La présente invention due aux travaux de Messieurs BONNEFOY-CLAUDET, MOUTET et TOIJRNIER du CQMMISSARIAT A L'ANERGIE ATOMIQUE concerne un procédé et un dispositif de mesures successives de charges anmagasinées dans une pluralité de cellules de inémorisation. Elle s'applique a la radiologie et notamment à l'obtention des images ou coupes d'organes, par tomographie transverse à rayons X dans laquelle les rayons sont parallèles au plan de l'image et traversent ce plan dans de très nombreuses directions ; elle s'applique aussi a la radiologie par rayons y. f On sait qu'il existe dans le commerce, un certain nombre d'appareils utilisés pour mesurer la densité du tissu d'un organe dans un certain plan de coupe. Le principe de ces appareils est fondé sur la mesure de l'absorption d'un faisceau de rayons X ; cette absorption est fonction de la densité des tissus examinés. I1 est connu, pour établir la carte de densité d'un organe, d'envoyer un faisceau de rayons X très étroit dans un plan de ce tissu et d'observer, pour chaque position du faisceau, l'absorption correspondante. Une multiplicité de balayages dans des directions croisées, permet d'obtenir, après un traitement rnmérique approprie, des séries de mesures d'absorption et ainsi de déterminer point par point la densité des tissus. Certains appareils connus pour tomographie a rayons X, par exemple, comprennent une source de rayons X envoyant un faisceau de rayons X de large ouverture angulaire mais de faible épaisseur, sur un organe a étudier, et une chambre d'ionisation multicellulaire composée d'une pluralité de cellules de détection. Des moyens permettent de faire tourner simultanement autour d'un m & e point, situé sensiblement au centre dé l'organe a analyser, l'ensemsble constitué par la source de rayons X et la chambre d'ionisation multicellulaire, afin d'effectuer une pluralité de balayages croisés, permettant de connaitre l'absoCption en chaque point du plan de coupe, de l'organe a étudier.D'autres dispositifs superposent a ce mouvement de rotation un mouvement de translation. Un autre dispositif connu consiste en un multidétec- teur fixe, en forme d'anneau, constitué d'une pluralité de cellules de détection Ce nultidétecteur est associé à un tube émetteur de rayons X qui, seul, est animé d'un mouvement de rotation autour de la face interne du multidetecteur en anneaux. D'une manière générale, les appareils d'analyse pour tomographie à rayons X comprennent donc une source émettant des faisceaux de rayons X et des cellules de détection de ces rayons, après absorption par-l'organe à étudier. Ces cellules sont associées à des moyens permettant de mesurer la charge recueillie pendant un temps déterminé, SOgS l'influence du rayonnement, après traversée de l'organe par ce rayonnement. Ces appareils sont souvent de type multicellulaire et à balayage, afin que le temps d'examen ou temps de coupe, ne dépasse pas quelques secondes ou quelques dizaines de secondes. Une rnage,ou ooupe,est généralement caractérisée en fonction de deux paramètres : la résolution spatiale et la résolution en densité. La résolution spatiale résulte du nombre de mesures indépendantes qui peuvent etre faites sur une image. La résolution en densité résulte de la précision avec laquelle peuvent être réalisées les différentes mesures.Les multidétecteurs qui sont actuellement les mieux adaptés, sont constitués par des chambres à gaz et notamment des chambres contenant du xénon. Ces chambres, par des cloisonnements internes, permettent de réaliser un grand nombre de cellules élémentaires pouvant atteindre le millier, Ces multidétecteurs se comportent comme des générateurs de courant dans lesquels le courant issu de chaque chambre est proportionnel au flux des rayons X qui sont entrés dans la chambre, de sorte qu'il est possible d'écrire que le courant I = K x QI x Dans cette relation K est une constante de pro- portionnalité et # représente le flux de rayons X. Ce flux est très variable selon la taille de l'organe traversé et sa mesure doit etre très précise afin d'obtenir une image de bonne qualité.Les meilleurs dispositifs connus permettant actuellement de mesurer les courants issus des cellules d'appareils pour tomographie à rayons X comprennent généralement une voie de mesure associée à chaque cellule du multi détecteur. La qualité de la mesure exigée sur chaque voie rend la réalisation de tels dispositifs délicate et très coûteuse.Eh effet, la qualité des mesures t effectuer exige que le bruit d1une voie de mesure soit très faible (inférieu- re à 30 volts efficaces}, que la tension de décalage soit très basse (inférieure S 3Qp volts ; il faut egalement que les drives relatives entre les différentes voies soient extrémement faibles afin de permettre une bonne égalisation des caractéristiques de différentes voies. Ces dispositifs de mesure qui consistent à associer une voie de mesure à une cellule du multidétecteur posent donc des problèmes très