La présente invention concerne un dispositif pour la détection et le codage des états de lignes téléphoniques, un tel dispositif étant destiné aux équipements d'observation de trafic téléphonique. Ces équipements sont prévus, d'une part, pour mesurer les flux de trafic téléphonique et, d'autre part, pour détec- ter les endroits d'un circuit téléphonique (câbles, autocommutateurs publics, autocommutateurs privés, etc.. .3, qui sont cause d'encombrement. Dans la demande de brevet français nO 72.35174 déposée le 4 octobre 1972 au nom de la Demanderesse, on a décrit un dispositif de détection et de codage susceptible d'explorer, pour un abonné déterminé, aussi bien son trafic correspondant à l'émission que celui correspondant à la réception. A cet effet, en plus de moyens d'analyse en courant continu, il est nécessaire de prévoir pour ce dispositif des moyens d'analyse en courant alternatif pour observer le courant de sonnerie d'appel.Selon la demande de brevet mentionnée ci-dessus, le dispositif de détection et de codage des états électriques d'une ligne téléphonique aboutissant à l'une de ses extrémités à un poste téléphonique, est caractérisé en ce qu'il comporte, monté en parallèle sur ladite ligne, un circuit de prélèvement des différences de potentiels continues et alternatives caractéristiques des différents états que peut prendre cette ligne, circuit qui comprend deux voies identiques et symétriques par rapport à la masse dudit poste. Un tel dispositif permet de reconnaltre l'état tconver- sation" d'une ligne téléphonique, de deux façons différentes, suivant que la communication est émise ou reçue. Pour une communication émise, cette raconnaissance a lieu par l'inversion de batterie, tandis que pour une communication reçue, c'est l'absence de sonnerie ou ds l'état repos qui permet de détecter une conversation. Le dispositif décrit dans la demande de brevet mentionnée ci-dsssus, ne peut donc être utilisé pour des lignes reliées à un autocommutateur dépourvu d'inversion de batterie, notamment pour ceux du type "ROTARY 7 A". Dans un autocommutateur de ce type, les lignes prennent, à l'émission, l'état 'conversation", lorsque l'interlocuteur demandé décroche son combiné, sans qu'il y ait inversion de batterie. Les lignes reliées à un tel autocommutateur comportent, outre les fils "A" et B dans lesquels circulent les différents signaux téléphoniques symétriques par rapport à un potentiel continu connu, un fil E sur lequel apparaît une impulsion de tension (d'amplitude voisine de 90 V et d'une durée de 200 ms) caractéristique du passage de la ligne à l'état de convereation émise locale.Lorsque la conversation émise est interurbaine, le début du passage de la ligne à l'état de conversation émise est signalé par un signal à double fréquence circulant sur les fils A et B. Un tel signal est par exemple formé par la combinaison d'un signal de 1860 Hz et de 1980 Hz ; il peut durer 50 ms au minimum et avoir une amplitude de 500 mV. La présente invention a pour objet un dispositif pour la détection et le codage des états de lignes téléphoniques reliées à un autocommutateur du type ROTARY 7 A" sans inversion de batterie. Selon l'invention, le dispositif de détection et de codage des états électriques d'une ligne téléphonique qui est reliée à un autocommutateur dépourvu d'inversion de batterie et qui comporte, outre les fils A et B usuels, un fil E sur lequel apparaît une impulsion de tension spécifique du passage de ladite ligne à l'état "conversation locale émise", tandis que ledit autocommutateur est susceptible d'envoyer sur les fils A et e de ladite ligne un signal à double fréquence signalant le début du passage de celle-ci à l'état "conversation interurbaine émise", ce dispositif comportant un circuit de prélèvement des différences de potentiels continues et alternatives caractéristiques des différents états que peut prendre cette ligne, est remarquable en ce que ledit circuit de prélèvement comporte d'une part deux vois qui présentent une partie commune réunie à la masse dudit autocommutateur et dont l'une est reliée à