L'invention concerne les assemblages combustibles nucléaires réseau de barres, ouvert, et plus particulièrement un assemblage combustible ayant des barres de combustible de diamètre différent. Les réacteurs nucléaires comprennent normalement un coeur formé d'une pluralité d'assemblages combustibles nucléaires disposés dans une cuve à travers laquelle circule un caloporteur liquide ou gazeux. Ce caloporteur enlève l'énergie sous forme de chaleur lorsqu'il circule autour et à travers les assemblages combustibles. En particulier, dans les réacteurs sous-pression, à circulation d'un caloporteur liquide tel que de l'eau, il est indésirable d'atteindre un état d'ébullition, et, en conséquence, les coeurs de réacteur sont établis pour empêcher une situation désignée com zunément comme "départ d'ébullition par action nucléaire" (en abrégé D.N.B.).Si l'on permet à la vapeur d'exister le long des barres de combustible, le transfert de chaleur à partir des barres engendrant cette chaleur, vers le caloporteur environnant est notablement diminué et il existe une possibilité de détérioration des barres de combustible par surchauffe. En conséquence, les critères de sécurité relatifs au DNB imposent une limite supérieure à la température maximale du caloporteur et, par conséquent, une limite à l'efficacité totale du réacteur.Ces difficultés sont de plus compliquées par l'utilisation souhaitée de mélanges d'oxydes, ou de combustibles à base de plutonium, qui sont plus motteux à fabriquer et possèdent de façon inhérente une section efficace de capture neutronique élevée et un fort coefficient de température du modérateur comparé à celui des combustibles à base d'uranium plus communément utilisés. Et, puisquè le caloporteur se réchauffe progressivement à mesure qu(il s'écoule vers le haut en traversant le coeur, ce caloporteur change progressivement de densité, diminuant progressivement la modération imposée à la partie supérieure du coeur en comparaison de ce qu'il impose à la partie inférieure. Ceci se traduit par une diminution de souplesse de la réalisation et de la commande. Le chemin pour adoucir ces limitations, principalement en ponse aux effets DNB, comporte l'accroissement du rapport combustible-eau du coeur et l'utilisation de barres de combustible de toute la longueur du coeur et de plus faible section qui dégagent moins d'énergie par unité de longueur. Ces chemins cependant, sont compliqués par d'autres facteurs incluant des ccuts excessifs de fabrication et des coeurs plus importants.De plus, les réalisations de réacteurs incorporant des systèmes de sécurité redondants qui puissent répondre à l'éventualité peu probable d'une rupture du système du caloporteur du réacteur causant une perte de caloporteur, le noyage de la zone du coeur avec du caloporteur qui s'élève du bas vers le sommet du coeur. I1 est avantageux de disposer d'une souplesse additionnelle en prévoyant une conception du coeur répondant à cette condition. L'invention a en conséquence pour but principal de créer un assemblage combustible nucléaire qui diminue la température et les limitations d'efficacité, et qui soit compatible avec l'utilisation de combustible à oxydes mélangés. L'invention concerne à cet effet un assemblage combustible nucléaire composite adapté pour utilisation dans un réacteur nucléaire thermique ayant un caloporteur liquide s'écoulant vers le haut à travers un coeur comportant de tels assemblages placés suivant une orientation verticale, un tel assemblage comprenant : une pluralité de structures à barres de combustible nucléaire allongées, possédant du combustible nucléaire fissionnable enfermé dans une gaine étanche et disposées suivant un réseau, de façon générale régulier, et une pluralité de structures en lattis disposées autour des structures à barres, espacées suivant des niveaux prédéterminés pour supporter latéralement les structures à barres dans des cellules individuelles, assemblage caractérisé en ce que ces structures à barres de combustible comprennent des faisceaux supérieurs et inférieurs de barres de combustible espacés axialement d'une distance