La présente invention1 à laquelle a collaboré Monsieur Robert THENEVIN, concerne un procédé pour détecter la présence de fuites dans des installations de distribution des produits liquides, notamment dans des tuyauteries enterrées t elle concerne également des dispositifs permettant de mettre en oeuvre ledit procédé. Il est courant d'installer des réservoirs de produits liquides sous la surface du sol t par exemple, la plupart des points de distribution de carburants sont ainsi équipés d'au moins une cuve enterrée, reliée à la surface par au moins une canalisation conduisant a' l'appareil de distribution communément appelé distributeur. D'autres canalisations sont prévues, qui relient la cuve au poste de remplissage, pour renouveler le stock. Les visites d'entretien prévues pour ces matériels sont assez espacées et, comme on le verra dans la suite, Si une fuite dans la canalisation reliant la cuve au distributeur n'est pas suffisante pour désamorcer complu tement la pompe du distributeur, auquel cas l'anomalie devient évidente, elle n'est décelable que par un pompiste expérimenté. Ceci constitue un inconvénient sérieux pour les raisons suivantes X - la fuite provoque des pollutions plus ou moins importantes du sous-sol voisin de la tuyauterie, - la nature du produit liquide perdu peut entraîner des risques d'incendie ou d'explosion, - le produit liquide qui a fui est définitivement perdu, - la détérioration de l'installation enterrée se poursuit, s'il n'y a pas détection rapide de l'anomalie. Le but de la présente invention est d'éliminer ces inconvénients, en permettant une détection aisée et rapide de l'anomalieo L'invention a par conséquent pour objet, dans un procédé de distribution de produit liquide, comprenant les étapes suivantes t - acheminement du produit liquide à partir d'un réservoir jusqu'à un organe de distribution, par l'intermédiaire d'une canalisation enterrée ou aérienne t - séparation éventuelle du liquide et des gaz acheminés avec ledit liquide au travers de la canalisation t - rejet des gaz à l'atmosphère par l'intermédiaire d'un évent ; - distribution d'un liquide exempt de gaz ;; le perfectionnement qui comprend le contrale du débit de gaz par l'évent, et l'émission d'un signal d'alarme lorsque ce débit dépasse la normale. L'invention a également pour objets des dispositifs de mise en oeuvre du procédé perfectionné ci-dessus, qui seront décrits ci-après. Dans la suite de la description, on décrira plus particulièrement la mise en oeuvre du procédé de l'invention dans le cas d'une station-service. I1 est toutefois entendu que cet exemple n'est pas limitatif, l'invention pouvant etre mise en oeuvre pour une installation quelconque comprenant un stockage enterré ou aérien et un système de pompage du liquide, ces deux éléments étant reliés par une canalisation, elle aussi enterrée ou aérienne. Sur les dessins annexés s La figure 1 est une vue schématique d'un ensemble de distributeur de liquide d'une station-service t La figure 2 est un schéma d'un distributeur classique modifié conformément à l'invention t La figure 3 illustre une autre forme de mise en oeuvre de 1 ' invention. La figure 1 représente une cuve enterrée 5 équipée d'une jauge 4 et de canalisations enterrées s la canalisation de remplissage 6, reliée au poste de remplissage 3 situé au niveau du sol 1, la analisation 7 reliant la cuve 5 au distributeur 2 situé au niveau du sol et la canalisation 30 de "mise à ltatmosphèreS du réservoir. Lors du pompage du Liquide à 1'aide de la pompe du distributeur, des gaz peuvent se trouver entratnés dans la canalisation 7 t ces gaz peuvent avoir différentes origines t - ils peuvent résulter de l'agitation dans la cuve 5 et de la turbulence du liquide plus ou moins volatil dans la canalisation 7.Ce phénomène est normal et donne lieu à un moussage que l'on fait disparattre dans le distributeur, comme on le verra dans la description de la figure 2 s dans ce cas, le débit des gaz est trs faible, et en général, nul; - ils peuvent aussi provenir d'une introduction en un point quelconque de la canalisation 7, l'aspiration de la pompe du distributeur 2 créant une dépression dans cette canalisation et permettant ainsi aux gaz de s'introduire 8 | s'il existe une fuite dans cette partie de l'installation (canalisation percée, clapet fuyard, etc.0.). Lorsque le distributeur ne débite plus, le liquide contenu dans la canalisation peut alors s'écouler librement par les fuites, si elles existent.Ceci constitue une anomalie qu'il est important de déceler rapidement. Sur la figure 2 est représenté l'intérieur d'un distributeur classique. La pompe 10 aspire le liquide éventuellement associé aux gaz. Ceux-ci arrivent dans le distributeur à travers un filtre 8, puis passent dans la pompe 10 par l'intermédiaire de la canalisation 9. A la sortie de la pompe 10, les fluides passent à la fois dans la cuve de dégazage 12 et dans