la présente invention concerne un procédé et un dispositif pour déposer par pulvérisation d'un liquide une couche mince à la surface d'un matériau en feuille, notamment pour le traitement à chaud d'une feuille de verre. On contact diverses réalisations du genre indiqué, permettant en particulier de réaliser sur des feuilles de verre des revêtements très minces présentant diverses propriétés absorbantes ou réfléchissantes. Dans ces réalisations connues, la feuille de verre se présente en général sous forme d'un ruban continu entraidé horizontalement ou verticalement dans un four de traitement par des rouleaux parallèles. Le produit liquide à pulvériser est, par exemple, une solution d'un sel métallique ou d'un mélange de sels métalliques ou d'un produit organique ou d'un mélange de produits organiques appropriés. le revêtement désiré est obtenu par projection, à la surface de la feuille de verre ch2ude, de la solution précitée. Sous l'effet de la chaleur de la feuille, le solvant s'évapore et le résidu ainsi déposé constitue le revete- ment désiré, après une pyrolyse ou transformation éventuelle également due à la chaleur. Généralements le dispositif de pulvérisation du liquide comporte une buse de projection orientée vers la surface de la feuille à traiter et animée d'un mouvement alternatif de translation horizontale, non parallèle à l'axe de défilement de la feuille. Pour obtenir un revêtement homogène, de bonne adhérence et de bonne qualité, en particulier à l'égard des propriétés absorbantes rappelées ci-dessus, la température de la feuille de verre qui reçoit le liquide pulvérisé doit être de l'ordre de 6000C, par exemple. Par ailleurs, l'épaisseur du revêtement à réaliser doit être parfois de quelques microns seulement mais plus fréquemment de quelques fractions de micron (cas des ouches interférentielles). Les tolérances admissibles par rapport aux valeurs indiquées sont faibles.On comprend que le système de pulvérisation connu à mouvement alternatif présente des difficultés importantes pour respecter les tolérances précitées, en déposant par pulvérisation une couche d'épaisseur et de concentration régulières sur une feuille de verre défilant, par exemple, à la vitesse de 5 mètres par minute devant une buse de pulvérisation, qui effectue dix mouvements de balayage transversal par minute. En effet, une variation assez forte de l'épaisseur de la couche déposée est très difficile à éviter, à la fois dans les zones longitudinales de bordure de la feuille, et dans les zones transversales de recouvrement du balayage. Or les différences dans l'épaisseur du revêtement se traduisent par des variations d'aspect de la feuille de verre, très désavantageuses. Le but de l'invention est de permettre de déposer par pulvérisation une couche parfaitement régulière, pour obtenir sans réglages difficiles un revêtement rigoureusement constant, même pour une épaisseur de quelques fractions de microns seulement, en supposant évidemment que la vitesse du verre demeure constante. L'invention vise un procédé et un dispositif pour déposer par pulvérisation d'un liquide une couche mince à la surface d'un matériau en feuille, notamment pour le traitement à chaud d'une feuille de verre, cette feuille étant animée par rapport à un organe de pulvérisation d'un mouvement de translation sensiblement régulier suivant un axe. Conformément à l'invention, le procédé précité est caractérisé en ce qu'on pulvérise en un rideau de gouttelettes sensiblement continu le liquide destiné à engendrer la couche et en ce qu'on oriente le rideau de pulvérisation vers la surface de la feuille en faisant un angle non-nul avec l'axe de translation de celle-ci. Le rideau transversal sensiblement continu assure une répartition très régulière du liquide pulvérisé à la surface de la feuille à traiter, en évitant en particulier les anomalies d'épaisseur liées aux variations de vitesse des dispositifs à balayage alternatif. Suivant un mode de réalisation préféré du procédé cidessus, on opère en surpression dans une enceinte sensiblement isolée du milieu extérieur, dont les parois comportent un passage