Selon un procédé connu, pour rotir une volaille, on lsembro- che et on la fait tourner devant une source de chaleur. Seule une très petite partie de la chaleur est effectivement utilisée pour la cuisson et la rotation de la broche nécessite un mécanisme dtentraî- nement, si l'on veut s'éviter le travail fastidieux de tourner la broche. Pour éviter, dans une certaine mesure, les pertes de chaleur, et pour éviter aussi les fumées et odeurs répandues lors de la cuisson, on procède aussi à la cuisson des volailles à l'intérieur d'un four, avec ou sans broche tournante, selon le genre des moyens de chauffage du four. Dans ces procédés connus, la cuisson s'effectue de l'extérieur de la volaille et, meme en utilisant le four, la déperdition de chaleur reste importante. Le cout élevé des fours et broches et la puissance thermique importante dont il faut pouvoir disposer li mitent également les possibilités d'installation de ces appareils connus. L'obligation de faire tourner la volaille nécessite aussi des mécanismes couteux. t'inventîon vise à fournir un procédé de cuisson permettant de mieux utiliser la chaleur fournie par une source électrique et-ne nécessitant ni moteur, ni installations calorifuges importantes. Ce procédé est caractérisé en ce qu'on cuit la volaille par le moyen de la chaleur émise par un support chauffant central à corps de chauffe électrique, qui est immobile et sur lequel on embroche la volaille. L'invention comporte également un four pour la mise en oeuvre de ce procédé, qui est caractérisé en ce- qu'il comporte, dans une enceinte fermée, un support chauffant central comportant un corps de chauffe électrique et qui est destiné à supporter en position immobile une ou plusieurs volailles embrochées sur le support. Une mise en oeuvre du procédé de l'invention est décrite ciaprès en regard du dessin annexé qui représente, à titre d'exemple, deux formes d'exécution du four, objet de l'invention. Dans ce dessin la figure 1 est une vue en coupe longitudinale d'une première forme d'exécution de l'invention, les figures 2 et 3 sont des vues de détails du four de la figure 1, à plus grande échelle. la figure 4 est une vue en coupe longitudinale d'une deuxième forme d'exécution, et la figure 5 est une vue de détail du four de la figure 4, à plus grande échelle. Be four représenté à la figure 1 comprend un boîtier 1, en tôle métallique mince, de section droite de forme carrée, dont le fond de droite est percé d'une ouverture circulaire 2 bordée par une nervure intérieure 2a. Le fond de gauche du boîtier qui constitue une enceinte fermée est formé par une paroi fixe la. L'ouverture du boîtier 1 est obturée par un couvercle amovible 3 comportant une manchette cylindrique 4 emboîtée dans le siège formé par la nervure 2a. Le couvercle 3 est solidaire d'un support 5 comportant un renflement central 6 relié au couvercle par une tige arrière tubulaire 7 et qui est prolongé en avant par une tige effilée 8. La tige 7 porte une bague 9, à laquelle sont fixés le couvercle 3 et une poignée 10 en matière isolante de la chaleur, qui prolonge le support à l'extérieur du boîtier. Dans le renflement central 6 représenté à plus grande échelle à la figure 2, est logé un corps de chauffe électrique il constitué par une résistance 12 enroulée sur un support réfractaire. lie corps de chauffe est alimenté par des conducteurs 13 logés dans la tige 7, par l'intermédiaire d'un thermostat à bimétal 14 également logé dans le renflement 6. -Les conducteurs 13 constituant le circuit d'aimentation du corps de chauffe 11 sont reliés à une source d'électricité par ltin- termédiaire~d'un connecteur enfichable 15 représenté à la figure 3. Ce connecteur 15 comporte une parti mâle 16 solidaire du couvercle 3 qui comprend des doigts de contact 17 reliés aux conducteurs 13. Une partie femelle 18 diconnecteur 15 solidaire du boîtier 1 comprend des douilles de contact 19 qui seront reliées à un câble d'alimentation par le moyen des bornes 21. Parle moyen du connecteur 15, l'alimentation du corps de chauffe 11 est assurée lorsque le couvercle 3 est placé dans son siège et se trouve interrompue dès que le couvercle 3, portant le support 5, est retiré par le moyen de la poignée 10. En position fermée, l'extrémité de la tige 8 s'engage dans le logement dtune douille 22 solidaire du fond du boîtier 1. La volaille à cuire, représentée en V, préalablement plumée et vidée de la manière habituelle, est enfilée entière sur le support 5 alors retiré du boîtier 1 et qui est tenu par la poignée 10. lie renflement 6 contenant le corps de chauffe électrique 11 est introduit dans la volaille par l'ouverture naturelle de sa carcasse, tandis que la tige effilée 8 est piquée à travers sa paroi antérieure. lie support 5, garni de la volaille, est alors placé dans le boîtier 1, ce qui enclenche la source de chaleur constituée par le corps de chauffe électrique 11 logé dans la cavité de la-volaille. Le thermostat 14 est réglé de manière à ce que la température du renflement 6 logé dans la volaille s'établisse-à environ 90g C, pour éviter toute carbonisation à l'intérieur de la carcasse. Pour un four destiné à la cuisson de poulets, d'une ta-ille et d'un poids courants, les dimensions extérieures du renflement 6 seront, par exemple, diamètre 32 mm et longueur 100 mm, avec un corps de chauffe d'une puissance de 400 watt, La volaille est cuite de l'intérieur dans l'enceinte fermée constituée par le boltier 1 et le couvercle 3, en un temps de 60 minutes environ. Du