l'un des fils A ou 8. tandis que l'autre l'est au fil E et, d'autre part, une troi sième voie reliée à l'un des fils A ou e et susceptible de pr6- lever ledit signal à double fréquence. De préférence, le circuit de prélèvement comporte deux entrées, l'une reliée au fil A ou au fil e et l'autre au fil E et quatre sorties, lesdites entrées étant respectivement réunies à la masse de l'autocommutateur par l'intermédiaire de diviseurs de tension résistifs et deux desdites sorties étant reliées respectivement à des points intermédiaires de ces diviseurs de tension, tandis que le circuit de prélèvement comprend également d'une part un redresseur monté entre la masse et celle desdites entrées qui est reliée au fil A ou au fil B, la troisième sortie étant reliée à l'électrode dudit redresseur dirigée vers la masse et, d'autre part, au moins un filtre sensible aux deux fréquences dudit signal et monté entre celle desdites entrées qui est reliée au fil A ou au fil B et la quatrième sortie. Ainsi, il est possible d'observer les différentes tensions continues et alternatives apparaissant sur l'un des fils A ou e et sur le fil E afin de connaltre 3es différents états [boucle fermée, boucle ouverte, courant de sonnerie, numérotation, conversation locale amise, conversation interurbaine émise, conversation reçue) de celle-ci, sans perturber les signaux la traversant. Avantageusement, le circuit de prélèvement comporte pour chacune des deux premières voies, un condensateur monté entre l'une des deux premières sorties et la masse et dont la valeur est choisie pour que, associé à la résistance sur laquelle il se trouve en parallèle, il forme un circuit à constante de temps permettant d'éliminer les parasites courts sans empêcher la détection des coupures intervenant lors drune phase de numérotation. Avantageusement, le filtre de la troisième voie est du type passe-haut, à condensateur série et résistance parallèle. Cette résistance doit etre suffisamment élevée pour ne pas perturber la signalisation sur le fil A ou sur le fil B. Le dispositif peut comporter, en aval du circuit de prélèvement, un étage amplificateur. De même, il peut comporter, entre le circuit de prélèvement et l'étage amplificateur, un adaptateur d'impédance séparateur. De préférence, afin de pouvoir coder les états de la ligne, le dispositif comporte, en aval de l'étage amplificateur, un étage détecteur à quatre entrées dont la première reçoit les signaux prélevés entre le fil A ou le fil e et la masse et provenant de la première sortie du dispositif de prélèvement, la seconde les signaux prélevés entre le fil E et la masse, la troisième et la quatrième, respectivement les signaux provenant de la troisième et de la quatrième sorties du circuit de prélèvement, ledit étage détecteur comportant quatre sorties sur lesquelles apparaissent respectivement des signaux, caractéristiques de l'état repos et numérotation , de l'état conversation locale émise, de l'état sonnerie et de l'état conversation interurbaine émise.Cet étage détecteur peut comprendre, d'une part, trois comparateurs, dont le premier a une de sas entrées reliée à ladite première entrée et son autre entrée reliée à une tension de référence de comparaison, le second de ces comparateurs ayant une entrée reliée à la seconde entrée du détecteur et une autre reliée à une tension de référence, de meme polarité que l'impulsion parcourant le fil E, tandis que le troisième compare le signal provenant de la troisième sortie du circuit de prélèvement à une tension de référence de meme polarité, la valeur absolue de la tension de référence du premier comparateur correspondant à la valeur absolue de la tension existant, au repos de la ligne,- s sur celui des fils A ou B relié à ladite première entrée du dispositif de prélèvement et, d'autre part1 entre les quatrièmes entrée et sortie, deux récepteurs respectivement accordés sur une fréquence dudit signal au double fréquence, les entrées desdits récepteurs étant réunies à ladite quatrième entrée de-l'étage détecteur, tandis que les sorties de ceux-ci sont reliées à la