La présente invention se rapporte à un détecteur de début d'incendie perfectionne utilisant un détecteur d'ionisation à circulation qui est alimenté avec un courant contrôlé de petites particules préalablement séparées par un collecteur de particules aérodynamique. Les systèmes et dispositifs de détection d'incendie qui existent actuellement exigent la présence de flammes, ou bien qu'un niveau prédéterminé de température soit atteint, ou bien encore, se fondent sur la détection de cendres volantes ou de "fumez". Un dispositif typique qui détecte la présenee de fumée ou d'autres produits de combustion utilise un détecteur de particules à ionisation comprenant deux chambres d'ionisation La première, qui est une chambre de mesure, communique avec l'atmosphère, tandis que la seconde qui est une chambre de référence, est isolée des produits du feu, de la fumée et des autres produits de com- bustion.La chambre de référence a pour but de minimiser les effets des fluctuations normales de température, d'hygrométrie et de pression de l'atmosphère ambiante, sur le fonctionnement de la chambre de mesure. Les deux chambres d'ionisation utilisent de petites sources radioactives produisant des courants d'ionisation. Quand la densité des produits de combustion augmente dans l'atmosphère, ces produits empêchent les molécules d'air ionisé de traverser la chambre de mesure pour gagner une électrode espacée. La variation résultante du courant d'ionisation de la chambre de mesure, comparativement au courant de la chambre de référence, peut être utilisée pour indiquer la présence de fumée ou d'autres produits de combustion. Dans la pratique, les variations de l'intensité du courant d'ionisation dues à la fumée et à d'autres produits de combustion sont extrêmement petites. En conséquence, des circuits extrêmement sensibles sont nécessaires pour détecter, de façon fiable, ces variations. En vue d'augmenter la fiabilité des chambres d'ionisation de mesure et de référence, les dispositifs antérieurs sont souvent montés en série aux bornes d'une source électrique à courant continu. De plus, les dimensions de la chambre de référence sont réduites et elle est conçue pour opérer juste au-dessous de son point de saturation physique et électrique.En conséquence, alors que de petites variations de la température, de la pression ou de l'humidité de l'atmosphère sont des effets presque identiques sur les deux chambres, une augmentation de la résistance interne de la chambre de mesure, due à la présence de particules produites par le feu, a un effet amplifié sur la distribution de la tension totale entre les deux chambres, effet qui est plus facile à détecter pour signaler la présence d'un incendie. Néanmoins, même ces détecteurs d'ionisation améliorée de la technique antérieure ont des limitations inhérentes qui affectent gravement leur fiabilité et leur utilité commerciale. En premier lieu, l'utilisation de chambres d'ionisation de dimensions différentes ou non équilibrées a pour résultat une saturation de la chambre de référence, dont le volume est réduit, quand les deux chambres sont exposées à des variations extrêmement fortes de la température, de la pression ou de l'hygrométrie de l'atmosphère, comme celles auxquelles il faut s'at- tendre quand les détecteurs sont appelés à servir dans les avions, dans les véhicules spaciaux ou autres.De plus, ces détecteurs antérieurs sont affectés par les variations incontrôlées des courants d'air qui peuvent augmenter la densité des particules dans la chambre de mesure ou peuvent entraîner les radiations avant que celles-ci aient pu ioniser les molécules d'air,ce qui, dans les deux cas, a pour résultat une diminution de l'intensité du courant d'ionisation et, en conséquence, une fausse alarme. Ces variations incontrôlées des courants d'air sont causées, par exemple, par le fonctionnement d'un conditionneur d'air ou par des mouvements près du détecteur. En conséquence, on place normalement des écrans de diffusion pour protéger les chambres d'ionisation des effets des radiations incontrôlées des courants d'air. Ces écrans ne permettent aux particules de l'atmosphère d'entrer dans la chambre de mesure que par convection. Or, étant donné que le temps de réaction du détecteur dépend, en partie, de la vitesse de circulation de l'air dans la chambre de mesure, l'utilité des détecteurs comportant des écrans de diffusion est réduite en proportion des limitations inhérentes que