-1- 2002496 69 04464 La colchicine et certains de ses dérivés sont utilisés en thérapeutique humaine, principalement comme antimitotiques. L'efficacité thérapeutique de ces composés en tant que cancéro-statiques est étudiée expérimentalement sur la souris. L'un ? des critères importants quant à la possibilité d'utiliser efficacement tel ou tel dérivé de la colchicine est alors le niveau plus ou moins élevé du taux de survie. On a maintenant constaté conformément à l'invention, que ce taux était, lors des essais pharmacologiques sur l'animal, particulièrement élevé si l'on 0 utilisait un certain groupe de nouveaux dérivés halogénés de la colchicine, doués d'une grande efficacité antimitotique. L'invention a donc pour objet, à titre de produits industriels nouveaux et utilisables notamment en thérapeutique humaine, des dérivés halogénés de la colchicine correspondant à 5 la formule générale 0 5 d o 5-— UHR1 5 dans laquelle R de (I) représente un radical acyle de 2 à 10 atomes ,2 carbone et mono-, di- ou trihalogéné,QR représente un groupement - 0 CH^ , - NCgJ , - S CH? , - S CH^ ou - , R5 représente un radical alcoyle inférieur et R un atome d'hydrogène ou un radical alcoyle inférieur. L'invention a également pour objet un procédé pour la préparation de ces dérivés, par réaction d'un composé de colchicine correspondant à la formule (I) ci-dessus (à ceci près qu'il ne comporte pas de radical halogénacyle, c'est-à-dire que r'' y représente alors un atome d'hydrogène) avec un acide mono-di- ou trihalogénocarboxylique de 2 à 10 atomes de carbone ou avec l'un de ses dérivés réactifs, de préférence l'halogénure d'acide correspondant, notamment le chlorure d'acide, ou l'anhy dride d'acide, ou par introduction de l'un des restes R2 tels qu'indiqués ci-dessus ou du reste méthyle se trouvant en posi- 69 04464 -2- 2002496 tion 2', dans un dérivé de colchicine correspondant à la formule (I), à cette réserve près qu'il ne contient pas encore les restes désirés, reste R^ ou reste méthyle en position 21. Le cas échéant, on peut aussi utiliser comme produit de départ un eompo-5 sé d'isocolchicine correspondant, qu'on isomérise alors en partie en le dérivé désiré de la colchicine par l'introduction d'un radical R . Dans les colchicines de formule (I) ainsi préparées, on peut aussi, toujours conformément à l'invention, "i échanger le substituant R , contre un autre reste halogène et 10 au moyen d'un halogénure correspondant, un tel reste halogène qui ne serait pas désiré. L'invention concerne également des préparations pharmaceutiques antimitotiques ou cytostatiques, de préférence cancéro-statiques et notamment antileucémiques et/ou efficaces contre la 15 goutte et qui contiennent, en tant que médicament nouveau, l'un des dérivés halogénés de colchicine de formule(I) telle que définie ci-dessus. L'invention a enfin pour objet un produit pour la poly-ploïdisation des végétaux, produit caractérisé par le fait qu'il 20 contient l'un des dérivés halogénés de colchicine de formule (i) précitée, ainsi que l'application des composés de formule (I) comme substances test concernant les effets antimitotiques, ' cytostatiques, mutagènes et/ou polyploïdisants en biologie expérimentale . A 25 Dans la formule (i) ci-dessus, le radical R signifie de préférence un radical mono-, di- ou trihalogénacyle inférieur, comptant notamment de 1 à 4- atomes de carbone, par exemple un radical propanoyle halogéné tel que P-chloropropanoyle ou acé- A tyle halogéné tel que chloracétyle. On préfère notamment pour R 30 un radical mono-, di- ou trihalogénacétyle. 2 Le radical R ,représente de préférence - 0 CEU ou encore, X s éventuellement, - NCp4 où R peut être par exemple méthyle, ✓ 4- ethyle, propyle ou butyle et R , de préférence aussi, un radical alcoyle inférieur, par exemple méthyle ou éthyle, les radicaux % 4 * 35 R ou E pouvant etre identiques ou différents. Parmi les nouveaux composés de formule (i) précitée, il convient de mentionner plus particulièrement les composés mono-chlor-, monobrom- et monoiodacétylés, les composés difluor- et dichloracétylés et les composés trifluoracétylés. Expérimentée 40 sur l'animal, la N-chloracétyl-desacétyl-colchicine, composé de 69 04464 2002496 1 2 formule (i) dans laquelle R = - CO CH2 Cl et R =0 CH^, manifeste un effet particulièrement avantageux. Les composés de formule (i) précitée peuvent, conformément à l'invention, être préparés par réaction du dérivé déshalo- 5 génacylé correspondant (c'est-à-dire d'un composé qui correspon- /] drait à la formule (i) à cette différence que R y serait remplacé par H) avec un acide mono-, di- ou trihalogénocarboxylique de 2 à 10 atomes de carbone ou avec un dérivé d'un tel acide qui convienne aussi pour l'acylation. Suivant ce procédé, on préfère 10 introduire dans la molécule un radical mono-, di- ou trihalo-génacétylé. Il est par exemple possible de faire réagir une déshalo- A génacyl-colchicine correspondante (R , dans la formule I, étant remplacé par H) avec un acide halogénocarboxylique de 2 à 10 15 atomes de carbone, par exemple avec un acide mono-, di- ou trihalogénacétique tel qu'un acide chloracétiaue, en présence de dicyclohexylcarbodiimide, composé tenant lieu ici d'agent déshydratant. La réaction s'effectue avantageusement au sein d'un solvant organique tel que du chlorure de méthylène, de l'acéto-20 nitrile, du chloroforme, du dioxane, du diméthylformiamide ou de l'acétate d'éthyle. On obtient des résultats très favorables en opérant dans un solvant polaire. Il est recommandé d'observer des températures d'environ -20°G ou plus élevées, mais aussi, par exemple, des températures allant jusqu'à environ 100°G. De 25 préférence, on opérera à température comprise entre environ 0°C et la température ambiante. Les dérivés d'acides que l'on préfère pour la réaction sont les halogénures d'acides, en particulier les chlorures d'acides, ou les anhydrides. La réaction est effectuée d'une manière 30 en elle-même usuelle. On peut par exemple introduire le chlorure ou l'anhydride a'acide dans une solution éventuellement refroidie de la déshalogénacylcolchicine. Pour introduire dans la molécule le radical halogénacyle, en particulier s'il s'agit d'un radical acétyle halogéné, par un 35 halogénure d'acide, en particulier par un chlorure d'acide, il est recommandé d'ajouter un fixateur a'acide, par exemple une lessive a'mie base alcaline ou alcalino-terreuse telle que la soude caustique, la potasse caustique ou la baryte hydratée, un sel alcalin tel que le carbonate de soude, ou une base organique 40 telle que la pyridine ou la triéthylamine. On effectue la réac 69 04464 -4- 2002496 tion dans un solvant organique inerte, par exemple dans un hydrocarbure tel que le benzène, le toluène ou le cylochexane, ou dans un éther approprié, tel que le tétrahydrofuranne ou le dioxane. 