On sait qu'il est d'usage de revetir en particulier les parois internes de murs, plafonds et cloisons de certaines demeures, notamment à la campagne ou à la montagne, de lambris constitués par juxtaposition de lames de bois massif de faible largeur habituellement chanfreinées, au moins à leur partie externe, et qui coopèrent avec des lames voisines de même type par des assemblages par rainure et languette disposés longitudinalement. Pour faciliter la fabrication en série de tels lambris, il est d'usage courant de prévoir lesdites lames avec rainure et languette latérales destinées à coopérer avec des lames voisines. Indépendamment du prix de revient élevé de ces lambris, du à la nécessité de prévoir, de part et d'autre de chacune desdites lames de faible largeur, des rainures et languettes de solidarisation, l'assemblage entre lesdites lames voisines, dont le nombre est forcément élevé, accroît encore ce prix de revient de façon sensible. La présente invention a pour objet le produit industriel nouveau que constitue un panneau de lambrissage obtenu par collage de lamelles de bois massif de faible largeur, et chanfreinées sur leurs bords longitudinaux, lesdites lamelles étant obtenues de préférence en dédoublant dans leur épaisseur,par untrait de scie, des lames usinées de type classique. Ce collage est effectué de part et d'autre d'une âme centrale en bois tendre, d'épaisseur sensiblement égale à celle dudit trait de scie, de façon à obtenir des panneaux standard, ayant de préférence une longueur égale à une hauteur d'étage par exemple 2,50 m ou 2,60 m et une largeur également standard, pouvant être égale à 0,50 m par exemple, correspondant à la juxtaposition de 7 lamelles ayant chacune une largeur de Tordre de 7 centimètres. Les bords desdits panneaux prévus pour être disposés catie à côté longitudinalement sont munis de lamelles, comportant, sur leur face postérieure non chanfreinée, des épaulements permettant d'assembler entre eux des panneaux voisins au moyen de languettes d'épaisseur supérieure à celle de ladite âme centrale. On utilise de préférence, pour réaliser cette âme centrale, un bois déroulé tendre, tel que du peuplier par exemple, tandis que, pour constituer lesdites lamelles chanfreinées de bois massif, on peut utiliser des bois de pays pouvant être éventuallementdes bois résineux. Indépendamment de l'aspect esthétique semblable que l'on obtient ainsi en collant lesdites lamelles de bois massif de part et d'autre d'une âme de bois tendre, et des économies notables de main-d'oeuvre d'assemblage, inhérentes à l'emploi de panneaux standard ayant une largeur de l'ordre de 50cm par exemple, au lieu de 7cm, le procédé de fabrication dudit panneau de lambrissage est caractérisé par l'utilisation d'un collage à chaud sous presse, collage qui présente normalement certaines difficultés lorsqu'on utilise, pour constituer lesdites lamelles, des bois résineuxJen raison de phénomènes d'exsudation que présentent normalement ces bois résineux lorsqu'on les chauffe, et qui sont, non seulement, nuisibles à la présentation desdits panneaux de lambrissage, mais encore nuisibles à la bonne tenue des collages ainsi réalisés entre lesdites lamelles extérieurement chanfreinées, et ladite âme centrale. Les travaux des demandeurs ont montré qu'il était possible de réduire considérablement le temps de chauffage nécessaire à la polymérisation rapide de la colle d'assemblage, en mettant à profit l'existence desdits chanfreins, que l'on placede préférence au même niveau sur les deux faces desdits panneaux de lambrissage, pour créer, au niveau de ces chanfreins bilatéraux, des zones de chauffage maximal de ladite colle, à partir desquelles la polymérisation de cette dernière se propage le long de ladite âme centrale sur des zones de largeur suffisante pour assurer un collage convenable desdites lamelles chanfreinées sur cette âmeten un temps suffisamment court pour éviter les phénomènes nuisibles susvisés,dus à ltexsudation desdits bois résineux. Dans une variante préférée de réalisation, on donne au plateau de la presse chauffante un profil comportant des aretes équidistantes en saillie, de section sensiblement triangulaire, et susceptibles d'épouser la forme des chanfreins symétriques de deux lamelles contiguës, de façon à obtenir très rapidement une température élevée, voisine de celle desdites plaques chauffantes, au voisinage des lignes de jonction entre lamelles voisines, et à provoquer ainsi la