L'invention est relative aux modifications des caractéristiques de transmission d'une suspension liquide contenant un halogène dissous, produites par addition d'une combinaison contenant, dans sa -structure moléculaire, une forte proportion d'atomes d'un autre halogène dlun poids atomique inférieur à celui de l'halogène dissous. Dans la préparation de suspensions dans lesquelles un halogène entre dans la composition des particules en suspension, un excès d'halogène est très souvent utilisé pour assurer que toutes ou presque toutes les particules en suspension contiennent dans leur structure moléculaire la quantité désirée d'halogène et, dans ces conditions, présentent des caractéristiques appropriées et sont convenablement formées. Si on n'utilisait pas assez d'halogène, certaines ou toutes les particules seraient de mauvaise qualité et pourraient être incorrectement formées. Cependant, un excès d'halogène ou un reste d'halogène présent a les inconvénients suivants. Il entre en solution dans le liquide de la suspension et colore celui-ci, ce qui est particulièrement indésirable du fait que l'on recherche un liquide de suspension clair ou très légèrement teinté selon une couleur prédéterminée. Ctest le cas, d'une manière typique, avec l'iode, utilisé comme tel halogène, qui donne à la suspension une couleur indésirable, habituellement jaune. Ainsi, il serait très souhaitable de pouvoir éliminer de la suspension cez halogène résiduel dissous. De même, dans les suspensions liquides utilisées dans les soupapes à lumière, notamment dans celles où les particules en suspension sont polarisantes, lorsque les particules sont formées, elles se recouvrent très souvent d'une mince couche superficielle d'halogène. Cette couche est très avantageuse en ce sens qu'elle améliore l'action fonctionnelle des particules dans la soupape à lumière et améliore la stabilité des particules sous l'action de la température. Cependant, très souvent, la couche de revêtement ne demeure pas sur les particules après la formation de celles-ci. Une certaine partie de ces couches vient rapidement en solution de la même manière que halogène résiduel dissous mentionné précédemment. Il est, par conséquent, souhaitable de ramener l'halogène à la surface des particules en suspension. En outre, si les particules formées portent une couche insuffisante d'halogène, il est souhaitable de Pouvoir ajouter une certaine quantité d'halogène à ces couches de revêtement superficiel des particules. Des combinaisons halogénées ont été mentionnées dans la technique antérieure, comme étant utilisées dans des suspensions liquides contenant des particules polarisantes contenant ellesmêmes un halogène. Cependant, dans ces combinaisons halogénées, la quantité d'atomes d'halogène dans la-molécule par rapport au nombre total d'atomes était insuffisante pour fournir le résultat désiré, lequel demande de préférence au moins deux atomes d'halogène pour un atome non halogéné de la molécule. Ces combinaisons de la technique antérieure n'ont pas été utilisées et ne pourraient l'être dans le but visé ici. De même, si une combinaison a une action nocive sur -la suspension et notamment sur les particules de celle-ci, une telle combinaison est évidemment inutilisable dans le but visé par l'invention. Enfin, certaines combinaisons- volatiles contenant un halogène ont été utilisées pour la formation de particules polarisant la lumière, mais elles n'étaient pas utilisées dans la suspension pour constituer les particules elles elles n'étaient utilisées que pour la formation de ces particules. En tous cas, ces combinaisons étaient si volatiles qu'elles étaient complètement évaporées avant que les particules soient finalement mises en suspension. Ellés seraient donc inutilisables dans l'application visée ici. L'invention a pour objet un procédé pour faire varier les caractéristiques de transmission optique d'une suspension liquide, en ajoutant au liquide ou à la suspension liquide une combinaison contenant une forte proportion d'halogène dans sa structure moléculaire, l'halogène ajouté ayant un poids atomique inférieur à celui de l'halogène contenu initialement dans la suspension. La combinaison contenant cet halogène peut être constituée par une combinaison aliphatique saturée dans laquelle le nombre d'atomes d'halogène représente une forte proportion du nombre d'atomes présents dans la structure moléculaire de ladite combinaison. Il doit y avoir plus d'un atome- d'halogène par autre atome de la structure moléculaire de la combinaison. Dans un assez grand nombre de cas, il y a au moins deux atomes d'halogène par atome non halogéne. Selon une variante de réalisation de l'invention, la totalité ou la quasi-totalité