La présente invention concerne, à titre de nou- veaux produits des dérivés de l'olivacine et l'application de ces composés comme médicament ou en tant que principe actif de compositions pharmaceutiques, en particulier pour le trai- tement des cancers. Les composés selon l'invention répondent à la formule développée plane: CH3 R2 Ri CH73 17 dans laquelle: R est un atome d'hydrogène, ou un groupe alkyle, alky- lamino, ou aralkyle, substitué ou non, ou rien, et dans ce der- nier cas l'atome d'azote en position 4 n'est pas quaternarisé; R1 représente un atome d'hydrogène ou un groupe al- kyle, alkylamino, aralkyle, substitué ou nnn; R2 représente un atome d'hydrogène, ou un groupe al- coxy ou hydroxy; à l'exception des cas o on a simultanément R1=R2=H quelque soit R d'une art et R =rien, R1 = H, R2 = OCH3 d'autre part; et X représente un anion d'acide minéral ou organique, ou rien et le composé correspondant est alors une base libre, et comprennent également les sels d'addition avec un acide pharmaceutiquement acceptable des bases libres corres- pondantes. La numérotation des atomes constituant le squelette de base de ces composés est celle des alcaloides indoliques pré- conisée par J. Le Meu et W.I. Taylor, Experientia 21, 508 (1965) et établie pour l'olivacine par P. Potier et M.M. Janot, C.R. Acad. Sci, 276C, 1727 (1973). On a préparé les composés selon l'invention à par- tir de l'un des deux alcaloïdes que sont respectivement l'oli- vacine (R = rien et R1 = R2 = H dans la formule ci-dessus) et la méthoxyolivacine (R = rien, R1 = H et R2 = OCH3 dans la for- mule ci-dessus). 2 2485015 L'olivacine a été isolée et caractérisée par J. Schmutz et F. Hunziecker dans Pharm. acta Helv. 33, 341 (1958). La méthoxyolivacine a été isolée et décrite pour la première fois par R.H. Burnell et D. Della Casa dans Can. J. Chem. 45, 89 (1967). De nos jours on sait obtenir ces deux alcaloïdes soit par synthèse ou par hémisynthèse, notamment par les mé- thodes décrites par R. Besselièvre dans sa Thèse de Doctorat d'Université, Université de Paris Sud, Centre d'Orsay, 24 Mai 1977, et par R. Besselièvre et H.-P. Husson dans Tetrahedron Letters, 1873 (1976). On peut préparer les composés de formule I selon l'invention en faisant réagir avec, soit l'olivacine soit la méthoxyolivacine susdites, un ou plusieurs des réactifs con- nus de l'homme de l'art comme appropriés pour permettre l'in- troduction sur l'une ou plusieurs des positions 1 et/ou 4 de la structure d'olivacine du (ou des) groupe(s) approprié(s) pour l'obtention du composé de formule I recherché, ou d'un précurseur de celui-ci s'il n'est pas obtenu directement à partir de l'olivacine ou die la méthoxyolivacine. Par exemple, on peut remplacer par des groupes alkyle les atomes d'hydro- gène des position 1 et/ou 4 par réaction de l'olivacine ou de la méthoxyolivacine avec un agent d'alkylation tel qu'un halo- génure d'alkyle, en présence d'une base ou non. Pour fixer des groupes aralkyle sur au moins l'une de ces positions, il con- vient de recourir à un halogénure d'aralkyle approprié et d'o- pérer également, de façon connue, en présence d'une base. Pour introduire des groupes alkylamino, on utilise classiquement des halogénures d'aminoalkyle, substitués ou non, comme par exemple dup-chloro diéthylaminoéthyle, dans le diméthylformamide. L'hydroxylation ou l'alcoxylation sur la position 10, quand elle est souhaitée, peut être réalisée par l'une quelcon- que des techniques connues pour respectivement l'hydroxylation ou l'alcoxylation sur des %stèmes à cycles aromatiques conden- sés. De préférence cependant, les composés portant un groupe hydroxy en 10 peuvent être obtenus par déméthylation