La présente invention concerne un détecteur de température d'un bain liquide en vue de produire un signal lorsque la température du bain atteint une valeur déterminée. Elle s'applique tout particulièrement, à titre d'exemple, au contre pratique de la température d'un bain de friture. Les huiles alimentaires ont une température optimale d'uti libation0 Â trop basse température la friture ne s' effectue pas d'une façon satisfaisante, et à trop forte température l'huile se décompose en donnant parfois un sont et une odeur désagréables. En utilisation domestique, il est difficile d'apprécier le moment oU un bain de friture atteint sa bonne température. On risque donc de laisser atteindre une température à laquelle l'huile peut se décomposer partiellement. L'invention apporte une solution à cette difficulté par un détecteur de grande simplicité, qui peut être fixé sur le bord du récipient de friture, en trempant dans le bain, et qui produit un signal lorsque la température atteint la valeur optimale d'utilisation. Selon l'invention le détecteur est constitué par deux éléments pouvant se déplacer l'un par rapport à l'autre, entre une-position declenchEi oonstituant le signal, vers laquelle ils sont ramenés par un organe de rappel plastique, et une position enclenchée à laquelle ils sont maintenus, contre 11 action de rappel élastique, par attraction d'un aimant permanent solidaire de l'un des éléments, sur une masselotte solidaire de l'autre élément, les caractéristiques de l'ai mant et de l'organe de rappel étant déterminées de façon que l'attraction magnétique ne dépasse l'effort antagoniste de rappel que pour un entrefer nettement inférieur à l'entrefer maximum en position déclenchée, la composition de la masselotte étant par ailleurs déterminée pour que son point de Curie se situe légèrement au-dessus de la température que l'on veut détecter, de telle sorte qu'à cette température la diminution d'attraction due à la perte de magnétisme rende l'effort antagoniste de rappel supérieur à l'effort résiduel d'aS traction magnétique. L'invention va maintenant être décrite avec plus de détails, en se référant à un mode de réalisation particulier donné à titre d'exemple et représenté par les dessins annexés. Les figures 1 et 2, représentent, en coupe axiale, un premier mode de réalisation du détecteur. La figure 1 représente le détecteur enclenché; la figure 2 représente le détecteur déclenché. Les figures 3 et 4 représentent, en coupe partielle, deux variantes de réalisation dans lesquelles on fait intervenir l'action supplémentaire d'une bilame. En se référant tout d'abord aux figures 1 et 2, le détecteur est constitué par un tube métallique amagnétique 1, fermé à l'une de ses extrémités par un aimant permanent constitué par une pastille en métal fritté 2 maintenue en place par sertissage d'une collerette de I'extrémité du tube. Un second tube 4 peut coulisser à l'intérieur du tube 1. I1 est fermé à son extrémité côté aimant par une masselotte en métal magnétique 5. À son autre extrémité, le tube 4 est coiffé d'un capuchon coloré 6. Un ressort 7, épinglé près de l'extrémité du tube 4, entoure celui-ci et prend appui sur l'aimant 2. L'ensemble est complété par un capuchon 9 venant coiffer l'extrémité du tube I opposée à l'aimant, tout en laissant le passage au capuchon 6. Le capuchon 9 déborde légèrement à l'intérieur du tube i de façon à venir constituer une butée pour l'épaulement 10 formé sur le capuchon 6. Enfin, le capuchon 9 porte une agrafe de fixation 12. Dans la position enclenchée représentée par la figure 1, la masselotte 5 a été amenée au collage contre l'aimant 2 par pression sur le capuchon 6, en comprimant le ressort 7. Dans cette position, et à température normale, l'attraction magnétique de l'aimant 2 sur la masselotte 5 est supérieure à l'effort de compression du res sort 7, et l'ensemble est normalement stable dans cette position. Le détecteur ainsi enclenché peut alors être trempé, par son extrémité comportant l'aimant, dans le bain de friture dont on veut surveiller le chauffage. L'agrafe 12 permettra d'accrocher, par exemple, le détecteur à la paroi du récipient contenant le bain. On notera que des orifices 13 dans la paroi du tube I permettent à l'huile de baigner