Ta présente invention concerne un prétraitement par des amines pour améliorer le rendement et la qualité de pâte à papier résultant d'une cuisson (réduction en pâte) alcaline. Jusqu'à une époque très récente, le seul procédé utilisable pour produire une pâte chimique à haute résistance à pa?- tir de mat@ères lignocellulosiques telles autre des copeaux de bois était le procédé kraft classique. Mais ce procédé, consistant à cuire la matière lignocellulosique dans une solution aqueuse contenant Nazis et Na25, présente cependant deux inconvénients un rendement en pâte relativement faible et des émissions de gaz malodorants, provenant de l'utilisation de composés sul furés dans les liqueurs de cuisson kraft.Ces deux aspects du procédé ont pris de l'importance ces dernières années du fait de l'augmentation des coûts de production, de la pénurie de matières premières et de la pression de l'opinion publique pour un environnement plus propre et une réduction des émissions polluantes des usines. Un certain nombre de procédés d'amélioration du rendement en pâte kraft ont été proposés, mais les seuls ayant une importance pratique utilisent du polysulfure de sodium, comme il est décrit dans l'ouvrage "The Pulping of mode, de R.G. MacDonald, Ed.MacGrav -Hil, ou du H2S comme il est décrit dans le brevet de Vinje et Worster(brevet des Etats-Unis d'Amérique N 3 520 773, délivré le 14 juillet 1970).Mais ces deux variantes n'évitent pas l'utilisation du soufre dans l'usine de pate kraft, et par conséquent le problème de l'odeur des usines de pate kraft reste entier. L'industrie des pâtes et des papiers a longtemps cherché des procédés permettant d'éviter l'utilisation de soufre dans les usines de pâte' chimique. Le procédé à la soude, et le procédé en deux stades soude-oxygène récemment découvert, sont les seuls dont on dispose actuellement pour produire une pâte chimique de haute qualité sans utiliser du soufre. Le procédé à la soude est peu utilisé, car il produit une pâte dont le rendement et la qualité sont moins bons que dans le procédé kraft.Le procédé soude-oxyGène, décrit dans le brevet des EtatsUnis d'Amérique N 7 69 000 de Worster et Pudek, délivré le 12 septembre 1972, évite ces inconvénients et donne une pâte comparable, du point de vue rendement et qualié, A celle fournie par le procédé kraft. Le but principal de l'invention est de fournir un procédé de cuisson donnant des rendements encore meilleurs que les procédés soude-oxygène ou kraft et n'utilisant pas de composés sulfurEs. 1 est également connu depuis de nombreuses années que l'on peut utiliser des composés aminés aliphatiques comme agents de cuisson, soit seuls, soit associés à des agents de cuisson alcaline connus. Comme il est décrit dans le brevet des EtatsUnis d'Amérique N 2 218 479, délivré le 15 octobre 1940 à Peterson et Wise, il faut un minumum de 15% en poids d'amine dans la liqueur de cuisson, et de préFérence 70 à 100%. On améliore apparemment ainsi les rendements en pâte et la qualité de la pâte. Conformément à l'invention, la Demanderesse a trouvé ce fait surprenant que l'on peut obtenir des rendements supérieurs avec des quantités d'amine plus faibles en soumettant les matières lignocellulosiques à un prétraitement par une amine aliphatique inférieure soluble dans l'eau, puis à une cuisson alcaline. La présente invention a ainsi pour objet un procédé pour améliorer le rendement ou la qualité de la pâte obtenue dans une opération de cuisson alcaline, dans lequel une matière lignocellulosique est d'abord prétraitée av une solution aqueuse contenant de 0,1 à 10% en poids d'une amine aliphatique inférieure soluble darus l'eau, dans un récipient fermé, de préférence à une température et sous une pression élevées, et la matiere ainsi prétraitée est ensuite soumise à un procédé de cuisson alcaline. Le prétraitement par les amines est particulièrement efficace en combinaison avec des opérations de cuisson soudeoxygène en deux stades car on obtient des résultats supérieurs, sans soufre nuisible pour l'environnement dans le système. On préfère des amines aliphatiques à faible masse moléculaire, solubles dans l'eau , par exemple celles contenant moins de 6 atomes de carbone, et l'on obtient des résultats exceptionnels avec la monoéthanolamine, la méthylamine et la diméthylamine. Le prétraitement s'effectue de préférence avec un rapport de la solution d'amine (0,1 à 10 ) à la matière ligno cellulosique compris entre 1 : 1 et 10 : 1 à une température de 80 à 1800C pendant 5 à 120 minutes. On opère dans un réci pient à pression, de préférence à une pression supérieure à la tension de vapeur ambiante de 0 à 14 kg/cm2. Cette dernière pression est de préférence fournie par un gaz inerte tel que l'azote qui ne réagit pratiquement pas avec les produits chi miques servant au prétraitement. Il est également souhaitable d'ajuster le pH de la solution de prétraitement d'amine aqueuse à un pH à froid dans -1a gamme de 8 à 13 par addition d'un alcali, de préférence l'hydroxyde de sodium à raison de 0,2 à 10% en poids par rapport au poids sec de la matière lignocellulosique. On peut aussi utiliser du bicarbonate de sodium comme alcali. Comme exemple des avantages inattendus de l'inven t tan -, on a trouvé que lorsqu'on utilise de la monoéthanolamine @@mme e additif dans une cuisson ordinaire à la soude, on ne peut @@@enir des rendements équivalents à ceux des procédés kraft de-oxygène que pour des taux d'amine très importants de @@@ environ par rapport au bois.Pour un taux d'amine aussi impor- tant, on obtient une augmentation de rendement d'environ 4% par rapport aux cuissons à la soude équivalentes donnant la méme teneur en lignine, comme le montre le tableau I cidessous TABLEAU I % de monoéthanolamine par rapport au bois 20 10 5 Comparaison du rendement avec la cuisson soude-oxygène pour la même teneur en identique -0,8 -1,5 lignine Augmentation du rendement par rapport à la cuisson à la soude pour la même teneur en lignine 4 3,2 2,5 Ces résultats sont caractéristiques des systèmes de la technique antérieure qui sont décrits dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n 2 218 479. Par contre, avec le procédés de prétraitement de l'invention, qui utilise seulement 7% de monoitianolaminee par rapport aux copeaux, on réalise une augmentation de rendement d'environ 6,3% par rapport à la cuisson ordinaire à la soude ou une augmentation de rendement de 2,3% par rapport à une