La présente invention est relative à un procédé d'obtention d'un train d'ondes électromagnétiques non amorti de très haute tension et à déclenchement rapide et à un dispositif mettant en oeuvre ce procédé. Elle trouve une application dans de nombreux domaines de la physique et en particulier dans l'excitation des chambres à étincelles, dans l'étude de plasmas t et dans les générateurs pour détection RADAR. L'obtention d'un train d'ondes électromagnétiques non amorti, peut s'effectuer, selon des méthodes connues, de plusieurs manières: - L'idée la plus simple consiste à débloquer, pendant la durée de l'impulsion désirée, un oscillateur bloqué. L'inconvénient de ce système est évident: la puissance de l'oscillateur doit etre égale à la puissance du train d'ondes désirée et le rendement d'un tel dispositif est très faible. De plus, le délai d'apparition du train d'ondes est grand (supérieur à 100 ps) ce qui, dans la plupart des applications, est rhédibitoire. - Dans le domaine-des hyperfréquences, on applique un créneau de tension positive sur l'anode d'un tube oscillateur (du genre magnétron-par exemple) et le train d'ondes émis par cet oscillateur a une enveloppe correspondant à ce créneau. - Dans le domaine de la haute fréquence, aux alentours de 10 MHz, le même procédé -est applicable, l'élément essentiel de l'oscillateur étant constitué par une lampe d'émission du genre triode par exemple. Dans ces deux cas, le signal de tension rectangulaire appliqué sur l'anode des tubes électroniques, est obtenu par la décharge d'une ligne à retard chargée électrostatiquement par une alimentation auxiliaire. Ces méthodes présentent un inconvénient de principe majeur. En effet, l'oscillateur est en permanence couplé avec la charge d'utilisation de sorte que son fonctionnement dépend en partie du comportement de celle-ci. De plus, la surtension réelle du circuit de l'oscillateur, appelée souvent surtension "en charge" peut être très inférieure à la surtension propre à l'oscillateur seul, ou surtension "à vide". L'énergie emmagasinée dans le-circuit, (directement proportionnelle à la surtension), se trouve donc affaiblie par cette "fuite" permanente d'énergie vers la charge. - Un autre procédé connu d'obtention -d'impulsions de grande puissance consiste à emmagasiner de-l'énergie sous- forme électrostatique - ou magnétostatique s et à la-restituer brutalement à la charge d'utilisation. Les exemples -les plus simples de ces procédés sont le condensateur que l'on charge sous une certaine tension V, - l'énergie stockée-étant électrostatique -, ou l'inductance parcourue par un courant I l'énergie stockée étant magnétostatique. Dans les deux cas, l'énergie restituée à l'utilisation s'effectue sous forme d'un train d'ondes plus ou moins oscillant. L'inconvénient de ces procédés provient de ce que le train d'ondes est toujours -amorti et que l'impulsion est mal calibrée.De plus, ces méthodes ne conduisent pas à un gain en tension - ou en courant ---de-sorte que l'alimentation de charge doit pouvoir fournir la tension - ou le courant - que l'on désire obtenir dans la--charge d'utilisation. - Une méthode plus élaborée consiste à charger électrostatiquement des lignes artificielles que l'on décharge ensuite dans une impédance électrique- égale à l'impédance caractéristique-de la ligne La ligne est constituée par une succession de cellules identiques comprenant chacune une inductance et un condensateur, mais elle est fractionnée en tron çons par des éclateurs placés soit en parallèle, soit en série. Cette ligne interrompue est chargée statiquement au moyen d'une alimentation fonctionnant en régime continu -L'allumage- simul- tané-des éclateurs restitue à la ligne sa continuité avec sa succession ininterrompue-de cellules L-C, tout en fixant le long de la ligne des potentiels tels qu'ils correspondent à quelques point d'une sinusoide fictive (Brevet suisse nO 382.847). On obtient alors dans l'impédance de charge-un train d'ondes faiblement amorti dont la longueur dépend de- celle de la ligne. Les inconvénients de ce système sont multiples: - l'emploi de générateurs continus pour produire un train d'ondes sinusoïdal exige une segmentation de la ligne avec