La présente invention, concernant le traitement préliminaire des fibres, est plus spécifiquement relative à un procédé à grande vitesse pour préparer des fils de polyester multifilament à fort crêpage et à de tels fils convenant pour fabri quer des tissus tissés et tricotés. Les fils en polyester multifilament qui manifestent sous une charge une fréquence d'ondulation élevée et sont sensiblement exempts de nervosité de torsion, sont l'objet dlune grande demande, spécialement pour les structures de tissus & simple et à double tricotage. Les fils en polyester multifilament texturisé à faux retors ont été utilisés sur une grande echelle dans les tissus à simple tricotage et à double tricotage. Néanmoins la vitesse à laquelle les fils de polyester peuvent être produits est limitée par les vitesses relativement basses des machines de texturisation à torsion. Dans l'art antérieur on connaît de nombreux autres procédés pour préparer des fils à filaments crêpés. Avec ces procédés, les filaments se crêpent par suite d'un retrait asymé- trique en recevant un traitement de relaxation thermique. Par exemple dans le brevet E.U.A. NO 3.050.821 on cite des filaments en polyester qui ont été refroidis asymétriquement au cours du filage à 11 état fondu, en soufflant de l'air contre un coté des filaments lorsqu'ils émergent de la filière. Une fois étirés, puis relaxés, les filaments se rétracteront d'une plus grande quantité d'un côté du filament, mais on obtient de cette manière une fréquence de crêpage relativement basse. La capacité d'ondulation a été obtenue en faisant passer des filaments sur un bord aigu. Ceci affaiblit le filament et il est souhaîtable d'améliorer le crêpage obtenu. Le coté traité par le bord se trouve à l'intérieur des ondulations. Dans le brevet des E.U.A. N 3.600.271, on indique qu'on obtient un produit mieux ondulé lorsqu'on étire du Nylon 6, préalablement non étiré, sur une broche cylindrique chauffée à environ 6000C. Mais dans le brevet des E.U.t. N 3.538.566, on apprend qu'il faut des conditions plus douces pour les filaments de polyester. On recourt à des températures de broche plus basses et les filaments sont mouillés lorsqu'on les tire sur la broche, dans le procédé exposé dans ledit brevet. Les résultats obtenus pour diverses températures de broche et des vites ses de filament allant de 200 à 600 mètres par minute montrent qu'on obtient des fréquences d'ondulation trop basses. Dans le brevet des E.U.À. W 3.224.068, on expose un procédé dans lequel le traitement est exécuté après étirage des filaments, de sorte qu'on peut employer des températures plus élevées. Ainsi des filaments de polyester passent à des vitesses allant jusqu'à 410 mètres par minute sur une bande de tungstène ou de carbure de tungstène, de largeur 0,076 cm environ, qui est chauffée entre 3650 et 3750cl On emploie des moyens de chauffage spéciaux pour maintenir la bande à une température uniforme.On constate que les produits relaxés présentent une large variation des amplitudes et des fréquences d'ondulation sur la longueur du filament et des portions sans aucune ondulation; néanmoins ils sont améliorés par rapport aux produits antérieurs obtenus par le traitement avec le fil, la broche ou la barre habituelle, chauffé électriquement. Be brevet des E.U.A. NO 3.601.872 expose qu'un fil de tapis de Nylon 6 d'épaisseur accrue peut être préparé en introduisant séparément dans un fil deux types d'ondulations: (1) une ondulation latente par traitement asymétrique du fil au cours de son passage sur une broche chauffée et (2) une ondulation directe en soumettant le fil à un traitement de crépage direct, tel qu'un crêpage mécanique, un crêpage à l'aide d'une boite à étoupe ou un traitement de crépage à l'air. On a également préparé des fils crêpés à partir de filaments composites (c'est-à-dire à deux constituants). Par exemple, on décrit, dans le brevet canadien NO 651.831, l'épaississement de filaments composites en faisant passer ces filaments dans le courant d'un jet de gaz chauffé et en séparant les filaments du courant sur une surface mobile. Dien qu'actuellement on obtienne des filaments fortement crêpés de cette manière, il est généralement désirable, lorsque c'est possible, d'éviter la production de fibres à deux constituants pour des raisons d'économie et de rendement de production. Afin de surmonter ou de réduire certaines des insuffi- sances mentionnées ci-dessus des procédés de l'art antérieur, la présente invention fournit un procédé amélioré dans lequel un fil multifilament d'une seule composition en polymère organique synthétique est préparé en introduisant séparément deux types d'ondulation dans les filaments, à savoir une ondulation latente par un traitement thermique asymétrique des filaments et une deuxièm$ ondulation par un deuxième traitement, l'ondulation latente étant développée par un traitement thermi- que de relaxation subséquent; selon l'invention, un fil en polyester multifilament est pourvu d'une ondulation latente en faisant passer le fil de polyester, qui a été étiré antérieure- ment jusqu'à l'élongation à la rupture et le retrait à lfébulli- tion désirés dans les filaments, à vitesse élevée en contact frottant sur une surface durable et résistante à l'usure, sous une tension suffisante pour engendrer pratiquement toute la chaleur requise pour procurer les caractéristiques de retrait asymétrique latent sans autrement chauffer la surface résistante à l'usure, puis en crêpant encore le fil en faisant passer les filaments à vitesse élevée dans le courant d'un jet de fluide compressible qui est chauffé à une température plastifiant les filaments sans causer de fusion entre eux et qui projette les filaments contre une surface perforée mobile où les filaments sont séparés du fluide chauffé, et les filaments sont transportés et refroidis dans un état sensiblement exempt de tension. Le stade au cours duquel les filaments sont traités asymétriquement par un contact frottant à grande vitesse avec la surface résistant à l'usure, est appelé ici "texturisation sur broche". Le stade, dans lequel les filaments à l'état plastifié sont projetés sur une surface perforée, est appelé ici "traitement au jet avec grille". L'invention fournit également un fil texturisé comportant des filaments de 1 à 6 deniers et constitué essentiellement par une seule composition de (politéréphtalate d'éthylène, fil dans lequel les filaments présentent : une ondulation aléatoire curviligne dans les trois dimensions, avec une aon- formation d'ondulation variant au hasard parmi différents filaments; une petite portion modifiée par frottement-qui peut entre distinguée du reste de la section transversale du filament par une différence de l'indice de réfraction, la petite portion étant sensiblement continue sur la longueur du filament, de façon que moins de 5Q/0 de la longueur du filament soit occupée par des discontinuités n'ayant pas plus de 2 mn de long, qui sont généralement placées vers l'extérieur de la conformation de l'ondulation, et qui sont marquées parties nervures parallèles serrées qui s'étendent transversalement vis-à-vis de la longueur du filament; et, dans le fil multifilament, tel que mesuré sous une çharge de 0,5 milligrammes par denier après un traitement thermique de 5 minutes dans l'air à 1200C, une fréquence d'ondulation moyenne par unité de longueur de 2,54cl de filament étiré de 30 à-70 et un développement d'ondulations de 10 à 45%. On comprendra plus complètement l'invention en se référant, à titre d'exemple non limitatif, aux dessins sur lesquels La figure 1 est la représentation schématique du procédé et d'un appareil pour filer à l'état fondu, étirer et texturiser sur broche de façon continue pour produire des filaments à ondulation latente La figure 2 est une représentation schématique du procédé et d'un appareil traités au jet avec grille de filaments préalablement texturisés sur broche. La figure 3 est une représentation schématique d'un procédé et d'un appareil complètement couplés, de filage, d'étirage, de texturisation sur broche et de traitement au jet avec grille pour produire des fils de manière continue, conformément à la présente invention. La figure 4 est une vue en section transversale, fortement agrandie, d'un des filaments de fils selon l'invention, la portion modifiée étant désignée par des hachures. La figure 5 est