La présente invention concerne un appareil d'éclairage avec un tube à décharge dans un gaz, rempli de préférence avec du xénon et pouvant fonctionner en régime impulsionnel, un circuit de redressement, comportant plusieurs redresseurs, relié à un réseau monophasé ou triphasé et délivrant le courant au tube à décharge dans un gaz, un dispositif de comrutation pour le branchement et la coupure par intermittence du courant circulant dans le tube à décharge dans un gaz et un dispositif d'amorçage produisant les décharges dans le tube à gaz. On connatt déjà des appareils d'alimentation pour le fonctionnement impulsionnel de tubes à décharge dans un gaz, et notamment de tubes au xénon, qui sont prévus pour raccordement à un réseau triphasé, par suite de leur puissance requise élevée de quelques kW, et comprennent un montage de redressement, constitué partiellement au moins par des sèmiconducteurs commandés ou thyristors. Un tel appareil d'alimentation comporte un dispositif de commande, qui fait passer les semiconducteurs dans l'état conducteur, en branchant chacun d'eux avec un retard variable par rapport au passage par zéro de la phase correspondante du courant monophasé ou triphasé. Les semiconducteurs commandés utilisés dans ce but doivent présenter une grande rigidité diélectrique et être calculés pour de grandes intensités, par suite du régime impulsionnel.Leur fabrication est par suite chère. Les appareils d'éclairage connus ne comportent par suite qu'un seul des trois semiconducteurs commandés pour chacune des trois phases du réseau triphasé servant à l'alimentation du tube à décharge, de sorte qu'un redressement une alternance seulement est obtenu pour chacune des phases. Compléter un tel circuit de redres serpent par trois redresseurs à semiconducteurs non commandés, correspondant chacun à la seconde alternance d'une des trois phases, est impossible car cette solution rendrait pratiquement inefficace la régulation de l'intensité lumineuse du tube à décharge, recherchée à l'aide de la commande par déphasage des semiconducteurs commandés. L'invention a pour objet un appareil d'éclairage du type précédem- ment décrit, permettant la régulation de l'intensité lumineuse du tube à décharge sur une très large plage, de 1/20 par exemple, avec des moyens simples. Elle part d'un circuit de redressement, servant à l'alimentation du tube à décharge dans un gaz et pouvant être constitué par des diodes non commandées au germanium ou au silicium, calculées pour des intensités et des tensions inverses élevées et relativement peu coûteuses.En vue d'une variation de l'intensité lumineuse du tube à décharge dans un gaz entre de vastes limites, et selon-une caractéristique essentielle de l'invention, l'appareil d'éclairage comporte un dispositif de commutation qui contient un transistor principal, conduisant le courant du tube à décharge dans un gaz, et un thyristor d'extinction, servant au blocage du thyristor principal, branché en série avec un condensateur accumulateur et formant avec ce dernier un circuit en parallèle avec le circuit anode-cathode du thyristor principal. Selon une autre caractéristique de l'invention, le circuit anode-cathode du thyristor d'extinction est en parallèle avec le montage en série d'une bobine d'inductance et d'une diode, dont l'anode est reliée à la cathode du thyristor d'extinction et la cathode à l'anode de ce thyristor. En dépit d'un prix d'achat élevé, les tubes à décharge dans un gaz de puissance élevée, notamment quand ils sont remplis avec du xénon, n'admettent qu'une surcharge limitée et sont très sensibles aux risques de destruction par surcharge, quand le service impulsionnel désiré ne peut pas être assuré et le tube à décharge fonctionne par suite en service continu dans le cas d'un défaut. L'invention a donc également pour objet des mesures permettant d'interdire une surcharge du tube à décharge dans un gaz.Selon une autre caractéristique de I'invention, dans un appareil d'éclairage du type précédemment décrit, dans lequel les thyristors du dispositif de commutation peuvent être remplacés par des transistors, au silicium par exemple, avec une tension inverse et une intensité admissible suffisamment élevées, le dispositif d'amorçage comprend un transformateur d'amorçage, dont l'enroulement secondaire est inséré dans le circuit du tube à décharge