La présente invention concerne un autocollimateur à balayage, et plus particulièrement, un autocollimateur digital différentiel à deux ou plusieurs voies et séquentiel, applicable à la détermination de l'orientation de miroirs liés à des objets et des variations de cette orientation dans le temps. Un autocollimateur est, on le sait, un appareil optique comprenant un micromètre, constitué le plus souvent par une fente ou un carré uniformément éclairé, situé dans le plan focal dtun objectif, et destiné à connaître et à mesurer l'orientation dtun miroir situé à une certaine distance en avant de l'objectif, par rapport à l'axe optique défini par le centre du micromètre et le centre optique de l'objectif. Cette mesure résulte de l'exploitation des données relatives à la position de l'image de retour du micromètre par rapport à la position du micromètre d'émission. Quand cette mesure de déplacement steffectue visuellement grâce à des graduations placées dans le plan focal, il s'agit d'un autocollimateur visuel que l'on désigne généralement sous le nom de lunette autocollimatrice. Si la mesure est faite au moyen de cellules photoélectriques, l'autocollimateur est dit photoélectrique. Dans ce cas, on peut distinguer différentes versions suivant le mode d'exploitation des signaux fournis par la ou les cellules photoélectriques utilisées.Si on exploite directement le déplacement de l'image de retour, on peut réaliser des autocollimateurs de bande passante élevée, c'est-à-dire capables de suivre des déplacements rapides du miroir cible, mais pour avoir des mesures correctes, il faut veiller à ce que l'image de retour soit, comme le micromètre d'émission, uniformément éclairée, c'està-dire qu'il nty ait de diaphragmation ni sur le trajet aller ni sur le trajet retour, ce qui exclut généralement l'emploi de tels autocollimateurs pour des champs de mesure importants ou pour des miroirs cibles éloignés de l'autocollimateur. On peut aussi, en munissant l'autocollimateur de déviateurs internes ou externes, faire travailler l'auto collimateur en appareil de zéro : le ou les déviateurs sont alors asservis de manière à ramener l'image de retour en une position fixe. Ce type d'appareil est mieux adapté aux champs plus importants ou aux distances entre cibles et appareil importantes, mais la bande passante est limitée par la présence des servomécanismes. On peut aussi réaliser des autocollimateurs permettant la mesure directe des angles entre deux miroirs cibles ces autocollimateurs sont désignés sous le nom d' autocollima- teurs différentiels. I1 est nécessaire, dans ce cas, de pouvoir distinguer les faisceaux lumineux dirigés vers l'un et l'autre miroir. Cette distinction se fait classiquement par un des moyens suivants : séparation géométrique, séparation par lame dichroique, séparation par polarisation. Enfin, on peut dans le même appareil mesurer simultanément la rotation du miroir cible ou la différence de rotation entre deux miroirs cibles autour de deux axes de rot a tion perpendiculaires entre eux et perpendiculaires l'un et l'autre à la direction des faisceaux lumineux. On dit alors que l'autocollimateur est double ou qu'il a 2 voies ou qu1il effectué les mesures selon deux coordonnées. La présente invention permet d'obvier aux insuffisances de chacun de ces différents types d'autocollimateurs en fournissant un autocollimateur différentiel comportant au moins deux voies capables de fournir les différences angulaires existant à tout instant entre tout couple de miroirs cibles et qui, tout en possédant une bande passante élevée, ne présente pas la limitation habituelle dans ce dernier cas, que constitue pour eux la nécessité de travailler à courte distance. L'autocollimateur différentiel digital à deux voies et séquentiel, pour la visée de deux miroirs cibles liés à des objets mobiles, est selon l'invention essentiellement caractérisé par le fait qu'il comporte en combinaison un tambour tournant entraîné en rotation à vitesse uniforme sur la paroi cylindrique duquel sont ménagées des fentes en forme de chevrons dont les flancs font, entre eux, un angle droit et constituent des micromètres mobiles un objectif dans le plan focal image duquel défilent lesdits micromètres mobiles, un diaphragme carré interposé au voisinage dudit plan focal entre le tambour et l'objectif, dont le centre est sur Itaxe optique de celui-cii une source lumineuse d'éclairage du micromètre