Pour améliorer les transferts de chaleur dans les piles mucléaires, on est amené à constituer des éléments combustibles comprenant des cartouches de faible section, par exemple d'une valeur de l'ordre du centimètre carre, ou bien uns cartou- che b section compliquée, présentant, par exemple, une gaîne extérieure et une intérieure destinées b être mises en contact avec un milieu réfrigérant. On utilise ainsi, couramaent, des cartouches d'un diamètre de l'ordre du centimètre, emplies de poudre combustible nucléaire à base d'oxyde d'uranium naturel, ou enrichit et des cartouches dont les gaines extérieures et intérieures enserrent entre elles un com- bustible nucléaire formé d'un métal ou d'un alliage fissiles. Après séjour dans les piles, les éléments irraéiés doivent être traités, afin de restituer au combustible nucléaire rme pureté prédéterminée, et de récupérer les produits de fission présentant une valeur marchande. Came il est pratiquement impossible d'extraire mécaniquement ce combustible des gaines ou des cartouches, on a généralement recours à un procédé chimique de séparation consistant à dissoudre sélec tiverent les cartouches, ou le combustible nucléaire, dans un bain de nature appropriée aontenu dans un dissolTeur, ou dans une batterie de dissolveurs.Ce bain sera, par exemple, å bas. d'acide nitrique, lorsque les cartouches, en acier inoxydable ou en alliage de zirconium, sont emplies d'une poudre d'oxyde d'uranium naturel ou enrichi, ou bien à base de soude caustique, lorsque les gaîne en aluminium ou en alliage de magnésium enserrent entre elles de l'uramium ou l'un de ses alliages.Il est, toutefois, indispensable de venir débiter les cartouches en tronçons, de manière à permettre au bain d'entrer en contact avec le combustible, ou encore de manière å réduire les dimensions du dissolveur; Comme un élément comprend, -en dehors des cartouches reliées, au mouen d'entretoises latérales, en un faisceau constituent le corps de cet élément,- deux extrémités inertes destinées à assurer la mise en place dans les piles nucléaires, on commence par enlever simultanément, ou successivement, ces extrémités sur une machine de sciage, les cartouches formant le corps de élément restant reliées en faisceau, aux entretoises latérales.Ce faisceau est ensuite amené dans une cisaille com portant un corps mie en relation avec un dissolveur, -ou avec une batterie de dissolveurs,- à l'aide de tuyauteries de liaison, un serre-flancs et un outil avantageuse- ment actionnés au moyen de vérins, et montés dans le corps de la cisaille* en vue de leur coulissement selon une direction prédéterminée, une butée assujettie d la cisaille et un dispositif d'avance servant à faire progresser le faisceau de cartouches d'un pas d'une valeur prédéterminée, par exemple de 20 à 30 millimètres.On remarquera quet dans les cisailles réalisées jusqu'à ce jour, loutil présente une rampe de gradins inclinée sur la direction de coulissement précitée et bordée d'une face plane située en regard du se=eflancs0 Une fois le faisceau de cartouches constituant le corps de l'élément pressé entre le serro-flancs et la butée, outil, actionné grâce j son vérin, vient couper les cartouches en tronçons, ces tronçons tombant ensuite dans le dissolveur, par la voie des tuyauteries de liaison.' I1 importe, toutefois, de noter que, lorsque l'outil vient couper le faisceau de cartouches avant et après une entretoise latérale,- ou bien A ltemplace- ment de cette entretoise*- ladite entretoise continue b relier les tronçons de cartouches les uns aux autres, entrant ainsi la formation dune masse susceptible de venir obstruer le dissolveur, ou sa tuyauterie de liaison d la cisaille.De plus * si le dissolveur est constitué par un convoyeur passant dans le bain de liquide d'attaque, la masse précitée fait éventuellement saillie hors du bain, occasionnant ainsi une dissolution incomplète du combustible nucléaire ou des cartouches0 Ces inconvéients se trouvent encore agravés, si l'on veut réduire en morceaux un élément dont le faisceau de cartouches est entouré d'une chemise.L'outil vient alors découper, à chaque fois, dans cette chemise, un anneau enserrant des tronçons de cartouches0 I1 en résulte qu'une installation conventionnelle de traitement, destinée à l'application du procédé chimique de séparation précité à ces éléments, comprend en dehors d'une machins de sciage et d'une cisaille conventionnelle, un dispositif de désassemblage permettant d'enlever le faisceau de cartouches de la chemise, après enlèvement des extrémités inertes de l'élément sur la machine de sciage. La présente invention permet de remédier aur inconvénients susmentionnés. Elle a pour objet une cisaille essentiellement caractérisée par le fait que la face de l'outil située en regard du serre-flancs comprend au moins une partie saillante et une partie en creux, écartée l'une de l'autre d'une distance de valeur supérieure à celle du pas dont le dispositif d'avance sert è faire progresser le corps de l'élément dans la cisaille:: La partie saillante de l'outil conforme à l'invention permet de pratiquer, dans le corps d'un élément combustible, une saignée d'une profondeur de valeur supérieure à la valeur du pas du dispositif d'avance. I1 en résulte que, lorsque l'outil vient couper ce corps d'élément avant et après une entretoise latérale ou bien à l'emplacement de cette entretoise,- ladite entretoise se trouve séparée en au moins deux morceaux, de medme que la masse de tronçons de cartouches susmentionnde. Dlune manière analogue, l'outil de la cisaille conforme è l'invention permet de séparer, en au moins deux morceaux, l'anneau de chemise découpé dans le corps de l'élément, lorsque le faisceau de cartouches de celui-ci est entouré d'une chemise. L'on supprime, en conséquence, le risque d'obstruction des dissolveures, ou de leurs tuyauteries de liaison a la cisaille, et le risque de dissolution incomplète du combustible nucléaire ou des cartouches, si l'outil de la cisaille conforme à l'invention présente un nombre prédéterminé de parties saillantes; La présente invention couvre liement une installation de