L'invention se rapporte a un procédé de fabrication de semelle de chaussure de compétition sportive pour pistes synthétiques, en particulier pour les disciplines se rapportant à l'athlétisme, par exemple la course sur petite et moyenne distance. Les chaussures de compétition, sur pistes artificielles possèdent des semelles spécialement étudiées et on distingue actuellement plusieurs types se partageant en deux catégories principales. - les semelles en matière plastique réalisées en une~seule pièce, par injection. Les aspérités de contact du demi-patin avant sot alors formées dans la matière même de la semelle lors de l'injection. - les semelles composites possédant des inclusions sous la forme de supports porteurs de structures d'appui ou d'accrochage ou, le cas échéant, ces inclusions sont formées d'une seule pièce. Ces différentes semelles possèdent toutes des inconvénients qui leur sont propres. Tout d'abord, les semelles d'un seul tenant. Leur manque de souplesse au niveau du demi-patin avant dans la direct: tion de progression et dans le sens latéral ainsi qu'une usure prémrtrrée en font un article peu intéressant pour développer les performances sportives. Les médiocres qualités mécaniaues de ce genre de semelle constituent pour l'athlète une contrainte qui ne lui permet pas d'utiliser toutes les possibilités de la piste. Les semelles composites possèdent en général des inclusions métalliques. Celles-ci, de faibles dimensions, possèdent des structures d'appui et d'accrochage. Pour la plupart, ces inclusions sont ponctuelles, elles ne supportent donc qu'une seule structure. Dans certains cas, la semelle comporte plusieurs barrettes distinctes transversales possédant chacune une rangée de crampons ou d'aspérités. Ce genre de réalisation permet d'améliorer la souplesse de la semelle mais au détriment de sa solidité et de la précision d'impact. Ceci provient des difficultés d'accrochage entre des matières de caractéristiques mécaniques et de propriété physiques aussi différentes que les matières plastiques et le métal employés.Aussi, apparaît-il rapidement des flottements au niveau des inclusions se traduisant en cours d'effort par un manque de précision de contact avec le sol et à la longue une tendance au déséquilibre de l'athlète ou du sportif. Le procédé de fabrication et la semelle selon l'invention permettent de remédier à l'ensemble des inconvénients précités en réalisant une semelle composite entièrement en matière plastique dans laquelle des structures d'appui et de contact, tels que crampons, aspérités, sont reliées entre elles par des nervures ou bandes de matière pour former une pré-semelle intérieure ou âme support d'une seule pièce prise dans la matière même de la semelle proprement dite par surinjection et de la surface de laquelle dépassent les structures de contact ou d'appui. Cette semelle et son procédé de fabrication présentent de nombreux et importants avantages dont les principaux s'dénoncent comme suit - bonne tenue mécanique et cohésion, - souplesse et flexibilité en longueur et en largeur, - précision et efficacité du contact. D'autres caractéristiques et avantages t lus techniques apparaîtront dans la description générale qui suit, faite à titre d'exemple du procéde de fabrication et de la semelle composite selon l'invention. I1 faudrait débuter cette partie par le procédé de fabrication, mais pour une question de vocabulaire, nous allons tout d'abord décrire les principales caractéristiques de la semelle selon l'invention. I1 s'agit d'une semelle composite formée d'une pré-semelle intérieure réalisée d'une seule pièce, par exemple dans la matière même de la semelle proprement dite. Cette pré-semelle comporte les structures de contact et d'appui avec la piste sous la forme de crampons, d'aspérités ou autres réalisées dans la matière même de la pré-semelle toutes reliées entre elles par un réseau de branches ou de nervures délimitant des découpes intérieures. Bien entendu, le réseau peut présenter des formes et des dispositions quelconques de ses différentes branches, de leurs points de croisement et des structures d'appui, La pré-semelle intérieure est recouverte sur chacune de ses faces par une couche inférieure et une couche supérieure plan es de maintien réunies entre elles sur les bords par les surfaces des découpes et une Drolongation vers l'arrière constituant la semelle proprement dite, les structures d'appui dépassant de la couche inférieure. Les matières utilisées pour la presemelle intérieure et la semelle sont des matières plastiques de la même famille, mais de dureté et de souplesse différente. On réalise de préférence la pré-semelle en matière dure, par exemple, une polyamide à channe aromatique, car il s'agit de la matière des crampons, alors que la matière de la semelle proprement dite, prise dans la même famille, sera réalisée beaucoup plus souple. On fabrique la semelle selon l'invention en deux temps. On confectionne tout d'abord d'une seule pièce la présemelle intérieure, par injection, sous pression à chaud, jusqu'à obtention de l'âme support et des structures d'appui. Après démoulage, on place cette pré-semelle dans un deuxième moule ofl les deux couches de maintien appelées à former la semelle proprement dite sont formées et appliquées sur chacun ne des faces de la pré-semelle par surinjection à chaud sous pression. Bien entendu, les structures d'appui et de contact deDas- sent de la couche inférieure. On constate un accrochage parfait ds deux matières sur les surfaces communes et une immobilisation parfaite de la pré-semelle sur son pourtour et par ses découpes intérieures. Malgré ladescription générale de l'invention,diffe- rentes variantes sont possibles tout en restant dans son cadre. REVENDICATIONS 1. Semelle de chaussure de sport, en particulier d'athlétisme sur pistes synthétiques, caractérisée par sa structure composite sous la forme d'une pré-semelle intérieure de demi-patin avant, réalisée d'un seul tenant, possédant des structures d'appui et de contact formées dans sa matière et toutes reliées entre elles par un reseautpar exemple de branches, pré-semelle prise dans la matière de la semelle proprement dite par recouvrement de chacune de ses faces d'une couche i maintien formant la semelle proprement dite et par réunion coplanaire desdites couches de maintien au niveau des bords, des découpes du réseau et d'une prolongation vers l'arrière. 2. Procédé de fabrication de la semelle selon la revendication 1, caractérisé en ce que dans un premier temps, on fabrique la pré-semelle et ses structures d'appui et de contact par injection à chaud sous pression d'une matière plastique dure et en ce que dans un deuxième temps on place la -pré-semelle ainsi obtenue dans un deuxième moule ot on forme et on applique les deux couches de maintien de la même famille chimique appelées à former la semelle proprement dite par surinjetion a chaud.