La présente invention concerne des alliages de titane utilisables à températures élevées, en particulier ces alliages du type à phase gamma TiAl. Les alliages de titane sont largement utilisés dans les moteurs à turbine à gaz durant ces dernières années du fait de leur combinai- son de propriétésde résistance mécanique élevée et faible densité, mais en général,leur utilisation a été limitée à des températures inférieures à 6000C à cause de proprié- tésinacceptables de résistance et d'oxydation. Aux températu- res élevées, on a utilisé des superalliages relativement densede fer, de nickel et de cobalt. Cependant, des alliages légers sont toujours très désirés, étant donné qu'ils réduisent intrinsèquement les contraintes lorsqu'ils sont employés dans des éléments rotatifs. Bien que la plus grande partie des recherches ont été réalisées dans les années 1950 etJ960 sur les alliages de titane légers utilisables à températures élevées, aucun ne s'est avéré convenable pour des applications dans le génie civil. Pour être utilisable aux températures élevées, les alliages de titane doivent avoir une combinaison con- venable de propriétés. Dans cette combinaison on doit citer les propriétés tens que ductilité élevée, résistance à la traction élevée, tenacité aux ruptures, module élastique, résistance au fluage, fatigue, oxydation, et faible densité. A moins quela matière n'ait cette combinai- son convenable de proprftés, elle finira par céder et ainsi son usage est limité. En outre, les alliages doivent être métallurgiquement stables pendant leur utilisation et ils doivent être aisés à fabriquer par moulage et forgea- ge. Fondamentalement, des alliages de titane utilisables à température élevée doivent au moins dépasser les métaux qu'ils doivent remplacer de certains points de vue, et les égaliser dans tous les autres domaines. Ce critère impose de nombreuses restrictions et des perfectionnements sur les alliages considérées un jour comme utilesyanrès examen plus serré, se sont avérés ne pas l'être. Des alliages à base de nickel typiques qui pourraient être remplacÉspar un alliage de titane sont les alliages INCO 718 ou INCO 713 -2- (désignation commerciale). Les capacités de résistance à la rupture corrigées en fonction de la densité de ces ainsi que matières sont montrées dans la figure J/pour les meilleurs alliages de titane disponibles dans le commerce. On peut voir que ces alliages de titane connub ont des propriétés inférieures à cebes du nickel. Les alliages selon l'inven- tion, discutés ci-après, sont également représentés dans la figure. Jusqu'à présent, une combinaison favorable d'éléments pour une résistance à températuresplus élevées était le titane avec l'aluminium, en particulier les alliages dérivant de composés intermétalliques o d'alliagesà structure ordonnée Ti3Al (0 Il doit être évident que le système d'alliage gamma TiAl est à même de devenir plus léger pour autant qu'il contient davantage d'aluminium. Au cours de recherches de labora- toire pendant les années 1950, on a constaté que ces allia- ges d'alumiinare étaient susceptibles d'être utilisés à des températures élevées jusqu'à environ 10000C. Mais des expériences ultérieures avec de tels alliages ont montré que, bien qu'ils avzent la résistance nécessaire à température élevée, ils étaient seulement peu ou pas ductiles à température ambiante et à température modérée,. par exemplede l'ordre de 20 à 550 C. Des matières qui sont trop cassantes ne peuvent être fabriquées aisément, de même elles ne peuvent résister aux endommagements peu fréquents mais inévitables pendant leur utilisation sans rupture. Ce ne sont donc pas des matériaux utilisables susceptibles de remplacer d'autres alliages. Il exite deux types de composés de titane - alu- minium à structure ordonnée présentant un intérêt, Ti3Al et TiAl qui peuvent servir de base pour de nouveaux alliages à température élevée. Ces spécialistes