L'invention concerne l'assemblage étanche de tubes cylindriques ou non, métalliques ou non, par sertissage d'un manchon de raccordement dans lequel sont engagés lesdits tubes. Les procédés connus de jonction de tubes métalliques utilisés comme canalisations de fluides en phase liquide ou gazeuse, permettent ou non le démontage ultérieur. Dans le premier cas, les jonctions sont effectuees-à l'aide de raccords à visser à serrage concentrique, à brides boulonnées pour les diamètres importants etc... Dans le second cas d'assemblage indêmontable, les procédés utilises sont nombreux : Soudure autogène pour l'acier, avec QU sans métal d'apport, présentant l'inconvénient de détruire localement les revêtements de protection éventuels; brasure pour les métaux cuivreux, nécessitant toujours un métal d'apport plus ou moins co0teux > elle produit un recuit local nuisible à la rigidité mécanique du métal à l'endroit de la jonction; soudure à l'étain ou à base d'un alliage à faible point de fusion (faibles performances sur le cuivre et les alliages inoxydables, sans rapport avec la qualité des métaux constituant les tubes ainsi raccordés); collage à l'aide de résines de type époxy ou autres, particulièrement intéressant en ce qu'il peut s'appliquer aux aciers inoxydables, titane, aluminium et à tous les métaux de soudure difficile généralement réalisée en atmosphère contrôlée. Ces collages presentent une faible tenue à la chaleur et nécessitent une préparation soignée des surfaces de collage, de plus ils obligent à immobiliser les pièces en présence pendant la durée de collage et de séchage. Le procédé de sertissage selon l'invention pallie ces divers inconvénients et permet, de façon peu onéreuse, de réaliser ces assemblages dans des temps très courts avec d'excellentes qualités mécaniques et d'étanchéi- té. Il met en oeuvre la compression d'un élement plastique ou plasto-élastique, intercalaire entre les raccords et tubes à assembler. Le procédé peut être mis en oeuvre de trois façons - par roulage sur l'extérieur du raccord d'assemblage - par mandrinage mécanique des extrémités du raccord, - par mandrinage pyro-mêcanique. Dans tous les cas, un intercalaire,constitué d'un matériau plasto-élastique, métallique ou même de colle quand les conditions d'utilisation le permettent pour obtenir une tonne adhérence sur les matériaux en présence, est interpose entre les raccords et les tubes à assembler. Les outillages nécessaires à la mise en oeuvre du procédé selon l'invention sont constitués par - Dans le cas du sertissage par roulage un train de molettes planétaires montées sur un dispositif propre à assurer simultanément leur rapprochement concentrique et leur mise en rotation selon la génératrice correspondante des tubes à assembler tout en serrant progressivement les molettes contre le raccord de façon à produire des vagues successives formant le sertissage. - Dans le cas du sertissage par mandrinage axial par deux mandrins constitués en au moins deux parties, montés face à face en opposition et rapprochés au moyen d'une pince manuelle ou semi-automatique. - Dans le cas du sertissage pyro-mécanique Par la détente d'un gaz obtenu par l'explosion d'une cartouche à l'intérieur d'un espace annulaire clos constituant une chambre de rétreint radial. Ces outillages sont d'un emploi simple et sont propres à être utilisés par un personnel sans qualification particulière, tant en atelier que sur chantier. Le fonctionnement de ces outils peut être manuel ou assisté mécaniquement, électro-mécaniquement, pneumatiquement ou hydrauliquement suivant les efforts de sertissage à fournir. La déformation du raccord par l'opération de sertissage est fonction de la pression de service à assurer et par le coefficient de sécurité retenu. A titre d'exemples, les essais sur divers matériaux ont donnes les résultats suivants - Raccords sertis par roulage radial : Des éprouvettes,soumises à essais hydrauliques, après purge, furent constituées par 2 sections de tube en acier inoxydable de ~ 12mm, épais de 0,7mm, roulées et soudées, raccordées par - un manchon en acier inoxydable étiré sans soudure, avec un intercalaire constitué de TEFLON d'une épaisseur de 0,1mm. La capacité de charge sans aucune fuite au niveau du