La présente invention concerne une catégorie de dispo- sitifs qui se comportent vis-à-vis du soleil de façon à pouvoir être uti- lisés pour régler l'atmosphère intérieure de bâtiments et elle concerne, plus particulièrement, des dispositifs qui se comportent comme des panneaux transparents pendant l'hiver, ce qui permet au bâtiment qu'ils délimitent et protègent, de recevoir toute la puissance de la lumière solaire inciden- te, et de la transformer en chaleur utile; au contraire, pendant l'été, ces panneaux jouent le rôle de réflecteurs et rejettent complètement la lu- mière solaire directe, ce qui contribue à réduire considérablement la charge thermique de l'installation de climatisation du bâtiment. Les serres sont une catégorie spéciale de bâtiments pou- vant tirer avantage de l'application de la présente invention; ces struc- tures sont en fait construites pour capturer et retenir le plus d'énergie solaire possible pendant l'hiver, mais elles ont tendance à trop chauffer l'été, ce qui peut détériorer les plantes. Il est, par suite, courant, derecouvrir les serres de lattes pendant l'été, ou de blanchir leurs recouvrements de verre, ce qui les rend moins transparentes, ou de les enlever complètement. Au contraire, en appliquant l'invention, on peut éviter toute opération manuelle ou mécanique, du fait que la tâche de laisser pé- nétrer ou de rejeter l'énergie solaire selon les besoins de la saison est entièrement assurée par les propriétés optiques de l'écran de recouvrement, qui sera constitué de façon appropriée pour s'adapter aux différentes posi- tions du soleil au cours des différentes saisons. Le phénomène physique de la réflexion totale de la lumiè- re est bien connu. On peut l'observer dans toutes les matières transparentes y compris en particulier celles qui sont connues et couramment utilisées dans le bâtiment, comme le verre des vitres, le verre organique appelé ple- xiglas, qui est un polymère de méthacrylate de méthyle, et bien d'autres. Pour produire pratiquement une réflexion totale des fais- ceaux lumineux, il faut utiliser un milieu transparent d'indice de réfrac- tion différent de celui de l'air à travers lequel les rayons solaires attei- gnent la surface de la terre. Les milieux que l'on trouve couramment pré- sentent des indices de réfraction qui sont, en tout cas, très supérieurs à celui de l'air. Il est une convention courante que de prendre comme unité la valeur de ce dernier, auquel cas le rapport entre l'indice de réfraction de tout milieu envisagé et celui de l'air est en général appelé n. Une valeur typique de n pour du verre à vitres ordinaire est 1, 52; cependant, d'autres verres de compositions différentes peuvent présenter des valeurs de n descendant jusqu'à 1,45 ou même montant jusqu'à 1,95. Parmi les matières transparen- tes couramment utilisées dans le bâtiment, n vaut 1,49 pour le plexiglas, 1,53 pour le chlorure de polyvinyle (PVC), 1,586 pour le polycarbonate, est compris entre 1,59 et 1,66 pour le polystyrène et vaut 1,33 pour l'eau liquide. On ne peut observer la réflexion totale dans les pla- ques de verre ordinaires à surfaces lisses, ces dernières étant nécessaire- ment parallèles entre elles. On l'observe par contre, ce qui est bien connu, dans des prismes que l'on utilise en optique, et on l'utilise également, mais grossièrement et avec peu de finesse scientifique, dans les plaques de ver- re dites " pressées", comportant une surface dépolie, striée, ondulée ou déformée autrement, pour diminuer leur clarté à la vue. Les propriétés directionnelles décrites ci-dessus appar- tiennent en fait aux prismes en général et aux surfaces ayant la conforma- tion d'une pluralité de prismes. L'idée de mettre ces propriétés direction- nelles en liaison avec le fait connu que le soleil occupe des positions différentes mais définies très précisément dans le ciel tout au long de l'année, n'est cependant pas encore connue, et c'est en fait