L'invention a pour objet des perfectionnements apportés aux chaussures de ski, plus particulièrement à celles, moulées par injection, en matières thermoplastiques, telles que polyoléfines, polyvinyliques, polyuréthanes. Une chaussure de ski comprend essentiellement trois parties principales : la semelle, la coque qui fait corps avec la semelle, le collier (ou manchette), qui est rapporté de manière plus ou moins souple sur la coque. Si le pied du skieur se trouve ainsi bien emprisonné dans le logement coque/semelle, le bas de la jambe peut néanmoins, lors de la pratique du ski, effectuer certains débattements par rapport au pied, autour de l'articulation constituée par les malléoles. On a déjà prévu des moyens pour guider et contrôler ces débattement, mais ces moyens ne sont guère efficaces, quelques fois mhme ils se montrent dangereux, car ils sont proéminents sur le corps de la chaussure. La présente invention a surtout pour but de permettre au skieur d'entre guidé et contrôlé par ses chaussures de manière plus store et efficace que jusqu'à présent, dans ses débattements de flexibilité longitudinale, c'est- -dire s'exerçant dans les plans successifs d'avancée du corps du skieur. Pour cela, et conformément à l'invention, la chaussure de ski comporte une armature, en forme de L, en une matière rigide présentant une élasticité sensible, solidarisée longitudinalement avec parties au moins de la semelle et de l'arrière de la coque, et propre à lier, de manière souple, vers son extrémité postérieure, le collier avec la coque. D'autres particularités de l'invention apparaitront a la lumière de la descriptionXqui va suivre de divers modes de réalisation de l'invention, description donnée avec référence aux dessins ciannexés et qui montrent - Figure 1, en coupe longitudinale schématique, une chaussure selon l'invention en cours de moulage, - Figure 2, schématiquement, partie en coupe, partie en élévation, une chaussure terminée établie suivant un premier mode de r8alisation de l'invention, - Figures 3 et 4, schématiquement, en perspective, vue de troisquarts arrière, une semblable chaussure, établie suivant deux autres modes de réalisation de l'invention, - Figure 5, le collier d'une telle chaussure, - Figures 6 et 7, en perspective, vue de trois-quarts arrière, deux formes d'armatures pour une chaussure selon l'invention, - Figure 8, en coupe longitudinale schématique, une chaussure établie suivant encore un autre mode de réalisation de l'invention, - Figure 9, enfin, en perspective, à grande échelle, avec éléments décalés, un dispositif de calage de l'armature, utilisé lors du montage de ladite chaussure. Comme montré en Figure 1, on moule par injection, entre un noyau 1 et des éléments démontables 2 d'un moule, une matière thermoplastique, telle que du polyuréthane, la coque 3 et la semelle 4, d'une seule pièce, d'une chaussure de ski, pied droit, pointure quarante deux, après avoir disposé dans l'intervalle de moulage, une armature 5, de préférence une lame d'acier profilée en surface réglée en forme de L (cf. Figure 6), positionnée substantiellement à mi-épaisseur dans la semelle (plante et talon), et dans l'arrière de la coque (contre-fort), jusqu'au haut de celle-ci, le positionnement se réalisant, de manière en soi connue, grâce à des aimants 6, disposés de place en place a la surface du noyau 1. L'armature possède une largeur de quinze millimètres et une épaisseur de deux millimètres. L'armature 5, dans sa partie ainsi noyée dans la matière moulée, présente, sur sa longueur, des orifices 7 (cf. Figures 3, 4 et 6), de cinq millimètres de diamètre, au travers desquels a passé et s'est solidifieede la matière plastique lors du moulage, cette disposition, en soi connue, assurant un maintien en place rigoureux de l'insert métallique ainsi disposé dans les parties moulées où il est emprisonné. L'armature 5 émerge" à la partie supérieure de la coque et se poursuit, en 8, sur une longueur de quinze centimètres, avant