La présente invention concerne la fabrication de tampons absorbants tels que des couches de bébé, des tampons sanitaires et des tampons d'incontinence, dans lesquels une masse de matière absorbante est enfermée dans une enveloppe. Une matière absorbante communément utilisée est l'ouate de cellulose qui est une structure à couches multiples de papier mousseline, d'habitude hautement crêpé. Cette matière est formée de papier mousseline à une seule couche par une série d'opérations de découpes et de bobinages. Selon la présente invention, un tampon absorbant comprend une longueur de papier mousseline tassée présentant des plis longitudinaux, et une enveloppe enfermant le papier mousseline tassé. L'invention concerne aussi un procédé continu de fabrication de tampons absorbants qui consiste à fournir une nappe de papier mousseline, à tasser ladite nappe pour réduire sa largeur et former des plis longitudinaux dans celle-ci, à enfermer le papier mousseline tassé dans une enveloppe, à fermer 11 enveloppe et à couper transversalement le papier mousseline enveloppé à intervalles pour former les tampons absorbants. De préférence, la découpe du papier mousseline s'effectue perpendiculairement aux plis longitudinaux. Le papier mousseline est de préférence hautement crêpé et peut comprendre une simple couche ou plusieurs couches. On préfère le papier à simple couche pour éviter la découpe et le bobinage précités. L'enveloppe peut comprendre une seule pièce de matière en feuille, par exemple une étoffe non tissée, qui entoure complètement le papier mousseline tassé et est fermée au moyen d'une soudure longitudinale. Ladite soudure peut être une soudure par adhésif ou une soudure par solvant ou par la chaleur si la matière de l'enveloppe convient. En variante, l'enveloppe peut comprendre plus d'une pièce de matière en feuille ; par exemple, le papier mousseline tassé peut être inclus entre une feuille de pellicule de matière plastique et une feuille d'étoffe non tissée, avec des soudures longitudinales aux bords qui réunissent les feuilles pour enfermer le papier mousseline. Les soudures transversales aux emplacements espacés où le papier mousseline enveloppé est coupé en tronçons sont de préférence exécutées avant la découpe ou en même temps, la ligne de découpe se trouvant dans la région soudée. A nouveau ces soudures peuvent être des soudures par adhésif ou des soudures par solvant ou par la chaleur. Le poids de base ou grammage des tampons absorbants produits dépend du grammage et de la largeur de la nappe de papier mousseline, du degré de crêpage appliqué à la nappe, et du degré de resserrage de la nappe au cours de l'opération de tassement. Si la nappe est prélevée directement sur le rouleau crêper d'une machine à papier dans un fonctionnement "en ligne" au lieu de entre sur une bobine d'alimentation, le degré de crêpage dépendra alors aussi des vitesses relatives du stade de crêpage et du stade de tassement, et un ajustement de ceci offre le réglage le plus simple de l'opération de grammage. De préférence, le tassement est effectué de manière que toutes les parties de la nappe sur sa largeur soient soumises au même degré d'étirage provoqué par le tassement, sinon les bords de la nappe, par exemple, pourraient se déchirer ou s'pnduler. On peut y parvenir en étirant transversalement la nappe avant de la tasser, et en faisant en sorte que chaque partie de la nappe sur sa largeur se déplace de la même distance entre la ligne de largeur maximale au stade d'étirage et la ligne de largeur minimale au stade de tassement. L'invention concerne aussi un appareil pour fabriquer des tampons absorbants qui comprend des moyens pour faire avancer une nappe de papier mousseline, un guide de rétrécissement pour tasser ledit papier afin de réduire sa largeur et de former des plis longitudinaux dans celle-ci, des moyens pour enfermer le papier mousseline tassé dans une enveloppe, des moyens pour souder ltenveloppe, et un dispositif de coupe pour découper transversalement ledit papier enveloppé à intervalles pour former les tampons absorbants. De préférence, l'appareil comprend des moyens pour étirer la nappe avant qu'elle ne passe à travers le guide de rétrécissement, et ces moyens peuvent comprendre un organe courbé, comme une barre semi-circulaire qui fournit une surface convexe sur laquelle la nappe peut être étalée sous tension. Le guide de rétrécissement peut de même être un organe courbé, comme une barre semi-circulaire, mais fournissant dans ce cas une surface concave contre laquelle on peut faire passer la nappe sous tension pour la tasser. Pour que les parties de la nappe sur sa largeur puissent se déplacer de la même distance entre les moyens d'étalement et le guide de rétrécissement, les surfaces respectives convexe et concave peuvent se trouver sur la surface d'un cône commun dans des plans parallèles entre eux et transversaux à l'axe du cAone. Un guide simple de rétrécissement, comme une barre semi-circulaire tend à produire un plissage de nature inégale. On peut obtenir un plissage plus régulier en utilisant un guide de rétrécissement qui comprend plusieurs éléments espacés dont les parties de bord définissent ensemble la surface concave sur laquelle peut passer la nappe sous tension pour être