L'invention concerne un procédé de traitement de vieux papiers en vue de leur réemploi dans la fabrication de produits papetiers, ledit procédé permettant par ailleurs la valorisation des vieux papiers ainsi traités. Elle concerne également une installation permettant la mise en oeuvre de ce procédé, ainsi que les nouveaux produits qutil permet d'obtenir. De plus en plus, dans un but d'économie de matières premières et d'abaissement des prix de revient, on cherche à incorporer dans de nombreuses sortes de papiers de qualité, des fibres cellulosiques de récupération, obtenues par traitement de vieux papiers. Mais le recyclage des vieux papiers pose de nombreux problèmes. En effet, leur valeur de réutilisation dépend non seulement de la qualité des fibres qu'ils contiennent, mais aussi de la nature de leurs divers composants non fibreux, plus ou moins fortement liés à ces fibres. Ces composants, de nature divers, sont couramment désignés par l'expression "contaminants". Ils sont constitués notamment par les encres, les colles et adhésifs, les liants, les bitumes, les paraffines, les plastiques, etc. Par mesure de simplification, on adoptera, dans la suite de la description, le terme de contaminants pour désigner indifféremment les composants, ainsi que les diverses charges contenues dans de nombreux vieux papiers. Par ailleurs, outre ces contaminants contenus dans le papier lui-même, les papiers de récupération sont souvent mélangés a d'autres matériaux parasitaires, solides, tels que des agrafes métalliques, des boulons, du sable, des caillous, du verre, des déchets divers, que l'on désigne couramment par l'expression "contaminants lourds" et qu'il est impératif d'éliminer. Le caractère nocif de ces divers contaminants est mis en lumitre dans le document publié en 1967 par la Confédération Euro péenne de l'industrie des Pâtes, Papiers et Cartons (CEPAC) et intitulé "Vieux papiers - liste des sortes standards européennes. Si l'on dispose, pour l'élimination des contaminants lourds, de techniques classiques bien adaptées, par contre, les contaminants contenus dans le papier lui-même posent de nombreux problèmes. En effet, l'efficacité des techniques de traitement de vieux papiers jusqu'ici connues-se heurte à deux obstacles principaux D'une part, si l'on connais un certain nombre de procédés de natures diverses (mécaniques ou physicochimiques) relativement bien adaptés pour résoudre le problème spécifique d'un grand nombre de contaminants, ces procédés ne sont pas efficaces pour traiter des lots de vieux papiers où ces contaminants se présentent en mélange. Or, la plus grande partie des vieux papiers est collectée en mélange très hétérogène. Le coût prohibitif du tri, qui ne peut se faire que manuellement, fait qu'une partie très importante des vieux papiers récupérés est utilisée à la fabrication d'articles de qualité très inférieure (intérieur de cartons plats ou cartons ondulés, par exemple) à ce que pourrait permettre la qualité des fibres cellulosiques qu'ils contiennent. D'autre part, certains contaminants restent incomplétement éliminés par ces traitements. C'est le cas, par exemple, des adhésifs dits "non repulpables" (par exemple, rubans de collure: du type de ceux commercialisés sous la marque "Scotch double face") que l'on rencontre même dans les lots de vieux papiers collectés sélectivement (archives de bureau, par exemple) ou dans les cassés de fabrication, et qui, incomplètement éliminés, déclassent irrémédiablement des lots de haute qualité fibreuse. Ces divers inconvénients limitent considérablement les possibilités de réutiliser les fibres de récupération de façon rationnelle, c'est-â-dire sans dépréciation sensible de leurs qualités initiales. I1 suffira de mentionner â cet égard le cas des cassés de fabrication de papier impression écriture comportant des collures par ruban adhésif du type double face, dont 3e recyclage dans un papier d'impression écriture ne doit causer l'apparition d'aucun point collant. Un seul point collant par rame, soit environ 1g de matière adhésive non repulpable pour 10 tonnes de papier, entraîne irrémédiablement le déclassement du lot entier de ces cassés. Diverses techniques sont actuellement utilisées pour récu pérer les fibres cellulosiques des vieux papiers. Elles consistent essentiellement à séparer les fibres entre elles (opérations connues sous le nom de désintégration), à séparer ces fibres des contaminants qui y adhèrent et à éliminer ces contaminants. Les plus répandues parmi ces techniques effectuent la tota lité du traitement des vieux papiers par voie liquide, soit à basse concentration en fibres, en général voisine de 5 %, soit éventuellement à concentration plus élevée pouvant atteindre jusqu'à 20 ou 30 %, soit encore par des stades successifs de basse et haute concentration. Elles mettent en oeuvre des appareils bien connus dans l'industrie papetière, tels que des pulpeurs, des depastilleurs, des lessiveurs, pour séparer les fibres entre elles et pour séparer les fibres des oentnninants. L'élimination de ces contaminants séparés est effectuée par classages et épurations successives. Ces techniques, si elles donnent de bons résultats pour un certain nombre de contaminants, ne sont pas efficaces dans le cas où les lots de vieux papiers traités contiennent également des contaminants rebelles. De plus, elles font appel à des investissements importants en matériel et leur mise en oeuvre est complexe, longue à réaliser et couteuse. Une autre technique, décrite notamment dans la revue "La Papeterie" nO 2 -1977, pages 55, consiste à traiter des papiers dans des tambours où ils sont soumis à des frottements et des chocs qui permettent de separer les fibres des contaminants, lesdits contaminants étant ensuite éliminés par filtration. Cette technique présente cependant un certain nombre d'inconvénients. En particulier, les