La présente invention concerne les éléments d'attache, ou plus simplement "attaches", que l'on fait passer à travers un article pour le rendre solidaire d'un autre article, et spécialement les attaches couramment utilisées pour fixer des étiquettes ou des fiches d'identification sur des vêtements ou sur des articles analogues. L'invention concerne en particulier une attache inviolable de ce type, son mode d'utilisation ainsi qu'un ensemble constitué par un groupe de telles attaches facilitant considérablement la pose de ces dernières sur les articles auxquels elles doivent entre associées. tes brevets des Etats-Unis d'Amérique nO 3 444 597 et nO 3 380 122 décrivent des attaches du type général mentionné ci-dessus. Ces attaches classiques comprennent une tige filiforme ou "filament", une section de pénétration qui permet de les faire passer à travers un ou plusieurs articles et qui se raccorde à une extrémité du filament et une section d'arrêt solidaire de l'autre extrémité du filament et dont la largeur est considérablement plus grande que celle du filament, ctest-à-dire que le diamètre de ce dernier.La section de pénétration que l'on fait passer dans un trou de l'article auquel l'attache doit etre associé,(ce trou étant soit un trou existant, soit un trou pratiqué au moment de la pose de ltattache) reste derrière l'article, la tige ou filament reste engagée dans le trou et la section diarrêt élargie reste devant l'article. La section de pénétration comprend une barrette transversale qui peut passer longitudinalement dans le trou mais qui ensuite reprend sa position normale à laquelle elle est pratiquement perpendiculaire au filament. Cette barrette constitue donc une goupille ou un ardillon empê- chant l'attache de revenir en arrière dans le trou, c'est-à-dire de se dégager de 11 article dans un sens, tandis que la section d t arr8t I'empêche de s'en dégager dans l'autre sens. Comme indiqué dans les deux brevets précités, les attaches de ce type sont généralement groupées par "lots" de, par exemple, 20 pièces liées côte à côte sous la forme d'une bande. Pour poser de telles attaches, on utilise généralement un appareil tel que le "pistolet1, décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 133 666 qui pratique le trou de passage de l'attache dans l'article, sépare une des attaches de la charge et fait passer sa section de pénétration de 11 autre côté de l'article par le trou qu'il vient de pratiquer dans celui-ci. tes attaches classiques de ce type qui peuvent être posées au moyen du pistolet décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 103 666 précité sont de plus en plus utilisées dans l'industrie, non seulement pour fixer des étiquettes sur des articles mis en vente dans des magasins de détail, du fait qu'elles sont particulièrement efficaces pour empêcher des clients peu scrupuleux d'échanger les étiquettes, c'est-à-dire d'enlever l'étiquette d'un article peu coûteux, puis de fixer la même étiquette sur un article d'un prix plus élevé de manière à ne payer que le prix de l'article le meilleur marché, mais également pour lier différents articles ou objets les uns aux autres.Ces attaches classiques, particulièrement lorsqu'elles sont fixées au moyen du pistolet mentionné ci-dessus peuvent être posées très facilement et très rapidement même par un personnel non spécialisé, ce qui réduit le prix des opérations d'étiquetage, d'identification et de groupement d'articles divers. De fait, dans nombreux secteurs commerciaux, les attaches de ce type ont pratiquement supplanté tous les autres moyens d'attache. Bien que les attaches classiques de ce type soient d'un usage courant et qu'elles se soient avérées efficaces pour empêcher l'échange des étiquettes, le fait que les deux extrémités de l'attache sont libres, c'est-à-dire directement accessibles, crèe cependant le risque de voir apparaître un nouveau moyen de remplacer l'étiquette d'un article coûteux par celle d'un article d'un prix plus bas. Par exemple, un acheteur peu scrupuleux disposant d'un temps suffisant peu rabattre la barette de verrouillage contre le filament, puis la faire passer en sens inverse de son sens