La présente invention concerne des produits herbicides sous la forme de concentrés émulsionnables qui renferment de la (dichloro-3,4 phényl)-3 méthyl-l méthoxy-l urée, communément nommée linuron, comme matière active, des solvants organiques, des émulsionnants ainsi que des constituants inhibant la cristallisation, c'est- -dire des constituants qui empêchent la matière active de cristalliser dans les émulsions aqueuses qui ont été préparées à partir des concentrés. Le linuron est un herbicide bien connu (voir par exemple le brevet de la République Fédérale d'Allemagne NO 1.028.986). Cette matière active est généralement appliquée sous la forme de suspensions dans de l'eau, que l'on obtient en délayant dans de l'eau une poudre mouillable à base de linuron. Mais, avant de mettre une poudre mouillable sous la forme d'une bouillie (suspension) à pulvériser, l'utilisateur est obligé de peser une quantité exacte de la poudre en question. Sur le terrain c'est là une opération compliquée et qui manque souvent de la précision voulue, surtout si le vent souffle. La poudre engendre de la poussière qui peut être entraînée par le vent. En outre les utilisateurs sont directement exposés à cette poussière. Par ailleurs les poudres mouillables à base de linuron sont également difficile à préparer. En effet, à cause du faible point de fusion de la matière active, qui est de 93-94VC, et de sa consistance molle et non cassante on doit utiliser, pour fabriquer les formulations pulvérulentes, des supports adsorbants fins, coûteux, tels que des silices synthétiques, afin d'éviter que le produit subisse un frittage sous l'effet de la chaleur engendrée pendant le broyage dans des appareils rapides de forte puissance, tels que des broyeurs à soufflante ou des broyeurs à couronnes dentées ainsi que dans des broyeurs à projection en courant gazeux.Malgré cette mesure, qui est indispensable, les poudres mouillables à base de linuron ont une aptitude à entre mises en suspension dans l'eau qui satisfait tout juste aux normes internationales des règlementations de l'MS et du CIPAC, quoique les poudres mouillables soient extrêmement fines, leurs dimensions particulaires moyennes étant comprises entre 5 et 20 Zum. C'est nourquoi on réclame denuis longtemps un linuron qui soit présenté sous la forme d'un concentré émulsionnable et applicable à l'état d'émulsion. Les concentrés émulsionnables liquides sontplus commodes à manipuler et beaucoup plus faciles à doser que les poudres mouillables. De plus, leur préparation est simple : elle consiste généralement à dissoudre la matière active dans des solvants appropriés et à ajouter des émulsionnants idoines. On a simplement besoin, pour cela, d'un récipient équipé d'un agitateur. Le linuron se dissout bien dans des solvants aromatiques tels que ceux dont on se sert ordinairement pour préparer des concentrés émulsionnables. On connaît également des mélanges émulsionnants qui forment, avec de telles solutions de linuron, des concentrés émulsionnables. C'est ainsi que le brevet britannique N 982.344 décrit, en plus de -formulations pulvérulentes, un concentré émulsionnable qui renferme 10 % en poids de linuron. Toutefois, les concentrés émulsionnables de linuron connus n'ont pas trouvé audience en pratique car, lors de l'application de leurs émulsions aqueuses, on se heurte à des difficultés considérables. Ainsi, les concentrés émulsionnables de linuron, qui contiennent des solvants ou mélanges de solvants usuels, forment bien des émulsions lorsqu'on les dilue à l'eau mais il apparaît rapidement dans ces émulsions, par exemple au bout de 5 à 15 minutes et cela surtout dans de l'eau froide ilO-1SJC),un précipité de linuron solide sous la forme de cristaux aciculaires de 100 à 250 pm de longueur. Cette cristallisation est accélérée lorsque l'émulsion pulvérisable est agitée. Lors de l'application de ces émulsions aqueuses de linuron les buses des pulvérisateurs de produits phyto-sanitaires peuvent être obstruées par les particules cristallisées qui ont précipité. Mais surtout ces émulsions (bouillies à pulvériser) sont moins efficaces, à concentration comparable, que les suspensions aqueuses préparées à partir de poudres mouillables car finalement, dans les