la présente invention se rapporte à un perfectionnement apporté aux procédés et aux dispositifs utilisés pour la production industrielle des "filés continus solidarisés" et, plus particulièrement aux filés constitués par un ensemble de monofila-5 ments d'une matière artificielle ou synthétique, non retordue ou ayant subi une retorsion limitée mais "solidarisés", c'est-à-dire qui se chevauchent ou sont entrecroisés de façon à former un filé multiple approprié pour être utilisé dans certaines applications du domaine textile sans traitement préalable de tor-10 sion. Ces filés solidarisés sont bien connus dans la technique. On trouvera une description complète de ces filés, de leurs avantages et des modalités par lesquelles le degré de solidarisation peut être mesuré et déterminé dans la littérature technique et 15 dans les brevets de ce domaine technique et, en particulier dans le brevet français n° 1 34? W de la demanderesse. Ces filés multiples solidarisés présentent principalement l'avantage technique et industriel de pouvoir être produits par. des procédés beaucoup plus rapides et économiques que ceux du 20 retordage, c'est-à-dire que les procédés adaptés traditionnellement à la formation d'une structure multifilament cohérente et uni taire, pour pouvoir employer cette matière. En outre, ces filés éliminent les inconvénients propres qui résultent de la permanence de la torsion dans le filé, torsion qui, par exemple di-25 minue la perméabilité du filé au véhicule liquide des substances tinctoriales. En outre, en observant certaines conditions critiques dans le traitement de solidarisation, on peut obtenir d'autres avantages tels que la formation d'un état de solidarisation ou cohésion relativement instable, c'est-à-dire propre à 30 assurer la liaison mutuelle entre les filaments continus adjacents dans la mesure et pour le temps nécessaire à leur emploi textile, mais se réduisant ou pouvant même s'annuler après cet emploi et, normalement, à la suite des opérations de tissage pour favoriser ainsi la formation d'une structure textile parti-35 culièrement homogène, flexible et exempte de nodosités ou irrégularités locales qui pourraient être préjudiciable à la teinture. Ces possibilités et les conditions qui permettent de les atteindre ont été exposées, par exemple dans le brevet français n° 1 496 041 de la Demanderesse. 69 23832 "2" 2012889 ï Le but de l'invention est d'apporter des procédés et moyens perfectionnés capables de permettre l'exécution des traitements de solidarisation avec un notable accroissement de la productivité, c'est-à-dire du rendement industriel de l'appareillage em-5 ployé, sans préjudice de la qualité ni de la régularité du produit et même en apportant un avantage en ce qui concerne ces caractéristiques . L'invention a encore pour autre but d'apporter des procédés et moyens perfectionnés à l'aide desquels les conditions de trai-10 tement et les phénomènes physiques qui assurent la solidarisation peuvent être maintenus dans des conditions de contrôle rigoureux, aussi bien en ce qui concerne la mesure et la valeur de la solidarisation (laquelle est empiriquement exprimée, ainsi qu'il est bien connu et qu'il a été exposé dans la littératu-re technique, par le nombre de faux noeuds ou pseudo-noeuds par imité de longueur du filé ), qu'en ce qui concerne les conditions ou l'énergie de cette solidarisation, dans le but de déterminer la permanence ou au contraire l'instabilité de cette solidarisation dans le filé. 2o Les principes de l'invention qui sont à l'origine du perfec tionnement, en combinaison avec les caractéristiques essentielles des modalités et des moyens prévus pax l'invention, ainsi que le progrès technique apporté par rapport à ce qui était déjà connu antérieurement, ressortiront de façon évidente de la descrip-25 tion détaillée qui est donnée ci-dessous en référence au dessin annexé, dans lequel : - la figure 1 correspond à la figure 1 du brevet précité 1 34-7 444, auquel on pourra se référer pour mieux comprendre les principes sur lesquels l'invention est basée, cette figure étant jO donnée ici pour faciliter la comparaison entre l'invention et la technique antérieure, en combinaison avec - la figure 2 qui représente partiellement l'objet de la figure 1, par une vue en plan dans la direction indiquée par les flèches II-II de la figure 1 ; yj - les figures 3, 4 et 