La présente invention se rapporte à une charnière pouvant vivoter de 2700, en particulier pour petits mobiliers, par exemple pour portes d'armoires pour appareils radio et de télévision ou de dessertes roulantes. Aussi bien du point de vue esthétique que du point de vue pratique, il est souhaitable que les portes des mobiliers qui doivent rester ouvertes assez longtemps pendant qu'on les utilise, par exempte les portes d'armoires pour appareils radio et de télévision, de bars roulants ou non, puissent s'ouvrir assez largement pour venir s'appliquer sur la paroi latérale de l'armoire, c'est-àdire puissent pivoter de 2700, étant donné que les portes restant ouvertes latéralement de part et d'autre du meuble non seulementme sont pas jolies à l'oeil mais aussi, et ce qui est plus important encore, sont très encombrantes et gênent le passage. Les portes pouvant pivoter de 2700 doivent autre fixées aux armoires au moyen de charnières spéciales. I1 n'est égale- ment pas rare de tourner la difficulté en remplaçant ces portes par des jalousies. La jalousie déjà plus chère en soi que la porte classique et comportant en outre des accessoires (glis- sières, boîtiers) qui augmentent encore son prix, n'est toutefois guère plus jolie à l'oeil et n'a pas une durée de vie très longue.C'est pourquoi les utilisatejt-- pour les portes devant pivoter de 2700, sont pas d'autre solution que d'opter pour une charnière simple, mais inesthétique, ou pour une charnière invisible, mais de structure compliquée, selon les considérations qui les animent. Les charnières pouvant pivoter de 270' les plus simples que l'on utilise actuellement font saillie en dehors du plan de la surface de l'armoire, souvent meme de façon assez prononcée ou doivent autre fixées sur les surfaces externes des bords, comme par exemple les charnières dites à piano. La structure des charnières invisibles de l'extérieur de l'armoire est relativement compliquée et, par conséquent, onéreuse. Le brevet allemand nO 1 168 795 décrit une charnière de ce type comprenant trois parties dont deux constituent des enveloppes cylindriques à noyer et à fixer dans le cadre de l'armoire ou dans la porte et dont la troisième, c'està-dire la partie centrale, constitue une articulation extreme- ment compliquée et complexe dont les extrémités sont montées dans les deux enveloppes tandis que la partie médiane est fonnée par des groupes qui, constitués par des plaquettes en forme de V se.croisant mutuellement, son reliés les uns aux autres au moyen de broches.Ce mode de réalisation' est , non seulement extrêmement compliqué, mais représente également.un- travail mécantique de haute précision qui ne saurait convenir pour une production en masse. L'objet de l'invèntion est par conséquent une charnière pouvant pivoter de 2700 qui soit suffisamment so- lide, simple et facile à réaliser et à incorporer, qui demeure invisible lorsque la porte est ouverte et qui par surcroSt satisfasse à tous égards aux conditions esthétiques imposées. Ce résultat est atteint selon l'invention avec une charnière pouvant pivoter de 2700, en particulier pour portes de petits mobiliers, constituée par deux lames réunies par une articulation et réalisée de façon quelles extrémités de ces lames ainsi insérées dans l'articulation qui les maintient sont placées l'une à c8té de l'autre, de préférence dans un même plan, entre deux plaquettes de raccordement qui sont rattachées aux extrémités des lames indépendamment l'une de l'autre et séparément au moyen de broches formant pivots, l'angle de pivotement relatif des plaquettes de raccordement entre la position extrême ouverte et fermée de la charnière étant d'environ 900 par rapport à une lame et d'environ 180 par -rapport à l'autre lame. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description d'un mode de réalisation pris comme exemple, mais non limitatif, et illustré par le dessin annexé, sur le- quel la figure -l est une vue en plan de la charnière tournée de 1800 la figure 2 est une vue de face de la charnière selon la figure 1 la figure 3 est une vue en plan de la charnière à la position fermée. Comme on peut le voir sur le dessin, la charnière selon l'invention constituée par deux lames réunies par une articulation centrale est réalisée de la fagon suivante -: la plaquette de raccordement supérieure 3 est rattachée à l'extrémité 10 de la lame supériéure 1 au moyen de la broche superieure 5 sur laquelle elle est montée mobile en rotation. Cette plaquette de raccordement 3.qui est oblongue comporte, à une extrémité , un trou traversé par la broche 5, de préférence en forme de rivet, dont le bout de la tige est emmanché à force dans l'alésage pratiqué à l'extrémité 10 de la lame supérieure, ce bout étant éventuellement écrasé au moyen d'un pointeau en vue de renforcer sa fixation.Le bout de cette broche supérieure 5 traversant la lame supérieure 1 ne doit pas faire saillie en dehors du plan de la face inférieure de l'extrémité 10 de la lame supérieure. De la même manière, l'autre extrémité de la plaquette de raccordement supérieure 3 est rattachée à l'extrémité 11 de l'autre lame inférieure 2 au moyen de la broche supérieure 6. Etant donné qu'à la position rmZ la lame supérieure 1 doit se trouver au-dessus de la lame inférieure 2, comme on peut le voir sur la figure 3, liex- trémité 11 de la lame inférieure 2 est coudée le long du bord de pliage 12 de façon à sortir du plan du dessin.Du fait de ce coude, l'extrémité 10 de la lame supérieure 1 se situera dans le même plan que l'extrémité 11 de la lame inférieure 2 lorsque les deux lames se recouvrent à la positon fermée de la charnières De même que