La présente invention est~relative â des perfectionnements apportés aux étuves destinées au séchage de produits pulvérulents ou analogues et plus particulièrement, bien que non exclusivement, de flux pour la soudure électrique continu. Lorsqu'on doit effectuer automatiquement des soudures au moyen d'une électrode se déroulant en continu, il est nécessaire de faire écouler autour d'elle une poudre, appelée flux En raison de la température élevée il est absolument nécessaire que le flux soit complètement desséché sinon on assiste a des engagements gazeux néfastes provenant entre autres de la décomposition de l'eau. Pour le séchage du flux on utilise usuellement une étuve comportant des pales de brassage et des moyens de chauffage. On comprend aisément que de tels systèmes ne permettent pas d'assurer un séchage homogène de toute lamasse de produit. Les perfectionnements qui font l'objet de la présente invention visent à remédier à ces inconvénients et à permettre la réalisation dtune étuve qui réponde mieux que jusqu'a présent aux désidérata de la pratique. Suivant l'invention on fait passer le flux de manière laminaire dans un couloir dans lequel sont disposés des moyens de chauffage, la température du produit séché étant relevée en aval de ce couloir et utilisée pour commander le déversement du produit sec vers l'extérieur. En pratique le produit est déversé dans une enceinte chauffée de manière qu'il soit stocké sans possibilité de reprendre de l'humidité. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 est une coupe d'une étuve réalisée conformément a l'invention Fig. 2 et 3 en sont des variantes plus perfectionnées. Fig. 4 et 5 sont des vues de détail illustrant le fonctionnement de la trémie représentée en fig. 3. On a représenté en fig. 1 une étuve suivant l'invention constituée essentiellement par une chambre 1 présentantla forme générale d'un entonnoir et qui comporte à sa base une trémie 2 se terminant par un orifice inférieur de sortie 2a. En réalité la chambre et la trémie ne constituent qu'une seule et même pièce réalisée préf éra- blement en tle et qui est formée par une virole 3 à laquelle fait suite une paroi conique 4 dont la partie inférieure constitue la trémie 2. Le fond de la chambre 1 est réalisé sous la forme d'une cloison tronconique 5 dont l'un des bords est soudé à la virole 3, tandis que l'autre est rendu solidaire du rebord supérieur d'un cylindre 6, alors que le rebord inférieur est associé à la trémie 2. La paroi 4, la cloison 5 et le cylindre 6 forment un espace fermé 7 que l'on remplit préférablement d'un matériau isolant à la chaleur. La partie supérieure de la chambre 1 est fermée sur environ la moiti de sa superficie au moyen d'un couvercle 8, la partie non fermée comportant une grille 9 située en dessous du niveau de l'ouverture considérée. Le couvercle 8 constitue support pour un manchon tubulaire vertical 10 dont la partie inférieure se trouvant dans la chambre 1, est solidaire d'un tronc de cône 11 qui se prolonge par une jupe cylindrique 12 disposée de manière co-axiale par rapport au cylindre 6 et à l'intérieur de celui-ci. On détermine ainsi un passage annulaire 13 de faible épaisseur de telle sorte qu'un produit pulvérulent déversé sur la grille 9 s'écoule de manière laminaire entre le cylindre et la jupe précités en direction de l'ouverture 2a de la trémie.On remarque que le bas 12a de la jupe 12 se trouve à une faible distance de la trémie 2, de manière à freiner l'écoulement du produit pulvérulent. Des résistances blindées 14 ou analogues sont disposées dans le passage 13 en vue de chauffer le produit dans cette zone. L'ouverture 2a est fermée par une vanne ou clapet 15 situé à l'extrémité d'une tige ou tube 16 qui traverse avec jeu fonctionnel le manchon 10. Le fonctionnement est le suivant Les résistances 14 ayant été mises en chauffe tandis que le clapet 15 est fermé, on déverse duproduit dans la chambre 1. Celuici passe lentement autour des résistances 14 qui assurent sa dessication, le