La présente invention concerne un procédéde fabrication de pièces métalliques frittées, à partir d'une poudre initiale versable que l'on introduit dans un moule dans lequel ou la compacte pour réaliser une première ébauche que l'on soumet à un frittage donnant une pièce brute de frittage qui peut soit être compactée par pressage et/ou forgeage pour donner une pièce frittée définitive, soit être directement utilisée comme telle. La pièce brute de frittage réalisée et poreuse. lO Elle peut être utilisée immédiatement en tant que pièce frittée déúinitive si sa résistance correspond à ce qui est demandé et si sa porosité est désirée ou du moins non gênante. Toutefois, cette pièce brute de frittage est en général soumise à un compactage par pressage et/ou forgeage, ce compactage pouvant être effectué à froid, à chaud-ou à forte température de cette pièce brute de frittage. Tout ceci n'exclut pas que l'obJet pressé ou forgé soit soumis de nouveau, de façon classique, à un frittage. La poudre initale peut être utilisée en O20 mélange avec un liant, ou sans liant. L'invention se rapporte en outre à des machines convenant particulièrement pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention. Le terme "première ébauche" désigne ici une pièce moulée faite de la poue initiale, non frittée. Le "moule de première ébauche" est le moule dans lequelle cette première ébauche est obtenue par moulage. Dans un procédé connu (voir la pUlication périodique en langue anglaise "The International Journal of Powder Metallurgy & Powder Technology", c'est-à-dire "journaLinternationalde la métallurgie et de la technolologie des poudres", 1975, volume 11, n0 3, p. 209 à 220), on opère avec un liant, notamment organique. Le liant organique est le saccharose. Le compactage du mélange dans le moule de pemière ébauche s'effectue par simple vibration. La résistance de l'ébauche ainsi obtenue est insuffisante pour que l'ébauche puisse être sortie de son moule et manipulée. Par suite, le frittage pour obtenir la pièce brute de frittage s'effectue dans le moule de première ébauche. Cela est une source de problèmes. En fait, en opérant dans le cadre des dispositions et modes opératoires connus, on obtient à peine des pièces brutes de frittage ayant des paramètres physiques (par exemple densité,résistance, volume des pores) suffisamment reproductibles et homogènes. La porosité, la densité et la résistance, ainsi que - si l'on utilise de la poudre de métal non réduite - le degré de réduction après le frittage en atmosphère réductrice, peuvent varier fortement d'une pièce brute de frittage à l'autre et au sein d'une même pièce. Il en est de même du degré de frittage, et pour les paramètres de cémentation ou carburation si une cémentation ou une carburation est effectuée en plus du frittage. Par ailleurs, c'est notamment lorsqu'on opère avec peu ou pas de liant, ou lorsqu'il s'agit de produire des pièces brutes de frittage pour réaliser des pièces frittées définitives ayant plusieurs sections différentes, que les inconvénients précités sont notamment manifestes. Les modes opératoires décrits, et les procédés analogues, n'ont donc pas abouti à une technologie pratique. Dans la pratique, on préfère recourir, pour fabriquer des pièces frittées métalliques, à des poudres métalliques ayant une teneur en oxygène aussi faible que possible, qui sont onéreuses. Par ailleurs, avec ces poudres, on opère d'une façon différente, à savoir par compression initiale sous des pressions importantes au cours de la fabrication de la pièce brute de frittage, laquelle est ensuite soumise à d'autres traitements. Dans d'autres domaines techniques, notamment celui de la fabrication des moules en sable pour fonderie, on opère, depuis les débuts, avec des sables de moulage et des liants spéciaux pour ces sables de -35 fonderie. Ces liants pour sable de moulage sont sélectionnés et préparés pour conférer à un moule, on à un noyau de moule, une résistance suffisante. Ces liants perdent