L'invention se rapporte à une cl8ture, formée d'un fort treillage, généralement en acier et comprenant au moins un élément rigide composé de fils horizontaux et verticaux de gros diamètres, assemblés entre eux par soudure, a chaque intersection, ce treil- lage étant fixé, à l'aide d'attaches spéciales, à des montants scellés au sol. Chaque élément de treillage, pouvant atteindre une hauteur de deux ou trois mètres et présenter une longueur encore supérieure, acquiert un poids considérable, ce qui rend ainsi trbs pénible son montage sur les montants et inflige à ces montants des con traites de flexion très importantes. Ces éléments ne peuvent donc btre fixés aux montants par de simples ligatures à la manière d'un grillage ordinaire, et nécessitent donc des attaches et des montants spéciaux. C'est à ces attaches et montants que se rapporte l'invention. Pour la fixation de treillage lourd du type ei-dessus, deux genres de montants et attaches sont connus à ce jour. Dans la première version, les montants sont formés par pliage d'une tôle pour réaliser un élément tubulaire de section triangulaire dont l'un des sommets présente un bourrelet contre lequel sera appuyé le treillage. Pour le maintien du treillage contre ce bourrelet, les attaches consistent en des cavaliers qui sont engagés de manière à chevaucher chacun à la fois au moins l'un des fils du treillage et le bourrelet jusqu'à ce que les extrémités de ses branches puissent être rabattues par déformation permanente, derrière ce bourrelet et assurer ainsi le blocage de l'ensemble. Généralement, c'est par celle de ses faces qui présente les fils horizontaux que le treillage appuie sur ce bourrelet qui quant à lui présente des aspérités coopérant avec ces fils horizontaux pour tenter de s'opposer au glissement du treillage au long du montant. Le sertissage n'est toutefois pas toujours assez énergique pour s'opposer à ce glissement. Par ailleurs, si on rouvre les cavaliers, par exemple pour changer un élément de treillage, cette opération abime le Sontant et généralement les cava liérs se brisent par déformations permanentes successives.Là n'est toutefois pas pour cette première version le principal inconvénient, lequel vient du manque de rigidité des montants et ce par suite ae la légèreté de la tale qui les constitue afin d'en permettre la fabrication par pliage. Or, on a vu plus haut qu'étant donné le poids du treillage, les montants devaient résister à de très fortes contraintes. C'est pourquoi, sont plus répandus les montants et attaches de la deuxième version ( brevet Français 76/39286) dans laquelle les montants sont de fortes cornières en T dont 1 l'amie procure la résistance suffisante à la flexion pour que la membrure puisse supporter le treillage contre sa face externe opposée donc à celle présentant ladite amie. Quant aux attaches de maintien du treillage contre cette membrure,elles consistent chacune en un arceau engagé dans un per çage de l'âme du montant et dont les branches, qui sont suffisamment écartées pour laisser passage à la membrure, ont par ailleurs leurs extrémités relevéesvers l'avant pour réaliser des crochets aptes à recevoir les fils horizontaux du treillage. Malheureusement, pendant le montage, les attaches ne restent pas en position de réception des fils mais par gravité basculent en arrière de la membrure. Ce montage est donc très difficile à réaliser d'autant plus que le mouvement destiné à mettre en place une attache d'un montant suffit à dégager une autre attache qui aurait déjà été placée. in effet, la moindre remontée du treiIe dégage les fils horizontaux des crochets et permet le basculement de l'attacha. D'ailleurs, pour éviter cette remantée du treillage, dans cette version, il est indispensable de prévoir en plus un verrou formé par un coulis seau glissant sur la membrure jusqu'à coincement par une vis de blocage dès que le coulisseau est parvenu contre le dessus d'un fil horizontal du treillage. Cette pièce supplémentaire majore évidemment le prix de revient. Da résultat que l'invention vise à obtenir est une clôture du type précité dont les montants sont suffisamment résistants pour supporter les contraintes