La présente invention concerne une feuille sensible diélectrique perfectionnée du type utilisé dans les appareils de radiographie électronique. Un tel appareil destiné à la formation d'images de rayons X est décrit dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique no 261 927 déposée le 12 jin 1972 par Muntz et coll., sous le titre "RADIOGRÂrHIC SYSTEMS WITH XEROGRAPHIC PRINTING". Dans un tel appareil, un gaz opaque aux rayons X et à pression élevée est placé entre des électrodes dans une chambre de formation d'image et forme un courant photoélectrique dans cette chambre, en fonction-des rayons X pénétrant dans celle-ci.Le courant parvient sur une fcuille réceptrice placée sur l'une des électrodes, et forme une image électrostatique latente sur la feuille. Cette image latente est alors rendue visible par développement et fixage, suivant les techniques xérographiques classiques. La feuille réceptrice d'un appareil de radiographie électronique doit posséder plusieurs caractéristiques. D'abord, la matière exposée à la charge de limage latente doit avoir une résistivité suffisante pour qu'elle conserve la charge sans diffusion le long de la surface réceptrice, car une telle diffusion crée du flou dans l'image. Ensuite, une face du récepteur doit être conductrice.Cette face conductrice permet le transfert de la charge de l'électrode à l'arrière du récepteur mais empêche le claquage électrique entre l'électrode et le récepteur lorsque celui-ci est retiré de la chambre de formation image. Ensuite, la surface du récepteur qui revoit la charge formant l'image doit permettre une liaison forte de 11 agent de virage appelé "toner" a' la surface..Finalement, le récepteur doit avoir une rigidité suffisante pour que la msni-- pulation par les radiologistes soit commode. et doit cependant eAtre transparente de manière que l'image formée puisse autre observée sur un écran lumineux d'une boite a l'miere. Jusqu'd présent, on a utilisé une feuille diélectrique en matière plastique pour la réalisation du récepteur, par exemple en polyester, tel que le "Mylar". C'jpcridant, cette matière n!a que la première et la dernière des caractéristiques indiquées. Des revetements doivent être appliqués sur de telles feuilles de matière plastique de manière quelles possèdent une surface conductrice et aient une surface permettant une adhérence importante du toner. On a suggéré l'utilisation comme récepteur d'une feuille polyester revêtue d'aluminium. Cependant, cette matière se raie aisément et ne s'allonge pas or cette caractéristique a son importance dans le cas de cham- bres sphériques de formation d'image. On a utilisé plusieurs agents antistatiques pour la formation du revêtement conducteur, mais ils sont collants et sensibles à l'humidité et nécessitent l'utilisation de feuilles protectrices entre les feuilles réceptrices. L'invention concerne une feuille réceptrice multicouche perfectionnée ayant toutes les caractéristiques indiquées et permettant le fixage optimal du toner par les deux procédés actuellement préférés, le fixage thermique et la stratifica- tion. La feuille réceptrice selon l'invention comprend une couche d'âme en matière plastique diélectrique transparente et relativement épaisse, placée entre une mince couche diélectrique de support d'image et une couche conductrice antistatique. Ainsi, l'invention concerne une telle feuille réceptrice destinée à réaliser des radiographies électroniques. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en référence au dessin annexé sur lequel la figure unique est une perspective d'une feuille réceptrice selon l'invention, lté- paisseur étant fortemen-t exagérée. Sur le dessin, la feuille réceptrice 10 comprend une couche 11 d'âme associée à une couche 12 destinée à porter l'image et une couche conductrice 13, entre celles-ci. La couche 11 est en matière plastique diélectrique transparente relativement épaisse, l'épaisseur étant avantageusement coiTprise entre 0,125 et 0,25 mm, et étant par exemple de l'ordre de 0,175 mm. La couche 12 destinée à porter l'image est formée de matière plastique diélectrique relativement iilince, ayant une épaisseur de l'ordre de 0,025 mm. La couche conductrice 13 est en matière antistatique.La couche 11 d'âme constitue le support du récepteur et a une certaine rigidité facilitant la ma- nipulation de l'image terminée et simultanément elle est très transparente de manière qu'elle permette l'observation, son épaisseur correspondant sensiblement à cinq à quinze fois celle de la couche de support d'image. La