La présente invention se rapporte d'une manière générale au domaine de la prospection géophysique, et concerne plus particulièrement un procédé et un dispositif de traitement de signaux sismiques enregistrés gracie auxquels la décroissance normale dlam- plitute de ces signaux est éliminée. be contraste entre les réflexions dues aux conditions géologiques est maintenu. De préférence, le procédé est mis en oeuvre au moyen d'un calculateur ou dtun dispositif de traitement de données installé dans un centre de traitement. Au cours des prospections sismiques, des enregistrements reproductibles d'ondes sismiques reçues par des sismographes sont généralement effectués sur le terrain. La pratique courante fait appel à différents types de compression ou de commande de niveau car les supports d'enregistrement ne disposent pas d'une latitude suffisante pour enregistrer fidèlement toute la plage comprise entre le niveau d'énergie initiale et le niveau de lténergie réfiéchie par les couches les plus profondes voulues. Une modification programmée du gain en fonction du temps d'enregistrement peut être introduite. Un circuit de commande automatique de gain délivre une tension de commande qui représente la valeur absolue du signal (redressé à deux alternances) et cette tension commande l'amplificateur. Des gains binaires ou échelonnés ainsi que d'autres procédés de compression de signaux ont été appliqués à l'enregistrement sur le terrain. Aucun de ces procédés n'a permis d'obtenir un enregistrement de niveau qui permette le traitement ultérieur, dans un centre de traitement, des enregistrements sismiques effectués sur le terrain. Au centre de traitement, l'une des premières phases consiste à reproduire l'enregistrement effectué sur le terrain et à égaliser le gain. Une commande automatique de gain identique à celle utilisée sur le terrain peutbtre appliquée au centre de traitement, mais elle ne donne pas complète satisfaction. lies brevets des Etats-Unis d'Amérique N 3 275 982 et NO 3 284 768 décrivent des procédés de reproduction d'enregistrements effectués sur le terrain, selon lesquels une tension de commande est développée dans un premier cycle. Cette tension commande ensuite le gain pendant un second cycle de reproduction de l'enre- gistrement. Mais ces procédés ne donnent pas toute satisfaction car un seul intervalle d'échantillonnage sert à obtenir une tension fixe de commande, utilisée pendant tout le second cycle de reproduction. Aucune compensation n'est apportée aux changements de gain ou d'amplitude qui varient pendant la reproduction de ltenregistrement effectué sur le terrain. Selon le brevet des Etats-unis dsAmérique No 7 518 678, ltenregistremeil-t est utilisé tel outil a été comprimé sur le terrain et une série dtintervalles d'échantillonnage se chevauchant est introduite afin de déterminer des tensions de commande variables en fonction du temps. Tous les échantillons prélevés pendant l'intervalle sont convertis en valeurs absolues et additionnés de manière à obtenir une tension de commande correspondant à un échantillon. L'intervalle est décalé ou plusieurs échantillons et ltopération est répétée.La tension de commande dépend de la valeur moyenne (ou moyenne pondérée selon les figures 4 et 5 de ce brevet) et non des valeurs de crête comme selon un mode de réalisatici de la présente invention. En pratique, un sismogramme consiste en une série de petites ondulations, ou ondulations transitoires. Il est donc essentiel de conserver les crête d'amplitude au niveau voulu afin de les identifier. lie long intervalle d'échantillonnage préconisé dans le brevet N 3 518 678 précité ne permet pas d'éliminer les fluctuations normales du gain du dispositif d'enregistrement sur le terrain. Autres différences ressortiront de la description ci-après d'un mode de réalisation de l'invention. Selon le brevet des Etats-Unis d'Amérique N0 3 458 589 un enregistrement multi-piste effectué sur le terrain ave-c des valeurs individuelles du facteur de gain affectées à chaque piste, est converti en une image modulée uniformément, avec une valeur de gain commune à toutes les pistes de l'enregistrement. Cette disposition fournit un bon contrôle sur le terrain car un tracé faible