L'invention, due à Monsieur DOMER Miches, est relative aux dispositifs amortisseurs utilisant le travail du caoutchouc, notamment à la traction , ces dispositifs étant destinés en particulier à être incorporés à des systèmes d'amarrage, en vue d'amortir les effets de la houle ou, d'une façon générale, à tous systèmes pour assurer de façon amortie la liaison entre deux ensembles (par exemple encore entre véhicule tracteur et remorque) Elle a pour but,surtout, de rendre ces dispositifs ré existants à l'oxydation, et de faire en sorte que le caoutchouc puisse travailler à la traction sans frottement appréciable et en toute sécurité. Elle consiste, principalement, à faire comprendre, aux dispositifs du genre en question, la combinaison, d'une part, d'au moins un élément de caoutchouc de forme allongée, notamment tubulaire, propre à travailler à la traction, et, d'autre part, g'au moins un organe résistant déformable propre à limitas;, dans sa position la plus tendue, lreffort de traction maximum sur le caoutchouc. Cet élément déformable peut être realisé de multiples -manières, en particulier sous forme d'une chaîne métallique ou autre dont les maillons sont lâches, dans la position de repos, tandis qu'ils s'écartent les uns des autres, sous l'effet des efforts à amortir, pour tendre vers une position d'extraction maximum. Une telle channe étant notamment introduite dans un fourreau en caoutchouc, et fixée par ses propres extrémités à celles dudit fourreau, on obtient bien un ensemble qui, d'une part, résiste à l'oxydation et, d'autre part, assure le travail du caoutchouc dans les meilleures conditions, sans frottement et avec une securite totale puisque la tension du caoutchouc est de toute façon limitée en fonction de la faculté d'extension de la chaîne. On pourrait choisir, comme organe résistant, tous autres moyens, par exemple un ressort à boudin à extension limitée ou la combinaison d'un ressort et d'une chaîne telle que susvisée, ou encore au moins un câble ou filin. L'invention consiste, mises à part ces dispositions, en certaines autres dispositions qu-i s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement parlé ci-après. Elle vise, plus particulièrement, certains modes d'application (notamment ceux pour lesquels on l'applique aux dispositifs anti-houle, ou à des dispositifs d'attelage entre véhicules tracteur et tracté, etc.), ainsi que certains modes de réalisation-, desdites dispositions , et elle vise, plus particulièrement encore et ce à titre de produits industriels nouveaux, les dispositifs du genre en question comportant application de ces mêmes dispositions , ainsi que les éléments spé ciaux propres à leur établissement, et les ensembles, notamment les systèmes d'amarrage, comprenant des tels dispositifs. Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que des dessins ci-annexés, lesquels complément et dessins sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication. Les figures 1 et 2, de ces dessins, montrent respectivement, d'une part, en coupe longitudinale, l'ensemble d'un dispositif amortisseur établi conformément à l'invention, dans une position de repos, avec une extrémité non encore terminée Icelle de droite), et, d'autre part, en élévation, le même dispositif. La figure 3 montre séparément l'un des organes de fixation que comporte ce dispositif. La figure 4 illustre semblablement à la figure 1, mais partiellement, un dispositif amortisseur établi selon une variante. Les figures 5 et 6 illustrent en perspective une autre variante de l'invention. La figure 7, enfin, illustre en perspective encore une autre variante de l'invention. Selon l'invention, et plus spécialement selon celui de ses modes d'application, ainsi que selon ceux des modes de réalisation, de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant, dans un ensemble destiné à l'amarrage d'un navire, de réaliser un dispositif amortisseur de houle, donc extensible sous l'effet des efforts dus à la houle, on s'y prend comme suit ou de façon analogue. On fait comprendre essentiellement à ce dispositif, selon le mode de réalisation plus spécialement représenté sur les figures 1 et 2 des dessins - d'une part, au moins un élément de caoutchouc allongé et extensible, par exemple un fourreau de caoutchouc 1 destiné à etre soumis aux effets de la houle, en ayant donc des extrémités respectivement réunies aux deux ensembles ou corps solides propres à s'écarter ou se rapprocher l'un de l'autre sous l'effet de la houle navire relié à un quai,une bouée,étant entendu que l'invention se prete à toute autre application,notamment aux systèmes d'attelage