L'invention a pour objet un sac à dos destiné plus particulièrement, quoique non exclusivement à l'alpinisme. Les sacs à dos comportent toujours des bretelles dont la longueur est règlable pour permettre à l'utilisateur de porter son sac plus ou moins haut; mais ce seul règlage ne permet pas systématiquement à quiconque de porter n'importe quel sac de n'importe quelles dimensions. C'est donc ainsi que les fabricants sont amenés à produire et à commercialiser des sacs de différentes dimensions, généralement trois, correspondant respectivement aux tailles grande, moyenne et petite. I1 est en effet évident que le simple règlage de la longueur des bretelles ne permet pas à une personne de petite taille de porter un sac de grand volume dans une position suffisamment haute sur le dos. Ce défaut provient de ce que les points d'appui supérieurs des deux bretelles sur le dos du sac sont fixes. On a certes pensé à prévoir sur le dos du sac des points de fixation, de hauteur règlable, pour les extrémités supérieures des bretelles. Les solutions qui ont été adoptées sont cependant relativement complexes et manquent de commodité, car elles obligent à procéder à deux règlages indépendants, souvent d'accès difficile. Si les utilisateurs ont des tailles différentes, il faut ajouter que ces différences affectent non seulement la hauteur, mais aussi la largeur au niveau des épaules. Or là encore les extrémités supérieures des bretelles étant presque toujours fixées à demeure sur le dos du sac, les parties supérieures des bretelles forment un angle qui n'est pas toujours idéal , compte tenu de la largeur des épaules et du cou. Pour éviter cet inconvénient, on a pensé à prévoir sur le dos du sac des points de fixation, d'écartement règlable, pour les extrémités supérieures des bretelles; mais là encore les moyens utilisés manquent de commodité et sont, de toute façon, indépendants de ceux ayant pu être adoptés pour régler le niveau des points de fixation des bretelles. I1 n'existe donc pas de sacs à dos dans lesquels il est possible de régler très facilement et très rapidement, sur le dos du sac, le niveau des points de fixation des bretelles, tout en ayant l'assurance que le sac conviendra à son porteur quelles que soient non seulement sa taille, mais aussi la largeur de ses épaules et de son cou. L'invention pallie cette lacune. Elle a pour objet un sac dont le dos comporte en combinaison - deux bourrelets ou coussins verticaux longitudinaux délimitant un canal longitudinal central, - deux bretelles habituelles dont les extrémités inférieures sont fixées à la base du sac et dont les extrémités supérieures viennent en prise avec un organe unique placé à hauteur règlable dans le canal précité, - et deux sangles de rappel de charge prenant appui d'une part sur les bretelles et d'autre part sur le haut du dos du sac. L'un des éléments essentiels de cette combinaison est l'organe placé à hauteur règlable sur le dos du sac. Suivant une forme d'exécution, cet organe est constitué par un étrier dont la partie rectiligne transversale est située en bas et est fixée à un niveau règlable sur le dos du sac, et dont la partie curviligne traverse deux anneaux fixés aux extrémités supérieures des deux bretelles. Les bretelles sont ainsi librement montées sur un élément annulaire qui leur permet de délimiter automatiquement l'angle le plus favorable, en adaptation avec la conformation de l'utilisateur. Des moyens doivent bien entendu être prévus pour permettre le règlage du niveau de fixation de cet étrier sur le dos du sac. Suivant une forme d'exécution, la partie rectiligne transversale de cet étrier traverse une boucle formée par une sangle qui, fixée par l'une de ses extrémités à proximité de la base du dos du sac, passe en montant d'abord au travèrs d'une boucle rigide de serrage, puis au travers de plusieurs coulants fixés transversalement à différents niveaux dans le couloir du dos du sac, et enfin au travers de l'étrier d'accrochage des bretelles, avant de