L'invention concerne l'amélioration de l'utilisation de matières de déchet, plus particulièrement l'amélioration des caractéristiques de résistance de matières convenant à la fabrication de récipients tels que des boîtes ondulées, allant des fibres vierges aux fibres de déchet et aux matières résineuses qui, antérieurement, ne pouvaient pas servir à fabriquer des récipients de propriétés acceptables. En outre, l'invention concerne l'utilisation de matières de déchet, de vieilles boîtes ondulées et de rognures de carton ondulé, utilisées comme matière première pour la fabrication de récipients. En outre, l'invention fournit un moyen d'améliorer les propriétés de rigidité du carton très au-delà des possibilités de la fibre seule et assure des propriétés de résistance essentielles à une qualité satisfaisante des bottes ondulées.L'invention a encore pour objet l'amélioration des cartons en général Dans la fabrication d'une matière appropriée aux récipients de transport de marchandises,en général, on utilise du carton ondulé composite. Il est formé d'une feuille de carton de doublage - ou couverture - collée & chaque face d'un coeur ondulé - ou cannelure -. On découpe la matière ainsi fabriquée pour obtenir une découpe que l'on plie pour former une botte appropriée, de façon bien connue. Il existe de nonreux brevets concernant la fabrication des flans de matériau de récipients ainsi que le façonnage de récipients appropriés & partir de divers flans de matière ondulé. Le coeur ondulé ou cannelure contenu dans les découpes de récipient est généralement fabriqué à partir de pSte smi-chimi- que, ce qui permet d'obtenir les propriétés désirées de résistance et de service, exigées par l'industrie. Aux états-is, les exigences concernant le carton ondulé ont été fixées a tm niveau qui dépasse souvent la nécessité t apparemment, on a fixé ce niveau parce que la matière première constituée par la pâte semi-chiaique donne ces caractéristiques et que les caractéristi ques de ces matières premières, c'est-å-dir de la cannelure, peuvent Qtre aises en relations très étroites avec les qualités de la botte.Par contre, en Europe et dans d'autres pays, et de plus en plus aux Ktats-Unis, étant donné le prix élevé des ressources utilisables de pâte, qui sont les forêts, pour la fabri cation de pâte semi-chimique, et les problèmes de pollution de l'eau et de 1' air, les conditions que doit remplir un carton acceptable pour récipients ont été fixées à un niveau moyen, reconnu comme un minimum, qui est plus bas qu'aux Etats-Unis. Par suite, d'autres matières peuvent, avec difficulté, remplir les conditions nécessaires à la fabrication du carton ondulé qui convient à la fabrication d'une botte acceptable d'une résistance déterminée.Cependant, les conditions plus basses qui ont été fixées en Europe et sur d'autres continents excluent encore un certain nombre de matières premières appropriées qui sont disponibles en grande quantité pour la fabrication de carton ondulé. Par exemple, l'une des sources de matière les plus accessibles serait constituée par des déchets mélangés formés de papier journal et d'autres papiers de déchet de différentes sortes,comme les papiers de livres, les papiers d'écriture, les revues et les vieilles bottes ondulées, notamment les déchets dits du type nO 2, dans la technique, c'est-à-dire des déchets de qualité moyenne de carton ondulé, déchiquetés et vendus en balles. Etant donné leur faible résistance, qui ne peut pas être améliorée suffisamment de la façon classique par exemple par raffinage, au moyen d'additifs chimiques ou par utilisation de plus grands poids, les déchets mélangés ne peuvent pas atre utilisés facilement.Ainsi, jusqu'à présent, on n'a pas trouvé de moyen pratique de donner aux déchets mélangés une résistance satisfaisante, telle qu'elle est définie par les essais utilisés dans l'industrie, comme l'essai au milieu Concora (CMT) et l'essai d'écrasement à l'anneau transversal, qui seront définis ci-après. On a trouvé maintenant que, non seulement l'invention fournit un moyen permettant d'améliorer les propriétés de résistance de matières qui ne pouvaient pas être utilisées antérieurement dans le cadre des conditions prescrites pour la fabrication de matériaux ondulés, mais qu'en outre la matière ainsi fabriquée présente des caractéristiques non obtenues antérieurement, dépassant ce qui est possible avec une fibre semi-chimique vierge ou ce qu'on aurait pu obtenir en utilisant comme matière première des matières de déchet t en outre, dans une variante, en tirant parti utilement de ces nouvelles sources de matières, on utilise pour atteindre ce but une matière de déchet, c'est-à-dire une lessive résiduaire au sulfite. De façon bien connue, la lessive résiduaire au sulfite est considérée par l'industrie comme posant un problème important de pollution. On a donc établi que les lessives résiduaires au sulfite, si elles sont traités de façon appropriée, donnent une matière première propre à améliorer les caractéristiques des