PROCEDE DE SECHAGE DE PRODUITS, NOTAMMENT DE CHEVEUX, ET DISPOSITIF POUR SA MISE EN OEUVRE. L'invention concerne un procédé de séchage et plus particulièrement un sèche-cheveux. On connait des sèche-cheveux constitués par un boîtier dans lequel sont disposés un moteur branché sur le secteur, un organe d'aspiration de l'air ambiant, mû par le moteur, cet organe refoulant l'air vers l'extérieur, et un organe de chauffage de l'air, le plus souvent une résistance chauffante branchée sur la source de courant électrique. Dans ces sèche-cheveux, l'air est chauffé aux environs de 600C afin d'élever le point de rosée de l'air, dans le but de lui faire absorber le maximum d'eau déposée sur les cheveux. Cependant de tels dispositifs ont de nombreux inconvénients. En effet, l'air qui arrive sur la chevelure est un air très chaud, qui risque donc de brûler le cuir chevelu ou à tout le moins, d'incommoder la personne qui utilise le sèche-cheveux. Par ailleurs, l'air qui parvient sur les cheveux est un air saturé en vapeur d'eau, car c'est souvent l'air d'une pièce humide qui est utilisé, par exemple d'une salle de bains ou d'une cuisine. Cet air humide, bien que chaud, n'est donc pas efficace pour absorber l'humidité des cheveux, puisque son point de rosée est élevé et donc qu'il est pratiquement saturé en vapeur d'eau. On connaît des armoires à sécher le linge qui utilisent le même principe, à savoir qui comportent une résistance chauffante pour chauffer l'air dans l'espoir que celui-ci vienne absorber l'humidité du linge. Ces armoires ont pour inconvénients de porter le linge à température élevée. De plus, l'air chaud utilisé est saturé en vapeur d'eau. Ainsi, dans les dispositifs de séchage connus, l'air chaud absorbe mal l'eau puisqu'il est déjà saturé en vapeur d'eau. Par conséquent, un but de l'invention est de pallier ces inconvénients. Pour parvenir à ce but, l'invention propose un procé dé de séchage dans lequel on aspire de l'air ambiant, qui le plus souvent a un degré hygrométrique élevé, puis on le fait passer sur un moyen de dessiccation de l'air qui éventuellement le chauffe légèrement. On envoie alors l'air sec sur le produit à sécher. Cet air sec a donc une grande capacité d'absorption de l'eau contenue dans ou à la surface du produit à sécher. Par ailleurs, il a relativement une température faible. L'air ne peut donc pas brûler ou endommager le produit. Pour chauffer et dessécher l'air envoyé sur le produit à sécher, on utilise de préférence une matière qui absorbe l'eau, tout en s'échauffant. Ainsi l'humidité de l'air est absorbée et celui-ci s'échauffe au contact de la matière. On peut choisir une zéolithe ou du chlorure de calcium disposé dans une cartouche introduite dans le dispositif de séchage. La description suivante, en regard des dessins an néxés à titre d'exemples non limitatifs, permettra de mieux comprendre comment l'invention peut être mise en pratique. La figure 1 est une vue en coupe d un sèche-cheveux selon l'invention. La figure 2 est une vue en perspective d'un dispositif pour la régénération des cartouches de zéolithe ou de CaCl2 utilisées dans le dispositif selon l'invention. Le sèche-cheveux 1 (cf. figure 1) comprend un boîtier 2 de forme banale, comportant une poignée 3, un corps 4, de préférence de forme cylindrique, dont l'axe est perpendiculaire à l'axe de la poignée, elle aussi cylindrique,et un entonnoir 5. Dans le corps 4 se trouve un moteur 6 actionnant des pales 7 qui ont alors un mouvement de rotation autour de l'axe du corps 4. Le moteur 6 est relié à une source d'énergie électrique, à savoir une batterie ou une pile 8. La source d'énergie peut aussi être du courant alternatif 22G V ou 110 V, la poignée 3 comportant alors des bornes de sortie (9, 10). Dans l'entonnoir se trouve une cartouche 11 qui peut être remplacée en étant sortie par la trappe 12 située dans le corps 4, et débouchant en regard de la cartouche 11.Celle-ci est isolée de l'air ambiant, quand le sèche-cheveux ne fonctionne pas, par des moyens d'isolation consitués par des clapets (13, 14, 15, 16) munis de ressorts de rappel (17, 18, 19, 20). Pour effectuer le séchage des cheveux, on met en route le moteur 6 qui fait alors tourner les pales 7 dans le sens de laflèche F1 ce qui entraîne une aspiration d'air à l'extrêmité 21 de la poignée qui comporte une paroi percée, par exemple une grille, permettant l'entrée de l'air. Celui-ci pénètre ensuite dans l'entonnoir 5, en exerçant une poussée sur les clapets 15 et 16 qui s'ouvrent. Puis l'air passe au travers de la cartouche 11. Celle-ci est constituée d'une enceinte 22, percée, et d'une matière 23 permettant la dessiccation de l'air aspiré. Celui-ci est en effet humide, car provenantle plus souvent d'une pièce, telle qu'une salle de bains ou une cuisine, dans laquelle l'atmosphère est imprégnée de vapeur d'eau de bain, de douche ou de cuisson. La matière 23 est de préférence une matière qui s'échauffe quand elle absorbe l'eau. Par exemple, on peut choisir de la zéolithe ou du chlorure de calcium. Il est important que cette matière 23 puisse desor- ber l'eau, de