Procédé de gestion de l’accès à des contenus numériques L'invention concerne un procédé de gestion de la sélection d’un contenu à restituer sur un écran, le contenu étant sélectionné parmi plusieurs contenus (C11-C51) dont un ensemble de contenus (C21,C41), dits contenus sécurisés, requièrent une fourniture d’une donnée secrète autorisant une lecture du contenu, la sélection d’un contenu s’effectuant par appui sur une touche d’une télécommande (TCD) déclenchant des sauts successifs entre des contenus jusqu’au contenu à sélectionner, caractérisé en ce qu’il comprend une étape de création d’une liste de contenus sélectionnables comprenant un sous-ensemble de contenus sécurisés ; et une étape de sélection d’un contenu à restituer en effectuant des sauts dans la liste créée. Figure pour l'abrégé : Fig. 2 Procédé de gestion de l’accès à un contenu multimédia Le domaine de l'invention est celui des contenus multimédia numériques, à savoir les contenus audio et/ou vidéo numériques, également appelés contenus audiovisuels. L’invention se rapporte tout particulièrement à un procédé de gestion de la sélection, sur un terminal de lecture, d’un contenu multimédia dans une liste de contenus multimédias notamment en vue d’une restitution du contenu sur un terminal de restitution. Les contenus multimédias visent tout particulièrement des listes de contenus dont certains requièrent une fourniture d’une donnée secrète telle qu’un code avant restitution. La liste de contenus vise toutes interfaces permettant une sélection d’un contenu au moyen d’une fonction dite de zapping. Un contenu numérique est par exemple une chaîne de télévision. Un terminal de lecture vise tout terminal offrant un accès à des contenus multimédias, comme par exemple un décodeur de télévision numérique. Un terminal de restitution est un terminal apte à restituer un contenu. Etat de la technique Il existe aujourd’hui de nombreux terminaux de lecture de contenus audiovisuels permettant un accès à des contenus multimédias tels que des chaînes de télévision (appelées aussi contenus « live » par l’homme du métier), ou des contenus de vidéo à la demande. Les terminaux de lecture sont adaptés pour recevoir des contenus numériques sous forme de données multimédia et assurer une restitution du contenu reçu sur un terminal de restitution, par exemple un écran d’un téléviseur, relié au terminal de lecture. En particulier, lorsque le contenu reçu est codé, le terminal de lecture se charge de décoder le contenu avant sa restitution sur le terminal de restitution. Une donnée secrète est parfois nécessaire pour accéder à un contenu multimédia. Par exemple, l’accès à certains contenus télévisés peut être contrôlé au moyen d’un module de contrôle parental installé dans le terminal de lecture. Un utilisateur peut en effet, sur un terminal de lecture, configurer le module de contrôle parental de telle manière à contrôler l’accès à des contenus en fonction d’un profil utilisateur configuré dans le module de contrôle parental. Un profil utilisateur vise généralement une tranche d’âge. Si la tranche d’âge spécifié dans le module contrôle parental ne correspond pas à la tranche d’âge recommandée pour le visionnage du contenu, l’accès aux contenus requiert une fourniture d’une donnée secrète, le plus souvent un code ou un mot de passe. Si un utilisateur saisi la donnée secrète requise, le contenu peut alors être restitué. Ce type de contrôle par donnée secrète est bien adapté quand l’utilisateur sélectionne une chaîne de télévision en particulier en indiquant un numéro de chaîne (par exemple la chaîne 21). Dans ce cas, si un code est nécessaire, l’utilisateur saisit le code et s’il est correct, le contenu est restitué. Par contre, lorsque l’utilisateur zappe au moyen d’une télécommande pour accéder à un contenu, en utilisant par exemple les touches de navigation P+ / P- présentes sur une télécommande, la sélection d’un contenu non autorisé du fait du contrôle par le module de contrôle parental, est suivi d’une invitation à saisir un code ; et cette invitation est notifiée autant de fois qu’un contenu non autorisé (ou contenu sécurisé) est sélectionné lors du