5 Pour l'introduction du radical acyle halogéné, en parti culier s'il s'agit d'un radical acétyle halogéné, par un anhydride, il est de même conseillé d'opérer au sein d'un solvant inerte. En général, on introduit la déshalogénacylcolchicine dans un solvant inerte et on y ajoute ensuite l'anhydride d'un 10 acide carboxylique halogéné, par exemple un acide mono-, di- ou trihalogénacétique et en particulier de l'anhydride monochlor-acétique. le refroidissement du mélange de réaction n'est généralement pas nécessaire. Le cas échéant, pour parachever la réaction, on peut porter le mélange à une température plus éle-15 vée, par exemple à.40-60°C. On peut aussi utiliser pour la réaction d'autres dérivés réactifs d'acides carboxyliques qu'il est courant d'employer pour l'acylation d'amines. C'est ainsi par exemple qu'on peut également utiliser pour cette réaction un ester d'acide halogénocarboxylique, en particulier un ester 20 mono-, di- ou trihalogénacétique. Pour autant que les composés utilisés comme produits de départ contiennent déjà le radical E tel que défini dans la formule (i) précitée mais qu'ils ne comportent toutefois pas 2 encore en position 14 les substituants E désirés et/ou pas en-25 core le groupe méthyle autrement contenu dans la formule (i), éventuellement, en position 2', on prépare à partir de ces composés les dérivés de colchicine de formule (I) désirée en introduisant les substituants encore manquants. Un composé de colchicine de formule (i) portant déjà en 1 30 position 9' le radical E désiré, mais contenant par contre en 2 position 14, au lieu du radical E , un groupe OH, peut être . transformé en un composé de formule (I) dans laquelle £2=0 GE^ par réaction avec un agent de méthylation approprié, de préférence le diazométhane. La méthylation doit être effectuée dans 35 un solvant qui ne contienne aucun atome d'hydrogène labile. On peut par exemple utiliser comme solvant 1'éther, le dioxane, le tétrahydrofuranne, le benzène ou le chlorure de méthylène, le diazométhane étant utilisé en excès, par exemple en un excès 0,5 molaire ou davantage. Cette méthylation s'effectue- avanta- 69 04464 2002496 geusement en abandonnant à lui-même et à la température ambiante le mélange réactionnel. De plus, on peut éventuellemenVtransformer aussi en un composé 2-méthoxylé de la formule (i) désirée un dérivé .2*-5 désméthylé d'une colchicine correspondant à la formule (ï) précitée et où le groupe -0 CHX en position 2 est remplacé par un 1 2 ? groupe OH et où R et R ont les significations précitées, ceci par méthylation suivant tout procédé usuel et notamment par traitement avec du diazométhane. 10 Pour autant que l'on choisisse comme produit de départ pour la méthylation un dérivé de colchicine correspondant à la formule (i) à cette différence près que les groupes - 0 CH^ en positions 2 et 14 y soient remplacés par des groupes OH, on peut éventuellement introduire simultanément des groupes méthyle 15 dans les positions 2* et 14'. Les composés de formule (i) précitée et dont la molé- 2 cule porte en position 14 le radical R = - NtlR4 peuvent être préparés par réaction de composés de formule (i) où R2 signifie - 0 CH^ ou par réaction des composés 14-desméthylés 20 correspondants (formule I ci-dessus, à cette réserve près que R y est remplacé par un groupe OH) avec une aminé primaire ou secondaire. On peut en ce cas opérer en présence d'un solvant approprié ou, également, sans solvant. On peut par exemple transformer les produits dé départ, en les faisant réagir avec 25 ime solution aqueuse de monométhylamine, à température ambiante et en présence de méthanol, en composés de formule (I) désirée 2 QTT et qui contienne un radical R = - UCg 3 . La réaction est généralement terminée après plusieurs heures. Il est conseillé de choisir pour ce mode de réalisation des produits de départ cor-30 respondant à la formule I et dont le radical R ne contienne aucun atome d'halogène aisément mobile. Des produits de départ correspondant à ce mode de réalisation et convenant à l'intro- 3 4 duction en position 14 d'un radical - ÎT R R sont par exemple -i ceux qui contiennent comme radical R un radical mono-, di- ou 35 trifluoracyle. On peut préparer les dérivés de colchicine de formule (I) précitée et dans laquelle le substituant - R est un groupe - S CH^ à partir de composés correspondant à la formule (I) ci-dessus indiquée, dans laquelle R2 signifie O GH^ ou est rempla-40 cé par OH, par réaction avec du méthylmercaptan. On peut effec 69 04464 -6- 2002496 tuer cette réaction en présence d'un catalyseur acide, de préférence en présence d'acide p-toluènesulfonique, d'acide benzène-suif onique ou de trifluorure de bore, dans un solvant ou même sans solvant. En tant que solvant, on peut employer par exemple 5 des hydrocarbures chlorés, tels que le chloroforme, ou des éthers cycliques, tels que le tétrahydrofuranne. A cause de la grande volatilité du méthylmercaptan, il convient d'opérer de préférence en récipient clos et sous pression. Le délai d'achèvement de la réaction est en général compris entre plusieurs heures et plu-10 sieurs jours. L'intervalle de température convenant le mieux à cette réaction est compris environ entre 15 et 50°C. Conformément au procédé de l'invention, on peut en outre préparer un dérivé de colchicine de formule (I) dont le substi«- tuant R2 est un groupe _ ^ _ Qg Par oxydation d'un composé cor- 3 o 15 respondant, également de formule (I) mais dans laquelle R est un groupe - S CH^. Pour cette oxydation, on observe les conditions habituelles pour la transformation des sulfures en sulfo-xydes. On peut par exemple oxyder dans les conditions indiquées dans l'ouvrage de Gliman, Org. Chem., vol. 1, 2e édition, New-20 York (1967), p. 870-871. Les oxydants convenables sont surtout des peroxydes, par exemple l'eau oxygénée à 30 % de Hg O2» ou des peracides, tels que l'acide perphtalique et l'acide per-benzoïque. On peut également employer des solutions d'acide hy-pochloreux. On opère de préférence à une température d'environ 25 zéro à 50°C et en présence d'un hydrocarbure chloré, tel que du chloroforme. Les sulfones de formule I (R = - SOg CH^) s'obtiennent par oxydation d'un composé de formule (i) porteur d'un substi-tuant R = - S CH^ dans des conditions sévères, par exemple avec 30 un excès oxydant tel que l'eau oxygénée et/ou à température relativement élevée. On peut en outre, si on le désire, échanger contre d'au- très groupes halogénés ceux qui sont contenus dans le reste R du dérivé de colchicine de formule I, par traitement avec des 35 halogénures appropriés. Il est particulièrement important de pouvoir remplacer le chlore par du brome ou de l'iode et le brome par de l'iode. Cette