Pièce moulée pour un véhicule, ensemble et procédé de fabrication d’une telle pièce L’invention concerne une pièce moulée (12) pour un véhicule comprenant un support et un organe de fixation (16), le support présentant une surface de réception (24) de l’organe de fixation, l’organe de fixation comprenant : - une patte pleine de fixation (22) s’étendant en saillie à partir de la surface de réception selon une direction d’élévation et présentant des première et deuxième faces opposées (22A 22B), et - des becs (23A, 23B) délimitant des surfaces de maintien et s’étendant en saillie à partir de la patte pleine. Dans un plan transversal (PT) incliné par rapport à la direction d’élévation, les becs sont agencés successivement le long de la patte pleine, et deux becs successifs sont agencés respectivement sur la première face, en regard d’une partie d’une portion nue (22BN) de la deuxième face, et sur la deuxième face, en regard d’une partie d’une portion nue (22AN) de la première face. Figure pour l'abrégé : Figure 4 Pièce moulée pour un véhicule, ensemble et procédé de fabrication d’une telle pièce La présente invention concerne une pièce moulée pour un véhicule du type comprenant un support et au moins un organe de fixation, le support présentant une surface de réception de l’organe de fixation, l’organe de fixation comprenant : - une patte pleine de fixation s’étendant en saillie à partir de la surface de réception selon une direction d’élévation, la patte pleine de fixation présentant une première face et une deuxième face opposée à la première face, et - une pluralité de becs délimitant chacun une surface de maintien, chaque bec s’étendant en saillie à partir de la patte pleine de fixation. La présente invention concerne également un ensemble de véhicule comprenant la pièce moulée et un élément de garnissage. La présente invention concerne, en outre, un procédé de fabrication de la pièce moulée. Une telle pièce moulée est par exemple une partie d’une planche de bord, d’un panneau de porte ou d’une console centrale d’un véhicule. Il est connu de fixer à la partie d’une telle planche de bord un élément de garnissage, tel qu’un revêtement isolant phonique et/ou thermique. En particulier, lorsque le revêtement est un revêtement isolant phonique, il permet de réaliser une isolation acoustique des bruits venant du moteur du véhicule lorsque la structure de planche de bord est agencée entre l’habitacle du véhicule et la partie moteur du véhicule. Afin de fixer un tel élément de garnissage à la pièce moulée, il est connu de prévoir sur le support de la pièce moulée un organe de fixation. L’organe de fixation est destiné à coopérer avec un organe complémentaire agencé sur l’élément de garnissage afin de fixer l’élément de garnissage à la pièce moulée. Par exemple, l’élément de garnissage comprend un orifice dans lequel l’organe de fixation est destiné à être inséré. L’organe de fixation et l’organe complémentaire permettent alors par exemple de fixer deux éléments entre eux par simple pression des éléments l’un contre l’autre afin de faire coopérer l’organe de fixation avec l’organe complémentaire et d’assurer la coopération entre les surfaces de maintien de l’organe de fixation avec des surfaces d’engagement correspondantes de l’organe complémentaire. Des organes de fixation connus comprennent une patte et deux becs agencés en regard l’un de l’autre selon une direction d’épaisseur définie par la distance séparant la première face et la deuxième face de la patte de fixation. Ces organes de fixation ne donnent pas satisfaction car ils ne permettent pas d’attacher deux éléments entre eux de manière suffisamment fiable et robuste. En particulier, l’organe de fixation et l’organe complémentaire peuvent vibrer lorsqu’ils coopèrent ensemble ou encore se désolidariser l’un de l’autre, par exemple sous l’effet de vibrations ou d’un choc du véhicule. En outre, les organes de fixation connus ne présentent pas une résistance mécanique suffisante. Pour pallier ces inconvénients, il est d’ajouter une couche d’adhésif entre les deux éléments à fixer. L’ajout d’une couche d’adhésif ne donne pas satisfaction car elle nécessite une étape supplémentaire de collage, ce qui rend plus complexe, plus longue et plus coûteuse la fixation des éléments entre eux. En particulier, il est nécessaire d’appliquer une pression supplémentaire sur les pièces. L’un des buts de la présente invention est de pallier les inconvénients ci-dessus en proposant une pièce moulée comprenant un organe de fixation permettant une fixation fiable et robuste de la pièce moulée à un autre élément. A cet effet, l’invention concerne une pièce moulée du type précité dans laquelle dans au moins un plan transversal incliné par rapport à la direction d’élévation, les becs de la pluralité de becs sont agencés successivement le long de la patte pleine de fixation, et dans laquelle deux becs successifs sont agencés respectivement sur la première face, en regard d’une partie d’une portion nue de la deuxième face, et sur la deuxième face, en regard d’une partie d’une portion nue de la première face de la patte pleine de fixation. Grâce au fait que dans le plan transversal les becs sont agencés successivement le long de la patte pleine de fixation et sur une face respective de la patte pleine de fixation, la surface de maintien totale procurée par les surfaces de maintien de chaque bec présente une extension plus importante le long de la patte pleine de fixation par rapport à l’extension d’une surface de maintien totale procurée par des becs n’étant pas agencés successivement le long de la patte pleine de fixation. En outre, le fait que les becs soient agencés successivement le long de la patte pleine de fixation et de part et d’autre de la patte pleine de fixation procure deux points de fixation non alignés selon une direction d’épaisseur de la patte pleine de fixation, ce qui permet une fixation plus fiable de l’organe de fixation, notamment en présence de contraintes mécaniques distinctes engendrées sur la pièce moulée. L’organe de fixation selon l’invention permet donc une fixation de la pièce moulée et d’un élément à fixer sur la pièce moulée plus robuste et plus fiable. En outre, le fait que les becs de la pluralité de becs soient agencés successivement le long de la patte pleine de fixation et que deux becs successifs soient agencés sur des faces opposées de la patte pleine de fixation permet de renforcer la résistance mécanique de l’organe de fixation par rapport à un élément de fixation dans lequel les becs ne sont pas agencés successivement le long de la patte pleine de fixation. Selon différents modes de réalisation, la pièce moulée comprend une ou plusieurs des caractéristiques ci-dessous, considérées individuellement ou selon toutes les combinaisons techniquement possibles : - la patte pleine de