autant d'éclateurs que de périodes souhaitées dans le train d'ondes. Les déclenchements de ces éclateurs doivent être rigoureusement synchrones et les difficultés pratiques de mise en oeuvre d'un tel procédé sont arandes. De plus, ces éclateurs absorbent une grande partie de l'énergie emmagasinée. - Ces lignes à constantes localisées se prêtent mal à la modification des caractéristiques du train d'ondes: la fréquence d'oscillation et la durée du train d'ondes sont définies par les valeurs des éléments constituant chaque-cellule (L et C), de sorte que si l'on désire changer légèrement l'une de ces caractéristiques, on doit modifier complètement la ligne de stockage. - l'énergie stockée l'étant sous forme électrostatique, les condensateurs des cellules ont une valeur élevée de sorte que l'impédance caractéristique de la ligne est faible. On verra dans la description ultérieure de la présente invention, que dans la plupart des applications une forte impédance caractéristique conduit à des performances optimales. - enfin de telles structures ne fonctionnent pas à des fréquences au-delà de 5 MHz. La présente invention remédie à tous ces inconvénients. Elle utilise comme éléments essentiels un générateur désadapté fonctionnant non plus en régime continu, mais en régime sinu nodal, et une ligne de stockage qui est résonnante pour la fréquence dudit générateur, le principe de la décharge de la ligne dans son impédance caractéristique étant encore appliqué. L'énergie est donc stockée, selon l'invention, suivant un mode oscillant et non plus suivant un mode statique. L'onde établie sur la ligne pendant la période de stockage est une onde purement stationnaire car la ligne est totalement désadaptée à ses deux extrémités. Après ouverture ou-fermeture, selon le cas, dè l'interrupteur de décharge, l'énergie s'échappe de la ligne vers la charge adaptée sous la forme du train d'ondes purement progressif désiré. Les avantages du procédé sont multiples: - L'apparition du train d'onde est immédiat, au temps près de déclenchement de l'interrupteur (quelques dizaine de nanosecondes). Le procédé selon l'invention conduit donc à un train d'ondes à déclenchement rapide et à front raide. - L'abandon du stockage électrostatique au profit du stockage électromagnétique supprime la segmentation de la ligne et, en conséquence, la multitude d'éclateurs. - Le stockage d'énergie s'effectuant par résonance, on obtient une importante surtension partir d'un générateur pouvant avoir une puissance modeste. - La segmentation étant supprimée, la ligne de stockage peut être à constantes réparties, ce qui autorise des variations continues de la durée et de la fréquence du train d'ondes obtenu, par simple modification de la longueur de la ligne et de sa fréquence de résonance. - La fréquence d'utilisation d'un dispositif faisant appel au procédé selon l'invention, n'est en principe pas limitée -supérieurement car on sait réaliser des lignes à constantes réparties résonnant jusqu'aux hyperfréquences. - La ligne se trouve isolée de la charge d'utilisation pendant la période de stockage, de sorte que la surtension est maximale, ainsi que l'énergie emmagasinée. - L'énergie n'étant pas stockée sous forme électrostatique, les capacités de la ligne peuvent être faiblestsans préjudice pour la valeur de l'énergie emmagasinée, et l'impé- dance caractéristique est donc susceptible d'être très grande. - On notera enfin l'extrême simplicité du procédé qui avec un générateur de puissance modérée et une ligne passive permet d'obtenir une impulsion de grande puissance et de caractéristiques facilement réglables. De façon plus précise, l'invention concerne un procédé d'obtention d'un train d'ondes électromagnétiques non amorti de très haute tension et à déclenchement rapide, caractérisé par le fait qu'on emmagasine dans-un résonateur de l'énergie électromagnétique sous la forme d'un système d'ondes stationnaires, ledit résonateur étant alimenté par un oscillateur dont la fréquence est égale a l'une des fréquences de- résonance dudit résonateur, puis qu'on décharge ladite énergie sous la forme d'une onde progressive vers le circuit d'utilisation. Dans une première variante du procédé nommée "résonance quart d'onde", le résonateur est une ligne résonnante dont la longueur est égale à un multiple impair du quart de -la-longueur d'onde dans ladite ligne, l'oscillateur occupant un noeud de tension à l'une des extrémités de ladite ligne, l'autre extrémité étant chargée par une impédance infinie. Dans une deuxième variante du procédé nonrn.e "résonance demi-onde", le résonateur est une ligne résonnante dont la lon-gueur est égale à un multiple entier de la demi-longueur d'onde dans la ligne, l'oscillateur occupant un noeud de tension à l'une des extrémités de ladite ligne, l'autre extrémité étant chargée par une impédance nulle. Pour chacune de ces variantes, la ligne- résonnante peut être conçue pour avoir une impédance -caractéristique- très grande, ce qui correspond dans la plupart des cas à-un fonctionnement optimal. L'impédance-de l'oscillateur doit être très in férieure à l'impédance caractéristique de la ligne, puisqu'il occupe un point nodal. L'invention sera mieux comprise après la description qui suit du principe du procédé et d'un exemple de réalisation donné à titre indicatif et non limitatif, en référence aux dessins annexés sur lesquels: - la figure 1 représente le schéma de principe du procédé selon les deux variantes adoptées, - la figure 2 représente les diagrammes décrivant les différents états successifs de la ligne, - la figure 3 représente une ligne hélicofdale à constantes réparties et à haute impédance carac téristique, - la figure 4 représente un détail de réalisation d'une électrode alimentant une bobine cryogénique, - la figure 5 représente un schéma d'utilisation de l'invention dans l'excitation d'une chambre à étincelles en haute fréquence et une reproduction de l'impulsion de tension obtenue. Sur la figure 1, un générateur haute fréquence 1 débite sur une ligne résonnante 2, par l'intermédiaire d'un cabale de liaison et d'adaptation 3. Un interrupteur 4 isole la ligne de la charge 5 dont l'impédance est égale à- l'impédance caractéristique Zc de la ligne 2; les capacités parasites d'entrez et de sortie de la ligne 2 sont représentées respectivement par 6 et 7; la seconde est compensée par l'inductance 8; l'extrémité droite de la ligne est désignée-par 11; I'impédance 5 se compose, ainsi qu'il est représenté dans le cadre en tirets, d'un élément capacitif 16 et d'un élément selfique 14 placés en parallèle de manière à constituer un circuit "bouchon" pour la fréquence de l'oscillateur; ce circuit est shunté par une résistance ajustable 18 de telle manière que l'ensemble soit équivalent à Zc. L'élément 16 peut être une chambre à étincelles et l'élément 14 peut contenir un plasma. La figure la représente une première variante de réalisation dans laquelle le résonateur est une ligne résonnante 2 dont la longueur est égale à un multiple impair du quart de la longueur d'onde dans la ligne, l'oscillateur occupant un noeud de tension à l'une des-extrémités de la ligne 2, l'autre extrémité 11 étant chargée par une impédance très grande. La figure lb représente une deuxième variante de réalisation dans laquelle le résonateur est une ligne résonnante 2 dont la longueur est égale à un multiple entier de la demilongueur d'onde dans la ligne, l'oscillateur occupant un noeud de tension à l'une des extrémités de la ligne 2, l'autre extrémité 11 étant chargée par une impédance très faible. Le fonctionnement de ces dispositifs est le suivant: L'inductance ajustable de compensation 8 se place soit aux bornes de la ligne 2, dans la première variante du procédé: résonance quart d'onde (fig. la), soit aux bornes de la charge 5, dans la seconde variante du procédé: résonance demi-onde (fig. lb). Dans le premier cas, elle forme un circuit bouchon avec l'ensemble des capacités parasites de sortie 7, chargeant la ligne par une resistance très élevée, pendant la phase d'entretien du système d'ondes stationnaires et également pendant la phase de décharge. Dans le second cas, 8 n'intervient que pendant la décharge, la compensation de 7 étant obtenue par la portion de ligne 10, ajustable par variation de la fréquence de l'oscillateur, avant la fermeture de l'interrupteur 4. Les éléments 10 et 7 constituent un circuit résonnant