L'invention Be rapporte à une algue artificielle et ce produit peut être utilisé pour lutter contre l'érosion cotière.Une algue artificielle peut consister en un large écran constitué par une grande série d'éléments ou de brins thermoplastiques souples et allongés qui sont fixés à une extrêmités du moyen d'ancrage destiné à être mis en place au fond de la mer. les brins ont une den- sité plus faible que l'eau de sorte que l'écran formé par ce élé- ments a tendance à adopter et conserver une position verticale sous l'eau, ce qui séduit les courants dans l'eau et favorise le dépôt de sable et d'autres particules entraînées par l'eau.Ainsi l'érosion des fonds sous-marins par les eaux côtières qui est parfois un grave problème en l'absence de végétation marine peut être combattue avec succès. Un problème ailalogue se présente avec des structures é- rigées 8UP le fond de la mer, telles que des débarcadères, des je- tées et des plateformes fixes de forage où les courants puissants et la turbulence autour des piliers et des poutrelles de la fonda tion peuvent éroder le fond de la mer et chasser les fondements. En prévoyant une zone protégée par des algues artificielles autour de l'extrêmité inferieure des organes de support de la fondation, l'action de dérochage de la mer ne met plus en danger la stabilité de la fondation. Il convient que dès que l'algue marine est installée sous l'eau, ses brins scient disposés librement et indépendamment en formant ainsi une sorte d'écran dans l'eau. On peut obtenir une telle structure en fixant les brins d'algue individuellement selon une disposition e8te à côte plutôt quen groupes ou en faisceaux assujettis en des emplacements espacés.Malheureusement, la fixation des extrêmités inférieures des brins du moyen d'ancrage dans l'algue selon une disposition cbte à cbte régulièrement espaeée est compliquée et onéreuse et par conséquent elle n'est pas satis- faisante ou bien inacceptable pour un produit destiné à être utilisé en très grandsvolumes pour protéger une zone côtière étendue. Le but de l'invention est de fournir une algue dont les brins soient disposés selon un modèle régulier et soient assujettis d'une manière simple au moyen d'ancrage, et qui puissent être ancrés dans un fond sous-marin d'une manière économique et efficace. En conséquence, l'invention fournit une algue artifi cielle comprenant plusieurs éléments, allongés, souples, flottant dans l'eau, en matière thermoplastique synthétique dont l'une des extrêmités est tissée avec des éléments filamenteux pour former une bande de tissu auquel le moyen d'ancrage est assujetti et destinée à maintenir les éléments près du fond d'une masse d'eau. La structure tissée a l'extrêmité inférieure de l'algue assure une disposition parallèle côte à côte des brins pour former sous l'eau un ecran large et continu ; elle renforce les extrêmités inférieures des brins et elle fournit un moyen simple et résistant de raccordement du dispositif d'ancrage aux brins. la bande tissée peut autre relativement étroite, une de quelques centimètres étant en général suffisante. Les brins et de préférence aussi les éléments filamenteux sont d'une manière appropriée, fabriqués avec des brins de matériau mousse polyoléfinique extrudés, tels que des brins de polypropylène ou de polyéthylène de forte densité dont la densité est inférieure à 300 g/litre qui sont ensuite étirés d'au moins 5 fois leur longueur initiale. Ces brins ont l'aspect de bandes minces et droites, par exemple de 2 à 2,5 ma de largeur, qui peuvent tire tissés pour former un tissu résistant.Afin de de maintenir l'algue ancrée au fond de la mer, on peut fixer des poids tel que des blocs de bon ou des barres de métal, des chatnes ou des cables à la bande de tissu. Dans une forme de réalisation préférée de l'invention, la bande de tissu a la forme d'une couture tubulaire creuse dans la quelle on peut introduire un cable, une channe ou une barre. Dans ce cas, il n'est pas nécessaire de prévoir un moyen d'attachement supplémentaire pour assujettir l'algue au moyen d'ancrage De prd- férence, on transporte l'algue vers l'eau sans moyen d'ancrage, et sur l'emplacement de travail, sur la barge en place, on introduit des chaînes ou d'autres moyens d'ancrage allongés dans les coutures creuses.Les coutures tubulaires peuvent être tissées d'une manière suffisamment étanche pour constituer une sorte de boyau susceptible de renfermer un mélange de ciment liquide durcissable que l'on verse ou que l'on refoule dans la couture analogue à un boyau et on l'y laisse durcir pour former le