du liquide de la suspens ion est constituée par ladite combinaison halogénée. Des liquides et, plus particulièrement, des suspensions liquides contenant un halogène, sont utilisés dans une grande variété d'applications, telles que les soupapes à lumière, comme on l'exposera ci-après. Les suspensions sont composées, d'une manière générale, par un liquide dans lequel sont dispersées, en très grand nombre, de mini-scules particules. Les particules en suspension sont constituées par des particules solides colloidales qui peuvent avoir la forme de bâtonnets ronds ou plats ou toute autre forme. Un exemple particulier de suspens ion liquide est, par exemple, une suspension de particules d'herapathite dans un liquide tel que l'acétate d'isopentyle. La suspension liquide contient aussi très souvent une substance destinée à protéger les particules en suspension. Cette substance tend à empêcher les particules de se grouper selon de gros grumeaux appelés agglomérats. -Cette substance peut être constituée par un copolymère à longue chaîne de molécules présentant des groupes OH et/ou acides disponibles. Certaines de ces matières comprennent des copolymères de 3,5,5 triméthyle hexyle acrylate/bis-2-éthyle hexyle fumarate/ 2-hydroxypropyle acrylate/acide fumarique et bis-2-éthyle hexyle fumarate/3,5,5-triméthyle hexyle acrylate/chlorure de vinylidène/acide mesaconique. Une autre matière qui peut être utilisée comme matière protectrice est constituée par la nitrocellUlose Cette matière est bien connue dans la technique antérieure. -Pour la préparation de suspensions liquides, les particules sont très souvent formées dans une réaction chimique mettant en jeu un certain nombre de substances. Habituellement, on ajoute plus d'halogène qutil n'est stoechiométriquement nécessaire pour la réaction, afin d'assurer une formation complète des particules. Si la quantité dthalogène présente est insuffisante, toutes les particules ou une partie entre elles seulement seront mal formées. Dans les deux cas, la suspension ainsi préparée sera de qualité relativement mauvaise.Ainsi, lorsque les particules sont placées dans un liquide pour former une suspension, l'excès d'halogène, du fait qu'il ne peut être enlevé, se trouve également placé avec les particules dans le liquide de la suspension ; cet excès d'halogène est souvent nuisible à la suspension, comme on l'a indiqué ci-dessus, par exemple, en raison de la couleur indésirable qu'il donne à la suspension. Si l'halogène en excès est l'iode, la suspension peut prendre une coloration jaunâtre indésirable. Cette coloration peut constituer un inconvénient, dans tous les cas où les suspensions doivent être claires et transparentes et ne doivent pas présenter de coloration. L'excès d'halogène constitue aussi un inconvénient lorsque la suspension doit présenter une certaine coloration et que l'halogène change cette coloration en une autre indésirable. L'invention vise à utiliser une substance particulière qui, lorsqu'elle est ajoutée à la suspension finale, rend inefficace l'excès d'halogène contenu en solution dans la suspension. Conformément à l'invention, si une matière qui contient un halogène de poids atomique inférieur à celui de l'halogène contenu en solution dans la suspention est ajoutée à celle-ci, l'halogène de poids atomique inférieur amènera l'halogène de poids atomique supérieur à cesser de produire des effets indésirables. Un exemple particulier de ce procédé consiste en l'addition de chloroforme, CHCl3, à une suspension de particules d'hérapathite dans de l'acétate d'isopentyle. Les particules dthéra- pathite sont formées en combinant du bisulfate de quinine, de l'ipde et-de l'acide iodhydrique.- La formule de I'hérapathite est 4(C20H24N202) . 3H2S04 . 2 HI . 14 6H20 . Par conséquent, l'iode constitue un élément composant important dans la production des cristaux d'hérapathite. Pour assurer qu'il y a suffisamment d'iode pour former correctement les particules, on ajoute plus diode qu'il n'est stoechiométriquement nécessaire pour former, avec le bisulfate de quinine et l'acide iodhydrique, les particules d'hérapathite.L'excès d'iode est laissé présence de la masse des particules formées, car tout procédé pour enlever l'iode en excès pourrait enlever une partie de l'iode des particules et perturber les possibilités d'action de celles-ci. Jusqu'à présent, lorsque la masse de particules était ajoutée à un liquide, tel que l'acétate d'isopentyle ou le phtalate de diisooctyle, pour constituer une suspension de ces particules, l'iode en excès se dissolvait dans le liquide de la suspension. Cependant, en ajoutant du chloroforme à la suspension, le chlore du chloroforme, de poids atomique . inférieur à celui de l'iode, produit