La présente invention concerne les circuits de mesure de phénomènes transitoires et, plus particulièrement, un circuit permettant de déterminer le potentiel transitoire d'un signal à un instant particulier avec une résolution de l'ordre de quelques pico-secondes. 5 Une augmentation de la vitesse des circuits électroniques de commu tation, et particulièrement des circuits électroniques de commutation du type utilisé dans les ordinateurs digitaux, a rendu périmées les techniques actuellement employées pour tester de tels circuits. En effet, l'exactitude de ces circuits est fonction d'une chronologie précise. Quand un grand nombre 10 de circuits de ce type sont interconnectés de façon à constituer un réseau plus complexe, la moindre discordance dans le fonctionnement de l'un quelconque des circuits peut avoir un effet défavorable sur la coïncidence de temps requise à l'entrée d'un circuit suivant. Il est par conséquent nécessaire de tester les circuits en mesurant avec précision leurs caractéristiques de 15 tension en fonction du temps. Les circuits de commutation digitaux à grande vitesse de fonctionnement sont très communément fabriqués sous la forme de circuits intégrés et différents circuits peuvent être réalisés sur un même bloc semi-conducteur. Il arrive fréquemment que les caractéristiques des circuits intégrés de ce 20 type ne puissent pas être mesurées au moyen de tests répétitifs à cause du risque d'échauffement. Les caractéristiques du circuit doivent par conséquent être mesurées rapidement et en une seule fois. L'un des objets de la présente invention est donc de mesurer avec précision les caractéristiques de tension en fonction du temps de circuits de 25 commutation digitaux à vitesse de fonctionnement élevée. Un autre objet de l'invention est de permettre de mesurer les caractéristiques de tension en fonction du temps en une seule fois. Conformément à l'un des aspects de la présente invention, deux lignes de transmission ayant des vitesses de propagation différentes sont prévues. 30 La première de ces lignes de transmission est une ligne ruban ayant des plans de masse parallèles entre eux et disposés de part et d'autre du ruban conducteur. La seconde ligne de transmission est soit une micro-ligne, soit une micro-bande ayant un plan de masse situé d'un seul côté de la ligne ou de la bande conductrice. La vitesse de propagation inhérente à la ligne ruban 35 est inférieure à celle de la micro-ligne ou de la micro-bande. Des détecteurs de coïncidence sont fixés à des points de correspondance le long de la ligne ruban et de la micro-ligne. Une impulsion définissant une fenêtre de temps [dite impulsion de fenêtre) est appliquée à l'une des extrémités de la ligne ruban et une impulsion signal est appliquée à la mime extrémité de la 40 micro-ligne. Les détecteurs sont polarisés de façon à changer d'état lorsque 71 11216 2 2088363 1b potentiel de la micro-ligne a atteint le potentiel correspondant de la ligne ruban. Par conséquent, lorsque le signal transmis sur la micro-ligne "balaie" l'impulsion de fenêtre, un détecteur est activé à un point où l'impulsion signal atteint le potentiel de coïncidence prédéterminé. A partir 5 de ce point, évidemment, l'impulsion signal précède l'impulsion de fenêtre et tous les détecteurs ultérieurs seront également activés. Grâce à une calibration appropriée décrite de façon plus détaillée ci-après, l'instant précis auquel l'impulsion signal atteint le potentiel prédéterminé est déterminé en observant le premier détecteur activé. Conformément à la présente 10 réalisation,chacune des lignes de transmission est construite de telle sorte que sa largeur diminue graduellement afin de maintenir une impédance constante. La diminution graduelle particulière utilisée à titre d'exemple dans la présente description a pour but de permettre un espacement égal des détecteurs. 15 Conformément à un autre aspect de la présente invention, des lignes de transmission ayant la même vitesse de propagation sont prévues. Dans le cas de la présente réalisation, les impulsions de fenêtre et d'entrée sont appliquées aux extrémités opposées des deux lignes de transmission et un détecteur est activé au point, le long des lignes de transmission, où un potentiel 20 coïncident est atteint. D'autres objets, caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront mieux de l'exposé qui suit, fait en référence aux dessins annexés à ce texte, qui représentent un mode de réalisation préférée de celle-ci. La figure 1 représente de façon schématique une réalisation préférée 25 de la présente invention. La figure 2 est un graphique représentant les caractéristiques calculées de la micro-bande, et les caractéristiques déterminées expérimentalement de la ligne ruban de la micro-bande et de la micro-ligne, lorsque le matériau employé est du polyguide. 