raccordement, avant que les tubes ne se séparent a atteint 350 bars.L'essai répété sur plusieurs éprouvettes révèle une dispersion de caractéristiques de + 2% - un manchon en cuivre étiré sans soudure avec un intercalaire constitué de TEFLON d'une épaisseur de 0,1mm. La capacité de charge au niveau du raccordement, sans aucune fuite avant séparation des tubes, a atteint 330 bars. L'essai répété sur plusieurs éprouvettes a également fiit apparaitre une dispersion de + 2% . Les éprouvettes constituaient des ensembles de 300mm de long manchonnés en leur milieu. Au cours de chacun des essais, l'une des extrémité était obturée et l'autre raccordée au générateur de pression hydraulique. La pression exercée est équivalente à une traction mécanique de 395 kg, en traction mécanique, on obtient 370 kg, du fait que la pression hydraulique renforce le raccordement. - Raccords sertis par mandrinage axial Les éprouvettes utilisées pour cet essai sont identiques à celles des essais précédents. La capacité de charge dans les mêmes conditions essais, a atteint 250 bars avec un raccord en cuivre. La dispersion constatée est de t 2,5% Pour les canalisations d'eau, dans le bâtiment, la pression est de 15 bars maximum. Pour les tuyauteries de gaz, 4 bars suffisent. On constate donc qu'entre la capacité maximale de charge et les capacités de service, on peut moduler le sertissage. L'opération de serrage des outils de mandrinage peut être assistee mécaniquement, electro-mecaniquement, pneumatiquement ou hydraul iquement. Les pièces de raccordement peuvent entre soit un simple manchon cylindrique ou autre, ou tous les types de raccords existants sur le marché, Te, coudes, croix ou autres, auquel s on adjoint ou non selon le cas, un intercalaire plasto-élastique. Le sertissage peut également être obtenu au moyen de frettes. Une méme pince de sertissage peut recevoir toute une gamme de coquilles correspondant aux diamètres de tubes et raccords courant , y compris les réductions. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention seront mieux compris à la lecture de la description qui suit, faite en regard des dessins annexés dans lesquels - les figures 1 à 7 montrent divers exemples de forme de sertissage de raccords et tubes, - les figures 8 et 9 montrent un exemple d'outil de sertissage annulaire a molette de roulage, - les figures 10 et 11 montrent un exemple de 1/2 coquilles de mandrinage axial de tubes qui peuvent être de section annulaire ou autres rectangulaires, triangulaires etc... - la figure 12 montre un exemple de sertissage axial avec les coquilles en place sur un manchon tubulaire cylindrique en Té ou en croix, - les figures 13,14 et 15 montrent un exemple de cage de coquilles de mandrinage coopérant avec une pince de sertissage, - la figure 16 montre un exemple de forme de cage pour le mandrinage de raccords en Té, - les figures 17 et 18 montrent un exemple de forme d'outillage pour le mandrinage axial d'un raccord du type coude, - la figure 19 montre un exemple de sertissage axial par frette sur un raccord et des tubes en métal plus tendre, - la figure 20 montre, vue en perspective cavalière, un exemple de pince de sertissage axial, - la figure 21 montre, vue en élévation, la pince de la fig.20, - la figure 22 montre le détail de la denture de la crémaillère de serrage de la pince, - la figure 23 montre un exemple d'outil de sertissage annulaire pyro-mécanique. La figure 1 montre un exemple de raccord manchon cylindrique 1 pour l'assemblage de tubes présentant un léger jeu de mise en place. Le tube 2 a été engage dans le raccord 1 jusqu'en butée sur un rétreint annulaire 3. Un intercalaire plasto-élastique ou métallique 4, d'une épaisseur fonction de la pression de service et de la dimension des tubes, a été préalablement place dans le manchon I pour assurer une meilleure étanchéité. Cet intercalaire peut être obtenu sous forme d'un revêtement adhérent sur la totalité ou seulement sur la partie utile des raccords. IL peut également être obtenu sous forme de bagues minces par moulage, dans ce cas, il est mis en place au moment de l'assemblage des tubes. Ce matériau peut être par exemple un élastomère ou un TEFLON Le matériau plasto-élastique,incompressible par nature, se comporte comme un