FR 2509845 A2 19830121 FR 8113846 A 19810716 Le présent certificat d'addition se rapporte à un procédé et à des dispositifs pour la revalorisation d'énergie thermique à bas niveau mettant en oeuvre des phénomènes d'évaporation et de mélange de deux fluides en équilibre de pression de vapeur sous des températures différentes du type décrit au brevet principal numéro E.N.80 17676 du 11 août 1980. Les perfectionnements objet du présent certificat se rapportent plus particulièrement, mais non exclusivement, à l'application de ce procédé et de ces dispositifs à la valorisation d'une énergie thermique noble, telle que celle libérée par la combustion d'un combustible solide, liquide ou gazeux ou encore par de l'énergie électrique. Si l'on considère un système classique de production d'eau chaude, par exemple à 500C pour l'usage sanitaire ou le chauffage d'une habitation utilisant dans une chaudière individuelle la dégradation d'une énergie thermique noble telle que celle libérée par la combustion d'un combustible solide, liquide ou gazeux ou encore par de l'énergie électrique, une telle utilisation de l'énergie constitue au niveau du deuxième principe de la thermodynamique une aberration et un gaspillage inacceptables. En effet, utiliser de l'énergie libérable à 12000C ou plus pour chauffer de 20 à 500C environ de l'eau conduit à la dégradation de pratiquement toute la "valeur" de l'énergie noble. Ce problème n'est pas passé inaperçu des thermodynamiciens qui ont notamment proposé, notamment dans le cas de la combustion de fuel ou de gaz, d'utiliser cette combustion dans un moteur de façon à produire de l'énergie mécanique noble et de la chaleur. Eventuellement, l'énergie mécanique noble peut être utilisée pour l'entratnement de "pompes à chaleur" qui permettent, si le seul but de l'installation est de fournir de la chaleur, d'améliorer notablement le rendement thermique du cycle. L'inconvénient de ces systèmes est qu'ils sont très compliqués, qu'ils exigent des frais de maintenance importants et qu'ils sont sujets à usure plus particulièrement en ce qui concerne les moteurs à combustion interne qu'on y utilise. En outre, les calculs montrent que dans les meilleurs des cas on ne dépasse guère un rendement de 150 % par rapport à celui du pouvoir calorifique inférieur (PCI) du combustible qui serait directement utilisé pour produire la chaleur requise. Dans de nombreux cas, le ren dement tombe en dessous de 130 % ou ne dépasse guère 100 %. Lorsque l'énergie noble est présente sous forme d'électricité disponible, il est également connu d'utiliser cette électricité pour entraîner des "pompes à chaleur" qui ne sont autres que des réfrigérateurs fonctionnant en sens inverse. Là encore, le rendement d'utilisation dépend en grande partie des conditions d'usage et notamment de la différence de température régnant entre la source "froide" dans laquelle est puisée l'énergie et la source "chaude" à laquelle l'énergie est libérée. Pour de faibles différences de température, le rendement peut atteindre 200 %. Malheureusement, ce rendement diminue lorsque l'écart des températures entre la source froide et la source chaude augmente, ce qui est un inconvénient majeur pour les sys- tèmes de chauffage d'habitation utilisant de telles pompes à chaleur dans lesquelles habituellement la source froide est constituée par le milieu ambiant extérieur. Cependant, l'inconvénient essentiel de ces systèmes est qu'ils mettent en oeuvre des compresseurs qui sont coûteux, relativement fragiles et sujet à usure. L'invention objet du présentcertificat d'addition permet de résoudre les difficultés susmentionnées en proposant un système de construction extrèmement simple et économique mettant en oeuvre essentiellement des pièces statiques pratiquement non sujettes à usure, et permettant de multiplier par au moins 2, voire 3, 4 ou davantage la quantité de chaleur libérée à la température d'emploi, par rapport à la quantité de chaleur disponible à l'état