La présente invention a pour objet des anilides de l'acide 2-méthyl-5.6-dihydropyrane-3-earboxylique r6pondant à la formule générale I dans laquelle R représente un atome d'hydrogène ou un groupe méthyle ou méthoxy pouvant être situé en position métal ortho ou para sur le noyau benzénique. La présente invention comprend aussi les produits phytosanitaires contenant ces anilides comme substance active. On sait que des composés de constitution similaire tels que la 2.3-dihydro-5-carboxanilido-6-m6thyl-1.4-oxathi- ine (II) et le dioxyde en 4 de la 2.3-dihydro-5-carboxanilide- 6-méthyl-1.4-oxathi-ine (III) ont un effet fongicide (voir le brevet américain 3.249.499 et le brevet belge 679.984, pages 19 et 29). Le composé connu (**) a un bon effet contre des types de charbon mais une faible action systémique seulement contre la rouille. Le composé connu (III) a une bonne action systémique et un bon pouvoir de désinfection de semence mais il n'exerce pas d'action prophylactique contre la rouille et il n'est pas satisfaisant dans la lutte contre le charbon. Les nouveau composés de la formule (I) sont supérieurs aux composés connus (Ii) et (III). En comparaison du composé connu Cii), la supériorité est particulièrement pro noneée en ce qui concerne l'action systémique et désinfectante et vis-a-vis du composé connu (III), ils sont supérieurs dans l'action prophylactique et l'action contre le charbon. Un effet systémique signifie une action thérapeu- tique interne après l'absorption de la substance active, soit par les feuilles soit par les semences lors de la désinfec- tion. Après la levée du semis ainsi traite, en particulier, dans le cas de céréales, la substance active est transportée dans d'autres parties de la plante non traitées qui sont ainsi protégées contre des maladies fongiques. Un avantage spécial des nouveaux composés (I) rési- de dans le fait qu'ils combinent les propriétés fongieides des composés connus (Il) et (III) Cela veut dire que pour éviter une infection fongique, par exemple de céréales, on n'a plus besoin d'appliquer d'abord l'un des composés connus et à un stade de croissance ultérieur, l'autre composé connu mais qu'il suffit d'effectuer un traitement avec un des nouveaux composés de formule (I), soit par désinfection des semences, soit à un stade de croissance précose, pour pretéger lesj plantes contre des maladies fongiques, les nouveaux composés (I) sont nettement sup6rieurs aux composés connus (II) et (III) dans la lutte contre le champignon du sol Rhizoctonia. Le procédé de préparation des anilides de l'acide 2-m6thyl-5.6-dihydrophyrane-3-carboxylique de formule (I) consiste à faire réagir l'acide 2-méthyl-5.6-dihydropyrane-3- carboxylique avec un agent de chîcration pour obtenir le chiorore de l'cide 2-méthyl-5.6-dihydropyrane-3-carboxylique, qui est ensuite mis à réagir avec une aniline portant éven tuellement le substituant correspondant en présence d'une base minérale ou d'une base organique tertiaire, ou bien à faire réagir à température élevée l'acide 2-méthyl-5.6- dihydropyrane-3-carboxylique avec des isocyanates de phényle portant, le cas échéant, les substituants correspondants. Comme agents de chloration on utilise de préférence le trichlorure de phosphore. Mais on peut également utiliser le pentachlorure de phosphore, le chlorure de thionyle ou l'oxychlorure de phosphore-. On effectue la chloration à une température comprise entre -20 et +100 C, de préférence entre O et 30oC. Il est recommandé d'effectuer la chloration dans un solvant inerte tel que le tétrachlorure de carbone, le chloroforme, le chlorure de méthylène, le chlorure d'éthylène, le