redescendre en passant successivement dans les memes coulants et dans la boucle de serrage.Pour réaliser le règlage souhaité sur le sac, c'est-à-dire modifier le niveau de l'étrier sur lequel prennent appui les extrémités supérieures des bretelles, il suffit de desserrer la boucle inférieure de serrage et d'allonger et raccourcir inversement les deux brins formés par la sangle en la faisant traverser le nombre voulu de coulants à partir du bas du sac. L'invention sera bien comprise d'ailleurs et ses avantages ainsi que d'autres caractéristiques ressortiront bien de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de ce sac à dos Figure 1 en est une vue en perspective; Figures 2 et 3 sont, à plus grande échelle, des vues de détail montrant la liaison entre les bretelles et leurs organes d'accrochage sur le dos du sac, dans deux positions correspondant à deux largeurs de dos d'utilisateurs; et Figure 4 est une vue de détail, en coupe verticale, montrant la liaison entre l'une des bretelles, son organe d'accrochage et la sangle permettant sa fixation sur le dos du sac. Dans ce dessin, 1 désigne de façon générale un sac à dos destiné plus particulièrement à l'alpinisme, et dont l'agencement d'ensemble est connu en soi puisque ce sac comporte un sac proprement dit 2, deux bretelles 3 et une ceinture ventrale 4. L'originalité de ce sac réside dans le mode de liaison de ses deux bretelles 3 avec le dos du sac. Comme cela est connu en soi, chacune des bretelles est en effet fixée par son extrémité inférieure 5 à la base du sac proprement dit 2 ou à proximité de sa base; mais les extrémités supérieures des deux bretelles 3 sont, non pas fixées,comme cela est habituel, en deux points indépendants du dos du sac; elles sont au contraire, conformément à l'invention, fixées en une zone qui est unique, mais dont le niveau est règlable par l'utilisateur sur le dos du sac. Au lieu d'être plan ou sensiblement plan, comme cela est habituel, le dos du sac présente en effet deux bourrelets ou coussins verticaux 6, qui s'étendent sensiblement sur toute sa hauteur et qui délimitent un canal longitudinal central 7. C'est à l'intérieur de ce canal 7 qu'est située la zone règlable permettant l'amarrage des extrémités supérieures des deux bretelles 3. La partie inférieure du canal 7 est en effet utilisée à la fixation de l'une des extrémités d'une sangle 8 qui est appelée à monter dans le canal 7 et à former une boucle 9 et à redescendre dans ce canal. C'est cette boucle 9 qui, grâce à un organe unique d'accrochage, permet l'amarrage des extrémités supérieures des deux bretelles 3.Cet organe unique est constitué par un étrier 10 qui, comme le montrent les figures 2 et 3, présente une partie inférieure transversale rectiligne 10a traversant la boucle 9 et une partie supérieure curviligne 10b traversant deux anneaux ou similaires 12 fixés ou aménagés aux extrémités supérieures des deux bretelles 3. I1 est évident que la boucle 9 formée par la sangle 8 doit être maintenue fermée. Ce résultat est obtenu - en faisant passer le brin montant de la sangle 8 successivement à l'intérieur d'une boucle de serrage rigide 13 et de bracel es7iU4lapRtascés transversalement à l'intérieur du canal 7 aménagé dans le dos du sac, - et en faisant ensuite passer le brin descendant de la sangle 8 successivement au travers des mêmes bracelets ou coulants 14 et de la boucle de serrage 13. La boucle 9 constituée par la sangle 8 joue donc 7s bien, par l'intermédiaire de l'étrier 10, le moyen d'accrochage des extrémités supérieures des bretelles 3 sur le dos du sac; mais il est important de noter que le niveau de ce moyen d'accrochage sur le sac est règlable. I1 suffit en effet pour cela de faire passer la sangle 8 au travers soit de la totalité des bracelets ou coulants 14 prévus dans le couloir 7 du dos du sac, soit seulement de quelques uns de ces coulants à partir du dos du sac. I1 est ainsi possible de régler, à quelque hauteur que ce soit, la fixation des extrémités supérieures des