L'invention concerne les deux éléments nécessaires à mettre en oeuvre pour résoudre, sous une forme simple à fabriquer et à utiliser, les problèmes auxquels doit répondre un mur extérieur de bâtiment, notamment: étanchéité et isolation thermique en évitant les ponts thermiques, par une isolation continue ainsi que bien entendu: résistance mécanique et au feu. Le premier élément dén-ommé M (fig. 1) est un bloc de fabrication classique, comportant une partie portante P et une partie isolante Q ; permettant les joints au mortier d'assemblage: réguliers et verticaux, partiels sur la largeur, simples à exécuter comme les horizontaux. Le deuxième élément dit accessoire A (fig. 2), à multi-usage, comporte également une partie portante P et une partie isolante continue Q ; permettant aussi de par sa forme la creation de joints au mortier pour assemblage, partiel sur la largeur, horizontal et vertical. Sa constitution permet son utilisation en angle de mur, tableau, linteau charriage, about de plancher, appui et coffre de volet roulant. Les deux éléments, de forme parallélipédique, sont obtenus : à la fillière ou par moulage, ou toute autre procédé simple à mettre en oeuvre. L'utilisation en est possible, sans contrainte, par tout ouvrier du gros oeuvre pour toute catégorie de bâtiment du type traditionnel. La construction par éléments des murs est connue de longue date et il a été fait d'importants efforts pour améliorer les produits, les rendre plus facile et rapide utiliser comme à fabriquer, tout en leur procurant des qualités techniques d'économie, denormalisation et, depuis quelques années, de bonne isolation thermique. L'objet de la présente invention étant principalement axé sur la brique de terre cuite, les problèmes à résoudre dans la construction d'un mur avec un tel produit sont de trois ordres: 1- mise en oeuvre sur le chantier: - l'ouvrier briqueteur ne dispose, par habitude et pratiquement, que de peu d'outils classiques: truelle, marteau a couper dit martelette et taloche; cette dernière pouvant même, dans le procédé objet de l'inven tion, être abandonnée. A cela il faut ajouter la scie, mécanique de préférence, pour les coupes de longueur, propres, nettes et rapides. - habitudes locales et qualification : telles qu'elles sont. - approvisionnement qui doit être facile dans tous les domaines. - rapidité de montage ou réalisation d'un mur complet en une seule fois. - matériel annexe nécessaire le moins important possible (coffrages,...) - détérioration du résultat voulu par les "saccages" d'autres corporations. 2- défauts de mise en oeuvre qui détériorent la qualité du mur - issus de la juxtaposition d'éléments et accessoires trop nombreux qui sont mal employés (ou pas du tout quelquefois) parce que compliqués ou mal adaptés ou encore trop particuliers. - issus également des murs composites, dont vide laissé entre le mur lui-meme et le contre mur monté après coup, qui sert souvent de "dépotoir" aux déchets divers (par accident il faut espérer). 3- technologiques: - infiltation aux joints de liaison traversants, habituellement en mortier, màtiere eui est de composition différente de l'élément principal (ici brique) et qui favorise la capillarité et l'apparition de"fantômes" - ponts thermiques, ou lieux de passage privilégiés du flux thermique, soit: les joints, les angles, les liaisons perpendiculaires avec murs, cloisons ou planchers, les linteaux, les appuis et d'une manière géné rale tous endroits où il y a interruption de 1' homogénéité de l'élé ment de base, pourtant isolant en lui-méme. - choc thermique supporté par la face externe du mur et/ou de l'isolant si celui-ci est placé en partie extérieure. Différentes formules ont été mises en pratique pour résoudre les problèmes existants, mais presque toujours les solutions étaient partielles ou incom plètes; à savoir: nombreux types de briques, d'accessoires ou éléments spéciaux façon de composer le mur, de l'isoler, de l'adapter aux autres composants... La présente invention concerne l'amélioration dans la forme, apportée aux éléments connus et dans le procédé de mise en oeuvre; La description faite à titre d'exemple non limitatif, sera mieux comprise en se référant aux dessins annexés dans lesquels: La fig 1 représente l'élément