en la matière reconnaîtront qu'il existe une différence substan- tielle entre les deux phases. Le comportement de Ti 3Al ressemble à celui du titane étant donné que les structures cristallines hexagonales sont très similaires. Cependant, le composé TiAl a une structure tétragonale de certains atomes et par conséquent des propriétés d'alliage sensible- -3- ment différentes. Une telle distinction souvent n'est pas reconnue dans la lMtérature. Par conséquent, la discussion ci-après est largement limitée à celle qui ne concerne que l'invention c'est-à-dire dans le domaine de phase gamma TiAl, c'est-à-dire TiAl 50 Ti-50A1, pourcents atomi- ques, et 65Ti-35Al pourcents en poids. En ce qui concerne les travaux réalisés dans les années 1950 sur les alliages de titane, divers brevets US et étrangers ont été accordés. Parmi ces brevets on peut citer le brevet US numéro 2 880 087 qui décrit des alliages comprenant 8 à 34% en poids d'aluminium avec addition de 0,5 à 50% d' éléments de stabilisation de la phase béta (Mo, V, Nb, Ta, Mn, Cr, Fe, W, Co, Ni, Cu, Si et Be). Les effets des divers éléments sont connus jusqu'à un certain point. Par exemple, le vanadium en quantité de 0,5 à 50% était admis comme étant utile pour communiquer une ductilité à température ambiante, allongement jusqu'à 2%, dans un alliage comprenant 8 à 10% d'aluminium. Mais avec des alliages à teneur plus élevée en aluminium - c'est-à-dire ce qui se rapproche le plus de l'alliage de phase gamma TiAlla ductilité était pratiquement inexistanteqrne que soit l'addition faite. Similairement, le brevet US numéro 2 881 105 mentionne un alliage à 6-20 % en poids d'aluminium durci par addition jusqu'à 2% de vanadium. Le brevet du Canada No. 596 202 mentionne d'autres alliages utiles comprenant moins de 8% en poids d'aluminium tout en mentionnant le problème de l'usinabilité à chaud pour des teneurs plus élevées en aluminium. Il est indiqué que le problème est surmonté par addition des éléments stabilisant de phase béta mentionnés Précédemment en combi- naison avec le germanium (un stabilisateur de phase alpha). Ce brevet décrit l'utilité du carbone en quantité de 0,05 à 0,3 % pour améliorer la résistance à chaud des alliages à forte teneur en aluminium (jusqu'à 32%) de cette invention. Une technique similaire est décrite dans le brevet du Canada No. 595 980 ou il est également indiqué que d'autres éléments, teb que le molybdène, le manganèse, le vanadium, le niobium et le tantale sont utilisables. Mais -4- une revision des valeurs indiquées dans le brevet du Canada 595 980 indique peu de renseignements pour distinguer entre les éléments et la prédominance d'un allongement sous traction "zéro" à température ambiante. Le brevet du Canada No. 621 884 décrit de teneurs en aluminium de 34 à 46 % en poids. On remarquera le manque de sensibilité des alliages au traitement thermique. Aucune valeur n'est donnée pour l'allongement sous traction, mais on déduit que 34-46% d'aluminium donnent une ductilité maximum du fait des faibles valeurs pour la dureté. (Il est évident que ceci est une déduction incorrecte étant donné que des recherches faites par le déposant ont montré que l'alliage Ti-38% Al avait une faible dureté et aucune ductilité sous traction à température ambiante. A la fois des stabilisateurs de phase alpha et bêta sont indi- qués avec des additions souhaitables en-quantité de 0,1 à 5% mais aucune suggestion n'est faite pour le choix d'un additif donné dans ce groupe très large. Dans une publication, telle que "Ti-36 Pct Al as a Base for High temperature Alloys", par McAndrew et Kessler dans-Transactions AIME, volume 206 page 1384ff (1956), de nombreuses compositions de TiAl avec additions comprenant du niobium et du tantale ont été examinées, montrant un perfectionnement ccrtrele fluage et un perfec- tionnement limité pour les propriétés à température ambian- te. D'autres investigateurs ont