La présente invention concerne une solution pour perfusion à pression partielle élevée en oxygène, utilisable pour la transfusion sanguine, réalisée sous pression normale par apport d'oxygène pur à une solution de dextrane, de glucose et d'électrolytes ou à toute solution de remplacement du sang après avoir abaissé, par réalisation du vide, la pression à l'intérieur d'un récipient déterminé, de façon à élever la pression partielle en oxygène (appelée ci-aprés PO2) ainsi qu'un procédé de préparation d'une telle solution. On prépare de façon classique des solutions pour perfusion dans les conditions normales de température et de pression, sans tenir compte de la P02. Même lorsqu'on réalise un traitement d'autoclavage à pression élevée, on utilise la solution après sté rilisation dans les conditions normales de pression et de tempéra- ture. le plasma sanguin, les fractions sanguines ou leurs substi- tuante ne renfermant pas d'érythrocytes, apportent de l'eau et des substances nutritives ou des électrolytes et ne tiennent pas compte de l'apport d'oxygène au tissu, du traitement de l'anoxie et de l'amélioration du métabolisme gazeux.Cependant, la cause principale de la mort des blessés graves est essentiellement l'anoxie tissulaire et les troubles du métabolisme gazeux, si bien qu'il est très important que le traitement médical apporte suffisamment d'oxygène et améliore le métabolisme gazeux. De façon classique, pour faciliter le métabolisme gazeux, on fournit des érythrocytes ou on élève la P02 2 en fournissant de l'oxygène gazeux aux poumons par l'intermédiaire d'une tenue à oxygène sous pression élevée. Un tel traitement est insuffisant et présente de nombreux inconvé nient tels qu'une fatigue cardiaque. Cependant, la seule façon pratique d'améliorer le métabolisme gazeux consiste à transfuser du sang conservé renfermant des érythrocytes qui sont très impar- faits et instables.Une transfusion sanguine sure nécessite l'iden- tification du groupe sanguin par épreuve de compatibilité et élimination des sangs renfermant l'antigène Australie ou Milan, pour empêcher l'hépatite sérique. ta détermination préalable de ces antigènes est très difficile et longue. Même l'identification indispensable du groupe sanguin et les autres traitements nécessai- res avant la transfusion sanguine nécessitent 20 minues au moins, lorsqu'on opère ;très rapidement et leur durée est généralement de 30 minutes. Il est donc impossible de réaliser ces traitements avant une opération d'urgence. L'invention concerne une nouvelle solution pour perfusion totalement stre, applicable à l'homme, supprimant de façon efficace l'apparition de l'anoxie tissulaire et les altérations du métabolisme gazeux provoquées par les pertes sanguines ou le trauma time, par administration d'un diluant plasmatique d'eau, d'électrolytes, d'une substance nutritive, etc...en maintenant la pression partielle d'oxygène du sang dans des conditions normales pendant 10 à 24 heures au moins après la perfusion, de façon à empt- cher l'apparition de l'anoxie tissulaire et dtarrêter la t tendance à l'acidose ainsi qu'un procédé de réalisation d'une telle solu- tion pour perfusion. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit et à l'examen des dessins annexés où les figures 1 (A) à (S) illustrent l'utilisation d'une solution de dextrane glucosée selon le procédé de l'invention, les figures 2 (A) à (F) illustrent un exemple de transfusion sanguine normale donnd à titre comparatif, les figures (A) représentent le pouls et la pression sanguine en fonction du temps, les figures B représentent les volumes de solution utilisée en perfusion ou de transfusion en fonction du temps, les figures C représentent le pH du sang de l'oreillette droite en fonction du temps, les figures D représentent le PC02 et HC03 du sang de l'oreillette droite, les figures E représentent