-i- 2013079 La présente invention concerne un mode particulier de réalisation des voies communes de conversation dans un système de commutation à répartition de temps, qui présente une - structure particulièrement simple. 5 Dans un auto commutateur, à répartition de temps et à modula tion d'amplitude, une partie importante est constituée par la voie de communication ou/le transmission commune au travers de laquelle les circuits d'usagers échangent les informations et l'énergie de conversation sous forme d'impulsions. Une telle voie de communication a 10' une extension physique qui dépend de l'importance de l'auto-commutateur et des paramètres parasites correspondant ont pour effet de perturber la transmission, en donnant lieu à une atténuation et à une diaphonie. Selon les techniques connues jusqu'à présent, les problèmes re-15 latifs à la voie commune de transmission sont résolus avec l'introduction de capacités ou d'inductances adéquates, propres à réduire l'énergie qui reste emmagasinée dans la voie de transmission. De cette manière on combat l'atténuation et aussi la diaphonie dans la mesure où l'éventuelle énergie résiduelle se trouve répartie sur 20 • les composants de compensation qui cont connectés à^La voie. Les systèmes réalisés jusqu'à présent prévoient l'usage de condensateurs de compensation qui sont montés entre la voie de conversation et la masse, la valeur de ces condensateurs étant choisie de telle sorte qu'un système oscillant comprenant les circuits LC des deux utilisa-25 teurs en cours de conversation, les paramètres parasites' de la voie de conversation et la capacité de compensation, présente une période propre égale au double de la période de fermeture des interrupteurs de connexion entre les usagers et la voie de conversation. Si la condition exposée ci-dessus est strictement respectée, pendant la pério-30 - de de fermeture des interrupteurs on obtient un transfert total de *■ l'énergie entre les utilisateurs en cours de conversation, et les interrupteurs s'ouvrent à nouveau au moment, sinon d'un passage par zéro, du moins d'un passage du courant par un minimum, l'énergie résiduelle en ligne étant alors nulle ou quasiment nulle„ 35 L'énergie qui reste en ligne peut être éliminée, par exemple en connectant à la massef au moyen d'un interrupteur adéquat, la voie de conversation dans 1'intervalle temporel de garde ménagé 15425 -2- 2013079 entre deux canaux successifs. Pour le dimensionnement des condensateurs de compensation, on tient compte égalemënt des caractéristiques géométriques de la voie de conversation-, comme de sa longueur, du nombre et de la répartition des utilisateurs, etc.. tous ces 5 éléments ayant une influence sur les valeurs des capacités qui résultent des calculs. Si l'une quelconque des caractéristiques géométriques de la voie de conversation subit une variation non négligeable, par exemple à la suite du branchement d'un groupe d'utilisateurs, il peut ê-10 tre nécessaire de recalculer les valeurs qu'il convient d'attribuer aux condensateurs de compensation. L'invention vise à résoudre le problème de l'atténuation et de la diaphonie (due à l'énergie dissipée ou emmagasinée dans la voie de conversation) selon des modalités différentes de celles qui 15 ont eu cours jusqu'à présent. L'invention offre en outre l'avantage d'une insensibilité appréciable à 1'encontre des variations des paramètres de la ligne, dans la mesure où elle repose sur la valeur moyenne de ces paramètres. Elle permet une réalisation plus simple de la voie commune de conversation, étant donné la linéarité de 20 ses éléments et la simplicité des connexions établies entre eux. Enfin elle offre, en ce qui concerne les possibilités de variation des caractéristiques géométriques de la voie de conversation, une souplesse qui est supérieure à celle des systèmes antérieurement connus... 25 Selon la présente invention les utilisateurs sont répartis en groupes qui sont reliés entre eux par une voie commune de conversation. Les divers groupes sont connectés (supergroupe), au moyen d'interrupteurs, à d'autres éléments de ligne, les supergroupes pouvant être éventuellement réunis à leur tour en supergroupes d'or-30 dre supérieur etc... Chaque groupe est:par conséquent constitué par un tronçon de ligne auquel sont connectés tin certain nombre d'utilisateurs, cela par l'intermédiaire d'interrupteurs électroniques; Etëht donné"*que les interrupteurs électroniques introduisent des capacités parasi-35 tes dont la valeur est connue et facile à déterminer, chaque groupe peut être considéré comme une ligne de caractéristiques connues présentant, en des emplacements connus, des paramètres concentrés de bad qbiginal 69 15425 -3- 2013079 valeur connue et des paramètres parasites répartis dont la valeur est également connue et qui correspondent à la ligne physique proprement dite. Si l'on recourt à un circuit équivalent de la ligne, par exem-5 pie du type en il est possible de regrouper les paramètres concentrés avec les paramètres répartis et de réduire le tout à une nouvelle ligne équivalente dont les caractéristiques connues, sont différentes des caractéristiques de la ligne physique considérée isolément. 