La présente invention concerne un procédé de contrôle de tolérances de fabrication de pièces, ce procédé pouvant être mis en oeuvre également pour certains traçages de ces mêmes pièces. I1 a déjà été proposé des machines comportant des pointes e mesure et éventuellement de traçage qui sont portées par un bras de façon à pouvoir être déplacées suivant trois axes de coordonnées. Certaines de ces machines comportent même des moyens de programmation et d'asservissement rendant possible le contrôle, au moyen de la pointe portée par la tête, de l'emplacement de parties caractéristiques d'une pièce fabriquée ou en cours de fabrication. De telles machines sont indispensables, notamment dans l'industrie automobile ot il est nécessaire de contrôler très soigneusement de nombreuses pièces de carrosserie et, aussi, des parties de véhicule déjà partiellement ou totalement assemblées. La présente invention crée un nouveau procédé et une machine pour sa mise en oeuvre qui permettent de simplifier considérablement les opérations de vérification et de contrôle tout en permettant des traçages divers. De plus, la machine de l'invention peut, de façon très simple, comporter un grand nombre d'outils de contrôle, de mesure et de traçage tout en faisant que ces outils se trouvent toujours dans une position pratiquement idéale par rapport à la position théorique qu'ils doivent occuper et cela même lorsque le poids des outils diffère sensiblement. Conformément à l'invention, le procédé pour le contrôle de pièces diverses, notamment de pièces de carrosserie, est caractérisé en ce qu'on établit un jeu de gabarits correspondant à des sections de référence d'une pièce à contrôler et en ce qu'on assemble successivement chaque gabarit à une tête de support montée à l'extrémité d'un bras déplaçable suivant trois axes de coordonnées. Suivant une autre caractéristique importante de l'invention, on règle l'inclinaison tant du bras que du gabarit mis en place à l'extrémité du bras en fonction de son poids de façon que chaque gabarit se présente initialement dans une même position de référence dans l'espace. Pour mettre en oeuvre le procédé ci-dessus, l'invention crée une machine qui comporte au moins un ensemble faisant fonction de marbre pour la pièce et au moins un groupe de support d'une tête déplaçable sélectivement suivant les trois axes de coordonnées, machine qui est caractérisée en ce qu'elle comporte, pour être deplaçable suivant l'un des axes de coordonnées, un bras de longueur fixe porté par un chariot auquel ce bras est relié par un pivot et des moyens de blocage, ledit bras comportant à son extrémité libre une tête porte-outil à laquelle il est relié par un support compensateur d'assiette. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit.. Des formes de réalisation de l'objet de l'invention sont représentées, à titre d'exemples non limitatifs, au dessin annexé. La fig. 1 est une perspective partielle en partie schématique d'une machine à mesurer faisant application de l'invention. La fig. 2 est une élévation partielle du bras mesureur apparaissant sur la machine de la fig. 1. La fig. 3 est une élévation partielle, à plus grande échelle, d'un détail de la fig. 2. La fig. 4 est une coupe vue sensiblement suivant la ligne IV-IV de la fig. 2. La fig. 5 est une perspective de la tête du bras mesureur des fig. 1 et 2. La fig. 6 est une élévation latérale de la tête de mesure des figures précédentes et des organes pour son support représenté en coupe. La fig. 7 est une vue de dessus partie en coupe du support de la tête de mesure. La fig. 8 est une élévation latérale du support de tête des figures précédentes. La fig. 9 est une coupe de l'excentrique de commande du support de tête apparaissant à la fig. 8. La fig. 10 est une vue de face, en partie arrachée, de la tête de coupe apparaissant à la fig. 6. La fig. 11 est une. coupe-élévation explicative d'un groupe d'organes apparaissant aux fig. 5 et 6. La fig. 12 est'un plan partiel vu de dessus de la tête de mesure de la fig. 6. La fig. 13 est une coupe vue suivant la ligne XIII-XIII de la fig. 12. La fig. 14 est une coupe-élévation schématique d'un porteoutil pour la tête de mesure des figures précédentes. La fig. 15 est une perspective, en partie schématique, de la tête de mesure dans son application à la présentation de gabarits de contrôle. La fig. 16 est une élévation explicative montrant