La présente invention concerne un procédé et un instrument de lecture de la thermoluminescence, c est-à-d1é de mesure et de visualisation de la mesure d'une thermoluminescence. L-tWnvention vise à accroître à la fois la fiabilité et la sensibilité du procédé et de l'instrument, ainsi qu a réduire le temps de mesure.Les instruments de lecture de la thermoluminescence offrent un certain nombre d'avantages par comparaison avec les dosimètres classiques et ils sont destinés à pallier la plupart des inconvénients des dosimètres classiques. t1ins- trument de lecture de la thermoluminescence selon l'invention est constitué essentiellement par un dosimètre à thermôluminescence qui est sensible à une irradiation et par un dispositif pour le chauffage du dosimètre et pour la détection du rayonnement de thermoluminescence qui est émise. Autrement dit, le dosimètre irradié est chauffé au sein du dispositif de lecture et l'on-mesure la thermoluminescence qui est produite dans ce dispositif.La quantité de rayonnement thermclumines- cent est convertie en une indication de dose d'irradiation en vue de la visualisation, et l'on obtient ainsi la dose d'exposition ou dtirra- diation du dosimètre. L'aspect fondamental de cet instrument réside dans le système de chauffage du dosimètre. Autrement dit, la construction et le fonctionnement du système de chauffage exercent une influence directe sur la fiabilité du dosimètre. Les instruments antérieurement connus de lecture de la thermoluminescence sont fondés sur l'un des procédés de chauffage indiqués ci-après (1) Résistance électrique englobée danstle dosimètre. (2) Dosimètre étroitement accolé à une résistance électrique installée dans l'instrument de lecture. (3) Dosimètre situé à proximité d'une résistance électrique installée dans l'instrument de lecture. Par exemple, le dosimètre est placé à l'intérieur dune résistance électrique enroulée en forme de serrpentin. (4) Dosimètre placé sur un corps solide chauffé à ltavance. Dans le système de chauffage (1), le dosimètre a une forme compliquée et son maniement est peu commode. Dans le système de chauffage (2), la température augmente de façon non uniforme selon la fermeté du lien avec le dosimètre et il en résulte que les valeurs à mesurer sont affectées par des erreurs. En outre, il existe un risque d'avoir une importante erreur lorsque de la poussière est déposée sur le dosimètre. Dans le système de chauffage (7) il faut beaucoup de temps pour faire monter la températre. Le temps de mesure et aussi le C'4Ctl=. signal/bruit, sont affectés défavorablement. time dans le système ae chauffage !-}), on retrouve des problèmes du même genre que aars i tème (2). Par conséquent, chacun de ces systèmes de chauffage préserwue ses propres inconvénients et l'on ne dispose donc pas encore d'un instrument pratique et parfaitement fiable pour la lecture des dosimètres. Plus particulièrement, une fois que le dosimètre à thermoluminescence a été chauffé en vue de la mesure, la trace de la dose d'irradiation du dosimètre disparaît. Etant donné cette propriété, il est indispensable que la mesure par chauffage-n'échoue pas. Selon la présente invention, la lecture de la thermolumi- nescence est effectuée selon un système qui diffère fondamentalement des systèmes antérieurement connus. Un aspect de l'invention réside dans le chauffage du dosimètre par induction au moyen d'une onde électrique à haute fréquence, ce procédé procurant un certain nombre de caractéristiques additionnelles qui conduisent à une augmentation de la fiabilité et de la sensibilité, à une réduction de la durée de chauffage et de mesure et à la possibilité de pouvoir utiliser un dosimètre de forme quelconque. Ces caractéristiques supplémentaires n'étaient pas possibles avec les systèmes antérieurement connus. l'invention sera maintenant décrite de façon plus détaillée en se référant aux dessins ci-annexés, lesquels sont fournis à titre purement illustratif et non limitatif et dans lesquels - La figure 1 est un schéma synoptique d'un mode possible de réalisation du procédé de lecture de la thermoluminescence selon I' invention. - Bes figurés 2a, 2b, 2c, 2d, 3a, 3b, 4a, 4b, 4c, 5a et 5b représentent diverses conformations possibles de dosimètres à thermoluminescence susceptibles d'être utilisés dans le cadre de l'invention. - Bes figures 6a, 6b, 6c et 7 montrent divers modes possibles de réalisation du