La présente invention concerne un procédé de formage et en particulier un procédé pour le formage de pièces profilées ou pièces de forme à partir de feuilles de polytétrafluoréthylène. On entend par le terme "polytétrafluoréthylène" (désigné ci-5 après par l'abréviation PTFE) les homopolymères du tétrafluoréthylène et les copolymères de tétrafluoréthylène avec une quanti-té mineure (pouvant aller par exemple jusqu'à 10% en poids du polymère) d'un ou plusieurs comonomères comme l'éthylène ou l'hexafluoropropène. 10 Le PTFE peut renfermer une ou plusieurs charges. A titre d'exemples de charges pouvant être utilisés, on peut citer le verre, le graphite et le bronze. Les compositions chargées renferment généralement de 10 à 40% en volume de charge. Les objets ou pièces en PTFE ont été produits jusgu'ici en 15 fabriquant une préforme de forme convenable par compression de poudre de PTFE, puis en frittant la préforme. D'une façon générale, seules des pièces ayant des formes relativement simples, par exemple des tiges, des blocs, des anneaux et des feuilles peuvent être produites directement par ce procédé; en conséquence, 20 lors de la production de formes plus complexes, il est souvent nécessaire d'usiner une forme d'une ébauche frittée plus simple. Ce procédé est bien entendu très coûteux et demande beaucoup de temps. Un autre procédé qui a été adopté pour le préformage de formes plus complexes est le moulage dit "isostatique". Toute-25 fois, ce procédé exige un équipement complexe et robuste. Il serait désirable de pouvoir disposer d'un procédé permettant la mise en oeuvre du PTFE d'une manière analogue aux procédés de formage par dépression utilisés pour d'autres matières thermoplastiques. 30 Toutefois, les tentatives effectuées pour réaliser le for mage par dépression du PTFE de la manière normale, selon laquelle une feuille de polymère, serrée autour de sa périphérie, est chauffée puis attirée à l'intérieur d'un moule, ont abouti à une déchirure de la feuille de PTFE si le degré d'emboutissage dépas-35 se un deqré correspondant à une faible profondeur. On a décrit dans le brevet britannique n° 970,508 un procédé pour l'obtention d'objets ou de pièces emboutis profond selon lequel, outre la pression exercée normalement sur une feuille de polymère fluorocarboné pour l'obliger à épouser la forme de la 40 cavité du moule, une pression est exercée séparément sur le bord 71 3691) 2 2111658 de la feuille, pour participer au fluage de cette feuille vers l'intérieur de la cavité du moule. Des recherches ont montré qu'en adoptant une certaine technique, on peut supprimer la nécessité d'exercer séparément une pression sur le bord de la feuille. L'invention concerne un procédé pour la fabrication d'objets ou de pièces de forme en polytétrafluoréthylène, caractérisé en ce qu'on soumet une feuille de polytétrafluoréthylène, chauffée à une température à laquelle elle peut être mise en forme par une pression de fluide et disposée à l'intérieur d'un moule concave de telle sorte que sa périphérie soit libre de se déplacer sur la surface du moule, à l'effet d'une pression de fluide, afin que la feuille vienne épouser la forme de la surface du moule, et on la maintient dans cette condition jusqu'à ce que le refroidissement soit suffisant pour obtenir une stabilité de forme. Le moule utilisé est concave, c'est-à-dire qu'il a une forme de bol ou de cuvette et qu'il ne comporte sensiblement pas de partie convexe. Sous sa forme la plus simple, le moule a une section droite courbe simple, par exemple en forme de parabole, d'hyperbole ou de portion de cercle, et de préférence la surface du moule correspond à la surface d'un paraboloide, d'un hyper-boloïde ou bien d'une partie de sphère ou d'une demi-sphère. Si désiré, la surface du moule peut comporter des parties planes ou coniques, par exemple une base plane et (ou) des parois coniques ou inclinées. Toutefois, pour éviter les surfaces convexes et les saillies dirigées vers l'intérieur du moule, on comprendra qu'au point de jonction entre une partie plane ou conique de la surface du moule et une partie courbe de cette surface, cette partie plane ou conique doit, de préférence, en section droite, s'étendre selon un angle de 90° ou inférieur à 90° par rapport à la perpendiculaire, orientée vers le centre de courbure de la partie courbe au point de jonction considéré, à la tangente à ladite partie courbe à ce point de jonction. La description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés, donnés à titre non limitatif, permettra de mieux comprendre l'invention. La fig. 1 es,t une vue en coupe schématique à travers un moule montrant la position de la feuille avant la mise en forme. La fig. 2 est une vue analogue à la fig. 1 montrant la po 71 36919 3 2111658 sition de la feuille pendant l'application de la pression de fluide. La fig. 3 est une vue analogue à la fig. 1, montrant un système ne donnant pas satisfaction. 5 La fig. 4 est une vue analogue à la fig. 3, montrant la feuille pendant le moulage dans le système représenté sur cette fig. 3. La fig<> 5 est une vue analogue à la fig. 1, mais montrant un moule muni d'un noyau. 10 La fig. 6 est une vue analogue à la fig. 5, montrant une méthode de mise en forme d'un objet lors de l'utilisation d'un noyau à l'intérieur du moule. La fig. 7 est une vue en coupe d'un moulage préparé en utilisant le système que montre la fig. 6. 15 La fig. 8 est une vue analogue a la fig. 1, mais montrant une variante de mise en oeuvre lors de l'application d'une pression de fluide. La fig. 9 est une vue analogue à la fig. 8, utilisant un dispositif d'étanchéité formé par une feuille en caoutchouc, 20 montrant un moule convenant à la mise en forme d'une feuille pour obtenir un moulage en forme de plateau. La fig. 10 est une vue en plan d'une feuille convenant pour la production d'un moulage en forme de plateau. La fig. 11 est une vue analogue à la fig. 9, montrant une 25 méthode de moulage d'un objet hémisphérique muni d'un orifice central en utilisant un dispositif d'étanchéité formé par une feuille de caoutchouc. La fig. 12 montre un mode de formage d'un moulage hémisphérique en utilisant une mince feuille de PTFE. 30 La fig. 13 montre un mode de repoussage à chaud d'une feuil le avant son formage. La fig. 14 montre un mode de mise en forme de la feuille représentée sur la fig. 13. On a représenté sur la fig. 1 un moule 1 en métal, muni à 35 sa base d'un orifice 2 permettant d'exercer un vide ou une dépression. Le moule 1 présente une surface de moulage 3 qui correspond à une portion de sphère et qui se termine par des côtés 4 allant en s1 évasant selon un profil conique. Le point de jonction entre la partie conique 4 et la surface courbe est désigné par la ré-40 férence 5. Il est désirable qu'en coupe, la partie conique 4 71 36919 4 2111658 s'étende selon un angle égal ou inférieur à 90° par rapport à la perpendiculaire (désignée par la référence 6) à la tangente (désignée par la référence 7) à la surface courte 3 au point de jonction 5 si le diamètre de la feuille 8 devant être mise en 5 forme est nettement supérieur au diamètre du moule à ce point de jonction 5. Ainsi, un moule muni d'une partie conique ayant une section correspondant à la ligne 9, faisant un angle supérieur à S0° par rapport à la perpendiculaire 6, ne donne pas satisfaction si la feuille 8 a un diamètre nettement supérieur 10 au diamètre du moule au point de jonction 5. Ce cas est représenté sur les fig. 3 et 4, auxquelles on se reportera plus loin. La feuille 8 de PTFE devant être mise en forme est chauffée jusqu'à ce que sa mise en forme soit possible sous l'effet du vide. 15 Le vide est ensuite appliqué à l'orifice 2 et il provoque l'attraction