prédéterminée de l'un à l'autre, faisceaux où se trouvent moins de barres de combustible dans le faisceau inférieur mais de diamètre plus grand que dans le faisceau supérieur de barres de combustible, la périphérie des structures en lattis du. faisceau inférieur étant dimensionnée de façon pratiquement semblable à la périphérie. des structures en lattis du faisceau supérieur de combustible. L'assemblage est avantageusement adaptable à l'utilisation d'un combustible à oxydes mélangés dans les barres inférieures et d'un combustible à base d'uranium dans les barres supérieures. Dans cette configuration, un espace ménagé de préférence entre les barres supérieures et les inférieures, tend à adoucir la pointe aiguë de puissance qui autrement pourrait survenir à l'interface du combustible plutonium et du combustible uranium. Dans un réacteur normal où le caloporteur s'écoule vers le haut b travers le coeur, ce caloporteur est déjà chaud lorsqu'il atteint les barres de diamètre plus faible dans la partie supérieur de l'assemblage où la quantité d'énergie dégagée par unité de longueur de la barre de combustible est plus faible. Ceci permet une température d'évacuation plus élevée du caloporteur venant du coeur, sans danger d'ébullition et rend le système plus efficace. La taille relative de la section des barres de combustible supérieures et inférieures individuelles peut aussi etre modifiée comme prescrit par le réalisateur pour répondre au changement de modération causé par la modification de température du caloporteur.De plus, un volume libre est normalement ménagé dans la partie supérieure de nombre de barres de combustible pour permettre l'accumulation des produits de fission gazeux dégagés pendant la marche du réacteur. En raison du plus faible régime de dégagement d'énergie dans les barres de combustible supérieures, le volume libre supérieur peut être de valeur réduite par rapport à celui des barres de combustible de l'art antérieur. Un volume libre est aussi ménagé dans les barres inférieures qui sont à dégagement d'énergie plus élevé; cependant, il est situé à la partie inférieure des barres inférieures pour réduire la pointe de flux au centre du coeur. De plus, des matériaux absorbant les neutrons peuvent entre positionnés à la partie supérieure des barres de combustible inférieures et au bas des barres de combustible supérieures pour limiter la modération dans la région entre les deux réseaux de barres. L'invention sera plus aisément comprise d'après la description dvun mode préférentiel de la réalisation représentée, à titre d'exemple unique, sur les dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 est une coupe verticale d'un réacteur nucléaire comportant l'assemblage combustible selon l'invention - la figure 2 est une élévation schématique d'un assemblage combustible nucléaire composite selon l'invention - la figure 3 est une vue en plan simplifiée d'une structure de grille d'assemblage combustible supérieur selon un mode de réalisation de l'invention - la figure 4 est une vue en plan simplifiée d'une structure de grille d'assemblage combustible inférieur compatible avec le mode de réalisation de l'invention de la figure 3;; - la figure 5 est une vue perspective, en élévation, de la partie centrale d'un assemblage combustible selon un mode de réalisation de l'invention - la figure 6 est une vue perspective, en élévation, d'une cellule d'un assemblage combustible selon un mode de réalisation de l'invention; et - la figure 7 est une vue perspective d'un type de chaussette d'assemblage combustible selon l'invention. En se reportant maintenant à la figure 1, il y est représenté, en exemple, un réacteur nucléaire sous-pression utilisant des assemblages combustibles composites 10 selon l'invention. Ce réacteur comporte un coeur 12 possédant des assemblages combustibles 10 et disposé pour arriver approximativement à la configuration d'un cylindre circulaire droit. Ces assemblages 10 sont supportés dans une cuve 14 entre une plaque supérieure de coeur 16 et une plaque in férieure de c coeur 18, toutes deux étant perforées pour permettre au courant du