la disparition de la couleur donnée par l'iode à la solution. Le résultat de ce transfert peut souvent s'observer facilement. Par exemple, la suspension d'hérapathite dans l'acétate d'isopentyle est souvent de couleur violacée, cette couleur étant en partie due à excès d'iode en solution. Toutefois, dès que le chloroforme est ajouté à la suspension, celle-ci tourne au bleu ou au bleuâtre. Lorsqu'on utilise, de la manière décrite ci-dessus, du chloroforme avec une suspension d'hérapathite dans l'acétate d'isopentyle, la quantité de chloroforme ajoutée dépend d'un certain nombre de facteurs, à savoir : le type de particules en suspension, la quantité d'iode en solution, le type de liquide de la suspension, la température du système (qui joue sur la solubilité de l'iode dans la suspension) et le type de matière protectrice éventuellement ajoutée au liquide de la suspension pour réduire l'agglomération des particules. Il y a lieu de noter que, pour que la combinaison halogénée ajoutée agisse d'une manière correcte, elle doit être soluble dans le liquide de la suspension et doit constituer un solvant relativement peu actif pour l'halogène dissous. En ce qui concerne encore l'addition de chloroforme, lorsque celui-ci est ajouté à une suspension d'hérapathite, il doit l'être d'une manière telle qu'il n'affecte aucun des éléments composants désirés de la suspension. Un tel élément composant est constitué par exemple par la nitrocellulose, servant de substance protectrice. Si on ajoute trop de chloroforme, la substance protectrice précipite hors de la solution en amenant les particules à s'agglomérer. Aux températures ambiantes usuelles, en utilisant la nitrocellulose comme matière protectrice, on peut ajouter jusqu'à 50X en poids de chloroforme à la suspension d'hérapathite dans l'acétate d'isopentyle. A des températures supérieures, la quantité de chloroforme qui peut être ajoutée diminue considérablement. Par exemple, au voisinage du point d'ébullition (61,20C) du chloroforme, on ne peut tolérer, au plus, que 20 en poids de chloroforme si on ajoutait plus de chloroforme, la suspension pourrait tourner en gel. Le chloroforme ou toute autre matière ajoutée doit être non solvant pour les particules en suspension et doit être miscible avec tout autre solvant utilisé dans la suspension. De même, ainsi qu'on l'a exposé, l'halogène contenu dans la combinaison ajoutée doit avoir un poids atomique infé rieur à celui de l'halogène contenu en solution dans le liquide de la suspension pour que le procédé conforme à l'invention soit efficace.De même, de préférence quoique non nécessairement, la substance halogénée ajoutée doit présenter un poids moléculaire relativement bas, comme c'est le cas du chloroforme. Elle doit de préférence aussi constituer un solvant pour la substance pro tectrice utilisée pour revêtir les particules. De même, et d'une manière plus importante, la combinaison halogénée, comme on l' déjà dit, doit contenir plus d'atomes d'halogènes que d'atomes non halogénes ; par exemple, dans le cas du chloroforme, celui ci contient trois atomes de chlore et deux autres atomes seulement. Le chloroforme est également une matière aliphatique et saturée, c'est-à-dire qu'il ne présente pas de liaisons multiples entre atomes de carbone. En plus du chloroforme CHCl3, d'autres matières qui se sont révélées efficaces comprennent : le tétrachlorure de carbone (cl14), le dibromotétrafluoréthane (CBrF2 - CBrF2), le symtétrachlorodifluoroéthane (CClzF - CC12F) et le polychlorotrifluoréthylène, ce dernier étant une huile polymère de formule générale (CF2CFCl) n Si on considère ces combinaisons une par une, le tétrachlorure de carbone comporte quatre atomes de chlore pour un seul de carbone, est aliphatique et est saturé. Le dibromotétrafluoréthane comporte trois atomes d'halogène par autre atome, c'est-àdire deux atomes de fluor et un atome de brome pour chaque atome de carbone. Le sym-tétrachlorodifluoroéthane aussi comporte trois atomes d'halogène pour chaque autre atome, c'est-à-dire deux atomes de chlore et un de brome par atome de carbone. Enfin, le polychlorotrifluoréthylène comporte deux atomes d'halogène par atome de carbone. Ainsi, cette relation entre le nombre d'atomes d'halogène et le nombre d'autres atomes apparaît comme un critère important de l'efficacité d'action du procédé selon l'invention. Pour des valeurs inférieures de ce rapport du nombre d'atomes d'halogène et du nombre d'autres atomes, les avantages de l'invention ne sont pas appréciables. Les points d'ébullition de ces diverses substances polymères peuvent varier en fonction du degré de polymérisation. En résumé, ces points d'ébullition sont les suivants TABLEAU Chloroforme . point