entièrement le dispositif, à l'intérieur comme à l'extérieur, si bien que la température de la masselotte 5 suit de très près la température du bain d'huile qui l'entoure. La nature de l'acier constituant la masselotte 5 a été déterminée de façon que son point de Curie, c'est à dire la température à laquelle le métal perd son magnétisme, corresponde à la température optimale à laquelle l'huile doit normalement être utilisée c'est à dire 1800 environ. On voit donc que lorsque le bain atteindra cette tempérre, la masselotte 5 perdra son magnétisme et se libèrera de l'attraction de l'aimant 2.Sous l'effet du ressort 7 l'ensemble du tube sera doncrenvoyé vers l'autre extrémité du tube 1 et l'extrémité du capuchon coloré 6 sera visible au-dessus de l'appareil. De façon plus précise, le point de Curie de la masselotte sera choisi à une température légèrement supérieure à la température à détecter. À cette dernière température en effet il subsistera encore un effort résiduel d'attraction magnétique puisque le magnétisme de la masselotte n'aura pas entièrement disparu, mais cet effort magnétique résiduel sera devenu inférieur à l'effort antagoniste d'arrachement du ressort, et permettra le mouvement du tube 1. Dans la plupart des utilisations ménagères, l'apparition du voyant coloré 6 pourra constituer un signal largement suffisant pour que la personne surveillant le bain remarque, même à distance, la saillie du capuchon. Le dispositif permettra donc à cette personne une surveillance moins astreignante puisqu'il lui suffira périodiquement de jeter un simple coup d'oeil sur le détecteur pour juger si le bain de friture est arrivé à une bonne température d'utilisation. Bien entendu, le dispositif pourra être complété, si nécessaire, par des organes auxiliaires permettant d'engendrer d'autres signaux. C'est ainsi que l'en pourrait imaginer d'utiliser le mouvement du tube 4, repoussé par le ressort 7 lors du décrochage de la masselotte, pour agir sur une lame vibrante ou un timbre qui donnerait en plus un signal sonore. On pourrait également imaginer que l'ensemble du détecteur soit coiffé par un petit boitier mmi d'une pile et d'une lampe de signalisation, le mouvement du tube 4 fermant un contact pour allumer la lampe lors du déclenchement. Toutes ces variantes de signalisation sont facilement imaginables par un spécialiste et pour cela n'ont pas été représentées ici. On se référera maintenant à la figure 3 qui représente un dispositif complémentaire susceptible d'augmenter la sensibilité du détecteur. Ici, la masselotte 5 est liée au tube 4 par l'interme- diaire d'une bilame 15 en forme de U. La forme en U ouvert représentée ici est la forme normale de la bilame 15 à la température ordinaire. Dans la position d'enclenchement représentée figure 3, et comme à la figure 1, la masselotte a été amenée au contact de l'ai mant 2 contre l'action du ressort 7. Lorsque la température s'élève, la bilame 15 tend à se refermer et enfonce encore plus le tube 4 dans le tube 1 en augmentant la compression du ressort 7. On observera donc simultanément, à partir d'une certaine température, d'une part une diminution de l'effort magnétique d'attraction au fur et à mesure qu'on approche du point de Curie de la masselotte 5, et d'autre part une augmentation de 11 effort d'arrachement par le ressort 7 au fur et à mesure de sa compression. Le passage à la prédominance de l'effort d'arrachement est ainsi plus donc et la précision de l'appareil est améliorée. Dans la variante de réalisation représentée à la -- 4, l'e=- fort magnétique de l'aimant 2 sur la masselotte 5 est transrersal si bien que l'effort supposant à l'action du ressort 7 resnlte d'un effort de frottement. Ici lorsque la température s'élève, la bilame 17 tend à s'in- curver de façon à écarter la masselotte 5 de l'citant 2, contre l'ac- tion des forces magnétiques. Par une détermination convenable des caractéristiques, à la fois de la bilame 17 et de la masselotte 5, on pourra obtenir l'addition de l'effet mécanique de la bilame tendant à arracher la masselotte de l'aimant, avec la perte de magnétisme de la masselotte au voisinage de son point de Curie, de façon à augmenter la sensibilité de l'ensemble de l'appareil. Bien entendu, l'invention n'est