d'entrée et un passage de sortie de la feuille ; les gaz de 1' enceinte sont évacués par au moins une cheminée, dont l'aspiration est voisine du dispositif de pulvérisation ; de part et d'autre du rideau de liquide pulvérisé, on entretient un flux gazeux de refroidissement en regard du dispositif de pulvérisation et un flux gazeux de chauffage en regard de la feuille ; on entretiens second flux gazeux, de manière sensiblement continue, suivant la longueur du rideau et parallèlement à celui-ci, et on l'oriente, vers l'intérieur de l'enceinte, obliquement par rapport à la surface de la feuille, de manière à refouler les gaz de l'enceinte vers l'intérieur de celle-citet vers la cheminée d'évacuation. On peut ainsi contrôler de manière très précise les variations de température à la surface de la feuille, notamment dans la zone d'impact du rideau de liquide pulvérisé ; le flux de refroidissement évite une évaporation~prématurée du liquide pulvérisé ; le flux de chauffage évite les variations brutales de température de la feuille de verre ; l'orientation oblique du flux gazeux de chauffage de la feuille de verre par rapport à celle-ci évite l'accumulation des gaz de l'enceinte et de leurs résidus dans les passages d'entrée et de sortie de la feuille, où il pourrait en résulter une dégradation de la surface de la feuille, ou encore un échappement nocif vers l'extérieur. L'invention vise également un dispositif destiné notamment à la mise en oeuvre du procédé ci-dessus, ce dispositif comprenant une chambre de pulvérisation qui comporte un orifice de pulvérisation, ouvert en regard de la surface de la feuille à traiter, et des moyens pour amener dans la chambre de pulvérisation, d'une part le liquide à pulvériser et d'autre part un flux gazeux pour projeter le liquide à l'état de gouttelettes par l'orifice de la chambre. Conformément à l'invention, le dispositif précité est caractérisé en ce que la chambre de pulvérisation et son orifice s' étendent suivant une direction longitudinale prépondérante, et en ce que les moyens pour amener le liquide dans la chambre comportent un canal débouchant dans celle-ci par une fente s'étendant le long de la chambre, parallèlement à la direction précitée. Cette structure précise et rigide permet, comme on l'expose ci-après, de réaliser un rideau de liquide pulvérisé de caractéristiques bien déterminées et faciles à régler de manière stable. De préférence, la chambre de pulvérisation et le canal d'amenée du liquide sont constitués par des évidements en regard dans des profilés rigides, sensiblement symétriques par rapport au plan du rideau de pulvérisation ; les profilés sont accolés suivant leur longueur et constituent une rampe de pulvérisation l'écartement des lèvres de la fente d'amenée du liquide peut être modifié au moyen de cales d'épaisseur, interchangeables, dont l'une peut avoir une forme de peigne. lorsque le peigne est utilisé, les lèvres de la fente d'amenée du liquide enserrent les dents de ce peigne qui s'étend sensiblement sur toute la longueur de la fente ; les dents du peigne sont séparées par des passages régulièrement espacés et d'un calibre voisin de l'épaisseur des dents. Selon un mode de réalisation avantageux de l'invention, les moyens d'amenée du flux gazeux dans la chambre de pulvérisation comportent deux fentes disposées de part et d'autre de la fente d'amenée du liquide, sensiblement sur toute la longueur de celle-ci. En raison de ces dispositions, le liquide à pulvériser se trouve projeté dans une direction bien déterminée, notamment par les passages calibrés ménagés entre les dents du peigne ; grtce à la double amenée de flux gazeux, le jet de liquide conserve sa direction après pulvérisation ; la réalisation de la rampe de pulvérisation est simple, pratique, robuste et permet de régler facilement l'épaisseur du jet. Suivant une autre réalisation avantageuse de l'invention, prévue pour le traitement à chaud de feuilles de verre, la chambre de pulvérisation est pourvue de chemises de refroidissement à circulation d'eau, ces chemises s'étendant sensiblement sur toute la longueur de la chambre, de part et