liquide de très forte viscosité avec, toutefois une capacité de rappel élastique permanente (hystérésis des matières plastiques et élastiques spécifique pour chacun des matériaux). Ne pouvant s'échapper que très peu par fluage, il transmet les contraintes annulaires qu'if subit symétriquement au tube qu'il enveloppe. Le revêtement plasto-élastique intercalaire entre manchon et tube confère au procédé selon l'invention, de nombreuses particularités interessantes: - il absorbe, au cours de l'opération de sertissage, le jeu initial d'emmancne- ment, les rugosités de la surface externe des tubes ainsi raccordés, d'ou la perfection de l'étanchéité, - il évite l'apparition de couples électro-chimiques entre pièces raccordées et permet, à la limite, de monter des manchons constitués d'un matériau, métal ou alliage, différent de celui des tubes à assembler, - il absorbe les différences de dilatation entre tubes et manchon en mettant à profit la mémoire élastique du manchonnage intercalaire contenu dans des zônes annulaires de contraintes différentes. - il contribue à minimiser la continuité métallique des complexes de canalisations et réduit la capacité de transmission des vibrations au long des tubulures. - il accommode le manchonnage aux tubes indistinctement plastifiés, protégés d'une manière quelconque, ou aux tubes nus et ne nécessite aucune préparation des surfaces des extrémités des tubes à assembler. Le renforcement local, au niveau du raccord, par addition de l'épaisseur du manchon à celle du tube, a pour effet de garantir la jonction contre tout risque d'éclatement. Les empreintes annulaires, reproduites à l'extrémité des tubes, confèrent à ce type de raccordement une capacité de charge axiale considérable, particulièrement utile pour résister aux coups de bélier des circuits hydrauliques. Le procédé selon l'invention se révèle particulièrement intéressant pour des pressions au niveau des raccords dépassant par exemple 500 bars. il se caractérise par l'avantage de l'absence de recuit sur l'extrémité des tubes au niveau de la jonction qui actuellement s'effectue par soudure. Le roulage au contraire provoque un écrouissage tant du métal constituant le manchon que de l'extrémité des tubes indirectement soumise au roulage. En outre, il offre la possibilité de sertir des tubes à faible distance d'un mur ou de toute surface contre laquelle ils sont bridés, ainsi que la possibilité d'utiliser les raccords en cuivre du commerce, améliorés en vue de leur utilisation selon le procédé par l'apport d'un revêtement interne, soit à l'aide d'une couche de matériau plasto-élastique, soit à l'aide d'un simple plombage ou d'un étamage, ou encore d'une épaisseur de tout autre métal apte à assurer l'étanchéité désirée. La figure 2 montre, en 1/2 coupe, un exemple de sertissage annulaire par roulage. Un outil à molettes, dont un exemple sera décrit plus loin, permet d'obtenir les gorges de sertissage annulaire 5 déformant légèrement le raccord 1 et le tube 2 en comprimant le matériau intercalaire. Sur la figure 3, on a représenté, en 1/2 coupe, un raccord manchon 6 assemblant un tube 2 par sertissage axial 6 provoquant un rétreint annulaire ou autre selon la section des tubes et manchons de raccordement. Sur la figure 4, on a représenté une variante de sertissage annulaire montrant une empreinte annulaire 7 pouvant être obtenue soit à la molette par roulage, soir pyro-mécaniquement comme il sera montré plus loin. Sur la figure 5, on a montré l'assemblage de tubes en matière plastique, RILSAN par exemple, par sertissage axial après emmanchement d'une bague métallique mince 9 limitant la déformation annulaire du tube 8. Ce mode d'assemblage permet d'étendre le procédé à tous les tuyaux plastiques ou en métal tendre. Sur la figure 6, on a montre un exemple d'assemblage étanche de gros tubes du type "PIPE LINE". Ces tubes 10 sont épaulés en 11 de façon à pouvoir prévoir l'emplacement de l'intercalaire plasto-élastique 12 prévu en matériau compatible avec le fluide à transporter. L'intercalaire 12 peut, par exemple, être surmoulé sur une bague métallique 13 dont l'extrémité peut être soudée électriquement par sa partie épaulée 14 sur l'extrémité du tube 15 (en atelier).Au moment de l'opération de mandrinage