La présente invention a essentiellement pour objet une installation et un procédé pour la mesure et le contrle séquentiels de traces de mercure contenues dans un gaz. La présente invention a plus particulièrement pour objet une installation et un procédé pour la mesure et le contrôle séquentiels de traces de mercure contenues dans le gaz naturel. On sait que dans une unité de liquéfaction de gaz naturel, le mercure présent en faibles quantités dans le gaz naturel peut se concentrer dans les parties froides de unité de liquéfaction. Ce mercure représente un risque de corrosion important pour les tubes en alliage d'aluminium constituant les échangeurs de chaleur. Par ailleurs, on sait que la corrosion de l'alumi- nium par le mercure ne peut se développer qu a des températures relativement élevées et en présence d'oxygène ou d'eau mais ces conditions peuvent justement etre remplies lors des opérations de dégivrage de l'installation. I1 importe donc de se prémunir contre toute introduction de mercure dans les unités de traitement du gaz naturel en épurant ce dernier du mercure qui est éventuellement présent dans le gaz naturel.Cependant il peut rester des traces de mercure dans le gaz naturel épure. Dans ces conditions le problème se pose de mesurer et de contrôler les traces de mercure contenues dans le gaz naturel qui vient d'être traité dans une unité d'épuration du mercure. Jusqu' présent aucune solution satisfaisante n'a été apportée au probl*e- me posé par la mesure et le contrôle de traces de mercure contenues dans le gaz naturel. Un objet de l'invention consiste à trouver une solution permettant la mesure et le contrôle séquentiels de traces de mercure contenues dans le gaz naturel. De façon plus genérale, un objet de ltinveintion est de résoudre le pro blème posé par la mesure et le contrôle de traces de mercure contenues dars un gaz. Cette mesure et ce contrôle sont de préférence réalisés par une installation fonctionnant automatiquement tout en étant de conception simple. Plus précisément, la présente invention concerne une installation pour la mesure et le contrôle de traces de mercure contenues dans un gaz tel que par exemple du gaz naturel, ladite installation étant caractérisée en ce qu'elle comprend en combinaison: a) un circuit de circulation de gaz sur lequel sont montés en série respectivement un premier piège et un deuxième piège, b) ledit premier piège servant de piège de prélèvement, renfermant un corps susceptible de fixer le mercure tel que notamment de la laine d'or, c) ledit deuxième piège servant dé piège de mesure, renfermant également un corps susceptible de fixer le mercure tel que notamment de la laine d'or, ledit deuxième piège étant situé en aval du premier piège, d) des moyens de refroidissement du premier piège permettant d'amener celui-ci dans des conditions telles que les traces de mercure que l'on veut contrôler puissent y etre retenues et des moyens de chauffage dudit premier piège permettant de chasser les tra.ces de mercure précitées retenues précédemment dans le premier piège, e) des moyens de refroidissement du deuxième piège permettant d'ame ner celui-ci dans des conditions telles que les traces de mercure en provenant ce du premier piège puissent y etre retenues et des moyens de chauffage dudit deuxième piège permettant de chasser lesdites traces de mercure précédem- ment retenues dans ledit deuxième piège, f) un appareil de mesure tel que par exemple un spectrophotomètre d'absorption atomique situé après les deux pièges précités et à une certaine distance desdits pièges susceptible d'etre relié en série auxdits pièges, détectant dans une cellule de mesure les traces de mercure contenues dans un gaz vecteur ayant traversé lesdits pièges, g) des moyens d'étalonnage tels que par exemple un tube à perméation susceptible de délivrer- une quantité déterminée de mercure à l'entrée du premier piège, h) une source de gaz vecteur permettant la purge de l'installation et l'entrainement du mercure piégé dans l'installation et servant de gaz de référence à l'appareil de mesure précité. Avantageusement cette installation permet de réaliser une mesure précise et un contrôle séquentiebdes traces de mercure présentes dans le gaz que l'on veut contrôler. Selon un mode de réalisation préféré les deux pièges sont constitués de façon a résister à la pression d'alimentation du gaz à contrôler et de préférence, s'agissant en particulier de gaz naturel, l'installation est anti-défla granite Les pièges résistant å la pression d'alimentation du gaz offrent l'avantage de travailler å la pression