La présente invention est relattye à un procédé de fabrication d'un produit étamé, ainsi qu'à ce produit. Dans le présent mémoire, le terme produit étamé désigne une tôle en acier doux, qui est laminée à froid et qui est revêtue sur, au moins, une de ses faces, d'une couche de protection à base d' étain. D'autre part, le terme tôle désigne non seulement une fine tôle, mais aussi un feuillard, une bande ou même une feuille en acier doux. Le produit étamé le plus connu est le fer banc, qui est obtenu par trempage de la tôle en acier doux dans un bain d'étain en fusion, ou par dépôt électrolytique sur cette tôle au moyen d'une solution contenant des cations d'étain. Lors du trempage du fer blanc au trempé ou lors du brillantage par échauffement au-dessus de 2320C du fer blanc électrolytique, il se forme à l'interface acier - étain, c'est-a-dire entre la tôle d'acier et la couche de protection en étain, une couche intermédiaire dont la composition est très proche du FeSn2. Dans le cas du fer blanc electrolytique, dont la production représente plus de 95 % de l'ensemble des fers blancs, la couche intermédiaire est de l'ordre de 0,3 à 1,2 gr/m2.Dans le cas du fer blanc électrolytique comme dans celui du fer blanc au trempé, la couche intermédiaire est toujours recouverte d'une couche d'étain pur pour former ensemble la couche de protection dont l'épaisseur varie entre 0,4 et 2 r ou qu même parfois plus. De la sorte, dans les fers blancs connus avec une couche de protection, on observe dans celle-ci d'une part, une couche intermédiaire d'étain allié de 0,3 à 0,6 gr/m2 adhérant à la tôle d'acier et une couche externe d'étain pur d'au moins 2,2 à 2,5 gr/m2 surmontant la couche intermédiare. La couche externe en question peut facilement alors être variable d'un fer blanc -à l'autre et même différente d'une face à l'autre d'un même fer blanc. Divers facteurs comme le prix élevé de l'étain sur les marchés et l'application de vernis organiques sur le produit étamé ont favorisé la diminution de l'épaisseur de la couche de protection sur la tôle d'acier. Bien plus, ces facteurs ont même occasionné la fabrication de produits de- substitution tels que les fers chromés sans étain auxquels on applique couramment la dénomination "Tin Free Steel" empruntée à l'anglais. De ce fait, on a essayé de fabriquer des fers blancs présentant des couches de protection particulièrement minces. La fabrication des fers blancs électrolytiques dont les couches de protection comportent une couche intermédiaire d'étain allié et une couche externe d'étain libre, avec une quantité d'étain inférieure à 2,8 gr/m2 d'étain déposé, présente des difficultés dues au fait que leur aspect est modifié par la variation de l'épaisseur de cette couche externe par rapport à cette couche intermédiaire. En outre, les couches de protection de ces mêmes fers blancs perdent leur propriété de soudabilité à l'alliage plomb-étain ou à- l'étain. L'objet de l'invention actuelle est un nouveau procédé de fabrication permettant de réaliser un nouveau produit étamé plus économiquement que les fers blancs conventionnels. Le nouveau produit 2 étame contient beaucoup moins que 2,8 gr/m d'étain dépose, tout en ayant sa ou ses couches de protection uniformes, régulières et homogènes. A cet effet, dans le procédé de fabrication selon l'invention, on dépose une quantité d'étain inférieure ou égale à 0,8 gr/m2 pour obtenir une couche de protection d'une épaisseur inférieure ou égale à 0,12 , tandis qu'ensuite on chauffe la tôle en acier pourvue de sa mince couche de protection à une température supérieure au point de fusion de l'étain pour refondre l'étain de cette couche de protection et enfin, on refroidit brusquement la tôle en sorte de transformer totalement l'étain de la couche de protection en un alliage fer-étain ayant une composition proche du FeSn2. En fait, par rapport aux fers blancs conventionnels, le nouveau produit étamé présente un dépôt d'étain sensiblement plus faible et nécessite lors de sa fabrication, une consommation moins élevée d'étain et de puissance électrique, pour l'électrolyse. De plus, le nouveau produit étamé présente une micro-porosité favorable à. l'accrochage d'un film de passivation et de certains vernis. En outre, à l'encontre des fers blancs