les concentrations en lactate et en citrate du sang de l'oreillette droite, et les figures F représentent la P02 du sang de l'oreillette droite. La figure 3 représente un diagramme de la différence de la pression artérioveineuse de l'oxygène (PAO2 - PVO2) dans une expérience clinique permettant une comparaison entre la perfusion et la transfusion ; la figure 4 représente un diagramme de PA02 (pression partielle de l'oxygène aortique) , PACO2 (pression partielle du C02 aortique), du pH et du déséquilibre basique dans la meme expérience, les symboles (o) et ( -) représentent respectivement les valeurs individuelles et moyennes du groupe I (perfusion de W.A-I) et les symboles (x) et (-) indiquant les valeurs individuelles et moyennes du groupe II (transfusion sanguine). Les figures 5 (A) et 5 (B) représentent schématiquement les variations du volume urinaire et du rapport Na/K de l'urine pour la même expérience; les figures 6 (Aj, 6 (B) et 6 (C) représentent des schémas montrant les changements de la transaminase glutamique-oxyloacéti- que (GOT), de la transaminase glutamique-pyruvique (GPT), de la phosphatase alcaline (Alk-Pase), de la lacticodéshydrogénase (IDE) et de la leucine-aminopeptidase (LAr) , dans la même expérience; La figure 7 représente schématiquement la variation du thvmol-test, (TTT), de la réaction de Hanger (cephalin cholesterol floculation test) (CCF), et du cholestérol libre dans la même expérience;; la figure 8 représente schématiquement l'élimination du sodium et du potassium urinaires dans la même expérience et la figure 9 représente schématiquement les variations du lactate plasmatique dans la même expérience, le symbole ( o) cor respondant au W.A-I et le symbole ( x) correspondant au sang. La PO2 du sang artériel de l'organisme humain est généralement voisine de 100 mm Hg et le pli est d'environ 7.4. Par conséquent,on doit réaliser la perfusion goutte-à-goutte, de façon à faclliter le maintien du pH et de la PO2 du sang artériel à des valeurs physiologiques normales après l'injection. Pour des perfusions classiques, par exemple de glucose, de fructose, de dextrane,etc.., la PO2 est de 30 à 150 mm Hg et le pH est généralement acide. De plus, le sang veineux a tendance à s'acidifier par dissolution du 2 de l'air, si bien que la PC02 devient élevée. Cependant, selon l'invention, on peut porter le pH de la solution pour perfusion ou-du substitut du plasma, dans la zone acide, et maintenir facilement la P02 au-dessus de 400 mm Hg. Même dans le cas d'une hémorragie profuse, la perte d'oxygène est compensée sans transfusion sanguine, la quantité de plasma sanguin circulant est régénérée et on peut facilement réaliser une opération importante sans effets secondaires. Le tableau 1 montre que le procédé de l'invention augmente la pression partielle en oxygène de solutions sucrées. T A B L E A U 1 pH PO2 Solution de dextrane non traitée 4,55 50 Solution ci-dessus additionnée d'oxygène 6,65 450 5,60 560 Solution de dextrane non traitée 4,25 100 Solution ci-dessus additionnée d'oxygène 4,80 600 Solution sucrée d1amino-acides non traitée 4,37 82 Solution ci-dessus additionnée d'oxygène 5,20 640 L'expérience clinique sur la souris, le rat, le lapin et le chien, montre que l'injection des solutions pour perfusion de l'invention ne provoque aucun effets secondaires. De plus, les ré sultats expérimentaux montrent que l'on n'a jamais observé aucun changement histologique. Le tableau 2 permet de comparer la solution pour perfusion de l'invention avec une autre solution pour perfusion du commerce à laquelle on n'a pas ajouté d'oxygène gazeux, lors de l'injection à des lapins, après hémorragie profuse. T A B L E A U 2 Solution pour perfusion suivant l'invention : P02=495; pH = 5,80 Lapin : 2,2 kg ; Perte de sang ; 26 ml ; solution perfusée : 30 m1 pH PO2 PCO2 HCO3- H2CO3 Bases Ba- Excès Rythme plas- ses