de fonctionnement de l'unité et ne nécessitent donc pas de circuit de décompression intercalé entre l'unité de traitement et les pièges. L'invention se rapporte en outre å un procédé de mesure et de contrôle de traces de mercure contenues dans un gaz tel que par exemple du gaz naturel pour la mise en oeuvre de l'installation ci-dessus décrite, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'on effectue les opérations séquentielles successives suivantes que l'on répète autant de fois que désiré: A - on étalonne l'appareil de la manière suivante:: a) on véhicule à débit constant un gaz étalon, ayant une teneur déterminée en mercure, dans deux pièges placés en série, pendant un temps déter miné dit "temps d'étalonnage" de manière à retenir dans le premier piège une quantité déterminée de mercure, lesdits pièges étant préalablement amenés une température permettant la rétention du mercure dans lesdits pièges, b) on vérifie le fonctionnement du premier piège comme suit:: - on chauffe le deuxième piège pour chasser le mercure éventuellement retenu dans le deuxième piège lors de l'opération a) précédente, ledit chauffage étant réalisé tout en faisant circuler un gaz vecteur à travers les pièges de manière à véhiculer le mercure chassé du deuxième piège dans la cellule de mesure de l'appareil de mesure, - on compare la valeur mesurée lors de cette opération à une valeur normale de référence et dans le cas où cette valeur est éloignée de cette valeur de référence on arrête l'étalonnage et on effectue des opérations de controle du premier piège, - on refroidit rapidement le deuxième piège pour continuer 11 étalonnage Si cette valeur est voisine de la valeur de référence, c) on chauffe le premier piège tout en faisant circuler un courant dudit gaz vecteur å travers les pîègesdemanière à transférer le mercure chassé du premier piège dans le deuxième piège, puis on refroidit le premier piège, - simultanément à l'opération de transfert précitée, on mesure la quantité du mercure contenu dans le gaz vecteur sortant du deuxième piège en le faisant passer après le deuxième piège dans la cellule de mesure de l'appareil de mesure, - on compare la valeur mesurée à une valeur seuil normale et dans le cas où cette valeur mesurée est trop éloignée de ladite valeur seuil on arrete l'étalonnage et on effectue des opérations de contrôles du deuxième piège, d) on chauffe le deuxième piège tout en faisant passer dans les pièges et ensuite danslaellule de mesure de l'appareil de mesure le gaz vecteur de manière à entrainer le mercure chassé du deuxième piège vers l'appareil de mesure, la mesure obtenue permettant de déterminer la quantité de mercure renfermée dans du gaz étalon ; puis on refroidit le deuxième piège, e) on compare la quantité de mercure du gaz étalon mesurée en d à une fourchette de valeurs tenant compte de la dispersion de la méthode d'étalonnage et dans le cas où cette comparaison n'est pas satisfaisante on arrête la séquence d'opérations et on effectue des opérations de contrôle sur le gaz étalon et sur les pièges ; et B - on mesure les traces de mercure contenues dans le gaz à contre ler après la séquence d'opérations précitées ou indépendamment de la manière suivante: a) on retient dans le premier piège le mercure contenu dans un volume déterminé de gaz à contrôler en faisant passer à débit constant ledit gaz à contrôler dans les pièges,préalablement amenés une température permettant la rétention du mercure dans lesdits pièges, pendant un temps de prélèvement déterminé, b) on fait passer un gaz vecteur dans les pièges pendant un temps de purge déterminé et de là à l'extérieur, - on fait passer ensuite un gaz vecteur à travers les pièges et de là dans la cellule de mesure de appareil de mesure, c) on chauffe le deuxième piège, - puis on refroidit le deuxième piège, - ensuite on chauffe le premier piège chassant du premier piège le mercure qui a été retenu sur le gaz à contrôler en le transférant du premier piège au deuxième, - et on refroidit le premier piège, d) on continue à faire- passer continuellement le gaz vecteur à travers les pièges et de là à travers l'appareil de mesure - on chauffe le deuxième piège chassant vers l'appareil de mesure le mercure qui y était contenu, - puis on refroidit le deuxième piège, e) on compare la teneur en mercure mesurée en d à une valeur seuil servant de seuil d'alarme. Lorsqu'on procéde de cette manière on constate que lton concentre d'abord dans le premier piège le mercure contenu dans un volume important de gaz afin d'obtenir une quantité plus consistante de mercure qui