La présente invention concerne une machine de broderie et, notamment, une machine de broderie pour articles de grandes surfaces, dans laquelle les outils broder situés du côté des aiguilles dans chaque poste de broderie sont réunis dans des têtes correspondantes, les têtes de broderie placées dans des postes situés l'un au-dessus de l'autre étant fixées de façon réglable sur un guide de base commun qui s'étend sur toute la hauteur de la zone de broderie. Dans des machines à broder connues, les outils de broderie correspondant à un poste sont logés dans des têtes qui sont fixées sur les guides de base s'étendant sur la hauteur de la zone de broderie. Dans ce cas, les outils a broder tels que des aiguilles, des poinçons, des pieds-de-biche, etc., sont réunis dans une tête à broder tandis que les outils situés du côté de la navette tels que des griffes d'accrochage ou des navettes sont fixés, dans un carter indépendant, sur des guides de base correspondants et s'étendant également sur la hauteur de la zone de broderie.Toutefois, la modification de la position relative du poste de broderie entraîne la modification aussi bien de la position de la tête de broderie portant les outils situés du côté des aiguilles que la position du carter portant la griffe ou la navette; comme on doit régler les deux groupes d'outils à broder l'un par rapport à l'autre, une modification de la position relative du poste de broderie par rapport à la zone de broderie se traduit par une opération relativement compliquée. Pendant la période nécessaire à l'exécution d'une telle modification, on doit arrêter l'ensemble de la machine de broderie, ce qui se traduit obligatoirement par une grande perte de production.Pour cette raison, lorsqu'on voulait modifier le modèle ou le dessin d'une broderie, on ne recourait pas à la modification de la position relative des différents postes de broderie par rapport à la zone à broder a laquelle on préférait le passage répété de la matière à broder. L'invention a en conséquence pour but de fournir une machine de broderie dont les postes de broderie sont susceptibles d'occuper des positions relatives, en vue d'une modification du modèle de broderie, aussi bien avant que pendant le processus de broderie. Ce problème est résolu selon l'invention par le fait que les outils à broder qui sont situés du côté des aiguilles et des navettes dans chaque poste de broderie sont disposés de manière à pouvoir être déplacés en synchronisme par rapport à la zone de broderie. A cet effet, les outils à broder qui sont situés du côté des aiguilles et de la navette sont disposés de manière à pouvoir être déplacés sélectivement individuellement, en groupe ou d'un bloc. Du fait de la possibilité de déplacement synchronisé des outils à broder situés du côté des aiguilles et de la navette dans chaque poste de broderie, il est possible de produire le mouvement global de manoeuvre des outils appartenant à un poste de broderie et d'utiliser ainsi en premier lieu la modification de position des postes de broderie pour faire varier le modèle de broderie à produire. Dans les machines de broderie selon l'invention, aussi bien les outils à broder situés du coté des aiguilles que les outils à broder situés du côté de la navette font partie de plusieurs postes de broderie disposés l'un au-dessus de l'autre respectivement dans un guide de base commun; il est alors possible de modifier d'une manière simple les positions des postes de broderie en disposant les guides de base de telle sorte qu'ils puissent se déplacer par rapport à la zone à broder; de préférence, on adopte une structure permettant un mouvement graduel de ces guides. De cette manière, par un simple mouvement de manoeuvre de la paire de guides de base portant les outils à broder, on passe d'un agencement par exemple rectiligne des postes de broderie à un agencement ondulé ou en zigzag desdits postes. La possibilité de variation du modèle de broderie par la modification de position des guides de base des différents outils situés du côté des aiguilles et de la navette peut être mise en pratique de telle sorte que le système d'entraînement des postes de broderie placés sur une paire de guides de base déolaçables en commun soit agencé de manière à pouvoir être enclenché et arrêté. De cette manière, il est possible de partir dlun modèle de base et d'obtenir à l'intérieur d'une seule zone de broderie plusieurs dessins différents du point de vue optique pour un seul passage du support d'information.Du fait que la broderie des différents modèles ou des différents éléments de modèle peut être réalisée directement et successivement, c'est-à-dire qu'on peut supprimer complètement tout déblocage ou tout reblocage de la matière à broder, la capa cité d'une machine agencée selon l'invention est bien supérieure à celle des machines connues. Une telle technique de formation de modèle absolument nouvelle permet de réduire sensiblement les frais importants de matière et de main-d'oeuvre