L'invention est relative aux grilles prismatiques et notamment aux grilles dites de défilement pour éclairages fluorescents. On sait que les grilles sont constituées par la combinaison de deux groupes de bandes ou lames, métalliques ou en matière artificielle, parallèles entre elles dans chaque groupe et perpendiculaires aux bandes de l'autre groupe, deux bandes perpendiculaires l'une à l'autre étant engagées a leur arrête d'intersection par chevauchement réciproque des entailles. On obtient ainsi une grille, qui est utilisée dans le cas de ltéclairage, tant pour masquer un tube fluorescent que pour diffuser la lumière. Une telle grille est représentée en figure 1, en vue perspective. Un inconvénient bien connu de ces assemblages est leur manque de rigidité. On a essayé d'y remédier par soudures de coin dans les dièdres formés par la grille. Mais c'est uneopération longue et conteuse, souvent difficile à faire sur le lieu d'utilisation. Selon une seconde solution, on utilise des boutons ou tenons, pourvus sur une face de deux fentes rectangulaires, que l'on insère sur les lames à leurs points d'intersection, c'est à dire au sommet de chacun des dièdres rectangulaires formés par les lames concourrantes. C'est la un procédé plus rapide, moins coûteux et plus commoae que la soudure, mais par contre, la-rigidité est loin d'être parfaite. La présente invention remédie aux inconvénients des deux procédés, en utilisant des bandes ou lames entaillées analogues aux bandes entaillées usuelles, avec cette différence toutefois que les entailles sont conformées de manière à former un étranglement sur au moins une partie de leur longueur, étranglement qui, au cours de l'engagement de deux entailles l'une dans l'autre, met de préférence plus ou moins en jeu les propriétés élastiques de la matière constitutive des bandes, en sorte qu'il faille un effort de poussée plus ou moins notable pour que la région d'étranglement de chaque lame franchisse le fond de l'entaille de l'autre bande. On remarquera que, à chaque point d'engageraent de deux entailles l'une dans l'autre, chaque bande est emprisonnée dans l'étrangle- ment de l'entaille de l'autre bande, en sorte que, à chaque arete de dièdres, correspondent deux zones d'étranglement distinctes dont les directions des efforts de serrage son t orthogonales l'une à l'autre, ce qui donne à l'assemblage une très grande rigidité. Toutefois, il faut remarquer que, au cours de l'engagement des deux entailles l'une dans l'autre - et avant que le franchissement dont il a été sujet ci-dessus n'ait lieu - il se produit un croisement entre les deux étranglements des deux entailles coopérantes, et que, si l'on ne prend pas de précautions particulières, il peut se produire un endommagement plus ou moins grand des lèvres des étranglements, du fait que la largeur du passage qu'offre chaque étranglement doit être inférieure à la largeur de la bande qui y sera emprisonnée. On peut éviter cet inconvénient en chanfreinant l'une ou les deux arêtes des saillies cui constituent les lèvres de l'é tranglemet ou en diminuant l'épaisseur de ces saillies.On donnera ci-après un exemple de mise en oeuvre de l'idée inventive sans que la deman.eresse entende limiter la portée générique de son invention par les particularités ou aux particularités spécifiques aux exemples choisis pour l'illustration. Dans le dessin joint - figure i représente, comme on l'a dit, une grille de défilement usuelle, bue en perspective. - figure 2 représente en élévation, une longueur de bande, entaillée selon l'invention. - figure 3 représente en élévation, l'outil de découpe. - figure 4 représente vue en plan, une bande en cours d'etre ou virée. Dans la description qui va suivre, on douera des ordres de grandeur de dimensions uniquement pour fixer les idées, mais sans aucune intention limitative. Sur la figure 2, on a représenté une certaine longueur d'une bande métallique désignée par 1, par exemple en aluminium, de 0,9 mm d'épaisseur, et 2,5 cm de largeur. Les entailles désignées par 2 auront également 0,9 mm de large, pour une profondeur de 1,25 cm. Chacune des lèvres de l'entaille, présente à une profondeur déter minée et sur quelques millimètres de longueur, une dent 3 ou 3 t en saillie, les deux dents 3 et 3' se faisant face. La saillie sera par exemple de 0,10 mfn en sorte que l'on a ainsi créé une zone d'étranglement où la distance entre les dents sera de 0,7 m, que la tale de 0,9 mm ne pourra franchir sans faire jouer les propriétés de résilience élastique ou , éventuellement, la déformation permanente ou le fluage de la matière. On obtiendra ainsi, pour la grille, un assemblage de rigidité absolument satisfaisante pour les besoins de la pratique. L'invention a été complétée par la mise au point d'un outillage permettant d'obtenir facilement les entailles pourvues de dents internes selon l'invention. En figure 3, on a figuré l'outil de poinçonnage désigné par 4 et qui est destiné à permettre l'obtention simultanée des entailles de deux bandes à partir dtune bande de largeur supérieure