difficiles à résoudre, et sont donc très goûteux. Ccmme mentionné plus haut, les dispositifs connus de tomographie à rayons X utilisent généralement une voie de mesure par cellule élémentaire de détection. Dans la demande de brevet français 2 314 699 du 19 juin 1975 a été propose un multiplexage des signaux issus des cellules de détection. Mais, ce multiplexage pose des problèmes délicats à résoudre car le multiplexeur est constitué d'interrupteurs dont une borne est reliée aux cellules de détection et dont l'autre borne est reliée à une voie unique de mesure. Il est souhaitable d'utiliser à cette fin des interrupteurs commandables électriquement qui sont fermes; puis ouverts, successivement par des signaux de balayage, pour mesurer la charge de chaque cellule t pour accroître la vitesse de fonctionnement du dispositif, il est nécessaire de réduire au maximum le temps de balayage. Généralement, ces interrupteurs sont constitués car des transistors à effet de champ commandés par des impulsions électriques qui créent des signaux parasites dont l'amplitude est incompatible avec la précision nécessaire à l'exploitation des signaux recueillis notamment en tomographie. Un-autre dispositif connu de mesure par multiplexage de charges emmagasinées dans des cellules à mémorisation s'applique au cas oh les cellules sont constituées par des photodiodes assemblées en barrettes ; dans ce cas, la lumière crée des charges qui font décroître, de façon négligeable, la tension aux bornes de la capacité constituée par chaque diode. La mise en oeuvre de l'interrupteur de multiplexage provoque un écoulement des charges vers un amplificateur intégrateur. Dans ce type de dispositif de mesures, on fait appel à des transistors MOS (ttétal-oxyde-emiconducteur > gui ne peuvent être utilisés en tomographie car ils présentent des courants de fuite entre drain et source entre drain et substrat et entre source et substrat, trop importants ; par ailleurs, les signaux parasites produits par les impulsions de commande de multiplexage y sont annulés par un circuit auxiliaire ne véhiculant pas le signal utile, et par un amplificateur dif férentiel Des problèmes analogues se posent quand il s'agit de visualiser des organes ou des parties d'organes uresentant une absorption sélective de produits émetteurs de rayonnements y, utilisés comme traceurs Ces produits sont absorbés par le patient, cn mesure ensuite la densité d'absorption du traceur en admettant que l'atténuation des rayonnements, due aux corps environnants, est homogène. L'organe est généralement observé suivant plusieurs directions croisées et la position de chaque émetteur y est reconstituée par traitement des signaux relatifs à chacun des parcours défini par le canal d'un collimateur.La position de l'émetteur y est alors repérée par l'intersection de deux parcours. Si l'on désire utiliser des multidétecteurs de rayonnement à chambre d'ionisation, il est nécessaire de tenir compte du fait que les courants à mesurer sont de 100 à 1000 fois plus faibles qu'en tomographie a rayons X. La sensi bilité des moyens de mesure ainsi que leur précision doit Entre très grande et les parasites de commutation doivent Entre très réduits. Aucun des procédés et dispositifs de mesure connus ne présentent ces caractéristiques. La présente invention a pour buts de remédier à ces inconvénients et notamment de fournir un procédé et de réaliser un di sposi tif permettant des mesures de charges emmagasi- nées dans un grand nombre de cellules, grâce à des séquences de commande appropriées des divers éléments du dispositif. Ces buts sont atteints grâce à l'utilisation d'un multiplexeur constitué d'interrupteurs présentant un courant de fuite très faible, de manière à ne pas introduire d'erreurs sur les informations à traiter. L'invention concerne un procédé de mesure successive de charges emmagasinées dans une pluralité de cellules de mémo risation, caractérisé en ce qu'il consiste - à réunir successivement les cellules de mémorisation à un circuit unique d' intégration avec condensateur d'intégration, par l'intermediaire d'une pluralité a interrupteurs respec tivement reliés & chaque cellule de mémorisation, la commande de ces interrupteurs étant réalisée par des impulsions élec triques successives susceptibles de produire des signaux électriques parasites - à décharger le condensateur d1 intégration, avant de réunir une cellule de mémorisation au circuit d'intégration ;; - à connecter le circuit d' intégration avec chaque cellule dont la charge est à mesurer, par fermeture de l'interrupteur correspondant à cette cellule, pendant un temps suffisant pour assurer le transfert des charges emmagasinees dans la dite cellule ; - à déconnecter le circuit d'intégration d'avec ladite cellule, par ouverture de l'interrupteur correspondant - à mesurer l'amplitude du signal de sortie du circuit d' inté- gration, puis à recommencer les memes opérations avec les autres cellules