L'invention concerne un appareil assurant l'enduction continue de bandes en mouvement, en matériaux divers, telles par exemple des bandes de papier ou des bandes métalliques et, de préférence toutefois, des bandes minces en matière plastique ou en cellophane, pour l'enduction desquelles il est fait usage d'émulsions, de solutions, de dispersions, de colles fusibles etc. L'industrie de l'amélioration du papier, et des bandes en général, utilise toute une série de technologies les plus diverses pour l'enduc- tion des bandes en mouvement. Ainsi utilise-t-on, par exemple, le procédé dit "d'application à la racle" tel qu'il est défini dans les demandes de brevets allemands OS n" 15 77 647 et 20 34 004. La figure 2 de la première de ces publications fait apparaitre, avec une grande précision, le déroulement de tels procédés. Ainsi, un cylindre d'application, tournant dans le meme sens ou dans le sens contraire du matériel de base à enduire, est immergé dans un bac de trempage et applique l'excédent du produit d'enduction sur ce matériel de base comme, par exemple, une bande en papier, en matière plastique ou en métal.Le dosage du volume å appliquer est confié à une racle rotative, qui se trouve intercalée à la suite sous forme d'un cylindre rotatif lisse ou éventuellement garni de fils de diamètres très différents. Dans ce dernier cas, la racle est définie par le vocable de "wire-bar" utilisé dans la technique anglaise. Ces dispositifs sont appliqués, par exemple, dans la demande de brevet allemand OS 15 77 647 qui utilise des rouleaux libres d'un diamètre d'environ 40 mm. Or, ce procédé comporte des inconvénients qui apparaissent au moment du traitement. En effet, on assiste par exemple à llencras- sement de la râcle, provoqué par le séchage du produit d'enduction et, à fortiori, à l'altération de la qualité de cette enduction par la formation de rayures ou autres inégalités. Au fur et à mesure de la progression de la technique, on a pu aboutir aux dispositifs traditionnels utilisés de nos jours, dispositifs définis dans les demandes de brevets allemands OS 20 34 004 et 23 07 404. Ces systèmes sont en effet caractérisés par une réduction importante du diamètre du cylindre râcleur, par le logement de ce cylindre racleur dans un support approprié, qui assure son guidage et en partie sa protection sur toute sa longueur, ainsi que par des aménagements sous forme d'arêtes de raclage, voire de rainures de rinçage, assurant la netteté du cylindre rotatif. Malgré cette progression indéniable, ces installations révèlent encore des imperfections qui s'opposent à la généralisation de leur utilisation. Un inconvénient majeur réside dans le maintien de la combinaison entre le nouveau dispositif de dosage et le système d'enduction traditionnel à l'aide de cylindres trempeurs, de cylindres de transfert et/ou de cylindres enducteurs. Cet aménagement se répercute défavorablement surtout lors des opérations d'enduction à grande vitesse à l'aide de produits particulièrement sensibles à certains effets extérieurs, comme par exemple les dispersions au polyvinylidène, particulièrement sensibles au cisaillement, se coagulant et moussant facilement.Pour aboutir à une application convenable du produit d'enduction,même aux grandes vitesses de déroulement de la bande, c'est-a-dire à 300 à 400 m/minute, il apparaît que les cylindres d'application, accusant traditionnellement un diamètre relativement important, de l'ordre de 200 mm et plus, doivent tourner également à grande vitesse. Ces grandes vitesses provoquent, à brève échéance, des coupoles de mousse sur le bac de trempage et, à fortiori, une enduction bulleuse de mauvaise qualité. Des mesures spécifiques, telles par exemple la réduction du diamètre du cylindre trempeur, ont provoqué des effets contraires. En effet pour maîtriser le volume du produit d'enduction, dosé par les rouleaux plus grands, il est bien évident que les rouleaux plus petits, disposant forcément de surfaces de contact plus petites, doivent tourner à des vitesses logiquement plus grandes La modification de la surface extérieure du rouleau, par le ménagement de rainures et de crans, ou par toute autre méthode analogue, en vue d'augmenter le volume de l'apport, n'a pas permis, comme on l'avait espéré, de réduire la vitesse de rotation de ce rouleau. Pour contourner ces problèmes, on a fait appel, dans la majorité des cas, à une solution de secours, c'est-à-dire que l'on a procédé à un transvasement