24'?585 1 La présente invention concerne une nouvelle technologie de culture et plus particulièrement des produits chimiques d'agriculture, ce terme désignant des fongicides, des herbi- cides, des insecticides, des nématocides et des régulateurs de croissance des végétaux, ainsi que des procédés les utili- sant et des compositions les contenant. L'invention vise à midifier les résultats obtenus avec de tels produits chimiques. Classiquement, pour effectuer cette modification, on transforme plus ou moins la structure chimique sans modifier la catégorie ou le type chimique fon- damental du composé et/ou on modifie les propriétés physico- chimiques d'une composition contenant ce produit, par exemple par addition d'agents chimiques facilitant l'enrobage de 1' organisme cible par le produit chimique d'agriculture ou amé- liorant l'adhésion et la résistance à la pluie de ce produit chimique. La littérature (y compris les brevets) abondent en exemples d'applications de cette voie classique d'approche. On sait en particulier que l'addition d'agents mouillants peut accroître l'efficacité de nombreux produits chimiques d'agriculture. L'invention repose sur la découverte que l'on peut con- sidérablement améliorer l'efficacité de produits chimiques d'agriculture et dans certains cas utiliser de façon nouvelle et différente de tels produits, par une modification de l'or- ganisme auquel on l'applique, cette modification étant obtenue par un second produit chimique appelé ici additif. L'additif modifie la façon dont l'organisme fixe et/ou véhicule ou ré- partit le produit chimiaue à l'intérieur de lui-même et/ou modifie le métabolisme de l'organisme sans agir sur la fixa- tion ou la distribution du produit chimique, ce qui permet ainsi d'obtenir l'effet désiré ou l'amélioration de l'effet du produit chimique d'agriculture. L'invention propose une composition d'agriculture cons- tituée d'un produit chimique d'agriculture comme défini ci- après, en association avec un additif, comme défini ci-après. On peut utiliser une telle composition sous une forme concen- trée à laquelle il est nécessaire d'ajouter par exemple de l'eau avant l'emploi. L'invention propose également un procédé pour appliquer un produit chimique d'agriculture à un organis- me cible selon lequel on applique également un additif comme défini ciaprès, en même temps que le produit chimique d' agriculture ou au plus 15 jours (de préférence 10 jours) avant ou après. Lorsqu'on effectue une application simultanée, le produit chimique d'agriculture et l'additif peuvent être présents dans une même composition ou peuvent être mélangés in situ dans un appareil de pulvérisation ou un autre appareil d'application de produit chimique. Les additifs que l'on utilise dans les compositions et O10 les procédés de l'invention appartiennent à l'une des catego- ries (a) à (h) suivantes, bien que l'on puisse utiliser deux de ces additifs ou plus appartenant à la même catégorie ou à des catégories différentes ainsi que deux produits chimiques d'agriculture ou plus: (a) une source d'hydrate de carbone (par exemple le glu- cose, l'amidon hydrolysé, le saccharose, le fructose, le glycérol, le glycéraldéhyde, l'érythrose, le ribulose, le xylulose et l'arabinose, et leurs esters et glycosides ainsi que des équivalents métaboliques des hydrates de carbone) qu'on applique normalement à raison de 10 à 10 000 g/ha (grammes par hectare) pour qu'elle se comporte comme (1) une source de production de liaisons riches en éner- gie, par exemple dans la production d'adénosine- triphosphate (ATP). (2) pour former du nicotinamide-adénine-dinucléotide ré- duit (NADH) et du nicotinamide-adénine-dinucléotide- phosphate réduit (NADPH) et (3) comme précurseur d'amino-acides et de nucléotides; (b) un acide organique, en particulier un des acides organiques du cycle tricarboxylique de Krebs et leurs précur- seurs métaboliques (y compris les acides citrique, succinique, malique, pyruvique, acétique et fumarique) qu'on applique normalement aux mêmes doses que les sources d'hydrate de car- bone et qui a des fonctions semblables; (c) une vitamine ou un coenzyme, par exemple la thiamine, la riboflavine, la pyridoxine, la pyridoxamine, le pyridoxal, le nicotinamide, l'acide folique ou un de leurs précurseurs, y compris l'acide nicotinique, qu'on applique normalement à la dose de 0,01 à 500 g/ha pour stimuler les processus méta- boliques dépendant d'une action enzymatique; (d) un nucléoside ou nucléotide purique ou pyrimidique