i 2004818 La présente invention concerne le remplissage de pots avec du ruban textile à la sortie d'une machine de préparation. En vue de poser le ruban sous forme de spires dans le pot, il est de pratique courante de monter ces pots sur un plateau tour-5 nant de sorte que le pot peut lui-même tourner lentement à mesure que le ruban est introduit dans ce pot. Une fois que le pot est plein, on doit le transférer et le remplacer par un pot vide et, pour exécuter cette opération, on a déjà proposé des mécanismes variés. Une fois qu'un pot plein a été transféré, le ruban s'étend 10 toujours entre ce pot et la sortie de la machine, cette sortie étant la même que celle qui alimentera le pot suivant une fois que ce dernier aura été amené en position. Il est donc indispensable que ce ruban de jonction soit rompu avant que l'on éloigne le pot plein de la machine. 15 Divers agencements ontéàéjà été proposés dans ce but mais tous présentent un ou plusieurs inconvénients En effet, dans certains cas, on utilise un élément qui sectionne le ruban et l'inconvénient le plus courant dans ce cas est que l'action de l'élément de coupe sur le ruban tend à faire ressortir la spire 2Q Supérieure du pot plein. Il en résulte qu'une longue queue de ruban pend hors du pot plein et, pendant le transport du pot, cette queue tend à tirer une nouvelle quantité du ruban hors du pot pour être finalement- rompue ou endommagée ou souillée à un degré tel que le produit devient inutilisable. 2^ Pour tenter de ne laisser subsister qu'une queue courte lors d'une opération du type indiqué, certains mécanismes connus permettent d'enlever une partie de la longueur du ruban s'étendant entre les deux pots et il en résulte divers autres inconvénients, Plus précisément, le tronçon résiduel de ruban peut ou bien •jq bloquer le mécanisme de sectionnement ou bien s'accumuler progressivement jusqu'au moment où un fonctionnement efficace de la machine toute entière devient impossible. L'invention a pour objet un appareil de ^sectionnement d'un tronçpn de ruban s'étendant entre un pot plein qui vient d'être transféré et un pot vide qui reçoit du ruban à partir de la sortie d'une machine de préparation de ruban, caractérisé en ce qu'il cpmprend un mécanisme de serrage du tronçon de ruban en deux points espacés à l'aide d'organes conjugués susceptibles d'un déplacement relatif l'un vers l'autre en travers du 2^0 trajet du ruban jusqu'à une position dans laquelle, à chaque 69 08516 2 2004818 point de serrage, une partie d'un organe pénètre entre des parties d^L'autre organe et, de ce fait, coince et emprisonne le ruban et une lame de sectionnement montée de manière à se déplacer en travers du ruban et à sectionner ce ruban maintenu ^ entre les deux points de serrage. Un tel montage permet de surmonter dans une très grande mesure les inconvénients précédemment mentionnés et il en est principalement ainsi du fait du serrage efficace du ruban en deux emplacements, comme il vient d'être expliqué. A moins que jO le ruban ne soit solidement serré, toute tentative pour le sectionner a pour effet de tirer de nouvelles longueurs de ruban de l'un des pots, ou des deux pots à la fois, comme il a été précédemment décrit. L'action de coincement entre les deux organes conjugués empêche' ce phénomène et permet d'établir un bon maintien en posi-tion du ruban sans avoir à assujettir en position les organes conjugués, expédient qui a été parfois utilisé dans la technique antérieure et qui, outre son manque d'efficacité, expose l'opérateur à de sérieux risques. Une fois que le ruban est solidement serré en position, la 20 lame de sectionnement sépare le ruban entre les deux points de serrage et, étant donné qu'il n'est pas souhaitable que le sectionnement ait lieu à travers les fibres individuelles formant le ruban, les points de serrage doivent être espacés l'un de l'autre d'une distance supérieure à la longueur maximum envisagea-25 ble des fibres individuelles. La lame de sectionnement effectue plutôt une séparation par déchirement du ruban et non pas une coupe proprement dite des fibres. Dans ces conditions, la lame de sectionnement est de préférence montée en un point plus proche de l'un des points de serrage que de l'autre point. Grâce à cette ■50 précaution, on évite le risque d'un enlèvement total d'un petit tronçon du ruban, avec les inconvénients afférents qui ont été précédemment indiqués. Quand les points de serrage sont espacés d'une distance supérieure à la longueur maximum des fibres individuelles, il y aura toujours une certaine proportion de fibres -55 plus courtes entre les deux points de serrage, qui ne sont pas maintenues à l'un ou à l'autre des points de serrage. En conséquence, si la lame de sectionnement avait été installée à mi-chemin entre les deux points de serrage, il aurait ëté impossible d'éviter que ces fibres courtes soient entièrement enlevées. Cependant, 40 lorsqu'on monte la lame en un point relativement proche de l'un 69 08516 3 2004818 des points de serrage, ce risque est éliminé car toutes les fibres sur lesquelles la lame agit sont retenues ou bien par le point de serrage le plus proche ou bien par le corps du ruban s'é-tendant à partir du point de serrage le plus éloigné. 