successivement sélectionnées. Selon une caractéristique particulière du~ procédé, les charges sont emmagasinées dans chaque cellule, à partir d'une source extérieure, pendant l'intervalle de temps qui sépare deux impulsions de commande successives de l'interrupteur associé à chaque cellule. L'invention a aussi pour objet un dispositif de mesure successive des charges emmagasinées dans une pluralité de cellules de mémorisation, caractérisé en ce qu'il comprend - un multiplexeur dont les entrées sont respectivement reliées aux cellules, de manière à sélectionner successivement les cellules et à délivrer successivement sur une sortie, des signaux représentatif s des charges contenues dans les cel lules sélectionnées ;; - un circuit intégrateur incluant un condensateur d1 intégration, l'entrée de oe circuit intégrateur étant reliée à la sortie du multiplexeur , le circuit multiplexeur comprenant des interrupteurs commandables, connectés respectiremnt entre les cellules et l'entrez du circuit 'intégrateur, un interrupteur commandable étant connecte aux bornes du condensateur d1 intégration, ces interrup- teurs étant actionnés par des moyens de commande de mesure, constitués de manière à commander pour chaque cellule sélectionnee la fermeture de l'interrupteur connecté aux bornes du condensateur d'intégration puis l'ouverture de cet interrupteur après le temps nécessaire à la décharge de ce condensateur, la fermeture de l'interrupteur reliant le circuit intégrateur la cellule sélectionnée, puis l'ouverture de cet interrupteur après le temps nécessaire au transfert des charges contenues dans le condensateur de mémorisation.Le dispositif comprend en outre des moyens pour mesurer la tension de sortie du circuit intégrateur et des moyens aptes à oommander cette mesure après ouverture de l'interrupteur connecté entre la cellule à mesurer et le circuit intégrateur et avant fermeture de l'interrupteur connecté aux bornes du circuit intégrateur. Selon une caractéristique particulière du dispositif conforme à l'invention, les moyens de commande de mesure comprennent un générateur d'impulsions de commande de l'interrupteur connecté aux bornes du condensateur d'intégration, et d'impulsions de commande des interrupteurs du multiplexeur, les durées respectives de ces impulsions étant constantes et suf fisantes pour permettre une décharge partielle jugée suffisante du condensateur d'intégration et pour permettre une décharge partielle jugée suffisante des cellules de mémorisation successivement sélectionnées, les impulsions de commande de l'interrupteur qui est connecté aux bornes du condensateur d'intégration survenant avant les impulsions correspondantes de commande des interrupteurs du multiplexeur. Selon une autre caractéristique, les impulsions de commande de l'interrupteur connecté aux bornes du condensateur d'intégration et les impulsions de commande des interrupteurs du multiplexeur sont séparées par un intervalle de temps inférieur aux durées respectives de ces impulsions, Selon une caractéristique avantageuse, des condensateurs additionnels sont respectivement connectés en parallèle sur les cellules de mémorisation. selon une autre caractéristique de l'invention, les interrupteurs commandables sont chacun constitués, soit par un transistor à effet de champ dont la grille revoit les Sm- pulsions de commande3 soit par des relais électromagnétiques. Enfin, le dispositif de l'invention s'applique à la mesure des larges issues des cellules d'un appareil pour tomographie à rayons X ou d'un appareil de visualisation par rayonnements y. D'autres caractéristiques et avantages de l'inven- tion ressortiront encore de la description qui va suivre, donnée à titre purement indicatif, en référence aux dessins annexés, dans lesquels - la figure I représente un mode de réalisation d'un dispositif de mesure conforme à l'invention et fonctionnant selon un mode de scrutation séquentielle des charges emmaga sinées dans des cellules d'un appareil pour tomographie à rayons X, par exemple ; - la figure 2 représente schématiquement un appareil permettant une visualisation d'organes présentant une absorp tion sélective de rayons yE le dispositif de mesure de la figure 1 pouvant entre appliqué à cet appareil ;; - la figure 3 est un diagramme des impulsions de commande de mesure intelvenant dans le dispositif de mesure, pour l'une des cellules de mémorisation de l'appareil de tomographie à rayonx = de la figure 1 ou de l'appareil de visuali sation par rayonnements y axe la figure 2 ; - la figure 4 représente les diagrammes des impul sions de commande de mesure, pour l'ensemble des cellules de mémorisation ainsi qu'un diagramme des signaux obtenus en sortie du circuit intégrateur dans le dispositif de l'invention du dispositif ;; - la figure 5 est un schéma électrique équivalent, représentant les courants et capacités parasites tntervenant dans le dispositif de l'invention ; - la figure 6 est un diagramme