La présente invention concerne un râtelier de cuisson de carreaux de céramique, notamment de carreaux de grandes dimensions, qui présente des plans d'appui disposés en pignon de toiture pour recevoir les carreaux qui, par ailleurs sont placés debout sur l'une de leurs arêtes. Des râteliers de cuisson de ce type sont connus pour effectuer la cuisson de carreaux ayant le format normal de 15 x 15cm. Les plans d'appui sont formés par deux plaques perforées en chamotte disposées l'une contre l'autre. Ces râteliers de cuisson connus ne peuvent être utilisés pour la cuisson de carreaux de plus grand format. I1 est fréquent d'opérer la cuisson de grands carreaux muraux ou de sol, dont les dimensions peuvent atteindre 30 x 45cm, à plat sur des embases horizontales. Abstraction faite de la limitation à ce format imposée par des possibilités limitées correspondantes des plaques servant d'embases, cette cuisson monocouche horizontale requiert un four d'une capacité relativement grande. Selon un autre mode opératoire connu,des carreaux de revêtement mural en céramique de dimensions encore plus grandes peuvent être cuits suspendus. Cette façon de procéder est toutefois complexe et pleine de risques. De plus, les bords des carreaux enserrés par les pinces indispensables pour suspendre les carreaux doivent ensuite être découpés dans un stade ultérieur de finition. L'invention a en consécuence pour but de créer un râtelier de cuisson permettant de cuire avec des moyens réduits des carreaux de céramique de grand format. Ce but est atteint selon l'invention au moyen d'un râtelier de cuisson du genre décrit en préambule dans lecuel les plans d'appui sont constitués par les arêtes latérales ou chants de plaques triangulaires et/ou trapézoidales qui présentent de grands évidements et sont reliées entre elles pour constituer un châssis stable. Grâce à l'utilisation de ce râtelier de cuisson les carreaux de céramique à cuire peuvent être placés assez près à la suite les uns des autres, de sorte que l'on peut faire usage d'un four de cuisson présentant un espace utile relativement petit. De plus, la faible masse des plaques minces qui forment le châssis, et par conséquent la faible capacité calorique, constituent un avantage sur le plan de l'économie d'énergie. Les frais d'entretien de ce râtelier sont minimes, car il est facile et peu coûteux, en cas de rupture, de remplacer l'une ou l'autre des plaques d'appui relativement petites qui le composent. En même temps, ceci constitue une grande sécurité de fonctionnement, car même si un petit nombre de plaques venaient à être brisées ltensemble du châssis resterait quand même stable et utilisable. La faible capacité thermique du râtelier de cuisson selon l'invention a en outre pour conséquence, en combinaison avec les faibles surfaces de contact entre les carreaux à cuire et ce râtelier, lesquelles peuvent être réduites à un contact pratiquement linéaire par amincissement des plaques d'appui le long de leur arête contre laquelle vient reposer un carreau, une influence mutuelle extrêmement faible entre les-carreaux à cuire et le râtelier de cuisson par transfert calorifique lors de la montée en température et lors du refroidissement.Par conséquent, les contraintes thermiques engendrées par un tel transfert restent négligeables tant dans les carreaux de céramique que dans le râtelier de cuisson, ce dernier et les carreaux étant de ce fait moins soumis au risque de fissuration et les carreaux ne pouvant pratiquement pas gauchir, malgré leurs grandes dimensions, lors du refroidissement. Les évidements prévus dans les plaques d'appui peuvent avoir des dimensions assez grandes pour assurer que les gaz de cuisson les traverseront bien et que, de ce fait, les carreaux de céramique seront chauffés de manière uniforme de tous cotés. La forme trapézoidale ou triangulaire des plaques du châssis de cuisson est'relativement simple et par conséquent statiquement stable même lorsque la surface de la plaque ne se limite plus qu'à celle d'un cadre étant donné la grandeur de l'évidement. Ceci favorise l'exécution de plaques ayant une faible épaisseur. De préférence, les plaques du châssis sont reliées entre elles par des éclisses encastrées sur ces plaques par des encoches dont la large-ur est à peine plus grande que l'épaisseur des plaques. En outre, les plaques du châssis comportent elles aussi des encoches dont la largeur est légèrement plus grande que le double de l'épaisseur des éclisses, de sorte que lorsque les extrémités de deux éclisses se rencontrent dans une telle encoche elles peuvent trouver place côte à côte dans celle-ci pour y être encastrées. Cette disposition offre une possibilité simple de prévoir des éclisses courtes, donc plus stables. I1 est sans importance que dans chacune des deux plaques extrêmes la moitié de I 'encoche reste inoccupée; l'espace restant libre peut d'ailleurs être comblé au moyen d'une cale. Il