Ia présente invention est relative i une serrure de porte à fonctions multiples, coibinée avec des garnitures de portes correspondantes. On connaît des serrures pour portes de chaibres, serrures comprenant un pêne lançant actionné par une béquille, ainsi qu'un pêne dorant actionné par une clef. Il existe également des serrure. pour portes d'arioires, qui ne cotprennent queue pêne actionné par une clef. I1 existe d'autre part des serrures pour portes de salles de bains et de toilettes, qui coiprennent un pene lançant actionné par une béquille et un verrou actionné par un bouton depuis un seul côté de la porte. Un quatrième type de porte comprend uniquement un pAne lançant et est destiné aux portes de co unication, dites "courantes". Les fabricants de portes trouvent avantageux de fournir des portes déjà pourvues de serrures. Or, vu les quatre types de serrures énumérées plus haut, on est obligé de confectionner et de tenir en stock quatre types de portes, ce qui est onéreux. L'invention vise à éliminer cet inconvénient par l'adop tion d1un culbuteur à clef pourvu d'un passage de part en part, dans lequel on peut introduire non seulement toutes les clefs appartenant à une même famille de clefs à pannetons diversement profilés, lais aussi une broche appelée à coopérer avec le culbuteur à clef. La broche peut occuper le passage sans possibilité de mouvement perdu, une extrémité de la broche pouvant être fixée à un bouton tournant, de manière à constituer un verrou de porte. En outre, un écusson indicateur peut autre fixé à l'autre extrémité de la broche, de manière à constituer un verrou pour une salle de bains ou un water-closet. De plus, on petiot prévoir un pêne lançant actionné par une béquille de porte. D'autre part, dans le cas de la serrure de porte suivant l'invention, mais ne conportant pas de broche, chacune des deux parties de la garniture de la porte est pourvue d'un orifice profilé de telle manière qu'il ne puisse recevoir qu'une seule clef, d'un profil déterminé, qui fait partie de la famille en question de clefs à pannetons diversement profilés, le passage formé dans le culbuteur à clef présentant une section telle que la clef, après avoir produit la rotation du culbuteur à clef, puisse être tournée librement jusqu' une position où elle peut entre retirée du cylindre à clef.On obtient ainsi que la serrure, lorsqu'elle comporte un pêne lançant actionné par une béquille, convient à uae porte de chambre, tandis qu'elle peut servir pour une porte d'armoire lorsqu'elle ne comporte pas de pdne lançant. Dans la serrure décrite dans le paragraphe précédent, l'orifice profilé est prévu dans une plaquette pouvant être fixée dans la garniture de sorte que la garniture de la porte est d'un type unique, mais peut être pourvue de plusieurs plaquettes, et que chaque porte ne peut être ouverte ou fermée qu'd l'aide de la clé appropriée à pannetons diversement profilés, à profilés déterminés. Chaque clef à pannetons diversement profilés peut être munie de deux pannetons, la section transversale dudit passage présentant un secteur circulaire pour chaque panneton, la clef allant depuis la garniture d'une face de la porte jusqu'à l'orifice profilé formé dans la garniture de l'autre face de la porte, de sorte que la clef est tenue d'une manière stable dans la serrure. Ainsi, et conformément à l'invention, en confectionnant des portes pourvues de mortaises identiques et en adoptant des serrures aux dimensions identiques, on peut, en disposant une broche à laquelle on fixe un bouton tournant et un écusson indicateur et en appliquant une garniture appropriée à cet effet, réaliser, sur le chantier, une porte de salle de bains ou de water-closet ; en appliquant une garniture à orifices profiles, on peut réaliser une porte d'armoire ; en y adjoignant des béquilles adaptées au mécanisme de pêne lançant, présent dans la serrure, on réalise une porte de chambre ; en adoptant une garniture qui masque le mécanise du pêne dormant, on réalise une porte de communication ou "courante".De cette façon, l'industriel, le grossiste et l'entrepreneur ne doivent prendre en considération qu'un seul type de porte