courant brique dénommé ici M la fig. 1' représente l'élément courant aggloméré, la fig. 2 représente l'accessoire ou élément spécial multi-usage appelé A la fig. 2' représente l'élément spécial aggloméré, la fig. 3 est une mue partielle en perspective d'un mur de briques en cours de montage, montrant deux angles, un appui et un linteau en coupe, deux tableaux et une liaison avec un refend; une partie est enduite extérieu rement et une partie, en variante, est laissée apparente avec harpes, les paries isolantes sont hachurées par un double trait; le mortier de joint est apparent par endroits, la fig. 4 est une coupe verticale de l'élément M la fig. 5 est une tue en plan de l'élément M les-fig. 6 et 7 sont des variantes de fabrication de l'élément M pour maintenir l'isolant à sa mise en place en usine. -la fig. 8 est une ue en plan de l'élément spécial A la fig. 9 est une vue en élévation de l'élément A les fig. 10 et 11 sont une vue en plan de deux lits superposés de composition d'une partie de mur. la fig. 12est une vue en coupe verticale d'un mur montrant notamment la mise en oeuvre de l'élément spécial A en linteau, en appui et en limite de plancher sur terre plein. la fig. 13 est une vue en coupe de l'utilisation de l'élément A pour coffre de volet roulant et support de seuil sur balcon. la fig. 14 est une vue en coupe verticale d'un mur montrant l'emploi de A en: - dernier lit sous sablière, - about de solivage, - about de plancher, la fig.-15 est la représentation en plan d'un angledont l'élément A à chaque lit est posé en saillie extérieure pour former une chaine d'angle en relief. Généralement un mur traditionnel est réalisé à l'aide dlun bloc plus ou moins creux, enduit sur une ou deux faces, répondant plus ou moins aux caractéristiques thermiques. Celles-ci peuvent étre améliorées en réalisant un contre-mur intérieur ou extérieur, ménageant un espace entre les deux. ?our tre s Chaque fois que le mot isolant sera indiqué dans le présent texte, celui-ci pourra, en fonction de l'effet recherché, être composé d'air, ou de tout matériau qui par sa nature assure cette fonction, par exemple: mélange polymérisable, mousse phénolique, polystyrène, vermiculite, fibre Qe bois. expansée, laine ou ouate de verre ou de roche protégée, etc Selon les lois les plus récentes de l'isolation, et comme il est fait couramment en pays nordiques, l'isolant est placé ici vers l'extérieur du mur pour favoriser les fonctions thermiques de celui-ci. En effet les frigories venant de l'extérieur atteignent ainsi difficilement la plus grande partie du mur (partie portante), alors que et surtout, lés calories issues dè l'intérieur sont freinées dans leur trajet vers l'extérieur après avoir réchauffé la partie portante; En été le phénomène est inversé. Cette méthode favorise l'action d'inertie thermique du~mur et évite les rapides changements de température de la face interne a chaque atrqt ou mise en route du cha:fffage (ou de la climatisation). Par ailleurs l'isolant est protégé des chocs- thenniques de l'extérieur par une partie de l'élément, en posituion externe, composée d'un premier rang d'alvéole0 Notons que bien sur, l'épaisseur ae l'isolant peut être aménagée en fonction du coefficient recherché. On constate que les cloisons parallèles aux faces externe et interne des éléments une fois en place, sont liaisonnées transversalement de manière décalée afin d'allonger le cheminement du flux thermique et ainsi le freiner, selon le principe de la brique G ou de celui décrit dans le brevet français nO 76-13 188. En se référant aux dessins, notamment fig. 1 et 2 d'une part et aux fig. 4 et 8 d'autre part, on constate que les deux éléments M et A peuvent être obtenus à la fillière pour la brique de terre cuite, par moulage pour les blocs agglomérés. Ces éléments M et A se composent d'une partie portante P (c8té intérieur du mur) à forte résistance mécanique, représentant pratiquement, au moins, les deux tiers ae la largeur de l'élément, et d'une partie isolante q à faible résistance mécanique. On constate par ailleurs la volonté de continuité de l'isolant 1 autant dans le sens horizontal que vertical dans le mur constitué, créant, au mieux possible, une enveloppe isolante du volume interne utile et de la masse