dans un gaz, de préférence entre ce tube et le dispositif de commutation. Selon une autre caractéristique de l'invention, l'enroulement secondaire du transformateur d'amorçage peut être en parallèle avec un dispositif de court-circuit, et notamment un interrupteur ou tout au moins une diode, qui, en cas de risque d'une surcharge du tube à décharge dans un gaz, interdit tout nouvel amorçage après la fin d'une décharge. Les essais pratiques ont montré que des pointes trop élevées pour l'alimentation risquent d'apparaître quand la décharge dans le tube à gaz est déclenchée à la fréquence du réseau d'alimentation. Selon une autre caractéristique, le dispositif de commutation selon l'invention est actionné par un dispositif de commande, à une fréquence égale au moins à deux fois, et de préférence à six fois la fréquence du réseau triphasé. Selon une autre caractéristique de l'invention, l'instant de branchement du dispositif de commutation inséré dans le circuit de décharge du tube est déterminé par un multivibrateur mono stable, contenu dans le dispositif de commande précité et ayant une durée de basculement ajustable de préférence et très courte, inférieure à une milliseconde par exemple. Les moyens connus permettent de réaliser sans difficulté des multivibrateurs monostables, ayant une durée de basculement inférieure à 0,1 milliseconde, de 10 microsecondes par exemple. La technique des circuits intégrés permet une production économique de tels multivibrateurs. L'emploi d'un tel multivibrateur à durée de basculement ajustable donne une commande par déphasage variable, rapportée au passage par zéro précédent de la tension monophasée ou triphasée correspondante. Selon une autre caractéristique de l'invention, il est possible d'améliorer cette commande par déphasage en prévoyant un dispositif de mesure intégrateur de la quantité de lumière, mettant fin à la décharge dans le tube quand l'énergie lumineuse irradiée atteint un seuil supérieur prédéterminé, pendant la variation de l'impulsion lumineuse émise.L'intensité lumineuse du tube à décharge dans un gaz dépend fortement de la valeur de la tension du réseau et la fréquence do réseau exerce aussi une grande influence dans le cas d'un déclenchement des impulsions lumineuses du tube à décharge par les passages par zéro de la tension du réseau. Afin d'assurer un éclairage indépendant de ces variables, il est donc prévu que chaque impulsion lumineuse du tube à décharge dans un gaz se termine quand la quantité de lumière irradiée par le tube à partir de l'instant de branchaient atteint une valeur préditerminFe. Selon une autre caracté ristique de l'invention, l'appareil d'*cLair ge comporte un dispositif de mesure intégrateur de la quantité de lumière, qui est branché au début de chaque impulsion lumineuse et collabore avec le dispositif de commande du dispositif de commutation, de façon à couper ce dernier aussitôt que la quantité de lumière irradiée par une impulsion individuelle, depuis l'instant de branchement, atteint une valeur ajustée. Cette quantité de lumière, irradiée jusqu' un seuil prédéterminé, ne se limite pas néces sairesent à une seule impulsion lumineuse. Il est même possible de mesurer périodiquement la quantité de lumière, à des intervalles comprenant plusieurs impulsions lumineuses. Un dispositif de mesure de la quantité de lumière de ce type permet alors de mettre fin à une impulsion lumineuse, faisant suite à plusieurs autres, quand le total intégré de lténergie lumineuse atteint un seuil prédéterminé. Selon une autre caractéristique de l'invention, et afin d'obtenir cette limitation de l'intensité qui compense automatiquement les éventuelles fluctuations de la tension du réseau, le dispositif de mesure est relié à un composant photosensible, recevant la lumière du tube, et notamment à une cellule photoélectrique, et comprend un sélecteur à plusieurs positions correspondant aux diverses valeurs de la quantité de lumière. Les valeurs des diverses positions du sélecteur sont de préférence échelonnées de façon que chaque position corresponde à une quantité de lumière double de celle de la position précédente, sur laquelle le dispositif de commutation est coupé automatiquement, avec interruption du courant circulant dans le tube à décharge dans un gaz. Le sélecteur peut alors comporter les graduations 1, 2, 4, 8, 