d'ébullition 61,2oC Tétrachlorure de carbone " ri 76,7"C Dibromotétrafluoréthane n 't 47, 30C Sym-tétrachlorodifluoréthane " " 92, 80C Polychlorotrifluoréthylène " " 220-255"C Ces valeurs relativement élevées de point d'ébullition sont avantageuses du fait qu'elles indiquent que ces combinaisons présentent des pressions de vapeur relativement basses aux températures auxquelles fonctionnent les soupapes à lumière utilisant ces suspensions.Des pressions de vapeur élevées tendraient à détériorer les joints d'étanchéite opposés au liquide ou à incurver ou rompre les faces des soupapes ou à détériorer celles-ci de toute autre manière. Certaines des combinaisons halogénées présentent plus d'un type d'atome d'halogène dans leur structure moléculaire. De même, ces combinaisons peuvent être, soit solides, soit liquides, à la température ambiante, avant d'être ajoutées à la suspension liquide. Il faut veiller dans le choix de la combinaison halogénée, de la substance protectrice et du liquide de la suspension, particulièrement lorsqu'on travaille à des températures élevées, à ne pas dépasser la solubilité de la substance protectrice dans le liquide de la suspension et à ne pas perturber l'équilibre d'attraction entre la substance protectrice et les particules en suspension. Le liquide de la suspension peut être constitué par un mélange de solvants contenant la combinaison halogénée, ou la combinaison halogénée et le liquide de la suspension peuvent être identiques, de sorte qu'on n'a besoin d'utiliserqu'une seule substance. Les particules polarisant la lumière peuvent également être formées à partir de bisulfate de quinine, d'iode et d'un quelconque desdivers iodures autres que l'acide iodhydrique. Lorsqu'on utilise l'acide iodhydrique, on obtient de l'hérapathite. Lorsqu'on utilise d'autres iodures, tels que l'iodure de potassium, l'iodure d'ammonium, l'iodure de rubidium ou liodure de césium, par exemple, on obtient d'autres sortes de particules polarisantes auxquelles l'invention s'applique également. Les considérations précédentes relatives aux suspensions s'appliquent particulièrement bien aux suspensions liquides utilisées dans les soupapes à lumière. Une soupape à lumière constitue en principe un ensemble destiné à commander la transmission de lumière ou d'autres radiations lumineuses. Un mode de réalisation de soupape à lumière est formé de deux lames parallèles de verre ou d'une autre matière transparente qui sont espacées l'une de l'autre d'une très faible distance, par exemple de 0,5 mm ou moins. Elles peuvent être maintenues en place par des entretoises en matière plastique inerte et la cellule formée peut etre obturée à laide d'un mastic ou d'une matière adhésive. Chacune des parois transparentes est habituellement munie d'un mince revêtement d'une matière transparente conductrice de l'électricité, qui est disposé, par exemple, sur chacune des-surfaces intérieures des parois, de sorte qu'une tension peut être appliquée entre ces deux parois transparentes.L'espace compris entre ces deux parois est rempli d'une suspension du genre décrit ci-dessus, par exemple une suspension de particules d'hérapathite dans l'acétate diso- pentyle. Les particules d'hérapathite, qui sont des particules polarisantes, peuvent s'orienter sous l'action d'un champ électrique établi à travers la suspension et créé par l'application d'une tension entre les revêtements conducteurs des parois. Normalement, la suspension apparaît sous une coloration sombre, bleue dans le cas de l'hérapathite, mais lorsqu'un champ est appliqué à la suspension, les particules sont orientées, et du fait qu'elles présentent un rapport longueur/diamètre compris entre 5/1 et 20/1, leur grande dimension. s'aligne parallèlement au champ électrique appliqué, c'est-à-dire perpendiculairement aux parois transparentes. Dans ces conditions, pour une personne observant la suspension, la lumière circulera parallèlement à la grande dimension des particules, de sorte que la suspension apparaîtra claire. C'est dans cette position qu'il est particulièrement important que la suspension soit transparente.Si l'on ne met pas en oeuvre l'invention, l'iode teintera la solution dans cette position d-'alignement des particules, alors qu'on chercherait à avoir une suspension claire et transparente. Cette teinte, par exemple, peut être jaune, ce qui affecte les capacités de transmission de la suspension et, par conséquent aussi, de l'ensemble de la soupape à lumière. Aussi, est-il particulièrement important que la suspension soit claire lorsque la soupape est excitée. De même, Si la suspension contient un excès d'halogène, supérieur à une quantité pouvant être consi dérée comme négligeable, l'halogène peut, comme