Appareil de traitemcntpercutané La pressente invention a pour objet un appareil de traitement percutané utilisant la stimulation electrlque. La stimulation électrique a déjà été largement utilisée ou proposée pour divers traitements. Les électrodes utilisées étaient généralement de dimensions importantes et le but recherché était fréquemment une excitation musculaire. La présente invention utilise une approche totalement différente et fait appel à des connaissances qui sont à la base de l'acupuncture. Cette dernière permet de traiter un certain nombre de pathologies. lais dans certains cas la thérapie acupunturale impose un traitement de longue durée et/ou se heurte à une appréhension du patient ou à un problème de tumofaction de la zone traitée. La présente invention vise à fournir un appareil de traitement permettant de s'affranchir dans une large mesure des inconvénients de l'acupuncture classique, notamment par suppression de la puncture, et par la possibilité d'utilisation directe par le patient à domicile. Dans ce but, l'appareil propose un appareil de traitement percutane- comprenant un module spécifique à un porteur déterminé destiné à le recevoir, module présentant une surface destinée à être appliquée contre une partie déterminée du corps du porteur et reproduisant la forme de cette partie du corps, et des conducteurs de transmission d'énergie sous forme d'impulsions à partir d'un générateur, conducteurs dont les parties terminales sont immobilisées dans le.module et font saillie à partir de la surface appliquée contre le corps en des zones qui correspondent à des points d'acupuncture du corps du porteur spécifiques d'une thérapie déterminée. Pour chaque traitement, le praticien devra tout d'abord poser un diagnostic puis déterminer les points chinois dont l'excitation aura un effet thérapeutique. Un premier traitement acupunctural peut être effectué pour permettre au médecin de déterminer les points de projection cutanée les plus en rapport avec la pathologie du sujet. Le module peut ensuite être réalisé par un processus qui est relativement simple et comportera par exemple une prise d'empreinte, typiquement avec une résine aux silicones qui fait prise en une durée de quelques minutes, puis la fabrication d'une réplique sur laquelle le praticien marquera les points chinois à exciter. Les électrodes seront alors mises en place sur cette réplique et le module moulé sur elle. Les parties terminales des conducteurs doivent être en contact intime avec la peau et leur diamètre doit être aussi faible que possible, tout en évitant une picore. Dans la pratique, on adoptera généralement un diamètre inférieur à 2 mm, cette dernière valeur étant celle qui est généralement considérée comme la précision requise dans la mise en place des aiguilles'd'un traitement par acupuncture. Il faut remarquer au passage que la technique mise en oeuvre est très différente de la proposition qui a antérieurement été faite d'associer l'effet de puncture à l'effet d'une excitation électrique, ce qui impliquait de mettre en place des aiguilles d'acupuncture, puis de leur appliquer des impulsions électriques brèves et répétées il ne s'agissait pas là d'une substitution d'un traitement à un autre, mais du simple renforcement d'une action d'acupuncture classique. En règle générale, les conducteurs seront reliés à un générateur d'impulsions électriques courtes sous faible tension, typiquement 1 à 9 Volts, à une fréquence de 40 à 100Hz et avec un rapport cyclique de l'ordre de 1/9. On peut toutefois également envisager d'amener de l'énergie sous forme lumineuse, à partir d'un laser. Dans ce cas, les conducteurs d'énergie seront constituEs par des fibres optiques. L'appareil suivant l'invention, dans un mode de réalisation destiné à être utilisé par un praticien, peut comporter des moyens permettant de mesurer et d'afficher un ou des biopotentiels cutanés en des points déterminés. Ces biopotentiels cutanés sont des potentiels continus extracellulaires mesurables entre deux régions non lésées de la surface du corps, dont l'une sera choisie en fonction du trouble traité et l'autre une référence, que l'on aura généralement intérêt à choisir au point chinois Inntrang sur la ligne médiane antérieure à ml-distance entre les racines des deux sourcils.3 Parmi les affections susceptibles d'un traitement à l'aide d'un dispositif suivant l'invention, on peut notamment citer, à titre non limitatif, le traitement de surdité profondes dont l'origine se trouve dans l'oreille interne. La description se réfère aux dessins qui l'accompagnent, dans lesquels - la Figure 1 est un schéma de principe montrant les éléments constitutifs d'un appareil de traitement de la surdité, ainsi qu'une forme possible du module porteélectrodes, - la Figure 2 est une vue schématique en coupe suivant la ligne II-II de la Figure 1, - la Figure 3 est un synoptique de principe montrant un circuit utilisable dans l'appareil de la Figure 1. L'appareil montré en Figure 1 peut être regardé comme constitué d'un module porte-électrodes 10, d'un boltier électronique 12 de génération d'impulsions électriques et d'un cordon de liaison 13 ; une pile d'alimentation peut être intégrée au boîtier, Le module 1G est constitué par une piece 14 moulée, par exemple en matière plastique, dont la surface 15 (figure 2) destinée à entrer en contact avec la peau épouse la forme du corps. Cette pièce contient plusieurs électrodes, au nombre de quatre dans le mode de réalisation illustré. Chacune de ces électrodes 16 peut être constituée par une broche à extrémité hémisphérique , du type utilisé dans les connecteurs miniature, ayant un diamètre