Pour réaliser des minuteries, on a souvent utilisé des ampoules à mercure dans lesquelles le mercure coule lentement, lorsque l'ampoule a été basculée, de façon à ouvrir un circuit au bout d'un temps déterminé. Mais ces minuteries sont conteuses et fragiles. On a également réalisé des minuteries comportant un circuit électronique. Mais ce type de minuterie est d'un fonctionnement peu sflr. La présente invention a pour objet une minuterie électromécanique, du type à moteur synchrone, qui est au contraire très. robuste et d'un fonctionnement sflr et dans laquelle le temps de temporisation repart de zéro si elle est réarmée alors qu'elle est en fonctionnement. La minuterie selon l'invention est caractérisée en ce que l'arbre de sortie du moteur synchrone est relié à l'un des éléments d'un différentiel dont un autre élément est propre à actionner, en pivotant contre l'action de moyens élastiques, un organe de commande d'un interrupteur, ou d'un commutateur, et en ce qu'elle comporte des moyens pour immobiliser normalement le troisième élément du différentiel et le libérer lorsque la minuterie est appelée. En fonctionnement, le troisième élément du différentiel est immobilisé et le moteur synchrone entrain le second élément de sorte qu'après un angle de pivotement donné, donc au bout d'un temps donné, l'interrupteur est actionné. Si au cours du fonctionnement, la minuterie est appelée, le troisième élément du différentiel est libéré, ce qui permet au second élément de revenir à sa position de départ sous l'action de ses moyens élastiques de rappel. Le temps de temporisation repart de zéro. Le différentiel peut être du type épicycloidal, l'arbre de sortie du moteur synchrone étant relié au porte-satellites de ce différentiel alors que l'un des planétaires est relié à l'organe de commande de l'interrupteur, le second planétaire étant normalement immobilisé, mais libéré lorsque la minuterie est appelée. De préférence, la minuterie comporte une butée réglable pour le second élément du différentiel, qui est montée pivotante autour de l'axe de cet élément. En faisant pivoter cette butée, on modifie la temporisation de la minuterie. Le troisième élément du différentiel peut entre solidaire d'une roue dentée avec laquelle coopère un cliquet qui est maintenu par un ressort en position active et peut être dégagé de la roue dentée par un électro-aimant. Les moyens de libération du troisième élément du différentiel peuvent comporter un électro-aimant combiné avec le moteur syn chrono. Dans un mode de réalisation particulier de l'invention, l'enroulement de cet électro-aimant est constitué par l'enroulement statorique du moteur et cet enroulement peut être connecté à la ligne d'alimentation par un premier circuit comprenant un boutonpoussoir et par un second circuit comprenant en série une résistance et l'interrupteur en position fermée, la valeur de la résistance étant déterminée de manière que, lorsqu'elle est interposée sur le circuit d'alimentation de l'enroulement, l'intensité traversant ce dernier soit suffisante pour faire tourner le moteur, mais insuffisante pour appeler l'6lectro-aimant. On a décrit ci-après, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation de la minuterie selon l'invention, avec référence au dessin annexé dans lequel : La Figure 1 est un schéma de la minuterie 7 La Figure 2 montre la commande de 1'interrupteur ; La Figure 3 montre les moyens de blocage du différentiel lors de l'arrêt ou d'un fonctionnement temporisé ; La Figure 4 est une vue semblable à la figure 3, lors d'un appel. La Figure 5 est le schéma électrique de la minuterie. Telle qu'elle est représentée au dessin, la minuterie selon l'invention comprend un micromoteur synchrone 1 dont l'arbre de sortie 2 est relié par un train d'engrenages réducteurs 3-4 au porte-satellites 5 d'un différentiel épicycloidal 6. Le planétaire 7 de ce différentiel est solidaire d'un plateau de blocage 8 alors que le second planétaire 9 est solidaire d'un plateau de commande 10. Lorsque le moteur 1 est sous tension et que le plateau 8 est immobilisé, le plateau 10 pivote dans le sens de la flèche f (Fig. 2), autour de l'axe fixe 11 du différentiel. Un ressort spiral 12, disposé coaxialement au plateau 10, contre une butée fixe 13 et une butée 14 solidaire du plateau 10, tend à faire pivoter ce dernier dans le sens contraire à celui de la flèche f et à l'amener dans une position de départ , dans cette position, une butée 15 dudit plateau 10 est au contact d'une butée 16 portée par un plateau de réglage 17 monté sur l'axe ll et immobilisé en rotation par un crantage. Le plateau de commande 10 porte à sa périphérie un doigt 18. Sur le trajet de ce doigt, se trouve l'un des bras d'un levier de commande 19 qui est monté pivotant en un point fixe 20 et dont l'autre bras est propre à actionner un interriipteur ou commutateur 21 à établissement et coupure brusques. Le plateau de blocage 8 comporte, à sa périphérle, des dents 22 entre lesquelles peut s'engager une dent 23 portée par un levier 24 qui forme ainsi cliquet et est montée