30 La figure 3 représente schématiquement une impulsion de fenêtre et une impulsion de signal. La figure 4 représente une vue perspective partielle d'une ligne ruban. La figure 5 représente une vue perspective d'une micro-bande. La figure B représente une vue perspective partielle d'une ligne ruban 35 et d'une micro-ligne réunies dans un unique ensemble. La figure 7 représente de façon schématique une autre réalisation possible de la présente invention. La figure 8 est un détecteur à diode tunnel unique connecté de façon à détecter les signaux présentant des transitions positives. 40 La figure 9 représente une fdiode tunnel connectée de manière à détecter 71 11216 3 2088363 des signaux présentant des transitions négatives. La figure 10 représente des diodes tunnel connectées de façon à détecter à la fois des signaux présentant des transitions positives et des transitions négatives. 5 On a représenté sur la figure 1, les lignes de transmission D1 et D2 qui sont mises à la masse par l'intermédiaire des résistances RT1 et RT2. A des intervalles prédéterminés de, par exemple, 2,5 cm, les circuits de connexion sont connectés à chaque ligne de transmission. Etant donné que ces lignes de transmission sont utilisées pour fournir des retards variables, les expres-10 sions "lignes de transmission" et "lignes à retard" utilisées ci-après sont interchangeables. Comme le montre la figure, les résistance R1 à R10 sont connectées à la ligne à retard D1 et les résistances R11 à R20 à la ligne à retard D2. Chacune de ces paires de résistances est connectée à un point commun ainsi qu'à une diode tunnel. Chaque diode tunnel est également connectée 15 à une source de polarisation composée d'une source de potentiel V montée en série avec une résistance de charge de polarisation. Cet état de polarisation maintient normalement les diodes tunnel dans leur état non conducteur et déterminera le niveau de tension du signal inconnu auquel la coïncidence se produira. Une combinaison des signaux provenant à la fois des lignes 01 et D2 20 est alors nécessaire pour rendre une diode tunnel conductrice. Chaque point correspondant le long des lignes 01 et 02 possède des circuits de détection indépendants. Par exemple, les résistances R1, R11, RL1, et la diode tunnel TD1 détectent les niveaux de potentiel au premier point de correspondance le long des lignes à retard, les résistances R2, R12 et RD2 et la diode tunnel 25 TD2 au econd point de correspondance, etc... Les valeurs des résistances correspondantes telles que R1 et R11, R2 et R12....R10 et R20 sont généralement identiques. A titre d'exemple, on a constaté qu'une valeur de 1000 ohms peut être commodément employée lors de l'étude de tels circuits. Afin de maintenir l'impédance des lignes D1 et D2 a une valeur de 30 50 ohms [aaleur qui est également choisie arbitrairement], il a été nécessaire de diminuer la largeur des conducteurs centraux comme le montre la figure 1. Dans la réalisation préférée de l'invention, cette diminution progressive de la largeur du conducteur central est représentée sous forme de marches d'escalier. La largeur de chaque incrément et l'impédance correspondante sont 35 indiquées sur la figure 1 à titre d'exemple dans le cas du matériau diélectrique particulier utilisé qui est du polyguide d'une épaisseur de 3,18 mm. Afin de maintenir une impédance constante de 50 ohms, les résistances terminales RT1 et RT2 devraient chacune avoir une valeur de 100 ohms. Les valeurs de RL1 RL2, etc..., et la valeur de la source de potentiel V varient dans 40 une certaine mesure en fonction des diodes tunnel particulières utilisées, 71 11216 4 2088363 et la polarisation des diodes tunnel de cette façon est bien connue dans l'art antérieur. La flèche figurant à la sortie de chacun des circuits de détection indique une entrée de n'importe quel détecteur électronique de type approprié. Ces détecteurs pourraient être de simples voyants lumineux ou un calculateur, 5 selon le degré d'évolution désiré de l'ensemble du système. On a représenté sur la figure 4 une ligne ruban 10 pouvant être utilisée pour constituer la ligne à retard D1 de la figure 1. Cette ligne ruban comprend un conducteur central 16 enterré dans un matériau diélectrique 14 qui le sépare des plans parallèles de masse 12 et 13. Le conducteur central 16 repré-10 sente sur la figure 4 n'a pas encore été modifié de la façon iddiquée sur la figure 1, sa largeur W devant ultérieurement être modifiée pour correspondre aux dimensions indiquées sur la figure 1 relativement à la ligne D1, et son épaisseur T est d'environ 0,075 mm. La profondeur D du matériau diélectrique 14 est d'environ 3,17 mm, la constante diélectrique étant d'environ 2,41. 