La présente invention se rapporte à un foulon pour le traitement des cuirs et peaux à l'aide duquel on obtient un travail beaucoup plus doux, et beaucoup plus efficace qu'avec les foulons connus. Les foulons utilisés jusqu'à présent communiquent leur mouvement aux peaux par le fait que ces dernières sont entraînées dans la masse du bain par des doigts ou palettes dont le rôle est de soulever les peaux dans le foulon, jus- qu'à une certaine hauteur, d'o elles retombent dans le bain, ce qui intensifie la diffusion de ce bain dans la masse des peaux. Une telle opération provoque des chocs des peaux sur le bain et les unes sur les autres, ce qui rend ce type de foulon inutilisable pour les peaux portant du poil ou de la laine (pelletteries), car les chocs feutrent la laine ou le poil de façon irréversible. Si, pour réduire l'effet des chocs, on réduit la vi- tesse de rotation, l'agitation devient défectueuse et la dif- fusion d'un point à l'autre des matières tannantes, coloran- tes ou autres du bain est ralentie, ce qui provoque des dé- fauts de régularité de l'opération et du traitement. On a cherché à corriger ce dernier inconvénient en utilisant des foulons dont les palettes sont inclinées sur la génératrice du cylindre ou tambour, avec des angles alter- nativement opposés, pour que les peaux aient tendance à se déplacer d'un côté à l'autre, mais le résultat obtenu n'a pas, été entièrement-satisfaisant. Pour résoudre les problèmes précités d'une façon ef- ficace, on a imaginé le foulon de traitement des cuirs et peaux qui fait l'objet de l'invention, dont la réalisation ne pose aucun problème particulier comparativement aux fousu. lons antérieurs et qui, néanmoins, réalise le traitement des cuirs et peaux, avec ou sans poil ou laine, d'une façon absQ- lument efficace; Cette invention a pour objet -un foulon qui est équi- p* de plusieurs palettes radiales qui font saillie à l'in- térieur, ont une longueur égale à une fraction de celle du tambour, et suivent les génératrices de ce dernier et dont la hauteur est toujours inférieure à la longueur du rayon du tambour. Bien qu'elles soient décalées radialement, ces pa- lettes sont situées de manière à occuper toute la longueur du tambour de sorte que la somme de leurs longueurs corres- pond à celle de la génératrice du tambour, mais elles sont disposées en groupes d'au moins deux palettes opposées dia- métralement et contenues dans un même plan diamétral, avec cette particularité que chaque groupe de deux palettes ou d'au moins deux palettes situées dans un même plan se trouve dans un plan angulaire distinct de celui dans lequel se trou- vent les autres paires de palettes, lesquelles sont décalées régulièrement entre elles. Les caractéristiques et avantages de l'invention ap- paraitront d'ailleurs au cours de la description qui va sui- vre sur les dessins annexés. - la Fig. 1 est une vue schématique, en perspective, d'un foulon, qui montre la disposition des palettes; -- la Fig. 2 est une coupe transversale du foulon, qui permet de voir la disposition radiale et décalée angu- lairement de ces palettes; - la Fig. 3 est une coupe longitudinale du foulon, qui permet de voir la disposition des paires de palettes échelonnées le long de la génératrice du tambour. Le foulon représenté est composé, comme le montrent les dessins, d'un cylindre ou tambour l à l'intérieur duquel sont montées trois paires de palettes radiales 2, 2a; 3, 3a; 4, 4a, dont la somme des longueurs(si l'on ne prend qu'une palette de-chacune des paires) correspond à la longueur to- tale du tambour, et dont la hauteur peut varier entre un mi- nimum de 1/5 et un maximum de 2/3 du rayon du cylindre. Les palettes d'une même paire sont dans un même plan diamétral (figure 2) et les palettes de chaque paire se trou- 24826 L2 3 vent dans un plan angulaire distinct de ceux des autres pai- res, les divers plans étant régulièrement espacés les uns des autres (figure 3). Grâce à cette disposition le travail que les palet- tes effectuent dans le tambour se produit en trois zones de ce tambour (chaque zone correspondant à une paire de palet- tes); et l'ensemble des zones occupent la totalité de la longueur disponible du tambour 1. Il convient de mentionner que l'on peut faire varier aussi bien le nombre des palettes situées dans une même zone que le nombre des groupes de pa- lettes. L'utilisation du foulon ainsi réalisé permet d'obte- nir que le mouvement des peaux situées à l'intérieur du fou- lon soit total, non seulement le mouvement absolu, mais et surtout, le mouvement relatif de chaque peau par rapport aux autres, de sorte que le déplacement dans le tambour s'effec- tue avec un frottement accentué