La présente invention concerne les dispositifs de fermeture pouvant entre utilisés, notamment, pour des portes de chambres froides ou analogues. Dans de nombreuses utilisations, il est nécessaire d'utiliser un dispositif de fermeture qui soit pratiquement inviolable, le problème de la réalisation de telles fermetures pouvant être compliqué par le fait que, dans le cas des chambres froides, les serrures sont soumises, au moins dans certaines de leurs parties, à des températures très basses, ce qui peut conduire à une fragilisation de certaines pièces. Par ailleurs, il est indispensable qu'unie personne se trouvant à l'intérieur de la chambre puisse en sortir meme si elle ne dispose pas de moyens permettant d'ouvrir la serrure associée au dispositif de fermeture. n est également nécessaire que le pont thermique qui existe entre l'intérieur et l'extérieur de la chambre soit aussi faible que possible. Aucun des dispositifs connus ne permet de résoudre de façon réellement satisfaisante ce faisceau de problèmes et le but de l'invention est de parvenir à une solution améliorée, qui soit cependant d'un prix de revient compétitif et susceptible d'une application industrielle. L'invention a donc pour objet un dispositif de fermeture, notamment pour chambre froide, perrnettant de bloquer un panneau mobile par rapport à un dormant fixe, caractérisé en ce qu'il comprend un organe formant pène porté, par exemple, par le panneau mobile et comportant une extrémité libre de section plus importante que sa partie intermédiaire, et une gâche portée par exemple par le dormant, cette gâche comportant elle-m8me un boftier fixe et un levier articulé sur le boîtier et délimitant avec ce dernier un logement pour le pène, ce levier étant mobile entre deux positions, respectivement de blocage et de dégagement ou de mise en place du pène, un mécanisme étant par ailleurs prévu dans le boftier pour verrouiller le levier mobile dans sa première position, de blocage du pene, et également pour pouvoir déverrouiller ce levier et l'amender dans sa deuxième position. On va maintenant se référer au dessin qui va suivre, donné uniquement à titre d'exemple, pour décrire un mode de réalisation d'un dispositif de fermeture suivant l'invention. Sur ce dessin - la Fig. 1 est une vue en partie en élévation et en partie en coupe de ce dispositif; - la Fig. 2 est une vue de dessus avec coupe partielle et arrachement de ce même dispositif; - la Fig. 3 est une vue en coupe longitudinale du dispositif en position de verrouillage, suivant la ligne 3-3 de la Fig. 1 ; - la Fig. 4 est une vue en coupe partielle suivant la ligne 4-4 de la Fig. 3; - la Fig. 5 est une vue en coupe suivant la ligne 5-5 de la Fig. 3, montrant le mécanisme à l'intérieur de la gâche. On va tout d'abord se référer aux Fig. 1 et 2 sur lesquelles on voit que le dispositif est destiné à assurer le blocage d'une porte A par rapport à un dormant B, la porte A étant, dans l'exemple représenté, une porte étanche coulissante munie d'un bourrelet d'étanchéité C. Dans l'exemple choisi, la partie D du dispositif qui constitue le pène est disposée sur la porte tandis que sa partie E qui constitue la gâche est fixée sur le dormant. La partie formant pêne comprend un pêne proprement dit 10 porté par une ferrure 11, en étant monté rotatif autour d'un axe 12 fixé entre deux branches 11a de cette ferrure. Le pène comporte à son extrémité libre une zone l0a de section plus importante limitée par deux rampes lOb, 10c reliées par une partie arrondie tord. La ferrure il est elle-m & e montée rotative dans un alésage 13 d'axe perpendiculaire au chant de la porte, en étant retenue dans cet alésage par une douille 14 elle-meme portée par une tige 15 de longueur réglable. Une plaque 16 est prévue entre la ferrure 11 et le chant de la porte.La tige 15 comporte à son extrémité opposée une gorge 17 avec laquelle est destinée à coopérer une tige 18 s'étendant perpendiculairement au plan de la porte et solidaire d'une poignée de manoeuvre 19. Cette tige est montée rotative dans une ferrure 20 solidaire d'une plaque d'embase 20a fixée sur la face interne de la porte. La tige 18 solidaire de la poignée comporte elle-meme un évidement 21 dont la profondeur est telle que lorsque la poignée est basculée de 904 par rapport à la position représentée, cet évidement autorise le déplacement axial de la tige 15. Par contre, dans la position du dessin, la tige 18 bloque axialement la tige 15. De préférence, la poignée intérieure 19 est constituée par une lame de ressort et il est prévu sur l'embase de fixation des plots de blocage 22 qui empochent une manoeuvre de cette poignée à partir de l'extérieur en traversant ou en soulevant le bourrelet d'étanchéité. 