L'invention concerne les possibilités de réaliser des fixations ponctuelles sur un matériau de faible densité et de faible cohésion comme les panneaux de fibragglo. Ce terme désigne un produit connu, qu'il ne faut pas confondre avec les panneaux de particules1 et qui est constitué généralement par des copeaux de bois de faible largeur et de grande longueur enchevetrés et liés à l'aide de ciment minéral, mais de telle façon que le produit conserve une faible masse volumique, de l'ordre de 500 kg au m3, ce qui suppose par conséquent qu'il existe des vides d'air en quantité importante. Ce produit sert a faire des panneaux d'épaisseur moyenne qui sont utilisés principalement comme coffrage perdu isotherme et isophone, par exemple pour les planchers hauts et les murs des sous-sol. La structure relativement ouverte de ces panneaux et leur faible résistance à un effort ponctuel oblige par suite a des dispositions spéciales pour assurer leur fixation sur d'autres matériaux ou structures. Les moyens connus et utilisés pour assurer cette fixation sont 10) le collage pur et simple avec une colle compatible avec les matériaux en présence; 20) l'adhérence naturelle du béton liquide sur la structure ouverte du fibragglo, cette adhérence jouant en particulier entre un coffrage perdu et la structure qui s'y trouve coulée; 30) le vissage avec des vis spéciales à large pas; 90) le boulonnage traversant, avec de larges rondelles pour répartir les pressions; 50) le brochage traversant, complété par des clavettes et des rondelles larges; et 60) le vissage dans un tasseau de bois noyé dans le panneau a sa fabrication. Parmi ces différents moyens, seuls les dispositifs traversant ou à tasseaux noyés permettent de réaliser une fixation ponctuelle dont la valeur à la rupture soit connue avec une précision suffisante. Cependant, les dispositifs traversant ont l'inconvénient d'être peu pratiques et peu esthétiques en raison du dépassement sur les deux faces. Les dispositifs à tasseaux noyés ne possèdent pas ce dernier inconvénient, mais par contre la mise en place du tasseau doit intervenir lors de la fabrication du panneau, ce qui en augmente le coût, et la localisation ultérieure du tasseau dans le panneau est très difficile, sinon impossible. Le but de l'invention est d'éliminer les inconvénients précédents en réalisant, dans des panneaux du type indiqué non spécialement fabriqué, des points de fixation résistants et surs, sans etre obligé de traverser le panneau. L'invention consiste à pratiquer dans le panneau un trou borgne en contredépouille et å large section, puis le débarrasser des poussières et débris par aspiration et lavage l'eau sous pression, ensuite le remplir d'un mortier de ciment très liquide, avec ou sans pression, et enfin d'y introduire un élément de scellement comportant des formes susceptibles d'assurer l'ancrage. D'autres particularités de l'invention apparaîtront dans la description qui va suivre d'un mode de mise en oeuvre pris comme exemple et représenté sur le dessin annexé, sur lequel la fig. 1 représente en coupe axiale un exemple de trou de scellement; la fig. 2 la réalisation d'un exemple de scellement; et la fig. 3 montre un autre type de scellement et la ligne de rupture probable. Le panneau 1 représenté sur les fig. 1 à 3 est un panneau de fibragglo du type exposé précédemment ayant par exemple une épaisseur de 35 mm et une masse volumique apparente de 500 kg par m3, ce qui suppose par conséquent qu'il contient plus de vides que de pleins. Conformément à l'invention on y pratique un trou borgne 2 sous la forme d'une cavité en contredépouille. La forme la plus simple et la plus efficace est une forme en tronc de cône inversée, comme représenté sur les figures, terminée par un fond plat ou en forme de calotte sphérique, la profondeur totale du trou entant par exemple de 30 mm environ. D'autres formes sont également réalisables par combinaison de surfaces cylindriques et sphériques. Ces trous peuvent être réalisés par tous moyens appropriés, par exemple -l'aide d'un outil