forces de cisaillement mises en oeuvre sont trop modérées pour provoquer à la fois la séparation complète des fibres et des contaminants rebelles (adhésifs non repulpables, plastiques, encres offset), la division et la dispersion fine des contaminants. Par ailleurs, une technique récente utilisant un dispositif connu sous le nom de "Frotapulpeur" permet également de traiter les vieux papiers en vue notamment d'éliminer les bitumes, les cires et les matières plastiques qu'ils peuvent contenir. D'une manière générale, ce dispositif comporte deux vis copénétrantes à pas continu et progressif, qui tournent en sens inverse avec un jeu important. Ce dispositif présente l'inconv6- nient de ne fractionner qu'imparfaitement les contaminants et de ne pas séparer les plus rebelles, notamment les adhésifs. De plus, avant passage dans l'appareil à vis, les vieux papiers subissent au moins une étape de défibrage à basse concentration et, pour la plupart des utilisations ultérieures, la pâte obtenue doit être épurée en plusieurs étapes avant d'être envoyée dans les circuits de tête de la machine à papier. En résumé, on peut dire qu'aucun des procédés utilisés jusqu'à ce jour n'est apte au traitement,efficace de tout lot de vieux papiers, triés ou non, quels que soient les contaminants qu'il contienne, notamment en vue de la récupération sans dépréciation des fibres de bonne qualité. Or, on a trouvé, et c'est ce qui fait l'objet de la présente invention, un procédé simple, économique et efficace,- pour le traitement de vieux papiers contaminés, qui surmonte les inconvénients des procédés antérieurs et qui permet de traiter séparément ou en mélange tous types de vieux papiers, quels que soient les contaminants qu'ils contiennent et notamment les papiers contaminés par des adhésifs non repulpables. Jusqu'à ce jour, ces vieux papiers contaminés par adhésifs ne pouvaient être réutilisés que dans des articles de basse qualité, quelle que soit la qualité des fibres qu'ils contenaient. Et ce, avec de forts risques de perturbations lors de la fabrication et de la transformation ultérieure de ces articles. D'une manière générale, le procédé de traitement de vieux papiers selon l'invention en vue de leur valorisation et de leur réemploi dans la fabrication de produits papetiers, consiste, après avoir éliminé, de manière connue, de préférence à sec, les contaminants lourds, à séparer les fibres constituant ces papiers,' d'une part les unes des autres,' et d'autre part, des divers contaminants qu'ils peuvent contenir, et il se caractérise par le fait que, après élimination des contaminants lourds - l'on introduit les vieux papiers dans une enceinte où ils sont soumis à un traitement mécanique en milieu aqueux à haute concentration provoquant simultanément - la séparation des fibres les unes des autres, et des contaminants, une fragmentation poussée des contaminants, - une dispersion homogène des particules de contaminants ainsi fragmentés dans la suspension fibreuse obtenue. Bien que, aux concentrations utilisées dans le procédé selon l'invention, on ne soit plus en présence d'une "suspension" au sens strict du terme, on continuera à employer cette expression en meme temps que celle de "pâte" pour désigner le mélange matières solides - liquide" obtenu par le procédé. La pâte concentrée de vieux papiers ainsi réalisée, qui con tient encore la totalité des contaminants dispersés de manière homorène, sous forme finement divisée, peut éventuellement être traitée de maniere conventionnelle, par une épuration, en vue d'éliminer la totalité des contaminants finement divisés de ladite pâte, suivie éventuellement d'un raffinage. Cependant, on a constaté que grâce au procédé selon l'invention, il était possible d'envoyer directement la pâte ainsi formée et contenant les contaminants finement divisés dans les circuits de tête de la machine à papier, pour réaliser à nouveau des produits papetiers. En particulier, dans le cas où les vieux papiers contiennent des adhésifs non repulpables comme contaminants, on a constaté que lesdits adhésifs étaient si finement divisés et dispersés qu'ils n' avaient plus aucune influence néfaste ni sur les conditions de fabrication, ni sur la qualité des articles fabriqués à partir de la pâte obtenue selon l'invention. Le traitement mécanique selon l'invention consiste à provo aller l'entraînement de la matière à l'intérieur d'une enceinte fermée et à la soumettre lors de son déplacement, à des contraintes simultanées de compression et de cisaillement, ladite matière étant introduite de préférence à l'état sec dans le milieu de traitement, puis étant additionnée en cours de traitement de la quantité d'eau nécessaire pour obtenir à la sortie de l'enceinte une suspension à haute concentration, contenant entre 20 et 45 %, de préférence entre 25 et 35 % de matière sèche. De plus, les contraintes simultanées de compression et de cisaillement sont exercées sur la matière à traiter de préférence de manière progressive, au fur et à mesure de l'avancement de ladite matière. Eventuellement, en cours de traitement, on peut introduire dans l'enceinte, en plus de l'eau nécessaire à la mise en suspension, des réactifs chimiques aidant à la décontamination. On peut également, dans certains cas, mettre avantageusement à profit l'effet particulièrement efficace de fragmentation fine et de dispersion hwrgène propre au procédé pour introduire tout ou partie des additifs nécessaires (charges, liants, colorants, etc.) à la fabrication du produit papetier envisagé. Par ailleurs, il est avantageux pour la mise en oeuvre de l'invention de traiter directement les vieux papiers, après en avoir éliminé à sec les contaminants lourds, mais' éventuellement, ils peuvent subir, avant leur introduction dans l'enceinte, un déchiquetage à sec. On peut aussi r dans le cas où les conditions de