La présente invention concerne un réseau de connexion pour autocommutateur à transmission en multiplexage dans le temps. Elle concerne plus particulièrement un réseau de connexion du type "temporel-spatial-temporel", ctest- -dire comportant un étage temporel entrant, un étage spatial intermédiaire et un étage temporel sortant. L'étage temporel entrant comporte une pluralité de groupes temporels entrants munis chacun de n entrées reliées à n jonctions temporelles entrantes. On désigne par jonction temporelle le support de transmission des signaux numériques multiplexés dans le temps, dits "multiplex" temporels, par jonction temporelle entrante le support de transmission des multiplex temporels entrants reçus par le réseau de connexion, c'est-à-dire destinés à subir une commutation au sein du réseau de connexion, et par jonction temporelle sortante le support de transmission des multiplex temporels sortants émis par le réseau de connexion, ctest-à-dire ayant subi une commutation au sein du réseau de connexion. Un multiplex temporel est composé de trames successives comportant chacun m voies temporelles, chaque voie temporelle comportant b éléments binaires. Selon les normes établies par la Conférence Européenne des Télécommunications, le nombre m est égal à 32, le nombre b à 8, et une trame a pour durée 125 us. L'étage temporel sortant comporte une pluralité de groupes temporels sortants munis chacun de n sorties reliéesànjonctions temporelles sortawteB Les sorties de l'étage temporel entrant sont reliées aux entrées de l'étage temporel sortant via un étage spatial qui a.pour but d'effectuer un brassage entre les sorties de l'étage temporel entrant et les entrées de l'étage temporel sortant. Si l'étage spatial est virtuel, c'est-à-dire si le brassage est réalisé directement et de façon fixe par les liaisons entre étage temporel entrant et étage temporel sortant, le réseau est de type "temporel-temporel". Un groupe temporel entrant classique comporte une interface de commutation entrante et un commutateur temporel entrant qui comprend une mémoire de parole et une mémoire d'adresse temporelle. L'interface de commutation entrante est munie de n entrées reliées à n jonctions temporelles entrantes et de b sorties reliées aux entrées de données de la mémoire de parole à mots de b éléments binaires, dont les b sorties de données constituent les sorties du commutateur temporel entrant. L'interface de commutation entrante a pour but d'effectuer une transformation série-parallèle sur les voies temporelles entrantes, de recaler la fréquence et la phase des signaux reçus, sur l'horloge interne de l'autocommutateur, et de faire un multiplexage (dit "super-multiplexage') des n multiplex temporels entrants. La mémoire de parole est adressée en écriture sous le contrôle de l'horloge interne de l'autocommutateur, de sorte que chaque trame entrante des n multiplex temporels entrants, constituant une trame d'un supermultiplex temporel entrant, est stockée dans les lignes de la mémoire de parole dont les adresses sont indiquées par l'interface de commutation entrante. Par contre, la mémoire de parole est lue par l'intermédiaire de la mémoire d'adresse temporelle inscrite sous le contrôle de l'unité de commande de l'autocommutateur et lue séquentiellement sous le contrôle de l'horloge interne, ce qui permet de faire subir une première commutation aux mn voies temporelles entrantes stockées dans la mémoire de parole. De même, un groupe temporel sortant classique comporte un commutateur temporel sortant, qui comprend une mémoire de parole et une mémoire d'adresse temporelle, et une interface de commutation sortante. La mémoire de parole à mots de b éléments binaires est munie de b entrées de données qui constituent les entrées du commutateur temporel sortant et de b sorties de données reliées aux b entrées de l'interface de commutation sortante. Les voies temporelles issues de l'étage temporel entrant subissent une commutation sans changement de temps au sein de l'étage spatial. Les voies temporelles issues de l'étage spatial subissent à leur tour une commutation au sein de l'étage temporel sortant, qui est obtenue grâce au procédé d'adressage de la mémoire de parole décrit précédemment. Les mn voies temporelles obtenues à la sortie de la mémoire de parole d'un commutateur temporel sortant, au cours d'un cycle de lecture de cette mémoire constitue une trame ; l'ensemble de ces trames constitue un supermultiplex temporel sortant. L'interface de commutation sortante est munie de n sorties reliées aux n jonctions temporelles sortantes et d'une entrée qui reçoit un supermultiplex temporel sortant. Elle assure notamment le démultiplexage du supermultiplex temporel sortant en n multiplex temporels sortants et la conversion parallèle série sur les voies temporelles sortantes. La