émulsions de linuron, la matière active, par suite de la cristallisation, se trouve et est appliquée dans un état de division beaucoup plus grossier et plus hétérogène que dans les suspensions réparées à partir de poudres mouillables. Le brevet japonais Sho 4.510.359 (numéro de la demande Sho 42-13123) signale ces inconvénients des concentrés émulsionnables de linuron et décrit une formulation émulsionnable qui contient de fortes proportions de cyclohexylidène-cyclohexanone comme solvant. On peut ainsi empêcher, lorsque le concentré émulsionnable contient, en plus de 20 % en poids de linuron, de 15 à 30 % en poids de cyclohexylidène-cyclohexanone, que le linuron cristallise dans les gouttes d'émulsion aqueuse formant le déport appliqué par pulvérisation sur la plante. Néanmoins, à cause du prix élevé de ce solvant, les préparations formulées de cette façon n'ont pas trouvé audience en pratique.D'ailleurs, comme le montre l'exemple comparatif 2 que l'on trouvera ci-dessous, même la cyclohexylidènecyclohexanone n'est pas capable d'empêcher la cristallisation du linuron à partir de l'émulsion aqueuse dans le réservoir de l'appareil de pulvérisation. Cela étant, les présents inventeurs ont trouvé que l'on peut obtenir des concentrés herbicides liquides émulsionnables qui n'ont pas les inconvénients exposés ci-dessus et qui contiennent du linuron comme matière active, des solvants organiques et des émulsionnants, en ajoutant aux concentrés, comme inhibiteurs de cristallisation empêchant la matière active de cristalliser dans les émulsions aqueuses préparées à partir des concentrés, de 0,2 à 5 % en poids, de préférence de 1 à 2 % en poids, de phtalates de dialkyles et/ou de résines alkydes dérivant de l'acide phtalique et/ou de résines alkydes dérivant de l'acide phtalique et modifiées par des huiles et/ou de résines terpène-phénol. L'invention a donc pour objet des concentrés herbicides liquides émulsionnables qui contiennent du linuron comme matiere active, des solvants organiques et des émulsionnants, concentrés caractérisés en ce qu'ils contiennent, comme inhibiteurs de cristallisation empêchant la matiere active de cristalliser dans les énulsions aqueuses préparées a partir des concentrés, de 0,2 à 5 % en poids, de préférence de 1 à 2 % en poids, d'esters dialkyliques de l'acide phtalique ou de résines alkydes dérivant de l'acide phtalique ou de résines alkydes dérivant de l'acide phtalique et modifiées aux huiles ou de résines terpène-phénol ou de mélanges de ces composes. L'invention a plus particulièrement pour objet des concentrés herbicides émulsionnables qui renferment du linuron comme matière active,des solvants organiques et des émulsionnants, concentrés qui sont caractérisés en ce qu'ils contiennent - de 10 à 25 % en poids de linuron, - de 84,8 à 60 % en poids de solvants organiques, de préférence de 24,8 à 40 % en poids de cétones, plus spécialement d'isophorone, et de 60 à 20 % en poids de solvants aromati ques, plus spécialement de xylène - de 5 à 10 z en poids d'émulsionnants, et - de 0,2 a 5 % en poids de phtalatesde dialkyles ou de résines alkydes dérivant de l'acide phtali que ou de résines alkydes dérivant de l'a cide phtalique et modifiées aux huiles ou de résines terpène-phénol ou de mélanges de ces composés. Les inhibiteurs de cristallisation que l'on préfère sont des résines alkydes dérivant de l'acide phta lique et modifiées aux huiles et des résines terpène phénol. Comme solvants, on apprécie surtout des associations d'isophorone et de xylène. Comme solvants aromatiques on utilise par exemple des alkyl-benzènes, de préférence le xylène, mais également des distillats aromatiques industriels à plus haut point d'ébullition, par exemple ceux qui sont à base d'huiles minérales et qui bouillent dans un intervalle allant par exemple de 156 à 3120C (sous la pression normale). Comme cétones on utilise de préférence des cétones aliphatiques ou cycloaliphatiques, surtout les cétones liquides dont le point d'éclair (mesuré en récipient fermé) est supérieur à 400C. Les cétones servent à améliorer la solubilité du linuron dans des solvants aromatiques ainsi qu'à améliorer la stabilité au froid des concentrés émulsionnables de linuron, par exemple jusqu'à