collecte, de stockage ou de manutention amèneraient à traiter des vieux papiers avec lesquels les contaminants lourds seraient trop fortement compactés pour être efficacement éliminés à sec, envisager d'éliminer lesdits contaminants lourds par voie humide au moyen de dispositifs connus, avant de présenter lesdits vieux papiers au traitement mécanique. Comme dit précédemment, la pâte obtenue après traitement est constituée d'une suspension à haute concentration pouvant atteindre jusqu'à 45 % en poids de matière sèche et qui est formée de fibres papetières et de fines particules de contaminants régulièrement dispersées, ces particules ayant une dimension pouvant varier de quelques microns à plusieurs dizaines de microns. Cette matière peut être utilisée telle quelle pour former les nouveaux articles papetiers r mais elle peut être utilisée également en mélange avec d'autres fibres. Un dispositif qui convient particulièrement bien pour réaliser le traitement mécanique selon l'invention est constitué de deux éléments identiques en forme de vis qui se copénètrent avec un très faible jeu, tournant dans le même sens à l'intérieur d'un fourreau qui les enveloppe exactement. Ces vis sont constituées par une juxtaposition de tronçons permettant d'exercer successivement, et de façon continue à l'intérieur de l'appareil des fonctions de - convoyage de la matière (au moins un filet à pas assez large), - élévation à un certain niveau de compression de la matière (au moins un filet à pas plus resserré), - maintien au niveau de compression précédemment atteint et application simultanée d'un cisaillement avec écoulement de la matière, notamment par l'action de filets à pas inversé localement percés d'orifices. De préférence, les vis comportent trois types principaux de tronçons pouvant avoir soit des pas différents qui, dans ce cas seront progressivement de plus en plus serrés, soit avantageusement, comporter des tronçons de pas inversés. L'appareil peut avantageusement comporter au moins une et de préférence plusieurs zones successives comprenant chacune la sequence de tronçons des types précédemment décrits, les dimen sions et les pas de ces tronçons étant déterminés de façon à provoquer un accroissement d'une zone à liautre des contraintes de compression et cisaillement appliquées à la matière. Les filets des tronçons de vis à pas inversé comportent des orifices dont les dimensions vont en diminuant d'une zone à l'autre, tout en permettant un écoulement.régulier et sans blocage de la matière. Avantageusement, le fourreau de l'appareil est équipé de manière à pouvoir agir par chauffage ou refroidissement sur la température de traitement. Cette action pouvant être exercée sélectivement par zone. A cette enceinte sont associés : à sa partie amont, des moyens d'alimentation, de type connu, tels que trémie ét vis convoyeuse, par exemple, permettant d'introduire la matière à l'intérieur en assurant le remplissage correct des vis, et à sa partie aval, au moins une ouverture et un conduit pour évacuer la suspension de façon continue. Par ailleurs, des orifices appropriés permettent d'introduire à l'intérieur de l'enceinte le liquide, en général de l'eau, permettant la mise en suspension de la matière à traiter. Ces conduits d'introduction de liquide sont de préférence disposés en aval de la zone d'introduction de la matière et plus particulièrement au-voisinage immédiait d'une zone de compression cisaillement.On a constaté qu'un tel dispositif, à la condition toutefois d'introduire la matière de préférence à l'état sec à l'intérieur de l'enceinte et de travailler à forte concentration, comprise en général entre 25 et 45 % en poids de matière sèche, permettait en une seule opération, de séparer les fibres entre elles sans les détériorer et simultanément, de manière surprenante, de diviser les contaminants, même les plus nocifs, sous forme de particules dont les dimensions varient de quelques microns à plus sieurs dizaines de microns, ces particules se trouvant dispersées de manière homogène à l'intérieur de la suspension fibreuse.Ce résultat inattendu permet d'utiliser la pâte formée pour fabriquer de nouveaux produits papetiers en conservant à l'intérieur de ladite pâte les contaminants divisés, sans être géné par les inconvénients rencontrés lors de l'emploi de fibres de récupération issues des procédés connus (casses, défauts d'aspect-ou de structure, etc.). Ceci est rendu possible grâce au procédé selon l'invention. Certes, il a déjà été proposé, notamment dans le brevet français 2 319 737, d'utiliser un dispositif comparable pour traiter des matières cellulosiques en vue de provoquer un défibrage mécanique permettant de séparer les fibres entre elles, mais en aucun cas, il ne pouvait être prevu, qu'en traitant sur une telle installation bien connue, des vieux papiers contaminés, on pouvait à la fois : - séparer les fibres entre elles sans les dégrader, - diviser si finement lescontaminants, - et les disperser de manière si homogène, que ceux-ci n'étaient plus nuisibles pour l'utilisation de la pâte obtenue en vue de fabriquer des articles papetiers et qu'il n'était donc plus indispensable d'effectuer des opérations ultérieures pour éliminer ces contaminants. Ceci constitue, en particulier, le facteur déterminant pour la valorisation de vieux papiers de haute qualité fibreuse contenant des contaminants rebelles tels, par exemple, que des adhésifs non repulpables. L'invention et les avantages qu'elle apporte seront cependant mieux compris grâce aux exemples de réalisation donnés ci-aprs, à l'appui des figures 1 et 2 annexees qui-illustrent une installation pour la mise en oeuvre de l'invention. La figure 1 illustre schématiquement le cycle de fabrication d'une pate papetière obtenue par la mise en oeuvre du procédé seion l'invention, qui permet à partir de vieux papiers, après élimination