L'invention concerne un procédé pour extraire efficacement de l'uranium par adsorption d'uranium, à partir d'une solution contenant de l'uranium, en utilisant de l'alcool polyvinylique titanaté comme adsorbant, puis désorption de l'uranium- 5 La solution aqueuse contenant de l'uranium (dénommée aussi plus simplement, ci-après, solution aqueuse uranifère), c'est-à-dire une solution aqueuse diluée contenant de l'uranium sous forme, par exem- 2+ ple, d'ion uranyle UOg , est obtenue comme liqueur de traitement résultant d'opérations métallurgiques sur du minerai d'uranium ou 10 comme liqueur usée dans un four nucléaire. L'eau de mer contient aussi environ 3 mg/m d'uranium sous forme de tricarbonate complexe ÏÏOgCCO^)-^-* est très désirable d'extraire de l'uranium avec un bon rendement à partir de ces solutions aqueuses uranifères- Jusqu'à présent, une extraction par certains solvants organi-15 ques, une adsorption avec diverses résines échangeuses d'ions, et une adsorption avec divers adsorbants minéraux tels, par exemple, qu'oxyde de titane, hydroxyde de titane, carbonate basique de zinc, sulfure de plomb ou pyrophosphate de plomb ont été proposées comme méthode pour recueillir de l'uranium à partir de solutions aqueuses 20 uranifères (voir "Nature", 12 septembre 1964, vol. 203, pages 1110-1115). Mais toutes ces propositions antérieures ne donnent pas de résultats réellement bons pour recueillir de l'uranium, et ne se sont pas révélées satisfaisantes. On a découvert que de l'uranium peut être adsorbé avec une bon-25 ne sélectivité et un bon rendement à partir de solutions aqueuses uranifères» On a effectivement découvert qu'un alcool polyvinylique titanaté adsorbe de l'uranium avec une bonne sélectivité et un bon rendement à partir d'une solution aqueuse uranifère. On a aussi décou-30 vert que de l'uranium ainsi adsorbé peut être facilement désorbé par traitement par une solution aqueuse de carbonate de sodium ou de carbonate d'ammonium de la même manière que dans le cas de l'utilisation d'un adsorbant minéral par mise en oeuvre de la technique classique• 35 Un but de l'invention est de réaliser un procédé pour recueil lir de l'uranium à partir d'une solution aqueuse uranifère avec un bon rendement. Le procédé pour recueillir de l'uranium à partir d'une solution aqueuse uranifère conformément à l'invention consiste essentiellement 40 à mettre un alcool polyvinylique titanaté en contact avec la solu- COPY 70 V7069 2 2073506 tion aqueuse uranifère afin que l'alcool polyvinylique titanaté adsorbe de l'uranium., puis à désorber l'uranium ainsi adsorbé en utilisant une solution aqueuse de carbonate de sodium ou de carbonate d'ammonium. 5 L'invention se trouve décrite ci-après de façon plus détaillée. L'alcool polyvinylique titanaté lui-même est connu, et se trouve décrit par exemple dans le brevet E.U.A. n° 2.518.193. Il est préparé par réaction d'alcool polyvinylique avec une solution aqueuse d'un composé soluble dans l'eau de titane tétravalent tel qu' acide 10 a-titanique, sulfate de titane, sulfate de titanyle. On peut aussi se servir de tétrachlorure de titane, car il est convertible en acide a-titanique par dilution avec de l'eau. îar cette réaction, du titane se trouve lié dans la molécule d'alcool polyvinylique sous la forme suivante : 15 -CH-GH_-GH- -CH-CEL-CH- I 2 I I 2 I 0 0 et/ou 0.0 V' / \ / ïi /îi M / \ 0 0 0 I I -CH-CH2-CH- 20 donc, autrement dit, sous forme d'alcool polyvinylique titanaté contenant du titane chélaté dans la molécule. Etant donné que la liaison du titane intervient dans une région non-cristalline de l'alcool polyvinylique, elle ne se produit que difficilement dans un alcool polyvinylique hautement orienté ou hautement