noble non dégradée. A cet effet, les perfectionnements de l'invention s'appliquent à un système utilisant des dispositifs évaporateursmélangeurs selon l'une des revendications 1 à 4 du brevet principal, dans lequel système la chaudière chauffée par l'énergie noble est utilisée en premier lieu pour assurer dans des-évaporateurs-séparateurs la formation ou reconstitution de solutions concentrées (saumures) à partir de solutions diluées (diluats), lesdites saumures étant destinées à alimenter lesdits évaporateurs-mélangeurs, et lesdits diluats provenant desdits évaporateurs-mélangeurs, lesquels évaporateurs-mélangeurs servent à extraire de la chaleur provenant d'une source à bas niveau.De cette façon, il est pratiquement possible de ntutiliser la "dé gradation" de l'énergie noble disponible que pour former ou reconstituer des saumures, à partir des diluats, lesquelles solutions permettront comme expliqué au brevet principal d'extraire d'une source froide l'énergie thermique à plus haut niveau dési rée. Cette dégradation de l'énergie noble se fera sans consomma tion importante d'énergie, laquelle pourra être utilisée finale ment pour réchauffer à la température désirée par exemple l'eau sanitaire ou l'eau de chauffage central devant être produite, 1 rendement d'une telle opération étant pratiquement aussi bon qu l'énergie soit libérée à un niveau très élevé, par exemple 1200 ou à un niveau plus bas, par exemple 550C. Suivant une autre caractéristique objet des présents perfectionnements, lesdits évaporateurs-mélangeurs ne sont utilisés que lorsque le besoin de chaleur nécessaire à chauffer le dit fluide primaire n'est pas satisfait par les rejets thermiqu provenant de la chaudière après travail dans lesdits évaporateu séparateurs, les solutions concentrées (saumures) formées et no utilisées étant stockées en vue d'une utilisation ultérieure.I apparat ainsi qu'avec une installation de puissance nominale relativement faible, il est possible de libérer instantanément et de façon durable une puissance thermique beaucoup plus impor tante en faisant appel à la "consommation" des saumures stockée que l'on fait travailler dans les évaporateurs-mélangeurs du sy tème pour extraire à partir de la source froide à bas niveau la chaleur requise en exédent par rapport à la puissance nominale de la chaudière. Il apparaît qu'ainsi l'installation présente u très grande souplesse d'emploi. Si le corps de chauffe est un corps de chauffe électrique, la chaudière pourra fonctionner co tinuellement aux heures creuses lorsque l'énergie électrique es à faible prix, et cela indépendamment des besoins de la consommation. Les besoins de la consommations seront satisfaits essen tiellement à partir des évaporateurs-mélangeurs dont le fonctio nement autonome sera assuré par les stockages de saumure dispon bles reconstitués par la chaudière lorsqu'elle fonctionne. Les perfectionnements objet de l'invention et sa mise en oeuvre apparattront plus clairement à l'aide de la description qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés illustrant à titre d'exemple quelques applications. Dans ces dessins - la figure 1 est une vue schématique en coupe d'une installation utilisant une chaudière permettant la production d'eau chaude et la régénération de saumures dans trois étages d'évaporateurs-séparateurs disposés en série, - la figure 2 montre le diagramme de températures aux parois de l'installation illustrée à la figure 1, - la figure 3 est un schéma montrant le fonctionnement d'une installation pouvant être du type illustrée à la figure 1 utilisant trois évaporateurs-séparateurs en série alimentant trois évaporateurs-mélangeurs et des stockages en vue de la production d'un fluide primaire chaud, - la figure 4 est un schéma semblable à celui de la figure 3 mais illustrant un autre groupement des évaporateursséparateurs et des évaporateurs-mélangeurs, utilisable notamment dans le cas de la fourniture d'un fluide primaire à température relativement