une autre application de l'invention. La fig. 1 illustre une machine de mesure et de contrôle selon l'invention qui comprend une fosse 1 de part et d'autre de laquelle sont disposés deux demi-marbres coplanaires 2, 2a. Les demi-marbres 2, 2a supportent la caisse 3 d'un véhicule par l'intermédiaire de supports rectifiés et calibrés 4 pour permettre un accès au-dessous du véhicule. Deux ensembles mesureurs 5, 5a sont respectivement disposés de part et d'autre des demi-marbres, ces ensembles mesureurs étant montés sur des socles 6 alignés avec lesdits demi-marbres. Les deux ensembles mesureurs sont identiques et, par con séquent, un seul est décrit dans ce qui suit. L'ensemble mesureur 5 comporte un chariot 7 déplaçable sur le socle 6 suivant l'axe des x. Le chariot 7 est entrai- né par un moteur électrique 8 et des soufflets de protection 9, 9a protègent des glissières de guidage portées par le socle 6. Le chariot 7 supporte une colonne verticale 10 qui s 'e-- tend suivant l'axe des z et qui comporte des guides 11 pour un coulisseau 12, ce coulisseau étant entraîné par une vis 13 et un moteur 14.Le coulisseau 12 fait saillie de part et d'autre de la colonne 10 pour s'étendre jusqu'au voisinage du demi-marbre 2a et son centre de gravité se trouve placé dans un plan passant approximativement à mi-distance entre les guides 11 pour que ledit coulisseau ne tende pas à basculer et que des garnitures ou roulements i4, qui prennent appui sur les guides 11, ne soient que faiblement chargés. Des soufflets non représentés protègent également les organes décrits ci-dessus. Le coulis seau 12 comporte des glissières non apparentes au dessin pour un chariot horizontal 15 entraîné par un moteur 16 et, par conséquent, le chariot 15 est déplaçable le long de l'axe des y. Le chariot 15 supporte un bras 17 qui s'étend en porteà-faux au-delà du chariot 15 pour constituer une potence de longueur constante. Le bras 17 est muni, à son extrémité libre, d'une tête 18 destinée à supporter un outil amovible 19. Comme cela ressort de ce qui précède, l'outil 19 peut être déplacé suivant les trois axes de coordonnées x, y, z par le déplacement des chariot et coulisseau décrits ci-dessus. La machine comportant deux ensembles mesureurs 5, 5a, les mesures sur une pièce, par exemple la caisse de véhicule 3, peuvent être effectuées symétriquement et lorsque le véhicule est porté sur des supports calibrés 4 reliant les demimarbres 2, 2a les mesures et contrôle peuvent être effectués tant sur les côtés latéraux que sur le dessus et le dessous du véhicule. Le bras 17 étant en porte-à-faux, il présente nécessairement une flèche qui est constante quelle que soit la position qu'occupe ce bras sous réserve que l'outil 19 ne soit pas changé. Au contraire, dès lors que l'outil 19 est changé et que le nouvel outil monté est de poids différent, la flèche varie de sorte que la tête 18 décrit un arc de cercle qu'il y a lieu de corriger pour ramener la tête à un niveau de réference correct et, en outre, il y a lieu de modifier l'assiette de la tête 18 pour que toutes les conditions de référence dans l'espace soient rétablies avant de procéder à un contrôle ou un traçage. Pour rétablir le niveau de référence de la tête et le bras 17, les fig. 2 et 3 montrent que le chariot 15 est muni d'un pivot 20 sur lequel est articulée une plaque 21 pouvant être bloquée dans diverses positions au moyen de boulons de serrage 22 passant dans des boutonnières 23 et manoeuvrables au moyen de leviers 24. La plaque 21 porte, à une extrémité, une rample inclinée 25 (fig. 2) sur laquelle peut être déplacé un galet 26 (fig. 2 et 3) porté par un chariot 26a dépla çable axialement par un dispositif à douille et vis 27 commandé par un buton moleté 27a. Le dispositif à douille et vis présente un repère 28 déplaçable devant une graduation 29. L'ensemble décrit ci-dessus est porté par un support 30 fixé sur le chariot 15. Ainsi, lorsque la tête 18 doit etre ramenée au niveau de référence, il suffit d'agir sur les leviers 24 pour permettre à la plaque 21 de pivoter sur le pivot 20 puis, à l'aide du bouton 27a, on déplace le galet 26 le long de la rampe 25. La graduation 29 peut par exemple être étalonnée en fonction du poids des outils pouvant être portés par la tête 18 et, par ailleurs, celle-ci est munie d'une jauge de repérage 31 (fig. 5, 7 et 10) qui est disposée en regard de repères prévus