L'invention a pour objet un garage à deux niveaux offrant, de préférence, deux places de stationnement superposées. Elle concerne notamment un bâtiment en éléments préfabriqués pouvant être clos au moins sur l'une de ses faces de bout et comprenant, pour chaque niveau, un plancher permettant de faire stationner un véhicule, tandis aucun dispositif de levage met en communication l'emplacement de stationnement inférieur, escamotable dans le sol, avec le niveau de celui-ci. Une fosse, garnie de parois et d'un plancher, peut être prévue. Sa profondeur correspond alors au moins à la hauteur du local inférieur. Les garages à deux niveaux de ce type sont destinés à permettre le stationnement de deux véhicules sur une superficie au sol correspondant aux dimensions d'une seule place de garage, les véhicules pouvant être superposés. La possibilité d'escamoter l'emplacement inférieur dans le sol présente, en outre, l'davantage de retarder d'autant le refroidissement du garage, ce qui permet souvent de renoncer à installer un chauffage dans un tel garage à deux niveaux. D'autre part, toutefois, il faut une fouille qui doit être consolidée pour stabiliser le terrain en sous-sol tout en maintenant dégagé l'espace nécessaire pour loger le local escamotable. On connaît déåà un garage du type particulier visé cidessus. Le bâtiment, de type classique, est érigé en surface.n trouve au-dessus d'une fosse qui sera garnie d'éléments préfabriqués; le bâtiment comprend un pont levant à deux planchers permettant d'amener à la surface un véhicule garé sur le plancher inférieur ou de le faire descendre (DU-OS 1 559 246). En règle générale, ces garages ne sont pas rentables, compte tenu du prix de revient considérable de construction du bâtiment en surface ainsi que du foncement de la fosse. il convient d'ailleurs d'observer que le pont élévateur avec son vérin implique déåà une dépense supplémentaire importante. Un autre inconvénient réside dans la durée, relativement longue, de la construction.Enfin, à l'usage, un élément qui s'avère souvent défavorable est le fait que l'emplacement supérieur ne peut être occupé par un véhicule lorsque le pont doit être mis en.marche pour utiliser l'emplacement inférieur. On connaît, en outre, un garage en sous-sol dont le toit est aménagé pour le stationnement d'un véhicule; ce type de garage doit également comporter un pont de levage à deux planchers, puisqu'il faut loger un véhicule sur chaque plancher dudit pont (DT-PS 22 51 858). La dépense considérable nécessaire pour installer le revêtement des parois de la fosse subsiste dans ces types de garages. En outre, l'emplacement supérieur eut n'est pas couvert et ne/onc pas être considéré comme un vérita- ble garage. Les installations de ce genre, fonctionnant avec des ponts élévateurs, ont en commun en service, un inconvénient majeur. En effet, pour éviter que les véhicules garés ne heurtent les parois latérales du batiment ou de la fosse, il faut les placer, sur les planchers mobiles, d'une façon très précise dans la position prescrite. Dans certains cas particuliers, ceci implique une habileté manoeuvrière qu'on ne peut considérer comme acquise chez la plupart des conducteurs. Mais comme on ne peut augmenter les dimensions du bâtiment, on en est réduit à offrir au conducteur des repères de position qui, comme le montre l'expérience, sont souvent insuffisants. On en arrive donc toujours à faire subir des avaries aux véhicules au moment de la manoeuvre du pont, lorsque ceux-ci ne sont pas garés avec une précision suffisante. D'autre part, on connaît depuis longtemps des garages préfabriqués en béton armé (DT-AS 1 1 & 195) qui ont la forme de caissons transportables monobloc comportant un plancher. Ces garages préfabriqués en béton armé présentent des avantages considérables, car ils peuvent être produits en usine et non seulement transportés, mais encore montés ou déplacés à l'aide de véhicules spéciaux. Ces avantages ont contribué à une large diffusion des garages préfabriqués en béton armé. Selon une méthode connue, on peut réaliser des garages à deux niveaux avec ces bâtiments préfabriqués en évitant la nécessité d'installer des ponts, avec les inconvénients précités que cela comporte, ladite méthode consistant à superposer deux de ces garages préfabriqués en les desservant par des rampes à partir de niveaux différents (UT-OS 13 10 250). Toutefois, les moyens à mettre en oeuvre, en matière de bâtiment, pour installer ces garages sont extraordinairement importants, de telle sorte que l'application du procédé reste exceptionnelle et ne peut être prise en considération pour des maisons constituant un logement individuel qui, en règle générale, ne disposent que du terrain nécessaire pour un seul emplacement de stationnement. Or, l'augmentation du parc automobile conduit de plus en plus souvent à ce que des installations existantes deviennent insuffisantes par suite des besoins croissants et n'offrent plus assez d'emplacements, ou bien à ce que des terrains donnés, destinés à ériger des garages, ne permettent pas de répondre aux besoins prévisibles. Dans les deux cas, il importe d'agrandir l'installation prévue de garage en ne dépassant pas une dépense justifiable. L'invention permet de créer un garage à deux niveaux entièrement constitué par des éléments préfabriqués en béton, à l'ex- ception du dispositif de levage, sans exiger des conducteurs une habileté manoeuvrière supérieure à ce qui est nécessaire en tout état de cause pour l'utilisation d'un garage. Ce but est atteint, selon l'invention, par une cellule alvéolaire en béton armé, monobloc à l'exception du plancher, qui forme l'étage supérieur, et qui peut s'élever ou s'abaisser en bloc d'une distance égale à la hauteur de l'étage inférieur, ladite cellule étant complétée par une cuve encastrée dans le sol, en béton à fibres de verre, servant à garnir la fosse. Dans ce garage préfabriqué, le pont, nécessaire jusqu'à présent, est supprimé, ce qui évite les inconvénients qu'impliquait jusqu'à présent