16, 32, 64. Selon une autre caractéristique de l'invention, un potentiomètre peut être inséré entre deux positions, en vue d'un ajustage intermédiaire continu des valeurs de la quantité de lumière. Dans une forme de réalisation préférentielle, le dispositif de mesure peut comporter un amplificateur opérationnel, dont une des deux entrées, et de préférence l'entrée positive, est reliée par l'interrupteur à une partie sélectable d'une tension de référence, et la seconde entrée à une tension fonction de l'intensité lumineuse du tube. I1 est particulièrement avantageux, selon une autre caractéristique de l'invention, de relier la seconde entrée de cet amplificateur opérationnel à la sortie d'un second amplificateur opérationnel, qui comporte une entrée, négative de préférence, reliée au composant photosensible et qu'un con densateur accumulater, servant d'élément intégrateur, relie à la sortie du second amplificateur opérationnel.Afin de garantir que la mesure de quantité de lumière démarre en même temps qu'une impulsion lumineuse émise par le tube à décharge et commence à la valeur zéro, il est possible de brancher le condensateur accumulateur en parallèle avec un semiconducteur commandé, et de préférence une diode à double base, bloquée lors du branchement du dispositif de commutation. Indépendamment de la réalisation du dispositif de commutation et du dispositif de commande, qui détermine le début et la fin d'une impulsion lumineuse, il peut etre judicieux, selon une autre caractéristique de l'invention, de prévoir en parallèle avec le dispositif de commutation un circuit assurant le maintien de l'ionisation du tube et dont la résistance peut avantageusement être fonction de la température, avec notamment un coefficient de température positif;; I1 est en outre possible de prévoir un interrupteur de sécurité automatique, fonction du circuit d'ionisation et court-circuitant l'enroulement secondaire du transformateur d'amorçage Un tel interrupteur de sécurité peut judicieusement s'insérer dans le montage d'ensemble, de façon à couper en outre la source du dispositif de commutation et/ou du dispositif de commande et/ou du dispositif d'amorçage. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à l'aide de la description détaillée ci-dessous d'un exemple de réalisation d'un appareil d'éclairage équipé d'un tube au xénon et des dessins annexés sur lesquels la figure 1 représente le schéma-bloc de l'appareil d'éclairage; la figure 2 représente le schéma détaillé, sur lequel les modules secondaires pour le fonctionnement ou d'un emploi usuel sont omis; la figure 3 représente le schéma d'un montage de contrôle du service impulsionnel; la figure 4 est un diagramme des temps servant à l'explication du fonctionnement du dispositif de commande et du dispositif de commutation selon figures 1 et 2; et la figure 5 représente une variante de réalisation d'un circuit sélecteur. Le schéma de principe de l'appareil d'éclairage, représenté à la figure 1, montre que l'alimentation du tube à décharge 10, rempli avec du xénon, est assurée par un circuit de redressement 11, raccordé aux phases R, S, T d'un réseau triphasé, délivrant le courant de service au tube 10 et comportant six diodes au silicium 12, non commandées et couplées en pont de redressement double alternance; la moitié de ces diodes sont reliées entre elles par leurs cathodes et à l'anode 14 du tube au xénon 10 par un fil positif 13, tandis que l'autre moitié des diodes sont reliées par leurs anodes à un fil négatif commun 15, comme le montre la figure 2. La cathode 16 du tube au xénon est reliée à l'en- roulement secondaire 17 d'un transformateur d'amorçage 18, alimenté par un dispositif d'amorçage 19, indiqué sur la figure 1.Le service impulsionnel intermittent du tube au xénon 10 est imposé par un dispositif de commutation 20, dont i'fonctionnement est indiqué par un bras de commutation 21 sur la figure 1 qui, en s'appliquant sur le contact opposé non reprsenté, ferme lue'circuit du tube aW xénon et permet ainsi le passage d'un courant de service I1 intense. En parallèle avec les contacts pouvant etre shuntés par le bras 21 se trouve un circuit 23 qui contient une résistance 24, dont la valeur croît avec l'échauffement. La résistance 24 est calculée de façon à permettre, dans l'état de coupure représenté du dispositif de commutation 