L'invention concerne la déshydratation de matières solides sensibles à la chaleur et plus particulièrement, l'élimination de l'humiaité contenue dans des particules fluidifiées de matières protéiniques solides telles que les tissus animaux, les tissus de poisson, les graines et amandes ae végétaux. Dans le traitement des graines et amandes de végétaux et des tissus carnés pour l'obtention d'une farine et d'une huile ou d'une graisse, il faut cuire ces produits et les déshydrater avant de séparer l'huile ou la graisse1 les buts du processus de cuisson sont multiples mais il vise principalement à briser les cellules oléagineuses et dans certains cas particuliers, les cellules contenant des corps colorants et des composés toxiques; à dénaturer ou à coaguler les fractions protéiniques hydrosolubles; et enfin, à détruire les bactéries et enzymes nuisibles contenus dans la graine végétale ou le tissu carné.Il faut alors déshydrater les matières ainsi cuites jusqu'à une teneur optimale en hu midite afin de séparer de façon optimale la graisse ou l'huile au -résidu protéiné. instant aonné la nature chimique des matières protéinées aont il s'agit, l'activité des enzymes contenus dans la matière naturelle, la présence de corps colorants etc., les systèmes de cuisson et de déshydratation employés visent à compenser les effets destructeurs de la température et au temps qui empêchent d'atteindre le but ci-aessus. On a trouvé que le mieux est de soumettre les pulpes de graines de coton à un traitement thermique, par exemple à 930Ç pendant 15 minutes, lorsque les pulpes sont humidifiées à 13 % d'eau. Toute température notablement plus élevée appliquée pendant des temps plus longs avec une teneur plus faible en humidité exerce sur les protéines un effet nuisible de roussissement. Gout traitement à une température notablement plus basse pendant un temps plus court est incapable de briser les cellules oléagineuses et d'éliminer par exemple les enzymes du type des lipases qui hydrolysent l'huile contenue dans celles-ci. raditionnelle- ment, on cuit et on sèche les matières naturelles ci-dessus après un broyage préalable sans addition d'aucune autre matière. Ce traitement consiste à faire passer une matière solide par des cuiseurs et séchoirs avec lesquels il est très difficile de régler le temps pendait lequel la matière première est exposée à la température pendant le traitement. ous ces systèmes sont basés sur une courbe probable de temps de séjour. Plus récemment, on a imaginé des systèmes ae déshydratation dans lesquels on aiminue la grosseur ae particules des pro nuits ci-dessus, isolément ou en présence d'un liquide, le liquide étant de préférence l'huile ou graisse naturelle que l'on a préalablement séparé a'une matière première du même type. Dans certains cas, on ajoute à la matière première juste assez de graisse ou d'huile pour former une bouillie visqueuse épaisse que l'on puisse pomper mais qui n'est pas strictement à l'état fluidifié.D'autres systèmes consistent à ajouter suffisamment d'huile ou de graisse pour que le proauit soit complètement fluide et puisse être pompé à travers des tuyaux, des échangeurs de chaleuDetc... Ces systèmes récents comportent une diminution de la grosseur de particules, généralement en présence d'huile ou de graisse ajoutée, en vue de former une bouillie pouvant être pompée. On mélange alors ces bouillies à une bouillie déjà déshydratée puis on les chauffe à une pression sous-atmosphérique pour en éliminer l'humidité. Dans certains cas, l'évapora- tion se fait aans ce qu'on appelle un alambic.En pareil cas, on'pompe en continu une charge de bouillie qui arrive à lalam- bic et en sort, sous viae, pendant que l'on fournit continuelle- ment de la chaleur. On continue l'opération jusqu'à ce que la teneur en humidité soit ramenée au niveau aésiré. Dans d'autres cas, on mélange ces bouillies de matière première à des bouillies préalablement séchées et suivant le même principe mais sur une base continue, on les fait passer à travers des évaporateurs à film descendant dans lesquels les bouillies sont soumises à la chaleur pendant l'étape d'évaporation ou de déshydratation. L'uu des buts de l'invention est d'éliminer de l'humidité d'une matière sensible à la chaleur telle qu'une pulpe de graines de coton contenant de l'humidité en préparant un-mélange fluidifié de pulpe humide dans un liquide qui est de préférence l'huile de graines de coton, en mélangeant