présente une amplitude réduite et un tracé parasite présente une amplitude importante. Vais cette disposition ne convient pas au traitement ultérieur des enregistrements, par exemple selon la technique des coupes sismiques qui consiste à combiner des sismogrammes produits à partir de nombreux enregistrements différents effectués sur le terrain. lie procédé selon la présente invention consiste à ramener toute les amplitudes d'un tracé à un niveau commun pluton qutà appliquer ure valeur commune de gain sur un nombre limité de tracés, particulirement lorsque ces tracés ne doivent pas être combines. SeLoil les pi-océde ai-ivérieurs, les signaux sismiques enre gistrés sur le terrain avec compression de gain étaient traités au centre de traitement de données de manière à rétablir le signal initial avant la compression. lie brevet des Etats-Unis d'Amérique I. 3 134 957 décrit une unité drenregistrement sur le terrain avec gain binaire.Des procédés semblables ont été appliqués à l'enre- gistrement analogique, soit avec un programme connu de variation du gain en fonction du temps, soit avec une piste auxiliaire d'en- registrement sur laquelle sont enregistrées les variations du gain en fonction du temps. Certains procédés actuels de traitement de données enregistrées avec gain binaire ignorent simplenent les variations de gain. Cela introduit d'importantes distorsions des données. Seule la grande multiplicité des données combinées permet d'obtenir un résultat qui s'approche de la valeur correcte. La plupart des amplitudes significatives sont perdues. Il est fréquent que l'enregistrement soit effectué sur le terrain avec une commande automatique de gain électrique de courte constante de temps. Cette disposition peut affaiblir ou faire dis parat-re la partie initiale du tracé, alors que les parties suivan tes peuvent osciller en raison de ltinstabilité de la commande automatique de gain. lies variations de la constante de temps de la commande automatique de gain sur le terrain modifient les intervalles entre les plus grandes amplitudes des sismogrammes. Selon la présente invention, les amplitudes significatives meuvent être restituées si un programme de variation du gain en fonction du temps a été enregistré sur une piste séparée. La présente invention concerne un procédé destiné à élimi ner approximativement la réduction dlamplitude des réflexions sismiques en fonction du temps après l'excitation de la source d'ondes sismiques. Selon un mode de réalisation, les données sismiques enregistrées sur le terrain sont- comprimées au moyen de gains binaires ou autre procédé connu de réduction de gain.Cette procé dure maintient les éléments binaires les plus significatifs de chaque valeur d'amplitude enregistrée, et la valeur du gain à lrintérieur de la latitude drenregist-rement, en vue de leur transmission ultérieure au centre de traitement de données. li'amplitude initiale de chaque sismogramme est restituée par un calculateur de données sismiques, en appliquant la valeur du gain à la valeur correspondante du signal telle qu'elle a été enregistrée sur le terrain. Une série d'intervalles d'échantillonrlage sans chevau chement est défini pour chaque sismogramme.La plus grande amplitude en valeur absolue des signaux sismiques à l'intérieur de chaque intervalle d'échantil2or7nage est identifiée et sa valeur est enregîstrée. La plus grande de ces valeurs identifiées est choisie comme point de départ de ltégalisation des autres valeurs identi- fiées dans la suite de lenregistrement Un facteur de gain est interpolé entre les valeurs égalisées. te facteur de gain correspondant à lramplitude maximale est affecté aux échantillons avant l'apparition de l'amplitude maximale. lie facteur de gain interpolé est prolonge pour chaque échantillon est appliqué à l'échantillon correspondant du sismogramme restitué, et le sismogramme modifié et mémorisé dans le calculateur en vue de son utilisation ultérieure. lia présente invention concerne également un procédé de com- pensation de la réduction d'amplitude de sismogrammes enregistrés sur le terrain sous forme d'une série d'amplitudes sismiques et de facteurs de gains associés. L'invention concerne également un nouvel enregistrement