La présente invention concerne un procédé pour la pose d'un revetement sur une surface immergée, ainsi qu'un dispositif pour la mise en oeuvre d'un tel procédé en vue d'assurer, par exemple, une protection contre les affouillements, ou encore pour constituer un support à des installations portuaires, telles que des appareillages aptes à faciliter le halage des bateaux. On sait déjà réaliser des revêtements de ce genre par exemple en béton, ou encore par l'amenée de blocs ou dalles qui sont ensuite jointoyés avec un liant de telle manière à constituer une surface plane ; mais, suivant une telle technique, les travaux doivent etre exécutés à sec d'où la nécessité de travaux préliminaires tels que la pose de coffrages, la mise en place de pompes, etc... en sorte qu'un matériel important doit être mis en oeuvre, avec tous les inconvénients-que cette façon de faire comporte. La présente invention vise à réaliser un revêtement du genre considéré, avec des moyens de mise en oeuvre simplifiés comparativement à la technique antérieure, donnant lieu conjointement à une rapidité d'exécution sensiblement améliorée. Le procédé suivant l'invention se caractérise en ce que, on confectionne sur place une rangée de revetement qui est formée par l'assemblage, hors d'eau, de dalles préfabriquées, et on dépose cette rangée sur le sol au fur et à mesure de sa confection, en partant d'un niveau des plus basses eaux et en allant vers le large, le revetement pouvant etre complété par la confection et la pose d'une autre rangée, juxtaposée à la précédente, et ainsi de suite. L'invention prévoit également pour la mise en oeuvre du procédé ci-dessus, un dispositif caractérisé en ce qu'il comprend, un châssis roulant formant un ponton tractable au moyen de treuils, ce ponton ayant une partie terminale amont destinée à etre orientée vers le large, et une partie terminale aval destinée à être orientée vers le rivage, comportant une rampe inclinée de l'amont vers l'aval ainsi que vers 1' amont des moyens propres à supporter des bobines sur lesquelles sont enroulées des sangles destinées à relier les dalles consécutives entre elles, et des moyens aptes à supporter une bobine pour une bande souple, avantageusement non tissée Cette technique de réalisation offre l'avantage de déposer sur le sol préalablement aménagé en plate-forme, une rangée de revêtement au fur et à mesure de sa confection qui, elle, est effectuée hors d'eau côté amont du ponton, c'est-à-dire dans de bonnes conditions de réalisation. Un autre avantage du procédé et du dispositif suivant l'inventionqréside dans le fait que l'on peut obtenir un revêtement d'une quelconque surface simplement par le fait de disposer côte à côte une pluralité de bandes, formées de dalles préfabriquées et assemblées,pouvant être par exemple constituées en matériau à base de sable laitier, ou tout autre matériau analogue résistant tel que béton hydraulique. Suivant une particularité de l'invention, les rangées de dalles reposent sur une couche support formée de la bande souple avantageusement constituée de fibres non tissées, de telle manière que les dalles reposent sur une surface stabilisée même si le sol présente des zones instables. Avantageusement, les dalles d'extrémités de chaque bande, sont ancrées dans le sol en creusant une saignée que 1' on obture ensuite au moyen d'un liant approprié. Une telle technique offre l'avantage d'une réalisation rapide, avec des moyens de mise en oeuvre simples, de telle manière que le revêtement selon l'invention peut être posé en un quelconque endroit sous l'eau, en bord de plage ou de berge, et ce, avec des investissements raisonnables. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre donnée à titre d'exemple en référence aux planches de dessins annexées dans lesquelles la figure 1 est une vue en plan schématique d'un ponton suivant l'invention propre à réaliser un revêtement constitué de bandes formées par des dalles assemblées la figure 2 est une vue en élévation correspondante suivant la flèche F de la figure 1;; la figure 3 est une vue en bout du ponton ou encorecôté amont suivant la ligne III-III de la figure 2 la figure 4 est une section transversale de la rampe longitudinale suivant la ligne IV-IV de la figure 2 la figure 5 est une vue à échelle agrandie de la partie entourée indiquée par V à la figure 2 la figure 6 montre à plus grande échelle, la partie terminale inférieure de la rampe longitudinale aménagée dans le ponton côté aval la figure 7 montre plus particulièrement l'ancrage des dalles d'extrémité d'une rangée la figure 8 illustre en perspective la liaison des dalles la figure 9 est une coupe transversale partielle suivant la ligne IX-IX de la figure 1. Dans l'exemple de réalisation choisi et représenté aux figures 1 à 9, le dispositif suivant l'invention comprend essentiellement un ponton indiqué globalement en 1OJ constitué d'un châssis métallique reposant sur des roues 11, le côté amont dudit châssis étant situé à droite des figures 1 et 2, tandis que le côté aval est situé à gauche. Le châssis précité est