des signaux résultant des courants et capacités parasites. En référence à la figure 1, on a représenté un mode de réalisation d'un dispositif I de mesure, conforme à 1' in- vention et fonctionnant selon un mode de scrutation séquentiel le des charges emmagasinées dans les cellules 2, d'un appareil 3 pour tomographie à rayons X, a balayage par exemple. Cet appareil de tomographie comprend une QU plusieurs chambres d'ionisation formées d'une pluralité de cellules telles que 2. La source de rayons X a été représentée en 4 ; cette source tourne autour d'un axe situé approximativement au centre de l'organe 5, dont on veut visualiser une coupe 6. Les sayons X issus de la source 4 sont plus cru moins absorbés par l'organe 6 et balayent les différentes cellules 2 par votation de la source 4 autour de' l'organe 6 Ces cellules emmagasinent des charges électriques provenant de l'ionisation du gaz et délivrent sur leur sortie 72 des courants proportionnels aux flux de rayons X qu'elles ont reçu après une certaine absorption de Ces rayons par l'organe 6 La fréquence de balayage de ces différentes cellules est bien entendu en relation avec la ro tation de la source 4 autour de l'organe 6 0 On a représenté treks schématiquement sur la figure une sortie 8 de l'appareil de tomographie, qui fournit a un calculateur 9 des signaux représentatifs de la rotation de la source 4. Ce calculateur permet en particulier de calculer la fréquence de balayage des différentes cellules de l'appareil de tomographie 3. le dispositif de mesure 1 comprend des condensateurs additionnels 10, connectés respectivement sur les sorties 7 de l'appareil de tomographie 3.Ces condensateurs pennettent de mémoriser toutes les charges issues de chaque cellule 2, au cours du balaage, sans perturber par surtension le fonctionnement de l'interrup- teur 14 e lorsque là capacité propre de la cellule 2 est suffisante, ces condensateurs 10 sont inutiles Le dispositif comprend aussi un multiplexeur 11, dont les entrées 12, sont reliées aux cellules de mémorisation de charges de l'appareil de tomographie; des condensateurs additionnels 10 étant connettes en parallèle sur ces cellules Ce multiplexeur permet de sélectionner successivement les différentes cellules de l'api pareil, de manière a délivrer successivement, sur une sortie 13, , les charges électriques mémorisées dans les cellules. Le multiplexeur 11 est constitué d'interrupteurs 14, commandables électriquement. La sortie 13 du multiplexeur est reliée a une entrée 15 d'un circuit intégrateur 16, incluant un condensateur a' intégration 17, associé par exemple à un amplificateur operationnel 18 Le condensateur a' intégration 17 est connecté en parallèle avec un interrupteur 19, commandable électriquement. Les interrupteurs 14 et l'interrupteur 19 sont actionnés par des moyens de commande de mesure 20 ; ces moyens de commande de mesure sont constitués de manière a commander, pour chaque cellule sélectionnée : - la fermeture de 11 interrupteur 19 reliant les bornes du condensateur d'intégration 17 ; - l'ouverture de cet interrupteur après le temps nécessaire à la décharge de oh condensateur d'intégration ; - la fermeture de ltinterrupteur 14, par exemple qui relie le circuit intégrateur 16 à la chambre at ionisation reliée au condensateur additionnel 10 ;; - l'ouverture de l'interrupteur 14 après le temps nécessaire au -transfert des charges mémorisées dans la cellule corres- pondante. Les moyens de commande de mesure 20 sont constitués par un générateur d'impulsions de commande de l'interrupteur 19, connecté aux bornes du condensateur d1 intégration 17 et d'impulsions de commande des interrupteurs tels que 14, du multiplexeur 11. Ce générateur d'impulsions peut par exemple, comprendre une horloge 21 délivrant des impulsions dont la fréquence est synchronisée sur la fréquence de balaya qe des cellules 2, de l'appareil de tomographie, grâce au calculateur 9. Cette horloge 21 actionne des circuits logiques et des compteurs, agencés de manière connue et représentés schématiquement en 22, de manière à commander l'ouverture ou la fermeture des différents interrupteurs 14 et 19, comme indiqué plus haut. Les différents interrupteurs utilisés dans le dispositif sont des interrupteurs à commande électrique et peuvent etre constittiés chacun, dans le cas d'un appareil de tomographie à rayons X, par un transistor à effet de champ, dont la grille reçoit les impulsions de commande. A chaque transfert des charges vers le circuit d'intégration 16, une tension de sortie Vs apparaît en sortie de l'amplificateur opérationnel 18. Cette tension de sortie est proportionnelle aux charges issues de la cellule a' ionisation dont les charges ont été transférées vers le circuit intégrateur. Cette tension de sortie est échantillonnée par un organe d'échantillonnage 23, commandé par le calculateur 9, de manière à fournir l'un des signaux permettant, après application d'un algorithme dé- caleur, de