d'introduction dans le trou percé initialement par l'aiguille dans le vêtement, puis dans celui de l'étiquette, ce qui rend possible n'importe quelle substitution.Pour qu'une telle attache en une seule pièce soit réellement inviolable, il serait souhaitable qu'elle soit auto-verrouillable, en ce sens que ses deux extrémités devraient pouvoir s'accoupler l'une à l'autre d'une manière définitive. Dans ce cas, le seul moyen de séparer l'attache de l'article auquel elle a été fixée serait de rompre sa tige ou filament ce qui aurait pour effet de la rendre inutilisable et de montrer qu'on a séparé les deux objets qu'elle associait initialement. Par ailleurs, ces attaches filiformes classiques n'ont qu'une fonction d'assemblage et ne peuvent pas servir en même temps par exemple à accrocher à des supports des articles qui doivent être présentés suspendus, tels que des écharpes, des mouchoirs, etc. Dans de tels cas, on doit utiliser des attaches du type à cordon et oeillet ou des attaches du type à cordon fendu. Par conséquent, il serait souhaitable que les attaches filiformes du type général décrit ci-dessus soient susceptibles d'être utilisées également de cette manière. L'invention a donc pour objet une attache du type filiforme dont les deux extrémités peuvent s'accoupler l'une à l'autre. A cet effet, la section d'arrêt de l'attache classique est remplacée dans l'attache de l'invention par une tête creuse ayant une ouverture recevant la section de pénétration qui fait partie de l'autre extrémité de la tige Qu filament L'ouverture de la tête comporte plusieurs becs d'accrochage qui retiennent la section d'introduction et ltempêchent de dereculer dans la tête. Enfin, cette attache qui peut être fabriquée économiquement sur des machines simples et peu coûteuses peut être solidaires de plusieurs autres attaches de manière à constituer un lot facilitant la pose des attaches au moyen d'un appareil automatique d'un type classique. t'attache de l'invention comprend une tige filiforme dont la première extrémité se raccorde à une barrette orientée latéralement et la seconde extrémité à une tête creuse. La tête comporte une ouverture débouchant dans l'une au moins de ses parois et dont les dimensions, par rapport à celle de la barrette, sont telles que, lorsque cette barrette et la tige filiforme sont placéesparallèlement,elles peuvent passer ensemble dans l'ouverture et pénétrer dans la cavité de la tête creuse. En outre, la cavité de la têtes une largeur plus grande que celle de liouverture de manière à délimiter un épaulement servant de butée empêchant la barrette de ressortir de la tête creuse, dès qu'elle n'est plus orientée parallèlement à la tige filiforme.Dans une variante, la surface intérieure de l'ouverture comporte des becs en saillie aidant la barrette à se dégager du mécanisme de l'appareil de pose, puis aidant ensuite à retenir la barrette dans la cavité de la tête. Du fait que la barrette solidaire d'une extrémité de la tige filiforme peut entrer et se verrouiller dans la tête creuse solidaire de sa seconde extrémité, l'attache de l'invention forme une fois posée une boucle entièrement fermée dans laquelle ses extrémités sont inaccessibies et elle constitue donc une attache inviolable. tes attaches de l'invention peuvent être groupées en bandes par des moyens classiques,ce qui permet de les poser à l'aide d'un appareil automatique tel que le pistolet décrit dans le brevet des Etats-Unis dtAmérique nO 3 103 666 précité. Dans un tel appareil, les bandes d'attaches avancent pas à pas d'une manière telle que les barrettes des attaches voisines viennent successivement s'aligner avec la base d'une aiguille creuse. Un dispositif sépare l'attache ainsi positionnée du reste de la bande et un plongeur engage la barrette transversale dans l'aiguille creuse qui comporte une rainure latérale pour le passage de la tige ou filament.Lorsqu'ou fait passer l'aiguille à travers un article, puis dans le trou d'une étiquette et qu'on l'introduit ensuite dans l'ouverture de la tête creuse, la barrette entre dans cette dernière avec l'extrémité correspondante du filament qui se rabat contre l'extrémité arrière de la