cannelures et des couvertures, de sorte que le produit final atteint et peut dépasser notablement les caractéristiques que l'on peut obtenir en utilisant une pâte vierge seulement, par exemple semichimique. En outre, on peut utiliser des des matières qui ne pouvaient pas, antérieurement1 doaner pratiquement une matière première approprie i la fabrication et à l'utilisation de bottes, c'est & dire des déchets mélangés. On a constaté en outre que l'utilisation de la lessive rési douaire au sulfite ne permet pas seulement de se débarrasser de la lessive résiduaire de façon spécialement avantageuse, mais fournit en outre une source nouvelle pour la fabrication de matière de bottes ondulées, économisant ainsi des ressources rares, à savoir les ressources forestières. Cirre oa le comprend, cette double anélioration dans l'utili satin de déchets non susceptibles d'utilisation antérieurement, ainsi que l'utilisation de matières polluantes qui posaient antérieurement un problème majeur de pollution, fournit des avantages qui apparaîtront plus clairement dans la description ci-après. Il est boQ ici de passer on revue la nécessité de l'élimina- tion des lessives résiduaires au sulfite0 De façon bien connue, les problèmes de récupération d'agents chimiques ou d'utilisation économique de la lessive résiduaire au sulfite provenant du pro cédé usuel de lessivage à base de calcium sont beaucoup plus graves que la récupération ou l'utilisation de lessives résiduaires au sulfate ou d'autres lessives au sulfite. Par suite, de nombreuses usines à sulfite ont été fermées. Bien que le présent procédé prévoie l'utilisation de la lessive résiduaire au sulfite, la quantité de lessive résiduaire que l'on peut utiliser est encore virtuellement très grande, car la quantité disponible de solides de lessive résiduaire est égale à la production de pat au sulfite (4 000 000 t aux Etats-Unis en 1973). Toutefois, les quantités nécessaires à l'amélioration du carton n'empêchent pas d'utiliser la lessive résiduaire au sulfite modifiée selon l'invention pour d'autres applications qui apparattront facilement, comme 1'imprégnation des panneaux de copeaux, les panneaux de rognures de fibres solides ou d'autres matières d'emballage fibreuses, la coloration et le collage. En général, le carton ondulé est caractérisé par les essais déjà mentionnés. Etant donné que la qualité de la matière pour récipients, c'est-à-dire du carton ondulé, correspond assez bien à la source, il est facile de faire la comparaison avec la technique antérieure et les normes antérieures. Ainsi, aux E.U.A., la cannelure semi-chimique à fibres raides courtes est facilement la meilleure comparaison. Une cannelure de 127 g/m2 satisfait à un essai CMT-60 de 25 à 28 kg/100 g lorsqu'on l'essaie après l'avoir exposé pendant 60 minutes à 200C et 65 % d'humidité relative. Des bottes fabriquées avec une cannelure ondulée semi-chimique et une couverture de carton kraft constituent naturellement une source de matière utilisable pour une cannelure ondulée et présentent la meilleure valeur, pour le choix de rognures de bottes ondulées neuves t pour celles-ci, la valeur à l'essai CMT est d'environ 14 kg/100 g/m2. Toutefois, les vieilles bottes ondulées donnent seulement 10 à 11 kg/100 g et les déchets mixtes, 8 à 9 kg à l'essai Concora. Afin d'améliorer la valeur, lorsque ces déchets servent à fabriquer un coeur ondulé, il est classique d'ajouter de l'amidon ou d'autres additifs chimiques aux fibres. Par exemple, on ajoute de l'amidon soit sous forme d'amidon non modifié très visqueux, soit sous forme d'amidon fortement modifié peu visqueux, pour améliorer le Concora, soit en l'ajoutant à la pâte humide, soit par des opérations a'apprêt, Un amidon de faible viscosité ajoute 120 kg au CMT par 100 g d'amidon ajouté par mètre carré et 150 kg pour l'amidon très visqueux. Toutefois, l'utilisation de l'amidon est limitée par le fait que lorsqu'on l'utilise avec des déchets de carton ondulé ou des déchets mélangés, une addition excessive nuit considérablement à la flexibilité et conduit à une fragilité inacceptable. Dans la gamme normale de poids moyens (112 à 135 g/i > , la quantité maximale que l'on peut appliquer économiquement et pratiquement par mètre carré de carton, étant donné la viscosité et les limitations de pénétration dans la feuille fibreuse, est au maximum de 15 % pour l'amidon peu visqueux et de 8 X pour l'amidon très visqueux, ce qui donne une application de 10 g/m pour l'amidon peu visqueux et de 6 g/a2 poar l'amidon très visqueux. Les additions d'amidon se font généralement à la presse encolleuse, mais on peut appliquer 5 g/m de carton dans la pâte humide, avec des résultats qui ne sont pas aussi efficaces qu'à la presse encolleuse. Par suite, l'amélioration effective maximale au . par addition d'amidon à la fibre de base, c'est-à-dire du résultat Sa pour le poids de base normal (112 à 135 g/m2) est de 9,0 kg pour l'amidon à poids moléculaire élevé et de 12,0 kg pour l'amidon à bas poids moléculaire. la ce qui