Si un roulement est entraîné à de grandes vitesses de rotation, le graissage normalzjnlest plus suffisant. Par le brevet RFA 836.131, on connaît donc pour ces roulements tournant à grandes vitesses, un dispositif de graissage dans lequel de l'huile sous pression est injectée par des buses obliques vers le bas en amont de la bague de la cage du roulement, la construction supportant ce dernier étant munie d'un joint labyrinthe, tout au moins sur un côté externe. Avec un tel graissage d'un roulement avec de l'huile sous pression, la difficulté réside dans le fait qu'il est très difficile d'assurer l'étanchéité de la construction supportant le roulement par rapport à l'arbre, attendu que l'huile est très fluide et sort facilement par les fentes existantes. Il est par conséquent nécessaire de recourir à des mesures particulières pour obtenir une étanchéité efficace. Dans le dispositif connu, on prévoit donc, pour le montage, deux roulements montés à distance l'un de l'autre dans une construction support, elle-même rendue étanche vis-à-vis de l'extérieur au moyen d'un joint labyrinthe ou d'un presseétoupe relativement long. Entre les deux roulements est installé un disque d'extraction qui pompe l'huile sortant des roulements et la ramène au circuit d'huile.Un tel dispositif occupe une assez grande longueur dans le sens axial, présente l'inconvénient de nécessiter deux roulements, et ce, sans fournir la garantie que le disque d'extraction pompera la totalité de l'huile s'échappant et sans permettre d'éviter à coup sur la pénétration de l'huile dans les fentes du joint labyrinthe ou des presse-étoupes. I1 est donc nécessaire de prévoir des fentes de grande longueur pour ces joints. La présente invention a par conséquent pour objet d'indiquer un autre moyen pour assurer une étanchéité efficace d'un dispositif de graissage pour roulements avec injection d'huile sous pression. Selon l'invention, ce résultat est atteint par le fait que sur chaque côté, conduisant à un espace extérieur exempt d'huile, du roulement, on installe dans la construction support, entre le roulement et le côté extérieur, au moins trois chambres collectrices d'huile montées les unes derrière les autres, et respectivement raccordées à une. évacuation d'huile, celles à chaque fois voisines de l'espace extérieur étant mises à l'atmosphère. L'huile s'échappant du roulement est donc en majeure partie recueillie dans la première et la deuxième chambre collectrice d'où elle est évacuée. Les dernières gouttes d'huile s'écoulant encore par la fente le long de l'arbre sont évacuées par la troisième chambre collectrice qui, du fait de sa mise à l'atmosphère, opère pratiquement comme une chambre d'air d'étanchéité devant la surface externe de la construction support et par suite, neutralise la face de déplacement -engendrée par les surfaces en rotation placées perpendiculairement à l'arbre.Ces trois chambres collectrices d'huile placées les unes derrière les autres ont un relativement faible encombrement dans le sens axial, d'ou un net raccour cissement-de-la longueur hors-tout, attendu que désormais les fentés.situées entre les chambres collectrices d'huile n'ont plus besoin de présenter une longueur mesurée en fonction de la viscosité de l'huile. Il est recommandé d'installer la première chambre collectrice d'huile directement à côté du roulement, la deuxième sur-la-face interne du joint labyrinthe et la troisième à l'intérieur de ce dernier. La chambre collectrice montée dans le joint labyrinthe peut être avantageusement divisée en plusieurs chambres individuelles mutuellement séparés par-un joint à couteau. Cette disposition permet de raccourcir la longueur nécessaire du joint labyrinthe. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description d'un mode de réalisation pris comme exemple, mais non limitatif, et illustré par le dessin annexé, sur lequel les figures représentent respectivement une coupe suivant diffe- rents plans diamétraux d'un dispositif de graissage pour roulements réalisé selon l'invention. L'arbre 1 d'un moteur électrique est monté dans un roulement 2. Comme le moteur électrique est entraîné à grande vitesse, un graissage normal du roulement 2 ne suffirait pas, C'est pourquoi on a installé dans la chambre 3, devant une surface frontale du roulement 2, une buse oblique 4 qui injecte de l'huile sous pression vers le bas devant la bague 5, fixée sur l'arbre 1, de la cage du roulement. Etant donné que l'huile est très liquide et qu'en outre, les surfaces externes verticales en rotation du rotor 7-engendrent une face de déplacement qui est très élevée par suite de la grande vitesse de rotation, il y a risque que l'huile sorte le long de la fente entre la construction support fixe 6 et les bagues 8 et 9 fixées sur ltarbre 1, et ainsi parvienne dans l'espace extérieur exempt d'huile. Pour empêcher une telle éventualité, sur chaque côté, conduisant à un espace extérieur exempt d'huile, du roulement 2, on a prévu, dans la construction support 6, entre le roulement 2 et le côté extérieur, des chambres collectrices d'huile dont à chaque fois