i L'invention concerne des perfectionnements apportés aux sources d'énergie sismique utilisées pour engendrer des impulsions dans un milieu liquide tel que de l'eau. L'invention concerne en particulier des perfec- tionnements apportés à des dispositifs de réduction du recul de canons à gaz qui engendrent des impulsions dans le milieu en y introduisant un gaz sous haute pression. Dans la prospection sismique marine, il est courant d'utiliser des sources sismiques connues sous le nom de canons à gaz qui engendrent des impulsions ayant des caractéristiques souhaitées dans le milieu liquide. Un type de canon à gaz fréquemment utilisé est décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N0 4 193 472. Ce type de canon à gaz comprend un fût qui présente une sortie à son extrémité inférieure. L'espace délimité à l'intérieur du fût constitue une chambre d'explosion. Un gaz explosif est introduit dans cette chambre, puis mis à feu. Une plaque de réaction est fixée au fût et disposée au-dessous de la sortie de manière que le gaz résultant de l'explosion frappe contre cette plaque de réaction avant de s'échapper dans le milieu environnant. Ainsi, la force exercée par le gaz d'échappement sur le fût est au moins partiellement équilibrée par la force exercée par le même gaz sur la plaque de réaction. Le recul du fût est donc réduit. La plaque de réaction est en général reliée au fût au moyen de barres métalliques robustes qui peuvent supporter la force énorme exercée par le gaz d'explosion sur la plaque. Ces barres sont en général soudées à la plaque de réaction pour former des liaisons robustes pou- vant supporter l'explosion. Lorsque le gaz s'échappant de la sortie frappe contre la plaque de réaction, la très grande force exercée sur cette plaque provoque une flexion vers le bas de la partie de la plaque qui n'est pas supportée directement par les barres métalliques, par rapport à la partie ainsi supportée. Etant donné que les barres métalliques de support sont soudées rigidement à la plaque de réaction, elles fléchissent également. Il est apparu qu'au bout d'un nombre important d'explosions produites dans le fût du canon, la flexion constante provoque une fatigue du métal des barres de support qui finissent par se rompre immédiatement au- dessus de la plaque de réaction. Il est donc souhaitable de réduire la flexion des barres de support afin d'accroi- tre leur durée de vie. Des ressorts en caoutchouc ont été utilisés avec des canons à gaz dans le domaine sismique. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique N" 4 043 420 décrit un détonateur à gaz destiné à être utilisé pour la réalisation de relevés sismiques. le détonateur comprend une plaque annulaire de fond reliée à la terre, une plaque supérieure circulaire placée au-dessus de la plaque de fond, et une chambre de détonation située au-dessus de la plaque supérieure et présentant un orifice inférieur doévent qui commu- nique avec le trou ménagé dans la plaque supérieure annu- l laire. Cet orifice est fermé lorsque les plaques supérieure et inférieure sont en contact et il est ouvert lorsqu'elles sont séparées. Des ressorts en caoutchouc, montés sur des boulons disposés circonférentiellement à proximité des bords des plaques, tendent à rapprocher élastiquement les plaques l'une de l'autre. La détonation d'un mélange gazeux combustible dans la chambre de détonation provoque une com- pression des ressorts en caoutchouc et un déplacement de la plaque de fond vers le bas, contre la terre, afin de créer une impulsion sismique. Les plaques supérieure et inférieure sont alors séparées et l'orifice s'ouvre pour permettre la ventilation du gaz de décharge. Après la ven- tilation du gaz, les ressorts en caoutchouc qui sont com- primés ramènent à force les plaques l'une vers l'autre afin de fermer l'orifice de ventilation. Comme décrit dans le brevet N0 4 043 420 précité, la fonction des ressorts en caoutchouc est de rapprocher les plaques pour fermer l'orifice de ventilation et pour réduire les cliquetis lorsque les plaques supérieure et inférieure se rencontrent, afin qu'une impulsion descendante plus nette soit produite, la fonction de ces ressorts n'étant pas de réduire la flexion des éléments dans un dispositif de: réduction de recul d'un canon à gaz. Les brevets des Etats-Unis d'Amérique N' 3 371 740 et N0 3 397 755 décrivent un