concerne l'invention, on a maintenant établi que, Si l'on traite la lessive résiduaire (comme indiqué ci-après) et si on l'ajoute & un coeur ondulé formé de pâte semi-chiaique vierge, de rognures ondulées, de vieux carton ondulé ou de déchets mélangés, on peut l'ajouter à raison de 5 & 30 % sans nuire fortement à la flexibilité, ai rendre le carton fragile. A un poids de base de dr 125 g/m, une addition de 9 & 11 g/m2 aux déchets mélangés augmente le CMT de 11 & 21 kg ; l'accroissement du CMT est de 14 à 25 kg pour les vieilles bottes ondulées, de 18 à 28 kg pour les rognures de carton ondulé et de 25 à 35 kg pour le coeur ondulé semi-chimique. Les limites supérieures d'application pratique, à un poids de base total de 125 g, sont de 25 g/i pour le coeur ondulé semi- chimique et celui qui est tiré de rognures de carton ondulé neuf, de 18 g/m pour les vieilles boites ondulées et de 10 pour les déchets né langés. Cet effet maximal améliorerait comme suit les valeurs CNT, en kg t Avant traitement Après traitement Déchets mélangés 11 22 Vieilles bottes ondulées 14 32 Rognures ondulées 18 40 carton semi-chimique 25 48 La lessive résidulaire au sulfite modifiée est une solution aqueuse et on peut l'appliquer à une concentration atteignant 50 % t ou bien on peut facilement la diluer à 10 % ou en dessous, par exemple à 1 %, ou autant que le nécessite l'application pratique. On peut l'appliquer à une feuille humide (35 à 45 % de sec absolu) ou à une feuille sèche (7 à 10 % d'humidité). Elle ne pose aucun problème d'adhérence,ni de nettoyage,quand on 1'applique de la façon normale à la machine à papier, à la presse encolleuse ou à la machine à onduler, ni quand on l'applique à une feuille humide en utilisant la troisième ou la deuxième unité de presse comme applicateur ou en pulvérisant à la troisième presse ou en des points intermédiaires des séchoirs au moyen d'applicateurs à rouleaux. Il est inutile de dire que, si 1 l'on fait l'application à la presse humide et non à la pression encolleuse, les besoins de séchage sur une machine à papier sont aussi réduits considérable- ment, de sorte qu'on a moins besoin de vapeur et que, par suite, la machine à papier peut habituellement fonctionner avec un rendement et à une vitesse beaucoup plus grands. A la presse encolleuse, la concentration plus forte permet soit de plus fortes additions de solides que l'amidon, soit une moindre quantité d'eau, ce qui augmente la capacité de séchage et la vitesse de la machine. Etant donné que la lessive résiduaire soluble définie plus précisément ici donne la possibilité de faire marcher la machine sans adhérence, par exemple à la troisième presse et ensuite aux séchoirs, il est évident que l'on arrive à utiliser plus efficacement la machine à papier et à améliorer sa souplesse de fonctionnement. I1 est connu aussi que, pour obtenir un résultat acceptable à l'essai C9ncora, il faut raffiner la pâte de papier de déchet, ce qui est aussi une opération coûteuse,mais qui, chose plus importante, ralentit de 15 à 20 % la machine à papier par suite du temps d'égouttage accru. Le papier de déchet et les rognures de déchets ondulés ont généralement une valeur Schopper-Riegler de 18 à 250. Pour obtenir un Concora acceptable, il faut élever les valeurs Schopper-Riegler en raffinant à 40 à 450, Ces valeurs peuvent être exprimées en indices de raffinage normalisés canadiens correspondants. Comme on le voit par les chiffres ci-dessus, l'amélioration basée sur ce facteur est significative,elle aussi. En général, le raffinage des déchets en Europe et ailleurs s'effectue au raffineur à disques. Toutefois, le raffinage est une opération coûteuse limitant la capacité des machines et, par suite, quand la machine fonctionne sans presse encolleuse, on utilise une combinaison de raffinage et d'addition d'amidon à la pâte humide, afin d'obtenir le résultat final désiré, qui est un Concora de 20 kg. Ainsi, avec une feuille de 120 à 130 g, il est admis généralement d'augmenter fa résistance par raffinage et addition d'amidon jusqu'à ce qu'on arrive entre 19 et 21 kg CMT.En principe, il faut donc raffiner et ajouter environ 3 à 4 X d'amidon. Le raffinage, bien entendu, diminue la capacité des machines,cciine on l'a dit plus haut,et l'addition d'amidon diminue de façon similaire la capacité des machines ,en réduisant la capacité d'égouttage de la toile métallique. Pour revenir & l'invention, il est évident que, si l'on ajoute 15 % de lessive & 112 g de feuille tirée de déchets ondulés, soit une addition d'environ 18 g, on obtient une feuille de 130 g ayant une valeur CMT d'environ 31,5 kg. Cela équivaut & une feuil- le de 150 g de coeur ondulé semi-chimique américain. I1 est inutile de dire que, lorsqu'on ajoute cette quantité de lessive résiduaire i la feuille de déchet et que les résultats obtenus sont de cet ordre, la matière de déchet peut alors facilement remplacer la pâte vierge utilisée dans la pâte semi-chimique américaine. il est évident que, dans les conditions les plus sévères, l'invention