La présente invention concerne un procede pour la fabrication de tiges en matiere plastique pQurvues de renflements espacés, repartis sur tout leur developpement, dans lequel on produit par etirage continu une tige rectiligne en matière plastique. Ltinvention concerne aussi un appareillage pour la mise en oeuvre du procede et le produit obtenu. Les tiges réalisées selon la presente invention sont particulierement destinées a être employees, fichees verticalement dans la terre, pour soutenir de petites plantes dans le domaine des cultures agricoles, par exemple pour les cultures des tomates, mais elles peuvent aussi être employees differemment, par exemple pour le revêtement de parois et/ou pour realiser des enceintes. Actuellement, pour le support de petits plants de tomates et d'autres petites plantes du même genre, on utilise généralement des tiges en bambou ou des piquets en cerisier fiches verticalement dans la terre. Ces supports presentent toutefois differents inconvenients, parmi lesquels ceux d'être d'une duree de vie assez limitee, et de retenir facilement des parasites ou des micro-organismes ce qui pourrait, par eonse- quent, endommager les petites plantes. Pour essayer de surmonter ces inconvénients, on a propose également des tiges tubulaires en matière plastique étirées, qui ont une duree de vie plus longue mais qui n'ont pas donne des resultats pratiques satisfaisants étant donné que ces tiges ont une surface lisse et,par consequent, peu appropriee pour retenir les liens qu'on doit normalement appliquer pour garder les petites plantes maintenues a leurs supports. On a pu constater en effet que , sur des tiges en matiere plastique, ces liens glissent facilement vers le bas, de sorte que les petites plantes ne sont pas soutenues efficacement. On connaît aussi des tubes tortillés en matière plastique, mais ceux-ci n'ont P/ davantage donné de meilleurs résultats, toujours a cause du même inconvenieat du glissement des liens vers le bas. Par conséquent, les procédés d'étirage actuellement connus ne sont pas de nature a réaliser des tiges en matiere plastique d'utilisa- tion satisfaisante surtout pour des usages agricoles; (d'autre part, il évident qu'une réalisation par moulage ne permettrait pas d'atteindre des prix unitaires bas et par conséquent on ne pourrait pas obtenir un produit valable qui puisse représenter un. substitut possible des tiges en bambou ou en matériaux similaires). Le problème qui est à la base de la présente invention est celui de réaliser des tiges ayant des ~renflements répartis à inverval les sur toute leur longueur, tout en gardant une production horaire ele- vue, telle que celle qu'on peut obtenir par les systèmes d'étirage. Ce problème est resolu par le procédé selon la présente invention dans lequel on produit par étirage continu, une tige rectiligne en matière plastique , caractérisé en ce que ladite tige est soumise, aussit8t après son étirage, quand elle est encore à l'état piteux, à l'action d'une aspiration latérale, pendant que la tige continue son avance, cette aspiration étant appliquée par intermittence dans des zones fixes relativement à ladite tige, de façon à la déformer- dans plusieurs points espacés entre eux, produisant une pluralité de t-en- flements saillant latéralement, répartis à intervalles sur tout le développement de la tige elle-m2me, Les avantages atteints par cette invention résident en particulier dans le fait qu'on peut obtenir des tiges en matiere plastique ayant des sections variables qui déterminent des renflements répartis à intervalles sur tout leur développement, tout en se servant d'une production continue par étirage, de façon à assurer une très grande capacité de production. Les tiges ainsi produites, coupées en tronçons, sont en outre particulierement appropriées pour le support de petites plantes dans le domaine des cultures agricoles, étant donné que la matière plastique leur confere une longue durée de vie et elle n1 est pas un nid à parasites et a micro-organis-- mes, tandis que lesdits renflements - représentent un obstacle efficace au glissement des liens vers le bas. Un exemple d'exécution préférée, pon limitatif du procédé selon l'invention est illustré par le dessin annexé, sur lequel: la figure 1 est une vue en perspective de l'appareillage pour la mise en oeu yre du procédé selon l'invention; - la figure 2 représente, en coupe verticale et à plus grande échelle, tan détail de l'appareillage dont à la figure 1; - la figure 3 est une coupe verticale -.