L'invention se rapporte à une machine servant à 8ter une tranche superficielle d'une pièce de produit et plus spécia- lement à dépouiller la viande et le poisson0 Est déjà connue (brevet français 942.27d) une telle machine qui comprend, dans un bâti, un moyen, tel une table ou un tapis sans fin, pour amener la face à écorcher des pièces au contact d'une portion de la surface latérale dtun cylindre d1appel qui, par adhérence sur la pièce, conduit aussit8t celle-ci à un couteau dont le tranchant est écarté de la génératrice du cylindre de la valeur de l'épaisseur de la tranche. L'adhérence doit être suffisante pour vaincre la résistance au tranchage de la pièce; aussi, afin d'augmenter cette adhérence, divers moyens sont prévus - Tout d'abord, le cylindre deappel est creusé de rainures longitudinales, formant des dents qui s'incrustent dans la pièce. Par ailleurs, un rouleau de pression peut appuyer la pièce sur le cylindre. Enfin, le couteau est pincé entre les machoires dlun portecouteau réglable, dont la machoire située du c8té du cylindre comprend une face en dépouille qui réalise un sabot de pression appliquant sur le cylindre la tranche alors déjà séparée par le couteau du reste de la pince qui, -quant à lui, poursuit sa course par-dessus le porte-couteau, pour atteindre un moyen de réception, tel une table ou un tapis sans fins Pour son montage, dans le båti de la machine, ce portecouteau présente un axe autour duquel il peut légèrement osciller pour modifier inversement l'écartement par rapport au cylindre, d'une part, du tranchant du couteau et, d'autre part, de l'arrière du sabot de pression.Cela permet, par ezemple,de laisser passer une surépaisseur locale de la tranche, sans que cela diminue pour autant l'adhérence de cette tranche sur le cylindre puisque le bord opposé à celui qui s'écarte momentanément sera encore plus intensément sollicité vers le cylindre. De préférence, pour que son sabot transmette sa force de pression, ltaxe support du porte-couteau est sollicité vers le cylindre par un moyen- élastique qui permet au porte-couteau de reculer élastiquement' lors d'un effort anormal. Ce moyen élastique est de plus éclipsable afin de permettre un retrait du porte-couteau par exemple pour un nettoyage complet. Pour éviter que le sabot de pression, ainsi sollicité vers le cylindre, soit attaqué par les dents de ce dernier, ne serait-ce que pendant le temps qui s'écoule entre deux trancher successives, avant ce contact avec les dents, au moins une pièce solidaire du porte-couteau vient en appui sur des butées positionnées par rapport au cylindre, telles des bagues lisses concentriques au cylindre, mais dont elles sont indépendantes en rotation. En aval du sabot de pression, la tranche dans laquelle ont été ainsi fortement incrustées les dents du cylindre, doit être énergiquement détachée de ce cylindre par un moyen d'arrachage tel un tambour denté, mu en rotation et/ou un peigne dont les doigts sont engagés dans des gorges annulaires du cylindre pour parvenir sous la tranche, qui, après avoir été détachée du cylindre, tombe sur un moyen d'évacuation. Sur le cylindre ainsi dégarni de la tranche, subsistent fréquemment de la graisse, des miettes de chair et/ou de peau, ainsi que des nerfs arrachés à la pièce de inde ou de poisson. Ces résidus, colmatant les dents du cylindre)dimi- nuent l'adhérence de la tranche sur le cylindre et, pouvant s'altérer, risquent de venir souiller des produits frais ultérieurement traités. Le cylindre doit donc etre nettoyé régulièrement A cet effet, pendant l'utilisation de la machine, il est connu de projeter sur le cylindre de liteau sous pression, mais, comme cela ne suffit pas pour un nettoyage complet, -il est nécessaire de plus, après chaque période d'utilisation, de dégager un accès à la face latérale du cylindre pour effectuer par exemple un brossage énergique, ou lavage. Dans les machines connues à ce jour, le cylindre ntest pas facilement démontable, et de ce fait, il est nettoyé sur place, après retrait du seul porte-couteau, ce qui toutefois ne dégage qu'une faible partie de la surface latérale du cylindre; son nettoyage n'est donc pas très aisé. D'autre part, du fait du passage du reste de la pièce de produit par dessus le porte-couteau, en plus de leur accumulation dans les dents du cylindre; les graisses, miettes et nerfs se fixent également sur le porte-couteau et notamment dans l'interstice entre la lame et la machoire supérieure de ce porte-couteau où, à ce jour, sauf le nettoyage entre -les périodes d'utilisation, rien n'est prévu pour leur élimination systématique. En s'accumulant pendant l'utilisation, ces miettes, graisses etnerfs, risquent de nuire