traitement comprenant une machine de sciage, une cisaille selon la caractéristique précédemment énoncée, et un dissolveur empli d'un bain de liquide d'attaque. Une telle instaila tion permet, en effet* d'appliquer le procédé chimique de séparation précité, - consistant à dissoudre sélectivement les cartouches ou le combustible nucléaire dans le bain de liquide d'attaque contenu dans le dissolveur,- aussi bien d des éléments dépourvus de chemise, qu'à des éléments comportant une chemise entourant le faisceau de cartouches, sans qu'il soit nécessaire d'adjoindre un dispositif de désassemblage la la machine de sciage et à la cisaille selon l'invention. Pour mieux faire comprendre l'objet de l'invention, on va maintenant décrire, à l'aide du dessin schématique annexé, une installation de traitement conventionnelle comprenant une cisaille également conventionnelle, et quelques-uns des modes de réalisation de l'invention, pris comme exemples non limitatifs. Sur ce dessin t - La figure 1 est une vue longitudinale, avec parties arrachées d'un élément combus- tible t - La figure lA représente à échelle agrandie, la partie Â entourée d'un trait mixte sur la figure 1 ; - La figure 2, analogue à la figure l, est en vue longitudinale, avec parties arra- chées, d'un élément combustible muni d'une chemise t - La figure 3 montre, en plan, une installation conventionnelle destinée à traiter des éléments combustibles ;; - La figure 4 est une vue en plan, avec parties arrachées, d'une cisaille conventionnelle ss - La figure 5 est une vue en coupe du dispositif de la figure 4* selon la ligne V - V de cette figure t - La figure 6 illustre un outil de cisaille conventionnelle présentant deux rampes de gradins inclinées en sens inverse t -La figure 7, analogue à la figure 6, représente un autre outil de cisaille présen tant deur rampes interchangeables de gradins inclinés - La figure 8 est une vue, partie en plan, partie encoupe selon la ligne Vs - VIII du mode de réalisation de l'invention de la figure 9 t - La figure 9 est une vue encoupe, avec parties arrachées, selon la ligne il - IX de la figure 8 t - La figure 10 montre, en élévation, un outil de cisaille conforme à l'invention t - La figure Il est une vue à échelle agrandie de la partie XI entourée d'un trait mirte sur la figure 10 g - La figure 12 illustre, en élévation, une variante de l'élément de la figure 10 ; - La figure 13, analogue à la figure 9, représente une première variante du disposi tif de cette figure t - La figure 14, également analogue è la figure 9, représente une deuxième variante du dispositif de cette figure 1 - La figure 15 représente une troisième variante du dispositif de la figure 9 ;; - La figure 16 est une vue schématique illustrant le fonctionnement de l'outil con forme à l'invention des figures 8, 9 13, ou 14 1 - La figure 17 est une vue, partie en plan, partie eoupe, selon la ligne XVII XVII de la figure 18 t - La figure 18 est une vue en coupe selon la ligne XVIII - XVIII de la figure 17 t - La figure 19 est une vue en coupe selon la ligne XIX - X de la figure 18 t - La figure 20 représente quelques-unes des barres assujetties à l'outil et à la butée de la cisaille illustrée sur la figure 18 t - La figure 21, analogue à la figure 18, montre une variante de l'outil et de la butée de cette figure t - La figure 22, analogue à la figure 19, illustre une variante du dispositif de cette figure t - La figure 23, est une vue en coupe selon la ligne XXIII - XXIII de la figure 22 ; - La figure 24, analogue à la figure 23, représente une variante du dispositif de cette figure t - La figure 25, analogue à la figure 18, montre une première variante de l'élément de cette figure ; - La figure 26, également analogue à la figure 18, illustre une deuxième variante de l'élément de cette figure t - La figure 27 est une vue en plan du dispositif d'avance de la cisaille de la figure 4 t et t - La figure 28 est une vue en plan, avec parties arrachées d'une cisaille conforme à l'invention. En se référant à la figure 1 du dessin on voit qu'on a désigné par 1 un élément combustible formé de deux extrémités inertes 2, et d'un corps 3 comprenant une ou des cartouches 5 emplies d'un combustible nucléaire 4, et reliée en faisceau au moyen d'entretoises latérales 6. Le corps 3 et les extrémités inertes 2 sont assu jettis entre eux au moyen d' entretoises longitudinales 7 (partie gauche de la figure), éventuellement constituées par un nombre approprié de cartouches 5 (partie droite de la figure).Ces cartouches, par exemple en acier inoxydable, ou en alliage de zirconium dit "Zircaloy", peuvent contenir une poudre combustible à base d'oxyde d'uranium naturel ou enrichi, avantageusement mise sous forme de comprimés ; mais on peut égale ment utiliser des cartouches présentant une gaine extérieure 5a (Figure 1A) , et une gatne intérieure 5b, avantageusement en aluminium, en magnésium, ou en alliage de magnésium, ces gtines enserrant entre elles un tube 4 de métal ou d'alliage combustible, par exemple d'uranium ou d'alliage d'uranium;; Sur la figure 2, la liaison entre le corps 3 et les extrémités inertes 2 est assurée, à la feis, à l'aide d'une chmise 8, habituellement percée de trous 8a et constituant une entretoise tubulaire, et d'une entretoise longitudnale 7 (partie gauche de la figure) ou d'une cartouche 5 (partie droite de la figure)0 Lorsqu'on veut séparer le combustible nucléaire des cartouches, on commence par scier successivement, ou simultanément, les extrémités inertes 2, de manière à les séparer du corps 3 contenant le combustible nucléaire. On coupe ensuite ce corps en morceaux dans une cisaille 9 figure 3), ces morceaux étant ensuite envoyés dans le bain de liquide d'attaque. Comme liquide d'attaque, on utilise, par exemple, de l'acide nitrique, éventuellement additionné d'acide fluorhydrique, lorsqu'on veut dissoudre une poudre combustible, A base d'oxyde d'uranium naturel ou enrichi, contenue dans des cartouches en acier inoxydable ou en "Zircaloy" pratique ment inattaquables dans l'acide nitrique. On a recours, au contraire, à une solution de soude caustique, lorsqu'on veut