L'invention concerne les récipients en matières thermoplastiques et, notamment, la fabrication de nouveaux récipients ou de bouteilles dont les parois comportent au moins deux couches appelées ci-apres "couche de charge et "couche d'étar.- chéité" . Il existe de nombreux types de récipients et de bouteilles en matières thermoplastiques. Les récipients comportant des parois stratifiées, c'est-à-dire des parois comprenant au moins deux couches de matières plastiques de compositions différentes, sont également connus. Le brevet anglais no i 238 577 et la demande de brevet des Pays-Bas no 71/15 611 décrivent des récipients dont les parois sont constituées de plusieurs couches. Le brevet anglais concerne une paroi stratifiée composée d'une couche de charge et d'une couche d' étanchéité aux fluides. Cette paroi est soumise à une opération de formage par compression. La demande de brevet des Pays-Bas décrit un procédé comprenant le formage à chaud d'une feuille stratifiée de matière plastique dont une couche est en matière thermoplastique offrant une grande protection et commercialisée par cistron Cor portion sous le nom de carex 21011. L'autre couche est en pDlystyrène. D'autres brevets décrivent des récipients dont les parois sont constituées d'au moins deux couches de matières plastiques différentes. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique no 2 710 987 décrit le moulage par soufflage de récipients comportant deux couches de matières plastiques différentes. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique no 3 140 004 décrit des récipients semblables aux précédents et comportant, par exemple, une couche intérieure de polyéthylène isotactique et une couche extérieure de polypropylène isotactique. Les récipients mentionnés ci-dessus ne donnent cependant pas entierement satisfaction. Bien que de nombreuses combinaisons de matières et de procédés de réalisation de reci- pients à plusieurs couches de matières plastiques aient été étudiés, ces procédés et les récipients en résultant ne sont pas largement utilisés. Les récipients antérieurs semblent ne pas présenter les caractéristiques combinées et voulues de solidité et de résistance à l'infiltration. L'invention concerne un procédé de réalisation de récipients de qualité supérieure à celle des récipients antérieurs. Ce procédé comprend le moulage par soufflage d'un récipient dont les parois comportent au moins deux couches, à savoir une couche de charge et une couche d'étanchéité. Cette dernière est en résine copolymère et thermoplastique du type nitrile, c'est-à-dire comportant au moins 50 % en poids de nitrile. Un avantage des récipients selon l'invention est qu'ils ne nécessitent aucun adhésif entre les couches de leurs parois. Dans une forme préférée de réalisation selon l'invention, le récipient est une bouteille à goulot étroit. Certaines propriétés physiques et classiques de ces récipients, telles que la résistance à l'éclatement, la résistance aux chocs dus aux chutes, le fluage, la perméabilité à l'anhydride carbonique, à l'oxygène et à l'eau et la résistance aux charges verticales, ont des valeurs répondant aux exigences concernant notamment la conservation de boissons, par exemple de boissons gazeuses et de bière. Ces propriétés physiques et leurs valeurs seront décrites plus en détail ci-après. Les matières choisies pour les parois sont, en ce qui concerne la couche de charge, un polystyrène ou, de préférence, un copolymère comprenant le styrène et l'acrylonitrile, et des types convenables et classiques de polymères tels que ceux décrits ci-dessous. Quant à la couche de protection, elle comporte un copolymère comprenant au moins 50 % en poids d'un polymère à base de nitrile et, notamment, à base d'acrylonitrile ou de méthacrylonitrile. L'autre composant du copolymère à base de nitrile peut comprendre différents monomères insaturés. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels la figure 1 est une vue en perspective d'une bouteille à goulot étroit selon l'invention les figures 2 à 4 sont des coupes axiales d'une bou teille en matière thermoplastique selon l'invention ; et la figure 5 est une vue en perspective, avec arrachement partiel, d'une bouteille de matière plastique selon l'in- vention. Les figures 1 et 2 représentent un récipient 10 comportant un goulot étroit sur lequel une capsule est vissée. La coupe de la figure 2 représente une couche de charge, relativement épaisse, et une couche intérieure 12 de protection. Les filets 15 sont destinés au montage de la capsule 14. La figure 3 représente, en coupe axiale, la partie supérieure d'une bouteille à goulot étroit qui, à la différence du récipient représenté sur la figure 2, comporte un rebord à l'extrémité de l'ouverture ou du goulot permettant l'obtura- tion hermétique de ce dernier par sertissage d'une capsule 18. La figure 4 représente, en coupe axiale, une partie d'un récipientgdont la paroi comporte trois couches 11, 12 et 13. La couche 12 d'étanchéité aux fluides est comprise entre les deux couches 11 et 13 de charge. De même que le récipient représenté sur la figure 3, le goulot de cette bouteille comporte un rebord 19 sur lequel une capsule est destinée à Aetre montée. Le procédé de réalisation des récipients de matière plastique est généralement le moulage par soufflage et plusieurs de ses variantes classiques. Le procédé de moulage par injection et par soufflage, décrit dans le brevet des Etats Unis d'Amérique no 3 011 216,convient. Suivant un mode préféré de moulage par soufflage, une paraison est réalisée par extrusion puis soufflée dans un moule du type fendu, c'est-à-dire comportant deux demi-moules délimitant une cavité de moulage de forme semblable à celle du récipient. Ces demimoules sont pressés l'un vers l'autre sur la paraison chaude et de l'air comprimé est insufflé dans cette dernière de manière qu'elle prenne la forme du moule. Le moulage par soufflage convient particulièrement, car il permet la réalisation de bouteilles à goulots étroits nécessaires à l'industrie traitant de la conservation des boissons et, notamment, des boissons renfermées sous pression telles que les sodas, la bière et autres. Plusieurs récipients ou bouteilles ont été réalisés suivant le procédé selon l'invention et leurs caractéristiques physiques ont été étudiées comme décrit ci-après. Lors de la réalisation des récipients, deux extrÜdeu- ses différentes sont reliées à une matrice d'extrusion coaxiale d'une paraison. La couche de charge, de copolymère de styrène et d'acrylonitrile, est réalisée au moyen d'une extrudeuse du type "Prodex" de 63,5 mm, commercialisée par "Prodex Corporation" et dont le rapport de la longueur au diamètre est de 24. Une vis à pas unique dont le rapport de compression est de 2,2:1 est utilisée. Le corps de l'extrudeuse présente quatre zones de température. La zone no i a une température de 199 C, la zone n 2 de 204 C, la zone n 3 de 221 C et la@ zone no 4 de 216 C. Un adaptateur relie l'orifice de sortie de 63,5 mm de diamètre de l'extrudeuse à l'orifice d'entrée, de 19 mm de diamètre, de la matrice coaxiale.L'adaptateur est maintenu à une température de 232 C La couche d'étanchéité aux fluides est réalisée au moyen d'une extrudeuse "NRM" de 38,1 mm et dont le rapport de la longueur au diamètre est de 20. Cette extrudeuse comporte une vis à pas unique dont le rapport de compression est de 3:1. Son corps présente deux zones de température. La première zone est portée à 171OC Les couches extérieures et de charge sont en copolymère de styrène et d'acrylonitrile. Cette matière, utilisée dans les exemples suivants, contient environ 30 % én poids d'acrylonitrile et le reste de styrène. Ce copolymère est commercialisé par "Dow Chemical Co. sous le nom de "Tyril 880". ta couche d'étanchéité auz Fluides est une composition résultant de la polymérisation dans un milieu aqueux de 100 parties en poids d'un mélange de 70 à 95 % en poids d'acrylonitrile et de 30 à 5 % en poids d'acrylate de méthyle en présence de 1 à 20 parties en poids d'un copolymère de butadiène et d'acrylonitrile. Ce copolymère contient de 60 à 80 % en poids de butadiène polymérisé et de 40 à 20 % en poids d'acrylonitrile polymérisé vendu sous le nom de carex 210" par "Standard Oil of Ohio, comme décrit dans le brevet des Etat.