l 2476190 La présente invention concerne les cheminées ou conduits verticaux pour l'écoulement de gaz. Elle concerne notamment, mais non exclusivement, la construction des tours de réfrigérantsatmosphériques de tout type. Les plus grandes de ces tours sont actuellement construites pour les réfrigérants atmosphériques des centrales électriques de grande puissance Il s'agit généralement de coques en béton armé, en forme d'hyperboloide de révolution autour d'un axe vertical. Dans cette technique connue, on recherche essen- tiellement la rigidité de la coque, et si l'on a obtenu satisfaction pour les tours actuellement construites, l'extrapolation des dimensions audelà de celles de ces tours, par exemple en vue de l'équipement de centrales électriques de puissance supérieure, notamment nucléaires pose des problèmes de sécurité en raison d'un manque de connaissances, de moyens d'expérimentation et de calcul des différents phénomènes intervenant dans cette sécurité et notamment du phénomène de flambement de la coque; ce problème n'est pas encore maîtrisé. La présente invention est un aboutissement d'une voie de recherche diamétralement opposée, puisqu'au lieu de rechercher la rigidité, on a au contraire opté pour la souplesse, pour de grandes déformations; en d'autres termes, on n'a pas cherché à s'opposer au flambement ou cloquage de la tour, mais on a cherché à rendre ce phé- 2 2476190 nomène acceptable en traduisant de façon acceptable les efforts qu'il peut engendrer. A cet effet, l'invention propose de réaliser une tour de réfrigérant atmosphérique, ou plus généralement toute cheminée ou tout conduit vertical pour l'écoulement de gaz, sous la forme d'une superposition de conduits en forme de tronçon de surface de révolution ou approximati- vement de révolution quelconque telle que prisme, cylin- dre, tronc de pyramide ou de cône, hyperboloide, tore, etc.., supportés et équilibrés dans l'espace partielle- ment ou totalement indépendamment les uns des autres, et dont chacun est réalisé en un matériau léger et souple, tel que de la toile, tendu entre deux cerces circulaires ou polygonales; chaque conduit est suspendu en l'air par des liens porteurs souples fixés à la cerce supérieure, et qui reportent le poids et la composante verticale des efforts de tension de la surface sur un mât central verti- cal, ou sur une potence d'un mât latéral, par l'intermé- diaire'de poulies pendues au mât ou à la potence, ou par l'intermédiaire d'un système à glissement de coefficient de frottement réduit permettant de ne transmettre respec- tivement au mât ou à la potence que des efforts horizon- taux négligeables; les différents conduits sont par ailleurs tendus par des haubans, reliant la cerce infé- rieure au sol; éventuellement, une partie de cette ten- sion peut être avantageusement reportée par des liens sur le mât central à un niveau inférieur à celui de la cerce. De tels haubans peuvent d'ailleurs être également prévus pour relier la cerce supérieure au sol, et leur position étant judicieusement choisie pour équilibrer le conduit correspondant en rotation sur lui-même. Ainsi, lorsque l'action du vent déforme la toile d'un côté ou de l'autre de la position d'équilibre défi- nie par la position dans laquelle les haubans correspon- 3 2476190 dant à une même cerce sont soumis à une tension identi- que, il apparaît dans la toile une tension supplémen- taire qui est transmise aux deux zerces, et de là au sol directement, par les haubans, et indirectement, par les liens porteurs et le mât pour ce qui concerne la compo- sante verticale de cette surtension; en outre, le con- duit peut alors se déplacer latéralement, éventuellement d'ailleurs de façon différente au niveau de la cerce su- périeure et au niveau de la cerce inférieure, moyennant une mise en tension supplémentaire des liens porteurs et des haubans, indépendamment des autres conduits. En d'autres termes, le flambement alors autorisé de