le premier mélange à une bouillie chauffée et préalablement déshydratée de pulpe de graines de coton de même nature pour faire baisser la température du mélange et former un deuxième mélange et ensuite libérer brusquement l'humidité de la pulpe en évaporant à froid le deuxième mélange avec application d'une basse pression a'environ 5 cm de mercure et à maintenir l'évaporation à froid au deuxième mélange pendant au moins 20 secondes environ pour assurer la libération spontanée de la quasi-totalité de humidité de la pulpe. L'un des buts de l'invention est d'éviter de soumettre la bouillie de matière protéinée crue broyée humide à l'faction d'une surface chauffée pendant l'étape d'évaporation, au cours d'un processus continu de déshydratation de cette matière. Un autre but de l'invention est d'éliminer l'obstruction des tubes d'échange de chaleur et des tubes d'évaporateur sous l'effet de l'exposition de la matière première broyée humide à la surface chaude de ces tubes dans un processus continu de déshydratation de la matière première à des pressions sous-atmosphériques. L'invention a encore pour but de fournir un procédé gra- ce auquel on puisse régler -très précisément les conditions de temps et de température de l'étape d'évaporation, meme dans un processus continu de déshydratation et d'abaisser les températures traditionnellement appliquées pour éliminer l'humidité des matières protéinées de façon telle que la qualité des produits soit améliorée. Ces buts ainsi que d'autres apparaîtront dans la description ci-après et les dessins sur lesquels la figure 1 est un schéma de principe d'un processus continu de déshydratation d'un solide protéiné tel que la pulpe d'arachides, selon l'invention, et la figure 2 est un schéma de principe d'une variante de la figure 1 dans laquelle on utilise en combinaison deux échangeurs de chaleur et deux séchoirs à vide. L'invention fournit un procédé de déshydratation continue d'une matière protéinée solide telle que la pulpe d1arachides à des pressions sous-atmosphériouea, sans dégradation de la pulpe. Comme indiqué ici, on fluidifie le solide protéiné à l'aide d'une huile ou graisse liquide pour obtenir un premier mélange fluidifié chauffé. On ajoute au premier mélange un mé- lange fluidifié préalablement fluidifié de meme nature, à raison d'environ 2-20 fois le volume du premier mélange, pour former un deuxième mélange et abaisser d'environ 1-6 C la température du mélange fluidifié déshydraté.Dans l'étape suivante du processus, on traite le deuxième mélange à une pression sous-atmosphérique d'environ 1-10 mm de Rg pendant environ 20-50 secondes --pour libérer brusquement l'humidité contenue dans le solide et obtenir une structure déshydratée poreuse dilatée. Comme le montrent les dessins, dans une cuve de fluidification 5, on mélange à de l'huile d'arachides une matière protéinée humide sensible à la chaleur I telle qu'une pulpe d'arachides pour former un premier mélange fluidifié; au point 10, on mélange celui-ci à son tour à un deuxième mélange qui est un mélange fluidifié préalablement déshydraté de pulpe d'arachides, le deuxième mélange étant chauffé à environ 99-1210C dans un échangeur de chaleur Il qui peut être une portion d'un évapora teur si on le désire.Le premier et le deuxième mélanges forment un troisième mélange fluidifié qui, après avoir été brassé uniformément pendant un temps de séjour d'environ 3-7 secondes et de préférence d'environ 4-6 secondes et après que sa température se soit abaissée d'environ 1-69C, est amené à un séchoir à vide 12 dans la chambre duquel règne une pression sous-atmosphérique qui est de préférence d'environ 1-3 mm de Hg. On soumet le troisième mélange à une pression sous-atmosphérique pendant un temps de séjour d'au moins 20 secondes environ et de préférence de 25-35 secondes et il est ainsi refroidi, ce qui donne une bouillie déshydratée de pulpe d'arachides que l'on retire en continu par le fond. La fraction vaporisée du mélange se rend à un condenseur barométrique 13.La pulpe séchée est amenée à une centrifugeuse 14 où l'on sépare l'huile d'arachide de la pulpe, l'huile étant amenée à une cuve de recyclage 15 de laquelle on retire de l'huile pour la mélanger à-la matière première humide dans la cuve de fluidification 5. quant à la pulpe d'arachides qui sort de la centrifugeuse 14, elle est traitée dans une presse à haute pression 16 qui en exprime l'huile qui, à son tour, est mélangée au