ou un précurseur métabolique correspondant, par exemple 1' adénine, l'adénosine, la thymine, la thymidine, la cytosine, la guanine, la guanosine, l'hypoxanthine, l'uracile, l'uridine ou l'inosine, qu'on applique normalement à la dose de 1 à 500 g/ha pour qu'il se comporte comme un précurseur structural de la synthèse des acides nucléiques; (e) un acide gras tel qu'on en trouve dans les graisses naturelles saturées et insaturées, par exemple les acides butyrique, laurique, palmitique, stéarique, oléique et lino- léique, qu'on applique normalement à la dose de 10 à 10 000 g/ha pour qu'il se comporte comme un précurseur des molécules nécessaires au processus de croissance et que sa dégradation fournisse une source d'ATP et de NADPH ainsi qu'une source d'hydrates de carbone, (f) une graisse ou une huile naturelles y compris les huiles d'olive, de soja, d'arachide et de mais, qui peut être dégradée par les organismes vivants en acides gras et qu'on applique normalement à la dose de 10 à 10 000 g/ha; (g) un aminoacide tel que ceux naturellement présents dans les protéines végétales par exemple la glycine, l'alanine, la valine, la leucine, l'isoleucine, la sérine, la thréonine, lacystéine, la méthionine, l'acide aspartique, l'acide gluta- mique, la glutamine, l'asparagine, la lysine, l'hydroxylysine, l'arginine, l'histidine, la phénylalanine, la tyrosine, le tryptophane, la proline ou l'hydroxyproline, qu'on applique normalement à la dose de 1 à 500 g/ha pour qu'il se comporte comme un motif structural des protéines néoformées ou pour qu' il se comporte par dégradation comme les acides gras et les hydrates de carbone; (h) un régulateur naturel de la croissance végétale (sous réserve que le produit chimique d'agriculture ne soit pas lui-même un régulateur de croissance végétale) modifiant les processus métaboliques fondamentaux des végétaux de façon à accroître l'efficacité d'un pesticice appliqué, par exemple l'acide indole-3-acétique et l'acide gibberellique, que l'on utilise normalement en une quantité telle que la concentration pondérale finale dans une pulvérisation appliquée aux cultu- res soit comprise entre 0,5 et 1000 parties par million. Les additifs des groupes (a) à (g) ci-dessus sont parti- culièrement efficaces pour accroître l'effet de régulation de la croissance végétale des composés d'ammonium quaternaire de formule RN(CH3)3-Y o Y représente un anion non phytoto- xique et R représente un radical aliphatique inférieur (par exemple un radical aliphatique en C1_8 ou C1_6) contenant un groupe ou un atome nucléophile non ionisant par exemple un radical halogénoalkyle, alkylène, halogénoalkylène, cyano- alkyle, mercaptoalkyle, alcoxyalkyle, alkylthioalkyle ou épi- thioalkyle. Ces composés sont définis de façon plus détaillée dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n' 3 156 554 et un exemple particulier d'un tel composé est le chlorure de chlo- rocholine dont le nom chimique systématique est chlorure de echloroéthyle triméthylammonium. Il est également connu sous le nom de chlormequat ou CCC. Ces composés, lorsqu'on les applique sous forme d'une pulvérisation foliaire, sont capables de raccourcir et de renforcer les tiges du blé, de l'avoine et du seigle mais non de l'orge ou du riz. Ce rac- courcissement et ce renforcement s'accompagnent parfois, mais pas toujours, de la formation d'un système racinaire mieux développé et de la survie d'une proportion plus importante de talles ou pousses adventices. Bien que ces effets sur les racines et les talles lorsqu'ils se produisent, puissent être bénéfiques en soi, on utilise principalement un traitement par le chlormequat ou un traitement semblable pour éviter la verse ou l'affaissement des céréales sous l'effet des vents puissants. On sait que la verse réduit le rendement et rend la récolte difficile. L'emploi des compositions selon l'invention permet d' accroître l'efficacité du chlormequat, en particulier dans de mauvaises conditions de développement,- par exemple lorsque la température pendant quelques jours après l'application du régulateur de croissance ne dépasse pas 10'C. Il est courant qu'on observe ces conditions lorsqu'une céréale a atteint la fin du stade de croissance ou les talles sont produites (stades de croissance 4-5). Il est souvent souhaitable d'appli- quer un régulateur de croissance à ce stade car il est égale- ment souhaitable d'appliquer certains fongicides-et herbicides avant le stade de croissance 6 et car les cultures ont plus tendance