l'invention concerne les perfectionnements à la fabrication des gants de protection. On porte des gants de protection dans de nombreux travaux, soit pour protéger l'utilisateur de la contamination par des matériaux avec lesquels il travaille, comme ctest le cas dans les industries chimiques, soit pour protéger les matériaux contre la contamination par l'utilisateur, comme en chirurgie, en boulangerie et dans des applications similaires dans lesquelles une hygiène stricte est exigée. On constate actuellement une tendance progressive, dans les industries telles que la fabrication des automobiles, à donner à chaque ouvrier une nouvelle paire de gants de protection au début de chaque période de travail et à les jeteur à la fin de cette pé- riode. En conséquence, le cott de fabrication a une importance primordiale. Un problème supplémentaire réside cependant en l'assurance que les gants, lorsqu'ils ont été distribués, sont effectivement utili sés psr l'ouYrier. Bes gants relativement lourds ou raides ne sont pas considérés comme protecteurs et ne sont pas apprécie Donc, non seulement les gants doivent être d'une fabrication économique, mais ils doivent également autre légers et souples de manière que l'utilisateur ne considère pas leur utilisation comme désavantageuse. l'in- vention vise à atteindre ce but. Dans un procédé connu de fabrication de gants de protection, on découpe un tissu interlock tricoté relativement lourd (203 g/m) en forme reproduisant une main aux doigts écartés et on coud ensemble deux de ces formes pour former une base de gant. On étire ensuite cette base sur un gabarit ayant la forme d1une main aux doigts écartés, et on la plonge dans un sol de caoutchouc naturel ou synthétique ou une matière plastique convenable.Ce plastisol tend à "s'infiltrer" dans l'étoffe en remplissant par capillarité les pores entre fils Ce procédé connu présente des inconvénients tels que l'obliga- tion d'utiliser une étoffe relativement lourde et, du fait du découpage et de la couture manuels, il est difficile de maintenir 1'uniformité de dimensions et de formes entre des paires de gants de meme taille. La pénétration du plastisol tend de plus à produire un gant plus raide que souhaitable du point de vue de l'utilisation pendant des opérations de manipulation, et également plus raide que ce qu'on pouvait attendre des propriétés des maté riaux de revêtement et de base utilisés, du fait que, dans la zone de pénétration, le revêtement et la base se renforcent mutuellement. Afin d'obtenir un gant ayant une flexibilité améliorée, la présente invention a pour objet un procédé de fabrication d'un gant de protection, caractérisé par le fait que a) l'on revêt préalablement un substrat en étoffe textile légère sur une seule face avec une dispersion constituée principalement d'un polymère à base de nitrile contenant une certaine proportion de polychlorure de vinyle et un savon, cette dispersion étant appliquée à l'état de mousse et adhérant à la surface exté- rieure de étoffe pour remplir ses pores et ses interstices mais sans imbiber complètement l'épaisseur de l'étoffe, b) on fait durcir la dispersion, c) on superpose deux couches d'étoffe préalablement revêtues avec leurs faces préenduites en contact l'une avec l'autre, d) on soude les deux morceaux d'étoffe l'un avec l'autre le long d'une zone de soudure ayant la forme du contour d'une main, e) on découpe la forme ainsi définie, en utilisant un couteau profilé, à travers la zone de soudure, f) on inverse la coquille de gant ainsi formée de manière à amener la surface préalablement revêtue à l'extérieur, g) on place la coquille de gant inversée sur un gabarit ayant la forme d'une main et, h) on plonge dans une matière plastique ou un caoutchouc liquide, le gabarit et la surface extérieure préalablement revêtue de la coquille de gant montée sur le gabarit pour former un revêtement extérieur imperméable, ce revêtement étant empêché de pénétrer dans l'étoffe du fait du revêtement préalable de celle-ci. Du fait du revêtement préalable de l'étoffe de base, ou doublure, l'invention permet l'automatisation de la fabrication de doublures de gants, grace au fait que le revêtement préalable permet de souder ensemble les couches de l'étoffe. Une machine destinée à cet usage peut comprendre une ou plusieurs têtes de soudure conformées au contour d'une main aux doigts écartés pour souder ensemble deux morceaux d'étoffe préalablement enduite, soit thermiquement, soit par soudure haute fréquence, et un couteau de découpage conformé selon la tête de soudure pour découper une forme de main aux doigts écartés, le couteau de découpage étant actionné après la tête de soudure pour couper le long des soudures