courant d'alimentation de la centrifugeuse et traitée à nouveau. Le produit solide protéiné déshydraté 17 est ainsi obtenu sous forme de tourteau par un procédé efficace dans lequel le solide n'est pas dégradé par les effets destructeurs habituels et susdits de la température et du temps. Mais lorsqu'on élimine l'eau de systèmes comme ceux qu' - on envisage ici, l'eau elle-même est contenuwdans la structure capillaire de la matière première. Donc, pour vaporiser l'eau d'une telle matière solide, il faut que les molécules d'eau diffusent de la structure capillaire interne de la matière première vers la surface de la matière, où l'eau se vaporise alors. On a trouvé que la tension de vapeur de l'eau dans ces systèmes solides est diminuée en comparaison de l'eau elle-même. Autre ment dit, la présence de l'eau dans la structure capillaire de la matière solide produit, en fait, une élévation du point d'é bullition de l'eau. Mais l'élévation du point d'ébullition est très supérieure à ce qu'on observe dans les systèmes classiques formés de sel et d'eau ou de sucre et d'eau, avec ou sans la présence de cristaux du soluté. Par exemple, une solution saturée de sucrose à 1000C contient environ 83 % en poids de sucrose. Une telle solution concentrée présente une élévation d'environ 7,50C du point d'ébullition. Mais on a trouvé que des systèmes comprenant un solide protéiné, de l'eau et de l'huile présentent des élévations de point d'ébullition d'environ 110C au minimum et d'environ 33-42 C au maximum. Un élément de temps entre aussi dans l'élimination d'humidité des matières solides considérées. On a trouvé par exemple qu'une bouillie pompable d'un produit formé de tissus animaux finement aivisés, chauffé à une température de 04 O et exposé ensuite à une pression absolue de 5 cm de mercure, est pratiquement débarrassé de toute son eau par évaporation en l'espace de 25 secondes environ. Etant donné que l'eau bout à une pression absolue de 5 cm de mercure à une température de 410C, le système d'évaporation ci-dessus donne une valeur totale tiG de 630C qui définit la force totale favorisant la diffusion et l'évaporation de l'humidité. Mais dans ce système particulier graissesolides-eau, l'élévation au point d'ébullition de l'eau est de tordre de 220C.Donc, la valeur effective n T est de 63-220C, soit 41 C. À mesure que l'on élève la température du système fluidifié, la force d'évaporation (due à la différence de température) augmente aussi et le temps nécessaire pour vaporiser toute l'humidité diminue, si l'on maintient les memes conditions de vide. De même, à mesure que la température s'abaisse, le temps d'élimination d'humidité augmente. En général, pour la déshydratation commerciale de la plupart des solides protéinés tels que pulpe de graines de coton, la température la plus basse qui règne dans le système d'évaporation à son entrée dans le séchoir à vide est d'environ 82-99 s. La température finale du système après l'élimination de l'humidi- té varie de 79 à 930C environ, bien qu'elle puisse être d'environ 520C seulement. il est donc possible d'évaporer sous vide l'humidité contenue dans des particules solides d'un système fluidifié à condition de maintenir une valeur suffisante de \2 relativement au point d'ébullition de l'eau dans les conditions de pression existantes et à condition de laisser un temps suffisant pour que l'eau puisse diffuser de l'intérieur de la particule et s'évaporer ensuite.On a découvert que ce temps était d'environ 10 secondes au moins pour la plupart des solides protéinés tels que la pulpe de graines de coton, les tissus animaux finement divisés le poisson, le sang coagulé etc.. et qu'il. est de préférence d'au moins 20-25 secondes environ, bien qu'un temps de séjour atteignant environ 50 secondes soit préférable pour certaines matières. On peut donc utiliser un système qui ne nécessite pas le chauffage supplémentaire d'un système fluidifié pendant l'étape d'évaporation ou d'élimination d'eau. Dans le procédé de l'invention, après avoir broyé par exemple de la pulpe de graines de coton jusqu'à une grosseur de 0,025 mm ainsi outil est courant, on peut la mélanger à deux ou plusieurs parties.. d'huile de graines de coton pour former une bouillie pompable. Un échangeur de chaleur et une cuve de vaporisation sous vide peuvent être aisposés en série de sorte qu'une bouillie déshydratée relativement chaude provenant de la cuve de vaporisation est chauffée, dans l'échangeur de chaleur, par exemple à. 1040C...