5 représentent en perspective et sché- matiquement des exemples d'exécution de l'élément essentiel et caractéristique du dispositif perfectionné suivant l'invention ; - la figure 6 représente partiellement en vue de côté et en 69 23832 -3- 2012889 partie en coupe dans le plan 6 de la figure 7» un dispositif du type représenté sur la figure 1. et perfectionné suivant l'invention, avec emploi d'un élément du type représenté sur la figure 4 ; 5 - la figure 7 est une vue partielle du dispositif perfec tionné de la figure 6, prise dans le sens et dans le plan qui sont indiqués en VII-VII sur la figure 6. Pour rappeler "brièvement la technique connue, en référence aux figures 1 et 2, on peut dire que la formation d'un filé so-10 lidarisé Fc, en partant d'un faisceau de filaments continus ïf d'une patière artificielle ou de préférence synthétique provenant d'une filière, faisceau non tordu ou présentant seulement une torsion négligeable, s'effectue en faisant défiler ce faisceau de filaments dans le sens Z-X entre deux guide-fils 10 et 15 12 qui sont alignés et séparés l'un de l'autre par une distance D appropriée, tout en soumettant le faisceau à l'action d'un jet gazeux, émis par une buse 14 et qui est dirigée perpendiculairement ou à peu près perpendiculairement sur le faisceau, en un point qui se trouve de préférence au milieu de l'intervalle 20 D formé entre les guide-fils de façon à tendre à appliquer les filaments sur une surface convexe dont les génératrices sont orientées dans une direction de préférence approximativement perpendiculaire au parcours que les filaments décrivent entre les guide-fils 10 et 12, et également de préférence approxima-25 tivement perpendiculaire à l'axe du jet gazeux. Pour la simplicité de la construction, cette surface convexe est formée par le dos d'un élément 16 sensiblement cylindrique. Cette solution de construction s'est également révélée avantageuse en ce qui concerne le résultat mais la configuration particulière de 30 la section transversale de l'élément 16 n'est pas critique pour l'application de la technique antérieure, du fait qu'il s'est révélé suffisant de respecter les conditions d'une sensible convexité de la surface contre laquelle les filaments sont poussés par l'action aérodynamique exercée par le jet gazeux, 35 du fait que l'élément 16 présente une configuration et un encombrement qui permettent au jet de s'écouler facilement sur les côtés de cet élément après avoir frappé et dépassé le faisceau dé filaments. 69 23832 2012889 Si l'on respecte ces conditions connues, les filaments qui composent le faisceau, après avoir été déviés de-leurs trajectoire rectiligne théorique qui est définie par la droite qui joint les deux guide-fils, entrent de façon aléatoire et temporaire en contact avec la surface convexe, en subissant des déplacements et oscillations individuelles dans le plan tangent à cette surface convexe, et dans une direction transversale à cette trajectoire théorique. On suppose que, sous l'effet de ces mouvements individuels, il se manifeste de multiples chevauchements entre les divers filaments individuels, chevauchements qui donnent lieu à l'effet désiré de solidarisation, lequel semblerait devoir être supposé proportionnel au degré de liberté du mouvement. La Demanderesse a constaté avec surprise que, même en adoptant les conditions les plus favorables qui ont été recherchées et contrôlées expérimentalement, en particulier les conditions les plus favorables de vitesse et dé section du jet gazeux, de rayon de courbure de la surface convexe qui fait obstacle à la déviation que les filaments subissent sous l'action du jet de distance entre la buse 14 et la surface convexe, il n'est plus possible d'obtenir une solidarisation satisfaisante lorsque la vitesse de défilement de la matière devient supérieure à une valeur déterminée. Ceci se traduit évidemment par une limite de la potentialité ou du rendement productif du dispositif solidarisa-teur. La Demanderesse a constaté contre toute attente que, lorsque la liberté de mouvement des divers filaments est fortement limitée dans la zone de traitement ou dans la zone dans laquelle ces filaments sont sollicités par le jet gazeux et peuvent entrer en contact avec la surface d'obstacle opposée,-mais sans que ceci n'apporte de limitation sensible à la liberté d'écoulement du jet gazeux au-delà de cette zone, on constate une forte augmentation de la solidarisation (exprimée par le nombre de "faux-noeuds" par unité de longueur), à égalité de vitesse de défilement. Inversement, on obtient la possibilité d'augmenter fortement la vitesse de défilement de la matière en obtenant ainsi une solidarisation d'un degré égal à celui que l'on pouvait obtenir précédemment à une vitesse beaucoup plus basse. 