l'usage des garages à deux niveaux connus. En effet, l'usager peut utiliser chacun des emplacements comme un garage normal. D'autre part, la forme du garage préconisé présente l'avantage de ne nécessiter aucun élément de bâtiment à construire sur place. La configuration d'un bâtiment effaçable selon l'invention conduit par ailleurs à simplifier la finition de la fouille, car, entre autres, la cuve sert exclusivement à la rétention des terres et n'a pas, par exemple, à présenter de face visible. Dans le bâtiment mobile verticalement, tous les éléments rapportés, par exemple les portes, peuvent être montés d'avance avant la livraison des éléments et leur montage. Par "béton à fibres de verre", il faut notamment entendre un béton lourd contenant des fibres de verre disposées dans toutes les directions, lesdites fibres étant mélangées au béton avant d'injecter celui-ci dans le moule servant à-la confection du bac enterré. Le béton à fibres de verre servant à la confection d'éléments préfabriqués est déjà aonnu en soi; (revue "Betonwerk und Fertigteil-Technik", NO 9/1973, pp. 625 à 631). Une cuve enterrée en béton lourd à fibres de verre rend superflu l'enrobage anti-corrosion, obligatoire pour les éléments en bé- ton armé, des fers d'armature par du béton, ce qui permet de se contenter, pour ladite cuve, d'une faible épaisseur et facilite sa fabrication. En particulier, le béton lourd aux fibres de verre a l'avantage de pouvoir s'employer avec les mélanges habituels de béton pour éléments préfabriqués, sa densité étant par exemple de 2400 kg/m3. De préférence, et suivant une autre caractéristique de l'invention, le nouveau garage à deux niveaux est conçu comme un caisson transportable dont les parois verticales portent des épaulements pour une dalle formant plancher, ainsi qu'une porte pivotante pour chacun des deux niveaux sur sa façade. Selon un autre mode d'exécution de l'invention, un alvéole en caisson, ouvert au moins en façade, en béton armé, comporte un emplacement inférieur formé, au moins en partie, par un plan incliné partant de la surface du sol et se dirigeant vers le bas, tandis que l'emplacement de stationnement supérieur est formé par un plancher mobile pivotant, à l'aide d'un mécanisme de levage, autour d'un articulation cylindrique à axe horizontal. De tels garages è deux niveaux ont l'avantage de permettre une utilisation double d'une superficie de terrain juste suffisante pour un seul emplacement, de sorte qu'au moment d'une augmentation du parc de véhicules par suite de l'acquisition d'une seconde voiture, il ne faut pas plus, -ou guère plus,- de terrain que pour garer la voiture unique. Pour éviter de relever à 11 excès la hauteur du bâtiment au-dessus du sol, on dispose en général une passerelle inclinable dans une partie dudit bâtiment située au-dessous du niveau du terrain et l'on utilise le pivotement du plancher mobile pour pouvoir atteindre avec un véhicule l'emplacement supérieur, généralement situé au-dessus dudit niveau et quitter ledit emplacement, même si l'emplacement inférieur se trouve occupa. Cependant, on connait aussi des garages a deux niveaux dont la partie en rez-de-chaussée communique avec la partie souterraine à l'aide d'une cage monte-charge mobile verticalement sous l'action d'un mécanisme de levage, et dont les deux planchers superposés servent d'emplacements de stationnement (D1-OS 1 559 246) . les garages de ce-type sont toutefois onéreux, car le bâtiment au-dessus du niveau du sol ne peut être construit que par des méthodes classiques, tandis que le garnissage de la fosse par des éléments préfabriqués en béton présente des difficultés. De plus, la dépense d'installation du monte-charge est excessive dans la plupart des cas d'application. On a bien tenté de simplifier l'agencement des garages ci-dessus visés en prévoyant, pour la partie souterraine du bâtiment, deux dalles en béton armé mobiles verticalement par un dispositif d'ascenseur, lesquelles servent d'emplacements de stationnement (DU-PS 22 51 858). Les moyens à mettre en oeuvre pour la partie bâtiment sont alors plus réduits, mais l'emplacement supérieur n'est pas couvert. De plus, la construction du dispositif de levage reste trop onéreuse. Le garage à deux niveaux cité au début est également connu. Bien que l'on sache réaliser le caisson alvéolaire transportable dans un atelier d'éléments préfabriqués, son transport reste soumis à des difficultés considérables, car les véhicules à appareil de levage embarqué, destinés au transport d'ensembles préfabriqués en béton armé, ne s'y prêtent pas et on ne peut envisager leur montage qu'à l'aide de remorques surbaissées et de portiques de levage spécialisés. Les emplacements sont localisés sur un élément en acier et il doit exister, en outre, un châssis pour maintenir le plan incliné de l'emplacement inférieur dans sa position oblique, ainsi que pour fixer les rails servant à guider la dalle mobile qui constitue l'emplacement supérieur, au moment du pivotement de celle-ci.Une telle construction en acier présente l'inconvénient d'être, par sa nature même, trop coûteuse pour la plupart des besoins, tout en utilisant insuffisamment l'espace libre à l'intérieur du caisson en béton armé. L'invention a pour but de fournir un garages à deux niveaux dans lequel, mis à part le mécanisme de levage, tous les éléments sont préfabriqués en béton armé et répondent en même temps aux conditions permettant d'assurer leur manipulation à l'aide de véhicules déjà développés, pourvus d'appareils de levage, pour les garages transportables à une seule place. Ce but est atteint, selon l'invention, du fait que le plancher supérieur est constitué par une dalle en béton armé dont l'extrémité posterieure est articulée au caisson én béton armé par une articulation cylindrique et qui peut se déplacer, à l'aide du mécanisme de levage, en sens opposé au déplacement d'une passerelle inclinable pivotant autour d'une autre articulation cylindrique à axe horizontal située à l'opposé de la pre mière, ladite