La présente invention concerne un dispositif multicapteurs de localisation de sources d'émission d'ondes de contrainte par aiguillage et sélection automatique des informations. Ce dispositif s'applique notamment à la surveillance des structures de~grande dimensions des cuves de réacteur nucléaire par exemple. L'émission d'ondes de contrainte désigne la création spontanée d'ondes élastiques dans un matériau soumis à un champ de contrainte. Cette libération -discontinue d'énergie, sous forme d'un train d'ondes mécanique se produit au moment d'un changement brutal et irréversible de la structure physique du matériau. La réception par des capteurs appropriés, de l'émission acoustique est un moyen d'accéder à la connaissance du mécanisme qui a induit cette libération d'énergie. Cette réception permet, d'autre part, de contrôler des parois métalliques sous pression pour déterminer les points ou les contraintes sont les plus fortes et où il se produit des émissions d'ondes acoustiques associées. La détection des ondes de contraintes permet ainsi la surveillance et la localisation des défauts d'un matériau donné. Cependant, pour la plupart des matériaux r cette émission acoustique est de niveau énergétique très faible et nécessite unes instrumentation très évoluée pour être détectée et analysée. Les premiers dispositifs qui ont été développés ne visaient qu'à des mesures quantitatives du phénomène: on se contentait d'apprécier le nombre de trains d'ondes reçus par un capteur. Le problème relatif à la détection de l'émission acoustique ayant été maîtrisé, il s'est rapidement avéré qu'une localisation des sources d'émission rendrait de grands services pour les contrôles non destructifs.Un système de localisation, décrit dans le brevet du C.E.A. nO EN 71 44397 fait appel à des techniques de triangulation hyperbolique; si 1'on considère deux capteurs A et B recevant les signaux émis par une source S, le capteur A reçoit le signal à l'instant t et le capteur B reçoit le signal à l'instant t+AtAB. Connais sant AtAB r on peut connaltre le lieu géométrique sur lequel se trouve la source. Ce lieu est défini par SB-SA=AtAB x vitesse du son dans le matériau. C'est une branche d'hyperbole de foyer A et B et de paramètre AtAB. On voit apparaître la notion de capteur prioritaire, c'est-à-dlre de capteur recevant le premier train d'impulsions provenant de la source S. La connaissance de ce capteur prioritaire permet de déterminer sur quelle branche d'hyperbole on se trouve et ainsi d'éliminer une des deux branches Si on dispose alors d'au moins deux branches hyperboles (connues avec trois capteurs ou plus), on peut déterminer l'emplacement de la source. Le brevet EN 71 44397 utilisant un dispositif avec trois capteurs ou plus permet par triangulation hyperbolique et calculateur associé de localiser la source émettant un train d'ondes. Compte tenu de l'atténuation de la propagatlon d'une onde dans des matériaux, les dimensions de la maille constituée par. le polygone ayant pour sommet les différents capteurs, sont fonction de la précision demandée. Elles sont généralement comprises entre 1 et 4 mètres. Pour de plus grandes dimensions, la précision absolue quant à l'emplacement de la source n'atteint alors pas des valeurs acceptables nécessaires à la localisation fine de la source d'émission.Si l'on désire utiliser un certain nombre de capteurs disposés suivant un réseau bidimensionnel, il faut traiter les signaux provenant des différentes sources d'émission d'ondes acoustiques par un système associant les informations, décrit dans le brevet EN 71 44397, de façon à ce que lès différents slgnaux~enregistrés sur les différents capteurs correspondent à une seule source d'emission. Ce travail fort complexe nécessite de grosses capacités de calcul et ne peut se faire en temps réel. De plus, ces calculs doivent faire entrer en ligne de compte la forme de la surface. Pour éviter les programmes de calcul fort complexes difficilement réalisable en temps réel, notamment en ce qui concerne la détermination du point d'intersection des couples de branches d'hyperboles correspondant aux deux intervalles de temps reçus sur trois capteurs, un autre mode de localisation faisant appel a l'association en diagonale de capteurs a été développé. On utilise alors deux couples de capteurs (l,3) et (2,4) placés au sommet d'un carré.Les couples de capteurs (1,3) et2,4; correspondent, pour chaque couple à des capteurs situés sur les sommets opposés du carré On mesure les valeurs At1,3 et Lt2,4, t, representant l'intervalle de temps séparant l'arrivée des trains d'ondes sur le capteur 1 et le capteur i. Ces deux valeurs du temps définissent, connaissant les deux capteurs prioritaires, deux banches d'hyperbole. La localisation rigoureuse de la source étant un problème complexe puisqu'elle correspond à la résolution d'un système d'équation du second degré, on utilise une approximation dans laquelle les hyperboles sont remplacées par leur tangente aux points d'intersection avec les diagonales du carré. Cette approximation linéaire simplifie considérablement le problème de la localisation puisqu'on a alors: #t X = 1,3 x vitesse du son dans le matériau, Lt y = - 2'4 x vitesse du son dans le matériau, X et Y étant les coordonnées approximatives de la source. Une localisation raplde de la source émettrice est ainsi possible. - L'approximation faite conduit à une erreur maximale pour une maille carrée de côté L de 8% de L. Toutefois, les réseaux à mailles carrées sont difficilement utilisables pour les dispositifs de surveillance de structure de grandes dimensions, en particulier pour les structures constituées par un cylindre terminé par deux hémis phères. Si l'on veut avoir approximativement le même nombre de capteurs (pour former un réseau demaille carrée) sur le péri- mètre et sur une génératrice du cylindre, il faut avoir un grand nombre de capteurs, ce qui est très couteux et difficilement réalisable. On est donc conduit a envisager le choix d'une maille rectangulaire.Mais puisque la localisation se fait à partir de couples de capteurs situés sur les sommets opposés d'un rectangle, le système d'axe utilisé est constitué par les diagonales du rectangle et les hyperboles sont rapportées à des systèmes d'axes non orthogonaux. L'utilisation de systèmes d'axes non orthogonaux est peu pratique. Pour palller ces différents inconvénients, la présente invention a pour. objet un dispositif de localisation de sources d'émissions acoustiques amélloré permettant de localiser les sources d'émlssions acoustiques de façon précise et en temps réel. Plus précisément, le dispositif de localisation est caractérisé en ce qu'il comprend: - un réseau bidimensionnel de capteurs placé sur la surface de l'objet dans lequel. on veut localiser la source d'émission acoustique, la maille élémentaire étant pour une partie au moins du réseau un pseudo-losange, c'est-à-dire