-.Qette bouillie chauffée sèche, à 1040C, est mélangée-à la bouillie de pulpe crue de graines de coton à 21-660C et d'huile, la bouillie humide étant à 99-1030C. En recyclant une part prépondérante de bouillie sèche relativement à la bouillie de pulpe crue de graines de coton, on peut réaliser, au point de mélange, une chute de température réglée de l'ordre de 1-6 C. On pompe alors la bouillie mixte obtenue vers la chambre de vaporisation, par exemple sous une pression de 2 mm de mercure.Dans ces conditions, l'humidité s'évapore quasi-totalement et se sépare des particules solides de pulpe de graines de coton en l'espace de 25 secondes environ. En outre, la température du système s'abaisse par suite de l'effet de refroidissement par évaporation qui est réalisé. Après avoir prédéterminé le rapport entre la bouillie séchée de recyclage et la bouille fraîche d'alimentation, et en connaissant la teneur en humidité de l'alimantation, on peut calculer le poids exact d'eau à évaporer par heure. On peut alors calculer aussi la quantité de chaleur sensible nécessaire pour vaporiser cette quantité d'eau et finalement la chute de température du système.Par exemple, si l'on mélange 1890 l/h de bouillie fraîche a'alimentation contenant 500 kg de pulpe de graines de coton à 18 ffi d'humidité et 22.7cl l/h de bouillie sèche, il faut environ 50.400 kcal de chaleur sensible pour évaporer l'humidité du système. Ce refroidissement par évaporation fait baisser d'environ 2,5 C la température au système. il se produit aussi une chute d'environ 10C lorsqu'on mélange la bouillie fraîche à la bouillie séchée. En chauffant la bouillie séchée à 93 C, puis en y mélangeant la bouillie fraîche et en pompant le mélange obtenu vers une cuve de vaporisation à une pression absolue de 5 cm de mercure, on obtiendra une bouillie sèche à 9000.On disposera d'un excès total A e de 4900. Cette tempé- rature maximale d'environ 93-960C peut se comparer aux températures maximales de 110-270C appliquées antérieurement. les matières protéinées crues humiaes que l'on peut traiter selon l'invention sont des matières solides sensibles à la chaleur, d'origine animale et végétale Des matières animales appropriées sont les abattis, le poisson, les déchets de volaille, plancher d'abattage, le sang coagulé, les tissus de poisson et la chair de poisson. Des matières végétales appropriées sont les graines et amandes de végétaux, y compris la pulpe de graines de coton et la pulpe a'arachides. il est évident pour l'homme de l'art que l'on peut régler avec précision les conditions de temps, de température et de teneur en humidité de la matière première, après son mélange avec la bouillie séchée recyclée. Par exemple, dans le traitement des tissus animaux finement divisés, les conditions de cuisson et de séchage aoivent produire une matière 1) qui soit à une tenipérature supérieure au point de fusion de la graisse, 2) dans laquelle les cellules oléagineuses soient brisées, 3) dans laquelle il se produise le minimum- dé àénaturation des protéines, 4) dans laquelle les bactéries nuisibles telles que les salmonelles soient détruites. On a trouvé que l'on obtient les résultats ci-dessus en chauffant la bouillie recyclée à 1040C, en utilisant entre la bouillie recyclée et la bouillie fraîche unrapport qui assure une chute ae température de 30C au point de mélange et en évaporant immédiatement sous une pression absolue de 5 cm de mercure pendant 20 secondes jusqu'à une température finale de 91 C. Certains produits, par exemple la pulpe de graines de coton, nécessitent un temps de séjour à une température donnée et une teneur donnée en humidité pour que l'on obtienne, outre ces résultats indiqués pour les tissus animaux finement divisés, une élimination des composés toxiques comme le gossypol. En prévoyant une plus grande longueur de tuyauterie entre le point de mélange de la bouillie sèche et de la bouillie fraiche et la cuve de vaporisation, on peut obtenir tout temps de réaction prédéterminé. On a déshydraté diverses matières solides protéinées dans un appareillage similaire à celui de la figure 1. le tableau suivant indique le pourcentage en poids d'eau, d'huile et de solides dans les matières protéinées humides tABIEAU I - Matières crues humides Matière - 2 50 % huile % solides Abattis 26 47 27 Poisson 70 10 20 Déchets de volaille 66 17 17 Plancher d'abattage 60 18 22 Sang 90 o 10 On réunit chacune des matières premières ci-dessus à une huile que l'on a préalablement séparée du même type de matière. On maintient à environ 5,5:1 le rapport entre graisse totale amenée au système d'évaporation et solides secs exempts d'huile. Par suite, dans le cas de chacune des matières du Tableau I, le courant d'alimentation du système d'évaporation est composé comme suit tABIEAU II - Alimentation de l'évaporateur Matière % H2o % huile % solides Abattis 13 74 13 Poisson W 35 55 10 Déchets de volaille 37 53 9,6 Plancher d'abattage 30 58 11,8 Sang 58 35. 