La présente invention concerne un procédé de liage mécanique d'arbustes ou de plantes fruitiers ainsi qu'un procédé de palissage mécanique de la vigne1 et les machines pour la mise en oeuvre de ces procédés. Le liage d'arbustN ou de plantesfruitiers s'effectue le plus souvent en déroulant de part et d'autre d'une rangée de tels arbustes des liens souples et en les reliant à intervalles déterminés autour d'un, arbuste ou d'un lot de plantes de façon à les maintenir dans une position privilégiée, généralement droite , et dans une configuration serrée favorable , par exemple, à la protection de ces plantes contre les effets d'un fort ensoleillement. Le palissage de la vigne s'effectue sensiblement de la même façon avec, toutefois, au préalable un relevage des sarments ou brins pour les amener sensiblement à la verticale dans la position où ils seront liés. Le liage mécanique s'effectue au moyen de machines automotrices, tractées ou portées, comportant des guides latéraux entre lesquels viennent s'engager les arbustes lors du déplacement de la machine pour amener les branches ou brins de l'arbuste dans une configuration relativement resserrée, le liage s'effectuant au niveau de la partie aval de ces guides pour serrer fermement les liens autour des arbustes. Dans les machines à palisser, les guides latéraux sont disposés en aval des moyens releveurs et sensiblement dans l'alignement de ceux-ci. Dans les procédés de liage actuellement mis en oeuvre, si le regroupement ou guidage des arbustes à lier s'effectue correctement au moyen de guides latéraux, ceux-ci ont tendance à repousser en avant les bras ou branches des arbustes lors de l'avancement de la machine par effet de friction, et donc d'une part, détruisent la cohésion des arbustes, et notamment des brins de vigne venant d'être relevés, et d'autre part, amènent les bras ou branches de l'arbuste dans des positions non favorables à leur liage, notamment lorsque ces arbustes sont plantés et orientés de façon à présenter une orientation ou une inclinaison particulière, comme c'est le cas pour certaines vignes de coteaux. La présente invention a pour objet de remédier aux in convénients des procédés de liage de l'art antérieur en permettant de guider et de rassembler mécaniquement les branches ou brins des arbustes et de les maintenir dans la position requise favorable au liage pendant l'opération de liage, indépendamment de la vitesse d'avancement de la machine. La présente invention a pour autre objet de prévoir une machine pour la mise en oeuvre du procédé ci-dessus qui, en liaison avec un engin porteur et propulseur, permet de guider et de retenir en position relevée à une hauteur choisie les brins ou branches des arbustes au moyen de surfaces de guidage portées par le châssis de la machine mais susceptibles de se déplacer relativement à celui-ci à une vitesse sensiblement identique à la vitesse d'avancement de la machine, mais en sens inverse, de façon à présenter des surfaces d'engagement avec la plante virtuellement stationnaires par rapport à celle-ci. La présente invention a pour autre objet de prévoir une machine à palisser permettant préalablement au liage de la vigne engagée et maintenue en position relevée par les moyens de guidage précédents, un relevage des brins de la vigne. La présente invention a pour autre objet de prévoir une telle machine qui soit réglable instantanément en hauteur et autoinclinable pour assurer son maintien notamment pour le travail en vers, le châssis de la machine étant partiellement supporté par une roue stabilisatrice. Pour ce faire, et selon une caractéristique de la présente invention, un tel procédé de liage comprend l'étape d'engager et de guider les arbustes pour les amener en position resserrée par des moyens mobiles présentant une surface d'engagement se déplaçant à une vitesse relative par rapport à la machine, sensiblement identique à la vitesse d'avancement de celle-ci, mais en sens inverse, afin de maintenir les arbustes en position correcte de liage dans une configuration sensiblement verticale ou respectant l'inclinaison naturelle dans le sens de la rangée d'arbustes, lors de l'attache des liens. Selon une autre caractéristique de la présente invention, une machine à lier pour la mise en oeuvre de ce procédé comprend une structure de support susceptible d'être fixée sur un engin porteur et propulseur, un châssis enjambeur relié à la structure support et définissant un chenal de passage pour les arbustes, des moyens de guidage des arbustes dans le chenal, des moyens de dévidage de liens de part et d'autre des