polymérisation recherchée de ladite colle en un temps suffisamment court pour éviter toute exsudation notable des bois résineux constituant lesdites lamelles susceptible de nuire à la qualité du collage obtenu et à la présentation desdits panneaux de lambrissage. Les caractéristiques de la présente invention seront mieux comprises à la lecture de la description qui suit d'un mode de réalisation de nouveau panneau de lambrissage conforme à l'invention, mode de réalisation donné " titre d'exemple non limitatif, et décrit en se référant au dessin annexé sur lequel - la figure-l est une vue en perspective d'un panneau de lambrissage suivant l'invention montrant les joints entre lamelles voisines réalisés au voisinage des chanfreins desdites lamelles, et - la figure 2 est une coupe transversale à échelle agrandie du panneau de la figure 1, montrant notemment les lamelles extremes bordant ce panneau. On voit, sur la figure 1, que l'on a collé sur une âme 1 de bois tendre, constitué habituellement par un déroulage de peuplier ou de bois indigène quelconque, des lamelles juxtaposées de pin des Landes portant respectivement les références 2a à 2g, et que l'on a prévu sur les lamelles extremes, des épaulements visibles en 3 sur la figure 2 et destinés à permettre d'utiliser pour l'assemblage de tels panneaux des languettes 4 d'épaisseur supérieure à celle de l'âme 1. De telles languettes sont collées de préférence par avance sur l'un des bords desdits panneaux de lambrissage comme on le voit notamment sur la figure 1, tandis que la rainure 5 ménagée sur l'autre bord est destinée à coopérer avec la languette 4 d'un-panneau contigu, que l'on recouvre éventuellement de colle au moment de l'assemblage entre panneaux voisins On utilise pour la fixation desdites languettes une colle susceptible de sécher à froid, les panneaux étant en général fixés sur les murs ou cloisons à revêtir par vissage,cloutage,agrafage ou collage. Au centre de la figure 2, on a représenté enjoint entre des bords chanfreinés 6 se faisant vis-àwvis, de deux lamelles juxtaposées 2d, 2e. On comprend, qu'en prévoyant sur les plateaux des presses chauffantes,au niveau desdits chanfreins symétriques 6 des différents joints entre lamelles voisines, des aretes triangulaires venant épouser la forme de ces chanfreins, les calories à transmettre jusqu'aulx faces externes de ladite âme 1, en vue de provoquer par échauffement la polymérisation de ladite colle,n'ont à traverser qu'une épaisseur de bois inférieure à celle de la partie centrale desdites lamelles, ce qui accélère de façon notable la polymérisation de la colle précitée,en permettant de faire cesser l'action de ladite presse chauffante avant que les bois résineux utilisés pour la confection des dites lamelles aient eu le temps d'exsuder de la résine en quantité suffisante pour nuire à la qualité des collages desdites lamelles sur ladite âme centrale, et éventuellement à la présenta- tion desdits panneaux. On peut en outre, enduire de colle les joints entre lamelles voisines, voisins desdits chanfreins, de façon à provoquer en premier la polymérisation de la colle se trouvant sur ces joints, et à permettre ainsi une transmission de la chaleur à travers cette colle, plus rapide qu' travers le bois massif constituant lesdites lamelles. On peut de plus modifier la largeur et le nombre des lamelles et utiliser indifféremment toute largeur sousqmultiple de la largeur d'un panneau standardisé. Enfin, on peut prévoir, sur la face antérieure d'un déroulage de bois indigène quelconque, par exemple d'épaisseur égale à 2 m/m, unpa- rement en lamelles de bois massif plus noble que sur la face postérieure servant de support, en adoptant cependant la âme épaisseur de lamelle, par exemple 4 m/m de part et d'autre de ladite âme centrale. La colle polymérisable utilisée pour la confection desdits panneaux peut être par exemple du type urée-formol. I1 est bien entendu que l'on peut apporter au mode de réalisation qui vient d'être décrit, divers changements, perfectionnements ou additions, et que l'on peut remplacer certains éléments par des éléments équivalents, sans altérer pour cela l'économie générale de l'invention. On remarquera notamment que l'on peut substituer,pour constituer ladite âme centrale, en remplacement du bois indigène déroulé susvisé, un contre-plaqué ou un panneau de fibre, ou encore un panneau de particules en adoptant une faible épaisseur de préférence égale à celle d'un trait de