de respira mati- du bases toire ques tam- (par mn) pon Avant saignement 7,34 79 37 20 1,1 22 47 -3 20 Juste après le saignement 7,40 80 34 21 1,0 22 47 -3 Juste après l'injection 7,31 78 40 20 1,2 20 41 -6 1 heure après l'injection 7,37 88 35 20 1,0 21 44 -4 2 heures après " 7,35 90 32 19 1,0 19 44 -7 5 heures après " 7,35 90 36 18 1,1 19 42 -8 28 4 heures 1 t 7,38 86 37 17 1,0 19 41 -6 34 Solution pour perfusion du commerce : PO2 = 136 ; pli = 5,55 lapin : 2,4 kg. Perte de sang ; 26 ml. Solution perfusée : 30 ml pH P02 PG02 HCO3- H2CO3 Bases Ba- Excès Rythme plas- ses de respira mati- du bases toire ques tam- (par mn) pon Avant saignement 7,38 87 32 19 1,0 21 44 -5 20 Juste après le saignement 7,36 83 30 16 0,9 19 41 -7 Juste après l'injection 7,32 82 36 18 1,1 19 42 -7 1 heure après l'inJection 7,37 97 34 19 1,0 20 40 -5 2 heures après " 7,34 116 24 12 0,7 15 33 -11 60 3 heures après n 7,34 116 22 11 0,7 14 33 -13 70 4 heures après n nd nd nd nd nd nd nd nd nd = non déterminé. Avec la solution pour perfusion du commerce, la PO2 augmente rapidement, le rythme respiratoire s 'élève de 20/mn à 70/mn, 3 heures après injection, les phénomènes de compensation respira toires Sont graves et la PCO2 est extrêmement abaissée. Cependant, pour la solution pour perfusion de l'invention, la fréquence res piratoire ne s'élève que de 20/mn à 28/mn, la PC02 est moins abais sée et il nty a pas de changement de HCO3 0 L'excès basique avec la solution pour perfusion de l'invention passe de -3,0 à -8,0 tandis qu'avec celui de la solution du commerce, il passe de -5,0 à -12,0, ce qui montre une tendance à une acidose métaboli que importante. On utilise des chiens pour étudier la supériorité de la solution gour perfusion de l'invention (solution de dextrane 40 et de glucose) par rapport à la solution de perfusion classique à laquelle on n'a pas ajouté d'oxygène. On prélève tout d'abord un volume de sang équivalent à 2% du poids des chiens par l'artère fémorale, en utilisant un injecteur et, une heure et demie après, on injecte parla veine fémorale, la solution pour perfusion de l'invention ou la solution de référence (en utilisant un volume correspondant à la perte de sang et au sang prélevé pour examen). On prélève du sang avant l'expérience, 1,5 heure après la perte de sang et 1, 2 et 3 heures après la perfusion pour déterminer les différences entre la pression partielle de l'oxygène aortique et la pression partielle de l'oxygène veineux (PAO2 - PVO2), la PA02, le lactate du sang artériel et du sang veineux et la phosphatase alcaline du sang veineux. Tous les résultats montrent la supériorité de la solution pour perfusion de l'invention. T A B L E A U 3 ( PAO2 - PVO2) Nombre Avant 1, 5 h 1 h après 2 h après 3 heu de l'ex- après la perfusion perfusion res chiens pé- perte de après rience sang per fu sion Solution pour perfusion suivant l'invention 34 44,9#13,8 63,2#12,9 56,0#19,3 65,1#19,6 68,8 +15,2 Solution de référence 24 44,7+18,4 61,8+18,6 50,0+16,8 55,4t18,8 58,9 #18,4 t 0,06 0,32 1,14 1,73 2,0 Probabilité P(0,05 P# 0,05 Le tableau ci-dessus montre nettement que la quantité d'oxy- gène apportée au tissu après la perte de sang est supérieure chez les chiens auxquels on a injecté la solution pour perfusion de l'invention, 2 et 3 heures après la perfusion. Il ressort également de façon évidente du tableau précédent que la PAO2 est supérieure chez les chiens ayant reçu la solution pour perfusion de l'invention, 2 et 3 heures après la perfusion. T A B L E A U 4 (PAO2) Nom- Avant 1,5 h 1 h après 2 h après 3 heu bre l'ex- après la perfusion perfusion res de périen- perte de après chiens ce sang perfu- sion Solution pour per fusion sui vant l'in- vention 34 84,0#13,7 89,8+18,7 91,4+17,1 90,3+17,4 92,2+18,4 Solution de référence 24 82,1+17,1 88,2+14,8 86,5+16,0 81,3#20,4 82,6+15,4 t 0,64 0,33 1,07 1,74 1,87 Probabilité