une photomicrographie montrant la surface nervurée d'un des filaments du fil final de l'exemple III. La figure 6 est une vue latérale d'un filament de l'exemple III sous faible grossissement (environ 20X) pour illustrer les ondulations (indiquées par des flèches) comptées en déterminant la fréquence d'ondulation, Le filament étant examiné dans un état exempt de tension. Bes figures 7A à 7D offrent la comparaison de vues grossies, correspondant à l'exemple II de fils (A) non texturisés, (B) texturisés sur broche, (C) texturisés sur broche/traités au jet avec grille et (I)) traités au jet avec grille, ces vues montrant les fils après qu'ils ont été essayés pour connaître le développement de l'ondulation sous une charge, puis enlevés de l'écheveau et photographiés dans un état exempt de tension. La figure 8 est une vue agrandie du fil texturisé sur broche/traité au jet avec grille de l'exemple III, montrant le fil après qu'il a été traité pour développement de l'ondulation sous charge, puis enlevé de l'écheveau et photographié dans un état exempt de tension;- et La figure 9 est une vue en plan en coupe transversale du passage du fil, de la chambre de traitement et des conduits à fluide du dispositif à jet utilisé dans les exemples I à IV. Dans la mise en pratique de la présente invention, les filaments peuvent être constitués par toute composition unique de polymère thermoplastique organique linéaire qu'on utilise de façon classique pour des filaments et fils textiles. La composition unique peut comprendre des mélanges intimes de polymères et/ou copolymères et contenir des quantités mineures d'autres additifs, tels que des délustrants, des agents antistatiques ou d'autres additifs monomères ou polymères. Un polyester particulièrement recomnandé est le téréphtalate de polyéthylène (2T), sous forme dlhomopolymère ou de copolymère avec de petites quantités d'autres constituants. De tels polyesters copolymérisés incluent le (polytéréphtalate/ isophtalate d'éthylène, le (poly)téréphtalate/adipate d' éthylène et le (poly)téréphtalate/5-(sodium sulfo)isophtalate d'éthylène. D'autres polyesters incluent le (poly)téréphtalate de tétraméthylène et le (poly)téréphtalate de 1,4cyclohexylène- diméthylène. On préfère des filaments présentant des sections transversales sensiblement circulaires, bien que le procédé fonctionne de façon satisfaisante aussi bien avec des filaments possédant une autre section transversale (par exemple trilobique). Le procédé de la présente invention exige que les filaments soient étirés avant d'hêtre traités asymétriquement. L'étirage est nécessaire pour assurer qu'un état de tension adéquat puisse être maintenu lorsque les filaments sont ensuite amenés en contact de friction avec la surface résistante à l'usure. L'étirage fournit également une élongation à la rupture et un retrait à l'ébullition sensiblement égaux à ceux désirés pour les filaments. Habituellement, on désire que l'élongation à la rupture soit comprise entre 15 et 4, et de préférence entre 25 et 35% et que le retrait à l'ébullition soit compris entre 5 et 29 et de préférence entre 8 et 16%. Dans la phase de traitement asymétrique suivant l'étirage, les filaments passent à grande vitesse en contact frottant sur une surface durable, résistant à l'usure. La température des filaments alimentant la surface est comprise généralement entre 25 et 1100C, bien qu on puisse utiliser des températures plus élevées. Il faut faire attention à ce que chaque filament soit en contact avec la surface à peu près de la même façon. De préférence, le faisceau de filaments n'est pas tordu et les filaments passent sur la surface sous forme d'une seule couche de filaments individuels. Le contact frottant des filaments avec la surface est suffisant pour produire assez de chaleur, de façon à modifier asymétriquement les propriétés de retrait des filaments. On n' a pas besoin d'autre chauffage de la surface résistante à l'usure. Dans l'invention, on utilise des vitesses élevées pour faire passer les filaments en contact frottant sur la surface résistant à la chaleur, qui par ailleurs n'est pas chauffée, afin d'obtenir des propriétés de retrait asymétrique satisfaisantes dans le produit final. Habituellement, des vitesses de filament d'au moins 1370 cm/s conviennent, mais on préfère avoir des vitesses d'au moins 3050 cm/sec. Il semble quiil n'y ait pas de limite supérieure aux vitesses qu'on puisse employer, mais des vitesses comprises dans l'intervalle 1525 à 6860 cm/s sont généralement utilisées. La tension de traction sur les filaments au cours du passage avec contact frottant sur la surface résultante à l'usure, subit une variation nette due au travail de friction effectué. Cette variation de tension est égale à la différence entre la tension sur les filaments immédiatement apres passage sur la surface, et la tension immédiatement avant passage sur la surface. Pour les filaments de 1,5 à 10 deniers qui sont généralement avantageux dans cette phase, des différences de tension de 0,7 à 7 grammes par filament sont satisfaisantes, en préférant 1 à 2 g/filament. Au cours du déroulement de l'opération, les filaments ont un contact frottant sur la surface résistant à l'usure, sur une distance de 0,5 à 15 millimètres et de préférence ils frottent sur la surface sur une distance de 1 à 10 millimètres. Habituellement la surface résistant à l'usure est incurvée, et fournie très commodément par une broche cylindrique. Des diamètres de broche de 1 à 15 millimètres environ conviennent, mais on préfere avoir 3 à 10 millimètres de diamètre. Quand on emploie une broche cylindrique, l'arc sur lequel-les filaments sont habituellement en contact avec la surface de la broche est compris entre 30 et 180 degrés, et de préférence entre 45 et 90 degrés. On a besoin de surfaces durables et résistant à l'usure pour avoir un fonctionnement continu satisfaisant pendant longtemps. Les broches céramiques du type habituellement employé pour les guides et les broches d'étirage dans les opérations textiles conviennent.Dans les exemples, on indique l'emploi de broches en Alsimag et en verre 4ga métaux à surface durable conviennent également. Afin de conférer des caractéristiques de retrait asymétrique à tout filament textile classique en polymère thermoplastique linéaire et synthétique au moyen du procédé de l'invention, les variables exposées ci-dessus sont de préférence réglées pour que la valeur de A T max, calculée par la formule ci-après, soit au moins de 100C et habituellement en-dessous de 3000C où f1 et f2 représentent respectivement les tensions moyennes sur les filaments, immédiatement avant et après le contact frottant sur la surface résistant à l'usure, en grammes par filament; V est la vitesse moyenne des filaments en contact avec la surface, en cm/s;L est la longueur du contact frottant entre les filaments et la surface en cm; k est la conductibilité thermique des filaments en cal/cm.s, OG; c est la chaleur spécifique des filaments en cal/g.0C et d est le denier pa-r filament. Be paramètre A T max est en relation avec la distribution de température asymétrique qui est imposée au filament par la production de la chaleur de friction et on l'appelle ici "paramètre d'élévation de la température". Pour les filaments textiles en polyester classiques, la formule ci-dessus se simplifie et devient On obtient des conditions de travail bien préférables pour la mise en oeuvre de l'invention en adoptant des valeurs d'au moins 140 C pour #T max, avec des filaments de polyester. Les stades de texturisation sur broche et de traitement au jet avec grille sont de préférence couplés, de sorte que les filaments sont modifiés et amenés dans le courant du jet du fluide compressible chauffé dans un processus continu. Le fluide compressible est projeté sous une pression et une température suffisantes pour former un courant qui facilite la plastification des filaments en les projetant sur la surface mobile à grande vitesse à l'état plastifié. En général, le fluide alimente un dispositif de jet sous pression de 1,05 à 2 10,5 kg/cm , avec une température de 150 à 5000C et il est projeté par un ou plusieurs orifices de jet. Be spécialiste des traitements au jet peut facilement choisir les dispositifs de jet, pression et température convenant pour traiter les fils particuliers avec des vitesses de fi) désirées. De