La présente invention concerne les attaches suscepti bles d'être fixées sur des ouvertures circulaires ou sensiblement circulaires ménagées dans une tôle ou dans une plaque en toute matière. On sait que de telles attaches sont largement utilisées dans de nombreux domaines techniques, en particulier en construction automobile. On connait par exemple les attaches fixe-câble, les attaches pour la fixation de baguettes de décoration, les attaches incorporant un filetage ou un écrou. D'une façon bien connue, toutes ces attaches comportent un pied de fixation destiné à être engagé dans l'ouverture de la tôle et réaliser une prise d'appui sur sa face arrière, et une tête destinée à demeurer à l'avant de la tôle et constituant la partie fonctionnellement utile de l'attache, par exemple dans le cas d'une attache fixe-càble, le berceau de serrage des cables. De façon traditionnelle, le pied de fixation de nombreuses attaches connues s'engage dans l'ouverture de tôle avec une contraction élastique lors de l'engagement, pour'reve- nir élastiquement derrière la face arrière de la tôle pour y constituer une pièce de retenue Pour ce faire, diverses solutions sont en général adoptées On utilise par exemple à cet effet un pied ayant un profil général en V déformable élasti- quement, ou bien un pied fendu susceptible d'être déformé élastiquement par réduction de la dimension de sa fente. On peut citer par exemple les attaches décrites dans les brevets américains 2 152 603 et 2 627 094, et dans le brevet britannique 707 819 Les attaches de ce type connues jusqu'à présent présentent cependant l'inconvénient essentiel de ne pas pouvoir facilement accomoder des ouvertures de diamètres sensiblement différents et/ou des épaisseurs de tôle sensiblement différentes, tout en restant appliquées fermement de façon étanche sur ltou- verture. La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients Elle propose à#cet effet une attache du type précité caractérisée par la structure particulière de son pied de fixa tion, étant entendu par ailleurs que sa tête peut avoir toutes formes pour accomplir toutes fonctions classiques. L'attache selon l'invention comporte de façon connue en elle-même une tête et un pied séparés par une échancrure susceptible de recevoir le bord de l'ouverture circulaire sur laquelle l'attache doit être fixée. La tête comporte une face d'appui susceptible de recouvrir toute la surface d'ouverture. De façon caractéristique, le pied comporte un corps principal rigidement solidaire de la tête, muni d'une rampe d'appui contre le rebord de l'ouverture et d'une dent de retenue susceptible de pivoter par rapport à l'extrémité du corps opposée à la tête, cette dent de retenue portant également une rampe d'appui destinée à coopérer avec le rebord de l'ouverture. Une telle attache peut être réalisée en toute matière, notamment en métal. De préférence, cependant, elle est réalisée dans une matière plastique relativement rigide. De préférence, le corps de retenue et la dent de retenue constituent deux parties d'un même fût sensiblement tronconique réunies à la base du fût et séparées par une fente, de préférence une fente légèrement oblique par rapport à l'axe général de l'attache (axe de l'ouverture et axe général d'enfoncement lors de la mise en place de l'attache). Comme on le verra par la suite, les deux rampes d-'appui sont tournées obliquement par rapport à la face d'appui de la tête, et lorsque l'attache est mise en place, elles coopérent toutes les deux avec le rebord de l'ouverture La dent est alors repoussée élastiquement et cette contrainte, du fait de l'oblicité des rampes, tend à plaquer l'attache contre la tôle en assurant sa fixation étanche sur l'ouverture. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront mieux dans la description qui va suivre en se référant aux dessins annexés sur lesquels - les figures 1 et 2 représentent schématiquement une attache selon l'invention, là figure 1 représentant l'attache à l'état libre et la figure 2 l'attache dans sa position finale de fixation dans une vue en coupe - la figure 3 représente une élévation d'une attache fixe-tube selon l'invention, montée sur une ouverture de tôle représentée en coupe - la figure 4 représente une vue de côté de cette même attache - et la figure 5 représente une vue en coupe selon la ligne de coupe V-V de la figure 3. Sur les figures I et 2, on a représenté une attache dont seule la partie inférieure de la tête, 10, a été représen tée Cette partie-inférieure forme plaque d'appui pour coopérer {figure 2) avec la face extérieure Fe d'une tôle T munie d'une ouverture 0 sur laquelle on veut assurer la fixation de l'attache. Le pied de fixation 20 est séparé de la tête 10 par une zone échancrée de diamètre réduit 30 ; la hauteur h de la zone 30 est inférieure à l'épaisseur minimale des tôles ou plaques sur lesquelles on veut monter l'attache. Le pied 20 comporte un corps de retenue 21 muni d'une rampe d'appui, 22, sensiblement tronconique et obliquement tournée par rapport à la plaque d'appui 10, l'angle d'oblicité par rapport à la surface d'appui 10a de la tête 10 pouvant être par exemple de 20 à 700. Le corps 21 est rigidement lié à la tête 10, sa surface externe 21a étant sensiblement tronconique. Le pied 20 comporte d'autre part une dent 23 susceptible de pivoter élastiquement autour d'une charnière transversale 24 disposée à l'extrémité du corps 21. De préférence, la charnière 24# est constituée par une zone amincie et-le corps 21 et la dent 