leur"liabilité", c'est-à-dire leur aptitude à constituer un lien, lorsqu'une coulée à lieu. Ces considérations s'appliquent également aux liants à base de résine synthétique récemment développés pour les sables de moulage de fonderie. Par ailleurs, on connait en fonderie des machines à mouler des noyauxlesquelles sont des dispositifs de fabrication mécanique de noyaux de moulageeOue d'applications à la fonderie. Tout ceci se situe dans un domaine technique fort éloigné de celui de la fabrication de pièces métalliques frittées et n'a donc eu aucune influence sur les problèmes relatifs au développement du procédé mentionné au début. Il est manifeste que, d'une part, la fonderie et, dans le cadre de celle-ci, la confection de moules et noyaux, et, d'autre part, la fabricdlondi pièces frfttées dans le cadre de la métallurgie des poudres, sont des domaines étrangers l'un à l'autre qui, jusqu'à présent, se sont développés séparément. Par ailleurs, pour fabriquer des pièces métalliques frittées, il est également déja connu (demande de brevet allemand DE-AS 19 64 426) de fabriquer, avec la poudre initiale et un liant organique sous forme de résine durcissable à base époxy, pour moulage, une masse fluide que l'on coule dans un moule de première ébauche, dans lequel s'effectue un durcissement. Ensuite, la première ébauche est démoulée et soumise à un traite- ment thermique en plusieurs étapes. Dans la première, le liant est décomposé, et dans les autres étapes, un frittage est effectué. Là encore, la régularité des paramètres physiques de la pièce brute de frittage ou de la pièce frittée sont criticables. La régularité des paramètres physiques dépend de la répartition de la poudre métallique dans le liant fluide, et cette répartition est en outre influencée par la procédure de coulée et les phénomènes rhéologiques lors de la coulée dans le moule de première ébauche. La présente invention a pour but de conduire et exécuter le procédé du genre mentionné au début, de façon à fabriquer sans difficulté des pièces brutes de frittage et des pièces frittées définitives dont les paramètres physiques seront très homogènes et réguliers, et cela même s'il s'agit de fabriquer des pièces brutes de frittage et des pièces frittées définitives ayant plusieurs sections différentes. Pour atteindre ce but, l'invention préconise que la première ébauche soit réalisée par moulage de la poudre dans une machine à mouler qui est du type mouleuse de noyaux et qui présente, comme moule de noyau, le moule de cette première ébauche, et que cette première ébauche ---_ ____ ébauche soit transformée en pièce brute de frittage en la frittant en l'absence de moule. Dans le cadre de l'invention, on peut opérer avec du liant ou,comme expliqué plus loin, sans liant. Dans une forme d'exécution préférée de l'invention, la poudre initiale est mélangée à un liant en résine synthétique, de façon à obtenir un mélange versable que l'on introduit dans la mouleuse à noyaux. En principe, on peut alors opérer avec des.liants en résine synthétique des types les plus divers; la seule précaution essentielle à respecter étant que le mélange fait de la poudre initia-le et du liant reste "versablen c'est-à-dire apte à être versé, de façon à pouvoir etrenanipulé dans une machine à mouler du type mouleuse à noyaux. Comme liants organiques, on peut utiliser en particulier les liants à base de résine synthétique habituellement employés en fonderie pour le sable de moulage, les rapports de mélange adaptés pouvant être choisis comme on le fait habituellement en fonderie pour confectionner des moules et des noyaux de moules en sable. Dans ce cadre, l'invention prévoit aussi d'utiliser, comme liant organique, un liant en résine phénolique, et cela en une quantité inférieure à % en poids, de préférence en quantité de l'orde de A% en poids. Alors que les liants à base de résine synthétique, pour sable de fonderie, perdent leur "liabilité" du fait de l'échauffement lors de la coulée, et que, par suite, les