69 23832 -5- 2012889 L'expérience a confirmé la validité de la supposition- suivant laquelle le nombre des faux-noeuds est essentiellement inversement proportionnel à la vitesse des filés. La forte limitation imposée à la liberté de mouvement dans la zone de traite-5 ment et qui a été mentionnée plus ifcaut neutralise dans une grande mesure l'influence négative de la vitesse de défilement (et par conséquent la productivité du dispositif solidarisateur) sur le degré de solidarisation. En considérant "a posteriori" les explications possibles des 10 phénomènes mentionnés ci-dessus et qui ont été découverts par surprise, on peut considérer que cette sensible proportionnalité inverse entre la vitesse de défilement et le degré de solidarisation est un phénomène compatible avec l'hypothèse suivant laquelle les chevauchements et nouages consécutifs sont la consé-15 quence de mouvements de nature vibratoire, hypothèse que l'on adopte provisoirement et sans que ceci ne limite l'invention Anna le présent mémoire, mais hypothèse qui n'est cependant pas suffisante pour expliquer entièrement les effets et les résultats qu'on peut atteindre par l'application du perfectionnement 20 suivant l'invention. En effet, on a constaté que le lien de dépendance entre le degré de solidarisation et la distance séparant les guide-fils ou, mieux, 1'intervalle formé entre ces guide-fils et dans lequel les filaments devraient être considérés comme libres de vi-25 brer dans un plan essentiellement orthogonal à l'axe du jet gazeux et tangent à la surface obstable, n'est pas graduel ni compatible avec l'équation des cordes vibrantes. En second lieu, 1'hypothèse suivant laquelle le phénomène est de nature vibratoire n'explique pas l'importance que présente pour le degré de 50 solidarisation la limitation latérale de l'amplitude des déplacements possibles des filaments, c'est-à-dire de 1'écartement, transversal à la direction de défilement des moyens qui limitent matériellement cette amplitude. Si l'on adopte l'hypothèse vibratoire, on ne devrait pas'tenir compte de cette amplitude (la-55 quelle devrait dépendre exclusivement de l'énergie absorbée) mais uniquement de la fréquence de la vibration ou de l'intervalle longitudinal qui sépare les éléments qui limitent matériellement l'espace dans lequel se produit la vibration. On peut au 69 23832 -6- 2012889 contraire ajouter que la limitation de cette amplitude effectuée dans le "but de limiter l'espacement transversal dans lequel le faisceau des filaments peut s'ouvrir, et où les divers filaments peuvent individuellement se déplacer et vibrer aurait dû cons-5 tituer un élément préjudiciable pour la solidarisation. On a au contraire constaté avec surprise qu'une limitation considérable et positive en ce sens est favorable au résultat de l'invention et constitue tin élément nécessaire et critique. Au contraire, le fait constaté que l'adoption de jets déve-10 loppant une plus grande énergie cinétique, où l'adoption d'une plus grande vitesse de sortie de la buse, entraîne une augmentation du degré de la solidarisation est compatible dans un certain sens avec 1'hypothèse vibratoire. Suivant l'hypothèse vibratoire, on devrait supposer que la majeure partie de 1'énergie cinétique 15 devrait entraîner une augmentation de l'amplitude de vibration à égalité de fréquence, la longueur d'onde étant limitée pair les moyens qui définissent matériellement la zone de traitement . L'accroissement de l'amplitude des vibrations pourrait expliquer le phénomène par le fait que des ondulations d'une plus grande am-20 plitude entraînent une augmentation de l'angle entre les filaments qui se croisent aux noeuds de ces ondulations et, par conséquent à un chevauchement et entrecroisement plus énergique entre les filaments du filé solidarisé. D'un autre côté, on a constaté que l'augmentation de l'éner-25 gie cinétique n'a plus d'influence au-dessus de certaines valeurs déterminéés^qui, du reste, ne pourraient pas être dépassées d'une façon économique en raison des frais consécutifs à l'éjection de grande quantité d'air à haute pression) et en outre, la nécessaire et critique limitation de l'amplitude des vibrations, ou de 50 la liberté de déplacement transversale des divers filaments annuleraient les effets de l'accroissement de l'énergie cinétique effectuée dans le but de former des ondulations d'une amplitude supérieure à celle qui est admise par les éléments qui maintiennent matériellement cette amplitude dans un intervalle déterminé. 