rapporté la dureté et les paramètres desréseaux pour les alliages contenant le zirconium et l'yttrium. Des études plus fondamentales sous la direction de l'US Air Force ont été mises en oeuvre pour chercher les éléments fondamentaux pour alliages au milieu des années 1970. Les recherches de l'US Air Force et des recherches privées ont montré que Zr, Ni, In et Ca ont augmenté la résistance de TiAl mais pas sa ductilité. Durant ces 20 dernières années, des recherches ont égalemEt été faites sur divers systèmes ternaires comprenant Ti-Al-V. Voir par exemple Kornilov et Co.dans "Metal Science and the application of Titanium and its Alloys" volume 8, 92, Nauka Press, Moscou (1965). La plupart de ces recherches concernaientl'identification de la phase et les domaines de -5- stabilité plutôt que le développement d'alliages utiles. Malgré ces révélations, on n'a pas découvert d'alliages de TiAl ayant une utilité commerciale et dans le génie civil. Ceci peut être attribué à des estimations limitées et des approches nécessairement largesréalisées dans le passé. La technique connue enseigne certaines approches larges mais contradictoires. Il existe une meilleu- re compréhension actuellement et une recherche considérable est en cours dont la présente invention est un produit. Mais on ne peut encore avouer une efficacité étendue pour obtenir une résistance mécanique à température élevée et une ductilité à faible température pour les alliages intermétalliques de titane. Ainsi qu'on le constatera ci-des- - se sous, les enseignements très larges du passé ne/sont pas avérés entièrement exacts et utilisables. Par exemple, tous les éléments de transition étaient considérés comme ayant des effets similaires dans la plupart des publications. Il est un but de la présente invention de réaliser un alliage perfectionné de titane aluminium du type gamma TiAl qui a à la fois une résistance au fluage élevée à température élevée et une bonne ductilité à température modérée et ambiante et qui peut être fabriqué par des procédés habituels. Dans la technique connue,de grands domaines de compositions d'alliages TiAl étaient donnés. Ces domaines sont très larges, l'intervalle le plus étroit étant 34-46% en poids d'aluminium (brevet du Canada No. 621 884). L'addi- tion de vanadium était également décritemais interchangeable avec d'autres éléments dans de grands domaines. La distinc- tion entre le vanadium et d'autres éléments favorisant la phase béta était somuare. Dans d'autres cas, le vanadium était jugé utile pour des alliages à faible teneur en aluminium mais pas pour des alliages à teneur élevée en aluminium. La recherche qui a conduit à la présente inven- tion a révélé qu'en fait la teneur en aluminium dans un alliage binaire TiAl peut influencer de façon très critique les propriétés. En outre, on a trouvé que le vanadium est unique par comparaison aux autres éléments de transition similaires Selon l'invention, une combinaison unique -6- et utile de ductilité sous traction et de résistance méca- nique à température élevée est obtenue avec un alliage de titane comprenant un domaine assez étroit de compositions d'aluminium, entre 4850 pourcents atomiques, le complément étant du titane. A l'alliage mentionné précédemment, divers éléments peuvent être ajoutés pour changer les propriétés. Un alliage préféré consiste,. exprimé en pour- cents en poids, en 34-36 % d'aluminium, le complément étant du titane (en pourcents atomiques, Ti-48/50 Al). Les alliages avec moins d'aluminium que ceux de l'invention ont une résistance plus élevée mais une ductilité plus faible que 1,5 %. Des alliages contenant plus d'aluminium, plus que dans la présente invention ont une résistance plus faible et une ductilité plus faible. Dans un mode de réalisation principal de l'inven- tion, on ajoute du vanadium en quantité de 0,1 à 4% en poids pour améliorer la ductilité à température ambiante et à température