quatrième sortie dudit étage par l'intermédiaire d'une porte ET. Dans le cas où il est impossible de déterminer le fil A du fil B, le premier comparateur de l'étage détecteur est remplacé par deux comparateurs ayant une de leurs entrées reliée en commun à la première-entrée dudit étage détecteur et leurs autres entrées reliées respectivement à une tension de référence positive et à une tension de référence négative, les sorties de ces comparateurs étant réunies et la valeur absolue des tensions de référence desdits comparateurs correspondant à la valeur absolue de la tension existant, au repos de la ligne, sur l'un des fils A ou B. Bien entendu, le dispositif selon l'invention peut etre utilisé pour la détection et le codage des états électriques d'une pluralité de lignes téléphoniques aboutissant chacune à un poste. Selon l'invention, il comporte alors, entre lesdits circuits de prélèvement et l'étage amplificateur, un étage de multiplexage susceptible de diriger successivement les signaux provenant des différents circuits de prélèvement vers ledit amplificateur. Les figures du dessin annexé feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. Les figures 1, 2 et 3 illustrent les différents états de tension qui peuvent être pris par les fils A, B et E d'une ligne téléphonique reliée à un autocommutateur du type ROTARY 7 A". La figure 4 est un schéma synoptique d'un mode de réalisation du dispositif selon l'invention. La figure 5 montre le schéma d'un circuit de prélèvement de signaux1 associé à chacun des circuits téléphoniques à explorer; Les figures 6 et 7 illustrent schématiquement des variantes de réalisation pour l'étage de détection du dispositif de la figure 4. On sait qu'une ligne téléphonique comporte deux fils désignés par les spécialistes sous les noms de "fil A" et "fil B" respectivement. Suivant les phases du trafic téléphonique sur une telle ligne, la différence de potentiel V entre les deux fils est fonction du type d'autocommutateur auquel elle est reliée et est variable en fonction du temps t, comme le montrent les figures 1 et 2 qui illustrent respectivement, de façon schématique, une communication "arrivée" et une communication "départ". Dans le cas où la ligne est reliée à un autocommutateur du type "ROTARY 7 A", elle comporte de plus un fil "E" dont l'étant (figure 3] permet de reconnaitre une communication locale émise. Dans ce cas également, les potentiels des fils A et e sont symétriques par rapport à un potentiel continu et, pendant les périodes de repos R de B ligne, la différence de potentiel entre le fil A et le fil B est égale à V1, par exemple -48 V. Si une communication arrive sur cette ligne, cette différence de potentiel V1 sera modulée par le courant alternatif de sonnerie (50 Hz) pendant la durée S de chaque coup de celle-ci. Pendant une conversation C, émise ou reçue, la différence de potentiel entre le fil A et le fil B prend la valeur V3 (par exemple -24 V), moins négative que V1, lorsque la ligne est reliée à un autocommutateur dépourvu d'inversion de batterie du type spécifié ci-dessus. Si une communication part de la ligne, la différence de potentiel entre les fils A et e devient moins négative en prenant la valeur V3 (- 24 V) pendant les périodes de décrochage D et d'attente A, la phase de numérotation N pouvant etre considé- rée comme de courts passages au repos. Par suite, comme le montre la figure 2, la différence de potentiel entre les fils A st B a la meme valeur V3 en période d'attente A et en conversation C. Aussi, pour permettre la détection du passage d'une phase A à une phase C, l'autocommutateur agit de deux façons différentes selon qu'il s'agit d'une communication locale ou interurbaine. Dans le cas d'une conversation locale, il envoie sur le fil E (voir figure 3l une impulsion I. dont l'amplitude V5 peut être de +90 V et la durée de 200 ms. Dans le cas d'une conversation interurbaine, il envoie sur les fils A et B un signal SG (voir figure 2) au début du- passage en conversation. Ce signal est à double fréquence (1860 et 1980 Hz) et il dure 50 ms au minimum, avec