description d'un réseau de connexion de type "temporel-spatialtemporel" pourra être trouvée dans la revue Commutation et Electronique (n" 49, avril 1975, pages 23 à 34). Pour pouvoir stocker une trame, la capacité des mémoires de parole doit être de mn mots de b éléments binaires. Or, pour des raisons qui tiennent au procédé de fabrication des circuits intégrés, la suite des capacités des mémoires vives est une progression géométrique de raison 4 (4, 16, 64, 356, 1024 ...). On voit donc que lorsque le produit mn n'est pas une puissance entière de 4, par exemple, ce qui arrive fréquemment, lorsque le produit mn est une puissance entière de 2 de la forme 4r soit 2 22r-I, les mémoires sont mal utilisées. En effet, Si l'on a par exemple 16 jonctions entrantes (n=16) de 32 voies temporelles chacune (m=32), on est obligé d'utiliser des mémoires de 1024 mots, dont 512 seront inutilisés. Un objet de l'invention est un réseau de connexion du type"temporelspatial-temporel" dans lequel les mémoires de parole et d'adresse temporelle des étages temporels entrants et sdrtants sont utilisées au mieux de leur capacité. Selon une caractéristique de l'invention chaque groupe temporel entrant comporte une première interface de commutation entrante, munie de n entrées reliées à n premières jonctions temporelles entrantes, une seconde interface de commutation entrante, munie de n entrées reliées à n secondes jonctions temporelles entrantes, une mémoire de parole de 2 mn r mots de b éléments binaires (avec 2 mn = 4 ), munie de b sorties de données reliées aux entrées de l'étage spatial, réel ou virtuel, et un circuit de sélection d'interface de commutation entrante, muni de b premières entrées de données reliées aux b sorties de la première interface de commutation entrante, de b secondes entrées de données reliées aux b sorties de la seconde interface de commutation entrante, de b sorties de données reliées aux b entrées de données de la mémoire de parole, et d'une entrée de commande qui reçoit le signal d'adresse d'écriture de la mémoire de parole. De même chaque groupe temporel sortant comporte une mémoire de parole de 2 mn mots de b éléments binaires munie de b entrées de données reliées aux sorties de l'étage spatial réel ou virtuel, une première interface de commutation sortante, munie de n sorties reliées à n premières jonctions temporelles sortantes, une seconde interface de commutation sortante, munie de n sorties reliées à n secondes jonctions temporelles sortantes, et un circuit de sélection d'interface de commutation sortante, muni de b entrées de données reliées aux b sorties de données de la mémoire de parole, de b premières sorties de données reliées aux b entrées de la première interface de commutation sortante, de b secondes sorties de données reliées aux b entrées de la seconde interface de commutation sortante, et d'une entrée de commande qui reçoit le signal d'adresse de lecture de la mémoire de parole. Un autre objet de l'invention est un réseau de connexion du type "temporel-spatial-temporel" dans lequel la capacité maximale du réseau de connexion, au-delà de laquelle on doit remplacer un étage spatial virtuel sans possibilité de commande par un étage spatial avec possibilité de commande, est repoussée, c'est-à-dire un réseau de connexion du type "temporel-spatial-temporel" dans lequel la souplesse d'extension est accrue. Par capacité du réseau de connexion, on entend le nombre de jonctions temporelles entrantes qui lui sont raccordées. D'autres caraçtéristiques de l'invention ressortiront de la description détaillée ci-dessous. Bien entendu la description et le dessin ne sont donnés qu a titre indicatif et nullement limitatif de l'invention. Le réseau de connexion représenté sur la figure comporte un étage temporel entrant 1, un étage spatial 2 et un étage temporel sortant 3. L'étage temporel entrant I comporte une pluralité de groupes temporels entrants li à Ip, dont pour des commodités de représentation un seul, Il a été agrandi et detaillé, les autres étant identiques. De même l'étage temporel sortant 3 comporte une pluralité de groupes temporels sortants 31 à 3 , dont un seul, 31 a été agrandi et détaillé, les autres étant identiques. Conformément à l'invention le groupe temporel entrant li comporte premièrement une première interface de commutation entrante 4 munie de n entrées reliées respectivement à n premières jonctions temporelles entrantes 5, deuxièmement une seconde interface de commutation temporelle entrante 6 munie de n entrées reliées à n secondes jonctions temporelles entrantes 7, troisièmement un commutateur temporel entrant 8 qui comprend r r une mémoire de parole 81 de 4r mots de b éléments binaires (avec 4 = munie de b sorties qui sont reliées aux entrées de l'étage spatial 2 par des fils 9 et une mémoire d'adresse