d'autre de la rampe de pulvérisation ; d'autre part, la chambre de pulvérisation est bordée, sensiblement sur toute sa longueur, par deux gaines de soufflage, disposées chacune d'un côté de la chambre et comportant, sur une face en regard de la feuille à traiter, des orifices de sortie pour un flux gazeux de refroidissement ; ces orifices de sortie sont disposés de manière sensiblement symétrique, de part et d'autre du rideau de liquide pulvérisé. On assure ainsi un refroidissement énergique de la chambre de pulvérisation et aussi du rideau de gouttelettes sur toute sa longueur malgré la proximité de la feuille. D'après une autre disposition intéressante de l'invention, la chambre de pulvérisation est contenue dans une enceinte sensiblement étanche, comportant deux parois sensiblement symétriques par rapport au rideau de liquide pulvérisé et parallèles à ce rideau, les parois de l'enceinte comprenant un passage d'entrée et un passage de sortie pour la feuille à traiter ; l'enceinte comporte au moins deux cheminées d'évacuation des gaz, l'aspiration de chaque cheminée étant disposée entre la chambre de pulvérisation ét chacune des parois de l'enceinte parallèle au rideau de liquide pulvérisé. Cette installation permet de traiter la feuille à l'abri des corps étrangers et d'évacuer dans l'atmosphère, les gaz résultant du traitement. Selon un mode de réalisation avantageux pour traitement à chaud, le dispositif de l'invention comporte au moins une conduite de soufflage pour un flux gazeux de chauffage, cette conduite comportant des orifices débouchant en regard de la feuille à traiter et à proximité de celle-ci ; chaque gaine de soufflage de gaz froid et chaque conduite de soufflage de ga chaud portent, en regard de la feuille à traiter, des organes de chauffage à rayonnement infra-rouge. Grâce à ces dispositions, la feuille à traiter, soustraite par l'enceinte à toute action perturbatrice extérieure, notamment en provenance du four, se trouve portée à la température voulue aussi bien en amont qu'en aval du rideau de liquide pulvérisé D'autres particularités et avantages de l'invention résulteront encore de la description détaillée qui va suivre. Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemple non limitatif, on a représenté des réalisations de l'invention. la figure 1 est un schéma, en-perspective, représentant un dispositif conforme à l'invention. la figure 2 est une vue, en perspective, avec arrachement partiel et coupe terminale du dispositif de pulvérisation conforme à l'invention. La figure 3 est une vue en coupe, montrant à plus grande échelle la partie coupée de la figure 2. La figure 4 est une vue partielle en coupe, analogue à la figure 3, d'une variante comportant un peigne de distribution du liquide. La figure 5 est une vue en coupe, suivant V-V de la figure 4. la figure 6 est une vue schématique représentant l'ensemble du dispositif de l'invention, en coupe suivant un plan vertical passant par 1' axe de la feuille à traiter. On va tout d'abord décrire en référence aux figures I à 6 le procédé de l'invention. Une feuille 1 à traiter, par exemple une feuille de verre chaud, est supportée par un transporteur à rouleaux entrarneurs 2. Ceux-ci communiquent à la feuille 1 une translation F1, de vitesse aussi uniforme que possible parallèlement à l'axe X1-X2 de ladite feuille. Cette vitesse est par exemple comprise entre 1 et 15 mètres par minute. Dans son déplacement, la feuille 1 passe sous une buse linéaire 7 de pulvérisation, qui appartient à une rampe fixe de pulvérisation 4 dont la structure sera décrite plus loin, et qui s'étend d'un-bord à l'autre de la feuille 1. Conformément au procédé de l'invention, pour déposer une couche mince à la surface de la feuille 1, on pulvérise au moyen de la buse 3, un rideau R sensiblement continu de gouttelettes formées par le liquide destiné à engendrer la couche. On oriente le plan axial A1A2 du rideau R transversalement à la fois à la surface de la feuille I et à son axe X1-X2 Le rideau R peut ainsi s1 étendre d'un bord à l'autre de la feuille t et former un volume sensiblement prismatique qui