L'invention concerne les éléments de fixation ou chevilles présentant un corps en forme de tige pouvant être enfoncés dans un trou préalablement percé. Des chevilles de ce genre sont connues et servent à la fixation de deux pièces en forme de plaques qutil s'agit d'assembler, elles sont formées en bois etc.., comme celles que l'on utilise en particulier dans l'industrie des meubles et des châssis rembourrés. Les pièces en forme de plaques sont munies de trous percés à l'avance qui correspondent au diamètre de la cheville Avant d'assembler les deux pièces, on enfonce les chevilles dans les trous de la première pièce à peu près jusqu'à la moitié de leur longueur. Au préalable, on injecte de la colle à froid dans le trou. Après l'enfoncement, cette colle se solidifie au bout de quelques temps et colle la cheville à la pièce de sorte qu'elle est sûrement maintenue. De cette maijère, dans le cas de machines fixes, on peut utiliser des chevilles détachées mais il est connu aussi de fixer ces chevilles sur une bande porteuse à la manière d'une bande à cartouches, d'insérer cette bande à chevilles dans le magasin d'un appareil d'enfoncement, de séparer les chevilles de la bande porteuse après l'injection de colle à froid et de les enfoncer dans le trou percé au préalable. Pour fournir la colle, il faut un réservoir qui peut être relié à l'appareil d'enfoncement ou former un réservoir indépendant relié à l'appareil d'enfoncement par un tuyau d'amenée de colle. En outre, l'appareil d'enfoncement doit présenter des dispositifs permettant de doser la quantité correcte de colle et d'injecter la colle dans le trou percé au préalable. Ces dispositifs supplémentaires donnent à l'appareil d'enfoncement une forme coûteuse peton risque que la colle qui se solidifie ne cause des collages et des obstructions pendant les arrêts de travail et en outre, dans le cas d'un appareil d'enfoncement portatif, le poids supplémentaire de ces dispositifs est génant lors du maniement. Il faut ajouter que la colle à froid utilisée nécessite plusieurs heures pour se solidifier et qu'un collage sûr de la cheville à la pièce n'est garanti qu'au bout d'un temps long. L'invention a donc pour but d'éliminer ces inconvénients et défournir une cheville qui puisse être mise en oeuvre sans dispositifs supplémentaires d'amenée de colle sur l'appareil d'enfoncement et qui sels à la pièce en très peu de temps après 1' enfoncement. Ce problème est résolu, selon l'invention, par le fait que la tige de ltélément de fixation (cheville) présente sur au moins une partie de sa longueur un revêtement de matière synthétique thermoplastique. L'avantage de l'invention réside dans le fait que l'on peut se passer de toute amenée de colle sur l'appareil d'enfoncement et qu'ainsi, on obtient une structure simple et peu coûteuse de celui-ci. Ainsi, le risque d'obstruction de l'appareil d'enfoncement dans les pauses de travail est aussi supprimé. On peut choisir l'épaisseur du revêtement de façon telle qu'elle suffise à un collage optimal et il en résulte une économie d'adhésif relativement aux procédées connus. Cette couche de revêtement est formoed'un adhésif dit fusible, donc d'une matière synthétique par exemple à base de polyéthylène que l'on ramollit (que l'on active) par apport de chaleur avant d'enfoncer la cheville. Après l'enfoncement de la cheville dans le trou préparé, la couche de revêtement durcit en quelques secondes et relie fermement à la chevillé à la pièce. Celle-ci peut donc être amenée immédiatement à un nouveau traitement. Si l'on utilise pour la mise en oeuvre de la cheville un appareil d'enfoncement portatif, la suppression des dispositifs supplémentaires de dosage-et d'injection de colle donne lieu à un poids notablement inférieur à celui des appareils d'enfoncement connus,ce qui se fait sentir avantageusement lorsqu'on le manie de façon prolongée. Selon l'invention, la couche de revêtement sert en outre à relier entre eux les différents éléments de fixation en alignement parallèle. On obtient ainsi un paquet rigide en forme de bande qui, une fois inséré dans un magasin, peut être utilisé dans des appareils d'enfoncement aussi bien fixes que portatifs. On active chaque fois par la chaleur la couche de revêtement du premier élément de fixation puis on sépare celui-ci du paquet en forme de bande'au moyen d'un poussoir et on ltenfonce dans le trou. Dans un autre mode d'exécution avantageux de l'invention, les éléments de fixation placés parallèlement en série peuvent être reliés entre eux par au moins une bande porteuse élastique dirigée transversalement à leur corps. Ce mode d'exécution permet de relier un grard nombre d'éléments de fixation sur une bande porteuse élastique, une telle bande pouvant être enroulée en spirale et insérée dans un chargeur d'un appareil d'enfoncement. Dans un mode d'exécution avantageux de l'invention, l'extré- mité de la partie du corps de l'élément de fixation qui est munie de la couche de revêtement peut présenter une pointe. Un élément de fixation de ce genre peut alors être enfoncé même dans une pièce où aucun trou n'est prévu au préalable. Une pièce de ce genre peut être formée par exemple de mousse de matière synthétique, utilisée aujourd'hui