préférence, les filaments plastifiés sont séparés du courant du jet par impact sur une grille mobile, de sorte que les filaments sont déposés sur la grille et que le fluide chauffé passe à travers elle. La grille se déplace à une vitesse qui séparera les filaments à l'état crêpé du fluide chaud et qui permet un refroidissement suffisamment long pour fixer l'ondulation avant que les filaments ne soient enlevés de la grille. On utilise généralement une vitesse de de grille/1,8 à 274 mètres/min. Le procédé de l'invention doit être mis en oeuvre dans une opération partagée comme il est représenté sur les figures 1 et 2 ou bien dans une opération complètement continue comme illustré sur la figure 3. Sur la figure 1, des filaments sont filés à l'état fondu à partir de la filière 11, refroidis, passent autour de rouleaux d'alimentation 12, à travers un jet 13 d'étirage à la vapeur puis sur un rouleau 14 d'application d'appr8t et ensuite autour de rouleaux d'étirage 15 ayant une vitesse périphérique bien supérieure à celle des rouleaux d'alimentation pour étirer le fil. Les rouleaux d'étirage peuvent dextre placés dans une boite à cet effet pour maintenir une température particulière si désiré. Un mécanisme 16 à déplacement transversal est prévu pour guider les filaments sur les rouleaux d'étirage.Lorsqu'il est excité, le mécanisme 16 fait varier le trajet des filaments étirés sur les rouleaux et sur une broche 17. Bes filaments étirés passent sur la broche de texturisation 17 avec une modification de direction e et passent autour de rouleaux de tirage 18 qui fournissent la tension sur la broche de texturisation.Si désiré, les filaments peuvent être guidés vers la broche de texturisation par un rouleau fou réglable (non représenté) de façon à changer l'angle d'enveloppement e sur la broche de texturisation, afin d'augmenter ou de diminuer la longueur du contact broche filament. Bes filaments passent des rouleaux de tirage 18 à un rouleau 19 dtappret après étirage jusqu'à l'enrouleur 20 qui bobine le produit à fils croisés sous une tension qu'il convient de mesurer peu après le rouleau d'apprêt après étirage. Les filaments, présentant une ondulation latente qui leur est conférée par le traitement sur la broche, peuvent eAtre soumis à un traitement au jet avec grille comme il est représenté sur la figure 2. Le fil 21 provenant du paquet d'alimentation 22 passe sur des guides annulaires 23 et à travers un guide 24 en queue de cochon pour arriver sur des rouleaux d'alimentation 25 dans la boite chaude 26, pour chauffer le fil comme désiré. Le fil passe ensuite dans un dispositif à jet 27 qui peut etre l'un des dispositifs connus pour épaissir au jet un fil classique de téréphtalate de polyéthylène non traité, à l'aide d'un fluide compressible chaud. Be dispositif à jet utilisé dans les exemples I à IV est du type exposé dans le brevet des E.U.A. NO 3.525.134, et présente la conformation interne qui est illustrée ici sur la figure 9. Be dispositif à jet utilisé dans chaque exemple comprend un passage de fil longitudinal se terminant par un court trongon 12 présentant une largeur d. de 0,084 cm et une profondeur de 0,076 cm, puis une région de gorge 13 ayant une largeur dt de 0,114 cm et enfin une chambre de traitement d'expansion 14 dont les côtés divergent d'un angle B de 4,5 de grés depuis la région de gorge jusqu'à une largeur de 0,56 cm à la sortie de la chambre; il s'y raccorde des conduits à fluide doubles7 et 8 dont chacun a une largeur d de 0,074 cm, disposés o de part et d'autre du passage du fil et coupant la région de gorge sous un angle a de 30 degrés. Les conduits de fluide doubles et la chambre de traitement du fil ont la même profondeur, de 0,152 cm. Le fluide compressible chauffé alimentant le dispositif à jet propulse le fil à travers la chambre de traitement, le plastifie et le projette contre une surface de grille sur un tambour tournant 28. Le fil plastifié heurte les fils durs de la grille, il peut rester sur la grille avec accumulation comme il est indiqué en Y sur la figure 2 jusqu'a ce qu'il atteigne le point 29 sur le tambour. A cet endroit, le fil est détaché du tambour, passe sur le rouleau fou 30 pour venir sur des rouleaux de détente 31 et, par l'intermédiaire du guide en queue de cochon 32, jusqu'à l'enrouleur 33. Dans le procédé complètement couplé, illustré sur la figure 3,,les filaments sont filés et étirés comme il est décrit sur la figure 1, puis passent des rouleaux d'étirage autour de la broche 40, avec un changement de direction e, jusqu'à des rouleaux de tirage 41 qui procurent la tension sur le fil sur la broche de texturisation. De 41, les filaments passent à travers le jet de chauffage 42 qui sert à chauffer les filaments comme il est désiré, puis à travers le jet d'épaississement 43. Be jet utilisé peut être du type décrit ci-dessus. te jet 43 est alimenté en fluide présentant la pression et la température qui plastifient les filaments.Les filaments et le fluide sont propulsés par le jet contre le tambour 44 à surface de grille, qui peut être relié à une source à dépression pour évacuer le fluide. Bes filaments sont accumulés sur le tambour jusqu'à ce qu'ils en soient extraits au point 45. Ils passent ensuite sur des rouleaux de tirage 46, jusqu'au rouleau d'apprêt 47 où l'apprêt est appliqué, si on le désire, puis à un enrouleur. convenable 48. Le procédé de la présente invention fournit également un fil en polyester particulièrement utile et fortement crêpé. Dans sa conformation accumulée sur la surface mobile, le fil contient es filaments en polyester qui présentent une ondulation curviligne aléatoire dans les trois dimensions sur leurs longueurs, avec une conformation d'ondulation variant au hasard le long des différents filaments. Le fil multifilament peut être prélevé de la surface mobile, puis enroulé serré sur une bobine ou support analogue avec une tension considérable. De cette manière il est possible de former un paquet dense et étroitement bobiné. Il est surprenant que ceci ne détruise pas la capacité du fil de se crêper fortement lorsqu'il est enlevé ensuite et chauffé sous une charge de 0,5 mg/denier. Dans le filament-crêpé, la surface de la portion modifiée par passage sur la broche est marquée par des nervures serrées, qui sont dirigées transversalement par rapport à la longueur du filament. On peut aisément voir ces nervures lorsqu'on examine le filament sous un fort grossissement à l'aide d'un microscope électronique d'exploration. La portion modifiée peut être détectée par une différence de l'indice de réfraction vis-àvis du reste du filament, comme on le voit dans la microscopie par interférence. En général, la portion modifiée occupe 3% à 20% des surfaces de section transversale représentatives le long du filament et elle a une épaisseur de 1 à 3 microns, mesurée dans la surface modifiée.La portion modifiée est sensiblement continue le long des filaments. Soua l'expression 't sensiblement continue" on veut dire que discontinuiti dans la portion modifiée qui est plus longue que 2 millimètres occupelmoins de 5% de la longueur totale du filament. De plus la longueur moyenne des discontinuités est habituellement inférieure à 2 millimètres et le nombre de celles-ci, plus grandes de 2 millimètres, forme habituellement moins de 30% du total. De préférence les filaments ont une fréquence d'ondulation moyenne de 30 à 70 ondulations par unité de longueur 2,54 cm du filament étendu après chauffage pendant 5 minutes dans de l'air à 1200C, sous une charge de 0,5 milligrammes par denier comme il sera décrit ensuite. Des fils multifilament texturisés, qui sont préférés, sont constitués par des filaments de 1 à 6 denier, constitués essentiellement en téréphtalate de polyéthylène et présentent un développement d'ondulation de 10 à 45% sous une charge de 0,5 milligrammes par denier. Bes fils texturisés sont exempts de nervosité de torsion. Ceux ayant un denier total de 70 à 250 sont très utiles dans les tissus tricotés pour les habits et costumes. Les tissus tissés et tricotés contenant des fils relaxés selon l'invention présentent l'épaisseur, l'aspect, les qualités et l'uniformité désirables. Les fils de l'invention peuvent être également coupés à des longueurs discontinues et convertis en fils ou utilisés comme rembourrage, comme dans les oreillers, après avoir développé les ondulations. Pour