La présente invention concerne un dispositif permettant de tester dynamiquement et de façon reproductible, c'est-b-dire dans des conditions voisines de celles régissant une utilisation industrielle, le comportement d'un article de matière souple destiné à subir le report d'un produit sous forme de suspension liquide de faible viscosité, tel que vernis, encre, eûu, Jol;Uct, ~cule au preduits de charge quelconques. Sous son aspect le plus général, la présente Invention intéresse un grand nombre de domaines techniques dans lesquels elle introduit une méthode simple, économique, rapide et précise pour la détermination, avant emploi industriel, des caractéristiques d'articles ayant une souplesse relative en ce qui concerne le report mécanique sur ces articles d'un produit liquide. Ainsi, la présente invention s'adresse entre autres - aux fabricants et transformateurs d'articles ou supports souples destinés à l'impression selon les procédés héliogravure et typographique, par exemple papiers et cartons couchés ou non, papier journal, papiers d'emballage, feuilles d'aluminium, pellicules cellulosiques, films plastiques et complexes divers ; - aux fabricants d'encre et de vernis ; - aux imprimeurs. En effet, l'invention propose un dispositif permettanf non seulement d'évaluer le comportement des supports d'impression et des encres mais encore de réaliser des essais pour déterminer, par exemple, la faculté d'absorption immé diate d'un support vis-à-vis d'un liquide, la résistance superficielle à l'état humide d'un support, l'aptitude des supports à la vernissabilifé . Grtce au dispositif de l'invention, il est possible de mettre une quantité constante d'un produit de nature liquide en contact avec la surface d'un support souple et ceci dans des conditions bien définies et reproductibles de pression et de vitesse, ce type d'opération étant nécessaire dans les cas d'application de l'invention rappelés ci-dessus. Cependant, selon un aspect spécifique de l'invention, qui est également l'aspect le plus intéressant, celle-ci est orientée vers la déterminafion, avant emploi industriel, c'est-à-dire à partir d'échantillons, des caractéristiques d'imprimabilité de divers supports souples, tels que papier, carton, matière plastique, feuilles métalliques, etc... Dans ce qui suit, on indiquera donc essentiellement, mais de façon non limitative, les avantages procurés par llinvention dans ce domaine particulier de l'impression de supports souples. On notera, tout d'abord, que l'invention permet de mesurer l'imprimabilité aussi bien en héliogravure qu'en typographie, ainsi qu'on l'expliquera plus loin. II n'exisie pas, jusqu'a pléssnr, de dispositif adéquat permettant de déterminer les caractéristiques d'imprimabilité d'un support. En effet, actuellement, ces caractéristiques sont déduites à partir de toute une série de mesures indépendantes auxquelles on soumet les échantillons, à savoir : "lissé" de surface, c'est-à-dire planéité superficielle ; compressibilité statique de la matière ; porosité ; absorption superficielle. Cependant, outre que ces mesures ne fournissent qu'une indication indirecte sur l'imprimabilité que seul, d'ailleurs, un technicien averti peut formuler en analysant les diverses mesures mentionnées, elles ne permettent pas de prévoir avec certitude le comportement du support à l'impression. Tout au plus, ces mesures classiques rendent-elles compréhensible a postériori, c'est-à-dire lorsque le support est soumis à des conditions d'impression industrielle, I'apparition de défauts, tels que celui, par exemple, appelé "galeux", dans les tons légers ou les demi-tons. Le- "galeux" caractérise l'aspect d'une surface imprimée présentant des variations de nuances indésirables de la zone colorée, telles par exemple que des régions blanchtitres ponctuant une zone qui eut dO être uniformément grise.Ce défaut est provoqué par un mauvais report de l'encre contenue dans les alvéoles de la gravure du cylindre d'impression sur le support à imprimer. Ce défaut peut avoir des origines diverses - état de surface du support défectueux dO, dans le cas du papier par exemple, à la présence de fibres en saillies ou bien, dans la cas de papiers couchés, à l'existence de cratères ou d'aspérités microscopiques ; - manque de compressibilité du support a imprimer ; - absorption superficielle du matériau ou affinité pour les encres insuffisantes. Or, ces anomalies ne peuvent pas être réellement détectées à l'aide des mesures classiques. Ainsi, on constatera qu'un support papier possédant un mauvais "épair" (c'est-à-dire une distribution irrégulière de la matière fibreuse, décelable à contre-jour : les zones de moindre densité de matière paraissent pales par rapport à celles présentant une forte densité) et, par suite, une