i 2096469 La présente invention est relative, d'une manière générale, aux produits stratifiés flexibles sans fin, et en particulier aux produits manufacturés tels que des blanchets d'impression, des courroies et analogues, devant avoir une résistance à la traction élevée ou devant être flexibles, 5 stables et résistants. Dans le courant de la présente description, il apparaîtra comme évident que l'on peut réaliser, par le procédé de l'invention, un très grand nombre de produits s'étendant des blanchets ou courroies de support pour presses rotatives destinées à l'impression de matières textiles et pour la 10 sérigraphie jusqu'au matériaux armés d'une grande résistance pour parois de récipients transportables. On décrira cependant à titre d'illustration comme exemple préféré de mise en oeuvre, une courroie de support spécialement destinée, à être utilisée dans l'impression des textiles au moyen d'une presse rotative, dans laquelle cette courroie est lavée en continu. 15 Pendant quelques années, on a habituellement imprimé les textiles, non pas sur un doublier toilé, mais sur une courroie de support ou "blanchet" lavé en continu qui absorbe et évacue l'encre qui est pressée à travers le textile pendant son impression. Le développement de ces courroies a notablement réduit le prix de revient de l'impression parce que la courroie évite 20 l'utilisation de doubliers ainsi que le coût du lavage et de l'enlèvement de l'encre des doubliers avant leur réutilisation. Le procédé utilisant ces courroies de support lavées en continu a été fortement amélioré par l'apparition de courroies à différents états de surface, mais en particulier par une courroie ayant une surface 25 composée de rigoles et d'arêtes très fines capables d'évacuer l'encre pressée à travers les matières textiles. Dans l'impression des textiles, la longue durée de service et l'absence de marques ou d'images produites par la courroie de support elle-même sont une condition nécessaire. Dans le cas de l'impression au pochoir, 30 une extrême précision de la coïncidence dans l'impression par étapes est essentielle et, dans les deux cas, il s'ensuit que la courroie doit avoir une surface qui puisse être proprement nettoyée et séchée avant que cette portion de la courroie pénètre à nouveau dans le mécanisme d'impression. Dans de nombreuses imprimantes pour le textile, on utilise 35 la courroie de support à la fois comme moyen de transmission de puissance, par exemple au dispositif de lavage ou de séchage, et comme élément de soutien et de réception d'une partie de l'encre lors de l'impression. 71 23120 2 2096469 L'une des difficultés rencontrées avec une telle courroie a été le raccord ou épissure. Fréquemment, il existe des différences de densité dans la zone de jonction qui peuvent provoquer des marques sur les articles imprimés. Bien que les joints dans les divers plis puissent 5 être décalés les uns par rapport aux autres dans la zone de jonction, l'expérience montre que l'épissure est généralement plus faible que le corps de la courroie. L'invention permet de surmonter presque complètement ces difficultés. 10 Selon un de ses aspects, l'invention concerne un produit flexible sans fin comprenant un élément de base contenant une couche élas-tomère, et au moins une corde de renforcement s'étendant de manière continue d'un point situé près d'un bord dudit produit à l'autre bord et totalement enrobée dans ledit élastomère, et un pli supérieur, toute la courroie étant 15 consolidée en une masse unique. Selon un autre de ses aspects, l'invention concerne un procédé pour la fabrication de produits laminés flexibles renforcés qui comprend les étapes suivantes : on forme des rainures dans un élément de base thermoplastique en faisant passer l'élément sous un cylindre chauffé comportant 20 des rainures parallèles; on relie les extrémités de l'élément de base, de manière à former une rainure continue s'étendant en hélice d'un point situé près d'un bord jusqu'à l'autre bord; on enroule dans les rainures dudit élément un écheveau continu de filés ou corde ayant un