concurrence directement la pSte vierge. I1 est courantwaussi bien en Europe qu'aux Etats-Unis,de fabriquer le coeur ondulé de papier de déchet à des poids plus que normaux pour compenser les fibres faibles. En Europe, il est courant d'aller jusqu'à 180 & 200 g/m, contre 112 à 130 g/a2 pour la péte semi-chimique classique. L'invention permet d'éliminer ces poids excessif. et, en outre, de diminuer le poids de carton semi-chimique aux Etats-Unis, en le ramenant de la norme actuelle de 127 g/m au niveau de 112 g, classique en Burope, sans diminuer les qualités des bottes. Pour en venir à la plus mauvaise source de fibres connues, c'est- & dire les déchets mélangés, ils sont considérablement améliorés, de sorte que les propriétés sont portées à une valeur élevée, telle que les déchets peuvent servir & des applications i;possibles antérieurement, parce que les normes industrielles ne pouvaient pas être satisfaites. En ce qui concerne l'imperméabilité, on a trouvé que les produits et procédés nouveaux assurent une amélioration considérable de celle-ci, caractérisée par l'essai de collage Cobb à une minute. Un carton normal de doublage présente à cet essai une 2 absorption d'eau d'environ 25 à 50 g/m . Par contre, la cannelure normale, par exemple formée de patte semi-chimique, a une absolu tion supérieure à 200 g/m2. Le produit nouveau ramène ce chiffre entre 40 et 80 g/m2/mn, selon ce qu'on désire. On voit donc facilement que cette modification conduit à des avantages irréalisables antérieurement avec la technique classique, par exemple l'association des matières, & la machine à onduler, avec des matières donnant les propriétés désirées.En conséquence, il est maintenant possible d'utiliser, par forte humidité, des bottes ondulées de grande résistance à la compression, tout en évitant en m & e temps la pollution et l'opération coûteuse d'imprégnation de cire ou autres dérivés pétrochimiques. En outre, on peut utiliser l'effet de collage (imperméabilisation) en imprégnant ou en collant la surface avec une lessive au sulfite modifiée pour coller (et en meme temps colorer) un carton de doublage tiré de papiers de déchet ou de pâtes classiques. Toutefois, il est connu que les divers essais mentionnés plus haut sont des approximations de premier ordre permettant d'établir les valeurs nécessaires à la matière première. L'essai qui reflète le plus étroitement les améliorations ou les qualités réelles de la matière de boites est l'essai d'écrasement par anneau transversal ou essai CDR. De façon bien connue de l'homme de l'art, cet essai a été mis au point de manière à correspondre directement à la propriété que possède une botte de résister à des efforts de compression dans l'usage réel. Ainsi, avec le carton de doublage normal et le coeur ondulé semi-chimique ou en papier de déchet, la valeur CDR est de 10 à 15 kg pour la feuille de 110 à 125 g définie plus haut.Toutefois, si cette feuille est améliorée, comme décrit plus haut, par l'addition de la liqueur résiduaire au sulfite modifiée, elle peut avoir une valeur de 20 kg à l'essai CDR t généralement, on peut réaliser une valeur de 9 à 12 kg pour une feuille de 110 à 125 g. Le mamie coefficient d'amélioration s'applique aussi au carton de doublage imprégné ou revalu de lessive résiduaire au sulfite et permet de diminuer le poids de base du carton, lorsque la résistance à la compression est la condition essentielle. Hn ce qui concerne le nouveau procédé de préparation de la lessive utilisée dans le matériau de cannelure et de couverture, la lessive résiduaire au sulfite qu'on utilise comme matière premiers pour améliorer les matières est à un pH de 2 à 3 quand on la sépare de la Pate et qu'on la concentre par évaporation à une concentration de solides de 45 à 50 % L'idée de base de ce procédé nouveau est de neutraliser contenablment, & un pH de 6,5 à 8,0, la lessive résiduaire au sulfite évaporée et, par une modification ultérieure utilisant des coagulants ou, ne réacidification dans laquelle on ajuste le p & antre S,O et 6,0, ce qui intensifie les propriétés initiales de la lessive résiduaire neutralisée, de communiquer au carton des qualités de résistance. On neutralisait souvent antérieurement la lessive résiduaire au moyen de soude caustique (NaOH), pendant le processus d'évaporation ; des brevets décrivent l'utilisation de ces lessives résiduaires neutralistes. On ne peut pas utiliser la soude dans le présent procédé pour obtenir les résultats cidessus. Quand on la neutralise par la soude avant, pendant ou après l'évaporation, la matière ne donne que peu ou pas d'effet d'accroissement du CMT, du CDR ou de l'aptitude à l'encollage. Toutefois, on a trouvé que le borate de sodium constitue un milieu de neutralisation qui rend la lessive rési duaire au sulfite capable de communiquer au carton un accroissement de rigidité et de collage. Un agent de neutralisation notablement meilleur et donc préférentiel est l'aluminate de sodium, ainsi ainsi que les mélanges de ces deux corps, Na2AlO3 et