mauvaise planéité superficielle mais qui, par contre, est très compressible, pourra s'imprimer mieux qu'un papier dont la surface est plus plane mais présente des cratères ou des microaspérités, ce que ne laissent pas prévoir les mesures de la méthode classique. Ceci tient au fait qu'avec le premier type de papier, gracie à sa compressibilité, il peut exister un contact satisfaisant entre les alvéoles encrés du cylindre d'impression et le papier, d'où un transfert régulier de l'encre, alors qu'avec l'autre papier, le contact peut n'erre pas régulier à l'échelle des alvéoles. II est donc impossible d'établir une prévision certaine du comportement du support à l'impression à partir des valeurs fournies par les mesures classiques prises isolément ou combinées. Ceci est d'autanf plus vrai que ces mesures sont effectuées de manière statique, c'esf-à-dire le support n'étant pas en mouvement, alors que dans les installations d'impression industrielle, telles que les rotatives, le papier subit des contraintes dynamiques. Récemmenf, on a bien proposé des dispositifs utilisant une méfhode dynamique pour tester globalement Itaptifude à l'impression des supports. Selon ce procédé, on prépare une plaque souple amovible portant une gravure que l'on fixe, en la courbant, sur un secteur cylindrique entraîné en rotation, tandis que l'on fixe, sur un rouleau de petit diamètre, une feuille d'échantillon destinée à entre mise en contact avec la plaque gravée et imprimée lors de la rotation du système constitué par le secteur et le rouleau. Cependant, ces dispositifs ne permettent pas de fournir des résultats fiables car il est impossible d'obtenir une régularité cylindrique parfaite, aussi bien de la plaque gravée que de l'échantillon0 En outre, de tels dispositifs sont inaptes à donner, sur l'imprimabilité des supports, des indications qu'on puisse chiffrer, sélectionner et reproduire. Un autre moyen de tester le comportement d'un support avant de lancer une impression à une échelle industriel le, consiste à procéder à un essai d'imprimabilité sur une presse à imprimer de dimension réduite permettant, par réglage, de reproduire les conditions dans lesquelles le support sera imprimé in dustriel lement. Mais ce type de presse est cher, encombrant, lourd à mettre en oeuvre et nécessite l'utilisation à perte d'une grande longueur de support par suite de l'important échantillonnage requis. La présente invention apporte, par contre, une solution simple, pratique, élégante et économique au problème que l'on vient d'exposer. Elle permet d-'effectuer, avec sécurité, des tests rapides, sélectifs et reproductibles gracie à un dispositif qui permet, et ceci est une caractéristique essentielle, d'exprimer,à l'aide de résultats chiffrés, l'imprimabilité des supports testés. Le dispositif selon l'invention comporte - d'une part, un tambour présentant au moins une partie cylindn- que régulière et rigide, ce tambour étant monté dans un bat fixe de façon tournante pour etre entrnrné en rotation autour de l'axe de la partie cylindrique par un mécanisme moteur - d'autre part, un organe cylindrique amovible, de rayon inférieur à celui de la partie cylindrique du support et monté dans le dit biiti de façon à tourner librement autour d'un axe parallèle à l'axe de la partie cylindrique du tambour, de telle sorte que les génératrices de la partie cylindrique du-tambour et de l'organe cylindrique soient toujours parallèles, les surfaces cylindriques du tambour et de l'organe étant destinées à rouler l'une sur l'autre et en sens inverses avec une pression déterminée lorsque le tambour est entrarné en rotation ; - et un ensemble racleur articulé sur le beiti fixe, cet ensemble comportant une lame racleuse et un contrepoids appliquant la lame en contact avec l'organe cylindrique, ledit dispositif étant caractérisé en ce que l'organe cylindrique présente, dans une zone au moins de sa surface extérieure, au moins une empreinte héliogravure dans laquelle est emmagasinée une quantité déterminée d'un produit liquide à reporter sur l'échantillon et la lame racleuse est telle que son extrémité en contact avec la surface cylindrique de l'organe est mince, affOtée et rigide, de façon à constituer un bord de contact linéaire et indéformable. Naturellement, on comprendra que le dispositif ci-dessus convient non seulement pour tester l'imprimabilité d'échantillons, mais également pour soumettre tout support convenable à des opérations telles qu'indiquées dans le cadre d'application le plus général de l'invention. Selon un aspect particulier de l'invention, la génératrice de contact entre le tambour et l'organe cylindrique se trouve dans le second quadrant dudit organe, dans le sens de rotation de ce dernier, et la lame racleuse est disposée