diamètre tel que les filés s'encastrent pratiquement totalement dans la rainure pour former 25 une carcasse de courroie; on recouvre ladite carcasse avec une matière pour former une couche superficielle; on durcit ensuite la courroie par la chaleur et la pression, de sorte que l'on obtient ainsi une courroie unitaire consolidée dans laquelle les spires successives de corde de renforcement sont totalement séparées et dans laquelle chaque corde est complètement 30 enrobée. La résistance de la courroie dans la zone de jonction est donc sensiblement égale à la résistance des autres parties de la courroie. La résistance du produit armé provient d'une ou plusieurs hélices, faites de préférence de longueurs continues de corde. De préférence, le produit selon l'invention est un blanchet ou une courroie de support pour l'impression. 35 On utilise des cordes essentiellement non étirables qui peuvent être, par exemple, en sillionne "rayonne tensilisée" coton précontraint et divers polyesters, tels que téréphtalate de polyéthylène, qui ne s'étirent pas dans les limites de résistance de la courroie. 71 23120 3 2096469 La caractéristique unique de la courroie selon l'invention est que les cordes de renforcement peuvent Être appliquées sur la couche de base de telle manière que leur position est automatiquement fixée. Aucune corde ne peut croiser ou même venir en contact avec une corde voisine, 5 mais chaque corde dans la courroie final» est totalement enrobée par du caoutchouc. La courroie selon l'invention est constituée par au moins trois éléments : (1) l'élément de base que l'on peut appeler "pli de cylindre" qui est appliqué sur le cylindre d'entraînement, (2) le pli d'armature, qui est formé par les filés enroulés en hélice, et (3) le pli supérieur ou pli de 10 travail qui peut, dans l'impression des textiles, entraîner l'excédent d'encre qui est pressé à travers les articles à imprimer. Dans les circonstances habituelles, les plis sont faits d'un textile enduit d'un caoutchouc vulcanisable mais, dans quelques cas, un pli de base ou un pli de travail en textile peut ne pas être souhàitable. 15 Dans ce cas, le pli est formé d'une feuille d'une matière élastomère résistant aux chocs qui conserve le dessin ou le relief qui lui est ultérieurement donné. Un bon exemple est constitué par le polyuréthanne thermoplastique qui est mécaniquement stable après gaufrage au moyen d'un cylindre chaud. Les éléments peuvent être composés de plusieurs couches et 20 le sont souvent lorsque la courroie est également l'élément d'entraînement pour toute l'imprimante, comme cela est parfois le cas. On réalise l'élément de base de la courroie de la manière suivante : l'utilisation de la courroie détermine la nature spécifique de son élément de base : tissage carré, canevas léger, etc. L'élément de base est 25 enduit, à l'état déroulé, avec un caoutchouc dont l'épaisseur est déterminée par le diamètre des cordes de renforcement de la courroie. Lorsque "Von a retiré l'élément de base de l'appareil de revêtement, travaillant par épandage ou avec des cylindres, on y forme des rainures en le faisant passer sous un cylindre cannelé chauffé qui est 30 appliqué contre le revêtement de caoutchouc. Les parties pleines ou nervures sur le cylindre sont parallèles et ont des dimensions appropriées pour former, dans le revêtement, des rainures suffisamment grandes pour contenir les écheveaux de filés qui sont ensuite enroulés autour de la boucle formée par la courroie. Dans l'étape 35 de formation des rainures, on effectue la vulcanisation du revêtement de caoutchouc sur le pli venant en contact avec le cylindre à seulement 30% de la valeur finale. Le critère utilisé est que le durcissement du revêtement de caoutchouc est avancé jusqu'à un point où les dimensions des rainures et 71 23120 4 2096469 des parties pleines ou nervures dans le caoutchouc sont permanentes, de sorte que le pli peut Être manipulé sans déformation de la surface. Cependant, le degré de vulcanisation ne doit pas être assez élevé pour influencer la réunion de la couche supérieure avec les couches du corps. 