mobile; une lame semitransparente interposée entre ladite source et ledit micromètre; un premier ensemble de moyens optiques de séparation en deux parties à la sortie de l'objectif du faisceau lumineux qu.'i;l$reçoit du diaphragme et l'acheminement de chacun des deux dits faisceaux jusqu'à un miroir cible, un second ensemble de moyens optiques de séparation en deux parties du faisceau formé par la réunion des faisceaux lumineux réfléchis par les miroirs cibles sur la face réfléchissante de la lame semi-transparente à travers l'objectif, le diaphragme et le micromètre, et l'acheminement de chacun des deux dits faisceaux séparés sur une cellule photosensible3 et un appareillage électronique d'exploitation des signaux lumineux reçus par les deux-dites cellules Suivant une première forme possible de réalisation de l'autocollimateur selon l'invention, le premier ensemble de moyens de séparation en deux parties du faisceau lumineux émergeant de l'objectif en direction des miroirs cibles est constitué par une lame dichroique inclinée à 450 sur l'axe optique de l'objectif à travers laquelle passe la première partie du faisceau sortant de l'objectif en direction d'un des miroirs cibles, et réfléchissant la seconde partie du faisceau sur un miroir parallèle à ladite lame qui le réfléchit lui-même sur l'autre miroir cible,et le second moyen de séparation en deux parties du faisceau de retour après réflexion sur la face réfléchissante de la lame semi-transparente est aussi une lame dichroïque de part et d'autre de laquelle les deux cellules photosensibles sont disposées le long d'axes symétriques par rapport à ladite lame. Suivant une autre forme de réalisation de l'autocollimateur selon l'invention, le premier ensemble de moyens de séparation en deux parties du faisceau émergeant de l'ob- jectif en direction des miroirs cibles est constitué par un ensemble de deux rhomboèdres disposés symétriquement par rapport à l'axe optique dudit objectif et séparant le faisceau en deux faisceaux alignés de sens contraires, à chacun desquels est associé un miroir de renvoi sur un des miroirs cibles de la partie de faisceau lumineux séparée, et le second moyen de séparation en deux parties du faisceau de retour après réflexion sur la lame semi-transparente est aussi un ensemble de deux rhomboèdres disposés du côté de la face réfléchissante de la lame semi-transparente et séparant le faisceau en deux faisceaux alignés de sens contraire, les deux dits rhomboèdres étant disposés dans le plan de l'image de l'objectif obtenue au moyen d'une collectrice disposée sur le trajet du faisceau réfléchi par ladite lame semi-transp arente. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront mieux de la description faite ci-après en regard des dessins annexés sur lesquels la figure 1 représente un schéma de principe d'un autocollimateur différentiel montrant en perspective ses principaux éléments la figure 2 représente une vue en élévation de l'auto- collimateur de la figure 1 la figure 3 représente une partie de la périphérie d'un tambour permettant la réalisation d'un autocollimateur à deux voies de mesure la figure 4 représente une vue en coupe axiale d'une première forme de réalisation d'un autocollimateur à deux voies selon l'invention ; la figure 5 représente une vue en coupe axiale d'une autre forme de réalisation d'un autocollimateur à deux voies selon l'invention ; et la figure 6 représente le schéma d'un bloc-diagramme de l'appareillage électronique permettant l'exploitation d'un autocollimateur différentiel à deux voies de mesure suivant l'une des formes de réalisation des figures 4 ou 5. Sur ces différentes figures, les memes références représentent les mêmes éléments. En se référant tout d'abord aux figures 1 et 2 : un autocollimateur différentiel comporte essentiellement les éléments suivants : un objectif 1 de centre optique 0, d'axe optique x-x et de distance focale f ; un tambour 2 formé par une paroi cylindrique percée de fentes 3 comprises chacune entre deux génératrices faiblement espacées l'une de l'autre et deux arcs de cercle de section droite, lesdites fentes, toutes de même largeur, étant espacées angulairement de manière régulière le long de la paroi cylindrique dudit tambour; un moteur 4 d'entraînement dudit tambour en rotation à vitesse angulaire constante autour de son axe longitudinal y-y, lequel recoupe l'axe optique x-x de l'objectif, moteur qui est donc de préférence