La présente invention concerne des filtres photochrotques de bonne conservation, modifiables par la lumière solaire, utilisables à des températures comprises entre les températures polaires et tropicales, destinés à des verres de lunettes dans lesquels une matrice résineuse solide contient, en solution solide, certains composés polynucléaires conjugués à noyaux aromatiques, lesdits composés étant des matériaux photochroSques, don t la configuration électronique change- sous l'influence de rayonnements modificateurs ou excitateurs ce qui modifie leur teinte et en fait leur donne une caractéristique d'absorption de la lumière qui les rend utilisables pour des lunettes de soleil.Quand deux ou plusieurs matériaux photochroiques sont utilisés, la teinte assombrie peut avoir une apparence gris tre, verdatre ou etre choisie å volonté. L'épaisseur et le poids des filtres pour la lumière solaire doivent etre tolérés par le porteur. Ceci signifie une épaisseur maximale des filtres de l'ordre de quelques millimètres, un filtre d'épaisseur supérieure å environ 5 mm serait facheusement lourd et incommode. Une épaisseur inférieure a 1 mm est à préférer pour la matrice photochrotque. Pour des ensembles exclusivement en matière plastique, des épaisseurs atteignant 3 mm au centre de la lentille sont tolérables. En langage courant, ces lunettes sont dénommées "verres de soleil", que les filtres soient constitués par des couches de verre ou exclusivement en matière plastique. En ce qui concerne les lunettes de soleil on utilise ci-après l'expression "verres filtrants" qu'elles soient en partie en verre ou entièrement en matière plastique. - En parlant d'un filtre, on utilise les termes différents de "verre" pour indiquer ceux comportant au moins une couche de verre et "matière plastique" pour désigner ceux entièrement en matière plastique, bien qu'ils ne soient pas constitués obligatoirement par une seule couche ou un seul produit. L'expression "lumière solaire brillante" est utilisée pour désigner la lumière normale brillante directe du soleil, plus la lumière provenant du ciel, å midi le 21 juin a la latitude de Washington (Etats-Unis d'Amérique) par un jour sans nuages 30 mn après une pluie, norme admise aux Etats-Unis d'Amérique. Ceci représente environ 4,9 mW d'énergie rayonnante 2 par cm entre 300 nm et 400 nm. La lumière solaire est plus brillante aux altitudes élevées et en particulier sur un champ de neige ou une plage de sable blanc brillant.L'intensité de la lumière solaire peut etre très faible un jour couvert où règne un brouillard enfumé, mais comme la lumière solaire excitatrice (ultraviolets) et la lumière visible sont réduites à peu près proportionnellement ces jours-là, l'assombrissement des verres filtrants est moins nécessaire bien qu'une protection soit toujours avantageuse. L'intensité de la lumière solaire dans l'ultraviolet est assez limitée. Par exemple, la lumière solaire plus la lumière du ciel étalon à midi dans certaines conditions est d'environ 4,9 mW/cm2 comme on l'a indiqué. Ceci correspond à environ 9.1015 quanta de lumière par cm2 et par seconde (vers 3650 ) Etant donné que le nombre de photons excitateurs est assez limité, il y a une concurrence entre les divers matériaux photochrotques qui sont présents a l'état fondamental, si bien que les coefficients d'extinction des diverses matières doivent etre tels que l'obscurcissement atteint soit suffisamment uniforme dans tout le spectre. De plus, le spectre d'absorption à l'état triplet doit etre tel que les molécules excitées ne se concurrencez pas exagérément dans l'ultraviolet.Les bandes d'absorption T'T (triplet 3 triplet) se trouvant dans le bleu et le violet du spectre peuvent empiéter légèrement dans la région de l'ultraviolet étant donné que, évidemment, ces bandes ne se terminent pas brutalement, si bien qu'il existe unecertaine concurrence dans la région de l'ultraviolet mais, pour des lunettes de soleil acceptables, le spectre combiné des matériaux photochroiques à l'état activé est tel qu'une proportion suffisante d'ultraviolets actifs est disponible pour amener par pompage les molécules qui sont à l'état fondamental à l'état triplet excité.Les relations entre les vitesses de transformation doivent Btre telles qu'avec une lumière solaire intense un nombre suffisant de molécules soient amenées par pompage å l'état triplet pour remplacer celles qui repassent avec perte d'énergie de l'état triplet å l'état fondamental ou qui s'annihilent mutuellement et donnent encore l'opacité ou ltobscurcissement désiré, ou une transparence de 70 à 10% pour la lumière.L'excitation des molécules doit etre telle qu'aux faibles concentrations imposées par la solubilité des maté- riaux photochrotques dans la matrice et les caractéristiques d'annihilation de ces molécules, il reste toujours un nombre suffisant de molécules a l'état triplet dans une couche de matrice d'épaisseur ne dépassant pas 5 mm pour obtenir l'opacité désirée. De préférence, le nombre de molécules excitées doit etre tel qu'une matrice en matériau polymère d'épaisseur inférieure à 1 mm soit suffisante pour obtenir l'obscurcissement désiré, bien qu'une couche de 3 mm d'épaisseur soit en général acceptable. Ces limitations multiples et leurs interactions sont telles que le choix selon l'invention,et non évident,des matériaux photochrotques est nécessaire pour communiquer une activité et une stabilité suffisantes ainsi que d'autres caractéristiques acceptables telles que le poids, le prix, la résistance mécanique, la transparence optique et l'uniformité pour permettre des corrections oculaires. Le degré d'obscurcissement des lunettes de soleil peut etre mesuré sous forme du pourcentage de réduction de la transparence pour la lumière bien que le degré d'obscurcissement soit exprimé de préférence en pourcentage de la transparence pour la lumière. Par exemple, un obscurcissement de 30% pour la lumière pourrait s'écrire transparence de 70% pour la lumière. Techniquement, ces valeurs sont mesurées pour une longueur d'onde déterminée et sont indiquées pour cette longueur d'onde.Cependant, quand la longueur d'onde n'est pas précisée, les valeurs dans le présent document se rapportent à la transparence pour la lumière ou å I'obscurcissement, intégrés dans tout le spectre visible de 400 a 750 nm et pondérés afin d'indiquer la transparence à l'aide d'un appareil de mesure ayant une sensibilité en fonction de la longueur d'onde comparable à celle de l'oeil humain "normal" pour une lumière intense (courbe dite de "sensibilité photopique"). On peut associer la couche filtrante photochroique une couche de matière plastique ou de verre avec des caractéristiques filtrantes additionnelles. Une couche polarisante est souhaitable pour certains usages : elle a des caractéristiques intéressantes quand on regarde dans une masse d'eau dont la surface réfléchit de la lumière, à travers un pare-brise d'automobile et dans d'autres cas. I1 est souvent commode qu'un filtre soit placé du cté de la couche photochrotque la plus proche de l'oeil et absorbe les rayonnements ultraviolets et-infrarouges pour protéger l'oeil des rayonnements électromagnétiques invisibles