une amplitude de 500 mV. Ce sont ces différentes phases de repos, attente, sonnerie et conversation qui sont détectées et codées par le dispositif selon l'invention. Le dispositif selon l'invention montré schématiquement par la figure 4, est prévu pour surveiller le trafic d'une pluralité de lignes téléphoniques L1, L2 .... Li .... Lna reliées à un autocommutateur "ROTARY 7 Ad (non représenté) at aboutissant respectivement à des postes Pîa P2 .... Pi, .... n En parallèle sur chacune desdites lignes, est connecté, au niveau dudit autocommutateur, un circuit E1, E2 .... Ei, .... En pour le prélèvement des signaux électriques parcourant les fils de la ligne correspondante. A cet effet, les deux entrées AL1 et eL1, .... ALi et eLi, .... Aln et eLn d'un desdits circuits sont respectivement reliées au fil A (ou au fil B) et au fil E de la ligne correspondante. Les deux fils A et e d'une ligne téléphonique ne pouvant souvent etre distingués l'un de l'autre, il est possible que l'on branche soit le fil A soit le fil B d'une ligne Li sur l'entrée Aloi. On ne connaît donc pas le signe de la tension que l'on applique sur l'entrée AL1 d'un moyen de prélèvement Ei. A partir des signaux observés sur les fils d'une ligne, le circuit de prélèvement correspondant E1 délivre quatre signaux représentatifs des premiers, respectivement 3 ses sorties Ai, ela Si et Fi Tous les signaux provenant des sorties A1, A2, ... Ai, .... An sont dirigés vers une unité de multiplexage MA. De même, n tous les signaux provenant des sorties e1, e2, .... ei .... en, ceux provenant des sorties S1, S2, .... Si, .... Sn et ceux provenant des sorties F1, F2, .... Fi, .... Fn sont respectivement dirigés vers des unités de multiplexage ME, MS et MF.Ces quatre unités de multiplexage peuvent etre adressées simultanément à partir de bornes 1 et 2, de façon à permettre de faire apparaitre simultanément sur quatre bornes A', e', S' et F', les quatre signaux représentatifs émis par un circuit E i et concernant une ligne Li dont on désire connaître l'état.Bien entendu, l'adressage par l'intermédiaire des bornes 1 et 2 peut etre soit cyclique soit aléatoire et permettre de faire apparaître successivement sur les bornes A', e', S' et F' les signaux représentatifs de chacune des lignes L1 à Ln Les signaux sortant des unités de multiplexage MA, ME, MS et MF sont transmis ensuite à un étage AD adaptateur d'impédance permettant de plus d'isoler l'une de l'autre les parties amont (lignes Li, circuits Ei, multiplexeurs MA, ME, MS et MF) et aval (dispositifs AM et D) du dispositif selon l'invention.Après avoir été éventuellament amplifiés dans un étage AM, lesdits signaux sont ensuite détectés et codés en D. La figure 5 montre un mode de réalisation de l'un quelconque E. des circuits de prélèvement de signaux E1 à E I n I1 comprend, entre 1' entrée AL. et la masse (celle de l'autocommutateur) un premier pont diviseur résistif constitué par les résistances 3, 4 et 5, la sortie Ai étant reliée au point commun des résistances 4 et 5. De même, entre l'entrée eL et la masse est agencé un pont diviseur résistif constitué par les résistances 3', 4', 5'.Les ponts diviseurs 3, 4, 5 et 3', 4', 5' permettent de transmettre aux sorties Ai et ei une faible partie (par exemple 1po) des tensions continues des fils de lignes, de façon à respecter les tensions d'entrées maximales des dispositifs électroniques, notamment les multiplexeurs, placés en aval. Deux condensateurs 8 et 8' sont respectivement montés en parallèle sur les résistances 5 et 5'. Chaque couple 8-5 ou 8'-5' forme un circuit à constante de temps, par exemple de l'ordre de 10 à 20 ms, permettant d'éliminer par intégration les parasites courts, sans empêcher la détection des coupures intervenant lors d'une phase de numérotation. En parallèle sur les résistances 4, 5 se trouve le montage en série d'une diode 9, d'une résistance 10 et d'un condensateur de filtrage 11. La diode 9 est destinée à redresser le courant de sonnerie, la résistance 10 permettant de réduire la tension redressée résultante à quelques volts. Le condensateur