-1- £045942 L'invention concerne un dispositif servant à amener à une .paire de rouleaux transporteurs une matière mince et flexible à travailler, par exemple des peaux animales, notamment dans une machine à refendre le cuir. Dans l'utilisation de machines de ce 5 genre, il se pose dans la pratique une série de problèmes. Pour des raisons pratiques, les rouleaux ne peuvent pas dépasser un certain diamètre.Leur interstice forme ainsi un angle d'ouverture qui a une allure d'autant plus désavantageuse que l'épaisseur de la matière à travailler dépasse cet interstice. Il s'en-10 suit qu'une matière particulièrement épaisse se refoule facilement devant la paire de rouleaux. Dans l'utilisation pratique des machines à refendre le cuir, on remédie à cet inconvénient en poussant entre les rouleaux au moyen de blocs d'insertion en forme de coins les peaux qui présentent en outre une forme très 15 irrégulière du côté antérieur. On ne peut pas évitei^u'il ne se forme des plis ce qui donne lieu à des coupes très irrégulières dans la matière. Cela entrave dans une mesure élevée le maniement de machines de ce genre. La précision et lavitesse du travail sont diminuées et en outre il en résulte des risques pour les 20 opérateurs. L'invention évite ces difficultés, dans une machine équipée d'une paire de rouleaux transporteurs, grâce à une surface directrice disposée devant l'un des rouleaux et présentant une courbure telle que la matière à travailler est tout d'abord ame-25 née en contact avec le rouleau considéré suivant un angle d*en-serrement défilai par la courbure de la surface directrice, la matière étant entraînée par ce rouleau et poussée dans l'interstice des deux rouleaux. Du fait que la matière à travailler est amenée à l'un des rouleaux avant qu'elle n'arrive dans l'inter-30 stice des deux rouleaux, le rouleau considéré ^oue le rôle d'un moyen de transport et pousse la matière, le long de la surface directrice, dans l'ouverture mentionnée. Ce processus se déroule sur toute la largeur de travail de sorte que la matière est amenée uniformément à l'interstice des rouleaux et qu'elle est pous-35 sée dans celui-ci par suite de l'avance imposée au moyen de l'un des rouleaux. Ainsi, il ne peut pas arriver que la matière soit seulement soumise à l'avance en certains points, comme cela se produit dans l'insertion au moyen des blocs d'insertion, de sorte 69 27695 2Ô4S94 que l'on évite sûrement un refoulement de la matière qui arrive entre les rouleaux. Etant donné que la matière est saisie sur toute la largeur de travail, elle est simultanément étalée et amenée sans plis à l'interstice. Par suite, dans son application 5 aux peaux animales, le dispositif selon l'invention produit en outre un résultat avantageux qui est d'assurer en même temps l'étalement des peaux, que l'on devrait sans cela effectuer péniblement à la main ou par des moyens supplémentaires avec cette autre difficulté qu*antérieurement, la matière se refoulait fa-10 cilement aussi dans ces moyens auxiliaires.- De préférence, on donne à la surface directrice une structure telle que l'espacement entre la surface directrice et le rouleau considéré diminue constamment au moins dans la région de l'entrée. Pour limiter le plus possible le frottement contre 15 la surface directrice, on donne à celle-ci uno4ualité appropriée. La surface directrice peut être solidaire de la table d'amenée, celle-ci se prolongeant par la surface directrice mais il est possible aussi de monter élastiquement la surface directrice. Gela est avantageux en particulier lorsqu'il y a lieu 20 de travailler une matière d'épaisseur variable comme cela se produit souvent danfe le cas des peaux animales. Pour compenser ces irrégularités, on peut aussi subdiviser la surface directrice, sur sa largeur, en segments montés élastiquement. Des exemples d'exécution de l'invention sont représentés 25 par les dessins sur lesquels : la figure 1 montre le dispositif selon l'invention associé à une machine à refendre le cuir dans laquelle la matière à travailler est tout d'abord amenée au rouleau transporteur supérieur; 30 la figure 2 montre une surface directrice montée de ma nière à pouvoir coulisser; la figure 3 montre une surface dirêctriceâontée de manière à pouvoir tourner; la figure 4 montre line variante de la disposition de la 35 figure 3; la figure 5 montre une disposition dans laquelle la matière à travailler est tout'd'abord guidée par la surface directrice jusqu'au rouleau transporteur inférieur. 