série de très faible résistance, assurant un quasi court-circuit au point nodal 11. La surtension élevée qui règne aux bornes de 7 permet encore un fonctionnement normal de l'éclateur 4. Ce cas diffère encore du précédent par le fait que la tension aux bornes de l'éclateur n'est plus exactement égale à la tension ventrale au milieu de la ligne. La ligne 2 possède deux séries de modes de résonance définies par le nombre entier p quelconque, telles que: 1 = (2p -1) 4 (1) (résonance quart d'onde) ou 1 p-2 (2) (résonance demi-onde), ou X désigne la longueur d'onde dans la ligne d'un signal de fréquence 9 se propageant avec la vitesse de phase v. On choisit, sur l'oscillateur 1, les fréquences v(p) ou v'(p) de chaque série de résonances, de telle sorte que les égalités (1) ou (2) respectivement soient satisfaites: w(p) = (2p - 1) 4l (1') ( (p)= ~ (2') Sur la figure la, on a représenté, à titre d'exemple, une résonance quart d'onde, telle que p = 5 et sur la figure lb la première résonance demi-onde (p = 1), ne comportant que deux noeuds et un ventre.Toutefois, comme on l'a déjà indiqué, tous les modes correspondant à -un nombre entier p quelconque sont réalisables, depuis p = 1, avec une mEme ligne. Les courbes en trait interrompu de la figure 1 représentent l'amplitude de la tension, à un instant donné, en chaque point de la ligne, tous ces points vibrant en phase, dans l'hypothèse oû les pertes de la ligne sont très faibles. Le générateur 1 fournit un courant important, mais une tension faible qui se trouve amplifiée du fait de la résonance de la ligne. L'énergie fournie par le générateur-l est emmagasinée dans la ligne 2. Si les pertes de cette ligne étaient nulles, cette énergie croitrait indéfiniment; en réalité les pertes ne sont pas nulles et si l'on désigne par a le coefficient d'atténuation de la ligne, une étude classique montre que l'énergie emmagasinée dans la ligne tend vers une limite W donnée par: W = où P est la puissance du générateur de charge. La formule (3) montre que la quantité d'énergie stockée W, au moyen du générateur de puissance finie P, peut être très grande dès lors qu'on sait réaliser une ligne à faibles pertes. En particulier, une ligne supraconductrice peut être chargée par un oscillateur de très faible puissance. Une différence avec le stockage électrostatique apparaît également sur cette formule, à savoir que la quantité d'énergie emmagasinée par la ligne ne dépend pas de-la tension du générateur. On remarque également que cette énergie ne dépend pas de la longueur de la ligne. La ligne ainsi chargée est le siège d'un système d'ondes stationnaires. On peut démontrer que le taux d'onde stationnaire r est égal à à. Suivant des considérations classiques en théorie des lignes, on peut considérer-que cette onde stationnaire de longueur 1 et d'amplitude V résulte de la superposition-de deux ondes progressives d'égales amplitudes V/2 et de-longueur 1 cheminant en sens inverse le long de la ligne et se réfléchissant totalement aux deux extrémités de celle-ci, qui sont en effet totalement désadaptées (ligne ouverte droite dans le cas de la figure la, et en quasi court-circuit dans le cas de la figure lb, et ligne en quasi court-circuit à gauche). L'interrupteur 4 est, suivant les séquences de travail ou les montages un éclateur ou un thyratron. Dans le cas où cet interrupteur est un éclateur, l'ionisation s'effectue soit à l'aide de l'électrode de déclenchement 9, sur laquelle on applique brutalement une tension suffisante pour provoquer une préionisation, soit-à-l'aide d'un faisceau laser non represente,-seton une-methode eonnuew La fonction essentielle de l'interrupteur 4 est de fermer brutalement-la ligne sur son impédance caractéristiquequi constitue l'impédance d'utilisation. Cette fermeture sur l'impédance caractéristique revient à prolonger à l'infini la ligne.Elle rétablit donc les conditions de propagation, de sorte que les ondes progressives de décomposition de l'onde stationnaire ne se re- fléchissent plus--sur l'extrémité droite 11 de la ligne. Ces deux ondes, d'amplitude V/2 et due longueur 1 s'échappent donc de la ligne où elles étaient enfermées en direction de 1'im- pédanae d'utilisation. La