noyeaux de fonderie ainsi 24749 11 réalisés perdent leur cohésion, les premières ébauches notrittées réalisées selon l'invention peuvent par contre, sans difficultés ni variations dimensionnelles gênantes, être frittées sans moule. L'invention part du fait surprenant q'en utilisant une machine du type à mouler es noyaux, on obtient, dans le cadre des conditions et opérations prévues par l'invention, des premières ébauches non frittées qui. même si elles ont une configuration compliquée, et notamment si elles ont plusieurs sections droites d-;trférentes, ont partout la même densité, saLcs ségrégations. Il en découle alors que les pièces brutes résultant du frittage et les pièces frittées terminées ont des paramètres physiques homogènes. De façon surprenante, les premières ébauches non frittées ont une résistance suffisante à l'état brut, de sorte qu'elles peuvent, sans problème, être manipulées, frittées sans moule et, à cette occasion, peuvent aussi être réduites, décarburées ou carburées. Un compactage éventuel peut ensuite être effectué de diverses façons, aussi bien à chaud qu'à froid, en opérant comme il est habituî dans le domaine de la fabrication de pièces frittées et d'autres objets. En fin de compte, le procédé selon l'invention permet de fabriquer, sans difficulté, des composants qui, jusqu'à présent, n'étaient pas du tout réalisables par frittage et qui exigeaient une fabrication plus onéreuse Dans le cadre de l'invention, on peut en principe, utiliser comme poudre initiale n'importe quelle poudre de métal usuelle pour pièces frittées. On peut notamment utiliser aussi des mélanges de diverses poudres initiales. La poudre utilisée peut aussi bien être une poudre métallique réduite qu'une poudre métallique non réduite, ou un mélange de ces deux genres de poudre. Dans le cas o l'on procède avec une poudre initiale constituée par de la poudre de métal non réduite, on peut, dans le cadre de l'invention, fritter la première ébauche en atmosphère réductrice et, à cette occasion, la réduire en même temps suffisamment. Il se produit alors une réduction suffisante aux points de contact (joints de grakcs), un liant organique pouvant alors coopérer à l'action réductrice. Si l'on opère avec une poudre métallique réduite les propriétés de frita ge, ou physiques des pièces brutes/des piece eéfinitives tirées de ces pièces brutes, ne sont alors pas influencées par la teneur d'oxygène résiduel que la poudre initiale comporte habituellement. Cette teneur en oxygène résiduel n'est notamment pas genante dans le cas d'un compactage ou calibrage des pièces brutes de frittage. S'il s'agit de fabriquer, à partir -de pièceS brute de frittage, des pièces ftittées difinitives ayant plusieurs sections transversales, l'invention préconise alor que le mélange de poudre initiale et de liant en résine synthétique soit amené dans un moule de première ébauche présentant des sections transversales correspondant à la pièce frittée définitive, laquelle est ensuite formée, à partir de la pièce brute de frittage, sans transfert de matière notable entre les sections. Dans le cadre de l'invention, on peut aussi opérer avec une poudre initiale exempte de liant. A cet égard, l'invention préconise que la poudre initiale soit soumise, dans la machine à mouler, à un traitement agglomérant physique et/ou chimique, cela dans le moule de première ébauche ou lors de l'introduction de cette poudre dans le moule. Dans ce cadre, une forme de réalisation préférée est caractérisée par le fait que l'on opère avec une poudre initiale réduite et que le traitement agglomérant comporte une oxydation. Dans ce cas, il se forme sur les grains de la poudre initiale une peau d'oxyde agissant comme liant puisqu'aux points de contact elle fusionne quasiment avec la peau d'oxyde des autres grains de poudre. Les avantages obtenus résident en ceci que l'invention permet de réaliser sans difficulté des pièces seulement /frittées et/ou des pièces frittées oeuvrées, qui se 7 ou régularité