La présente invention a trait aux machines pour le montage des chaussures, plus psrticulièrexent aux presses utilisées pour le collage des semelles, et elle a pour objet un dispositif presse- talon spécialement agencé pour les chaussures à talon du type Louis XV. On sait que la face inférieure des chaussures de ce ganre présente n profil très irrégulier. 3n effet celui-ci comporte une partie antérieure pratiquement plane correspondant à la plante du pied, une cambrure plus ou moins prononcée au niveau de la partie centrale, et enfin une paroi substantiellement perpendiculaire à la première partie ci-dessus (av@c de faibles variations d'inclinaison en fonction de la hauteur et de la forme du talon), cette paroi cor respondant à la face frontale de ce talon.Pour coller la semelle sur cette face frontale l'on doit exercer une pression orientée as un plan horizontal. Cette pression est obtenue par le moyen de mécanismes hydrauliques rigidement fixés sur le coussin de la presse; sur cette dernière est Bonté un organe élastique qui sollicite le talon contre les blocs de caoutchouc du coussin en assurant le collage de la semelle sur le tala. Les dispositifs connus de ce type présentent tous des problè- mes d'encombrement; en effet tous sont de longueur notable et obligent en conséquence l'utilisateur à travailler éloigné du coussin de la presse en rendant plus malaisée et plus pénible l'opération de positionnement de la chaassrre sur ledit coussin. De plus lorsque la machine est employée pour le pressage de chaussures plates, le dispositif sus-visé, fixé a demeure sur le cous@in, continue à entraver le travail de l'opérateur. La présente invention se propose de réaliser un dispositif presse-talon pour chaussures à talon du type Louis XV qui présente un enconbrenent très réduit et qui soit susceptible d'être éclipsé lorsqu'il n'est pas utilisé de façon à ne pas gêner l'opérateur quand la tachine usure le pressage de chaussures plates. De manière plus précise, le dispositif presse-talon suivant l'invention est caractérisé en ce qu'il comprend un levier à deux bras articulé sur le coussin de la presse, lequel levier est équipé sur son extrémité résistante du feutre usuel ou organe similaire destiné à s'appliquer contre le profil du talon, tandis que son extrémité opposée (ou extrémité motrice) est soumise à l'action d'un sppareil d'actionnement. Suivant une disposition caractéristique de l'invention, le pivot d'articulation du levier est supporté par gne chape solidaire d'un second pivot monté sur le coussin de la presse, ce second pi vot étant susceptible d'être déplacé de la position de travail en vue autre amené à la position de repos dudit levier pour laquelle ce dernier est rabattu par rapport à ladite position de travail en laissant libre l'espace environnant le talon de la chaussure travail- lée. Conformément à une autre disposition remarquable de l'invention, le pivot du levier est monté sur la chape précitée de manière démon- table de façon à ce qu'il soit possible de séparer ledit levier de la presse. D'autres caractéristiques de l'invention ressortiront de la description qui va suivre en référence au dessin annexé, lequel des sin, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'inven- tion, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer s Pig. 1 est une vue de ceté avec coupe verticale partielle montrant un dispositif presse-talon suivant l'invention, représenté en position de travail. Pig. 2 montre de la même manière ce dispositif à la position de repos, certaines parties de l'ensemble ayant été omises. En examinant tout d'abord fig. 1 on peut voir que le dispositif suivant l'invention comprend un levier 1 articulé sur un axe oX pi- vot 2 porté par une chape solidaire d'un support 3. Ce dernier se prolonge par une queue cylindrique 4 pourvue d'une extrémité file- tée, ladite queue étant engagée dans une perforation prévue dans une plaque 5 rapportée contre le coussin 6 de la presse; la fixation du support 3 contre cette plaque 5 est opérée à l'aide de deux écrous 7 et d'une rondelle 8. Cette rondelle 8 bute contre un épaulement de la queue 4 en ménageant ainsi le Jeu axial nécessaire à la rotation du support 3 par