de la mé- thoxyolivacine en présence de chlorhydrate de-pyridinium. En ce qui concerne la quater-narisation éventuelle de l'atome d'azote en position 4, elle est réalisée dans la pra- tique au moyen de tout agent alkylant connu comme apte à qua- ternariser un atome d'azote tertiaire (par exemple un halogé- nure, tel qu'un bromure, un iodure ou un chlorure, un tosylate, un mésylate ou un sulfate approprié, entre autres). Au moyen d'un acide organique ou minéral>on peut obtenir un sel d'addi- tion avec le composé de formule I non quaternarisé. Dans le cas o le composé quaternarisé en 4 qui en résulte n'est pas lui-même soluble dans l'eau, il convient en pratique de le soumettre en outre à un échange d'ions pour le rendre hydro- soluble, en particulier en vue d'en faciliter l'application en thérapeutique humaine ou animale. Pour plus de précisions, il convient de se reporter aux exemples illustratifs détaillés plus loin et qui enseignent concrètement comment on peut préparer certains des composés de formule I qui sont en fait les composés préférés conformes à l'invention. Pour l'isolement du composé recherché, on peut utili- ser toute technique de séparation appropriée comme la filtra- tion, la décantation etc. et on peut,si on le désire, purifier les produits ainsi isolés, par exemple par cristallisation ou recristallisation. Dans le présent texte, on entend par groupe "alkyle", tout groupe hydrocarboné saturé, linéaire ou ramifié, contenant de préférence de 1 à 5 atomes de carbone. On entend par groupe "aralkyle" tout groupe hydrocarboné insaturé composé essentiel- lement d'un système aromatique à un ou plusieurs cycles benzé- niques et portant au moins un groupe alkyle tel que susdit. On entend par groupe '!alkylamino" tout groupe alkyle tel que sus- dit substitué par un groupe amino lui-même éventuellement alkylé. Enfin,on entend par groupe "alcoxy" tout groupe éther d'alkyle dans lequel le groupe alkyle est tel que décrit ci-dessus. Les composés selon l'invention sont utiles comme prin- cipe actif de médicaments antitumoraux et se sont révélés ac- tifs contre de nombreuses tumeurs, en particulier contre la leucémie murine L 1210. Parmi ces composés,on préfère plus particulièrement les acétates et les lactates de: 4 - réthylolivacinium, 1,4 - diméthyl olivacinium, 4 2485015 - hydroxy olivacinium 4 - méthy] 10 - hydroxy olivacinium, 4 - méthyl 10 améthoxy olivacin:um, 4 - (t -diéthylaminoéthyl-) 10 - hydroxy olivacinium. ainsi que la lO-hydroxy olivacine base, ou tout sel d'addition avec un acide pharmaceutiquement acceptable des bases corres- pondantes. La préparation de ces composés ou de leurs Frécur- seurs est décrite plus concrètement dans les exemples ci-après, qui ne limitent aucunement l'invention. Exemple 1. Acétate de 4-néthyl clivacinium. On a dissous 4,750 g d'olivacine dans 600 cm3 de mé- thanol au reflux, on a ajouté 20 cm3 d'iodure de méthyle et on a maintenu au reflux pendant 40 heures. On a refroidi et on a laissé reposer une nuit; on a ensuite essoré, lavé et séché, obtenant-ainsi 4,6 g de cristaux vers d'iodoirthylate d'oliva- cine. On a remis ces cristaux en suspension dans 400 cmr3 d'eau et on a ajouté 60 cm3 de résine essorée d'échangeur d'ions de type Amberlite IRA 400 sous forme acétate. On a agité pendant 13 heures, après quoi l'iodométhylate était entièrement solubili- sé. On a filtré la suspension de résine au travers d'une colon- ne contenant 30 cm3 de résine Amberlite IRA 400 (commercialisée sous cette dénomination par Bohm et Hs) sous forme acétate, et on a ensuite rincé à l'eau. Le filtrat a été amené à sec sous vide et repris par cm3 de méthanol. On a filtré la solution verte obtenue