On utilise aujourd'hui a grande échelle le doublage de mousses souples de polyuréthannes avec d'autres matériaux, surtout des rubans textiles. De préférence on soude en surface la couche de mousse molle par action thermique de courte durée (avec rupture partielle des liaisons de réticulation par les groupes isocyanates de la molécule de polyuréthanne3. I1 se forme ainsi des produits fondus poisseux de poids moléculaire élevé dans lesquels, avantageusement, immédiatement après leur formation, on imprime le ruban de matériau à doubler par exemple le ruban de textile. On opère fréquemment avec une flamme de gaz à contact direct par le procédé dit de doublage à la flamme comme décrit dans le brevet de la république Fédérale d'Allemagne nO 1 128 123.Mais on peut aussi utiliser un radiateur à infrarouges ou un courant de gaz chaud8 pour réchauffer en surface la mousse de polyuréthannes, comme décrit par exemple dans le brevet de la République Fédérale d'Allemagne nO 1 016 680 ou dans le brevet français nO 1 550 743. Ces procédés de doublage avec formation d'une couche de colle par début de fusion en surface de la mousse de polyuréthannes par voie thermique, sont particulièrement intéressant dans la pratique parce que l'on peut produire de manière simple et avec une vitesse élevée des collages adhérant fortement et durables entre les matériaux à réunir sans l'aide d'adjuvants tels que des colles. Une série de matièreaplastiquesen particulier des matières thermoplastiques occupe une position spéciale dans le cadre de cette technique opératoire. On connait bien une série de matièresplastiquesdu commerce et par conséquent particulièrement bon marche et douée de propriétés avantageuses, sous forme de feuilles ou de plaques, qui ne peuvent pas hêtre réunis de la manière indiquée avec des mousses de polyuréthannes en donnant des stratifiés d'une résistance satisfaisante. Ces matières thermoplastiques sont surtout le polyéthylène, mais aussi d'autres polymères d'hydrocarbures tels que polypropylène, ou aussi polystyrène ou leurs copolymères.Lorsque lton essaie de coller par exemple des feuilles ou des plaques de ces matières avec une mousse de polyuréthannes fondue en surface, on ntobtient pas une adhérence satisfaisante entre la mousse et la matière thermoplastique. Sous l'action d'une sollicitation d'une force de séparation on peut facilement séparer à nouveau la mousse de la surface de matière thermoplastique et le matériau stratifié est fonc inutilisable dans la pratique. Comme caractéristique d'un collage véritablement bon et durable, il faut par contre que la force de séparation nécessaire soit plus élevée que la résistance à la déchirure de la mousse ou de la feuille et que le stratifié ne puisse plus titre séparé sans arrachement du matériau. I1 faut en outre que ces stratifiés restent stables jusqu'à des températures auxquelles les feuilles de matière thermoplastique correspondante peuvent encore être moulées et encore que les points de soudage soient stables vis-àvis des solutions aqueuses d'agent mouillant et de savon. Les matériauKstatifiés à base d'une mousse souple de polyuréthannes et d'une couche étanche de matière plastique, par exemple une feuille, sont nécessaires,par exemple,dans tous les cas où la mousse souple à pores ouverts doit être fermée sur une face ou les deux faces avec une couche étanche à l'air et à l'eau, par exemple pour l'utilisation dans le domaine de l'isolation. Comme on n'était pas en mesure jusqu'à présent de réunir de manière satisfaisante, par exemple, des feuilles de polyéthylène avec une mousse souple de polyuréthannes sans l'aide d'une colle extérieureoud'une autre couche de doublage, on a essayé d'avoir recours à d'autres types de feuilles.On connaft ainsi des matériauxstratifiés formés d'une feuille de chlorure de polyvinyle souple et de mousse que l'on peut préparer par un procédé thermique de doublage. Ceux-ci ont cependant l'inconvénient que le plastifiant contenu dans le chlorure de polyvinyle souple peut