des contaminants lourds (phase 1) par un traitement mé- canique produisant la séparation des fibres entre elles et des contaminants, ainsi que la fragmentation de ces derniers et la formation d'une dispersion homogène (phase 2), opération effectuée avec apport d'eau, d'énergie et de réactifs éventuels, d'obtenir une suspension concentrée homogène de fibres papetières et de contaminants finement divisés et dispersés (phase 3), cette pâte étant ensuite amenée au circuit de tête des machines à papiers ou cartons (phase 4). Une installation permettant la réalisation des phases 2 et 3 résumées ci-dessus est illustrée schématiquement à la figure 2. Ce dispositif est constitué essentiellement par un fourreau 1, à l'intérieur duquel sont disposés deux éléments en forme de vis 2 et 3, qui se copénètrent avec un jeu très faible, et qui sont entrains en rotation, à la même vitesse et dans le même sens, par des moyens de type connu, non représentés. Chacune de ces vis 2, 3, comporte une juxtaposition de plusieurs zones constituées chacune d'un tronçon de convoyage 4, à pas assez large, suivi d'un tronçon de mise en compression 5, à pas plus serré et enfin d'un tronçon de compression - cisaillement à pas inversé 6 dont le filet comporte des orifices plus ou moins larges 7. Sur cette figure 2, on a représenté seulement la première des zones ainsi constituées. Le fonctionnement de l'installation est le suivant : confor mément à l'invention, la matière 8, constituée de vieux papiers préalablement débarassés de contaminants lourds par un procédé à sec ou nonen soi connu et non représenté, est amenée dans cet état et à température ambiante à l'intérieur de l'enceinte 1. La matière est ensuite soumise, au fur et à mesure de son entraînement dans le fourreau 1, à des contraintes simultanées de compression et de cisaillement dûes à l'action des différents tronçons 4, 5 et 6 et des orifices 7 quirassurent son écoulement. Par ailleurs, l'enceinte 1 comporte des conduits 9, 10 permettant d'introduire de l'eau et, éventuellement, des réactifs chimiques ou des additifs, cette introduction se faisant de préférence après une zone de compression - cisaillement 6. Comme dit précédemment, l'eau est introduite dans l'enceinte 1 de manière à former une suspension à haute concentration comportant, entre 20 et 45 %, et de préférence entre 25 et 35 %, en poids de matière sèche. Une ouverture dravacuation 11 disposée à l'extrémité de l'enceinte 1 permet d'évacuer la pâte formée. Le fourreau est muni de moyens connus de chauffage ou de refroidissement non représentés qui permettent de maintenir tout ou partie de l'enceinte à une température déterminée. On a constaté quel était avantageux de travailler entre 70 et1100 C, de préférence entre 85 et 1000 C. Cette température est généralement atteinte par l'effet des forces de frottement et il suffit de la maintenir constante, en réchauffant ou en refroidissant légèrement l'enceinte 1. Les exemples suivants montreront mieux la manière dont l'invention est mise en oeuvre. Pour ces exemples, le matériel utilisé est constitué d'un appareil bi-vis du type décrit ci-dessus, comportant essentiellement 3 zones successives réalisant chacune la séquence des fonc tions : convoyage, mise en compression, compression-cisaillement avec éoeulement, les contraintes ainsi appliquées ayant des niveaux d'intensité croissants d'une zone à l'autre; Pour les besoins de cette installation expérimentale, la matière 8 a subi un déchiquetage préalable à sec dans un broyeur à couteaux Pallman type PS3. Exemple 1 On prépare un mélange de papiers de récupération dit mélange ge tout venant"-constitué en poids) de - 15 % de vieux journaux imprimés en offset, - 15 t de papier magazine couché imprimé en hélio - 38 % d'archives de bureau - 10 % de caisse de carton - 10 % de papiers impression écriture contaminés par des adhésifs non repulpables, ces adhésifs;:présentant environ 0,35 z en poids, - 5 % de rognures de revues dos collé "hot melt, - 5 e de@papiers traités "résistant humide, - 2 g-de papier kraft enduit de polyéthylène (20 g/m2 de polyéthylène pour 72 g/m2 de papier). Ces papiers sont, pour les besoins de l'installation expérimentale, déchiquetés à sec dans un broyeur à couteaux du type Pallman PS3, puis introduits dans le dispositif décrit précédemment. On introduit également dans le dispositif la quantité d'eau nécessaire pour obtenir à la sortie une pâte à 25 % de concentration, c'est-à-dire qui contient 25 % en poids de matière sèche, et on maintient la température à 970 C. On obtient à la sortie de l'installation de traitement une pâte très bien défibrée, dans laquelle les contaminants sont finement dispersés. Cette pâte est diluée jusqu'à 5 % de concentration dans un appareil Woltz pendant 5 minutes sous agitation, puis classée dans un classeur Weverk de laboratoire (tamis à fentes de 20/100 ). Les refus de classage ne représentent que 0,4 % en poids de la pâte et son constitués en grande partie par les quelques impuretés métalliques (agrafes, par exemple) qui ont échappé au traitement préliminaire d'élimination des contaminants lourds. La pâte ainsi classée, recueillie de manière à conserver la totalité des éléments fins, a un indice d'égouttage de 720 SR. Avec cette pâte, on fabrique sur unt-appareil de laboratoire Rapid Köthen des formettes dont les caractéristiques, mesurées selon les normes AFNOR en vigueur, figurent dans le tableau 1, lère colonne. Contrairement a ce que l'on aurait obtenu par les traitements classiques mentionnés plus baux, à partir du lot de papiers utilisé, ces formettes ne présentent ni défaut de poivrage (que provoquent notamment les encres offset non décrochées), ni pollution par des tâches de hot melt ou d'adhésifs, ni fragments visibles de polyéthylène. Ce qui est particulièrement retarquable pour un traitement sans agents chimiques et