la tour, de la cheminée, ou du conduit formé par la superposition des différents conduits indépendants, est intégralement répercuté au sol, en effort de traction au niveau des haubans et de poussée verticale au niveau du mât, conduit par conduit, et ne donne en aucun cas nais- sance dans les parois adescontraintes analogues à celles qui apparaîtraient dans une paroi rigide. Si l'invention peut trouver son application dans la construction de cheminées ou de conduits verti- caux tels que les tours de réfrigérantsatmosphériques dans leur intégralité, elle peut également s'appliquer au rehaussement de cheminées ou de conduits verticaux rigides préexistants, soit dans le but d'améliorer leurs performances, soit dans un but de réparation après que l'on ait arasé leur partie supérieure; un conduit sou- ple suspendu entre un mât, via des liens porteurs, et le sol, via des haubans, de la façon décrite ci-dessus, ou plusieurs conduits souples superposés ainsi tendus de façon indépendante peuvent être alors superposés à la partie supérieure de l'édifice préexistant, dans le pro- longement de celui-ci. 4 2476190 Selon l'invention, la cheminée, ou conduit ver- tical pour l'écoulement de gaz, tel qu'une tour de ré- frigérant atmosphérique, se caractérise en ce qu'elle comporte: - un mât de suspension, définissant un aplomb vertical de suspension, - au moins une surface souple, ouverte vers le bas et vers le haut et symétrique par rapport à cet aplomb, - des cerces rigides, sensiblement horizontales, à raison d'une cerce supérieure solidaire de la périphé- rie supérieure de la surface et une cerce inférieure solidaire de la périphérie inférieure de cette surface, chaque cerce étant symétrique par rapport audit aplomb vertical, - des liens porteurs souples suspendant la cerce supérieure au mât, - des haubans reliant la cerce inférieure à au moins un point fixe du mât ou du sol, point situé à un niveau inférieur à celui de cette cerce, pour tendre la surface souple suivant une direction verticale. Selon une autre caractéristique, un lien porteur relie deux zones diamétralement opposées de la cerce correspondante, et est suspendu au mât entre ces deux zones, au niveau dudit aplomb vertical, par l'intermé- diaire de moyens le guidant en translation sur lui-même. D'autres caractéristiques et avantages de l'in- vention ressortiront de la description ci-dessous, rela- tive à deux modes de mise en oeuvre non limitatifs, et des dessins annexés qui font partie intégrante de cette description. - la figure I montre une vue d'une tour de réfri- gérant atmosphérique intégralement constituée par la su- perposition de conduits souples indépendants, conformé- i 2476190 ment à l'invention, en coupe par un plan vertical axial tel que le plan II de la figure 2; - la figure 2 montre une vue de dessus de cette tour; - - les figures 3 et 4 montrent une tour de réfri- gérant atmosphérique rigide munie d'une rehausse confor- mément à l'invention, en deux élévations latérales; - la figure 5 montre une demi-vue de dessus de cette tour. i0 Pour plus de clarté, on a réalisé ces figures sous forme schématique, notamment au hiveau du raccorde- ment des liens porteurs et des haubans avec les autres éléments, et seuls certains de ces liens porteurs et de ces haubans ont été représentés, compte tenu de ce qu'il est du domaine des connaissances de l'Homme de l'Art de réaliser pratiquement ces raccordements et de prévoir les liens porteurs et les haubans en un nombre et sui- vant une répartition appropriés. On se référera en premier lieu aux figures l et 2, o l'on a représenté une tour symétrique par rapport à un axe vertical 1, et formée par la superposition et le raccordement bout à bout de cinq tronçons, respecti- vement 2 à 6,de bas en haut, dont chacun est lui-même symétrique par rapport à l'axe l et délimité par une paroi latérale dont la section par un plan horizontal présente la forme d'un polygone régulier, par exemple