de la feuille 8 ramollie par la chaleur en direction du bas et de cet orifice. Lorsque la feuille 8 est attirée vers le bas, ses bords glissent sur les surfaces 3 et 4 du moule, mais en même temps ils réalisent un joint afin de s'opposer à 20 la pénétration de l'air, ce qui maintient l'effet du vide. Les positions successives (indiquées par les références 10, 11 et 12) de la feuille pendant le processus de formage sont représentées sur la fig. 2. Le vide est entretenu jusqu'au moment où la totalité de la feuille vient en contact avec la surface du 25 moule et jusqu* à ce que la feuille mise en forme ait été refroidie à un degré suffisant pour acquérir une stabilité de forme, cette expression indiquant qu'elle peut être extraite du moule sans revenir à son état plat initial. Si la feuille a tendance à se déplacer de façon non symé-30 trique par rapport à l'axe du moule, elle peut être guidée par l'application d'organes de serrage ou de pincement dans une position centrale par rapport à elle, ces organes de pincement étant montés de façon à se déplacer axialement par rapport au moule. 35 Dans le système représenté sur la fig. 3, le moule est du type utilisé pour le formage par dépression classique, c'est-à-dire qu'il a la forme d'une cavité délimitée par une bride plane. Ce type de moule présente une partie "convexe" à l'endroit où la cavité concave 13 rejoint la bride périphérique 14. L'angle 40 entre la partie plane formant la bride 14 et la perpendiculaire 71 36913 5 2111658 à la tangente à la surface courbe au point de jonction entre la cavité 13 et la partie plane 14 est supérieur à 90°. Ce type de moule est satisfaisant si la feuille mise en forme est suffisamment petite pour se trouver entièrement à l'in-5 térieur de la cavité 13, c'est-à-dire comme indiqué en pointillé, étant donné que la partie "convexe" du moule n'affecte en aucun cas la feuille et ne vient pas à son contact pendant le formage. Par contre, si la feuille est plus grande, comme montré sur la fig. 4, et ne peut pas être logée à l'intérieur de la cavité 10 concave 13, c'est-à-dire si une partie importante chevauche la bride 14 comme montré en traits pleins, le centre de la feuille est, lorsque le vide est exercé, attiré vers l'intérieur de la cavité, mais les bords de la feuille se soulèvent à l'écart de la partie plane 14 et ne sont donc plus supportés. Des recherches 15 ont montré que ces bords non supportés tendent à prendre un aspect ondulé pendant le processus de formage, comme indiqué sur la fig. 4. Le serrage des bords comme dans le processus de formage par dépression normal provoque le déchirement de la feuille si l'on tente de réaliser un emboutissage dépassant une faible 20 profondeur. Suivant l'agencement quelque peu similaire décrit dans le brevet britannique n° 970.508 déjà cité, les parties marginales de la feuille sont empêchées de se soulever mais sont astreintes à passer sur une partie convexe essentiellement rectangulaire, une pression marginale exercée sur la feuille étant 25 nécessaire pour produire le mouvement requis et le formage de cette feuille. Suivant le procédé faisant l'objet de l'invention, la feuille est chauffée, avant sa mise en forme, à une température à laquelle cette mise en forme est rendue possible par la pression 30 de fluide disponible. La température précise nécessaire dépend de divers facteurs, y compris la profondeur d'emboutissage, la forme du moule, la pression de fluide disponible (comme décrit plus loin, la mise en forme peut être effectuée par l'application d'un vide à la face inférieure de la feuille, sous l'effet 35 d'une pression de fluide supérieure à la pression atmosphérique exercée sur la face supérieure de la feuille, ou par une combinaison du vide et d'une pression de fluide supérieure à la pression atmosphérique), l'épaisseur de la feuille et la nature de la