toluène ou le benzène La réaction du chlorure d'acide avec les anilines pouvant porter des substituants dans le noyau benzénique est réalisée en présence d'une base minérale ou d'une base organique tertiaire. On peut utiliser comme bases minérales, en premier lieu, l'hydroxyde de sodium ou 1'hydroxyde de potassslm. Comme bases organiques tertiaires on utilisera la triéthylaminss la diméthylaniline ou la pyridine et leurs homologues. Il est également possible d'utiliser un excès d'une amine aromatique substituée. La réaction de l'acide 2-méthyl-5,6-dihydropyrane3-carboxylique avec des isocyanates de phényle pouvant porter des substituants dans le noyau benzénique se fait à des températures comprises entre 80 et 1800C, de préférence entre 140 et 17O0C. La réaction une fois terminée, il est recommandé d'éliminer l'excès de phényl-isocyanate en lavant le produit de réaction avec un solvant inerte, tel que le tétrachlorure de carbone ou de l'essence de pétrole. On peut utiliser les anilides de l'acide 2-méthyl 5. 6-dihydropyrane-3-carboxylique de formule (i) comme substances actives dans des agents anti-parasitaires ou produits phytosanitaires, surtout comme fongicides. Ils sont particulièrement actifs contre les champignons de la rouille et du charbon sur des céréales, par exemple contre la rouille jaune et la rouille brune du blé, le charbon et la carie du blé ainsi que sur des champignons du sol, comme le mycète Rhizoctonia. Comme agents fongicides, on peut les utiliser pour protéger des plantes ou pour désinfecter des semences. On peut utiliser les substances actives conformes à l'invention dans des mélanges usuels avec des véhicules solides ou liquides inertes, des adhésifs, des mouillants, dispersants et adjuvants de broyage, sous forme de poudres pour bouillies, émulsions, suspensions, poudres sèches de peu- drage ou granulés. On peut les mélanger avec d'autres agents anti-parasitaires avec lesquels ilslormgnt des mélanges compatit bles, Comme véhicules on peut utiliser des substances minérales telles que des silicates d'aluminium, des alumines, le kaolin des craies, des craies siliciques, le tac, le kieselgur ou de la silice hydratée ou des mélanges de ces substances minérales avec des additifs spéciaux, par exemple de la craie graissée avec le stéarate de sodium.Comme véhicules pour des préparations liquides on peut utiliser tous les solvants usuels et convenables, par exemple le toluène, le xylène, l'alcool diacétonique, la cyclohexanone, l'isophorone, des essences de pétrole, des huiles de paraffines, le dioxanne, le diméthylformamide, le diméthyl-sulfoxyde, l'acétate d'éthyle, l'acétate de butyle, le tétrahydrofuranne et le chlorobenzène. Comme adhésifs on peut choisir des produits cellulosiques collants ou des alcools polyvinyliques. Comme mouillants on utilisera tous les émulsionnants convenables tels que des alkyl-phénols oxéthylés, des sels d'acides aryl- et alkyl-aryl-sulfoniques, des sels de méthyltaurine, dessels d'acides phénylkogasin-sulfoniques ou des savons. A titre de dispersants, on peut utiliser des sels d'acide lignine-sulfonique, des sels d'acide naphtalène-sulfonique et éventuellement des silices hydratées ou du kieselgur. Comme adjuvants de broyage on peut utiliser des sels minéraux ou organiques convenables, par exemple le sulfate de sodium ou d'ammonium, le carbonate de sodium, le bicarbonate de sodium, le thiosulfate de sodium, le stéarate de sodium ou l'acétate de sodium. Les exemples suivants illustrent la présente invention, sans aucunement en limiter la portée. EXEMPLE i On dissout 14,2 g d'acide 2-méthyl-5.6-dShydropyra- ne-3-carboxylique dans 70 ml