1l est donc nécessaire d'écarter légèrement la poignée de la face adjacente de la porte pour pouvoir la dégager des plots 22 et la manoeuvrer. Afin de limiter le pont thermique entre l'intérieur et l'extérieur de l'enceinte, il est prévu dans l'alésage 13 un manchon 23 en matière isolante, ainsi qu'au moins une bague 24 sur la tige 15. Il résulte donc du montage que l'on vient de décrire que le pène est monté en rotation autour de deux axes perpendiculaires, ce qui le rend moins vulnérable aux divers chocs qu'il peut etre amené à subir. La gâche E comprend tout d'abord une plaque d'embase 30 fixée par tout moyen convenable sur le dormant et sur laquelle est fixe un boîtier 31 que l'on va décrire plus en détails. Ce boîtier comporte une face d'appui 32 sur la plaque d'embase ainsi que des organes de fixation tels que des vis 33 et 34 qui sont inaccessibles lorsque le dispositif est entièrement monté. Ce boiter délimite également un logement 35 pour un mécanisme que l'on décrira plus en détails ci-dessous et deux autres logements, l'un 36 destiné à recevoir une serrure faisant partie dudit mécanisme et l'autre 37 destiné à laisser le passage à l'extrémité inférieure d'un levier 40. A sa partie supérieure, le bottier forme une chape 38 dont les deux branches sont disposées à l'extérieur des vis 33 de fixation sur l'embase, et entre lesquelles est monté un axe d'articulation 39 bloqué par des goupilles 39a (Fig. 4). Sur cet axe est articulé le levier 40 qui présente une forme générale en C, son palier d'articulation 41 étant situé au voisinage de sa branche supérieure 42, tandis que sa partie médiane 43 délimite avec la face adjacente du bolier un logement 44 destiné à recevoir la partie médiane du pène 10. Ce logement peut être limité en partie par une butée 44a , vissée dans le bolier. La distance d séparant cette butée de la branche inférieure 45 du levier est inférieure à la hauteur h de l'extrémité du pêne. A sa partie inférieure 45, le levier porte une pièce rapportée 46 comprenant successivement une partie tronconique 47 qui s'engage dans le logement 37 et fait saillie dans le logement 35, une partie cylindrique 48 de diamètre réduit se terminant par un épaulement radial 49 de diamètre plus important, prolongé par une deuxième partie tronconique 50. Sur la plaque d'embase est par ailleurs fixée une lame de ressort 51, qui tend à repousser vers ltexterieur le levier 40. A l'intérieur du boftier 31 est fixé par des vis 60 un sous-ensemble 61 qui constitue le mécanisme de verrouillage et de déverrouillage du dispositif. Ce sous-ensemble comprend, dans l'exemple représenté, deux flasques 62a, 62b séparés par des entretôises 63 dont l'une 63a constitue un axe d'articulation pour un verrou 64 en forme de crochet. Ce verrou est réalisé pour des raisons de commodité sous forme de deux plaques de forme identique, auxquelles est accolée à la partie supérieure une rondelle 65. Ces trois éléments sont reliés par une goupille 66. Sur la rondelle 65 est accrochée l'extrémité d'un ressort de rappel 67, dont l'autre extrémité est fixée sur les deux flasques 62a, 62b, ce ressort tendant à faire basculer le crochet pour l'amener en prise sur la branche inférieure 46 du levier 40 (Fig. 5). A sa partie inférieure, le crochet porte une cale 68 destinée à assurer son guidage correct entre les deux flasques.A sa partie inférieure également, le mécanisme comprend, calée entre les deux flasques, une serrure classique 69 à cylindre, qu'il est inutile de décrire en détail et dont le panneton mobile 70 peut coopérer avec l'extrémité inférieure du crochet ainsi que cela apparaft en trait mixte sur laFig. 