permanent, par pompage, du produit d'enduction. Or, cette solution, même si elle est obtenue à l'aide d'éléments parfaitement appropriés, tels des pompes à membranes par exemple, n'a pu que provoquer une altération supplémentaire de ce produit d'enduction. A la longue liste des inconvénients apparaissant en cours de traitement, il faut ajouter, avec ces memes système s de racles, les diffi cultéds provoquées par la technique appliquée à la construction de l'appareillage utilisé. Parmi ces difficultés il y a lieu de citer la préférence, réservée à certaines matières plastiques, pour la fabrication du logement de la racle, telles que le polyéthylène, le polypropylène, le polyamide, le polytétrafluoréthylène, voire aussi des produits de la famille des caoutchoucs. Les racle s proprement dites, soumises à l'usure et, de ce fait, à utilisation limitée, sont fabriquées séparément, soit par extrusion directe sous leur forme définitive, soit aussi par fraisage, rabotage, perforation etc... à partir d'un matériel plein. Ces procédés de fabrication coa- teux, d'autant plus que les racles usées sont jetées, ne sont guère défendables économiquement, surtout que leurs coûts de fabrication influencent les prix de l'enduction et que leur remplacement provoque des immobilisations genantes de la machine. Très souvent, l'adaptation des températures, c'est-à-dire, le refroidissement ou ltéchauffement, du produit d'enduction ainsi que de la machine est une opération impérative, nécessaire au bon déroulement du processus. La mauvaise conductivité thermique du logement des racles, en matière plastique, s'oppose, dans ces cas, au réglage des températures de fonctionnement optimales, ce qui s'ajoute encore aux inconvénients déjà cités des systèmes d'enduction traditionnels. Un autre inconvénient, relevé à l'encontre des machines traditionnelles, réside dans les circuits de rinçage appelés à assurer le nettoyage des r cles. Etant donné que, traditionnellement, il n'est guère possible d'obtenir une étanchéité parfaite de ces systèmes, il ne peut être empeché que le produit de rinçage entre en contact avec le produit d'enduction. Dans le cas, par exemple, où il est fait usage de polyvinylidène comme produit d'enduction, le contact avec l'eau, utilisée de préférence comme produit de rinçage, peut conduire à l'altération, c'est-h-dise à la perte, de ce produit d'enduction. Ce meme phénomène peut, bien entendu, se produire avec des embases de colle ou d'autres solutions, particulièrement sensibles. Les dépôts du coagulat ainsi provoqués non seulement bouchent les canaux de rinçage, mais peuvent de plus pénétrer par la racle rotative à l'intérieur du logement en matière plastique et rendre ce dernier complétement inutilisable. Il s'est ainsi posé le problème de la création d'une machine d'enduction2 révélant un net progrès technique et supprimant les inconvénients et les insuffisances cités, relevés à l'encontre des installations reflétant le niveau actuel de la technique. Le problème ainsi posé est résolu par une machine assurant l'en- duction continue de bandes en mouvement, en matériaux divers, à l'aide d'un produit d'enduction fluide, en utilisant un bac de trempage et un cylindre râc- leur, caractérisés en ce que, vu dans le sens du déroulement de la bande, un canal en amont et un canal en aval sont reliés au bac de trempage fermé latéralement et en ce que les parois latérales de ces canaux sont adaptées aux rayons des cylindres r cleurs, qu'elles sont chargées de guider, et en ce que la largeur de ces canaux est inférieure au diamètre des cylindres racleurs qui ainsi dépassent les parois latérales de ces canaux. Dans la pratique, on a pu apprécier favorablement une installation dans laquelle les canaux étaient disposés obliquement par rapport au bac de trempage, de manière telle que la résultante du parallélogramme des forces, composé du sens et de la grandeur des forces générées par le guidage de la bande et agissant sur les cylindres râcleurs, soit dirigée, au moins approximativement, sur le centre des canaux. Les forces résultent de la contrainte de traction et de L'angle d'enroulement imposé au matériel en forme de bandes (figures 2 et 3). La position oblique fait qu'en travaillant à de grandes vitesse d'enduction et en utilisant des produits d'enduction de haute viscosité ou des cylindres racleurs de grands diamètres, on évite dans tous les cas l'éjection, voire le saut des r cles, de leur système de guidage respectif. Quoique