Ta présente invention est du domaine des techniques de finition des b tiluents et elle a plus précisément pour objet un procédé pour la pose des carreaux, dalles et autres revêtements durs, ainsi que les ingrédients de mise en oeuvre du procédé. On sait, en premier lieu, poserdes carreaux de céramique ou de pierre naturelle taillée sur des sols constitués par de la maçonnerie ou du plancher, par le moyen d'une chape intermédiaire dite de ragréage ; cette chape de ra gréage est,d'une manière générale,constituée d'un matériau dur on a ainsi utilisé anciennement le ciment, puis plus récemment un agglomérat de ciment, de charge résiliente et de liants durçissables compatibles avec le ciment, afin de conférer a la chape des propriétés d'isolation thermique et phonique. La façon de faire sus indiquée apporte bien une certaine isolation tant phonique que thermique mais la chape ne doit être ni trop épaisse ni trop souple de façon a ne pas permettre une trop grande liberté de flottement du carrelage rapporté sur elle ; en effet les carreaux du carrelage étant ulterieurement jointoyés a laide d'un ciment, la trop grande souplesse de la chape entrainerait inévitablement la rupture des joints entre les carreaux. De plus si l'isolation phonique dans le sens vertical est satisfaisante, la transmission horizontale des sons a travers les joints est conservée et l'isolation phonique globale est donc médiocre. On connait par ailleurs des techniques de revêtement de sol consistant a couler sur le sol (dalle de béton ou plancher) un mélange polymérisable a base de résine de polyuréthane et de charge divisée résiliente, notamment de la poudre de caoutchouc. Un tel revêtement de sol, généralement utilisé tel quel sans apport de matériau superficiel, ne pourrait convenir pour la constitution d'une chape de ragréage avec les techniques habituelles de pose du carrelage pour la raison sus indiquée, a savoir que le jointoiement autour des carreauxs donnerait lieu inévitablement à brisure à plus ou moins long terme. Selon la présente invention, un procédé de pose de carreaux ou autre revêtement dur de sol, ledit pnxMBE comprenant la mise en place d'une chape d'isolation incorporant une charge divisée résiliente, est caractérisé dans sa généralité par la suite des opérations suivantes 10) Pose d'une sous-couche souple sur le sol, ladite sous-couche étant forée par étalement d'un mélange polymérisable incorporant une charge résiliente, 20) Etalement d'une couche de colle souple sur la sous-couche polymérisée puis pose des carreaux, la colle souple étant compatible, la compatibilité étant soit de nature physico-chimique soit purement chimique, avec le mélange polymérisé de la sous-couche, 30) Jointoiement des carreaux à l'aide d'une résine souple disposée dans des interstices séparant les carreaux, la résine souple de jointoiement étant compatible simultanément avec la colle souple précitée et avec la matière constitutive des carreaux, d'où il résulte que, chaque carreau du carrelage étant enchâssé dans un support souple, le carrelage est isolé du sol phoniquement et thermiquement aussi bien dans le sens vertical que dans le sens horizontal. On notera que la caractéristique fondamentale du procédé, nouvelle à la connaissance du demandeur, réside dans l'utilisation conjointe d'une colle couple et d'une résine souple de jointoiement, mais que l'utilité de ces matériaux n'est justifiée que par la présence d'une sous-couche qui elle-même est souple ; il est donc clair que c'est la succession des trois opérations du procédé qui en fait son unité et son originalité. On notera aussi qu'une exigence particulière à ce travail de finition du bâtiment que constitue la pose d'un carrelage, réside dans la nécessité de pouvoir laver à l'eau le dernier matériau utilisé sur le carrelage, à savoir la résine de jointoiement ; cette exigence se trouve satisfaite par le choix, selon des caractéristiques secondaires de l'invention, de matériaux compatibles l'un avec l'autre, souples à l'é tat polyaFrisé ou séché, la résine de jointoiement étant une dispension de composants dans une phase acqueuse, donc étant, à un certain stade de séchage, lavable à l'eau. Jn choix de matériaux utilisés dans chacune des phases du procédé ci-dessus décrit, et satisfaisant aux exigences précitées, va être maintenant décrit à titre d'exemple de mise en oeuvre du procédé de l'invention. te mélange polymérisable destiné à-cons- tituer la sous-couche souple comprend- dans les proportions variables a - un polyol composé polyhydroxylé b - de l'huile de ricin c - la charge résiliente d - un isocyanate En pratique le polyol et/ou l'huile de ricin additionnés à la charge résiliente sont fournis à l'utilisateur