dispositif de freinage utilisé dans un canon à gaz. De l'air comprimé est introduit et retenu dans une chambre dont l'extrémité inférieure pré- sente un orifice d'évent. Lorsque cet orifice s'ouvre, l'air comprimé est libéré dans l'eau o il engendre une impulsion sismique. L'ouverture et la fermeture de l'orifice d'évent sont commandées par une soupape qui se déplace vers le bas lorsqu'elle est actionnée pour ouvrir l'orifice. En se déplaçant vers le bas, la soupape pénètre dans un réci- pient contenant de l'eau, et cette eau a pour effet de freiner le mouvement de la soupape. Par conséquent, les deux brevets précités utilisent de l'eau renfermée dans un récipient pour freiner le mouvement de la soupape. Etant donné que l'énergie absorbée par l'eau lors d'un choc est en général négligeable, cette eau transmet le choc de la soupape au récipient, sans perte notable. Si l'eau renfer- mée dans un récipient est utilisée pour amortir ou freiner le choc d'un gaz sur la plaque de réaction d'un dispositif de réduction de recul d'un canon à gaz, la réduction du choc est négligeable. Par conséquent, l'eau renfermée dans un récipient ne peut être utilisée avec succès pour réduire la flexion des éléments d'un dispositif de réduction du recul d'un canon à gaz. Un type de canon à gaz fréquemment utilisé com- prend un fût qui renferme un gaz et qui présente une sortie, et des moyens destinés à augmenter brusquement la pression du gaz à l'intérieur du fût afin qu'au moins une certaine partie du gaz s'échappe par la sortie dans un milieu liquide pour y engendrer une impulsion. Un dispositif perfectionné de réduction du recul d'un tel canon à gaz comprend un élément de réaction dont une partie est réalisée en matière absorbant les chocs, et des moyens reliant l'élément de réaction au fût. Ces moyens de liaison relient l'élément de réaction au fût de manière qu'au moins une certaine partie du gaz s'échappant par la sortie frappe contre l'élément de réaction, et qu'une certaine partie de l'énergie du gaz frappant l'élément de réaction soit absorbée par la partie d'absorption de choc. La flexion des différents éléments du dispositif de réduction du recul est ainsi réduite. En variante, le dispositif perfectionné de réduction -de recul comprend un élément de réaction et des moyens reliant cet élément de réaction au fût, ces moyens de liaison comprenant deux boucles passant l'une dans l'autre. L'élément de réaction est disposé à l'extérieur du fût, à proximité de la sortie, l une certaine distance de cettè dernière, de manière qu'au moins une certaine partie du gaz s'échappant par la sortie frappe contre l'élément de réaction. L'une des deux boucles des moyens de liaison est reliée au fit, et l'autre boucle est reliée à l'élément de réaction. Les deux boucles sont telles qu'elles peuvent tourner l'une par rapport à l'autre suivant la direction du mouvement relatif de rotation entre les deux boucles, ce mouvement étant provoqué par le choc du gaz contre l'élément de réaction. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels la figure 1 est une élévation schématique simpli- fiée, avec arrachement partiel, d'une première forme pré- férée de réalisation du dispositif de réduction du recul d'un canon à gaz, selon l'invention; la figure 2 est une coupe partielle suivant la ligne 22 de la figure 1, montrant un disque en "Néoprène" d'absorption de choc placé au-dessous d'une plaque de pro- tection; la figure-3 est une élévation schématique simpli- fiée d'une variante légèrement modifiée de la première forme préférée de réalisation du dispositif de réduction de recul d'un canon à-gaz,selon l'invention; et la figure 4 est une vue schématique et simplifiée en perspective d'une seconde forme préférée de réalisation du dispositif de réduction du recul d'un canon à gaz,selon l'invention. La figure 1 est une vue schématique simplifiée du dispositif de réduction de recul utilisé dans un canon à gaz, cette figure représentant une première forme préfé- rée de réalisation de l'invention. Le canon à gaz 10 est plongé dans un milieu liquide. Comme représenté sur la figure 1, ce canon à gaz 10 comprend un fût 12 qui délimite une chambre 13 d'explosion. Le fût 12 comporte des conduits 14 et 16 et une sortie 18 par laquelle la chambre 13 commu- nique avec le milieu liquide. Dans la première forme préfé- rée de réalisation, le fût 