qui interviennent dans la fabrication du support de programme, par exemple des cartes ou des organes similaires. Pour qu'on puisse modifier le modèle de broderie également en dehors du rapport de base prévu, il est prévu, selon une autre caractéristique de l'invention, que les outils à broder soient fixés seulement indirectement sur les guides de base. Cette fixation indirecte est par exemple réalisée en ce que les outils à broder sont fixés sur les guides de base avec interposition de barrettes de manoeuvre et en ce que la position des barrettes de manoeuvre par rapport aux guides de base est modifiable. On obtient ainsi une autre possibilité de modifier le modèle de base du fait que les outils à broder sont fixés de façon réglable sur les barrettes de manoeuvre. Suivant l'invention, on peut modifier les positions relatives aussi bien des guides de base recevant plusieurs postes de broderie disposés l'un au-dessus de l'autre que des postes de broderie par rapport au guide de base correspondant, ce qui permet de faire varier la forme des modèles et également leur grandeur et, en outre, on peut déterminer la position de chaque poste de broderie d'un guide de base en vue de la modification du modèle à réaliser. Comme cela est possible pratiquement pour tous les guides de base ou pour tous les postes de broderie les recevant, en conservant les mêmes proportions, on peut grace à l'invention faire intervenir pratiquement tous les postes de broderie d'une machine à broder des articles de grandes surfaces pour faire varier. le modèle de broderie à produire de sorte qu'on peut augmenter dans des proportions très importantes la possibilité de variation d'un modèle en faisant intervenir seulement un passage du support d'information. Les barrettes de manoeuvre accouplées au dispositif de commande se présentent sous la forme de paires de barrettes de manoeuvre qui sont réglables en hauteur jusque dans la position désirée par le dessinateur et qui sont actionnées automatiquement par l'intermédiaire d'organes correspondants. Par exemple, l'entraine- ment est assuré par l'intermédiaire de moteurs hydrauliques pas-àpas à l'aide desquels des crémaillères s'étendant sur toute la largeur de la machine et montées sur les guides de base sont déplacées linéairement suffisamment loin pour que le réglage de hauteur des paires de barrettes de manoeuvre situées sur la crémaillère correspondante et portant les têtes de broderie soit effectué en fonction du modèle. Le degré de réglage en hauteur est déterminé au préalable par le dessinateur à l'aide du support d'information.A la place d'un système d'entraînement à moteur hydraulique pas-a-pas, on pourrait également utiliser des dispositifs à disques à gradins ou bien à cames, auquel cas il faudrait prévoir pour chaque paire de barrettes de manoeuvre une roue à came correspondante et il faudrait disposer les roues à cames sur un arbre commun et les commander par un support d'information. Les têtes de broderie placées l'une au-dessus de l'autre étant montées sur un arbre cannelé les traversant, on doit faire en sorte que, du côté des navettes, non seulement le carter de navettes soit réglable en hauteur au-dessus des paires de barrettes de réglage mais que les navettes placées dans ce carter soient entraînées respectivement par un entraîneur supérieur et un entraîneur inférieur. Dans ce cas, le problème de la manoeuvre est rendu bien plus difficile. En correspondance à la course de la navette, on doit également faire déplacer simultanément le carter de navette et la tige d'entraînement portant les entraîneurs supérieurs et les entraîneurs inférieurs de la hauteur appropriée. En outre, le mouvement oscillant axial, qui est produit par l'entraînement principal de la machine, doit être converti en un mouvement vertical rectiligne. Dans ce cas également, on utilise de préférence des moteurs hydrauliques pas-à-pas, des arbres de transmission, des accouplements et des organes similaires. Suivant un autre aspect de l'invention, on utilise en fonction du modèle désiré, des guides de base munis de'têtes de broderie qui sont enclenchés et arrêtés à l'aide du support d'information en vue d'obtenir des effets supplémentaires de décoration ou pour d'autres conditions bien connues dans le domaine de la broderie (par exemple des bords d'accrochage pour des articles). I1 n'est alors pas nécessaire que tous les guides de base soient commandés par des navettes, des dispositifs d'alimentation en fils et des têtes de broderie lors d'une opération exécutée à l'inté rieur d'une zone à broder. Par exemple, les guides de base de navettes et les éléments d'alimentation en fil peuvent continuer à fonctionner normalement; ils ne fournissent cependant plus de fil à partir du moment ol les aiguilles ne sont plus engagées dans la matière à broder et n'entraînent plus de fil. En conséquence, seul le guide de base correspondant aux aiguilles doit être enclenché et arrêté. Selon l'invention, il est en outre