arbustes, et des moyens pour attacher ensemble les liens à intervalles déterminés autour des arbustes resserrés, les moyens de guidage comportant de part et d'autre du chenal des moyens mobiles présentant chacun au moins une surface d'engagement avec les arbustes susceptibles de se déplacer relativement par rapport au chAs- sis enjambeur de façon à engager et accompagner les arbustes depuis leur position relativement épanouie jusqu'à leur position resserrée, ou ils sont liés par les moyens d'attache de liens. Selon une autre caractéristique de la présente invention, les moyens mobiles de guidage et de maintien sont constitués de deux vis d'Archimède oontra-rotatives , dont les axes s'détendent dans un plan sensiblement horizontal, chaque vis étant entralnée par un moteur hydraulique. Selon une autre caractéristique de la présente invention, la machine comporte en outre des moyens releveurs également à vis d'Archimède montés sur le châssis enjambeur et s'étendant en avant des moyens mobiles de guidage. Avec une telle machine, il est ainsi possible de réaliser le liage d'arbustes ou de plantes en maintenant ceux-ci correctement en vue du liage sans occasionner des éparpillements non contrôlés des branches ou des brindilles des arbustes, tout en permettant de pré-resserrer ceux-ci pour en faciliter le liage, notamment pour le liage d'ananas. De cette façon, il est possible d'augmenter la vitesse de-déplacement de la machine sans avoir à veiller à la dispersion ou au mauvais engagement des branches des arbustes lors du liage, principalement dans le cas d'arbustes à inclinaison orientée. Par ailleurs, en disposant le système d'attache des liens de façon que le point de contact entre les bras d'attache de liens se situe sensiblement à l'aplomb de la partie médiane des moyens de guidage et de maintien des arbustes, il est ainsi possible de réaliser un liage précis, alors que les arbustes sont maintenus en position droite ou une disposition légèrement inclinée déterminée, sans éparpillement des branches ou brins des arbustes. D'autre part, les bras des moyens d'attache étant commandés directement par des vérins individuels en série, le point d'attache est déterminé avec une grande précision tout en autorisant une force de liage optimale pour resserrer de la façon requise les arbustes alignés, par exemple pour le liage de plants d'ananas. D'autres avantages et caractéristiques de la présente invention ressortiront de la description suivante de modes de réalisation donnés a titre illustratif mais nullement limitatif, faite en relation avec les dessins annexés, sur lesquels La figure 1 est un schéma illustrant le liage mécanique selon le procédé de la présente invention et les éléments essentiels actifs de la machine à lier coopérant avec un engin porteur et propulseur La figure 2 est une vue en perspective schématique, de trois quarts avant, d'un mode de réalisation d'une machine à palisser mettant en oeuvre les déments actifs représentés sur la figure 1. La figure 3 est une vue en perspective d'une telle machine à palisser montée sur un tracteur La figure 4 est un diagramme schématique illustrant la mise en oeuvre des moyens d'agrafage utilisés sur la machine orientée sur les figures 2 et 3. Sur la figure 1, la référence R1 représente un rang d'arbustes fruitiers, par exemple des framboisiers ou des cassis liés en mettant en oeuvre le procédé selon la présente invention. La référence R2 désigne un rang parallèle des mêmes arbustes en cours de liage. Selon le procédé de la présente invention, deux liens souples 1 sont déroulés depuis deux dévidoirs 2 de part et d'autre de la rangée d'arbustes et sont amenés à un dispositif d'attache de liens par agrafage comprenant un moyen d'enclume 3 et un moyen d'agrafeuse 4 articulés respectivement autour d'axes sensiblement verticaux 5 et 6 pour associer en 7 les deux liens 1 de part et d'autre d'un arbuste ou d'un lot de plantes S6 au moyen d'une agrafe telle que celle représentée en 8 entre les arbustes ou lot de plantes liés S5 et 56, et ce sur une ligne médiane 9 de la rangée d'arbustes ou de plantes à lier. Symétriquement par rapport à cette ligne médiane 9, sont prévus des moyens de guidage et de maintien 10 des arbustes en position verticale ou convenablement inclinée en vue de leur liage par les moyens d'agrafage 3 et 4 et ce indépendamment de la vitesse d'avancement de la machine portant les moyens d'agrafage et les moyens de guidage suivant la direction représentée par les flèches 11. Dans le mode de réalisation représenté, les moyens de guidage et de maintien 10 sont constitués de