migrer en partie dans la mousse de polyuréthannes et les propriétés de l'article stratifié peuvent s'en trouver modifiées de façon défavora > 'e, tant que l'on n'a pas appliqué au préalable dans un stade opératoire spécial une couche supplémentaire adhésive et empechant la migration du plastifiant. L'invention a pour objet de doubler de manière durable par le procédé thermique des mousses souples en polyuréthannes,en particulier les mousses souples habituelles en polyester-polyuréthannes, avec des structures de préférence planes en matière dite thermoplastique qu'il est normalement difficile de coller tc-ieavec des mousses souples de polyuréthannes. En particulier le problème de départ de l'invention est de produire le collage entre la mousse de polyuréthannes et le matériau de couverture en ramollissant la mousse en surface par un traitement thermique ou en la rendant poisseuse ou collante et en utilisant ensuite cette couche comme colle pour le stratifié. La solution de ce problème selon l'invention réside dans l'utilisation d'articles moulés en matière thermoplastique, ayant par eux-memes une mauvaise adhérence, qui ont été traités au préalable de manière appropriée au moins sur leur face intervenant dans le collage, sur toute leur surface ou en partie, c'est-à-dire au moins par endroits. On sait depuis plusieurs décades que les feuilles de polyéthylène, par exemple,ne peuvent pas etre mouillées telles quelles et par suite, sont difficiles à imprégner si on ne les soumet pas à un traitement préalable de surface. On connait dans la technique divers types de prétraitement.Parmi les plus importants on peut citer l'action de la chaleur sur la surface de la matière plastique en présence d'oxygène, en particulier le passage à la flamme avec la flamme d'un brûleur à gaz, les prétraitements dits électroniques, parmi lesquels on distingue le traitement de surface par décharge à flaible lueur sous vide, la décharge par effluves à fréquence normale, moyenne ou élevée, la décharge par étincelles sous vide et le traitement par un courant électronique entre la feuille et l'électrode, et enfin, le prétraitement chimique, dans lequel on désagrège la surface de la matière plastique soit au moyen d'un gaz agressif, soit de préférence au moyen d'acides fortement oxydants, de manière à atteindre une aptitude élevée à l'impression.On trouvera une représentation détaillée de ces types possibles de procédés pour la préparation de l'impression sur des surfaces de matières plastiques ayant un mauvais pouvoir d'adhérence pour les couleurs d'impression, dans la publication "Bedrucken von Kunststoffen", G. Kuhne, Edition Carl-Hanser-Verlag, Munich, 1967, en particulier page 86 à 107, ainsi que dans la bibliographie qui y est citée, voir aussi Ullmann's Enzyklopadie der Technischen Chemie, troisième édition, tome 8 page 323 et 4 (Urban & Schwarzenberg, Munich-Berlin 1963) On sait également que les couches superficielles minces ainsi formées, qui facilitent l'impression et le mouillage de la matière plastique n'ont aucune résistance mécanique.Ainsi, on peut déjà à nouveau diminuer ou meme supprimer l'effet du prétraitement. par frottement vigoureux de la surface prétraitée. Un prétraitement au sens indiqué n'est pas approprié pour améliorer l'aptitude au thermosoudage des surfaces de matière plastique ainsi traitées; au contraire, la résistance d'un joint thermosoudé entre les surfaces traitées des feuilles est plus mauvaise que dans l'article non traité (G.KUhne, Bedrucken von Kunststoffen). La demanderesse a découvert de façon surprenante, selon l'invention, qu'un prétraitement de la surface de matière plastique pour. améliorer d'aptitude à l'impression permet, en même temps, de réunir sans difficulté cette surface de matière plastique et par conséquent, la pièce en matière plastique ayant une mauvaise adhérence propre avec une mousse de polyuréthannes ayant subi en surface un début de fusion ou seulement ramollie jusqu'à une consistance poisseuse, par exemple par le procédé