machine motrice peut d'ailleurs tre également montée à l'avant. La grande énergie de la pompe, pour le débit d'air relativement élevé, qu'exige le fonctionnement de la machine thermodynamique, est récupérée par des canaux de sor le O une forme appropriée. De plus, quand la machine est montée à l'arrière, ce grand débit d'air peut servir à réduire la résistance de la carrosserie à l'écoulement d'air, l'aspiration d'air par les fentes d'aspiration du condenseur empêchant que le flux d'aIr ne s'écarte de la carrosserie. Pour l'accumulation d'énergie thermique, on a recours de pré férence à des masses spéciales pour accumulation latente, qui se distinguent par le fait que, pour un même poids, elles peuvent actuellement accumuler environ 25 fois plus d'énergie que des accumulateurs au plomb classiques. Cette masse est logée dans des récipients qui sont de préférence très plats et disposés à une faible distance les uns des autres, de façon à obtenir des canaux de grande surface intérieure, par lesquels le porteur de chaleur peut etre conduit. li 'écartement entre les récipients peut être obtenu très simplement en munissant les récipients de saillies. Le calorifugeage de la masse d'accumulation latente, par rapport à l'ambiance, a lieu avec une superisolation, qui consiste en ce que, dans une paroi creuse qui entoure la masse d'accumulation latente, une substance pulvérulente est introduite, ce qui donne lieu à des cavités dont la dimension moyenne est inférieure au libre parcours moyen des gaz contenus dans la paroi creuse, de sorte qu'il en résulte un effet -rnudsen. Pour obtenir que, surtout aux températures éleviez de l'accumulateur, les conditions Enudsen demeurent satis#: :Ites, on place dans le corps creux une cartouche d'absorbant, renfermant une substance qui, à l'état chaud, absorbe chimiquement ou physiquement des gaz libres, no tapement l'eau et l'azote. l'a substance absorbante peut être activée par un chauffage électrique, commandé par un thermostat appliqué contre la paroi extérieure du corps creux, d'une façon bien conductrice de la chaleur. Ce chauffage n'est enclenché que lors que l'effet de calorifugeage est devenu Si insuffisant, que la température de la paroi extérieure dépasse la limite prescrite. REV3;iDICATIONS lo Procédé d'alimentaton en énergie, réglable, d'utilisateurs de chaleur, en particulier pour machines motrices thermiques, tel les que machines à vapeur ou moteurs Stirling, servant à l'entrat- nement de véhicules et dont l'énergie primaire provient d'une chambre de combustion, celle-ci et un accumulateur thermique pou vant être mis en liaison bien conductrice de la chaleur avec l'utilisateur de chaleur, et l'accumulateur thermique pouvant également être mis en liaison bien conductrice de la chaleur avec la chambre de combustion, caractérisé en ce que la chambre de combustion fonctionne de façon qu'elle fournisse un courant de chaleur approximativement constant, qui, en service nominal, est intégralement conduit à l'utilisateur de chaleur, tandis qu'en service à charge partielle une partie de cette énergie est conduite à l'accumulateur de chaleur, et en ce que la chambre de combustion est déclenchée à des intervalles prescrits, et en ce que l'accumulateur est mis en liaison bien conductrice de la cha leur avec l'utilisateur de la chaleur, entre les temps de fonc tionnement de la chambre de combustion, de sorte que, durant cet intervalle, l'alimentation de l'utilisateur de chaleur a lieu par l'accumulateur. 2. Dispositif pour l'application du procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'une chambre de combustion et un accumu lateur thermique sont en liaison bien conductrice de la chaleur avec un échangeur de chaleur d'une machine motrice thermique, et en ce que des vannes sont disposées entre ceux-ci, pour permettre une commutation des gaz chauds, de façon que ceux-ci soient in tégralement conduits à la machine motrice thermique, ou en par tie, dans le caa de charge partielle, le reste étant conduit à l'accumulateur, et en ce qu'un porteur de chaleur mis en circu lation peut être conduit par l'accumulateur, ce porteur de cha leur déchargeant l'accumulateur et amenant l'énergie de celui-ci à la machine motrice thermique. 3. Dispositif pour l'application du procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que de l'air et prévu comme porteur de chaleur. 4. Dispositif selon la revendication 3, avec un brûleur pour car burants liquides, avec au moins une soufflante pour l'amenée d'air de combustion, une tuyère de pulvérisation sous pression pour le carburant, une chambre de combustion ouvrant vers l'em bouchure du brûleur et présentant une ouverture centrale dans laquelle la dite tuyère est disposée, des disuositifs pour l'in troduction d'un courant d'air primaire dans la chambre de combus tion, caractérisé en ce que, pour la production d'un courant tourbillonnant toroïdal fermé sur lui-meme et tournant autour de l'axe du brûleur, avec axe de tourbillon perpendiculaire à l'axe du brûleur, le canal d'air secondaire converge d'une ma nière connue du bord de la chambre de combustion vers l'axe du brûleur, en ce que plusieurs twye'res pour l'air primaire, dis posées symétriquement par rapport à l'axe du brûleur, aboutis sent dans la chambre de combustion, et en ce que les dispositifs sont prévus pour troautre une rotation du courant d'air primaire autour de l'axe du brûleur. 