on l1a exposé précédemment, faire passer la suspension, dans la position de non-alignement des particules, du bleu au pourpre violacé. On produira d'autres variations de coloration, si on utilise des particules en une matiere autre que l'hérapathite. Ceci constitue également un inconvénient. Ainsi, dans la position d'ouverture de la soupape à lumière, on n'aura pas la couleur désirée. Lorsqu'aucune tension n'est appliquée à la soupape, c'est-àdire que la suspension n'est le siège d'aucun champ électrique, les particules de la suspension sont dirigées, suivant une distribution aléatoire, dans tous les sens sous l'action du mouvement brownien. Dans ces conditions, très peu de lumière peut traverser la solution car elle est interceptée ou éteinte par les particules. Lorsqu'on supprime le champ électrique établi dans la suspension, le mouvement brownien produit immédiatement le désalignement des particules, c'est-à-dire la fermeture de la soupape à lumière. La substance protectrice dont il a été question est utilisée pour empêcher l'agglomération des particules car, lorsque la tension est appliquée, les particules, qui présentent une attraction mutuelle, ont tendance à se grouper, c'est-à-dire s'agglomérer. Gn a indiqué précédemment que, dans certains cas, l'adjonction d'une combinaison halogénée conforme à l'invention, non seulement semble éliminer l'halogène de la solution, mais produit des particules de qualité supérieure. C'est notamment le cas avec les suspension s liquides qui sont utilisées dans les soupapes à lumière. Lorsqu'on utilise des particules d'hérapathite dans une telle soupape, la présence d'halogène, notamment d'iode, améliore les propriétés polarisantes des particules. La suspension appararaît plus sombre lorsque la soupape est "fermée", ce qui est très avantageux, et n'affecte pas la transparence de la soupape en position d'ouverture de celle-ci. Le rapport des densités optiques entre les états de fermeture et d'ouverture de la soupape à lumière, appelé habituellement rapport de densités optiques, est ainsi augmenté, c'est-à-dire que la différence de densité entre ces états est augmentée. La théorie qui suit constitue l'une de celles capables de décrire comment et pourquoi agit l'invention au niveau moléculaire. Lorsque la matière halogénée conforme à l'invention, par exemple le chloroforme, est ajoutée à la suspension, l'halogène de poids atomique inférieur, dans ce cas le chlore, de cette matière,entraine l'halogène original (de poids atomique supérieur), par exemple l'iode, hors de la solution. L'halogène original est ainsi entraîné à la surface des particules en suspension, lorsque cet halogène original est capable d'être adsorbé ou absorbé par les particules ou par les revêtements de celles-ci, ou de se combiner chimiquement avec les particules.Les résultats avantageux en sont que l'halogène original cesse de colorer le liquide de la suspension, puisqu'il en est enlevéS que les particules de suspension deviennent des polariseurs plus efficaces, ce qui augmente la densité optique de la suspension lorsqu'elle est utilisée dans une soupape à lumière, en position de fermeture de la soupape, et que l'halogène original, ajouté maintenant aux particules, retarde l'agglomération de celles-ci. Les expériences et observations suivantes tendent à confirmer le bien-fondé de cette théorie, que l'halogène original est entraîné vers les particules en suspension. Lorsque du chloroforme est ajouté à une solution d'iode dans de l'acétate d'isopentyle, hors de la présence de particules, d'hérapathite ou d'autres matières, en suspension, la coloration de la solution ne varie pas d'une manière importante (à l'exception d'un léger éclaircissement de la coloration, dû à la dilution. Ceci montre que le chloroforme ne fait pas disparaitre l'iode par combinaison chimique avec le chloroforme ou avec l'acétate d'isopentyle. Toutefois, si de l'hérapathite ou d'autres cristaux appropriés sont présents dans l'acétate d'isopentyle, la coloration due à l'iode disparaît lorsqu'on ajoute le chloroforme. Comme autre base d'explication d'une théorie possible, on peut remarquer que l'iode ne déplace pas le chlore du chloroforme du fait que l'ion iode constitue une base plus faible que l'ion chlore.Dans la colonne des halogènes de la classification périodique des éléments, la base formée par un ion d'un halogène est plus forte que la base formée par l'ion d'un halogène de nombre atomique supérieur. Dans ces conditions l'halogène de nombre atomique inferieur déplacera l'halogène de nombre atomique supé -rieur, mais non l'inverse. Poursuivant l'exposé de la théorie ci-dessus, il y a lieu de noter aussi que lorsqu'une suspension entre en contact avec