35 Le perfectionnement suivant l'invention consiste à prévoir des moyens de guidage du faisceau de filaments, qui agissent sur une distance qui, dans le sens longitudinal, n'est pas supérieur à 20 mm, et qui tout en respectant cette condition est de l'ordre du 69 23832 -7- 2012889 rayon de courbure ou, en d'autres termes, du développement longitudinal de la surface contre laquelle les filaments sont poussés et avec laquelle ils peuvent être mis en contact par l'énergie cinétique du jet gazeux. 5 Etant donné que la surface de contact peut avantageusement être réalisée sous la forme d'une surface cylindrique, afin de favoriser l'écoulement du jet gazeux au-delà du faisceau de filament en aval de la zone de traitement, cette surface est de préférence matérialisée par la partie dorsale d'une "baguette ou 10 d'un corps cylindrique, dont une génératrice coupe de préférence à angle à peu près droit l'axe du jet gazeux et également de préférence à un angle à peu près droit la direction des filaments. Si l'on suppose que les filaments peuvent entrer en contact avec la surface dorsale sous l'action du jet gazeux, sur un arc 15 d'amplitude relativement petite de l'ordre de 60° (avec une grande approximation), et compte tenu de la limite supérieure de la distance longitudinale des moyens de guidage mentionnés plus haut et de l'opportunité, déterminée expérimentalement, de donner au rayon de courbure de la surface cylindrique une valeur qui ne 20 soit pas excessivement petite, ce rayon est avantageusement compris entre 1,5 mm et 10 mm. Ces valeurs représentent également les limites préférées de l'écartement des moyens de guidage. Il est en outre avantageux d'utiliser une baguette ou un corps cylindrique pour la formation de cette surface car cette 25 baguette ou ce corps cylindrique matérialise une surface d'écoulement que le jet gazeux peut facilement contourner après avoir été dévié par cette surface sans donner lieu à des phénomènes de turbulence sensibles ni perceptibles dans la zone de traitement. L'encombrement, dans le sens du défilement du fil, du corps 30 qui forme ladite surface peut avantageusement être compris entre 2 et 40 mm, de préférence entre 5 et 20 mm cette dimension d'encombrement devant avantageusement être choisie en fonction d'un critère de proportionnalité par rapport à la distance séparant la buse de la surface d'appui puisque la dispersion du jet ga-35 zeux entre la buse et la zone de traitement est proportionnel à cette distance. Matériellement, cette limitation considérable des valeurs dans lesquelles la liberté de déplacement des fils est matérielle 69 23832 -8- 2012889 ment contenue, est obtenue par l'utilisation de guide-fils associés par leur construction au corps qui matérialise la surface obstacle. Ces moyens peuvent être constitués par des paires de protubérances formant guide-fils, placées en amont et en aval de 5 la zone de traitement, ou au début et à la fin de l'élément ou segment de surface qui est léché par le jet gazeux et avec lequel les filaments peuvent entrer en contact. Suivant une forme particulièrement simple et avantageuse de l'invention, ces moyens sont matérialisés par une gorge creusée 10 dans le corps, au moins sur la longueur du segment, les flancs parallèles ou convergents de cette gorge constituant eux-mêmes les parties qui limitent la liberté de déplacement des filaments. Ces flancs peuvent être exempts de solution de continuité, ou présenter de telles solutions de continuité. Par exemple cette gorge peut croiser une ou plusieurs gorges transversales disposées 1© long de génératrices de la surface convexe du corps, de façon à permettre aux filets du jet gazeux de s'écouler en aval de la zone de traitement dans une direction transversale à la direction du défilement des filaments. 