élevée, - la figure 5 est une vue schématique en coupe illustrant une installation compacte pour la production d'eau chaude utilisant essentiellement une chaudière, un évaporateur-séparateur et un évaporateur-mélangeur, - la figure 6 montre schématiquement en coupe une autre installation compacte utilisant une construction cylindrique circulaire. On se reportera tout d'abord aux figures 1 et 2 illustrant une application des perfectionnements objet de la présente demande. Comme illustré à la figure 1, l'installation comprend une chaudière ou chambre de combustion CH dans laquelle est introduit en 200 le combustible tel que du fuel par exemple. La combustion dans la chaudière CH élève la température du foyer par exemple vers 1200-15000C. Les fumées sont envoyées dans l'atmosphère par un conduit 201. Dans exemple illustré, le fluide primaire à chauffer est de l'eau introduite en 202 vers 200C par exemple. Cependant, conformément à l'invention, l'eau à chauffer n'est pas au contact de la paroi chaude de la chaudière CH. Au contraire, la paroi chaude de la chaudière est en contact avec la face 203 d'un premier évaporateur-séparateur ES1 qui peut être de tout type décrit au brevet principal. Sur la face 203 s'écoule la solution diluée ou diluat d contenue dans un réservoir de stockage ou de collectage Sd.En bas de l'évaporateur-séparateur ES1, on recueille dans un réservoir de stockage Sc la solution concentrée (ou sau mure) c Simultanément, sur la face en regard 204 de l'évaporateur-séparateur ES1, vient se condenser le solvant qui s'est évaporé à partir du diluat et qui est recueilli dans un réservoir de stockage 205. La solution diluée peut etre par exemple une solution aqueuse du type eau/brcmure de lithium qui pourra être à 55 % à l'état dilué et 60 % à l'état concentré. Au premier étage ES1 d'évaporateur -séparateur , le diagramme de température s'établit comme illustré à.la figure 2, la paroi 203 chaude de l'évaporateur étant portée vers 1906CI la paroi froide au voisinage de 1350C. La face froide 204 du premier étage d'évaporateur -séparateur ES1 est en contact avec la face chaude du second étage ES2, qui fonctionne comme l'étage ES1 mais entre des températures s'échelonnant entre 1320C, température de la face chaude 206, et 950CI température de la face froide 207. A la base de l'évapora- teur-séparateur ES2 alimenté en diluat d à partir du réservoir de stockage Sd, on recueille en parallèle avec l'évaporateur-séparateur ES1 la solution concentrée qui est stockée dans le réservoir Sc et le solvant (ici de l'eau) qui est recueillie dans le réservoir 205. De la même manière, la face froide 207 du second étage d'évaporateur-séârateurs ES2 est en Contact avec la face chaude 208 d'un troisième étage d'évaporateur-séparateur ES3 dont la face froide est à 550C comme le montre le diagramme de la figure 2. Ce troisième étage permet de fabriquer là encore à partir de solutions diluées d des solutions concentrées c. La face froide 209 du dernier étage d'évaporateur-séparateur ES3 sert de surface d'échange chaude pour réchauffer l'eau formant le fluide primaire 202 qui est ainsi portée à la sortie de l'installation vers 500C comme il apparaît sur la figure 1 et sur le diagramme de températures de la figure 2. On notera que dans un tel schéma de fonctionnement, pratiquement, à quelques pertes près négligeables, toute la quantité de chaleur QO libérée vers 12000C dans la chambre de combustion CH se retrouve libérée à la température de 550C sur la paroi 209 d'échange thermique du dernier étage d'évaporateur-séparateur ES3 pour chauffer l'eau primaire à 50"C. On comprend que de la sorte l'installation ci-dessus décrite permet d'utiliser la dégradation de l'énergie de 12000C à 550C pour former à partir de solutions diluées des solutions concentrées de saumure, sans consommer pratiquement de quantités de chaleur. il s'ensuit que toute la saumure fabriquée pourra être utilisée, selon les principes décrits au brevet principal, pour