l'appréciation de la qualité des fils selon l'invention, on peut envisager de se servir de photomicrographies des surfaces de filaments. On utilise un microscope électronique d'exploration pour examiner la nature de la surface abrasée des filaments. Un court échantillon de fil (de 1,5 cm environ de long) est monté sur un support standard d'exploration stéréo (pastille d'aluminium de 1,9 cm de diamètre). Deux bandes (0,32 cm x 0,63 cm) de ruban adhésif sur les deux faces sont fixées à 1,27 cm d'écartement, parallèles l'une à l'autre sur la surface du support. L'échantillon de fil est légèrement effiloché pour séparer les filaments et chaque extrémité de fil est fixée à une bande adhésive. En montant un fil crêpé, il n'y a pas de tension appliquée, de sorte que le fil est monté sans que l'ondulation soit perturbée. Une touche de peinture de circuit argent est appliquée aux deux extrémités de tous les filaments et sur la bande adhésive de façon à assurer la continuité électrique avec le support de l'échantillon.La phase finale de la préparation de l'échantillon implique l'évaporation sous vide d'unsrevêtement Au/Pd 60/40 sur la surface de l'échantillon et du support, ce qui assure la continuité electrique sur tout le support. L'épaisseur de ce revêtement est, estime-t-on, de l'ordre de 300 à 400 i, soit en-dessous du niveau de résolution du microscope électronique d'exploration utilisé; ainsi on ne voit pas le revetement lorsqu'on examine les filaments avec cette technique. Ledit support est placé dans le porte-échantillon et après avoir fait le vide dans la chambre de l'échantillon, ce dernier est examiné au microscope électronique. Comme conditions d'examen types, on emploie des électrons à 20 kV avec un courant de faisceau de 200 microampères et un échantillon incliné de 300 par rapport au faisceau électronique de bombardement. Une fois qu'on a trouvé des régions des filament? présentant des surfaces modifiées, on prend des micrographies, par exemple avec des grossissements (X) de 200, 500, 1000 et 2000. Cette série inclut un grossissement suffisamment faible pour illustrer la position de la surface modifiée par rapport à l'ondulation et un grossissement suffisamment fort pour révéler les détails de la surface modifiée. Quand on fait des examens par cette technique, les filaments non relaxés selon la présente invention présentent une surface modifiée par le frottement qui court le long de la longueur du filament; dans les filaments relaxés, on peut voir que cette surface existe le long de l'extérieur de l'ondulation et également qu'elle comporte une multiplicité de nervures. Ces nervures sont visibles sur la face abrasée et courent transversalement vis-à-vis de la longueur du filament. La surface modifiée court généralement à ltextérieur des ondulations, mais occasionnellement on peut l'avoir à l'intérieur, où des plis secondaires ont été imposés sur des portions du filament par l'impact jet/grille. On utilise la microscopie à interférence pour déterminer la continuité de la portion modifiée le long dtune longueur za. de filament, "z" étant pris égal à 40 mm, multiplié par le nombre de filaments dans le fil, pour tout fil comportant 34 filaments. Pour d'autres nombres de filaments, on examine au total une longueur de 1360 mn, distribuée uniformément au travers du fil. Quand on travaille avec un fil à 34 filaments, on coupe une longueur de fil de 60 mn. Les filaments individuels sont séparés. Chaque filament, long de 60 mn, est attaché sur une lame de verre de façon à être droit. La lame est immergée dans du fluide dont l'indice de réfraction (n) est égal à celui (n perpendiculaire) de la portion non modifiée du filament, pour de la lumière vibrant perpendiculairement à l'axe de la fibre (par exemple on utilise un fluide à n = 1,540 pour du téréphtalate de polyéthylène). Le filament, après immersion dans le fluide, est recouvert ensuite par une deuxième lame de verre et l'ensemble est placé sur la platine du microscope à interférence.Cet ensemble est avancé à travers la région d'examen de façon à examiner une longueur continue de 40 mm sous un grossissement 200 X. La présence dtune portion modifiée est détectée par le contraste d'interférence (c'est-à-dire que la portion modifiée aura une couleur différente de celle du reste du fi lament) ou par un champ de franges (c'est-à-dire qu'un décalage des franges indique une variation d'indice de réfraction allant des régions modifiées du filament à ses régions non modifiées). Seules les portions où les différences de couleur ou un décalage de franges peuvent tre déterminées de façon positive seront considérées comme modifiées. Une fois qu'une portion modifiée est détectée, on suit son tracé sur la longueur du filament et on enregistre le nombre et la longueur de toute discontinuité sur ce trajet.Pour la commodité, on emploie un oculaire calibré, de façon que pour 200 X chaque division sur l'oculaire soit égale à 5 et la longueur des discontinuités est exprimée en "divisions", puis convertie en mm par la formule (nombre de divisions) mm = x5 ( 1000 ) On détermine M = nombre total de toutes les discontinuités N = nombre des discontinuités supérieures à 2 mm (2 mm = 400 divisions) U = somme des longueurs de toutes les discontinuités, expri més en mm W = somme des longueurs de toutes les discontinuités, exprimée en mn, Z = longueur totale de filament examinée. A partir de ces valeurs, on calcule : U - la longueur moyenne de toutes les discontinuités = @/@ N M - le % de longues discontinuités ( > 2 mm). = M x 100 - le % de longueur filament occupée par de longues discontinuités W ()2 2 mn) = - x 100. Z Les produits de la présente invention présentent une faible longueur moyenne pour toutes les discontinuités, et les longues discontinuités, quand il en existe, occupent seulement une portion très réduite de la longueur totale du filament. On estime que ces facteurs contribuent de façon caractéristique à l'ondulation désirable des produits, car la présence de la portion modifiée est en bon accord avec le développement de l'ondulation dans les filaments. Pour apprécier transversalement les dimensions de la portion modifiée, on prépare de façon convenable une section transversale de l'échantillon de fil pour une coupe au microtome, par exemple un faisceau de fil est monté dans une capsule de "Been" et noyé dans de l'époxyde ("Maraset" de la Karblette Corp.). Après avoir nettoyé le support durci, on obtient des coupes ayant environ 6 microns d'épaisseur en employant un microtome rotatif (Modèl-e 860 Spencer) à lame d'acier. Les sections sont placées sur les deux moitiés d'une lame de microscope partagé (pour assurer une épaisseur constante pour un microscope à interférence de transmission Leitz à deux faisceaux).Les "deux" lames d'échantillon sont complétées en ixamergeant les sections dans de l'huile à réfraction (Indice Gargille du fluide à réfraction N=1,530) et en les couvrant par des bandes de couverture pour microscope. Une lama d'échantillon est placée sur la platine du faisceau de référence et l'autre lame, sur la platine du faisceau d'échantillon du microscope à interférence de transmission Leitz à deux faisceaux. La section d'échantillon est examinée sous un grossissement 500 X. En suivant l'opéra- tion d'alignement, le champ de franges est obtenu dans le champ d'examen en lumière blanche. On fait ensuite "bouffer" les franges pour obtenir le contraste d'interférence, c'està-dire que les franges sont prises à leur séparation maximale. La portion d'échantillon est fortement focalisée et la variation d'indice à travers la section transversale du filament texturisé est enregistrée sur une pellicule piotographique couleur, comme retard ou différence de couleur dans la section du filament. L'operation peut être exécutée en lumière monochrome et enregistrée sur une pellicule noir et blanc. L'opération décrite ci-dessus est exécutée sans analyseur dans le système optique et on l'enploie comme une technique de détection qualitative de la présence de a portion codifiée à indice de réfraction différent. L'épaisseur de la portion modifiée est déterminée par des micrographies, à COO-X, de sections transversales, en mesurant l'épaisseur avec une règle sur trois sections transversales en trois points pour chacuneet en faisant la moyenne des neuf valeurs. Dans ces mesures 1 mm correspond à 1 t . Les