temporelle 82, et, quatrièmement un circuit 10 de sélection d'interface de commutation entrante. Ce circuit 10 de sélection est muni de b premières entrées de données reliées aux sorties de la première interface de commutation entrante 4 par des fils 11, de b secondes entrées de données reliées aux sorties de la seconde interface de commutation entrante 6 par des fils 12, de b sorties de données reliées aux b entrées de données de la mémoire de parole 81 par des fils 13, et d'une entrée de commande qui reçoit le signal d'adresse d'écriture de la mémoire de parole 81. Le signal d'adresse écriture de la mémoire de parole 81 est fourni par des fils 14 issus d'une part de l'horloge interne 15 de l'autocommutateur et d'autre part des interfaces de commutation entrantes 4 et 6. D'autre part la mémoire de parole 81 reçoit un signal d'adresse de lecture fourni par des fils 16 issus de la mémoire d'adresse 82 inscrite sous le contrôle de l'unité de commande 17 de l'autocommutateur. Les fils 11 transmettent un premier supermultiplex temporel entrant créé au sein de l'interface 4 à partir des multiplex temporels entrants transmis par les premières jonctions temporelles entrantes 5. Les fils 12 transmettent un second supermultiplex temporel entrant créé au sein de l'interface 6 à partir des multiplex temporels entrants transmis par les secondes jonctions temporelles entrantes. Un supermultiplex est constitué de trames comportant chacune nm voies de b éléments binaires. Ces voies sont transmises successivement, en parallèle, sur les fils 11 pour le premier supermultiplex temporel entrant, sur les fils 12 pour le second supermultiplex temporel entrant. Dans l'exemple de réalisation décrit, chaque trame du premier supermultiplex temporel entrant est stockée dans les mots d'adresse 1 à nm de la mémoire de parole 81, et chaque trame du second supermultiplex temporel entrant est stockée dans les mots d'adresse nm à 2 nm de la mémoire de parole 81. Pour cela, le circuit de sélection 10 est un multiplexeur commandé par l'élément binaire de poids fort de l'adresse d'écriture prélevé sur l'un des fils 14. Conformément à l'invention, le groupe temporel sortant 31 comporte premièrement une première interface de commutation sortante 18, munie de n sorties reliées respectivement à n premières jonctions temporelles sortantes 19, deuxièmement une seconde interface de commutation sortante 20, munie de n sorties reliées respectivement à n secondes jonctions temporelles sortantes 21, troisièmement un commutateurtemporel entrant22 quicoz prend une mémoire de parole 221 de 4r mots de b éléments binaires (avec 4r 2nom) munie de b entrées qui sont reliées à des sorties de l'étage spatial 2 par des fils 23 et une mémoire d'adresse temporelle 222, et, quatrièmement un circuit 24 de sélection d'interface de commutation sortante. Ce circuit 24 de sélection est muni de b entrées de données reliées aux sorties de données de la mémoire de parole 221, de b premières sorties de données reliées aux entrées de la première interface 18 par des fils 25, de b secondes sorties de données reliées aux entrées de la seconde interface 20 par des fils 26, et d'une entrée de commande qui reçoit le signal d'adresse de lecture de la mémoire de parole 221.Le signal d'adresse de lecture de la mémoire de parole est fourni par les fils 14 issus de l'horloge interne 15 de l'autocommutateur. D'autre part, la mémoire de parole 221 est adressée en écriture par un signal d'adresse d'écriture fourni par des fils 27 issus de la mémoire d'adresse temporelle 222 inscrite sous le contrôle de l'unité de commande 17 de l'autocommutateur. Les fils 25 transmettent un premier supermultiplex temporel sortant, les fils 26 un second supermultiplex temporel sortant. Dans l'exemple de réalisation décrit, chaque trame du premier supermultiplex temporel sortant est stockée dans les mots d'adresse I à nm de la mémoire de parole 221, et chaque trame du second supermultiplex temporel sortant est stockée dans les mots d'adresse nm à 2 nm de la mémoire de parole 221. Pour cela le circuit de sélection 24 est constitué par un démultiplexeur commandé par l'élément binaire de poids fort de l'adresse de lecture prélevé sur l'un des fils 14. Du fait de l'adjonction d'une interface de commutation supplémentaire par groupe temporel, les mémoires sont utilisées au mieux de leur capacité. De plus, la capacité maximale de l'autocommutateur au-delà de laquelle on doit remplacer un étage spatial virtuel sans possibilité de -commande par un étage spatial réel avec possibilité de commande se trouve augmentée, et par conséquent la souplesse d'extension d'un tel réseau est accrue.En effet, les mémoires de parole comportant nm voies temporelles supplémentaires, les possibilités de commutation au sein des étages temporels se trouvent augmentées, et par