12 peut se présenter sous la forme d'un tube cylindrique fermé à une première extrémité et ouvert à l'autre extrémité qui sert alors de sortie 18. Un mélange combustible de gaz, par exemple un mélange de propane et d'oxygène, peut être introduit dans la chambre 13 par le conduit 16. Le mélange gazeux combustible contenu dans la chambre 13 est mis à feu par un front de flammes introduit dans la chambre 13 par le conduit 16. Un gaz à pression élevée, résultant de l'explosion, s'échappe de la chambre 13 dans le milieu liquide par la sortie 18 afin d'engendrer dans ce milieu liquide une impulsion sismique. Le gaz résiduel restant dans la chambre 13 est ensuite ventilé par le conduit 14 d'une manière classique. Dans un procédé classique pour introduire un gaz dans la chambre 13 et le faire sortir de cette chambre et pour mettre à feu également le gaz contenu dans la chambre, on peut se repor- ter au brevet N0 4 193 472 précité. Il est évident que d'autres procédés d'introduction d'un gaz sous pression dans la chambre 13 et de libération de ce gaz dans le milieu liquide peuvent être utilisés. Pour réduire le recul du fût 12 provoqué par l'échappement du gaz de ce fût 12, une plaque 24 de réac- tion est reliée à ce dernier, à proximité de la sortie 18, par des barres métalliques 22 de manière qu'au moins une certaine partie du gaz s'échappant de la chambre 18 frappe sur une face 24a de la plaque 24 de réaction avant de s'échapper dans le milieu liquide. Le recul du fût 12 est donc réduit comme expliqué dans le brevet No 4 193 472 précité. Dans la première forme préférée de réalisation de l'invention, la plaque 24 de réaction peut être une plaque circulaire et plane et les barres 22 peuvent être soudées à la face 24a de cette plaque, à proximité de sa circon- férence. Si le gaz provenant de l'explosion dans la chambre 13 peut frapper directement contre la face 24a de la plaque 24 de réaction, il apparaît qu'au bout d'un grand nombre d'explosions, les barres 22 se rompent juste au-dessus de la face 24a. Etant donné que la partie centrale de la plaque 24 de réaction n'est pas reliée au fût 12 par les barres 22, ou bien qu'elle n'est pas supportée directement de toute autre manière, le choc du gaz contre la face 24a provoque une flexion ou une courbure de la partie centrale de la plaque 24 par rapport à la partie circonférentielle de cette même plaque. Etant donné que les barres métalliques 22 sont soudées rigidement sur la plaque 24, elles fléchissent ou se courbent également, en particulier à proximité de leurs liaisons avec la plaque 24. Cette flexion constante provoque une fatigue du métal des barres 22 avec, pour conséquence, leur rupture juste au-dessus de la plaque 24. Pour réduire la flexion des barres 22 et prolonger ainsi leur durée de vie utile, une couche 32 de matière d'absorption des chocs peut être interposée entre la face 24a et le gaz produisant le choc et résultant de l'explo- sion ayant lieu dans la chambre 13. La couche 32 absorbe une certaine partie de l'énergie du gaz et la transforme en chaleur, ce qui réduit le choc de ce gaz et, par conséquent, la flexion de la plaque 24. La flexion des barres 22 est ainsi également réduite. Si la matière d'absorption des chocs constituant la couche 32 est également élastique, cette couche 32 assume en outre la fonction d'un ressort; lorsqu'elle est soumise à la pression du gaz produisant le choc, cette couche 32 se comprime. Ainsi, une certaine partie de l'énergie du gaz de choc est convertie et emmagasinée sous forme d'une compression de la couche 32. Lorsque la couche comprimée 32 se détend, une partie de l'énergie emmagasinée dans cette couche est alors transmise à la pla- que 24. Cette transmission d'énergie du gaz de choc à la couche 32, puis à la plaque 24 s'effectue sur une période de temps plus longue que celle mise pour transmettre l'éner- gie du gaz de choc directement à la plaque 24. La transmis- sion d'énergie sur une période de temps plus longue réduit l'amplitude de la pression exercée sur la plaque 24 à un instant donné (le choc instantané) par le gaz de choc, et réduit donc l'amplitude de la flexion de la plaque 24. Ainsi, la flexion de la plaque 24 et des barres 22 peut être davantage réduite par une couche 32 d'absorption de chocs qui est également élastique. Pour empêcher le gaz de choc, résultant de l'explosion se produisant