proposé de pourvoir l'arbre d'entraînement des aiguilles et des poinçons d'un élément intercalaire, par exemple un accouplement à griffes, puis de le désaccoupler de l'entraînement principal de la machine à un instant quelconque pour le réaccoupler ensuite. Pour chaque système d'entraînement d'un guide de base, il faut par exemple prévoir un accouplement à griffes ou bien un élément correspondant. Cet accouplement est disposé sur un arbre perpendiculairement à la largeur de la machine de broderie et il est mobile par translation sur cet arbre.De préférence, on prévoit un élément à trois branches dont une branche s'accroche dans l'accouplement et dont la seconde branche est reliée à un entraînement qui est sollicité par un support d'information; le support d'information est programmé de manière que les guides de base soient arretés en fonction du programme correspondant. Pour que, lors du réenclenchement de l'accouplement, les mécanismes d'entraînement puissent à nouveau être synchronisés avec les autres têtes de broderie, la troisième branche est accouplée à un dispositif d'arrêt de l'accouplement ou de l'entraînement; on obtient ainsi que l'arbre soit maintenu dans la position initiale jusqu'à ce que le réenclenchement s'ef- fectue.Du côté du mécanisme d'entraînement, il est par conséquent nécessaire que l'arbre soit toujours immobilisé radialement dans le même endroit afin qu'il ne se produise aucun déphasage par rapport au pignon conique. A la place de l'arbre, on pourrait également prévoir des tiroirs hydrauliques, des accouplements magnétiques ou des organes similaires qui interromperaient l'entraînement et le rétabliraient. Les instants d'accouplement et de désaccouplement sont constamment déterminés par un support d'information. Les navettes se déplaçant à vide et les supports de guides d'introduction de fil sont synchronisés immédiatement dans le processus de broderie et ils n'ont pas d'influence perturbatrice sur la qualité de la broderie. Indépendamment de cette opération, on peut réaliser des deux côtés le sectionnement du fil dans le cas où il pourrait se produire, pour des modèles déterminés faisant intervenir des fils présentant une certaine longueur libre, un entrelacement entre un point et un autre. En principe, il est nécessaire selon l'invention que tous les éléments participant au processus de broderie soient amenés simultanément et en synchronisation dans la position de broderie. Ainsi, la tête de broderie, le carter de navette et la tige d'entraînement de navette participent a ce mouvenent. La position de réglage de la tête de broderie et du carter de navette est conservée pendant l'opération de broderie, c'est-à-dire que la tête et le carter de navette restent dans la position de repos pendant la broderie. La tige d'entraînement de navette est mise en mouvement pendant l'opération de broderie, elle doit être maintenue dans la nouvelle position de réglage en raison de la course d'oscillation axiale. Le positionnement de la tête de broderie, du carter de navette et de la tige d'entraînement de navette s'effectue toujours lorsque la machine de broderie est immobilisée. Alors que les entraînements assurant le mouvement graduel des têtes de broderie et du carter de navette peuvent être accouplés rigidement au mécanisme de manoeuvre, l'entraînement des tiges d'actionnement doit être réalisé avec possibilité d'accouplement et de désaccouplement. La description de l'invention est basée sur un agencement de machine relativement complexe dans lequel les motifs de broderie peuvent être réalisés sélectivement. Par exemple, le mouvement relatif de synchronisation des postes de broderie est réalisé automatiquement pendant un passage de carte ou bien également les mouvements de broderie s'effectuent en dehors d'un passage de carte et complètement indépendamment de la programmation de modèle. Un tel déplacement relatif synchronisé des postes de broderie à l'intérieur de la zone de broderie n'a ainsi besoin d'être réalisé qu'une seule fois et il est valable tant qu'on réalise un même motif de broderie.Comme, par ailleurs, on peut réaliser des dessins absolument nouveaux (on peut par exemple créer dans le cas de tentures de fenêtres ou des articles similaires, en une seule opération de broderie, des motifs de broderie qui sont simultanément réali sés horizontalement et en zigzag dans le tissu de broderie, par exemple du tulle ou une matière similaire), on obtient ainsi des temps d'occupation de la machine de longue durée. Dans ce cas, il n'est pas obligatoire de prévoir un mécanisme coûteux mais on peut choisir un réglage manuel simple faisant intervenir des auxiliaires relativement peu compliqués. En ce qui concerne le réglage graduel de hauteur des guides de base, réalisé par exemple sous la forme de doubles guides, on peut maintenant appliquer à la broderie une technique de tricotage ou de tissage; le motif de broderie peut être adapté par modification des positions des guides de base et des postes de broderie. En outre, on peut obtenir une réduction des frais et des opérations d'établissement de modèle. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit et à l'examen des dessins annexés qui représen- tent à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation de l'invention. La figure 1 est une représentation schématique du dispositif selon l'invention comportant un guide de base dans une position déterminée des têtes de broderie placées l'une -au-dessus de l'autre; la figure 2 est une représentation similaire à celle de la figure 1 mais montrant une position modifiée des têtes de broderie; la figure 3 est une vue en coupe de la figure 1 suivant la ligne A-B; la figure 4 est une vue latérale suivant la flèche C d'une partie de la structure de la figure 2; la figure 5 est une vue latérale, à échelle réduite, de la liaison d'entraînement des différentes têtes de broderie; la figure 6 est une vue en plan de la coupe de la figure 5 suivant E-F; la figure 7 montre l'entraînement des tiges d'actionnement de navette (partie de la figure 5 en vue latérale);; la figure 8 montre un agencement permettant l'enclenchement et l'arrêt automatiques des guides de base; la figure 9 est une coupe partielle de la figure 8 suivant la ligne G-H; la figure 10 est une coupe partielle de la figure 8 suivant la ligne I-K; la figure 11 montre schématiquement un dispositif d'entraine- ment graduel des têtes de broderie; la figure 12 est une vue de détail d'une partie de la fig.ll; la figure 13 est une vue latérale, en partie en coupe, qui est tournée de 900 par rapport à la représentation de la fig. 12; la figure 14 est une vue en plan, en partie en coupe, de la structure de la figure 13; la figure 15 représente schématiquement une partie d'un guide de base comportant trois têtes de broderie qui sont réglables en hauteur et qui sont disposées l'une au-dessus de l'autre;; la figure 16 montre en référence à un modèle de fleur sous une forme simplifiée l'utilisation du dispositif selon l'invention qui est adapté à la nouvelle technique de dessins, à savoir en correspondance au positionnement des têtes de broderie indiqué sur la figure 15; les figures 17a, b, c montrent trois modèles de broderie différents et les doubles guides de base associés et représentés schématiquement. Sur la figure 1, on a représente un guide de base associé à des têtes de broderie 1,2,3,4,5 décalées verticalement de la même distance et placées l'une au-dessus de l'autre. Les différentes têtes de broderie sont fixées individuellement sur des paires de barres de manoeuvre 6,6a; 7,7a; 8,8a. Les barres de manoeuvre sont mobiles les unes par rapport aux autres dans une direction axiale et verticale, par exemple à l'aide de vis d'espacement 9, 10 et par l'intermédiaire de trous oblongs 11, 12 (figures 2 et4). I1 en est de même pour les deux moitiés X et Y d'un guide de base, qui sont guidées de la même manière (figure 3). Les différentes paires de barres de manoeuvre 6,6a; 7,7a; 8,8a sont reliées entre elles, comme indiqué sur la figure 5, par leurs extrémités inférieures à l'aide de traverses 13, 14, 15 et elles sont guidées dans des guides isba, 15b. Sur les traverses 13, 14, 15 sont fixées des tiges filetées 16, 17, 18 qui sont vissées dans des écrous fixes 19, 20, 21 mais cependant montés à rotation. Par l'intermédiaire de renvois d'angle 22, 23, 24 et d'arbres 25, 26, 27 (figure 8), les paires de barres de manoeuvre 6,6a; 7,7a; 8,8a d'une moitié de guide de base sont reliées à un boîtier reduc- teur central 28. Les arbres 29, 30, 31 assurent la liaison d'entraînement avec d'autres guides de base. D'une manière analogue aux barres de manoeuvre des têtes de broderie 1 à 5, il est prévu des barres de manoeuvre 32, 33, 34 pour les carters de navettes qui sont montés dans des guides 39. A cet effet, il est prévu des renvois d'angle correspondants comportant des tiges filetées et des écrous comme pour les têtes de broderie, leurs arbres d'entraînement 40, 41, 42 étant également actionnés par des boîtiers réducteurs 28. Comme le montre la figure 7, la traverse 43 qui s'étend sur toute la largeur de la zone de broderie est entraînée par son dispositif correspondant de manière à exécuter un mouvement rectiligne vertical. Sur la traverse 43, il est prévu, en correspondance à la manoeuvre des têtes de broderie et des carters de navettes, des tiges filetées 44 et des écrous 45 qui portent des traverses supérieures 46, 47, 48 (figure 5) reliées respectivement à des barres d'actionnement 49, 50, 51. Sur les barres d'actionnement sont vissés de façon réglable les entraîneurs de navettes 52, 53, 54 qui sont nécessaires pour actionner verticalement les navettes. En correspondance aux arbres 25, 26, 27; 40, 41, 42; les arbres 55, 56, 57 (figure 6) sont reliés aux boîtiers réducteurs 28, par l'intermédiaire des accouplements 58, 59, 60 qui doivent être désaccouplés lors de l'exécution d'une opération de broderie lorsque la traverse 45 est en mouvement. Le