passerelle pouvant se raccorder alternativement au plancher incliné qui forme la base du caisson en béton armé ou à la dalle précitée qui forme l'emplacement supérieur. L'articulation, constituée, en principe, par des douilles et un axe, peut être exécutée en éléments d'acier qu'on peut souder à l'armature de la dalle et du caisson. Ceci donne la possibilité de confectionner les délies et les passerelles indépendamment du caisson et de les transporter séparément pour les monter ensuite. On peut d'autant plus se passer de constructions métalliques que le fond du caisson en béton armé sert de base d'appui. L'agencement de cette passerelle inclinable donne la possibilité de dealer une partie de la partie oblique de la trajectoire nécessaire pour atteindre l'emplacement supérieur, en la reportant vers le caisson en béton armé, ce qui a pour effet d'aplatir dans toute la mesure du possible l'angle de la rampe et de mettre dans une position horizontale la passerelle inclinable lorsque l'emplacement supérieur est occupé.Les mouvements antagonistes de la dalle mobile et de la passerelle inclinable peuvent être réalisés à l'aide d'un mécanisme de levage composé de plusieurs vérins hydrauliques qui ne constituent qu'un facteur modéré d'accroissement du prix de revient. Dans l'ensemble, l'espace intérieur est, de ce fait, bien utilisé et l'agencement ainsi conçu répond aux conditions nécessaires pour diviser le bâtiment en alvéoles transportables. L'invention comporte avant tout l'avantage de permettre d'échanger sans problèmes le nouveau garage à deux niveaux contre un garage monoplace préfabriqué et transportable en béton armé1 déjà en place. Un autre perfectionnement dans ce sens est obtenu du fait que la dalle formant le plancher est d'une seule pièce avec un plan incliné fixe pouvant être aligné avec la passerelle inclinable, le joint qui sépare ces deux éléments se trouvant situé à l'intérieur du caisson. Cet agencement, qui place le joint à l'abri du caisson alors que la plus grande partie de la passerelle mobile se trouve à l'extérieur, présente l'avantage d'empêcher la pénétration d'eau de pluie dans l'intérieur du bâtiment en passant par ce joint. Un caractère du garage selon l'invention qui s'est révélé particulièrement judicieux est sa répartition en éléments, qui fait que le corps alvéolaire peut être composé d'un garage préfabriqué en béton armé sans fond, servant à recouvrir la dalle de fond fixe, et d'une cuve formée d'un alvéole à façade ouverte, dont les parois latérales comportent des joues protubérantes sur lesquelles on peut monter les paliers des pivots de la passerelle inclinable. Un tel garage à deux niveaux peut être transporté par les trains routiers élaborés pour embarquer plusieurs garages monoplaces (DU-OS 23 61 722). La cuve, ouverte en façade pour loger la passerelle mobile, est alors chargee sur une remorque à l'aide d'un dispositif de levage compose par exemple d'une grue à palonnier, la dalle supérieure et la passerelle mobile reposant sur la face supérieure du fond incliné fixe. Ensuite, l'engin de levage porté par un châssis de camion peut charger le garage préfabriqué en béton armé. Après le transport, les éléments sont déchargés dans l'ordre inverse et montés achevés, avec leur vérin. Pour cette raison, un mode d'exécution particulièrement judicieux de l'invention est celui dans lequel la cuve forme, avec ses parois verticales plus fortes que celles du garage préfabriqué proprement dit, une base d'appui pour la dalle supérieure dans sa position inclinée. En effet, d'une part, lorsque le garage est en service, la dalle supérieure, fortement chargée repose en toute sécurité sur les parois renforcées. D'autre part, pendant le transport, tel qu'il a été décrit ci-dessus, il est possible de poser la dalle supérieure sur la cuve et, en meme temps, sur la passerelle inclinable, tous les éléments du garage pouvant, dès lors, être transportés par un seul train routier. Enfin, l'invention a encore pour objet un garage à deux niveaux composé au moins de deux garages monoplaces préfabriqués et transportables en béton armé, disposés parallèlement entre eux et superposés, avec une passerelle inclinable prévue pour relier le plancher de stationnement formé par le garage monoplace supérieur au terrain environnant. Ces garages à deux niveaux ainsi constitués présentent des avantages considérables vis-à-vis de garages monopláces, même disposés en rangées, pour aménager un plan de stationnement sur un terrain exigu. leur construction à partir de garages monoplaces transportables en béton armé permet, en outre, de bénéficier de la préfabrication. A cet effet, il importe notamment de faciliter, dans les usines intéressées, la réalisation économique de garages monobloc en béton armé avec ou sansdalle et de faire en sorte que ces garages puissent être rentablement transportés par route jusqu'au site d'emploi et montés sur place, en utilisant à cet effet des trains routiers dont le camion présente un agencement spécial comportant un appareil de lavage. On connaît d'ailleurs un système de garages à deux niveaux (DT-OS 18 10 259) suivant lequel les garages monoplaces sont disposés cote-à-côte en deux rangées et superposés, leur emplacement se trouvant sur une pente du terrain. Une rampe fixe est disposée dans une position centrale par laquelle on peut accéder à une voie de circulation affectée à la rangée supérieure de garages à partir du plan inférieur du terrain, ce dernier étant à niveau avec les emplacements de stationnement de la rangée inférieure. Toutefois, un inconvénient résulte de ce que le terrain destiné à l'installation d'une telle série de garages à deux niveaux doit répondre à certaines conditions.Ce sont, d'une part, la présence d'une dénivellation du terrain et, d'autre part, la possibilité d'accès routier de deux côtés, puisque les façades ouvrantes des garages monoplaces de la rangée supérieure se trouvent au-dessus des parois de fond des garages de la rangée inférieure. Et même lorsque