La présente invention concerne une machine pour le ramassage et le broyage de sarments, ainsi que pour l'épandage des dits sarments broyés. I1 est connu diverses machines pour le ramassage des sarments associées ou non à des installations de broyage des sarments de vigne. I1 s'agit souvent d'installations indépendantes, volumineuses et complexes. Par conséquent, ces installations sont coûteuses et leur utilisation est limitée aux grandes exploitations, sans pour cela donner le rendement souhaitable. La machine objet de l'invention a donc pour objet une construction simplifiée, peu encombrante et légère, réalisant le ramassage et le broyage des sarments ainsi que l'épandage des sarments broyés. Selon une première caractéristique de l'invention, la machine comprend essentiellement des organes de ramassage des sarments, des moyens d'entrainement des dits sarments vers un broyeur à lames ou palettes rotatives logé dans un carter, le fond du dit carter comportant des ouvertures judicieusement réparties pour autoriser l'évacuation et l'épandage des sarments broyés. Cette caractéristique et d'autres encore, ressortironla mieux de la description qui suit. Pour fixer l'objet de l'invention, sans cependant le limiter, dans les dessins annexés La figure 1 illustre, par une vue de caté et après arrachement de la paroi latérale du carter, la machine objet de la dite invention. La figure Z est une vue en plan suivant la ligne Z -2 de la figure 1. En se reportant aux dites figures, on voit la machine qui comporte un carter 1 ouvert en la à sa partie avant ou embouchure du dispositif de broyage proprement dit. A l'avant de la machine est monté, un nombre judicieux d'organe de ramassage 2 pour les sarments disposés au sol après le taillage de la vigne. Ces organes 2 peuvent être constitués par des dents dont le degré d'inclinaison peut être réglable de toute manière connue, sans qu'il soit utile de donner une forme d'exécution particulière. En outre, ces dents 2 peuvent être en deux parties télescopiques, un moyen de blocage 2a autorisant un réglage de la longueur des dents, selon la nature des sols par exemple. On conçoit qu'un tel dispositif de ramassage réglable en inclinaison et en longueur permet un travail en tous sols et notamment en terrains pierreux, les pierres restant au sol et ne pouvant, de ce fait provoquer aucune déterioration du dispositif de broyage proprement dit A la suite des organes de ramassage 2, sont montés, à l'entrée du carter 1, des moyens permettant d'acheminer les sarments soulevés jusqu'au dispositif broyeur proprement dit. Ces moyens sont constitués par un nombre judicieux de doigts doubles 3a (ces doigts ont de préférence une épaisseur réduite et présentent deux extrémités opposées) calés sur un axe horizontal et rotatif3. Ces doigts 3a sont disposés de telle manière que chacun d'eux occupe une position radiale décalée par rapport à l'ensemble des autres doigts. De cette façon, les sarments sont entraînés de manière continue, en direction du broyeur. On remarque que les doigts médians du dispositif rabatteur ou "pick-up" sont les doigts qui attaquent le tas de sarments, ce dernier étant ensuite entrathé progressivennent par les autres doigts.. Le mouvement de rotation du système d'entrainement ainsi, constitué est transmis par des axes verticaux latéraux 4 dont 1 les extrémités comportent des pignons engrenant avec des pignons (non représentés) solidaires de 1' axe 3. Le mouvement moteur proprement dit est donné par la prise de force du tracteur et peut être transmis aux organes mobiles de la machine, de toute manière connue. On a schématisé en 5 une poulie calée sur chacun des axes 4 , les dites poulies 5 étant reliées par courroie 6 à une poulie 7, recevant le mouvement moteur. Selon une caractéristique de l'invention, des rabatteurs latéraux 8 sont également montés à l'entréd au carter 1 ou chambre de broyage. Ces rabatteurs latéraux 8 sont par exemple constitués par des palettes verticales portées par les axes 4 Le dispositif broyeur proprement dit 9 est du type à lames "ballantes". I1 est par exemple constitué d'un croisillon ou dispositif porte-lames 10 calé sur l'arbre 11 recevant le mouvement moteur, de toute manière connue. Ce croisillon comporte des branches étagées 10a et judicieusement décalées radialement, pour