constitué par deux ossatures parallèles lOA, 10B, assemblées par tirants hauts 10C et bas 10D de part et d'autre d'un axe longitudinal X-X. Les ossatures ci-dessus lOA-lOB étant par ailleurs aménagées pour constituer en partie inférieure des enceintes étanches 10E, 10F pouvant etre lestées à volonté. Entre les deux ossatures précitées lOA-lOB, le châssis porte une rampe qui est descendante de l'amont vers l'aval ; cette rampe (figure 4 en particulier) est constituée par une pluralité de rouleaux horizontaux 20 montés tournants sur des cornières 21 elles-mêmes supportées par des traverses 22, reliant les deux ossatures, et par une pluralité de rouleaux 23 montés rotatifs sur des axes verticaux supportés par des cornières 24 elles-mêmes fixées sur les parois intérieures des ossatures lOA-lOB. Du côté amont, le châssis porte sur une plate-forme 25, de part et d'autre de l'axe X-X une paire de bobines 27-27A, 28-28A décalées verticalement sur un axe commun 29-29A. Sur la bobine 27 est enroulée une sangle colorée par exemple en rouge, tandis que sur la bobine 27A la sangle est par exemple colorée en bleu, la même disposition étant prévue pour les autres bobines 28, 28A. Le rôle de ces sangles apparaîtra dans ce qui va suivre. Sous la rampe (figures 1 et 5) et un peu en retrait du côté amont du châssis, ce dernier porte une autre bobine montée tournante sur un axe horizontal 36 sur laquelle est enroulée par exemple une bande de support 37 non tissée par exemple en feutre. Latéralement, les ossatures lOA, lOB, portent des points d'amarrage 38 à 41 pour des treuils 42 à 45 disposés sensiblement dans le prolongement des côtés-respectivement amont et aval du ponton. En ce qui concerne les dalles indiquées en D, elles peuvent être constituées en sable laitier, ou autre matériau résistant, elles sont avantageusement réalisées à un emplacement voisin du ponton au moyen d'une installation appropriée, et elles peuvent ainsi être aisément transportées du lieu de fabrication jusque sur ponton vers l'amont de celui-ci, c'est-à-dire en partie haute de la rampe, au moyen de barges 50 équipées de matériel de manutention apte à transférer les dites dalles de la barge sur le ponton. La pose d'une bande de revêtement constituée de dalles reliées les unes aux autres s'effectue de la manière suivante. Un tronçon de bande de non-tissé 37 est amené par des opérateurs sur les rouleaux 20 constituant la rampe en partie haute de cette dernière, puis une première dalle D est disposée sur ce tronçon de manière à permettre (figure 8 en particulier) d'envelopper la dalle D et de lier en 51 l'extrémité libre de ce tronçon avec la bande de non-tissé ; la dalle D est ensuite amarrée par les deux paires de sangles 27, 27A; 28, 28A, puis une cale entretoise 56 est placée avant la présentation d'une seconde dalle D1, les sangles 27, 27A, et 28, 28A étant placées de telle sorte que les sangles 27, 28, se trouvent au dessus de la dalle Du, tandis que les sangles 27A, 28A, se trouvent placées entre le non-tissé et le dessous de la dalle.Une nouvelle cale entretoise 561 est mise en place, puis une nouvelle dalle D2, les sangles 2,7A-23A étant cette fois placées au dessus de la dalle D2 e les sangles 27-23 au dessous et ainsi de suite. On obtient ainsi une bande de revêtement par assemblage de dalles qui est réalisée arec rapidité, sur place, et hors d'eau, ladite bande du fait que la pente de la raripe, descendant d'elle-même pendant que le ponton est déplacé lentement au moyen de treuils, dans une direction rivage -vers le large (floche F4 figure 1). Une saignée sensiblement longitudinale GO parallèle au rivage est ménagée dans le sol (figures 2 et 5) et, lorsque la première dalle D es libérée de la rampe elle est placée dans cette saignée ou elle peut être encrée au moyen d'un liant 61. On comprendra que le déplacement du ponton vers le large s'effectue à la cadence d'assemblage des dalles, jusqu'à atteindre la longueur requise du revêtement. Lorsque la longueur requise de revêtement est atteinte, la dernière dalle Dn doit constituer un musoir pour éviter les affouillements du sable sous-jacent à la dalle. Pour ce faire on exécute une tranchée 62 sous la dernière dalle, à 1' aide d'une lance ce qui permet à cette dernière dalle de s' asseoir dans la tranchée ainsi réalisée, dans laquelle elle est bloquée au moyen d'un garnissage. Le ponton est alors tracté vers la berge et après une translation une nouvelle rangée de revêtement peut être exécutée. On notera que la bande de non-tissé (figure 4) n'est pas escactement dans l'axe de la rampe en sorte qu'un bord longitudinal 37A est en retrait par rapport au bord latéral correspondant d'une dalle, tandis que l'autre bord longitudinal est replié en 37B, pour former une lèvre qui est dépliée - à l'aide de moyens appropriés non représentés - avant que la bande de revêtement ne soit libérée de la rampe, de telle manière que les bandes de revêtement une fois posées; le non-tissé forme une couche de support continue avec des se trouvent pas en coincidence avec celles des bandes de revêtement (voir figure 9 en particulier). Un tel tel revêtement peut recevoir par exemple les équipe- ments nécessaires au halage des bateaux, ou encore être utilisé pour la protection cierges contre l'érosion et les affouillements. Le revêtement ainsi conçu suivant lequel les dalles sont reliées les unes aux autres par des sangles résistant à 1' eau de mer constitue un ouvrage dont la résistance dans le tps est nettement supérieure à celle des dalles simplement posées les unes à côté des autres. De plus, la pose d'un revêtement tel qu'il vient d'être décrit, constitué de dalles sanglées est beaucoup plus rapide et précis que celui des dalles individualisées ; il nécessite une main d'oeuvre réduite et des infrastrucures nettement plus légères. Bien entendu l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation choisi et représenté lequel est au contraire susceptible de variantes sans pour autant sortir du cadre de la présente invention. REVENDICATIONS 1. Procédé pour la pose d'un revêtement en milieu aquatique sur une plate-forme aménagée à cet effet, caractérisé en ce que on confectionne sur place, une rangée de revêtement qui est formée par l'assemblage, hors d'eau, de dalles préfabriquées, et on dépose cette rangée. sur le sol au fur et à mesure de sa confection, en partant d'un niveau des plus basses eaux et en allant vers le large, le revêtement pouvant être complété par la pose d'une seconde rangée juxtaposée à la précédente et ainsi de suite. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on intercale, entre la plate-forme et la ou les rangées de revêtement, une couche de support en matériau souple par exemple faite de fibres non tissées. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'on solidarise la couche support à la première dalle de la rangée de revêtement, et on pose les dalles les unes à la suite des autres sur ladite couche qui se présente sous la forme d'une bande. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que on assemble manuellement les dalles l'une après l'autre au moyen d'au moins une paire de sangles, en plaçant une cale entre chaque dalle. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que on ancre la première dalle, côté rivage, dans la plate-forme, avant ou après la pose de la rangée de revêtement, l'ancrage de la dernière dalle constituant la phase finale de la pose d'une rangée. 6. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon 1' une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend un châssis roulant formant un ponton tractable au moyen de treuils, ce ponton ayant une partie terminale amont destinée à être orientée vers le large, et une partie terminale aval destinée à être orientée vers le rivage, comportant une rampe longitudinale inclinée descendante de l'amont vers l'aval ainsi que, vers l'amont des moyens propres à supporter des bobines portant des sangles, et au moins une bobine pour une bande souple de fibres non tissées. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que la rampe inclinée est formée par une série de rouleaux de support dont les axes sont horizontaux, et une série de rouleaux de guidage dont les axes sont perpendiculaires par rapport aux précédents, cette rampe inclinée étant disposée suivant l'axe longitudinal du ponton entre la partie amont et la partie aval. 8. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que deux bobines de sangles sont disposées de part et d' autre de l'axe longitudinal du ponton, dans le prolongement de la partie terminale la plus haute de la rampe inclinée. 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 et 8, caractérisé en ce que les deux bobines de sangles disposées de part et d'autre de l'axe longitudinal du ponton comportent des sangles de couleurs différentes, et son décalées verticalement. lo. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que le support souple de fibres non tissées est délivré à partir d'une bobine située sous la rampe dans sa partie terminale la plus haute. 11. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé par le fait que les roues du châssis roulant sont plus hautes d' un côté que l'autre par rapport au châssis. 12. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que le châssis comporte de part et d'autre de son axe longitudinal un caisson formant ballast. 13. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes 6 et 10, caractérisé en ce que la bande souple non tissée est sensiblement de même largeur que la largeur des dalles, ladite bande étant décalée par rapport aux dalles, de telle manière qu'un côté latéral de la rangée de revêtement comporte un tronçon de bande de support dépassante, tandis que sur l'autre côté latéral de ladite rangée le bord de la bande de support est en retrait. 14. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes 6, 10, 13, caractérisé en ce que un bord de la bande de support enroulée sur la bobine est repliée à 1800 en formant une lèvre rabattable à l'aide de redresseurs prévus sur le châssis pour déplier cette bande marginale et la placer dans le même plan que le reste de la bande.