La présente invention concerne d'une manière générale une structure creuse, et vise notamment, mais non éxclusivement, le cas où une telle structure creuse est destinée à un gisement pétrolier sous-marin en eaux profondes, soit qu'il s'agisse simplement d'assurer un stockage temporaire discontinu d'hydrocarbures issus en continu d'un tel gisement, soit qu'il s'agisse plus complètement d'assurer l'exploitation elle-même de ce gisement3 en fournissant in situ les volumes proprés à l'implantation des équipements nécessaires à une telle exploitation, station de séparation et de traitement, station de pompage et de compression par exemple, voire même les locaux propres à la circulation et/ou au logement du personnel devant assurer la desserte de ces équipements. A ce jour, l'exploitation des gisements pétroliers sous-marins se fait usuellement à partir de structures émergeantes. Mais la mise en oeuvre de celles-ci s' avère de plus en plus délicate en raison de ce que les gisements pétroliers sous-marins se trouvent maintenant dans des mers de plus en plus difficiles, sous des tranches d'eau de plus en plus importantes et que les fonds correspondants présentent fréquemment une mauvaise qualité. La présente invention propose d'une manière générale d'assurer l'exploitation d'un gisement pétrolier sous-marin à l'aide de structures creuses susceptibles d'être immergées. Par structure creuse on entend ici une structure qui, quelle que soit sa forme, comporte un volume interne utile délimité de manière étanche par une paroi qui en définit le volume hors tout. La structure creuse suivant l'invention est du genre suivant laquelle cette paroi est une paroi en béton ou autre matériau de remplissage établie entre deux blindages rigides, l'un externe, l'autre interne, en pratique en acier, et elle est d'une manière générale caractérisée en ce que, de place en place, lesdits blindages sont reliés l'un à l'autre par des entretoises. I1 a certes été déjà proposé d'assurer la réalisation de structures creuses dont la paroi, coulée en béton, est établie entre deux blindages rigides. Mais les réalisations de ce type connues à ce jour, en pratique des conduites forcées, sont des réalisations terrestres, destinées à résister à des pressions internes, et dont les blindages, soumis à des tractions, ne sont pas entretoisés. I1 s'agit donc de réalisations répondant à des buts différents par une structure différente, même stil s'agit, comme dans la pré sente demande de brevet, d'une structure composite béton-acier. permettant d'utiliser deux blindages au lieu d'un, ce qui est plus économique par suite de la difficulté de soudage en grande épaisseur de tels blindages, et des tensions résultant d'un tel soudage pour le métal constitutif de ces blindages, le béton mis en oeuvre par ailleurs constituant un simple matériau de remplissage et servant à transmettre une apartie des pressions appliquées au blindage interne, de celui-ci au blindage externe. S'agissant de réalisations destinées à des gisements pétroliers sous-marins il a également été proposé la-mise en oeuvre d'une paroi en béton coulée entre deux peaux ou manteaux souples permettant une coulée sous l'eau du béton, sur les lieux mimes d'utilisation des réalisations correspondantes. Ces peaux, qui n' ont pas d'autres buts que de confiner le béton lors due sa coulée, n'ont, par leur souplesse même, rien de commun avec des blindages rigides, même lorsqu'elles sont renforcées par des raidisseurs, ni lorsqu'elles sont de place en place reliées l'une à l'autre par de tels raidisseurs. En effet, elles ne sont pas de nature à conduire par elles- mimes à un frettage intégral du béton qu'elles enserrent. Or un tel frettage intégral forme la caractéristique essentielle de la structure creuse suivant l'invention, ce frettage résultant de la conjonction de la mise en oeuvre, pour la réalisa -tion d'une telle structure creuse, de blindages externe et interne rigides, et d'entretoises reliant de manière rigide l'un à l'autre ces blindages, et se faisant en pratique immédiatement à partir de ces blindages, en tout point de ceux-ci. En effet, les entretoises en question s'opposent alors à toute dilatation transversale du béton enserré entre les blindages qu'elles relient. Ces entretoises peuvent être de simples