L'invention concerne un chariot à couler pour la fabrication de pièces céramiques- moulées, et notamment de cuvettes de W.C., comportant un châssis inférieur qui porte la partie inférieure du moule de coulée et un châssis supérieur qui porte la partie supérieure du moule et qui peut basculer par rapport au châssis inférieur, autour d'une articulation qui le relie à ce dernier, sous la commande d'un galet de came qui roule sur un rail formant came, en vue de l'ouverture du moule à couler. Les pièces moulées en céramique, et notamment en céramique sanitaire telles que les cuvettes de W.C., les lavabos ou simi- laires, sont fabriquées de la manière suivante : un moule de coulée en un matériau poreux, de préférence le plâtre, est empli de barbotine puis, pendant une période de temps déterminée, il extrait de la barbotine une partie de 11 eau contenue dans celle- ci, de sorte qu'il se forme > sur les parois intérieures du moulue, un dépôt céramique appelé pâte.Dès que la pâte a atteint l'é- paisseur désirée, la barbotine en excès est extraite du moule, au besoin par un mouvement basculant de celui-ci et, au bout d'un temps de séchage déterminé, la partie supérieure du moule est séparée de la partie inférieure et la pièce moulée est finalement extraite de la partie inférieure du moule de coulée. Il est connu de rattacher la partie supérieure du moule au châssis inférieur par un système de broche à vis ou un excentrique de serrage, afin que cette partie supérieure ne puisse pas se détacher de la partie inférieure du moule au moment du remplissage de ce dernier avec la barbotine ainsi que pendant le temps de prise qui fait suite à celte opération et en cas de basculement du moule, éventuellement nécessaire pour l'extraction de la barbotine en excès (Modèle d'utilité allemand nO 7 019 489).Cette liaison établie. au moyen d'une broche filetée ou d'un excentrique de serrage doit être détachée pour que la partie supérieure du moule puisse être séparée de la partie inférieure à la suite de ltextraction de la barbotine en excès.En principe, il est possible de mécaniser l'ouverture de cette liaison, par exemple avec un galet de came qui passe sur un rail-came dans une section déterminée d'une vote ferrée guidant les chariots à couler, avant que le galet de came qui commande le mouvement basculant du châssis supérieur par rapport au châssis inférieur ne s'engage à son tour sur un rail servant de came. Il est toutefois difficile, avec les tolérances dimensionnelles qui peuvent être atteintes dans la pratique, de cammander cette opération de sorte que la partie supérieure du moule se détache de la partie inférieure sans à-coups.En particulier lorsqu'on utilise un système d'attache à excentrique ou à dépassement de point mort entre la partie supérieure du moule et le châssis inférieur, il est libéré, au moment où ce système d'attache est ouvert, des forces plus ou moins brusques sous l'influence desquelles la pièce moulée peut être endommagée. Ce risque est particulièrement grand lorsque la partie supérieure du moule s'engage à la manière d'un noyau à la parois à forte pente dans la pièce moulée, ce qui est fréquemment le-cas lorsqu'il s'agit en particulier de cuvettes de W.C., dans la région d'un anneau d'eau prévu s;L-r la cuvette. L'invention a pour but de réaliser un chariot à couler du genre défini au début, dans lequel le risque d'endommagement de la pièce moulée au moment de la séparation de la partie supérieure du moule d'avec la partie inférieure est tout au moins fortement réduit. Selon l'invention, ce but est atteint par le fait que le châssis supérieur est raccordé en permanence au châssis inférieur par un organe de traction qui se trouve sous pratension élastique lorsque le moule est fermé et qui se tend davantage à l'ouvertu- re du moule. De la sorte, on évite une libération brusque de forces lors de l'ouverture du moule et, en outre, on parvient à ce que