La présente invention concerne un procédé et un appareil de formation de pépites solides à partir de soufre fondu, en vue du stockage et de la manipulation du soufre. On transporte habituellement le soufre élémentaire à l'état fondu jusqu'à un emplacement de distribution où il est souvent coulé sur une surface ouverte à l'atmosphère au niveau de laquelle le soufre se solidifie en formant des plaques d'épaisseur importante. Ces plaques sont ensuite cassées dtune manière ou dtune autre, par exemple par concassage, afin qu'elles puissent autre distribuées aux consommateurs. Ce procédé de traitement du soufre présente des inconvénients pour plusieurs raisons. L'un des principaux problèmes posés est la pollution atmosphérique au voisinage de l'installation de traitement, par la poudre ou poussière formée lors du concassage des gros morceaux de soufre.Le procédé est aussi indésirable car il nécessite beaucoup de travail et donne souvent des dimensions particulaires très diverses, avec des morceaux très gros dont la manipulation n'est pas facile. On a déjà proposé un certain nombre de solutions au concassage libre des plaques de soufre. En général, ces so- lutions ne donnent pas de particules de manipulation facile et les procédés sont souvent coflteux, notamment par l'appareil lage.nécessaire. On a ainsi proposé de former--des particules de soufre à partir de cet élément fondu par agglomération de soufre atomisé sur des particules plus grosses, dans des lits fluides ou mobiles, la formation de billes de soufre dans un réservoir d'eau qui tourbillonne, et la rupture de courants de soufre liquide à faible vitesse sous forme de gouttelettes uniformes.On a aussi proposé pour la formation de particules de soufre, le mélange d'eau et de soufre fondu dans des conditions très turbulentes, le mélange passant dans une zone libre ouverte à l'atmosphère. Cependant, actuellement, aucun de ces procédés proposés n'est utilisé de façon très importante. On pense que l'une des raisons du rejet de certains des procédés est le coflt de l'appareillage nécessaire et le coût et la main d'oeuvre nécessairffl à la mise en oeuvre de l'appareillage. Un autre inconvénient présenté notamment par les procédés de formation de granulés de soufre est que ceux-ci sont ronds et que leur empilement et leur manipulation sont impossibles de façon efficace.Etant donné la forme sphérique des granulés, ceux-ci ont tendance à s'étaler sur la surface de stockage et ne peuvent pas conserver la forme de pile bien délimitée en aucune manière. L'invention concerne un procédé et un appareil de mise de soufre fondu sous forme de pépites dont le stockage et la manipulation sont faciles. Elle concerne aussi un procédé et un appareil de traitement de soufre fondu, nécessitant un nombre minimal d'étapes de traitement et mettant en oeuvre un appareillage relativement peu coûteux. Elle concerne aussi un procédé de traitement du soufre fondu de manière qu'il forme des pépites solides dont la configuration est irrégulière et qui peuvent autre stockées en tas ayant un angle élevé de talus. Elle concerne aussi un procédé et un appareil de formation de telles pépites solides à partir de soufre fondu, les pépites résistant à l'éclatement et à la mise en poudre. L'invention concerne aussi un procédé et un appareil de mise de soufre fondu sous forme de pépites solides qui sont formées par décharge de courants de soufre fondu en forme de rubans dans une masse d'eau dans laquelle les courants se brisent et se solidifient en pépites irrégulières. Elle concerne aussi un procédé du type décrit selon lequel du soufre liquide est déchargé dans un espace contenant de l'air sous forme de courants analogues à des rubans qui parviennent finalement à de l'eau. L'invention concerne aussi un procédé et un appareil du type décrit dans lesquels le soufre est déchargé sous l'eau sous forme de courants en forme de rubans. Plus précisément, l'invention concerne un procédé de formation de pépites solides de soufre ayant des configurations et des dimensions irrégulières à partir de soufre fondu, ce procédé comprenant la circulation de soufre fondu dans un ensemble récepteur dans lequel le soufre est maintenu à une tem- pérature d'une plage voulue, la circulation du soufre fondu de l'ensemble récepteur à un ensemble de traitement, avec circulation du soufre dans une tette de distribution comprenant au moins une sortie allongée qui dispose le soufre en un ou plusieurs courants en forme de rubans dirigés dans une masse d'eau placee dans un réservoir de l'ensemble de traitement, au-dessus d'un transporteur de décharge ayant une extrémité entrée