le terrain remplit ces conditions et d'autres encore, la dépense est trop importante lorsqu' il ne s'agit que d'un petit nombre de garages par rangée ou de deux garages monoplaces à superposer. Ce cas se présente notamment lorsqu'un garage préfabriqué transportable en béton armé est déjà monté sur un terrain et que l'augmentation du parc automobile, -par exemple l'sequisi- tion d'une seconde voiture,- rend nécessaire au moins un emplacament de garage supplémentaire, que l'on désire créer en ajoutant un second garage monoplace. Un tel besoin résulte de l'augmentation considérable de la motorisation. On connaît des garages à deux niveaux comportant une partie de bâtiment au-dessus du sol, communiquant avec une autre partie souterraine à l'aida d'une cage de monte-charge vertical dont les deux planchers superposés servent d'emplacements de stationnement (DU-OS 15 59 346). L'inconvénient réside en ce qu'un tel bâtiment ne peut être érigé que par des méthodes classiques et que le monte-charge est trop onéreux. Mais on connaît également un garage à deux niveaux pouvant être réalisé en monobloc à l'aide d'un alvéole en béton arme. Toutefois, le transport de cet alvéole géant implique des difficultés considérables, car les véhicules précités ne comportent pas d'appareils de levage à cet effet et on ne peut, par conséquent, envisager que des remorques ou camions surbaissés et des portiques spéciaux pour la mise en place. Les emplacements de stationnement sont formés sur une construction en acier qui comporte une passerelle pour chaque emplacement et se trouve montée sur un châssis. Cette construction d'acier a l'inconvénient d'être trop coûteuse pour la plupart des cas d'application et de n'utiliser, par ailleurs, l'espace disponible dans le caisson en béton armé que de façon insuffisante. Par contre, le garage à deux niveaux selon l'invention, uniquement constitué d'alvéoles en béton armé, ne nécessite pas de terrain supérieur à celui qui contient un garage monoplace et se prête, en conséquence, tout particulièrement aux extensions a posteriori d'une installation existante de garages ou d'un garage individuel. Le problème est résolu selon l'invention par l'utilisation d'un plan incliné constitué par une passerelle inclinable, articulée à une extrémité au niveau du sol, ladite passerelle étant logée dans un autre alvéole transportable en béton armé, qui forme une cuve à incorporer dans le sol, ouvert du côté de l'extrémité libre de la passerelle inclinable et servant, lorsque cette dernière est abaissée, d'accès au niveau de stationnement souterrain. Un tel garage à deux niveaux se compose d'au moins deux garages monoplaces ainsi superposés1 avec ou sans dalle, les ouvertures d'accès étant situées du même côté. On peut utiliser, à cet effet, un garage préfabriqué déjà en place, dont le toit servira de dalle de stationnement pour le garage préfabriqué sans dalle qui sera posé sur lui, ou bien on peut poser le garage monoplace supérieur avec une dalle au cas où les conditions nécessaires ne seraient pas réunies pour pouvoir rouler sur le toit du garage inférieur. Quant à la cuvee elle est formée d'un alvéole en béton armé.Elle sert d'une part à loger la passerelle inclinable qui peut, elle aussi, être en béton armé, ainsi que l'organe moteur faisant pivoter ladite passerelle, et, d'autre part, à garnir la fosse dans laquelle il est nécessaire d'enterrer la partie de l'installation située audessous du niveau du sol. L'avantage d'une cuve de configuration alvéolaire réside dans une facilité relative de réalisation de l'étanchéité nécessaire, qui peut etre assurée par des opérations effectuées dans l'atelier de préfabrication. Un résultat surprenant qui a pu être constaté est que l'on peut ne donner à la cuve qu'une longueur qui ne dépasse pas celle d'un garage individuel. Ceci se produit lorsqu'on prend la hauteur habituelle d'un garage monoplace, par exemple 2 m, et qu'on dispose l'alvéole de béton armé qui constitue la cuve de telle manière que la passerelle inclinable forme, dans sa position haute, un angle d'environ 120 avec l'horizontale, et un angle d'environ 100 dans sa position basse L'avantage essentiel résultant d'un tel mode d'exécution consiste en ce que l'on peut aussi amener sur place 11 alvéole de béton formant la cuve et le mettre en position avec les véhicules de transport évoqués ci-dessus.De ce fait, il devient possible de transformer des garages monoplaces, individuels ou en rangées, en garages à deux niveaux en n'utilisant que les garages préfabriqués monoplaces existants et les véhicules de transport et de levage élaborés pour ces derniers. Enfin, un avantage considérable réside en ce que l'alvéole qui forme la cuve peut contenir aussi le système moteur de la passerelle inclinable, lorsque ce dernier est un vérin hydraulique articulé avec le fond de l'alvéole formant la cuve et avec la face inférieure de la passerelle. On peut alors monter en usine la passerelle et la cuve, prêtes pour la pose. Les détails de l'invention, ainsi que d'autres caractéristiques et avantages, ressortiront de la description détaillée qui va suivre, de plusieurs modes d'exécution sans caractère limitatif, illustrés aux dessins annexés, dans lesquels: Fig.1 est une vue en perspective cavalière du garage à deux niveaux, avec utilisation du niveau supérieur, en négligeant les détails et en représentant le terrain en vue coupée, Fig.2 est une vue en coupe transversale de l'objet de la fig.1, Fig.3 est une vue en coupe longitudinale de l'objet de la fig.1, Fig.4 est une vue latérale en élévation d'un garage à deux niveaux selon l'invention après son montage au site d'emploi, les traits pleins représentant la situation en cas de stationnement de deux véhicules, les traits mixtes représentant la situation lorsque l'accès au stationnement inférieur est dégagé, Fig.5 est une vue en coupe suivant la ligne II-II de la fig.4, Bit.6 est une vue en coupe suivant la ligne III-III de la fig.4, Pigez et 7A sont respectivement une vue en élévation