15 Une telle ligne ruban possède une vitesse de propagation d'environ 52 picosecondes par cm. Cette vitesse est donnée sous une forme inverse de celle sous laquelle la vitesse est normalement exprimée, afin de faciliter l'expression numérique et la disposition mécanique. Une formule permettant de calculer le temps de propagation par unité de longueur pour une ligne ruban est 20 donnée ci-après ; t, - 0,033 i€~ d r où t^ est exprimé en nanosecondes par centimètre et où est la constante diélectrique relative. Une formule permettant de calculer le temps de propagation par l'unité de longueur dans le cas d'une micro-bande est donnée 25 ci-après : tJ - 0,033 /0,45 E + 0,67 d r □n a représenté sur la figure 5 une micro-bande 20 composée du plan de masse 22, du matériau diélectrique 24 et du conducteur 26. Ce dernier, contrairement au conducteur de la ligne-ruban 10, n'est pas recouvert de 30 matériau diélectrique ni de plan de masse. La figure 6 ùeprésente une microligne ainsi qu'une ligne ruban réunies en un unique ensemble 30. La microligne se compose d'un conducteur central 26 enterré dans un matériau diélectrique 24 et ne possédant un plan de masse 33 que sur l'un de ses câtés. La ligne-ruban (représentée isolément sur la figure 4) se compose du conduc-35 teur central 16 et, de part et d'autre de celui-ci, d'un matériau diélectrique et de plans de masse. La micro-ligne ne diffère de la miero-bande de la figure 5 que par le fait que le matériau diélectrique 34 entoure complètement le conducteur central 26. La micro-bande et la micro-ligne sont représentées avant diminution progressive de la largeur W du conducteur central. Sur les 71 11216 5 2088363 figures 4,5 et 6, le conducteur central est représenté avant ' d'être modifié pour fournir une impédance constante. Cette modification peut être effectuée à l'aide d'une lame qui coupe le matériau de cuivre suivant une ligne fine, ou par décapage chimique. Il est évident qu'un tel processus pourrait 5 également être automatisé. Les vitesses de propagation de la micro-ligne et de la micro-bande sont similaires. Par conséquent, on peut utiliser soit une micro-ligne, soit une micro-bande avec la ligne ruban, cette dernière ayant une vitesse de propagation moins élevée. La figure 7 représente une autre réalisation possible de la présente 10 invention. Dans celle-ci, chacune des lignes à retard possède la même vitesse de propagation. Les signaux connus et inconnus sont appliqués aux extrémités opposées de chaque ligne à retard et par conséquent les extrémités opposés de chaque ligne à retard sont mises à la masse par l'intermédiaire d'une résistance. Les composants correspondants sont identifiés de la même 15 façon que sur la figure 1 ; certains composants n'ont pas été identifiés afin de ne pas surcharger le dessin. Les valeurs données aux composants de la réalisation de la figure 1 s'appliquent également à la réalisation de la figure 7. La même diminution progressive des lignes de transmission que dans la figure 1, doit être suivie à cela près que les deux lignes sont identiques, 20 c'est-à-dire que toutes deux sont des lignes ruban, des micro-lignes où des micro-bandes. Cela est nécessaire parce que les résistances R1 à R10 et R11 à R20 constituent une résistance en parallèle avec l'impédance caractéristique de la ligne. L'impédancB doit être maintenue à une valeur constante en diminuant la largeur du conducteur central. 