s'évase de la rampe 4 vers la feuille l. Le rideau R petit éventuellement dépasser les bords de la feuille 1, il peut aussi être orienté obliquement par rapport à l'axe -x2. Selon une autre caractéristique du procédé, pour le traitement de la feuille à chaud (figure 6), en un emplacement où la température de cette feuille est par exemple comprise entre 4800C et 6000C, on crée sur la feuille I le gradient thermique longitudinal souhaité par un chauffage par rayonnement suivant et S2 de part et dtautre de la rampe 4 de pulvérisation du rideau. Complémentairement on assure le refroidissement de la rampe de pulvérisation 4 et aussi du volnme contenant le rideauR grtce à des flux gazeux G1 de refroidissement dirigés vers le bas et s'étendant de part et d'autre du rideau R. De préférence, pour traiter une feuille t en mouvement continu, on opère dans une enceinte de pulvérisation 5 sensible- ment étanche et pressurisée, ménagée dans une coupure du four de recuisson dont la voftte a été amorcée en 51 et 52 sur la figure 6. Les passages d'entrée 6 et de sortie 7 ménagés pour la fenille 1 de part et d'autre de itenceinte 5 sont obturés par des rideaux G2 d'air chaud pulsé s étendant transversalement à la feuille 1, d'un bord à l'autre de celle-ci et dirigés obliquement vers sa surface. Ces rideaux constituent des J oints gazeux qui empêchent la pénétratinn du milieu pulvérisé vers les galeries du four et qui contribuent à la pressurisation de l'enceinte 5. Les gaz de l'enceinte 5 sont évacués, dans 1' exemple représenté, suivant G4 par deux cheminées 8 dont les ouvertures d'aspiration sont disposées entre les organes délivrant les flux gazeux G1 et G2, en amont et en aval du rideau R. On comprend que les flux gazeux froids G1 diminuent la température ambiante de l'enceinte de pulvérisation 5, ce qui limite la pyrolyse du produit pulvérisé avant son contact avec le verre chaud. De plus cet air empêche le dépôt d'oxydes sur la voûte de l'enceinte de pulvérisation et préserve celle-ci des poussières extérieures. Ces conditions sont favorables à ltétablissement d'un rideau R sensiblement prismatique et uniforme, de densité de gouttelettes constante (la dimension de ces gouttelettes étant de l'ordre de 1 micron) et dirigé vers la feuille 1. On va maintenant décrire en référence aux figures 1 à 3 et 6 un dispositif particulièrement adapté à la mise en oeuvre du procédé précédent. Dans cette réalisation, la rampe de pulvérisation 4 comprend (figures 1 et 2) des canalisations 11 d'amenée du liquide à pulvériser et des canalisations 12 d'amenée d'un fluide gazeux sous pression destiné à assurer la pulvérisation du liquide par la fente longitudinale 13 de la buse de pulvérisation 3. Les canalisations 12 sont disposées de part et d'autre du plan axial A1A2 du rideau R. La fente 13 de pulvérisation s'étend suivant une direction longitudinale Y1 Y2 , située dans le plan axial A1A2 du rideau R et parallèle à la surface de la feuille 1. La rampe de pulvérisation 4 comprend, dans l'exemple représenté (figures 2 et 3) deux profilés rigides 14a, 14b, symétriques par rapport au plan axial A1A2 du rideau R et qui s'étendent sur une longueur au moins égale à la plus grande largeur que peut avoir la feuille à traiter 1. Les profilés 14a, 14b sont accolés suivant leur longueur, avec interposition de cales d'épaisseur 15 et d'un joint d'étanchéité 16. Ils sont fixés l'un à l'autre par des boulons 17. L'ensemble est suspendu (figure 6) à un fer I 18. Les profilés 14a, 14b présentent sur leur longueur (figures 2 et 3), à leur partie inférieure, des évidements symétriques constituant un canal d'amenée 19 pour le liquide à pulvériser. Des canaux de raccordement 21a, 21b, ménagés de façon alternée dans le corps des profilés 14a, 14b, relient le canal d'amenée 19 aux canalisations lita, 11b d'alimentation en liquide. Le canal 19 comporte, suivant sa longueur, à sa partie inférieure, deux rétrécissements symétriques ne laissant subsister entre eux qu'une fente longitudinale 22 d'amenée du liquide, disposée dans le plan axial A1A2. lies profilés 14a, 14b comportent, à l'opposé du plan axial A1 