dans le premier quadrant dudit organe. La lame racleuse est fixée, de façon amovible, sur le bras par un axe autour duquel elle est libre de pivoter dans son plan pour que son bord en contact avec l'organe cylindrique s'appuie parfaitement sur une génératrice de ce dernier ; en outre, cette génératrice de contact est en amont de la zone de contact entre le tambour et l'organe cylindrique et la face amont de la lame forme avec le plan tangeant à l'organe cylindrique, à l'endroit de la génératrice de contact, un angle d'environ 700 pour que le produit raclé demeure entre la lame et l'organe cylindrique en formant une masse de réserve. Dans le domaine spécifique des essais d'imprimabilité, l'organe cylindrique est avantageusement constitué par une molette monobloc dont la surface extérieure porte au moins une empreinte héliogravure, clesf-a-dire une empreinte formée par une pluralité d'alvéoles. Naturellement, avec ce type de molette, on emploiera de préférence un produit liquide, notamment une encre héliogravure qui est très liquide. Cependant, il faut noter que les caractéristiques d'imprimabilité d'un support établies à l'aide d'un essai d'impression héliogravure sont également valables si l'on doit soumettre ce support à une impression typographique. C'est la raison pour laquelle l'invention concerne spécifiquement des molettes à empreinte héliogra vire. La qualité de l'impression sur un support est fonction de plusieurs paramètres parmi lesquels il faut noter la pression entre cylindre imprimeur et support, la vitesse d'impression et surtout la quantité d'encre transférée sur le support. Ainsi, à pression et vitesse d'impression égale, un mauvais support s'imprimera moins bien dans les tons clairs que dans les tons foncés. Pour juger de ce fait, I'empreinte héliogravure d'un premier type de molette selon l'invention aura la forme d'une plage, s'étendant sur la périphérie de la surface cylindrique, constituée d'alvéoles de dimensions régulièrement croissantes d'une extrémité à l'autre de la plage et permettant une impression de densité optique croissant de 0 à une valeur moyenne qui est fonction de l'encre utilisée et du support testé. II s'agit là d'une détermination à la fois qualitative et quantitative, la comparaison entre deux supports différents imprimés dans les mimes conditions permettant de juger leur qualité respective et de repérer sur une échelle arbitraire les dimensions d'alvéoles correspondant à la disparition du "galeux" sur un type de support déterminé. Un autre type de molette prévu par l'invention porte sur sa surface extérieure au moins une ligne d'alvéoles disposés selon une ligne périphérique, les dits alvéoles étant espacés régulièrement et de mêmes dimensions. Avec ce type de molette, on peut juger de l'imprimabilité générale du support, cette mesure pouvant être chiffrée. En effet, aux endroits ou le support présente une anomalie de planéité par exemple, L'encre ne sera pas reportée et il manquera donc un ou plusieurs points. Le décompte des points manquants permettra de donner, en qi7elque soulte, u ,e Illlvt6ssl u support. Par ailleurs, pour imprimer les aplats très légers, ou de fortes densités, on prévoiera une gravure sous forme d'une plage en dépression constante, soit de faible profondeur, soit de profondeur plus importante. La comparaison de la nuance imprimée avec celle d'un échantillon témoin permettra, là encore, de juger de l'aptitude du support à recevoir ce type d'impression. Naturellement, bien que l'on ait indiqué que les diverses gravures ci-dessus pouvaient Qtre pratiquées sur des molettes différentes, on comprendra qu'elles pourraient trouver place éventuellement sur une seule molette, ce qui permettrait, en utilisant un seul échantillon, de se rendre compte de son compor liement quel que soit le type de gravure utilisé. On notera enfin que ce type de molette assure la mise en oeuvre d'un procédé de détermination qualitative et/ou quantitative de l'aptitude à l'impression d'un article selon lequel on fixe l'échantillon à tester sur la partie cylindrique du tambour, on monte sur le b0ti une molette cylindrique dont la surface porte au moins une des gravures ci-dessus, on enduit d'encre héliogravure cette gravure et on la reporte sur l'échantillon et l'on compare l'aspect de l'impression laissée sur l'échantillon à un échantillon témoin et/ou on compte le nombre de points non imprimés. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparaitront au cours de la description suivante non limitative d'un exemple de réalisation de l'invention, en référence aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue en perspective d'un exemple de réalisation d'un dispositif d'essai d'imprimabilité en héliogravure d'un support papier ; - la figure 2 est une vue partielle en élévation correspondant à la figure i ; - la figure 3 est une coupe selon la ligne 111-111 de la figure 2 ; - la figure 4 est un détail, à plus grande échelle -et en coupe, d'une partie du dispositif des figures 1 à 3 ; - la figure 5 représente une molette selon l'invention, portant un premier type d'empreinte héliogravure ;; - la figure 6 est une vue en perspective partielle, à plus grande échelle, d'une zone de la molette de la figure 5 ; - la figure 7 est un échantillon de papier imprimé avec la molette des figures 5 et 6 ; - la figure 8 représente un deuxieme type de mole te selon l'inven- tion ; - la figure 9 est un détail agrandi de l'empreinte portée par la molette de la figure 8 ; - les figures 10 et 1l représentent respectivement des échantillons de papier de qualités différentes imprimés à l'aide de la molette de la figure 8 ; - la figure 12 est un troisième type de molette selon l'invention, présentant une gorge continue ; - la figure 13 est un détail, à plus grande échelle, de la gorge de la molette de la figure 12 ;; - la figure 14 montre un échantillon de papier imprimé avec la molette de la figure 12 ; - la figure 15 représente un quatrième type de molette portant plusieurs types d'empreintes héliogravures ; - la figure 16 est une coupe, à plus grande échelle, pratiquée selon la ligne XVI-XVI de la figure 15 et - la figure 17 représente un fragment d'un échantillon de papier imprimé à l'aide de la molette de la figure 15. Dans les figures 1, 2 et 3 on a représenté, de façon générale en 1, une machine d'essai présentant une semelle d'assise 2 et dont une paroi verticale 3 porte le dispositif selon l'invention. La machine 1 est d'un type connu permettant de reproduire les conditions dans lesquelles un échantillon de matière souple tel que papier, tissu, métal, etc... sera soumis industriellement à une opération d'impression. A cet effet la machine comporte un ensemble moteur non représenté et que l'on ne décrira pas étant donné qu'il s'agit là d'une disposition classique ne faisant pas partie de I'i nvention . Un arbre d'entrahiement tournant 4 traverse la paroi verticale 3 du bati et reçoit un tambour 5 qui, dans l'exemple représenté, se présente avantageusement sous la forme d'un secteur cylindrique destiné à Etre entraRné en rotation à une vitesse uniformément accélérée par l'ensemble moteur de la machine 1. La surface extérieure 6 de ce secteur cylindrique est parfaitement régulière et est destinée à recevoir un échantillon 7 de matière qui, dans l'exemple représenté, est une bande de papier qui est tendue sur le secteur par pincement de ses extrémités 8 entre les mtchoires 9 et 10 d'un dispositif tendeur prévu de façon classique sur les faces planes du tambour 5. Le système tendeur classique représenté comporte une mdchoire fixe 9 sur laquelle s'articule, en 11, une mâchoire mobile 10 sollicitée par ressortdans la position fermée et qui présente une extrémité de serrage dentée 12 permettant de maintenir l'extrémité d'échantillon 8 ; ce système de serrage peut être déverrouillé en appuyant sur l'extrémité arrière 13 de la mdchoire 10. Un second axe 15, fixe celui-là, est logé dans le b8ti de la machine et s'étend à l'extérieur de la paroi 3 parallèlement à l'arbre d'entraRnement 4. Cet axe 15 est destiné à recevoir, de façon tournante, une molette amovible désignée de façon générale en 16 que l'on engage sur l'axe dans le sens de la flèche 17 de la figure 3. La molette est avantageus-ement constituée d'un corps en alliage léger afin d'en diminuer le moment d'inertie. Ce corps comporte un anneau 18 recouvert d'une couronne en cuivre 19 destinée à être gravée d'une empreinte hé héliogravure et revêtue d'un chromage dur. L'anneau 18 est réuni par des entretoises 20 à un manchon interne 21 également en alliage léger dont une extrémité 22 dépasse à l'extérieur de l'anneau 18 (voir figure 3) afin de faciliter la préhension de la molette, soit manuellement, soit à l'aide d'un outil quelconque. Le manchon 21 est alésé intérieurement en 23 afin de s'ajuster, de façon tournante, sur l'extrémité 24 de diamètre correspondant de l'axe 15. Lors du montage de la molette, le manchon 21 vient s'appuyer contre un épaulement 25 de l'axe 15 et il se verrouille axialement grâce à l'introduction d'une bague élastique 26, sertie à l'intérieur du manchon 21, dans une gorge 27 pratiquée sur la parSie 24 de l'axe 15. Un troisième axe 28 fixe, faisant saillie à l'extérieur de la paroi 3, est destiné à recevoir un ensemble racleur appelé à coopérer avec la molette 16. Coi. ensemble racleur comprend un corps 29 constitué par un collier de serrage dsni l'orifice est engagé sur l'axe 28, ledit collier étant serré sur cet axe gracie à une vis 30 permettant de rapprocher les