axial par les mandrins 16,17 (qui seront décrits plus loin), l'épaulement 11 du tube se trouve refoulé de part et d'autre en 18a et 18b en formant une partie gonflée 19 dans laquelle flue l'intercalaire 12 déformant simultanément la bague métallique 13, rendant ainsi quasiment inarrachable l'assemblage sous les efforts normaux de service avec un très fort coefficient de sécurité. Sur la figure 7, on a représenté une variante de forme du tube 20 qui comporte une partie 21 légèrement épaulée laquelle retient l'ensemble intercalaire 12 pour rendre plus difficile encore la séparation des tubes. Cette disposition d'assemblage permet de supporter sans risque, des déformations pouvant être importantes au moment de la pose des tubes ou lors d'importantes variations dimensionnelles dues à de grandes différences de temperatures, ceci grâce à la souplesse conférée par l'intercalaire. Après sertissage, le matériau plasto-élastique, du type ADIPRENE par exemple, de dureté shore de l'ordre de 75 à 85, est en mesure de travailler simultanement au cisaillement et à la compression. Sa capacité de charge en traction peut être estimée à environ 150 kg/cm2 de surface de contact. Le rapport idéal d'emboitement est de l'ordre de 1,5 par rapport au diamètre. L'épaisseur au rayon est fonction, pour l'intercalaire, du diamètre des tubes à assembler, de leur dureté et des efforts maxima à supporter. Le rétreint diamétral est fonction du jeu d'emmanchement des tubes, de la dureté de l'intercalaire et de la charge à supporter. A titre d'exemple, un tube d'un diamètre de 2" supportera, à la traction au niveau du raccord, une charge de l'ordre de 18 tonnes et un tube de 12" environ 650 tonnes. Les figures 8 et 9 montrent un exemple d'outil manuel de sertissage annulaire de petits et moyens diamètres. Il se présente sous la forme analogue a celle d'un serre-joint a vis comportant un corps en forme de U, une vis de poussée 26 a poignée ou tete moletée 27, déplaçant un chariot coulissant 28 comportant les molettes 29,30 coopérant avec une molette 31 solidaire de l'extrémité 32 du corps 25. Les molettes 29,30 sont déplacées concentriquement vers la molette 31 à la périphérie du tube 33 portant un intercalaire 34 sur le manchon raccord 35. La mise en rotation suivant la flèche H provoque le roulage des molettes sur le raccord à sertir. Le serrage progressif du chariot 28 a pour effet d'engendrer les vagues annulaires représentées sur le raccord de la fig.2. La figure 9 représente ce même outil en coupe. Il comporte les molettes 29,30 qui peuvent être des galets cylindriques et la molette 31 comportant le profil de sertissage. On peut réaliser cette molette au moyen d'une succession de rondelles cylindriques au profil approprié, empilées sur l'axe 36 et séparées par au moins une rondelle élastique type belleville, permettant un déplacement relatif de ces rondelles en fonction de l'étirage de la matière du raccord Pour les tubes de forte épaisseur et de grand diamètre l'outil peut être complété par tous moyens mécanique, hydraulique ou autre suivant l'effort de serrage nécessaire. Il est possible de substituer aux molettes tous systèmes propres a effectuer le sertissage annulaire, train de billes par exemple dans une cage rétractable. La figure 10 montre, vu en coupe, un exemple de mandrin de sertissage. Il est composé de deux1/2 coquilles 37,38 coopérant ensemble et assemblées entre elles par une biellette 39, fig.11, formant charnière d'ouverture. L'alésage qui traverse l'ensemble est étagé sur les diamètres 40 comportant un chanfrein d'entrée rayonnant 41 et épaulé en 42 pour former un diamètre inférieur 43, supérieur de quelques dizièmes de millimètre au diamètre des tubes à assembler et sert de guidage parallèle à la génératrice de l'ensemble manchon/ tubes à assembler. L'écart dimensionnel entre ces deux diamètres formant l'epaulement 42, a pour effet de servir de butée en fin de sertissage sur les extrémités du raccord.Une rondelle conoidale 44, coupée diamétralement est solidaire par moitié de chacune des deux coquilles; elle est constituée d'un matériau élastique, type caoutchouc par exemple, elle a pour objet, au cours du sertissage, d'amener les tubes en butée au fond du raccord avant que ne s'amorce le