et une vue en plan de la cuve lorsqu'elle vient d'être livrée par un véhicule de transport de type habituel, tel qu'on l'utilise pour l'acheminement des garages monoplaces en béton armé, Fig.8 est une vue en coupe longitudinale dun garage à deux niveaux selon l'invention, plusieurs positions de véhicules étant indiquées en traits mixtes. Le garage à deux niveaux se compose essentiellement de deux parties, à savoir un bâtiment 1 servant de garage et une cuve enterrée 2 servant à garnir une fosse 4 foncée dans le terrain 5, laquelle présente, dans I1 exemple d'exécution selon lesfig.1 à 3, une profondeur libre correspondant au moins à la hauteur de l'étage inférieur 6. Ceci permet, grâce à un mécanisme de levage décrit plus loin, de mettre niveau avec le sol 8, au choix, soit l'étage supérieur 7, soit l'étage inférieur 6. A l'exception d'une dalle plancher 9, le bâtiment est formé tout entier d'un caisson monobloc transportable 10. Dans l'exemple d'exécution précité, il comporte un plancher 11, deux parois latérales parallèles 12 et 13 et une paroi de fond 14. Sa façade est ouverte, mais peut être close à l'aide d'une porte pivotante 15, 16 à chaque niveau 7 et 6. A l'intérieur du caisson 10, des épaulements 18, 19 sont prévus aux parois latérales 12, 13 et, le cas échéant, à la paroi du fond 14. La dalle plancher 9 peut reposer sur les épaulements 18, 19. Pour le fonctionnement de ce garage à deux niveaux, il est nécessaire d'installer un organe de levage qui, dans l'exemple décrit, se compose de plusieurs, (par exemple trois) mécanismes identiques de cylindres et pistons télescopiques dont deux ont été indiqués en 20 et 21. Dans l'exemple considéré, la course totale du mécanisme est franchie grâce à quatre éléments télescopiques emboîtés. Toutefois, la configuration du mécanisme de levage, telle que la représentent les figures, n'est nullement obligatoire. On peut, notamment, utiliser d'autres dispositifs de levage connus qu'on peut loger à l'intérieur de la cuve 2, latéralement, et même à l'extérieur de celle-ci. Un organe non représenté est l'installation de drainage de la cuve pour chasser l'humidité provenant d'infiltrations verticales. Par contre, l'eau en provenance du sol 5 peut être arretée par l'étanchéité de la cuve 2 qui l'empêche de pénétrer dans l'espace libre. Le caisson 10 et la dalle 9 sont produits séparément par un atelier de préfabrication. le caisson 10 est coulé dans des coffrages usuel8. Son armature est conçue pour permettre son transport après décoffrage sans risque de fissuré. Sa hauteur. peut être limitée suffisamment pour correspondre à celle du plancher surbaissé d'un camion spécial ou d'une remorque, de façon que d'U n e part, deux véhicules 23 et 24 puissent se loger à l'intérieur de ce caisson 10 comme le représentent les fig.2 et 3, sans dépasser d'autre part la hauteur maximale prévue pour les transports routiers qui est actuellement de 4 m. il en va logiquement de même de la largeur dudit caisson 10. Lorsque le garage est transporté par des véhicules surbaissés, la dalle plancher 9 peut être posée en usine sur ses épaulements 18, 19. Les véhicules de transport munis d'appareils de levage permettent de transporter le caisson 10 sans la dalle 9 et de ne mettre cette dernière en place qu'après montage dudit caisson 10. Quant a la cuve 2, elle est également fabriquée en monobloc dans un coffrage, avec un béton lourd à fibres de verre. L'incorporation dans le béton de ces fibres de verre qui lui servent d'armature se fait avant la coulée dans le coffrage, cette incorporation s'effectue par saupoudrage ou par déversement suivi par un vibrage du béton, lequel présente une résistance de 450 kg/cm2 et davantage. Alors que le bâtiment 10 nécessite une armature d'acier, non représentée d'ailleurs, l'arrangement tridimensionnel-des fibres de verre dans le béton de la cuve donne à cette dernière une résistance suffisante pour un poids réduit en proportion. En service, le nouveau garage à deux niveaux peut prendre deux positions. Dans la position basse, indiquée aux figures, on peut utiliser l'emplacement de stationnement de l'étage supérieur 7. Lorsque, par contre, les mécanismes de levage 20, 21 sont en extension, c'est l'étage inférieur 6 qui se trouve au niveau du sol 8. La porte du garage supérieur 15 est alors fermée, de telle sorte qu'il peut y avoir un véhicule 23 en stationnement dans ce local 7 tout en utilisant l'étage inférieur 6 pour un autre véhicule 24. Le garage à deux niveaux globalement noté 101 (fig.4 à 7) comporte deux emplacements superposés 102 et 103 logés dans un alvéole de béton armé en forme de caisson. L'emplacement inférieur 103 se trouve sur la face intérieure du fond, globalement noté 104, d'une cuve 105. Cette dernière comporte trois parois verticales, à savoir deux parois latérales 106 et 107 et une paroi de fond 108, leurs hauteurs étant substantiellement identiques. Le fond 104 comporte, vers la paroi de fond 108, une partie horizontale 109, monobloc avec la partie oblique 110. L'emplacement de stationnement supérieur 102 est constitué par la face supérieure d'une dalle mobile 112 en béton armé qui présente une partie plus longue 113, horizontale lorsque l'emplacement supérieur est utilisé, et une partie oblique 114 monobloc avec la partie horizontale 113. L'extrémité postérieure 115 de ladite dalle est articulée, par une articulation cylindrique à axe horizontal globalement notée 116, avec l'alvéole en béton armé qui est, dans l'exemple illustré, la cuve 105. Ainsi que le montrent notamment les fig.4 et 7, les parois 106 et 107 de la cuve 105 se prolongent, au-delà de l'ex- trémité libre de la partie oblique 110 du fond de la cuve, par des joues en saillie 117 et 118. Aux extrémités de ces joues se trouve un autre organe d'articulation cylindrique globalement noté 119 dont l'axe est également horizontal, qui relie aux extrémités desdites joues une passerelle inclinable 120. Cette passerelle est mobile sous l'action de deux câbles ou chaînes de traction 