cristallin. La 25 teneur de titane lié dépend donc dé la dimension de la région non-cristalline présente dans l'alcool polyvinylique utilisé comme matière première. D'autre part, "la-'quantité d'uranium qui peut se trouver adsorbée dépend de la quantité de titane contenue dans l'alcool polyvinylique titanaté» En vue de leur utilisation comme adsorbant 30 lors de la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, des alcools polyvinyliques titanatés contenant en poids au moins 3 #, et de préférence de 6 à 15 %, de titane sont convenables. Des alcools poly-vinyliques contenant une proportion excessive de titane possèdent une région non-cristalline trop grande, et ont donc une résistance 35 mécanique insuffisante. Il ne sont donc pas aussi adéquats en vue de la mise en oeuvre d'une opération industrielle. L'alcool polyvinylique titanaté servant d'adsorbant peut être sous n'importe quelle forme désirée telle que particules, paillettes, pellicules, fibres ou filaments» étoffes, etc. Parmi les étoffes, 70 47069 3 2073506 il convient de comprendre des étoffes tricotées, des étoffes tissées, et des étoffes du genre des treillages et des tamis- la tita-natation peut être effectuée avant ou après la mise en forme de l1 alcool polyvinylique utilisé comme matière première. 5 l'alcool polyvinylique titanaté est utilisable sous forme d'un revêtement sur la surface de n'importe quelle sorte de matériau fibreux. Une telle forme est particulièrement adéquate lorsqu'on recherche une bonne résistance mécanique, par exemple quand il est nécessaire de la plonger dans de l'eau de mer clapotante pour en. 10 adsorber l'uranium- Par application d'un revêtement d'un alcool polyvinylique titanaté, ayant une grande région non-cristalline et contenant une forte proportion de titane lié, sur la surface d'un support en matériau fibreux tenace, il est possible de réaliser un matériau adsorbant ayant une haute résistance mécanique et une gran-15 de capacité d'adsorption d'uranium. Le matériau adsorbant sus-mentionné peut être produit en revêtant ou en imprégnant un matériau fibreux tel que fibres, étoffes ou filets ayant une résistance mécanique suffisante avec une solution aqueuse à environ 5 à 20 % d'alcool/^nylique ; si on le désire, on 20 peut enlever la solution en excès par compression avec un rouleau, après quoi on plonge le matériau fibreux, ainsi traité, dans un bain pour coaguler l'alcool polyvinylique puis on le plonge dans un bain de titanatation, c'est-à-dire dans une solution aqueuse d'un composé de titane tétravalent soluble dans l'eau, et on le lave avec de 1' 25 eau. Un bain coagulant adéquat est une solution aqueuse de sulfate de*"sodium ou de sulfate d'ammonium. On peut aussi utiliser une solution aqueuse d'hydroxyde de sodium comme bain coagulant. Dans ce ^dernier cas, toutefois, il convient que le matériau plongé dans le bain coagulant soit parfaitement lavé à l'eau avant de le soumettre 30 au traitement par le bain de titanatation, car la précipitation de titane interviendrait sans lui- La durée du laps de temps nécessaire pour la coagulation est aussi brève qu'environ dix secondes- -Selon un autre mode opératoire, on peut plonger le matériau fibreux dans la solution aqueuse d'alcool polyvinylique, puis lui faire 35 subir un certain degré de séchage sans le plonger dans le bain coagulant, et ensuite l'introduire directement dans le bain de titanatation. Quand la matière première est une fibre, il est désirable de la fendre après l'avoir plongée dans la solution aqueuse d'alcool poly-40 vinylique, puis de la traiter dans le bain de titanatation. Si les 70 47069 4 2073506 fibres individuelles sont étroitement serrées les unes contre les autres, il