à être endommagées lorsqu'on les a traitées pendant le stade de croissance 6 (à ce stade le premier noeud s'est formé sur la talle) et que la croissance est ensuite freinée par exemple par suite de la sécheresse. La période normale d'application va du stade de croissan- ce 4 au stade de croissance 6, et elle correspond donc au début de l'année o les températures peuvent être basses. En plus de l'amélioration de l'effet connu du chlorme- quat sur les tiges, les racines et la survie des talles du blé, de l'avoine et du seigle, les compositions de l'inven- tion peuvent également être utilisées pour obtenir un effet sur d'autres céréales pour lesquelles l'emploi du chlormequat seul ne donne pas de résultats utiles, par exemple sur l'orge et le riz et pour réduire la dose d'application du chlormequat On peut également utiliser de façon bénéfique ces addi- tifs avec d'autres régulateurs de croissance des céréales pour obtenir des effets semblables à ceux obtenus par leur emploi en association avec le chlormequat. Ces régulateurs de croissance des céréales consistent entre autres en les ré- gulateurs suivants que l'on emploie isolément ou en combinai- sons, en particulier avec les régulateurs de croissance de type ammonium quaternaire précédemment décrits: 1. Des acides halogénoalkylphosphoriques (en particulier des acides - halogénoalkylphosphoriques et notamment ceux dont l'halogène est le chlore) et les composés de formule générale: O O(-) Cl - CH -CH -P È R 3 c i2 2 O - CH - C - () Il12 R R o chacun des symboles R, R1 et R2 qui sont identiques ou différents représente un atome d'hydrogène ouun radical aklyle en Cl_3. On peut citer comme exemples d'anions non phytotoxiques, les anions chlorures, bromures, sulfométhylates, sulfates et phosphates. Un exemple particulièrement utile est l'acide chloro-2 éthylphosphorique (CEPA). Ces composés sont définis en détail dans le brevet britannique n I 483 915. 2. Le chlorure de chlorphonium, c'est-à-dire le chlorure de tributyl dichloro-2,4 benzyl phosphonium. 3. Le chlorure de mepiquat. 4. Un sel de diphényl lH-pyrazolium de formule dans les cultures de blé et d'orge. On peut également utili- ser les additifs précités pour accroître cet effet herbicide. HERBICIDES (Substances destinées à tuer et/ou à limiter le développement des végétaux indésirables). De nombreux herbicides inhibent si rapidement la crois- sance de mauvaises herbes que le métabolisme de la plante usée est réduit au point que l'herbicide ne la tue pas tota- lement. Donc après un intervalle pendant lequel l'herbicile est dégradé, transformé ou éliminé des sites o il doit exer- cer son action létale, les mauvaises herbes peuvent recommen- cer à se développer. Un problème particulier de l'agriculture est la lutte contre la folle-avoine dans laquelle de nombreux herbicides couramment utilisés présentent l'effet qui vient d'être décrit notamment lorsque la folle-avoine est une végé- tation bien installée. Par stimulation de la croissance et de l'absorption des produits chimiques appliqués, on peut accroî- tre l'activité de nombreux herbicides, en particulier vis-à- vis des mauvaises herbes plus anciennes, mieux installées. Les herbicides qui peuvent bénéficier d'une application 7. en association avec les additifs de l'invention sont entre autres ceux indiqués cidessous. Les noms utilisés sont les noms triviaux utilisés dans le "Pesticide Index". 1. Barban 18. Asulam 2. Benzoyl-propethyl 19. Nitrofen 3. Chlorfenpropmethyl 20. Desmetryme 4. Chlortoluron 21. Propachlor 5. Difenzoquat 22. Propyzamide 6. Diclofop-methyl 23. Diallate 7. Flamprop-ispropyl 24. Triallate 8. Flamprop-methyl 9. Isoproturon 10. Atrazine 11. Simazine 12. Linuron 13. Trifluralin 14. Herbicides hormonaux tels que: MCPA, 2,4-D, MCPB, 2,4-DB, Mecoprop, Dichlorprop, Ioxynyl, Bromoxynil, Benazolin, Bentazone, Cyanazine, Dicamba, Dinoseb-amine, Dinoseb-acetate 15. Dalapon 16. Phenmedipham 17. Glyphosate L'invention concerne également l'emploi des additifs de l'invention pour permettre la pulvérisation d'un herbicide plus tard qu'il ne serait possible sans un tel additif. Ceci est important car: (a) une période de conditions météorologiques défavorables à la pulvérisation peut permettre aux mauvaises herbes de se développer au-delà du stade ou de la taille qui permette de lutter contre elles de façon satisfaisante. (b) La possibilité de traiter des mauvaises herbes plus agées laisse un délai accru à d'autres mauvaises herbes pour germer et devenir sensibles