pâte soude-oxygène comparable ayant la même teneur en lignine, comme le montre le tableau II ci-dessous TABLEAU II % de monoéthanolamine par rapport au bois dans le prétraitement 15 7 5 3 augmentation de rendement par rapport à la cuisson soude-oxygène pour la même teneur en lignine 2,5 2,3 1,5 0,4 Un prétraitement à la monoéthanolamine combiné à une cuisson soude-oxygne,donne une augmentation de rendement encore plus élevée, d'environ 4,5% (pour la même teneur en lignine) avec 7% de monoéthanolamine. Ceci équivaut à une augmentation de rendement de 8,5% par rapport à une pâte à la soude comparable. A titre de comparaison de l'efficacité de diverses amines aliphatiques, on a effectué une série de prétraitements à 7,0% d'amine (par rapport au bois) suivis d'une cuisson à la soude classique. Les augmentations de rendement sont données dans le tableau III ci-dessous : TABLEAU III Amine Augmentation de rendement par rapport à la cuisson à la soude monoéthanolamine 6,3% méthylamine 4,8% diméthylamine 5,0% éthylènediamine 2,3% triméthylamine 2,6% Un autre avantage de l'invention réside dans les propriétés des pâtes traitées par le procédé prétraitement aux amines/soude/oxygène. La qualité de cette pâte à haut rendement est comparable à celle des putes soude/oxygène ou kraft, et en particulier elle présente des résistances à l'éclatement et à la traction très élevées à l'état non raffiné, comme le montre le tableau IV ci-dessous TABLEAU IV Propriétés de résistance Monoéthanolamine Soude- Kraft pâte non raffine 500 CSFx Soude-oxygène Oxygène facteurs d'éclatement 50/86 30/90 34/91 facteur de déchirure 156/91 280/108 316/126 kraft ion 6,8/11,7 4,7/9,7 5,6/12,2 main 2,04/1,50 1,97/1,49 2,05/1,47 X CSF = Canadian Standard Freeness (mesure du degré de raffinage ou engraissement d'une pâte) Une pâte ayant les caractéristiques ci-dessus convient parfaitement pour la fabrication de carton de couverture et de papier journal. Dans le prétraitement, on a trouvé que le pH et la pénétration des copeaux de bois par l'amine étaient des facteurs importants déterminant l'efficacité du procédé de cuisson. Les facteurs de pénétration sont évidemment moins importants avec d'autres types de matières premières lignocellulosiques telles que sciure de bois, graminées, bagasse etc.. Pour favoriser la pénétration des produits chimiques dans les copeaux de bois, on commence par un préétuvage comme dans la pratique industrielle courante, et on applique une surpression d'un gaz inerte comme l'azote au stade du prétraitement. L'utilisation de gaz autres que l'azote n'a pas d'effet important sur le rendement en pâte. Par exemple dans le cas d'un prétraitement par 7% de monoéthanolamine, en présence de divers gaz on obtient les augmentations de rendement indiquées dans le tableau V cidessous TABLEAU V Caz utilisé 9/ d'augmentation de rendement par rapport à la cuisson à la soude azote 4,2 air 4,1 hélium 3,9 gaz carbonique 3,5 Une technique industrielle typique consiste à prétraiter les copeaux de bois, dans un récipient sous pression, avec une solution de monoéthanolamine, de méthylamine ou de diméthylamine à raison d'environ 5 à 10% en poids d'amine par rapport au bois rigoureusement sec, avec environ 0,5 à 3% de NaOH par rapport au bois.Le rapport de la liqueur au bois est suffisant pour saturer les copeaux et il est généralement d'environ 4 à 5 : 1. Les températures de traitement sont habituellement d'environ 120 à 1600C, et les durées de traitement d'environ 30 à 60 minutes. Une pression d'azote qui convient est d'environ 1,75 kg/cm2. Après le traitement, on essore les copeaux pour récupérer l'amine non utilisée et on soumet les copeaux prétraités à une opération de mise en pâte ordinaire. Les conditions de cuisson au stade soude sont typiques de celles utilisées dans les processus de cuisson soude ou soude-oxygène ordinaires. Il est avantageux de travailler à des températures un peu plus basses, entre 150 et 1700C, au stade soude du procédé soude-oxygène, ou dans une cuisson à la soude lorsqu'on désire obtenir des putes pour couverture à forte teneur en lignine. Les conditions de mise en pâte utilisées au stade oxygène du procédé soude-oxygène sont typiques de celles décrites en détails dans la technique antérieure pour le procédé soudeoxygène ou les procédés de blanchiment à l'oxygène. En général, on traite de la pite défibrée par soufflage ou mécaniquement provenant du stade soude par NaOH (1 à 10% par rapport à la pâte suivant la consistance) en présence d'oxygène, entre environ 7 et 14 kg/cm2 et à une température comprise entre environ 80 et 1300C pendant des durées comprises entre envi ron 30 et 200 minutes. La consistance de la pâte au cours du traitement à l'oxygène peut aller de 3 à 30%, et la présence de composés du magnésium "protecteurs" peut être nécessaire comme il est indiqué dans la technique antérieure. Dans une opération typique dans une usine de pâte, at- effectuer le prétraitement à l'amine dans un récipient séparé avec transfert des copeaux dans le récipient de cuisson; on peut aussi l'effectuer dans le même récipient avant le stade ' de cuisson. Dans un lessiveur continu, le prétraitement à l'amine peut être effectué dans la zone de préimprégnation, les liqueurs de cuisson et de prétraitement s'écoulant dans le ou où à contre-courant. Des amines utilisables peuvent @@@@ement être récupérées ou régénérées en vue de leur recy o@age à partir de la liqueur de cuisson usée (liqueur noire) par evaporation, extraction à la vapeur, extraction liquide/ liquide, ou précipitation de la lignine.Des amines régénérées peuvent aussi se préparer par réaction de composés extraits de la liqueur noire avec l'ammoniaque. La consommation globale d'amine est comprise entre 0,5 et 3% par rapport au bois, elle dépend surtout de l'amine particulière utilisée et de l'effi cafté de sa récupération à partir de la liqueur noire. La technique de prétraitement à l'amine peut aussi s'appliquer en amont d'un procédé de cuisson kraft et elle donne des augmentations de rendement d'au moins 2% par rapport au bois, par comparaison avec des pâtes kraft comparables au même indice kappa. On peut obtenir des augmentations de rende ment plus importantes si on arrête la cuisson kraft à une teneur en lignine supérieure et la fait suivre d'une opération de "préblanchiment" à l'oxygène comme dans le processus de mise en pâte soude-oxygène. Bien que la discussion ci-dessus ne concerne