modérée sans nuire à la résistance à température élevée. Il a été montré que le vanadium est unique parmi les autres éléments de ce point de vue. Les alliages selon l'invention comprennent, exprimés en pourcents en poids, 31-36 Al, 0,1-4 V, le complément est du Ti; les alliages préférés comprenant 34-36A1, 0,7-2,0V, le complément étant du titane. (exprimé en pourcents atomiques, ces alliages comprennent 45-5OAl, 0-3V, le complément étant du titane et 48-5OAl, 0,5-1,5V, le complément étant Ti). L'addition de petites quantités d'autres éléments est favorisée dans la présente invention. Du carbone à quantité de 0,1 % en poids augmente la résistance au fluage bien qu'il abaisse la ductilité. Les alliages selon l'invention peuvent être utilisés à l'état moulé et à l'état forgé. Ou la pièce forgé peut subir un traite- ment thermique de 'vieillissement pour améliorer la résistance à la traction. Selon une autre possiblité, ces alliages peuvent subir un traitement de mise en solu- on Deut les tion et ensuite/vieillir pour augmenter la résistance au fluage et la ductilité sous traction. L'invention permet de réaliser de nouveaux alliages -7- qui ont des propriétés qui conviennent pour des applications dans le génie civil. Comme on peut le voir dans la figure 1, les alliages selon l'invention ont des propriétés corrigées en fonction du poids meileures que certains des alliages de nickel et constituent une amélioration substantielle par rapport aux alliages existants. Etant donné leuisductilité appréciable à faible température et à des températures intermédiaires, les nouveaux alliages peuvent être forgés en utilisant l'installation d'estampage isothermique habituelle et des étapes de procédé facilement mises en oeuvre. Pour que l'invention puisse être mieux comprise, référence est faite aux figures suivantes o: la figure 1 montre les propriétés de résistance à la contrainte corrigées parla densité pour des alliages choisis de nickel et de titane ainsi que des alliages selon l'invention. La figure 2 montre l'influence de la teneur en aluminium chez les alliages binaires TiAl sur les propriétés de résistance à température ambiante et la limite de fluage à 8150C/103 MPa. La figure 3 montre l'effet des additions d'éléments dansles alliages Ti48% atomiques Ai sur les propriétés de résistance à température ambiante et lalisdte de fluage à 815 C/103 MPa. La figure 4 donne les effets de l'addition dd vanadiun sur la ductilité sous traction à 20-7000C d'un alliage Ti-48/50 pourcents atomiques d'aluminium. La figure 5 montre l'effet du forgeage et des condi- tions de traitement thermique sur l'alliage Ti-50Al. Le mode de réaliation préféré est exprimé en termes de pourcents atomiques (a/o) des éléments étant donné que c'est de cette façon qu'il a été déterminé. Mais, pour la facilité des chercheurs spécialistes en la matière, l'inven- tion est revendiquée en pourcents en poids. Ces spécialistes en la matière transformeront aisément les pourcents atomiques en pourcents en poids. Dans le but de les aider, les pourcents en poids et leurs équivalentsatomiqusdesalliagesde titane binairessont représentés dans le tableau 1. Dans un programme de recherche couvrant une période de plusieurs années, plus de 120 alliages ont été coulés et leum propriétésevaluées.Le but était de trouver un alliage ayant une ductilité sous traction supérieure à 1,5% à température ambiante et une résistance spécifique (rapport résistance/densité) égale ou supérieure à celle des super- alliages de nickel habituellement utilisés. Comme point de référence,on utilise les alliages INCO 718 (19Cr- 0,9Ti - 0,6 Al- 3Mo -18Fe - 54b + Ta> complément Ni, pourcents exprimés en poids) et IN 713C (14Cr- lTi- 6A1 - 4,5Mo - complément Ni, pourcents exprimés en poids). Les recherches initiales concerna:eit l'évaluation d'alliages dans l'état tel que forgé. Dans cette recherche, l'influence de la teneur en aluminium