5 Dans exemple concret, la longueur maximum des fibres peut être d'environ 10 c:r. et dans ce cas les deux points de serrage sont espacés de 22,5 cm. Si la lame de sectionnement était montée à mi-chemin entre les deux points de serrage, il y aurait toujours un risque qu'un tronçon de ruban d'une longueur de 10 cm soit 10 entièrement enlevé. Si l'on monte par exemple la lame à une distance de 7,^om d'un point de serrage et 15 cm de l'autre point de serrage, on élimine efficacement un tel risque. De préférence, les organes conjugués sont de forme allongée dans une direction transversale au trajet du ruban,de sorte que 15 ce ruban peut être serré en un point quelconque de la longueur des organes et que, par conséquent, il est inutile de guider le ruban suivant un trajet prédéterminé pour assurer la possibilité d'un serrage efficace. Par ailleurs, le fait que le ruban puisse être serré en un point quelconque compris dans un intervalle de 20 positions latérales complique quelque peu l'opération de sectionnement et, pour surmonter cette difficulté, on utilise une lame double c'est-à-dire en réalité deux lames articulées sur les côtés opposés de manière à s'étendre l'une vers l'autre. Pour assurer le mouvement relatif nécessaire entre les 25 organes conjugués de serrage, l'un de ces organes est avantageusement fixe alors que le second est monté de manière à se déplacer vers le haut vers le premier organe en coupant le trajet du ruban. L'organe fixe peut être une plaque horizontale présentant deux fentes allongées alors que l'autre organe comprend deux bras arti-30 culés pouvant se déplacer vers le haut pour pénétrer dans les fentes respectives et serrer ainsi le ruban en position. Lorsque ces bras oscillent vers le haut, ils entraînent le ruban avec eux dans l'intérieur des fentes et, si l'on fait en sorte que les bras établissent un contact relativement étroit avec les fentes respec-35 tives, on est assuré que le ruban sera très solidement serré et par conséquent sera sectionné dans les conditions les plus efficaces. D'autres caractéristiques et avantages de 1'-invention res-sortiront de la description qui va suivre. Aux dessin annexés donnés uniquement à titre d'exemple: BÂD ORIGINAL 69 08516 b 2004818 la Fig.l est une vue générale en perspective de l'appareil monté à coté de la sortie d'une machine de préparation de ruban, en travers du trajet du ruban entre un pot plein qui vient d'être transféré et un pot vide qui vient d'être placé devant la 5 sortie de la machine; la Fig.2 est une vue en élévation de cet appareil; la Fig.3 est une vue en perspective et à plus grande échelle de cet appareil quand on l'observe de dessus, une partie de la plaque frontale ayant été enlevée pour bien montrer la construc-10 tion intérieure de l'appareil. Dans le mode de réalisation de la Fig.l, la machine de préparation de ruban n'est pas elle-même représentée mais on a indiqué sa sortie comprenant un ajutage 1 à partir duquel le ruban 2 est débité vers une tête enrouleuse rotative J>. Le ruban est enroulé en spires et déposé dans des pots successifs 4, le stade représenté du fonctionnement étant celui au cours duquel un pot rempli 4A ( en traits mixtes ) vient d'être transféré et un pot vide 4B vient de prendre sa place au-dessous de la tête enrouleuse 3. Le pot 4b est monté sur un plateau rotatif qui n'est pas 20 représenté et qui assure une répartition régulière du ruban sur toute la section transversale du pot. Le mécanisme d'amenée et d'enlèvement des pots ne fait pas partie de l'invention et par conséquent son fonctionnement ne sera pas décrit. On dira cependant brièvement qu'un tel mécanisme comprend un cliquet 6 qui 25 fait saillie vers le haut après avoir traversé une fente allongée 7 ménagée dans une plaque de base 8, pour amener le pot vide 4B en position au-dessous de la tête enrouleuse (comme représenté) et