que des procédés de mise en pâte basés sur le sodium, il est à noter que de s sy-t'ms de mise en pâte bôsés sur le potassium ou l'am- monium se prêtent également aux traitements par les amines de 1' invLntlori. Des S avantages supplémentaires iue l'on peut tirer des traitements par les amines décrits dins l'invention sont 1 'obten- tion dune pâte écrue plus régulière et plus claire. Par rapport à des pâtes préparées par le procédé à la soude ordinaire, des pâtes préparées avec le prétraitement par les amines présentent toujours une blancheur supérieure à l'état écru et un taux de refus ou de bûchettes inférieur pour la même teneur en lignine (ou degré de cuisson). Ces considérations sur la qualité de la pâte sont importantes pour des applications sur le marché de la couverture et de la pâte écrue ainsi que du point de vue de l'aptitude au blanchiment.Le rendement au blanchiment de ces pâtes s'est révélé exceptionnellement élevé par rapport au rendement au blanchiment de pâtes à la soude ou kraft ordinaires. Ceci provient de l'exceptionnelle régularité de ces pâtes et probablement aussi du faible degré de condensation de la lignine dans les pâtes écrues. La capacité des traitements par les amines d'augmenter la régularité de la pâte est également évidente avec le procédé de cuisson kraft. Un prétraitement par une amine appliqué au procédé kraft conduit à un rendement en pâte plus élevé et à une pâte plus régulière. L'incorporation d'amine dans le prétraitement du procédé kraft avec prétraitement par lI2S donne une pâte sans aucun refus. L'amélioration de la pâte sous l'angle de la blancheur, de la régularité et de l'aptitude au blanchiment est donc un avantage supplémentaire apporté par l'invention. La présence d'une amine dans le système de liqueurs d'une usine de pâte présente également l'avantage d'inhiber la corrosion et d'absorber toute trace de gaz acides malodorants tels qu'H2S. Le mécanisme du système de prétraitement par l'amine n'est p-as complètement élucidé ; cependant, on pense que des hydrates de carbone sont partiellement stabilisés au stade du prétraitement vis-à-vis de la dégradation alcaline au stade de la cuisson, par formation de bases de Schiff avec les groupes terminaux aldéhydiques des polysaccharides du bois, ou peut être par formation d'un groupe terminal réducteur (J. Amer. Chem. Soc.57; 24 (1935)).La présence d'amine résiduelle provenant du stade du prétraitement dans le stade de cuisson à la soude joue semble t'il un rôle de destruction des radicaux, limitant ainsi la condensation de la lignine. La présence de lignine condensée exige des conditions de cuisson plus sévères. Un tel mécanisme pourrait favoriser une rétention ultérieure des hydrates tle carbone au stade de la cuisson. L'analyse des hydrates de carbone dans plusieurs pâtes de résineux a confirmé une rétention d'hémicelluloses contenant des mannanes dans le cas de processus de mise en pâte mettant en jeu un prétraitement par la monoéthanolamine, comme l'indique le tableau ci-dessous TABLEAU VI Procédé de cuisson % de mannane % de xylane dans la pâte dans la pâte kraft 5,0 4,4 kraft avec prétraitement par la monoéthanolamine 8,0 3,6 soude avec prétraitement par la monoéthanolamine 9,4 2,6 soude-oxygène avec prétraitement par la monoéthanolamine 9,8 3,6 Lorsqu'on utilise environ 7% d'amine dans le prétraitement, à peu près la moitié de celle-ci peut être récupérée et recyclée par essorage des copeaux. On peut également récu pérer des amines utiles en vue de leur recyclage à partir de la liqueur de cuisson usée (liqueur noire) par évaporation, extraction à la vapeur, extraction liquide/liquide ou précipitation de la lignine. La consommation globale d'amine est d'environ 2 à 3% par rapport au bois. Selon un mode de réalisation particulièrement préféré de l'invention, on a trouvé que d'autres améliorations pouvaient êtrte obtenues en effectuant le prétraitement par une solution de traitement contenant environ 0,01 à 7 d'un sel d'un métal de transition soluble dans l'eau en plus des 0,1 à 10% d'amine aliphatique de faible.masse moléculaire soluble dans l'eau, tous les pourcentages étant en poids par rapport au poids sec de la matière lignocellulosique.Ceci permet soit d'aug menter encore le e rendement pour le e même taux d'amine, soit de ré- duire de f@@on importan@e le taux d'amine tout en conservant le même rendement que prZcédemment. Parmi les métaux de transition utilisables, on peut citer le cuivre1 le nickel, le cobalt, le fer, le manganèse, le chrome etc... Mais on préfère particulièrement le cuivre et le nickel. Pour des raisons de facilité de préparation, on préfère évidemment un sel très soluble. Des sels particulièrement appropriés sont les nitrates et les sulfates. On a également trouvé qu'il était souhaitable, pour préparer la solution de prétraitement, de combiner d'abord les solutions d'amine et d'ion métallique, puis d'ajouter un alcali, comme l'hydroxyde de sodium. On pense que les ions de métaux se combinent à l'amine en formant des chélates de la manière suivante où R est un groupe alkyle inférieur. On suppose que le chélate stabilise l'amine au cours du stade de prétraitement et empêche sa décomposition, augmentant ainsi son efficacité. Comme exemple de l'amélioration supplémentaire apportée par les ions métalliques, en utilisant seulement 0,05% de nitrate de nickel ou de nitrate de cuivre et 7% de monoéthanolamine par rapport aux copeaux, on obtient un rendement augmenté de 7, / par rapport à la cuisson à la soude pour un indice Lappa élevé. Ceci peut être comparé à l'augmentation de rendement de 6,2% obtenue dans les mêmes conditions, mais en omettant l'addition du métal de transition au stade du prétraitement.Ceci est illustré dans le tableau VII page suivante TABLEAU VII % de Ni (NO3)2 par rapport au bois initial 0,05 0,05 0,05 % de monoéthanolamine dans le prétraitement, par rapport au bois initial 7 5 3 augmentation de rendement par rapport à la soude sans sel métallique au stade du prétraitement, Dour un indice kappa d'environ 130 6,2 5,1 2,0 augmentation de rendement par rapport à la soude avec un sel métallique au stade du prétraitement, pour un indice kappa d'environ 130 7,5 6,6 3,5 Si le prétraitement avec la combinaison monoéthanoamine/ion de métal de transition est associé à un procédé de mise en pâte soude-oxygène, on obtient une augmentation de rendement de 5,5% par rapport à la soude-oxygène pour la même