La présente invention concerne des installations pour la transformation de l'énergie de combustion et elle vise, plus spécialement, une installation permettant d'obtenir du travail utile, par exemple de la puissance motrice, à partir de l'énergie fournie par la combustion intermittente d'un carburant solide, liquide ou gazeux, qu'il soit seul, mélangé ou combiné à de la vapeur, de l'air ou un autre gaz, à l'intérieur d'une chambre de combustion. L'exemple le plus courant d'une installation de ce type est le moteur à combustion interne. Le demandeur estime, de même, que c'est dans le domaine des moteurs que l'invention trouvera ses applications les plus nombreuses, mais il estime toutefois que les mêmes principes pourront s'appliquer à d'autres domaines de la technique, comme cela sera expliqué brièvement plus loin. Il est bien connu que les moteurs à combustion interne, qu'ils soient rotatifs ou à pistons, ont un fonctionnement cyclique. Dans de tels moteurs, un même organe mobile (piston ou rotor) provoque a) l'aspiration d'un mélange combustible dans une chambre (cette chambre étant délimitée par cet organe mobile et par un organe fixe dans lequel est logé le premier organe) ; b) la compression de ce mélange, et permet c) la détente du mélange brûlé et d) son échappement à l'air libre. Dans ces moteurs de type connu, c'est le meme piston, ou rotor, mobile et c'est le meme cylindre, ou logement, qui assurent les quatre temps fondamentaux: aspiration, compression, détente et échappement. Ces quatre opérations, si différentes les unes des autres, ne s'effectuent pas, en raison du fait qu'elles mettent en jeu les memes organes, d'une façon parfaitement efficace, comme on l'expliquera ci-après. ASPIRATION Le volume d'air et de carburant (mélange combustible) qui pénètre au cours du temps d'aspiration et qui, théoriquement, devrait être égal au volume déplacé par le piston, ou par le rotor, est toujours bien inférieur à ce volume théorique, en raison de : a) la présence d'une fraction des gaz brûlés au cours d'un cycle précédent ; b) la dimension et la forme des organes (soupapes) qui ne permettent pas une pénétration convenable du mélange combustible ; c) la température élevée régnant dans le cylindre ou la chambre (en raison de la combustion précédente), température qui a pour effet de dilater les gaz au moment où ils sont aspirés, ce qui limite la quantité de mélange combustible neuf qui pénètre ; d) le chevauchement nécessaire entre l'ouverture et la fermeture des soupapes ; et e) l'existence de joints isolants qui ne sont pas suffisamment hermétiques, en particulier dans le cas des moteurs rotatifs. COMPRESSION Le taux réel de compression est toujours inférieur a la valeur théorique, en raison de : a) la quantité insuffisante de mélange combustible introduit ; b) l'existence de joints qui ne sont pas suffisamment hermétiques, en particulier dans les moteurs rotatifs ; c) la nécessité de provoquer une avance à l'allumage du mélange, de façon à lui laisser le temps d'être complètement brûlé, pour qu'il fournisse toute son énergie en une position optimale du piston, ou du rotor. Il en résulte une diminution de puissance, au cours de la dernière partie du temps de compression du piston, avant qu'il n'atteigne son point mort supérieur (dans le cas d'un piston), étant donné qu'il doit ensuite comprimer un mélange qui a déjà été brûlé et qui se détend. ALLUMAGE (COMBUSTION) et DETENTE C'est peut-être celui des quatre temps du moteur qui s'effectue dans les plus mauvaises conditions. La combustion du mélange demande un temps variable, qui dépend de divers facteurs (rapport air/carburant, pression, température, etc.). En pratique, cette durée peut varier à peu près de 1/2 à 2 millièm es d e seconde. Dans un moteur qui tourne à 3000 tr/mn, c'est-àdire 50 tr/s, le vilebrequin, ou le rotor, tourne de 18 000"/s, c'est-à-dire de 18 en 1 millième de seconde. Par conséquent, il se produit une perte de puissance utile pendant une durée correspondant à une rotation de 9 à 360, cette rotation se répartissant normalement comme suit : a) une partie (limitée par le cliquetage) dans la course ascendante du piston et b) une autre partie sur la course descendante. En raison de (a), le piston subit des efforts exagérés, et, en raison de (b), il se produit une baisse de la puissance appliquée à ce piston. Dans les moteurs rotatifs, où la vitesse de rotation est, ou devrait être, plus grande, l'angle critique est plus important, ce qui explique partiellement le faible rendement