connus, les vernis appliqués sur la couche de protection du nouveau produit étamé peuvent être chauffés et étuvés à des températures supérieures à 2320C, ce qui accé lère le chauffage et l'étuvage de ces vernis. D'ailleurs, le nouveau produit étamé peut se substituer aux fers blancs connus dans les domaines ou le fer blanc doit être pourvu d'un revêtement externe organique. D'autre part, le nouveau produit étamé peut aussi remplacer le fer noir dans ses applications notamment dans la fabrication des fûts ou des bidons. I1 est encore important de noter que le nouveau procédé de fabrication du nouveau produit étamé peut être mis en oeuvre sur la plupart des lignes d'étamage existantes. En pratique, dans le nouveau procédé, on dépose de préférence une quantité d'étain de 0,5 gr/m2 environ, pour obtenir une couche de protection d'une épaisseur égale à 0,07 'i environ. Afin d'améliorer la résistance aux gents chimiques-du nouveau produit étamé, on lui applique un traitement de passivation pour créer un film de passivation à base de chrome sur la couche de protection à base de FeSn2. Eu égard aux traitements de passivation connus appliques aux fers blancs conventionnels, la passivation selon le nouveau procédé peut avantageusement consister à soumettre la tle à un traitement cathodique dans un bain électrolytique contenant 15 à 80 gr/litre d'acide chromique, 0,15 à 0,80 gr/litre d' acide sulfurique et 0,15 à 0,80 gr/litre de fluosilicate de sodium et soumis pendant 0,1 à 0,5 seconde, à un courant ayant une densité de 20 à 80 A/dm2. Conformément à une caractéristique intéressante de l'invention actuelle, la tôle d'acier du nouveau produit étamé peut présenter une face revêtue d'une mince couche de protection en étain allié de composition proche du FeSn2 et la face opposée recouverte d'une épaisse couche de protection à base de Sn avec de l'étain libre. D'autres détails et particularités de l'invention apparaitront dans la description suivante de quelques exemples du nouveau produit étamé réalisé selon le nouveau procédé de-fabrication en-référence aux figures annexées. la figure 1 est un schéma des diverses phases du nouveau procédé de fabrication du produit étamé la figure 2 est un diagramme comparatif des quantités de chrome déposées par la nouvelle opération de passivation du nouveau procédé et de celles déposées par une opération de passivation correspondante, et appliquée à une tole d'acier doux les figures 3 et 4 sont des photos de micrographies du dépit d'étain fait d'une part, avant refusion sur la tôle d'acier du nouveau produit étamé, et d'autre part, sur celle d'un fer blanc conventionnel.; les figures 5 et 6 sont des photos de micrographies du dépôt d' étain existant d'une part,après refusion et avant passivation sur la tôle d'acier du nouveau produit étamé, et d'autre part, après enlèvement de l'étain libre sur celle d'un fer blanc conventionnel. Conformément à la figure 1, on explique ci-après les différentes opérations du nouveau procédé de fabrication du nouveau produit étamé. D'une manière générale, pour fabriquer en continu le nouveau produit étamé, on part d'une tôle en acier doux sous forme de bande ou de feuille. La tôle est laminée à froid à une épaisseur inférieure à 0,5 mm, recuite et écrouie en peau. D'abord, on prépare la tôle.. A cet effet, on dégraisse la tôle par un traitement alcalin (poste 1), on la rince (poste 2), on la décape par un traitement acide (poste 3) et on la rince à nouveau (poste 4). Ensuite, on étame la tôle préparée par électrolyse pour la recouvrir d'une couche de protection sur au moins une de ses faces (poste 5). A cet effet, on utilise un bain électrolytique contenant 2 à 40 gr d'ions d'étain stanneux Sn@@ et présentant une acidité équivalente à 12 à 20 gr/litre de H2SO4. Par électrolyse, on dépose sur la ou les faces de la tôle une très mince couche d'étain dont l'épaisseur est inférieure ou égale à 0,12 P ce qui correspond à 0,8 gr/m d'étain déposé. De préférence, l'épaisseur de la couche d' étain déposé est de 0,07 P environ correspondant å 0,5 gr/m2 environ d'étain déposé. Après électrolyse, on rince la tôle revêtue à. l'eau acidulée (poste 6) et on la sèche (poste 7). Après dépôt, rinçage et séchage, on chauffe la tôle revêtue de sa couche de protection à une