de filtrage 11 relie la diode 9 au point commun des résistances 5 et 5'. La borne de sortie Si est reliée au point commun de la diode 9 et du condensateur 11. De plus, des diodes de clamping 12 permettent de limiter les surtensions sur chaque sortie Ai, ei ou aux aux valeurs compatibles avec le reste du montage disposé en aval. De plus, entre l'entrée AL i et la sortie Fi sont disposés deux condensateurs 30 et 31 en série, le point 32 commun à ces deux condensateurs étant relié à la masse de l'autocommutateur par une résistance 33. Le condensateur 30 et la résistance 33 forment un filtre passe-haut destiné à éliminer au maximum les basses fréquences (courant de sonnerie, interruptions de numérotation) de grande amplitude et à ne laisser passer que les deux fréquences du signal SG à détecter. De plus, la résistance 33 doit etre suffisamment élevée pour-ne pas perturber le signalisation sur le fil A ou e auquel est reliée l'entrée Aloi. On remarquera, que le condensateur 31 forme, avec l'impédance de charge aval reliée à la sortie Fi, un second filtre passe-haut. Ainsi, à la sortie F i du dispositif Ei, l'amplitude du signal de sonnerie est réduite de 75 V à quelques volts sans que le signal SG soit atténué. Des diodes de clamping 12 sont également montées sur la sortie Fi. Les circuits E. sont prévus pour que les impédances entre chacune de leurs entrées et la masse soient supérieures à 100.000 9, ce qui supprime les risques de perturbation des lignes sur lesquelles ils sont branchés. Chaque unité de multiplexage MA. ME, MS ou MF pourrait être constituée par un sélecteur rotatif de type connu à n entrées et à une sortie, ou même par tout autre dispositif. Le principal est que, adressées par les xemes fils d'adresse, ces unités permettent de sélectionner à chaque instant les quatre signaux apparaissant aux sorties Ai, ei, Si et Fi d'un circuit de prélèvement E. associé à la ligne Li dont on désire connaître l'état à ce moment.De préférence, ces unités doivent entre telles qu'elles puissent entre adressées en code binaire et qu'avec un adressage périodique, on sélectionne successivement le circuit de prélèvement E1, puis E2 .... et enfin En, avant de revenir à E1, ce qui réalise le balayage de toutes les lignes L1 à L à surveiller. n De préférence, chaque unité de multiplexage est de type analogique à adressage logique et est formée par n transistors adressables par leurs bases et dont une extrémité du trajet émetteur-collecteur est reliée à une borne commune (A', e' > S' ou F'] à tous les transistors de ladite unité, les autres extrémités desdits trajets émetteur-collecteur étant respectivement réunies aux n bornes A1 à An > 1 à en S1 à S ou F1 à F . Avantageusement, ces unités n I n de multiplexage sont réalisées en technologie MOS. L'étage adaptateur AD est de préférence formé par un amplificateur opérationnel, monté en étage suiveur t gain unité). I1 sert de séparateur et d'aptateur d'impédance. L'étage amplificateur AM comporte un amplificateur avec des entrées 13 et 14 sur lesquelles sont respectivement appliqués les signaux provenant des sorties Ai et ei, les signaux amplifiés étant respectivement recueillis sur les bornes 16 et 17. L'étage AM peut également comporter un amplificateur pour le signal représentatif de la sonnerie provenant-des bornes Si et pour le signal provenant des sorties Fi, ces signaux étant respectivement appliqués sur les bornes d'entrée 15 et 34 et récupérés sur les bornes de sortie 18 ou 35. L'étage détecteur D montré par la figure 6 comporte trois comparateurs 19, 21 et 22. L'une des entrées du comparateur 19 est reliée à la borne 16. L'autre entrée du comparateur 19 est reliée à une tension U telle que ladite entrée reçoie une tension dont la valeur absolue est sensiblement égale à celle de la tension V1 2 (24 v] correspondant à la tension de repos de celui des fils de ligne A et e relié à l'entrée ALi. Par l'intermédiaire du poten tiomètre de réglage 24, on fait en sorte que le signal x apparaissant à la borne de sortie 23 du comparateur 19 ait la valeur logique 1 lorsque la différence