elle qui est à la base de l'invention. L'invention a principalement pour objet de produire un effet sélectif sur la proportion du rayonnement solaire admise, selon les différentes saisons. Plus particulièrement, l'invention a pour objet un pro- cédé pour arrêter ou laisser passer les rayons lumineux et un panneau cor- respondant, notamment pour les rayons solaires, qui selon la direction d'o ils viennent, peut les empêcher de passer, sans garder la lumière diffuse provenant de l'arrière dudit panneau. L'invention a également pour objet un procédé et un dis- positif d'arrêt de la lumière solaire fonctionnant automatiquement et sans opération de commande, dans des conditions prescrites comme par exemple, la date ou la direction des rayons lumineux, mais qui sera aussi pratiquement transparent à ces rayons, lorsque les conditions seront différentes de cel- les pour lesquelles l'arrêt de la lumière solaire est nécessaire. On atteint ces objectifs grâce à un procédé d'arrêt des rayons lumineux, notamment des rayons solaires, ayant une direction donnée, et un panneau, comprenant une plaqueen matière transparente définie par deux surfaces, cette matière transparente ayant un indice de réfraction supé- rieur à l'unité, et un angle de réflection totale critique résultant, ca- ractérisés par le fait qu'une des surfaces est, au moins partiellement, inclinée par rapport au plan de l'autre surface d'un angle tel que tout faisceau lumineux subit, en traversant cette partie inclinée, une réfle- xion interne totale, sur la seconde surface qu'il rencontrera sur son tra- jet, de façon à être complètement empêché de traverser la plaque, la se- conde surface étant verticale ou presque verticale. Plus spécifiquement, le procédé d'arrêt et le panneau selon l'invention auront au moins une partie de l'une des surfaces inclinées d'un angle tel que le faisceau ré- fracté par la partie inclinée de la première surface que rencontre le fais- ceau incident rencontrera alors la seconde surface à un angle supérieur au- dit angle critique (ledit angle étant mesuré entre le faisceau réfracté et la normale à la seconde surface). Dans le mode d'exécution préféré du panneau selon l'in- vention, celui-ci consiste en une plaque de matière transparente comportant une surface lisse plane, verticale ou presque verticale, et son autre sur- face ayant la conformation d'une pluralité de prismes adjacents, d'un seul tenant avec ladite surface, chacun de ces prismes ayant une face plane inclinée d'un angle b par rapport à ladite surface plane, ledit angle b étant choisi après avoir déterminé dans le plan perpendiculaire à l'angle dièdre b la direction des rayons solaires que l'on désire arrêter, de fa- çon à satisfaire la relation: - sin (a-b) = n. sin (c-b) o n est l'indice de réfraction de la matière transparente de la plaque, c est l'angle critique de réflexion totale, a est l'angle entre la direction prédéterminée du faisceau lumineux et la normale à la seconde face atteinte par ledit faisceau. Les caractéristique et avantages de l'invention ressor- tiront plus clairement de la description détaillée qui va suivre, d'exem- ples d'exécution non limitatifs, en regard du dessin annexé dont: La figure 1 montre la relation angularie affectant la réfraction d'un rayon lumineux lorsqu'il traverse la surface qui sépare deux milieux d'indices de réfraction différents; La figure 2 et la figure 3 représentent schématiquement les conditions de transparence ou de réflexion totale dans lesquelles un élément prismatiquement peut respectivement se trouver vis-à-vis d'un fais- ceau lumineux; La figure 4 représente également sous forme schématique un premier mode d'exécution du panneau selon l'invention Les figures 5 à 8 représentent, également sous une forme. schématique et simplifiée, d'autres modes d'exécution de l'invention et leurs explications optiques. En se référant à la figure 1, le rayon incident 21 pro- gressant dans