barrette. Lorsqu t on retire ensuite l'aiguille, la barrette tend à reprendre son orientation initiale et reste ancrée dans là tête creuse. La tige filiforme constitue alors une boucle fermée associant l'étiquette à l'article d'une manière définitive. Par ailleurs, du fait que l'attache forme une boucle fermée, elle est susceptible de diverses applications et peut par exemple servir d'anneau permettant de suspendre un article tel qu'une jupe devant être présentée de cette manière. l'invention sera décrit en détail ci-après, en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels la figure 1 est une vue en perspective montrant une attache inviolable de l'invention associant une étiquette à un article la figure 2 est une vue en perspective d'une bande dtat taches de l'invention montrant divers éléments des attaches individuelles la figure 3 est une coupe selon la ligne 3-3 de la figure 2 montrant la tête creuse de 11 attache la figure 4 est une coupe selon la ligne 4-4 de la figure 7 montrant les becs de retenue faisant saillie dans llou- verture de la tête creuse la figure 5 est une coupe semblable à la figure 3 montrant la manière dont la barette transversale se verrouille dans la tête creuse ; la figure 6 est une vue en perspective d'une seconde forme de réalisation de ltattache de l'invention, et montrant notamment les éléments associant les tettes des attaches voisines accouplées en bande ; la figure 7 est une coupe selon la ligne 7-7 de la figure 6 la figure 8 est une coupe selon la ligne 8-8 de la figure 7 ; la figure 9 est une vue en perspective illustrant une autre variante de la tdte de l'attache de l'invention ; et la figure 10 est une vue partielle en élévation de la paroi avant de la tête de la figure 9 montrant l'orifice d'entrée de la barrette, les becs de retenue et la butée arrière. Comme on le voit sur la figure 1, une étiquette k est associée à un article B par une attache C selon l'invention. L'at- tache C , qui doit se fixer à l'article B et lui associer l'étiquette A, comporte une tige filiforme ou filament D qui traverse une partie de l'article B, en passant soit dans un trou existant de 1' article (comme indiqué sur la figure 1), soit dans un trou qu'elle pratique elle-m8me-en traversant l'article. L'extrémité du filament D se raccorde à une barrette E orientée latéralement qui peut s'engager et rester ancrée en permanence dans une tête creuse F qui est solidaire de l'autre extrémité du filament D. De cette manière, le filament D qui traverse à la fois l'étiquette A et l'article B forme une boucle fermée. Dans sa forme de réalisation représentée sur les figures 2 à 5, l'attache C selon l'invention comprend une tige filiforme ou filament D, une barrette transversale E solidaire d'une extrémité du filament D et normalement orientée latéralement, et une tdte creuse S solidaire de l'autre extrémité du filament D. La barrette transversale E est un tronçon de tige cylindrique relativement mince qui se raccorde en son milieu au filament D et qui est normalement orienté perpendiculairement à ce dernier, de manière que cette extrémité de l'attache ait une forme générale en T (voir figure 2). Dans cet exemple, la barrette E a une section circulaire mais le profil de cette section peut avoir n'importe quelle forme convenable. Pour poser l'étiquette, comme on le verra plus en détail ultérieurement, on fait passer axialement la barrette dans le trou de l'étiquette A, puis dans un trou de l'article B et finalement on l'introduit axialement dans la tête creuse pour qu'elle s'ancre dans cette dernière. De cette manière, les deux extrémités de l'attache sont mutuellement verrouillées et le filament D forme une boucle fermée qui emprisonne l'étiquette A et/ou l'article B. A cet effet, la barrette transversale E doit avoir un rapport longueur/largeur suffisant pour ltempecher de se dégager de la tête creuse F, car lorsque la barrette E est à l'extérieur de la tête F, l'éti- quette A et/ou l'article B peuvent glisser sur le filament D et se dégager de celui-ci. Par ailleurs, la section de la barrette E doit être suffisamment réduite pour qu'elle puisse traverser la paroi de l'article B sans