à seize côtés, ce nombre étant donné à titre d'exemple non limitatif et de préférence aussi élevé que possible afin que la tour présente une forme aussi proche que possible d'une forme de révolution autour de l'axe l. Selon l'invention, la paroi de chacun des con- duits 2 à 6, respectivement 2a à 6a, est réalisée en toile ou en un autre matériau léger et souple, et pré- sente une périphérie supérieure et une périphérie infé- 6 2476190 rieure sensiblement planes et horizontalE, lorsque la tour est assemblée; cette périphérie supérieure et cette périphérie inférieure, intégralement ouvertes, sont bor- dées de façon solidaire par des cerces horizontales riai- des par exemple constituées d'éléments de poutre ern treillis, à raison d'une cerce supérieure, respectivement 2b à 6b, et d'une cerce inférieure, respectivement 2c à 6c, dont chacune présente la forme en plan que l'on désire communiquer à la paroi souple au niveau correspon- dant. La solidarisation des parois avec les cerces correspondantes est par exemple assurée par laçage,soudure ou couture si le matériau de la paroi s'y prête; selon la qualité du matériau employé, sa tension peut être soulagée par des liaisons souples, telles que des pièces flexibles ou des liens, entre cerces, soit par des cerces intermédiaires, soit par les deux moyens conjugués; chaque paroi peut elle-même avantageusement être cons- tituéelde plusieurs panneaux assemblés, dont chacun pré- sente un bord supérieur et un bord inférieur solidaires respectivement de la cerce supérieure et de la cerce inférieure,et deux bords latéraux dont chacun est assemblé au bord latéral analogue immédiatement voisin d'un pan- neau analogue, au niveau des arêtes de la paroi; cet assemblage peut également être réalisé par exemple par laça- ge, soudure ou couture si les matériaux s'y prêtent, d'autres modes de liaison des panneaux entre eux et avec les cerces pouvant naturellement être choisis sans que l'on sorte pour autant du cadre de l'invention; on pré- fèrera cependant un mode de solidarisation amovible, facilitant le montage et le remontage en cas d'avarie. en surface à double courbure par assemblage de surfaces planes triangulaires par exemple soudées ou cousues ou à la fois soudées et cousues. 7 2476190 Dans l'exemple illustré aux figures l et 2, cha- cun des conduits 2 à 6 est porté, indépendamment des au- _res conduits, par un mât central 7, vertical, d'axe i; ce mât central 7 peut se présenter sous différentes for- mes, comme par exemple celle d'un treillis métallique, ou d'une cheminée en béton armé, d'autres modes de réa- lisation pouvant naturellement être choisis; le mât 7 présente une hauteur supérieure à la hauteur cumulée des conduits 2 à 6 dans la mesure o son extrémité supérieu- re doit être située à un niveau supérieur à celui de la cerce supérieure 6b du conduit supérieur 6-lorsque la tour est assemblée. La suspension de la cerce supérieure de chacun des conduits 2 à 6 au mât 7 est assurée par des liens porteurs souples, ou suspentes, dont chacun, de préféren- ce, relie deux zones de la cerce correspondante diamè- tralement opposéespar rapport à l'axe 1 et repose dans une zone médiane sur des moyens porteurs appropriés tels que 10 et il du mât 7; ces moyens porteurs sont de pré- férence choisis de façon à assurer un guidage du lien en translation sur lui-même, en l'empêchant de se dépla- cer verticalement, de telle sorte que sous l'action du vent agissant sur la paroi du conduit élémentaire consi- déré, la cerce supérieure de celui-ci comme d'ailleurs l'ensemble de ce conduit puisse se désaxer par rapport à l'axe 1 en transmettant un minimum d'efforts horizon- taux au mât 7; à cet effet, les moyens porteurs prévus sur ce mât 7 pour les liens porteurs sont par exemple constitués par des Poulies, ou des glissières revêtues d'un matériau présentant un coefficient de frottement très faible, tel que le polytétrafluoréthylène. De préférence, chaque lien