La présente invention concerne un dispositif de contrôle d'excès de courant pour interface entre équipements électroniques et électromécaniques et se rapporte, plus particulièrement, à un dispositif de contrôle capable de surveiller le courant débité par des commutateurs électroniques pour alimenter des organes électromécaniques et, en cas de valeur trop importante de ce courant, de commander le blocage desdits commutateurs électroniques. L'évolution des composants électroniques, l'étendue des possibilités qu'ils offrent aux utilisateurs les font employer dans les domaines les plus variés. Dans les systèmes téléphoniques, par exemple, qui utilisent aujourd'hui encore de nombreux équipements électromécaniques, on introduit des équipements électroniques quand ils permettent un gain de place, une amélioration des performances et entrainent en même temps une diminution des coûts.Cependant, les équipements électroniques et électromécaniques ne traitent pas les mêmes types de signaux électriques de sorte qu'il est nécessaire de prévoir entre ces deux catégories d'équipements des interfaces qui réalisent la translation entre les niveaux logiques des signaux électriques utilisés par les cartes des équipements électroniques et les niveaux des signaux électriques nécessaires au fonctionnement des organes des équipements électromécaniques. Quand les organes en question sont des relais qui réclament une certaine intensité de courant pour fonctionner, sous des tensions relativement élevées (48 volts) par rapport aux tensions de quelques volts admises par les composants électroniques, les interfaces comportent généralement des éléments intermédiaires d'alimentation se présentant, par exemple, sous la forme de transistors. Ce sont donc ces transistors qui fournissent l'alimentation électrique~ aux relais électromécaniques. Or, ces relais peuvent être sujets à un certain nombre d'incidents, tels que le court-circuit partiel ou total de leur enroulement, ou la mise en parallèle sur le même transistor d'un nombre de relais supérieur à la normale.Il en résulte une augmentation notable de l'intensité du courant débité par les transistors d'alimentation qui, si elle n'est que fugitive, reste sans danger pour ces transistors mais qui entraine leur destruction si elle dépasse une durée limite. L'objet de l'invention consiste, en conséquence, en un dispositif capable de surveiller la valeur du courant fourni par les transistors d'alimentation et de couper cette alimentation lorsqu'elle atteint une valeur dangereuse pendant une durée déterminée. Comme l'incident peut être seulement passager, après que l'alimentation ait été coupée pendant un temps donné, le dispositif permet de rétablir cette alimentation et, s'il constate qu'elle reste toujours au-delà de la valeur admise, de la couper à nouveau et de recommencer le même cycle. A cette fin, l'invention utilise un détecteur qui est commun à un groupe d'organes électromécaniques dont on veut surveiller l'alimentation. Pour ce faire, le détecteur est associé aux transistors d'alimentation de tanière à être influencé par le courant débité par ces transistors. Quand ce courant dépasse la limite admise, il modifie le potentiel du ou des points de connexion du détecteur qui fonctionne alors. Cependant, avant de commander la coupure de l'alimentation, le détecteur déclenche le fonctionnement d'un circuit de temporisation. Au terme du délai introduit par ce circuit, si la détecteur continue de constater la valeur dangereuse du courant d'talimentation, il provoque le fonctionnement du disjoncteur dot la sortie agit directement sur les éléments de commande des transistors.En l'occurrence, le disjoncteur entraîne le blocage des transistors. L'alimentation étant coupée, le défaut disparaît et le détecteur revient au repos, ce qui détermine le démarrage d'une nouvelle temporisation au terme de laquelle le disjoncteur reçoit l'ordre de rétablir l'alimentation. I1 adresse alors les signaux électriques appropriés aux éléments de commande des transistors pour que ceux-ci provoquent le déblocage des transistors. Si le défaut dans le ou les relais n'était que passager et a disparu, le courant débité est