L'invention est relative à un procédé de protection contre la dégradation de revEtements en amiante floquée. Ces revêtements, qui sont exécutés sur des murs ou plafonds afin d'assurer 11 isolation thermique et phonique des locaux et qui sont en général constitués d'une bourre d'amiante mélangée à un liant hydraulique et à une colle (acétate par exemple), résistent mal aux chocs (chocs des ballons dans les gymnases, par exemple) ou aux vibrations et se désagrègent facilement. I1 en résulte des retombées de fibres d'amiante pouvant provoquer, chez les occupants de ces locaux, des irritations cutanées et des troubles respiratoires dont les conséquences peuvent être graves.C'est la raison pour laquelle un arrêté interministériel du 29 juin 1977, publié au Journal Officiel du ler juillet 1977, interdit désormais le flocage de revatements à base d'amiante dans les locaux d'habitation, mais sans obliger à détruire les revêtements en amiante floquée qui existaient à sa date de publication. L'invention a donc pour but de protéger les revêtements existants, de façon à empêcher les retombées des fibres d'amiante et, par conséquent, à prévenir les troubles physiologiques dus à de telles retombées. Pour atteindre ce but, le procédé conforme à l'invention consiste essentiellement à appliquer successivement par projection, sur le revêtement d'amiante floquée a) une émulsion aqueuse de polymère thermoplastique re-ticulable; b) une première couche d'enduit-peinture, à base de caoutchouc synthétique ou de polymères ou copolymères analogues et de charges minérales, en émulsion ou dispersion aqueuse, cette couche étant armée de fibres; c) une deuxième couche d'enduit-peinture, dite "de fermeture", dont la composition est analogue à celle de la première, quoique non armée, mais dont la concentration est plus forte. Dans le cas de revêtements relativement plans, la phase b) de ce procédé consiste avantageusement à appliquer d'abord par projection l'émulsion ou dispersion aqueuse, puis à agrafer des les de tissu de fibres de verre ou présentant une texture et une solidité analogues à celles d'un tel tissu. Dans le cas de revêtements ondulés (pour plafonds, en géne-- ral), il est pratiquement impossible d'armer la première couche d'enduit-peinture à l'aide d'un tissu de verre ou semblable. La phase b) dudit procédé consiste alors à appliquer ensemble par projection l'émulsion ou dispersion aqueuse, avec des fibres en matière synthétique. Dans tous les cas, la phase a) du procédé a pour effet d'enrober et renforcer les fibres d'amiante du revêtement, après réticulation. Elle se fait avec une émulsion liquide, dans des conditions suffisamment modérées pour que le revêtement en amiante floquée ne risque pas d'être détruit. La phase b) du procédé a pour effet de créer une barrière infranchissable pour les fibres d'amiante et suffisamment souple pour résister aux effets des chocs et vibrations ainsi que des variations de la température et du degré d'hygrométrie. ha phase c) crée une couche de finition qui, grace à un choix approprié des charges minérales, peut conférer à la surface une couleur blanche ou claire qui donne aux locaux traités une grande luminosité. L'enduit ainsi obtenu ne modifie pratiquement pas l'isolation thermique et phonique du revêtement de ces locaux ni sa tenue au feu. L'invention va être maintenant illustrée à l'aide de deux esemples qui n ont d'ailleurs aucun caractère limitatif. ExemPle I : Traitement d'un revêtement relativement plan. a)On commence par pulvériser un mélange de 1 volume d'eau avec 1,5 volume environ de caoutchouc synthétique, en émulsion, sur le revêtement en amiante floquée afin d'imprégner ce revêtement jusqu'à son support (le plus souvent en béton brut) et d'améliorer la cohésion interne dudit revêtement. Le mélange d'eau et de caoutchouc synthétique est du type eau + SIKALATEX (produit fabriqué et vendu par la demanderesse). Au lieu d'un caoutchouc synthétique en émulsion, on peut utiliser aussi soit une émulsion vinylique, soit une émulsion acrylique, soit une émulsion de styrène-butadiène, soit un mélange de ces produits. b) On réalise ensuite la projection de la première couche d'enduit-peinture, à base de caoutchouc synthétique en émulsion, à raison de 1 kg/m2 environ. Cet enduit-peinture est constitué d'environ 60% de charges minérales (ciment + silice), 20% de caoutchouc synthétique en émulsion et 20% d t veau. On agrafe alors des lés de tissu de verre pour armer l'enduit et pour lui conférer de bonnes caractéristiques mécaniques et une meilleure cohésion. Le tissu de verre à utiliser est un tissu à trame très lache, formant des mailles de 1 mm2 environ (par exemple du type "TISSAVER 410"). Comme indiqué ci-dessus, ce tissu de verre peut être remplacé par tout autre tissu présentant une texture et une solidité analogues à celles de ce tissu de verre. c) On applique enfin la couche de fermeture d'enduit-peinture de même composition que celle indiquée ci-dessus en b), mais chargée cette fois de 1,400 kg/m2 à 1,600 kg/m2 et de préférence à 1,500 kg/m2. Exemple 2 : Traitement as un revêtement ondulé (plafond). a) On procède comme indiqué également en a) à l'Exemple 1. b) On applique alors ensemble, par projection, l'émulsion ou dispersion aqueuse avec des fibres en matière synthétique, notamment en polyacrylonitrile- ("Orlon" ou matière analogue) à raison de 0,800 kg/m2 à 1,200 kg/m2 et, de préférence, à 1 kg/m2. On utilise de préférence à cet effet une pàte à base de copolymeres vinyliques en dispersion aqueuse, mélangés à des fibres d'Orlon, ce produit étant par exemple un produit ininflammable du type ARMAZOL". Cette couche d'enduit peut également être constituée par des copolymères acryliques ou des styrènes-butadiènes. De même, les fibres d'Orlon peuvent être remplacées par des fibres en matière synthétique dont les caractéristiques sont analogues à celles des fibres d'Orlon. c) On procède enfin comme indiqué également en c) à l'Exemple 1, mais avec une couche de fermeture chargée à 2 kg/m2 environ. REVENDICATIONS 1 - Procédé de protection contre la dégradation de revétements en amiante floquée, caractérisé en ce qu'il consiste à appliquer successivement par projection, sur le revêtement d'amiante floquée a) une émulsion aqueuse de polymère thermoplastique réticulable; b) une première couche d'enduit-peinture, à base de caoutchouc synthétique ou de polymères ou copolymères analogues et de charges minérales, en émulsion ou dispersion aqueuse, cette couche étant armée de fibres; c) une deuxième couche d'enduit-peinture, dite "de fermeture", dont la composition est analogue à celle de la première, quoique non armée, mais dont la concentration est plus forte. 2 - procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la phase b) consiste à appliquer d'abord par projection l'émulsion ou dispersion aqueuse, puis à agrafer des lés de tissu de fibres de verre ou présentant une texture et une solidité analogues à celles d'un tel tissu. 3 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la phase b) consiste à appliquer ensemble par projection l'émulsion ou dispersion aqueuse, avec des fibres en matière synthétique.