système de chauffage de l'instrument de lecture de la thermoluminescence selon l'invention. - La figure 8 est un schéma du circuit électrique du système de chauffage - La figure 9 est une vue schématique en élévation d'un instrument de lecture de la thermoLuminescer.ce selon 1f invention On peut voit sur la figure i un oscillateur 1, une base de temps 2 commandant la période d'oscillation, une bobine 7 pour e chauffage par induction et un dosimètre à thermolumlnescence 4 sui "=Ut émettre un rayonnement de thermoluminescence lorsqu'on le chauffe près qu'il a été irradié, la dose d'irradiatIon pouvant être dédule ne quantité de rayonnement proauite. En 5 figure un guide de lum ère nrc- pre à conduire-le rayonnement de thermoluminescence du dosimètre vers un photomultiplicateur 6 qui est muni d'une source à haute tension 7. En 8 se trouve un préamplificateur pour le courant photométrique, en 9 un intégrateur de courant et en 10 un système de visualisation pour représenter la valeur intégrée du courant (il s'agit d'une quantité d'électricité). L'action et le fonctionnement de chacun de ces organes sont expliqués brièvement ci-après. Le dosimètre irradié 4 est monté dans la bobine 3 et le dosimètre est chauffé par l'oscillateur. Ainsi que cela sera expliaué ultérieurement, le dpsimètre contient une pièce de métal ou une pièce de charbon permettant le chauffage par induction et cette pièce de métal ou de charbon constitue la partie qui est chauffée en premier lieu par l'induction à haute fréquence. l'a chaleur ainsi dégagée est transférée à la substance thermoluminescente du dosimètre. te dosimètre chauffé émet un rayonnement de thermoluminescence qui est fonction de la dose d'irradiation antérieurement reçue et l'émission de themolumi- nescence s'achève lorsque le dosimètre a été suffisamment chauffé. Lorsque l'émission de la luminescence est terminée le fonctionnement de l'oscillateur est arrêté par la base de temps 2. La thermoluminescence qui est émise par le dosimètre est rassemblée par le guide de lumière 5 pour être conduite jusqu'au photomultiplicateur 6. Le ràyonnement de thermoluminescence qui est reçu par le photomultiplicateur est converti en un courant photométrique, amplifié par le préamplificateur 8, intégré en fonction du temps et mis en évidence sur le système de visualisation 10. On décrira ci-après de façon plus détaillée l'instrument selon l'invention : les figures 2a à 2d montrent des exemples de structures de dosimètres nécessaires en vue de l'utilisation de l'instrument de lecture de la thermoluminescence à chauffage par induction. Dans la figure 2a, on a en Il une poudre de fins cristaux d'un matériau thermoluminescent comme le:fluorure de lithium (LiF), le sulfate de calcium (CaSO4 : Tm, CaSO4: Dy ou CaS04 : Mn), le fluorure de calcium (CaS2) ou le borate de lithium (Si22407). En 12 se trouve une tige de carboné qui est chauffée par induction à haute fréquence. Enfin èïi13 se trouve un tube de verre scellé à l'intérieur duquel sont enfermées la substance thermoluminescente et la tige de carbone. La tige de carbone est chauffée par la source électrique à haute fréquence et la chaleur ainsi dégagée chauffe la substance thermoluminescente qui entoure la tige de carbone. Une telle disposition garantit un chauffage très efficace de la substance thermoluminescente avec des pertes de chaleur qui sont très faibles. te rayonnement radioactif est absorbé et diffusé par les éléments à numéro atomique élevé. Par contre1 étant donné que le carbone a un numéro atomique peu élevé, on peut négliger cet effet d'absor] tion et de diffusion. Dans letcas où l'on utilise le chauffage par in induction à haute fréquence, l'utilisation du c:--bone en combinaison avec la substance-thermoluminescente représente un olution très efficace, de telle sorte qu'un tel système de dosimètre présente des avantages très importants au point de vue du chauffage et de l'irradiation. Lå figure 2b montre un dosimètre qui est semblable à celui de la figure 2a à cela près qu'il est muni d'une po-gnée 14 pour en faciliter le maniement. La figure 2c montre un dosimètre qui se approche beaucoup de celui de la figure 2b. Alors que dans le cas de la figure 2b, le dosimètre a grosso-modo la forme d'une barre cylindrique, dans le cas de la figure 2c, le dosimètre a une forme sphérique ou elliptique, avec en Il une substance thermoluminescente, en 12 un morceau