L'invention, due à la collaboration de Monsieur Alain ROCHE, est relative à des perfectionnements apportés aux suspensions pour roues directrices de véhicules, notamment automobiles, du genre de celles qui comprennent - un élément support de roue, propre à coulisser suivant une direction sensible;nent verticale, et relié, à sa partie inférieure, par une articulation universelle à un tirant articulé sur la partie suspendue du véhicule - un elément de guidage du coulissement de ltélément support, cet element de guidage étant relié à sa partie superieure par une articulation universelle à la partie suspendue du véhicule ;; - des moyens élastiques et des moyens d'amortissement disposés entre, d'une part, ltélément support et, d'autre part, l'éle- ment de guidage et/ou la partie suspendue du véhicule, lesdits moyens élastiques étant disposés de manière à exercer leur effort suivant une droite passant par le centre de l'articu- lation de l'élément de guidage sur la partie suspendue du véhicule et par, ou à proximité de, l'intersection des directions des forces exercées par le tirant sur l'élément support et par le sol contre la roue. L'invention concerne plus particulièrement, parce que ctest dans ce cas que son application semble devoir présenter le plus d'intérêt; mais non exclusivement, une suspension hydraulique dans laquelle les moyens élastiques et d'amortissement sont constitués par un ressort pneumatique combiné avec un transmetteur hydraulique propre à communiquer à l'élément support l'effort du ressort pneumatique ; plus particulièrementencore, l'invention concerne une suspension pour roue directrice de véhicule. L'invention a pour but, surtout, de rendre les suspensions du genre en question telles qu'elles répondent mieux que jus qutà présent aux diverses exigences de la pratique et nQtam-- ment telles qu'elles puissent être utilisées, sans difficultés, avec des roues larges et telles que la-mise en place de la suspension puisse être assurée facilement et adaptée aux possibilités de logement offertes par le véhicule. Selon l'invention, une suspension pour roue directrice de véhicule, du genre défini précédemment, est caractérisée par le fait que - l'élément de guidage comporte une partie de guidage décalée par rapport à la susdite droite suivant laquelle les moyens élastiques exercent leur effort, cette partie de guidage coopérant avec ltélément support de roue pour assurer le guidage proprement dit de cet élément support, lors de son coulissement, suivant un axe écarté de la susdite droite et sensiblement parallèle à cette droite - un dispositif d'arrêt en rotation est prévu entre l'élément support de roue et la partie de guidage de l'élément de guidage, ce dispositif d'arret en rotation autorisant le coulissement longitudinal - et l'élément support de roue comporte une zone d'appui, coupant la susdite droite, zone sur laquelle les moyens élastiques exercent leur effort. La susdite partie de guidage peut être décalée suivant une direction transversale (par rapport à l'axe longitudinal du véhicule), vers l'intérieur par rapport à la susdite droite suivant laquelle-les moyens élastiques exercent leur effort. Selon une autre solution, la susdite partie de guidage est décalée, par rapport à la susdite droite, suivant la direction longitudinale du véhicule. La partie de guidage peut comporter une seule colonne de guidage, l'élément support comportant alors un alésage propre à coopérer avec cette colonne, un dispositif d'arrêt en rotation, notamment formé par un ensemble de cannelures complémentaires prévues respectivement sur la colonne et dans l'alésage, étant prévu pour assurer l'arrêt en rotation entre la colonne et l'élément support, tout en autorisant le coulissement longitudinal. La partie de guidage peut comprendre deux moyens de guidage (colonne ou manchon) à axes parallèles définissant un plan de guidage ; avantageusement, ces moyens de guidage, notamment constitués par des manchons, sont prévus aux extrémités d'une fourche à deux branches appartenant à la partie de guidage, une barre appartenant à l'élément support de roue étant propre à coulisser dans chaque manchon. La présence des deux moyens de guidage assure automatiquement le blocage en rotation de l'élément de guidage