zapping. Le nombre d’invitation à saisir une donnée secrète est très gênant ; cela sera d’autant plus gênant que la tranche d’âge indiqué dans le module de contrôle parental est basse, par exemple la tranche d’âge de moins de douze ans. Dans ce cas, une invitation à saisir un code va être notifié pour tous les contenus, par exemple des chaînes de télévision, dont l’âge requis est au moins douze ans. Un enfant âgé de moins de douze ans verra, suite à chaque sélection d’un contenu, une invitation à saisir un code. En outre, une invitation à saisir un code peut être tentant pour un enfant d’accéder à des contenus d’une tranche d’âge supérieure par exemple aux contenus pour adulte. L'invention offre une solution améliorant l'état de la technique. L'invention A cet effet, selon un aspect fonctionnel, l'invention a pour objet un procédé de gestion de la sélection d’un contenu à restituer sur un écran, le contenu étant sélectionné parmi plusieurs contenus dont un ensemble de contenus, dits contenus sécurisés, requièrent une fourniture d’une donnée secrète autorisant une lecture du contenu, la sélection d’un contenu s’effectuant par appui sur une touche d’une télécommande déclenchant des sauts successifs entre des contenus jusqu’au contenu à sélectionner, caractérisé en ce qu’il comprend a. Une étape de création d’une liste de contenus sélectionnables comprenant un sous-ensemble de contenus sécurisés ; b. Une étape de sélection d’un contenu à restituer en effectuant des sauts dans la liste créée. Selon l’invention, au moins une partie des contenus sécurisés requérant une donnée secrète avant un accès au contenu sont exclus de la liste des contenus sélectionnables. De cette manière, lorsque l’utilisateur zappe au moyen de sa télécommande et navigue dans la liste en effectuant des sauts de contenus, tous les contenus exclus ne sont pas sélectionnables. Il résulte de cette exclusion un nombre d’invitations à saisir un code largement réduit par rapport à l’état de la technique, voire nul comme on le verra dans la suite. Grâce à l’invention, une sélection d’un contenu par sauts successifs, c’est-à-dire en mode zapping, n’est plus perturbée par des invitations intempestives à saisir une donnée secrète. Selon un premier mode de mise en œuvre particulier de l'invention, l’étape de création est précédée d’un étiquetage d’une partie des contenus sécurisés et la liste créée lors de l’étape de création inclut en outre des contenus sécurisés étiquetés. Un tel étiquetage permet à un utilisateur d’étiqueter des contenus sécurisés afin de voir ce contenu dans la liste des contenus sélectionnables et pourvoir y accéder après saisie d’une données secrète telle qu’un mot de passe. Ce premier mode est intéressant lorsqu’un module de contrôle parental gère l’accès aux contenus au niveau du terminal de lecture ; un même terminal de lecture peut être partagé entre plusieurs personnes ayant différents profils utilisateurs, par exemple un profil enfant et un profil adulte. Lorsqu’un profil enfant est défini dans le module de contrôle parental, tous les contenus recommandés pour les adultes requièrent une saisie d’une donnée secrète. Le fait de retirer tous les contenus sécurisés de la liste des contenus accessibles empêcherait un adulte d’accéder aux contenus pour adultes. L’étiquetage de contenus sécurisés permet de voir apparaître quelques contenus sécurisés dans la liste des contenus et sélectionnables en vue d’une restitution. Selon un deuxième mode, la liste ne comprend aucun contenu sécurisé. Dans ce deuxième mode, aucune invitation à saisir une donnée secrète n’est restituée. Ce mode est intéressant lorsque le terminal de lecture est utilisé par des personnes d’un même profil, par exemple des enfants. Aucun message d’invitation ne vient altérer une phase de zapping. De plus, ne recevant aucune invitation à saisir de donnée secrète, ce mode évite des tentatives de saisie de données secrètes pour accéder aux contenus sécurisés, par exemple par des enfants. Selon un aspect matériel, l’invention se rapporte à une entité de gestion de la sélection d’un contenu à restituer sur un écran, le contenu étant sélectionné parmi