de ce genre de moteur et le fait qu'il n'est pas très apprécié. Une autre conséquence importante réside dans le fait que la combustion, pour les raisons que l'on a indiquées, est incomplète et laisse, par suite, des résidus non brûlés qui sont une source de pollution. ECHAPPEMENT Il est bien certain, malgré une aspiration, une compression et une détente imparfaites et en dépit de la pression trop élevée qui a agi au cours de la première moitié du temps de détente, que la force de détente des gaz brûlés, au moment où se produit lléchappement, pourrait encore entratner le piston ou le rotor. La température élevee du mélange à l'échappement représente également une perte d'énergie. Certains de ces inconvénients des moteurs de type connu ont été admis par les spécialistes, ce qui a conduit à la réalisation de moteurs tels que celui qui est décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 823 694. Selon ces progrès récents, le moteur aspire un mélange d'air et de carburant, le comprime, envoie le mélange combustible ainsi comprimé dans une chambre à combustion extérieure, où il est enflammé, après quoi les gaz qui se détendent, provoqués par cette combustion, sont renvoyés, suivant un trajet différent, dans le moteur, où ils font tourner le rotor pour fournir du travail utile. Malgré tout, le moteur Mazzagatti présente certains inconvénients : a) il maintient dans la chambre le mélange comprimé pendant la durée d'une rotation complète du rotor ; b) il n'assure pas l'avance à l'allumage ; c) la soupape d'échappement de la chambre de combustion s'ouvre avant que la bougie ne soit allumée, ce qui équivant à un retard à l'allumage avec, en conséquence, une baisse de puissance et l'existence d'un mélange non brûlé ; et d) en raison d'une étanchéité incomplète, il n'assure pas une bonne aspiration ni une bonne compression du mélange; étant donné que le rotor est exposé à des gaz à l'état enflammé, il n'est pas possible d'utiliser de bons joints d'étanchéité comme, par exemple, des joints en caoutchouc ou des joints à pellicule d'huile. En vue de remédier aux inconvénients non seulement du moteur Mazzagatti, mais également de tous les moteurs à combustion interne, qu'ils soient rotatifs ou à pistons, dans lesquels la même cnambre sert 9 la détente, dans un cycle, puis à l'aspiration d'un nouveau mélange combustible, au cours du cycle suivant, l'invention prévoit une installation comportant non seulement une chambre de combustion extérieure, comme dans le moteur Mazzagatti, mais également une chambre extérieure d'admission et de compression d'air frais ou de mélange combustible. Par suite, et c'est là l'une des caractéristiques de l'invention, les fonctions fondamentales d'un moteur, c'est-à-dire a) l'entrée~ou aspiration du mélange air-carburant, b) la compression, c) la combustion et d) la détente, sont assurées par trois organes différents, dont chacun est mieux en mesure de jouer convenablement le rible qui lui est assigné. Conformément à cette caractéristique de~l'invention, l'admission ou aspiration d'un mélange d'air et de carburant et sa compression sont assurées par un premier dispositif, par exemple l'ensemble d'un cylindre et d'un piston. Si l'on préfère, on peut ne faire entrer que de l'air dans la chambre et, dans ce cas, le carburant est injecté ultérieurement.Cet ensemble cylindre-piston envoie le mélange (ou l'air seul) sous pression dans une chambre de combustion à volume constant dans laquelle (après injection de carburant, dans le cas où l'on n'avait introduit que de l'air) le mélange s'enflamme à l'aide de moyens connus, par exemple au moyen d'une bougie d'allumage. Une fois complètement allumé, le mélange brûlé qui renferme alors une plus grande quantité d'énergie potentielle est envoyé dans des organes capables de transformer cette énergie potentielle en travail utile. Ces organes peuvent entre, par exemple, l'ensemble cylindre-piston d'un moteur à pistons, ou l'ensemble rotor-stator d'un moteur rotatif. Mais, toutefois, ces derniers organes pourraient très bien consister en n'importe quel dispositif capable de recevoir la puissance motrice des gaz qui se détendent et/ou la chaleur qu'ils entrainent. C'est ainsi, par exemple, que cette puissance motrice peut être utilisée dans une turbine (bien entendu, prévue pour recevoir une puissance motrice intermittente, comme celle qui est produite dans la chambre de combustion selon l'invention) ou dans un outil, comme ceux qui fonctionnent à l'air comprimé, ou dans un dispositif servant