2o Ainsi qu'on l'a indiqué par un exemple sur la figure 3, le dispositif comprend un élément 16a qui, pour la simplicité de la construction, peut être constitué par un corps cylindrique et auquel sont associées des paires de protubérances 20, 21 et 22, 23 respectivement, qui font office de guide-fils, à un très faible 25 écartement D et qui ont pour double fonction de limiter dans ledit intervalle la longueur du trajet libre, dans lequel les filaments peuvent vibrer individuellement, et de limiter l'amplitude A des vibrations ou oscillations latérales qui s'étendent en amont et/ou en aval de cet intervalle D. 50 La figure 4- représente une forme d'exécution particulière ment simple et avantageuse de cet élément. Selon cet exemple, le corps cylindrique 16b présente une gorge annulaire 25 de largeur et de profondeur appropriées pour limiter les déplacements transversaux du filé en cours de traitement et, en même temps contenir 25 la longueur D de l'intervalle d'oscillation admissible à une valeur qui correspond à la sécante entre la surface externe 16' du corps- 16b qui est en même temps tangente à la surface 16w du fond de la gorge 25. SAD ORIGINAL 69 23832 -9- 1012889 La variante de réalisation de la figure 5» qui constitue un corps 16cï correspondant à celui reproduit sur la figure 4 est complétée par une gorge dorsale 26 dirigée vers le jet gazeux et qui croise la gorge circulaire 25 dans la zone de trai-5 tement des filaments. Sur les figures 6 et 7S on a représenté une forme d'exécution du dispositif perfectionné qui correspond par son principe au dispositif de la figure 1, mais qui est munie d'un corps cylindrique 16b à gorge du type représenté sur la figure 4. On 10 observera que, dans ce cas, l'espacement entre les guide-fils 10 et 12 devient, dans certaines limites, capable d'agir dans le sens de la stabilisation des conditions de traitement, en ce sens que la zone de traitement est délimitée, en longueur et en largeur respectivement, par la distance D qui est parcourue par 15 les filaments dans la gorge 25 et par la largeur A de cette gorge. En pratique, les guide-fils 10 et 12 servent exclusivement à garantir que le faisceau des filaments se présente et se maintient en face de la zone de traitement ou de la gorge 25. La 2o distance séparant ces guides peut être comprise, par exemple entre 20 et 30 mm, les filaments étant engagés dans la gorge exclusivement sous l'action du jet gazeux émis par la buse 14. La largeur et la profondeur de la gorge sont en principe calculées en fonction du titre total du filé, ainsi qu'en fonc-25 tion du nombre des filaments qui composent ce filé. En pratique, on a obtenu des résultats avantageux en employant, dans un dispositif tel que celui décrit à titre d'exemple sur les figures 6 et 7i un corps cylindrique 16b ayant un diamètre de préférence compris entre 5 et 20 mm et qui présente une gorge annulaire 5q d'une profondeur comprise de préférence entre 0,5 et 4 mm et une largeur comprise entre 0,5 et 4 mm. Le dispositif est de préférence associé à une buse 14 ayant un perçage cylindrique de diamètre compris entre 1 mm et 3 mm, et de longueur comprise entre 4 ët 10 mm, cette buse étant 55 alimentée en air comprimé à une pression comprise entre 1,5 et 5 atm. On donne ci-après quelques exemples de mise en oeuvre de l'invention qui utilisent un appareillage du type représenté sur la figure 1 et munis de moyens de contre-appui ou d'obstacle et 40 de limitation de la liberté.du mouvement oscillatoire des divers 69 23832 ~1°" 2012889 filaments individuels, qui sont du type représenté sur la figure 4. Exemple 1 ; On a traité un filé d'un titre total de 60 deniers consti-5 tué paJ? 18 filaments de polyamide du type Nylon 6, étiré sur une macMne d'étirage classique, à la vitesse de 450 m/mn, suivant le procédé de défilement sous tension du filé entre un rouleau "lent" et un rouleau "rapide", les vitesses périphériques de ces rouleaux étant déterminées de façon à obtenir un rapport 10 d'étirage de 1/3,47- Immédiatement en aval du rouleau "rapide", ;on faisait passer le filé à travers le dispositif. Oe dispositif comprenait un corps cylindrique à gorge (du type de la figure 4) à axe orthogonal au plan du défilement du filé, lequel plan est défini par 15 l'alignement des guide-fils 10 et 12 d'entrée et de sortie (figures 6 et 7)» ce corps cylindrique ayant un diamètre extérieur de 12 mm et une gorge annulaire de 1,5 mm de