La présente invention concerne un engin flottant qui est adapté à recevoir des charges roulantes telles que véhicules, remorques et autres. Dans la description qui va suivre, on utilisera le mot véhicule par souci de simplification, mais il doit entre bien entendu qu'il recouvre toute machine roulante et, en particulier les remorques habitables tractées par les automobiles et nommées couramment "caravanes". L'embarquement et le débarquement de véhicules depuis la terre ferme sur un engin flottant est essentiellement obtenu, jusqu'à ce jour, par deux moyens différents. Le premier de ces moyens consiste à prévoir une passerelle entre le bateau et un quai. Lorsque le poids du ou des véhicules est faible en regard de celui du bateau, le passage d'un véhicule n1 affecte guère l'enfoncement du bateau et, en tenant compte de l'effet éventuel de la marée, il est simple de prévoir une passerelle suffisamment longue pour qu'elle puisse s'incliner plus ou moins selon la variation de hauteur relative du bateau et du quai. Cette variation entre lège et chargement demeure faible et est entièrement compensée par l'inclinaison variable de la passerelle. Cela suppose, bien entendu, que le tirant d'eau du bateau est inférieur à la profondeur d'eau. Lorsque le poids du ou des véhicules est important, il faut avoir recours à des dispositifs plus élaborés et très puissants qui constituent une véritable infrastructure. Ces postes d'embarquement ne peuvent être que rares et seulement utilisables par des navires spécialement équipés. Parmi ces moyens, on peut citer, à titre d'exemple, ceux qui consistent à soutenir le navire à niveau constant pendant le chargement puis à l'abaisser précautionneusement, à la manière d'un ascenseur, lorsque le chargement est terminé. Tout ceci suppose, au moins, la présence de quais et, par conséquent, d'installations portuaires ou fluviales relativement peu répandues et d'accès plus ou moins libre. Le second de ces moyens consiste à échouer partiellement un bateau spécialement équipé, dfabord pour se poser sans dommage sur une plage ou sur une berge et, ensuite, pour recevoir les véhicules. Mais à cela s'ajoute l'inconvénient de l'accès par les véhicules. Les voitures de tourisme tractant une caravane, par exemple, ne peuvent pas toutes se déplacer sur du sable quand bien même la plage serait accessible. En supposant, néanmoins que cela soit possible, on comprend que le moteur de tels bateaux doit etre particuliere- ment puissant car il faut non seulement déséchouer le bateau à vide, tel qutil a accosté, mais aussi en charge, lorsque le ou les véhicules ont été embarqués Des calculs simples montrent que pour déséchouer un engin léger destiné à une seule caravane de mille kilos seulement, il faut un moteur de plusieurs dizaines de chevaux. Outre le cou t important de tels moteurs et leur consommation élevée en carburant, ils présentent l'inconvénient de nécessiter pour leur usage des autorisations réglementai- res tels que le "permis de conduire les bateaux ou engins de plaisance à moteur" lorsque le moteur a une puissance de plus de dix chevaux. La présente inven;tiou remédie à l'ensemble de ces inconvénients en permettant l'embarquement de vehicules sur des engins flottants légers mus par un moteur de faible puissance et cela, sans installation autre qu'un plan incliné comme on en trouve très fréquemment, par des moyens simples, robustes, sûrs et peu couteux. L'invention sera bien comprise par la description détaillée ci-après faite en référence au dessin annexé Bien entendu, la description et le dessin ne sont donnés qu'à ti- tre d'exemple indicatif et non limitatif. La figure 1 est une vue schématique d'ensemble montrant I Iembarquement d'une caravane sur un engin flottant conforme à l'invention. La figure 2 est une vue schématique de face de l'engin seul, avec coupe partielle. La figure 3 est une vue en plan de 1 t engin, prêt à ltembarquement. La figure 4 est une vue partielle en coupe longitudinale du même engin. La figure 5 montre le découpage d'une tôle devant etre pliée et soudée pour constituer une coque de catamaran conforme à l'invention. En se reportant au dessin, on voit qu'un engin léger conforme à l'invention peut être réalisé sous forme d'un catamaran et comprend deux coques 1 et 2 réunies par un pont 3 plan et rectangulaire. A l'arrière, est assujetti un moteur hors-bord 4, comme cela est connu en soi, tandis qu'à l'avant et sur un côté, se trouve une console 5 équipée