à la propulsion de projectiles. On peut également utiliser la chaleur produite, dans une chaudière ou installation analogue. On décrira ci-après, de la même manière que pour les moteurs connus, les opérations fondamentales de l'installation selon l'invention. ASPIRATION-COMPRESSION Ce temps est assuré par les premiers organes indiqués ci-dessus (par exemple l'ensemble d'un cylindre et d'un piston). Etant donné que de tels organes ne font qu'aspirer et comprimer de l'air ou un mélange d'air et de carburant, ils fonctionnent toujours à une température plus basse que le cylindre et le piston d'un moteur classique ; ces organes comportent, de plus, des soupapes d'admission (une ou plusieurs) d'une grandeur largement suffisante pour les remplir complètement (la taille de ces soupapes n est limitée que par le diamètre du piston).En raison de la température plus basse à laquelle ils fonctionnen-t , ces premiers organes peuvent être fabriqués à partir de matériaux moins coûteux et plus légers (par exemple des matières plastiques) et ils peuvent comporter des joints en caoutchouc servant à améliorer l'étanchéité entre leurs pièces qui sont mobiles entre elles. L'huile qui monte du carter, en plus du fait qu'elle graisse les paliers ainsi que d'autres éléments mécaniques (par giclage ou sous pression), a également pour effet de mouiller les parois du cylindre de ces premiers organes, assurant ainsi un bon fonctionnement. En outre, la vitesse à laquelle ce temps d'aspiration et de compression s'effectue est indépendante de tout autre mécanisme et on peut la faire varier à volonté, pour être certain que le temps de compression est bien terminé avant l'allumage, quelle que soit l'avance à l'allumage que l'on ait pu prévoir. Une caractéristique importante tient au fait que le volume d'air et de carburant aspiré et comprimé (qui est fonction du diamètre et de la course du piston dans la forme de réalisation considérée) est parfaitement indépendant du volume du piston (dans le cas d'un moteur à pistons) ou du volume de la chambre (dans le cas d'un moteur rotatif) des organes qui transforment l'énergie potentielle des gaz brûlés en un travail utile. La possibilité d'un fonctionnement avec des volumes différents pour les organes qui provoquent l'aspiration et la compression et pour ceux qui transforment l'énergie potentielle en travail utile ouvre un avenir considérable à cette technique. La puissance motrice nécessaire au piston d'aspiration et de compression peut être prélevee sur les organes qui transforment l'énergie potentielle des gaz brûlés en travail utile ou bien elle peut provenir d'une source extérieure, par exemple un moteur électrique. Selon les besoins, on peut faire appel à un ou plusieurs ensembles piston-cylindre d'aspiration et de compression. Ces pistons et ces cylindres peuvent avoir n importe quelle forme, par exemple une forme circulaire, ovale, carrée ou rectangulaire. De plus, le mélange combustible (air et carburant) peut autre aspiré dans les premiers organes, ou bien ceux-ci peuvent n'aspirer que ltair, auquel cas le carburant est injecté directement dans la chambre de combustion ou dans la conduite qui relie le cylindre des premières organes à la chambre de combustion, ou encore le carburant peut être aspiré dans l'air qui circule dans ladite conduite, par exemple au moyen d'un venturi logé dans cette conduite. COMBUSTION (DETENTE) La chambre de combustion conforme à l'invention peut se composer d'une ou de plusieurs partiels, ou chambres secondaires ; elle peut comporter une ou plusieurs soupapes d'aspiration ou d'admission et une ou plusieurs soupapes d'échappement, et elle peut être fixe ou bien mobile par rapport à un axe géométrique. La caractéristique fondamentale est que la combustion du mélange s'effectue, sous pression, dans une chambre fermée et que les gaz qui se détendent ne sont chassés (par vouerture de la ou des soupapes d'échappement) et que leur énergie n'est utilisée (par exemple comme puissance motrice) que lorsque la combustion a atteint son point optimal. On obtient ainsi une meilleure combustion et un rendement plus élevé, ce qui diminue la pollution. Si la chambre de combustion se compose de deux partiels, leurs formes et leur position relative peuvent varier. Ces deux parties (appelées ci-après la chambre nO 1 et la chambre nO 2) sont situées à une certaine distance l'une de l'autre et reliées l'une à l'autre par des soupapes de dérivation. La chambre n" 1 comporte une ou plusieurs bougies d'allumage et une ou plusieurs