fixation s’étend selon une direction axiale distincte de la direction d’élévation, et, pour deux becs successifs, la portion nue de la première face, dite première portion nue, et la portion nue de la deuxième face, dite deuxième portion nue, s’étendent respectivement dans la continuité d’une partie pleine de la surface de réception, la première portion nue et la deuxième portion nue étant reliées à la partie pleine correspondante de la surface de réception par une première zone de jonction, respectivement une deuxième zone de jonction, la première zone de jonction présentant une longueur le long de la direction axiale au moins égale à une longueur de la première portion nue le long de la direction axiale et la deuxième zone de jonction présentant une longueur le long de la direction axiale au moins égale à une longueur de la deuxième portion nue le long de la direction axiale. - la pièce moulée comprend, pour deux becs successifs, au moins une première nervure de rigidification et une deuxième nervure de rigidification, la première nervure de rigidification s’étendant entre la première portion nue et la partie pleine correspondante de la surface de réception et la deuxième nervure de rigidification s’étendant entre la deuxième portion nue et la partie pleine correspondante de la surface de réception. - la surface de réception présente une pluralité d’ouvertures, chaque bec de la pluralité de becs étant agencé au moins en partie en regard d’une ouverture de la pluralité d’ouvertures par rapport à la direction d’élévation. - la première face et la deuxième face de la patte pleine de fixation sont chacune sensiblement planes et s’étendent chacune dans un plan distinct du plan dans lequel s’étend la surface de réception. - les becs de la pluralité de becs sont identiques. - la patte pleine de fixation s’étend en saillie de la surface de réception entre une base liée à la surface de réception et un bord libre opposé selon la direction d’élévation, chaque bec de la pluralité de becs s’étendant en saillie de la face de la patte pleine de fixation sur laquelle ledit bec est agencé à partir du bord libre opposé de la patte pleine de fixation. - la surface de réception et l’organe de fixation ne forment pas de contre-dépouille. La présente invention concerne également un ensemble de véhicule comprenant au moins la pièce moulée telle que définie précédemment et un élément de garnissage, l’élément de garnissage comprenant un organe complémentaire de l’organe de fixation de la pièce moulée, ledit organe complémentaire coopérant avec l’organe de fixation de la pièce moulée pour fixer l’élément de garnissage sur la pièce moulée. La présente invention concerne, en outre, un procédé de fabrication d’une pièce moulée pour un véhicule telle que définie ci-dessus, le procédé comprenant : - une étape de fourniture d’un moule comprenant une première partie de moule et une deuxième partie de moule, la première partie de moule délimitant une première surface de moulage et la deuxième partie de moule délimitant une deuxième surface de moulage, le moule étant configuré pour présenter une configuration de moulage dans laquelle la première surface de moulage et la deuxième surface de moulage sont rapprochées l’une de l’autre et délimitent ensemble une cavité de moulage présentant la forme d’au moins la surface de réception et de l’organe de fixation et une configuration ouverte dans laquelle la première partie de moule et la deuxième partie de moule sont écartées l’une de l’autre, la première partie de moule et la deuxième partie de moule étant mobiles de la configuration de moulage dans la configuration ouverte selon une direction d’ouverture, - une étape de moulage par injection d’un matériau de moulage dans la cavité de moulage lorsque le moule est dans la configuration de moulage pour mouler la surface de réception et l’organe de fixation, et - une étape de démoulage de la surface de réception et de l’organe de fixation par le passage du moule de la configuration de moulage dans la configuration ouverte en déplaçant la première partie de moule et la deuxième partie de moule selon la direction d’ouverture. D’autres aspects et avantages de l’invention apparaîtront à la lecture de la description qui suit, donnée à titre d’exemple et faite en référence aux dessins annexés, dans lesquels : - , la est une représentation schématique en perspective d’un ensemble de véhicule, - , la est une représentation schématique en perspective d’une pièce moulée de l’ensemble de véhicule de la , - , la est une vue de détail en perspective et schématique, repérée par la zone III sur la , d’un organe de fixation de la pièce moulée de la , - , la est une vue dans un plan de coupe transversal de l’organe de fixation repéré par les flèches IV-IV sur la , - , la est une vue dans un plan de coupe médian de l’organe de fixation de la , et - , la est une vue en coupe d’un moule destiné à mouler la pièce moulée de la . Un ensemble 10 de véhicule est montré sur la . L’ensemble 10 de véhicule comprend une pièce moulée 12 pour un véhicule dont seulement une partie de ladite pièce est visible sur la et au moins un élément de garnissage 14 fixé à la pièce moulée 12. Pour fixer ensemble la pièce moulée 12 et l’élément de garnissage 14, la pièce moulée 12 comprend au moins un organe de fixation 16 destiné à coopérer avec un organe complémentaire 18 de l’organe de fixation 16 agencé sur l’élément de garnissage 14. L’organe de fixation 16 de la présente demande est communément appelé « clip de fixation ». Un clip de fixation permet d’attacher deux pièces l’une à l’autre en faisant coopérer le clip de fixation prévu sur l’une des pièces avec l’organe complémentaire prévu sur l’autre pièce. Généralement, le clip de fixation est destiné à être inséré au moins en partie dans un orifice de l’organe complémentaire et présente au moins une surface de maintien destinée à venir en appui contre une surface d’engagement correspondante de l’organe complémentaire 18. Autrement dit, l’organe de fixation 16 est adapté pour être clipsé dans l’organe complémentaire. L’organe de fixation 16 et l’organe complémentaire 18 forment un dispositif de fixation par clipsage. En référence à la , la pièce moulée 12 comprend un support 20 et au moins un organe de fixation 16. L’organe de fixation 16 comprend une patte pleine de fixation 22 et une pluralité de becs 23A, 23B définissant chacun une surface de maintien. A titre d’exemple, la pièce moulée 12 comprend une pluralité d’organes de fixation 16. Cinq organes de fixation 16 sont notamment montrés sur la . Chacun de ces organes de fixation 16 est configuré pour coopérer avec un organe complémentaire 18 de l’élément de garnissage 14, visible sur la . En variante, la pièce moulée 12 comprend un nombre différent d’organes de fixation 16 et pourrait comprendre, par exemple, un