un moteur synchrone, la liaison entre l'arbre de sortie du moteur et le moyen du tambour pouvant être soit directe, soit obtenue par tout moyen cinématique connu approprié ; une source lumineuse S disposée à l'intérieur du tambour 2, capable d'éclairer de manière connue les fentes en direction de l'objectif 1 ; une lame semi-transparente 5 interposée, à l'intérieur du tambour 2, entre la source lumineuse S et la paroi cylindrique dudit tambour du côté de l'objectif, ladite lame semi-transparente étant inclinée à 450 à la fois sur l'axe optique x-x de l'objectif et sur l'axe y-y du tambour ; un miroir cible 6 disposé perpendiculairement à l'axe optique x-x de l'objectif au-delà de celui-ci par rapport au tambour à fentes ; et enfin, une cellule photosensible C, à laquelle est associé un preamplifica- teur, disposée de manière qu'elle reçoive les rayons lumineux réfléchis par la lame semi-transparente 5, passant à travers une fente 3 du tambour et en provenance du miroir 6 et de l'objectif 1. lie tambour 2 à fentes est disposé de telle manière qu'il soit tangent au plan focal de l'objectif situé du côté opposé au miroir donc à une distance de-valeur f du centre 0 de l'objectif, ce qui permet de faire défiler les fentes 7 dans ce même plan focal. La source lumineuse S émet des rayons lumineux en direction de l'objectif, ceux-ci, après avoir traversé la lame semi-transparente 5, traversent la fente se présentant dans le plan focal, atteignant l'objectif, qui donne à sa sortie un faisceau de lumière collimatée dirigée vers le miroir cible 6. La lumière réfléchie par ce dernier traverse, au retour, 1' objectif et fournit dans le plan focal une image de la fente. En général, cette image se forme sur le tambour, mais ne passe pas par ou ne coïncide pas avec la fente de départ. lia fente par laquelle a passé le faisceau lumineux à 11aller, entraînée par le tambour, se déplace dans le plan focal, tandis que son image, au retour dudit faisceau, après réflexion sur le miroir cible C, se déplace en sens inverse et à la même vitesse, et pour une certaine orientation de ce miroir, il existe une position de la fente pour laquelle l'image de retour se forme à nouveau sur cette même fente. A cet instant, la cellule photosensible C reçoit de la lumière et le préamplificateur qui lui est associé délivre un signal ou "top". La mesure temporelle de l'instant où se produit ce signal par rapport à un signal-ou "top" de référence lié à la posi- tion du tambour 2 permet de déterminer la valeur de l'angle que fait la normale au miroir par rapport à l'axe optique de l'objectif, donc l'orientation de ce même miroir par rapport audit axe optique. Le même phénomène se reproduit pour chaque fente 3 du tambour 2, de telle sorte que, si le tambour possède n fentes régulièrement espacées et si sa vitesse de rotation angulaire est de N tours par seconde, on peut disposer de n x N mesures par seconde pour déterminer l'orientation du miroir cible 6. Sous la forme très implifiée qui vient d'en être décrite, l'autocollimateur ci-dessus est un autocollimateur non différentiel et à une seule voie de mesure. I1 délivre son information sous forme digitale, c'est-à-dire en faisant connaître le contenu de l'état d'un compteur recevant des impulsions d'horloge et, ouvert par le signal ou "top" de référence et fermé par le signal ou "top" de mesure. Un autocollimateur différentiel à deux voies de mesure peut, selon l'invention, être obtenu à partir d'un autocollimateur simple tel que ci-dessus décrit, et cela d'au moins deux manières différentes comme ci-après indiqué. A cet effet, dans un cas comme dans 11 autre, les fentes ménagées sur la paroi cylindrique du tambour sont en forme de chevrons et, comme représenté sur la figure 3, sont formées par une succession de fentesuinces inclinées à 450 sur les génératrices de ladite paroi, alternativement dans un sens et dans l'autre, ctest-à-dire par des fentes en forme d'arcs d'hélices 3a et 3b alternativement droites et gauches et constituant une suite de chevrons.En outre, un diaphragme carré 7 est disposé sensiblement dans le plan focal de l'objectif de manière que la trace sur le tambour 2 du contour de ses deux côtés supérieurs coïncide avec celui des bords inférieurs de la pointe supérieure d'un chevron lorsque celle-ci se trouve dans le plan perpendiculaire au plan focal passant par llaxe y-y de rotation du tambour, et que son centre se trouve sur