percer dans celui-ci un trou d'une dimension exagérée risquant d'abimer l'article. La tête F qui est solidaire de l'extrémité du filament D opposée à la barrette E comporte une cavité intérieure 12. On voit sur les différentes figures qu'au moins une paroi 14 de la tête creuse F comporte une ouverture 16 qui communique avec la cavité 12. Dans tous les cas, la largeur de la cavité est plus grande que celle de ltouverture 16 de manière que la partie restante de la paroi 14 constitue un épaulement 18 entre la cavité 12 et l'ouverture 16. En outre, la largeur maximale de l'ouverture 16 doit eAtre inférieure à la longueur de la barrette E. De cette manière, pour que la barrette E puisse passer dans lt ouverture 16, elle doit être orientée dans une direction pratiquement parallèle à l'axe de l'ouverture 16.Au contraire, lorsqu'elle a été engagée dans la cavité 12, dès qu'elle n'est plus orientée parallèlement à l'axe de l'ouverture 16, son extrémité arrière vient en butée contre l'épaulement intérieur 18 qui ltempeche de reculer, c'est-à-dire de sortir de la cavité 12 de la tête F, (figure 5). tes formes de la tête creuse F et de son ouverture 16 peu vent varier en fonction des exigences des utilisateurs. Ainsi, la tête F peut avoir n'importe quelle forme géométrique appropriée et l'ouverture 16 peut faire partie de n'importe laquelle de ses parois, mais cependant, elle est de préférence pratiquée dans la paroi d'une de ses extrémités. Sur la figure 2, la tete F est cylindrique et son ouverture 14 débouche dans la paroi transversale 14 d'une de ses extrémités. On voit sur les figures 3 et 4 que plusieurs becs latéraux intérieurs 20, 22 font saillie dans l'ouverture 16 à partir du bord intérieur de la partie 14 qui entoure l'ouverture 16.Les becs 20 et 22 ont pour fonction d'une part de faciliter l'éjection de la barrette E et du filament D de l'aiguille creuse qui sert à les faire pénétrer dans la cavité 12 et d'autre part de participer à l'ancrage de la barrette E dans la cavité 12. Comme on le voit sur la figure 5, lorsque la barette E a été introduite dans la cavité 12 de la tête F, dès qu'elle s'écarte d'une position à laquelle elle est parallèle à l'axe de l'ouverture 16 de la tête 12, elle s'éccroche aux becs 20, 22 qui l'aident à se dégager de litai guille creuse mais qui délimitent une butée 18 I'empêchant de reculer et de se dégager de la cavité 12 de la tête F. Les figures 6 à 8 illustrent une seconde forme de réalisation de l'attache de l'invention. Dans ce cas, la tête creuse 24 a également une forme cylindrique et la paroi transversale 28 d'une de ses extrémités comporte une ouverture 26. Cependant, au contraire de l'exemple décrit en regard de la figure 2, le bord de l'ouverture 26 est lisse et ne comporte aucune saillie dirigée vers l'intérieur (figure 8). Dans ce cas, la butée 30a est constituée par la face intérieure de la partie restante de la paroi transversale 28 qui délimite l'extrémité correspondante de la cavité de la tête creuse 24. On voit que la dimension transversale de la cavité 32 est plus grande que celle de l'ou- verture 26.Comme précédemment, dès que la barrette E engagée dans la cavité 32 s'écarte d'une position à laquelle elle est parallèle à l'axe de l'ouverture 26, son extrémité arrière soient en contact avec la butée 30a qui ltempeche de se dégager de la tête. La tête creuse 24 comprend une bride 60 qui entoure la paroi latérale tubulaire 30 et constitue la connexion reliant le filament 16 à la paroi latérale 30 de la tête. Comme on le voit sur la figure 6, le pourtour exterieur de la bride 60 a la forme d'un rectangle dont les angles ont--été abattus et dont les deux méplats opposés les plus longs sont plus éloignés de la paroi latérale 30 que ies deux autres méplats. La bride 60 qui fait saillie sur la surface extérieure de la paroi latérale 30 sert à évacuer la chaleur de cette dernière pour que sa température reste inférieure à la température de déformation de la matière.La bride 60 est située sur la paroi latérale 30 plus près de sa paroi transversale fermée 34 que de sa paroi transversale ouverte 28 de manière qu'au cours de l'opération de thermo-soudage qui