L'invention a trait à un procédé pour la réalisation d'un ancrage constitué de plusieurs fers d'armature, pour raccorder des éléments en béton arméJdans lequel chaque fer d'armature est d'abord replié sensiblement à anale droit pour définir une partie à enrober dans le béton d'une paroi principale et une partie à déplier après prise du béton, les parties à déplier des fers d'armature étant disposés serrées les unes contre les autres et les parties des armatures enrobées dans le béton étant disposées à un écart déterminé les unes des autres. Pour pouvoir exécuteur rationnellement le raccor dement à une paroi principale en béton de parois intermé- diaires, de marches d'escalier ou de planchers intermédiaires en béton, il est connu par le Brevet Suisse 562 376, de disposer des armatures repliées à angle droit, dont une partie, d'un côté de l'angle droit, forme un étrier à enrober dans la paroi principale et dont l'autre partie forme deux bras libres à déplier après le bétonnage, de façon à placer les bras libres dans un coffrage en forme de gouttière et de garnir celle-ci de mousse de polyuréthane. La mousse durcie forme alors une masse retenant les bras des armatures. Pour pouvoir déplier les bras hors de cette masse après la prise du béton retenant les étriers, cette masse doit être enlevée par grattage, ce qui est lono et pénible. En outre, les coûts de fabrication sont assez élavés. La présente invention a pour objet un procédé de realisation d'un ancrage servant de raccordement à des éléments en béton, l'ancrage étant constitué de plusieurs fers d'armature, dans lequel les parties à déplier des armatures, après la prise complète du béton enrobant les autres parties dos armatures peuvent etre dépliées sans perte de temps.insi, les coûts de fabrication d'un tl ancraae sont réduits par rapport aux autres procédés de réalisation connus. Conformément à la présente invention, ce résultat est obtenu par le fait que les fers d'armature repliés à angle droit sont maintenus en un faisceau, et que sur les parti s à dénier des fers d'armature maintenues en fais sceau, on dispos une feuille de matière plastique déf or- mabln par la chaleur sur le côté oppose aux parties à bétonner, jusqu'à ce qu'elle s'applique étroitement sur les parties à déplier et qu'elle les enveloppe partiellement à la manière d'un clip, après quoi la feuille est soumise à un refroidissement brusque. Un ancrage préparé de cette façon est facilement transportable. Avantacreusement le traitement thermique de la feuille de matière plastique est obtenu par soufflaae d'air chaud dirige ou canalisé sur la section de la feuille recouvrant les parties à déplier des fers d'armature. La description qui va suivre, en regard du dessin annexé, donnée à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La fiaure 1 est une vue en coupe d'un faisceau d fers d'armature disposés contre une plaque magnétique avec une feuille disposée dessus, La figure 2 est une vue en plan de dessus de l'en- semble représenté sur la figure 1, et La figure 3 est une vue en coupe des parties à replier des fers d'armature, qui sont soudées ensemble par points. L'ancrage servant de raccordement d'éléments en béton armé est constitue de plusieurs fers d'armature 5 qui sont repliés sensiblement à 900 pour former une partie à enrober dans le béton dvune cloison principale et une partie à déplier après prise du béton de l'ancrage. Avantageusement, chaque armature est repliée en forme d'étrier, les deux bras 5h de l étrier étant replies sensiblement à 900 de l'entretoise 5a. Mais il est aussi possible sue chaque fer d'armature 5 soit simplement replié à anale droit sans former d'étrier; dans ce cas on utilise deux séries de fers d'armature 5. Les armatures 5 sont assemblées en un faisceau, les parties à déplier étant disposées serrées les unes contre les autres et les parties à enrober dans le béton étant disposées à un certain écart les unes des autres. Pour maintenir rigidement le faisceau constitué par les fers d'armature, les parties à replier des armatures 5 sont posées sur une plaque magnétique 1, qui comporte des fentes 6, dans lesquelles sont introduites les parties à enrober. Les parties à déplier sont ainsi disposées en séries les unes contre les autres. La plaque magnétique 1 est mise sous tension pour maintenir rigidement les armatures les unes contre les autres. Au lieu d'utiliser une plaque magnétique pour maintenir le faisceau formé par les armatures, on peut utiliser une soudure , les partis à replier disposées les unes contre les autres étant soudes ensemble par points pour les maintenir en contact. Sur les parties à replier des armatures 5 maintenues en faisceaux de cette façon, est alors apportée sur le côté opposé aux parties à bétonner une feuille plastique 3 déformable thermiquement. La feuille plastique peut être avantageusement une feuille de PVC qui a une épaisseur maximum de 2mm. Elle peut être disposée à un certain écart de la surface des parties repliées ou être placée directement sur celles-ci. La feuille plastique 3 est réchauffé jusqu'd ce qu'elle s'applique étroitement contre les parties à replier et les enveloppe partiellement.Il doit résulter de l'enveloppement partiel par la feuille 3 des parties à replier un effet de clip, afin que, pendant le transport, la feuille reste indéplaçable sur les armatures. Par consE- quent la feuille 3 est exposée à un refroidissement brusque. Le traitement thermique de la