un quadrilatère dont les diagonales se coupent a angle droit, les capteurs étant situés sur le sommet dudit pseudo-losange et classés en deux groupes, le groupe G1 comportant les capteurs situés sur un couple de sommets opposés de tous les pseudo-losanges et le groupe G2 comportant les capteurs situés sur l'autre couple de sommets opposés de tous les pseudolosanges, - des moyens électroniques- associés à chaque capteur pour amplifier, filtrer, discriminer en fonction d'un seuil reglable, et mettre sous forme d'impulsions le signal délivré par-chaque capteur lorsque ledit capteur reçoit un train d'ondes émis par la source, - des connexions reliant tous les capteurs du groupe G1 à une horloge H1, tous les capteurs du groupe G2 à une horloge H2, - des moyens pour inhiber pendant un inte-rvalle de temps réglable la transmission des signaux provenant de tous les capteurs qui ne sont pas les voisins immédiats du premier capteur recevant un train d'ondes acoustiques, puis de tous les capteurs qui ne sont pas les voisins immédiats du second et du troisième capteurs recevant un train d'ondes acoustiques (provenant de la même source) - des moyens électroniques pour déclencher-un compteur C1 relié à l'horloge H1 lorsqu'un capteur du groupe G1 et ses moyens électroniques associés transmettent une impulsion et l'arrêter lorsqu'un second capteur du même groupe transmet un second signal après un temps T1, - des moyens électroniques pour déclencher un compteur C2 relié à l'horloge H2 lorsqu 'un capteur du groupe G2 et ses moyens électroniques associés transmettent une impulsion et l'arrêter lorsqu'un second capteur du même groupe G2 transmet un second signal après un temps T2. Ainsi, selon l'invention, le réseau de capteurs'a pour maille élémentaire un pseudo-losange. Sur les sommets de ce pseudo-losange, sont dlsposés quatre capteurs associés deux à deux suivant les diagonales de ce pseudo-losange, diagonales se coupant à angle droit. Ainsi, lorsqu'une source d'émission acoustique émet à partir d'un point situé dans le pseudo-losange, la différence entre les temps d'arrivée des deux trains d'ondes sur les deux capteurs situés sur deux sommets opposés d'un pseudolosange détermine une des coordonnées de la source, coordonnée approxlmative puisqu'on remplace la branche d'hyperbole sur laquelle se trouve la source par la tangente à cette hyperbole au point où elle coupe la diagonale du pseudo-losange.De même, la différence de temps sur les deux autres capteurs situés sur les deux autres sommets opposés du pseudo-losange détermine de façon approximative l'autre coordonnée de la source d'émission acoustique. Les deux tangentes aux branches dlhyperbole se coupent à angle droit et déterminent les deux coordonnées X et Y de la source d'émission acoustique, coordonnées rapportées à des axes constitués par les médiatrices des diagonales des pseudolosanges. On a ainsi les coordonnées de la source rapportées à un système d'axe perpendiculaire. Le fait dlinhiber pendant un intervalle de temps réglable la transmission des signaux provenant de tous les capteurs qui ne sont pas les voisins immédiats du premier capteur recevant un train d'ondes acoustiques, puis de tous les capteurs qui ne sont pas les voisins immédiats du second et du troisième capteurs recevant un train d'ondes acoustiques, fait qu'on peut relier tous les capteurs du groupe G1 à une seule horloge H1 et tous les capteurs du groupe G2 à une horloge H2, ce qui économise considérablement le nombre des horloges et des compteurs qui y sont associés, puisqu'on a, pour un réseau bidimensionnel de capteurs, deux horloges et deux compteurs seulement.Comme on le verra mieux dans l'exemple de réalisation décrit plus loin associé à la figure 1, le fait d'inhiber les capteurs qui ne sont pas les voisins immédiats des trois capteurs recevant les ondes acoustiques émises par une source, suffit pour supprimer la quasi-totalité des informations parasites ne provenant pas de la source émettrice initiale et pour localiser complètement le losange où ladite source est située. La mesure des temps T1 et T2 permet alors de déterminer la position de la source à l'intérieur du losange. I1 va de soi que le même dispositif selon l'invention peut être utilisé pour une localisation précise de la source en calculant le point d'intersection d'au moins deux-branches d'hyperbole déterminées par les intervalles de temps T1 et T2. Ce n'est que pour calculer rapidement la position approximative de la source d'émission que l'on utilise l'approximation des tangentes aux sommets des hyperboles.Si la taille de la maille est connue, et constante sur tout le réseau, on peut facilement calculer l'erreur associée à chaque point d'émission, et due à la méthode d'approximation; par une transformation faite une fois pour toutes sur une maille du réseau, on peut associer la position réelle de la source calculée à partir de l'intersection dthyperboles, a la position approchée calculée a partir de leurs tangentes. Selon une variante de l'invention, une partie du réseau bidimensionnel peut être constituée par des triangles,quatre capteurs AJ, A2, A3 et A4 étant disposés sur chacun de ces triangles, trois capteurs A1, A2, A3 sur les sommets du triangle et le quatrième capteur A4 sur lemilieu du côté A1, A2 dudit triangle, les capteurs A3 et A4 étant reliés à un des deux groupes de capteurs et les capteurs A1 et A2 à l'autre groupe de capteurs. Cette disposition de capteurs selon des triangles (lesdits triangles pouvant être considérés comme les figures limites de pseudo-losanges), permet de boucler le réseau de capteurs sur sa périphérle, ou de placer les capteurs sur des triangles sphériques en forme de peau d'orange sur la surface d'une sphère.Ce mode de réalisation avec-des capteurs situés sur des triangles sera précisé plus loin dans l'exemple d'application décrit. Selon l'invention, les horloges H 1 et H2 battent à une période comprise entre 0,1 et 500 -s. Etant donné la vitesse du son dans les métaux, la fourchette définie pour la période des horloges H1 et H2 , permet donc une bonne localisation de la source, la période de l'horloge pouvant etre adaptée suivant la précision que l'on désire obtenir et la grandeur de la maille du réseau bidimensionnelle de capteur; par exemple, un intervalle de temps de la ; s correspond à un déplacement de l'onde ultrasonore de l'ordre de quelques mm. Le dispositif selon l'invention comprend des moyens électroniques pour diviser par deux les temps Ti et T2 et les multiplier par la vitesse du son dans le matériau, ce qui donne les coordonnées approximatives X et Y de la source rapportées à un système d'axes perpendiculaires, chacun des axes coupant une des diagonales du pseudo-losange en son milieu. La vitesse du son'dans le matériau est introduite comme donnée dans le dispositif électronique décrit plus haut après avoir été mesurée dans le matériau