soupapes d'aspiration pour l'entrée d'air, de carburant ou d'un mélange air-carburant. La chambre nO 1 a un volume qui correspond à celui de l'ensemble cylindre-piston des premiers organes d'aspiration et de compression au moyen desquels l'air et/ou le mélange combustioble sont introduits), ce qui assure un taux de compression convenable. Pour la même raison, le volume de la chambre n" 2 correspond à celui de l'ensemble cylindre-piston des premiers moyens qui alimentent cette chambre, et celle-ci comporte également une ou plusieurs soupapes d'échappement. On peut introduire, dans la chambre n" 2, un mélange différent (mais comportant le même carburant) du mélange introduit dans la chambre nO 1, mais on pourrait également utiliser, pour les chambres n" 1 et n" 2, des carburants différents (par exemple essence et gas-oil). L'allumage de la bougie dans la chambre n" 1 provoque la combustion du mélange et son augmentation de volume. Pratiquement de façon simultanée, en raison de la pression engendrée ou grâce à une came synchronisée, ou pour les deux à la fois, la ou les soupapes faisant communiquer la chambre n" 1 et la chambre nO 2 s'ouvrent, ce qui permet à la flamme de pénétrer dans la chambre nO 2 où elle allume le mélange qui s'y trouve. Lorsque le piston (suivant une première forme de réalisation) ou la pale d'un rotor (suivant une autre forme de réalisation) du dispositif servant à transformer l'énergie potentielle des gaz brûlés en un travail utile atteint son point mort supérieur ou franchit une ouverture d'admission, la soupape d'échappement de la chambre n" 2 s'ouvre, de sorte que les gaz qui se détendent agissent sur ce piston ou sur cette pale. Cette soupape d'échappement s'ouvre au bon moment pour assurer une bonne combustion et une bonne détente des gaz brûlés. On avance, par des moyens connus (distributeur), l'allumage de la bougie de la première chambre > en vue d'obtenir ce résultat. Bien que cela ne soit pas obligatoire, il semble préférable, lorsque le dispositif servant à transformer l'énergie potentielle des gaz brûlés en un travail utile est un moteur rotatif, que la chambre de combustion (quelle soit formée d'une seule partie ou de deux parties) soit montée de façon à se déplacer ou, de préférence, à osciller autour d'un axe géometrique, grace à quoi les gaz brûlés qui s'échappent de la chambre de combustion peuvent être dirigés contre la pale du rotor, en vue d'améliorer le rendement du moteur comportant un tel rotor. Enfin, de façon à bénéficier des forces d'action et de réaction, on peut donner à la chambre de combustion oscillante une forme allongée, avec une ou plusieurs soupapes d'échappement à chaque extrémité, de maniere qu'elle fonctionne par exemple entre deux rotors qui tournent dans des sens opposés. Si lton résume ce qui vient d'être exposé, l'invention fournit, suivant la forme de réalisation préférée, une installation servant à transformer l'énergie tirée de la combustion d'un mélange air-carburant en travail utile, cette installation comprenant : a) des premiers organes assurant l'aspiration et la compression du mélange air-carburant ; b) une chambre de combustion de volume pratiquement invariable, dans laquelle s'allume le mélange air-carburant ainsi comprimé ; et c) un dispositif servant à transformer l'énergie potentielle du mélange air-carburant brûlé en un déplacement effectif d'une pièce mécanique, ces premiers organes, la chambre de combustion et ce dispositif de transformation étant trois organes mécaniques matériellement distincts. Pour reprendre ce qui a été dit plus haut, conformément à une caractéristique de l'invention, la chambre de combustion se divise en deux parties qui communiquent au moyen d'une soupape. La première de ces parties est branchée sur un premier organe qui provoque l'aspiration et la compression d'un mélange air-carburant, tandis que la seconde partie est branchée sur un second organe qui provoque l'aspiration et la compression d'un mélange air-carburant différent. Toutefois, seule la seconde partie de la chambre de combustion communique, par l'intermédiaire d'un organe servant à transporter le mélange air-carburant allumé, avec le dispositif servant à transformer lténergie potentielle du mélange-air-carburant enflammé en un déplacement effectif d'une pièce mécanique. Si l'on continue de reprendre l'exposé qui précède, on voit que, selon une autre caractéristique de l'invention qui a été brièvement signalée, -la chambre de combustion de l'une quelconque des formes de réalisation