La présente invention se rapporte a' un procéde pour assembler des éléments isolants vitrés comprenant deux ou plusieurs vitres avec le châssis d'espacement intermédiaire correspondant, ainsi qu'à un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé. Habituellement, on procède manuellement au montage des vitres arrivant verticalement d'une installation de lavage lors de la fabrication des éléments isolants vitrés, c'est-à- dire que, selon les dimensions, au moins deux personnes sinon plus doivent enlever chaque vitre de sa position et doivent la placer sur la suivante ou la précédente pourvue d'un châssis d'espacement. Il est pratiquement inévitable qu'au cours de cette opération de manutention les surfaces intérieures des vitres soient salies, par exemple, par des empreintes de doigts, ou que les bords des vitres, du fait qu'elles glissent accidentellement, et ce d'autant plus totalement qu'on ne peut les tenir qu'avec le bout des doigts, soient endommagés. Indépendamment du fait que cette méthode de travail soit irrationnelle du fait du nombreux personnel qu'elle nécessite, sa capacité de production est très limitée à cause de la longueur de chaque étape opératoire. Il est vrai qu'on a déjà proposé des machines qui permettent de supprimer ces opérations manuelles. Dans ces machines, les vitres, qui circulent automatiquement sur des galets, sont saisies par des dispositifs compliqués de ventouses et sont transférées, à l'aide de commandes à cames, dans la position finale voulue, après quoi, le vide étant coupé dans les ventouses, les vitres sont appliquées contre le châssis d'espacement. Outre qu'ils sont compliqués, ces dispositifs ont l'inconvénient que les ventouses de caoutchouc, qui sont pourvues de nervures, ne permettent pas, en particulier quand# il s'agit d'éléments isolants vitrés de grandes dimensions, d'assembler et de saisir les vitres avec une précision parfaite.Il peut en résulter des décalages sensibles des vitres assemblées par le châssis d'espacement, Ceci a pour conséquence soit de rendre l'élément isolant vitré inutilisable, soit d'obliger de le démonter manuellement pour le réassembler correctement. En outre, ce système a le défaut que les bords des ventouses de caoutchouc laissent des marques sur les vitres, marques qui doivent ensuite être éliminées. Les traces qui ne peuvent pas être éliminées, ou qui sont passées inapercçues ont pour conséquence de détériorer la qualité optique de l'élément isolant et de diminuer sensiblement sa valeur commerciale. La présente invention a pour objet un procédé pour assembler des éléments isolants vitrés, qui est caractérisé par le fait qu'on transporte une première vitre le long d'une certaine trajectoire, dans laquelle cette vitre est située dans un plan défini, essentiellement debout à une position finale donnée, qu'on déplace ensuite cette première vitre parallèlement à elle#meAme et perpendiculairement à sa trajectoire d'une distance, au moins, égale à l'épaisseur d'un ch#ssis d'espacement, hors de ladite trajectoire, qu'on place sur la première vitre un châssis d'espacement pourvu d'une couche d'adhésif, qu'on amène une seconde vitre dans la trajectoire le long de laquelle la première vitre s'est déplacée et qu'on la transporte le long de celle-ci debout, à une certaine distance dudit châssis d'espacement, a' ladite position finale, dans laquelle elle est en face de la première vitre et qu'ensuite on appLique la seconde vitre contre ledit châssis dispacement. Un dispositif particulièrement bien adapté pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention est caractérisé par le fait qu'il comprend un chevalet incliné par rapport à la verticale et pourvu de moyens de transp#ort indépendants, par exemple de galets de transport juxtaposés coaxiaux pour la première et la seconde vitres, que ledit chevalet peut se déplacer, perpendiculairement à la direction de transport des vitres, sur un chdssis mobile, qui est actionné, par exemple, par un ensemble à piston et à cylindre, et que, à l'extrémité supérieure du chevalet est prévue une barre pouvant se déplacer vers et à l'opposé de la région des vitres, barre le long de laquelle sont montés des galets d'appui pour la seconde vitre. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple, nullement limitatif, en référence au dessin annexé, dans lequel : - la figure 1 est une vue latérale d'un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention, et, - la figure 2 est une vue de face du dispositif de la figure 1. L'élément de base de la forme de construction rep: ésentée sur le dessin est un chevalet en acier 3 qui s incline en arrière, par rapport à la verticale, d'environ 5 à 200, dans l'exemple de réalisation représenté, de 60. Sur toutes les traverses horizontales 12 de ce chevalet sont prévus des galets d'appui 32a. Ces galets 32a sont des galets en matière plastique tournant librement, qui sont constitués par une matière plastique ne laissant pas de marques sur le verre et sur les bords des vitres. Du fait que la pression qui s'exerce dans le dispositif de l'invention sur la vitre est légère, comparativement à celle exercée par les ventouses, on constate que même lorsqu'on utilise des galets de caoutchouc ordinaires, ces galets ne laissent aucune marque sur le verre. La première vitre a qui arrive, par exemple, d'une installation de lavage est entrarnée par des galets de transport 20b, qui sont actionnés par un mécanisme d'entratnement 26 à variation continue, à une vitesse d'environ Sm/mn le long du chevalet 3.La vitre a est entraînée jusqu'à ce qu'elle vienne s'appliquer contre une butée 41 associée à un contact de fin de course 41ao L'application de la vitre a contre l'interrupteur de fin de course 41a arrête l'entratnement des galets de transport 20bue Ensuite, sous la commande d'un programmateur, une barre 31, garnie de galets d'appui 32 formant un angle d'environ 450 et qui se déplace le long de glissières de guidage sous l'action d'un moteur électrique par l'intermédiaire d'une chaîne, s'abaisse jusqu'au voisinage du bord supérieur de la vitre a qui occupe sa position finale sur le chevalet 3. Un circuit de commande incorporé dans la barre 31-immobilise celle-ci dès qu'elle touché la vitre a. Après cela, sous la commande d'un autre programmateur, l'ensemble du chevalet 3 et de son châssis 1, 2 se déplacent sur des galets sous l'action d'un cylindre pneumatique d'une distance préditerminée, par exemple, de 12 mm, vers l'arrière, c'est-à-dire, vers la droite selon la figure 1. En même temps, un autre cylindre pneumatique actionne des butées 30 qui sont fixées sur un support commun 28 et les déplace d'environ 3-4 mm (cette course étant réglable) vers le haut. Les butées 30 servent d'appuis pour un châssis d'espacement composé de profilés métalliques. Le ch#ssis d'espacement destiné à l'élément vitré isolant qu'on veut fabriquer se place à la main sur les butées 30, en l'appuyant légèrement contre la vitre a, de sorte qu'il se colle à cette dernière grâce à la couche d'adhésif dont il a été enduit. Au moyen d'un levier manuel ou d'une pédale, on met maintenant en marche les galets 20a de façon à entrarner la vitre suivante b le long de la même trajectoire que celle qu'a parcourue auparavant la vitre a, jusqu'à la butée de fin de course 41. De cette manière, la seconde vitre b vient se superposer avec la plus extrême précision sur la première vitre a. L'entraînement des galets de transport 20b et 20a est réalisé au moyen d'arbres de transmission communs. Pour chaque paire de galets, est prévu un arbre entralné par une chaîne tournant en circuit fermé. Les galets de transport sont accouplés à l'arbre de transmission par la friction résultant du poids des vitres. Lorsque la vitre a est parvenue à la butée de fin de course 41, la seconde vitre b est amenée sur les galets de transport 20a, après quoi les arbres de transmission patinent par rapport aux galets de transport 20b, lesquels ne tournent pas de ce fait. Les galets 32 de la barre 31 emptchent la seconde vitre b de tomber par gravité sur la vitre a arrêtée par la butée 41, ce qui aurait inévitablement pour conséquence de briser celle-ci. Les galets 32 forment un angle aigü avec la vitre b, de sorte que son bord peut circuler le long desdits galets 32. La trajectoire de la vitre b est calculée de façon que cette dernière ne touche pas le châssis d'espacement fixé à la vitre a. Ceci est rendu possible par le fait que, avant d'amener la vitre b, toute la structure a été reculée de la distance voulue au moyen du chassis mobile. Si, maintenant, la vitre b est également arrivée à la butée 41, la barre à galets 31 est remontée automatiquement par un contact de façon à permettre à la vitre b, précédemment tenue espacée, de venir au contact du ch#ssis d'espacement qui a été enduit d'une couche d'adhésif. Lorsque la barre 31 est parvenue tout en haut, les deux vitres juxtaposées a et b sont évacuées au moyen des galets 20a et 20b du dispositif de l'invention, qui