pas strictement limitée aux modes de réalisation qui ont été décrits à titre d'exemple, msis elle couvre d'autres modes de réalisation qui n'en diffèreraient que par des détails, par des variantes d'exécution, ou par l'utilisation de moyens équivalents. On pourrait ainsi imaginer d'autres formes de détecteur utilisant par exemple des mouvements relatifs de rotation au lieu du mouvement de coulissement des deux organes l'un par rapport à l'autre.Dans tous les cas, il sera cependant nécessaire d(u- tiliser au moins une masselotte déterminée de telle sorte que son point de Curie se situe légèrement au dessus de la température que l'on cherche à détecter, et de disposer l'aimant et la masselotte sur deux organes susceptibles de prendre un mouvement relatif sous l'action d'un organe de rappel. On pourrait étalement imaginer, en restant dans le cadre de l'invention, de détecter non plus une seule température, mais successivement la température basse puis la température haute d'une plage optimale de température. On pourrait alors utiliser par exemple, par extension du dispositif décrit, un dispositif à deux degrés avec trois tubes coulissant les uns dans les autres. Le tube intérieur intermédiaire comporterait alors à la fois une masselotte et un aimant, ce dernier agissant sur une masselotte solidaire du troisième tube intérieur; la composition des deux masselottes serait alors déterminée pour obtenir des points de Curie se référant respectivement à la température basse et à la température haute de la plage coneîdéree. On réaliserait ainsi une mise en série de deux détecteurs slEple$, REVENDICATIONS 1.- Détecteur de température dtun bain liquide, en vue de produire un signal lorsque la température du bain atteint une valeur déterminée, caractérisé par le fait qu'il est constitué par deux éléments pouvant se déplacer ltun par rapport à l'autre, entre une position déclenonée, constituant le signal, vers laquelle ils sont ramenés par un organe de rappel élastique, et une position enclenchée à laquelle ils sont maintenus, contre traction de rappel élastique, par attraction dtun aimant solidaire de l'un des éléments, sur une masselotte solidaire de l'autre élément, les caractéristiques de l'aimant et de l'organe de rappel étant déterminées de fagon que l'attraction magnétique ne dépasse l'effort antagoniste de rappel que pour un entrefer nettement inférieur à 1' entrefer maximum en position déclenchée, la composition de la masselotte étant par ailleurs déterminée pour que son point de Curie se situe ldgbresent au-dessus de la température que l'on veut détecter, de telle sorte qurà cette température la diminution d'attraction due à la perte de magnétisme rende l'effort antagoniste de rappel supérieur à l'effort résiduel d1 attraction magnétique. 2.- Détecteur selon revendication 1, caractérisé par le fait que la masselotte est solidarisée avec ltélément qui la porte par l'intermédiaire dtune bilame, les caractéristiques de la bilame étant déterminées de telle sorte qu'à température ordinaire elle tende à rapprocher la masselotte de l'aimant, et qu'à la température à détecter elle tende à écarter la masselotte de l'aimant. z- Détecteur selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait outil comporte un voyant coloré au moins partiellement masqué dans la position enclenchée de l'appareil, et rendu plus visible par le mouvement de déclenchement. 4.- Détecteur selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait qu'il comporte un indicateur sonore mis en action par le mouvement de déclenchement. 5.- Détecteur selon ltune quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé par qu'il comporte un indicateur lumineux mis en action par le mouvement de déclenchement. 6.- Détecteur de température d'un bain liquide, en vue de produire deux signaux lorsque la température du bain atteint respectivement la température basse et la température haute d'une plage déterminée de température, caractérisé par le fait qu'il est constitué par la mise en série de deux détecteurs simples selon l'une quelconque des revendications précédentes, les compositions des masselottes étant déterminées respectivement par référence à la température basse et à la température haute de la plage considérée.