à l'effet d'un herbicide foliaire (actif sur la feuille). (c) La possiblité d'effectuer une pulvérisation plus tardive permet aux cultures d'être mieux développées et réduit les risques de dommages provoqués aux cultures par le produit chi- mique d'agriculture appliqué. Un exemple particulier de l'emploi de tels additifs pour permettre une pulvérisation d'herbicide retardée, est leur emploi en association avec le chlortoluron, CN-(chloro-3- méthyl-4 phényl)-N,N-diméthylurée, pour permettre de lutter contre la folle-avoine (Avena spp) ayant dépassé le stade à deux feuilles (ZCK 12) et le vulpin des champs (Alopecurus spp) ayant dépassé le stade à cinq feuilles (ZCK 15). Les compositions connues ne permettent qu'une lutte médiocre contre la folle-avoine jusqu'au stade à deux feuilles, l'effet étant ensuite négligeable. La lutte contre le vulpin des champs n'est satisfaisante que jusqu'au stade à cinq feuilles. Comme le vulpin des champs et la folle-avoine germent pendant une période prolongée, il arrive que des graines à germina- tion tardive sortent de terre alors que les graines à germi- nation précoce vont dépasser le stade permettant une lutte efficace. Pour cette raison, on utilise essentiellement le chlortoluron comme produit chimique appliqué au sol pour qu' il agisse par l'intermédiaire des racines des mauvaises her- bes. L'accroissement de la période de lutte contre les mau- vaises herbes sorties de terre permet d'utiliser un autre procédé d'applipation indépendant des conditions du sol. En automne, les conditions peuvent ne pas convenir à l'applica- tion au sol par suite d'une humidité ou d'une sécheresse excessives. Selon un de ses aspects particuliers, l'invention con- cerne l'accroissement de l'activité herbicide des herbicides du type bipyridylium. On peut modifier de façon spécifique le métabolisme d'une mauvaise herbe cible par modification d'une voie ou d'une réaction biochimiques particulières pour accroître l'activité d'un produit chimique d'agriculture. L'action létale des herbicides du type bipyridyle tels que le paraquat (sel de diméthyl-l,l' dipyridylium-4,4') et le diquat (sel d'éthylène-l, l' dipyridylium-2,2') est le résultat de la formation de peroxyde d'hydrogène lorsque l'ion paraquat ou diquat, qui a été réduit à l'état de radi- cal libre par un flux d'électrons de photosynthèse, est ré- oxydé par l'oxygène moléculaire ce qui reforme l'ion paraquat ou diquat et du peroxyde d'hydrogène. Comme cette réaction peut être très rapide (en particulier lorsque le soleil brille beaucoup), il est possible que l'herbicide détruise les cellules superficielles des feuilles o des gouttelettes de solution herbicide sont tombées, ce qui empêche la poursuite de sa fixation par l'ensemble des cellules du végétal. a L'action létale peut être ralentie par un autre système d'oxydoréduction. Ainsi l'emploi de glutation oxydé (GSSG) en association avec un herbicide du type bipyridyle permet de réoxyder le radical libre réduit tout en formant du gluta- thion réduit (GSH). Si on couple ce système avec un autre système ou d'autres systèmes pour réoxyder le glutathion ré- duit, le glutathion agit avec l'herbicide selon une relation supérieure à la simple stoechiométrie. Un de ces systèmes est la réoxydation enzymatique du glutathion réduit avec du nicotinamide-adénine-dinucléotide- phosphate (NADP), qui peut être stimulée par emploi d'un précurseur de NADP tel que le nicotinamide ou l'acide nico- tinique, et un autre système est celui de la réaction acide ascorbique/acide déhydroascorbique catalysée par l'enzyme acide ascorbique-oxydase, qui peut être stimulée par emploi d'acide ascorbique. On ajoute au départ de l'acide ascorbique qui est transformé dans le végétal en acide déhydroascorbiqcrue selon la réaction (5) ci-dessous. Les réactions qui s'effec- tuent avec la paraquat et le GSSG sont donc: Ion paraquat lumière radical libre réduit + 1/2 02 (1) 2) radical libre réduit + 02 + H20) ion paraquat + H202 (2) radical libre réduit + GSSG - ion paraquat + GSH (3) GSH + acide déhydroascorbique - acide ascorbique + GSSG (4) acide ascorbique oxygène x acide déhydroascor- (5) acide ascorbique-1 bique oxydase Donc une partie des radicaux libres du paraquat est tem- porairement bloquée et la formation de peroxyde d'hydrogène est ralentie tandis que l'ion paraquat se reforme. FONGICIDES ET INSECTICIDES (substances tuant et/ou limitant le développement des champignons et des insectes. L'invention permet d' accroître l'activité