sismique perfectionné. li'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels la figure la est une représentation analogique d'un sismogramme enregistré hypothétique, montrant la décroissance du signal; la figure lb est une représentation analogique des valeurs absolues du sismogramme de la figure la, les intervalles d'échantil loiuiage étant représentés à la partie inférieure de la figure la figure lc représente les plus grandes amplitudes, la décroissance du signal, les valeurs égalisées, les valeurs augmentées et une valeur interpolée dans chaque intervalle dtéchan- tillonnage;; la figure ld représente une progression optionnelle a facteur de gain, et la figure le représente le sismogramme de la figure la, après traitement selon un mode de réalisation de l'invention. me présent mode de réalisation de l'invention est appliqué à un enregistrement numérique effectué sur le terrain avec une commande de tain binaire, car c'est cette disposition qui permet la restitution la plus précise des amplitudes initiales. lie brevet des Etats-Unîs d'Amérique M 3 708 392 décrit le fonctionnement d'un tel dispositif. li'irivention peut également être appli quée à d'autres procédés dSenregistrement numérique et analogique, lors que le programme de réduction de gain en fonction du temps est, soit connu, soit enregistré.La restitution des amplitudes initiales est bien connue et ne sera décrite qurà propos des gains binaires. lies dispositifs à gain binaire ne permettent aux gains que de varier dans un rapport égal à deux. lies variations du gain sont déterminées automatiquement et peuvent être appliquées simultanément à un certain nombre de canaux, ou individuellement à chaque canal. La valeur du gain binaire peut etre enregistrée dans le meme mot numérique, dans un format à vingt-et-une pistes. Cette valeur de gain indique le nombre de fois que l'amplitude enregistrée doit être doublée pour obtenir l'amplitude initiale du signal sismique. En d'autres termes, la valeur de l'élément binaire de gain indique le nombre de décalages que doit subir l'amplitude binaire enregistrée vers une valeur plus grande, pour rétablir l'amplitude ini tiale. lie brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 3 376 557 décrit un format d'enregistrement de sept courbes. lies formats de vingt-etune courbes sont décrits cyans une brochure TI-767-2M-566 et l'équi- pement est décrit dans le bulletin NO 208 401, publiés tous deux par Texas Instrument, Inc., Dallas, Texas, U.S.A. Certaines infor màtions peuvent également être trouvées dans le brevet des Stats- Unis d'Amérique NO 3 392 370. lies données sismiques sont généralement enregistrées sur bande magnétique sur le terrain et envoyées à un centre de traitement géophysique. Au centre de traitement, la bande magnétique est lue sur un lecteur, les données sont épurées et éventuellement remises en format. li'amplitude initiale est restituée par décalage des éléments binaires enregistrés vers une valeur plus importante. J Un décalage est effectué si le gain binaire est un, et quinze décalages sont effectués si la valeur du gain est quinze. Il est courant que 11 amplitude de crête de la partie initiale d'un sismogramme soit 30 millions de fois plus grande que l'amplitude de crête de la dernière réflexion utilisable. lie signal d'entrée à l'amplificateur peut atteindre 2 à 10 volts pendant la partie initiale. Stamplitude des réflexions suivantes décroit rapidement.La réflexion à la plus grande profondeur voulue peut ne produire qu'un signal de 0,3 microvolt à l'entrée de l'ampli- ficateur--, ainsi que l'indique IVlcManis dans Geophysics, Octobre 1961, pages 543 à 549. DU fait que cette plage extrême ne peut pas être illustrée pratiquement, une petite partie en est représentée sur la figure la. Un enregistrement normal de réflexion sismique comporte plusieurs centaines tondes ou davantage, mais six seulement sont représentées et allongées dans le sens horizontal afin d'illustrer les résultats de l'invention.Une seule trace est représentée en 101 sous forme d'une onde continue, mais elle consiste en fait en échantillons numériques discontinus. St ampli- tude du signal reçu est représentée en ordonnées, et le temps après l'excitation de