sertissage. Cette rondelle a pour effet de garantir la qualité de l'assemblage sur chantier notamment, lorsqu'il est réalisé par une main d'oeuvre peu ou pas qualifiée. Les 1/2 coquilles comportent en outre, l'une un pion de centrage et l'autre un trou correspondant pour maintenir la position fermée avant la mise en place des cages ou boîtiers de sertissage-cooperant avec une pince qui sera décrite plus loin. Deux dégagements 45,46, de dimensions pouvant être inégales, permettent d'orienter convenablement les coquilles sans risque d'erreur dans le une boîtier. Deux plats obliques 47,48,autorisent 1 ouverture suffisante 49 pour l'engagement sur le raccord à sertir On a représenté sur la figure 12 des mandrins de sertissage 50,51 en place sur-un raccord manchon 52, on a également figuré en traits pointillés une forme de raccord en Té ou en croix 53, tels qu'ils existent dans le commerce. Les tubes à assembler 54,55, sont engagés à l'intérieur du manchon. On-voit bien l'action de la coquille de sertissage 50 provoquant en 56 le rétreint du diamètre du manchon 52, lui-méme déformant de façon permanente en 57, le tube 55. Le diamètre intérieur 40 des coquilles 50/51 est légèrement inférieur au 0 extérieur du manchon de façon à provoquer le sertissage. La différence entre le ~ du manchon et celui 43 des 1/2 coquilles est fonction de la pression de service admise dans les tubes 54,55, au niveau du manchon. L'épaulement 42 sert de limitation de poussée du sertissage dont la longueur est de l'ordre de 0,8 fois le diamètre du raccord. Les coquilles 50 et 51 sont identiques et montées en opposition, les flèches F1 et F2 indiquent le sens des efforts engendrés par la pince de sertissage, laquelle prend appui en réaction sur les deux paires de coquilles en les rapprochant l'une de l'autre jusqu'à ce que les épaulement 42 arrivent en butée contre les faces d'extrémité de la pièce de raccordement Les figures 13, 14 et 15 montrent un exemple de cage bottier 58 recevant les 1/2 coquilles de mandrinage 59,60, et comportant la pièce de raccordement 61, le tube 62. Les 1/2 coquilles 59,60 sont insérées dans le boîtier 58 lequel comporte undgag#nent. 63 (fig.14) permettant la mise en place sur le tube à sertir en coiffant les 1/2 coquilles.Le boîtier comporte en outre deux parties en Ve 64a, 64b disposées de part et d'autre de l'ouverture 63 et destinés à recevoir la poussée des cames 65 de la pince de sertissage. La figure 16 montre le sertissage d'un raccord en forme de Té dont les extrémités 66,67, sont normalement serties, par contre la branche 68 nécessite une pièce de réaction 69 enserrant jusqu'à l'axe la partie tubulaire du raccord, coopérant avec les coquilles 70. Cette pièce 69 est de dimensions extérieures identiques a celle des 1/2 coquilles 70 de façon à pouvoir s'insérer dans le boitier des pinces de sertissage. Les figures 17 et 18 montrent le sertissage axial d'un raccord du type "coude" 71 sur les tubes 72,73. Le sertissage est effectue en deux fois au lieu d'une seule quand les 1/2 coquilles sont en opposition. La paire de 1/2 coquille côté coude est remplacée par une pièce de réaction 74 épousant la une butée 71a et, forme dudit coude 71 et comportant/sunr sa ace arriee,une forme identique à celle des demi-coquilles 70 pour s'inserer dans le boîtier de la pince de sertissage. La figure 19 montre un exemple de sertissage axial de tubes 76,77, sur un raccord 78 au moyen d'anneaux métalliques ou frettes 79,80, présentant un coefficient de déformation élastique nettement plus faible que celui des tubes et du raccord. Les anneaux 79,80 sont d'abord mis en place sur les tubes 76,77, avant leur mise en-place dans le raccord 78. Ils se trouvent centrés par leur diamètre extérieur sur le diamètre intérieur 81 des 1/2 coquilles 70 et en appui sur un épaulement 82 qui effectue la poussée de sertissage. Le diamètre interne des anneaux 79,80 est inférieur au diamètre extérieur de la pièce de raccordement 78. Les 1/2 coquilles présentent également un ~ 83 un peu plus grand que le ~ interne des anneaux 79,80, et un épaulement butée 84 définissant la position des anneaux en fin de course de sertissage.Le 0 85 des 1/2 coquilles 70/ tique à celui du # extérieur des tubes 76,77 à sertir, avec un léger