fluide caloporteur de les traverser. Le fluide caloporteur du réacteur, de préférence un liquide tel que de l'eau, péne- tre dans la cuve 14 par une buse d'entrée 20, s'écoule vers le bas à travers une couronne 22, fait demi-tour dans un espace libre 24 et remonte vers le haut en passant dans le coeur 12.Dans des configurations de réacteur similaires le caloporteur pénètre dans la cuve 14 au-dessous du coeur et passe vers le haut. Le caloporteur absorbe de l'énergie quand il circule vers le haut à travers et autour des assemblages combustibles 10, il est évacué de la cuve 14 à travers une buse de sortie 26, et dégage son énergie dans un appareil (non représenté), normalement, pour produire de l'énergie électrique. Le dégagement de puissance par le coeur 12 peut être commandé de diverses manières bien connues comportant l'utilisation d'un absorbeur de neutrons, tel que du bore, circulant avec le caloporteur et agissant en même temps que des éléments de commande d'absorption de neutrons 28, montés en sommet, selon l'invention, pouvant être réglés en position par mouvement de va-et-vient à l'intérieur ou au voisinage des assemblages combustibles 10 par un appareil d'entraiSement 30. Alors qu'il existe une multitude de configurations de coeur et d'assemblages combustibles, l'lnven- tion est particulièrement bénéfique pour les coeurs à neutrons thermiques ayant des assemblages combustibles allongés position nés-verticalement, à travers lesquels le caloporteur circule généralement vers le haut selon une direction verticale. Un ensemble combustible 10 préférentiel selon l'invention est représenté sur la figure 2. Il comporte une pluralité de barres de combustibles supérieures 40 et une pluralité de barres de combustible inférieure 42 agencées suivant un réseau régulier, de préférence rectangulaire. Les barres 40, 42 sont de préférence dylindriques et les barres supérieures 40 sont de plus petit diamètre que les barres inférieures 42. En conséquence, le nombre de barres de combustible supérieures est plus grand que le nombre des barres de combustible inférieures. Chaque barre 40, 42 comporte une gaine métallique scellée hermétiquement à l'intérieur de laquelle est disposé du combustible nucléaire fissible, de préférence sous forme de pastilles cylindriques 46.Le combustible peut être de types divers, bien connus de l'homme de l'art, tel que de l'uranium enrichi, et dans un mode de réalisation comporte avantageusement de l'uranium enrichi dans les barres supérieures 40 et du combustible à base de plutonium dans les barres inférieures 42. ta où, par exemple, les barres supérieures et inférieures, à la fois, comportent de l'uranium d'enrichissement similaire, bien que des enrichissements différents puissent être utilisés, la puissance dégagée par unité de longueur de chaque barre de combustible est plus élevée pour les barres inférieures 42 que pour les barres supérieures 40. Ainsi, le caloporteur circulant vers le haut à travers et autour de l'assemblage 10 est chauffé initialement dans la partie inférieure de cet assemblage et ensuite élevé X une température supérieure dans la partie supérieure.Les risques de démarrage d'ébullition par action nucléaire (DNB) sont, cependant, réduits et une température plus élevée d'évacuation du caloporteur hors du coeur est atteinte, comme résultat du dégagement plus faible d'énergie par unité de longueur de barre combustible supérieure, énergie mesurée, par exemple, en kilowatts par unité de longueur. Le tableau I présente des exemples de paramètres obtenus par l'utilisation de l'assemblage combustible selon l'in- vention dans un coeur de réacteur à eau sous-pression utilisant de l'uranium enrichi comme combustible dans les barres supérieures 40, approximativement de 1,80 mètre, et dans les barres inférieures 42 approximativement de m4me longueur.La base de comparaison est un coeur avec des assemblages ayant des barres de combustible d'une longueur de 3,60 mètres dans un réseau de quinze par quinze, et qui est comparée à des assemblages composites 10 ayant des barres inférieures 40 dans un réseau de 15 par 15 et des barres supérieures 42 dans, respectivement, un réseau de 20 par 20 et un réseau de 30 par 30. TABLEAU I Base Composite Composite 15 x 15 Inférieur 15x15 Inférieur 15x15 Supérieur 20x20 Supérieur 30x30 Nombre de barres de combustible 204 316 816 Puissance linéaire moyenne dégagée kw/pied 7,06 4,6 1,76 kw/m 23,16 15,09 5,77 Puissance linéaire de pointe : kw/pied 18,8 12,1 4,7 kw/ 61,7 39,7 15,42 Température de la ligne centrale, Pointe U0 F "I 4200 ~ 3000 41600 2 C ~ 2315 151649 rJ 871 Accroissement de la température de sortie du caloporteur ... 