i La présente invention se rapporte à un dispositif permettant le sauvetage de personnes en danger dans un im- meuble de grande hauteur ou un bâtiment analogue, équipé d'une ou plusieurs glissières de guidage assujetties au mur de façade et dans lesquelles une nacelle de sauvetage peut monter ou descendre au moyen d'éléments de guidage. De tels dispositifs ont pour objet de permettre, d'une manière peu onéreuse et durable, un sauvetage facile et sûr par eux-mêmes des occupants d'un immeuble en flamme, qu'ils ne peuvent pas quitter à l'aide des échelles utili- sées actuellement. En outre, ces dispositifs visent à per- mettre aux sapeurs-pompiers de pénétrer facilement à l'in- térieur du bâtiment et de sauver des personnes emprisonnées dans les étages supérieurs. A cet effet, le brevet DE-PS 67 409 a décrit un dispositif de sauvetage comportant deux tubes disposés à distance l'un de l'autre contre la paroi externe d'un bâti- ment. A l'intérieur de ces tubes se trouve un câble sans fin guidé par des galets et auquel sont reliés des pistons mobiles dans les tubes. Par l'intermédiaire de fentes ménagées dans les tubes, chaque piston est solidaire d'une gondole de sauvetage. Les deux gondoles exercent un effet récipro- que, c'est-à-dire que la gondole occupée par les personnes à sauver glisse vers le bas en étant co;wnandée par un méca- nisme de freinage, cependant que la deuxième gondole vide effectue en même temps un déplacement ascendant. Ce dispositif connu ne permet pas de sauver les personnes de tous les étages de l'immeuble en flamme. Un autre dispositif de sauvetage connu, décrit dans le brevet DE-PS 163 588, pallie cet inconvénient grâce au fait qu'une nacelle de sauvetage, guidée dans une glis- sière solidaire du bâtiment, est suspendtmà une poulie et déplacée par cette dernière. La poulie présente l'inconvé- nient que les câbles nécessaires sont menacés en cas d'in- cendie,rendant de ce fait l'ensemble du dispositif de sauve- tage inutilisable. Il est également connu (demande de brevet DE-AS 2 628 041) de disposer la poulie solidaire de la façade de telle sorte que la nacelle de sauvetage soit tirée à l'écart du bâtiment par un câble porteur et guidée vers le bas. Un tel agencement ne se prête pas à l'utilisation dans des im- meubles de grande hauteur, étant donné que le point de renvoi inférieur du câble porteur doit être relégué très loin à l'écart du bâtiment. Dans des zones de construction dense, par exemple au coeur de la ville de NewYork,on ne dispose pas de la place nécessaire. Dans un autre dispositif de sauvetage de personnes en péril dans un immeuble en flamme, proposé par la demande de brevet DE-OS 2 447 030, les balcons des bâtiments compor- tent chacun une gondole de sauvetage latérale qui, lors d'un incendie, pivote sur des joints articulés en direction du mur de façade et est amenée en prise, au moyen d'un cliquet, avec une glissière fixée à la maçonnerie. Ce cliquet permet à la gondole de glisser vers le bas en freinant elle-même son dé- placement. Un tel dispositif présente l'inconvénient que la gondole de sauvetage ne peut être utilisée qu'une seule fois. De ce fait, les personnes restées à l'étage considéré ne peu- vent plus être sauvées par cette gondole après que celle-ci a effectuée une seule descente. Un autre inconvénient réside dans le fait qu'il n'est pas possible d'utiliser plusieurs gondoles simultané- ment, étant donné qu'elles se gênent mutuellement, qu'elles sont superposées à la base du bâtiment et que les personnes ne peuvent descendre qu'à grand- peine des gondoles situées le plus haut. En outre, en cas d'incendie, on utilise, pour sauver des personnes, des échelles de pompiers mobiles et télescopiques et des échelles extérieures assujetties aux façades des bâtiments. De telles échelles ne peuvent attein- dre qu'une hauteur maximale de 30 mètres. Des ascenseurs externes séparés des bâtiments, ou bien ce qu'on appelle des tours de retraite sont très onéreux, très encombrants et peu pratiques du point de vue architectonique. La présente invention a donc pour objet d'éviter les inconvénients des dispositifs connus en proposant un dispositif de sauvetage autonome présentant un haut degré de sécurité. 