P On étudie également la concentration en lactate, en supposant que la valeur avant l'experience est de 100.Dans le sang arté riel (tableau 5), les chiens ayant reçu la solution pour perfu- sion de l'invention présentent des valeurs inférieures, 1, 2 et 3 heures après la perfusion, en particulier bien inférieures 2 heures après la perfusion. Dans le sang veineux (tableau 6) ,la teneur en lactate est également inférieure 1 et 2 heures après la perfusion. Ceci montre que ltétat d'anoxie est considérablement amélioré. T A B L E A U 5 ( Variations des lactates artériels) Nombre Avant 1, 5 h 1 h après 2 h apres 3 heu de l'ex- après la perfusion perfusion res chiens périen- perte de après ce sang perfu sion Solution pour per fusion sui- 20 lOC 162,%66,9 160,7+60,4 116t5- > 119,9 vant l'invention (16,2+1,6) ± 53,9 Solution de 13 188,2#65,1 219,5#111 170#80,8 176,3 référence (16,3#9,1) #110,4 t 0,92 1,90 2,22 1,89 Probabilité P Nota-: Les valeurs entre parenthèses sont exprimées en mg/dl. TABLEAU 6 (variations des lactates veineux) Nombre de Avant 1,5 h 1 h après 2 h après 3 heuchiens 1'expé- après la perfusion perfusion res rience perte de après sang perfu sion Solution pour per- 100 205+105,8 163,2+59,0 121,1+53,4 145,5 suivant 20 (16,7#8,2) - - - # 63,6 l'inven- tion Solution de réfé- (17,0#9,3) - - - #131,1 rence (17,0+9,3) + 131,1 t 1,1 1,89 1,81 1,40 Probabi- P Nota: Les valeurs entre parenthèses sont exprimées en mg/dl. La valeur de la phosphatase alcaline dans le sang veineux est bien inférieure une heure après la perfusion par rapport à la valeur obtenue avec la solution de référence, mais 3 heures après, ces valeurs sont pratiquement identiques (tableau 7). T A B L E A U 7 (Variations de la phosphatase alcaline du sang veineux) Nombre Avant 1,5 h 1 h après 2 h après '3 heu de l'expé- après la perfusion perfusion res chiens rience perte de après sang perfu sion Solution pour per- 100 95,0 fusion 11 100 95,3+11,7 60,0+10,8 75,6+18,1 suivant (7,7#3,0) #27,8 l'invention Solution 7 100 99,4t14,5 77,0+21,3 88,7#15,9 98,6 de réfé- (4,2+1,1) + 10,? rence t 0,63 2,11 1,48 0,31 Probabilité P Nota : Les valeurs entre parenthèses sont exprimées en mg/dl. Les figures 1 et 2 montrent les résultats des suites opératoires de malades par âge, maladie, acte opératoire et quantité de perte de sang, qui permettent la comparaison entre un malade ayant reçu une solution selon l'invention et un malade ayant reçu une transfusion sanguine. On prélève du sang toutes les dix minutes pour déterminer la pression sanguine, le pH, la PCO2, la teneur en HC03 , en lactate et en citrate et la P02 du sang de l'oreillette droite et on détermine également le pouls. A tout égard, la solution pour perfusion de l'invention (solution de dextrane et de glucose) qu correspond aux figures 1 (A) à (F) est préférable.En particulier, dans le cas de la transfusion sanguine correspondant aux figures 2 (A) à (F), le malade présente des symptimes d'anoxie, de nausées et une arythmie. Ces symptômes sont absents chez le malade ayant reçu en perfusion la solution de l'invention. Les résultats des figures 1 (A) à (F) correspondent à un malade de sexe masculin gé de 56 ans présentant un cancer gaetrique, mesurant 155 cm, pesant 46,0 kg, qu'on a soumis à une résection subtotale de ltestomac et ayant, avant l'opération, une pression sanguine de 125/73 , une teneur en hémoglobine de 13,0 g/dl et un pouls de 63. L'hémorragie est faible, 200 ml/60 mn, 320ml/80mn, 460 ml/100 m; 590 ml/120 mn, 620 ml/140 mn, 700 ml/160 mn et 726 ml (total)/l80 mn.Dans le cas des figures 2 (A) (F), correspondant à un malade de sexe masculin âgé de 56 ans, mesurant 155 cm, pesant 46,0 kg, qu'on a soumis à une résection subtotale de l'estomac et ayant, avant l'opération, une pression sanguine de 122/72, une teneur en hémoglobine de 13,2 g/dl et un pouls de 65, on constate une