deux vis d'Archimède en tôle d'acier ou en matière plastique fixées sur des axes 12 entralnés en rotation par des moteurs hydrauliques 13 situés en bout d'axe et montés sur le cassis de la machine (non représenté) par leur extrémité voisine des moteurs hy drauliques 13.Les vis 10 ont un pas contraire tournant en sens opposé et sont montées de façon réglable sur le châssis de la machine pour réaliser entre elles un écartement déterminé et leur amortir une incli naison également déterminée par rapport à l'horizontale.La machine est portée par un engin porteur et propulseur, par exemple un tracteur interligne 14, les moteursde la machine étant actionnés par exemple par la prise de forcit 15 du tracteur . Des bandes sans fin à nervures ou taques peuvent également être utilisées en place et lieu des vis, mais l'engagement des branches d'arbustes s'effectue alors avec moins de prise etune précision moindre qu'avec les larges filets des vis. Les vis d'Archimède 10 engagent ainsi les arbustesdans leur configuration naturelle, les vis tournant à des vitesses déterminées de façon qu'un élément de surface d'un filet de vis se déplace par rapport au châssis de la machine, dans la direction contraire à celle de l'avancement du tracteur 14, à une vitesse sensiblement identique, l'élément de surface de la vis gardant ainsi une position virtuellement stationnaire par rapport au sol. Les arbustes sont guidés mais également maintenus dans leur position verticale ou éventuellement inclinée sans subir d'effet d'entraînement nuisible à leur présentation aux moyens d'agrafage.Les moyens d'agrafage 3 et 4 étant disposés au-dessus des vis 10, sensiblement au niveau de leur partie médiane, le corps des arbustes est maintenu et guidé non seulement préalablement a l'agrafage des liens en 7 mais également pendant cet agrafage, de sorte que le liage de l'arbuste s'effectue dans des conditions optimales et avec des risques d'échappement deFbranches très réduits. Les liens 1 sont avantageusement fixés en bout de rangée sur des piquets terminaux 81. On a représenté de façon schématique sur la figure 2 une machine a palisser la vigne ou d'autres arbustes, tels que les framboisiers, selon la présente invention, incorporant les moyens de liage décrits en relation avec la figure 1. Cette machine comprend un socle de fixation 16 destiné à être fixé sur le ventre d'un tracteur et un châssis enjambeur, généralement désigné par la référence 17, monté par l'une de ses extrémités sur le socle 16 au moyen d'un axe de pivotement 18 de façon que l'ensemble du châssis enjambeur 17 puisse pivoter dans un plan vertical perpendiculaire à la direction d'avancement du tracteur sur lequel est fixé le socle 16.Le châssis enjambeur 17 est constitué de façon plus précise de deux premiers montants supports 19 montés de façon à coulisser sur des tubes 20 solidaires de l'axe 18, un vérin de réglage en hauteur 21 permettant de régler la hauteur de ces premiers montants supports 19 par rapport à l'axe 18. Le châs- sis est ensuite constitué d'une structure de potence 20 perpendiculaire au premier montant de support 19, et d'un second montant support 21, parallèle aux premiers montants supports 19, et monté de façon à pouvoir coulisser sur un tube d'extrémité inférieur 22 supportant une roue montée à pivot 23, un vérin de réglage de hauteur 24 étant disposé entre le second montant support 21 et le tube support de roue 22. Un tel châssis enjambeur est d'une structure particulièrement légère et souple, et permet un réglage en hauteur de l'ensemble du châssis pour accommoder diverses hauteurs de plantes ou d'arbustes. La reprise sur la roue 23 du châssis enjambeur évite les inconvénients des structures montées en porte à faux, notamment le bridage sur l'engin porteur et la nécessité d'un contre-poids, permettant ainsi de ré. duire considérablement la largeur hors tout de l'ensemble machine-engin porteur. Grâce à son articulation 18 et aux deux vérins indépendants 21 et 24, la position du châssis dans l'espace peut être réglée pour correspondre à tout type de terrain, notamment en forts dévers, sans risque de provoquer de basculement de l'engin porteur comme dans le cas des machines montées en porte à faux. De façon plus spécifique, la structure de potence 20 est constituée de deux tubes parallèles 25, montés de façon à pouvoir coulisser dans une direction perpendiculaire au plan des deux premiers montants supports 19 dans des brides 26 formées à l'extrémité supérieure de ces derniers. Une tige filetée 27 actionnée par une manivelle 28 est engagée dans les paliers taraudés 29 et 