Les mortiers de pose pour carreaux et plaques sont défi- nis dans la norme DIN 18352 "Fliesen und Plattenarbeiten" au point 3.4.2. 3. Avant le revêtement de surfaces murales avec des carreaux, des plaques ou des mosaïques à poser dans un lit de mortier normal, on doit appliquer sur le support ou fond un enduit hourdé de mortier de ciment. On fixe également des carreaux et des plaques par col- lage. Ainsi, on applique sur le fond, par l'une des techniques dites "Floating" ou "Buttering", ou par une combinaison des deux, un mor- tier adhésif tel qu'un mortier adhésif en lit mince lié au ciment, une colle ou une résine synthétique, une colle en dispersion ou une colle de résine réactive, qui sont exempts d'eau et de solvant, au moyen d'une spatule dentelée, et on presse les carreaux, plaques ou analogues dans le lit de mortier ou d'adhésif humide. Tandis qu'avec le mortier de pose, des épaisseurs d'au moins 10 mm, en moyenne de mm, sont prescrites, l'épaisseur de la couche d'adhérence est seulement de quelques millimètres avec les carreaux collés sur lit mince. Mais le travail en lit mince nécessite une surface suffisam- ment plane. Si celle-ci n'existe pas, on doit prévoir des mesures particulières, telles que l'application d'un sous-enduit ou d'un enduit, comme il ressort de la norme DIN 18352 au point 3.3.3. En raison du mauvais module d'élasticité, de l'épais- seur minimale prescrite et des mauvaises valeurs d'adhésivité, les carreaux, plaques et analogues posés sur lit de mortier, le domaine d'utilisation des mortiers de pose est limité. Les mortiers adhésifs et colles en lit mince à prise hydraulique ne peuvent compenser que faiblement les irrégularités du fond. A ceci s'ajoute encore le fait que les colles de dispersion ne sont pas suffisamment résistantes à l'eau et à la gelée et sont donc soumises à des limitations de leur utilisation. L'échange ou le renouvellement de carreaux, de plaques ou analogues posés sur lit de mortier ou collés dans un procédé à lit mince n'est pas possible sans endommagement du fond. La présente invention a donc pour objet de pallier ces lacunes et inconvénients et de mettre à disposition un mortieraatoadhésif élastique applicable sur fonds, qui présente la résistance à l'eau et au gel d'un lit de mortier et d'un adhésif en lit mince à prise hydraulique, ainsi que les propriétés élastiques d'un adhésif en lit mince synthétique, par exemple d'un adhésif en dispersion. Ce problème a été résolu selon l'invention par un mélange sec pour mortier pour la pose de carreaux, de plaques et autres revêtements, qui est caractérisé en ce qu'il contient un mélange de liants hydrauliques et de sable quartzeux, dans un rapport pondéral de 1:2 à 1:4 et - chaque fois pour 100 parties en poids de ce mélange - à 30 parties en poids d'élastomères naturels et/ou synthétiques sous forme de rognures, de fils et/ou de baguettes (morceaux filiformes) d'un diamètre moyen de 0,5 à 3 mnm et d'une lon- gueur moyenne de 0,5 à 3 cm, 2 à 8 parties en poids d'une poudre de matière plastique redisper- sable ainsi éventuellement que 0,05 à 0,2 partie en poids d'un sel de métal alcalin d'un produit de condensation mélamine-formaldéhyde modifié par des groupes sulfo, 0,05 à 0,3 partie en poids d'un agent antimousse, et/ou 0,05 à 0,4 partie en poids d'un tensioactif anionique et/ou d'un ten- -20 sioactif non ionique. On préfère comme liants hydrauliques les ciments, tels que le ciment de Portland, le ciment de Trass-Portland, le ciment de Trass, le ciment de Portland au fer, le ciment blanc et le ciment fondu. Le sable quartzeux à utiliser selon l'invention doit avoir de préférence une granulométrie de 0,12 à 2 mm. Le rapport de itélange des liants hydrauliques au sable quartzeux est de 1:2 à 1:4. Les élastomères présents sous forme de rognures de fils et/ou de baguettes, qui ont un diamètre moyen de 0,5 à 3 mm et une longueur moyenne (longueur de coupe) de 0,5 à 3 cm, peuvent être d'origine naturelle et/ou d'origine