L'invention concerne d'une façon générale le transfert d'énergie calorifique et elle a plus particulièrement pour objet un procédé et un dispositif pour échanger de la chaleur entre des fluides. L'invention a également pour objet un système de pompage de chaleur. On a déjà proposé de transporter les chaleurs résiduelles des centrales thermiques génératrices d'électricité vers des centres consommateurs de chaleur à bas niveau (chauffage urbain, chauffage de serres). I1 est avantageux de réaliser ce transport en mettant à profit la chaleur latente d'un fluide caloporteur sous forme vapeur. Les modalités de ce procédé connu sont les suivantes. La source froide de la centrale est aménagée en bouilleur côté fluide caloporteur; la vapeur caloporteuse ainsi obtenue est ensuite dirigée vers le centre utilisateur dans une conduite sous pression. A l'arrivée, cette vapeur peut être condensée dans un condenseur utilisant comme fluide réfrigérant le fluide qu'il s'agit de réchauffer. On peut ainsi réchauffer ce dernier fluide (par exemple de 1 'eau) à une température légèrement inférieure à celle qui règne au départ de la centrale thermique; la différence des tensions de vapeur du fluide caloporteur correspondant à ces deux températures compense la perte de charge du flux de vapeur le long de la conduite. Ce procédé a pour avantages d'utiliser une tuyauterie de diamètre beaucoup plus petit que si l'on transportait la chaleur sous forme de chaleur sensible d'eau liquide, et de ne nécessiter aucune station de pompage. En choisissant convenablement le fluide caloporteur de telle sorte que sa pression de vapeur saturante, à température donnée, soit bien plus élevée que celle de la vapeur d'eau (par exemple en prenant de l'ammoniac), on peut aussi diminuer considérablement le diamètre de la tuyauterie par rapport à ce qui serait nécessaire en prenant comme fluide caloporteur la vapeur d'eau de la centrale.Cependant, la chaleur à i'arrivée au point d'utilisation se présente sous forme de haleur sensible v rès oas niveau(par exemple 27"C) et nécessite dans la plupart des cas, pour qu'elle soit utilisable, qu'on élève son niveau au moyen d'une pompe de chaleur; mais celle-ci doit utiliser un fluide thermoélastique et il est donc en général nécessaire de transférer la chaleur dans ce nouveau fluide au moyen d'un échangeur dont le dimensionnement est souvent prohibitif si l'on veut limiter la chute de température. C'est pourquoi, il est très souhaitable d'utiliser dans la pompe de chialeur, tomme fluide de travail, la vapeur caloporteuse elle-même provenant de la conduite de transport (par exemple la vapeur NH7). L'invention a pour objet un procédé et un dispositif où l'on utilise directement un fluide caloporteur appelé ci-après fluide primaire, (par exemple de l'ammoniac) comme fluide de travail dans une pompe de chaleur réalisant s'élévation de température de la chaleur transportée et son transfert progressif dans un milieu fluide tel que de l'eau, appelé ci-après fluide secondaire. Sous sa forme la plus générale, l'invention concerne un procédé d'échange de chaleur entre fluides, dans lequel on transfère une chaleur à bas niveau, provenant de la chaleur latente d'évaporation d'un fluide caloporteur, dit "fluide primai vers vers un autre fluide caloporteur d'utilisation, dit "fluide secondaire", caractérisé en ce qu'on introduit le fluide primaire, sous forme de vapeur saturante,dans un compresseur multiétages, dont chaque étage est associé en série à une cellule, chaque étage et sa cellule associée constituant un module, les cellules étant disposées en série et communiquant entre elles au niveau du condensat de fluide primaire par des orifices calibrés, et en ce qu'on fait circuler le fluide secondaire, dans le sens des pressions croissantes régnant dans les cellules, dans une pluralité de faisceaux de condensation-réfrig8ration, ladite pluralité de faisceaux étant disposée dans une pluralité correspondante de cel luleslsuccessives et étant associée au moins aux cellules de pression les plus élevées à raison d'un faisceau par cellule, de fa çon que, dans chaque module successif, la vapeur du fluide primaire soit comprimée adiabatiquement dans l'étape de compression, après quoi elle passe dans lacellule où elle est désurchauffée par contact avec les oondensats, puis partiellement condensée sur le faisceau avant d'entrer dans le module suivant dans le