plusieurs contenus dont un ensemble de contenus, dits contenus sécurisés, requièrent une fourniture d’une donnée secrète autorisant une lecture du contenu, la sélection d’un contenu s’effectuant par appui sur une touche d’une télécommande des sauts successifs entre des contenus jusqu’au contenu à sélectionner, caractérisé en ce qu’il comprend a. Un module de création apte à créer une liste de contenus sélectionnables comprenant un sous-ensemble de contenus sécurisés ; b. Un module de sélection apte à sélectionner un contenu à restituer en effectuant des sauts dans la liste créée. Selon un autre aspect matériel, l’invention se rapporte à un décodeur comprenant une entité de gestion telle que définie ci-dessus. Selon un autre aspect matériel, l’invention se rapporte à un programme d'ordinateur apte à être mis en œuvre sur une entité telle que définie ci-dessus, le programme comprenant des instructions de code qui, lorsqu’il est exécuté par un processeur, réalise les étapes du procédé de sélection définies ci-dessus. Enfin, selon un autre aspect matériel, l’invention se rapporte à un support de données sur lequel a été mémorisée au moins une série d’instructions de code de programme pour l’exécution d’un procédé de gestion tel que défini ci-dessus. Un tel support d'enregistrement peut être n'importe quelle entité ou dispositif capable de stocker le programme. Par exemple, le support peut comporter un moyen de stockage, tel qu'une ROM, par exemple un CD ROM ou une ROM de circuit microélectronique, ou encore un moyen d'enregistrement magnétique, par exemple une clé USB ou un disque dur. D'autre part, un tel support d'enregistrement peut être un support transmissible tel qu'un signal électrique ou optique, qui peut être acheminé via un câble électrique ou optique, par radio ou par d'autres moyens, de sorte que le programme d’ordinateur qu’il contient est exécutable à distance. Le programme selon l'invention peut être en particulier téléchargé sur un réseau par exemple le réseau Internet. Alternativement, le support d'enregistrement peut être un circuit intégré dans lequel le programme est incorporé, le circuit étant adapté pour exécuter ou pour être utilisé dans l'exécution du procédé de contrôle d’affichage précité. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit, donnée à titre d'exemple et faite en référence aux dessins annexés sur lesquels : représente un système informatique sur lequel est illustré un exemple de réalisation de l’invention. est une vue schématique d’une grille de programme de télévision. illustre une suite d’étapes illustrant un mode de réalisation du procédé de l’invention. illustre une variante possible de création d’une liste de contenus sélectionnables ne comportant aucun contenu sécurisé. illustre une autre variante possible de création d’une liste de contenus sélectionnables ne comportant aucun contenu sécurisé. illustre une autre variante possible de création d’une liste de contenus sélectionnables dans laquelle certains contenus sélectionnables sont des contenus sécurisés. Description détaillée de modes de réalisation de l'invention On présente désormais, en relation avec la , un synoptique général de l’ensemble des équipements mis en œuvre selon un mode de réalisation de l’invention. Dans cet exemple, on suppose qu’un terminal de restitution de contenus multimédias est connecté à un terminal de lecture de contenus STB, par exemple un décodeur de tél évision numérique. On notera que la technique de l’invention n’est bien sûr pas limitée à un décodeur STB, qui est décrite ici à titre de simple exemple illustratif, mais qu’elle peut s’appliquer à tous les équipements de lecture audiovisuels, tels qu’une clé HDMI ou un téléviseur connecté par exemple. On désignera par la suite ces appareils sous la désignation générique de terminaux de lecture STB.Le terminal de restitution est par exemple un téléviseur équipé d’un écran d’affichage ECR. Dans notre exemple, le terminal de lecture STB permet, par exemple, à l’utilisateur d’accéder à des contenus multimédias tels que des contenus télévisés aussi appelés contenus live par l’homme du métier. Le décodeur STB se branche