l'air deviendra, en se réfractant à travers la surface 1, un rayon réfracté 22 qui progresse à travers un milieu (M) d'indice de réfrac- tion différent. Il existe entre les angles 11 et 12 que font respective- ment les deux rayons avec la normale à la surface au point d'incidence, la relation suivante bien connue (loi Snell) sin (11) = n sin (12) Lorsque le faisceau 22 progresse dans une direction con- traire à celle représentée par les flèches, atteignant ainsi la surface de l'intérieur du milieu d'indice de réfraction n, il produira dans l'air un rayon réfracté de même inclinaison que le rayon 21, mais de direction oppo-2 sée, à condition que l'angle 12 soitinférieur à l'angle critique c qui est défini par la relation connue: sin (c) = 1/n Chaque fois que cet angle critique c est dépassé, il s'établit la réflexion totale. Pour des verres à vitres ordinaires, n= 1,52 et l'angle critique c vaut 41 10' (41 degrés sexagésimaux et 10 minutes d'arc). - La figure 2 représente de nouveau le rayon 21 qui, en se réfractant à travers une face d'un prisme, devient un rayon 22. Ce der- nier atteint la face 2 de ce prisme à un angle 16 inférieur à l'angle cri- tique, et il poursuit son chemin en tant que rayon 23. La lumière inciden- te est ainsi transmise à travers le prisme. Définissons l'inclinaison du rayon 21 comme l'angle 9 compris entre ce rayon et la normale à la face 2 lorsque cette inclinaison augmente, les angles 11, 12 et 16 augmentent éga- lement, jusqu'à ce que l'angle 16 devienne supérieur à l'angle critique c. A ce moment, il s'établira la condition de la figure 3, c'est-à-dire qu'au lieu de suivre, après réfraction, un trajet au-delà de la face 2, le rayon 22 sera réfléchi par cette dernière suivant un angle 16' égal à 16 et de- viendra un rayon 23 qui atteindra alors la face 3 suivant un angle 17. Si ce dernier angle est inférieur à l'angle critique, -juste comme le montre la figure 3, la lumière apparaîtra finalement sous forme de faisceau (rayon) 24 dans l'air extérieur. En appelant toujours c l'angle critique qui carac- térise la matière, a la valeur critique de l'inclinaison 9 du rayon incident 21 par rapport à la seconde face du prisme, et b l'angle dièdre 13 compris entre les faces 1 et 2, pour faire en sorte que la valeur critique a déter- mine la limite entre les conditions des figures 2 et 3, ces valeurs sont liées par la relation précitée: sin (a-b) = n.sin (c-b), o n est, de nouveau, l'indice de réfraction de la matière elle-même. On supposera à présent, par exemple, qu'une paroi de verre verticale doit être réalisée en un endroit situé à une latitude de 400 Nord, cette paroi de verre étant tournée vers le sud et ayant la pro- priété de laisser passer les rayons solaires du 15 Septembre au 1er Avril. A midi, à ces dates, la hauteur du soleil au-dessus de l'horizon est de 530. Si une multitude de prismes conformés comme sur les figures 2 et 3 sont placés de façon que leurs secondes faces 2 deviennent identiques au plan de la paroi de verre, on obtient le dispositif représen- té schématiquement sur la figure 4. Il remplit la tâche désirée, à condi- tion que l'angle critique a soit effectivement de 530. Si n vaut 1,52, on calcule pour l'angle b la valeur de 20 par la relation précitée. On pour- rait supposer que l'effet précité n'est détestable qu'à midi, tandis qu'il devrait se perdre à d'autres heures, lorsque le soleil est en dehors du plan méridien. Cependant, des expériences pratiques montrent, de façon tout à fait surprenante, que l'effet de réflexion totale a lieu à toutes les heu- res du jour pendant cette période du 1er Avril au 15 Septembre, tandis que dans la période d'hiver du 15 Octobre au 1er Mars, la lumière est transmise à toutes les heures o le soleil est visible. Pendant les mois de transition c'est-à-dire tout le mois de Mars et du 15 Septembre au 15 Octobre, la réfle- xion aura lieu à la fois aux heures matinales et tardives de la