produit séché venant se placer dans le bas de la trémie 2. Bien entendu des dispositifs usuels sont utilisés pour maintenir les résistances 14 à la température appropriée. On mesure de manière continue la température du produit en aval des résistances 14 de manière que l'ouverture du clapet 15 s'effectue lorsque la température désirée du produit est atteinte. On peut avoir un déversement continu ou par tout ou rien du produit séché en aval de l'étuve. Dans la variante de fig. 2 l'ensemble constitué par le manchon 10 et le tronc de cOne 11 est déplaçable axialement par rapport à la chambre 1 par coulissement dans une bague 17 solidaire du couvercle 8. La jupe 12 est remplacée par un dispositif 18 comprenant des tiges verticales 19 auxquelles sont soudées des persiennes 20 placées les unes au-dessus des autres et réalisées chacune sous la forme d'une paroi tronconique ouverte en direction du bas. On observe que la persienne inférieure référencée 21 est pourvue d'une jupe verticale 21a. A l'état libre le dispositif 18 repose par le bas de la jupe 21a contre la face intérieure de la trémie 2. Dans ce cas le fonctionnement est légèrement différent de celui décrit ci-dessus : En effet le bas du passage 13 étant fermé par la jupe 21a lorsqu'on déverse le produit dans le compartiment 1 , ce produit reste en deça de la limite inférieure du passage en question. On est donc assuré que tout le produit s'écoulant de ma nière laminaire dans le passage 13 sera séché au fur et à mesure qu'il le traversera. En effet dès que la température mesurée en aval des résistances 14, soit en amont de la jupe 21a, révèle que le produit est sec un système électromagnétique ou autre assure le déplacement vers le haut du manchon 10, ce qui provoque l'élévation du bas de la jupe 21a par rapport à la trémie 2, si bien que le produit sec franchit le bas du passage 13 pour descendre en direction de l'ouverture 2a.La puissance des résistances et leur température assurent un séchage continu du produit traversant le passage 13, de telle sorte que la présence du clapet 15 est presque inutile. On note que grâce aux persiennes 21 la vapeur d'eau et les autres gaz qui se dégagent lors du séchage sont dirigés vers le haut dùonc de cone 11, de manière qu'ils s'échappent à l'extérieur par la cheminee annulaire que forment le manchon 10 et le tube 16. Suivant une troisième variante illustrée en fig. 3 la trémie est beaucoup plus courte et forme une ouverture -2b de diamètre égal au jeu de fonctionnement près a celui extérieur de la jupe 21a de la persienne inférieure 21. Là encore au repos le bord inférieur du tronc de cne il repose contre la cloison 5 tandis que la jupe 21a traverse l'ouverture 2b pour la fermer de manière étanche. On note que cette jupe 21a comporte une multitude d'encoches 22 débouchant sur sont bord inférieur et dont la hauteur est déterminée comme on l'expliquera plus loin. Le fonctionnement s'effectue de la manière suivante Lorsque l'ensemble forme par le manchon 10, le tronc de cbne 11 et le dispositif à persiennes 18 se trouve dans la position de fig. 3 le produit déversé sur la grille 9 reste dans la chambre 1. Lorsqu'on désire commencer le séchage, les résistances 14 sont mises en chauffe. Lorsqu'une température déterminée est atteinte, le manchon 10 est déplacé vers le haut de manière que le bas du tronc de cbne 11 s'éloigne légèrement de la cloison 5 (fig. 4). Cette translation entratne un déplacement de la jupe 21a vers le haut, mais on limite ladite translation de manière que le haut des encoches 22 reste en dessous du rebord de l'ouverture 2b. Le produit s'écoule donc dans le passage 13 sans qu'il puisse en sortir en direction du bas. Lorsque la température du produit relevée en aval des résistances 14 est satisfaisante le manchon 10 est encore déplacé vers le haut (fig. 5) de sorte que le produit s'écoule autour de l'ouverture 2b en traversant les encoches 22. L'écoulement s'effectue ainsi de manière intermittente, l'ensemble 18 effectuant alors des va-et-vient