La présente invention concerne une machine de retordage à double torsion. Dans une machine classique de retordage à double torsion, un arbre d'entraînement est placé d'une extrémité d'un balancier à l'autre afin qu'il entraîne les deux extrémités du balancier à l'aide d'un seul moteur. Cepen- dant, dans une telle machine classique à double torsion, comme le balancier est entraîné par l'intermédiaire d'une poulie, d'une courroie crantée ou analogue, montée aux deux extrémités de l'arbre d'entraînement, un bruit consi- dérable est créé. Ce bruit nécessite l'utilisation d'un dispositif quelconque de protection acoustique qui augmente la dimension de l'ensemble de la machine. L'invention concerne une machine de retordage à double torsion qui ne crée que peu de bruit. Elle concerne une telle machine qui ne nécessite pas de dispositif d'insonorisation. Elle concerne aussi une telle machine de faible dimension. Plus précisément, elle concerne une machine de retordage à double torsion qui a plusieurs moteurs destinés à entraîner les deux extrémités d'un balancier. L'utilisa- tion de plusieurs moteurs élimine l'utilisation d'un arbre d'entraînement, d'une courroie crantée, d'une poulie et analogue pour la transmission d'une force d'entraînement d'un seul moteur aux deux extrémités du balancier. En con- séquence, le bruit formé est réduit et aucun dispositif d'insonorisation n'est nécessaire, toutes ces caractéris- tiques réduisant notablement la dimension totale de la machine. D'autres caractéristiques et avantages de l'in- vention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation et en se référant aux dessins annexés sur lesquels: la figure l est une vue en plan d'une machine classique de retordage à double torsion; et la figure 2 est une vue en plan d'une machine de retordage à double torsion réalisée selon l'invention. La figure 1 représente une machine classique de retordage à double torsion qui a un seul moteur 1 qui entraîne un arbre 3 allant d'une extrémité d'un balancier 14 à l'autre. Une courroie 2 est entraînée par le moteur 1 afin qu'elle entraîne l'arbre 3. Des poulies 4 et 8 sont rQontées aux deux extrémités de l'arbre 3. Une poulie 5 de synchronisation est entraînée par la poulie 4 par l'in- termédiaire d'une courroie crantée 6. De manière analogue, une seconde poulie de synchronisation 9 est entraînée par la poulie 8 par l'intermédiaire d'une seconde courroie crantée 10. Ainsi, le balancier 14 est entraîné à droite et à gauche. Les deux extrémités de l'arbre 3 sont sup- portées par des paliers 7. Lors du fonctionnement, un fil 11 est guidé depuis le côté gauche de la figure 1 afin qu'il passe dans un arbre principal 12. Le fil 11 pénètre alors dans le balancier 14 par un rouleau 13 de guidage. Ensuite, le fil Il revient au niveau d'un rouleau 15 de guidage afin qu'il passe dans un second arbre principal 19. Un cabes- tan 17 monté sur un berceau 16 transmet le fil Il à un dispositif de déplacement transversal par lequel le fil 11 est déplacé sur la largeur d'un rouleau 25 de prélèvement et est enroulé autour d'une bobine réceptrice 20. Comme l'arbre 3 d'entraînement est utilisé pour l'entraînement des deux extrémités du balancier à l'aide d'un seul moteur, un bruit excessif est dégagé et nécessite l'utilisation d'un dispositif d'insonorisation. L'invention concerne une machine de retordage à double torsion ayant plusieurs moteurs qui entraînent di- rectement les deux extrémités du balancier et ne présente donc pas ces inconvénients. La figure 2 représente un mode de réalisation d'une machine selon l'invention. Sur la figure 2, un balancier 23 est directement entraîné à ses deux extrémités par des moteurs 21 et 22. La référence 24 désigne un rouleau de guidage, la référence un berceau, la référence 26 un cabestan monté sur le berceau 25, la référence 27 un dispositif de déplacement transversal et la référence 28 une bobine réceptrice. L'arbre 3 qui va d'une extrémité à l'autre du balancier, comme décrit précédemment, n'est pas nécessaire. Le balan- cier 3 est directement entraîné à ses deux extrémités par les moteurs 21 et 22. La référence 29 désigne un dispositif destiné à modifier la vitesse de rotation du cabestan 26. Comme cette machine de retordage selon l'inven- tion n'utilise ni courroie crantée 6, 10 ni poulie de synchronisation 5, 9, elle ne crée pas un bruit excessif. En outre, un dispositif d'insonorisation n'est pas néces- saire. Le mécanisme dans son ensemble est donc peu encom- brant et l'espace nécessaire à son montage est faible. Comme la vitesse des moteurs 21, 22 peut être réglée avec précision par un dispositif électrique, il n'y a aucune différence entre la machine selon l'invention et la machine connue en ce qui concerne l'effet obtenu. Par exemple, lorsqu'un moteur de 7,5 kW est nécessaire dans une machine connue, deux moteurs de 3,75 kW sont nécessaires dans la machine réalisée selon l'invention. En outre, la synchronisation du démarrage des moteurs 21, 22 n'est pas nécessaire. Le démarrage simultané et l'arrêt simultané des moteurs 21, 22 est suffisamment assuré par la résis- tance interne du balancier. On considère maintenant rapidement le fonction- nement de la machine de retordage représentée sur la figure 2. Un fil 30 est guidé depuis la partie droite du dessin. Le fil 30 pénètre dans le balancier 23 par l'intermédiaire d'une poulie 31 de mesurage, d'une plaque 32 d'écartement et d'une filière 33. Ensuite, le fil 30 revient au niveau de la poulie 24. Grâce au cabestan 26, le fil métal- lique 30 oscille au niveau du dispositif 27 sur la largeur du rouleau récepteur et s'enroule ensuite sur celui- ci. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemple non limitatif sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Machine de retordage à double torsion destinée à enrouler un fil autour d'un rouleau récepteur, caracté- risée en ce qu'elle comprend: - un balancier (23) ayant deux extrémités, et - plusieurs moteurs (21, 22) entraînant séparé- ment et directement les extrémités du balancier afin que le fil soit enroulé autour d'un rouleau récepteur. 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend une poulie de mesurage (31), une plaque d'écartement (32) et une filière (33) destinée à guider le fil avant qu'il ne parvienne au balancier (23). 3. Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce qu'elle comprend en outre une première et une seconde poulie, un cabestan (26) et un dispositif (27) de dépla- cement transversal destiné à guider le fil dans le cabes- tan vers le rouleau récepteur (28).