L'invention se rapporte à un procédé et à un équipement de mesure, en cours de forage d'un puits, de certains paramètres de fond et notamment la déviation du forage en valeur et/ou en azimut. Les techniques de mesure en cours de forage, c'est-à-dire celles dans lesquelles on mesure au moins un paramètre de fond au moyen d'un capteur disposé à la partie inférieure de la colonne de forage, se heurtent à de nombreuses difficultés portant principalement sur la transmission en surface de la mesure, l'alimentation en énergie de l'appareillage de fond et la robustesse et fiabilité de cet appareillage. On rappellera que les conditions extrêmes régnant au niveau de 1' coutil de forage peuvent atteindre 800 bars et 125 degrés centigrades. La transnission en surface s'effectue souvent par modulation de la pression de boue, cette technique nécessitant la mise en oeuvre de pièces mécaniques mobilesimmergées dans la boue de forage, donc soumises à de mauvais traitements. Pour l'alimentation en énergie du capteur, on utilise le plus souvent de l'énergie électrique, soit stockée sous forme d'accumulateurs ou de piles qu'il faut fréquemment charger ou remplacer, soit encore produite in situ par un générateur. Dans tous les cas, ces sources de courant et les composants électroniques sont loin de présenter la fiabilité souhaitable aux températures rencontrées et dans les conditions de chocs et de vibrations habituelles lors des opérations de forage. L'objet de la présente invention concerne des procédés et équipements de mesure en cours de forage, permettant de résoudre d'une façon satisfaisante les problèmes ci-dessus et ne présentant pas les inconvénients des techniques antérieures. Selon l'invention, un procédé de mesure du type défini précédemment consiste à créer dans la partie inférieure de la colonne de forage deux percussions séparées par un intervalle de temps représentatif d'une valeur du para mètre mesuré par le capteur de fond, et à détecter en surface l'intervalle de temps séparant les arrivées des ondes acoustiques engendrées par ces percussions et transmises par la colonne de forage pour obtenir une indication du paramètre mesuré. Pour créer ces percussions, on arme des percuteurs au cours d'une première phase d'injection normale de boue, en prélevant et stockant une certaine quantité d'énergie mécanique potentielle au prix d'une perte de charge transitoire créée dans l'injection de boue. On libère ensuite les percuteurs, au cours d'une deuxième phase d'arrêt de pompage de la boue, en utilisant l'énergie potentielle stockée.Les percussions sont déclenchées par deux signaux séparés par un intervalle de temps représentatif du paramètre mesuré, lesquels sont élaborés par le capteur de fond. On réalise ainsi un cycle de mesure indéfiniment reproductible dont les différentes phases sont commandées depuis la surface par le pompage, ou l'arrêt d'injection, de la boue de forage. Un équipement de mesure pour la mise en oeuvre du procédé ci-dessus comprend, dans un corps monté à la partie inférieure de la colonne de forage à proximité de l'outil de forage : un capteur de mesure pour élaborer deux signaux espacés d'un intervalle de temps représentatif d'une valeur de ladite mesure; des percuteurs pour engendrer des percussions dans la colonne de forage; un dispositif capteur d'énergie, animé par l'écoulement de la boue de forage pour armer lesdits percuteurs; et des moyens de déclenchement, commandés par lesdits signaux, pour déclencher lesdits percuteurs. Le dispositif capteur d'énergie comprend un piston obstruant temporairement le passage de la boue de forage de façon à être déplacé par l'écoule- ment de boue et des moyens de transmission entre ledit piston et les percuteurs pour amener ces derniers en position d'armement lors du déplacement du piston. Ces moyens de transmission sont formés de préférence par un vérin et par un générateur de pression hydraulique constitué par un soufflet moteur rempli de fluide hydraulique et immergé dans la boue. Ce soufflet rétracté par le piston crée une surpression hydraulique qui actionne le vérin, lequel amène les percuteurs en position d'armement. Les percuteurs sont formés par des masses soulevées par le piston de vérin, dans des chambres en atmosphère de gaz inerte, jusqu'à des niveaux prédéterminés d'autoverrouillage. La partie du vérin située au-dessus du piston de vérin est aussi remplie de fluide hydraulique et communique avec une chambre d'expansion réalisée entre, d'une part une enveloppe rigide et d'autre part un second soufflet intérieurement soumis à la pression de la boue. On réalise ainsi un circuit hydraulique en constant équilibre hydrostatique avec la boue. Le piston de vérin soulève, de plus, dans une chambre remplie de gaz inerte, une autre masse constituée par le bottier du capteur. Pendant la mesure, le bottier tombe en chute libre dans sa propre chambre en entratnant un piston qui engendre entre ses deux faces une pression différentielle gazeuse. Ce piston agit donc comme un générateur d'énergie entraRné-par un organe moteur constitué par la masse même du capteur, cette masse étant armée par le piston du vérin. L'énergie constituée par la pression différentielle gazeuse alimente le capteur de mesure pour lequel on utilise des éléments fluidiques. La fluidique présente, on le sait, l'avantage de permettre la réalisation d'éléments miniaturisés, modulaires ou intégrés, capables non seulement de donner toutes les fonctions logiques, mais de faire office de tous composants de traitement d'information tels qu'amplificateurs à un ou plusieurs étages, analogiques ou digitaux, bascules de Schmitt, metteurs en forme d'impulsions, compteurs binaires, oscillateurs, gyromètres, etc... et ce, sans doute à des vitesses îO3 à 106 fois plus faibles que l'électronique, mais dans des environnements durs, par exemple soumis à des chocs ou vibrations, dans les champs ionisants les plus intenses, à des températures pouvant s'étendre de - 2000 à + 700" C.La fluidique répond donc parfaitement aux conditions régnant au fond d'un puits ainsi qu'aux risques présentés par les remontdes du train de tiges, les manipulations sur parc à tiges, etc... Le capteur de mesure comprend : un organe mobile de mesure adapté à prendre, par rapport à une position de référence, une position représentative du paramètre à mesurer; un organe de balayage susceptible de parcourir la plage de mesure de l'organe mobile; un dispositif de commande de balayage pour déplacer l'organe de balayage sur ladite plage à vitesse moyenne constante; et des moyens détecteurs de position montés sur l'organe de balayage pour élaborer les signaux de déclenchement des percuteurs lorsque