boîtier réducteur est actionné seulement lorsque la machine de broderie est immobilisée et lorsque les tiges d'actionnement se trouvent dans la position de point mort bas de sorte que le processus d'accouplement est assuré par l'intermédiaire des accouplements 58, 59, 60. Le mécanisme de transmission prévu dans le carter 28 est agencé de manière que la course de manoeuvre des trois éléments d'entraînement s'effectue avec une synchronisation parfaite, comme cela est nécessaire pour obtenir un fonctionnement sans incident des aiguilles et des navettes. Pour déplacer de façon déterminée les têtes de broderie se trouvant à l'intérieur d'une moitié de guide de base, il est également possible de déplacer l'ensemble constitué par une moitié de guide de base par rapport à l'autre. Sur la figure 8, on a représenté deux moitiés de guides de base 61et 61a, ou bien 62, 62a ou bien 63, 63a, qui sont associées respectivement aux organes d'entraînement 64, 65 et 66 et qui sont actionnées par l'intermédiaire de pignons coniques 67 et 68 ou 68a à partir d'un arbre principal commun 69. Pour qu'un des organes d'entraînement 64, 65 ou 66 puisse être désaccouplé à volonté, le pignon conique 68 est agencé sous la forme d'un pignon coulissant qui est relié de façon appropriée à l'arbre principal 69 notamment par l'intermédiaire de clavettes 70 et 71. Pour garantir l'engrènement correct des pignons coniques 67 et 68, il est prévu un ressort de compression 72 qui s'appuie sur une bague de réglage 73 mobile axialement.La bague de butée 74 montée également de façon réglable sur l'arbre 69, maintient l'espacement du pignon conique 68 de manière que les pignons 67 et 68 puissent rouler correctement sur leurs cercles primitifs. L'accouplement à griffes 75 qui forme un ensemble complet avec le pignon conique 68, peut être déplacé axialement sur l'arbre 69. I1 est prévu sur un bloc 76, monté à rotation autour de l'arbre 77, un levier 78 à trois branches dont la branche verticale 79 s'accroche par l'intermédiaire des galets 80 dans la rainure 81 de l'accouplement 75; un bras horizontal coopère par l'interme- diaire d'une armature 82 par exemple avec un électro-aimant 83. Cet électro-aimant peut cependant être également remplacé par d'autres éléments de commande comme par exemple des entraînements pneumatiques, hydrauliques ou mécaniques. L'entraînement de commande reçoit ses instructions par l'intermédiaire d'un support d'information qui doit définir en quel endroit d'un motif de broderie les guides de base doivent être arrêtés. Cette immobilisation se produit constamment au point mort haut des aiguilles des têtes de broderie et on doit par conséquent veiller à ce que les entraînements 64, 65 ou 66 restent dans cette position afin qu'ils puissent à nouveau fonctionner, lors du re- enclenchement de l'accouplement 75 par l'intermédiaire des pignons coniques 67 et 68, du même rythme que les autres têtes de broderie. A cet égard, le troisième bras 84 du levier 79 est relié par l'in- termédiaire d'une articulation 85 à une broche d'arrêt 86 qui est montée de manière à pouvoir coulisser axialement dans un bloc fixe 87 (figure 9). Sur le pignon conique 67, qui est fixé à l'aide de vis 88 et 88a sur l'arbre 74, il est prévu un disque 89 qui est réglable radialement à l'aide de la vis 90 et qui comporte une fente de guidage 91 dans laquelle peut s'accrocher la broche d'arrêt 86. Dans la représentation de la figure 8, on a représenté les conditions d'accouplement et de désaccouplement et on voit comment l'attraction de l'armature 82 par les aimants 83 permet de désaccoupler les pignons coniques 67a et 68a, auquel cas il se produit simultanément par introduction de la broche 86 dans la fente 91, une immobilisation de l'arbre 66 dans-sa position initiale jus qu'à ce que, après le blocage de l'arbre 69 qui doit se produire avant chaque processus de commande, le réaccouplement soit rétabli. On doit naturellement veiller également à ce que l'immobilisation de l'arbre 69 s'effectue radialement toujours dans la même position afin qu'il ne se produise aucun déphasage par rapport au pignon 67. Cependant, lorsqu'une seule des moitiés des têtes de broderie disposées verticalement l'une au-dessus de l'autre sur un guide de base doit être arrêtée, comme cela est nécessaire pour produire un motif particulier, cette opération doit s'effectuer à l'aide du dispositif en faisant intervenir des cylindres et des tiges de commande comme cela a été décrit ci-dessus. Cela explique pourquoi, avec le dispositif décrit ci-dessus, les deux moitiés d'un guide de base doivent pouvoir être toujours arrêtées simultanément. Du fait que l'espacement horizontal des guides de base doit pouvoir être modifié graduellement, on doit pouvoir déplacer localement tous les éléments qui coopèrent directement en vue de l'accouplement et du désaccouplement des guides de base. Dans ce but, les blocs 76 et 87 et les électro-aimants 83 sont fixés à l'aide des vis 92 et des écrous 93 