La présente invention concerne des chemins-de-câblesincon, bustibles et leur procédé de fabrication. On connaît actuellement divers chemins-de-cbl les uns en acier galvanisé ou laqué, d'autres en aluminium, d'autres encore en plastique du type connu sous l'appellation de PV: ou en polyester armé. Les premiers sont lourds et onéreux, les seconds sont allégés mais très onéreux, les derniers sont allégés et d'un prix inférieur. Ils présentent toutefois un grave inconvénient. Malgré le fait que le matériau soit garanti parfaitement autolextinguible, en cas d'incen- die le PVC, comte d'autres plastiques analogues, dégage des vapeurs toxiques et asphyxiantes. D'autre part, à la suite de certaines circonstances d'ordre économique, le PVC peut devenir une matière rare et très chère. L'invention remédie à ces inconvénients en recourant à un matériau différent, connu en soi pour d'autres applications telles que la fabrication de coques de bateaux, et en adaptant l'emploi de- ce matériau à un mode particulier de fabrication de chemins-de-câbles. On sait que les chemins-de-cbables actuellement utilisés, et et quelque soit le matériau utilisé, comportent généralement un fond plat entre deux ailes verticales de plus faible hauteur, rabattues souvent à leur partie supérieure et comportant souvent des moyens d'adaptation d'un couvercle coulissant. Le fond plat et les ailes peuvent être ou non perforés. La longueur d'un élément est généralement standard, égale à 2 ou 3 mètres, et des éléments successifs sont raccordés avec des éclisses, et posés sur des supports comportant une console fixée sur une coulisse à l'aide d'une broche. L'installation comporte en outre des éléments de dérivation, coudes à 450 ou CCP, croix, ou tés, ayant une structure perforée ou non semblable à celle des chem-ns-de-cbles. Enfin les consoles elles-mêmes sont fixées à des supports verticaux, ou à des pendards reliés au plafond par des cprnières. Il existe aussi des cnemins-de-câbles dits "échelle" dont le fond plat est remplacé par une suite de traverses soutenues par deux longerons. L'invention se rapporte essentiellement aux chemins-de-câ- bles et à leurs éléments de dérivation, et son obJet est leur réalisation en mortier de ciment, inoxydable et incombustible, ayant une grande résistance à la traction et à la compression. Selon l'invention, des éléments de chemins-de-câbles sont obtenus par moulage entre une forme extérieure et un noyau intérieur amovible, et caractérisés par la coopération d'une armature interne et d'un mortier comportant un mélange de ciment, de sable siliceux tamisé de granulométrie sensiblement égale à O,P mm, de plastifiant, et de 6 à 8 litres d'eau pour BO kgs du dit mélange. Ces éléments comportent, d'une part des éléments standards de faible longueur, et d'autre part les divers éléments de dérivation, coudes, croix, ou tés. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description suivante et des dessins annexés. Les figures 1 et 2 représentent en coupe et en perspective un moule pour chomin-de-câble à fond continu. La figure 3 représente en coupe un noyau à clefs dans le moule. Les figures 4 et 5 représentent en coupe et en élévation un moule pour cnemln-de-cablesécheIle. La figure 5 représente une variante de la figure 3. La a figure 7 (a, b) représente le dégagement des tétons laté- raux du moule. On voit sur la figure 1 un moule en U en acier ayant un fond i et deux parois latérales 2 et 3 rabattables autour de charnières schématisées en 4 et 5, placées à l'extérieur du moule pour laisser les parois 2 et 3 en bon contact de part et d'autre du fond 1. Deux flèches indiquent le sens d'ouverture des parois. La forme intérieure du moule est la forme extérieure voulue pour les chemins-de-câbles, tandis que leur forme intérieure sera obtenue grâce à des noyaux démortabes ou gonflables. On voit sur la figure 2 un moule de grande longueur, jusqu' à 3C mètres de longueur par exemple, comportant des séparations telles que 7 et 8 permettant de mouler simultanément des éléments standards de longueur limitée à 2 ou 3 mètres. Bien entendu, des portes