température supérieure au point de fusion de l'étain c'est-à-dire 2320C (poste 8). De la sorte, on refond l'étain de la couche de protection de la tôle. Ensuite on refroidit brusquement ou rapidement la tôle recouverte d'étain (postes 9 et 10). De la sorte, on obtient une couche de protection solidifiée qui adhère à la tôle d'acier et qui est constituée entièrement d'un alliage de fer et d'étain de composition proche du FeSn2 sans étain libre. Après électrodéposition et formation de l'alliage de la couche de protection, on parachève le produit étamé. Dans ce but, on soumet la tôle à- un traitement électrolytique de passivation consistant à déposer un film de chrome sur la couche de protection en FeSn2 de la tôle d'acier (poste 11). A cet effet, on peut utiliser avantageusement un bain électrolytique de passivation contenant 15 à 80 gr/litre d'acide chromique, 0,15 à 0,80 gr/litre d'acide sulfurique et 0,15 à 0,80 gr/litre de fluosilicate de sodium. Le traitement de passivation est effectué pendant 0,1 à 0,5 seconde avec une densité de courant de 20 à 80 A/dm2. Finalement, on rince la tôle revêtue et passivée (poste 12), on la sèche- (poste 13), on la huile (poste 14) et on la rembobine ou on la cisaille (poste 15). D'une manière particulière, on donne ci-après trois. exemples de fabrication du nouveau produit étamé. Dans le premier exemple, on met en oeuvre une tôle sous forme -de bande en acier doux ayant une épaisseur de 0,22 mm.On dégraisse d'abord la tle par voie électrolytique dans un bain de dégraissage alcalin contenant 12 gr/litre de Na2O et des agents tensioactifs non ioniques. Lè dégraissage électrolytique est réalisé pendant 1 sec., avec une densité de courant de 10 A/dm2 et à une température de 860C du bain. Après dégraissage, on rince la tôle à l'eau froide. Après rinçage, on décape doublement la tôle rincée en l'utilisant comme cathode puis comme anode immergée dans une solution d'acide sulfurique à 50 gr/litre. Le décapage électrolytique est effectué pendant l sec, avec une densité de courant de 5A/dm2, à température ambiante de la solution. Après décapage, on rince à nouveau la tôle à l'eau froide. Après décapage et rinçage, on soumet la tôle au traitement de recouvrement par électrolyse. A cette fin, on immerge la tôle dans un bain electrolytique contenant 30 gr/litre d'étain stanneux Sn++ et une quantité d'acide phénolsulfonique pour obtenir une acidité équivalant à 15 gr/litre d'acide sulfurique. On maintient le bain à une température comprise entre 35 et 55 C. On pratique l'électrolyse pendant 0,3 sec. avec une densité de courant de 28 A/dm2. On obtient sur la tôle un dépôt d'étain fin et brillant d'une épaisseur de 0,07 Xu correspondant à 0,5 gr/m2 d'étain dépose, (micrographie de la figure 3). Après le dépôt de l'étain de la couche dé protection, on rince la tôle à l'eau acidulée et on la sèche dans un courant d'air chaud. Après séchage, on chauffe la tôle revêtue à une température supe- rieure à 232 C. A cet effet, on chauffe la tôle pendant 3 secondes avec une vitesse de chauffage de 850Cpar seconde. Delta sorte, par ce chauffage, on refond la couche de protection en Sn de la tôle. Après le chauffage en question, on refroidit rapidement la tôle dans un courant d'eau maintenue à une température comprise entre 25 et 800C. Dès lors on transforme pratiquement tout l'étain de la couche de protection en un alliage dont la composition est très proche du FeSn2 (micrographie de la figure 5). Ensuite, on soumet la tôle ainsi revêtue de FeSn2 à un traitement de passivation. Dans ce premier cas) on applique un procédé de passivation connu en soi pour le fer blanc conventionnel. Dans ce but, on immerge la tôle dans un bain électrolytique contenant 25 gr/litre de bichromate de sodium et maintenu à une température de 500C. On connecte électriquement la tole pour qu'elle serve de cathode. On procède à l'électrolyse de la tôle pendant 0,7- sec. avec une densité de courant de- 5,5 A/dm2. Après passivation, on rince la tôle à l'eau chaude et on la sèche. Finalement, on huile set on rebobine ou on cisaille le produit étamé obtenu. Dans le deuxième exemple, on utilise une tôle sous forme de bande en acier doux ayant une épaisseur de 0,25 mm. On traite la tôle comme dans le premier exemple, jusqu'à la