couche conductrice 13 peut être transparente et fixée à la couche 11 ou elle peut être opaque et séparable de la couche 11. Lorsqu'elle est fixée à ia couche 11, la couche conductrice 13 doit être relativement mince, et doit avoir par exemple une épaisseur de Tordre de 12 à 25 microns. Une couche conductrice séparable, opaque ou transparente, peut avoir une épaisseur plus importante, de l'ordre de 0,125 à 0,25 mm. La couche 11 d'âme peut être en polyester ou en polycarbonate, ces matières étant avantageuses étant donné leur transparence et leur rigidité relative. Le polyearbonate est plus transparent que les polyesters mais est plus souple, et le polyester est donc plus avantageux. Le "Mylar" et le "Lexan1, sont des exemples de polyester et de polycarbonate qui conviennent ; évidemment, d'autres polyesters et polycarbonates conviennent aussi. La couche 12 de formation d'image est choisie en fonction de ses excellentes propriétés diélectriques et de la bonne liaison au toner utilisé pour le développement de l'image électrostatique latente. Avant le fixage du toner, la couche de support d'image doit être ramollie, de manière que le toner puisse être enrobé ou chassé dans la couche au cours du fixage, sans étalement du toner. Au cours d'un exemple de fixage, le récepteur et le toner sont chauffés et comprimés, si bien que le toner est chassé dans la matière plastique ramollie. Lorsque la matière plastique se refroidit et durcit, le toner reste enrobé si bien que son adhérence est excellente. Dans un tel procédé, la couche 12 doit se ramollir à une température inférieure à la température de ramollissement du toner et à celle de la couche d'âme. Dans un autre procédé de fusion à la vapeur, un solvant ramollit la couche de.support d'image ayant compression destinée à chasser le toner dans Le support. Des hydrocarbures chlorés conviennent pour la fusion à la vapeur et la couche 12 doit être capable d'entre ramollie par la vapeur alors que l'âme doit rester insensible. Un polyéthylène, par exemple du type utilisé dans les feuilles réceptrices connues, est avantageux pour la formation de la couche 12 de support image Dans une variante, le polystyrène, les copolymères d'acétate et de chlorure de polyvinyle et une colle de polyester peuvent être utilisés. Lc polystyrène a des propriétés analogues à celles du polyéthylène nais est plus cassant. Les copolymères d'acétate et de ehlorure de polyvinyle et la colle de polyester ont des te:npér;Ltures de fusion inférieures à celles du polyester et du polycnrbona- te avantageusement utilisés pour la couche 11. Dans une variante du procédé de fixage, une autre couche de matière plastique est assoçiée par stratificatio à la feuille réceptrice portant le toner. Dans le cas d'un tel fixage, la qualité de la radiographie obtenue est fonction de la liaison entre la feuille supplémentaire de matière plastique et la feuille réceptrice, la feuille supplémentaire étant habituellement en polyéthylène. Lorsque la couche 12 est en polyéthylène, la liaison est excellente entre les deux feuilles de polyéthylène. La couche conductrice 13 comprend un agent antistati- que qui assure la conductivité le long de cette couche. De préférence, la résistivité de la couche 13 est de l'ordre de à 1O12 ohms par carré. Il existe divers agents antis+atiques disponibles, et un grand nombre d'entre eux est énuméré dans "Modern Plastics Encyclopedia 1972-1973" pages 445-449.La couche 13 peut être un revetement ou un film d'un agent antistatique formé sur la couche drme, ou peut être une feuille de matière plastique, par exemple de polyéthylène, dans laquelle l'agent antistatique est réparti de façon pratiquement uniforme, dans toute l épaisseur. Des feuilles de matière plastique antistatique sont disponibles auprès de divers fcufnisseurs, et une telle matière est le polyéthylène anti statique disponible auprès de Richmond Corp.Certains agents antistatiques deviennent collants dans des conditions particulières d'numidi- té et/ou de température, si bien que l'atmosphère doit être surveillée au cours du stockage et de ltutilisation de la feuille réceptrice ou des feuilles intermédiaires doivent être utilisées. Les feuilles de matière plastique ayant l'agent antistatique ne sont pas collantes et ne nécessitent pas des feuilles intermédiaires de protection, et elles sont pratiquement insensibles à l'humidité. La couche conductrice 13 peut être fixée en permanence sur la couche 11 ou peut être séparable de celle-ci, la séparation étant réalisée après formation de 1 t image