trois sont montées les unes derrière les autres. Sur le côté, tourné vers le rotor 7, du roulement 2, ces trois chambres collectrices d'huile sont constituées par la chambre 3, disposée directement sur la surface frontale du roulement 2, par la chambre 11, disposée sur la face interne du joint labyrinthe 10 et par la chambre 12 placée à l'intérieur dudit joint labyrinthe 10 et divisée en deux chambres individuelles respectivement séparées l'une de l'autre par un joint à couteau 13.De l'autre côté du roulement 2, on trouve également, directement devant la surface frontale du roulement, la première chambre collectrice 14, sur la face interne du joint labyrinthe 15, la deuxième chambre 16 et à l'intetur de ce dernier, la-troisième chambre 17 constituée par trois chambres individuelles entre lesquelles sont à chaque fois disposés des joints à couteau 18 et 19. Chaque chambre collectrice 3, 11, 12 et 14, 16, 17 est raccordé A-une évacuation d'huile 20. Cette évacuation d'huile 20 se trouve à la partie inférieure de la construction support 6 et recueille par les canaux 21 l'huile captée dans les chambres 3 et 14 ou 11 et 16, tandis que les chambres 12 et 17 sont reliées par des canaux 22 à cette évacuation d'huile 20. Les chambres collectrices 12 et 17, voisines de l'espace extérieur et divisées en chambres individuelles, sont en outre mises à l'atmosphère. Dans la chambre collectrice 12, les deux chambres individuelles sont reliées aux alésages 23 servant de mise à I'atmosphère, tandis que dans la chambre 17, ce ne sont que les deux chambres individuelles externes qui leur sont raccordées.Les alésages 23 communiquent avec un espace extérieur exempt d'huile et sont situés à la partie supérieure de la construction support 6. Un tel dispositif de graissage réalisé selon l'invention pour le roulement 2 à grande vitesse de rotation fonctionne de la façon suivante: l'huile sous pression injectée par la buse 4 devant le roulement 2 graisse celui-ci et est déjà en majeure partie captée dans les chambres collectrices 3 et 14, disposées directement sur les surfaces frontales du roulement 2, et conduite -à l'évacuation d'huile 20. De l'huile passe toutefois encore par les fentes 24 et 25 entre la construction support 6 et l'arbre 1 ou la bague 8 et parvient ainsi dans la deuxième chambre collectrice 11 ou 16. Celle-ci recueille l'huile à nouveau et l'amène par les canaux 21 à l'évacuation 20. Ce n'est que la petite quantité d'huile restante qui pénètre encore dans les joints labyrinthe 10 et 15 dans lesquels sont respectivement installées les troisièmes chambres collectrices 12 et 17.Pour augmenter l'étanchéité, ces chambres collectrices 12 et 17 sont, comme déjà mentionné, divisées en deux ou trois chambres individuelles entre lesquelles sont respectivement placés les joints à couteau 13 ou 18 et 19. Ces chambres individuelles communiquent chacune par des canaux 22 avec l'évacuation d'huile 20 et les deux chambres externes sont chacune mises à l'atmosphère par les alésages 23. C'est ici que les dernières gouttes d'huile sont captées et évacuées, si bien qu'aucune huile ne peut plus parvenir dans l'espace extérieur exempt d'huile par les joints labyrinthes 10 et 15. Du fait de cette mise à l'atmosphère, les chambres individuelles externes agissent comme une chambre d'air d'étanchéité et neutralisent la face de déplacement engendrée par les surfaces verticales tournantes du rotor 7. Comme dans ces chambres individuelles, il ne pénètre toutefois qu'une quantité minime d'huile, il n'y a pas risque de formation de mousse, qui sinon pourrait parvenir dans espace externe par la conduite de mise à l'atmosphère. De cette façon, on obtient sur une courte longueur axiale une étanchéité efficace contre une sortie de l'huile sous pression extrêmement liquide utilisée pour le graissage du roulement 2. REVENDICATIONS 1. Dispositif de graissage pour roulements tournant à des très grandes vitesses de rotation, dans lequel de l'huile sous pression est injectée, au moyen de buses- obliques, vers Ie bas, devant la bague de la cage du roulement, la construction supportant ce dernier comportant, au moins sur un côté externe un joint labyrinthe, caractérisé par le fait que sur chaque côté, conduisant à un espace extérieur exempt d'huile, du roulement, ou instable dans la construction support, entre le roulement et le côté extérieur, au moins trois chambres collectrices d'huile montées les unes derrière les autres, qui sont chacune reliées à une évacuation d'huile et dont à chaque fois les chambres voisines de l'espace extérieur -sont mises à l'atmosphère. 2. Dispositif de graissage pour roulements selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les chambres collectrices d'huile sont placées respectivement tout contre le roulement, sur la face interne du joint labyrinthe et à l'intérieur de ce dernier. 3. Dispositif de graissage selon la revendication 2, caractérisé par le fait que la chambre collectrice située à l'intérieur du joint labyrinthe est divisée en plusieurs chambres individuelles sépares les unes des autres par un joint à couteau.