classiquement au terminal de restitution par exemple sur un port HDMI du terminal de restitution. Le décodeur STB peut aussi communiquer, par exemple via une passerelle domestique (non représentée), avec un serveur de contenus (non représenté) sur lequel sont stockés des contenus accessibles. Le terminal de lecture STB peut entrer en communication avec ce serveur de contenus pour recevoir un ou plusieurs contenus numériques dont elle pilote ensuite la restitution sur l’écran ECR du terminal de restitution. Le terminal de lecture STB est également configuré pour pouvoir communiquer avec un dispositif de télécommande TCD, illustré au moyen d’une télécommande. Le lien de communication entre le décodeur STB et la télécommande TCD est quelconque ; ce lien de communication est par exemple un lien de communication Bluetooth®. L’exemple de réalisation se base sur une communication sans fil entre la télécommande TCD et le décodeur STB ; cependant, l’invention peut aussi être mise en œuvre avec une communication filaire. La télécommande TCD est indifféremment une télécommande physique ou logicielle. Les télécommandes logicielles nécessitent une installation d’une application logicielle sur un dispositif mobile. Une fois l’application installée, l’exécution de l’application entraîne un affichage d’une télécommande sur l’écran du dispositif mobile. Une télécommande logicielle peut aussi être mise en œuvre au moyen d’un assistant vocal ; dans ce cas, l’utilisateur transmet des commandes vocalement à l’assistant qui se charge de les relayer à destination du terminal de lecture. Ce type d’assistant est par exemple l’assistant vocal nommé Djingo (Marque Déposée par la demanderesse). La télécommande TCD est équipée de moyens de communication de manière à transmettre au terminal de lecture STB notamment des commandes de sélection de contenus en mode zapping. Rappelons que le mode zappinng permet, depuis la télécommande, en appuyant plusieurs fois sur une touche de la télécommande, d’émettre des commandes successives entraînant des sauts de sélection de contenus dans une interface graphique restituée sur un écran. En d’autres mots, chaque appui sur la touche P+ pu P- entraîne une nouvelle sélection d’un contenu sur l’interface graphique. Les touches le plus souvent utilisées pour réaliser un zapping sont les touches P-/P+ présentes sur la télécommande. Un contenu sélectionné peut être restitué lorsque le zapping cesse u sur demande explicite en appuyant sur une autre touche de validation de la télécommande TCD. Les contenus choisis pour illustrer un premier mode de réalisation seront des chaînes de télévision, aussi appelés contenus « live ». L’accès à certains contenus accessibles requiert une saisie d’une donnée secrète. Pour ce type de contenus, un message d’invitation à saisir un code est restitué sur l’écran. Comme indiqué dans la partie consacrée à l’état de la technique, les contenus accessibles incluent des contenus autorisés et des contenus non autorisés appelés aussi contenus sécurisés. En conséquence, lorsqu’un utilisateur zappe avec sa télécommande TCD et que le contenu sélectionné requiert un code parental, une invitation à saisir un code est affichée. Cela se produit à chaque fois que le programme télévisé sélectionné requiert un code. Pour éviter de recevoir ce type de message invitant à saisir un code, ou au moins réduire son nombre, l’invention comprend a. Une étape de création d’une liste de contenus sélectionnables comprenant un sous-ensemble de contenus sécurisés ; b. Une étape de sélection d’un contenu à restituer en effectuant des sauts dans la liste créée. Un accès sécurisé à un contenu résulte souvent d’une mise en œuvre d’un contrôle parentale dans le terminal de lecture décodeur STB. Dans un tel contexte de contrôle parental, un accès à un contenu est autorisé ou pas en fonction du profil utilisateur choisi au niveau du décodeur. Un contenu non autorisé est appelé contenu sécurisé dans le présent texte. Concrètement, les contenus issus du serveur de contenus sont associés à des tranches d’âges. Par exemple, en France, un organisme CSA (sigle de « Conseil supérieur de l'audiovisuel ») attribut des tranches d’âges à chaque émission télévisée ; Les tranches d’âges définies par cet organisme sont en général les suivantes : tous publics, moins de10 ans (-10), moins de douze ans (-12), moins de seize ans (-16) et moins de dix-huit ans (-18). Par exemple, la tranche d’âge « -12 » signifie qu’il est recommandé que la personne visionnant le programme télévisé ait treize ans ou plus. Un profil utilisateur est aussi défini en liaison avec le terminal de lecture décodeur STB. Le profil est choisi plusieurs profils disponibles proposés par un module de contrôle parental stocké dans le décodeur STB. Les profils correspondent à des catégories d’âge. Le module de contrôle parental compare alors le niveau de profil défini dans le décodeur et le profil CSA associé au contenu accessible, et autorise l’accès ou pas en fonction du résultat de la comparaison. Le module de contrôle parental n’autorisera l’accès à un contenu que si la tranche d’âge associé contenu correspond à la tranche d’âge défini dans le terminal de lecture décodeur STB. Les autres contenus nécessiteront une fourniture d’une donnée secrète pour être lus ; ces autres contenus sont appelés contenus sécurisés dans le présent texte. Par exemple, Si un programme télévisé est déconseillé aux personnes de moins de douze ans, et que le profil utilisateur défini au niveau du terminal de lecture STB est la tranche 0-10 ans, le module de contrôle parental n’autorise pas l’accès au contenu ; ce contenu devient alors un contenu sécurisé et son accès nécessitera une fourniture d’une donnée secrète telle qu’un mot de passe pour y accéder. La illustre un exemple de grille de programmes télévisés GRL incluant des contenus que proposent plusieurs chaînes de télévision. Dans notre exemple, la grille GRL comprend cinq chaînes de télévision CH1-CH5. La grille comprend des programmes sur une plage horaire PH. L’instant courant « t » est représenté sur la figure. A cet instant « t », plusieurs contenus sont diffusés par les chaines de télévision. Dans la grille GRL : la première chaîne de télévision CH1 propose trois contenus C11-C13 ; la deuxième chaîne de télévision CH2 propose deux contenus C21 et C22 ; la troisième chaîne de télévision CH3 propose de diffuser eux contenus C21 et C22 ; la quatrième chaîne de télévision CH4 propose de diffuser eux contenus C21 et C22 ; la cinquième chaîne de télévision CH5 propose de diffuser eux contenus C21 et C22 ; A l’instant «t », les contenus C11, C21, C31, C41, et C51 sont diffusés par les chaînes CH1-CH5, respectivement. Aux contenus correspond des profils recommandés respectifs. Ces profils sont définis pour donner une information sur le type de public auquel s’adresse un contenu. L’entité de gestion MNG réalise un contrôle du type contrôle parental pour déterminer parmi les contenus accessibles ceux qui seront accessibles sans saisie de mot de passe et ceux qui ne seront accessibles qu’après saisie d’un mot de passe à savoir les contenus sécurisés. Sur la , les contenus non autorisés, donc sécurisés, sont associés à un cadenas signifiant qu’un accès à ces contenus nécessite une saisie d’un mot de passe. Dans notre exemple, trois profils P1-P3 sont possibles. La grille de programmes GRL décrite et le nombre de profils utilisés pour illustrés l’invention ont été réduits volontairement pour simplifier l’exposé de l’invention. On considère que P1 vise tous les âges sans restriction, P2 vise la tranche d’âge de moins de dix-huit ans, et P3 la trance d’âge de moins de 12 ans. Dans notre exemple, un profil P2 est défini dans le module de contrôle parental présent dans le décodeur STB. La comprend une suite d’étape ET1-ET3 illustrant un mode de réalisation. Dans notre exemple, le module de contrôle parental est incluse dans l’entité de gestion MNG. Lors d’une première étape ET1, l’entité de gestion MNG situé dans le décodeur STB récupère les contenus accessibles dans la grille GRL, ou seulement une partie, et les profils respectifs. La grille de programmes télévisés peut par exemple être récupérée par l’entité de gestion MNG auprès de fournisseurs de contenus télévisés ou transmise spontanément par un