d'une barre et d'organes de commande et de contrôle en soi connus. Chacune des deux coques 1 et 2 est traversée verti calement par un puits étanche étanche6sobtenus par exemple, au moyen d'un tube métallique à section carrée. A l'intérieur de chaque puits, est fixé un mécanisme de vérin. Ce mécanisme est composé d'un support de fixation 7, traversé par une tige filetée 8 qui est en prise avec un écrou 9 solidaire d'un tube métallique 10 de section analogue à celle du puits correspondant afin de pouvoir coulisser librement dans ce puits. Le tube 10 est fermé, à sa base, par une plaque 11 qui le rend étanche. La tige filetée 8 est munie d'une extrémité carrée 12 devant recevoir une manivelle amovible 13 pour la manoeuvre du tube 11. En position de repos, la manivelle 13 est ôtée et chaque puits, qui débouche au niveau du pont 3, est obturé par un couvercle amovible 14. Par ailleurs, l'avant de 1'engin est munie deux appuis fixes 15 devant recevoir, chacun des crochets solidaires de passerelles amovibles 16. Avant de décrire le fonctionnement et l'utilisation de cet engin, il faut rappeler qu'il est particulièrement adapté au transport d'une caravane de tourisme afin que cet ensemble constitue un bateau habitable pour parcourir les plans d'eau intérieurs (fleuves, rivières, lacs, etc ..). Il est donc destiné à accoster à des endroits accessibles aux voitures de tourisme. Les accès les plus répandus et, en meme temps, les plus pratiques, sont les plans inclinés. Pour embarquer un véhicule, il faut échouer llen- gin par l'avant. En effet, il serait beaucoup trop dangereux de le laisser à flot car le poids d'une caravane est très important par rapport à la portance de l'engin, de sorte qu'à ltembarquement il se produirait un enfoncement-très sensible, combiné inévitablement à des oscillations incon trolables. Mais lorsque lton échoue l'engin, il est sur lège et, donc a un tirant d'eau minimum. il avance donc très "en avant", tur le plan incliné Lorsque l'engin est chargé, le poids de l'ensemble appuie fortement l'engin sur le plan incliné et pour le déséchouer, il faut développer une très grande puissance pour vaincre les frottements de la coque sur le sol sur une distance nettement plus grande que celle de l'accostage car le tirant d'eau de 1 t engin a changé et la profondeur d'eau suffisante est moins "ea avant't sur le plan incliné. Or c'est un des buts de l'invention que d'utiliser des moteurs peu puissants, non seulement pour des raisons d'économie mais, aussi, pour les rendre- accessibles aux utilisateurs qui n'ont pas de permis spéciaux. On va maintenant décrire le fonctionnement de l'engin Peu avant l'échouage sur un plan incliné, on retire les couvercles 14 et-lron met en place les manivelles 13. On les actionne pour faire descendre les tubes 10 sous les coques 1 et 2, par coulissement dans les puits 6. Ces mécanismes constituent des sortes de vérins dont les tiges (tubes 10) ont une longueur un peu supérieure à la différence des tirants d'eau sur lège et en charge. En se reportant à la figure 4, on voit qu'entre les deux niveaux de la ligne de flottaison, selon que engin est chargé ou pas, il y a une différence de tirant d'eau égale à "x", tandis que les tubes 10 dépassent le fond des coques 1-2 d'une longueur de "y", celle-ci devant être un peu supérieure à "x". Ainsi, lorsque les tiges ont été sorties, on en gage l'engin au-dessus du plan incliné jusqu'à ce que les plaques 11 (ou semelles) touchent le fond. On amarre engin aavec une ou deux aussières et l'on accroche les passerelles 16 aux appuis 15. On peut alors, en toute sécurité et de-manière simple, faire reculer la voiture A jusqu'à ce que la caravane B soit placée sur le pont 3. On décroche l'attelage et l'on remise la voiture. La caravane, quant à elle, est mise sur béquille et calée, aucun amarrage supplémentaire n'étant nécessaire. Les passerelles 16 sont décrochées et rangées sous la caravane. On actionne, à ce moment, les manivelles 13 pour faire remonter les tiges 10 dans les puits, jusqu'à ce que les plaques 11 soient exactement alignées avec le fond plat des coques. Pendant cette remontée, engin s'enfonce dans l'eau sur une profondeur de "x". Mais comme I1 engin était au-dessus d'un fond à la profondeur "y", il est au-dessus du fond, à une hauteur égale à "y-::11.