La mise en place des broches d'arrêt dans le cylindre d'une serrure à barillet s'effectue pratiquement encore k la main d'apurés les procédés actuels, un personnel spécialisé devant être capable à l'observation visuelle de la clé de mettre en place les brcches de bonne longueur. Ce travail exige un apprentissage long et la capacité de production est fonction de la main d'oeuvre qualifiée disruible. Un système automatique est connu. Le mode opératoire consiste à~palper la clé,puis à effectuer un prélevement sur ut magasin,celui-ci, qui comporte par exemple cinq trous, étant amené successivement devant six conduits d'arrivée de broches différentes. Le nombre des passes de transport est donc de dix. Ensuite, les broches sont déchargées dans le cylindre. Ce procédé de mise en place a l'inconvénient d'exiger de nombreux mouvements et donc de prendre du temps. I1 ne convient pas par ailleurs à la mise en oeuvre par exemple d'une machine dite cadensée circulaire sir laquelle il est possible d'exécuter d'autres opérations de montage, par exemple de mise en place de ressortis ou de broches complémentaires, l'assemblage automatique d'un couvercle de fermeture ou de tiges de fixation. Selon une particularité essentielle de l'in-fen- tion, une colonne de commande est affectée à chaque canal d'arrivée, chacune de ces colonnes étant destinée à bloquer ou à libérer au moins un curseur de commande de l'arrivée des broches d'arrêt aux canaux et chaque colonne se composant de plusieurs groupes de deux tiges super posées en alternance et de longueurs différentes, l'extrémité inférieure de chacune de ces colonnes étant destinée à palper directement ou indirectement les arrêts d'une clé. L'=l:vention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés s titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels la figure 1 est une coupe longitudinale par tielle d'un cylindre de serrure dans lequel la clé est insérée ; la figure 2 faut une élévation schématique d'un dispositif conforme à l'invention la figure 3 en est une vue en plan partielle ;; la figure 4 est une élévation de face selon la flèche B de la figure 2 la figure 5 est une coupe à échelle agrandie du détail entouré d'un cercle A sur la figure 2 la figure 6 est une élévation partielle de face selon la flèche C de la figure 2 la figure 7 est une coupe longitudinale d'un cylindre de serrure dans lequel la clé est insérée et les tiges de codage du dispositif de montage en palpent les arrêts la figure 8 représente schématiquement une plaque d'arrivée des broches d'arrêt ; et la figure 9 est un schéma du mode de fonctionnement du dispositif de l'invention. Le dispositif de l'invention comporte un support 1 en cornière sur lequel est monté un chariot 2 qui forme le support de l'ensemble du dispositif 23 de plapage, codage et amenage des broches. Une commande à came 15a, tringlage 15, 16 et levier 7 à galet 19 d'appui (figure 4) peut faire monter et descendre verticalement le chariot 2. Un cylindre 3 à air comprimé (figure 4) interdit la descente du chariot 2 lorsqu'un signal de fausse manoeuvre est émis de manière non représentée, une butée 4 amenée en position extrême avancée empêchant alors un mentonnet 6 de descendre. Le dispositif 23 de palpage, de codage et d'amenage des broches d'arrêt (figure 4) comporte par exemple quatre tiges 38 de codage (figure 2) et quatre leviers 29 que des ressorts 34 appliquent contre une butée 37. La transmission du mouvement entre tiges 38 de codage et leviers 29 s'effectue de la manière représentée. sur la figure 6 au moyen d'une cheville 40 à siège sphérique et d'une cheville 41 retenue par un ressort 42. Un logement sphérique centre aussi la cheville 41 dans le levier 29. Le levier 29 comporte sur le côté étroit extérieur un profil 29a en escalier. Ce profil disposé radialement comporte un épaulement ayant une contre-partie analogue dans une colonne 76 de commande qui sera décrite plus bas. Un cylindre 54 à membrane actionne un levier 49 (figure 2) pouvant osciller dans un support 50. Quatre leviers 60 de manoeuvre montés dans un support 43 peuvent être soulevés par un plateau 47 et par l'intermédiaire de chevilles 57 et de ressorts 58 de compression. Chacun des leviers 60 de manoeuvre coopère avec une colonne de commande se composant d'une combinaison de tiges 73 et 74 de deux longueurs différentes par curseur. Un ressort repousse cette colonne de commande vers le bas. La colonne de commande en position basse centre les curseurs 77 à 82. Ces curseurs sont réunis en un bloc avec des plaques intermédiaires 67, 68 et 97 à 102. Six curseurs, par exemple, sont superposés à une position dans laquelle ils peuvent mettre l'une de six broches de longueurs différentes dans un trou d'un barrillet de serrure. tes mêmes combinaisons de