bénéfique de ces matières. Par suite de la stimulation de son métabolis- me, un champignon devient moins capable de résister aux effets toxiques d'un produit chimique qui aurait provisoirement li- mité sa croissance tandis qu'un fongicide ou un insecticide systémtiques qui doivent pénétrer dans le végétal pour avoir l'effet maximal peuvent pénétrer plus facilement. Des exemples d'insecticides et de fongicides dont les effets peuvent être modifiés de façon bénéfique selon l'in- vention figurent ci-après: Fongicides Captan Mancozeb Captafol Vinclozin Diméthirimol Zineb Benodanil Thiram Maneb Chloropyriphos Tridemorph Triazophos Triadimephon Binapacryl Thiabendazole Bupirimate Triforine Ditalimfos Carbendazim Soufre Dodine Thiophanate methyl Pyrazophos Ethirimol Insecticides Demeton-S-methyl Pirimiphos-methyl Lindane Pyrimicarb DDT Fonofos Vamidothion Azinphozmethyl DNOC Demephion Trichlorphon Menazon Triazophos Dimethoate Malathion Dimefox Phosalone Fenitrothion Carbaryl Phosphamidon Selon un autre des aspects de l'invention, l'activité d'un produit chimique d'agriculture ne contenant pas un addi- tif comme précédemment décrit, comme stimulant métabolique, peut être stimulée ou modifiée avantageusement d'autre façon par application conjointe avec une préparation chimique d' agriculture contenant un tel additif. On peut pour réduire la toxicité d'une composition selon l'invention incorporer au mélange un composé agissant comme un purgatif ou comme un émétique ou qui retarde l'absorption du produit chimique dans les voies digestives. Des purgatifs appropriés sont la phénolphtaléine, l'extrait de séné et l'huile de ricin. L'apomorphine est un émétiaue utile dont l'effet est accru par la présence d'alcool éthylique. La quantité d'émétiaue que l'on ajoute (par exemple au paraquat) est telle que si la quantité de produit chimique d'agricultu- re ingérée est suffisante pour provoquer une réponse toxique, une quantité d'émétique suffisante pour provoquer des vomisse- ments est ingérée. On trouvera des indications correspondant aux stades de développement des mauvaises herbes dans "Weed Control Handbook" ed. J D Fryer et R L Makepeace, Blackwell Scientific Publica- tions, notamment dans la sixième édition. L'invention est illustrée par les exemples et les expé- riences ci-après qui n'ont aucun caractère limitatif. EXEMPLE I à XIII Ces exemples illustrent des compositions selon l'inven- tion. On utilise normalement 225 litres de solution à pul- vériser par hectare. Exemple Quantités pour 225 1 de solution à pulvé- riser I Glycérol 75 ml Condensat d'alkylphénol et d'oxyde d'éthylène (agent mouillant) 175 ml Nicotinamide 3 g Pyridoxine 1,5 g Extrait de levure 3 g II Sirop de glucose 500 g Triton - X 100 (agent mouillant) 250 ml Extrait de levure 80 g III Glycérol 100 ml Condensat d'alkylphénol et d'oxyde d'éthylène (agent mouillant) 300 ml Acide citrique 100 g Saccharose 150 g IV Glycérol 300 ml Acide gibberellique 50 g Condensat d'alkylphénol et d'oxyde d'éthylène (agent mouillant) 200 ml V Extrait de levure 200 g Asparagine 20 g Méthionine 15 g Cystéine 15 g VI Acide ascorbique 60 g Nicotinamidé 10 g Glycérol 100 ml Glutathion 25 g Condensat d'alkylphénol et d'oxyde d'éthylène (agent mouillant) 200 ml VII Huile de mais 1 000 ml Nicotinamide- 5 g Pyridoxine 5 g Extrait de levure 10 g Glycérol 75 ml VIII Huile de mais 750 ml Acide gibberellique 5 g Sirop de glucose 250 g IX Huile d'olive 500 ml Condensat d'alkylDhénol et d'oxyde d'éthylène (agent mouillant) 500 ml Saccharose 200 g Extrait de levure 10 g X Huile de mais 250 ml Nicotinamide 5 g Extrait de levure 30 g Méthionine 5 g Glycérol 60 ml Condensat d'alkylphénol et d'oxyde d'éthylène (agent mouillant) 200 ml XI Huile de mais 1 000 mi Chlorure de chlorocholine 8-0 g Nicotinamide 5 g Pyridoxine 5 g Extrait de levure 10 g Glycérol 75 ml XII Saccharose 100 g Extrait de levure 5 g Acide citrique 25 g Asparagine 10 g Condensat d'alkylphénol et d'oxyde d'éthylène (agent mouillant) 50 ml XIII Acide ascorbique 60 g Nicotinamide 10 g Glycérol 100 ml Glutathion 25 g Condensat d'alkylphénol et d'oxyde d'éthylèhe (agent mouillant) 200 ml Alcool éthylique 60 ml Les résultats expérimentaux ci-après illustrent les effets obtenus avec certaines compositions et certains procé- dés de l'invention par rapport à des efffets obtenus selon l'art antérieur. Il convient de noter à cet égard que l'on sait que dans certains cas l'addition d'un agent mouillant à une composition classique du commerce contenant