immergée dans liteau, au-dessous de l'em- placement de décharge de la tête de distribution, le maintien du soufre liquide dans lSeau jusqu'à ce qu'il se soit brisé et solidifié en pépites solides, et le retrait des pépites de la masse d'eau de ensemble de traitement, sur le transporteur de décharge qui retire les pépites et les transmet à des installations de stockage ou de transport. Selon un mode de réalisation de l'invention, les courants de soufre passent dans une couche d'air avant de pénétrer dans liteau. Dans un autre mode de réalisation, les courants de soufre pénètrent dans 1'eau au-dessous de la surface. Un type d'appareil utilisé comprend un ensemble récepteur qui comprend un réservoir ayant des serpentins de circulation de vapeur dreau sur les parois latérales et au fond, ces serpentins étant destinés a maintenir le soufre à 11 état fondu voulu dans l'en- semble récepteur. Uti autre appareil comprend un conduit si- nueux destiné à refroidir le soufre liquide lorsqu'il passe de 1 t installation chauffée de stockage à l'ensemble de traitement. Cé dernier comprend un distributeur comportant un ou plusieurs orifices allongés de décharge placés au-dessus d'un réservoir d'eau ou dans celui-ci. Le distributeur est porté au-dessus de l'extrémité d'entrée du transporteur de décharge qui pénètre dans le réservoir d'eau. Le distributeur comprend un ensemble de réglage de température qui empoche la solidification du soufre dans ce distributeur. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés sur lesquels - la figure 1 est une vue en plan d'un mode de realisation d'appareil destiné à former des pépites solides à partir de soufre fondu, selon l'invention - la figure 2 est une élévation latérale agrandie du distributeur de l'appareil de la figure 1, utilisé pour la décharge de courants de soufre fondu en forme de rubans du réservoir récepteur à l'ensemble de traitement - la figure 3 est une vue partielle de dessous du distributeur, suivant les flèches 3 de la figure 2 - la figure 4 est une coupe suivant la ligne 4-4 de la figure 2 - la figure 5 est une élévation d'un exemple de pépite de soufre formée par mise en oeuvre du procédé et de l'appareil selon l'invention - la figure 6 est une coupe à petite échelle de l'appareil représenté sur la figure 1 - la figure 7 est une perspective de ensemble récepteur à réservoir selon l'invention ; - la figure 8 est une perspective de l'ensemble de traitement dans lequel les pépites de soufre sont formées, selon l t invention ;; - la figure 9 est une vue de dessous d'un autre mode de réalisation de tttede distributeur qui peut autre utilisée dans l'appareil de la figure i - la figure 10 est une vue de bout de gauche de la tête de la figure 9 - la figure Il est une vue de bout de droite de la tête de la figure 9 - la figure 12 est une coupe agrandie du distributeur de la figure 9, suivant la ligne 12-12 - la figure 13 est une vue en plan dtun autre ensemble de traitement de soufre selon l'invention - la figure 14 est une coupe de l'ensemble de traitement de l'appareil de la figure 13, comprenant la tête de distributeur et. le transporteur - la figure 15 est une perspective d'une partie de la courroie de transporteur et de l'un des godets utilisés dans l'appareil des figures 13 et 14 - la figure 16 est une coupe de la tête de distributeur de l'appareil des figures 13 et 14 - la figure 17 est une coupe de la tête de la figure 16, suivant la ligne 17-17 - la figure 18 est une coupe avec des parties arrachées d'un réservoir et d'un transporteur qui peuvent être utilisés dans les appareils de traitement de soufre selon l'invention - la figure 19 est une perspective d'un autre mode de réalisation d'ensemble de traitement de soufre et elle représente un réservoir et un transporteur avec une twete de distributeur du type représenté sur les figures 16 et 17 - la figure 20 est une perspective schématique dtun autre mode de réalisation d'appareil de traitement de soufre selon l'invention, comprenant la tête de distributeur des figures 16 et 17 - la figure 21 est une vue en plan d'un autre mode de réalisation de twete de distributeur convenant à divers types d'appareils selon l'invention - la figure 22 est une coupe de la tette de la figure 21 suivant la ligne 22-22 - la figure 23 est une coupe schématique d'un autre mode de réalisation d'ensemble de traitement de soufre selon l'invention - la figure 24 est une perspective partielle agrandie de la toute de distributeur de l'appareil de la figure 27 et - la figure 25 est une coupe de la tête de la figure 24 suivant la ligne 25-25. On se réfère d'abord à la figure 1 qui