caractérisent par une grande homogénéité/de leurs paramètres physiques, et cela même si ces pièces doivent avoir plusieurs secitrp différentes. Particulièrement important est le fait que le procédé selon l'invention peut tre exécuté pratiquement avec n'importe quelle poudre initiale, et notamment avec de la poudre brute de fabrication. Le procédé selon l'invention permet aussi de renoncer aux complications d'un traitement préparatoire de la poudre qui, dans l'art antérieur, accompagne fréquemment la fabrication des pièces frittées. Il suffît pratiquement d'éliminer, par tamisage, les particules de 600ym et plus. La totalité du reste de la charge de poudre - telle qu'obtenue à l'issue d'une production de poudre pour frittage métallurgique ou analogue - et éventuellement de la poussière essentiellement formée d'oxydes provenant des moyens de dépoussierrage (si l'on n'opère pas avec une poudre initiale réduite) peut être utilisée pour la fabrication de pièces firttées. Toutefois, on peut aussi bien opérer, sans problème, avec des poudres traitées. Des éléments d'alliage sous forme de poudres de métal,de poudres de pré-alliage ou de czmbinaisons chimiques de métaux (oxydes, sulfures, carbonates, minéraux naturels), peuvent Are ajoutés et mélangés à la poudre, avant d'opérer comme indiqué. Bien entendu, on peut aussi utiliser dans le cadre de l'invention les poussières et boues produites lors de l'extraction et du travail des métaux, à conditionque ces poussières et boues soient surtout constituées de métal. Elles peuvent être utilisées seules ou en tant qu'adîtion mélangée aux poudres de métal précitées. On obtient toujours la formation, dans le moule de première ébauche, d'une ébauche initiale dont chaque élément de volume et chaque section transversale possèdent la quantité de poudre désirée. Le moule de première ébauche peut Etre construit très simplement, puisque son remplissage dans le cadre de l'invention s'effectue sans pression ou bien seulement avec une pression modérée. On peut généralement renoncer à subdiviser le moule de première ébauche en poinçon et segments. La pièce brute de frittage possède une résistance mécanique assez élevée pour que, dans le cas d'un compactage suppInentaire de cette pièce brute de frittage,- un passage ou transfert de matière d'une section à l'autre puisse être évité sans difficulté. Ce compactage peut être effectué de diverses façons,. et notamment - comme déja mentionné - aussi bien en tant que compactage à chaud qu'en tant que compactage à froid. Le fait qu'un compactage à froid soit possible est particulièrement important. Celui-ci peut être effectué, par exemple sous la forme d'une compression à froid, en une ou plusieurs étapes sur presse. Par ailleurs, on peut appliquer la technique dite de compactage coaxial, courante en technique de façonnage de pièces frittées (il n'y a alors pratiquement pas d'écoulement de matière perpendiculairement à la direction de la compression si l'on applique cette technique de compactage aux pièces brutes frittées selon l'invention). On peut aussi recourir aux dispositions et procédure connues du pressage isostatique. Lors de la compression, on peut aussi utiliser des élément d'outil ayant une élBsticité de caoutchouc, selon une pratique en usage pour le façonnage de pièces frittées. Si un compactage doit avoir lieu à température accrue, il est alors recommandé d'utiliser un outil fermé, ce qui permet de ne pas avoir de bavures aux joints d'outil. Les machines utilisées dans le cadre du procédé selon l'invention sont du type qui est courant en fonderie pour la confection de moufi de noyaux de moulage. Les machines à moulage-soufflage de noyaux' peuvent notamment être utilisées dans le cadre du procédé selon l'invention. L'invention a également pour objet l'utilisation d'une telle machine aux fins indiquées. Dans une machine pour mouler les noyaux par soufflage ou insufflation, le remplissage de ce que l'on appelle une botte à noyau, et le compactage du