seul organe de fixation 16. Dans la présente demande, le terme « pièce moulée 12 » signifie que la pièce 12 est au moins en partie moulée. Par exemple, le support 20 et l’au moins un organe de fixation 16 sont moulés d’une seule pièce ou autrement dit venus de matière. La pièce moulée 12 est par exemple réalisée en un matériau thermoplastique. La pièce moulée 12 est par exemple réalisée en un matériau cassant ou autrement dit « fragile ». La fragilité s’oppose à la ductilité. Un tel matériau fragile se fracture dès que sa limite d’élasticité est dépassée. En particulier, la pièce moulée 12 présente une résistance mécanique maximale inférieure ou égale à 7 Joules (J). La résistance mécanique est par exemple déterminée par la méthode par chute d’un projectile (connue en anglais par le terme « Falling Dart Impact ») qui est notamment spécifiée dans la norme ISO 6603-2. La résistance mécanique mesurée par cette méthode correspond à l’énergie à la perforation. A titre d’exemple, la pièce moulée 12 est réalisée en polypropylène (connu sous le sigle « PP »), par exemple en polypropylène (PP) comprenant des fibres de verre ou en polypropylène (PP) comprenant des fibres naturelles. Le support 20 est par exemple une structure de planche de bord d’un véhicule, une structure de panneau de porte d’un véhicule ou une structure d’une console centrale d’un véhicule. Par exemple, le support 20 confère à la planche de bord sa rigidité. Le support 20 comprend par exemple une première face visible 20A (visible sur la ) et une deuxième face 20B non visible. La deuxième face 20B non visible du support 20, par opposition à la face visible 20A, est destinée à être invisible depuis un intérieur de l’habitacle du véhicule ou depuis un extérieur du véhicule. En outre, le support 20 comprend, pour chaque organe de fixation 16, une surface de réception 24 de cet organe de fixation 16. Par exemple, chaque organe de fixation 16 est agencé sur une face non visible 20B du support 20 ou, en d’autres termes, s’étend du côté de la face non visible 20B du support 20. La surface de réception 24 est par exemple agencée sur la face non visible 20B du support 20. Une surface de réception 24 et un organe de fixation 16 correspondant sont décrits dans la suite en référence aux Figures 3 à 5. Les autres surfaces de réception 24 et les autres organes de fixation 16 de la pièce moulée 12 sont analogues à la surface de réception 24 et à l’organe de fixation 16 décrits ci-après et ne seront pas détaillés. La surface de réception 24 s’étend par exemple généralement dans un premier plan P1. La surface de réception 24 est par exemple plane. A titre d’exemple, comme cela est visible sur les Figures 3 et 4, la surface de réception 24 présente une pluralité d’ouvertures 26A, 26B délimitant une région pleine 28 de la surface de réception 24. A titre d’exemple, la surface de réception 24 comprend une ouverture 26A, 26B pour chaque bec 23A, 23B de l’organe de fixation 16. A titre d’exemple, chaque ouverture 26A, 26B s’étend en regard d’un bec respectif 23A, 23B de la patte pleine de fixation 22 selon une direction d’élévation Z. Chaque ouverture 26 présente par exemple une forme sensiblement rectangulaire. Dans le présent exemple de réalisation, la surface de réception 24 comprend deux ouvertures, nommées ci-après « première ouverture 26A » et « deuxième ouverture 26B ». A titre d’illustration, la région pleine 28 de la surface de réception 24 s’étend dans le premier plan P1. Par exemple, la région pleine 28 comprend au moins deux parties pleines, notée ci-après « première partie pleine 28A » et « deuxième partie pleine 28B ». A titre d’exemple, chaque partie pleine 28A, 28B de la surface de réception 24 présente une aire sensiblement égale à l’aire d’une ouverture 26A, 26B. La patte pleine de fixation 22 de l’organe de fixation 16 s’étend en saillie à partir de la surface de réception 24 selon la direction d’élévation Z visible sur la . En outre, la patte pleine de fixation 22 s’étend sur la surface de réception 24 selon une direction axiale A (i.e. direction d’élongation) distincte de la direction d’élévation Z. Avantageusement, la patte pleine de fixation 22 est venue de matière avec la surface de réception 24. La patte pleine de fixation 22 présente une première face 22A et une deuxième face 22B, opposée à la première face 22A. La patte pleine de fixation 22 comprend, en outre, une base 30 (visible sur la ), un bord libre opposé 32 à la base 30, et deux bords latéraux d’extrémité 34, 36 (visibles sur la ). Il est entendu par « patte pleine » que la patte pleine de fixation 22 ne présente pas de région creuse entre sa première face 22A et sa deuxième face 22B. Autrement dit, l’espace situé entre la première face 22A et la deuxième face 22B de la patte pleine de fixation 22 est rempli de matière. Par exemple, la première face 22A et la deuxième face 22B de la patte pleine de fixation 22 sont sensiblement planes. La première face 22A et la deuxième face 22B sont, par exemple, sensiblement parallèles l’une par rapport à l’autre et s’étendent en saillie de la surface de réception 24 selon la direction d’élévation Z. Par exemple, comme visible sur la , dans un plan médian perpendiculaire au premier plan P1 dans lequel s’étend la surface de réception 24, la direction d’élévation Z forme un angle α compris entre 20 degrés et 90 degrés avec le premier plan P1. Préférentiellement, l’angle α est compris entre 85 degrés et 90 degrés. La première face 22A et la deuxième face 22A s’étendent chacune dans un plan distinct du premier plan P1 dans lequel s’étend la surface de réception 24. Chaque plan dans lequel s’étend la première face 22A et la deuxième face 22B forme un angle avec le plan P1 sensiblement égal à l’angle α. En variante, la première face 22A et/ou la deuxième face 22B comprennent chacune deux parties, les deux parties s’étendant respectivement dans un deuxième plan et un troisième plan distinct du premier plan P1. Encore en variante, la première face 22A et/ou la deuxième face 22B comprennent chacune une première partie, une deuxième partie et une troisième partie s’étendant respectivement dans un deuxième plan, un troisième plan et un quatrième plan distincts du premier plan P1. Comme visible sur les Figures 3 et 5, la base 30 de la patte pleine de fixation 22 est liée à la surface de réception 24. Le bord libre opposé 32 de la patte pleine de fixation 22 est opposé à la base 30 de la patte pleine de fixation 22 par rapport à la direction d’élévation Z. Dans le présent exemple, le bord libre opposé 32 est sensiblement rectiligne et s’étend selon la direction axiale A. En variante, le bord libre opposé 32 peut présenter une ou plusieurs régions courbes. La base 30 et le bord libre opposé 32 sont sensiblement parallèles l’un par rapport à l’autre. Chaque bord latéral d’extrémité 34, 36 