des températures d'environ 0 à -loOC. La cyclohexanone et, surtout, l'isophorone, sont des exemples de cétones qui conviennent particulièrement bien. Pour préparer les concentrés émulsionnables on peut par exemple dissoudre la matière active dans un solvant organique ou dans un mélange de solvants, par exemple dans du xylène et de l'isophorone, et ajouter un émulsionnant. Les émulsionnants peuvent être n'importe quels surfactifs connus solubles dans le xvlène et utilisés comme adJuvants pour la formulation de concentrés émulsions nables, par exemple des sels calciques d'acides dodécyl benzène-sulSoniques ou des sels calciques d'acides alcanesulfoniques chlorés en C3-C15, et aussi des éthers polyglycoliques, provenant par exemple de nonyl-phénols ou d'alcools gras, ou des produits de réaction de l'huile de ricin avec l'oxyde d'éthylène. Les esters phtaliques sont de préférences des phtalates de dialkyles dont les radicaux alkyles contiennent chacun au plus 18 atomes de carbone, en particulier au plus 12, et qui peuvent également être substitués, par exemple le phtalate de dimethyle ou, mieux, le phtalate de di-isooctyle,du genre de ceux que l'on utilise comme plastifiants dans le travail des matières plastiques. Ces esters phtaliques sont parfois utilisés aussi dans des produits phyto-sanitaires comme additifs empêchant l'évaporation dans la formulation des matières actives qui sont des esters phosphoriques (voir le premier fascicule publié de la demande de brevet de la République Fédérale d'Allemagne NO 2.738.878, et le brevet français NO 2.092.898). Leur utilisation, conformément à l'invention, comme inhibiteurs de cristallisation pour des matières actives dans des émulsions aqueuses préparées à partir de concentrés émulsionnables de ces matières actives, plus spécialement de linuron, est cependant nouvelle et surprenante. En ce qui concerne l'action anti-cristallisation, conforme à l'invention, des esters phtaliques sur le linuron dans des émulsions laqueuses, conviennent, en plus des simples phtalates de dialkyles, surtout des produits de poly-condensation contenant des radicaux d'ester phtalique et solubles dans des solvants organiques, tels que ceux qui sont connus par exemple sous les noms de résines alkydes dérivant de l'acide phtalique, ou, plus spécialement, de résines alkytles dérivant de l'acide phtalique et modifiées aux huiles. Par résines alkydes dérivant de l'acide phtaligue et modifiées aux huiles on entend des polyesters contenant des radicaux d'ester phtalique et solubles dans des solvants organiques, que l'on obtient en estérifiant par exemple, en une seule étape, l'acide phtalique ou l'anhydride phtalique avec des acides gras aliphatiques et des polyols, tels que le glycérol, le sorbitol ou le pentaérythritol, ou en transestérifiant d'abord des triglycérides d'acides gras avec des polyols (alcoolyse), puis en estérifiant le produit reactionnel,dans une deuxième étape opératoire, avec l'acide phtalique ou l'anhydride phtalique. Les acides gras mis en jeu, de même nue les acides gras gui sont à la base des huiles grasses à trans esterifier, peuvent être saturés ou insaturés. Les résines alkydes dérivant de l'acide phtalique et leur préparation sont décrites par exemple dans l'ouvrage de Winnacker-Kuchler intitulé "Chemische Technologie", tome 5, pages 410 à 422, éditeur Carl Hanser, Munich, 1972. Comme lésines alkydes dérivant de l'acide phtalique et modifiées aux huiles conviennent particulièrement bien, par exemple, celles pour la synthèse desquelles on a utilisé par exemple, entre autres, 40 % en poids d'huile de ricin et 37 % en poids d'anhydride phtalique (résine alkyde A), ou des huiles siccatives insaturées spécialement choisies (par exemple l'huile de graines de coton) en une proportion de 45 t en poids et 27 % en poids d'anhydride phtalique (résine alkyde B), ou 37 % en poids d'acide isononanoique, calculé en triglycéride, et 40 % en poids d'anhydride phtalique (résine alkyde C). Les résines terpène-phénol solubles dans des solvants organiques, qui sont utilisables également confor ément à l'invention pour la stabilisation, c'est-à-dire l'inhibition de la cristallisation, de concentrés émulsionnables de linuron, sont décrites par exemple