La présente invention concerne d'une manière générale la pose de quelconques éléments de couverture sur un rampant d'une quelconque construction, et vise plus particulièrement les opérations préparatoires à une telle pose, notamment lorsqu'il s'agit d'ardoises. Ainsi qu'on le sait, ces opérations préparatoires impliquent de rapporter horizontalement des liteaux sur les chevrons du rampant à couvrir, de tels liteaux étant nécessaires a la fixation des éléments de couverture à poser, et, bien entendu, leur implantation doit se faire à un écartement régulier déterminé. Cet écartement dépend au premier chef de la nature des éléments de couverture à poser, et, plus précisément, de leur longueur. Mais, s'agissant plus particulièrement des ardoises, il dépend en outre de la pente du rampant à couvrir. En effet et compte tenu de ce que l'humidité suscepti- ble de s'insérer entre deux ardoises par capillarité s'étend entre celles-ci sur une distance qui, mesurée verticalement, est toujours la même quelle que soit la pente, cette distance ne dépendant que de la pression atmosphérique, il est nécessaire pour avoir une garde à sec minimale déterminée entre deux ardoises, de moduler le recouvrement relatif entre celles-ci en fonction inverse de la pente, ce recouvrement devant être d'autant plus important que la pente est elle-même plus faible. Les opérations préparatoires à la pose d'éléments de couverture sur un rampant comportent donc usuellement, à ce jour, une première phase, théorique, de calcul, qui, pour son exécution, nécessite un opérateur relativement exercé, et qui, malgré cela, peut être entachée d'erreurs. Elle comporte ensuite une deuxième phase, pratique, de traçage, qui consiste à établir à intervalles réguliers, sur deux chevrons au moins du rampant à couvrir, des traits correspondants à l'écartement à donner, en fonction du calcul précédent, aux liteaux destinés à recevoir les éléments de couverture à poser. A ce jour, ce traçage est usuellement assuré à l'aide d'un compas. Outre que la manipulation d'un tel instrument peut s' avérer délicate, notamment en période d'intempéries imposant l'usage de gants, elle peut elle aussi conduire à des erreurs, tant en raison des reports successifs à exécuter qu'en raison du fait que les traits effectués à la pointe sur les chevrons sont inévitablement plus ou moins irréguliers, suivant notamment la dureté du bois constitutif de ces chevrons. De surcroît, et surtout, une telle phase de traçage est relativement longue à mener à bien. Les opérations préparatoires à la pose d'éléments de couverture sur un rampant comportent enfin, usuellement, une troisième phase, qui consiste, pour successivement chacun des traits précédemment tracés sur deux chevrons éloignés de ce rampant, à tendre d'un de ces chevrons à l'autre un cordeau imprégné d'une teinture susceptible de marquer en correspondance les chevrons disposés entre les précédents. Cette troisième phase soulève elle-même des difficultés, notamment en cas de gel. La présente invention a d'une manière générale pour objet une simplification des opérations préparatoires à la pose de quelconques éléments de couverture sur un rampant d' une quelconque construction. De manière plus précise, elle a pour objet un abaque pour couvreur caractérisé en ce que, pour la détermination de ltecartement à donner aux liteaux nécessaires à la fixation d'éléments de couverture, il se presente sous la forme d'une bande comportant, en corrélation avec au moins une référence d'entrée, au moins une succession de traits équidistants ordonnés de manière déterminée suivant ladite référence d'entrée. Autrement dit, le pas séparant deux à deux de tels traits dépend de la référence d'entrée considérée. En pratique, au moins deux références d'entrée de types différents sont prévues, l'une liée à la nature des éléments de couverture concernés, l'autre liée à la pente du rampant à couvrir. Quoi qu'il en soit, grâce à l'abaque suivant l'invention, tout calcul est inutile pour l'opérateur appelé à effectuer le traçage des chevrons propres à l'implantation des liteaux nécessaires à la fixation des éléments de couverture à poser, et, de ce fait, cet operateur peut appartenir à un personnel non spécialisé. Il suffit, en