autoriser le montage des lames de broyage et déchiquetage des sarments. Ces lames de coupes 12 - .12asont montées, - par exemple, sur les branches supérieures et inférieures du croisillon 10 . Elles sont de préférence fixées de manière amovible, avec un certain ballant sur les dites branches. Les lames inférieures 12a présentent, en regard des lames supérieures 12, une nervure 1 destinée à favoriser I'entramement des sarments. Les dites lames supérieures et inférieures sont, de préférence, disposées en alternance. Selon une autre disposition caractéristique de l'invention, le carter 1 comporte un fond ou plancher lb, amovible de préférence quoique non exclusivement le dit plancher comportant des ouvertures pour l'évacuation des sarments broyés. Ces ouvertures lc s'étendent radialement autour d'une zone centrale concentrique à l'axe 11 jusqu'aux parois latérales du carter. Ces ouvertures sont prévues sur sensiblement les deux tiers de la surface du plancher. Elles sont ménagées à l'opposé de l'entrée du carter. Les ouvertures ont une largeur croissant progressivement de la zone centrale jusqu'aux parois du carter et sont délimitées latéralement par des surfaces inclinées ou volets ld . Le bord surélévé de ces volets est équipé d'une nervure ou rebord le destiné à prévenir tout entrainement à glissement continu des sarments. En effet, ces derniers butent temporairement contre les dits rebords et ne peuvent de ce fait, échapper à l'action coupante des lames 12b. Dans un but analogue des barrettes verticales de largeur judicieuse 1f sont rapportées sur la paroi latérale du carter 1 qui présente, à ltarrière une forme demi-circulaire. Les barrettes 1f sont judicieusement réparties et de préférence elles sont disposées sensiblement dans le prolongement des nervures ou rebord le. On précise encore que le sens de rotation des lames 12-12a ou autres organes f de coupe, est inverse par rapport à l'inclinaison des volets ld , de manière a' ce que les sarments à demi-coupés ne soient pas directement poussés vers les ouvertures lc. Au contraire, les sarments à demi-coupés dans le sens contraire à la pente sont repri s sous l'action des lames, jusqu'a leur parfait broyage ou déchiquetage. Ne s'échappent donc par les ouvertures Ic que les sarments parfaitement broyés. A l'avant, le plancher du carter présente une surface lisse favorisant l'entraînement des sarments vers le dispositif broyeur. On souligne que, dans le cadre de l'invention, les lames de broyage 12 et 12a sont galbées ou vrillées, à la manière de pales, de telle façon que leur rotation provoque un courant d'air descendant qui favorise l'évacuation des débris broyés par les ouvertures lc. que On conçoit donc le dispositif fonctionne comme un gyro-broyeur et peut d'ailleurs être utilisé comme tel pour des travaux divers de broyage : pailles de céréales, de sorgho, de mais de colza, etc. . après changement des lames de broyage qui pour ce genre de travail doivent-provoquer un courant aspirant, et après enlèvement des organes de ramassage de la machine. Dans cette utilisation, en effet, les lames de gyro-broyeur travaillent à ras de terre. On comprend que la rotation des outils de broyage dans un sens opposé à celui de l'inclinaison des volets ld tend à retenir les sarments dans la chambre de broyage f rmée par le carter 1 jusqu'a leur parfait déchiquetage tant dis que le courant d'air "descendant" obtenu par la rotation des dits outils de broyage provoque la précipitation des dechets finementbZhOsS du dit carter, par les ouvertures lc La machine est encore équipée, a' à l'arrière, d'une roue 13 équipée de moyen de réglage en hauteur. Enfin, on ne décrit pas le dispositif d'attache par triangulation réglable permettant de solidariser la machine au véhicule tracteur et de régler son inclinaison. Les moyens habituels de relevage du véhicule tracteur permettant de donner les positions désirées à la machine selon la nature des sols où l'on travaille, ou les phases de transport. L'intérêt et les avantages de la machine ressortent bien de la description qui précède et des dessins. On souligne encore que cette machine permet une grande économie de main-d'oeuvre. Elle permet également un broyage très complet des sarments permettant de les utiliser comme engrais organiques à coefficient de fertilisation