dangereux, sans modifier exagérément l'action photochroique du filtre. I1 est très important d'éviter une transparence excessive près des extrémités du spectre visible pour lesquelles l'oeil a une faible sensibilité, qui ne peuvent provoquer une fermeture de l'iris et sont cependant dangereuses pour la rétine. Toutes ces combinaisons sont dans le cadre de l'invention et peuvent etre réalisées en choisissant des couches filtrantes ayant les caractéristiques additionnelles désirées. Etant donné que le polymère de la matrice et le verre peuvent avoir des indices de réfraction et de dispersion assez analogues, on peut réaliser un filtre stratifié comportant la matrice et des couches de verre dans lequel seulement les surfaces de verre en contact avec l'air sont travaillées avec une précision optique, avec des courbures corrigeant la réfraction pour les utilisateurs ayant besoin de verres correcteurs. Pour tous les filtres en matière plastique, les couches extérieures en matière plastique peuvent etre façonnées de manière à avoir des caractéristiques de réfraction adaptées aux corrections particulières nécessaires par les divers utilisateurs, en utilisant des moules de forme appropriée. La matière plastique peut être travaillée pour réaliser une correction optique, ce qui est souvent un procédé à préférer de façonnage pour les petites séries de fabrication. D'autres techniques courantes pour les verres correcteurs sont utilisables en liaison avec la réalisation des systèmes de filtres photochrotques selon l'invention, pour l'utilisateur. Les filtres photochrotques sont décrits d'une manière générale dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 635 544 et l'effet de la deutération (remplacement dé l'hydrogène par le deutérium) est décrit dans le brevet canadien nO 781 707. Certaines caractéristiques théoriques de l'état triplet, en particulier celles concernant le mécanisme des réactions sont étudiées en détail dans l'ouvrage " Molecular Photochemistry", N. J. Turro, W. A. Benjamin Inc., New York 1967, Chapitre 5, dans lequel on étudie les transferts énergie intermoléculaires. Les molécules des systèmes conjugués polynucléaires à noyaux aromatiques satisfaisant aux conditions d'absorption utilisables dans les états métastables sont stabilisées å la température ambiante environ 200C - et dans une gamme de température allant des températures polaires à celles tropicales en les incorporant dans une matrice transparente solide ne contenant pas de sites réactifs qui pourraient réagir avec des molécules fortement excitées a l'état triplet et les désexciter, et cette matrice ne doit pas contenir d'oxygène moléculaire libre. Les résines époxydes ou polycarbonates et une résine de phénylsiloxane polymérisée vendue par la firme Owens, Illinois (Etats Unis d'Amérique) sous le nom de "Glass resine 908" (résine verre 908) ont une rigidité suffisante et dissolvent les matériaux photochroiques selon l'invention en quantités faibles, mais ayant une activité suffisante. Pour les effets photochroiques rapides par une absorption triplet - triplet (T'-; T) dans le filtre selon l'invention, l'ensemble d'électrons absorbant l'énergie dans une configuration électronique a l'état triplet provient d'une absorption d'énergie par une configuration électronique à l'état singulet pour une longueur d'onde excitatrice plus courte, suivie du réarrangement du système selon une configuration électronique à l'état triplet puis d'une absorption d'énergie à une longueur d'onde plus grande.Souvent, le rendement du réarrangement du système ayant une structure moléculaire, dans laquelle la configuration à l'état triplet est désirée, est faible si bien que le passage du système d'une configuration électronique à l'état singulet à une configuration à l'état triplet se fait avec un meilleur rendement lorsqu'on utilise une structure moléculaire ou un ensemble chromophore pour réaliser le passage de l'état singulet à l'état triplet, et en transférant ensuite l'énergie de ltétat triplet à une structure moléculaire ou å un ensemble chromophore, dans lequel l'état triplet a une durée de vie relativement longue et une absorption efficace pour la longueur d'onde choisie.Si de l'énergie est absorbée sous forme de l'énergie d'un état singulet dans une structure moléculaire "D" et convertie- dans cette structure "D" par passage du système à l'état triplet, et ensuite transférée a la structure "A" dans laquelle la lumière filtrée est absorbée, ce phénomène est appelé transfert d'énergie simple. Si de l'énergie est absorbée par "A", transférée à "D" sous forme d'énergie d'état singulet, transformée dans "D" en énergie d'état triplet et ensuite retransférée à "A", ce phénomène est appelé transfert d'énergie double. Etant donné la complexité des mécanismes chimiques et quantiques qui entrent en jeu, une énumération complète de tous les composés connus qui donnent lieu à une absorption à l'état triplet dans le visible, quand ils sont excités, allongerait exagérément le présent mémoire descriptif. On se reportera au brevet des Etats-Unis d'Amérique n03 635 544 pour certaines molécules particulières. Certains composés très efficaces sont énumérés ci-après. Le matériau photochroique est placé dans la matrice transparente pour la lumière qui ne concurrence paselle-même les matériaux actifs incolores pour la lumière excitatrice dans le proche ultraviolet (300 à 400 nm). Par conséquent, on peut faire apparaitre et disparaitre rapidement et reversiblement une couleur quand la population de l'état métastable devient soit importante soit pratiquement nulle grâce à la présence ou à l'absence d'excitation optique par un rayonnement dans le proche ultraviolet, contenu dans la lumière solaire directe et celle du ciel. Une grande transparence pour la lumière et une absence de coloration du polymère sont très souhaitables. La présence de monomères ou résiduels dans la matrice de polymère est nettement préjudiciable à l'obtention du photochroisme quand il est commandé par un mécanisme faisant intervenir une absorption T'JT. Les molécules à l'état triplet sont également connues sous le non de "bi-radicaux" étant donné qu'elles possèdent deux électrons non appariés. En tant que telles elles sont très réactives et peuvent réagir les unes sur les autres, sur l'oxygène ou sur un ion paramagnétique. Un seul électron non apparié est å l'origine de l'activité d'un radical libre les radicaux libres étant å l'origine de nombreuses polymérisations. Un biradical pourrait 9 proprement parler être dénommé "radical libre double". Par conséquent, les molécules à l'état triplet sont très réactives et doivent - être verrouillées dans une matrice non réactive pour éviter une réaction rapide. Cette réaction rapide supprimerait le photochrotsme désiré. Par conséquent, il est nécessaire d'utiliser une matrice de bonne transparence optique qui est exempte de : monomères résiduels, plastifiants, atomes, molécules, ions ou fragments de molécules capables de réagir rapidement sur les molécules å l'état triplet ou d'autres molécules à un état électronique métastable, qui commandent l'effet photo chronique décrit ci-apres. Les concentrations ont de