peut être suffisant que des plaques disposées sur une embase ne soient réunies entre elles par des éclisses qu'en leur sommet par exemple. Toutefois, en règle générale, on encastrera des éclisses à la fois au sommet des plaques et au bord inférieur des évidements. Une autre forme d'exécution avantageuse de l'invention consiste en une superposition de plusieurs plaques d'appui entre lesquelles sont encastrées par exemple des éclisses du genre décrit cidessus, leur encastrement pouvant être effectué au sommet des plaques inférieures et à la base des plaques supérieures. Grâce à cette disposition les avantages découlant de la subdivi sinon du châssis dans le sens de sa longueur se retrouvent aussi dans le sens de la hauteur. Afin que le châssis puisse être exactement réglé et maintenu réglé, les plaques qui le composent reposent de préférence sur deux barreaux parallèles qui font saillie sur une embase et présentent pour les carreaux de céramique à cuire des faces d'assise de préférence légèrement inclinées. A côté de ces faces d'assise (sur lesquelles les carreaux à cuire ne doivent pas forcément avoir un contact par toute la surface de leur chant inférieur mais peuvent par exemple ne reposer sue par une arête de chant) sont ménagées dans les barreaux de préférence des rainures d'évacuation de glaçure pour recueillir la glaçure oui s'écoule durant la cuisson des carreaux et pour évacuer celle-ci latérales ment. Les barreaux d'appui peuvent être symétriques par rapport à leur plan médian longitudinal vertical qui, de préférence, passe par les piédroits, de sorte que ces barreaux peuvent être utilisés pour deux châssis installés l'un derrière l'autre. Un exemple d'exécution de l'invention est décrit en détail ci-après avec référence au dessin sur lequel - la figure 1 est une vue en perspective de l'ensemble d'un râtelier de cuisson selon l'invention, et - la figure 2 illustre une variante de ce même râtelier. Sur les rails 1 d'un four tunnel est posé un chariot de cuisson 2. La structure normale de ce chariot s'étend jusqu'au niveau du plateau 3. Sur le plateau 3 reposent des plaques d'embase 4 qui, sur le dessin, sont représentées comme si elles étaient d'un seul tenant. Sur ces plaques 4 sont disposés à intervalles réguliers des barreaux 5 orientés transversalement par rapport à la direction du transport du chariot. Ces barreaux 5 sont encastrés dans les plateaux d'embase 4 sur une partie de leur hauteur. La partie des barreaux 5 située au-dessus de ces plateaux présente deux faces latérales verticales 6 et deux faces de repos 8 qui font suite aux faces 6 et sont dirigées légèrement en pente montante vers le plan médian longitudinal des barreaux et délimitées par les rainures 7 ménagées dans ceux-ci; sur le dessin, ces rainures n'ont été représentées que sur le tronçon de barreau placé au premier plan; par ailleurs, les barreaux 5 sont dépourvus de rainures 7 et ont une crête médiane longitudinale 10. Entre deux barreaux 5 successifs sont alignées, avec un intervalle régulier entre elles, des plaques constituées par des cadres plats 11 de forme trapézoîdale dont la grande base a une longueur sensiblement égale à la distance entre les deux barreaux 5, de sorte que l'alignement de ces cadres est assuré par les faces latérales verticales 6 de ces barreaux. Les cadres 11 comportent en leur sommet deux encoches 12; l'une de celles-ci est visible tout à fait à droite sur la fig.l. Dàns ces encoches 12 sont engagées des éclisses 13 dont la longueur unitaire s'étend sur trois cadres 11 successifs. Ces éclisses comportent elles aussi des encoches par lesquelles elles sont emboîtées sur les cadres 11.La largeur des encoches 12 des cadres 11 correspond à l'épaisseur des éclisses 13, celle des encoches de ces éclisses à l'épais- seur des cadres 11, de façon que l'on puisse réaliser un assemblage par encastrement avec un certain jeu entre cadre et éclisses. Dans u cadre 11 sur deux (excepté les cadres extrêmes) la largeur de chaque encoche 12 est égale à deux fois l'épaisseur des éclisses 13, afin de pouvoir recevoir l'extrémité d'une éclisse en même temps que l'extrémité de l'éclisse suivante. Dans la variante de réalisation illustrée à la fig.2 les encoches de tous les cadres ont une largeur égale au double de l'épaisseur des éclisses, chacune de ces dernières ne s'étendant que sur deux cadres.Cette disposition présente l'avantage, en plus de celui d'avoir des éclisses encore plus courtes, de ne nécessiter que des cadres d'un seul modèle. Sur chacun des cadrestrapézoLdaux 11 est monté un autre cadre 14 de forme trapézoidale presque triangulaire dont les côtés non parallèles sont situés dans le prolongement des côtés non parallèles des cadres 11. La hase de ces cadres 14 est, comme le sommet des cadres 11, munie d'encoches 15 dans lesquelles viennent s'encastrer les éclisses 13 munies elles aussi d'encoches correspondantes, ouvertes vers le