La présente invention se rapporte à un procédé et à un dispositif pour la fabrication d'une monture pour rideaux comportant un rail et un ou plusieurs coudes. Lors de la fabrication d'une monture pour rideaux, comportant un ou plusieurs coudes, on découpait sabord jusqu'ici le rail à rideaux à la longueur désirée; puis on engageait dans l'une ou les deux extrémités du rail un coude de largeur appropriée, ce ne quitprésente aucune difficulté si le rail ntest pas muni dtun lambrequin. Si, toutefois, le rail à rideaux est muni d'un tel lambrequin, il faut que le coude utilisé soit lui-même muni d'un lambrequin du ;;:ême type.L'inconvénient en pareil cas réside dans le fait que dans une monture pour rideaux réalisée de cette manière, il apparait toujours un joint visible entre le lambrequin du rail et celui du coude, ce qui confère un aspect inesthétique à ladite monture. Si l'on utilise ur- lambrequin fixé après coup sur le rail à rideaux, on fabrique la monture pour rideaux en mesurant tout d'abord sa longueur totale, puis en y fixant un morceau de lambrequin de longueur correspondante. Ce procédé est cependant compliqué et en particulier très imprécis, attendu quten raison des courbures, il est difficile de déterminer la longueur exacte nécessaire du lambrequin. Dans un coude, il est en outre connu, de réaliser au moins l'un des doigts de raccordement de façon qu'il puisse se déplacer transversaler~ent à ltarête latérale du coude, ce qui conduit toutefois à une construction relativement onéreuse, étant donné que le doigt réalisé sous la forme d'un curseur doit etre guidé exactement aux différents endroits et fixé de façon flexible des points précis dans le sens de son déplacement. En utilisant un doigt de raccordement réalisé sous la forme d'un curseur, on a la possibilité de rendre le coude utilisable pour des rails de largeur différente. Ltobjet de l'invention est par conséquent un procédé et un dispositif du type précité permettant de fabriquer de façon extrê mement sinople des montures pour rideaux les plus diverses, ce dispositif devant pouvoir etre utilisé de façon universelle. Ce résultat est atteint selon ltinvention anar le fait qu'on utilise un rail à rideaux comportant un lambrequin et dans lequel on découpe tout diabord un tronçon de rail rectangulaire de façon que les troiiçons de rails ainsi obtenus ne soient plus rac cordés que par le lailbrequin, que l'on engage ensuite un coude dans une des extrémités d'tu tronçon de rail qui est relié par le lambrequin à l'autre tronçon et que, tout en pliant le lambrequin, on engage le coude dans l'extrémité opposée de l'autre tronçon de rail. flans ce mode de réalisation, peu importe si le lambre- quin est raccordé d'une seule pièce au rail à rideaux ou si il a été fixé ultérieurement sur ce dernier. Par rapport au procédé connu, on a, dans claque cas, l'avantage que la monture pcu- rideaux réalisée selon l'invention présente toujours un larllbrequin parfaitement continu et de dimension exacte qui se trouve constamment sous tension dans la zone du ou des coudes, ce qui est toutefois avantageux attendu quLil s'ensuit que l'ensemble de la monture se trouve assemblé avec ajustement rigide et non branlant.Grâce au procédé selon l'invention* on peut ;118me fabriquer sans difficulté des montures présentant plusieurs pliages et courbes, et on a toujours la garantie que le lambrequin a la longueur voulue. Le dispositif pour l. mise en oeuvre du procédé selon ltinvention est avantageusement constitué par un coude comportant des doigts de raccordement placés sur ses arêtes latérales dans la zone de son plus petit rayon de courbure. Les doigts de raccordement fixes doivent en principe hêtre placés sur les are tes latérales du coude dans le sens de la zone de son plus petit rayon de courbure, attendu que, autrement, il ne serait plus possible d'introduire le coude dans le deuxième tronçon de rail qui est relié par le lambre- quin au premier tronçon de rail. Il est pour cette raison également nécessaire de réaliser le ou les doigts de raccorderlont placés sur une arete latérale du coude de façon qu'ils assurent une stabilité suffisante des parties el.lboftées les unes dans les autres . A cet effet, on peut