porteur relie ainsi deux sommets diamétralement opposés de la cerce, comme c'est le cas des deux liens porteurs 8 et 9 de la cerce 8 2476190 supérieure 6b du conduit supérieur 6, un lien porteur étant de préférence associé à chaque jeu de deux sommets diamétralement opposés de la cerce; plus généralement, les liens porteurs d'une cerce sont de préférence régu- lièrement répartis autour de l'axe 1. La mise en tension de la paroi souple de chaque conduit, et en outre son immobilisation en rotation autour de l'axe 1, est quant à elle assurée par liaison de la cerce inférieure correspondante, et de préférence de la cerce supérieure également en ce qui concerne l'immobili- sation en rotation, avec le sol 12 par l'intermédiaire de haubans. Ces haubans sont de préférence groupés par jeux de deux haubans fixés en un même point de la cerce cor- respondante, de préférence à un sommet de celle-ci lors- qu'elle présente une forme polygonale, les deux haubans d'un même jeu étant situés dans un même plan vertical tangent à la cerce assimilée à son cercle exinscrit, et orientés dans ce plan suivant deux droites d'un hyper- boloide vertical virtuel d'axe 1, dont la cerce considé- rée, assimilée à son cercle exinscrit, constituerait une section plane horizontale. Dans le cas d'une hauteur de l'ouvrage relative- ment faible, donc de faible tendance d'un conduit à tour- ner sur lui-même, les haubans peuvent être radiaux, c'est-à-dire situés dans un plan vertical passant par l'axe 1. Dans ce cas les haubans de la cerce supérieure de chaque conduit peuvent également être supprimés. Seuls ont été représentés quelques uns de ces haubans, et on prévoit-de préférence de telsjeu>de hau- bans, régulièrement répartis autour de l'axe 1, pour relier chacun des sommets de chaque cerce avec le sol 12. On a ainsi représenté un jeu de deux haubans 13 et 14 reliant un même sommet 15 de la cerce inférieure 3c du conduit 3 à deux points, respectivement 16 et 17, du sol, et deux haubans 18 et 19 reliant un même sommet 20 de la cerce supérieure 3b de ce conduit 3 à deux points, respectivement 21 et 22,du sol. Tous les points d'ancrage tels que 16, 17, 21, 22 sont constitués par des massifs de béton indépendants ou réunis dans un même massif annulaire commun disposé suivant la couronne 61, solution préférée pour les grands ouvrages, en ce qu'elle répartit mieux les efforts d'équilibrage de la tension des haubans. Des tirants ancrés dans le sol tels que 23 pour le hauban 13 et 24 pour le hauban 19 peuvent être ajoutés à ces massifs pour associer le poids d'un grand volume de sol à l'équilibra- ge de la tension des haubans. On notera qu'un même tirant assure avantageuse- ment l'ancrage de plusieurs haubans; ainsi, dans l'exem- ple illustré, le massif 16 reçoit, outre le hauban 13, le hauban 25 symétrique de ce hauban 13 par rapport à un plan vertical incluant l'axe 1 et le point 16, ainsi que ces haubans de liaison avec les sommets des cerces 3b, 4c, 4b, 5c, 5b, 6c, 6b situés à l'aplomb vertical respectivement du point 15 et du point 26 au niveau du- quel le hauban 25 se raccorde à la cerce 3c, les con- duits 3 à 6 présentant des dimensions transversales iden- tiques, comme sont identiques les dimensions en plan de leurs cerces respectivement supérieures et inférieures. Au Doint 21 se raccorde de même au massif 24, outre le hauban 19, un hauban 27 reliant le point 21 au smmet 28 de la cerce 3b situé symétriquement du point 20 par rapport à un plan vertical incluant l'axe 1 et le point 21, ainsi que les haubans placés dans le même plan vertical respectivement que le hauban 19 et que le hauban 27 et reliant le. point 21 aix sommets respectifs des cerces 3c, 2 2476190 4c, 4b, 5c, 5b, 6c, 6b situés respectivement à l'aplomb vertical du sommet 20 et à l'aplomb vertical du sommet 28 de la cerce 3b. Des haubans peuvent en outre relier chaque cerce inférieure à un point quelconque, fixe du mât 7,situé à un niveau inférieur