- Unis d'Amérique no 3 426 102. Des paraisons à deux couches, de diamètre extérieur d'environ 25,4 mm, sont extrudées de la matrice coaxiale. La couche intérieure d'étanchéité aux fluides a une épaisseur d'en- viron 0,30 à 0,35 mm alors que l'épaisseur de la couche extérieure est d'environ 1,65 mm. Les paraisons comprennent un cylindre intérieur délimité par la couche d'étanchéité plaquée sur un cylindre extérieur d'un copolymère de styrène et d'acrylonitrile. Les paraisons sont ramenées à la température am- biante puis réchauffées comme indiqué dans les exemples. Toutes les bouteilles du groupe mesurent 171,5 mm de hauteur et 60,3 mm de diamètre. Elles sont du type classique de 2,83 litres de contenance et destinées à la conservation de sodas. Les bouteilles peuvent réellement contenir environ 3,11 litres mais, comme c'est classiquement le cas pour la conservation de sodas, environ 0,28 litre de chacune de ces bouteilles n'est pas rempli. Toutes les bouteilles sont transparentes. Au cours de la réalisation des bouteilles, la paraison reçoit un fond étanche, est étirée longitudiralemet et subit un traitement de finition du goulot précédant le soufflage final. Le fond est réalisé en pressant la paraison chaude vers le bas dans un évidement cylindrique dont la partie inférieure est hémisphérique de manière que le fond de la bouteille soit obturé. Cette opération recourbe uniformément vers le centre l'ex- trémité de la paroi de manière que toute variation de l'épaisseur de cette dernière, au cours de l'opération suivante de soufflage, soit réduite et uniforme. La finition du goulot est réalisée à l'extrémité de la paraison opposée au fond au moyen des demi-iloules entrant en pression l'un contre l'autre et présentant une forme correspondant au profil souhaité pour le goulot et le rebord. Cette paraison est ensuite introduite entre deux demi-moules, puis ces derniers sont fermés. De l'air comprimé sous une pression manométrique de 3,2 à 6 bars est ensuite injecté par l'ouverture du goulot de manière que les bouteilles soient mises en forme. Les moules sont ensuite ouverts et la bouteille est refroidie. Ces opérations se déroulent à des températures élevées permettant la mise en forme de la matière thermoplastique des bouteilles. Ces températures sont généralement comprises entre 120 et 150 C. Plusieurs bouteilles, réalisées à partir-de paraisons de poids différents, sont réalisées comme décrit ci-dessus puis essayées. Les tableaux Il à IV donnent les résultats relevés au cours de ces essais. D'autres bouteilles sont également réalisées comme décrit ci-dessus, mais la couche extérieure de charge est de polystyrène. La couche d'étanchéité des paraisons utilisées pour la réalisation de ces bouteilles est d'environ 0,76 mm d'épaisseur et la couche extérieure de charge, en polystyrène, de 2,54 mm d'épaisseur. Le récipient terminé, les épaisseurs de ces couches sont de 0,1S à 0,20 et de 0,43 à 0,50 mm. Une bouteille vide d'essai, prise au hasard, est lachée plusieurs fois d'une hauteur de 45 cm. Seules quelques pelures peu importantes apparaissent dans le polystyrène. D'autres bo teilles d'essai sont également lachées de hauteurs de 91, 182 et 245 cm. Des ébréchures et des ruptures se produisent au cours de chaque chute, mais la couche d'étanchéité aux fluides ne se brise pas et les fluides renfermés dans ces bouteilles ne peuvent donc s'échapper. Un morceau est découpé dans chacune d'un certain nombre de