trois points mesurés sur la photomicrographie correspondent à (1) l'épaisseur au centre de la portion modifiée (c'est-à-dire la portion hachurée sur la figure 4) et (2) et (3) l'épaisseur au voisinage de chacune des extrémités de la portion modifiée, mesurée à une distance d'environ 1 mn à partir de chaque extrémité. La surface en pourcent de la portion modifiée est déterminée en faisant une photomicrographie à 1000 X, en en découpant huit à douze sections transversales et en pesant ces sections transversales avant (WB) et après (WA) avoir coupé la portion modifiée. % de surface = ( - WA) (lOO/WB) lorsque et et à sont les poids totaux en grammes, avant et après coupe. La mesure de la fréquence d'ondulation moyenne, développée sous une charge de 0,5 mg/dan., s' opère comme suit: Le denier est déterminé en utilisant un échantillon de fil présentant une longueur de 27 cm sous une tension qui suffit seulement pour redresser l'ondulation, habituellement 0,1 gpd. Ce tronçon de fil est utilisé pour déterminer la fréquence d'ondulation. Un poids de 0,5 mg/den. (denier du fil multiplié par 0,0005 g) est attaché à une extrémité du fil. De la bande de masquage peut être employée pour former le poids. L'extrémité libre du fil est ensuite attachée à une pince convenable et le fil est placé de façon à pendre librement, le poids étant fixé à son extrémité inférieure, dans l'air dans un four à 1200C pendant 5 minutes. Puis on l'enlève et on le laisse refroidir, à l'état relaxé, sur une planchette garnie de velours, pendant au moins 5 minutes. On sépare dix filaments du fil, soigneusement et sans allongement. On utilise de la bande de masquage ou analogue pour attacher le filament en haut et en bas sur un bord plastique droit et net, de sorte -que le filament est dans un état relaxé sur le bord droit. On emploie un radiogramne (voir Fiv. 6) et on compte le nombre d'ondulations (C avec 0,5 mg/den.) avec un grossissement voisin de 20X. La longueur étendue du même segment de filament est mesurée sous une charge suffisante pour redresser le filament sans l'allonger, par exemple un poids de 0,6 g pour des filaments de 2 à 6 dpf. Ceci est fait en attachant une extrémité du filament en haut d'un bord vertical droit, en lui permettant de pendre librement, tendu par le poids, en l'attachant au bord droit et en mesurant la longueur étendue en unités de 2,54 cm (Le) du segment. La fréquence d'ondulation en ondulationspar unité de longueur 2,54 cm (crimps Ser inch = cpi) est calculée en employant la formule C pour 0,5 mg/den. Ondulations/2,54 cm = Le La fréquence d'ondulation pour chacun desdits filaments est déterminée de cette manière et la moyenne des 10 valeurs est enregistrée comme fréquence d'ondulation moyenne des filaments en cpi du filament. -Le denier e déterminé sur du fil prêt pour tricoter. Pour les mesures du denier7 la longueur du fil est déterminée sous une charge de 0,1 gpd. Un écheveau à 3000 deniers est préparé à partir du fil, le nombre de tours dans l'écheveau étant déterminé en divisant 1500 par le denier- du fil. L'écheveau est suspendu à un crochet et une charge de 1,5 g (0,5 mg par denier) est attaché-e au fond de la boucle de l'écheveau; ce poids reste attaché aux cours de toutes les autres mesures et phasesde l'essai. Ensuite un poids de 300 g (100 mg/den) est attaché à l'écheveau (également au fond), puis enlevé; ceci est fait 3 fois pour t'assouplir" l'écheveau. Le poids de 300 g est attaché à nouveau, maintenu sur l'écheveau pendant 5 + 1 secondes, puis enlevé.L'écheveau est suspendu ensuite dans un four à 1200C pendant 5 + 1 minutes, enlevé, accroché à un crochet sur un dispositif de mesure de l'écheveau, et on le laisse se refroidir à la température ambiante pendant 5 minutes. La longueur de l'écheveau (mesurée sur l'écheveau entre le crochet et le poids 1,5 g (0,5 mg/den) est enregistrée comme "L0,5".Finalement une charge de 300 g (100 mg/den) est attachée et maintenue sur l'écheveau pendant 5 # 1 secondes et la longueur de écheveau est à nouveau mesurée et enregistrée comme "L100" La développement des ondulations en pour cent sous une charge de 0,5 mg/d. est calculé ensuite en utilisant la formule suivante L100 - L0,5 x 100 L100 Dans les exemples, le procédé de l'invention est illustré avec des fils comportant des filaments à section transversale circulaire, bien que le procédé puisse fonctionner de façon satisfaisante avec des fils présentant aussi bien d'autres sections transversales.L'élongation à la rupture et le retrait à l'ébullition des filaments sont mesurés : l'élongation à la rupture par ASgM-D-2256-69, et le retrait à 11 ébullition en comparant la longueur du filament avant et après 30 minutes dans l'eau bouillanbi A moins qu'il n'ait été autrement spécifié, la tension est mesurée par un tensiomètre Schmidt-Waldkraiburg (échelle 0-1000 gr). Les viscosités relatives dohnées dans les exemples sont mesurées à 250C dans une solution de 8 g de polymère dans 100 cm d'hexafluoroisopropanol contenant 100 parties par million d'acide sulfurique. Dans les exemples, on emploie des broches de texturisation différentes. Celles-ci sont les suivantes Type 1 : Alsimag blanc 614 présentant un fini mat, avec un diamètre de 0,95 cm Type 2 : Tige de verre de diamètre 0,79 cm Type 3 : Alsimag 192 coloré en crème présentant un fini lisse, avec un diamètre de 0,95 cm Les conductivités thermiques types et les coefficients de friction (mesurés par la technique décrite par J.S.Olsen "Frictional Behavior of Textile Yarns", Textile Research Journal, Vol. 39 N 1 Jan. 1969, en employant une traction à l'entrée de 6 grammes et une vitesse de 457 m/min) sont pour ces broches Conductivité thermique Coefficient de vype (cal./cm.s. C) friction 1 0,124 x 10 0,46 3 0,41 x 10 3 0,56 Alsimag est une marque de fabrique enregistrée aux E.U.A. pour des guide-fils en stéatite pressée et extrudée, de la céramique à l'oxyde de béryllium et des noyaux de céramique lessivables. La stéatite est un mélange d'argile, de talc et d'oxydes alcalino-terreux. Les broches en Alsimag des exemples sont fabriquées par American Lava Corp. à Chattanooga, Tenessee (E.U.A.). Les broches ayant des coefficients de friction de 0,2 à 1,2 conviennent pour l'invention, mais on préfère des coefficients de 0,4 à 0,8. EXEMPI I Cet exemple illustre un procédé partagé pour produire le fil de la présente invention. Du fil de (poly)téréphtalate d'éthylène à 34 filaments est filé à l'état fondu, étiré, puis passé sur une broche non chauffée comme on voit sur la figure 1, en utilisant les conditions spécifiques de traitement données au tableau I. Le fil est ensuite traité pour lui conférer une ondulation curviligne aléatoire, en utilisant l'appareil de la figure 2 et les conditions du procédé spécifique du tableau II. Le fil final est converti en tissu tricoté double à piqûre suisse en tricotant un poids greige de 203 g/m2. Le tissu est relaxé en vrac dans un sécheur Cissell, puis dégraissé et coloré avec de la teinture bleue dans un sécheur sous pression à jet. Après un post-dégraissage et séchage le tissu tricoté est allongé à une largeur d'environ 152 cn et fixé par la chaleur comme on fait habituellement pour les tricots commerciaux. L'égaississement du tissu (cm3/g) est déterminé ensuite en divisant l'épaisseur du tissu (en cm) (mesurée sous une pression de 5 g/cm2 sur une surface de 109 cm2) par l'unité de poids du 2 tissu (g/cm ). Les propriétés du fil et les valeurs d'épaississement du tissu sont données au Tableau III. Le tissu obtenu à partir de fils crêpés en combinant le traitement de texturisation sur broche avec le traitement an jet avec grille présente une excellente transparence des mailles et une profondeur de coloration sans chatoiement indésirable. EXEMPLE II Dans cet exemple, on compare les résultats obtenus quand on soviet un fil étiré commercial à une texturisation sur broche et à un traitement au jet avec grille, avec les résultats obtenus par l'un ou l'autre traitement uniquenent. Le fil d'alimentation est du fil de (poly)téréphtalate d'éthylène semi-mat, commercialement disponible, de 150 deniers et 34 filaments a section transversale ronde, le fil ayant été préalablement étiré à environ 4X et présentant un retrait résiduel à l'ébullition d'environ 1O?t. Le fil est enlevé de sa bobine, passe à travers une porte de-tension et sur un rouleau jusqu'à une paire de