un pesticide améliore son efficacité. Donc dans les essais comparatifs, on utilise un agent mouillant correspondant à celui de la combi- naison des additifs lorsqu'on applique la composition stan- dard. Pour comparer les quantités de matières utilisées on exprime les quantités de produit chimique d'agriculture, d'additif ou d'agent mouillant par hectare, c'est-à-dire pour 225 litres de solution, ces valeurs étant toujours exprimées en substance active. Dans les expériences 1 à 4, le "standard" est une compo- sition standard du commerce à laquelle on a ajouté une cer- taine quantité d'un agent mouillant (comme indiqué dans 1' exemple 1) et le "standard + additifs" est la même composition standard avec les additifs indiqués dans l'exemple 1. EXPERIENCE 1 Basse température - blé. On compare une composition standard du commerce de chlormequat, le Mandops Chlormequat 46, à la même composition à laquelle on a ajouté les additifs indiqués dans l'exemple 1, en ce qui concerne le pouvoir de raccourcissement des tiges de blé lorsque la température ne dépasse pas 70C pendant les cinq jours qui précèdent et les cinq jours qui suivent 1' application. Les résultats exprimés sont la moyenne de 250 mesures. Hauteur des % de réduction tiges (cm) Témoin (non traité) 96,4 - Standard 88,3 8,4 Standard + additifs 83,9 13,0 La dose d'application équivaut à 7,16 g de chlormequat par litre pulvérisé jusqu'à ruissellement sur des plants cul- tivés en pots de Maris Huntsman au stade de croissance 5. On maintient les plants pendant cinq jours avant et cinq jours après la pulvérisation en dessous de 7 C puis on les place dans les conditions de culture en chmap. EXPERIENCES 2(a) et 2(b) Orge On détermine l'effet sur la hauteur des tiges de (a) une orge de printemps et (b) une orge d'hiver à la dose de 1, 6 kg par hectare de chbrmequat + additifs comme dans l'exemple I. On effectue l'application au stade de croissance 6 (premier noeud) dans 225 1 d'eau par hectare. Les résultats exprimés sont la moyenne de 250 mesures. Hauteur des % de réduction tiges (cm) (a) Orge de printemps (Mazurka) Témoin (non traité) 87,4 - Standard 86,2 1,4 Standard + additifs 76,3 12,7 (b) Orge d'hiver (Igri) Témoin (non traité) 91,2 - Standard 90,2 1,1 Standard + additifs 80,9 11,3 - EXPERIENCE 3 Riz On compare une composition standard du commerce de chlormequat à la même composition à laquelle on a ajouté des additifs (comme dans l'exemple I). % de réduction de la hauteur des tiges Témoin (non traité) Standard 1,1 Standard + additifs 11,3 La dose d'application équivaut à 7,1 g de chlormequat par litre pulvérisé jusqu'à ruissellement sur des plants de cm de haut. EXPERIENCES 4(a) et 4(b) Blé On compare une composition standard du commerce de chlormequat à la même composition à laquelle on a ajouté des additifs (comme dans l'exemple I) en ce qui concerne le pou- voir de raccourcissement des tibes de blé (variété Maris Huntsman). Moyenne de 250 mesures Hauteur des % de réduction tiges (cm) (a) Témoin 94,2 - Standard 83,6 11,3 Standard + additifs 80,4 14,6 (b) Standard 82,3 12,6 Standard + additifs 79,8 15,3 La dose d'application équivaut à 1,2 kg de chlormequat par hectare (standard (a)) et à 1,6 kg par hectare (standard (b)) que l'on applique dans 225 litres par hectare au stade de croissance 6 (premier noeud). EXPERIENCES 5(a) et 5(b) Effet du chlortoluron sur la folle-avoine. On compare une composition du commerce de chlortoluron, c'est-à-dire la composition vendue sous le nom de "Dicurane", à la même composition à laquelle on a ajouté des additifs comme dans les exemples VII et XI, sous l'aspect du pouvoir herbicide vis-à-vis de la folle avoine. La dose d'application équivaut à 3,6 kg de chlortoluron par hectare dans 225 litres d'eau. (a) Pulvérisation sur folle-avoine au stade à 5 feuilles déployées (ZCK 15) % de desctruction de la folle-avoine Composition standard avec addition d'agent mouillant 15 (nature et quantité indiquées dans l'exemple VII) Composition standard avec les additifs indiqués dans l'exemple VII 62 Composition standard avec les additifs indiqués dans l'exemple XI 80 (b) Pulvérisation sur folle-avoine au stade de 7 feuilles déployées. Composition standard avec addition d'agent mouillant 5 (nature et quantité indiquées dans l'exemple VII) Composition standard avec les additifs indiqués dans l'exemple VII 48 Composition standard avec les additifs indiqués dans l'exemple XI 71 EXPERIENCES 6(a) et 6(b) Effet du paraquat On compare une composition standard du