de doublage à la flamme. La mousse de polyuréthannes et la surface traitée de la matière thermoplastique donnent un collage si durable que la mousse ne peut plus etre séparée de la surface sans destruction. Les stratifiés de ce type sont stables jusqu'à des températures auxquelles les matières thermoplastiques peuvent être moulées de manière permanente et ils sont en outre stable vis-à-vis des solutions aqueuses d'agents mouillants et de savon. Des matières plastiques économiques sous forme de plaques et de feuilles, avantageusement en polyéthylène, polypropylène, polystyrène, ou leurscopolymèressont ainsi devenues accessibles à un procédé thermique de doublage sans apport de colle dans le collage avec une mousse de polyuréthannes, ce qui était jusqu'à présent considéré comme impossible. Ce fait est d'autant plus surprenant que le procédé de doublage à la flamme par exemple, aussi bien qu'un traitement de surface de ces matières plastiques pour l'amélioration de leur aptitude à l'impression étaient connus depuis plusieurs années l'un et l'autre sans que l'homme de l'art, malgré le besoin important d'un procédé pour le collage de ces éléments, en ait tiré l'enseignement selon l'invention. Un mode de mise en oeuvre de l'invention concerne donc des articles stratifiés constitués d'une mousse souple de polyuréthanne , en particulier une mousse de polyester-polyuréthanne , et d'articles en matières plastiques qui normalement adhérent mal sur ces mousses; l'invention concerne en partic, sr un ruban stratifié à plusieurs couches comportant au moins un ruban de mousse s ple de polyuréthannes et au moins une feuille ou plaque de matière thermoplastique, caractérisé en ce que l'article moulé en matière thermoplastique a été soumis au moins sur sa face liée à la mousse de polyuréthannes à un traitement de surface pour l'amélioration de l'aptitude à l'impression, totalement ou au moins par endroits. L'article moulé en matière thermoplastique consiste en particulier en feuilles et/ou en plaques en polyéthylène, mais aussi en autres polyoléfines ou en polystyrène ou en copolymères de l'éthylène ou du styrène avec d'autres monomères copolymérisables, mais aussi un matériau stratifié de ces matières plastiques entre elles ou aussi un matériau stratifié de ces matières plastiques avec n'importe quelles matières appropriées. La mousse souple de polyuréthannes et la feuille ou plaque de matière thermoplastique sont collées entre elles par voie thermique dans le procédé de doublage du type mentionne, c'est-à-dire sans adjonction de colle. Selon un autre mode de mise en oeuvre, l'invention concerne le procédé de préparation de ces articles stratifiés, c'est-à-dire un procédé pour le collage durable de mousses souples de polyuréthannes avec des articles moulés en matière thermoplastique adhérant normalement mal sur ces mousses, en particulier des feuilles ou des plaques, par le procédé de doublage, dans lequel la couche de colle est formée par fusion ou ramollissement superficiel de la mousse souple de polyuréthannespar voie thermique, ce procédé étant caractérisé en ce que l'on incorpore une matière thermoplastique, en particulier sous forme de feuilles ou de plaques, qui ont été soumises au moins sur leur face utilisée dans le collage à un traitement de surfaceau moins par endroits pour l'amélio- ration de l'aptitude à l'impression. Les notions suivantes sont particulièrement importantes dans un mode de mise en oeuvre particulier de l'invention : on sait, par exemple d'après le brevet de la République Fédérale d'Allemagne n" 1 128 123, que pour le collage de mousse de polyuréthannes avec d'autres matières par fusion superficielle de la couche de mousse, il fait faire fondre des quantités importantes du polyuréthanne pour obtenir dans le collage des résultats satisfaisants. Ainsi, d'après le brevet allemand ci-dessus mentionné, il faut faire fondre la mousse de polyuréthanne sur une épaisseur de couche de 0,15 à 0,8 mm pour produire une adhérence suffisante entre