profondeur et 1,5 mm de largeur. Sans la zone dans laquelle ..'le filé était sensiblement tangent au corps cylindrique, il était frappé par un jet d'air comprimé à la pression relative de 2 Afm., émis par une buse 14 ayant un alésage cylindrique de 1 mm. de diamètre et de 6 mm de longueur, l'axe théorique du filé (défini comme indiqué plus haut, par l'alignement des guide-fils de sortie) se trouvant à 25 2 mm de la bouche de la buse 14. Sous l'effet du jet, le filé était dévié et obligé de passer dans la gorge en prenant localement une allure moyenne approximativement tangentielle au fond de la gorge. Le filé ainsi traité était ensuite examiné pour vérifier 30 l'existence, le nombre et la fréquence des "faux noeuds", par le procédé connu consistant à fixer un segment du filé entre deux points, à introduire une aiguille entre les filaments et à déplacer cette aiguille longitudinalement le long du filé, les faux noeuds correspondant aux points auxquels cette aiguille était 35 arrêtée dans son mouvement de translation. Dans le filé ainsi traité, on a constaté que l'arrêt de l'aiguille se produisait à des intervalles compris entre 5 et 20 mm. Par des épreuves de contrôle répétées, on a constaté que 20 69 23832 -11- 2012889 le nombre de faux noeuds par mètre linéaire de filé était compris entre 80 et 120, nombre qui constitue la valeur indicative du degré de solidarisation. Etant donné que la vitesse d'avance adoptée (450 m/mn) était 5 comprise dans l'ordre de grandeur des vitesses de traitement connues et communément adoptées (qui peuvent atteindre des valeurs de 700 m/mn et même quelquefois supérieures), on a pu constater que le traitement exécuté avec le dispositif perfectionné suivant l'invention entraînait une augmentation très sensible du degré de 10 solidarisation. Oette comparaison est évidente si l'on tient compte de l'exemple 5 du brevet français N° 1 347 444 précité dans lequel à égalité de filé, de rapport d'étirage et de vitesse de défilement, on constatait la formation de pseudo noeuds à des distances com-15 prises entre 15 mm et 50 mm et, par conséquent, l'obtention d'un degré de solidarisation de l'ordre de 30 à 35 faux-noeuds par mètre linéaire. On a obtenu des résultats pratiquement identiques en traitant dans des conditions identiques, des filés de même titre et 20 même nombre de filaments, mais constitués par du Nylon 66 ou par un polyester utilisé industriellement pour les filés téré-phtalate de polyéthylène). On en a déduit que la nature physique et chimique du filé n'a pratiquement aucune influence sur le résultat du traitement, lequel dépend des conditions physiques de 25 limitation de la liberté de mouvement des filaments individuels sous l'action du jet gazeux qui passe autour de la surface d'obstacle de la déviation et de la limitation des vibrations des divers filaments. Exemple 2 : 50 0*1 a traité un filé de 150 deniers constitué par 32 fila ments de Nylon 6, étiré comme décrit à l'exemple 1 et complètement dépourvu de torsion (filaments parallèles à l'axe du filé) avec le dispositif également décrit dans l'exemple 1, mais dans lequel le corps à gorge était muni d'une gorge ayant la même profondeur de 1,5 mm mais une largeur de 2 mm, pour tenir compte du plus fort titre et du plus grand nombre des filaments. La buse était alimentée en air comprimé à une pression relative de 3,8 atm. Le traitement était exécuté à une vitesse de défilement de BAD ORIGINAL 69 23832 -12- 2012889 3 800 m/mn, c'est-à-dire une vitesse plus de huit fois supérieure à la vitesse adoptée pour l'exécution des essais décrits à l'exemple précédent. En soumettant le filé ainsi traité aux contrôles destinés à 5 mesurer le degré de solidarisation obtenu, on a constaté la formation de 30 à 40 faux noeuds par mètre linéaire. On peut donc déduire de cet exemple que l'application du perfectionnement suivant l'invention permet d'obtenir un degré de solidarisation de 1'ordre de celui qu'on obtient avec les 10 dispositifs connus antérieurs, mais à une vitesse de défilement au moins huit fois plus élevée et, par conséquent dans des conditions de production industrielle notablement améliorées par rapport à la technique antérieure. On a obtenu des résultats satisfaisants en répétant les 15 essais, respectivement avec des filés de même titre, de même nombre de filaments, et constitués par du Nylon 66 et par un