joint la base 30 au bord libre opposé 32. Chaque bec 23A, 23B s’étend en saillie à partir de la patte pleine de fixation 22. Dans au moins un plan transversal PT incliné par rapport à la direction d’élévation Z, visible sur la , les becs 23A, 23B de la pluralité de becs sont agencés successivement le long de la patte pleine de fixation 22. Il est entendu par « plan transversal PT incliné par rapport à la direction d’élévation Z » que l’angle entre la direction d’élévation Z et le plan transversal PT est non nul. Dans le mode de réalisation particulier illustré sur la , le plan transversal PT est un plan parallèle au plan P1 et forme un angle sensiblement égal à l’angle α avec la direction d’élévation Z. En variante, le plan transversal PT est un plan perpendiculaire à la direction d’élévation Z. Il est entendu par « les becs 23A, 23B de la pluralité de becs sont agencés successivement le long de la patte pleine de fixation 22 » que les becs se succèdent le long de la patte pleine de fixation 22 dans le plan transversal PT. En d’autres termes, les becs 23A, 23B de la pluralité de becs sont agencés à la suite les uns des autres le long de la patte pleine de fixation 22. Comme visible sur la , pour deux becs 23A, 23B successifs, chaque bec 23A, 23B comprend dans ledit plan transversal PT au moins une partie 42 qui n’est pas agencée en regard de l’autre bec 23A, 23B selon une direction d’épaisseur dE. Dans ledit plan transversal PT, la direction d’épaisseur dE correspond à la distance séparant la première face 22A et la deuxième face 22B de la patte pleine de fixation 22. Dans ledit plan transversal PT, pour chaque bec 23A, 23B, la première longueur de ce bec 23A, 23B le long de la patte pleine de fixation 22 qui n’est pas en regard d’un bec 23A, 23B successif par rapport à la direction d’épaisseur dE est supérieure à 75% de la longueur totale de ce bec 23 le long de la patte pleine de fixation 22, avantageusement supérieure ou égale à 90% de la longueur totale de ce bec 23A, 23B et encore avantageusement supérieure ou égale à 95% de la longueur totale de ce bec 23A, 23B. Ainsi dans le plan transversal PT, pour chaque bec 23A, 23B, la deuxième longueur de ce bec 23A, 23B le long de ladite patte pleine 22 en regard d’un bec 23A, 23B successif par rapport à la direction d’épaisseur dE est minime et très inférieure à la première longueur de ce bec 23A, 23B le long de ladite patte pleine 22 qui n’est pas en regard du bec 23A, 23B successif par rapport à la direction d’épaisseur dE. En d’autres termes, la partie 42 de chaque bec 23A, 23B qui n’est pas en regard d’un bec successif 23A, 23B présente la première longueur. Dans un mode de réalisation particulier, dans ledit plan transversal PT, les becs 23A, 23B ne comportent aucune partie en regard l’une de l’autre selon la direction d’épaisseur dE. Dans l’exemple illustré, dans le plan transversal PT, les becs 23A, 23B de la pluralité de becs sont agencés successivement selon la direction axiale A. En outre, deux becs 23A, 23B successifs sont agencés respectivement sur la première face 22A de la patte pleine de fixation 22, en regard d’une partie d’une portion nue 22BN de la deuxième face 22B, et sur la deuxième face 22B de la patte pleine de fixation 22, en regard d’une partie de la portion nue 22AN de la première face 22A. En d’autres termes, deux becs successifs 23A, 23B s’étendent sur la première face 22A, respectivement sur la deuxième face 22B de la patte pleine de fixation 22. Ainsi, selon l’invention, deux becs 23A, 23B successifs sont agencés alternativement sur une face 22A et sur la face opposée 22B de la patte pleine de fixation 22. Par exemple, deux becs successifs 23A, 23B sont venus de matière avec la première face 22A, respectivement la deuxième face 22B de la patte pleine de fixation 22. Chaque portion nue 22AN, 22BN d’une face 22A, 22B de la patte pleine de fixation 22 correspond à une région de cette face 22A, 22B dépourvue de bec 23A, 23B. Ladite région de cette face 22A, 22B de la patte pleine de fixation 22 dépourvue de bec 23A, 23B inclut une partie de cette face 22A, 22B agencée en regard d’un bec 23A, 23B de la face opposée. Ladite partie de chaque portion nue 22BN, 22AN est par exemple une portion supérieure de chaque portion nue 22AN, 22BN par rapport à la direction d’élévation Z. Dans l’exemple particulier illustré sur les Figures, l’organe de fixation 16 comprend deux becs 23A, 23B successifs. Les deux becs 23A, 23B successifs sont notés ci-après « premier bec 23A » et « deuxième bec 23B ». Le premier bec 23A définit une première surface de maintien 45A et le deuxième bec 23B définit une deuxième surface de maintien 45B. En variante, l’organe de fixation 16 peut comprendre un nombre de becs 23A, 23B successifs supérieur à deux. En particulier, l’organe de fixation 16 peut comprend par exemple trois becs successifs. Comme visible sur la , dans le plan transversal PT, le premier bec 23A et le deuxième bec 23B s’étendent successivement le long de la patte pleine de fixation 22. Par exemple, dans le plan transversal PT, le premier bec 23A et le deuxième bec 23B s’étendent le long de la patte pleine de fixation 22 suivant une direction rectiligne. A titre d’exemple, la direction rectiligne est parallèle à la direction axiale A. Ainsi, comme visible sur la , dans ledit plan transversal PT, le premier bec 23A présente une deuxième longueur l23A2 en regard du deuxième bec 23B selon la direction d’épaisseur dE qui est très inférieure à la première longueur l23A1 du premier bec 23A qui n’est pas en regard du deuxième bec 23B selon la direction d’épaisseur dE. En outre, dans le plan transversal PT, le deuxième bec 23B présente une deuxième longueur l23B2 en regard du premier bec 23A qui est très inférieure à la première longueur l23B1 du deuxième bec 23B qui n’est pas en regard du premier bec 22A selon la direction d’épaisseur dE. Dans l’exemple de réalisation montré sur la , dans ledit plan transversal PT, pour le premier bec 23A et pour le deuxième bec 23B, la première longueur l23A1, l23B1 de chaque bec 23A, 23B qui n’est pas en regard du deuxième bec 23B, respectivement du premier bec 23A selon la direction d’épaisseur dE est sensiblement égale à 90% de la longueur totale l23AT, l23BT du premier bec 23A, respectivement du deuxième bec 23B. Dans le présent exemple de réalisation, comme visible sur la , le premier bec 23A et le deuxième bec 23B s’étendent successivement le long du bord libre opposé 32 de la patte pleine de fixation 22. En outre, le premier bec 23A et le deuxième bec 23B s’étendent en saillie de la première face 22A, respectivement de la deuxième face 22B à partir du bord libre opposé 32 de la patte pleine de fixation 22. En outre, par exemple, dans un plan transversal PT passant par le bord libre opposé 32, le premier bec 23A et le deuxième bec 23B ne comportent