Nh2B03, bien que l'utilisation de ces deux agents de neutralisation n' exclue pas l'utilisation d'autres agents chimiques alcalins qui donnent l'effet de coagulation et/ou de raidissement. Par exemple, on peut dire que les autres agents alcalins et donc neutralisants, qui, lors de la neutralisation, ont un effet comme celui du borate de sodium, sont des types des agents alcalins utiles pouvant servir dans les produits et le procédé de l'invention. Après la neutralisation de la lessive résiduaire au sulfite à un pH de 6,5 à 8,0, de préférence de 6,8 à 7,5, on peut la réacidifier à un pH de 5 i 6 au moyen d'alun, c'est-à-dire A1 (s04)3. La concentration finale de solides dans la lessive résiduaire modifiée peut atteindre 50 % et on peut la diluer indéfiniment à l'eau. Aux presses coucheuses, c'est-à-dire par pulvérisation ou à l'aide des rouleaux, on peut appliquer la lessive à une concentration de 50 % à la feuille de fibres humide,qui contient normalement 50 à 45 % de sec absolu. Etant donné qu'elle est facile à diluer par l'eau, on peut l'appliquer par pulvérisation ou par enduction à la presse encolleuse, à de faibles concentrations de solides telles que 12 %, qui donnent une imprégnation de 18 g/m. En combinaison avec la neutralisation initiale, on a aussi trouvé très utile et désirable d'ajouter à la lessive résiduaire au sulfite des polymères d'oxyde d'éthylène. Généralement, on ajoute 0,25 à 3 g pour 100 g de lessive et la garante préférentielle est de 1 à 1,5 g pour 100 g. Le polymère d'oxyde d'éthylène utilisé est de la qualité pour coagulants, à poids moléculaire élevé, soit de 4 à 6 millions, et on l'ajoute en quantité suffisant. pour éviter la précipitation du constituant lignine des lessives résiduaires. On peut aussi ajouter des polymères d'oxyde d'éthylène à la lessive résiduaire réaoidifiée,pour améliorer les propriétés rhéologiques et intensifier ou modifier d'autres effets, par exemple augmenter la rigidité et diminuer l'imperméabilité. Etant donné que l'addition initiale de borate de sodium ou d'aluminate sert à la neutralisation, la mesure de pH donne la quantité nécessaire à l'addition. Après neutralisation, ou ensuite, lors de la réacidification de la lessive résiduaire au sulfite au moyen d'alun, cc-e expliqué plus haut, on peut élever la température & environ 800C sans influer sur la possibilité d'appliquer la lessive par pulvérisation ou enduction (toutefois, cela augmente sa vitesse et sa qualité de pénétration dans la nappe de fibres). De façon bien connue aussi, la résistance à l'éclatement des déchets (indice Mullen), c'est-à-dire des bottes ondulées ou des rognures, est assez faible et c'est pourquoi on ajoute souvent de l'amidon pour obtenir la valeur nécessaire pour un carton de doublage, donc pour augmenter la résistance à l'éclatement. En outre, en ce qui concerne le carton de doublage, il faut généralement une valeur Cobb déterminée et un traitement déterminé tel que l'addition de colle pour assurer l'encollage correct. Quand on effectue l'enduction de la façon normale avec l'amidon, pour améliorer les valeurs Mullen, cela pose certains problèmes, car les matières d'encollage classiques nécessitent des températurcs relativement basses et un bas pH (4,5 à 5,5), ce qui réduit à nouveau de 20 à 30 X l'effet d'augmentation des valeurs Nullen causé par l'amidon. Le pH optimal pour l'application d'amidon est de 7 à 7,5 et la température optimale de 75 à 800C. Les colles renforcées et synthétiques ne peuvent pas être rendues efficaces au-dessus d'un pH de 6,0 ni au-dessus de 600C. Selon un procédé nouveau, on peut appliquer de l'amidon au carton de doublage pendant que la lessive résiduaire est à l'état neutralisé par l'aluminate de sodium, donc sans l'addition d'oxyde d'éthylène, ni d'alun, et il donne un- effet d'encollage satisfai santwsans diminuer l'efficacité de l'amélioration des valeurs Mullen par l'amidon. En outre, on peut améliorer la pénétration et les types d'amidon utilisés parce que l'on peut maintenir la température entre 75 et 800C. Ainsi, avec 3 % en poids d'amidon ajouté à la presse encolleuse, on obtient un encollage satisfaisant, par exemple une valeur Cobb de 40.En outre, étant donné que la lessive présente la couleur de kraft qui caractérise la pâte, une couleur satisfaisante est communiquée à la feuille de déchet,ce qui évite les colorants synthétiques coûteux, tandis que la possibilité d'appliquer davantage d'amidon ou de 1'appliquer plus efficacement est évidente aussi. Ainsi, l'efficacité améliorée de l'amidon est un avantage accessoire, c'est-à-dire que, puisqu'on peut maintenant opérer à un pH d'environ 7 et que l'on peut ajouter la lessive résiduaire entre 75 et 800C, on ajoute aussi l'amidon i un niveau d'efficacité plus élevé. L'économie évidente de fibres est assez bien démontrée par ce qui précEd-. D'après l'économie de la matière de déchet et d'amidon, la facilité d'addition de la lessive résiduaire au sulfite modifiée peut assurer la résistance et l'encollage nécessaires au