teneur en lignine avec un prétraitement par 7% de monoéthanolamine. Ceci équivaut à une augmentation de rendement de 9,5% par rapport à une pâte à la soude comparable. En utilisant ces sels de métaux de transition au stade du prétraitement, il est possible d'obtenir une augmentation de rendement équivalente tout en diminuant la consommation d'amine dans une proportion pouvant atteindre 3% du poids du bois (tableau VIII) (Voir tableau VIII page suivante) %/\PLLAU V I J l % de monoéthanolamine au stade du prétraitement 7 4 4 de de métal de transition Cu (NO3)2, ajouté du stade du prétraitement - - 0,05 ,ú de métal de transition Ni (N03)2, ajouté au stade du prétraitement - 0,05 augmenta ion de rendement par rapport à la soude 6,2 6,3 6,1 Pour des indices kappa plus faibles, l'augmentation de rendement n1 est pas aussi élevéemais l'addition du sel de métal de transition au stade du prétraitement par 4 ,ú de monoéthanolamine donne la même augmentation de rendement par rapport à la soude pour le même degré de délignification que le prétraitement par 7% de monoéthanolamine sans sel de métal de transition (tableau IX): TABLEAU IX % de monoéthanolamine au stade du prétraitement 7 4 % de sel de métal de transition Cu (NO3)2 - 0,05 % d'augmentation du rendement par rapport à la soude pour la même teneur en lignine 4,2 3,9 On peut utiliser la méthylamine (MA) à la place de la monoéthanolamine (MEA). Ce procédé de prétraitement peut être appliqué avant une opération de cuisson kraft pour obtenir une augmentation de rendement. En l'absence de sel de métal de transition, on enregistre une augmentation de rendement d'environ 1%. Mais lorsqu'on utilise le sel de métal de transition avec l'amine au stade du prétraitement avant la cuisson kraft, on obtient une augmentation de rendement de 3%. Le prétraitement par l'amine permet aussi une cuisson plus rapide. Les exemples non limitatifs suivants sont donnés à titre d'illustration de l'invention. Sauf indications spéciales, on a utilisé dans tous ces exemples des copeaux de pin hemlock occidental du commerce. Toutes les expériences de cuisson ont été effectuées dans un lessiveur fixe de 12 1 à circulation de liqueur, sur des charges de 0,9 kg (poids absolument sec) de copeaux de bois. Sauf indications spéciales, on a effectué pour toutes les cuissons un préétuvage de 6 minutes sous 1 kg/cm2 ; le ratliqueur/bois était de 4,5:1. Au cours des prétraitements, le rapport de la liqueur au bois était normalement de 4:1. EXEMPLE 1 (technique antérieure): On effectue une série de cuissons sur des copeaux de pin hemlock occidental dans les conditions indiquées au ajoutant des quantités variables de monoéthanolamine (MEA) directement à la liqueur de cuisson. On constate que la présence de MEA dans la liqueur de cuisson conduit à des rendements en pâte plus élevés que le procédé à la soude seul. Mais ces augmentations de rendement ne commencent à devenir notables que pour des taux de MEA de l'ordre de 20 %. Les résultats montrent aussi que lorsque la quantité de MEA augmente, la vitesse de cuisson, indiquée par l'indice kappa, augmente elle-aussi. T T A B L E A U X Cuisson N 1 2 3 Conditions de cuisson MEA ajoutée, % par rapport au bois 5 10 20 % de NaOH par rapport au bois 26 26 26 Température, C 170 170 170 Temps de montée en température, mn 90 90 90 Temps de séjour à la température indiquée, mn 120 120 120 Résultats Indice kappa 54 47 37 Rendement total % 44,4 43,9 43,3 Refus % 0,2 0,2 0,5 Augmentation du rendement total par rapport à la soude pour le même indice kappa, % 2,5 3,2 3,8 Blancheur Tappi 27.1 21,7 25,5. EXEMPLE 2 Dans des conditions analogues à celles de l'exemple 1, on applique un mode opératoire modifié dans lequel la MEA est introduite dans la liqueur de soude au cours de la pé- riode de montée en température, après quoi on essore l'excès de lessive et cc,ntinue la cuisson avec un rapport liqueur/bois falble, semblable à celui utilisé dans le lessivage en phase vapeur. Les résultats qui sont donnés dans le tableau XI, montrent que l'on utilise nettement moins de MiA au stade de la cuisson avec cette technique et que l'on obtient des rendements analogues à ceux obtenus par le processus d'addition simple utilisé à l'exemple 1. La lessive essorée en excès provenant de l'opération de préimprégnation peut être recyclée et réutilisée pour des traitements ultérieurs. Ces résultats montrent qu'il faut moins d'alcali actif pour cuire à un indice kappa donné dans le cas des faibles rapports liqueur/bois. T A B L E A U XI Cuisson N" 4 5 Conditions de cuisson MEA emportée au stade cuisson, % par rapport au bois 5.0 3,3 Rapport liqueur/bois 2,5:1 3:1 % de NaOH par rapport au bois 20,3 27,3 Température, "C 170 170 Temps de montée en température, mn 90 90 Temps à la température indiquée, mn 120 120 Résultats indice kappa 43 34 Rendement après classage, % 42,8 42,3 Refus % 0,6 0,8 Augmentation du rendement total par rapport à la soude pour le même indice kappa, % 2,3 3,8 blancheur Tappi 25,6 30,4 EXEMPLE 5 un effectue une série de cuissons à la soude, mais en appliquant le procédé de prétraitement de l'invention. Ainsi, on commence par faire subir à des copeaux de bois de pin hemlock occidental, un préétuvage de la manière habituelle, mais les copeaux reçoivent après ce préétuvage un prétraitement par une solution alcaline aqueuse contenant des quantités variables de MEA avant la cuisson à la soude. Le prétraitement est effectué dans le meme récipient de 11,, 1 que la cuisson à la soude sous une pression externe d'azote mesurée à environ 90 C après le traitement de préétuvage, d'environ 7 kg/cm2. A la fin du prétraitement, on élimine l'excès de liqueur de prétraitement du lessiveur et on soumet ensuite les copeaux prétraités à un court rinçage à l'eau. On élimine l'eau de rinçage avant d'introduire la liqueur de cuisson à la soude. Le tableau XII indique les conditions de prétrai temen et de cuisson ainsi que les résultats obtenus. Ces résultats montrent qu'avec la technique de prétraitement de l'invention, on obtient des rendements nettement meilleurs pour des taux de MEA beaucoup plus bas, qu'avec la technique d'addition de la MEA à la liqueur de la technique antérieure, telle qu'elle est -illustrée à l'exemple 1. Ils sont également très supérieurs aux rendements obtenus dans l'exemple 2. On constate également qu avec des taux de MEA plus élevés dans le prétraitement, on obtient une vitesse de cuisson