La plupart des souches de Staphylococcus aureus contien- nent une protéine, désignée par protéine A, partiellement sous forme d'une substance liée à l'extérieur de la paroi de la cel- lule et d'autre part sous forme d'une substance soluble excrétée dans le milieu de culture de la bactérie. A l'origine,la protéine A était obtenue sous forme soluble après un processus d'extrac- tion thermique initial de la bactérie lavée. Par chauffage des staphylocoques en suspension, au voisinage du point d'ébullition la protéine A de la paroi cellulaire était solubilisée.vers le milieu des années 1960 il fut démontré de nombreuses manières que des anticorps de l'homme et de nombreux mammifères,dont on peut montrer qu'ils réagissent avec la protéine A soluble de manière telle qu'il apparaît un précipité, prennent part à la réaction, non pas en raison d'une immunisation préalable résultant d'anti- corps vis-à -vis des structures de la protéine A, raisonnement qui aurait pu se concevoir si l'on considère la présence générale du Staphyloccocus aureus dans 1 'environnement, mais en raison du fait que la protéine A comportant au moins un récepteur pour une structure présente dans la portion en Fc d'une large fraction des molécules d'anticorps (immunoglobuline) chez l'homme et chez tous les mammifères, quelle que soit la direction vers la- quelle sont orientés ces anticorps réactifs vis-à-vis de la pro- téine A en vertu des structures de fixation d'antigènes de leurs portions FaB. Chez l'homme et certains mammifères tels que le lapin, le cobaye, le porc,le chien et le singe, plus de 90% de l'immunoglobuline G sont réactifs avec la protéine A. Il a été démontré que des staphylocoques contenant de la protéine A, préparés d'une manière convenable, peuvent être appliqués de diverses manières dans un certain nombre de métho- des de laboratoire d'immunologie, en tant que réactifs de fixa- tion de l'immunoglobuline, présentant l'avantage propre d'être une phase solide naturelle finement dispersée et possédant en plus la capacité de fixer les molécules d'anticorps très rapi- dement,qu'elles. aient ou non déjà fixé les antigènes. Il doit être bien clair qu'une molécule d'anticorps IgG, bien que fixée à la protéine A par sa portion Fc, peut effectivement fixer un antigène par l'une ou les deux de ses portions Fab.Une manière particulière d'utiliser des staphylocoques contenant dés protéi- nes A comme réactifs dans un travail de laboratoire d'immunologie consiste à les appliquer en tant que réactifs dits de séparation dans les radio-immuno-essais (RIA). Le radio-immuno-essai est la désignation d'une méthode radio-immunologique désormais classique d'identifica- tion, grâce à laquelle il est possible de réaliser des détermi- nations quantitatives d'une substance donnée (antigène)même quand elle est présente en très petites quantités, en s'arran- geant pour provoquer une inhibition compétitive de la réaction entre les quantités fixées du même antigène, purifié et marqué par une substance radio-active tel que l'iode radio-actif, et des anticorps, par exemple du lapin ou du cobaye, orientés vers la même substance.Quand cette réaction approche de l'équilibre o s'est déroulée pendant une période qui, selon l'expérience, est suffisante, de 4 jours à moins de 15 mn, l'antigène marqué est séparé sous forme d'une part d'une fraction libre et d'autre part d'une fraction fixée à l'anticorps. Pour cette séparation, on a appliqué un grand nombre de méthodes, par exemple la précipitation chimique par des réactifs tel que le sulfate d'ammonium et l'éthanol, qui exigent une différence chimique entre l'antigène (marqué) libre et les complexes anticorps-antigènes et la méthode déjà classique du double anticorps, dans laquelle l'anticorps spécifique par exemple du lapin, est précipité par voie immunologique après addition d'un antisérum orienté vers l'immunoglobuline du lapin. Les problèmes rencontrés dans cette dernière procédureim- pliquient la durée prolongée nécessaire pour la précipitation, qui est parfois de 24h, la sensibilité relative à des facteurs pertubants sans intérêt et le fait que la séparation, que 1 'on achève par une centrifugation et l'élimination du fluide sur- nageant, peut être incomplète. Cependant, des staphylocoques contenant de la protéine A,ajoutés sous forme d' une suspension finement dis- persée, ont été montrés atteindre leur point final dans la réaction avec l'immunoglobuline en une