La présente invention concerne un coffrage pour la réalisation du côté intérieur des appuis de baie en béton. Le but de l'invention est de proposer un dispositif de coffrage facile à mettre en oeuvre et permettant de réaliser rapidement des appuis de baie conformes aux DTU 36.1 et à la norme NF B 23 305 et autorisant donc la pose de la menuiserie après l'exécution de l'appui de la fenêtre. A cet effet, l'invention a pour objet un coffrage pour côté intérieur d'appui de baie, caractérisé en ce qu'il est constitué d'un fond de moule formé d'une plaque comportant un rebord supérieur horizontal, une partie supérieure plane verticale et une partie inférieure plane inclinée vers la macçoonerie et prolongée par un retour situé dans le plan de ladite partie supérieure, d'un coffre regingot et de deux joues latérales identiques susceptibles de coulisser entre le fond du moule et le coffre regingot, le contour des joues correspondant sensiblement dans sa partie utile à la section de l'appui de baie dépassant la façade intérieure de la maçonnerie. La mise en place d'un tel coffrage est très rapide puisqu'il suffit de positionner le fond de moule muni de ses joues et du coffre regingot au droit de la partie inférieure de l'ouverture pratiquée dans la maçonnerie en ménageant 3 cm supplémentaires de chaque côté pour faire les retours de regingot. Après serrage du coffrage contre la maçonnerie à l'aide par exemple de serre-joint prenant appui contre la partie supérieure verticale et le retour inférieur du fond de moule, on peut aussitôt couler le béton. La largeur du fond de moule et du coffre regingot correspond bien entendu aux dimensions normalisées des baies. D'autres caractéristiques et avantages ressortiront de la description qui va suivre d'un mode de réalisation du dispositif de l'invention, description donnée à titre d'exemple uniquement et en regard du dessin annexé sur lequel - Fig. 1 représente une vue en élévation d'un coffrage selon l'invention; - Fig. 2 représente une vue en coupe suivant la ligne II-II du coffrage de la Fig. 1 - Fig. 3 représente une vue de côté agrandie d'une joue du coffrage, et - Fig. 4 représente une section transversale du fond de moule et du coffre regingot du dispositif de la Fig. 1. Le coffrage représenté (côté intérieur) sur la Fig. 1 comprend un fond de moule 1, un coffre regingot 2 et deux joues latérales identiques 3. Le fond de moule 1 est formé par exemple d'une tble métallique pliée dont la longueur est sensiblement supérieure à la plus grande largeur de baie normalisée. Ce fond de moule 1 dont la section transversale agrandie est représentée à la Fig. 4, comporte un rebord 4 horizontal tourné vers l'intérieur de la construction, une paroi supérieure plane verticale 5 et une paroi inférieure plane 6 inclinée vers la façade intérieure (symbolisée en 7 sur le dessin) et prolongée par un retour plan vertical 8 dans le plan de la partie 5. Le coffre regingot 2 a une section en L et est maintenu en place par les joues 3. Celles-ci ont une forme générale correspondant à la section (symbolisée en 9 sur la Fig. 4) de l'appui de baie dépassant la façade intérieure 7 de la maçonnerie. Afin de permettre le coulissement des joues 3 le long du fond de moule 1, les joues 3 comportent à leur partie supérieure un prolongement 10 recourbé vers le bas de manière à épouser le rebord 4, le prolongement 10 définissant une encoche 11 dans laquelle s'engage le rebord 4. De même, les joues 3 sont munies, côté maçonnerie, d'un prolongement 12 vers le haut définissant une encoche 13 dans laquelle s'engage partiellement l'aile horizontale du coffre regingot 2. Les largeurs des encoches il et 13 sont sensiblement supérieures aux épaisseurs du rebord 4 et du coffre regingot 2 afin que les joues 3 puissent coulisser librement. Les joues 3 sont par exemple réalisées en aluminium et ont une épaisseur de l'ordre de 15 mm. La mise en place d'un tel coffrage est tres rapide. Les joues 3 qui coulissent librement le long du fond de moule 1 et du coffre regingot 2, sont positionnées facilement en regard des parois verticales et de l'ouverture de baie ménagée dans la maçonnerie en ménageant 3 cmf supplémentaires de chaque côté pour faire les retours de regingot. Il est à noter que le coffre regingot 2 peut être mis en place une fois les joues 3 positionnées. Les éléments du coffrage sont maintenus en place à l'aide de serre-joint symbolisés en 14 sur la Fig. 2 et prenant appui sur des cales 15 appliquées contre la face verticale 5 et le rebord 8 du fond de moule. Il est préférable, pour des questions de tenue de l'ensemble, que les joues 3 aient une certaine épaisseur, du fait qu'elles sont en contact par leur tranche avec le fond de moule 1 et la maçonnerie 7 et qu'elles sont prises en sandwich et coincées entre eux. Une fois le béton mis en place et sec, le coffrage s'enlève tout aussi facilement. Le coffre regingot 2 est d'abord retiré environ 2 heures après coulage du béton, puis sont exécutés les retours de regingot. Le lendemain l'ensemble fond de moule-joue peut être enlevé. La forme et les dimensions des joues 3 et du fond de moule 1 peuvent bien entendu varier dans de larges mesures suivant les types de baies. Enfin, l'invention n'est évidemment pas limitée au mode de réalisation représenté et décrit ci-dessus mais en couvre au contraire toutes les variantes, notamment celles concernant les moyens assurant le coulissage guidé des joues le long du fond de moule et du coffre regingot. R E V E N D I C A -T I O N S 1. Coffrage pour côté intérieur d'appui de baie, caractérisé en ce qu'il est constitué d'un fond de moule (1) formé d'une plaque comportant un rebord supérieur (4) horizontal, une partie supérieure (5) plane verticale et une partie inférieure (6) plane inclinée vers la maçonnerie (7) et prolongée par un retour (8) situé dans le plan de ladite partie supérieure (5), d'un coffre regingot (2) et de deux joues latérales (3) identiques susceptibles de coulisser entre le fond de moule (1) et le coffre regingot (2), le contour des joues correspondant sensiblement dans sa partie utile à la section de l'appui de baie dépassant la façade intérieure de la maçonnerie. 2. Coffrage suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les joues (3) sont pourvues à leur partie supérieure d'un premier prolongement (10) recourbé de manière à former une encoche (11) de guidage dudit rebord supérieur (4) du fond de moule (1) et d'un second prolongement (12) recourbé de manière à former une encoche (13) de guidage dudit coffre regingot (2). 3.Coffrage suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les joues (3) ont une épaisseur de l'ordre du ou de quelques centimètres afin d'avoir une bonne stabilité de l'ensemble lorsque les joues (3) sont prises en sandwich et serrées entre le fond de moule (1) et la maçonnerie (7), lors de la mise en place du coffrage