121, disposés latéralement et pourvus d'un mécanisme tendeur non représenté, passant sur des poulies de renvoi 122 logées dans les parois latérales et rattachés en 124 à l'extrémité de la partie oblique 114 de la dalle supérieure, ladite dalle étant articulée à son tour, par une articulation cylindrique horizontale 125, avec la tige 126 du piston d'un vérin télescopique à deux éléments emboîtés 127 dont le cylindre 128 est logé à l'intérieur de la cuve 105; au voisinage des parois latérales 106, 107.Comme on peut le voir en comparant les différentes positions de la passerelle 120 et de la dalle 112 selon que le piston est en retrait ou en extension, ces deux éléments effectuent leur course en sens opposé l'un à l'autre sous l'action du système à vérin, la passerelle pouvant être mise à niveau alternativement avec la dalle 110 ou avec le fond 112. Ainsi, la voiture 134 stationnant à l'étage inférieur dispose, pour son passage, d'une hauteur libre égale au double de la course du vérin. Sur la cuve 105, on a posé, selon l'exemple de réalisation représenté, un garage préfabriqué 130 de type connu en béton armé, qui s'y raccorde par un joint périphérique sensiblement horizontal 131. Grâce à cet agencement et à la géométrie précédemment décrite de la cuve 105, le caisson en béton armé est ouvert en façade, en 132. Cette façade peut être close par une porte pivotante ou roulante, la fermeture étant complète lorsque la passerelle inclinable 120 est à niveau avec la dalle mobile 112. Cette position, indiquée en traits pleins, permet le stationnement de deux voitures de tourisme 134 et 135 aux emplacements 102 et 103. Lorsque la voiture 134 doit quitter son stationnement inférieur, la voiture 135 doit d'abord être évacuée de son emplacement 102 supérieur en descendant par la partie oblique 114 de la dalle 112 et la passerelle 120, mise a niveau avec elle, jusqu'au terrain extérieur 136 sur lequel le garage a été édifié. Ensuite, les tiges 126 des vérins 127 sont mis en extension, amenant la dalle libérée 112 dans sa position haute, indiquée en traits mixtes, tandis que la passerelle 120 prend sa position basse, également indiquée en traits mixtes. Dès lors, la voiture 134 peut quitter son stationnement inférieur et monter jusqu'au niveau du sol par la partie oblique 110 du fond de la cuve.La rentrée des deux véhicules dans le garage à deux niveaux s'effectue dans l'ordre inverse. Le transport et la mise en place du garage préfabriqué 130 ne posent aucun problème, car à cet effet, on a déjà développé des véhicules ad hoc, indiqués à la fig.7. Il s'agit d'un châssis de camion de série 140 pourvu à son extrémité arrière 141 d'une béquille hydraulique 142, d'une passerelle pour le chargement d'un garage préfabriqué et de rails 143 et 144 assurant le guidage du bras de levage coulissant longitudinalement, dont l'extrémité porte l'appareil de levage ainsi que plusieurs câbles coopérant avec ce dernier. Le fond 109, 110 de la cuve porte des organes de sustentation permettant de fixer les extrémités libres des câbles de levage lorsque le bras se trouve dans sa position arrière et que l'appareil de levage est en place. Après ce raccordement des câbles, la cuve 105 peut être soulevée au-dessus de la surface de chargement du véhicule porteur, ramenée vers l'avant par coulissement du bras et posée sur ladite surface de chargement en abaissant le dispositif de levage. La dalle mobile 112 se trouve alors en position basse. Comme le montre la fig.6, les parois latérales 106 et 107 de la cuve 105 sont, au moins dans leur partie supérieure, mais éventuellement aussi en tous points, plus épaisses que les parois latérales 150 du garage préfabriqué 130, offrant ainsi une surface d'appui 151 pour la dalle 112. De ce fait; on peut aussi poser sur la dalle 112, ainsi appuyée sur les parois 106 et 107, la passerelle 120, avant de charger la cuve sur une remorque de camion selon la méthode précédemment décrite. De la même manière, on chargera sur le camion, après le chargement de la remorque, le garage préfabriqué 130, également pourvu d'organes d'accrochage dans ses parois. Arrivé sur place, le camion décharge d'abord le garage préfabriqué 130 à l'aide de son bras de levage. Ensuite, il vient placer son arrière 141 devant la remorque, le bras de levage coulisse jusqu'à l'intérieur de la cuve 105 en passant par sa façade ouverte 155 et la soulève. Emportant la cuve 105 ainsi maintenue, le camion descend dans la fouille préparée, relativement peu profonde, dans laquelle on a préparé deux poutres de fondation 156 et 157. La cuve 105 est posée sur ces poutres comme l'indique la fig.4. Ensuite, le camion reprend le garage préfabriqué 130 qu'il porte jusqu'au droit de la cuve 105 déjà mise en place. Il le décharge à l'aide d'une action appropriée du bras de levage en le plaçant dans la position correcte sur la cuve 105. La mise en place de la passerelle inclinable 120 peut également se faire à l'aide du bras de levage. 13 suffit alors d'installer le système à vérins pour que le garage à deux niveaux 101 soit prêt à entrer en service. Toutes ces opérations peuvent être effectuées par deux personnes, qui peuvent être employées par ailleurs comme conducteur et accompagnateur du convoi routier. Comme on le voit à la fig.4, le joint 154 par lequel l'extrémité libre de la partie oblique 114 de la dalle 112 se raccorde å l'extrémité intérieure de la passerelle inclinable 120 se trouve å labri du caisson en béton armé, de sorte que l'eau de pluie ne peut pénétrer jusqu'à l'emplacement inférieur 103 en passant par ce joint. in outre, comme le montre la fig.5, la passerelle 120 arrive, en fin de course, sous une partie élargie 158 des parois latérales 106 et 107 de la cuve 105. Cette disposition permet, elle aussi1 d'empêcher la pénétration de local de pluie. Belon une variante de l'exemple d'exécution représenté, on peut prévoir que la dalle 112, portant la voiture 135, puisse être soulevée d'une faible distance, par exemple 50 cm, ce qui permet d'éloigner