l'atmosphère, l'iode s'échappe de la suspension, à travers la surface de séparation liquide-air. Lorsqu'unie soupape à lumière est hermétiquement obturée, il y a moins de chance que ceci se produise. Toutefois cette possibilité subsiste encore. Lorsqu'elle se produit, la suspension change en général de couleur. S'il s'agit d'une suspension d'hérapathite, elle passe du bleu au violacé, puis au rouge-pourpre et finalement au rouge. Ceci indique (dans le cadre de la théorie exposée) que l'iode provient de la surface des particules, entre en solution dans le liquide de la suspension et s'échappe dans l'atmosphère.Le procédé selon l'invention, tel qu'on l'a exposé ci-dessus, amènera l'iode à revenir de la solu tion à la surface des particules pour fournir 1 'amélioration de l'effet de polarisation antérieurement décrit. En ajoutant simple-, ment de l'iode à une solution de laquelle l'iode s'est échappé dans l'atmosphère, ou de laquelle le revêtement d'iode des particules est entré en solution, on ne résoudra pas le problème, du fait que l'excès d'iode ajouté entrera également en solution dans le liquide de la suspension et ne se fixera pas sur les surfaces des particules, comme on le -désire. L'invention surmonte cette difficulté. Les exemples qui suivent illustrent les résultats et l'e ficacité du procédé conforme à l'invention. Exemple I - Une suspension d'hérapathite dans l'acétate d'iso-pentyle a été placée dans une soupape à lumière de 5 x 5 cm. Lorsque la soupape n'etait pas excitée la coloration de la suspension était pourpre et. sa densité optique pour la lumière blanche était de 3,0 (ce qui correspond à un facteur de transmission de 0,1 %). Lorsque la soupape à lumière était excitée, par application d'une gradient de tension de 12.000 V/cm en courant alternatif dans la suspension, sa densité optique diminuait jusqu'à 0,8. La soupape à lumière étant désexcitée, sa densité optique revenait à 3,0. Lorsqu'on ajoutait 15 % en poids de chloroforme, la densité optique de la suspension s'élevait à 3,2. La soupape à lumière étant de nouveau excitée, sa densité optique descendait à 0,8 comme auparavant, avant addition de chloroforme. La soupape à lumière était alors désexcitée, puis de l'acétate d'isopentyle était ajoutée en quantité suffisante à la suspension pour la diluer jusqu'à ;ce qu'elle reprenne une densité optique de fermeture de 3,0. Une fois excitée comme précédemment, la soupape prenait une densité optique réduite à 0,7.Dans ces conditions le rapport de densités optiques de la suspension (c'est-à-dire la densité optique de fermeture divisée par la densité optique d'ouverture) augmentait de 3,0J0,8 = 3,75à 3,0/0,7 = 4,3 par addition de chloroforme et l'efficacité de la soupape à lumière était améliorée. L'augmentation de la densité optique de la suspension était produite par 1 'aug- mentation de l'efficacité de polarisation des particules. Cette augmentation d'efficacité provenait du fait que les particules, lorsqu'on mettait en oeuvre l'invention, avaient une action d'extinction, en l'absence d'excitation, plus intense qu'auparavant. Exempl-e 2 - On a procédé comme pour l'exemple 1, sauf qu'on a substitué le tétrachlorure de carbone au chloroforme, avec essen tiellement les mêmes résultats. Exemple 3 - 9n a procédé comme pour l'exemple 1 sauf qu' on a substitué le dibromotétrafluoréthane au chloroforme, avec essentiellement les mêmes résultats. Exemple 4 - On a procédé comme pour l'exemple I sauf que le symtétrachlorodifluoréthane a été substitué au chloroforme, avec essentiellement les mêmes résultats. Exemple 5 - On a procédé comme pour 1 'exemple 1 en substituant le polychlorotrifluoréthane au chloroforme; il fallait alors environ 20 % en poids de plus de la combinaison ajoutée, pour. obtenir la même variation de coloration et de densité optique, que dans l'exemple 1. Exemple 6 - Une suspension d'hérapathite dans un liquide contenait 80 X en poids d'acétate d'isopentyle et 20 oJ de chloroforme était placée, dans un tube à essai scellé, dans un four à 74"C pendant une semaine. A la fin de cette période, la suspension avait essentiellement la même coloration, la même densité optique de fermeture et le même rapport de densités qu' avant 1 'essai. Exemple 7 - On a procédé comme pour l'exemple 1, sauf qu'on a substitué du periodure d'iodure de potassium et de bisulfate de quinine à l'hérapathite, avec essentiellement les mêmes résultats. Exemple 8 - On a procédé comme pour l'exemple 1, sauf qu'on a substitué le periodure d'iodure d'ammonium et de bisulfate de.quinine à l'hérapathite , avec essentiellement les mêmes résultats. Exemple 9 - On a procédé comme pour l'exemple 1, sauf qu'on a substitué le periodure d'iodure de rubidium et de