dans "Chemische Technologie" de Winnacker et Küchler, tome 3, page 506, éditeur Carl Hanser, Munich 1971. Elles peuvent etre préparées par condensation d'hydrocarbures terpéniques, tels que l' -pinène ou l'essence de térébenthine,avec des phénols ou des alkyl-phénols, en présence de catalyseurs, tels que le fluorure de bore (voir "Enzyklopädie der Technischen Chemie" d'Ullmann, quatrième édition (1976), tome 12, page 543; voir également "Chemie Lexikon" de Rompp, 7ème édition (1977), tome 6, page 3506). On préfère les résines terpène-phénol qui sont solubles dans les huiles et qui ne durcissent pas (résine terpène-phEnol A). Les concentrés de linuron émulsionnables qui ont été stabilisés contre la cristallisation conformément à l'invention ont une excellente stabilité au stockage tant des points de vue chimique et physique que du point de vue technologique , ainsi que l'ont montré des essais de conservation dans des conditions sévères, par exemple trois mois a 50 C ou dans l'essai au froid à -10 C. La préparation des concentrés de linuron émulsionnables est très simple : on introduit dans les solvants, en quantités dosées, le linuron, les émulsionnants et les additifs conformes à l'invention, c'est-à-dire les esters phtaliques7 les résines alkydes dérivant de l'acide phLalique, les résines alkydes dérivant de l'acide phtalique et modifiées aux huiles, les résines terpène-phénol ou les mélanges des composés cités, et on les dissout tout en agitant. Lorsqu'on applique, à des doses comparables, des émulsions préparées à partir des concentrés émulsionna hies de linron conformes à l'invention et des suspensions préparées à partir de poudres mouillables à base de linuron on constate que les premières ont une meilleure activité herbicide que les secondes, ce qui permet en pratique de aire des économies de matiere active. Pour combattre les plantes adventices on répand sur les surfaces les concentrés herbicides conformes à l'invention, mis sous la forme d'émulsions aqueuses, en des quantités efficaces, par exemple à raison d'environ 0,03 à 0,13 kg de matière active par hectare. Les exemples suivants montrent l'efficacité de certains inhibiteurs de cristallisation conformes à l'invention ainsi que l'activité biologique de concentrés de linuron émulsionnables conformes c l'invention. Dans les essais comparatifs on a recours à des concentrés émulsionnables qui renferment 10 ou 20 en poids de linuron. Mais on obtient également des résultats comparables lorsqu'on règle la concentration du linuron dans les concentrés a 15 ou à 25 % en poids par exemple, les proportions de solvants pouvant alors également varier en même temps de façon correspondante. Pour étudier l'action qu'exercent les inhibiteurs de cristallisation sur la cristallisation du linuron dans des émulsions aqueuses préparées à partir de concentrés émulsionnables on examine les émulsions au microscope en vue de rechercher la présence des cristaux qui ont pu se former et éventuellement on détermine la dimension des cristaux. A cette fin on prépare des émulsions contenant, à chaque fois, 2,5 parties en poids du concentré émulsionnable dans 97,5 parties en poids d'eau d'une dureté de 342 ppm (norme de l'0MS, voir le manuel CIPAC (1970), page 878) , à une température de 10 ou de 30-C. On agite les émulsions à 10 ou à 30Vc pendant 2 heures.Au bout de 15, de 30 et de 120 minutes et également après avoir laissé reposer pendant 3 heures supplémentaires on les examine au microscope pour savoir s'il s1 est formé des cristaux de linuron et éventuellement on détermine les dimensions des cristaux. EXEMPLESDE FORMULATIONS Exemple comparatif 1 (correspondant à l'exemple 4 du brevet britannique N 982 344 cité plus haut). - 10 % en poids de linuron - 70 % en poids de xylène et - 20 % en poids d'un mélange d'émulsionnants constitué d'éthers poly-éthoxylés et de kérosène sulfonates oléo-solubles ("Emcol H 140"). Après avoir agité pendant 15 minutes l'émulsion aqueuse à 2,5 % on constate qu'il s'est formé des cristaux aciculaires de linuron qui ont de 70 à 80 pm de longueur ; au bout de 30 minutes,ils ont de 220 à 240 de lonaueur. Exemple comparatif 2 (selon le brevet japonais Sho 4.510.359 déjà cité). - 20 % en poids de linuron - 20 % en poids de cyclohexylidène-2 cyclohexanone - 50 % de xylène - 5 % en poids de "(C13-C15)alcane-sulfonate chloré de calcium - 1 % en en poids d'un éther poly-glycolique de l'alcool oléylique (à 8 EO) et - 4 % en poids d'un éther poly-glycolique d'huile de ricin à 40 EO). Après avoir agité pendant 15 minutes l'émulsion aqueuse à 2,5 % on constate qu'il s'est formé des cristaux aciculaires de linuron qui ont de 90 à 140 m de longueur au bout de 30 minutes leur longueur est de 190 à 240 pin. Exemple comparatif 3 - 20 % en poids de linuron - 35 % en poids de xylène - 35 % en poids d'isophorone - 4,5 % en poids d'un éther poly-glycolique d'huile de ricin (à 40 EO) - 2,0 parties en poids d'un éther poly-glycolique de l'alcool oléylique (à 8 EO) et - 3,5 parties en poids de dodécyl-benzène-sulfonate de calcium. Après avoir agité pendant 10 minutes l'émulsion aqueuse à 2,5 % on constate qu'il s'est formé des cristaux de linuron de 90 à 150 m de longueur ; au bout de 30 minutes les cristaux ont une longueur de 200 à 260 Exemple comparatif 4 - 20 z en poids de linuron - 35 % en poids de xylène - 35 e en poids de cyclohexanone - 4,5 % en poids d'un éther poly-glycolique d'huile de ricin (40 EO) - 2,0 9 en poids d'un éther poly-glycolique de l'alcool oléylique (à 8 EO) et - 3,5 % en poids de (C13-C15)alcane-sulfonate chloré de calcium. Après avoir agité pendant 10 minutes l'émulsion gueuse à 2,5 e on constate qu'il stest formé des cristaux de linuron de 90 a 110 pm de longueur ; au bout de 30 minutes les cristaux ont une longueur de 200 à 250 Pm. Exemple comparatit 5 Pou la comparaison biologique on prépare une poudre mouillable de linuron 50 (teneur en matière active 50 es en poids) en broyant le mélange suivant par deux passages dans un broyeur à couronnes dentées à une vitesse périphérique de la couronne de broyage de 150 m/s jusqu'à que sa finesse soit inférieure à 10 - 50,0 z en poids de linuron - 30,0 % en poids d'une silice synthétique finement dispersée - 10,0 ss en poids de dinaphtyl-méthane-disulfonate de sodium - 0,5 9s en poids du sel sodique de l'oléoyl-méthyl- tauride - 2,0 8 en poids de dibutyl-naphtalène-sulfonate de sodium et - 7,5 z en poids de terre de diatomées. Voici maintenant quelques formulations conformes à l'invention, dont on comparera le comportement avec celui des formulations des exemples comparatifs précédents. Exemple 1 - 10 z en poids de linuron - 15 % en poids d'isophorone - 63 % en poids d'un distillat aromatique technique bouillant entre 183 et 2070C - 4,5 % en poids de dodécyl-benzène-sulfonate de calcium - 4,5 z en poids d'un éther poly-glycolique de l'huile de ricin (à 40 EO) - 1,0 % en poids d'un éther poly-glycolique de l'alcool oléylique (à 8 EO) et - 2,0 % en poids de resine alkyde A. Après avoir agité pendant 2 heures l'émulsion aqueuse à 2,5 z on constate qu'il ne s'est pas formé de cristaux, et on peut faire la même constatation après avoir laissé reposer l'émulsion pendant 3 heures supplémentaires. Exemple 2 - 20,0 % en poids de linuron - 35,0 % en poids d'isophorone @ 33,O % en poids de xylène - 4,5 % en poids d'un éther poly-glycolique de l'huile de ricin (à 40 EO) - 2,0 % en poids d'un étner poly-glycolique de l'alcool oléylique (à 8 EO) - 3,5 % en poids de dodécyl-benzène-sulfonate de calcium et - 2,0 % en poids de résine alkyde A. Après avoir agité l'émulsion aqueuse à 2,5 8 pendant 4 heures,puis l'avoir laissée reposer pendant encore 1; heures on constate qu'il ne s1 est pas forme de cristaux. Exemples 3, 4, 5 et 6 On opère comme à l'exemple 2 mais, au lieu de 2 % en poids de la résine alkyde A,on utilise respectivement 2 % en poids de la résine alkyde C ou de la résine alkyde B ou de la résine terpêne-phénol A ou 1 % en poids de la résine alkyde A + 1 % en poids de la résine terpène-phénol A. Après avoir agité pendant 3 heures les émulsicns aqueuses à 2,5 9 des concentrés, puis les avoir lais sées reposer pendant encore 4 heures, on observe, dans tous ces exemples, qu'il ne s'est pas formé de cristaux. Exemple 7 - 20,0 % en poids de linuron - 35,0 % en poids d'isophorone - 33,0 % en poids d'un distillat aromatique technique bouillant entre 183 et 312 C - 1,5 % en poids d'un éther poly-glycolique de l'huile de ricin (à 40 