et former une doublure de gant soudée. Au cours du processus selon l'invention, la doublure est inver see de sorte que la soudure qui était visible se trouve maintenant à l'intérieur. dette doublure est ensuite placée sur un gabarit ayant la forme d'une main aux doigts écartés et plongée dans un sol d'une matière plastique ou d'un caoutchouc convenable pour revêtir la doublure sur sa face extérieure d'une couehe de matière plastique ou de caoutchouc. Du fait de la présence du revêtement préalable, le sol ne traverse pas l'étoffe interlock du fait que les pores de cette étoffe sont déjà emplet qu'il ne se produit aucune action capillaire. La présente invention vise en conséquence à obtenir un procédé de fabrication de gants enduits de polychlorure de vinyle ou de caoutchouc qui soient d'une part, peu cofteus et, d'autre part, légers et souples de manière que leur utilisation ne soit pas con sidérdBcomme une gêne et cela est obtenu conformément à l'invention par les opérations suivantes a) on part d'un tissu réellement léger, à savoir un tricot ou jersey uni ayant un poids d'environ 135 à 142 g/m. Ces tissus sont plus minces que les interlocks habituellement utilisés. Il est bien entendu, qu'on peut également utiliser, con formément à l'invention, un interlock du même type et du même poids ou dtun poids de 135 à 142 g/m. b) Cette étoffe légère est enduite préalablement (et non pas imprégnée) sur une seule face par une dispersion constituée principalement d'un polymère à base de nitrile (c'est-à-dire un caoutchouc synthétique) mais comprenant également une proportion de polychlorure de vinyle ainsi qurun savon, cette dispersion étant à l'état de mousse (par exemple après avoir été agitée) lorsqu'elle est appliquée à l'étoffe, c) on effectue le revêtement préalable ou préenduction en faisant passer l'étoffe en rouleau au-dessous d'une racle qui étale le préenduit sur une faible épaisseur sur l'ensemble de l'étoffe, cette étoffe n'étant pas soutenue en-dessous en regard de la lame, puis en faisant durcir le revêtement par passage de 1' étoffe pré enduite à travers un four ou en la soumettant d'une autre manière à la chaleur. Le revêtement préalable ne pénètre pas dans l'étoffe en la traversant mais adhère simplement à la surface pour remplir ses pores et interstices.C'est le contraire de l'étalement plus classique au moyen d'une racle, l'étoffe étant soutenue par en-dessous (par exemple pas un rouleau) en regard de la râcle qui, en conséquence, tend à forcer le revêtement à traverser l'étoffe, d) on superpose alors deux couches d'étoffe Dréalablement revêtues avec leurs surfaces préenduites en contact l'une avec l'autre, on soude celles-ci ensemble et on les sépare, e) cela donne la coquille d'étoffe qui, bien qu'étant constituée d'une étoffe légère, ntest pas susceptible d'être pénétrée au cours des immersions suivantes, f) la coquille d'étoffe est inversée de manière à amener le revêtement à l'extérieur, g) on étire ensuite la coquille sur un gabarit et on la plonge dans un plastisol de polychlorure de vinyle, et, h) le revêtement extérieur en plastisol résultant est accroché sur le revêtement préalable par durcissemént. Le procédé selon 11 invention permet d'obtenir les avantages suivants a) réduction des colts en éliminant la couture, b) réduction des coûts en permettant l'utilisation d'une étoffe bien plus légère pour la doublure tout en évitant en même temps la pénétration, et c) assurance d'obtention d'un produit souple et acceptable commercialement. L'invention sera bien comprise à la lecture de la description suivante d'un procédé de fabrication d'un gant de protection selon l'invention, sous forme d'une mise en oeuvre préférée, en se référant au dessin annexé sur lequel : - la fig. 1 est une vue en élévation latérale schématique représentant ltenduction préalable d'une étoffe constituant la première phase du procédé de l'invention, - la fig. 2 est une vue en coupe schématique fragmentée à plus grande échelle de l'étoffe préalablement enduite, - la fig. 3 est une vue encore à plus grande échelle d'un fragment de l'étoffe préalablement enduite et représentant schématiquement la porosité du revêtement préalable, - la' fig. 4 est une vue schématique d'une tête de soudure utilisée pour la soudure de deux feuilles d'étoffe l'une avec l'autre, ces feuilles étant fabriquées selon les figures 1 à 3, selon une ligne ayant la forme d'une main aux doigts écartés, - la fig. 5 est une vue schématique du matériau soudé produit au cours de la phase illustrée à la figure 4, - la fig. 6 est une mae schématique d'un couteau profilé utilisé pour découper la forme de main soudée en séparant le long des lignes formées au cours de la phase de