A2, des chambres longitudinales 23a, 23b, fermées par des plaques d'étanchéité 24a, 24b fixées sur les profilés 14a, 14b, par des vis 25. Les canalisations 12a, 12b d'alimentation en fluide gazeux sous pression débouchent dans le fond 14c des chambres 23a, 23b, de part et d'autre du plan axial A1A2. A leur partie inférieure, les chambres 23a, 23b présentent des canaux obliques symétriques 26a, 26b d'amenée du fluide gazeux. Sous les profilés 14a, 14b et sur toute leur longueur sont fixés, par des vis 27, des profilés symétriques 28a, 28b, délimitant entre eux une chambre de pulvérisation 29, située sous la fente 22 d'amenée du liquide. Les profilés 28a, 28b présentent, d'autre part, du coté du plan axial A1 A2, des bords délimitant, avec la paroi extérieure du canal 19 d'amenée du liquide, des fentes prismatiques convergentes 31 a, 31b d'amenée du fluide gazeux. Ces fentes se trouvent sensiblement dans le prolongement des canaux obliques d'amenée 26a, 26b des profilés 1 4a, 14b et débouchent dans la chambre de pulvérisation 29. Les fentes 3Ia, 31b sont ainsi juxtaposées à la fente 22 et s'étendent sur toute la longueur de celle-ci. La chambre de pulvérisation 29 présente, à sa partie inférieure, la fente de pulvérisation 13, ouverte en face de la surface de la feuille 1 à traiter L'écartement des lèvres de la fente 22 d'amenée du liquide peut etre modifié au moyen des cales d'épaisseur 15, interposées entre les profilés 14a, 14b et dont ltépaisseur peut être de l'ordre de 0,05 à 0,5 mm. L'ensemble des fentes 13 et 22 et leurs annexes constituent la buse de pulvérisation 3 dont il a été question plus haut. On comprend qu'il s'écoule par la fente 22 un voile de liquide qui est atomisé dans la chambre 29 par les deux flux gazeux antagonistes et tourbillonnaires délivrés par les fentes 31a, 31b, le brouillard formé étant projeté par la fente 13o Selon une particularité de l'invention pour le traitement à chaud d'une feuille 1, la rampe de pulvérisation 4 est pourvue (figure 6) de chemises de refroidissement 35 à circulation d'eau, ces chemises s'étendant sur toute la longueur de la chambre de pulvérisation 29, de part et d'autre de la fente de pulvérisation 13. Complémentairement, la rampe 4 est avantageusement bordée, sur toute sa longueur, de chaque c8té, par une gaine 36 de soufflage du flux gazeux G1 de refroidissement. Les orifices 37 de sortie du flux gazeux Gî sont disposés symétriquement, de part et d'autre du plan axial A1A2, sur des faces des gaines 36 situées en regard de la surface de la feuille 1 à traiter. La tempe de pulvérisation 4 ainsi équipée de son système de refroidissement propre et du système de refroidissement du rideau R est avantageusement incluse dans l'enceinte 5 de pulvérisation pratiquée entre deux parois 38 du four de recuisson. A la partie inférieure de l'enceinte 5 et au voisinage de la feuille 1 sont montées deux conduites de soufflage 39, symétriques par rapport au plan axial A1 A2. Ces conduites 39 présentent des orifices 41, débouchant en regard de la feuille 1 et à proximité de celle-ci et qui délivrent le flux gazeux G2 de chauffage du verre. D'autre part les deux gaines 36 de soufflage du flux gazeux G1 de refroidissement et les deux conduites 39 de soufflage du flux gazeux G2 de chauffage portent respectivement, en regard de la feuille 1, des rampes de chauffage 42 et 43, à rayonnement infra-rouge moyen. Les rampes 43, portées par les conduites 39, sont placées au-dessus des passages d'entrée 6 et de sortie 7 de la feuille 1 ; elles recouvrent la feuille 1 à l'aplomb des cheminées 8 d'évacuation des gaz. L'aspiration de chaque cheminée 8 est disposée entre la fente de pulvérisation 13 et chacune des parois 38 de l'enceinteS. Les cheminées 8 comportent des registres 44, permettant de régler l'évacuation des gaz de réaction. On a déjà exposé à propos du procédé de l'invention, comment fonctionne, dans ses grandes lignes, le dispositif que l'on vient de décrire. On indiquera donc seulement, ci-après, quelques particularités, relatives notamment au traitement d'une feuille de verre à chaud. Le flux gazeux d'atomisation du