du mur, notamment les parties en béton d'ossature. L'isolant, s'il est de nature solide (mousse, polystyrène, vermiculite ou de toute autre composition connue ou à venir), est mis en place par apport ou injection, alors que l'élément vient d'être fabriqué ou cuit et encore chaud (ce qui favorise la polymérisation). On peut imaginer que seule l'alvéole ou les alvéoles fermés sont remplis, selon les dessins, et que pour garantir une complète et parfaite continuité de l'isolant, une barre (de section carrée pour facilité de mise en oeuvre) précomposée, d'isolant de méme nature, fournie par ailleurs, est mise en place, à chaque Joint à cheval sur deux éléments, lors de la pose. Mais on peut aussi imaginer la fabrication complète selon le dessin fig. 6, où l'isolant est définitivement enfermé par une cloison 5 ,-ou encore selon la fig. 7 ou une sorte de cloison ou tablette 5' est moulée à la fabrication, en verrue, avec amorces de rupture, et enlevée avant ou lors de la pose de l'élément, ce qui permet à l'isolant de toucher-l'isolant de l'élément limitrophe. Il est à noter que l'idée de la composition de l'élément M et Be l'élément A permet également entre autre : une meilleure liaison des murs (refends et cloisons) perpendiculaires, tout en la limitant à la partie portante 29 fig. 10 et 10', sans destruction ou interruption de l'isolant, donc sans pont thermique. On remarque qu'aux liaisons avec refends on peut utiliser l'élément M (fig.10) adapté par découpe à la scie (de préférence) ou bien l'élément A (fig.10') adapté à l'épaisseur du refend par découpe à la martelette (ou à la scie). Le lit suivant étant toujours réalisé en élément courant M ,filants, à joints verticaux quinconcés avec l'assise précédente et suivante. Selon la représentation (fig.4) de l'élément M on peut constater que le joint 2 en mortier de liaisonnement entre les éléments est réalisé sur la partie portante par un décrochement 3 longitudinal horizontal strié. Cela permet à l'ouvrier de régler à la truelle la quantité de mortier 2 , strictement nécessaire pour que la liaison se fasse, en permettant le joint sec nul (O à2mm) sur le reste de la surface 4 . Cette meme fonction se retrouve verticalement en 6 sur la fig.5 et-fig.8 de l'élément A;. ce joint étant rempli après pose des éléments. En ce qui concerne le joint extérieur 7 (qui ne se retrouve pas sur l'élément A) laissé sec au montage, celui-ci est réalisé postérieurement a- lors de la réalisation de l'enduit extérieur, b- si le parement doit rester apparent : par bourrage de mortier gras terminé au fer à joint de forme identique 10 aux encoches 9 longi tudinales exprimant un j oint une fois le mur monté; Ces encoches réalisées lors de la fabrication, à distance régulière, donnent ainsi l'apparence d'un mur en-briques assisées classique (sans joint vertical); ou tout autre dessin de rasade, prédéterminé à la fabrication.Cette opération sera permise si llon a prévu lors de de la fabrication de l'élément que sa face 8 extérieure, plus épaisse, soit faite faite d'un mélange pouvant rester apparent (terre identique à la brique dite "repressée" par exemple). Cette face 8 pouvant etre munie d"alvéoles comme représenté partiellement. Il est à noter que ces faux joints 9 seront seulement réalisés sur l'élément M et non sur élément A pour éviter d'avoir des joints verticaux mal à propos en fonction de l'usage de ce dernier comme il sera dit plus loin. Cependant, si le mur doit rester apparent brut, cet élément A , pourra recevoir, sur les deux faces externes 8, 12 et 1 fig.8, le même matériau que l'élément M en 8 d'apparence rugueuse et composera ainsi une fois en place un bloc de chaine, d'arête horizontale, ou harpé verticalement 14 fig. 3. Chaque joint vertical extérieur 15 fig.5 de l'élément M réalisé à sec au montage est muni, à la fabrication, d'une chambre de décompression 16 pour éviter l'infiltration par capillarité (due à-la poussée du vent) notamment quand il doit rester apparent. Le revêtement brut ainsi obtenu peut recevoir (et cela n'en est que mieux) l'application d'un film de peinture colorée ou invisible, étanche, par tout moyen approprié (rouleau, pinceau, pulvérisation, etc ,..). Pour se rapporter à la norme de hauteur des éléments connus sur le