10 l'invention sera décrite ci-après de façon plus détaillée en se référant à un exemple'particulier de réalisation et aux dessins / ci-annexés, qui sont fournis à titre purement illustratif et non limitatif et dans lesquels : La figure 1 représente schématiquement un système selon l'in-15 vention. La figure 2 représente un tronçon de circuit équivalent à la ligne fictive. La figure 1 montre l'exemple de quelques groupes et d'un supergroupe selon la structure proposée, les circuits des utilisateurs 20 étant réunis en groupes par un moyen commun de transmission (tronçon de ligne) HWA. Ces moyens de transmission sont réunis ensuite par un moyen commun.-de transmission (tronçon de ligne) SHWA par l'intermédiaire des interrupteurs 1^. La voie commune de conversation se présente ainsi avec une 25 structure arborescente à n branches. Sur la figure 1 on a indiqué les branchements de deux utilisateurs AU dans le cas des deux premières branches, en symbolisant pour ces deux branches les branchements d'un certain nombre d'utilisateurs supplémentaires. On a également indiqué la kièm^branche et la n ième branche. Pour chaque 30 groupe HWA et pour le supergroupe SHWA on a aussi indiqué les impédances caractéristiques (Z , Z' , Z" ..... Z*5" ... Zn ) des divers o o o o o tronçons de ligne , ainsi que les interrupteurs ^ qui permettent de fermer chaque tronçon de ligne sur sa propre impédanc^6aractéris-tique afin d'éliminer: l'énergie résiduelle de la li^ne et par con-35 séquent la diaphonie. 69 15425 -4- 2013079 Un dispositif réalisé selon l'invention permet de résoudre le problème de l'atténuation et.celui de la diaphonie■en"deux phases successives : a) - Pendant l'intervalle de.passage de l'énergie d'un branchées ment d'utilisateur à un autre, on réalise.la structure minimale possible, à la fois quand à son extension et à la valeur de ses paramètres parasites. Dans ces conditions on rend négligeable l'atténuation provoquée par l'énergie résiduelle sur la voie de communies-tion commune. On réalise ainsi une répartition des branchements d' 10 usagers en groupes et l'on réunit ces groupes en supergroupes par des interrupteurs 1^ qui sont semblables aux interrupteurs de branchement des usagers, et ainsi de suite, en réalisant des supergrou-• pes d'ordre supérieur. En ne fermant que les seuls interrupteurs qui assurent le passage de l'énergie entre les deux branchements 15 d'usagers intéressés, on parvient à réaliser la liaison au moyen d'une structure dont l'extension est minimale. Par exemple, si les usagers qui conversent sont les deux utilisateurs correspondant aux branchements AU détaillé sur la. figure 1, pour réaliser la liaison, • il suffit de fermer les deux interrupteurs 1^ qui sont entourés 20 par un cercle sur la figure en question. Les autres interrupteurs 1^ restent ouverts puisqu'il serait non seulement inutile mais encore nuisible (augmentation de l'atténuation) de brancher des tronçons de ligne non intéressés par la liaison. b) - Pendant l'intejçyalle de temps entre la période de trans-25 mission d'énergie d'une conversation et la période suivante, on prend des mesures pour éliminer l'énergie résiduelle dans le moyen commun de transmission, cette énergie résiduelle étant à l'origine de la diaphonie. La structure du moyen commun de transmission pendant cette pha-30 se est simple puisque les interrupteurs 1-^ entre groupes et supergroupes restent ouverts et que par conséquent la voie commune de communication reste subdivisée en un certain nombre d'éléments qui peuvent être considérés individuellement chacun comme une ligne de transmission'à paramètres répartis. " . 35 Dans le calcul de ces paramètres, il faut teniî/compte des para mètres parasites répartis sur la ligne de transmission proprement dite et des paramètres parasites des branchements d'usagers et des interrupteurs. Pour que chaque élément de 1a. voie commune de commu- BAD original 69 15425 -5- 2013079 nication soit assimilable à une ligne de transmission, à paramètres répartis, il est nécessaire que, dans la mise en oeuvre de l'invention, on place les interrupteurs des branchements d'usagers de façon relativement uniforme sur la ligne physique de transmission. 5 Pendant cette phase, on procède à la fermeture (au moyen des interrupteurs T^) de l'une ou de toutes les parties des lignes de transmission constituant ensemble le moyen commun de transmission, -chaque partie étant fermée sur son impédance caractéristique propre qui est calculée en tenant compte de tous les paramètres parasites. 