le procédé de conversion impose à l'entrée et à la sortie de la fumée et des autres produits de combustion dans la chambre d'ionisation de mesure. Or, même avec un écran de diffusion, la sensibilité de la chambre d'ionisation de mesure est également affectée par la présence de poussières dans l'atmosphère ambiante. En effet, les particules de poussière se déposent à la fois sur la source de radiations et sur l'électrode de la chambre de mesure, ce qui se traduit par une diminution prématurée très nette de l'intensité du courant d'ionisation. De plus, les poussières en suspension dans la chambre elle-même contribuent aussi à enrayer le courant d'ions, ce qui a aussi pour résultat une diminution du courant d'ionisation. L'utilisation de tamis et de filtres ne constitue qu'une solution limitée qui, en outre, augmente les charges d'exploitations du fait de la nécessité de maintenir ceux-ci propres. De meme, l'amélioration de la structure de la source des radiations, décrite dans le brevet américain NO 3 353 170 ne constitue, elle aussi qu'une solution partielle. Dans un système de détection d'incendie récent, au lieu de détecter la fumée ou d'autres produits de combustion, on s'attache à détecter les particules ayant des dimensions de quelques microns que l'on sait être libérées dans l'atmosphère quand des matières combustibles sont près de prendre feu, mais avant de brûler réellement. Un tel dispositif est décrit dans la demande américaine N" 350 091 du 11 avril 1973 dont l'inventeur de la présente demande estco-inventeur et qui et oui ela Demanderesse de la presente invention.Selon les principes généraux de cette demande, on utilise un collecteur qui ne permet qu'à de petites particules sélectionnées du type de celles généralement produites au début d'un incendie, de venir frapper un détecteur à cristal qui en détectant ainsi la présence de ces particules signale l'existence d'une menace d'incendie. La présente invention se propose de perfectionner les détecteurs de début d'incendie de la demande précitée en combinant effectivement le collecteur de particules aérodynamique qui y est décrit avec une nouvelle utilisation d'un détecteur d'ionisation, en réalisant ainsi un détecteur de début d'incendie sensible, extrêmement fiable et commercialement acceptable. Le détecteur d'incendie de la présente invention est une combinaison originale d'un détecteur de particules aérodynamique avec un détecteur de particules à Ionisation parcouru par un courant pour détecter une augmentation du nombre des particules émises par suite de l'imminence d'un incendie. Ce détecteur produit un signal comme résultat de cette détection, signal qui avertit de l'existence d'une situation dangereuse. Pour atteindre ces buts, le détecteur d'incendie perfectionné de l'invention comprend des moyens pour collecter aérodynamiquement dans un courant de fluide les particules dont les dimensions sont inférieures à 5 microns et pour rejeter pratiquement toutes les particules ayant plus de 5 microns ; un détecteur d'ionisation à circulation pour détecter les particules recueillies par lesdits moyens de collectage ; des moyens pour diriger lesdites parties collectées par lesdits moyens dans ledit détecteur d'ionisation sous un débit déterminé ; et des moyens pour produire à la sortie dudit détecteur d'ionisation un signal permettant de déterminer le nombre des particules perçues par ledit détecteur d'ionisation en tant qu'indication de l'imminence d'un incendie. De préférence, lesdits moyens de collectage aérodynamiques comprennent une surface extérieure, ladite surface étant fermée à la partie faisant face à la direction de la circulation prévue dudit fluide ; une ouverture formée dans la partie de ladite surface extérieure tournée dans la direction opposée à la circulation prévue ; ledit collecteur étant conclu pour recueillir dans ladite ouverture les particules dont les dimensions sont inférieures à 5 microns, en rejetant pratiquement toutes les particules ayant plus de 5 microns. Il est aussi préférable que les détecteurs d'ionisation comprennent une première chambre d'ionisation à circulation pour détecter les particules recueillies par lesdits moyens de collectage et une seconde chambre d'ionisation servant de référence à la première. Il est également préférable que les deux chambres d'ionisation soient géométriquement identiques. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple nullement li mitatif, en référence au dessin annexé, dans lequel - la figure 1 est une vue schématique en coupe d'un mode de réalisation préféré d'un détecteur de début d'incendie perfectionné construit selon les enseignements de la présente invention ; - la figure 2 est une vue latérale partielle en coupe du collecteur de particules préféré utilisé dans le détecteur d'incendie ci-dessus ; - la figure 3 est une vue en coupe suivant la ligne 3-3 de la figure 2, en regardant vers l'amont à travers le passage principal du détecteur ; et, - la figure 4 est une vue en plan suivant la ligne 4-4 de la figure 3, en regardant vers le bas le long de l'axe longitudinal du tube du collecteur. On va se référer maintenant plus en détail à un mode de réalisation préféré de ltinvention et on se propose de le décrire en regard des différentes figures du dessin annexé. Sur la figure 1, on voit une représentation schématique d'un détecteur de début -d1incendie perfectionné, désigné en son entier par 10. Le détecteur 10 comprend une enveloppe 12 ayant une entrée 14, une sortie 16 et un passage principal 18. Dans le mode de réalisation représenté, le passage 18 est forme dans l'enveloppe 12 et communique avec l'entrée 14 afin de faire passer un échantillon de fluide dans le détecteur 10. Le passage principal 18 peut être constitué par l'intérieur d'un tube introduit dans l'enveloppe 12. Autrement, lorsque l'enveloppe 12 est pleine, le passage principal 18 peut être formé dans celle-ci en y perçant un trou de dimensions appropriées.Selon l'invention, des moyens sont prévus pour collecter les particules dont les dimensions sont inférieures à 5 microns et à rejeter pratiquement toutes les particules ayant des dimensions supérieures à 5 microns. Dans le mode de réalisation représenté, ces moyens sont constitués par un collecteur de particules aérodynamique 24. Le collecteur de particules aérodynamique 24 est, de préférence, du type de celui décrit dans la demande de brevet américain précitée N" 350 091 du 11 avril 1973 (qui sera qualifiée par la suite "la demande Barr"). Comme l'enseigne la demande Barr, le collecteur 24 est pourvu d'une surface extérieure dont la partie qui fait face à la direction de circulation prévue du fluide dans le collecteur est fermée. L'ouverture pour collecter les particules du fluide est formée dans la surface extérieure du collecteur qui est tournée à l'opposé de la direction de circulation prévue. Dans le mode de réalisation représenté, et comme on le voit en se référant aux figures 2, 3 et 4, la surface frontale 26 du collecteur 24 qui est tournée vers l'amont est fermée. Comme il est enseigné dans la demande Barr et comme il est expliqué plus en détail par la suite, cette surface est, de préférence, incurvée afin de contribuer à dévier le courant de fluide et de particules au-dessus du collecteur. Dans l'exemple représenté, le collecteur 24 est formé par un tube 27 qui s'étend à l'intérieur du passage 18 et se termine par une ouverture 28 formée en le coupant suivant un angle oblique par rapport à son axe longitudinal. Cette ouverture a, de préférence, une forme générale elliptique quand on regarde le collecteur 24 dans la direction de la figure 3.Comme on le voit, l'ouverture 28 est tournée vers l'aval, par rapport à la direction de circulation prévue du fluide dans le passage 18. Les dimensions du collecteur 24 sont calculées comme l'enseigne la demande Barr afin de collecter par voie aérodynamique les particules circulant dans le passage 18 dont les dimensions sont inférieures à 5 microns, en rejetant pratiquement toutes les particules ayant des dimensions plus grandes. Pour plus de détails concernant la structure et le fonctionnement du collecteur de particules 24, le lecteur est invité à se reporter à la demande Barr laquelle n'a été spécifiquement incorporée ici qu'à titre de référence. Selon l'invention, un détecteur d'ionisation 29 est prévu pour contrôler l'état des particules recueillies par le collecteur 24. Dans l'exemple représenté, le détecteur d'ionisation 29 comprend une première chambre dtioni- sation 30 pour contrôler l'état des particules retenues par le collecteur 24. La chambre d'ionisation 30 est, de préférence, une chambre classique, couramment utilisée dans les détecteurs d'incendie et qui comprend une matière radioactive 32 montée sur une base isolante 34. La chambre d'ionisation 30 comprend également une enveloppe 36 pour recevoir les molécules d'air ionisées par la