La présente invention concerne une ferrure métallique notamment profilé de recouvrement pour le joint d'un battant ou d'un dormant d'une fenêtre, porte ou analogue, comportant plusieurs perçages de fixation à chanfreins coniques, pour recevoir des vis à tête noyée, et dont, avant la réalisation du chanfrein, le perçage de fixation est surdimensionné, le chanfrein étant obtenu ensuite par matriçage pour réduire la dimension du perçage. Pour fixer un profilé de recouvrement, on utilise des vis à tête noyée, dont les têtes sont recouvertes par le profilé de recouvrement ou affleurent sur celui-ci. A cet effetle rail profilé de recouvrement présente des perçages de fixation qui ont un chanfrein. Pour réaliser de tels perçages de fixation, il est généralement nécessaire d'effectuer deux usinages par enlèvement de copeaux. I1 faut, tout d'abord, réaliser un perçage cylindrique dont le diamètre est légèrement supérieur au diamètre du corps de la vis à t8te noyée, puis il faut réaliser le chanfreinage conique recevant la t8te. Ce double usinage par enlèvement de copeaux est relativement long et de ce fait onéreux. Pour remédier aux inconvénients ci-dessus, on a proposé (modèle d'utilité allemand 1 947 868) de réaliser des perçages de fixation dans les profilés de recouvrement par poinçonnage ou matriçage, en surdimensionnant d'abord le perçage, puis en réalisant le chanfrein par déformation ultérieure. le matriçage des perçages de fixation peut ainsi se faire en même temps que le poinçonnage du profilé de recouvrement en une seule et même opération. A l'aide d'un poinçon de matriçage conique, on déforme vers tous les c8tés les perçages de fixation en partant de la surface supérieure du profilé. La matière qui est écartée pour former le chanfrein provoque une compression de la matière du profilé au niveau du chanfrein et une autre partie de cette matière flue dans le perçage de fixation surdimensionné et réduit ainsi son diamètre. a dimension initiale trop grande du perçage doit être choisie pour qu'après enfoncement du chanfrein et fluage de la matière hors de la zone du chanfrein dans le perçage de fixation, celui-ci présente un diamètre qui reste légèrement supérieur au diamètre du corps de la vis à tête noyée. De tels profilés de recouvrement avec chanfrein, matricé présentent ltinconvénient que, lors de l'enfoncement du chanfrein, notamment dans le cas de profilés de recouvrement de faible largeur ou dans lesquels il y a une faible distance entre le diamètre extérieur du chanfrein et le ctté étroit du profilé , il y a une accumulation gênante par gonflement du profilé au niveau de ce chanfrein. En m8me temps, par l'enfoncement du chanfrein, dans le cas de profilés de recouvrement de dimensions classiques, l'écart de perçage de fixation augmente de plusieurs dixièmes de millimètres, par suite de ltexpansion de la matière du profilé. En outre, pour réaliser le chanfrein, il faut exercer une pression considérable.Ces inconvénients reposent sur le fait que lorsqu'on réalise le chanfrein avec un poinçon de matrice à pointe conique, celui-ci agit simultanément sur toute la surface annulaire fermée, entourant le perçage de fixation. Comme la surface à comprimer est fermée, la matière repoussée nta pas tendance à fluer vers l'intérieur dans la zone du perçage. La forme conique du poinçon renforce cette tendance à écarter vers l'extérieur la matière à repousser, c'est-à-dire à l'écarter du perçage de fixation. La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients des ferrures, notamment dans le cas de profilés de recouvrement à chanfrein matricé. A cet effet, l'invention concerne une ferrure telle qu'un profilé de recouvrement du type indiqué ci-dessus, caractérisée en ce que le perçage de fixation de départ est un orifice polygonal dont le diamètre de cercle intérieur est supérieur au diamètre du corps de la vis à tête noyée. Le fait de réaliser le perçage de fixation sous la forme d'un polygone obtenu par poinçonnage offre l'avantage considérable que, pour réaliser le chanfrein, on repousse moins de matière, car les coins du polygone ont un cercle intérieur es supérieur au diamètre du corps de la vis à tête noyée, et les coins du polygone se trouvent au niveau du chanfrein. Par suite, la partie conique du poinçon, au début de l'enfoncement du chanfrein, attaque tout d'abord ponctuellement le milieu de chaque arête du polygone. La matière à repousser peut alors fluer plus facilement vers l'intérieur du perçage de forme polygonale, car les divers points du produit à repousser ne sont pas directement solldaireC3. Par suite du fluage plus facile de la matière vers l'intérieur, il faut fournir moins de travail