le galet de came, qui commande l'ouverture du moule en passant sur un rail-came, soit pré-tendu constamment au contact du rail-came lors de cette opréation et, en conséquence, soit forcé de suivre sa traJectoire sans à-coups. Dans une forme de réalisation préférée de l'objet de l'invention, le châssis supérieur peut pivoter en direction d'une butée lorsqu'l: dépasse une position neutre dans laquelle la ligne d'influence de l'organe de traction coupe l'axe de l'articulation qui relie le châssis supérieur au châssis inférieur. Ainsi est éliminé le risque qu'à la suite de l'ouverture complète du moule, le châssis supérieur, qui n'est alors plus guidé par un rail-came, retombe sur le châssis inférieur sous l'effet d'une secousse et, dans ces condition, endommage la pièce mou lée. D'après un développement de l'objet de l'invention, le risque d'endommasement de la pièce moulée au moment de ltouver- ture du moule est encore réduit par le fait que la partie supérieure du moule est raccordée au châssis supérieur par une arti clairon dont l'axe est situé entre le centre de gravité de la partie supérieure du moule et l'axe de l'articulation qui relie le chSssis supérieur au châssis inférieur et parallèlement à cet axe.On parvient de la sorte à ce que la partie supérieure du moule peut effectuer par rapport au châssis supérieur, lors de l'ouverture du moule, un pivotement qui est opposé au mouvement basculant du châssis supérieur par rapport au châssis inférieur, si.bien que la partie supérieure du moule se détache plus facilement de la pièce moulée. Enfin, il est avantageux que l'articulation pour la partie supérieure du moule soit située sur un chariot qui est maintenu sur le châssis supérieur de manière à pouvoir se déplacer perpendiculairement aux axes des deux articulations. L'invention est ci-après expliquée avec d'autres détails en référence aux dessins schématiques ci-annexés d'un exemple de réalisation. La fig. 1 est une vue en élévation antérieure d'un chariot à couler mobile sur une voie ferrée, avec un moule de coulée représenté en coupe verticale dans sa position normale. La fig. 2 est une vue correspondante au début de l'ouver- ture du moule. La fig. 3 enfin est une vue correspondante à un stade ultérieur de l'ouverture du moule. Sur une voie ferrée 12 qui a été représentée en coupe transversale, peuvent se déplacer des chariots à couler 14 qui comportent chacun un moule de coulée 16 pour la fabrication d'une pièce céramique moulée 18. La voie ferrée 12 se compose essentiellement d'un railguide 20, d'un rail de roulement 22 qui est disposé à faible distance à coté du rail-guide 20 et qui sert en meme temps de second rail-guide, ainsi que d'un autre rail de roulement 24 ; chacun de -éos rails ce guidage et de roulement est constitué par un profilé en équerre. Le chariot à couler 14 présente un cadre porteur 26 avec des roues de roulement 28 et des galets de guidage 30. Les roues dç roulement passent sur les ailes horizontales des rails de roulement 22 et 24 ; les galets de guidage 30 sont placés entre les branches verticales du rail-guide 20 et du rail de roulement 22. Sur le cadre porteur 26 est fixée une paire de montants verticaux 32, dont chacun se termine vers le haut par une fourche 34 ; les fourches 34 logent des tourillons 36 sur lesquels est suspendu un châssis inférieur 38. Dans sa position normale, le châssis inférieur 38 prend un appui additionnel sur le cadre porteur 26 au moyen de pieds 40. Sur les dessins, on ne peut dis tanguer qu'un seul des montants 32, des fourches 34, des tourillons 36 et des pieds 40 qui sont disposés par paires. Sur le bord du châssis 38 situé à proximité des pieds 40 est fixé un bâti 42 qui est vertical dans la position normale du châssis. Sur le bâti 42 est monté un galet de came 44.qui roule sur un rail-came 46. Le bâti est relié à un châssis supérieur 50 - par une articulation 48 dont l'axe est parallèle aux