La présente invention concerne un redresseur en pont pour réaliser le redressement d'une tension produite par un générateur de tension alternative monophasé ou polyphasé, comportant des diodes d'excitation pour l'alimentation de l'enroulement d'excitation du générateur, deux barres omnibus parallèles à courant continu et une pièce d'écartement ou entretoise isolante disposée entre les barres omnibus. Un tel redresseur en pont est connu par exemple d'après la demande de brevet allemand publiée sous le numéro 2 325 345. La pièce d'écartement comporte extérieurement, dans le cas de ce redresseur en pont des ouvertures dans lesquelles diodes d'excitation sont fixées par collage. L'opération de collage prend cependant du temps, difficile du point de vue du dosage et très coûteuse dans le cas de l'utilisation de collE à deux constituants. Dans le cas de colles à un composant, il faut réaliser un long durcissement. L'utilisation de colles à deux constituants présente en outre l'inconvénient consistant en ce que le temps, pendant lequel la colle peut être traitée, est relativement court. L'invention a pour but de réaliser un redresseur en pont du type indiqué plus haut de telle manière qu'une fixation des diodes d'excitation soit possible avec une dépense sensiblement plus faible qu'auparavant L'invention est caractérisée par le fait que dans la pièce d'écartement est prévue au moins une ouverture accessible de l'extérieur, que les diodes d'excitation sont logées dans un bottier dont au moins une partie s'adapte dans l'ouverture, que le bottier est muni au moins d'un bec dirigé vers l'une des barres omnibus et que ledit bec pénètre dans un renfoncement ménagé dans la paroi de l'ouverture. De façon appropriée, toutes les diodes d'excitation peuvent être logées en commun dans un boiter unique en forme de bécher, et muni d'une partie saillante en forme de réglette sur laquelle sont disposés plusieurs becs, ladite ouverture comportant une fente parallèle aux barres omnibus à courant continu. Le boîtier en forme de bécher peut également comporter plusieurs parties saillantes qui sont munies respectivement au moins d'un bec, la pièce d'écartement possèdant plusieurs ouvertures dans lesquelles sont situées les parties saillantes. Lesdites parties saillantes peuvent être également constituées en forme de réglette et être logées dans un nombre correspondant de fentes parallèles aux barres omnibus à courant continu. Les parties saillantes peuvent être cependant également constituées à la façon de tétons. On obtient une autre forme de réalisation avantageuse de 1 'inven- tion en logeant chaque diode d'excitation dans un boîtier particulier et en disposant le bec sur la paroi extérieure du boîtier. Il est particulièrement avantageux de réaliser la pièce d'écartement en un matériau synthétique thermoplastique, le boîtier, la partie saillante et le bec en un matériau synthétique thermodurcissable, en un métal ou en une céramique ou bien en un autre matériau possédant une température de ramollissement supérieure à la température de ramollissement du matériau synthétique thermoplastique. De ce fait on peut indiquer un procédé de fabrication particulièrement simple consistant à enfoncer la partie saillante, de l'extérieur, moyennant un chauffage partiel de la pièce d'écartement au niveau du bec, dans l'ouverture. A titre d'exemple, on a décrit ci-dessous et illustré schématiquement au dessin annexé plusieurs réalisations du dispositif suivant l'invention. La figure 1 montre une coupe d'un redresseur en pont et une élévation latérale d'un boitier prévu pour les diodes d'excitation. La figure 2 représente une coupe du redresseur en pont de la figure 1, prise suivant la ligne Il-Il, et Uoe w en plan du bottier pour les diodes d'excitation, conformément à la figure 1. La figure 3 montre une vue en plan d'un autre exemple de réalisation d'un boîtier. La figure 4 montre une élévation latérale d'un autre boîtier pour les diodes d'excitation, qui peut être utilisé en liaison avec le redresseur en pont. Le redresseur en pont de la figure 1 comporte une barre omnibus supérieure i à courant continu comportant des languettes ou ailettes de refroidissement 2 et une barre omnibus 3 à courant continu comportant des languettes ou ailettes de refroidissement 4. Ces deux barres omnibus à courant continu sont parallèles entre elles et sont par exemple vissées l'une à l'autre. Une