2471-1 49 La présente invention se rapporte aux couches à jeter après usage et plus particulièrement à une couche munie d'élastique et profilée. Dans le passé, on a déjà réalisé des couches profi- lées, munies d'élastiques, telles que celle décrite dans le brevet des EUA no 3.860.003, dans lesquelles des bandes élastiques sont fixées aux parties d'entrejambe de la cou- che et espacées d'au moins 1,9 cm du tampon absorbant pour former des zones étanches élastiques d'entrejambe destinées à être assujetties autour des jambes de l'enfant pour empêcher l'échappement du liquide de l'intérieur de la couche, le long de ces jambes. Les bandes élastifiées sont placées à plus de 1,9 cm du tampon absorbant pour empêcher que des plis ne se forment transversalement à la région d'entrejambe de la couche. Une autre couche est actuellement fabriquée dans laquelle des bandes élastiques sont placées à moins de 1,9 cm du tampon absorbant pour former des plis transver- saux dans la région d'entrejambe de la couche dans le but d'accroître la capacité d'absorption dans cette région de la couche. Cependant, on a constaté que ces plis peu- vent faire fonction de canal, ce qui se traduit par des fuites excessives hors de la couche, et que des plis formés dans la région d'entrejambe sont inconfortables pour la région fessière de l'enfant lorsque celui-ci est assis, en particulier si la couche n'est pas saturée. La présente invention a pour-but d'éviter les in- convénients des deux types de couches de la technique antérieure. Conformément à la présente invention, en effet, des organes élastiques sont placés à moins de 1,9 cm du tampon absorbant, ce qui réduit la largeur des zones d'étanchéité d'entrejambe, et rend la couche plus confor- table. Cependant, les bandes élastiques sont disposées de telle sorte que leur tension peut être maintenue et réglée de façon à éviter la formation de plis transversaux dans 2471I49 la couche, ce qui supprime les fuites excessives et l'in- confort provoqué par les plis avant la saturation. L'invention a pour objet une couche à jeter après usage qui est profilée en forme de sablier et comporte un corps absorbant placé entre une feuille supérieure et une feuille support et, des éléments élastiques fixés à la feuille support à moins de 1,9 m du corps absorbant. La tension des éléments élastiques est telle qu'il ne se for- me de plis que le long des zones d'étanchéité de l'entre- jambe et pratiquement aucun pli transversal dans la région d'entrejambe de la couche. Les caractéristiques de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, d'un mode de réalisation donné à titre d'exemple non limitatif et représenté au dessin annexe, sur lequel la Fig. l est une vue en plan d'une couche réali- sée conformément à la présente invention; la Fig. 2 est une vue en coupe transversale, sui- vant le plan de la ligne 2-2 de la Fig. 1, de la région d'entrejambe de la couche; et - la Fig. 3 est une vue en coupe transversale, sui- vant le plan de la ligne 3-3 de la Fig. 1. Sur le dessin annexé auquel on se référera et sur les diverses figures duquel les mêmes références sont utilisées pour désigner les mêmes organes, la référence générale 10 désigne une couche à jeter après usage, munie d'élastiques et profilée, qui est réalisée conformément à la présente invention. La couche a une forme en sablier et comporte ainsi une région d'entrejambe 12 et quatre parties de plus grande largeur qui forment des oreilles 14, 16, 18 et 20. La couche comporte une feuille support arrière 22 en une matière imperméable, telle que, par exemple, une pellicule de polyéthylène ou de polypropy- lène. Une feuille supérieure 24, constituée, de préféren- ce, par une feuille de rayonne ou de rayonne-polyester non tissée liée chimiquement (par exemple, un latex de 24711 49 résine) ou par une feuille filée-liée de fibres de poly- éthylène ou de polypropylène, est fixée, de préférence, par des lignes de colle fondant à chaud, à la feuille support, le long des bords périphériques