l'importance pour l'obtention de résultats optimaux à la lumière solaire. Les molécules photochrotques doivent etre solubles dans la matrice, bien que la solution puisse etre sursaturée. Cette solution doit etre diluée quand les molécules å l'état triplet réagissent entre elles provoquant une annihilation triplet) triplet. Les couches minces de téréphtalate de polyéthylène,"cello- plané: hauts polymères d'acrylonitrile, chlorure de polyvinylidène et alcool polyvinylique ne doivent pas être mises en contact avec de 1?oxygène. L'utilisation d'un polymère permet d'employer des verres entièrement en matière plastique qui comportent des couches séparées pour la protection contre l'oxygène et contre l'usure par frottement. Ces verres peuvent être réalisés avec ou sans correction optique pour un utilisateur particulier. Les filtres selon l'invention sont réalisés en l'absence d'oxygène atmosphérique ou d'une autre source d'oxygène moléculaire ou bien l'oxygène peut être enlevé en faisant le vide de manière que le filtre soit exempt d'oxygène moléculaire 9 l'instant d'utilisation. Les filtres photochrofques peuvent être protégés de l'oxygène moléculaire par des couches protectrices de verre ou d'autres matériaux à travers lesquels l'oxygène gazeux ne peut diffuser. Des couches minces d'alcool polyvinylique, de téréphtalate de polyéthylène, de chlorure de polyvinylidène, de cellophane ou d'un copolymère à teneur élevée en acrylonitrile imperméable à l'oxygène assurent une telle protection. Le "Barex 210" vendu par la firme Vistron Corp (Etats-Unis d'Amérique) est un polymère à teneur élevée en acrylonitrile imperméable a l'oxygène. L'expression "exempt d'oxygène" signifie que la quantité d'oxygène moléculaire présent est si faible qu'elle n'influe pas exagérément sur le comportement du filtre photochrotque.Si la concentration molaire de l'oxygène est faible, par exemple inférieure h 55/o de la concentration molaire du matériau photochroique, l'altération est suffisamment faible pour être acceptable. Même si la couche filtrante ntest pas exempte d'oxygène au départ, un chauffage dans le vide permet à l'oxygène de diffuser vers l'extérieur de manière å obtenir, å l'instant d'utilisation, un filtre exempt d'oxygène. Si de l'oxygène libre (moléculaire) est présent ou si un monomère résiduel est présent en quantité suffisante pour réagir, llabsorp- tion T' > T et l'effet de filtrage sont réduits étant donné que la molécule a l'état triplet réagit au lieu d'absorber la lumière. Dans la technique antérieure, la matrice traditionnelle pour les études concernant la photochromie était une solution congelée à 77"K, température d'ébullition de l'azote liquide. On a utilisé des solvants tels que le méthyicyclopentane,'le tétrahydrofurane ou des mélanges de solvants. A 770K, la diffusion de l'oxygène moléculaire ne pose pas de problème. L'ensemble à matrice selon l'invention immobilise les molécules photochroiques dans une matrice de polymère à la température ambiante. Les matrices selon l'invention augmentent la durée de vie de l'état triplet par rapport au polyméthacrylate de méthyle (PMMA). Durées de vie moyenne des triplets dans certaines matrices. Température Polycarbonate Produit époxyde PMMA 77"K 1 1 1 25"C 1 0,8 0,5 Lors de l'obtention des résultats ci-dessus, les divers systèmes ne contenaient pas d'oxygène libre, ni de fragments de monomères non polymérisés qui auraient pu réagir sur les molécules å l'état triplet. On peut citer comme exemples de polycarbonates le produit vendu par la firme General Electric Co (Etats-Unis d'Amérique) sous le nom de "Lexan" qui est un polycarbonate de 2,4,4'-dioxydiphényl-2,2-propane de formule n étant compris entre environ 50 et 200. Ce polymère est préparé par condensation de bisphénol-A (4,4'-dihydroxy-diphényl-2,2-propane) avec du phosgène, en présence d'un acceptateur de chlorure d'hydrogène tel qu'une amine-base. Le matériau photochroique finement divisé peut etre mélangé mécaniquement au polycarbonate finement divisé et ensuite le mélange est moulé par compression ou injection dans une atmosphère d'azote pour exclure l'oxygène si on le désire. Le matériau photochroique peut également être incorporé en dissolvant le matériau photochrotque et le polycarbonate dans un solvant commun tel que le tétrachloroéthane ou le chlorure de méthylène et en éliminant ce solvant par dessiccation par congélation de manière à obtenir une poudre à mouler finement divisée qui peut être moulée par compression ou par injection. Les polycarbonates ont une transparence élevée dans l'ultraviolet et dans le visible, et l'absence essentielle de coloration exigée d'une matrice. Les polycarbonates ont un degré d'activation éleve à la température ambiante étant donné que la durée de vie moyenne des molécules à l'état triplet à la température ambiante est la même qu'à basse température (77du) ce qui permet d'obtenir par pompage une plus forte proportion de molécules à l'état triplet (et de la maintenir) quand on utilise une source lumineuse (lumière solaire) de teneur limitée en rayons ultraviolets. Les polycarbonates sont relativement perméables à l'oxy- gène moléculaire si bien que les matériaux photochroSques contenant un polycarbonate doivent être protégés de l'oxygène atmosphérique. Le matériau photochroSque dans la matrice de matière plastique est monté de préférence en vue de réaliser une étanchéisation entre les couches de verre ou d'autres barrières pour oxygène, et ensuite une étanchéisation des bords.L'ensemble peut être achevé et ensuite scellé dans une atmosphère exempte d'oxygène, par exemple d'azote ou -après assemblagel'ensemble du filtre peut être vidé d'air et maintenu dans le vide jusqu'à ce que l'oxygène ait diffusé à l'extérieur du polycarbonate, en utilisant de l'azote pour rompre le vide > opération suivie d'une étanchéisation des bords avec un obstacle pour l'oxygène tel que l'alcool polyvinylique pour protéger le filtre le long de ses bords. Le verre peut être choisi en fonction de ses caractéristiques de transmission des rayonnements si bien que,outre qu'il protège le matériau photochroique contenu dans la matrice de polycarbonate, il arrête certains rayonnements. Un verre qui arrête le rayonnement infrarouge est souvent préféré. En ce qui concerne l'obstacle polymère pour Oxygène, on peut ajouter des couches spéciales de matière plastique pour réduire la transparence pour la lumière. Les résines époxydes constituent une catégorie en cours de développement, dans laquelle on fait réagir divers composés organiques avec un groupe époxy sur des anhydrides d'acides ou des polyarnines pour former une matière solide qui sert de matrice pour le matériau photochroique dans les filtres selon l'invention. Les résines durcies par un anhydride ont moins tendance à jaunir et par conséquent sont à préférer. Etant donné qu'avec les résines époxydes le durcissant constitue à la fois un réactif et un catalyseur et non seulement un catalyseur, les rapports et les taux de mélange acquièrent plus d'importance. Les produits les plus facilement disponibles sont les résines époxydes à base d'éther diglycidylique du bisphénol A, obtenues par réaction du bis-phénol