deux mâchoires du collier et d'immobi liser par conséquent le collier en une position déterminée sur l'axe 28. On comprend que, grace à cette disposition, il est possible de modifier à volonté la position de l'ensemble racleur autour de l'axe 28. Le corps 29 est traversé par une douille 32 (figure 3), fixe par rapport au corps, cette douille 32 recevant un axe 33 qui est immobilisé dans la douille grace à une vis de serrage 34 s'appuyant sur le fond d'une rainure 35 pratiquée longitudinulement dans l'axe 33. Par cette disposition, on conçoit que l'on puisse régler axialement la position de l'axe 33 par rapport à la douille, par desserrage de la vis 34, coulissement axial de l'axe 33 et resserrage de la vis 34 pour bloquer l'axe. L'axe 33 présente, vers l'extérieur, une partie de plus grand diamètre 36 sur laquelle est monté, de façon tournante, un manchon 37 solidaire d'un bras de raclage 43 rele vable. Ce manchon 37 est immobilisé axialement sur l1axe 33-36 par une vis 39 engagée dans la partie 36 de l'axe et dont ta tefe s'appuie sur le manchon 37,des disques anti-friction 38 et 40 étant disposés entre le manchon 37 et, d'une part la douille 32 et, d'autre part la tSte de la vis 39, de façon à laisser le manchon libre de tourner sur l'axe.Le manchon 37 porte, en outre, un ergot 41 qui coopère avec une rampe arquée du corps 29, terminée par des butées 42 limitant le déplacement en rotation de l'ergot 41 et, par conséquent, du manchon 37 ; cette disposition assure un débattement suffisant de l'ensemble racleur pour qu'il puisse s'adapfer à divers diamètres de molette tout en permettant son immobilisation en position relevée ou abaissée Jorsque la molette est enlevée de l'axe 15. Le manchon 37 porte, en outre, un bras de raclage 43 en forme générale de "L" dont l'extrémité libre s'étend en direction de la molette 16. Cette extrémité libre est percée d'un trou central de façon à recevoir une tette racleuse amovible constituée par une pièce cylindrique 44 terminée par une partie filetée 45 destinée à recevoir un écrou 46. Entre l'écrou 46 et le bras 43 sont disposées deux lamelles 47 serrant, entre elles, une lame mince 48 qui peut entre avantageusement du type des lames pour rasoir mécanique. La pièce cylindrique 44 est maintenue en position, dans le bras 43, par une vis 49 dont la tige filetée est engagée dans un taraudage correspondant de la pièce 44. On comprend qu'en oyant la vis 49, on peut séparer la tette racleuse du bras 43 et, par suite, changer la lame 48 lorsqu'elle est usée.On no tera également que, du fait de la liaison par la pièce cylindrique centrale 44 qui peut tourner dans le bras 43, la tee racleuse et, par conséquent, la lame 48 ont la faculté de pivoter légèrement dans leur plan et de permettre un contact parfait de la lame avec la molette, Par ailleurs, sur la partie horizontale du bras 43 est fixée une tige 50 s'étendant dans le meme sens que le bras 43 par rapport à l'axe d'articulation 33 et portant des contrepoids 51 susceplibles d'entre déplacés selon la flèche 53 le long de la tige 50 éventuellement graduée, les contrepoids étant immobilisables par des vis 52. Comme on le voit particulièrement à la figure 2, l'ensemble racleur est disposé de telle façon que le bord de la lame 48 en contact avec la molette 16 se trouve dans le premier quadrant de la molette et en aval de la génératrice A supérieure de cette dernière. Par ailleurs, l'ensemble racleur est disposé immédiatement en amont de la génératrice B selon laquelle le tambour 5 et la molette 16 sont en contact. On notera, en outre, que l'angleOt formé entre la lame 48 et la tangente à la molette 16 au point de contact de la lame et de cette dernière est avantageusemenf d'environ 700, ce qui permet d'avoir un raclage efficace de la surface extérieure de la molette. On précisera, en référence à la figure 4, les conditions dans lesquelles ce raclage a lieu. Lorsqu'on enduit la molette d'un liquide E, tel que de l'encre héliogravure, la rotation de la molette dans le sens de la flèche amène le liquide à s' accumuler contre la face amont de la lame 48, de façon à constituer une masse de réserve Me qui évite de renouveler, à chaque rotation de la molette, un apport d'encre extérieur. Par ailleurs, comme l'extrémité 48a de la lame 48 qui dépasse des plaquettes 47 est mince mais courte, cette extrémité ne peut que faiblement se courber dans le sens de la rotation de la molette et, par conséquent, son bord affOté 48b est toujours suffisamment redressé par rapport à la surface extérieure de la molette pour empêcher le liquide E de demeurer à la superficie 19a de la molette. Par conséquent, le liquide ne pourra trouver à se loger qu'à l'intérieur des alvéoles de l'empreinte héliogravure pratiquée sur la molette. Ces