l'axe optique de l'objectif. Ainsi, lorsque le tambour 2 entraîné en rotation uniforme autour de son axe défile derrière le diaphragme 7 dans le sens de la flèche F1, les flancs des fentes 3a des chevrons formés des deux fentes successives fa et 3b parcourent le diaphragme de champ dans le sens de la flèche F2, tandis qu'aussitôt après, les flancs des fentes 3b parcourent le champ de ce m8me diaphragme dans le sens de la flèche F3. Le champ du diaphragme 7 est donc alternativement balayé par une fente dans deux directions perpendiculaires. Il en résulte que les signaux ou "tops" délivrés par une cellule photosensible telle que la cellule C de la figure 1, au cours du balayage du champ du diaphragme 7 dans une direction puis dansllautre, serapportent à une inclinaison du miroir cible 6 successivement autour de deux axes à la fois perpendiculaires entre eux et à la direction de visée. Dans une première forme de réalisation représentée sur la figure 4, l'autocollimateur selon l'invention est rendu différentiel par séparation dichroïque des deux voies, tandis que dans une seconde forme de réalisation représentée sur la figure 5, l'autocollimateur selon l'invention est rendu différentiel par séparation géométrique des deux voies. Dans le premier cas (voir figure 4), une lame dichroi- que inclinée à 450 sur l'axe optique x-x parallèlement à la lame semi-transparente 5, est interposée entre l'objectif I et le miroir 6a, tandis qu'un miroir 9 est disposé parallèlement à cette lame dichroSque devant un second miroir 6b.Par ailleurs, une seconde lame dichroique 10, inclinée à 450 sur l'axe y-y, image par réflexion sur la lame semi-transparente 5 de l'axe optique x-x, et deux cellules photosensibles Ca et Cb sont disposées de part et d'autre de cette lame 10 de manière à recevoir l'une et l'autre, comme indiqué plus loin, les rayons lumineux provenant de ladite lame transparente. De cette manière, le faisceau lumineux aller, issu de la source S, après avoir traversé la lame semi-transparente 5, les fentes 3a et 3b du tambour tournant 2, le diaphragme 7 et l'objectif 1, est séparé à la sortie de ce dernier par la lame dichroïque 8 en deux faisceaux de couleurs différentes dont l'un se dirige vers le miroir 6a et l'autre vers le miroir 6b, sur lesquels ils se réfléchissent. lies deux faisceaux "de retour" ainsi réfléchis reviennent, en effectuant le trajet précédent en sens inverse, jusqu'à la lame semitransparente 5, qui en réfléchit une partie sur la lame di chronique 10, identique à la lame 8 et qui, de nouveau, sépare le faisceau qu'elle reçoit en deux faisceaux de couleurs différentes, symétriques l'un de l'autre par rapport à ladite lame, et dirige le faisceau qui s'est réfléchi sur le miroir 6b sur la cellule Cb disposée sur l'axe y-y et le faisceau qui s'est réfléchi sur le miroir 6a sur la cellule Ca symétrique de la précédente par rapport à la lame dichroïque 10. De cette manière, la valeur de l'espace de temps qui sépare deux signaux ou "tops" fournis par les deux cellules Ca et Cb pendant le passage d'un flanc 3a de fente du tambour est proportionnelle à la différence angulaire des deux miroirs 6a et 6b dans une direction, tandis que la valeur de l'espace de temps qui sépare les deux signaux fournis par les memes cellules Ca et Gb pendant le passage d'un flanc 3b de fente du tambour inclinée en sens inverse de la fente 3a qui l'a précédée devant le diaphragme 7 est proportionnelle à l'angle de ces deux mimes miroirs 6a et 6b dans 12 autre direction. Ainsi, l'autocollimateur constitué comme ci-dessus indiqué est bien un autocollimateur différentiel à deux voies. Dans le second cas (voir figure 5), l'autocollimateur à deux voies selon l'invention comporte les mimes éléments essentiels que celui qui vient autre décrit ci-dessus, et notamment, les deux miroirs 6a et 6b et les cellules Ca et Cb, mais la séparation du faisceau lumineux émis par la source S et traversant la lame semi-transparente S, une fente du tambour 2, le diaphragme 7, est obtenue à la sortie de l'objectif 1 au moyen de deux rhomboèdres constitués respectivement des faces réfléchissantes 11-13 et 12-14.De manière analogue, un ensemble de deux rhomboèdres disposés symétriquement à 45g par rapport à l'axe y-y est placé en regard de la face réfléchissante de la lame semi-transparente 5, en lieu et place de la lame dichroïque 10 du cas précédent, tandis que les deux cellules Ca et Cb de réception