L'invention concerne un procédé de récupération de l'argent contenu dans les films photographiques et cinématographiques. Ces films sont constitués d'un substratum (gelatine animale ou synthe- tique et sel dtargent ou argent metal) fixé sur un support, constitue de polyester ou de papier. Depuis longtemps, on récupère l'argent contenu dans les films photographiques. Dès 1930, certains chimistes procédaient par lavage à partir de solvants classiques des gélatines (eau de javel, acide nitrique dilué, etc...). Après traitement, on obtenait des sels d'argent (chlorure, nitrate, etc...) que l'on recueillait par décantation ou filtrage. Ces opérations étaient longues et induisaient de par leur principe mine, des pertes importantes : en effet, la gélatine dissoute "phagocyte" une part des sels d'argent. D'autre part, les eaux mères contenaient toujours en solution des sels d'argent, des nitrates notamment ; par ce fait mi?me les eaux de lavage évacuées transportaient à ltégout une masse de sel d'argent "phagocyté" par la gélatine ou simplement dissous dans les eaux mères. Il s'ensuivait une perte appréciable de métal et bien entendu, une source de pollution. Puis, les industriels franchais ont procédé par incinération : cette méthode est relativement rapide ; elle conduit à l'obtention de cendres de composition complexe contenant une- for-te proportion d'argent (30 à 50 % en masse). Nais le traitement de ces cendres doit entre effectue par une société spécialisée et exige un équipement coûteux. On doit ajouter également que cette méthode est polluante pour l'atmosphère. Elle présente également l'inconvénient de ne permettre que la récupération de l'argent contenu dans les films, le support des films ne pouvant être récupéré. Les inconvénients que lton vient de citer nous ont conduits à abandonner la méthode par incinération et à retourner à la méthodeparlavage, mais en élaborant la méthode que l'on utilisait autrefois. Au lieu de recueillir les sels d'argent par décantation ou filtrage, après ltopération de lavage, on procèdera maintenant par séparation mécanique des produits issus du lavage. Cette méthode présente l'avantage de ne pas être polluante et de permettre la récupération du support du film, que celui-ci soit en polyester ou en papier. On pourra donc desormais travailler en agglomération urbaine puisquetDu- te pollution, aussi bien de flair que de l'eau, sera supprimée. L'invention concerne un procédé de récupération de l'argent contenu dans les films photographiques et cinématographiques, constitués d'un subsratum fixé sur un support. Selon l'invention ce procédé comporte successivement - une phase de broyage des films, - une phase de lavage, rinçage et essorage du produit obtenu par broyage, - une phase de filtrage, - une phase de séparation mécanique des produits du filtrage à l'issue de laquelle on obtient des boues à faible hygrometrie, contenant tout l'argent fixé sur les films et des eaux residuaires. Selon un mode de réalisation du procédé selon l'invention, la separation mécanique est effectuée par centrifugation. L'opération de lavage est effectuée soit à l'aide de produits chimiques, soit à l'aide de produits biochimiques. Le solvant chimique que l'on utilise peut être un hypochlorite. Le solvant biochimique peut titre constitué d'enzymes du type pepsines. L'invention concerne aussi un dispo#sitif de mise en oeuvre de ce procédé. Selon l'invention, ce dispositif comporte, places en série, un broyeur, une machine à laver, un filtre et un séparateur centrifuge. Le dispositif selon l'invention est entièrement automatise. Le personnel d'exploitation est ainsi très réduit. On pourra se reporter maintenant à la figure annexée. Le premier traitement que l'on fait subir au film est un broyage. En effet, il n'est pas possible d'envisager une introduction "en vrac't des films dans les bains de traitement, car la gélatine contenue dans le substratum du film est avide d'eau. Un phénomène complexe, capillaire, se produit dès l'introduction des films dans le bain, ce qui conduit au collage de ceux-ci, interdisant toute interpénétration des produits actifs de la solution. Il est donc necessaire dto- pérer un broyage préalable des films. Puis, les films broyés sont transférés dans un silo de stockage. Ils peuvent ensuite Xetre amenés, au