minute. Ensuite, on réalise la.centrifugation, on décante le fluide surnageant et on porte le tube à un compteur de radiations gamma en vue de déterminer la fraction fixée à l'antigène de l'antigène marqué, associé à la bactérie dans le fond du tube. Les préparations de staphylocoques qui ont été d'abord appliquées à cet usage, provenaient d'un bouillon de culture, les bactéries étant traitées par lavages répétés dans une centrifugeuse, remisesen suspension dans une solution à 0,5% (en volume) de formaline dans un tampon neutre, dans laquelle les staphylocoques étaient laissés à incuber pendant 3 heures avec mélangeage constant et un lavage répété final dans la cen- trifugeuse. On conservait la suspension résultante dans une so- lution saline neutre tamponnée au phosphate avec un agent de conservation tel que l'azoture de sodium (NaN3) à raison de lg/l. Le traitement à la formaline des staphylocoques tel qu'il a été exécuté pour la première fois par Lind et Mansa, avait pour but de "fixer"les couches superficielles contenant la protéine A des bactéries et de cette façon 1 'extraction spontanée de la protéine A par le milieu de suspension environnant était retardée. Il n'y avait cependant pas de destruction des bactéries et après deux semaines de stockage au réfrigérateur, les bactéries tendaient à s'autolyser. Au surplus, il était nécessaire de-laver à nouveau la quantité nécessaire de réactifs immédiatement avant emploi. Ces inconvénients ainsi que le fait que des bactéries vivantes essentiellement pathogènes étaient utilisées, ont sti- mulé un travail de mise au point, amorcé par G.Kronvall, et basé principalement sur la stabilité thermique évidente de la protéine A dont il a été démontré par la méthode d'extraction thermique précédemment appliquée à la production de la protéine A soluble, mais également sur la possibilité de fixer la protéine A par la formaline à la paroi cellulaire au cours du traitement ther- mique, ce qui tend à en libérer la protéine A. Le résultat a été décrit dans des publications dont la première concernait le premier radio-immun-o-essai avec les staphylocoques en tant queréac- tifs.de séparations dont les auteurs étaients.Jonsson et G.Kronvall: L'application de Staphyloccocus aureus contenant de la protéine A comme réactif anti-IgG en phase solide dans les radios-immuno-essais, avec pour exemple le dosage quantitatif de la foetoprotéine-alpha dans le sérum humain normal (Eur.J.Immu- logy 4:29, 1974). Dans cet article se trouve décrit un traitement thermique reproductible en ce qui concerne la température et la durée, et destiné à tuer les staphyloccoques traités à la forma- line (Staphylococcus aureus) de souche Cowan I, de manière efficace, cette méthode étant réalisée par pompage d'une telle sus- pension à une vitesse donnée à travers une tubulure métallique relativement étroite immergée dans un bain-marie à une tempéra- ture de 80 C, puis directement à travers une tubulure métallique semblable immergée dans un bain d'eau glacée ou un bain-marie réfrigéré. Dans ce montage, le volume de la tubulure totale dans laquelle est maintenue la suspension à 80WC et la vitesse de pompage déterminée par le temps dit de maintien, à savoir de 4 à 6 minutes s'étaient trouvés convenables à cette tempéra- ture donnée. De cette façon, on obtenait une supension de sta- phylocoques tués possédant une capacité de fixation IgG d'envi- % de la capacité de fixation des staphylocoques seulement traités à la formaline. Cette suspension s'est révélée être stable quant à sa capacité de fixation d'immunoglobuline, quand elle était stockéeà la température du. réfrigérateur pendant plus d'une année, mais elle présentait une tendance -à la fragmenta- tion pour une partie des bactéries, à une libération de la pro- téine A et à une coloration jaune du milieu de suspension. Ega- lement avec cette préparation, il était nettement nécessaire de laver la quantité désirée de staphylocoques- avant usage.Les bactéries, quand elles étaient stockées pendant plus de trois ans au réfrigérateur, formaient une masse mucolde difficile ou impossible à remettre en suspension -avant emploi. Le b-ut de la présente invention est de simplifier la production de préparations ayant des propriétés de fixation d'immunoglobuline d'une manière très importante, et à procurer ainsi une telle préparation stable et facile à transporter et à répartir et même à stocker pendant des périodes de temps