cette plaquette de raccordement supérieure 3 est rattachée par les broches supérieures 5 et 6 au extrémités respectives 10 et 11 des deux lames, une autre plaquette de raccordement inférieure 4 est, du c8té opposé, c'est- à-dire en dessous sur la figure 2, rattachée au moyen d'une broche inférieure 7 à la face inférieure de l'extrémité 10 de la lame supérieure 1. Cette autre plaquette est pareillement rattachée à l'extrémité 11 de la lame inférieure 2 au moyen d'une broche inférieure 8.Cela revient à dire que la plaquette supérieure 3 et la plaquette inférieure 4 qui lui est paral rible entourent les extrémités respectives 10 et 11 des deux lames. Ce qui importe ans cet agencement, c'est la positon super eures relative des broches/5 et 6 et des broches inférieures 7 et 8 agissant respectivement par paire. L'angle de pivotement maximum de 2700 de la charnière est en effet déterminé par la rotation séparées mais non indépendante l'une de l'autre, de deux paires d'éléments, d'une part à savoir par une rotation de 900 effectuée à des vitesses angulaires différentes par la plaquette de raccordement supérieure 3 et--par la plaquette de raccordement inférieure 4 autour respectivement de la broche supérieure 6 et de'la brocheinférieure8., engagées dans l'extrémité ll de la lame--inférieure 2 considérée comme fixez et d'autre part, par une rotation de 1800 effectuée par la. lame supérieure 1 autour de la broche supérieure 5 de la plaquette de raccordement supérieure 3.Dans l'agencement selon la figure 3 (ou la figure 1) les rotations lors de l'ouverture s'effectuent dans le sens des aiguilles d'une montre si l'onconsidère la lame inférieure 2 comme étant fixe. Comme les pivots (broches supérieures 5 et6) de la plaquette de raccordement supérieure. 3 ne coYncident pas avec ceux de la plaquette de raccordement inférieure 4 (donc avec le-s broches inférieures 7 et 8) les rotations des deux plaquettes de raccordement-se trouvent déphasées.I1 ne peut pas y avoir de rotation synchrone attendu que la broche inférieure 7 décrit effectivement un arc de cercle autour de la broche supérieure 5 servant de centre, tandis que la positionrelative de la broche supérieure 6 et de la broche inférieure 8 reste inchangée pendant tout le temps de la rotation étant donné qu' elles sont toutes deux emmanchées à force dans l'extrémité 11 de la lame 2. Par ailleurs, les distances entre les broches supérieures 5 et 6 et entre les broc-hes'inférieures 7 et 8 demeurent constantes vu qu'elles sont déterminées par les intervalles constants séparant -les alé-sages de la plaquette de raccordement supérieure 3 et ceux de la plaquette de raccord,ement inférieure 4.Ces deux distances constantes jointes au fait que la broche supérieure 6 et la-broche inférieure 8 agissent en tant qu'axes de rotation fixes (pivots) font que la broche supérieure 5, en partant de la position fermée de la charnière, décrit un arc de cercle de 90O au cours d'une rotation complète de la charnière, tandis que la broche inférieure 7 décrit un arc de cercle de 180 autour de la broche supérieure 5 servant d'axe de rotation.Ces deux déplacements circulaires dótermi- nent la rotation de la lame-supérieure 1 de 270 & rapportée à la lame 2 considérée comme fixe. Ce déplacement nettement défini a une caractéristique statique bien déterminée, c'est-à-dire que le plan qui traverse les axes des broches supérieures 5 et 6 coupe le plan formé par les axes des broches inférieures 7 et 8 à la position fermée de la charnière et dans à peu près 80 -% de la zone de rotation quelle que soit la position occupée par la charnière. I1 s'ensuit que la charnière n'a pratiquement aucun jeu et ne "plie" pas et que la porte se ferme toujours très exactement conformément au montage. Lors de son utilisation,la charnière doit titre incorporée dans les angles supérieur et inférieur du cadre de l'armoire . I1 est avantageux de pratiquer dans les lames 1 et 2 des alésages avec fraisure et de fixer la cornière sur la porte et l'armoire au moyen de vis à tette noyée. Il est préférable de fixer la lame supérieure 1 de la cornière selon les figures 1 et 3 sur le bord de la porte. Lé mode de réalisation selon la figure 3, si l'on regarde l'armoire en face,. doit donc outre appliqué sur le coin inférieur gauche et i.on le retourne sur le coin supérieur droit. Pour les deux autres coins, il conviendra d'utiliser une charnière énantiomorphe par rapport à la première selon la-figure 3.. REVENDICÂTIONS 1. Charnière- constituée par deux lames réunies par une articulation et pouvant pivoter de 2700 , en particulier pour les portes de petits mobiliers caractérisée par le fait que les extrémités des lames engagées dans l'articulation-qui les maintient sont placées l'une à côté de l'autre, de préférence dans un meme plan -entre deux plaquettes de raccordement qui sont rattachées, indépendamment l'une de l'autre et séparément au moyen de broches formant pivots, aux extrémités des lames insérées dans l'articulation. 2 Charnière selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le plan des axes des broches qui constituent les pivots d'une plaquette de raccordement coupe, à la position fermée de la charnière ainsi que dans les positions intermédiaires au moins jusqu'à un angle de rotation de 2100, le plan des axes des broches qui constituent les pivots de l'autre plaquette de raccordement. 3. Charnière selon les revendications 1 et 2 caractérisée par le fait que l'angle de rotation relatif des plaquettes de raccordement entre la position fermée et la position ouverte de la charnière est d'environ 90 par rapport à une lame et d'environ 180 par rapport l'autre lame.