5 On retire ensuite l'élément de base de l'appareil de gaufrage et on l'envoie dans un poste de raccordement où les deux extrémités sont jointes de la manière suivante : on identifie et on marque aux deux extrémités du pli, une rainure, le plus souvent celle qui suit l'axe du pli de base, puis on retourne le pli et on adapte une extrémité dans un 10 gabarit cannelé de la même manière que le pli de base. L'autre extrémité de la courroie est appliquée bout à bout contre l'extrémité se trouvant déjà sur le gabarit. Des rubans d'épissure permanents ou tempo'raires maintiennent les extrémités ensemble. Cependant, l'autre extrémité ou extrémité libre de la courroie 15 est disposée dans le gabarit de manière à Être décalée d'une ou plusieurs rainures par rapport à la première extrémité, si bien que la ou chaque rainure devienne un filet hélicoïdal continu. Ce décalage permet d'enrouler un écheveau dans la rainure en continu, d'un bord du pli à l'autre. Dans les exemples suivants, le décalage est de trois rainures pour permettre 20 l'enroulement simultané de trois échevaux dans les rainures du pli de base. Lorsque cette opération est achevée, on couvre le pli de base par un enroulement de filés inextensibles. Chaque boucle élémentaire de l'enroulement est isolée de sa voisine par le caoutchouc des parois de 25 la rainure. Les filés ne se touchent à aucun endroit et ne peuvent pas frotter les uns sur les autres. La machine sur laquelle s'effectue l'enroulement des cordes ou écheveaux se compose essentiellement de deux cylindres, dont l'un est entraîné et permet l'étirage de la boucle fermée que constitue la courroie. 30 Un dispositif de guidage spécial est monté en appui sur le pli de base rainuré en hélice juste en amont du sommet du cylindre. Ce guide est supporté par une tÊte mobile transversalement, de sorte qu'il peut se mouvoir plus librement d'un côté du blanchet à l'autre. Pour guider le cordon de façon précise, le dispositif de 35 guidage, qui est poussé vers le bas sur la surface du pli de base par un ressort, a un certain nombre de dents, pénétrant chacune dans une rainure du pli de base. Un dispositif de guidage particulièrement approprié est décrit et revendiqué dans la demande de brevet des E.U.A. N° 049.400. 71 23120 5 2096469 Afin de réduire la friction autant que possible, ce guide est en polytétra-fluoréthylène, Nylon, ou en une autre matière à faible coefficient de friction. Les bobines de sâliome sont disposées sur un ritelier derrière la machine d'enroulement. Les filés passent par des dispositifs de tension classiques et descendent sur des guides ou des poulies vers des balenciers tendeurs, de sorte que les filés de verre ou sfllionne sont disposés convenablement dans les rainures pendant l'avance de la courroie. Les filés sont maintenus en place par une mince couche d'adhésif appliquée sur le pli avant l'opération d'enroulement. Comme le pli de base ne peut pas s'allonger et est maintenu sous une tension modérée et régulée, les filés sont appliqués sur le pli de base sous une tension pratiquement uniforme pendant l'enroulement des filés dans les rainures de toute la surface du pli de base. Après l'opération d'enroulement, le pli de base est recouvert d'une couche de travail supérieure. Dans beaucoup de cas, cette couche supérieure est réalisée de la même manière que le pli de base et elle est appliquée, avec le revêtement en caoutchouc en bas, par-dessus les cordes. Après la disposition du pli supérieur sur la carcasse, la boucle que constitue la courroie est transférée à une machine qui transforme les différents éléments de la courroie en un ensemble cohérent sous l'effet de la chaleur. Pour cette opération finale de durcissement ou de vulcanisation, on peut utiliser une machine travaillant en continu ou une presse à platine. Si la courroie est destinée à supporter la matière et à évacuer l'excédent d'encre dans les imprimantes pour le textile, la table du cylindre de la machine de vulcanisation est finement cannelée pour que les rainures ainsi formées dans