A et d'une épichlorhydrine. Une résine époxyde typique faiblement teintée, telle que la résine "Dow Epoxy Resin 332" (marque déposée), a un indice de coloration Gardner égal à 1, un poids moléculaire entre 340 et 350, un indice d'époxyde entre 173 et 179 et une viscosité entre 36 et 64 poises à 25 C. Des techniques de durcissement classiques et bien connues dans l'industrie sont mises en oeuvre. Lâ brochure "Anhydride Hardeners for Epoxy Resins", Plastic Division Allied Chemical Co., Morristown, New Jersey 07960 E.U.A. (1962) décrit très en détail les résines époxydes et les anhydrides durcisseurs. On peut utiliser des résines époxydes très variées pour la matrice si l'on désire des caractéristiques de résistance mécanique particulières, ou pour d'autres motifs ne concernant pas les caractéristiques photochrotques on choisit une résine possédant ces caractéristiques. Un catalyseur ou accélérateur est utile pour provoquer un durcissement plus rapide et à des températures plus basses de la résine. Une résine autodurcissante, c'est-à-dire qui durcit à la température ambiante, économise les dépenses de chauffage pour le durcissement. Le matériau photochrotque est de préférence dissous dans llingré- dient époxyde de sorte que, lorsqu'il réagit avec le durcisseur, le matériau photochrotque est sous forme de solution solide dans la matrice transparente. La matrice époxyde résiste davantage à l'oxygène moléculaire que la matrice polycarbonate et, par conséquent, elle peut être réticulée en la faisant réagir en présence d'air sur des résines époxydes intercalées entre des couches de verre protectrices, avant durcissement. La résine époxyde maintient les couches de verre assemblées et peut etre étanchéisée sur les bords par de l'alcool polyvinylique après découpage aux cotes désirées. Un autre procédé d'étanchéisation des bords consiste à enduire les bords travaillés des couches de verre d'une couche d'une substance donnant naissance à un métal tel que le platine, le cuivre ou l'argent et à la réduire en métal libre sur le verre travaillé par chauffage pour augmenter l'adhérence; ensuite, après l'assemblage de la couche de verre avec les matériaux photochrotques dans la matrice photochrotque, les bords sont soudés avec une soudure tendre de manière à obtenir une structure parfaitement étanche. Quand on utilise de l'alcool polyvinyliquepour l'étanchéisation des bords5 il est avantageux de meuler juste avant l'opération les bords des couches de verre, ensuite de les nettoyer à ltacétone, puis de les recouvrir d'alcool polyvinylique et de laisser durcir ce dernier. En ce qui concerne les verres de lunettes5 il est commode de réaliser l'assemblage avec les mêmes formes au-dessus des cotes que dans le cas des ébauches courantes de verre pour lunettes, ensuite de les couper et de meuler l'ensemble des verres aux cotes et à la forme désirée, de nettoyer les bords à l'acétone et de les recouvrir d'alcool polyvinylique de manière à réaliser un joint étanche à l'alcool polyvinylique. Etant donné que le prix de polissage d'une surface de verre est très élevé, on peut utiliser des couches de verre qui sont passées à la meule fine et y fixer la matrice de polymère et, après la réalisation du filtre, seules les surfaces en contact avec l'air sont polies de manière à obtenir une surface acceptable du point de vue optique. Le filtre peut comporter une correction incorporée ou bien rester non corrigé pour les personnes n'ayant pas besoin de correction. Si l'on utilise des matériaux polymères constituant des obstacles pour l'oxygène, les surfaces peuvent être moulées ou façonnées d'une autre manière en vue d'obtenir la courbure optique désirée. Pour obtenir un assombrissement uniforme dans le spectre visible, d'environ 400 à 750 nm, un minimum-de trois ingrédients photochrotques est à préférer, à savoir - Ingrédient A, un matériau photochrotque qui, à l'état triplet excité > parait jaune et par conséquent est absorbant dans la région bleue du spectre. - Ingrédient B, un matériau photochrorque qui, à l'état triplet excité, paraît rouge et par conséquent est absorbant dans la région jaune-vert du spectre. - Ingrédient C, un matériau photochroique qui, à l'état triplet excité, parait vert et par conséquent est absorbant dans les régions orangée et rouge du spectre. Etant donné que les bandes d'absorption sont larges, les couleurs vraies varient, mais l'ensemble agit de manière à donner par obscurcissement la teinte presque grise désirée. Si on désire un obscurcissement conduisant à une autre teinte, on peut obtenir les résultats désirés par le choix des concentrations. Le tableau suivant de composés chimiques englobe les matériaux photochrotques efficaces activables par la lumière solaire avec indication de valeurs de #m (durée de vie moyenne) et de la couleur photochrotque (PC) pour les degrés de deutération indiqués. TABLEAU I Composé Degré de deutération t (s) Couleur PC 1,2-5,6-dibenzan- #90% 7,5 rose thracène Picène ; > 90% 10 gris-vert 3,4-benzotétraphène #90% 6,5 pourpre 1,2-6,7-dibenzopyrene #90% 20 rose 1,2-3,4-5,6-tribenzanthracène #90% 19 rose 1,2-benzocoronène #90% 21 gris-bleu 1,12-2,3-10,11-tribenzo pérylène 0 7,5 marron l,2-5,6-dibenzocoronène )90% 21 vert 1,2-3,4-5,6-tribenzocoronène #90% 6,5 jaune-brun 1,2-3,4-6,7-12,13tétrabenzopentacène # 90% 21 vert 1,2-3,4-5,6-7,8-tétrabenzanthracène 0 10,8 rose 2-phényltriphénylène #70% jaune 2,7-diphényltriphénylène #70% rose 2-xényltriphénylène #70% rose 2,2'-bistriphénylyle #70% rose 2-xényl-7-phényl-triphénylène #70% vert 2-paraterphénylyltriphénylène #70% vert 7-phényl-2,2'-bistriphénylyle #70% vert 2-phénylphénanthrène #90% jaune 2,7-diphénylphénanthrène 90% rose 2-xénylphénanthrène #90% rose 2,2'-bisphénanthryle O% rose 2-xényl-7-phénylphénanthrène #90% vert 2-paraterphénylyl-phénanthrène #90% vert 7'-phényl-2,2'-bisphénantryle #90% vert p-terphénylyle #70% jaune 4-(4-paraterphénylylméthyl)benzophénone TABLEAU I (suite) Composé Degré de deutération #m(s) Couleur PC p-quaterphénylyle # 70% rose 4-(4-paraquaterphénylyl)- méthyl)-benzophénone p-quinquéphényle #70% vert 4-(4-paraquinquéphénylyl) méthyl)-benzophénone naphto/ 2,3-a-coronène 100% 3 vert Les composés ci-dessus peuvent comporter de faibles proportions de substituants tels que le fluor ou un radical alkyle inférieur tel que le méthyle, sans que cela influe fâcheusement sur leurs caractéristiques photochrotques. En général, ces substituants augmentent le prix de revient et ne présentent aucun avantage.Toutefois le 5-fluorodibenzo-(a,h)-anthracène constitue une exception et est à préférer du fait que les atomes de fluor substituants ne modifient pas l'action photochroique mais qu'il n'est pas cancérigène. Le composé non fluoré est cancérigène. Les exemples ci-après décrivent des modes d'exécution représentatifs de ces procédés, dans lesquels toutes les parties sont en poids sauf indication contraire. Exemple 1 Matrice époxyde et revêtements en verre Pour lfemploi par un soleil braillant, et assurer une protection dans tout le spectre visible, on utilise deux ou plusieurs matériaux photochrorques de manière que l'absorption maximale de chacun soit dans une région