sur une colonne contenant 300 cm3 de poudre de cellulose Whatman, retenant ainsi un pigment bleu. On a concentré jusqu'à faible volume le filtrat jaune obtenu et on a amorcé une belle cris- tallisation par addition d'éther. On a laissé reposer environ 48 heures, puis on a essoré, lavé à l'éther et séché, obtenant ainsi 1,7 g de cristaux jaune vif d'acétate de 4-méthyl oliva- cinium, qu'on a recristallisés dans un mélange méthanol-éther pour analyse. Point de fusion F (au bloc Kofler): décomposition à 2280C. Analyse: (dans les calcub,on a considéré qu'il y avait uoemolécule de méthanol de solvatation). C21H24N203 C H N O Calculé 71,59 6,82 7,95 13,64 Trouvé 70,60 7,01 7,82 12,81 Exemple 2. 1méthyl olivacine On a porté 50 mg d'olivacine et 100 mg d'hydroxyde de tétraméthylammonium lyophilisé à 220 C au bain métallique, sous une pression réduite de 0,1 mm de mercure, dans un appa- reil à sublimer, pendant 3 heures. On a isolé 38 mg de sublimé brun, semi-cristallisé, qu'on a recristallisé dans le méthanol. On a ainsi isolé 20 mg de cristaux jaunes que l'on a séchés sous vide. F 224 C le spectre de masse a donné un M à m/e 260. Spectre de RMN 1H (CDC13 - CD3 OD) TMS=0 s 2,83 (3H17), s 2,91 (3H18), s 3,93 (CH31), m 7,25 - 8,30 6H aromatique, s 8,50 (1H21). Exemple 3. Iodure de 1,l4-diméthylolivacinium. On a porté 6,6 mg de 1-méthyl olivacine, obtenu com- me décrit dans l'exemple 2, au reflux dans 3 cm3 d'acétonitrile, en présence de 0,3 cm3 d2iodtre de méthyle. Au bout d'une heu- re de reflux, on a constaté que le produit de départ était en- tièrement transformé (comme l'a montré un contrôle par chroma- tographie en couche mince sur silice, avec pour solvant du chlo- rure de méthylène à 10% de méthanol). On a ensuite amené à sec sous vide, ce qui a fait ap- paraître des cristaux jaunes, qu'on a recristallisés dans l'é- ther. L'isolement de ces cristaux a fourni 6 mg d'iodure de 1,4-diméthyl olivacinium. F > 260 C On obtenait une réaction des halogènes positive au test de Beilsteim. Analyse: C19 H19N2I C H N I Calculé 56,72 4,73 6,97 31,59 Trouvé 57,01 4,95 6,55 -- 6 2485015 Exemple 4. 10-hydroxy olivacine. On a porté au reflux pendant 1 heure 20 minutes dans un bain métallique 2, 7 g de méthoxy olivacine dans 27 g de chlorhydrate de pyridinium fondu. On a laissé refroidir et on a ajouté 200 cm3 d'eau saturée de bicarbonate de sodium. On a agité durant une nuit. On a essoré le précipité formé et on a lavé abondamment avec de l'eau à 70 C. On a isolé, après sécha- te à poids constant, 2,210 g de précipité brun de 10-hydroxy o- livacine, dont on a sublimé un échantillon pour analyse (à 200 C sous 0,1 mm de mercure). F de l'acétate: décomposition à 213 C F de la base: > 260 C Spectre UV: nm (a) EtOH: 229 (24 844), 248 (25 974), 277 (37 267), 301 (50 d1b), 338 (12'422) EtOH + NaOH: 254 (35 uuo), 274 (30 491), 313 (42 913), 345 (23 715). Sepctre de masse: M à m/e 262. Exemple 5. Acétate de 4-méthyl 10-hydroxy olivaci- nium. On a mis en suspension dans 300 cm3 de méthanol 5g de 10-hydroxy olivacine, on a ajouté 5cm3 d'iodure de méthyle et on a porté au reflux sous agitation pendant une nuit. On a refroidi et essoré les cristaux jaune vif d'iodométhylate de 10-hydroxy olivacine; on a isolé après séchage 4,340g de ces cristaux, qu'on a remis en suspension dans 400cm3 d'eau. On a ajouté 30cm3 de résine Amberlite IRA 400 sous forme acétate. On a agité durant deux heures, au bout desquelles on a observé la dissolution du sel. On a ensuite filtré sur une colonne con- tenant 20cm3 de résine Amberlite IRA 400 sous forme acétate. On a rincé et amené le filtrat à sec sous vide. On a.redissous l' extrait sec dans 30cm3 de méthanol et on a