7 Le pourcentage d'humidité du courant qui quitte l'évaporateur et entre dans la chambre de vaporisation est d'environ 1,5-3 %. Le produit sec sortant du fond de la chambre de vaporisation contient moins de 1 % d'humiaité; on traite alors ce produit sec au moyen d'une presse aans laquelle on exprime de la matière l'huile ou la graisse.On recycle alors la graisse pour fluidifier la matière protéinée crue humide au début du processus. Les systèmes de déshydratation de la technique antérieure peuvent convenir au séchage de certains systèmes protéinés. Tou- tefois, ils présentent un moussage prononcé par suite duquel ils ne peuvent pas fonctionner aux capacités prévues, ce qui augmente le coût de ces systèmes. En outre, ils obligent à chauffer la bouillie pendant l'étape d'évaporation, ce qui est nuisible aux constituants protéiniques. enfin, il n'y a aucun moyen de régler de façon prédéterminée le temps, la température et l'hu- midité pour conduire les réactions chimiques et physiques voulues dans les systèmes aont il s'agit. En recyclant de grands volumes ae bouillie sèche relativement au volume ae matière fraîche introduite, par exemple avec une proportion de 10 ou 20 ou 40 parties de bouillie sèche pour 1 partie de matière fraîche, on peut régler avec précision la température du système lors de l'addition de la matière fralche. On obtient ainsi davantage ae chaleur sensible dans le système de sorte que l'on peut appliquer des températures d'é vaporation plus basses. Une autre conséquence et un autre avantage de ce même système resident dans la diminution de la teneur totale en humidité des bouillies mélangées lorsqu'on ajoute la bouillie de matière crue à la bouillie sèche.La moindre teneur en humidité en ce point particulier et le fait qu'on 'intrqduiX pas de chaleur supplémentaire dans le système exerce un effet bienfaisant sur les matières protéinées dont il s'agit. le procédé de l'invention permet d'élever à une température donnée la bouillie sèche seulement et ensuite, lorsqu'on ajoute la bouif lie humide de matière crue, la température s'abaisse à mesure que l'humidité se vaporise de la matière crue, en un mince film, sur un laps de temps prédéterminé. il n'est pas nécessaire d'e9- fectuer un chauffage secondaire ni une retenue de la bouillie après le traitement dans la cuve de vaporisation pour éliminer davantage d'humidité. Les exemples ci-dessus décrivent le chauffage de la bouillie séchée, le mélange de la bouillie séchée chauffée à de la bouillie humide et par suite un léger abaissement de la température de la bouillie séchée de sorte que la température du mélange est inférieure à la température de la bouillie séchée mais supérieure à la température de la bouillie humide. Toutefois, il n'est pas absolument nécessaire que les températur=es du mélange, de la bouillie humide et de la bouillie séchée au point 10 soient dans une telle relation. Dans certains cas, il est désirable de stériliser ou de préparer autrement la mature crue broyée en l'exposant à une température d'environ 71-820C pendant 1-5 minutes.Etant donné que l'huile ajoutée dans la cuve de fluidification est pratiquement à la meme température que la bouillie séchée de pulpe ajoutée à l'échangeur de cha leur, il est avantageux de fournir de la chaleur à l'huile Oela est indiqué sur la figure 1 par l'adjonction du dispositif de chauffage d'huile 20 dans le tuyau qui va de la cuve à huile de recyclage 15, la cuve de fluidification 5. D'autre part, aans certaines conditions, il est beaucoup plus économique de faire fonctionner un système à plusieurs élé ment s dans lequel on utilise en combinaison deux ou plusieurs échangeurs de chaleur et deux ou plusieurs séchoirs à vide. La figure 2 montre ce mode de fonctionnement avec deux échangeurs de chaleur et deux séchoirs à viae. Une section du système comprend l'échangeur de chaleur, le point de mélange