dans une mesure croissante dans la fabrrcation de meubles. Toutefois, la solidité de la mousse est trop faible pour maintenir p2rfaitement de façon analogue au bois un élément de fixation enfoncé.L'adhésif fusible appliqué sur le corps de l'élément de fixation et ramolli avant l'en- fcncement se lie toutefoie rapidement à la mousse après l'enfoncement de soete que l'élément de fixation est sûrement ancré dans la pièce de mousse. Des exemples d'exécution de l'invention sont décrits plus précisément ci-après à propos des dessins sur lesquels - la figure 1 montre un élément de fixation séparé selon l'invention et représente en coupe la pièce munie d'un trou préparé dans lequel il s'agit d'enfoncer l'élément de fixation ; - la figure 2 est une élévation latérale d'un paquet d'éléments de fixation selon la figure 1, assemblés sous forme de bande - la figure 3 une coupe du paquet suivant la ligne III-III de la figure 2 - la figure 4 montre un paquet en forme de bande analogue à la figure 2 dans lequel les éléments de fixation sont disposés de façon échelonnée ;; - la figure 5 est une élévation latérale d'une bande comportant des moyens de fixation selon la figure I - la figure 6 un plan de la bande de la figure 5 - la figure 7 montre un autre exemple d'exécution d'élément de fixation selon l'invention dans ltétat enfoncé. Comme le montrent les figures 1 à 3, une cheville cylintrique 1 en bois est revêtue, à peu près sur la moitié de sa longueur d'une couche 2 de matière synthétique thermoplastique, de préférence à base de polyéthylène. Elle présente de façon connue des chanfreins 3 à ses deux extrémités. La figure 1 montre la pièce 4, en bois ou matière similaire, munie d'un trou préparé 5 présentant un diamètre un peu plus grand que la cheville I. Les figures 2 et 3 montrent un paquet en forme de bande 6 formé de multiples chevilleslimédiatement juxtaposées parallèlement en une série plane et dont les couches de revêtement 2 sont fusionnées aux points de contact et maintiennent ensemble les différentes chevilles 1. Comme le montrent la figure 4, ces chevilles peuvent aussi être reliées entre elles avec décalage en direction longitudinale de manière à former un paquet en forme de bande 7 dont l'axe lon gitinal est incliné relativement à celui des chevilles 1. Comme le montrent les figures 5 et 6, les chevilles 1 peuvent aussi être fixées sur une bande porteuse 8. Cette bande porteuse 8 peut être formée de papier ou d'une mince feuille de matière synthétique. Cette disposition permet d'enrouler en spirale la bande 9 ainsi formée ou de la plier sur elle-meme à la façon d'une bande à cartouches et de la loger dans le chargeur d'un appareil d'enfoncement non représenté. Avant d'enfoncer les chevilles 1 dans le trou 5 de la pièce 4, on commence par ramollir (activer) par apport de chaleur la couche de revêtement 2 dans un appareil d'enfoncement non représenté. Par la solidification immédiate de la couche 2 après l'enfoncement, ia cheville 1 est collée fermement à la pièce 4. La figure 7 montre un autre mode d'exécution d'un élément de fixation selon l'invention. Il s'agit d'enfoncer l'élément de fixation 10 dans une pièce 11 de matière synthétique alvéolai re et de maintenir une autre pièce 12 contre la pièce 11. L'élément de fixation 10 présente une pointe 13 et à l'extrémité opS posée une tête 14 de sorte qu'il est facile d'enfoncer l'élément de fixation 10 dans la matière synthétique alvéolaire relativement molle de la pièce 11, sans percer de trou au préalable. Ici encore, une couche de revêtement 2- entoure à nouveau le corps de l'élément de fixation 10 et lie celui-ci, après enfoncement, à la pièce 11. Naturellement, l'invention n'est pas limitée aux exemples d'exécution représentés. Ainsi par exemple, on peut aussi fixer dans des trous préalablement percés dans des parois des chevilles dont les parties qui dépassent la paroi présentent des crochets ou des filetages servant à accrocher ou à fixer d'autres éléments. il est également possible utiliser des éléments cylindriques revêtus d'une couche d'adhésif fusible pour boucher des trous de noeud dans des branches. Comme matériau de la cheville, on peut aussi utiliser la matière synthétique, le métal etc. il est possible aussi de relier en paquets ou en bandes les éléments de fixation représentés par la figure 7. REVENDICATIONS 1. - Elément de fixation présentant une pièce en forme de tige destinée à être enfoncée dans un trou préalablement percé, caractérisé par le fait que la tige présente sur au moins une partie de sa longueur un revêtement de matière synthétique thermoplastique. 2. - Elément selon la revendication 1, caractérisé par le fait que plusieurs éléments de fixation sont reliés entre eux en alignement parallèle. 3. - Elément selon la revendication 2, caractérisé par le fait que plusieurs chevilles alignées parallèlement entre elles en une rangée plane sont reliées entre elles par leurs points de contact au moyen du revêtement et forment un paquet rigide en forme de bande. 4. - Elément selon la revendication 2, caractérisé par le fait que plusieurs éléments de fixation alignés parallèlement sont reliés entre eux par au moins une bande porteuse dirigée transversalement à leur corps.