plus élevée. T A B L E A U XII Cuisson N" 6 7 8 9 Conditions du prétraitement % de MEA par rapport au bois 3,0 5,0 7,0 15,0 Rapport liqueur/bois 4,5/1 4,5/1 4,5/1 4,5/1 % de NaOH sur le bois 1,0 1,0 1,0 1,0 Température maximum, "C 140 140 140 140 Temps de montée en température,mn 45 5 45 45 Temps à la température maximum,mn mn 60 60 60 60 Pression dans le lessiveur2à la température maximum, kg/cm 11,5 11,3 12,2 12,5 TABLEAU XII (sulte et fin) Cuisson N 6 7 8 9 Conditions du traitement à la soude Rapport liqueur/bois 5,0/1 5,0/1 5,0/1 5,0/1 % NaOH sur le bois 26,0 26,0 26,0 26,0 Température maximum, C 170 170 170 170 Temps de montée en température,mn 15 15 15 15 Temps à la température maximum, mn 120 120 120 120 Résultats Indice kappa 61,4 52,2 56,2 42,6 Rendement après classage, % 46,4 45,7 47,6 46,0 Refus % 0,7 1,3 0,7 0,2 Augmentation du rendement total par rapport à la cuisson à la soude au même indice kappa, % 4,4 5,5 6,3 6,5 Blanoheur Tappi 20,8 22,5 21,5 24,8 EXEMPLE 4 :: En suivant le mode opératoire général indiqué à l'exemple 3, on effectue une série de cuissons prétraitement par une amine/soude en utilisant la méthylamine (MA) et la diméthylamine (DMA). Le tableau XIII indique les conditions de prétraitement et de cuisson et les résultats obtenus. Ceux-ci montrent que les rendements de cuisson sont comparables à ceux du procédé kraft et légèrement inférieurs à ceux de pâtes à la soude prétraitées à la MEA. Mais ces résultats sont encore supérieurs à ceux obtenus par le procédé de la technique antérieure comme le montre l'exemple i. (Voir tableau XIII page suivante) T A B L E A U XIII Cuisson N 10 11 12 15 14 Conditions du pré traitement Type d'amine MA MA DMA DMA DMA % d'amine par rapport au bois 7,0 7,0 7,0 10,0 15,0 Rapport liqueur/bois 4,5/1 4,5/1 4,5/1 4,5/1 4,5/ % de NaOH sur le bois 1,0 1,0 1,0 1,0 1,0 Température maximum, C 140 140 140 140 10 Temps de montée en température, mn 60 60 60 60 60 Temps à la température maximum, mn 45 45 45 45 45 Pression dans le lessiveur à la température maximum 12,1 11,8 12,0 12,6 14,0 Conditions du traitement à la soude Rapport liqueur/bois 5,0/1 5,0/1 5,0/1 5,0/1 5,0/1 % de NaOH par rapport au bois 18,0 28,5 27,5 27,5 27,5 Température maximum, C 160 170 170 170 170 Temps de montée en température, mn 50 35 55 60 60 Temps à la température maximum, mn 120 120 120 120 120 Résultats indice kappa 155 4D,9 48,o 55,9 43,5 Rendement total par rapport au bois, % 61,8 44,8 45,7 45,8 44,4 Augmentation du rendement total par rapport au traitement à la soude pour le même indice kappa, % 3,8 4,8 5,0 3,8 20,8 Blancheur Tappi 9,6 22,1 21,5 18,8 20,8 EXEMPLE 5: En se plaçant ici encore dans des conditions générales semblables à celles de l'exemple 5, on effectue une nouvelle série de prétraitements avec d'autres amines et composés analogues à des amines. On fait suivre tous ces prétraitements d'une cuisson à la soude ordinaire. Le tableau XIV donne les conditions de prétraitement et de cuisson ainsi que les résultats obtenus. Tous les composés étudiés sont manifestement moins efficaces que la MEA, la MA ou la MDA du point de vue de l'amélioration du rendement, mais les amines aliphatiques inférieures sont nettement supérieures à tous les autres agents de prétraitement, y compris les amines aromatiques. T A B L E A U XIV Cuisson N 15 16 17 18 19 20 Conditions du prétraitement Type d'amine utilisé ani- éthylène trimé- benzyl- urée ammo line diamine thyla- amine niac niline % d'amine par rapport 7,0 7,0 7,0 7,0 7,0 12,5 au bois Rapport liqueur/bois 4,5/1 4,5/1 4,5/1 4,5/1 4,5/1 4,5/1 % de NaOH par rapport au bois 1,0 1,0 1,0 1,0 1,0 1,0 Temps maximum, C 140 140 140 140 140 140 Temps de montée en température, mn - 60 60 60 60 60 60 Temps à la température maximum, mn 45 45 45 45 45 45 Pression dans le lessiveur à la tepérature maximum, kg/cm 12,2 12,3 12,6 12,2 12,3 11,8 Conditions de la cuisson à la soude Rapport liqueur/bois 5, o/i 5, o/i 5,0/1 5, o/i 5,0/1 5,0/1 % de NaOH par rapport au bois 28,5 22,0 27,5 27,5 20,0 285 Température maximum 170 170 170 170 170 170 Temps de montée en température, mn 35 35 35 35 35 35 Temps à la température maximum, mn 120 120 120 120 120 120 Résultats Indice kappa 59,7 103 43,5 79,0 134,5 90,0 Rendement total par rapport au bois, % 44,5 52,2 42,6 47,3 55,5 484 Augmentation du rendement total par rapport au traitement à la soude pour le même indice kappa, % 1,0 2,3 2,6 1,3 0 0,6 Blancheur Tappi - - 23,7 - 12,0 EXEMPLE 6 : En suivant le même mode opératoire général que dans l'exemple 3, on effectue une autre série de cuissons prétraitement MEA-soude sous diverses pressions de N2 au cours du traitement. Le tableau XV montre les conditions de prétraitement et de cuisson ainsi que les résultats obtenus. Ces résultats montrent que l'augmentation des pressions d'azote favorise la pénétration de la MEA au centre des copeaux de bois, d'où une augmentation de l'amélioration du rendement. TABLEAU XV Cuisson N 21 22 7 Conditions du prétraitement % MEA par rapport au bois 7,0 7,0 7,0 rapport liqueur/bois 4,5 4,5 4,5 % de NaOH par rapport au bois 1,0 1,0 1,0 Température maximum, C 140 140 140 Temps de montée en température,mn 45 45 45 TempS à la température maximun, mn 60 60 60 Pression de N@ après le pré-étuvage, o 1,75 7,6 kg/cm2 0 1,75 7,0 Pression du lessiveur à la température maximum, kg/cm2 3,6 5,9 12,2 Conditions de la cuisson à la soude rapport liqueur/bois 5,0 5,0 5,0 - NaOH par rapport au bois 26,0 26,0 26,0 Température maximum, C 170 170 170 -Temps de montée en température,mn 35 30 15 Temps à la température maximum, mn 120 120 120 Résultats Indice kappa 63,3 60,5 56,2 Rendement après cassage, % 47,3 48,0 47,6 Refus % 0,4 o,6 0,7 Augmentation du rendement total par rapport au procédé à la soude pour le même indice kappa, % 5,2 5,9 Blancheur Tappi 20,7 21,6 21,5 EXEMPLE 7 En suivant 5ci encore le même mode opératoire général qu' l'exemple 3, on effectue une série de cuissons à la soude avec prétraitement MEA.Les conditions de prétraitement et les conditions de cuisson à la soude sont identiques à celles de l'exemple 3, excepté en ce qui concerne les quantités de NaOH utilisées au stade du prétraitement, que l'on fait varier pour en montrer les effets. Le tableau XVI donne les conditions de prétrai tement et de cuisson ainsi que les résultats obtenues, et montre que de faibles additions de NaOH sont bénéfiques dans le prétraitement. Ces résultats indiquent que l'on obtient