réaction d'échange peut être exécutée suivant les méthodes décrites dans Houben-Weyl, Methoden der Organischen Chemie, 4ème éd., Georg-Thieme-Verlag, Suttgart 40 (R. F. A.) vol. 5/3 (1962), p. 119-210 et vol. 5/4 (1960), 69 04464 -7- 2002496 p. 354-360 et p. 595-605. Par réaction d'un composé de formule I, contenant comme radical S un raaical acétyle chloré, bromé ou iodé, avec du fluorure d'argent, on peut aussi échanger le chlore, le brome ou l'iode contre du fluor. Tout composé de for-5 mule (X) contenant comme radical E un radical acétyle bromé ou chloré peut être transformé en le composé homologue de formule (i) qui contient comme substituant E un radical acétyle iodé en le faisant réagir avec un iodure métallique approprié, notamment un iodure de métal alcalin ou alcalino-terreux, par 10 exemple de 1'iodure de sodium ou de 1'iodure de potassium. En outre, on peut par exemple transformer en dérivé bromacétylé correspondant, par réaction avec du bromure de lithium, un com- A posé de formule (i).dont le radical E est un radical acétyle chloré. De telles réactions d'échange, autrement dit de double 15 décomposition, s'effectuant dans un solvant approprié, notamment dans de l'acétone. Au lieu des divers composés de départ indiqués ci-dessus pour la préparation des nouveaux dérivés de colchicine de formule (I) précitée, on peut aussi, éventuellement, employer des 20 mélanges de ceux-ci et d'isocolchicines correspondantes, les substituants précédemment indiqués pour les produits de départ étant échangés en position 14 et 15. A partir d'un tel mélange et en plus d'une colchicine de formule (I), on obtient l'iso-colchicine homologue qu'on sépare alors, de manière usuelle, 25 d'avec le composé de colchicine, cette séparation s'effectuant de préférence par chromatographie. Pour autant qu'on introduise un substituant en position 14, en particulier un substituant -OCH^, - ou -S CH^, on obtient toujours comme produit de réaction un mélange du composé 30 de' formule (i) et de 1'isocolchicine correspondante (composé de formule I, à cette différence près qu'il y a interversion entre la fonction cétone, normalement en position 15, et le substi-tuant R , normalement en position 14), l'un et l'autre étant également dans ce cas séparés ultérieurement.Dans le mode de 35 réalisation du procédé conforme à l'invention et suivant leauel on introduit le substituant désiré E dans un produit de départ correspondant à la formule (I), mais dans laquelle E est remplacé par OH, on peut partir aussi bien du dérivé de colchicine que du dérivé correspondant d'isocolchicine de formule (II) ci- A 40 après dans laquelle E a la signification précitée ou que d'un 69 04464 1002496 mélange de la colchicine et de 1'isocolchicine en question. 10 15 20 25 30 35 -- - J5ÎHR (II) Pour la préparation d'un compose de formule (I) dans 2 laquelle R =0 CH^, on peut par exemple mettre en oeuvre comme produit de départ un composé correspondant à la formule (I) dans 2 laquelle, toutefois, R est remplacé par OH et/ou une isocolchicine correspondante, de la formule (II) ci-dessus. On peut également, pour l'introduction d'un reste méthylthio en position 14 s utiliser en plus a'uné colchicine correspondant à la formule (l)* à cette condition toutefois que R =0 CH^ ou y soit remplacé par OH, 1'isocolchicine homologue (formule II ci-dessus, le groupe CH en position 15 pouvant être également remplacé par 0 CH.,). En outre, pour l'introduction en position 14 d'un reste R2 = - E 4 , on peut aussi employer, en plus du produit de 2 40 départ correspondant à la formule (i) dan§&aquelle R serait remplacé par 0H, une isocolchicine homologue et de formule (II) ci-dessus. Dans la mesure où, suivant le procédé conforme à l'invention, les colchicines de formule (i) ci-dessus se trouvent obtenues en mélange avec les isocolchicines homologues, on sépare du mélange, de manière connue en soi, la colchicine désirée de formule (I). La séparation est avantageusement effectuée par chro™ matographie avec emploi d'éluants appropriés, par exemple des hydrocarbures chlorés.tels que le chloroforme, le tétrachlorure de carbone ou le chlorure de méthylène, avec addition d'une faible quantité d'un alcool inférieur tel que le méthanol ou l'é-thanol, sur un adsorbant convenablement choisi, par exemple du gel de silice. Si besoin est, les composés ainsi obtenus peuvent être recristallisés, pour une purification plus poussée, dans des solvants appropriés tels que, par exemple, un mélange métha-nol/éther. 69 04464 -9- 2002496 Les dérivés de colchicine de formule (I) précitée et efficaces en thérapeutique ou dans le traitement des végétaux sont ceux de forme lévogyre. Il est donc avantageux, dans la mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention, de partir éga-5 lement de colchicines (ou d'isocolchicines) correspondantes sous forme lévogyre. Bien entendu, les produits servant de matière première peuvent être également sous forme d'un mélange racé-mique, auquel cas il est toutefois nécessaire de séparer ultérieurement la forme 1 , active, de la forme d encore contenue 10 dans le produit de la réaction. Cette séparationpeut se faire de façon classique, par exemple par traitement avec des acides optiquement actifs et isolément, par exemple par chromatogra-phie, des sels ainsi formés. Les produits servant de matière première dans la mise 15 en oeuvre des procédés de préparation décrits ci-dessus sont en partie connus pour avoir été décrits dans la littérature et, pour le reste, peuvent être préparés à partir de composés connus et par toute méthode usuelle. En traitant la îr-désacétyl-l^'-désméthylcolchicine 20 (qu'on peut obtenir par hydrolyse de la colchicine) avec du diazométhane ou du méthylmercaptan, d'une manière usuelle en soi, on peut par exemple obtenir des produits de départ correspondant à la formule I, porteurs en position 14 d'un substituant -0 CHj ou, respectivement, - S CH^, mais où E , tel que défini 25 ci-dessus, est toutefois remplacé par H. De plus, les composés correspondants mais aminés en position 14 (composés de formule I dans laquelle R = - mais où E est remplacé par H) peu vent être préparés par réaction de la dêsacétylcolchicine avec "A ZL une aminé HNIrR . Les produits de départ correspondant à la for- p mule I à cette différence près que E , tel que défini ci-dessus, y est remplacé par OH, ou aussi les isocolchicines homologues de formule II telle que définie ci-dessus sont accessibles par exemple par acylation de la N-désacétyl-14,-desméthylcolchicine avec l'anhydride d'un acide carboxylique halogéné, en particu-35 lier avec l'anhydride d'un acide mono-, di- ou trihalogénacétique et, par exemple, par traitement avec l'anhydride mono-chloracétique. Tout composé 2'-desméthylé utilisé le cas échéant