haut. A leur sommet, les cadres 14 sont reliés entre eux par des éclisses 16 disposées en une seule rangée et encastrées au moyen d'encoches ménagées dans le sommet de ces cadres et dans ces éclisses. Les cadres et éclisses sont réalisés de préférence à la presse par voie sèche ou par un procédé par voie humide, semi- humide ou par moulage par injection, et sont en une matière cérami que qui résiste à la chaleur et aux variations de température; il pourra par exemple s'agir d'une matière à base de cordiérite et de mullite. Les angles des encoches sont de préférence arrondis afin de réduire le risque de fissuration. Les carreaux à cuire 17, ayant par exemple une dimension de 120 x 80cm, sont posés chacun par une arête sur une face de repos 8 et s'appui contre le châssis, désigné dans son ensemble par le repère 18, composé des cadres 11 et 14 et des éclisses 13 et 16. Dans le cas ou les différents cadres, notamment les cadres supérieurs 14, ne sont pas tout à fait bien alignés, par exemple à cause d'un jeu dans les encastrements, cet alignement se trouve automatiquement corrigé sous l'effet de la force d'appui exercée sur ces cadres par les carreaux de céramique 17 disposés de chaque côté de la rangée de cadres, de sorte que les carreaux sont Clppliqués avec une pression uniforme sur toutes les arêtes inclinées des cadres 11 et 14. Ces arêtes sont chanfreinées de façon telle que le contact entre elles et les carreaux à cuire est un contact linéaire. Si lors de la cuisson il arrive que de la glaçure coule des carreaux 17, elle s'égoutte dans les rainures 7 qui l'évacue latéralement. Le râtelier de cuisson décrit ci-dessus convient particulièrement bien pour être utilisé dans des fours de cuisson rapide. I1 permet la cuisson de carreaux de grandes dimensions dans des fours normaux1 c'est-à-dire dans des fours qui n'ont pas été équipés spécialement pour de tels carreaux. On peut aussi effectuer un dégourdi en utilisant ce râtelier. REVENDICATIONS 1.- Râtelier de cuisson de carreaux de céramique, notamment de carreaux de grandes dimensions présente des plans d'appui disposés en pignon de toiture pour recevoir les carreaux qui, par ailleurs, sont placés débout sur l'une de leurs arêtes, ce râtelier étant remarquable en ce que les plans d'appui sont constitués par les arêtes latérales de plaques triangulaires et/ ou trapézoRdales qui présentent de grands évidements et sont reliées entre elles pour constituer un châssis stable (18) 2.- Râtelier de cuisson selon la revendication 1, remar tuable en ce que les plaques (11;14) du châssis (18) ont leurs bords latéraux amincis jusqu'à former une ligne. 3.- Râtelier de cuisson selon la revendication 1 ou 2, remarquable en ce que les plaques (11;l4) du châssis (18) sont reliées entre elles par des éclisses (13;I6) encastrées sur ces plaques par des encoches dont la largeur est à peine plus grande que l'épaisseur des plaques (11;14). 4.- Râtelier de cuisson selon la revendication 3, remarquable en ce que les éclisses (13;16) sont encastrées sur les plaques par le bord supérieur des plaques et/ou par le bord inférieur des évidements. 5.- Râtelier de cuisson selon la revendication 3 ou 4, remarquable en ce que les plaques (11;14) du châssis (18) comportent des encoches dont la largeur est légèrement plus grande que le double de l'épaisseur des éclisses (13;16) et en ce que dans chacune de ces encoches sont encastrées sur les plaques (11; 14) deux éclisses (13;16) successives. 6.- Râtelier de cuisson selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, remarquable en ce que le châssis (18) comprend une pluralité de plaques (11;14) superposées. 7.- Râtelier de cuisson selon la revendication 6, re marcuable en ce que des éclisses (13) sont disposées entre les placues (11;14) superposées et sont encastrées, selon l'une quel- conque des revendications 3 à 5, par le dessus sur les plaques inférieures (11) et par le dessous sur les plaques supérieures (14). 8.- Râtelier de cuisson selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, remarquable en ce que les plaques (11;14) qui composent le châssis (18) reposent sur deux barreaux parallèles (5) qui font saillie sur une embase (4) et présentent pour les carreaux de céramique à cuire (17) des faces d'assise (8) de préférence légèrement inclinées. 9.- Râtelier de cuisson selon la revendication 8, remarquable en ce que des rainures (7) d'évacuation de glaçure sont ménagées dans les barreaux (5) au bord des faces d'appui (8). 10.- Râtelier de cuisson selon la revendication 8 ou 9, remarcuable en ce cue les barreaux (5) ont une section transversale symétrique. 11.- Râtelier de cuisson selon l'une çuelconçue des revendications précédentes, remarquable en ce que ses parties (4 à 16) sont moulées, de préférence à la presse sèche, et sont composées d'une matière résistant à la chaleur et aux variations de température, par exemple à base de cordiérite et de mullite.