sens des pressions croissantes, cependant que, 'une part, les condensats, qui parcourent les cellules dans le sens des pressions décroissantes, arrivent dans ladite cellule par lesdits orifices calibrés se détendent et s'évaporent partiellement, la vapeur ainsi formée se joignant à celle issue de l'étage de compression et que, d'autre part, le fluide secondaire circulant dans le sens des pressions croissantes se réchauffe dans les faisceaux successifs en recevant la chaleur des flux de vapeur provenant de l'étage de compression d'une part, et du condensat du module suivant d'autre part. Selon une autre caractéristique de l'inventlon, tout le débit de vapeur du fluide primaire est progressivement condensé à des températures croissantes, le débit de vapeur diminuant de module en module jusqu'au dernier module où il est totalement condensé, tandis que tout le débit de condensat du fluide primaire est évacué du premier module, à une pression et à une température voisines de celle d'entrée de B vapeur du fluide primaire, et en ce que le fluide secondaire, entrant dans la première cellule di directement reliée à l'arrivée de la vapeur du fluide primaire et où celle-ci se condense déjà partlellecont, ressort du dernier module après stature progressivement réchauffé dans les faisceaux suc cessifs, à un niveau de température supérieur au niveau d'entrée. la fluide primaire sort donc sous forme liquide du dernier module. Il y a lieu de noter que, au niveau du dernier odule, on établit le passage du fluide primaire uniquement entre le dernier module et le module précédent, et qu'on ne prdvoit, dans le dernier module, aucun orifice calibré pour cette arrivée de condensat. Selon une variante de réalisation, tout le débit de fluide primaire admis dans la cellule à la plus basse température traverse d'abord un nombre p-l de modules dans lesquels le faisceau n'est pas parcouru par le fluide secondaire et où la vapeur de fluide primaire entrant dans la cellule se mêle à la vapeur provenant du retour\ et de la détente du condensat de fluide pri maire le débit de cette vapeur du fluide primaire parcourant les p-l premiers modules allant en croissant avant être introduit dans le module p dans le faisceau duquel le fluide secondaire est admis directement à une température sensiblement égale à la tem pérature de saturation correspondant à la pression régnant dans ladite cellule, puis parcourt les modules suivants. Dans la variante proposée par l'invention, les p-l premiers modules ne comprennent pas de faisceau d'échange. Dans tous les cas, on admet le luide primaire dans la cellule se trouvant à la plus basse température, ladite cellule n'étant pas associée à un étage de compression amont. On peut très aisément adapter le procédé à toutes conditions particulières désirées de fonctionnement. Ainsi, on admet à volonté le fluide secondaire dans le faisceau de la cellule où règne la température la plus voisine de la température dudit fluide secondaire à son retour du circuit d'utilisation, les faisceaux précédents étant mis hors circuit. De même, on peut commander automatiquement l'admission de fluide secondaire en fonction des écarts entre les températures des cellules et la température de retour du circuit d'utilisation. L'invention a également pour objet une pompe de chaleur caractérisée par l'association d'un compresseur multiétages, comportant un étage d'admission de fluide primaire sous forme de vapeur saturante et d'une suite de cellules, chaque étage et sa cellule associée constituant un module, les cellules étant placées en série et communiquant entre elles par des orifices calibrés au niveau du condensat de fluide primaire, une pluralité de faisceaux de réfrigdration-condensation étant disposée dans une pluralité correspondante de cellules successives, ladite pluralité de faisceaux étant associée au moins aux cellules de pression les plus élevées, à raison d'un faisceau par cellule, des moyens pour introduire un fluide secondaire dans le premier faisceau de ladite pluralité et des moyens pour évacuer ledit fluide du faisceau de la dernière cellule (associée à l'étage à la pression la plus élevée), ainsi que des moyens pour évacuer le fluide primaire au niveau de la première cellule à l'état totalement liquide. Selon une autre caractéristique de la pompe à chialeur, selon l'invention, la cellule se trouvant à la plus basse températurne, qui est celle où