69 27695 -3- 2045942 La figure 1 montre une machine à refendre le cuir dans laquelle le cuir 1 est amené par la table d'amenée 2. La table d'amenée 2 est fixée par des vis 10 et 11 à un socle 7* L'amenée du cuir à la lame à refendre 9'est assurée de façon connue par 5 les deux rouleaux transporteurs 4 et 8 dont le rouleau 4 présente des stries 19 pour assurer un bon entraînement du cuir. En se rendant à l'interstice des deux rouleaux 4 et 8, où le cuir est comprimé de manière à assurer un frottement suffisant contre les rouleaux, la pièce de cuir 1 glisse sur la baguette 3 disposée 10 à l'extrémité de la table d'amenée, reliée rigidement à celle-ci et présentant une surface directrice 6 qui, lorsque le cuir glisse le long de celle-ci, le pousse tout d'abord contre le rouleau transporteur 4. Cette surface directrice présente une courbure telle que le cuir s'applique contre le rouleau transporteur 4 15 sous un angle d'enserrement défini par cette courbure et est entraîné par le rouleau. L'avance de la pièce'de^éuir 1 est ainsi imposée par la coopération du rouleau 4 et de la surface directrice 6, la pièce de cuir arrivant finalement par son côté antérieur dans l'interstice entre les rouleaux 4 et 8, où, par suite 20 de l'avance imposée comme ci-dessus, elle ne peut pas se refouler et elle est sûrement poussée dans l'interstice. De là, le cuir est amené contre la lame 9 et il est refendu de façon connue. Afin que le cuir puisse être facilement inséré entre la surface directrice 6 et le rouleau transporteur 4* la baguette 3 25 présente la transition arrondie 5 entre la table d'amenée 2 et la surface directrice 6.Comme on le voit, on obtient ainsi une ouverture en forme d'entonnoir entre la baguette 3 et le rouleau transporteur 4 de sorte qu'une pièce de cuir 1 ou une matière analogue peut facilement être introduite dans :1a région comprise 30 entre le rouleau 4 et la surface directrice 6. Aussitôt qu'il est entré en contact avec le rouleau 4,. le cuir est automatiquement entraîné par celui-ci et étant donné que l'espacement entre la surface directrice 6 et le rouleau 4 diminue, le frottement entre le cuir et le rouleau 4 augmente constamment. En principe, il suf-35 fit que l'espacement entre la surface directrice 6 et le rouleau transporteur 4 diminue constamment seulement dans la région d*entrée, donc immédiatement après.la transition 5» pour assurer l'effet d'entonnoir'. Toutefois, dans le cas d'un cuir particulièrement 69 27695 -4- 2045942 résistant, il peut être souhaitable d'obtenir le degré maximal de frottement à l'extrémité de la surface directrice 6 seulement, là où le cuir se trouve directement devant l'interstice des rouleaux 4 et 8» En pareil cas, on donne avantageusement à la sur-5 face directrice 6 la forme d'une paroi de cylindre dont le rayon de courbure est plus grand que le rayon du rouleau transporteur 4. Cela entraîne d'ailleurs aussi une simplification de la fabrication. Afin qu'une pièce de cuir puisse être sûrement entraînée 10 par le rouleau 4 relativement à la baguette 3 qui est fixe, il faut que la surface directrice 6 soit suffisamment lisse. Avantageusement, on donne à la surface directrice 6 une qualité telle que le coefficient de frottement entre elle et le cuir 1 soit plusieurs fois inférieur au coefficient de frottement entre le 15" rouleau 4 et le cuir. Cela peut se faire par