carton de doublage pour qu'il puisse concurrencer à ces égards le carton de doublage tiré de fibres vierges, ou encore pour élever les niveaux CDR au-delà de ce qui est possible avec les fibres vierges. On notera aussi que la lessive au sulfite modifiée reste pratiquement en présence de la fibre pendant le recyclage ultérieur des déchets. Autrement dit, la lessive au sulfite traitée comme plus haut reste avec la fibre, est àcile à recycler et quand on recycle ensuite les déchets, on peut les étaler à nouveau avec les avantages qui en résultent. Etant donné que les agents chimiques normaux de papeterie sont en cause et que l'on applique des procédés normaux de fonctionnement, les variations qu'il est nécessaire d'apporter aux appareils de traitement sont minimales et on peut donc facilement pratiquer le procédé sur des appareils disponibles, avec le minimum d'inves- tissements. La description ci-dessus est illustrée par les exemples suivants de mise en oeuvre, qui ne limitent pas la portée de l'inven- tion, mais l'illustrent simplement. - EXEMPLE GENRAL - Il est bien connu qu'il existe divers procédés qui donnent une lessive résiduaire au sulfite dépendant du cation de base utilisé pour fabriquer la lessive, calcium, sodium, ammonium ou magnésium. En outre, le type de bois que l'on lessive, bois tendre ou dur, ajoute d'autres variables. Pour des raisons d'économie et d'efficacité et de souplesse de modification, en vue d'améliorations des valeurs CMT, on a déterminé qu'une lessive fournie par le lessivage de bois durs au moyen de calcium est la meilleure en vue du succès industriel. En outre, la lessive de bois dur au sulfite, par exemple de hêtre, est la lessive préférentielle. On évapore habituellement la lessive résiduaire jusqu'à une concentration de solides de 50 à 55%, niveau où elle peut entretenir la combustion. Pour économiser sur le transport et la manutention et assurer les fortes concentrations nécessaires aux applications à la presse coucheuse ou au carton séché, il est désirable que le point de départ soit cette concentration, soit 50 à 55 % Toutefois, oela n'exclut pas l'utilisation de lessives résiduaires plus diluées, jusqu'à une concentration de 10 à 15 %, point où le processus d'évaporation commence. On modifie la lessive résiduaire concentrée, d'abord en la neutralisant avec la quantité voulue de matière alcaline dissoute, d'aluminate de sodium, de borate de sodium seuls ou en combinaison, et/ou d'un mélange d'un équivalent fonctionnel de borate de sodium ou de l'un des corps précédents et de soude, cette dernière représentant au maximum 25 X de l'alcali total nécessaire. Généralement, on ajoute moins de 25 X en poids de cette matière sur les solides totaux, y compris les agents de réacidification, par exemple l'alun. On neutralise la liqueur jusqu'à un pH de 6,5 à 8,0, de préférence de 6,8 à 7,5. L'effet de l'agent alcalin est d'assurer un effet réversible de coagulation des matières résineuses de la liqueur et, ensuite, une redispersion de la matière résineuse ainsi qu'un raidissement de la matière fibreuse imprégnée, au séchage. Le borate de sodium et ltaluminate de sodium présentent l'effet décrit de coagulation réversible, mais non la soude t par suite, les matières alcalines qui équivalent au moins fonctionnellement au borate de sodium conviennent. Les caract6ristiques de la lessive résiduaire déterminent la quantité d'alcali nécessaire, la gamme étant de 4 & 12 % des solides de la lessive résiduaire. Voici des compositions types avec réacidification ou addition de polymère d'oxyde d'éthylène s A. 100 litres de lessive résiduaire au sulfite & 50 % 50 kg (lessive de hêtre à base de calcium) Aluminate de sodium, suffisant pour neutrali ser par exemple à tsn pH de 6,9 & 7,1, 6 kg Sulfate d'aluminium pour réacidifier, par exemple & un pH de 4,5 & 5,5, 9 kg B. 100 litres de lessive résiduaire au sulfite & 50 % 50 kg Soude 1,5 kg Aluminate de sodium 3,0 kg Sulfate d'aluminium 9,0 kg (neutraliser et réacidifier comme en A) C. 100 litres de lessive résiduaire au sulfite & 50 X 50 kg Aluminate de sodium 3 kg Borate de sodium 7 kg Sulfate d'aluminium 9 kg (neutraliser et réacidifier comme en A) D. 100 litres de lessive résiduaire au sulfite à 50 % 50 kg Aluminate de sodium 6 kg Polyoxyéthylène 0,3 kg (neutraliser comme en A) La lessive résiduaire au sulfite modifiée peut être appliquée à toute base fibreuse, c'est-à-dire à des déchets mélangés, à de vieilles boîtes ondulées, à des rognures ondulées, à de la paille et à des déchets de paille, à de la bagasse et à des déchets de bagasse et à de la pâte semi-chimique. La quantité applicable est seulement limitée par la résistance fondamentale au déchirement et à la traction des fibres en cause et par l'effet produit sur l'ondulation. Sur cette base, on peut améliorer des déchets mélangés jusqu'aux normes du marché européen, soit 21 kg CMT, et des vieilles bottes ondulées au niveau nécessaire au marché des Etats-Unis, soit 25 à 28 kg CMT. Une meilleure matière première, telle