Les douolures actuelles sont destinées à être stratifiées avec une autre couche d'étoffe pour raidir et/ou renforcer des vétement, des tentures, etc. Lans une forme commerciale, une résine fusble, répartie en un très grand nombre de petits points espacés, est utilisée pour réunir les deux couches d'étoffe. En conséquence, en utilisant plusieurs petites zones de collage au lieu d'une pellicule continue d'adhésif , la stratification de la dou@lure avec l'étoffe adjacente est obtenue sans l'effet carteux caractéristique d'une couche ininterrompue d'adhésif . Selon la pratique actuelle, des points ou autres formes d'app@iention superficielle de résine sont déposés sur le substrat sous la forme d'une pâte par les moyens suivants : 1. La méthod dite "Smith et Nephew" @ @@ laquelle une bande de résine therm@pl@@@ique est préparee @@ formant des points réunis par des élements de liaison. Cette bande est avancée avec le substrat et contre ce dernier et ils sont chauffés. La dimension des éléments de liaison est telle que lors de l'application de la chaleur,la substance ramollie des éléments est atti@ée vers les points par capillarité pour augment@@ leur masse, et par suite leur adhésivité, sans que la doublure devienne careuse. 2. Le substrat est déplacé juste au-dessus de la surface d'un réservoir contenant la résine à l'état fluide. Une rangée d'aiguilles est animée verticalement d'un mouvement alternatif pour passer à travers le substrat et pour plonger dans le bain. Pendant la course de retour, la résine adhérant aux aiguilles est enlevée de ces dernières et reste sur le substrat sous la forme des nombreux points requis. 3. Pour "l'impression au rouleau", un rouleau préaente des creux gravés correspondant sensiblement à la forme finale des points. Le rouleau tourne en plongeant partiellement dans un bain de résine qui est pâteuse et une raclette enlève la résine en excès. Le substrat est chauffé et déplacé au contact du rouleau de menière que la résine contenue dans les creux soit aspirés sur le substrat par capillarité. 4. Le substrat est déplacé le long de la périphérie d'un tambour rotatif présentant des perforations de la dimension correcte dans sa paroi latérale. La résine, à ltétat fluide, est introduite à l'intérieur du tambour, tandis qu'uns raclette la refoule à travers les perforations pour l'appliquer au substrat. 5. Une bande de résine, par exemple des fibres dispersées au hasard adhérant à leurs points de croisement, est avancée avec le substrat et serrée contre ce dernier par un ou plusieurs rouleaux pour y adhérer. On peut chauffer la bande pour la ramollir juste avant ltapplication de la pression. 6. lie processus de frittage consiste à disperser au hasard, par exemple par pulvérisation, des particules de résine sur le substrat chauffé auquel les particules adhèrent. Dans ces processus, étant donné que la résine doit être raisonnablement fluide pour être traitée dans l'appareil utilisé pour appliquer les points, on ntobtient une durée de mArissage convenable qu'aux dépans de la vitesse de production0 En conséquence, on doit choisir un compromis dans le but d'accélérer le m & ssage en déposant moins de résine. Ainsi, on ne peut pas stattendre à une adhérence optimale de la doublure. Dans le cas contraire, la vitesse de production est réduite et par conséquent le prix est plus élevé. Selon ltune de ses caractéristiques, l'invention concerne une dimension de point assurant une meilleure adhérence au substrat que jusqu'à présent. lie procédé de la présente invention est caractérisé-par une beaucoup plus grande vitesse de production en comparaison des divers procédés antérieurs résumés plus haut. Selon la présente invention, un rouleau d'impression est préparé par gravure ou d'une autre manière pour former de très nombreuses petites iules, à savoir des zones dtimpression destinées à recevoir une encre" de substance choisie, par exemple une résine thermoplastique formant une partie de base des points, et encre est appliquée aux zones d'impression par une platine ou un cylindre fonctionnant conjointement à un encrier exactement comme dans 12 impression classique. il est évident que l'on peut utiliser un cliché plat au lieu a'un cylindre. lia prépara- tion de la zone d'impression peut être effectuée de la même manière que par galvanoplastie, en utilisent un cliché d'impres- sion trapu ou tn autre moyen. L'impression dépose ce que l'on peut appeler ure partie de base du point sur le substrat textile. L'imprcssion du substrat ne consiste qu'en une très mince couche d'encre et peut être désignée par "partie de base" des points.Ultérieurement, une plus grande masse est conférée aux points par "flocage" comme on le décrira ci-après. lie terme "encre" est destiné à désigner ltétat pâteux ou fluide de la résine thermoplastique ou thermodurcissable ou autre substance pouvant être utilisée comme partie de base des points ainsi qu'on le verra plus en détail ci-après. Dans le cas de compositions plastiques, il est évident qu'on peut incorporer des plas tifiants, des accélérateurs et autres agents de modification. lie rouleau d'impression, l'encrier et autres parties en contact avec ltencre peuvent etre chauffés ou non selon la viscosité et les