La présente invention concerne une suspension de soufre mouillable formant, au repos, un dépôt meuble, et un procédé de préparation de ladite suspension de soufre mouillable. Elle a trait également à un soufre mouillable convenant à la préparation de ladite suspension. Pour la lutte contre certaines maladies cryptogamiques affectant la vigne ou les arbres fruitiers, la pulvérisation de suspensions aqueuses de soufre sur ces végétaux constitue un procédé très efficace. Les suspensions de soufre utilisées jusqu'à présent en pulvérisations sont généralement préparees par agitation dans liteau d'un soufre dit "mouillable" du commerce, de façon à obtenir une bouillie de fines particules de soufre dans lteau. Pour faciliter l'opération et obtenir une bonne dispersion dans l'eau des particules de soufre, les soufres mouillables du commerce contiennent Jusqu t à 20 ss environ en poids d'un agent mouillant convenable. La grosseur usuelle des particules de soufre mouillable est en général comprise entre 1 et 15 F m. Une proportion notable de particules plus petites n'est pas à rechercher, car il pourrait en résulter une action instantanée trop énergique, et par suite une détérioration des végétaux traités. Dtautre part, des particules de soufre de diamètre supérieur à 15 m n'ont qutune action fongicide trop faible. Les bouillies de soufre mouillables dans l'eau ne constituent pas à proprement parler des solutions colloidales car, dans celles-ci, le diamètre des particules doit être notablement plus petit, par exemple inférieur à 0,01 Fm C'est la raison poùr laquelle toutes les suspensions JUsqutà présent connues de soufre mouillable forment par sédimentation, au bout dtun certain temps de repos, un dépit plus plus ou moins important. Au bout d'un temps de repos de 30 minutes par exemple, 20 ffi environ du soufre introduit se sont déposés. Cette proportion augmente avec la durée de repos. On a par exemple 57 , de dépôt au boutre 8 heures, et 70 ss au bout de 24 heures. I1 est particulièrement gênant que ce dépôt soit collant et visqueux et présente une adhésivité lui donnant une tendance marquée à l'agglomération. Un tel dépot de soufre mouillable est difficile, ou même impossible, ïemettre en suspension par agitation. Pour éviter ce défaut, on doit dans la pratique, pour remettre un dépôt en suspension, mettre le soufre mouillable, la veille du jour où les suspensions doivent entre projetées, dans de grands récipients munis d'agitateurs, et brasser les suspensions toute une nuit pour éviter la précipitation du soufre mouillable.Le lendemain matin, la suspension est introduite par petites portions dans les appareils de pulvérisation. Si l'agitation n'est pas poursuivie toute la nuit, par exemple à la suite dtune panne de l'agitateur, le précipité prend la forme d'un sédiment visqueux et collant qui, lorsque l'agitateur est remis en marche, contrarie s-on fonctionnement à un point tel que celui-ci peut entre détérioré, par exemple par rupture de taxe de l'agitateur ou du mécanisme. TI y a donc un gros intérêt à trouver un moyen de conserver au dépit une mobilité, ou fluidité, suffisante pour permettre sans difficulté une remise en suspension du dépôt. Une remise en suspension facile et une bonne mobilité du précipité sont très importantes pour une pulvérisation parfaite, car même de faibles quantités d'un dépôt visqueux peuvent obstruer les buses de pulvérisation. Il peut en résulter, en partieulier dans le cas de pulvérisation par avion, des détériorations graves et des inconvénients d'ordre économique. La présente invention permet d'éviter la formation d'un dépôt visqueux, difficile à agiter, dans les suspensions de soufre mouillable, de façon que le dépôt, qui se forme inévitablement après un repos prolongé, reste sous la forme d'un sédiment meuble pouvant être sans difficulté remis en suspension par agitation. La suspension de soufre mouillable suivant ltinvention est caractérisée en ce qu'elle contient, en poids par rapport à la quantité de soufre, entre 0,001 et 1,0 , de préférence entre 0,001 et 0,01 %, d'un éther de la cellulose, soluble dans l'eau. Des éthers utilisables sont par exemple des méthyl-, ou éthyl- ou hydroxyéthyl-celluloses, solubles dans l'eau. On emploie de préférence la méthylcellulose hydrosoluble. Pour préparer la suspension de soufre mouillable suivant l'invention, on met en suspension dans l'eau, de la façon habituelle, un--soufre mouillable, et on ajoute, avant, pendant ou après cette mise en suspension, de 0,001 à 1,0 % en poids, de préférence de 0,001 à 0,01 %, par rapport à la quantité de soufre mouillable, d'un éther de la cellulose, soluble dans l'eau, par exemple d'une méthyl-, ethyl- ou hydroxyéthyl- cellulose, de préférence d'une méthyl-cellulose hydrosoluble. Au lieu d1ajouter l'éther soluble de cellulose au moment de la préparation de la suspension suivant l'invention, on peut, pour plus de simplicité, utiliser une suspension d'un soufre mouillable contenant de 0,001 à 1,0 %, de préférence de 0,001 à 0,01 fi en poids, d'un éther de cellulose soluble dans l'eau, par exemple d'une méthyl-, éthyl- ou hydroxyéthyl-cellulose, de préférence d'une méthyl-cellulose soluble dans l'eau. Un soufre mouillable suivant lrinvention peut être préparé en