dans lequel on veut localiser la source d'émisslon acoustique. Selon un mode de réalisation préférentiel de l'invention, on discrétlse les coordonnées X et Y de la source en prenant leurs valeurs entières les plus proches des valeurs mesurées. Les temps T1 et T2 d'arrivée des trains d'ondes acoustiques sur les capteurs sont eh général fractionnaires: pour comptabiliser les trains d'ondes provenant d'une source donnée, il est nécessaire de diviser le losange ou le pseudo losange constituant la maille élémentaire du réseau selon un quadrillage. Pour discrétiser les valeurs des cordonnées X et Y, on choisit une unité de longueur égale sur l'axe des X et sur l'axe des Y, telle que les variables X et Y varient de O a N. A chaque valeur fractionnaire de X et Y mesurée a l'aide des temps T1 et T 2(et la valeur de la vitesse du son dans le matériau) on ajoute par un dispositif logique électronique la quantité 0,5 et on prend, grace à un système logique, la valeur entière du résultat,'cequi a pour effet de donner a X et Y les valeurs entières les plus proches des valeurs mesurées. Les médiatrices des diagonales des losanges définissent sur le losange (ou le pseudo-losangei quatre quadrants. Pour s'assurer que les différents trains d'ondes reçus sur les différents capteurs correspondent bien à une source unlque, le dispositif selon l'invention comprend des moyens électroniques qui vérifient que la somme X t Y est bien inférieure a la moitié de la longueur de la pLus grande diagonale dudit pseudolosange. Cette vérìfication automatique permet d'éliminer les signaux enregistrés par les capteurs- provenant de parasites ou de sources extérieures au losange de mesure qui pourraient entraîner des erreurs. Selon un mode de réalisation de l'invention , le dispositif est caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour accumuler en temps réel dans un ordinateur le nombre de trains d'ondes successifs provenant de chaque couple de valeurs discrétisées X et Y pendant un temps donné. Ainsi, on emmagasine sur un point mémoire de l'ordinateur, des valeurs discrétisées X et Y correspondant à la position approximative d'une source, le nombre de trains d'ondes provenant de cette source pendant un certain intervalle de temps. Cette accumulation statistique de signaux, dans la limite de la capacité de l'ordinateur, permet, de localiser en permanence les points émettant des trains d'ondes acoustiques sur la surface à surveiller. Le dispositif selon l'invention -comprend des moyens électroniques' logiques pour associer aux valeurs T1 et T2, les coordonnées X ou Y selon la disposition du pseudo-losange considérée. En effet, selon le pseudo-losange, le signal T1 correspond à l'abscisse X ou à l'ordonnée Y. Comme on le verra sur l'exemple de realisation décrit plus loin, un système logique permet d'associer, les valeurs de T1 à la coordonnée X ou Y correcte. Selon un mode de réalisation préférentiel de l'invention, le quadrilatère constituant ia maille d'une partie au moins du réseau élémentaire de capteurs est un losange, c'està-dire un quadrilatère dont tous les côtés sont égaux D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront mieux après la description qui suit d'exemples de réalisation donnés à titre explicatif et nullement limitatif en référence aux figures annexées sur lesquelles on a représenté:: - sur ia figure 1, une représentation développée d'un réseau de capteurs - sur la figure 2, une maille élémentaire d'un capteur en forme de pseudo-losange, avec ses axes associés, - sur la figure 3, un exemple de bouclage de réseaux avec des triangles, - sur la figure 4, la chaîne des mise en forme du signal reçu et transmis par un capteur, - sur la figure 5, le schéma de raccordement des différents capteurs aux horloges au compteur et au calculateur, - sur la figure 6, la numérotation des différents points mémoires associés a un quadrant d'une maille en losange, - sur-la figure 7, le système d'aiguillage automatique des impulsions provenant des capteurs et de l'electronique associée, - sur la figure 8, le schéma du circuit de verrouillage manuel, - sur la figure 9, le dispositif de mise en mémoire des temps T1 et T2, - sur la figure -10, le schéma logique du dispositif permettant d'associer aux temps T1 et T2 les variables X et Y, - sur la figure 11, le schéma du dispositif logique permettant de déterminer le signe de X, - sur la figure 12, le schéma logique permettant de déterminer le signe de Y, - sur la figure 13, le bloc diagramme complet du dispositif multicapteurs. Comme on l'a déjà indiqué, la présente invention a pour objet un dispositif de iocaisation de sources d'émissions acoustiques permettant d'enregistrer sur un point mémoire d'un ordinateur et en temps réel, ie nombre de trains d'ondes provenant de différents domaines sur la surface a étudier. Le dispositif d'utilisation simple est économique puisqu'il n'associe a un réseau de capteurs que deux horloges et deux compteurs vers lesquels aboutissent les différentes impulsions provenant des capteurs après mise en forme par une chalne électronique. Sur la figure 1, sn a représenté une configuration d'un réseau de capteurs comportant 30 capteurs. Ce réseau permet déjà de couvrir une surface importante et de plus, ce nombre de capteurs n'est pas limitatif: il pourra être réduit si la structure à surveiller est de plus faible dimension; de même une configuration modulaire de l'appareil permet d'accroître aisément ce npmbre de capteurs, celui-ci étant limité uniquement par la capacité de mémoire de l'organe de traitement comme on le verra plus loin.Les capteurs 1 à 30 de la figure 1 sont placés au sommet de losanges, les capteurs du groupe G1 étant les capteurs dont les numéros sont encerclés clest-à-dire les capteurs 1, 2, 3, 4, 9, 10, 11, 12, 17, 18, 19, 20, 25, 26, 27, 28 et les capteurs du aroupe G2 .les 24 capteurs restants c'est-à-dire les capteurs 5, 6, 7, 8, 13, 14, 15, 16, 21, 22, 23, 24, 29 et 30.Cette configuration de capteurs permet de localiser une source d'émission située sur un cylindre, fermé à ses deux extrémités par dieux demi-sphères. Les capteurs 29 et 30 sont situés au pôle des deux demi-sphères alors que, comme indiqué-sur la figure 1, le plan contenant le réseau de capteurs est replié autour du cylindre, de façon a ce que les capteurs représentés sur la taure -par les chiffres 1, 9, 17 et 25 coïncident avec ceux représentés par les mêmes chiffres sur le côté opposé du rectangle formé par les deux chiffres 1 et les deux chiffres 25. Dans la suite de l'exposé, on désignera le numéro d'un losange par le numéro du capteur le plus à gauche de ce losange. Par exemple, le losange 15 est constitué par les capteurs 15, 11, 14 et 19 Sur la figure 2, on a représenté le cas plus général d'une maille élémentaire constituée par un pseudo-losange, les capteurs étant disposés sur les sommets a, b, c, d du pseudolosange.Les capteurs