aucune partie en regard selon la direction d’épaisseur dE. Le premier bec 23A est agencé sur la première face 22A de la patte pleine de fixation 22 en regard d’une partie de la portion nue de la deuxième face 22B dite « deuxième portion nue 22BN » de la patte pleine de fixation 22. Le deuxième bec 23B est agencé sur la deuxième face 22B de la patte pleine de fixation 22, en regard d’une partie de la portion nue de la première face 22A, dite « première portion nue 22AN » de la patte pleine de fixation 22. La première portion nue 22AN correspond à une région de la première face 22A dépourvue de bec et qui inclut la partie de la première face 22A agencée en regard du deuxième bec 23B. La deuxième portion nue 22BN correspond à une région de la deuxième face 22B dépourvue de bec et qui inclut la partie de la deuxième face 22B agencée en regard du premier bec 23A. La partie de la première portion nue 22AN et la partie de la deuxième portion nue 22BN sont une partie supérieure de la portion nue 22AN, 22BN correspondante. Dans le présent exemple de réalisation, le premier bec 23A et le deuxième bec 23B sont identiques. En variante, le premier bec 23A et le deuxième bec 23B sont différents. En référence à la , le premier bec 23A et le deuxièmes bec 23B comprennent chacun un corps principal 44 dit « corps 44 » dans la suite. Optionnellement, le premier bec 23A et le deuxième bec 23B comprennent chacun deux portions latérales de bec 46. Le corps 44 du premier bec 23A est venu de matière avec la première face 22A de la patte pleine de fixation 22 et le corps 44 du deuxième bec 23B est venu de matière avec la deuxième face 22B de la patte pleine de fixation 22. En référence à la , le premier bec 23A et le deuxième bec 23B sont inclinés par rapport à la première face 22A, respectivement la deuxième face 22B de la patte pleine de fixation 22. Avantageusement, chaque bec 23A, 23B est incliné en direction de la surface de réception 24. En particulier, le corps 44 du premier bec 23A et le corps du deuxième bec 23B sont inclinés par rapport à la première face 23A, respectivement la deuxième face 23B de la patte pleine de fixation 22 en direction de la surface de réception 24. Une telle inclinaison permet de faciliter l’insertion de l’organe de fixation 16 dans l’orifice de l’organe complémentaire 18 de l’élément de garnissage 14. Comme visible sur la , le premier bec 23A est incliné par rapport à la première face 22A de la patte pleine de fixation 22 d’un premier angle β1 et le deuxième bec 23B est incliné par rapport à la deuxième face 22B de la patte pleine de fixation 22 d’un deuxième angle β2. Dans l’exemple illustré, le premier angle β1 est formé entre le corps 44 du premier bec 23A et la première face 22A et le deuxième angle β2 est formé entre le corps 44 du deuxième bec 23B et la deuxième face 22B. Par exemple, le premier angle β1 et le deuxième angle β2 sont chacun compris entre 15 degrés et 100 degrés. Avantageusement le premier angle β1 et le deuxième angle β2 sont chacun compris entre 40 degrés et 90 degrés. Selon un mode de réalisation, le premier angle β1 et le deuxième angle β2 sont égaux. A titre d’exemple, le premier angle β1 et le deuxième angle β2 sont chacun égaux à 60 degrés. En variante, le premier angle β1 et le deuxième angle β2 sont distincts. Avantageusement, le corps 44 du premier bec 23A et du deuxième bec 23B présentent chacun des angles arrondis. Par exemple, comme visible sur la , le corps 44 du premier bec 23A et du deuxième bec 23B présentent sensiblement la forme d’un parallélogramme. En variante, le corps 44 peut présenter une autre forme, telle qu’une forme courbe, par exemple une forme concave (i.e. forme en creux avec le creux orienté en direction de la surface de réception 24). Dans le cas d’espèce, le premier bec 23A et le deuxième bec 23B comprennent chacun les deux portions latérales 46. Pour chaque bec 23A, 23B, chaque portion latérale 46 s’étend dans le prolongement d’un bord latéral du corps 44 de ce bec 23A, 23B en direction de la surface de réception 24. Le coté du premier bec 23A orienté vers la surface de réception 24 définit la première surface de maintien 45A et le côté du deuxième bec 23B orienté vers la surface de réception définit la deuxième surface de maintien 45B. Dans l’exemple spécifique décrit dans la présente demande, la première surface de maintien 45A comprend une partie du côté du corps 44 du premier bec 23A orienté vers la surface de réception 24 et une partie du côté de chaque portion latérale 46 de ce bec 23A orienté vers la surface de réception 24. En outre, la deuxième surface de maintien 45B comprend une partie du côté du corps 44 du deuxième bec 23B orientée vers la surface de réception 24 et une partie du côté de chaque portion latérale 46 de ce bec 23B orienté vers la surface de réception 24. Il est défini pour le premier bec 23A une première distance d1 entre la première surface de maintien 45A et la surface de réception 24. En outre, il est défini pour le deuxième bec 23B une deuxième distance d2 entre la deuxième surface de maintien 45B et la surface de réception 24. Par exemple, la première distance d1 et la deuxième distance d2 sont chacune inférieure ou égale à une épaisseur de l’élément de garnissage 14. A titre d’exemple, la première distance d1 et la deuxième distance d2 sont chacune comprise entre 10% et 50% de l’épaisseur de l’élément de garnissage 14. Dans le présent exemple de réalisation, la première distance d1 est inférieure à la deuxième distance d2. En variante, la première distance d1 est égale à la deuxième distance d2. En outre, comme visible sur les Figures 3 et 4, chaque bec 23A, 23B est agencé en regard d’une ouverture 26A, 26B ménagée dans la surface de réception 24. Dans le présent exemple de réalisation, le premier bec 23A est agencé en regard de la première ouverture 26A ménagée dans la surface de réception 24. Le deuxième bec 23B est agencé en regard de la deuxième ouverture 26B ménagée dans la surface de réception 24. Comme visible sur les Figures 4 et 5, pour deux becs 23A, 23B successifs, la première portion nue 22AN et la deuxième portion nue 22BN s’étendent respectivement dans la continuité d’une partie pleine 28A, 28B de la surface de réception 24. La première portion nue 22AN et la deuxième portion nue 22BN sont chacune reliées à la partie pleine 28A, 28B correspondante de la surface de réception 24 par une zone de jonction, nommées ci-après « première zone de jonction 52A » et « deuxième zone de jonction 52B » respectivement. La première zone de jonction 52A présente une longueur, dite première longueur de jonction, le long de la direction axiale A au moins égale à la longueur de la première portion nue 22AN le long de la direction axiale A. La longueur de la première portion nue 22AN correspond dans cet exemple à la longueur de la partie de la