ajouté de l'éther pour faire apparaître une belle cristallisation orange. On a laissé reposer une nuit et ensuite on a essoré, lavé à l'éther et séché les cristaux (qui sont particulièrement hygroscopiques). On a obtenu 4,634g de produit en cristaux ayant un point de fu- sion F de 250 C (décomposition). Analyse: C21H24N204 (produit solvaté par une mo- lécule de méthanol) 24850 15 C H N O Calculé 68,48 6,52 7,61 17,39 Trouvé 69,01 5,90 7,35 16,88 Exemple 6. Acétate de 4-méthyl 10-méthoxy olivacirnium On a dissous au reflux dans 600 cm3 de méthanol 5 g de méthoxy olivacine. On a ajouté 20 cm3 d'iodure de méthyle et on a maintenu au reflux pendant 24 heures, On a refroidi, essoré et lavé les cristaux d'iodométhylate de 10-méthoxy olivacine obtenus. On a remis ces cristaux en sspension dans 400 cm3 d'eau, on a ajouté 30 cm3 de résine Amberlite IRA 400 sous forme acétate. On a agité pendant 2 heurs, au bout des- quelles le sel était dissous. On a ensuite filtré à travers une colonne contenant 20 cm3 de résine Amberlite IRA 400 sous forme acétate, et on a amené le filtrat à sec. On a repris l'extrait sec par 10 cm3 de méthanol et on a ajouté de l'éther jusqu'à l'apparition d'mne cristallisation. On a laissé reposer une nuit; on a essoré, lavé avec de l'éther et séché sous vi- de. On a obtenu 6,220 g de cristaux jaune-orange d'acétate de 4-méthyl 16méthoxy olivacinium, ayant au point de fusion F de 180 C (décomposition). Analyse: C22 H26 N2 04 (solvaté par une molécule de méthanol) C H N O Calculé 69,11 6,81 7,33 16,75 Trouvé 68,87 6,93 6,95 17,04 Exemple 7. Chlorure de 4-(/ -diéthylaminoéthyl) 10- hydroxy olivacinium. On a dissous 0,5 g de 10-hydroxy olivacine dans 8 cm3 de diméthylformamide redistillé. On a ajouté lg de / -chloro diéthylaminoéthyle base et on a laissé sous agitation pendant une semaine. On a ajoute de.l'éther et on a essoré le précipi- té obtenu, qu'on a ensuite lavé abondamment à l'éther. On a séché sous vide et obtenu 0,43 g de poudre ocre, qu'on a re- cristallisée dans le mélange méthanol-éther. On a isolé 0,310 g de chlorure de 4-(? -diéthylamino- éthyl) 10-hydroxy olivacinium, ayant un point de fusion F > 2C Analyse:C24 -'32 N3 2 CI (avec une molécule de méthanol de so]vatation). C H N O CL Calculé 67,05 7,45 9,78 7,45 8,27 Trouvé 66,71 7,01 10,03 7,01 8,94 L'activité ar.titumorale des composés selon l'inven- Lion a pu être démontrée, notamment sur des leucémies murines L 1210; on a ainsi pu établir que les composés nouveauxselon l'invention, et en particulier les composés préférés susdits, présentent une efficacité tout à fait exceptionnelle pour les traitements anticancéreux des êtres vivants. La tumeur expérimentale qu'est la leucémie L 1210 de la souris est en effet couramment utilisée pour l'évaluation de tous les composés antitumoraux actuellement mis en oeuvre en thérapeutique humaine, ainsi qu'il est décrit, par exemple,par C.C. ZUBROD dans Proc. Nat. Acad. Sci. USA 69, 1972, pp. 1042- 1047. Le système tumoral ainsi consituté expérimentalement per- met une évaluation quantitative très précise de l'activité du composé testé et par conséquent aussi ue comparaison objective entre les activités respectives de différents composés, par exemple selon les méthodes décrites par H.E. SKIPPER, F.M. SCHABEL Jr. et W.S. WILCOX dans Cancer Chemother. Rep., 7= 1964, pp. 1-111 et 45, 1965, pp. 5-28. En pratique, on a utilisé des souris ayant reçu par voie intrapéritonéale un inoculum de cellules de leucémnie L1210 et ayant été, pour la moitié d'entre elles, soumises 24 heu- res après ladite inoculation tumorale à une injection intrapé- ritonéale d'une dose unique de l'un des composés à tester; l'autre moitié