marché, qui serent employés pour les refends, on remarquera que la hauteur totale des éléments M et A tiendra compte à la fabrication, d'une épaisseur de joint, pour compenser celui du refend et retrouver la mtme hauteur d'assise. L'élément M pourra comporter sur les trois faces autres que celle extérieure, des stries permettant: l'accrochage des mortiers ou enduits et l'amorce de ruptures qu'il pourrait etre nécessaire d'exécuter au marteau sur le chan-l tier. L'élément accessoire A permet, par la composition de son dessin, la position de ses cloisons et des stries-amorces de ruptures, de répondre à tous les besoins spéciaux nécessaires à la meilleure composition d'un mur. En effet il pourra être employé, selon la fig.10 pour angle 21 et en le retournant au lit suivant 31 , obtenir le harpage. Le vide vertical 22 toujours superposé, permettra d'y couler du béton avec armatures réalisant ainsi, sans aucun coffrage, le chainage vertical qui sera lié à ceux horizontaux. On constate que ce poteau est intérieur à la partie isolante Q qui conserve sa continuité, protégeant le béton des chocs thermiques, des dilatations donc de la fissuration, et permettant un bon coefficient linéique de déperdition0 Si on le désire, on peut en supprimant la cloison 23 fig.8 , obtenir un poteau de quelques centimètres plus grand dans une dimension, qui confirmera le harpage à chaque assise. L'élément A sera employé pour les tableaux 24 fig 10 dans les mêmes conditions, avec ou sans remplissage béton, mais avec création immédiate de la feuilleure 26 , par casse partielle des faces 27 et 28 fig.8 dont la rupture est préamorcée à la fabrication. Notons au passage que la position des cloisons à cet endroit de l'élément et des diverses amorces de rupture permettent la création de feuillures de': (en mm) 50x50 f 90x50 , 120x50 d'une part, et de 50x80 , 90x80 ,ou 120x80 d'autre part; les "accidents" étant grandement évités par les amorces faites mime sur les cloisons intérieures. Dans la dernière feuillure (120x80) l'isolant 1 sera grignoté, mais le cas sera rare. Au lit suivant, l'élément A posé en tableau sera réduit à sa demi longueur 34 pour assurer le harpage, toujours grâce aux amorces de rupture, ou bien scié; Le demivide 22 étant dans ce cas rempli de béton, de mortier, ou mieux laissé vide, confortant ainsi le coefficient linéique de déperdition. On remarquera sur les fig.10 et 11 que compte tenu de la partie portante P des éléments M et A , située c8té intérieur, on n'a aucun décrochement sur les refends, provoqués ordinairement par le doublage interne, ce qui permet ainsi la planéité des murs intérieurs sans aucune gêne pourle positionnement des meubles, ni, entre autre, obligation de cueillies complémentaires pour le platrier ou coupe de plaque. Cela tout en garantissant toujours la continuité de l'isolant. L'élément spécial A sera également employé en linteau 121 fig.12 Il sera dans ce cas posé verticalement, sur un plancher coffrage. En supprimant les grondes cloisons horizontales (6 , 23,... fig.8) on obtient par remplissage de béton armé dans le U, une poutre de 12 cm de largeur par la hauteur (env.2- > ; cette hauteur peut être réduite à la dimension désirée par destruction partielle du haut de l'une ou des branches du Ú; cette destruction étant permise par les amorces faites à la fabrication à certaines distances.Par exemple si la retombée sous plancher est de 25 cm, délimitant la coupe de la partie intérieure à double rang d'alvéoles, la poutre béton aura pour dimensions 12x11 cm; mais dans ce cas il sera pratiqué un élément de linteau-chainage suivant 141 ou 142 Pig.14 ou bien 132 fig.13 On remarquera qu'ainsi seul le coffrage support horizontal est nécessaire pour les linteaux et linteaux-chainages. Comme pour les tableaux, les cloisons 27 et 28 de l'élément A seront détruites avant ou après pose, aux dimensions nécessaires à la feuillure désirée et sur la longueur nécessaire. En linteau, ces éléments A seront employés jusqu'à 20 cm au moins de part et d'autre des tableaux pour assurer la portance; il sera ainsi créé, dans le cas d'éléments apparents, le linteau terminant la chaîne harpée autour de la baie. On notera au passage que l'ouvrier n'a plus à se préoccuper des hauteurs d'assises pour arriver