L'invention concerne un bouchon creux en verre pour récipients L'invention concerne également un procédé de fabrication d'un tel bouchon. Certains objets en verre, et notamment les objets purement décoratifs, sont des corps pleine, de formes complexes. C'est le cas des bouchons de flaconnage, dont le fat, qui constitue l'organe de bouchage proprement dit, est surmonté d'un organe de prise jouant également un rôle décoratif. Leur fabrication manuelle ou automatique recourt au pressage du verre à l'aide d'un poinçon, dans un moule, ce qui nécessite une paraison d'une masse plus élevée que celle du bouchon. L'excédent de verre, queusot ou coupelle, doit etre ensuite détaché, ce qui entraine une opération supplémentaire. Traditionnellement, les bouchages étanches, notamment les bouchages de parfumerie, sont obtenus par rodage réciproque à l'émeri de la portée latérale du fût et de la partie correspondante du flacon0 I1 s'agit d'un procédé coûteux, auquel on s'et efforcé de trouver des solutions de remplacement. C'est ainsi que l'on trouve depuis de nombreuses années dans le commerce des bouchons dont le fût est constitué d'un noyau cranté verticalement et horizontalement, rev8tu d'une gaine de matière thermoplastique moulée par injection à une cote précise. Ces bouchons sont associés à des flacons dont le col ne réclame qu'un léger rodage, effectué soit à l'aide d'un aldsoir diamanté conique, soit par d'autres techniques. Pour réduire à nouveau le prix de fabrication, on s'est, Jusqu' présent, efforcé de remplacer ces bouchons pleins par des bouchons à corps creux, également porteurs d'un noyau revêtu d'une gaine en matibre plastique, généralement en polyoléfine. Les corps vitreux de ces bouchons peuvent en effet s'obtenir par le procédé dit "soufflé-soufflé", courant en flaconnage et qu'il est inutile de décrire ici ; un tel procédé est d'un emploi usuel et économique et il permet de fabri quer directement et sans reprise des bouchons à corps creux. La bague de l'article fait ensuite office de noyau. En raison du fait que ce noyau est creux, la gaine de forme externe conique, dont on le reeouvre ensuite, est une douille en matière plastique, moulée au préalable et emmanchée à force. Cette solution a rencontré de grandes difficultés. On se heurte, en effet, fréquemment,à une impossibilité d'ouverture des flacons bouchés, car la gaine tend à tourner sur le bouchon et non sur la bague rodée du flacon. L'adjonction d'un crantage sur la bague ne résout pas 1a difficulté, car on risque de provoquer un effet de came, susceptible d'entrainer l'éclatement du flacon. On a donc été amené à chercher un emboitement plus souple du bouchon sur le flacon, permettant un débouchage plus facile, en munissant la douille de livres d'étanchéité de formes diverses ; mais ceci se traduit par un mauvais maintien en place du bouchon, accompagné d'une rapide détérioration des livres et, par conséquent, d'une perte d t étanchéité. L'invention vise b remédier à ces inconvénients en proposant un bouchon creux en verre, qui s'adapte de façon aussi étanche et aussi aisée sur le col des flacons que les bouchons pleins et qui puisse être fabriqué par des procédés simples, connus dans la technique. Â cet effet, l'invention a pour objet un bouchon en verre creux pour récipients, comprenant un corps creux en verre muni d'une bague dont la surface externe présente un double crantage et dont la partie-extr8me forme un siège permettant de recevoir un organe d'obturation,qui peut être éventuellement en matière plastique, tandis qu'une gaine conique, en une matière plastique moulée sur ladite bague, recouvre ce noyau pour constituer le fût obturateur du bouchon. Le corps creux du bouchon est imbriqué de façon connue par le procédé soufflé-soufflé, la bague de lwarticle faisant office de noyau. Le double chantage est destiné, comme sur les bouchons à corps plein, 9 empêcher toute translation et toute rotation de la gaine. I1 comprend, par exemple, des pointes de diamant ou, de préférence, un nervurage vertical coupé de rainures ou saillies hori9ontales réparties sur la surface périphérique de la bague. Selon l'invention, le siège de la bague