matière radioactive 32. L'enveloppe 36 remplit les fonctions d'une électrode et crée un courant d'ionisation dans un conducteur de sortie 38. De plus, l'en- veloppe 36 est conçue pour permettre aux molécules d'air et aux particules de traverser la chambre d'ionisation 30. C'est ainsi, par exemple, que l'enveloppe 36 peut être constituée par une toile métallique conductrice que les particules peuvent traverser.En variante, l'enveloppe 36 pourrait être faite d'une matière pleine percée d'ouvertures pour permettre une circulation continue de particules et de molécules d'air dans la chambre d'ionisation 30. Dans le mode de réalisation représenté, le détecteur d'ionisation 29 comprend une seconde chambre d'ionisation 40 servant de référence à la première chambre 30. La chambre d'ionisation 40 est, elle aussi, de préférence, d'un type connu et qui est couramment utilisé dans la technique des détecteurs d'incendie et elle comprend une matière radioactive 42 montée sur une base isolante 34. La chambre d'ionisation 40 comporte, en outre, une enveloppe 46 conçue de la même manière que l'enveloppe 36, pour recevoir les molécules d'air ionisées par la matière radioactive42. En recevant les molécules d'air ionisées, l'enveloppe 46 joue le rôle d'une électrode et crée un courant d'ionisation dans un conducteur de sortie 48 de l'enveloppe 36. Un écran 50 entoure la chambre d'ionisation 40 et empêche les particules de l'air d'entrer et d'affecter le fonctionnement de celle-ci.Un trajet de fuite en labyrinthe 44 est prévu entre l'écran 50 et la base 34 et permet à l'air ambiant d'accéder à la chambre d'ionisation 40, rendant ainsi cette dernière sensible aux variations de température, de pression de l'hygrométrie de l'atmosphère. Toutefois, le trajet de fuite 44 est suffisamment étroit pour empêcher la pénétration des particules collectées des poussières et d'autres particules atmosphériques dans la chambre 40. Dans le mode de réalisation préféré de l'invention la géométrie et le fonctionnement de la chambre d'ionisation 40 sont identiques a ceux de la chambre 30. De cette façon, les deux chambres sont équilibrées et les variations du courant d'ionisation résultant des fluctuations ambiantes de la température, de la pression ou de l'hygrométrie sont égales dans les deux chambres. De plus, du fait que l'écran 50 isole la chambre d'ionisation 40 des variations de l'air ambiant, la chambre 40 constitue un étalon de référence auquel la chambre d'ionisation 30, qui n'est pas isolée ainsi, peut être comparée. Selon l'invention, des moyens sont prévus pour diriger les particules recueillies par le collecteur dans le détecteur d'ionisation 29 sous un débit contrôlé. Dans le mode de réalisation représenté, ces moyens comprennent le passage principal 18 pour faire circuler un courant d'air-échantillon dans l'enve- loppe 12. De plus, la sortie du tube 27 débouche dans une cavité 54 dans laquel le est logée la chambre d'ionisation 30. La cavité 54 entoure l'électrode 36 et aune sortie 56 conduisant vers le passage principal 18. Un ventilateur 20 entraîné par un moteur 22, et qui est logé dans le passage principal 18 aspire le fluide dans l'ouverture 14 du passage 18 et le fait circuler par le collecteur 24 vers lal6. En outre, le ventilateur 20 fait passer un courant de molécules d'air et de particules ayant moins de 5 microns, séparées par le collecteur 24 dans le tube 27 et dans la cavité 54. Cé courant sort de la cavité 54 par la sortie 56 et rejoint le courant principal dans le passage 18. La première chambre d'ionisation 30 est logée dans la cavité 54 directement sur le trajet de ce courant, comme l'indiquent les flèches 58. Pour assurer un écoulement uniforme dans la chambre d ionisation 3C, un déflecteur 55 a été placé dans la cavité 54 entre le tube 27 du collecteur et la chambre 30. Le débit dans la chambre d'ionisation 30 est reglé par la vitesse de l'air balayant le collecteur 24 et par la géométrie du tube 27 de celui-ci. L'influence de la géométrie du tube 27 du collecteur sur le débit est décrite dans la demande Barr précitée. Selon l'invention, des moyens sont prévus pour produire un courant de sortie du détecteur d'ionisation afin de permettre de déterminer le nombre des particules collectées qui ont été perçues par le détecteur d'ionisation. Dans le mode de réalisation représenté, ces moyens sont constitués sur la figure 1 par deux bornes A et B. Un dispositif d'alarme 60 est connecté aux