les meilleurs résultats pour une quantité de NaOH introduite inférieure à environ 5 % du poids du bois. T A B L E A U XVI Cuisson N 23 24 7 Conditions du prétraitement % de MEA par rapport au bois 7,0 7,0 7,0 % de NaOH par rapport au bois 0 1,0 3,0 Résultats Indice kappa 45 > 0 56,2 62,3 Rendement après classage, % 44,4 47,6 46,0 Refus % 0,3 0,7 0,3 Augmentation du rendement total par rapport au traitement à la soude pour le même indice kappa, % 5,3 6,3 4,1 Blancheur Tappi 21,8 21,5 20,0 EXEMPLE 8 On effectue une autre série de cuissons prétraitée ment MEA-soude dans les mêmes conditions qu'à l'exemple 3, mais en faisant varier les durées des prétraitements. Le tableau XVII donne les durées des prétrai tements et les résultats obtenus. Ces résultats montrent que des durées de prétraitement supérieures à environ 45 minutes n'offrent aucun avantage. T A B L E A U XVII Cuisson N 7 25 26 Conditions du pré traitement % de MEA par rapport au bois 7,0 7,0 7,0 Temps de montée en température,mn 45 90 135 Résultats Indice Kappa 56,2 62,0 56,4 Rendement après classage, % 47,6 48,0 48,0 Refus % 0,7 0,6 0 Augmentation du rendement total par rapport au procédé à la soude pour le même indice kappa, % 6, 3 6,4 5,7 Blancheur Tappi 21,5 21,1 20,7 EXEMPLE 9 : On effectue une série de cuissons prétraitement MEA-soude dans les mêmes conditions qu'à l'exemple 3. Tous les essais sont effectués avec 7 % de MEA par rapport au bois, mais à diverses températures de prétraitement. Le tableau XVIII donne les températures de prétraitement et les résultats obtenus. Ces résultats indiquent qu'il n'y a pratiquement aucun avantage à utiliser des températures de prétraitement supérieures à environ 140 C. T A B L- E A U XVIII Cuisson N 27 28 7 29 Conditions du prétraitement , de MEA par rapport au bois 7,0 7,0 7,0 7,0 Température, C 100 120 140 155 Résultats Indice kappa 52,8 50,7 56,2 54,6 Rendement après cassage; % 46,1 46,2 47,6 48,4 Refus % 0 0 0,7 o Augmentation du rendement total par rapport au traitement à la soude pour le même indice kappa, % 4,6 5,0 6,3 6,4 EXEMPLE 10 Dans cet essai, on combine une série de prétraitements des copeaux par la MEA avec une cuisson kraft ultérieure. Des copeaux de bois de pin hemlock occidental sont d'abord soumis à un pré-étuvage ordinaire, puis prétraités par une solution alcaline aqueuse contenant 7 % de MEA par rapport au bois. Le prétraitement est effectué dans le même lessiveur de 11,3 1 que la cuisson, sous une pression extérieure d'azote, mesurée à environ 90 C, d'environ 7 kg/cm2 après le traitement de préétuvage. A la fin du prétraitement, on soutire la lessive de prétraitement en excès du lessiveur puis on soumet les copeaux prétraités à un court rinçage à l'eau. On élimine l'eau de rinçage avant d'introduire la liqueur de cuisson kraft. Le tableau XIX donne les conditions du prétraitement et de cuisson ainsi que les résultats obtenus. Ces résul tats indiquent une amélioration du rendement en pâte par rapport à la cuisson kraft sans le prétraitement par l'amine. T A B L E A U XIX Cuisson N 50 31 Conditions du prétraitement MEA ajoutée,% par rapport au bois 7,0 7,0 Rapport liqueur/bois 4,5/1 4,5/1 % de NaOH par rapport au bois 0 1,0 Température, C 140 140 Temps de montée en température, mn 45 60 Temps à la température maximum, mn 60 45 Pression du lessiveur à la température maximum, kg/cm2 12,5 12,6 Conditions de la cuisson kraft Rapport liqueur/bois 4,5/1 5,0/1 o/i % d'alcali actif par rapport au bois, Na20 17,0 17,0 Degré de sulfure 25 21 Température maximum, C 170 170 Temps de montée en température, mn 50 35 Temps à la température maximum, mn 120 120 Résultats Indice kappa 32 32 Rendement après classage, % 45,4 44,8 Refus % 0,4 0,2 Augmentatnon du rendement total par rapport à la cuisson Kraft pour le même Indice kappa, % 2,0 1,6 Blancheur Tapai 25,8 25,3 EXEMPLE 11 Dans cet exemple, on combine un prétraitement des copeaux par la MEA avec une cuisson soude-oxygène en deux stades. On commence par étuver des copeaux de bois de pin hemlock occidental de la façon habituelle, puis on les prétraite par une solution alcaline aqueuse contenant 7 % de MEA par rapport au bois. Le prétraltement est effectué dans le même lessiveur de 11,5 1 que la cuisson, sous une pression extérieure d'azote, mesurée à environ 90 C après le pré-étuvage d'environ 7 kg/cm2. A la fin du prétraitement, on retire du lessiveur la liqueur de pré traitement en excès, et on soumet alors les copeaux prétraités à un court rinçage à l'eau. On élimine l'eau de rinçage avant d'introduire la lessive de cuisson à la soude. Après le prétraitement, on effectue la cuisson à la soude husqutà un indice kappa de 155, on retire les copeaux cuits du lessiveur, puis on les raffine dans un raffineur à disques Sprout Waldron. On traite ensuite la pâte raffinée à l'oxy- gène dans les conditions indiquées dans le tableau XVII, le stade oxygène étant effectué dans un récipient "basculant" à chauffage électrique indirect. Le tableau XX donne les conditions du prétraitement et de la cuisson ainsi que les résultats obtenus0 Ces résultata montrent que l'on obtient des augmentations de rendement en patte très importantes par rapport aux procédés soude-oxygène ou soude normaux avec le prétraitement à la MEA combiné à une cuisson soude-oxygène. (Voir tableau XX page suivante) T A B L E A U XX Cuisson N 32 33 Conditions du prétraitement MEA ajoutée,% par rapport au bois 7,0 7,0 Rapport liqueur/bois 4,5/1 4,5/1 de de NaOH par raoport au bois 1,0 1,0 Température, C 140 140 Temps de montée en température, mn 60 60 Temps à la température maximum, mn 45 45 Pression dans le lessiveur à la température de palier, kg/cm2 12,6 12,6 Conditions du traitement à la soude Rapport liqueur/bois 5,0/1 5,0/1 % de NaOH par rapport au bois 18,0 18,0 Température, C 160 160 Temps de montée en température, mn 50 30 Temps à la température maximum, mn 120 120 Stade oxygène % de Na2CO5 introduit, en Na20 10,0 9,0 Consistance, % 3,0 3,0 Pression de O2 à 24 C, kg/cm2 12,2 12,1 Temps de montée en température, mn 90 90 Temps à la température maximum, mn 120 120 Température, OC 115 120 Résultats Indice kappa 64,7 57 Rendement total, % 52,6 51,3 Augmentation du rendement total par rapport à la cuisson à la soude du même indice kappa, % 9,1 9,1 On a examiné également la pâte MEA-soude-oxygène du point de vue des propriétés de résistance au moyen d'un raffineur PFI selon les normes Tappi. Le tableau XXI