des faisceaux issus des deux rhomboèEdres 15 et 16 se trouvent alignées, comme les axes des faisceaux séparés, sur un axe parallèle à l'axe optique et situées respectivement en regard de chacun d'eux. Les deux rhomboèdres 15 et 16 sont, en outre, placés dans un plan de l'image de l'objectif obtenue au moyen d'une collectrice (non représentée) disposée entre la lame semitransparente 5 et lesdits rhomboèdres sur le trajet du faisceau réfléchi par ladite lame. Dans cette disposition de l'autocollimateur, le faisceau en provenance de la source lumineuse S, après traversée de l2objectif 1, est partagé par les rhomboèdres 11-13 et 12-14 en deux faisceaux envoyés respectivement vers les miroirs 6a et 6b. Chacun des deux miroirs 6a et 6b réfléchit à son tour le faisceau qutil reçoit, les deux faisceaux correspondants revenant alors par le mdme trajet qutà l'aller jusqutà la lame semi-transparente 5 qui en réfléchit une partie sur les rhomboèdres 15 et 16 puis de là sur les cellules Ca et Cb correspondantes qui fournissent, comme dans le cas précédent les signaux permettant les mimes mesures angulaires relatives aux miroirs 6a et 6b. lià encore l'autocollimateur est bien différentiel et à deux voies. Mais, cette seconde forme de réalisation de ltautocollimateur est généralisable à plus de deux miroirs tels que les miroirs 6a et 6b. il est possible, en effet, de viser la surface de l'objectif 1 au moyen d'autant de rhomboèdres qu'il y a de miroirs et de disposer de manière homologue une séparation des faisceaux identique à celle ci-dessus mentionnée à propos de lautocollimateur à à deux voies ci-des- sus au moyen de rhomboèdres disposés dans un plan image de l'objectif situé au retour du faisceau lumineux après son passage à travers le tambour. Si le nombre de miroirs 6 est de m, on dispose m cellules photosensibles correspondantes dont chacune reçoit un faisceau correspondant à celui réfléchi par un des miroirs 6 et délivre au cours de chaque balayage un seul signal ou top. La valeur de l'espace-de temps qui sépare deux quelconques de ces signaux est proportionnel à l'angle que font les miroirs de Il est donc possible, au moyen de m(m-1) correspondants. il est donc possible, au moyen de 2 compteurs de connaître les angles de tous les miroirs pris deux à deux. L'exploitation des signaux fournis par les différentes cellules photosensibles C, qui peuvent entre de tout type connu approprié, est réalisée au moyen d'un appareillage électronique, dont le bloc-diagramme est représenté à titre d'exemple non limitatif sur la figure 5, et plus spécialement conçu pour l'exploitation d'un autocollimateur différentiel à deux voies de mesure selon l'une des deux formes de réalisation ci-dessus décrites. Un tel appareillage comprend essentiellement une horloge 20 qui fournit des impulsions à une fréquence convenable, adaptée à-l'angle à mesurer. Cette fréquence est démul- tipliée électroniquement au moyen d'un démultiplicateur 21, la fréquence ainsi démultipliée étant celle du courant d'alimentation du moteur synchrone 4 d'entraînement du tambour 2. lies impulsions d'horloge sont, d'autre part, envoyées vers deux compteurs 22a et 22b montés en parallèle, et qui sont l'un et l'autre ouverts puis fermés au moyen des signaux ou "tops" fournis respectivement par les cellules Ca et Cb, suivies chacune de leurs préamplificateurs et de circuits de mise en forme 23a et 23b des signaux. Un inverseur électronique 24, commandé en synchronisme avec la rotation du tambour 2, permet de diriger les signaux de sortie des préamplificateurs et circuits de mise en forme soit vers le compteur 22a pendant le passage des flancs inclinés 3a des fentes du tambour 2 devant le-diaphragme 7, soit vers le compteur 22b pendant le passage devant le diaphragme 7 des flancs inclinés en sens inverse 3b de ces fentes. lie contenu du compteur 22a peut être exploité pendant le temps où une mesure est effectuée sur la voie correspondant au compteur 22b et réciproquement. Ainsi l'autocollimateur dont deux formes de réalisation ont été ci-dessus décrites est bien un autocollimateur différentiel, aussi bien entre deux voies correspondant à deux miroirs 6 qu'entre deux voies parmi un certain nombre d'autres prises deux à deux et correspondant à plusieurs miroirs 6 pris deux à deux. il est bien, en outre, séquentiel à deux voies puisque les deux mesures relatives aux deux angles de rotation des deux miroirs sont formées