20, le passage d'un faible courant I2, juste suffisant pour maintenir l'état d'ionisation du tube 10. La résistance 24 du circuit en parallèle 23 peut hêtre réalisée selon la figure 2 à l'aide de deux lampes à lueur 26, 27, en série avec les diodes 28 et 29. Les opérations de branchement et de coupure du dispositif de commutation 20 sont déclenchées par un dispositif de commande 30. Ce dernier est synchronisé par le réseau triphasé R S T, de façon qu'une attaque se produise comme décrit ci-dessous, lors de chacun des passages par zéro, indiqués à 00, 600, 1200, 1800, etc. sur la figure 4. La fréquence de déclenchement des impulsions de décharge du tube au xénon, que le dispositif de commande 30 produit par l'intermédiaire du dispositif de commutation 20, et par suite la fréquence des éclairs lumineux émis par le tube au xénon sont égales à six fois la fréquence du réseau, c'est-à-dire que la fréquence de répétition des éclairs lumineux est de 300 Hz dans le cas d'une fréquence réseau de 50 Hz.Cette fréquence de déclenchement élevée produit non seulement une lumière sans vacillations, mais permet aussi une efficacité lumineuse élevée et un réglage facile de l'intensité lumineuse sur une large plage, de 1/100. La durée des éclairs lumineux est déterminée selon l'invention par une cellule photoélectrique 32, exposée à un flux lumineux partiel, proportionnel au flux lumineux total du tube au xénon 10, et collaborant avec un dispositif électronique de mesure photométrique, reproduit à la partie inférieure de la figure 2. Ce dispositif de mesure 33 est séparé du reste du dispositif de commande par des tirets. Un interrupteur de sécurité 35 est enfin prévu, dont le bras de commutation 36 permet, en position de fermeture, de court-circuiter l'enroulement secondaire 17 du transformateur d'amorçage 18 et interdit alors un nouvel amorçage du tube au xénon 10 par le dispositif d'amorçage 19, réalisé sous forme de bascule astable et continuant à fonctionner. Cet interrupteur de sécurité permet l'emploi d'un très petit transformateur d'amorçage, sans risque de production d'un effet de réduction ou de saturation. Le bras de commutation 36 supporte en effet la totalité du courant dès qu'il se ferme. Le dispositif d'amorçage 19 comporte, comme l'indique la figure 2, un thyristor d'amorçage 40 dont la cathode est reliée au fil négatif 15 et dont l'anode est reliée au fil positif 13 par une résistance limita trice 41. Son anode est en outre reliée à la cathode d'une diode 42 et un condensateur d'amorçage 43, dont l'autre armature est reliée à l'enroulement primaire du transformateur d'amorçage 18 et à une seconde diode 44, dont la cathode est reliée au fil négatif 15. L'électrode de commande du thyristor d'amorçage 40 est reliée par une autre diode 45 à l'enroulement secondaire d'un transformateur de commande 46, dont l'enroulement primaire est alimenté par une bascule astable.Cette der nière est reliée au contact a d'un relais de commutation 48 et reçoit ainsi, dans la position représentée de repos du relais, la tension de service U1 nécessaire, d'environ 15 V, d'un pont de redressement non représenté, alimenté par un transformateur relié au réseau. Outre deux résistances 50 et 51, la bascule astable comporte un condensateur 52 et une diode à double base 53, qui devient conductrice dès que le conden sateur 52 s'est chargé à une tension de claquage suffisante, par la résistance 50. A chacune de ces oscillations astables ainsi produites, le thyristor d'amorçage 40 devient conducteur et induit dans l'enroule- ment secondaire 17 du transformateur d'amorçage 18 une impulsion d'amer- EBgcc du tube au xénon 10. Le transformateur d'amorçage 18 délivre des impulsions d'amorçage tant que le courant de maintien I2 t O et que le relais 48 se trouve dans la position de repos représentée. Les impulsions d'amorçage ne peuvent toutefois produire une décharge dans le tube au xénon que si le dispositif de commutation 20, encadré en tirets sur la figure 2, se trouve dans ltétat de branobement. Cet état est obtenu quand le thyristor principal 60, calculé pour le courant de pointe du tube au xénon 10, est conducteur. Afin de permettre le retour de ce thyristor principal de l'état passant dans l'état bloqué, un thyristor d'extinction 62 est en série avec un condensateur d'in version de charge 61, d'environ 4 