On connaît des easse-têtes chinois constitués de trois pièces en bois, de longueur zuelcorque, mais ayant toutes trois la meme largeur et la meme épaisseur, ladite épaisseur étant égale au tiers de la largeur; chacune de ces pièces est percée d'un fenêtre telle que ces trois pièces puissent être assemblées, perpendiculai- rement les unes aux autres, de façon à constituer un bloc rigide, d'aspect monolithique, sans qu'aucune fente soit apparente; le montage et le démontage d'un tel bloc sont très difficiles Si l'on ne connait pas la manière d'opérer; par contre, ils sont très aisés, quasiment instantanés, et ne nécessitent aucun outil, Si lton sait comment s'y prendre. A cet effet, une des pièces, constituant la clé, est seulement percée d'une fenêtre centrale oblongue, dont la longueur est sensiblement égale à la largeur de ces trois pièces, et dont la largeur est égale à l'épaisseur desdites pièces; les deux autres pièces comportent cette même fenêtre oblongue et, en outre, une découpure complémentaire d'une largeur égale à l'épaisseur desdites pièces, allant du milieu d'un coté de la fenêtre centrale oblongue au bord du mee côté desdites pièces. Or on a trouvé suivant la présente invention, q;L1'il était possible de réaliser dans d'excellentes conditions une armature de meuble aussi facile à démonter qu'à remonter, dont les pièces constitutives, plates, n'occupent qu'ut encombrement réduit pour le stockage et pour l'expédition; à cet effet, cette armature de meuble est constituée, de façon usuelle, de quatre pieds, de deux longerons et deux traverses, et elle est caractérisée en ce Que ces pieds, longerons et traverses ont la meme largeur et la meme épaisseur, cette épaisseur étant sensiblement égale au tiers de leur largeur, et en ce que les extrémités supérieures des pieds sont pourvues d'une fenêtre oblongue, analogue à celle de la clé du casse-tete chinois, et les extrémités des longerons et des traverses, destinées à autre horizontales, respectivement dans des plans verticaux et dans des plans horizontaux, sont percées des mêmes fenêtres oblongues, complétées par des découpures transversales d'une largeur égale à celle de l'épaisseur desdites-pièces allant du milieu d'un c8té de la fenêtre centrale oblongue au bord du meme coté desdites pièces, comme celles des deux autres pièces du casse-tête chinois, ces découpures étant respectivement dirigées vers le haut pour les longerons et vers l'intérieur pour les traverses. Le dessin annexé montre à titre d'exemple un mode de réalisation de la présente invention dans le cas d'une armature de lit. La figure 1 est une vue en perspective des extrémités concurrentes de ces trois pièces, avant montage. La figure 2 est une vue analogue après montage. La figure 3 est une vue en perspective du lit ainsi réalisé, et la figure 4 une vue analogue après mise en place d'un sommier. Les trois pièces 1, 2 et 3 ont meme largeur "1" et m8me épaisseur''e"; la pièce 1 constituant la clé est percée d'une fenêtre oblongue 4 de longueur égale à "l" et de largeur égale à "e"; les deux autres pièces 2 et 3 sont percées d'une fenêtre semblable 5 et 6, complétée par une découpure 7 et 8, de largeur "e", allant du milieu d'un coté desdites fenetres 5 et 6, au bord 9 et 10 du meme c8té desdites pièces 2 et 3. Pour assembler ces pièces on procède comme suit : Les pièces étant disposées comme-le montre la figure 1, on enfile la fenêtre 4 de la pièce 1 sur l'extrémité 11 de la pièce 2 et on la fait coulisser vers la gauche de la figure 1 jusqu'à ce qu'elle ait tout juste dépassé la découpure 7 de la pièce 2. Sans modifier l'orientation de la pièce 3, on enfile alors sa fenttre 6 sur l'extrémité 12 de la pièce 1, et on l'a fait coulisser vers le bas de la figure i, à travers la découpure 7 de la pièce 2, ce que pe-rmet sa découpure 8 à travers laquelle passe la moitié supérieure de la pièce 2, jusqu'à ce qu'elle vienne buter contre le bord inférieur de la fendre 5. On fait alors covlisser la pièce 2 vers la gauche de la figure 1, à travers la fenêtre 4 de la pièce 1 et la découpure 8 de la pièce 3, jusqu'à ce que le bord droit de sa fenêtre 5 vienne buter contre le bord droit de la pièce 3, la pièce 1 masquant alors complètement la découpure 7. Le montage est ainsi terminé, les pièces se présentant comme montré à la figure 2, et le démontage n'est possible qu'en procédant aux opérations inverses; il s'avère donc impossible si on empoche le coulissement relatif de la pièce 2. L'armature du lit montrée à la figure 3 est constituée de quatre pieds la, analogues à la pièce i des figures i et 2, deux longerons 2a, analogues à la pièce 2 desdites figures 1 et 2, et deux traverses 3a et 3b, analogues à la pièce 3 de ces mêmes figures. Les longerons 2a sont pourvus d'équerres 13 sur leur bord intérieur, de façon à pouvoir supporter un sommier, éventuellement surmonté d'un matelas 14, comme le montre la figure 4; ce sommier empoche tout coulissement des longerons 2a, si les traverses 3a et tk sont orientées en sens inverse avec leurs découpures dirigées vers l'intérieur, et verrouille donc l'armature du lit, qui ne peut pas ete démontée sans qu'on retire au préalable ledit sommier; la traverse 3 est plus longue que la traverse 3b, ses prolongements 15 et 16 pouvant entre utilisés pour constituer ou supporter des tables de chevet. Il est bien entendu que le mode de réalisation de l'invention qui a été décrit ci-dessus en référence au dessin annexé a été donné à titre purement indicatif et nullement limitatif et que de nombreuses modifications pourront entre apportées sans qu'on s'écarte pour cela du cadre de la présente invention; cette armature de meuble peut 8trie réalisée en bois, mais également en métal, et notamment en métal léger, avec des profilés pleins ou creux; elle peut être utilisée pour réaliser des tables et tous autres types de meubles, le tableau de la tableau un panneau du meuble jouant alors le role de verrouillage que joue le sommier du lit pour verrouiller 1'armature, après montage. REVENDICATIONS 1. Armature de meuble constituée, de façon usuelle, de quatre pieds, de deux longerons et deux traverses, caractérisée en ce que ces pieds, longerons et traverses ont la même largeur et la meme épaisseur, cette épaisseur étant sensiblement égale au tiers de leur largeur, et en ce que les extrémités supérieures des pieds sont pourvues d'une fenêtre centrale oblongue, dont la longueur est sensiblement égale à la largeur de ces trois pièces, et dont la largeur est égale à l'épaisseur desdites pièces, et les extrémités des-longerons et des traverses, destinées à être horizontales, respectivement dans des plans verticaux et dans des plans horizontaux, sont percées des mimes Senetres oblongues, complètées par des découpures transversales d'une largeur égale à celle de l'épaisseur desdites pièces allant du milieu d'un coté de la fenêtre centrale oblongue au bord du même c8té desdites pièces. 2. Armature suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle est complètée par un panneau empêchant tout coulissement relatif des longerons et des traverses et verrouillant ainsi l'armature après montage. 3o Armature suivant la revendication 2, caractérisée en ce qu'elle constitue une armature de lit et en ce qu'elle est complètée par un sommier.