alors normal et le détecteur reste au repos. Par contre, si le défaut subsiste, le courant débité reprend une valeur trop importante et le détecteur fonctionne à nouveau, déclenchant un cycle identique à celui qui vient d'être décrit. Différentes autres caractéristiques de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, donnée à titre d'exemple non limitatif et en se reportant aux figures annexées qui représentent - la figure 1, un diagramme fonctionnel illustrant la manière dont coopèrent les éléments constitutifs du dispositif de l'invention avec l'interface entre équipements électroniques et électromécaniques - la figure 2, un premier exemple de réalisation des circuits du dispositif de l'invention - la figure 3, la table de vérité d'une bascule utilisée dans la figure 2 - la figure 4, un deuxième exemple de réalisation des circuits du dispositif de l'invention - la figure 5, un troisième exemple de réalisation des circuits du dispositif de l'invention. On va commencer la description en se reportant tout d'abord à la figure 1 qui illustre l'agencement utilisé dans l'invention pour alimenter les organes 1A, 1B à 1N d'un groupe d'organes 1 et pour contrôler les excès de courant pouvant survenir au cours de cette alimentation. Chacun de ces organes est associé à un dispositif d'alimentation 2A, 2B à 2N d'un ensemble 2, chaque dispositif d'alimentation étant placé dans la situation "marche" ou "arrêt" selon l'état électrique du signal fourni par l'élément de commande 3A, 3B à 3N correspondant de l'ensemble 3. Un détecteur 4 d'excès de courant est commun aux dispositifs d'alimentation de l'ensemble 2 ; il commande un disjoncteur 5 qui agit simultanément sur chacun des éléments de commande de l'ensemble 3.Un circuit de temporisation 6 est associé au disjoncteur 5 et au détecteur 4 afin que celui-ci ne tienne pas compte des excès de courant de nature fugitive et que l'ordre de rétablissement de l'alimentation - après coupure de celle-ci - n'atteigne le disjoncteur 5 qu'après un certain délai. Pour décrire maintenant le fonctionnement de la figure I, on va supposer que les éléments de commande 3A et 3B de l'ensemble 3 ont reçu chacun un ordre sous forme d'un signal électrique appliqué sur les conducteurs 7 et 8 par un équipement électronique non représenté sur la figure. Ces deux éléments de commande passent alors dans un état électrique tel qu'ils délivrent respectivement sur les conducteurs 9 et 10 des signaux électriques qui déclenchent les dispositifs d'alimentation 2A et 2B de l'ensemble 2. Ces deux-dispositifs d'alimentation fournissent alors sur les conducteurs 11 et 12 les courants d'alimentation nécessaires au fonctionnement des organes 1A et 1B de l'ensemble 1. I1 peut arriver que ces courants deviennent excessifs et soient dangereux pour la vie des dispositifs d'alimentation eux-mêmes. Ce peut être le cas quand, par exemple, les organes 1A à 1N étant des relais électromagnétiques, l'enroulement de la bobine se trouve en court-circuit. Ce peut être aussi le cas lorsque le courant traversant le conducteur 11 est prévu pour alimenter au maximum deux ou trois organes en parallèle tel que l'organe 1A et qu'à la suite d'un défaut un quatrième organe se trouve mis en parallèle sur les trois autres, diminuant ainsi la résistance équivalente de l'ensemble des organes et augmentant au-delà de la limite permise le courant débité par le dispositif 2A. Dans de tels cas, le détecteur 4 fonctionne et sollicite le circuit de temporisation 6. Si l'excès de courant n'est que fugitif et a une durée inférieure à la-valeur de la temporisation du circuit 6, le détecteur 4 et le circuit 6 reviennent au repos. Par contre, si la durée de l'excès de courant est supérieure à la valeur de la temporisation, le circuit 6 fonctionne et commande le disjoncteur 5. Celui-ci adresse aux organes de commande 3A, 3N auxquels il est associé, par le conducteur 13, un signal électrique qui donne l'ordre à ce ou ces organes de commande de passer dans l'état électrique qui provoque immédiatement la coupure de l'alimentation fournie par les dispositifs d'alimentation de l'ensemble 2. L'alimentation excessive cause du fonctionnement du détecteur 