expansible tournant dans un avant trou, ou encore l'aide d'outil fraise cylindrique, conique ou sphérique animé d'un mouvement planétaire autour de deux axes, parallèles ou concourants. Dans tous les cas, la faible densité et la faible cohésion du matériau facilite le travail, et il n'est évidemment pas question de rechercher une surface d'usinage parfaitement définie, mais au contraire un certain éclatement et déchiquetage des fibres constitutives du matériau est même souhaitable. Après exécution de ce trou, on aspire les déchets non adhérant l'aide d'une aspiration d'air et l'on opère également un lavage au moyen d'eau sous pression qui a pour effet d'éliminer les fines particules à travers la porosité du matériau et en même temps de faciliter l'adhérence ultérieure du scellement d'une manière classique. En outre, ce lavage permet d'ouvrir la structure fibro alvéolaire, et sa vidange est quasiment instantanée grâce a la porosité du matériau. On coule alors dans l'alvéole un mortier très liquide de ciment Portland 3 qui pénètre dans tous les vides laissés par le fraisage et vient sceller l'extrémité des très nombreuses fibres de la structure. Ce scellement est opéré d'une part par les extrémités des fibres pénétrant a l'intérieur de la cavité 2 et qui se trouvent par conséquent noyées dans le mortier, et également par la pénétration du mortier qui s'étend a travers les porosités autre la de la cavité 2 et enrobe sur une certaine longueur ces fibres, qui elles-mêmes se prolongent largement à l'intérieur du matériau à la manière de racines végétales. Cette pénétration du mortier en profondeur peut éventuellement être accentuée par l'application d'une pression. I1 suffit alors d'introduire à force dans le mortier 3 encore liquide, comme représenté sur la fig. 2, l'élément de fixation 4 comportant une extrémité de scellement 5 de type classique. On entend par extrémité de scellement une forme susceptible d'assurer un bon ancrage par sa section, sa forme, ses circonvolutions, son crantage éventuel de surface ou son épanouissement éventuel. La fig. 3 donne un autre exemple d'organe de scellement 4a avec double patte de scellement 5a à extrémités fourchues classiques. La section du trou dépend de l'encombrement de l'organe de scellement, mais un trou tronconique du type décrit avec un diamètre de 20 mm à l'entrée et de 30 mm à la grande base suffit en général à couvrir tous les- besoins. Après prise et durcissement du mortier, la résistance à l'arrachement de cette fixation, mesurée dans le sens perpendiculaire au panneau, est de l'ordre de 80 kg avec les dimensions et matériaux indiqués. Sur la fig. 3 on a représenté par la référence 6 la ligne de rupture probable sous l'effet d'un effort de traction 7 selon la perpendiculaire. On voit que la forme tronconique de la cavité 2 transforme cet effort verti- cal 7 en efforts tangents 8. A titre de variante, il est possible de remplacer le mortier minéral par un mortier organique ou semi-organique ou encore par une colle ou une résine assurant les mêmes fonctions de pénétration et d'adhérence. REVENDICATIONS 1. Procédé de solidarisation d'un panneau de fibragglo avec un élément de structure résistant, caractérisé par le fait que l'on pratique dans le panneau un trou borgne en contredépouille; qu'on le nettoie par aspiration et lavage à l'eau sous pression; quson le remplit à l'aide d'un liant liquide, du groupe comportant les mortiers minéraux, organiques ou semi-organiques, les résines et les colles, ce liant étant introduit avec ou sans pression; enfin que l'on introduit dans la cavité et au sein du liant l'extrémité de scellement que comporte la structure résistante d'une forme appropriée pour réaliser un ancrage au sein du liant, et que l'on attend la prise et le durcissement ou a polymérisation du liant. 2. Procédé de fixation selon la revendication 1, caracterisé par le fait que le trou borgne en contredépouille comporte une surface latérale tronconique dont la petite base est du coté de l'entrée, et une surface de fond plane ou concave.