de la couche. Un tampon absorbant 26 est disposé entre la feuille supérieu- re 24 est la feuille support 26, ce tampon pouvant être en duvet de bois classique (fabriqué, par exemple, à par- tir de pâte chimique, semi-chimique ou thermo-mécanique) ou en une autre matière analogue. La couche comporte en outre une feuille d'ouate supérieure 28 et une feuille d'ouate inférieure 30 qui, comme le tampon ont des formes qui correspondent sensiblement à la forme en sablier. Deux bandes élastiques 34 et 36, qui peuvent être munies d'ad- hésif sur au moins leur surface inférieure et, facultative- ment, sur leur surface supérieure ou qui peuvent être ap- pliquées séparément contre un adhésif en ces points sont collées au moyen de l'adhésif sur la feuille support 22 en des emplacements immédiatement adjacents au tampon 26 et, dans tous les cas, à moins de 1,9 cm de ce tampon. L'adhésif peut être utilisé sous la forme d'une couche con- tinue ou sous le forme de lignes ou de points séparés; ce peut être par tout adhésif classique fondant à chaud ou adhérant par pression, mais, de préférence, un adhésif qui, aux températures ambiantes est souple et extensible (c'est-à-dire élastique). Les bandes 34 et 36 peuvent ne s'étendre que sur la longueur de la région d'entrejambe 12 ou se prolonger sur les oreilles de la feuille d'ouate supérieure 28, comme représenté sur la Fig. 3, de sorte que la tension appliquée par les bandes élastiques à la feuille support 22 et à la feuille supérieure 24 qui sont thermosoudées est telle qu'il ne se forme des plis que dans les zones d'étanchéité de l'entrejambe constituées par les bandes élastiques et par les parties 40 et 42 extérieures à ces bandes élastiques et entre les bandes et le tampon et qu'il n'apparaît qu'un nombre insignifiant de plis dans la région d'entrejambe 12. Les feuilles d'ouate supérieure et inférieure peuvent être constituées par le papier ou le tissu classique utilisé jusqu'à présent 24-t 49 dans cette technique (c'est-à-dire, en fibres cellulosi- ques) ou être formées de fibres hydrophobes (par exemple, de polyester, de polyéthylène ou de polypropylène) ou être rendues hydrophobes par des traitements appropriés et classiques (par exemple au moyen de résines). Les bandes élastiques 34 et 36 peuvent avoir des largeurs variables mais elles ont, en général, au minimum, entre environ 3 et 5 mm de large et, au maximum, entre environ 10 et 12 mm de large, les largeurs comprises entre environ 5 et 8 mm étant préférées. La largeur des couches adhésives peut être un-peu plus grande ou un peu plus petite que celle des bandes élastiques et elle est, typi- quement, de l'ordre d'environ 4 mm à 12 mm. Les bandes 34 et 36 peuvent avoir, typiquement, une épaisseur compri- se entre quelques centièmes de millimètres (par exemple entre 0,025 et 0, 125 mm) et 15 ou 20 mm, les plus fortes épaisseurs étant plus généralement employées dans le cas des mousses. Un procédé approprié de fabrication des couches selon la présente invention, utilise une technique classi- que de fabrication de duvet de bois qui emploie, de pré- férence, des feuilles d'ouate pour porter le tampon de duvet entre elles. Cet élément composite est découpé à la forme désirée d'une manière appropriée puis déposé sur la feuille support 22 de plus grandes dimensions. Avant l'application des bandes élastiques 34 et 36, la couche, pendant qu'elle est déplacée dans la machine de fabrica- tion, est maintenue par des moyens appropriés (par exemple, par des doigts de serrage) dans une position complètement allongée et les bandes élastiques sont appliquées et fi- xées à la feuille support de la couche avec un allongement compris entre environ 40 % et 80 % de leur longueur à l'état de repos, de préférence, entre environ 50 % et 70 % et, plus avantageusement encore, entre environ 55 % et 65 %, (par exemple, typiquement,-un allongement de 60 %) La feuille supérieure 24 est ensuite appliquée et fixée, 24711 49 par exemple, par des moyens adhésifs, autour des bords pé- riphériques de la couche. (à l'extérieur du tampon 26). Comme décrit ci-dessus, la feuille supérieure 24 peut être et est, de préférence, également fixée aux bandes élastiques 34 et 36. On se référera également à ce sujet aux brevets des EUA no 4.022.456 et no 4. 