extraire, à partir d'évaporateurs-mélangeurs associés, de la chaleur puisée dans une source froide à température inférieure à celle où la chaleur doit être libérée.De cette façon, on améliore considérablement le rendement thermique de l'installation, et ce sans faire appel à aucun appareillage compliqué ni sujet à usure, l'essentiel de l'appareillage étant constitué de plaques d'échange disposées en regard à faible distance, les seuls organes mécaniques de l'installation étant formés par des pompes de circulation de technologie parfaitement connue et économique telles que les pompes de circulation de chauffage central. Avantageusement, comme illustré à la figure 1, et de manière classique sur les chaudières, on dispose, comme schématisé en 210, un récupérateur de chaleur sur le circuit des fumées, permettant d'élever la température de l'eau produite, par exemple de 500C à 700C. Evidemment, dans le schéma indiqué, la quantité de chaleur récupérable dans les fumées dépendra essentiellement de leur température, c'est-à-dire de celle de la paroi chaude 203 du premier étage d'évaporateur-séparateur ES1. Cette quantité récupérable dépend également de la température de l'eau produite, plus basse étant cette dernière, plus grande étant la chaleur récupérée, notamment par condensation de la vapeur d'eau contenue dans les fumées. On se reportera à la figure 3 dans laquelle on a montré un diagramme d'utilisation pouvant correspondre à l'installation schématisée à la figure 1. On retrouve dans cette figure la chaudière CH fournissant une quantité de chaleur QO à 1200 C. Dans le schéma, les transferts de chaleur ont été schématisés par des doubles traits rapprochés et la direction d'écoulement de la chaleur a été schématisée par des flèches. La chaleur Q0 traverse le premier étage d-'évaporateur-séparateur ES1 dont elle traverse la paroi chaude en subissant une dégradation de 1200 à 2000C. Dans des installa tions plus élaborée, cette dégradation pourrait être préalablement mise à profit pour faire travailler d'autres évaporateursséparateurs fonctionnant avec des fluides appropriés.Cette qua: tité de chaleur Q0 se retrouve à la sortie de l'évaporateur-sép rateur ES1 à l'état dégradé vers 400C à l'entrée du deuxième évaporateur-séparateur ES2, qu'elle traverse à son tour pour so: tir à l'état dégradé vers 950C avant de traverser le troisième évaporateur-séparateur ES3 dont elle sort finalement à 550C et est utilisée à ce niveau pour chauffer le fluide primaire, par exemple de l'eau dans l'échangeur 211, permettant de porter de l'eau entrant à 200C vers 500C Si l'on néglige les pertes thermiques dans l'installa tion, on recueille donc sur la sortie d'eau chaude en 212 sensi blement la quantité de chaleur QO fournie par la chaudière CH ayant servi à porter la température de l'eau de 200C à 500C. On considèrera maintenant les circuits de diluats et saumures entrant et sortant des évaporateurs-séparateurs. Le premier évaporateur-séparateur ES1 délivre à sa sou tie un concentrat c porté à une température voisine de 1870C (figure 2). Ce concentrat chaud traverse un échangeur de chaleur EC1 qui permettra de réchauffer à contre-courant le diluat d fourni en tête du séparateur ES1 à partir du réservoir de stocke ge Sd. Aux pertes près, les quantités de chaleur requises s'qui librent dans l'échangeur EC1, ce qui permet de retrouver à la sortie de l'évaporateur-séparateur ES1 le même flux de chaleur 5 que le flux initial. La saumure refroidie est stockée dans le réservoir Sc. Ce qui vient d'être décrit pour l'évaporateur-séparate ES1 est également vrai pour l'évaporateur-séparateur ES2 et l'échangeur de chaleur associé EC2, et de même pour l'évaporateurséparateur ES3 et l'évaporateur de chaleur associé EC3. Cependant, le but de la formation de la saumure c à partir du diluat d est de permettre d'alimenter des évaporateurs mélangeurs qui permettent à leur tour d'extraire comme expliqué à la demande principale de la chaleur à bas