25 Les figures 6,9 et 10 représentent des détecteurs à diode tunnel connectés de façon à détecter des signaux présentant les transitions négatives et positives. La figure 6 représente un détecteur à diode tunnel connecté de façon à âétecter des transitions positives. La figure 9 représente un détecteur à diode tunnel connecté de manière à détecter des transitions 30 négatives. La figure 10 représente des détecteurs à diode tunnel connectés de façon à détecter à la fois des transitions positives et négatives. Dans la réalisation particulière Représentée sur la figure 10rles détecteurs sont disposés alternativement de façon à détecter les transitions positive et négative. Dans cette réalisation, s'il s'agit seulement de détecter des transitions 35 positives, un détecteur sur deux seulement doit être potentiellement activé, c'est-à-dire que la polarisation des détecteurs est réglée de telle sorte qu'un niveau d'amplitudeprédéterminé d'un signal présentant une transition positive n'est détecté que par les diodes tunnel connectées à la source de potentiel +V. Par analogie, il en va de même s'il ne s'agit que de détecter 40 des signaux présentant des transitions négatives. Cependant, s'il s'agit 71 11216 6 2088363 d'analyser une impulsion complète, tous les détecteurs sont utilisés, permettant ainsi de déterminer les caractéristiques d'amplitude en fonction du temps des transitions positives et négatives d'un signal inconnu. Cela est particulièrement utile si l'on désire mesurer à la fois le temps de montée et le temps de chute d'une impulsion inconnue. En fonctionnement, un aspect important de l'invention dépend de la différence existant entre les vitesses de propagation d'une ligne-ruban et d'une micro-bande ou micro-ligne, ou de deux lignes de transmission différentes telles que des circuits coaxiaux ou groupés. Ces vitesses de propagation sont déterminées avec précision à l'aide des formules précédemment mentionnées. Une fois la différence entre les vitesses de propagation déterminées, il reste un état précis et stable puisque la ligne à retard est un élément passif. Une fois les vitesses de propagation relatives déterminées, les détecteurs sont connectés à des intervalles égaux en fonction de la résolution désirée. La résolution obtenue est évidemment variable, elle-aussi, et dépend des vitesses de propagation relatives des lignes à retard Cou de transmission) particulières employéesi Le fait de connecter les détecteurs à des intervalles de 2,5 cm, par exemple, provoque une diminution, à chaque point de connexion, de l'impédance des lignes à retard parallèles. On a constaté que la largeur du conducteur central doit être diminuée afin de compenser ce phénomène et de maintenir une impédance constante. Cette diminution de largeur peut se faire graduellement aux différents points, situés le long de la ligne à-retard, où les détecteurs sont connectés, comme le montre la figure 1. L'impédance caractéristique Zo (exprimée en ohms) d'une ligne ruban de faible impédance (50 ohms) est donnée par la formule suivante : Z » 9 x -»5 - • ' W"4) "b-t E ' 1 où C f est la capacitance de bord du conducteur central, ' . E^ est la constante diélectrique relative, E1 est égal à 0,0885 Er b est l'épaisseur du matériau diélectrique W est la largeur du conducteur central t est l'épaisseur du conducteur central. Pour le cas dans lequel : ^— > 0,35 et t/b L'impédance caractéristique d'une micro-bande de faible impédance (50 ohms) est donnée par la formule : z= ■135(S) -°-5ei 71 11216 7 2088363 où ^ 2: 1,20 O Ces formules sont valables pour une faible impédance d'environ 50 ohms et d'autres formules sont valables pour des impédances plus élevées de l'ordre de 100 ohms. Par exemple, dans le cas d'une ligne ruban ayant une 5 impédance élevée (100 ohms), l'impédance est obtenue grâce à la formule : 60 . / 46 \ Z " — . lnf . ) ° sr - \ *v r 0U £ S 0,25 et r^r ^ 0,35 b b-t d est égal à 0,67 (0,8 W + t) o Néanmoins, une discontinuité se produit à environ 83 ohms. Pour cette 10 raison,le graphique de la figure 2 a été établi à partir de données obtenues expérimentalement afin de déterminer la largeur effectivement requise du conducteur central dans chacune "des lignes en retard. Les caractéristiques obtenues expérimentalement, d'impédance en fonction de la largeur d'une ligne-ruban, d'une micro-ligne et d'une micro-bande sont représentées sur la 15 figure 2. Celle-ci indique également les caractéristiques calculées d'une micro-bande conformément à la formule ci-dessus, qui montre clairement que la discontinuité se produit à environ 83 ohms. Les dimensions effectives de la ligne à retard de la figure 1 sont obtenues à partir du graphique de la figure 2. La diminution effective d'impédance est déterminée par les 20 résistance R1, R2, R3 etc.. Dans l'exemple présent, la valeur de chacune de ces résistances R1, R2, etc... est égale à 1000 ohms. L'impédance de ligne