de benzène absolu et on ajoute, à 220C, 8,5 ml de chlorure de thionyle. Après un repos de 2,5 heures, on concentre la solution sous pression réduite à un quart du volume original. On ajoute goutte à goutte le chlorure d'acide brut ainsi obtenu, en 4G minutes, à une solution, maintenue à -5 C et agitée, de 9,3 g d'aniline et 9,5 g de pyridine dans 100 ml de benzène. On agite le mélange réaction nel pendant encore une heure sans autre refroidissement et on le verse sur de la glace. On sépare la solution benzénique et on la lave à l'eau.De la solution benzénique séchée on obtient 16,5 g de l'anilide de l'acide 2-méthyl-5.6-dShydropy- rane-5-carboxylique, ce qui correspond à un rendement de 75 %. Après recristallisation dans un mélange méthanol/eau avec trai tement au noir animal le composé fond à 108-109 C. Analyse: 2 C13H15NO2, poids moléculaire 217,26 calculé C 72,0 %, H 6,9 %, N 6,4 % trouvé C 72,2 %, H 7,0 %, N 6,7 % Le spectre infrarouge du nouveau compose montre des bandes caract6ristiques à 3,05 , 6,08 p et 6,13 . EXEMPLE 2 On chauffe 14,2 g d'acide 2-méthyî-5.6-dihydropyra- ne-3-carboxylique et 1,9 g d'isocyanate de phényle (0,1 mole ehacun) pendant 45 minutes à 160 C. Après refroidissement on lave les cristaux avec de l'essence pour éliminer l'isocyanate qui n'a pas réagi et on recristallise le résidu dans un mélange alcool/eau. On obtient 17,6 g de l'anilide de l'acide 2-méthyl5.6-dihydro-pyrane-3-carboxylique, ce qui correspond à un rendement de 81 %. Le composé fond à 108-109 C. Les résultats analytiques et les bandes du spectre infrarouge correspondent à ceux de 1'exemple 1. EXEMPLE 3 Pour préparer l'anilide de l'acide 2-métnyl-5.6- dihydro-pyrane-3-carboxylique conforme à l'invention, on met en suspension 0,1 mole de l'cide 2-méthyl-5.6-dihydroepyrane3-carboxylique dans 25 ml de chlorure d'éthylène, on ajoute 0,05 mole de trichlorure de phosphore et on abandonne le mélange pendant 90 minutes à la température ambiante. Après séparation de l'acide phosphoreux constituant la couche inférieure du mélange de réaction, on chasse le solvant sous pression rédui- te. On ajoute le chlorure d'acide ainsi obtenu, goutte à goutte et à 0 C, à une solution de 0,1 mole de l'amine aromatique correspondante, substituée sur le noyau benzénique et de 0,12 mole de pyridine dans 100 ml de benzène.Après un repos d'une heure à la température ambiante, on verse le mélange réactionnel dans de l'eau, on lave la phase organique avec de l'acide chlorhydrique dilué et de l'eau et on chasse le solvant par distillation. On a préparé de cette manière les composés suivants: a) m-méthylanilide de l'acide 2-méthyl-5.6-dihydropyrane3-carboxylique avec la m-toluidine, rendement 78 % par rapport à l'acide carboxylique mis en jeu, point de fusion 96,5 -97,50C b) o-méthylanilide de l'acide 2-méthyl-5.6-dihydro-pyrane- 3-carboxylique avec lto-toluidine, rendement 75 %, point de fusion 1.28. - 128,5 C ; c) p-méthylanilide de l'acide 2-méthyl-5,6-dihydre-pyrane 3-carboxylique avec la p-toluidines rendement 80%, point de fusion 125 - 126 C ; d) m-méthoxyanllide de l'acide 2-méthyl-5.6-dihydrepyrane 3-carboxylique avec la m-anisidine, rendement 73 %, point de fusion 104 - 105 C ;; e) c=méthoxyanilide de l'acide 2-méthyl-5.6-dihydropyrane-3-carboxylique avec l'o-anisidine, rendement 78%, point de fusion 131 - 132 C ; f) p-methoxyanilide de l'acide 2-méthyl-5.6-dihydrophyrane- 3-carboxylique avec la p-anisidine, rendement 79 %, point de fusion 155 - 156 C. EXEMPLE 4 Dans les exemples 4 à 6, on utilise les composés suivants (I) anilide de l'acide 2-méthyl-5.6-dihydropyrane-3- carboxylique ; (II) 