représente un mode de réalisation avantageux d'appareil de formation de pépites de soufre à partir de soufre fondu selon l'invention cet appareil comprend un ensemble récepteur 10 à réservoir et un ensemble Il de traitement qui reçoit du soufre fondu d'un camion 12 de transport. Ensemble récepteur comprend des'réservoirs 13, 14 et 15 dans lesquels la température du soufre fondu est réglée à la valeur voulue pour sa décharge dans l'appareil Il de traitement. Les réservoirs 13 et 14 sont reliés à un faible niveau par un déversoir 20 qui permet au soufre fondu de passer du réservoir 13 au réservoir 14 au fond des deux réservoirs.Les réservoirs 14 et 15 sont reliés de manière analogue à leur fond par un déversoir 21 qui permet au soufre fondu de passer du réservoir 14 au réservoir 15. Deux glissières 22 et 23 de circulation de soufre fondu sont fixées sur un côté dru réservoir 13 afin que le soufre fondu du réservoir 12a du véhicule 12 puisse pénétrer dans le réservoir 13. Le réservoir 12a est relié à l'une des glissières par une tuyauterie souple 24 d'alimentation. La glissière 22 a un orifice inférieur de décharge qui débouche dans le réservoir 13 à un faible niveau. L'extrémité de décharge de la glissière 23 débouche dans une partie supérieure du réservoir 13. De manière générale, l'orifice de la glissière 22 formé à la partie inférieure du réservoir 13, est utilisé pour la circulation du soufre fondu dont la température dépasse 1380C dans le réservoir récepteur.Le soufre fondu dont la température est inférieure à 1380C est normalement évacué par le véhicule par la glissière 23. Deux pompes identiques 25 sont reliées à des canalisations 30 d'aspiration qui débouchent dans le réservoir 15 et permettent le pompage du soufre fondu des réservoirs vers l'ensemble Il de traitement. Les cotés de refoulement des pompes 25 sont reliés par une canalisation 31 qui rejoint une canalisation 32 qui parvient à l'ensemble de traitement.Les parties inférieures des réservoirs 13, 14 et 15 ont des serpentins identiques 33 de circulation de vapeur d'eau et les parois latérales de chacun des réservoirs portent aussi des serpentins 34 de circulation de vapeur d'eau qui assurent un chauffage suffisant du fond et des parois latérales pour que la température du soufre fondu reste dans une plage convenant à l'alimentation de l'ensemble 11 de traitement. L'ensemble 11 de traitement qui met le soufre fondu sous forme de pépites comprend un réservoir 40 d'eau, un distributeur 41 de soufre fondu, une trémie 42 et un transporteur 43 de décharge. Le distributeur 41, comme représenté sur les figures 2 et 3, est un organe tubulaire 44 fermé à une extrémité par un capuchon 45 et relié à l'autre extrémité ouverte à une vanne 50 qui est fixée à la canalisation 32 provenant de l'ensemble récepteur et destinée à régler le débit de la matière passant de l'ensemble récepteur au distribu teur. La paroi inférieure de la tuyauterie 44 a plusieurs orifices allongés et distants 51 de décharge dont la configuration et la dimension sont telles qu'ils permettent la décharge du soufre fondu dans le réservoir d'eau sous forme de courants sensiblement plats analogues à des rubans.La partie supérieure de la tuyauterie 44 est entourée par un capot 52 de circulation de vapeur d'eau comprenant une chambre 53 placée autour de la moitié supérieure environ de la tuyauterie de distribution et recevant de la vapeur d'eau par une canalisation 54 qui chauffe cette tuyauterie de distributeur. Il est très important qu'un dispositif de chauffage du distributeur empêche la solidification du soufre fondu dans cette tuyauterie. L'extrémité fermée de celle-ci comprend un thermomètre 55 dont la sonde détectrice 60 traverse la plaque 45 d'extrémité et pénètre à l'intérieur de la tuyauterie du distributeur afin que la température du soufre fondu dans le distributeur puisse autre constamment observée La trémie 42 est destinée à guider les pépites solides sur la partie d'extrémité du transporteur 43 de décharge. La trémie a des parois latérales convergentes 61 et 62 et des parois d'extrémité 63 et 64. Les bords inférieurs de ces parois délimitent un orifice inférieur 65 placé au-dessus du transporteur 43. La trémie est telle que les pépites ne peuvent pas se déplacer librement dans le réservoir d'eaumais sont dirigées sur le transporteur de décharge qui les rassemble et les retire du réservoir d'eau de l'ensemble de traitement. Le transporteur 43 de décharge comprend une courroie 70 montée sur des ensembles 71 et 72 d'extrémité à rouleaux. Le transporteur est incliné, a partie inférieure placée au niveau de l'ensemble 71 étant disposée