visualiser sur l'écran d'un système de visualisation 24, l'image de la coupe 6 de l'organe 5, avec des points plus ou moins contrastés selon la densité de 1' organe 5 dans le plan de coupe 6. La fréquence des impulsions de commande des ìnter- rupteurs 14 est sous-multiple de la fréquence de commande de l'interrupteur 19.Les durées respectives de ces impulsions sont constantes et suffisantes pour permettre la décharge du condensateur d'intégration et pour permettre la décharge des cellules d'ionisation. En référence à la figure 2, on a représenté schémati- quement un appareil 30 permettant la visualisation d'un organe 5 présentant une absorption sélective de produits émetteurs de rayons y, souvent qualifiés de "traceurs". Le produit choisi est absorbé par le patient et la densité d'absorption du traceur est ensuite mesurée. L'organe est observé selon plusieurs directions croisées, grâce à une pluralité de collimateurs 31 débouchant sur des multidétecteurs de rayonnement 32. Chacun de ces multidétecteurs est constitué par une pluralité de cellules de détection aptes à mémoriser les charges électriques créées par les rayonnements y.Dans l'appareil décrit, le nombre de directions croisées est égal à trois et la position de chaque émetteur y est reconstituée par le traitement des signaux relatifs à chacun des parcours de fini par le canal d'un collimateur et qui sont disponibles sur les sorties telles que 7, 8... La position de chaque émetteur y est repérée par l'intersection de deux parcours. Cet appareil 30 peut être con nette au dispositif de mesure représenté sur la figure 1, à la place de l'appareil de tomographie 3.Cependant, le courant à mesurer représentant les charges mémorisées dans les cellules de détection est de 100 à 1000 fois plus faible que dans la tomographie par rayons X ; les interrupteurs 14 qui, dans le cas de la tomographie à rayons X étaient des transistors à effet de champ, sont remplacés par des relais électromagnétiques dont les courants de fuite ont une valeur voisine de 10 14Ampères cette valeur est de 100 à 1000 fois plus faible que celle des cou rants de fuite des transistors a effet de champ utilisés en tomographie à rayons: X. fl en résulte que les erreurs de mesure sont très réduites. L'intérrupteur -19 qui, dans le cas de la tomographie à rayons X était un transistor à effet de champ, peut ici titre indifféremment un transistor à effet de champ à très faible courant de fuite ou un relais électromagnétique. L'utilisation de relais électromagnétique est rendue possible dans cette variante de réalisation du dispositif selon l'invention, car le rythme de scrutation des cellules d'ionisation est de 100 a 1000 fois plus lent qu'en tomographie par rayons X. Comme dans le cas de la tomographie a rayons X, des signaux parasites induits s'ajoutent aux signaux issus des cellules.Ces signaux parasites produits lors de la fermeture et de l'ouverture des interrupteurs 14 sont de sens opposés et ont des amplitudes très voisines Comme on le verra plus loin en détail, le dispsitif de l'invention vermet d effectuer des mesures sans que celles-ci soient perturbées par ces signaux parasites. En référence à la figure 3, on a représenté un diagramme des différents signaux intervenant dans le dispositif de mesure 1, n ne considérant, pour simplifier qu'une seule des cellules de l'appareil de tomographie 3 de la figure 1 ou de appareil 30 ae la figure 2 En a), on a représenté les impulsions de commande de l'interrupteur 14 par exemple, intervenant à chaque fois qu'une mesure doit être effectuée sur la cellule correspondant au condensateur additionnel 10 On a représente en b) les impulsions de commande de l'interrupteur 19 connecté aux bornes du condensateur d'intégration 17, de manière que chaque fermeture de l'interrupteur 19 provoque la décharge du condensateur 17 On a représenté en c) la tension aux bornes du cDnden- sateur 17. Enfin, on a représenté en d) les différents instants intervenant dans la commande des interrupteurs 14 et 19. L'instant T0 correspond à l'ouverture de l'interrupteur 14. A partir de cet instant, les charges sont emmagasinées dans la cellule correspondant à cet interrupteur, jusqu'à 1' ins- tant t3 correspondant à la fermeture de cet interrupteur 14. Si C désigne la capacité du condensateur 10 et de la cellule correspondante; il est possible d'écrire que la différence Dans cette relation, VCt représente la tension aux 3 bornes du condensateur 10 à l'instant t3 et VcT représente 0 cette tension à l'instant T0, tandis que q(t) représente la charge instantanée de la cellule Entre les instants t1 et t2, la tension aux bornes du condensateur d'intégration 17 est annulée par la fermeture de 13 interrupteur 19 sous la commande de l'impulsion lil re- présentée sur le diagramme b).Entre ces instants il et t2, la cellule continue à se charger Entre les instants t2 et t3 , les interrupteurs 14 et 19 sont ouverts et la a tension de sortie Vs de