par rapport à l'élément support. Dans le cas où deux moyens de guidage sont prévus, leurs axes sont, de préférence, écartés de la susdite droite suivant la direction longitudinale du véhicule. Les moyens élastiques de la suspension comprennent avantageusement un ressort pneumatique notamment formé par une sphère contenant un gaz sous pression, combiné avec un système hydraulique propre à créer un effet d'amortissement, et avec un transmetteur hydraulique comprenant un piston propre à transmettre les efforts à l'élément support ; le ressort pneumatique est monté sur la partie suspendue du véhicule et le transmetteur hydraulique communique à la susdite zone d'appui de l'élément support la force exercée par le ressort pneumatique. Ce transmetteur hydraulique comprend un cylindre, solidaire de l'élément de guidage, dont I'axe est oriente suivant la susdite droite et un piston coulissant dans ce cylindre et en butée, à son extrémité extérieure, contre la susdite zone d'appui de l'élément support L'invention consiste, mises à part les dispositions exposées ci-dessus, en certaines autres dispositions dont il sera plus explicitement question ci-après à propos de modes de réalisation particuliers décrits en détail avec référence aux dessins annexés, mais qui ne sont nullement limitatifs. La figure l, de ces dessins, est un schéma de principe d'une suspension conforme à l'invention. La figure 2 est une coupe transversale d'un premier mode de réalisation de la suspension. La figure 3 est une coupe transversale d'un autre mode de réalisation. La figure 4 est une vue de droite, par rapport à la figure 3, de l'élément support de roue de la suspension. La figure 5, enfin, est une vue en élévation, montrant essentiellement l'élément de guidage de la suspension de la figure 3. En se reportant aux dessins, notamment à la figure l, on peut voir une suspension I pour une roue 2 directrice d'un véhicule automobile 3. Cette suspension comprend un élément support de roue t propre à coulisser suivant une direction D sensibl-ent verticale ; cet élément 4 est relié, à sa partie inferie:-'e, par une articulation universelle 5, à un tirant transversal 6. Ce tirant est articulé à son extrémité 7, éloignée de l'élément 4, sur la partie suspendue 3a du véhicule. La suspension comprend, également, un élément 8 de guidage du coulissement de l'élément support o, cet élément de guidage 8 étant relié à sa partie supérieure par une articulation universelle 9 à la partie suspendue 3a du véhicule. Des moyens élastiques E et des moyens d'amortissement A sont disposés entre, d'une part, l'élément support A et, d'autre part, l'élément de guidage 8 et/ou la partie suspendue 3a du véhicule. Les moyens élastiques sont placés de manière à exercer leur effort F suivant une droite J passant par le centre de l'articulation 9 et par l'intersection i des directions des forces T et R exercées respectivemeni par le tirant 6 sur ltélément support E et par le sol contre la roue. La réaction du sol R sur la roue est orientée suivant la verticale et passe par le centre de la zone de contact de la roue avec le sol ; la force T exercée par le tirant 6 sur î'é- lément 4 a un support qui passe par les centres des articulations 5 et 7. Du fait que les trois forces R, T et F sont concourantes en équilibre statique, elles n'engendrent pas de forces transversales ayant tendance à appliquer ltélément 4 contre l'élé- ment 8, et par suite le coulissement entre ces deux éléments s'effectue dans de bonnes conditions. Selon une variante, la droite J suivant laquelle les moyens élastiques E exercent leur effort, au lieu de passer rigoureusement par l'intersection l, peut passer à proximité de cette intersection. Il existe, alors, une légère réaction transversale ayant tendance à appliquer l'un contre l'autre les éléments 4 et 8 et à provoquer un frottement s'opposant à leur coulissement, mais cette réaction est d'autant plus-faible que la droite J passe près de l. Dans la pratique, il faut trouver un compromis entre cette condition de réaction transversale réduite au minimum et les conditions d'agencement général de la suspension. Comme visible sur la fig. 1, les moyens élastiques E sont constitués, de préférence, par un ressort pneumatique 10 formé, de