rouleaux d'alimentation, puis sur une broche non chauffée avec un angle d'enveloppement e de 66 degrés en allant à une paire de rouleaux d'étirage, puis sur un rouleau d'application d'apprêt et à un enrouleur convenable. Les détails du procédé spécifique sont donnés au tableau I. Le fil-texturisé sur broche est ensuite traité au jet avec grille en employant l'appareil de la figure 2, et les conditions spécifiques du tableau II. Le fil final est ensuite éprouvé pour le développement des ondulations sous une charge de 0,5 mg/dem. et comparé avec d'autres fils essayés de façon convenable sur la figure 7 (qui représente des portions de fil avec le grossissement indiqué) et sur le tableau ci-après comme suit Figure 7A : Fil d'alimentation -pas de traitement de texturisa tion. 7B : Fil d'alimentation, qui a été seulement texturisé sur broche, d'après les conditions données au Tableau I. 7C : Fil d'alimentation, qui a été texturisé sur broche conte ci-dessus, puis traité au jet avec grille comme sur le tableau II. 7D : Fil d'alimentation qui a été seulement traité au jet avec grille en employant les conditions qui sont celles du tableau II. Développenent des Ondulations par unité ondulations (%) sous de 2,54 cm de longueur charge de 0,5 mg/den. sous charge de 0,5 mg/ Fil Denier den 7A 150 0,7 o 7B 151 1,3 6 7C 185-190 11,9 31 7D 185 5,6 25 Gomrne on le voit d'après ce qui a été indiqué cidessus, le fil selon la présente invention (7C) présente un développement d'ondulations bien supérieur sous une charge de 0,5 mg/den. que les autres fils.Les manchons sinplenent tricotés de Lawson, à partir de fils qui ont reçu le traitement complet (texturisation sur broche suivie par le traitement C4U jet avec grille)présentent une apparence plus ferme et plus étoffée que d'autres tissus préparés à partir de fils non traités ou de fils qui n'ont subi qu'un seul traitement de texturisation. Le fil de la présente invention (7C) est également converti en tissu à double tricotage entrelacé sur une nachine à tricoter Fouquet à 18 passes. Après avoir tricoté à un poids à l'ébullition de 278 g/n , le tissu est relaxé en vrac à 930G pendant 30 minutes dans un sécheur Cissell, dégraissé, et teint dans une cuve de 45,7 cm à ltébullition avec un colorant bleu. Après un dégraissage postérieur et un séchage, le tissu est allongé à environ 1,52 mètres de large et fixé par la chaleur à 1600C pendant 45 secondes avec suralimentation de 15%. L'épaississement-est nesuré en divisant l'épaisseur du tissu en centimètres (mesuréea 5 g/cm2 de pression sur une surface dlen- 2 viron 7 cm ) par le poids unitaire de tissu en grammes par centimètre carré. Les résultats sont donnés au tableau III. EXERIPIE III Cet exemple illustre une opération complètement couplée dans laquelle le fil est filé, étiré, traité à la broche, et traité au jet avec grille, de façon continue. :- 'te fil est préparé en employant l'appareil représenté sur la figure 3 et les conditions de procédé données aux tableaux I et Il. Les propriétés du fil sont données au tableau III. La figure 8 montre une portion du fil avec le grossissement indiqué. Le fil final présente une ténacité de 3,5 grammes par denier, une élongation à la rupture de 51% et un module de 39 grammes par denier. EXEMPLE IV Cet exemple illustre une opération partagée pour texturiser du fil de polyester 70 deniers, 34 filaments. Le fil d'alimentation est du fil semi-mat en téréphtalate de polyéthylène à 70 deniers et 34 filaments à section transversale ronde, qu'on trouve sur le marché, le fil ayant été auparavant étiré à environ 4X et présentant un retrait résiduel à ltébullition d'environ 1OG/a. Le fil est enlevé de sa bobine et on le fait passer à travers une porte de tension et sur un rouleau jusqutà une paire de rouleaux d'alimentation; puis sur une broche non chauffée avec un angle d'enveloppement e de 59 degrés pour être dirigé vers une paire de rouleaux d'étirage, puis vers un enrouleur convenable. Les détails spécifiques de l'étape de texturisation sur broche sont donnés au tableau I, avec les propriétés du fil. Le fil texturisé sur broche est ensuite traité au jet sur grille en employant l'appareil de la figure 2 et les conditions d'opération spécifiques du tableau II. Ce fil convient pour un tricot à une seule trame ainsi que pour des tissus tricotés à la chaine et pour des tissus tissés. Au tableau III, on donne les propriétés du fil et les valeurs d'épaississement pour un jersey à un seul tricotage du fil texturisé sur broche/traité au jet et à la grille de cet exemple. EXEMPLE V : Cet exemple illustre un procédé partagé employant la vapeur d'eau dans l'étape du traitement au jet et à la grille. Un fil de (poly)téréphtalate d'éthylène à 34 filaments est filé à l'état fondu, étiré, puis passé sur une broche non chauffée comme on voit sur la figure 1, en utilisant les conditions d'opération spécifiques données au tableau I. Le fil est ensuite traité pour conférr une ondulation curviligne au hasard, en utilisant les conditions d'opération spécifiques données au tableau II. Le fil passe dans un dispositif à jet et est projeté sur un tambour à grille comme on voit sur la figure 2. Le jet Utilisé est du type décrit sur la figure 2 des brevets des E.U.A. N 3.638.291. Les dimensions du jet sont les suivantes cm Diamètre de la tubulure 22 d'alimentation interne 0,480 Distance entre centres des tubulures 22 1,588 Conduites 24 et 26 disposées sous un certain angle largeur 0 7 099 profondeur 0,152 Angle inclus entre les conduites 24 et.26 60 degrés Passage de fil 34 :: longueur 0,513 largeur 0,109 profondeur 0,076 Région de gorge 36, agrandie longueur verticale 0,404 profondeur 0,152 Ouverture 37 largeur 0,363 profondeur 0,152 Cavité triangulaire 38, d'expansion hauteur verticale 0,635 largeur maximale 1,534 profondeur 0,152 Ouverture 39 largeur 0,264 profondeur 0,152 Chambre de traitement 40 à expansion continue largeur à la sortie 42 0,508 longueur de 39 à 42 2,344 Gomme il est indiqué au tableau II, le fluide chauffé alimentant le jet est de la vapeur surchauffée à 3150C sous 2,0 kg/cm.Le fil plastifié est projeté sur la grille et lorsqu'il est encore sous forme accunulée sur la grille il est refroidi en pulvérisant un brouillard d'eau froide courante contre le fil, de sorte que le fil est refroidi dans un état sensiblement sans tension. Le fil est alors prélevé sur le tambour 28, passe sur des rouleaux de détente 31 à 741 m/min., puis va à un jeu de rouleaux de tension (non représentés) tournant à 796 m/min et finalement s'en va à l'enrouleur 33. La tension sur le fil à l'enrouleur est de 15 à 20 grammes. Les propriétés du fil sont données au tableau III. EXEMPLE VI : Cet exemple illustre un procédé dans lequel le fil est filé et étiré en une seule étape, soumis à un étirage supplédentaire et texturisé sur broche dans une autre étape, puis traité au jet et à la grille en employant la vapeur d'eau dans le jet, Un flocon de (poly)téréphtalate d'éthylène est filé à l'état fondu en utilisant un équipement classique. Le polymère fondu, à une température de 29200, est filé en passant par une filière présentant 34 trous, dont chacun à un diamètre de 0,038 ci et une longueur de 0,076 cm. Les filaments fralchenent filés sont refroidis, passent sur un rouleau d'apprêt, puis sont étirés avec un rapport d'étirage de 4,45 dans les conditions résumées au Tableau I.Le fil étiré est amené à deux jeux de rouleaux de détente, fonctionnant à 2281 mètres/min et 2259 à 2282 metres/min. respectivement, puis vontà un rouleau d'apprêt, et ensuite le fil est enroulé à 2215-2222 mètres/min. e fil est encore étiré avec un rapport d'étirage de 1,14 en amenant le fil à un jeu de rouleaux d'alimentation tournant à 1042 nètres/min, puis passe dans un tuyau d'étirage sous la vapeur, de 0,953 cm de diamètre et de 24,1 cm de long, gui est alimenté en vapeur d'eau sous pression atmosphérique à 95 à 1000C, puis va à un jeu de rouleaux d'étirage tournant à 1189 mètres/min. La tension du fil juste en anont de ces rouleaux d'étirage est de 190 à 200 grammes. Le fil est ensuite texturisé sur broche dans les conditions résumées au Tableau I en faisant passer le fil directement du dernier jeu de rouleaux d'alimentation sur une broche d'Alsimag de diamètre 0,953 cm avec un angle d'enroulenent e de 900 vers un jeu de rouleaux de prélèvement tournant à 1191 mètres/min,et