des souris à reçu une injection d'un volume i- dentique d'un solvant inactif et servait de série témoin. On a réparti les souris au hasard dans chaque série expérimentale. Une première expérimentation de routine a permis de déterminer la mortalité par toxicité et de fixer ainsi les doses infra-lé- tales. Conformément à la convention en usage dans ce domaine, on considérait comme guéris les animaux qui survivaient plus de 45 jours après l'inoculation de cellules tumorales. On a ainsi pu déterminer la mortalité par toxicité sous l'effet d'une injection unique de l'un des composés à dif- férentes doses (doses infra-létales DL 50 et DL 100) et évaluer le taux de survie du groupe d'animaux auxquels on n'avait injec- té qu'une dose infra-létale d'un composé selon l'invention. On a calculé le taux de survie à partir d'une analyse statistique des résultats expérimentaux, par comparaison avec les résultats obtenus avec la série témoin, selon les méthodes bien connues de Mann-Whitey et de Wilcoxon; le pourcentage de cellules leucémiques tuées par le traitement réalisé était cal- culé par la méthode décrite par H.E.Skipper et coll. dans les articles cités plus haut, en prenant pour base, suivant le cas, soit l'augmentation de la survie moyenne en l'absence de sur- vivants, soit le pourcentage de survivants. Pour l'évaluation de l'activité thérapeutique des composés selon l'invention, on a exprimé les doses desdits com- posés en les rapportant à la dose infra-létale 30 jours, que l'on a posée égale à 1. Cette dose infra-létale s'est en effet avérée plus facile à déterminer pour les composés de l'inven- tion que la DL 10, dont elle est d'ailleurs très voisine et qui est habituellement prise comme référence pour l'évaluation de l'activité thérapeutique de composés à effet antitumoral (voir H.E. Skipper et coll., ouvrages cités). En vue de la réalisation d'essais pharmacologiques, on a administré par voie intrapéritonéale à 20 souris femelles de souche DBA/2, âgées de 2 à 3 mois, un inoculum tumoral de 1o5 cellules de leucémie L1210. Après 24 heures, on a fait à une/moitié de ces souris une injection unique par voie intrapé- ritonéale d'une dose variable du composé respectif à tester (éventuellement mis au préalable sous la forme de l'un de ses sels hydrosolubles, si nécessaire), tandis qu'on injectait par la même voie à l'utre moitié des souris un même volume de sol- vant; cette dernière moitié du groupe de souris servait donc de série témoin. On a réparti les souris au hasard dans chaque série expérimentale. Les tableaux ci-après résument les résultats obtenus. EFFETS IN VITRO ET IN VIVO DE QUELQUES COMPOSES SELON L'INVENTION. Composé -hydroxy olivacine -méthoxy olivacine 4-CH310-OH olivacinium (sous forme acétate) 4- -diéthylamiléihyl 10-OH olivacinium (acétate) 0, 020 1,091 0,562 0,236 Efficacité antitumorale Dose (fraction deDLO) 0,8 0, 66 0,8 ILS X() (+4survi- vants/ 15) K Dose qui réduit de 50% la croissance des cellules L1210, par rapport aux témoins, après 48 heures de culture. KK Dose maximale jamais mortelle XKX Increase in life Span (): augmentation de la durée de vie des sujets traitésT,par rap- port aux témoins, C (105 cellules/souris par voie intrapéritonéale; une injection uni- que i.p. 24 heures après la greffe de cellules leucémiques L1210), soitr x 100. x 00 co n o us O EFFET THERAPEUTIQUE DE DOSES VARIABLES (en injection unique, par voie intra- péritonéale) DE COMPOSES SELON L'INVENTION, POUR UN INOCULUM TUMORAL (i.p. ) DE o105 CELLULES DE LEUCEMIE L1210. Dose, Survie moyenne Survie moyenne iLSKXX % de celluleE Compos6 fraction en jours des en jours des sou Survivants ILS tumorales compose de la DL souris témoins ris traitées tuées. 