sable à noyaux mélangé d'un liant pour sable de fondeie, sont obtenus en ecourant à un mélange air comprimé-sable. La boite à noyau, ouverture d'insufflation tournée vers le haut, est bridée au moyen d'un dispositif de arrage agencé sur une table et actionné mécaniquement ou pneumatiquement. Au moyen d'un vérin monté dans le bâti de la machine, la table de travail est levée et la boîte à noyau est pressée contre la plaque de buse qui comporte une ou plusieurs ouverture d'insufflation et qui termine, coté dessous, le réservoir de sable. Celui-ci est constamment exposé à de l'air comprimé sous 5 à 7 bars, par des entrées d'air latérales. Un dispositif agitateur assure la formation d'un mélange sable-air-comprimé dans lequel chaque grain de sable doit, idéalement,!tre entouré d'air comprimé. A l'instant de l'insufflation, l'air comprimé chasse le seie, par l'orifice de soufflage (ouverture d'insufflation) dans la boite à noyau o il est projeté et se compacte sous l'effet de son énergie cinétique et de la pression de l'air comprimé. Comme, lors de l'insufflation, l'air comprimé doit être évacué de la botte à noyau, celle-ci comporte des évents et canaux d'évacuation d'air spéciaux. Si, dans le cadre de l'invention, on opère avec une machine de ce typeon remplace la botte à noyau par le moule de première ébauche, ou bien l'on donne à la botte à noyau une configuration appropriée, et l'on remplace le mélange de sable à noyau et liant en résine synthétique par la poudre initiale, ou encore par le mélange de poudre de métal initiale et de liant. Uoe machine de noyautage par projection pneumatique présente une structrwextérieure analogue à celle de la machine de moulage par soufflage déaite: un bâti, une table mobile grâce à un vérin, une plaque à buse et un réservoir de sable. Le remplissage des bottes à noyau et le compactage du sable s'effectuent comme suit: de l'air comprimé s'écoule, en quantité prédéterminée, avec une pression de 6 à 8 bars, dans un cylindre fendu rempli de sable o il se détend et agit, à la façon d'une déflagration, sur la colonne de sable.-Le sable reçoit ainsi une grande vitesse qui est suffisante pour le projeter dans une botte à noyau bridée entre table de la machine et plaque à buse, endessous du cylindre à sable. On obtient ainsi un noyau très solide, sans que la botte à noyau soit sous pression. Après ce processus de projection, l'air excédentaire s'écoule par le cylindre fendu,/ameublit automatiquement - sans agitateur- la colonne de sable demeuré dans ce cylindre fendu, et s'évacue ensuite par une valve de décharge. L'kr atmosphérique doit être évacué de la botte à noyau lors du "tir", de sorte que, dans la plupart des cas, on peut renoncer à des évents et canaux d'évent particulifrs, d'autant plus que la tête projeteuse comporte des buses qui autorisent une évacuation de l'air vers le haut. Tout ceci peut être utilisé sans problème, dans le cadre de l'invention, pour réaliser la première ébauche, en utilisant la poudre initiale mêlée de liant en résine-synthétique, comme décrit, -et la botte à noyau devenant le moule de première ébauche et étant utilisée comme tel. L'utilisation d'une telle machine d*foulage pneumatique par projection, aux fins indiquées constitue aussi un objet de l'invention. Il va de soi que les préconisations de l'invention peuvent aussi être appliquées en recourant à des machines qui, fonctionnellement, opèrent selon le principe des machines à mouler les noyaux, mais ont une architecture différente de ce qui est décrit ci-dessus. Dans ce qui suit, l'invention est expliquée en se référant à des exemples non limitaiifs qui la forme concernent/d exécution du procédé selon l'invention dans laquelle la poudre initiale (poudre de départ) est mélangée d'un liant en résine synthétique pour - donner un mélange capable d'être versé ("versable'). Exemple 1 - On a opéré comme suit pour fabriquer par frittage une tige de piston d'amortisseur de véhicule automobile: pour confectionner la première