liquide à pulvériser peut être de l'air ou tout autre gaz ou mélanges de gaz tels que des mélanges réducteurs N2+H2, à 5% de H2. Parmi les produits que le pulvérisateur de l'invention permet de déposer sur une feuille de verre chaud, on citera, à titre d'exemples non limitatifs, les oxydes d'étain, d'indium, d'antimoine, de fer, de cobalt, les sels générateurs de ces oxydes pouvant être en solution dans l'eau ou dans des solvants organiques. Le débit de liquide à pulvériser peut être réglé par trois facteurs : largeur de la fente 22 d'amenée du liquide dans la chambre de pulvérisation 29, pression du liquide, pression du fluide gazeux. A titre purement indicatif, pour le traitement d'une feuille de verre à chaud, on peut prendre avantageusement pour ces trois facteurs les valeurs suivantes - Largeur de la fente : 0,05 à 0,5 mm - Longueur de la buse 3 : 3 mètres - Pression du liquide 0,5 à 3 bars - Pression du fluide gazeux de pulvérisation (chambres 2)a,2Db) : 3 à 10 bars. Le matériau constitutif de la rampe de pulvérisation 4 peut être de l'acier inoxydable ou tout autre alliage. Si l'on veut pulvériser des produits chlorés, on utilisera avantageusement du tantale, pour constituer certains éléments du dispositif de pulvérisation 4, et des joints à base de téflon. Dans le dispositif décrit, le rideau R de liquide pulvérisé, projeté suivant G3 vers la feuille 1, s'épanouit symétriquement par rapport au plan axial A1A2 , du fait que la fente 22 d'amenée du liquide se trouve dans ce plan et qu'elle est bordée symétriquement par les fentes 31a, 31b d'amenée du flux gazeux sous pression. Le flux gazeux de refroidissement G1 abaisse la température du liquide dans les chemises 35, ce qui leur permet de mieux refroidir le dispositif de pulvérisation 4. D'autre part, ce flux G1 forme écran, de part et d'autre du rideau R, contre la radiation de la feuille 1 et limite la pyrolyse du liquide avant son contact avec cette feuille chaude. En outre, le flux G1 empêche le dép8t d'oxydes sur la voûte de l'enceinte 5 et contribue à pressuriser celle-ci contre les poussières extérieures. Le flux gazeux G2 de chauffage contribue également à maintenir l'enceinte 5 en surpression et s'oppose, en particulier, aux entrées d'air par les passages 6 et 7 de la feuille 1. il empêche aussi le dépôt d'oxydes sur les parois d'entrée des cheminées 8. Les rampes de chauffage 42 et 43 , rayonnant de préférence dans l'infra-rouge moyen, permettent de réchauffer le verre, qui absorbe fortement ce rayonnement, sans réchauffer l'atmosphère de l'enceinte 5. On effectue la pulvérisation de préférence à un endroit où la température de la feuille de verre est comprise entre 480 et 6000C. L'action des rampes de chauffage 42 et 43, à laquelle s'ajoute celle du flux G2, maintient dans la feuille 1 de verre chaud le gradient de température voulu. Les gaines 39 portant les rampes 47 recouvrent la feuille 1 dans le fond des cheminées 8 et empêchent les retombées d'oxydes sur cette feuille. L'invention présente notamment les avantages suivants - On dirige vers la feuille à traiter, de façon réglable et parfaitement régulière, le liquide destiné à former une couche mince ; on obtient ainsi un revêtement rigoureusement constant. - le procédé est applicable aussi bien à des feuilles en ruban qu'à des feuilles isolées passant les unes à la suite des autres. - Le traitement peut s'effectuer sur une feuille à chaud, en maintenant le gradient de température voulu. - La feuille à traiter est protégée à la fois co"r ve 'es poussières et impuretés'du milieu ambiant et contre les retombées de déchets provenant du traitement. D'autre part, le dispositif de pulvérisation est simple et robuste. De plus, il est fixe ; on évite donc les complications et l'usure dues aux pièces en mouvement - Ce dispositif est applicable, que la feuille soit horizontale, inclinée ou verticale. - il est applicable à des feuilles d'un matériau quelconque, par exemple d'un métal tel que du fer-blanc. Bien entendu, l'invention ne se limite pas à la réalisation qui vient d'être décrite et l'on peut apporter à celle-ci de nombreuses variantes