sera difficile de les séparer après le traitement de titanatation. Le matériau fibreux initial peut être de tout type désiré tel que coton, lin, "Vinylon", polyamidès, polyesters, polypro-5 pylène, ou polyacrylonitrile. Le "Vinylon" est le matériau fibreux préféré parce que c'est sur lui que ïalcool polyvinylique coagulé est le plus solidement fixé et parce qu'il est tenace- Lorsqu8il s'agit de produire un filtre du type capitonné ("batting"), des produits textiles du type polyamide ou polyester sont préférés en 10 raison de leur bonne tenue à la chaleur et parce qu'il ne se déforment pas dans l'eau. Le produit ainsi obtenu est à haute teneur en titane lié et il conserve sa résistance mécanique grâce au matériau fibreux servant de support, parce que le revêtement d'alcool polyvinylique formé par coagulation est non-cristallin et n'est pas orien-15-té» Le produit est donc très convenable et est idéal comme adsorbant en vue de la mise en oeuvre du procédé selon l'invention» La capacité adsorbante de l'alcool polyvinylique titanaté à ls égard de l'uranium varie quelque peu selon le pH et la température de la solution aqueuse uranifère, en plus de la variation selon la 20 teneur en titane lié. Le pH assurant une bonne adsorbabilité est de 3,2 à 8,5- Par conséquent, l'alcool polyvinylique titanaté est applicable au traitement de l'eau de mer ayant un pH d'environ 8,3. L'intervalle de pH le plus avantageux est celui compris entre 4f0 et 6,5- La température de la solution aqueuse peut être comprise entre 25 la température ambiante ordinaire et 100°0 ; elle est de préfér-enc© d'au minimum environ 22°C, et plus avantageusement d'au minimua environ 40°G. L'allure d'adsorption d'uranium, autrement dit la durée du laps de temps nécessaire pour que l'uranium se trouve adsorbé jusqu'à sa-30 turation par l'alcool polyvinylique titanaté, dépend de la concentration d'uranium dans la solution aqueuse. Pour une solution hautement concentrée, cette durée est comprise entre plusieurs heures et environ 10 heures, et pour .une solution diluée (telle que lseau de mer) est est d'environ 3 à 4 jours. La capacité d'adsorption d3 35 uranium par l'alcool polyvinylique titanaté est élevée, et atteint environ 1,7 g d'uranium par gramme de titane. En outre, la sélectivité d'adsorption d'uranium par l'alcool polyvinylique titanaté est excellente : effectivement cet adsorbant n'adsorbe pas d'autres ions, tels que des ions de Na, K, Zn, Mg, Ca, Ni, Mn, Cr, Ou, 40 Cl, I, Br, B, Mo0^, W0^, ou 70 47069 5 2073506 L'alcool polyvinylique titanaté sur lequel de l'uranium a été adsorbé est plongé, selon une technique classique, dans une solution aqueuse de carbonate de sodium ou de carbonate d'ammonium pour dé-sorber l'uranium. Il est désirable que la concentration du carbona-5 te dans la solution désorbante soit d'au moins 0,5 mole- De plus faibles concentrations n'assurent pas une désorbabilité suffisante. Par contre, à une concentration excédant 1,5 mole, la désorbabilité cesse d'augmenter. La concentration préférée est comprise entre 0,8 et 1,1 mole. La température à laquelle on peut effectuer la désorp-10 tion est comprise entre la température ambiante ordinaire et 100°G, et la vitesse de désorption est plus grande à des températures plus élevées. Les températures préférées sont donc d'au minimum 50°G, et des températures d'au minimum 80°G sont plus adéquates. Le rapport du matériau adsorbant à traiter à la solution désorbante est en voli> 15 mes de 1 : 100 et plus quand la concentration est de 0,5 mole, et de 1 : 50 et plus quand la concentration est de 1,5 mole. La majeure partie (de l'ordre d'environ 80 fo pour fixer les idées) de l'uranium adsorbé par l'alcool polyvinylique