polyester. On a exécuté des essais et expériences avec des filés de diverses natures et de diverses constitutions, ainsi que dans 20 diverses conditions mais qui sont toutes contenues dans les limites préférées de mise en oeuvre de l'invention plus précisément : Exemple 3 î On a fait défiler un filé d'acétate d'un titre de 75 de-25 niers et constitué par 23 filaments parallèles, à une vitesse de 750 m/mn devant un corps cylindrique constitué d'une matière céramique frittée ayant un diamètre extérieur de 18 mm et présentant une gorge annulaire de 1 mm de largeur et 1,5 mm de profondeur sous l'action d'un jet d'air transmis à la pression de 2,5 30 atm. et à travers une buse de 3 mm à.e diamètre, cette buse étant placée à 5 mia de distance du corps cylindrique. Le filé était recueilli sous une tension de l'ordre de 3 à 4 g. Les essais de contrôle du degré de solidarisation ont établi la présence de faux noeuds en nombre variable entre un mini-35 mum de 25 et un maximum de 40 par mètre linéaire. L'examen optique a permis de constater que l'aspect du filé était absolument normal après le traitement et, que, à l'oeil nu, il était pratiquement impossible de percevoir aucune ^modification, emmêlement ou autre, ? v ■ -l ~ BAD OFUGlNMc 69 23832 -13- 2012889 1 En adoptant des corps cylindriques de différents diamètres et en disposant la "buse à diverses distances, fi ans des limites raisonnables, on n'a pas obtenu de modifications sensibles du degré de solidarisation. En pratique, on a pu constater 5 qu'il était avantageux de respecter une certaine proportionnalité entre le diamètre du corps cylindrique et la distance séparant la buse du filé en cours de traitement. Exemple 4 : On a produit un filé de rayonne viscose, d'un titre de 120 10 deniers et composé de 48 filaments, dans des conditions classiques, sur une machine de filature continue et on l'a recueilli sans torsion, c'est-à-dire avec ses filaments parallèles. Le traitement suivant l'invention a été exécuté entre le dispositif dessiccateur et la bobine réceptrice, à la vitesse de traitement 15 classique du filage, c'est-à-dire de l'ordre de 70 m/mn. On a employé un dispositif, du type indiqué ci-dessus mais muni d'une buse de 1,5 mm de diamètre, alimenté en air comprimé à la pression relative de 1,8 atm., et projeté contre un corps cylindrique ayant un diamètre extérieur de 5 moi et une gorge 20 annulaire de 0,7 mm. de largeur et de 1 mm de profondeur. La distance séparant le fil de l'orifice de la buse était de 3 mm. Les épreuves de contrôle du degré de solidarisation ont révélé l'existence de 40 à 50 faux noeuds par mètre linéaire. Les effets du traitement n'étaient influencés que dans une 25 mesure limitée par les variations, même relativement importantes, des dimensions du corps cylindrique et de la gorge de ce corps. On a constaté qu'il était avantageux d'observer'un rapport de proportionnalité au moins approximatif entre le diamètre du corps cylindrique et la vitesse d'avance du filé et, ainsi qu'on l'a 30 indiqué plus haut, entre la largeur de la gorge et le titre total• ainsi que le nombre des filaments du filé à traiter. Ces rapports de proportionnalité sont en principe compatibles avec les hypothèses qui ont été exposées précédemment. En effet, la longueur du trajet sur lequel les filaments sont main- 35 tenus et dans lequel leur liberté d'oscillation ou de vibration est limitée est proportionnelle au diamètre du corps cylindrique, c'est-à-dire à la valeur de la corde sécante à la surface cylindrique extérieure du corps au niveau de la gorge. Ce facteur de proportionnalité détermine par conséquent une sensible constance 40 de la fréquence des vibrations présumées. r~ BAD ORIGINAL 69 23832 -14- 2012889 5-ÏLYJLU-ï-2-èJLï-2_0- 1.- Procédé perfectionné de production de filés formés de plusieurs filaments continus et que l'on solidarise entre eux en les faisant défiler tout en les soumettant à l'action d'un 5 jet gazeux orienté dans une direction sensiblement perpendiculaire à la direction de défilement et "en leur donnant contre-appui sur une surface qui empêche les filaments de dévier de leur direction rectiligne de défilement dans une mesure supérieure à une déviation donnée, mais cette surface d'obstacle ou 10 contre-appui étant apte à permettre au jet gazeux de s'écouler au-delà d'elle-même, ce procédé éteint caractérisé par le fait que le défilement s'effectue, dans la zone d'action du jet ga- . zeux, dans des conditions qui limitent l'amplitude et la longueur des vibrations ou oscillations individuelles que les fi-15 laments peuvent décrire, dans une direction qui est transversale à la fois à la direction du défilement et à l'axe du jet gafceux. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que le défilement s'effectue à proximité d'un corps qui 20 porte la dite surface d'obstacle ou de contre-appui et qui est propre à permettre au jet gazeux qui passe au-delà des filaments de s'écouler sensiblement librement, et auquel sont combinés des moyens qui limitent ladite amplitude et ladite longueur des vibrations ou oscillations. 25 3«- Procédé suivant les revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que ledit défilement s'effectue, dans la zone frappée par le jet gazeux devant une gorge dont la longueur et la largeur délimitent la longueur et l'amplitude des vibrations ou oscillations. 30 4.- Dispositif perfectionné pour le traitement de solidari sation par action aérodynamique contra—riede filés formés d'un ensemble de filaments continus, réunis en un faisceau non tordu ou tordu dans une mesure limitée, dispositif caractérisé par le fait qu'il comprend un moyen pour faire défiler ledit faisceau 35 suivant un trajet sensiblement rectiligne le long d'une zone de traitement, des moyens pour projeter sur ce faisceau, dans une BÂD orignal 69 23832 --15- 2012889 direction sensiblement perpendiculaire à la' direction de défilement, un jet gazeux qui dévie les filaments de leur direction rectiligne de défilement théorique, un corps qui matérialise une sur-face ayant au moins un point sensiblement perpendiculaire à 5 la direction de défilement, qui est coupée par l'axe du jet gazeux et qui est sensiblement orthogonale à cet axe, et des moyens qui délimitent l'amplitude et la longueur des oscillations transversales des filaments sous l'action du jet et malgré la présence de ladite surface, dans une zone restreinte qui 10 entoure ledit point. 5.- Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé par le fait que les moyens de délimitation sont associés par leur structure audit corps. 6.- Dispositif suivant la revendication 4 ou la revendica-15 tion 5» caractérisé par le fait que ledit corps comporte une surface qui forme l'obstacle opposé audit jet, qui est de configuration convexe et qui est tangente, audit point, à un plan perpendiculaire à l'axe du jet. 7«- Dispositif perfectionné suivant l'une ou plusieurs des 20 revendications 4 à 6, caractérisé par le fait que ladite surface est constituée par le fond d'une gorge présentée par le corps, qui est orientée dans la direction du défilement des filaments, et qui définit, par sa longueur et sa largeur respectivement la longueur et l'amplitude des oscillations transversales que les 25 filaments décrivent sous l'action du jet gazeux. 8.- Dispositif perfectionné suivant les revendications 6 et 7i caractérisé par le fait que le fond de la gorge est convexe. 9.- Dispositif perfectionné suivant les revendications 6 à 30 8? caractérisé par le fait que le corps est cylindrique et comporte une gorge annulaire. 10.- Dispositif suivant l'une ou plusieurs des revendications 7 à 9, caractérisé par le fait que le corps comporte une deuxième gorge, orientée perpendiculairement à la première gor- 35 ge et qui croise cette dernière dans la zone coupée par l'axe du jet. 11.- Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé par le fait qu'il comprend des moyens qui délimitent la zone de &AD ORIGINAL 69 23832 -16- 20I2889 traitement sur une longueur non supérieure à 20 mm et comprise de préférence entre 1,5 et 10 mm, dans le sens du défilement,et d'une largeur comprise entre 0,5 et 4 mm, dans le sens transversal à la direction du défilement. 12.- Dispositif suivant la revendication 5» caractérisé par le fait que le rayon de courbure de ladite surface est compris entre 1,5 et 10 mm. 13.- Dispositif suivant la revendication 7» caractérisé par le fait que la gorge présente une profondeur comprise entre 0,5 et 4 mm et une largeur comprise entre 0,5 et 4 mm et par le fait que le rayon de courbure de surface du fond de la gorge est compris entre 1,5 et 10 mm. 14.- Dispositif suivant la revendication 9, caractérisé par le fait que le diamètre extérieur du corps cylindrique est compris entre 5 et 20 mm.