dans le réservoir d'eau bien au-dessous du niveau normal non représenté de l'eau dans ce réservoir. La courroie 70 et sa partie d'extrémité placée au niveau de ltensemble 71 ont une largeur et un emplacement, par rapport à l'orifice 65 de la trémie, tels que toutes les pépites de soufre de la face supérieure de la courroie sont retirées de façon sûre du réservoir d'eau. La partie supérieure du transporteur de décharge recouvre un transporteur 80 ayant un ensemble inférieur 81 à rouleau afin que les pépites puissent parvenir à une installation de stockage ou de transport non représentée. On constate qu'il est primordial, pour la formation de pépites irrégulières voulues selon l'invention, que les orifices 51 en forme de fentes et que la tuyauterie 44 de distributeur forment des courants de soufre fondu analogues à des rubans. Cette expression indique que les courants doivent avoir une dimension bien supérieure à l'autre afin que courant ait la forme d'un ruban. Comme le soufre pur traité selon ltinvention a une viscosité qui ne varie pas, on constate que les relations entre les dimensions des orifices 51 sont primordiales. Des dimensions qui donnent satisfaction et permettent la formation efficace de pépites irrégulières voulues de soufre sont une largeur de 4,8 mm et une longueur de 100 mm pour la fente.Bien que cette dimension de 100 mm soit variable, les expériences tendent à indiquer que ia lon gueur doit wetre au moins égale à 19 mm et de préférence supérieure. La plus petite dimension d'environ 4,8 mm est cependant primordiale pour l'obtention des pépites voulues. Les résultats expérimentaux réalisés avec les rubans de petite dimension inférieure à 4,8 mm indiquent la formation de granulés sphériques qui ne conviennent pas aussi bien que les pépites irrégulières formées selon l'invention. Bien qu'une petite dimension supérieure à 4,8 mm convienne, le ruban de soufre fondu qui est formé a alors une capacité calorifique accrue et nécessite une quantité excessive d'eau pour la mise des pépites à la configuration et à la dimension voulues.On constate qu'on obtient les meilleurs résultats avec une alimentation par gravité dans la tuyauterie de distributeur. Ainsi, un courant uniforme dans toutes les fentes nécessite que la section totale des fentes 51 ne dépasse pas la section de la tuyauterie 44, ces deux sections étant avantageusement égales. En outre, ia position des fentes 51 de décharge est de préférence entre 100 et 150 mm au-dessus de la surface de l'eau dans le réservoir 40 afin que le soufre subisse un certain refroidissement dans l'air, les courants en forme de rubans pénétrant alors dans l'eau dans des conditions qui permettent encore la formation de pépites de dimension et de configuration irrégulières.Lorsque les fentes se trouvent trop au-dessus de la surface de l'eau, elles ont tendance à donner des courants de forme filamenta ire et non analogues à des rubans qui donnent des pépites irrégulières. En outre, plus le soufre est déchargé haut au-dessus de l'eau et plus les pépites formées ont tendance à wetre grosses, poreuses et légères. Le soufre fondu qui doit être traité selon l'inven- tion est transporté à l'emplacement de l'appareil de traitement par un véhicule convenable, par exemple un camionciterne 12 représenté sur la figure 1. La canalisation 24 est montée entre la sortie du camion et l'une des glissières 22, 23 reliées au premier réservoir 17. Lorsque le soufre fondu introduit a une température supérieure à 1380C, il est déchargé dans le réservoir 13 par la glissière 22. Lorsque sa température est inférieure à 1380C, il est normalement déchargé par la glissière 23.La figure 7 indique clairement que la glissière 22 provoque le dépit du soufre initialement dans la partie inférieure du réservoir 17 alors que la glissière 23 provoque son dépit dans la partie supérieure de ce réservoir. Les serpentins 33 et 34 de chauffage du fond et des parois du réservoir 13 règlent la température dans le réservoir afin qutelle soit au minimum dtellvirQn 1320C. Le soufre déchargé dans le réservoir 13 peut se refroidir dans celui-ci et sa température ne peut pas tomber au-dessous de 1320C environ. Le soufre passe du réservoir 13 au déversoir 20 et au réservoir 14 puis de celui-ci au réservoir 15 par le déversoir 21. Le réservoir 14 est avantageusement maintenu à une température au moins égale à 1270C alors que le réservoir 15 est maintenu à 121"C au moins.Comme les trois réservoirs communiquent par les déversoirs ouverts 20 et 21, le soufre fondu s'écoule dans les trois réservoirs et les remplit aux mimes niveaux suivant le volume des réservoirs