dissoudre des cartouches en aluminium, en magné- sium, ou en alliage de magnésium, enfermant un barreau ou un tube en uranium, ou: on alliage d'uranium, insolubles dans cette solution". On remarquera que, dans le premier cas, il est indispensable de débiter les cartouches en tronçons de manière à mettre en contact l'acide nitrique avec la poudre combustible. Dans le deuxième cas, il est également bon de débiter les car touches en tronçons, dc- manière à réduire le volume du bain de soude caustique". L'installation de traitement dans laquelle sont effectuées les opérations précitées est constituée par une cellule 10 (Figure 3) entourée d'une enceinte de protection biologique il, et contenant une machine de sciage 12 et une cisaille 9 associée à un magasin 13. A laide d'organes de manutention bien connus en soi, et non représentée pour cette raison, les éléments combustibles I sont amenés sur la machine de sciage 12 afin de séparer les extrémités inertes 2 (Figures 1 et 2) du corps 3. Ce corps est ensuite transporté dans le magasin 13 de la cisaille 9 au moyen d'un dispositif de manutention 14, formé, par exemple, d'un engin de levage 15 et d'une table de chargement 20.On remarquera que la table ou le magasin sont équipés d'un dispositif d'avance 21 (Figure 4) servant à faire progresser (Plèche F) le corps 3 de l'élément d'un pas de valeur p prédéterminée, par exemple de 20 à 30 millimètres. Ce dispositif d'avance est d'un type bien ccosu en soi, et on l'a repré senté sommairement pour cette raison à l'aide d'un poussoir 22 actionné au moyen d'un organe moteur 23. Toujours sur cette figure 4, on voit que la cisaille 9, assujettie à l'enceinte 11, comprend un corps 9a fermé à sa partie supérieure à l'aide d'un cou- vercle 24 assujetti ce à des moyens appropriés 25, et à sa partie inférieure à l'aide d'un fond 26 où l'on a pratiqué um orifice d'évacuation 27 commoniquant avec un dissolveur. ou avec une betterie de dissolveure 28, grâce à une tuyauterie 28a.A l'intérieur du corps 9a de la cisaille, sont montés à coulissement un outil 29, et un serre-flancs 30, coopérant entre eux et avec une butée 91 solidaire de la cisaille0 L'otil présente une face plane 29a située en regard du serre-flanes et terminé selon au moins une rampe inclinée 35 de gradins (Figures 5, 6 et 7), et une autre face située en regard du corps 9a de la cisaille, des rouleaux 32 étant avantageusement insérés entre ce corps, l'outil et le serre-flancs. La butée 31 comporte également une face plane 31a disposée dans le prolongement de la face plane 29 de l'outil, et une face 31b coopérant avec le serre-flenes.Des vérins 33, 34, servent à actionner l'outil 29 et le serre-flancs 30, ces vérins, avantageusement du type hydraulique, étant auscsptilbles de développer des poussées respectives de 250 tonnes et de 60 tonnes, lorsque les éléments combustibles présentent une section carrée ayant un côté de l'ordre de 200 à 250 millimètres. Toutes ces valeurs sont * du reste, données à titre d'indication, et elles n'ont de ce fait aucun caractère limitatif. Sur la figure 5, on a représenté un outil 29, d'un tupe conventionnel, présentant des gradins répartis selon une rampe inclinée unique 35. Cette rampe est disposée à la partie inférieure de l'outil, de manière à faciliter la chute du combustible nucléaire dans l'orifice d'évacuation Z7, des chariots 36, 37 à rouleaux étant intercalés entre l'outil 29, le fond 26, et le couvercle 24 de la cisaille, de manière faciliter le coulissement de l'outil dans cette cisaille. On remarquera que ledit outil, afin de faciliter, à la fois, son usinage er son remplacement est abantageusement forné d'un porte-lame 38 et d'une lame 40 sur laquelle est ménagés la face plane 29a (Figure 4) terminée selon la rampe inclinée 35. Cette lame, reposant sur une butée 38a du porte-lame, et présentant des organes de préhension 4a, avantageursement constituée par un trou fileté, comporte, par exemple, une OU plusieurs mortaises 40b où sont engagds des tenons 38b du porte-laie. D'une manière analogue, la butée 31 peut comprendre un porte-grain 41, assujetti au corps 9 de la cisaille, et un grain 42 reposant sur une butée 41a solidaire du porte-grain, des tenons 41b pratiqués dans le porte-grain étant engagés dans des mortaises 42a pratiquées dans le giiiu. Les déplacements intempestifs de la lame 40 dans le portelame) et du grain 42, - présentant des organes de préhension 42b analogues aux organes 40a ,- sont ébités, par exemple, grâce au chariot 36, et grâce à une excroissance 43 du couvercle 24. Lorsqu'on veut remplacer la lame 40 et le grain 42, on commence par reti 36 rer le couvercle 24 et le chariot par exemple à l'aide d'un manipulateur (non représemté) dont sont généralement équipées les cellules de traitement. Toujours à l'aide de ce manipulateur, on vient ensuite visser des tiges filetées (non représentées) dans les trous 40a et 42b de la lame et du grain de manière à les enlever de la cisaille Dans une variante de construction (Figure 6), l'outil 29, ou la lame 40, présentent deux rmpes inclinées 35, 35a. une une autre variante (Flgre 7), les gradins sont répartis sur deux rampes parallèles 35, 35b' agencées symétriquement de même que la mortaise 40b, par rapport à un centre 442 la présence d'une fourrure 45, également assemblée au portelame 38 au moyen d'un ensemble tenon et mortaise (sans référenc) autorisant, comme dam le cas des outils des figures 5 et 6, le montage ou l'enlèvement de la lame 40, et le remplacement de la rampe 35 par la rampe 35b. Le fonctionnement de la cisaille ci-dessus décrite est le suivant t On fait progresser (Flèche F), au moyen du dispositif d'avance 21, le corps 3 dans le magasin 13, jusqu'à ce que l'extrémité avant de ce corps vienne dé- passer d'une distance p la face plane 29a de l'outil, l'extrémité arrière du corps étant en contact avec le poussoir 22. La mise en route du vérin 34 (Flèche G) permet alours de presser les cartouches 5 de combustible les unes sunes sur les autres, entre le serre-flancs 30 et la face 31, de la butée 31. Ces cartouches 5 sont ensuite coupées, grtce à l'outil 29 poussé