les canaux puissent présenter une forme quelconque aussi longtemps qu'il est satisfait aux exigences du guidage , les canaux de section rectangulaire ou carrée se sont avérés particulièrement efficaces dans la pratique, étant donné surtout que ceux-ci sont faciglement réalisables. Meme slil est établi que les aretes des canaux provoquent un certain raclage, il s'est néanmoins avéré utile de disposer, à l'intérieur des canaux, des tôles racleuses, de préférence en matériau faisant ressort, dont la zone supérieure dépasse d'une hauteur de O, à 3,0 mm L'arête supérieure de ces canaux Avantageusement, ces bandes racleuses en tôle sont disposées sur les deux parois et sur toute la longueur des canaux, à l'effet de quoi elles sont adaptées, sous forme de plaques coudées, au profil des canaux ou alors appliquées, sous forme de tôles isolées, contre les seules parois latérales et maintenues à l'aide de bannettes de blocage. Ces tôles racleuses peuvent également etre utilisées sous forme de paquets, cumulant plusieurs épaisseurs individuelles variant entre 0,02 à 0,5 mm. Ces telles r cleuses évitent l'usure des aretes des canaux sous l'effet du frottement des cylindres racleurs, ce qui réduit les périodes d'immobilisation de la machine. Lorsque ces telles sont usées jusqu'à la hauteur des aretes supérieure s des canaux, elles peuvent être facilement remplacées en n'engageant que des couts de matériau très minimes. Par le fait que les tôles racleuses font ressort, on obtient un effet de nettoyage efficace et régulier des cylindres racleurs. Pour obtenir une rotation régulière des cylindres r cleurs, ceuxci sont entraSnés, de préférence, en sens opposé, de manière que les impuretés, véhiculées par ces cylindres racleurs, se trouvent dans tous les cas raclées vers l'extérieur et n'aboutissent pas dans le bac de trempage. Normalement, le diamètre des cylindres racleurs se situe entre 5 et 50 mm et, de préférence toutefois, entre 10 et 25 mm. Pour obtenir un réglage particulièrement précis de l'enduction, il s'est avéré particulièrement avantageux de varier le diamètre des cylindres racleurs, de manière que, vu dans le sens du passage de la bande, le cylindre se trouvant en aval du bac de trempage présente le diamètre le plus grand. Dans la pratique, il s'est avéré utile d'aménager le bac de trempage, ainsi que les canaux, dans un bati commun, en vue d' augmenter la stabilité de l'appareil et de permettre aussi la réalisation de procédés techniques nouveaux. Ainsi, avec l'utilisation de produits d'enduction de haute viscosité, apparat aussi la nécessité de la régulation thermique. A cet effet, le bâti a été doté de perforations permettant le passage d'un produit de régulation, comme l'eau chaude par exemple, qui échauffe le produit d'enduction, provo- que un abaissement de la viscosité et contribue à l'amélioration de l'enduc- tion en général. Le meme effet peut etre obtenu en ménageant des perforations dans les cylindres racleurs, en vue dly canaliser les produits de régulation. Dans ce cas, les cylindres racleurs présenteront, de préférence2 la forme d'un tuyau. L'arrivée du produit d'enduction dans le bac de trempage peut être assurée par le haut, soit par remplissage périodique, soit par un système d'alimentaiion continue. Sur une machine, de structure particulière toutefois, l'arrivée du produit d'enductionest assurée par le bas au travers de perforations ménagées dans le bati et aboutissant dans le bac de trempage. A l'intérieur du bac de trempage, l'arrivée se fait alors par une rainure qui s'étend sur toute la longueur du bac. Pour assurer une arrivée particulièrement homogène du produit d'enduction sur toute cette longueur, un canal, compensateur de la pression, qui a été ménagé sur cette meme longueur, se trouve relié au canal d'arrivée de la face inférieure. Etant donné que les cylindres, qui assurent le guidage de la bande avant et après son passage sur la machine d'enduction,ne sont que très difficilement réglables en hauteur, il s'est avéré utile, dans la pratique, d'équiper le bâti d'un dispositif assurant le réglage en hauteur. I1 est ainsi devenu possible de régler, d'une manière optimale, les rapports de tension entre les cylindres r cleurs et le système de guidage, tout comme il est devenu possible de dégager les équipements et de libérer la bande dans tous les cas où des interventions sur l'installation d'enduction, telles le remplacement des tôles de raclage par exemple, auront été