sur un support 94 qui est pourvu de trous oblongs 95 permettant une manoeuvre graduelle. Du fait que l'espacement des éléments 76, 83 et 87 reste toujours constant, ces éléments peuvent également être associés à un guide de base et disposés en bloc sur un appui qui peut alors être monté de façon mobile sur le support 94. Les éléments montés sur l'arbre 69 peuvent également être amenes et bloqués d'une manière simple dans une nouvelle position. Sur les figures 11 à 14, on a montré comment s'effectuait la manoeuvre graduelle des tetes de broderie. La figure Il montre schématiquement la répartition des entraînements de toutes les paires de guides de base en vue d'une manoeuvre graduelle, à savoir une répartition suivant le bloc 1 et le bloc 2. De cette manière, on diminue la hauteur de la machine. A chaque bloc correspondent 24 tiges d'entraînement qui sont agencées sous la forme de crémail lères et qui aboutissent à un système d'entraînement centralisé, non représenté. Elles sont actionnées individuellement par un signal produit par un support d'information. Chacun des 12 guides de base 85 à 96 qui sont répartis sur toute la largeur de la zone de broderie, se compose de six courroies 97 à 108, de façon que deux courroies soient toujours placées l'une en regard de l'autre, par exemple 97 et 103 ou bien 101 et 107, et forment une paire sur laquelle sont disposées l'une au-dessus de l'autre des têtes de broderie 109. Dans des parois fixes 110 et 111 du carter sont montés des arbres, par exemple 112, 113, 114 et 115, sur lesquels sont fixés des engrenages droits 116, 117, 118 et 119. En outre, il est prévu sur les arbres, par exemple l'arbre 112, toujours deux paires d'engrenages, comme par exemple 120 et 121, qui sont en prise avec les crémaillères 122 et 123 et qui, dans l'exemple considéré, sont liés par vissage avec les courroies 101 et 107. Dans ce cas, les courroies 101 et 107 constituent une paire qui, lors d'un réglage de hauteur, fait arriver les têtes de broderie 109 fixées sur elles dans une position modifiée. Dans ce mode de réalisation, les paires de courroies 97 à 103 et 100 à 106 ne participent pas au réglage de hauteur. Comme le montrent notamment les figures 15 et 16, il est possible de former avec le dispositif selon l'invention un grand nombre de modèles car le réglage graduel des têtes de broderie, du carter de navette et des tiges d'actionnement permet d'obtenir de nombreux rapports différents de hauteurs. Les têtes 124 et 126 du mode de réalisation de la figure 15 peuvent être amenées graduellement dans les positions 124a et 126a ou bien dans toute autre position intermédiaire.La même considération s'applique au système de la figure 1 dans lequel les têtes de broderie 1 à 5 - peuvent être amenées également graduellement dans n'importe quelle position. Dans le mode de réalisation de la figure 15, il est prévu un seul guide de base correspondant à celui décrit dans le brevet allemand nO 1 942 274 mais on peut prévoir autres guides de base des deux côtés en nombre approprié. Alors que, avec les méthodes de broderie classiques et les machines de broderie connues dans lesquelles les postes de broderie sont alignés les uns à côté des autres, les modèles 129,130,131, 132 représentés sur la figure 16 peuvent être brodés dans la matière correspondante en quatre passages différents de cartes, alors que cette opération est réalisée selon l'invention avec une seule carte ou bien en un seul passage de carte.Pendant que les trois postes de broderie 124, 125, 126 assurent simultanément la broderie des pétales de fleurs 127, la machine a broder interrompt l'ensemble des opérations de broderie par l'intermédiaire du support d'information et elle enclenche un mécanisme de commande qui fait déplacer le poste de broderie 24 sur la barre de manoeuvre de la position 124 jusqu'à la position 124a et le poste de broderie 126 sur une autre barre de manoeuvre vers le bas de la position 126 jusqu'a la position 126a. Le poste de broderie 125 reste dans la position de base de la machine. Après cette opération de positionnement, le processus de broderie est repris par l'intermédiaire du support d'information et les trois postes de broderie assurent maintenant le brodage simultané du coeur 128, 130, 132 des fleurs. Le modèle de base correspondant aux fleurs 127 et 128 est réparti maintenant sur la surface de l'article. On peut apporter des variations a partir de ces deux éléments de base en opérant de multiples façons à l1inté- rieur des guides de base. En outre, il est possible avec la machine selon l'invention de régler différemment les guides de base adjacents en vue de réaliser le même modèle, c'est-à-dire de prévoir des intervalles, des groupages, etc..Avec le dispositif selon l'invention, il est cependant également possible d'arrêter à volonté des guides de base dans l1opération de broderie puis de les ré- enclencher de sorte que le concepteur et le dessinateur disposent d'un grand nombre de possibilités