5. n est par ailleurs prévu deux butées 71, 72, l'une 71 coopérant avec cette meme extrémité du crochet et limitant son déplacement vers la droite en considérant la Fig. 5, l'autre 72 destinée à coopérer avec le panneton et empêchant ce dernier d'échapper et de se dégager dudit crochet. Bien entendu, les dimensions du levier et l'emplacement de la serrure sont tels qu'en position de fermeture du levier, l'accès à la serrure est autorisé. Le fonctionnement du dispositif qu'on vient de décrire est le suivant: on peut constater tout d'abord que, en position d'utilisation, les organes de fixation de la plaque d'embase de la gâche sur le dormant sont recouverts par le boftier et donc inaccessibles, de meme que les vis de fixation 33 du boftier sur cette plaque d'embase. En position de fermeture, les différents éléments constituant le dispositif occupent la position représentée sur le dessin. C'est ainsi que le pêne est loge dans le logement 44 délimité par les deux faces en regard du boîtier et du levier, et également par la vis 44a disposée sur la face extérieure du boîtier. Le pène, réalisé en font e traitée, est bloqué dans cette position étant. donné que la dimension de son extrémité libre est supérieure à 11 espace libre entre le bottier et le levier. Ce dernier masque en grande partie le boitier et se trouve lui-mEme bloqué en position de fermeture par le crochet de verrouillage 64 maintenu dans cette position par le ressort 66 et accroché derrière l'épaulement 49. Pour ouvrir le panneau, en lloccurence la porte P, il est nécessaire de faire tourner au moyen d'une clé le panneton 70 de la serrure 69 de façon à repousser le crochet 64 à l'encontre de l'action du ressort 67, pour l'amener dans la position représentée en trait mixte sur la Fig. 5. Le crochet se dégage de l'extrémité inférieure du levier qui, sous l'effet du ressort à lame 51, bascule vers l'extérieur autour de son axe 39. Le levier étant ainsi dégagé, il est facile de sortir le pène de son logement et la porte peut être ouverte. Pour refermer le dispositif, il suffit de placer le pène dans son logement et d'appuyer sur le levier 40 qui vient s'enclencher automatiquement derrière le crochet de verrouillage 64, grâce à la présence de la rampe 50. Au cas où accidentellement une personne se trouverait bloquée à l'intérieur de l'enceinte, il-lui suffit, pour se dégager et ouvrir la porte, de basculer la poignée de manoeuvre intérieure 19 de 90 (Fig. 1 et 2) ce qui amène le dégagement 21 de la tige 18 en face de la gorge 17. Dans cette position, il suffit à l'utilisateur de faire glisser la porte et la'tige 15 se dégage de la porte, le pène 10 restant bloqué dans sa gâche. Selon une variante, on peut utiliser la partie supérieure 42 du levier 40 pour- commander un interrupteur, dans le cas où la porte est équipée d'un dispositif de commande automatique (trait mixte sur la Fig. 1). On voit que le dispositif suivant l'invention offre de nombreux avantages et permet bien de résoudre le problème posé. En effets il est pratiquement inviolable étant donné que tous les éléments de fixation de l'embase et du boiter sont masqués lorsque le dispositif est en position de fermeture. En particulier les ailes de la chape 38 du boitier et la branche 42 du levier empochent tout accès aux vis 33. Par ailleurs, toutes les pièces actives peuvent être réalisées en des matériaux résistants et avec des sections suffisamment importantes, ce qui leur confère une résistance élevée. Toutes ces parties actives sont disposées à l'extérieur de l'enceinte et m8me pratiquement à l'extérieur de la porte, de sorte qu'elles ne risquent pas d'être bloquées par le gel ou d'être affaiblies par des basses tempéra tures. Le pont thermique est particulièrement faible, étant donné que seule la tige 15 traverse la porte et, ce, avec interposition d'éléments isolants tels que 23, 24. Enfin, toutes les conditions de sécurité sont présentes puisque ce dispositif peut astre ouvert aisément de l'intérieur, le mécanisme de sécurité ne risquant pas lui-mEme d'être bloqué par le gel étant donné sa très grande simplicité et étant donné l'effet de levier que permet d'exercer la poignée 19 lors de son mouvement de rotation. On peut ajouter, en ce qui concerne la fixation du bottier 31 sur l'em- a base 30, que le boitier comporte une échancrure 31 - qui s'engage sous la collerette d'un téton 30 serti sur l'embase 30. Tout dégagement est impossible après serrage des deux vis 33. Par ailleurs, la butée 44a peut bien entendu être remplacée par un bossage venu de matière avec le boitier. REVENDICATIONS 1. Dispositif de fermeture, notamment pour chambre froide, permettant de bloquer un