base 30 de la patte pleine de fixation 22 le long de la direction axiale A s’étendant dans le prolongement de la première portion nue 22AN. Par exemple, la première longueur de jonction est sensiblement égale à la longueur de la première portion nue 22AN. La deuxième zone de jonction 52B présente une longueur, dite deuxième longueur de jonction, le long de la direction axiale A au moins égale à la longueur de la deuxième portion nue 22BN le long de la direction axiale A. La longueur de la deuxième portion nue 22BN correspond dans cet exemple à la longueur de la partie de la base 30 de la patte pleine de fixation 22 le long de la direction axiale A s’étendant dans le prolongement de la deuxième portion nue 22BN. Par exemple, la deuxième longueur de jonction est sensiblement égale à la longueur de la deuxième portion nue 22BN. La deuxième longueur de jonction, notée l52B, et la longueur de la deuxième portion nue 22BN, notées l22BN sont montrées sur la . Comme visible sur cette Figure, les longueurs l52B et l22BN sont sensiblement égales. En outre, par exemple, chaque zone de jonction 52A, 52B s’étend sur une longueur comprise entre 30% et 70% de la longueur de la base 30 le long de la direction axiale A, et préférentiellement comprise entre 40% et 60% de la longueur de la base 30 le long de la direction axiale A. En référence à la , selon un mode de réalisation particulier de l’invention, chaque bord latéral 34, 36 de la patte pleine de fixation 22 est relié à la surface de réception 24 par une zone de jonction additionnelle 54. Par exemple, la zone de jonction additionnelle 54 comprend plusieurs régions 56 reliées les unes aux autres. Chaque région 56 présente une forme en creux. A titre d’exemple, chaque région en creux 56 de la zone de jonction additionnelle 54 présente un rayon de courbure compris entre 0,5 millimètres (mm) et 3 mm. Optionnellement, l’organe de fixation 16 comprend une pluralité de nervures de rigidification. Par exemple, chaque nervure de rigidification s’étend entre une portion nue 22AN, 22BN et la partie pleine correspondante 28A, 28B de la surface de réception 24. Dans l’exemple illustré dans la présente demande et comme visible notamment sur les Figures 3 et 4, l’organe de fixation 16 comprend deux nervures de rigidification, nommées dans la suite « première nervure de rigidification 58A » et « deuxième nervure de rigidification ». La première nervure de rigidification 58A s’étend entre la première portion nue 22AN et la première partie pleine 28A de la surface de réception 24. La deuxième nervure de rigidification 58B s’étend entre la deuxième portion nue 22BN et la deuxième partie pleine 28B de la surface de réception 24. Avantageusement, la surface de réception 24 et l’organe de fixation 16 ne présentent pas de contre-dépouille. Autrement dit, la surface de réception 24 et l’organe de fixation 16 ont une forme permettant un démoulage direct, c’est-à-dire selon une unique direction de démoulage (i.e. direction d’ouverture O). Selon un exemple avantageux, la pièce moulée 12 et l’organe de fixation 16 ne présentent pas de contre-dépouille. L’élément de garnissage 14 destiné à être fixé à la pièce moulé 12 est par exemple une couche de revêtement isolant, par exemple un revêtement isolant phonique et/ou thermique. A titre d’illustration, la couche de revêtement est un revêtement absorbant phonique. Par exemple, l’élément de garnissage 14 est réalisé en un matériau ductile par opposition à un matériau fragile. Le matériau ductile présente une limite d’élasticité supérieure à celle du matériau fragile formant la pièce moulée 12. En outre, par exemple, le matériau ductile présente une déformation à la rupture supérieure à celle du matériau fragile formant la pièce moulée 12. En outre, par exemple l’élément de garnissage 14 est déformable. A titre d’illustration l’élément de garnissage comprend une mousse, un mat ou une couche de matériau. A titre d’illustration, l’élément de garnissage 14 comprend, par exemple, une couche de matériau plastique, tel que le polypropylène (PP), le polyéthylène téréphtalate (connu sous le sigle « PET ») ou le polyéther sulfone (connu sous le sigle « PES »). La couche de matériau plastique, comprend par exemple des fibres. En variante, l’élément de garnissage 14 comprend une couche de coton, par exemple du coton recyclé. L’élément de garnissage 14 comprend une première face (non visible sur les Figures) et une deuxième face 14B opposée (visible sur la ), et au moins un organe complémentaire 18 adapté pour coopérer avec un organe de fixation 16 correspondant de la pièce moulée 12. La première face de l’élément de garnissage 14 est destinée à être agencée en regard de la face non visible 20B du support 20. La distance séparant la première face de la deuxième face 14B de l’élément de garnissage 14 définit l’épaisseur de l’élément de garnissage 14. L’élément de garnissage 14 comprend pour chaque organe de fixation 16 de la pièce moulée 12 un organe complémentaire 18. La forme et les dimensions de l’organe complémentaire 18 sont adaptées à la forme et aux dimensions de l’élément de fixation 16 correspondant. Un organe complémentaire 18 est décrit par la suite. Les autres organes complémentaires 18 sont analogues à l’organe complémentaire 18 décrit ci-après et ne sont donc pas décrits par la suite. Chaque organe complémentaire 18 comprend un orifice et une pluralité de surfaces d’engagement complémentaires. L’orifice est tel que tout ou partie de l’organe de fixation 16 correspondant peut être inséré dans ledit orifice. L’orifice est adapté à la forme de l’organe de fixation 16. Dans l’exemple illustré sur la , l’orifice comprend, par exemple, une fente traversante 60 ménagée dans une épaisseur de l’élément de garnissage 14. Chaque surface d’engagement complémentaire est adaptée pour coopérer avec une surface de maintien 45A, 45B d’un bec 23A, 23B de l’organe de fixation 16. Dans l’exemple de réalisation illustrée sur la , l’organe complémentaire 18 comprend une première surface d’engagement complémentaire et une deuxième surface d’engagement complémentaire configurées pour coopérer avec la première surface de maintien 45A définie par le premier bec 23A, respectivement la deuxième surface de maintien 45B définie par le deuxième bec 23B de l’organe de fixation 16 correspondant. A titre d’illustration, la première surface d’engagement complémentaire est une surface définie dans l’épaisseur de l’élément de garnissage 14 (non visible sur la ). Par exemple, la deuxième surface d’engagement complémentaire comprend une partie du bord de la fente 60 s’étendant sur la deuxième face 14B de l’élément de garnissage 14. En variante, la première surface d’engagement complémentaire et la deuxième surface d’engagement complémentaire comprennent chacune un bord de la fente 60 s’étendant sur la deuxième face 