alternativement dans le temps. Enfin, il est digital puisque les informations de mesure sont données directement sous la forme du contenu des compteurs. La fréquence de mesures, donc de la bande passante, est proportionnelle à la fois au nombre de chevrons formés par les fentes sur la paroi cylindrique du tambour tournant 3 et à la vitesse de rotation de celui-ci. On peut donc la rendre très élevée sans que cela soulève de difficultés techniques particulières. D'un autre côté, la distance de travail de l'autocollimateur peut être élevée. Elle n'est, en fait, limitée que par la nécessité pour les cellules photosensibles de recevoir des signaux lumineux d'un niveau suffisant, mais, n'étant pas basée sur une mesure photométrique nécessitant une plage d'éclairement uniforme, elle n'est pas influencée par des diaphragmations éventuelles. il est bien entendu que la présente invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et que l'on pourra apporter des équivalences techniques à ses éléments constitutifs sans pour autant sortir du cadre de ladite invention tel que ci-après revendiqué. RE-WENDICATIONS 1. Autocollimateur différentiel digital à deux voies et séquentiel, de visée de deux miroirs cibles liés à des objets mobiles, caractérisé par le fait quril comporte en combinaison : un tambour tournant entraîné en rotation à vitesse uniforme sur la paroi cylindrique duquel sont ménagées des fentes en forme de chevrons dont les flancs font entre eux un angle droit et constituent des micromètres mobiles, un objectif dans le plan focal image duquel défilent lesdits micromètres mobiles.' un diaphragme carré interposé au voisinage dudit plan focal entre le tambour et l'objectif dont le centre est sur l'axe optique de celui-cig une source lumineuse d'éclairage du micromètre mobile; une lame semi-transparente interposée entre ladite source et ledit micromètre; un premier ensemble de moyens optiques de séparation en deux parties à la sortie de l'objectif du faisceau lumineux qu'il reçoit du diaphragme et l'acheminement de chacun des deux dits faisceaux jusqu'à un miroir cible; un second ensemble de moyens optiques de séparation en deux parties du faisceau formé par la réunion des faisceaux lumineux réfléchis par les miroirs cibles sur la face réfléchissante de la lame semi-transparente à travers l'objectif, re diaphragme et le micromètre, et l'acheminement de chacun des deux dits faisceaux séparés sur une cellule photosensible; et un appareillage électronique d'exploitation des signaux lumineux reçus par les deux dites cellules. 2. Autocollimateur selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le premier ensemble de moyens de séparation en deux parties du faisceau lumineux émergeant de l'objectif en direction des miroirs cibles est constitué par une lame dichroique inclinée à 450 sur l'axe optique de l'objectif à travers laquelle passe la premiere partie du faisceau sortant de l'objectif en direction d'un des miroirs cibles, et réfléchissant la seconde partie du faisceau sur un miroir parallèle à ladite lame qui le réfléchit lui-même sur l'autre miroir cible, et que le second moyen de séparation en deux parties du faisceau de retour après réflexion sur la face réfléchissante de la lame semi-transparente est aussi une lame dichroïque de part et d'autre de laquelle les deux cellules photosensibles sont disposées le long d'axes symétriques par rapport à ladite lame. 3. Autocollimateur selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le premier ensemble de moyens de sepa- ration en deux parties du faisceau émergeant de l'objectif en direction des miroirs cibles est constitué par un ensemble de deux rhomboèdres disposés symétriquement par rapport à l'axe optique desdits objectifs et séparant le faisceau en deux faisceaux alignés de sens contraires, à chacun desquels est associé un miroir de renvoi sur un des miroirs cibles de la partie de faisceau lumineux séparée, et que le second moyen de séparation en deux parties du faisceau de retour après réflexion sur la lame semi-transparente est aussi un ensemble de deux rhomboèdres disposés du côté de la face réfléchissante de la lame semi-transparente et séparant le faisceau en deux faisceaux alignés de sens contraire, les deux dits rhomboèdres étant disposés dans le plan de l'image de l'objectif obtenue au moyen d'une collectrice disposée sur le trajet du faisceau réfléchi par ladite lame semi-transparente.