La présente invention a pour objet des flotteurs qui, associés par paires, permettent de se déplacer sur l'eau. Les engins permettant de se déplacer sur l'eau sont essentiellement constitués par les bateaux à moteurs ou à voile. Les skis nautiques ne possèdent pas, pour leur part, une flottabilité suffisante pour permettre à un utilisateur de se déplacer de manière autonome, nécessitant une traction par un bateau à moteur suffisamment puissant. La présente invention concerne des flotteurs qui, associés par paires, peuvent autre utilisés s soit pour former une embarcation telle qu'un petit catamaran, déplaçable a' la voile ou à l'aide de pagaies, soit pour former une paire de skis qui, fixés chacun â un pied de l'utilisateur, permettent à celui-ci de se déplacer de façon autonome sur A cet effet, chaque flotteur présente une forme de coque pontée de largeur faible vis-à-vis de la longueur, dont la flottabilité est suffisante pour supporter le poids d'un individu et, dans la partie centrale de laquelle, est ménagée une cavité débouchant dans la face supErieure, destine au logement d'un pied de l'utilisateur avec des moyens de fixation de celui-ci, la paroi externe de chaque flotteur rotant EquipEe, dans sa partie immergée, d'ouïes, constitue'es chacune par une pièce fixe sur la coque au niveau de ses parties avant et latérale, mais non au niveau de son bord arrière, ces pie ces étant réalisées en un matériau suffisamment déformable pour que les ouïes s'ouvrent lorsque le flotteur a tendance à reculer. Les ouïes sont régulièrement réparties sur les parties inférieure et latérale des flotteurs. L'effet de réaction produit par les ourles en position ouverte, permet l'avance du ski, le mouvement d'avance tendant à provoquer un vidage des ouSes de 1'eau qu'elles contiennent, de telle sorte que les pièces constitutives de celles-ci viennent se plaquer contre la coque. L'intérêt de ces flotteurs est qu'ils sont de faibles dimensions, de tordre de 2 mètres de long, de poids réduit, et peuvent donc être transportés très facilement. Ils permettent à une personne de se déplacer de manière autonome sur l'eau à la façon d'un skieur de fond sur la neige, par avance successive des deux jambes. Avantageusement, chaque-pièce constitutive d'une ourle est réalisée en un matériau semi-rigide dans sa partie centrale et en un matériau très souple dans ses deux parties latérales. Les pièces formant les ouïes peuvent être montées de manière définitive ou, au contraire, de manière amovible sur les flotteurs. Cette association de matériaux procure à l'oule une grande souplesse de mouvements lui conférant une efficacité maximale, tout en lui assurant une solidité suffisante. Selon une forme d'exéútion de de l'invention, la cavité servant de logement a' un pied de l'utilisateur est remplie de mousse cellulaire imputrescible, dans laquelle est ménagée une empreinte de forme correspondant à celle de la partie inférieure d'une jambe avec possibilité de Jeu longitudinal et bonne tenue latérale. La fixation du pied peut astre oonstituee par une sangle passant sur le coup de pied de-celui-ci. Il est intéressant que soit réalisée une bonne tenue latérale de la jambe de l'utilisateur du fait que l'appui du pied se fait au fond de la coque. Selon une autre caractéristique de l'invention, chaque paire de flotteurs comprend deux barres d'accouplement destinées à être fixées en deux points sur chaque flotteur, les deux barres étant montées, respectivement en avant et en arrière de la cavité servant de logement au pied, en position accouplée des deux flotteurs, des moyens étant prévus pour réaliser la fixation de chaque barre sur la face supérieure ou sur une face latérale d'un flotteur, en position désaccouplée des flotteurs. Lorsque les deux flotteurs sont en position accouplée, ils forment une espèce de ponton possèdant une bonne stabilité et facilitant la tâche de l'utilisateur pour engager ses pieds dans les logements ménagés à cet effet. Une fois les flotteurs aux pieds de l'utilisateur, il est procédé au démontage des barres d'accouplement et à leur fixation par exemple sur la face extérieure des flotteurs, afin de rendre ceux-ci indépendants l'un de l'autre. Les moyens de fixation des barres d'accouplement peuvent également servir au montage d'une plate-forme permettant la réalisation, à partir de flotteurs, d'un catamaran utilisable à la voile ou à l'aide de pagaies. Avantageusement, il est