la surface supérieure de la courroie puissent retenir l'encre. Si le côté extérieur de la courroie doit être en tissu ou si ce côté doit présenter une surface de travail caoutchoutée et imperméable, la table du cylindre sera lisse et polie. Les courroies fabriquées de la manière qui vient d'être décrite sont si solides qu'elles peuvent être utilisées à la place de l'élément de compression en acier d'une machine rotative pour la vulcanisation en continu de courroies, avec des avantages très importants en ce qui concerne les dimensions du cylindre et le coût de la réalisation. Une telle machine est décrite dans la demande de brevet des E.U.A. N° 049227. C'est pourquoi l'invention concerne également une presse de vulcanisation rotative dont la courroie de compression est constituée par un élément armé flexible suivant l'invention. 71 23120 6 2096469 D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront plus clairement de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple non limitatif, ainsi que du dessin annexé dans lequel : 5 - la figure 1 est une vue en perspective d'une partie d'une courroie réalisée conformément à l'invention et dont les différentes couches sont écartées les unes des autres à l'une des extrémités pour mieux illustrer leur structure; - la figure 2 est une vue en plan schématique d'une petite 10 partie du pli de base, représentant les rainures et les parties pleines ainsi que le décalage d'une extrémité de la courroie par rapport à l'autre, à l'épissure; et - la figure 3 est une coupe transversale d'une courroie suivant l'invention dont la couche de base et la couche supérieure ne 15 comportent pas d'armature textile. La courroie 10 représentée sur la figure 1 comprend un pli 11 en textile qui porte un revêtement 12 en caoutchouc. Dans ce dernier sont formées des rainures 13. Des cordes d'armature 14 sorçt disposées dans les rainures 13. 20 L'élément supérieur de la courroie se compose d'une couche de textile 15 qui est enduite de caoutchouc des deux côtés. Sa face inférieure 16 adhère aux cordes ainsi qu'au revêtement en caoutchouc 12 dans lequel sont réalisées les rainures. La face supérieure 17 de l'élément supérieur forme une surface de travail caoutchoutée et étanche 18. 25 La figure 2 illustre le procédé permettant d'obtenir une rainure hélicoïdale dans laqudle peut être enroulée, tout autour de la courroie, une corde s'étendant de façon continue d'un bord de la courroie à l'autre. L'extrémité 19 de l'élément de base rainuré est appliquée bout à bout contre l'extrémité opposée 21, de manière que l'une des extrémités 30 de chaque rainure continue 13 soit décalée latéralement par rapport à son autre extrémité d'une distance qui correspond à la largeur dline rainure. Les deux extrémités de l'élément de base sont ensuite réunies. C'est pourquoi une corde 14 peut être enroulée dans une rainure ou filet 13 qui s'étend de façon continue tout autour de la courroie. Si plusieurs cordes doivent 35 être enroulées simultanément sur l'élément de base, les rainures 13 aux extrémités 19 et 21 de l'élément de base doivent être décalées d'un nombre entier de largeurs de rainure correspondant au nombre de cordes devant être enroulées simultanément. 71 23120 7 2096469 On peut utiliser n'importe quel dispositif de guidage disposant les cordes avec précision dans les rainures ou filés formés dans l'élément de base, mais il est préférable d'utiliser à cet effet, en raison de sa. simplicité et de son fonctionnement automatique, le dispositif de guidage 5 décrit dans la demande de brevet des E.U.A. N° 049.400 citée précédemment. Ce dispositif de guidage est serré sur une tète mobile transversalement d'un appareil d'enroulement. Le dispositif de guidage est entraîné le long de cet appareil' d'enroulement grâce à la présence de dents, formées sur sa partie inférieure, qu'un ressort maintient en prise avec les rainures 10 réalisées dans l'élément de base 11, 12. Des fentes ou des chas prévus dans ce même dispositif de guidage sollicité par un ressort guident les filés d'armature directement dans les rainures 13 pendant que le dispositif est déplacé sur toute la largeur de la courroie lors du défilement de celle-ci sous la tête mobile. 