30 respectivement solidaires des premiers montants supports 19 et de la structure de potence 20, permettant ainsi de régler l'écartement entre les premiers montants supports 19 et les seconds montants supports 21 dans une plage de variation de l'ordre de 30 cm. Des vis de blocage 31 sur les brides 26 permettent de bloquer le châssis enjambeur dans une position d'écartement déterminée. L'ensemble des éléments actifs de la machine est supporté par un élément de châssis pendulaire 31 monté sur un arbre 32 tourillonnant dans des paliers 33 solidaires de la structure de potence 20. Des longerons 34, faisant saillie par rapport à la partie inférieure des éléments de châssis pendulaire 31, servent à soutenir un cadre. support 35 pour les moyens d'agrafage 3 et 4 et les vis de guidage et de maintien 10. Le cadre support 35 est monté de façon à pouvoir coulisser par rapport aux longerons 34, un vérin de réglage 36 permettant de régler la hauteur des moyens d'agrafage et des moyens de guidage et de maintien par rapport au châssis enjambeur et, partant, par rapport au sol, pouracccoder des arbustes et des plantes de différentes hauteurs. Sur les extrémités avant des longerons 34 sont supportés les moteurs hydrauliques 7 de deux moyéns de releveurs, constitués devis d'Archimède 38, analogues à ceux décrits dans la demande de brevet français nO 75/062ces au nom du demandeur. Des étais-supports réglables 39 permettent de régler l'inclinaison et/ou l'écartement des vis de relevage 38. De façon similaire, les moteurs hydrauliques 13 des vis d'Archimède 10 de maintien et de guidage sont supportés aux extrémités inférieures du cadre support 35 par des bras 40 permettant de régler leur écartement et leur inclinaison par rapport à l'horizontale. Les moyens d'agrafage 3 et 4 sont montés de façon à pivoter autour des axes 5 et 6 sur des longerons 41 solidaires du cadre support 35,les vérins de commande 42 et 43 des moyens d'agrafage étant disposés entre ceux-ci et les extrémités inférieures du cadre support 35. Sur les longerons 41, de l'autre côté du cadre support 35, sont fixés les évidoirs 2 pour les liens d'attache, des conduits creux 44 amenant les liens depuis les dévidoirs jusqu'aux moyens d'agrafage 3 et 4. Les éléments principaux de la machine selon la présente invention sont reconnaissables sur la figure 3 qui représente une telle tachine montée en position de marche sur un tracteur 14. On a représentfl de façon schématique sur la figure 4 le système de commande des moyens d'agrafage d'une machine de liage selon la présente invention. L'agráfeuse 4 comportant une réserve d'agrafes métalliques 45 et une tête d'agrafage 46, est -articulée autour du pivot 6 au moyen d'une biellette 47, elle-même reliée de façon articulée à une tige 48 du vérin 43, celui-ci étant du type dit à double tige et étant fixé par une bride 49 au cadre support 45. La première chambre 50 du vérin 43 est susceptible d'être alimentée par l'intermédiaire d'un distributeur à commande manuelle (non représenté) à une source de fluide sous pression par la canalisation d'entrée 51.La deuxième chambre 52 du vérin 43 communique par l'intermédiaire d'une canalisation de fluide sous pression 53, avec la première chambre 54 du vérin 42 de l'enclume 3, dont la tige 55 est raccordée à l'enclume 3 autour du pivot 5 par une biellette 56. La deuxième chambre 57 du vérin 42 communique avec l'atmosphère environnante par un orifice calibré 58. Lorsque la pression est envoyée par le distributeur à commande manuelle à la première chambre 50 du vérin 43, le piston 59 de celui-ci est déplacé dans le sens de la flèche 60 pour faire pivoter l'agrafeuse 4 dans sa direction vers l'enclume 3.Simultanément, le fluide sous pression dans la Chambre 52 est refoulé par le piston 59 vers la première chambre 54 du vérin 42 de façon à déplacer le piston 61 de ce vérin dans le sens de la flèche 62 parallèle à la flèche 60, amenant l'enclume 3 a pivoter autour de l'axe 5 vers l'agrafeuse 4. L'air contenu dans la seconde chambre 57 du vérin 52 est ce faisant expulsé par l'orifice d'air 58. En bout des tiges 48 et 55 sont disposées des butées réglables 63 et 64, respectivement, contre lesquelles viennent buter les extrémités 65 et 66 des tiges 48 et 55, respectivement, lors de leur déplacement suivant les flèches 60 et 62. La butée 64 est réglée de façon a limiter le pivotement de l'enclume 3 dans le sens de la flèche 67 pour l'amener exactement au niveau de la ligne médiane 9. La butée réglable 63 est disposée légèrement en retrait par rapport à la butée réglable 64 de façon que la course de