élévé et de manière parfaitement assimilable par les sols. Comme il va de soi et comme il ressort déjà de ce qui précède, la présente invention ne se limite aucunement à celui des modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties ayant plus spécialement été indiqués, elle en embrasse au contraire toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. - Machine pour le ramassage et le broyage de sarments, ainsi que pour l'épandage des dits sarments broyés, caractérisée en ce qu'elle comprend des des organes de ramassage des sarments, des moyens d'entrainement des dits sarments vers un broyeur à lames ou autres organes de coupe logé dans un carter, le fond ou plancher du dit carter présentant des ouvertures judicieusement réparties pour autoriser l'évacuation et ltépandage des sarments broyés. 2. - Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que les ouvertures ménagées dans le fond ou plancher du carter, s'étendent radialement autour d'une zone centrale concentrique à l'axe de rotation du broyeur, jusqu'air parois latérales du dit carter. 3. - Machine selon les revendications 1 et 2, caractérisée en ce que les ouvertures ménagées dans le plancher sont délimitées latéralement par des surfaces inclinées, le bord surélevé de ses surfaces présentant une nervure ou rebord. 4. - Machine selon les revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le carter présente, à l'arrière, une forme demi-circulaire; les ouvertures'pratiquées dans le plancher ayant une largeur croissant progressivement de la zone centrale jusqu' au paroi du dit carter, tandis que les surfaces inclinées ont sensiblement une forme en secteur. 5. - Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que des barettes verticales de largeur judicieuse, sont rapportées sur la paroi latérale du carter,les dites barettes étant disposées sensiblement dans le prolongement des nervures équipant le bord surélevé des surfaces inclinées. 6. - Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que les ouvertures sont pratiquées sur environ les deux tiers de la surface du plancher, dans la zone balayée par les outils de coupe ou broyage le dit dispositif broyeur étant monté à la partie arrière du carter dont le plancher présente, à l'avant, une surface lisse favorisant ltentrathement des sarments en direction du dit broyeur. 7. - Machine selon quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que les surfaces inclinées du plancher, ont une inclinaison opposée au sens de rotation du broyeur. 8. - Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 7 caractérisée en cet que les moyens de ramassage sont constitués par un nombre judicieux de dents dont l'inclinaison peut être réglée ; les dites dents pouvant être en deux parties télescopiques comportant un moyen de blocage à la longeur désirée. 9. - Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que les moyens d'entraPnement des sarments en direction du broyeur sont constitués par un nombre judicieux de doigts montés et calés sur un axe horizontal rotatif, les dits doigts qui présentent deux extrémités de travail opposées Occupant, chacun, une position radiale décalée par rapport à l'ensemble des autres doigts, les dits moyens d'entralnement étant montés à l'entrée du carter. 10. -Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que des dispositifs rabatteurs latéraux formés par des palettes calées sur des axes rotatifs sont montés à l'entrée du carter. 11. -Machine selon la revendication 10, caractérisée en ce que les rabatteurs latéraux sont montés sur des axes transmettant le mouvement moteur à l'axe du rabatteur horizontal. 12. - Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 11 caractérisée en ce que le dispositif broyeur est formé d'un croisillon porte-lames comportant des branches étagées et décalées radialement ; les lames ou autres outils de broyage étant montés avec un certain ballant sur les dites branches, les lames inférieures comportant une nervure en regard des lames supérieures. 13. - Machine selon l'ine quelconque des revendications 1 à 12, caractérisée en ce que le broyeur est équipé de lames ou autres outils qui sont galbés, vrillés ou conformés à la manière de pâle, de façon à ce que leur rotation provoque la création d'un courant d'air descendant à l'intérieur du carter.