phase de passivation. Dans ce deuxième cas, on applique un nouveau procédé de passivation. A cet effet, on immerge la tôle recouverte de sa couche de protection en FeSn2, dans un autre bain électrolytique contenant 30 gr/litre d'acide chromique, 0,3 gr/litre d'acide sulfurique et 0,3 gr/litre de fluosilicate de sodium. Le bain électrolytique est maintenu à température ambiante. On procède à l'électrolyse de la tôle pendant 0,5 sec.avec une densité de courant de 30 A/dm2 sous une charge de 5 à 40 Cb/dm2. Dans le troisième exemple, on emploie une tôle sous forme de bande en acier doux ayant une épaisseur de 0,22 mm. On prépare la tôle avant dépôt de la couche d'étain comme dans le premier exemple. Pour déposer l'étain de la couche de protection, on immerge la tôle préparée dans un bain électrolytique contenant 2 gr/litre d' ions stanneux Sn++ et une quantité d'acide phénolsulfonique équivalant à 15 gr/litre d'acide sulfurique. On maintient le bain électrolytique à une température de 450C. On connecte électriquement la tôle pour qu'elle soit la cathode coopérant avec une anode insoluble en fonte à 14 % de Si. On procède à l'électrolyse pendant 0,6 sec, avec une densité de courant de 40 A/dm2. On obtient sur la tôle, un dépôt d'étain fin et brillant d'une épaisseur de 0,07 u correspondant à 0,5 gr/m2 d'étain déposé. Après dépôt de l'étain de la couche de protection, on rince la tôle à l'eau légèrement acidulée et on la sèche ensuite à l'air chaud. Après séchage, on chauffe la tôle au-dessus de 232 C. A cet effet, on chauffe la tôle pendant 3 secondes à raison de 850C/sec. De cette façon, on refond l'étain de la couche de protection. Par apurés, on refroidit rapidement la tôle chauffée dans un courant d'eau à 400C. De la sorte, on transforme entièrement l'étain déposé en un alliage fer-étain dont la composition est très proche du FeSn2. Après formation sur la tôle, de la couche de protection en FeSn2, on soumet cette tôle à un traitement de passivation identique à celui relatif au deuxième exemple et on parachève la tôle com me dans le premier cas. -Dans le but d'illustrer l';nterêt technique des nouveaux produits étamés conformes aux trois exemples précités, on a procédé à des tests classiques sur des éprouvettes prélevées parmi ces trois nouveaux produits, sur une éprouvette prélevée sur un fer blanc conventionnel avec une couche de protection d'étain de 2,8 gr/m2 d' étain déposé et sur une éprouvette prélevée sur un fer noir. Au préalable, toutes les éprouvettes sont recouvertes d'une couche de vernis époxyphénolique utilisé couramment pour vernir inté- rieurement les boîtes métalliques destinées aux industries des cons-erves. La couche de vernis a une épaisseur de 4 environ, ce qui correspond à un dépôt de vernis de 4,5 gr/m2, après une cuisson à 2050C pendant 9 minutes. Le premier test concerne l'adhérence du vernis et l'aspect. Le deuxième test concerne l'adhérence du vernis à plat. Ce test consiste essentiellement à rayer le vernis par une première série de traits paralleles distants de 1 mm et par une deuxième série de traits identiques mais s'étendant perpendiculairement à ceux de la première série pour former un quadrillage. Ce test consiste ensuite à presser un ruban de cellophane adhésive sur le vernis de l'éprou- vette, et à arracher brusquement ce ruban. La surface de vernis éventuellement arraché de l'éprouvette métallique constitue une mesure ou une appréciation du deuxième test. Le troisième test concerne l'adhérence humide du vernis sur embouts. Ce test consiste à emboutir l'éprouvette de 4 mm sur la machine Erichsen et à la passer ensuite à la vapeur d'eau pendant 30 minutes. Ce test consiste encore à appliquer un ruban adhésif sur la partie emboutie et à arracher ce ruban, pour pouvoir estimer la surface du vernis éventuellement entraîné par le ruban lors de son arra chement Le quatrième test est un pliage dit "wedge-bend" (emprunte à -l'anglais). Ce test consiste à plier à 1800 des éprouvettes vernies de 8 x 10 cm, sur un mandrin cylindrique de 6 mm de diamètre. Ensuite, l'éprouvette pliée est soumise à un écrasement par un choc appliqué sur sa partie arrondie, de-manière que l'une des extrémités de cette partie arrondie soit entièrement écrasée, tandis que l'autre extrémité reste non