de carbone et en 13 une sphère de verre. te dosimètre sphérique ou elliptique est caractérisé en ce que la sensibilité à l'irradiation est indépendante de la direction. La figure 2d montre un dosimètre ayant une structure qui diffère de celle de la figure 2a et dans lequel on utilise un tube métallique en lieu et place de la tige de carbone. Il est clair que le métal doit être d'un type favorable au point de vue du chauffage par induction, ce qui conduit ici à l'adoption du nickel ou de l'acier inoxydable. On a en 11 la substance thermoluninescente, en 12' le tube métallique et en 13 le tube de verre.Lorsque l'on utilise un tube métallique, le chauffage par induction peut être effectué avec efficacité et de façon avantageuse en un temps bref, étant- donné. les caractéristiques favorables de capacité calorifique et de conductance thermique.; En outre, la pièce métallique de chauffage est un tube à parois minces n'exerçant que peu d'influence sur l'irradiation. Dans les diverses structures possibles de dosimètres qui ont été décrites jusqu'à présent, la substance thermoluminescente était enfermée dans un tube de verre scellé. Dans ce qui suit, on décrira des structures de dosimètres pouvant être soumis au chauffage par induction à haute fréquence, dans lesquelles le dosimètre est directement constitué par la substance thermoluminescente ou par un matériau obtenu en agglomérant les poudres luminescentes au moyen d'un liant. Bes figures 3a et 3b montrent des modes possibles de réalisation d'une telle structure de dosimètre. Dans les-figures 3a et 3b on a en 15 une substance thermoluminescente qui est agglomérée au moyen d'un liant, en 12 une tige de carbone et en 12' un tube métallique. Lorsque l'on utilise, comme substance thermoluminescente, du fluorure de lithium, du fluorure de calcium, du sulfate de calcium ou du borate de lithium, il est possible d'agglomérer les poudres en question au moyen d'une résine. Parmi les résines qui conviennent, on citera les résines fluorées et les silicones. Lorsque l'on utilise une résine fluorée, on mélange en proportions respectives d'environ 3 à 1 la poudre de résine fluorée et la poudre de substance thermoluminescente et l'on comprime le mélange à froid alors qu' une tige de carbone est englobée dans celui-ci. On procède ensuite à un traitement à une température comprise entre 7000C et 4000C conduisant au dosimètre terminé. Lorsque l'on utilise une résine au silicone, celle-ci est diluée avec un solvant et mélangée avec des poudres thermoluminescentes. Enfin, le mélange obtenu est appliqué sur une tige de carbone puis séché. Dans le cas où l'on utilise du fluorure de lithium, du fluorure de calcium, du sulfate de calcium, ou du borate de lithium, on peut agglomérer ces substances fluorescentes au moyen d'un liant inorganique. Divers liants sont possibles. On citera par exemple la poudre de verre de borosilicate. La substance thermoluminescente et une petite quantité de poudre de verre de borosilicate sont mélangées et ce mélange est comprimé autour d'une tige de carbone puis soumis à une cuisson a une température que l'on fait augmenter de 5000 à 120000 Lorsque l'on utilise de l'oxyde de béryllium à titre de substance thermoluminescente, on peut l'obtenir directement sous forme solide sans utiliser un liant. Autrement dit, la poudre d'oxyde de béryllium-est comprimée à froid autour d'une tige de carbone et l'ensemble est chauffé à une température comprise entre 1700 et 1800 C, ce qui conduit à l'obtention d'une céramique. Dans ce qui précède, il a été question des dosimètres en forme de tige. Il sera maintenant question des dosimètres en forme de disque. La figure 4a montre un dosimètre à thermoluminescence dans lequel est englobée une bague de carbone. En 15 se trouve la substance thermoluminescente qui est agglomérée au moyen d'une résine ou d'un liant inorganique et en 2 figure la bague de carbone. te dosimètre peut être fabriqué de la même manière que dans le cas des dosimètres en forme de tige. La figure 4d montre un dosimètre à thermoluminescence qui contient une bague constituée par un tube métallique cintré.Dans le cas de la figure 4b, on peut voir en 15 la substance tilermolumines- cent e qui est agglomérée avec une résine ou avec un liant inorganique et en 12' un tube de nickel ou d'acier inoxydable qui a été cintré afin de constituer une bague circulaire. Enfin, la figure 4c montre