rendues nécessaires. Pour des travaux spécifiques, il s'est avéré utile d'entourer, dans le cadre des techniques connues, les cylindres de râclage avec des fils appropriés. Compte tenu de l'éventail des produits d'enduction utilisés, il importe que l'appareillage en entier, ou en partie, soit réalisé en un n1até- riau insensible à l'action corrosive de ces produits. A cet effet, certaines matières plastiques et certains aciers inoxydables ont donné entière satisfaction. Dans ce cas, on pense surtout au bac de trempage ainsi qu'aux cylindres et aux tôles de râclage. La machine définie par l'invention s'est avérée particulièrement efficace pour l'enduction des bandes se déroulant à grande vitesse, c 'e-st-à- dire à des vitesses entre 300 et 400 m/min. I1 est ainsi possible d'enduire tout. le matériel traditionnellement enductible sous forme de bandes, dont le papier, les métaux, et notamment les matières plastiques2 voire la cellophane. La machine à enduction ainsi que son fonctionnement seront commentés plus amplement ci-après en référence aux figures annexées, sans que l'invention soit limitée aux seules formes de réalisation représentées. la figure I représente une vue latérale d'une coupe transversale de l'exemple de réalisation le plus simple la figure 2 représente la vue latérale d'une coupe transversale ainsi que le principe de fonctionnement d'un exemple de réalisation avantageux de la machine et la figure 3 représente une vue en perspective de la machine fai sant l'objet de la figure 2. Sur la figure 1, la bande 15 passe sur le cylindre serre-flan 13, parallèle à la machine d'enduction, avant de passer sur les cylindres racleurs 5, qui sont maintenus dans les canaux 2 et qui sont en contact direct avec le bac de trempage 7. Le cylindre serre-flan 13 à la sortie est également parallèle à la machine d'enduction. Le produit d'enduction, qui se trouve dans le bac de trempage 7, remplit celui-ci, de préférence jusqu'au bord supérieur. Comme on peut le voir dans la figure 2, la machine définie par l'invention comporte, dans une structure avantageuse, un bati de forme prismique 1 qui pour empecher toute corrosion, est réalisé en un acier fin inoxydable. Dans ce bâti 1 se trouvent ménagés deux canaux 2 de section carrée qui forment un angle déterminé avec la verticale. L'obliquité des canaux permet un centrage précis de la r cle 5 dans son support. Ainsi, la résultante te du parallélogramme des forces. composé de la valeur et du sens des forces agissant sur le cylindre racleur, doit etre dirigée dans le centre des canaux. Das barrettes de blocage 3, qui peuvent etre en acier ou en matière plastique, maintiennent, à l'intérieur des canaux 2, des bandes racleuses 4, fines et étroites, en acier.Pour empecher toute corrosion et toute réaction catalytique toujours possibles entre ces bandes racleuses et le produit d'er- duction, il est recommandé d'utiliser des tolets racleuses en acier fin. Ces tôles râcleuses 4 ont à assurer deux fonctions qui consistent, d'une part, à soutenir et à maintenir le cylindre racleur rotatif 5 sur toute sa longueur dans la position voulue et2 d'autre part, à le libérer des particules solides qui peuvent y adhérer. Pour parfaire le processus de nettoyage des cylindres racleurs, ceux-ci sont rincés sur leur face extérieure.Comme produit de rinçage et de mouillage, on utilise le produit d'enduction proprement dit, tel par exemple une dispersion à base de polyvinylidène. Ainsi, provenant du bac de trempage 7, limité par les cylindres râcleurs 5 et par le couvercle de protection latérale 6, s'étalant sur toute la largeur d'enduction2 cette dispersion aboutit, au travers des perforations de liaison 8, dans les canaux 2, qu'elle traverse dans le sens axial en direction des deux ouvertures latérales. Ce processus permet non seulement de mouiller et, le cas échéant, d'ajuster la température du cylindre de r$clage,- mais aussi d'évacuer les particules solides ou autres produits d'encrassement qui auront été raclés du cylindre par les tôles râcleuses à aretes tranchantes 4.La machine est alimentée en produit d'enduction par l'ouverture 9 débouchant sur un canal 10, compensateur de la pression, qui s'étend sur toute la longueur du b ti 1. Ce canal 10 est relié au bac de trempage 7 par l'intermédiaire d'une fine rainure 11. Le creux de forure 12 assure la régulation thermique, c'est-à-dire lléchauffe- ment ou le refroidissement de l'ensemble de l'installation. Les cylindres serre-flan 