081.301 pour d'autres détails spécifiques relatifs aux appareils et procédés utilisés pour assembler des structures absorbantes élastiques de la manière envisagée ici et ces brevets doivent être considé- rés comme incorporés à la présente description par la référence qui y est faite ici. Etant donné qu'il est préfé- rable que les extrémités des bandes élastiques, aux empla- cemrents o elles passent sur (ou sous) les oreilles du tampon absorbant ne soient pas fixées à ce tampon, il n'est pas utilisé d'adhésif dans ces parties des bandes. Grâce à la construction décrite ci-dessus, lors de la contraction des bandes élastiques, la feuille arrière et les autres éléments qui sont fixés à la bande élastique sont seuls contractés pour former des plis et la couche, dans son ensemble, prend la forme générale d'un bol, ce qui facili- te sa mise en place sur le bébé et permet ainsi une meil- leure adaptation. Les bandes élastiques 34 et 36 peuvent être de toute construction désirée en toutes matières appropriées telles que des fibres caoutchoutées (ou imprégnées d'un autre élastomère) classiques; elles peuvent éventuellement être simplement constituées par une bande de résine élas- tomère ou de résine mousse, qui peut être ou non recouverte d'un adhésif. De telles bandes sont en général disponibles dans le commerce sous la désignation de rubans de transfert à double face (tels que le ruban adhérant par pression à forte adhérence, n0 465 de la société 3M Co, StPaul, Minnesota, EUA). "-REVENDICATIONS 1. Couche à jeter après usage, comprenant une feuille support (22), un tampon absorbant (26) disposé sur la feuille support, et une feuille supérieure (24) recouvrant le tampon absorbant, et fixée à la feuille support sur au moins deux bords périphériques opposés de cette dernière, caractérisée en ce qu'elle comporte des éléments élastiques opposés (34, 36) qui sont fixés à la feuille support au moins dans les parties centrales des deux bords périphériques opposés précités pour former des zones détanchéité d'entrejambe le long des bords latéraux de la couche, et sont situés à une distance inférieure à 1,9 cm du tampon absorbant, et dont la tension est telle que des plis ne se forment que le long des zones d'étanchéité de l'entrejambe et qu'il n'apparaît qu'un nombre insignifiant de plis transversaux dans la région de l'entrejambe (12), lorsque la couche est effectivement utilisée. 2. Couche à jeter après usage selon la revendica- tion 1, caractérisée en ce que le tampon absorbant a la forme d'un sablier et comporte des oreilles (14,16,18,20) espacées de la région d'entrejambe (12). 3. Couche à jeter après usage selon l'une des revendication 1 et 2, caractérisée en ce qu'une couche d'ouate supérieure (28) en tissu recouvrant le tampon, au moins une partie des éléments élastiques (34,36) est fixée à cette feuille de tissu. 4. Couche à jeter après usage selon la revendica- tion 3 caractérisée en ce que la feuille d'ouate supérieu- re (28) en tissu recouvrant les oreilles du tampon, les éléments élastiques sont disposés au-dessus de ces oreil- les. 5. Couche à jeter après usage selon l'une des revendication 1 à 4, caractérisée en ce que la feuille supérieure (28) et la feuille support (22) sont collées l'une à l'autre le long de leurs bords périphériques. 24711 4.9 6. Couche à jeter après usage selon l'une des revendication 1 à 5, caractérisée en ce que la feuille supérieure est collée à la feuille support par des techni- ques de collage au moyen d'un adhésif fondant à chaud ou de thermosoudage. 7. Couche à jeter après usage selon l'une des reven- dication 1 à 6, caractérisée en ce que les éléments élas- tiques (34,36) sont allongés de 50 % à 70 % avant d'être fixés à la feuille support (22).