jeu de mise en place. La figure 20 représente, vue en perspective cavalière, en enfilade la suite des opérations de mise en place d'un mandrin de sertissage axial 89 sur les tubes a raccorder au moyen du manchon de raccordement 88. Le bottier 90 va envelopperle mandrin 89 pour éviter l'écartement des 1/2 coquilles le constituant et recevoir les cames 93,94 du levier 95 de l'outil de sertissage dans ses logements 91,92. On place de même façon , de l'autre côté du raccord 88, un mandrin 89, le chanfrein d'entrée côté raccord, puis on place un bottier 90 sur le second mandrin et l'on peut mettre en place la pince de sertissage et effectuer le serrage comme il sera vu plus loin. La figure 21 représente, à titre d'exemple, la vue d'ensemble d'une pince des sertissage. Elle est constituée des branches 96,97, articulées en 98. Les extrémités actives 99,100 de ces branches forment une came d'appui sur les Ve des boîtiers de mandrins (fig.20). Elle est prévue pour présenter un angle d'ouverture suffisant pour couvrir la gamme courante des raccords standards de l'industrie du batiment.Elle comporte une tige 101 prenant réaction sur la branche 96 au moyen d'une came 101a, l'autre extrémité de cette tige est munie d'une crémaillère à denture oblique, détail fig.22, un sabot mobile 102 comportant également une crémaillère correspondante, est articulé en 103 sur la biellette 104 solidaire du levier de manoeuvre 105 lequel est muni d'une articulation 106 coopérant avec une biellette 107 articulée à l'autre extrémité, en chape sur le levier 97, sur un axe 108. Cet ensemble forme une genouillère multiplicatrice de la force exercée sur ledit levier, Le rapport multiplicateur de l'effort exprimé à l'extrémité du levier 105 est lié à la longueur de celui-ci divisé par la longueur des biellettes 104 et 107. Le pas de la denture de la crémaillère et du sabot correspond#à la grandeur du déplacement provoqué par le mouvement angulaire des biellettes 104/107 au cours d'une manoeuvre qui, répétée, provoque le sertissage du raccord sur les tubes. Cet outil ne constitue qu'un exemple de réalisation pratique d'un appareil manuel. Il n'exclut pas les autres modes de réalisation visant au même résultat. La figure 23 montre un exemple d'outil de sertissage annulaire pyro-mecanique. Il se compose d'un corps 108 articulé pour sa mise en place et muni d'un verrouillage. Il comporte une chambre annulaire 109 d'expansion de l'explosif contenu dans une cartouche 110 mise en oeuvre de façon traditionnelle par un percuteur dont la commande n'est pas représentée. Ce type de sertissage correspond à la figure 4. Il présente une très grande résistance à la séparation des tubes et une très bonne étanchéité. Le procédé est particulièrement avantageux, quel que soit son mode de mise en oeuvre, dans ses applications en atelier ou sur chantier. Il permet la construction aisée de tout circuit de fluide, très fiable et performant pour les hautes et les basses pressions dans les secteurs suivants : bâtiment, travaux publics, construction navale, aviation, chemins de fer, véhicules de tous types utilisant des circuits de fluides, les industries chimiques, pétrochimiques et le transport d'hydro-carbures ainsi que l'industrie nucléaire. Ce procédé est d'autant plus avantageux qu'il met à la portée de personnel peu qualifié, des réalisations de circuits hydrauliques pneumatiques ou autres nécessitant d'ordinaire du personnel qualifié. Le procédé selon l'invention s'applique également à la réalisation de structures metalliques, charpentes de bâtiments ou de machines diverses. REVENDICATIONS ou non 1 - Procédé d'assemblage étanche/de tubes cylindriques ou non, métalliques ou non, par sertissage -d'un manchon de raccordement dans lequel sont engagés les tubes ,caractérise en ce que l'on interpose ou non un intercalaire en matériau plasto-élastique ou métallique adhérant ou non, le sertissage s'effectuant au moyen d'un outil approprie, par roulage sur la périphérie du manchon ou du tube s'il est prévu à cet effet, par mandrinage axial sur le raccord ou le tube. 2 - Procédé selon#la revendication 1, caractérisé en ce que l'outillage de sertissage axial comporte deux mandrins constitués chacun par une paire de 1/2 coquilles (37,38) complémentaires, articulées ou non entre elles, présentant un premier alésage (43) correspondant,avec un léger jeu, au diamètre des tubes à assembler sur lequels elles sont montées face à face et en opposition, la partie-active est constituée par un second alésage (40) concentrique au premier, d'un diamètre inférieur a celui du diamètre extérieur du raccord à sertir et d'une valeur égale au rétreint de sertissage désiré, la longueur de cet alésage (40) correspond à celle du sertissage, il se termine d'une part par un épaulement (42) faisant office de butée et d'autre part par un chanfrein ou rayon d'entrée (41), un boîtier de réaction (58),ouvert pour enfourcher les raccords, enveloppe complètement la périphérie des 1/2 coquilles pour les maintenir fermées pendant la poussée de sertissage laquelle s'applique sur la face arrière dudit boîtier. 3 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'outillage de sertissage radial est constitué par un support comportant un chariot mobile sous la poussée d'une vis vérin ou d'un moyen mécanique ou autre, sur lequel est monte un ensemble planétaire a molettes prévu pour se rapprocher concentriquement autour du raccord à sertir en coopération avec une molette montée sur un axe fixe, l'une au moins de ces molettes est réalisée au profil du sertissage a réaliser, soit d'une seule pièce, soit sous forme de plusieurs rondelles au profil. 4 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le sertissage radial du raccord (7) est réalisé au moyen d'une explosion d'une cartouche dont les gaz sont expansés dans la rainure annulaire d'une outil de sertissage de forme et dimensions appropriées. 5 - Procédé selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les boîtiers de fermeture des 1/2 coquilles de sertissage coopèrent avec les mâchoires d'une pince se rapprochant l'une de l'autre sous l'action d'un levier démultiplié a genouillère ou d'un moyen mécanique d'asservissement et de multiplication de l'effort. 6 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le manchonnage plasto-élastique intercalaire peut être constitue par tout produit fluant préférablement élastiquement à la compression, apte à assurer l'étanchéité du sertissage, soit déposé de façon adhérente à l'intérieur de la partie active des raccords et/ou sur l'extrémité des tubes à assembler, soit réalisé sous forme de bagues minces moulées ou extrudées, mises en place au moment de l'assemblage. 7 - Procédé selon les revendications 1,2 et 5, caractérisé en ce qu'une rondelle conoidale (44) en matériau élastique, coupée selon son diamètre et logée par moitié dans chaque demi-coquille de mandrinage, constitue un moyen auto-serrant solidarisant à frottement dur le mandrin et les tubes pour les amener en butée dans le fond du raccord. 8 - Procédé selon les revendications 1,2 et 3, caractérisé en ce que pour l'assemblage de tubes en matière plastique, on introduit dans chacun des alésages des extrémités des tubes à assembler, un manchon métallique mince, dans le cas ou le raccord est lui-même en matière plastique, le sertissage est réalisé par la mise en place d'une frette métallique au moyen d'un outillage de poussé correspondant. 9 - Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les tubes à assembler de façon étanche ou non et les raccords ou embouts correspondants peuvent présenter toutes les formes de section courantes, rondes et autres, l'assemblage, dans le cas de sections autres que ronde, étant réalisé par mandrinage axial. 10 - Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le sertissage axial des raccords en forme de Té ou de coude est réalisé au moyen d'une pièce intermédiaire de réaction de poussée prévue pour épouser la forme du raccord a sertir, ladite pièce présentant une forme arrière lui permettant de s'inserer dans les boîtiers standards recevant les mandrins de sertissage. 11 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que pour l'assemblage de tubes du type "PIPELINE", l'intercalaire plasto-élastique coopèrent avec une bague métallique surmoulée d'un élastomère ou autre produit compatible avec le fluide à transporter, munie ou non d'un épaulement soudable sur l'extrémité du tube à assembler, ceux-ci présentant un tulipage sur une de leurs extrémités