composition de PTFE. D'une façon générale, on a constaté que 40 des résultats satisfaisants peuvent être obtenus en chauffant 71 36919 6 2111658 la feuille au-dessus de 300* C. avant la mise en forme. La feuille peut être chauffée dans le moule, par exemple par rayonnement, ou bien elle peut être chauffée dans un four puis placée dans le moule, la pression de fluide étant ensuite exercée. Dans ce 5 dernier cas, un certain refroidissement de la feuille après qu* elle a été extraite du four et avant l'application de la pression du fluide va se produire, mais une étude soigneuse de la position des appareils d'équipement et de manipulation permet de maintenir ce refroidissement à une valeur relativement faible. 10 En particulier, de bons résultats ont été obtenus en chauffant la feuille dans un four à 360° C. puis en la transférant dans le moule. Si désiré, un noyau peut être prévu dans le moule. Un trou convenable est alors ménagé dans la feuille avant son chauffage 15 et sa mise en place dans le moule. Dans le système représenté sur la fig. 5, le moule 15 est muni d'un noyau axial cylindrique central 16 dirigé vers le haut. Avant le chauffage, un trou est ménagé dans la feuille 17, selon une dimension permettant un glissement à frottement doux sur le 20 noyau 16 quand la feuille est chauffée. La feuille chauffée 17, placée autour du noyau 16, avec sa périphérie 18 sur la surface courbe du moule 15, est ensuite attirée dans la cavité du moule sous l'effet du vide exercé par des orifices 19 et 20. Lorsque la feuille est attirée vers le bas, la périphérie 18 de cette 25 feuille glisse en assurant l'étanchéité sur la surface du moule 15, tandis que l'orifice central de la feuille 17 glisse vers le bas le long du noyau 16, qui sert en conséquence de guide pour la feuille. De cette manière, on peut produire un objet annulaire en forme de cuvette. Par exemple, en utilisant un moule analo-30 gue à celui représenté sur la fig. 5, une feuille de PTFE chargée ayant 38,1 cm de diamètre et 0,8 cm d'épaisseur, munie d'un trou central de 1,9 cm de diamètre, peut recevoir la forme d'une calotte sphérique en la chauffant à 360° C. pendant 30 minutes, puis en la plaçant dans le moule, en exerçant un vide entre ce moule 35 et la feuille et en refroidissant ensuite. Lors de l'utilisation d'un noyau dans le moule, il est désirable d'obtenir une bonne étanchéité autour du noyau, afin d'empêcher la fuite d'air pendant que le vide ou la pression de fluide est exercé. Une méthode convenable est représentée sur la 40 fig. 6. 71 36935 7 2111658 Le système utilisé ici est très voisin de celui décrit précédemment en regard de la fig. 5, mais après avoir adapté la feuille 17 sur le noyau 16 et avant d'exercer le vide, un élément tubulaire 21 muni d'une extrémité ouverte et d'une extré-5 mité fermée est adapté au-dessus de l'extrémité du noyau 16, de telle sorte que son extrémité ouverte vienne en contact de façon étanche avec la surface supérieure de la feuille 17. Quand le vide est exercé, la feuille 17 est attirée vers le bas en entraînant avec elle l'élément tubulaire 21, ce qui maintient 10 ainsi l'étanchéité. Le bord de l'élément 21 est, à son extrémité ouverte, conformé de manière à constituer un bourrelet. Quand il est désirable de produire un article du type représenté en coupe sur la fig. 7, c'est-à-dire dont l'orifice est en retrait, on peut prévoir un congé autour de la base du 15 noyau 16. Un tel congé est désigné par la référence 22 star la fig. 6. Quand ce congé est utilisé, l'élément tubulaire 21 doit être conformé à son extrémité ouverte de la manière visible sur la fig. 6, afin de s'adapter à la forme du congé 22 et de maintenir un contact étanche avec la face supérieure de la feuille 17 20 quand la partie de cette feuille 17 voisine du noyau 16 est déformée par le congé 22. Comme indiqué précédemment, la