la source sismique est portée en abscisses. La source sismique a été excitée, et le tracé a commencé simultanément au point 100. Seuls des bruits sont enregistrés en 102, jus qutà la première apparition des "ondes P" en 103. li'amplitude augmente rapidement après le point 103 et, si le sol est homogène, ce qui n'est pas généralement le cas, l'amplitude revient au niveau de bruit en 104. Dans la pratique, une série d'ondes se chevauchent et forment une courbe trop complexe pour être illustrée. Pendant cette période, les amplitudes de ces ondes sont modérées. A Wes moments ultérieurs, des ondes 105 à 109 sont reçues. Des ondes intermédiaires apparaissent également, qui ne sont pas représentées. lies ondes 101, 105, 106, 108 et 109 définissent des courbes décroissantes 110 et 111. En général, cette décroissance représente la perte d'amplitude due à la diffusion sphérique et à ltaffai- blissement. Mais en pratique, ce sont les formations épaisses et denses qui produisent des réflexions importantes, tel qu'en 107, dont l'amplitude est supérieure à celle que la décroissance laisse prévoir.L'amplitude supérieure à la normale de cette réflexion identifie la formation si l'amplitude distinctive peu t être conservée lorsque la décroissance anale est éliminée. lies amplitudes des réflexions peuvent également servir à déterminer le rapport sable-schiste et elles sont actuellement étudiées en vue de situer les gisements pétrolifères. lie signal 101 de la figure la est converti en valeurs absolues per un calculateur numérique, sous la forme représentée par la courbe 121 de la figure lb. Avec certains formats numériques et certains types d'enrestrement, cette phase peut eire éliminée par simple suppression de la lecture de l'élément binaire de signe, ce qui donne directement les valeurs absolues. Une série ne5 d'intervalles dtecnantillonnage consécutifs est définie sur toute la partie utilisable du sismqgramme. La durée de ces intervalles peut être la même pour la plupart des données enre bistrées. Si la fréquence la plus basse est de l'ordre de 20 Hz, un intervalle d'échantillonnage de 1/20e de seconde, ou 50 millisecondes, doit donner satisfaction. Si seules des fréquences plus élevées sont présentes, l'intervalle d'échantillonnage peut êre plus court. Il apparat que deux alternances du signal dans l'intervalle d'échantillonnage 122 donnent de meilleurs résultats que moins de deux alternances de la composante de basse fréquence.Si les réflexions profondes ont une fréquence de 10 Hz ou moins, et que les réflexions peu profondegont des fréquences supérieures à 20 Hz, il est possible d'augmenter progressivement la longueur des intervalles d'échantillonnage depuis environ 50 milisecondes par intervalle à l'instant zéro, jusqu'à 100 millisecondes à la fin de ltenregisbrement. Ces intervalles d'échantillonnage ne peuvent pas être représentés à l'échelle sur les figures, car il peut y en avoir quelques centaines sur un enregistrement de 6 secondes. Des intervalles d'échantillonnage sont représentés à plus grande échelle sur la figure lb, sous forme de lignes verticales 131, 132, la durée d'un intervalle étant représentée en 522. lies plus grandes amplitudes dans chacun de ces intervalles d'échantillonnage ont été sélectionnées sur la figure lb et sont représentées sur la figure 1c par des points 141 à 149. lies ordonnées des points 141, 142 et 143 sont faibles ainsi que l'indiquent les courtes lignes verticales. L'onde 101 qui est la plus grande sur la figure la donne une ordonnée 144 la plus élevée de l'enregistrement.A l'exception de l'onde 107, les autres ondes 105, 106, 108 et 109 sont représentées par des ordonnées qui décroissent progressivement. lies points 141 à 149 ont été placés au centre des intervalles d'échantillonnage, sans tenir compte de ltendroit où ces valeurs apparaissent dans l'intervalle. Cela n'a pour but que d'accélérer le processus et, en raison de la faible durée des intervalles C"échan- tillonnage déterminés ci-dessus, aucune différence appréciable n'est introduite. L'égalisation des ordonnées commence à la plus grande ordonnée 144 et se poursuit jusqu'à la fin des donnes utilisables, avec les ordonnées 144, 145.. 