20 50 'C ... 11 1 27-7 Comme on le voit d'après le tableau I, l'accroissement de la température du caloporteur est plus grand là où le nombre des barres supérieures est plus élevé.De plus, le nombre des barres de combustible est inférieur à celui d'un réseau complet en con séquenceAea construction de l'assemblage 10 et de l'incorporation 1de composants additionnels tels que des chaussettes de guidage comme il sera exposé ci-dessous. Par exemple, un réseau complet de 15xlS pourrait recevoir 225 barres de combustible; cependant, 204 de ces barres, seulement, sont utilisées, le solde des empla cements étant occupé par des chaussetes de guidage. En addition aux barres de combustible 40, 42 l'ensemble 10 comporte (figure 2) une buse supérieure 48 et une buse inférieure 50 fixées par des chaussettes de guidage 52, pour former un bloc carcasse de trans mission de charge.Les chaussettes 52 peuvent être utilisées sim plemént pour le support des assemblages ou pour le guidage des bàrres d'éléments de commande 54 (figures 1 et 6) dans et hors de l'assemblage ou pour mettre en place d'autres composants de coeur. Des structures de grille en lattis, supérieure 56, et inférieure 57, conformées généralement en casier à oeufs" sont fixées aux chaussettes 52 à des niveaux choisis. Les grilles 56 et 57 forment -une cellule 58 autbur de chaque barre ou chaussette, mieux repré ventée sur les figures 3 à 5. Les cellules 58 des barres de combus tible 40, 42 fournissent un support latéral tout en permettant la dilatation axiale de barre. Les grilles 56, 57 comportent, en sus des aubes normales de mélange de courant fluide et des supports 61 9 action élastique, des bandes extérieures 60 qui forment une li mite périphérique autour du réseau de barres, et dés bandes inté dgieurés 62 formant ensemble les cellules individuelles 58.Les di mensions périphériques des grilles supérieures 56 et inférieures 57, délimitées par les bandes externes 60, sont les mêmes. Les grilles 56, 57 doivent être disposées non seulement pour fournir un support aux barres 40, 42 de différents diamètres, mais aussi pour fournir les cellules 58a, 58b, pour la fixation des chaussettés 52 qui sont, dans le mode de réalisation préférentiel, de section droite constante, de préférence circulaire. Puisque les cellules de grille supérieure et celles de grille inférieure sont de dimensions différentes, des dispositions doivent être prises pour la fixation des chaussettes de guidage. En conséquence, les barres de combustible inférieures 42 sont, de préférence, sensiblement de même section droite que les chaussettes 52 de façon que les cellules 58 et 58a des grilles inférieures 57 soient toutes des mêmes dimensions.Les cellules 58 des grilles supérieures, cependant, comportent des cellules 58b qui reçoivent des chaussettes de guidage 52 et sont plus larges par rapport aux cellules 58 supportant les barres de combustible supérieures 40. Comme représenté sur la figure 3, dans l'assemblage combustible composite 10 de l'exemple, chacune des cellules 58b représente une combinaison de quatre cellules de réception de barre de combustible de grille supérieure. Sur une variante, les chaussettes 52 peuvent aussi être plus grandes que les barres de combustible inférieures 42, de façon que ces cellules soient aussi prévues dans les grilles inférieures 57 qui sont plus larges que les cellules recevant les barres de combustible 42. On peut voir aussi, par une comparaison des figures 3 et 4, que les cellules 58b, qui reçoivent les chaussettes de guidage, sont plus grandes que les cellules 58 