à celui de cette cerce (non re- présenté). On notera que, dans l'exemple illustré, le conduit inférieur 2 ne présente pas une section transversale constante sur toute sa hauteur ccmme les conduits 3 à 6, mais présente la forme d'un tronc de pyramirLde convergent vers le haut; sa cerce supérieure 2b pré- sente une forme et des dimensions en plan analogues à celles des cerces supérieures et inférieures des conduits 3 à 6 mais sa cerce inférieure 2c présente des dimensions en plan supérieures, avec toutefois une forme polygonale analogue et un même nombre de côtés dont chacun est parallèle à l'un des côtés des autres cerces; la paroi souple de ce conduit 2 est par exemple fomnée par assem- blage de panneaux souples, identiques, dont chacun présente la forme d'1n trapeze isocèle dont la petite base est assemblée avec la cerce 2b, la grande base avec la cerce 2c, et dont les côtés sont assemblés deux à deux le long d'arêtes telles que 29 et 30 de la paroi 2. La cerce supérieure 2b est suspendue à un point 11 du mât 1 parl ntermédiaire de suspentes telles que 31 et 32 dont chacune, comme les suspentes correspondant aux cerces supérieures respectives des différents conduits 3 à 6, est de préférence disposée de façon à relier deux sommets de la cerce disposés symétriquement l'un de l'autre par raDport à l'axe 1 et à coulisser ou rouler librement au niveau du point 11; comme les cerces des conduits 3 à 6, les cerces 2b et 2c sont par ailleurs reliées au sol par des haubans, ccmme représenté en 33, 34, 35, 36, les deux haubans 33 et 34 reliant au point 16 deux sommets de la cerce 2c correspondant ici aux extré- mités d'un même côté de celle-ci, symétriqusspar rapport au plan vertical inclus en l'axe 1 et le point 16; de même, les haubans 35 ill -et 36 relient au point 21 les deux extrémités du côté de la cerce 2c Doupant le plan vertical inCluant l'axe 1 et le point 21 et disposas symétriquement par rappcrt à ce plan. De préférence, et carme il est illustré, le point 11 est choisi sur le mât 1 à un niveau tel que les suspentes de la cerce 2b prolongent les arêtes telles que 29 et 30 de la parbi du conduit 2; en d'autres termes, si on se réfère à l'exemple illustre, les haubans 33 et 34, le panneau 39 de la paroi2a dont la grande base coincide avec le côté de la cerce 2c aux extrémités duquel ils se raccordent, et les tronçons des suspentes 31 et 32 situés respectivement entre les sommets de la cerce 2b correspondant aux extrémités du côté de celle-ci jointif de la petite base du panneau trapezoidal 39 et le point 11, sont coplanaires. Naturellement, on pourrait réaliser une tour par superposi- Lion de conduits tels 2 à 6 présentant des formes différentes de celles qui ont été décrites et illustrées, notamment pour donner à la tour une forme aussi proche que possible de celle d'un hyper- boloide de révolution autour de l'axe 1, c'est-à-dire une forme convergente puis divergente de bas en haut. L'étanchéité entre deux conduits, c'est-à-dire respecti- vement entre le bord inférieur d'un conduit supérieur et le bord supérieur du conduit immédiatement inférieur, est assuréepar des joints souples, amples, tels que 40, autorisant un libre débatte- ment relatif des conduits,recherché selon l'invention; éventuel- lement, en complément du haubanage, on peut prévoir pour empêcher une rotation relative des conduits une liaison mécanique entre la cerce inférieure d'un conduit supérieur et la cerce supérieure d'un conduit inférieur, de façon à autoriser un débattement dans des plans verticaux incluant l'axe 1 en interdisant un déplacement relatif à rotation autour de cet axe 1; on prévoira à cet effet par exemple une liaison entre cerces respectivement supérieure et inférieure voisines par des coulisseaux verticaux (non représentés). On remarquera la légèreté et la facilité de construction d'une tour du type illustré aux figures 1 et 2 qui, après construc- tion du mât 7 e t coulée des massifs d'ancrage