149. Selon l'exemple particulier décrit, l'égalisation doit être effectuée pendant une période égale à 17 fois la duree d'un intervalle d'échantillonnage. En général, une moyenne flottante d'environ 17 ordonnées suffit à l'égalisation. Dans ce cas, les valeurs d'extrémité sont la moyenne de 9 valeurs et augmentent jusqu'à 17 valeurs pour la plupart des ordonnées. L'introduction des petites valeurs 145 et 146 hypothétiques dans les moyennes flottantes conduit à sous-estimer la valeur 154, ainsi que les valeurs des intervalles suivants. La valeur maximale égalisée 154 est utilisée pendant les premiers intervalles d'échantillonnage, ainsi qu'indiqué en 154'. Cette disposition réduit le bruit dans la partie initiale de l'enregistrement et améliore le repérage de la première arrivée d'ondes en 107 de la figure la. lies valeurs égalisées sont représentées par des cercles 154,155...159. Ces cercles se trouvent a-dessous de la courbe de décroissance 110t. Si le nombre habituel de réflexion était présent, les points seraient très proches de la courbe de décroissance 110! et éon tout cas, les cercles définissent une courbe très semblable à la courbe 170 li'inverse des ordonnées égalisées peut être tiré des points t54, 155... 159, ainsi que le montre la figure id. La valeur au point 254 est l'inverse de la valeur au point 154 et de même pour les points 255 à 259 qui correspondent aux points 155 à 159. Une seule valeur dtintcrpoTation a été illustrée au point 280, mais il pet y avoir de 11 ordre de 49 valeurs interpolées entre des multiplicateurs 254 et 255 cornécutifs si des échantillors d'une milliseconde sont utilisés dans la procédure de collectage des donnes. L'interpolation linéaire convient généralement entre les inverses consécutifs des valeurs égalisées. Une autre interpolation, par exemple celle utilisant une courbe qui passe par quatre points consécutifs, peut Entre utilisée, nais elle modifie rarement la courbe. li'amplitude de chaque point du sigal initial 101 de la figure la est multipliée par son point correspondant de la figure id. Par exemple, l'amplitude au point 112 de la figure la est nulle et l'amplitude du point correspondant 254 de la figure Id est + 0,3, de sorte que le produit est nul ainsi que le montre le point 212 sur la figure le. L'amplitude au point 113 de la figure 1a est égale à l'unité et l'amplitude du point correspondant est + 0,3 ainsi que le produit représenté au point 215 de la figure le.Le reste de la courbe de la figure le es-t défini par des mul tiplications semblables. En pratique, chaque courbe d'un enregistrement sismique multiple effectué sur le terrain peut comporter 6000 points ou davantage. L'examen de la figure 1 e montre que la réflexion 207 constitue l'événement le plus inportant de la courbe. En effet, ltam- plitude de la réflexion 107 de la figure la était supérieure aux courbes de décroissance 110 et 111, et cette réflexion est maintenue comme un événement saillant. Des différences d'amplitude plus fines apparaissent au cours du traitement réel des données. D'au tres traitements,tels que le procédé des coupes sismiques,peuvent titre appliqués correctement car ces procéeés sont liés à la correction de chacune des courbes. es relations significatives entre les amplitudes ont été maintenues de manière à identifier les formations réfléchissantes et à étudier les variations de constitution rocheuse de la coupe géologique le long du trajet. Afin d'éliminer les effets de gradins dus aux gains binaires, l'oscillation ou l'instabilité de la commande automatique de gain, ou une fonction de décroissance incorrecte d'un gain programmé, les amplitudes enregistrées sur le terrain sont ramenées à leurs valeurs initiales et de cette manière, la distorsion introduite par la compression des données est éliminée. lie dispositif de traitement des signaux sismiques est susceptible d'effectuer un meilleur travail de calcul de décroissance que le dispositif d'enreglstrement sur le terrain.Dans le dispositif de traitement de signaux sismIques, la décroissance peut Etre déterminée à partir de toutes les amplitudes voulues de la courbe, égalisées et déve loppées. lies écarts par rapport à une décroissance régulière indiquent des variations significatives de la