avec précision sous le plancher (malheureusement souvent jusqu'à présent réalisée par un "complément" en mortier, ou béton ou bien coupe horizontale d'élément courant pour les plus sérieux). La forme de l'élément A lui permet, même sans coffrage vertical, d'cotre toujours tlà la hauteur" , surtout si la plus grande dimension de l'élément A est égale ou supérieure à 45 cm (25 de retombée + 20 de plancher). L'emploi se fait sur le même principe pour support et ancrage de sablière 143 (généralement douteux jusqu'à présent), de meme en about de dalle sur terre plein 123 , en support de plancher au seuil avec dalle balcon 132 où nous constatons qu'il subsiste partiellement le seul pont thermique inévitable en l'état des choses; mais on pourrait imaginer encore que de petites rainures soient réalisées transversalement à l'élément A seulement nécessaires au passage des armatures et de leur enrobage. Dans le cas de coffre de volet roulant, le meme élément A sera employé, toujours dans le même sens vertical 131 , mais c'est sa partie basse interne qui sera détruite aux dimensions désirées permettant ainsi (dans le cas d'un élément de 30 cm de large, ou épaisseur du mur brut) d'avoir un coffre de 16 x 16 cm au minimum. En détruisant également la cloison 19 fig.8 on peut obtenir une profondeur brute de coffre de 175 mm ; s'il est nécessaire la hauteur peut etre portée à 24 cm et plus; la profondeur (ou largeur) pouvant être augmentée par coffre bois classique sur le local intérieur. L epassage au niveau de la traverse haute cormante de la baie étant préamorcé à 90 mm. Pour éviter l'entrée d'air froid par ce passage, et confirmer la volonté d'isolation en évitant les ponts thermiques, on peut imaginer de poser en 18 fig.8 , une lèvre, et une deuxième sur la traverse dormante, en matériau souple (caoutchouc mousse par exemple) ayant un bon coefficient, qui frotteraient sur les lames du volet roulant, annulant les mouvements d'air. Le raidissement de l'ensemble coffre V.R. et linteau est obtenu en coulant du béton armé, comme représenté en 121 et 1-31 , ainsi qu'en 17 fig.8 si nécessaire pour coffre V.R. , en préfabrication au sol ou précontrainte.. L'élément 131 étant retourné, ce qui n'est une obligation que pour le coffre 131 , le béton étant, une fois en place, en partie supérieure et seulement réservé au seul raidissement à l'exclusion de toute idée de portance, sauf peut-être pour eflsemble trés court. En appui, sans que l'on soit tenu à une hauteur d'allège précise, le meme élément A sera utilisé en détruisant, comme représenté 122 fig.12 , les parties non nécessaires; en coupant (de préféeence mécaniquement) la partie porteuse interne à double rang d'alvéole, celle-ci peut arriver juste sous la pièce d'appui de la fenêtre, assurant le meilleur coefficient possible et servant de coffrage au rejingot que la maçon pourra réaliser avant la pose de la fenêtre, ce qui est trés souhaitable. L'appui est coulé classiquement. La continuité de la fonction isolante, évitant les ponts thermiques, est bien apparente sur les points sensibles représentés aux figures 10 , 11 12 , 13 et 14 , tout en assurant, suivant norme P 13 301 et D.T.U. , la fonction porteuse sous planchers notamment des deux tiers au minimum. La forme et composition des éléments M et A , permettent des saillies ou retraits d'une assise sur l'autre jusqu'à trois centimètres, si lton désire créer des lignes de relief horizontal sur la façade. De même les éléments d'une meme assise pourront être décalés d'une équivalente distance maximale, créant ainsi un relief par exemple aux chaines d'angles ou encadrements. Fig.15 En conclusion de la mise en oeuvre des éléments M et A , nous dirons que leur emploi est on ne peut plus simple tout en restant efficace dans le but recherché et l'on peut d'ailleurs imaginer d'autres applications si nécess. L'ouvrier poseur ne doit apporter son attention qu'à l'horizontalité (et bien str aplomb) du montage, ainsi qu'à la bonne allure des chaines d'angles dans les cas où les éléments resteront apparents. Comme nous l'avons dit dans le cas où les éléments M et A sont fabriqués en terre cuite, les faces externes peuvent être réalisées en terre du type "repressée" et rester brutes apparentes; de même, dans le