La présente invention concerne les attaches de jonction utilisées pour assurer le raccordement de courroies, bandes transporteuses ou similaires. Ces attaches sont en général constituées par une série d'éléments métalliques en forme générale de U adaptés à être fixés à cheval sur le bord d'une courroie ou d'une bande transporteuse et ce, au moyen de crampons ou autres organes de fixation appropriés. Les extrémités coudées de ces éléments forment une série de charnons susceptibles autre imbriqués avec les parties correspondantes d'une autre série d'éléments similaires fixés sur l'autre extrémité de la courroie ou bande à raccorder. Ces deux séries de charmons peuvent alors etre assemblées au moyen d'un axe d'articulation enfilé dans ceux-ci. tes attaches de ce genre ont l'avantage de présenter une grande robustesse. Cependant du fait même qu'elle sont réalisées en métal, ces attaches ont l'inconvénient de raidir la partie des deux extrémités de chaque bande ou courroie qu'elles recouvrent. Or ce raidissement est préjudiciable lors du passage de la courroie sur les tambours dtentralnement et de renvoi. Pour limiter cet inconvénient, la longueur des attaches de ce genre doit être réduite dans le sens longitudinal. Mais dans ces conditions, les moyens de fixation des attaches se trouvent localisés à proximité immédiate de l'axe d'articulation, ce qui ne permet pas une résistance optimum à l'arrachement. C'est pourquoi la Société Demanderessea déjà proposé de remplaceS les attaches métalliques de ce genre par des attaches réalisées en matière souple et plus particulièrement en matière textile, telles que celles décrites dans le brevet déposé par la Société Demanderesse sous le nO 7043081 le ler Décembre 1970. De telles attaches peuvent alors avoir une plus grande longueur dans le sens longitudinal, ce qui permet d'échelonner dans cette direction les organes assurant leur fixation sur chaque extrémité de la bande ou courroie correspondante. Ceci permet d'obtenir une meilleure résistance à l'arrachement des attaches ainsi fixées. Cependant un autre avantage essentiel réside dans le fait que l'on peut ainsi conserver à la bande ou courroie toute sa souplesse puisque les attaches sont elles-memes réalisées en matière souple. Toutefois les attaches de ce type ont pour inconvénient que leur partie constituant les charnons d'articulation I?résente une résis- tance insuffisante et se trouve très rapidement détériorée par le frottement de l'axe d'accouplement, qui est pour sa part en métal, et non pas en matière textile, afin de pouvoir résister aux efforts de traction. C'est pourquoi, malgré les avantages rappelés ci-dessus, les attaches de ce genre ne sont pas susceptibles de donner entière satisfaction. La présente invention a donc pour but de réaliser une nouvelle attache du meme type général dont la conception est telle que celleci puisse réunir les avantages de l'un et l'autre des deux types rappelés ci-dessus, tout en évitant les inconvénients inhérents à chacun d'eux. k cet effet elle a pour objet une attache de jonction constituée par la combinaison de deux parties distinctes, à savoir - une première partie en matière souple, telle que textile ou ma tière plastique, formant deux plaques aptes à être fixées de part et d'autre du bord de l'extrémité d'une courroie ou bande corres pondante, - et une seconde partie en métal ou autre matériau très résistant formant une série de charnons ou organes similaires susceptibles d'entre imbriqués avec les organes correspondants d'une autre at tache de jonction identique et ce, au moyen d'un axe d'accouple ment permettant leur démontage éventuel, - ces deux parties étant elles-memes solidarisées l'une avec l'au tre par tous moyens appropriés, de façon à former un élément d'un seul tenant. ainsi cette attache permet effectivement de bénéficier des avantages propres aux deux types antérieurs rappelés précédemment. Ceci apparaltra du reste au cours de la description suivante de quelques exemples de réalisation de la présente attache. Cette description est donnée en référence au dessin annexé à simple titre indicatif, et sur lequel la figure 1 est une vue en perspective d'une première forme de réa lisation d'une telle attache ; Bes figs. 2 et 3 sont des vues en perspective respectivement de deux autres formes de réalisation de celle-ci. Ltattache représentée à la Fig. 1 comprend deux parties distinctes désignées respectivement par les références générales 1 et 2. La première de celles-ci affécte la forme d'un élément présen tant une section générale en forme de U et dont les deux branches 3 sont susceptibles d'etre placées à cheval sur l'extrémité 4 d'une courroie ou bande transporteuse 5. Cet élément est réalisé en matière souple et de préférence en matière textile tissée. En effet cet élément peut etre réalisé par tissage en fils en matière textile naturelLe ou synthétique. Cependant cet élément peut également être réalisé par tissage de fils souples de toute autre nature, par exemple en fils métalliques ou un mélange de fils métalliques et