soudure et également vers la partie poignet, - la fig. 7 est une vue schématique de la base ou doublure de gant en forme de main fabriquée par les phases représentées aux figures 4 et 6, - la fig. 8 est une vue schématique de la doublure étirée sur un gabarit en forme de main et plongée dans un bain de matériau de revêtement extérieur, et - la fig. 9 est une vue en section transversale fragmentaire schématique d'une partie du gant de protection fini obtenu conformément à l'invention. Dans la première phase de fabrication, qui est représentée aux figures 1, 2 et 3, on enduit préalablement un tissu 10 en interlock sur une face par un processus continu de revêtement prealable au moyen d'une dispersion Il constituée d'un polymère à base de nitrile (caoutchouc synthétique) auquel on a ajouté une proportion relativement faible de polychlorure de vinyle, la dispersion Il comprenant en outre un savon et étant sous forme de mousse lors de son application, grace à une agitation convenable. L'étalement de la dispersion Il est effectué par une racle 12 coopérant avec l'étoffe 10 dans une zone 13 de celle-ci où elle n'est pas soutenue. La dispersion préalablement déposée s1 étale sur l'étoffe tricotée en remplissant les pores et les interstices de sa surface extérieure mais sans la traverser, comme on l'a représenté aux figures 2 et 3, puis on soumet l'étoffe 14 préenduite à la chaleur, comme on l'a indiqué de manière générale, par l'appareil 15, par exemple en la faisant passer à travers un four, pour faire durcir le revêtement Il. Du fait que le revêtement est étalé sous forme de mousse, la racle 12 produit l'ouverture de ses cellules de sorte qu'll existe des pores 16 dans le revêtement il comme on l'a représenté à la figure 3. Au cours de la phase suivante, qui est représentée à la figure 4, deux feuilles 17, 18 de l'étoffe préenduite t4 sont déposées l'une sur l'autre avec leurs faces enduites en contact, et on abaisse sur ces feuilles une tête de soudure 19 portant une pluralité de lames de soudure 20. Les lames 20 sont conformées à la forme d'une main aux doigts écartés pour donner une ligne soudée 21 ayant la forme représentée à la figure 2.La tête de soudure 19 peut porter par exemple des séries de lames 20 suffisantes pour utiliser de la manière la plus complète les rouleaux d' étoffe enduite ayant une largeur prédéterminée, par exemple un mètre, et celles-ci peuvent être disposées en deux rangées alternées avec les formes de mains pointées en des directions opposées de manière que les parties poignets soient intercalées La soudure est effectuée par chauffage électnque des lames 20 de sorte que le revêtement Il sur les deux feuilles 17 et 18 fond dans la sone de soudure et les feuilles sont réunies par refroidis- sement pour former la ligne de soudure 21.C'est le composant polychlorure de vinyle de chacun des revêtements préalables il qui permet la soudure, le polymère à base de nitrile étant bien entendu à peu près impossible à souder. Si la soudure des couches l'une avec l'autre est effectuée par haute fréquence, on peut souder simultanément une pile d'environ quatorze feuilles 17, 18 en hauteur (pour fabriquer sept formes de gante)0 Comme on le voit sur la figure 5, la ligne 21 divise le morceau d'étoffe représenté en deux surfaces.La première est une surface 22 sensiblement contenue à l'intérieur de la ligne 21. Les parties des feuilles 17, 18 y sont réunies autour du contour de la paume et des doigts pour former les côtés de la doublure, mais la partie poignet est laissée ouverte et non soudée comme indiqué en 23. La seconde est une surface étoffe 24 non utilisée pour former la doublure et sa surface 24 est séparée par découpe au moyen d'un couteau 25 représenté à la figure 6. Sur cette figure 6, on a représenté une pluralité de couteaux 25 disposés sur une tète de découpage 26 et disposés selon un dessin identique à celui des lames de soudure 20, de sorte que les couteaux 25 coupent l'étoffe à travers les zones de soudure 21 et à travers les parties poignet 23. Le produit obtenu dans cette phase de découpe est représenté à la figure 7 et présente des panneaux avant et arrière 27 réunis autour des doigts et des côtés de la paume par une barre de soudure 28 laissée par les couteaux 25. La partie poignet 29 est bien entendu non soudée et ouverte. La base ou doublure 30 ainsi formée est ensuite retournée de sorte que les surfaces représentées à la figure 7 deviennent les surfaces intérieures de la doublure 30 et que la barre de soudure 28 est cachée à intérieur La doublure 30 est placée sur un gabarit 31 conformé selon une main aux doigts écartés et est ensuite plongée, de préférence par fournées, dans un bain 72 dsune