15 EXEMPLE 1 Un pli de cylindre (pli venant en contact avec le cylindre d'entraînement) en polyester (Dacron), thermodurci à 218°C, d'un tissage carré de 380g/m^ de filés N° 12/2 est enduit d'un composé caoutchouteux 2 durcissable à raison de 655 g/m . La composition du caoutchouc est comme 20 suit : Parties Caoutchouc nitrile 166,0 Soufre 10,0 Oxyde de zinc 5,7 Acide stéarique 1,7 Antioxydant 3,4 Cire de paraffine 5,0 Noir de carbone (P33) 50,0 Goodright Vitro 3,4 Ce pli est rainuré sous un cylindre produisant environ 6 rainures par centimètre de largeur de courroie, chaque rainure ayant une largeur de 1,02 mm et une profondeur de 0,76 mm. La vulcanisation à une température de 35 149°C ne dure que quatre minutes. Le pli ainsi obtenu est transformé en une boucle fermée par la liaison des extrémités au moyen de rubans adhésifs à base de verre, et de manière que le décalage des rainures corresponde à trois rainures pour obtenir un "filetage" triple. Des fils de verre type 71 23120 8 2096469 ECG75/5/3 fournis par "Owens-Corning" sont ensuite enroulés dans les rainures de la courroie bouclée. Le pli supérieur ou pli de travail est constitué par le même composé caoutchouteux comme revêtement et par le même tissu de Dacron à tissage carré que ceux utilisés pour le pli de 5 cylindre. Toutefois, le composé caoutchouteux contient, en plus des substances mentionnées, 20 parties en poids de résine phénolique (Union Carbide N° 2400) pour améliorer l'adhésion. Après la mise en place du pli supérieur, la courroie bouclée est montée sur une machine de vulcanisation rotative. Les vérins hydrauliques 10 de cette machine sont ajustés pour produire une tension de la courroie correspondant à 45,2 kg par centimètre de largeur. Le cylindre de vulcanisation est lisse et poli et il est chauffé par de la vapeur sous une pres-2 aion de 5,60 kg/cm . La résistance à la traction de cette courroie, mesurée au 15 moyen d'une machhe du type Instron, est supérieure à 239 kg par centimètre de largeur. EXEMPLE 2 Une courroie est fabriquée de la même façon qu'à l'exemple 1, sauf que le tissu du pli supérieur est du coton de 350g/m Le titre des 20 fils de chaîne est 20/2, celui des fils de remplissage 20/20, celui des bouts de chaîne 65 et celui des bouts de fils de remplissage 54. Ce tissu est revêtu du même composé que celui utilisé dans l'exemple 1, à raison de 2 655 g/m . La surface supérieure du pli est enduite de la même composition 2 à raison de 490 g/m , et ce revêtement supérieur constitue la surface de 25 travail. La courroie est vulcanisée sous une tension de courroie de 56,2 kg par centimètre de largeur au moyen d'un cylindre lisse et poli qui est 2 chauffé par de la vapeur" sous une pression de 5,60 kg/cm . Les deux courroies des exemples 1 et 2 sont parfaitement lisses et l'épissure est imperceptible. 30 EXEMPLE 3 Une matière première pour feuilles d'un composé spécial de polyuréthane (Estane 5702) est transformée en une feuille dans une calandre chauffée à 149°C. La feuille est ensuite passée sous un cylindre cannelé qui y produit environ six rainures par centimètre de largeur de 35 la feuille, chaque rainure ayant une largeur de 1,02 mm et une profondeur de 0,76 mm. L'élément de base ainsi rainuré est immédiatement stable après le refroidissement. Les extrémités de la feuille rainurée sont appliquées 71 23120 9 2096469 bout à bout de la manière décrite dans l'exemple 1 et l'épissure est ensuite réalisée à l'aide de rubans adhésifs à base de verre. La feuille bouclée et rainurée est ensuite disposée sur un appareil d'enroulement où des filés de verre (Owens-Corning ECG75/5/3/) sont enroulés dans les 5 rainures de la manière décrite dans l'exemple 1. Après l'opération d'enroulement, la face de la feuille portant les filés est recouverte d'une feuille du même composé de polyuréthane, d'une épaisseur de 1,02 mm. La 2 courroie ainsi composée est ensuite soumise à une pression de 28 kg/cm entre les plaques en acier inoxydable poli d'une presse hydraulique. 