L'invention concerne une soupape, en particulier pour l'évacuation de condensat, avec une pièce d'obturation principale disposée du côté de la pression d'admis- sion, une chambre de compression située du côté de la basse pression, dans laquelle se trouve un organe de commande sensible à la pression pour la pièce d'obturation principale, ainsi qu'un canal de commande reliant le côté pression d'admission avec la chambre de compression, et une pièce d'obturation témoin commandant l'orifice d'entrée de ce canal. Dans les soupapes de ce type dans lesquelli on utilise fréquemment comme dispositif d'actionnement pour la pièce d'obturation témoin, un flotteur ou un organe de manoeuvre thermostatique le problème se pose que, lors de l'ouverture et la fermeture de la pièce d'obturation témoin, il se produit un déplacement en élévation brusque de la pièce d'obturation principale. Ceci produit des bruits de fermeture désagréables, et l'usure du point d'arrêt principal de la soupape, ainsi que la formation, entre autres, de coups de bélier dangereux pour l'installation raccordée. Dans un évacuateur de condensat connu, de ce type (DE - PS 15 26 973), ce problème est résolu par la mise en place d'une cellule d'affaiblissement et d'un piston d'affaiblissement sur le côté haute pression. Cette solution est cependant coûteuse. Dans un autre évacuateur de condensat connu ( DE - PS 2 848 128), la chambre de pression comporte à son extrémité tournée vers la pièce d'obturation principale, une paroi frontale. L'espace compris entre cette paroi frontale et l'organe de commande sensible à la pression, se comporte alors comme une chambre d'amortissement. Un piston amortisseur additionnel n'est alors pas nécessaire. Il s'est néanmoins avéré que l'effet d'amortissement ainsi atteint est souvent insuffisant. En conséquence, l'invention a pour objectif de proposer une soupape du type décrit plus haut, dans laquelle un amortissement efficace du déplacement de la pièce d'obturation principale a lieu sans adjonction d'un piston amortisseur. A cet effet, l'invention propose une soupape caractérisée en ce que le canal de commande comporte deux orifices d'évacuation à étranglement dont l'un conduit vers la chambre de compression et l'autre est relié à la chambre de basse pressions En raison des deux orifices d'évacuation à étranglement, le courant de commande libéré par la pièce d'obturation témoin ne peut pas, complètement et librement, parvenir dans la chambre de compression. Par suite, il se produit, lors de la formation de pression dans la chambre de compression, un retard considérable par rapport à l'élévation de la pression dans le canal de commande. Il en est de méme pour la chute de la pression lors de la fermeture de la pièce d'obturation témoin. Ainsi se trouve maintenu le mouvement d'ouverture et de ferme- ture de la pièce d'obturation principale. Un mode de réalisation avantageux de la soupape selon l'invention est caractérisé en ce que dans le cas dans lequel l'organe de commande est conçu sous forme de piston: le canal de commande traverse un arbre entre le piston et la pièce d'obturation principale, dans le sens de la longueur, et le piston dans le sens radial par rapport à sa circonférence; des deux c6tés de l'embouchure du canal de commande entre la périphérie du piston et la paroi de la chambre de compression des fentes sont prévues qui forment l'orifice d'évacuation à étranglement. Selon un autre mode de réalisation, la périphérie du piston présente entre les deux fentes d'étranglement une gorge de répartition s'étendant sur la circonférence, et dans laquelle aboutit le canal de commande. L'invention sera mieux comprise avec l'aide du dessin annexé représentant une vue en coupe d'une soupape selon l'invention. Sur la paroi de séparation 3 d'un boîtier de soupape non représenté prévue entre la chambre de pression d'admission 1 et la chambre de faible pression 2, se trouve un corps de siège 4. Ce dernier comporte un siège à soupape principal 5 pour une pièce d'obturation principale 6 située du côté de la pression d'admission. Sur les traverses 7, le siège 4 porte, dans la chambre de faible pression 2, un boîtier de chambre de compression 8. Celui-ci comporte