curseurs doivent être juxtaposées parallèlement pour les autres trous. La figure 3 illustre par exemple la disposition de quatre parties de curseurs pour chacune de six broches différentes. Des cylindres 95 à air comprimé et des coulisseaux 91 comportant des plaques 90 de support actionnent les curseurs dans la direction horizontale. Chaque curseur traverse la plaque 90 de support au moyen d'une cheville 89. La disposition d'un ressort 65 devant et derrière chacune des plaques 90 permet l'application des curseurs contre la butée gauche, tandis qu'après actionnement de la plaque 90 de support,les curseurs portent contre la butée droite. Mais les curseurs bloqués par la colonne de commande demeurent en position initiale. la figure 2 illustre le fonctionnement de la colonne de commande et la libération des curseurs. La tige 73 a une longueur qui correspond à l'épaisseur des curseurs 77 à 82. La tige 74 a une longueur supérieure à l'épaisseur des curseurs 77 à 82. Cette longueur correspond à celle des plaquettes intermédiaires 67 plus l'épaulement mentionné. Il ne faut pas qu'une cote élémentaire des curseurs 77 à 82, se composant par exemple de l'épaisseur du curseur 77 et de celle de la plaque intermédiaire 67, soit divisible par la hauteur de l'épaulement afin qu'il soit possible d'augmenter à volonté le nombre de ces épaulements. Ce dimensionnement et les gradins du levier 29 permettent certaines tolérances dans la translation des curseurs 77 à 82 et le code de la clé déterminé par les arrêts Z (figure 1). Un bloc de support 105 (figure 4) loge par exemple vingt-quatre conduits d'arrivée 105a (figure 3) et les dirige le long d'un gradin en escalier sur les curseurs 77 à 82 (figure 2). Chaque curseur 77 à 82 loge une douille 88 de la manière représentée sur la figure 5. La longueur des douilles correspond à la longueur des broches d'arrêt S (figure 1). La position normale est décalée d'un demi-diamètre de broche par rapport au trou de transport. Il faut donc une translation correspondant à la moitié d'un diamètre pour la libération d'une broche. Des plaques 113 d'amenage de broches sont disposées sous le bloc de support 105 (figure 4). La figure 8 illustre les voies d'arrivée de ces plaques. Elles comprennent par exemple six entrées 113a, mais un unique canal commun de-sortie 113b. Par-ailleurs, les plaques d'amenage sont coniques. Il est ainsi possible de rassembler les broches à la bonne distance, c'est- & ire aux distances séparant les arrêts de la clé (figure 7). Une cage 115 dans laquelle s'insère par l'arrière un rateau 117 (figure 2) est montée sous la plaque d'amenage. Un cylindre 122 à air comprimé manoeuvre ce rateau. Celui-ci est destiné à diriger les broches emmagasinées au bon moment sur le cylindre de la serrure. L'arrivée a lieu lorsque le chariot 2 (figure 4) a été abaissé sur une distance suffisante pour que la vis 25 de butée soit appliquée contre le porte-pièce correspondant. Le palpage automatique et la mise en place des broches d'arrêt s'effectuent de la manière suivanté : l'arrivée par exemple automatique d'un cylindre de serrure déclenche à la fin du transport le mouvement mécanique de cames qui font descendre le chariot 2 (figure 4) de manière que la vis 25 bute contre le porte-pièce (figure 2). Cette descente amène les leviers -29 à la position déterminée par le code de la clé. Lorsque la position extrême inférieure a été atteintes le cylindre 122 est actionné et le rateau 117 libère l'arrivée. Les broches emmagasinées tombent dans la serrure à barillet. Le cylindre 122 referme l'arrivée. Le cylindre 54 actionne simultanément les colonnes 76 de commande en les déplaçant en fonction de la position des leviers 29. Ensuite, le cylindre 95 est actionné. Le déplacement de la plaque de support 90 amène les curseurs 77 à 82 à la position extrême droite. Le déplacement des curseurs amène les broches correspondantes au-dessus des trous de transport (figure 5). Les broches ainsi sélectionnées sont emmagasinées devant le rateau 117. Le cylindre 95 retourne en position extrême. Ainsi, les curseurs actionnés retournent en position initiale. Ensuite, la pression régnant dans le cylindre 54 est éliminée et le dernier mouvement consiste en le relevage mécanique du chariot 2 (figure 4).L'échange automatique du porte-pièce amené du poste de palpage (figure 7)au poste de mise en place (figure 1) a lieu à ce moment et le cycle décrit recommence. La figure 7 représente le logement des tiges 38 de codage dans la cage de la serrure et le cylindre. Ces broches ont non seulement pour fonction le codage, mais l'orientation de la cage sur le cylindre. La figure 9 illustre schématiquement les cylin- dres à air comprimé nécessaires à la manoeuvre du dispositif de l'in vention. Le cylindre 3 entre en action