tout le débit de fluide primaire est admis, n'est associée à aucun étage de compression amont. Selon encore une autre caractéristique, le dernier module (ou module à la pression la plus élevée) ne communique qu'avec le module précédent pour les circuits de fluide primaire. Dans une forme de réalisation de la pompe à chaleur selon l'invention, tous les modules comprennent un faisceau de iéfrigéra- tion-condensation. Selon une variante, si la pompe à chaleur comporte n modules, les (p-l) premiers modules ne comprennent pas de faisceaux de ré frigération-condensation, les moyens pour introduire le fluide se ième condaire étant prévus au niveau du p module, le nombre p étant inférieur à n. Les orifices calibrés par lesquels communiquent les cellules peuvent être agencés sous forme de rampe de pulvérisation. Une telle rampe sera donc disposée dans chacun des modules à l'emeption du dernier. Les moyens pour introduire le fluide secondaire sont avantageusement des tubulures munies de vannes. On peut prévoir égale ment des moyens de régulation capables de commander automatiquement lesdites vannes. Une telle pompe de chaleur résulte donc de l'association d'un compresseur multiétages refroidi entre les étages, de même morphologie qu'un compresseur isotherme mais fonctionnant à températures croissantes, et d'une suite de cellules de réfrigération-condensation. titre illustratif, le flux primaire provenant de la source froide d'une centrale et qui entre dans la pompe de chaleur à l'état de vapeur, en sort liquide à une température voisine de celle d'entrée; le flux d'eau (fluide secondaire) qui provient d'un centre utilisateur de chaleur à bas niveau, entre froid dans ladite pompe de chaleur et en sort chaud, la chaleur latente de condensation du fluide primaire ayant été transférée dans le flux d'eau à une température supérieure. L'invention s'applique très favorablement au cas où le fluide vapeur primaire provenant, par exemple, e la source froide d'une centrale thermique, et le milieu fluide secondaire, tel que le flux d'eau provenant du centre utilisateur de chaleur à bas niveau, entrent dans la pompe de chaleur à des températures voisines. Selon une variante, l'invention peut également être appliquée au cas où le fluide secondaire arrivant dans la pompe de chaleur se trouve à une température sensiblement supérieure à elle du fluide caloporteur primaire à l'état vapeur. Dans ce qui suit, pour les besoins de la description, on sup pose que le fluide caloporteur primaire est de la vapeur d'ammoniac, mais il va de soi que toute autre vapeur caloporteuse peut être uti lisée sans sortir du domaine de i'invention. De même, on suppose que le fluide secondaire à chauffer est de l'eau, mais ce pourrait être n'importe quel autre fluide sans sortir de l'invention. On décrira tout d'abord l'invention dans le cas où la tempé rature de retour du fluide secondaire, après utilisation, est voi sine de celle d'arrivée du fluide primaire (par exemple à 27"C). A chaque étage de compression est associée une cellule de ré frigération-condensation, jui reçoit la totalité du débit d'ammo niac gazeux ayant traversé cet étage. Dans le système multiétages considéré, la cellule de réfrigération-condensation et l'étage de compression associé constituent le module de rang i; par conven tion, le rang du module grandit lorsqu'on va vers les étages à pressions croissantes; la cellule de rang i est également en commu nication avec l'aspiration de l'étage de compression de rang i + 1. La suite de cellules est parcourue en série par un circuit d'échange, tel qu'un serpentin, dans lequel circule un débit d'eau réfrigérant (fluide secondaire) dans le sens des rangs croissants. On voit donc que la cellule de rang i est en communication avec deux étages de compression successifs Elle reçoit de 'étage de compression de même rang la totalité du débit gazeux d'ammoniac ayant traversé cet étage; ce débit est désurchauffé et partiellement condensé au contact du faisceau parcouru par le fluide secondaire. La vapeur d'ammoniac restante qui est à l'état saturé, est dirigée à l'aspiration de l'étage de compression de rang i + 1. La dernière cellule fait exception à cette disposition car, suivant l'invention, la totalité du débit d'ammoniac restant y est condensée. On obtient ainsi dans chaque cellule un certain débit de con densat d'ammoniac à la pression correspondant à l'étage de compres