AF, et forme avec ce dernier un circuit en parallèle avec le circuit anode-cathode du thyristor principal 60. Ce dernier, comne le thyristor d'extinction 62, est relié par sa cathode au fil négatif commun i5. Le circuit anode-cathode' du thyristor d'ex tinction est en outre en parallèle avec le montage en série d'une bobine d'inductance 63 et d'une diode 64. Afin de pouvoir rendre le thyristor principal 60 conducteur et d'amener ainsi le dispositif de commutation 20 en position de branchement, un premier transformateur auxiliaire 65 est prévu, qui est appelé transformateur de branchement ci-dessous et dont l'enroulement secondaire 66 est relié d'une part au fil négatif 15 et d'autre part à la gâchette du thyristor principal 60. Son enroulement primaire 67 est relié à la tension auxiliaire U1 précitée et peut produire dans l'enroulement secondaire 66 l'impulsion de commande nécessaire au branchement du thyristor principal, quand le transistor 68 relié à cet enroulement revient de son état passant dans l'état bloqué.Ce transistor fait partie, de meme qu'un second transistor 69, du dispositif de commande 30, décrit ultérieurement, mais sert, contrairement au transistor 69, à rendre le thyristor d'extinction 62 conducteur, à l'aide d'une impulsion produite dans le second transformateur 70. Dès qu'il en est ainsi, la charge positive se trouvant sur l'armature du condensateur 61, reliée à l'anode du thyristor d'extinction 62, est reliée par ce dernier au fil négatif, tandis que la charge négative se trouvant sur l'autre armature du condensateur 61, et fournie par la bobine d'inductance 63 au cours d'une commutation précédente, agit sur le thyristor principal 60 et le ramène dans l'état bloqué. Le dispositif de commande 30 est réalisé sous forme de circuits intégrés et comprend trois étages différentiateurs 71, 72, 73, reliés chacun à l'un des trois conducteurs de phase. Une paire de résistances 74, 75 de division de tension est prévue pour chacun des conducteurs de phase; ces résistances sont réunies au point neutre 76, qui délivre le potentiel de référence. Chacun des éléments différentiateurs est constitué de la façon représentée sur la figure 2 pour l'élément 71 et contient par suite un amplificateur opérationnel 78, deux condensateurs différentiateurs 80, 81, un amplificateur 82, deux diodes de sortie 83, 84 et trois résistances. Chacun des trois éléments différentiateurs délivre à sa sortie une impulsion de déclenchement 86 quand la tension de sa phase correspondante passe par le potentiel nul du point neutre 76.Ces impulsions de déclenchement sont représentées à 0 , 60 , 1200, 1800, etc. sur la figure 4. Elles font passer le premier des deux multivibrateurs mono stables en série 88 et 89 dans son état instable, d'où il revient automatiquement en déclenchant l'autre multivibrateur. L'interaction des deux étages multivibrateurs 88 et 89 produit des impulsions de retard 90, qui suivent immédiatement les impulsions de déclenchement 86 et dont la durée est variable entre 5 et 50 microsecondes, à l'aide d'une résistance de réglage 90, d'environ 5 kQ. Ces impulsions de retard 90 sont représentées sur la figure 4 à une échelle fortement agrandie par rapport aux intervalles de 3 1/3 millisecondes entre deux passages par zéro. Ces impulsions de retard sont transmises par un opérateur ET 91, facile à réaliser en circuit intégré, et un inverseur 92 à la base du transistor de branchement 68, qui est maintenu dans l'état passant pendant la durée de ces impulsions de retard, puis délivre à la fin de chacune d'elles une impulsion de branchement au thyristor principal 60. Les éclairs lumineux du tube au xénon 10 sont ainsi déclenchés au synchronisme avec les passages par zéro de la tension du réseau. La fin de chaque éclair lumineux est imposée par le transistor de coupure 69, le transformateur 70 et le thyristor d'extinction 62 à l'instant où la quantité de lumière émise par le tube au xénon 10 atteint une valeur prédéterminée. Le dispositif de mesure de la quantité de lumière 33 comporte dans ce but un amplificateur opérationnel 95, qui est relié à la méme entrée que la cellule photoélectrique 32 et dont la boucle de réaction contient un condensateur accumulateur 96, shunté par une diode à double base ou un transistor unijonction 97.La diode à double base demeure dans l'état passant et