La présente invention concerne des glaces de sécurité contre les éclats, en particulier miroirs pour automobiles, qui sont constituées d'un support sur lequel se trouvent placées une couche métallique réfléchissante et une couche de verre trempé. Les rétroviseurs et les miroirs des automobiles et des avions sont jusqu'a présent fabriqués en silicates. Pour des raisons de sécurité, en particulier en raison du danger des éclats, on est contraint de remplacer ces glaces en silicates par un matériau qui ne se brise pas en éclats. Il est connu d'utiliser. au au lieu du verre de silicates, un matériau artificiel transparent, tel que, par exemple, du verre acrylique, qui porte au dos un revêtement mé- tallique réfléchissant. Cette couche métallique relativement mince doit alors être encore recouverte d'une laque protectrice, comme sur les glaces en verre de silicate Mais ces glaces, métallisées au dos, présentent le grand inconvénient que la partie antérieure en matière artificielle n'est pas suffisamment resistante aux égratignures et, après un usage relativement bref, nta plus un aspect impeccable. Un autre inconvénient est que les verres organiques ne sont pas aussi transparents et aussi dépourvus de défauts qu'un verre de silicate. L'image dans la glace est, des lors, assez souvent déformée. On peut éviter ces inconvénients par une réflexion antérieure, en supposant que la surface de la plaque est rigoureusement plane et brillante. Le support métallique mince doit être protégé contre l'usure par frottement. On connaît des couches protectrices contre cette usure en SiO2, TiO2, ZnS, mais ces couches sont, pour l'emploi pratique des glaces, trop minces et ne résistent pas à l'essuyage. Or, justement, les glaces de toilettes, comme celles des rétroviseurs des automobiles - parce qu'elles sont facilement ternies - sont souvent essuyées. Les couches protectrices en cause, dont ltépaisseur est bien inférieure à un micron, ne répondent donc pas à cette sévère sollicitation. Conformément à la présente invention, ces inconvénients sont évités en utilisant des glaces, caractérisées en ce quelles comprennent, sur un support 1, une couche métal lique réfléchissante 2, qui est protégée par une mince couche de verre trempé 3. Des couches de verre trempé de 1 à 10 microns ont ici lait leurs preuves. Les glaces conformes à la présente invention sont résistantes aussi bien aux changements de températures qu'aux températures tropicales, et avant tout à l'usure. Pour améliorer ltadhérence de ia couche métallique réfléchissante, et éventuellement aussi de la couche de protection en verre trempé, on peut introduire des couches intermédiaires en chrome, nickel, cobalt, fer ou leurs alliages, ou en fluorures, tels que le fluorure de magnésium, ou en oxydes comme les oxydes d'aluminium ou de chrome, devant et/ou derrière la couche métallique réfléchissante. Comme matériau réfléchissant, l'aluminium en particulier a fait ses preuves ; mais pour des buts spéciaux, on peut cependant mettre en oeuvre également l'argent, l'or, le cuivre ou d'autres métaux. Ces couches métalliques peuvent être conformées aussi bien en couches très minces de quelques microns qu'en couches plus épaisses. Un autre avantage de la glace conforme à la présente invention réside en ce qu'on peut utiliser comme support un matériau bon marché, dit matériau secondaxre, parce que le métal recouvre complètement le support. Pour une rétrovision par contre, seules sont utilisables des matières artificielles hautement transparentes et sans aucun défaut. Comme matériau de support, se montrent ainsi utilisables en particulier le verre acrylique, mais aussi d'autres matières thermoplastiques, telles que le polycarbonate ou le polysty rène. Les figures 1 et 2 représentent des sections schématiques à travers deux formes d'exécution des glaces conformes à la présente invention. Dans la glace de la figure 1, sur un support, par exemple en verre acrylique ou en métal, se trouvent une couche métallique réfléchissante 2 et une couche mince de verre trempé 3. Entre le support 1 et la couche métallique 2, ou entre la couche métallique 2 et la couche de verre 3, on peut, conformément à la figure 2, intercaler encore des couches intermédiaires 4 et 5, pour améliorer la résistance d t adhérence. Bien entendu, l'invention n'est paslimitée aux exemples de réalisation ci-dessus décrits et re- présentés. On pourra au besoin recourir à d'autres formes et à d'autres modes de réalisation,sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 10) Glace de sécurité contre les éclats, telle que miroir pour automobiles, caractérisée en ce que, sur un support,se trouvent placées une couche métallique réfléchissante et une couche de verre trempé. 20) Glace de sécurité contre les éclats suivant la revendication 1, caractérisée en ce que, entre le support et la couche métallique ou entre la couche métallique et la couche de verre trempé, se trouve placée une couche intermédiaire pour améliorer la résistance d'adhérence. 30) Glace de sécurité contre les éclats suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que le support est constitué en une matière thermoplastique, telle que du verre acrylique. 4 ) Glace de sécurité contre les éclats suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que le support est constitué en un métal léger ou un alliage de métal léger. 50) Glace de sécurité contre les éclats suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la couche métallique réfléchissante est constituée par de l'aluminium. 60) Glace de sécurité contre les éclats suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que la couche de verre trempé a une épaisseur de i à 10 microns. 70) Glace de sécurité contre les éclats, suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que les couches intermédiaires sont constituées en un métal du groupe comprenant le fer, le cobalt, le nickel et le chrome ainsi que leurs alliages. 80) Glace de sécurité contre les éclats suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que les couches intermédiaires sont constituées par des fluorures, tels que le fluorure de magnésium. 90) Glace de s ^urité qllivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que les couches intermédiaires sont constituées par des oxydes-tels que, par exemple, l'oxyde d'aluminium ou l'oxyde de chrome.