l'amplificateur 18 est nulle , la la cellule et le condensateur additionnel continuent à se charger. A l'instant t3D l'interrupteur 14 est fermé grâce à l'impulsion de de comman- de 12 représentée sur le diagramme a).La cellule et le condensateur 10 sont alors reliés à l'entrée 15 de l'amplifica- teur 18, , du circuit intégrateur 16 D le condensateur se dé- charge rapidement et les charges emmagasinées sur les plaques collectrices de la cellule sont recueillies par le condensateur d'interrupteur 17, puisque l'interrupteur 19 est ouvert. A 1' instant T0 + Tu l'interrupteur 14 est ouvert et la cellule est alors déconnectée d'avec le circuit intégrateur. Cette cellule peut alors de nouveau emmagasiner les charges issues de la cellule qui lui correspond. La tension de sortie Vs de l'amplificateur 18 est alors telle que représentée sur la diagramme c) et a pour valeur Dans cette relation, Ce représente la capacité du condensateur d'intégration 17. En référence a la figure 4, on a représenté les impulsions de commande de mesure pour l'ensemble des cellu les de l'appareil de tomographie à rayons X au de visualisation par rayonnements &gamma;, ainsi qu'un diagramme des signaux obtenus en sortie du circuit intégrateur 16. Le diagramme a) est une échelle des différents instants intervenant dans la commande du dispositif, dans lequel il est supposé qu'il y a N cellules d'ionisation. Le diagramme b) représente les impulsions de commande de l'interrupteur 19, connecté aux bornes du condensateur d'intégration 17. Les diagrammes c), d), e) et f) représentent respectivement les impulsions de commande de l'interrupteur 14 et des autres interrupteurs commandés successivement dans le multiplexeur 11. Il est bien évident que la fréquence des impulsions de commande de l'interrupteur 19 est M fois plus élevée que la fréquence de commande de chacun des interrupteurs 14 pris isolément. On a représenté en g) le diagramme de la tension de sortie Vs, au cours d'un balayage complet des r4 cellules de l'appareil. C'est ce signal de sortie Vs qui est échan tillonné par l'organe d'échantillonnage 23, puis traité par le calculateur 9, de maniere à donner sur l'écran du système de visualisation 24 l'image de la coupe 6 de l'organe 5. Ces diagrammes nous montrent qu'un circuit d'intégration est commun à un grand nombre de cellules d'ionisation.Ils montrent que le temps maximal disponible pour la mesure des charges issues d'une cellule est égal à En référence à la figure 5, on a représenté un schéma électrique équivalent du circuit intêgrateur 16 de la figure 1, dans lequel interviennent des capacités et courants parasites, liés à l'utilisation de transistors à effet de champ comme interrupteurs électroniques 14, 19 commandables. Ces capacités et courants parasites sont représentés sur la figure en Ig1, Ig2, Ig3f Cplr Cp2, CP3. Sur la figure les courants parasites sont supposés etre produits par des generateurs de courant schématisés par deux cercles entrelacés L'amplificateur opérationnel 18 a lui aussi des imperfectlons. En effet, il présente une tension de décalage VO et un courant de polarisation -r Ainsi qu'on va le voir, ces différents courants et capacités parasites ne provoquent pas d'erreurs impor- tantes sur la tension de sortie ai circuit intégrateur 16 En effet,- il existe une phase de mesure pendant laquelle cette erreur est minime. Entre les deux électrodes de la cellule est appliquée une tension de polarisation. L'une des électrodes est à potentiel fixe, l'autre est réunie a la voie de mesure. La cellule présente une certaine capacite qui est initialement chargée à la tension de polarisation ; pendant l'intervalle de temps s'écoulant entre deux mesures, la cellule est électriquement isolée ; le rayonnement à détecter crée des paires de charges de signes opposés et ce courant a tendance à diminuer la tension appliquée entre électrodes. La capacité et l'intervalle de temps sont déterminés de façon telle que la variation de tension aux bornes de la cellule soit négligeable et ne modifie par les conditions de détection. Une capacité auxiliaire peut être nécessaire pour qu'il en soit ainsi ; cette capacité auxiliaire est également déterminée de manière à ce que le niveau de sortie soit compa- tible avec la chaîne de mesure. La mise en conduction de l'interrupteur 14 recharge la cellule à sa tension de polarisation et produit une circulation de charges égales à celles qui ont été créées par le rayonnement entre deux mesures ; ces charges circulent dans la capacité 17 et font naître la tension Vs de mesure. En référence à la figure 6, on a représenté des diagrammes des signaux résultant des courants et capacités parasites, notamment aux bornes du oendensateur 10 d'intégration, et en sortie da circuit intégrateur 16. Sur ces diagrammes on a représenté En a), les impulsions de commande de fermeture de l'interrupteur 14 En b), les impulsions de commande de l'interrupteur 19 connecté aux bornes du