4 disparaissant complètement, le détecteur 4 revient au repos.De son cOté, le circuit de temporisation 6 entame alors une autre temporisation au terme de laquelle il applique un nouveau signal électrique au disjoncteur 5 pour qu'il revienne au repos. Le retour au repos du disjoncteur modifie l'ordre appliqué par le conducteur 13 aux organes de commande 3A, 3N de sorte que ceux-ci reviennent dans l'état électrique où ils commandent le fonctionnement des dispositifs d'alimentation 2A, 2N associés. L'alimentation en courant des organes lA à 1N s'effectue à nouveau et se poursuit si les causes de l'excès de courant antérieur ont disparu. Si ces causes sont toujours présentes, l'excès de courant est à nouveau constaté par le détecteur 4 et un nouveau cycle de coupure suivi du rétablissement de l'alimentation se produit de façon identique à ce qui vient d'être décrit. On va examiner maintenant quelques exemples de réalisation de l'invention à l'aide des figures 2 à 5. En se reportant tout d'abord à la figure 2, on voit que l'élément de commande est constitué par une bascule "D" 14 dont la table de vérité est donnée en figure 3. La sortie Q de cette bascule est reliée, à travers l'inverseur INV2 et les résistances 15A, 15N, à un ou plusieurs transistors 16A, 16N qui correspondent aux dispositifs d'alimentation de la figure 1. Ces transistors fournissent le courant d'excitation aux organes que sont les relais 17A, 17N. Le détecteur d'excès de courant est formé par le transistor 18 qui est commun aux transistors d'alimentation 16A, 16N. I1 est associé au circuit de temporisation comprenant la résistance 19 et le condensateur 20. De leur côté, les portes ET 21, ET-NON 22, OU 80 agissent, par les signaux qu'elles appliquent sur les broches de la bascule 14, à la manière d'un disjoncteur. Avant d'examiner le fonctionnement du circuit de la figure 2, on notera que, par convention, un signal de polarité négative par rapport à la "terre" correspond à un niveau logique "O" et qu'un signal de polarité "terre" correspond à un niveau logique 1. Quand le circuit de la figure 2 est au repos, l'équipement électronique associé applique un "O" sur le fil de commande Cde SAT. L'entrée A de la porte 21 est à "0", son entrée B étant à "1" puisque le transistor 18 est bloqué mais que l'inverseur INV1 transforme le "O" de son entrée en un "1" sur sa sortie.Un "O" est ainsi appliqué sur la broche S de la bascule 14 qui reste dans l'état où la sortie Q est à "O" et la sortie Q à "1", ce qui caractérise l'état de repos du circuit de la figure 2. Lorsqu'un ordre est reçu sur le fil Cde SAT provenant de l'équipement électronique associé, cet ordre se présente sous la forme d'un signal "1". Les entrées A et B de la porte 21 sont alors au niveau "1" de sorte que sa sortie applique un "1" sur l'entrée S de la bascule 14. D'après le tableau de la figure 3, on voit qu'il en résulte un forçage prioritaire de cette bascule qui change d'état, la sortie Q passant à "O" et la sortie Q passant à "1". Le signal "1" délivré par la sortie Q commande alors la saturation du transistor 16A ou des transistors 16A à 16N à travers les résistances 15A, 15N de polarisation des bases de ces transistors, cette polarisation étant possible grâce à la présence de 1 'inver- seur INV2 qui fournit en sortie la polarité négative adéquate quand la sortie Q passe à "1". Le courant circulant dans le collecteur du transistor 16A ou des transistors 16A, 16N provoque l'excitation du relais 17A ou des relais 17A, 17N correspondants. En effet, la sortie O de la bascule 14 peut commander un seul relais ; dans ce cas, la résistance 23 a une valeur en rapport avec le courant nécessaire à l'alimentation du seul relais 17A. Si la sortie Q commande, par exemple, trois relais 17, la valeur de la résistance 23 est prévue en fonction du courant à débiter pour le fonctionnement normal de ces trois relais. De toutes façons, la valeur de la résistance 23 est telle que, pour un fonctionnement normal du ou des relais 17, le passage du courant dans cette résistance détermine une chute de potentiel qui met le point 24 à un potentiel interdisant le déblocage du transistor 18. Par contre, si la valeur