titanaté se trouve facilement dé-sorbée. Après la désorption, l'alcool polyvinylique titanaté est à 20 nouveau utilisable pour une nouvelle adsorption d'uranium- Les exemples suivants, bien entendu non limitatifs, illustrent la mise en oeuvre de l'invention. On a recours à l'abréviation couramment utilisée "PVA" pour désigner l'alcool polyvinylique. L'analyse quantitative de l'uranium est effectuée par une méthode colori-25 métrique connue. Quand l'uranium est à une haute concentration (supérieure à 10 ppm), la solution uranifère est neutralisée, après quoi on prélève une certaine quantité de la solution neutralisée comme échantillon (prise d'essai-)- On ajoute des quantités prédéterminées d'une solution aqueuse de carbonate de sodium et d'une 30 solution aqueuse de peroxyde d'hydrogènen et on dose quantitativemerb l'uranium par une méthode colorimétrique- Quand la solution uranifère est à une concentration d'uranium inférieure à 10 ppm environ, on en extrait l'uranium à l'aide de chloroforme, on évapore le chlo-' roforme à partir de l'extrait, et on calcine le résidu solide à en-35 viron 400°G. On dissout la centre résultante dans de l'acide chlor-hydrique, et on dose quantitativement l'uranium par colorimétrie, après avoir ajouté à la solution chlorhydrique de la "Dotite", réactif fabriqué et vendu au Japon par la Wako Chemical Company. Exemple 1 -- On plonge 50 g de paillettes de PVA pendant deux 40 heures à 40°C dans 3-000 g d'une solution aqueuse contenant 12,0 fo 70 47069 6 2073506 d'acide a-titanique, 15,4 % d'acide chlorhydrique et 9,0 % de sulfate de sodium, puis on les lave à l'eau ; on produit ainsi des paillettes de PVA titanaté contenant 12,3 f° de titane. Les paillettes de PVA titanaté sont plongées pendant 24 heures 5 dans une solution aqueuse à 60°G contenant du nitrate d'uranyle à une concentration, calculée en uranium, de 1.200 ppm et ayant un pH de 5,5 ajusté avec du carbonate de sodium. Le rapport des paillettes de PVA à la solution aqueuse est de 1 : 200. Les paillettes de PVA traitées sont ensuite plongées pendant 15 minutes à 80°C dans une 10 solution aqueuse de carbonate de sodium à une concentration de 0,6 mole. Le rapport des paillettes traitées à la solution aqueuse est de 1 : 100. Une analyse de la solution de nitrate d'uranyle après adsorption d'uranium révèle qu'il a été adsorbé 211 mg d'uranium par gramme de paillettes de PVA titanaté-15^ Exemple 2.- On plonge 100 g de fibres de PVA filé pendant deux heures à 40°G dans 8.000 g d'une solution aqueuse contenant 12,1 % d'acide a-titanique, 13,5 % d'acide chlorhydrique et 9,0 % de sulfate de sodium, puis on les lave à l'eau pour produire des fibres de PVA titanaté contenant 8,46 de titane. 20 Les fibres de PVA titanaté sont plongées pendant 8 heures dans une solution aqueuse à 55°0 contenant du tricarbonate de sodium et d'uranyle (Na^UO^CO^)^ à une concentration de 2.000 ppm calculée en uranium et dont le pH de 4,7 a été ajusté avec de l'acide chlorhydrique ; on opère de la. même manière que dans l'exemple 1. Le rapport 25 des fibres traitées à la solution aqueuse est de 1 : 200. On trouve qu'il à été adsorbé 168 mg d'uranium par gramme de fibres de PVA titanaté. Exemple 3»- On plonge 20 g de pellicule de PVA pendant deux heures dans 1.000 g d'une solution aqueuse à 40°G contenant 7 % de 30 sulfate de titanyle, 10 % d'acide sulfurique et 10 fa de sulfate de sodium pour produire une pellicule de PVA titanaté contenant 8,1 fo de titane- On plonge la pellicule de PVA titanaté pendant 5 heures dans une solution aqueuse à 50°G contenant du tricarbonate de sodium et 35 uranyle à une concentration, en uranium, de 900 ppm et ayant un pH, ajusté avec de l'acide nitrique, de 6,6. Le rapport de la pellicule traitée à la solution aqueuse est de 1:200. Ensuite, on plonge la pellicule traitée pendant 10 minutes dans une solution aqueuse contenant du carbonate d'ammonium à une concentration de 1 mole- Le rap-40 port de la pellicule de PVA à la solution aqueuse est de 1:150. On 70 47069 7 2073506 trouve que l'on a recueilli 130 mg d'uranium par gramme de pellicule de PVA titanaté. Exemple 4.