dans l'alliage binaire TiAl a été évaluée, les résultats étant montrés dans la figure 2. On a pris l'alliage Ti-50Al comme point de départ. On peut voir que le changement de la teneur en aluminium a un effet critique. Lorsque la teneur en Al diminuait jusqu'à 44%, la résistance à la traction augmentait d'environ 200%, mais la ductilité diminuait d'environ 84% -et la limite de f luage diminuait sensiblement. Donc, en utilisant comme critère pour la ductilité une valeur de 1,5%, on a trouvé que les alliages avec 48-50% d'aluminiun étaient préférés. L'évaluation des effets d'autres éléments d'addition était alors concentrée sur l'alliage Ti-48/50Al. Le tableau 2 donne certains des alliages qui ont été examinés. L'influen- ce des éléments d'addition est résumée dans la figure 3 pour l'alliage Ti48Al. D'après la figure 3, on peut voir que tous les éléments d'addition augmentaient la limite de fluage mais que le tungstène abaisse la ductilité alors que le vanadium l'augmente ou la préserve: comparer l'alliage 128 avec 125. En outre on a constaté que d'autres éléments par exemple W et Sb en combinaison avec V ne sont pas utiles, comparer les alliages 127 et 125. L'effet du carbone est également discuté davantage ci-dessous. Le tableau 3 montre l'effet des éléments d'addition sur les propriétés de rési- stance à 2600C. On peut voir que la résistance à la traction et l'allongement améliorés obtenus proviennent de l'addition - 9 - de vanadium en quantités jusqu'à 2,5%. La situation dans les alliages Ti50Al n'est pas tout à fait aussi claire La plupart des éléments telsque Mo et W tendent à abaisser quelque PDeu la ductilité et peuvent réduire les propriétés de irxite de fluage. Des additions de vanadium peuvent également abaisser le coportementaufluage jusqu' à une valeur limitée et ne pas changer la ductilité sous traction à température ambiante. Cependant, comme on peut le voir dans le tableau 4, une résistance à la traction et une ductilité améliorées à la température intermédiare de 260 Cpeuver résulterdeladditions de vanadium. Le vanadium augmente également diversement la ductilité et la résistance à température modérée dans les alMages moins préférés de Ti-44/45/46% Al. Tableau 1 Pourcents équivalents approximatifs dans des alliages binaires Ti-Al % en poids % atomiques Ti-Al Ti-Al 92-8 87-13 69-31 56-44 68-32 54-46 66-34 52-48 -40 46-54 - 10 - Tableau 2 Compositions des alliages TiAl examinés Alliage No. V-5032 T2A-106 T2A-107 T2A-108 T2A-118 T2A-111 T2A-122 T2A-119 T2A-121 T2A-112 T2A-131 T2A-128 T2A-132 T2A-125 T2A-127 T2A-134 T2A-126 T2A-133 T2A-116 T2A-115 T2A-120 T2A-109 T2A-135 T2A-110 T2A-117 T2A-129 T2A-130 T2A-136 % en poids Ti-36,0 A1 Ti-30,7 A1 Ti-32,4 A1 Ti-34,2 A1 Ti-30,4 Al-1,4V Ti31,5 Al-1,3V Ti-30,9 Al-1,3V-3,0In Ti-30,5 A1-4,5Hf Ti-30,0A1-2,8In-4,5Hf Ti-29,8Al-ll,4Nb Ti-32,4A1-3,3V Ti-33,OA1-4,7W Ti-34,2A1-0,7V Ti-34,2Al-l, 3V Ti-33,0Al-4,7W-1,3V Ti-34,2Al-1;4V-0,lC Ti-34,0Al-1,3V-1,05b Ti-34,lAl3,4V Ti-36,OAl-0,4Bi Ti-36,OA1-0,2Sb Ti-36,OA1-0,6Sb Ti-36,6A1-2,5Mo Ti36,0A1-0,7V Ti-36,OAl-l,4V Ti-36,OAl-l,4V-0,2Sb Ti-35,8Al-l,4V-0,9Sb Ti34,5A1-],3V-4,7W-l,ob Ti-36,OA1-3,4V % atomiques Ti-5OAl Ti-44A1 Ti-46A1 Ti-48A1 Ti-44Al-l,OV Ti-45Al-l,0V Ti-45Al-l,OV-l,Oln Ti-45Al-l,OHf Ti45Al-l,OIn-l,OHf Ti-45A1-5,ONb Ti-46A1-2,5V Ti-48Al-l,0W Ti-48A1-0,5V Ti48Al-l,OV Ti-48Al-l,O0V-l,0W Ti-48Al-l,O0V-0,2C Ti-48Al-l,OV-0,3Sb Ti48A1-2,5V Ti-50A1-O,lBf Ti-50A1-O,lSb Ti-50A1-0,2Sb Ti-5OAl-l,OMo Ti-50A10,5V Ti-50Al-l,OV Ti-50Al-l,OV-O,lSb Ti-50Al-l,O0W-0,3Sb Ti-50Al-l,OV-lW0,3Sb Ti-50Al-2,5V - il - La figure 4 résume l'influence moyenne d'additions critiques de vanadium dans le domaine de 0,5 à 2,5% sur les alliages Ti-48/5OAldans un domainede température de 20 -2500C. On peut voir qu'il existe une amélioration modeste mais toujours significative de la ductilité à faible température et une amélioration substantielle de la ductilité à tempé- rature