ebt aisément mesurable. De plus cette mesure est comparative car le procédé selon l'invention permet de comparer le signal fourni pour une quantité de mercure inconnue retenue lors d'un prélèvement sur le gaz à contrôler au signal obtenu dans des conditions de fonctionnement semblables pour une quantité de mercure connue retenue lors d'un prélèvement sur un gaz étalon à teneur déterminée en mercure. L'opération de transfert du premier piège au second piège a pour but principal de chasser avec le gaz vecteur des composés tels que des hydrocarbures lourds éventuellement piégés dans le premier piège pendant le prélève ment sur le gaz à contrôler et qui pourraient interférer lors de la mesure. L'invention apparaîtra plus clairement à l'aide de la description détaillée qui va suivre faite en référence à la figure unique donnée seulement à titre d'exemple qui est un Stéma illustrant les organes essentiels d'une installation conforme à l'invention. Suivant cet exemple de réalisation concernant le cas particulier de la mesure et du controle du mercure contenu dans du gaz naturel, ladite installation comporte un circuit de circulation 1 de gaz sur lequel sont montés en série respectivement un premier piège 2 et un deuxième piège 3, lesdits pièges renfermant de la laine d'or (non représentée). Le premier piège 2 est constitué d'un tube en acier inoxydable de diamètre intérieur 4 mm et de 130 mm de longueur, contenant deux grammes de laine d'or en fils de 5/loto de mm modérément tassée sur une longueur de 30 mm environ, ledit piège 2 est muni d'une résistance chauffante 4 dont les caractéristiques sont par exemple (5,5 ft/m, 1 = 130 cm) enroulée à spires jointives autour dudit piège 2 et d'un ventilateur 5.Ledeuxième piège 3 identique au premier piège 2, est muni également d'une résistance chauffante 6 de meme type que la résistance 4 et aussi enroulée autour dudit piège 3 et d'un ventilateur?, lesdites résistances (4 et 6) étant reliées à un circuit d'alimentation 8 dont la tension est régulée à 65 V - 1 V. Les pièges 2 et 3 sont munis de thermocouples, connus en soi, par exemple chromel - Alumel, 9 et 10. Le circuit de circulation 1 est relié avant le premier piège 2 à la sortie 11 d'une électrovanne 12 ayant deux entrées 13 et 14 et ledit circuit 1 est relié après le deuxième piège 3 à l'entrée 15 d'une électrovanne 16 ayant deux sorties 17 et 18. Entre le premier piège 2 et le deuxième piège 3 est disposé un tube 77, communiquant avec le circuit 1, permettant de réaliser des injections dans le deuxième piège 3. La première entrée 13 de l'électrovanne 12 est reliée à une canalisation 19 comportant undétecteur de débit 20 et un filtre 76, ladite canalisation 19 étant reliée à la sortie 21 d'une électrovanne 22 ayant une entrée 23 et une deuxième sortie 24. L'entrée 23 de la vanne 22 communique avec le circuit d'approvisionnement 25 en gaz naturel, ledit circuit 25 est muni d'un filtre 26 et de vannes 27 d'isolement dudit filtre 26 ainsi que d'un manomètre 28 de prise de pression. La sortie 24 de la vanne 22 communique avec une torche (non représentée). par l'intermédiaire d'une conduite 29. La deuxième entrée 14 de I'électrovanne 12 est reliée à une canalisation 30 solidaire de la sortie 31 d'une électrovanne 32 ayant deux entrées 33 et 34. La première entrée 33 de l'électrovanne 32 communique par l'intermédiaire d'une conduite 35 avec le circuit 36 de gaz vecteur en passant dans la cellule de référence 37 de l'appareil de mesure38 qui est un spectrophotomètre équipé d'une cellule à gaz. Le circuit 36 comporte successivement agencéspur la conduite 35 un clapet de sécurité 39, une vanne de contrôle 40, un détecteur de débit 41, un filtre 42 et un absorbeur 43 contenant du chlorure de palladium. La conduite 35 communique avec un pressiostat 44 permettant d'approvisionner en gaz vecteur, qui est de l'azote dans le cas présent, le circuit 36 ; ledit gaz vecteur étant fourni par deux réserves d'azote 45 et 46 comportant deux manomètres 47 et 48 de détection de la pression d'azote dans les réserves 45 et 46. La deuxième entrée 34 de l'électrovanne 32 est reliée à une canalisation 49 débouchant à une sortie 50 d'une électrovanne 51 ayant une entrée 52 et une deuxième sortie 53 L'entrée 52 communique avec le circuit 54 de gaz étalon qui comprend successivement agencés sur une conduite 55, une vanne de contrôle 56, un tube à perméation 57 se présentant sous la forme d'un cylindre de téflon de l, 25"C à 0, 1 cl près. La conduite 55 est immergée en 59 dans le bain thermostaté 58 puis la conduite 55 comprend un régulateur de