T'invention a pour objet un procédé de détoxication des eaux employées pour les traitements de surfaces, et installation de mise en oeuvre du procédé. T'objet de l'invention se rattache aux secteurs techniques de l'épuration, de la dépollution, dans toutes applications, notamment et particulièrement dans les traitements de surface de pièces métalliques, en matières plastiques ou autres. Dans ces applications, notamment, de nombreux produits : acides, alcalins, tensio-actifs, passivants, cyanure, sels de chrome, etc, sont utilisés dans des bains qui demeurent chargés de ces produits toxiques. On connait l'importance de ces problèmes,et des obligations légales ont imposé des règles et des normes afin d'éliminer la pollution qui résulte de ces activités industrielles. les dispositifs ou installations usuels présentent généralement plusieurs des inconvénients suivants : - la consommation d'eau est très importante ou relativement importante et l'on peut parler d'une gaspillage parfois considérable, - l'eau est traitée en totalité, - il faut beaucoup de produits détoxicants et le traitement est long, ce qui est coûteux, - il faut procéder à un nettoyage quotidien des électrodes des PH mètres, ce qui est un travail long et pénible, sinon l'on perd le contr8le et la fiabilité de l'installation. Des installations faisant appel à du matériel électronique sont fort complexes et nécessitent l'intervention de spécialistes. Suivant l'invention on a voulu éliminer ces inconvénients, et on a cherché en particulier à réduire très sensiblement la consommation d'eau des installations de traitement de surface, à réduire dans les mêmes proportions les produits détoxicants utilisés, à réduire au minimum l'entretien des appareils de mesure, à réduire d'une manière importante le volume et le coGt des installations de détoxication. Pour cela, suivant une première caractéristique de l'invention, le procédé de détoxication est caractérisé en ce que l'on opère une mesure en continu de résistivité de la cuve de rinçage des pièces traitées pour chaque type de produit toxique à éliminer, ou pour l'ensemble du bain, à l'aide d'une sonde plongée dans la ou les cuves de rinçage ; on fixe la résistivité à une valeur à partir de laquelle on admet de l'eau propre dans ladite ou lesdites cuves de rinçage, à l'aide d'une électro-vanne jusqu'à ce que la résistivité revienne à la valeur fixée, la quantité totale de produits toxiques éliminés étant connue puisque l'on a fixé une valeur de resistivité, cette quantité est évacuée dans une ou des cuves d'épuration (ou réacteurs), dans laquelle ou lesquelles on introduit la quantité exacte du ou des produits détoxicants appropriés, à l'aide d'un dispositif de tout type connu, commandé par le résistivimètre, ceci sans ajuster le pH d'un réacteur. Suivant une autre caractéristique de l'invention, l'installation de mise en oeuvre du procédé comprend au moins une cuve contenant le bain de rinçage des pièces ou produits traités, dans ladite cuve aboutissant une canalisation d'arrivée d'eau à partir du réseau de distribution ou autre source d'apport d'eau nouvelle, une sonde ou moyen analogue de prélèvement étant installée dans ladite cuve et immergée dans le bain de rinçage, ladite sonde étant reliée à un résistivimètre de tout type connu en soi qui analyse en permanence l'eau du bain afin de déceler le dépassement du seuil prédéterminé du ou des produits toxiques pour lequel ou pour lesquels le résistivimètre est réglé ; une électro-vanne, qui est montée sur la canalisation d'eau nouvelle, est reliée audit résistivimètre qui commande ainsi l'électro-vanne et l'apport d'eau nouvelle dans la cuve en fonction des mesures du résistivimètre le fond de la cuve de rinçage étant relié à un réacteur ou cuve d'épuration ; un dispositif de tout type connu en soi, assure le brassage de l'eau polluée recueillie dans la cuve d'épuration ; un réservoir de produit réactif ou détoxicant est relié à une pompe reliée par une canalisation au réacteur ou cuve d'épuration, où ladite pompe peut envoyer le réactif, une liaison appropriée est établie entre la pompe et le résistivimètre qui commande,en fonction des analyses faites, le fonctionnement de la pompe et l'envoi du produit détoxicant dans le réacteur ; une canalisation ou circuit de recyclage relie le réacteur ou cuve d'épuration à la cuve de rinçage, avec tout moyen pour autoriser et commander la circulation de l'eau épurée jusqu'à. la cuve de rinçage. Ces caractéristiques et d'autres encore ressortiront de la description qui suit. Pour fixer l'objet de l'invention sans toutefois le limiter, l'unique figure du dessin annexé illustre schématiquement une forme de réalisation de l'installation et les caractéristiques du procédé. En se référant à cette figure, on décrit maintenant l'installation illustrée non limitativement: Cette installation comprend au moins une cuve de rinçage C contenant le bain de rinçage des pièces ou produits traités. le nombre de cuves C peut être variable selon que l'on traite séparément chaque type de produit toxique, tel que produit cyanuré ou alcalin ou produit chromaté et acides par exemple, ou si l'on traite le bain dans son ensemble. Dans la cuve C ou dans chacune des cuves de rinçage appropriée, aboutit une canalisation d'arrivée d'eau 1 à partir du réseau de distribution ou autre source d'apport d'eau nouvelle.Une sonde S ou moyen analogue de prélèvement est installée dans la cuve a ou dans chacune des cuves dans laquelle ou dans lesquelles elle est immergée dans le bain de rinçage. la sonde est reliée à un résistivimètre R de tout type connu en soi, qui analyse en permanence l'eau du bain. Il convient