avec un taux de refus au classage de la pâte extrêmement faible. L'examen microscopique montre que les contaminants sont finement dispersés et répartis de manière homogène dans les formettes. La pâte obtenue dans cet exemple 1 est directement utilisable dans la fabrication des cartons gris ou comme pâte de 'tremplissa- ge". On peut toutefois, pour certaines utilisations, procéder à l'élimination des contaminants finement dispersés. La pâte obtenue à la sortie de l'appareil de trituration fragmentation est épurée sur un diffuseur (tamis maille 200). On constate une perte de matières de 36,6 % en poids, composée essentiellement de la majeure partie des contaminants et des éléments fibreux très fins. La pâte épurée a un indice d'égouttage de 170 SR et une blancheur de 44,3. On peut facilement améliorer les caractéristiques de cette pâte épurée par les traitements classiques appliqués aux pâtes papetières. Par exemple, un traitement classique au peroxyde d'hydrogène permet d'éclaircir sensiblement la pâte, sans faire ressortir de façon inacceptable les très fines particules qui auraient pu être dissimulées dans la pâte non éclaircie. En mettant en oeuvre 1 % de péroxyde par rapport au poids de matière sèche, oh obtient un degré de blancheur de 53,7. Avec 2 % de péroxyde, le degré de balcheur obtenu est de 57,5. Les propriétés physiques et les caractéristiques de résistance mécanique des pâtes peuvent également être améliorées. Par exemple, un raffinage au moyen d'un raffineur de laboratoire PFI pendant 3000 tours donne un indice d'égouttage de 38 SR. Les ca ractéristiques mesurées, après mise en formettes, figurent au tableau 1, 2éme colonne. Exemple 2 Un lot de papiers tout venant de composition identique à celui de l'exemple 1 est soumis aux mêmes conditions de traitement, à ceci près que l'on ajoute à l'eau introduite dans l'appareil de trituration - fractionnement : - 2 % d'hydroxyde de sodium - 1 % de peroxyde d'hydrogène - 1,25 g de silicate de sodium, comme stabilisant du peroxyde, - 1, 5 % d'acide gras. Ces quantités sont comptées en poids par-rapport au poids du papier sec. La quantité de solution alcaline oxydante introduite est ajustée de maniere à obtenir à la sortie de l'appareil une pâte de 25,7 % de concentration. Le classage au classeur Weverk donne un taux de refus de 0,3 % Les caractéristiques des formettes obtenues avec cette pâte figurent au tableau 1, 3ème colonne. On constate, à l'examen, que ces formettes sont de nuance uniforme et ne présentent aucune trace de salissure, aucune ta- che et surtout aucun "poivrage", et ce bien qu'elles soient issues d'un lot de vieux papiers comprenant une forte proportion de papiers encrés, dont certains fortement. Dans le cas où l'on élimine les contaminants, par épuration sur tamis, on observe une perte de 33,7 % en poids de matière et la pâte épurée a un indice d'agouttage de 200 SR et une b3in- cheur de 47. Un raffinage jusqu'à 450 SR (3000 tours au PFI) permet d'obtenir les caractéristiques figurant au tableau 1, 4émue colonne. On observe, notamment à l'examen microscopique, que ce lot de vieux papiers tout venant a fait l'objet d'un très bon décrochage de l'encre, malgré la présence d'autres contaminants généralement rebelles aux procédés habituels de désencrage. Ceci permet d'utiliser le procédé de l'invention comme l'élément principal d'une chaîne de désencrage, tout en bénéficiant des avantages qui lui sont propres. La pâte ainsi obtenue peut valablement être utilisée pour la fabrication de certains papiers d'emballage ou de cartons minces ; elle peut aussi valablement entrer dans la composition de certains papiers d'impression ou de supports de couche, notamment dans le cas où elle serait issue de vieux papiers initialement non colorés ou dans le cas où on lui ferait subir une phase de blanchiment par une méthode classique. Dans le tableau 1 ci-après, dans lequel ont été regroupées les différentes mesures effectuées, les " points collants " qui permettent de mesurer l'efficacité du traitement de décontamination sur les adhésifs, ont été déterminés de la manière suivante Chaque formette à tester est placée entre deux feuilles de papier souple (type "tissure") et passée à la calandre Ramisch de laboratoire, sous une pression linéaire de 100 kg/cm linéaire. On sépare ensuite lentement le papier souple de la formette en comptant les points d'accrochage dits "points collants" entre le papier et la formette. On effectue cette opération pour chaque face et sur un nombre suffisant de formettes, puis on rapporte le nombre total de points collants observés à une masse de 100 g (en sec) du papier ainsi testé. TABLEAU 1 - TRAITEMENT DE VIEUX PAPIERS TOUT VENANT EXEMPLE 1 EXEMPLE 2 pâte classée pâce épurée pâte classée pâte épurée avec éléments et raffinée avec éléments et raffinéd fins fins Indice d'égouttage @SR 72 38 75 45 Norme AFNOR NF Q50-003 Carectéristiques Masse au m2( couditionnée) g/m2 75,6 68,4 70,5 69,7 Norme AFNOR NF Q03-019 Volume massique cm3/g Noime AFNOR NF Q03-016 1,67 1,61 1,63 1,5 Longueur de rupture m 2410 3290 2190 4010 Norme AFNOR NF Q03-004 Allongement à la rupture % 3,2 2,9 2,7 3,92 Norme AFNOR NF Q03-004 Indice d'éclatement kPa, m2/g 1,44 2,02 1,28 2,27 Norme AFNOR NF Q03-053 Indice de déchi@ement mN.m2/g 622 722 567 673 Norme AFNOR NF Q03-011 Perméabilité à l'air cm3 g 6,3 13 6,7 8,1 x Norme AFNOR NF Q03-001 s.mbar,cm2 m2 Blancheur % 38,3 44,2 41,2 47,1 Norme AFNOR NF Q03-039 Opacité % 99,7 96,8 99,3 94 Norme AFNOR NF Q03-040 Points collants (*) nombre de points 0 0 0 0 Exemple 3 Pour mettre en évidence l'action spécifique du traitement sur les adhésifs, on traite, conformément àrl'invention, un lot de papiers d'impression écriture non imprimés comportant des collures effectuées au moyen d'un adhésif double face armé de fibres de verre, commericalisésous la marque 3-M 463, à raison de 