de potentiel entre les deux fils A et e de la ligne observée est V4, avec iV4i légèrement inférieure à 1V11 mais supérieure à la valeur absolue de la différence de potentiel V3 existant entre ces deux fils pendant une phase de con versation. Dans le cas où |V1|=48 v, on peut choisir |V4|= 40 v. Ainsi, le signal x à la borne 23 est significatif de l'état de repos et de numérotation de la ligne : il est au niveau logique 1 lorsque celle-ci est au repos ou en numérotation et au niveau logique zéro dans les autres cas. Lorsqu'il n'est pas possible de déterminer celui des fils A ou B qui est relié au dispositif de prélèvement Ei, le comparateur 19 de la figure 6 est remplacé par la combinaison des comparateurs 19 et 20 de la figure 7. L'étage détecteur D montré par la figure 7 comporte quatre comparateurs 19, 20, 21 et 22. L'une des entrées du comparateur 19 est reliée à l'une des entrées du comparateur 20, ces deux entrées réunies étant reliées à la borne 16. Les autres entrées des comparateurs 19 et 20 sont respectivement reliées à une tension +U et à une tension -U, ces tensions étant telles que lesdites entrées reçoivent des tensions dont la valeur absolue est sensiblement égale à celle de la tension V1 (24 v) correspondant aux tensions de repos des fils de lignes A et B. En effet, au V1 repos il existe une tension + 2 sur l'un des deux fils A et B d'une ligne observée et une tension - VI sur l'autre fil, mais le T signe de la tension appliquée à la borne 16 n'est pas défini puisque ces deux fils peuvent etre branchés indifféremment sur une entrée ALi. Il faut donc détecter à la fois+ ce qui est réalisé au moyen des deux comparateurs 19 et 20. Les sorties de ces deux comparateurs sont reliées à uns borne commune 23. Ainsi, quelle que soit la polarité de la tension appliquée en Aloi, il apparaît un signal x sur cette borne 23 fourni soit par le comparateur 19, soit par le comparateur 20.Par l'intermédiaire de potentiomètres de réglage 24 et 25, on fait en sorte que le signal x à la borne 23 ait la valeur logique 1 lorsque la différence de potentiel entre les deux fils A st e de la ligne observée est V4, avec 1V41 légèrement inférieure à |V1| mais mais supérieure à la valeur absolue de la différence de potentiel V3 existant entre ces deux fils pendant une phase de conversation. Dans le cas où 1v11 = 48 v, on peut choisir iV4; = 40 v. Ainsi, comme précédemment, le signal x à la borne 23 est significatif de l'état de repos et de numérotation de la ligne : il est au niveau logique 1 lorsque celle-ci est au repos ou en numérotation et au niveau logique zéro dans les autres cas. Les détecteurs D des figures 6 et 7 comportent de plus un comparateur 21 qui permet de comparer à une tension +U2 la tension apparaissant sur la borne 17 et correspondant aux signaux parcourant le fil E. Cette tension +U2 est choisie pour que le comparateur 21 délivre à sa sortie 26 un signal y1 représentatif de la présence ou de l'absence de l'impulsion I : on peut donner à ce signal le niveau logique 1 quand celle-ci est présente et le niveau logique zéro quand elle est absente. Par ailleurs, le comparateur 22 des détecteurs 0 des figures 6 et 7 a l'une de ses entrées reliée à la borne 18. I1 reçoit donc, sur cette entrée, la tension de sonnerie redressée provenant des bornes Si. Cette tension est comparée, par l'inter ,épiaire d'un potentiomètre 27 relié à l'autre entrée du comparateur 21, à une tension négative -U1 proche du niveau atteint par la tension de sonnerie redressée pondant un appel. Ainsi, à la sortie 28 du comparateur 21, on obtient un signal z représentatif de la sonnerie et dont le niveau logique stol pendant chaque train de sonnerie et O en dehors des sonneries. Enfin, les détecteurs D des figures 6 et 7 comportent deux récepteurs 36 et 37 dont les entrées sont montées en parallèle et dont les sorties sont reliées aux entrées d'une porte logique 38 de type ET, dont la sortie forme la borne de sortie correspondante 39-desdits détecteurs D. tes recepteurs 36 et 37 sont accordés l'un sur 1860 Hz, l'autre sur 1980 Hz et ils délivrent