pivotement de l'agrafeuse 4 dans le sens de la rlèche 68 amène l'agrafeuse à venir tout d'abord en contact avec l'enclume en butée, puis puisse subir un supplément de pivotement pour réaliser l'opération d'agrafage proprement dite, l'extrémité 65 de la tige 48 venant alors en butée contre la butée réglable 63.On réalise ainsi un agrafage extrêmement précis, exempt de jeu, et assurant une force de liage optimale. Les moyens d'agrafage 3 et 4 sont ramenés dans leur position de repos représentée dans la figure 4 par des ressorts 69 et 70. Les liens 1 sont amenés jusqu'au niveau de la tête d'agrafeuse t6 et de la tête d'enclume 3 par les guides d'amenée 44, des tendeurs classiques (non représentés) disposés au voisinage des dévidoirs 2 assurant la tension de ces liens en vue de leur agrafage. Un accumulateur à azote 71 est aménagé dans le circuit de fluide sous pression 53 pour absorber l'excès de fluide en provenance de la seconde chambre 52 du vérin 43 lorsque l'extrémité 66 de la tige 55 est en butée contre la butée réglable 54. L'accumulateur à azote est par exemple calibré à 70 bars. L'ensemble de la machine à lier ou à palisser fonctionne hydrauliquement, une centrale hydraulique avec pompe double corps (non représentée) d'une puissance d'environ 15 chevaux, entraînée par la prise de force 15 du tracteur, assurant l'alimentation de tous les moteurs et distributeurs hydrauliques, autorisant ainsi la dépendance fonctionnelle de la machine. Les quatre moteurs hydrauliques des vis d'Archimède 10 et 38 sont montés en série, et leur vitesse de rotation est réglable grâce à un régulateur de débit commandable (non représenté). Des distributeurs sont également prévus pour les vérins 21 et 24 de réglage de hauteur de châssis enjambeur et pour le vérin 36 de réglaen hauteur du cadre support 35. Selon une caractéristique particulière de la présente invention, les vis d'Archimède de relevage 38 comportent à leurs extrémités inf-érieures deux parties télescopiques 72 (figure 3) présentant des filets de même pas que les parties de vis supérieures et permettant un réglage manuel de la longueur des vis de relevage, ces parties télescopiques étant bloquées en position par des vis radiales. Un tel réglage est nécessaire lorsque l'écran de végétation est plus ou moins important. Par exemple pour une hauteur de chenal sous châssis enjambeur de 2 m (correspondant sensiblement à la hauteur des piquets soutenant une vigne),il peut etre nécessaire de relever des sarments s'étendant au ras du sol, sans avoir dans ce cas la possibilité de pouvoir abaisser l'ensemble de la machine. Les parties télescopiques sont alors étendues jusqu'a venir affleurer le sol. Par ailleurs, la pointe 73 de chaque partie télescopique inférieure 72 est montée articulée sur l'extrémité de la tige des parties télescopiques 72, par exemple par un accouplement & ressort, de façon à pouvoir s'escamoter lorsqu'elle vient en butée contre des accidents de terrain, par exemple des pierres, évitant ainsi tout risque de fausser les vis de relevage. Quoique la présente invention ait été décrite en relation avec les modes de réalisation particuliers, elle ne s'en trouve pas limitée mais est au contraire susceptible de modifications et de variantes qui apparaitront à l'homme de l'art. En particulier, au lieu d'utiliser un tracteur interligne, tout type d'engin porteur et propulseur, tel qu'un tracteur enjambeur,peut être utilisé. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour lier des arbustes ou des plantes fruitiers plantés en rangée au moyen d'une machine utilisée en coopération avec un engin porteur et propulseur et réalisant les étapes de dérouler au moins deux liens de part et d'autre de la rangée d'arbustes à une hauteur réglable, de confiner les arbustes dans une configuration relativement resserrée, dans une direction perpendiculaire à la rangée, et d'attacher ensemble les liens sélectivement à des intervalles prédéterminés autour des arbustes en configuration resserrée, caractérisé en ce qu'il comprend l'étape d'engager et de guider les arbustes pour les amener en position relativement resserrée par des moyens mobiles présentant une surface d'engagement se déplaçant à une vitesse relative par rapport à la machine, sensiblement identique à la vitesse d'avancement de celle-ci mais en sens inverse, afin de maintenir les arbustes en position resserrée dans une configuration sensiblement verticale lors de l'attache des liens. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte en outre, préalablement à l'engagement des arbustes, l'étape de relever mécaniquement les éléments tombants des arbustes pour les amener en position relevée sensiblement resserrée. 