pression 60, un filtre 61, un absorbeur 6Z contenant du chlorure de palladium et ladite conduite 55 communique avec un pressiostat 63 alimenté en azote, comme gaz vecteur, provenant de deux ré - serves 64 et 65 ayant deux manomètres 66 et 67 de détection de la pression d'azote dans les réserves 64 et 65. Par ailleurs le tube à perméation 57 est muni d'un thermocouple 68 détectant le température à l'intérieur du tube 57. La deuxième sortie 53 de l'électrovanne 51 communique avec l'extérieur par une canalisation 69 ayant un absorbeur 70 renfermant du chlorure de palladium. La première sortie 17 de l'électrovanne 16 communique avec l'extérieur par l'intermédiaire d'une conduite 71. La deuxième sortie 18 de ltélectrovanne 16 est reliée par l'intermédiaire d'une calalisation 72 à la cellule de mesure 73 de l'appareil de mesure 38 puis la canalisation 72 comporte un détecteur de débit 74, un absorbeur 75 renfermant du chlorure de palladium et débouche à l'extérieur. Surlafigure , la flèche A représente le parcours du gaz étalon dans l'installation, la flèche B représente le parcours du gaz naturel, la flèche C représente le parcours du gaz vecteur. L'installation décrite ci-dessus fonctionne de la manière suivante en considérant le cas où le gaz vecteur est de l'azote, le gaz étalon est de l'azote ayant une teneur déterminée en mercure et le gaz à contrôler est du gaz naturel. Ce fonctionnement est également décrit en faisant référence à la figure unique annexée. Le fonctionnement de l'installation précitée suit les séquences d'opérations successives suivantes que l'on répète autant de fois que désiré. A - on étalonne d'abord l'installation de mesure de la manière sui vante on prépare d'abord un gaz étalon dans le circuit de gaz étalon 54 en faisant circuler de l'azote, fourni par l'une des réserves 64 ou 65 d'azote, dans la canalisation 55 puis dans le tube à perméation 57 qui est maintenu à une température constante égale à 25 "C à 0,1 C près , pour mélanger, à une te- neur constante, du mercure au gaz vecteur en créant ainsi ledit gaz étalon évacué par ia sortie 53 de 1'électrovanne 51 lors de la mise en régime. Le mercure contenu dans le tube à perméation 57 diffuse par perméation à vitesse constante à travers la paroi de téflon et se mélange à l'azote diluant. Toutes choses égales par ailleurs (pression, nature du polymère ...). Le rendement de perméation R du tube 57 n'est fonction que de la température et a été déterminé auparavant en comparaison avec des injections, réalisées grace au tube d'injection 77 situé en tête du piège 3, de volumes connus d'air saturé de vapeurs de mercure à O"C. On a déterminé que sur 70 mesures le rende -l ment de perméation R pour 15 cm de tube à 250C est de 0, 60 ng.mn avec un écart type relatif de 2 %. a) Dès que le gaz étalon a été préparé et après avoir vérifié que l'élec trovanne 22 n'est pas excitée et que la température du tube à perméation 57, détectée parle thermocouple 68, est constante et que les réserves d'azote 64, 65, ne sont pas épuisées, on excite les électrovannes 51, 32 et 12 de manière à mettre en communication le circuit de gaz étalon 54 avec le circuit 1. On véhicule ainsi le gaz étalon, à un débit constant de l'ordre de 20 Nl/h qui est contrôlé par la vanne 56, successivement dans les pièges 2 et 3 préalablement amenés à une température, de préférence n'excédant pas SOOC et de là vers l'extérieur par l'intermédiaire de la conduite 71.On laisse circuler le gaz étalon dans les pièges 2 et 3 pendant un temps déterminé dit temps d'étalonnage " Te de manière à retenir par adsorption dans le premier piège 2 une quantité déterminée Qe de mercure égale au produit R. Te, c'est à dire au produit du rendement du tube à perméation par la durée de l'étalonnage. Dès que le temps dsétalonnage Te est écoulé on donne une impulsuen aux électrovannes 51 et 32 pour les remettre en position normale comme indiqué sur la figure. b) on vérifie ensuite le fonctionnement du premier piège 2 comme suit: - l'électrovanne 32 étant non excitée, c'est à dire mettant en communication le circuit de gaz vecteur (azote) 36 avec la canalisation 30, et les électrovannes 1Z et 16 étant excitées, 11 azote provenant de l'une des réserves 45 ou 46 circule dans la cellule de référence 37 de l'appareil de mesure 38 puis dans les pièges 2 et 3 et de là vers la cellule de mesure 73 de l'appareil de mesure 38 à un débit constant de l'ordre de 20 Nlgh. On chauffe alors le deuxième piè- ge 3 en mettant à 11 aide de l'installation 8 sous une tension égale à 65 vu 1 V la résistance 6 jusqu'à ce que la température