comme produit de départ peut être préparé par exemple par hydrolyse de la 2,-desméthylcolchicine et acylation subséquente avec 40 l'anhydride d'un acide halogénocarboxylique, en particulier avec 69 04464 -10- 2002496 l'anhydride d'un acide mono-, di- ou trihalogénacétique, acyla- 2 tion éventuellement suivie de l'introduction d'un reste R , comme décrit ci-dessus. Les nouveaux dérivés de colchicine conformes à l'inven-5 tion et correspondant donc à la formule I telle que définie ci-dessus présentent un pouvoir antimitotique ou cytostatique prononcé. Ces composés ont été étudiés par expérimentation sur l'animal suivant la méthode de H. Lettré, décrite dans Hoppe Seyler's Zeitschrift ftir physiologische Chemie, vol. 268, p. "10 59-76 (1941). Examinés suivant ce test, les nouveaux composés, de formule I, manifestent une plus grande efficacité que la col-, chicine. Par exemple, avec la E-chloracétyl-désacétyl-colchicine administrée pendant 5 jours consécutifs et à une dose journalière invariablement fixée à 5 V , on obtient un taux de survie 15 de plus de 60 %, avec guérison de la tumeur. Par contre, par un traitement analogue avec de la colchicine administrée suivant la même posologie, on n'observe absolument pas d'effet curatif. Ce n'est qu'en portant la posologie journalière à 10 Y de colchicine qu'on obtient une certaine régression de la tumeur, 20 avec un taux de survie atteignant seulement 10 %, Il est particulièrement intéressant de noter que, par exemple, la ÏT-chloracétyl-désacétyl-colchicine appliquée au traitement de la tumeur ascitique de la souris, affection qui résiste à la colchicine, exerce sur cette tumeur un effet 25 inhibiteur. Il convient en outre de remarquer que la ÏT-chlor-acétyl-désacétyl-colchicine se montre, en ce qui concerne cette inhibition de la tumeur ascitique de la souris, environ 100 fois plus active que ne l'est le 5-fluoro-uracile, déjà employé en essais pharmacologiques sur l'animal pour l'inhibition des tu-30 meurs malignes, cette activité étant rapportée à de mêmes quanr tités en poids de chaque substance active utilisée. Les nouveaux composés conformes à l'invention sont destinés à être utilisés comme médicaments cancérostatiques, notamment pour lutter contre la leucémie. Il est également prévu de 35 les employer pour le traitement de la goutte. Dans leur emploi en médecine humaine ou vétérinaire, ces nouveaux dérivés de colchicine peuvent être administrés en mélange avec les supports ou excipients pharmaceutiques usuels. On peut employer à ce titre celles des substances organiques ou minérales qui convien-40 nent pour l'administration par voie parentérale, par voie orale ,n nl,„LA "11" 2002496 69 04464 ou par voie topique (c'est-à-dire en applications locales) et qui ne sont pas susceptibles d'entrer en réaction avec les nouveaux composés conformes à l'invention. Mentionnons par exemple l'eau, les huiles végétales, les polyéthylèneglycols, la gélatine, le 5 lactose, l'amidon, le stéarate de magnésium, le talc, la vaseline et le cholestérol. Pour l'administration par voie parentérale, on se sert notamment de solutions, de préférence huileuses ou aqueuses, ainsi que de suspensions ou d'émulsions. Pour l'administration par voie orale conviennent en outre les comprimés 10 et les dragées et, en application topique, des onguents ou des crèmes qui sont éventuellement stérilisés ou additionnés de certains ad.juvants tels que des conservateurs, des stabilisants, des mouillants, des sels destinés à modifier la pression osmo-tique ou des tampons. Le cas échéant, les dérivés de colchicine 15 de formule I peuvent également être combinés avec d'autres substances thérapeutiquement actives. La posologie journalière qu'il est conseillé d'observer est comprise entre environ 0,5 et 10 mg de substance active et, de préférence, entre environ 2 et 5 mg. En biologie expérimentale, les nouvelles halogénocolchi-20 cines conformes à l'invention peuvent servir notamment de réactifs cancérostatiques et de substances de référence dans la recherche cancérologique expérimentale, par exemple pour des essais de chimiothérapie et pour des investigations concernant l'éclosion des cancers et leur métabolisme. On peut en outre 25 les employer au diagnostic des maladies héréditaires par analyse des chromosomes. On peut aussi s'en servir en virologie, en particulier pour l'étude du processus de la prolifération des virus. Les nouveaux composés conformes à l'invention sont également utilisables en biologie expérimentale (microbiologie, botanique, 30 zoologie) comme poisons mitoclasiques ou "antimitotiques". Enfin, ces nouveaux composés de formule I sont utilisables à la polyploïdisation, à la modification de la mitose ou à la provocation de modifications mutagènes chez les végétaux. Pour cette application, il est indiqué d'appliquer sur les semences ou 35 graines un composé de formule I précitée, éventuellement employé en solution ou fixé sur un support. On peut aussi injecter une solution d'un composé de formule I dans les fleurs des plantes ou l'introduire par perfusion dans les tiges. Une autre possibilité consiste à imprégner d'un tel composé, mis de préférence en 4-0 solution ou en suspension aqueuses, le terrain de culture. 69 04464 ~12" 2002496 Pour la polyploïdisation des végétaux, on emploie les dérivés de colchicine conformes à l'invention de préférence en solutions d'une concentration d'environ 0,01 à 0,2 %. L'augmentation des récoltes en végétaux utiles qu'on peut obtenir par 5 cette polyploïdisation constitue un aspect particulièrement important de l'invention. Les exemples suivants, non limitatifs, illustrent l'invention. A - Exemples de préparation de dérivés halogénés de la colchi-10 cine conformes à l'invention. Exemple 1 On introduit une solution de 0,88 g de chlorure de mono-chloracétyle avec 10 cm^ de benzène absolu ou de chlorure de méthylène dans un mélange de 1,55 S de désacétylcolchicine dans x 15 40 cnr de benzène absolu ou de chlorure de méthylène et de 0,96 g de carbonate de sodium. On abandonne le mélange à lui-même jusqu'au lendemain et à température ambiante, sous agitation continue. On verse alors le mélange dans 25 cm^ d'eau et on acidifie par de l'acide chlorhydrique la phase aqueuse. On 20 sépare par décantation la phase organique puis on la lave par agitation et décantation, d'abord avec de l'eau, puis avec une solution aqueuse à 5 % de bicarbonate de sodium et enfin de nouveau avec de l'eau. Après avoir été séparée et séchée sur sulfate de sodium, la phase organique laisse subsister après évapo-25 ration un produit que l'on fait recristalliser dans un mélange méthanol/éther. On obtient ainsi 0,805 S de chlorocolchieéLne (42 % du rendement théorique) qui fond à 204-206°C. On traite une solution de 1,21 g de