4- -diéthyl- aminoéthyl 0,5 9,7 0,9 14,5 + 2 0/10 150 99,98 -hydroxy 0,01 9,7 0,9 11,6 + 1,1 0/10 120 97 olivaciniun 1 9,3 + 0,5 16,9 + 3,7 4/15 182 X 99, 999 (acétate) 0,5 9,3 + 0,5 22,3 + 4,4 1/15 240 99,999 DL0 (i.p.) 0,1 9,3 + 0,5 15,1 + 1,4 0/15 162 99,997 = 100 mg 0,05 9,3 0, 5 12,7 + 0,4 1/15 136 99,8 0,01 9,3 + 0,5 11,9 + 1,1 0/15 128 99 * 0,005 9,3 + 0,5 11,8 + 0,8 0/15 127 99 -hydroxy 1 9,7 + 0,9 1114,4 + 1,3 2/10 148 98,98 olivacine 0,02 9,7 + 0,9 10,5 0,8 0X10 non significatif (acétate) 1 9,2 11,8 0/15 non significatif DL0 (i.p.) 0,5 9,2 12,1 0/15 non significatif = 50 mg 0,1 9, 2 10,9 0/15 non significatif 0,02 9,2 9,6 0/15 non significatif XKX Increase port aux que i.p. in life Span (%): augmentation de la durée de vie des sujets traités,T, par rap- témoins, C (105 cellules/souris par voie intrapéritonéale; une injection uni- 24 heures après la greffe de cellules leucémique L1210), soit T x 100 x 00 ré% no o u) (A D'une raniere générale, les essa-s effectués ont mon- tré que: - l'hydroxylation-en 10 des dérivés de l'cl4vacine se traduit par une forte augmentation de la cytotcxicitê (d' un facteur de 86), nettement moins marquée cependant dans le cas de l'olivacine quaternarisée (facteur 4). En revanche, les toxicités générales ne varient pas (cas de l'hydroxylation en 10 de 4-CHI3 clivacinlum) ou augmentent d'un facteur 5 (oli- vacine). L'hydroxyletion en 10 de l'olivacine ne modifie nue peu les propriétés antitumorales à des doses vdsines de la DL0 ou égales à celleci, mais confère un index thérapeutique plus élevé au produit formé. L'hydroxylation en 1C de 4-CH3 olivaciniur fat par contre apparaître des propriétés antitumorales que n'avait pas le composé de départ. De ce qui précède, il ressort que l'augmentation très importante de la cytotoxicité, telle qu'elle a pu etre déterri- née in vitro, ne s'est pas traduite par un accrcissement mar- qué de l'activité antitumorale chez l'animal, ni paer une aug- mentation de la toxicité générele. Sans voulcir se lier une quelconque théorie, on peut formuler, en guise d'explication, l'hypothèse que la pharmacocinétique et le -taLoiisne (glucu- ro-conjugaison) du dérivé hydroxylé en 10 sont tels, qu'une partie importante du composé à action médicamenteuse concerne est séquestrée ou éliminée après administration in vivo. - la méthoxylation en 10 augment la cytctoxicité. Par eontre, la toxicité chez l'animal diminue après meocxyla- tion en 10, sauf après méthoxylaticn sur la position de 1' olivacine elle-mare. En ce qus concerne las propriétés ar.titumorales chez l'anirai, ia mêthoxylation en 10 permet de les accroître, d'un facteur 1,3 dans le cas de l'olivacine et d'un facteur 1,7 dans le cas de la 4-méthyl olivacine. - la quaternarisation de tous les dérivés d'olivacine (non substitués, 10hydroxy ou 10-méthoxy) se traduit dans tous les cas par une diminution de la cytotoxicité (respec- tivement d'un facteur 1,4 pour le 4-méthyl olivacinium, d'un facteur 28,1 pour le 4-méthyl 10-hydroxy olivacinium et d'un facteur 1,3 pour le 4m6thyl 10-méthoxy olivacinium), et par une augmentation de la toxicité (d'un facteur 3,3 pour le 4-méthyl olivacinium et d'un facteur 1,5 pour le 4-méthyl -méthoxy olivacinium), sauf pour le 4-méthyl 10-hydroxy o- livacinium avec lequel on a observé une diminution d'un fac- teur 2 de la toxicité. La quaternarisation de l'olivacine elle-même s'est avérée entraîner me disparition de l'effet thérapeutique an- -titumoral. L'explication la plus vraisemblable qu'on puisse avancer est que l'efficacité thérapeutique passe par une mé- tabolisation au niveau des microsomesfet qu'après cette qua- ternarisation une telle métabolisation