la mousse et le matériau appliqué. Avec une valeur inférieure,onn'obtient que de très faibles adhérences. Par exemple, la force de liaison entre un ruban de mousse de polyuréthannes et un tissu de tricot de polyamide atteint par fusion de la mousse de polyuréthanne sur une épaisseur de couche de 0,15 mm une valeur de 0,0191 kg/cm. Dans la pratique, il faut faire fondre une couche de mousse d'épaisseur importante dans le doublage habituel d'une mousse de polyuréthanne pour obtenir des résistances satisfaisantes. Des pertes d'épaisseur de la mousse d'au moins 0,4 mm,le plus souvent de plus de 0,6 mm, sont courant-es. Si l'on opère cependant selon l'invention avec des feuilles ou des plaques en matière thermoplastique, qui ont été soumises sur leur face utilisée dans le collage, à un traitement de surface préalable pour l'amélioration de l'aptitude à l'impression, on obtient alors des adhérences excellentes entre la mousse et la feuille ou plaque en matière thermoplastique, si l'on chauffe seulement les parois des pores de la mousse jusqu a consistance poisseuse, sans qu'il se forme en quantités notables de gouttelettes de polyuréthanne fondu Dans ce mode de mise en oeuvre préféré de l'invention, on applique donc la feuille ou plaque de matière plastique soumise au prétraitement de surface sur une mousse de polyuréthannes soumise à un prétraitement thermique, dans laquelle les parois des pores sont ramollies jusqu'à consistance poisseuse sans qu'il y ait production d'une quantité de produits -fondus ou de décomposition suffisante pour le collage durable habituel. Les mousses de polyuréthannes actuellement courants sont décrites par exemple dans Kunststoff-Handbuch, tomme VII, Polyurethane, Herstellung, Eigenschaften und Verwendung, édition Carl-Hanser-Verlag, Munich 1966, pages 26 à 28 et 442 à 447. D'autres données sur les mousses de polyuréthannes sont indiquées dans Ullmanns Encyklopudie der technischen Chemie, troisième édition, tome 14, pages 352 a 368 (Urban & Schwarzenberg, Munich-Berlin, 1963). Ces mousses souples de polyuréthannes peuvent etre à pores fermés ou partiellement ou totalement ouverts, astre soumises à un traitement supplémentaire pour l'élimination des membranes des pores et/ou etre imprégnées et on peut ajouter des substances étrangères dans le procédé d'expansion. Outre les feuilles en polyéthylène, polypropylène, ou polystyrène, les feuilles en copolymère de ces composés par exemple en copolymère styrèneacrylonitrile sont particulièrement importantes pour le procédé de l'invention. On peut citer, en outre, les matériaux stratifiés à base de ces feuilles de matières plastiques et aussi à base des mêmes matériaux ob de matériaux différents. On peut encore citer les matériaux stratifiés à base de ces feuilles de matières plastiques avec une autre couche de matériaux appropriés quelconque, par exemple à base de textiles (tissu, tricot, ou non tissé) ou en particulier à base de métal (feuilles métalliques minces) ou de matières plastiques de structure différentes. D'une manière très générale, un traitement de la feuille de matière plastique sur sa face entrant en jeu dans le collage, en vue d'un prétraitement pour améliorer l'aptitude à l'impression, augmente la force de liaison entre la mousse de polyuréthannes et la feuille de couverture. On peut donc aussi utiliser le procédé de l'invention, par exemple lorsque l'on peut déjà produire des forces de liaison notables avec des feuilles de matière plastique non traitée, mais où une augmentation de ces forces de liaison est nécessaire. Comme on le sait, il est avantageux que le traitement de surface de la feuille de matière plastique pour l'amélioration de l'aptitude à l'impression ait lieu le plus tôt possible après la préparation de la feuille de matière plastique. Ceci est valable également pour le domaine d'application de ces matériaux selon l'invention. Si, néanmoins, la feuille de matière plastique est ensuite traitée en surface de la manière indiquée, ces feuilles ainsi