0,35 % en poids de matière adhésive non repulpable par rapport au poids du lot de papier sec. Un tel papier ne peut pratiquement pas être traité efficacement selon les méthodes conventionnelles et, bien que les fibres cellulosiques qui le constituent soient blanches et de bonne qualité, il ne pourrait être réutilisé que pour des sortes de qualité très inférieure à sa valeur fibreuse. A tel point que la solution actuellement envisagée pour la réutilisation de ces papiers est le prohibition pure et simple de l'emploi d'adhésifs non repulpables. Les conditions de traitement sont identiques à celles de l'exemple 1. La quantité d'eau introduite dans l'appareil de défibrage fractionnement est ajustée pour obtenir une concentration de pâte à la sortie de l'appareil de 32 %i Cette pâte classée contenant la totalité des éléments fins a un indice d'égouttage de 820 SR. Les formettes obtenues directement à partir de cette pâte présentent zéro points collants. L'examen microscopique montre que la matière adhésive "non repulpable" est très finement divisee (particules de 10 à 300 microns environ sans caractère collant) et que l'on ne retrouve plus les fibres de verre qui armaient l'adhésif utilisé. Cette pâte garde son aptitude au raffinage et l'on peut envisager sa réutilisation, seule ou en mélange, pour la fabrication de papiers impression écriture. A titre de comparaison, un lot semblable à celui du présent exemple a été traité à haute concentration (30 %) selon un procédé classique de trituration à chaud. Les formettes tirées avec la pâte obtenue présentaient 2 000 points collants pour 100 g de pâte. Exemple 4 Pour mettre en évidence l'action spécifique du traitement sur les papiers traités "résistant humide", on traite, conformément a l'invention, un lot de rognures et de cassés de fabrication de papier cellulose boucherie. Ces papiers, fortement raffinés sont obtenus à partir de pâtes nobles, mais le traitement par les agents chimiques qui les rendent résistants à l'état humide renforce les liaisons fibre à fibre, ce qui rend leur remise en pâte particulièrement difficile et onéreuse. Les procédés actuellement connus pour traiter de tels vieux papiers font appel à des agents chimiques ou b des cuissons sous pression de 1 à 4 atmosphères par exemple. De plus, pour obtenir une pâte de pastilles fibreuses ou de "matons" qui resisteraient au raffinage, ils font appel à des quantités importantes d'agents chimiques et d'6nergie thermique (traitements à 135 - 1500 C > , d'où un coût très élevé qui entrave fortement le développement du recyclage de ces papiers. Dans le présent exemple, on a traité le lot de papier cellulose boucherie selon les conditions de l'exemple 1, a ceci près que la température est de 85- C et que l'on introduit la quantité d'eau nécessaire pour obtenir une pâte de 25,4 % de concentration. La pâte diluée sous agitation a un indice d'agouttage de 796 SR et contient quelques petits "matons" (environ 1 % que l'on peut éliminer aisément par classage). On peut également éliminer totalement ces "matons" par un raffinage au PFI pendant-126 secondes qui porte l'indice d'égouttage de la pâte à 86 SR. Cette pâte raffinée et mise en formettes présente les caractéristiques suivantes - masse au m2 66,2 - volume massique 1,2 - longueur de rupture 4680 - allongement à la rupture 3,6 - indice d'éclatement 2,8 - indice de déchirement 495 - perméabllité à l'air 0,13 - résistance au pliage nombre de plis 107. Norme AFNOR NF Q03-001 En raison de l'indice d'égouttage particulièrement élevé du papier de départ et de sa coloration particulière, la réutilisation la plus avantageuse de cette pâte se situera dans la fabrication de.celluloses boucherie, ce qui présente l'avantage de ne pas la dévaloriser. I1 va de soi que les autres sortes de papiers et cartons traitées résistant humide pourront également être recyclées dans leur propre sorte et éventuellement dans des sortes de papier emballage (bicokraft, par exemple), où elles trouveront une valorisation en harmonie avec la qualité de leur composition fibreuse. Exemple 5 On traite un lot de papier identique à celui de l'exemple 4 et dans les mêmes conditions, à ceci près qu'on acidifie l'eau introduite à pH 3,5 par adjonction d'acide sulfurique. On obtient, dès la sortie de l'appareil de défibrage - fractionnement une pâte exempte de "matons" que l'on peut incorporer sans raffinage à d'autres pâtes raffinées, pour les mêmes ttili- sations que dans l'exemple 4. Ce mode de réalisation de l'invention présente encore, par rapport aux procédés conventionnels, outre les avantages généraux décrits ci-dessus, des avantages importants (vitesse d'hydrolyse accrue, température moins élevée, économies d'énergie et de réactifs chimiques, etc.). Exemple 6 Pour mettre en évidence l'action spécifique du traitement sur les colles "hot melt", les cires et paraffines, on traite, conformément à l'invention, un lot de rognures blanches de revues dont le dos est collé avec des colles applicables par fusion dites "hot melt". Ces papiers, fortement chargés, contiennent, outre les hot melt, un peu d'encre, de vernis, etc. Les colles hot melt sont responsables d'une partie des taches et des points collants que l'on trouve dans les pâtes de récupération obtenues par les procédés classiques. Les conditions de traitement sont celles de l'exemple 1, à ceci près que les orifices ménagés dans les filets inversés des vis utilisées présentent une ouverture qui est de l'amont vers l'aval, augmentée de 40 à 150 %, par rapport aux orifices des vis utilisées dans l'exemple 1. La température de traitement est de 99' C et l'eau est introduite en quantité nécessaire pour obtenir une pâte à une concentration de 42 %. Cette pâte simplement diluée sous agitation (appareil Voltz) a un indice d'égouttage de 740 SR. Les formettes obtenues à partir de cette pâte présentent les