de la grille inférieure 57. Comme les grilles sont fixées aux chaussettes 52 d'une cellule,' un dispositif doit être prévu pour fixer les chaussettes aux deux grilles supérieure et inférieure. Un dispositif pour une telle fixation est représenté sur la figure 6. Ici un manchon 64 est ménagé et brasé en 66, soudé ou fixé d'autre manière aux bandes de la cellule 58b de la grille supérieure 56, en quatre emplacements, par exemple. Le diamètre intérieur du manchon 64 peut être le même que la dimension entre plats de la cellule 58, 58a de grille inférieure de façon à maintenir l'alignement de la chaussette. Dans ce cas, la chaussette de guidage peut être brasée ou directement fixée d'autre manière aux bandes de la grille inférieure. En variante un fort brasage 66a, une soudure électrique, (figure 3), ou une autre fixation entre la bande intérieure 62 et la périphérie extérieure de la chaussette peuvent être exécutés, éliminant ainsi le besoin d'utiliser un manchon 64. La chaussette peut aussi être gonflée ou dilatée au-dessus et au-dessous du manchon 64 pour sa fixation. Ou bien, la cellule 58b peut être formée avec un épaulement 68 auquel est fixée la chaussette. De plus, la chaussette 52 peut avoir une section droite inférieure à celle des barres de combustible inférieures 42 et, par conséquent, à celle des cellu les de la grille inférieure et aussi plus faible que celle des grandes cellules 58b de la grille supérieure.Suivant cette configuration, les manchons 64 peuvent etre incorporés séparément dans les deux types de cellules de grille, la supérieure et l'inférieure, dans lesquelles les manchons ont le même diamètre intérieur pour recevoir la chaussette mais les manchons séparés ont -des diamètres extérieurs différents accordés à la taille respective d'une cellule de grille supérieure 58b et d'une cellule de grille inférieure 58a. De plus, comme représenté sur la figure 7, la chaussette 52 peut comporter un diamètre différent sur sa longueur tant que l'ouverture intérieure 53 est suffisamment grande sur toute cette longueur pour permettre le passage d'une barre 54 d'élément de commande. L'ouverture 53 peut aussi avoir une taille variable, par exemple, en étant plus grande à la partie supérieure et plus faible à la partie inférieure, procurant additionnellement, de ce fait, un effet de dashpot pour la barre de commande 54 à la partie inférieure de la chaussette 52. Les sections droites extérieures de la chaussette à taille variable peuvent être dimensionnées pour s'ajuster de façon plus compatible à l'intérieur des cellules de grilles avec ou sans les manchons. Il est préférable qu'un espace 70 (figures 2 et 5) soit ménagé entre le bas des barres de combustible supérieures 40 et le sommet des barres de combustible inférieures 42. Cet espace 70 peut adoucir une variation prononcée de la distribution de dégagement d'énergie qui, autrement, pourrait survenir à l'interface des barres de combustible, supérieures et inférieures, particulièrement là où du combustible à oxydes mélangés est utilisé. De préférence, cet espace n'est pas plus grand qu'environ deux pour cent de la somme des longueurs des barres de combustible supérieu res -et inférieures. Un espace trop large pourrait entraîner au centre du coeur, une région d'importance excessive de caloporteur modérateur, casant de façon indésirable une pointe de flux. Cet effet, cependant, peut être combattu en constituant les têtes d'extrémité de scellement des barres de combustible de la région d'interface, ou une fixation sur elles, d'une taille et d'une matière aptes à absorber les neutrons en excès. Il peut être aussi combattu en prévoyant des espaces libres dans les barres de de combustible, qui permettent une augmentation des gaz/produits de fission, au bas des barres de combustible inférieures et au sommet des barres de combustible supérieures. Un support pour les pastilles de combustible des barres de combustibles supérieures, tel qu'un ressort ou autre dispositif de support, peut être utilisé pour maintenir un espace vide de barre de combustible inférieure.De façon similaire, du combustible épuisé en