14B de l’élément de garnissage 14. En outre, avantageusement la largeur de fente de la fente traversante 60 est strictement inférieure à l’épaisseur E16 de l’organe de fixation 16. Un procédé de fixation de la pièce moulée 12 et de l’élément de garnissage 14 est décrit par la suite. Pour fixer la pièce moulée 12 à l’élément de garnissage 14, chaque organe de fixation 16 est inséré dans un orifice d’un organe complémentaire 18. En particulier, chaque organe de fixation 16 est inséré dans la fente 60 de l’organe complémentaire 18 correspondant par déformation de la fente 60. Par exemple, la pièce moulée 12 et l’élément de garnissage 14 sont pressés l’un contre l’autre afin de faire pénétrer les becs 23A, 23B de chaque organe de fixation 16 dans l’orifice d’un organe complémentaire 18 correspondant jusqu’à que chaque surface de maintien 45A, 45B des becs 23A, 23B soit en appui contre une surface d’engagement complémentaire correspondante dudit organe complémentaire 18. Avantageusement, lorsque la première surface d’engagement complémentaire et la deuxième surface d’engagement complémentaire comprennent chacune un bord de la fente 60 s’étendant sur la deuxième face 14B de l’élément de garnissage 14, la couche de matériau de l’élément de garnissage 14 est compressée entre la surface de réception 24 et les becs 23A, 23B, et en particulier entre la surface de réception 24 et les surfaces de maintien 45A, 45B des becs 23A, 23B. Par exemple, la couche de l’élément de garnissage 14 présente une compression comprise entre 50% et 90% de l’épaisseur de l’élément de garnissage 14. Grâce au fait que, dans au moins un plan transversal PT, les becs 23A, 23B sont agencés successivement le long de la patte pleine de fixation 22 et sur une face respective 22A, 22B de la patte pleine de fixation 22, l’organe de fixation 16 selon l’invention permet une fixation robuste et fiable de la pièce moulée 12 à l’élément de garnissage 14. En outre, l’organe de fixation 16 selon l’invention présente une résistance mécanique plus importante par rapport aux organes de fixation connus. En outre, du fait que la première face 22A et la deuxième face 22B de la patte pleine de fixation 22 sont chacune sensiblement planes et s’étend chacune dans un plan incliné par rapport au premier plan P1 dans lequel s’étend la surface de réception 24, la fixation procurée par l’organe de fixation 16 est renforcée, notamment lorsque la pièce moulée 12 est réalisée en un matériau cassant. En outre, du fait que l’organe de fixation 16 comprend pour deux becs successifs 23A, 23B des zones de jonction 52A, 52B dont la longueur est au moins égale à la longueur de la portion nue 22AN, 22BN correspondante, l’organe de fixation 16 est plus résistant par rapport aux organes de fixation de l’état de la technique fixés au support par des nervures. Les nervures de rigidification 58A, 58B permettent également de renforcer la résistance de l’organe de fixation. En outre, du fait que la surface de réception 24 présente une pluralité d’ouvertures 26A, 26B et que chaque ouverture 26A, 26B est agencée au moins en partie en regard d’un bec 23A, 23B correspondant par rapport à la direction d’élévation Z, les contre-dépouilles sont limitées, ce qui permet de simplifier le procédé de fabrication de la pièce moulée 12. En outre, la fixation de la pièce moulée 12 à l’élément de garnissage 14 est particulièrement aisée. En effet, il suffit de faire pénétrer chaque organe de fixation 16 dans un orifice d’un organe complémentaire 18 en pressant la pièce moulée 12 et l’élément de revêtement 14 l’un contre l’autre. Un procédé de fabrication de la pièce moulée 12 est décrit par la suite en référence à la . Le procédé de fabrication permet de mouler au moins une surface de réception 24 et au moins un organe de fixation 16 associé. Le procédé comprend une étape de fourniture d’un moule 70. Le moule 70 comprend une première partie de moule 72 et une deuxième partie de moule 74. La première partie de moule délimite une première surface de moulage 72A et la deuxième partie de moule 74 délimite une deuxième surface de moulage 74A. Le moule 70 est configuré pour présenter une configuration de moulage dans laquelle la première surface de moulage 72A et la deuxième surface de moulage 74B sont rapprochées l’une de l’autre et délimitent ensemble une cavité de moulage 76 présentant la forme d’au moins la surface de réception 24 et de l’organe de fixation 16 (configuration représentée sur la ) et une configuration ouverte dans laquelle la première partie de moule 72 et la deuxième partie de moule 74 sont écartées l’une de l’autre (non représentée sur les Figures). Comme visible sur la , la cavité de moulage 76 présente une forme complémentaire d’au moins la surface de réception 24 et de l’organe de fixation 16 correspondant. La première partie de moule 72 et la deuxième partie de moule 74 sont mobiles l’une par rapport à l’autre de la configuration de moulage dans la configuration ouverte selon une direction d’ouverture O représentée par une flèche sur la . Avantageusement, la direction d’ouverture O est parallèle à la direction d’élévation Z. La suite du procédé décrit le moulage d’une surface de réception 24 et d’un organe de fixation associé 16. Le procédé comprend une étape de moulage par injection d’un matériau de moulage sous forme fondue dans la cavité de moulage 76 lorsque le moule 70 est dans configuration de moulage pour mouler la surface de réception 24 et l’organe de fixation 16 associé. Le procédé comprend, en outre, une étape de démoulage de la surface de réception 24 et de l’organe de fixation 16 associé par le passage du moule 70 dans la configuration ouverte en déplaçant la première partie de moule 72 et la deuxième partie de moule 74 l’une par rapport à l’autre selon la direction d’ouverture O. Autrement dit, lors de l’étape de démoulage, la première partie de moule 72 et la deuxième partie de moule 74 sont déplacées l’une par rapport à l’autre selon une unique direction O. Du fait que la surface de réception 24 et l’organe de fixation 16 ne forment pas de contre-dépouille, lors du démoulage de la surface de réception 24 et d’un organe de fixation 16 associé, il est possible de déplacer la première partie de moule 72 et la deuxième partie de moule 74 selon l’unique direction O. Ainsi, la première partie de moule 72 et la deuxième partie de moule 74 sont déplacées l’une par rapport selon une direction rectiligne. Le démoulage de l’organe de fixation 16 est donc particulièrement simple et n’induit donc pas de contrainte sur la pièce moulée 12. En particulier, lors du démoulage, du fait que la surface de réception 24 et l’organe de fixation 16 correspondant ne forment pas de contre-dépouille, il n’est pas nécessaire de prévoir de tiroirs mobiles, connus en soi, pour démouler la surface de réception 24 et l’organe de