au sol avec les tirants tels que 23 et 24, peut-être réalise, par assemblage au sol puis montée successive vers leur position définitive des différents conduits, en commençant par le conduit supérieur 6 et en poursuivant par les différents conduits dans l'ordre dans lequel ils se présentent du haut en bas de la tour; l'équilibrage de chaque conduit, c'est-à-dire la mise en tension des haubans correspondants, peut avantageusement être réalisé au xmoment o l'on met ce conduit en place, compte tenu de ce que les différents conduits sont indépendants; les cerces respectivement supérieure et inférieure des différents conduits peuvent avanta- geusement être réalisées en plusieurs tronçons, que l'on assemble au sol, autour du mât, lors de la construction de la tour. On notera par ailleurs que la hauteur d'une tour ainsi construite peut être quelconque, le nombre de conduits la constituant étant choisi en rapport.campte tenu de ce que la hauteur optimale d'un conduit est de l'ordre de 30 à 50 mètres pour des raisons de facilité de montage au sol, puis de levage, de réparation éventuelle, et compte tenu de la section correspondante des câbles avantageuse- ment utilisés à titre de suspentes et de haubars ce chiffre est toute- fois donné à titre d'exemple non limitatif; également à titre d'exem- ple non limitatif, la tour illustrée aux figures 1 et 2 présente par rapport au sol une hauteur une hauteur utile de 200 mètres pour une hauteur de mat de 240 mètres, la cerce 2c étant située à une hauteur 20 mètres, les cerces 2b et 3c à une hauteur de mètres, les cerces 35 et 4c à une hauteur de 110 mètres, les - cerces 4b et 5c à une hauteur 140 mètres, les cerces 5b et 6c à une hauteur de 170 mètres, et la cerce 6b définissant le bord supérieur de la tour à une hauteur de 200 mètres. Les figures 3 et 4 illustrent une construction mixte selon laquelle un conduit souple 41, en tous points semblable à l'un des conduits 3 à 6 de l'exemple des figures 1 et 2, est superposé à. titre de réhausse à la partie supérieure d'une tour de réfrigérant 42 de type rigide connu, par exemple en béton armé; naturellement, plusieurs conduits 41 identiques ou différents pourraient être ainsi superposés, afin de réhausser la tour de la hauteur voulue, avec une forme voulue. Comme dans l'exem:le des figcures 1 et 2, on pourrait utiliser en vue de la suspension du conduit 41 un mât central, disposé suivant l'axe vertical 43 de la tour 42, mais on a illustré un autre mode de réalisation du mât, lequel pourrait d'ailleurs être également adopté lorsqu'on réalise une tour intégralement à partir de conduits souples comme dans le cas des figures 1 et 2. Dans l'exemple des figures 3 à 5, le mât 44 est extérieur à la tour 42, et porte A sa partie supérieure une potence 45 présentant suivant l'axe 43 un organe de suspension 46 analogue aux organes 10 et ll, qui définit un aplomb vertical de suspension coïncidant avec l'axe 43. Avantageusement, le mât 44 repose au sol 46 par une rotule 47, et est maintenu dans la position recherchée par des haubans tels que 48 reliant ses zones hautes à des tirants tels que 49 ancrés dans le sol; on notera que l 'on pourra également prévoir de tels haubans dans le cas d'un mât central tel que le mât 7 de la figure 1. - Conformément à l'invention, le conduit 41 présente une paroi souple 42, verticale, d'axe 43,solidaire à sa périphérie supérieure d'une cerce supérieure 50 et à sa périphérie inférieure d'une cerce inférieure 51, ces deux cerces 50 et 51 présentant dans 1 'exemple illustré la forme identique d'un polygone régulier à 16 côtés, disposé horizontalement et centré sur l'axe 43. Des saumets la cerce 50 diamétralement opposée par rapport à l'axe 43 sont reliés par des suspentes telles que 52 déviées et portées, à mi- distance entre leurs extrémités, par l'organe 46 conçu de façon à autoriser librement leur jeu horizontal tout en les inmmobilisant verticalement; chaque sammet de la