sion de même Iang et à la température correspondant à la tension de vapeur saturante. Suivant l'invention, les étages de cellules com muniquent entre eux par des orifices calibrés. Le liquide de la cellule i + 1 à pression et température plus élevées vient donc "flasher" par détente dans la cellule de rang i, en se refroidis sant par évaporation; la production de vapeur correspondante est alors condensée sur le serpentin réfrigérant de rang i, ce qui correspond finalement au transfert de la chaleur sensible de condensat d1ammoniac vers l'eau à chauffer; la dernière cellule fait évidemment exception à cette disposition puisqu'elle ne reçoit pas de liquide.Quant à la première cellule, elle renvoie le débit d'ammoniac liquide vers la source froide de la centrale par une tuyauterie appropriée. -rn exemple de réalisation du dispositif selon l'invention sera maintenant décrit en référence aux dessins annexés qui représentent schématiquement en coupe axiale longitudinale une pompe de chialeur, la figure 2 étant une variante de la figure 1. Comme le représente la figure 1, le module courant de rang i comprend un étage de compression à 1'intérieur du rectangle dessiné en traits mixtes (référence 1) et une cellule associée à l'intérieur du rectangle en traits mixtes (référence 2), Le flux d'ammoniac gazeux pénètre dans l'étage de compression en 3 et en sort en 4. La cellule comporte un serpentin réfrigérant 5 où l'eau entre en 6 et en ressort en 7. L'ammoniac est désurchauffé et partiellement condensé par le serpentin; le condensat tombe au fond de la cellule en 8.Le condensat de la cellule de l'étage i + 1 pénètre dans la cellule i par les orifices 9 et vient y "flasher" puisqu'il se trouve alors dans une enceinte a pression et température inférieures. Ltproduction de vapeur correspondante est condensée par le serpentin 5 et vient s'ajouter au condensat ddJà produit en 8 ; l'ensemble du condensat de la cellule i pénètre par les orifices 10 dans la cellule i - 1 et ainsi de suite. Si l'on envisage maintenant le fonctionnement d'ensemble du ~dispositif, on voit que le flux d'ammoniac gazeux primaire entre dans la pompe de chaleur par la tubulure d'admission 12, au niveau du module 11. ce module est spécial car il ne comprend pas d'étage de compression et le condensat qu'il contient est extrait en totalité par l'orifice 13; ce condensat froid est alors retourné à la source froide de la centrale. Le flux d'eau secondaire en provenance du centre utilisateur de chaleur à bas niveau est introduit par la canalisation 14 dans le serpentin 14a de la cellule du module 11; dans le cas de la réalisation montrée en figure 1, la température du flux d'eau est égale ou légèrement inférieure à la température du flux d'ammoniac incident. Le flux d'ammoniac ayant traversé le module 11 a donc été réfrigéré et partiellement condensé comme dans une cellule d'étage courant; il est alors envoyé dans l'étage de compression du module suivant. La cellule du module 11 reçoit tous les condensats des étages de rang 1 à n (par les orifices lOa du dernier étage). Ls modules de rang 1 à n-l sont des modules courants dont le fonctionnement a déjà été décrit; le module de rang n est spécial en ce qu'il communique qu'avec le module n-l tant sur les circuits de condensats que sur le circuit de gaz, car le gaz sortant du dernier étage de compression y est complètement condensé; le circuit d'eau liquide sort réchauffé en 1 dudit module et est dirigé vers le centre utilisateur de chaleur à bas niveau. On soulignera maintenant plusieurs caractéristiques de l'invention, qui se dégagent de la description précédente 1/ Le flux d'ammoniac pénètre dans chaque étage de compression à l'état saturé; ainsi, pour un nombre d'étagessuffisamment grand, la ligne moyenne sur un diagramme thermodynamique est proche de l'état saturé; d'autre part, le débit masse d'ammoniac traversant les étages de rang croissant ne cesse de diminuer. 2/ Dans un étage de rang i, le débit masse d'ammoniac traver sant, qui remonte les étages de compression, est égal au débit de condensats traversant, descendant les étages de réfrigération-condensation. 