bretelles sur le dos du sac. Etant donné que grâce à cet agencement les extrémités supérieures des bretelles peuvent à volonté être fixées dans une zone relativement basse du dos du sac, des moyens doivent être prévus pour éviter le basculement de la partie supérieure du sac vers l'arrière. Ces moyens sont constitués par deux sangles 15 qui, comme cela est connu en soi, jouent le rôle de "rappel de charge" et sont fixées chacune par une extrémité sur une bretelle 3 et par leur autre extrémité sur le dos du sac. I1 convient d'ailleurs d'observer que les extrémités suéprieures des deux sangles de rappel 15 sont fixées dans la partie supérieure du dos du sac, en une zone qui est, non pas souple, mais rigidifiée par une armature transversale 16 prenant appui sur les deux armatures du sac. Grâce à son agencement, ce sac à dos combine les avantages essentiels suivants - les extrémités supérieures de ses deux bretelles 3 sont fixées à un niveau règlable sur le dos du sac, ce qui permet au même sac d'être utilisé par des porteurs ayant des tailles très différentes; - en raison de la forme curviligne de l'étrier 10 sur lequel prennent appui les extrémités supérieures des deux bretelles 3, ces dernières peuvent, comme le montrent les figures 2 et 3, former un angle plus ou moins fermé ou ouvert, en fonction de la largeur des épaules et du cou de l'utilisateur, ce qui contribue à permettre à ce sac de s'adapter de lui-même à la morphologie des utilisateurs; la fixation des extrémités supérieures des deux bretelles 3 sur le dos du sac est réalisée par un organe unique, ce qui simplifie considérablement le règlage; ; - les moyens de fixation et de règlage étant placés dans un canal longitudinal central aménagé dans le dos du sac, le confort du sac n'est pas affecté, étant donné que le dos du sac ne porte sur le dos de l'utilisateur que par les deux coussins ou bourrelets longitudinaux 6. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de ce sac à dos qui a été ci-dessus indiquée à titre d'exemple; elle en embrasse au contraire toutes les variantes de réalisation, quel que soit l'agencement d'ensemble du sac et notamment quels que soient les moyens utilisés pour donner à son dos la rigidité ou la semi-rigidité souhaitée. REVENDICATIONS 1.- Sac à dos, caractérisé en ce que son dos comporte en combinaison - deux bourrelets ou coussins verticaux longitudinaux (6) délimitant un canal longitudinal central (7), - deux bretelles habituelles (3) dont les extrémités inférieures sont fixées à la base du sac et dont les extrémités supérieures viennent en prise avec un organe unique (10) placé à hauteur règlable dans le canal précité, - et deux sangles de rappel de charge (15) prenant appui d'une part sur les bretelles et d'autre part sur le haut du dos du sac. 2.- Sac à dos selon la revendication 1, caractérisé en ce que son organe unique de fixation des extrémités supérieures des deux bretelles (3) est constitué par un étrier (10) dont la partie rectiligne transversale (10a) est située en bas et est fixée à un niveau règlable sur le dos du sac, et dont la partie curviligne (lOb) traverse deux anneaux fixés aux extrémités supérieures des deux bretelles. 3.- Sac à dos selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la partie rectiligne transversale (10a) de son étrier (10j traverse une boucle (9) formée par une sangle (8) qui, fixée par l'une de ses extrémités à proximité de la base du dos du sac, passe en montant d'abord au travers d'une boucle rigide de serrage (13), puis au travers de plusieurs coulants (14) fixés transversalement à différents niveaux dans le couloir du dos du sac, et enfin au travers de l'étrier d'accrochage (10) des bretelles,avant de redescendre en passant successivement dans les mêmes coulants (14) et dans la boucle de serrage (13). 4.- Sac à dos selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que ses sangles de rappel de charge (15) prennent appui dans une zone du dos du sac rigidifiée par une barrette transversale (16).