synthétique. Comme élasto- mères, on peut utiliser en premier lieu le caoutchouc naturel, le caoutchouc synthétique, les caoutchoucs acrylonitrile-butadiène, les caoutchoucs acrylonitrile-butadiène -styrène, les polymères et copolymères d'oléfines telles qu'éthylène, propylène, butylène, isobutylène, butadiène, isoprène et de leurs mélanges, éventuelle- ment avec des esters acryliques ou méthacryliques, en outre les polyamides et polyesters tels que les copolymères polyacrylonitrile- polyester. Ces substances servent à la formation de ponts élastiques dans la contrainte de traction en flexion. Pour la plastification et l'élastification, les mélanges secs pour mortier selon l'invention contiennent des poudres de matières plastiques redispersables, par exemple et de préférence un copolymère acétate de vinyle-éthylène de haute résistance à la saponification et de forte durabilité dans les mélanges alcalins de ciments. On peut aussi utiliser d'autres matières plastiques redis- persables résistantes aux alcalis. Les élastomères sont utilisés en quantité de 10 à , de préférence de 15 à 20, parties en poids et les poudres de matière plastique redispersables en quantité de 2 à 8, de préférence de 4 à 6, parties en poids, toujours par rapport à 100 parties en poids du mélange ciment-sable quartzeux. Les mélanges secs pour mortier selon l'invention peuvent en outre contenir des agents de liquéfaction tels que des sels alcalins, en particulier le sel de sodium, des produits de condensation mélamine- formaldéhyde modifiés par des groupes sulfo sous forme solide, en outre, des agents antimousse de type connu et/ou des tensioactifs anioniqueset/ou non ioniques pour l'augmen- tation du pouvoir mouillant des liants hydrauliques, tels qu'alkyl- arylsulfonates ou éthers de polygly.zols dérivant d'alcools gras et/ou d'alcools aromatiques. Ces substances peuvent être utilisées en quantités de 0,05 à 0,2 partie en poids pour les'agents de liquéfaction, de 0,05 à 0,3 partie en poids pour les agents anti- mousse et pour les tensioactifs en quantité de 0,05 à 0,4 partie en poids. L'addition d'un agent antimousse s'effectue lorsque l'on veut obtenir un mortier auto-adhésif augmentant la résistance. Les mélanges secs pour mortier selon l'invention sont gâchés sur le chantier avec une quantité d'eau appropriée, de préférence de 100 à 250 parties en poids d'eau pour 1000 parties en poids de mélange sec, en un mortier plastique, lequel est réparti sur le fond au moyen d'un lisseur ou à la truelle en une couche d'environ 6 mm d'épaisseur. On presse ensuite les carreaux, plaques ou autres revêtements dans le lit de mortier humide. Les fonds peuvent être des planchers de bois, du parquet, des plaques de carton comprimé, des plaques de ciment d'asbeste, des revêtements de linoléum ou de chlorure de polyvinyle, l'acier, des sols peints, des enduits, de préférence selon DIN 18353 et 18354, des fonds de béton, les cons- tructions de plancher à sec ainsi que d'autres fonds de ciment et enduits rapides, également avec les dispositifs chauffants de plan- cher de type courant. Les fonds flexibles, en particulier en bois, représentent un domaine d'application particulièrement important. Après la prise, le mortier préparé avec le mélange selon l'invention présente un comportement élastique durable, en par- ticulier sur supports flexibles et possède un module d'élasticité favorable. Pour poser de manière durable des revêtements de sols céramiques, le mortier préparé à partir d'un tel mélange peut être appliqué en couches sensiblement plus minces que dans le procédé avec un mortier de pose selon la norme DIN 18352. En outre, les revêtements ainsi formés peuvent être exposés à l'eau et au gel. Lorsque le revêtement doit être posé comme revêtement à reprendre, on pose d'abord sur le fond une plaque de mousse d'une épaisseur d'environ 4 mm ou un carton goudronné qui peut aussi éven- tuellement être agrafé ou cloué. En tout cas, le revêtement de sol peut être à nouveau