manière classique,par une sphère contenant un gaz sous pression ; un transmetteur hydraulique Il disposé entre la sphère 10 et l'élément 4 transmet à ce dernier, un effort proportion nel à la pression du gaz dans la sphère 10. Ce transmetteur hydraulique comprend un piston 12 propre à coulisser dans un cylindre 13, dont l'axe est orienté suivant la droite J.Le cylindre 13, prévu dans l'élément de guidage 8, contient de l'huile soumise à la pression de la sphère 10. Le piston 12 prend appui à une extrémité contre l'élément support 4. Les moyens d'amortissement A sont constitués, de manière classique, par des moyens de freinage de l'écoulement du liquide entre le cylindre 13 et une partie de la sphère 10. L'élément de guidage 8 comporte une partie de guidage Sa décalée par rapport à la droite J ; dans l'exemple de réalisation des figures l et 2, la partie Sa est décalée transversalement vers l'intérieur par rapport à la droite J. Comme on le verra plus loin, selon le mode de réalisation des figures 3 à 5, le décalage est réalisé dans le sens longitudinal du véhicule. La partie 8a coopère avec l'élément support de roue pour assurer le guidage proprement dit du coulissement de l'élément 4 suivant la droite D écartée de la droite J. La droite D est sensiblement parallèle à la droite J et, de préférence, rigoureusement parallèle à cette droite. Un dispositif d'arrêt en rotation B est prévu entre la partie 4a de l'élément support qui coopère avec la partie Sa de l'élément de guidage, ce dispositif B autorisant le coulissement longitudinal suivant la droite D. L'élément support de roue 4 contourne une partie de la section transversale de la roue et comporte une zone d'appui 14 coupant la droite J ; les moyens élastiques E exercent leur effort, par l'intermédiaire du transmetteur hydraulique 12, sur cette zone 14. L'élément de guidage 8 contourne également une partie de la section transversale de la roue, comme visible d'après les dessins. En se reportant à la figure 2, on peut voir une représentation détaillée d'un premier mode de réalisation dans lequel la droite J,suivant laquelle les moyens élastiques exercent leur effort, passe rigoureusement par la susdite intersection i. Comme déjà indiqué, la partie de guidage Sa est décalée transversalement (par rapport à l'axe longitudinal du véhicule) vers l'intérieur par rapport à la droite J. L'élément support fi est- formé par une Pièce 15 comportant, à sa partie inférieure, une protubérance 16, faisant saillie vers l'extérieur, munie d'une ouverture centrale pour le passage d'un arbre 17 d'entraînement en rotation de la roue 2 qui est, dans ce cas, une roue directrice motrice. Un roulement à billes 18 dont la bague extérieure est portée par la protubérance 16 permet de supporter la roue 2 avec une liberté de rotation autour de l'axe de l'arbre 17.La protubérance comporte, à sa partie inférieure, un logement concave 19 propre à recevoir une rotule 20 sphérique ou partiellement sphérique portée par l'extrémité du tirant 6. On réalise ainsi l'articulation universelle 5 dont il a été question précédemment. La protubérance 16 est logée dans la partie creuse de la roue et comporte un voile 21, dont l'orientation générale est transversale, qui se raccorde à une partie 22 se prolongeant vers le haut à l'écart de la section transversale de la roue 2 et du pneumatique 2a (dont le contour est schématiquement représenté). La partie 22 comporte à son extrémité inférieure et à son extrémité supérieure un manchon, respectivement 22a, 22b, servant à maintenir, et à rendre solidaire de cette partie 22, un cylindre 23. A son extrémité supérieure, la partie 22 comporte une plaque 24, orientée transversalement vers l'extérieur, coupant la droite J et orthogonale à cette droite ; l'élément support 4 contourne, en quelque sorte, la partie intérieure de la section transversale de la roue 2 et du pneumatique. Les moyens élastiques exercent leur effort sur la plaque 24 qui forme la susdite zone d'appui 14. L'élément de guidage 8 comporte une pièce rigide 25 reliée à la partie suspendue 3a du véhicule par une articulation sur rotule 26 autorisant des débattements angulaires d'amplitude limitée, dans tous les sens. La rotule 26 est avantageusement montée dans une