La présente invention a trait ail filtres destinés à être associés aux cercueils métalliques afin d'assurer ltépuration et la disinfection des gaz provenant de la lyse cadavérique. On sait que dans les dispositifs de ce genre connus en pratique les gaz dégagés à 1'intérieur de l'enveloppe métallique du cercueil sont amenés à passer à travers un milieu de filtration qui peut être constitué soit par une cartouche de matie ce pulvérulente, soit par un bain liquide au sein duquel lesdits gaz doivent barboter avant de s'échapper dans l'atmosphère extérieure. De tels filtres evitent l'explosion des cercueils sous l'effet d'une surpression provoquée par l'accumulation des gaz, tout en permettant le transport des corps dans des conditions d'hygiène satisfaisantes. L'on a pu cependant remarquer que les dispositifs classiques convien nuent mal aux transports par vote aérienne. Effectivement, @ quelle que soit l'efficacité des systèmes de pressurisation actuellement montes à bord des aéronefs, le décollage rapide des avions et la traversée de zones à basse pression ou trous d'air provoquent de brusques modifications de la pression a l'intérieur des appareils et des perturbations dangereuses dans le fonctionnement des filtres classiques.Le problème devient beaucoup plus ardu et dangereux lorsqu'on évoque le risque de chute accidentelle de la pression à l'intêrleur d'un avion, a la suite par exemple du bris d'un hublot ou autre avarie du même genre ; en pareil cas l'avion doit immediate- ment piquer ver le sol pour retrouver une pression acceptable et si l'équilibre n'est pas immédiatement rétabli à l'intérieur du cercueil, l'ssn risque d'assister a l'écrasement ou "implosion" de celui-ci. Les perfectionnements oui ftnt l'objet de la présente invention ont pour but de permettre la réalisation d'un filtre pour cercueil qui réponde parfaitement aux conditions n'emplui tres spéciales correspondant au transport des corps par avion. Le filtre suivant l'Invention est essentiellement remarquable en ce qu'il comprend, en plus de moyens propres à assurer l'évacuation adéquate l'état parfaitement épuré des gaz dégagés à l'intérieur du cercueil, des moyens de by-pass permettant l'admission immédiate de l'air extérieur dans espace interne dudit cercueil. on conçoit que ni l'on prend soin de conférer au filtre une perméabilité te13e que l'évacuation des gaz putrides a l'état épuré puisse s'effectuer à une vitesse suffisamment rapide pour faire face à la dépression engendrée par la vitesse ascensionnelle de l'aéronef, on obtient un dispositif permettant des échanges gazeux aussi rapides que les circonstances peuvent l'eziger, et ce dans les deux directions opposées. Conformément à un mode de mise en oeuvre préféré de la disposition qui précède, les moyens pour l'évacuation à l'état épuré des gaz putrides sont constitués par une masse granuleuse ou pulvérulente, confinée a l'intérieur d'un récipient à paroi latérale pleine dont l'une des extrémités reçoit un disque en matière perméable raidi par une grille tandis que l'extrémité opposée, également équipée d'un disque perméable et d'une grille nervurée assurant la circulation des gaz épurés, communique avec l'atmosphère extérieure a travers un col établi a un diamètre réduit. C'est sur ce col que sont disposés les moyens de by-pass, réalisés sous la forme d'un clapet chargé ou équivalent permettant l'entrée de l'air dans le cercueil lorsque l'espace interne de ce dernier se trouve en état de dépression. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qui elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 est une coupe axiale schématique d'un filtre d'épuration et de désinfection établi conformément à l'invention. Fig. 2 est une coupe de détail illustrant le fonctionnement du clapet chargé. En fig. 1 la référence 1 désigne le corps principal du dispositif, constitué à la manière d'un récipient cylindrique a paroi laférale pleine. Dans l'extrémité inférieure ou fond ouvert de ce corpF 1 est retenue, par exemple par sertissage, une grille 2 qui assure le maintien d'un disque 3 en une matière textile perméable ; il peut s'agir soit d'un véritable tissu, soit d'une couche de ouate ou de feutre, ce disque 3 étant imprégné d'une solution dthexachlorophène ou autre germicide approprié. Le disque 3 soutient une masse filtrante 4 sous forme granuleuse ou pulvérulente (charbon activé, acétate de plomb, gel de silice, etc....), elle-même surmontée par un disque 5 analogue au précédent. Entre ce disque 5 et le fond supérieur plein 6 du corps ou récipient 1 est interposée une grille 7, avantageusement pourvue de nervures 7a qui déterminent une série de canaux pour la circulation des gaz contre le fond précité. Dans la partie centrale du fond 6 débouche la base d'un col cylindri- que 8 présentant un diamètre très inférieur à celui du corps 1. La partie supérieure de ce col 8 comporte une collerette 9 qui coopère avec un joint 10 et un écrou 11 pour assurer