2471 346 Selon les caractéristiques essentielles de l'in- vention, la glissière de guidage consiste en une crémaillère qui, coopérant avec une cabine de sauvetage dotée de son propre système d'entrainement, est disposée à un endroit de la façade tel que l'ouverture d'accès de ladite cabine de sauvetage se trouve dans la région des fenêtres de pièces résistant aux flammes. Dans les immeubles de grande hauteur (I G H), les cages d'escalier doivent constituer des pièces ignifu- gées conformément aux dispositions légales de construction, de manière à permettre une échappatoire à des personnes en danger. La résistance aux flammes ne suffit pas toujours, étant donné que les cages d'escalier dégagent une fumée épaisse peu de temps après le début d'un incendie, coupant ainsi toute retraite. Le dispositif de sauvetage selon l'in- vention est conçu de telle sorte que, à chaque étage, les personnes en péril puissent être sauvées de la cage d'esca- lier ou d'un autre local ignifugé, grâce aux cabines de sau- vetage équipéesde leur propre mécanisme d'entraînement. Lorsque le mécanisme d'entraînement de chaque cabine individuelle est indépendant de la source d'énergie alimentant l'intérieur du bâtiment, il est possible de con- tinuer d'utiliser le dispositif de sauvetage selon l'inven- tion même lorsque le courant est coupé à l'intérieur du bâ- timent, en ayant recours à un groupe électrogène de secours. L'utilisation d'un générateur de courant est également avan- tageuse, car ce dernier peut être apporté et connecté par l'équipe de sauveteurspar exemple les sapeurs-pompiers, le service d'assistance technique ou un service analogue. L'entraînement de la cabine de sauvetage peut n'être pas seulement électrique, mais également hydraulique ou pneuma- tique. Cependant, il doit être garanti la présence d'un dis- positif résistant au gel. La disposition de la cabine de sauvetage au voi- sinage de locaux ignifugés par exemple la cage d'escalier ou ce qu'on appelle des cellules de protection contre l'in- cendie présentent l'avantage que, en cas d'incendie, les personnes en danger peuvent repérer rapidement et sûrement ces locaux propices au moyen d'un système de guidage optique ou acoustique, et qu'elles peuvent s'y réfugier sans grand danger jusqu'à ce qu'elles soient sauvées par les cabines de sauvetage selon l'invention. En particulier dans d'importants I G H logeant des bureaux dans lesquels travaillent plusieurs centaines de personnes par étage, le système de guidage garantit que les personnes en danger pourront, en cas d'incendie, trouver les locaux ignifugés et s'y réfugier jusqu'à leur sauvetage. Les locaux d'habitation et les bureaux comportent des matières combustibles, de sorte que ces locaux ne sont pas au nombre des locaux résistant aux flammes. Pour ces raisons, il convient de ne pas installer la crémaillère de guidage dans la région de ces locaux. Ce facteur doit être particulièrement pris en considération lorsqu'on équi- pe des I G H existants. Un avantage essentiel du dispositif selon l'invention réside dans le fait qu'il peut être monté après coup, simplement et à peu de frais. Lorsque la cré- maillère de guidage est implantée après coup sur une maison, la statique existante de cette dernière doit être prise en compte. Pour garantir de tout temps la sécurité du disposi- tif, il convient de ne pas fixer la crémaillère de guidage uniquement contre la maçonnerie de parement ou le revêtement de la façade du bâtiment.' Lorsque le dispositif est rapporté, la crémail- lère de guidage peut être adaptée architectoniquement à la façade du bâtiment par des moyens très simples, par exemple en lui donnant une configuration ou une