dans la chambre 13, de détériorer la couche 32 de matière absorbant les chocs, une plaque 34 de protection peut être placée sur le dessus de la couche 32 afin que cette plaque 34 protège au moins une partie de la couche 32 contre les gaz de choc. La figure 2 est une coupe suivant la ligne 2-2 de la figure 1, sur laquelle l'arrachement partiel fait apparaître la couche 32 s'éten- dant au-dessous de la plaque 34 de protection. Cette plaque 34 n'est de préférence pas reliée à la plaque 24 de réaction ni aux barres 22, car une telle fixation peut constituer un trajet détourné conduisant à la couche 32 et par lequel le choc des gaz se transmet à la plaque 24 de réaction, ce qui entraîne une diminution de l'efficacité de la couche 32. La plaque 34 de protection est de préférence configurée de manière à pouvoir se déplacer librement entre la sortie 18 et la couche 32, dans la direction du gaz de choc, mais également de manière à être retenue dans des directions perpendiculaires à la directiondu gaz de choc. Lorsque la plaque 34 de protection présente une telle configuration, il n'est pas nécessaire qu'elle soit fixée à la plaque 24 de réac- tion ou aux barres 22. Dans la première forme préférée de réalisation, la couche 32 et la plaque 34 se présentent sous la forme de plaques circulaires et planes, ayant sensible- ment la même dimension que la plaque 24 de réaction et dont certaines parties sont découpées pour permettre la fixation des barres 22 à la plaque 24. Dans cette configuration, la couche 32 et la plaque 34 peuvent s.e déplacer librement dans la direction verticale afin d'assumer la fonction d'absorption de chocs, mais elles sont maintenues horizon- talement par les barres 22 de manière à ne pas pouvoir se perdre ou mal se placer pendant le fonctionnement du canon à gaz. La première forme préférée de réalisation du dis- positif, décrite ci-dessus, a été construite et utilisée pour des investigations sismiques marines. Il est apparu que la durée de vie des barres métalliques 22 reliant la plaque de réaction au fût du canon à gaz a été notablement prolongée. Cependant, il est évident que la couche 32 et la plaque 34 peuvent prendre d'autres formes et d'autres dimen- sions pour assumer la fonction d'absorption de choc et pour présenter la caractéristique d'élasticité, mentionnées ci- dessus, sans sortir du cadre de l'invention. La couche 32 est réalisée de préférence en une matière résistant aux hydrocarbures et à l'eau de mer, par exemple en "Néoprène". Du caoutchouc naturel peut également être utilisé de manière satisfaisante, bien qu'il soit moins résistant aux hydro- carbures que le néoprène. La plaque 34 est de préférence réalisée en métal dur, par exemple en acier. Il est égale- ment évident que la plaque 24 de réaction, la couche 32 d'absorption de choc et la plaque 34 de protection peuvent être remplacées par un ou plusieurs éléments de réaction absorbant les chocs. Un tel ou de tels éléments peuvent également être utilisés sans sortir du cadre de l'inven- tion. La figure 3 représente une variante légèrement modifiée de la forme préférée de réalisation de l'invention. La figure 3 montre un canon à gaz analogue à celui de la figure 1, sauf que l'extrémité inférieure du fût 12 est fermée et qu'aucune plaque de réaction ni aucune barre de liaison n'est reliée au fût 12. L'extrémité inférieure fermée 26 du fût 12 assume la fonction d'une plaque de réac- tion destinée à reduire le recul du fût 12. Le gaz libéré dans la chambre 13 s'échappe par un ou plusieurs orifices 28 d'évent ménagés dans la paroi latérale du fût 12, juste au-dessus de l'extrémité 26. Une couche 32 de matière absorbant les chocs et une plaque 34 de protection sont interposées entre le gaz de choc et l'extrémité 26, de la même manière que celle décrite précédemment pour le canon à gaz représenté sur la figure 1. Le choc du gaz sur l'ex- trémité 26 est réduit de la même façon. Par conséquent, la flexion de l'extrémité 26 de réduction de recul et de la partie du fût 12 contiguë à cette extrémité 26 est égale- ment réduite. Comme décrit pour le canon à gaz de la figure 1, les barres reliant la plaque de réaction au fût fléchissent, car ces barres relient rigidement la plaque de réaction au fut. Aussi, la flexion des barres peut être réduite par la réalisation d'une ou plusieurs liaisons articulées entre les barres et