3/ Le débit masse d'eau (supposé, dans le cas de la figure 1, entrer dans la pompe de chaleur à une température voisine de celle de l'ammoniac) est fixé lorsque les grandeurs suivantes, caractéristiques de fonctionnement de la pompe de chaleur, sont spécifiées - débit masse d'ammoniac ; - conditions aux limites du circuit d'ammoniac (températures entrde-sortie supposées voisines); - pression régnant dans le dernier étage de compression. I1 apparattsen dérinitive, que le flux d'ammoniac porteur des rejets thermiques de la centrale entre dans la pompe de chaleur à l'état gazeux et à la température de condenseur de la centrale (ou à une température légèrement inférieure compte tenu des pertes de chaleur pendant le transport) et en sort liquide à la même température (ou à une température légèrement supérieure si l'on tient compte de l'écart de température de condensation); d'autre part, l'eau provenant d'un centre d'utilisation le chaleur à bas niveau arrive dans le serpentin à une température voisine de celle de l'ammoniac et sort à une température Ts correspondant à la tension de vapeur de l'ammoniac dans e dernier étage (ou à une température légèrement inférieure si l'on tient compte de l'écart de température d'échange; I1 est à la portée de l'homme de l'art de prévoir, en fonction des débits et des températures limites des fluides primaires et secondaires, les dimensionnements de la machine et la puissance de compression, de façon que le fluide primaire soit condensé en totalité dans la dernière cellule. On décrira maintenant en référence à la figure 2 la variante de réalisation qui correspond au cas où l'eau, provenant du circuit d'utilisation, arrive dans la pompe de chaleur à une température Te supérieure à lZtempdrature Ta de l'ammoniac incident. A la température Te > l'ammoniac présente une pression de vapeur saturante correspondant au p ième étage d'une pompe de chaleur fonctionnant à la manière de celle décrite précédemment, c'està-dire avec des flux d'ammoniac vapeur et d'eau arrivant au premier étage à des températures identiques ou voisines; si l'on introduit l'eau revenant du circuit d'utilisation dans les serpentins à partir du p ième étage, le fonctionnement des étages de la pompe à partir de l'étage de rang 2 et jusqu'au dernier étage cerna identique à celui décrit précédemment; d'autre part, les étages de rang 1 à p-l pourront conserver exactement la même morphologie que précédemment à la suppression près des serpentins. Comme le représente schématiquement la figure 2,la pompe de chaleur comprend un certain nombre l'étages de compression corres pondant aux modules 1 > 2,5.... j > j+l p-l, p.... i .. n-l n. A partir de l'étage de rang p et jusqu'au rang n, la constitution des modules est identique à celle des étages courants de la figure 1. Par exemple, on a représenté en association avec l'étage i un serpentin 55 de réfrigération-condensation, et en association avec l'étage de rang p un serpentin analogue 105. En revanche, les modules 2, 3 p-l ne comportent pas de serpentin. Ainsi, dans la ariante représentée à la figure 2, l'eau levant être chauffée entre dans la pompe de chaleur à une température Te par la canalisation 114. Cette canalisation parvient jusqu'au serpentin 105 du module de rang p. L'eau réchauffée sort du dernier module n par la canalisation 116. Parallèlement, le flux d'ammoniac gazeux primaire pénètre dans la pompe de chaleur par l'orifice 112. Le condensat est extrait en totalité par la tubulure 113. Le fonctionnement des étages de rang 1 à p-l sera le suivant Dans un étage courant de rang j (1 L j L p), la vaporisation du condensat en provenance de l'étage suivant j + 1, sous l'effet combiné de l'apport de chaleur de l'ammoniac surchauffé arrivant dans la cellule et de l'effet de flash, donne lieu à une production globale de vapeur d'ammoniac, qui vient s'ajouter au flux de vapeur ;i remonte les étages de Compression ; dans la première cellule, le flux liquide est en équilibre avec la vapeur d'ammoniac du flux incident et quitte la pompe de chaleur à une température voisine comme dans e premier cas; mais ici, le flux d'ammoniac augmente d'étage en étage pour les étages de rang 1 à p-l, puis diminue jusqu'à zéro dans les étages p à n. I1 est clair, enfin, que le procédé permet d'ajuster les conditions aux limites du fonctionnement de la pompe de chialeur, imposées par la température de la source froide de la centrale d'une part, et la température de rejet de l'eau du circuit d'utilisation, d'autre part. Il suffit pour celà d'introduire l'eau à la température Te dans le serpentin de la pompe de chaleur (figure 1) situé dans l'étage où la pression est saturante à cette