fait que la volaille enveloppe la source de chaleur, il n'y a pratiquement pas de perte de chaleur et le boîtier 1 n'a pas besoin d'etre calorifugé, son rôle étant avant tout d'éviter la diffusion des odeurs. La construction du boîtier I peut donc être très légère, ce qui n'est pas le cas de l'enveloppe des fours traditionnels. lie four décrit ne comporte aucune pièce en mouvement et, du fait qu'il est de construction très légère, peut être fabriqué à bon marché. En raison de sa puissance très réduite qui résulte du rendement élevé de la source de chaleur centrale, son installation ne requiert aucun branchement spécial. Dans une installation prévue pour cuire simultanément plusieurs volailles, de tels fours, de forme générale parallélépipédique peuvent facilement être disposés en batterie. On peut aussi prévoir un support plus allongé présentant plusieurs corps de chauffe destinés à recevoir chacun une volaille. Des corps de chauffe de dimensions différentes peuvent aussi être prévus pour la cuisson d'autres vrailles, pigeons, cailles, dindes, etc. Dans la forme d'exécution représentée aux figures 4 et 5, l'enceinte du four est constituée par un plat creux 30 coiffé d1un couvercle amovible 31- en forme de cloche. Un support 32 comprenant des corps de chauffe électriques prend appui sur des consoles 34 et 35 prévues à cet effet aux extrémités du plat 30, qui comporte égalementune ouverture pour le passage de la tige 36 du support. Le support 32 est constitué par une tige métallique creuse 36, dans laquelle sont logés deux corps de chauffe électriques 37 et 28 et qui est entourée dans sa partie centrale par un écran tubulaire 39. Cet écran, en céramique ou autre matière réfractaire par exemple, est centré sur la tige 36 par des pieds radiaux 41, et des canaux longitudinaux 42 formé-s entre l'écran et la tige permettent une circulation de l'air chauffé entre la tige et l'écran. Les deux corps de chauffe électriques 37 et 38 sont placés dans des parties d'extrémité de la tige tubulaire 36-, de part et d'autre de l'écran 39.-Un thermostat 43, constitué par exemple comme le thermostat 14, empêche la surchauffe. lies parties de la tige 36 correspondant-aux deux corps de chauffe 37 et 38 traversent les parties épaisses V1 et V2 de la volaille, tandis que les parties plus délicates de la volaille sont protégées dlun chauffage excessif par l'écran tubulaire 39. Une cuisson très régulière est facilement obtenue. Dans des variantes, l'écran tubulaire 39 pourrait présenter des trous destinés à établir d'autres circuits de circulation de l'air chaud, ou présenter une forme extérieure autre que cylindrique. Le four, qui peut etre amené sur une table, peut être en métal embouti, en fonte, en terre cuite, falence ou porcelaine, avec d'éventuelles décorations. La cuisson de la volaille, alors que le support et la volaille sont immobiles, rend superflu le mécanisme d'actionnement coûteux qu'on trouve sur les installations connues à broche tournante. L'invention n'est pas limitée aux formes d'exécution-décrites, elle embrasse au contraire toutes les variantes. -RE VEDl C T iONS- 1. Procédé de cuisson d'une volaille, ou analogue, caractérisé en ce qu'on cuit la volaille par le moyen de la chaleur émise par un support chauffant central à corps de chauffe électrique, qui est immobile et sur lequel on embroche la volaille. 2. Four à émission centrale de chaleur pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qucil comporte dans une enceinte fermée un support-chauffant central comportant un corps de chauffe électrique et qui est destiné à supporter en position immobile une ou plusieurs volailles embrochées sur le support. 3. Pour selon la revendication 2, caractérisé en ce que le support chauffant est solidaire dlun couvercle amovible obturant une ouverture de l'enceinte, ce couvercle constituant la porte du four. 4. Four selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que le circuit d'alimentation d'un corps de chauffe électrique du support chauffant comporte un connecteur enfichable formé de deux parties qui sont solidaires, l'une du couvercle amovible, et l'autre d'une partie fixe de l'enceinte. 5. Four selon la revendication 2, caractérisé en ce que le support chauffant comporte un renflement dans lequel est logé un corps de chauffe électrique, ce renflement étant destiné à remplir la cavité centrale de la volaille. 6. Four selon l'une quelconque des revendications 2 et 5, caractérisé en ce que le support comporte sur un côté de ce renflement une tige effilée. 7. Four selon la revendication 2, caractérisé en ce que le support chauffant comporte une tige centrale et un écran tubulaire entourant cette tige et qui est espacé de cette dernière. 8. Four selon l'une quelconque des revendications 2 et 7, caractérisé en ce que cet écran est en céramique ou matière réfractaire analogue. 9. Four selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'enceinte est constitué de deux demi-coques creuses constituant chacune approximativement une moitié de l'enceinte, et en ce que le support chauffant est formé par une broche amovible, qui est inter calée entre ces demi-eoques. 10. Four selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'enceinte est constituée par un boîtier tubulaire présentant à une extrémité un fond fixe et à l'autre, un couvercle amovible, ce couvercle portant une tige centrale comprise dans le support chauffant et le fond fixe présentant un logement destiné à recevoir l'extrémité libre de cette tige.