pièce d'écartement ou entretoise isolante 5 est située entre les barres omnibus 1 et 3 à courant continu. La pièce d'écartement sert à fixer l'écartement des barres omnibus à courant continu 1 et 3. En son intérieur, la pièce d'écartement 5 comporte des cavités 6 qui sont utilisées pour loger des composants à semi-conducteurs, par exemple des diodes, servant- au redressement de la tension du générateur. Les diodes ne sont pas représentées sur le dessin, afin d'en conserver la clarté.La pièce d'écartement isolante 5 est munie, sur sa face inférieure, d'une fente 7 accessible depuis# l'extérieur. Un boîtier en forme de coupe ou bécher, prévu pour recevoir les diodes d'excitation, est désigné par la référence 8 sur la figure 1. Il comporte une partie saillante 9 en forme de réglette sur la face supérieure de laquelle est disposé un bec 10. Le bec 10 est dirigé vers la barre omnibus supérieure 1 à courant continu. La partie saillante 9 pénètre en s'adaptant dans 1' ouverture 7, mais la hauteur de la partie saillante 9 augmentée de la hauteur du bec 10 est supérieure à la hauteur de la fente 7. Dans la paroi de la fente 7 est prévu un renfoncement il dans lequel pénètre le bec 10. La fixation du boîtier 8 sur le redresseur en pont peut être réalisée par exemple de la façon suivante : la liaison rigide entre les barres omnibus I et 3 à courant continu est légèrement desserrée, puis la partie saillante 9 est insérée dans la fente 7 Jusqu'à ce que le bec 10 vienne en recouvrement du renfoncement Il; alors la liaison entre les barres omnibus 1 et 3 à courant continu peut être à nouveaure#oe.Le boîtier 8 est de ce fait relié au redresseur en pont. Sur la figure 2 on voit que la partie saillante 9 possède la forme d'une réglette qui s 'détend approximativement sur la moitié de la longueur du boîtier 8. Elle peut cependant être plus longue ou plus courte. La base supérieure de la partie saillante 9 comporte par exemple deux becs 10 dirigés vers la barre omnibus supérieure 1 à courant continu, mais elle peut comporter également plus de deux becs. Dans la paroi interne de la fente 7 il est prévu un nombre de renfoncements il correspondant au nombre des becs 10. Sur la figure 5 on voit que le boîtier 12 prévu pour recevoir les diodes d'excitation peut comporter également plusieurs parties saillantes 13. Les parties saillantes portent respectivement, sur leur face supérieure, un bec 10, mais elle peut porter aussi bien plusieurs becs. Les parties saillantes 13 peuvent être constituées de la même façon que la partie saillante 9 de la figure 2, sous la forme de réglette . les parties saillantes 13 sont ensuite disposées également dans une fente prévue dans la pièce d'écartement et dont la largeur est inférieure à la hauteur des parties sail- lantes augmentées de la hauteur des becs. Au lieu d'une fente unique, on peut cependant prévoir également pour chacune des parties saillantes 13 une fente qui est, tout comme la fente 7 de la figure 2, parallèle aux barres omnibus à courant continu. Les parties saillantes du boîtier 12 peuvent cependant être constituées par exemple également sous la forme de tétons comportant une section transversale,par exemple circulaire ou rectangulaire. Les ouvertures possèdent alors une forme correspondante, c'est-à-dire que ce sont des trous possédant une section transversale circulaire ou rectangulaire. D'autres formes en coupe transversale sont possibles. La forme de réalisation conforme aux figures 1 à 3 est relative à un boîtier dans lequel toutes les diodes d'excitation sont logées. Une telle forme de réalisation présente l'avantage que les diodes d'excitation peuvent être déjà reliées entre elles électriquement avant leur montage dans le redresseur en pont. Mais il est également possible de monter séparément les diodes d'excitation dans la pièce d'écartement. Une telle forme de réalisation est représentée sur la figure 4. Le boîtier de la diode d'excitation est désigné par la référence 14. Il peut posséder par exemple une section transversale rectangulaire ou bien circulaire. La diode d'excitation comporte deux raccords 15 et 16. Sur la face externe du boîtier 14 est prévu un bec 17 qui, du point de sa fonction, correspond aux becs 10 des formes de réalisation selon les figures 1 à 3.La diode d'excitation de la figure 4 peut être également insérée dans une ouverture conformée de façon correspondante, par exemple une fente ou