à l'aide du vérin 33, en tronçons recueillis dans le dissolveur ou dans la batterie de dissolveurs 28 branchés sur l'orifice d'évacuation 27. Grâce aux vérins 33, 34, on fait maintenant coulisser l'outil 29 et le serre-flancs 30 dans le sens indiqué par la flèche H, le corps 3 étant à nouveau avancé (Fièche F), au moyen du dispositif 21, du pas de valeur p. Comme susmentionné, les cartouches 5 sont ensuite presses entre le serre-flancs 30 et la butée 31, puis coupées à l'aide de l'outil 29. Toutes les opérations précitées peuvent dtre,- et sont habituellement,effectuées automatiquement, les vérins 33, 34, et l'organe moteur 23 étant dirigés,- comme illustré schématiquement à l'aide de traits pointillés,- à laide d'un gouver- neur 45 qu'il est inutile de décrire, ce gouverneur n'appartenant pas au moyens généraux de l'invention. I1 importe, en revanche, de noter que la présence d'une entretoise laté- 6 rale 1) est susceptible d'empêcher les tronçons de cartouches de se détacher les uns des autres. Lorsque l'outil 29 vient, en effet, couper l'élément combustible avant et après une entretoise transvereale,-ou bien à l'emplacement de cette entretoise,- ladite entretoise continue à relier les tronçons de cartouches les uns aux autres, occasionnant ainsi la formation d'une masse de dimensions analogues à celles de la section 3 (Figure 5) d'un élément combustible après compression entre le serreflancs 30 et la butée 31. Une telle masse risque d'obstruer le dissolveur 28 ou les tuyauteries 28a reliant l'orifice 27 de la cisaille, au dissolveur 28.De plus, si ce dissolveur est constitué par un conmvoyeur (non représenté) passant dans un tain liquide d'attaque destiné à dissoudre les cartouches 5 ou le combustible nucléaire 4, la masse précitée fait éventuellement saillie hors du bain, provoquant ainsi une dissolution incomplète du combustible nucléaire. Les inconvénients précités se trouvent encore aggravés si l'on veut eou- per en morceaux, avec la cisaille 9, le corps 3 d'un élément combustible appartenant au type représenté sur la figure 2. Dansce cas, effet, le corpe 3 est encoure entouré de la chemise 8, après séparation des extrémités inertes 2 de l'élément sur la machiste de sciage 16.Lorsqu'on vient, à laide du vérin 34, presser les cartouches 5 entre le serre-flancs 30 et la butée 31, ce vérin a également pour effet de presser la che- mise 8 contre les cartouches 5. I1 en résulte que l'outil 29, poussé à l'aide duvérin 33 vient découper, à chaque fois, dans le corps 3, une masse constituée par un anneau de chemise enserrant des tronçons de cartouches0 L'installation de traitement (Figure 3) doit, en conséquence, comprendre un dispositif de désassemblage 46 sur lequel on vient retirer le faisceau de cartouches 5 de la chemise 8 le transport du corps 3 entre la machine 12, le dispositif de désassemblage 46 et la table de chargement 16 étant effectué, par exemple, au moyen de l'engin de levage 15. n convient toutefois, de noter que ce dispositif de désassemblage ne permet pas d'enlever les entretoises latérales 6 du corps 3. On va maintenant décrire une cisaille conforme à l'invention, et montrer comment sont supprimés les inconvénients exposés ei-dessus. Dans un de ses modes de réalisation (Figures 8, 9 et 15) l'outil 29 de cette cisaille comporte, en dehors de la face plane 29 terminée par au soins une rampe inclinée 35 de gradins, une autre face plane 29c présentant une ou plusieurs saillies 47 d'extrémité 47a, les distances séparant la face 29a de la face 29c et de l'extrémi- té 47a de la saillie, ou des saillies, présentant une même valeur P supérieure à celle p dont le poussoir 22 fait progresser le corps 3, lorsque le dispositif 21 (Figure 4) est en action La référence 29a permet, en conséquence de désigner à la fois la face plane bordant la rampe inclinée 35, et l'extrémité 47a de la dent ou des dents 47r cette extrémité et cette face plane formant sur l'outil des parties saillie tes par rapport à la partie en creux de cet outil constituée par la face plane 29c' Le fonctionnement de la cisaille représentée sur les figures 8 et 9 est le suivant :: Corne susmentionné, on fait progresser le corps 3 dans le magasin 13 (Figure 4) de manière que l'extrémité avant de ce corps vienne dépasser d'une distance p, -comptée dans la direction de la flèche F, la face 29a de l'outil, l'extrémité arrière du corps étant en contact avec le poussoir 22. La mise en route du vérin 34 permet alors, corne exposé ci-dessus, de presser les cartouches 5 et, éventuellement une entretoise latérale 6 (Figure 8) ou la chemise 8 (Figure 9), les unes sur les autres, entre le serre-flancs 30 et la butée 31 ; mais, lorsqu'on actionne le vérin 33 (Fièche G), la saillie 47 vient creuser une entaille 48, sommairement indiquée sur la figure 9 en trait mixte, dans le faisceau de cartouches 5, et dans l'entretoise latérale 6 (Figure 8) ou dans la chemise 8 (Figure 9). L'outil 29 continuant à avant cer dans le sens de la flèche G permet ensuite de couper les cartouches 5 en tron çons, et, éventuellement l'entretoise latérale 6 et la chemise 8, déjà divisées en deux parties grâce à l'entaille 48 creusée à laide de la saillie 47. I1 en résulte que, lorsque les deux parties de l'entretoise et de la chemise enserrent encore les tronçons de cartouches 5, les deux masses 3a (Figure 9) de tronçons ainsi formêes présentent des dimensions inférieures à la section 3a (Figure 5) de l'extrémité avant du corps de l'élément, après compression entre le serre-flanes 30 et la butée 31. Dans le De mode de réalisation représenté sur les figures 8 at 9 da dessin, la saillie précitée est formée de l'extrémité libre 47a, avantageusement rectangulaire, d'une dent 47 dont l'autre extrémité 47b logée dans un trou 49 avantageursement rectan- gulaire percé dans l'outil 29, est immobilisés au moyen d'une ou de plusieurs vis 50. Dens la variante de la figure 10, l'outil 29 comprend deux dents, dont les extrémités 47b sont logées dans des saignées 49 pratiquées dans l'outil 29, l'immobilisation de ces dents étant assurée à l'aide dune barre 51 lunie des vis 50 et assujettie à l'outil 