de l'olivacine n'est plus possible. En revanche, en ce qui concerne les dérivés 10-hy- droxyldset 10-méthoxylès de l'olivacine, leffet thérapeutique ne varie pas aprèsquaternarisation. Le cas de la 10-hydroxy olivacine quaternarisée est apparue comme remarquable, car on a pu établir (voir ci- dessus) qu'en quaternarisant la 10-hydroxy olivacine on la rend environ 30 fois moins cytotoxique, tandis que sa toxicité générale n'est abaissée que d'un facteur 2 et que l'efficacité thérapeutique antitumorale n'est pas modifiée. Il est tout à fait remarquable et inattendu que cette variation considérable de cytotoxicité in vitroaprès quaternarisation, ne se réper- cute ni sur la toxicité ni sur l'effet thérapeutique, qui res- tent à peu près les mêmes. Ces résultats suggèrent l'hypothèse que la 10-hydroxy olivacine quaternarisée aurait un métabolis- me in vivo responsable de l'effet thérapeutique et de la toxi- cité générale qui n'apparaitrait pas in vitro sur les cellules ellesmêmes. L'invention a donc également pour objet une compo- sition pharmaceutique anticancéreuse renfermant me quantité thérapeutiquement efficace d'un composé de formule I, sous forme d'une solution injectable ou sous forme d'une prépara- tion solide administrable per- os. En thérapeutique humaine, le mode d'administration préféré de ces composés de formule I est l'injection par voie intraveineuse, à des doses et en respectant des dilutions du principe actif, éventuellement en mélange avec d'autres, que l'homme de l'art est à même de déterminer, à la suite d'un O choix qu'il se fixe sur l'ampleur, la rapidité et le degré d'efficacité du traitement. En pratique, une dose d'environ mg/m2 de surface corporelle et par semaine peut être pré- conisée dans la plupart des cas. Comme on l'a indiqué plus haut on peut mettre en oeuvre lors de telles injections soit les sels quaternarisés, soit les bases libres elles-mêmes, soit les sels hydrosolubles que celles-ci forment par addition avec des acides pharmaceu- tiquement acceptables. - L5 2485015 -.; REVENDICATIONS 1. Composés dérivés de l'olivacine, caractérisés en ce qu'ils répondent à la formule: 9 21 192 R2 " 8 R 2 1129 I R dans laquelle:. R est un atome d'hydrogène, ou un groupe alkyle, alkylamino ou aralkyle, substitué ou non, ou rien,et dans ce dernier cas l'atome d'azote en position 4 n'est pas quaternarisé; R1 représente un atome d'hydrogène ou un groupe alkyle, alkylamino, ou aralkyle, substitué ou non., R2 représente un atome d'hydrogène ou un groupe. alcoxy ou hydroxy; à l'exception des cas o on a simultanément R1I= R2 = H quelque soit R d'une part,et R = rien, R1 = H, R2; OCH3 d'autre part; et X représente un anion d'acide minéral ou organique, ou rien et le composé correspondant est alors une base libre, ainsi que les sels d'addition des bases libres de formule I avec des aci- des pharmaceutiquement acceptables. 2. Composé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est choisi parmi les lactates et les acétates de-:- 1,4 diméthyl olivacinium, -hydroxy olivacinium - 4-méthyl 10-hydroxy- olivaci.niumm; 30. 4-méthyl 10-mnthoxy olivacinium, 4-(L-diéthylaminoéthyl) 10-hydroxy olivacinium, ainsi que la 10-hydroxy olivacine base, et tout sel d'addition d'acide pharmaceutiquement acceptable des bases libres corres- pondantes. 3. Composition pharmaceutique anticancéreuse, carac- térisée en ce qu'elle renferme une quantité thérapeutiquement efficace d'au moins un conmposé selon l'une des revendications 1 ou 2, éventuellement sous la forme d'un sel hydrosoluble. Am 4. Composition pharmaceutique selon la revendication tion 3, caractérisée en ce qu'elle est sous la forme d'une so- lution injectable.