journée, tandis que la lumière solaire directe passera quelques heures vers midi, par exemple de 10 heures du matin à 2 heures de l'après-midi le 22 Mars; cet intervalle de temps se réduira alors, jusqu'à s'annuler le 1er Avril; il réapparaîtra alors le 15 Septembre, augmentera à 4 heures le 23 Septembre puis continuera à augmenter. On a trouvé en fait une explication théorique à cet effet inattendu par des calculs complexes de trigonométrie sphérique, basés sur les différentes coordonnées astronomiques définissant la position du soleil à différentes heures. La relation précitée, sin(a-b) = n.sin (c-b) se retrouvera comme résultat de ces calculs, chaque fois qu'ils concernent le cas particulier du soleil- situé dans le plan normal à la droite d'inter- section des faces 1 et 2, c'est-à-dire dans le plan méridien, si le panneau est orienté vers le sud. Le panneau représenté schématiquement sur la figure 4 ana oue a une structure/a un store à nervures horizontales, ces dernières étant cependant transparentes et devenant réfléchissantes, dans certaines circons- tances. Bien des applications trouveraient cependant avantage à souder la pluralité de prismes en une seule plaque de verre, selon un principe utili- sé dans certaines lentilles et portant le nom de Fresnel. On obtiendra alors une structure du type représenté sur la figure 5. Cette dernière structure comprend une surface plane d'un côté, qui provient de la jonction de toutes les faces 2 des différents prismes, tandis que son autre face est définie par une pluralité de lignes prismatiques ou nervures, chacune de ces derniè- res portant des faces qui peuvent être appelées faces 1 et 3 d'un prisme individuel. Pour obtenir l'effet désiré, on montera le panneau de façon que sa surface plane soit verticale et que sa surface rayée soit dirigée vers le soleil. Le pas des lignes dépend de la profondeur de moulage qui dépend elle-même des conditions technologiques du procédé de production. Ladite profondeur est mesurée en tant que rapport entre l'épaisseur minimale 10 et l'épaisseur maximale 20 de la plaque à mesurer respectivement aux creux et aux sommets des lignes ou nervures. Il est préférable, pour des raisons technologiques, de choisir ce rapport entre les valeurs 1: 2 et 9: 10, la valeur de 5: 6 étant typique, mais non limitative. Il faut faire tout particulièrement attention au choix de l'angle 14 compris entre les plans des faces 3 et 2, respectivement. Par exemple, en se référant à la figure 6, on peut chosir arbitrairement la valeur de 600 pour l'angle 14 d'un panneau dont l'angle 13 vaut 200, selon le calcul cidessus. On remarquera alors que, bien qu'ils soient inclinés de plus de 530, lorsque les rayons 25 atteindront une nervure près de l'angle dièdre 32, ilsproduiront un faisceau réfracté atteignant la face 3 de l'in- térieur dans des conditions de réflexion totale; il atteindra alors la face 2 avec une inclinaison trop faible pour être rejeté et, à la fin, il pénétrera dans le bâtiment sous forme de rayon 28. Si la transmission de la lumière due à ce phénomène est indésirée, on peut l'éviter en opacifiant avec de la peinture noire ou d'autres moyens opaques connus, une partie de la face 1 de chaque ligne ou nervure, c'est-à-dire une bande de largeur s'achevant à l'angle dièdre 32. Cette largeur 30 de la bande opaque doit représenter 23% de la largeur de la face 1; cela résulte de l'examen, comme le montre la même figure 6, du cas limite o le rayon 21 est presque vertical et parvient en rasant à l'angle dièdre 32 de la nervure précédente, puis atteint de l'intérieur, en raison de la réfraction, la face 3 près de l'angle creux 31. Cependant, on diminuera également, ce faisant, la quan- tité de lumière transmise l'hiver. Bien qu'une certaine perte de lumière puisse être jugée acceptable dans la plupart des cas, on peut aussi suggé- rer une solution de compromis en divisant par deux la largeur de la bande opaque. La