par. conséquent repousser le pot plein 4A pour lui faire quitter le plateau tournant, et d'autres cliquets 9 qui traversent ■jo des fentes 10 pour séparer les pots plein et vide et les amener dans les positions indiquées sur la Fig.l. Aussitôt après qu'un pot plein a été écarté et qu'un pot vide a pris sa place, un tronçon de ruban s'étend entre les sommets des deux pots comme il a été précédemment décrit et le rôle de l'appareil qui fait l'objet -55 de l'invention est justement de sectionner ce tronçon de ruban. L'appareil selon l'invention, désigné par la référence d'ensemble 12 sur la Fig.l, va maintenant faire l'objet d'une description plus détaillée. Cet appareil comprend essentiellement une plaque frontale horizontale 15 supportée par deux montants.16 de 2(.q manière à s'adapter étroitement sur les spires de ruban dans un 69 08516 5 2004818 pot plein, ces spires étant indiquées par la référence 17- La plaque 15 présente trois fentes transversales comme on le voit plus clairement sur la Fig.3- Ces fentes sont deux fentes extérieures 20 et une fente intérieure 21. Les deux fentes extérieures 5 20 coopèrent avec deux bras de serrage 22 qui font partie d'un châssis rectangulaire comportant un élément transversal 23 et sont articulés sur les montants 16 en des points d'articulation 24 (voir Fig.2 et 3). Dans la position représentée sur la Fig.3, les bras 22 10 sont dans leur position active dans laquelle ils font saillie vers le haut à travers les fentes respectives 20, ce qui a pour effet de coincer le tronçon de ruban indiqué en 25 qui s'étend entre les pots 4A et 4B. Cette action de coincement serre très solidement le ruban 25.» de sorte que la partie du ruban entre les deux bras 15 22 est maintenue dans un état idéal pour en permettre le sectionnement. Etant donné que le pot 4b est entraîné en rotation par son plateau tournant et attendu que le tronçon de ruban 25 peut prendre naissance en un point quelconque du pot 4A, la position latérale du ruban reste indéterminée. En raison de la longueur des fentes 20 20 et des bras 22, le ruban pourra être serré avec la même force quelle que soit sa position latérale. Quand les bras 22 sont au repos, ils restent suspendus par leurs articulations 24 (voir Fig. 2) et ils se déplacent vers le haut jusqu'à la position de la Fig.3 immédiatement après le transfert du pot plein 4A. Cette 25 action est réglée par un vérin pneumatique 27 disposé sur l'un des montants 16 et comportant une tige 28 articulée sur un bras 29 qui s'étend vers l'arrière à partir du châssis dont font partie les bras 22. Les raccordements nécessaires pour le vérin 27 sont indiqués en 30 et 31 et, quand l'air comprimé est admis dans le 30 sommet du cylindre, les bras 22 oscillent vers le haut en passant par une position intermédiaire indiquée par les traits mixtes 22' sur la Fig.2. Pendant cette opération, le vérin 27 oscille vers l'extérieur pour prendre la position indiquée en traits mixtes en 27* et la remontée des bras 22 a pour effet de serrer le ruban de 35 la façon précédemment expliquée, ce ruban étant alors prêt à être sectionné. Comme on l'a déjà expliqué, le ruban 25 peut occuper diver- pour ses positions le long des bras 22 et,/assurer un sectionnement efficace, on prévoit deux lames 35 qui sont articulées sur les 40 cotés opposés du trajet du ruban en des points 36. Quand les lames 69 08516 6 2004818 10 15 35 sont au repos, elles s'étendent horizontalement au-dessus du trajet du ruban 25 et sont maintenues dans cette position par des vérins pneumatiques 37 montés horizontalement sur le dessus de la plaque 15. Les vérins comportent des tiges 38 articulées en 39 sur les parties terminales coudées des lames 35. Les raccordements pneumatiques nécessaires pour les vérins 37 sont indiqués en 42 et 43 et, lorsqu'on applique l'air comprimé à l'extrémité extérieure de chaque cylindre, à travers le raccord 43, les articulations 39 sont tirées vers l'intérieur, ce qui fait osciller vers le bas les deux lames pour les amener dans les positions indiquées sur la Fig.l. Si le ruban 25 est situé en un point proche des milieux des fentes 20, il subira une action égale de la part des deux lames, alors que si le ruban est plus proche d'une extrémité des fentes que de l'autre, une lame va heurter ce ruban avec beaucoup plus de force que l'autre lame. En d'autres termes, l'action de sectionnement aura la même efficacité indépendamment de la position exacte du ruban au moment de l'opération. Les lames 35 oscillent vers le bas à travers la fente intérieure 21 et, comme on