caractéristiques mentionnées dans le tableau 2, 1ère colonne. Elles ont également un aspect propre. Même après séchage, a 1300 C, elles ne présentent pas de tache caractéristique des "hot melt". A l'épuration sur tamis des pâtes obtenues à la sortie de l'appareil de défibrage - fractionnement, on observe une perte de 50 % de matières composée de la plus grande partie des charges, des liants, des traces d'encre, etc.. La pâte a un indice d'égouttage de 17 SR. On en fabrique des formettes dont les caractéristiques sont indiquées dans le tableau 2, 2ème colonne. Ces pâtes peuvent donc être avantageusement utilisées dans le domaine des filtres, des papiers pour imprégnation, des articles d'essuyage, des articles absorbants, etc. On peut envisager de les utiliser également, dans des compositions classiques pour papiers et cartons, pour apporter des qualités de bouffant et d'absorption La souplesse des papiers obtenus permet d'envisager également des utilisations dans le domaine des non-tissés. TABLEAU 2 - VIEUX PAPIERS CONTAMINES PAR COLLES HOT MELT : EXEMPLE 6 pâte diluée pâte épurée avec éléments fins : Indice d'égouttage SR 74 17 Norme AFNOR NF Q50-003 Caractéristiques Masse au m2 (conditionnée) g/m2 68,1 63,5 Norme AFNOR NF Q03-019 Volume massique cm3/g 3,2 3,9 Norme AFNOR NF Q03-016 tongueur de upture m 1420 790 Norme AFNOR NF Q03-004 Allongment à la rupture % 2,76 1,82 Norme AFNOR NF Q04-004 Indice d'éclatement kPa.m2/g . 0,84 0,27 Norma AFNOR NF Q03-053 Indice de déchirement mN.m2/g 623 590 Noime AFNOR NF 03-Qll Perméabilité à l'air cm3 g 27,2 550 : Nori AFNOR NF Q03-001 s.mbar.cm2 m2 ; Blancheu : 68,2 : 67,9 Norme AFNOR NF Q03-039 Opacité % 94,7 88 Norme AFNOR NF Q03-040 Rigidité des papiers 10-3m.N 0,29 0,26 ( ésistance à la flexion dynamique) Norme AFNOR NF Q03-025 Pouvoir d'abso ption en surface s 20 4 Norme AFNOR NF Q14-003 Exemple 7 Pour mettre en évidence l'action spécifique du traitement sur les bitumes, goudrons, etc., on traite, conformément a l'invention, un lot de papier kraft d'emballage faiblement raffiné contenant, en poids, 10 | de papiers bitumés industriels. Les conditions de traitement sont celles de l'exemple 6, à ceci près que la température de traitement est de 1100 C et que la pâte obtenue est à 31 % de concentration. Après dilution sous agitation, cette pâte a un indice d d'égouttage de 16 SR. La pâte classée (refus de classage : 0,3 t) contenant la to talité des éléments fins est mise en formettes qui présentent les caractéristiques suivantes - masse au m2- 63,7 - volume massique - 1,69 - longueur de rupture 1790 - allongement a la rupture 2,34 - indice d'éclatement 1,32 - indice de déchirement 1475 - perméabilité a l'air 128 - rigidité des papiers 0,12 - water absorbency of bibulous papiers (norme TAPPI T432 SU 72) - cté feutre s 5000 - câté toile s 2780 Ces formettes présentent également un aspect très propre. Par ltepuration sur tamis, on a une perte de matières de 16 % et on obtient une pâte dont l'indice d'égouttage est de 130 SR. Cette pâte peut être raffinée et réutilisée dans des papiers d'emballage. Exemple 8 Pour mettre en évidence l'action spécifique du traitement sur les matières plastiques, on traite conformément à l'invention, un lot de papier kraft écru contaminé par 5b en poids de film polye- thylène. Les conditions de traitement sont identiques à celles de l'exemple 1, a ceci près que la température est de 1100 C et la concentration de la pâte obtenue de 45 t. Le polyéthylène a été réduit en fines granules de diamètre inférieur à 1 mm, réparties de façon homogène dans la suspension. La pâte obtenue peut donc être utilisée (éventuellement avec introduction dans l'appareil de liants ou autres adjuvants nécessaires) pour I'extrusion moulage de produits fibreux, pour la fabrication de cartons thermoformables ou (si l'on augmente la proportion de polyéthylène dans le lot traité, par exemple à 15 %) de cartons thermoformables. On peut également épurer la pâte obtenue en retenant la partie plus grossière des granules de polyéthylène, par exemple sur des tamis à fentes. La pâte classée dans les conditions de l'exemple 1 contenant la totalité des éléments fins a un indice d'égouttage de 450 SR. Les formettes obtenues avec cette pâte ne présentent pas de fragments de polyéthylène visibles à l'oeil nu. L'examen micrographique montre que le polyéthylène contenu dans ces formettes est divisé en fragments inférieurs à 100 microns. Une telle pâte classée pourra donc être recyclée pour la fabrication de papier kraft. Les exemples donnés précédemment montrent bien les avantages apportes par l'invention par le fait qu'elle permet de traiter efficacement n'importe quel type de vieux papiers contenant n'importe quel type de contaminant, seul ou en mélange. Ceci autorise la suppression des opérations de tri actuellement d'un coût prohibitif, et augmente les quantités de vieux papiers recyclables. La possibilité de conserver les contaminants dans la pâte obtenue permet de supprimer, dans de nombreux cas, les traitdments postérieurs d'elimination desdits contaminants, traitements le plus souvent onéreux et délicats à mettre en oeuvre. Elle permet également de diminuer la perte de matière et la pollution. La possibilité d'introduire directement des papiers secs dans l'installation de traitement permet d'éliminer les traitements préalables de'pulpage" indispensables dans la plupart des procédés connus. Le traitement selon l'invention bénéficie également des avantages habituels des traitements à haute concentration : - économies d'énergie, - réduction de la pollution, - diminution des quantités de réactifs éventuellement utilisés grâce à l'élévation de la concentration en matières sèches et à la meilleure accessibilité aux réactif s. I1 faut noter toutefois que la mise en oeuvre du procédé se lon l'invention ne provoque pas d'encrassement de