pastilles ou sous une autre forme peut être inclus au bas des barres de combustible supérieures et au sommet des barres de combustible inférieures, ou bien, des entretoises en céramique inerte peuvent être positionnées à ces emplacements. Dans l'espace considéré, la grille supérieure 56 la plus basse est de préférence fixée rigidement à la grille inférieure 57 la plus élevée par leurs bandes extérieures 60. Cette fixation peut prendre de nombreuses formes, incluant l'utilisation de minces bandes périphériques 72 ou d'une bande périphérique 74 plus large, représentée en variante sur la figure 5. Les bandes 72, 74 sont disposées-extérieurement au réseau de barres et peuvent inclure une structure telle qu'utilisée dans les grilles à lattis normales, comportant des aubes de mélange de fluide 59, des ressorts de support 61, et des ouvertures pour fluide 80. La grille supérieure la plus basse est rigidement fixée à la grille inférieure la plus haute afin de renforcer l'assemblage dans sa région centrale où des efforts et des flexions relativement élevés peuvent survenir dans le cas d'un incident sismique. L'espace 70 entre le réseau de barres de combustible supEr~ meures et le réseau inférieur est particulièrement utile là où est employé du combustible à base de plutonium dans les barres inférieures et de l'uranium dans les barres supérieures pour adoucir une pointe de puissance dégagée qui intervient lorsque les deux combustibles sont utilisés d'autre façon qu'en mélange homogène. L'assemblage combustible 10 est de plus approprié pour l'utilisation de combustible à oxydes mélangés. Les quantités relatives, par exemple, de combustible d'uranium et de plutonium peuvent être réglées par variation de la longueur des barres de combustible supérieures 40 et inférieures 42. Il est préférable que les barres de combustible inférieures portant du plutonium soient disposées de la moitié aux deux tiers de l'assemblage combustible et que les barres portant de l'uranium le soient de la moitié au tiers restant de l'assemblage.L'assemblage composite selon l'invention est économiquement avantageux eu égard à l'utilisation du plutonium puisque le plutonium comme combustible, par exemple, sous la forme d'oxyde de plutonium, est de façon appréciable, plus coûteux à fabriquer que l'uranium comme, par exemple, le bioxyde d'uranium, en raison de la haute toxicité du plutonium qui nécessite une fabrication à distance. En plaçant le plutonium dans des barres de plus grand diamètre on réduit le nombre par assemblage de barres portant du plutonium, et par conséquent le coût. La disposition du plutoniumn dans la partie inférieure du coeur est également bénéfique en termes de caractéristiques de commande nucléaire.En plaçant ce plutonium près de la partie inférieure du coeur où est moindre la valeur des éléments de commande montés en som- met (comme représentés sur la figure 1), l'impact de la section efficace de capture élevée du plutonium est réduit. De plus, est réduit l'effet du fort coefficient de réactivité du plutonium à la température du modérateur sur les impératifs de commande puisque l'excursion de température du caloporteur de la pleine charge à la charge nulle est réduite dans la zone du plutonium où le caloporteur pénètre dans le coeur 12. On doit noter aussi que l'assemblage selon l'invention répond bénéfiquement dans les conditions d'accident supposé où le coeur est temporairement vidé de caloporteur. Dans de telles conditions une pluralité de systèmes redondants entrent en fonction pour remplir la cuve de réacteur du fond jusqu'au sommet. En conséquence, les barres inférieures plus réactives sont recouvertes de caloporteur plus tôt que les barres de combustible supérieures moins réactives, apportant ainsi une marge de sécurité supplémentaire par rapport aux coeurs dégageant une énergie généralement uniforme sur leur longueur. Ainsi il a été décrit un assemblage combustible composite utile pour la réalisation de températures plus élevées de réacteur et pour une meilleure efficacité totale de l'installation de réacteur. L'assemblage est de plus bénéfique lors de l'utilisation de combustible à oxydes mélangés, aussi bien qu'en assurant une souplesse accrue pour tous les types de réalisation de coeur. REVENDICATIONS 1.