couleur appropriée. La crémaillère de guidage, logeant les éléments de guidage et le mécanisme d'entraînement et consistant en des profilés creux, peut être raccordée par un réseau de tubes aux canalisations d'eau publiques, de manière à être ainsi suffisamment refroidie, même lors d'un incendie im- portant, et à présenter une sécurité suffisante permettant un bon fonctionnement de la cabine de sauvetage. Un manchon de raccordement supplémentaire, monte sur les profilés creux constituant la glissière de guidage et accessible de l'ex- térieur, permet en outre aux équipes de sauvetage de main- tenir efficace le circuit de refroidissement en utilisant un tube souple raccordé à une prise d'eau se trouvant à proximité. Par ailleurs, lorsque la crémaillère de guidage, fixée à la façade du bâtiment, est dilatable longitudina- lement, même de hautes températures présentes lors d'un grand incendie ne peuvent pas altérer la solidité de ladite crémaillère et de ses organes d'entraînement. Un refroidissement est particulièrement avanta- geux lorsque la cabine de sauvetage est entraînée par un pignon coopérant avec une crémaillère montée dans la glis- sière de guidage. En outre, la glissière de guidage consiste en un profilé subdivisé délimitant des compartiments, ladite crémaillère faisant partie de ce profilé. Avantageusement, la glissière est réalisée en un matériau résistant à la corrosion tel que de l'acier inoxydable. La liaison entre la cabine de sauvetage et la glissière de guidage a lieu de telle sorte que ladite cabine puisse être rapidement et s srement reliée à ladite glissière et dégagée de cette dernière. Le dispositif selon l'inven- tion, comportant une cabine de sauvetage mobile, présente l'avantage qu'il n'est pas nécessaire de prévoir une cabine individuelle pour chaque bâtiment. Cette cabine peut être apportée en cas d'incendie par les équipes de sauvetage, être reliée à la glissière de guidage et entraînée par un groupe générateur également apporté par lesdites équipes. De la sorte, seules quelques cabines de sauvetage sont né- cessaires et, en outre, l'aspect de la façade d'un bâtiment n'est pas enlaidi du point de vue architectural. Par ail- leurs, pour améliorer l'aspect d'une façade, il est possible de loger la cabine de sauvetage dans une fosse souterraine pouvant être couverte et préservée de l'extérieur, et de ne l'en sortir qu'en cas d'incendie. Comme décrit ci-dessus, il n'est pas toujours possible d'éviter que les cages d'escalier ignifugées déga- gent à leur tour de la fumée. Pour empêcher que cette fumée pénètre dans les cabines de sauvetage et s'y accumule, cha- que cabine de sauvetage n'est ignifugée que dans sa région inférieure, afin de présenter une protection contre des flammes jaillissant de fenêtres voisines. Sa région supé- rieure est ajourée de telle sorte que la fumée présente puisse s'évacuer. Les cabines de sauvetage ainsi que les locaux résistant aux flammes sont équipés d'un nombre suf- fisant d'appareils de sauvetage d'urgence, de masques à oxygène ou éléments analogues, garantissant ainsi une gran- de sécurité aux personnes en danger. Par ailleurs, la cabine comprend un fond fixe, quatre parois latérales inférieures fixes et fermées, se prolongeant jusqu'à mi-hauteur, quatre parois latérales supérieures ouvertes et ajourées, se prolongeant jusqu'à mi- hauteur ainsi qu'un couvercle ajouré. Selon une autre forme de réalisation, pour per- mettre une indépendance par rapport aux cellules de protec- tion contre l'incendie ou aux cages d'escalier constituant un refuge, il est prévu, dans les faces externes de la ca- bine perpendiculaires à la façade du bâtiment, des ouver- tures d'accès supplémentaires coopérant aveç des passerel- les pivotantes ou des organes analogues équipés de grillages protecteurs. Ces passerelles peuvent pivoter à l'aide de moyens très simples, de sorte que la cabine de sauvetage est acces- sible à partir de presque toutes