conséquent un étage spatial virtuel sans possibilité de commande, c'est-à-dire non multiplexé dans le temps, peut encore être utilisé pour des capacités pour lesquelles il aurait dû être remplacé par un étage spatial réel avec possibilité de commande, c'est-à-dire multiplexé dans le temps, avec un autocommutateur classique. Par exemple, actuellement on utilise un réseau de connexion de type temporel-temporel, c'est-à-dire à étage spatial virtuel, jusqu'à une capacité de 128 jonctions MIC. Puis, pour des capacités comprises entre 128 et 512 jonctions HIC, on introduit un étage spatial réel qui doit être entièrement remplacé lorsque l'on désire une capacité supérieure. Avec l'apport de l'invention, on peut utiliser un réseau de connexion de type temporel-temporel jusqu a une capacité de 512 jonctions MIC. Puis pour les capacités supérieures on passe directement à la solution ci-dessus, on évite ainsi tout remplacement extrêmement coûteux d'un étage spatial par un autre. n REVENDICATIONS 1. Réseau de connexion pour autocommutateur à transmission en multiplexage dans le temps, comportant un étage de commutation temporelle entrant constitué par une pluralité de groupes temporels entrants munis chacun de n entrées reliées à n premières jonctions temporelles entrantes comportant m voies temporelles chacune, de b éléments binaires chacune, et un étage de commutation temporelle sortant constitué par une pluralité de groupes temporels sortants munis chacun de n sorties reliées à n premières jonctions temporelles sortantes comportant m voies temporelles chacune de b éléments binaires chacune, un étage spatial, réel ou virtuel, apte à relier les sorties de l'étage temporel entrant aux entrées de ~ 4r l'étage temporel sortant, réseau de connexion dans lequel m.n = (r entier), dans lequel chaque groupe temporel entrant comporte une première interface de commutation entrante et un commutateur temporel entrant qui r comprend une mémoire de parole de 4 mots de b éléments binaires, la première interface de commutation étant munie de n entrées reliées aux n premières jonctions temporelles entrantes et de b sorties reliées aux b entrées de données de la mémoire de parole, les b sorties de données de la mémoire de parole constituant les sorties du commutateur temporel entrant, et dans lequel chaque commutateur temporel sortant comporte une première interface de commutation sortante et un commutateur temporel sortant r qui comprend une mémoire de parole de 4r mots de b éléments binaires, l'interface de commutation sortante étant munie de n sorties reliées aux n premières jonctions temporelles sortantes, et de b entrées reliées aux b sorties de données de la mémoire de parole, les entrées de données de la mémoire de parole constituant les entrées du commutateur temporel sortant, caractérisé en ce que chaque groupe temporel entrant comporte de plus une seconde interface de commutation entrante, munie de n entrées reliées à n secondes jonctions temporelles entrantes comportant m voies temporelles chacune, de b éléments binaires chacune, et un circuit de sélection d'interface de commutation entrante, muni de b premières entrées de donnees reliées aux b sorties de la première interface de commutation entrante, de b secondes entrées de données reliées aux b sorties de la seconde interface de commutation temporelle sortante, d'une o entrée de commande qui reçoit le signal d'adresse d'écriture de la mémoire de parole et de b sorties de données reliées aux b entrées de données de la mémoire de parole, et en ce que chaque groupe temporel sortant comporte de plus une seconde interface de commutation sortante munie de n sorties reliées à n secondes jonctions temporelles sortantes comportant m voies temporelles chacune de b éléments binaires chacune, et un circuit de sélection d'interface de commutation sortante, muni de b entrées de données reliées aux b sorties de données de la mémoire de parole, de b premières sorties de données reliées aux b entrées de la première interface de commutation sortante, de b secondes sorties de données reliées aux b entrées de la seconde interface de commutation sortante, et d'une entrée de commande qui reçoit le signal d'adresse de lecture de la mémoire de parole. 2. Réseau de connexion selon la revendication 1, caractérisé en ce que le circuit de sélection d'interface de commutation entrante est un multiplexeur dont l'entrée de commande reçoit l'élément binaire de poids * fort de l'adresse d'écriture de la mémoire de parole du commutateur temporel entrant. 3. Réseau de connexion selon la revendication 1, caractérisé en ce que le circuit de sélection d'interface de commutation sortante est un démultiplexeur dont l'entrée de commande reçoit l'élément binaire de poids fort de l'adresse de lecture de la mémoire de parole du commutateur temporel sortant.