ébauche, On il mélange de la poudre de fer brut avec 2% de poudre de cuivre et 1% de résine phénoliqẻ. La première ébauche est réalisée sur une machine à mouler les noyaux, opérant par projection pneumatique. La première ébauche est réalisée à une échelle déformée axialement en correspondance avec le rapport de la densité de l'ébauche à celle de la pièce finie. Cette pemière ébauche est ensuite réduite à 9500 C, pendant 1 h, en présence de NH3 craqué. La pièce brute de frittage ainsi obtenue est ensuite comprimée, dans un outil de presse, à une densité de 6,8 g/cm3. A cette occasion, une gorge annulaire destinée à recevoir une bague d'étanchéité est également fermée par pressage, et un profil supplémentaire est appliqué à la pièce, dans la direction du pressage. Après compression, la pièce est encore une fois frittée dans un four à tapis,à 11200 C. Aprés calibrage de la pièce ainsi obtenue, toutes les tolérances imposées sont respectées de façon certaine. Un contr6le de résistance de telles pièces, réalisé par empreinte, a montré que les pièces obtenues pouvaient supporter partout les 250 kN exigés. Exemple_2. - On a opéré comme suit pour réaliser une bague d'aboutement pour essieu arrière de camion: pour confectionner la première ébauche, on mélange de la poudre de fer brut avec 15% de poudre de fonte grise, 2% de poudre de cuivre et 1% de résine phénolique, puis, avec ce mélange, on moule (sur une machine à mouler les noyaux), la première ébauche, laquelle est obtenue avec une densité de 3,8 g/cm3. Ensuite, cette première ébauche est réduite à 950 C, pendant 1 h, en présence de NH3 craqué. Après réduction, la teneur en carbone est encore de 0,6 %. La pièce brute de frittage est compactée à une densité de 7,0 g/cm3, en opérant dans un outil de presse. La densité obtenue est parfaitement homogène. Ensuite, la pièce pressée est encore une fois frittée à 11200 C, dans un four à tapis, puis calibrée. La pièce terminée possède ls structure perlitique demandée, et sa dureté Brinell est HB 160. Exemple 3: Un douille avec collerette, devant faire office de coussinet de palier,a été fabriquée en opérant comme suit: pour confectionner la première ébauche, on mélange de la poudre de fer exempte de carbone à 1% de résine phénolique, puis on moule ce mélange sur une mouleuse à noyaux (opérant par projection pneumatique). La première ébauche ainsi obtenue est traitée à 9500 C pendant 1 h, en présence de NH3 craqué. Ensuite, la pièce brute de frittage est comprimée dans un outil approprié, de façon a obtenir une densité de 6,5 g/cm5 dans le corps et de 7,1 g/cm3 dans la collerette. Après cela, la pièce obtenue est soumise, de façon classique, à un autre frittage à 12800 C dans un four à longerons mobiles. La dureté Brinell du corps de la douille est HB 45. Dans la collerette, la dureté mesurée est HB'66. Exemple 4: On a opéré comme suit- our úabriqer ar pour machiRe a rlier uEn tef guidefil frittaFe un guide-fil/est en première approximation une/ Yindrique ayant une section circulaire et munie de rainures du genre hélicoïdal. Une tellle pièce est irréalisable par les méthodes classiques de la métallurgie des poudres. Pour la fabriquer en procédant selon l'invention, on a opéré comme suit Pour le contour intérieur, on confectionne un noyau en sable en opérant selon les méthodes classiques en fonderie. Sur une noyauteuse àprojection pneumatique, ce noyau en sable est recouvert au moyen d'un mélange de poudre de fer brut additionnée de 25 de poudre de fonte grise et de l1 de résine phénolice.Les contours extérieurs correspondent alors exactement à la pièce finie, alors que l'épaisseur était plus forte pour tenir compte du facteur de remplissage. Cette première ébauche est réduite à 950 C, pendant 1 h, en presence de NH3 craqué, la cohésion de l'âme en sable disparaissant alors au cousde cette opération, si bien-que la pièce brute de frittage réduite, provenant de la poudre ferreuse est obtenue seule. Cette pièce brute de frittage est placée dans