lumière solaire perdue en hiver peut être réduite à environ 10%, tandis que, d'autre part, la lumière solaire non désirée transmise l'été restera très souvent en-deçà de 10% également. Néanmoins, on peut, en fait, préférer éviter toute per- ted'énergie solaire disponible l'hiver, tout en acceptant une réduction provisoire de l'effet estival de réflexion totale ou une plus courte pério- de o il ait lieu. Ces possibilités sont expliquées par les deux exemples ci-après (figures 7 et 8). On va se référer à une plaque de la forme représentée sur la figure 7, o les deux angles 13 et 14 valent 200 chacun. Ce profil empêche la lumière indésirée de passer sous forme de faisceau 28, du fait que l'angle 15 vaut 140 , et est donc supérieur à la somme de l'angle cri- tique de 410101 et de 900. De ce fait, il peut contenir le faisceau réfrac- té (22 sur la figure 1), quelle que soit l'inclinaison du faisceau (rayon) incident 21, y compris le cas o ce dernier est presque parallèle à la face 1. Il n'y a pas à opacifier la bande 30 dans ce cas, et toute perte d'éner- gie en hiver est empêchée. Cependant, pendant une partie de la période d'été o la lumière solaire atteignant les faces 1 est rejetée, les faces 3 seront exposées également à la lumière solaire incidente, en raison de leur forte inclinaison; en les atteignant, le faisceau 27 ne peut être rejeté, mais il traversera au lieu de cela la plaque et pénétrera dans l'immeuble sous la forme d'un faisceau 29. Cette condition n'est obtenue qu'au début et à la fin de la période d'été, o les faisceaux incidents, déjà plus inclinés que la hauteur critique à laquelle la réflexion commence nç sont pas encore aussi inclinés que la face 3 dont la forme est par cinstruction a- IMI - 20 ) = 700 au-dessus de l'horizon. Lorsqu'on suppose que l'indice de réfraction de la matière de la plaque est de 1,52 et que l'effet estival s'établit ainsi, à une latitude de 400 nord, entre le 1er Avril et le 15 Septembre, la plaque ayant le profil de la figure 13 laissera passer toute la lumière solaire directe l'atteignant à midi le 22 Mars, seulement 24% (en raison des faisceaux 27-29) à midi le 1er Avril; rien du tout du pre- mier mai au 23 Juillet, et la proportion reprendra alors jusqu'à 24% à midi le 23 Septembre. Enfin, en se référant à la figure 8, si les angles 13 et 14 sont déterminés de façon que, d'une part, la face 3 soit exactement parallèle à la hauteur critique des rayons du soleil, tandis que, d'autre part, l'angle 15 qui est le supplément de la somme (13) + (14), soit exac- tement égal à 900 + l'angle critique de réflexion totale, et si la matière utilisée est encore du verre d'indice n = 1,52, l'angle critique est de 41010', de sorte que (13) = 150301, (14) 33 20'. La hauteur critique est ainsi déterminée comme (900 - 33020') = 56040' audessus de l'horizon. A une latitude de 40 Nord le soleil atteindra cette hauteur à midi le 8 Avril et le 15 Septembre. Alors qu'en hiver la lumière du soleil est transmise sans perte, pendant l'intervalle d'été entre ces dates, la transmission de lumière solaire directe est entièrement empêchée. Les exemples précédents se rapportent à des panneaux qui transmettent la lumière solaire lorsqu'elle les atteint perpendiculai- rement au plan du panneau, ou à une inclinaison inférieure à la valeur critique désirée, tandis qu'ils réfléchissent la lumière incidente, chaque fois que son inclinaison est supérieure à la valeur critique. Bien qu'ils représentent des modes d'exécution intéres- sants de l'invention, les exemples précédents, ne sont aucunement limita- tifs. En particulier, bien que la description ci-dessus se réfère explici- tement et constamment aux rayons solaires, il est clair que l'invention peut s'appliquer à toutes les radiations lumineuses de longueurs d'onde comprises entre 0,2. 10 6 et 3,0. 