de fils textiles. Cependant, cet élément peut comporter une enduction de renforcement en matière plastique ou toute autre matière appropriée. Du fait même de sa souplesse, cette première partie 1 de l'attache peut présenter une longueur X particulièrement importante dans le sens longitudinal et ce, contrairement aux attaches classiques réalisées en métal. Dans ces conditions, il est possible d rée chelonner dans le sens longitudinal les organes de fixation assurant la solidarisation de cet élément avec l'extrémité 4 de la COUI' roide. Ainsi ces organes peuvent consister en une série de crampons 6 échelonnés les uns derrière les autres sur diverses rangées transversales, ces crampons étant par ailleurs décalés les uns par rapport aux autres.Dans ces conditions on obtient une meilleure résistance à l'arrachement que dans le cas des attaches classiques en métal qui présentent une faible longueur dans le sens longitudinal et dont les organes de fixation sont tous localisés à proximité de l'axe d'articulation. A ce sujet il convient de noter que l'accroissement de longueur de la partie de fixation I de la présente attache est rendu possible par la réalisation de cette partie en matière souple, par exemple en matière tissée. En effet grâce à cette caractéristique, la présence de cette attache nta pas pour inconvénient de raidir l'extrémité correspondante de la courroie. Dans ces conditions celle-ci conserve sensiblement toute sa souplesse et peut se courber normSlement lors de son passage sur les tambours d'entralnement et de renvoi dont le diamètre est parfois relativement faible. Quant à la seconde partie 2 de la présente attache, elle est constituée par une série de charnons7enmétal ou autre matériau très résistant, susceptibles d'être imbriqués avec les charnons correspondants dtune attache identique fixée sur l'autre extrémité de la courroie à raccorder, l'assemblage de ces deux séries de charnons étant réalisé de la manière habituelle au moyen d'un axe métallique 8 enfilé dans ceux-ci ce qui permet le démontage ultérieur de ces deux attaches. les charnons 7 de la présente attache peuvent avantageusement Astre constitués par une pièce métallique d'un seul tenant comportant à sa partie arrière une gorge 9 destinée à servir de logement à un bourrelet 10 prévu sur le chant de la première partie 1 de l'attache. Après engagement de ce bourrelet à l'intérieur de cette gorge, les deux côtés de celle-ci -sont fixés en place par des rivets 11 ou autres organes appropriés traversant la bande d'attache 12 qui relie le bourrelet 10 à la première partie 1 de l'attache Dans ces conditions la pièce constituant les charnons est parfaitement solidarisée avec cette première partie et forme avec elle un élément d'un seul tenant. I1 suffit donc de fixer cet élément sur l'extrémité 4 de la courroie 5 pour que l'on puisse procéder au raccordement de celleci avec l'extrémité de la courroie sur laquelle a également été rapportée une autre attache similaire. Du fait de leur fabrication en métal, les charnons 7 présentent une résistance pleinement satisfaisante, à la fois à l'usure et à l'arrachement, notamment lors de leur articulation sur l'axe 8 qui est lui-mseme réalisé en métal. Cependant comme ces charnons présentent une longueur restreinte dans le- sens longitudinal, ils n'ont pas pour inconvénient de raidir la courroie raccordée au moyen de la présente attache et ce, d'autant plus que ces charnons se trouvent situés à l'endroit de l'axe d'articulation 8. De préférence, l'épaisseur de la piece 2 constituant les charnons est plus faible que celle de la première partie 1 de l'attache qui est réalisée en matière souple. Cette réduction d'épaisseur a pour but d'éviter le choc de la pièce métallique 2 contre les tambours d'entratnement et de renvoi lors de son passage sur-ceux-ci. De préférence un enlèvement de matière est réalisé sur l'une et l'autre faces de l'extrémité 4 de la courroie crrespondante, de façon que les faces externes des deux plaques 3 formées par la par tie souple de l'attache affleurent sur l1une et l'autre faces de cette courroie. Cet enlèvement de matière peut être effectué sur toute la surface recouverue par les plaques 3 ou tout au moins sur les bords de celles-ci. Ceci est le cas dans l'exemple représenté à la fig. 1, où il est ainsi prévu deux gorges 14 dans lesquelles sont légèrement recourbés les bords des deux plaques 3, ce qui évite la présence d'une surépaisseur brutale qui viendrait heurter les tambours d'entratnement et de renvoi lors de son passage sur èeux-ci. Colroe il a déjà été indiqué la partie souple de la présente attache peut etre réalisée en matière tissée. Cependant cette partie pourrait également être constituée par une pièce en matière souple réalisée par moulage ou tout autre procédé approprié. En tout état de cause il convient que cette pièce présente la forme d'une bande continue susceptible de venir coiffer l'extrémité 4,une bande ou courroie transporteuse. Cependant cette pièce peut également comporter des renforcements à l'endroIt du passage