une matrice en acier (subdivisée en plusieurs parties, de façon adéquate) appliquée sur son pourtour extérieur, tandis que le contour intérieur de la pièce est revêtu d'un film siliconé. La pièce brute de frittage ainsi conditionnée est alors comprimée dans une presse opérant isostatiquement, la pression n'agissant que sur le contour intérieur, ce qui correspond à la présence de l'entourage externe en acier et du revêtement en silicone à l'intérieur. Le contour extérieur de la pièce comprimée correspond donc exactement à celui exigé pour la pièce finie. La densité de la pièce obtenueest, pour une pression de 6000 bars, de l'ordre de 7,2 g/cm? Ensuite, la pièce est encore une fois frittée à 12000 C dans un four à cremet. La matière de la pièce présente la structure ferritique-perlitique désirée. REVENDICATIONS 1.- Procédé de fabrication de pièces métalliques frittées, à partir d'une poudre initiale versable que l'on introduit dans un moule dans lequel on la compacte pour réaliser une première ébauche que l'on soumet à un frittage donnant une pièce brute de frittage qui peut soit etre compactée par pressage et/ou forgeage pour donner une pièce frittée définitive, soit être directement utilisée comme telle, ce procédé étant caractérisé par le fait que la première ébauche est réalisée par moulage de la poudre dans une machine à mouler qui est du type mouleuse de noyaux et qui présente, comme moule à noyaux, le moule de cette première ébauche, et par le fait que c'est en la soumettant à un frittage en l'absence-de moule que l'on transforme cette première ébauche en pièce brute de frittage. 2.- Procédé selon la revendication 1, dans un mode d'exécution dans lequel la poudre initiale est mélangée à un liant organique, caractérisé par le fait que l'on mélange à la poudre initiale un liant en résine synthétique de façon à obtenir un mélange versable que l'on introduit dans la mouleuse à noyaux. 3.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait que le liant organique est un liant pour sable de moulage de fonderie, à base de résine synthétique. 4.- Procédé selon l'une quelconque desrevendica- tions 2 ou 3, caractérisé par le fait que l'on utilise, comme liant organique, un liant à base de résine phénolique, et cela en quantité inférieure à 10% en poids, de préférence en quantité de l'ordre de 1o en poids. 5.- Procédé selon l'une quelconque des revendi- cations 1 à 4, dans lequel on opère avec de la poudre de métal non réduit utilisée comme poudre initiale, caractérisé par le fait que c'est en atmospnère réductrice que l'on fritte la première ébauche qui est en même temps réduite. 6.- Procédé selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 5, dans lequel on itilise les pièces truzes de frittage pour réaliser par compactage, des pièces frittées ayant plusieurs sections, caractérisé par le fait que le mélange dans la machine à mouler est amené à un moule de première ébauche qui présente les sections correspondant à la pièce frittée, laquelle est formée à partir de la pièce bute de frittage, sans transfert de matière notable entre les sections. 7.- Procédé selon la revendication 1, dans lequel la poudre initiale est utilisée sans liant, caractérisé par le fait que, dans le moule de première ébauche et/ou lors de son introduction dans ce moule, la poudre initiale est soumise dans la machine à mouler, à un traitement agglomérant physique et/ou chimique. 8.- Procédé selon la revendication 7, caractérisé par le fait que l'on opère avec une poudre initiale réduite et que le traitement agglomérant est exécuté comme une oxydation. 9.- Procédé selon l'une quelconque des reven- dications précédentes dans lequel, pour réaliser la première ébauche, on utilise une machine à mouler les noyaux opérant pneumatiquement par insufflation. 10.- Proc4dé selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 8, dans lequel, pour réaliser la première ébauche.,on utilise une machine à fabriquer les noyaux opérant pneumatiquement par projection.