prévu, à l'extrémité postérieure de chaque flotteur, un safran ainsi que des moyens de réglage de sangle de celui-ci avec l'axe du flotteur, avec possibilité de blocage dans la position désirée. Cet agencement est intéressant car, dans le cas où les flotteurs sont symétriques et où les vouges sont régulièrement réparties sur la face interne et sur la face externe de ceux-ci, la réaction exercée, au cours du mouvement d'avance d'un flotteur, sur l'autre flotteur, provoque une déviation par rapport à la direction de déplacement souhaitée. C'est ainsi que le flotteur droit tend à pivoter à droite et le flotteur gauche tend à pivoter à gauche. Un léger angle donné au safran permet de remédier à cet inconvénient en compensant la déviation. Il est également possible dtaugmenter la stabilité directionnelle des flotteurs en les équipant de dérives ou ailerons faisant saillie de leurs fonds. Dans le cas de l'utilisation des flotteurs comme skis, il est intéressant de leur associer des cannes dont chacune est équipée, à son extrémité inférieure, d'un flotteur de forme sensiblement hémisphérique prolongé à sa partie inférieure et vers l'avant par une jupe. Selon une autre caractéristique de l'invention, chaque barre d'accouplement entre les deux flotteurs est fixée sur chacun de ceux-ci en un point seulement avec possibilité de pivotement autour d'un axe vertical, la barre d'accouplement postérieure étant montée à l'extrémité arrière des flotteurs, et chaque axe de fixation de ladite barre étant solidaire en rotation de l'axe du safran associé à un flotteur. Cette solidarîsation en rotation peut être réalisée par tout moyen connu, tel qu'unie partie carrée faisant saillie de la barre d'accouplement et pénétrant dans un évidement de forme complémentaire ménagé dans 1 l'axe du safran. L'avance d'un flotteur relativement à l'autre provoquera donc le pivotement simultané des deux safrans. Pour tourner à droite, il conviendra d'avancer le ski droit et pour tourner à gauche d'avancer le ski gauche. Cet agencement convient bien dans la mesure où l'embarcation doit astre tirée par un bateau à moteur, mEme de faible puissance, un voilier ou similaire. L'utilisateur pourra se diriger comme bon lui semble dans le sillage de l'embarcation tractrice. Avantageusement, pour favoriser la stabilité de l'utilisateur, il est procédé au montage des barres d'accouplement avec possibilité de pivotement autour d'axes horizontaux. En effet, un plan d'eau tétant pas uniformément plat, il convient que l'utilisateur puisse maintenir les deux flotteurs à plat indépendamment l'un de l'autre, mame s'il y a des vagues. Selon une autre possibilité, a la place des safrans sont montés des éiéments en forme de palmes. Cet agencement permet un déplacement autonome de l'utilisateur, le mouvement relatif d'un flotteur relativement à l'autre se traduisant au niveau des palmes par un mouvement de godille assurant la propulsion. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de ces flotteurs ainsi que plusieurs modes d'u-tilisation de ceux-ci Figure 1 est une vue en perspective d'une paire de flotteurs utilisés comme skis indépendamnent l'un de l'autre permettant un déplacement autonome Figure 2 est une vue en perspective d'une paire de flotteurs destinés à être utilisés comme skis Figure 3 est une vue en coupe d'un flotteur selon la ligne 3-3 de figure 2 Figure 4 est une vue en coupe correspondant à celle de figure 3, dans une autre position des ouïes de propulsion Figure 5 est une vue en coupe longitudinale de la partie inférieure d'une canne utilisée conjointement aux flotteurs lorsque ceux-ci sont considérés comme des skis Figures 6 à 8 sont trois vues de dessus de deux flotteurs associés avec possibilité de déplacement relatif Figure 9 est une vue en coupe d'un détail de montage d'une barre d'accouplement sur un flotteur. Chaque flotteur 2 est en forme de coque pontée, réalisée en matière synthétique, d'une longueur de l'ordre de a mètres, d'une largeur de 30 centimètres et d'une profondeur de l'ordre de 20 à 30 centimètres. Dans la partie centrale de chaque flotteur, est ménagée une cavité 3 débouchant dans la face supérieure, et s'étendant pratiquement jusqu'au fond du flotteur. Cette cavité est remplie de mousse cellulaire imputrescible 4 dans laquelle est ménagé un évidement 5 permettant le passage de la partie inférieure d'une jambe de l'utilisateur. Dans le fond de l'évidement 5, la fixation du pied