un dosimètre qui est du même genre que celui de la figure 4d mais dans lequel la bague métallique est remplacée par un disque de métal. En 12' figure le disque de nickel ou d'acier inoxydable et en 15 une substance thermoluminescente agglomérée. Dans ce qui précède, il a été question de dosimètres dans lesquels la pièce assurant le chauffage par induction à haute fréquence, était englobée dans la substance thermoluminescente. Dans ce qui suit, il sera question de modes possibles de réalisation de dosimètres dans lesquels la substance assurant le chauffage par induction à haute fréquence se trouve à l'extérieur de la substance thermoluminescente. tes figures 5a et 5b montrent de tels modes possibles de réalisation des ddsimètres. Dans le cas de la figure 5a une tôle métallique enveloppe extérieurement un dosimètre en forme d'ampoule, avec en 11 une substance thermoluminescente, en 13 une ampoule de verre, et en 12 un tronçcn de tube de nickel ou d'acier inoxydable. La figure 5b montre un dosimètre du même genre dans lequel on a en Il la substance thermoluminescente, en 13 un tube de verre et en 12' un tube de nickel ou d'acier inoxydable ayant subi une opération d'usinage. Bes dosimètres mentionnés ci-dessus sont chauffés par induction à haute fréquence dans l'instrument qui est montré sur la figure 1. Dans ce qui suit, on décrira des exemples de l'insertion du dosimètre dans la bobine de chauffage par induction haute fréquence. La figure 6a montre la disposition de la bobinie d'induction et des éléments voisins au moment du chauffage d'un dosimètre de forme cylindrique. En 4 se trouve le dosimètre, en 3 la bobine de chauffage par induction à haute fréquehce, en 5 un tube de conduction de la lumière, autrement dit un guide de lumière et en 6 un photomultiplicateur. La thermoluminescence qui est émise par le dosimètre passe par les ouvertures de la bobine. La figure 6b montre la disposition adoptée pour le chauffage d'un dosimètre en forme de disque. En 4 se trouve le dosimètre en forme detdisque, en 3 la bobine de chauffage, en 16 un support du dosimètre et en 7 le guide de lumière. La figure 6c correspond au cas du chauffage d'un dosimètre dans lequel une tôle métallique entoure la substance thermoluminescente. En 4 se trouve le dosimètre, en 3 la bobine et en 5 le guide de lumière. Dans ce qui précède, on a décrit des dosimètres dans lesquels était incorporé directement un élément de chauffage par induction, ainsi que le dispositif de chauffage correspondant. Dans ce qui suit, on décrira un dispositif de chauffage par induction à haute fréquence prévu pour le cas ou aucun élément de chauffage n1 est incorporé au dosimètre lui-même. r La figure 7 montre un exemple d'un tel dispositif, seules les parties essentielles étant indiquées. En 4 se trouve un dosimètre ayant la simple forme d'un disque qui ne contient pas d'élément S'échauffant par induction à haute fréquence. Autrement dit, il s'agit d'un dosimètre généralement utilisé dans un instrument de lecture où le chauffage du dosimètre est assuré par transfert de la chaleur à partir d'un élément chauffant.Même dans ce cas, le dosimètre peut être chauffé en utilisant un système de chauffage à haute fréquence. Dans la figure 7, on a en 7 un dosimètre simple et en 17 un élément chauf- fant à induction, autrement dit une piè-ce de carbone ou de métal. En 18 se trouve une pièce métallique permettant de presser le dosimètre au contact avec la pièce de chauffage à haute fréquence, et en 19 un ressort exerçant une certaine force sur la pièce métallique de pressage. En 20 figure un tube coulissant permettant d'introduire le dosimètre dans la bobine et en 21 un tube de guidage pour le tube- glissant 20, ce tube de guidage 21 étant an quartz ou en verre. En 3 se trouve la bobine de chauffage à haute fréquence et en 5 le guide de lumière. Le dosimètre et l'élément de chauffage à haute fréquence qui sont engagés dans la bobine sont chauffés par induction au moyen de la bobine 3 et le do Dosimètre émet un rayonnement de thermoluminescence. Ce rayonnement de thermoluminescence est guidé par le guide de lumière 5 vers un dispositif de détection e.la lumière. Avec un système de ce genre, on peut recourir au chauffage à haute fréquence même dans le cas d'un dosimètre simple. La figure 8 représente le schéma d'un oscillateur qui constitue une partie essentielle du dispositif de chauffage par