chacun un "1" logique lorsqu'ils reçoivent leur fréquence d'accord et un "0" logique dans le cas inverse. Ainsi. grâce à la porte ET 38, on obtient sur la borne 39 un signal y2 de niveau "1" lors du passage en conversation interurbaine émise et de niveau "0" pour tous les autres états de la ligne surveillée. Les récepteurs 36 et 37 peuvent être réalisés sous forme intégrée entechnologie MOS-FET. Leur fréquence d'accord peut être ajustée au moyen de composants extérieurs, tels que résistances et condensateurs (voir sur les figures 6 et 73. En fonction des différents états de la ligne Li observée, les signaux x, Y1. Y2 et z prennent les valeurs suivantes rassemblées dans le tableau ci-après Etat de la ligne x y1 y2 z Repos ou numérotation 1 0 0 O Décrochage, attente O O 0 O Sonnerie 0 0 0 1 Conversation locale émise 0 1 0 0 Conversation inter urbaine émise 0 0 1 0 On remarquera que l'état"conversation reçue" a le même codez 0 0 0 que l'état "décrochage, attente". Toutefois, il est possible de différencier ces deux états par le changement de valeur des signaux z et x. En effet, pour prendre l'état "conversation reçue", z passe de 1 à 0, x restant à 0, tandis que pour prendre l'état "décrochage, attente", z reste à 0, tandis que x passe de 1 à 0. Ainsi. grâce aux valeurs de ces quatre signaux x, y1, y2 et z et à leurs changements de valeurs, il est possible de connaître l'état instantané d'une ligne téléphonique. REVENDICATIONS 1.- Dispositif de détection et de codage des états électriques d'une ligne téléphonique qui est reliée à un autocommutateur dépourvu d'inversion de batterie et qui comporte, outre les fils A et B usuels, un fil E sur lequel apparaît une impulsion de tension spécifique du passage de ladite ligne à l'état "conversation locale émise", tandis que ledit autocommutateur est susceptible d'envoyer sur les fils A et B de ladite ligne un signal à double fréquence signalant le début du passage de celleci à l'étatwconversation interurbaine émise", ce dispositif comportant un circuit de prélèvement de différences de potentiels continues et alternatives caractéristiques des différents états que peut prendre cette ligne, caractérisé en ce que ledit circuit de prélèvement comporte, d'une part, deux voies qui présentent une partie commune réunie à la masse dudit autocommutateur et dont l'une des reliée à l'un des fils A ou B, tandis que l'autre l'est au fil E et, d'autre part, une troisième voie reliée à l'un des fils A ou B et susceptible de prélever ledit signal à double fréquence. 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le circuit de prélèvement comporte deux entrées, l'une reliée au fil A ou au fil B et l'autre au fil E, et quatre sorties, lesdites entrées étant respectivement réunies à la masse de l'autocommutateur par l'intermédiaire de diviseurs de tension résistifs, et deux desdites sorties étant reliées respectivement à des points intermédiaires de ces diviseurs de tensions, tandis que le circuit de prélèvement comprend également d'une part un redresseur monté entre la masse at celle desdites entrées qui est reliée au fil A ou au fil B, la troisième sortie étant reliée à l'électrode dudit redresseur dirigée vers la masse et, d'autre part, au moins un filtre sensible aux deux fréquences dudit signal et monté entre celle desdites entrées qui est reliée au fil A ou au fil B et la quatrième sortie. 3.- Oispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que le circuit de prélèvement comporte, pour chacune des deux premières voies, un condensateur monté entre l'une des deux premières sorties et la masse et dont la valeur est choisie pour que, associé à la résistance sur laquelle il se trouve en parallèle, il forme un circuit à constante de temps permettant d'éliminer les parasites courts sans empecher la détection des coupures intervenant lors d'une phase de numérotation. 4.- Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que le filtre est du type passe-haut. 5.- Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que le filtre passe-haut comporte au moins un condensateur série et une résistance parallèle. 