L'invention se rapporte à un convoyeur de lopins sidérurgiques à avance pas à pas. On connaît déjà des transporteurs tirant ou poussant le produit utilisé adapté au transit de lopins de matière dense. Deux chaînes sans fin supportent des raclettes qui poussent les prOduits le long d'une auge fixe horizontale ou portent le produit sur une chaîne à raclettes. Ce genre de transporteurs nécessitent un appareillage d'entraînement im portant et onéreux et sont d'un encombrement important. De plus, la structure complexe , nécessitée par ce genre de réalisation en fait un appareillage coûteux. Lors d'une utilisation en forgeage pour le transport des ébauches, les bavures de celles-ci se détachent en cours de ripage et viennent se coincer sous les raclettes empêchant un fonctionnement correct de leur dispositif d'entrai- nement. Ceci est également vrai pour la calamine qui se détache par les secousses dues au ripage. II existe d'autres convoyeurs, par exemple ceux du type à chaîne, mais leur prix de revient s' avère particulièrement élevé et il faut mettre la chant ne à l'abri des parties chaudes. D'autres convoyeurs utilisent un tapis ou un grillage métallique. Cette solution conte chère et la déformation du tapis sur les bords provoque des usures prematurées, des déformations locales du tapis et des objets transportés. Le transporteur selon la présente invention a pour but de remedier à ces inconvénients. I1 se caractérise en ce qu'il comprend,sous deux plans inclinés porteurs et convergents à 900 d'angle, une rampe motrice mobile longitudinalement pourvue à intervalles réguliers de doigts de poussée à masselottes montés pivotants sur cette rampe reliée cinématiquement à un moteur, par exemple à un vérin, animant la rampe d'un mouvement de va-et-vient dont l'amplitude est au moins égale à la distance qui existe entre deux doigts consécutifs. Le présent convoyeur est destiné plus spécialement à équiper des ateliers de forge et, par conséquent, à transporter des lopins sidérurgiques en vue de leur déformation en pièces mécaniques. La conception de ce convoyeur a été guidée par au moins deux idées de base: - réaliser un transpDrteur de lopins permettant l'alimentation au coup par coup par exemple d'un ensemble de forgeage entierement automatisé ; - construire un convoyeur de forge d'un coût minimal, en prévoyant une structu rt fort simple. L'ossature de l'appareil est considérée comme un matériau consommable réalisé en métal commun ferraillé après usure. Le groupe moteur se récupère et on lui adjoint un nouvel ensemble porteur. Les avantages du convoyeur selon l'invention découlent de ce qui précède. - D'une réalisation simple, ce convoyeur est pratique, économique et fiable. - Les lopins transportés sont acheminés sans contact avec des éléments mécaniques. - Le moteur pneumatique est protégé contre les chutes de calamine lors du transport de lopins chauds. L'invention sera bien comprise en se référant à la description suivante faite à titre d'exemple non limitatif et au dessin annexé dans lequel - La figure 1 est une vue schématique en coupe longitudinale du convoyeur selon l'invention, doigts de poussée au travail, - la figure 2 est une vue schématique en coupe longitudinale du convoyeur selon l'invention, lors du mouvement de retours - la figure 3 est une vue schématique en coupe transversale du convoyeur selon l'invention. On se référera simultanément aux deux figures existantes. Le convoyeur son l'invention se compose d'une ossature métallique 1 comprenant deux montants verticaux 2 et 3 supportés par des pieds tels que 4 réglabies en hauteur et supportant deux plans inclinés porteun-respectivement 5 et 6 convergeant à 909 d'angle réalisant de véritables guides porteurs sous forme d'un dièdre dont la zone d'arête est libre. Sur ces guides coulissent des lopins 7. Chaque montant comporte fixés sur sa face intérieure deux guides inférieur et supérieur, respectivement 8 et 9 sous forme de longerons placés côte à côte, les guides homologues de chaque montant se faisant face. Dans l'espace