bisulfate de quinine à l'hérapathite, avec essentiellement les mêmes résultats. Exemple 10 - On a procédé comme pour l'exemple 1, sauf qu'con a substitué le periodure d'iodure de césium et de bisulfate de quinine à lthérapathite avec essentiellement les mêmes résultats. Exemple 11 - Une solution de bromure cuivrique, préparée en broyant un mortier de bromure cuivrique dans de l'acétate d'isopentyle a été placée dans la même soupape à lumière que dans l'exem- ple 1. La suspension présentait une coloration verte et une densité optique de fermeture de 2,2 en lumière blanche. Une gouttelette de brome, d'environ 0,01 g a été ajoutée à la suspension qui prenait une légère teinte verte. La densité optique de fermeture diminuait jusqu'à 1,98. Après addition de moins de 4 Ch en poids de chloroforme, la suspension tournait à l'orange sombre et sa densité optique de fermeture en lumière blanche s'élevait es sentiellement jusqu'à 2,85.Une analyse spectroscopique détaillée à des longueurs d'ondes comprises entre 400 et 700 millisnicrons, montrait que l'addition de chloroforme augmentait la densité optique de fermeture à toutes les longueurs d'ondes, mais plus particulièrement au centre du spectre visible. A 400 millimicrons la densité augmentait de 2,4 à 3,9 environ, à 500 millimicrons elle augmentait de 1,4 à 3,1 environ et à 600 millimicrons elle augmentait de 1,7 à 2,7 environ. Il y a lieu de remarquer qu 'on peut ajouter un plastifiant ou un autre produit analogue aux suspensions précédentes, à un stade de leur préparation antérieur à celui où les particules sont introduites dans le liquide de la suspension, de manière que les particules demeurent à ltétat liquide. Selon une variante de l'invention, la totalité ou la quasi totalité du liquide de la suspension est constitué par 1 'une des combinaisons halogénées additives mentionnées précédemment, par exemple le chloroforme. La théorie montre que lorsque des particules telles que des particules -d'hérapathite contenant de l'iode sont ajoutées au chloroforme, l'halogène contenu dans le chloroforme maintient l'excès d'iode à la surface des particules. La raison pour laquelle l'invention s'applique est, théoriquement, que l'iode ne quitte essentiellement jamais la surface des particules. De même, l'iodle n'étant pas très soluble dans le chloroforme, il tend à rester à la surface des particules. En pratiçle, afin de réduire au minimum la tension et la puissance électriques nécessaires, il est préférable que le liquide dede la suspension contienne moins de 100 % de la combinaison halogénée, le reste étant constitué par un liquide plus polaire, teS qu'un ester. Llinvention peut être mise en oeuvre avec des soupapes à lumière-utilisées comme enseignes, comme fenêtres, y compris des ensembles à deux plaques de verre, comme pare-brise, miroirs et dans bien d'autres dispositifs analogues. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, 1 t invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Procédé pour faire varier les caractéristiques de transmission optiques d'une suspension liquide, caractérisé en ce qu'il consiste à - prévoir une suspension comprenant un liquide contenant en suspension de minuscules particules, lesquelles particules comprennent un halogène dans leur structure moléculaire, cet halogène se trouvant également en solution dans le liquide de la suspension et - ajouter au liquide de la suspension une combinaison qui comprend un second halogène, laquelle combinaison est soluble dans le liquide de la suspension, le second halogène présentant un poids atomique inférieur à celui du premier halogène et la combinaison présentant un rapport d'au moins plus d'un atome d'halogène par autre atome, de manière à - faire varier les caractéristiques optiques de transmission de la solution. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la combinaison est constituée par une matière aliphatique et saturée. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la-combinaison est constituée par un polymère. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les particules sont capables de fixer par adsorption le premier halogène sur leurs surfaces. Procédé selon a revendication 4, caractérisé en ce que la combinaison ne présente pas de réaction nocive avec les particules et le liquide de la suspension. 6. Procédé selon la revendication S, caractérisé en ce que le premier halogène est constitué par l'iode ou le brome. 7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la combinaison est constituée par le chloroforme, le tétrachlorure de carbone, le dibromotétrafluoréthane, le sym-tétrachlorodifluoréthane, ou le polychlorotrifluoréthylène. 8. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que les particules en suspension sont constituées par de l'hérapathite, par d'autres periodures de bisulfate de quinine ou par du bromure cuivrique. 9. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'il comporte les opérations consistant à former les particules de manière qu'un excès d'halogène demeure avec les particules et à introduire ces particules et cet excès d'halogène dans le li quide destiné à la suspension. 10. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que le premier halogène apparait dans le liquide de la suspension, au moment où la suspension est formée, par désorption à partir des particules lorsque celles-ci sont ajoutées au liquide pour former la suspension. 11. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que les particules sont du genre polarisant les radiations lumineuses, qui peuvent s'orienteur lorsqu'un champ est appliqué à la suspension. 12. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que la suspension liquide est disposée dans une soupape à lumière. 13. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que le premier et le second halogène augmentent la résistance à la dégradation thermique des particules. 14. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les atomes d'halogène constituent au moins 60 de la totalité des atomes de la combinaison halogénée. 15. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que la- combinaison halogénée contient au moins deux atomes d'halogène par atome non halogène. 16. Suspension liquide, caractérisée en ce qutelle comprend - un liquide de suspension, contenant,- en suspension, une multitude de particules colloldales comportant un premier halogène dans leur structure moléculaire, - une certaine quantité du premier halogène en dissolution dans le liquide de la suspension, - une combinaison, comportant un second halogène, de poids atomique inférieur à celui du premier halogène, présentant un rapport du nombre d'atomes d'halogène au nombre des autres atomes de la combinaison supérieur à l'unité et soluble dans le liquide de la suspension, laquelle combinaison est ajoutée au liquide de la suspension pour produire une variation des caractéristiques optiques de transmission de la suspension liquide. 17. Suspension selon la revendication 16, caractérisée en ce que la combinaison halogénée est constituée par le chloroforme, le tétrachlorure de carbone, le dibromotétrafluoréthane, le sym-tétrachlorodifluoroéthane ou le polychlorotrifluoréthylène. 18. Suspension selon la revendication 17, caractérisée en ce que les particules sont du genre polarisant les radiations lumineuses, qui peuvent s'orienter lorsqu'un champ est appliqué à la suspension liquide. 19. Suspension selon la revendication 17, caractérisée en ce que le. premier et le second halogène ont pour action d'améliorer les propriétés de polarisation et de stabilité thermique des particules. 20. Suspension selon la revendication 19, caractérisée en ce que les particules sont constituées par de l'hérapathite, par d'autres periodures du bisulfate de quinine ou par du bromure cuivrique. 21. Suspension selon la revendication 16, caractérisée en ce qu'au moins 60 de la totalité des atomes de la combinaison halogénée sont des atomes d'halogènes. 22. Suspension selon la revendication 21, caractérisée en ce que la combinaison halogénée comprend an moins deux atomes d'halogene par atome non halogène. 23. Procédé pour préparer une matière destinée à être dispersée ensuite en suspension dans un liquide, caractérisé en ce qu'il consiste à - prévoir une substance contenant des minuscules particules d'une matière contenant un premier halogène dans sa structure moléculaire, cette substance contenant un excès de ce premier halogène, et - ajouter à cette substance une combinaison contenant un second halogène, de poids atomique inférieur à celui du premier halogène, cette combinaison présentant un rapport du nombre d'atomes d'halogène au nombre d'autres atomes supérieur à l'unité, afin de produire une variation des caractéristiques optiques de transmission de la lumière d'une suspension liquide formée avec la substance précitée. 24. Procédé pour préparer une suspension liquide, caractérisé en ce qu'il consiste à - prévoir une matière constituée par une substance contenant de minuscules particules d'une matière comportant un premier halogène dans sa structure moléculaire, cette substance contenant un exces du premier halogène, et par une combinaison comportant un second halogène, de poids atomique inférieur à celui du premier halogène et présentant un rapport du nombre d'atomes d'halogène au nombre d'autres atomes supérieur à l'unité, et - à ajouter à la matière précédente un liquide pour former une suspension liquide.