par exemple sur le coulisseau 12. Pour régler l'assiette de la tête 18, celle-ci est reliée au bras 17 par un support désigné dans son ensemble par 32. Le support 32 est relié par une bride 33 à une bride complémentaire 34 solidaire de l'extrémité du bras 17. La bride 33 supporte des ferrures 35 qui forment des ailes 36 (fig. 5 ët 7) dont la face avant dirigée vers la tête 18 est arquée. Les ailes 36 constituent des supports pour des couvercles 37 présentant un bord antérieur 38 également arqué et qui sert au guidage en même temps que le bord arqué 36 a des patins 39 portés par les côtés 40a, 40b d'un étrier 40. Les cotés de l'étrier comportent un fond 41 qui supporte par ses extrémités des équerres 42, 43 dont une aile présente des boutonnières 44 (fig. 6 et 7). Le côté des équerres 42, 43 qui présentent la boutonnière 44 est engagé dans une rainure 45 de la ferrure 35 (fig. 5 et 7) et prend appui contre l'un des côtés de cette rainure. Des vis 46, 47 sont prévues pour traverser le couvercle 37 et la boutonnière des équerres 42, 43 et être vissées dans la ferrure 35. Ainsi, lorsque les vis 46 et 47 sont vissées, elles appliquent la branche des équerres contre la ferrure 35, ce qui solidarise l'étrier 40 à la ferrure 35 et, par conséquent, la bride 34 du bras 17. Les fig. 5, 8 et 9 montrent que le couvercle 37 à bord antérieur 38 arqué présente un trou 48 pour un axe 49 prolongé par un excentrique 50 qui pénètre dans un trou borgne 51 du patin 39 porté par le côté 40a de l'étrier. Une plaque 52 solidaire de l'axe 49 présente une lumière arquée 53 dans laquelle est passée une vis de blocage 54. Lorsque les vis 46, 47 sont desserrées, il est possible de faire tourner la plaque 52 et, par consequent, l'excentrique 50 fait déplacer les patins 39 et donc l'étrier 40 par rapport aux ailes 36 et aux couvercles 37, 38. Par conséquent, on modifie ainsi l'assiette de l'étrier 40 et donc de la tête 18 par rapport à l'extrémité du bras 17. Le réglage de l'assiette est contrôlé par la jauge 31 et, le cas échéant, par des repères qui peuvent être prévus, d'une part, sur l'un des côtés de l'trier 40 et, d'autre part, sur l'un des couvercles 37 ou 38. La fig. 6 montre que le fond 41 supporte une douille 55 dans laquelle sont prévus des paliers 56, 57 formant paliers de butée, dans lesquels est montée la queue amincie 58a d'un axe 58. L'extrémité de la queue 58a est filetée comme illustré en 58b et un écrou 59 est vissé sur cette extrémité pour prendre appui contre le palier de butée 57. De cette façon, la queue 58a est contrainte entre les paliers 56 et 57 pour qu'il n'existe aucun jeu. L'axe 58 passe dans une bague fendue 60 qui est fixée par une vis 61 à un coussinet 62 lui-même fixé à l'étrier 40. La fig. 11 montre également ladite bague fendue 60 dont une branche est taraudée et reçoit une extrémité filetée 63 d'une tige 64 montée dans un fourreau 65 qui est guidé dans une douille 66 fixée au côté 40a de l'étrier, le fourreau 65 présentant un trou fraisé 67 pour l'actionnement de la tige 64 et de la vis 63. La fig. 11 montre que le fourreau 65 porte contre la seconde branche de la bague fendue 60. Ainsi, en tournant le fourreau 65, on visse la vis 63, ce qui serre la bague fendue 60 sur l'axe 58 en l'immobilisant par rapport à l'étrier 40. La position du fourreau 65 apparaît bien à la fig. 5 juste derrière l'étrier 40. L'axe 58 supporte la tête de mesure 18. Cette tête comporte un volant 68 dans lequel sont prévues des encoches 69 pour le logement d'un cliquet 70 (fig. 5, 6 et 7) permettant d'immobiliser le volant dans des positions dites préférentielles, par exemple quatre positions décalées de 9O . En outre, des repères 71 et un vernier 72 sont respectivement prévus, d'une part, sur le volant 68 et, d'autre part, sur l'étrier comme illustré par la fig. 8. Ces repères et ce vernier permettent de caler avec une très grande précision le volant, donc la tête de mesure 18, en faisant tourner l'axe 58 qui est ensuite bloqué par la bague fendue 60 comme expliqué dans ce qui précède. I1 est remarquable de constater que l'utilisation d'une bague fendue pour le blocage évite tout mouvement parasite de l'axe lorsque la tête de mesure a été amenée à la position angulaire choisie et, en outre, une bague fendue ne risque pas d'endommager l'axe 58. Le volant 68 porte deux flasques 73, 74 qui forment des plateaux 75, 76 supportant un axe 77 