fur et à mesure des besoins, dans un bac de transfert des films broyés, Après le broyage des films, on procède à ltoperation de lavage, de rincage et d'essorage dans une machine à laver industrielle. On utilise en général des enzymes du type pepsines en solution. Cette solution est efficace à basse température (250 C) et jusqu'à 400 G. Cependant, on a avantage, pour augmenter le rendement des solutions, à travailler aux environs de 370 C. Le PH de cette solution sera avantageusement de 11 à 12. En amont de la machine à laver, on placera une centrale d'eau chaude et un volucompteur, avec un dispositif de mesure du PH et de la température. On placera également un dispositif de mesure de la température au niveau de la machine à laver. La solution sortant de la machine à laver est ensuite filtrée puis amenée dans un bac de stockage pourvu d'un dispositif de mesure de volume et de contr8le des niveaux. La solution est alors traitée par centrifugation. Les séparateurs centrifuges employés sont du type à fonctionnement continu, c'est-à- dire que les fluides chargés entrent dans les appareils, sont sépares des eaux mères dans le bol de l'appareil et sont récupérés à l'état de solide compact, de boues argentifères. Les eaux mères, purifiées, sont envoyées en continu soit à l'egout, soit dans une installation de recyclage. Si on emploie un solvant chimique de la gélatine, la channe de traitement est en général conçue pour que le solvant soit recycle sans problème et réutilise. On travaille ainsi en circuit fermé. Si l'on emploie un solvant biochimique, l'eau clarifiée en sortie de chatne est exempte de toute trace d'argent (elle nten contient que quelques ppm) et son PH est ramené, par adjonction d'une faible quantité d'acide, à la valeur de celui de l'eau de ville ; cette eau peut btre éjectée à l'égout sans problème ou recyclée si la quantité totale consommée le justifie. Pour que la production de boues argentifères ait un rendement constant, quelle que soit la charge en argent des films traités, on agira sur le débit des eaux chargées avant leur entrée dans le séparateur centrifuge, au moyen d'un debitmètre. Pour faire fonctionner ce débitmètre, on mesurera la densité des eaux claires à la sortie du séparateur, par exemple au moyen d'une cellule photoelec trique : si ces eaux ne sont pas assez claires il sera nécessaire de diminuer le débit en agissant sur la pompe d'amenée des eaux chargées dans le séparateur centrifuge. Les boues argentifères recueillies- contiennent peu de gélatine car cette dernière, soluble, est en grande partie contenue dans les eaux de rejet. Ces boues, riches en argent, seront ensuite fondues d'une manière connue en soi. En outre le dispositif de récupération selon l'invention comporte un dispositif de récupération du support des films, à la sortie du bac de transfert des films broyés, après l'operation de lavage. Comme la densité de ce support, déchiqueté en petits morceaux, est très faible, il est nécessaire pour le stocker dans des conditions raisonnables d'encombrement, de compacter au moyen d'une presse les résidus déchiquetés et de les conditionner en balles calibrées. Ces balles peuvent entre par exemple de 40 à 50 dcm3 et peser de 30 à 40 kilos. La chatne de récupération selon l'invention est entièrement automatisé ; ainsi le coût d'investissement global et d'exploitation est faible. (Le dispositif de programmation et de calcul n'a pas été représenté sur la figure). En ou tre, une chatne de récupération selon L'inventionprend peu de place dans un a- telier et aucun travail spécial de préparation des sols n'est nécessaire. On peut ajouter également que le personnel d'exploitation requis pour une telle chatne n'a pas besoin entre nombreux : il suffit dtassurer la manipulation des bacs des films et les opérations d'alimentation du broyeur. Mais le principal avantage du dispositif de récupération selon l'in- vention réside dans le fait que l'on puisse récupérer l'intégralité de la masse d'argent contenue dans les émulsions du film à traiter alors que par les autres procédés on n'obtenait qu'un certain pourcentage de cette masse. Un autre avantage important réside dans la possibilité de traiter les films à support papier alors que ceci présentait quelques difficultés dans le cas ou l'on choisissait la méthode