de ce courant dans la résistance 23 dépasse une certaine intensité, le potentiel du point 24 baisse sensiblement et, à travers la résistance 25, permet le déblocage du transistor 18. Le transistor 18 agit donc en détecteur de courant d'alimentation anormalement important puisqu'il se déclenche dans une telle éventualité. Celle-ci peut se présenter dans le cas où, par exemple, une bobine de relais 17 est en courtcircuit, ou bien si au lieu d'alimenter normalement trois relais 17 on en alimente quatre à la suite d'un défaut. Donc, en cas d'anomalie, le transistor 18 devient conducteur mais le courant de collecteur qui traverse la résistance 26 sert d'abord à charger le condensateur 20 du circuit de temporisation. A la fin du délai qui en résulte, si l'anomalie d'alimentation a disparu, le point 24 est revenu à un potentiel tel que la polarisation de la base du transistor 18 entraîne son blocage. Le condensateur 20 se décharge et l'on se retrouve dans la situation initiale. Cependant, si à la fin du délai introduit par le circuit de temporisation le courant dans la résistance 23 reste anormalement élevé, ceci signifie que l'anomalie d'alimentation n'est pas fugitive et qu'ilfaut couper l'alimentation du ou des relais. Le transistor 18 étant donc toujours conducteur, l'inverseur INV1 transforme le signal d'entrée de niveau haut en un signal "O" en sortie qu'il applique à l'entrée 13 de la porte 21. L'entrée A de cette porte restant à "1", il enrésulte l'application d'un "0" sur la broche S de la bascule 14, ce qui a pour effet d'annuler la situation de forçage dans laquelle se trouvait jusqu'alors la bascule. Dans le même temps, le signal "1" délivré par le transistor 18 est appliqué sur l'entrée B de la porte 22. Cette porte étant une porte OU-NON, quel que soit le niveau logique du signal de commande de blocage du fil Cde BLOC, on voit qu'on adresse un "0" sur l'entrée B de la porte OU 80. Sur l'entrée A de cette même porte 80 sont appliquées des impulsions d'horloge HL qui se présentent comme une succession régulière et calibrée de "O" et de "1". De la sorte, après un temps inconnu qui dépend du moment où intervient le "O" sur l'entrée B dans le cycle d'horloge mais qui ne dépasse pas un temps élémentaire d'horloge, on applique un flanc d'impulsion à variation positive sur la broche C de la bascule 14.La broche S étant - comme on l'a vu ci-dessus - à "O", en consultant le tableau de la figure 3, il apparaît que l'on charge la valeur de l'entrée D sur la sortie q et qu'il en résulte un "1" sur la sortie q et un "O" sur la sortie Q. De ce fait, la polarisation de la base des transistors 16A, 16N est modifiée et ces transistors se bloquent coupant l'alimentation des relais 17A, 17N.Pendant ce temps, c'est-àdire tant que la bascule 14 n'est pas revenue dans l'état où q = "O" et q = "1", le condensateur 20 se charge et dépasse sensiblement la tension de seuil de l'inverseur INV1. Le courant d'alimentation ne circulant plus dans la résistance 23, le potentiel du point 24 devient tel que le transistor 18 se bloque. Ce dernier ne débitant plus, le condensateur 20 se décharge déterminant ainsi une temporisation au terme de laquelle un signal de niveau bas est à nouveau appliqué à l'inverseur INV1 qui délivre en échange un "1" sur la porte 21. Si le signal de commande de saturation est toujours présent sur le fil Cde SAT, les entrées A et B de la porte 21 sont des "1" et sa sortie applique un "1" à la broche S de la bascule 14. On se retrouve ainsi dans la situation de départ ayant abouti à l'alimentation des relais 17 grâce au déblocage des transistors 16A, 16N. Si le défaut a disparu, le courant d'alimentation des relais traversant la résistance 23 est normal et le transistor 18 reste bloqué. Par contre, si le défaut subsiste, le courant anormalement élevé parcourant la résistance 23 détermine un potentiel du point 24 qui provoque le déblocage du transistor 18 ainsi qu'on l'a déjà décrit. Un nouveau processus tel que celui venant de faire l'objet de l'explication qui précède se déroule. On notera que le changement d'état de la bascule 14, qui a résulté de l'anomalie d'alimentation et a causé la disparition du signal "1" de forçage prioritaire sur la broche S, peut se produire à la suite de la commande de blocage de l'alimentation émanant de l'équipement électronique associé non représenté sur la figure. Cette commande de blocage se caractérise par le passage à "O" du signal du fil Cde SAT. et le passage à "1" du signal du fil Cde BLOC. Si l'on suppose le fonctionnement normal --c'est-à-dire sans anomalie d'alimentation, donc avec le transistor 18 non conducteur- l'entrée B de la porte 22 est un "O". I1 en résulte un "O" appliqué sur l'entrée B de la porte OU 80.De la sorte, comme on l'a déjà décrit lors de l'anomalie d'alimentation, quand se présente la transition positive de l'impulsion d'horloge HL suivante, un flanc d'impulsion à variation positive est adressé à la broche C de la bascule 14. I1 en découle le changement d'état de cette dernière, ce qui signifie que la sortie Q = "1" et la sortie Q = "O". Les transistors 16A, 16N se bloquent et l'alimentation des relais 17A, 17N est coupée. A titre vindicatif, on remarquera la présence des diodes 27A, 27N et des diodes Zener 28A, 28N branchées à l'entrée des relais 17A, 17N ; ces diodes n'ont rien à voir avec les circuits de l'invention et ne sont là que pour protéger les transistors 16A, 16N en absorbant le courant d'induction qui prend naissance dans les enroulements des relais respectifs lorsque l'alimentation de ces relais cesse. On va examiner maintenant un autre exemple de réalisation de l'invention en se reportant à la figure 4. L'élément de commande est constitué par un boîtier 29 comportant huit entrées 30A à 30H et huit sorties 31A à 31H. Ces sorties commandent chacune un dispositif d'alimentation, en l'occurrence un des transistors 32A à 32H. A leur tour, ces transistors assurent chacun l'alimentation d'un des relais 33A à 33H. Le détecteur d'excès de courant est formé par le multiplexeur 34 qui échantillonne successivement le courant débité par les huit transistors 32A/32H, par les amplificateurs opérationnels 35 et 36 et par le transistor 37.Un circuit de temporisation comprenant les résistances 38, 39 et le condensateur 40 commande l'entrée R de remise à zéro du compteur à douze pas 41 dont la sortie Q12 agit comme un disjoncteur puisqu'elle met en haute impédance les sorties 31A/31H du boîtier 29. On va décrire à présent le fonctionnement du circuit de la figure 4. L'équipement électronique associé au dispositif de l'invention sélectionne le boîtier 29 au moyen de broches de ce boîtier que l'on a symbolisées sur la figure par l'entrée El ; en conséquence, si un signal de niveau approprié est présent sur cette entrée, l'entrée E2 étant au niveau "1" du fait que l'on n'est pas en état de disjonction, il en résulte la mémorisation par le boîtier 29 des niveaux logiques des entrées 30A!30H et l'affichage électrique correspondant sur les sorties 31A/31H. Les sorties se trouvant à un état HO" déterminent la circulation dans les résistances 42A/42H et 43A/43H correspondantes d'un courant qui polarise les transistors associés 32A/32H de telle sorte qu'ils se saturent. Les relais 33A/33H sont alors excités, selon les transistors en état de conduction, par le courant circulant dans les résistances d'émetteur 44A/44H. I1 est à noter que les transistors 32A/32H peuvent supporter le passage d'un courant relativement important sans subir de détérioration pourvu que cette situation n'excède pas une milliseconde. Une telle situation peut survenir si, par exemple, l'une ou plusieurs bobines des relais 33A/33H sont en court-circuit. I1 suffit donc que le multiplexeur 34 échantillone suffisamment rapidement les signaux des entrées 45A/45H pour que le cycle d'échantillonnage soit inférieur à une milliseconde. On remarquera que l'échantillonnage s'opère successivement sur les entrées 45A/45H grâce à un adressage appliqué sur les entrées 46A, 46B, 46C sous forme de combinaisons de signaux binaires par des moyens classiques, tels qu'un compteur binaire non représenté sur la figure. Lors de chaque échantillonnage, l'une des entrées 45A/45H est donc reliée à la sortie 47. La tension en sortie du multiplexeur 34, correspondant à la tension du point 48A/48H échantillonné, est appliquée