10 Dans ces conditions on obtient l'amortissement le plus rapide possible de l'énergie résiduelle dans chaque tronçon de la voie commune de communication. L'invention s'applique aux centraux téléphoniques automatiques à répartition de temps ayant fait l'objet de la demande de brevet 15 déposée en France par la demanderesse le 19 Février 1969 sous le W° 6904175, à laquelle le lecteur est renvoyé pour une description plus détaillée des organes logiques de commande fournissant les signaux qui provoquent la fermeture des interrupteurs 1^ et I^. Plus précisément, les interrupteurs 1-^ qui doivent être fermés, reçoivent 20 l'ordre correspondant des décodeurs DIT et DI (voir la figure 6 de la demande de brevet susmentionnée), celà au moyen d'un faisceau de commande indiqué sur la même figure, les interrupteurs qui se ferment de façon cyclique étant commandés par une horloge qui est commune à l'ensemble du central. 25 Selon un autre mode possible de réalisation de l'invention, dans l'intervalle entre deux canaux contigus on peut ne pas/fermer tous les interrupteurs I2, mais seulement ceux qui sont concernés par les éléments de ligne intervenant dans la conversation. Il est clair qu^fcette solution comporte une augmentation notable de la complexité 30 du circuit, sans procurer pour autant une amélioration appréciable des performances. La figure 2 représente un tronçon de circuit équivalent, selon un schéma en'ÎT, à la ligne réalisée. Chaque cellule concerne un tronçon de ligne réelle compris entre deux interrupteurs I-, succes- 35 sifs. Plus précisément, on utilise les symboles suivants % ' \ BAD ORIGINAL ' 69 15425 -6- 2013079 L^ = inductance parasite du tronçon de ligne physique entre deux interrupteurs. = capacité parasite du tronçon de la ligne physique entre deux interrupteurs. 5 = capacité parasite introduite par l'interrupteur, dans 1'hypothè se presque toujours vérifiée'en pratique, que tous les interrupteurs introduisent des capacités identiques ou presque identiques. Les avantages techniques et technologiques de l'invention so.nt 10 évidents, étant donné que l'invention résoud le problème de la diaphonie liée aux caractéristiques intrinsèques du principe de transmission et de commutation pnr répartition de temps et modulation d'amplitude. L'invention permet une extension des systèmes de ce type de façon simple et contrôlable. Bile offre une grande insen-15 sibilité aux variations des paramètres, dans la mesure où son application repose sur la moyenne des paramètres. Elle permet d'établir avec une extrême facilité le moyen commun de transmission ou de communication, cela grâce à la linéarité des divers tronçons et à la simplicité des interconnexions entre ces tronçons. 20 Enfin l'invention offre une souplesse certaine en ce qui concer ne les caractéristiques géométriques de la voie commune de communication. On constatera par exemple que l'adjonction ou l'élimination d'une branche sur la voie commune de communication n'influence que très peu les autres branches et leurs impédances caractéristi-25 ques. En ce qui concerne les supergroupes, si les interrupteurs électroniques 1^ ont une faible capacité parasite et si les variations de longueur de ligne qui sont nécessaires pour connecter la nouvelle branche au supergroupe restent faibles, ainsi que cela est souvent.le cas, l'impédance caractéristique du supergroupe n'est 30 pas modifiée de façon appréciable. BAD OBIQMiist 69 15425 -7- 2013079 REVENDICATIONS 1.- Yoie commune de communication pour les systèmes de commutation à répartition de temps, caractérisée en ce qu'elle est constituée par un certain nombre de tronçons de lignes, dits groupes, dont chacun connecte entre eux un certain nombre de branche- 5 ments d'usagers, ces groupes étant reliés entre eux psr un autre tronçon de ligne, dit supergroupe, et des supergroupes pouvant être à leur tour reliés entre eux par d'autres tronçons de ligne, dits supergroupes d'ordre supérieur, la liaison entre chaque élément et - 11 élément d*ordre supérieur étant réalisée au moyen d'interrupteurs 10 électroniques. 2.- Yoie de conversation selon la revendication 1, caractérisée en ce que, pendant l'intervalle de temps attribué à l'un des canaux de conversation, seuls sont fermés les interrupteurs qui sont rigoureusement nécessaires pour relier entre eux les groupes 15 auxquels appartiennent les deux usagers en conversation. 3.- Yoie de conversation selon la revendication 1, caractérisée en ce que, dans l'intervalle de garde entre deux canaux consécutifs de conversation, les interrupteurs de branchement des groupes sont tous ouverts, et en ce que chacun des tronçons de ligne en 20 lesquels est subdivisée la voie de conversation est alors fermé, par tin autre interrupteur, sur sa propre impédance caractéristique qui est calculée en tenant compte des paramètres de la ligne physique et des capacités parasites des interrupteurs. 4.- Voie de conversation selon la revendication 1, caracté- 25 risée en ce que, dans l'intervalle de garde entre deux canaux consécutifs de conversation, les interrupteurs de branchement des groupes sont tous ouverts, et en ce que seuls les tronçons de ligne qui sont intervenus pour établir la voie de communication du'canal précédent, sont fermés par des interrupteurs électroniques sur leur impédance caractéristique propre, laquelle est calculée en tenant compte des paramètres de la ligne physique et des capacités parasites des interrupteurs. 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