scie. REVEND ICAT IONS 1. Panneau de lam~rissage caractérisé par le fait . qu' il est constitué par une âme centrale de faible épaisseur, et par un certain nombre de lamelles longitudinales de bois massif chanfreinées sur leurs bords respectifs, et collées à chaud de part et d'autre de ladite ame centrale et de préférence symétriquement par rapport à cette âme;;etque les lamelles d'extrémités dudit panneau dépassent les bords correspondants de ladite âme, et comportent, à leur partie postérieure, au niveau desdits bords, des épaulements symétriques formant, au-dclà de ces bords, deux rainures d'épaisseur supérieure à celle de l'âme précitée, et susceptibles de eso- pérer avec des languettes d'épaisseur sensiblement égale à celle desdites rainures, et prévues pour permettre des assemblages par rainure et languette entre panneaux contigus semblables. 2. Panneau de lambrissage suivant la revendieatioa 1, caractérisé par le fait qu'il comporte en outre une languette d'assemblage collée sur la paroi interne de l'une desdites rainures, au moyen d'une colle scscepti ble de sécher à l'air. 3. Panneau de lambrissage suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que la colle utilisée pour le collage desdites lamelles de bois massif, de part et d'autre de ladre âme centrale, est une colle polymérisable à chaud, telle qu'une colle uréeformol par exemple. 4. Panneau de lambrissage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que la colle de fixation desdites lamelles sur ladite âme centrale se prolonge sur les bords de ces lamelles dans la partie non chanfreinée de ces bords qui est prévue pour s'appliquer contre une partie non chanfreinée semblable d'une lamelle voisine. 5. Panneau de lambrissage suivant l'une quelconque des raven - cations 1 à 4, caractérisé par le fait que l'épaisseur desdites lamelles de bois massif est choisie de façon telle que l'épaisseur totale dudit panneau soit égale à celle d'un panneau de lambrissage de type classique constitué par juxtaposition de lames massives d'épaisseur supérieure à celle desdites lamelles, assemblées entre elles par rainure et languette. 6. Panneau de lambrissage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que ladite âme centrale est constituée par un bois indigène déroulé tel que le peuplier, par exemple. 7. Panneau de lambrissage suivant l'une quelconque des revendiS cations 1 à 5, caractérisé par le fait que ladite âme centrale est constituée par un contreplaqué,un panneau de fibre, ou un panneau de particules de faible épaisseur,de préférence égale à celle d'un trait de scie. 8. Panneau de lambrissage suivant l'une quelconque des revendications 3 à 7, caractérisé par le fait que les lamelles de bois massif sont des lamelles de bois résineux, tel que le pin des Landes ou le pin maritime par exemple. 9. Panneau de lambrissage suivant la revendication 8, caractérisé par le fait que sa longueur est égale à la hauteur normale d'un étage, et que sa largeur est de l'ordre de 50 centimètres. 10. Procédé de fabrication d'un panneau de lambrissage suivant l'une quelconque des revendications 8 et 9, caractérisé par le fait que pour réaliser un collage à chaud correct desdites lamelles sur ladite âme centrale, en dépit des possibilités d'exsudation du bois résineux constituant ces lamelles , on utilise des plateaux métalliques de presse chauffante comportant des nervures de section sensiblement triangulaire, prévues pour remplir les différents intervalles entre chanfreins de lamelles contiguës; et qu'on réduit corrélativement le temps d'application desdits plateaux de presse chauffante, de façon suffisante pour éviter touteexsudation notable dudit bois résineux avant polymérisation de ladite colle, au moins au voisinage des joints entre lamelles contigus. 11. Procédé de fabrication d'un panneau de lambrissage suivant l'une quelconque des revendications 8 et.9, caractérisé par le fait : que lton introduit dans les rainures de section sensiblement triangulaire séparant les chanfreins de lamelles contiguës logées de part et d'autre de l'âme centrale, des barres métalliques de même section, avant de soumettre ledit panneau à l'action d'une presse -chauffante comportant des plateaux chauffants de forme plane; et qu'on réduit corrélativement le temps d'application desdits plateaux chauffants pour éviter toute exsudation nuisible dudit bois résineux avant polymérisation de ladite colle, au moins au voisinage des joints entre lamelles contiguës.