29 grâce à des moyens appropriés 52, par exemple grâce à de gou- jons et des écrous, comme représenté sur le dessin.On remarquera que ces vis présentent un organe de préhension à leur extémité libre 50a figure 11) et inn partie filetés 50b, de diamètre de fond de filet d, engagée dans l'outil 29 (Figure 8), ou bien dans la barre 51 de cet outil (Figeres 10 et 11) où l'on a Pratiqué un filetage correspondant, l'autre extrémité 50c de ces vis étant abantagsusmment cylindriqkue, et d'un diamètre d. inférieur à do On évite ainsi, on cas de serrage excessif des dents 47, d'écraser le filet des vis 50, et d'abimer le filetage de l'outil, ou de la barre, loraqu'on vient enlever Les vis 50. Dans une autre variante (Figure 12), l'otil 29 comprend trois dents 47, afin que les masses de tronçons de cartouches, formées lors de l'opération de coupe du corps d'élément, présentent des dimensions plus petites que lorsque outil présente une dent unique (Figure 9). Conformément à l'invention, on peut, du recte, fixer à cet outil un nombre prédéterminé de dents, supérieur à 3, de manière à diminuer encore les dimensions des masses de tronçons de cartouches obtenues dans la eisaille; ; mais les modes de fixation représentés sur les figures 9,10 et 12, sont alors difficile- ment spllicables, l'augemstation du nombre des dents condui ter le nombre des troue ou des saignées 49 dans l'outil, et à diminuer la section des dents 47, qui se trouvent, en effet, à angren- ainsi dangereusement affaiblies. Pour remédier à cet inconvénient, il suffit, toutefois, de pratiquer dans l'outil des trous 49 située dans plusieurs plans perpendiculaires à la direction de coulissement de l'outil indiquée au moyen des flèches G et H. Ces trous sont, Par exemple disposés parallèlement à la rampe unique 35 (Figure 13) de la lame 40, ou encore en quinconce, comme représenté sur la figure 14, la lame 40 comportant alors, éventuelement, deur rampes inclinées 35, 35a, de gradine. La fixation des dents 47 est assurée au moyen des vis 50 (Figure 14) par enfoncement à force des dents, par bombardement électronique (Figure 13) etc0.0 On remarquera que, dans les deux der niers cas cités, l'extréJité 47b des dents 47, et les trous 49 sont avantageusement culindriques. Ces trous peuvent aussi être tronconiques (Figure 15), de même que l'ex- trémité 47b des dents 47, le blocage de ces dents étant assuré au moyen d'un écrou 53 enfilé sur un appendice fileté 47c solidaire de 47b. Quel que soit le mode de fixation adopté pour ces dents, il est, du reste, commede d'utiliser un outil formé d'un porte-lame 38 où sont ménagés les tenons 38b (Figure 8), ou des mortaises 38C (Figure 15), et d'un support 54 reposant, sa partie inférieure, sur la butée 38a (Figure 9). Ce support présente un côté 55, où sont formées des mortaises 54a (Figure 8), ou des tenons 54b (Figure 15) coopé- rant avec les tenons 38b, ou avec les mortaises 38c, et une partie supérieure com- portant un organe de préhension 54c (Figure 8), avantageusement constitué par un trou fileté.L'autre cssté 56 de ce support comprend une partie 56a pouvant prolonger la face 29a de la lame 40, et une autre partie, - constituant la face plane 29c de l'outil,- à laquelle sont fixées les dents 47 et la lame 40. Les deux parties 5a, 29C dece support sont raccordées selon une surface 56b sur laquelle est appuyée la lame 40, la fixation de cette lame sur le support 54 étant effectuée à l'aide de moyens appropriés 57, par exemple face à un brasage (Figure 9) grâce à des vis (Figure 13) etc ... II n'est pas nécessaire, en effte, de monter la lame 40 sur le support 54 au moyen d'un assemblage à tenon et à mortaise analogue à celui utilisé dans le mode dç réalisation conventionnel représenté sur la figure 4, l'enlèvement du support, muni des dents 47 et de la laie 40 partioulièrement susceptible d'usure, poouvant, par exemple, être opéré en fixer, une fois le couvercle 24 et le chariot 36 venant tés à l'aide du manipulateur précité, une tige filetée (non démon- dans le trou 54c. I1 convient, toutefois, de noter que, lorsque la lape 40 comprend deur rampes parallbles 35, 35b (Figure 12) symétriques par rapport au centre 44, les moyen. de fixation 57, avantageusement constitués par des vis' doivent être anovibles, et symétriques par rapport au centre 44, de manière à autoriser le retournement de la lame, et l'utilisation de la rampe 35b, lorsque la lame 35 est usée. De plus, des essais préliminaires ont montré que la formation de l'en- taille, ou des entailles 48 se trouvait améliorée lorsque la butée 31, ou le grain 42, comportaient dans lenr face 31b une ou des encoches 60 situées dans le prolongement de la saillie, ou des saillies 47a, selon la direction de la flèche G, ces encoches étant avantageusement exécutées par fraisage ou par meulage.La mise en route du serre-flancs 30 pernet, en effet de presser les cartouches 5 et l'entretoise 6 (Figure 8) ou la chemise 8 centre la butée 31 ou le grain 42, faisant épouser (Figure 16) les encoches 60 à l'entretoise ou à la chemise, ou encore à l'entretoise et à la chemise' Lorsqu'on actionne maintenant l'outil dans le sens de la flèche G, les saillies 47 de l'outil viennent en regard des encoches 60, puis les dépassent, arrachant ainsi les portions de chemise et d'entretoise qui pourraient encore éven- tuellement obstruer les entailles 48.On est, en conséquence assuré, grâce à la cisaille conforme à l'invention, de diviser là partie coupée du corps 3, en un nombre de masses 3a de tronçons de cartouches supérieur d'une unité au nombrade saillies ou de dents ménagées sur l'outil' Dans une variante (Figure 17), l'outil 29 comporte des parties saillantes 47 a auxquelles peut se trouver réduite la face 29a sumentionnée, séparées par des rainures 61 présentant un fond ou une partie en creux situés sur la face 29c, et désigné pour cette raison, sous la même référence, les parties saillantes et les fonds des raimmres se terminant selon la ra"pe 35 (Figure 18), ou selon les rempes 35a (Figure 21).La butée 31 comporte également des parties saillantes 62 séparées par des rainures 63 présentant un fond situé