dues à un lourd treillage et dont le montage est très simple et aisé tout en permettant le démontage et la réutilisation des mêmes attaches par exemple lors du remplacement d'un élément de treillage. Â cet effet, l'invention a pour objet une telle clôture dont les montants sont des cornières, cette clôture étant notamment caractérisée en ce que le treillage appuie sur le chant de l'Orne de ces cornières et en ce que dans ce chant sont pratiquées, aux niveaux de chacun des fils horizontaux, des découpes de hauteur au moins égale au diamètre de ces fils afin qu'au montage ils s'y engagent. Elle sera bien comprise à l'aide de la description ci-après faite, à titre d'exemple non limitatif, en regard du dessin ciannexé qui représente schématiquement : - Figure 1 : la clôture vue en perspective - Figure 2 à A plus grande échelle, un détail du montage de cette clôture. Cette clôture est formée d'un lourd treillage 1 comprenant au moins un élément rigide composé de fils horizontaux 2 et de fils verticaux 3 assemblés entre eux par soudure. Ce treillage 1 est fixé à des montants scellés au sol 5, lesquels montants consistent chacun en une cornière en X. Belon une caractéristique essentielle de l'invention, le treillage appuie sur le chant 6 de l'âme 7 de cette cornière 4 dans lequel chant sont fabriqués aux niveaux de chacun des fils horizontaux 2 du treillage des découpes 8 de hauteur au moins égale au diamètre de ces fils, afin qu'art montage, ils s'y engagent et soient ainsi rigoureusement positionnés, ce qui permet par ailleurs aux montants d'assurer dès le début du montage, la suspension du treillage, ce qui dona fac*wite grandement le montage et décharge, des contraintes correspondantes, les attaches ne servant plus alors qu'à la fixation du treillage sur les montants. Quant à ces attaches, elles sont elles-mêmes remarquables en ce qu'elles consistent chacune en une fourche 9 associée à me du montant 4 par un boulon 10 après avoir saisi un fil horizontal 2 et 11 avoir plaqué au fond de la découpe 8. La profondeur des découpes 8 est suffisante pour assurer une bonne assise au fil et donc au moins légèrement supérieure à la moitié du diamètre de ce fil, mais n'excède pas la valeur dÉdit dia pour mètre/que, lorsqu 'un fil vertical se situe dans le plan axial de l' & e 7 du montant, il ne soit pas repoussé par le chant 6. La fourche 9 fait avantageusement partie d'un anneau oblong 11 pourvu sur l'un de ses côtés longitudinaux d'une ouverture 12 livrant passage au fil et délimitant ainsi une eeconde fourche 13 opposée à la première et qui reçoit la tige du boulon 10 permettant ainsi d'ajuster la position de serrage en fonction de la distance réelle entre le fil 2 et le boulon 10. REVENDICATIONS 1. Cloture formée d'un lourd treillage,généralement en acier e; comprenant au moins ':' élément rigide composé de fils horizontaux et verticaux de g'os diamètres, assemblés entre eux par soudure à chacune de leurs intersections, ce treillage étant fixé à l'aide d'attaches spéciales à des montants, scellés au sol, consistant en des cornières, cette clôture étant c a r a c t é r i s é e en ce que le treillage appuie sur le chant de l'amie de ces cornières, et en ce que dans ce chant sont pratiquées, aux niveaux de chacun des fils horizontaux composant le treillage, des découpes de hauteur au moins égale au diamètre de ces fils afin qu'au montage ils s'y engagent. 2. Clôture formée d'un lourd treillage selon la revendication 1, caractérisée en ce que les découpes ont une profondeur comprise entre une fois et une demi fois le diamètre des fils horizontaux. 3. Clôture selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que les attaches spéciales consistent chacune en une fourche pourvue d'un moyen de fixation à l'âme du montant après avoir saisi le fil horizontal et l'avoir amené au fond de la découpe correspondante. 4. Cl8ture selon la revendication 3, caractérisée en ce que la fourche fait partie d'un anneau oblong, pourvu sur l'un de ses c8tés longitudinaux d'une ouverture livrant passage au fil et délimitant une seconde fourche, opposée à la première, apte à recevoir le moyen de fixation à l'Orne du montant.