panneau mobile par rapport à un dormant fixe, caractérisé en ce qu'il comprend un organe (10) formant pêne port6, par exemple, par le-panneau mobile (A) et comportant une extrémité libre (loua) de section plus importante que sa partie intermédiaire, et une gâche (E) portée par exemple par le dormant (B), cette gâche comportant elle-meme un bottier fixe (31) et un levier (40) articulé sur le boitier et délimitant avec ce dernier un logement (44) pour le pène, ce levier étant mobile entre deux positions, respectivement de blocage et de dégagement ou de mise en place du pène, un mécanisme (61) étant par ailleurs prévu dans le bolier pour verrouiller le levier mobile dans sa première position, de blocage du pène, et également pour pouvoir déverrouiller ce levier et l'amener dans sa deuxième position. 2. Dispositif de fermeture selon la revendication 1, caractérisé en ce que le pène proprement dit (10) est monté libre en rotation autour de deux axes perpendieulaires. 3. Dispositif de fermeture selon l'une quelconque des revendications 1 et- 2, caractérisé en ce que le pêne (10) est relié à l'extrémité d'une tige (15) s'étendant à peu près perpendiculairement au chant de la porte et retenue à son extrémité opposée par un organe effaçable (18), relié à une poignée de manoeuvre (19) placée sur la face intérieure du panneau mobile. 4. Dispositif de fermeture selon la revendication 3, caractérisé en ce que la poignée de manoeuvre (19) est une lame élastique et il est prévu sur la face du panneau mobile des plots (22) de blocage de la poignée. 5. Dispositif de fermeture selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la gâche comprend une embase (30) fixée, par exemple, sur le dormant, un boitier (31) qui est fixe sur l'embase et qui masque les organes de fixation de l'embase, et un levier (40) qui est articulé sur le bolier et qui, en position de fermeture, masque au moins en partie les organes de fixation (33) du boftier sur l'embase. 6. Dispositif de fermeture selon la revendication 5, caractérisé en ce que le bolier délimite une chape (38) entre les branches de laquelle se trouvent l'axe d'articulation du levier (40) et au moins certains (33) des organes de fixation du boftier sur l'embase. 7. Dispositif de fermeture selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le levier (40) a une forme générale en C, son axe d'articulation sur le boitier se trouvant au voisinage de l'extrémité de l'une de ses branches (42), tandis que sa partie médiane (43) définit en partie le logement (44) pour le pène, et que son autre branche (46) fait saillie dans le bottier, en position de fermeture, et coopère avec le mécanisme de verrouillage et de déverrouillage (61) placé à l'intérieur du boitier. 8. Dispositif de fermeture selon la revendication 7, caractérisé en ce que ladite autre branche (46) du levier comporte un épaulenent (49) de retenue qui coopère avec un organe de verrouillage (64), et, de préférence, une rampe (50) qui facilite son enclenchement lors du mouvement de fermeture. 9. Dispositif de fermeture selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que le boitier (31) délimite un logement (35) pour un sous-ensemble (61) qui comporte le mécanisme de verrouillage et de déverrouillage, 10. Dispositif de fermeture selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le mécanisme de verrouillage (61) comprend un verrou (64) en forme de crochet monté oscillant autour d'un axe (63a) solidaire du boiter et sollicité par un ressort (67) vers sa position active. 11. Dispositif de fermeture selon la revendication 10, Caractériè en ce que les moyens de déverrouillage comprennent une serrure (69) dont un élément mobile (70) peut agir sur le verrou (64) pour le repousser vers une position inactive, des butées (71, 72) étant prévues pour limiter les débattements de l'élément mobile et/ou du verrou. 12. Dispositif de fermeture selon l'une quelconque des revendications 9 à 11, caractérisé en ce que le sous-ensemble (61) comprend deux flasques (62a, 62b) entre lesquels est placé le mécanisme de verrouillage (64, 67) et qui porte la serrure de déverrouillage (69,70). 13. Dispositif de fermeture selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce qu'il est prévu un organe élastique (51) qui tend à repousser le levier (40) vers sa position dans laquelle il libère le pêne.