constitution géologique du sous-sol. Ces variations facilitent l'identification des formations, l'atténuation dans une zone indiquant des variations litho logiques et autres modifications similaires du sous-sol. De préférence, le traitement selon lSinvention est appliqué par un calculateur numérique. Ce traitement peut être programmé au moyen de composants câblés tels que ceux réalisés par internatio- nal Business Racines Corporation ou Control Data Corporation. En variante, le traitement peut etre exécuté au moyen d'un calculateur numérique programmé à usage général. lies calculateurs de ce genre peuvent facilement traiter les grands nombres correspondants de 45 éléments binaires ou davantage. Des calculateurs analogiques ont également été utilisés pour le traitement de signaux sismiques mais les rapports entre les signaux sont très importants et il est très difficile de maintenir la linéarité dans la plage voulue.Cependant, le procédé selon l'invention, appliqué par des calculateurs analogiques, permet d'améliorer les résultats. Ainsi que mentionné précédemment, les enregistrements sont faits sur le terrain avec un gain binaire. lies amplitudes enregistrées numériquement avec un gain programmé doivent être reconverties à leurs valeurs initiales afin d'obtenir les meilleurs résultats. L2évolution normale du gain programmé implique un gain constant jusqu'à un instant déterminé après ltapparition des "ondes P" et ensuite, le gain commence à décroître assez rapidement. Cette variation rapide du gain a tendance à introduire, au moment oU elle commence, une rupture brusque dans la décroissance des amplitudes enregistrées. il est souhaitable de restituer les amplitudes initiales avant le traitement ultérieur des données. les imperfections de la commande automatique de gain, les oscillations par exemple, provoquent des fluctuations des amplitudes enregistrées. Ccs fluctuations introduisent une distorsion de décrois- sance et des résultants moins bons peuvent autre obtenus si les am- plitudes initiales ne sont pas restituées. Ces distorsions ne sont que deb exemptes cases nombreuses distorsions existantes et font ressortir la nécessité de restituer les amplitudes initiales. Le traitement numérique selon l'invention peut être mis en oeuvre au moyen d'un certain nombre de machines automatiques de traitement de données, telles que celle décrite dans le brevet des Etats-Unis d 'Amérique N 3 400 371. lie calculateur 3200 de Control Data Corporation et le calculateur 827 de Texas Instrument sont également susceptibles de mettre en oeuvre le procédé selon l'invention. ORGANIGRAMME DEBUT I DETE}.TATIOIX NOMBRE ET DUREE DES lNTERVAMLL S 7 RECHERCHE AMPLITUDE NAx11AbE NONNBI OU EGssI,SATIOs, t ExTRÂP0liI0N A li' EXTRTITE 7 INTERPOliAT 'ION li INEAIRE z NUI,TIELICAII0N DU SIGNE PA FONCTION FIN lit organiJiamme illustre un mode de réa]isation du traitement numérique selon lt Tention. La première phase du procédé d'égalisation de gain selon l'i^vention nécessite la détermination du nouure et de la largeur des intervalles d'échantillonnage par tracé sismique, ou signal. Ces intervalles ne se chevauchent pas et en É'.néral, ils couvrent au moins une partie notable du signal sin0ique.. lie nombre et la largeur des intervalles d'échantillonnage peuvent varier en fonction de la réponse au signal ou des fréquences contenues dans le sismogramme. Une autre partie importante du procédé selon l'invention consiste à déterminer, ou à découvrir, l'amplitude maximale du signal de données. Cette opération est généralement effectuée sur un signal redressé à deux alterizances. Avec d'autres formats dans lesquels l'élément binaire de signe se trouve dans une piste séparée, tel que le format TIAC 827 à vingt-et-une pistes, le calculateur peut lire directement la valeur absolue en lisant tous les éléments binaires à l'exception de l'élément de signe. L'égalisation du signal s'effectue généralement ensuite, plusieurs intervalles d'échantillonnage étant utilisés simultanément afin d'extraire une moyenne arithmétique correspondant à ce groupe d'intervalles. Une fois de plus, le nombre des intervalles d'échantillonnage utilisé peut varier, principalement en fonction des caractéristiques inhérentes