fixation correspondant 16. Les organes de fixation 16 selon l’invention permettent de simplifier le moule en limitant le nombre de tiroirs mobiles pour le démoulage de la pièce moulée 12. L’outillage utilisé pour mouler la pièce moulée 12 est donc peu encombrant et nécessite moins d’éléments qu’un outillage dans lequel des tiroirs mobiles seraient nécessaires pour démouler la surface de réception 24 et l’organe de fixation 16 correspondant. Pièce moulée (12) pour un véhicule comprenant un support (20) et au moins un organe de fixation (16), le support (20) présentant une surface de réception (24) de l’organe de fixation (16), l’organe de fixation (16) comprenant : - une patte pleine de fixation (22) s’étendant en saillie à partir de la surface de réception (24) selon une direction d’élévation (Z), la patte pleine de fixation (22) présentant une première face (22A) et une deuxième face (22B) opposée à la première face (22A), et - une pluralité de becs (23A, 23B) délimitant chacun une surface de maintien (45A, 45B), chaque bec (23A, 23B) s’étendant en saillie à partir de la patte pleine de fixation (22), caractérisée en ce que dans au moins un plan transversal (PT) incliné par rapport à la direction d’élévation (Z), les becs de la pluralité de becs (23A, 23B) sont agencés successivement le long de la patte pleine de fixation (22), et en ce que deux becs (23A, 23B) successifs sont agencés respectivement sur la première face (22A), en regard d’une partie d’une portion nue (22BN) de la deuxième face (22B), et sur la deuxième face (22B), en regard d’une partie d’une portion nue (22AN) de la première face (22A) de la patte pleine de fixation (22). Pièce moulée (12) selon la revendication 1, dans laquelle la patte pleine de fixation (22) s’étend selon une direction axiale (A) distincte de la direction d’élévation (Z), et, dans laquelle, pour deux becs (23A, 23B) successifs, la portion nue (22AN) de la première face (22A), dite première portion nue (22AN), et la portion nue (22BN) de la deuxième face (22B), dite deuxième portion nue (22BN), s’étendent respectivement dans la continuité d’une partie pleine (28A, 28B) de la surface de réception (24), la première portion nue (22AN) et la deuxième portion nue (22BN) étant reliées à la partie pleine (28A, 28B) correspondante de la surface de réception (24) par une première zone de jonction (52A), respectivement une deuxième zone de jonction (52B), la première zone de jonction (52A) présentant une longueur le long de la direction axiale (A) au moins égale à une longueur de la première portion nue (22AN) le long de la direction axiale (A) et la deuxième zone de jonction (52B) présentant une longueur le long de la direction axiale (A) au moins égale à une longueur de la deuxième portion nue (22BN) le long de la direction axiale (A). Pièce moulée (12) selon la revendication 2, comprenant, pour deux becs (23A, 23B) successifs, au moins une première nervure de rigidification (58A) et une deuxième nervure de rigidification (58B), la première nervure de rigidification (58A) s’étendant entre la première portion nue (22AN) et la partie pleine (28A) correspondante de la surface de réception (24) et la deuxième nervure de rigidification (58B) s’étendant entre la deuxième portion nue (22BN) et la partie pleine correspondante (28B) de la surface de réception (24). Pièce moulée (12) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle la surface de réception (24) présente une pluralité d’ouvertures (26A, 26B), chaque bec de la pluralité de becs (23A, 23B) étant agencé au moins en partie en regard d’une ouverture de la pluralité d’ouvertures (26A, 26B) par rapport à la direction d’élévation (Z). Pièce moulée (12) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle la première face (22A) et la deuxième face (22B) de la patte pleine de fixation (22) sont chacune sensiblement planes et s’étendent chacune dans un plan distinct du plan (P1) dans lequel s’étend la surface de réception (24). Pièce moulée (12) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle les becs de la pluralité de becs (23A, 23B) sont identiques. Pièce moulée (12) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle la patte pleine de fixation (22) s’étend en saillie de la surface de réception (24) entre une base (30) liée à la surface de réception (24) et un bord libre opposé (32) selon la direction d’élévation (Z), chaque bec de la pluralité de becs (23A, 23B) s’étendant en saillie de la face (22A, 22B) de la patte pleine de fixation (22) sur laquelle ledit bec (23A, 23B) est agencé à partir du bord libre opposé (32) de la patte pleine de fixation (22). Pièce moulée (12) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle la surface de réception (24) et l’organe de fixation (16) ne forment pas de contre-dépouille. Ensemble (10) de véhicule comprenant au moins la pièce moulée (12) selon l’une quelconque des revendications précédentes et un élément de garnissage (14), l’élément de garnissage (14) comprenant un organe complémentaire (18) de l’organe de fixation (16) de la pièce moulée (12), ledit organe complémentaire (18) coopérant avec l’organe de fixation (16) de la pièce moulée (12) pour fixer l’élément de garnissage (14) sur la pièce moulée (12). Procédé de fabrication d’une pièce moulée (12) pour un véhicule selon l’une quelconque des revendications 1 à 8, le procédé comprenant : - une étape de fourniture d’un moule (70) comprenant une première partie de moule (72) et une deuxième partie de moule (74), la première partie de moule (72) délimitant une première surface de moulage (72A) et la deuxième partie de moule (74) délimitant une deuxième surface de moulage (74A), le moule (70) étant configuré pour présenter une configuration de moulage dans laquelle la première surface de moulage (72A) et la deuxième surface de moulage (74A) sont rapprochées l’une de l’autre et délimitent ensemble une cavité de moulage (76) présentant la forme d’au moins la surface de réception (24) et de l’organe de fixation (16) et une configuration ouverte dans laquelle la première partie de moule (72) et la deuxième partie de moule (74) sont écartées l’une de l’autre, la première partie de moule (72) et la deuxième partie de moule (74) étant mobiles de la configuration de moulage dans la configuration ouverte selon une direction d’ouverture (O), - une étape de moulage par injection d’un matériau de moulage dans la cavité de moulage (76) lorsque le moule (70) est dans la configuration de moulage pour mouler la surface de réception (24) et l’organe de fixation (16), et - une étape de démoulage de la surface de réception (24) et de l’organe de fixation (16) par le passage du moule (70) de la configuration de moulage dans la configuration ouverte en déplaçant la première partie de moule (72) et la deuxième partie de moule (74) selon la direction d’ouverture (O).