13, réglables en hauteur2 permettent de varier l'angle d'enroulement sur les cylindres racleurs 5. Bien entendu, et dans le cas où l'on ne dispose que de cylindres 13 non réglables, cet angle d'enroulement peut etre varié en agissant sur le dispositif 14 assurant le réglage en hauteur de l'ensemble de la machine d'enduction. Sur la figure 3, on reconnaît avec netteté les couvercles de protection latérale 6, ainsi que les éléments moteurs 16 des cylindres racleurs 5. Par ailleurs, les memes chiffres désignent les memes éléments. Le processus d'enduction, réalisé avec la machine définie par l'invention et schématisée dans les figures 2 et 3, se déroule comme suit. Le produit d'enduction est dirigé, à l'aide d'un dispositif à débit réglable -une pompe par exemple ou encore un réservoir fixe- dans le canal 10, compensateur de la pression, au travers des perforations d'alimentation 9. De ra, il remplit le bac de trempage 7 par l'intermédiaire de la rainure 11. L'écoulement latéral incontrôlé du produit d'enduction est empeché par le couvercle de protection latérale 6. L'abaissement des cylindres 13 dans la position de travail schématisée provoque la fermeture totale du bac de trem page 7 par la bande à enduire 15. Le produit d'enduction2 ainsi appliqué sur la bande, est dosé directement par les cylindres racleurs 5 entralnés, au choix, dans le sens du passage ou dans le sens contraire, par les éléments moteurs 16. Ce n'est qu'une très faible partie de ce produit d'enduction qui, à partir du bac de trempage 7 et à travers les perforations 8, parvient dans les canaux 2 logeant les cylindres racleurs 5.Ce produit d'enduction, en passant par les canaux 2, assure le mouillage des cylindres racleurs 5, évite le dépôt de particules solides ou autres produits d'encrassage et évacue des canaux les corps étrangers qui ont été raclés des cylindres par les toles racleuses 4. Le produit de débordement est recueilli pour etre inclus à nouveau dans le processus d'enduction. Etant donné que l'on dispose d'un-produit d'enduction ne comportant ni bulles, ni mous se -du fait que, meme à grande vitesse d'application, ce produit ntest à aucun moment remué par une pièce quelconque en liaison avec le processus d'enduction- on peut supprimer les équipements auxiliaires, tels les bacs de décantation recueillant la mousse, utilisés sur les machines à enduction au polyvinylidene. Le premier cylindre racleur 5 n'intervenant pratiquement pas dans le dosage du produit à appliquer, on pourrait être tenté de le remplacer par une arête fixe. Or, il est apparu que la rotation prend un caractère primordial, nécessaire au bon déroulement du processus. On évite ainsi l'accumulation des poussières et autres produits d'encrassage, provenant de la bande à enduire > tout comme on évite les rayures toujours genantes, ce qui n'est pas le cas avec l'appareil qui est décrit dans la demande allemande 16 52 402 mise à l'inspection publique et sur lequel la bande à enduire passe sur une surface arrondie fixe. Pour l'entrarnement des cylindres racleurs, on fait de préférence appel à des moteurs inversibles et à réglage progressif. Pour éviter toute perturbation du mouvement de rotation, nécessairement régulier, la transmission des forces entre le moteur et le cylindre racleur est assurée par des éléments souples, tels que les embrayages, les arbres à cardan ou les joints à croisillon. Le volume du produit d'enduction applicable avec le processus propre aux dispositifs définis par l'invention est fonction d'un certain nombre de facteurs, dont la grandeur des cylindres racleurs utilisés. Des cylindres racleurs, accusant un diamètre de 8 à 12 mm, permettent d'appliquer des Z enduits traditionnels variant entre 3 et 6 g/m . Dans le cas où cette quantité devra être dépassée, on devra faire appel à des cylindres d'un diamètre maximal de 50 mm. L'avantage d'ordre technique tout particulier du dispositif, défini par l'invention et commenté ci-dessus, réside d'une part dans le processus d'application du produit d'enduction, c'est-à-dire sans le moindre élément de transmission mobile tel que des rouleaux ou autres éléments analogues, et, d'autre part, dans le dosage spécifique qui sty rattache. Ainsi sont données les conditons de traitement des substances liquides-de toutes qualités et de toutes catégoriées. 