mise en forme peut être effectuée sous l'effet d'un vide exercé sur la face inférieure de la feuille, comme dans les systèmes représentés sur les fig. 1 à 25 6, ou bien sous l'effet d'une pression de fluide supérieure à la pression atmosphérique, exercée sur la face supérieure de cette feuille. Cette pression peut être exercée par un gaz ou par un liquide convenable. La pression d'un gaz doit être préférée pour faciliter l'opération. Suivant une variante, on peut faire 30 intervenir à la fois le vide et une pression de fluide supérieure à la pression atmosphérique. Quand on utilise une pression supérieure à la pression atmosphérique, des organes sont prévus de préférence pour permettre à l'air retenu entre la face inférieure de la feuille et la surface du moule de s'échapper. 35 Ces organes peuvent se présenter sous la forme d'évents (peur lesquels le vide est exercé si l'on utilise un système d'actionnement combiné agissant par le vide et par une pression de fluide•supérieure à la pression atmosphérique), ou bien le moule peut être en une matière poreuse, par exemple en métal 40 fritté poreux. Dans ce dernier cas, si l'on favorise l'opération 71 36919 8 2111658 au moyen du vide, le moule poreux peut être réalisé sous la forme d'une paroi d'une chambre à laquelle le vide est appliqué. Un tel système est représenté sur la fig. 8. Dans ce cas, le moule est constitué par un métal fritté poreux et forme une 5 face d'un caisson 24 dans lequel on peut faire le vide par le conduit 25. Le moule présente une bride plane 26 sur laquelle un couvercle en forme de cloche 27 peut être adapté de façon étanche. L'étanchéité entre le couvercle 27 et la bride 26 est réalisée au moyen d'un joint d'étanchéité 28. Le couvercle peut 10 être maintenu en place par rapport à la bride 26 par des pinces ou organes de serrage à manoeuvre rapide (non représenté^. Une pression de fluide peut être exercée à l'intérieur du couvercle en forme de cloche par l'orifice 29. Lors de l'utilisation, la feuille chauffée 30 est placée à l'intérieur de la partie conca-15 ve du moule 23 et le couvercle 27 est adapté de façon étanche sur la bride 26. On fait ensuite le vide dans le caisson 24 et en même temps on exerce une pression à l'intérieur du couvercle par l'orifice 29. Quand la feuille n'est pas circulaire, l'étanchéité aux 20 fluides ne va pas être maintenue, dans certains cas, entre la feuille et le moule pendant la totalité du processus de mise en forme. En conséquence, dans de tels cas, il est nécessaire de prévoir un joint pour éviter le passage du fluide au niveau de la feuille. Un processus judicieux pour réaliser une telle étan-25 chéité consiste à placer une feuille extensible résistant aux températures élevées, par exemple une feuille en caoutchouc de silicones, sur la face supérieure de la feuille de PTFE, et à la serrer sur le moule. Dans certains cas, un tel système peut également être utilisé avec des feuilles circulaires. 30 Ce système a été illustré sur la fig. 9, dans laquelle un moule en métal fritté poreux 30 de forme générale rectangulaire, convenant pour la production d'un moulage en forme de plateau muni de côtés divergents est constitué, comme dans le cas de la fig. 8, par une face d'un caisson 31 dans lequel on peut faire 35 le vide. La feuille 32 devant être mise en forme à un contour général rectangulaire, comme montré sur la fig. 10, mais elle présente des découpes 33 en forme de V à ses angles pour permettre le formage de la feuille à la forme de plateau sans provoquer de pli aux angles. Dans certains cas, ces découpes peu-40 vent ne pas être nécessaires, en particulier quand le degré 71 36913 9 2111658 d'emboutissage est faible. La feuille 32 est chauffée et placée dans la partie concave du moule 30 et le couvercle 34 est appliqué de façon étanche contre les brides 35 du moule 30. L'étanchéité aux