sera décrite ultérieurement, la partie de la tête 24 comprise entre la bride 60 et sa paroi ouverte 28 qui reçoit la barrette E soit protégée thermiquement. Pour que cette unique bride assure la protection thermique de cette partie de la tête 24, la bride 60 couvre une zone circulaire de ia surface extérieure cylindrique de la paroi tubulaire 30. La distance dont les différentes parties de la bride 60 s'écartent latéralement de la paroi 30-varie non seulement en fonction de la position d'une partie donnée de la bride sur le pourtour de cette zone circulaire, mais également avec la position de cette même partie de la bride sur l'axe de la paroi latérale 30 Il est important que la bride 60 ait une forme et des dimensions telles qu'unie partie appréciable de sa masse et donc de sa surface soit suffisamment écartée radialement de la paroi latérale 30 pour que cette masse constitue une source froide. Cette masse intercalée entre la source de chaleur et la partie principale de la tête 24 dans laquelle s'ancre la barrette 18, sert à absorber et à répartir la chaleur tandis que sa surface extérieure dissipe la chaleur absorbée et répartie par la bride 60. En fait, la bride 60 permet de souder thermiquement la paroi fermée 34 sur le reste de la tête 24 sans provoquer de déformation thermique de la paroi ouverte 28 et de la partie de la paroi latérale 30 voisine de cette dernière partie qui comprend la cavité dans laquelle se verrouille la barrette transversale E.En l'absence d'une telle source froide pendant l'opération de thermo-soudage, la paroi transversale opposée 28 qui comporte l'ouverture 26 et la partie voisine de la paroi latérale 30 qui délimite la section avant de la cavité intérieure 32,peuvent se déformer d'une manière telle que la barrette transversale E ne peut plus entrer par 1' ouverture 26 dans la cavité intérieure 32. En outre, en l'absence d'une telle source froide, la tête 24 transmet directement la chaleur au filament D qui peut être affaibli à un point tel qu'il peut se séparer accidentellement de la tête 24 ou casser trop facilement, ce qui favorise la destruction intentionnelle de l'attache dans le but d'enlever l'étiquette. Par ailleurs, cette source froide évite la déformation de la surface extérieure de la paroi latérale 30 qui conserve ainsi son aspect initial. te profil, la longueur, l'épaisseur, la masse et les autres caractéristiques de la bride 60 peuvent être choisis à volonté en fonction de diverses considérations esthétiques ou pratiques pour autant que la bride constitue une source froide efficace, c'est-à-dire qu'elle serve à empêcher toutes déformations de la tête 24 et du filament D pendant le thermo-soudage de la paroi transversale fermée 34 sur la tête 24. Du fait que la bride 60 permet d2effectuer cette opération de thermosoudage sans inconvénients, il est possible de mouler en une seule opération une ébauche comprenant le filament D, la barrette transversale E et la tête 24, et l'attache finie peut être réalisée à partir de cette ébauche en une seule opération de fermeture par thermo-soudage d'une des extrémités ouvertes de la tête ébauchée. La tête 24 peut être moulée d'une manière telle qu'avant le thermo-soudage elle comporte un embout cylindrique prolongeant sa paroi latérale tubulaire 30 au lieu qu'elle soit fermée par la paroi transversale 34. Ce prolongement de la paroi latérale peut être ensuite fondu pour qu'il constitue la paroi transversale 34 du corps 20 au voisinage de la bride 60 comme on le voit sur la figure 7. Par ailleurs, au lieu d'utiliser un procédé de thermo-soudage, on peut utiliser un autre moyen par exemple mécanique, pour refouler la matière thermo-plastique fondue vers la zone choisie ou pour refouler cette matière à une température inférieure à celle de sa température de fusion. tes figures 9 et 10 illustrent une troisième forme de réalisation de la tête de l'attache de l'invention. Dans ce cas, la tête 35 aune forme rectangulaire et l'une de ses parois transversales 38 comporte une ouverture 36. Gomme on le voit sur la figure 10, plusieurs pattes 40, 42 et 44 orientées latéralement vers l'intérieur et se raccordant à la paroi 38 