bornes A et B. Le dispositif d'alarme 60 peut comprendre des circuits classiques couram ment utilisés dans la technique de la détection des incendies et qui activent un dispositif de surveillance en réponse au courant d'ionisation circulant dans la ligne 38 de la première chambre d'ionisation 30 quand l'intensité de celui-ci atteint un seuil prédéterminé au-dessus de l'intensité du courant circulant dans la ligne 48 de la chambre de référence 40, indiquant ainsi l'existence d'une situation dangereuse ou aléatoire.Selon un autre exemple, les lignes de sortie 38 et 48 des chambres d'ionisation 30 et 40 pourraient être respectivement montees en série et on ne mesurerait que la différence des inten sités des courants d'ionisation des deux chambres. Le dispositif d'alarme peut, dans ce cas, etre constitué par un ampèremètre dont l'indication fournit en continu des renseignements sur le niveau actuel du danger d'incendie. Selon une autre possibilité, les courants de sortie des chambres 30 et 40 pourraient etre convertis en un signal dont la fréquence serait variable en fonction des variations d'intensité, signal qui serait appliqué à l'elabora- teur ou au processeur électronique représenté sur la figure 6 de la demande Barr précitée. En résumé, les courants de sortie des lignes 38 et 48 sont appliqués au dispositif d'alarme 60, le résultat final étant une indication sur un dispositif d'affichage, sur un enregistreur, sur un dispositif de commande ou autre, signalant le début d'un incendie. Le circuit ou le montage particulier utilisé à cette fin n'a aucun caractère critique pour la présente invention. Le fonctionnement du dispositif de l'invention est le suivant : un échantillon d'air circule en continu dans le passage principal de l'enveloppe 12 par l'entrée 14. Le collecteur 24 sépare par voie aérodynamique du courant d'air circulant dans le passage principal 18 les particules ayant des dimensions inférieures à 5 microns, y compris celles dont les dimensions sont inférieures au micron, et rejette pratiquemement toutes les particules ont les dimensions sont supérieures à 5 microns. Les particules rejetées continuent leur chemin dans le passage principal 18, en contournant complètement la chambre d'ionisation 30 et ressortent de l'enveloppe 12 par la sortie 16.La partie du courant contenant les particules sélectionnées passe dans le tube 27 du collecteur et entre dans la cavité 54 dans laquelle la chambre d'ionisation 30 est logée. Cette partie du courant, en cherchant le chemin le plus direct vers la sortie 56 traverse l'enveloppe 36 de la chambre d'ionisation 30, puis ressort de cette chambre par la sortie 56 en rejoignant le courant d'air du passage principal 18 et en sortant de l'enveloppe 12 par la sortie 16. Quand un début d'incendie se développe, le nombre des particules dont les dimensions sont égales ou inférieures à 5 microns augmente considérablement dans l'atmosphère. Le collecteur 24 opère sur l'échantillon d'air circulant dans le passage principal 18 en en séparant les particules dont les dimensions sont égales et inférieures à 5 microns. Le courant transportant ces particules entre dans la cavité 54 et traverse la chambre d'ionisation 30. La présence de ces particules empeche les molécules d'air ionisées par la matière radioactive 32 de parvenir à l'électrode 36, diminuant ainsi l'intensité du courant d'ionisation dans la ligne 38. Le dispositif d'alarme 60 opère pour signaler la variation d'intensité du courant d'ionisation dans la chambre 30.Du fait que la chambre d'ionisation 40 n'est pas exposée à ces particules, l'intensité du courant de la ligne 48 reliée à la chambre 40 n'est pas influencée par le début d'incendie et peut ainsi effectivement remplir sa fonction d'étalon de référence pour les variations d'hygrométrie, de température et de pression. Dans la présente invention, le débit du courant d'air-échantillon dans le passage principal 18 et du courant de particules sélectionné dans la chambre d'ionisation 30 logé dans la cavité 54 sont tous deux commandes par le ventilateur 20. Les dimensions du ventilateur 20 sont calculées pour assurer un débit constant d'air ambiant dans le passage principal 18. C'est ainsi, par exemple, qu'un débit approprié est de 6 litres par minute. Avec un tel debit d'air ambiant, le collecteur 24, étant construit comme l'enseigne la demande Barr pour extraire des particules inférieures à 5 microns est capable d'extraire un courant