retiré sans endommagement du support. Il s'est révélé avantageux, pour terminer la pose des carreaux ou plaques, de remplir les joints formés avec le mor- tier selon l'invention, mais ne contenant pas d'élastomère, avanta- geusement selon le procédé dit à la laitance. Les exemples suivants illustrent l'invention sans toutefois en limiter la portée. EXEMPLE 1 - Pour la préparation d'un mélange sec-pour mortier,on mélange ensemble: 260 parties en poids de ciment de Portland (PZ35), 520 parties en poids de sable quartzeux d'une granulométrie de 0,12 à 2 mm, parties en poids de rognures de caoutchouc, parties en poids d'un copolymère acétate de vinyle-éthylène redispersable, stable aux alcalis, parties en poids de sel de calcium de l'acide diisopropylnaphta- lènesulfonique comme agent antimousse, 10 parties en poids du sel de sodium d'un produit de condensation mélamine-formaldéhyde modifié par des groupes sulfo, comme agent fluidifiant, et parties en poids d'un alkyl-arylsulfonate du commerce. On délaie le mélange avec 150 parties en poids d'eau en un mortier plastique. EXEMPLE 2 Pour la préparation d'un mélange sec pour mortier, on mélange ensemble: 1 000 parties en poids d'un mélange d'un liant hydraulique composé de trass et de ciment de Portland 45 dans le rap- port 30:70 et de sable quartzeux d'une granu- lométrie de 0,12 à 2 mm dans un rapport du liant hydraulique au sable quartzeux de 1:2, parties en poids d'un mélange de caoutchouc de butadiène sous forme de produits en filaments d'une longueur moyenne de 2, 5 cm et d'un diamètre d'environ 0,6 mm et de baguettes de polyester d'une lon- gueur moyenne de 2 cm et d'un diamètre d'envi- ton 2 mm, 64 parties un poids de la poudre de matière plastique redisper- sable mentionnée à l'exemple 1, 13 parties en poids d'un sel de calcium de l'acide diisobutyl- naphtalènesulfonique comme agent antimousse, 13 parties en poids de l'agent fluidifiant selon l'exemple 1, et 13 parties en poids d'un alkyl-arylsulfonate du commerce. On gâche le mélange avec 200 parties en poids d'eau en un mortier plastique. Les mortiers obtenus selon les exemples 1 et 2 satis- font aux conditions de la norme DIN 18156, 2e partie: Résistance à la compression: Résistance à la traction en flexion: Essai d'adhérence en traction: a) à sec b) au mouillé Cisaillement: a) à sec b) au mouillé 1,5 0,8 Nm2, N/mm, N/mm, N/mm, N/mm. REVENDICATIONS R E V E N D I C A T I 0 N S 1 - Mélange sec pour mortier pour la pose de carreaux, de plaques et autres revêtements, caractérisé en ce qu'il contient un mélange de liants hydrauliques et de sable quartzeux, dans un rap- port pondéral de 1:2 à 1:4 et - chaque fois pour 100 parties en poids de ce mélange - à 30 parties en poids d'élastomères naturels et/ou synthétiques sous forme de rognures, de fils et/ou de baguettes (morceaux filiformes) d'un diamètre moyen de 0,5 à 3 mm et d'une lon- gueur moyenne de 0,5 à 3 cm, 2 à 8 parties en poids d'une poudre de matière plastique redisper- sable ainsi éventuellement que 0,05 à 0,2 partie en poids d'un sel de métal alcalin d'un produit de condensation mélamine-formaldéhyde modifié par des groupes sulfo, 0,05 à 0,3 partie en poids d'un agent antimousse, et/ou 0,05 à 0,4 partie en poids d'un tensioactif anionique et/ou d'un ten- sioactif non ionique. 2 - Mélange sec pour mortier selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il contient comme liant hydraulique du ciment de Portland, du ciment de Trass-Portland, du ciment de Trass, du ciment de Portland au fer, du ciment blanc et/ou du ciment fondu. 3 - Mélange sec pour mortier selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il contient comme poudre de matière plas- tique redispersable un copolymère acétate de vinyle-éthylène résis- tant aux alcalis. 4 - Mélange sec pour mortier selon l'une au moins des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il contient comme agent antimousse un sel de calcium de l'acide diisopropyl- ou diisobutyl- naphtalènesulfonique.