passant dans des trous 78, 79 (fig. 13) et pouvant être bloqués dans une position quelconque par une bague fendue 80 fixée par un boulon 81 sur le plateau 75. La bague fendue 80 est réalisée comme décrit précédemment en ce qui concerne la bague 80. L'axe 77 est monté dans deux coussinets 82, 83 interposés entre les plateaux 75, 76 et un noyau 84 et la partie de l'axe 77 qui passe dans le noyau 84 est de plus petit diamètre. Le dessin montre que le noyau 84 est cylindrique mais présente des méplats 86. I1 pourrait d'ailleurs présenter une autre forme, par exemple carrée. Le noyau 84 est fixé aux coussinets 82, 83 par des goujons 85 ou analogues pour pouvoir tourner. Des repères 87 et un vernier 88 sont prévus respectivement sur le plateau 76 et le coussinet 82 (fig. 10 et 13) pour connaître avec exactitude la position angulaire du noyau 84. Deux alésages 89, 90 sont prévus dans le noyau à angle droit et le traversent de part en part. Le plateau 76 présente un trou 91 (fig. 10) pour une douille 92 dans laquelle est engagé un goujon 93 pouvant être manoeuvré au moyen d'une vis 94 et d'un bouton moleté 95. Le goujon 93 est destiné à être engagé dans l'un ou l'autre de deux trous 96 ou 97 (fig. 12) prevus à 45a l'un par rapport à l'autre. De cette façon, les embouchures des alésages 89 et 90 peuvent occuper des positions repérées et séparées les unes des autres de 45 , toutes les positions intermédiaires étant d'ailleurs possibles en relevant le goujon 93 qui peut, par ailleurs, être bloqué au moyen d'une clavette 98 consti tuée par une plaquette entrant dans une rainure non représentée du goujon 93 et qui est fixée par des vis 99 sur le plateau 76. Les alésages 89, 90 servent à la mise en place d'outils de mesure et/ou de traçage qui peuvent être fixes directement ou par l'intermédiaire d'un porte-outil. La fig. 14 illustre une réalisation avantageuse d'un porte-outil qui permet en particulier de faire comporter à la machine des gabarits de mesure. Le porte-outil présente un plateau 100 sur un côté duquel fait saillie une plaque d'appui 101 correspondant au méplat 86 et au-delà duquel est formé un anneau de centrage 102 pouvant entrer à frottement doux dans l'un des alésages 89 ou 90. L'anneau de centrage est prolongé par une douille à expansion 103 présentant des fentes longitudinales 104. Une vis à tête conique 105 est prévue pour être vissée dans l'anneau 102 afin d'écarter les parties de la douille 103 en les serrant à l'intérieur des alésages 89 ou 90. Le plateau 100 comporte aussi au moins une vis de blocage 106 pour être visse dans des taraudages non représentés du noyau 84 si cela est désiré. De même, le noyau présente, comme l'illustre la fig. 10, des fraisages 107 prolongés par des taraudages 108 pour des vis-pointeaux ou analogues. En considérant à nouveau la fig. 14 et sur l'autre côté du plateau 100, le porte-outil présente une platine 109 dont la face 109a est plane et alignée avec l'axe de l'anneau 102, de sorte qu'on est assuré que le prolongement de l'axe des alésages 89 ou 90 passe par le plan de la face 109a. Des pions de centrage 110 sont prévus pour faire saillie au-delà de la face 109a et un verrou à ressort 111, par exemple du type dit mandoline, c'est-à-dire qui peut être déplacé axialement et tourné de 900 contre l'action d'un ressort 112, est également prévu pour faire saillie au-delà de la face 109a. I1 est ainsi possible de mettre en place, comme l'illustre la fig. 15, des calibres divers 113 permettant de repérer avec une très grande précision des profils, par exemple celui d'une pièce 114 faisant partie du véhicule 3. Une caractéristique des calibres 113 consiste à les réaliser de manière qu'ils laissent libre un entrefer 115 avec la pièce 114 à vérifier, cet entrefer étant évidemment d'une valeur connue et pouvant être à son tour contrôlé si on le désire au moyen de cales, de comparateurs ou autres détecteurs pouvant eux-mêmes être montés sur le calibre. Cette disposition permet en particulier de programmer la machine à mesurer pour que son bras 17, son coulisseau 12 ou son chariot 7 soit déplaçable suivant un cycle pré-établi et cela sans qu'il y ait un risque que le calibre 113 vienne en contact avec la pièce à mesurer et donc sans qu'il y ait risque de détérioration du calibre. Outre le calibre décrit ci-dessus, d'autres pièces peuvent être montees,par exemple une pointe à tracer 116 qui