# > selon la ligne fII-III de la figure 2; - les figures 4, 5, 6, 7, 8 représentent schématiquement l'appareillage des figures précédentes, selon les différentes positions prises iors d'une séquence de fonctionnement;; - la figure 9 est une vue de caté d'un tronçon de tige qui peut être obte- nu au moyen de l'appareillage selon les figures précédentes; - la figure 10 est une coupe longitudinale de la tige dont à la figure 9; - la figure Il est une coupe transversale exécutée selon la ligne XI-XI de la figure 10. Le procédé selon la présente invention prévoit le traitement d'une tige tubulaire en matière plastique provenant d'une machine à tré- filer, non représenté#,connue en soi. Plus précisément, on a n enté, au lieu du calibreur qui est normalement prévu à la sortie de la machine à tréfiler, l'appareillage ru- présenté sur la figure 1; cet appareillage, comme on verra par la suite, est susceptible d'agir sur la tige tubulaire, encore à l'état pâteux, provenant de façon continue de la machine à tréfiler. Cet appareillage comporte une embase fixe de laquelle font partie une pièce horizontale (i) ayant la forme d'une plaque (figure 1), aux extrémités de laquelle sont fixés deux rebords parallèles 2; les extrémités de deux tiges parallèles 3 sont fixées à ces rebords; ces tiges sont disposées horizontalement et sont destinées à constituer des glissières pour un moule 4. Le moule 4 est constitué par deux parties superposées 5 et 6 dont les faces réciproquement en regard sont pourvues de gorges semi.cylin driques 7 susseptibles d'accueillir la pièce tubulaire 8 qui vient de la machine à tréfiler (figures 2 et 33. La partie inférieure 5 du moule 4 est pourvue à sa partie inférieure de manchons 9 dans lesquels on fait passer les glissières 3, de façon à réaliser un glissement horizontal de la partie 5. On prévoit un mouvement alternatif du moule 4, le long des glissières 3, ce mouvement étant obtenu au moyen d'un vérin pneumatique 10 à double effet fixé horizontalement à l'embase, avec son axe parallèle aux glissières 3; la tige 10e de ce vérin est reliée à la partie infé rieure 5 du moule 4. La partie supérieUre 6 du moule 4 est montée avec possibilité de coulissement alternatif yers le haut, ce mouvement étant guidé par de petites tiges verticales Il solidaires de la parti#e 5 et logées à coulissement- dans des trous respectifs 12 Xenages dans la partie 6 (figure 3). Pour réaliser le mouvement vertical de la partie 6 du moule, cette partie est reliée à la tige 13a d'un vérin pneumatique 13 à dou- be effet fixé, selon son axe vertical, sur des étriers 14 solidaires de la partie inférieure 5 du moule. Les deux vérins - pneumatiques 10 et 13 sont reliés l'un l'autre en parallèle au moyen de conduits souples 15 susceptibles de permettre le déplacement. dd moule 4 sur les glissières 3. L'alimentation des venus 10 et 13 a lieu en reliant les bornes d'alimentation 16 à une source d'air comprimé (non représentée), à travers un distributeur, connu en soi et#, non représente , qui subit une commutation automatique-. ment à un rythme préfixé, par exemple sous l'action d'une came tournant avec un mouvement continu uniforme. Dans les parties 5 et 6 du moule on a ménagé des creux demi-annulaires 17 se complétant quand le - moule est fermé, pour former un creux annulaire unique. Ce creux intérieur est en communica tion avec l'extérieur au moyen d'un passage 18 ménagé dans la partie 6 et un raccord 19 fixé à la même partie 6. Ce raccord 19 est à son tour ru- #lié à une pompe à vide (non représentée) à travers une soupape appropriée non représentée ) commandée en synchronisme avec le mouvement alternatif du moule 4. Les creux demi-annulaires 17 sont en outre en communication avec l'extérieur en correspondance avec les gorges xemi-cylindriques 7,- au moyen d'une pluralité de petits trous 20 (figures 2 et 3) placés d'une manière radiale et débouchant dans des évasements intérieurs 21 présentés par les parties 5 et 6 en correspondance avec les gorges semi-cylindri ques 7 Dans la disposition fermée du moule 4 (figure 2) les évasements 