exemple sans difficulté par polissage. L'application de la pièce de cuir 1 contre le rouleau transporteur 4 au moyen de la surface directrice 6 provoque l'étalement du cuir de sorte que l'on évite que le cuir ne pénètre 20 dans 1?interstice des rouleaux 4 et 8 en formant des plis. Le. rouleau inférieur 8 est pratiquement déchargé de la fonction d'étalement, il sert simplement à amener sûrement et obligatoirement le cuir à la lame à refendre 9« La fixation de la table d'amenée 2 et de la baguette 3 25 au. socle 7 au moyen des boulons 10 et 11 permet de régler à volonté l'espacement entre la surface directrice 6 et le rouleau 4 de sorte qu'avec le dispositif, on peut travailler une matière d'épaisseur variable. En particulier dans le travail de peaux animales, il ar-30 rive souvent qu'il y ait lieu de compenser desAéfauts d'uniformité dans l'épaisseur. La figure 2 montre une construction destinée à cet effet. A la suite de la table d'amenée -2 vient ici une baguette 3 montée élastiquement, qui a le même rôle que la baguette correspondante de la figure 1. Le montage élastique de 35 la baguette 3 relativement à la table d'amenée 2 est ici assuré de telle sorte que la baguette 3 peut coulisser parallèlement au plan de la table 2. A cet effet, dans la baguette 3 est prévu un boulon 12 qui passe à .travers un trou de la table 2. Un res 69 27695 -5- 2045942 sort à boudin 13»écarte la baguette 3 de la table 2, ce mouvement étant limité en une position finale par des contre-écrous 14. Lorsqu'on amène des pièces de cuir particulièrement épaisses, la baguette 3 peut reculer, ce qui fait que la distance entre sa 5 surface directrice et le rouleau considéré augmente et que par suite, il y a davantage de place£our un épaississement. La figure 3 montre une variante de la disposition de la figure 2. Ici, la baguette 3 peut tourner autour de l'axe 15 et elle doit comprimer un coussin de caoutchouc 17 qui agit de la 10 même façon que le ressort 13 représenté par la figure 2. Un autre mode de rotation de la baguette 3 est représenté par la figure 4. Ici, un axe 16 est prévu dans la partie inférieure de la baguette 3 et permet ainsi, essentiellement en cas d'épaississements, une augmentation de la distance entre 15 la baguette 3 et le rouleau correspondant, dans la région d'entrée, tandis que dans le dispositif de la figure 3s la possibilité d'effacement de la baguette 3 existe essentiellement à son extrémité. On choisira l'une ou l'autre disposition selon la façon dont il faut tenir compte d'épaississements possibles. 20 S'il s'agit d'une matière qui présente des épaississementB non seulement transversalement sur toute la largeur de travail mais surtout en des points isolés, on divise avantageusement la surface directrice sur sa largeur de travail en éléments montés élastiquement. Ceux-ci peuvent alors céder individuellement lors-25 qu'il arrive un endroit épaissi de sorte que smytoute la largeur de travail, la matière est pratiquement poussée contre le- rouleau correspondant avec une pression uniforme. Pour expliquer une construction de ce genre, on se référera aux figures 2-4, en considérant que la baguette 3 représentée sur chacuno&e ces figures 30 représente un élément de ce genre. Ces éléments sont alors juxtaposés en une rangée et forment dans leur ensemble la baguette présentant la surface directrice subdivisée en éléments correspondants. La figure 5 représente une variante de la disposition de 35 la figure 1. Ici, le dispositif 5 pousse tout d'abord le cuir 1 contre le rouleau transporteur inférieur 18 et la surface directrice 6 le maintient en contact étroit avec le rouleau 18 sous un angle d'enserrement déterminé. Par ailleurs, le fonctionnement - 69 27695 -6- 2045942 de cette disposition correspond entièrement à celui de la figure 1. Il est particulièrement avantageux que la surface directrice amène la matière au rouleau transporteur inférieur lorsqu'il s'agit d'une