donne les résultats obtenus. Ceux-ci montrent que la qualité de la pâte se comnare très favorablement à celle de pâtes typiques obtenues par d'autres procédés donnant un rendement inférieur. T A B L E A U XXI Procédé de MEA-soude-O2 Soude Soude-O2 kraft cuisson Propriétés à l'état non raffine Degré de raffinage ou engraissement CSF 715 - 715 717 711 Facteur d'éclatement 50 22 30 34 Fac@@@@ de déchirure 156 320 280 316 Longueur de rupture, km 6,8 3,4 4,7 5,6 Main 2,04 2,31 - 2,05 Propriétés à 500/300 CSF Facteur d'éclatement 86/9) 72/72 90/98 91/97 Facteur de déchirure 91/85 98/94 108/98 126/113 Longueur de rupture 11,7/11,9 10,3/10,7 9,7/10,4 12,2/12,9 Main 1,50/1,44 1,47/1,42 1,49/1,43 1,47/1,41 EXEMPLE 12 :: En suivant le même mode opératoire qu'à l'exemple 3, on soumet des copeaux à un prétraitement par la méthyl- amine suivi d'une cuisson soude-oxygène en deux stades Après le prétraitement, on effectue une cuisson à la soude jusqu'à un indice appa de 155. Le tableau XXII donne les conditions de prétraitement et de cuisson, ainsi que les résultats obtenus. Ces résultats montrent ici encore une augmentation très importante du rendement en pâte par rapport aux procédés à la soude-oxygène ou à la soude normaux lorsqu'on utilise un prétraitement à la méthylamine combiné à une cuisson soude-oxygène. (Voir tableau XXII page suivante) T A B L E A U XXII Cuisson N 34 Conditions du orétraitement % de MA par rapport au bois 7,0 Rapport liqueur/bois 4,5/1 % de NaOH par rapport au bois 1,0 Température maximale 140 Temps de montée en température, mn 60 Temps à la température maximum, mn 45 Pression dans le lessiveur au palier, kg/cm 11,5 Condition du traitement à la soude Rapport liqueur/bois 5,0/1 % NaOH par rapport au bois 18,0 Température, C 160 Temps de montée en température, mn 30 Temps à la température maximale, mn 120 Stade oxygène ;; NaOH introduit en Na2O 6,0 Consistance % 3,0 Pression de 2 à 240C , kg/cm2 11,9 Temps de montée en température, mn 90 Temps à la température maximum, mn 90 Température, C 120 Résultats Indice kappa 43,6 Rendement total par rapport au bois % 48,7 Augmentation du rendement total par rapport à la cuisson à la soude au même indice kappa 8,7 EXEMPT i J On soumet la patte à la soude prétraitée par la méthylamine. obtenue dans 1 exemple 12, à un blanchiment ordinaire en trois stade. Les conditions de traitement nu chlore d'extrae- tion par l'al@ali caustique et de blanchiment à l'hypochlorite,et les résultats obtenus, sont donnés au tableau XXIII, qui indique aussi les conditions de blanchiment et les résultats obtenus pour une pâte kraft typique. Ces résultats montrent que la pâte à la soude prétraitée à la méthylamine présente un degré de blanchiment supérieur d'à peu près 2 ,r à celui de la pâte kraft ordinaire. Les rortes quantités de chlore et- d'alcali caustique utilisées pour la pâte à la soude prétraitée par la méthylamine s'expliquent par la teneur en lignine plus élevée de cette pâte. Les résultats illustrent inaptitude au blanchiment améliorée que présente la pâte prétraitée par une amine, à partir de laquelle on peut obtenir de meilleurs rendements en pâte blanchie. T A B L E A U XXIII Type de pâte MA-soude kraft Stade du traitement au chlore Cl2 utilisé, en chlore actif 9,1 5,7 Température, C 21,0 21,0 Consistance, % 2,0 2,0 Temps, mn 50 60 pH de la liqueur résiduelle 1,6 1,8 Stade de l'extraction par l'alcali caustique % de NaOH par rapport à la pâte séchée en étuve 4,0 2,73 Température, C 65 66 Temps, mn 90 120 Consistance, % 9 > 0 10,0 pH de la lessive résiduelle 12,0 11,0 Stade de l'hypochlorite de calcium % d'hypochlorite sous forme de C1 actif par rapport à la pâte 2 o,8 0,8 Température, 0C 55 Consistance, % 8,5 7,0 Temps. mn 90 120 pH de la lessive résiduelle 9,2 9,0. Résultats MA-soude kraft Blancheur @appi (à 457 nm) 70,2 68 Rendement Crn pate blanchie par rapport à la ntc, 95,0 93,0 Rendement en pâte blanchie par rapport au bois, % 42,6 40,8 EXEMPLE 14 : On prévaporise des copeaux de bois de pin hemlock occidental de la manière habituelle, et après ce prévaporisage, on traite les copeaux avec une solution alcaline aqueuse contenant des quantités variables d'amine et d'un sel de métal de transition. On effectue le prétraitement dans le même récipient de 11,3 1 que la cuisson à la soude ultérieure , sous une pression d'azote, mesurée à environ 90 C après le traitement de préétuvage d'environ 7 kg/cm2. A la fin du traitement, on élimine la liqueur en excès; on soumet les copeaux à un court rinçage , et on élimine les eaux de rinçage avant d'introduire la liqueur de cuisson à la soude. Le tableau XXIV donne les conditions de prétraitement et de cuisson ainsi que les résultats obtenus. On obtient des rendements très supérieurs en ajoutant au stade du prétraitement une quantite équivalente de monoéthanolamine avec un sel de métal de transition. T A B L E A U XXIV Cuisson N i 2 3 4 5 6 7 Conditions du prétraitement % de MEA Dar rapport au bois 7 7 5 5 5 5 4 Rapport liqueur/bois 4,5/1 4,5/1 4,5/1 4,5/1 4,5/1 4,5/1 4,5/1 % NaOH 1,0 1,0 1,0 1,0 1,0 1,0 1,0 % (NO3)2 Cu - 0,05 - 0,05 T - 0,05 % (NO3)2 Ni - - - - 0,05 - Température maximum, C 140 140 140 140 140 140 140 Temps de montée en température, mn 45 45 45 45 45 45 45 Temps à la température maximum, mn 60 60 60 60 60 60 60 Pression du lessiveur à la température de palier, kg/cm- 7,7 7,7 7,7 7,7 7,7 7,7 7,7 TABLEAU XXIV (fin) Conditions du traitement à la roude Rapport liqueur/bois 4,5/1 4,5/1 4,5/1 4,5/1 4,5/1 4,5/1 4,5/1 % NaOII par rapnort au bois 16,5 16,5 16,5 16,5 16,5 16,5 16,5 Température maximum 165 165 165 165 165 165 165 Temps de montée en température, mn 30 30 50 30 50 30 80 Temps à la température maximum, mn 70 70 70 70 70 70 70 Résultats Indice kappa 138 131 139 136 138 137 133 Rendement X 62,2 62,4 61,1 62,3 62,8 57.9 58,6 Augmentation du rendement total par rapport à la cuisson à la soude au même indice kappa, % 6,2 7,5 5,1 6,6 6,8 2,0 3,5 EXEMPLE 15 En suivant le même mode opératoire qu'à l'exemple 14, on effectue une série de cuissons en utilisant la méthylamine et un sel de métal de transition. Le tableau XXV donne les conditions de prétraitement et de cuisson ainsi que les résultats obtenus. Ces résultats indiquent qu'on neut utiliser la méthylamine avec le sel de métal de transition et obtenir des augmentations de rendement équivalentes à celles obtenues avec la monoéthanolamine et un sel de métal de transition. (Voir