pratiquement illimitées sans destruction notable. Ces buts de l'invention sont atteints par un procé- dé qui, selon l'invention,est caractérisé en ce que des bactéries appartenant aux espèces possédant une capacité de fixation de l'immunoglobuline au-delà de celle basée sur une réaction entre les antigènes de la bactérie et des anticorps spécifiques diri- gés vis-à-vis de ces antigènes, par exemple le Staphylococcus aureus ou le Streptococcus pyogenes, sont cultivés sur un substrat dans lequel les bactéries forment une substance de fixation d'immunoblobuline, les bactéries snnt tuées et ces bactéries tuées sont lyophilisées en vue de produire une suspension de bactéries que l'on peut reconstituer avec un liquide.Une prépa- ration produite de cette manière peut être constituée à n'impor- te quel moment au cours d'une période pouvant atteindre probable- ment plusieurs années de manière à former une suspension de bactéries tuées que l'on peut utiliser directement sans autres lavages, par exemple dans le cas des staphylocoques: appliqués dens le radio-immuno-essai décrit précédemment. Comme exemple non limitatif du procédé selon l'in- vention, on va décrire la méthode de préparation de bactéries de fixation d'immunoglobuline appartenant à l'espèce Staphylocob- cus aureus. Les staphylocoques utilisés dans le procédé selon l'invention sont cultivés de préférence sur un substrat sous vide désigné également par milieu ou bouillon nutritif, car il comprend souvent un extrait obtenu à partir de viande par ébullition. A l'échelle de laboratoire, on a utilisé des ballons secoués d'en- viron 1 litre de volume et des fermentateurs d'environ 10 1 de volume, c'est-à-dire des enceintes dans lesquelles il est possible d'effectuer un mélangeage, une aération, une neutralisation par contrôle du pi etc... de manière à ren dre optimales les condi- tions de croissance. Il existe des possibilités correspondantes à l'échelle industrielle en utilisant des bacs dontla taille peut atteindre plusieurs mètres cubes. Cette méthode a été ap- pliquée avec succès à un matériel procurant 250 litres de milieu de culture dans un fermentateur standard situé au Département de Bactériologie du Karolinska Institute de Stockholm en SUEDE. A la fin d'une fermentation poursuivie pendant environ 8 heures après inoculation, la masse de bactérie dans le substrat a atteint un degré d'environ 25g par litre (poids humide); en l'absence de défaut technique, on peut s'attendre régulièrement à des ren - dements d'au moins 15 grammes par litre. Dans les expériences exécutées par l'inventeur, il a été démontré que l'on peut tuer des staphglocoques fraiche- ment cultivés directement après lavage avec la même méthode sem- blable à la pasteurisation que celle décrite dans l'article décrit cidessus et appliquée aux bactéries traitées à la formaline.On a fait la découverte surprenante qu'il s'est révélé inexact, bien qu'apparemment considéré comme vrai et pris comme point-de départ pour les raisonnements et les expériences depuis très longtemps, que le traitement à la formaline exécuté avant destruction thermique, peut être un préalable nécessaire pour éviter l'extraction thermique de la protéine A. En fait, les bactéries qui ont été directement tuées thermiqûement après cul- ture semblent avoir pratiquement largement la même capacité de fixation que les staphylocoques- traités à la formaline et ther- miquement provenant de la même culture, ou au moins 90 de cette capacité. Au surplus, les expériences de l'inventeur ont démon- tré que la compositition chimique du substrat peut affecter le traitement ultérieur de la matière. Ainsi, il a été démontré que le milieu connu sous la dénomination CCY, un substrat particuliè- rement riche pour la culture de staphylocoques, présente un inconvénient dans le cas o l'on essaie de tuer thermiquement les bactéries directement après culture quand elles sont encore en suspension dans ce substrat, en maintenant les bactéries à 80 C pendant environ 4 mn. Apparemment, le substrat contient une ou plusieurs substances tendant à précipiter et/ou à maintenir l'ag- gréaation des bactéries elles-mêmes à 80 Cpar exemple des protéi- nes qui se dénaturent à cette température. Cependant, il existe d'autres milieux qui peuvent être utilisés pour la culture de staphylocoques,tel que le milieu connu sous la dénomination TSB, qui a été utilisé avantageusement par l'inventeur simple- ment parce qu'il permet de