décrites plus haut peut être montée de façon à se déplacer ou à osciller par rapport à un axe géométrique donné, de façon que l'on puisse diriger comme on veut le mélange air-carburant brûlé qui en sort. D'autres objets et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant, à titre explicatif mais nullement limitatif, plusieurs formes de réalisation. Sur ces dessins La figure 1 est une coupe transversale verticaie d'une forme de réalisation d'une installation selon l'invention. Bien que, sur cette figure, toutes les pièces soient representées comme étant dans le même plan, cette disposition n'a pour but que de faciliter le tracé du dessin et son interprétation. En pratique, certaines pièces se trouvent en avant ou en arrière les unes par rapport aux autres. La figure 2 est une coupe horizontale faite dans une autre forme de réalisation de l'invention ; sur cette figure, on n'a représenté que les organes permettant de voir la différence qu'il y a entre cette forme de réalisation et celle qui est représentée sur la figure 1. La figure 3 est une vue en plan,en partie en coupe, d'une troisième forme de réalisation de l'invention. L'installation selon l'invention, telle que représentée sur la figure 1, est destinée à transformer l'énergie fournie par la combustion d'un mélange d'air et de carburant en force motrice. Cette installation comprend des premiers organes 1 servant à assurer L'aspiration (admission) et la compression dlun mélange d'air et de carburant. Elle comporte également une chambre de combustion 2 de volume pratiquement constant dans laquelle brûle le mélange d'air et de carburant provenant des premiers organes 1, et un dispositif 3 servant à transformer l'énergie potentielle du mélange brûlé dans la chambre 2 en un déplacement effectif d'une pièce mécanique. On notera que les premiers moyens d'aspiration et de compression 1, la chambre de combustion 2 et le dispositif de transformation 3 sont trois pièces mécaniques indépendantes. Les premiers moyens 1 d'aspiration et de compression comprennent un cylindre 4 renfermant un piston 5 à mouvement alternatif relié à 11 une des extrémités d'une bielle 6, dont l'autre extrémité est reliée à un vilebrequin 7. On ne décrira pas ces pièces de façon détaillée, étant donné quelles sont bien connues des spécialistes. Le cylindre 4 est bouché, à son extrémité supérieure, par une cloison 8 percée de quatre ouvertures. Le dessin ne représente que deux de ces ouvertures, désignées par les références 9 et 10. Bien que, dans la description qui suit, on ne décrive que les pièces (soupapes) correspondant à ces deux ouvertures 9 et 10, il est bien entendu que la description s'étend à quatre ouvertures. Les ouvertures 9 et 10 sont destinées à recevoir la tête des soupapes 11 et 12 correspondantes, munies de tiges 13 et 14 qui coulissent dans des éléments de guidage 15 et 16. Ces éléments de guidage 15 et 16 font partie d'une pièce 17 en forme de croix, fixée aux parois 18 et 19 qui délimitent un passage 20 communiquant, par exemple, avec un carburateur (non représenté). Les soupapes 11 et 12 sont maintenues en position de fermeture respectivement par les ressorts 21 et 22 qui ont tendance à se détendre entre la face supérieure de la pièce 17 en forme de croix et l'extrémité de plus grande largeur (respectivement 23 et 24) des soupapes 11 et 12. La descente du piston 5 provoque l'aspiration (dans le carburateur non représenté) d'un mélange de carburant et d'air en direction de la chambre 25 délimitée par le cylindre 4, le piston 5 et la paroi 8. L'admission dans la chambre 25 du mélange provenant du passage 20 est autorisée par les soupapes 11 et 12 lorsque celles-ci s'ouvrent sous l'effet de la dépression produite dans la chambre 25 par la descente du piston 5. Les premiers organes 1 d'aspiration et de compression communiquent avec la chambre de combustion 2 par un passage 26 contenant une soupape 27. Au cours de la descente du piston 5 (aspiration), la soupape 27 demeure fermée. Au moment où le piston 5 se met à monter, les soupapes 11 et 12 se ferment sous l'action des ressorte 21 et 22, ce qui amorce la compression du mélange a'air et de carburant préalablement aspiré. La soupape 27 s'ouvre et la compression s'effectue dans la chambre 2, en raison du passage du mélange de la chambre 25 dans la chambre 2, sous l'action du piston 5. La chambre de combustion 2 est une enceinte à l'intérieur de la pièce ou corps 28. Cette pièce 28 est percée d'une ouverture taraudée, dans laquelle est vissée une bougie