FR 2460801 A3 19810130 FR 7918091 A 19790712 La présente invention concerne une remorque élévatrice, notamment pour l'agriculture. Par remorque élévatrice, on entend une remorque comprenant des moyens pour soulever l'ensemble du chargement en vue notamment de le déverser par-dessus le seuil de chargement d'un récipient ou d'une machine. De telles remorques sont fréquemment utilisées pour les travaux agricoles en vue par exemple de déverser de la semence de céréales dans un semoir, de l'engrais dans un épandeur, ou plus généralement un chargement dans une machine ou uneautre remorque. Les seuils au-dessus desquels le chargement est destiné à être déversé sont alors couramment situés à plus de 1,8 m au-dessus du sol. On connait des remorques élévatrices comprenant un châssis muni d'un train de roues et une benne basculante portée par deux bras inégaux, l'un reliant l'arrière du châssis à l'arrière de la benne, l'autre, plus long, reliant l'avant du châssis au milieu de la benne. En position baissée, la benne repose sur le châssis tandis que les bras sont couchés vers l'arrière de ce dernier. Un vérin hydraulique assure le levage et le basculement simultanés de la benne. Ces remorques élévatrices connues présentent de nombreux inconvénients. Leur structure est lourde et peu rigide, car la charge est portée à l'extrémité des bras articulés. Le vérin qui assure à la fois le levage et le basculement est très long. Ces remorques nécessitent aussi l'emploi de moyens particuliers pour éviter le déversement de la charge avant qu'une hauteur suffisante de levage ne soit atteinte. D'autre part, ces remorques ne permettent pas le basculement en position basse. Le but de l'invention est de remédier à ces inconvénients en réalisant une remorque de construction simple,qui soit particulièrement commode à utiliser en position élevée tout en permettant le basculement de la benne en position basse. La remorque élévatrice, notamment pour l'agriculture, qui comprend un châssis principal monté sur roues auquel est articulé une berne basculante, et des moyens pour élever le seuil de déchargement de cette benne, est caractérisée, suivant l'invention, en ce que ces moyens comprennent un châssis auxiliaire qui porte un train de roues, qui est disposé sous le châssis principal et qui est articulé à ce dernier selon un axe de débattement parallèle à l'axe des roues, des moyens étant prévus pour faire pivoter le châssis auxiliaire autour de son axe de débattement de façon à faire varier la distance entre le châssis principal et le sol au droit des roues. Ainsi, l'élévation de la benne résulte de la montée du châssis principal par rapport au sol. La benne et son chargement ne s'éloignent donc pas exagérément du châssis au cours de cette opération, et la meilleure répartition ainsi obtenue pour les efforts permet l'allègement de la remorque. Dans une version préférée de l'invention, l'axe d'articulation du châssis auxiliaire est situé en arrière de l'axe des roues relativement au sens de déplacement normal de la remorque. Ainsi, quand on commande la montée du châssis principal par débattement angulaire du châssis auxiliaire les roues de ce dernier reculent et restent en arrière du centre de gravité de la remorque en position de déversement. D'autres particularités et avantages de la présente invention ressortiront encore de la description ci-après. Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs - la Figure 1 est une vue en perspective d'une remorque conforme à l'invention, en position de transbordement, - la Figure 2 est une vue de profil de la remorque de la Figure 1, en position de route, - la Figure 3 est une vue de profil de la remorque des Figures 1 et 2, au début d'une opération de transbordement, - la Figure 4 est une vue de profil, avec arrachement, de la remorque des Figures 1 à 3, en position finale de transbordement. Dans la réalisation représentée, la remorque est une remorque à deux roues destinée à des usages agricoles. Elle comprend un châssis principal 1 formé de deux longerons la, reliés notamment par une traverse lb (Figure 1), et muni à son extrémité avant d'une flèche articulée 2 permettant l'attelage à un tracteur agricole 3. La flèche 2 porte une béquille rétractable de stationnement 4. A l'extrèmité arrière au châssis principal 1 est articulée, selon un axe 5, une benne 6 pouvant basculer autour de cet axe entre une position baissée dans laquelle elle est parallèle et adjacente au châssis 1 (Figure 2), et une position levée dans laquelle elle est inclinée sensiblement à 45" par rapport à ce dernier (Figures 1 et 4). Les manoeuvres entre ces deux positions s'effectuent à l'aide d'un vérin télescopique 7, par exemple à trois étages 7a, 7b, 7c (Figure 1). Le corps du vérin 7 est articulé à une chape 8 fixée sur la face antérieure de la traverse lb du châssis 1, cette traverse lb étant