- 20 g de fibres de PVA qui n'ont pas été étirées dans de la chaleur sèche mais qui ont été rétractées par la chaleur 5 de 10 fo après filage sont plongées pendant deux heures dans 1 .000 g d'une solution aqueuse à 40°C contenant 7 fo de sulfate titanique, 10 fo d'acide sulfurique et 10 fo de sulfate de sodium, puis sont lavées à l'eau ; on obtient ainsi des fibres de PVA titanaté contenant 7,2 fo de titane- 10 On plonge les fibres de PVA titanaté pendant 8 heures dans une solution aqueuse à 25°C contenant du tricarbonate dè sodium et ura-_ nyle à une concentration, calculée en uranium, de 700 ppm et ayant un pH, ajusté avec de l'acide chlorhydrique, de 7,6. Le rapport des fibres de PVA titanaté à la solution aqueuse est de 1:200. Ensuite, 15 les fibres de PVA titanaté ainsi traitées sont désorbées de la même manière que dans l'exemple 3, à l'exception du fait que le rapport des fibres à la solution désorbante est de 1:100. L'uranium peut être recueilli en une quantité représentant 61 mg par gramme de fibres de PVA titanaté» 20 Du carbone activé est plongé dans une solution d'acide a-tita nique ayant une concentration de titane de 4 fo, puis dans une solution aqueuse 8N d'hydroxyde de sodium, après quoi on le lave à l'eau pour produire une carbone activé supporté par de l'acide a-titanique ayant une teneur en titane de 13,1 $• 25 Quand on plonge le carbone activé pendant 8 heures dans la même solution uranifère que celle utilisée dans la première partie du présent exemple 4, il n'est possible d'adsorber que 11 mg d'uranium par gramme de carbone activé» Exemple 5«- Une étoffe tissée en "Vinylon" est plongée dans 30 une solution aqueuse à 10 fo de PVA ; la solution en excès est enlevée par un rouleau. L'étoffe ainsi traitée est plongée ensuite dans une solution de sulfate de sodium à une concentration de 400 g par litre pour coaguler le PVA. On plonge ensuite l'étoffe pendant 30 minutes à 40°G dans une solution aqueuse contenant 11,0 fo d'acide a-35 titanique, 13,5 fo d'acide chlorhydrique et 10 f> de sulfate de sodium, après quoi on lave l'étoffe à l'eau. L'étoffe a une teneur en titai® de 5,1 fo sur la base du poids total de l'étoffe. On plonge ensuite l'étoffe pendant deux jours à 30°G dans une solution contenant du nitrate d'uranium à une concentration de 1.000 ppm et ayant un pH de 5 40 pour adsorber de l'uranium (le rapport de l'étoffe à la solution é 70 *t7069 8 2073506 tant de 1 : 150), puis on la plonge dans une solution aqueuse de carbonate de sodium à une concentration de 1 mole (le rapport de 1' étoffe à la solution étant de 1 : 200) à 80°C pour désorber l'uranium. On peut ainsi recueillir 111 mg d'uranium par gramme d'étoffe. 5 Exemple 6.- Des fibres de "Vinylon" hautement orientées et cristallisées (degré de formalisation 31,1 fo) sont plongées dans une solution aqueuse à 8 fo de PVA, puis sont passées dans un séparateur centrifuge tournant à 1.000 tours/minute pour en enlever la solution en excès. Les fibres sont séparées, puis plongées dans un bain coa-10 gulant contenant du sulfate d'ammonium à une concentration de 400 g par litre pour coaguler le PVA. Les fibres sont traitées pendant 30 minutes à 40°G dans une solution contenant 8,0 fo d'acide a-titanique^ 13,5 fo d'acide chlorhydrique et 10 fo de sulfate