sur la face 31a et désigné, pour cette raison, sous la même référance. ces rainures etr les parties saillantes 62 étant respectivement dispesée dans le prelongaement des parties saillantes 47a et des rainures 61 de l'outil. Il en résulte que, lorsqu'on fait coulisser l'outil dans la direction de la flèche G, les parties sillantes de l'outil et de la butée pénètrent dans les rainures de cette butée et de cet outil. On va maintenant décrire le fenctionnement de la eimaille conforme à l'invention, représentée sur les figures 17 à 26, en admettant que le corps 3 est pressé entre le serre-flancs 30 et la butée 31, aprogression de se carps (Fièche F) mous l'action du dispositif d'abancs 21 figure 4), l'extrémité avant dudit corps dépassant les saillies 47a de l'outil d'une distane égale à p. Lersqu'on fait avancer l'outil dans lesens de la flàche G, ces sailles viennent creuser des entailles 48 (Figure 18) de profondeur p dans l'extràmité avant du corpe 3, le fond 29c des rainures 61 restant sans ection, las pertions de cartouches, d'entretoise et de chemise, eccupant primltiveement les emplacements des entailles, sent chassées dans les rainures 63 de la butée 31, aprùs avoir été séparées du corps, lorsque les parties saillantes de l'outil et de al butée pénèreent dans les rainures de cette butée et de cet outil. La continuation de l'avance de l'outil dans le sens de la flèche G permet. ensuite. d'expulser hers de la butée 31. Les pertions de cartouch34es, d'antretoise et de chemise, et de les faire tomber par la vole de l'orifice d'évacuation 27 dans le disolveur ou dans la batterie de dissolveures 28 (Figure 4). On fait, maintenent, coulisser l'outil et le serre-flanes dans le sens indiqué par la flèche H, le corps étant abancé, à neuvsau (Fièche F) du pas de valeur p; grâce au dispositif 21, puis pressé eutre la butée 31 et le serre-flancs 30. la progression de l'outil dans le sens de la flèche G pernet alors de venir approfondir les entailles 48, et de couper les parties 3a dur corps séparées gr@ce à ces entailles, au moyen du fond 29c des rainures 61, Si la distance P est inférieure au double de la distance p' S'il n'en est pas ainsi, on fait avancer le corps 3 (Fièche F) autant de fois qu'il est nécessaire pour que le fond 29 puisse venir couper les parties 3af cette opération d'avancement étant précédée des mouvements précités du serre-flancs et de l'outil dans le sens de la flèche H. I1 résulte de ce qui précède qus la cisaille conforme à l'invention permet de déchiqueter le corps 3 en morceaux de dimensions inférieurs à celles des rainures 61, l'entretoise 6 et la chemise 8 se trouvant pincées puis coupées entre l'outil et la butée 31 au cours des mouvements de l'outil dans le sens de la flèche G. On évite ainsi la formation de masse de tronçons de cartouches susceptibles de venir obturer le dissolveur 28 (Pigure 4) ou les tuyauteries 28a, et d'entraver la disso Lution du combustible nucléaire ou des cartouches0 Comme on le voit sur la figure 17, les rainures 61 peuvent être ébau- chées par forgeage dans la face 29a de l'outil 29 de la cisaille, et usinée ensuite à l'aide d'une fraise, d'une meule, ou d'un outil circulaire 58, l'outil 29 de la cisaille recrvant ensuite un traitement de dureissement approprié. Les rainures 61 présentent, en ce cas, à l'opposé de la rampe 35, une partie arreondie 61a cospérant abantageusement avec une cavité 30a ménagée dans la serre-flancs, et ayant pour effet de faciliter le dégagement éventuel, bore de l'outil, de fragments du corps de L'élément combustible. D'une manière analogue, les rainures 63 peuvent être ébauchées par forgeage dans une face 31c de labutée, sitée dans le prolongemnnt du fend 29c des rainures 61, et, en conséquence à une distance p de la face 31a de cette butée. Les rainures 63 sont ensuite usinées à l'aide de l'outil 58 ou d'un outil lanalegue, la butée recevant ensute un traitement de durcissement appropriera qu'afin de faciliter l'éhaluche et l'usinage de ces rainures, il est abantageux de rapporter la butée à l'intéieur du coprs 9a par soudage au mouen d'un couren 31d, par emmanchement à force, etet !!! Dans une première variante (Figures 18 à 21), on a pratiqué dans la partie de l'outil située en regard du serre-flancs 30 et de la butée 31, un logement 64 comportant des parois 64a, 64b, 64 , et un fond 29d' Sur ces parois, et sur ce fond, on est venu braser des barres 65, 66, avantageusement en acier à outil, présen tant des épaisseurs de deux valeurs, dont la différence est égale à la distance P pré citée, une barre 65 longeant toujours au moins une barre 66, et réciproquement.De plus, l'une des extrémités 65a, 66 de ces barres touche la paroi 64d du logement 64, a les autres extrémités 65b' 66b de ces barres constituant la rampe inclinée 35 (Figure 18), ou les rampes inclinées 55, 35 (Figure 21). I1 en résulte que l'outil ainsi organisé présente, conformément à l'invention, au moins une rampe inclinée 35, des parties saillantes 47a constituées par les barres 65, et des rainures dont le fond est constitué par les barres 66. On peut aussi ménager dans la face 31b de la butée, et dans la partie de la butée adjacente à cette face, un logement 67 comportant des parois 67a, 67b 67c, et un fond 31d.Sur ces parois et sur ce fond sont brasées des barres 68, 69 avantageusement en acier à outil, présentant des épaisseurs de deux valeurs, dont la différence est égale à la distance P, une barre 68 longeant toujours au moins une barre 69, et réciproquement. De plus, l'une des extrémités 68a, 69a de ces barres touche la paroi 67a du logement 67, les autres extrémités 68b, 69b de ces barres prolongeant la face 31b du serre-flancs. La butée ainsi constituée comporte, conformément à l'invention, des parties saillantes 62 formées au moyen des barres 68, et des rainures 63 dont le fond 31a est formé au moyen des barres 69. On remarquera que les sections des barres 65, 68 peuvent être identiques, de même que les sections des barres 66 et 69, la largeur de ces dernières barres de vant, toutefois, btre supérieure à celle des barres 65, 68 afin de réserver un jeu entre l'outil