La présente invention concerne les dispositifs destinés à immobiliser le bétail pour le solliciter à s'alimenter, que l'on appelle généralement Cornadis. Ces dispositifs comprennent une barrière, que l'on interpose devant un poste d'alimentation. La barrière est munie d'un bras mobile, que la tête de l'animal doit déplacer pour que ce dernier puisse accéder à sa nourriture ; et le bras est verrouillable pour immobiliser alors la tête de l'animal devant l'aliment. Le verrou est par exemple mis en place ou armé par pivotement sous l'effet d'un mécanisme balancier à contrepoids. Jusqu'à présent, ce verrouillage était purement manuel, et L'éleveur devait revenir sur les lieux pour libérer les animaux, lorsqu'il estimait qu'ils avaient passé devant la nourriture un temps suffisant pour s'être alimentés de la manière requise. I1 fallait donc que l'éleveur revienne libérer les animaux après leur repas, ce qui implique un nouveau déplacement, et une sujétion importante sur son emploi du temps. Corrélativement, l'éleveur risquait d'oublier cette tâche, et de laisser beaucoup trop longtemps les animaux en position entravée. La présente invention vient porter remède a ces inconvénients. Selon l'invention, il est prévu un moyen chronométrique pour desarmer ou escamoter le verrou au bout d'un temps prédétermine. Dans un mode de réalisation préférentiel, le verrou est armé par relevage du contrepoids, qui est avantageusement pivotant, et le balancier a contrepoids est maintenu en position relevée par un électro-aimant normalement inactif en 1 'absence dElimentation. Ceci évite une immobilisation excessive de 1'animal en cas de disparition du courant secteur. De préférence, le moyen chronométrique est un circuit électronique compte-temps, programmable de quart d'heure en quart d'heure. En pratique, il est prévu une commande manuelle telle qu'un bouton-poussoir pour faire démarrer le comptage de temps. Une seconde commande manuelle permet avantageusement de déverrouiller le contrepoids indépendamment du comptage de temPs. D'autres caractéristiques et avantages de l'in vention apparaitront a la lecture de la description détaillée qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés, donnés uniquement pour illustrer a titre non limitatif un mode de réalisation préférentiel de l'invention, et sur lesquels - les figures 1 et 2 illustrent respectiveiilent en élévation et en vue latérale le dispositif selon 1'ir- vention a l'état déverrouillé; et - les figures 3 et 4 sont des vues qui correspondent respectivement a celles des figures 1 et 2, mais en position verrouillée. Dans un Cornadis, un élément vertical formant bâti 1 reçoit une barrière désignée généralement par 2, et constituée par exemple de deux montants horizontaux 21 et 22, réunis par des éléments verticaux tels que 23 et 24. Un troisième élément vertical 25 est disposé dans sa partie basse comme les éléments 23 et 24, sensiblement jusqu'a la moitié de sa hauteur. A partir de la, il vient par une partie inclinée 26 rejoindre par exemple l'extré- mité supérieure de l'élément 24.Au niveau de son coude entre les parties 25 et 26, cet élément reçoit une char nière 27, qui supporte un élément oblique 30, muni a son tour en partie haute d'une extrémité oblique 31. te poste d'alimentation (non représenté) se place pratiquement entre l'élément 23 et l'élément 25, dans leur partie basse ou ils sont parallèles.Si l'on se reporte a la figure 1, l'animal va donc-introduire sa tête en haut, entre 14élément 23 et l'élément 30, puis i'abaisser pour accéder a sa nourriture, ce qui se traduit par le basculement de l'élément 30 autour de sa charnière 27. I1 est connu d'utiliser alors un verrou qui vient maintenir cet élément 30 en position verticale, comme le montre la figure 3, et l'éleveur vient réaliser le déverrouillage, lorsqu'il estime que l'animal a suffisamment mangé. Généralement, le montant horizontal supérieur 21 porte deux anneaux 35 et 36 dans lesquels vient pivoter autour d'un axe horizontal une barre 40 munie de l'élément 42. Cette barre 40 est solidaire d'un