les fenêtres. Une telle mesure est particulièrement avantageuse lorsque les couloirs et les cages d'escalier à, l'intérieur du bâtiment sont déjà enfumés et ne sont plus accessibles. Dans ce cas, les passe- relles, conformées en ponts en porte-à-faux suspendus à des câblessont fixées aux parois latérales de la cabine. Ces ponts en porte-à-faux sont en plusieurs tronçons reliés les uns aux autres par des pivots. Lesdites passerelles sont déployables télescopiquement et fixées sous le fond de la cabine. Ces passerelles télescopiques sont entraînées par un mécanisme hydraulique, pneumatique ou mécanique. En outre, les extrémités extérieures des passerelles prennent appui sur des dispositifs élévateurs supplémentaires respectifs mobiles dans une autre glissière assujettie à la façade de l'immeuble, la cabine et les dispositifs élévateurs étant entraînés en synchronisme. Pour permettre un sauvetage de personnes ne se trouvant pas uniquement dans des locaux dont les fenêtres sont superposées dans un même alignement, l'ensemble de la glissière de guidage peut se déplacerpar ses extrémités supérieure et inférieure, dans des dispositifs mobiles parallèlement au mur de façade, d'o il résulte que la cabine entière peut atteindre chaque fenêtre. L'invention sera décrite plus en détail en re- gard des dessins annexés à titre d'exemples nullement li- mitatifs et sur lesquels: la figure 1 est une vue en élévation de la fa- çade d'un immeuble de grande hauteur contre laquelle est montée une glissière de guidage; la figure 2 est une coupe transversale de ladite glissière de guidage; la figure 3 est une coupe par la ligne 3-3 de la figure 2; la figure 4 est une coupe par la ligne 4-4 de la figure 2; la figure 5 est une coupe illustrant la cabine de sauvetage; la figure 6 est une vue en plan de ladite cabine; la figure 7 est une vue en élévation dans le- sens de la flèche A de la figure 6; et la figure 8 est une vue en plan de ladite cabine dont une passerelle est déployée. Contre le mur de façade d'un immeuble à grande hauteur (I G H) 1 dont les fenêtres de ses bureaux ou locaux d'habitation portent la référence 2, une glissière de gui- dage 4, montée dans la région de fenêtres 3 de locaux résis- tant aux flammes, se prolonge à partir du point culminant de 1' I G H 1 jusqu'à une fosse 5 située au-dessous du revê- tement 7 de la chaussée. Cette fosse 5 est fermée par un couvercle 6 monobloc ou en plusieurs parties. La glissière de guidage 4 consiste, entre autres, en un profilé subdivisé comprenant un profilé médian mono- bloc 10 et deux profilés externes 8 et 9. Ces profilés sont reliés par des cordons de sou- dure i à 14, de manière à délimiter des compartiments 15 et 16 destinés à recevoir un fluide de refroidissement. Les extrémités libres des profilés externes 8 et 9 sont con- formées en U. Dans les espaces ainsi délimités, s'engagent deux étriers de retenue 18 et 19 solidarisés par une plaque 17 et des boulons d'ancrage 20 avec la façade de l'I G H l. La région du profilé médian 10 comprise entre les cordons de soudure Il et 13 a la forme d'une crémaillère 21 dans laquelle peut engrener un pignon d'entraînement 22. Par l'intermédiaire d'un coussinet non représenté, ce pignon 22 est monté sur la partie médiane 23a d'un axe 23 solidaire d'un cadre de support 24. En outre, cet axe 23 présente deux bouts d'arbre 23b et 23c sur lesquels sont montés les élé- ments de guidage d'une cabine de sauvetage 32. Ces éléments de guidage consistent, en autres, en deux rouleaux 25 et 26 entourant les bouts d'arbre 23b et 23c. Ces rouleaux de guidage 25 et 26, en contact avec les faces internes du pro- filé 10 orientées parallèlement à la façade de l' I G H i servent à guider la cabine 32. Pour que ce cadre 24 soit déplacé également perpendiculairement au plan de guidage des rouleaux 25 et 26, les bouts d'arbre 23b et 23c compor- tent des évidements destinés à loger des galets de guidage 27 et 28 montés à