diaphragmes. Mais, de préférence, suivant un développement de I'invention, elles constituent un treillis d'éléments d'entretoisement et, conjointement, les blindages qu'elles relient étant chacun raidis par un réseau d'éléments de raidissement, certains au moins des dits éléments, qu'il s'agisse d'éléments drentretoisement ou d'éléments de raidissement, sont tubulaires et comportent latéralement des passages propres à l'injection d'un coulis en matériau durcissable, ciment ou résine par exemple. Ce coulis de ciment ou de résine, injecté entre les blinda ges de la structure suivant l'invention après bétonnage de la paroi correspondante de celle-ci, soumet le béton de cette paroi à une triple étreinte initiale qui, s'ajoutant au frettage dont elle est déjà l'objet comme mentionné ci-dessus, améliore encore, et de manière notable, les performances dont est capable une telle paroi. Le calcul montre en effet que cette triple étreinte déplace vers la droite les cercles représentatifs, sur le diagramme de MOHR, de l'état des contraintes au sein de la paroi considérée, et augmente de ce fait la distance de ces cercles à la courbe intrinsèque caractéristique de cette paroi, et donc, les conditions d'utilisation étant égales par ailleurs, le coefficient de sécurité attaché à celle-ci ; le déplacement vers la droite des cercles de MOHR, déjà notable avec le seul frettage, se trouve avantageusement accentué par la triple étreinte; En pratique, la structure creuse suivant l'invention, qui tire avantageusement parti des deux matériaux, béton ordinaire et acier, qui la constituent, est, quant à la résistance à l'immersion, capable de performances comparables à celles qui seraient atteintes de manière plus coûteuse par des structures comparables réalisées soit totalement en acier, soit totalement en béton spécial, béton de résine par exemple, voire même supérieure à ces performances ; en pratique, elle permet par la masse volumique relativement faible de ses parois, l'accès à de grandes profondeurs, sans adjonction de ballasts coûteux et volumineux, et, par contre-coup, elle permet la réalisation d'enceintes sous-marines de volume important. En outre, par la triple barrière caractérisant sa paroi, elle offre, vis-à-vis de simples structures à paroi en acier ou en béton, des garanties d'étanchéité supérieures. Mais l'application de l'invention ne se limite pas au cas où la structure quelle vise doit être immergée, la paroi de cette ,t1leture étant alors soumise à des compressions, étant entendu d'ailleurs que l'exploitation de gisements pétroliers n'est, dans ce cas, qu'une possibilité d'utilisation d'une telle structure parmi d'autres. L'application de l'invention s'étend également au cas où la paroi de la structure concernée est soumise à des tractions. C'est le cas notamment des conduites forcées. L'adjonction suivant l'invention d'entretoises aux blindages d'une telle structure, et/ou une injection de coulis de ciment judicieusement dosée pour permettre, non seulement un remplissage des inévitables fissures de retrait du béton, mais encore la mise sous triple étreinte initiale de celui-ci, comme décrit ci-dessus, permet avantageusement une répartition optimale des efforts entre les blindages en question. Mais ce peut également être le cas d'autres structures terrestres, et,par par exemple, des enveloppes de réacteurs nucléaires. L'application de l'invention s'étend enfin au cas où la paroi de la structure concernée est soumise à des flexions simples où composées, avec des tractions ou des compressions ; en effet, les entretoises entre blindages apportent alors en surcroSt une résistance appréciable aux efforts de cisaillement et/ou de glissement. En bref, la structure suivant l'invention est à même de remplacer avantageusement et économiquement des structures en acier de grande épaisseur, que son usage soit sous-marin ou terrestre, et qu'en service elle soit soumise à des pressions externes ou internes. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence aux dessins schématiques annexés sur lesquels la figure 1 est une vue en élévation, avec arrachement local, dgune-structure creuse suivant l'invention ; la figure 2 reprend, à échelle supérieure, le détail de la figure 1 repéré par un encart Il sur cette figure la figure 3 est une vue schématique en plan, suivant la flèche III de la figure 2, des réseaux d'éléments d'entretoisement et de raidissement que comportent les blindages de la paroi de la structure suivant l'invention ; la figure 4 est une vue en plan illustrant la réalisation de l'ossature d'une structure suivant l'invention ; la figure 5 est une vue en coupe suivant la ligne V-V de la figure 4. ;; la figure 6 est une vue en élévation-coupe illustrant le bétonnage de la structure suivant l'invention la figure 7 est une vue illustrant son remorquage vers une station d1immersion les figures 8 et 9 illustrent son immersion la figure 10 est une vue en plan illustrant l'adaptation dtun module de guidage à la structure suivant l'invention la figure Il est une vue en plan d'une structure creuse suivant l'invention, selon une variante de réalisation la figure 12 est une vue partielle en coupe transversale de cette variante, suivant la ligne XII-XII de la figure 11 ;; la figure 1-3 est une vue en élévation illustrant la mise en oeuvre de cette variante la figure 14 est une vue analogue à celle de la figure 13 pour une autre mise en oeuvre de la variante considérée les figures 15 et 16 en sont des vues en coupe transversale qui en illustrent d'autres possibilités la figure 17 est une vue en élévation illustrant l'association d'une structure immergée suivant l'invention à une superstructure émergeante la figure 18 est une vue en coupe transversale partielle d'une variante de réalisation de la structure suivant l'invention la figure 19 est une vue analogue à celle de la figure 18, pour une autre variante de réalisation la figure 20 est une vue en élévation d'une autre variante de réalisation à épaisseur de paroi réduite, d'une structure suivant l'invention ;; la figure 21 est > à échelle supérieure, une vue partielle en coupe transversale de cette variante, suivant la ligne XXI-XXI de la figure 20 ; la figure 22 est une vue en coupe transversale de la paroi d'une structure suivant l'inventiong selon une autre variante de réalisation de celle-ci. Les figures 1 à 19 illustrent l'application de l'invention à la réalisation d'une structure creuse ayant globalement la forme d'un tore. Ainsi qu'il est connu en soi, une telle forme en tore correspond à un compromis avantageux entre une forme en sphère qui correspond à la meilleure répartition de matière autour d'un volume donné pour résister à une pression hydrostatique donnée mais qui offre une hauteur au sol importante, et une forme en cylindre, qui -correspond à une hauteur au sol plus faible mais qui soulève des difficultés aux extrémités. En outre, la forme torique offre par elle-même une bonne assise au sol. Mais il va de soi que le domaine d'application suivant l'invention n'est pas limité à une telle forme, la sphère et le cylindre pouvant de surcrott être considérés comme les cas extrêmes de celle-ci. Quoi qu'il en soit, la structure creuse suivant l'invention comporte un volume interne 10 délimité de manière étanche par une paroi en béton ou autre matériau de remplissage 11 établie entre deux blindages rigides, l'un interne 12, l'autre externe 13. Suivant l'invention, ces blindages rigides 12, 13, qui sont par exemple réalisés en tôles d'acier convenablement assemblées par boulonnage, rivetage ou soudage, sont reliés l'un à l'autre par des entretoises. Dans l'exemple de réalisation illustré par les figures I à 3, ces entretoises sont constituées par un treillis d'éléments d'entretoisement 14, par exemple métalliques. Conjointement, chacun des blindages 12, 13 est renforcé par un réseau quadrille d'éléments de raidissement 15, 16, par exemple métalliques. D'un blindage 12, 13 à l'autre, les noeuds des éléments de raidissement 15, 16 correspondants sont décalés, ainsi que l'illustre schématiquement la figure 3, et les éléments d'entretoisement 149constituant dans ce cas les entretoises suivant l'invention, sont établis d'un de ces noeuds à l'autre. I1 en résulte que chaque élément 14, 15 ou 16 forme l'une des arêtes d'un pentaèdre de tels éléments de base globalement quadrangulaires. Les éléments de raidissement, ou raidisseurs, 15, 16 sont solidarisés aux blindages 12, 13 correspondants selon les modalités en usage en construction métallique classique, et, de préférence, par soudage. De préférence, il