à la régularité du tranchage Par ailleurs, selon les produits à traiter, et par exemple selon la finesse ou la fragilité de la peau du produit, il serait avantageux de disposer de cylindres présentant des dentures diversifiées.Or, du fait de la difficulté de démontage citée plus haut, la machine est prévue pour fonctionner avec toujours le même cylindre, ce qui oblige chaque utilisateur, soit & disposer d'une machine par type de produit, soit à accepter des résultats plus ou moins tons selon les produits. Un résultat que l'invention vise à obtenir est une telle machine dans laquelle est empochée l'accumulation des graisses, miettes et nerfs sur le dessus du porte-couteano Est également un résultat de l'invention une telle machine dans laquelle le cylindre est facilement démontable pour son nettoyage et/ou pour son échange contre un autre cylindre par exemple de denture différente, A cet effet, l'invention apour objets une machine hou type cité plus haut, notamment caractérisée en ce que, sur le bord dtattaque d'au moins la machoire située au-dessus du portecouteau, débouchent de nombreux canaux par où est projeté vers l'extérieur un liquide sous pression. L'invention sera bien comprise à l'aide de la description ci-après faite, à titre d'exemple non limitatif, en regard du dessin ci-annexé qui représente schématiquement - figure 1 : la machine vue de profil figure 2 : la face interne de la machoire supérieure du por te-couteau - figure 3 : vue de face, le cylindre et ses moyens de montage dans le batik Cette machine comprend, dans un bati 1 , un moyen 2 d'amenée d'une pièce 3 de produit à trancher ou à peler. Ce moyen consiste par exemple en un tapis sans fin 4 passé sur un tambour moteur 5 et sur un tambour de renvoi 60 Par oscillation autour de l'axe 7 du tambour moteur 5, le tapis sans fin 4 peut de préférence entre plus moins incliné pour régler la hauteur du tambour de renvoi 6 en fonction de la hauteur du poste de travail précédents La face à écorcher de la pièce 3 est posée sur le tapis sans fin 4 qui dépose le produit sur la face latérale 8 d'un cylindre d'appel 9 mu en rotation autour de son axe. Afin d'augmenter l'adhérence du cylindre 9 sur la pièce 3, ce cylindre est creusé de rainures longitudinales 11 formant des dents 12, et la pièce est appuyée sur ledit cylindre 9 par un rouleau de pression 13 porté à l'extrémité d'un levier 14 oscillant autour d'un axe 15 sous son propre poids et/ou éventuellement sous l'action d'un dispositif d'appui tel un contrepoids 16 fixé sur- un bras 17. En dehors de ses périodes d'utilisation, ce rouleau de pression 13 est maintenu en position relevée par un crochet 18, porté par une bague 19 libre au moins en translation au long d'une traverse 20 solidaire du bati 1. Pour assister le cylindre 9 dans son action de transport de la pièce 3, le rouleau de pression 13 peut autre mu en rotation. A cet effet, il porte une roue dentée 21 recevant une channe 22 prenant son mouvement sur une autre roue dentée 23 mue en rotation autour de l'axe 15 d'articulation di levier 14 portant ledit rouleau. L'action combinée du cylindre 9 et du rouleau 13 force la pièce 3 contre le tranchant 24 d'une lame 25 de couteau,pincée entre les machoires 26,27, d'un porte-couteau 28, tenant ledit tranchant à une distance du cylindre égale à l'apaisseur "E" de la tranche 29 que l'on désire obtenir. La machoire 26, située du coté du cylindre, présente une face en dépouille 30 qui réalise un sabot de pression appliquant sur le cylindre 9 la tranche 29, alors déjà séparée par le couteau 25 du reste 31 de la pièce, qui, quant à lui, poursuit sa surse par-dessus le porte-couteau 28 pour atteindre un moyen de réception 32. Ce moyen de réception 32 consistera par exemple en un tapis sans fin 33 passé sur un tambour moteur 34. Par oscillation autour de l'axe 36 du tambour moteur 34, le tapis sans fin 33 peut de préférence autre plus ou moins incliné afin de pouvoir régler la hauteur du tambour de renvoi 35 en fonction de la hauteur du poste de travail suivant. Afin de pouvoir osciller légèrement, le porte-couteau 28 a l'une de ses machoires qui présente des joues 37 portant ou recevant chacune un axe 38 associé au bâti, par tout moyen 39 élastique et éclipsable connu, le sollicitant vers le cylindre. Pour éviter que le sabot de pression ainsi sollicité vers le cylindre soit attaqué par les dents 12 de ce cylindre 9, avant ce contact avec les dents, les joues 37 viennent en appui sur les butées que forment des bagues lisses 40, concentriques,au cylindre et par rapport auquel elles sont libres en rotation. En aval du sabot de pression, la tranche 29 est détachée du cylindre par un moyen d'arrachage 41, tel