au lieu de quatre. Du fait que la mortaise pour la serrure est pratiquée à mi-hauteur de la porte et que la position du pêne lançant est réversible, la même porte peut être placée aussi bien à main gauche qu'à main droite, de sorte que l'industriel, le grossiste et l'entrepreneur ne doivent plus se préoccuper de la différence entre les côtés d'ouverture des portes. L'invention sera exposée ci-après à l'aide d'etempaes de réalisation représentés dans les dessins annexés. Dans ces dessins la figure 1 est une coupe transversale du culbuteur de la serrure, dans lequel est engagée une clef à pannetons diversement profilés, dans différentes positions la figure 2 est une vue schématique en élévation latérale du mécanisme affecté au culbuteur, le pêne étant dans la position avancée la figure 3 est une vue schématique correspondant à la figure 2, mais avec le pêne rentré la figure 4 est une vue perspective montrant la serrure, la garniture et la partie de la porte pourvue de la mortaise pour la serrure ;; la figure 5 représente les différents profils de l'orifice de la garniture destinés à différentes clefs de la famille des clefs à pannetons diversement profilés, clef munie de deux pannetons la figure 6 est une vue perspective d'une clef à pannetons diversement profilés la figure 7 est une vue en coupe d'une des parties de la garniture, munie d'une plaquette présentant un orifice profilé la figure 8 représente la broche permettant d'utiliser la serrure pour une porte de salle de bains la figure 9 est une vue en coupe de la partie de la garniture pour une porte de salle de bains, dans laquelle est placé un écusson indicateur la figure 10 est une vue en coupe d'une partie de la garniture pour une porte de salle de bains avec un bouton fixé à la broche ; et la figure 11 est une vue latérale d'une serrure. Ainsi qu'on le voit dans la figure 2, la serrure comprend une plaque frontale 18, un bottier 19 et un culbuteur 13 à passage profilé 14. Suivant la figure 1, ce passage présente, en coupe, deux secteurs circulaires diamétralement opposés, dans lesquels peuvent pivoter de 90o les deux pannetons d'une clef à pannetons diversement profilés 15, comme représentée dans la figure 6. La figure IÂ représenté le culbuteur de la serrure dans la position qu'il occupe lors de l'introduction de la clef, le pêne étant rentré, comme reprdsenié dans la figure 3, tandis que la figure 1B représente la position occupée après une rotation de la clef de 900, effectuée dans le sens inverse des aiguillea d' une montre, dans le but de faire sortir le pêne, comte indiqué dans la figure 2. On peut ensuite tourner la clef dans le sens des aiguilles d'une montre sans que le culbuteur participe à la rotation, de sorte que, comme on peut le voir sur la figure 10, la clef peut être retirée sans que la serrure s'ouvre.En introduisant la clef dans le passage, alors que le culbuteur occupe la position suivant la figure 1C, et en la tournant dans le sens des aiguilles d'une montre, on fait tourner le culbuteur jusqu' la position représentée sur la figure lb, de sorte que la serrure s'ouvre, tandis que si l'on tourne ensuite la clef en sens inverse des aiguilles d'une montre, jusqu'à la position représentée sur la figure 1A, on peut la retirer de la serrure, cependant que celle-ci demeure ouverte. Sur la figure 2, le mécanisme de la serrure occupe la position correspondant à la position avancée du pêne 9, tandis que la figure 3 représente ce mécanisme avec le pêne dans la position rentrée. Le culbuteur est retenu dans chacune de ses positions par un ressort 1 enroulé sur un guide 2. Le culbuteur est pourvu de taquets 3 et 4. Sur la figure 3, le taquet 3 repousse la queue 6 du pQne 9 vers le haut, contre un guide 7 fixé au bottier 19 de la serrure, cela lorsque le pne est rentré, tandis que, comme on peut le voir sur la figure 2, le taquet 4 repousse cette queue contre le guide lorsque le pêne est avancé. Les taquets 3 et 4 sont fixés à un support 16 dans lequel est insérée une fourrure 29 en matières synthétique, dans laquelle est formé le passage 14. Des pattes 5, fixées au support 16 de part et d'autre de la queue 6 du pêne 