tuer thermiquement les bactéries en suspension à 80 C sans précipitation ou aggrégation notable. Par ailleurs, l'inventeur a également fait la décou- verte que l'on peut tuer thermiquement le Staphylococcus aureus après croissance dans un milieu CCY en évitant le phénomène de précipitation et/ou d'aggrégation observé par le traitement ther- mique à 801C précité, c'est-à-dire si on réalise le traitement thermique/à titre d'exemple non limitatif, à 60 C pendant un temps d'incubation plus long correspondant, environ 30 mn selon l'expérience del'inventeur. La transition à la température de destruction doit de préférence se produire rapidement, par exem- ple dans un échangeur de chaleur situé dans un bain -marie à la température désirée,et ne doit pas être calculée en fonction du temps de maintien (temps d'incubation)d'environ 30 mn nécessaire pour achever la destruction.On a également démontré qu'il est possible de tuer des staphylocoques à 56 C sans précipitation ou aggrégation mais la durée totale de destruction demande alors 3 heures d'incubation à cette température et apparemment on ne tire pas d'avantages additionnels en tuant les bactéries,dans le but de la présente invention,à cette température plus basse. 247261 2 L'inven^teur a également cultivé diverses souches de Streptococcus pgogenes fixant l'immunoglobuline dans le bouillon dit de TODD-HEWITT, milieu fluide bien connu pour ses bons rendements en streptocaqueset en provoquant la destruction ther- mique à 80C selon le même principe que pour le Staphylococcus aureus selon l'article cité ci-dessus. Egalement dans le cas des streptocoques, la plus grande part de la capacité de fixation d'immunoglobuline présente dans les souches vivantes est conservée après la destruction thermique directe, c'est-à-dire sans traite- ment préalable à la formaline.Au surplus, également comme pour les staphylocoques, les streptocoques cultivés laissés dans le milieu TODD HEWITT riche au cours du traitement thermique à 80WC forment des aggrégats. On peut réduire cet inconvénient égale- ment dans le cas des streptocoques soit en échangeant le milieu TODDHEWITT pour un tampon frais avant la destruction thermique à 801C soit en réalisation le traitement thermique dans le milieu de croissance utilisé mais à environ 601C. On préfère cet- te seconde solution car elle implique moins de traitement des bactéries. Les bactéries tuées thermiquement par L'une des manières précitées,sans traitement préalable à la.formaline, nnt été lavées et stockées sous forme de suspensions dans un tampon neutre aux températures du réfrigérateur. Cependant, l'inventeur a enregistré un inconvénient très notable de ces suspensions de bactéries, par exemple des staphylocoques traités uniquement à la chaleur en vue de tuer les bactéries, en ce que ces suspensions, après seulement quel- ques semaines de stockage au réfrigérateur, même avec un agent chimique de conservation dans le tampon, dégénèrent par frag- mentation des particules constituées par les bactéries tuées. On a observé le même problème avec les staphylocoques traités à la formaline et chauffés thermiquement, en particulier quand ils ont été cultivés dans des conditions donnant le rendement optimal, tels que l'aération et que le mélangeagemaximaux.Une explication possible de ces problèmes inattendus pourrait être que la quantité absolue(pas la concentration) de formaline ajoutée aux bactéries récoltées peut avoir été trop faible pour avoir un effet suffisant sur la grande masse de bactéries. - 2472612 Pour diverses raisons, il apparaît avantageux dans certains cas de séparer effectivement la masse de bactéries de son subs- trat avant les étapes ultérieures; une raison, déjà mentionnée, est la possibilité d'effets négatifs provenant du substrat sur les bactéries au cours du traitement thermique et une autre peut être le désir de recueillir dans le substrat une ou plusieurs substances qui seraient détruites par le traitement thermique. On peut appliquer pour le lavage de la masse de bactéries un processus de centrifugation ou de filtration. Dans un autre cas, il peut être suffisant et désirable de réduire dans une ceratine mesure le volume des bactéries en suspension et destinées.