La présente invention concerne un procédé de réalisation d'une dalle de revêtement décorative, du type selon lequel on coule sur une aire à revêtir un mélange composé d'un liant et d'agrégats et on mouille et brosse la surface apparente de la couche ainsi obtenue. Selon les procédés connus, les revêtements décoratifs de rues, terrasses, espanades, places publiques, etc... sont obtenus en assemblant et en appliquant sur le sol une pluralité de dalles élémentaires en béton de forme généralement carrée ou rectangulaire et préfabriquées. Pour outre manipulables, ces dalles élémentaires doivent avoir une certaine épaisseur dans un rapport de 1/7 environ avec leurs dimensions. De ce fait, le poids de ces dalles de béton est élevé (100 à 110 Kg. par mètre carré) et entrasse ainsi un cotit de transport élevé. Selon un autre procédé connu, on forme sur place une dalle unique en coulant sur l'aire à revêtir un mélange composé d'un liant hydraulique et d'agrégats tels que des gravillons. Avant la prise complète du liant1 la dalle est brossée et mouillée abondamment sur toute sa surface apparente afin d'obtenir une surface apparente de gravillons procurant un effet anti-dérapant ainsi qu'un certain-effet esthétique. Ce procédé a l'avantage de diminuer le prix de la réalisation du revêtement, mais l'effet décoratif est obligatoirement limité à celui d'une surface uniforme de gravillons ou autres agrégats. L'invention a notamment pour but de proposer un procédé pouvant conduire à la réalisation d'une dalle décorative présentant des motifs décoratifs variables à l'infini, et celà à un prix de revient inférieur à celui de la fabrication, du transport et de la pose de dalles élémentaires traditionnelles. Le problème selon l'invention consiste à déterminer un procédé permettant d'obtenir, par coulage sur une aire d'un mélange composé d'un liant et d'agrégats, une dalle de revêtement dont la surface apparente présente des motifs décoratifs variables à l'infini, ces motifs étant obtenus par brossage et mouillage de de la totalité de la surface apparente de la dalle. ce problème est résolu, conformément à l'invention, du fait qu'on retarde la prise du liant sélectivement dans des zones prédéterminées de la couche et on attend que ledit liant ait pris dans les autres parties de la couche avant de mouiller et de brosser l'ensemble de la surface apparente de ladite couche. Pour retarder la prise du liant dans ces zones prédéterminées, on utilise avantageusement un papier imprégné d'une substance retardatrice de la prise dudit liant. Ainsi, ce nouveau procédé permet la réalisation de tous les dessins imaginables. On peut même obtenir des effets de relief en utilisantsimultanément des papiers à profondeur d'imprégnations différentes. Les effets sont obtenus grace au contraste d'aspect entre la surface apparente où le liant demeure et celle où les agrégats (gravillons ou concassés de pierres ou roches de toutes sortes) sont mis à nu. On comprend aisément que ce nouveau procédé permet la réalisation de dessins uniques ou de dessins à répétition, en faisant appel à des artistes. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation et en se référant au dessin annexé, dans lequel - la figure unique représente en coupe transversale une dalle réalisée selon l'invention. Selon l'exemple précité, on utilise un mélange dans lequel le liant est un mortier compose de ciment et de sable. Ce mélange est composé comme suit 3 - ciment : 400 Kg. par m 3 - sable : 300 Kg. par m - gravillons ou concassés de 3 pierre, marbre ou granit : 1 300 à 1 500 Kg. par m Le mélange est coulé suivant les normes en vigueur sur une paroi horizontale de support 1 telle qu'une dalle de ciment ou de béton ordinaire. Après le coulage de la couche de mélange 2 et avant la prise du mortier, on étend sur la couche de mélange une feuille de papier de support 3 'sur lequel ont été collées préalablement des pièces 4 de papier imprégné d'une substance retardatrice de la prise du mortier. Les pièces 4 présentent chacune une forme prédéterminée selon le dessin décoratif que l'on veut obtenir sur la dalle.Le papier 3 muni des pièces 4 est appliqué sur la couche 2 de telle sorte que lesdites pièces 4 soient en contact avec la face supérieure de la couche 2. Pour obtenir une parfaite adhérence des papiers 3, 4 sur la couche 2, on étend avantageusement du sable 5 sur toute la surface supérieure du papier de support 3. Après un délai convenable indiqué par le fabricant du papier imprégné 4 au bout duquel la substance retardatrice de prise commence à ne plus agir, on retire le sable 5 et les feuilles de papier 3, 4 et, par une opération de brossage et de mouillage, dite opération de lavage de la surface extérieure apparente de la couche 2, on fait apparattre le dessin. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemple non limitatif, sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1) Procédé de réalisation d'une dalle de revêtement décorative, du type selon lequel on coule sur une aire à revêtir un mélange composé d'un liant et d'agrégats et on mouille et brosse la surface apparente de la couche ainsi obtenue, caractérisé en ce qu'on retarde la prise du liant sélectivement dans des zones prédéterminées de la couche et on attend que ledit liant ait pris dans les autres parties de la couche avant de mouiller et de brosser l'ensemble de la surface apparente de ladite couche. 2) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on retarde la prise du liant en appliquant sur la surface apparente de la couche au moins une pièce de papier imprégné d'une substance retardatrice de prise, cette pièce'étant fixée sur une paroi de support de préférence souple.