la plaque de réaction. La flexion des barres peut également être réduite par la réalisation d'une ou plusieurs liaisons mobiles entre ces barres et le fût. Par conséquent, dans une variante du dispositif de réduction de recul décrit ci-dessus, la flexion des éléments de ce dispositif peut être réduite par l'utilisation d'une ou plusieurs liaisons mobiles réalisées entre la plaque de réaction et le fût. La figure 4 est une vue en perspective simplifiée d'un dispositif de réduction de recul destiné à un canon à gaz et constituant la seconde forme préférée de réalisation de l'invention. Comme montré sur la figure 4, un mélange gazeux combustible est introduit et mis à feu dans la chambre 13, d.'une manière analogue à celle indiquée pour le canon à gaz de la figure 1. Le gaz résultant de l'explosion frappe contre la plaque 24 de réaction comme précédemment. L'extrémité inférieure d'au moins l'une des barres 22,reliée à la plaque 24 de réaction, comporte un anneau 42. Un autre anneau 44 est accroché à l'anneau 42, de la même manière que deux éléments d'une chaîne, ces deux anneaux passant l'un dans l'autre et formant une liaison mobile 40. L'anneau 44 comporte une par- tie 46 en saillie qui est soudée à la plaque 24. Le choc du gaz provoque une légère rotation de l'anneau 44 par rapport à l'anneau 42. La liaison du type à maillon de chaîne, réa- lisée entre les anneaux 42 et 44, permet un tel mouvement 1 0 relatif de rotation et réduit la flexion de la barre 22 reliée à l'anneau 42. Il convient de noter que la forme circulaire des anneaux 42 et 44 ne constitue pas une carac- téristique indispensable à l'invention. Deux boucles de toute forme quelconque peuvent être utilisées à la place des anneaux 42 et 44 pourvu que, lorsqu'elles sont reliées à la manière des maillons d'une chaîne, elles permettent un tel mouvement relatif de rotation sous l'effet du choc du gaz contre la plaque 24. Dans la seconde forme préférée de réalisation représentée sur la figure 4, les barres 22 sont reliées par des liaisons mobiles 40 à une plaque circulaire et plane 24 de réaction, à proximité de la circonférence de cette dernière. Les anneaux 44 sont orientés de manière que le plan de chaque anneau soit perpendiculaire au plan de la plaque 24 et coupe le plan de cette plaque circulaire 24 suivant un diamètre. Les anneaux 42 sont orientés de manière que le plan de chacun de ces anneaux 42 soit perpendiculaire au plan de l'anneau 44 avec lequel ledit anneau 42 est accroché. Lorsque la partie centrale de la plaque 24 est déplacée à force vers le bas et fléchit donc par rapport à la circonférence de cette même plaque 24 sous l'effet du gaz de choc, les anneaux 44 tournent dans des plans perpen- diculaires à celui de la plaque 24 qu'ils coupent suivant des diamètres de cette plaque. Les orientations des anneaux 42 et 44 de la seconde forme préférée de réalisation décrite ci-dessus permettent aux anneaux 44 de tourner avec une liberté maximale dans la direction du mouvement relatif de rotation entre les deux anneaux, ce mouvement étant provoqué par le choc du gaz contre la plaque 24 de réaction. Les anneaux 42 et 44 étant orientés comme décrit, les anneaux 42 sont isolés au maximum des forces faisant tourner les anneaux 44 par rapport à ces anneaux 42. Une couche de matière d'absorption des chocs et une plaque de protection peuvent être ajoutées, de même que dans la première forme préférée de réalisation, afin de réduire davantage la flexion des barres 22. REVENDICATIONS 1. Dispositif de réduction du recul d'un canon à gaz destiné à engendrer des impulsions dans un milieu liquide, ce canon à gaz (10) comprenant un fût (12) qui renferme un gaz et qui présente une sortie (18), le canon à gaz comportant également des moyens permettant d'accroi- tre brusquement la pression du gaz dans le fût de manière qu'au moins une certaine partie du gaz s'échappe par la sortie dans le milieu liquide pour engendrer dans ce der- nier une impulsion, le dispositif étant caractérisé en ce qu'il comporte un élément (24) de réaction dont une partie (32) est constituée d'une matière absorbant les chocs, et des moyens (22) qui relient l'élément de réaction au fit de manière qu'au moins une certaine partie du gaz s'. échappant par la sortie frappe contre l'élément de réaction, et qu'une certaine partie de l'énergie du gaz frappant l'élément de réaction soit absorbée par ladite partie (32). 