requise pour chaque échelon entre ces résistances est donnée par la formule bien connue qui permet de calculer la résistance parallèle où Z est l'impédance vue de l'échelon précédent 50 Ri 25 Z * " * " ■ R -50 1 On détermine à l'aide de cette formule qu'une résistance d'une valeur de 52,6 ohms montée en parallèle avec une résistance d'une valeur de 1000 ohms fournit une impédance de 50,0 ohms. Le fait de prendre pour valeur initiale du graphique de la figure 2 une valeur de 52,6 ohms indique que la largeur 30 de la ligne ruban devrait être d'environ 4,67 mm et celle de la micro-ligne d'environ 8 mm, au point où la première résistance de 1000 ohms est connectée Toutes les largeurs ultérieures de la ligne ruban st de la micro-ligne (ou de la micro-bande) sont obtenues de cette manière. Le fonctionnement du circuit de la figure 1 est décrit ci-après à 35 l'aide de la figure 3. Un signal est injecté dans la micro-ligne D2 au point C et se propage vers la droite comme indiqué par la flèche. Au même instant t ■ to, une impulsion de fenêtre sst injectée dans la ligne ruban 71 11216 8 2088363 □1 au point A. La polarisation des détecteurs est choisie en fonction des conditions désirées pour mettre en service la diode tunnel appropriée. Comme le montre la figure 3, l'impulsion signal se propage à une vitesse plus grande que l'impulsion de fenêtre jusqu'à ce que l'instant t ■ t où la C 5 première diode tunnel est mise en service soit atteint. L'impulsion signal continue à se propager à une vitesse plus grande que l'impulsion de fenêtre et quittera la ligne à retard à l'instant t ■ tf. Une fois que l'impulsion signal a dépassé l'impulsion de fenêtre, toutes les diodes tunnel qui viennent ensuite seront également mises en service. En conséquence, la mise 10 en service d'une diode tunnel donnée fournit les informationns significatives concernant les caractéristiques d'amplitude en fonction du temps de l'impulsion-signal par rapport à l'impulsion de fenêtre. L'amplitude de l'impulsion de fenêtre est fixe. Le détecteur de coïncidence ne peut pas être mis en service si une seule impulsion est présente. Seule la polarisation 15 appliquée au détecteur permettra de déterminer le niveau du signal d'entrée qui provoquera la coïncidence. Si une polarisation élevée est appliquée au détecteur, la coïncidence se produira à un faible niveau du signal. Dans le cas d'une faible polarisation, la coïncidence se produira à un niveau élevé du signal. En déterminant le niveau du signal qui doit être détecté, on 20 détermine une position dans le temps par rapport à la position de temps de l'impulsion de fenêtre. Ce résultat est obtenu en sélectionnant la polarisation à appliquer aux détecteurs. Afin de déterminer le temps de montée d'un signal, deux lignes à retard sont employées,comme le montre la figure 1. Les polarisations appliquées aux 25 détecteurs de l'une de ces lignes sont réglées de façon à ce que la coïncidence se produise au niveau de 10% de l'amplitude du signal, et les polarisations appliquées aux détecteurs de la seconde ligne sont réglées de façon à obtenir une coïncidence au niveau de 90% de l'amplitude du signal.La première ligne sert à déterminer le niveau de 10% de l'amplitude de l'im-30 pulsion signal et la seconde ligne à déterminer le niveau de 90%. En comparant les intervalles de temps requis pour atteindre les deux niveaux, on obtient une indication très précise du temps de montée. La réalisation représentée sur la figure 7 fonctionne de façon analogue à celle de la figure 1 mais diffère de cette dernière en ce que les deux 35 signaux se propagent à la même vitesse et doivent par conséquent être appliqués aux extrémités opposées des lignes à retard. La résolution de cette réalisation n'est pas aussi souple ou précise que celle de la réalisation préférée. Sa structure physique effective impose une contrainte. La résolution de la réalisation de la figure 7 est déterminée par 40 l'espacement effectif entre les détecteurs connectés à la ligne (et non par 71 11216 9 2088363 la différence entre les vitesses de propagation ou par l'espacement comme dans le cas de la réalisation de la figure 1). Si la vitesse dë propagation est d'environ:33 picosecondes/cm, la résolution du système sera dans la meilleure hypothèse de 66 picosecondes. Pour obtenir une résolution de 10 5 picosecondes, les détecteurs devraient être physiquement séparés par une distance d'environ 3,18 mm, ce qui est pratiquement impossible en