cage 27 reliée, à la partie suspendue 3a par l'intermédiaire de blocs 28 de matière élastomère. La pièce 25 est montée libre en rotation autour de son axe, dans la cage 27. L'ensemble de la roue 2, de l'élément support 4 et de l'élément de guidage 8 peut tourner, sous l'action de la commande de direction (non représentée), autour de la droite N passant par le centre cl de l'articulation 9 de l'élément 8 sur la partie suspendue du véhicule, et par le centre f de la rotule 20. Cette droite N coupe le sol en un point voisin du centre de la zone de contact du pneumatique avec le sol. La pièce 25 comprend essentiellement un cylindre dont l'axe est situé sur la droite J, lequel cylindre est solidaire d'une extension transversale 29 orientée vers l'intérieur par rapport à la droite J,~extension sur laquelle est fixée une colonne de guidage 30 formant la partie de guidage 8a. Le cylindre de la partie 25 comporte l'alésage 13 qui forme avec le piston 12 le transmetteur hydraulique. Ce piston 12 prend appui à une extrémité contre la plaque 24 et est soumis à son autre extrémité à la pression d'huile contenue par l'alésage 13 ; cet alésage est relié par une canalisation 31 au ressort pneumatique 10 (non montré sur la figure 2). Le ressort pneumatique 10 est avantageusement fixé sur la partie suspendue 3a et un raccord tournant (non représenté-sur la figure 2) peut être prévu entre, d'une part, la pièce rigide 25 qui peut tourner autour de la droite N et, d'autre part, la canalisation 31 de liaison ; selon une variante7 cette canalisation 31, comme montre sur la figure 2, est directement fixée à une extrémité sur la pièce 25 et est souple de manière à absorber les déplacements angulaires de ladite pièce 25. La colonne de guidage 30 est parallèle à la- droite J, et comporte à son extrémité supérieure un prolongement 32 de plus faible diamètre se terminant par une partie filetée ce prolongement32 traverse un alésage prévu dans l t extension radiale 29 et permet la fixation de la colonne 30 sur cette extension 29 par venue en butée axiale, contre ladite exten sion, de l'épaulement 33 formé au raccordement du prolonge ment 32 et de la colonne ; un écrou 34 vissé sur l'extrémité filetée du prolongement 32 assure le blocage de la colonne Il convient de noter que la colonne 30 peut ne pas être rigeureusement parallèle à la-droite J ce qui entraîne, alors, un déplacement transversal de la plaque 24 par rapport au piston 12 lors du coulissement de l'élément support 4 par rapport à l'élément de guidage 8. La colonne 30 pénètre à l'intérieur du cylindre 2 l'élément support, et comporte à son extrémité inférieure une tête 35 de plus fort diamètre. Le dispositif d'arrêt en rotation B est prévu entre cette tête 35 et le cylindre 23 ; avantageusement ce dispositif d'arrêt en rotation est formé par un système de cannelures complémentaires 36, 37, prévues respectivement sur la tête 35 et sur la paroi interne du cylindre 23. Ces cannelures, tout en autorisant le coulissement relatif de la colonne 30 et du cylindre 23 suivant leur axe, s'opposent à tout déplacement angulaire. Le volume intérieur du cylindre 23 ne contient pas de liquide puisque la tête 35 a seulement une fonction de guidage et non d'amortissement. Un ou plusieurs canaux 38 traversent cependant la tête 35 pour éviter, lors du coulissement de la tête 35, la compression de l'air pouvant se trouver à llinté- rieur du cylindre 23. L'extrémité supérieure de ce cylindre 23 est fermée par un bouchon vissé 39 muni d'un orifice central pour le passage de la colonne 30. Ce bouchon 39 maintient, à l'intérieur du cylindre, un manchon 40 servant également au guidage de la colonne 30. Un manchon de matière élastomère 41 est en appui axial contre l'extrémité inférieure du manchon 40, et sert de butée élastique fin de course du cylindre 23 par rapport à la tête 35. Un autre manchon en matière élastomère 42 notamment à forme extérieure tronconique est prévu à la partie inférieure du cylindre 23 pour servir de butée fin de course dans l'autre sens du coulissement. On soit que l'ensemble de l'élément 8 formé par la pièce 25, son extension transversale 29, et la colonne 30 a une section transversale dont la forme générale entoure une partie de la section transversale-de