ensuite enroulé. Le fil texturisé sur broche est traité au jet avec grille en eLlployant le êne jet que dans l'exemple V, comme il est résumé au tableau II. Le fil plastifié est projeté sur la grille et,alors qu'il se trouve accumulé sur la grille, il est refroidi en pulvérisant un brouillard d'eau froide sur le fil au point Y de la figure 2. Le fil est ensuite enlevé du tambour 28, amené à des rouleaux de détente 31 tournant à 853 mètres/min, puis va à un jeu de rouleaux de tension (non représentés sur la figure 2) tournant à 914 mètres/min et finalement à l'enrouleur 33. Les propriétés du fil final sont données au Tableau III. Les propriétés du fil à 34 filaments, dans divers stades du traitement, sont les suivantes Propriétés Fil du Après textu- Après traite dernier rou- risation sur ment au jet leau d'éti- broche avec grille rage Denier 123 126 155-167 Résistance à la traction (gpd)* 4,9 4,8 3,1 Elongation (%)* 14,3 16,2 43 Module initial (gpd)* 143 126 48 Densité (g/cm3)** 1,371 1,372 1,394 *Déterminé conformément à ASTM D-2256-69 **Déterminé conformément à ASTM D-1505 EXEMPLE VII@ : Cet exemple donne un autre mode de réalisation de l'invention dans lequel des filaments de polyester qui ont été filés à l'état fondu à des vitesses élevées sont texturisés sur broche, puis traités au jet avec grille.Les conditions de l'opéra- tion pour les étapes d'étirage et de texturisation sur broche sont données ci-dessous et au Tableau I. Le traitement au jet avec grille est résumé au Tableau II. Les caractéristiques du produit final sont résumées au Tableau III. Du téréphtalate de polyéthylène, de viscosité relative égale à 19,5 et contenant environ 0,3% en poids de délustrant TiO2 est filé à ltétat fondu à 2840C à travers une filière comportant 34 trous ronds dont chacun a un diamètre de 0,028 cm et une longueur de 0,051 cm. Les filaments fraîchement filés sont refroidis par de l'air à 230C a' écoulant transversalement contre les filaments, puis passent à travers un guide, et sur un rouleau d'appret pour arriver à une paire de rouleaux de tirage, situés à 4,78 mètres en dessous de la filière, qui tourne à une vitesse périphérique de 3107 mètreshLinute. Le fil s'enroule autour de ces rouleaux et passe ensuite autour de rouleaux tournant à 3112, 3117 et 3121 mètres/minute respectivement, qui maintiennent la tension sur le fil. Le fil passe ensuite à travers un jet à entrelacement et à un deuxième rouleau d'apprêt et est bobiné ensuite à 3119 mètres/minute pour former un paquet. Le jet à entrelacement est du type décrit dans le brevet des E.U.A. N 3.115.691. Le jet à entrelacement produit un comptage de broches d'entrelacement, mesuré d'après le brevet des E.U.A. N 3.290.932, d'environ 20 cm. L'apprêt est appliqué sur un premier et sur un deuxième rouleau d'apprêt à raison de 0,50%, rapporté au poids de la fibre. L'apprêt est du genre général décrit par le brevet des E.U.A. N 3.594.200. Sa composition est la suivante 28 parties de glycérides de hoix de coco, 37 parties (sur une base aqueuse) de glycérides d'arachide sulfatée présentant une teneur en eau de 20/os 25 parties de GAFAC PE-510, c'est-à-dire d'un phosphate acide de nonylphénol éthoxylé correspondant à la formule Col. 2, ligne 5, du brevet des E.U.A. N 3.594.200 et 10 parties de Shell 277 (mélange d'hydrocarbures paraffiniques et alicycliques). On ajoute à ce mélange assez de KOH à 45% pour obtenir un pH de 6,5. Le fil obtenu de cette façon est un fil à 34 filaments, 247 deniers, présentant une résistance à la traction de 2,47 grammes par denier, une élongation de 129,1% et un module initial de 30,94 grammes par denier. L'image du fil aux rayons X montre qu'il est amorphe, sans présenter de cristallinité mesurable. L'angle d'orientation est de 14% et la densité des filaments, 1,342 grammes par cm3. Le fil brut de filage provenant de son paquet passe ensuite à une paire de rouleaux d'alimentation tournant à une vitesse périphérique de 611 m/nin en faisant 7 à 8 tours autour des rouleaux, puis il passe en contact glissant avec un rouleau d'apprêt metallique, refroidi à la glace, qui tourne dans un bain de glace et d'eau. A partir du rouleau d'apprêt le fil refroidi couvre une distance d'environ 20 cm pour atteindre un tuyau en T présentant un passage pour le fil, de diamètre 1,59 cm et de longueur 25,4 cm, recevant de la vapeur d'eau sous pression atmosphérique. Lorsque le fil passe à travers le tuyau, il est sounis au mélange à 95-1000C d'eau chaude et de vapeur dans le tuyau. La vapeur d'eau sort du tuyau à l'entrée et à la sortie du passage destiné au fil. A partir du tuyau le fil se déplace sur une distance inférieure à 20,3 cm environ pour atteindre un deuxième rouleau d'apprêt métallique, refroidi à la- glace, qui tourne dans un bain contenant un mélange de glace et d'eau. Le fil refroidi passe sur une paire de rouleaux d'étirage, tournant à une vitesse périphérique de 1371 m/minute en faisant 8 à 9 tours autour des rouleaux. En passant des rouleaux d'alimentation aux rouleaux d'étirage, le fil est allongé à 1,94 X. Le fil étiré présente une élongation d'environ 13 à 14%. Le fil passe ensuite des rouleaux d'étirage à une broche de texturisation AlSihIag 192 non chauffée, type 3.La broche AlsiMag est stationnaire et le fil passe sur elle avec contact frottant sous un angle de 90C. De la broche, le fil passe à des rouleaux tournant à une vitesse de 1388 m/mn en faisant 5 à 6 tours autour des rouleaux et va ensuite à un paquet. La tension sur le fil au cours de l'étirage, telle que mesurée par un dispositif de mesure de tension Schnidt- Kaldkraiburg, inséré en ligne, estde 190 grammes. La tension du fil, mesurée de la mêne façon avant et après la broche, est de 50 à 90 grammes (avant) et 200 à 230 g (après). Le paramètre #T MAX calculé pour ce procédé est 2730C. Les propriétés déterminées sur le fil traité sur la broche sont les suivantes Densité (grammes par cm3) 1,364 Denier 130 Ténacité (gpd) 4,42 Elongation (%) 13,6 Module (grammes par denier) 98,14 Ténacité, limite élastique (grammes par denier) 1,35 -Indice de cristallinité 27-28 Angle d'orientation 14-16 Le fil est alors déroule d'un paquet et soumis à un traitement de relaxation sur grille par jet dans les conditions suivantes : Le fil est amené à un jeu de rouleaux d'alimentation tournant à une vitesse périphérique de 1330 m/min, en faisant 12 tours autour des-rouleaux d'alimentation. Des rouleaux d'alimentation, le fil passe dans un jet. Be dispositif à jet utilisé est du type décrit dans le brevet des E.U.A. N 3.638.291. En se référant à la figure 2 de ce brevet, les dimensions du jet sont les suivantes cm Diamètre de la tubulure 22 d'alinentation interne 0,4841 Dimensions des conduites 24-26 disposées sous un certain angle (largeur) 0,1029 (longueur) 0,6591 Largeur de la section 34 du passage du fil 0,107 Profondeur de la région 36 de la gorge agrandie 0,076 Profondeur de la cavité d'expansion 38 à forme triangulaire 0,150 à 0,152 Largeur de l'ouverture 39 0,2725 Angle inclus de la chambre de traitement d'expansion continue 40, en degrés 6 Le jet est alimenté par de la vapeeur d'eau sous 1,75 à 1,97 kg/cm2 et à 300 à 305 C.A partir du jet le fil est lancé contre une grille montée sur un tambour se déplaçant à une vitesse périphérique de 6,4m/min, le tambour ayant 8,9 cm de largeur 38,1 cm de diamètre et comportant une grille à mailles d'ouverture 0,25 mn sur sa surface. Une masse de fil accumulée se déplace sur une distance de 38,1 cm le long de la circonférence du tambour.A partir du tambour le fil passe sur des rouleaux de guidage vers un enrouleur sur lequel il est bobiné à environ 1006 m/min. Be fil non tordu présente les propriétés suivantes Résistance à la traction (gd = gramme par denier) 3,65 Elongation 37 ,91% Module (gpd) 14,8 Denier 165 Ténacité, limite élastique (gpd) 0,77 Densité moyenne (g par cl3) 1,392 Indice de cristallinité 63% Angle d'orientation 25 Des propriétés supplémentaires sont fournies par le Tableau II. Un échantillon du fil est ensuite tricoté en étoffe à piqûre Suisse (18 passes). L'étoffe a une bonne épaisseur et un toucher, texture et aspect agréables. TABLEAU I Stade de texturisation sur broche de filaments en polyester Exemple N I II III IV V VI VII Polymère 2GT 2GT 2GT 2GT 2GT 2GT 2GT Viscosité relative du polymère 22,0 (b) 22,0 (b) 22,0 23,4 19,5 Stade d'étirage Vitesse du rouleau