que par exemple lorsqu'un poste précédent de contrôle a signalé l'absence d'un corps de serrure ou celle d'une clé. Le nombre des trous mentionnés dans la ;descrip- tion du dispositif de palpage, de codage et d'amenage est de quatre et celui des broches est de six par trou. Il est bien entendu que le dispositif décrit peut être conçu pour un nombre de trous plus ou moins grand dans une serrure ainsi que pour 1 'amenage de broches dont les longueurs sont en nombres plus ou moins grand. Il a été mentionné par ailleurs que le dispositif est monté sur une table cadensée circulaire. Ce dispositif peut toutefois former un groupe indépendant, 1 'amenage de la serrure pouvant être assuré à la main ou au moyen d'un magasin à transport automatique. En variante de réalisation, l'extrémité inférieure des colonnes 76 de commande peut explorer directement les arrêts de la clé et dans ce cas les leviers 60 de manoeuvre ainsi que leurs organes de déplacement et le levier 29 à gradins 29a (figure 2) sont supprimés. L'axe 60a prévu dans le support 43 pour le pivotement du levier 60 se trouve à mi-longueur de ce dernier. Cet axe 60a pourrait cependant ne pas se trouver à mi-longueur et alors le levier 60 aurait deux bras de longueurs différentes. Il serait ainsi possible d'obtenir un rapport déterminé de transmission entre les tiges 38 de codage et les colonnes 76 de commande. Il va de soi que le dispositif décrit et représenté peut subir diverses autres modifications sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Dispositif de mise en place des broches d'arrêt dans le cylindre d'une serrure à barillet, ce dispositif comprenant un canal d'amenage ou d'arrivée des broches pour chaque arrêt correspondant d'une clé et étant caractérisé en ce qu'une colonne de commande est affectée à chaque canal d'amenage ou d'arrivée, chacune de ces colonnes étant destinée à bloquer ou à libérer au moins un curseur de commande de l'arrivée des broches d'arrêt aux canaux et chaque colonne se composant de plusieurs groupes de deux tiges superposées en alternance et de longueurs différentes, l'extrémité inférieure de chacune de ces colonnes étant destinée à palper directement ou indirectement les arrêts d'une clé. 2. Dispositif selon la revendication 1, carac- térisé en ce que l'extrémité inférieure de chaque colonne de commande (76) repose sur un bras d'un levier pivotant (60) dont l'extrémité de l'autre bras est située au-dessus du côté étroit en gradins d'un levier à un bras (29) de manière à coopérer avec ces gradins. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que chaque levier à un bras (29) coopère avec une tige de codage (38) destinée au palpage des arrets de clé. 4. Dispositif selon les revendications 1 et 2 prises ensemble, caractérisé en ce que l'axe (60a) du levier (60) à deux bras est monté dans un support (43) mobile verticalement. 5. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que plusieurs canaux d'entrée (113a) sont raccordés à chaque canal d'arrivée ou d'amenage (113b), un curseur (77 à 82) étant prévu pour chacun de ces canaux d'entrée. 6. Dispositif selon les revendications 1 et 5 prises ensemble, caractérisé en ce que les curseurs affectés à une série de canaux d'entrée sont superposés verticalement et les séries de curseurs en nombre correspondant à celui des arrêts sont juxtaposées. 7. Dispositif selon les revendications 5 et 6 prises ensemble, caractérisé en ce que les canaux d'entrée et d'amenage (113a, 113b) sont logés dans un bloc de support (105) dans lequel pénètre l'extrémité de ces curseurs qui commande ces canaux. 8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'extrémité mentionnée de chaque curseur supporte une douille (88) destinée à loger une broche d'arret, la longueur des douilles correspondant à celle des broches. 9. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la longueur des tiges courtes (73) de chaque colonne de commande (76) correspond à l'épaisseur des curseurs (77 à 82), tandis que les tiges longues (74) assurent le blocage des curseurs qui ne sont pas destinés à entrer en action. 10. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que ledit bloc de support comporte des canaux d'arrivée (113b) dont le nombre correspond à celui de plaques d'amenage (113), chacune de ces plaques comportant un canal d'arrivée et les canaux d'entrée (113a) qui débouchent dans ce dernier. 11. Dispositif selon la revendication 80, caractérisé en ce que les plaques d'amenage sont coniques et les canaux d'arrivée (113b) sont placés à leur extrémité inférieure à des distances qui correspondent à celles des arrêts de la clé. 12. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'un rateau (117) disposé à l'extrémité inférieure des canaux d'arrivée commande le passage des broches.