nouvelles. Sur les figures 15 et 16, on a représenté un mode de réalisation simple mettant en évidence de nombreuses possibilités existantes d'exécution de modèles. Les guides de base adjacents peuvent cependant être modifiés les uns par rapport aux autres dans la position des postes de broderie de manière à obtenir sur toute la largeur de l'étoffe une disposition proportionnée de lignes ondulées, de lignes en zigzag, d'ensembles indépendants, etc.. I1 est cependant également possible de transformer des motifs individuels disposés en ligne droite en motifs individuels en quinconces. Sur les figures 17a, 17b et 17c, on a représenté trois modèles de broderie différents ainsi que les doubles guides de base correspondants. Les médiatrices 133 à 138 passant par les centres des guides de base indiquent que les motifs représentés à chaque fois à gauche des médiatrices correspondent à la moitié de gauche des doubles guides de base 139 à 144 alors que les motifs représentés à droite des médiatrices correspondent aux moitiés de droite des doubles guides. En correspondance au réglage de hauteur des guides de base, on peut faire varier pratiquement à l'infini les modèles, comme cela a été mis en évidence par les trois exemples représentés. Dans un mode de réalisation simplifié permettant un réglage manuel, chaque barre de manoeuvre est munie, par exemple, à son extrémité supérieure ou inférieure, d'une partie dentée et d'un ressort de traction puissant. En outre, il est prévu sur la denture une graduation de hauteur afin que les hauteurs de réglage puissent être lues exactement. Cette denture est en prise avec un pignon pourvu d'un cliquet de verrouillage. Le pignon est monté par exemple dans un bloc qui est fixé sur la traverse supérieure ou la traverse inférieure de la machine, au-dessus ou en-dessous. Le pignon est alors disposé de manière que la partie non supportée soit agencée en forme de quatre pans et soit placée en saillie. Chaque barre de manoeuvre comporte par conséquent un embout denté s'étendant sur la longueur de la zone de réglage de hauteur qui peut être choisie à volonté. Le pignon est en prise avec la denture et il est appliqué par un cliquet de verrouillage contre cette denture. La pression antagoniste est exercée par un ressort de traction puissant. La barre de manoeuvre ne peut par conséquent pas changer de hauteur ou de profondeur. Lorsqu'on doit effectuer un réglage de hauteur du côté des aiguilles ou des navettes, l'opérateur place, lors de la transformation de la machine, un levier classique sur le pignon à quatre pans, il soulève légèrement ce dernier afin de séparer les dentures puis il fait pivoter le cliquet et il déplace la barre de manoeuvre correspondante jusqu'à la hauteur ou à la profondeur désirée (qui peut être lue sur la graduation). Lorsqu'il a terminé le réglage de hauteur ou de profondeur de la barre de manoeuvre correspondante, il ramène le cliquet de verrouillage dans la denture. Le ressort de traction précité rétablit alors par la pression antagoniste exercée la liaison avec conjugaison de force. L'opérateur enlève le levier et il passe à la barre de manoeuvre suivante qui doit être déplacée conformément au modèle correspondant. I1 est possible de réaliser une telle manoeuvre aussi bien pour les barres de manoeuvre situées du côté des aiguilles comme indiqué sur la figure 1, références 6 + a, 7 + 7a et 8 + 8a, que pour les barres situées du côté des navettes de la figure 1, références 32, 33, 34. En outre, les barres d'actionnement de la figure 5, référencées 49, 50, 51 doivent être divisées à l'extrémité de pied ou à l'extrémité de, tête et elles doivent être accouplées à la façon d'une tige filetée ou d'un manchon fileté. Dans le cas d'un réglage de hauteur ou de profondeur, la liaison est séparée et, d'une manière connue, on règle la nouvelle distance et on rétablit ensuite la liaison rigide. On doit opérer manuellement de la manière décrite d'une barre de manoeuvre à la suivante, à savoir aussi bien du côté des aiguilles que du côté des navettes. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés, elle est susceptible de nombreuses variantes, accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans s'écarter pour cela de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1. Machine à broder, notamment machine à broder des articles de grandes. surfaces, dont les outils à broder situés du côté des aiguilles dans chaque poste de broderie sont réunis dans des têtes correspondantes et/ou les têtes de broderie de postes de broderie situés l'un au dessus de l'autre sont fixées de fa çon réglable sur un guide de base commun s'étendant sur la hauteur de la zone à broder, machine caractérisée en ce que les outils à broder situés du côté des aiguilles et des navettes dans chaque poste de broderie sont disposés de manière à pouvoir être entraînés en synchronisme par rapport à la zone à broder. 