peut le voir sur la Fig.3* cette fente est quelque peu plus proche de la fente de gauche 20 que de la fente de droite pour des raisons qui ont déjà été expliquées en détail, à savoir pour éviter le risque d'un enlèvement complet des fibres courtes du ruban 25. Le cycle de fonctionnement est commandé par un compteur du métrage qui mesure le métrage de ruban admis dans un pot 4B et, une fois que la quantité nécessaire de ruban a été enroulée dans le pot, un signal est transmis à une électro-vanne afin d'amorcer le cycle de transfert. Le cliquet 6 déplace alors un pot vide sur le plateau tournant, ce qui a pour effet de repousser le pot plein 4A qui est alors pris en charge par les cliquets 9 et écarté 30 du pot vide. A ce stade, le tronçon de ruban 25 s'étend entre les sommets des deux pots comme il a déjà été expliqué. La plaque frontale 15 comprime le ruban dans le pot 4A et empêche le tirage d'une longueur excessive de ruban hors de ce pot. Le stade suivant consiste en une admission d'air comprimé dans le vérin 2J, ce qui 35 fait osciller vers le haut les bras 22 pour serrer le ruban. Aussitôt après de l'air comprimé est admis dans les deux vérins 37, ce qui oblige les lames 35 à osciller vers le bas et à séparer le ruban de la façon précédemment décrite. Les bras de serrage 22 ^et les lames 35 sont alors rappelés vers leur position de repos 20 25 69 08516 7 2004818 et libèrent le ruban séparé, après quoi le pot plein 4A peut être amené à l'endroit où il doit être utilisé ou stocké, et une petite queue de ruban seulement dépasse sur le sommet du pot. Si l'on actionne le mécanisme immédiatement après l'enlèvement d'un pot, l'extrémité du ruban adjacente au nouveau pot peut 5 être tirée par son propre poids dans le fond de ce pot. Si toutefois un laps de temps s'écoule entre l'enlèvement d'un pot et 1'aetionnement du mécanisme,une courte extrémité dépasse du pot et cela est parfois utile pour étiqueter le produit. Dans lVun 10 comme dans l'autre cas, le fonctionnement du mécanisme de sectionnement est tout-à-fait indépendant de celui de la machine de préparation, si bien que cette dernière peut continuer à fonctionner sans interruption, ce qui est le plus souvent avantageux, ou bien elle peut momentanément s'arrêter si on le juge utile. 69 08516 8 2004818 REVENDICATIONS 1.- Appareil de sectionnement d'un tronçon de ruban s'étendant entre un pot plein qui vient d'être transféré et un pot vide qui reçoit du ruban à partir de la sortie d'une machine de pj préparation de ruban, caractérisé en ce qu'il comprend un mécanisme de serrage du tronçon de ruban en deux points espacés à l'aide d'organes conjugués susceptibles d'un déplacement relatif l'un vers l'autre en travers du trajet du ruban jusqu'à une position dans laquelle, à chaque point de serrage, une partie d'un j0 organe pénètre entre des parties de l'autre organe et, de ce fait, coince et emprisonne le ruban, et une lame de sectionnement montée de manière à se déplacer en travers du ruban et à sectionner ce ruban maintenu entre les deux points de serrage. 2.- Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce -j-pj que la lame de sectionnement est plus proche d'un point de serrage que de l'autre. 3.- Appareil suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les organes conjugués sont allongés dans une direction transversale à la longueur du trajet du ruban et deux lames PQ de sectionnement s'étendent l'une vers l'autre à partir d'axes d'articulation espacés. 4.- Appareil suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'un des organes conjugués est fixe tandis que l'autre organe est monté de façon à se déplacer vers le haut 2^ en direction de l'organe fixe. 5.- Appareil suivant la revendication 4, caractérisé en ce que l'organe fixe est constitué par une plaque horizontale présentant deux fentes allongées et l'autre organe comprend deux bras articulés pouvant se déplacer vers le haut pour s'engager dans les jq fentes respectives et serrer ainsi le ruban. 6.- Appareil suivant les revendications 3 et 5, caractérisé en ce qué dans, leur position de repos, les bras de serrage sont suspendus à leurs articulations et occupent des positions à peu près verticales et les lames de sectionnement s'étendent à peu ^ près horizontalement de manière à pouvoir se déplacer vers le bas à travers une troisième fente de la plaque en travers du trajet du ruban. 7.- Appareil suivant la revendication 5 ou 6, caractérisé en ce que les bras de serrage et la ou les lames de sectionnement sont actionnés par des vérins pneumatiques.