d'exécution sans sortir du cadre de cette invention. Ainsi, comme il a été indiqué ci-dessus, la feuille 1 peut être horizontale, inclinée ou verticale, l'invention s'appliquant aussi bien aux procdésdits FLOAT GLASS, IIBEEY-Ot NS, PITTSBURGE et FOURCAULT. - Le plan axial A1A2 du dispositif de pulvérisation pourrait être incliné par rapport à la surface de la feuille à traiter. - il pourrait également faire avec l'axe X1 X2 de cette feuille un angle autre que 900. Selon une variante de l'invention, illustrée aux figures 4 et 5, la cale d'épaisseur inférieure 15 de la rampe de pulvérisation 3 est constituée par un peigne interchangeable 32,-qui s'étend sur toute la longueur de la fente 22 et dont les dents 33 sont enserrées entre les levures de la fente 22. Les dents 33 sont séparées l'une de l'autre par des passages 34, régulièrement espacés et d'un calibre voisin de l'épaisseur des dents 33. Le peigne interchangeable 32, grâce à ses passages calibrés 34 favorise le fractionnement du liquide et permet d'alimenter le rideau R de façon parfaitement régulière, sur toute la longueur de la chambre de pulvérisation 29, et suivant une direction orthogonale à la surface de la feuille 1 à traiter. Suivant une autre variante encore, la rampe de pulvérisation 4 pourrait être animée d'une légère oscillation longitudinale, parallèle à l'axe Â1Â2, pour améliorer la régularité de distribution des gouttelettes dans le rideau R. REVENDICATIONS 1. Procédé pour déposer par pulvérisation d'un liquide une couche mince à la surface d'un matériau en feuille, notamment pour le traitement à chaud d'une feuille de verre, cette feuille étant animée par rapport à un organe de pulvérisation d'un mouvement de translation régulier suivant un axe, caractérisé en ce qu'on pulvérise, en un rideau de gouttelettes sensiblement continu, le liquide destiné à engendrer la couche, et en ce qu'on oriente le rideau de pulvérisation vers la surface de la feuille en faisant un angle non-nul avec l'axe de translation de celle-ci. 2. Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce qu'on provoque la formation du rideau de gouttelettes, au moyen de flux gazeux tourbillonnaires, par atomisation d'un voile liquide, s'étendant sur toute la longueur du rideau. 3. Procédé conforme à l'une des revendications 1 ou 2 pour le traitement d'une feuille de verre chaud, caractérisé en ce qu'on empêche l'échauffement du rideau de gouttelettes pulvérisées au moyen d'un flux gazeux de refroidissement s'écoulant autour de ce rideau. 4. Procédé conforme à l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on assure, par un rayonnement infra-rouge, la mise en condition thermique de la feuille traitée, de part et d'autre -du rideau de gouttelettes. 5. Procédé conforme à l'une des revendications 3 ou 4, pour traiter une feuille en mouvement sensiblement continu, caractérisé en ce qu'on opère en surpression dans une enceinte séparée du milieu ambiant, dont les parois comportent un passage d'entrée et un passage de sortie de la feuille, les gaz de l'enceinte étant évacués par au moins une cheminée dont l'aspiration est voisine du dispositif de pulvérisation. 6. Procédé conforme à la revendication 5, caractérisé en ce qu'on entretientà l'entrée et à la sortie de la feuille dans l'enceinte de pulvérisation un rideau gazeux chaud dirigé vers la feuille et séparant l'enceinte de pulvérisation du milieu extérieur. 7. Dispositif destiné notamment à la mise en oeuvre du procédé conforme à l'une des revendications 1 à 6, ce dispositif comprenant une chambre de pulvérisation qui comporte un orifice de pulvérisation, ouvert en regard de la face de la feuille à traiter, et des moyens pour amener dans la chambre de pulvérisation d'une part le liquide à pulvériser et d'autre part un flux gazeux sous pression pour projeter le liquide par l'orifice de la chambre, caractérisé en ce que la chambre de pulvérisation et son orifice s'étendent suivant une direction longitudinale prépondérante, et en ce que les moyens pour amener le liquide dans la chambre comportent un canal débouchant dans celle-ci par une fente s' étendant le long de la chambre, parallèlement à la direction précitée. 