dtincinération. Bien entendu, l'invention n'est pas strictement limitée à la description qui a été effectuée ci-dessus. Elle couvre aussi des procédés et des dispositifs qui n'en diffèreraient que par des détails, des variantes d'execution ou l'utilisation de moyens équivalents. REVENDICATIONS 10) Procédé de récupération de l'argent contenu dans les films photographiques et cinématographiques, constitués d'un substratum fixé sur un support, caractérisé par le fait qu'il comporte successivement - une phase de broyage des films, - une phase de lavage, rinçage et essorage du produit obtenu par broya ge, - une phase de filtrage, - une phase de séparation mécanique du produit du filtrage, à ltissue de laquelle on obtient des boues à faible hydrométrie, contenant tout l'argent fixé sur les films et des eaux résiduaires. 20) Procédé de récupération de l'argent selon revendication 1, caractérisé par le fait que la séparation mécanique est effectuée par centifugation. 30) Procédé de récupération de l'argent selon l'une des revendications 1 ou 2/caractérisé par le fait que ltopération de lavage est effectuée dans un solvant chimique en solution. 40) Procédé de récupération de l'argent selon revendication 3, caractérisé par le fait que le solvant chimique est un hypochlorite. 5 ) Procédé de récupération de l'argent selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que l'opération de lavage est effectuée dans un solvant biochimique en solution. 60) Procédé de récupération de l'argent selon revendication 5, caractérisé par le fait que le solvant biochimique est constitué d'enzymes. 70) Procédé de récupération de argent selon revendication 6, caractérisé par le fait que les enzymes utilisés sont des pepsines. 80) Procédé de récupération de l'argent selon l'une des revendications 5 à 7, caractérisé par le fait que l'opération de lavage est effectuée entre 250 C et 400 C. 90) Procédé demoupération de l'argent selon revendication 8, caractérisé par le fait que l'opération de lavage est effectuée à 370 C. 100) Procédé de récupération de l'argent selon l'une des revendications 2 à 9, caractérisé par le fait que l'on agit sur le débit des eaux qui entrent dans la phase de centrifugation afin d'obtenir un rendement constant dans la production des boues argentifères. 110) Procédé de récupération de l'argent selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'il comporte en outre une phase de fonte des boues obtenues par séparation mécanique. 120) Procédé de récupération de l'argent selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que les eaux résiduaires obtenues à l'issue de la phase de séparation mécanique sont purifiées et envoyées en continu dans une installation de recyclage. 130) Procédé de récupération de l'argent selon llune quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'on récupère en outre le matériau constituant le support des films, à l'issue de l'opération de lavage des films. 140) Procédé de récupération de l'argents selon revendication 13, ca ractérisé par le fait que le matériau constituant le support des films subit une opération de compactage à ltissue de laquelle il est récupéré sous la forme de balles calibrées. 150) Dispositif de mise en oeuvre du procédé de récupération de l'argent selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qutil comporte, placés en série, un broyeur, une machine à laver, un filtre et un séparateur centrifuge. 160) Dispositif selon revendication 15, caractérisé par le fait qu'il comporte en outre un débitmètre placé entre le filtre et le séparateur centrifuge. 170) Dispositif selon l'une des revendications 15 ou 16, caractérisé par le fait qu'il comporte, à la sortie du séparateur centrifuge, un dispositif de fonte des boues. 180) Dispositif selon l'une des revendications 15 à 17, caractérisé par le fait qu'il comporte, à la sortie du séparateur centrifuge, un dispositif de purification et de recyclage des eaux résiduaires. 190) Dispositif selon l'une des revendications 15 à 18, caractérisé par le fait qu'il comporte, à la sortie du bac de transfert des films broyés, une presse de compactage du support des films broyés. 200) Dispositif selon l'une des revendications 15 à 19, caractérisé par le fait qu'il est entièrement automatisé au moyen d'un dispositif de program mation et de calcul.