2.3-dihydro-5-carboxanilide-6-méthyl-1.4-oxathi-ine ; (III) 4.4-dioxyde de la 2.3-dihydro-5-carboxanilido-6méthyl-1.4-oxathinine ; (1) est un composé conforme à la présente invention ; (II) est un compose décrit dans le brevet américain 3.249.499 (III) est un compose décrit dans le brevet belge 679.984. On cultive du blé (Triticum) dans des pots et on traite les plants au stade de trois feuilles avec le composé (I) aux concentrations de 7,5, 15, 30, 60 et 120 mg de substance ce active par litre de bouillie. On effectue dans chaque cas quatre essais, c'est-à-dire qu'on traite 4 pots contenant chacun 10 plants de blé. A titre de comparaison on utilise des plants. non traités ainsi que des plants de blé traités avec les composés (II) et (III) aux mêmes concentrations. Un jour après le séchage de la bouillie appliquée, on infecte les plants avec une suspension de spores de Puccinia triiformis et on les met pendant 12 heures dans une atmosphère humide puis on les place dans une serre. 4 semaines après l'infection on examine les plants pour déterminer le degré d'attaque. Les résultats qui sont donnés dans le tableau suivant indiquent le pourcentage de plants attaqués par la rouille pour les concentrations utilisées. Le tableau 1 montre que le composé (I) a une meilleure action que le composé (II) et un effet très supérieur à celui du composé (III). Jusqu'à une concentration en substance active de 30 mg/l les plants ne sont pas du tout attaqués. On voit que dans le traitement prophylactique des plants un jour avant l'infection, le composé (I) conforme à l'invention est très supérieur au composé connu (III) TABLEAU I Traitement prophylactique de blé d'hiver contre la rouille jaune un jour avant l'infection.Examen des plants 4 semaines après l'infection Substance % de plants attaqués par la rouille jaune aux active concentrations suivantes (mg) de substance active par litre de bouillie 120 60 30 15 7,5 I O O 0 5 10 Il O O 0 10 15 III 15 35 60 100 100 Plants non traités 100 100 100 100 100 EXEMPLE 5 On désinfecte des semences de blé pendant 10 minutes avec la substance active (I) utilisée dans les proportions de 250, 125 et 60 g de substance active pour 100 kg de semences. A titre de comparaison on traite les semences avec les composés connus (II) et (IIt), dans les mêmes proportions. On sème le blé deux semaines après le traitement et on infecte les plants artificiellement de spores de Puccinia triticina quand ils ont 3 du 4 feuilles. 4 semaines après l'infection, on examine les plants de semences traitées ainsi que des plants de semences non traitées pour~déterminer l'attaque par la rouille. Le tableau 2 suivant montre que le composé (I), dans les proportions de 250 et 125 g de substance active pour 100 kg de semences assure une protection entière'contre la rouille brune. Le composé connu (III) a un effet analogue tandis que le composé connu (II) ne montre aucune activité dans les proportions utilisées. On voit que le composé (I) conforme à l'invention est tonnament supérieur au composé connu (II) comme agent de désinfection de semences. T A B L E A U Il Désinfection de semences de blé d'hiver Substance ss d'attaque par la rouille brune après active désinfection des semences (g. de substan ce active pour 100 kg de semences) 250 125 60 I O o 18 Il 100 100 100 III O 5 15 Semences non traitées 100 100 100 EXEMPLE 6 On cultive du blé dans des pots et quand les plants ont deux feuilles, on les traite, dans 4 essais identiques chaque fois, avec le composé (I) aux concentrations de 250, 125, 60, 30 et 15 mg de substance active par litre de bouillie. A titre de comparaison, on utilise d'une manière identique les composés connus (II) et (III) et des plants non traités. 