induction à haute fréquence, l'exemple choisi ici reposant sur l'emploi d'un tube électronique à vide. Il faut à peu près une puissance de 50 watts sur la sortie, et dans un tel cas, la conception est plus facile avec un tube à vide qu'avec un transistor. Il est clair que l'on peut aussi réaliser un oscillateur de 50 watts avec des transistors. En 22 se trouve le transformateur d'alimentation, en 23 le redresseur, en 24 un circuit oscillant, en 25 un transformateur élévateur de sortie et en 26 une bobine de chauffage. La figure 9 est une vue schématique d'un instrument de lecture des dosimètres selon l'invention. En 4 se trouve un dosimètre en forme de tige, en 27 un organe de manipulation du dosimètre qui est engagé dans un cylindre 28, en 3 une bobine et en 5 un guide de lumière. Des bobines différentes doivent être utilisées selon que le dosimètre est en forme de tige ou en forme de plaque. Dans l'exemple représenté ici, on prévoit deux types de bobines, l'instrument étant conçu de telle sorte qu'il suffise d'actionner un commutateur pour choisir la'un ou l'autre des systèmes. En 4' se trouve un dosimètre en forme de disque, en 27' un support pour le dosimètre 4' qui est constitué par un tube en acier inoxydable et qui est muni d'un fond en verre sur lequel est placé le dosimètre, ce tube 27' étant engagé dans un cylindre en céramique 28'. En 3' se trouve une bobine chauffage, en 5' un guide de lumière et en 6 le photomultiplicateur.En 8 se trouve un préamplificateur pour l'amplificateur et l'intégration du courant photométrique fourni par le photomultiplicateur, en 9 un convertisseur analogiquenumérique et un circuit de comptage permettant de visualiser directement un nombre; en 22 se trouve un transformateur d'alimentation, en 10, les tubes de visualisation, en 29 des interrupteurs à bouton-poussoirs pour commander l'opération de mesure, en 30 un organe de commande permettant d'étalonner l'instrument, en 31 le coffret en aluminium qui abrite l'ensemble, et en 32 les poignées qui permettent de porter le coffret. Dans ce qui précède, on a décrit en détail un instrument de lecture de la thermoluminescence fondé sur le chauffage par induction à haute fréquence. Un aspect du procédé et de l'instrument de lecture de la thermoluminescence réside dans le fait que le chauffage peut être effectué avec une grande sûreté. Avec le procédé classique, dans lequel le chauffage est effectué en mettant le dosimètre au contact avec un corps chauffant, le transfert de chaleur est mauvais et la chaleur ne peut être transmise uniformément si le dosimètre est un peu déformé ou si des poussières sont fixées sur lui, cela entraînant des perturba- tions telles que la valeur obtenue pour la thermoluminescence n'est plus correcte. Avec le dispositif selon l'invention, le chauffage peut être assuré selon un processus systématique, sans aucune perturbation, même si le dosimètre est un peu déformé ou si des poussières sont fixées sur lui.Autrement dit, la reproductibilité du chauffage est meilleure dans toutes les conditions et, par conséquent, les valeurs mesurées sont excellentes quant à la reproductibilité et à la fiabilité. Etant donné que le chauffage peut être effectué avec précision, il est possible de simplifier le circuit de mesure lorsque l'on utilise le dispositif selon la présente invention. Dans les instruments antérieurement connus de lecture des dosimètres à thermoluminescence, on emploie un système intégrateur pour intégrer le signal de thermoluminescence. Il est indispensable de lire une valeur du rayonnement dekhermolumines- cence qui est intégrée en fonction du temps, étant donné qu'il n'est pas possible de garantir la reproductibilité du processus de chauffage. Bue circuit de mesure devient donc plus compliqué. Au contraire, si le processus de chaffage est reproductible, les mesures sont plus précises même si l'on se contente de ne mesurer que le pic de la courbe de rayonnement de thermoluminescence; et il en résulte que l'on peut simplifier le circuit électrique. Dans le cas du système, selon 'inventionS de chauffage par induction à haute frequence, la reproductibilité du pro- cessus de chauffage est améliorée et il est donc possible d'utiliser un système de mesure simple dans lequel on détermine uniquement la valeur du pic de la courbe du rayonnement thermoluminescent. Une autre caractéristique de l'invention réside dans le fait que