23 forment deux parties d'un fût sensiblement tronconique séparées par une fente transversale 25 La dent 23 porte une rampe oblique 26 à surface sensiblement tronconique. Cette rampe 26 fait avec la face d'appui 10a un angle qui est de préférence du même ordre de grandeur que celui de la rampe 22. La mise en oeuvre de l'attache selon l'invention est facile à comprendre Partant de-ltétat libre (figure 1), l'attache est enfoncée dans l'ouverture 0 d'une tale T. Les surfaces extérieures tronconiques 21a et 23a du corps 21 et de la dent 23 se prêtent à un tel enfoncement. Au cours de l'enfoncement, la dent 23 est repoussée élastiquement contre le corps 21., avec fermeture de la fente 25, qui est de préférence oblique comme représenté. En fin d'enfoncement (figure 2) les rampes 22 et 26 viennent coopérer avec le rebord R de l'ouverture 0 cu côté de la face intérieure Fi de la tôle T, la face 10a prenant appui contre sa face extérieure Fe#.Dans cette position finale, la dent 23 est repoussée élastiquement autour de la charnière 24, la rampe oblique 26 prenant appui contre le re-- bord R. Du fait de l'oblicité de la rampe 26, la dent 23 transmet à l'attache tout entière une composante de forces selon l'axe de l'ouverture 0 tendant à plaquer la face 10a contre la tôle T. La rampe 22 sert à la prise d'appui complémentaire du corps 21 contre le rebord R. Ainsi, l'attache selon l'invention est-elle plaquée et maintenue en position. La face 10a recouvre par ailleurs toute l'ouverture 0 en assurant ainsi l'étanchéité de la fixation. On remarquera surtout que l'attache selon l'invention peut être fixée sur des ouvertures variables dans des épaisseurs de tôles également variables. En effet, le diamètre de l'ouverture O peut varier dans une plage étendue en correspondance avec l'etendue radiale (perpendiculairement à l'axe d'enfoncement) des rampes 22 et 26. De même, l'épaisseur e de la tôle peut varier dans une large plage correspondant à la hauteur (parallèlement à l'axe d'enfoncement) de ces rampes. On remarquera de plus que les oblicités des rampes 22 et 26 par rapport à la surface 10a peuvent être choisies pour rendre la fixation plus ou moins dure, l'attache ne pouvant plus être retirée de l'ouverture 0 par traction sur la tête 10 lorsque les rampes ont une pente relativement faible par rapport à la surface 10a. Les figures 3 à 5, reprenant les références des figures 1 et 2, feront mieux comprendre la forme dans l'espace d'une attache. selon l'invention. On remarquera que la position de la charnière 24 à l'opposé de la tête 10 porte au maximum la longueur du bras de levier rigide constitué par la dent 23, ainsi que son débattement angulaire. De préférence, comme on le voit sur les dessins, la surface extérieure 23a de la dent 23, de forme générale tronconique, a son oblicité par rapport à la face îOa qui va en décroissant depuis la zone de la charnière 24 jusqu'à la zone de la dent 26 ; elle est ainsi légèrenent concave ; ainsi, la coupe de cette surface (figure 1) est-elle non pas un segment de droite, mais un arc de courbe. Cette caractéristique facilite l'enfoncement de l'attache selon l'invention dans l'ouverture O : en effet, elle permet de faire croître progressivement la dimension hors-tout de la section transversale de l'attache depuis la zone de la charnière 24 jusqu'à la zone des rampes 22 et 26 ; c'est cette dimension qui est ramenée au diamètre de l'ouverture O lors de l'introduction de l'attache dans l'ouverture a, avec une force instantanée de serrage de la dent 23 contre le corps 21 qui varie sensiblement en fonction directe de la différence entre la dimension hors-tout de chaque section transversale et le diamètre de l'ouverture 0. On comprend facilement qu'en réglant la concavité de la surface 23a, on règle la variation de la dimension hors-tout de l'attache et par là la progressivité de l'effort d'introduction de l'attache dans l'ouverture O. REVENDICATIONS 1. Une attache du type comportant une tête et un pied séparés par une échancrure susceptible de coopérer avec une ouverture sensiblement circulaire ménagée dans une tôle ou une plaque sur laquelle l'attache doit être fixée, caractérisée en ce que son pied comporte un corps principal rigidement soliaire de la tête, muni d'une rampe d'appui susceptible de coopérer avec le rebord interne de l'ouverture, et d'une dent de retenue susceptible de pivoter par rapport à l'extrémité du corps opposé à la tête, cette dent de retenue portant également une rampe d'appui susceptible de coopérer avec le rebord interne de l'ouverture. 2. Une attache selon la revendication 1, caractérisée en ce que la tête est munie d'une face d'appui recouvrant l'intégralité de l'ouverture, en ce que les rampes sont de forme sensiblement tronconique et obliquement orientées par rapport à ladite face d'appui. 3. Une attache selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que le corps de retenue et la dent de retenue constituent deux parties d'un même fût sensiblement tronco.ique séparées par une fente et réunies à l'extrémité du fût. 4. Une attache selon la revendication 3, caractérisée par une orientation oblique de ladite fente par rapport à l'axe général du fut. 5. Une attache selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que la dent de retenue a une surface extérieure présentant Une légère concavité faisant croître progressivement la section hors-tout de l'attache, et, par suite, l'effort d'introduction nécessaire pour la mise en place de l'attache sur une ouverture.