7 jours après l'application de la bouillie, on coupe soigneusement les feuilles traitées et, 5 semaines après, on infecte les feuilles nouvelles, qui ne sont pas entrées en contact avec la substance active, avec une suspension de spores de la rouille brune du blé. On met les plants pendant 12 heures dans une atmosphère humide puis on les place dans une serre. 3 semaines après l'infection, on examine les plants. Le tableau 3 suivant montre que la substance (I) a un bon effet systémique ccntre l'infection, qui est à peu près identique à l'effet de la substance connue (III), tandis que le composé connu (II) n'a qu'une faible action systémique. Le composé nouveau (I) est supérieur au composé connu (II). T A B L E A U III Attaque du blé d'hiver par la rouille brune Substance active % d'attaque après traitement avec (mg de substance active pour 1 litre de bouillie) 250 125 60 30 15 I O Q 5 15 30 II 15 35 100 100 100 III O 3 10 15 25 Plants non traités 100 100 100 100 100 EXEMPLE 7 On cultive du blé dans des pots en serre et quand les plants ont deux feuilles, on les traite avec les composés conformes à l'invention suivants, aux concentrations de 400, 200, 100 et 50 mg/1 de bouillie (A) m-méthanilide de l'acide 2-méthyl-5.6-dihydrophyrane-3 carboxylique (B) o-méthylanilide de l'acide 2-méthyl-5.6-dihydropyrane- 3-carboxylique (C) p-méthylanilide de l'acide 2-méthyl-5.6-dihydrophyrancj- )-carboxylique (D) m-méthoxyanilide de l'acide 2-méthyl-5.6-dihydropyrane- 3- carboxylique (E) o-méthoxyanilide de l'acide 2-méthyi-5.6-dihydropyrane 3-carboxylique (F) p-méthoxyanilide de l'acide 2-méthyl-5.6-dihydropyrane )-carboxylique De la meme manière et aux mêmes concentrations, on utilise les composés suivants connus comme fongicides (II) 2.3-dihydro-5-carboxanilido-6-méthyl-1.4-oxathi-ine et (nr) éthylène-bis-dithiocarbamate de zinc.Comme témoins de comparaison, on traite des plants avec de l'eau ordinaire, sans substance active. 5 jours après le traitement, on coupe au ras de la tige les deux feuilles qui ont été traitées et 5 semaines après, on infecte fortement les nouvelles feuilles avec une suspension de spores de Puccinia graminis. On met les plants pendant 12 heures dans une atmosphère humide puis on les place dans une serre, 3 semaines après l'infection, on les examine. Le tableau 4 suivant montre que les composés (A) à (F) conformes à l'invention ont un effet systémique excel- lent contre la rouille du blé, effet qui est supérieur à celui des composés connus (II) et IV) Le composé (IV)n'a aucun effet systémique. T A B L E A U IV- Composé % d'attaque du bl6 après traitement avec : (mg de substance active par litre de bouillie) 400 200 100 (A) O O 0 5 (B) 0 0 0 3 (C) O 15 23 35 (D) O O 3 (E) 0 0 10 15 (F) O o 15 25 (ii) 10 35 60 100 (IV) 100 100 100 100 Plants non traités 100 100 100 100 EXEMPLE 8 On traite dans un tambour, pendant 10 minutes, des semen -ces de blé du type "Heine VII" avec les composés (A) à (F) conformes à ltinvention (voir exemple 7) dans les proportions de 200, 100, et 50 g de substance active pour 100 kg de semen ces. A titre de comparaison, on traite une partie des semences avec le composé connu (II), de manière identique. On sème les graines 14 jours après le traitement et, quand les plants de blé ont 3 ou 4 feuilles, on les infecte de spores de la rouille jaune (Puccinia trilformis). 