La présente invention a pour objet un procédé de fabrication d'une clé pour ouvrir des boîtes de conserves à languette. On connaît divers procédés pour fabriquer des clés d'ouverture des boîtes de conserves à languette, toutes ces clés présentant une fente dans laquelle on introduit la languette, ce qui permet d'ouvrir la boîte de la manière bien connue. Suivant un premier procédé, on enlève du métal sur une certaine longueur de la tige métallique, à partir de son extrémité, et on termine l'opération en exécutant une fente longitudinale. On obtient ainsi une clé présentant d'un côté de la fente, une épaisseur à peu près égale au double de l'épaisseur de sa partie terminale qui a subi un enlèvement de métal. I1 en résulte un mauvais enroulement du couvercle de la boîte de conserve autour de la tige, qui complique l'ouverture de la boite. Suivant un autre procédé connu, on effectue plusieurs passes successives : dans la première passe, on exécute une découpe en sifflet à l'endroit approprié sur la tige, dans une seconde passe, on cambre la tige à l'endroit de la découpe, de façon à laisser libre un passage pour une fraise. Dans la troisième passe, on fraise la fente au-delà de la découpe en sifflet, et enfin dans la quatrième passe, on redresse le fil pour le replacer dans l'axe général de la clé. Ce procédé est donc relativement long en raison du nombre de passes nécessaire , ce qui le rend relativement onéreux. De plus, la fraise subit une usure progressive non négligeable, et enfin cette fabrication ne peut être effectuée sans intervention manuelle, ce qui contribue à augmenter le prix de revient de la clé. Enfin, toutes les clés de ce genre présentent des fentes de largeur sensiblement uniforme sur toute leur longueur, quel que soit le mode de fabrication mis en oeuvre. I1 en résulte une tendance de la languette à glisser horsdeoette fente après son introduction, au début de l'opé- ration d'enroulement de la languett-e autour de la clé, ce qui rend relativement malaisée l'opération d'ouverture de la boîte. L'invention a pour but de remédier à ces divers inconvénients en proposant un procédé de fabrication nettement moins onéreux, et à l'issue duquel on obtienne en outre une clé dont la fente soit réalisée de façon à permettre un coincement aisé de la languette avant enroulement de celle-ci autour de la clé. Le procéde selon l'invention se caractérise par les étapes opératoires suivantes - on exécute dans un fil métallique une découpelongitudinale en sifflet, - au moyen d-'un outil de découpage-emboutissage, on fend le fil à l'emplacement voulu, en tordant latéralement une moitié du fil sur la longueur choisie, - enfin on redresse la moitié tordue pour la replacer dans l'axe de la clé, en réservant entre cette moitié et le reste du fil une fente pour l'introduction de la languette de la boîte à ouvrir. Ainsi le nombre de passes nécessaire est réduit à 3, alors que le procédé rappelé ci-dessus en comporte quatre De plus, l'exécution de la fente est plus rapide avec un outil de découpage-emboutissage qu'avec une fraise, de sorte que le temps total nécessaire pour fabriquer une clé est très sensiblement diminué, ce qui réduit d'autant le prix de revient de la clé. D'autres particularités et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre, faite en référence au dessin annexé, sur lequel on a représenté une forme de réalisation du procédé et de la clé visé par l'invention. La figure 1 est une vue en élévation longitudinale avec arrachements d'une tige métallique après exécution de la première passe du procédé selon l'invention. La figure 2 est une vue de dessus de la tige de la figure 1, après exécution de la deuxième passe du procédé selon l'invention, une moitié du fil étant tordue latéralement. La figure 3 est une vue en perspective correspondant à la figure 2. La figure 4 est une vue en élévation longitudinale de la tige après exécution de la troisième passe du procédé, la clé étant alors terminée. La figure 5 est une vue de dessus de la tige correspondant à la figure 4. Le procédé illustré aux figures 1 à 5 est destiné à la fabrication d'une clé pour ouvrir des boites de conserves à languette non représentées, la clé étant cons tituée d'une tige métallique rectiligne 1 terminée par une tête ovale 2 de façon connue. Le procédé selon l'invention est mis en oeuvre de la manière suivante. Tout d'abord, au cours d'une première passe,- on exécute une découpe longitudinale 3 en sifflet, à un endroit approprié de la tige 1 (figure 1). Lors de la seconde passe, on utilise un outil de découpage-emboutissage non représenté, pour fendre le fil 1 à l'emplacement voulu, c'est-à-dire à partir du fond de la découpe 3 et sur une longueur prédéterminée, en tordant latéralement une moitié 4 du fil sur la longueur choisie 1 (figures 2 et 3). Enfin, au cours de la troisième et dernière passe, on redresse la moitié tordue 4 pour la replacer dans l'axe X-X de la clé, en réservant entre cette moitié 4 et le reste du fil 1 une fente 5 (figure 4) pour l'introduction de la languette de la -boîte à ouvrir. La clé est alors terminée,et présente l'aspect visible aux figures 4 et 5. On remarquera qu'a l'issue de la troisième passe, le fente 5 a une largeur décroissante à partir de son ouverture jusqu'à son fond 5a Le procédé et la clE qui viennent d'être décrits présentent les avantages suivants. Tout d'abord, comme déjà indiqué, le nombre de passes est réduit à trois au lieu des quatre passes nécessaires dans le procédé connu antérieur rappelé ci-dessus. Cette réduction du nombre d'opérations, ainsi que le remplacement de la passe avec la fraise par une passe avec un outil de découpage-emboutissage, réduisent le temps nécessaire à la fabrication de la clé. En effet, la passe à l'outil de découpage-emboutissage est nettement plus rapide qu'avec la fraise, de sorte que ce procédé entraîne une réduction importante du prix de revient de l'usinage de la fente. En second lieu, le fait que la fente 5 présente une largeur décroissante à partir de son ouverture jusqu'à son fond 5a , contrairement aux clés connues dans lesquelles la fente a une largeur uniforme, permet de coincer la languette de la boîte de conserve par serrage entre la moitié 4 et le reste de la tige. On élimine ainsi tout risque de glissement de la languette à l'extérieur de la fente, ce qui facilite l'ouverture de la boîte. Enfin, le procédé selon l'invention peut être exécuté entièrement sur une machine automatique, ce qui n'était pas le cas pour les procédés antérieurs. Cette possibilité d'automatisation est également de nature à rendre la clé moins onéreuse. L'invention n'est pas limitée à la forme de réalisation décrite et peut comporter des variantes d'exécution. Ainsi l'angle de torsion entre la partie tordue 4 et le reste de la tige 1 peut varier dans certaines limites, de même que la géométrie de la fente 5 REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication d'une clé pour ouvrir des boîtes de conserves à languette, caractérise en ce qu'on opère de la façon suivante - on exécute dans un fil métallique (1) une découpe (3) longitudinale en sifflet, - au moyen d'un outif de découpage-emboutissage, on fend le fil (1) à l'emplacement -voulu, en tordant latéralement une moitié (4) du fil sur la longueur choisie, - enfin, on redresse la moitié tordue (4) pour la replacer dans l'axe (X-X) de la clé, en réservant entre cette moitié (4) et le reste du fil (1) une fente (5) pour l'introduction de la languette de la boîte à ouvrir. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on redresse la moitie tordue (4) de façon que la fente (5) d'introduction de la languette ait une largeur décroissante à partir de son ouverture jusqu'au fond (5a). 3. Clé pour ouvrir des boîtes de conserves à languette, présentant une fente d'introduction (5) de celle-ci, caractérisée en ce qu'elle est réalisée par la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1 et 2.