d'extrémité, analogues aux séparations 7 et 8, sont prévues aux extrémités, et peuvent être fixes ou amovibles. Sur la figure 3, on voit en outre, mis en place dans le moule, un noyau à clefs comportant un bloc central 9 muni d'un crochet 10 d'enlèvement, deux claques inférieures 11 symétriques laissant entre elles une séparation 12 trapézoTdale oU s'engage un prolongement inférieur du bloc 9. Sur les plaques 11 sont placées des parois latérales 13 dont les parois intérieures épousent celles du bloc c. Leur hauteur est inférieure à celle de ce dernier pour que le mortier 15 coulé dans le moule sensiblement au niveau supérieur du bloc 9 forme deux recouvrements horizontaux 16 et 17.On voit que l'enlèvement du bloc 9 permet ensuite le dégagement des parois 13 et 14 puis du fond 11, et enfin le démoulage du chemin-de-ctblesde profil 15, après rabattement extérieur des parois 2 et.3. Sur les figures 4 et 5, on voit des pièces telles que 18, 19, 20 placées sur le fond 1 du moule, destinées à réserver des vides entre les traverses d'un chemn-de-câbleFéchelle. Sur la figure 6, on voit en outre que les parois latérales 2 et 3 comportent respectivement des aspérités trapézoidales telles que 21 et 22 qui vont alléger les parois latérales en y formant des perforations 23. Pour le dégagement des aspérités 21 et 22, on voit (figure 7, a, b) que les parois 2 et 3 doivent subir un mouvement comportant à la fois une translation de dégagement et une rotation. Des mouvements complexes de ce genre sont connus en soi, et sont seulement schématisés encore par les deux articulations doubles 24 et 25, malgré leur complexait4 plus grande. Le mortier employé se compose de ciment, de sable de rivière, siliceux, lavé et tamisé de granulométrie d'environ 5 8 mm, de plastifiants, et de 6 à 8 litres d'eau pour 50 kgs de mélange afin d'atteindre la plasticité requise. Après prise et séchage complet, un tel béton atteint une résistance de 6oe kgs au cm2 à la comprêssion et 100 kgs au cm2 à la traction. Dans les moules sont disposées les armatures, telles que tiges, fils, treillis, en acier ou verre, ou tissus de verre ou textile. Le mortier est coulé entre le moule et le noyau, et la perfection du remplissage est obtenue par vibrations selon une technique connue, telle que vibrateur fixé au moule ou aiguille vibrante plongée dans le mortier. Le chemin-de-c3blesest soigneusement lissé à la truelle à la partie supérieure, et l'excédent éventuel est enlevé. Avant le démoulage, on procède de préférence à une cure, à la vapeur de préférence, à une température sensiblement égale à 600, en we d'accélérer la prise et d'éviter les fissurations. Après le démoulage, il est procédé éventuellement à un ragréage avec un mortier similaire au premier, si la présentation le nécessite. Diverses variantes peuvent titre apportées à la composition du mortier, ou à la technique opératoire, sans sortir de l'invention. Les différents moules peuvent etre montés sur une presse à mou- ler dite pondeuse pouvant exécuter des éléments d'une longueur égale ou supérieure à six mètres. REVENDICATIONS 1. Eléments de chemin-de-eables obtenus par moulage entre une forme extérieure et un noyau intérieur amovible, caractérisés par la coopération d'une armature interne et d'un mortier comportant un mélange de ciment, de sable siliceux tamisé de granulométrie sensiblement égale à 0,8 mm, de plastifiant, et de 6 à 8 litres d'eau pour 50 kgs dudit mélange. 2. Eléments de chemin-de-câbles selon la revendication 1, caractérisés en ce qu'ils sont standard et moulés simultanément dans un moule de grande longueur comportant des séparations permettant l'obtention d'une pluralité d'éléments, 3. Eléments de chemin-de-cables selon la revendication 1, caractérisés en ce qu'ils sont standard et moulés dans un moule de longueur moyenne comportant des séparations permettant llob- tention d'une pluralité d'éléments et. en ce que ledit moule est monté sur une machine à mouler appropriée. 4. Eléments de chemin-de-cbles selon la revendication 1, caractérisés en ce qu'ils constituent des éléments de dérivation, coudes, croix, ou tés.