leur tour sur des goujons 29 et 30 dis- posés dans lesdits bouts d'arbre 23b et 23c. Les galets 27 et 28 sont en contact avec les faces internes du profilé orientées perpendiculairement à la façade de l'I G H 1. Le pignon 22 est entraîné par un mécanisme 31 représenté schématiquement. Ce mécanisme peut consister en un moteur électrique coopérant avec une transmission, en un moteur hydraulique ou en un élément analogue. La cabine de sauve- tage 32, illustrée schématiquement, comporte des parois latérales 33 et présente, dans la région de lI G H 1 des ouvertures d'accès 34 et 35 fermées éventuellement par des portes, ainsi qu'une ouverture de sortie 36, comportant également une porte le cas échéant. Le fond de-cette cabine porte la référence 39. Le mécanisme d'entraînement 31 et la glissière de guidage 4 peuvent être disposés contre la pa- roi postérieure de la cabine 32, ou bien au-dessous du fond 39, ou bien encore au-dessus du toit, non représenté, de ladite cabine. Les compartiments 15 et 16 sont raccordés à un circuit d'eau de refroidissement non représenté. Ce- pendant, dans la région inférieure de l'I G H 1, se trouve commodément un manchon supplémentaire 37 permettant aux sapeurs-pompiers d'effectuer un raccordement supplémentai- re d'eau de refroidissement en cas d'incendie. Ce raccor- dement peut consister en un tuyau d'incendie raccordé à une prise d'eau située à proximité. La glissière de guidage 4 est reliée à l'I G H 1 de manière à pouvoir se déplacer librement par suite de dilatations thermiques. Les extrémités en U des profilés externes 8 et 9, entourant les étriers de retenue 18 et 19, permettent une telle expansibilité. Les éléments 22 à 31 font partie de la cabine de sauvetage 32. Pour permettre à cette dernière d'être reliée rapidement, sûrement et avant tout sans difficulté à la glissière 4, les branches infé- rieures 38a et 38b des profilés 8 à 10 sont sectionnées dans la région correspondant à ladite glissière 4. Commodément, cette découpe se trouve dans la fosse 5, par exemple à proximité du revêtement 7 de la chaussée. Les éléments de guidage et d'avance 22 à 31 de la cabine 32 sont introduits dans l'espace interne du pro- filé dans la région o les branches 38a et 38b sont décou- pées, de telle sorte que la denture du pignon 22 vienne en prise avec celle de la crémaillère 21. Un léger soulève- ment de la cabine 32 permet d'assurer une bonne mise en place des éléments de guidage et d'avance à l'intérieur de la glissière 4. Dans le cas o la cabine 32 est reliée en permanence à cette glissière 4, il n'est pas indispensa- ble de découper les branches 38a et 38b. En revanche, lors- que ces découpes se trouvent à l'intérieur de la fosse 5, il convient de faire en sorte, à l'aide d'une butée non représentée, que la cabine 32 soit bloquée sensiblement au- dessus des extrémités découpées des branches 38a et 38b, de manière à prévenir son glissement inopportun hors de la glissière 4. Il n'est pas indispensable d'équiper chaque I G H d'une cabine de sauvetage 32 individuelle et de ses éléments de guidage et d'avance 22 à 31. Il est parfaite- ment envisageable que de telles cabines de sauvetage soient détenues par les sapeurs-pompiers et transportées par ces derniers en cas d'incendie sur le lieu du sinistre pour y être utilisées. Lorsque le sauvetage des victimes a eu lieu, la cabine 32 peut être utilisée par les pompiers pour étein- dre un incendie, puis à nouveau emportée par ces pompiers après l'extinction du feu. La figure 6 représente une autre forme de réali- sation de la cabine 32, dont les parois externes 33 sont percées d'ouvertures d'accès supplémentaires 40 et 41 coopérant avec des passerelles pivotantes 42 et 43 équipées de rembardes ou grillages protecteurs 44 et 45. Dans l'exem- ple de réalisation illustré, les passerelles 42 et 43 sont conformées en des ponts en porte-à-faux en deux parties com- prenant chacun des tronçons respectifs 42a et 42b, 43a