de définir et d'établir un seuil autorisé et maximum de résistivité, que doit présenter le bain de rinçage. Tout dépassement de ce seuil prédéterminé est décelé par le résistivimètre, l'augmentation de la résistivité étant provoquée par une surabondance de produits toxiques. Dans le cas d'un-tel dépassement, le résistivimètre agit au moyen d'un dispositif de commande électromécanique de tout type connu, sur une électrovanne V qui est montée sur la canalisation 1 d'apport d'eau nouvelle. Te résistivimètre commande ainsi l'électrovanne et l'apport nécessaire en débit d'eau nouvelle, dans la cuve, en fonction des mesures du résistivimètre. le fond Ci de la cuve de rinçage est relié à un réacteur ou cuve d'épuration A, au moyen de canalisations convenables 2. Un dispositif de tout typé connu, tel qu'agitateur, assure le brassage de l'eau polluée recueillie dans la cuve d'épuration A. En même temps que s'effectue l'évacuation de l'eau dans la cuve d'épuration, le résistivimètre agit au moyen d'une commande électromécanique de tout type connu, sur une pompe P reliée à un réservoir a de produit réactif ou détoxicant. Une liaison appropriée est établie entre la pompe P et le résistivimètre qui commande, en fonction des analyses faites, le fonctionnement de la pompe et l'envoi de produits détoxicants dans le réacteur, et ceci sans ajuster le pH d'un réacteur. l'agitateur ou autre moyen de brassage, autorise une action rapide des produits détoxicants avec l'eau polluée. l'eau ainsi traitée est évacuée par la suite, de manière convenable, à l'égout. En variante, on peut prévoir une canalisation illustrée en traits interrompus , autorisant le recyclage de l'eau polluée, ladite canalisation ss reliant le réacteur ou la cuve d'épuration, à la cuve de rinçage, avec tout moyen pour autoriser et commander la circulation de l'eau épurée jusqu'à la cuve de rinçage. Une opération de contrôle de l'eau traitée peut avoir lieu avant son évacuation, au moyen d'un pH mètre et d'un rH mètre, dans la cuve de réaction. les avantages ressortent bien de la description, et en particulier on souligne l'économie considérable d'eau et de produits détoxicants utilisés selon les besoins réels, la simplicité d'une telle installation, son faible volume et son entretien très réduit pouvant être effectué sans l'intervention de spécialistes. Un autre avantage réside dans le fait qu'une telle installation permet de supprimer le génie civil (égout- collecteur). l'invention ne se limite aucunement à celui de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties ayant plus spécialement été indiqués ; elle en embrasse au contraire toutes les variantes. REVENDICATIONS 1- Procédé de détoxication des eaux employées pour les traitements de surfaces, caractérisé en ce que l'on opère une mesure en continu de résistivité de la cuve de rinçage des pièces traitées pour chaque type de produit toxique à éliminer, ou pour l'ensemble du bain, à l'aide d'une sonde plongée dans la ou les cuves de rin çage ; on fixe la résistivité à une valeur à partir de laquelle on admet de l'eau propre dans ladite ou lesdites cuves de rinçage, à l'aide d'une électrovanne jusqu' à ce que la résistivité revienne à la valeur fixée, la quantité totale de produits toxiques éliminés étant connue puisque l'on a fixé une valeur de résistivité, cette quantité est évacuée dans une ou des cuves d'épuration (ou réacteurs), dans laquelle ou lesquelles on introduit la quantité exacte du ou des produits détoxicants appropriés, à l'aide d'un dispositif de tout type connu, commandé par le résistivimètre. 2- Installation de mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend au moins une cuve contenant un bain de rinçage des pièces ou produits traités, dans ladite cuve aboutissant une canalisation d'arrivée d'eau à partir du réseau de distribution ou autre source d'apport d'eau nouvelle, une sonde ou moyen analogue de prélèvement étant installée dans ladite cuve et immergée dans le bain de rinçage, ladite sonde étant reliée à un résistivimètre de tout type connu en soi qui analyse en permanence l'eau du bain afin de déceler le dépassement du seuil prédéterminé du ou des produits toxiques pour lequel ou pour lesquels le résistivimètre est réglé , une électrovanne, qui est montée sur la canalisation d'eau nouvelle, est reliée audit resistivimètre qui commande ainsi l'électrovanne et l'apport d'eau nouvelle dans la cuve, en fonction des mesures du résistivimètre ; le fond de la cuve de rinçage étant relié à un réacteur ou cuve d'épuration ; un dispositif de tout type connu en soi, assure le brassage de l'eau polluée recueillie dans la cuve d'épuration ; un réservoir de produit réactif ou détoxicant est relié à une pompe reliée par une canalisation au réacteur ou cuve d'épuration, où ladite pompe peut envoyer le réactif, une liaison appropriée est établie entre la pompe et le résistivimètre qui commande, en fonction des analyses faites, le fonctionnement de la pompe et l'envoi du produit détoxicant dans le réacteur. 3- Procédé de détoxication selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'eau épurée est recyclée à partir du réacteur ou cuve d'épuration jusqu'à la cuve de rinçage. 4- Installation de mise en oeuvre du procédé selon la revendication 3, caractérisée en ce qu'une canalisation ou circuit de recyclage relie le réacteur ou cuve d'épuration à la cuve de rinçage, avec tout moyen pour autoriser et commander la circulation de l'eau épurée jusqu'à la cuve de rinçage. 5- Procédé de détoxication selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le traitement des toxiques est effectué sans mise au pH de la solution qui les contient.