EO) - 3,2 5 en poids de dodécyl-benzène-sulfonate de calcium - 2,3 t en poids d'un éther poly-glycolique de l'alcool oléylique (à 8 EO) et - 2,0 z en poids de résine alkyde A. Après avoir agité pendant 2 heures les émulsions aqueuses à 2,5 % on constate qu'il ne s'est pas formé de cristaux, et on peut faire la même constatation après avoir laissé reposer les émulsions pendant encore 3 heures. Exemples 8 et 9 - 20,0 % en poids de linuron - 35,0 % en poids d'isophorone - 30,0 % en xylène - 5,0 % en poids de phtalate de di-isooctyne ou de dimé thyle - 4,0 % en poids d'un éther poly-glycolique de l'huile de ricin (à 40 EO) - 2,0 % en poids d'un éther poly-glycolique de l'alcool oléylique (à 8 EO) et - 4,0 8 en poids de (C13-C15)alcane-sulfonate chloré de calcium. Après avoir agité pendant 1 heure et demie les émulsions aqueuses à 2,5 % on constate qu'il ne s'est pas formé de cristaux. EXEMPLES BIOLOGIQUES Exemple 1 Essai établissant une comparaison entre un concentré émulsionnable (CE) de linuron 20 et une poudre mouillable (PM) de linuron 50. Dans des pots garnis de terres argileuses on cultive de l'avoine (Avena), de la moutarde (Sinapis) et de la fève (Vicia faba), et, après la levée des plantes, on applique les produits par pulvérisation sous 3 bars dans 300 litres d'eau par hectare. On observe les dommages au bout de 4 semaines et on les exprime en % . A titre de comparaison signalons que le témoin non traité reçoit la valeur 0. Les résultats sont rassemblés dans le tableau suivant. Produit Dose en kg Dommages (en %) causés à de MA /ha l'avoine la moutarde*) la fève CE à 20 % de 0,03 0 87 7 linuron O 96 10 (selon l'exem 0,06 ple 2) 0,13 16 100 13 PM à 50 z de 0,03 O 70 7 linuron (selon l'exem 0,06 O 90 10 ple comparatif 0,13 16 99 16 5) *) la moutarde utilisée comme plante d'essai est un repré sentant des plantes adventices dicotylédones. En comparant les deux formulations on voit (sur la moutarde) qu'à des doses comparables le concentré émulsionnable est plus efficace (87 t) que la poudre mouillable (70 t). L'avoine (représentant des céréales) et la fève (représentant des légumineuses) tolèrent tout aussi bién le concentré émulsionnable que la poudre mouillable. REVENDICATIONS 1 - Produits herbicides liquides emulsionnables contenant du linuron comme matière active, des solvants organiques et des émulsionnants, produits herbicides carac térisés en ce qu'ils renferment, comme inhibiteurs de cristallisation empechant la matière active de cristalliser dans les émulsions aqueuses préparées à partir des concentrés, de 0,2 à 5 % en poids de phtalates de dialkyles ou de résines alkydes dérivant de l'acide phtalique ou de résines alkydes dérivant de l'acide phtalique et modifiées aux huiles ou de résines terpène-phénol ou de mélanges de ces composes. 2 - Produits herbicides selon la revendication 1, caractérisés en ce que la proportion des inhibiteurs de cristallisation est de 1 à 2 % en poids. 3 - Produits herbicides selon la revendication 1, caractérisés en ce qu'ils contiennent - de 10 à 25 % en poids de linuron, - de 84, à 6J % en poids de solvants organiques, - de 5 à 10 i en poids d'émulsionnants, et - de 0,2 à 5 % en poids d'inhibiteurs de cristallisation. 4 - Produits herbicides selon la revendication 3, caractérisés en ce qu'ils contiennent, comme solvants organiques, de 24,8 à 40 % en poids de cétones et de 60 à 20 z en poids de solvants aromatiques. 5 - Produits herbicides selon la revendication 4, caractérisés en ce qu'ils contiennent, comme cétone, de l'isophorone et, comme solvant organique, du xylène. 6 - Produits herbicides selon l'une quelconque des revendications 3 à 5; caractérisés en ce qu'ils contiennent, comme inhibiteurs de cristallisation, des résines alkydes dérivant de l'acide phtalique et modifiées aux huiles ou des résines terpène-phénol ou des mélanges de ces composés. 7 - Utilisation de produits herbicides selon l'une quelconque des revendications 1 à 6 pour la lutte contre les plantes adventices. 8 - Procédé de lutte contre les plantes adventices, caractérisé en ce qu'on répand, sur les surfaces touchées par ces plantes, une quantité efficace d'un produit selon l'une quelconque des revendications 1 à 6 sous la forme d'une émulsion aqueuse.