cerce inférieure 51, et de préférence également de la cerce supérieure 50, est 2 4 7 6 1 9 0 par ailleurs relié au sol par un jeu de deux haubans, tels que respectivement 53 - 54 et 55 - 56, les deux haubans de chaque jeu étant de oréférence situés dans un mnoe plan vertical tangent au cercle exinscrit de la cerce correspondante, et orientés suivant des génératrices d'un hyperboloide de révolution autour de l'axe 43 dont le cercle exinscrit à la cerce correspondante constitue une section droite. Au niveau du sol, les haubans sont fixes à des tirants tels que 57 et 58, ancrés dans le sol de préférence le long d'une couronne 59 centrée sur l'axe 43. Dans l'exemple illustré o les haubans 53 et 54 d'une part, et 56 d'autre part, sont reliés à deux scnmets superposés ver- ticalement respectivement de la cerce 50 et de la cerce 51, les haubans 53 et 55 sont ancrés au même tirant 57, et les haubans 54 et 56 au même tirant 58. Le raccordement entre la périphérie inférieure du conduit 41 et la périphérie supérieure 60 de la tour 42 est réalisé de façon à autoriser un libre jeu horizontal de la cerce 51 par rapport à la tour 42 et, à cet effet, on choisit par exemple de donner à la périphérie inférieure du conduit 42 une forme et des dimensions intérieures telles qu'il nuisse s'emboîter autour d'une zone de la tour 42 située à proximité immédiate de son couronnement 60, avec un jeu horizontal suffisant; dans l'exemple illustré o la tour 42 présente la forme d'un hyperboloïde de révolution autour de l'axe 43, les dimensions de la cerce 51 sont choisies telles que le cylindre inscrit dans la partie inférieure de la paroi 42 présente un diamètre supérieur à celui du couronnement 60 de la tour 42. On peut avantageusement prévoir un joint d'étanchéité souple, ample, entre le couronnement 60 de la tour et la partie inférieure du conduit 41, ce joint souple et ample étant par exemple reçu au niveau du couronnement 60 de la tour 42 par un anneau rigide scellé sur celui-ci; on notera que cette liaison, qui n'a pas été représentée, est facultative. i5 2476190 sn notera gie, bien que l'on puisse utiliser un mât de suspension central dans ce cas zaume dans le cas des figures 1 et 2, l'utilisation d'un nât extérieur comme il est illustré penrmet dans ce cas d'installer la rehausse sans interrompre le fonction- nement de la tour existante 42. 16 2476190 REVENDICATIONS 1. Cheminée ou conduit vertical pour l'écoule- ment de gaz, tel qu'une tour de réfrigérant atmosphéri- que, caractérisée en ce qu'elle comporte - un mât de suspension, définissant un aplomb vertical de suspension, - au moins une surface souple, ouverte vers le bas et vers le haut et symétrique par rapport à cet aplomb, - des cerces rigides, sensiblement horizontales, à raison d'une cerce supérieure solidaire de la périphé- rie supérieure de la surface et d'une cerce inférieure solidaire de la périphérie inférieure de cette surface, chaque cerce étant symétrique par rapport audit aplomb, - des liens porteurs souples suspendant la cerce supérieure au mât, - des haubans reliant la cerce inférieure à au moins un point fixe du mât ou du sol, point situé à un niveau inférieur à celui de cette cerce, pour tendre la surface souple suivant une direction verticale. 2. Cheminée ou conduit selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'un lien porteur relie deux zones diamétralement opposées de la cerce correspondante, et est suspendu au mât entre ces deux zones, au niveau dudit aplomb, par l'intermédiaire de moyens le guidant en translation sur lui-mremen l2'ii mmobilisant dans le sens vertical. 3. Cheminée ou conduit selon une quelconque des revendications précédentes, caractériseen ce qu'elievOmporte en outre des haubans reliant la cerce supérieure au sol. 4. Cheminée ou conduit selon l'une quelconque des revendi- cations précédentes, caractérisée en ce que les haubans sont disposés de façon à s'opposer à une rotation de la cerce correspondante sur elle-me autour de l'aplcmb vertical de suspension. 