le temps de chauffage est court. Dans les systèmes antérieurement connus, le tempe chauffage est compris entre 10 et 20 secondes, mais avec le système de chauffage à haute fréquence, le temps qui est nécessaire pour porter la température à 4000C est seulement de 2 secondes pour un petit dosimètre et de 10 secondes pour un grand dosimètre. Le temps de mesure se trouve réduit d'autant. Non seulement le temps nécessaire pour l'opération de mesure est réduit, mais la sensibilité de la mesure est accrue. Plus précisément, le;signal de thermoluminescence est une fonction inverse du temps de chauffage et, par conséquent, un temps de chauffage de 2 à 10 secondes seulement offre une sensibilité 2 à 5 fois meilleure que celle des systèmes antérieurement connus.Dans le cas d'un dosimètre obtenu en plaçant 10 mg de fluorure de lithium dans un tube de verre scellé, la sensibilité la meilleure que l'on puisse obtenir par les systèmes antérieurement connus est de 10 mR, alors que l'on atteint 5 mR avec le système selon l'invention. La présente invention est particulièrement efficace dans le cas des dosimètres à sulfate de calcium. Dans le cas des dosimètres à fluorure de lithium, des contraintes thermiques apparaissent à l'intérieur du dosimètre lorsqu'on le chauffe trop rapidement et il en résulte un phénomène de tribothermoluminescence qui peut être une cause d'erreur. Plus précisément, si la mesure doit être accomplie avec un temps de chauffage de 5 secondes, la tribothermoluminescence correspond à 5 mR. Inversément, dans le cas du dosimètre à sulfate de calcium (CaS04 : Tm et CaS04 : : Dy) on n'observe pas de phénomène de tribother- moluminescence même si l'on répète rapidement les phases de chauffage et de refroidissement. Il en résulte que l'on peut obtenir une sensibilité au moins 5 fois supérieure à celle qui est permise par les systèmes antérieurement connus. Selon la présente invention, lorsque la thermoluminescence est obtenue en chauffant un dosimètre à thermoluminescence par induction à haute fréquence, et qu'une dose est déterminée à partir de la quantité de thermoluminescence émise, la dose d'irradiation du dosimètre à thermoluminescence peut être mesurée avec une sensibilité élevée et avec une grande fiabilité en un temps bref. R E V E ND I C A T I O N 1.- Procédé pour la lecture d'une thermoluminescence, caractérisé en ce que l'on chauffe par Induction un dosimètre à thermoluminescence de façon à provoquer l'émission d'un rayonnement de thermolu- minescence, et en ce que l'on mesure la dose d'irradiation du dosimètre à partir de la quantité de rayonnement de thermoluminescence. 2. - Instrument pour la lecture d'une thermoluminescence, caractérisé en ce qu'il comprend un dosimètre à thermoluminescence, un dispositif de chauffage par induction et un détecteur de thermoluminescence, le dosimètre à thermoluminescence étant placé dans le dispositif de chauffage par induction à un niveau qui permet d'acheminer vers le détecteur le rayonnement de thermoluminescence en provenance du dosimètre. 3.- Instrument de lecture d'une thermoluminescence, caracte- risé en ce qu'il comprend un dosimètre à thermoluminescence, une bobine de chauffage par induction, un élément s'échauffant par induction et un support pour le dosimètre, ledit support du dosimètre étant apte à amener le dosimètre en contact avec l'élément s'échauffant par induction en vue du transfert de chaleur. 4.- Dosimètre à thermoluminescence, caractérisé en ce qu'il comprend une substance thermoluminescente, du carbone ou un métal capable de s'échauffer par induction et un tùbe de verre, la substance thermoluminescente et le carbone ou le métal étant enfermés dans le tube de verre. 5.- Dosimètre à thermcluminescence, selon la revendication 4, caractérisé en ce que la substance thermoluminescente et le métal ou le carbone s'échauffant par induction sont mis en forme au moyen d'une résine. 6.- Dosimètre à thermoluminescence, selon la revendication 4, caractérisé en ce que la substance thermolumineecente et le métal ou le carbone s'échauffant par induction sont agglomérés au moyen d'un liant inorganique. 7.- Dosimètre à thermoluminescence selon la revendication 4, caractérisé en ce que la substance thermoluminescente est enfermée dans le tube de verre scellé et en ce que le carbone ou le métal stéchauf- fant par induction se trouve à ltestérieur du tube de verre, autour de celui-ci.