court-circuite ainsi le condensateur accumulateur 96 jusqu'à ce qu'elle soit bloquée par une impulsion de retard 90, à llins- tant où le thyristor principal 60 devient conducteur et l'éclair Lumineux suivant commence. Au cours de cet éclair lumineux apparat t ainsi sur le condensateur accumulateur 96 une tension, qui croit d'autant plus rapidement que la luminosité de l'éclair lumineux émis est plus grande. Cette tension somme est une représentation analogique de l'intégrale de la quantité de lumière par rapport au temps. La tension somme est appliquée à un amplificateur différentiel 98, dont l'entrée positive est reliée au bras d'un sélecteur à six positions 100. Chacune de ces positions est reliée au curseur d'un potentiomètre 101 à 106, faisant partie d'une résistance échelonnée.Les potentiomètres 101 à 106 en série sont reliés, ainsi que des résistances d'équilibrage en parallèle, à une tension de référence constante de -15 V et échelonné de façon que les tensions partielles sélectables à l'aide du bras, sur la position médiane représentée des curseurs de potentiomètre, soient dans un rapport de 1/2/4/8/16/32/64. La manoeuvre du curseur des potentiomètres permet en outre de faire varier ces tensions partielles de -25 % vers le bas et de 50 % vers le haut. Dès que la tension aux bornes du condensateur 96, proportionnelle à la quantité de lumière, atteint la valeur affichée de la tension de référence, l'amplificateur opérationnel 98 devient conducteur, bloque à l'aide d'un opérateur ET 110, situé en amont du transistor de coupure 69, ce dernier devenu conducteur entre temps et produit ainsi, par le second transformateur auxiliaire, une impulsion de branchement du thyristor d'extinction 62, qui met alors fin à la décharge dans le tube au xénon 10, de la façon précédemment décrite.Entre l'opérateur ET, faisant partie de la boucle de coupure, et le second étage multivibrateur 89, faisant partie de la boucle de branchement et produisant le blocage de la diode à double base 97 au début d'un éclair lumineux, il est possible de prévoir deux autres étages multivibrateurs 108 et 109, dont la durée de basculement est sélectable à l'aide d'une résistance 111, de façon qu'une impulsion d'extinction 115 soit produite dans l'enroulement secondaire du second transformateur 70 au plus tard avant le prochain passage par zéro de la tension du réseau. L'interrupteur de sécurité 35 (figure 1) représente une autre mesure de sécurité; à l'aide du bras 36, il permet de court-circuiter le transformateur d'amorçage 18 quand les extinctions que le thyristor 62 doit produire manquent pendant plusieurs alternances de la tension délivrée par les redresseurs 12 et représentée sur la figure 3. L'interrupteur de sécurité, dont le schéma est représenté au-dessus du dispositif de commutation 20 sur la figure 2, comprend dans ce but un transistor servant à l'alimentation du relais à contacts multiples 48 et dont le circuit base-émetteur forme avec une résistance limitatrice 121 un circuit de décharge permanent pour le condensateur 122. Le transistor 120 devient conducteur à l'instant où le courant de maintien est atteint dans le tube au xénon. Le relais 48 est ainsi enclenché et 1. coupe les impulsions d'extinction, 2. branche le thyristor principal 60, 3. amène le bras de commutation 36 dans sa position à fermeture, 4. réalise la première condition du système de sécurité, décrite ci dessous. Dès que le courant d'ionisation du tube au xénon 10 est atteint, le condensateur 122 peut se charger au point de rendre le transistor 120 suffisamment conducteur et faire passer le relais 48 de sa position de repos représentée dans la position d'enclenchement, dans laquelle un second relais 125, relié au bras de commutation 36, est alimenté, tandis que le dispositif d'amorçage 19 est déconnecté de sa tension d'alimentation U1 sur le contact de relais a. Le contact de relais b, auquel est reliée une des deux entrées de l'opérateur ET 91, est déconnecté simultanément de la masse, de sorte qu'une résistance 126 relie cette entrée au potentiel positif U1. L'opérateur ET 91 demeure alors bloqué en permanence et interdit ainsi la conduction du thyristor principal. La figure 3 représente séparément un autre montage de sécurité. Ce dernier comporte une seconde cellule photoélectrique 130, exposée aux éclairs lumineux du tube au