température. A cet effet, des piquages 20 munis de vannes 21 sont prévus, permettant de faire entrer l'eau à réchauffer à divers étages du serpentin, une partie amont plus ou moins grande du serpentin pouvant être ou non alimentée selon le cas. I1 est enfin possible de réaliser 'asservissement des vannes 21 aux différences entre la température de l'eau revenant du circuit d'utilisation et celles des différentes cellules, la vanne correspondant à la différence de température la plus faible devant être ouverte. REVENDICATIONS 1. Procédé d'échange de chaleur entre fluides, dans lequel on transfère une chaleur à bas niveau, provenant de la chaleur latente d'évaporation d'un fluide caloporteur, dit "fluide primai re", vers un autre fluide caloporteur d'utilisation, dit "fluide secondaire", caractérisé en ce qu'on introduit le fluide primaire, sous forme de vapeur saturante, dans un compresseur multiétages, dont chaque étage est associé en série à une cellule, chaque étage et sa cellule associée constituant un module, les cellules étant disposées en série et communiquant entre elles au niveau du condensat de fluide primaire par des orifices calibrés et en ce qu'on fait circuler le fluide secondaire,dans le sens des pressions croissantes régnant dans les cellules, dans une pluralité de faisceaux de condensation-réfrigération, ladite pluralité de faisceaux étant disposée dans une pluralité correspondante de cellules successives et étant associée au moins aux cellules de pression les plus élevées à raison d'un faisceau par cellule, de façon que, dans chaque module successir, la vapeur du fluide primaire soit comprimée adiabatiquement dans l'étage de compression, après quoi elle passe dans la cellule où elle est désurchauffée par contact avec les condensats, puis partiellement condensée sur e faisceau avant d'entrer dans le module suivant dans le sens des pressions croissantes, cependant que, d'une part, les condensats qui parcourent les cellules dans le sens des pressions décroissantes arrivent dans ladite cellule par lesdits orifices calibrés, se détendent et s'évaporent partiellement, la vapeur ainsi formée se joignant à celle issue de l'étage de compression et que, d'autre part, le fluide secondaire circulant dans le sens des pressions croissantes se réchauffe dans les faisceaux successifs en recevant la chaleur des fluide vapeur provenant de l'étage de compression, d'une part, et du condensat du module suivant, d'autre part. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que tout le débit de vapeur du fluide primaire est progressivement condensé à des températures croissantes, le débit de vapeur diminuant de module en module jusqu'au dernier module où il est totalement condensé, tandis que tout le débit de condensat du fluide primaire est évacué du premier module, à une pression et à une températu re voisines de cellesd'entrée de la vapeur du fluide primaire, et que le fluide secondaire, entrant dans la première cellule directement reliée à l'arrivée de la vapeur du fluide primaire et où celle-ci se condense déjà partiellement, ressort du dernier module après 'être progressivement réchauffé dans les faisceaux successifs, à un niveau de température supérieur au niveau d'entrée. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que, au niveau du dernier module, on établit le passage du fluide primaire uniquement entre le dernier module etle module précédent, et qu'on ne prévoit, dans le dernier module, aucun orifice calibré pour une arrivée de condensat. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que tout le débit de fluide primaire admis dans la cellule à la plus basse température traverse d'abord un nombre p-l de modules dans lesquels le faisceau n'est pas parcouru par le fluide secondaire et où la vapeur de fluide primaire entrant dans la cellule se me le à la vapeur provenant du retour et de la détente du condensat de fluide primaire, le débit de cette vapeur de fluide primaire parcourant les p-l premiers modules allant en croissant avant d'être introduit dans le module 2 dans le faisceau duquel le fluide secondaire est admis directement à une température sensiblement égale à la température de saturation correspondant à la pression régnant dans ladite cellule, puis parcourt les modules suivants. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que les p-l premiers modules ne comprennent pas de faisceau d'échange. 