légèrement différente, mais,au total, on obtient un pouvoir absorbant plaisant à l'oeil.Une série de tels verres est réalisée en introduisant dand une fiole de 2 litres à fond rond, comportant une petite dépression au fond pour servir de cavité d'accumulation, 0,473 g de benzo-/ a /-coronène perdeutéré (dénommé en variante 1,2-benzocoronène), 0,0358 g de dibenzo/ a,S,7- coronène perdeutéré (dénommé en variante 1,2-5,6-dibenzocoronène) et 0,0324 g de tribenzol b,n,pqr]pérylène (dénommé en variante 1,12-2,3-10,11tribenzopérylène) en ajoutant ensuite 200 g de chlorobenzène, en le faisant couler le long des cotés de la fiole de manière à entraîner tous les cristaux vers le fond. Le mélange est porté à l'ébullition et on fait tourner la fiole jusqu'à formation d'une solution limpide. Ensuite on ajoute 35,52 g d'éther diglycidylique du bis-phénol A et on chauffe à nouveau le mélange, en faisant tourner la fiole, jusqu'à dissolution. On refroidit le mélange au voisinage de la température ambiante et l'évacue lentement pour éviter les rejaillissements. La fiole est montée comme un évaporateur rotatif de façon à pouvoir tourner et la totalité du chlorobenzène est vaporisée à chaud à environ 7O0C, en maintenant toujours une pression réduite pour assurer une élimination complète. On ajoute au mélange débarrassé du solvant 14,98g de bioxyde de vinylcyclohexène et on fait tourner la fiole pour réaliser un mélange homogène.On ajoute un mélange de 38,40 g d'anhydride 1,2-cyclohexane dicarbonique, 3,17 g d'anhydride phtalique et 2,88 g de l,l,l-triméthylolpropane et l'on fait tourner å nouveau la fiole jusqulà ce que le mélange soit homogène. Le mélange ainsi formé peut être utilisé directement ou filtré à travers un disque en verre fritté. On met en place un groupe de lentilles en verre bien nettoyées de 63 mm et 71 mm, ayant une courbure pour correction oculaire, le verre le plus éloigné étant tourné vers le bas avec des pièces d'écartement de 0,5 mm d'épaisseur sur le pourtour. On dépose 1,52 g du mélange sur les lentilles de 63 mm et 2,12 g sur les lentilles de 71 mm,ehsuite la couche de verre la plus proche de même dimension est descendue avec précaution sur les pièces d'écartement, en veillant à éliminer les bulles d'air. Les lentilles sont maintenues ensemble en chauffant à 1200C pendant 16,5 h, à 1350C pendant 4 h, à 1450C pendant 20 h, ensuite a 1650C pendant 0,5 h, puis on les laisse refroidir en 3 h à la température ambiante. On choisit un ensemble de courbures de correction avec des rayons et des axes choisis pour correspondre à une prescription d'oculiste, on coupe l'ensemble du disque aux cotes et le façonne de manière à l'adapter å des montures choisies, ponce les bords avec du papier de verre à grains passant au tamis de 25ji, lave à l'acétone, recouvre d'un mélange d'eau et de 10% d'alcool polyvinylique, sèche, durcit à 550C pendant 0,5 h, 750C pendant 0,5 h et à 1000C pendant 1 h. Lors de l'étanchéisation des-bords, pour obtenir une adhérence maximale de l'alcool polyvinylique au bord d'un ensemble de filtres, le bord de cet ensemble est fratchement poncé de préférence avec du sable passant au tamis de 25 ce ponçage intéressant les deux couches de verre et la matrice de polymère. On lave le bord avec un solvant organique hydrophile volatil tel que l'acétone, lléthanol, le méthanol, ou le dioxane, ou leurs mélanges, et on sèche à l'air. Un solvant exempt de résidu hydrophobe est nécessaire L'acétone de qualité pour analyses donne d'excellents résultats et est facile a obtenir.Les bords sont alors recouverts d'un mélange contenant 10% d'alcool polyvinylique et d'eau, séché à l'air ou dans un four et l'ensemble est: Faêt pour l'emploi. Alors que la couche d'alcool polyvinylique seule est imperméable à l'oxygène comme l'a montré Oster, Nature 196, p. 1089 1090 as décembre 1962), le ponçage et le lavage aux solvants sont nécessaires pour obtenir une adhérence suffisante aux bords de l'ensemble du filtre. Les matrices de filtres en polycarbonate et en phénylsiloxane polymérisé exigent une protection contre l'oxygène supérieure à celle des filtres à matrice de résine époxyde. La lentille est ensuite montée sur une monture. Cette lentille est a l'abri de l'éclatement et, par conséquent, en verre de sécurité, elle a la qualité "oculiste" et peut être corrigée selon les prescriptions choisies. Si l'on choisit des lentilles en verré transparent, la transparence dans le visible pour de faibles intensités lumineuses est supérieure a 90%. Par un brillant soleil de juin, a midi, à Stamford (Connectictt, E.U.A.), la transparence pour la lumière s'abaisse à environ 40%. On peut choisir le verre le plus proche de l'oeil avec une teinte verdâtre ou grisâtre et une transparence pour la lumière d'environ 50%, si l'on désire une transparence inférieure. Une couche plus épaisse de matériau photochrotque, avec des modifications appropriées de la concentration, peut être utilisée si l'on désire un obscurcissement accru par photochromie. En ce qui concerne les lunettes de soleil, la concentration totale en matériau photochrotque est de préférence comprise entre environ 5.10-5 et 1.10-2 moles par litre de la matrice en polymère. Pour les concentrations plus élevées, les annihilations triplet # triplet réduisent l'efficacité et, aux concentrations inférieures, la couche de matrice doit avoir une épaisseur exagérée. Sauf en cas d'isomorphisme, la présence de chaque matériau photochrotque tend à augmenter la solubilité des autres. Exemple 4 Matrice de polycarbonate On sèche par congélation une solution de 0,0473 g de benzol a]- coronène perdeutéré, 0,0358 g de dibenzo/ a,g 7coronène perdeutéré et 0,0324 g de tribenzo/ b,n,pqr~/-pérylène dans le benzène de manière à obtenir un mélange de produits amorphes et microcristallins. Ce mélange est mélangé intimement avec 95g de polycarbonate Lexan finement pulvérisé dans une atmosphère d'azote sec.Le mélange obtenu est moulé par compression dans une atmosphère d'azote sec pour former des disques transparents de 5 cm de diamètre et 2 mn d'épaisseur dont l'un est intercalé entre deux disques de verre Pyrex de 5 cm de diamètre et d'épaisseur, chacun, égal à 1,5 mm -en formant un assemblage étanches de manière à protéger la matière plastique contre l'oxygène et la vapeur d'eau de l'atmosphère. Quand on Ièffamine à la lumière artificielle courante dans un local, ce disque est pratiquement incolore. Quand il est exposé à la lumière brillante du soleil de midi en juillet par un jour sans nuages, sous 410 de latitude nord, l'ensemble du filtre est assombri de manière à réduire sa transparence pour la lumière à environ 35%. Exemple 3 Préparation de solutions fortement sursaturées. La solubilité des matériaux photochrotquas dans les ingrédients formant la matrice constitue une limitation à la concentration lors de la réalisation de filtres photochrotques. En fait, les multiples noyaux benzéniques rapprochent les composés de plus en plus de l'ensemble de noyaux qu'on suppose exister dans certaines formes de carbone et ils ne sont pas loin d'être aussi insolubles. Etant donné leur grande efficacité, une concentration très faible de matériaux photochrotques