xénon 10, alisentant un condensateur accumulateur 131 et reliée à la tension auxiliaire U1 par une résistance élevée 132. La cellule photoélectrique est reliée par une diode 133 et une résistance 134 à la base d'un transistor 135, dont le circuit col lecteur-4metteur est shunté par un condensateur 136, ayant une capacité élevée d'environ 10 AF. Le collecteur du transistor 135 est en outre relié à un opérateur ET 137, dont la seconde entrée est reliée au contact c du relais 48 et se trouve ainsi à la masse quand le relais enclenche.L'opérateur ET 137 est relié à un second opérateur ET 140, formant avec un troisième opérateur ET 141 un étage bistable commandant un transistor de commutation 143 qui, par l'intermédiaire d'un contacteur 145, maintient l'appareil d'éclairage relié au réseau par les interrupteurs réseau 146 de la figure 2, tant qu'un fonctionnement correct de l'appareil d'éclairage est garanti. En cas de dommage, l'appareil d'éclairage est entièrement déconnecté du réseau par l'interrupteur réseau 146 et le contacteur 145. Le dispositif de sécurité selon figure 3 interdit un "brdlage" du tube au xénon (consommation incontrolée et croissant sans cesse jusqu'8 l'explosion du tube), ce qui garantit un fonctionnement parfait et interdit la détérioration des composants. Le fonctionnement du dispositif est le suivant. Le relais 145, dont les contacts non représentés sont en série avec la commande de l'interrupteur réseau 146, enclenche quand une ou les deux conditions fonctionnelles suivantes ne sont pas satisfaites. Condition 1 : La cellule photoélectrique reçoit la lumière émise par le tube au xénon. La condition 1 est satisfaite pour l'opérateur ET 137 à partir d'une quantité de lumière déterminée ou quand un niveau déterminé est atteint. Condition 2 : Le relais 48 doit être amené dans l'état fonctionnel pour que le niveau de la seconde entrée de l'opérateur ET soit atteint. En d'autres termes, le courant de maintien doit être pré sent sur les contacts des lampes 26 et 27. Exemple : la tension disparaît sur les lampes 26 et 27 quand le thyristor principal est endommagé. Fonctionnement : Lorsqu'une des deux conditions n'est pas satis faite, le relais 145 enclenche et coupe le courant d'entrée. Pour remettre l'appareil en fonctionnement, il faut actionner les opéra teurs ET 140 et 141, par enfoncement de l'interrupteur "Reset". Le passage du courant est ainsi ff rétabli, Lorsque ce système de sécurité a fonctionné par suite d'une impulsion parasite qui aurait produit le "broyage" du tube au xénon, l'appareil d'éclairage fonctionne de nouveau normalement après manoeuvre de l'interrupteur "Reset"; dans le cas contraire, le cycle se répète et l'utilisateur sait qu'il s'agit d'un dErangement. L'expérience a montré que la tension de référence > ajustable à l'aide du sélecteur 100, peut également être obtenue plus simplement avec le montage représenté à la figure 5 et ne comportant que deux potentiomètres 170 et 171, ainsi que des résistances fixes 172 à 179 correctement choisies. I1 en résulte un gain notable de potentiomètres par rapport à la figure 2. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art au principe et aux dispositifs qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs, sans sortir du cadre de l'invention. Revendications I. Appareil d'éclairage avec un tube à décharge dans un gaz, pouvant fonctionner en service impulsionnel et rempli de préférence avec du xénon, un circuit de redressement, comprenant plusieurs redresseurs, relié à un réseau monophasé ou triphasé et délivrant le courant au tube à décharge dans un gaz, un dispositif de commutation pour le branchement et la coupure par intermittence du courant circulant dans le tube à décharge dans un gaz, et un dispositif d'amorçage déclenchant les décharges dans le tube à gaz, Ledit appareil d'éclairage étant caractérisé en ce que le dispositif de commutation comporte un thyristor principal, délivrant le courant au tube à décharge dans un gaz, et un thyristor d'extinction, bloquant le thyristor principal, en série avec un condensateur accumulateur ou inverseur de charge et formant avec ce dernier un circuit en parallèle avec le circuit anode-cathode du thyristor principal. 