6.- Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que le filtre passe-haut comporte deux condensateurs série dont le point commun est relié à une résistance parallèle. 7.- Dispositif selon la revendicatiàn 2, caractérisé en ce que le circuit de prélèvement comporte un condensateur de filtrage entre le point commun aux diviseurs résistifs et ledit redresseur. 8.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte > en aval du circuit de prélèvement, un étage détecteur à quatre entrées dont la première reçoit les signaux prélevés entre le fil A ou le fil B et la masse et provenant de la Première sortie du dispositif de prélèvfment, la seconde les signaux prélevés entre le fil E et la masse, la troisième et la quatrième, respectivement, les signaux provenant de la troisième et de la quatrième sorties du circuit de prélèvement, ledit étage détecteur comportant quatre sorties sur lesquelles apparaissent respectivement des signaux caractéristiques de l'état repos et numérotation, de l'état conversation locale émise, de l'état sonnerie et de l'état conversation interurbaine émise. 9.- Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'étage détecteur comporte, d'une part, trois comparateurs dont le premier a une de ses entrées reliée à ladite première entrée et son autre entrée reliée à une tension de référence de comparaison, le second de ces comparateurs ayant une entrée reliée à la seconde entrée du détecteur et une autre reliée à une tension de référence, de meme polarité que l'impulsion parcourant le fil E, tandis que le troisième compare le signal provenant de la troisième sortie du circuit de prélèvement à une tension de référence de même polarité, la valeur absolue de la tension de référence du premier comparateur correspondant à la valeur absolue de la tension existant, au repos de la ligne, sur celui des fils A ou E relié à ladite première entrée du dispositif de prélèvement et, d'autre part, entre les quatrièmes entrée et sortie, deux récepteurs respectivement accordés sur une fréquence dudit signal à double fréquence, les entrées desdits récepteurs étant réunies à ladite quatrième entrée de étage détecteur, tandis que les sorties de ceux-ci sont reliées à la quatrième sortie dudit étage par l'intermédiaire d'une porte ET. 10.- Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que le premier comparateur de l'étage détecteur est remplacé par deux comparateurs ayant une de leurs entrées reliée en commun à la première entrée dudit étage détecteur et leurs autres entrées reliées respectivement à une tension de référence positive et à une tension de référence négative, les sorties de ces comparateurs étant réunies et la valeur absolue des tensions de référence desdits comparateurs correspondant à la valeur absolue de la tension existant, au repos de la ligne, sur l'un des fils A ou 8. 11.- Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que, entre le circuit de prélèvement et l'étage détecteur, il comporte un adaptateur d'impédance et un amplificateur. 12.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, destiné à la détection et au codage des états électriques d'une pluralité de lignes téléphoniques qui sont reliées à un autocommutateur dépourvu d'inversion de batterie et qui comportent chacune, outre les fils A et B usuels, un fil E sur lequel apparaît une impulsion de tension spécifique du passage desdites lignes à l'état "conversation locale émise" itandis que ledit autocommutateur est susceptible d'envoyer sur les fils A et B de ces lignes un signal à double fréquence signalant le début du passage de celles-ci à l'état "conversation interurbaine émise", caractérisé en ce qu'il comporte une pluralité de circuits de prélèvement tels que spécifiés ci-dessus montés chacun sur une desdites lignes. 13.- Dispositif selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comporte > en aval de la pluralité de circuits de prélèvement, un étage de multiplexage susceptible de diriger successivement les signaux provenant des différents circuits de prélèvement vers l'étage détecteur.