que son extrémité soit retournée sur quinze millimètres, de préférence vers l'intérieur en 8a. Sa longueur libre peut être soit substantiellement plane (Figures 3 et 4), soit recourbée en deux endroits 8b par exemple (Figures 2 et 6). D'une manière ou d'une autre, cette partie libre de l'armature sert d'élément d'attache pour le collier (ou manchette) 9 de la chaussure, par le simple fait qu'on assujettit sur la coque cette pièce de l'équipement chaussant, soit en l'enfilant sur l'armature 8 par dol ouverture 10 qu'on a mênages dans sa partie arrière (figures 2 et 4), soit en l'appliquant contre l'intérieur de l'armature 8 (Figure 3), l'extrémité 8a de celle-ci servant, dans tous les cas, de butée pour empêcher tout déplacement du collier 9 vers le haut. A noter une particularité des chaussures selon l'invention, inhérente au fait que les colliers 9 sont interchangeables sur une même paire de chaussures : un collier peut en effet être indifféremment adapté d'une chaussure droite sur une chaussure gauche, sur simple renversement. Cette disposition est intéressante en ce sens qu'on n'a besoin que d'un seul moule pour fabriquer les colliers dtune série de memes paires de chaussures. On a décrit plus haut des armatures 8 noyées comme inserts dans la semelle et la coque d'une chaussure, lors du moulage de celle-ci. Mais l'invention concerne également (bien que l'autre disposition apparaisse plus intéressante) le cas où l'armature en forme de lame de la chaussure est rapportée contre la semelle et la coque après établissement de cette chaussure, que cette dernière opération, d'ailleurs, soit effectuée par moulage ou autrement. Dans le cas envisagé, l'armature est rapportée après coup, de préférence par rivetage ou par collage, contre les parties plus haut mentionnées (plante, talon, contre-fort), avantageusement du côté intérieur de la chaussure. Selon un autre mode de réalisation de l'invention,on a recours, comme armature, non plus à une lame d'acier comme illustré en Figure 6, mais bien à un profilé 11 (Figure 7), de section circulaire, de diamètre six millimètres et demi, en acier "patented", référence RBl au borax, résistance à la rupture maximum 152 kilogrammes, minimum 132 kilogrammes, selon norme NF A 47 301-Cl-Bl. Cette armature 11, toujours de forme d'ensemble en L, possède avantageusement son extrémité antérieure 12 recourbée sur elle-meme dans un plan perpendiculaire au plan du L. Ainsi conformée, l'armature 11 est disposée, lors du moulage, comme insert inétaîîique, dans l'épaisseur de la semelle 13 et de celle de la partie basse de la coque 14, comme il ressort de la Figure 8, qui montre l'ensemble après démoulage. Avant moulage, on a trouvé avantageux, en particulier pour bien positionner l'armature 11 dans le plan longitudinal moyen de la chaussure, de l'aligner sur des cales 15 et 15' (par exemple sur les fonds de dièdres opposés 15 et 15'-montrés Figure 8, écartés, pour une meilleure compréhension- disposés dans le moule aux emplacements qui donnent les évidements 16 dans la semelle de la chaussure) Ainsi,les armatures, sous la semelle, sont-elles à découvert pendant leur courte traversée de ces évidements. A la partie arrière de la coque 14, l'armature 11 sort de cette coque en 17, se trouve exterieure à la chaussure en 18 et, par un orifice 19 ménagé au moulage sur la partie arrière de ladite coque, traverse celle-ci en se terminant par deux embrèvements latéraux opposés, aptes à recevoir les parties en relief d'un clips 20. La partie supérieure de la coque présente, venues de moulage, des zones en dépression 21 et 22 dans lesquelles est à même de venir s'adapter la partie postérieure correspondante du collier 23 qui offre une ouverture 24 à hauteur de la partie recourbée de l'armature 11. Cette ouverture 24 peut être disposée soit sensiblement au centre de la partie arrière du collier comme montré à la figure 8, soit avantageusement sur l'un au moins des côtés latéraux de ce collier, par