à être traitées thermiquement, sans qu'il soit besoin de changer la composition du substrat. Après le traitement thermique, il est avantageux de sépa- rer les bactéries de leur substrat présent, en particulier parce que ce dernier contient en solution une certaine quantité de substances de fixation d'immunoglobuline. Dans ce cas également, la centrifugation ou la filtration peut être utilisée. Les bacté- ries lavées sont ensuite recueillies sous forme de suspensions concentrées ou de dépôts humides tassés. Les suspensions de staphylocoques et de streptocoques spécifiquement non traités à la formaline mais tués thermique- ment sont soumises à un séchage par congélation(lyophilisation), notamment comme moyens de stockage des bactéries tuées thermique- ment qui ne peuvent pas être stockées en suspension telles quelles, et dans le but d'obtenir des suspensions de bactéries que l'on peut reconstituer dans un tampon convenable. Dans le cas présent, après lyophilisation,qui se produit sous vide, les matériaux lyophilisés ont été mis en contact avec de l'air sec. Après re- constitution,on pouvait s'attendre à obtenir des suspensions pos- sèdant des propriétés reproductibles, y compris la tendance pré- cédente à l'autolyse des particules de bactéries en quelques semaines dans les suspensions correspondantes de bactéries non lyophilisées. Ces prévisions ont été confirmées en ce qui concerne 351es propriétés de fixation d'immunoglobuline et la possibilité d'appliçation dans diverses applications de ces bactéries recons- tituées. Cependant, on a noté une notable absence de tendance à l'autolyse, observation qui peut être considérée comme surprenante et inattendue, car aucun effet de ce genre n'avait été décrit jusqu'à présent, ce qui potentiellement présente une grande impor- tance pratique. L'effet de l'exposition de la matière lyophilisée à l'air sec n'a pas été soumis à une étude telle que l'on puisse en conclure que l'un ou l'autre des composants de l'air sec puisse cnntribuer à la stabilité de la suspension, qui est une caractéristique de la préparation obtenue selon 1 'invention.La préparation du Staphylococcus aureus tué, cultivé dans le milieu TSB et traité selon la méthode précitée, y compris la destruction thermique à 80 C pendant environ 4 mn, a été démontrée à plusieurs reprises posséder une capacité de fixation de l'IgG humaine de plus de 1, 5 mg IgG par ml d'une suspension à 10% (en volume) ce qui correspond à au moins 0, 75 mg pour 20 mg de staphylocoques lyophilisés, habituellement environ 2mg et lmg respectivement. Ces chiffres doivent être comparés à ceux donnés dans l'article précité (Johnson & Kronvall 1974) concernant les staphglocoques traités à la formaline puis thermiquement, dont la capacité de fixation était indiquée être d'environ 1 mg par ml d'une sus- pention à 10% (en volume). A cet égard, il faut insister cepen- dant sur le fait que les conditions de structure étaient assez différentes de celles qui sont relatées dans cet article. Un substrat différent a été utilisé ainsi qu'un équipement diffé- rent et perfectionné pour l'oxygénation, avec l'addition d'un agent de contrôle du pH. Les expériences de 1 'inventeur ont démontré que des préparations équivalentes de staphylocoques et de streptoco- ques fixant l'immunoglobuline peuvent être obtenues également après modification du traitement thermique de la bactérie,la première modification étant le traitement thermique des bactéries à des températures inférieures à 80 C. Ainsi, on a trouvé que les Staphylococcus aureus de la souche Cowan I sont tués après incubation à 601C pendant 30mn, qu'ils soient en suspension dans un bouillon nutritif ou remis en suspension dans un tampon, et largement quelle que soit la densité de la suspension.D'une manière correspondante, des deux souches de fixation d'immunoglobuline des streptocoques soumises à des études au laboratoire de l'inven- teur, l'une était tuée au bout de 30 mn à 56WC et l'autre deman- dait au moins 60 mn à 56WC. De plus, il a été démnntré par l'inventeur que la destruction thermique peut être exécutée à des températures sen- siblement plus basses, par exemple à 37WC par addition de formal- déhyde jusqu'à une concentration finale bien au-dessous de la concentration en formaldéhyde qui serait nécessaire pour tuer au moyen de formaldéhyde à température ambiante. Il est clair d'après les expériences que le traitement à la formaldéhyde(c'est- à-dire à la formaline)& exige un contrôle très serré des paramè- tres tels que la température, le pH, la concentration des bactéries à tuer, la matière réactive à l'aldéhyde dans le tampon (en particulier les amines primaires,à savoir