d'ammonium- Les fibres contiennent 6,2 f> de titane, sur la base de leur poids total* 15 On met ces fibres en forme de filtre au travers duquel on fait circuler pendant 3 jours une solution aqueuse à 30°C contenant 70 ppm de tricarbonate de sodium et uranyle ayant un pH de 8, le rapport des fibres à la solution aqueuse étant de 1 : 1000. On plonge ensuite le filtre dans une solution aqueuse de carbonate d'ammonium à une 20 concentration de 1 mole, le rapport du filtre à la solution aqueuse étant de 1,100 à 90°G pour désorber l'uranium. On peut ainsi recueit-lir 30 mg d'uranium par gramme de fibres sous la forme de filtre. Exemple 7.- Avec des fibres en "Nylon-6" de 10 deniers qui ont été étirées à froid de quatre fois, on forme un filtre comportant en-25 viron huit mailles au centimètre que l'on traite ensuite par la chaleur péndant 30 minutes à 180°C. On plonge le filtre pendant 15 minutes dans une solution aqueuse à 8 /o de PVA, puis on le retire de cette solution. On chasse la solution en excès en appliquant de 1' .... 2 air comprimé à environ 1,5 kg/cm au filtre. On plonge ensuite le 30 filtre dans une solution aqueuse de sulfate de sodium à une concentration de 400 g par litre pour coaguler le PVA, puis on le plonge pendant une heure dans une solution aqueuse à 40°G contenant 8 fo de sulfate de titanyle, 15 f> d'acide sulfurique et 8 fo de sulfate de sodium, après quoi on le lave à l'eau- Le filtre, sur la base de son 35 poids total, contient 4,2 fo de titane. Une eau de mer artificielle contenant 500 ppm d'uranium est admise à circuler au travers du filtre (le rapport du filtre à l'eau de mer étant de 1:100) pendanttnàs jours, puis on le plonge dans une solution aqueuse à 50°G contenant 0,5 mole de carbonate de sodium et 0,5 mole de carbonate d'ammonium 40 (le rapport du filtre à la solution aqueuse étant de 1 : 100) pour 70 47069 9 2073506 désorber l'uranium. On recueille ainsi 20 mg d'uranium par gramme de filtre. Exemple 8.- Un filet à quatre mailles par centimètre produit à partir de "Vinylon" de haute ténacité est plongé dans une solution 5 aqueuse à 10 fo de PVA puis est légèrement pressé avec un cylindre pour en enlever la solution en excès* le filet dans un état tendu est plongé dans une solution aqueuse de sulfate de sodium à une concentration de 400 grammes par litre pour coaguler le PVA, puis il est plongé pendant une heure dans une solution aqueuse à 40°G conte-10 nant 13 f° d'acide a-titanique, 14,2 fo d'acide chlorhydrique et 8 % de sulfate de sodium, le filet traité contient 7,3 fo de titane, sur la base du poids total de ce filet. On le découpe ensuite en vingt morceaux carrés mesurant chacun 5 cm x 5 cm. On constitue un filtre en forme de parallélépipède rectangle en plaçant ces morceaux à in-15 tervalles de 5 mm. Cent litres d'eau contenant 0,003 ppm d!uranium sont admis à circuler au travers de ce filtre pendant cinq jours ; on effectue ensuite la désorption de l'uranium en opérant de la même manière que celle décrite dans l'exemple 6. On parvient ainsi à recueillir 270 microgrammes d'uranium. 20 Exemple 9.- Une étoffe en "Vinylon" tendue est revêtue sur ses deux surfaces en utilisant une solution aqueuse à 1 5 fo de PVA, après quoi on la sèche, puis on la plonge pendant deux heures à 40°C dans une solution aqueuse contenant 12 fo d'acide a-titanique, 13,1 f> d' acide chlorhydrique et 11 f> de sulfate de sodium, l'étoffe en "Viny-25 Ion" ainsi traitée est à une teneur en titane de 8,2 fo calculée sur la base de son poids total- L'étoffe en "Vinylon" sous la forme d' une banderole est plongée pendant quatre jours dans une solution a-queuse contenant de l'uranium à une concentration de 1-000 ppm et ayant un pH de 5 (le rapport de l'étoffe à la solution aqueuse étant 30 de 1:200). On plonge ensuite encorè l'étoffe dans une solution a-queuse de carbonate d'ammonium à une concentration de 1,5 mole à 90°G pour désorber l'uranium- On recueille ainsi 110 mg d'uranium par gramme d'étoffe en "Vinylon". Exemple 10.