niveau pour la revaloriser. Ainsi, le réservoir de stockage de saumure Sc relié au circuit d'évaporateur ES1 est relié à un évaporateur-mélangeur EM1, et de même le réservoir de stockage du diluat Sd. Lorsqu'ur besoin de chaleur non satisfait se fait sentir, il suffit de mettre en fonctionnement l'évaporateur-mélangeur EM1 en l'alimentant en saumure à partir du réservoir Sc sur lequel il est connecté et en diluat à partir du réservoir Sd avec lequel il est en liaison, comme décrit par exemple à la figure 1 du brevet principal.De cette façon, une quantité de chaleur QO peut être "pompée" dans une source à bas niveau, par exemple à 200C et "remontée" pour être libérée à 500C de façon par exemple à échauffer de 20"C à 500C l'eau primaire de chauffage. ta même chose peut être faite dans le deuxième échangeur-mélangeur EM2 alimenté à partir de l'évaporateur-séparateur ES2 et la même chose peut être faite à partir de 1'évaporateur-mélangeurEM3 alimenté à partir de l'dvaporateur-séparateur ES3. Bien entendu, et c'est un avantage important de l'invention, il est possible de faire fonctionner simultanément ou non, et indépendamment les uns des autres, la chaudière et chacun des évaporateurs-mélangeurs EM1, EM2 et EM3. Ainsi, il est possible de stocker sous forme de saumure des quantités de chaleur très importantes (fonction du volume des réservoirs de stockage). D'autre part, on peut dire qu'en régime continu, la puissance de chauffage de l'installation, dans l'exemple illustré, a été multipliée par quatre, l'installation permettant de sortir en continu une quantité de chaleur égale à 4Q0 à 500C, et ce à partir d'une quantité de chaleur égale à Q0 libérée à 12000C. L'installation assure donc une valorisation considérable de l'énergie thermique noble en mettant à profit la dégradation de l'énergie dans des proportions plus importantes et avec des systèmes de mise en oeuvre plus simples que les solutions préconisées à ce jour. On se reportera maintenant à la figure 4, dans laquelle on a illustré un autre schéma de fonctionnement d'une chaudière CH destinée à fournir dans l'exemple illustré de la vapeur à 1100C fabriquée dans un bouilleur 213. Comme dans l'exemple précedemment donné, la chaudière CH ne chauffe pas directement le bouilleur 213, mais indirectement à travers trois évaporateurs-séparateurs ES1, ES2 et ES3 montés en série dans lesquels la température se dégrade successivement de 230 à 1900C, de 190 à 1500C et de 150 à 1100C. Bien entendu, les pressions dans ces évaporateurs-séparateurs et les natures et concentrations des solutions sont déterminées pour avoir les conditions d'équilibre de fonctionnement requises comme décrit au brevet principal. A travers les trois évaporateurs ES1, ES2 et ES3 on recueille donc au bouilleur 213 une quantité de chaleur égale à QO libérée à 1100C. Chacun des évaporateurs-séparateurs ES1, ES2 et ES3 permet d'autre part de préparer, de façon analogue à ce qui a été décrit ci-dessus, des solutions concentrées à partir de solutions diluées, lesquelles solutions sont fournies à des évaporateurs-mélangeurs EM1, EM2 et EM3. Bien entendu, comme au mode de réalisation illustré à la figure 3, il est possible et avantageux de prévoir des réservoirs de stockage de telles solutions diluées d et solutions concentrées c de façon à donner plus de souplesse à l'installation et ne faire appel à la réserve d'énergie stockée sous forme de saumure pour faire fonctionner les évaporateurs-mélangeurs que lorsqu'on en a besoin. De façon à ne pas surcharger la figure, ces réservoirs de stockage n'ont pas été représentés. En supposant qu'on dispose d'une source d'énergie à bas niveau vers 200C, il est possible, en faisant fonctionner les trois évaporateurs-mélangeurs EM3, EM2 et EM1 en série, comme expliqué notamment en relation avec les figures 3 et 4 du brevet principal, et en choisissant les solutions concentrées et diluées appropriées de relever la température de la quantité de chaleur QO prélevée à 