21 déterminent ensemble une gorge intérieure ayant une forme à peu pros tronconique. Cette gorge est destinée à former les renflements Ba (fi- gures 9 et 10) de la pièce tubulaire 8 comme on le verra par la suite. Pour le refroidissement des parties 5 et 6 du moule, on prévoit à l'intérieur des mêmes parties des serpentins 22 (figure 2) dans lesquels on introduit à travers des raccords respectifs 22a (figures 1 et 3) de l'eau de refroidissement L'appareillage qui vient d'être décrit est adjoint à une machine à tréfiler destinée à produire une pièce tubulaire 8 en matière plastique ayant une forme cylindrique, éventuellement pourvue sur sa surface intérieure de nervures de raidissement 8b (figure il). La disposition est effectuée de telle façon que la pièce tubulaire 8 qui sort de la machine à tréfiler doit passer entre les parties 5 et 6 du moule 4. Le fonctionnement de l1 appareillage qui vient d'être décrit est le suivant. Le début d'une séquence de fonctionnement a lieu avec le moule 4 déplacé à proximité de la machine à tréfiler, c'est-à-dire vers la droite en se reférant aux figures 1, 2, 4, 5, 6, 7, 8. Le. moule est en outre ouvert , ## est-à-dire avec sa partie supérieure 6 soulevée, comme reprasenté sur la figure 4. Dans cette situation, la pièce tubulaire 8 produite sans interruption par la machine à tréfiler peut ayant cer entre les parties 5 et 6 du moule, en adhérant à la partie inférieu- re 5. A un certain moment le distributeur du circuit pneumatique provoque l'envoi d'air cnmprimé en même temps aux vérins 10 et 13 de façon à oh- tenir simultanément la fermeture du moulu 4 (abaissement de sa partie su périeure 5) et le déplacement de la droite vers la gauche du même moule En même temps la soupape de la pompe à vide est actionnée automatiquement de façon à obtenir une aspiration dans les creux 1? à travers le passage 18 et le raccord 19. La dépression est retransmise, à travers les petits trous 20, aux évasements intérieurs 21 causant une déformation de la matière plastique, qui est encore à l'état pâteux, pour former les renflements 8a. L'agencement est tel que la vitesse de déplacement du moule 4 est égale à la vitesse d'avance de la pièce tubulaire 8J de ma nière que dans cette phase, il n'y a aucun déplacement relatif entre cette dernière et le moule 4. Plus précisément ladite aspiration déforme la matière plastique à l'état pâteux jusqu'à causer son adhérence à la surface intérieure des évasements 22, de façon que les renflements Sa prennent une forme pratiquement tronconique. Successivement la matière plastique subit un refroidissement, grâce à l'eau qui circule dans les serpentins 22, et elle durcit au fur ut à mesure que le moule 4 se déplace de la droite vers la gauche, c' est-à- dire pendant qu'il passe de la position de la figure 5 à celle de la figure 6. Quand il a atteint cette dernière position il y a inversion du distributeur à travers lequel les vérins 10 et 13 sont alimentés, tandis que l'aspiration à travers le raccord 19 cesse elle aussi. Il y a ainsi ouverture du moule 4 (figure 7) et le début de sa course de retour Le moule 4 est donc ramené à sa position initiale (figure 8) pour la répétition du cycle de fonctionnement décrit ci-dessus Il y aura donc une nouvelle fermeture du moule 4 pendant qu'il se déplace de la gauche vers la droite et l'on produira de nouveau l'aspiration en correspondance avec le raccord 19 de façon qu'on puisse former un renflement ultérieur 8a qui sera séparé du renflement précédemment formé par une distance qui dépend du rythme préfixé pour l'ouverture et la fermeture cyclique du moule 4. Agissant de la mweme façon, on peut ainsi obtenir une tige tubulaire pourvue, à intervalles réguliers, de renflements tronconiques 8a, pratiquement semblable à une tige de bambou. La tige tubulaire en matière plastique ainsi formée peut sistre avantageusement coupée en tronçons à employer, fichés dans la terre, en qualité de support pour de petits plants de tomates ou des produits ai milaires. Les tronçons de tige sont fichés de façon que les renflements tronconiques 8a aient leur partie la plus étroite vers le bas: on crée ainsi des points d'appui susceptibles d'enpecher le glissement des liens vers le bas. Une autre utilisation avantageuse des tiges réalisées par ce procédé est