d'alimentation en m/min 638 (b) 610 (b) 638 513 611 Température du jet, en C 225 (b) 225 (b) 225 220 100 Pression du jet, en kg/cm2 6 (b) 6 (b) 6 5,6 1 Vitesse du rouleau d'étirage,en m/mn 2560 915 2561 823 2560 2281 1371 Rapport d'étirage 4,0 4,0 4,2 4,0 4,0 4,45 1,94 Stade de texturisation sur broche Température du fil, en C (a) 105 RT 108 RT 105 (e) #10 Type de broche (f) 1 2 1 2 1 1 3 Tension avant la broche, en g/fil.t 3,9 3,1 2,5 0,8 3,4 (e) 2,1 Tension après la broche, en g/fil.t 5,1 7,5 5,0 3,1 5,1 (e) 6,4 Variation de tension, en g/fil.t 1,7 4,4 2,5 2,3 1,7 (e) 4,3 Longueur de contact en cm 0,5 0,46 0,58 0,41 0,5 (e) 0,75 Vitesse moyenne, en cm/s 4371 1564 4352 1406 4371 (e) 2299 Paramètre T max, en C 172 276 260 211 172 (e) 273 Vitesse du rouleau de tirage, en m/mn 2686 962 2661 864 2686 1191 1388 % d'allongement entre rouleaux d'étirage et de tirage 5 5 4 5 5 #0,2 1 Vitesse d'enroulement 2628 946 (d) 851 2628 (e) 1388 Fil texturisé sur broche Denier 144 150 121 70 144 123 130 Nombre de filements 34 34 34 34 34 34 34 Elongation à la rupture, en % 34,5 36 (e) 36 34,5 14,3 #13,5 Retrait à l'ébullition, en % 9,8 10 (e) 10 9,8 (e) 17 Notas : (a) R.T. = température ambiante (b) Du fil commercial à filaments complètement étriés est traité dans l'étape de texturisation sur broche (c) Ce fil a été encore étiré à 1,14X et amené à la texturisation sur broche à 1191 mètres/m. (d) non bobiné; directement épaissi (e) Ces paramètres n'ont été ni mesurés ni caloulés (f) Types de broches définis dans la description TABLEAU II Epaississement au jet avec grille des filaments en polyester. texturisés sur broche Exemple N I II III IV V VI VII Alimentation Vitesse, en m/nin 2743 2743 2661 2743 1280 1326 1330 Température, en C (d) 125 125 (e) 125 150 150 RT Conditions d'épaississement Jet employé Fig. 9 Fig. 9 Fig. 9 Fig. 9 (b) (b) (b) Fluide employé Air Air Air Air vapeur vapeur vapeur Température du fluide, en C 335 375 468 305 315 315 #305 Pression, en kg/cm2 7,0 7,7 6,3 5,8 2,0 2,0 #1,9 Tambour de relaxation Ouverture de maille de grille, en mm 0,42 0,42 0,34 0,42 0,42 0,42 0,25 Distance du jet épaississeur, en cm 0,127 0,127 0,127 0,127 0,318 0,318 (c) Vide, en cm H2O 11,4 0 #6,4 0 0 0 0 Vitesse péripnérique, en m/min 213 82 99 82 6,4-9,1 16,4-9,1 6,4 Temps de séjour sur tambour, en secondes 0,14 0,22 #0,19 0,22 2,0-2,9 2,0-2,9 3,6 Distance de séjour, en cm 50,8 30,5 #32 30,5 30,5 30,5 38,1 % de suralimentation (sur tambour)(a) 1186 3230 40 3230 14.000- 14.500- 20.800 20.000 20.700 Rouleaux de détente Vitesse, en m/min #2010 2100 1976 1990 741 856 1006 % de suralimentation (entre alimentation et détente) (a) 36 30 (c) 38 73 15 (c) Tension d'enroulement, en grammes/denier 0,11 0,05 0,14 0,1 (b) (c) (c) Notas (a) % suralimentation = (Vitesse d'entrée du fil-vitesse de sortie du fil). (100)/(Vitesse de sortie du fil) (b) Les détails se trouvent dans les exemples (c) Non mesuré (d) R.T. = température ambiante (e) Filaments préchauffés dans un jet chaud avec de l'air à 300 C et sous 5,6 kg/cm2 TABLEAU III Caractéristiques du produit* Exemple N I II III IV V VI VII Portion modifiée de filaments Epaisseur, en microns 2,1 2,6 1,4 1,4 1,7 1,5 1,5 Surface occupée, en % de la section 5,9 14 5,1 6,7 3,9 3,5 5,7 transv. du filt Longueur moyenne des discontinuités en mm 1,04 1,21 1,2 0,79 0,58 1,12 1,39 Discontinuités plus longues que 2 mm : : % du nombre total 0 11 0 3,9 0 9,4 18,7 % de la longueur du filament 0 4 0 0,6 0 2,0 3,4 Fil Nombre de filaments 34 34 34 34 34 34 34 Denier (a) 185 #188 168 90 216 #161 165 Ondulation moyenne par unité de 2,54 cm 33 31 30 48 41 46 49 Développement des ondulations, en %(b) 16 #12,5 13 17 39 37 (c) Tissu tricoté Structure (d) A B - C - - A Poids, en grammes/m2 244 241 - 125 - - (c) Epaississement, en cm3/gramme 4,1 3,6 - 4,9 - - (c) *Notas : (a) Mesuré dans les essais de crêpage (b) Mesuré à 0,5 mg par denier (c) Paramètre non mesuré (d) A= piqûre suisse double tricotage B = double tricotage entrelacé C = simple tricotage jersey REVENDICATIONS 1. Procédé amélioré dans lequel un fil multifilament en une composition de polymère organique synthétique unique est préparé- en introduisant séparément deux types- d'ondulatlon de crépage dans les filaments, à savoir une ondulation latente par un traitement thermique asymétrique des filaments et une deuxième ondulation par un second traitenent, l'ondulation latente étant développée par un traitement thermique de relaxation subséquent, ledit procédé étant caractérisé en ce qutun fil de polyester multifilament est pourvu d'une ondulation latente en faisant passer du fil de polyester, qui a été étiré auparavant à ltélongation à la rupture et au retrait à l'ébullition désiré pour les filaments, à vitesse élevée en contact frottant sur une surface durable et résistant à l'usure sous une tension suffisante pour engendrer sensiblement toute la chaleur requise pour procurer les caractéristiques de retrait asymétrique latent sans chauffer autrement la surface résistant à la chaleur, puis en crêpant davantage le fil en faisant passer les filaments à vitesse élevée dans le courant d'un jet de fluide compressible qui est chauffé à une température plastifiant les filaments sans causer de fusion parmi eux et qui projette les filaments sur une surface mobile perforée, où les filaments sont séparés du fluide chaud et que les filaments sont transportés et refroidis dans un état sensiblement exempt de tension. 2. Procédé selon revendication 1, dans lequel les filaments préalablement étirés présentent une élongation à la rupture comprise entre 15% et 4à', et de préférence entre 25 et 35%, et un retrait à l'ébullition compris entre 5 et 25% et de préférence entre 8 et 11%, et son amenés, à une vitesse d'au moins 4J7.0 cm/sec et de préférence 1525 à 6860 cm/sec, en contact frottant sur la surface résistant à l'usure, ladite surface étant incurvée et de préférence sous la forme d'une broche céramique cylindrique et que les paramètres du procédé sont réglés de façon que la valeur d'un paramètre d'élévation de température a T max, calculé par la formule suivante, soit d'au moins 100C est de préférence de 14000 où f1 et f2 représentent respectivement les tensions moyennes sur les filaments, immédiatement avant et après le contact frottant sur la surface résistant à l'usure, en grammes par -filament; V est la vitesse moyenne des filaments en contact avec la surface, en cm/sec; L est la longueur de contact de friction entre les filaments et la surface, en cm; et d est le denier par filament et, dans la continuation du crêpage, le courant du jet compressible présente une pression de 1,05 à 10,5 kg/cm2 et a une température de 150 à 5000C et la surface perforée est une grille se déplaçant à 1,8 à 274 mètres/minute. 3. Procédé selon revendication 1 ou 2, dans lequel les filaments sont traités asymétriquement pour procurer une ondulation latente, puis passent dans le courant du jet compressible, dans un procédé couplé de façon continue. 4. Fil texturisé comprenant des filaments de 1 à 6 deniers et constitué essentiellenent en une composition unique de (poly)téréphtalate d'éthylène, caractérisé en ce que les filaments présentent une ondulation curviligne tridimensionnelle aléatoire avec une conformation d'ondulation variant au hasard le long des différents filaments; une portion modifiée avec friction qui peut se distinguer du reste de la section transversale du filament par une différence de. l'indice de réfraction, cette petite portion étant sensiblement continue le long de la longueur du filament de façon que moins de 5% de la longueur du filament soit occupée par des discontinuités de longueur supérieure à 2 millimètres, qui sont généralement placées du ctG extérieur de l'ondulation, et qui sont marquées par des nervures parallèles et serrées, dirigées transversalement par rapport à la longueur du filament; et en ce que le fil nultifilament présente, mesuré sous une charge de 0,5 milligramme par denier après un traitement thermique de 5 minutes dans Flair à 1200G, une fréquence d'ondulation moyenne par unité de longueur 2,54 cm de filament étendu, de 30 à 70 et un développement d'ondulation de 10 à 45 pour cent. 5. Fil texturisé selon revendication 4, dans lequel la petite portion modifiée par friction occupe 3 à 20% de la section transversale du filament et a une épaisseur de 1 à 3 microns.