alvéoles contiendront donc un volume E1 déterminé de liquide qui pourra être reporté sur l'échantillon 7 fixé sur le tambour 5. II apparaîtra clairement au technicien que la disposition de l'ensemble racleur par rapport à la molette 16 et au tambour 5 ainsi que sa constitution sont intimement dépendantes du fait que La molette porte une empreinte hé liogravure et que le produit à reporter est liquide, car il est important que le produit ne puisse, gracie à sa fluidité, se répandre en dehors des alvéoles qui le contiennent avant d'entre mis en contact avec l'échantillon0 Le fonctionnement du dispositif est simple.Une fois que la bande de papier est fixée sur le tambour 5, on relève c denier de façon que c secteur libère toute la zone avoisinant la molette0 L'ensemble racleur étant basculé en arrière de façon que l'ergot 41 s'appuie sur la butée 42, on monte une molette 16 sur l'axe 15. On abaisse l'ensemble racleur que l'on règle au besoin pour qu'il prenne la position de la figure 2 et oh fait tourner le tambour 5 pour que l'échantillon vienne en contact avec la molette. On règle, à une valeur déterminée, la pression d'appui du tambour contre la molette grace à un dispositif de réglage classique (non représenté) agissant de préférence sur l'arbre d'entralnement 4 du tambour.On dépose de l'encre au sommet de la molette, en arrière de la lame 48 et le dispositif est pret à fonctionner. La mise en marche du moteur de la machine d'essai entraîne le tambour qui fait tourner, par frottement, la molette 16 et l'é- échantillon est imprimé. On peut renouveler autant de fois qu'on le désire et à intervalle un essai sous des conditions de pression et de vitesse déterminées. On notera que la pression d'appui de la lame racleuse 48 sur la molette peut également etre réglée et reproduite à intervalle. II suffit, pour cela, de graduer par exemple la tige 50 pour pouvoir positionner-exactement les contrepoids 51. On décrira à présent divers types de molettes permettant, notamment, de faire des essais d'impression en héliogrovure sur des échantillons de ma tières diverses et, entre autres, des échantillons de papier. A la figure 5, on a représenté une molette 16 dont la surface extérieure 19 est munie d'une empreinte 55 s'étendant périphériquement mais en étant interrompue pour ménager une partie 56 non gravée. L'empreinte 55 est constituée par une plage régulièrement dégradée d'alvéoles 57 équidistantes et de surface identique, la profondeur des alvéoles croissant régulièrement depuis le premier rang d'alvéoles de profondeur très faible 58 jusqu'au dernier de profondeur 59 relativement importante. Naturellement, au dessin on a exagéré les dimensions des alvéoles qui, en réalité, sont de l'ordre de quelques microns. On comprend, cependant, que le volume d'encre 60 contenu dans les alvéoles de faible profondeur 58 est moins important que celui contenu dans les alvéoles 59. Il s'ensuit que, lors de l'impression d'un échantillon 61, on obtien dra une bande imprimée 62 dont la nuance devient progressivement plus foncée depuis l'extrémité 63 jusqu'à l'extrémité 64. Si le papier que l'on a décidé de tester est de bonne qualité, L'encre contenue dans les alvéoles de faible profondeur sera reportée sur le papier, alors que dans le cas d'un papier de mauvaise qualité on obtiendra une nuance irrégulière.On pourra donc, -en comparant deux échantillons de papiers différents, juger visuellement de leurs qualités respectives en notant à partir de quel niveau la nuance devient régulière. En d'autres termes, on pourra donc chiffrer à partir de quelles dimensions d'alvéoles l'impression devient unie. Un deuxième type de molette représenté à la figure 8 permet de juger quantitativement de l'aptitude à l'imprimabilité d'un papier. A cet effet, la surface extérieure 19 de cette molette 65 porte au moins un rang périphérique (dans l'exemple représenté il y en a deux) d'alvéoles 66 régulièrement espacés, de surface et de profondeur identiques. La figure 9 contre, à grande échelle, une telle ligne d'alvéoles qui contiennent par conséquent tous le meme volume d'encre. Lorsqu'on imprimera un échantillon, on pourra déterminer la qualité de ce dernier en fonction du nombre de points imprimés. Ainsi, par exemple, l'échantillon 67 de la figure 10 montre qu'il manque sept points imprimés 68, alors que l'échantillon de la figure 11 ne compte que deux points manquants. On comprend, par conséquent, que l'échantillon de la figure 11 présente une meilleure aptitude à l'impression que l'échantillôn de la figure 10. On peut également juger de l1imprimabilité de l'échantillon en ce qui concerne le report d'un aplat. On utilisera alors une molette 70 du type de celle de la figure 12 dans laquelle on a pratiqué périphériquement une rainure dont