la roue 2 et du pneumatique 2a. Un soufflet en accordéon 43 de matière élastomère relie un couvercle 44 fixe-sur l'élément de guidage 8, au-dessous de ltex- tension transversale 29 à l'extrémité supérieure de l'élément support 4 ; ce soufflet entoure le piston 12 et la colonne 30 de manière à les protéger contre les agents extérieurs. Le fonctionnement de la suspension de la figure 2 résulte, d'une manière évidente, des explications precédentes. La roue 2 et l'élément support 4 peuvent se déplacer par rapport à l'élément de guidage 8 suivant la direction D de l'axe de la colonne 3C, c'est-à-dire suivant une direction parallèle, ou sensiblement parallèle, à la drote J ; les moyens élastiques et d'amortissement de la suspension interviennent lors de ces débattements de coulissement. Le guidage assuré par la colonne 30 s'effectue dans de bonnes conditions puisque aucun effort transversal ne vient gêner le coulissement : en effet, comme expliqué précédemment, le piston 12 ayant son axe orienté suivant la droite J aucune réaction transversale ne s'exerce entre le cylindre 23 et la colonne 30, tout au moins en équilibre statique. Le decalage transversal de la colonne 30, par rapport au piston 12 transmettant l'effort, facilite la mise en place de la suspension, qui peut être utilisée avec une roue large, à carrossage faible ou nul.L'arrêt en rotation prévu entre la barre 30 et le cylindre 23 assure un bon maintien de l'orientation du plan moyen de la roue 2 et une bonne précision de la direction0 Les figures 3 à 5 montrent un autre mode de réalisation dans lequel le décalage entre la droite J et la partie de guidage 8a est réalisée suivant la direction longitudinale du véhicule (figure 5). En outre, comme visible sur la figure 3, la droite J passe seulement à proximité de l'intersection 1, et est sensiblement confondue avec la droite N. On pourrait également réaliser une suspension analogue dans laquelle la droite J passe exactement par l'intersection i. Avantageusement, la distance du point i à la droite J est inférieure à 30 millimètres. La partie de guidage 8a comprend deux moyens de guidage, notamment formes par des manchons 45, 46, à axes parallèles définissant un plan de guidage pour le coulissement de l'élément support 4. Ces moyens de guidage 45, 46, constituent en même temps les moyens d'arrêt en rotation B de l'élément support 4 par rapport à l r élément de guidage 8. Cet élément de guidage 8 comprend à sa partie inférieure une fourche 47 à deux branches, aux extrémités desquelles sont fixés les manchons 45, 46. La zone supérieure de la fourche est solidaire d'une partie rectiligne 48 comportant une cavité 49 à contour rectangulaire qui débouche transversalement sur deux faces opposées de la partie 48. Cette cavité 49 est fermée à ses dieux extrémités longitudinales et la partie 48, à son extrémité supérieure, forme un col de cygne 50 s'écartant transversalement vers l'extérieur. Ce col de cygne est solidaire d'un cylindre 51 dont l'axe est confondu avec la droite J lorsque l'élément 8 est en place sur le véhicule.Comme visible, les branches de la fourche t7 sont incurvées transversalement vers l'extérieur de telle sorte que l'élément ue guidage 8 présente, sur la figure 3, un contour en C dont la concavité tournée vers ltextérieur entoure, partiellement, la section transversale de la roue et du pneumatique. Deux bagues en matière élastomère pela, 42a, constituent des butées fin de course ayant une fonction semblable à celle des manchons 41, 42 déjà décrits. Ces deux bagues sont identiques ; elles comportent un contour extérieur circulaire et une ouverture à contour sensiblement carré, et à angles arrondis. Un téton 52 est prévu sur le contour extérieur pour assurer la fixation de ces bagues à l'extrémité supérieure et à l'extrémité inférieure de l'ouverture 48, par encliquetage du téton dans un trou de la paroi d'extrémité de la cavité 49. Le montage du cylindre 51 sur la partie suspendue 3a du véhicule est semblable à celui de la partie 25 de la figure 2, avec articulation universelle 26 ; un joint tournant est prévu pour-relier l'intérieur de ce cylindre au ressort pneumatique qui est monté fixe sur la partie suspendue. L'élément support 4 comprend essentiellement une pièce 