chlorocolchicéine dans 50 cnr de chlorure de méthylène avec tua excès de diazo-30 méthane dissous dans du chlorure de méthylène. On filtre cette solution dès qu'elle ne donne plus aucune coloration avec une solution de chlorure ferrique. On en évapore alors le solvant. On dissout le produit restant (1,28 g) dans du chloroforme et on le verse à la partie supérieure d'une colonne garnie de 30 g 35 "de gel de silice. On procède à l'élution avec du chloroforme et avec une solution chloroformique à 1 % de méthanol. On rassemble les fractions moyennes et on les fait recristalliser dans un mélange méthanol/éther. Rendement : 0,44 g de chlorocolchi-cine (composé de formule I où E1 = -CO-CHgCl et = -OCH^) soit 40 32 % de la théorie, F = 204-206°C. -15- 2002496 69 04464 Exemple 2 On dissout à reflux 240 mg de bromocolchicine dans 15 d'acétone séchée. On traite ensuite la solution avec 150 mg d'iodure de sodium dans 3 cm^ d'acétone sèche. On fait ensuite bouil-5 lir pendant une demi-heure, on passe sur filtre et on évapore le filtrat. On répartit le résidu entre 7 cm^ d'eau et 7 cm^ de chloroforme. On sépare par décantation la phase organique, on la lave d'abord avec 3 cm^ d'une solution à 0,5 % de thiosulfate de sodium et finalement avec 3 cm^ d'eau. Après séchage sur du 10 sulfate de sodium, la solution fournit par évaporation un résidu (280 mg) qu'on fait recristalliser dans un mélange d'éthanol absolu et d'éther. On obtient 150 mg d'iodocolchicine (formule I avec r'' = -OOCHgl et R^ = -OCH^), soit un rendement de 57 % de la théorie. Ce composé est sensible à la lumière et à l'hy-15 drolyse. F = 195°C. Exemple 3 On dissout 345 mg de désacétylcolchicine dans 1 crn^ de chlorure de méthylène et on traite par 210 mg d'anhydride tri-fluoracétique. On abandonne la solution à elle-même, d'abord 20 15 minutes à 0°C, puis une heure et demie à la température am-biante, et on la traite alors avec 5 cnr d'eau et 300 mg de bicarbonate de sodium. On lave alors la phase organique par agitation avec de l'acide chlorhydrique dilué puis avec de l'eau. On concentre par évaporation la phase organique une fois décan-25 tée et séchée ensuite sur du sulfate de sodium. Par recristallisation dans un mélange d'acétone et d'hexane, la désacétyl-ïï-trifluoracétylcolchicine qui s'était ainsi formée précipite en aiguilles qui fondent à 141-146°C; par nouvelle recristallisation, cette fois dans de l'acétate d'éthyle, on obtient cette 30 - désacétyl-îT-trifluoracétylcolchicine sous forme de ,prismes fondant à 196-198°C. On en recueille 200 mg, soit un rendement égal à 45 % du rendement théorique. En traitant la désacétylcolchicine d'une manière analogue avec de l'anhydride trichloracétique, on obtient la désacétyl-35 N-trichloracétylcolchicine. Exemple 4 0,34-3 g de désacétylcolchicéine et 0,105 g de carbonate 7. de sodium dans 30 cnr de chlorure de méthylène sont additionnés de 0,190 g de chlorure de dichloracétyle dans 5 de chlorure 40 de méthylène. On brasse mécaniquement le mélange à la température 69 04464 -14- 2002496 ambiante jusqu'au lendemain. On le verse alors dans de l'eau et on acidifie la couche aqueuse. Ceci fait, on sépare par décantation la phase organique de la phase aqueuse, on la sèche avec du sulfate de sodium et on la concentre par évaporation. Après trai-5 tement par du charbon actif, on évapore complètement le solvant. On traite le produit restant ainsi obtenu (200 mg) par un excès de diazométhane dans du chlorure de méthylène et on l'abandonne jusqu'au lendemain. A ce moment, on évapore à nouveau le solvant., obtenant ainsi 200 mg d'un résidu qui peut être séparé en ses 10 éléments par chromatographie en couche mince. Pour cette séparation, on verse ce résidu sur une colonne garnie de 20 g de gel de silice et on procède à l'élution par un mélange chloroforme/mé-thanol dans le rapport 99 A partir de la première fraction, on recueille 100 mg de désacétyl-N-dichloracétylcolchicine dont 15 le point de fusion, après recristallisation dans un mélange méthanol/éther, est de 202-204°C. De manière analogue, par réaction du chlorure de di-fluoracétyle ou du chlorure de dibromacétyle sur la désacétyl-colchicéine, er^résence de carbonate de sodium et de chlorure 20 de méthylène, et méthylation subséquente par du diazométhane, on obtient la désacétyl-ÏT-difluoracétylcolchicine ou, respectivement, la désacétyl-U-dibromacétylcolchicine. Exemple 5 A 1,06 g de désacétylcolchicéine et 300 mg de carbonate 25 de sodium dans 50 cnr de chlorure de méthylène, on ajoute 380 mg 7. de chlorure de p-chloropropanoyle dans 10 cnr de chlorure de méthylène. On abandonne le mélange à lui-même, sous brassage mécanique, jusqu'au lendemain. On verse alors dans de l'eau, on acidifie la phase aqueuse, on sépare par décantation la phase 30 organique ét on lave celle-ci par agitation avec de l'eau. Après évaporation du solvant, il reste 1,23 g de produit que l'on dis-•5 sout dans 100 cnr de chlorure de méthylène et qu'on traite, comme dans l'exemple 4-, par du diazométhane. Après évaporation du solvant, on recueille 1,26 g de produit dont on effectue la sépara-35 tion chromatographique sur une colonne analogue à celle de l'exemple 4. On prélève comme première fraction 100 cm^ et, pour chacune des autres-fractions d'éluat, toujours 50 cm^. A la chromatographie en couche mince, les fractions 6 et 7 ne se distinguent pas l'une de l'autre. On extrait la fraction 40 6 par agitation avec 40 cm^ d*éther éthylique. A partir de cet 69 04464 -15- 2002496 extrait et après l'avoir laissé reposer jusqu'au lendemain, il y a séparation d'un précipité amorphe qu'on parvient à obtenir cristallisé par un traitement de recristallisation dans un mélange d'acétate d'éthyle et de benzène. A partir de la fraction 5 7» on obtient également, par évaporation et inoculation avec des cristaux de la fraction 6, un pré cipité cristallin. A partir des fractions 6 et 7» on obtient en tout 295 mg de désacétyl-H-(|3-chloropropanoyl)-colchicine qui, après recristallisation dans un mélange d'acétate d'éthyle et d'éther, fond à 14-5°C. 10 De manière analogue, on traite la désacétylcolchicéine, " en présence de carbonate de sodium et de chlorure de méthylène, par du chlorure de Y -chlorobutanoyle et on méthyle ensuite avec du diazométhane. Après séparation des divers constituants du produit restant, on obtient la désacétyl-îï-( Y -chlorobuta-15 noyl)-colchicine. Exemple 6 On traite 0,21 g de désacétylcolchicine et 63 mg de carbonate de sodium dans 15 cm^ de chlorure de méthylène par 57 m6 de chlorure de monofluoracétyle. On brasse le mélange pendant 20 90 minutes en le refroidissant dans de la glace, puis pendant encore deux heures à la température ambiante. On verse alors le mélange réactionnel dans de l'eau. On sépare par décantation les