prétraitées sont appropriées de manière particulièrement avantageuse pendant plusieurs mois pour la préparation des articles stratifiés selon l'invention et donnent un meilleur collage que la matière plastique correspondante qui a été traitée à un moment ultérieur. Les matières appropriées comme pièces moulées ne sont pas seulement les matériaux compacts au sens d'une feuille de matière plastique habituelle, mais l'invention concerne également des articles stratifiés dans lesquels le polyuréthanne est collé à des pièces moulées en matière plastique ayant une mauvaise adhérence, qui sont sous forme expansée. I1 est en outre possible au sens de l'invention de doubler avec un polyuréthanne des pièces moulées en matière plastique qui se présentent sous une forme quelconque, par exemple en structures planes constituées de rubans, réseaux, treillis, cordons ou en dispositions analogues. Le matériau doublé sur la mousse de polyuréthannes au sens de l'invention peut à son tour porter des images imprimées, pour produire des effets optiques prédéterminés dans les articles stratifiés finis. Si l'on affaique par exemple des feuilles sur la mousse, la feuille peut astre imprégnées en particulier sur sa face extérieure. Dans ces cas, la feuille peut en général être d'abord soumise sur ses deux faces au prétraitement pour l'amélioration de l'aptitude à l'impression. L'une des faces prétraitées est utilisée pour le collage de la feuille sur la mousse de polyuréthannes, l'autre face porte l'image imprimée qui est appliquée de préférence avant le doublage par la feuille. On peut obtenir des effets particuliers en utilisant des feuilles à plusieurs couches.La feuille à appliquer par doublage peut comporter par exemple deux couches et porter à l'intérieur l'image imprimée. A cet effet, il est seulement nécessaire d'appliquer l'image imprimée sur au moins l'une des deux feuilles formant le matériau stratifié et de réunir ensuite les feuilles de manière que l'image imprimée se trouve à l'intérieur de la feuille stratifiée. Ceci est intéressant, en particulier, lorsqu'on utilise des feuilles suffisamment transparentes. On obtient ainsi une contre-impression résistant aux rayures. Pour la préparation des nouveaux articles stratifiés selon l'invention, on chauffe avantageusement la mousse de polyuréthannes sur sa face à doubler, par exemple au moyen d'un radiateur à infrarouges, dans un courant de gaz chaud ou par exposition à une flamme, jusqu'à ce que les parois des pores sur la surface à doubler deviennent poisseuses et commencent éventuellement à fondre. On applique alors sous pression la surface de mousse ainsi traitée aussi rapidement que possible sur la face de la feuille froide et traitée en vue de l'amélioration de l'aptitude à l'impression. Ceci s'effectue avantageusement par passage l'une contre l'autre des deux structures,en général sous forme de ruban, à des vitesses de défilement pouvant atteindre 50 m/mn et davantage.Les deux rubans peuvent encore être soumis après l'assemblage à une compression rapide par exemple dans une calandre. L'adhérence nécessaire est obtenue peut de temps après le refroidissement du stratifié et atteint sa valeur maximale après environ 12 à 24 h. Le doublage de la mousse souple de polyuréthannes peut s'effectuer sur une face ou sur les deux faces. De même, on peut doubler une plaque ou une feuille sur les deux faces avec une couche de mousse souple de polyuréthannes. Par découpage, ou éventuellement aussi par moulage thermique supplémentaire, des matériaux stratifiés ainsi obtenus, on peut préparer des articles moulés de type quelconque consistant en une partie de mousse souple et une couche de couverture, qui peut être étanche à l'eau et à la lumière ou qui consistent en une feuille de matière plastique enfermée dans la mousse. sur ses deux faces. Un matériau stratifié de ce type peut etre utilisé dans le domaine de l'isolation lorsqu'il est nécessaire de poser un écran à vapeur d'eau appliqué sans interruption. Le matériau est