d'allumage 29. Le dispositif 3 qui transforme l'énergie potentielle du mélange brûlé en un déplacement d'un organe mécanique comprend, dans l'exemple décrit, un cylindre 30 renfermant un piston 31 relié à l'extrémité d'une bielle 32, dont l'autre extrémité est fixée à un vilebrequin 7'. Ces pièces ne seront pas décrites de façon plus détaillée, étant donné qu'elles sont bien connues des spécialistes. Le cylindre 30 et le piston 31 délimitent une chambre 33 qui communique avec une partie plate 34' de la chambre de combustion 2. Cette partie 34' communique avec un passage 34 dans lequel est logé un dispositif 35 à soupape. Ce dispositif 35 comprend un siège de soupape 36 formé dans une partie du corps 28 et contre lequel vient s'appliquer une partie annulaire en saillie 37 du piston 38. Ce piston 38 coulisse dans un cylindre 39 formé, lui aussi, dans le corps 28. Le piston de soupape 38 tourne autour d'un arbre ou tige,40 comportant une tête 41 qui, en association avec la bague 42, retient le piston 38 en place sur l'arbre 40. La bague 42 joue également le roule de butée pour un ressort 43 coincé entre cette bague 42 et la paroi supérieure 44 du cylindre 39. De la sorte, le piston 38 se trouve sollicité vers une position à laquelle la partie annulaire 37 en saillie repose contre le siège de soupape 36, en bouchant ainsi le passage 34. L'arbre 40 pivote, en 45, autour d'un levier 46 qui, lui-même, pivote en 47 et à l'extrémité libre duquel agit un culbuteur 48. Ce dernier coopère avec une came 49 servant à provoquer, au moment voulu, l'ouverture du dispositif à soupape 35. La paroi supérieure 44 est traversée par un conduit 44' servant à introduire un lubrifiant dans le cylindre 39 en vue d'améliorer le pouvoir d'étanchéité du dispositif à soupape 35. La paroi supérieure du cylindre 30 comporte une ouverture et un siège de soupape 50 traversés par une soupape d'échappement 51. Cette dernière comprend une tige 52 entourée par un ressort 53 qui a pour rôle de solliciter cette soupape 51 vers sa position de fermeture. Il est prévu un second culbuteur 54 pour ouvrir la soupape 51, Ce culbuteur coopère avec une came 55 qui tourne en synchronisme avec la came 49, de manière a provoquer l'ouverture de la soupape 51 au moment où le piston 31 commence à monter. Dans l'ensemble de cette installation, le piston 5 descend pour provoquer l'aspiration du mélange combustible, puis il remonte pour comprimer ce mélange dans la chambre 2, qui est fermée, à son autre extrémité, par la soupape 35. Une fois que le piston 5 a atteint son point mort supérieur, la soupape 27 se ferme et la combustion du mélange contenu dans la chambre 2 commence. Après la combustion, la soupape 35 s'ouvre > de sorte que les gaz qui se détendent pénètrent dans la chambre 33 en provoquant la descente du piston 31. Au moment où ce dernier atteint son point mort inférieur, la soupape 35 se ferme sous l'action du ressort 43 et la soupape 51 s'ouvre sous l'action de la came 55. Au cours de la montée du piston 31, le mélange brûlé que contient la chambre 33 est chassé par lrouverture 50. On voit, d'après la description qui précède du fonctionnement de l'installation selon l'invention, que cette installation ne comprend pas les quatre temps normaux d'un cycle classique à quatre temps, ni les deux temps normaux d'un cycle classique à deux temps, mais deux cycles à deux temps. Ces deux cycles consistent en la) un temps d'aspiration (dans la chambre 25) ; lb) un temps de compression (dans la chambre 2) ; et 2a) un temps de détente (dans la chambre 33) 2b) un temps'd'échappement (dans la chambre 33). Les temps d'aspiration et de compression (dans les chambres 25 et.2) de ltun des cycles sont suivis par les temps de détente et d'échappement (dans la chambre 33) du cycle suivant, et les temps de détente et d'échappement du premier cycle sont le prolongement des temps d'aspiration et de compression du cycle précédent. L'un des avantages assurés par l'installation selon l'invention tient au fait que le piston 5 n'est pas soumis à la chaleur que dégage le mélange en combustion. Cette chaleur n'atteint que la chambre 2 et, à un moindre degré, le piston 31. De même, le piston 31 ne subit pas l'explosion (au cours de l'allusge) des gaz, étant donné que la soupape 35 est fermée, et il n'a pai non plus a agir k I'encontre de la force de détente des gaz brûlés pu cours de la dernière partie de sa course ascendante, comme cela se produit au cours de la dernière partie du temps de compression du piston d'un moteur