deux phases ainsi formées et on lave à deux reprises la phase organique par agitation avec de l'eau. Après séchage avec du sul-25 fate de sodium et du carbonate de sodium, on élimine par distillation le solvant organique. Il reste 0,11 g de désacétyl-ïT-fluoracétyleolchicine brute qui, après recristallisation dans un mélange acétone/éther de pétrole, est homogène lorsque traitée par chromatographie en couche mince. Cette substance commence à 30 foisonner à 120-125°C, l'écume devenant limpide à 137-14-2°C et la fusion étant complète à 144°C. Exemple 7 En procédant d'une manière analogue à celle de l'exemple 6, on traite 0,34-3 g de désacétylcolchicine, introduite avec 35 0,106 g de carbonate de sodium dans 10 cnr de chlorure de méthylène, par 0,158 g de chlorure de monobromacétyle dans 5 crn^ de chlorure de méthylène. Ainsi obtenue brute, la désacétyl-ïT-(monobromacétyl)-colchicine (270 mg) est recristallisée dans un mélange éthanol/éther et fond alors à 163-165,5°C. 69 04464 -16- 2002496 Exemple 8 On introduit 3,48 g de désacétyl-N-monobromacétylcolchi-céine dans 50 cnr de chlorure de méthylène et 50 cnr de méthanol et on traite par un excès de diazométhane dans du chlorure de 5 méthylène. Il reste finalement 3,6 g constitués par le produit de la réaction. On sépare ce produit en ses constituants par passage dans une colonne garnie de 90 g de gel de silice et •5 3 élution avec 200 cm de chloroforme puis 235 cm d'un mélange chloroforme/méthanol dans le rapport 98/2. A partir de la deu- 10 xième fraction, on recueille 1,2 g de désacétyl-ïT-monobromacétyl- colchicine qui, après recristallisation dans un mélange éthanol/ éther, cristallise en aiguilles fondant à 203-206°C. Exemple 9 On met en suspension dans 20 crn^ d'eau 369 nig (1 mmole) 15 de désacétyl-n-colchicine amorphe. A la température ambiante et en brassant, on y introduit goutte à goutte 5,0 cnr d'une solution à 40 % de diméthyiaminé. Il en résulte une lente dissolution de la désacétyl-n-colchicine et l'apparition d'une couleur allant en s'approfondissant jusqu'au jaune foncé. Au bout de 20 12 heures, on élimine par évaporation sous vide l'eau et l'excès de diméthylamine et l'on sèche sous vide poussé le produit amorphe. On dissout dans 40 cm^ de dichlorométhane 200 mg (0,54 mmole) de la ïf-désacétyl-14-desméthoxy-14-diméthylamino-n-25 colchicine ainsi obtenue à l'état amorphe. Pour la mise en solution, on ajoute m grand excès (3 g) de carbonate de sodium finement pulvérisé. En agitant, on refroidit à -10°0 le mélange hétérogène ainsi obtenu. Après avoir ajouté goutte à goutte 55 mg (0,57 mmole) de chlorure de monofluoracétyle dans 20 cm^ 30 de dichlorométhane absolu, on brasse le mélange réactionnel pendant 12 heures en le laissant se réchauffer progressivement jusqu'à la température ambiante. Après un nouveau refroidissement à -10°C, on décompose le léger excès de chlorure de mono-fluoracétyle en ajoutant de l'eau goutte à goutte et on brasse 35 énergiquement le mélange réactionnel pendant encore deux heures. On sépare la phase organique, on extrait de nouveau la phase aqueuse avec 30 cnr de dichloromethane. On sèche sur du sulfate de sodium les extraits réunis. Après distillation sous vide pour éliminer le solvant, il reste un produit amorphe, jaune. 40 Par chromatographie en couches minces sur gel de silice 69 04464 -17- 2002496 z et en utilisant pour 1'élution un mélange de 20,5 cnr de CHCl^ et de 1,5 cm^ de CH^OH, on obtient une tache principale de R^ 0,7. Pour obtenir à l'état pur la ïr-désacétyl-14-desméthoxy-lî-5 fluoracétyl-14-diméthylamino-colchicine, on procède à une chromatographie sur 13 g de SiO~ dans une colonne de diamètre 0,9 cm. L'éluat obtenu avec 50 cnr* de chloroforme à 100 % contient le composé désiré. Les éluats obtenus avec 45 crn^ GHGl^/5 cm^ acétate d1éthyle et jusqu'à 20 cm^ GHCl^/30 cm^ acétate d*éthyle 10 fournissent également le produit principal, un peu souillé par une faible quantité d'impuretés. On évapore sous vide l'éluat obtenu avec du chloroforme à 100 %. On fait alors recristalliser le produit restant dans du tétrachlorure de carbone additionné de 2 % d'hexane. On obtient ainsi la ïï-désacétyl-14-desméthoxy-15 IT-fluoracétyl-14-diméthylaminocolchicine en touffes d'aiguilles jaunes fondant à 145-146°C. Pour 1'analyse on sèche le composé pendant 8 jours à 70°0 au-dessus d'un mélange CaClg/paraffine, après quoi on le fait encore recristalliser à deux reprises dans un mélange d'acétate d'éthyle et de n-hexane. Le produit 20 ainsi recristallisé fournit à l'analyse élémentaire les résultats attendus C23^27^2°5'^ PM = 430,462 3? = 145-1.46°C 25 ^max dans l'éthanol : 256,5 m ^u et 367,5 mja . Composition : Calculé trouvé C 64,11 % 63,98 % H 6,32 % 6,22 % S 6,51 % 6,35 % 30 Rendement par rapport à la désacétyl-n-colchicine mise en oeuvre 54 % du rendement théorique. Exemple 10 D'une manière analogue à celle décrite dans l'exemple 9, on prépare, à partir de la désacétyl-n-colchicine et de la 35 diméthylamine la N-dés ac étyl-14-desméthoxy-14-diméthylamino-n-colchicine. On dissout 300 mg (0,81 mmole) de N-désacétyl-14-desmé-thoxy-14-diméthylamino-n-colchicine dans 40 cm^ de dichloromé-thane absolu. 40 On ajoute ensuite 3,5 g de carbonate de sodium solide 69 04464 -18- 2002496 et très finement pulvérisé et on refroidit le mélange à -5°C. A ce mélange hétérogène refroidi, on introduit goutte à goutte et sous agitation un excès atteignant au total 112 mg (1 mmole) 7. de chlorure de monochloracétyle dans 20 cm de dichlorométhane 5 absolu. On brasse le mélange réactionnel pendant environ 18 heures avec réchauffement progressif jusqu'à la température ambiante. Après un nouveau refroidissement, on décompose prudemment avec de l'eau l'excès de chlorure d'acide. On brasse pendant deux heures la solution aqueuse de dichlorométhane. On sépare ensuite 10 par décantation la phase organique. On extrait la phase aqueuse * en deux fois avec, chaque fois, 30 cnr de dichloromethane; on réunit les extraits dichlorométhaniques, on lave deux fois par agitation avec 5 cm^ d'eau et on sèche sur du sulfate de sodium. Après élimination du solvant par évaporation sous vide, il reste 15 un résidu jaune, amorphe. On le chromatographie sur 15 g de gel de silice placés dans une colonne de 1,1 cm de diamètre. L'éluat obtenu à partir de chloroforme à 100 % (au total 200 cm^) n'est ainsi pas encore pur, ainsi qu'on peut le constater par chromatographie en couche mince. On le chromatographie donc à nouveau, 20 cette fois sur 5,0 g de gel de silice. Les éluats obtenus avec 35 % n-hexane/65 % CHCl^ jusqu'à 25•% n-hexane/75 % CHCl^ sont homogènes et on les réunit. Après aistillation du solvant sous vide, on fait à deux reprises recristalliser le produit restant dans un mélange CCl^/n-hexane, obtenant