qu'une pâte semi-chimique, peut être améliorée jusqu'à 40 à 45 kg CMT et 20 à 25 kg CDR. On trouvera ci-après des résultats concrets d'essais de diverses bases fibreuses et de diverses compositions de lessive résiduaire s AA - Déchets mélangés - composition de lessive A (comme ci-dessus) Poids base Solides de la lessive CMT 30 Anneau transversal Cobb (g) (g ajoutés) (kg) (kg) 115 néant - témoin 9,8 6,7 200+ 115 10 21,0 15,0 60 BB - Déchets mélangés - composition de lessive D (comme ci-dessus) 115 néant - témoin 9,8 6,7 200+ 115 16 22,3 12,3 80 CC - Vieilles bottes ondulées - composition de lessive A 116 néant - témoin 17,5 10,0 200+ 116 16 31,6 20,0 60 DD - Semi-chimique - composition de lessive A 138 néant - témoin 28,8 19,4 200+ 138 27 44,5 31,3 50 La résistance des fibres et finalement leur conversion en carton, comme définies ici, sont caractérisées par les valeurs flullen, Concora et l'essai à l'anneau transversal. Des valeurs cotparatives, pour diverses sources de fibres, sous forme de carton sans additif, pour une feuille de 125 g/m2, sont les suivantes s Mullen Concora Anneau transversal (kg/cm2) (kg) (kg) Source de fibres s déchets mélangés 1,5 10,5 8,0 vieilles bottes ondulées 2,4 14,1 10,5 déchets ondulés neufs 3,3 18,0 12,7 carton selai-chimique 4,1 25,6 15,0 Le taux d'amélioration du Concora pour la lessive résiduaire au sulfite neutralisée est de 65 & 75 kg/100 g de solides de lessive résiduaire ajoutée par mètre carré.Quand on ajoute un coagulant tel qu'un polymère d'oxyde d'éthylène ou quand on effectue la réacidification par l'alun, l'effet d'amélioration est porté A 110 kg. Pour accrottre la valeur Nullen seulement et sans référence aux qualités de liaison ou d'encollage, les indications suivantes sont valables pour l'application d'amidon au coeur ondulé et au carton de doublage. Les amidons très visqueux, habituellement l'amidon de maTs non modifié ou légèrement oxydé ou hydrolysé, sont caractérisés conte des amidons de cuisson continue, préparés et appliqués å une concentration de 4 à 8 %, entre 0,5 et 3,00 Baumé. Ces amidons présentent une régression ou une gélification sérieuses au refroidissement. Les amidons peu visqueux, oxydés, hydrolysés ou convertis au moyen d'envyes, dérivés de l'amidon de maIs ou de poise de terre et appliqués normalement à une concentration de 6 à 18 % entre 1,0 et 8,00 Baumé peuvent être cuits de façon discontinue et maintenus sans régression ni gélification sérieuses au refroidissement. Les températures d'application des amidons peuvent correspondre à la température du papier dans la machine (85-C), mais, étant donné les additifs normalement utilisés, on les maintient en dessous de 650C. On peut aussi appliquer diverses colles (encollage de surfacc) aux matières en feuilles décrites plus haut. Ce sont des colles classiques & la colophane ou des colles synthétiques disponibles sur le marché, comme celle de marque "Baysyntol* de Bayer. D'autres exemples sont les stéarates, les cires etc... t ces colles ne doivent pas précipiter lors de l'acidification, comme le fait le résinate de sodium. Des colles utiles, ainsi que des amidons, sont décrits dans Casey, Pulp and Paper, Volume Il, 2ème édition, Interscience Publishers, Inca, New York (1961). En général, la matière en feuille à la presse encolleuse est sèche à 75 à 85 % (sec absolu) Z à la section de séchoir, elle est sèche à 60 %, mais plus habituellement à 70 % (sec absolu). Dans les presses coucheuses, la matière est sèche à 35 à 45 % (sec absolu). La lessive au sulfite décrite plus haut est à base de calcium, mais l'invention porte aussi sur les lessives au sulfite à base de magnésium, d'ammonium ou de sodium. - ESSAIS Tous les résultats d'essais indiqués ici sont ceux que l'on obtient après conditionnement d'une heure à 200C et 65 % d'humidité relative, ce qui constitue les normes européennes d'essai du papier. L'essai *Concora" est défini dans la norme TAPPI T'809 et la norme DIN 53143, les résultats étant exprimés en kilogrammes absolus pour l'éprouvette. L'essai à l'anneau transversal (CDRC) est défini par la norme TAPPI T-472, les résultats étant exprimés en kilogrammes absolus pour l'éprouvette. L'effet notable du raffinage sur la fibre est de modifier sa vitesse d'écoulement d'eau. La variation se mesure, conformément à une norme TAPPI, au moyen de l'appareil normalisé canadien d'essai de degré de raffinage et,en Europe, par l'essai Schopper Riegler, ces deux essais mesurant la vitesse d'écoulement et sa relation avec le degré de raffinage. Voici des valeurs d'essais comparés Norme canadienne Schopper-Riegler 600 20,0 500 25,3 400 32,0 300 40,3 200 51,5 L'essai Cobb est une mesure de la pénétration d'eau dans le papier collé. Une éprouvette de carton pesée et conditionnée est normalement couverte par un anneau métallique ouvert de 11,3 cm de diamètre dans lequel on verse 100 mm d'eau à 200C. Au bout de 45 secondes, on jette l'eau, on éponge l'excès d'humidité de la feuille et on la pèse immédiatement.On multiplie par 100 chaque