sensiblement située au tiers arrière du châssis 1, tandis que l'extrémité du troisième étage 7c est articulée à une chape 9 fixée à la benne 6, sensiblement au milieu du fond 6a de cette dernière. Le vérin 7 est alimenté en huile, au moyen de canalisations 21 grâce à une pompe à huile 10 fixée à l'avant du châssis 1 et dont l'arbre d'entrée est destiné à être entraîné en rotation par la prise de force du tracteur 3, par l'intermédiaire d'un arbre de transmission 11. Conformément à l'invention, la remorque comprend un châssis auxiliaire 12 constitué par un cadre extérieur en U 12a, renforcé entre ses branches par une traverse 12b. Le châssis auxiliaire 12, dont la longueur peut être par exemple comprise entre le tiers etla moitié de la longueur du châssis principal 1, porte le train de roue 13 montées suivant un axe parallèle et voisin de la base de lU du cadre 12a. Le châssis auxiliaire 12 est articulé, par l'extrémité libre des branches du cadre 12e, au châssis principal 1, selon un axe de débattement 14 parallèle à l'axe des roues 13, et situé sous l'axe 5 d'articulation de la benne 6, et, par conséquent, en arrière de l'axe des roues 13 relativement au sens de déplacement normal de la remorque. Le châssis auxiliaire 12 peut pivoter autour de l'axe 14 entre une position repliée dans laquelle il est sensiblement parallèle et adjacent au châssis principal 1 qui s'appuie alors directement sur lui (Figure 2), et une position haute dans laquelle ce châssis 12 est incliné, par exemple à 45" ou plus, par rapport au châssis principal 1, qui lui-même est alors incliné vers le sol en direction de la flèche d'attelage 2 (Figures I et 4). Comme le montrent, par comparaison, les Figures 2 et 4, en position haute, la distance séparant le châssis 1 du sol au droit des roues 13 est sensiblement plus grande qu'en position basse. Ainsi, la hauteur H du seuil de déchargement de la benne 6 en position haute du châssis 12 est nettement supérieure à la hauteur h de ce seuil en position repliée du châssis auxiliaire 12. En pratique, la hauteur H peut être comprise entre 2 mètres 50 et 2 mètres 80, pour une benne 6 de 5 mètres 20 de longueur et des roues 13 de 1 mètre 30 de diamètre. Dans la suite de cette description, on désignera par position de route la position dans laquelle la benne 6 est abaissée et le châssis 12 replié (Figure 2), et par position de transbordement, la position dans laquelle la benne 6 est levée et le châssis 12 est écarté par débattement angulaire du châssis 1 (Figures 1 et 4). Selon une particularité de l'invention, l'axe 14 passe par l'extrémité libre de deux crosses 1c fixées chacune à l'extrémité postérieure de l'un des longerons la et dirigées perpendiculairement à ces derniers, vers le sol en position de route de la remorque. L'articulation est realisée au moyen de deux chapes 15 aménagées chacune à l'extrémité libre de l'une des branches du cadre en U 12a pour recevoir l'extrémité libre de l'une des crosses lc. Les bras des chapes 15 sont en outre inclinés vers le sol relativement au plan du châssis auxiliaire 12, en position repliée de ce dernier, de sorte que l'axe 14 est surbaissé par rapport au châssis auxiliaire 12. La remorque comprend encore deux vérins jumelés 16, par exemple à deux étages 16a, 16b, montés entre le châssis principal 1 et le châssis auxiliaire 12. Le corps de ces vérins 16 est articulé entre des chapes 17 portées par la partie centrale du cadre en U 12a, tandis que l'extrémité de leur second étage 16b est articulée entre des chapes 18 portées par la face postérieure de la traverse lb du châssis 1. Ainsi, le point d'appui des vérins 16 sur le châssis 1 est situé entre celui du vérin 7, d'une part, et les axes d'articulation 5 et 14, d'autre part. Les vérins 16 sont alimentés en huile par deux canalisations 19 reliées à la pompe à huile du tracteur 3, à laquelle est associée une valve régulatrice de débit. Pour transborder une marchandise de la remorque décrite dans un récipient à seuil élevé (schématisé en 20 aux Figures 2 à 4), on procède de préférence de la façon suivante La remorque chargée est reculée, en position de route, à proximité immédiate du seuil du récipient 20 (Figure 2), de sorte que les roues 13 sont à une distance D du seuil. Le moteur du tracteur étant en marche, on ouvre la valve régulatrice commandant le débit vers les vérins 16. Le châssis 12 commence alors à pivoter autour de l'axe 14, selon la flèche (Figure 3), tandis que les roues 13 roulent vers la paroi du récipient 20 et que le châssis 1 s'élève. On embraye la prise de force de façon à alimenter le vérin 7 et faire monter la benne 6, selon la flèche , tout en réglant le débit vers les vérins 16 pour que la benne 6 reste horizontale. Une fois le seuil de déchargement de la benne 6 à hauteur du seuil du récipient 20, on coupe l'alimentation des vérins 16 tout en maintenant