faible hémorragie de 200 ml/40 mn, 360m1/70mn, 450 ml/90 mn, 520 ml/110 mn, 610 ml/130 mn et 705 ml (total)/160 mn. Sur les figures, la flèche G indique 11 administration d'un hyper-presseur, H indique l'anesthésie (fluothane, oxyde nitreux, oxygène indique ltopération, J la pression sanguine, X le pouls, L le pH du sang de l'oreillette droite, M la pression de C02 7 N la quantité de C02, 0 le ECO- , P le lactate, Q le citrate (qui dans les figures 1 se maintient entre 1,1 et 1,2) R la PO2 du sang de l'oreillette droite, S la concentration en H C03 Les effets cliniques de la solution pour perfusion de l'invention sont décrits ci-après selon le mémoire de Dr. K. Kodehi, Dr. H.Futonaka, Dr. K. Ogawa et Dre K. Shibusawa qui compare 30 exemples de la solution pour perfusion de l'invention à 10 exemples de sang conservé. On administre une perfusion intraveineuse en goutte à goutte de dextrane oxygéné (W.A.-I) à 30 malades, pendant et/ou après une intervention chirurgicale ou un choc traumatique, à la dose suivante Volume en ml = perte de sang exprimées en ml en multipliant par 1,25 le poids de sang perdu + Produit d'aspiration ( incubation gastrique) (ml) + Volume urinaire de la période ( ml) + Trans- piration (ml). On transfuse le m & e volume des sang conservé à 10 malades comparables aux 10 malades précités en ce qui concerne le sexe, l'e, le poids corporel, la maladie, l'intensité et le degré de l'intervention chirurgicale On analyse les variations sanguines et urinaires des deux groupes de malades avant, pendant et jusqu'à 24 heures après la perfusion ou la transfusion, On obtient les résultats suivants :: 1. I1 ne se produit pas de dilution de l'hémoglobine ni de baisse de l'hématocrite après perfusion de 1 000 ml de W.A.-I et en particulier dans le cas d'un choc traumatique (Hb 9,5 g/100 ml, Ht = 29 %) on ne constate pas de telles variations mdme après perfusion de 3 500 ml cependant que l'hémoglobine et l'hématocrite augmentent. 2. Pour tous les malades, le pH plasmatique préopératoire est inférieur à 7,40, la valeur maximale étant de 7,397, et la valeur minimale de 7,260 (homme de 38 ans présentant un cancer gastrique). On voit donc que tous les malades étaient en acidose. Le sang con servé (groupe II) ne permet pas d'empêcher la diminution du pH plasmatique pendant et après l'opération et, par conséquent, le pH plasmatique moyen du groupe (II) est de 7,30 (compris dans la gamme de 7,249 à 7,361). Au contraire, la perfusion de W.A.-I maintient le pH plasmatique moyen à 7,40 dans la gamme de 7,354 à 7,580) pendant et après l'opération. La différence entre le pH plasmatique des deux groupes est significative du point de vue statistique, ce qui indique que le W.A.-I a tendance à empêcher le développement de l'acidose (figure 4). Ceci concorde avec les valeur obtenue pour l'excès basique, la concentra ' ion plasmatique du chlore, la PACO2 et la PVCO2 et montre également que le W.A.-I est capable d'inhiber le métabolisme anaérobie, 3. Avant l'opération et la perfusion ( ou la transfusion) le déséquilibre basique plasmatique des deux groupe est de t O (dans la gamme de +5 à -5) Immediatement après l'intervention et la transfusion sanguine pour le groupe II, le déséquilibre basique moyen dèvient ae -0,8o (+2,5 ; -5,0) tandis que dans le groupe i, elle devient de +2,70 (+ 1,50; +5,0). La différence est significative ( P I se maintient pendant 24 heures après la perfusion. 4.