La présente invention concerne les missiles ou engins aériens autopropulsés, et plus partieulièrement ceux qui sont destinés à répandre dans l'atmosphère, à un endroit déterminé, des produits qui peuvent etre très divers, ou même des missiles qui sont destinés simplement à exploser à un endroit déterminé dans l'atmosphère. Des exemplesdeels missiles auxquels l'invention s'applique sont les engins utilisés dans l'agriculture pour répandre des insecticides, des engrais au-dessus du sol, ou pour disperser des produits chimiques antigr81e (iodure d'argent par exemple) dans les nuages ; également, des missiles à applications mili tares dispersant des leurres pour le brouillage des radars ou des produits chimiques (défoliants, gaz de combat, fumées etc.). De nombreux autres exemples peuvent outre imaginés et entrent dans le cadre de cette invention Les engins existant actuellement comprennent deux charges de poudre de nature distincte et jouant deux rdles différents : une charge de poudre à déflagration stable progressive sert à la propulsion de l'engin et une charge de poudre à détonation stable sert à produire l'explosion souhaitée lorsque l'engin a atteint l'endroit désiré. Or cette double charge présente l'inconvénient de compliquer la structure de l'engin, et de nécessiter un volume important qui augmente les dimensions requises de l'engin pour des performances données. Selon 1 t invention, on prévoit une seule charge de poudre qui sert d'une part à la propulsion de ltengin jusqu'à l'endroit désiré, cette charge de poudre étant en quantité supérieure à celle qui est nécessaire pour atteindre cet endroit depuis- le point de lancement de l'engin, et une détonateur qui est en contact uniquement avec la partie de poudre qui reste non brillée en fin de trajet. La géométrie de la charge de poudre est déterminée de manière que la poudre brille progressivement au cours de la défit gration propulsive et que la partie restant non brayée en fin de trajet soit bien localisée. La géométrie de la charge de poudre est déterminée de manière que la poudre brûle progressivement au cours de la déflagration propulsive et que la partie restant non brûlée en fin de trajet soit bien localisée. Le détonateur est mis à feu à un moment voulu, par des moyens classiques (déclenchement retardé ou commandé par un altimètre etc.). On utilise ici une propriété des poudres explosives qui est leur aptitude à exploser soit selon un régime de détonation violente mais stable (propagation rapide de la combustion), soit selon un régime de déflatration, progressive et stable (propagation lente de la combustion). Le régime de combustion dépend bien sûr des constituants de la poudre (on peut ajouter des composants ayant am caractère détonant dominant ou au contraire un caractere déflagrant dominant ) ; il dépend aussi des formes géométriques de la masse de poudre ; mais il dépend également, et c'est surtout sur cette dernière propriété qu'est fondée l'invention, du mode d'initiation de la combustion. C'est ainsi qu'au départ on lance la combustion de la charge propulsive par une mise à feu lente, d'une manière qui est classique pour une charge propulsive, de manière à amorcer une combustion déflagrante, tandis qu'au contraire, lorsque l'engin a atteint l'endroit désiré, on met à feu par l'autre c8té le reste de la charge, et, cette fois, par une mise à feu propre à amorcer une combustion détonante, en pratique gracie à un détonateur. En l'occurence, on utilisera une poudre capable de brûler en régime de déflagration, c'est-a-dire une poudre propulsive classique (propergol), mais dont on s'assurera toutefois qu'elle a un caractère détonant suffisant pour que l'amorçage par détonation la mette en régime détonant. La plupart des propergols classiques ont cette aptitude à exploser selon deux régimes différents selon le mode d'amorçage. L'invention est particulièrement intéressante dans tous les cas où on n'a pas obligatoirement besoin d'une explo sion extrtmement forte. C'est en particulier le cas lorsqu'il s'agit simplement de disperser des produits en altitude et non de détruire un objet. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention, apparaîtront à la lecture de la description détaillée qui suit et qui est faite en référence au dessin annexé qui représente une coupe schématique d'un engin selon l'invention. A la figure unique, on voit un missile comprenant essen tiellement une tete 10 contenant des organes de déclenchement d'explosion et éventuellement d'autres organes de commande, et un étage principal 12 contenant à la fois un système de propulsion et un système utile selon l'effet que doit produire le missile une fois arrivé à endroit désiré. L'étage principal 12 comprend à sa partie arrière éventuellement un sabot de lancement 120, une tuyère 122 de propul sion et des dispositifs de guidage non représentés tels que des