à l'entrée + de l'amplificateur opérationnel 35. Ce dernier fonctionne en comparateur, la tension de seuil étant appliquée sur entrée - par un autre amplificateur opérationnel 36 qui fournit une tension de référence stable déterminée par le pont de résistances 49 et 50. Tant que la tension de mesure appliquée sur l'entrée + de l'amplificateur 36 est plus positive que la tension du seuil de disjonction appliquée sur l'entrée -, le signal de sortie de cet amplificateur est tel que la polarisation de la base du transistor 37 maintient celui-ci dans son état de blocage. Par contre, si un courant d'intensité anormale parcourt une résistance 44A/44H, le point 48A/48H correspondant voit son potentiel baisser par rapport à la terre et, s'il en résulte une tension à l'entrée + de l'amplificateur 35 plus négative que la tension du seuil de disjonction de l'entrée - de ce même amplificateur, le signal qu'il délivre devient franchement négatif-par rapport à la terre. Le courant circulant alors dans les résistances 51 et 52 amène alors la base du transistor 37 à une polarisation telle qu'il se débloque. Le courant qui le traverse alors charge le condensateur 40 pendant une durée déterminée par sa capacité et la valeur des résistances 38 et 39. Si le défaut est fugitif, le courant dans la résistance 44A/44H reprend sa valeur normale ce qui aboutit finalement au-blocage du transistor 37 et à la décharge du condensateur 40.Par contre, si le défaut est toujours présent à la fin du temps de charge du condensateur 40, l'entrée R de remise à zéro du compteur 41 passe au niveau "1" correspondant à la "terre" de l'émetteur du transistor 37. Le compteur 41 revient à zéro et, en particulier, sa sortie Q12 passe de "1" en "O". Ce signal "O" est immédiatement appliqué à l'entrée E2 du boîtier 29, ce qui fait passer l'ensemble des sorties 31W31H dans un état électrique provoquant le blocage des transistors 32A/32H qui conduisaient. La cause de la disjonction disparaissant (courant trop important fourni par un transistor), l'amplificateur 35 revient en condition normale, ce qui entraîne le blocage du transistor 37 puis la décharge du condensateur 40. A ce moment, le compteur 41 qui avait été remis à zéro par le niveau logique "1" appliqué sur son entrée R cesse d'être bloqué dans cette situation et se met à avancer au rythme des impulsions HL présentes à l'entrée A de la porte OU-NON 53. En effet, la sortie Q12 fournissant un "O", ce "O" est sur l'entrée B de cette porte. Un "1" est ainsi mis sur l'entrée C du compteur 41 par la porte 53 à chaque fois que l'impulsion HL est un "O". Quand le compteur atteint la position qui met la sortie Q12 à "1", l'entrée B de la porte 53 devient un "1" de sorte que cette dernière ne délivre plus qu'un signal "O". De plus, l'entrée E2 du boîtier 29 repasse au niveau "1" après cette temporisation de rétablissement de l'alimentation introduite par l'avance pas à pas du compteur 41 jusqu'à la position Q12. I1 en résulte le passage des sorties 31A/31H dans l'état électrique correspondant au déblocage des transistors 32A/32H et à l'alimentation des relais 33A/33H. Si le défaut a disparu, cette alimentation se poursuit normalement, sinon un nouveau cycle de disjonction se reproduit comme il vient d'être décrit. On notera que les diodes 54A/54H et les diodes Zener 55A/55H ont le même rôle de protection des transistors d'alimentation que les diodes homologues de la figure 2. On va maintenant se reporter à la figure 5 qui illustre un troisième exemple de réalisation de l''invention. Les éléments de commande sont constitués par les amplificateurs opérationnels 56A/56N qui agissent sur les transistors 57A/57N des dispositifs d'alimentation chargés de fournir le courant d'excitation aux organes que sont les relais 513A/58N. Le détecteur d'excès de courant est formé par l'amplificateur opérationnel 59 associé aux résistances 60, 61, à l'amplificateur opérationnel 62 déterminant une tension de référence. Le condensateur 78 introduit une temporisation de coupure de l'alimentation lors de l'apparition d'un excès de courant tandis que le condensateur 63 introduit une temporisation de réenclenchement de l'alimentation