un tambour mu en rotation dans le même sens que le cylindre et à plus grande vitesse Les dents 42 de la face latérale 43 passent très près de la face latérale 8 du cylindre et en détachent la tranche et/ou les morceaux adhérant au cylindre et, formant par rapport d cette face latérale une surépaisseur. La tranche 29 et les morceaux tombent alors sur un moyen d'évacuation 44 de tout type connu. Pendant l'utilisation,de l'eau sous pression 45 est projetée dans l'interstice entre le cylindre 9 et le tambour 41. Selon une carXctéristique essentielle de l'invention, sur le bord d'attaqueau au moins la machoire 27 située au-dessus du porte-couteau 28 débouchent de nombreux canaux 47,par où est projeté vers l'intérieur un liquide sous pression, tel de l'eau évitant ainsi toute accumulation de graisses, miettes ou nerfs dans ltinterstrice, entre la lame 25 et ladite machoire. De préférence, les canaux 47 sont très rapprochés afin que leurs jets se combinent pour former une nappe recouvrant la lame. Par des perçages 48,49,50, ces canaux sont remués à une conduite 51, raccordée à une source de liquide sous pression par une canalisation souple 52. Selon une autre caractéristique de l'invention, pour son nettoyage complet ou son remplacement, par exemple pour une autre denture, le cylindre 9 est monté dans le bati 1 par 1" intermédiaire de moyens de fixation qui sont facilement démontables par l'utilisateur de la machine A cet effet, à l'une de ses extrémités, le cylindre 9 a son axe qui, depuis l'intérieur de la machine est engagé dans 1' alésage 53 d'un moyeu 54 d'un dispositif de commande en rota tion tel un pignon 55. L'axe 10, libre en translation dans cet alésage, présente une section polygonale complémentaire à celle de 1' alésage 52 afin d'être lié en rotation à cet alésage Quant à lui, le moyeu 54 est immobilisé en translation,mais guidé en rotation par rapport au baAti 1 par l'intermédiaire du roulement 56 de type connu A son autre extrémité, le cylindre 9 a son axe 10 qui est immobilisé en translation mais guidé en rotation, par l'intermédiaire du roulement 57 dans un palier 58 solidaire d'un flasque 59 de fixation au bâti à l-a périphérie d'un orifice 60 dégageant autour de l'axe 10 une surface au moins suffisante pour le passage du cylindre 9 et de ses bagues lisses 40. Grâce à ces moyens de montage du cylindre ,avec son palier 58, celui-ci peut aisément être sorti de la machine. REV:EDNDtCATIO1KS lo Machine servant à ôter une tranche superficielle (29) d'une pièce de produit, comprenant, dans un bâti, un moyen pour amener la pièce au contact d'une portion de la surfacelatérale (8) d'un cylindre d'appel (9) mu en rotation et qui, par adhérence sur la pièce 3, conduit aussitôt celle-ci au tranchant(24)d'un couteau (25) pincé entre les machoires (26, 27) d'un porte-couteau (28), dont la machine (26) sltuée du ceté du cylindre (9), comprend une face (30) qui réalise un sabot de pression appliquant sur le cylindre (9), la tranche (29) alors déjà séparée par le couteau 25 du reste (31) de la pièce qui, quant à lui, poursuit sa course par-dessus le porte-couteau (28) pour atteindre un moyen de réception (32), cette machine étant c a r a c t é r-i s é e en ce que., sur le bord d'attaque (46) d'au moins la machoire (27) située audessus du porte-couteau (28) débouchent de nombreux canaux (47) par où un liquide sous pression est projeté vers l'exté- rieur. 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que les canaux (47) sont suffisamment rapprochés pour que leurs jets se combinent pour former une seule nappe recouvrant la lame (25). 3. Machine selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que les canaux sont-raccordés à leur source de- llquide sous pression par des perçages (48,49,50), traversant le puis porte-couteau (28)/ par une canalisation souple (52). 4. Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisée en ce que le cylindre 9 est monté dans le bâti 1 par l'intermédiaire de moyens (53 à 60) le rendant aisément démontable0 5. Machine selon la revendication 4, caractérîée en ce que ces moyens consistent, à l'une des extrémités du cylindre 9, en un dispositif de commande en rotation dont le moyeu (54) présente un alésage (53) de section polygonale complémentaire à celle de l'axe (10) du cylindre afin que cet axe 10 soit, par rapport au moyeu, libre en translation mais lié en rot a tion et, à l'autre extrémité du cylindre 9 èn un palier 58 dans lequel l'axe 10 du cylindre est guidé en rotation, lequel pa7ier 58 est solidaire d'un flasque 59 de fixation au bâti à la périphérie d'un orifice 60 dégageant autour de l'axe 10 une surface au moins suffisante pour le passage avec jeu du cylindre.