déformée.La mesure du test concerne la longueur de la fracture occasionnée dans le vernis à partir de l'extré- mité écrasée de la partie susdite, vers l'extrémité opposée. Le cinquième test concerne des godets carres emboutis dans les éprouvettes vernies. Ces carrés ont 60 mm de côté. Les godets ont une profondeur de 20 mm. Les angles reliant les quatre côtés du carré ont respectivement des rayons de courbure de 15, 7, 7 et 3 mm. La mesure du test consiste à estimer le décollage du vernis aux quatre angles des godets. Le sixième test concerne la résistance chimique des éprouvettes vernies. Ce test consiste d'abord à déformer ces éprouvettes par estampage, par pliage ou par rainurage à la molette et ensuite à les immerger dans des solutions acidulées et portées à l'ébullition pendant 3 heures. Les diverses solutions considérées sont l'acide citrique à 1%, l'acide tartrique à 1 %, le chlorure de sodium à 3 %, l'acide lactique à 1 %, l'acide acétique à 3 %, l'hydroxyde de sodium à 0,4 % et une solution sulfurante (pois secs +2% de sel + 3 % de sucre). La mesure du test concerne l'examen de l'aspect final des éprouvettes et celui de l'adhérence du vernis dans les parties plates et déformées de ces éprouvettes. Les résultats des différents tests précités sont indiques dans les deux tableaux I et II suivants. (voir tableau I page 9 tableau II page 10 TABLEAU I Produits Aspect du Adherence Adhrence Adhrence Pliage Godets !mm produit o sec à humide & humde wedge-bend carrés verni plat plat embouti I À L ÀÉÀÀ ÉD III I Fer Blanc C) À Pass. Cath Fer Noir ÀÀÀÀÉÀ S O O or- O O O O X -rl H H H m X s 1z e ffi 4J &verbar; h E-4 A Excellent ; bon ; moyen ; pauvre ; TABLEAU II 5 Sulfuration Acide C Acide tar- C NaOH Acide lac- Acide acé testés trique 1% trique 1% 3% 0,4% tique 1% tique 3% 0 3h-Ebull. 3h-Ebull. 3h-Ebull. + sel 3% o, O O O X cua Fer Blanc 0St SHH . Fer Noir y ÂÈ À À x x o O O O O H O O O X t1 Ul H H rI C9 O t 4 H H H oo 0] Z O X S O k R O ON U &commat; 1: 1h 4 h Excellent ; bon ; moyen ; pauvre ; Du tableau I, il résulte que - les éprouvettes des trois exemples du nouveau produit étamé ont un aspect métallique régulier, alors qu'un brunissement du métal influence défavorablement l'aspect et la coloration du fer noir verni - l'adherence du vernis sur les trois exemples du nouveau produit étamé est au moins égale à celle du vernis sur le fer blanc. D'autre part, du tableau 11, on déduit que la résistance à la corrosion chimique des trois exemples du nouveau produit étamé est nettement meilleure que celle du fer noir, sans être tellement inférieur à celle du fer blanc conventionnel. En outre, le nouveau traitement électrolytique de passivation appliqué aux deuxieme et troisieme exemples du nouveau produit étamé permet de déposer sur la tôle recouverte de sa couche de protection en FeSn2, une couche de chrome plus importante que n'importe quel traitement habituel analogue. A titre indicatif, la figure 2 montre deux droites brisées, l'une obtenue sur une tôle d'acier doux non pourvue d'un revêtement quelconque (ligne inférieure), l'autreobte- nue sur le nouveau produit étamé (ligne supérieure). I1 en résulte que l'obtention d'une passivation satisfaisante par le nouveau procédé de passivation ne peut se faire efficacement que sur une tôle préalablement étamée, revêtue d'une couche de protection à base d'étain. Enfin, des essais métallographiques montrent que la finesse et l'homogénéité de la structure de la couche de protection du nouveau produit étamé sont plus importantes que celles relatives au fer blanc conventionnel. Les figures 3, 4, 5 et 6 illustrent ces essais. Les photos des figures 3 à 6 sont des micrographies faites au microscope électronique à balayage avec un grossissement x 10 000. La photo de la figure 3 représente l'aspect du dépôt d'étain de la couche de protection du nouveau produit étamé, avant sa refusion. La photo de la figure 4 montre l'aspect du dépôt d'étain d'un fer blanc conventionnel dont la couche de protection comporte environ 2,8 gr/m2 d'étain déposé. On voit immédiatement que la structure cristallographique de l'étain du nouveau produit étamé est plus fine, plus régulière et plus homogène que celle de l'étain du fer blanc conventionnel. D'autre part, la photo de la figure 5 représente