la soupape ll servant à limiter la pression de refoulement. Dans la cuve de dégazage 12a la majeure partie des gaz éventuellement pompés ou dissous sont séparés du liquide et celui-ci quitte cette cuve par la canalisation 14 conduisant au mesureur,puis au pistolet du distributeur. Les gaz sont collectés et transmis- par la canalisation 16 vers l'évent 15 débouchant-à l'atmosphère. Le-liquide éventuellement entratné vers la canalisation 16 peut autre recyclé à-l'aspiration via une chambre de purge 13 et le clapet anti-retour 17. Tous les distributeurs du commerce sont équipés d'un évent tel que l'évent 15. En effet, il est indispensable de dégazer le liquide délivré par le pistolet,afin de ne livrer que du liquide au client. Le débit des gaz purgés par l'évent 15 est, en marche normale, nul ou très faible. Par contre, il peut augmenter très sensiblement lorsqu'une anomalie- apparaît dans le circuit d'amenée du liquide de la cuve enterrée jusqu'au distributeur. Cette augmentation du débit est variable en fonction de l'importance de la prise d'air de fuite. Si cette augmentation est faible, alors le débit de liquide au pistolet est légèrement diminué et cette diminution ne peut être décelée que par un pompiste expérimenté et connaissant bien son matériel. Si l'augmentation est suffisante pour de'samorcer la pompe 10, alors il n'y a plus de problème de détection, puisque le pistolet ne débite plus. Mais la fuite peut alors avoir existé pendant-une période importante sans jamais avoir été décelée. La Demanderesse a imaginé de placer sur l'évent 15 des moyens 18 permettant de détecter un débit de gaz. Ces moyens peuvent, par exemple, comprend un simple organe sonore tel qu'un sifflet ne fonctionnant qu'à partir d'un débit minimum de gaz correspondant à un débit anormal minimum t ainsi, dés quelle sifflet fonctionne, cela signifie que trop de gaz sont évacués par l'évent et qu'il y a lieu de vérifier si le matériel en place ne présente pas de défauts, notamment des fuites. D'autres moyens peuvent également convenir, du type détecteur de débit ou de pression, tels qu'une membrane déformable portant au moins un contact destiné à venir toucher un autre contact fixe, comme représenté à'la figure 3. L'évent 15 est muni ici d'un unique orifice de fuite 19,destiné à laisser passer, sans déformation de la meibrane souple 22 munie d'un contact 21, le débit de gaz normal nul ou très faible. Dés qu'une augmentation du débit de gaz apparat, la pression monte dans l'évent 15 et la membrane 22 se déforme, amenant le contact 21 sur la ligne 20. Le courant est alors établi dans la ligne 24, et l'organe de détection 23 -sonnerie, voyant lumineux ou autre- se met en route, indiquant l'existence d'une anomalie. Ce type d'appareillage devra être, dans le cas de produits liquides dangereux comme les hydrocarbures, antidéflagrant. Le procédé selon l'invention et les dispositifs de mise en oeuvre sont particulièrement bien adaptés aux stations-services et aux postes délivrant des hydrocarbures liquides i en effet, on cherche à éviter de plus en plus les pollutions par fuite ou débordement pour des raisons de sécurité. De plus, l'extension des stations dites Zlibre-servicew entraîne que la personne qui se sert du pistolet de distribution n'est pas accoutumée à son utilisation t elle est donc incapable, dans la majorité des cas, de détecter une anomalie de débit du pistolet. L'invention permet donc de remédier à cet état de fait. R E V E N D I C A T I O N S 1.- Un procédé de distribution de produit liquide, comprenant les étapes suivantes t a) acheminement du produit liquide associé à des-gaz à partir d'un réservoir jusqu'à un organe de distribution, -par l'intermé- diaire d'une canalisation t b) séparation éventuelle du liquide et des gaz ; c) évacuation des gaz par un évent; ce procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend, en outre, le contrôle du débit -de gaz évacué par l'évent et l'émission d'un axial d'alarme lorsque ce débit dépasse la normale. 2.- Application d'un procédé selon la revendication 1, aux postes de livraison d'hydrocarbures liquides, caractérisée en ce que les gaz sont rejetés à l'atmosphère. 3.- Dispositif de distribution de produits liquides, comprenant des moyens pour séparer le liquide des gaz associés et un évent pour évacuer lesdits gaz et caractérisé en ce qu'il comprend en outre des moyens aptes à contrôler le débit de gaz évacué par l'évent et à émettre un signal d'alarme lorsque ce débit depasse la normale. 4.- Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que lesdits moyens comprennent un sifflet associé à l'évent. 5.- Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que ledit évent comprend au moins un élément déformable sous l'effet de l'évacuation des gaz, ledit élément déformable supportant un contact destiné a rétablir le courant dans un circuit comportant un avertisseur sonore et/ou optique.