- Les valeurs de la PAO2 sont comprises entre 80 et 100 rmn Hg pour les deux groupes, avant l'anesthésie et l'intervention. Dans le groupe I, la valeur augmente progressivement par suite de la perfusion, mais dans le groupe TI, elle diminue au contraire malgré la transfusion sanguine (figures 3 et 4).Deux heures après l'intervention et la perfusion, la PAO2 du groupe I est en moyenne de 97,5 mm Hg (83,5 - 104) et 24 heures après, elle est en moyenne de 98,0, ce qui montre l'action prolongée de la perfusion de W.A.IJ 5. La valeur de la PCO2 augmente également progressivement dans le groupe I et diminue au contraire dans le groupe II.L'augmentation de la PVO2 dans le groupe I est remarquable après le début de la perfusion et se poursuit pendant 24 heures. Dans le cas le plus net, la PVO2 s'élève de 26,5 mm Hg (avant la perfusion) à 70,1 mm Hg (24 heures après la perfusion)* 6.La différence artérioveineuse d'oxygène (PAO2-PVO2) augmente prôgressivement dès le début de la perfusion, contrairement à ce qui se produit dans le cas de la transfusion sanguine, et se poursuit 24 heures après l'achèvement de la perfusion. Le W.A.-I apporte suffisamment d'oxygène pour le métabolisme aérobe des tissus (figure 3). 7. Comme il est habituei, a concentration plasmatique du sodium ( Na+ ) diminue quelque peu près l'opération, malgré le remplacement du volume plasmatique par le sang conservé ou le W.A.I sans différence significative. 8. La teneur plasmatique du potassium ( K +) s1 élève après l'intervention dans le groupe II de 1,2 meq/l (en moyenne) et dans le groupe I de 0,17 meq/l, ce qui constitue une différence si- gnificative. Dans le groupe I, la teneur en potassium ne dépasse pas 5,0 mea/l. Par exemple, dans le cas d'un choc traumatique,la concentration en potassium était de 6,5 meq/l avant la perfusion et de 4,5 meq/l après la perfusion de 7 500 ml de W0A0-I ( ce qui ne correspond pas à une hémodilution, car l'hémoglobine et l'héma- tocrite augmentent). Le WdA.-I se comporte comme s'il était empe- cné d'inhiber le catabolisme tissulaire. 9. La concentration plasmatique en chlorure (Cl-) est de 103 meq/l en moyenne avant l'opération (dans la gamme de 93 à 118). Après l'opération, elle devient de 100 meq/l en moyenne dans le groupe I, donc, le W,A.-I maintient la concentration en chlorure dans la gamme normale. Au contraire, dans le groupe II,on constate souvant une fluctuation nette associée à des changements de la PVCO2 et du pH plasmatique. 10.- La valeur moyenne de la PAC02 est de 40,0 mm Hg (33,0 - 47,0 ) dans le groupe II et de 44,4 mm Hg (38,0 - 50,0) dans le groupe I, ce qui ne correspond pas à une différence significative. Cependant, on ne constate ni acidose, ni alcalose dans le groupe I. 11.- La grande majorité des malades présente une valeur de la PVC02 inférieure à 45 mm Hg avant l'opération, cependant, 5 malades présentent une valeur supérieure à 50 mm Hg. Dans le groupe II, après la transfusion sanguine, la PVC02 devient en général égale à 40 - 45 mm Hg (33,6 - 51 mm Hg) et dans le groupe I, elle devient en moyenne de 40,0 mm Hg (38,2 - 45,5). Ceci ne constitue pas une différence significative entre les deux groupes. La différence PACO2 - PVCO2 montre qu'il n'existe pas d'acldo- se ni d'alcalose dans le groupe lo 12.- Après l'agression chirurgicale ou traumatique, il se produit généralement une diminution du volume urinaire et une augmen- tation de la densité urinaire. La transfusion sanguine ne modifie pas ces réponses corporelles, comme le montrent les résultats du groupe 11. Si on tente d'augmenter sans précautions le volume urinavre, il se produit un oedème pulmonaire. Pendant et après l'in tervention chirargicale et la transfusion (ou la perfusion) ,le volume urinaire est en moyenne de 5 ml/mn (0 à 11 ml/mn pour le grou pe II et de 9 ml/mn 6 - 12 ml/mn) pour le groupe I.Dans le groupe I, le volume urinaire de 24 heures est en moyenne de 1 100 ml (400 à 2 600 41). Ceci montre que l'activité diurétique du W.A.-I est supérieure à celle de la transfusion sanguine. Dans le cas d'un choc traumatique HB, 9,5 g/dl; Ht 29 %, pH plasmatique 7,0), le volume urinaire s'élève de O (au moment du choc) à 10 mi/mn ( 1 440 ml/24 heures) après achèvement de la perfusion de 3 500 ml de ,A,-I et la densité s'abaisse de 1,030 (premier échantillon d'urine pendant le choc) à 1,010 après perfusion de W.A.