9 EVENDICATIONS 1. Appareil assurant l'enduction continue de matériel en forme de bande en mouvement, à l'aide d'un produit d'enduction fluide, en utilisant un bac de trempage et un cylindre racleur, caractérisé en ce que, vu dans le sens du déroulement de la bande, un canal (2) en amont et un canal (2) en aval sont reliés au bac de trempage (7), fermé sur les cotés (6), les parois latérales de ces canaux (2) étant adaptées aux rayons des cylindres racleurs (5) qu'elles sont chargées de guider, et la largeur de ces canaux (2) étant inférieure au diamètre des cylindres racleurs (5) qui dépassent ainsi les parois latérales de ces mêmes canaux (21. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que les canaux (2) accusent une position oblique par rapport au bac de trempage (7). 3. Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'obli- quité des canaux (2) par rapport au bac de trempage (7) est définie de manière que la résultante du parallélogramme des forces, composé du sens et de la grandeur des forces générées par le guidage de la bande et agissant sur les cylindres r cleurs (5), se trouve dirigée, au moins approximativement, sur le centre des canaux (2). 4. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les canaux (2) présentent une coupe transversale carrée. 5. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que des tôles r cleuses (4), aménagées à l'intérieurdes canaux (2), s'étendent sur toute la longueur de ces canaux et dépassent rarete supérieure de ceux-ci sur une hauteur comprise entre O > 1 et 3,0 mm. 6. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les tales racleuses (4) sont aménagées contre les parois latérales des canaux (2). 7. Appareil selon l'une quelconque des revendications I à 6, caractérisé en ce que l'épaisseur des tôles racleuses (4) est comprise entre 0,02 et 0, 5 mm. 8. Appareil selon l'une quelconque des revendications I à 7, caractérisé en ce que les tôles racleuses (4) sont fabriquées d'une matière qui fait ressort. 9. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 82 caractérisé en ce que les tôles racleuses (4) épousent le profil intérieur des canaux (Z). 10. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les tôles racleuses (4) sont des bandes isolées, maintenues à l'aide de barrettes de blocage (3) à l'intérieur des canaux (2). 11. Appareil selon l'une quelconque des revendications I à 10, caractérisé en ce que les cylindres racleurs (5) peuvent etre entraidés par un élément moteur. 12. Appareil selon la revendication 11, caractérisé en ce que les cylindres racleurs (5) peuvent etre entravés dans les deux sens. 13. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que le diamètre des cylindres racleurs (5) est compris entre 5 et 50 mm. 14. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que les cylindres racleurs (5) présentent des diamètres différents et en ce que, vu dans le sens du passage de la bande2 le cylindre se trouvant en aval du bac de trempage (7) présente. le diamètre le plus grand. 15. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 142 caractérisé en ce que le bac de trempage (7) et les canaux (2) sont ménagés dans un b tf (1). 16. Appareil selon la revendication 15, caractérisé en ce que des perforations (8), ménagées dans le bâti (1), relient les canaux (2) au bac de trempage (7). 17. Appareil selon l'une quelconque des revendications 15 ou 16, caractérisé en ce que des perforations (9, 11), ménagées dans le bâti (1), assurent l'alimentation en produit d'enduction. 18. Appareil selon l'une quelconque des revendications 15 à 17, caractérisé en ce que un canal d'équilibrage de la pression (10) est ménagé entre les perforations (9) et ( 19. Appareil selon l'une quelconque des revendications 15 à 18, caractérisé en ce que le bâti (1) etXou les cylindres racleurs (5) comportent des perforations (12) pour le passage d'un régulateur thermique. 20. Appareil selon l'une quelconque des revendications 15 la 19, caractérisé en ce que le bâti (1) est équipé d'un dispositif (14) permettant le réglage en hauteur. 21. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 20, caractérisé en ce que les cylindres racleurs (5) sont entourés de fils. 22. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 21, caractérisé en ce que le matériau de la machine toute entière, ou de certains éléments seulement, est insensible à l'action corrosive du produit d'enduction. 23. Application de l'appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 22 pour l'enduction continue de bandes en mouvement, de papier, de matière plastique et de métal à laide d'un produit d'enduction fluide.