fluides est réalisée au moyen d'un joint d'étanchéité 5 36 adapté autour de la périphérie de la face inférieure du couvercle 34. Une feuille 37 en caoutchouc de silicones est serrée sur la périphérie du couvercle 34. Lorsqu'on fait le vide dans le caisson 30 et lorsqu'on exerce une pression de fluide dans l'espace ménagé entre le couvercle 34 et la feuille 37 en caou-10 tchouc de silicones, cette feuille 37 s'allonge, en obligeant la feuille de PTFE 32 à prendre la forme du moule 30. Un tel système, utilisant une feuille extensible telle qu'une feuille de caoutchouc de silicones, est particulièrement utile lorsqu'il est désirable d'employer un liquide pour exercer une pression de 15 fluide supérieure à la pression atmosphérique, étant donné qu'on évite tout échappement de liquide. Quand on désire prévoir un noyau dans le moule, employer une feuille d'étanchéité en caoutchouc de silicones et exercer une pression supérieure à la pression atmosphérique, on peut uti-20 liser un système tel que représenté sur la fig. 11. Dans ce cas, il est prévu un moule en métal fritté poreux 38 muni d'un noyau 39 qui est monté à frottement doux dans un perçage 40 prévu à la base du moule 38. Le noyau 39 présente un collet 41 à son extrémité supérieure et un téton 42 de la dimension de l'orifice 25 désiré dans le moulage, s'étendant au-dessus du collet 41. Le moule 38 présente une cavité 43 dans sa surface, pour recevoir le collet 41 du noyau 39 quand celui-ci se déplace par coulisse-ment vers le bas, de 'telle sorte que la face supérieure de ce collet 41 soit à l'affleurement de la surface du moule 38. Un 30 faible ressort de compression 44 est prévu entre un épaulement 45 du perçage 40 et le collet 41, afin de maintenir le noyau 39 en position relevée avant que la pression de fluide ne soit exercée. Lors de l'utilisation, une feuille de PTFE chauffée 46 est 35 placée sur le téton 42 du noyau 39 et, comme dans le système représenté sur la fig. 9, un couvercle de moule 47, dans lequel une feuille en caoutchouc de silicones 48 est serrée, est adapté de façon étanche sur les brides 49 du moule 48, l'étanchéité étant réalisée au moyen d'un joint 50. Une pression de fluide est 40 ensuite exercée dans l'espace ménagé entre le couvercle 47 et la 71 36913 10 2111658 feuille de caoutchouc de silicones 48, et on fait le vide dans le moule en exerçant une dépression dans un caisson 51 dans lequel le moule 38 est adapté de façon étanche. La feuille de PTFE 46 se déforme pour prendre la forme du 5 moule 38, le noyau 39 glissant dans le perçage 40 en antagonisme à l'action du ressort, le téton 42 constituant, à l'intérieur du trou de la feuille 46, un organe guidant cette feuille pendant la mise en forme. Un système similaire, utilisant un noyau coulissant, peut 10 être utilisé sans la feuille de caoutchouc de silicones, la feuille de PTFE étant déformée simplement par l'application d'un vide pour évacuer l'air de la cavité du moule. Dans ce cas, le joint autour du téton du noyau est réalisé par la face inférieure de la feuille de PTFE, qui s'applique contre la face supé-15 rieure du collet prévu sur ce noyau. Quand la feuille de PTFE est très mince, elle peut, à l'état chauffé, ne pas avoir une rigidité suffisante pour fournir une étanchéité appropriée contre les parois du moule. Dans un tel cas, on peut utiliser un système de moulage du 20 type représenté sur la fig. 12. Dans ce cas, la mince feuille de PTFE chauffée 52 repose sur une surface plane 53, une petite zone marginale autour de la périphérie de la feuille de PTFE n'étant pas supportée. Un moule inversé 54 est ensuite adapté au-dessus de la 25 feuille de PTFE supportée 52, de telle sorte que les bords non supportés de la feuille viennent en contact avec le moule 54 d'une manière étanche. Quand on fait le vide dans la cavité du moule, la feuille de PTFE 52 est soulevée à l'écart du support 53 et attirée contre la surface du moule. 