10 La courroie est avancée pas à pas à travers la presse, jusqu'au traitement complet de toute la boucle. Les marques produites par la compression pas à pas sont visibles, mais elles ne sont pas suffisamment profondes pour occasionner des difficultés lors de l'impression. Un avantage capital de ce procédé de fabrication est que 15 les fiés ou les cordes ne se croisent et ne viennent en contact les uns avec les autres à aucun moment. Il est très difficile d'obtenir ce résultat dans n'importe quel type de courroie mais si l'armature de celle-ci est en verre, le non respect de cette condition a des conséquences graves car si les filés se croisent ou frottent les uns sur les autres, ils se 20 cassent très rapidement. Les défaillances de produits aussi grands et coûteux que les courroies de support pour l'impression de matières textiles sont très coûteuses. En raison de la résistànce à la traction très élevée pouvant être obtenue par une réalisation comme celle décrite et en raison 25 de la diminution des ruptures internes, l'invention apporte un perfectionnement considérable à la fabrication de courroies de support, de transmission et analogues ainsi de produits devant travailler sous des contraintes élevées ou qui sont comprimés et fléchis en même temps. Dans la description qui précède ainsi que dans les revendi-30 cations, le mot "caoutchouc" est utilisé dans un sens très large et ne se rapporte pas à une composition chimique déterminée. Il désigne des substances telles que le caoutchouc naturel, le caoutchouc nitrile, des composés de polyuréthane et, en fait, tous les composés élastomères utilisés couramment ayant les propriétés requises pour une application donnée du produit 35 suivant l'invention. Toutes ces substances peuvent être utilisées pour les éléments de base et les éléments supérieurs de courroies ou d'un autre produit suivant l'invention. 71 23120 10 2096469 Bien que les tissus du pli de base et du pli supérieur des exemples décrits ci-dessus ne forment chaque fois qu'une seule couche, il va de soi que le pli de base ou le pli supérieur ou les deux peuvent comporter plusieurs couches ou plis de textile. 5 La courroie armée décrite convient particulièrement comme courroie de compression dans une presse de traitement thermique rotative, par exemple dans une presse de vulcanisation appropriée pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention. Jusqu'à présent, les presses de vulcanisation rotatives uti-10 lisent une courroie de compression en acier inoxydable et ont des dimensions énormes puisque, pour éviter la fissuration de la courroie d'acier, le rayon de courbure de celle-ci doit être important. Le fait que certaines courroies de support pour l'impression de matières textiles sont vulcanisées sur des cylindres mesurant près de 2,3 m de long et 1,5 m de diamètre donne 15 une idée de la dimension énorme de ces machines. Grâce aux courroies armées flexibles ayant une résistance à la traction très élevée suivant l'invention, il est devenu possible de réaliser une machine beaucoup plus petite, beaucoup plus légère et d'une exploitation facile, sur laquelle on peut fabriquer une gamme très étendue 20 de courroies de toutes sortes. Par exemple, tout le jeu de cylindres sur lesquels circule la courroie de vulcanisation peut maintenant être monté dans un bâti d'une longueur d'environ 1,8 m et d'une hauteur d'environ 1,7 m. Au lieu de cylindres d'un diamètre de 1,5 m, on peut maintenant utiliser des cylindres d'un diamètre de 30 cm environ. Cette réduction du diamètre 25 apporte le très gros avantage que, pour une tension de courroie donnée, l'effort de compression pouvant être exercé sur la carcasse devant être vulcanisée est beaucoup plus important. Pour une tension de courroie donnée, les cylindres d'un diamètre de 30 cm peuvent produire un effort de compression qui est cinq fois plus élevé que celui que peuvent exercer des cylindres 30 d'un diamètre de 1,5 m. La taille réduite de la machine permet en outre un montage