5. Cheminée ou conduit selon la revendication 4, caractérisée en ce que les haubans reliant une cerce aL sol, sont situés dans des plans verticaux tangents à celle-ci ou à un cercle exinscrt à celle-ci, suivant des droites d'un hyperboloide vertical dont la cerce ou le cercle exinscrit à celle-ci constitue une section plane horizontale. 6. Cheminée ou conduit selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les haubans reliant une cerce au sol sont ancrés au sol par l'intermédiaire de massifs disposés le long d'au moins une couronne axée sur ledit aplomb vertical. 7. Cheminée ou conduit selon la revendication 6, caractérisée en ce que des tirants ancrés dans le sol sont associés aux massifs d'ancrage. 8. Cheminée ou conduit selon l'une quelconque des revendi- cations précédentes, caractérisé en ce que les cerces présentent des dimensions en plan identiques. 9. Cheminée ou conduit selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 7, caractérisé en ce que les cerces présentent des dimen- sions en plan différentes. 10. Cheminée ou conduit selon l'une quelconque des revendi- cations précédentes, caractérisée en ce qu'elle ccaporte une plura- lité desdites surfaces souples, superposées verticalement, dont chacune présente des cerces respectivement supérieure et inférieure qui lui sont propres et des liens porteurs et haubans qui lui sont également propres, la Cerce inférieure d'une surface supérieure étant voisine mais indépendante de la cerce supérieure d'une surface immédiatement inférieure et présentant une forme et des dimensions en plan horizontal voisinesdes forme et dimensions en plan horizontal de cette cerce supérieure. 11. Cheminée ou conduit selon les revendications 9 et 10 en combinaison, caractérisée en ce que la surface inférieure de la su- perposition présente une forme convergente de bas en haut, et en que la cerce inférieure de cette surface inférieure présente des dimen- I,. sions en plan horizontal supérieures à celles de sa cerce supérieure. 12. Cheminée ou conduit selon i 'une quelconque des revendi- cations 10et 11, caractérisée en ce que deux surfaces superposées sont reliées, au niveau de leurs périphéries respectivement supérieure et inférieure voisines, par un joint souple et ample autorisant un débattement relatif des cerces correspondantes. 13. Cheminée ou conduit selon la revendication 12, caracté- risée en ce qu'elle comporte des moyens pour empêcher la rotation relative des cerces situées au niveau dudit joint, autour dudit aplomb vertical de suspension. 14. Cheminée ou conduit selon l'une quelconque des revendica- tions précédentes, caractérisée en ce qu'elle est superposée à une cheminée ou à un conduit rigide. *' 15. Cheminée ou conduit selon la revendication 14, caracté- risée en la cerce inférieure est reliée au couronnement du conduit rigide par un joint souple autorisant un débattement de cette cerce inférieure par rapport à ce couronnement. 16. Cheminée ou conduit selon l'une quelconque des revendica- tions prgcédentes, caractérisée en ce que la surface est constituée d'une pluralité de bandes assemblées le long d'une génératrice et dont chacune présente un bord raccordé à la cerce supérieure et un bord raccordé à la cerce inférieure. 17. Cheminée ou conduit selon la revendication 16, caracté- risée en ce que l'assemblage des bandes et leur raccordement aux cerces est assuré par laçage. 18. Cheminée ou conduit selon l'une quelconque des revendica- tions précédentes, caractérisée en ce que le mât est vertical, disposé suivant ledit aplomb vertical dans l'axe de la surface,et porte direc- tement lesdits liens porteurs. 19. Cheminée ou conduit selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 17, caractérisée en ce que le mat est extérieur à ladite surface, et porte au-dessus de celle-ci une potence définissant ledit aplomb vertical et portant les liens porteurs.