10-6 mètres. Bien que tous les exemples supposent que l'on utilise du verre à fenêtre ordinaire d'indice n = 1,52, on peut obtenir des résul- tats semblables en utilisant des prismes de matières ayant des indices de réfraction différents de cette valeur; les spécialistes connaissent assez d'optique pour faire les calculs nécessaires. On a représenté l'invention comme s'appliquant à des parois de verre verticales; on peut, bien entendu, obtenir des solutions appropriées même pour des parois à pentes presque verticales; bien que tous les exemples supposassent, pour faciliter la compréhension, que le panneau était dirigé plein sud (dans l'hémisphère nord), il est possible d'obtenir un effet saisonnier, même pour des panneaux orientés différem- ment, et même pour des lignes prismatiques non-horizontales, notamment des lignes verticales. Les inclinaisons des faces doivent être calculées selon chaque cas différent; enfin, la latitude de 400 nord qui a été mentionnée dans tous les exemples pour faciliter la comparaison et la compréhension peut varier dans de larges limites, tout en conservant les avantages de l'invention. Il est même important de remarquer que les formes et les pro- portions des plaques à rayures prismatiques, représentées dans les diffé- rents exemples, peuvent rester inchangées, même à une latitude supérieure, rejetteront la lumière solaire incidente pendant une plus courte période et les dates-limites de cette période d'été auront tendance à se rapprocher l'une de l' autre; inversement, ces dates s'éloigneront et la période d'été s'allongera lorsqu'on installera le même panneau à une latitude inférieure, c'est-à-dire plus près de l'équateur. Du fait qu'ils satisferont immédiate- ment aux conditions saisonnières d'endroits très différents, il faut un très petit nombre de profils de nervures prismatiques pour les panneaux ainsi, il devient facile de les fabriquer et de les stocker. REVEN DI C A T I 0 N S 1. - Procédé pour laisser passer ou arrêter la lumière solaire selon la saison au moyen d'un panneau installé en permanence en n'importe quel emplacement défini, son orientation et son inclinaison étant prédéterminées, ledit panneau étant constitué d'une plaque de matière trans- parente délimitée par deux surfaces conformées de façon que l'une d'elles soit au moins partiellement inclinée par rapport au plan contenant l'autre surface, ladite matière transparente ayant un indice de réfraction supérieur à l'unité et un angle critique de réflexion totale en résultant, caractéri- sé en ce qu'on choisit une valeur limite de la hauteur du soleil et, selon cette valeur limite choisie, on utilise une plaque dans laquelle l'incli- naison de ladite partie inclinée par rapport au plan contenant l'autre sur- face est telle que, chaque fois que le soleil est à une hauteur égale ou supérieure à la valeur limite, ses rayons progressent à travers elle, lors- qu'ils atteignent la première surface délimitant ladite plaque, après avoir été réfractés, suffisamment pour atteindre la seconde surface de ladite plaque suivant un angle, mesuré à partir de la normale à ladite seconde surface, supérieur à l'angle critique de réflexion totale, tandis que, chaque fois que la hauteur du soleil est inférieure à la hauteur limite choisie, il y a au moins certains azimuths solaires tels que la lumière solaire en provenant, en atteignant la première surface de la plaque, ne sera pas suffisamment réfractée pour subir une réflexion totale sur la se- conde surface, mais au contraire, elle traversera également la seconde surface, traversant ainsi tout le panneau. 2. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la plaque de matière transparente comprend une surface plane, montée verticalement ou presque verticalement, et en ce que ladite surface au moins en partie inclinée est tournée vers le soleil. 