9, retiennent cette queue à la distance voulue du boitier 19. Le mouvement de rotation du culbuteur 13 est transmis par un doigt il à la queue 6 par l'entremise de surfaces de butée 10 et 28 de la queue, de sorte que la queue, et donc aussi le pêne, peuvent Btre amenés à se déplacer dans les deux sens. Une entaille formée dans la queue entre les surfaces de butée facilite le basculement du doigt. Lorsque celni-ci exerce une pression contre la surface de butée 10, il bloque le pêne dans la position avancée (cf ligure 2), tandis que, s'il est appliqué è pressIon- contre la surface de butée 28, il bloque le pêne dans la position rentrée (cf figure 3). A-dessus du mécanisme de coaiande affecté au pêne 9 est prévu un système courant - et, pour cette raison, non représenté dans les figures 2 et 3 - qui comprend un pêne lançant 8, ainsi qu'on le voit dans la figure 4, ce dernier système, désigné par 17, étant coniandé par des béquilles et étant inclus dans le mêne bottier 19. Les portes 23 auxquelles ces serrures sont destinées sont considérées conte des portes neutres et sont donc munies, conforméient à la figure 4, de deux orifices de part en part, savoir un orifice 30 pour les béquilles qui coopèrent avec le mécanisme 17 pour le pane lançant 8 et un orifice 31, grtce auquel le culbuteur 13 peut être commandé par l'intermédiaire de la fourrure 29. La fonction à laquelle la porte est destinée est déterminée par la manière dont la fourrure 29 peut outre actionnée. D'autre part, on peut faire en aorte que la fourrure ne punisse pas entre manoeuvrée dans le culbuteur et que le mécanise pour le pêne lançant ne puisse pas entre actionné. La garniture appelée à Outre fixée sur la porte comprend une plaque de base 20 en matière synthétique pour chaque côté de la porte, cette plaque étant munie d'un trou à béquille 21 qui coYncide avec le trou 30 formé dans la porte 23, ainsi qu'on le voit dans la figure 4, cette garniture étant en outre pourvue d'un trou à culbuteur 22, lequel cotncide avec le trou 21 formé dans la porte. Chaque plaque de base est recouverte d'une plaque de garde 27 comme représenté sur les figures 7, 9 ou 10. Lorsqu'il s'agit d'une porte de communication dite "courante", on place sur les plaques de base 20 des plaques de garde 27 qui ne présentent chacune qu'une seule ouverture dans le prolongement du trou 21 formé dans la plaque de base. L'orifice 22 est ainsi dissimulé à-la vue. Des béquilles sont introduites à travers les orifices à béquilles 21 de la porte jusque dans le mécanisme à béquilles 17, ce qui permet d'actionner le pêne lançant 8, cependant que le pêne dormant 9 demeure sans effet dans la position rentrée. Dans le cas d'une porte de chambre ou d'armoire, on insère une fourrure 25 en matière synthétique dans l'orifice à culbuteur 22 de chaque plaque de base 20, comme représenté sur la figure 7, une plaquette à clef 24 étant placée dans la fourrure. La plaquette à clef est pourvue d'un orifice profilé de telle manière qu'il ne puisse être traversé que par une clef ayant un profil déterniné appartenant à la famille des clefs à pannetons diversement profilés. La figure 6 montre un exemple d'une clef à pannetons diversement profilés, tandis que la figure 5 montre différents profils d'une famille de clefs.8 pannetons diversement profilés.La clef s'étend depuis la garniture présente sur une face de la porte jusqu'à l'orifice profilé formé dans la garniture de l'autre face de la porte, de sorte que la clef est parfaitement supportée, cependant que la longueur L d'un panneton correspond à la distance entre les faces tournées l'une vers l'autre des plaquettes à clef. Les plaques à clef étant indépendantes de la serrure, ce sont elles - et donc pas la serrure - qui déterminent le type de clef pouvant actionner la serrure.Dans le cas d'une porte de chambres on insère aussi des béquilles dans le mécanisme à béquilles 17, celles-ci étant toutefois omises dans le cas d'une porte d'armoire, cependant que les plaques de garde 27 masquent les trous 21 formés dans les plaques de base 20 et destinés aux béquilles. Pour réaliser une porte de salle de bains ou de watercleset, on insère