-I, sans apparition d'oedème pulmonaire. 13. Les figures 6 (A), (B) et (C) montrent les changements des GOT, GPT, LDH, Alk-Pase, et LAP plasmatiques pendant et après l'opération et la perfusion. Aucun malade ne présente de troubles cardiaques ni de trouble général. Dans le cas de la transfusion sanguine, les valeurs moyennes sont de 75 u pour la GOT, 65 u pour la GPT, 300 u pour la LDH, 5,5 u pour l'alk-Pase et 220 u pour la LAP pendant les opérations et 10 à 24 heures après l'intervention, et la transfusion, les valeurs moyennes deviennent de 146 u pour la GOT, 126 u pour la GPT, 440 u pour la LDH, 10,0 u pour l'Alk-Pase et 300 u pour la LAP. D'autre part, dans le cas de la perfusion de W0A.-i, les valeurs moyennes sont les suivantes :pendant et immédiatement après l'intervention GOT 70 u, GPT45 u, LDH 220 u, Alk-Pase 6,6 u et LÀP 300 u. 24 heures après la perfusion, GOT 40 u, GPT 30 u, LDH 240 u, Alk-Pase 7,2 u et LAP 220 u. Donc, les valeurs de la GOT, GPT et LDH après 24. heures pour le groupe I, présentent une différence significative par rapport à celles du groupe il. 14.- Comme le montre la figure 7, les variations du test de Hanger, du TTT , CCF et du cholestérol libre sont les suivantes: Avant opération toutes les valeurs sont dans la gamme normale sauf 4 cas de TTT > 4,0 u et CCF > 5m, Cu. 24 heures après ltopération et la transfusion (groupe II) TTT = 4,0 u, 00F = 3,4 u et cholestérol = 175 mg/dl. 24 heures après l'opération et la perfusion (Groupe I) TTT = 0,4 u, 00F = 1,8 u et cholestérol = 165 mg/dl. Les différences entre les valeurs de TUT et CCF des deux groupes I et II sont significatives 24 heures après la perfusion. 15. Les variations de la teneur en lactate du plasma sont illustrées par la figure 9. L1 augmentation du groupe II est supérieure de façon significative à celle du groupe I, dans lequel le catabolisme anaérobie semble inhibé. 16. La figure 8 permet de comparer la teneur en sodium et en potassium de l'urine de 24 heures entre les deux groupes. Dans le groupe II, le sodium est retenu et il se produit une hyperalcalinurie abaissant le rapport Na/k ( qui est de 3,61 avant l'opération et de 1,21 après l'opération). Au contraire, dans le groupe I, il ne se produit pas de variation de l'évacuation du sodium et l'éva- cuation du potassium augmente légèrement (7,8 meq/24 heures) si bien que le rapport Na/k s'abaisse de 3,37 à 2,73. La perfusion de W.A.-I inhibe la perte de potassium et ne peut élever la teneur sanguine en potassium. Ceci indique que le W.A.-I protège l'extracatabolisme. Ainsi, la perfusion de W0A.-I inhibe de façon efficace l'apparition d'un catabolisme conduisant à l'hypoxie et à l'anoxie tissulaires. Le W. A. -1 protège également la fonction hépatique contre les agressions chirurgicales et/ou traumatiques. Les valeurs urinaires montrent que le W.A.-I empêche la limitation postopératoire de la diurèse, la rétention sodique et les pertes exagé- rées de potassium. On ne constate aucun effet secondaire après la perfusion de W0A.-I. Selon le procédé de l'invention, on introduit dans une certaine enceinte étanche à l'air, un flacon convenable (par exemple en verre robuste) renfermant la perfusion, on abaisse la pression à l'intérieur du récipient à 10-3 3 mm de mercure en utilisant une pompe à vide, on introduit de l'oxygène gazeux sous basse pression et on bouche automatiquement le flacon à l'intérieur de l'en- ceinte de façon à ce que la P02 de la perfusion soit supérieure à 300 mm Hg. A titre dtexemple concret de mise en oeuvre de l'invention a) on introduit dans une enceinte qu'il est facile de rendre étanche au vide, un flacon en verre robuste renfermant 500 ml d'une solution de dextrane glucosée ( 70/6 P/V % de dextrane) (5% de glucose) et muni d'un bouchon en caoutchouc, on vide l'air de l'enceinte en