rend possible de tracer une circonférence en faisant tourner la tête 18 et qui délimite ainsi une circonférence définissant des limites de tolérance à l'intérieur desquelles un trou peut être percé. I1 est possible, aussi, que la pointe à tracer 116 soit, comme illustré en 117 en traits mixtes, constituée par une pointe de repérage alignée avec l'axe des alésages 89 ou 90. Comme cela ressort de la description qui précède, la tête 18 peut être tournée pour être amenée dans une position quelconque en la faisant pivoter autour de 11 axe 58. Par ailleurs, le noyau 84 peut également tourner et être amené dans une position quelconque autour de l'axe 77. Ainsi, l'outil de mesurage, de traçage ou de contrôle peut être déplacé en un point quelconque d'une surface hémisphérique indépendamment des mouvements suivant les trois axes de coordonnées qu'autorise la machine dont la commande, au moyen de moteurs électriques, permet de réaliser facilement un asservissement programmable. L'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation, représentés et décrits en détail, car diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour le contrôle de pièces diverses, notamment de pièces de carrosserie dans lequel on établit un jeu de gabarits correspondant à des sections de référence d'une pièce à contrôler et en ce qu'on assemble successivement chaque gabarit à une tête de support montée à l'extrémité d'un bras déplaçable suivant trois axes de coordonnées. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérise en ce qu'on règle l'inclinaison tant du bras que du gabarit mis en place à l'extrémité du bras en fonction de son poids, de façon que chaque gabarit se présente initialement dans une même position de référence dans l'espace. 3 - Procédé suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on constitue le gabarit à la manière d'une plaque dont un côté au moins est conformé de façon complémentaire à une section d'une pièce à vérifier et en ce qu'on maintient ce côté à une distance constante de la cote théorique de la pièce à mesurer. 4 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 3, carac térisé en ce qu'on constitue le gabarit sous la forme d'un outil tournant et traceur délimitant une zone de tolérance maximale par rapport à une cote théorique. 5 - Machine universelle pour la mesure, le traçage et le contrôle de pièces diverses, machine du type comportant au moins un ensemble faisant fonction de marbre pour la pièce et au moins un groupe de support d'une tête déplaçable sélectivement suivant les trois axes de coordonnées, caractérisée en ce qu'elle comporte, pour être déplaçable suivant l'un des axes de coordonnées, un bras de longueur fixe porté par un chariot auquel ce bras est relié par un pivot et des moyens de blocage, ledit bras comportant, à son extrémité libre, une tête porte-outil à laquelle il est relié par un support compensateur d'assiette. 6 - Machine suivant la revendication 5, caractérisée en ce que la liaison du bras portant la tête au chariot déplaçable suivant l'un des axes de coordonnée est assurée par une plaque intermédiaire à laquelle ledit bras est fixé, ladite plaque étant articulée sur un pivot prévu près d'une de ses extrémités et présentant des boutonnières pour le passage de boulons de fixation manoeuvrables manuellement, un côté de la plaque comportant une rampe inclinée sur laquelle est déplaçable un galet d'un chariot lui-même commandé au moyen d'une vis, le mouvement du chariot étant contrôlé par une graduation de repérage. 7 - Machine suivant l'une des revendications 5 et 6, caractérisée en ce que le support assurant le réglage de l'assiette de la tête de mesure comporte un ensemble articulé, des moyens de blocage et des organes de repérage. 8 - Machine suivant l'une des revendications 5 à 7, caractérisée en ce que le support comporte des ferrures fixées à une bride de l'extrémité du bras, lesdites ferrures supportant des ailes qui délimitent, avec des couvercles qu'elles portent, des rainures arquées dans lesquelles sont disposés des patins reliés rigidement aux ailes d'un étrier de support de la tête de mesure. 