effet, de lui remettre un abaque correspondant aux conditions de son intervention. Et il suffit de positionner de manière correcte un tel abaque en tête de deux chevrons du rampant à couvrir, en laissant courir cet abaque le long de ces chevrons. Dès lors, pour chaque chevron, les traits figurant sur l'abaque déterminent directement par eux-memes l'implantation des liteaux à fixer, sans qu'il soit nécessaire de procéder a un quelconque traçage. I1 en résulte conjointement, outre une grande commodité de mise en oeuvre, une économie de temps appréciable et une précision convenable pour l'implantation à déterminer. L'abaque suivant l'invention se présentant avantageusement sous la forme d'une simple bande, en papier ou autre matériau de ce genre, il peut sans difficulté être tronçonné a la demande, suivant approximativement la longueur des chevrons à couvrir. I1 peut, en outre, être laissé à demeure sur ces chevrons, sans mettre en péril l'économie du procédé. I1 est donc possible de mettre systématiquement un tel abaque sur tous les chevrons écartés l'un de l'autre d'une longueur de liteaux et, par la, d'éviter la mise en oeuvre d'un quelconque cordeau pour le traçage des chevrons intermédiaires; les liteaux à fixer étant directement mis en place d'un des chevrons portant un abaque suivant l'invention à un autre, suivant les traits figurant sur un tel abaque. Les opérations de pose de ces liteaux s'en trouvent encore facilitées et encore réduit le temps nécessaire à leur exécution. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence aux dessins schématiques annexés sur lesquels la figure 1 est une vue en perspective d'un abaque suivant l'invention; la figure 2 est une vue partielle en plan d'un tel abaque; la figure 3 est une vue en perspective d'un rampant à couvrir; la figure 4 est une vue en perspective qui, reprenant pour partie celle de la figure 3, illustre la mise en oeuvre de l'abaque suivant l'invention; la figure 5 est une vue analogue à celle de la figure 2 et concerne une variante de réalisation. Tel qu'illustré à la figure 1, l'abaque pour couvreur suivant l'invention, qui est destiné à la détermination de 1' écartement à donner aux liteaux nécessaires à la fixation d' élément de couverture, se présente sous la forme d'une bande 10, comportant, en corrélation avec au moins une référence d' entrée précisée ci-après, au moins une succession de traits 11 équidistants, ordonnés de manière déterminée suivant ladite référence d'entrée. Dans la forme de réalisation représentée à la figure 1, la bande 10 se présente sous la forme d'un rouleau, et les traits ll qu'elle porte sont disposés le long d'un de ses bords. Mais il n'en est pas nécessairement ainsi, la bande 1O pouvant être par exemple pliée en accordéon, et/ou les traits li qu'elle porte être disposés dans sa zone médiane. En outre, dans la forme de réalisation illustrée par la figure 1, deux références d'entrée 12, 13 de types différents sont prévues, qui, pour la commodité du dessin , sont représentées sur cette figure 1 sous le forme de simples cartouches. En pratique, dans la forme de réalisation représentée, ces références d'entrée 12 sont directement portées par la bande 10, à l'une des extrémités de celle-ci. Mais il n'en est pas nécessairement ainsi, de telles références d'entrée pouvant être portées par un emballage, non représenté, servant de conteneur à ladite bande, et/ou être reportées, de place en place, de manière répétitive, tout au long de celle-ci. Quoi qu'il en soit, la référence d'entrée 12 peut par exemple être liée à la nature des éléments de couverture à mettre en oeuvre, et notamment à la longueur de ceux-ci. Elle peut donc être expriffiee par une quelconque mention, nominale ou figurative, permettant à l'opérateur d'établir une corrélation avec les éléments de couverture concernés. Conjointement, la référence d'entrée 13 peut être liée à la pente du rampant à couvrir. Elle peut donc par exemple être très simplement exprimée en pour cent. Dans la forme de réalisation illustrée à la figure 1, il ne figure sur la bande 10 qu'une seule succession de traits 11, qui correspond donc à la fois à un type d'éléments de couverture déterminé et à une pente de rampant déterminée L'abaque pour