2. Appareil selon revendication 1, caractérisé en ce que le circuit anode-cathode du thyristor d'extinction est en parallèle avec le montage en série d'une bobine d'inductance et d'une diode, reliée par son anode à la cathode du thyristor d'extinction ou par sa cathode à l'anode dudit thyristor. 3. Appareil d'éclairage avec un tube à décharge dans un gaz, pouvant fonctionner en service impulsionnel et rempli de préférence avec du xénon, un circuit de redressement comprenant plusieurs redresseurs, relié un réseau monophasé ou triphasé et délivrant le courant au tube à décharge dans un gaz, un dispositif de commutation comportant des thyristors ou des transistors pour le branchement et la coupure du courant dans le tube à décharge dans un gaz et un dispositif d'amorçage déclenchant les décharges dans le tube à gaz, selon une des revendications 1 ou 2, ledit appareil d'éclairage étant caractérisé en ce que le-dispositif d'amorçage est relié à un transformateur d'amorçage-dont l'enroulement secondaire est inséré dans le circuit du tube à décharge dans un gaz, de préférence entre ce tube et le dispositif de conmmtation, et en parallèle avec un dispositif de court-circuit, constitué notamment par un interrupteur ou tout du moins par une diode. 4. Appareil selon une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la manoeuvre de dispositif de commutation est assurée par un dispositif de commande, à une fréquence au moins égale à deux fois et de préférence à six fois la fréquence d'un réseau triphasé, l'instant de branchement du dispositif de commutation étant déterminé par un multivibrateur mono stable situé dans le dispositif de commande, ayant une durée de basculement ajustable de préférence et déclenché à chaque passage par zéro de la tension du réseau, la fin de chaque impulsion de retard ainsi délivrée par le multivibrateur branchant le dispositif de commutation ou rendant conducteur le thyristor principal dudit dispositif. 5. Appareil selon une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par un dispositif de mesure intégrateur de la quantité de lumière, qui est branché au début de chaque impulsion lumineuse et fonctionne en collaboration avec le dispositif de commande, de façon que le dispositif de commutation soit coupé dès que la quantité de lumière émise par une seule impulsion lumineuse à partir de l'instant du branchement atteint une valeur ajustable, le dispositif de mesure étant relié à un composant photosensible, exposé à la lumière du tube à décharge dans un gaz, et notamment à une cellule photoelectrique, et comprenant un sélecteur des valeurs de la quantité de lumière à plusieurs positions, entre lesquelles sont prévus des potentiomètres pour l'ajustage intermédiaire continu. 6. Appareil selon revendication 5, caractérisé en ce que le dispositif de mesure comporte un amplificateur opérationnel, dont une des deux entrées, l'entrée positive de préférence, est reliée par l'interrupteur à une partie sélectable d'une tension de référence et la seconde entrée à une tension fonction de l'intensité lumineuse du tube. 7. Appareil selon revendication 6, caractérisé en ce que la seconde entrée de l'amplificateur opérationnel est reliée à la sortie d'un second amplificateur opérationnel, dont une entrée, négative de préférence est reliée au composant photosensible et qu'un condensateur accumulateur, servant d'élément intégrateur, connecte à la sortie du second amplificateur opérationnel, ledit condensateur étant en parallèle avec un semiconducteur commandé, qui se bloque lors du branchement du dispositif de commutation. 8. Appareil selon une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le dispositif de commutation est en parallèle avec un circuit maintenant l'état d'ionisation du tube à décharge dans un gaz et dont la résistance est fonction de la température, avec de préférence un coefficient de température positif. 9. Appareil selon revendication 8, caractérisé par un interrupteur de sécurité automatique, fonction du circuit d'ionisation et dont l'en- clenchement court-circuite l'enroulement secondaire du transformateur d'amorçage et coupe la tension de service du dispositif de commutation et/ou du dispositif de commande et/ou du dispositif d'amorçage. 10. Appareil selon une quelconque des revendications 6 à 9, caractérisé par un potentiomètre inséré entre le bras du sélecteur et l'entrée de l'amplificateur opérationnel, et dont le curseur est relié audit amplificateur opérationnel.