53 représentée en élévation sur la figure 4, et qui comporte une protubérance annulaire 15a, située dans le creux de la roue, et faisant saillie transversalement vers l'exté- rieur'par rapport au reste de la pièce 53. Cette protubérance 16a sert directement à supporter le roulement de la roue 2. Deux montants 54a, 54b (figure 4) inclinés sur la verticale et incurvés de manière à tourner leur concavité vers ltexté- rieur partent de part et d'autre, dans le sens longitudinal du véhicule, de la protubérance 16a et se rapprochent l'un de l'autre de manière à être reliés, à leurs extrémités supérieures, par un manchon 55. Les montants 5fla, 5tub, sont reliés par des nervures de rigîdification telles que 56, orientées suivant la direction lonçitudinale du véhicule lorsque la pièce 53 est montée. La pièce 53 comporte, à sa partie inférieure, un logement hémisphérique l9a, destiné à recevoir la rotule (non montrée) fixée en bout du tirant 6, de manière à constituer une articulation universelle 5 semblable à celle de la figure 2. La pièce 53 comporte, également à sa partie inférieure, de part et d'autre de sa ligne moyenne deux manchons 57a, 57b, écartés suivant une direction perpendiculaire au plan moyen P (fig. 4) de lapièce 53 et symétriques par rapport à ce plan. Deux autres manchons 58a, 58b, sont prévus de part et d'autre de la pièce 533 vers son extrémité supérieure, audessus de la protubérance 16a. Ces manchons 58a, 58b, sont rendus solidaires de la pièce 53 par des nervures de liaison 59. Les manchons 57a, 58a, d'une part, 57b, 58b, d'autre part sont coaxiaux ; les axes 60a, 60b, de ces deux groupes de manchons sont parallèles entre eux, et parallèles à l'axe du manchon 55. Les manchons 57a, 58a, sont destinés à recevoir lesextrémités d'une barre cylindrique 61a, fixée rigidement sur la pièce 53 ; de même les manchons 57b, 58b, sont destinés à recevoir une barre 61b. Ces deux barres GIa, 61b, avant fixation sur la pièce 53, sont engagées dans les manchons 45, 46, de guidage. Lorsque l'ensemble est monté sur le véhicule, le plan des axes 60a, 655 est sensiblement parallèle à la droite J ou, le cas échéant, peut contenir cette droite comme représenté sur la figure 3. Le piston 12a (figure 3) du transmetteur hydraulique coulisse dans le cylindre 51 et présente une extrémité inférieure 12b de diamètre réduit qui s'engage dans l'alé- sage intérieur du manchon 55. Un soufflet élastique 43a entoure et protège la partie extérieure du piston 12a. La pièce 53 comporte une patte 62 faisant saillie transversalement vers l'intérieur propre à coulisser dans l'ouverture 49 et à venir en butée, en fin de course, contre l'un des manchons élastiques 41a, 42a. Comme visible sur la figure 4, la pièce 53 peut, n outre, comporter une extension 63 dirigée vers l'arrir ou vers l'avant du véhicule, lorsque la pièce est montée sur ce véhicule, portant un oeil 64 permettant l'accrochage d'une biellette de commande de direction. Des logements 65 peuvent, en outre, être prévus à la hauteur des manchons 58a, 58b, pour la fixation d'organes de freinage de la roue. Le fonctionnement de la suspension des figures 3 à 5 est semblable à celui de la suspension de la-figure 2. Le décalage, par rapport à la droite J, dans le sens longitudinal, des moyens de guidage 45, 46, 61a, 51b, du coulissement entre l'élément support 4 et l'élément de guidage 8 facilite la mise en place de la suspension et le passage de l'arbre de transmission lorsqu'il s'agit d'une roue motrice ; cet arbre passe, en effet, dans l'espace libre compris entre les deux bras de la fourche 47. Les formes incurvées de l'élément support et de l'élément de guidage permettent d'utiliser la suspension avec des roues larges. Le coulissement entre l'élément support et l'élément de guidage s'effectue dans de bonnes conditions puisque la réaction transversale qui applique les manchons 45, 46 contre les barres 61a, 6Sb, et la portion frottante 12c du piston 12a contre l'alésage du cylindre 51, est faible en raison de la proximité de la droite J et de l'intersection et de l'éloignement vertical des zones frottantes 12c et 45, 46. Il est clair que de nombreuses variantes peuvent être prévues pour les -moyens de guidage. Par exemple, au lieu des manchons 45, 46 et