3 - Machine à lier les arbustes ou plantes fruitiers, utilisée en coopération avec un engin porteur et propulseur, comprenant une structure de support susceptible d'être fixée sur un engin porteur et propulseur, un châssis enjambeur relié à la structure support et déf i- nissant un chenal de passage pour les arbustes, des moyens de guidage des arbustes dans ce chenal, des moyens de dévidage de liens de part et d'autres des arbustes,et des moyens pour attacher ensemble les liens à intervalles déterminés autour des arbustes rassemblés, caractérisée en ce que les moyens de guidage comportent de part et d'autre du chenal des moyens mobiles présentant chacun au moins une surface d'engagement avec des arbustes susceptible de se déplacer relativement par rapport au châssis enjambeur, de façon à engager et accompagner les arbustes depuis leur position relativement épanouie jusqu'à leur position rassemblée où ils sont liés par les moyens d'attache de liens. - Machine à lier selon la revendication 3, caractérisée en ce que les moyens mobiles de guidage et de maintien sont constitués de vis d'Archimède contra-rotatives dont les axes s 'étendent dans un plan sensiblement horizontal, chaque vis étant entraînée par un moteur hydrau lique. 5 - Machine à lier selon la revendication 4, caractérisée en ce que chaqùe vis est montée de façon réglable sensiblement en porte a faux au voisinage de son moteur sur un support solidaire du chassis enjambeur, des moyens étant prévus pour régler l'inclinaison et la position de l'axe de la vis par rapport à la direction d'avancement de la machine. 6 - Machine à lier selon la revendication 4 ou la revendication 5, caractérisée en ce que les moyens d'attache sont du type à agrafage comprenant un moyen d'enclume et un moyen d'agrafeuse montés respectivement de façon à pivoter dans un plan sensiblement horizontal pour venir sélectivement en contact de pression l'un avec l'autre pour agrafer les liens ensemble, les moyens d'attache étant disposés au-dessus des vis d'Archimède, sensiblement au niveau de la partie amont de celles-ci, le point de contact de pression étant situé sensiblement au voisinage de la partie médiane des vis. 7 - Machine à lier selon la revendication 6, caractérisée en ce que les moyens d'attache sont actionnés respectivement par des moyens de vérins à double tige et à deux chambres étanches, le vérin de commande du moyen d'agrafeuse ayant sa première chambre susceptible d'être reliée de façon commande une source de fluide sous pression et ayant sa seconde chambre reliée à la première chambre du vérin de commande du moyen d'enclume par une canalisation de fluide sous pression, la seconde chambre du vérin d'enclume communiquant avec l'atmosphère par un orifice calibré, les moyens d'enclume et d'agrafage étant ramenés dans leur position de repos par des ressorts. 8 - Machine à lier selon l'une quelconque des revendicatiens 3 a 7, caractérisée en ce qu'elle comporte en outre des moyens releveurs a vis d'Archimède montés sur le châssis enjambeur et s'étendant en avant des moyens mobiles de guidage. 9 - Machine à lier selon l'une quelconque des revendications 3 a 8, caractérisée en ce que le châssis enjambeur comprend une première structure de montant susceptible d'être reliée à l'engin porteur de façon a pivoter autour d'un axe horizontal parallèle au sens d'avan cément de l'engin, une structure de potence transversale et une seconde structure de montant solidaire de la structure de potence, à distance de-la première structure de montant et parallèle à celle-ci, l'extrémité inférieure de la seconde structure de montant supportant une roue stabilisatrice montée sur pivot. 10 - Machine à lier selon la revendication 9, caractérisée en ce que la structure de potence transversale et la seconde structure de montant peuvent être déplacées de façon ' commandable par rapport à la première structure de montant dans une direction perpendiculaire au sens d'avancement de l'engin. 11 - Machine à lier selon la revendication 8 et la revendication 10, caractérisée en ce que les moyens releveurs et les moyens d'agrafage sont montés sur un châssis support suspendu à la potence par l'intermédiaire d'un pivot central parallèle à la direction d'avancement de l'engin pour constituer un ensemble pendulaire. 12 - Machine à lier selon l'une quelconque des revendications 9 à 11, caractérisée en ce que des moyens de réglage en hauteur à vérins sont prévus respectivement sur les première et seconde structures de montant