bouteilles moulées par soufflage à des tenpératures différentes. Les deux couches sont séparées et sont étudiées. Leurs caractéristiques physiques sont données dans le tableau suivant. TABLEAU I Températures de moulage par Limite élastique de la soufflage couche d'étanchéité 121 C 135 C 149 C Modul@ de traction, kg/cm 1 099 630 630 Module d'élasticité " 936 000 705 000 650 000 Limite élastique du polystyrène Modula de traction, kglem 725,2 650,3 638,4 Module d'élasticité 648 000 723 000 559 000 Les températures portées dans le tableau I concernent le moulage par soufflage des différentes bouteilles. Les caractéristiques des récipients et bouteilles selon l'invention ont des valeurs élevées et satisfaisantes. Ces caractéristiques conviennent notamment à la conservation de boissons. Elles sont décrites ci-après, de même que leurs conséquences avantageuses. Valeur souhaitée Résistance à Mesure de la résis- Au moins 6 bars manol'éclatement tance absolue à la métriques. rupture d'un réci pient soumis à une pression interne à une température nomi nale. Résistance aux Mesure de la résis- Au moins 60 cm. chocs dus aux tance d'un récipient chutes aux souffles dus à des chocs. Fluage Mesure de la déforma- Inférieure à 10 ffi à tion d'un récipient 38 C, à 4,25 bars mano rempli d'un liquide métriques, pendant une classique à une tempé- semaine (168 heures). rature connue. Valeur souhaitée (suite) Perméabilité à Certaines boissons l'anhydride acidulées, certaines Inférieure à 15 % en carbonique bières et certains volume en 45 Jours vins étant soumis à sous une pression mano une pression due à de né trique de 0,4 bar et l'anhydride carboni- à une température de que appliqué arti- 24 C. ficiellement ou pro duit par la boisson elle-meme, 1 'imper- méabilité du récipient à ce composant est im portante. Perriéabilité à Llimperméabilité à Inférieure à 1 ffi en l'oxygène l'oxygène est impor- volume en 45 jours, tante, car la pénétra- sous une pression de tion ou la fuite de ce 1 bar et à 24 C. gaz risque d'altérer la saveur du liquide. Perméabilité à Elle est importante, Inférieure à 1 % en 1 eau car elle donne une me- volume en 45 jours sure de la résistance lorsque l'atmosphère générale aux fuites. entourant le récipient présente une humidité relative de 50 % à 23 C. Résistance aux Ce facteur concerne 159 kg. charges une propriété physique verticales du récipient et donne une-mesure de son apti- tude à supporter une charge verticale sus ceptible d'être exercée sur une bouteille logée dans un casier. Cette mesure donne également une valeur de la charge pouvant etre exercée au cours du remplissage et de l'encapsulage d'une bouteille. Les essais suivants ont été effectués sur des bouteilles selon l'invention et ont donné les résultats cités ciaprès. Résistance à ltéclatement Le récipient est totalement rempli d'eau et r ie' étroit tement à une conduite d'eau sous pression sur laquelle est mon tée une jauge d'enregistrement des pressions manométriques, pouvant lire jusqu'à 20 bars et dont les graduations sont espacées de 0,14 bar. Au cours de essai, la pression est augmentée progressivement à une vitesse de 6 bars par minute jus qu'à ce que le récipient se brise. La pression relevée à cet instant donne le résultat de l'essai. Essai de chute On remplit d'eau un récipient à son niveau normal, on crée à l'intérieur de ce récipient une pression de gaz de 2,5 bars et on l'obture hermétiquement. Ce récipient est ensuite laché sur une surface dure, à des hauteurs augmentant progressivement, jusqu'à ce qu'il se brise. La hauteur est augmentée régulièrement de 30 cm. Essai de fluage : Il donne une mesure des faibles variations de volume aux températures élevées. La ou les bouteilles sont enfermées dans une chambre dans laquelle sont également disposés un élément de chauffage contrôlé par thermostat et un ventilateur. La bouteille est pesée à vide, puis totalement remplie d'eau et de