à l'intérieur du piège 3 atteigne 400"C constituant un seuil de température supérieur. Le mercure éventuellement retenu dans le deuxième piège 3 lors de l'opération a précédente est alors désorbé de la laine d'or et est chassé du piège 3, par l'azote, vers la cellule de mesure 73 où on détecte un signal proportionnel à la quantité de mercure. - on compare alors la valeur mesurée dans cette opération à une valeur normale de référence établie à partir d'un étalonnage Si cette valeur mesurée s'éloigne de plus de 10 % de la valeur de référence on arrête l'étalonnage et on effectue des opérations de contrôle du premier piège 2 qui est hors service. Si cette valeur mesurée est comprise entre 5 et 10 % de la valeur de référence on recommence le chauffage du deuxième piège après qulil ait été refroidi et si on obtient le même résultat on arrête également I'étalonnage, pour contrôle. Dans le cas où cette valeur mesurée s'éloigne de moins de 5 % de la va." leur de référence on met en route le ventilateur 7 pour refroidir le deuxième piège 3 jusqu'à ce que la température à l'intérieur du deuxième piège 3 détectée par le thermocouple 10 soit de l'ordrede500C qui constitue un seuil de température inférieur. On continue alors ltétalonnage. c) l'azote provenant du circuit de gaz vecteur 36 étant toujours en circulation à travers les pièges 2 et 3 et de là passant dans la cellule de mesure 73 de l'appareil 38, on chauffe le premier piège 2 en mettant sous tension (égale à 65 - 1 V) la résistance 4 jusqu'à ce que la température atteigne 400"C constituant un seuil de température supérieur identique à celui du deuxième piège 3, le mercure désorbé de la laine d'or renfermée dans le premier piège 2 est alors chassé par l'azote et transféré dans le piège 3 où le mercure s'adsorbe : puis on refroidit le premier piège 2 en mettant en route le ventilateur 5 jusqu'à ce que la température à l'intérieur du premier piège 2, détectée par le thermocouple 9, soitde l'ordre de 50"C constituant un seuil de température inférieur identique à celui du deuxième piège 3. Lors de ce transfert on détecte dans la cellule 73 un signal permettant de connaître la teneur en mercure. - on compare cette valeur mesurée à une valeur seuil normale déterminée par étalonnage et dans le cas où cette valeur mesurée est éloignée de plus de 5 7o de-ladite valeur seuil on arrête l'étalonnage et on effectue des opérations de contrôle du deuxième piège 3. Si la valeur mesurée s'éloigne de moins de 5 7o de la valeur seuil on poursuit ltétalonnage, le fonctionnement du deuxième piège 3 étant satisfaisant. d) l'azote circulant toujours dans les pièges 2 et 3 et lans la cellule 73 de l'appareil de mesure 38, on chauffe alors le deuxième piège 3 comme lors de l'opération b) de chauffage du deuxième piège 3 sans attendre que le pre mier piège 2 soit complètement refroidi, c'est à dire sans attendre que la température à l'intérieur du premier piège 2 soit inférieure à 500 C. Le mercure chassé du deuxième piège est alors détecté dans la cellule 73 de l'appareil de mesure 38 sotte la forme d'un signal he permettant de déterminer la quantité de mercure du gaz étalon puis on refroidit le deuxième piège 3 comme indiqué précédemment. e) on compare la teneur en mercure du gaz étalon mesurée en dr à une fourchette de valeurs tenant compte de la dispersion de la méthode d'étalonnage et dans le cas où cette valeur mesurée est éloignée de plus de 10 % de la valeur attendue on arrête la séquence d'opérations et on effectue des opérations de contrôle sur la teneur en mercure du gaz étalon et sur le fonctionnement des pièges 2 et 3. Dans le cas où la teneur en mercure du gaz étalon mesurée est éloignée de moins de 10 % de la valeur attendue on enregistre cette valeur (he) qui servira pour le calcul de la teneur en mercure inconnue du gaz naturel. L'étalonnage est alors terminé. De préférence on contrôle également le temps s'écoulant entre le début du second chauffage du piège 3 et l'instant où on obtient la mesure à l'appareil 38, dit " temps de rétention" > et on le compare à un temps de référence constituant une moyenne de divers temps de rétention obtenus pour des opérations d'étalonnage précédentes. Si le temps de rétention est trop éloigné du temps de référence on vérifie le fonctionnement du deuxième piège 3. B - on mesure les traces de mercure contenues dans le gaz à contrôler après la séquence d'opérations précitée ou indépendamment de la manière suivante: a) l'électrovanne 22 mettant normalement en communication le gaz naturel arrivant sous une pression de l'ordre de 40 à 60 