entourent ltouverture 36. Dans ce cas également, dès que la barrette E engagée dans la tête se place en biais dans celle-ci, elle s'accroche à l'une des pattes 40, 42, 44 qui l'empêche de ressortir de la tête par l'ouverture 56. Comme on le voit sur la figure 2, plusieurs attaches C sont moulées en grappe et sont reliées à une tige transversale commune 46 par des tronçons de tige ou cols 48. Ainsi, la barrette transversale E de chaque attache C est reliée à la tige commune 46 par le col 48 prévu pour casser facilement lors de la pose de l'attache C. Cette disposition est particulièrement favorable lorsque les attachés sont posées au moyen d'un appareil classique tel que le pistolet décrit dans le brevet NO 3 103 666 des E.U.A. précité.En une seule opération, un tel appareil sépare l'attache C des attaches voisines et introduit le filament D ainsi que la barrette E dans la cavité de la tête creuse F. tes attaches de l'invention peuvent être moulées en deux pièces séparées. Dans ce cas, la première pièce comprend la barrette transversale, le filament et une partie de la tête creuse tandis que la seconde pièce constitue la seconde partie de la tête creuse. tes deux pièces de l'attache peuvent être fabriquées dans des moules séparés, puis être ensuite solidarisées par exemple par soudage ultra-sonique, par application de solvants, par fusion, par collage, etc. Dans une variante, les deux pièces sont formées dans un même moule et restent reliées par une patte faisant office de charnière et ayant une souplesse suffisante pour ne pas se déchirer lorsqu'elle est soumise à une flexion constante. tes deux pièces peuvent ensuite être assemblées de la manière indiquée ci-dessus.On ferme l'extrémité ouverte dtune des deux pièces, par exemple, par thermo-soudage ou au moyen d'un volet que lton rabat sur ltouverture pour constituer le réceptacle fermé recevant la barrette transversale, cette opération de fermeture steffec- tuant soit avant soit après l'assemblage des deux parties de l'attache. La figure 2 représente des attaches produites de cette manière. Dans ce cas, la section 50 qui constitue une partie de la tête F est moulée en une seule pièce avec le filament D et la barrette transversale E tandis que la seconde section 52 qui est moulée séparément est rapportée sur la section 50 dans un plan d'assemblage 54 de manière à constituer la tête creuse F. te plan de joint 54 est pratiquement perpendiculaire à l'axe de l'ouverture 16.Pour que la tête creuse F soit complètement fermée de ce côté la section rapportée 52 est pleine et constitue la paroi transversale 56 qui est visible sur la figure 3. De préférence, les attaches de l'invention sont moulées en une matière thermoplastique telle que le "Nylon". A titre d'exemple la longueur du filament D est d'environ 150 mm, la longueur de la barrette transversale E est de l'ordre de 10 mm et son diamètre est de l'ordre de 1,2 mm. te diamètre intérieur de la tête creuse F est d'environ 3,2 mm, tandis que la largeur de l'ouverture est d'environ 1 ,6 mm. Bien entendu, les dimensions indiquées ci-dessus ne sont données qu'à titre d'exemple et peuvent varier en fonction des conditions d'utilisation prévues. Pour poser les attaches, on engage la charge constituée par la bande d'attaches représentées sur la figure 2 dans un pistolet d'un type classique et les barrettes transversales E viennent successivement su aligner avec l'aiguille creuse du pistolet. t1 aiguille traverse d'abord l'étiquette A, puis passe dans une ouverture de l'article B ou dans un trou qu'elle perce elle-même dans ce dernier et finalement elle pénètre par l2ou- verture 1 6 dans la cavité 12 de la tête creuse F.Lorsque l'utilisateur actionne le pistolet, celui-ci sectionne le col 41 pour séparer l'attache du reste de la bande et la barrette E chassée de l'aiguille creuse par un poussoir traverse lféti- quette A, l'article B et s'engage dans la tête creuse F, tandis que le filament D orienté latéralement coulisse dans la fente axiale de ltaiguille. Au fur et à mesure que la barrette avance en traversant l'étiquette A, l'article B et en entrant dans l'ouverture 16, elle tire le filament D qui se replie