- Un filet en polyester comportant environ 40 mail-35 les au centimètre, dans un état tendu, est revêtu sur ses deux surfaces avec une solution aqueuse à 18 % de PVA, après quoi on la sèche. On titanaté ensuite le filet par mise en oeuvre du même mode opératoire que celui décrit dans l'exemple 9» Le filet en polyester enduit de PVA titanaté contient 10,8 fo de titane sur la base de son 40 poids total. On plonge ce filet pendant quatre jours à 30°C dans 70 47069 10 2073506 une solution aqueuse contenant 1.200 ppm, calculés en uranium, de sulfate d'uranyle (le rapport du filet à la solution aqueuse étant de 1 : 100), après quoi on effectue la désorption dans les mêmes conditions que celles décrites dans l'exemple 5- On peut ainsi re-5 cueillir 79 mg d'uranium par gramme de filet enduit de PVA titanaté. Exemple 11.- On plonge 20 g de paillettes de PVA pendant deux heures à 40°C dans 1.000 g d'une solution aqueuse contenant 11,0 % d'acide a-titanique, 13,5 fo d'acide chlorhydrique et 10 fo de sulfate de sodium. On les lave ensuite à l'eau pour former des paillettes 10 de PVA titanaté contenant 12,1 fo de titane. On plonge les paillettes de PVA titanaté pendant cinq jours à 30°G dans de l'eau de mer (le rapport des paillettes à l'eau de mer étant de 1 : 150.000), puis on les plonge dans une solution aqueuse de carbonate de sodium à une concentration de 0,8 à 95°C (le rapport 15 des paillettes à la solution aqueuse étant de 1 : 100). On trouve qu'il a été adsorbé 351 microgrammes d'uranium, calculés sur la quantité totale de paillettes de PVA titanaté. A des fins de comparaison, un carbone activé sur lequel ont été adsorbés 19,7 fo d'oxyde de titane (calculés en titane) est utilisé à 20 la place des paillettes de PVA titanaté dont on s'est servi ci-dessic dans 11 exemple 11 n et on le plonge dans de 1 ' eau de mer d'ans les mêmes conditions- On constate qu'il a été adsorbé 151 microgrammes d' uranium par gramme de carbone activé contenant du titaine adsorbé. De la comparaison des deux résultats, il ressort clairement que 25 la capacité adsorbante du PVA titanaté est environ double de celle du carbone activé. Calculée sur la base de la quantité de titane contenue, le PVA titanaté a une capacité d'adsorption d'uranium environ quadruple.de celle du carbone activé sur laquelle se trouve du titane adsorbé.» 30 Exemple 12.- Des fibres de PVA de 6 deniers, qui ont été obte nues par filage en se servant d'une solution aqueuse de sulfate de sodium comme bain coagulant puis en les étirant de 300 fi>, sont soumises à un retrait de 10 fo dans une étûve à 230°C. On plonge dix grammes des fibres résultantes pendant deux heures à 40°C dans 1.000 35 g d'une solution aqueuse contenant 8 fo d'acide a-titanique, 9,82 f> d'acide chlorhydrique et 41 fo de sulfate de sodium, après quoi on les lave à l'eau ; on obtient ainsi des fibres de PVA titanaté contenant 7,7 f« de titane. On plonge les fibres de PVA titanaté pendant cinq jours à 30°G 40 dans de l'eau de mer (le rapport des fibres à l'eau de mer étant de 70 47069 ti 2073506 1 : 150.000) pour adsorber de l'uranium, après quoi on les plonge pendant 30 minutes dans 500 g d'une solution aqueuse de carbonate de sodium à une concentration de 1,1 mole à 98°G. On peut ainsi recueillir 299 microgrammes d'uranium sur le poids total des fibres de PVA 5 titanaté- Quand on utilise à nouveau les fibres de PVA titanaté dans les mêmes conditions