fournisseur de contenus à destination du décodeur STB. Lors d’une deuxième étape ET2, l’entité de gestion MNG compare les profils P1-P3 des différents contenus avec le profil P2 enregistré dans le décodeur STB. Lors d’une troisième étape ET3, l’entité de gestion MNG identifie les contenus dits contenus sécurisés qui vont requérir une saisie d’un code à savoir les contenus dont les profils ne correspondent pas avec le profil courant P2 enregistré dans le décodeur STB crée une liste de contenus sélectionnables excluant des contenus sécurisés. Sur la , les contenus sécurisés sont associés à un cadenas CDNi. Dans notre exemple, les contenus C12, C21, C32, C41 sont associés à des cadenas CND1–CND4, respectivement. Les figures 4 et 5 illustrent des façons de représenter l’interface des contenus accessibles à la sélection. Un premier mode illustré sur la consiste pour l’entité de gestion MNG à retirer les contenus sécurisés de l’interface présentée sur l’écran. L’interface résultante est par exemple celle représentée sur la sans se limiter à celle-ci. Dans cette configuration, l’entité de gestion MNG reçoit des commandes issues de la télécommande. Comme les contenus sécurisés ont été retirés des contenus sélectionnables, ceux-ci ne sont plus sélectionnables dans l’interface graphique présentée sur l’écran. Lors d’un zapping, les sauts de chaînes ne concernent dans ce cas que des chaînes autorisées. Il n’y a dans ce cas aucun message intempestif invitant à une saisie d’une donnée secrète. Un deuxième mode illustré sur la consiste pour le module de gestion MNG à gérer des commandes issues de la télécommande à la volée. On considère ici que tous les contenus, qu’ils soient sécurisés ou non, apparaissent dans l’interface graphique présentée à l’utilisateur sur l’écran. Dans ce deuxième mode, les cadenas sont affichés en association avec les contenus sécurisés. Dans cette configuration, lorsque l’entité de gestion MNG reçoit des commandes successives depuis la télécommande TCD, l’entité de gestion MNG réalise des sauts de chaînes de telle manière à ne pas sélectionner un contenu sécurisé. On fait l’hypothèse ici que les chaînes de télévision sont ordonnées. Selon ce deuxième mode de réalisation, à réception d’une commande d’accès à un contenu sécurisé, l’entité de gestion MNG remplace le contenu sécurisé demandée par le prochain contenu télévisé sélectionnable selon l’ordre établit. Concrètement, dans l’exemple illustré, le contenu en cours de restitution est le contenu C11. L’utilisateur zappe avec sa télécommande en appuyant deux fois sur la touche P+ de la télécommande : L’entité de gestion MNG reçoit une première commande, identifie le contenu suivant le contenu C11 qui est sélectionnable à savoir le contenu C31, le contenus C21 n’étant pas sélectionnable ; L’entité de gestion MNG reçoit ensuite une deuxième commande, identifie le contenu suivant le contenu C31 qui est sélectionnable à savoir le contenu C51 et le restitue. Selon une variante des deux modes décrits ci-dessus, lors de la troisième étape décrite ci-dessus, l’entité de gestion MNG étiquette certains contenus sécurisés pour les rendre sélectionnables. En effet, un administrateur du décodeur STB peut décider de faire apparaître, dans l’interface présentée sur l’écran, certains contenus sécurisés et de recevoir des invitations de saisie de mots de passe pour ces contenus sécurisés étiquetés. Certains contenus sécurisés deviennent alors sélectionnables. Cette variante est intéressante lorsque le décodeur STB est partagé entre plusieurs personnes avec des profils différents par exemple entre des adultes et des enfants. Selon cette variante, l’administrateur sélectionne quelques contenus sécurisés qui vont ensuite faire partie des contenus sélectionnables lors d’un zapping. La illustre cette variante à la base de la même interface que celle décrite en référence à la . Sur cette , le contenu C21 est un contenu sécurisé que va étiqueter un utilisateur ; ce contenu étiqueté est par exemple un type de contenu télévisé très apprécié par cet utilisateur, par exemple les contenus ayant traits à l’information. Sur la , un tel contenu sécurisé étiqueté