nouveau pesée. Elle est ensuite reliée à une conduite d'air. Après que l'intérieur de la chambre et son contenu ont été portés à la température d'essai voulue, une pression normale est appliquée au contenu de la bouteille au moyen de la conduite d'air. Après une période donnée d'essai, la bouteille est retirée, de nouveau remplie d'eau et pesée. Le volume d'eau ajouté est égal à l'augmentation de volume due à toute déformation du récipient à la température d'essai. Perte d'anhydride carbonique Les bouteilles sont remplies d'eau à leur niveau normal. De l'acide sulfurique et du bicarbonate de sodium sont ajoutés en quantité voulue de manière que le volume dtanhydride carbonique demandé soit obtenu. Les bouteilles sont fixées à une jauge de pression et obturées hermétiqueent ,La pression est lue périodiquement sur la jauge et le pourcentage de perte de pression est calculé. Perte d'eau : Lets bouteilles sont d'abord remplies d'eau au niveau voulu. Si les bouteilles doivent contenir de l'anhydride carbonique sous pression, une petite quantité d'acide et de bicarbonate de sodium est ajoutée pour obtenir la pression voulue. Les bouteilles sont ensuite fermées et pesées. Elles sont de nouveau pesées périodiquement et le pourcentage de perte de leur contenu est calculé. L'essai se déroule dans une atmosphère contrôlée dont la température est de 23oC et l'hu;nidité relative de 50 %. Les résultats de ces essais sont donnés dans les tableaux II-IV suivants. Plusieurs bouteilles, de poids totaux différents et d'épaisseurs des parois différentes, ont été essayées. La couche de charge est en copolymère de styrène et. d'acrylonitrile, comme mentionné précédemment, et la couche d'étanchéité auluides est en matière du type "Barex 210". TABLEAU II Fluoge Nombre de bouteilles ayant subi nvec succès* l'essai Exem- Poids Nombre 1 se- 1 jour, 1 heure, Succè (%) Pression Perte d'eau Charge ple (g) de bou- maine, 49 C, 60 C, chute chute écla- moyenne % par % verticule n teilles 38 , 5,30 6,35 de 91 de 152 tement d'écla- mois après (159 kg) essayées 4,25 bars bars cm cm 10,2 tement 90 % sueeès bars bars en bars jours I 25 - - - - 100 80 0 6 - - II 33 5 5 3 1 80 50 100 12 0,33 0,9 100 III 40 4 4 4 4 67 0 100 14,2 - - *Déformation inférieure à 10 %. TABLEAU III* Exem- Poids Taux mensuel de perte ple No Matière (g) de C02** IV Copolymère de sty rène-acrylonitrile/ Barex 210 33 3,8 V " 33 3,8 VI " 33 4,3 VII " 33 2,8 VIII " 33 1,5 Moyenne 3,2 *Pression initiale = 2,5 bars **Sans tenir compte des fuites dues à l'obturation. TABLEAU IV Exem- Poids Température Succès (%) pie N (g) de soufflage Chute Chute Eclatement oC de 91 de 152 à 10,2 bars cm ~~~~~~ ~~~~~~~~~~~~~~~ cm cm ~~~~~~~~~~~~~~ VII 34 149 67 0 67 VIII 34 135 75 8 83 IX 34 127 83 67 100 X 34 121 67 33 100 Le tableau Il montre qu'un poids de 25 g ne suffit pas à une bouteille de la dimension utilisée au cours des expériences pour passer avec succès I'essai de fluage. Par contre, les bouteilles de 33 ou 40 g passent à 100 % ou à 80 %, avec succès, l'essai de fluage (variation de volume inférieure à 10 % à 38 C, 4,25 bars,pendant une semaine). Il est intéressant de constater que la bouteille de 33 g subit avec plus de succès que la bouteille de 40 g l'essai de chute de 91 cm.Il apparaît cependant que le pourcentage de succès des résultats obtenus à l'essai de chute de 91 cm est supérieur, dans le tableau Il, à celui obtenu pour l'essai de chute de 152 cm. L'essai de perméabilité à l'eau a montré que les bouteilles de 33 g donnent sa tisfactipn, car le pourcentage de perte d'eau, en volume, après 90 jours est inférieur à l. Les essais de charge sur ces bou teilles de 33 g ont montré que ces derniers pouvaient supporter une charge verticale de 159 kg chacune tes exemples 4 et suivants donnent des résultats d'autres essais effectués sur les bouteilles de 33 g.D'après ces essais, le taux moyen et mensuel de perte d'anhydride