est suffisante, mais parfois on désire un filtre mince plus dense, ce qui exige une concentration plus grande et, parfois; telle qu'elle dépasse les limites de solubilité du matériau photochrotque ou qu'il faut un temps considérable pour dissoudre ce matériau dans les constituants de la matrice. On prépare facilement des solutions saturées ou même sursaturées en dissolvant le matériau photochrorque et aussi un ingrédient de la matrice en matière plastique dans un solvant commun et en vaporisant ce solvant. Le benzène, ou un benzène substitué tel que le chlorobenzène, le dichlorobenzène ou le toluène, est un solvant à la fois pour le matériau photochrotque et pour un ingrédient polymère, tel que l'éther glycidylique du bis-phénol A. La quantité désirée de matériau photochrotque est dissoute dans une quantité suffisante de benzène de qualité pour analyse pour dissoudre complètement le matériau photochrorque. Pour un petit filtre, 3 à 10 ml de benzène sont suffisants et en cas de doute, on peut utiliser un léger excès pour être certain que la totalité du matériau photochrotque est complètement dissoute afin d'éviter de laisser des germes résiduels qui favoriseraient une cristallisation.Après avoir dissous le matériau photochrotque dans le benzène, qui peut être chauffé pour accélérer la vitesse de dissolution, on peut ajouter 0,5325 g d'éther diglycidylique du bis-phénol A (Epon 332, marque déposée) et on agite le mélange jusqu'a ce qu'il soit homogène, En utilisant un évaporateur tournant, on refroidit la solution jusqu'à environ 15 C, et l'on fait le vide au-dessous tout en faisant tourner le récipient. Ce récipient est de préférence une petite fiole à fond rond qui comporte une légère dépression obtenue par soufflage dans ce fond et destinée è servir de point d'accumulation pour le concentrat. En chauffant doucement pour éviter l'évaporation et par conséquent les projections ou rebondissements, on fait le vide et élimine le benzène ayant servi de solvant.Une fois que la solution est devenue visqueuse on applique un vide poussé pendant environ 5 mn et ensuite, tout en continuant à chauffer pour éliminer les dernières traces de benzène, on chauffe la fiole dans l'eau chaude à environ 1000 C. On obtient ainsi une solution sursaturée du matériau photochrotque dans la résine époxyde. On prépare un mélange de 0,408 g d'anhydride hexahydrophtalique et 0,013 g d'anhydride phtalique, qui fond à la température ambiante, et on l'ajoute à la résine époxyde. Ensuite, on ajoute 0,028 g de triméthylolpro- pane et on agite le mélange jusqu'à ce qutil soit homogène, sous vide pour éviter d'introduire des bulles d'air. On place sur une lamelle plate pour microscope une bande de polycarbonate de 0,5 mm d'épaisseur et on coule le mélange fondu de polymère et de matériau photochrotque au centre de la lamelle, en évitant la formation de bulles, en détruisant les bulles susceptibles de se former à l'aide d'une aiguille fine en acier inoxydable. On place une seconde lamelle sur la première et la baisse de manière à éviter la formation de bulles entre allas. Les lamelles sont serrées l'une contre l'autre, une bande de résine de polycarbonate servant de pièce d'écartement, on les durcit à 1200C pendant 24 h, puis on procède à un durcissement complémentaire à 1450C pendant 10 mn et ensuite on laisse refroidir l'échantillon.L'échantillon ainsi réalisé a environ 25 mm de diamètre et est prêt pour l'étude de ses caractéristiques ou pour servir de filtre, On ajoute des quantités des mêmes matériaux photochrotques que dans l'exemple 1, mais en incorporant un tribenzo(b,n-pqr)pérylène deutéré à 40%, en quantité choisie de manière à donner les mêmes concentrations que dans l'exemple 1. On observe que ce filtre devient plus foncé que celui de l'exemple 1, avec une transparence pour la lumière d'environ 25% par un soleil brillant et stéclaircit un peu plus lentement. Tel qu'il est réalisé, avec la réaction de la résine époxyde favorisée par la chaleur, il ne dissout pas l'oxygène de l'atmosphère et par conséquent, cette matrice est exempte d'oxygène lors de sa polymérisation. Après refroidissement, de l'oxygène pénètre lentement dans la matrice. Il peut être éliminé par chauffage dans la vide et, pour effectuer des essais, il est commode de réaliser la polymérisation 9 chaud et de conserver la matrice du filtre contenant le matériau photochrotque en solution solide dans la résine époxyde sous vide. Les résines époxydes sont très transparentes pour les longueurs d'onde excitatrices du rayonnement ultraviolet (300 à 400 nm) et pour la région du visible (400 9 700 nm). Les résinas époxydes sont mécaniquement rigides et cela réduit l'annihilation triplet-triplet à des températures ambiantes inférieures à environ 700C. La résine époxyde a un indice de réfraction voisin de celui des verres pour lunettes si bien que la réfraction additionnelle est minimale lorsque la lumière traverse les intersurfaces verre-résine époxydes. Deux couches préalablement poncées et polies de verre, qui peuvent être des lentilles correctrices sont fixées ensemble à la résine époxyde de manière à obtenir un ensemble final de filtre de qualité pour oculiste. De préférence, la couche qui est la plus proche de l'oeil tourne sa concavité vers l'oeil et la couche extérieure est convexe et les deux faces collées des couches de verre sont maintenues solidement en place et nécessitent simplement un ponçage fin et il est inutile de les polir pour former une ébauche de verre de lunette de qualité pour oculiste. Les surfaces à découvert de cette ébauche de verre peuvent être façonnées de manière à obtenir une correction prescrite après collage ou avant collage des couches de verre. Cela est évidemment plus facile à faire si l'on utilise deux ébauches de lentille épaisse pour réaliser le stratifié. On peut réaliser des corrections correspondant à deux ou trois foyers aussi facilement avec un filtre à trois couches qu'avec une ébauche massive de verre et avec des résultats aussi parfaits du point de vue optique. La matrice de résine époxyde avec deux couches de verre à découvert forme par inhérence un verre de sécurité qui réduit les risques de blessures de l'oeil lors d'un choc. Les résines époxydes préparées en utilisant comme durcisseur un anhydride d'acide tendent à être plus transparentes que celles préparées en utilisant des amines -comme durcisseurs, qui ont parfois une dominante saune indésirable. Par ailleurs, les résines durcies par les anhydrides ont tendance à être plus dures et par conséquent forment une matrice plus résistante pour la solution solide. Une faible proportion de triméthylolpropane sert de catalyseur et également de plastifiant, si bien que les chocs thermiques et mécaniques sont moins susceptibles de fissurer la couche de résine époxydes. La couche de verre la plus proche de l'oeil peut être réalisée en un verre absorbant les rayonnements infrarouges at/ou ultraviolets.La couche de verre la plus éloignée doit laisser passer la lumière excitatrice ultraviolette mais peut être en un verre qui élimine par filtrage le rayonnement infrarouge. Exemple 4 On opère comme dans l'exemple 2, mais on utilise du