modérée. Aux températures élevées il y a peu d'effets. Des recherches antérieures sur la solubilité ont montré que des concentrations très élevées de vanadium sont solubles dans la phase gamma, des valeurs aussi élevées que 20% ont été citées. Le déposant a démontré l'utilité et le caractère unique des additions jusqu'à 2,5% mais n'a pas démontré quelle pouvait être la limite supérieure d'utilité. Bien qu'ultérieurement on peut conclure que des valeurs jusqu'à la limite de solubilité pourraientêtre utilisable, actuellement le déposant est d'avis qu'on peut supposer que du vanadium jusqu'à 3% peut être utilisable étant donné qu'il n'y a aucune preuve de diminution de la tendance dans le domaine testé. La limite inférieure de la valeur testée était de 0,5% mais il est raisonnable de penser que des valeurs inférieures, jusqu'à 0, 1% donneront un effet souhaité sur la ductilité mais de façon moindre. Divers éléments ont été identifiés qui amplifient la résistance à température élevée. On a trouvé que Sb, Bi et en particulier le carbone favorisent iarésistance au fluage. La figure 3 montre que l'addition de 0, 20 % de carbone à l'alliage Ti-Al-V plus que triple la durée jusqu'à la rupture. A cette valeur, une certaine diminu- tion de la ductilité à température ambiante est remarquée. Cependant, il est admis que des expériences ultérieures sur la quantité de carbone possible associée à des traite- ments thermiques pourraient éliminer cette diminution de ductilité. Donc, on conclut que (a) pour obtenir une ductilité sous traction convenable et une bonne résistance au fluage, un alliage de titane aluminium doit de préférence comprendre une teneur en pourcents atomiques d'aluminium de l'ordre de 48-50% (ou 34 à 36 % en poids). - 12 - (b) le vanadium dans l'alliage comprenant 48-50% Ai est bénéfique en quantités exprimées en pourcentsen poids de 0,1 à 3%ou même davantage (0, 1 à 4% en poids); les quantités préférées étant 0,5 à 1,5% (environ 0,7 à 1,5 % en poids) pour augmenter la ductilité sous traction aux faibles températures et aux températures intermédiaires sans dégrader de façon nuisible la résistance à température élevée. Ni les agents promo- teurs de phase béta tels que Mo ou W, ni les agents pro- moteurs de phase alpha tels que Bi et Sb ne sont efficaces de façon sidlaire. V également communique une ductilité aux alliages des compositions que l'on préfère moins comprenant 44-48% Ai. (c) du carbone dans le domaine de 0,05 à 0,25% (0,02 à 0,10% en poids), préféré en quantité de 0,1 à 0,2% C (0,05% à 0,1 % en poids) est avantageux pour les alliages Ti-A- V de (a) et (b) ci-dessus pour améliorer les propriétés à température élevée, mais avec une certaine diminution de la ductilité à température ambiante. "original" - 13 - Tableau 3 Propriétés sous traction à 260 C pour des alliages Ti-48% a/o A1 Ti-48 A1 Ti-48 Al-lW -0,5V - lv -i1V -lV-lW -lV-0,2C -1V-0,3Sb -2,5V tension de fluage 0,2% (MPa) résistance limite à la traction (MPa) % allongement 2,1 3,1 ,1 3,1 3,2 2,5 1,8 ,1 Tableau 4 Propriétés sous traction à 260 C pour les alliages Ti-50% a/o A1 tension de fluage 0,2% (MPa) Ti-50A1-0,lBi 250 -0,lSb 254 -0,2Sb 275 -lMo 305 -0,5V 243 -1,0V 263 -lV-0,lSb 256 -lV-0,3Sb 263 -lV-lW-0,3Sb 368 -2,5V 279 résistance limite à la traction (MPa) % allongement 2,0 1,8 0,8 0,8 2,0 2, 4 2,0 2,0 0,8 2,75 - 14 - a Les alliages décrits ici ont été fabriqués/des dimen- sions de 1-2 à 40kg et forgés à température constante. Les dimensions les plus petites dominaient. tes pratiques courantes et les précautions habituelles lors de la fusion et du forgeage des alliages de titane ont été utiliséespour éviter les défauts bien connus de ces alliages. En particulier la quantité d'oxygène devait être maintenue inférieure à 0,1% en poids et d'autres contaminations devaient être évitées. L'analyse métallurgique des alliages dans le domaine selon l'invention indiquait qu'il y avait une