200C dans la source froide pour la libérer vers 1100C au bouilleur 213. Ainsi l'on recueille au bouilleur 213 (lorsque l'installation fonctionne en continu) une puissance 2Q0, c'est-à-dire double de celle libérée à la chaudière CH. A ce niveau de la description, il est intéressant de comparer l'installation décrite à la figure 20 du brevet principal et les installations décrites en figures 3 et 4 de la présente demande. La comparaison de ces figures montre qu'à la figure 20 du brevet principal on utilisait quatre évaporateurs-séparateurs associés en parallèle (chauffés dans l'hypothèse décrite par le rayonnement solaire) destinés à alimenter quatre évaporateursmélangeurs en série. A la figure 4 de la présente demande, on avait trois évaporateurs-séparateurs montés en série alimentant trois évaporateurs-mélangeurs montés en série. A la figure 3, on avait trois évaporateurs-séparateurs montés en série alimentant trois évaporateurs-mélangeurs montés en parallèle. En fait il apparaît clairement que selon l'invention, il est possible de grouper les évaporateurs-séparateurs d'une installation et les évaporateurs-mélangeurs de la même installation soit en série, soit en parallèle, soit même de combiner les montages série-parallèle, permettant de donner plus de souplesse au fonctionnement de l'installation. On notera qu'en particulier il est possible de faire fonctionner certains évaporateurs-séparateurs et certains évaporateurs-mélangeurs avec des solutions d'un type donné et d'autres évaporateurs-séparateurs ainsi que d'autres évaporateurs-mélangeurs avec d'autres solutions, adaptées aux niveaux de température de fonctionnement de ces appareils. On se reportera maintenant à la figure 5 dans laquelle on décrira une réalisation d'une installation simplifiée. Cette installation comprend une chaudière CH dans laquelle est par exemple brulé du fuel ou du gaz vers 1200-1500 C. La paroi 214 de la chaudière qui est en contact avec la paroi d'évaporation 215 de l'évaporateur-séparateur ES est portée à une température voisine de 150 à 1600C. Sur la paroi 215 de l'évaporateur-séparateur est amenée la solution diluée d qui est reconcentrée, la solution concentrée s'écoulant en bas de l'éva- porateur-séparateur en étant portée à une température voisine de 1500C. La paroi de condensation 216 de l'évaporateur-séparateur ES est refroidie en étant en contact avec la paroi 217 de 1 changeur de chaleur 218 dnas lequel s'effectue le chauffage du fluide primaire à chauffer, constitué par exemple par de l'eau introduite vers 200C dans l'échangeur 218.Dans l'exemple illustré, on a supposé que l'eau ressortait à une température de 700C, ce qui signifie que la paroi de condensation 216 de l'évaporateurséparateur ES est à une température moyenne de 750C. Avec les solutions de bromure de lithium mentionnées, la pression de vapeur dans l'évaporateur-séparateur ES est de l'ordre de 500 mm de mercure. De cette façon, la chaleur Q0 libérée à 12000C dans la chambre de combustion de la chaudière CH traverse l'évaporateur ES dans lequel est réalisé la reconcentration des solutions di luées d en solutions concentrées c et est libérée vers 700C dan la chambre 218 de chauffage du fluide primaire. La solution concentrée c fabriquée dans l'évaporateur séparateur ES est ramenée en tête de l'évaporateur-mélangeur EM au contact de la paroi "chaude" 219 de l'évaporateur-mélangeur, supposée portée ici à une température moyenne voisine de 750C. Cette solution concentrée absorbe la vapeur d'eau évaporée sur sirface "froide" 220 de l'évaporateur-mélangeur, évaporation qu: assure le transfert de l'énergie prélevée dans la source froide qui est supposée dans l'exemple illustré être constituée par de l'eau 221 portée à 200C. Dans ces conditions d'utilisation et avec les solutions envisagées, la pression de vapeur dans l'éva porateur-mélangeur EM est d'environ 15 mm de mercure. La traversée de l'évaporateur-mélangeur abaisse la température de la source froide d'environ 