situés sur les sommets a et c reçoivent des trains d'ondes successifs, provenait d'une source S-, à un intervalle de temps T1 Le capteur sis sur le sommet a étant attaqué le premier, ceci indique que la source se trouve sur la branche d'hyperbole 50. A l'aide de la différence de temps T2, le capteur prioritaire étant dans ce cas, le capteur situé sur le sommet b, on détermine que la source est située sur la branche d'hyperbole 52. On voit que l'approximation consistant à remplacer les branches d'hyperboles 50 et 52 par leurs tangentes au sommet aux points d'intersections avec les diagonales du pseudo-rectangle revient à localiser la source non pas en S mais en S' comme représenté sur la figure 2.La position S' de la source est définie par les coordonnées X et Y et rapportée à deux axes 54 et 56, ces axes étant les médiatrices des diagonales a c et b d. On voit clairement sur cette figure que lorsque le point a se rapproche du point a' d'intersection des deux diagonales pour se confondre avec lui, le pseudo-losange se transforme en triangle, mais que le même principe de détection et de localisation de la source d'émission peut être utilisé sans autre modification du branchement des capteurs. Le réseau représenté sur la figure 1 avec 30 capteurs présente une très grande souplesse d'utilisation, Dans le cas où l'on veut localiser une source non pas sur la surface d'un cylindre terminé par deux hémisphères, mais sur une surface plane le "bouclage" du réseau par les capteurs 1, 9, 10, 7 et 25 n'est pas possible.On introduit alors trois capteurs supplémentaires 5',.13' et 21' comme on l'a représenté sur la figure 3; les capteurs supplémentaires 5', 13' et 21' sont branchés sur les entrées 5, 13 et 21 (deux capteurs branches sur une même entree) les entrées étant celles du dispositif de comptage èt de mise en mémoire du dispositif électronique logique qui sera décrit plus loin; de même, les capteurs 29', 30' et 29", 30" ont été ajoutés, car dans le cas d'une surface plane, le découpage en peau d'orange a l'aide des capteurs 29, 30 n'a plus sa raison d'être. On n'a plus dans ce réseau seulement des losanges mais des triangles qui, encore une fois, peuvent être conçus comme des pseudo-losanges Limites.Les capteurs 30, 30' et 30" de même que les capteurs 29, 29' et 29 sont branchés sur la même entrée du circuit électronique de comptage et de mise en mémoire des impulsions. L'émission d'une onde de contraintes au sein du matériau donne naissance à une vibration de sa surface, qu'il faut mettre en évidence: les capteurs piézoélectriques sont tout à fait appropriés pour ce genré de détection. Mais il est clair que l'on peut utiliser toute autre sorte de capteurs, par exemple des capteurs à fibre optique enregistrant la variation de lumière réfléchie par'un polit de la surface a étudier, le mouvement de cette surface faisant varier la lumière captée par la fibre optique.Dans l'exemple- de réalisation décrit dans le brevet, on se limitera au capteur piézoélec1trique. Les signaux recueillis par ces capteurs sont de très faible niveau et leur forme est tout à fait aléatoire puisqu'il se produit de nombreuses réflexions du train d'ondes au sein du matériau, ce qui transforme grandement le train d'ondes inltial émis par la source. I1 convient donc d'amplifier ces signaux puis d'engendrer, à partir de ces- signaux des impulsions calibrées. Les capteurs piézoélectriques étant très sensibles au bruit ambiant, il est nécessaire après amplification de filtrer les trains d'ondes. Les impulsions doivent, de plus, n'être engendrées que lorsque le signal délivré par le capteur est supérieur à un certain niveau. Pour ce faire, le dispositif de mise en forme est précédé par un discriminateur à seuil réglable. Selon une variante de l'invention, on utilise des moyens électroniques pour régler l'amplitude du seuil en fonction du bruit de fond moyen. Sur la figure 4, on a'représenté le schéma du dispo sitif électronique de mise en forme et de discrimination des impulsions: le train d rondes 60 délivré par le capteur attaque un amplificateur 62; le signal délivré après l'amplificateur passe à travers un filtre passe-haut 64, un discriminateur 66 à seuil réglable commandé par l'entrée 68, et un crgane de mise en forme du signal 69. 'impulsion de sortie est représen- tée en 70. On dispose ainsi selon le schéma représenté sur la figure 1 de 30 capteurs suivis chacun de sa channe électronique de mise en forme représentée sur la tigure 4. Il serait possible de taire une mesure de différence de temps simultanément dans tous les losanges. Ceci nécessiterait 56 modules de mesure de différence de temps. Ce dispositif serait d'autant plus compliqué que toutes les informations arriveraient simultanément de tous les losanges, dans les cas de sources nombreuses, émettant intensément, et disséminées sur toute la surface à surveiller; le traitement ne pourrait se faire que, informations par Informations en temps différé. On a envisagé selon l'invention un système d'a1guil- lage automatique dont le principe est simple: dès qu'une source émet, un système de logique aiguille la mesure pour ne prendre en considération que le losange dans lequel se trouve cette source, tous les autres losanges étant alors rendus "aveugles". Sur la figure 5, cn a représenté un schéma du système de comptage et de mise en mémoire des informations comportant le système analogique constitué par la chaîne representée sur la figure 4, en 72, ces différents systèmes analogiques étant reliés à chaque capteur par la connexion telle que 74. Tous les systèmes sont reliés à une unité logique 76 permettant l'inhibition des autres capteurs, qui sera décrite plus loin. De cette unité logique, il ressort deux organes de comptage, 78 et 80; dans lesquels sont insérés des compteurs Cl et C2, et des horloges H1 et H2. Après détermination des temps entre deux impulsions dans chaque groupe des capteurs, ces impulsions sont envoyées dans un calculateur 82 pour y être emmagasinées et traitées. Le principe de l'aiguillage logique est simple: quand un capteur reçoit un train d'ondes, c'est que la source est située dans un des 4 losanges (ou pseudo-losanges > dont le capteur en question est sommet. Il convient donc d'inhiber tous les capteurs qui n'appartiennent pas à ces 4 losanges, soit 21 capteurs. Quand 3 capteurs d'un même losange auront ainsi inhibé les capteurs qui ne leur sont pas voisins immédiats, il ne reste que quatre capteurs actifs appartenant au losange dans lequel se trouve la source. Par exemple, soit une source S émettrice située dans le losange 15, de la figure 1. Le capteur 19 est le premier atteint par le train d'ondes émis par S. La logique ne garde actif que les capteurs des losanges 18, 15, 19 et 23; puis le capteur 14 reçoit le train d'ondes, la logique élimine alors tous les capteurs sauf ceux des losanges 15, 11, 14, 19. Restent donc actifs après