facile de la carcasse non vulcanisée. Jusqu'à présent, ce montage constituait un sérieux problème puisqu'une longue courroie de support pour l'impression de matières textiles est très lourde et difficile à disposer sur les énormes 35 cylindres. Une telle courroie de vulcanisation est essentiellement réalisée comme la courroie armée flexible décrite ci-dessus, mais comprenant 71 23120 ii 2096469 des cordes d'armature en fibre de verre. La courroie est guidée sur un jeu de cylindres de support et la machine est équipée d'un dispositif pour le réglage de la tension de la courroie. La vulcanisation d'une carcasse s'effectue au moment de son pssage par l'emprise entre la courroie de compression et un cylindre de vulcanisation chauffé. 71 23120 12 2096469 EEVEUDI CAT I ONS 1 - Produit manufacturé flexible et fermé en soi, comprenant un élément de base contenant une couche élastomère, et un enroulement de cordes d'armature, caractérisé en ce qu'une ou plusieurs cordes d'armature 5 s'étendent de façon continue d'un point situé à proximité d'un des bords du produit jusqu'au bord opposé, en ce qu'un pli supérieur est relié à l'élément de base,et en ce que chaque spire de la corde ou de chaque corde est entièrement entourée par ledit élastomère, l'ensemble du produit flexible ou courroie étant consolidé en une masse unique. 10 2 - Produit selon la revendication 1, caractérisé en ce que 1 3 - Produit selon la revendication 2, caractérisé en ce 15 que l'élément de base contient une bande de textile dont les extrémités sont reliées l'une à l'autre. 4 - Produit selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la ou chaque corde est entourée par 1'élastomère et en ce que, sur la majeure partie de chaque spire, elle est disposée 20 parallèlement à des spires de cordes voisines. 5 - Produit selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que 1'élastomère est du caoutchouc nitrile. 6 - Produit selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il contient plusieurs cordes d'armature 25 continues différentes qui s'étendent côte à côte et en hélice tout autour de l'élément de base. 7 - Produit selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qxe sa surface supérieure est réalisée comme la surface supérieure d'un blanchet ou d'une courroie de support et d'évacua- 30 tion d'une partie de l'encre dans un processus d'impression. 8 - Procédé pour la fabrication de produits stratifiés flexibles et armés, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes : on forme des rainures dans un élément de base thermoplastique en faisant passer l'élément sous un cylindre chauffé comportant des rainures parallèles; 35 on relie les extrémités de l'élément de base, de manière à former une rainure 71 23120 13 2096469 continue s'étendant en hélice d'un point situé près d'un bord jusqu'à l'autre bord; on enroule dans les rainures dudit élément un écheveau continu de filés ou corde ayant un diamètre tel que les filés s'encastrent pratiquement totalement dans la rainure pour former une carcasse de courroie; 5 on recouvre ladite carcasse avec une matière pour former une couche superficielle; on durcit ensuite la courroie par la chaleur et la pression, de sorte que l'on obtient ainsi une courroie unitaire consolidée dans laquelle les spires successives de corde de renforcement sont totalement séparées et dans laquelle chaque corde est complètement enrobée. 10 9- Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'élément de base est une matière textile enduite de caoutchouc, dans lequel les rainures sont formées par la pression et la chaleur pendant une durée qui est juste suffisante pour stabiliser les rainures et les parties pleines intercalées ainsi formées, en ce que la carcasse est couverte d'une couche 15 supérieure en textile enduit de caoutchouc, et en ce que la consolidation et le durcissement de l'ensemble sont effectués par la chaleur et la pression. 10 - Produit selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il est appliqué comme courroie de compression d'une 20 presse de vulcanisation rotative.