30 Si l'on se reporte aux fig. 13 et 14, on voit qu'on a re présenté une variante de procédé pour le formage d'une feuille analogue à celle que montre la fig. 7. Des lèvres 60 sont d' abord formées sur le bord d'un orifice 61 prévu dans une feuille de PTFE 62, par une technique de repoussage à chaud. Comme visi-35 ble sur la fig. 13, la feuille 62, qui est initialement plane, est chauffée suffisamment pour lui permettre d'être mise en forme, de préférence à 360° C. environ, et elle est adaptée par l'orifice 61 sur un mandrin cylindrique creux -6 3 muni d'un bord interne incurvé 63a. Le mandrin est chauffé à une température 40. voisine de celle de la feuille. L'extrémité la plus mince d'un 71 36919 11 2111658 poinçon conique 64, également chauffé à la température de la feuille, est ensuite introduite dans 1*orifice de cette feuille, et ce poinçon est repoussé vers le bas dans le trou central du mandrin 63 pour former les lèvres 60 contre le bord intérieur 5 63a, ledit poinçon traversant complètement la feuille après la formation des lèvres. Une matrice 65 ayant une surface incurvée 66 correspondant à la surface supérieure des lèvres 60 est ensuite amenée en contact avec la feuille comme visible sur la fig. 13. La matrice 10 peut se trouver à la température ambiante, pour refroidir et durcir la feuille au voisinage des lèvres 60, ou bien elle peut se trouver à la même température que la feuille. Il existe habituellement une adhérence temporaire suffisante entre la feuille et la matrice pour permettre à la feuille 15 d'être soulevée à l'écart du mandrin cylindrique et retournée. Si nécessaire, la matrice peut être repositionnée une fois que les deux éléments ont été retournés. La matrice 65 est ensuite serrée en place au moyen d'un dispositif de serrage profilé 67 montré sur la fig. 14, qui vient coopérer avec l'autre côté des 20 lèvres 60. Des boulons 68 pénétrant dans des trous taraudés de la matrice 65 sont utilisés pour assurer le serrage. De cette manière, la forme des lèvres 50 est conservée lors du formage ultérieur de la feuille, qui a lieu dans un moule 69 en forme de portion de sphère comme visible sur la fig. 14. 25 La matrice 65 présente une surface circulaire 70 s'adap tant à la surface du moule 68 et un bord biseauté 70, de sorte que la formation d'un épaulement entre les lèvres 60 et le reste de la feuille peut être évité. La matrice 65 présente un trou central qui lui permet de s'engager à frottement doux sur un 30 noyau cylindrique axial 72 prévu dans la matrice et qui sert de guide pour la feuille au cours du processus de mise en forme. Le dispositif de serrage 67 présente un trou de plus grand diamètre coaxial au trou central de la matrice 65. La feuille 62 est chauffée de nouveau à la température de 35 formage dans un four et elle est ensuite introduite dans le moule 69, les trous de la matrice 65 et du dispositif 67 s'engageant sur le noyau 72. Un capuchon tubulaire est ensuite adapté à travers le trou dans le dispositif de serrage, son extrémité ouverte étant en contact avec la face supérieure de la matrice 40 65, de manière à réaliser l'étanchéité du trou prévu dans cette 71 36919 12 2111658 matrice 65. On fait ensuite le vide entre la feuille 62 et le moule 69. Ceci établit une différence de pression de fluide suffisante, entre les faces supérieure et inférieure de la feuille, pour que cette feuille soit attirée dans le moule et mise en 5 forme par application contre la surface sphérique de ce moule. Après avoir laissé la feuille durcir tout en la maintenant en forme, on extrait cette feuille du moule et on enlève la matrice 65 et le dispositif de serrage 67. Une feuille de PTFE formée de cette manière est utilisable dans des paliers ou coussinets. 