caractéristiques d'adhérence de l'encre désirées pour obtenir une couche d'encre dtépaisseur convenable compatible avec la vitesse maximale de production. Le terme "point" n'est pas limité à la configuration des zones d'impression. la partie de base peut être constituée par des lignes parallèles réticulées ou d'autres formes. Par suite, l'utilisation du mot "point" dans le présent mémoire doit entre considérée comme englobant les impressions imprimées sur le substrat indépendamment de leur forme. lie substrat peut être avancé vers le poste d'impression sous forme d'une feuille ou d'une bande continue. En tous cas, le procédé selon 11 invention est beaucoup plus rapide que l'un ou l'autre des divers procédés susmentionnés. En choisissant convenablement la viscosité de l'encre, la dimension et l'épais- seur de la partie de base des pointus, la température et la vitesse d'applIcation, il est possible de déposer beaucoup plus rapidement la partie de base des points. En conséquence, après l'agrandissement des points par "flocage" on obtient un produit beaucoup moins coûteux. La partie de base des points est imprimée sur le substrat de ia manière décrite et, pendant que l'encre est encore collante, les points sont recouverts par flocage de fibres ou p ticules d'une composition, par exemple une matière plastique qui peut être 1--nermoplastique, thermodurcissable ou d'une autre nature. En variante; la partie de base des points peut être séchée naturellement ou mûrie ou stabilisée d'une autre manière pour etre ramenée ultérieurement à l'état collant désiré et recouverte par flocage. lie flocage peut être effectué par ntim- porte quel procédé connu, par exemple électrostatiquement. La matière de flocage, par exemple sous la forme de fibres,est avantageusement la même que celle des points. Il en résulte un point de volume facilement réglé appliqué plus rapidement et, étant donné que le volume du point peut 8tre augmenté beaucoup plus que jusqu'à présent, l'adhérence de la doublure à l'étoffe du vetement est sensiblement améliorée. On envisage dtappliquer une encre qui ntest pas de nature thermodurcissable ou thermoplastique, à condition quelle serve d'ancrage ou de support pour la partie utile des points, c'està-dire la partie qui réunit effectivement la doublure à l'étof- fe adjacente. Par exemple, la partie de base peut être une encre drimpression classique, une matière fondamentalement adhésive, une matière plastique thermodurcissable, etc., tandis que la matière de flocage peut être thermoplastique et activée par la chaleur, lies points peuvent être imprimés, séchés par exemple par la chaleur et ramollis ultérieurement juste avant le flocage. En outre, la matière de flocage peut être une poudre au lieu de courtes fibres. Etant donné que, suivant le procédé de l'inven- tion, les points sont secs après le flocage, la matière peut être immédiatement enroulée. Il est bien entendu que si le séchage de l'encre doit autre accéléré, on peut avoir recours à n'importe quel additif connu utilisable à cet effet ou on peut chauffer d'une manière classique quelconque0 Afin d'assurer l'application d'une quantité maximale de matière de flocage, on peut faire passer la bande pour la soumettre à un second flocage. il convient de noter qu'on peut utiliser l'énergie haute fréquence pour chauffer les points et les ramollir avant l'application de la matière de flocage ou bien, dans le cas d'une matière de flocage thermoplastique, pour coller la doublure à l'étoffe associée. Si l'acheteur de la doublure préfère une autre configuration de répartition des points et/ou de leur dimension, il est relativement peu coûteux de fabriquer un autre cylindre dtim- pression en comparaison des frais relativement élevés de fabrication d'un tambour perforé antérieur. L'invention sera décrite plus en détail en regard du dessin annexé à titre d'exemple nullement limitatif et sur lequel : la figure 1 est une élévation latérale à très grande échelle d'un point appliqué à un substrat par les procédés antérieurs la figure 2 est une vue analogue d'un point selon une forme de réalisation de ltinvention la figure 3 est une vue analogue à la figure 2, mais montrant une forme différente de matière de flocage ; la figure 4 est une vue analogue à la figure 2, mais montrant encore une autre forme de matière de flocage ; et la figure 5 est une vue en plan d'un fragment d'une doublure selon l'invention. On va se référer à la figure 1 qui représente à titre d'exemple de la technique antérieure, une coupe d'un fragment d'un substrat 10 de n'importe quelle construction désirée auquel de très nombreux points 11 ont été appliqués. tant donné que les points sont semi-liquides lorsqu'ils sont appliqués, il convient de noter que la forme finale est une masse peu profonde de volume relativement petit. Zes points sont appliqués selon l'un quelconque des modes opératoires antérieurs résumés plus haut et sont en une résine thermoplastique qui peut fondre à une température qui n'a pas d'effet nuisible sur l'étoffe avec laquelle la doublure est stratifiée, mais qui rend les points suffisamment plastiques pour assurer une bonne liaison lorsqu'ils sont secs. La forme analogue à celle'd'une crêpe de la figure 2 résulte de