celle du revtte,ent des parois. Dans ce but les tiges peuvent entre coupues par moitie longitudinalement, de façon à obtenir des tiges semicylindriques à appliquer parallèlement l'une à cate de l'autre sur la surface à revatir. Selon une variante, ces tiges semicylindriques peuvent ttre obtenues directement par des machines à tréfiler façonnées en correspondance, en modifiant le moule 4 en conséquence. Evidemment en plus de la forme de réalisation décrite ci-dessus, on peut prévoir d'autres formes d'exécution modifiées, sans pour cela sortir du cadre de protection de la présente invention. On peut par exemple prévoir la production simultanée de deux tiges munies de renflements v éventuellement unies, utilisant une machine à tréfiler d'un type double et un moule 4 convenablement doublé. REVENDICATIONS 1) Procédé pour la réalisation de tiges en matière plastique pourvues de renflements espacés, répartis sur tout leur développement dans lequel on produit, par étirage continua une tige rectiligne en ma tière plastique, caractérisé en ce que ladite tige est soumise, aussitôt après son étirage, quand elle est encore à l'état pâteux, à l'action d'une as- piration latérale, pendant que la tige continue son avance, cette as piration étant appliquée par intermittence dans des zones fixes par rapport a la tige, de façon à la déformer en plusieurs points espacés entre eux, produisant une pluralité de renflements saillant latérale ment, répartis à intervalles sur tout le développement de la tige. 2) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite tige est tubulaire et ladite aspiration latérale est appliquée autour de la tige selon des zones annulaires. pourla pour 3) Appareillage pour la mise en oeuvre du procédé selon les revendica- tions 1 et 2, caractérisé en ce qu'il comporte un moule à travers lequel on fait passer ladite tige qui vient de la machine à tréfiler, ce moule étant monté coulissant alternativement parallèlement a la direction d'avance de la. tige; un groupe de commande pour le déplacement alternatif du moule; un groupe de commande pour l'ouverture et la fermeture du moule en synchronisme avec ~ le déplacement alternatif ; et une emprein te dans le moule, reliée à une aspiration pour la formation des' renflements sur la tige; le - moule étant déplacé, dans sa phase active, à la même vitesse et dans la m#me direction d'avance de la ti ge, pendant qu'il est gardé fermé et qg'on crée dans l'empreinte l'as piration pour former les renflements. 4) Appareillage selon la revendication 3, caractérisé en ce que le moule est composé de deux parties qui peuvent Qtre placées l'une sur l'autre et qui sont pourvues de gorges semi-cylindriques en regard, destinées au passage de ladite tige présentant une forme tubulaire cy lindrique, ladite gorgesemicylindrique étant pourvue de creux évasés pour la formation de +' empreinte pour obtenir les renflements. 5) Appareillage selon la revendication 4, caractérisé en ce que 1' empreinte, dans la disposition présentant le moule fermé, a une for me à peu près tropconique. 6) Appareillage selon l'une quelconque des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que , en correspondance avec ltempreinte, les parties du moule présentent une pluralité de petits trous radiaux qui sont en communication avec des creux placés à Itintérieur des parties ellesmêmes, ces creux étant en communication avec une pompe à vide. 7) Appareillage selon l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisé en que les parties du moule sont pourvues à l'intérieur de serpentins pour la circulation d'un liquide de refroidissement. 8) Tige obtenue par le procédé et par l'appareillage selon l'une quelconque des revendications I à 7, caractérisée en ce qu'elle esc cons tituée par un corps tubulaire cylindrique en matière plastique, pourvu de renflements répartis à intervalles sur tout le développement de la tige. 9) Tige selon la revendication 8 , caractérisée en ce que les renflements ont une forme à peu près tronconique. 10) Tige obtenue par le procédé et par l'appareillage selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce qutelle est cons tituée par un corps semi-cylindrique en matière plastique, pourvu de renflements saillant du côté convexe et répartis à intervalles sur tout son développement.