ces deux opérations, les capteurs des losanges 15 et 19. En effet, 118, 15, 19, 23) (15, 11, 14, 19) = (15, 19). Si on ne connait pas encore le losange dans lequel se trouve la source, le doute ne porte plus que sur deux losanges. Le capteur 15 reçoit alors a son tour le train d'ondes venant de la source S'. La logique inhibe tous les capteurs n'appartenant pas aux losanges 16, 10, 15 et 18 et il ne reste actif que le losange 15 dans lequel se trouve la source en effet, (15, 19) (16, 10, 15, 18) -= 15. On a donc déterminé sans ambiguité le losange dans lequel se trouve la source. La mesure des différences de temps est simple: si un capteur du groupe G1 a déclenché une mesure de temps, c'est un capteur du groupe G1 qui arrêtera cette mesure sur l'horloge H1 et le compteur C1 associé. Les capteurs du groupe G1 seront donc tous reliés aux modules de mesure de temps T1, ceux du groupe G2 aux modules de mesure de temps T2; l'unité logique servant à rendre aveugles les capteurs sera décrite plus loin. On va maintenant traiter des sytèmes d'accumulation statistiques des trains d'ondes venant d'une source de position donnée. Si le système d'aiguillage diminue le nombre d'informations reçues (un certain nombre de capteurs étant inhibés lorsqu'un capteur reçoit une information), il permet le traitement d'une façon simple des informations. De toute façon on fait une accumulation statistique des impulsions émises par les différentes sources, ce qui fait que divers trains-d'ondes émis par une source peuvent être perdus puisque aboutissant à des capteurs aveugles, mais en moyenne le nombre de trains d'ondes reçus et acceptés sera proportionnel à l'intensité d'émission de la source. La mesure du temps est une mesure digitale. Les horloges H1 et H2 battent à la période A (D compris entre 0,1 et 100 u s par exemple). La première impulsion reçue sur le module de mesure déclenche un compteur qui compte les tops de l'horloge. Ce compteur est arrêté à la deuxième impulsion reçue par le module. a est choisi tel que le temps mis pour parcourir la plus grande diagonale dans le réseau soit inférieur ou égal à 119 A. A chaque valeur de T, (T1 ou T2) correspond un point d'une demi-diagonale du losange (soit ici 120 points par demi-diagonale). L'approximation lineaire des hyperboles donne une précision de 5% en X et Y; 10 points sur chaque demi-diagonale sont donc largement suffisants. X et Y sont compris entre O et 10 unités de longueur.X et Y sont entiers, ce qui implique que les temps T et T2 sont 1 compris entre O et 19 unités de temps (car X ou Y = T/2). On aurait donc pu choisir une horloge battant six fois moins vite, mais dans le comptage digital de cette horloge, on fait une erreur de + 1 par l'indétermination de départ. En comptant les temps entre O et 119, on ne fait donc une erreur que de 1/119ème au lieu de 1/19ème avec une horloge plus lente. I1 suffit donc de diviser T1 et T2 par 12 pour avoir les coordonnées X et Y. Comme indiqué sur la figure 2, chaque losange est subdivisé entre 4 quadrants. Le quadrant A correspond à X > O, Y > O; pour le quadrant B, X > O, Y O et pour le quadrant D, X Pour éviter suivant la taille du losange de réserver un nombre de zones de mémoire variable, on réserve toujours un nombre constant de points mémoires correspondant à la plus grande-diagonale du plus grand des losanges ou pseudo-losanges. Dans le cas considéré, on prend: O # |X| # 10 O # |Y| # 10, soit 66 zones par quadrant. Sur la figure 6, on a représenté les différentes zones7 X étant représente en abscisse et Y en ordonnée. Chaque point, correspondant à une discrétisation de X et Y est numéroté de 1 à 66. Autour de chaque point est centré une petite zone d'incertitude (carré de côté unité)-;- par exemple, le point 34 est entouré de sa zone d'incertitude désignée par 100; disposant de 28 losanges donc de 28 fois quatre quadrants, le nombre de zones mémoires réservées est de: 28 x 4 x 66 = 73-92 zones. Le déroulement du calcul et de la mise en mémoire est très simple: le calculateur reçoit un couple de valeur T1 et T2, O # T1 # 119 # et O # T2 # 119 A; il reçoit également les numéros du losange et du quadrant. Le calculateur détermine d'abord les coordonnées X et Y, T1 + 5 X = partie entière ( 12), T2 + 5 Y = partie entière ( T2 + 5 Le fait d'ajouter S à T, et de prendre la partie entière du résultat de la division, pe-rmet drarrondir la valeur de X ou de Y à la valeur entière la plues proche. Le couple X et Y correspond à un point d'un quadrant si X + Y # 11. Si ce test est vérifié, on calcule le numéro du point correspondant, sinon on recommence une nouvelle mesure, et les valeurs de X et Y sont éliminées. Pour une nouvelle mesure, les modules de mesure de temps sont remises à zéro et les capteurs sont tous rendus actifs. Le calcul du numéro correspondant à un point est simple. Soit M ce numéro (par exemple, le numéro 34 de la figure 6). - Si Y = O, M = X + 1, I1 reste à calculer l'adresse définitive en mémoire. Soit N cette adresse, L le numéro du losange et Q celui du quadrant. Les quadrants A, B, C, D sont numérotés 0,1, 2, 3, sur la mémoire de l'ordinateur. Le mini ordinateur utilisé dans un exemple d'application, est un ordinateur Multivingt fabriqué par la Société Intertechnique. Sa mémoire est constituée de pages de 255 octets. Dans la page zéro les octets 86 et 87 ne sont pas accessibles. Une zone est le carré de côté unité entourant un point correspondant à une discrétisation des coordonnées X et Y. Sur la mémoire de lrordinateur, on range les zones à partir de la page 1. Les adresses des 7392 points vont donc de 256 à 7648. L'adresse N d'un point sera: N = 255 + (L-1) 264 + Q x 66 + M. L'ordinateur vient chercher le contenu de cette adresse etl'incrémente de 1 à chaque fois qu'un signal arrive sur ce point source. Lorsque le contenu de la mémoire de ce point atteint la valeur 255 (8 bits), on interrompt les mesures. Sinon, on refait une nouvelle mesure (système de comptage des temps remis à zéro et capteurs rendus actifs. Ainsi, dès que le contenu d'une zone atteint la valeur 255 (255 trains d'ondes émis par une source située dans cette zone), les mesures sont stoppées. I1 faut alors envisager la sortie des résultats. La visualisation des 28 losanges simultanément n'est pas facile (elle nécessiterait de fournir à l'appareillage, la position des capteurs); il est beaucoup plus simple de visualiser un seul losange, le choix de ce losange se faisant manuellement par affichage sur la face avant de l'appareil. A chaque mesure, les modules de comptage de temps fournissent un couple (T1, T2 > et la logique indique le numéro L du losange ainsi que le numéro Q du quadrant. Si et seulement si, le numéro L correspond au numéro affiché sur la face avant, l'organe de visualisation traitera le couple T1 et T2 , compte tenu de la valeur de Q (signe de X et Y) et visualisera le point correspondant. Si l'on