d'environ 300 cm3/mn d'air ne contenant que les petites particules sélectionnées.Etant donné que le débit de l'air est directement dépendant du courant d'air ambiant circulant dans le passage principal 18, le débit de l'air séparé dans la cavité 54 est, lui aussi, directement fonction de la marche du ventilateur 20. Ce débit réglé du courant d'air circulant dans la cavité 54 a pour résultat un certain nombre d'avantages importants sur les autres détecteurs d'incendie à ionisation. C'est ainsi que dans un détecteur classique connu, un diffuseur protège la chambre d'ionisation en permettant aux particules de l'atmosphère d'entrer et de ressortir de celui-ci seulement sous l'effet de la convection, ce qui a pour résultat un dispositif de détection statique. Cette approche a été rendue nécessaire par le fait que les chambres d'ionisation sont, par nature, extremement sensibles aux variations incontrôlées dans les courants d'air, en particulier, quand ceux-ci contiennent de grandes particules de poussière. Dans la présente invention, la plupart des poussières sont éliminées par le collecteur aérodynamique 24.Ainsi, la chambre d'ionisation 30 n'est exposée qu'à des particules sélectionnées ayant des dimensions de quelques microns et cette exposition s'effectue sous la forme d'un débit constant prédéterminé produisant approximativement quatre changements d'air par minute dans la chambre d'ionisation, ce qui a pour résultat un dispositif de détection dynamique. Ceci n'est réalisable que parce que la chambre de détection 30 n'est pas exposée aux poussières, aux saletés et autres impuretés atmos phériques. On a constaté que la conception de la présente invention permet d'augmenter le temps de réponse de la chambre d'ionisation à une situation de début d'incendie d'un facteur supérieur à 25 comparativement aux dispositifs classiques dont le fonctionnement repose sur la convection.De plus, le courant de particules sélectionnées reste constant dans la chambre d'ionisation indépendamment des variations des conditions extérieures. C'est ainsi, par exemple, qu un tel appareil a fonctionné avec succès à des vitesses de l'air ambiant s'élevant jusqu a environ 1000 m par minute. L'augmentation de la sensibilité de la chambre d'ionisation 30 due au debit contrôlé du courant de particules sélectionnées a un autre avantage sur les autre détecteurs d'ionisation. Cet avantage résulte du fait que la sensibilité augmentée permet d'utiliser une chambre d'ionisation de référence 40 fonctionnellement identique, c'est-à-dire, équilibrée, avec la chambre d'ionisation de mesure 30. La sensibilité accrue de la chambre de détection due aux courants dynamiques supprime la nécessité de réduire les dimensions de la chambre d'ionisation de référence et de faire fonctionner cette chambre juste au-dessous de la saturation.Dans les conditions de fonctionnement de la technique antérieure, les variations de la température et de la pression ou de l'hygrométrie ambiantes de l'ordre de celles auxquelles on doit s'attendre quand ces détecteurs sont utilisés dans les avions, dans les véhicules spatiaux ou autres, se traduisent par des effets inégaux dans les deux chambres, rendant ainsi la seconde chambre incapable de remplir les fonctions de référence ou d'étalon pour la première. Dans la présente invention, la sensibilité accrue permet aux deux chambres d'être parfaitement identiques et de ce fait, d'être soumises à des effets identiques quand elles sont exposées à des variations importantes de la température de la pression ou de l'hygrométrie ambiantes. Ceci réhausse l'utilité de la présente invention grâce à sa capacité d'être utilisée dans les avions, les véhicules spatiaux et dans des environnements analogues. Un autre avantage de la présente invention decoule du fait que la chambre d'ionisation de mesure 30 n'est exposée qu'à des particules ayant des dimensions égales ou inférieures à 5 microns et de ce qu'elle est pratiquement isolée de toutes les particules de poussière dont les dimensions sont supérieures à 5 microns. En conséquence, le problème que pose l'accumulation de la poussière sur l'électrode et sur la source de radiations de la chambre d'ionisation de mesure est éliminé par la présente invention, et la nécessité de nettoyer la chambre d'ionisation est, elle aussi, supprimée. Les petites particules auxquelles il est permis de passer dans la chambre d'ionisation 30 ne semblent pas devoir se fixer elles-mêmes