La présente invention se rapporte à une liqueur d'échaudage destinée à être utilisée pour le traitement des animaux fraichement abattus, notamment pour plumer les volailles de boucherie. I1 est déjà connu, dans la technique du tannage, que l'on peut séparer plus facilement les poils et plumes des peaux d'animaux lorsque la peau a été préalablement traitée par une liqueur alcaline forte et chaude. Ce traitement est trop radical pour être appliqué aux animaux de boucherie;toutefois, on peut échauder les porcs à l'aide d'une eau portée à 60 ou 620C et additionnée dtun peu de soude caustique, avant de les faire passer dans la machine à râcler. Par contre, lorsqu'il s'agit de traiter des animaux de boucherie à peau plus tendre, on se limite en général à traiter la peau à l'eau chaude. Le problème se pose de façon particulièrement aiguë dans le cas des volailles, parce que, en général, celles-ci sont mises dans le commerce à létat plusé et que leur peau doit rester intacte et autant que possible blanche, afin de présenter un aspect aussi agréable que possible. Etant donné que les animaux sont pratiquement plumés aussitôt après l'abattage, la peau se trouve encore dans un état de fraîcheur, de sorte que, si le corps de l'animal est soumis à une forte sollicitation mécanique, il se produit des écoulements de sang, décolorations et autres détErio- rations. De même, ces considérations interdisent les traitements thermiques, par exemple à l'huile chaude, qui pourraient également déterminer une détériorationde la peau. L'utilisation de substances épilatoires pour la kératolyse est exclue de toute façon, parce que les produits chimiques efficaces qui sont connus jusqu'à présent pour cette application, qui sont notamment des sulfures minéraux ou organiques, des thiourées, etc ... sont plus ou moins fortement toxiques. De toute façon, la réglementation sur l'industrie alimentaire de la plupart des pays interdit les substances qui possèdent une activité chimique suffisamment forte pour hydrolyser les composés soufrés contenus dans les racines des poils et plumes. Le but de l'invention est de réaliser une liqueur d'échaudage qui facilite le plumage des volailles abattues et l'élimination des poils des corps d'autres animaux de boucherie également fragiles,qui ne nécessite ni température élevée, ni lessive fortement alcaline et qui soit à la fois sans danger pour l'homme et dépourvue de risques de détériorations pour les appareils et machines. Suivant l'invention, ce problème est résolu par I'utilisation d'une liqueur d'échaudage caractérisée en ce quelle contient des produits hydrosolubles issus de la polyalcoxylation d'acides gras et/ou d'alcools gras avec ltoxyde d'éthylène et/ou l'oxyde de propylène. On peut utiliser normalement, comme acides gras, l'acide stéarique, l'acide palmitique et l'huile de pin et, corme alcools gras, l'alcool laurylique et l'alcool d'huile de spermacéti. Les produits de polyalcoxylation comprennent également des polymères mixtes et greffés de l'oxyde d'éthylène ou de propylène. Ces produits sont connus pour leur faible toxicité et leurs avantageuses propriétés émulsifiantes et solubilisantes. Le degré d'oxéthylation des acides gras ou des alcools gras doit être choisi de manière que les produits obtenus soient solubles dans liteau. Le nombre de moles d'oxyde d'éthylène ou d'oxyde de propylène qui est nécessaire pour transformer la substance de départ en un produit hydrosoluble dépend du poids moléculaire et de la constitution de la substance de départ. En général, les produits de polyalcoxylation appropriés ont un poids moléculaire moyen compris entre environ 450 et environ 800. On peut trouver des produits de polyalcoxylation appropriés dans le commerce sous des désignations commerciales extrêmement diverses. On peut citer comme exemples les produits Marlox FK 84 et Marlox NP 109 de la Firme Chemichen Werke Poils AG, Marl, République Fédérale d'Allemagne. On utilise de préférence des poly éthoxyl-polypropoxyl-glycoléthers d'alcools gras d'un poids moléculaire d'environ 500 à 750. La liqueur d'échaudage suivant l'invention présente l'avantage supplémentaire de nettoyer les plumes et d1éviter le dépôt de salissures dans les bacs d'échaudage. La liqueur d'échaudage suivant l'invention contient de préférence en supplément une petite quantité dtune substance à action anti-microbienne. Le chlorhydrate de dodécyl-glycine s'est révélé excellent , parce qutil possède une forte activité, mais ntentrai- ne aucun risque physiologique. Cette addition donne à la liqueur dtéchaudage la propriété dcéliminer les mauvaises odeurs et, d'autre part, elle contribue à allonger la durée de conservation en stock des volailles de boucherie. L'invention sera décrite avec plus de détails dans la suite en regard d'un exemple de mise en oeuvre. On part d'un mélange de polyéthoxyl-polypropoxyl-glycoléthers dialcools gras d'un poids moléculaire moyen environ 500 à environ 750 et on le dilue avec de liteau pour atteindre une teneur totale en détersif de 34,5* en poids (déterminé par les procédés de la DGF, Deutsche Gesellschaft ffir Fettforschung, bulletin n 44) ou un résidu sec de 36,2% en poids (déterminé par vaporisation du produit et chauffage du résidu à + 1500C jusqutà poids constant), puis on décompose au moyen de 1% de chlorhydrate de dodécyl-glycine. On obtient par ce moyen une solution limpide possédant un pH de 5,46. On mélange cette solution avec de l'eau ordinaire dans un rapport d'environ 1 kg pour 1000 1 d'eau dtichaudage et on chauffe à environ + 50-C. On fait circuler des poulets fraîchement abattus dans un bain de cette liqueur et on les fait passer ensuite dans la machine à plumer. Pour comparer, on plume des poulets qui sont uniquement pas sés dans un bain d'eau à la même température. On observe que les poulets traités par la liqueur d'échaudage suivant l'invention sont plumés plus facilement et plus complètement que les poulets échaudés uniquement à l'eau chaude. Par ailleurs, contrairement aux autres, les poulets plumés après avoir été traités par la liqueur d'échaudage suivant l'invention ne présentent aucune blessure, résultat qui peut être attribué à une plus grande élasticité de ltépiderae. L'inocuité des produits de polyalcoxylation utilisés est confirmée par des expériences de C. Dornemann et A. Loeser relatées dans flette, Seifen, Anstrichsmittel" 63, pages 938-940 (1961). Ces produits ne sont pas non plus contraires aux prescriptions de la loi sur les détersifs actuellement valables en République Fédérale d'Allemagne. REVENDICATIONS 1.- Liqueur dtéchaudage destinée à être utilisée pour le traitement des animaux fraichement abattus, notamment pour le plumage des volailles de boucherie, cette liqueur étant caractérisée en ce qu'elle contient des produits hydrosolubles issus de la polyalcoxylation d'acides gras et/ou d'alcools gras avec l'oxyde d'éthylène et/ou de propylène. 2.- Liqueur d'chaudage suivant la revendication 1, carac tersée en ce qu'elle contient un polyéthoxyl-polypropoxyl- glycoléther d'alcool gras dlun poids moléculaire d'environ 500 à environ 750. 3.- Liqueur d'échaudage suivant l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce qu'elle contient en outre une petite quantité d'une substance anti-microbienne. 4.- Liqueur d'échaudage suivant la revendication 3, caractérisée en ce qutelle contient du chlorhydrate de dodécyl-glycine.