commerce de paraquat, le Gramoxone, à la même composition à laquelle on a ajouté des additifs comme dans l'exemple VII sous les aspects de (a) la capacité de détruire une vieille pelouse et (b) de détruire une population de mauvaises herbes mélan- gées de latifoliées et de graminées au stade de 2 à 5 feuil- les. Dans ces expériences le "standard" est du Gramoxone additionné d'un agent mouillant (même nature et même quantité que dans l'exemple VI) et le "standard + additifs" est le Gramoxone avec les additifs indiqués dans l'exemple VI. (a) La dose d'application équivaut à 1,1 kg de paraquat par hectare dans 400 litres d'eau. On évalue la destruction de la pelouse 4, 8 et 12 jours après l'application. Notes (0 = effet nul, = 100 % de destruction 4 jours 8 jours 12 jours Essai 1. Standard 4 6 7 Standard + additifs 2 4 9 Essai 2. Standard 2 5 6 Standard + additifs 1 3 8 (b) La dose d'application équivaut à 0,25 kg de paraquat par hectare dans 200 litres d'eau. On évalue le pourcentage de destruction 2, 6 et 10 jours après l'application. % de destruction 2 jours 6 jours 10 jours Standard 5 6 6 Standard + additifs 3 7 8 M.= EXPERIENCE 7 Gtyphosate On compare une composition standard du commerce vendue sous le nom de "Roundup" avec la même composition à laquelle on a ajouté des additifs comme dans l'exemple XII. On pulvé- rise sur une population mixte de mauvaises herbes graminées et latifoliées et on évalue l'activité après deux semaines (0 = effet nul; 10 = destruction compiète). Activité herbicide Roundup (0,7 kg de glyphosate/ha) avec un agent mouillant (nature et quantité indiquées dans l'exemple XII) 7 * Roundup (0,7 kg de glyphosate/ha) avec les addi- tifs indiqués dans l'exemple XII 7 Roundup (0,5 kg de glyphosate/ha) avec les addi- tifs indiqués dans l'exemple XI 9 EXPERIENCE 8 Fongicides On compare des compositions standards du commerce de (a) captan, (b) thiophanate-méthyl et (c) dodine aux mêmes compositions auxquelles on a ajouté des additifs comme dans l'exemple X en ce qui concerne leur pouvoir de lutte contre les taches noires des feuilles de rosiers. (a) Captan % de destruction (14 jours après la pulvérisation) Standard (Mandops Captan 35) 83 Standard + additifs 95 La dose d'application équivaut à 100 g de captan pour litres d'eau pulvérisés jusqu'à ruissellement. (b) Thiophanate-méthyl % de destruction (14 jours après la pulvérisation) Standard (Benlate) 72 Standard + additifs 90 La dose d'application équivaut à 46 g de thiophanate- methyl pour 100 litres d'eau pulvérisés jusqu'à ruissellement. (c) Dodine % de destruction (14 jours après la pulvérisation Standard (Mandops dodine 65) 84 Standard + additifs 96 La dose d'application équivaut à 60 g de dodine pour litres d'eau pulvérisés jusqu'à ruissellement. Dans cette expérience, le "standard" est la composition standard du commerce indiquée avec l'agent mouillant addition- nel dont la nature et la quantité correspondent à l'exemple X et le "standard + additifs" est la composition standard du commerce avec les additifs de l'exemple X. Le terme "Benlate" est une marque du commerce. EXPERIENCE 9 Effet du carbendazim sur le piétin-verse du blé. On compare une composition standarddu commerce de car- bendazim, c'est-à-dire la composition vendue sous le nom de Bavistin, à la même composition à laquelle on a ajouté les additifs de l'exemple X en ce qui concerne le pouvoir de lutte contre le piétin-verse du blé (variété Maris Huntsman). % d'activité contre le piétin-verse en juillet (a) Bavistin additionné d'un agent mouillant (nature et quantité de l'exemple X) 64 Bavistin avec les additifs comme dans l'exem- ple X 75 (b) Bavistin additionné d'un agent mouillant (nature et quantité de l'exemple X) 76 Bavistin avec des additifs comme dans l'exemple X 90 La dose d'application équivaut à 250 g de carbendazim par hectare dans le standard pour (a) et à 500 g de carben- dazim par hectare dans le standard pour (b). On effectue l'application au stade de croissance 5. EXPERIENCE X Insecticides On compare des compositions standards du commerce (a) demeton-S-methyl, c'est-à-dire Mandops Demeton-S-Methyl 50 et, (b) dimethoate, c'est-à-dire Mandops Dimethoate 40 avec des compositions semblables auxquelles on a ajouté des additifs comme dans l'exemple IX en ce qui concerne l'effet aphicide sur la pomme de terre. % d'activité aphicide 24 heures après la pulvérisation (a) Mandops Demeton-S-Methyl 50 avec un agent mouillant (nature et quantité comme dans l'exemple IX) 82 Mandops