l'organe de balayage passe respectivement par la position de référence et par la position de l'organe mobile de mesure. Le dispositif de commande de balayage comprend une horloge qui fournit des signaux périodiques à un moteur pas à pas, lequel entrasse l'organe de balayage. L'horloge peut Autre réalisée au moyen d'une combinaison mécanique fluidique composée d'une lame vibrante (par exemple en élinvar) associée à un amplificateur fluidique entretenant la vibration de la lame sur son premier mode et sa fréquence propre. Une telle horloge est stable en dépit des variations de température alors que des oscillateurs purement fluidiques présentent le défaut majeur d'être très sensibles à de telles variations de température. Les moyens détecteurs de position peuvent etre réalisés sous forme d'oeils fluidiques. Dans le cas où l'équipement est destiné à la mesure de la déviation du forage, l'organe mobile de mesure peut être constitué par un balourd semicylindrique dont l'axe de rotation se confond avec l'axe de la masse-tige renfermant l'équipement. La position de référence, ici la verticale, est fournie par un pendule dont l'axe de pivotement, lié au balourd, prend une position horizontale, et l'organe de balayage est formé par un étrier de même axe de pivotement que le pendule. Cet étrier porte deux buses en vis-à-vis constituant un premier oeil fluidique occulté par le pendule au passage de la verticale. Deux autres buses, l'une portée par l'étrier et l'autre liée au balourd viennent en vis-à-vis lorsque l'étrier arrive en position parallèle à l'axe du balourd. Dans le cas où l'équipement est destiné à la mesure de l'azimut de la déviation, l'organe mobile de mesure peut être constitué par un balourd semi-cylindrique dont l'axe de rotation se confond avec l'axe longitudinal de la masse-tige renfermant ltéquipement. La position de référence, ici la direction du nord, est fournie par un compas magnétique dont l'axe de pivotement prend une position verticale par l'action conjuguée des roulements du balourd, d'une suspension par ruban de torsion et d'un contre-poids.L'organe de balayage est constitué par un étrier de même axe de pivotement que le compas, cet étrier portant deux buses en vis-à-vis qui forment un oeil fluidique unique occulté, au cours de la rotation de l'étrier, une première fois par une tige liée au balourd et matérialisant une ligne de plus grande pente de celui-ci, et une seconde fois par la tige du compas pointant vers le nord. Cette seconde application de l'équipement de mesure suivant l'invention, qui utilise en majeure partie les mêmes éléments que l'application précédente, permet d'envisager la fusion des deux systèmes en un seul, en utilisant trois masses, donc trois percussions, dont une pour l'instant initial unique des deux mesures, une seconde pour l'instant finale de la première mesure, une troisième pour l'instant final de la seconde mesure. I1 faudrait cependant que ces deux dernières masses soient suffisamment différenciées pour que les ondes acoustiques correspondantes soient facilement identifiables. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit, donnée à titre d'exemple non limitatif, en référence aux dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 est une vue sehématique du sous-ensemble de fond de ltéquipement suivant l'invention, en position d'armement (avant mesure), le capteur et les deux masses de percussion levées au maximum ; - la figure 2 est une vue analogue à celle de la figure 1, mais en position finale de mesure dite de référence, le capteur et les deux masses de percussion tombés au plus bas, cette figure montrant en outre (en grisé) le volume offert au fluide hydraulique ;; - la figure 3 est une vue de la partie haute du soufflet moteur et de son environnement, en deux demi-coupes représentant, celle de gauche le piston dudit soufflet dans son pertuis et celle de droite le même piston sortant de ce pertuis ; - la figure 4 est une vue de la partie basse du soufflet moteur et de la partie haute du soufflet de la chambre d'expansion, en deux demi-coupes analogues à celles de la figure 3 ; - la figure 4A est une vue de détail de la partie entourée d'un trait interrompu mixte IV- à la figure 4 ; - la figure 5 est une vue de la partie basse de l'étage d'expansion et d'équilibre hydrostatique, de la totalité de l'étage des transducteurs et de la partie haute de l'étage fluidique, en deux demi-coupes analogues à celles des figures 3 et 4 ;; - les figures 6A et 6B sont des vues en coupe de la partie moyenne de l'étage fluidique montrant le capteur de mesure en position d'armement ; - la figure 7 est une vue en coupe de la partie haute de l'étage de puissance montrant les deux masses de percussion en position d'armement ; - la figure 7A est une vue analogue à celle de la figure 7, mais le lest du capteur étant à sa position basse et la vue étant en deux demi-coupes telles que dans celle de gauche, la masse intérieure de percussion a seule été larguée et dans celle de droite, les deux masses de percussion l'ont été ; - la figure 7B est une vue en coupe transversale suivant la ligne VILB-VIIB de la figure 7 ; - la figure 8 est une vue en coupe de la partie moyenne de l'étage de puissance montrant les deux masses de percussion en position d'armement ;; - la figure 8A est une vue analogue à celle de la figure 8, en deux demi-coupes telles que dans celle de gauche, la masse intérieure de percussion a seule été larguée, et dans celle de droite, les deux masses de percussion l'ont été ; - la figure 8B est une vue en coupe transversale suivant la ligne VIIIB-VIIIB de la figure 8 ; - la figure 8C est une vue en coupe transversale suivant la ligne VIIIC-VIIIC de la figure 8 ; - la figure 9 est une vue en coupe à plus grande échelle de la partie inférieure de l'étage de puissance montrant notamment l'enclume ; - la figure 9A est une vue analogue à la précédente, mais partielle, en deux demi-coupes telles que, dans celle de gauche, la masse intérieure de percussion a seule été larguée, et dans celle de droite, les deux masses de percussion l'ont été ;; - la figure 10 est une vue du balourd en position d'équilibre ; - la figure 11 est une vue de l'étrier en position initiale de sa course de balayage de 1' étendue de mesure (de la valeur de la déviation) ; - la figure 12 est une vue de l'étrier en position finale de ladite course - la figure 13 est Ùn schéma d'organisation du dispositif fluidique de conversion de l'information de mesure ; et - la figure 14 est une vue de l'ensemble du balourd et de ses annexes dans le cas d'une mesure de l'azimut de la déviation. L'ensemble de l'équipement de mesure se subdivise en deux sousensembles : un appareillage de fond et un appareillage de surface utilisant des techniques classiques, qui sera brièvement évoqué à la fin de cette description. Les figures 1 et 2 -particulièrement schématiques- définissent l'organisation du sous-ensemble de fond. A l'intérieur d'un corps 9 formé par une masse-tige spéciale située à l'extrémité inférieure d'une colonne de forage au-dessus de l'outil de forage, se trouvent, de haut en bas, cinq éléments détachables - un étage moteur hydraulique 11 capteur d'énergie - un étage d'expansion et d'équilibre hydrostatique 13 ; - un étage de transducteurs 15 ; - un étage fluidique 17 renfermant un capteur de mesure ; - un étage de puissance 19. Capteur de mesure et étage de puissance sont animés par la dégradation d'une énergie potentielle massique, elle-meme prélevée uniquement sur des variations de pression d'injection de la boue de forage, par un organe hydraulique effectuant un travail moteur contre les forces de pesanteur. Une enveloppe étanche et résistante 21 des étages 17, 19 (figure 2) renferme, entre autres éléments et coaxialement, un vérin hydraulique 23 à double effet, dont le piston 25 est solidaire d'une tige supérieure 27 et d'une tige inférieure 29. Sont montés coaxiaisment dans une enveloppe supérieure télescopable (non représentée) un générateur de pression hydraulique constitué par un premier soufflet moteur 31 et, dans une enveloppe inférieure rigide 41, formant chambre d'expansion et d'équilibre hydrostatique, un second soufflet 33. Le volume intérieur au premier soufflet 31 communique à sa base avec le pied du vérin 23 par un conduit 35. La chambre d'expansion entourant le second soufflet 33 communique, également à sa base, avec la tête du même vérin par un conduit 37. Un fluide hydraulique (en grisé sur la figure 2) remplit, d'une part le volume délimité par le soufflet 31, une bride 39a, la canalisation 35, le vérin 23 Jusqu'à la face inférieure du piston 25 et, d'autre part, le volume délimité par le vérin 23 à partir de la face supérieure du piston 25, la canalisation 37 et le domaine compris entre la face externe du soufflet 33, la face interne de l'enveloppe rigide 41 et une bride 39b. Le soufflet 31 est immergé dans la boue de forage. Celle-ci accède à l'intérieur du soufflet 33 par des outres décrites plus loin. Ce montage s'explique par le fait que les soufflets choisis 31, 33, sont conçus pour travailler à la compression. Les tiges de vérin 27 et 29 sont de même diamètre de sorte qu'en principe aucun effet moteur sollicitant le piston 25 ne peut résulter des variations de pression du milieu ambiant. Cependant, le soufflet 33, beaucoup plus raide que le soufflet 31, tend spontanément à appliquer le piston 25 en pied de vérin et, par conséquent, le soufflet 31 contre une butée 43. Le soufflet 31 (voir figure 3) est surmonté d'un piston-déflecteur de boue 45 de révolution, susceptible de coulisser, avec un large jeu, dans un pertuis 47 et, en bas de ce pertuis, de débotter dans un espace de fuite 49, également de révolution, sans cesser pour autant d'être guidé dans ledit pertuis par trois touches 51. Cette course de recul ou aller de l'équipage mobile piston-déflecteur 45 et soufflet 31 comprend deux phases : - une phase de pistonnage, temporisée, correspondant à un régime transi-toire de montée en pression de la boue d'injection.Durant cette phase s'effectue un transfert d'énergie par l'intermédiaire du soufflet qui, en diminuant de volume, expulse du fluide hydraulique vers le pied du vérin et ce, au prix d'une importante perte de charge dans la boue ; - une phase d'effacement, correspondant à la fois au régime permanent d'injection de boue et au stockage à l'état potentiel massique de l'énergie prélevée. Durant cette seconde phase, les forces antagonistes doivent être minimales et équilibrées de façon stable. Au cours de la phase de pistonnage, le vérin effectue un travail contre la pesanteur en soulevant (voir figures 1 et 2) la masse 53 d'un capteur et deux masses de percussion 55, 57, et contre une force élastique, en chassant dans la chambre d'expansion et d'équilibre hydrostatique 33-41, dont le soufflet se rétracte, une cylindrée égale à celle reçue par ledit vérin. Le soufflet moteur 31 et le vérin 23 constituent donc des moyens de transmission entre le piston déflecteur de boue 45 et les percuteurs 55, 57, pour amener ces percuteurs en position d'armement. Au cours de la phase d'effacement, la cote de descente du déflecteur dans l'espace de fuite traduit l'équilibre entre les forces en présence, d'une part celles dues à la boue (perte de charge résiduelle permanente dans l'espace de fuite, impact et déflexion d'une certaine quantité de mouvement), d'autre part celles dues à l'appareillage hydraulique (élasticité des deux soufflets, frottement des garnitures de vérin). Au pis aller, en présence d'une boue visqueuse et dense, ou bien contenant des colmatants, à grand débit, le déflecteur s'effaçant au maximum est calculé pour offrir à la boue un passage en surface supérieur d'environ 20 à celui d'une masse-tige ordinaire de diamètre intérieur moyen (71 mm). La disposition schématisée à la figure 2 constitue un"état de référence" que l'ensemble hydraulique doit impérativement présenter, non seulement à l'issue de chaque cycle de mesure, mais encore en toutes circonstances, exception faite du régime permanent d'injection de boue, en forage, lequel correspond au schéma de la figure I. C'est pourquoi, dans cet état de référence -et uniquement dans cet état- de minuscules trous 23c (figure 8) by-passent le piston 25 à son point mort bas. Ils permettent au fluide hydraulique contenu dans le soufflet 31 -qui est alors en butée 43- de se dilater en trouvant un exutoire en direction de la chambre d'expansion, sans solliciter le piston 25, ce phénomène étant à considérer du fait, par exemple, du cycle diurne de la température lorsque la masse-tige est stockée sur parc à tiges. Ces trous -qui sont obturés dès le début de la phase de pistonnageautorisent également, toujours dans l'état de référence, la migration du fluide dans l'autre sens. A supposer, en effet, que la garniture du piston 25 ne soit pas d'une parfaite étanchéité, il y a un risque de voir migrer, de façon irréversible, au fil des cycles de mesure, une certaine quantité de fluide hydraulique hors du côté moteur, au profit de la chambre d'expansion, auquel cas le système hydraulique décrit ci-dessus se trouverait, à plus ou moins brève échéance, incapable de recouvrer l'état de référence. I1 en résulterait, d'une part l'impossibilité pour le système d'effectuer une course motrice complète et, d'autre part, dans tous les cas, un risque