et le séchoir à vide portant le suffixe h, qui sont similaires à ce que l'on a récrit à propos de la figure 1, tandis que la deuxième section comprend l'échangeur de chaleur 113, le point de mélange 10B et le séchoir 12B.Etant donné les conditions de fonctionnement, la bouillie séchée qui se décharge au deuxième séchoir à vide 12B est à une température d'environ 1100C. Donc, l'huile qui retourne à la cuve de fluidification 5 est pratiquement à la même température et le mélange d'huile et de matière crue broyée qui quitte la cuve de fluidification 5 est à une température d'environ 60-770C. La bouillie partiellement séchée qui se décharge du premier séchoir à pulvérisation est à une température de 49-600C par exemple, car le séchoir à vide fonctionne à une pression absolue de 1-5 mm seulement, à laquelle l'eau a un point d'ébullition inférieur à 380C. La bouillie partiellement séchée est plus ou moins réchauffée dans les échangeurs de chaleur 11A mais sa température après sa sortie de l'échangeur de chaleur 11A est inférieure à la températurege la bouillie humide au point 10A dans l'opération décrite à propos de la figure 2. -EiEVEND~ZC-E--- 1 - Procédé visant à éliminer l'humidité de particules d'une matière solide sensible à la chaleur ayant une grosseur moyenne de particules d'environ 6,4+mu, caractérisé par le fait que l'on mélange les particules à un liquide ayant un point d'ébullition supérieur à celui de l'eau pour former une première matière fluidifiée, que l'on mélange celle-ci à une deuxième matière fluidifiée qui est une fbrme déshydratée de la première de manière à former un mélange et que l'on abaisse d'environ 1-60C la température du mélange pour atteindre une deuxièmeJem- perature, que l'on applique au mélange une pression sous-atmosphérique pour faire baisser soudainement sa température dans une mesure suffisante pour que la différence entre la température critique du liquide à la basse pression considérée et la deuxième température soit d'au moins 110C environ. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on maintient la basse pression sur le mélange pendant au moins 25 secondes environ de manière à éliminer de l'humidité des particules sans les soumettre à une température élevée. 3 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on divise d'abord la matière solide en particules ayant une grosseur moyenne inférieure à environ 6,4 mm, que l'on fluidifie ces particules dans un liquide à point d'ébullition élevé, que l'on chauffe un système fluidifié préalablement déshydraté comprenant la même matière crue et du liquide, que l'on mélange une quantité de cette matière fluidifiée déshydratée à une quantité de matière crue fluidifiée de façon que la chute de température lors du mélange soit de 1-6 C, que l'on introduit ce mélange dans une chambre de vaporisation sous un vide tel que la différence entre la température critique de l'eau sous ce vide et la température du mélange soit d'environ550C, et que l'on maintient le mélange sous le vide mentionné pendant un temps de séjour d'au moins 25 secondes environ pour déshyodrater le mélange. 4 - Procédé selon la revendication 3, caractérisé par le fait que l'on maintient le mélange sous le vide mentionné pendait un temps de séjour d'environ 10-50 secondes. 5 - Procédé selon la revendication 3 ou 4, caractérisé par le fait que la différence entre le point d'ébullition normal de l'eau sous leviae considéré et la température de la matière fluiaifiée mélangée est d'environ ll-700C. 6 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que l'on soumet la matière solide sensible à la chaleur à une température d'environ 71-82 C pendant un temps ae 1-5 minutes avant l'étape de mélange. 7 - Procédé selon l'une quelconque des revenaications 1 à 6, caractérisé par le fait que l'abaissement de la température du mélange de la première et de la deuxième matières comprend un léger abaissement de la température de la première matière. 