au double de la largeur d'une bande usinée. Cet outil 4, de forme rectangulaire et plate, dont la largeur est un peu supérieure au double de la profondeur d'une entaille, présente sur chaque face, en 5 et 5', deux dépressions s'étendant dans le sens perpendiculaire à l'arête de découpe, symétriques par rapport à l'axe longitudinal et à une distance de cet axe un peu supérieure au double de la profondeur d'une dent dans une entaille. La profondeur de ces dépressions sera de 0,10 mm, et leur longueur un peu supérieure à la longueur de débattement prévue pour l'outil. La forme de leur section droite sera de préférence rectangulaire aplatie. Dans cet exemple, dans lequel I'épaisser de la bande est faible d'une part, et du fait qu'il s'agit d'aluminium d'autre part, la réduction à l'épaisseur des saillies s'obtient du fait meme que l'on opère par poinçonnage. En effet, la frappe du poinçon écrase les arêtes des saillies et réduit leur épaisseur suifisamment pour que le croisement des saillies s'effectue sans dommage. Il en serait autrement si, au lieu d'un poinçornage, on opérait par découpe. Dans ce cas, la réduction d'épaisseur des saillies devrait se faire par unusinage distinct, par temple mécaniquement ou par érosion ou par tout autre procédé équivalent. On voit en figure 4, qu'avec un tel outil de poinçonnage, il sera possible de poinçonner successivement des fentes transversales équidistantes dans la bande initiale 6 dont la largeur doit avoir été prise un peu supérieure au double de la largeur d'une bande finale, -de maiiière à ce que, en enlevant par poinçonnage la par tie médiane longitudinale 8 de la bande initiale, on obtienne deux bandes finales 7 et 7', chacune étant entaillée à équidistance et d'un sel coté. Au~cours du poinçonnage de ces fentes transversales, outil 4 aura créé, grâce aux dépressions 5 et 5' de ses deux faces, des dents à distance convenable de chacune des extrémités de chacune des lentes transversales, ctest à Aire de chacune des extrémités des deux en-tailles qui en résulteront pour cloaque fente, après séparation des bandes finales. En utilisant simultanément un second poinçon, agissant perpendiculairement au premier, on obtient par ce second poinçon-lage la séparation des detx bande entaillées 7 et 7' , si la longueur du second poinçon est prise égale 'a l'écartement de deux ente transversales. Ce second poinçonnage expTiq-ue pourquoi, en vue de tenir compte de l'action du second poinçon, on a pris une mande initiale d'une largeur un peu supérieure al double de la largeur d'une-bande finale et prévu une largeur de premier poinçon qui soit un peu supérieure au double de la profondeur d'une entaille. On ne s'éloignerait pas, bien entendu, de l'invention en l'appliquant avec une seule dent par entaille ou avec une seule dent(ou deux dents ) pour les entailles d'une seule des deux bandes finales, ce qui s'obtint en modifiant le nombre et éventuellement les dimensions des dépressions de l'outil de poinçonnage, l'exem- ple donné ne correspondant qu'au mode préféré de réalisation. On pourrait également modifier la forme des dents en modifiant la forme des dépressions de l'outil. Bien qu'ayant été conçue pour l'application aux grilles de défi- lement, il est évident que l'invention est applicable à tous problèmes de grilles analogues obtenues par la combinaison de bandes entailles ; on peut par exemple, l'appliquer à des emballages de bouteilles, de pots ou articles analogues, devant être maintenus et séparés pendant le transport. REVENDICATIONS 1 - Grilles prismatiques obtenues par la combinaison de deux grou pes de bandes entaillées, parallèles entre elles dans chaque groupe et perpendiculaires aux bandes de l'autre groupe, deux bandes perpendiculaires l'une à l'autre étant engagées à leur arête d'intersection, par chevauchement réciproque des entail les caractérisées en ce que les entailles des lames sont con formées de manière à former au moins un étranglement, au moins sur une partie de leur longueur. 2 - Grilles selon la revendication 1, caractérisées en ce que cet étranglement laisse un passage qui est légèrement inférieur à l'épaisseur des bandes constitutives de la grille. 3 - Grille selon la revendication 2, caractérisée en ce que ledit étranglement est réalisé par une ou deux saillies sur chacune des lèvres des entailles, et en ce que les arêtes des saillies sont chanfreinées ou ont leur épaisseur réduite. 4 - Procédé de fabrication des grilles selon la revendication i, caractérisé en ce que l'étranglement est obtenu par poinçon nage ou découpe en même temps que le poinçonnage ou la découpe de l'entaille. 5 - Outillage de poinçonnage pour mise en oeuvre du procédé selon la revendication 4 caractérisé en ce qu'il comporte un poinçon de forme plate, présentant sur au moins l'une de ses faces au moins une dépression s'étendant à partir de l'arête de découpe et dans le sens perpendiculaire de la dite arete. 6 - Outillage selon la revendication 5 caractérisé en ce que la dé pression a une section droite de forme rectangulaire applatie.