désire connaître les positions des différents points trouvés dans toute la surface ainsi que le nombre de fois que ces points ont émis, il faut faire appel à l'ordinateur qui relit sa mémoire. L'ordinateur lit par exemple l'octet d'adresse N. Si la valeur du contenu de cet octet est inférieure a celles prédéterminées (nombre minimum d'émissions venant d'un point pour que ce point soit pris en compte), l'ordinateur passe a l'octet d'adresse N+1. Sinon, il décode cet octet de la manière suivante: - il calcule d'abord la valeur de A, partie entière de (N 262455) et on a alors A = L - 1 (on retranche 255 pour tenir compte du fait que pour le multivingt ordinateur utilisé on a commencé 1ladressage en page 1). On calcule ensuite B = N - 255 - A x 264, puis Q = partie entière (B66) Q sera le numéro du quadrant: O pour le quadrant A, 1 pour le quadrant B, 2 pour le quadrant -C, 3 pour le quadrant D. En faisant alors B - 66 x Q, on obtient le numéro M du point dans le quadrant. Viennent ensuite une série de tests pour encadrer M par deux valeurs &alpha; et ss, en effet: si Y = O , 1 # M # 11 Y = 1 , 12 # M # 21 Y- = 2 , 22 4 M P 30 Y = 3 , 31 Y -= 4 , 39 # M 45 Y = 5 , 46 > ;; M # 51 Y = 6 , 52 w M 56 Y = 7 , 57 # M # 60 Y = 8 , 61 M # 63 Y = 9 , 64 k M > 65 Y =10 , M = 66 Par exemple M - 34; M est compris entre a = 31 et ss = 38 et on sait donc que Y = 3. On aura la valeur de X par X M - a. On connaît alors les valeurs de X et Y. La valeur de Q permet de leur affecter un signe. Pour obtenir alors la valeur des coordonnées en vraie grandeur, il suffit de les multiplier par la constante C: C = å . vitesse du son, A étant la période de l'horloge des modules de comptage du temps. Ces résultats en vraie grandeur sont ensuite sortis sur imprimante ou tout autre système de visualisation. La suite de tests que l'on a envisagés pour encadrer la valeur M peut sembler longue. I1 ne faut cependant pas oublier qu'on est ici dans une phase de lecture de la mémoire et qu'on n'est pas directement limité dans le temps. De plus, tous ces tests s'ils sont microprogrammés sont exécutés très rapidement. Comme on l'a vu, l'approximation linéaire des hyperboles apporte une erreur; cetteereur peut être corrigée systématiquement ou non. On peut adjoindre un programme de corrections à la demande, passant de la valeur approchée-S' de la position de la source à la valeur exacte S. La tres grande souplesse du dispositif de l'invention qui permet un-e visualisation directe facilement exploitable et une localisation rigoureuse quand le besoin s'en fait sentir, apparait maintenant clairement. De plus, tous ces systèmes ne demandent pas plus que 16 Kbits de mémoire, ce qui est particulièrement économique. I1 s'agit maintenant d'exposer la réalisation technologique des différents systèmes et fonctions analogiques de l'invention. -L'organe essentiel de l'appareil est l'unité logique 76 qui permet l'aiguillage automatique, ainsi que l'identification des capteurs et du losange. Sur la figure 7, on a représenté le schéma du circuit d'entrée et de verrouillage pour une seule entrée, ce Schéma détaillant le bloc désigné par 76 sur la figure 5. Une impulsion 101 provenant d'un capteur, après traversée de la chaîne de mise en forme représentée sur la figure 4, entre sur une porte 102 de verrouillage. Après traversée de cette porte (quand elle est ouverte) , un signal correspondant au numéro du capteur est envoyé par la voie 104 vers la mémoire d'ordinateur. Tous les capteurs sont reliés par des dispositifs équivalents et en parallèle au peigne 106. Un bistable 108 avec un système 110 de remise à zéro envoie sur un circuit 109 de type "ET" le signal correspondant à la traversée de l'impulsion 101 à travers la porte.La voie 112 relie le bistable à la porte de verrouillage pour que le premier signal arrivant sur cette porte la verrouille et ne laisse plus passer d'autres signaux provenant du même capteur, pendant un temps donné, correspondant à la mise en mémoire sur ordinateur des coordonnées correspondant à une émission acoustique. Un bus de 30 fils est utilisé pour inhiber tous les capteurs qui ne sont pas les voisins immédiats du capteur recevant l'impulsion 100. Ce bus 114 comporte au moins autant de fils que de capteurs; la voie 116 inhibe le capteur correspondant à la porte 102 lorsqu'un autre capteur qui n'est pas voisin immédiat est attaqué.De même, les voies telles que 118 permettent d'inhiber tous les capteurs en verrouillant leur porte telle que 102 lorsque l'impulsion 101 donne un signal positif; l'entrée 119 de 109 et l'autre entrée 120 du même circuit sont alors toutes deux activées. L'entrée 120 peut fonctionner soit en automatique, soit en manuel; si l'on désire observer les signaux provenant d'un seul losange, on fixe la valeur de l'entrée 120 à O de façon manuelle pour tous les capteurs ne faisant pas partie du losange intéressé; si l'on désire fonctionner en automatique, c'est-à-dire sans choisir un losange déte-rminé, on donne à l'entrée 101 la valeur 1 (en logique positive). La voie 122 permet le décalage de registres (qui sera décrit plus loin) permettant 1 'emmagasinage des informations sur la mémoire de l'ordinateur.L'organe 124 est l'organe de comptage des temps entre deux impulsions reçues sur le même groupe de capteurs. I1 comprend l'horloge H1 et le compteur C1 par exemple. La voie 111 est utilisée pour l'identification du losange. Le signal de remise à O, 110, déclenche le bistable après: - un test X + Y il 1 1 indiquant une mesure non valide, - une incrémentation d'une unité d'une zone de mémoire (fin d'une mesures, - une valeur de temps dépassant la valeur de 120 A. Comme on l'a dé7à Indiqué, un aiguillage manuel est possible: il est parfois intéressant de se limiter à un losange déterminé, losange choisi par un mini digit sur la face avant de l'appareil; pour faire ce choix, on envoie 26 tensions de verrouillage sur les 26 capteurs n'appartenant pas au losange choisi. Un tel circuit de verrouillage manuel est représenté sur la figure 8 comprenant la même voie 120 que celle représentée sur la figure 7. La porte 130 a une entrée J reliée à l'affichage de J. L'enclenchement d'un capteur de numéro J donne la valeur J à l'entrée du circuit 130. Les fils tels que 132, désignés par 118 sur la figure 7 représentent les fils vers le bus de verrouillage 114. Les modules de comptage, tels que 124 sont déclenchés par la première impulsion qu'ils reçoivent et arrêtés par la seconde impulsion. Tous les capteurs du~ groupe G1 attaquent le module 124 en parallèle, ceux du groupe G2 attaquent un module semblable également en parallèle. Les dispositifs d'identification du losange des capteurs du quadrant et des axes seront décrits plus précisément dans la suite. Pour déterminer le numéro d'un losange, il suffit de connaître une diagonale de ce losange. Il suffit donc de savoir quels sont les capteurs du groupe G1 