entre les peaux, ce qui per- met d'obtenir que les produits contenus dans le bain soient absorbés et fixés beaucoup plus rapidement dans les peaux que lorsqu'on utilise des procédés traditionnels (rotation, vi- tesse relative peau-bain-peau, beaucoup plus faible). Sur les figures 4, 5 et 6, sont illustrées trois pha- ses du mouvement des peaux provoqué par la rotation du tam- bour 1. Sur la figure 4, la palette 2 pénètre dans la zone "A" du bain, à une vitesse représentant par exemple, 2 à 10 tours à la minute suivant le type d'opération, et entra ne les peaux, qui se trouvent dans un rapport approximatif de 1: 3 à 1: 5 (poids des peaux / volume d'eau), pour les a- cheminer vers la zone "B" du bain. En même temps, la zone "A" est occupée par les peaux qui se trouvaient dans la zo- ne "Dl. Dans cette phase, on observe, en plus du déplacement des peaux de la zone "D"t à la "A",. et de la zone "A" à la zone "B", la création d'une zone de frottement important en- 24826u3 tre "D" et "B" (figure 5) en raison du fait que la circula- tion des peaux dans l'une des zones s'effectue en sens in- verse de la circulation dans l'autre zone. Dans la suite de la rotation de la palette 2, les peaux provenant de "A", et qui se trouvent en "B", sont en- tra nées jusqu'à la position "C", d'o elles passent à la zone "Dl' pour recommencer le même parcours, mais dans une autre zone longitudinale du tambour, ainsi qu'on le décrira plus bas. Il convient de mentionner en premier lieu que le dé- placement décrit en regard des figures 4, 5 et 6, s'est pro- duit sur l'une des palettes 2 mais de garder en mémoire le fait que le tambour comporte des palettes 3, 3a et 4, 4a en plus de la palette 2a qui forme une paire avec la palette 2, et que ces palettes additionnelles agissent dans d'autres plans du tambour et de façon déphasée, en raison de leur dé- calage axial et angulaire. C'est ainsi que, par exemple, on peut observer sur la figure 4 que, lorsque la palette 2 est sur le point de pénétrer dans le bain, la palette 3 qui se trouve en position immédiatement suivante dans la direction longitudinale et en direction angulaire, dans le sens des ai- guilles d'une montre, se trouve dans la zone "B" du bain, et que la palette 4, qui est la plus éloignée dans la direction angulaire et longitudinale, est sur le point de sortir du bain. Sur la figure 5, la palette 2 se trouve dans la zo- ne "B", la palette 3 dans la zone de transition entre "B" et "C" et la palette 4 a commencé son mouvement de sortie du bain, tandis que la palette complémentaire 4a de la même pai- re se rapproche de ce bain; par suite ces deux palet- tes 4 et 4a ne sont pas en action, tandis que les palettes 2 et 3 sont en pleine action. Sur la figure 6, la palette 2 se trouve en "C", la palette 3 est sortie du bain, mais la palette 3a vient de pénétrer dans la zone "A" du bain et la palette 4a se trouve 24s26 ". en plein dans la zone "B". Ceci permet de comprendre que les déplacements rota- tifs dans la masse du bain, qui sont indiqués sur la figure 6, se réalisent de façon déphasée dans les différents plans du tambour, sous l'action des palettes 3, 3a et 4, 4a, ce qui suppose des frottements additionnels entre les peaux, qui activent encore davantage l'action du bain. Par conséquent, sans qu'il soit nécessaire d'opérer à des vitesses élevées, il est possible d'obtenir sans choc ni chute une action totale du bain dans les peaux traitées, qui soit uniforme dans tout le volume du tambour et ne pro- duise pas de feutrage des peaux, de sorte que le foulon dé- crit peut être utilisé pour le traitement des peaux portant du poil ou de la laine. 24 2623 R E V E N D I C A T I 0 N S 1 - Foulon pour le traitement des cuirs et peaux, caractérisé en ce qu'il comprend un tambour i à l'intérieur duquel sont montées une série de palettes (2, 2a, 3, 3a, 4, 4a) approximativement radiales, dont la hauteur est toujours inférieure à la longueur du rayon du tambour, qui correspon- dent chacune à une fraction de la longueur du tambour, sont situées dans des plans diamétraux distincts, régulièrement espacés, et en outre sont réparties sur la longueur du tam- bour, avec cette particularité que, ensemble et de manière échelonnée, elles occupent la totalité de la longueur du tambour. 2 - Foulon suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les palettes forment des groupes (2, 2a - 3, 3a - 4, 4a) disposés de telle manière que les palettes de chaque groupe sont situées dans le même plan diamétral et sont dé- calées aussi bien angulairement que longitudinalement, par rapport aux palettes des autres groupes, ce qui divise le tambour en au moins deux parties dans la direction longitu- dinale.