bar par la canalisation 25 avec une torche (non représentée) par la conduite 29, on excite l'électrovan- ne 22. Les électrovannes 12 et 16 ne sont pas excitées et sont donc disposées comme-indiqué sur la figure. Le gaz naturel circule donc à travers les pièges 2 et 3 et de là à l'extérieur par la conduite 71. On contrôle le débit du gaz naturel dit "débit de prélèvement" Dp par le détecteur de débit 20 et on le maintient constant à un débit de l'ordre de 25 Nl/mn.Le mercure contenu dans le gaz naturel est retenu en s'adsorbant sur la laine d'or du premier piège 2 et on laisse circuler le gaz naturel pendant un temps déterminé dit "temps de prélèvement" Tp. Dès que le temps de prélèvement Tp est terminé on envoie une impulsion à 1'électrovanne 22 pour ne plus envoyer de gaz naturel dans les pièges et on vérifie que le gaz n'est plus débité en vérifiant que le débit mesuré par le détecteur 20 est nul. b) on excite alors l'électrovnnne 12 seule pour faire passer de l'azote provenant du circuit 36, à débit constant égal à 20 Nl/h à travers les pièges 2 et 3 et de là à l'extérieur par la conduite 71 pendant un temps déterminé dit " temps de purge" pour purger le circuit I du gaz naturel qui y est encore présent. c) on excite l'électrovanne 16 de manière à faire passer le courant d'azote en provenance des pièges 2 et 3 dans la cellule de mesure 73 de l'appareil de mesure 38. On chauffe alors le deuxième piège 3 comme indiqué précédemment pour l'étalonnage, le chauffage du deuxième piège 3 étant asservi à la valeur du débit du courant d'azote et au temps de purge précités, puis on refroidit le deuxième piège 3 comme indiqué précédemment pour l'etaIonnage. Dès que le deuxième piège 3 est refroidi on chauffe le premier piège 2 comme indiqué précédemment pour ltétalonnage de manière à transférer du premier piège 2 au deuxième piège 3 le mercure qui a été retenu sur le gaz naturel, ensuite on refroidit le premier piège 2 comme indiqué précédemment. Le fait que le courant d'azote en provenance des pièges 2-et 3 passe dans la cellule de mesure lors de cette opération permet éventuellement à l'opérateur de vérifier le fonctionnement du premier piège 2 et du deuxième piège 3 respectivement. d) sans attendre le refroidissement complet du premièr piège 2, on chauffe alors le deuxième piège 3 comme précédemment indiqué en chassant ainsi vers l'appareil de mesure le mercure contenu dans le piège 3. Le mercure qri traverse la cellule 73 est alors détecté et l'appareil 38 produit un signal hx permettant de calculer la teneur en mercure du gaz naturel à partir de la rela tion suivante:: Cng/Nm = Qe . hx . 1000 he VGN avec Qx = Qe . hx he GN = D T p p où D = débit de prélèvement en Nl/mn p T = temps de prélèvement en minutes p Qe = R.Te R = rendement de perméation pour 15 cm de tube en nWmn Te = temps d'étalonnage en mn he = signal détecté lors de 11 étalonnage hx = signal détecté lors de la mesure sur le gaz naturel. puis on refroidit le deuxième piège comme indiqué précédemment. e) on compare enfin la teneur en mercure que l'on vient de mesurer enX à une valeur seuil servant de seuil alarme et permettant d'avertir les opé rateurs que l'unité d'épuration du mercure contenu dans le gaz naturel ne fonctionne pas de manière satisfaisante. Cette valeur seuil a été fixée à-10 ng/Nm pour la teneur de mercure tolérée dans le gaz naturel On contrôle également le "temps de rétention"comme précédemment indiqué pour l'opération e de A. En fonction du résultat obtenu pour l'analyse que l'on vient de faire on modifie la durée du temps d'étalonnage et du temps de prélèvement ainsi que la sensibilité de l'appareil pour l'analyse suivante. De préférence cette modi fication est réalisée par un ordinateur ce qui permet de faire fonctionner l'ins- tallation de manière automatique. D'une manière générale on peut adapter les paramètres tels que les dé bits de gaz étalon, de gaz vecteur, de gaz à contrôler, les seuils de tempé rature des pièges, les temps de prelevement, d'étalonnage et de purge aux exigences spécifiques imposées par la nature du gaz à contrôler ainsi que par la teneur en mercure du gaz à contrôler. Le gaz à contrôler étant en parti culier du gaz naturel l'installation doit être antidéflagrante et les pièges doi vent être constitués de manière à résister à des pressions élevées. Cependant, l'installation peut également fonctionner à basse pression telle que à la pression atmosphérique. L'invention comprend donc tous les équivalents techniques des moyens décrits et représentés ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont réalisées suivant son esprit et misesen oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1 - Installation pour la mesure et le contrôle séquentiels de traces de mercure contenues dans un gaz tel que par exemple du gaz naturel, caractérisée en ce que ladite installation comprend en combinaison: a) un circuit de circulation de gaz sur lequel sont montés en série respectivement un premier piège et un deuxième piège, b) ledit premier piège servant de piège de prélEvement, renfermant un corps susceptible de fixer le mercure tel que notamment de la laine d'or, c) ledit deuxième piège servant de piège de mesure, renfermant également un corps susceptible de fixer le mercure tel que notamment de la laine d'or, ledit deuxième piège étant situé en aval du premier piège, d) des moyens de refroidissement du premier piège permettant d'amener celui-ci dans des conditions telles que les traces de mercure que l'on veut contrôler puissent y être-retenues et des moyens de chauffage dudit premier piège permettant de chasser les traces de mercure retenues précédemment dans ledit piège, e) des moyens de refroidissement du deuxième piège permettant d'amener celui-ci dans des conditions telles que les traces de mercure en provenance du premier piège puissent y être retenues et des moyens de chauffage dudit -deuxième piège permettant de chasser lesdites traces de mercure retenues précédemment dans ledit deuxième piège, f) un appareil de mesure tel que par exemple un spectrophotomètre d'absorption atomique situé après les deux pièges précités et à une certaine distance desdits pièges, susceptible d'être relié en série aux dits pièges, détectant dans une cellule de mesure les traces de mercure contenues dans un gaz vecteur ayant traversé lesdits pièges, g) des moyens d'étalonnage tels que par exemple un tube à perméation susceptible de délivrer une quantité déterminée de mercure à l'entrée du pre mier piège, h) une source de gaz vecteur permettant la purge de l'installation et l'entraînement du mercure piégé dans l'installation et servant de gaz de référence à l'appareil de mesure précité. 2 - Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que les deux pièges sont constitués de façon à résister à la pression d'alimentation du gaz à contrôler. 3 - Installation selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que s'agissant en particulier de gaz naturel, I'installation est anti-déflagrante. 4 - Installation selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que les moyens d'étalonnage comprennent en plus du tube à perméation précité, une source de gaz pouvant être de meme nature que le gaz vecteur précité pour véhiculer vers le premier piège le mercure délivré par le tube à perméation, et un bain thermostaté maintenant le tube à perméation à une température constante, ledit bain étant muni de moyens de contrôle de température tels que par exemple un thermocouple. 5 - Installation selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que ladite source de gaz vecteur est une source d'azote. 6 - Installation selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que les moyens de trolle de température tels que par exemple des thermocouples. 7 - Procédé de mesure et de contrôle séquentiels automatique de traces de mercure contenues dans un gaz tel que par exemple du gaz naturel pour la mise en oeuvre d'une installation du type décrit selon rune des revendications 1 à 6, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'on effectue les opérations sé- quentielles successives suivantes que l'on répète autant de fois que désiré: A - on étalonne l'appareil de la façon suivante:: a) on véhicule à débit constant un gaz étalon, ayant une teneur déterminée en mercure, dans deux pièges placés en série pendant un temps déterminé dit " temps d'étalonnage "de manière à retenir dans le premier piège une quantité déterminée de mercure, lesdits pièges étant préalablement amenés à une température permettant la rétention du mercure dans lesdits pièges, b) on vérifie le fonctionnement du premier piège comme suit:: - on chauffe le deuxième piège pour chasser le mercure éventuellement retenu dans le deuxième piège lors de ltopération a précédente, ledit chauffage étant réalisé tout en faisant circuler un gaz vecteur à travers les pièges de manière à véhiculer le mercure chassé du deuxième piège dans la cellule de mesure de l'appareil de mesure, - on compare la valeur mesurée lors de cette opération à une valeur norma- le de référence et dans le cas où cette valeur est éloignée de cette valeur de référence on arrente ltétalomage et on