davantage l'axe de pivotement 119 de la passerelle, plus longue de ce fait, du garage & deux niveaux. I. poutre de fondation 156 peut être placée en contact adhérent avec le fond 110 de la cuve 104 en usine, comme le mon- tre la dig.7; dans ce cas, ladite poutre colportera les évidements et les supports appropriés pour le montage du vérin 127. Ce dernier peut, de ce fait, subir, également en usine, des essais après montage0 Dans l'exemple d'exécutioi illustré & la fig.8, on part de l'idée selon laquelle une installation comportant initialement un garage monoplace 201 préfabriqué doit être élargie è deux niveaux. Le garage monoplace 201 se trouvait précédemment sur le terrain noté 202. Ce garage monoplace colporte un fond 202', une paroi arrière fermée 203, un plafond 204 et une ouverture 205 en façade, pouvant être fermée par une porte pivotante 206. les éléments 202 A 205 ne forment, avec les deux parois latérales dudit garage monoplace, qu'une seule pièce monobloc qui est en béton armé. De tels garages individuels peuvent être livrés & laide de véhicules de transport non représentés et même déplacés après leur mise en place. On a donc pu foncer, sur l'ancien emplacement dudit garage, une fosse 207 dont les déblais sont indiqués en 208.Ensuite, on a remis en place le garage 201 qui a désormais son plancher 202 a environ îm au-dessous du niveau du terrain 202, c'est-8-dire qu'en admettant qu'il ait une hauteur libre d'environ 2m, il est enfoncé dans le sol d'environ la moitié de sa hauteur. Ensuite, on a posé sur ce garage inférieur 201 un autre garage monoplace sans fond 210 de modèle connu de telle façon que les parois de ce dernier, -comme on l'a représenté a l'aide de la paroi de fond fermée 211,- sont alignées avec les parois correspondantes du garage inférieur 201. Quant au garage 210, il n'a pas de plancher, mais comporte un plafond 212 et une ouverture 213 dans sa façade, pouvant être fermée par une porte pivotante 214. La fosse 207 se prolonge en 217 en englobant l'ancien terrain d'accès au garage, ce qui permet d'y introduire un alvéole en béton armé 218 comportant une dalle de fond 219, des parois latérales dont l'une est représentée en 220 et une paroi de fond fermée 222. Cet alvéole consolide, ainsi que la partie basse du garage 201, la fosse 217 et comporte, å cet effet, les organes d'étanchéité habituels s'opposant a la pénétration d'eau. A l'intérieur de cet élément, une traverse 223 porte une articulation 224 reliée à une passerelle pivotante 225, représentée au dessin dans trois positions 226, 227 et 228. L'articulation 224 se trouve sensiblement dans le plan du terrain 202, de telle sorte que les automobiles arrivant par une chaussée suffisamment consolidée peuvent emprunter la passerelle 225 sans difficulté. Ils peuvent, à cet effet, franchir également sans difficulté la face supérieure 229 de la paroi de fond 222. A l'extrémité libre 230 de la passerelle 225 se trouve un passage permettant de sortir de l'alvéole de béton armé 218 qui forme la cuve, ce passage étant donné dans l'exemple d'exécution décrit par la suppression de la paroi située à l'opposé de la paroi de fond 222. Si la passerelle pivotante se trouve dans la position notée 226, le passage 231 donne accès au niveau de stationnement 232 du garage inférieur 201, situé au-dessous du niveau du sol 202. Lorsqu'elle occupe cette position 226, la passerelle forme avec le plan du terrain, dont le prolongement est indiqué en 233, us angle d'environ 10 degrés. Dans la position haute, indiquée en 228, cet angle est d'environ 12 degrés, ce qui correspond å une rampe d'environ 20%. Une automobile peut facilement franchir une telle rampe. Un élément essentiel réside en ce que, dans les conditions données, (soit environ 1m de dénivellation pour une hauteur de 2m du garage inférieur), le plancher de stationnement 234 du garage supérieur 210 peut être atteint avec une passerelle 225 d'environ 5m de longueur.En effet, dans ces circonstances, le plancher 236 d'une automobile 237 ne risque pas de heurter ledit plancher 234 en gravissant la passerelle 225 dans la position haute de celle-ci. C'est dans l'alvéole 218 qui forme la cuve qu'est logé le dispositif moteur de la passerelle pivotante. Il est constitué par un vérin 238 dont le cylindre 239 est relié par une articulation 240 à axe horizontal à une bride 241, tandis que la tige 242 de son piston est reliée par une autre articulation à axe horizontal 232 à une bride 244 fixée à la face inférieure 245 de la passerelle 225. Il s'agit d'un vérin à double effet dont chaque chambre, de part et d'autre du piston, communique par un tuyau 246 ou 247 avec un bloc hydraulique 248. Ce dernier comprend essentiellement une pompe entraînée par un moteur électrique et une réserve correspondante d'huile sous pression. les canalisations de commande ne sont pas représentées, mais aboutissent à une colonne 249 qui présente, en 250, un organe de commande à touches qui peut être utilisé par l'usager. Ce dernier peut, si l'emplacement supérieur 234 est occupé, amener la passerelle à sa position 226 et peut alors conduire son véhicule sur l'emplacement inférieur 232, ainsi qu'il est indiqué en 252. Après avoir refermé la porte pivotante 206, il peut amener la passerelle dans la position 227, qui permet de rouler sur l'espace situé devant le garage, car la face supérieure 251 de la passerelle se trouve alors alignée avec le dessus 253 de la chaussée. Un autre usager peut, s'il dispose de l'emplacement supérieur 234, amener le véhicule 237 de l'emplacement 234 à la chaussée 253 ou, vice versa, atteindre l'emplacement 234 à partir de la chaussée 253, la passerelle 225 étant alors dans la position 228. Un avantage essentiel du dispositif réside en ce que la possibilité d'utiliser les emplacements 232 et 234 ne dépend pas de l'état d'occupation de l'un ou de l'autre plancher. Il n'est donc pas nécessaire d'observer un ordre déterminé dans l'occu- pation des emplacements 232 et 234. REVESDICATIONS 1.