l'application de la partie de base des points par un processus "dtimpression", dans lequel une quantité minimale encre est tran=Iérée à partir du cliché dtimpression, en permettant ainsi une beaucoup plus grande vitesse de production et un séchage accéléré . En fait, l'encre peut être beaucoup moins visqueuse que la forme piteuse de la résine utilisée dans la technique antérieure (figure 1).Après l'impression, et pendant que la partie de base des points est encore collante, on fait passer la doublure dans une chambre de flocage dans laquelle une matière de flocage 15, dans ce cas de courtes fibres d'une matière thermoplastique ou thermodurcissable, est appliquée électrostatiquement ou d'une autre manière pour donner le résultat représenté sur la figure 2. Par exemple, la matière de flocage peut avoir une forme particulaire 15a (figure 3), peut être sous forme de courtes fibres 15b dispersées au hasard (figure 4) ou sous une autre forme. On voit que l'application de la matière de flocage forme un point ayant un volume au moins égal au point de la figure 1 et à une vitesse de production beaucoup plus grande. Ainsi, l'adhérence de la doublure à la couche adjacente est très améliorée et une répartition des points à une plus faSble densité est possible, Il est bien entendu que la rigidité de la doublure peut être augmentée proportionnellement au nombre des points par unité de surface dans une ou plusieurs zones choisies. Jusqu'à présent, par la nature des divers processus susmentionnés, il a été très difficile de produire de très petits points; par exemple ltextrusion à travers un tambour donne un point beaucoup plus grand qu'on pourrait le désirer pour certaines applications. Selon la présente invention, la surface du cylindre imprimeur peut être formée de manière à imprimer des points minuscules. Il est évident qu'on peut utiliser une grande diversité de résines, par exemple le chlorure de polyvinyle, l'acétate de polyvinyle, ie chlorure de vinylidène, un phénol, des polyamides, des produits de condensation de mélamine ou d'urée et d'aldéhyde, le styrène et ses copolymères avec le butadiène, l'acrylonitrile, des résines acryliques, des résines d'acry lonitrile, le polyéthylène, des caoutchoucs naturels ou synthé- tiques et divers autres élastomères. lies points peuvent être en une résine et la matière de flocage en une autre. On peut incorporer des plastifiants, des accélérateurs, des stabilisants, des charges et autres agents de modification selon la pratique connue. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées à la doublure et à son procédé de fabrication sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Doublure, caractérisée en ce quelle comporte un substrat textile et plusieurs points espacés fixés à une face au moins du substrat, la face à découvert du point étant recouverte par flocage d'une substance clpable a'adhérer à l'étoffe avec laquelle la doublure est stratifiée. 2. Doublure selon la revendication 1, caractérisée en ce que la substance est fusible et est en particulier de nature thermoplastique. 3. Doublure selon la revendication 1, caractérisée en ce que la matière de flocage est formée de courtes fibres essentiellement parallèles et orientées perpendiculairement à ladite face. 4. Doublure selon la revendication 1, caractérisée en ce que la matière de flocage est sous forme particulaire ou sous forme de fibres dispersées au hasard, 5. Doublure selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte un substrat textile et plusieurs points espacés de matière thermoplastique sur l'étendue du substrat et adhérant à ce dernier, les points comprenant une première couche adhérant au substrat et une seconde couche superposée à la première formée de flocons d'une matière fusible. 6. Doublure selon la revendication 5, caractérisée en ce que la température de fusion des couches est essentiellement la même. 7. Procédé de fabrication d'une doublure textile, caractérisé en ce qu'il consiste à utiliser une bande d'étoffe,à imprimer sur cette dernière plusieurs points espacés au moyen d'un cliché d'impression présentant une configuration d'impression correspondant à la dimension et à la répartition des points et, pendant que les points sont collants, à appliquer une matière de flocage à ces derniers. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce quril consiste en outre à chauffer le substrat avant llimpres- sion, à chauffer l'élément imprimeur pendant Irimpression ou à chauffer les zones imprimées pendant le flocage. 9. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il consistes en outre à sécher les points après le flocage. 10. Procédé de fabrication d'une doublure comportant des points de matière fusible répartis sur un substrat et fixés à ce dernier, procédé caractérisé en ce qu:il consiste à utiliser un élément imprimeur présentant des zones d t impression actives correspondant essentiellement à la dimension et la répartition des points, à appliquer une substance fusible à 12 état fluide aux zones d'impression, à mettre le substrat en contact avec l'élément imprimeur pour transférer sensiblement toute la substance au substrat et à appliquer une matière de flocage aux zones imprimées pendant qutelles sont visqueuses.