partie de-l'onde progressive qui atteignait l'extremite droite de la ligne au moment de la fermeture de l'interrupteur quitte sans délai la ligne.Par contre, la partie de l'onde partielle progressive qui venait de se réfléchir sur l'extrémité droite de la ligne au moment de la fermeture de l'interrupteur, sera la dernière à quitter la ligne; elle le fera après avoir parcouru un aller et retour, soit un trajet 21. L'extraction de l'énergie de la ligne s'ef fectue donc pendant une durée 2T, (le retard T est égal à v) v et la longueur du train d'onde extrait est égale à deux fois celle de la ligne. La figure 2 précise le mécanisme de la décharge de la ligne résonnante. Les longueurs sont en abscisses et les tensions en ordonnées. La ligne résonnante de longueur 1 est située entre les points d'abscissoe- 1 et O. La figure 2a, reprenant l'exemple de réalisation de la figure la, montre le système d'ondes progressives ab et cd, ainsi que leur résultante stationnaire AB à l'instant initial t = 0 où la tension ventrale atteint son maximum V. T La figure 2b montre le même système à l'instant t = 2 une demi période plus tard (T = v(5)) Si l'extrémité origine O ')(5) (sortie de la ligne) est restée ouverte, les deux portions ate' et c'f' des ondes composantes viennent se raccorder en d' et b', après une ou deux symétries,respectivement, et l'onde résultante va occuper la position-A'B', symétrique de AB. Si, au contraire, à l'instant t = O, on branche en O une impédance égale à Zc, ce qui revient à prolonger la ligne vers les x positifs, la portion a'e' de l'onde incidente en sort effectivement, entraînant toute la channe des deux ondes raccordées, jusqu'à l'extrémité d'. Le système d'ondes stationnaires se déroule ainsi qu'il a été ex pliqué plus haut. Ce resuitat peut être démontré de façon rigoureuse au moyen d'une théorie analogue à celles des cordes vibrantes. De plus, cette théorie permet d'obtenir certains résultats qui mettent bien en évidence l'avantage du stockage d'énergie.réactive oscillante tel qu'il est préconisé par l'invention, par rapport aux autres moyens classiques, comme par exemple le stockage électrostatique. On peut démontrer en particulier que pour deux lignes identiques chargées par des générateurs d'égales tensions, on emmagasine r2 fois plus d'énergie haute fréquence par la méthode préconisée'selon l'invention que d'énergie électrosta tique par les méthodes classiques, si r désigne le taux d'onde stationnaire; la tension recueillie est alors-r fois plus grande dans le cas de l'invention.Les lignes construites pour mettre en oeuvre le procédé selon l'invention ont couramment des taux d'environ 70; on emmagasine ainsi 2500 fois plus d'énergie par le procédé faisant l'objet de l'invention et on recueille une tension 70 fois supérieure. D'une manière générale, l'étude des générateurs d'impulsions à ligne de stockage montre que, quelle que soit la nature de l'énergie emmagasinée (statique ou oscillante), les lignes à forte impédance caractéristique (plusieurs kiloohms) conduisent, à puissance égale fournie par le générateur: - au flux magnétique le plus élevé dans l'inductance d'utilisation (plasma par exemple), - à la tension la plus élevée aux bornes du conden sateur d'utilisation (chambre à étincelles par exemple). On démontre ainsi, en particulier, que la tension Vo du 2 du train d'ondes obtenu par application du procede selon l'invention est donnée par Or l'impédance caractéristique d'une ligne est donné classiquement par la formule où L et C désignent la self-inductance et la capacité des cellules constituant la ligne, si celle-ci est à constantes localisées, où la self-inductance et la capacité linéiques si la ligne est à constantes réparties. Les lignes à forte impédance caractéristique sont donc des lignes à forte selfinductance et à faible capacité. Ces exigences sont incompatibles avec une grande énergie électrostatique-emmagasinée selon les méthodes de l'art antérieur car cette énergie est directement proportionnelle à la capacité C. Les lignes électrostatiques ont ainsi des impédances caractéristiques faibles de l'ordre de quelques ohms. Par contre, la méthode faisant l'objet de l'invention autorise une forte