tribenzo ~ b,n,pq7pérylène deutéré à 40%, et 190 g de résine polycarbonate finement divisée. On réalise des filtres en utilisant une couche photochroSque de 1 mm d'épaisseur. La transparence pour la lumière, avec un soleil brillant, est inférieure à 25%. Exemple 5 On réalise des verres de lunettes à deux ingrédients dans une résine époxyde en opérant comme dans l'exemple 1 et en utilisant une millimole par litre d'ingrédient absorbant tous deux le rouge, à savoir un 1,2-5, 6-dibenzocoeorne perdeutéré et un 3-phényl-1,12-2,3-2,11-tribenzopérylène deutéré à 50% et absorbant la région bleu-vert du visible. L'ensemble du filtre sous forme de couches de 0,5 mm a une teinte jaune verdâtre plaisante en lumière transmise et une transparence pour la lumière d'environ 60%, mais la lumière transmise est moins fatigante pour les yeux que la lumière dans des zones moins efficaces pour la vision, étant donné que la lumière dans les régions moins efficaces pour la vision mais créant une gêne aussi intense, est réduite au minimum Un filtre additionnel à absorption constante dans le rouge proche de l'infrarouge et l'infrarouge luimême ainsi que le proche ultraviolet, en contact immédiat avec le colorant, rend ces lunettes plus agréables à porter. Exemple 6 D'autres vemes de lunettes efficaces sont préparés en utilisant comme ingrédient absorbant le rouge une solution à environ lmmole/litre d'un des composés perdeutérés ci-après : 1,2-5,6-dibenzocoronène, 1,2-3,4-6,7-12,13tétrabenzopentacène, picène, 2-xényl-7-phényltriphénylène, 2-paraterphénylyltriphénylène, 7-phényl-2-2'-bistriphénylyle, 2-xényl-phénylphénanthrène, 2-paraterphénylylphénanthrène, 7'-phényl-2,-2'-bisphénanthryle, 4-(4-paraquinqué phénylylméthyl)benzophénone, naphto[2,3-a]coronène, et comme absorbant du rouge orangé un des composés pardeurérés ci-après : phénanthrène (C16D10), 2',3'-1,2-naphtopyrène (C22D14), 9-méthyl-1,2-3,4-dibenzophénanthrène (C23D16} 4-(4-p-terphénylylaminométhyl)benzophénone (C32H25NO), 3-phényl1,12-2,3-10,11-tribenzopérylène (C36H20), 1,2-3,4-5,6-10,11-tétrabenzanthan- thrène (C36H18) On réalise une protection efficace de l'oeil en mélangeant tin ingrédient de chaque groupe. Les exemples ci-dessus sont donnés uniquement 9 titre d'illustration et toutes les matières photochrotques du type triplet-triplet et leurs mélanges peuvent être incorporées matrices selon l'invention, Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'home de l'art aux dispositifs ou -procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Filtre photochroique pour la lumière solaire perfectionné et de bonne conservation destiné à des verres de lunettes d'épaisseur ne dépas sant pas 5 mm, caractérisé en ce qu'il comprend une substance photochrolque dont les molécules comportent un système conjugué polynucléaire à noyaux aromatiques qui comprend une série de niveaux d'énergie des électrons telle qu'au moins un desdits niveaux est métastable, les transitions du niveau métastable aux états électroniques les plus élavés étant très favorisées, et dont les différences d'énergie par rapport à l'état métastable correspondent à des photons d'énergie capables d'exciter une réponse visuelle dans la rétine de l'oeil c'est-à-dire dont les longueurs d'ondes sont comprises entre 400 et 750 nm, et ledit niveau d'énergie métastable est peuplé de manière à produire une redistribution des électrons telle que la configuration électronique parti culière à l'état fondamental soit transformée en la configuration électronique caractéristique de l'état métastable quand les molécules à l'état fondamental sont soumises à une excitation par des photons ayant des énergies dans la région de l'ultraviolet de la lumière solaire, entre environ 300 à 400 nm, et lesdites molécules à l'état métastable ne se livrent pas à une forte concur rence en ce qui concerne ces photons ultraviolets de la lumière solaire, en ce que cette substance photochroique est dispersée à une concentration totale d'environ 5.10 5 à 1.10 2 moles par litre sous forme de solution solide dans une matrice solide de polymère à la température ambiante, matrice qui est pratiquement exempte d'oxygène non combiné et de centres actifs capables de réagir avec des radicaux libres et des biradicaux, et en ce que cette substance photochrolque dans la matrice est protégée de l'oxygène atmosphérique par un obstacle résistant à l'oxygène non combiné, le filtre ainsi obtenu étant utilisable entre les températures polaires et tropicales. 2. Filtre pour la lumière solaire selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il met en oeuvre au moins deux substances photochroiques additionnelles du type mentionné dans cette revendication, si bien que ce filtre est efficace des températures polaires aux températures tropicales et l'ensemble de ces substances photochroiques mélangées a une transparence pour la lumière comprise entre 10 et 70% quand il est excité par un rayonnement excitateur ayant l'intensité de la lumière solaire brillanta, à savoir environ 4,6 mW/cm2, dans l'intervalle de 300 à 400 nm, réalisé sous forme d'une couche filtrante d'épaisseur inférieure à environ 5 mm, l'énergie rayonnante excitatrice et celle absorbée étant dirigées normalement à ladite couche. 3. Filtre pour la lumière solaire selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'au moins trois substances photochroiques sont présentes dans la matrice, à savoir : un ingrédient A, une substance photo chronique qui, dans l'état triplet excité, a une teinte jaune et, par conséquent, absorbe la région bleue du spectre; un ingrédient B, une substance photochrolque qui, à état triplet excité, a une teinte rose et, par conséquent, absorbe la région du jaune-vert du spectre et un ingrédient C, une substance photochroique qui, à l'état de triplet activé, a une teinte verte et, par conséquent, absorbe les régions orangée et rouge du spectre. 4. Filtre pour la lumière solaire selon la revendication 3, caractérisé en ce que : l'ingrédient A est l'un des composés ci-après 1,2-3,4-5, 6-tribenzocoronène, 1,12-2,3-10,11-tribenzopérylène, 4-(4-paraterphénylylméthyl)-benzophénone, 2-phényltriphénylène, ou 2-phénylphénanthrène, l'ingrédient B est l'un des composés ci-après :: 1,2-benzocoronène, 2,7-di- phényltriphénylène, 1,2-5,6-dibenzanthracène, 3,4-benzotétraphène, 1,2-6,7dibenzopyrène, 1,2-3,4-5,6-tribenzanthracène, 1,2-3,4-5,6-7,8-tétrabenzanthracène, 2-xényltriphénylène, 2-2 '-bistriphénylyle, 2,7-diphénylphénanthrène, 2-xénylphénanthrène, 2,2-bisphénanthryle, 4-(4-paraquaterphénylylméthyl)-benzophénone, ou 5-fluorodibenz[a,h]anthracène et l'ingrédient C est l'un des composés ci-après :: 1,2-5,6-dibenzocoronène, 1,2-3,4-6,7-12,13-tétrabenzo- pentacène, picène, 2-xényl-7-phényltriphénylène, 2-paraterphénylyltriphénylène, 7-phényl-2-2'-bistriphénylyle, 2-xényl-7-phénylphénanthrène, 2-paraterphénylyl phénanthrène, 7'-phényl-2-2'-bisphénanthryle, 4-(4-paraquinquephénylylméthyl)benzophénone, ou naphtoj2,3-a/coronène y compris, dans chaque cas, les formes tout au moins partiellement deutérées de ces ingrédients. 