d'avarie grave qui apparattra clairement plus loin. On voit donc que, dans cet état de référence, la différence de pression entre le fluide hydraulique et le milieu environnant -air sur parc à tiges, ou boue en fond de forage- ne peut avoir pour origine que l'élasticité du soufflet 33 de la chambre d'expansion et d'équilibre hydrostatique. Le piston-déflecteur de boue 45 précité est implanté (voir figures 3 et 4) à ltextrémité d'un dispositif amortisseur ou de temporisation hydraulique conportant un cylindre 59, un piston fixe 61 solidaire de la bride 39a, une clavette antigiratoire 63 et un canal de fuite 65 débouchant sur un clapet 67, lequel jugule le retour dans le soufflet moteur du fluide emprisonné dans le cylindre 59 tout en autorisant un transfert relativement rapide de ce fluide du soufflet moteur vers le cylindre 59. Sur le cylindre de temporisation 59, d'une part, et sur un cylindre de guidage 69, d'autre part, coulissent librement treize entretoises 71 en métal inoxydable assurant à la fois guidage, butée et assemblage de quatorze soufflets élémentaires 31a du même métal. Des ressorts hélicodaux 75, à spires serrées, font office de crépines et assurent aux soufflets, en toutes circonstances, une immersion en boue morte. La temporisation décrite plus haut (repères 59 à 67 des figures 3 et 4) opère durant les deux phases du mouvement du piston-déflecteur : pistonnage et effacement. Au cours de la phase de pistonnage, elle protège le soufflet moteur des surpressions instantanées du fluide hydraulique ayant pour origine l'inertie au démarrage des masses 53, 55, 57 et les pertes de charge dans les circuits. I1 serait vain, en effet, d'espérer maîtriser la rapidité de croissance de la pression d'injection de boue, fonction de trop nombreux facteurs aléatoires. Tout au long de la phase d'effacement -correspondant, comme on l'a déjà dit, au régime permanent d'injection de boue- cette meme temporisation, jouant le rale d'amortisseur, épargne aux soufflets et aux garnitures de vérin un pompage perpétuel, au cas où le couplage en parallèle de plusieurs pompes à boue serait à l'origine de battements affectant la pression, sans parler de la défaillance ou de l'inadéquation toujours possibles des amortisseurs de pulsation des pompes à boue. Le débit d'injection de boue -et, par conséquent, la perte de charge dans le pertuis 47- variant dans de très larges proportions, le piston-déflecesur 45 comporte un clapet de décharge 77a précontraint par un ressort de grande raideur 77b destiné à soustraire l'appareillage décrit ici,et les soupapes de sécurité des pompes d'injection de boue aux effets d'une pression anormale. L'étage d'expansion et d'équilibrage hydrostatique 13 (voir les figures 4 et 5) jouxte l'étage moteur ll dont il n'est séparé que par les brides d'assemblage 39a et 39b. Alors aue le soufflet moteur est constitué de soufflets élémentaires assemblés en série afin de présenter la moindre raideur, le dispositif d'expansion et d'équilibrage hydrostatique 33-41 est constitué, en fait, de onze chambres élémentaires empilées, interconnertées, fonctionnant, hydrauliquement parlant, en parallèle. Elles comportent chacune un soufflet 33a, en métal inoxydable, à ondes parallèles, deux ressorts hélicotdaux 81 et 83 destinés à augmenter la raideur du soufflet et une coiffe 85 dont les outres 87 -déjà citdes- mettent en communication l'espace intérieur au soufflet 33a avec la boue environnante.La coiffe est relativement mince parce que plus sollicitée par l'érosion de la boue que par les contraintes de pression; le fond 89 de chaque soufflet assure le guidage et la butée de celui-ci. Le capteur de mesure 53 (voir figure 6A), doté d'amortisseurs de vibrations 91, 93a, 93b, divise l'étage fluidique 17, rempli d'azote, en deux espaces. L'un, supérieur, 17a contient une liaison souple 95, à deux tuyaux flexibles 95a, 95b, reliant le capteur aux transducteurs 15a, 15b déà mentionnés mais décrits plus loin (dont les sorties sont constituées par des tuyaux rigides 96a, 96b). L'autre, inférieur, 17b contient, outre la tige supérieure 27 du vérin (figure 6B) une entretoise antiflambage 97 remorquée par un lest 99 et suspendue à mi-hauteur par une chaenette 101. La frontière -fluidiquement parlant- entre les deux espaces 17a et 17b est constituée par l'amortisseur 91 formant piston et doté d'un clapet. L'étage de puissance 19 (figures 7 à 9A), également rempli d'azote mais sans communication avec le précédent, contient le vérin 23, les masses de percussion 55 et 57 et se termine, en bas, par une enclume 103. Sur les figures 1 et 2, les masses 55 et 57 ont été, pour plus de clarté, représentées de part et d'autre du vérin mais, comme le montrent les figures 7 et 8, elles sont en réalité cylindriques annulaires et peuvent coulisser l'une (masse intérieure 55) dans l'autre (masse extérieure 57). On retrouve sur la figure 7 les tiges 27 et 29 du piston 25 représenté en position haute et sur la figure 7A les canalisations d'arrivée 35 du fluide moteur et de retour 37 du fluide chassé vers la chambre d'expansion. On observera (figures 7A et 8) la double paroi 23a, 23b du vérin et les trous 23c déjà mentionnés by-passant le piston 25 en position de référence. L'espace annulaire entre parois 23a et 23b permet l'adduction de fluide en pied de vérin. La paroi intérieure 23a est relativement mince, car elle ntest soumise -qu'à la pression différentielle de fonctionnement du vérin. La paroi extérieure 23b est par contre plus épaisse car elle doit résister à la somme des pressions hydrostatiques et de fonctionnement du vérin. La masse du capteur 53 et les masses de percussion 55 et 57 sont hissées et les deux dernières verrouillées en position dite d'armement par des mécanismes de verrouillage que l'on se propose de décrire maintenant. La tige inférieure 29 du piston de vérin comporte (figure 8) à son extrémité basse un embout cylindrique 105 dont l'extrémité et le raccordement à la tige 29 sont coniques. A l'état de référence, cet embout est escamoté dans l'enclume 103 comme le montre la figure 9A. Lorsque le fluide expulsé par le soufflet moteur propulse vers le haut le piston de vérin, le raccordement conique de l'embout 105 vient au contact de talons de verrous 107a et 109a (figures 8 et 8B) appartenant à la masse intérieure 55. L'effet de coin applique les nez desverrous contre la paroi de l'enveloppe 111 de l'étage de puissance, laquelle s'oppose à tout autre mouvement radial des verrous, tout au long de la montée du piston de vérin, jusqu'au moment où deux encoches 107b et lO9b, fraisées dans ladite paroi, autorisent le recul des verrous dans ces encoches.La masse intérieure 55, grâce à