ou après développement et fixage. Lorsque la couche conductrice est une partie permanente du récepteur, elle doit évidemment être transparente. Cependant, ces critères de transparence ne sont pas nécessaires lorsque la couche conductrice est séparée du reste du récepteur après formation d'image et avant observation. Les exemples particuliers de couches conductrices indiqués précédemment correspondent à une couche conductrice transparente. Un papier conducteur et une matière plastique imprégnée de carbone, par exemple du polyéthylène imprégné de car bone,conviennent pour la formation d'une couche conductrice opaque.Des papiers conducteurs sont disponibles auprès de Kimberly-Clark, et des matières plastiques imprégnées de carbone sont disponibles auprès de Custom Matcrial, Inc. La feuille réceptrice 10 comprenant les trois couches 11, 12 et 13 peut être préparée par stratification de trois couches individuelles associées par une colle transparente, par exemple une colle polyester. Dans une variante de procédé, les couches externes 12 et 13 peuvent être appliquées sous for me-de revêtement d'un liquide sur une feuille de 1 & la couche 11, suivant les procédés classiques de préparation de matière plastique. Une feuille conductrice séparable peut être associée par stratification à la couche d'âme, à l'aide d'un adhésif permettant la séparation et qui doit être appliqué sou--s forme d'uné couche uniforme.Il est avantageux que la colle .it une affinité plus grande pour la couche conductrice que pour la couche d'âme si bien que, après séparation, la colle reste sur la couche conductrice. Lors de l'utilisation. le récepteur 10 est placé dans la chambre dtimage et la couche 13 est disposée sur l'une des électrodes. Lors de l'exposition aux rayons X, une image formée de charges électrostatiques se fotiie à la surface de la couche 12. Le récepteur 10 est alors retiré de la chambre d'image et il est pret pour un développement et un fixage d'une image visible. Il est bien entehdu que l'invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel e-t qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1. Feuille récéptrice destinée 8 la formation d'une radiographie électronique, caractérisée en ce qu'elle comprend une couche d'âme en matière plastique diélectrique transparente relativement épaisse, placée entre une couche relativement mince de matière diélectrique de support d'image et une couche conductrice antistatique. 2. Feuille selon la revendication 1, caractérisée en ce que la couche d'âme est un film de polyester ou de polyear- bonate. 3. Couche selon la revendication 1, caractérisée en ce que la couche de support d'image est un film de polyéthylène, de polystyrène, de copolymère de chlorure et d'acétate de vinyle ou dtune colle pc yester. 4. Feuille selon la revendication 1, caractérisée en ce que la couche conductrice comprend un agent antistatique et a une résistivité de l'ordre de 709 à 7012 ohms par carré. 5. Feuille selon la revendication 1, caractérisée en ce que la couche conductrice est un film d'agent antistatique, un film de matière plastique dans lequel un agent antistatique est réparti de manière pratiquement uniforme, ou un film antistatique de polyéthylène. 6. Feuille selon la revendication 1, caractérisée en ce que la couche conductrice est relativement mince et la couche d'âme a une épaisseur de l'ordre de cinq a' quinze fois celle de la couche de support image et de la couche conductrice. 7. Feuilliselon la revendication 1, caractérisée en ce que la couche d'âme est un film polyester, la couche de support d'image est un film de polyéthylène et la couche conductrice est un film dlagent antistatique. 8. Feuille selon l'une des revendications 1 et 7, caractérisée en ce que la couche d'âme a une épaisseur de l'or- dre de 0,175 mm, et les couches de support d'image et conductrice ont une épaisseur de l'ordre de 0,025 mm. 9. Feuille selon la revendication 1, caractérisée en ce que la couche conductrice est transparente ou opaque. 10. Feuille selon la revendication 1 caractérisée en ce que la couche conductrice est fixée à la couche d'âme ou est séparable de celle-ci. 11. Feuille selon la revendication 1, caractérisée en ce que la couche conductrice est en matière plastique imprégnée de carbone, par exemple en polyéthylène il.régné de carbone, ou un papier conducteur. 12. Feuille selon la revendication 1, caractérisée en ce que la couche conductrice est séparable dc la couche d'ame, les épaisseurs des couches d'âme et conductrice étant du meme ordre de grandeur.