4 semaines après l'infection, on examine les plants et on détermine le degré d'attaque. Le tableau V suivant montre que les composés (A) à (F) conformes à à l'invention ont un bon effet systémique contre la rouille jaune du blé quand on les utilise comme désinfectants de semences. Dans les conditions spécifiées, le composé comparatif (II) n?a aucun effet. TABLEAU V Composé % d'attaque par la rouille jaune du blé après traitement avec : (g de substance active pour 100 kg de semences) 200 100 50 (A) 0 0 15 (B) O 10 31 (C) o 15 35 (D) O 3 20 (E) 0 15 41 (F) O 23 48 (il) 100 100 100 Semences non traitées 100 100 100 EXEMPLE 9 On infecte fortement des semences d'avoine du type "Flämingstreue" de spores d'Ustilago avenae puis on traite les semences pendant 10 minutes, dans un tambour, avec les composés (A) à (F) conformes à l'invention, dans les proportions de 100, 50 et 25 g de substance active pour 100 kg de semences.A titre de comparaison, on traite des semences de manière identique avec le 4-dioxyde de 2.3-dihydro-5-carboxa- nilido-6-méthyl-1.4-oxathi-ine, dans les mêmes proportions. On sème les graines après 14 jours et, après formation des panicules, on examine les plants pour déterminer l'attaque par le charbon de 1 'avoine. Le tableau VI suivant montre que les composés (A) à (F) conformes à l'invention ont un meilleur effet contre le charbon que le composé comparatif (III) (voir tableau VI page T A B L E A U V E Composé %- d'attaque des plants d'avoine après traitement des semences avec : (g de substance active pour 100 kg de semences) 100 50 25 (A) O O 0 (B) O O 0 (c) O o 5 (D) O o 3 (E) 0 5 15 (F) O 0 5 (III) O 12 35 Semences non traitées 68 71 64 EXEMPLE 10 On traite du blé d'hiver du type "Heine VII" au stade de 3 feuilles avec les composés conformes à l'invention suivants (I) anilide de l'acide 2-méthyl-5.6-dihydropyrane-3-carboxy- lique (A) m-méthylanilide de l'acide 2-méthyl-5.6-dihydropyrane D-carboxylique et avec les composés connus suivants (II) 2.3-dihydre-5-carboxanilido-6-méthyl-1.4-oxathi-ine et (III) 4. 4-dioxyde de 2.3-dihydre-5-carboxanilido-6-méthyl- 1 .4-oxathi-ine aux concentrations de 120, 60, 30, 15 et 7,5 mg par litre de bouillie.Des plants de comparaison sont arrosés avec de Liteau. Après séchage de la bouillie appliquée on infecte les plants avec une suspension de spores de rouille jaune du blé et on les met pendant 12 heures dans une atmosphère humide. 4 semaines après l'infection, on examine les plants pour observer l'attaque par la rouille jaune. Les résultats sont indiqués dans le tableau suivant* On voit que les composés (I) et (A) conformes à l'invention ont un effet bien meilleur que le composé (II) connu aux mêmes concentrations. La supériorité est particulièrement prononcée par rapport an composé connu (III). T A B L E A U Vil Traitement prophylactique de blé d'hiver un jour avant l'infection par la rouille jaune; évaluation de a'effet du traitement 4 semaines après l'infection. Substance active % d'attaque pour des concentrations de 9mg de substance active par litre de bouillie) 120 60 30 15 7,5 I O o Q,5 8,3 t5,1 A 0 0 2,3 10,9 20,7 II O 2,3 5,9 15,4 35,2 III 28,7 53,9 85,3 100 100 Plants non traités 100 100 100 100 tOO EXEMPLE 11 : Dans un tambour on mélange pendant 10 minutes des graines de coton (Gossypium) débarrassées du linter au moyen d'un acide et qui ont été infectées de Rhizoctonia solani, avec les composés (A) et (I) conformes à l'invention, spécifiés à l'exemple 10 et avec les composés (II) et (III) connus, dans les proportions de 160, 80, 40, 20 et 10 g de substance active pour 100 kg de graines. Un lot de graines témoin n'est pas traité.On conserve les graines pendant 24 heures dans une botte fermée puis on les sème dans de la terre de jardin qui a été également infectée de Rhizoctonia solani, en effectuant dans chaque cas quatre essais portant ehacun sur 100 graines. 