Feuille antifriction pour ioints glissants de arande surface. La présente invention se rapporte à une feuille antifriction pour des joints glissants de grande surface, qui comprend notamment deux feuilles de matière plastique dont la supérieure est pourvue d'une couche de protection. Dans le bâtiment, il est d'usage de placer les composants en béton de grande surface, tels que les plaques de béton, les plaques et les poutres travaillant à la déformation, ainsi que les plaques pour des pistes de patins à roulettes, de patins à glace, de roulement etc..., sur des feuilles antifriction. On connaît des feuilles antifriction qui se composent de deux feuilles de matière plastique dont les surfaces en regard sont pourvues d'un lubrifiant. Ces feuilles connues ont le défaut d'être composées de feuilles dures et qui, par conséquent, ne peuvent pas suivre les mouvements d'un corps en béton, partant généralement d'un point fixe. Ceci a pour conséquence que les corps de béton peuvent se déplacer au-dessus de la feuille antifriction, et qu'un glissement défini n'est pas possible entre ces feuilles de matière plastique. A cela s'ajoute que les inégalités et les rugosités usuelles des surfaces de support sont à l'origine de "points fixes" imprévisibles.Or, dans la région de ces points fixes, les feuilles de matière plastique sont détruites par des surcharges ponctuelles de sorte qu'un glissement continu entre les feuilles de matière plastique n'est plus assuré. Ceci a pour conséquence ce qu'il est convenu d'appeler un effet de "chenille", ctest-à-dire que la feuille de matière plastique se déplace vers ltextérieur en rampant sous le corps de béton. Pour remédier à ces inconvénients, la présente invention propose d'utiliser une feuille supérieure de matière plastique très extensible et dont la face supérieure tournée vers la couche de protection présente un coefficient de friction relativement élevé, de sorte que le coefficient de friction entre ladite couche de protection et la face supérieure de la feuille supérieure de matière plastique est sensiblement plus grand que le coefficient de friction entre les feuilles de matière plastique elles-mbmes. Ces mesures ont pour résultat qu'on obtient une plus forte friction entre la couche de protection et la face supérieure de la feuille de matière plastique supérieure, de sorte qu'en cas de rampement du composant en béton cette dernière est forcément entraînée, c'est-à-dire que la couche de protection ne peut donc pratiquement pas se déplacer sur la face supérieure de la feuille de matière plastique supérieure. La feuille de matière plastique supérieure très extensible, quasi élastique, ne peut ainsi plus être bloquée par des points fixes individuels sur toute sa longueur car son élasticité lui permet de compenser de telles immobilisations. En outre, les mouvements du composant, qui est souvent sujet à des mouvements divers, peuvent s'effectuer complètement sur la feuille antifriction, de sorte que son coefficient de friction wut être défini avec précision.Comme couche de protection, on peut utiliser sur la face supérieure de la feuille supérieure de matière plastique une mousse synthétique, un mat filtrant ou autre. La couche de protection est perméable à l'eau de sorte que celle-ci peut ressortir pendant le bétonnage du composant rapporté. De préférence, la face supérieure de la couche de protection est réalisée de façon que le béton puisse s'infiltrer au moins dans sa couche supérieure. De cette manière, on réalise une étroite liaison entre, d'une part, la couche de protection et, d'autre part, le composant de béton reposant sur elle, de sorte qu'en cas de déplacement de ce dernier, la couche de protection est forcément entraînée, ce qui, de son coté, a pour conséquence que, par suite de la friction élevée entre cette dernière et la face supérieure de la feuille de matière plastique supérieure, celle-ci est également entraSnée dans l'éventualité d'un mouvement, ce qui permet de réaliser un glissement impeccable entre les feuilles de matière plastique composant ia feuille antifriction proprement dite. La feuille de matière plastique repose, de préférence sur un substrat, afin d'éliminer les rugosités ou les inégalités éventuelles. Selon une autre particularité de l'invention, la feuille de matière plastique inférieure et/ou supérieure peuvent être pourvues d'alvéoles en forme de calottes pouvant être remplis avec un lubrifiant, de sorte que la lubrification des surfaces en regard des feuilles de matière plastique est assurée pendant une longue période de temps. Un exemple de réalisation de l'invention est ci-après décrit, à titre d'exemple et en référence à la figure unique du dessin annexé, qui est une vue en coupe d'une feuille antifriction conforme à l'invention. La référence 1 désigne un substrat en une mousse synthétique ou en un mat filtrant, ayant une épaisseur d'environ 3 mm. Sur ce substrat repose une feuille de matière plastique 2 qui peut etre en polyéthylène basse densité ou en polychlorure de vinyle. La face supérieure de la feuille de matière plastique 2 a été traitée avec un lubrifiant approprié 3 afin d'améliorer ses propriétés de glissement. Sur cette feuille de matière plastique inférieure lubrifiée 2 est appliquée la feuille de matière plastique supérieure 4 qui, conjointement avec la feuille de matière plastique inférieure 2 forme la feuille antifriction proprement dite. La feuille 4 est constituée par une matière plastique très extensible, quasi élastique dont la face supérieure est réalisée de façon à présenter un coefficient de friction relativement élevé. Ce résultat peut tre obtenu par un traitement la rendant rugueuse par un nervurage, par un encollage, etc... Sur la face supérieure de la feuille de matière plastique supérieure 4 est appliquée une couche de protection 5 en une mousse synthétique, en un mat filtrant, etc.., les matières utilisées étant choisies de façon à obtenir une friction relativement élevée entre la feuille 4 et la couche de protection 5. Comme il a été indiqué, ce résultat peut être obtenu par une mise en forme particulière avec interposition de moyens augmentant la friction. La couche de protection peut, par exemple, avoir une épaisseur de 3 mm. La feuille de matière plastique supérieure 4 peut, par exemple, être en polyuréthane. Revendications 1. Feuille antifriction pour joints de glissement de grande surface, comprenant deux feuilles de matière plastique et une couche de protection stétendant sur la feuille supérieure, caractérisée en ce que la feuille supérieure de matière plastique (4) est très extensible et en ce que sa face supérieure, tournée vers la couche de protection (5), a un coefficient de friction relativement élevé, de sorte que le coefficient de friction entre la couche de protection (5) et la face supérieure de la feuille supérieure de matière plastique (4) est sensiblement plus grand que le coefficient de friction entre les deux feuilles de matière plastique (2, 4). 2. Feuille antifriction selon la revendication 1, caractérisée en ce que la couche de protection (5) est perméable à liteau. 3. Feuille antifriction selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que.la face supérieure de la couche de protection (5) est réalisée de façon que le béton peut s'infiltrer au moins dans sa couche supérieure. 4. Feuille antifriction selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la feuille de matière plastique inférieure (2) repose sur un substrat (1). 5. Feuille antifriction selon l'une quelconque des revendications précédentes, caracétrisée en ce que la feuille de matière plastique inférieure et/ou supérieure (2, 4) est pourvue d'alvéoles en forme de calotte qui peuvent être remplis avec un lubrifiant.