et la butée; Dans une deuxième variante (Figure 21), des vis 70 servent à fixer sur l'outil, et sur la butée, les barres 65, 66, 68, 69 comprenant, en ce cas, un corps en acier ordinaire, où passent les vis 70, et des extrémités 65a, 65bt 66a, 66b' 68 t 6%, 69a, 69b, en une matière de dureté supérieure à l'acier ordinaire, par exemple en acier à outil ou en carbure métallique.On peut ainsi remplacer les barres usées, et aussi retourner bout pour bout ces barres, de manière à utiliser les extrémités 65a, 66a, 68a, 69a, lorsque les extrémités 65, sont émoussée. I1 en est de même lorsque les barres de l'outil et de la butée comportent des tenons 71, 72, 73, 74 coopérant avec des mortaises 75, 76, 77, 78 ménagées dans l'outil et dans la butée. Comme représenté sur le dessin (Figure 22), les mortaises 76, 78 servant respectivement à fixer les barres 66, 69 sont avantageusement disposées à des distances égales à la valeur précitée P des mortaises 75, 77 servant à fixer les barres 65, 68 qui sont alors d'épaisseur identique à celle des barres 66, 69. De plus, des fourrures 80, d'épaisseur prédéterminée j, avantageusement brasées sur l'une des séries de barres de l'outil ou de la butée, peuvent être insérées entre les barres, de manière à donner aux rainures 61 ou 63 (Figure 20) des largeurs supé- rieuress à cellees des saillies 47a. 62.Il en résulte qu'il est possible de former un outil et une butée conformes à l'invention en assujetissant à cette butée des barres identiques entre elles, cet outil comportant une rampe inclinée unique 35 (Figure 24) ou deux rapmes inolinées 35, 35a (Figure 23). I1 convient encore de noter qu'il est avantageux (Figures 25 et 26) de réserver devant les extrémités avant des saillies 47 b ou devant les extrémités 66b des barres 65, 66, et derrière les extrémités arrières des saillies 47a, ou derrière les extrémités 65 , 66 des barres 65, 66, des plages 81, 82 situées à une a distance supérieure à P des saillies 47a, c'est-à-dire en retrait par rapport au fond 29c des rainures 61 ; les expressions "devant", 'derrière", "avant" "arrière", se référant au sens indiqué au moyen de la flèche G. On facilite ainsi le dégagement, hors des rainures 61, des portions de cartouches, de chemise, ou d'entretoise éventuellement arrachées au corps 3, et l'on évite que la plage 81 de l'outil vienne frotter sur ce corps, lorsque le fond 29c des rainures 61 vient le couper. Ces plages 81, 82 peuvent, du reste, être disposées à la mFme distance du fond 29c des rainures et aussi être fendues en une plage unique 81a, entourant les rainures 61 et les saillies 47a, la face 29 de l'outil se trouvant alors réduite à ces saillies;; D'une manière analogue, on réserve avantageusement, sur la butée 31, une plage 83 située à une distance supérieure à P des saillies 62, c'est-à-dire en retrait par rappert au fond 31a des rainures 63, et bordant nures la plus éloignée de l'outil, Cette plage, ayant pour obj gement, hors de ces rainures, des portions de cartouches, de chemise, ou d'entretoise coupes dans le corps 3 à l'aide de l'outil 29, peint s 'étendre le long des saillies 62, ou des rainures 63 de la butée, la face 31a de cette butée se trouvant alors réduite aux fonds des rainures 63. Dans le mode de réalisation de la figure 25, où l'outil et la butée sont ébauchés par forgeage, comme dans le cas de la figure 17, les plages 81, SZ, 83 peuvent être obtenues lors de ce forgeage, l'existence de ces plages ayant encore l'avantage de rendre plus aisé l'usinage des rainures 61 et 63. On remarquera enfin que, comme susmentionné, il est commded d'utiliser un outil formé d'un porte-Lame 38, et d'un support 54 assemblé au porte-outil 38 par tenon et mortaise, les rainures 61 étant pratiquées dans ce support; Les rainures 63 peuvent également Stre pratiquées dans le grain 42 assemblé par tenon et mortaise au prote-grain 41, l'ensemble de ce porte-graia et du grain 42 constituant, comme sus- mentionné, la butée 31. Comme on le voit sur la figuré 24, par exemple, le support 54 est muri de barres à tenon 65, 66 d'égale longuaur, et analegues à celles de la figure 22. Les extrémités 65b, 66b de ces barres forment la rampe inclinée de gradins 35, leurs extrémités 65a, assemblée 66.formant alors la rampe parallèle 35b. Une fourrure 84, avantageu assemblée sement/au support 54 par tenon et mortaise désignés sous la référence 84a et par des vis 85, permet d'immobiliser les barres 65 et 66, l'ensemble de ces barres, du support 54, de la fourrure 84, et de l'assemblage du support 54 sur le porte-outil 38 par tenon et mortaise dont la référence n'a pas été mentionnée sur le dessin afin d'éviter de le surcharger inutilement, étant symétrique par rapport à un centre 44 d'emplacement prédéterminé. I1 en résulte qu'on peut remplacer la rampe 35 par la rampe parallèle 35b en venant, par exemple, fixer, une fois le couvercle 24 (Figure 19) et le chariot 36 démontés à l'aide du manipulateur précité, une tige filetée (non représentée) dans le trou 54c. Par ailleurs, il a été spécifié, da;s la description qui précède, que la table 20 ou le magasin 13 (Figures 3 et 4) sont équipés d'un dispositif d'avance 21, d'un type connu en sei, servant à faire progresser (Fièche F), le corps 3 de l'élé- ment combustible d'un pas de valeur p prédéterminée.' Ce dispositif (Figure 27) peut, par exemple, comprendre un groupe moteur, ou motoréducteur 86 équipé d'un organe de démarrage 86 relié au gouverneur 45 à a l'aide de conducteurs représentés schématiquement en trait pointillé, et susceptible d'entraîner, au moyen d'un organe de transmission 87, avantageusement constitué par des pignons 88 et par une chacune 89, un arbre 90 traversant l'enceinte de protection 11. Sur cet arbre 90, est monté un pignon 91, coopérant avec une crémaillère 22a (Figure 28) ménagée sur le poussoir 22,ce poussoir étant monté à coulissement sur la table de chargement 20 (non représente, ou sur le magasin 13 (Figure 27) grâce à des paliers 92. De plus, l'arbre 90 permet de faire tourner, à l'aide d'un dispositif multiplicateur 93 avantageusement constitué par des pignons, une roue 94 munie d'un