par exemple qui ont reçu des impulsions. Les sorties d'identifications des losanges, désignées par 104 sur la figure 7 existent seulement pour les capteurs du groupe G1 et sont reliées à une matrice d'identification 16 entrées, 28 sorties composées de 28 circuits "ET". En effet, une impulsion sur entrée 10 correspond dant au capteur 10 de cette matrice et sur l'entrée 11 correspondant au capteur 11 permettent de savoir que le losange porte le numéro 10 par exemple. De même, une impulsion sur l'entrée correspondant au capteur 20 et sur l'entrée correspondant au capteur 28 permet de savoir que le losange porte le numéro 22. Cette matrice d'identification 16/16 est suivie d'une matrice de codage binaire (à diodes ou autres) pour donner en binaire le numéro du losange. Cette matrice de codage a 18 entrées et 5 sorties ( 5 bits). I1 faut maintenant se préoccuper du système d'identification de capteurs: chaque groupe de capteurs dispose de son système d'identification; il est composé d'une matrice de codage binaire, 5 bits a 14 ou 16 entrées suivant le groupe considéré. I1 est suivi de trois registres 5 bits. Sur la figure 9, on a représenté la matrice de codage 200 comportant 14 ou 16 entrées suivant le groupe G1 ou G2 de capteurs considéré, les fils arrivant par des connexions telles que 202. Cette matrice de codage est suivie de trois registres: le registre T, le registre NP, le registre P comportant des entrées 204, 206 et 208 pour le décalage des registres et des entrées 21oye, 212 et 214 pour la remise à zéro de ces registres. Les impulsions décalages de registres issues de l'entrée des modules de comptage de temps par la voie 122 par exemple, servent a décaler les contenus des registres, vers la droite sur la figure 9. Le fonctionnement est le suivant: au début des mesures, les registres sont par exemple à zéro; une impulsion apparat sur un capteur; aussitôt ce capteur est identifié et son nom apparaît dans le registre T. Au bout de l'instant E, le contenu de ce registre passe dans le registre NP et le registre T se remet a zéro Une autre impulsion arrive alors sur un autre capteur du mêr e groupe; le numéro de ce capteur apparaît dans le registre T. Au bout de l'intervalle de temps E, le contenu du registre T passe dans le registre NP tandis que le contenu du registre NP passe dans le registre P. En définitive, le nom du capteur prioritaire se trouve dans le registre P et le nom du capteur non prioritaire se trouve dans le registre NP. Il va de soi que ce système à trois registres n'est donne qu'à titre d'exemple et que des systèmes à deux registres à décalage automatique peuvent être utillsés de façon semblable. On a identifié les capteurs ainsi que les priorités d'arrivée. On connaît donc les paramètres relatifs aux capteurs du groupe G1 soit T1, NP1 et P1 et les paramètres relatifs aux capteurs du groupe G2, soit T2, NP2 et P2 ainsi que le numéro L du losange. I1 s'agit maintenant d'identifier les axes elles quadrants.Dans tout ce qui précède, on a écrit. T1 T X = 21 et Y = Ceci implique que la diagonale sur laquelle se trouvent les capteurs du groupe 1 est l'axe des X; comme on le voit sur la figure 1, ceci n'est pas toujours le cas et les capteurs du groupe sont alternativement sur l'axe des X et sur l'axe des Y. T Le choix entre ces deux possibilités, X = 2 ou X = T2/2 dépend de la position des capteurs du groupe G1 par rapport aux axes. I1 importe donc de- déterminer cette position. Pour cela, on utilise l'opération logique simple: H = (N X P1) + ( L X NP i > Cette opération logique est effectuée par. le circuit logique représenté sur la figure 10 où le nombre L est codé en binaire apparaît sur les fils 220, le résultat P1 en binaire sur les fils 222, les valeurs L sur les fils 224, et de NPl sur les fils 226. Le circuit "ET" compare les valeurs de chaque fil de L et P1, pris deux à deux, suivant leur ordre de numérotation binaire. Les résultats apparaissent en sortie sur les fils tels que 228 et 230. Ils constituent les entrées des circuits -1,ET" 232 et 234; en sortie du circuit "OU" 236 on obtient le résultat H en 238. Si H = 1, les capteurs du groupe G1 sont sur l'axe des X et l'on a: T1 T X = -2 et Y = Si H = O, on a: T2 T1 X = 2 et Y = 2 Le calculateur effectue alors les opérations consistant à prendre la partie entière de X et la partie entière de Y qui sont emmagasinées en mémoire dans deux registres R1 et R2 respectivement. Après avoir identifié les axes, il faut identifier le quadrant Q. Pour cela, on détermine le signe de X et le signe de Y. Pour déterminer le signe de X, on utilise l'equa- tion logique. U = (L X P1) + (L x P2). U = 1 si l'un des capteurs prioritaires est le capteur le plus à gauche. On a donc U = 1 pour X négatif et U = O pour X positif. Sur la figure 11, on a représenté -le schéma électronique logique permettant d'effectuer l'opération donnant le résultat U en 240, le circuit utilisant 4 portes "ET" telles que 242, 244, 246, 248 et une porte. "OU" 250. Le fonctionnement des circuits comparateurs 242 et 244 et du circuit "ET" sont identiques aux circuits de la figure 10. Pour déterminer le signe de Y, on se sert de la condition générale que, dans la numérotation des losanges ou des pseudo-losanges tels que représentés dans les figures 1 et 2, les sommets a, b, c, d sont tels que a c, ceci pour déterminer l'équation logique: V = (H x (P2 > L)) + (H x (P1 > L)) Si H = 1, P2 appartient à l'axe Y; si donc P2 > L, V = 1 et Y Si H = O, H = 1 et P1 appartient a l'axe Y; si P1 > L, V = 1 et Y 4 O; on a donc si V = 1-, Y 4 O et si V = O , Y # O; le numéro du quadrant s'écrit donc en-binaire. Q = UV On utilise pour réaliser ces opérations logiques des comparateurs logiques dont la table de vérité est donnée cidessous pour deux entrées A' et B' et deux sorties X et Y. X Y X Y A' > B' 1 0 A' = B' 1 1 A' B' 0 1 Sur la figure 12, on a représenté le circuit logique fournissant V. On a le premier circuit comparateur 300 dont la table de vérité est donnée précédemment et en 302, le deuxième circuit comparateur; les entrées des circuits 300 et 302 sont respectivement, L et P2 et, L et P1, en binaire; la valeur de H est introduite par le canal 304 et combinée aux valeurs de sortie de X1 et Y1 par llintermediaire d'un circuit "NOn 306, à l'aide des circuits "ET" 308 et 310 pour aboutir à un circuit "OU" 312 d'où il sort la valeur de V en 314. Sur la figure 13, on a représenté le bloc diagramme complet du système multicapteur. Les chaînes d'amplification et de mise en forme des signaux provenant des différents capteurs sont représentées par les blocs 62 (amplificateur) 64 (filtre) et 66 (discrimination et mise en forme des signaux) pour les capteurs du groupe G1) et les blocs fi2', 641, 66' pour les capteurs du groupe G2. De façon générale , les numéros primés correspondent, pour les dispositifs se rattachant aux capteurs du groupe G2, aux dispositifs équivalents