- Assemblage combustible nucléaire composite adapté pour utilisation dans un réacteur nucléaire thermique ayant un caloporteur liquide coulant vers le haut à travers un coeur comportant de tels assemblages placés suivant une orientation verticale, un tel assemblage comprenant : une pluralité de structures à barres de combustible nucléaire allongées, possédant du combustible nucléaire fissile enfermé dans une gaine étanche et disposées suivant un réseau, régulier de façon générale, et une pluralité de structures en lattis disposées autour des structures à barres, espacées suivant des niveaux prédéterminés pour supporter latéralement les structures à barres dans des cellules individuelles, assemblage caractérisé en ce que ces structures à barre de combustible comprennent des faisceaux supérieur (40) et inférieur (42) de barres de combustible (40,42) espacés axialement d'une distance prédéterminée (70), de l'un à l'autre, faisceaux où se trouvent moins de barres de combustible (42) dans le faisceau inférieur mais de diamètre plus grand que dans le faisceau supérieur de barres de combustible, la périphérie des structures en lattis (57) du faisceau inférieur étant dimensionnée de façon pratiquement semblable à la périphérie des structures en lattis, (56) du faisceau supérieur de combustible. 2.- Assemblage selon la revendication 1, caractérisé en ce que les barres de combustible (40) du faisceau supérieur possèdent à leur extrémité supérieure un espace libre pour contenir des gaz produits par la fission et que les barres de combustible (42) du faisceau inférieur possèdent un espace libre h leur extrémité inférieure. 3.- Assemblage selon les revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que l'espace (70) entre les barres (40, 42) des faisceaux supérieur et inférieur est inférieur à environ deux pour cent de la somme des longueurs d'une barre supérieure et d'une barre inférieure (40, 42). 4.- Assemblage selon les revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les structures en lattis supérieure, et inférieures, (56, 57) sont fixées à une chaussette de guidage vertical (52) disposée parmi les faisceaux de barres inférieur et supérieur, par des manchons tubulaires alignés (64) fixés à l'intérieur des structures en lattis, ces manchons (64), fixés aux structures en lattis supérieures (56) possédant un diamètre extérieur supérieur à celui des manchons fixés aux structures en lattis inférieures (57), et ces manchons inférieurs et supérieurs ayant le même diamètre intérieur, la chaussette (52), traversant et étant fixée à ces manchons. 5.- Assemblage selon les revendications i à 3, caractérisé en ce que les structures en lattis supérieures et inférieures (56, 57) sont fixées à une chaussette de guidage tubulaire verticale (52) disposée parmi les réseaux de barres supérieur et inférieur, cette chaussette (52) ayant un diamètre extérieur plus grand à l'intérieur du faisceau de barres de combustible supérieur qu'à l'intérieur du faisceau de barres de combustible inférieur. 6.- Assemblage selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le combustible nucléaire fissile dans les barres de combustible supérieures est de l'uranium et que le combustible nucléaire fissile dans les barres de combustible inférieures est du plutonium. 7.- Assemblage selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que du combustible nucléaire épuisé est disposé à la partie inférieure des barres de combustibles supérieures et à la partie supérieure des barres de combustible inférieures. 8.- Assemblage selon les revendications 1 à 7, caractérisé en ce que des entretoises céramiques sont disposées à la partie inférieure des barres de combustible supérieures et au sommet des barres de combustible inférieures. 9.- Assemblage selon les revendications 1 à 8, caractérisé en ce que le lattis le plus bas du faisceau supérieur et le lattis le plus haut du faisceau inférieur sont interconnectés par des bandes (72, 74).