tassée. La nappe tend à former des plis dans les espaces entre les parties de bord des éléments espacés et, puisque le plissage est défini spécifiquement par ces éléments, on peut le rendre régulier en agençant des espacements égaux pour les éléments. Les éléments espacés comprennent de préférence des roues folles montées sur un axe courbe commun, les parties de bord des roues qui se trouvent à un instant quelconque sur le caté concave de l'axe commun définissant ensemble la surface concave sur laquelle peut passer la nappe sous tension pour la tasser. Avec cet agencement, les parties de bord des roues qui se trouvent i un instant quelconque sur le c8té convexe de l'axe commun peuvent définir ensemble une surface convexe sur laquelle la nappe peut être étalée sous tension en tant qu'opération précédent le tassement sur la surface concave. De cette façon, en passant autour des roues suivant un angle d'environ 1800, la nappe peut être d'abord étirée transversalement, puis tassée en plis réguliers, le tout sur le même dispositif. Les figures du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est une vue en plan d'un tampon absorbant selon l'invention. La figure 2 est une élévation schématique d'un appareil selon l'invention pour fabriquer des tampons absorbants. La figure 3 est une coupe par la ligne III-III de la figure 2. La figure 4 est une vue en perspective agrandie de l'appareil pour envelopper le papier mousseline plissé. La figure 5 est une vue en perspective d'une variante d'appareil pour tasser le papier mousseline. Le tampon absorbant représenté sur la figure 1 comprend un remplissage de papier mousseline cr & é plissé enfermé dans une enveloppe 2 en étoffe non tissée, l'enveloppe étant soudée par une seule soudure longitudinale 3 et par deux soudures terminales transversales 4. On peut produire un tel tampon sur l'appareil représenté sur les figures 2, 3 et 4. En se référant à ces figures, une nappe de papier mousseline crêpé est prélevée sur un rouleau débiteur 6 (en variante, on peut le prélever directement sur le rouleau crêpeur d'une machine à papier) au moyen d'un rouleau d'entratnement 7 et en passant par un rouleau-guide 8 et par le dispositif portant la référence d'ensemble 9. Ce dispositif 9 comprend neuf roues folles montées sur un arbre semi-circulaire commun 11 porté par une base > . Les parties de bord 12 des roues qui sont à tout instant donné sur le côté convexe de l'arbre définissent ensemble une surface convexe sur laquelle la nappe de papier mousseline peut être étalée pour être étirée latéralement. L'axe 13 de la nappe vient au contact de la roue verticale centrale et les bords 14 de la nappe passent au-dessus des roues horizontales terminales. La nappe est renvoyée sous les roues suivant un angle d'environ 1800, et elle est resserrée par les parties de bord 15 des roues qui à tout instant donné se trouvent sur le conté concave de l'arbre. Ceci a pour résultat de tasser la nappe suivant des plis 16 comme on le voit sur la figure 3. Le passage vers l'avant de la nappe autour des roues est aidé par leur rotation. La nappe plissée 17 est alors envoyée par le rouleau dtentratnement ou dispositif d'enveloppement de réfé- rence générale 18, comme on le voit bien sur la figure 4. La matière d'enveloppement comprend une feuille d'étoffe non tissée 19 qui est tirée d'un rouleau débiteur 20 par un rouleau d'entratnement 21. L'étoffe non tissée passe près de la nappe plissée derrière une plaque 22, puis est enveloppée sur la nappe plissée par deux tiges-guides 23 qui coopèrent avec la plaque 22 à cet effet. Le papier mousseline plissé et enveloppé passe aloro entre un disque rotatif 24 et un rouleau coopérant 25 afin de souder longitudinalement l'enveloppe dans la région de ses bords longitudinaux superposés.Si ltétoffe non tissée est en une matière adéquate, ceci peut s'effectuer par soudage par solvant ou par la chaleur. Dans le cas contraire, on peut appliquer une matière adhésive par le disque 24. Des soudures transversales sont faites à intervalles le long du papier mousseline enveloppé en le faisant passer entre un rouleau 26 à excentriques axiaux 27 situés à intervalles de 900 sur sa circonférence. Ce rouleau coopère avec un rouleau 28 pour produire les soudures transversales, à nouveau pour soudage par la chaleur ou par solvant, ou par soudage par adhésif, comme il convient. Des tampons absorbants 29 sont découpés en continu de l'extrémité antérieure du papier mousseline enveloppé et soudé, par deux rouleaux coopérant 30 et 31 comportant des lames respectives 32 et 33 qui coopèrent à la façon de ciseaux pour produire une découpe le long de chaque soudure transversale successive. La figure 5 représente une variante d'agencement pour étaler et tasser le papier mousseline crêpé 34. Celui-ci est prélevé d'une alimentation appropriée autour d'un rouleauguide 35, en étant tiré par un rouleau d'entraînement 36. Entre ces rouleaux, la nappe de papier mousseline est étalé sur la surface convexe d'une barre étaleuse semi-circulaire 37 qui l'étire latéralement. La nappe étirée passe alors par un guide de rétrécissement semi-circulaire 38, en contact avec sa surface intérieure concave. Ceci a pour effet de tasser la nappe pour former dans celle-ci des plis longitudinaux. La surface convexe de la barre étaleuse 37 et la surface concave du guide de rétrécissement 38 se trouvent sur la surface d'un czone commun dans des plans qui sont parallèles et perpendiculaires à l'axe du cône. Ceci assure que toutes les parties de la nappe sur sa largeur se déplacent de la même distance entre la barre étaleuse et le guide de rétrécissement. Un étirage irrégulier pourrait produire dans la nappe plissée des bords ondulés ou déchirés. On peut alors traiter la nappe plissée 39 comme décrit en se référant aux figures 2 et 4. REVENDICATIONS 1.