permet de poser, avant mise en place de la gaine, un tampon ou une pastille obturatrice, par exemple, en matière plastique, pouvant être éventuellement de nature similaire è celle qui constitue la gaine conique de la bague. Enfin, autour de la bague ainsi fermée, on moule la gaine en matière plastique par injection dans un moule à paroi interne correspondant aux dimensions désirées du fût ; on obtient ainsi, comme dans le cas des bouchons à corps plein, une gaine rigide étroitement solidaire du noyau et qui, par conséquent, n'est pas susceptible de tourner, ceci quelles que soient les tolérances de fabricatien de la bague initiale. On voit que le moulage de cette gaine est rendu possible de la façon la plus aisée, puisqu'on se contente d'obturer au préalable la cavité interne d'un article soufflé-soufflé de fabrication très économique , dont le moulage de la gaine rattrape en outre les imprécisions éventuelles, de sorte que l'on obtient finalement un bouchage d'une qualité équivalente à celui des bouchons à corps plein. On réunit ainsi, de la façon la plus simple, les avantages des solutions antérieures. Les dessins schématiques annexés illustrent une forme de mise en oeuvre de l'invention. Sur oes dessins La figure 1 est une vue d'une ébauche de bouchon plein d'un type connu La figure 2 est une coupe d'un bouchon creux conforme à l'invention. L'ébauche de bouchon en verre d'un type connu représentée sur la figure 1 comprend un corps plein 1, muni à sa partie inférieure d'un noyau 2, comprenant un nervurage vertical 3 et deux crans horizontaux 4. Comme il a été indiqué ci-dessus, cette ébauche est réalisée par pressage du verre dans un moule, l'excédent de verre formant une coupelle 5 qui doit être ensuite détachée, ce qui implique une opération particulière. En outre, un tel procédé nécessite une quantité de verre importante. L'invention vise à simplifier l'opération de fabrication en substituant aux bouchons pleins un bouchon creux du type représenté sur la figure 2. Ce bouchon comprend un corps creux 6 fabriqué par le procédé classique dit "souf -soufflé". Ce corps est muni d'une bague 7 comportant sur sa surface externe, comme le noyau du bouchon représenté sur la figure 1, un nervurage vertical 8, coupé de deux crans horizontaux 9. La partie supérieure de la bague 7 forme un siège 10, sur lequel prend appui une pastille 11, pouvant être Eventuel- lement en matière plastique, de préférence une polyoléfine,qui ferme l'orifice du corps creux. Autour de la bague 7, après obturation par la pastille 11, est surmoulée une gaine conique 12 en une platière plastique, qui peut être la même que celle de la pastille 11. Après ou- lage et refroidissement, cette gaine constitue un organe rigide, étroitement solidaire de la bague 7. C'est cette gaine 12 qui forme l'organe de bouchage proprement dit du bouchon. Le bouchon conforme à l'invention est donc réalisé de fa çon simple et peu coûteuse, par une combinaison de moyens connus dans la technique. REVESDICATIONS 1.- Bouchon en verre creux pour récipients comprenant un corps creux en verre muni d'une bague dont la surface externe présente un double crantage, tandis qu'une gaine conique en matière plastique constitue le fût du bouchon, caractérisé en ce que la partie extrême de la bague 7 forme un siège 10 portant un organe d'obturation 11, éventuellement en matière plastique, la gaine 12 étant moulée sur ladite bague par dessus ledit organe obturateur. 2o- Bouchon selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite bague comporte un crantage horizontal et un crantage vertical. 3.- Bouchon selon la revendication 2, caråctérisé en ce que le crantage horizontal est constitué. de rainures ou saillies réparties sur la surface périphérique de la bague. 4.- Procédé de fabrication d'un bouchon selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'on réalise par le procédé soufflé-soufflé un corps creux dont la bague comporte extérieurement un double crantage et présente un siège, en ce que l'on applique sur ledit siège un organe d'obturation et en ce que l'on moule ensuite sur ladite bague munie de son organe d'obturation une gaine conique en matière plastique.