exemple dans un bossage traversé latéralement par l'ex trémité recourbeede l'armature. On conçoit dès lors, la mise en place de tout l'ensemble.On éloigne provisoirement en 18' la partie supérieure 18 de l'armature 11 avec la coque 14, met en place le collier 23 en engageant l'extrémité recourbée de cette armature 11 dans l'ouverture 24 et, appliquant la partie postérieure de ce collier dans les zones 21 et 22, assujettit l'extrémité de l'armature 11 sur la partie en regard de la coque 14 en adaptant les parties mâles du clips 20 sur les parties femelles ménagées en bout de l'armature 11. Quelque soit le mode de réalisation que l'on ait choisi, on dispose d'une chaussure de ski qui, d'une manière ou d'une autre, au niveau de la semelle (pointe et talon), présente une bonne rigi dité, du fait de la solidarisation étroite assurée entre l'armature et ces parties essentiellles de la chaussure, mais qui offre, en plus, une grande flexibilité longitudinale, à hauteur du collier, comme conséquence des libres débattements accompagnés que peut con autre la partie de l'armature non intimement liée avec la coque et la semelle. I1 s'ensuit que le skieur peut, avec de telles chaussures, imprimer sans peine les mouvements et les oscillations désirables de la partie basse de ses membres inférieurs située au-dessus de ses chevilles (et, par conséquent, de tout son corps), autour des axes d'articulation constitués par ses deux malléoles bien tenues en place dans les chaussures. Si l'on a adopté le mode de réalisation plus spécialement décrit à l'aide de la Figure 8, on dispose, en outre, d'une certaine latitude de flexibilité transversale, du fait qu'une partie de l'armature, noyée dans la semelle, se situe dans un plan perpendiculaire au plan longitudinal de la chaussure. De la, résulte que le skieur, par des efforts latéraux de ses pieds sur la semelle, a la possibilité de disposer d'une certaine flexibilité transversale, de pair avec celle longitudinale dont il bénéficie de toute façon. D'une manière ou d'une autre, les évolutions du skieur se révelent plus aisées, plus rapides, plus précises et plus sures. REVENDICATIONS 1/ Chaussure de ski, à base de matière plastique moulée par injection, du type comportant essentiellement une semelle, une coque faisant corps avec la semelle et un collier, ainsi que des moyens pour controler, en cours de pratique de ski, pour chaque jambe, les débattements de la jambe, voire du corps du skieur, par rapport au pied-emprisonné dans la chaussure, et dans laquelle une armature, en forme de L, en une matière rigide présentant une élasticité sensible, est noyée dans partie du moins de la semelle et de l'arrière de la coque, et est propre à lier1 de manière souple, vers son extrémité postérieure, le collier avec la coque, caractérisée par le fait que l'armature est un profilé métallique de section substantiellement circulaire, situé dans un plan substantiellement perpendiculaire au plan longitudinal de la chaussure. 2/ Chaussure de ski selon revendication 1, caractérisée par le fait que l'armature a son extrémité antérieure disposée dans la semelle conformée en surface plane perpendiculaire a son propre plan. 3/ Chaussure de ski selon revendication 2, caractérisée par le fait que l'armature a son extrémité postérieure recourbée en butée pour positionner le collier lorsque ce dernier est mis en place sur la coque. 4/ Chaussure de ski selon revendication 1, caractérisée par le fait que l'armature a son extrémité postérieure recourbée et munie de moyens d'attache éclipsables sur la coque. 5/ Chaussure de ski selon revendication 4, caractérisée par le fait que le collier présente, à sa partie postérieure, au moins une ouverture dans laquelle s'engage l'armature pour assurer la place dudit collier. 6/ Chaussure de ski selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée par le fait que le collier est réversible, c'est-adire qu'il est adaptable par retournement sur la chaussure de l'autre pied.