utilisant une pompe à vide à 37 C, jusqu'à ce qu'on atteigne la limite d'ébullition de la solution, on introduit de l'oxygène gazeux sous une pression de 1 a 2 bars en utilisant une bouteille d'oxygène pur convenant à l'usage humain jusou'à ce que la pression à l'intérieur du récipient atteigne 1 à 2 bars, on retire le flacon de 11 enceinte après l'avoir fermé automatiquement et on place par sertissage un surbouchage en aluminium. b) La solution d'électrolytes et Je dextrane additionne de glucose ou de fructose ne ;,'altère pas -oar oxydation, même lorsque la P02 est élevée Cependant, une solution d'amino-acides est facilement altérée par oxydation et, par conséquent, on concentre préalablement la solution à environ dix fois sa densité d'utilisation et on l'introduit dans un flacon d'injection en goutte à goutte ayant une capacité de 500 m, puis on lyophilise et on soumet au traitement précédemment indiqué 500 mi d'eau distillée, de façon à obtenir une P02 de 300 à 700 mm Hg. Avant l'injection,on réalise la dissolution en introduisant une aiguille à deux pointes dans les deux flacons et en mettant les anino-acides secs au contact de l'eau. L'invention illustrée par cet exemple, peut être appliquée à d'autres constituants sans sortir de son cadre. Selon l'invention, on mélange non seulement de l'oxygène à certains constituants tels que le dextrane, l l'hydroxyéthylamidon, le glucose et des amino- acides comportant un radical hydroxy, un atome d'oxygène de type éther, un radical amino, un noyau benzène tel que la phénylalanine mais également on forme de nouveaux composés moléculaires en combinaison avec le radical hydroxy, l'atome d'oxygène de type éther, etc... Ces nouveaux composés moléculaires ont une action semblable à celle de l'hémoglobine et favorisent l'action de l'oxygène présent dans les solutions de perfusion de l'invention Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée à l'exemple décrit et représenté; elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art suivant les applications envisagées sans qu'on s'écarte pour cela de l'esprit de l'invention. - REVENDICATIONS I.- Solution pour perfusion à pression partielle élevée en oxygène > estinée à être utilisée comme substitut du sang ou du plasma sanguin, caractérisée en ce qu'elle renferme au moins une solution d'électrolyte tel que dextrane, glucose, qui sont des constituants nécessaires des tissus de l'organisme et du plasma sanguin et qui ne sont pas facilement oxydables, et en-ce que sa pression partielle en oxygène est supérieure à 300 mm Hg environ. 2.- Solution pour perfusion suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la solution d'électrolyte est constituée avec une solution renfermant au moins un amino-acide ou autre constituant nécessaire des tissus de l'organisme et du plasma sanguin facilement oxydable, éventuellement sous forme d'une poudre sèche. 3.- Procédé de préparation d'une solution de perfusion suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'on introduit dans une enceinte étanche à l'air, un flacon étanche à l'air qui est muni d'un bouchon de caoutchouc et qui renferme une solution pour perfusion ou de l'veau pour perfusion et qu'après avoir abaissé la pression de l'enceinte à la limite du point d'ébullition de la solution, on introduit de l'oxygène gazeux sous une pression de 1 à 2 bars et on ferme automatiquement le flacon à l'intérieur de l'en- ceinte de façon à maintenir la pression partielle en oxygène de la solution au-dessus de 300 mm iig. 4.- Procédé suivant la revendication 3 caractérisé en ce qu'on est concentre préalablement une autre solution qui /facilement altérable par oxydation telle qu'une solution d'amino-acides, qu'on la lyophilise ou la conserve séparément et qu'on mélange ensuite ladite autre solution ou la poudre correspondante avec la solution de perfusion avant emploi.