machine à refendre le cuiront le rouleau transporteur 5 segmenté est disposé en haut, les segments compensant comme on le sait les irrégularités d'épaisseur du cuir. Quand les segments du rouleau cèdent par suite des variations d'épaisseur qui se font sentir dans l'interstice des rouleaux, des forces de pression irrégulières pourraient en effet être appliquées à la sur-10 face directrice si celle-ci coopérait avec le rouleau segmenté. En pareil cas, on obtient un meilleur étalement et une meilleure amenée du cuir lorsque la "surface directrice coopère avec le rouleau transporteur rigide, la surface directrice pouvant être subdivisée en éléments le cas échéant pour compenser les variations 15 d'épaisseur. Il est.apparu que le dispositif selon l'invention élimine les difficultés dans l'étalement de peaux animales devant une paire de rouleaux transporteurs. Même des' peaux humides de forte épaisseur dont l'amenée directe à une paire de rouleaux 20 transporteurs entraîne toujours des difficultés appréciables peuvent être étalées sûrement, sans autres moyens auxiliaires, par le dispositif selon l'invention et sont amenées uniformément par celui-ci à l'interstice des rouleaux. Par suite, les efforts exigés des opérateurs sont notablement restreints ce qui a pour 25 effet de diminuer le temps passé à introduire la matière à travailler. En outre, le dispositif selon l'invention assure encore une protection contre les.blessures car la baguette empêche les mains des opérateurs d'atteindre l'interstice des rouleaux. En outre, l'amenée nette et sûre de la matière assure l'avantage 30 d'un travail plus précis, ce qui entraîne en fin de compte une augmentation de la qualité des produits dont il s'agit. Les considérations ci-dessus sont naturellement valables aussi pour une matière à travailler autre que le cuir. L'invention peut toujours être appliquée avantageusement dans les cas 35 où l'on veut amener une matière mince et flexible à une paire de rouleaux transporte.urs et où la matière risque de se refouler et éventuellement de former dés plis, devant l'interstice des rouleaux. r. ♦ 69 27695 -7- 2045942 i - SKV^DICATIOUS - 1 - Dispositif servant à amener à une paire de rouleaux transporteurs une matière mince et flexible à travailler, par exemple des peaux animales, notamment dans les machines à re- 5 fendre le cuir, dispositif caractérisé par une surface directrice disposée devant l'un des rouleaux et présentant une courbure telle que la matière à travailler est tout d'abord amenée en contact avec le rouleau considéré suivant un angle d'enserre-ment défini par la courbure de la surface directrice, la matière 10 étant entraînée par ce rouleau et poussée dans l'interstice des deux.rouleaux. 2 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'espacement entre la surface directrice et le rouleau considéré diminue constamment au moins dans la région de 15 l'entrée. 3 - Dispositif selon la revendication 2, caractérisé par le fait que le rayon de courbure de la surface directrice est plus grand que le rayon du rouleau correspondant. 4- - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 20 précédentes, caractérisé par le fait que la surface directrice présente une qualité telle que le coefficient été frottement entre la surface directrice et la matière à travailler est plusieurs fois inférieur au coefficient de frottement entre le rouleau correspondant et la matière à travailler. 25 5 -Dispositif selon l'une, quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la table d'amenée se continue par la surface directrice et qu'elles sont reliées rigidement. 6 - Dispositif selon "l-'une quelconque des revendications 30 1, 2, 3 et 4-, caractérisé par le fait que la surfàce directrice est montée élastiquement. 7 - Dispositif selon la revendication 6, caractérisé par le fait que la surface directrice est subdivisée, sur sa largeur de travail, en éléments montés élastiquement.