rapport à la plaque 9.Cette rotation est destinée à permettre au support 3, et par là au levier 1 qui lui est articulé, deux positions fixes, à savoir une de travail et une autre de repos, corme on le décrira ci-dessous plus en détail. Le blocage du support aux deux positions est assuré par un verrou de positionnement 10 (fig. 2) qui est repoussé par un ressort 11 pour s'engager dans l'une ou l'autre de deux perforations 12 et 13 ménagées à cet effet dans la plaque 5i ce verrou étant pourvu d'une poignée de manoeuvre 14. Le levier 1 porte à l'une de ses extrémités une plaquette 15 en acier trempé qui se trouve en vis-à-vis de la tige 16 (fig. 1) d'un vérin hydraulique 17 lorsque ledit levier est à sa position de travail correspondant à la fig. 1. Ce vérin 17 est du type à simple effet, le retour de sa tige 16 lors de I'arrdt de la pression hydraulique s'effectuant sous l'action d'un ressort 18. Dans l'extrémité opposée du levier 1 est monté un guide 19 à l'intérieur duquel se déplace un coulisseau presse-talon 20. Ce coulisseau porte une tige filetée 21 qui lui est fixée par un écrou 22 et qui présente une partie 23 en forme de manchon à l'intérieur de laquelle est engagé le fflt d'une vis de réglage 24. Cette dernière coopère avec une douille filetée 25 convenablement retenue anguai- rement, laquelle douille forme arrêt pour le manchon 23. Des ressorts de traction 26 sollicitent en permanence le coulisseau 20 vers le haut de façon à maintenir le manchon 23 au contact de la douille 25.On comprend que la rotation de la vis 24 provoque le vissage plus ou moins important de cette douille, retenue angulairement le long de ladite vis, en déplaçant ainsi dans un sens ou dans l'autre le manchon 23 et avec lui le coulisseau 20. Sur le coulisseau 20 est articulé en 27 une plaque 28 portant un feutre 29, laquelle plaque est soumise en permanence à l'action d'un ressort de rappel 30 qui tend à la maintenir au contact d'une virole de réglage 31 vissée sur ledit coulisseau 20. En vissant plus ou moins cette virole dans le coulisseau, on modifie l'orienta- tion du feutre 29 en permettant ainsi son adaptation à l'inclinaison du profil du talon. Le fonctionnement du dispositif décrit est le suivant s Une fois que la chaussure 32 prend appui sur les blocs en caoutchouc 33 du coussin 6, le levier 1 étant à sa position de travail représentée en fig. 1, on règle la hauteur et l'orientation du feutre 29 en manoeuvrant la vis 24 et la virole 31 afin d'adapter ledit feutre au profil du talon. On actionne alors la presse, si bien que le levier 1, repoussd par la tige 16 du vérin 17, applique le ieutre 29 contre le talon de la chaussure un instant avant que le vérin de la presse ne repousse lui-meme le coussin 6 avec la chaussure contre les butées fixes 34 et 35 de l'ensemble. Cette séquence de déplacements est obtenue en réglant la vitesse du piston 16 au moyen d'un régulateur de débit (non représenté), sans modifier la vitesse de montée du vérin de la presse. On ne perd donc pas de temps puisqu'il n'est pas nécessaire de ralentir par un réducteur de débit ou autre organe analo- gue, le mouvement de montée du vérin principal en vue de coordonner le déplacement du coussin et celui du dispositif presse-talon. Lorsque la chaussure 32, ou éventuellement la forme 36 engagée dans celle-ci, vient au contact des butées fixes 34 et 35 de la presse, les blocs 33 du coussin se déforment à la manière connue, si bien que ladite chaussure s'abaisse par rapport à la cuvette dudit coussin. Ce mouvement provoque également l'abaissement du feutre 29 qui fait descendre le coulisseau 20 en tendant les ressorts de rappel 26. De cette manière il n'y a pas de déplacement relatif entre le talon de la chaussure et le feutre 29, si bien que ce talon est en permanence soutenu et pressé contre la semelle. Une fois le cycle de collage terminé, et quelques instants aprs que le coussin de la presse ait commencé à descendre, le levier 1 qui n'est plus soumis à l'action du piston 16, entre temps rétracté, est rappelé par un ressort 37 à la position de repos, si bien qu'il libère le talon de la chaussure et qu'il est pret à entamer un nouveau cycle de travail. Quand ltensemble n'est pas