4 semaines après la levée, on examine les plants des graines traitées et ceux des graines non traitées pour observer l'attaque par le champignon du sol. Le tableau VIII suivant, qui donne des valeurs moyennes, montre que les composés (I) et (A) conformes à l'invention sont nettement supérieurs aux composés connus (II) et (III). T A B L E A U VIII Désinfection de graines de coton ; évaluation 4 semaines après l'infection Composé actif % d'attaque par Rhizoctonia après trai tement des graines avec ; (g de substan ce active pour 100 kg de graines) 160 80 40 20 10 I 0 0,2 2,3 4,0 10,6 A 0 1,3 5,1 9,7 15,2 II 8,2 15,3 23,9 34,6 56s1 III 15,9 23,6 45,0 59,3 74,9 graines non traitées 100 100 100 100 100 EXEMPLE 12 On mélange dans un tambour, pendant 10 minutes, des semences de blé d'hiver avec les composés (I) et (A) spécifiés dans l'exemple 10 et avec les composés connus (II) et (III), dans les proportions de 100, 75, 50 et 25 g de substance active pour 100 kg de semences Une partie des semences reste sans traitement pour servir de témoin. 10 jours après le trai tement, on sème le blé dans de la terre de jardin, à savoir 4 fois 100 graines pour chaque proportion et chaque substance active. Après la germination du blé, on infecte les plants, quand ils ont 3 ou 4 feuilles, avec des spores de la rouille brune du blé et 4 semaines après l'infection, on examine les plants des semences traitées et caux das semences non traitées. Le tableau IX suivant montre les résultats moyens des examens selon lesquels les composés (I) et (A) conformes à l'invention sont nettement supérieurs aux composés comparatifs (II) et (III) (voir tableau IX page suivante) T A B L E A U IX Désinfection de semences de blé d'hiver, et infection des plants levés par la rouille brune. Substance active % d'attaque après désinfection des semences avec : (g de sub stance active pour 100 kg de semences) 100 75 50 25 I O 5,2 8,7 15,3 A o 7,3 15,9 23,8 II 100 100 100 100 III 9,5 12,9 34,2 67,3 Semences non traitées 100 100 100 100 REVENDICATIONS 1.- Les'anilides de l'acide 2-méthyl-5.6-dihydropyrane3-carboxylique répondant à la formule générale (dans laquelle R représente un atôme d'hydrogène ou un groupe méthyle ou méthoxy occupant la position méta, ortho ou para du noyau benzénique), c'est-à-dire l'aniline de l'acide 2-méthyl-5. 6-dihydropyrane-3- carboxylique, le m-méthylanilide de l'acide 2-méthyl-5.6-dShydro- pyrane-3-carboxylique, 1'o-méthylanilide de l'acide 2-méthyl-5.6-dihydro-pyrane- 3-carboxylique, le p-méthylanilide de l'acide 2-méthyl-5.6-dihydropyrane-3-carboxylique, le m-méthoxyanilide de l'acide 2-méthyl-5.6-dihydropyrane-3-carboxylique, l'o-méthoxyanilide de l'acide 2-méthyl-5.6-dihydro- pyrane-3-carboxylique et le p-méthoxyanilide de l'acide 2-méthyl-5.6-dihydropyrane-3-carboxylique. 2.- Un procédé de préparation des anilides de l'acide 2-méthyl-5. 6-dihydropyrane-3-carboxylique selon la revendication 1, procédé caractérisé en ce qu'on fait réagir de l'acide 2-méthyl-5.6- dihydropyrane-3-carboxylique avec un agent de chloration puis on fait réagir le chlorure d'acide obtenu avec une aniline portant le cas échéant le substituant correspondant, en présence d'une base minérale ou d'une base organique tertiaire, ou bien en ce qu'on fait réagir l'acide 2-méthyl-5. 6-dihydropyrane-3-carboxylique avec un isocyanate de phényle portant éventuellement le substituant correspondant, à température élevée. 3. - Les produits phytosanitaires, en particulier des produits fongicides, contenant comme substance active un ani lide de l'acide 2-méthyl-5.6-dihydropyrane-3-carboxylique. selon la revendication 1.