des organes de fixation, tels que les crampons 6. La pièce métallique 2 constituant les charnons 7 peut être réalisée en métal ou autre matière rigide appropriée, et ce, par exem ple par découpage, moulage ou matriçage. De préférence cette pièce est réalisée d'un seul tenant. Cependant elle peut avantageusement comporter des rainures 13 susceptibles de servir d'amorce de rupture entre les différents charnons. Ceci permet une dissociation de cette pièce en plusieurs éléments pour éviter que l'attache reste complètement rigide dans le sens transversal. La figure 2 représente une autre forme de réalisation de la présente attache. Celle-ci se différencie de la précédente par le fait que la partie articulée en matière rigide est constituée par un fil 2a enroulé en hélice et qui peut entre accouplé, de manière séparable, au moyen d'un axe métallique 8a avec un autre élément similaire prévu sur une attache identique. Cet élément en forme d'hélice renferme le bourrelet 10a prévu sur le bord correspondant de la première partie la de l'attache. Il est rendu solidaire de cette première partie par le fait que le fil formant cet élément traverse la bande 12a qui relie le bourrelet 10a à la partie souple la. Ainsi cet élément est parfaitement solidaire de cette première partie. Lu lieu d'etre constituée par une bande continue, celle-ci peut être formée par une série d'éléments distincts 15 de meme for me. Quant aux organes de fixation de cette première partie, ils peuvent consister en des crampons constitués par une plaque 16 portant plusieurs pointes d'accrochage 17. Nais il est bien évident que tous autres organes de fixation pourraient Astre employés. La figure 3 représente une autre forme de réalisation encore de l'attache selon l'invention. Dans celle-ci la partie dtarticu- lation est constituée par une bande métallique 2b portant une série de charnons 7b susceptibles d'etre accouplés d'unie manière séparable avec les charnons correspondants dtune autre attache similaire et ce, au moyen d'un axe 8. -La pièce d'articulation ainsi constituée est solidaire de la partie souple de fixation lb de la présente attache. Dans cette forme de réalisation, celle-ci est formée par deux bandes distinctes 3b en matière souple qui comportent l'une et l'autre un rebord 18 susceptibles d'être solidarisées avec la bande 2b de la pièce dlarticulation. En effet ces deux rebords peuvent etre disposés de part et d'autre de cette bande et assemblés avec celle-ci au moyen-de rivets îîb ou tous autres organes de fixation appropriés. Eais de nombreuses autres formes de réalisation peuvent être envisagées pour la présente attache, les formes décrites précédemment et représentées sur le dessin annexé n' ayant été données qu > à simple titre indicatif. REVENDICATIONS 1.- Attache de jonction pour le raccordement de bandes transporteu- ses, courroies et similaires, destinée à être fixée sur l'ex trémité d'une telle bande ou courroie pour Astre accouplée, au moyen d'un axe d'articuLation, avec une autre attache de jonc tion similaire, cette attache étant caractérisée en ce qu'elle est constituée par la combinaison de deus parties distinctes, à savoir - une première partie en matière souple, telle que textile ou matière plastique, formant deux plaques aptes à autre fixées de 7Fuart et d'autres du bord de l'extrémité d'une courroie ou bande correspondante, - et une seconde partie en métal ou autre matériau résistant formant une série de charnons ou organes similaires suscep tibles d'être accouplés de manière séparable avec les organes correspondants d'une autre attache de jonction identique et ce, au moyen d'un axe d'accouplement, - ce; deux parties étant ellesmeAmes solidarisées l'une avec l'autre par tous noyens appropriés, de façon à former un élé ment d'un seul tenant. 2.- Une attache selon la revendication 1, caractérisée en ce que la partie souple de fixation affecte la forme d'un élément ayant la section en U et qui est adapté à autre disposé à cheval sur l'extrémité d'une bande ou courroie, la branche médiane de cet élément portant un relief, tel qu'un bourrelet, sur lequel est fixée la seconde partie d'articulation de cette attache. 3.- TJne attache selon la revendication i, caractérisée en ce que la partie souple de fixation affecte la forme de deux bandes aptes à être fixées contre l'une et l'autre faces de l'extrémité d'u ne courroie, et qui présentent chacune un rebord du côté de la seconde partie d'articulation de l'attache, cette seconde par tie comportant un élément apte à etre emprisonné entre les re bords ainsi prévus sur ces deux bandes. 4.- Une attache selon l'uns des revendications précédentes, carac térisée en ce que sa seconde partie d'articulation est consti tuée par une pièce en métal, ou autre matériau rigide très ré sistant, comportant une série de charnons. 5.- Une attache selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que sa seconde partie d'articulation est constituée par un fil métallique enroulé en hélice et rendu solidaire de la première partie de fixation de cette attache