3. - Panneau installé en permanence à un emplacement prédéterminé, avec une orientation également prédéterminée, ledit panneau comprenant une plaque de matière transparente délimitée par deux surfaces, ladite matière transparente ayant un indice de réfraction supérieur à l'unité et un angle critique de réflexion totale résultant, lesdites surfaces étant conformées de façon que l'une d'elles (1) soit au moins partiellement inclinée par rapport au plan contenant l'autre surface (2), cette dernière étant verticale ou presque verticale, caractérisé en ce que lorsqu'on choisit une valeur limite de la hauteur du soleil, l'angle l 2463254 d'inclinaison de ladite partie inclinée (1) par rapport au plan contenant l'autre surface (2) est tel que, chaque fois que le soleil est à une hau- teur égale ou supérieure à cette valeur limite, ses rayons (21), lors- qu'ils auront atteint la première surface (1) délimitant ladite plaque, vont repasser à travers elle, après avoir été réfractés suffisamment pour atteindre la seconde surface (2) de la plaque sous un angle, mesuré à partir-de la normale à la seconde surface, supérieur à l'angle critique de réflexion totale, tandis que, chaque fois que la hauteur du soleil est inférieure à la valeur limite choisie, il y aura au moins certains azi- muths solaires-tels que la lumière qui en émane (21') en atteignant la première surface de la plaque, ne sera pas suffisamment réfractée pour subir une réflexion totale sur la seconde surface et traversera ainsi tout le panneau. 4. - Panneau selon la revendication 3, caractérisé en ce que la valeur limite de la hauteur du soleil pour laquelle on désire que les rayons solaires subissent une réflexion totale de quelque azimuth qu'ils proviennent, est choisie égale à la hauteur atteinte par le soleil à une date du printemps ou de l'automne proche de la date habituelle de terminaison (ou respectivement, de début) de chauffage hivernal artificiel à l'endroit o le panneau doit être installé. 5. - Panneau selon l'ensemble des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que la valeur limite de la hauteur du soleil est égale ou supérieure à 500. 6. - Panneau selon l'ensemble des revendications 4 et 5, caractérisé en ce que ladite surface partiellement inclinée (1) est conformée de façon à comprendre une pluralité de lignes ou nervures pris- matiques ayant chacune une section triangulaire, adjacentes entre-elles. 7. - Panneau selon l'ensemble des revendications 3, 4 et , caractérisé en ce qu'il comprend une pluralité de prismes adjacents ayant tous la même orientation. 8. - Panneau selon l'ensemble des revendications 3 à 6, caractérisé en ce que ladite plaque a une surface verticale ou quasi- verticale parfaitement plane (2), et la surface opposée (1) formée de nervu- res prismatiques adjacentes, cette dernière surface étant dirigée vers le soleil de façon à réfracter les rayons lumineux lorsque la hauteur du soleil est égale ou supérieure à la hauteur limite choisie, de sorte qu'ils atteignent ladite surface plane suivant un angle, mesuré à partir de la normale à ladite surface, supérieur à l'angle critique de réflexion il totale. - 9.- Panneau selon la revendication 8, caractérisé en ce que les arêtes des angles dièdres des nervures prismati- ques sont horizontales, et en ce qu'une face de chacune des ner- vures a une inclinaison par rapport à la surface plane (2) satisfaisant à la relation suivante: sin (a-b) = nsin(c-b) o n est l'indice de réfraction de la matière transparente dont la plaque est constituée, c est l'angle de réflexion totale critique et a est ladite valeur limite de la hauteur du soleil. * 10.- Panneau selon ltensemble des revendications 4 à 6, caractérisé en ce que la profondeur.des nervures est telle que le rapport entre l'épaisseur minimale et l'épaisseur maxi- male de la plaque est comprise entre 1: 2 et 9: 10, et vaut en particulier 5: 6. 11.- Panneau selon l'ensemble des revendications 3 à 10, caractérisé en ce que l'angle dièdre compris entre deux faces consécutives de chaque prisme ou nervure prismatique est égal ou supérieur à un angle égal à l'angle critique plus 900.