effectue des opérations de contrôle du premier piège, - on refroidit rapidement le deuxième piège pour continuer 11 étalonnage si cette valeur est voisine de la valeur de référence, c) on chauffe le premier piège tout en faisant circuler un courant dudit gaz vecteur à travers les pièges de manière à transférer le mercure chassé du premier piège dans le deuxième piège ; puis on refroidit le premier piège, - simultanément à l'opération de transfert précitée, on mesure la quantite du mercure contenu dans le gaz vecteur sortant du deuxième piège en le faisant passer après le deuxième piège dans la cellule de mesure de l'appareil de mesure, - on compare la valeur mesurée à une valeur seuil normale et dans le cas où cette valeur mesurée est trop éloignée de ladite valeur seuil on arrete l'étalonnage et on effectue des opérations de contrôle du deuxième piège, d) on chauffe le deuxième piège tout en faisant passer dans les pièges et ensuite dans la cellule de me sure de l'appareil de me sure le gaz vecteur de manière à entraîner le mercure chassé du deuxième piège vers l'appareil de mesure, la mesure obtenue permettant de déterminer la quantité de mercure renfermée dans du gaz étalon, puis on refroidit le deuxième piège, e) on compare la quantité de mercure du gaz étalon mesurée en d) à une fourchette de valeurs tenant compte de la dispersion de la méthode d'étalonnage et dans le cas où cette comparaison n'est pas saÙsfaisante on arrête la séquence d'opérations et on effectue des opérations de contrôle sur le gaz etat lon et sur les pièges ; et B - on mesure les traces de mercure contenues dans le gaz à contrô- ler après la séquence d'opérations précitée ou indépendamment de la manière suivante: a;) on retient dans le premier piège le mercure contenu dans un volume déterminé de gaz à contrôler en faisant passer à débit constant ledit gaz à contrôler dans les pièges préalablement amenés à une température permettant la rétention du mercure dans lesdits pièges pendant un temps de prélèvement déterminé, b) on fait passer un g.az vecteur dans les pièges pendant un temps de purge déterminé et de là à l'extérieur, - on fait passer ensuite un gaz vecteur à travers les pièges et de là dais la cellule de mesure de l'appareil de mesure, c) on chauffe le deuxième piège, - puis on refroidit ledsuxieme piège, - ensuite on chauffe le premier piège chassant du premier piège le mercure qui a été retenu sur le gaz à contrôler en le transférant du premier piege au deuxième, - et on refroidit le premier piège, d) on continue à faire passer continuellement le gaz vecteur à travers les pièges et de là à travers l'appareil de mesure, - on chauffe le deuxième piège chassant vers l'appareil de me sure le mercure qui y était contenu, - puis on refroidit le deuxième piège, e) on compare la teneur en mercure mesurée en d) à une valeur seuil servant de seuil d'alarme. 8 - Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'on prépare ledit gaz étalon en faisant circuler un gaz vecteur de meme nature que le gaz vecteur précité dans un moyen d'approvisonnement en mercure, tel que par exemple un tube à perméation, maintenu à température constante pour mélanger, à une teneur constante, du mercure au gaz vecteur en créant ainsi ledit gaz étalon. 9 - Procédé selon l'une des revendications 7 ou 8, caractérisé en ce qu'on maintient le débit du gaz vecteur constant. 1 0 - Procédé selon l'une des revendications 7 à 9, caractérisé en ce qu'on arrete le chauffage de chaque piège lorsque la température dans chaque piège atteint une température critique constituant un seuil de température supérieur et en ce qu'on refroidit chaque piège jusqu'à ce que chaque piège ait atteint une température critique constituant un seuil de température inférieur. 11 - Procédé selon l'une des revendications 7 à 10, caractérisé en ce qu'on asservit le chauffage du deuxième piège au débit du gaz vecteur et à la durée de purge de l'installation. 12 - Procédé selon l'une des revendications 7 à 11, caractérisé en ce que après ledit transfert du mercure du premier piège au deuxième piège, on chauffe le deuxième piège sans attendre que le refroidissement du premier piège, préalablement chauffé, soit termine. 13 - Procédé selon l'une des revendications 7 à 12, carctérisé en ce S qu'on compare le temps dit temps de rétention, s'écoulant entre le début du chauffage du deuxième piège et l'obtention de la mesure à l'appareil de mesure, à un temps de référence et dans le cas où ledit temps de rétention est trop éloigné du temps de référence on opère des vérifications sur le deuxième piège.