2. Machine à broder selon la revendication 1, caractérisse en ce que les outils à broder situés du côté des aiguilles et des navettes sont agencés de manière à pouvoir sélectivement être déplacés individuellement en groupes ou d'un bloc et en ce que les guides de base sont disposés du côté des aiguilles et des navettes de manière à pouvoir être déplacés, de préférence grand duellement, par rapport à la zone à broder. 3. Machine à broder selon l'une des revenaications 1 et 2, caractérisée en ce que la position relative des guides de base par rapport à la zone à broder est modifiable et en ce que les dispositifs d'entraînement des postes de broderie réunis sur un guide de base sont agencés du côté des aiguilles et des navettes de façon à pouvoir être enclenchés et arrêtés sélectivement individuellement, en groupe ou d'un bloc. 4. Machine à broder selon la revendication 1, caractérisée en ce que les outils de broderie sont fixés avec interposition de barres de manoeuvre sur les guides de base, en étant de préférence réglables sur lesdites barres aussi bien du côté des aiguilles que des navettes, et en ce que la position relative des barres de manoeuvre par rapport aux guides de base est modifiable aussi bien du côté des aiguilles que des navettes. 5. Machine à broder selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que les têtes de broderie (1 à 5) sont disposiées les unes par rapport aux autres dans le plan de la surface-d broder sur-les paires--de barres-de mAnoeuvre--- (6, 6a, 7, 7a, 8, 8a) de manière à pouvoir être déplacés~gra- duellement en hauteur. 6. Machine à broder selon la revendication 5, caractérisée en ce que les paires de barres de manoeuvre sont reliées entre elles par leurs extrémités inférieures à l'aide de traverses (13, 14, 15)-et sont guidées dans des guides (15a, 15b), les traverses(13, 14, 15) étant alors reliées par l'intermédiaire de tiges filetées (16, 17, 18), de renvois d'angle (22, 23, 24) et d'arbres (25, 26, 27) à un mécanisme de transmission (28). 7. Machine à broder selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce qu'il est prévu des barres de manoeuvre (32, 33, et 34) pour les carters de navettes, lesdites barres étant montées dans des guides (39). 8. Machine à broder selon l'une des revendications 6 ou 7, caractérisée en ce que les arbres d'entraînement (40, 41, 42 de la transmission associée au carter de navette sont entra il nés par ledit mécanisme de transmission (28). 9. Machine à broder selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que le réglage de hauteur est commandé automatiquement par un support d'information, par exemple par l'intermédiaire d'arbres de renvois d'angle (29, 30, 31) à l'aide de crémaillères, ou bien hydrauliquement à l'aide de moteurs pas-à-pas, ou bien à l'aide de disques à gradins, de systèmes à cames ou d'autres organes interchangeables, par exemple par l'intermédiaire de chaînes et de.- pignons. 10. Machine à broder selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce qu'il est prévu une traverse (43) s'étendant sur toute la largeur de la zone à broder et reliée par l'intermédiaire d'organes de manoeuvre (44, 45) aux organes d'actionnement (49 , 50, 51) des entraîneurs de navettes (52, 53, 54). 11. Machine à broder selon l'une quelconque des revendications I à lo, caractérisée en ce que des arbres (55, 56, 57) sont reliés au mécanisme de transmission (28) par l'intermédiaire d'accouplements pouvant être embrayés et débrayés (58, 59, 60). 12. Machine à broder selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisée en ce que , pour l'enclenchement et l'arrêt des guides de base, l'arbre dbntrainement (69) des aiguilles et des poinçons-est muni d'un accouplement (75) qui assure la liaison séparable de l'arbre d'entraînement (69) avec l'arbre principal de la machine et qui est notamment monté de façon à pouvoir coulisser axialement sur arbre (69). 13. Machine à broder selon la revendication 12, caractérisée en ce qu'un levier à trois branches (78) placé sur un dispositif de support (76) est agencé de manière qu'unebranche coopère avec un organe de commande, par exemple un électroaimant (83) et qu'une troisième branche (84)soit montée de façon à pouvoir coulisser axialement (en 87) sur une articulation à broche d'arrêt (85, 86). 14. Machine a broder selon l'une quelconque des revendications 10 à 12, caractérisée en ce que, pour modifier graduellement l'espacement horizontal des guides de base, les dispositifs d'appui (65, 87) sont fixés sur un support (94) qui est pourvu de moyens (95) permettant un réglage graduel, par exemple des trous oblongs. 15. Machine à broder selon l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisée en ce que, pour permettre une manoeuvre graduelle des têtes de broderie, il est prévu dans des parois fixes (110, 111) du bâti de la machine des arbres (112 à 115) portant des engrenages droits (116, 119), et des paires de pignons (120, 121) qui sont en prise avec des crémaillères (122, 123) et qui coopèrent avec des courroies de guides de base (101, 107).