pivotant en 25 sur le bSti 26 de la minuterie (Fig. 3). Un ressort 27 tend à appliquer ce levier contre le noyau plongeur 28 d'un électro-aimant 29 ; l'enroulement de cet électro-aimant constitue, par ailleurs, l'en- roulement statorique du moteur 1 dont on voit en 30 le rotor. Comme on le voit à la figure 5, 1' enroulement 29 peut entre connecté à la ligne d'alimentation 30 soit par l'intermédiaire d'un bouton-poussoir 31, soit par l'intermédiaire d'une résistance 32 et de l'interrupteur 21 en position fermée (position a). L'éclairage qui est schématisé en 33, peut autre connecté à la ligne 30 par l'interrupteur 21 en position fermée. I1 peut également être prévu un ensemble de veilleuses schématisé en 34 et connecté à la ligne 30 par l'interrupteur 21, dans la position de repos (position b). La minuterie qui vient d'notre décrite fonctionne de la manière suivante, Lorsqu'on presse sur le bouton-poussoir 31, l'enroulement 29 est mis sous tension directement de sorte que le noyau plongeur 28 est appelé, ce qui libère le plateau 8, donc le différentiel 6. Le plateau 10 pivote dans le sens contraire à celui de la flèche f, sous l'action du ressort 12 jusqu'à ce que sa butée 15 rencontre la butée 16 du plateau de réglage 17 ; la butée 18 du plateau 10 libère le levier 19 de sorte que l'interrupteur 21 vient en position fermée (position Ja t l'éclairage 33 s'allume et la veilleuse 34 s'éteint. Lorsque le bouton-poussoir 31 est relaché, 1' enroulement 29 reste alimenté par l'intermédiaireode la résistance 32. Cet enroulement est ainsi parcouru par une intensité réduite suffisante pour faire tourner le moteur 1, mais insuffisante pour maintenir le noyau plongeur dans sa position appelée ; le ressort 27 ramène le levier 24 dans sa position initiale, ce qui a pour effet de bloquer à nouveau le plateau 8. Le plateau 10 tourne lentement dans le sens de la flèche f jusqu'à ce que sa butée 18 fasse pivoter le levier 19 qui a pour effet de ramener brusquement l'interrupteur 21 dans sa position t l'éclairage 33 s'éteint et la veilleuse 34 se rallume. La durée de temporisation dépend de l'angle de pivotement du plateau 14 de sorte qu'en faisant pivoter le plateau 17, on modifie cette durée. Si, pendant la temporisation, le bouton-poussoir 31 est actionné, la résistance 32 est court-circuitée. L'intensité du courant parcourant l'enroulement 29 devient suffisante pour appeler le noyau plongeur 28, de sorte que le plateau 8 et le différentiel sont déverrouillés ; le plateau 10 pivote dans le sens contraire à celui de la flèche f jusqu'à ce que sa butée 15 rencontre à nouveau la butée 16 du plateau de réglage et la minuterie reste en fonctionnement pendant la durée de temporisation à compter du nouvel actionnement du bouton-poussoir. I1 va de soi que l'invention ne doit pas être considérée comme limitée au mode de réalisation décrit et représenté mais en couvre au contraire, toutes les variantes. R e v e n d i c a t i o n s. 1. Minuterie à moteur synchrone caractérisée en ce que l'arbre de sortie du moteur synchrone est relié à l'un des éléments d'un différentiel dont un autre élément est propre à actionner, en pivotant contre l'action de moyens élastiques, un organe de commande d'un interrupteur ou d'un commutateur, et en ce qu'elle comporte des moyens pour immobiliser normalement le troisième élément du différentiel et le libérer lorsque la minuterie est appelée. 2. Minuterie selon la revendication 1, caractérisée en ce que le différentiel est du type épicyclotdal, l'arbre de sortie du moteur synchrone étant relié au porte-satellites de ce différentiel alors que l'un des planétaires est relié à l'organe de commande de l'interrupteur, le second planétaire étant normalement immobilisé, mais libéré lorsque la minuterie est appelée. 3. Minuterie selon la revendication l-ou 2, caractérisée en ce qu'elle comporte une butée réglable pour le second élément du différentiel qui est montée pivotante autour de l'axe de cet élément. 4. Minuterie selon 1'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le troisième élément du différentiel est solidaire d'une roue dentée avec laquelle coopere un cliquet qui est maintenu par un ressort en position active et peut titre dégagé de la roue dentée par un électro-aimant. 5. Minuterie selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce quelesmoyens de libération du différentiel comportent un électro-aimant combiné avec le moteur synchrone. 6. Minuterie selon la revendication 5, caractérisée en ce que l'enroulement de l'électro-aimant est constitué par l'enroulement statorique du moteur et en ce que cet enroulement peut etre connecté à la ligne d'alimentation par un premier circuit comprenant un bouton-poussoir et par un second circuit comprenant en série une résistance et l'interrupteur en position fermée, la valeur de la résistance étant déterminée de manière que lorsqu'elle est interposée sur le circuit d'alimentation de l'enroulement, l'intensité traversant ce dernier soit suffisante pour faire tourner le moteur, mais insuffisante pour appeler l'électro-aimant.