entre véhicules tracteur et tracté, etc.) - et,d'autre part,un organe résistant propre à limiter l'extEn- sibilité du fourreau à une valeur maximum déterminée,cet organe étant constitué avantageusement par une chaîne 2,.notamment métallique,dont les maillons,de forme allongée seront tels qu'ils permet tent une possibilité d'extension relativement importante,ladite chaîne étant introduite à l'intérieur du fourreau,et ayant ses maillons d'extrémités3 liés aux extrémités correspondantes dudiltfourreau. On voit sur la figure 1 que,dans la position de montage et de repos,les maillons de la chaîne sont lâches dans le fourre-au, étant plus rapproches les uns des autres et que,d'autre parties moyens sont prévus pour relier au fourreau les maillons d'extrémites tels que 3 et 4 ces moyens consistant par exemple chaque extrémité, en une bague de serrage 5 propre à être d'abord introduite par l'extérieur du fourreau en caoutchouc 1, comme visible à droite de la figure 1, pour y être ensuite écrasée par ovalisation, comme visible à gauche de la figure 1, et ainsi enserrer les deux maillons 3 et 4 en assurant la liaison cherchée. La figure 2 montre l'allure prise par l'en.semble après serrage des bagues par ovalisation. Bien entendu, tout autre mode de serrage peut être prévu, par exemple par rétreint en gardant à la bague sensiblement sa forme ronde initiale ou de toute autre manière. On peut aussi, comme représenté sur la figure 3, faire subir à la bague 5 ou analogue d'autres déformations, par exemple deux sortes de déformations, c'est-à-dire, d'une part une déformation radiale substantiellement uniforme, ou encore un serrage ovalisant, et, d'autre part deux déformations supplé mentiras7 pour assurer un meilleur appui sur l'un au moins des trois maillons d'extrémités 3, 4 et C, les efforts de traction en cours de travail étant ainsi plus uniformément répartis. Cette solution est schématisée en pointillé, en 7, sur la figure 1. Ces moyens de'fixation des fourreaux sur la chaîne peuvent être réalisés d'autres manièrss. A titre d'exemple supplémentaire et comme représenté sur la figure 4, on pourrait utiliser l'ensemble de deux plaquettes a réunies par un boulon 9, il est à noter que les jeux j laissés entre les maillons de la chaine dans la position de repos peuvent être des plus variables selon le pourcentage d'extension recherché. Les maillons de la chaîne, au lieu de s'aligner suivant l'axe du fourreau 1, pourraient, si leurs dimensions le leur permettent, prendre des positions obliques, ce qui assurerait un plus grand pourcentage d'extension possible. On a représenté, sur les figures 5 et 6, une variante de réalisation de l'invention, selon laquelle la fixation du fourreau sur la chaîne, aux extrémités, est facilitée par un agencement spécial d'un des maillons de la chaîne, ici l'avant dernier 4. Ce maillon, selon ledit mode de réalisation, est réalisé sous forme d'une simple tige, de section bien entendu suffisante, tige autour de laquelle s'effectuera la fixation du fourreau 1 à l'aide de tout moyen de serrage tel qu'une bague 5 soumise à rétreint (ou de tout autre dispositif). On a représenté sur la figure 7 une autre variante de réalisation de l'invention selon laquelle la fixation du four reau sur la chaîne, aux extrémités, est facilitée par la mise en place d'une bague 10 constituée par deux demi-coquilles 10a comportant chacune, au niveau. de leur plan de jonction 11, deux évidements latéraux 12 permettant le passage des deux parties parallèles d'un maillon de la chaine, et deux évidements axiaux 13 permettant le passage des deux parties arrondies de deux maillons adjacents. La fixation du fourreau 1. sur une telle.bague 10 peut alors etre réalisée par tous moyens de serrage appropriés, comme celui décrit à propos du mode de réalisation représenté sur les figures 5 et 6. Les deux demi-coquilles IOa peuvent etre réalisées en matière plastique ou en alliage léger. Ces deux demi-coquilles peuvent être rendues solidaires l'une de l'autre par les moyens de serrage. Cependant, ces deux demi-coquilles peuvent être rendues solidaires l'une de l'autre, avant mise en place des moyens de serrage, par exemple par collage, soudage ou brasage. Une telle variante de l'invention permet d'éviter d'avoir recours à un maillon spécial tel que celui représenté en 4 sur la figure 5. La chaine, quel que soit le mode de réalisation adopté, pourrait être remplacée par tous organes équivalents tels que ressorts, combinés ou non 3 un organe extensible, ou encore par des câbles ou filins, etc. Tous matériaux pourront être utilisés, tels que l'acier inoxydable ou non