L'invention concerne une coquille sclérale présentant dans la région de la pupille, une partie optique faisant corps avec la coquille. Les coquilles sclérales connues sont des coquilles a'adhérence (lentilles de contact) qui ne sont pas seulement disposées en regard de la cornée, mais recouvrent une partie plus importante de la surface de l'oeil. Ces dernières sont utilisées, non seulement pour corriger les possibilités visuelles de l'oeil, mais particulièrement lorsque ce dernier présente d'autres dommages. Dans de nombreux cas de blessure de l'oeil occasionnée par des accidents, en particulier des accidents de voiture, l'oeil étant blessé par bris du parebrise, peut présenter dans sa partie dioptrique frontale des lésions importantes. Les déformations de la cornée dues aux cicatrices ont pour conséquence une importante altération de la vue. Lors de la perte partielle ou totale de 11 iris, la vue est considérablement altérée du fait de l'importante pénétration lumineuse.Le cristallin présente souvent des lésions, nécessitant une extraction chirurgicale. Par ailleurs, les cornées fortement aplanies ou déformées ne permettent pas la mise en place de microlentilles de forme conventionnelle. Dans de tels cas, il est souvent possible d'obtenir une amélioration de la vue permettant au patient de reprendre son travail et ses activités professionnelles, en réalisant à partir d'une empreinte, une coquille sclérale présentant un organe optique dans la région de la pupille. les coquilles sclérales sont le plus souvent réalisées à partir d'une matière plastique synthétique, selon plusieurs procédés connus. L'un des procédés, consiste à réaliser des coquilles sclérales par polymérisation de granules acryliques en utilisant des moules en acier dont la surface extérieure est finement polie. Les coquilles sont ensuite meulées et polies dans la zone présentant la partie optique, puis découpées et polies sur leur périphérie, de façon à adapter cette dernière à l'anatomie de l'oeil. Pour certaines lésions ou déformations de 11 oeil, ces coquilles sclérales obtenues à partir de moules normalisés en acier ne peuvent pas être utilisées. À cet effet, on réalise de façon connue, une empreinte de ltoeil avec du plåtre et on presse autour de cette empreinte une plaque en plexiglas portée à une température d'environ 1200C obtenue au moyen d'une lampe infra-rouge. La coquille ainsi obtenue est alors également meulée et polie dans la partie présentant l'optique et leur périphérie est découpée et polie de façon à ce que cette dernière s'adapte à l'anatomie de l'oeil. De plus, selon ce procédé, la partie devant reposer sur l'oeil est meulée et polie jusqu'à atteindre une épaisseur de 0,5 mm. Lors de lésions ou de la perte de l'iris, ou également pour des raisons cosmétiques, il est souvent désiré de disposer sur la coquille sclérale la reproduction d'un iris. Pour les prothèses oculaires en verre, il est connu de représenter la structure de 11 iris au moyen de fibres de verre. Une reproduction fidèle et naturelle exige une main-d'oeuvre hautement qualifiée. Il devient cependant de plus en plus difficile de trouver le personnel qualifié correspondant. Ce procédé n'est pas applicable à la réalisation de coquilles sclérales en matière plastique synthétique, mais dans tous les cas, la reproduction manuelle de la structure d'un iris est laborieuse et onéreuse. Le but de la présente invention est de réaliser une coquille sclérale présentant une reproduction fidèle et naturelle d'un iris, pouvant être obtenue de façon simple et peu onéreuse même par une main-d'oeuvre n ayant aucune qualification particulière. Suivant l'invention, la coquille sclérale est caractérisée en ce qu'elle comporte dans la région de l'iris, la reproduction en couleur d t une vue photographique en couleur d'un iris naturel. Selon une variante de réalisation de l'invention, la reproduction est un positif photographique. Du fait que les photographies en couleur nesoientactuellement pas encore stables vis-à-vis de la lumière, de sorte qu'elles se décolorent au cours du temps, la reproduction est selon une version préférée de l'invention, une impression en plusieurs couleurs. Dans tous les cas, la reproduction est de préférence constituée par du papier opaque à la lumière qui est enrobé dans le matériau constituant la coquille sclérale. L'invention vise également un procédé de fabrication d'une coquille sclérale du genre précité. Ce procédé consiste, de façon en elle-même connue, à réaliser une coquille en matériau synthétique adaptée à la forme de l'oeil et à meuler et à polir la partie optique. Suivant l'invention, l'épaisseur de la coquille sclérale ainsi obtenue est réduite dans la région de l'iris, la reproduction est mise en place dans cette zone amincie et la reproduction est recouverte par une pièce d'appui en matière synthétique de façon que la coquille présente à nouveau l'épaisseur initiale. De préférence, la pièce d'appui précitée est mise en place par collage. D'autres caractéristiques de l'invention apparattront encore dans la description qui va suivre. Âux dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs la figure I est une vue de face d'une coquille sclérale selon l'invention, la figure 2 est une vue en coupe de la coquille sclérale de la figure 1, la figure 3 est une vue à plus grande échelle d'une partie de la vue en coupe de la figure 2, montrant la région du limbe. La coquille sclérale 1 représentée aux dessins annexés, est une coquille mince constituée par un matériau synthétique transparent, de clarté si possible équivalente à celle du verre, dont la surface interne est adaptée à celle de l'oeil. La coquille présente