condensateur d'intégration 17 En cj, on a représenté la tension aux bornes cal condensateur de mémorisation 10, en fonction des capacités des courants parasites et du courant d'ionisation de la cel lule ;; En d), on a représente un diagramme de la tension Vs , due aux capacités et courants parasites, en sortie du circuit intégrateur 16 En e) , une échelle des différents instants inter- venant dans le dispositif au cours de la commande. On a envisagé dans ces diagrammes les événements successifs, à partir de l'instant T0. Les erreurs qui affectent le fonctionnement de l'amplificateur du circuit intégrateur, sont des erreurs systématiques présentes sur les n mesures. Ces erreurs affectent la précision absolue des mesures, mais n'affectent pas la précision relative de celles-ci. On a représenté sur le diagramme c), la tension aux bornes du condensateur de mémorisation en fonction des capa cités purasi-es A l'instant To, le transistor à effet de champ 14 est bloqué. Par effet capacitif, le condensateur 10 reçoit des charges négatives provoquant une chute de tension -#V(Cp2) à ses rnes Ce condensateur reçoit ensuite les charges issues de cellule correspondante, ainsi que le courant Ig1. A l'instant t3, le transistor à effet de champ 14, est rendu conducteur. Par effet capacitif, le condensateur 10 reçoit des charges positives provoquant une augmentation de tension +#V(Cp2) à ses bornes. Ce condensateur se décharge ensuite jusqu'à à ce ce que la tension a ses bornes soit égale à la tension de décalage V0 de l'amplificateur Les charges qui sont transférées au condensateur d'intégration 17 ne dépendent que du courant d'ionisation de la cellule correspondante et du ou des courants parasites venant stajou- ter à ce courant d'ionisation. Les signaux parasites -#V(Cp2) et +AV(Cp2), différents sur chaque voie, s'annulent par in- tégration. Sur le diagramme d), on a représenté la tension de sortie du circuit d'intégration, en fonction des capacités parasites A l'instant t,, le transistor à effet de champ 19 est rendu conducteur. La tension aux bornes du condensateur d'intégration 17 décroît puis s'annule et la tension de sortie a alors pour valeur V0, A Isinstant t2, le transistor à effet de champ 19 est bloqué Par effet capacitif, des charges négatives sont reçues par le condensateur d'intégration 17 ; ces charges négatives provoquent une chute de tension -#V(Cp3) à ses bornes.La tension aux bornes du condensateur d'intégration 17 évolue ensuite très faiblement, du fait des courants parasites circulant vers le condensateur d intégration 17 qui raalise une contre réaction de l'ampli- ficateur 18 A l'instant t3, le transistor à effet de champ 14 est rendu conducteur .Par effet capacitif, le condensateur d'intégration 17 reçoit des charges positives qui provoquent une augmentation de tension +#V(Cp1) à ses bornes Le conden- sateur de mémorisation 10 se décharge et le courant ionisa- tion issu de la chambre ainsi que les courants parasites qui s'y ajoutent vont charger le condensateur d1 intégration 17, A l'instant ç +T, le transistor à effet de champ 14 est rendu bloqué. Par effet capacitif, le condensateur d'intégration 17 reçoit des charges négatives qui Provoquent une chute de tension -#V(Cp1) à ses bornes, On constate ici encore, que les signaux parasites +#V(Cp1) et -AV(Cp1) liés au fonctionnement d'une voie particulière, sSannulent par intégration A la fin de la période T, la tension aux bornes du condensateur d'intégration 17 est due principalement - aux charges issues de la cellule d'ionisation de l'appareil de tomographie, pendant la période T - aux courants parasites venant s'ajouter dans le condensateur additionnel EQ, au courant Igl et aux charges parasites issue de la cellule d'ionisation aux charges négatives apportées par effet capacitif lorsque le transistor à effet de champ de court-circuit 19 est bloqué mais ces charges sont identiques sur chaque voie et ne pro duisent qu'un décalage global ; de même en ce qui concerne la tension de décalage V0 - aux courants parasites Ib, Ig2 et Ig3, qui font varier la tension à partir de l'instant t2 de fin de décharge du con densateur d'intégration 17. On voit donc qu'il est préférable de réaliser la décharge de ce condensateur d'intégration juste avant la fermeture de 1' interrupteur 14 qui est connecté aux bornes du condensateur de mémorisation 10, afin de minimiser l'effet des courants parasites tels que Ib, 192, 193 A titre indicatif, 11 intervalle de temps t3 - t2 est inférieur aux durées t2 - t1 ou T - t3 des impulsions de commande. Le dispositif qui vient entre décrit permet des mesures des courants d'ionisation d'un grand nombre de cellules de l'appareil de tomographie. Il est bien évident que dans le dispositif et le procédé qui viennent d'être décrits, les moyens utilisés auraient pu être remplaces par des moyens équivalents sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de mesure successive de charges emmagasinée