et 43b. Par l'intermédiaire de pivots 46 et 47, les ponts 42 et 43 sont articulés sur la cabine 32 et, en outre, ils sont emboi- tables l'un dans l'autre grâce à des articulations 48 et 49. Dans ce cas, les tronçons individuels 42a et 42b présentent des largeurs différentes. Les grillages protecteurs 44 et 45 sont rabattables. Des poulies 50 et 51 guident des câbles 52 et 53 auxquels sont suspendues les passerelles pivotantes. Au lieu d'utiliser des passerelles en fornme de ponts à porte-à-faux, on peut également utiliser des passerelles pivotantes ou déployables télescopiquement ou d'une autre manière. Lorsqu'on utilise par exemple des passerelles télescopiques, auquel-cas les câbles de suspension 52 et 53 ne sont pas indispensables, on peut utiliser des glissières de guidage supplémentaires 54 coopérant avec un dispositif élévateur 55. Les glissières 54 sont assujetties au mur de façade de l'I G H 1, cependant que le dispositif élévateur 55 est réalisé de la même façon que le mécanisme d'avance de la cabine 32. La passerelle 42 ou 43 peut alors prendre appui sur ce dispositif 55. Le dispositif élévateur peut être entraené en synchronisme avec la cabine 32. Cela n'est cependant pas indispensable. En effet, il est possible de rentrer les passerelles, après quoi la cabine 32 descend lorsqu'elle contient le nombre de personnes souhaité. Il va de soi que de nombreuses nodifications peuvent être apportées au dispositif décrit et représenté, sans sortir du cadre de l'invention. 24-71346 :11 R E V E Y D I C A T I 0 N S 1. Dispositif destiné à sauver des personnes en danger dans un immeuble de grande hauteur ou un bâtiment analogue, équipé d'une ou plusieurs glissières de guidage assujetties au mur de façade et dans lesquelles une nacelle de sauvetage peut monter et descendre au moyen d'éléments de guidage, dispositif caractérisé en ce que ladite glissière de guidage (4) consiste en une crémaillère qui, coopérant avec une cabine de sauvetage (32) dotée de son propre méca- nisme d'entraînement (31), est disposée à un endroit de la façade de l'immeuble de grande hauteur (1) tel que l'ouver- ture d'accès (34;35) de ladite cabine (32) se trouve dans la région des fenêtres (3) de locaux résistant aux flammes. 2. Dispositif selon la revendication 1, caracté- risé en ce que la source d'énergie alimentant le mécanisme d'entraînement (31) est indépendante de la source d'énergie alimentant l'intérieur de l'immeuble. 3. Dispositif selon la revendication 2, caracté- risé en ce que la source d'énergie consiste en un groupe électrogène de secours et,éventuellement ou en variante, en un générateur de courant apporté par l'équipe de sauvetage. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendi- cations 1 à 3, caractérisé en ce que les locaux ignifugés peuvent être atteints par les personnes en-péril grâce à un système de guidage optique ou acoustique monté à l'intérieur de l'immeuble de grande hauteur (1). 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendi- cations 1 à 4, caractérisé en ce que la glissière de guidage consiste en un profilé creux refroidi par un fluide. 6. Dispositif selon la revendication 5, caracté- risé en ce que le profilé constituant la glissière (4) pré- sente un manchon de raccordement supplémentaire (37) permet- * tant le passage d'un fluide de refroidissement et accessible de l'extérieur. 7. Dispositif selon l'une des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que la glissière (4), montée contre la façade de l'immeuble de grande hauteur, est dilatable dans le sens longitudinal. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendi- cations 5 à 7, caractérisé en ce que la glissière (4) com- porte une crémaillère (21) s'étendant sur toute sa hauteur et dans laquelle engrène un pignon (22) solidaire du méca- nisme d'entraînement (31) de la cabine de sauvetage (32). 