d'environ 900 contre la section arrière de la barrette E. Dès que la barrette E a été éjectée de l'aiguille, elle tend à revenir élastiquement à son orientation initiale en T par rapport au filament D.La barrette E qui n'est donc plus parallèle au filament se met en biais dans la tête creuse et s"ac- croche à la butée 18 ou aux becs intérieurs 20, 22 qui l'empê- chent de ressortir de la cavité 12 de la tête creuse F. Il faut noter que la cavité 12 étant de faibles dimensions, la barrette E peut éventuellement rester dans l'aiguille et ressortir avec celle-ci de la cavité 12. Dans un tel cas, les becs intérieurs 20 et 22 constituent des éléments de retenue qui facilitent l'éjection de la barrette E de l'aiguille creuse. En fait, les becs intérieurs 20, 22 accrochent la partie de la barrette E qui est à l'extérieur de l'aiguille et la retiennent jusqutà ce quelle soit en butée contre l'épaulement 18 qui la verrouille dans la cavité 12. En outre, l'un ou l'autre des becs 20, 22 peut pénétrer dans la fente axiale de l'aiguille et retenir la barrette E dans la cavité 12 lorsque l'aiguille recule. Bien entendu, la forme et la longueur circonférentielle de la boucle formée par l'attache ainsi verrouillée, dépend de la longueur initiale du filament J. Cette boucle maintient 17 étiquette A associée en permanence à l'article B. La barrette E étant ancrée à demeure dans la tête creuse, F, il est impossible de l'en dégager, cequi supprime toute possibilité d'échange subreptice de l'étiquette. La bande d'attaches représentée sur la figure 2 comprend également des éléments qui relient les têtes creuses voisines F pour éviter que les filaments des attaches stemm8- lent avec les filaments voisins ou avec ceux des attaches d'une bande voisine lorsque plusieurs charges sont stockées ou emballées ensemble. D'une manière générale, ces éléments de liaison sont du type décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 3 737 657.Ces éléments sont suffisamment résistants pour que les attaches restent correctement orientées les unes par rapport aux autres dans des conditions normales de stockage et de manipulation mais ils peuvent casser facilement pour que chaque attache puisse être séparée de la charge au moment où elle doit être posée, sans que pour autant les autres attaches de la même charge se s3parent les unes des autres. Tant que les attaches sont associées les unes aux autres par leurs deux extrémités, elles restent généralement parallèles. Cependant, lorsque la barrette E d'une attache a été séparée de la bande, elle peut se déplacer librement par rapport aux autres attaches de la bande. Il est donc souhaitable que les élements de liaison aient une résistance à la traction relativement élevée et une résistance à la torsion relativement faible pour que les attaches restent associées au moment de la pose d'une attache, mais que cette dernière puisse ensuite être séparée des autres attaches par un simple mouvement de torsion. Une telle liaison peut être assurée par un pont filiforme ou par une couche d'un adhésif approprié. Dans exemple illustré par la figure 6, une connexion filiforme mince 50 relie les surfaces voisines respectives 52, 54 de deux têtes contiguës 24, 56. La connexion 50 fait partie intégrante de la bande d'attaches et à cet effet, le moule comporte des empreintes correspondantes. La connexion 50 est en matière suffisamment tenace pour résister aux forces de tension ou de cisaillement auxquelles la connexion peut être soumise. Cependant, en raison de sa faible longueur, elle peut casser facilement sous l'effet d'une force de torsion relativement modérée. Dans une variante, au lieu que les têtes voisines soient reliées mécaniquement par des connexions 50, elles sont simplement collées les unes contre les autres au moyen d'un adhésif léger. tes attaches de l'invention peuvent être fabriquées avec la même facilité que les attaches comparables connues actuellement. Elles ont en outre, sur les attaches classiques, l'avantage de comporter une tête creuse ayant une ouverture recevant la barrette transversale solidaire de l'autre extrémité du filament. tes attaches de l'invention sont donc auto-verrouillables et une fois posées, leurs extrémités sont inaccessibles. Attache de l'invention peut donc être considerée comme étant inviolable. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées aux éléments décrits ci-dessus sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Attache inviolable caractérisée en ce qui elle est constituée d'un filament, d'une barrette flexible orientée latéralement solidaire d'une extrémité du filament et d'une tête solidaire de l'autre extrémité du filament, la tête comportant une ouverture débouchant dans une cavité intérieure ayant une largeur plus grande que celle de l'ouverture, le filament pouvant passer dans 1' ouverture et la barrette ayant d'une part une longueur plus grande que la largeur minimale de 1Couverture et d'autre part une épaisseur telle qui elle peut passer dans ladite ouverture et s'engager entièrement dans la cavité lorsqu'elle est orientée sensiblement parallèlement au filament. 2. Attache selon la revendication 1, caractérisée en ce que la tête comprend une butée intérieure disposée entre l'ouverture et sa cavité, la barrette venant en contact avec ladite butée après qu'elle est entrée dans la cavité par 11 ou verture. 3. Attache selon la revendication 1, caractérisée en ce que la barrette orientée latéralement est pratiquement perpendiculaire au filament. 4. Attache selon la revendication 1, caractérisée en ce que plusieurs becs intérieurs disposés latéralement dans l'ouverture à partir de la paroi entourant cette dernière, coopèrent avec ladite butée pour retenir la barrette dans la cavité de la tête. 5. Attache selon la revendication 1, caractérisée en ce que le corps est en deux pièces assemblées dont l'une est solidaire du filament. 6. Attache selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle est moulée en matière plastique. 7. Ensemble de plusieurs attaches inviolables, chaque attache comprenant un filament ayant un élément de pénétration à l'une de ses extrémités et une tête creuse à son autre extrémité, au moins une paroi de la tête creuse ayant une ouverture communiquant avec son enceinte intérieure, l'élément de pénétration entrant dans ladite enceinte par l'ouverture et se verrouillant dans la tête creuse, cet ensemble étant caractérisé en ce qu'il comprend un élément de montage et des eléments de liaison pouvant se rompre facilement et intercalés entre l'élément de montage et les éléments de pénétration des attaches, de manière que chaque élément de pénétration soit solidaire de l1élément de montage. 8. Ensemble selon la revendication 7, caractérisé en ce que chaque élément de pénétration comprend une barrette qui, normalement, est orientée latéralement et peut entrer dans l'en- ceinte intérieure de la tête de lfatiache et s'ancrer dans celle-ci. 9. Ensemble selon la revendication 7, caractérisé en ce que plusieurs becs, disposés latéralement dans l'ouverture à partir de la paroi entourant cette dernière, retiennent l'été ment de pénétration dans l'enceinte intérieure de la tête. 10. Ensemble selon la revendication 7, caractérisé en ce qutun élément d'accouplement est intercalé entre les têtes de deux attaches voisines. 11. Attache inviolable, caractérisée en ce qu'elle comprend un filament, une tête creuse solidaire d'une extrémité du filament, la tête creuse étant ouverte à l'une de ses extrémités et son autre extrémité étant fermée par soudage thermique et un élément de verrouillage solidaire de l'autre extrémité du filament et pouvant entrer par ladite ouverture dans la cavité de la tête creuse. 12. Attache selon la revendication 11, caractérisée en ce que la tête creuse comporte un élément permettant de fermer une de ses extrémités par soudage thermique, sans qu'il enrésulte une déformation de son autre extrémité. 13. Attache selon la revendication 12, caracvérisée en ce que ledit élément permettant de fermer une extrémité de la tête sans déformer son autre extrémité est une bride. 14. Attache selon la revendication 13, caractérisée en ce que ladite bride est à une position telle sur la tête creuse qu'elle est plus près de l'extrémité qui doit être fermée par soudage thermique que de son autre extrémité