de 1 mm environ.L'extrémité hémisphérique dorée de ces électrodes doit être en contact intime avec la peau Il suffit pour cela qu'elles fassent saillie d'une longueur comprise entre 0,5 et 1 mm. Tous ces contacts sont reliés, par un conducteur 17 noyé dans la pièce 14, à un embout 18 de liaison avec le cordon 13. Les électrodes sont placées de façon à s'appliquer sur des points chinois, identifiés par un praticien La pièce 14 doit envelopper suffisamment l'oreille pour se maintenir exactement en place une fois posée. Cette pièce peut être d'ailleurs complétée par des ventouses de préhension associées à une pompe à vide de faible débit pour tenir compte des difficultés d'adhérence sur des parties du corps portant des poils ou des cheveux. Dans la pratique, on utilisera une pièce débordant au-dessus du pavillon de l'oreille et, à sa partie inférieure, s'emboîtant sous le maxillaire. Le générateur d'impulsions 12 peut avoir une constitution très simple. Dans le mode de réalisation montré en figure 3, il comprend une source de courant 19 telle qu'une pile qui alimente, par l'intermédiaire d'un interrupteur 20, un gFné- rateur proprement dit comprenant un multivibrateur 21 suivi d'un amplificateur 22 qui porte les signaux au niveau désiré. Le multivibrateur peut être prévu pour fournir des impulsions à un rythme pseudo-cardiaque avec un rapport cyclique de l'ordre de 1/9. Ces impulsions sont appliquées aux électrodes, les retours s'effectuant par une électrode de masse qui peut être portée par le boîtier du générateur 12. Un circuit de temporisation 3 peut être prévu de façon à limiter la durée d'application à celle prévue par le praticien. Un dispositif de contrôle constitué par une diode électroluminescente 24 peut être prévu à la sortie de l'amplificateur 22 de façon que le por- teur puisse vérifier, par les clignotements de la lampe, le bon fonctionnement du boîtier. Celui-ci peut se réduire à l'encombrement d'une montre bracelet dont la partie interne, en contact avec le poignet, constitue l'électrode de retour. Dans une variante de réalisation, on utilise non plus des impulsions électriques, mais des impulsions optiques fournies par exemple par un laser de 3 à 5 Watts fonctionnant à 890 nanomètres (diode laser à l'arseniure de gallium). Les impulsions peuvent alors avoir des fréquences du même ordre que précédemment, mais une durée plus brève, de 200 nanosecondes par exemple. Bien qu'aucune protection ne soit demandée pour le procédé de traitement thérapeutique en lui-même, il peut être utile de donner ici des indications sur un protocole opératoire qui s'est révélé satisfaisant dans le traitement de la surdité. Une thérapeutique ambulatoire comprenant, trois fois par semaine, l'application d'impulsions pendant une demi heure à un rythme pseudocardiaque de 60 à 70 Hz, sous une tension de l à 9 Volts, a permis un gain de l'ordre de 20 décibels suffisant pour permettre d'acquérir une bonne intelligibilité des phonèmes. Le dispositif suivant l'invention est applicable à la thérapie ambulatoire de troubles autres que la surdité, et en particulier à celle de certaines paralysies ou a la maladie de Dupuytren par exemple . Le dispositif permet de retrouver une certaine motricité et son effet pourra être complété par intervention chirurgicale. Revendications 1. Appareil de traitement percutané comprenant un module (10) spécifique à un porteur destiné à le recevoir, présentant une surface (15) destinée à être appliquée contre une partie déterminée du corps du porteur et reproduisant la forme de cette partie du corps et des conducteurs dont les parties terminales sont immobilisées dans le module et font saillie à partir de la surface appliquée contre le corps en des zones qui correspondent à des points d'acupuncture du corps du porteur spécifiques d'une thérapie déterminée. 2. Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les parties en saillie terminales des conducteurs ont un diamètre de l'ordre du millimètre et débordent de la surface de 0,5 à 1 mm. 3. Appareil suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les conducteurs sont destinés à transmettre des impulsions électriques et en ce que le gEne- rateur fournit des impulsions sous une tension de 1 à 9 Volts. 4.Appareil suivant la revendication 3, caractérisé en ce que le générateur comporte, dans un boîtier muni de moyens de liaison avec le module et d'une électrode de retour, une source de tension continue telle qu'une pile, un générateur d'impulsions rectangulaires à bas niveau tel qu'un multivibrateur et un amplificateur de puissance, ainsi que des moyens d'affichage visuel indiquant que l'appareil est en fonctionnement. 5. Appareil suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le générateur comporte des moyens de temporisation limitant sa durée de fonctionnement. 6. Appareil suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les conducteurs de transmission sont destinés à transmettre de l'énergie lumineuse depuis une diode laser et sont avantageusement constitués par des fibres optiques. 7. Appareil suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est associé à un appareil de mesure des biopotentiels cutanés. 8. Appareil suivant l'une quelconque des revendications précedentes, destiné au traitement de la surdité, caractérisé, par exemple, en ce que le module comporte une partie moulée destinée à s'adapter autour et au dessous de l'oreille, en s'emboitant contre le pavillon et le maxillaire portant des électrodes placées de façon a s'appliquer contre des points chinois et noyant des conducteurs de liaison avec un connecteur de raccordement d'un cordon fix à un générateur.