prévoir selon l'invention qutau moins un des doigts de raccordement disposés sur une arete latérale du coude bifurque on son extrémité libre pour se diviser en deux branches.Ces deux branches libres du doigt de raccordement cuvent etre légèrement écartées l'une de autre et présenter sur leur surface externe des saillies en forme de bar bes. Lors de l'asseoblage du coude avec un tronçon de rail corres pondant, les deux bruIces libres de ce doigt de raccordement sont alors comprimées l'une vers l'autre, si bien quelles se trouvent sous tension et garantissent de ce fait un racccordement rigide entre le doigt de raecordeilent et l'évidement correspondant aménagé dans le rail à rideaux. Pour augmenter encore la résistance de la monture pour rideaux, on peut avantageusement prévoir sur chaque arête latérale du coude un autre doigt de raccordement plus mince et non fourchu en combinaison avec le doigt de raccordement fourchu et plus épais. Une deuxième solution au problème posé par l'invention est constituée par un dispositif servant à la fabrication d'une monture pour rideaux avec ou sans lambrequin ce dispositif étant caractérisé par un coude comportant des doigts de raccordement pouvant être à volonté sortis de ltarête latérale du coude et qui, en position sortie, sont fixés par des moyens d'encliquetage. Cette solution apporte l'avantage particulier qu'il est possible de placer les doigts de raccordement également à des emplacements de llarête latérale du coude qui doivent normalement être laissés libres pour l'assemblage du coude et du deuxième tronçon de rail. Lorsque lson utilise un tel coude, on commence par amener la monture pour rails dans sa forme définitive souhaitée, puis on extrait du coude les doigts de raccordement appropriés que l'on engage ensuite dans les évidements correspondants du dernier ou du deuxième tronçon de rail, si bien que l'on peut obtenir ici également un assemblage extremement stable des différentes parties. Il y a lieu de préciser que dans le coude selon l'invention, les doigts de raccordement ne sont pas déplacés transversalement par rapport à l'arête latérale du coude, comme dans le cas connu mais, sont seulement extraits hors du plan de cette arête latérale. il convient de signaler en particulier que la construe- tion connue dans laquelle le doigt de raccordement déplaçable fait en permanence saillie en dehors du plan de lsarête latérale du coude ne peut pas êtbe utilisée dans le cadre de la présente invention. Par contre, le coude selon l'invention peut entre universellement utilisé. L'invention peut, en outre, être avantageusement perfectionnée en prévoyant sur au moins un coté d'un coude au moins trois doigts de raccordement disposés les uns à cssté des autres et susceptibles deêtre extraits à volonté du coude. De cette façon, on a la possibilité d'utiliser le coude même pour des rails de largeurs différentes. Un autre mode de réalisation avantageux consiste à guider chaque doigt de raccordement entre deux languettes élasti ques et à munir chacun d'eux sur leur arête latérale oppose dtune saillie en forme de barbe qui, à l'état sorti du doigt de raccordement, vient s'encliqueter dans un évidement correspondant des languettes élastiques. On a ainsi la garantie que le doigt de rac cornement sélectionné est fermement maintenu en position sortie et ne peut pas se rétracter. Un autre mode de réalisation avantageux est caractérisé par le fait que chaque doigt de raccordement est guidé entre une languette élastique et une languette de guidage lisse continue et fixe et comporte, sur son côté tourné vers la languette élastique, une saillie en forme de barbe qui vient s'encliqueter dans un évi dement correspondant de la languette élastique. Dans ce dernier mode de réalisation, on a a possibilité, par exemple, de ramener à sa position initiale le doigt de raccordement sorti par mégarde, en écartant légèrement sur le côté la languette élastique à l'aide d'un tournevis et en ramenant alors le doigt de raccordement dans le coude. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description de modes de réalisation pris comme exemples, mais non limitatifs, et illustrés par le dessin annexé, sur lequel la figure 1 est une vue en plan d'une monture pour rideaux par tellement assemblée la figure 2 est une coupe d'un rail à rideaux avec lambrequin ve t d'une seule pièce avec lui la figure 3 est une vue en plan d'un coude selon l'invention la figure 4 est une vue en plan d'un coude suivant une deuxième variante de l'invention. -our la mise en oeuvre du procéda selon l'invention, on utilise un rail 1 à rideaux comportant un larlbrequin 2. Pour la fabrication d'une monture pour rideaux, on commence par découper dans cc rail . deux chemins de oi1 '-t 3 et 4 un tron çon rectangulaire presentant une longueur déterminée, le lambrequin n'étant toutefois pns découpé, mais laissé en place, si bien que l'on obtient deun tronçons de rails 1 été reliés par une sec tian 2a du lambrequin. Dans une extrémité du tronçon dc rail 1, on engage maintenant un coude 5, les doigts de raccordenlent 6 qui font saillie latéralcmnt en dellors du coude et qui sont placés dans la zone de son plu petit rayon dc courbure pénétrant alors dans des évidcments correspondants du rail à rideaux Le tronçon de rail 8 est alors amené dans la position représentée et, doeis la zone 7, il subsiste un étroit espace dans lequel ne doit se trouver aucun doigt de raccordement, afin de ne pas empêcher l'emboitement définitif du coude 5 et du tronçon de rail 8.A l'état completement assemblé, ltarête de coupe 9 du tronçon de rail 8 vient directement s'appliquer contre l'arete correspondante du coude 5. A l'état complètement monté de la monture pour rideaux, la section 2a du lambrequin reste constamment sous tension, ce qui est toutefois avantageux pour la bonne tenue de ltassemblage, attendu que grâce à cette tension, les différentes parties ne peuvent pas branler les unes dans les autres. Le procédé selon l'invention peut être utilisé pour n'importe quel type de rail, et par conséquent, aussi pour un rail à trois chemins de roulement tel qu'il est représenté en coupe transversale sur la figure 2. Un tel rail peut par exemple présenter les chemins de roulement 13 et 14 et deux évidements 15 et 16 pour recevoir les doigts de raccordement et comporte de préférence dans sa zone supérieure une double paroi ll qui augmente la résistance à la flexion du rail. Dans sa zone antérieure, le rail peut présenter un lambrequin 12 formé d'une seule pièce avec lui aux points 17 et 18. La figure 3 représente en plan un coude qui peut être par exemple utilisé en combinaison avec le rail à rideaux selon la figure 2. Sur les aretes latérales du coude 26 sont placés, dans le sens de la zone du plus petit rayon de courbure, des doigts de raccordement 19 bifurquant en leur extrémité libre pour se diviser en deux branc es 22a et 22b légèrement écartées l'une de l'autre sont de sorte qu 1, - ces branches/introduites dans l'évidement 15 du rail suivant la figure 2, elles se trouvent comprimées et exercent une pression contre les parois latérales dudit évidement 35. Pour consolider l'assemblage, des saillies en forme de barbes 21 peuvent etre placées sur les surfaces externes des branches libres des doigts 19. Le coude représenté comporte trois chemins de rou liement 23, 2:; et 25 et est équipé, en outre, de doigts de raccor devent intérieurs 20 qui assurent la stabilité de l'agencement contre toute possibilité de torsion. La figure 4 représente en plan un mode dc réalisation universellement utilisable selon l'invention et constitué par un coude 36 qui peut être o trois chemins de roulement comme celui selon la figure 3. A l'inverse du coude selon la filtre 3, les doigts de raccordement du coude 3(3 sont montés déplaçables de façon à pouvoir être extraits de l'intérieur du coude 36 et sortir du plan de la surface de ltarcAte latérale 45, ces doigts étant maintenus en position sortie par des moyens dtencliquetage. Ces doigts de raccordevent peuvent être sortis de l'arête latérale 49 independamment les uns des autres, et, a cet effet, la surface supérieure du coude comporte des fentes 37 par lesquelles on peut par exemple introduire un tournevis et pousser le doigt de raccordement sélectionné en appuyant la pointe du tournevis jur un ressaut 34' ou 34 faisant saillie vers le haut. Les doigts de raccordenent 31, 32, 3J et 39 peuvent être guicés de