s'agit de tubes, et il en est de meme avec les éléments d'entretoisement, ou entretoises 14 qui les relient d'un de ces blindages 12, 13 à l'autre. De préférence égalemen4, les tubes constituant ainsi les éléments 14 > 15, 16 communiquent entre eux, et ils comportent latéralement des passages équipés pour l'injection d'un coulis en matériau durcissable, tel que coulis de ciment ou coulis de résine (non détaillé sur les figures ). De préférence également, la structure suivant l'invention a, avec ses éventuels équipements, une flottabilité quasi indifférente lorsque son volume interne est à la pression atmosphérique. Si l'on désigne par VU, le volume utile du volume interne 10 de la structure > par VE son volume extérieur hors tout, qui correspond au volume d'eau qu'elle déplace ou encorè a' son poids total à vide, par G la masse volumique globale du matériau qui la constitue, acier et béton mélangés, par G' la masse volumique de l'eau dans laquelle elle doit être immergée, et par M la masse de ses équipements, cette condition de flottabilité indifférente décrit M + G.(VE - vu) G1.VE Cette relation conditionne notamment le volume extérieur hors tout de la structure en fonction de son volume utile, et/ou la masse volumique acceptable pour le matériau qui la constitue. En pratique, s'agissant de ce dernier, la densité en entretoises du volume compris entre les blindages 12 et 13, qui procure à la paroi concernée sa résistance à ltécrasement, est, de préférence, comprise entre 0,5% et 2,5%, en fonction de la profondeur d'lmmersion à atteindre. La structure suivant l'invention peut être réalisée en assemblant d'abord l'ossature métallique que constituent ces blindages et les enttetoises qui les relientg puis en bétonnant ensuite le volume interne de cette ossature. Les figures 4 à 6 illustrent cette possibilité. Dans l'exemple représenté, l'assemblage de l'ossature ae la structure suivant l'invention se fait dans une darse 20, entre deux appontements 21, à l'aide d'un flotteur 22 porteur de bittes d'amarrage 23 pour son ancrage aux bollards 24 des appontements 21 b l'aide d'aussières 25. Des secteurs 26 de l'ossature à bétonner, préfabriqués à terre, sont remorqués à flot vers la darse 20, après obturation de leurs sections transversales d'extrémité par des parois provisoires. Ces secteurs 26 sont successivement mis en place sur le flotteur 22, et successivement solidarisés deux à deux, après élimination de leurs parois d'obturation transversales provisoires. Bien entendu ces secteurs 26 sont eux-mêmes convenablement amarrés aux appontements 21, au fur et à meusre de leur mise en place sur le flotteur 22, en substitution, ou en complément, de l'amarrage propre à ce flotteur. Par ailleurs, à leur zone sommitale, un ou plusieurs rangs de sont laissés en attente dans le blindage externe 13, pour d'ouvertures circulairement continues 28 à l'extérieur finale obtenue. ensuite, pour bétonnage de cette ossature, d'amener d'une station de bétonnage fixe 30 à l'aplomb des ouvertures circulairement continues 28 de cette ossature, figure 6, puis à faire pivoter celle-ci sous cette goulotte par papillonnage sur ses amarres. Le bétonnage de la structure suivant 1' nwention est donc particulièrement aisé et économique à assurer. Après son bétonnage, et achèvement de son blindage externe 13, la structure suivant l'invention est, ainsi que l'illustre la figure 7 remorquée jusqu a une station d'immersion particulière choisie pour être à l'abri et présenter un fond suffisant mais modéré et facilement accessible par plongeurs autonomes. Tel qu'illustré par la figure 8, cette station d'immersion peut par exemple entre equipée au fond de treuils 32 à l'aide des quels, par halage, se fait l'immersionprogressive de la structure suivant l'invention, avec son flotteur. Bien entendu ces treuils peuvent etre télécommandés depuis la surface et,en tous cas, leurs actions doivent être convenablement associées. Si désiré, et tel qutillustre par la figure 9, un module de pilotage 34 peut, au cours de cette immersion, être associé de manière au moins temporaire à la structure suivant l'invention, pour en contrtler les mouvements sous-marins au cours de ltopéra- tion de remorquage qui doit suivre. Dans L'exemple représenté, ce module de pilotage 34 comporte quatre