l'installation de traitement par dépôt, sur les pa,ois, de contaminants finement divisés, contrairement à ce que l'on observe lors de la mise en oeuvre de certains procédés à haute concentration actuellement connus. De plus, la réalisation simultanée des opérations essentielles de défibrage, de fragmentation des contaminants et d'homogénéisation de la suspension en continu dans un seul et même appareil permet la mise en oeuvre du procédé dans une chaine de traitement très compacte. D'où économie importante au niveau des investissements. L'appareillage utilisé est legeríet modulaire,: on peut l'installer en parallèle ou en série selon les besoins et la capacité de l'exploitation. En effet, le résultat du traitement peut être obtenu soit dans un seul et même appareil, soit par passage successif dans plusieurs appareils ne comportant chacun qu'une séquence de tronçons tels que décrits, sous réserve que les éléments des vis constituant ces tronçons soient choisis de façon à provoquer une élévation du niveau des contraintes appliquées à la matière d'un appareil à l'autre. De toute manière, le procédé ne fait pas appel à un appareillage travaillant "sous pression" et évite donc les inconvénients inhérents à ce type d'installations. Comme on l'a vu dans les exemples précédents, le procédé permet de traiter efficacement tout type de contaminant en présence seulement d'eau. Toutefois, si pour des besoins particuliers (désencrage, par exemple), on décide de faire intervenir des réactifs chimiques, ceux-ci peuvent être mis en oeuvre sans modifications dans l'appareil même de trituration - fractionnement. De plus, la mise en oeuvre du procédé est simple et d'une grande souplesse d'adaptation. Le papetier sera à même, selon la qualité des vieux papiers traités ou la sorte de produits papetiers à obtenir, de faire varier de nombreux éléments, sans toutefois sortir du cadre du procédé selon l'invention. Par exemple, le choix judicieux des formes, des dimensions, des pas et des orifices des filets inversés des tronçons des vis lui permettra de faire évoluer l'amplitude des contraintes de compression et de cisaillement selon des séquences adaptées de façon optimale à la matière à traiter et aux caractéristiques de la pâte que l'on désire obtenir à la sortie. De même, il pourra moduler la température de traitement, la concentration de la suspension, l'intervention de réactifs, etc. Enfin, il parait avantageux de traiter les vieux papiers directement à sec ; on pourra cependant1 dans certains cas, comme mentionné plus haut, intéger l'installation de traitement dans des chaînes classiques comportant notamment des opérations de sé- paration de contaminants lourds et/ou de défibrage préliminaire par voie humide à plus ou moins haute concentration, sans alté-rer ni modifier les avantages du procédé objet de l'invention. REVENDICATIONS 1/ Procéda de traitement de vieux papiers contaminés en vue de leur valorisation et de leur réemploi dans la fabrication de produits papetiers, qui consiste, après élimination des contaminants lourds, a séparer les fibres constituant ces vieux papiers, d'une part, les unes des autres, et, d'autre part, des divers contaminants qu'ils peuvent contenir, caractérisé par le fait que : - après élimination des contaminants lourds, l'on introduit les vieux papiers dans une enceinte où ils sont soumis à un traitement mécanique en milieu aqueux à haute concentration provoquant simultanément :: la séparation des fibres les unes des autres et des contaminants, une fragmentation poussée desdits contaminants, une dispersion homogène des particules de contami nants ainsi formées dans la suspension fibreuse obtenue, - puis, de maniere connue, on utilise la pâte obtenue pour la fabrication de produits papetiers. 2/ Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le traitement mécanique consiste à provoquer l'entraineient de la matière et å la soumettre, lors de son déplacement, à des contraintes simultanées de compression et de cisaillement exercées de manière progressive, ladite matière étant introduite à l'état sec dans l'enceinte de traitement puis traitée en milieu aqueux sous forme d'une suspension à haute concentration. 3/ Procédé selon l'une des revendications 1 du 2, caractérisé par le fait que préalablement à l'introduction de la matière dans l'enceinte de traitement, on élimine, à sec, les contaminants lourds puis on la déchiquette 4/ Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que le milieu aqueux au sein duquel est effectué le traitement de la matière est constitué uniquement par de l'eau. 5/ Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que, en cours de traitement, on introduit dans l'enceinte, en plus de l'eau nécessaire 3 la mise en suspension, -des réactifs chimiques ou des additifs divers. 6/ Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que la suspension à haute concentration contient 20 et 40 % en poids de matière sèche. 7/ Procédé selon la revendication 6, caractérisé par le fait que la suspension à haute concentration contient entre 25 et 35 % en poids de matière sèche. 8/ Procédé selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que le traitement est effectué à une température comprise entre 700 C et 1100 C. 9/ Procédé selon l'une des revendications 1 à7, caractérisé par le fait que le traitement est effectué à une température comprise entre 850 C et 1000 C. 10/ Procédé selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé par le fait que les contaminants sont fragmentés en particules de quelques microns à plusieurs dizaines de microns. 11/ Pâte papetière obtenue par le mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisée par le fait qu'elle est constituée par une suspension fibreuse constituée de fibres papetières dans laquelle sont dispersées de façon homogène de très fines particules de produits contaminants.