impédance caractéristique (fort L et faible C) car, comme on l'a vu plus haut,-l'énergie emmagasinée l'est sous forme réactive oscillante. Dans ce cas, les lignes peuvent avoir des impédances de quelques kiloohms. Un autre avantage-propre au procédé selon l'invention concerne la facilité d'exploration continue du domaine des fréquences. Une ligne donnée est susceptible de résonner en quart d'onde pour une suite infinie mais discrète de fréquences comme on l'a vu plus haut. Si l'extrémité ouverte de la ligne est chargée par un élément réactif auxiliaire (sel f- inductance ou capacité) le spectre des fréquences de résonance de la ligne se trouve décalé. Ainsi l'inductance compensatrice 8 de la figure 1, si elle est continûment variable permet une variation continue et simple de la fréquence du train d'ondes émis. La plage d'accord ainsi obtenue peut ne pas excéder l'intervalle séparant deux fréquences de résonances consécutives, car pour un accord supérieur à cet intervalle il est plus simple de changer de mode de résonance. La condition concernant l'égalité de l'impédance de charge à l'impédance caractéristique de la ligne n'est pas critique. Si la ligne est fermée sur une impédance-légbrement différente de Zc, la durée du train d'ondes s'accroît , sa puissance diminuant corrélativement tandis que l'enveloppe de la courbe de sa tension en fonction du temps prend une forme caractéristique en escalier dont chaque marche a la durée 2T. Sur la figure 3, on a représenté un exemple de mise en oeuvre de l'invention à titre indicatif et nullement limitatif. Sur cette figure, un tube diélectrique 20 supporte une bande conductrice 22 bobinée dans une gorge hélicoidale usinée dans le tube 20; cette bande est reliée électriquement à une connexion d'entrée 23; le tube 20 est coaxial à un cylindre métallique 25 par l'intermédiaire de trois colonnettes isolantes 26 (disposées à 1200). La partie correspondant à la connexion de sortie est identique et non représentée explicitement. Le fonctionnement de ce dispositif est le suivant: l'hélice formée par le conducteur métallique 22 constitue la ligne résonnante qui est, selon l'invention, le réservoir d'énergie réactive oscillante. La capacité d'une telle ligne est réduite à la capacité parasite interspire et à la capacité parasite entre le conducteur et le blindage, la seconde étant plus importante que'la première. Cette ligne présente une forte self-inductance et une très faible capacité linéiques. Son impédance caractéristique est donc grande, en application de ce qui a été décrit plus haut. Le calcul des caractéristiques géométriques de cette ligne hélicoidale blindée peut s'effectuer en utilisant des résultats classiques.Si a désigne le rayon d'une spire, b le rayon du cylindre de blindage, N le nombre de spires par centimètre, on a 2 N2 a2 2 L = 4 ij a2 (1 - a2) en pH/m b h ' lMpeGanCe CaraCterlStlqUe L-C est une ponction Qe b la variable b/a. Elle atteint un maximum pour r 2. Dans a l'exemple de réalisation décrit, on a donc choisi pour dia- mètre du cylindre de blindage le double du diamètre de l'he- lice. Le nombre maximum autorisé de spires par centimètre est calculé de telle sorte que la tension entre deux spires consécutives le long d'une génératrice n'excède pas-la tension disruptive dans l'air. N, a et b étant ainsi déterminés, on en déduit les valeurs théoriques de L et C d'après les deux formules ci-dessus et toutes-les caractéristiques théoriques de la ligne (Zc, v, T, A). La longueur de la ligne est ensuite choisie pour avoir 1 = (2p - 1) WA ou 1 = p 2. Les valeurs théoriques ainsi obtenues constituent des guides pour la-réalisation de la ligne qui doit faire ensuite l'objet d'une étude expérimentale précise permettant la détermination des caractéristiques réelles, compte tenu des différentes impédances parasites non calculables et des pertes non nulles présentés par le conducteur. C'est ainsi qu'on déterminera le spectre des fréquences des différents modes de résonance de la ligne, le décalage de ce spectre en fonction des réactances auxiliaires d'accord, la surtension de la ligne, le taux d'onde stationnaire, etc... A titre indicatif et nullement limitatif, on a réalisé une ligne dont