après qu'une disjonction se soit produite.L'amplificateur opérationnel 64 joue un rôle secondaire qui consiste à donner la phase correcte au signal d'inhibition appliqué aux amplificateurs 56A/56N en cas de commande de disjonction. On va décrire maintenant le fonctionnement du circuit de la figure 5. quand l'équipement électronique associé au dispositif de l'invention sélectionne un ou plusieurs relais à exciter, il applique des signaux électriques de niveau négatif approprié sur les conducteurs 65A/65N. Les amplificateurs opérationnels 56A/56N correspondants délivrent alors un signal électrique qui, à travers les résistances 66A/66N, permet de polariser négativement la base des transistors 57A/57N par rapport à leurs émetteurs de sorte qu'ils deviennent passants. Le courant d'alimentation des relais 58-A/58N circule alors dans les résistances 67A/67N et produit un potentiel déterminé aux points 68A/68N. L'amplificateur opérationnel 62 fournit une tension de référence stable déterminée par les résistances 70 et 71. I1 en résulte un potentiel de seuil légèrement négatif au point 72 situé entre la diode 73 et la résistance 60. Pour une valeur normale de l'intensité des courants d'alimentation fournis par les transistors 57A/57N, le potentiel à l'entrée - de l'amplificateur 59 reste positif par rapport à ce potentiel de seuil et l'amplificateur 59 fournit un signal négatif à l'amplificateur 64. Le signal délivré par ce dernier est positif par rapport à la terre, au seuil près de la diode 74 lorsqu'il est appliqué aux entrées - des amplificateurs 56A/56N. Le condensateur 63 se charge entre le signal négatif délivré par l'amplificateur 64 et le potentiel moins négatif du point 72. Quand un défaut se produit, par exemple le courtcirc-uit de l'enroulement d'un relais 58A/58N, le courant traversant le transistor 57A/57N correspondant augmente dangereusement et il faut couper cette alimentation. Le passage du courant d'intensité anormale dans la résistance d'émetteur 67A/67N détermine un abaissement du potentiel du point 68A/68N. Le courant circulant alors dans la résistance 61 entre le potentiel +V et celui du point 68A/68N correspondant amène un potentiel négatif sur l'entrée - de l'amplificateur opérationnel 59 qui cesse de délivrer un signal négatif et le remplace par un signal positif. Un condensateur 78 est cependant prévu aux bornes de la résistance 61 pour retarder le d-éclenchement de l'amplificateur 59 et apporter ainsi une temporisation éliminant les défauts fugitifs de durée inférieure à celle de cette temprisation. Recevant un signal positif, l'amplificateur 64 inverse le signal appliqué à son entrée - et fournit, à travers la résistance 75, un signal négatif qui arrive sur toutes les entrées - des amplificateurs 56A/56N. En réponse, ces derniers inversent le niveau de leur signal de sortie qui, devenant positif, entraîne le blocage des transistors 57A/57N qui leur sont associés. Le courant ne circulant plus dans les résistances 67A/67N et dans les relais 58A/58N, notamment celui en défaut, le potentiel du point 68A/68N concerné remonte de même que celui de l'entrée de l'amplificateur 59. Le potentiel de l'entrée - de cet amplificateur redevient ainsi normal. Cependant, dès que l'amplificateur 59, suite à l'excès de courant constaté, a fourni un potentiel positif, le condensateur 63 se charge et maintient durant sa charge un potentiel positif'qui va en s'affaiblissant sur l'entrée + de l'amplificateur 59. i La résistance 79 assure le découplage nécessaire vis-à-vis de la sortie de l'amplificateur 62. En raison de ce potentiel positif, l'amplificateur 59 continue de fournir un potentiel-positif sur sa sortie et de causer le blocage des transistors 57A/57N, bien que le potentiel sur son entrée - soit redevenu positif dès ce blocage effectué. Ainsi, après une temporisation correspondant au délai de charge du condensateur 63, la tension sur l'entrée + de l'amplificateur 59 redevient telle qu'elle était à l'origine. L'amplificateur 59, comme on l'a décrit, fournit alors un potentiel négatif à l'entrée - de l'amplificateur 64. Celui-ci l'inverse et fournit un signal de sortie positif qui, écrêté par rapport à la