" ,55" ' 2134282 Les convoyeurs à raclettes utilisés dans les exploitations minières sont généralement formés par une succession de tronçons jointifs (dénommés bacs) constitués chacun par deux longerons longitudinaux et une paroi intermédiaire horizontale 5 les réunissant ; ces bacs sont montés bout à bout et sont reliés les uns aux autres au moyen d'organes de liaison conçus pour permettre le déplacement- angulaire relatif d'un bac par rapport à un autre, aussi bien dans le plan vertical que dans le plan horizontal. Pour ce faire, deux organes de liaison sont prévus par 10 paires de bacs contigus et réunissent deux à deux les extrémités des longerons des deux bacs. Les éléments constituant les organes de liaison ont des dimensions telles que les jeux qui existent entre ces différents éléments, et en particulier leur jeu longitudinal, sont suffisamment importants pour donner à deux bacs conti-15 gus les deux degrés de liberté voulus. Le3 contraintes mécaniques auxquelles sont soumis le3 convoyeurs à raclettes actuellement utilisés dans les mines sont telles que les organes de liaison et les extrémités des bacs présentent rapidement des déformations qui entravent le dé-20 placement relatif des bacs entre eux ainsi que la circulation des raclettes à l'intérieur de la file de bacs. Ce phénomène est aggravé lorsque le convoyeur à raclettes doit servir, en plus, de support et de guide pour la machine d'abattage, comme c'est le cas dans les installations 25 d'abattage par rabot ou par haveuse à tambour. L'invention a pour objet un convoyeur à raclettes ne présentant pas les inconvénients mentionnés dans ce qui précède et permettant en outre d'utiliser des moyens d'entraînement de la machine d'abattage autres que les moyens traditionnels 30 de halage par chaîne. Un convoyeur à raclettes selon l'invention est constitué par une série de bacs assemblés bout à bout sans jeu longitudinal par des articulations à au moins deux degrés de liberté qui sont toutes situées d'un même côté du convoyeur, chaque 35 articulation ménageant un intervalle entre les deux bacs qu'elle assembla. De préférence, chaque articulation réunit deux poutres de liaison qui s'étendent chacune respectivement le long du longeron de chaque bac à relier et qui sont fixées rigidement 71 15541 2 2*34282 à ce longeron. On donnera maintenant uniquement à titre d'exemple la description d'une réalisation de l'invention. On se référera aux dessins annexés dans lesquels î 5 - la figure 1 est une vue de dessus schématique d'une partie d'un convoyeur selon l'invention ; - la figure 2 est une vue schématique en élévation du même convoyeur ; - la figure 3 en est une vue en coupe transver— 10 sale selon III-III de la figure 2 ; - les figures 4a et 4b montrent les inclinaisons que deux bacs contigus peuvent prendre.dans le plan horizontal ; - les figures 5a et 5b montrent les inclinaisons que deux bacS contigus peuvent prendre dans le plan vertical ; 15 - la figure 6 est une vue en élévation et en coupe selon VI-VI de la figure 8 d'un mode de réalisation de l'articulation reliant deux bacs ; - la figure 7 est une vue en coupe horizontale de cette articulation selon VII-VII de la figure 6 ; 20 - la figure Ô est une vue en bout de l'un des bacs reliés au moyen de cette articulation. Sur les figures, les références 1 et 2 désignent deux bacs de convoyeur contigùs à réunir et constitués chacun par deux longerons longitudinaux 3 et 4 et une paroi intermédiaire 25 horizontale 5 les réunissant. Les longerons homologues 3 des deux bacs sont munis de poutres de liaison 6, 7 fixées chacune le long du longeron correspondant au moyen des moyens de fixation Ô et s'étendant chacune le long de tout le longeron. Une articulation 9 réunit les extrémités des deux poutres 6 et 7, les dimen— 30 sions de ces deux poutres et de l'articulation étant choisies de telle sorte que les extrémités des deux bacs contigus 1 et 2 soient séparées par une certaine distance e. Par ailleurs, l'articulation 9 est choisie de telle sorte qu'elle confère aux deux bacs contigus 1 et 2 deux degrés de liberté leur permettant de 35 prendre une inclinaison angulaire aussi bien dans le plan horizontal (voir figures 4a, 4b) que dans le plan vertical (voir figures 5a, 5b), mais leur interdisant tout mouvement de rapprochement ou d'éloignement longitudinal l'un par rapport à l'autre. Les figures 6 à 8 montrent un mode de réalisa-40 tion d'une articulation à deux degrés de liberté permettant de 71 15541 3 2134282 réunir les bacs entre eux. Cette articulation est du genre "articulation à rotule" et comporte : - une partie mâle 10 fixée en bout de l'une 5 des deux poutres à relier, et munie d'une tête débordante 11 en forme de tonneau d'axe horizontal et comportant une portion de bossage cylindrique 12 d'axe confondu avec celui de la tête 11, - une partie femelle 13 fixée en bout de l'autre poutre à relier, dont l'extrémité est creusée d'un logement 10 cylindrique 14 de dimension suffisante pour que la partie débordante de la tête 11 puisse s'y emboîter, ladite extrémité de la partie femelle étant munie d'une portion de bossage cylindrique 15 d'axe confondu avec celui du logement et de dimension voisine de celle du bossage 12. 