au signal enregistré. Ta valeur moyenne maximale est extrapolée à l'instant zéro ou à l'extrémité "avant" de l'enregistrement, et la dernière valeur moyenne est extrapolée entre la partie centrale de l'intervalle d'échantillonnage correspondant et l'extrémité "arrière" du sismogramme. Il faut noter qutentre les procédures d'extrapolation d'extrémités avant et arrière, l'interpolation linéaire de tous les échantillons ne fait pas apparaître la plus grande valeur d'amplitude dans un intervalle donné. L'interpolation linéaire progresse directement dans les parties non extrapolées de l'enregistrement sismique. Lorsque la fonction de décroissance a été développée, le signal d'origine non corrigé est multiplié par l'inverse de cette fonction et le processus est terminé au moyen d'un dispositif de manipulation de données analogiques, numériques ou autres. Il est évident que dé nombreuses variantes du procédé sont l possibles. Par exemple, il existe de nombreux procédés de développement de la fonction de décroissance autres que la moyen flot tarte ellectuee en 17 points, sur les valeurs d'amplitude de crête, suivie par une interpolation linéaire.Trois de ces varian- tes sont : une moyenne flottante en neuf points des valeurs d'amplitudes de crête significatives suivie par une interpolation linéaire, ou une combinaison des valeurs d'amplitudes de crête si gnificatives au moyen d'un filtre de phase de cent un (101) points, suivie d'une interpolation linéaire. En outre, la succession décrite des phases ne doit pas Qtre considérée comme limitative. Par exemple, l'égalisation de gain du signal pourrait être d-ivisée en deux phases dans lesquelles la partie de ltenregistrement sismique allant de l'instant zéro jusqutà l'apparition de la plus grande valeur d'amplitude de cette serait traie et corrigée séparémentMes autres parties de l'enre- gistrement. D'autres variantes possibles sont le positionnement séquentiel de la détermination des ilwerses mathématiques des valeurs de la courbe de décroissance, l'addition d'une autre démultiplication, prévue mais non décrite dans le présent mode de réalisation, ou encore le positionnement du point, dans la suite des événements, où est effectuéqttextraponation des valeurs corrigées aux extrémités du signal sismique. Une autre variante encore consiste à modifier la largeur des intervalles d'échantillonnage tout en continuant à éviter le chevauchement. Lorsque le signal se détériore, c'est-à-dire lorsque sa fréquence diminue, les intervalles d'échantillonnage peuvent être allongés. Si le nombre réel d'intervalles est moindre, une économie est faite sur le temps de traitement du signal. De même, l'interpolation linéaire en avant est faite sur un plus petit nombre d'intervalles. Une autre variante consiste à ajouter une pondération dans le processus d'égalisation ou de détermination de moyenne. Un grand nombre de systèmes existants de pondération sont utilisables. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au procédé et au dispositif décrits et représentés sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Dispositif de traitement de signaux sismiques destiné à compenser la décroissance d'amplitude d'un sismogramme, caractérisé en ce qu'il ecue les opérations de reproduction d'un sismogramme, de découpage dudit sismogramme en une série dtin- tervalles d'échantillonnage, de sélection de la valeur de la plus grande amplitude dudit sismogramme pendant chaque intervalle d'échantillonnage de ladite série, d'égalisation desdites amplitudes les pus grandes dans ladite série d'intervalles d'échantil tonnage de manière à définir une série de facteurs de gain, d'in terpolation d'un facteur de gain correspoeidant à chaque échantillon entre les valeurs individuelles de ladite série de facteurs de gain, d'application desdits facteurs de gain audit sismogramme et de mémorisation dudit sismogramme modifié. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que, dans ltopsration de découpage dudit sismogramme, les intervalles d'écllantillonnage sont consécutifs. 3. Dispositif selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que, dans l'opération de découpage dudit sismogramme, les intervalles d'échantillonnage de la série ont tous la même durée. 