bien une autre ouverture adaptée à la forme du boîtier, dans la pièce d'écartement 5, lorsque la liaison entre les deux barres omnibus 1 et 3 à courant continu est légèrement desserrée. La pièce d'écartement isolante 5 est constituée de façon appropriée en un matériau synthétique et thermoplastique et les boîtiers 8, 14 comportant la partie saillante 9 et les becs 10 ou 17 sont constitués de façon appropriée en un matériau synthétique thermodurcissable, en un métal, en une céramique ou bien en une autre substance possédant une température de ramollissement supérieure à celle du matériau synthétique thermoplastique. On obtient de ce fait un type particulièrement avantageux de montage du boîtier 8 ou 14. Lors du montage, la pièce d'écartement 5 constituée en un matériau synthétique#thermo- plastique est chauffée partiellement, par exemple par de l'air chaud dans la région des becs 10, 17, à la suite de quoi la collerette est insérée dans la ou les fentes 7. Alors le matériau synthétique thermoplastique est déformé élastiquement par les becs. il cède tout d'abord sous l'action des becs puis coule encore et entoure les becs après refroidissement et durcissement. De ce fait on peut obtenir une fixation parfaite et simple du boîtier. Avec ce type de montage, les renfoncements 11 sont superflus étant donné que les becs créent d#eUX-mêmes les renfoncements correspondants. Un desserrage de la liaison entre les barres omnibus i et 3 à courant continu est inutile. REVENlI CATI ONS i. Redresseur en pont pour réaliser le redressement d'une tension produite par un générateur de tension alternative monophasé ou polyphasé, comportant des diodes d'excitation pour alimenter l'enroulement d'excitation du générateur, deux barres omnibus parallèles à courant alternatif et une pièce d'écartement isolante placée entre les barres omnibus, caractérisé par le fait qu'il est prévu dans la pièce d'écartement(5) au moins une ouverture (7) accessible depuis l'extérieur, que les diodes d'excitation sont logées dans un boîtier (8, 14) dont au moins une partie s'adapte dans l'ouverture (7), que le boîtier est muni d'au moins un bec (10,17) dirigé vers l'une des barres omnibus (i, 3) et que le bec pénètre dans-un renfoncement (11) prévu dans la paroi de l'ouverture. 2. Redresseur en pont suivant la revendication 1-, caractérisé par le fait que les diodes d'excitation sont logées en commun dans un boîtier unique en forme de bécher, que le boîtier est muni d'une partie saillante (9) en forme de réglette sur laquelle sont disposés plusieurs becs (in), et que l'ouverture est une fente parallèle aux barres omnibus (i, 3) à courant continu. 3. Redresseur en pont suivant la revendication i, caractérisé par le fait que toutes les diodes d'excitation sont logées en commun dans un boîtier unique en forme de bécher, que le boîtier comporte plusieurs parties saillantes possédant chacune au moins un bec et que la pièce d'écartement (5) comporte plusieurs ouvertures dans lesquelles sont situées les parties saillantes. 4. Redresseur en pont suivant la revendication 3, caractérisé par le fait que les parties saillantes sont constituées sous la forme de réglettes et qu'il est prévu un nombre de fentes parallèles aux barres omnibus à courant continu, correspondant au nombre des parties saillantes. 5. Redresseur en pont suivant la revendication 3, caractérisé par le fait que les parties saillantes sont constituées sous la forme de tétons. 6. Redresseur en pont suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que chaque diode d'excitation est logée dans un boîtier particulier (14) et que le bec (#7) est disposé sur la paroi extérieure du boîtier. 7. Redresseur en pont suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que la pièce d'écartement est constituée en un matériau synthétique thermoplastique et que le boîtier, la partie saillante et le bec sont constitués en un matériau synthétique thermodurcissable, en un métal, en une céramique ou en un autre matériau possédant une température de ramollissement supérieure à la température de ramollissement du matériau synthétique thermoplastique. 8. Procédé pour fabriquer un redresseur en pont suivant la revendication 7, caractérisé par le fait que la partie saillante (9) ou le boîtier (14) est enfoncée de l'extérieur, moyennant un chauffage partiel de la pièce d'écartement au niveau du ou des becs (10, 17), dans la ou les ouvertures (7).