bras en croix 35 par lesquels il est rapporté sur la structure suivant l'invention, dans la zone centrale de celle-ci. Des tirants 36 attellent deux à deux ces bras 35. Le module 34 est équipé de flotteurs 37, pour son équilibrage lorsqu'il est seul, et d'hydro-réacteurs 38. En outre, et de manière connue en soi pour un engin sousmarin, il est'équipé de barres de plongée et de barres de direction (non détaillé sur les figures). Sa cabine centrale de pilotage 40 comporte 1 T eoquipement propre à la commande et au centrale de ces barres. Lorsque la structure suivant l'invention est prise en charge par un tel module de pilotage 34, le flotteur 22 qui lui était précédemment associé peut être largué, ainsi que l'illustre la figure 9. Après son immersion, la structure suivant l'invention est remorquée immergée jusqu'à son lieu définitif d'utilisation. Elle est ainsi avantageusement à l'abri de la houle tout au long du trajet correspondant. Arrivée à destination, elle est échouée sur le fond correspon- dant, sous le contrôle du module de pilotage 34, qui en est ensuite détaché. Les processus de réalisation et de mise en place succinctement décrits ci-dessus ne sont évidemment pas limitatifs de l'invention. Au contraire, l'ossature de la structure suivant l'invention peut aussi bien être assemblée en cale sèche, ou dans un bâtardeau, ou sur une cale de lancement par exemple, et/ou son bétonnage peut se faire alors mEme qu'elle est déjà immergée par exemple. Suivant les modalités d'exécution illustrées par les figures 11 et 12, la structure suivant l'invention est percée de part en part par une pluralité de puits 41 qui, dans l'exemple représenté, sont régulièrement répartis circulairement autour de son axe, et s'étendent parallèlement à celui-ci dans sa zone de plus grande hauteur A sa traversée du volume interne 10 de la structure, chaque puits 41 est gainé par une paroi 42 qui l'isole de manière étanche de ce volume. Un tel puits 41 peut par exemple, tel qu'illustré par la figure 12, être mis à profit pour le fonçage d'un pieu 43. A la base du puits 41, un anneau 44 est solidarisé par sa périphérie externe à l'ouverture correspondante de la paroi de la structure suivant l1invention, en 45, et porte à sa périphérie interne un vérin annulaire gonflable 46. Par des vérins allongés axialement 47 1 l'anneau 44 porte un chariot annulaire 48 qui,à sa périphérie interne, porte un vérin annulaire gonflable 49 et qui,à sa périphérie externe, porte un autre vérin annulaire gonflable 50. Le chariot 48 est d'abord solidarisé au pieu 43 à foncer par gonflage de son vérin annulaire 49. Les vérins axiaux 47 sont alors commandés en retrait, et il en résulte un déplacement du chariot 48 en direction de l'anneau 44, et donc un déplacement axial vers le bas du pieu 43 qu'enserre le vérin annulaire 49 de ce chariot 48. Le vérin 46 est ensuite gonflé, pour serrage du pieu 43, et le vérin 49 est commandé en retrait, ce qui libère le chariot 48 -is-à-vis de ce pieu 43 ; les vérins axiaux 47 sont alors commandés en déploiement, ce qui ramène le chariot 48 à sa position initiale. Après fonçage du pieu 43 par répétition des opérations précédentes, les vérins annulaires 46, 49 et, 50 sont gonflés de manière définitive par injection d'un matériau durcissable (résine par exemple) ce qui solidarise de manière définitive le pieu 43 à la structure suivant l'inventione Les vérins axiaux 47 peuvent être récupérés, par exemple par passage à travers un sas 51 prévu à cet effet dans la paroi 42-du puits 41, tel que schématisé en traits interrompus sur la figure 12. Ainsi que l'illustrent les figures 13 et 14, les pieux 43 permettent à la structure suivant l'invention, dans le cas de fonds vaseux, de trouver à travers la vase une couche d'assise résistante quelle que soit l'irrégularité éventuelle de celle-ci. Mais, ainsi que l'illustrent les figures 15 et 16, les puits 42 peuvent trouver d'autres applications que le seul fonçage éventuel de pieux. Par exemple, figure 15, un tel puits 41 peut, par une partie au moins de sa hauteur, entre mis en oeuvre comme sas ou moyen d'accès au volume interne 10 de la structure, qui est à la pression atmosphérique. Dans ce cas, sur ltextrémité supérieure du puits 1 peut être rapporté un module de transfert et d'accès 52, et son