carbonique, pour une pression initiale et manométrique de 2,5 bars n'est, pour cinq essais, que de 3,2 %. Les caractéristiques physiques des bouteilles selon l'invention sont dues à l'orientation biaxiale des deux couches des parois des récipients. Cette orientation est obtenue en déformant le polymère à des températures intermédiaires convenables pour lesquelles la matière thermoplastique résiste à la déformation mais peut s'infléchir suffisamment pour permettre la variation nécessaire de proportion sans entratner de rupture. Comme indiqué dans les tableaux, une température convenable pour la mise en forme des bouteilles et du polymère est comprise entre 120 et 150OC. Cependant, cette gamme peutetre étendue dans un sens ou dans l'autre en fonction des dimensions des bouteilles, de leurs formes ou des matières des couches. Comme mentionné ci-dessus, la couche dlétanchéité aux fluides doit comprendre au moins 50 ffi d'un composant monomère d'un polymère du nitrile, pouvant être représenté ainsi dans laquelle X est de lthydrogène, un halogène ou un groupe alkyle inférieur pouvant comporter jusqu'a 4 atomes de carbone. Les monomères copolyrnérisés avec ce monomère de nitrile peuvent être des esters, des oléfines vinyliques et aromatiques, des éthers de vinyle, des alpha-oléfines halogénées ou des esters vinyliques. Les copolymères peuvent être un acrylonitrile copolymérisé avec de l'acrylate de méthyle, de l'acrylate d'éthyle, de l'acrylate de propyle, de l'acrylate d'isopropyle, des acrylates de butyle, du méthacrylate de méthyle, du méthacrylate d'éthyle, du méthacrylate de propyle, du méthacrylate d'isopropyle, des méthacrylates de butyle, de l'alpha-chloro- acrylate, de l'acétate, du Porinate ou du propionate de vinyle, de 11 éthylène, du polypropylène, de l'isobutylèno, du 1-pentène, du 3-méthyl-1-pentène, du 4-méthyl-1-pente'ne, du chlorure de vinyle, du bromure de vinyle, du chlorure de vinylidène, du styrène, de l'alpha-méthylstyrène, de l'éther de vinyléthyle, de vinyl-propyle, de vinyl-hexyle, dekinyl-cyclohexyle, de vinyl-benzyle, du 4-chloro-styrène, du 4-bromo-styrène, ou du 2, 4-diméthyl-styrène. Lorsque le monomère nitrilique est le méthacrylonitrile, sa proportion molaire dans le copolymère peut atteindre 98 ou 99 %, alors que lorsque ce monomère nitrilique est l'acrylonitrile, sa proportion molaire peut atteindre 90 %. Dans une variante de copolymères du type nitrile, une partie, pouvant atteindre 50 fo en poids, du monomère nitrilique est un monomère de dicyanobutène tel que le 1,3-dicyano- 1-butène, le 1,4-dicyano-1-butène, ou le 2,4-dicyano-1-butène, ou un mélange de deux ou plusieurs de ces isomères. Un polymère de ce type peut être l'acrylonitrile de 1,4-dicyano-1butène, de méthylacrylate, ou ce polymère peut être le méthacrylonitrile de 2,4-dicyano-1-butène ou le polypropylène. Un autre type convenable de matières pour la couche d'étanchéité comprend les polymères greffés dans lesquels le monomère nitrilique précité ou les mélanges de monomères et le comonomère sont polymérisés en présence d'un substrat de caoutchouc d'élastomère sur lequel le greffage est réalisé. Plusieurs de ces polymères sont décrits dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique n2 3 426 102, n2 3 451 538, n2 3 540 577, n2 3 580 974 et no 3 615 710. Des adhésifs peuvent etre utilisés pour lier les différentes couches. Cependant, ces adhésifs sont à éviter, notamment pour la réalisation des bouteilles à goulot étroit, car un adhésif entraine une dépense supplémentaire et son absence permet de réutiliser les récipients. En effet, les couches des bouteilles selon l'invention peuvent etre aisément brisées et séparées de manière que la couche extérieure de charge soit éliminée-en morceaux et que la couche intérieure reste intacte. Les morceaux de la couche de charge sont éliminés de cette couche intérieure et deux bains différents de résines polymères peuvent