est réalisée par une sangle élastique 6 passant par exemple sur le coup de pied. L'évidement S est conformé de manière à assurer une bonne tenue latérale de la partie inférieure d'une jambe de l'utilisateur, de manière à favoriser la stabilité, tout en permettant un jeu longitu dinal indispensable pour la réalisation dlun mouvement alternatif des deux flotteurs. Chaque flotteur est équipé, dans sa partie immergée, d'ue certain nombre d'oules 7 régulièrement réparties. Chaque oule est, comme montré aux figures 2 à 4, constituée par une pièce fixée à sa partie avant et dans ses parties latérales, mais non à sa partie arrière. En outre, la largeur de chaque ouie est supérieure, à sa partie arrière, à celle de la partie avant. Chaque pièce constitutive d'une ouie est réalisée à partir de deux parties latérales en un matériau 8 très souple et une partie centrale 9 en un matériau semi-souple. Comme montré à la figure 2, lors de l'utilisation de ces flotteurs, comme skis autonomes, il est intéressant de leur associer deux barres d'accouplement 10 fixées chacune en deux points sur chaque flotteur 2 par l'inter- médiaire de doigts 12 pénétrant dans des trous débouchant dans la face supérieure du flotteur considéré. La fixation des barres d'accouplement 10 se fait en avant et en arrière de la cavité 3 destinée au logement des pieds. Ces barres d'accouplement 10 renforcent la stabilité de l'ensemble lorsque l'utilisateur engage ses pieds dans les flotteurs. Une fois cette opération réalisée, les barres d'accouplement sont retirées et fixées chacune sur la face extérieure d'un flotteur, comme montré à la figure 2. A la partie postérieure de chaque flotteur est monté pivotant autour d'un axe vertical un safran 14. La position de ce safran 14 peut être réglée à partir d'une barre 15 à l'extrémité libre de laquelle est associé un doigt 16 maintenu poussé élastiquement vers le bas par un ressort, ce doigt étant destiné à pénétrer dans un trou d'une série de trous ménagés dans une platine 17 en forme de secteur. Comme montré à la figure 1, lors de l'utilisation de ces flotteurs comme skis, il est intéressant de donner au safran une légère incidence vers l'intérieur, de manière à conserver à chaque flotteur une bonne stabilité directionnelle, malgré a réaction due à l'autre flotteur. La propulsion est favorisée par l'utilisation de cannes 18 à la partie inférieure de chacune desquelles est monté un flotteur 19 de forme sensiblement hémisphérique, à la partie inférieure duquel fait saillie, vers l'avant et vers le bas, une jupe 20. Il est intéressant de noter que l'extrémité de la canne doit posséder une flottabilité suffisante pour ne pas s'enfoncer trop profondément dans l'eau lorsque l'utilisateur exerce une impulsion sur celui-ci, la jupe 20 évitant le glissement du volume 19 à la surface de l'eau et favorisant la propulsion, Dans la forme d'exécution représentée aux figures 6 à 8, les deux flotteurs 2 sont reliés par deux barres d'accouplement 22, dont chacune est fixée sur un flotteur en un point seulement avec possibilité de pivotement autour d'un axe horizontal. En réalité, il est intéressant, comme montré à la figure 9, qu'il y ait à la fois pivotement autour d'un axe vertical et autour d'un axe horizontal. A cet effet, dans un flotteur 2 est engagé un élément 24 formant rotule, traversant la paroi inférieure de la barre d'accouplement 22 qui est tubulaire. En ce qui concerne la barre d'accouplement postérieure 23, elle est montée sur les axes des deux safrans 14, avec blocage en rotation relativement a ceux-ci. Le montage ainsi réalisé permet le déplacement longitudinal relatif des deux flotteurs comme montré aux figures 6 et 8, un décalage longitudinal d'un flotteur relativement à l'autre provoquant l'inclinaison des deux safrans par rapport à l'axe de l'embarcation. Il ressort du dessin que, lorsque le flotteur droit est en avant du flotteur gauche, ltembarcation a tendance à tourner à droite, tandis que, lorsque le flotteur gauche est en avant du flotteur droit, ltembarcation a tendance à tourner à gauche. dans la mesure où l'embarcation représentée aux figures 6 à 8 est utilisée comme des skis pour un déplacement autonome, les safrans 14 peuvent être remplacés par des éléments en forme de palmes, qui subissent, lors du déplacement relatif des deux coques, un mouvement de godille assurant la propulsion. Il est également possible de remplacer les deux barres d'accouplement I0 représentées à la figure 2 par une plate-forme assurant ainsi la formation d'un petit catamaran, qui peut être déplacé à l'aide d'une voile ou à l'aide de pagaies. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de ces flotteurs, ni aux seules applications décrites ci-dessus a titre d'exemples ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. C'est ainsi notamment que les moyens de fixation de chaque pied relativement à un flotteur, que les moyens d'accouplement des flotteurs ou que la forme des ouses de propulsion pourraient être différents sans que l'on sorte pour autant du cadre de l'invention. - REVENDICATIONS 1. - Flotteurs permettant de se déplacer sur liteau, caractérisés en ce que chaque flotteur (2) présente une forme de coque pontée de largeur faible vis-à-vis de sa longueur, dont la flottabilité est suffisante pour supporter le poids d'un individu et, dans la partie centrale de laquelle, est ménagée une cavité (3) débouchant dans la face supérieure, destinée au logement d'un pied de l'utilisateur avec des moyens (4) de fixation de celui-ci, la paroi externe de chaque flotteur étant équipée, dans sa partie immergée, d'ouSes (7), constituées chacune par une pièce fixée sur la coque au niveau de ses parties avant et latérale, mais non au niveau de son bord arrière, ces pièces étant réalisées en un matériau suffisamment déformable pour que les oules s'ouvrent lorsque le flotteur a tendance à reculer. 2. - Flotteurs selon la revendication i, caractérisés en ce que chaque pièce (7) constitutive d'une ouste est fixée de manière amovible sur la coque d'un flotteur. 3. - Flotte u selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisés en ce que chaque pièce (7) constitutive d'une ouSe est réalisée en un matériau semirigide dans sa partie centrale (9) et en un matériau très souple dans ses deux parties latérales (8). 4. - Flotteurs selon l'une quelconque des revendications i à 3, caractérisés en ce que la cavité (3) servant de logement à un pied de l'utilisateur est remplie de mousse cellulaire imputrescible (4), dans laquelle est ménagée une empreinte (5) de forme correspondant à celle de la partie inférieure d'une jambe avec possibilité de jeu longitudinal et bonne tenue latérale. 5. - Flotteurs selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisés en ce que chaque paire de flotteurs (2) comprend deux barres d'accouplement (10) destinées à être fixées en au moins un point (13) sur chaque flotteur, les deux barres étant montées, respectivement, en avant et en arrière de la cavité servant de logement au pied, en position accouplée des deux flotteurs, des moyens étant prévus pour réaliser la fixation de chaque barre sur la face supérieure ou sur une face latérale d'un flotteur, en position désaccouplée des flotteurs. 6. - Flotteurs selon l'unie quelconque des revendications 1 à 5, caractérisés en ce que l'extrémité postérieure de chacun de ceux-ci comprend un safran (14) équipé de moyens de réglage de l'angle de celui-ci avec l'axe du flotteur, avec possibilité de blocage dans la position désirée, chaque flotteur (2) étant, en outre, eventuellement équipé d'une dérive amovible ou d'un aileron. 7. - Flotteurs selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisés en ce qu'il leur est associé des cannes (18) dont chacune est équipées a' son extrémité inférieure, d'un flotteur de forme sentiblement hémisphérique prolongé, à sa partie inférieure - vers l'avant, par une jupe. 8. - flotteurs selon l'uee quelconque des revendications 1 à 7, caractérisés en ce qlle chague barre d'accouplement (22) entre les deux flotteurs 3 est fixée sur chacun de ceux-ci on un point seulement avec possibilité de pivotement autour d'un axe vertical, la barre dtaccou- plement postérieure (23) étant montée à l'extrémité arrière des flotteurs, et chaque axe de fixation de ladite barre étant solidaire en rotation de l'axe du safran (14) associé à un flotteur. 9. - Flotteurs selon la revendication 8, caractérisés en ce qutil est procédé au montage des barres d'accounle- ment (22, 23) avec possibilité de pivotement autour d'axes horizontaux. 10. - Flotteurs selon l'une quelconque des revendications 8 et 9, caractérisés en ce que les safrans sont prolongés par des éléments semi-souples formant palmes. 11. - Flotteurs selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisés en ce qu'ils sont reliés par une plate-forme assurant la réalisation d'un catamaran.