structure à deux phases. La phase prédomminante était la phase gamma TiAl avec une petite quantité de phase globulaire alpha deux (Ti3Al). Les études des traitements thermiques ont montrés que les propriétés pouvaient être changées par manipulation de la dimension des grains et la quantité de distribution de la phase alpha deux. Les valeurs indiquées précédemment concernaient un matériau dans un état tel que forgé. Le forgeage était fait à température constante entre 1010 0C et 11000C et les éléments testés étaient refroidis à l'air. La figure 5 montre l'effet d'un vieillissement direct (D.A.) dans le domaine de 750-1000 OC et le traitement de mise en solution dans le domaine de 1150-1250 0C suivi par un vieillis- sement à 750-1000 Cdurant une à huit heures.toutes les étapes étaient suivies par refroidissement à l'air. Egalement indi- qué sont.2civerses températures de forgeage. On peut voir que la température de forgeage plus basse augmente la résistance au fluage en général, mais diminue la liiite de fluage. Le vieillissement direct tend à abaisser les résistances à la traction et au fluage mais augmente la ductilité. Le traitement thermique de irse en solution et le vieillisse- ment ont pour résultat une croissance desgrains, une résistan- ce à la traction plus faible et des propriétés de rupture sous contrainte améliorées. Donc, on peut conclure que l'alliage est de préférence utilisé après forgeage à 10500C ou moins, et éventuellement vieilli directement à 750 - 10000C. Si on désire une résistance améliorée au fluage, la température de forgeage doit être abaissée dans le domai- ne de 1010-11000C. si une limite améliorée de fluage est souhaitée, la pièce forgée doit être recuite à 1100-12000C - 15 - et ensuite vieilliedans le domaine de 815 - 9500C. Bien entendu diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux alliages qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention. - 16 - Revendications: 1. Alliage de titane aluminium que il'on peut couler et forger et ayant une ductilité à température ambiante et une bonne résistance au fluage à température élevée caractérisé en ce qu'il comprend 48-50% atomiques d'aluminium, le complément étant le titane. 2. Alliage de titane aluminium ayant une combinaison optimum de ductilité à température ambiante et une bonne résistance au fluage à température élevée caractérisé en ce qu'il comprend 34-36% en poids d'aluminium, le complément étant du titane. 3. Alliage coulé ou forgé-ayant une ductilité à tempé- rature ambiante et une bonne résistance à température élevée caractérisé en ce qu'il comprend en poids, 31-36% d'aluminium, 0,1-4% de vanadium, le complément étant du titane (en pourcents atomiques environ 45-5OAl, 0-3V, le complément Ti). 4. Alliage coulé ou forgé avec une ductilité à tempé- rature ambiante et une bonne résistance à température élevée caractérisé en ce qu'il consiste en poids en 43-36% aluminium, 0,7-2% vanadium, le complément étant du titane (en pourcents atomiques environ: 48-5OAl, 0,51,5V, le complément étant Ti). 5. Alliage selon l'une quelconque des revendications 3 ou 4 caractérisé par des allongements sous traction supérieurs à 1,5% à 200C et 3% à 2600C. 6. Alliage selon l'une quelconque des revendications 3 ou 4, caractérisé en ce qu'yOE comprend en outre jusqu'à 0,1% en poids de carbone pour améliorer la résistance au fluage. 7. Alliage selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il est forgé à 1000-10500C et en ce qu'il subit un traitement thermique à 815-9500C pour obtenir une résistance à la traction élevée. 8. Alliage selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il est forgé à 1000-10500C avec un traitement thermique en deux étapes consistant en un recuit de mise en solution à 1100-12000C suivi par un traitement de vieillissement à 815 -950 C pour déve.ippr - 17 - une résistance élevée au fluage et une ductilité sous trac- tion améliorée.