les caractéristiques réelles mesurées sont 2a = 88 inrn . gag = 39 cm P = 5 KW 2b = 176 mm p = 10 W ~ 35 mJ 1 = 1,66 m 9 = 10 MHz W - 40 kW 2T- T = 0,4 s Q = 400 v = 4.106 m/s r= 30 a = 2.10 Hp/m Zc = 3 kQ N = 0,3 cm Le mandrin 20 était en téflon et le conducteur 21 en cuivre. On peut imaginer d'autres lignes que celle décrite à l'aide de la figure 3 qui ne sortiraient pas du cadre de l'invention, comme par exemple une ligne qui possèderait un noyau à haute perméabilité magnétique (ferrite par exemple) afin d'augmenter l'impédance caractéristique. Une ligne de longueur moitié (83 cm) ou quart (40 cm) aurait un coefficient d'atténuationamoitjé ou quart et produirait respectivement, d'après la formule (3) des puissances d'impulsions doubles ou quadruples, ce qui, compte tenu du soin meilleur susceptible d'être apporté à la construction des lignes courtes, permettrait de dépasser le mégawatt. Toutefois, les tensions correspondantes devenant également doubles et quadruples (formule 4), la rigidité diélectrique de l'air imposerait soit une modification des caractéristiques géométriques de la ligne soit son immersion dans un fluide à rigidité diélectrique-élevée ou dans le vide. L'immersion dans un fluide cryogénique présente l'avantage d'abaisser simultanément la valeur de la constante d'atténuation a, dans des proportions pouvant devenir considérables en supraconductivité. En outre, la thermostatation ainsi réalisée élimine toute dérive thermique tandis que l'évacuation de la chaleur pendant la phase de stockage s'effectue beaucoup mieux. La figure 4 représente un détail de réalisation d'une des deux électrodes de liaison avec une ligne identique à celle de la figure 3, immergée dans l'azote liquide 30. Un tube métallique 34, argenté superficiellement, placé dans une enceinte à vide 36 délimitée par une paroi en verre 38, comporte une fiche male 31 pénétrant dans la borne 23 et une fiche femelle 32. La bague 40 assure la liaison verre-métal entre 38 et 34 tandis que le soufflet élastique 41 compense leur différence de dilatation. Le couvercle du bac à azote liquide 44 est revêtu intérieurement et extérieurement, sur le pourtour de l'orifice livrant passage à l'électrode, délimité par des conducteurs argentés, de plaques conductrices argentées mises en contact électrique avec le blindage 25 par l'intermédiaire d'un soufflet élastique en chrysocale argenté 42 soudé sur le blindage 25. Le joint d'étan chéité 46 est destiné à éviter le givrage intérieur du bac (par entrée d'air), tandis que le givrage extérieur de 38 est empêché par soufflage d'air chaud. Pour des questions de dilatation thermique l'ampoule 38 est avantageusement réalisée en verre-pyrex, le tube 20 en stratifié verre-époxy et la ligne 22 en cuivre, ces deux derniers matériaux ayant des coefficients de dilatation très proches. La description qui vient d'être faite s'applique à tout dispositif cryogénique utilisant un autre fluide que l'azote liquide et un métal autre que le cuivre, par exemple de l'hélium liquide refroidissant une bobine supraconductrice. A titre d'exemple d'application de la présente invention, on a représenté sur la figure 5a un schéma d'utilisation de l'invention dans l'excitation d'une chambre à étincelles en haute fréquence. L'axe horizontal est l'axe du temps. L'instant t0 d'apparition de l'évènement (trace de particule ionisante) est détecté-par télescope de scintillateurs, muni d'un circuit à coïncidences 50; l'impulsion 51 de faible puissance issue de 50 est amplifiée dans l'amplificateur "haut niveau" 52, qui transmet, à l'instant tl, une impulsion 55 de puissance suffisante à l'amorçage de l'éclateur ou du thyratron dans le générateur de trains d'ondes 54 lequel délivre, à partir de l'instant t2 jusqu'à l'instant t3, l'impulsion 56 destinée à l'excitation de la chambre à étincelles.Le dispositif 54 est celui mettant en oeuvre le procédé selon l'invention, l'impulsion 55 étant appliquée sur l'électrode de déclenchement 9 de l'éclateur 4 de la figure 1.