pour réaliser le chanfrein et on évite un gonflement ou une extension de la ferrure. Lorsque le chanfrein est terminé, les arêtes initialement droites du polygone sont déformées vers le perçage et forment des arêtes-limites, bombées, concaves. le cercle intérieur du perçage de fixation polygone? doit.de ce fait autre choisi pour que le diamètre du cercle intérieur entre les arêtes limites bombées soit légèrement supérieur au diamètre du corps dè la vis à tête noyée servant à la fixation de la ferrure. Suivant une autre caractéristique de l'invention, on réalise le polygone dans la ferrure de telle façon que les diagonales du polygone ne soient pas perpendiculaires au petit c8té de la ferrure. Cela est particulièrement avantageux si la ferrure a une largeur réduite, notamment lorsqu'il s'agit d'un profilé de recouvrement. De cette façon, on évite que les deux coins opposés du perçage de fixation se trouvent dans la zone de la plus petite largeur du profilé. La présente invention convient notamment pour les ferrures de faible largeur ou les ferrures dans lesquelles le perçage de fixation se trouve au voisinage du bord. Cela se présente notamment pour les profilés tels que les profilés de recouvrement ci-dessus et les cornières de recouvrement pour les renvois d'angle, car, dans le cas de telles ferrures, on risque beaucoup une déformation de la périphérie et ces ferrures doivent être logées dans une rainure de la fenêtre. Dans le cas de surfaces compactes plus importantes, comme par exemple pour les bottiers de renvoi de coin, l'invention a l'avantage de ne nécessiter qu'une pression réduite pour réaliser le chanfrein, ce qui ménage la presse et l'outil. La présente invention est décrite plus en détails à l'aide d'un mode de réalisation représenté schématiquement dans les dessins annexés.dans lesquels - la figure 1 est une vue de-dessus d'un profilé de recouvrement muni de perçages de fixation répartis sur sa longueur. - la figure 2 est une vue de-dessus à échelle agrandie d'un des perçages de fixation selon la figure 1. leprofilé de recouvrement 1, plat, rectangulaire, en feuillard, selon la figure 1, comporte des perçages de fixation 2 répartis sur sa longueur. Entre les deux perçages extérieurs 2 se trouve un trou oblong 3, respectivement pour le passage et le guidage des organes de fermeture coulissants qui sont prévus sur une tringle de manoeuvre, non représentée, qui est recouvarte par le profilé de recouvrement 1. Le profilé de recouvrement 1 est destiné à être inséré de façon jointive dans une rainure longitudinale de la feuillure d'un battant. Pour réaliser un perçage de fixation 2, on poinçonne tout d'abord le polygone représenté en tireté à la figure 2. Il s'agit d'un six-pans 4. A l'aide d'un outil multiple, on réalise au cours d'une même phase tous les six-pans 4 du profilé de recouvrement 1. Puis, lors du matriçage de la cavité 5, le poinçon à pointe conique coopère tout d'abord avec les milieux des arêtes 6 des six-pans 4. En ces six points, la matière du rail de recouvrement 1 commence à pénétrer dans la zone de matriçage du six-pans. Au cours de l'enfoncement de la cavité 5, il se forme des arêtes-limites 7 en arcs de cercle, saillants dans le perçage de fixation 2. Le cercle intérieur 8 du six-pans 4 qui vient d'être matricé est suffisamment grand pour que le cercle intérieur 9 des aretes-limites 7, bombées, soit légèrement supérieur au diamètre du corps des vis à tête noyée, servant à la fixation du rail de recouvrement 1 sur le battant. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à ltexemple de réalisation ci-dessus décrit et représenté, à partir duquel on pourra prévoir d'autres modes et d'autres formes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. R E V E N D I C A 2 I 0 g S REVEND ICÂT IONS 10/ Perrure métallique notamment profilé de recouvrement pour le joint d'un battant ou d'un dormant d'une fenêtre, porte ou analogue, comportant plusieurs perçages de fixation à chanfreins coniques, pour recevoir des vis à tête noyée, et dont, avant la réalisation du chanfrein, le perçage de fixation est surdimensionné, le chanfrein étant obtenu ensuite par matriçage pour réduire la dimension du perçage, ferrure caractérisée en ce que le perçage de fixation de départ est un orifice polygonal dont le diamètre de cercle intérieur est supérieur au diamètre du corps de la vis à tête noyée. 20/ Ferrure selon la revendication 1, caractérisée en ce que les diagonales du polygone ne sont pas perpendiculaires au petit côté de la ferrure. 30/ Ferrure selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractériséeen ce que le perçage de fixation de départ est en forme de six-pans.