rails de gui dague et de roulement 20, 22 et 24. Dans sa position normale représentée sur la fig. 1, le châssis supérieur 50 se trouve dans un plan horizontal au-dessus du moule 16 fermé.Le châssis supérieur 50 peut basculer de 900 environ vers le haut, à partir de cette position normale, contre une butée 51 ; pour ce mouvement basculant, il est monté, sur le châssis supérieur 50, un galet de came 52 qui passe sur un rail-came 53 dans une section de la voie ferrée 12. Le châssis supérieur 50 est raccordé au châssis inférieur 38 par une paire d'organes de traction 54, sous forme de ressorts hélicoidaux de traction dans l'exemple représenté, ces organes ayant tendance à maintenir fermé le moule 16. Une partie inférieure de moule 56, 58 et une partie supérieure 60 constituent les éléments essentiels du moule de coulée 14. A son tour, la partie inférieure 56, 58 se compose d'une partie d'appui 56 et de deux parties latérales 58 disposées symétri quetrent par rapport au plan du dessin de la fig. 1. La partie supérieure 60 du moule est suspendue au moyen d'une articulation 62 à un chariot 64 qui est monté sur le chcs- sis supérieur 50 de manière à pouvoir se déplacer perpendiculairement aux axes des articulations "3 et 62. L'axe de l'articulation 62 s'étend parallèlement à l'axe de -l'articulation 48 et il est décalé par rapport au centre de gravité 66 de la partie supérieure 60 du moule dans la direction de l'axe de l'articulation 48. De ce fait, la partie supérieure 60 du moule a tendance à effectuer un pivotement dans le sens des aiguilles d'une montre autour de l'axe de l'articulation 62. Ce pivotement est limité par une butée 68 fixée de manière réglable au châssis supérieure 50. Le chariot 64 présente des trous oblongs 70 dont la direction longitudinale croise à égale distance les axes des articulations 48 et 62. Les trous oblongs 70 sont traversés par des chevilles-guides 72 fixées au chgssis supérieur 50. Les chevilles-guides 72 peuvent être réalisées sous forme de boulons filetés et: servir en meme temps au montage du chariot 64 sur le châs- sis supérieur 50 ; mais il est également possible de prévoir un dispositif de montage central. REVENDICATIONS 1. Chariot à couler pour la fabrication de pièces céramiques moulées, et notamment de cuvettes de W.C., comportant un chassies inférieur qui porte la partie inférieure du moule de coulée et un châssis supérieur qui porte la partie supérieure du moule et qui peut basculer par rapport au châssis inférieur, autour d'une articulation qui le relie à ce dernier, sous la commande d'un galet de came qui roule sur un rail formant came, en vue de l'ouverture du moule de coulée, caractérisé en ce que le châssis supérieur 50 est raccordé en permanence au châssis inférieur 38 par un organe de traction 54 qui se trouve sous prétension élastique lorsque le moule 16 est fermé et qui se tend davantage à l'ouverture du moule 16. 2. Chariot à couler selon la revendication 1, caractérisé en ce que le châssis supérieur 50 peut pivoter contre une butée 51 lorsqu'il dépasse une position neutre dans laquelle la ligne d'influence de l'organe de traction 54 coupe l'axe dé l'articulation 48 qui relie le châssis supérieur 50 au châssis inférieur 38. 3. Chariot à couler selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la partie supérieure 60 du moule de coulée est raccordée au châssis supérieur 50 par une articulation 62 dont l'axe est situé entre le centre de gravité 66 de la partiesipé- rieure 60 du moule et l'axe de l'articulation 48 qui relie le châssis supérieur 50 au chtsz-s inférieur 38, et s'étend parallèlement à cet axe. 4. Chariot à couler selon la revendication 3, caractérisé en ce lue l'articulation 62 pour la partie supérieure 60 du moule de coulée est située sur un chariot 64 qui est maintenu sur le châssis supérieur 50 de manière à pouvoir se déplacer perpendiculairement aux axes des deux articulations 48, 62.