son extrémité inférieure renflée 103c, a entratné dans son ascension la masse extérieure 57 dont les verrous 117a, 119a (figures 7 et 7B), sollicités par des ressorts 117c, ll9c, seront également enclenchés, en meme temps que les verrous précédents, dans des encoches correspondantes 117b, ll9b. L'enclenchement des verrous 107a, l09a et l'effacement en résultant de leurs talons autorise l'embout de tige 105 à poursuivre sa course ascendante. Mais le vérin est maintenant délesté des charges 55, 57 ; en même temps, le piston-déflecteur 45 du soufflet moteur débouche dans l'espace de fuite 49. L'importante perte de charge, due au pistonnage dans le pertuis 47, disparate. Cependant, la perte de charge résiduelle dans 1' espace de fuite permet au piston de vérin de poursuivre sa course ascendante Jusqu'à l'instauration d'un équilibre dynamique entre les forces en présence, à savoir, d'une part la poussée sur le piston-déflecteur résultant de la perte de charge résiduelle permanente dans l'espace de fuite 49, l'impact et la déflexion d'une certaine quantité de mouvement de boue, d'autre part, les forces de frottement des garnitures du vérin, celles résultant de l'élasticité des soufflets moteur et d'expansion et enfin le poids du capteur 53 et du lest 99 suspendu à l'extré- mité de la tige de vérin 27. Au moment où le sondeur stoppe l'injection de boue, l'élasticité des soufflets moteur et d'expansion ainsi que le lest 99 rappellent rapidement le piston de vérin à son point mort bas, c'est-à-dire que l'ensemble hydraulique recouvre 1 'état de référence. Le capteur 53 amorce alors une chute libre dans l'atmosphère d'azote du compartiment fluidique 17 en pistonnant, grâce à son amortisseur de vibrations supérieur 91, rendu étanche par la fermeture d'un clapet intégré. Cette amorce de la chute du capteur, qui est la toute première manifestation de la dégradation de l'énergie potentielle emmagasinée, marque le début du processus de mesure.L'amortisseur supérieur 91 ayant une fonction de piston constitue alors un générateur d'énergie pour le capteur, ce générateur étant entratné par un organe moteur qui est le capteur lui même, armé en position haute par le piston de vérin. Les masses 55 et 57 demeurent pour l'instant verrouillées. Ce sont seulement, comme on le verra plus loin, les actions de moyens de déclenchement commandés par le capteur qui provoqueront successivement leurs déverrouillages, donc les largages des masses de percussion. Les deux masses de percussion 55, 57, relativement longues en raison de la faible section disponible, sont réalisées dans un matériau particulière- ment dense. Un manchon 123 (voir figure 8) comportant un cylindre hydraulique 125 de déverrouillage de la masse intérieure 55, forme clavette et interdit la rotation de cette masse. La culasse 124 du vérin comporte un cylindre hydraulique 126 de déverrouillage de la masse extérieure 57 (voir figure 7). La masse 57, de son cité, est porteuse d'une clavette 127 qui interdit la rotation de la masse intérieure 55. L'enclume (voir figure 9) se compose de deux parties - un tas libre 103a réalisé en acier forgé, à embase sphérique convexe, au contact intime d'un support 103b concave réalisé en acier moulé. Ce dernier présente une extrémité fuselée assujettie au raccord inférieur donc mâle de la masse-tige par un très robuste empennage cruciforme 129 ménageant le passage de la boue ; - un purgeur 130 permet de se rendre compte facilement, lorsque la massetige est gerbée verticalement dans le derrick, si aucune fuite suspecte ne se manifeste aux niveaux des garnitures de vérin. Le capteur proprement dit est essentiellement constitué (voir figure 10) par un organe mobile de mesure dont la position est représentative du paramètre à mesurer. Cet organe de mesure est un balourd 131 hémicylindrique, monté librement rotatif sur des micro-roulements 133, 135 à contact oblique, 4 de telle sorte que la composante radiale R de son poids P vient spontanément s'orienter selon la ligne de plus grande pente, lorsqu'il existe une déviation entre l'axe longitudinal du capteur et la verticale. Ce balourd constitue d'autre part la platine de divers organes décrits plus loin, notamment (voir figure 13) un pendule 137, un étrier 139 et un dispositif fluidique 141. Le pendule 137 en forme de té, amorti, à un degré de liberté, a son système de pivotage monté autour d'un axe horizontal (fléaux sur pierres, ou rubans de torsion solidaires du balourd). Ce pendule donne une position de référence qui est la verticale. Un élément d'escamotage libérable le maintient parallèle à 1 'axe du balourd, en période de non-mesure. L'étrier 139, à un degré de liberté, est monté rotatif autour d'un axe se confondant avec celui du pendule 137 de façon à balayer la plage de mesure du balourd. I1 est essentiellement porteur d'éléments fluidiques détecteurs de position faisant partie du circuit fluidique décrit plus loin. I1 a, lui aussi, un élément de retenue libérable le maintenant, en période de nonmesure, à une position d'attente située à quelques degrés au-delà du maximum de l'étendue de mesure. Après sa libération, 11 étrier 139 est entratné en rotation à vitesse uniforme comme on le verra plus loin. Le dispositif fluidique (voir figure 13) est alimenté par le générateur d'énergie mentionné précédemment. Les roulements à contact oblique 133, 135 étant des roulements à cages séparées, supposent l'existence d'un bottier 143, permettant de les positionner sans jeu, avec une légère contrainte obtenue par une rondelle ondulée élastique (non représentée), par exemple du type dit Borelly. Dans le roulement supérieur se trouve, en outre, un joint tournant triple 145, par exemple en carbone, offrant une entrée et deux sorties de gaz. Le boîtier 143 est astreint à coulisser dans l'enveloppe 21 où il est centré par 3 amortisseurs 91, 93a, 93b sur le rôle desquels on reviendra plus loin. Une fois sa chute amorcée à la manière déjà indiquée, le bottier 143 pistonne lentement dans l'enveloppe 21, grâce à l'amortisseur supérieur étanche 91 dont le clapet 149 est fermé automatiquement. Le compartiment fluidique 17 étant à volume constant, il existe donc, tout au long de la chute du capteur, une différence de pression sensiblement constante entre l'espace inférieur 17b (espace de pressurisation fluidique) et espace supérieur 17a. Le capteur (voir figure 6) est protégé des vibrations longitudinales engendrées par l'outil de forage par les amortisseurs inférieurs en série 93a et 93b, lesquels confèrent à l'ensemble suspendu une fréquence propre très basse. Les amortisseurs 91 et 93a, 93b, de raideur croissant avec l'excen- tration, protègent le capteur des vibrations