différentes façons et maintenus fixés dans leur position sortie. E'n ce qui concerne les doigts de raccordement respectifs 31 et 3,, il n'est prévue une languette élastique 44 ou 40 que d'un seul côté et ces doigts 31 et 33 comportent respectivement une saillie latérale en forme de barbe 42 ou 35 qui peut venir s'encliqueter dans ltévidement correspondant de la languette élastique 44 ou 40. Si, dans ce mode de réalisation, un doigt de raccordement a été sorti par inadvertance, il subsiste néarmloins la possibilité d'écarter légèrement sur le c8té la languette élastique correspondante 44 ou 40 à l'aide d'un outil approprié et de ramener à sa position initia3c le doigt de raccordement intéressé 31 ou 33. Le doigt de raccordement 32 présente, sur ses deux côtes, une languette élastique munie des évidements correspondants, et comporte des saillies 41 en forme de barbes, qui en position sortie du doigt 32, viennent s'encliqueter dans les évidements co- respondants des languettes élastiques. Le doigt de raccordement est représente dnis sa position sortie. il existe naturellement la possibilité de placer sur le coude 36 certains doigts fixes de type classique et certains doigts déplaçables pouvant être sortis du coude, si bien que ce dernier peut être universellement utilisé pour des rails de différentes largeurs. Sur le côté opposé 38, on peut également prévoir un ou plusieurs doigts fixes et un ou plusieurs doigts déplaçables. REVENDICATIONS 1.- Procédé pour la fabrication d'une monture pour rideaux compor tant un rail et un ou plusieurs coudes, caractérisé par le fait qu'on utilise ur rail ~rideaux comportant un lambrequin et dans lequel on découpe tout d'abord un tronçon de rail rectangulaire de façon que les deux tronçons de rails ainsi obtenus ne soient plus raccordés que par le lambrequin, que l'on engage ensuite un coude dans une des extrémités d'un tronçon de rail qui est relié à l'autre tronçon par le lambrequin et que, tout en pliant ce dernier, on engage le coude dans l'extrémité opposée de lau- tre tronçon de rail. 2.- Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendi cation 1, caractérisé par le fait que le coude comporte des doigts de raccordement placés sur ses arêtes latérales dans la zone de son plus petit rayon de courbure. 3.- Dispositif selon la revendication 2, caractérisé par le fait qu'au moins un des doigts de raccordement disposés sur une arê te latérale du coude bifurque en son extrémité libre pour se di viser en deux branches. 4.- Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que les deux branches libres du doigt de raccordement sont légère ment écartées l'une de l'autre et que leurs surfaces externes comportent des saillies en forme de barbes. 5.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé par le fait que sur chaque arête latérale du coud - est placé un doigt de raccordement plus mince et non fourchu et un autre doigt de raccordement plus épais et fourchu. 6.- Dispositif pour la fabrication d'une monture pour rideaux avec ou sans lambrequin, caractérisé par le fait qu'il comporte un coude muni de doigts de raccordement pouvant être à volonté sortis de l'arête latérale du coude, et qui, en position sortie, sont maintenus par des moyens d'encliquetaee. 7.- Dispositif selon la revendication 6, caractérisé par le fait qu'au moins trois doigts de raccordement disposés les uns à côté des autres et pouvant être sortis à volonté dudit coude sont prévus sur au moins un coté de ce dernier. 8* - Dispositif selon la revendication 6, caractérisé par le fait que chaque doigt de raccordement est guidé entre deux languet tes élastiques et comporte, sur chaque arête latérale opposée, une saillie en forme de barbe qui, en position sortie des doigts de raccordement, peut stencliqueter dans un évidement correspondant des languettes élastiques. 9.- Dispositif selon la revendication 6, caractérisé par le fait que les doigts de raccordement sont respectivement guidés entre une languette élastique et une languette de guidage lisse fixe et continue et comporte, sur leur côté tourné vers la languette élastique, une saillie en forme de barbe qui peut s'enclique ter dans un évidement correspondant de ladite languette élas tique.