- La chambre à étincelles est associée en parallèle avec des éléments d'adaptation (inductance, résistance) de manière que l'impédance de l'ensemble soit égale à l'impédance caractéristique de la ligne Z c On cherche à rendre le retard t2 - t0 aussi faible que possible. La part t2 - tl prise par le dispositif 54 dans ce retard, reste très modeste en comparaison de tl - t valant o généralement quelques centaines de nanosecondes. En effet, t2 ~ tel, se composant du délai d'amorçage de l'éclateur (25 ns environ), augmenté d'un quart de période (au maximum) du champ oscillant dans la ligne résonnante, soit, à 10 MHz, 25 nanosecondest est donc de l'ordre de 50 ns. Le train d'ondes a une durée t3 - t2 de l'ordre de la microseconde. La figure 5b reproduit une trace obtenue sur un écran d'oscilloscope dont la sonde haute tension est reliée à une chambre à étincelles excitée au moyen du procédé selon l'invention. L'échelle des abscisses est de : 0,2 ps par division, celle des ordonnées: 5 kV par division. REVENDICATIONS 10/ Procédé d'obtention d'un train d'ondes électromagnétiques non amorti, de très haute tension et à déclenchement rapide, caractérisé par le fait qu'on emmagasine dans un résonateur, de l'énergie électromagnétique sous la forme d'un système d'ondes stationnaires, ledit résonateur étant alimenté par un oscillateur dont la fréquence est égale à l'une des fréquences de résonance dudit résonateur, puis qu'on décharge ladite énergie sous la forme d'une onde progressive vers le circuit d'utilisation. 20/ Procédé selon-la revendication 1, caractérisé par le fait que l'impédance d'utilisation a une valeur voisine de celle de l'impédance caractéristique du résonateur. 30/ procédé-selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ledit résonateur est une ligne résonnante quart d'onde à faibles pertes, sa longueur étant un multiple impair du quart de la longueur d'onde dans la ligne. 40/ Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ledit résonateur est une ligne-resonnante demi-onde à faibles pertes, sa longueur étant un multiple entier de la demi-longueur d'onde dans la ligne. 50/ Dispositif mettant en oeuvre le- procédé selon l'une quelconque des revendications 3 et 4, du genre de ceux utilisant de façon connue une ligne emmagasinant l'énergie fournie par un générateur électrique dont 1 'impédance interne est très différente de l'impédance caractéristique de ladite ligne, ladite énergie étant libérée au moyen d'un interrupteur et dissipée dans une charge d'impédance voisine de l'impédance caractéristique de ladite ligne, caractérisé par le fait que ledit générateur est un oscillateur, que ladite- ligne est résonnante pour la fréquence- du générateur, l'énergie emma gasinée l'étant sous forme réactive oscillante. 60/ Dispositif suivant la revendication 5, caractérisé par le fait que l'extrémité de ladite ligne opposée au générateur est ouverte, la décharge de la ligne étant réalisée par la fermeture dudit interrupteur. 70/ Dispositif suivant la revendication 5, caractérisé par le fait que l'extrémité de ladite ligne opposée au générateur est en court-circuit, la décharge de la ligne étant réalisée par l'ouverture dudit interrupteur. 80/ Dispositif selon la revendication 5, caractérisé par le fait que ladite ligne est à haute impédance- caracté- ristique. 90/ Dispositif selon la revendication 5, caractérisé par le fait que la ligne est à capacités et inductances uniformément réparties. 100/ Dispositif suivant la revendication 9, caractérisé par le fait qu'un élément réactif de valeur ajustable est branché à l'une des extrémités de ladite ligne, permettant entre deux fréquences de résonance consécutives, une variation continue de la fréquence-du train d'ondes émis par le dispositif. 110/ Dispositif selon la revendication 9, caractérisé par le fait que ladite ligne est constituée par -un conducteur bobiné sous forme d'hélice sur un tube diélectrique coaxial à un cylindre métallique de blindage. 120/ Dispositif selon la revendication 11, caractérisé par le fait que les connexions d'entrée et de sortie de ladite ligne s'effectuent par des électrodes entourées d'une ampoule vidée d'air. 130/ Dispositif selon les revendications 11 et 12, caractérisé par le fait que ladite ligne est immergée dans un dispositif cryogénique. 140/ Dispositif selon la revendication 13, caractérisé par le fait que la ligne est supraconductrice.