les protéines,les amino-acides etc... présentes dans ces substrats) et naturelle- ment de la formaldéhyde active ajoutée (si l'on considère la tendance de la formaldéhyde à se polymériser ou à réagir d'une autre manière au cours du stockage). Comme le traitement à la formaline des bactéries de fixation d'immunoglobuline avant traitement thermique n'a pas été exécuté jusqu'à maintenant avec un degré élevé de contrôle sauf pour ce qui est de la concen- tration finale calculée en formaldéhyde, c'est-à-dire sans con- sidérer la concentration en bactéries,les conditions de tampon- nage et la température, l'étape étudiée par l'inventeur consis- tant à modifier le traitement thermique par addition d'une petite quantité de formaldéhyde, incapable de tuer par elle- même à la température dite ambiante, constitue une étape impor- tante dans l'amélioration du traitement des bactéries de fixa- tion d'immunoglobuline, étape devant être suivie par la lyophi- lisation pour l'exploitation de l'effet stabilisant complémen- taire de ce traitement. Les préparations obtenues selon 1 'invention ont été soumises à des essais comme réactifs dans divers radioimmuno- essais, par exemple pour l'antigène B de l'hépatite, comme anti- corps vis-à-vis à de cet antigène et pour les antibiotiques ami- noglucosidestelle que la gentamicine. Dans ces essais, on utili- sait une suspension de staphylocoques provenant de staphyloco- ques lyophilisés, et reconstitués dans une solution saline neu- tre tamponnée au phosphate avec addition d'un détergent dit R non ionique, Tween 20 jusqu'à une concentration finale de 0,1% (en volume), exactement comme il a été trouvé avantageux avec les préparations de staphylocoques (Jonsson & Kronvall 1974), connues antérieurement.Il a été trouvé que les suspensions recons- tituées peuvent être utilisées directement sans autre lavage pour les applications envisagées. Cependant, pour des applica- tions particulières, une étape unique de centrifugation et de remise en suspension dans du tampon frais peut être recommandée pour l'élimination de traces de protéine A soluble ou de protéine A entraînée sur de petits fragments de débris cellulaires prove- nant des bactéries tuées, par exemple à la suite de la congéla- tion préalable à la lyophilisation. Au surplus, le réactif constitué par le staphylocoque reconstitué a été soumis à des essais satisfaisants suivant une méthode connue pour la classification des anticorps spécifi- ques destinés à des agents infectieux tels que le virus de la rubéole ou les toxoplasma parasites. Des infections par l'un de ces agents au cours de la grossesse font courir un risque notable d'infection et de malformation du foetus. Par suite diverses procédures classiques ont été mises au point pour l'étude de la réponse immunologique vis-à-vis de ces antigènes et de bien d'autres. Il est bien reconnu que la réponse des anticorps primaires des mammifères vis-à-vis des substances étrangères (antigènes) commence par la production d'anticorps spécifiques de la classe IgM puis d'anticorps spécifiques (c'est-à-dire des anticorps dirigés vers le même antigène que celui considéré) appartenant à la classe des IgA et plus tard des anticorps de la classe IgG. Ces derniers tendent à demeurer détectables dans le sérum/plasma pendant une longue période et à augmenter de manière permanente quand ils sont mis en pré- sence ultérieurement avec l'antigène. Les anticorps IgG consti- tuent l'izmunité protectrice à long terme des anticorps vis-à- vis des agents infectieux> que l'on a souvent renforcé par diverses injections de vaccins que cela a été possible. Par ailleurs, les anticorps IgM et aussi IgA tendent à disparaître en quelques semaines après leur première apparition. Inversement, la présence des anticorps IgM spécifiques-et dans une certaine mesure également la présence des anticorps IgA spécifiques- est généralement considérée comme une indication d'une infection récenteprovoquée par un agent infectieux formant l'antigène en question. Comme il a été démontré par des chercheurs indépen- dants, les staphylocoques contenant de la protéine A traités à la formaline et thermiquement peuvent avantageusement être utilisés pour la caractérisation des anticorps spécifiques à cet égard. Cela vient du fait que plus de 90% de l'IgG sérique et pas plus d'environ 25% de l'igM --et 25% d'IgA sont absorbés par la protéine A et du fait que l'on n'a pas été capables de démon- trer