la profondeur est progressivement croissante depuis l'extrémité 71 jusqu'à l'extrémité 72, une zone 73 en saillie étant conservée. On voit, à la figure 14, un échantillon imprimé avec ce type de molette. En 75, se trouve la nuance claire qui se fonce progressivement pour aboutir en 77 à une nuance sombre. Si l'aplat présente, dans les nuances claires, des zones telles que 76 plus blanchdtres, on en déduira que le papier ne convient pas pour l'impression d'aplats dans les tons peu foncés. On pourra donc, à l'aide de ce type d'essai, déterminer le type de papier à utiliser en fonction des travaux d'impression que l'on désire effectuer. Bien que l'on ait indiqué, jusqu'à présent, que chaque type d'héliogravure pouvait entre porté sur une molette différente, on comprendra que l'on pourrait les grouper sur une seule molette 78, telle que celle qui est représentée à la figure 15. La surface extérieure portera alors une gravure 79 permettant de former une plage dégradée, une gravure 80 cunai :uW d' cs, une rainure 81 et, éventuellement, tout autre type de gravure approprié. La plage dégradée 79 pourrait etre identique à celle de la figure 5, mais elle pourrait, en variante, présenter une structure permettant de juger quantitativement et non plus qualitativement de l'imprimabilité du papier grtce à ce type de gravure.A cet effet, on pourrait faire en sorte que les alvéoles de chaque ligne de la gravure contiennent un volume identique d'encre mais en prévoyant des dimensions d'alvéoles différentes ; ainsi, par exemple, à la figure 16 les alvéoles d'une rangée présentenf une surface qui est inversement proportionnelle de leur profondeur ; en d'autres termes, un premier alvéole 82 présentera une grande surface et une faible profondeur, alors que le dernier alvéole 83 présentera une surface réduite et une profondeur plus importante. Naturellement, le volume des alvéoles de deux rangées consécutives sera progressivement croissant. Avec ce type de gravure, on obtiendra une impression telle que celle qui est schématisée à la figure 17 dans laquelle on constate que l'encre de l'al- véole 82 est reportée pour un premier rang 84 d'alvéoles, que l'encre de deux alvéoles consécutifs du deuxième rang 85 est reportée, et ainsi de suite ; par conséquent, il sera possible de déterminer quantitativement les caractéristiques d'imprimabilité du papier en fonction de la surface de l'alvéole et de sa profondeur. Pour l'ensemble des essais d'imprimabilité effectués, on utilisera de préférence une encre de laboratoire de qualité constante et ne séchant pas. A titre d'exemple, de bons résultats ont été obtenus avec une encre à base d'acétate de butyle carbitol dont les caractéristiques sont les suivantes viscosité 18s - coupe AFNOR nO 4 tension superficielle 31 dynes/cm. Les expériences ont montré que les résultats obtenus à la suite d'essais effectués avec cette encre s'appliquaient également pour déterminer l'impri- mabilité des supports destinés à la typographie. On comprendra naturellement que la présente description n'est pas limitative et qu'on pourrait y apporter des adjonctions ou des modifications, sans sortir pour autant du cadre de la présente invention. Ainsi, par exemple, bien qu'on ait représenté des alvéoles carrés ou rectangulaires, ceux-ci pourraient avoir toute autre forme convenable, circulaire par exemple. REVENDICATIONS 1. Dispositif d'essai pour tester dynamiquement, de façon reproductible et dans des conditions proches de celles régissant une utilisation industrielle, les caractéristiques que présentent des échantillons de matière souple de dimensions réduites relativement au report mécanique sur ceux-ci d'un produit sous forme de suspension liquide, le dispositif comportant - un tambour présentant au moins une partie cylindrique régulière et rigide et monté dans un bâti de façon tournante pour etre entrainé en rotation autour de l'axe de la partie cylindrique par un mécanisme moteur ;; - un organe cylindrique amovible, de rayon inférieur à celui de la partie cylindrique du tambour et monté dans ledit bâti de façon à tourner librement autour d'un axe parallèle à l'axe du tambour, de telle sorte que les génératrices de la partie cylindrique du tambour et de l'organe cylindrique soient toujours parallèles, les surfaces cylindriques du tambour et de organe étant destinées à rouler l'une sur l'autre et en sens inverses avec une pression déterminée lorsque le tambour est entrainé en rotation ;; - et un ensemble racleur articulé sur le bati fixe, cet ensemble comportant une lame racleuse et un contrepoids appliquant la lame en contact avec l'organe cylindrique, ledit dispositif étant caractérisé en ce que - L'organe cylindrique présente, dans une zone au moins de sa surface extérieure, une empreinte héliogravure constituée par au moins un ensemble de points en creux dont la disposition et les dimensions sont étalonnées, et dans lesquels est emmagasinée une quantité déterminée d'unhoduit liquide à reporter sur l'échantillon et, - la lame racleuse est disposée dans le quadrant de organe cylindrique siyué en amont de la génératrice de contact entre le tambour et l'organe cylindrique. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que, à l'endroit du contact de la lame racleuse avec l'organe cylindrique, la face amont de ladite lame forme, avec le plan tangent à l'organe cylindrique, un angle d'environ 700. 3. Dispositif selon les revendications 1 et 2, tel que l'ensemble racleur comprend un bras articulé autour d'un axe solidaire du bafi muni à l'une des extrémités de la lame racleuse, caractérisé en ce qu'un contrepoids réglable est monté sur ledit bras, du même côté que la lame racleuse par rapport à l'axe d'articulation du bras. 4. Dispositif selon les revendications 1 à 3 prises ensemble, caractérisé en ce que le produit liquide à reporter est de l'encre pour héliogravure. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 prises séparément, applicable à la détermination quantitative de l'aptitude à l'impression d'un article, à partir d'éc hantillons de dimensions réduites, caractérisé en ce que l'organe cylindrique est une molette portant, sur au moins une partie de sa surface, une empreinte héliogravure constituée par une suite de points en creux régulièrement espacés et de profondeur constante, alignés suivant au moins une directrice du cylindre. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 prises séparément, applicable à la détermination quantitative de l'aptitude à l'impression d'un article, à partir d'échantillons de dimensions réduites, caractérisé en ce que l'organe cylindrique est une molette portant, sur au moins une partie de sa surface, une empreinte héliogravure constituée par une plage de points en creux, régulièrement espacés et alignés suivant les directrices du cylindre, et de profondeur allant en décroissant dans le sens des directrices. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 6 prises séparément, applicable à la détermination quantitative de l'aptitude à l'impression d'un article, à partir d'échantillons de dimensions réduites, caractérisé en ce que l'organe cylindrique est une molette portant, au moins sur une partie de sa surface, une empreinte héliogravure constituée au moins par une ligne de points en creux, régulièrement espacés, de volume constant, de profondeur décroissante, alignés suivant une génératrice de la molette. 8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que le volume des points en creux varie progressivement d'une ligne de points à la suivante. 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que l'empreinte héliogravure constituée par l'ensemble de points en creux est combinée à une empreinte connue en soi, formée par une bande périphérique en dépression. 10. Procédé pour déterminer quantitativement, à l'aide d'un dispositif d'essai selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, l'aptitude à l'impression d'un article à partir d'un échantillon de dimensions réduites, caractérisé en ce que - on fixe l'échantillon sur la partie cylindrique du tambour de façon qu'il épouse parfaitement cette dernière, - on monte sur le bâti une molette cylindrique dont la surface porte, au moins, une ligne de points d'héliogravure dont la disposition et les dimensions sont étalonnées, - on emplit d'encre héliogravure la ligne de points et on provoque le report de cette encre sur l'échantillon, - et on compte le nombre de points non imprimés sur l'échantillon, le nombre de points manquants coi.-espondunt aux caractéristiques d'imprimabilité de l'échantillon. 11. Procédé pour déterminer quantitativement, à l'aide d'un dispositif d'essai selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, l'aptitude à llimpression d'un article à partir d'un échantillon de dimensions réduites, caractérisé en ce que - on fixe l'échantillon sur la partie cylindrique du tambour de façon qu'il épouse parfaitement cette dernière, - on monte sur le bâti une molette cylindrique dont la surface porte au moins, une plage de points en creux, régulièrement espacés ef alignés suivant les directrices du cylindre, ef de profondeur allant en décroissant dans le sens des directrices du cylindre, - on emplit d'encre héliogravure la plage de points et on provoque le report de cette encre sur l'échantillon, - on détermine sur l'échantillon la distance entre le nitre point manquant dans la plage et le début de la trame, en allant du ton fort vers le ton léger, ledit nième point étant défini en fonction d'un standard, notamment le 20ième point.