feuille 3 peut être réalisé de différentes façons. Avantageusement, il est obtenu par soufflage d'air chaud dirigé avec précision sur la section de la feuille 3 recouvrant les parties d'armature à replier. Mais l'application de la feuille 3 sur les armatures 5 peut être obtenue également par rayonnement thermique, par exemple par éléments à résistance chauffante. Le traitement peut aussi être obtenu par rayonnement infrarouge. Pendant le traitement thermique, la feuilla 3 peut en outre être appliquée par une plaque de pression 8. On va maintenant expliquer plus en détail les différentes opérations successives figurées schématiquement sur la figure l. La feuils plastique 3 est posée par ses bords sur une base fixe 2 et sur une base immobile 2a et est maintenue au moyen d'un serre-flan 4. Selon la largeur requise pour la feuille 3, la base mobile 2a peut être déplacée latéralement dans le sens de la flèche A. Le courant d'air chaud concentré sur la feuille 3 amène celle-ci à s'appliquer sur les parties à replier des armatures 5.Selon la distance séparant la feuille 3 de la surface des armatures, au début du traitement thermique, il peut se former des rebords de hauteurs diverses (voir la ligne en trait plein représentant la feuille étirée) qui, lors du bétonnage, viennent s'appliquer contre un coffrage non représenté, de sorte qu'entre le coffrage et l'ancrage il subsiste un volume vide. Quand l'écart entre les deux séries de fers à replier est trop grand, on peut prévoir une base 7 supplémentaire entre les deux séries, de façon que la feuille 3 vienne s'y appliquer pendant le traitement thermique et forme à cet endroit un appui de la hauteur des rebords. Ensuite la feuille ainsi déformée est refroidie brusquement par l'air froid de façon à se rigidifier dans cette forme. Il est tout à fait possible de faire agir en plus le vide de l'autre côté de la feuille 3, à partir de la plaque magnétique 1. Des perforations peuvent être prévues des deux côtés de la section de la feuille à appliquer sur les parties à replier des armatures 5. Au lieu de perforations, on peut prévoir à ces emplacements des fils de déchirage. La feuille 3 qui, après la prise du béton des parties d'armature 5 à enrober, est arrachée des parties à replier, peut être enlevée des parties à replier, mieux et plus vite par les perforations ou par emploi des fils de déchirage. Les coûts de fabrication- de l'ancrage réalisé selon le procédé décrit ci-dessus sont beaucoup plus réduits que dans la réalisation des ancrages connus de ce type.Le faisceau constitué des fers d'armature avec la feuille plastique appliquée dessus peut être transporté sans problème. Après prise complète du béton la feuille peut être arrachée du faisceau bétonné par une déchirure unique sur toute sa longueur et écartée des parties d'armature à replier. I1 va de soi que le mode de réalisation décrit n'est qu'un exemple et qu'il serait possible de le modifier notamment par substitution d'équivalents techniques, sans sortir pour cela du cadre de l'invention. L'invention ayant maintenant eté exposée et son intérêt justifié par un exemple détaillé, le demandeur s'en réserve l'exclusivité, pendant toute la durée du brevet, sans limitation autre que celle des termes des revendications ci-après. REVENDICATIONS 1) Procédé de réalisation d'un ancrage constitué de plusieurs fers d'armature pour raccorder des éléments en béton armé, dans lequel chaque fer d'armature est d'abord replie sensiblement à angle droit pour déterminer une partie à enrober dans le béton d'une paroi principale et une partie à déplier après prise du béton, dans lequel les parties d'armature à déplier sont disposées serrées les unes contre les autres et les parties d'armature à enrober dans le béton sont disposées à un écart les unes des autres, caractérisé en ce que les armatures sont maintenues en un faisceau et que l'on dispose une feuille de matière plastique déformable par la chaleur sur les parties d'armature maintenues en faisceau, sur le côté du faisceau opposé aux parties à enrober dans le béton, et on chauffe cette feuille jusqu'à ce qu'elle s'applique étroitement sur les parties d'armature à replier et les enveloppe partiellement à la manière d'un clip, après quoi la feuille est soumise à un refroidissement brusque. 2) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les parties d'armature à déplier disposées étroitement les unes contre les autres sont posées sur une plaque magnétique, qui est alimentée en courant électrique pour maintenir les unes contre les autres les parties d'armature à déplier. 3) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les parties d'armature à déplier disposées serrées les unes contre les autres sont soudées par points pour les maintenir ensemble. 4) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le traitement thermique de la feuille est réalisé par soufflage d'air chaud dirigé sur la section de la feuille recouvrant les parties à déplier. 5) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le traitement de la feuille est réalisé par rayonnement thermique. 6) Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que le traitement thermique de la feuille est obtenu par un rayonnement infrarouge. 7) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que pendant le traitement de chauffage et de refroidissement, la feuille est maintenue fixement par ses bords au-dessus de la surface des parties d'armature à déplier.