- - Après avoir largué l'aussière, on met le moteur 4 en marche arrière et l'engin navigue librement, sans aucune contrainte. Le débarquement, lui, ne pose pas de problème dif ficile. il suffit d'échouer l'engin, sans utiliser les vé rins, et de l'amarrer. Lorsque la caravane roule sur les passerelles 16, elle provoque, par son poids, l'immobilisation de l'engin. Quand elle a quitté les passerelles, l'engin remonte sur l'eau de la valeur "x" et retrouve, ainsi, sa liberté. il est important que la face inférieure des co ques 1-2 (fond et proue) soit plane pour faciliter l'échoua ge et l'équilibre de l'engin échoué. Mais cela est également important à l'égard de l'hydrodynamisme. En effet, les tubes 10 ne doivent ni rester hors de leur puits 6 ni trop pénétrer à l'intérieur. Dans le premier cas, ils constitueraient des freins. Dans le second cas, la cavité qui résulterait de l'enfoncement exagéré des tiges 10 provoquerait des remous. Comme, par ailleurs, il est souhaitable que les semelles li aient une surface d'appui sur le sol maximum7 on est conduit à les prévoir planes. Ainsi,en position-de navigation, les semelles 11 sont parfaitement alignées avec le fond des coques et ne modi- flent en rien les performances de l'engin. Ces considérations permettent d'obtenir chaque coque à partir d'une tole plane, convenablement découpée, pliée et soudée. Sur la figure 5, on voit une tole découpée pour former une proue, une poupe, un fond des flancs, et des rebords pour la fixation du pont ta tole découpée comme cela est représenté sur la figure 5, doit etre pliée selon les lignes 20 à 27. Ainsi, le fond 28 est déterminé par pliage selon les ligues 20-21; les flancs ont une partie oblique 29 située entre les lignes 20-22 d'une part et 21-23 d'autre part. te pliage selon la ligne 26 rapproche tous les bords des découpes pour former une proue relevée et pointue Le pliage selon la ligne 27 rapproche les bords des découpes pour former un tableau arrière inclinée. Tous les bords ainsi rapproches sont soudés entre eux et assurent ltétanchéité. Le pliage selon les lignes 24 et 25 se fait dans une direction inverse de celle du pliage des autres lignes, afin que les bords 29 soient horizontaux et extérieurs. Sur le c8té intérieur des flotteurs, sont prévues des encoches 30 qui doivent se faire vis-à-vis. Des tubes carrés 31 sont placés dans ces encoches et soudés pour réunir les deux coques 1 et 2. Enfin, le pont 3, avantageusement en bois, est placé sur cet ensemble et est fixé, en particulier, sur les bords 29. Avec cette construction, les puits 6 sont soudés, d'une part sur le fond 28 à la périphérie d'un trou carré ménagé dans le fond et, d'autre part, à un des tubes horizontaux transversaux 31. Ce montage assure une grande solidité à ltensemble. Les appuis 15 sont, ici, constitués par des barreaux métalliques coudés. Ils sont engagés dans des trous de la face avant du tube 31 le plus en avant et prennent appui sur la face interne arrière de ce tube 31. Ils sont soudés à ce tube 31. Ltinvention n'est pas limitée au seul mode de réalisation décrit et représenté, mais en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATI ONS t - Engin flottant devant recevoir au moins une machine roulante telle qu'une remorque et muni d'au moins une passerelle de préférence amovible,- caractérisé en ce qu'il comporte au moins un organe pouvant occuper occuper dlune part une position active dans laquelle il s'étend plus bas que le fond de l'engin et à l'extérieur de celui ci sur une distance au moins égale à la différence des tirants d'eau de l'engin sur lège et en charge et, d'autre part, une po- sition effacée, cet organe étant situé à proximité de lu- ne des extrémités de engin 2 - Engin flottant selon la revendication 1, carac- térisé en ce que l'organe est constitué par une tige montée coulissante dans un puits vertical débouchant à ltestérieur du fond, cette tige devant hêtre reliée à un moyen de manoeu- vre tel qutune manivelle, une source de fluide sous pression et analogue. 3 - Engin flottant selon la revendication 1, caracté risé en ce qu'étant du type catamaran, un organe est prévu pour chaque coque. 4 - Engin flottant selon la revendication 3, caractéri- sé en ce que chaque coque roc oit un ensemble puits-tige coulissante. 5 - Engin flottant selon la revendication 1, caracté- risé en ce que l'extrémité de l'organe est plane. 6 - Engin flottant-selon les revendications 4 et 5 caractérisé en ce que le fond de chaque coque est plan et que l'extrémité plane de chaque tige doit être alignée avec ledit fond plan lorsque la tige est en position effacée à l'intérieur du puits