8. Dispositif conforme à la revendication 7, caractérisé en ce que les moyens d'amenée du flux gazeux dans la chambre comportent au moins un canal débouchant dans une fente formant buse, voisine de la fente d'amenée du liquide et s'étendant sensiblement sur toute la longueur de celle-ci. 9. Dispositif conforme à la revendication 8, caractérisé en ce que les moyens d'amenée du flux gazeux dans la chambre de pulvérisation comportent deux fentes, disposées de part et d'autre de la fente d'amenée du liquide. 10. Dispositif conforme à l'une des revendications 7 à 9, caractérisé en ce que les lèvres de la fente a d'amenée du liquide enserrent les dents d'un peigne s'étendant sensiblement sur toute la longueur de la fente, les dents du peigne étant séparées l'une de l'autre par des passages régulièrement espacés et d'un calibre voisin de l'épaisseur des dents. 11. Dispositif conforme à 1' une des revendications 7 à 10, caractérisé en ce que la chambre de pulvérisation et le canal d'amenée du liquide sont constitués par des évidements en regard dans des profilés rigides sensiblement sZmétriques par rapport au plan du rideau de pulvérisation, les profilés précités étant accolés suivant leur longueur, avec interposition de cales d'épaisseur amovibles, permettant de modifier l'écartement des lèvres de la fente d'amenée du liquide, l'ensemble formant une rampe de pulvérisation. 12. Dispositif conforme aux revendications 10 et 11, caractérisé en ce que le peigne constitue une cale d'épaisseur interchangeable. 15. Dispositif conforme à l'une des revendications 7 à 12, caractérisé en ce que la chambre de pulvérisation est pourvue de chemises de refroidissement à circulation d'eau, ces chemises s'étendant sensiblement sur toute la longueur de la chambre, de part et d'autre de l'orifice de pulvérisation. 14. Dispositif conforme à l'une des revendications 7 à 13, caractérisé en ce que la chambre de pulvérisation est bordée, sensiblement sur toute sa longueur et au moins d'un c8té, par au moins une gaine de soufflage comportant, sur une face en regard de la feuille à traiter, des orifices de sortie pour un flux gazeux de refroidissement du rideau de gouttelettes. 15. Dispositif conforme à la revendication 14, caractérisé en ce que la chambre de pulvérisation est bordée par deux gaines de soufflage disposées chacune d'un côté de-la chambre, les orifices de sortie du flux gazeux de refroidissement étant disposés de manière sensiblement symétrique, de part et d'autre du rideau de liquide pulvérisé. 16. Dispositif conforme à l'une des revendications 7 à 15, caractérisé en ce que la chambre de pulvérisation est contenue dans une enceinte sensiblement étanche, comportant deux parois sensiblement symétriques par rapport au rideau de liquide pulvérisé et parallèles à ce rideau, et en ce que les parois de l'enceinte comportent un passage d'entrée et un passage de sortie pour la feuille à traiter et des moyens pour séparer ces passages du milieu ambiant extérieur à ladite enceinte. 17. Dispositif conforme à l'unedes revendications 7 à 16, caractérisé en ce qu'il comporte au moins une conduite de soufflage pour un flux gazeux de chauffage, cette conduite comportant des orifices débouchant en regard de la feuille à traiter et à proximité de celle-ci. 18. Dispositif conforme à l'une des revendications 14 à 17, caractérisé en ce que chaque gaine de soufflage du flux gazeux de refroidissement porte, en regard de la feuille à traiter, des organes de chauffage à rayonnement infra-rouge. 19. Dispositif conforme à l'une des revendications 17 ou 18, caractérisé en ce que chaque conduite de soufflage du flux gazeux de chauffage porte, en regard de la feuille à traiter, des organes de chauffage à rayonnement infra-rouge. 20. Dispositif conforme à ltune des revendications 16 à 19, caractérisé en ce qu'il comporte au moins deux cheminées d'évacuation des gaz de l'enceinte de traitement, l'aspiration de chaque cheminée étant disposée entre la chambre de pulvérisation et chacune des parois de 1' enceinte parallèle au rideau de liquide pulvérisé.