5. Dispositif selon la revendicavicn 4, caractérisé en ce que la soufflente pour l'amenée d'air de combustion est l'évaporateur aménagé en échangeur de chaleur à verltilateur rotatif. 6. Dispositif pour l'applicat on du procédé salon la revendication 1, caractérisé en ce que l'air de combustion traverse tout d'a bord l'accumulateur de chaleur, avant d'être conduit à la cham bre de combustion. 7. Dispositif tour l'application du procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce QL l'échangeur de chaleur est en liaison bien conductrice de chaleur avec des acc1uulteurs supplémentai res et en ce que sont prévus des dispositifs permettant rapide ment une transmission à l'utilisateur de chaleur de l'énergie accumulée dans les accumulateurs supplémentaires. 8. Dispositif pour l'application du procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'accumulateur est aménagé en accumu lateur de chaleur latente. 9. Dispositif pour l'application du procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que la masse d'accumulation de chaleur la tente est contenue dans des récipients plats, disposés à une faible distance les uns des autres. 10. Dispositif pour l'application du procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que les récipients sont distancés les uns des autres par des saillies, ce qui forme entre les récipients des canaux par lesquels le porteur de chaleur peut être conduit. 11. Dispositif pour l'application du procédé selon les revendica tions 2 et 10, caractérisé en ce que le calorifugeage de lac- cumulateur de chaleur consiste en superisolation. 12. Dispositif pour l'attlication du procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que de la substance pulvérulente est ver sée dans une paroi creuse et en ce que les cavités dans la substance pulvérulente sont de dimensions suffisamment faibles pour que l'effet Knudsen intervienne, c'est-à-dire que le libre parcours moyen des gaz contenus dans la paroi creuse est grand par rapport a' l'écartement moyen des particules de la substance tulvérulente. 13. Dispositif pour l'application du procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'une cartouche renfermant une substance qui absorbe chimiquement ou physiquement les gaz libérés à l'é tat chaud, communique avec l'intérieur de la paroi creuse. 14. Dispositif pour l'application d'un procédé selon la revendica tion 13, caractérisé en ce que la cartouche renfermant la sub stance absorbante est chauffée électriquement. 15. Dispositif pour l'application du procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que le chauffage est commandé par un ther mostat en liaison bien conductrice de la chaleur avec la paroi creuse isolante et en ce que le chauffage, et par conséquent l'activation de la substance absorbante, n'intervient que lors que l'effet ae calorifugeage est devenu si insuffisant, que la température de la paroi extérieure dépasse la limite prescrite. 16. Brûleur pour chambre de combustion pour l'application du pro zd selon la revendication 1, caractérisé en ce que, par un circuit d'air primaire et des ouvertures appropriées, un tour billon torique est produit et est maintenu en positon par plu sieurs écoults produits par un circuit d'air secondaire, et en ce que des goutelettes de carburant sont projetées sur l'en- velu pue d'un cône uan e tourbillon torique, de sorte que cha que goutlette subit de multiples changements de vitesse et de direction, ce qui oxyde ces goutelettes sur un parcours extrê- mement bref, et en ce que, par unoeurant d'air tertiaire, les gaz ainsi oxydés sont complètement brûlés. 17. Dispositif pour l'application du procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'échangeur de chaleur est un échan geur de chaleur rotatif, entraîné par le couple de réaction de la machine motrice thermique. 18. Dispositif pour l'application du procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le condenseur de la machine motrice thermique est parcouru par de l'air aspiré par des ouvertures dans la carrosserie du véhicule, ce qui évite un détachement du courant à proximité immédiate de la carrosserie, et en ce qu'il est prévu des canaux de sortie d'air, dont la forme per met une récupération de l'énergie de la pompe. 19. Dispositif pour l'application du procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le condenseur de la machine motrice thermique est aménagé en échangeur de chaleur rotatif, entrat- né, par le couple de réaction de la machine motrice thermique. 20. Dispositif pour l'application du procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le condenseur de la machine motrice thermique est parcouru par de l'air et en ce que cet air est conduit en partie dans la chambre de combustion, ce qui suppri me une soufflante pour le brûleur.