la fixation étanche de l'ensemble du filtre contre une ouverture pratiquée dans l'enveloppe métallique 12 du cercueil. Dans la partie du col 8 qui est comprise entre le fond supérieur 6 et la collerette 9 est pratiquée une série d'ouvertures ou lumières traversantes 13, normalement obturées par un bracelet élastique 14 en caoutchouc naturel ou synthétique. Dans les conditions normales d'utilisation, le filtre ainsi réalisé permet l'évacuation régulière des gaz putrides qui se dégagent de la lyse cadavérique contenue dans le cercueil. Ces gaz traversent la grille 2 et le disque 3, puis la masse 4 qui assure leur filtration, pour sortir finalement à I'extérieur par le col 8, à l'état purifié, désinfecté et désodorisé ; les disques perméables 3 et 5 opèrent la régularisation du passage des gaz en améliorant leur répartition uniforme dans la masse 4 et en favorisant de la sorte l'effet de filtrage et d'épuration.Cette disposition particulière évite les chicanes et autres agencements destinés à allonger le trajet des gaz dans la masse filtrante des dispositifs classiques, en même temps qu'elle s'oppose efficacement à la formation de cheminements préférentiels qui épuiseraient trop rapidement sur leur trajet les propriétés opuratrices de ladite masse ; cette dernière est en conséquence utilisée dans sa totalité.En tout état de cause l'équilibre qui s'établit plus ou moins rapidement entre les pressions qui s'exercent à l'intérieur et à ltextérieur du cercueil, équilibre qui dans les conditions normales s'effectue par évacuation des gaz internes ou même éventuellement par introduction lente de l'atmosphère extérieure dans le cercueil en cas de légère surpression extérieure (par exemple lors de l'atterissago de l'avion), élimine tout risque d'endommagement du cercueil. Par contre en cas d'accident causé par exemple par une avarie du système de pressurisation ou le bris d'un hublot, propre à provoquer la descente ultra-rapide de l'avion et à engendrer de la sorte une brusque surpression dans l'atmosphère qui environne le cercueil, cette surpression affecte évidemment l'espace intérieur du col 8, si bien que le bracelet élastique 14 se déforme à la manière illustrée en fig. 2, en découvrant un certain nombre au moins des lumières 13 qui permettent l'introduction de l'air dans le cercueil. Toute dépression susceptible de déterminer 'l'im plosion de celui-ci est radicalement évitée par suite de l'équilibrage immédiat des deux pressions externe et interne. Evidemment dès que cet équilibre a été rétabli le bracelet 14 revient élastiquement obturer les lumières 13, de telle sorte que le filtre peut à nouveau assurer sa fonction normale d'épuration et de désinfeetion, comme auparavant. On conçoit qu'on pourrait imaginer d'autres formes de réalisation pour le clapet chargé formé par les ouvertures 13 et le bracelet 14. On peut en particulier doter le col 8 d'un clapet classique comprenant un organe mobile sollicite par un ressort pour venir s'appliquer contre un siège annulaire ou analogue. En certains cas le col 8, établi à une hauteur très réduite, peut se prolonger vers le bas à travers la masse filtrante 4 sous la forme d'une cheminez dont la base ouverte est munie du clapet ou autre moyen de by-pass. I1 doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. On comprend notamment que l'extrémité inférieure du récipient 1 est susceptible d'être fermée par un fond rigide percé d'un ou de plusieurs orifices pour le passage des gaz à épurer et surmonte d'une grille nervurée de répartition analogue à celle 7 prévue dans le haut dudit récipient. REVENDICATIONS 1. Filtre pour l'épuration et la désinfection des gaz eadavériques, plus spécialement destine a être adapte aux cercueil métalliques transportés par voie aerienne, caractérisé en ce qu'il comprend en combinaison des moyens pour l'évacuation adéquate à l'étant épuré des gaz dégagés à l'inté- rieur du cercueil, et des moyens de by-pass permettant en cas de brusque surpression dans l'atmosphère environnant le cercueil, l'admission immédiate de l'air extérieur dans l'espace interne dudit cercueil. 2. Filtre suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens d'épuration des gaz putrides sont constitues par une masse granuleuse ou pulvérulente confinée à l'intérieur d'un récipient à paroi latérale pleine et dont l'une des extrémités reçoit un disque perméable raidi par une grille de grande surface, tandis que l'extrémité opposée, également équipée d'un disque perméable et d'une grille de répartition, communique a7ec l'atmosphère extérieur à travers un col établi à un diamètre réduit. 3. Filtre suivant la revendication 2, caractérisé en ce que les moyens de by-pass sont constitués par un clapet chargé ou équivalent, avantageusement monté sur le col du récipient. 4. Filtre suivant l'une quelconque des revendications 2 et 3, earacterlse en ce que les grilles sont nervurées afin de déterminer des canaux facilitant la circulation des gaz.