- Baptisent en éléments préfabriqués servant de garage à deux niveaux, pouvant être fermé au moins sur une face frontale et comportant, outre des parois latérales et un toit, un plancher & chaque niveau pour servir d'emplacement de stationnement d'un véhicule, tandis qu'un dispositif de levage permet de met- tre l'emplacement inférieur, rétractable douas le sol, à niveau avec celui-ci et qutune fosse, munie d'un fond et garnie de parois latérales, présente une profondeur au moins égale & la hauteur de l'étage inférieur du bâtiment, caractérisé en ce que l'exception de la dalle (9) formant le plancher du niveau aup6- rieur (7), le bâtiment (1) est un alvéole monobloc en béton armé (10) qui peut être soulevé ou abaissé dans son ensemble et qu'il repose dans une cuve enterrée (2) qui sert en même temps de revêtement à l'excavation (4) pratiquée dans le terrain. 2.- Garage & deux niveaux selos la revendication 1, carac térisé en ce que l'alvéole en béton armé (10) a la forme d'un caisson transportable et qu'il comporte, au moins sur ses parois latérales (12, 13), des épaulements (18, 19) servant d'appuis & la dalle (9) formant le plancher du niveau supérieur, ainsi que, sur la façade, une porte pivotante (15, 16) pour chacun des deux niveaux (6, 7). 3.- Garage & deux niveaux comportant deux emplacements de statioseevent superposés & l'intérieur d'un alvéole en béton armé ayant la forme d'un caisson ouvert au moins & une de ses extrémités frontales, ot l'emplacement inférieur est formé, au moins en partie, par un plan incliné descendant du niveau du sol, tandis que ltexplacesent supérieur se trouve sur un plancher pouvant pivoter autour d'un axe horizontal par une articulation, & l'aide d'un dispositif de levage, caractérisé en ce que le plancher pivotant est constitué par une dalle mobile (112) en béton armé, reliée & son extrémité postérieure (115) & l'alvéole en béton armé (101) au moyen d'une articulation (116), de manière & pouvoir pivoter & ide d'une dispositif de levage (121 & 128) dans un sens opposé & celui par lequel une passerelle inclinable (120) pivote autour d'une autre articulation (119) & axe horizontal située à l'opposé de la première (116), ladite passerelle pouvant être mise à niveau alternativement soit avec le plan incliné (109, 110) formant le sol de l'alvéole en béton armé (101), soit avec la dalle mobile (112) qui forme l'emplacememt de stationnement supérieur (102). 4.- Garage à itsaxdeux niveaux selon la revendication 3, carac- térisé an ce que la dalle mobile (112) comporte une partie oblique (114) avec laquelle la passerelle inclinable (120) peut être nia. an alignement, le joint qui sépare alors ladite passerelle (120) de la dalle (112) se trouvant & l'intérieur de l'alvéole an béton armé (10). 5. Garage & deux niveaux selon l'une des revendications 3 ou q, caractérisé en ce que l'alvéole en béton armé (101) peut être composé d'un garage préfabriqué (130) sans fond disposé au-dessin de la dalle mobile (112) et d'une cuve formée d'un alvéole (105) ouvert en façade qui présente, en prolongement de ses parois latérales (106, 107), du côté de la façade ouverte (132), des joues (117, 118) auxquelles on peut fixer les paliers (119) sur lesquels pivote la passerelle inclinable (120). 6.- Garage à deux niveaux selon l'une des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que les parois (106, 107) de la cave (105), plu épaisses que celles (150) du garage préfabriqué (130), servent d'épaulement d'appui (151) à la dalle mobile (112) lorsque cette dernière se trouve dans sa position basse. 7.- Garage à deux niveaux selon ltune des revendications 3 & 6, caractérisé en ce que les parois latérales (106, 107) et, le cas échéant, les joues (117, 118) qui les prolongent, présentent des parties supérieures élargies (158) contre lesquelles la passerelle inclinable (120) vient s'appliquer par-dessous. 8.- Garage & deux niveaux selon l'une des revendications 3 & 7, caractérisé en ce que la cuve (105), transportable avec la dalle mobile (112) posée sur elle et la passerelle (120) dis posée sur cette dernière, comporte des organes de suspension ou de support coopérait avec l'appareil de levage embarqué et ses accessoires dont est muni un véhicule de transport. 9.- Garage & deux niveaux selon l'une des revendications 3 & 8, caractérisé en ce qu'il comporte, sur chaque face latéralle, un vérin (127) assurant le pivotement de la dalle mobile (112) et un cible tracteur (12i), passant sur une poulie de renvoi (122), et fixé par un bout & la dalle mobile (112), par l'autre bout à la passerelle inclinable (120). 10.- Garage & deux niveaux colportant deur ou plus de deux garages monoplaces transportables en béton armé, disposés paroi lèlement astre eux et superposés, et dans lequel l'emplacement de stationnement formé par le garage supérieur est relié au terrain par un plan incliné, caractérisé en ce que ledit plan incliné est constitué par une passerelle pivotante (225) articulée par une extrémité au niveau du terrain (202) et placée dans une cuve logeable au-dessous du niveau du terrain (202), formée par un autre alvéole transportable en béton armé (218) et présentant, en regard de l'extrémité libre (230) de la passerelle (225), un passage libre (231) qui, lorsque la passerelle (225) est dans sa position basse, donne accès au plancher de stationnement (232) du garage monoplace inférieur (201), situé au-dessous du niveau du terrain (202). 11.- Garage à deux niveaux selon la revendication 10, caractérisé en ce que la passerelle pivotante (225) forme avec le plan (233) du terrain (202) un angle d'environ 12 degrés lorsqu'elle est en position haute (228) et d'environ 10 degrés lorsqu'elle est en position basse (226). 12.- Garage a deux niveaux selon l'une des revendications 10 ou 11, caractérisé en ce qu'il comporte un dispositif d'entrainement de la passerelle mobile (238) composé d'un système à vérin hydraulique à double effet, articulé au fond (219) de l'alvéole (218) qui forme la cuve et à la face inférieure (245) de ladite passerelle (225).