transversales et des chocs lors des manipulations sur parc à tiges. Ils font en outre office de butées de fin de course longitudinale. Le balourd étant constamment libre en rotation, il n'est pas prévu d'amortisseurs de vibration de torsion. Le capteur est, somme toute, conçu comme étant son propre générateur de pression fluidique. Dès le dépassement, au début de la chute, d'un certain seuil de pression, le circuit fluidique que l'on va décrire maintenant est activé. La pression gazeuse alimente, par l'intermédiaire d'une restriction univoque 151, un moteur fluidique 153 qui libère, d'une part le pendule 137 en le laissant tratner sur un secteur circulaire (guidage à frottement décroissant Jusqu'à libération totale), avant de l'abandonner complètement et, d'autre part, par la rotation d'un excentrique, applique sur une vis une noix de chariotage (trois éléments non représentes) destinée à entraîner l'étrier 139. La pression gazeuse alimente d'autre part une horloge mécaniquefluidique conçue de la façon suivante. Deux piquages parallèles, comportant chacun une restriction l55a, 155b, alimentent d'une part les deux canaux de commande d'un amplificateur bistable 155, d'autre part, deux buses détectrices 155c, 155d, implantées à quelques dixièmes de millimètre de part et d'autre d'une lame métallique 157 encastrée par une de ses extrémités; deux buses de soufflage 155f, 155g, activées par les deux sorties de l'amplificateur, entretiennent la vibration de la lame sur son premier mode et sa fréquence propre. Cette vibration s'amorce spontanément du fait d'inévitables dissymétries de construction. Pulsant à la fréquence de la lame grâce à un piquage sur l'une des sorties de l'amplificateur, la membrane par exemple du type Bellofram, d'un moteur fluidique pas à pas 159 anime un cliquet 161, lequel à son tour attaque une roue à rochet 163, liée à la vis de chariotage précitée. L'échappement s'effectue à contresens par les évents de l'amplificateur. ta noix précitée est donc mue en translation ; c'est elle qui, par l'intermédiaire d'un ruban d'acier et de galets de renvoi, entratne l'étrier 139. Cet ensemble constitue un dispositif de commande de balayage de l'étrier 139 à vitesse moyenne constante. L'étrier 139, parti d'une position d'attente située au-delà du maximum de l'étendue de mesure, voit, au moment de son passage à la verticale, un premier oeil fluidique 165a, 165b occulté par l'extrémité inférieure du pendule 137. Sollicité par ce signal passant brusquement, au sens booléen, de l'état un à l'état zéro, un amplificateur nonostable 167 bascule et active sa sortie préférentielle. Le gaz issu de cette sortie actionne une valve 169. Cette dernière délivre de l'azote, à une pression sensiblement égale à celle qui règne dans l'espace de pressurisation fluidique 17b, au mattre-cylindre 15a, par l'intermédiaire du joint tournant 145 et du tuyau flexible 95a.A son tour, le mattre-cylindre 15a (voir figures 13 et 5) amplifiant et convertissant la pression d'azote en pression de fluide hydraulique, actionne le cylindre 125 de largage de la masse intérieure de percussion 55, par l'intermédiaire de la canalisation 96a (voir figures 7 et 8). L'étrier 139 poursuit son balayage angulaire à vitesse constante en entraenant le pendule. A fin de course, le vis-à-vis des buses 175a solidaire de l'étrier- et 175b fixe -solidaire du balourd 131- constituant un second oeil fluidique, provoque le basculement de l'amplificateur monostable 177. La sortie -non préférentielle- de celui-ci actionne la valve 179. Celle-ci, opérant de la raême façon que la valve 169 précitée, délivre de l'azote au maRtre- cylindre 15b, par l'intermédiaire du joint tournant 145 et du tuyau flexible 95b.Comme cl-dessus, le mattre-cylindre 15b (voir figures 13 et 5), amplifiant et convertissant la pression d'azote en pression de fluide hydraulique, actionne le cylindre 126 de largage de la masse extérieure de percussion 57 par l'intermédiaire de la canalisation 96b (voir figure 7). Le mattre-cylindre 15b et le cylindre 126 d'une part, le maRtre-cylindre 15a et le cylindre 125 d'autre part constituent donc les moyens de déclenchement mentionnés précédemment. La percussion de la masse intérieure 55 s'était effectuée sur le tas l03a de l'enclume 103 (voir figure 9). Celle de la masse extérieure 57 s'effectue sur le pied l03c (voir figure 8) de la masse 55, grâce à une pièce intermédiaire flottante 103d, à surfaces inférieure sphérique concave et supérieure plane. Ces liaisons rotondes ont pour but d'obtenir une orientation préalable rapide et automatique des surfaces aux tout premiers instants de la percussion principale par une percussion mineure sur un centre instantané de rotation et d'éliminer ainsi les risques de cassure et de projection d'éclats qui résulteraient d'une approche imparfaite. On notera (voir figure 7) la présence d'un clapet de sécurité 181, normalement fermé sous l'action d'un ressort 183. I1 interdit le passage du fluide H.P., émis par le mattre-cylindre 15a en direction du cylindre 125 de largage de la masse intérieure 55, tant que l'appareillage hydraulique moteur n'a pas recouvré l'état de référence déjà évoqué à plusieurs reprises. Dans cet état (voir figure 7A), l'entretoise antiflambage 97 pousse le tiroir du clapet et autorise le passage du fluide H.P. en direction du cylindre 125. Les bases des masses de percussion sont conçues (voir figure 8) de façon que la masse extérieure 57 ne puisse tomber qu'une fois la masse intérieure larguée. Au vu des figures 8 et 9 et compte tenu de ce qui a été exposé quant au fonctionnement des verrous bas 107a et lO9a, on-peut présumer maintenant des avaries graves qui pourraient résulter d'un largage intempestif hors de l'état de référence. Dès la seconde percussion, le cycle de mesure est achevé. Le capteur ayant terminé sa course et les masses reposant sur l'enclume, le dispositif fluidique cesse d'être activé, l'énergie mécanique du système est au potentiel minimum, et le système hydraulique, quant à lui, piston de vérin au point mort bas et soufflet moteur en butée, est à l'état de référence plusieurs fois évoqué. L'ensemble est dans l'attente de la remise en marche des pompes à boue, qui le réarmera, et ainsi de suite autant de fois qu'il sera nécessaire. Les principes du dispositif de mesure ainsi décrit peuvent être appliqués à la mesure d'autre paramètres de fond. On peut, en particulier, sans grandes modifications, effectuer la mesure de l'azimut de la déviation dans les conditions suivantes Au prix d'une démagnétisation d'une grande partie de la garniture et de la réalisation d'une masse-tige spéciale en acier inoxydable, à hautes caractéristiques