utilisé pour des chaussures à talon Louis IV, la manoeuvre de la poignée 14 assure la sortie du verrou 10 hors de la perforation 13; on fait alors tourner le levier 1 de 1800 autour de l'aie du pivot 4 et on l'amène à la position représentée en fig. 2, ce qui a pour effet d'éclipser le presse-talon et de permettre au coussin de la presse d'être utilisé pour le travail d'une chaussure normale. Afin d'éviter qu'à cette position le piston 16 du vérin 17 ne vienne interférer avec le levier, ce dernier comporte une perforation 380 Dans ces conditions il n'est pas nécessaire d'exclure du circuit hydraulique le vérin 17 ou de bloquer de toute manière appropriée le piston 16 lorsque le dispositif pressetalon n'est pas en service.On notera que la nouvelle position affectée par le levier 1 laisse libre la poignée 14 si bien que le verrou 10 peut s'engager dans la perforation 12 en maintenant ainsi ledit levier à la position visée. L'opérateur dispose en conséquence d'un espace complètement libre au niveau du talon et il peut travailler tout près du coussin afin de positionner la chaussure sur celui-ci et ce en dépit de la présence sur la machine du dispositif presse-talon pour chaussures du type Louis IV qui n'est pas intéressé par le processus en cours. Bien entendu ce dispositif peut également etre complètement éloigné de la machine, puisqu'il suffit à cet effet d'extraire le pivot 2 pour retirer le levier 1. il doit d'ailleurs etre entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le doraine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. - REVENDICATIONS 1. Dispositif presse-talon pour machines de montage de chaussures, notamment pour le collage des semelles sur les chaussures à talon du type Louis XV, caractérisé en ce qu'il comprend un levier à deux bras articulé sur le coussin de la presse, lequel levier est équipé sur son extrémité résistante du feutre usuel ou organe simi- laire destiné à s'appliquer contre le profil du talon, tandis que (ou extremite motrice) son extrémité opposée est soumise à l'action d'un appareil d'action- nement. 2. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le pivot d'articulation du levier est supporté par une chape solidaire d'un second pivot monté sur le coussin de la presse, ce second pivot étant susceptible autre déplacé de la position de travail à la position de repoe dudit levier pour laquelle ce dernier est rabat- tu par rapport à ladite position de travail en laissant libre l'es- pace environnant le talon de la chaussure travaillé. 3. Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le pivot du levier est monté sur la chape de manière démonta- ble, de façon à ce qu'il soit possible de séparer ledit levier de la presse. 4. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications qui précèdent, caractérisé en ce que le levier est pourvu d'un verrou susceptible autre manoeuvré à l'aide d'une poignée et soumis à l'action dtun ressort, lequel verrou peut être sélectivement introduit dans deux perforations distinctes ménagées dans le coussin en vue de stabiliser les deux positions de travail et de repos du levier. 5. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications qui précèdent, caractérisé en ce que le feutre ou organe similaire est porté par un coulisseau qui se déplace dans un guide prévu à l'une des extrémités du levier. 6. Dispositif suivant la revendication 5, caractérisé en ce que le feutre est monté à articulation sur le coulisseau et est appliqué par un ressort contre une virole susceptible autre réglée de façon à faire plus ou moins saillie en avant du coulisseau prEci- té. 7. Dispositif suivant l'une ou l'autre des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que le guide du coulisseau comprend une vis de réglage qui coopère par vissage avec une douille filetée retenue angulairement, laquelle douille forme butée pour un élément solidaire du coulisseau et maintenu, par au moins un ressort, appliqué contre la douille sus-mentionné e. 8. Dispositif suivant la revendication 7, caractérisé en ce que l'élément solidaire du coulisseau est constitué par un manchon engagé sur la vis de réglage et pourvu d'une tige filetée fixée par vissage audit coulisseau.