dans l'IgG résiduel appartenant à la sous-classe IgG3 la présence des anticorps du virus de la rubéole. Cependant, une expérience a montré que des réactions non spécifiques peuvent être rencontrées avec certaines préparations de staphylocoques apparemment au moins partiellement comme conséquence de la frag- mentation des staphylocoques au vieillissement des suspensions conservées telles quelles au réfrigérateur. Ces fragments sem- blent ne pas se sédimenter de la manière normale au cours de la centrifugation du mélange sérum-réactif et à gêner par exemple la sédimentation des globules rouges du sang dans les plaques dites de mictrotitrage dans le test d'inhibition de l'hemag- glutination pour les anticorps du virus de la rubéole. Sans exception, les préparations de staphylocoques selon l'inven- tion ont donné des résultats surs dans les recherches sérologi- ques des anticorps de la rubéole et d'une manière générale,il y a une très bonne concordance, comme on pouvait s'y attendre, avec les résultats obtenus avec des systèmes de contrôle indé- pendant telle que la technique d'ultra-centrifugation, coûteuse et pénible. Pour résumer, par le procédé selon l'invention, il est possible d'obtenir des préparations possédant des proprié- tés de fixation d'immunoglobuline d'une manière radicalement simplifiée. Ces préparations sont d'une nature permettant une répartition et un stockage aisés, avec un maintien des propriétés pendant de très lnngues périodes, probablement des années,pour autant qu'on puisse le juger à présent,avec l'in- tention d'obtenir par des moyens usuels de reconstitution, une préparation de première classe pour l'application dans des procédures de tests immunologiques. Dans ce contexte, il faut insister sur le fait en particulier que l'invention conduit à une suspension de bactéries de fixation d'immunoglobuline re- constituées, sensiblement stablesen ce qui concerne leurs propriétés en tant que particules. Le processus de lyophilisa- tion parait, pour ce qu'on peut en conclure des faits,expliquer la stabilité des particules que l'on n'avait jamais obtenue jusqu'à présent par simple traitement thermique ou avec le traitement classique à la formaline avant traitement thermique. L'effet de stabilisation de particules du traitement à la forma- line avant traitement thermique, bien connu, peut ainsi selon l'invention non seulement être remplacé mais être sensiblement dépassé en efficacité par l'effet de lyophilisation pour simple- ment tuer thermiquement -les bactéries. R E V E N D I CA T I O N S 1. Procédé pour l'obtention d'une préparation stable possédant des propriétés de fixation de l'immunoglobuline, caractérisé en ce que l'on cultive des bactéries appartenant aux espèces possédant une capacité de fixation de l'immunoglobuline au delà de celle basée sur une réaction entre les antigènes de la bactérie et les anticorps spécifiques correspondant à ces antigènes> par exemple le Staphylococcus aureus ou le Streptococcus pyogenes, sur un substrat dans lequel les bac- téries forment une substance de fixation d'immunoglobuline,on tue les bactéries portant ladite substance, sans autre traitement préalable qu'un lavage et les bactéries tuées sont lyophilisées pour obtenir une suspension * de bactéries qui peut être reconstituée avec un liquide. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les bactéries sont tuées par chauffage. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications I ou 2, caractérisé en ce que les bactéries sont tuées en présence d'une substance possédant des propriétés de destruction de bactéries. 204. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que ladite substance est la formaldéhyde. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4,carac- térisé en ce que les bactéries sont enrichies jusqu'à une concentration supérieure avant d'être tuées, par exemple par centrifugation ou filtration. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la masse de bactéries est lavé-e avant d'être tuée de manière à être pratiquement débarassée du substrat. 307. Procédé selon l'.,une quelconque des revendications 1 à 6,carac- térisé en ce que la préparation de bactéries est, après lyo- philisation, exposée à un mélange de gaz sec, par exemple d'air. 8. Préparation stable possédant des propriétés.: de fixation de l'immunoglobuline, caractérisée en ce qu'elle est obtenue par un procédé selon l'une quelconque des revendications I à 7.