préférence par chauffage. L'air qui est passé au-travers de la cartouche 11 est donc desséché et légèrement chaud. Par exemple, si la température de la pièce dans laquelle se trouve l'utilisateur est de 250C environ, la température de l'air, après son passage à travers la cartouche, est de 300C environ. L'air pousse ensuite les clapets 13 et 14 pour sortir par une grille 24 disposée à la sortie de l'entonnoir, ou une paroi percée qui permet le passage de l'air. Celui-ci arrive alors sur la chevelure. Comme l'air est sec, il absorbe une grande quantité d'eau pour se saturer. La chevelure est donc asséchée rapidement.En outre, la température de l'air projeté sur les cheveux est faible, donc il n'y a aucun risque de brûlure ou de gêne pour l'utilisateur. Quand celui-ci a terminé l'opération de séchage, il arrête le moteur, au moyen d'un bouton d'arrêt (non représenté). L'air n'est plus aspiré par le dispositif, les clapets (13, 14, 15, 16) se referment, et la capsule est protégée. Cependant, au bout de quelques opérations de séchage, la matière 23 est saturée d'eau. I1 faut donc la régénérer. A cet effet, on sort la cartouche 11 par la trappe 12. Puis on l'introduit dans une armoire de régénération. Le dispositif 25 pour régénérer la matière de dessication, représenté sur la figure 2, comporte une enceinte 26 munie de deux portes dont l'une 21 seulement est représentée. On suspend la cartouche 28 sur une barre 29. Des moyens de chauffage 30 sont disposés de préférence sous les cartouches. Ce sont une résistance chauffante reliée électriquement au secteur au moyen d'une prise 31 et d'un fil conducteur 32. Le dispositif 25 comporte en outre des fentes 35 dans ses parois, de préférence les parois inférieure et supérieure. Quand le dispositif est suspendu contre un mur à l'aide des attaches 33, 3t, l'air peut circuler de haut en bas selon la flèche F2. Ainsi la résistance 30 chauffe l'air aux environs de 60 C, ce qui a pour effet d'évaporer l'eau contenue dans la zéolithe des cartouches. Celles-ci se régénèrent. Les fentes 35 peuvent être munies de rabats (non représentés) permettant de fermer le dispositif quand il n'est pas utilisé. Dans le cas d'un sèche-cheveux tel que représenté sur la figure 1, on peut prévoir un cône extérieurvà l'entonnoir 5 permettant un retour canalisé de l'air ayant servi au séchage et évitant ainsi une trop grande consommation de zéolithe. Cependant, on peut aussi prévoir un dispositif de séchage comportant une cartouche de zéolithe placée en aval des moyens d'aspiration de l'air et une seconde cartouche placée en amont. Quand on aspire l'air dans un sens, la première cartouche absorbe 1 'eau, quand on aspire l'assren sens inverse, la seconde cartouche absorbe l'eau et la première, qui n'est pas traveréepar de l'air humide, est chauffée, se désorbe alors en eau et donc se régénère. Bien entendu, la description précédente n'a décrit qu'un mode de réalisation de l'invention qui peut comporter d'autres variantes, par exemple on peut imaginer que ce dispositif est monté sur un casque. REVENDICATIONS 1. Procédé discontinu de séchage de produits, notaitrrnt de cheveux, caractérisé en ce que l'on aspire de l'air ambiant, on fait passer cet air au travers d'un moyen de dessiccationeteventuellement de chauffage, on envoie de 1 air sec et chaud sur ledit produit et on régénère le moyen de dessiccation quand il est saturé d'eau. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le moyen de dessiccation et de chauffage est une matière dont la température s'élève quand elle absorbe la vapeur d'eau. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le moyen de dessiccation et de chauffage est une matière qui en outre est capable de se régénérer par désorption de la vapeur d'eau 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que le moyen de dessication et de chauffage est de la zéolithe. 5. Dispositif, notamment sèche-cheveux,pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il comporte une cartouche contenant la matière de dessiccation, des moyens d'isolation de la cartouche de l'air ambiant quand le dispositif ne fonctionne pas, et des moyens d'aspiration et de refoulement d'air. 6. Sèche-cheveux selon la revendication5 , caractérisé en ce que les moyens d'isolation de la cartouche 11 sont constitués par des clapets munis d'un ressort de rappel et que les moyens d'aspiration et de refoulement d'air sont constitués par des pales 7 mues en rotation par un moteur relié à une source de courant électrique. 7. Dispositif pour la mise en oeuvre de la régénération de la matière de dessiccation du sèche-cheveux selon l'une quelconque des revendications 5 et 6, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de chauffage de la matière de dessiccation, l'air ambiant traversant le dispositif, de préférence de bas en haut. 8. Dispositif selon la revendication7 , caractérisé en ce que les moyens de chauffage sont consitués par une résistance chauffante, reliée à une source de courant électrique, placée en bas du dispositif, les cartouches à régénérer étant placées au-dessus de la résistance chauffante.