Demeton-S-Methyl 50 avec des additifs comme dans l'exemple IX 95 (b) Mandops Dimethoate 40 avec un agent mouillant (nature et quantité comme dans l'exemple IX) 75 Mandops Dimethoate 40 avec des addi- tifs comme dans l'exemple IX 88 Les doses d'application sont de 22 g/100 litres d'eau pour le demeton-S-methyl et de 33,6 g/100 1 d'eau pour le dimethoate. EXPERIENCE 11 Etudes de toxicité du chlormequat Les additifs utilisés dans l'invention peuvent avoir un effet sur la toxicité du chlormequat même sans addition de purgatifs ou d'émétique. Par exemple chez les jeunes rats adultes la DL50 du chlormequat aqueux correspond à la compo- sition utilisée dans les expériences 1 à 4 est de 600 mg/kg mais elle s'élève à 820 mg/kg lorsqu'on ajoute 47 ml de gly- cérol et 109 ml de condensat d'alkylphénol et d'oxyde d'éthy- lène par kg de chlormequat. REVENDICATIONS l.Procédé d'application d'un produit chimique d'agricul- ture, fongicide, herbicide, nématicide, ou régulateur de croissance de plantes, caractérisé en ce qu'on applique éga- lement, au même endroit que le produit chimique d'agriculture au plus quinze jours avant ou au plus quinze jours après, un additif qui modifie le métabolisme des champignons, plan- tes, insectes ou nématodes, en sorte de renforcer l'effet cherché du produit chimique d'agriculture. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'additif est un hydrate de carbone, un acide gras, un acide du cycle tricarboxylique de Krebs ou un précurseur mé- tabolique de ces produits-ci, ou bien une vitamine ou un coenzyme, un nucléoside ou un nucléotide purique ou pyrimi- dique ou un précurseur de ces produits, une graisse ou une huile naturelle, un amino-acide ou (sauf dans le cas o le produit chimique agricole est un régulateur de-croissance végétale) un régulateur naturel de croissance végétale. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le produit chimique d'agriculture est un chlorure de chlorocholine et il est appliqué au blé, aux avoines ou au seigle pour produire son effet connu de raccourcissement et de renforcement des tiges, l'additif servant à accroître cet effet et éventuellement améliorer le système des racines et les pousses latérales. 4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le produit chimique d'agriculture est un chlorure de chlorocholine et il est appliqué au riz ou à l'orge, l'additif servant à ce que le chlorure de chlorocholine raccourcisse et renforce les tiges et éventuellement améliore le système des racines et les pousses latérales. 5. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le produit chimique d'agriculture est un herbicide et sera appliqué aux mauvaises herbes. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'herbicide est du type bipyridilium et l'additif sert à influer sur l'oxydation du radical libre du bipyridilium. 7. Procédé selon les revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le produit chimique d'agricu1ture et l'additif sont apDli- gués par pulvérisation sur les nlantes et les insectes. 8. Procédé selon une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'un produit chimique d'agriculture ne contenant pas l'additif défini dans la revendication 1 est appliqué au maximum 15 jours avant et 15 jours après l'appli- catiLon d'un mélange du produit chimique agricole et de 1' additif définis dans la revendication 1. 9. Composé agricole bon pour être appliqué sur les plan- tes, tel quel ou dilué, caractérisé en ce qu'il contient un produit chimique agricole comme défini dans la revendication 1 ainsi qu'un additif comme défini dans la revendication 1. 10. Composé selon la revendication 9, caractérisé en ce que l'additif est tel que celui défini dans la revendica- tion 2. 11. Composé selon la revendication 10, caractérisé en ce que le produit chimique agricole est un chlorure de chloro- choline. 12. Composé selon la revendication 10, caractérisé en ce que le produit chimique d'agriculture est un herbicide de type bipyridilium et l'additif sert à influer sur l'oxydation du radical libre du bipyridilium. 13. Composé selon une quelconque des revendications 9 à 12, qui contient également un purgatif ou un émétique pour diminuer le risque de toxicité pour les mammifères. 14. Composé selon une quelconque des revendications 9 à 13, sous la forme d'un liquide pulvérisable. 15. Composé selon une quelconque des revendications 9 à 14 mélangé également à uil second produit chimique agricole en sorte de réduire le risque de toxicité pour les mammifères.