247524' La présente invention a pour objet des lunettes de sécurité destinées, en particulier mais non exclusive- ment, à l'exercice d'activités sportives. On sait qu'au cours de la pratique de diffé- rents sports, il existe un risque non négligeable de chocs qui provoquent la destruction des lunettes, ce qui se tra- duit malheureusement par des coupures ou blessures du por- teur de lunettes. On a déjà proposé dans un souci de confort des lunettes dans lesquelles l'appui nasal est réalisé en une matière souple telle que du caoutchouc mousse ou du chlorure de polyvinyle PVC permettant de supporter lesdites lunettes plus longtemps qu'avec un appui nasal rigide. Cette carac- téristique ne modifie toutefois pas les risques d'accident. La présente invention a pour objet de remédier aux inconvénients résultant du port de lunettes en cas de choc. Selon la présente invention, les lunettes de sécurité comprenant une monture sur laquelle sont articulées deux branches, deux cercles drageoires portant des oculaires et un appui nasal solidarisé avec la monture et réalisé en matière souple sont caractérisées en ce que l'appui nasal s'étend latéralement en direction des cercles drageoires de manière à constituer au moins une partie desdits cercles. Ainsi, le support des oculaires est partiel- lement assuré par un matériau souple, ce qui évite l'écla- tement des oculaires en cas de choc de forte intensité. Selon une autre caractéristique de l'inven- tion, l'appui nasal se prolonge à sa partie supérieure de manière à constituer un appui frontal. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre d'un mode particulier de réalisation donné à titre d'exemple non limitatif en regard des figures qui repré- sentent: - la figure 1 une paire de lunettesselon la présente invention; la figure 2 une vue éclatée des mêmes lunettes; - la figure 3 une vue par l'arrière de la pièce de matériau souple d'appui nasal; - la figure 4 une coupe par un plan vertical de la même paire de lunettes - la figure 5 une coupe selon la ligne V-V de la figure 1; et - la figure 6 une coupe selon la ligne VI-VI de la figure 1. Comme cela apparaît sur les figures 1 et 2, les lunettes selon l'invention se composent, comme dans la technique traditionnelle, d'une monture 1 sur laquelle sont articulées aux deux extrémités deux branches 2, des ocu- laires 3 étant montés à l'intérieur de cercles drageoires 4 formés dans la monture. Entre les oculaires 3 est disposé un pontet 5. Au-dessus du pontet 5 est formC dans la mon- ture une ouverture 6 destinée à l'ancrage de la pièce de matière souple 7 réalisée par exemple en caoutchouc mousse ou en PVC et qui assure trois fonctions. Elle constitue par ses parois 8 (voir figure 3) un appui nasal qui est supporté plus facilement que les appuis rigides tradition- nels; du côté opposé aux parois 8, elles constituent une partie du cercle drageoire grâce à la forme de ses parois 9 qui est identique à la forme des parois des cercles drageoires 4 qui, comme cela apparaît sur la figure 2, sont interrompus de manière à être complétés par les côtés 9 de la pièce 7. La pièce 7 est prolongée à sa partie supé- rieure par une paroi 10 légèrement incurvée destinée à constituer un appui frontal souple desdites lunettes. La fixation de la pièce 7 est obtenue très aisément par pression de la pièce contre la monture qui provoque la pénétration de la partie saillante ll dans l'ouverture 6. Après ancrage de la pièce souple sur la monture, les oculaires 3 sont montés à l'intérieur des cercles drageoires 4. Les figures 4, 5 et 6 sont des coupes d'une paire de lunettes selon l'invention dans laquelle sont montés des oculaires 3. On voit sur la figure 4 que les parois 9 de la pièce 7 assurent la continuité des cercles drageoires et permettent par leur souplesse même une éjection des ocu- laires en cas de chocs. Sur la figure 5, on distingue les parois 8 qui constitue la surface d'appui nasal et 9 qui constitue des surfaces de portée des oculaires 3. Sur la figure 6, on distingue l'oculaire 3 qui porte à sa partie inférieure contre le cercle drageoire 4 et à sa partie supérieure contre une paroi 9 de la pièce souple 7. On notera que la fixation de la pièce souple dans la monture est en quelque sorte verrouillée par appui de l'oculaire sur le profilé souple 9 tenant lieu de cercle drageoire et étudiée pour constituer une partie dudit cercle. Afin d'éviter la transpiration, au niveau des appuis nasal et frontal une circulation d'air peut être établie au moyen de stries ou de trous dans la partie souple. Il va de soi que.des modifications peuvent être apportées au mode de réalisation qui vient d'être décrit, notamment par substitution de moyens techniques équivalents, sans sortir pour cela du cadre de la présente invention. REVENDICATIONS 1 - Lunettes de sécurité comprenant une mon- ture sur laquelle sont articulées deux branches, deux cer- cles drageoires à l'intérieur desquels sont montés des oculaires et une pièce d'appui nasal solidarisée avec la monture et réalisée en matière souple, caractérisées en ce que ledit appui nasal s'étend en direction des cercles drageoires interrompus de manière à constituer au moins en partie les surfaces d'appui desdits oculaires. 2 - Lunettes selon la revendication 1, carac- térisées en ce qu'une pièce d'appui nasal précitée se pro- longe à sa partie supérieure par une surface horizontale constituant un appui frontal. 3 - Lunettes selon l'une quelconque des revendications 1 ou.2, caractérisées en ce que la pièce d'appui nasal est solidarisée de la monture par pénétration d'une partie en saillie à l'intérieur d'une ouverture formée au-dessus du pontet, le montage des oculaires à l'intérieur des cercles drageoires verrouillant la fixa- tion de la pièce d'appui nasal sur la monture.