5 C,l'eau entrant donc à 20 C et sortant à 150C. L'installation est complétée par un échangeur de chaleur à contre-courant 222 qui récupère une partie de la chaleur de la solution concentrée sortant à 1500C de l'évaporateur-sépa- rateur pour l'amener vers 850C en tête de l'évaporateur-mélangei en échange de la solution diluée d sortant de l'échangeur-mélan geur à la température de 750C pour l'amener en tête de l'évaporateur-séparateur vers 1400C. Des pompes de circulation telles que 223, 224 complètent l'installation. Grace à cette dispositif la puissance calorifique de chauffage de l'installation est sen siblement doublée, la dégradation de l'énergie noble étant mise à profit pour permettre l'extraction d'une énergie en quantité sensiblement équivalente puisée dans une source de température bas niveau. Un récupérateur de chaleur 225 placé sur le circuit des fumées complétera avantageusement l'installation. De façon à simplifier la construction et à limiter lec pertes de chaleur, tous les appareils ci-dessus décrits peuvent être construits et assemblés concentriquement autour de la chambre de combustion CH. Un tel groupement permet également d'avoii une construction très compacte et simple, comme illustré schématiquement à la figure 6. A cette figure, on retrouve la chambre de combustion CH entourée de l'dvaporateur-séparateur ES puis de la chambre 21 dans laquelle s'effectue le chauffage du fluide primaire, puis l'évaporateur-mélangeur EM, et enfin la chambre 221 périphérique dans laquelle circule l'eau formant source froide à bas niveau dans laquelle est puisée, selon les principes décrits précedemment, la chaleur revalorisée grâce à une telle installation. A la figure 6, on a indiqué les températures correspondant à l'exemple donné à la figure 5, l'enceinte 218 étant chauffée d'un côté par la paroi "froide" de l'évaporateur-séparateur ES et de l'autre côté par la paroi "chaude" de l'évaporateurmélangeur EM. On notera in fane que les rendement de chaleur effectifs reçus seront dans la pratique un peu plus faibli que les rendements théoriques attendus et explicites ct-dessus, et ce compte tenu de ce que les appareils ne sont pas parfaitement réversibles. Ainsi par exemple, une installation telle que schématisée a la figure 3 permettra de recueillir en continu une quantité de chaleur sensiblement égale à 3 Qo au lieu de 4 Qo theoxXque et de même I la figure 4, on pourra extraire environ l,7 Qo au lieu de 2 Qo et ce, avec des appareils de construction mécanique simple courante industriellement REVENDICATIONS 1. Application d'un système utilisant des dispositifs évaporateurs-mélangeurs selon l'une des revendications 1 à 4 du brevet principal à la valorisation d'énergie thermique à haut niveau destinée à chauffer un fluide primaire d'une installation de chauffage, dissipée dans une chaudière chauffée par une énergie noble telle que celle libérée par la combustion d'un combustible solide, liquide ou gazeux ou encore par de l'énergie électrique, caractérisée en ce que ladite chaudière CH est utilisée en premier lieu pour assurer dans des évaporateurs-séparateurs ES la formation ou la reconstitution de solutions concentrées c (saumures) à partir de solutions diluées d (diluats),, lesdites saumures étant destinées à alimenter lesdits évaporateurs-mélangeurs EM et lesdits diluats provenant desdits évaporateurs-mélangeurs EM, lesquels évaporateurs-mélangeurs servent à extraire de la chaleur provenant d'une source à bas niveau. 2. Application d'un système utilisant des dispositifs d'évaporateurs-mélangeurs selon la revendication 1, caractérisée en ce que les rejets thermiques provenant de ladite chaudière CH après travail dans lesdits évaporateurs-séparateurs ES sont utilisés pour chauffer le fluide primaire d'échange 211, 213, 218 de l'installation. 