ainsi sous forme de 25 rhomboèdres la N-désacétyl-14-desméthoxy-N-chloracétyl-14-dimé-thylamino-colchicine, composé qui correspond aux caractéristiques suivantes : Formule brute CozHonNo0,-Cl 23 27 2 5 PM « 446, 919 30 F = 195-196°C UVmax dans l'éthanol : 263 mja. Composition s calculé trouvé C 61,81% 61,69% H 6,08 % 6,12 % 35 N 6,26 % 6,20 % Cl 7,93 % 7,76 % Rendement par rapport à la désacétyl-n-colchicine mise en oeuvre: 62 % de la théorie. Exemple 11 40 On met en suspension dans 30 cm^ d'eau 350 mg (0,98 ~19~ 2002496 69 04464 mmole) de désacétyl-n-colchicine et on met en solution par addition de 10 cnr' d'éthanol. On ajoute à cette solution, goutte à goutte et en agitant, 5,0 cm^ d'une solution à 40 % de aiméthyl-amine. On continue le brassage du mélange réactionnel pendant 5 encore neuf heures, cependant que la solution se colore en jaune foncé. Après distillation du solvant et de la diméthylamine en excès, on sèche sous vide poussé le produit restant, après quoi on le chromatographie sur colonne garnie de gel de silice. On obtient ainsi à l'état amorphe, quoique relativement pur, la 10 ÏT-désacétyl-14~desméthoxy-14-diméthylamino-n-colchicine. On dissout 185 mg (0,5 mmole) de cette N-désacétyl-14- 7. desméthoxy-14-diméthylamino-n-colchicine amorphe dans 40 cm de dichlorométhane absolu. Après addition de 3j5 g de carbonate de sodium solide et pulvérisé, on introduit goutte à goutte, à -5°C 15 et sous brassage mécanique, 1,45 g (0,01 mole) de chlorure de monobromacétyle. On brasse pendant encore douze heures le mélange en le laissant se réchauffer progressivement. Après nouveau refroidissement, on décompose avec de l'eau le chlorure d'acide en excès et on termine le traitement de manière usuelle. Le 20 chromatogramme en couche mince effectué sur gel de silice présente, pour une valeur de égale à 0,6-0,7 (éluant : 17 cm^ ■5 \ CHClj/3 cnr CH^OH) une tache principale à côté d'autres d'intensité plus faible. Pour l'obtention à l'état pur, on chromatographie le composé sur 10 g de gel de silice logés dans une colonne 25 de 1,1 cm de diamètre. Pour 1'élution, on utilise chaque fois x 25 cnr de solvant. L'éluat obtenu à partir de 20 % CCl,,/80 % CHClj et 100 cm CHCl^ fournit le composé désiré, c'est-à-dire la ïr-désacétyl-14-desméthoxy-îr-bromacétyl-14-diméthylamino-colchicine, qu'on fait recristalliser dans un mélange chlorofor-30 me/n-hexane. On obtient le produit à l'état amorphe. Ce n'est que par plusieurs recristallisations fractionnées à partir du même mélange solvant qu'on obtient le composé sous forme de touffes d'aiguilles. Bien que le composé apparaisse pur lors-qu'examiné par chromatographie en couche mince et que les va-35 leurs de C et de H trouvées par l'analyse élémentaire soient comprises en deçà de la marge d'erreur habituelle , (Calculé C - 56,22 %\ H = 5,54 % Trouvé C = 56,05 %; H = 5,35 %) on peut démontrer par examen au spectrographe de masse que le 40 composé bromé contient en outre de faibles quantités du composé 69 04464 -20- 2002496 chloré correspondant. F = 148-150°Cj rendement : 69 % de la théorie (calculé par rapport au poids de désacétyl-n-colchicine mise en oeuvre). Exemple 12 5 On chauffe à reflux pendant 24 heures, dans un grand ex cès d1iodure de sodium bien séché (au total, 7,0 g) et dans 40 cm^ d'acétone absolue 330 mg (0,74 mmole) de H-désacétyl-14-desméthoxy-H-chloracétyl-14-diméthylaminocolchicine (préparée comme on l'a indiqué dans l'exemple 10). Après refroidissement, 10 on filtre pour séparer le chlorure de sodium précipité et on évapore à sec, sous vide, le mélange réactionnel. On reprend le produit restant par 50 cm^ d'eau. On extrait à plusieurs reprises le dérivé de colchicine avec, chaque fois, 40 cm^de dichlorométhane, et on le sépare ainsi des constituants minéraux. 15 On réunit les extraits dichlorométhaniques, on lave en deux fois avec, chaque fois, 10 cnr d'eau et on. sèche sur sulfate de sodium. On élimine ensuite le solvant par évaporation sous vide. On chromatographie sur colonne, sur 17 g de gel de silice, 7. le produit restant, en utilisant pour chaque élution 50 cnr de 20 solvant, les éluats obtenus à partir de CHCl^ à 100 % et d'un mélange 80 % CHCl^/20 % acétate d'éthyle contiennent le composé désiré, c'est-à-dire la K-désacétyl-14-desméthoxy-ÏT-iodacétyl-14-diméthylaminocolchicine, qu'on fait recristalliser à partir d'un mélange acétate d'éthyle/n-hexane. On contrôle le composé 25 par examen au spectrographe de masse. On obtient les valeurs suivantes : ^23^27^2^5^ PM = 538, 366 F - 195-196°0 30 ^max ^ans l'éthanol : 216,25 myu î 367,50 m^1. Composition : Calculé trouvé C 51,31% 51,50% H 5,06 % 5,21 % N 5,20 % 5,30 % 35 Rendement (calculé par rapport à la désacétyl-n-colchicine) : 38 % de la théorie. Exemple 13 On dissout 34-5 mg de désacétylcolchicine dans 1 cnr' de chlorure de méthylène et on y ajoute 184 mg d'anhydride mono-40 chloracétique. On laisse reposer la solution pendant d'abord 69 04464 -21- 2002496 15 à 0°C, puis encore une heure et demie à la température ambiante, après quoi on la traite par 5 cm^ d'eau et 300 mg de bicarbonate de sodium. On agite alors la phase organique avec de l'acide chlorhydrique dilué, puis avec de l'eau. On évapore à sec la phase organique après l'avoir séparée, puis séchée sur du sulfate de sodium. Par recristallisation dans un mélange méthanol/éther, la désacétyl-ïT-chloracétyl-colchicine ainsi formée précipite. ]? = 204-206°0. Exemple 14- On traite 0,21 g de désacétylcolchicine et 63 mg de car-bonate de sodium dans 15 cnr de chlorure de methylène avec 67 mg de chlorure de monochloracétyle. On brasse le mélange pendant 90 minutes tout en le refroidissant dans de la glace, puis pendant encore deux heures à la température ambiante. On verse alors le mélange réactionnel dans de l'eau. On sépare les deux phases qui se sont ainsi formées et on lave la phase organique à deux reprises par agitation avec de l'eau. Après séchage au moyen de sulfate de sodium et de carbonate de sodium, on élimine par distillation le solvant organique. Il reste la désacétyl-îT-chloracétyl-colchicine brute et qui, après recristallisation dans un mélange méthanol/éther, se montre homogène par chromatographie en couche mince. F = 204-206°C. B - Exemples de préparations pharmaceutiques Exemple 1 : onguent On incorpore 100 mg de désacétyl-ïï-(monobromacétyl)-colchicine ou de désacétyl-E"-(monoiodacétyl)-colchicine dans un mélange de 2 % d'alcool de cire de laine (Unguentum Alcoholum Lanae) 1 % d'alcool cétylique 15 % d'une huile de paraffine assez visqueuse et 82 % de vaseline blanche. Exemple 2 : ampoules de solution injectable On dissout d'abord dans un peu d'eau 2 mg de désacétyl-rr-(monochloracétyl)-colchicine puis, en même temps qu'on y ajoute 18,055 mg de phosphate monopotassique, 0,225 mg de phosphate disodique et 2 mg d'alcool benzylique, on complète à un volume de 2 cm^ avec de l'eau. Exemple 5 : comprimés On transforme en granulés, avec emploi d'une colle de 69 04464 -22- 2002496 méthylcellulose, 5 mg de désacétyl-ïT-(trifluoracétyl)-colch.icine avec 70 mg de lactose, on ajuste ensuite à un poids de 100 mg par comprimé avec 5 10 % d'amidon et 10 °/o de talc et l'on pastille en comprimés, de manière usuelle. C - Exemple d'un produit conforme à l'invention et destiné à la polyploïdisation des végétaux 10 On dissout dans de l'eau, à une concentration de 0,02 %, de la désacétyl-N-monochloracétylcolchicine. En l'espace d'une journée et un mois avant le début de 7. la floraison, on introduit 1 cnr de cette solution, par une sorte de perfusion, dans la tige de fèves (Vicia faba). On ré-15 coite les graines une fois mûres et l'on s'en sert pour déterminer le degré de polyploïdie et aussi pour une nouvelle culture. 