classique. De plus, gracie a la chambre de combustion 2, indépendante du cylindre 30 et du piston 31, on peutobtenir une meilleure combustion, car cette combustion s'effectue sous pression dans une chambre fermée qui ne s'ouvre que lorsque le piston 35 atteint son point mort supérieur. Si l'on veut améliorer l'expulsion du mélange brûlé que centient la chambre 2, on peut prévoir, dans le corps 28, un passage et une soupape (non représentée) mettant en comuunication la chambre 2, par exemple, avec l'air libre. Cette soupape s'ouvrirait après ouverture de la soupape 35, la dernière partie de la course desesîdante du piston 31 provoquant ainsi l'introduction d'air dans la chambre 2 par aspiration. Cooee précisé au début de la présente description, la chambre de combustion 2 peut, suivant une variante, se composer de deux P rties. Posr cette variante, on se reportera a la figure 2. Sur cette figure, les mêmes éléments que ceux de la figure 1 sont désignés par le même numéro de référence ; par conséquent, ces éléments communs ne seront pas décrits de façon détaillée. Il convient toutefois de noter que celles des parties de la description qui précède qui peuvent s'appliquer à la forme de réalisation représentée sur la figure 2 sont transcrites ci-après. Selon cette variante, la chambre de combustion comprend une première partie 57 et une seconde partie 58(appelées chambre n" 1 et chambre n 2 au début de la description). La première partie 57 communique, corne dans la première forme de réalisation représentée sur la figure 1, avec les premiers organes 1 servant à aspirer et à comprimer un mélange d'air et de carburant, tandis que la seconde partie 58 est reliée à de seconds organes 59 servant 9 aspirer et à comprimer un mélange d'air et de carburant différent. La première partie 57 de la chambre de combustion communique avec la seconde partie 58 par un passage 60 contenant une soupape 61. Mais seule la seconde partie 58 de la chambre de combustion communique avec le dispositif servant d transformer l'énergie potentielle du mélange brûlé en un déplacement effectif d'un organe mécanique qui peut être non seulement le dispositif 3 de la figure 1, mais également toute autre installation, comme par exemple un moteur rotation, une chaudière ou une turbine. Les seconds organes 59 d'aspiration et de compression sont analogues aux premiers organes 1 et, par conséquent, on ne les décrira pas de façon détaillée ; il convient toutefois de signaler qu'ils comportent des soupapes 11' et 12' analogues aux soupapes Il et 12, mettant en communication les organes 59 avec un carburateur (non représenté). Les seconds organes 59 d'aspiration et de compression communiquent avec la seconde partie 58 de la chambre de combustion, au moyen d'un passage 26' et d'une soupape 62 analogue à la soupape 27. La première partie 57 de la chambre de combustion comprend, de plus, une bougie d'allumage 63 et, éventuellement, une soupape d'admission d'air servant à améliorer ltevacuation des gaz brûlés. Le demandeur a constaté que, grâce à L'installation représentée sur la figure 2, on peut injecter un certain mélange d'air et de carburant dans la première partie 57 de la chambre de combustion, et un mélange différent (ou un autre carburant, ou de l'air ou de la vapeur d'eau) dans la seconde partie 58. De même, on peut injecter un mélange plus riche dans la première partie 57 que dans la seconde 58 et, dans ce cas, l'allumage du mélange que contient la première partie 57, lorsqu'il se transmet à la seconde partie 58, provoque l'allumage du mélange contenu dans cette dernière. I1 convient de noter que la relation entre les premiers organes 1 d'aspiration et de compression et les seconds organes 59 d'aspiration et de compression, par rapport à la première partie 57 et à la seconde partie 58 de la chambre de combustion est telle que l'on est certain que la soupape 61 ne s ouvre que lorsque l'allumage du carburant contenu dans la première partie 57 est commencé. On peut obtenir ce résultat avec un rapport convenable de volumes, lorsque les premiers et les seconds organes d'aspiration et de compression 1 et 59 agissent en phase. Lorsque ces organes sont déphasés, le piston qui correspond aux seconds organes 59 d'aspiration et de compression est en avance sur le piston qui correspond aux premiers organes 1 d'aspiration et de compression. En d'autres termes, la pression qui règne dans la chambre 58 doit toujours être supérieure à la pression dans la chambre 57, jusqu'à ce que se produise l'allumage du mélange