aux surfaces du détecteur.Ainsi, en éliminant la poussière, la sensibilité de la chambre d'ionisation de mesure a été sensi blement améliorée et sa durée a été considérablement allongée. Sur le plan pratique, la durée du présent détecteur n'est limitée que par celle du moteur 22. Un autre avantage de la chambre de détection dynamique de l'invention, sur les chambres de détection d'ionisation statique est sa faculté de permettre de suivre les progrès de la situation dangereuse après que l'alarme a été donnée. Dans les détecteurs d'ionisation statique, les particules de fumée qui diffusent dans la chambre de détection prennent longtemps pour en ressortir après que la situation dangereuse a été supprimée, limitant ainsi I'utilité du détecteur simplement à l'alarme initiale. Par contre, avec un détecteur dynamique à circulation, le dispositif réagit immédiatement aux conditions ambiantes, étant ainsi capable de surveiller le progrès de la situation après que l'alarme initiale a été déclenchée il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées aux exemples de réalisation représentés et décrits, sans sortir pour autant du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Détecteur de début d'incendie caractérisé en ce qu'il comprend a) un trajet pour canaliser un fluide contenant des particules engen durées par le début de l'incendie ; b) des moyens pour dévier et collecter aérodynamiquement dudit fluide dans ledit trajet un courant contenant des particules dont les dimensions sont inférieures à 5 microns et pour rejeter pratiquement toutes les particules ayant des dimensions supérieures à 5 microns ; c) un détecteur d'ionisation à circulation ayant des moyens pour diriger ledit fluide dévié dans ledit détecteur de particules et pour le ramener ensuite dans ledit trajet ; d) des moyens pour engendrer un courant de fluide à un débit contrôlé dans ledit trajet et dans ledit détecteur de particules via lesdits moyens directeurs ; et e) des moyens pour produire à la sortie dudit détecteur d'ionisation un signal de sortie permettant de détecter le nombre de particules contenues dans ledit fluide dévié en tant qu'indication d'un début d'incendie. 2. Détecteur d'incendie selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit détecteur d'ionisation comprend une chambre d'ionisation active ayant une configuration géométrique fixe et en ce que ledit détecteur d'incendie comprend également une chambre d'ionisation de référence isolée dont la configuration est identique à celle de ladite chambre d'ionisation active. 3. Détecteur d'incendie selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend une voie de fuites entre la chambre d'ionisation de référence et ledit trajet afin de rendre ladite chambre de référence sensible aux variations de température, de pression et d'hygromêtrie de l'atmosphère, tout en empêchant la migration des particules vers ladite chambre de référence. 4. Détecteur d'incendie caractérisé en ce qu'il comprend a) une première et une seconde chambres ayant la même configuration géométrique et qui sont disposées dos à dos ; b) un passage principal pour canaliser un fluide contenant des particules engendrées par un début d'incendie autour d'une partie, au moins, du pourtour de chacune desdites chambres ; c) des moyens aérodynamiques pour dévier et collecter du fluide circulant dans ledit passage, un courant contenant des particules non filtrées ayant des dimensions inférieures à 5 microns et pour rejeter pratiquement toutes les particules dont les dimensions sont supérieures à 5 microns ;; d) des moyens, dans les parois de la première chambre d'ionisation, pour diriger ledit courant de fluide dévié et collecté dans ladite première chambre d'ionisation et pour le ramener dans ledit passage principal e) des moyens pour isoler la seconde chambre d'ionisation ; f) une voie de fuite entre ledit passage principal et ladite seconde chambre d'ionisation afin de rendre cette dernière sensible aux variations de la température, de la pression et de l'hygrométrie de l'atmosphère, tout en empêchant la migration des particules vers la seconde chambre d'ionisation ; ; g) un ventilateur pour produire un courant de fluide à un débit contrôlé dans ledit passage principal et dans ladite première chambre dtionisation, via lesdits moyens de direction, et, h) des moyens pour comparer les signaux de sortie des deux chambres d'ionisation, en tant qu'indication d'un début d'incendie.