être obtenus. Ces deux matières étant thermoplastiques, elles peuvent être fondues séparément et utilisées pour la réalisation de nouvelles bouteilles ou d'autres pièces. La possibilité de séparer les couches par fractures est particulièrement avantageuse pour les bouteilles à goulot étroit. La forme de ces dernières, dans lesquelles les couches ne sont pas liées l'une à l'autre, est telle que l'étranglement du goulot retient la couche intérieure. Bien que les couches ne soient pas nécessairement liées l'une à l'autre, aucun joint visible ne peut être décelé entre ces couches lors d'une observation visuelle normale. L'apparence du récipient et, notamment, sa transparence, sont ainsi préservées. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au procédé décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Récipient en matière plastique, moulé par soufflage et dont la paroi est constituée de couches dont au moins une première d'entre elles est en polystyrène ou en copolymère de styrène et d'acrylonitrile et dont la seconde est une couche d'étanchéité aux fluides, ce récipient étant caractérisé en ce que sa résistance à l'éclatement est au moins d'environ 6 bars manométriques, sa hauteur de chute sans détérioration est environ 60 cm, sa variation de volume est inférieure à environ 10 % lorsqutil est soumis à une température de 380C et à une pression manométrique de 4,25 bars pendant 168 heures, la perméabilité à l'anhydride carbonique de ce récipient étant inférieure à environ 15 % par volume en 45 jours, sa perméabilité à l'oxygène étant inférieure à environ 1 % par volume en 45 jours et sa perméabilité à l'eau étant inférieure à environ 1 % par volume également en 45 jours. 2. Récipient selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est transparent. 3. Récipient selon la revendication 1, caractérisé en ce que la première couche est en copolymère contenant de 50 à 80 fio environ en poids de styrène. 4. Récipient selon ltune quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la couche d'étanchéité aux fluides en copolymère contenant au moins 50 % en poids d'un polymère nitrilique dans lequel le nitrile monomère répond à la formule dans laquelle X est de lthydrogène, un halogène ou un groupe alkyle inférieur pouvant comporter jusqu'à 4 atomes de carbone. 5. Récipient selon l'une quelconque des revendica tisons 1 à 4, caractérisé en ce que la couche d'étanchéité aux fluides est constituée d'une matière obtenue par polymérisation en milieu aqueux de 100 parties en poids d'un mélange d'environ 70 à 95 % en poids d'acryloritrile et d'environ 30 à 5 % en poids de méthylacrylate en présence de 1 à 20 parties en poids environ d'un copolymère de butadiène et d'acrylonitrile, ce copolymère contenant de 60 à 80 % environ en poids de butadiène polymérisé et de 40 à 20 f environ en poids d'acrylonitrile polymérisé. 6. Procédé de réalisation d'un récipient selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend la réalisation d'une ébauche à partir des couches de charge et d'étanchéitéaux fluides,le déploiement et le moulage par soufflage-de cette ébauche de manière quelle prenne la forme d'un récipient dont l'orientation est biaxiale. 7. Récipient réalisé selon le procédé de la revendication 6, caractérisé en ce que l t épaisseur de la couche de charge de ébauche est d'environ 4 à 40 fois supérieure à celle de la couche d'étanchéité aux fluides. 8. Récipient selon la revendication 7, caractérisé en ce que la couche de charge est située sur la face extérieure du récipient et en ce que la couche d'étanchéité aux fluides est située sur la face intérieure de ce récipient. 9. Procédé de conservation de boissons nécessitant la rétention d'un gaz comprimé dans un récipient selon l'une quelconque des revendications précédentes, ce procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend un remplissage et une obturation classiques dudit récipient.