dans une pluralité de cellules de mémorisation, caractérisé en ce qu'il consiste - à réunir successivement les cellules de mémorisation à un circuit unique d' intégration avec oondensateux d' intégration, par l'intermédiaire d'une pluralité d'interrupteurs respecti vement reliés à chaque cellule de mémorisation, la commande de ces interrupteurs étant réalisée par des impulsions électriques successives susceptibles de produire des signaux électriques parasites - à décharger le condensateur d'intégration avant de réunir une cellule de mémorisation au circuit d'intégration - à connecter le' circuit d' intégration avec chaque cellule dont la charge est à mesurer, par fermeture de l'interrupteur cor- respondant à cette cellule, pendant un temps suffisant pour assurer le transfert des charges emmagasinées dans ladite cellule ; - à déconnecter le circuit d'intégration d'avec ladite cellule, par ouverture de l'interrupteur correspondant - à mesurer ensuite l'amplitude du signal de sortie du circuit d'intégration, puis à recommencer les memes opérations avec les autres cellules successivement sélectionnées. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les targes sont emmagasinées dans chaque cellule, à partir d'une source extérieure, pendant l'intervalle de temps qui sépare deux impulsions de commande successives de l'interrupteur associé à chaque cellule. 3. Dispositif de mesures successives des charges emmagasinées dans une pluralité de cellules de mémorisation, caractérisé en ce qu'il comprend - un multiplexeur dont les entrées sont respectivement reliées aux cellules de manière à sélectionner successivement les cellules et à délivrer successivement sur une sortie des si graux représentatifs des charges contenues dans les cellules sélectionnées - un circuit intégrateur incluant un condensateur d'intégra tion, l'entréè ce ce circuit intégrateur étant reliée à la sortie du multiplexeur le circuit multiplexeur comprenant des interrupteurs commandalles connectés respectivement entre les cellules et l'entrée du circuit intégrateur, un interrupteur commandable étant connecté aux bornes du condensateur d'intégration, ces interrupteurs étant actionnés par des moyens de commande de mesure constitués de manière à commander pour chaque cellule sélectionée la fermeture de lu interrupteur connecté aux bornes du condensateur d'intégration puis l'ouverture de cet interrupteur après le temps nécessaire à la décharge de ce condensateur, la fermeture de l'interrupteur reliant le circuit intégrateur à la cellule sélectionnée, as lu ouverture de cet interrupteur aprés le temps nécessaire au transfert des charges contenues dans le condensateur de mémorisation. le dispositif comprenant en outre des moyens pour mesurer la tension de sortie du circuit intégrateur et des moyens aptes à commander cette mesure aprés ouverture de l'interrupteur reliant le circuit intégrateur à la cellule sélectionnée 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que les interrupteurs commandables sont de type élec troniqve 5.Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que les movens es commarde de mesure comprennent un générateur d'impulsions de commande de l'interrupteur connecté aux bornes du condensateur dX intégration et d'impulsions de commande des interrupteurs du multiplexeur, les durées respec tives de ces impulsions étant constantes et suffisantes pour permettre une décharge partielle jugée suffisante du condensateur d'intégration et pour permettre une décharge partielle jugée suffisante des cellules de mémorisation, successivement sélectionnées, les impulsions de commande de l'interrupteur qui est connecté aux bornes du condensateur d'intégration survenant avant les impulsions correspondantes de commande des interrupteurs du multiplexeur. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que les impulsions de commande de l'interrupteur con necté aux bornes du condensateur d'intégration et les impul sions de commande des interrupteurs du nailtlplexeur sont séparées par un intervalle de temps inférieur aux durées respectives de ces gmpulstons. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que des condensateurs additionnels sont respectivement connectés en parallèle sur les cellules de mémorisation. 8. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que les interrupteurs commandables sont chacun cons- titués par un transistor à effet de champ dont la grille reçoit les impulsions de commande. 9. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que les interrupteurs oommandables sont constitues par des relais électromagnétiques. 10. Application du dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 à 8, la mesure des charges issues des cellules d'un appareil pour tomographie à rayons X. 11. Application du dispositif conforme à l'une quelconque des revendications 3-à 7 et 9, à la mesure des charges issues de cellules d'un appareil de visualisation par rayonnements y.