contenu dans la chambre 57. On se reportera maintenant à la figure 3 qui représente une autre forme de réalisation de l'invention. Sur cette figure, les éléments désignant les mimes pièces que sur la figure 1 sont désignés par les mêmes numéros de référence. Par conséquent, on ne décrira pas ces éléments de façon plus détaillée. I1 faut noter toutefois que celles des parties de la description qui précède qui sont applicables à la forme de réalisation représentée sur la figure 3 sont transcrites ici. Comme dans cette première forme de réalisation, la chambre de combustion 2' formée dans le corps 28' est montée de façon à se déplacer ou a osciller par rapport à un arbre 64 relié au corps 28', au moyen d'une structure rigide 67.Bien que l'on n'ait pas représenté les premiers organes d'aspiration et de compression de l'air et du carburant, on a indiqué brièvement que l'admission du mélange peut s'effectuer dans le sens de la flèche 65. Un dispositif à soupape 66 est prévu pour empocher le retour du mélange provenant de la chambre 2' dans le sens opposé a la flèche 65. Si l'on préfère, on peut assurer l'arrivée d'air, de carburant ou d'un mélange combustible au moyen d'autres organes, par exemple un passage ou un conduit pratiqué dans l'arbre 64 et communiquant avec la chambre 2'. Sur la figure 3, le dispositif servant à transformer l'énergie potentielle du mélange brûlé en un déplacement effectif d'une pièce mécanique n'est pas représenté, étant donné que, conformément à l'invention, l'énergie des gaz chauds d'échappement, qui sortent de la chambre 2', peut être utilisée dans des dispositifs différents de ceux qui sont représentés sur la figure 1. A ce propos, le mélange brûlé peut alimenter une chaudière ou servir à la mise à feu d'un projectile ou encore, comme signalé plus haut, on peut l'utiliser pour commander une turbine ou un moteur rotatif. Dans la forme de réalisation représentée sur la figure 3, on peut encore diviser la chambre 2' en deux partiels, comme dans le cas de la figure 2. REVENDICATIONS 1. Iustallation servant t transformer 14anergie fournie par la combustion d'un mélange air-carburant en un travail utile, cette installatiou étant caractérisée en ce qu'elle comprend des premiers organes provoquant l'aspiration et la compression d'un fluide constitué au moins par de l'air ou par un mélange air-carburant et une chambre de combustion, de volume pratiquement constant, dans laquelle on ajoute au fluide comprimé, si c'est de l'air, du carburant, et où le mélange air-carburant est allume, le mélange ainsi allumé étant envoyé dans un dispositif servant à utiliser l'énergie ainsi produite. 2. Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que le mélange ainsi allié est envoyé dans un dispositif servant à transformer l'énergie potentielle du mélange air-carburant broyé en un déplacement effectif d'une pièce mécanique. 3. Installation selon la revendication 2, caractérisée en ce que les premiers organes, la chambre de combustion et le dispositif de transforsatios sont trois organes mécaniques distincts les uns des autres. 4. Installation selon l'une quelconque des revendications 1 a 3, caractérisée en ce que la chambre de combustion se divise en deux parties communiquant par un organe de réglage d'un passage et en ce que la première de ces deux parties comporte des organes d'allumage. 5. Installation selon la revendication 4, caractérisée en ce que la premiere desdites parties est branchée sur des premiers organes servant à provoquer l'aspiration et la compression du fluide, tandis que la seconde partie est reliée à de seconds organes servant à provoquer l'aspiration et la compression d'un mélange air-carburant différent et en ce que seule la seconde partie de la chambre de combustion communique, par l'intermédiaire d'organes servant à transporter le mélange allumé air-carburant, dans le dispositif servant à transformer l'énergie potentielle du mélange allumé en un déplacement effectif de la pièce mécanique. 6. Installation selon la revendication 4 ou 5, caractérisée en ce que la chambre de combustion est montée de façon mobile ou oscillante par rapport à un axe géométrique donné, de façon que l'on peut diriger comme on veut le mélange air-carburant brûlé qui en sort. 7. Installation selon la revendication 6, caractérisée entre que cette chambre de combustion comporte au moins deux sorties réglables situées à une certaine distance l'une de l'autre, de manière à permettre de profiter de la force de réaction et de la réaction engendrées.