sont entraînés simultanément et peuvent, par exemple, tire transférés à une zone de pression, faisant suite à la station précédente. Dans cette zone, des galets chargés par des ressorts exercent, dans la région des galets de transport 20a et 20b, une pression dans le plan horizontal des galets de transport, en direction du châssis d'espacement. On évite ainsi que les vitres se décollent de ce chassies et que, par suite d'un mouvement d'appui rapide dans une presse d'angle faisant suite elles puissent éventuellement se casser. Après que l'élément isolant vitré a quitté le dispositif de l'invention et s'est éloigné de la région de la butée 41, tout le mécanisme est automatiquement ramené en arrière au moyen du châssis mobile à sa position initiale, de sorte que les galets de transport 20b peuvent à nouveau venir se placer sur la trajectoire des vitres. Le procédé de l'invention permet d'assembler sans difficulté même des éléments isolants vitrés de grandes dimensions. De plus, le procédé de l'invention peut êzre mis en oeuvre au moyen d'un dispositif relativement simple, dont le coût est sensiblement plus bas que celui du dispositif connuv Néanmoins, le dispositif selon l'invention permet de manoeuvrer et d'assembler sans difficulté même des vitres de grandes dimensions, ce qui est impossible avec le dispositif connu ou bien n'est possible qu'au prix de grandes difficultés. REVENDICATIONS 1. Procédé pour assembler des Déments isolants vitrés, caractérisé par le fait qu'on transporte une première vitre le long d'une certaine trajectoire, dans laquelle cette vitre est située dans un plan défini, essentiellement debout, à une position finale donnée qu'con déplace ensuite cette première vitre parallèlement à elle#meAme et perpendiculairement à sa trajectoire d'une distance, au moins, égale à ltépaisseur d'un châssis d'espacement hors de ladite trajectoire, qu on place sur la première vitre un cassis d'espacement pourvu d'une couche d'adhésif, quton amène une seconde vitre dans la trajectoire le long de laquelle la première vitre s'est déplacée, et qu'on la transporte le long de celle-ci debout, à une certaine distance dudit châssis d'espacement, à ladite position finale, dans laquelle elle est en face de la première vitre et qu'ensuite on applique la seconde vitre contre ledit châssis d'espacement. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que, dans leur position finale et pendant leur transport, les vitres sont inclinées par rapport à la verticale, de préférence d'un angle compris entre 5 et 200. 3. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé spécifié selon les revendications 1 et 2, caractérisé par le fait qu'il comprend un chevalet (3) inclinA par rapport à la verticale et pourvu de moyens de transport indépendants, par exemple de galets de transport juxtaposés coaxiaux (20a et 20b) pour la première et la seconde vitres (a et b), que ledit chevalet peut se déplacer, perpendiculairement à la direction de transport des vitres, sur un châssis mobile (1,2) qui est actionné, par exemple, par un ensemble à piston, et à cylindre, et qu'à l'extrémité supérieure du chevalet (3) est prévue une barre (31) pouvant se déplacer vers et à l'opposé de la région des vitres, barre le long de laquelle sont montés des galets d'appui (32) pour la seconde vitre (b). 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que le chevalet (3) est pourvu de galets d'appui (32a) ayant des axes pratiauement verticaux pour la première vitre (a). 5. Dispositif selon la revendication 3 ou 4, caractérisé par le fait qu'à l'extrémité inférieure du chevalet (3) sont prévues des butées d'appui (30) dont la hauteur est variable pour le châssis d'espacement, lesdites butées étant, de préférence, fixées sur un support commun (28). 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 à 5, caractérisé par le fait que pour déterminer la position finale des deux vitres (a et b) est prévue une butée de fin de course (41) associée à un contact de fin de course (41a) qui commande le mouvement des galets de transport (20b et 20a) et de la barre (31). 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisé par le fait que les galets de transport (20b et 20a), lorsqu'ils sont chargés par les vitres (b et/ou a) s'appliquent à friction contre un arbre de transmission commun pour les deux galets (20b et 20a), lesdits galets (20b ou 20a) restant immobiles quand l'une et/ou l'autre vitre (a et/ou b) pst venue s t snnliauer contre la butome (4i#