cas où les éléments seront moulés en agglomérés, les faces externes pourront etre en matériau à base de poudre de pierre et/ou ciment blanc et donner ainsi l'apparence de pierre assisée horizontalement avec faux joints moulés aux endroits désirés. ENtre autres avantages on citera :l'économie du mortier de pose limité au strict nécessaire (sans bavure); un seul joint extérieur à réaliser tous les 20 cm dans le cas de parement assisé. Pour les corps d'état secondaires, les saignées (conformément aux règles) pour cables et tuyaux pourront, sans conséquence grave comme dans le cas d'une contre cloison, être exécutées dans le premier ou les deux premiers alvéoles en partant de l'intérieur, sans être gêné par le béton, sans affecter la solidité et les qualités thermiques du mur. Les scellements (simples, intérieurs) opérés ici sur mur épais, seront plus solides que sur une cloison en contre-mur (appareils, radiateurs et autres lé- ments suspendus) Pour l'entrepreneur de gros oeuvre on citera : l'économie de temps pour réaliser un mur complet en une seule opération, l'assurance d'une continuité de l'isolation garantissant le meilleur coefficient thermique, en proscrivant le risque de ponts thermiques, l'absence pratiquement totale de coffrage pour la paroi verticale extérieure et donc les pertes qui s'en suivent, sauf support de mise en place, qui ne sont pas de minces avantages. Il n'échappera pas au lecteur l'intérêt des perfectionnements apportés ici aux blocs pour construction d'un mur, fabriqués cependant d'une manière connue. Les nombreux avantages présentés par les éléments M et A par rapport aux produits connus jusqu'alors, leur diversité d'emploi et leur possible large diffusion, demandent qu'un soin particulier soit apporté à leur fabrication, dont qualité du composant, ce qui en fait augmenter le coût, mais largement compensé par les multiples gains à l'approvisionnement, et à la mise en oeuvre ainsi que par la qualité absolue et garantie du résultat escompté, notamment thermique. Tous aménagements pour en simplifier la fabrication, qui tout en restant dans l'esprit de l'invention, pourront etre apportés, sans pour cela sortir du cadre de protection défini par les revendications annexées notamment en ce qui concerne 1- les qualités thermiques ou fonction "isolante", par exemple par l'application d'une couche de revêtement réfléchissant dans le domaine des infrarouges suivant le brevet nO 75-32 182; 2- les adaptations des cloisons et alvéoles pour cerner au plus près les économies de matière tout en optimisant les qualités thermiques, à condition qu'elles permettent toujours aux deux sauls éléments M et A les multiples combinaisons décrites dans la présente invention; ; 3- les dimensions extérieures de chaque élément pour répondre aux besoins pratiques du marché et de standardisation; 4- tous les assemblages, préfabriqués ou non, réalisés avec les dits éléments 5- la composition du matériau constituant qui pourra être : terre cuite, aggloméré de ciment ou autre liant avec granulats divers, et tout matériau connu ou à venir , s'adaptant au principe de l'élément, notamment sur leurs faces externes; 6- l'apparence sur tout les c8tés, notamment la ou les faces externes qui seront une fois en place le parement extérieur du mur; 7- la fabrication et la mise en oeuvre pour répondre aux normes et règles, notamment D.T.U. , existantes ou à venir. R E V E wd D I C A T I O N S REVEDICATIOS 1- Bloc élément pour la construction des murs de bâtiments et son accessoire ou élément spécial, caractérisés en ce qu'ils sont parallélipédiques et qu'ils permettent à eux seuls, par leur contitution et combinaison de répondre aux besoins nécessaires d'une paroi extérieure de bâtiment traditionnel à bon coefficient thermique. Constituée avec ces éléments, cette paroi étant porteuse , isolante, excluant les ponts thermiques notamment aux endroits ou points habituellement sensibles, étant par ailleurs étanche à l'air et à l'humidité, simple à mettre en oeuvre, d'une manière économique, c'est à dire sans perte de temps et/ou de matière, sans gâchis et sans défaut ou risque de malfaçon, facilitant l'approvisionnement et les manutentions, ainsi que supportant les chocs thermiques et ne nécessitant pratiquement pas de coffrage. 