successifs.En fait on pourrait remplacer ces mouvements du manchon qui s' effectuent par exemple au moyen d'un électro-aimant, par des déplacements partiels commandés par un sys tème tel qu'un moteur pas-à-pas alimenté à partir de la prise de température. I1 va de soi que la présente description n'a pas à faire état des différents systèmes propres à relever les températures pour les communiquer à des mécanismes propres à déplacer le manchon 10 ou le tube 16, de tels systèmes étant bien connus dans la pratique. On a ainsi réalisé une étuve qui permet de sécher parfaitement tout le produit qu'elle contient et en particulier le volume qui se déverse le premier hors de l'étuve. Grace aux dispositions générales suivant l'invention on obtient un bon controle des températures des résistances, car on peut les mesurer directement sur leur surface. La présence des persiennes permet aussi une bonne évacuation des gaz libérés lors du séchage, au fur et à mesure de la descente du produit dans le passage 13. I1 doit d'ailleurs etre entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVND tCA-T IONS 1. Etuve destinée au séchage de produits pulvérulents ou analogues, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens de faire passer le produit de manière laminaire dans un couloir, des moyens de chauffage situés dans le couloir, ainsi que des moyens destinés à contrôler l'écoulement du produit séché hors de l'étuve en fonction de l'état de dessication dudit produit. 2. Etuve suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend en outre des moyens permettant au gaz libéré de se degager au fur et à mesure de l'écoulement du produit. 3. Etuve suivant la revendication I, caractérisée en ce qu'elle comporte à sa base une trémie à l'intérieur de laquelle est placé un dispositif qui détermine le couloir dans lequel les produits passent de manière laminaire. 4. Etuve suivant la revendication 3, caractérisée en ce que le débouché de la trémie est fermé par une vanne qui s'ouvre et se ferme en fonction de l'état du produit à cet endroit. 5. Etuve suivant la revendication 4, caractérisée en ce qu'un dispositif mobile verticalement ferme l'écoulemeut du produit en dessus du couloir. 6. Etuve suivant la revendication 3, caractérisée en ce que le dispositif déterminant le couloir est formé par une série de rondelles espacées dans le sens vertical constituant des persiennes orientées de manière que l'échappement du gaz vers le haut soit facilité. 7. Etuve suivant la revendication 2, caractérisée en ce qu'elle comporte une cheminée d'extraction du gaz. 8. Etuve suivant la revendication 6, caractérisée en ce que le dispositif de persiennes est mobile de manière qu'il puisse de première part isoler complètement le produit dans le haut de l'étuve pendant la phase de préchauffage, de seconde part assurer le remplissage du couloir et de troisième part permettre le dever- sement du produit sec hors de la trémie. 9. Etuve suivant la revendication 8, caractérisée en ce que le dispositif de-- persiennes comprend un cdne central ouvert vers le bas dont le bord vient en appui contre le cône correspondant de la trémie pour assurer la fermeture de celle-ci, ledit cône central permettant l'assujettissement des persiennes dont la plus basse est pourvue d'une jupe propre à s'engager sans jeu dans l'ouverture inférieure de la trémie, en vue de la fermer quand le bord précité du cône est relevé pour permettre au produit d'entrer dans le couloir, tandis que des encoches sont ménagées dans la jupe pour assurer l'écoulement du produit sec lorsque l'ensemble est remonté. 10. Etuve suivant la revendication 9, caractérisée en ce que des moyens sont prevus pour déplacer l'ensemble des persiennes de manière qu'il se place d'abord en position de remplissage du couloir, puis en position d'écoulement quand le produit a atteint une certaine température dans le couloir. 11. Etuve suivant la revendication 10, caractérisée en ce qu'on vérifie la température du produit en aval du couloir.