un piston 9 servant d'organe de commande sensible à la pression, qui est relié à la pièce d'obturation principale 6 au moyen d'un arbre 10.. Cet arbre 10 traverse la paroi frontale 11 tournée vers la pièce d'obturation principale 6 du bottier de chambre de compression 8, de façon mobile. A travers l'arbre 10, ainsi queégalement la pièce d'obturation principale 6, s'étend en longueur un canal de commande 12. La pièce d'obturation principale 6 comporte, à l'orifice d'entrée du canal de commande 12, un siège à soupape témoin 13 pour une pièce d'obturation témoin 14, qui est actionnée par un flotteur 15. A la place du flotteur, on peut prévoir par exemple, un organe de commande thermostatique. Dans le piston 9, le canal 12 se poursuit sous forme de cavité transversale 16 et débouche dans une gorge 17 se répartition située sur la périphérie du piston. Des deux côtés de la gorge 17, des fentes d'étranglement 19, 20 sont prévues entre la périphérie du piston et la paroi de chambre de compression 18 qui l'entoure. Lorsque les pièces d'obturation principale et témoin 6, 14 se trouvent en position de fermeture, il règne, en raison des fentes d'étranglement 19, 20 et de la fente 21 entre l'arbre 10 et la paroi 11, dans la chambre de compression 22, ainsi que dans l'espace 23 au-dessus du piston 9, la pression de la chambre de faible pression 2. Dans le cas d'une production appropriée de fluide dans la chambre de pression d'admission 1, le flotteur soulève la pièce d'obturation témoin 14 du siège 13. Par suite, un flot de fluide à pression plus élevée passe par le canal 12 et la cavité 16 dans la gorge 17. De là, une partie du fluide se répartit à travers la fente d'étranglement 19 dans l'espace 23, et à travers la fente 21, dans la chambre à faible pression 2. Parallèlement à celà, le fluide passe à travers la fente d'étranglement 20 dans la chambre de compres- sion 2. Comme une partie seulement du fluide est passée du canal 12 dans la chambre de compression 22, la formation de la pression s'y produit avec un net retard sur le canal 12, de sorte qu'une ouverture brusque de la pièce d'obturation principale 6 est évitée. Lorsque la pièce d'obturation témoin 14 4 2493957 passe en position de fermeture, la pression doit d'abord décroltre dans l'espace 23, la gorge 17, la cavité 16 et le canal 12, puis la pression décroît également, avec retard, à travers les fentes 19,20, dans la chambre de compression 22, et la pièce d'obturation principale 6 peut se fermer de nouveau. Une ouverture ou fermeture brutale de la pièce d'obturation principale 6 est ainsi empêchée de façon fiable. 2493957 REVENDICATIONS ) Soupape, en particulier pour l'évacuation de condensat, avec une pièce d'obturation princi- pale (6) disposée du côté de la pression d'admission, une chambre de compression (22) située du côté de la basse pression, dans laquelle se trouve un organe de commande sensible à la pression pour la pièce d'obturation principale, ainsi qu'un canal de commande (12) reliant le côté pression d'admission avec la chambre de compression, et une pièce d'obturation témoin (14) commandant l'orifice d'entrée de ce canal, soupape caractérisée en ce que le canal de commande (12) comporte deux orifices d'évacuation à étranglement (19, 20) dont l'un (20) conduit vers la chambre de compression (22) et l'autre (19) est relié à la chambre de basse pression (2). 2 ) Soupape selon la revendication 1, caractérisée en ce que dans le cas dans lequel l'organe de commande est conçu sous forme de piston (9): le canal de commande (12) traverse un arbre (10) entre le piston (9) et la pièce d'obturation principale (6), dans le sens de la longueur et le piston (9) dans le sens radial par rapport à sa circonférence; des deux cotés de l'embouchure (17) du canal de commande (12), entre la périphérie du piston (9) et la paroi de la chambre de compression (18), des fentes (19, 20) sont prévues qui forment l'orifice d'évacuation à étranglement. ) Soupape selon la revendication 2, caractérisée en ce que la périphérie du piston (9) présente, entre les deux fentes d'étranglement (19, 20) une gorge de répartition (17) s'étendant sur la circonférence et dans laquellE aboutit le canal de commande (12).