extrémité inférieure est obturée par une fermeture 53. Mais, figure 16, de tels puits 41 peuvent également successivement servir, d'abord au forage d'un puits pétrolier dans le fond correspondant, puis au logement des équipements 54 dont est usuellement dotée la tête d'un tel puits pour son exploitation. I1 va de soi qu'en variante des puits 41 pourraient également entre mis en oeuvre pour la jonction de canalisations par exemple, ou pour tout autre aménagement qui pourrait être nécessaire. Dans ce qui précède, on a supposé isolée la structure suivant l'invention. Tel que l'illustre la figure 17, elle peut au contraire être associée à des installations de surfaces portées par exemple par une plate-forme 60 munie de piétements 61 à flotteurs 62 la rendant auto-portante,, suivant une technique connue par elle-même. La structure suivant l'invention peut Autre attelée par des cabales 63 à une telle plate-forme, et servir ainsi d'ancrage à celle-ci, cependant qu'entre elle et cette plate-forme peuvent Etre c'tablis un monte-ci.arge 64 et un ascenseur à personnel 65, qui peuvent constituer le module de transfert et d'accus 52 repré senté à la figure 15. Dans ce qui précède, on a supposé constante l'épaisseur de la paroi de la structure suivant l'invention, et circulaire la section méridienne de celle-ci. En variante, figure 18, l'épaisseur peut être variable, en étant de préférence plus grande à la périphérie interne de la structure suivant l'invention, dont les courbures principales sont inverses, qu a la périphérie externe de celle-ci, et/ou la section méridienne peut être autre que circulaire, et comporter par exemple, tel que représenté, un tronçon quasi-rectiligne et parallèle a l'axe à sa périphérie interne ; en fait, une section circulaire n'est pas la mieux adaptée au travail des matériaux. Comme mentionné ci-dessus, la forme de la structure suivant l'invention peut globalement être quelconque. Suivant la variante d'exécution illustrée par les figures 20 et 21, cette forme est globalement cylindrique, avec des calottes sphériques de fermeture aux extrémités. Dans cette variante de réalisation, qui convient plus particulibrement aux structures de volume relativement modeste et d'épaisseur de paroi réduite, les entretoises prévues entre les blindages U et 13 sont de simples diaphragmes transversaux 67, convenablement solidarisés auxdits blindages. Dans l'exemple représenté, ces diaphragmes 67 sont ajourés de passages 68. La figure 22 illustre une variante de réalisation convenant plus particulièrement à une structure terrestre destinée à résister à des pressions internes, et par exemple une enveloppe pour réacteur nucléaire. Comme décrit en référence aux figures 21, 22, la paroi d'une telle structure, qui doit être établie de manière à pouvoir mat- triser une pression éventuelle d'explosion, peut comporter extérieurement deux blindages rigides 12, 13 reliés par des diaphragmes ajourés 67 formant entretoises, avec bourrage interne en matériau de remplissage tel que béton, mais, cette paroi comporte encore au moins un autre blindage rigide 70 établi à distance des premiers, du côté du volume interne de la structure ; ce blindage supplémentaire 70, unique dans l'exemple représenté, est alors séparé du blindage 12, qui est le plus proche, par un bourrage en matériau de remplissage, béton par exemple, mieux apte que l'acier, par un module de Young relativement bas, à absorber de l'énergie. Le blindage 70 peut être précomprimé par injection, mais, de préférence, et tel que représenté, aucune entretoise ne le relie au blindage 12, pour éviter toute transmission de choc éventuel à ce dernier. De préférence également, le béton bourré entre les blindages 12 et 70 est mis sous triple étreinte initiale, comme précédemment. Bien entendu la présente invention ne se limite pas aux formes de réalisation et de mise en oeuvre décrites et représentées, mais englobe toute variante d'exécution, et/ou de combinaison de leurs éléments ; en particulier, s'agissant de la forme de réalisation représentée sur les figures 20 et 21, des canalisations perforées peuvent être prévues, en association avec -les diaphragmes 67, pour injection d'un coulis en matériau durcissable propre à conférer une triple étreinte initiale au béton de la paroi eorrespondante, comme