attachés aux capteurs du groupe G1. Les bistables 108 et 108' rendent aveugles les capteurs qui ne sont pas les plus proches voisins du capteur prioritaire par l'intermédiaire des voies 401 et 401' aboutis saint au "bus" 114.Le dispositif avec trois registres à décalages 400 est celui décrit plus en détail dans la figure 9. Le module de comptage de temps est représenté en 124 et 124'. Le module d'identification des axes 402 symbolise le dispositif électro- nique logique de la figure 10. L'électronique du bloc 404 permute les axes selon la valeur de H à la sortie de 402. Les opérations logiques déterminant les signaux de X et de Y sont faits dans les blocs 408 et 410 où siègent les dispositifs électroniques des figures 11 et 12. La matrice 412 effectue le produit W. Sur le calculateur 420, on met en mémoire le numéro du losange du quadrant, de la zone du quadrant et on totalise le nombre d'impulsions provenant de la source située dans cette zone. Le dispositif multicapteur de localisation selon 1 'invention, a une grande capacité d radaptaUon. Cette capacité d'adaptation a été obtenue par différents choix originaux: - choix de losange comme maille élémentaire du réseau (ou de pseudo- losange) permettant de couvrir des surfaces des loppables ou non, - utilisation de l'approximation linéaire des Ilyperboles qui simplifient grandement le mode opératoire: il n 'est plus besoin de connaitre les positions des capteurs pour le calcul des coordonnées puisqu'on attache à chaque losange un systeme coordonnées qui lui est propre. Les seules données nécessaires aux calculs sont la valeur de la base de temps t et la vitesse du son, - l'aiguillage et la sélection automatique effet eès le départ, ont pour effet, un tri très .simple des informations. Tous ces choix permettent une souplesse d'utilisation très grande (nombre de capteurs variables, position non figée desdits capteurs) et laissent une grande liberté au niveau de la sortie des données (visualisation en temps réel et localisation approximative ou rigoureuse). I1 va de soi que les exemples de schémas électroni- ques donnés ci-dessus ne sont fournis qu'à titre d'exemples et que tous schémas ou dispositifs restant dans le cadre des équivalences doit être compris comme inclus dans l'invention. REVENDICATIONS 1. Dispositif de localisation de sources d'émissions acoustiques, caractérisé en ce qutil comprend: - un réseau bi-dimensionnel de capteurs, placésur la surface de l'objet dans lequel on veut localiser la source d'émission acoustique, la maille élémentaire étant pour une partie au moins du réseau un pseudo-losange, c'est-à-dire un quadrilatère dont les diagonales se coupent à angle droit, les capteurs étant situés sur le sommet dudit pseudo-losange et classés en deux groupes, le groupe G1 comportant les capteurs situés sur un couple de sommets opposés de tous les pseudolosanges et le groupe G2 comportant les capteurs situés sur autre couple de sommets opposés de tous les pseudo-losanges, - des moyens électroniques associés à chaque capteur pour amplifier , filtrer, discriminer en fonction d'un seuil réglable et mettre sous forme d'impulsions le signal délivré par chaque capteur lorsque ledit capteur reçoit un train d'ondes émis par la source, - des connexions reliant tous les capteurs du groupe G1 à une horloge H1 et tous les capteurs du groupe G2 à une horloge H21 - des moyens pour inhiber pendant un intervalle de temps réglable la transmission des signaux provenant de tous les capteurs qui ne sont pas les voisins immédiats du premier capteur recevant un train d'ondes acoustiques, puis de tous les capteurs qui ne sont pas les voisins immédiats du second et du troisième capteurs recevant un train d'ondes acoustiques, - des moyens électroniques pour déclencher un compteur C1 relié à l'horloge H1 lorsqu'un capteur du groupe G1 et ses moyens électroniques associés transmettent une impulsion, et l'arrêter lorsqu'un second capteur du même groupe transmet un second signal après un temps T1, - des moyens électroniques pour déclencher un compteur C2 relié a l'horloge H2 lorsqu'un capteur du groupe G2 et ses moyens électroniques associés transmettent une impulsion et l'arrêter lorsqu'un second capteur du même groupe G2 transmet un second signal après un temps T2. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'une partie du réseau bi-dimensionnel est constitué par des triangles, et en ce que quatre capteurs A1, A2,-A3 et A4 sont disposés sur chacun des ces triangles, trois capteurs A1, A2 et A3 sur les sommets du triangle et le*quatrième capteur A4 sur le milieu d'uncoté A1 A2 dudit triangle, les capteurs A3 et A4 étant reliés à un des deux groupes de capteurs et les capteurs A1 et A2 à l'autre groupe de capteurs. 3. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 2, caractérisé en ce que les horloges H1 et H2 battent à une période comprise entre 0,1 et 500 -C:s. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens électroniques pour diviser par 2 les temps T1 et T2 et les multiplier par la vitesse du son dans le matériau, ce qui donne les coordonnées approximatives X et Y de la source rapportées à un système d'axes perpendiculaires associé a chaque losange, chacun des axes coupant une des diagonales du pseudo-losange en son milieu. 5. Dispositif selon 1 rune quelconque des revendica- tions 1 a 4, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour discrétiser les coordonnées X et Y de la source en prenant leurs valeurs entières les plus proches des valeurs mesurées. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 a 5, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens électroniques pour s'assurer que chaque coordonnée X et Y discrète appartient à un point des quatre quadrants constituant un pseudolosange en vérifiant que la somme X + Y est bien inférieure à la moitié de la longueur de la plus grande diagonale dudit pseudo-losange. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour accumuler en temps réel sur un ordinateur le nombre de trains d'ondes succesifs provenant de chaque couple de valeurs discrétisées X, Y pendant un temps donné. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens électroniques logiques pour associer aux valeurs T1 et T2 des coordonnées X ou Y selon le pseudo-losange considéré. 9. Dispositif selon 1 'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les pseudo-losanges considérés sont des losanges. 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, comprenant des moyens pour discriminer le signal sortant du filtre passe-haut de la chaine électronique associée à chaque capteur, en fonction d'un -seuil réglable, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens électroniques pour régler l'amplitude du seuil en fonction de l'amplitude du bruit de fond moyen. Il Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que lesdits capteurs sont des transducteurs piézoélectriques.