une zone périphérique 2 destinée à recouvrir la sclère, présentant une épaisseur uniforme et une zone 3 devant recouvrir la cornée, présentant au moins, dans la région de la pupille Da, une zone meulée de façon à présenter les propriétés optiques désirées d'un verre de lunette ou d'une lentille de contact. Dans la réalisation représentée (figure 2), l'ensemble de la partie 3 présente la forme d'une lentille concave ou convexe. Comme le montre la vue de face de la figure t, la coquille sclérale est transparente dans la zone de la sclère 2 et dans la zone de la pupille 3a. En outre, la région de l'iris 3b est pourvue d'une reproduction d'un iris, qui entoure de façon annulaire, la région de la pupille 3a. Cette reproduction d'un iris est une reproduction d'une vue photographique d'un iris naturel. Comme le montre la figure 2 et en particulier la vue partielle à plus grande échelle de la figure 3, le support 4 qui porte cette reproduction photographiq#e est enrobé dans la région de la pupille 3b par le matériau constituant la coquille sclérale 1. Le support 4 peut être une fine feuille de papier, opaque à la lumière, dont l'envers (c'est-à-dire la face en regard de l'oeil) est imprimée en noir. La reproduction en couleur peut être directement le positif d'une vue photographique, dans quel cas, le support 4 est constitué par le papier photographique. Du fait que les papiers photographiques disponibles actuellement ne soleftpas encore complètement stables à la lumière, il existe le danger que la reproduction se décolore au cours du temps. Une réalisation préférée de l'invention est de ce fait caractérisée en ce que la reproduction est obtenue selon un procédé par impression à quatre couleurs. Dans ce cas, le support 4 est un papier d'impression synthétique commercial de 90 g comportant une face envers ayant été ultérieurement imprimée en noir pour obtenir l'opacité visà-vis de la lumière. La photographie de l'iris naturel peut être réalisée à l'aide d'un équipement photographique associé à une lampe à arc, en utilisant un objectif ayant une distance focale de 125 mm et un grossissement de 1 : 1. En tant que pellicule, le film pour diapositive Âgfa CT 18, s'est révélé être avantageux à utiliser. La reproduction de l'iris ayant été effectuée de cette façon, on peut réaliser la coquille sclérale selon l'un des exemples ci-après. Exemple 1 La coquille sclérale est réalisée par polymérisation de granules acryliques en utilisant un moule en acier présentant une surface extérieure finement polie. L'enveloppe est meulée et polie dans sa partie optique et est découpée et polie dans sa zone périphérique de façon à adapter cette dernière a l'anatomie de l'oeil. La coquille ainsi réalisée est ensuite fraisée, en utilisant un tour d'opticien, de façon que l'épaisseur de la région de l'iris soit réduite, à partir de l'extérieur jusqu'à 0,2 mm. Le papier support de la reproduction photographique de l'iris est mouillé puis mis en place sur la surface ainsi amincie. On presse ensuite sur la feuille de papier, une pièce d'appui spécialement préparée jusqu'à séchage du papier et mise en forme de ce dernier. La feuille de papier ainsi formée et la pièce d'appui sont alors collées sur la surface amincie, au moyen d'une colle acrylique (Plexit Ive60 + 0,2 à 0,650 en poids de påte de mono-tert-butylpermaleinate + 0,3 à 0,8 % en poids d'activateur 17). Lors du collage, la colle atteint sans action extérieure, une température comprise entre 50 et 700C. La reproduction de l'iris et son support ne subissent aucune influence lors de ce processus. La finition de la coquille est réalisée au moyen d'un tour d'opticien et par polissage. Exemple 2 On réalise une empreinte de l'oeil au moyen de plâtre et on presse sur cette dernière une plaque en plexiglas à une température d'environ 1200C obtenue à l'aide d'une lampe infra-rouge, de façon à obtenir la forme désirée de la coquille sclérale. La coquille est meulée et polie dans sa partie optique et est découpée dans sa zone périphérique, de façon à adapter ceIe-ci à l'anatomie de l'oeil. La partie de la coquille destinée à reposer sur l'oeil est ensuite amincie par meulage et polissage, jusqu'à atteindre une épaisseur de 0,5 mm. La finition est réalisée comme dans ltexemple 1. REVENDICB#PIONIS' 1. Coquille sclérale présentant dans la région de la pupille une partie optique faisant corps avec la coquille, caractérisée en ce qu'elle comporte dans la région de l'iris, la reproduction en couleur d'une vue photographique en couleur d'un iris naturel. 2. Coquille sclérale conforme à la revendication 1, caractérisée en ce que la reproduction est un positif photographique. 3. Coquille sclérale conforme à la revendication 1, caractérisée en ce que la reproduction est une impression en plusieurs couleurs. 4. Coquille sclérale conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la reproduction est constituée par du papier opaque à la lumière qui est enrobé dans le matériau corrt tieuant l'enveloppe sclérale. 5. Procédé pour la fabrication d'une coquille sclérale conforme à la revendication 4, consistant à réaliser une coquille en matériau synthétique, adaptée à la forme de l'oeil et à meuler et à polir la partie optique, caractérisé en ce que l'épaisseur de la coquille sclérale ainsi obtenue est réduite dans la région de l'iris, en ce que la reproduction est mise en place dans cette zone amincie et en ce que la reproduction est recouverte par une pièce d'appui en matière synthétique d'épaisseur telle que la coquille présente à nouveau l'épaisseur initiale. 6. Procédé conforme à la revendication 5, caractérisé en ce que la pièce d'appui précitée est mise en place par collage.