tableau XXV page suivante) TABLEAU XXV Cuisson N" 8 9 10 11 Conditions du prétraitement Type d'amine MEA MEA MA MA %d'amine par rapport au bois 4 4 4 4 Rapport liqueur/bois 4,5/1 4,5/1 4,5/1 4,5/1 % NaOH par rapnort au bois 1,( 1,0 1,0 1,0 % de nitrate de cuivre par rapport au bois 0,05 0,05 0,05 0,05 Température maxima, C 140 140 140 140 Temps de montée en température, 45 45 45 45 mn Temps à la température maximum, mn 60 60 60 60 Pression dans le lessiveur à la température maximum, kg/cm2 12,2 12,5 11,8 12,4 Conditions du traitement à la soude Rapport liqueur/bois 4,5/1 4,5/1 4,5/1 4,5/1 Température, C 170 165 170 165 Temps de montée en température/ temps à la température maximum 30/120 30/120 30/120 )0/120 % NaOH par rapport au bois 28,5 22 28,5 22 Résultats Indice kappa 50,7 97,5 53,9 106,6 Rendement total par rapport au bois, % 46,2 55,8 46,9 56,6 Augmentation de rendement par rapport à la cuisson à la soude pour la même teneur en lignine, % 4,8 6,3 4,9 6,2 EXEMPLE 16 Par le même mode opératoire général que dans l'exemple 14, on effectue une série de prétraitements en utilisant de la MEA et du nitrate de cuivre. On fait suivre ce prétraitement d'un stade de cuisson kraft donnant des pâtes d'indices kappa divers. Le tableau XXVI donne les conditions de prétraitement et de cuisson kraft.Ces résultats montrent que la combinaison de l'amine et eu sel de métal de transition conduit à une augmen tation de rendement par rapport à la cuisson kraft ordinaire pour la même teneur en lignine, sans perte importante de proprié tes de résistance mécanique (tableau XXVI). TABLEAU XXVI Cuisson N 12 15 14 15 16 Conditions du prétrai tement Type d'amine - MEA MEA MEA MEA % d'amine par rapport au bois - 7,0 7,0 7,0 7,0 Rapport liqueur/bois - 4,5/1 4,5/1 4,5/1 4,5/1 % en NaOH nar rapport au bois - 1,0 1,0 1,0 1,0 % de nitrate de cuivre par rapport au bois - - 0,05 0,1 0,05 Température maximum, C - 140 140 140 140 Temps de montée en tempé rature, mn - 45 45 45 45 Temps à la tempéture maximum, mn - 60 60 60 60 Pression du lessiveur à la température maximale, kg/cm2 - 12,5 11,8 12,2 12,5 Conditions de la cuisson kraft Rapport liqueur/bois 4,5/1 4,5/1 4,5/1 4,5/1 4,5/1 Température, C 170 170 170 170 170 Temps de montée en tem- pérature/temps à la température maximum 90/120 90/120 90/120 90/120 90/120 % Na O par rapport au bois 17 17 17 10 12,8 % sulfidité 20,8 20,P 20,8 20,8 20,8 (Voir suite tableau page suivante) TABLEAU XXVI (fin) Résultats Indice kappa 16 29,7 26,7 27,9 82,2 Rendement total, % 44,4 45,3 45,7 45,5 54,0 Augmentation de rendement par rapport à la cuisson kraft pour la même teneur en lignine, % - 1,0 3,0 2,8 3,0 TABLEAU XXVII Cuisson N 12 15 Degré d'engraissement,ml CSF 500/300 500/300 Indice d'éclatement 94/98 82/90 Indice de déchirure 123/106 130/106 Longueur de rupture, m 11 800/12 500 10 950/12 000 Densité g/cm3 0,716/0,741 0,694/0,733 REVENDICATIONS 1.- Procédé de mise en pâte d'une matière première lignocellulosique, caractérisé en c( raton commence par prétraiter la matière lignocellulosique avec une solution aqueuse contenant environ 0,1 à 10 ,% en poids d'une amine aliphatique à faible masse moléculaire, soluble dans l'eau, à une température et sous une pression élevées, dans un récipient fermé, puis on soumet la matière prétraitée à un procédé de mise en pâte alcalin. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'amine aliphatique est choisie parmi la mono-éthanolamine, la méthylamine et la diméthylamine. S.- Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la solution de prétraitement aqueuse contient aussi 0,01 à 1 % en poids d'un sel de métal de transition hydrosoluble. 4. - Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que le métal de transition est le cuivre ou le nickel. 5.- Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le sel est un nitrate ou un sulfate. 6.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5 > caractérisé en ce que le procédé de mise en pâte alcaline est un procédé à la soude ou un procédé soude-oxygène en deux stades. 7.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le procédé de mise en pâte alcaline est un procédé soude-oxygène en deux stades. 8.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 2 à 7, caractérisé en ce que l'amine est la monoéthanolamine. 9.- Procédé suivant l'une quelconque des revendica tions 1 à 8, caractérisé en ce que le prétraitement est effectué avec un rapport de la solution d'amine à la matière ligno cellulosique compris entre 1:1 et 10:1, à une température de 80 à 1800C pendant 5 à 120 minutes. 10.- Procédé suivant la revendication 9, caractérisé en ce que le prétraitement est effectué sous une pression supérieure de 0 à 14 kg/cm2 à la tension de vapeur d'eau ambiante, le supplément de pression étant rourni par un gaz inerte ne réagissant pratiquement pas avec les produits chimiques du prétraitement. 11.- Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce que le gaz inerte est de l'azote. 12.- procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que la liqueur aqueuse de prétraitement par l'amine est additionnée d'un alcali pour ajuster son pH à froid à une valeur comprise entre 8 et 13. 1 ,.- Procédé suivant la revendication 12, caractérisé en ce que 1 alcali est de l'hydroxyde de sodium, ajouté à raison de 0,2 à 10 % en poids par rapport à la matière lignocellulosique sèche. 14.- Procédé suivant la revendication 15, caractérisé en ce que l'alcali ajouté est du carbonate de sodium. 15.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisé en ce que la matière lignocellulosique est constituée par des copeaux de bois. 16.- Procédé perfectionné de mise en pâte de copeaux de bois, caractérisé en ce qu'on commence par prétraiter les copeaux avec une solution de monoéthanolamine ayant un pH à froid d'environ 8 à 13, à raison d'environ 5 à 10 % en poids d'amine par rapport au bois absolument sec, ce prétraitement étant effectué avec un rapport de la liqueur de prétraitement au bois d'environ 4-5:1, à une température d'environ 120 à 1600C et pendant environ 30 à 6o minutes, puis on essore l'excès de liqueur des copeaux et on soumet les copeaux prétraités à une opération de mise en pâte soude-oxygène en deux stades. 17. - Procédé suivant la revendication 16, caractérisé en ce que la solution de prétraitement contient aussi 0,01 à i % en poids de nitrate de cuivre, de nitrate de nickel, de sulfate de cuivre ou de sulfate de nickel.