celle des vérins 7, de façon à faire passer la remorque en position de transbordement, dans laquelle la charge s'écoule dans le récipient 20 (Figures 1 et 4). Les roues 13 sont alors à la distance d, nettement inférieure à D, de la paroi du récipient 20. La remorque conforme à l'invention présente notamment les avantages suivants Contrairement aux remorques connues, la benne 6 reste à proximité immédiate du récipient 20 au cours de la montée du châssis 1. Ce sont les roues 13 qui reculent et non la benne qui avance. Il n'est donc pas nécessaire de faire reculer le tracteur 3 en cours de déchargement. Comme les roues 13 reculent, quand le châssis auxiliaire 12 pivote vers sa position oblique, elles restent en arrière du centre de gravité de la remorque chargée même quand cette dernière est levée, et les risques que la remorque culbute vers l'arrière sont évités. On peut donc faire en sorte, à la construction, qu'en position de route, les roues 13 ne soient pas exagérément déportées vers l'arrière, ce qui conduit à une bonne maniabilité de la remorque, et à une longueur importante du châssis auxiliaire 12, donc à une hauteur H importante. La benne 6 reste en position sensiblement horizontale tant que le seuil de déchargement n'est pas atteint. Les vérins 7, 16 n'excèdent pas les longueurs habituelles et la benne 6 est articulée directement au châssis 1, de sorte que la remorque combine les avantages de stabilité, rigidité, et légèreté. L'axe 14 surbaissé assure, non seulement que le châssis 12 est parallèle au châssis 1 en position repliée, mais permet en outre d'augmenter la hauteur H (Figure 4) à partir d'une hauteur h (Figure 2) donnée. La remorque est utilisable en tant que remorque ordinaire, c'est-à-dire en faisant basculer la benne 6 tout en laissant le châssis 12 en position repliée. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple décrit, et de nombreux aménagements peuvent être apportés à cet exemple sans sortir du cadre de celle-ci. C'est ainsi qu'on peut prévoir que la pompe à huile 10 alimente à la fois les vérins 7 et 16, des valves étant prévues pour régler irdépEndamnent leur débit d'alimentation. REVENDI CATI ONS 1. Remorque élévatrice, notamment pour l'agriculture, comprenant un chassis principal monté sur roues auquel est articulée une benne basculante, et des moyens pour élever le seuil de déchargement de cette benne, caractérisée en ce que ces moyens comprennent un châssis auxiliaire qui porte un train de roues, qui est disposé sous le châssis principal et qui est articulé B ce dernier selon un axe de débattement parallèle B l'axe des roues, des moyens étant prévus pour faire pivoter le châssis auxiliaire autour de son axe de débattement, de façon à faire varier la distance entre le châssis principal et le sol au droit des roues. 2. Remorque conforme à la revendication 1, caractérisée en ce que l'axe de débattement du châssis auxiliaire est situé en arrière de l'axe des roues relativement au sens de déplacement normal de la remorque. 3. Remorque conforme à l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que le châssis auxiliaire est un cadre rigide portant directement les roues et articulé directement au châssis principal. 4. Remorque conforme à l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la benne est articulée directement au châssis principal. 5. Remorque conforme à la revendication 4, caractérisée en ce que l'axe de débattement du châssis auxiliaire est situé sous l'axe d'articulation de la benne au châssis principal. 6. Remorque conforme à la revendication 5, caractérisée en ce que ces axes sont situés b lextré- mité arrière du châssis principal. 7. Remorque conforme à l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que l'axe d'articulation du châssis auxiliaire est surbaissé relativement audit châssis auxiliaire. 8. Remorque conforme à l'une des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que les moyens pour faire pivoter le châssis auxiliaire comprennent au moins un vérin monté entre ce châssis et le châssis principal. 9. Remorque conforme à la revendication 8, dans laquelle le basculement de la benne relativement au châssis principal s'effectue au moyen d'un vérin hydraulique, caractérisée en ce que le circuit d'alimentation en huile du vérin de pivotement du châssis auxiliaire et celui du vérin de basculement de la benne comprennent des moyens pour régler leur débit d'huile indépendamment l'un de l'autre. 10. Remorque conforme à la revendication 9, caractérisée en ce qu'elle comprend une pompe à huile destinée à être entraînée par une prise de force du véhicule tracteur, cette pompe à huile faisant partie du circuit d'alimentation de l'un des vérins, tandis que le circuit d'alimentation de l'autre vérin est destiné à être raccordé à une pompe à huile du véhicule tracteur, munie d'une valve régulatrice de débit.