3. Application d'un système utilisant des dispositifs d'évaporateurs-mélangeurs selon la revendication 2, caractérisée en ce que lesdits évaporateurs-mélangeurs EM ne sont utilisés que lorsque le besoin de chaleur nécessaire à chauffer ledit fluide primaire n'est pas satisfait par lesdits rejets thermiques, les solutions concentrées (saumures) formées et non utilisées étant stockées (Sc) en vue d'une utilisation ultérieure. 4. Installation pour l'application d'un système utilisant des dispositifs évaporateurs-mélangeurs selon l'une des revendications prédédentes, caractérisée en ce qu'elle comprend - une chaudière CH chauffée par une énergie thermique noble telle qu'un combustible solide, liquide ou gazeux, ou de l'électricité, - des évaporateurs-séparateurs ES chauffés par ladite chaudière permettant la production de solutions concentrées c (saumures) à partir de solutions diluées d (diluats), - des moyens d'échange de chaleur 209, 216, 217 permet tant de chauffer un fluide de chauffage 211, 218 de l'installation en échange de chaleur avec certains au moins des débits de diluats et/ou de saumures traités dans lesdits évaporateurs-séparateurs, - des évaporateurs-mélangeurs EM susceptibles d'extraire de la chaleur d'une source à bas niveau pour assurer le chauffage d'un fluide à température plus élevée que celle de ladite source à bas niveau. 5. Installation selon la revendication 4, caractérisée en ce qu'elle comprend en outre des moyens de stockage Sd desdits diluats et Sc desdites saumures et des appareils EC échangeant de la chaleur entre les débits desdits diluats et desdites saumures traités. 6. Installation selon la revendication 4 ou la revendication 5, caractérisée en ce qu'il est prévu des échangeurs-récupérateurs de chaleur 209, 210 ; 216, 217, 225 sur le circuit des rejets thermiques de la chaudière. 7. Installation selon l'une des revendications 4 à 6, caractérisée en ce que le fluide primaire à chauffer 211, 218 est au contact à travers une paroi d'échange 209, 217 avec les saumures à moins haute température produites au dernier étage des évaporateurs-séparateurs ES de l'installation, et à travers une autre paroi d'échange 219 avec les diluats à plus haute température produits au dernier étage des évaporateurs-mélangeurs de l'installation. 8. Installation selon la revendication 7, caractérisée en ce que ladite chaudière CH est disposée au centre de l'installation et est entourée sur la plus grande partie de sa surface par le premier étage d'évaporateurs-séparateurs ES avec lequel elle est en échange thermique, le fluide primaire à chauffer entoure le dernier étage desdits dvaporateurs-séparateurs ES avec lequel il est en échange thermique, et le dernier étage desdits évaporateurs-mélangeurs EM entoure ledit fluide primaire avec lequel il est en échange thermique, tandis que le premier étage desdits évaporateurs-mélangeurs EM est entouré par le fluide de la source thermique à bas niveau avec lequel il est en échange thermique. 9. Installation selon la revendication 8, caractérisée en ce que la construction est généralement cylindrique circulaire. 10. Installation selon la revendication 8 ou la reven dication 9, caractérisée en ce qu il n'y a qu'un seul étage d'évaporateurs-séparateurs ES et ou d'évaporateurs-mélangeurs EM. 11. Installation utilisant des évaporateurs-mélangeur EM selon l'une des revendications 1 à 4 du brevet principal et des moyens de régénération des solutions concentrées (saumures) à partir des solutions diluées (diluats) provenant desdits évaporateurs-mélangeurs, tels que des évaporateurs-séparateurs ES comme décrits à la revendication 5 du brevet principal ou l'une des revendications 4 à 9 ci-dessus, caractérisée en ce que lesdits évaporateurs-séparateurs et lesdits évaporateurs-mélangeur sont regroupés en série et/ou en parallèle en vue d'assurer la régénération et le stockage desdites solutions concentrées (sau mures) ainsi que leur "consommation" dans lesdits évaporateursmélangeurs dans les meilleures conditions thermodynamiques dépe: dant des conditions de travail instantanées desdits évaporateur séparateurs et desdits évaporateurs-mélangeurs.