9. Dispositif selon l'une quelconque des reven- dications 5 à 8, caractérisé en ce que la glissière (4) consiste en un profilé subdivisé (8 à 10) délimitant des compartiments (15, 16). 10. Dispositif selon l'une des revendications 8 et 9, caractérisé en ce que la crémaillère (21) fait par- tie du profilé (10). 11. Dispositif selon I'une quelconque des reven- dications 5 à 10, caractérisé en ce que la glissière (4) est réalisée en un matériau résistant à la corrosion. 12. Dispositif selon la revendication 11, carac- térisé en ce que la glissière (4) est en acier inoxydable. 13. Dispositif selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 12, caractérisé en ce que la cabine de sauve- tage (32) est reliée de manière facilement amovible à la glissière de guidage (4). 14. Dispositif selon la revendication 13, carac- térisé en ce que la cabine (32) est résistante aux flammes et est conçue pour évacuer la fumée accumulée. 15. Dispositif selon la revendication 14, carac- térisé en ce que la cabine (32) comprend un fond fixe (39), quatre parois latérales inférieures (33) fixes et fermées, se prolongeant jusqu'à mihauteur, quatre parois latérales supérieures (33) ouvertes et ajourées, se prolongeant jus- qu'à mi-hauteur, ainsi qu'un couvercle ajouré. 16. Dispositif selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 15, caractérisa en ce que la glissière (4) se prolonge par une fosse obturable (5) jusqu'au-dessous du revêtement (7) de la chaussée, et en ce que ladite fosse (5) est réalisée de manière à loger la cabine de sauvetage (32) lorsque son couvercle (6) est fermé. 17. Dispositif selon la revendication 1, carac- térisé en ce que des ouvertures d'accès supplémentaires (40, 41)lménagées dans les faces externes f33, de la ischine (32) perpendiculaires à la facade de l'immeuble (1), coopérent avec des passerelles pivotantes (42, 43) équipées de gril- lages protecteurs (44, 45). 18. Dispositif selon la revendication 17, carac- téris6 en ce que les passerelles (42, 43), en forme de pontsen porte-àfaux suspendus à des câbles (52, 53), sont fixées aux parois latérales (33) de la cabine (32). 19. Dispositif selon la revendication 18, carac- térisé en ce que les ponts en porte-à-faux sont en plusieurs tronçons(42a, 42b, 43a, 43b), et en ce que ces tronçons sont reliés les uns aux autres par des articulations (48, 49). 20. Dispositif selon la revendication 17, carac- térisé en ce que les passerelles (42, 43) sont déployables télescopiquement et fixées sous le fond de la cabine (32). 21. Dispositif selon la revendication 20, carac- térisé en ce que les passerelles télescopiques (42, 43) sont entraînées par un mécanisme hydraulique, pneumatique ou mécanique. 22. Dispositif selon l'une quelconque des reven- dications 17 à 20, caractérisé en ce que les extrémités extérieures des passerelles (42, 43) prennent appui sur des dispositifs élévateurs supplémentaires respectifs (55), mobiles dans une autre glissière (54) assujettie à la façade de l'immeuble (1). 23. Dispositif selon l'une quelconque des reven- dications 17 à 21, caractérisé en ce que la cabine (32) et les dispositifs élévateurs supplémentaires (55) sont entraînés en synchronisme. 24. Dispositif destiné à sauver des personnes en danger dans un immeuble de grande hauteur ou un bâtiment analogue, équipé d'une ou plusieurs glissières de guidage assujetties au mur de façade et dans lesquelles une nacelle de sauvetage peut monter ou descendre au moyen d'éléments de guidage, ladite glissière de guidage consistant en une crémaillère qui, coopérant avec une cabine de sauvetage dotée de son propre mécanisme d'entraînement, est disposée à un endroit de la façade dudit immeuble de grande hauteur tel que l'ouverture d'accès de ladite cabine se trouve dans la région des fenêtres de locaux résistant aux flammes, selon la revendication 1, dispositif caract6risé en ce que ladite glissière de guidage est soutenue par ses extrémités supérieure et inf6rieure par des dispositifs se déplaçant parallèlement audit mur de façade.