balancier transversal 43, muni a son extrémité d'une ou plusieurs charges formant contrepoids 44. Selon l'invention, le bras 43 porte en plus une pièce métallique 45,destinée à coopérer avec l'electro-aimant 50. Dans la position illustrée sur les figures 1 et 2, le contrepoids 44 est en position basse, et le basculement du bras 30 est libre. Au contraire, dans la position illustrée sur les figures 3 et 4, le contrepoids 44 est en position haute, et la pièce 45 est sollicitée par l'electro- aimant 50. On voit alors que la butée 42 se situe du côté supérieur de la barre 40i et peut venir immobiliser une tige 32 solidaire de l'extrémité libre de la partie coulée 31 du baiar.cier 30. Ainsi, une fois que l'animal est venu en position d'alimentation, il y demeure bloqué par le fait que le levier 32 vient s'immobiliser sur la butée 42. Ceci demeurera tant que le contrepoids 44 est maintenu en position haute par le jeu de l'électro-aimant 50 sur la pièce 45. De son côté, l'électro-aimant 50 est alimenté par un moyen chronométrique 60, tel qu'un circuit électronique compteur de temps programmable de quart'd'heure en quart d'heure. Un tel circuit peut aisément être réalisé par exemple à l'aide du circuit intégré Xr2240, vendu par la société EXAR. Si l'on se réfère a la figure 3, un boutonpoussoir 65 permet le démarrage du dispositif chronométrique 60, et l'excitation de l'electro-aimant 50, l'éleveur relevant en meme temps le contrepoids 44 pour qu'il soit maintenu en position haute sous l'effet de l'électro-aimant. Un ou plusieurs boutons-poussoir 67 permettent la programmation du temps de verrouillage, de quart d'heure en quart d'heure, par exemple jusqu'a une durée maximale de 2 heures. Les animaux peuvent alors venir s'alimenter, et y resteront nécessairement le temps choisi par l'éleveur, sans que celui-ci ait a revenir sur les lieux pour déverrouiller les Cornadis. On notera qu'en cas de disparition du courant secteur, l'électrowaimant 50 perd automatiquement sa force attractive, ce qui. laisse retomber le contrepoids 44, et rend a l'animal toute liberté de consommation. Par ailleurs, si l'éleveur le désire, il peut de toute façon revenir, et agir sur le bouton-poussoir 66 pour désexciter l'électroaimant 50, et libérer l'animal avant le terme du temps programmé. De même, un verrou mécanique ( non représenté) peut assurer le blocage du contrepoids en position haute si dans certains cas l'éleveur ne désire pas se servir du dispositif électrcinique temps programmé. Bien entendu, la présente invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit, mais s'étend a toute variante conforme a son esprit. REVENDICATIONS 1. Dispositif d'immobilisation du bétail pour le solliciter à s'alimenter, du type comprenant une bar rière, interposée devant un poste d'alimentation, et munie d'un bras mobile que la tête de l'animal doit déplacer pour accéder à sa nourriture, bras qui est verrouillable pour immobiliser alors la tête de l'animal devant l'aliment, le verrou étant mis en place par un mécanisme balancier à contrepoids, caractérisé par le fait qu'il est prévu un moyen chronométrique pour désarmer le verrou au bout d'un temps prédéterminé 2.Dispositif selon la revendication 1, dans lequel le verrou est armé par relevage du contrepoids, caractérisé par le fait que le balancier à contrepoids est maintenu en position relevée par un électro-aimant normalement inactif en l'absence d'alimentation, ce qui évite une immobilisation excessive de l'animal en cas de disparition du courant secteur. 3. Dispositif selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que le moyen chronométrique est un circuit électronique compte-temps, programmable de quart-d'heure en quart-d'heure. 4. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait qu'il est prévu une commande manuelle telle qu'un bouton-poussoir pour faire démarrer le comptage de temps. 5. Dispositif selon la revendication 4, carac térisé par le zait qu'il est prévu une seconde commande manuelle pour déverrouiller le contrepoids indépendamment du comptage de temps.