10 La feuille devant être mise en forme peut être obtenue par des méthodes de préformage et de frittage simples. Une méthode de préformage particulièrement judicieuse est décrite dans la demande de brevet déposée en Grande Bretagne sous le N° 33.640/70 selon laquelle des piréformes constituées par une feuille sont 15 produites par un processus isostatique selon lequel une poudre de PTFE est comprimée dans un moule formé par deux éléments opposés et rigides déplaçables l'un par rapport à l'autre et réunis de façon étanche autour de leur périphérie par des organes d'étanchéité flexibles ou souples. La feuille utilisée au cours du 20 processus de mise en forme suivant l'invention n'a pas besoin d'être dkbord frittée, étant donné que le stade de chauffage nécessaire pour amener la feuille à un état permettant sa mise en forme peut être utilisé comme stade de frittage pour le PTFE si l'opération est effectuée au-dessus de la température de fritta-25 ge du PTFE pendant un laps de temps convenable. La feuille devant être mise en forme peut avoir n'importe quelle épaisseur, mais pour faciliter la mise en forme, il est préférable qu'elle ait moins de 15 mm. Des pièces de forme particulièrement utiles ont été réalisées avec des feuilles ayant une 30 épaisseur allant de 2 à 12 mm. L'invention est particulièrement utile pour la réalisation de pastilles de butées hémisphériques convenant à une utilisation dans des paliers de bogies, par exemple sur les locomotives, les wagons et les voitures de chemins de fer à bogies. Pour 35 cette application, il est préférable d'utiliser une composition de PTFE fritté contenant du graphite ou un mélange de graphite et de bronze. De telles compositions comprenant celles vendues par la Société IMPERIAL CHEMICAL INDUSTRIES LIMITED sous les dénominations "Fluon" VR 15 et "Fluon" VX 2 respectivement. 40 Des modifications peuvent être apportées aux modes de mise 71 36919 2111658 en oeuvre décrits, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. 71 3691$ 14 2111658 REVENDICATIONS 1. - Procédé pour la production d'objets ou de pièces de forme en polytétrafluoréthylène, caractérisé en ce qu'on soumet une feuille de polytétrafluoréthylène, chauffée à une tempéra- 5 ture permettant sa mise en forme par une pression de fluide et disposée à l'intérieur d'un moule concave, sa périphérie étant libre de se déplacer sur la surface du moule, à l'effet d'une pression de fluide, de façon que cette feuille vienne épouser la forme de la surface du moule, et on la maintient dans cette 10 condition jusqu'à ce qu'elle se soit refroidie suffisamment pour acquérir une stabilité de forme. 2. - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le moule présente une section droite incurvée en forme de parabole, d'hyperbole ou de portion de cercle. 15 3. - Procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que, pendant l'opération de mise en forme, la pression est réduite dans un espace ménagé entre la feuille de polytétra-fluoréthylène chauffée et le moule concave. 4. - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 20 précédentes, caractérisé en ce que la pression de fluide est appliquée à la feuille de polytétrafluoréthylène chauffée par l'intermédiaire d'une feuille extensible placée sur cette feuille de polytétrafluoréthylène et rendue étanche par rapport au moule. 5. - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 25 précédentes, caractérisé en ce qu'un trou est prévu dans la feuille de polytétrafluoréthylène, cette feuille étant guidée par des organes engagés à l'intérieur de ce trou lors de la mise en forme de la feuille dans le moule. 6. - Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce 30 que le moule est muni d'un noyau axial qui constitue les organes servant au guidage de la feuille. 7. - Feuille de polytétrafluoréthylène mise en forme par le procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes.