La présente invention est relative à un laitier métallurgique présenté sous forme de petits agrégats. Les laitiers métallurgiques utilisés comme poudres isolantes, poudres exothermiques ou comme poudres de couverture dans des poches, des lingotières ou des moules de coulée continue, se présentent sous la forme de poudres très fines ayant une granulométrie de l'ordre de 100 microns Ces poudres ont pour but d'empêcher les pertes de température de l'acier liquide, d'éviter l'oxydation de l'acier à haute température et/ou de capter les inclusions et d'assurer une lubrification. Elles doivent avoir une faible densité afin de fournir les propriétés d'isolation thermique nécessaires et avoir une composition particulière, tant pour éviter l'oxydation que pour avoir un point de fusion approprié. Cependant, ces poudres ayant une granulométrie très fine, ont un inconvénient important lors de leur départ sur l'acier en fusion, car une très grande partie de cette poudre est envoyée dans l'atmosphère sous l'effet du gradient thermique existant au-dessus de l'acier. Il est donc nécessaire de prévoir des dispositifs appropriés de récupération des poussières afin d'empocher la pollution atmosphérique et, par ailleurs, d'utiliser des quantités beaucoup plus importantes que nécessaires de poudres, puisqu'une grande partie est perdue au moment du dépôt sur l'acier liquide. La présente invention a pour but de remédier à cet inconvénient. Elle a ainsi pour objet un laitier métallurgique caractérisé en ce qu'il se présente sous forme de grains constitués d'un noyau de silicate enrobé d'une couche dudit laitier sous forme de poudre. Suivant une caractéristique préférée de l'invention, les grains ont une granulométrie comprise entre 0,2 et 10 mm et, de préférence, de 0,5 à 3,0 nn. Les grains sont constitués de 10 à 20 % en poids de silicate et de 90 à 80 X en poids de poudre de laitier, les pourcentages étant exprimés en poids de matière sèche, les proportions préférées étant de 13 à 17 % en poids de silicate et de 87 à 83 % en poids de poudre de laitier. Le silicate utilisé peut être un silicate de sodium ou un silicate de potassium dont le rapport SiO2/Na20 ou SiO2/ r 0 est compris entre 3 et 4. La poudre de laitier présente une granulométrie de l'ordre de 100 microns et peut être tout laitier utilisé soit comme poudre isolante, soit comme poudre exothermique ou comme poudre de couverture. Ce laitier peut, par exemple, avoir la composition suivante Si02 30 à 70 % A1203 10 à 30 % CaO 5 à 30 % Carbone 1 à 30 % Oxydes de Fe, Na, K 1 à 10 ffi Les grains de laitier métallurgique selon l'invention sont constitués essentiellement d'un noyau de silicate sur lequel est déposée une couche de la poudre de laitier, pratiquement la totalité de cette poudre se trouvant à la surface du noyau. Un exemple particulièrement préféré de laitier métallurgique selon la présente invention présente les caractéristiques suivantes: - dimension des particules comprise entre 0,5 et 2,0 mm - composition des grains, % en poids de matière sèche, silicate de Na 15 X en poids de matière sèche, poutre de laitier 85 % - composition de la poudre de laitier : en poids si02 40 % A1203 25 % CaO 5 % Carbone 20 % On peut préparer ces grains par tout procédé permettant de déposer une poudre fine à la surface d'un granule sensiblement sphérique d'un liquide pulvérisé. Le laitier métallurgique selon la présente invention est notamment préparé par un procédé ayant les caraetdristiques suivantes et dit t'Procédé Collet" : on forme des geuttelettes de silicate, on pulvérise sur lesdites gouttelettes une poudre de laitier, et on sèche le grain ainsi obtenu. Le silicate est généralement utilisé sous forme d'une solution ayant un degré Bé compris entre 38 et 42 Bé. On donnera ci-après un mode de réalisation d'un dispositif permettant de préparer le laitier métallurgique selon la présente invention. La description de ce dispositif sera faite en référence à la figure unique, sur laquelle le dispositif de préparation du laitier granulé est représenté en coupe. Ce dispositif comprend un corps cylindrique 1 disposé verticalement, à la partie supérieure duquel est introduite une solution de silicate par une conduite 2. La solution pénètre dans un espace conique 3 qui est muni,sur sa base de raccordement avec le corps 1, dtune plaque perforée 4 qui introduit le silicate sous forme de gouttelettes dans le corps 1. Une trémie annulaire 5, disposée autour du corps 1, débouche par un étranglement 6 dans un espace de pulvérisation 7 qui communique avec l'intérieur du corps cylindrique 1 par des perforations 8 ménagées-aans la paroi du corps cylindrique 1. Des conduites 9, disposées radialement par rapport à l'axe du corps cylindorique, débouchent dans l'étranglement 6 en introduisant un fluide de pulvérisation,qui qui peut être de l'air, ou un gaz inerte sous pression. Les gouttelettes 10 de silicate issues de la plaque 4 tombent par gravité dans le cylindre et sont enrobées depoudre dans la zone 11 du corpseylindrique 1. Ces gouttelettes enrobées pénètrent alors dans une zone 12 de chauffage qui est maintenue à une temp4- rature d'environ 1000C par un dispositiP annulaire de chauffage 13. L'extrémité inférieure du corps cylindrique 1 débouchedansune zone 14 de séchage par air chaud et de tamisage. L'air chaud est introduit par une conduite 15 et pénètre dans la zone 14 par une plaque perforée 16 disposée à la partie inférieure de la zone 14. Les grains séchés sont ensuite tamisés sur tamis vibrant et ensachés dans une zone 17. Le laitier ainsi préparé,lorsqu'il est déposé sur l'acier en fusion n'est pas volatilisé sous forme de poudre dans l'atmosphère et il n'est donc pas nécessaire de prévoir des dispositifs de ré cupération de ces poudres. Par ailleurs, on peut utiliser une quantité nettement inférieure de poudre de laitier, puisque pratiquement la totalité de cette poudre reste sur l'acier. Enfin, les caractéristiques essentielles de cette poudre de laitier sont conservées puisque le silicate utilisé n'introduit pas d'élément étranger à ce laitier. De plus, étant donné que la poudre de laitier se trouve essentiellement placée à la périphérie du noyau de silicate, on obtient instantanément les propriétés d'un laitier métallurgique classique en poudre fine. REVENDICATIONS 1. Laitier métallurgique, caractérisé en ce qu'il se présente sous forme de grains constitués d'un noyau de silicate enrobé d'une couche dudit laitier sous forme de poudre. 2. Laitier selon la revendication 1-, caractérisé en ce que les grains ont une dimension de particule comprise entre 0,2 et 10 mm et, de préférence, de 0,5 à 3,0 mm. 3. Laitier-selon l'une quelconque des revendications précé dentes, caractérisé en ce qu'il comprend de 10 à 20. % de silicate et de 90 à 80 % de poudre,exprimés en poids de matière sèche et, de préférence, de 13 à 17 % de silicate et de 87 à 83 % de poudre de laitier. 4. Laitier selon l'une quelconque des revendications précé- dents, caractérisé en ce que la silicate utilisé est un silicate de sodium ou de potassium dont; le rapport SiO2/Na20 ou d O est de 3 à 4. 5. Procédé de préparation d'un laitier selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on forme des gouttelettes de silicate, on pulvérise sur lesdites gouttelettes une poudre de laitier, et on sèche le grain ainsi obtenu.