8 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, dans lequel la matière est une matière solide protéinée, caractérisé par le fait que l'on chauffe en continu une bouillie de particules humides de la matière dans une huile liquide ayant un point d'ébullition supérieur à celui de l'eau, que l'on mé- lange en continu 1 partie en poids de la bouillie de matière humide à environ 3-20 parties en poids d'une bouillie chauffée préalablement déshydratée de la matière mentionnée pour obtenir un mélange qui est à une température d'environ 66-116 O, que l'on vaporise sous vide l'humidité de la matière humide en amenant le mélange en continu à un séchoir à vide où règne une pression sous-atmosphérique pour établir une différence d'au moins 110C environ entre la température critique de l'eau à la pression sous-atmosphérique et la température du mélange, et que l'on maintient la vaporisation sous vide pendant au moins 10 secondes environ pour vaporiser pratiquement toute l'humidité et obtenir une matière solide poreuse dilatée sèche. 9 - Procédé selon la revendication 8, caractérisé par le fait que la matière est formée de tissus protéinés animaux. 10 - Procédé selon la revendication 8, caractérisé par le fait que la matière est formée de matières végétales protéinées. 11 - Procédé selon la revendication 8, caractérisé par le fait que la matière est formée de pulpe d'arachides. 12 - Procédé selon la revendication 8, caractérisé par le fait que la matière est formée de pulpe de graines de coton. 13 - Procédé selon la revendication 8, caractérisé par le fait que la matière est formée de tissus de poisson. 14 - Procédé selon la revendication 1, dans lequel la matière comprend des particules finement divisées de pulpe humide d'arachides dans une bouillie d'huile d'arachides, caractérisé par le fait que l'on chauffe à environ 1Q4 C la bouillie de pulpe d'arachides, que l'on mélange 1 partie en poids de la bouillie à environ 10 parties en poids d'une deuxième bouillie de pulpe d'arachides préalablement déshydratée dans une bouillie d'huile d'arachides pour abaisser la température du mélange d'environ 3 C, en partant de 1020C environ, pour empêcher l'altération de la pulpe sous l'effet de la température et en même temps accumuler et maintenir dans le mélange suffisamment de chaleur sensible pour vaporiser le mélange et briser la surface de la pulpe, que l'on élimine l'humidité de la pulpe par vaporisation sous vide en amenant la pulpe dans une chambre où règne une pression sous-atmosphérique d'environ 2 mm de Hg et que l'on maintient cette pression sur la pulpe pendant au moins 25 secondes environ pour vaporiser pratiquement toute l'humidité et obtenir une structure poreuse dilatée sèche. 15 - Procédé selon la revendication 1, dans lequel la matière comprend des particules finement divisées de pulpe humide de graines de coton dans une bouillie d'huile de graines de coton, caractérisé par le fait que l'on chauffe la bouillie de pulpe humide de graines de coton à environ 88ou, que l'on mé- lange 1 partie en poids de la bouillie à environ 10 parties en poids d'une deuxième bouillie de pulpe de graines de coton préalablement déshydratée dans une bouillie d'huile de graines de coton pour abaisser la température du mélange d'environ 10C en partant environ 104pu afin d'éviter l'altération de la pulpe sous l'effet de la température et en même temps d'accumuler et de maintenir dans le mélange suffisamment de chaleur sensible pour vaporiser le mélange et briser la surface de la pulpe, que l'on élimine l'humidité de la pulpe par vaporisation sous vide en amenant la pulpe dans une chambre où règne une pression sous-atmosphérique d'environ 2 mm de Ho et que l'on maintient cette pression sur la pulpe pendant au moins 25 secondes environ pour vaporiser pratiquement toute l'humidité et obtenir une structure poreuse dilatée sèche. 16 - Procédé selon la revendication 1, dans lequel la matière comprend des particules finement divisées de tissu animal humide dans une bouillie d'huile animale, caractérisé par le fait que l'on chauffe- la bouillie de tissu animal humide à environ 880C,que l'on mélange 1 partie en poids de la bouillie à environ 10 parties en poids a'une deuxième bouillie de tissu animal préalablement déshydraté dans une bouillie d'huile animale pour abaisser la température du mélange d'environ 30C jusqu'à environ 10400 afin d'empêcher une altération des tissus sous l'effet de la température et en meme temps d'accumuler et de maintenir dans le mélange suffisamment de chaleur sensible pour vaporiser le mélange et briser la surface du tissu,- que l'on élimine l'humidité du tissu par vaporisation sous vide en amenant le tissu dans une chambre où règne une pression sousatmosphérique d'environ 2 mm de Hg et que l'on maintient cette pression sur le tissu pendant au moins 25 secondes environ pour vaporiser pratiquement toute l'humidité et obtenir une structure poreuse dilatée sèche.