en particulier avantageux là ou l'utilisation de couche-barrière lourde est exclue pour des raisons de construction.Les matériaux stratifiés selon l'invention sont particulièrement avantageux lorsqu'il est nécessaire de disposer une couche perméable à la vapeur d'eau en dessous la cou;c-ecran. On peut par exemple doubler une plaque isolante en mousse dure ave le matériau stratifié selon l'invention de manière qu'il y ait entre la plaque de mousse dure et la couche de polyéthylène étanche à la vapeur d'eau une couche de mousse souple à pores ouverts qui puisse éventuellement laisser sortir par le côté la vapeur d'eau entrant par diffusion. I1 peut être particulièrement avantageux selon l'invention d'élever la perméabilité de la mousse souple de polyuréthannes par une mesure connue telle que l'élimination totale ou partielle des membranes des pores. Mais le matériau stratifié selon l'invention peut aussi etre avantageux surtout là où l'applicaticn, par exemple, d'une couche de polyéthylène seule entrain des difficultés. La couche de mousse souple adhérant au polyéthylène joue alors le rôle d'une couche d'adhérence. De meme, une couche de polyéthylène prétraitée peut servir de couche intermédiaire entre une mousse de polyuréthannes et un matériau qui ne doit pas y hêtre collé mais qui est collé au polyéthylène. Si l'on double encore le matériau stratifié selon l'invention de son côté opposé avec un textile, par exemple, un tricot, on obtient une structure du type du cuir artificiel étanche à la vapeur d'eau qui peut encore etre ennoblie à volonté par impression et estampage. Les exemples suivants illustrent l'invention sans toutefois en limiter la portée. Exemple 1 On extrude du polyéthylène haute pression d'une densité de 0,91-0,92 et on le souffle en une feuille de 150/u d'épaisseur. On fend le tuyau sans fin formé et on le soumet immédiatement à un traitement de surface par action d'une décharge électrique stationnaire. La tension superficielle bis-àvis de l'eau est élevée par ce traitement de surface jusqu'à une valeur d'au moins 40 DIN. Dans une installation de doublage, on passe à la flamme une feuille de mousse de polyester-polyuréthannes de 5 mm d'épaisseur à une vitesse de défilement de 30 m/mn, de manière que l'on observe une diminution d'épaisseur d'environ 0,5 mm. La feuille de polyéthylène telle que décrite ci-dessus, est laminée avec la face prétraitée sur la mousse sur la surface fondue. La mousse doublée de polyéthylène ainsi obtenue est soumise après un temps de repos d'une heure à un essai de clivage selon la norme allemande DIN 53 357. On trouve une force de séparation de 2 kgp pour une largeur de l'échantillon de 5 cm. Si le traitement de surface s'effectue de manière que la tension superficielle soit élevée jusqu'à une valeur d'au moins 36 DIN, on trouve dans l'essai de clivage une force de séparation de 1,4 kgp pour une largeur de l'échantillon de 5 cm. On répète le même essai avec une feuille de polyéthylène du même type, mais qui n'a pas été soumise au prétraitement par l'efluve. Dans un essai de clivage ultérieur correspondant, on trouve une force de séparation extremement faible qui est de l'ordre de grandeur de 0,01 kgp pour une largeur de l'échantillon de 5 cm. Exemple 2 Comme dans l'exemple 1, on double une mousse de polyester-polyuréthannes avec une feuille de polyéthylène prétraitée. Le prétraitement s'effectue cependant par passage de la feuille dans la flamme d'un brûleur à gaz, à une distance de 25 mm du brûleur et une vitesse de défilement de 30 m/mn. La force de séparation à exercer sur le stratifié fini est de 0,34 kgp. Exemple 3 Comme à l'exemple 1, on double une mousse de polyester-polyuréthannes avec une feuille de polyéthylène prétraitée. Le prétraitement s'effectue toutefois par traitement de la feuille avec un mélange de 1500 parties d'acide sulfurique concentré, 120 parties d'eau et 75 parties de bichromate de potassium à 200C pendant 1 mn. On trouve dans l'essai de clivage du stratifié une force de 0,4 