15 Les deux parties de l'articulation sont assem blées, avec le seul jeu nécessaire à leur assemblage, au moyen d'une bague 16 à flancs convergents, enfilée sur les deux bossages et maintenue en place au moyen de deux cales 17 fixées chacune sur un support 10 solidaire de la poutre correspondante. 20 Les deux portions de bossages cylindriques 12 et 15, assemblés par la bague 16, ont des angles inférieurs à 100°, par exemple 165° environ comme on le voit sur la figure 6, de façon à permettre à l'articulation de jouer dans le plan vertical, comme il est représenté sur les figures 5a et 5b. 25 II est à noter que l'angle de convergence X voisin de 10° des flancs de la bague et le jeu prévu pour cette bague dans l'espace déterminé par les cales 17 et respectivement les éléments 10 et 13 déterminent par ailleurs l'inclinaison maximale que peut prendre un bac par rapport à un autre dans le 30 plan horizontal, cette inclinaison maximale étant de préférence voisine de . 2 Les dimensions des bacs et des éléments 10-13 de l'articulation sont choisies de telle sorte qu'il subsiste entre les deux bacs un intervalle e voisin de 20 mm tel que lors-35 que les extrémités des longerons opposés sont jointives, l'inclinaison relative possible des deux bacs est alors voisine de l'angle défini ci-dessus (voir figures 4a et 4b). Le mode de liaison selon l'invention permet de reporter sur l'articulation et sur les cales les efforts qui 71 TSS41 2T?42ff2 affectent normalement les extrémités des longerons et de mainte-nir la direction de ces efforts pratiquement dans le sens des longerons qui se trouvent alors dans les meilleures conditions pour résister à ceux-ci. De plus, dans la forme de réalisation 5 pour laquelle les deux éléments de l'articulation sont fixés sur les longerons par l'intermédiaire des poutres de liaison, ces mêmes efforts sont répartis tout au long du longeron sur tous les moyens de fixation 8. Sur la figure 8, les poutres de liaison suppor-10 tent, en outre, chacune un profilé en L couché 19 dont la branche verticale 20 sert de guide et de support à une machine d'abattage. Par ailleurs, la référence 21 désigne l'ensemble des tôles constituant, comme il est connu en soi, une portion de rampe de chargement associée à chaque bac, tandis que la référence 22 désigne 15 une poutre de centrage solidaire de la poutre de liaison et servant à engager correctement cette dernière dans le longeron auquel elle doit être fixée. Le mode de liaison selon l'invention est particulièrement avantageux lorsque la machine d'abattage guidée par 20 les profilés 19 se déplace par elle-même en prenant appui sur l'aile 20 du profilé de la machine décrite dans le brevet français n° 1 548 671 : "Procédé et dispositifs le mettant en oeuvre, pour déplacer une machine d'abattage le long d'un front de taille", déposé le 27 octobre 1967, délivré le 28 octobre 1968 au nom du 25 demandeur. En effet, dans ce cas, les organes de liaison traditionnels assemblant les bacs sont soumis, à chaque passage de la machine, successivement à des efforts de compression et à des efforts de traction qui entraînent très rapidement leur déformation et leur rupture. Par contre, avec le mode de liaison selon 30 l'invention, ces mêmes efforts sont supportés par une articulation qui est un organe résistant très bien tant aux efforts de compression qu'aux efforts de traction. Dans la forme de réalisation représentée par les figures 6 et 8, les efforts de compression sont supportés par la tête 11, tandis que les efforts de 35 traction sont supportés par la bague d'assemblage 16. Il est évident que l'assemblage dés bacs selon l'invention est réalisable sans l'interposition des poutres de liaison 6, 7, par la fixation des différentes parties de l'articulation directement sur les extrémités en regard des longerons 40 des bacs à relier. 71 15541 2134282 REVENDICATIONS 1. Convoyeur à raclettes constitué par une série de bacs assemblés bout à bout, caractérisé en ce que les bacs sont assemblés sans jeu longitudinal par des articulations 5 à au moins deux degrés de liberté, toutes fixées d'un même côté du convoyeur, chaque articulation ménageant un intervalle entre les deux bacs qu'elle assemble. 2. Convoyeur selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'articulation a une partie mâle dont l'extrémité 10 est munie d'une rotule en forme de tonneau d'axe horizontal, une partie femelle dont l'extrémité est creusée d'un logement cylindrique d'axe horizontal dans lequel vient s'insérer la partie débordante de la tête, et une bague d'assemblage, dont les flancs font un angle aigu, enfilée sur deux portions de bossage de for-15 me appropriée et ménagées dans les extrémités des parties mâles et femelles, les dimensions des différents éléments étant telles que l'assemblage de l'articulation est faite sans autre jeu longitudinal que le jeu nécessaire à l'assemblage. 3. Convoyeur selon la revendication 1 carac-20 térisé en ce que l'articulation est une articulation à rotule. 4. Convoyeur selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que chaque articulation relie les extrémités de deux poutres de liaison fixées chacune respectivement sur toute la longueur de chaque bac à assembler.