2- Elément et son accessoire selon la revendication 1 caractérisés en ce qu'ils comportent une partie portante aux deux tiers interne et une partie isolante se situant au tiers extérieur dans la constiStution du mur, pouvant êtreassemblés entre eux même en préfabrication. 3- Elément courant et spécial selon revendications 1 et 21 caractérisés en ce que ils comportent un premier rang d'alvéoles c8té extérieur protégeant l'isolant des chocs thermiques et donnant en permanence une apparence homogène à la façade. 4- Elément courant et accessoire selon revendications 1 , 2 et 3 , caractérisés en ce que l'isolation est continue et que leurs cloisons, toujours parallèles aux faces pleines externes, emprisonnent l'isolant et/ou l'air une fois mis en oeuvre. ~ 5- Eléments selon revendications 1 2, 3 et 4,caractérisés en ce que la fonction isolante est réalisée par de l'air o1l tout autre matériau permettant un bon coefficient thermique et que si c'est un matériau polymérisable il est mis en place dans les alvéoles appropriés dès la sortie de cuisson ou séchage. 6- Eléments selon revendications 1 à 6 caractérisés en ce que l'isolant de préférence apparent sur les côtés jointifs, pour confirmer sa continuité est mis en place pour la brique aux joints, lors de la mise en oeuvre, par barres de section carrée dans les alvéoles ouverts prévus à cet effet, ou bien enfermé à la fabrication par des tablettes provisoires à détruire avant mise en oeuvre, ou bien encore maintenu par plaque du mécanisme de remplissage pendant cette opération. 8- Eléments selon revendications 1 à 7 , caractérisés en ce que la fonction isolante n'est pas détruite par les liaisons perpendiculaires, car limitées à la partie portante située c8té intérieur. 9- Bléments selon revendication 1 à 8 , caractérisés en ce qu'ils comportent des décrochements appropriés permettant de réaliser économique"ment et simplement, les joints de liaison en mortier, tant verticaux qu'horizontaux, mais partiels, sur la partie portante, pour éviter les infiltrations-par capillarité. 10- Eléments selon revendications 1 à 7 , caractérisés en ce que les abouts permettant l'assemblage à joint sec vers l'extérieur, sont munis de chambte de décompression, à la fabrication sous la forme d'une gorge longitudinale, évitant les entrées d'humidité jusqu'à 11 isolant et pouvant cependant etre décalés sur le plan vertical, l'un part rapport à l'autre pourcréer relief. 11- Eléments selon revendication 1,2,3,4,6 et 10 , caractérisés en ce que la face vers extérieur, si elle doit rester apparente, est réalisée en matériau plus consistant, apparenté, d'aspect rugueux et rustioue, tel que terre pour brique dite "repressée" ou aggloméré de ciment blanc et poudre de pierre par exemple; les faux joints seront préréalisés à la fabrication et cela seulement sur l'élément principal" ou bien sur les deux. 12- Eléments selon revendications 1 6, 10 et 11, caractérisés en ce que le parement extérieur est pro à recevoir une peinture étanche, même incolore. 13- Eléments selon revendications 1 et 6, caractérisés en ce que leur hauteur tient compte d'une épaisseur de joint pour permettre le joint "sec" partiel, tout en autorisant l'assemblage avec les matériaux standards connus. 14- Eléments selon revendications 1 2, 32 6 et 13 caractérisés en ce que les faces destinées à recevoir un enduit sont munies de stries longitudinales ou reliefs d'accrochage. 15- Eléments selon revendications 1 à 14, caractérisés en ce que l'élément accessoire ou spécial permet, par la composition de son dessin, la position des cloisons et des amorces de rupture, d'être utilisé en élément d'angleS de tableau, de linteau ainsi ou'en élément de chainage, about de plancher, support de seuil et d'appui, coffre de volet roulant, cela par destruction sigle et partielle de quelques parties préétudiées, avec remplissage béton ou béton armé et toujours sans affecter les qualités d'isolation thermique. 16- Eléments selon revendications 1 à 15, caractérisés en ce que leurs dimensions sont standardisées pour répondre aux besoins du marché, aux techniques de liaison et de mise en oeuvre, dont le dessin des cloisons est différencié pour les éléments moulés en agglomérés ou pour les éléments en terre cuite.