4. Dispositif selon l'une des revendications I ou 2, caractérisé en ce que, dans l'opération de découpage dudit sismogramme, a durée des intervalles d'échantillonnage augmente en fonction du temps dudit sismogramme. 5. Dispositif selon 11 une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'égalisation n'est effectuée que sur une partie desdites plus grandes amplitudes de ladite série d'inter- valles d'échantillonnage. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications I à 5, caractérisé en ce que la reproduction dudit sismogramme consiste à rétablir l'amplitude initiale du signal sismique avant la compression dudit signal par gains binaires pendant lrenregis trement sur le terrain. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications I à 6, caractérisé en ce que L'éGalisation commence à la valeur la plus élevée de ladite série d'amplitudes les plus élevées et se poursuit pendant toute la durée de ltenregistrement. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la valeur initiale égalisée est appliquée aux intervalles d'échantillonnage précédents. 9. procédé de traitement d'un groupe de sismogrammes enre bistrés par un dispositif de traitement de signaux sismiques tel que le dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à reproduire la série d:amplitudes sismiques enregistrées sur le terrain et la série de facteurs de gain enregistrés sur le terrain et correspondant à un sismogramme dudit groupe, à restituer la série initiale d'amplitudes sismiques dudit sismogramme par application de chacune desdites séries de facteurs de gain à l'une correspondante desdites séries d'amplitudes sismiques, à déterminer les amplitudes absolues en fonction du temps à partir de ladite série initiale d'amplitude sismique correspondant audit sismogramme, à produire une seconde série de facteurs de gain correspondant audit sismogramme, comme l'inverse desdites amplitudes absolues en fonction du temps, à éga liser et à interpoler ladite seconde série de facteurs de gain correspondant audit sismogramme afin de former une seconde série égalisée de facteurs de gain, ladite seconde série de facteurs de gain comportant un facteur de gain pour chaque valeur de ladite série initiale d'amplitudes sismiques correspondant audit sismogramme, à appliquer ladite seconde série égalisée de facteurs de gain à la valeur correspondante de ladite série initiale d'amplitudes sismique s correspondant audit sismogramme afin de former une série d'amplitudes de sortie dudit sismogramme, à mémoriser ladite série d'amplitudes de sortie correspondant audit sismogramme et ì répéter les opérations depuis la reproduction des amplitudes et des facteurs de gain enregistrés sur le terrain jusqu'à la mémorisation des amplitudes de sortie, pour un autre sismogramme dudit groupe. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que la phase de détermination des amplitudes absolues consiste à déterminer une série dinervalles d'échantillonnage consécutifs et à sélectionner llamplitude de plus grande valeur absolue dans chacun desdits intervalles d'échantillonnage consécutifs, comme dite amplitude absolue en fonction du temps destinée à produire la seconde série de facteurs de gain. 11. Procédé selon l'une des revendications 9 ou 10, carac térisé en ce que la phase d'égalisation consiste à commencer l'égalisation au moment; ou les amplitudes absolues en fonction du temps présentent une valeur maximale et à poursuivre pendant la période suivant-e. 12. Procédé selon l'une quelconque des revendications 9 à 11, caractérisé en ce que la phase d'évalisation consiste également à appliquer le facteur de gain égalisé initial à toutes les valeurs antérieures. 13. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que la phase d'application de la seconde série de facteurs de gain égalisés consiste à multiplier la seconde série de facteurs de gain égalisés et interpolés par l'amplitude correspondante de ladite série initiale d'amplitudes -sismiques cudit sismogramme, de manière à former une série de valeurs d'ampliturle correspondant audit sismogramme. 14. Enregistrement sismique caractérisé en ce qutil a été traité selon l'une quelconque des revendications 1 à 13.