couvreur ainsi constitué facilite la pose des liteaux 15 à rapporter sur les chevrons 16 d'un quelconque rampant 17 pour la fixation d'éléments de couverture. I1 suffit en effet, à l'opérateur, et tel qu'illustré a la figure 3, de fixer correctement en tête d'au moins deux chevrons 16 d'un tel rampant 17 un abaque suivant l'invention, ou un simple tronçon de celui-ci. En effet, réalisé en papier ou autre matériau de ce type, voire même en matériau synthétique dit plastique, la bande 10 constituant l'abaque suivant l'invention est avantageusement tronçonnable à la demande. Pour sa mise en oeuvre correcte, il suffit qu'un des traits 11 qu'il porte soit correctement positionné par rapport à la tête du chevron 16 concerné. Pour affermir sur un tel chevron l'abaque suivant l'invention, celui-ci peut être fixé en deux points écartés de ce chevron, en tête et en pied de celui-ci par exemple. I1 peut également, après une fixation effectuée en tête d'un tel chevron, courir librement le long de celui-ci. Quoi qu'il en soit, les traits 11 qu'il porte indiquent directement par eux-mêmes à l'opérateur l'écartement à respecter pour les liteaux 15 à fixer, le pas P séparant deux à deux ces traits ayant été par avance établi en conséquence, en fonction, comme précisé ci-dessus, d'une part de la nature des éléments de couverture à mettre en oeuvre, et d'autre part à la pente du rampant à couvrir. Bien entendu, pour une même référence d'entrée d'un premier type, plusieurs références d'entrée d'un deuxième type peuvent être prévues. C'est le cas, par exemple, dans la forme de réalisation illustrée par la figure 5, dans laquelle, pour une même référence d'entrée 12 liée à la nature des éléments de couverture à mettre en oeuvre, trois références d'entrée 13', 13", 13"' sont associées, ces références d'entrée 13', 13", 13"' correspondant chacune respectivement à des pentes de rampant différentes. Corollairement, la bande 10 porte autant de successions distinctes de traits 11', 11", 11"' qu'il y a de références d'entrée 13', 13", 13"', lesdits traits étant séparés deux à deux d'un pas P', P", P"' lié à la pente correspondante. Dans la forme de réalisation représentée, les traits 11' sont disposés le long d'un des bords de la bande 10, les traits 11" dans la zone médiane de celle-ci, et les traits 11"' le long de l'autre de ces bords. Mais il n'en est pas nécessairement ainsi, ces traits pouvant tous être disposés suivant un même alignement, en étant alors par exemple de couleurs différentes pour mieux les distinguer La présente invention ne se limite d'ailleurs pas aux formes de réalisation décrites et représentées, mais englobe toute variante d'exécution. REVENDICATIONS 1) Abaque pour couvreur caractérisé en ce que, pour la détermination de l'écartement à donner aux liteaux (15) nécessaires à la fixation d'éléments de couverture, il se présente sous la forme d'une bande (10) comportant, en coorélation avec au moins une référence d'entrée (13), aumoins une succession de traits (11) équidistants ordonnés de manière déterminée suivant ladite référence d'entrée. 2) Abaque pour couvreur suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'au moins deux références d'entrée (12, 13) de types différents sont prévues, l'une (12) liée à la nature des éléments de couverture concernés, et par exemple à la longueur de ceux-ci, l'autre (13) liée à la pente du rampant (17) à couvrir. 3)Abaque pour couvreur suivant la revendication 2, caractérisé en ce que, pour une même référence d'entrée (12) d'un premier type, plusieurs références d'entrée (13) d'un deuxième type sont prévues, et la bande (10) porte autant de successionsdistinstes de traits (11) qu'il y a de dites références d'entrée (13) du deuxième type. 4) Abaque pour couvreur suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la ou les références d'entrée (12) sont portées par la bande (10), eventuel- lement de manière répétitive. 5) Abaque pour couvreur suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la ou les références d'entrée (12) sont portées par un emballage servant de conteneur à la bande (10). 6) Abaque pour couvreur suivant l'une quelconque des revendications 1 a 5, caractérisé en ce que la bande (10) est tronçonnable à la demande.