dans l'orifice à culbuteur 22 de chaque plaque de base 20, comme représenté sur les figures 9 et 10, une fourrure 32 en matière synthétique, après qu'une broche suivant la figure 8 a été introduite dans le passage 14 du culbuteur. La section transversale de cette broche est telle que celle-ci remplit le passage sans mouvement perdu, de sorte quelle actionne toujours le culbuteur dans les deux sens de rotation, contrairement à la clef de la figure 1. La broche est munie à chacune de ses extrémités d'un bout carré ou analogue 35, sur lequel on peut glisser une pièce de jonction 33. Ainsi qu'on le voit sur la figure 10, on fixe sur une de ces pièces de jonction un bouton tournant 36 permettant d'actionner le pêne 9 de la serrure. Sur l'autre pièce de jonction 33 est placé un écusson indicateur 34, la plaque de garde 27 étant munie d'une lucarne 26 permettant d'observer la position de l'écusson indicateur. Ainsi qu'on le voit sur la figure 11, la serrure est de préférence symétrique par rapport à la ligne de symétrie passant par le bottier de serrure 19 et perpendiculaire à la plaque de gâche 18, cette symétrie concernant la distance, par rapport à cette ligne de symétrie, entre les extrémités de la plaque de gâche 18, la distance entre les faces extérieures respectives du pêne lançant 8 et du pêne dormant 9, ainsi que la distance entre les axes respectifs du mécanisme à béquilles 17 et du passage 14 à travers le cylindre, de sorte que la porte avec la serrure peut être pontée tant pour une ouverture à "main gauches que pour une ouverture à "main droite", la serrure étant placée dans la porte à mi-hauteur de celle-ci. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à celui de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des iodes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus particulirement envisagés elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. RvENDlCÂT1 ONS 1. Serrure de porte à fonctions multiples avec garniture de porte correspondante, caractérisée en ce qu' elle comprend un culbuteur à clef pourvu d'un passage le traversant de part en part, dans lequel on peut introduire non seulement toutes les clefs appartenant à une même famille de clefs à pannetons diversement profilés, mais aussi une broche appelée à coopérer avec le culbuteur à clef. 2. Serrure de porte suivant la revendication 1, caractéri- sée en ce que la broche occupe le passage sans possibilité de mouvement perdu. 3. Serrure de porte suivant la revendication 2, caractérisée en ce qu' une extrémité de la broche peut être fixée à un bouton tournant, de manière à constituer un verrou de porte. 4. Serrure de porte suivant la revendication 3, caractérisée en ce qu'un écusson indicateur peut atre fixé à l'autre extrémité de la broche. 5. Serrure de porte suivant la revendication 1, caractérisée en ce que chacune des deux parties de la garniture de la porte est pourvue d'un orifice profilé de manière qu'il ne palisse recevoir qu'une seule clef, avec un profil déterminé, faisant partie de la famille précitée de clefs à pannetons diversement profilés, le passage formé dans le culbuteur à clef présentant une section telle que la clef, après avoir produit la rotation du culbuteur à clef, peut être tournée librement jusqu'à une position où elle peut être retirée du culbuteur à clef. 6. Serrure de porte suivant la revendication 5, caractérisée en ce que 11 orifice profilé est prévu dans une plaquette pouvant être fixée dans la garniture de la porte. 7. Serrure de porte suivant l'une quelconque des revendications 5 ou 6, caractérisée en ce que la clef à panneton diversement profilés est munie de deux pannetons et en ce que la section transversale dudit passage présente un secteur circulaire pour chaque panneton. 8. Serrure de porte suivant l'une quelconque des revendications 5, 6 ou 7, caractérisAe en ce que la clef s'étend depuis la garniture d'une face de la porte Jusqu'd l'orifice profilé formé dans la garniture de l'autre face de la porte. 9. Serrure de porte suivait une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte un mécanisme à béquilles prévu en plus du mécanisme à culbuteur à clef.