dispositif ancrage. Dans ce but, l'algue peut se poser sur le fond sous-marin longitudinalement et d'une manière continue, l'une de ses extrêmités se terminant sur une plage ou une barge, à partir de laquelle le ciment liquide est refoulé dans la couture creuse de l'algue sur toute a longueur. L'utilisation d'un garnissage de ciment liquide pour le tube de tissu permet à l'algue de se poser d'une manière conti- nue et rapidement. De plus, le tube rempli de ciment de l'algue se pose facilement en suivant le profil du fond sous-marin et le tube formera une section droite elliptique, l'axe long étant dans le sens horizontal de sorte que les forces s'exerçant sur le tube par les courants sous-marins sont relativement faibles et que le tube est moins susceptible d'être déplacé.La couture tubulaire peut être façonnée en tissant d'abord une bande de tissu droite et ensuite en posant les borde longitudinaux de la bande sur la partie supérieure des autres et en les assemblant en les cousant ou d'une autre manière Cependant, la méthode la plus rapide et la plus adequate consiste à tisser les bandes directement avec te noeud à leurs extrêmités inférieures, ce qui permet d'obtenir déjàà l'aide du métier à tisser une algue pourvue d'un boyau de tissu à son extrêmité inférieure. Àu lieu de ciment, on peut refouler dans la couture un mélange de sable et d'eau, l'eau s'échappera par les pores de la veine tandis que le sable demeurera en arrière comme un ancrage souple susceptible de s'adapter à toute variation du contour du fond sous-marin qui peut avoir lieu après la pose de l'algue. Le dessin ci-aprbs, qui n'est pas à l'échelle, représente au moyen de l'exemple une forme de réalisation de l'algue conformément à l'invention. Sur ce dessin l'algue comprend une grande série de bandes de matériau-mousse de polypropylène allongées et parallèles 10, qui ent une largeur de 2 à 5 mm et une longueur libre d'environ 2 mètres. Les extrêmités inférieures des bandes sont tissées ensemble avec d'autres bandes 10, identiques aux premières bandes. Ainsi, la bande de tissu 11 est façonnée à ltextrêmité inférieure de l'algue à laquelle un dispositif d'ancrage peut être solidement assujetti et qui maintient les bandes verticales régulièrement espacées dans le sens horizontal avec le nombre désiré de bandes par unité de longueur dans le sens horizontal de l'algue, par exemple 5 bandes par centimètre. La bande de tissu a la forme d'un tube de tissu, lequel posé à plat a, par exemple, une largeur d'environ 15 cm. Sur le dessin une barre t2, du genre utilisé pour l'armature du béton a été introduite dans le tube de tissu 11. Comme cela a été exposé ci-dessus, le tube peut aussi être rempli de ciment ou de sable, ce qui permet i l'algue de se poser très rapidement et avec un minimum de travail. Quatre barres 12, raccordées à l'algue peuvent être assemblées par soudage ou par un autre moyen pour former un carré disposé horizontalement ou une unité rectangulaire dans laquelle chacun des quatre cotés est fourni en algue. Les unités les plus grandes peuvent comprendre plusieurs carrés ourectangles dont les cités supportent de l'algue pour protéger une grande surface de fond sous-marins. L'algue peut aussi être façonnée de manière que ses tubes de tissu forment ensemble une structure du type échelle, des barres, ou d'autres moyens d'ancrage étant introduits dans les barreaux et/ou les montants de l'échelle. REVENDICATIONS 1 - Algue artificielle, comprenant plusieurs éléments flottant dans l'eau, allongés et souples d'une matière thermoplastique synthétique dont une des extrêmités est tissée ensemble avec des éléments filamenteux pour former une bande de tissu à laquelle un moyen d'ancrage est assujetti pour maintenir les éléments près du fond d'une masse d'eau. 2 - Algue artificielle selon la revendication 1, dont les élément s allongés sont constitués par des bandes de matière polyo- léfinique convertie en mousse et étirée. 3 - Algue artificielle selon la revendication 1 i ou2, dont la forme et la matière des éléments filamenteux sont identiques à ceux des éléments allongés. 4 - Algue artificielle selon la revendication 1, 2 ou 3, dont la bande de tissu est façonnée on un tube qui loge le moyen d'anorage à l'intérieur. 5 - Algue artificielle selon la revendication 4, dont le dispositif d'ancrage est un ciment durci qui a été refoulé, à l'état non durci et susceptible de couler, dans le tube de tissu. 6 - Algue artificielle selon la revendication 4, dont les moyens ancrage sont constitués par une charge de sable dans le tube de tissu.