L'invention a pour objet une couette utilisable principalement comme article de couchage. Les couettes connues jusqu'à présent sont fabriquées de la façon suivante : une enveloppe généralement rectangulaire est fermée sur ses quatre c8tés et contient de la plume ou une matière fibreuse ayant des qualités d'isolation thermique. Comme matière fibreuse, on emploie,de plus-en plus fré quemment, des fibres synthétiques ---- qui constituent une nappe isolante. fl est courant que l'on adopte une nappe dont ltépaisseur est telle qu'elle correspond à un poids de 400 g/n2 Afin que le rembourrage isolant reste réparti à l'intérieur de l'enveloppe et ne tende pas à se rassembler dans certaines zones, on exécute des points ou des lignes de piquage à travers l'enveloppe remplie. I1 arrive que les couettes garnies de la manière habituelle de 400 g/m2 de fibres isolantes ne suffisent pas a la conservation souhaitable de la chaleur pendant les nuits lee plus froides ou sous les climats les plus rigoureux. La solution évidente dans un tel cas consiste à accroître la quantité de fibres contenue dans l'enveloppe. Ceci conduit naturellement à une augmentation de 11 épaisseur de la nappe intérieure et comporte une difficulté plus grande de réalisation des points ou des lignes de piquage. L'invention a pour but principal d'apporter une couette dont l'épaisseur de la nappe intérieure qui doit être retenue par des points ou des lignes de piquage n'est pas augEntee et, même, est diminuée par rapport aux épaisseurs habituelles, cette couette ayant néanmoins des qualités isolantes notablement accrues par rapport aux couettes garnies d'une nappe courante de 400 g/m2. Un autre but de l'invention est de parvenir à une couette dans laouelle la nappe isolante devant être retenue pariquage à travers l'enveloppe a une épaisseur inférieure à celle des nappes courantes des couettes connues, cependant que cette couette comprend un poids total plus élevé, par exemple 600 g/m, de matière fibreuse mis en oeuvre, et que ses qualités isolantes sont augmentées plus que proportionnellement à l'accroissement du poids total du garnissage utilisé. On atteint ces buts selon l'invention grâce à une couette comprenant deux panneaux superposés, composés chacun d'une enveloppe et d'un garnissage en matière isolante de poids au plus égal à celui de la matière isolante d'une couette classique, ces queux panneaux étant superposée etréunis bord à bord le long de leur périmètre en contenant ainsi entre eux un volume d'air emprisonné. Selon un mode de réalisation de l'invention, les deux faces des enveloppes qui limitent entre elles un volume d'air sont en tissu léger, relativement perméable au passage de l'air. Pour mieux faire comprendre l'invention, on donnera maintenant une description d'un exemple de réalisation. On se reportera à la figure unique annexée qui est une vue en perspective, en partie en coupe, d'une couette conforme à l'inventison. Dans cet exemple préféré de réalisation, une couette 1, rectangulaire, se présente d'une seule pièce fermée sur ses quatre côtés tout le long de son périmètre. Elle est composée de deux panneaux 2, 3 superposés et réunis l'un à l'autre par leurs bords. Chaque panneau 2, 3 comprend une enveloppe 4, 5 respectivement, contenant une nappe 6, 7 en matière isolante, par exemple des fibres de polyester. Chaque nappe 6, 7 a une épaisseur et un poids au plus égaux à ceux d'une nappe isolante que l'on trouve habituellement dans les couettes connues ; par exemple au lieu de 400 dans dans une couette classique, chaque panneau 2, 3 peut conte- nir une nappe 6, 7 de 300 g/m2. Ceci facilite l'exécution de lignes de piquage comme les trois lignes 8, longitudinales, que l'on voit sur le panneau 2 et les trois lignes longitudinales 9 dont une seule est visible sur le panneau 3. Les panneaux 2, 3 sont réalisables séparément et peuvent être réunis par une couture périmétrique 10. On peut, aussi, réaliser une grande longueur de panneau et faire une pliure le long d'une ligne transversale pour obtenir la couette 1 composée de deux panneaux 2, 3 superposés et réunis par leurs bords. De cette façon, il existe à l'intérieur de la couette 1, entre les deux panneaux 2, 3, un volume d'air 11 emprisonné entre les deux faces internes directement en regard l'une de l'autre des enveloppes 4, 5 de chaque panneau 2, 3. De préférence les deux faces internes 12, 13 appartenant chacune respectivement à une enveloppe 4 5 d'un panneau 2, 3, sont en tissu léger, perméable au passage de l'air, -en tulle par exemple, mais dont les ouvertures sont assez petites pour empêcher toute sortie de matière isolante hors des enveloppes 4, 5. Il n'est pas obligatoire que, comme dans l'exem- ple décrit ci-dessus, le garnissage 6, 7 de chaque panneau 2, 3 soit identique. n est possible au contraire, grâce à l'invention de régler comme on le désire la qualité isolante de la couette 1 en déterminant l'épaisseur de chaque garnissage 6, 7. Il y a lieu de tenir compte que la couche d'air emprisonné 11 joue elle-même un r81e isolant. On obtient une couette 1 ayant la même qualité isolante qu'une couette qui contiendrait une seule couche intérieure de 800 g/m2 de garnissage isolant, en réunissant deux panneaux 2, 3 ne contenant chacun que 300 g/m2 de garnissage. On ntemploie donc au total que oeo g/m2 de matière isolante et on ne rencontre aucune difficulté à exécuter les piquages des lignes 8 et 9 alors que le piquage à-travers un garnissage de 800 g/m2 serait plus difficile et-pourrait, parfois, excéder la capacité des machites utilisées. REVENDICAUIONS 1) Couette comprenant une enveloppe, un garnis- sage isolant enfermé dans cette enveloppe, caractérisée en ce qu'elle est composée de deux panneaux (2, 3) ayant chacun une enveloppe (4, 5) contenant un garnissage isolant $, 7),.ces panneaux (2,3) étant superposés et réunis par leurs bords le long de leur périmètre, en enfermant entre eux un volume d'air emprisonné (rut). 2) Couette selon la revendication 1, caractérisée en ce que les faces internes (12, 13) directement en regard des deux panneaux (2, 3) sont en tissu léger, perméable à lrair. 3) Couette selon la revendication 1, caractérisée en ce que chacun des deux panneaux (2, 3) a ses propres lignes de- piquage (8, 9) qui retiennent en place-le garnissage isolant (6, 7). 4) Couette selon la revendication 3, caractérisée en ce que chaque panneau (2, 3) contient une nappe de garnissage isolant dont l'épaisseur est inférieure à celle du garnissage contenu dans une couette classique.