2. Dispositif selon la revendication 1, caracté- risé en ce que le fût se présente sous la forme d'un cylindre creux, fermé à ses deux extrémités, l'élément de réaction étant constitué par une extrémité (26) du cylindre et la sortie (28) étant située à proximité dudit élément de réaction et sur la surface cylindrique du fût. 3. Dispositif selon la revendication 1, caracté- risé en ce que l'élément de réaction comprend une plaque (24) et en ce que ladite partie comprend une couche (32) de matière absorbant les chocs, interposée entre le gaz et la plaque de réaction. 4. Dispositif de réduction du recul d'un canon (10) à gaz destiné à engendrer des impulsions dans un milieu liquide, ce canon comprenant un fût (12) qui contient un gaz et qui présente une sortie (18), le canon comportant également des moyens destinés à accroître brusquement la pression du gaz régnant dans le fût de manière qu'au moins une certaine partie du gaz s'échappe par la sortie dans le milieu liquide pour y engendrer une impulsion, le dispositif étant caractérisé en ce qu'il comporte une plaque (24) de réaction qui présente une face (24a), des moyens (22) destinés à relier la plaque de réaction au fût de manière que ladite plaque de réaction soit disposée à l'extérieur du fût et adjacente à la sortie, mais à une certaine distance de cette dernière, afin qu'au moins une certaine partie du gaz s'échappant par la sortie frappe contre ladite face de- la plaque de réaction pour réduire le recul du fût provoqué par le gaz s'échappant, une couche (32) de matière d'absorp- tion des chocs étant interposée entre ladite face et la sortie pour absorber une certaine partie de l'énergie du gaz de choc afin de réduire les amplitudes de la flexion de la plaque de réaction et des moyens de liaison sous l'effet du gaz, une plaque (34) de protection étant inter- posée entre la couche d'absorption de choc et la sortie de manière qu'au moins une partie de ladite couche soit proté- gée contre tout choc direct par le gaz. 5. Dispositif selon la revendication 4, caracté- risé en ce que la couche de matière absorbant les chocs est également élastique, cette couche pouvant notamment résister aux hydrocarbures et à l'eau de mer et pouvant en particulier être réalisée en "Néoprène". 6. Dispositif selon la revendication 4, caracté- risé en ce que la plaque de protection peut se déplacer librement entre la sortie et ladite couche, dans la direc- tion du gaz de choc, mais est maintenue dans des directions perpendiculaires à la direction du gaz. 7. Dispositif selon la revendication 4, caracté- risé en ce que la plaque de protection est réalisée en acier. 8. Dispositif de réduction du recul d'un canon à gaz destiné à engendrer des impulsions dans un milieu liquide, ce canon à gaz (10) comprenant un fût (12) qui contient un gaz et qui présente une sortie (18), le canon à gaz comportant également des moyens destinés à accroître brusquement la pression du gaz régnant dans le fût afin qu'au moins une certaine partie du gaz s'échappe par la sortie dans le milieu liquide pour y engendrer une impul- sion, le dispositif étant caractérisé en ce qu'il comporte un élément (24) de réaction disposé à l'extérieur du flt, à proximité de la sortie et à une certaine distance de cette dernière, de manière qu'au moins une certaine partie du gaz s'échappant par la sortie frappe contre l'élément de réac- tion pour réduire le recul du fût sous l'effet du gaz s'échappant, des moyens (22) reliant l'élément de réaction au fût et comprenant deux boucles qui passent l'une dans l'autre, l'une de ces boucles étant fixée au fût et l'autre étant fixée à l'élément de réaction, les deux boucles étant telles qu'elles peuvent tourner l'une par rapport à l'autre suivant la direction du mouvement relatif de rotation entre les deux boucles, ce mouvement-étant provoqué par le choc du gaz contre l'élément de réaction. 9. Dispositif selon la revendication 8, caracté- risé en ce que chacune des deux boucles est constituée d'un anneau, les deux anneaux (42, 44) étant reliés l'un à l'autre en passant l'un dans l'autre. 10. Dispositif selon la revendication 9, caracté- risé en ce que les deux anneaux sont reliés au f t et à l'élément de réaction de manière que le plan de l'un des deux anneaux soit sensiblement perpendiculaire à celui de l'autre anneau.