mécaniques et absolument amagnétique, on dote le balourd 131 (voir figure 14) d'un compas magnétique 191 rendu horizontal par l'action conjuguée des roulements 133, 135 du balourd, d'une suspension par rubans de torsion 193 et d'un contre poids 195.Le principe de la mesure consiste, dès lors, à faire détecter par un oeil fluidique 197 décrivant une circonférence horizontale à vitesse constante (déterminée comme précédemment), à partir du plan méridien contenant la ligne de plus grande pente, prise comme origine des coordonnées angulaires d'azimut, l'extrémité nord du barreau aimanté, une fois celui-ci désescamoté et placé sur son organe de pivotage. Bien entendu, cette mesure peut être, comme on l'a déjà dit, fusionnée avec la précédente, moyennant les précautions déjà mentionnées. Compte tenu des avantages qu'apporte à lui seul le système de transmission par percussions, on peut envisager dans certains cas un capteur de mesure électrique équipé d'un convertisseur amplitude-temps pour fournir un signal dont la durée est représentative du paramètre mesuré. Un tel générateur nécessiterait alors de stocker ou d'engendrer de l'energie électrique au fond, cette technique présentant les inconvénients soulignés précédemment. Toutefois, un tel système n'est pas à exclure du fait que l'énergie électrique à fournir ne serait utilisée que pour alimenter le capteur et les moyens de déclenchement et resterait, dès lors, faible, énergie nécessaire aux percussions (la plus importante) étant prélevée directement sur l'écoulement de boue. Dans tous les cas, l'équipement proposé comprend un élément de surface destiné à détecter les ondes acoustiques venues du fond. Cet élément de surface électronique comporte un capteur accélérométrique dont l'élément caractéristique, une céramique piézo-électrique, doit 2 délivrer une charge spécifique minimale (en coulombs par c/sec2 ou autre unité d'accélération). La capacitance du câble de liaison capteur de surface amplificateur de charges ne pouvant être quelconque, il faut prévoir le montage côte à côte, dans un raccord vissé entre la toute d'injection et la tige hexagonale, du capteur de surface et d'un prdamplificateur de charges. La mesure du paramètre cherché se ramenant, comme précédemment, à la mesure d'un intervalle de temps, c'est un chronoscope électronique à affichage numérique qui permet de visualiser le résultat de mesure sous les yeux du sondeur. La répétition à distance, l'enregistrement et éventuellement la combinaison à d'autres paramètres (gradient moyen de la déviation par exemple) ne présente pas de difficulté majeure. REVENDICATIONS . 1. Procédé de mesure, en cours de forage, d'un paramètre de fond, dans lequel on mesure le paramètre de fond au moyen d'un capteur situé dans la partie inférieure de la colonne de forage à proximité de l'outil de forage, carac térisé en ce que lton crée, dans la partie inférieure de la colonne de forage, deux percussions séparées par un intervalle de temps représentatif d'une valeur du paramètre mesuré et 1 on détecte en surface l'intervalle de temps séparant les arrivées des ondes acoustiques engendrées par lesdites percussions et transmises par la colonne de forage pour obtenir une indica tion dudit paramètre. 2. Procédé de mesure selon la revendication 1, caractérisé en ce que, pour créer lesdites percussions, on arme des percuteurs au moyen d'un dispositif capteur d'énergie animé par la circulation de la boue de forage et on libère lesdits percuteurs à des instants séparés par un intervalle de temps représentatif d'une valeur du paramètré mesuré. 3. Procédé de mesure, en cours de forage, d'un paramètre de fond, caractérisé en ce qu'il consiste - au cours d'une première phase, pendant laquelle on injecte de la boue dans la colonne de forage, à emmagasiner, à la partie inférieure de la colonne de forage, une certaine quantité d'énergie mécanique poten tielle, provenant de l'énergie de la boue, - et, au cours d'une deuxième phase, pendant laquelle on arrête le pompage de la boue, à créer à la partie inférieure de la colonne de forage, en libérant ladite énergie potentielle, une série d'au moins deux percussions espacées par un intervalle de temps représentatif d'une valeur du paramètre de fond, et à détecter en surface l'intervalle de temps sépa rant les arrivées des ondes acoustiques engendrées par lesdites percussions et transmises par la colonne de forage. 4. Procédé de mesure selon la revendication 3, caractérisé en ce que, au cours de ladite deuxième phase, on élabore deux signaux séparés par un intervalle de temps représentatif d'une valeur du paramètre de fond, lesdits signaux étant adaptés à déclencher lesdites percussions. 5. Equipement de mesure, en cours de forage, d'un paramètre de fond, caracté risé en ce qu'il comprend dans un corps adapté à être monté dans la colonne de forage à proximité de l'outil de forage - un capteur de mesure pour élaborer deux signaux espacés d'un intervalle de temps représentatif d'une valeur dudit paramètre, - des percuteurs pour engendrer des percussions dans la colonne de forage, - un dispositif capteur d'énergie, animé par l'écoulement de la boue de forage pour armer lesdits percuteurs, - et des moyens de déclenchement, commandés par lesdits signaux, pour déclencher lesdits percuteurs. 6, Equipement de mesure selon la revendication 5, caractérisé en ce que lesdits percuteurs sont des masses adaptées à se déplacer, sous l'action de leur poids, d'une position haute à une position basse pour venir frapper des enclumes en contact avec ledit corps, ledit dispositif capteur d'énergie étant adapté à déplacer lesdites masses de ladite position basse à ladite position haute pour armer lesdits percuteurs. 7. Equipement de mesure selon l'une des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que ledit dispositif capteur d'énergie comprend un piston obstruant au moins temporairement le passage de l'écoulement de la boue de forage de façon à se déplacer dans une direction sous l'action de la pression de boue, et des moyens de transmission entre ledit piston et lesdits percuteurs pour amener lesdits percuteurs en position d'armement lors du déplacement dudit piston. 8. Equipement de mesure selon la revendication 7, caractérisé en ce que ledit piston est équipé d'un dispositif amortisseur pour empêcher les déplacements rapides dudit piston dans ladite direction sous l'action de variations rapides de la pression de boue appliquée sur ledit piston. 9. Equipement de mesure selon l'une des revendications 7 et 8, caractérisé en ce que ledit piston comporte un clapet de décharge adapté à permettre l'écoulement de la boue lorsque la force exercée par la boue sur ledit piston dépasse une valeur déterminée. 