l'aspect du dépôt d'étain de lacouche de protection du nouveau produit, après refusion et refroidissement et donc après formation totale de l'al liage FeSn2 dans cette couche de protection. La photo de la figure 6 montre l'aspect du dépôt d'étain d'un fer blanc conventionnel dont l'étain libre a été préalablement enlevé. La photo de la figure 6 montre donc ainsi l'aspect de l'alliage FeSn2 de ce dernier dépôt d'étain. On y observe encore une plus fine structure cristallographique de l'alliage FeSn2 et une meilleure couverture de l'acier par cet alliage, dans le cas du nouveau produit étamé que dans celui du fer blanc conventionnel. Par rapport à l'alliage du fer blanc conventionnel1 la structure cristalline du nouveau produit étamé est nettement plus fine et plus homogène. A titre d'exemple, les valeurs A.T.C. (Alloy tin Couple) (emprunté à l'anglais) observées sur le nouveau produit étamé tel qu' illustré à la figure 5, sont inférieures à 0,05 microampères/cm2, alors qu'un fer blanc à-2,8 gr/m2 d'étain déposé dont 9,5 gr/m2 de Sn dans l'alliage tel qu'illustré à la figure 6 présente des valeurs de 0,16 à 0,20 microampères/cm2. En outre, le nouveau produit étamé présente l'avantage d'une excellente soudabilité par résistance électrique, une excellente aptitude au vernissage et une très bonne adhérence des vernis ou des revêtements organiques. REVENDICATTONS 1. Procédé-de fabrication d'un produit étamé constitué d'une tôle en acier doux, laminée à froid et revêtue sur au moins une de ses faces, d'une mince couche de protection à base d'étain, procédé selon lequel, après dégraissage et décapage de la tôle en acier, on depose par électrolyse la couche de protection à base d'étain sur cette tôle, caractérisé en ce que on dépose une quantité d'étain in férieure ou égale à 0,8 gr/m2 pour obtenir une couche de protection d'une épaisseur inférieure ou égale à 0,12 p, tandis qu'ensuite, on chauffe la tôle en acier pourvue de sa-mince couche de protection, à une température supérieure au point de fusion de l'étain, pour refondre l'étain de cette couche de protection, et enfin, on refroidit la tôle en sorte de transformer totalement l'étain de la couche de protection en un alliage fer-étain ayant une ccmposition proche du FeSn2. 2. Procédé de fabrication dlun produit étamé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on dépose de préférence une quantité d'étain de 0,5 gr/m2 environ pour obtenir une couche de protection d'une épaisseur égale à 0,07 lu environ. 3. Procédé de fabrication d'un produit étamé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'on soumet la mince couche de protection à base de FeSn2 à un traitement de passivation pour former un film de passivation à base de chrome sur la couche d'étainfer. 4. Procédé de fabrication d'un produit étamé selon la revendication 3, caractérisé en ce que, pour passiver la mince couche de protection, on soumet la tôle à un traitement cathodique dans un bain électrolytique contenant 15 à 80 gr/litre d'acide chromique, 0,15 à 0,80 gr/litre d'acide sulfurique et 0,15 à 0,80 gr/litre de fluosilicate de sodium et soumis pendant 0,1 à 0,5 seconde avec une densité de courant de 20 à 80 A/dm2. 5. Produit étamé constitué d'une tôle en acier doux, laminée à froid et revêtue sur au moins une de ses faces d'une mince couche de protection à base d'étain, caractérisé en ce que la couche de protection a une épaisseur inférieure ou égale à 0,12 P et comporte une quantité inférieure ou égale à- 0,8 gr d'étain par mètre carré de surface, cette couche de protection étant constituée uniquement par un alliage fer-etain de composition proche du FeSn2. 6. Produit étamé selon la revendication 5, caractérisé en ce que la couche de protection a une épaisseur sensiblement égale à 0,07 p et comporte environ 0t5 gr d'étain déposé par mètre carré de surface. 7. Produit étamé selon l'une des revendications 5 et 6, carac térisé en ce que la couche de protection est recouverte d'un film de passivation à base de chrome. 8. Produit étamé selon l'une des revendications 5 à 7, caractérique en ce que la couche de protection d'une des faces est constituée uniquement par l'alliage fertetain de composition proche du FeSn2, tandis que la couche de protection de l'autre face comporte de l'étain libre.