pour adsorber de l'uranium, puis quand on effectue une désorption, on peut recueillir 271 microgrammes d'uranium- Le même cycle répété une troisième fois permet de recueillir 282 micro-10 grammes d'uranium, et un quatrième cycle conduit à l'obtention de 251 microgrammes d'uranium- Exemple 13»- Des fibres de PVA, obtenues par filage en se servant d'une solution aqueuse de sulfate de sodium comme bain coagulant, puis en effectuant un étirage de 300 fo, suivi d'un étirage de 15 20 fo dans de la chaleur sèche et d'un retrait de 5 fo à chaud, sont plongées pendant deux heures dans une solution à 45°C contenant 8 fo de sulfate de titanyle, 10 fo d'acide sulfurique et 10 fo de sulfate de sodium (le rapport des fibres de PVA à la solution aqueuse étant de 1 s 30). On produit ainsi des fibres de PVA titanaté contenant 20 6,7 f> de titane. Avec ces fibres, on tisse une étoffe. On coud ensuite cette étoffe en forme de banderole que l'on plonge dans de l'eau de mer pendant 10 jours, après quoi on la plonge dans une solution désorbante de carbonate d'ammonium. On recueille ainsi 389 microgrammes d'uranium par gramme de fibres de PVA titanaté. 25 Gomme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. 70 47069 12 2073506 Revendications 1. Procédé pour recueillir de l'uranium à partir d'une solution aqueuse contenant de l'uranium, lequel procédé est caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à mettre un alcool polyvinylique 5 titanaté en contact avec une solution aqueuse contenant de l'uranium pour adsorber de l'uranium sur l'alcool polyvinylique titanaté, puis à désorber l'uranium avec une solution aqueuse de carbonate de sodium ou de carbonate d'ammonium. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que 1' 10 on utilise l'alcool polyvinylique titanaté sous la forme de particules, paillettes, pellicules, filaments, fibres, nattes ou étoffes. 3» Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que 1' on utilise l'alcool polyvinylique titanaté sous la forme d'un revêtement sur un type quelconque de matériau fibreux-13 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l1 on utilise un alcool polyvinylique titanaté auquel sont liés au moins 3 % de titane en poids. 5- Procédé selon la revendication 1 , caractérisé en ce que 1' on utilise un alcool polyvinylique titanaté auquel sont liés au 20 moins 6 fo de titane en poids- 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que 1' - oïl opère sur., une. solution..aqueuse contenant de l'uranium dont le pH. est compris entre 3,2 et 8,5- 7- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que 1' 25 on opère sur une solution aqueuse contenant de l'uranium dont le pH est compris entre 4,0 et 6,5. 8. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la solution aqueuse uranifère sur laquelle on opère est de l'eau de mer. 9- ' Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que 1' 30 on maintient la solution aqueuse contenant de l'uranium à une température d'au minimum environ 22°C. 10. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que 1' on maintient la solution aqueuse contenant de 1'uranium à une tempé-ratude d'au'minimum environ 40°G. 35 11. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que 1' on réalise l'opération de désorption en se servant d'une solution aqueuse dans laquelle la concentration dudit carbonate est comprise entre 0,5 et 1,5 mole. 12. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que 1' 40 on réalise le traitement de désorption à une température d'au mini 70 47069 13 2073506 mum environ 50°C. 13. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que 1* on réalise le traitement de désorption à une température d'au minimum environ 80°G.