10. Equipement de mesure selon l'une des revendications 7 à 9, caractérisé en ce que lesdits moyens de transmission comprennent un générateur de pression hydraulique relié audit piston pour créer une surpression dans une enceinte étanche, et un vérin relié à ladite enceinte et comportant un piston de vérin adapté à se déplacer sous l'action de ladite surpression pour amener lesdits percuteurs en position d'armement. 11. Equipement de mesure selon B revendication 10, caractérisé en ce que ledit générateur de pression hydraulique comprend au moins un soufflet moteur immergé dans la boue de forage et rempli de fluide hydraulique constituant ainsi ladite enceinte étanche. 12. Equipement de mesure selon l'une des revendications 10 et Il, caractérisé en ce que ledit vérin est à double effet, ce vérin étant également relié à une chambre d'expansion soumise à la pression hydrostatique de la boue de forage. 13. Equipement de mesure selon les revendications 11 et 12, prises en combinai son, caractérisé en ce que ladite chambre d'expansion comprend au moins un deuxième soufflet de raideur supérieure à celle dudit soufflet moteur de façon à donner une position préférentielle audit vérin en l'absence de surpression engendrée par ledit générateur de pression hydraulique. 14. Equipement de mesure selon l'une des revendications 5 à 13, caractérisé en ce qu'il comprend des mécanismes de verrouillage pour maintenir lesdits percuteurs en position d'armement, lesdits moyens de déclenchement étant adaptés à débloquer lesdits mécanismes de verrouillage pour déclencher lesdits percuteurs. 15. Equipement de mesure selon l'une des revendications 5 à 14, caractérisé en ce qu'il comprend : un générateur d'énergie pour alimenter en énergie ledit capteur de mesure et un organe moteur pour entraRner ledit générateur d'énergie, ledit organe moteur étant adapté à astre armé par ledit dispositif capteur d'énergie. 16. F uinement de mesure selon la revendication 15 caractérisé en ce que ledit organe moteur est une masse adaptée à se déplacer sous l'action de son poids, d'une position haute à une position basse pour entraîner ledit gdné- rateur d'énergie, ledit dispositif capteur d'énergie étant adapté h déplacer ladite masse de ladite position basse à ladite position haute pour armer ledit organe moteur. 17. Equipement de mesure selon l'une des revendications 15 et 16, caractérisé en ce que ledit générateur comprend un piston adapté à se déplacer sous l'action dudit organe moteur dans une chambre remplie de gaz inerte de façon à fournir du gaz inerte sous pression audit capteur de mesure équipé d'éléments fluidiques. 18. Equipement de mesure selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que ledit capteur de mesure comprend : un organe mobile de mesure adapté à prendre, par rapport à une position de référence, une position représentative dudit paramètre à mesurer ; un organe de balayage susceptible de parcourir la plage de déplacement dudit organe mobile ; un dispositif de commande de balayage pour déplacer ledit organe de balayage sur ladite plage à vitesse moyenne constante ; et des moyens détecteurs de position montés sur ledit organe de balayage pour élaborer lesdits deux signaux lorsque ledit organe de balayage passe respectivement par ladite position de référence et par ladite position de l'organe mobile de mesure. 19. Equipement de mesure, en cours de forage, d'un paramètre de fond, du type comprenant un capteur de mesure susceptible d'titre monté dans un corps adapté à etre fixé dans une partie inférieure de la colonne de forage, caractérisé en ce que ledit capteur de mesure comprend : un organe mobile de mesure adapté à prendre, par rapport à une position de référence, une position représentative dudit paramètre à mesurer ; un organe de balayage susceptible de parcourir la plage de déplacement dudit organe mobile ; un dispositif de commande de balayage pour déplacer ledit organe de balayage sur ladite plage à vitesse moyenne constante ; et des moyens détecteurs de position montés sur ledit organe de balayage pour élaborer deux signaux lorsque ledit organe de balayage passe respectivement par ladite position de référence et par ladite position de l'organe mobile de mesure de façon que l'intervalle de temps séparant lesdits signaux soit représentatif d'une valeur dudit paramètre. 20. Equipement de mesure selon l'une des revendications 18 et 19, caractérisé en ce que leit dispositif de commande de balayage comprend une horloge adaptée à élaborer des signaux périodiques de fréquence déterminée et un moteur pas à pas relié à a sortie de ladite horloge pour entratner ledit organe de balayage. 21. Equipement de mesure selon la revendication 20, caractérisé en ce que ladite horloge comprend un amplificateur fluidique bistable, une lame vibrante, deux buses détectrices reliées aux canaux de commande dudit amplificateur pour détecter les vibrations de ladite lame, et deux buses de soufflage reliées aux sorties dudit amplificateur pour entretenir les vibrations de ladite lame sur sa fréquence propre. 22. Equipement de mesure selon l'une des revendications 18 à 21, caractérisé en ce que lesdits moyens détecteurs de position comprennent un premier et un deuxième oeil fluidique respectivement occultés lorsque ledit organe de balayage passe par ladite position de référence et par ladite position de l'organe mobile de mesure, chaque oeil fluidique étant relié à un amplificateur fluidique monostable lui-mEme connecté à une valve élaborant l'un desdits deux signaux. 23. Equipement de mesure selon l'une des revendications 18 à 22, destiné à la mesure de la déviation d'un forage, caractérisé en ce que ledit organe mobile de mesure est constitué par un balourd monté tournant sur un premier axe parallèle à l'axe longitudinal de ladite enveloppe, et en ce que ladite position de référence est fournie par un pendule monté tournant autour d'un deuxième axe fixé audit balourd de façon que ce deuxième axe ait une position horizontale et ledit pendule une position verticale, ledit organe de balayage étant également monté tournant autour dudit deuxième axe. 24. Equipement de mesure selon l'une des revendications 18 à 22, destiné à la mesure de l'azimut de la déviation d'un forage, caractérisé en ce que ledit organe mobile de mesure est constitué par un balourd monté tournant sur un premier axe parallèle à l'axe longitudinal de ladite enveloppe et en ce que ladite position de référence est fournie par un compas magnétique monté tournant autour d'un deuxième axe maintenu vertical par un contre poids, ledit organe de balayage étant monté tournant autour dudit deuxième axe.