- Tampon absorbant, caractérisé en ce qu'il comprend une longueur de papier mousseline tassée présentant des plis longitudinaux, et une enveloppe enfermant le papier mousseline tassé. 2.- Tampon absorbant selon la revendication 1, caractérisé en ce que le papier mousseline est à couche unique. 3.- Tampon absorbant selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le papier mousseline est crepé. 4.- Tampon absorbant selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'enveloppe est une feuille unique d'étoffe fermée par une seule soudure longitudinale et des soudures terminales transversales. 5.- Tampon absorbant selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'enveloppe comprend deux feuilles d'étoffe entre lesquelles est placé le papier mousseline tassé, et soudées par des soudures longitudinales de bord et des soudures terminales transversales. 6.- Tampon absorbant selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'enveloppe est constituée par une étoffe non tissée. 7. - Procédé continu de fabrication de tampons absorbants, caractérisé en qu'il consiste à fournir une nappe de papier mousseline, à tasser ladite nappe pour réduire sa largeur et former des plis longitudinaux dans celle-ci, à enfermer le papier mousseline tassé dans une enveloppe, à fermer l'enveloppe et à couper transversalement le papier mousseline enveloppé à intervalles pour former les tampons absorbants. 8.- Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que la nappe de papier mousseline est étirée transversalement avant d'être tassée. 9.- Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que toutes les parties de la nappe sur sa largeur se déplacent de la même distance entre la ligne à laquelle la nappe est étirée à sa largeur maximale et la ligne à laquelle elle est tassée à sa largeur minimale. 10.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 7 à 9, caractérisé en ce que l'on soude l'enveloppe par une ou plusieurs soudures longitudinales et par des soudures transversales successives à intervalles et l'on coupe le papier mousseline à intervalles, de sorte que chaque ligne de coupe se trouve à l'intérieur d'une soudure longitudinale, qui est formée avant la découpe ou en même temps qu'elle. 11.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 7 à 10, caractérisé en ce qu'il est mis en oeuvre en ligne avec le processus de fabrication de la nappe de papier mousseline. 12.- Appareil pour fabriquer des tampons absorbants, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour faire avancer une nappe de papier mousseline, un guide de rétrécissement pour tasser ledit papier afin de réduire sa largeur et de former des plis longitudinaux dans celle-ci, des moyens pour enfermer le papier mousseline tassé dans une enveloppe, des moyens pour souder l'enveloppe, et un dispositif de coupe pour découper transversalement ledit papier enveloppé à intervalles pour former les tampons absorbants. 13.- Appareil selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour étirer transversalement la nappe avant de la tasser. 14. - Appareil selon la revendication 13, caractérisé en ce que les moyens pour étirer transversalement la nappe consistent en un organe courbe présentant une surface convexe sur laquelle la nappe peut être étalée en tension. 15.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 12 à 14, caractérisé en ce que le guide de rétrécissement est un organe courbe présentant une surface concave sur laquelle peut passer la nappe goums tension pour être tassée. 16.- Appareil selon les revendications 14 et 15, caractérisé en ce que la surface convexe de l'organe d'étirage et la surface concave du guide de rétrécissement se trouvent sur la surface d'un cône commun dans des plans parallèles entre eux et perpendiculaires à l'axe du cône. 17.- Appareil selon la revendication 15, caractérisé en ce que le guide de rétrécissement comprend plusieurs éléments espacés dont les parties de bord définissent ensemble la surface convexe sur laquelle la nappe peut passer sous tension pour Etre tassée. 18.- Appareil selon la revendication 17, caractérisé en ce que les éléments espacés comprennent plusieurs roues folles montées sur un arbre courbe commun, les parties de bord des roues qui se trouvent à tout instant donné sur le côté concave de l'arbre commun définissant ensemble la surface concave sur laquelle la nappe peut passer sous tension pour être tassée. 19. - Appareil selon la revendication 18, caractérisé en ce que les parties de bord des roues qui se trouvent à tout instant donné sur le côté convexe de l'arbre commun définissent ensemble une surface convexe sur laquelle la nappe peut être étalée sous tension avant d'être tassée.