inter-guides coulisse une rampe motrice 10 constituée par exemple de deux fers cornière 11 et 12 placés côte à côte. Le long de cette rampe à intervalles réguliers se trouvent montés pivotants entre les fers cornière, des doigts de poussée tels que 13 par l'intermédiaire d'un axe tel que 14. Ils possédent une partie pnférieurel5 plus large pourvue de masselottes procurant un -couple de rappel vers une position de repos dans laquelle le doigt est vertical, partie lourde en bas. Chaque doigt se trouve maintenu dans cette position par un taquet de retenue tel que'l6 solidaire de la partie supérieure de la rampe 10 légèrement décalé par rapport à l'axe 14 de façon que le chant arrière du doigt vienne en butée contre le taquet en position de repos. La rampe motrice comporte un bras vertical 17 relié par un accouplement mécanique 18 à la tige 19 du piston d'un moteur pneumatique, par exemple un vérin pneumatique 20 à double effet, anisant la rampe d'un mouvement de va-etvient avant et arrière dont l'amplitude est au moins égale à la course du vérin. Les guides porteurs 5 et 6 supportent les lopins 7 admis périodiquement dans ce canal par l'intermédiaire d'une goulotte d'entrée 21. Le fonctionnement de cet ensemble s'avère fort simple. Quand un lopin 7 descend sur les guides porteurs 5 et 6 par l'intermé- deire de la goulotte d'entrée 21, il coulisse sur ceux-ci, poussé sur sa face arrière par un doigt basculant lors du mouvement avant de la rampe. Il avance alors d'un certain pas. Lors du mouvement arrière de la rampe, le doigt s'efface, passe sous le lopin et se remet en position verticale sous l'effet du poids des masselottes. II se retrouve en position de départ pour un nouveau cycle avec un deuxième lopin qu il fera progresser d'un pas. Le premier lopin est repris par le doigt 13 suivant qui le fera progresser d'un nouveau pas dans un deuxième cycle. L'amplitude du mouvement aller et retour sera au moins égaLa la distance séparantEdeus doigts consécutifs. La cadence de transfert est réglée par le moteur lui-même. Elle dépend de la course du vérin et de ses cadences aller-et retour (retour rapide). On a observé que la dadence de transfert des lopins peut steffectuer ainsi avec une vitesse linéaire de l'ordre de 40 metres par minute. On peut prévoir des accouplements en série de plusieurs ensembles partir d'une meme source motrice afin de réaliser des convoyeurs de grande longueur. Bien que l'invention ait été décrite à propos d'une forme de réalisa- tion particulière, il est bien entendu qu'elle nty est nullement limitée et qu'on peut y apporter diverses modifications de formes, de combinaisons et de matériaux de ces divers éléments, sans pour cela s'éloigner du cadre êt de l'esprit de l'invention. Revendications 1) Convoyeur, notamment convoyeur de lopins en particulier pour ateliers de forges caractérisé en ce qu'il comprend sous deux plans inclinés convergents 5 et 6 supportant les lopins, une rampe motrice 10 mobile longitudinalement, pourvue à intervalles réguliers de doigts det poussée 13 montés pivotant sur cette rampe, celle-ci étant reliée cinématiquement à un moteur pneumatique animant la rampe d'un mouvement de va-et-vieAt dont l'amplitude est au moins égale à la distance qui existe entre deux doigts consécutifs. 2) Convoyeur selon la revendication 1 caractérisé en ce que les doigts de poussée 13 possédent une partie inférieure plus large pourvuede masselottes procurant un couple de rappel vers une position verticale de repos et en ce que la rampe 10 comporte sur sa partie supérieure un taquet de retenue 16 légère- ment décalé par rapport à l'axe du doigt de façon que le chant arrière de celuici vienne en butée contre le taquet dans sa position verticale de repos. 3) Convoyeur selon la revendication 1 caractérisé en ce que les plans inclinés 5 et 6 supportant les lopins sont portés- par deux monfants verticaux 2 et 3 possédant chacun sur sa face interne deux guides inférieur et supérieur 8 et 9 entre lesquels coulissent les ailes extérieures 11 et 12 de la rampe mobile 10.