On connaît déjà des pinces à dénuder les fils électriques revêtus d'une gaine isolante, pinces dites 'automatiques" et comprenant deux becs pouvant etre écartés l'un de l'autre par pression de la main. L'un de ces becs est muni d'une paire de mors de coupe tranchant la gaine isolante, tandis que l'autre possède des mors de serrage du fil pourvu de sa gaine. Les mors de coupe comprennent plusieurs paires d'échancrures semi-circulaires dont le diamètre correspond à différentes valeurs du diamètre de fil dénudé. Ces pinces sont munies d'un butoir réglable porté par le bec de la pince comportant les mors de coupe et contre lequel l'extrémité du fil à dénuder vient en appui. Un tel butoir permet de choisir la longueur de gaine isolante à ôter et de dénuder les extrémités des fils toujours de la même longueur. Une telle pince fonctionne de la manière suivante. Au repos, les becs de la pince sont serrés l'un contre l'autre, tandis que les mors de coupe, ainsi que ceux de serrage, sont écartés l'un de l'autre. Dans cette position, il est possible d'introduire l'extrémité du fil à dénuder entre les mors de coupe et les mors de serrage, jusqu'à ce qu'elle entre en contact avec ledit butoir. Lorsque l'on presse les branches de la pince, dans un premier temps les mors de serrage se rapprochent pour serrer la gaine. tandis que les mors de coupe se rapprochent pour trancher cette dernière.En continuant de presser lesdites branches, dans un deuxième temps les becs de la pince s'écartent, tandis que les mors de serrage et de coupe restent serrés. I1 en résulte que le tronçon de gaine tranchée est tiré et coulisse sur l'extrémité correspondante du fil, en dénudant celui-ci. Lorsqu'on relâche les branches de la pince, les becs de celle-ci se rapprochent l'un de l'autre, tandis que les mors de serrage et de coupe s'ouvrsnt. Un telle pince représente l'inconvénient suivant. Lorsqu'on relâche la pression sur les branches de la pince, les becs se rapprochent avant que les mors ne s'ouvrent. De ce fait, lorsqu'on dénude le fil sur une longueur voisine de l'ouverture maximale des becs. ceux-ci en se rapprochant compriment la portion de fil encore maintenue dans les mors de serrage et la déforment, ce qui oblige ensuite à la redresser. La présente invention remédie à cet inconvénient. Sslon l'invention, la pince à dénuder les fils électriques revêtus d'une gaine isolante, pince dite automatique et comprenant deux becs susceptibles de s'écarter l'un de l'autre lorsque l'on presse les branches de la pince, l'un de ces becs étant muni de mors de coupe de la gaine isolante, tandis que l'autre comporte des mors de serrage pour le fil revêtu de sa gaine, les mors de coupe et de serrage étant actionnés par pression sur les branches de la pince, est remarquable en ce qu'elle comporte des moyens permettant de maintenir lesdits becs momentanément écartés lorsque, après pression sur lesdites branches de la pince, on relache ces dernières. Ainsi, les mors s'ouvrent et libèrent le fil avant que les becs ne se rapprochent. On évite ainsi la déformation du fil. Selon un mode de réalisation avantageux de l'invention, lesdits moyens sont formés par une barrette articulée sur l'un des becs et comportant une lumière coudée dans laquelle est introduit un téton solidaire de l'autre desdits becs, ladite lumière comprenant une première partie sensiblement parallèle à la direction d'écartement et de rapprochement desdits becs et une seconde partie sensiblement perpendiculaire à la première.Oe préférence,de moyens élastiques sont prévus pour obliger la seconde partie de la lumière à coopérer avec ledit téton, lorsque les mors de la pince sont écartés. Ainsi, ladite barrette empêche les becs de la pince de se rapprocher. Lorsque l'on a dégagé le fil dénudé, il suffit de faire pivoter la barrette à l'encontre de l'action des moyens élastiques pour faire sortir le téton de la seconde partie de la lumière et l'amener en regard de la première partie de celle-ci. I1 est alors possible aux becs de se rapprocher l'un de l'autre. Dans les pinces automatiques connues, le tranchant des mors de coupe comporte des paires d'échancrures semi-circulaires en regard, correspondant à différents diamètres d'âmes métalliques du fil. Il en résulte qu'il faut mettre en place soigneusement le fil à dénuder entre les mors, de façon qu'il se trouve en regard de la paire d'échancrures correspondant à son diamètre. Or, très souvent, une pince associée à un poste de travail déterminé ne doit trancher que des gaines d'un même diamètre. Par suite, dans ce cas, la multiplicité des échancrures est plus un inconvénient qu'un avantage.De plus, la mise en place du fil dans l'échancrur est très délicate, particulièrement pour les fils de petit diamètre Afin de remédier à ceci, dans un mode avantageux de la présente invention, on prévoit des plaquettes latérales de guidage en forme de V, portées respectivement par les deux becs et disposées de façon que les pointes de leurs V soient alignées avec la paire d'échancrures correspondant au diamètre du fil 3 dénuder. Ainsi, il n'y a plus perte de temps pour mettre le fil en place entre les mors de coupe. Les figures du dessin annexé feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est une vue de face d'une pince automatique connue, perfectionnée selon l'invention. Les figures 2 et 3 sont des vues latérales respectivement suivant les flèches II et III de la