9 - Machine suivant l'une des revendications.5 à 8, caractérisée par une pièce de fond fixée entre les ailes de l'étrier, ladite pièce de fond supportant des équerres présentant des boutonnières arquées dans lesquelles sont passées des vis de blocage appliquant l'une des ailes de chaque équerre contre des pattes solidaires de la ferrure fixée à la bride du bras. 10 - Machine suivant l'une des revendication 5 à 9, caractérisée en ce que les patins arqués sont déplaçables dans la rainure délimitée par les ailes et les couvercles qu'elles portent au moyen d'un dispositif à excentrique. 11 - Machine suivant l'une des revendications 5 à 10, caractérisée en ce que l'étrier supporte une jauge de repérage de son assiette. 12 - Machine suivant l'une des revendications 5 à 11, caractérisée en ce que l'étrier et la pièce de fond supportent, par des douilles ou coussinets, un axe longitudinal de support et d'articulation de la tête de mesure. 13 - Machine suivant l'une des revendications 5 à 12, caractérisée en ce que l'axe de support de la tête de mesure est contraint entre deux des paliers qu'il supporte par un écrou de serrage annihilant les jeux de construction. 14 - Machine suivant l'une des revendications 5 à 13, caractérisée par une bague fendue comportant une vis de serrage, ladite bague étant enfilée sur l'axe et étant portée par l'étrier pour immobiliser ledit axe dans une position quelconque préala blement choisie. 15 - Machine suivant l'une des revendications 5 à 14, caractérisée en ce que la tête est reliée à l'axe qui la supporte par l'intermédiaire d'un volant comportant une graduation de repérage et des encoches coopérant avec au moins un cliquet pour définir des positions privilégiées de la tête par rapport au support. 16 - Machine suivant l'une des revendications 5 à 15, caractérisée en ce que la tête proprement dite comporte un noyau porte-outil tournant autour d'un axe disposé à angle droit par rapport à l'axe d'articulation de la tête. 17 - Machine suivant l'une des revendications 5 à 16, caractérisée en ce que le noyau est monté entre deux coussinets auxquels il est relié rigidement et qui sont disposés entre deux plateaux fixes portés par le volant tournant, des graduations de repérage étant prévues entre au moins un coussinet et un plateau. 18 - Machine suivant l'une des revendications 5 à 17, caractérisée en ce que le noyau porte-outil présente au moins deux trous disposés à 450 l'un de l'autre par rapport à l'axe de rotation dudit noyau, un goujon mobile étant passé par l'un des plateaux de support du noyau et par l'un des trous pour delimi- ter deux positions de repérage privilégiées. 19 - Machine suivant l'une des revendications 5 à 18, caractérisée en ce que l'axe de support reliant le noyau au plateau fixé au volant tournant de la tête est immobilisé au moyen d'une bague fendue à vis de serrage. 20 - Machine suivant l'une des revendications 5 à 19, caractérisée en ce que les noyau présente au moins deux alésages le traversant de part en part et disposés à 900 l'un par rapport à l'autre transversalement à son axe de rotation. 21 - Machine suivant l'une des revendications 5 à 20, caractérisée en ce que le noyau présente des méplats au niveau de l'embouchure des alésages qu'il présente pour recevoir un plateau d'appui d'un porte-outil. 22 - Machine suivant l'une des revendications 5 à 21, caractérisée en ce que les porte-outil sont fixés au moyen d'une douille à expansion et comportent une face alignée avec l'axe des alésages recevant la douille à expansion, des moyens de centrage, de fixation et de repérage des outils étant prévus à partir de cette face. 23 - Machine suivant l'une des revendications 5 à 22, caractérisée en ce que les outils de mesure, de contrôle et de tra çage sont prévus pour tenir compte des tolérances de fabrication. 24 - Machine suivant l'une des revendications 5 à 23, caractérisée en ce que les outils sont constitués par des gabarits. 25 - Machine suivant l'une des revendications 5 à 24, caractérisée en ce que les gabarits sont maintenus à distance fixe par rapport à la cote théorique des pièces à contrôler, des moyens de détection de la mesure de la tolérance étant supplémentairement prévus. 26 - Machine suivant l'une des revendications 5 à 25, caractérisée par au moins une pointe à tracer montée en tant qu'outil, l'extrémité de traçage étant prévue pour être décalée par rapport à l'axe de la face de référence du porte-outil d'une mesure correspondant à la tolérance de fabrication. 27 - L'application du procédé de l'une des revendications 1 à 4 et de la machine de l'une des revendications 5 à 26 au contrôle et au traçage de pièces diverses.