des barres 61a, 61b, des figures 3 et 5, on pourrait prévoir des pions, portés par les extrémités de la fourche, munis de têtes sphériques coopérant avec des logements ou des rainures longitudinales prévues dans les barres 61a, 61b, solidaires de l'élément support. On peut remarquer que la partie 25 ou 51 du transmetteur hydraulique traverse l'articulation 9 ; -pour cela, la rotule 26 de l'articulation 9 est formée par une couronne, traversée par la pièce 25 ou par le cylindre 51, à surface extérieure en forme de zone sphérique dont le centre est situé sur l'axe du cylindre 13 ou 51. Le ressort pneumatique 10 peut être fixé sur la partie suspendue 3a au-dessus ou au-dessous de l'articulation 9, ou directement à l'extrémité du cylindre 13 ou 51. La suspension conforme à l'invention peut être mise en place relativement facilement dans le véhicule et être utilisée avec des types de roues larges. Le coulissement des éléments 4 et 8 de cette suspension est assuré dans de bonnes conditions, avec un frottement faible de leurs parties coopérantes, grâce à la suppression ou à la réduction de l'effort transversal ayant tendance à appliquer l'un contre l'autre ces deux éléments. Tous ces résultats sont obtenus en conservant une bonne précision de direction grace au dispositif d'arrêt en rotation B. REVENDICATIONS 1. Suspension pour roue directrice de véhicule, notamment automobile, comprenant - un élément support de roue, propre à coulisser suivant une direction sensiblement verticale et relié, à sa partie inférieure, par une articulation universelle à un tirant articulé sur la partie suspendue du véhicule - un élément de guidage du coulissement de l'élément support, cet élément de guidage étant relié, à sa partie supérieure, par une articulation universelle à la partie suspendue du véhicule - des moyens élastiques et des moyens d'amortissement disposés entre1 d'une part l'élément support, et d'autre part, l'élément de guidage et/ou la partie suspendue du véhicule, lesdits moyens élastiques étant disposés de manière à exercer leur effort suivant une droite passant par le centre de l r ar- ticulation de l'élément de guidage sur la partie suspendue du véhicule et par, ou à proximité de, l'intersection des directions des forces exercées par le tirant sur l'élément support et par le sol contre la roue, caractérlséopar le fait que - l'élément de guidage comporte une partie de guidage décalée par rapport à la susdite droite suivant laquelle les moyens élastiques exercent leur effort, cette partie de guidage coopérant avec l'élément support de roue pour assurer le guidage proprement dit de cet élément support, lors de son coulissement suivant un axe écarté de la susdite droite et sensiblement parallèle à cette droite - un dispositif d'arrêt en rotation est prévu entre l'élément support de roue et la partie de guidage de l'élément de guidage, ce dispositif d'arrêt en rotation autorisant le coulissement longitudinal - et l'élément support de roue comporte une zone d'appui, coupant la susdite droite, zone sur laquelle les moyens élastiques exercent leur effort. 2. Suspension selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la partie de guidage est décalée suivant une direction transversale vers l'intérieur par rapport à la susdite droite suivant laquelle les moyens élastiques exercent leur effort. 3. Suspension selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la partie de guidage est décalée, par rapport à la susdite droite, suivantla direction longitudinale du véhicule. 4. Suspension selon l'une quelconque des revendications I ou 2, caractérisée par le fait que la partie de guidage comporte une seule colonne de guidage, l'élément support comportant alors un alésage propre à coopérer avec cette colonne, un dispositif d'arrêt en rotation, notamment formé par un ensemble de cannelures complementaires prévues sur la colonne et dans l'alésage, étant prévu pour assurer l'arrêt en rotation entre la colonne et l'élément support tout en autorisant le coulissement longitudinal. 