absorption d'eau de 0,01 g et les résultats sont exprimés en grammes absorbés par mètre carré. La valeur Mullen ou résistance à l'éclatement est la pression hydrostatique nécessaire pour crever une zone circulaire de papier 2 ou de carton mesurant environ 7,3 cm . La méthode est décrite dans la norme TAPPI T-403 ou la norme DIN 53141. L'exposé ci-dessus porte sur le coeur ondulé préférentiel ou le carton de doublage préférentiel, mais l'invention comprend les applications des matières fibreuses modifiées comme récipients, feuilles structurales, matériaux de construction etc... De même, les matières de remplissage structurales, de plus en plus employées, peuvent être fabriquées à partir des matières fibreuses ci-dessus avec d'excellents résultats. Par conséquent, les divers équivalents, variantes et applications de l'invention apparattront d'elles-mêmes aux utilisateurs des matières cellulosiques fibreuses, dans le même but ou dans d'autres. REVENDICATIONS 1.- Matière fibreuse cellulosique, caractérisée par le fait qu'elle contient comme additif de la lessive résiduaire au sulfite neutralisée à un pH d'environ 6,5 à 8,0 au moyen de borate de sodium, d'un équivalent fonctionnel de celui-ci qui assure un effet de coagulation réversible, d'aluminate de sodium ou d'un mélange de ces corps. 2.- Matière selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la lessive résiduaire contient du polyoxyéthylène et qu'elle est réacidifiée à un pH de 4 à 6 au moyen d'alun. 3.- Matière selon l'une des revendications 1 et 2, se présentant sous forme de cannelure de carton ondulé. 4.- Matière selon l'une des revendications 1 et 2, sous forme de cannelure, caractérisée par le fait qu'elle est à base de matière de déchet et que la lessive résiduaire ajoutée a été réacidifiée à un pH de 5 à 6. 5.- Matière selon la revendication 4, caractérisée par le fait que du polyoxyéthylène est ajouté à une quantité d'environ 0,25 à 3 g par 100 g de lessive résiduaire à une concentration de solides de 45 ê 50 % 6.- Matière selon la revendication 4, caractérisée par le fait qu'elle est à base de rognures de bottes ondulées0 7.- Matière selon la revendication 4, caractérisée par le fait qu'elle est à base de déchets mélangés. 8.- Matière selon la revendication 4, caractérisée par le fait qu'elle est à base de pate semi-chimique. 9.- Matière selon la revendication 4, caractérisée par le fait qu'elle est à base de déchets du type nO 2. 10.- Matière selon la revendication 1, sous forme de cannelure , caractérisée par le fait que la lessive résiduaire a été réacidifiée par l'alun. 11.- Matière selon la revendication 10, caractérisée par le fait que la lessive est additionnée de polyoxyéthylène à raison d'environ 0,25 à 3 g par 100 g de lessive à une concentration de 45 à 50 s de solides. 12.- Matière selon la revendication 1, sous forme de cannelure et de couverture de carton ondulé. 13.- Matière selon la revendication 12, caractérisée par le fait qu'elle contient de l'amidon. 14.- Matière selon la revendication 12, caractérisée par le fait qu'elle contient de la colle. 15.- Matière selon la revendication 12, caractérisée par le fait que la couverture contient la lessive résiduaire au sulfite et que la matière contient une addition d'amidon à raison de 1 à 5 X en poids pour une feuille de 100 à 450 g/m. 16.- Matière selon la revendication 12, caractérisée par le fait que la quantité de lessive résiduaire est de 1 à 45 % du poids sec absolu. 17.- Matière selon la revendication 12, caractérisée par le fait que la quantité de lessive résiduaire est de 5 à 30 % du poids sec absolu. 18.- Matière selon la revendication 12, caractérisée par le fait que la lessive résiduaire est une lessive de bois tendre ou de bois dur au sulfite. 19.- Lessive résiduaire au sulfite coagulable de façon réversible, caractérisée par le fait qu'elle est neutralisée à un pH de 6,5 à 8,0 au moyen de Nh2A103, de Na2BO3 ou de mélanges de ces corps. 20.- Lessive résiduaire selon la revendication 19, caractérisée par le fait qu'elle est réacidifiée au moyen d'alun à un pH de 5 à 6,5. 21.- Lessive résiduaire selon la revendication 19, caractérisée par le fait qu'elle contient en outre du polyoxyéthylène à raison de 0,25 à 3 g par 100 g de liqueur résiduaire au sulfite, à 55 % de solides. 22.- Lessive résiduaire selon la revendication 19, caractérisée par le fait qu'il s'agit d'une liqueur de bois tendre. 23.- Lessive résiduaire selon la revendication 19, caractérisée par le fait qu'il s'agit d'une liqueur de bois dur. 24.- Lessive résiduaire selon la revendication 19, caractérisée par le fait qu'il s'agit d'une liqueur de hêtre. 25.- Lessive résiduaire selon la revendication 19, caractérisée par le fait qu'il s'agit d'une liqueur à base de calcium. 26.- Feuilles, structures et récipients à paroi simple ou double en carton ondulé, en fibre solide ou en carton chargé de matié- res fibreuses cellulosiques, caractérisés par le fait que les matié- res fibreuses sont mélangées de lessive selon la revendication 19.