mélangés dans un premier récipient, tandis que l'isocyanate est fourni à l'utilisateur dans un récipient séparé ; il suffit au moment de l'utilisation de verser le contenu du second récipient dans le premier et de mélanger. La charge résiliente précitée est constituée en des proportions variables de e - granulés de liège f - granulés de caoutchouc g - poudre de silice chacun de ces éléments apportant respectivement au mélange polymérisé les qualités d'isolation, de souplesse et de lissage. La colle souple étalée en couche sur la sous-couche et compatible avec elle, est un mélange polymérisable du type poîyuréthane, c'est à dire comportant un composant hydroxylé, de préférence des polyalcools ramifiés, et un isocyanate agissant comme agent de réticulation. Bien entendu, dans ce cas encore, les composants du mélange sont fournis dans des récipients séparés à l'utilisateur qui doit en effectuer le mélange au moment de l'emploi, c'est à dire après prise ou polymérisation de la sous-couche précitée. La résine souple de jointoiement destinée à être disposée dans les interstices entre les carreaux et d-var.t etre compatible tant avec la couche de colle souple préci- tee qu'avec la matière constitutive des carreaux, comprend l'un au moins des composants du groupe des composants forméspar les résines acryliques, les résines epoxy, les résines polyurethanes, ces composants étant fournis à l'utilisateur dispersés dans une phase acqueuse. On remarque que le mélange polymérisable comprend dans des proportions variables de l'huile de ricin et un polyol. On rappelle que l'huile de ricin, ester de l'acide ricinoléique, est un composé hydroxylé relativement linéaire qui réagit avec les isocyanates pour donner par polycondensation un poluyrethane assez dur > tandis que le composé hydroxylé,tel que polypropylène glycol,conduit des polyurethanesplus souples ainsi par un choix approprié de la proportion de ces deux composants, proportion pouvant aller de O à 100 %, on peut obtenir un mélange polymérisé plus ou moins souple.Ainsi dans les applications du procédé on distingue une application dite de ragréage selon laquelle la sous-couche est relativement mince et relativement dure (proportion élevée d'huile de ricin), d'une application dite d'isolation selon laquelle la sous-couche est plus épaisse et plus souple (proportion élevée de composé hydroxylé?. La présente invention sera mieux comprise,et des détails en relevant apparaitront, & la description qui va être faite d'un exemple particulier de mise en oeuvre du procédé,en relation avec les fiaures de la planche unique annexée dans laquelle Les fia.l à 6 illustrent les opérations successives de mise en oeuvre du procédé, et La fig.7 est une perspective illustrant un carrelage posé suivant le procédé de l'invention. A titre illustratif et pour fixer les idées, deux compositions types de matériaux de mise en oeuvre pour la constitution de la sous-couche vont être données, relatives l'une au ragréage, l'autre à l'isolation, ces compositions s'entendant pour 1000grs de chacun de l'un des matériaux 1o) Composition de sous-couche de ragréage a - composé hydroxyle 50 grs b - huile de ricin 400 grs c - granulé de liège 90 grs d - granulé de caoutchouc 45 grs e - silice - 315 grs f - isocyanate (durcisseur) 100 grs Total : 1000 grs 20) Composition de sous-couche d'isolation a - composé hydroxyle 400 grs b - nuile de ricin 50 grs c - granulé de liege 45 grs d - granulé de caoutchouc 90 grs e - silice 315 grs f - isocyanate (durcisseur) 100 grs Total : 1000 grs Sur les fiv.1 à 6 les composants de la sous-couche sont présentés dans des récipients 1 et 2 de préfé- rence jumelés, le récipient 1 contient les composants a, b, c précités, c'est à dire le composé hydroxyle et/ou l'huile de ricin et la charge résiliente, le récipient 2 contient l'isocyanate faisant fonction de durcisseur. Après déjumelage et ouverture des récipients 1 et 2 l'isocyanate est versé dans le récipient (fiv.2) où il est mélangé au composant contenu dans ce dernier, de préf é- rence à l'aide d'un agitateur en"oueue de cochon"3 entrainé,par exemple,par une perceuse 4 à vitesse lente (fig.3). Le mélange polymérisable ainsi obtenu est vidé sur le sol, dalle ou plancher (fig.4) où il est étalé à l'aide d'une truelle ou d'une lisseuse 5 Sur la fig.6 il est montré comment, pour une étanchéité parfaite, la sous-couche doit être releveeen plintherun tissu de fibre de verre 6 est disposé soit en bande plane, soit en bande recourbée a,u bas'de la cloison, la souscouche pouvant alors être posée au pinceau ou au rouleau 7 sur ce tissu, son application se faisant avantageusement en deux couches. Après une dizaine d'heures de polymérisation, la sous-couche forme