correcteurs de jets, des ailettes de stabilisation etc. En avant du sabot de lancement est placée la charge de poudre propulsive 124, qui est un propergol solide classique, contenue dans un manchon cylindrique 126 formant enveloppe extérieure du corps de missile. La forme et l & quantité de la charge de poudre sont choisis de manière classique, afin qu'elle génère la poussée souhaitée pour la propulsion jusqu'au point désiré compte-tenu de la charge à emporter. Par exemple cette charge peut être organisée selon deux étages : l'un à la partie arrière, délivre une poussée maximale pour le départ et toute l'accélération de l'engin, tandis cue l'autre, en avant du premier et correspondant à une section de poudre réduite par rapport au premier correspond à une poussée plus faible pendant la phase de croisierede l'engin. Selon l'invention, on prévoit que la quantité de poudre de ce deuxième étage est suffisante pour qu'une partie résiduelle 128 reste non brûlée à la fin de la trajectoire de l'engin. Cette partie 128, et de façon générale tout le deuxième étage de la charge des poudre prorulsive, est entourée G'un produit stocké 130 entre cette charge 128 et le manchon cylindrique 126 constituant le corps extérieur du missile au niveau de l'étage 12. Le produit 130 stocké autour de la partie de charge 128 est par exemple, comme on l'a dit ci-dessus, un produit anti-grtle ou anti-brouillard pour des applications agricoles ou des particules métalliques, paillettes etc., servant de leurres anti-radar pour des applications militaires. De plus, toujours selon l'invention, un relais détonateur 192 est placé en avant de la partie de charge résiduelle 125 et en contact avec celle-ci de manière à pouvoir amorcer l'explosion de cette partie résiduelle selon un régime détont. La tête 10 du missile comprend principalement les organes de mise de feu du relais détonateur 132. Ces organes de mise defen comprennent par exemple un détonateur électrique 134 commandé par un système électronique 136 qui est capable de provoquer le déclenchement du détonateur électrique 134 au moment désiré. Selon les applications envisagées on peut vouloir que la mise à feu se produise avec un retard prédéterminé par rapport au lnncenent de l'engin, ou à une altitude déterminée atteints par l'engin, ou à une distance déterminéod'une cible, ou tout simplement sur un signal de télécommande émis à partir du point de lancement. Par conséquent, selon le mode de déclenchement désiré, l'énectroniaue de commande 136 sera elle-même pilotée par un capteur 138 approprié, également logé dans la tête 10. Ce capteur 138 est par exemple un relais temporisé ou un altimètre ou un récepteur de signal de télécommande. La tête 10 contient également éventuellement des circuits électroniques de commande de guidage de l'engin Si celuici est autoguidé. Comme on l'a compris à partir de la description qui précède le fonctionnement du missile est le suivant : il est lancé classiquement à partir d'un tube, ou d'une rampe au sol ou aéroportée. La charge propulsive est mise à feu et le missile est mis sur sa trajectoire. Lorsque le point d'explosion désiré est atteint, le dispositif de mise à feu contenu dans la tête 10 déclenche l'explosion du relais détonateur132 qui fait exploser la charge résiduelle 128 en produisant l'effet recherché qui est le plus souvant la dispersion des produits stockés 130 dans l'atmosphère. L'effet peut également être simplement une explosion s'il n'y a pas de produits 130 : c'est le cas par exemple lorsque l'on cherche à désagréger et disperser des nuages de grêle par le simple souffle de l'explosion. REVETDICAIIONS 1. Engin autopropulsé destiné à disperser des produits dans l'atmosphère, caractérisé par le fait qu'il comprend une charge de poudre propulsive supérieure à la quantité nécessaire pour atteindre l'endroit où les produits doivent être dispersés, et un détonateur en contact avec une partie de la charge de poudre qui reste non brûlée à la fin du trajet, -les produits à disperser étant de plus contenus dans une enveloppe de manière à entourer cette partie résiduelle de charge de poudre propulsire. 2. Engin autopropulsé destiné à exploser dans l'atmosphère à un endroit déterminé, caractérisé par le fait qu'il comprend une charge de poudre propulsive supérieure à la quantité nécessaire pour atteindre l'endroit où l'engin doit exploser, et un détonateur en contact avec une partie de la charge de poudre propulsive qui reste non brûlée en fin de trajet. 3. Engin autopropulsé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que la poudre est un propergol classique. 4. Engin autopropulsé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait qu'en fin de trajectoire il y a autodestruction de ltengin par mise à feu du propergol résiduel situé dans l'environnement immédiat du détonateur, évitant ainsi la retombée du missile intact.