pour la chaîne ou autre organe équivalent. Le fourreau sera établi à l'aide de tout élastomère choisi en fonction des efforts à encaisser ou à amortir. On notera aussi que chaque dispositif amortisseur pourrait être agencé sous forme d'une lyre contenant un ou plusieurs faisceaux de dispositifs amortisseurs du type susdécrit. En suite de quoi, quel que soit le mode de réalisation adopté, on obtient un ensemble dont le fonctionnement ressort suffisamment de ce qui précède pour qu'il soit inutile d'insister à son sujet, et qui présente, par rapport aux dispositifs du genre en question déjà existants, de nombreux avantages, notamment - celui de bien résister à l'oxydation, ce que ne permet-tent pas la plupart des dispositifs existants, - et celui de faire travailler le caoutchouc dans les meilleures conditions, c'est-à-dire, d'une part, sans frottements sensibles, contrairement à ce qui se passe dans les dispositifs existants, et, d'autre part, d'offrir toute sécurité, puisque la chaine (ou autre organe assimilable) permet de réduire l'effort maximum à une valeur convenable. Les dimensions des dispositifs pourront. être des plus variables, selon le but cherché. C'est ainsi que la longueur pourra être de l'ordre de 40 cm à 1 mètre ou davantage, l'épaisseur étant elle-même comprise entre 5 et 10 cm ou davantage. La possibilité d'extension peut être de l'ordre de 20 à 50% ou davantage, selon la constitution de l'organe intérieur résistant. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux des modes d'application et de réalisation qui ont été envisagés elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Dispositif amortisseur utilisant le travail du caoutchouc, notamment prévu entre deux ensembles soumis à des efforts tendant à faire varier leurs distances respectives, notamment pour amortir les effets de la houle dans des systèmes d'amarrage, pour assurer la liaison entre véhicules tracteur et tracté, etc., caractérisé par le fait que ledit dispositif comporte la combinaison, d'une part, d'au moins un élément de caoutchouc de forme allongée. notamment tubulaire, propre à travailler à la traction, et, d'autre part, d'au moins un organe résistant déformable, propre à limiter, dans sa position la plus tendue, la traction exercée sur le caoutchouc. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'organe résistant est constitué par une chaîne intérieure à un fourreau constituant l'élément élastique, chafne dont les maillons sont lâches en position de repos, tandis qu'ils s'écartent les uns des autres par le fait des effprts de traction, ladite chaîne étant rendue solidaire, à ses extrémités, des extrémités correspondantes du fourreau, par des moyens appropriés. 3. Dispositif selon la revendication I, ou 1 et 2, caractérisé par le fait que les moyens de fixation aux extrémités sont constitués par des bagues que l'on enfile sur le fourreau et que l'on déforme ensuite pour venir serrer la matière élastique contre les maillons d'extrémités de la chaine. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que l-a déformation est une ovalisation. 5. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que la déformation est un rétreint. 6. Dispositif selon la revendication 1 ou 1 et 2, caractérisé par le fait que les moyens de fixation comportent des bagues qui, outre leur déformation de serrage vers l'axe du dispositif, comportent des évidements pour épouser la forme des maillons correspondants de la chaîne (figure 3). 7. Dispositif selon la revendication 1 ou 1 et 2, caractérisé par le fait que les moyens de serrage comportent des pièces de serrage maintenues serrées par des boulons (figure 4). 8. Dispositif selon la revendication 1 ou 1 et 2, caractérisé par le fait que la fixation des extrémités du four reau élastique s'opère par serrage autour d'une tige remplaçant l'un des maillons de la chaine, à ses extrémités. 9. Dispositif selon irune quelconque des revendications I à 8, caractérisé par le fait que la faculté d'expansion ds la chaîne ou analogue est de l'ordre de 20 à 50% ou davantage. 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait qu'il comporte une lyre, c'est-à-dire au moins un faisceau de dispositifs extensibles selon lesdites revendications. Il. Dispositif selon l'une quelconque des revendica tions 2 à 5, caractérisé par le fait que la fixation du four reau sur la charnue, aux extrémités, est facilitée par la mise en place d'une bague constituée par deux demi-coquilles com portant chacune, au niveau ds leur plan de jonction, deux évidement latéraux permettant le passage des deux parties parallèles d'un maillon de la chaîne