raison des dimensions actuelles des composants. En conclusion, on a décrit ci-dessus un circuit de mesure de phénomènes transitoires composé de deux lignes de transmission et de divers détecteurs 10 de coïncidence régulièrement espacés qui connectent ces deux lignes. La précision de résolution de la réalisation préférée est fonction de la différence entre les vitesses de propagation des deux lignes de transmission. Chacune de ces lignes est construite de façon à ce qu'une impédance constante soit maintenue sur toute sa longueur. On a également décrit ci-dessus un 15 procédé permettant de déterminer avec une très grande précision les caractéristiques d'amplitude en fonction du temps d'un signal inconnu. Bien que l'on ait décrit dans ce qui précède et représenté sur les dessins les caractéristiques essentielles de l'invention appliquées à un mode de réalisation préférée de celle-ci, il est évident que l'homme de l'art 20 peut y apporter toutes modifications de forme ou de détail qu'il juge utiles sans pour autant sortir du cadre de ladite invention. 71 11216 10 2088363 REVENDICATIONS 1. Dispositif permettant de déterminer les caractéristiques d'amplitude en fonction du temps d'un signal inconnu, caractérisé en ce qu'il comprend : une première ligne de transmission le long de laquelle se propage un signal connu à une première vitesse de propagation ; 5 une seconde ligne de transmission le long de laquelle se propage ledit signal inconnu à une seconde vitesse de propagation j des détecteurs connectés à des points correspondants le long de chacune des lignes de transmission afin de détecter un rapport prédéterminé entre les signaux connus et inconnus permettant ainsi de déterminer les caractéristiques 10 dudit signal inconnu. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la largeur du conducteur central de chacune des dites lignes de transmission diminue progressivement d'une extrémité de la ligne à l'autre de façon à maintenir une impédance constante. 15 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que la diminution de largeur de conducteur central se produit paf- échelons à chacun des points de correspondance sur toute la longueur de chacune des lignes de transmission aux points où les détecteurs sont connectés. 4. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que : 20 ladite première ligne de transmission est une ligne-ruban, ladite seconde ligne de transmission est une micro-ligne ayant une vitesse de propagation plus élevée que la première ligne de transmission, le signal inconnu introduit ultérieurement, rattrapant et dépassant ainsi le signal connu. 25 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que j le signal transmis sur la ligne ruban se propage à une vitesse telle que 52 picosecondes s'écoulent entre le passage d'un même point du signal à des emplacements de ligne séparés par une distance d'un centimètre ; le signal transmis sur la micro-ligne se propage à une vitesse telle que 30 44,fl picosecondes s'écoulent entre le passage d'un même point du signal à des emplacements de ligne séparés par une distance d'un centimètre ; les discriminateurs sont connectés sur toute la longueur de chacune des dites lignes de transmission à des intervalles de 2,5 cm ; la résolution permettant de détecter le rapport prédéterminé entre 71 11216 11 2088363 les dits signaux connu et inconnu étant d'environ 16 picosecondes. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que la distance séparant les détecteurs est inférieure à 2,5 cm et en ce que la résolution dans le temps est supérieure à 18 picosecondes. 5 7. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'espacement est supérieur à 2,5 cm et en ce que la résolution dans le temps est inférieure à 18 picosecondes. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que la différence entre les vitesses de propagation des deux lignes de transmission est 10 inférieure à environ 7,2 picosecondes par cm, en conséquence de quoi la résolution permettant de détecter le rapport prédéterminé existant entre les signaux connu et inconnu est supérieure à 7,2 picosecondes par cm de ligne de transmission. 9. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les détecteurs 15 comprennent des diodes tunnel. 10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que n'importe laquelle des dites diodes tunnel passe d'un état à un autre état en réponse à des niveaux de potentiel correspondants prédéterminés des signaux connu et inconnu.