doigt 95 coopérant avec un contacteur électrique 96 relié au dispositif de démarrage 86 du moteur 86 à l'aide de conducteurs représentés schématiquement en trait a pointillé. On remarquera que l'ensemble désigné sous les références 86 à 96, constitue l'organe moteur précité 23, la roue 94, grâce au choix des dispositifs 87, 93 et du pignon 91 accomplissant un tour complet, lorsque le poussoir 22 avance du pas de valeur p sous l'action du moteur 86. De plus, il est possible, lorsqu'on vient déconnecter le gouverneur 45 et le contacteur 96 de l'organe de démarrage 86a, de commander manuellement le moteur 86 et lé poussoir 22. On peut, en conséquence, faire progresser (Flèche F) le corps 3 dans le magasin 13, jusqu'à ce que l'extrémité avant de ce corps vienne dépasser, d'une distance p (Figures 4 et 8), la face plane 29a, l'extrémité carrière du corps étant en contact avec le poussoir 22.' Enfin bien que la direction de coulissement de l'outil et du serreflancs (Fléches F et G) ait été représentée comme horzontale sur la figure 4, cette direction peut également être verticale, comme illustré, su varianten sur la figure 28. Sur cette figure, la cisaille 9 est assujettie à une partie horizontale lla de l'enceinte de protection, l'orifice 27 étant alors percé dans le corps 9a de la cisaille, et non plus dans le fond 26 de cette cisaille, De plus, la direction de coulissement de l'outil 29, et du serre-flancs 30, est verticale, comme les flèches G et H qui la représentent symboliquement. Le dispositif d'avancement 21, servant à faire progresser le corps d'élément 3 (Flèche F), d'un pas de la valeur p précités, reste, toutefois, identiqu ou très analogue à son mode de construction de la figure 27, et il est, par exemple, possible, conformément à l'invention, de ménager sur 11 outil une saillie 47 de hauteur P supérieure à p.1 II en résulte que lesmodes de réalisation ci-dessus décrits ne présentent aucun caractère limitatif, et qu'ils pourront recevoir toutes modifications constructives désirables, sans sortir, pour cela, du cadre de l'invention. R E V E N D I C A T I O N S 1.- Cisaille pour installation de traitement d'éléments combustibles irradiés, du type comportant un dispositif d'avance servant à raire progresser l'élément dans la cisaille d'un pas de valeur prédéterminé, une butée solidaire de la cisaille et présentant une face sur laquelle est susceptible de venir s'appuyer l'élément, un serre- flancs coopérant avec la butée et avec cet élément, et aussiun outil présentant au moins une rampe de gadins et une face située en regard du serre-flancs, l'outil et le serre-flancs étant montés dans la cisaille en vue de leur coulissement dans une direction prédéterminée, cette cisaille étant caractérisée par le fait que la face de l'outil située en regard du se=e-flancs comprend au moins une partie saillante, et une partie en creux, écartées l::une de autre d'une distance de valeur supérieure à celle du pas dont le dispositif d'abance sert à faire progresser l'élément dans la cisaile. 2.- Cissille selon la revendication 1 caractérisée par le fait que l'outil comporte une première face plane terminée selon au moins une rampe de gradins, et au moins une dent présentant deux extrémités dont l'une est fixée à une deuxième face plane de l'outil, l'autre extrémité de cette dent et la première face plane de l'outil étant écartées de la deuxième face plane de cet outil d'une distance de valeur supé- rieure à celle du pas dont le dispositif d'avance sert à faire progresser le corps d'élément dans la cisaillil- 3::- Cisaille selon les revendications 1 et/ou 2 caractérisée par le fait que la face de la butée sur laquelle est susceptible de venir s'appuyer le corps d'élément conc bustible, comporte une encoche située dans le prolongement, selon la direction de coulissement de l'outil et duserre-flancs, d'une dent fixée à la deuxième face plane de l'outil. 4.- Cisaille selon la revendication 1 caractérisée par le fait que l'outil et la butée comportent des parties saillantes séparées par des rainures présentant un fond écarté de ces parties saillantes d'une distance de valeur prédéterminée, supérieure à celle du pas dont le dispositif d'avance sert à faire progresser le corps d'élément dans la cisaille, les parties saillantes et les rainures de l'outil, formant au moins une rampe de gradins, étant respectivement disposées dans le prolongement, selon la direction de coulissement de l'outil et duserre-flancs, des rainures et des parties saillantes de la butée'.' 5.- Pmcédé de fabrication de le outil selon la revendication 4 consistant à ébaucher au moyen d'un forgeage, les rainures et les parties saillantes de l'outil, et à usiner ces rainures à l'aide d'un outil circulaire, par exemple à l'aide d'une fraise ou d'une meule, l'outil recevant ensuite un traitement de durcissement approprié. 6.'- Procédé de fabrication de la buté selon la revendication 4 consistant à ébaucher, au moyen d'un forgeage, les rainures et les parties saillantes de la butée à usiner ces rainures à l'aide d'un outil circulaire, par exemple à l'aide d'une fraise ou d'une meule, à faire subir à la butée un traitement de durcissement appmprié,et à rapporter la butée dans la cisaille 7'- Cisaille selon la ravendication 4 caractérisée par le fait que l'outil comprend deux séries de barres identiques présentant des tenons coopérant avec deux séries de mortaises ménagées dans l'outil, la distance entre les mortaises d'une série, et les mortaises de l'autre série étant égale à ladite valeur prédéterminée. 8'- Cisaille selon la revendication 4 caractérisée par le fait que la butée comprend deux séries de barres identiques présentant des tenons coopérant avec deux séries de mortaises ménagées dans l'outil, la distance entre les mortaises d'une série et les mortaises de l'autre série étant égale à ladite valeur prédéterminée. 9'- Cisaille selon les revendications 7 et 8 caractérisée par le fait que les barres de l'outil et de la butée sont identiques. I 0.- Installation de traitement d'éléments combustibles irradiés comprenant une cisaille selon les revendications précédentes.