est associé à un cadenas désactivé (une croix recouvre le cadenas). A noter que l’étiquetage peut être effectué automatiquement grâce à un module d’étiquetage capable d’étiqueter tous les contenus sécurisés d’un type donné par exemple tous les contenus en rapport avec l’information. Supposons maintenant que le contenu en cours de restitution est le contenu C11. L’utilisateur zappe avec sa télécommande en appuyant quatre fois sur la touche P+ de la télécommande : L’entité de gestion MNG reçoit une première commande, identifie le contenu suivant le contenu C11 qui est sélectionnable, à savoir le contenu sécurisé préféré C21 ; à ce stade, une invitation à saisir un code est afficher à l’écran. On suppose ici que l’utilisateur ne saisit pas de mot de passe et poursuit le zapping. L’entité de gestion MNG reçoit ensuite une deuxième commande, identifie le contenu sélectionnable suivant le contenu C21 à savoir le contenu C31. L’entité de gestion MNG reçoit une troisième commande, identifie le contenu sélectionnable suivant le contenu C31 à savoir le contenu C51, le contenu C41 étant un contenu sécurisé non sélectionnable. Précisons enfin ici que le terme module ou le terme entité peut correspondre aussi bien à un composant logiciel qu’à un composant matériel ou un ensemble de composants matériels et logiciels, un composant logiciel correspondant lui-même à un ou plusieurs programmes ou sous-programmes d’ordinateur ou de manière plus générale à tout élément d’un programme apte à mettre en œuvre une fonction ou un ensemble de fonctions telles que décrites pour les modules concernés. De la même manière, un composant matériel correspond à tout élément d’un ensemble matériel (ou hardware) apte à mettre en œuvre une fonction ou un ensemble de fonctions pour le module concerné (circuit intégré, carte à puce, carte à mémoire, etc.). Procédé de gestion de la sélection d’un contenu à restituer sur un écran, le contenu étant sélectionné parmi plusieurs contenus (C11-C51) dont un ensemble de contenus (C21,C41), dits contenus sécurisés, requièrent une fourniture d’une donnée secrète autorisant une lecture du contenu, la sélection d’un contenu s’effectuant par appui sur une touche d’une télécommande (TCD) déclenchant des sauts successifs entre des contenus jusqu’au contenu à sélectionner, caractérisé en ce qu’il comprend Une étape de création d’une liste de contenus sélectionnables comprenant un sous-ensemble de contenus sécurisés ; Une étape de sélection d’un contenu à restituer en effectuant des sauts dans la liste créée. Procédé de gestion selon la revendication 1, caractérisé en ce que l’étape de création est précédée d’un étiquetage d’une partie des contenus sécurisés, en ce que le sous-ensemble crée lors de l’étape de création inclut des contenus sécurisés étiquetés. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le sous-ensemble ne comprend aucun contenu sécurisé. Entité de gestion (MNG) de la sélection d’un contenu à restituer sur un écran, le contenu étant sélectionné parmi plusieurs contenus (C11-C51) dont un ensemble de contenus (C21,C41), dits contenus sécurisés, requièrent une fourniture d’une donnée secrète autorisant une lecture du contenu, la sélection d’un contenu s’effectuant par appui sur une touche d’une télécommande (TCD) déclenchant des sauts successifs entre des contenus jusqu’au contenu à sélectionner, caractérisé en ce qu’il comprend Une module de création apte à créer une liste de contenus sélectionnables comprenant un sous-ensemble de contenus sécurisés ; Un module de sélection apte à sélectionner un contenu à restituer en effectuant des sauts dans la liste créée. Décodeur comprenant une entité de gestion telle que définie dans la revendication 4. Programme d'ordinateur apte à être mis en œuvre sur une entité de gestion (MNG) telle que définie dans la revendication 4, le programme comprenant des instructions de code qui, lorsqu’il est exécuté par un processeur, réalise les étapes du procédé définies dans la revendication 1. Support de données sur lequel a été mémorisée au moins une série d’instructions de code de programme pour l’exécution d’un procédé selon la revendication 1.