6. Procédé selon l'une quelconque ues revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'on admet le luide primaire dans la cellule se trouvant à la plus basse température, ladite cellule n'étant pas associée à un étage de compression mont. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'on admet à volonté le fluide secondaire dans le faisceau de la cellule où règne la température la plus voisine de la température dudit fluide secondaire à son retour du circuit d'alimentation, es faisceaux précédents étant mis hors circuit. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'on peut commander automatiquement l'admission de fluide secondaire en fonction des écarts entre les températures des cellules et la température de retour du circuit d'utilisation. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8 caractérisé en ce que, à titre de fluide primaire caloporteur, on utilise de l'ammoniac sous forme de vapeur saturante. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que, à titre de fluide secondaire, on utilise de l'eau. 11. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que le fluide primaire caloporteur provient de la source froide d'une centrale thermique et le fluide secondaire provient d'un entre utilisateur de chaleur. 12. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 11 caractérisé en ce que,dans i dernier module, on condense la totalité de la vapeur de fluide primaire caloporteur,tel que l'ammoniac, tandis que l'on renvoie, à partir de la première cellule,le débit liquide de fluide primaire caloporteur,par exemple de l'ammoniac liquid * ers la source froide de la centrale 13.Pompe de chaleur caractérisée par l'association d'un compresseur multiétages, comportant un étage d'admission de fluide primaire sous forme de vapeur saturante et d'une suite de cellules, chaque étage et sa cellule associée constituant un module,les cellules étant p acées en série et communiquant entre elles par des orifices calibrés au niveau du condensat de fluide primaire, une pluralité de faisceaux de réfrigération-condensation Étant disposée danse pluralité correspondante de cellules successives, ladite pluralité de faisceaux étant associée au moins aux cellules de pression les plus élevées, à raison d'un faisceau par cellule, des moyens pour introduire un fluide secondaire dans b premier faisceau de ladite pluralité et des moyens pour évacuer ledit fluide du faisceau de la dernière cellule (associée à l'étage à la pression la plus élevée) , ainsi que des moyens pour évacuer le fluide primaire au niveau de la première cellule à l'état totalement liquide l4.Pompe de chaleur selon la revendication l,,caractérisée en ce que la cellule se trouvant à la plus basse température,qui est celle où tout le débit de fluide primaire est admis,n'est associée à aucun étage de compression amont. 15.Pompe de chaleur selon l'une des revendications 13 ou 14,caractérisée en ce que le dernier module (ou module à la pression la plus élevée) ne communique qu'avec e module précédent pour les circuits de fluide primaire. 16. Pompe de haleur selon l'une quelconque des revendications 13 à 15, caractérisée en ce que tous les modules comprennent un faisceau de réfrigération-condensation. 17. Pompe de chaleur selon l'une quelconque des revendications 13 à 15, caractérisée en ce que, si la pompe à chaleur comporte n modules, les (p-l) premiers modules ne comprennent pas de faisceaux de réfrigération-condensation, les moyens pour introduire le fluide secondaire étant prévus au niveau du p ième module,le nombre 2 étant inférieur à n. 1?. Pompe de chaleur selon l'une quelconque des evendications 13 à 17, caractérisée en ce que les orifices calibrés par isquels communiquent les cellules sont agencés sous forme de rampe de pulvérisation. 19. Pompe de chaleur elon l'une quelconque des revendications 13 à 18, caractériséeen ce que les moyens pour introduire le fluide secondaire sont des tubulures munies de vannes. 20. Pompe de chaleur selon la revendication 19, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens de régulation capables de commander automatiquement lesdites vannes. 21. Application du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 12 et de la pompe de chaleur selon l'une quelconque des revendications 13 à 20 , pour le transport des chaleurs résiduelles des centrales génératrices d'électricité vers des centres commercialisateurs de chaleur.