ajoutant à un soufre en poudre, à grains de 1 à 15 m, pendant ou après la préparation, un agent mouillant classique, tel qu'un sulfonate d'alcool gras ou un lignine-sulfonate, en les quantités couramment utilisées pour les soufres mouillables connus, c'est-à-dire jusqu'à 20 % en poids, et en outre de 0,001 à 1,0 %, de préférence de0,O01 à 0,01 %, d'un éther de la cellulose, soluble dans l'eau, ou encore en ajoutant les quantités indiquées de éther soluble de cellulose à un soufre mouillable du commerce Les composants doivent être mélangés très soigneuse- ment. On peut aussi utiliser, pour la préparatiòn de la suspension de soufre mouillable ou du soufre mouillable lui rne, des mélanges de plusieurs éthers de la cellulose, solubles dans l'eau, par exemple des méthyl-, éthyl- ou hydroxyéthyl- celluloses. Dans la suspension suivant l'invention, la teneur en soufre reste dans les limites des valeurs habituelles. Elle est comprise par exemple entre 0,2 et 0,7 % en poids. GrSce à là présente invention, on obtient, s'il se dépose du soufre, la formation d'un sédiment meuble, se remettant facilement en suspension, très fluide, et ne posant pas de problèmes dans la manutention des bouillies à pulvériser. La tenue en suspension des particules de soufre n'est pas défavorablement influencée. Ce résultat est surprenant et inattendu, car il est bien connu qu'une addition, même faible, d'une matière colloidale ou de divers emulsionnants compromet en général définitivement la stabilité des suspensions de soufre mouillable, en allant jusqu'à amener la floculation du soufre. L'exemple suivant illustre la présente invention. EXEMPLE : On agite 20 g d'un soufre mouillable dans 1000 ml d'eau, et on introduit le mélange dans un récipient cylindrique de 1000 ml. On ajoute ensuite à la suspension 0,8 mg d'une méthylcellulose hydrosoluble agitée avec de l'eau et d'un degré moyen de polymérisation d'environ 600. Après 24 heures de repos, on décante avec précaution-le liquide surmontant le sédiment formé. Le dépôt restant, léger et mobile, est extrait du récipient par rinçage séché et pesé. Ce poids est de 4 g > soit 20 % du soufre initial. Dans un essai témoin, sans addition de méthyl-cellulose et effectué dans les mêmes conditions que l'essai précédent, on obtient un dépôt cohérent, non mobile, pesant 12 g > soit 60 % du soufre mouillable initialement introduit. REVENDICATIONS 1.- Suspension de soufre mouillable, caractérisée en ce qu'elle contient de 0,001 à 1,0 ffi en poids, par rapport à la quantité de soufre, dtun éther, soluble dans l'eau, de la cellulose. 2.- Suspension de soufre mouillable suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle contient de 0,001 à 0,01 % en poids, par rapport à la quantité de soufre, d'un éther, soluble dans l-leau de la cellulose. 3.- Suspension de soufre mouillable suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce qu'elle contient de la méthyl-cellulose soluble dans l'eau. 4.-- Procédé de préparation d'une suspension de soufre mouillable suivant l'une quelconque des revendications i à 3, caractérisé en ce que le soufre mouillable est mis en suspension dans l'eau, et en ce que, avant, pendant ou après cette mise en suspension, on ajoute de 0,001 à 1,0 % en poids, par rapport à la quantité de soufre, d'un éther, soluble dans l'eau, de la cellulose. 5. - Procédé de préparation d'une suspension de soufre mouillable suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le soufre mouillable est mis en suspension dans l'eau, et en ce que, avant, pendant ou après cette mise en suspension, on ajoute de 0,001 à 0,01 fi en poids, par rapport à a quantité de soufre, d'un éther, soluble dans liteau, de la cellulose. 6.- Procédé de préparation d'une suspension de soufre mouillable suivant l'une des revendications 4 et 5, caractérisé en ce que l'on utilise comme éther de la cellulose une méthylcellulose soluble dans l'eau. 7.- Procédé de préparation d'une suspension de soufre mouillable suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'on met en suspension dans l'eau un soufre mouillable contenant de 0,001 à 1,0 ffi en poids d'un éther, soluble dans l'eau, de la cellulose. 8.- Procédé de préparation d'une suspension de soufre mouillable suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'on met en suspension dans l'eau un soufre mouillable contenant de 0,001 à 0,01 ss en poids d'un éther, soluble dans liteau, de la cellulose. 9.- Procédé de préparation d'une suspension de soufre mouillable suivant l'une des revendications 7 et 8, caractérisé en ce que l'on utilise un soufre mouillable contenant une méthyl-cellulose soluble dans liteau. 10.- Soufre mouillable pour la préparation d'une suspension de soufre mouillable selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il contient de 0,001 à 1,0 ffi en poids d'un éther, soluble dans liteau, de la cellulose. 11.- Soufre mouillable pour la préparation d'une suspension de soufre mouillable selon l'une quelconque des--revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il contient de 0,001 à 0,01 % en poids d'un éther, soluble dans l'eau, de la cellulose. 12.- Soufre mouillable suivant l'une des revendications 10 et il, caractérisé encre qu'il contient une methyl-cellulose soluble dans l'eau.