alors une pellicule souple dont l'épaisseur peut être de un à deux millimètres dans le cas d'une sous-couche de ragréage et de trois à six millimètres dans le cas d'une sous-couche d'isolation. Une sous-couche de ragréage par exemple apparait en 8 sur la fig.7 disposée au-dessus d'une dalle en béton 9. La colle souple présentée en deux récipients de la même manière que les composants de la sous-couche est préparée, elle aussi extemporanément et appliquée à la snatule sur un à deux millimètres d'épaisseur ; cette épaisseur est ajustée approximativement de façon telle qu'ultérieurement elle ne remonte pas entre les carreaux. Lorsqu'une certaine surface de sous-couche a été ainsi encollée, les carreaux tels que 10 sont posés de la manière habituelle ou de la façon prescrite par le fabricant. Après six à huit heures de polymérisation de la colle les carreaux sont stabilisés sur la sous-couche de ragréage et on peut procéder à leur jointoiement. Pour jointoyer les carreaux on étale à la spatule de caoutchouc la résine souple de façon que celle-ci remplisse bien les interstices entre les carreaux, puis aorès dix minutes environ on élimine avec une éponge ou une serpillère humide les traces de résine restant sur les carreaux, et l'on parfait le nettoyage à l'aide d'une grosse éponge et d'eau propre; des joints souples 11 sont ainsi formés entre les carreaux ou entre les carreaux et les cloisons ou entre les carreaux et des éléments de tuyauteries tels que 12 passant à travers la maçonnerie. On notera que le jointoiement souple des carreaux entre eux et avec les autres éléments, interdit de façon quasi totale la transmission horizontale des sons tant aux cloisons qu'aux éléments de tuyauterie. On notera encore,comme autre avantage du procédé,l'augmentation de solidité et de longévité du carrelage ainsi obtenu, résultant de l'enchâssement des carreaux dans un milieu saup I1 doit être compris enfin que l'invention n'est pas limitée aux exemples de composition ci-dssus donnés pas plus qu'aux modalités de mise en oeuvre illustrées sur les figures, mais qu'elle s'entend aussi bien du procédé décrit dans sa généralité, que des revêtements de sol obtenais conformément à ce dernier et comportant de ce fait au moins une sous-couche souple et des joints souples entre les carreaux, tels que définis par les revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1.- Procédé de pose de carreaux ou autre revêtement dur de sol, ledit procédé mettant en oeuvre des résinespolyuréthanes incorporant une charge divisée résiliente, caractérisé par la suite des opérations suivantes 10) Pose d'une sous-couche souple sur le sol, ladite sous couche étant formée par étalement d'un mélange polymérisable incorporant une charge résiliente, 20) Etalement d'une couche de colle souple sur la sous-couche polymérisée puis pose des carreaux, la colle souple étant compatible, la compatibilité étant de nature soit physico chimique soit purement chimique, avec le mélange polymérisé de la sous-couche, 30) Jointoiement des carreaux à l'aide d'une résine souple disposée dans des interstices séparant les carreaux, la rési ne souple de jointoiement étant compatible simultanément avec la colle souple précitée et avec la matière constitutive des carreaux, d'où il résulte que, chaque carreau du carrelage étant enchâssé dans un support souple, le carrela ge est isolé du sol phoniquement et thermiquement aussi bien dans le sens vertical que dans le sens horizontal ; 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le mélange polymérisable com prend dans des proportions variables a - un polyol composé hydroxylé b - de l'huile de ricin c - la charge résiliente d - un isocyanate 3.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que ladite charge est constituée en des proportions variables de e - granulés de liège f - granulés de caoutchouc g - poudre de silice 4.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite colle souple étalée en couche sur la sous-couche est un mélange polymérisable du ty pe polyure-thane 5.- Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que le composant hydroxylé du mé lange polymérisable constituant ladite colle souple est un polyalcool ramifié 6.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la résine souple disposée dans les interstices entre les carreaux comprend l'un au moins des composants du groupe de composants formé par les résines acry liques, les résines epoxy, les résines polyuréthanes, ces composants étant dispersés dans une phase acqueuse 7.- Carrelage obtenu selon le procédé de la revendication 1, ca ractérisé en ce que les carreaux du carrelage repo sent sur une sous-couche souple et comportent entre eux des joints souples.