69 04464 -25- 2002496 - BEVBKDIOAIIOMa - 1 - Dérivés halogénés de colchicine correspondant à la formule générale : 5 H-zCO O H^CO 3 10 1 15 dans laquelle R représente un radical mono-, di- ou trihalogén- 2 acyle de 2 à 10 atomes de carbone, R représente un groupe -OCHj, - > -SCH3, - S - CH^ ou - S02CH5, R5 représente 0 1j. un radical alcoyle inférieur et R représente H ou un radical 20 alcoyle inférieur. 2 - Composés dont la formule est celle indiquée dans 1 la revendication 1 et dans laquelle R $la signification préci- 2 tée et R représente -OCH^. 3 - Composés conformes aux revendications 1 et 2 et 25 pour lesquels R représente un radical mono-, di- ou trihalogén acétyle. 4 - Composé, dont la formule est celle indiquée à la 1 2 revendication 1 ou R represente -COCH^Cl et R represente -OCH^ 5 - Composé dont la formule est celle indiquée à la 1 2 30 revendication 1 où R represente -COCI^Br et R représente -OCH 6 - Composé dont la formule est celle indiquée à la 1 2 revendication 1 où R représente -COCHAI et R représente -OCH 7 - Composé dont la formule est celle indiquée à la 1 2 revendication 1 où R représente -COCHCI2 et R représente -OCH 35 8 - Composé -—- dont la formule est celle indiquée à la A 2 revendication 1 ou R représente -COCHER et R représente -OCH^ 9 - Composé dont la formule est celle indiquée à la 1 2 revendication 1 où R représente -COCF^ et R représente -OCH^. 10 - Composé dont la formule est celle indiquée à la A p 40 revendication 1 où R représente -COCH^C^Cl et R représente 7 8 9 — îmR1 (D 69 04464 -24- 2002496 -OCH,. 0 11 - Procédé pour la préparation des dérivés halogénés de colchicine formant l'objet des revendications 1 à 10 et caractérisé par le fait qu'on traite de manière cornue en soi un 5 dérivé déshalogénacylé d'un composé correspondant à la formule I, telle qu'indiquée dans la revendication 1 mais dans laquelle R est remplacé par H, par un acide mono-, di- ou trihalogéno-carboxylique de 2 à 10 atomes de carbone ou par l'un des dérivés réactifs de celui-ci, de préférence l'un de ses halogénures 10 d'acide, notamment de ses chlorures d'acide, ou l'un de ses anhydrides ou en ce qu'on introduit dans un composé de colchicine correspondant à la formule I précitée, dans laquelle figurent en position 2' ou 14 des substituants non désirés, et/ou le cas échéant dans le composé d1isocolchicine homologue, les 2 15 substituants CH^ et/ou R effectivement désirés, en particulier en transformant un composé de colchicine correspondant à la formule I précitée (à cette réserve près qu'elle contient, en position 14 et/ou éventuellement en position 2 et au lieu de R ou, respectivement, de OCH^, un groupe OH) et/ou le composé 20 d'isocolchicine homologue, par traitement avec un agent de méthylation, de préférence du diazométhane, en un produit final de 2 formule I dans laquelle R represente OCH^ ou en transformant un composé de colchicine correspondant à la 2 formule I précitée et dans laquelle R représente OOH^ ou y est 25 remplacé par OH (ou 1 ' isocolchicine correspondante), par traitement avec du méthylmercaptan, en un produit final de formule I 2 dans laquelle R représente SCH^ et éventuellement en transformant par oxydation un tel dérivé de colchicine de 2 formule I, où R est un groupe SCHX, en un dérivé de colchicine 2 ^ 30 correspondant où R représente -S-CH^ ou -S02-GH^, O ou que l'on introduit en position 14, dans un dérivé de colchi-cine de formule I dans laquelle R représente OCH^ ou, à sa place, un groupe 0H (ou dans une isocolchicine correspondante), 35 par traitement avec une aminé inférieure, primaire ou secondaire, le reste R^ représenté par - ÎT ou que l'on échange éventuellement, dans un composé de formule I telle que définie ci-dessus, les restes halogène contenus dans le substituant R , et de préférence le brome, par réaction de 40 double décomposition avec un halogénure correspondant, contre 69 04464 -25- 2002496 d'autres restes halogène, de préférence l'iode et que, si nécessaire, on sépare de manière connue en soi une isocolchicine correspondante, formée parallèlement à 1'halogénocolchicine désirée de formule I précitée. 5 12 - Procédé conforme à la revendication 115 caractérisé -i par le fait que, pour introduire ledit substituant E , on utilise un acide mono-, di- ou trihalogénacétique ou l'un des dérivés réactifs dudit acide, de préférence l'halogénure d'acide, en particulier le chlorure d'acide, ou un anhydride dudit acide. 13 - Préparation pharmaceutique douée d'efficacité antimitotique ou cytostatique, de préférence cancérostatique et en particulier antileucémique et/ou active contre la goutte, préparation caractérisée par le fait qu'elle contient une dose utile d'un ou de plusieurs des composés indiqués dans les revendications 1 à 10. 14 - Préparation pharmaceutique suivant la revendication 13, caractérisée en ce qu'elle contient 0,5 à 10 mg et, de préférence, 2 à 5 mg pour dose journalière d'un ou plusieurs des composés formant l'objet des revendications 1 à 10* 15 - Procédé permettant d'obtenir sur l'homme ou l'animal une action antimitotique ou cytostatique, de préférence cancérostatique, en particulier antileucémique, et/ou curative de la goutte, procédé caractérisé par le fait qu'on administre une dose utile, de préférence suivant une posologie journalière de 0,5 à 10 mg, constituée par un ou plusieurs des composés formant l'objet des revendications 1 à 10. 16 - Produit pour la polyploïdisation des végétaux, caractérisé par le fait qu'il contient une dose active constituée par un ou plusieurs des composés formant l'objet des revendications 1 à 10. 17 - Application des nouveaux composés, formant l'objet des revendications 1 à 10, en biologie expérimentale, en tant que substances test pour les effets antimitotiques, cytostatiques, mutagènes et/ou polyploïdisants.