figure 1. La pince automatique 1, de type connu, montrée par les figures et destinée à dénuder des fils électriques revêtus d'une gaine isolante a comporte des becs 2 et 3 articulés entre eux autour d'un axe 4 et par rapport auxquels sont articulées les branches 5 et 6 de la pince, maintenues écartées grâce à un ressort 7. A la partie supérieure du bec 2 est agencé un dispositif de coupe 8 comportant un mors de coupe mobile 8a et un mors de coupe fixe 8b. Le tranchant de chacun de ces mors comporte des échancrures semi-circulaires en regard 9a, 9b, 10a, 10b ..... de diamètres variables. Chaque diamètre d'échancrure correspond à un diamètre d'âma métallique de fil isolé à dénuder. A la partie supérieure du bec 3 sont disposés des moyens 11 de serrage du fil isolé muni de sa gaine, moyens comportant un mors de serrage mobile lia tendant à venir s'appuyer sur un mors fixe llb. Un butoir 12 est monté en prolongement des mors 9a, 9bi lia, llb, sur un axe 13 fixé au bec 2. Le butoir 12 peut coulisser sur l'axe 13. Une barrette 14 est articulée en 15, à l'une de ses extrémités, sur le bec 3 et comporte une lumière coudée 16 comportant une première partie 16a sensiblement parallèle à la direction F1 F2 d'écartement et de rapprochement des becs 2 et 3 et une seconde partie 16b sensiblement perpendiculaire à cette direction. Un téton 17, solidaire du bec 2, traverse cette lumière 16, tandis qu'un ressort 18 presse ladite barrette 14 de façon que le téton 17 puisse pénétrer dans la partie de lumière 16b lorsque les becs 2 et 3 sont écartés. A son extrémité opposée au pivot 15, la barrette 14 comporte un bouton de manoeuvre 19. Une plaquette 20 ayant une découpe 21 en forme de V est fixée sur le mors 2. De même, une autre plaquette 22 comportant une découpe 23 également en forme de V, est fixée sur le mors 3. Les plaquettes 20 et 22 sont disposées de façon que les pointes de leurs V soient alignées avec la paire d'échancrures de coupe en regard 10a, 10b correspondant au diamètre du fil 24 à dénuder. Ainsi, lorsqu'on introduit le fil 24 entre les mors Sa, Sb et lia, 11b, de façon que son extrémité vienne en appui contre le butoir 12, ce fil est directement mis en place, grâce aux plaquettes 20 et 22, entre les mors de coupe aa, Sb, de façon à être disposé en regard des échancrures 10a, 10b adéquates. Lorsqu'on rapproche l'une vers l'autre les branches 5 et 6 de la pince, à l'encontre du ressort 7, le mors mobile de serrage lia vient presser le fil 24 contre le mors fixe llb, tandis que le mors de coupe 6a vient coopérer avec le mors 8b poL couper la gaine de ce fil. Si l'on continue le mouvement de rapprochement des branches 5 et 6, les becs 2 et 3 s'écartent l'un de l'autre, les mors Ba, Bb et lia, llb restant en position de coopération. Pendant l'écartement des becs 2 et 3, le téton 17 parcourt la partie 16a de la lumière 16. A partir d'un certain écartement, ce téton 17 se trouve en regard de la portion 16b et la barrette 14 bascule sous l'action du ressort 18. Le téton est alors engagé dans la portion coudée 16b de la lumière 16 et les deux becs 2 et 3 ne peuvent plus se rapprocher même si on relâche la pression sur les branches 5 et 6 de la pince, ce qui a pour effet de ramener respectivement les mors mobiles 8a et 17a en position éloignée des mors fixes 8b et llb. Par suite, il est possible de dégager le fil dénudé sans qu'il soit déformé. Pour laisser se rapprocher les deux becs de la pince sous l'action de moyens élastiques de rappel, il suffit de faire basculer la barrette 14, par l'intermédiaire du bouton de manoeuvre 19, pour ramener le téton 17 de nouveau en regard de la partie IBa de la lumière 16. La pince est alors prête pour une nouvelle opération. REVENOICATIONS 1.- Pince à dénuder les fils électriques revêtus d'une gaine isolante, pince dite automatique et comprenant deux becs susceptibles de s'écarter l'un de l'autre lorsque l'on presse les branches de la pince. l'un de ces becs étant muni de mors de coupe de la gaine isolante, tandis que l'autre comporte des mors de serrage pour le fil revêtu de sa gaine, les mors de coupe et de serrage étant actionnés par pression sur les branches de la pince, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens permettant de maintenir lesdits becs momentanément écartés lorsque, après pression sur lesdites branches de la pince, on relâche ces dernières. 2.- Pince selon la revendication 1, caractérisée en ce que lesdits moyens sont formés par une barrette articulée sur l'un des becs et comportant une lumière coudée dans laquelle est introduit un téton solidaire de l'autre desdits becs, ladite barrette comprenant une première partie sensiblement parallèle à la direction d'écartement et de rapprochement desdits becs et une seconde partie sensiblement perpendiculaire à la première. 3.- Pince selon la revendication 2, caractérisée en ce que des moyens élastiques sont prévus pour obliger la seconde partie de la lumière à coopérer avec ledit téton, lorsque les mors de la pince sont écartés. 4.- Pince selon la revendication 1, dans laquelle le tranchant des mors de coupe comporte des paires d'échancrures semi-circulaires en regard, caractérisée en ce qu'elle comporte des plaquettes latÉrales de guidage en forme de V, portées respectivement par les deux becs et disposées de façon que les pointes de leurs V soient alignées avec la paire d'échancrures correspondant au diamètre du fil à dénuder.