La présente invention est relative aux manchettes pour l'art culinaire, permettant de saisir, sans le toucher des doigts, et de décorer le manche d'une côtelette ou autre gigot ou la patte d'une volaille rôtie. Pour ajuster une manchette traditionnelle à un manche, le cuisinier en essaie plusieurs parmi une panoplie de manchettes d'ouvertures différentes. I1 jette celles essayées sans succès qui sont tachées. Certains manches, de section droite bizarre, ne se conjuguent jamais correctement à une manchette normalisée, de section droite circulaire, quelle que soit l'ouverture de celle-ci. La Demanderesse a songé à remédier à ces inconvénients par une manchette en une matière élastique. La mise en place d'une telle manchette est malaisée. Surtout, elle enserre trop étroitement le manche dont elle épouse les-moindres aspérités, ce qui supprime la rigueur d'un style ou d'un volume dessiné, essentielle pour la présentation du mets. Enfin, cette solution heurte de front la tradition de l'emploi du papier blanc. L'invention vise une manchette d'une mise en place aisée et qui, tout en s'adaptant à n'importe quel calibre ou forme de manche ou de patte, ne s'y ajuste cependant qu'avec légèreté en donnant une impression aérienne. Cette manchette est constituée par un manchon en une matière inextensible, telle que du papier, dont la paroi a uniforme qui le rend extensible perpendiculairement à son axe longitudinal. Grace à ce façonnage de la paroi, la manchette se prete, avec une mémoire élastique relativement faible et éventuellement d'une manière plus accusée d'une zone à l'autre, à toutes les sollicitations auxquelles elle est soumise. La paroi peut être conformée en un soufflet dont les faces, comprises entre les plis, sont proches Les unes des autres en position normale et tendent à revenir d'elles-mêmes à cette position lorsqu'elles en sont écartées. L'ajustement est d'une grande légereté quand la paroi est conformée en nids d'abeilles. La déformation locale des parois alvéolaires tournées vers l'intérieur de la manchette compense les aspérités ou les saillies du manche meme les plus vives, qui ne se répercutent pratiquement pas vers l'extérieur. La résistance progressive à la déformation de chaque alvéole permet de maintenir le contour extérieur normalisé, par exemple circulaire, de la manchette, quand bien même les forces exercées par un manche de forme quelconque sont très différentes d'une zone à l'autre, d'autant que toute tension locale trop forte peut être masquée par des passements ou par peluchage de lo paroi extérieure du manchon. L'adaptation aux divers calibres de manches est plus aisée quand les plis du soufflet ou les alvéoles des nids d'abeilles s'étendent parallèlement à l'axe du manchon. Au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple la figure 1 est une vue en perspective d'une manchette suivant l'invention, et la figure 2 est une vue en coupe suivant la ligne II-II de la figure 1, alors qu'un manche M est enfilé da-ns la manchette. La manchette représentée est formée par un manchon de papier blanc de section droite circulaire, constitué de deux soufflets intérieur L et extérieur 2 en accordéon. En la position normale, représentée à la figure 1, les faces 3 délimitées par les lignes 4 de pliure des soufflets sont proches les unes des autres. Sans contrainte extérieure, elles reviennent d'elles-mêmes en cette position. Des franges 5 partent des plis 4 parallèles à l'axe du manchon. Les deux soufflets 1, 2 délimitent, entre eux et avec des flans 6 s'étendant d'un pli 4 du soufflet L à un pli 4 du soufflet 2, un chapelet d'alvéoles 7 en nids d'abeilles. Le premier alvéole est généralement collé au dernier par deux plaques 8 de carton, accolées ensemble et collées respectivement aux flans 6 d'extrémité des premier et dernier alvéoles. Pour mettre la manchette en place, le cuisinier en agrandit l'ouverture avec les doigts, en dépliant les soufflets 1, 2 et en déformant les alvéoles. Puis il passe la manchette temporairement déformée au manche M et la laisse revenir d'elle-même, autant que le permet le manche auquel elle s'adapte, vers sa position normale. A une aspérité A du manche M ne correspond pas une boursoufflure visible du soufflet extérieur 2. REVENDICATIONS 1. Manchette pour l'art culinaire constituée par un manchon en une matière inextensible, notamment en papier, caractérisée en ce que la paroi du manchon a une forme qui le rend extensible. 2. Manchette suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la paroi du manchon est conformée en soufflet. 3. Manchon suivant la revendication 2, caractérisé en ce que les plis de soufflet s'étendent parallèlement à l'axe du manchon. 4. Manchon suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la paroi du manchon est conformée en nids d'abeilles.