terre par la diode 74, est appliqué à toutes les entrées - des amplificateurs 56A/56N. Ceux-ci, en échange, fournissent des signaux de sortie négatifs qui polarisent les bases des transistors 57A/57N de sorte que ceux-ci se débloquent. Les relais 58A/58N se trouvent donc à nouveau alimentés. Si le défaut a disparu, le courant dans les résistances 67A/67N est normal, les diodes 69A/69N correspondantes restent bloquées et le fonctionnement se poursuit ainsi.Si le défaut est encore présent, l'intensité excessive du courant circulant dans la résistance 67A/ & N concernée amène le point 68A/68N au potentiel qui rend passante la diode 69A/69N. Un nouveau cycle tel que celui qui vient dVêtre décrit se déroule aboutissant, après une certaine temporisation, au blocage des transistors 57A/57N puis, après une nouvelle temporisation, à leur déblocage pour une tentative d'alimentation correcte. Avant de terminer, on notera la présence des diodes 76A/76N et des diodes Zener 77A/77N connectées à l'entrée des relais 58A/58N ; leur rôle est, comme décrit pour les figures 2 et 4, d'absorber les tensions qui apparaissent aux bornes de l'enroulement des relais lorsque l'on coupe leur alimentation et qui sont dangereuses pour les transistors 57A/57N. I1 est bien évident que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple non limitatif et que de nombreuses variantes peuvent être réalisées sans sortir pour autant du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Dispositif de contrôle d'excès de courant pour interface entre équipements électroniques et électromécaniques comprenant des organes électromécaniques alimentés en courant chacun par un commutateur dont l'état "ouvert" ou "fermé" dépend des signaux électriques délivrés par un moyen de commande piloté par les signaux fournis par les équipements électroniques, ledit dispositif de contrôle d'excès de courant étant caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens de détection associés aux commutateurs d'alimentation pour déceler le ou les courants d'alimentation dépassant une valeur donnée, des moyens de disjonction pour agir sur au moins un des moyens de commande pour que celui-ci ferme ou ouvre le commutateur correspondant et coupe ou rétablisse l'alimentation électrique de l'organe électromécanique en rapport, des moyens de temporisation s'interposant entre les moyens de détection et les moyens de disjonction pour introduire un retard entre le moment de la détection d'un excès de courant et le moment de la commande de disjonction et entre le moment de la détection de la coupure de l'alimentation et le moment de la commande de rétablissement de cette alimentation. 2. Dispositif de contrôle d'excès de courant pour interface entre équipements électroniques et électromécaniques conforme à la première revendication, caractérisé par le fait que les moyens de détection des excès de courant sont communs à plusieurs commutateurs d'alimentation et sont branchés sur ces derniers en parallèle sur les trajets du courant alimentant les organes électromécaniques. 3. Dispositif de contrôle d'excès de courant pour interface entre équipements électroniques et électromécaniques conforme à la première revendication, caractérisé par le fait que la sortie des moyens de disjonction est reliée à un ou plusieurs moyens de commande des organes électromécaniques surveillés par les moyens de détection, les signaux appliqués par les moyens de disjonction aux moyens de commande lorsqu'il faut couper l'alimentation des organes électromécaniques déterminant un changement de l'état électrique des sorties de ces moyens de commande qui entraîne le blocage des commutateurs d'alimentation associés à ces sorties. 4. Dispositif de contrôle d'excès de courant pour interface entre équipements électroniques et électromécaniques conforme à la troisième revendication, caractérisé par le fait que les signaux appliqués par les moyens de disjonction aux moyens de commande lorsqu'il faut rétablir l'alimentation des organes électromécaniques déterminent un changement de l'état électrique des sorties de ces moyens de commande qui entraîne le déblocage des commutateurs d'alimentation associés à ces sorties.