kgp. Exemple~4 On On opère comme à l'exemple 1, mais au lieu d'une feuille de poly éthylène, on utilise des feuilles d'autres matériaux; on obtient les résultats suivants Polyéthylène basse pression, épaisseur 600 /u, force de séparation 2 kgp Polypropylène, épaisseur 20yu , force de séparation 0,16 kgp Mousse de polypropylène, épaisseur 400 /u, force de séparation 0,17 kgp Plaque de copolymère styrèneacrylonitrile épaisseur 1200riz force de séparation 2 kgp Polystyrène épaisseur 50 /u , force de séparation 0,32 kgp. E-emEle~~ On fait passer une feuille de mousse de polyester-polyuréthannes de 5 mm d'épaisseur à une vitesse de 15 m/mn à une distance d'environ 2 mm au-dessous d'un radiateur à infrarouges. La surface de la mousse, c'est-à-dire la couche de pores située sous la surface externe de la mousse, est chauffée par ce traitement thermique et devient plastique, mais ne fond pas. Sur cette couche de mousse de polyuréthannes ainsi prétraitée on lamine une feuille de polyéthylène prétraitée comme indiqué à l'exemple 1. Dans l'essai de clivage du matériau doublé ainsi préparé, après un temps de repos d'une heure, on trouve une force de séparation de 2 kgp pour une largeur de l'échantillon de 5 cm. Dans le dessin annexé - la figure 1 représente une plaque de mousse de polyuréthannes doublée sur une face avec une feuille de matière plastique, selon l'invention, - la figure 2 représente une plaque de mousse doublée selon l'invention sur ces deux faces. REVENDICATIONS 1. Articles stratifiés constitués de mousses de polyuréthannes, en particulier de mousses souplesde polyuréthannes et de pièces moulées en matière plastique ayant normalement une mauvaise adhérence sur lesdites mousses, en particulier rubans stratifiés à plusieurs couches constitués d'au moins un ruban de mousse souple de polyuréthannes et au moins un ruban de matière thermoplastique, caractérisés en ce que les pièces moulées en matière plastique ont été soumises, au moins sur leur face collée avec la mousse de polyuréthannes, à un traitement de surface en vue de l'amélioration de l'aptitude à l'impression. 2. Articles stratifiés selon la revendication 1, caractérisés en ce que les pièces moulées de matière plastique prétraitées en surface consistent en polymèrg, d'hydrocarbures, en particulier en polyoléfines du type du polyéthylène ou du polypropylène, en polystyrène ou en leurs copolymères. 3. Articles stratifiés selon les revendications 1 et 2, caractérisés en ce que la mousse de polyuréthannes et la pièce moulée de matière plastique prétraitée en surface sont collées ensemble dans le procédé de doublage par ramollissement ou début de fusion par voie thermique de la surface de la mousse de polyuréthanne. 4. Articles stratifiés selon les revendications 1, 2 et 3, caractérisés en ce qu'ils contiennent de préférence des couches sous forme de ruban d'au moins un autre matériau, par exemple textile, matière plastique ou métal, adhérant fortement à la mousse de polyuréthannes, ou au ruban de matière thermoplastique, ou à l'une et l'autre. 5. Procédé pour la préparation d'articles stratifiés selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'on ramollit la surface de la mousse par action thermique, seulement jusqu consistance poisseuse des parois des pores sans formation de q lantités notables de gouttelettes de pclylrétharne fondu et on y colle ensuite la pièce moulée de matière plastique prétraitée en surface. 6. Utilisation de pièces moulées en matière plastique, en particulier de feuilles thermoplastiques, qui ont été soumises à un traitement de surface en vue de l'amélioration de l'aptitude à l'impression, caractérisées en ce qu'on les colle par cette surface prétraitée avec des mousses de polyuréthannes en articles stratifiés durables. 7. Application selon la revendication 6, caractérisée en ce qu on utilise des feuilles ou des plaques en polymères d'hydrocarbures, en particulier en polyoléfines, telles que polyéthylène ou polypropylène, en polystyrène ou en leurs copolymères.