substance de revêtement extérieur 33, comme représenté à la figure 8. La substance de revêtement extérieur 33 peut être un caoutchouc naturel ou synthétique ou une matière plastique synthétique convenable, telle que, en particulier, du polychlorure de vinyle, ou un mélange de ces produits. Le gabarit 31 sur lequel se trouve la doublure revêtue exté- rieurement est ensuite enlevé du bain 32 et on laisse le revêtement extérieur prendre ou on le fait durcir. La figure 9 est une vue schématique en section transversale à plus grande échelle du gant terminé. Les boucles 36 de l'étoffe tricotée 10 sont préalablement revêtues sur une face par le revê- tement préalable il qui a été appliqué avant mise en oeuvre de la soudure 19. Cela remplit les interstices des boucles 90 sur une face de l'étoffe 10 et recouvre chacun des fils constituant une surface de l'étoffe 10. Le revêtement extérieur 34 en polychlorure de vinyle ou autre matière convenable est au-dessus du revêtement préalable I i sur une face de l'étoffe 10 et forme une peau extérieure continue. Du fait que le revêtement préalable 11 remplit les vides entre les fils, la couche extérieure 34 ne pénétre pas les fils et forme simplement une peau continue. Le gant résultant est très flexible du fait que l'étoffe de base 10 et le revêtement extérieur 34 ne se renforcent pas zutuel- lement et le gant peut être utilisé pour effectuer des manipula- tions délicates. Cela est avantageux en particulier dans les usines de produits chimiques et les laboratoires de recherche ainsi que pour l'utilisation générale du gant. L'étoffe de base ou doublure est de préférence un tricot interlock de 135 glm2, tricot relativement léger qui peut être utilisé du fait du procédé selon l'invention, cette étoffe de base étant préalablement revêtue en masse au moyen de la racle décrite à propos de la figure 1 pour former un revêtement uniforme denvi- ron 73 à 50 vm2 sur la totalité de étoffe. Des matériaux de revêtement extérieurs convenables sont par exemple le produit appelé "composé synthétique C 851" fabriqué par Plus Products Limited de Blaydon on Tyne, Comté de Surham (Grande 3retagne), ainsi que le produit LDÂ 165 fabriqué par Industriel Latex Adhesives Limitez, de Eeywood, Lancashire (Grande-Bretagne). Le revêtement extérieur est bien entendu appliqué sous forme de sol dispersé. Le procédé conforme à 1' invention, qui utilise un découpage mécanique et une soudure des bases ou doublures de g2nt permet de conserver une constance de forme et de dimension pour les gants de chacune des talles standard et peut bien entendu titre mécanisé ou automatisé. Cela est bien entendu avantageux du fait que les méthodes manuelles conduisent à des différences plus ou moins sérieuses selon l'habileté et l'attention de 11 ouvrier. - REVENDICATIONS 1.- Procédé de fabrication d'un gant de protection, caractérisé par le fait que l'on revêt préalablement un substrat en étoffe textile légère sur une seule face avec une dispersion constituée principalement d'un polymère à base de nitrile contenant une certaine proportion de polychlorure de vinyle et un savon, cette dispersion étant appliquée à 1' étant de mousse et adhérant à la surface extérieure de I'étoffe pour remplir ses pores et ses interstices mais sans imbiber complètement l'épaisseur de l'étoffe, on fait durcir la dispersion, on superpose deux couches d'étoffe préalablement revêtues avec leurs faces préenduites en contact l'une avec autre on soude les deux morceaux d'étoffe l'un avec l'autre le long d'une zone de soudure ayant la forme du contour d'une main, on découpe la forme ainsi définie, en utilisant un couteau profilé, à travers la zone de soudure, on inverse la coquille de gant ainsi formée de manière à amener la surface préenduite à 1 1extérieur, on place la coquille de gant inversée sur un gabarit ayant la forme d'une main, et on plonge dans une matière plastique ou un caoutchouc liquide le gabarit et la surface extérieure préenduite de la coquille de gant montée sur le gabarit pour former un revêtement extérieur imperméable, ce revêtement étant empêché de pénétrer dans l'étoffe du fait du revêtement préalable de celle-ci. 2.- Procédé selon la revendication 1, dans lequel le polychlorure de vinyle est présent dans la dispersion de revêtement préalable en proportion allant jusqu'à 15 ffi volume/volume. 5.- Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, dans lequel la matière plastique liquide formant le revêtement extérieur imperméable est un plastisol de polychlorure de vinyle. 4.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, dans lequel on applique le revêtement préalable au moyen d'une racle, la lame étant pas soutenue dans la zone de la racle.