5. Suspension selon l'une quelconque des revendications I à 3, caractérisée par le fait que la partie de guidage comprend deux moyens de-guidage à axes paralleles définissant un plan de guidage, ces moyens de guidage étant notamment prévus aux extrémités d'une fourche à deux branches apparte nant- à la partie de guidage, et étant propres à coopérer avec deux barres appartenant à l'élément support de roue. 6. Suspension selon la revendication 5, caractérisée par le fait que les -moyens de guidage comprennent des manchons prévus aux extrémités de la fourche, les barres appartenant à l'élément support étant propres à coulisser dans chaque manchon. 7. Suspension selon l'ensemble de la revendication 3 et de l'une quelconque des revendications 5 et 6, caractérisée par le fait que les deux moyens de guidage sont écartés de la droite, suivant laquelle les moyens élastiques exercent leur effort, suivant la direction longitudinale du véhicule. 8. Suspension selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que les moyens élastiques de la suspension comprennent un ressort pneumatique, notamment formé par une sphère contenant un gaz sous pression, combine avec un système hydraulique propre à créer un effet d'amortissement et avec un transmetteur hydraulique propre à transmettre les efforts à l'élément support, le ressort pneumatique étant monté sur la partie suspendue du véhicule et le transmetteur hydraulique communiquant à la susdite zone d'appui de l'élément support la force exercée par le ressort pneumatique. 9. Suspension selon la revendication 8, caract6risCe par le fait que le transmetteur hydraulique comprend un cylindre, solidaire de l'élément de guidage, dont l'axe est orienté suivant la droite selon laquelle les moyens élastiques exercent leur effort, un piston étant prévu pour coulisser dans ce cylindre et pour venir en butée à son extrémité extérieure, contre la zone d'appui de ltélément support; 10. Suspension selon la revendication 9, caractérisée par le fait que le cylindre du transmetteur traverse l'articulation de l'élément de guidage sur la partie suspendue du véhicule, cette articulation étant notamment formée par une bague à surface extérieure en forme de zone sphérique. 11. Suspension selon l'une quelconque des revendications précédentes; caractérisée par le fait que l'élément support dè roue et l'élément de guidage ont une forme qui contourne une partie de la section transversale de la roue. 12. Suspension selon l'ensemble des revendications 4, 10 et 11, caractérisée par le fait que l'élément de guidage comporte une pièce formant cylindre pour le transmetteur hydraulique et munie d'une extension transversale orientée vers l'intérieur, sur laquelle est fixée la colonne de guidage, tandis que l'élément support comprend une pièce solidaire d'un cylindre dans lequel peut coulisser ladite colonne, cette pièce comportant à sa partie inférieure une protubérance, faisant saillie vers l'extérieur, logée dans la roue et, à sa partie supérieure, une plaque transversale orientée vers l'extérieur formant la susdite zone appui pour le piston du transmetteur hydraulique, la susdite colonne comportant notamment une tête, logée dans le cylindre de l'élément support, susceptible de coopérer en fin de course avec des manchons élastiques prévus aux extrémités du cylindre de 1 'élément support. 13. Suspension selon l'ensemble des revendications 3, 5, 10 et 41, caractérisée par le fait que les branches de la fourche sont incurvées transversalement vers l'extérieur, que la zone superieure de cette fourche est solidaire d'une partie rectiligne comportant une cavité qui débouche transversalement sur deux faces opposées et qui est fermée à ses deux extrémités longitudales,des butées en matière élastomère étant notamment prévues a ces extrériités, la susdite partie rectiligne étant solidaire, à son extrémité supérieure, d'un col de cygne qui s'écarte transversalement vers l'extérieur et qui est solidaire du cylindre du transmetteur hydraulique, tandis que l'élément support comprend une pièce munie, à sa partie inférieure, d'une protubérance faisant saillie vers l'extérieur et logée dans le creux de la roue, protubérance d'où partent deux montants incurvés de manière à tourner leur concavité vers l'extérieur, ladite pièce de l'élément support comportant une patte qui fait saillie transversalement vers l'intérieur et qui est propre à coulisser dans la cavité de la susdite partie rectiligne de "l'élément de guidage.