5. Filtre selon la revendication 3, caractérisé en ce que la matrice polymère contenant les substances photochroîques est une résine époxyde ou polycarbonate et ladite matrice contenant la substance photochroique est protégée de l'oxygène de l'air ambiant par un obstacle imperméable à l'oxygène. 6. Filtre selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'obstacle imperméable à l'oxygène est une couche d'alcool polyvinylique, de"Cellophane, de téréphtalate de polyéthylène, de chlorure de polyvinylidène ou un haut polymère d'acrylonitrile ou un mélange de ces composés. 7. Filtre selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'obstacle imperméable à l'oxygène est une couche de verre placée de chaque cOté de la matrice polymère, lesdites couches de verre et de polymère étant étanchéisées sur les bords pour empêcher la diffusion de l'oxygène par la surface latérale, et les faces au contact de l'air ont la configuration optique désirée. 8. Procédé de réalisation d'un filtre photochroique pour la lumière solaire, de bonne conservation, selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'il comprend les opérations ci-après : dissolution desdites substances photochroiques dans un solvant volatil dont le volume est tel que lesdites substances photochroiques y sont complètement- solubles et aussi-dissolution dans cette première solution d'un ingrédient époxyde constitué par une résine époxyde à peu près totalement transparente qui a une transparence élevée dans la région de l'ultraviolet comprise entre 300 et 400 nm, le volume dudit solvant étant tel que ledit ingrédient époxyde est également complètement soluble dans ce solvant, évaporation dudit solvant à chaud et sous pression réduite, dans des conditions qui empêchent les rebondissements et l'ébullition jusqu'à ce que ledit solvant soit limin6,de manière à former une solution sursaturée desdites substances photochroiques dans ledit ingrédient époxyde et, avant que les substances photochroiques cristallisent à partir dudit ingrédient époxyde, addition d'un durcissant, mélangeage jusqu'a l'obtention d'un-mélange homogène, mise en place entre des couches transparentes pour la lumière à travers lesquelles l'oxygène gazeux ne diffuse pas et application d'un durcissant jusqu'a ce que la résine époxyde et le durcissant réagissent, de manière à former une couche-d'une matrice en résine époxyde dure et stable dans laquelle les molécules de la substance photochroique sont imulobilisées sous forme d'une solution solide et qui est protégée, de chaque cOté, de l'oxygène atmosphérique par ladite couche transparente pour la lumière à travers laquelle l'oxygène gazeux ne peut diffuser, 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que les substances photochroiques sont constituées par au moins trois composés à système conjugué polynucléaire à noyaux aromatiques définis dans la revendication 4. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que la substance photochrolque est un mélange de benzo4j-coronène deutéré, de. dibenzo-/a,g/-coronene deutéré et tribenzo-[b,n,pqr]-pérylène au moins partiellement deutéré. 11. Procédé de réalisation des filtres photochroîques selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il comprend les opérations ci-après : dissolution d'une résine polycarbonate et desdites substances photochroîques conjuguées polynucleaires à noyaux aromatiques définies dans la revendication 1, dans un solvant, mise en place de ladite solution contre une couché de verre et vaporisation du solvant, de manière à coller la résine polycarbonate contenant ladite substance photochroique au verre, recouvrement avec une seconde couche de verre, de manière à protéger le filtre ainsi réalisé de l'exposition à l'oxygène atmosphérique. 12. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que les faces au contact avec l'air des deux couches de verre sont de qualité optique, courbées à la forme désirée afin de réaliser la correction optique désirée de la vision, et en ce que l'ensemble de ces trois couches est façonné de manière à pouvoir etre fixé sur une monture de lunettes, étanchéisé sur les bords et finalement fixé à ladite monture. 13. Procédé de réalisation du filtre photochroîque selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'il comprend les opérations ci-après : mélangeage d'une résine polycarbonate thermoplastique solide finement divisée et des substances photochrolques solides finement divisées définies dans la revendication 1 chauffage jusqu'à fusion avec élimination de la quasi-totalité des bulles gazeuses et refroidissement jusqu'à solidification. 14. Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que ladite résine contenant les substances photochroiques est moulée par injection ou par compression. 15. Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que ladite résine contenant les substances photochroiques est façonnée par coulée. 16. Procédé de réalisation du filtre photochroique selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'il comprend les opéra tions ci-après : dissolution des substances photochrolques dans un carbonate monomère polymérisable, façonnage par coulée et polymérisation du carbonate monomère, de manière a former un verre filtrant ayant la forme choisie et une matrice de résine polycarbonate. 17. Filtre pour la lumière solaire selon la revendication 3, caractérisé en ce que les substances photochroiques utilisées sont : le benzo-/ a /-coronène, le diaenzo- /a,g7-coronène et le tribenzo-/b,npqr/pérylène, tous au moins partiellement deutérés. 18. Filtre pour la lumière solaire selon la revendication 3, caractérisé en ce que les substances photochtoiques utilisées sont 5-fluorodibenzo-[a,h]-anthracène, dibenzo-/a,g/-coronène et tribenzo-/b,n,pelr/- pérylène, tous au moins partiellement deutérés. 19. Filtre selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que deux substances photochrolques supplémentaires sont présentes dans la matrice, à savoir l'une de couleur orangée et absorbant,par conséquent,la région bleu-vert du spectre et l'autre de couleur bleu verdâtre et absorbant les régions orangée et rouge du spectre, et en ce que, lorsqu'il est excité par le rayonnement ultraviolet du soleil, il transmet de préférence de la lumière de teinte vert jaunatre, à laquelle ltoeil est le plus sensible et, par ailleurs, absorbe préférentiellement les rayonnements voisins des extrémités du spectre visible où une grande intensité est plus susceptible d'endommager l'oeil, avec une visibilité utile moindre. 20. Filtre selon la revendication 19, caractérisé en ce que le composé absorbant le bleu-vert est choisi dans le groupe ci-après : phénanthrène, 2',3'(1,2-naphtopyrène, 9-méthyl-l, 2-3,4-dibenzophénanthrène, 4-(4-?terphénylylaminométhyl)-benzophénone, 3-phényl-1,12-2,3-10,11-tribenzopérlène, ou 1,2-3,4-5,6-10,11-tétrabenzanthanthrène et celui qui absorbe la lumière dans l'orangé et le rouge est choisi dans le groupe ci-après : : 1,2-5,6- dibenzocoronène, 1,2-3,4-6,7-12, 13-tétrabenzopentacène, picène, 2-xényl-7phényltriphénylène, 2-paraterphénylyltriphénylène, 7-phényl-2,2'-bistriphénylyle, 2-xényl-7-phénylphénanthrène, 2-paraterphénylylphénanthrène, 7'-phényl2,2'-bisphénanthryle, 4-(4-paraquinquéphénylylméthyl)-benzophénone ou naphto /2, 3-a/- coronène.