pour les formes de réalisation représentées sur les figures 1 à 19. En outre, s'agissant du matériau de-remplissage utilisé, il ne s'agit pas nécessairement de béton ordinaire, voire même de béton. Pour diminuer l'épaisseur des parois d'une enceinte sousmarine; il peut par exemple être intéressant de mettre en oeuvre un matériau de remplissage plus dense, et par exemple un béton de riblon, c'est-à-dire un béton chargé de vieilles ferrailles ; un tel matériau de remplissage peut également être constitué de grenailles d'acier, avec injection d'une résine pour en combler les vides. REVENDICATIONS 1. Structure creuse du genre comportant un volume interne délimité de manière étanche par une paroi en matériau de remplissage, par exemple béton, établie entre deux blindages rigides, l'un interne > l'autre externe, caractérisée en ce quelle place en place, lesdits blindages sont reliés l'un à l'autre par des entretoises. 2. Structure suivant la revendication 1 > caractérisée en ce que lesdites entretoises sont constituées par un treillis d'éléments d 'entretoisement. 3. Structure suivant l'une quelconque des revendications 1, 2g dans laquelle chacun des blindages est renforcé par un réseau, par exemple quadrillé d'éléments de raidissementg caractérisée en ce que d'un blindage à l'autre les noeuds des éléments de raidissement sont décalés. 4. Structure suivant l'une quelconque des revendications 2, 3 caractérisée en ce que certains au moins des éléments d'entretoisement sont tubulaires et comportent latéralement des passages propres à 17injection d'un coulis en matériau durcissable. 5. Structure suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4 dans laquelle chacun des blindages est renforcé par un réseau, par exemple quadrillé d'éléments de raidissement, caractérisée en ce que certains au moins desdits éléments de raidissement sont tubulaires et comportent latéralement des passages propres à l'injection d'un coulis en matériau durcissable. 6. Structure suivant l'une quelconque des revendications 2 à 5g caractérisée en ce que chaque élément d'entretoisement ou de raidissement forme l'une des arêtes d'un pentaèdre de tels éléments. 7. Structure suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les entretoises reliant l'un à l'autre les blindages sont constituées par des diaphragmes transversaux. 8. Structure suivant la revendication 7, caractérisée en ce que ces diaphragmes sont ajourés. 9. Structure suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que sa paroi comporte au moins un autre blin dae rigide établi à distance des premiers et séparé du blindage le plus proche par un bourrage en matériau de remplissage, béton par exemple. 10. Structure suivant ltune quelconque des revendications 1 à i, caractérisée en ce que, s agissant d'une structure destinée à etre immergée, elle a une flottabilité quasi indifférente lorsque son volume interne est à pression atmosphérique. 11. Structure suivant ltune quelconque des revendications 1 à 10, caractérisée en ce qu'elle est percée de part en part d'au moins un puits. 12. Structure suivant la revendication 11, caractériséeen ce que sur une partie au moins de sa hauteur ledit puits constitue un sas d'accès pour le volume interne de ladite structure. 13. Structure suivant l'une quelconque -des revendications 1 à 13, caractérisée en ce que, s'agissant d'une structure destinée à Entre immergée, il lui est associé, au moins temporairement, un module de pilotage détachable. 14. Procédé pour la réalisation d'une structure suivant l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ee qu'il consiste d'abord à assembler ltossature métallique que constituent ses blindages et les entretoises reliant certains au moins de ceuxci, puis à bétonner le volume interne de cette ossature. 15. Procédé suivant la revendication 14, caractérisé en ce que, la structure concernée étant destinée à être immergée, son ossature est assemblée et/ou bétonnée à flot sur un radeau. 16. Procédé pour la mise en place d'une structure suivantl'une quelconque des revendications 1 à 13 destinée à entre immergée, caractérisé en ce que, après sa réalisation elle est d'abord immergée à une station d'immersion particulière choisie à cet effet puis remorquée ainsi immergée jusqu a son lieu d'utilisation définitif.