et celui de la citerne 12a de transport. Ensemble récepteur a pour rtle de refroidir le soufre à la température voulue qui n'est pas inférieure à 1210C, et de constituer une capacité de réserve qui donne une certaine souplesse en fonction du nombre et de la capacité des véhicules de transport qui déchargent le soufre fondu, celui-ci étant cependant transmis constamment à l'ensemble 11 de traitement. Le réglage de la température du soufre fondu avant sa décharge par les fentes 51 du distributeur 41 est primordial car le soufre se solidifie presqu'instantanément aux températures inférieures à 1121160C environ. En d'autres termes, le soufre ne possède pas une plage de durcissement dans laquelle il est encore relativement mou et peut wetre coulé et dans laquelle il est facilement révzrsible. Ainsi, à la température de solidification du soufre fondu, celuici passe de façon presqutinstantanée à l'état solide. L'appareillage doit donc fonctionner afin que le soufre ne se solidifie pas.La solidification pose un problème très- important au cours des opérations et nécessite normalement un arrêt complet de l'appareillage jusqu'au remplacement des éléments dans lesquels le soufre s'est solidifié ou jusqu'au réchauffage et à la fusion du soufre. il est donc préférable que le soufre du réservoir 15 soit maintenu entre 121 et 127"C afin qu'il alimente le distributeur 41 de l'ensemble 11 de traitement. Le soufre fondu du réservoir 15, lorsqutil est maintenu entre 121 et 1270C, est retiré par des pompes 25 reliées à la canalisation 30 d'aspiration. Le soufre fondu est rejeté par les pompes 25 dans la canalisation 31 reliée à la canalisation 32, avec un débit et une pression qui permettent au soufre fondu de sté- couler par gravité dans la canalisation 32 et dans la tuyauterie 44 et la vanne 50. Comme indiqué précédemment, la tuyauterie 44 est portée dans la trémie 42 à 100-150 mm environ au-dessus de la surface de l'eau dans le réservoir 40 de traitement. Ce niveau de l'eau et la position du transporteur 43 de décharge sont réglés afin que la courroie 70 se trouve au-dessous de l'extrémité 65 de décharge de la trémie si bien que la surface de liteau se trouve à 33 cm environ au-dessus de la courroie. L'eau est maintenue à température ambiante de 21 à 570C environ, à l'emplacement des opérations initiales.La chute voulue de température entre celle du soufre fon du déchargé par les fentes 51 du distributeur et celle des pépites solides retirées de l'ensemble Il sur la courroie 70, est d'environ 11 C. Evidemment, cette chute de température de 110C peut sistre obtenue par modification de la température de l'eau, de la vitesse de la courroie du transporteur de décharge et de la quantité d'eau dans laquelle tombent les pépites vers la courroie, la position du distributeur au-dessus de la surface de l'eau ayant aussi une petite importance. Des essais initiaux réalisés avec de l'eau dont la température est voisine de 2O0C indiquent qu'il est avantageux que l'eau recouvre la surface de la courroie de 33 à 36 cm. Le soufre fondu est évacué par des orifices 51 de la tuyauterie 44, par gravité, sous forme de courants plats en forme de rubans. La température du soufre dans le distributeur est contri5lée par le thermomètre 55. La vapeur d'eau pénètre dans la canalisation 54 et dans la double enveloppe 53 afin que- le soufre passe au-dessus de la température critique à laquelle il se solidifie. Une température de décharge de 121-1270C environ est avantageuse, bien qu'une température aussi élevée de 140oC ait donné satisfaction. Les courants de soufre fondu restent sous forme de rubans plats jusqu'à ce que chacun des rubans pénètre dans l'eau dans le réservoir 4.Les courants de soufre se désintègrent lorsqu'ils tombent dans l'eau et durcissent sous forme de pépites de dimension et de configuration irrégulières, ressemblant à du mais éclaté, comme indiqué par la pépite 80 de la figure 5. Ces courants se désintègrent ou se brisent complètement et se solidifient en pépites entre l'entrée dans l'eau à la surface et le dépôt des pépites sur la courroie placée sous l'orifice de décharge de la trémie. Cette dernière limite la descente des pépites à une zone délimitée par l'ori- fice 65 si bien que toutes les pépites se déposent à la surface de la courroie-du transporteur. Les pépites durcissent suffisamment sur la surface pour quelles possèdent une croûte brillante analogue à un émail, empêchant le collage des pépites les unes aux autres et maintenant leur configuration irrégulière. Dans un exemple d'essai, la dimension des pépites est comprise entre 25 x 13 mm pour les plus grosses et 6,5 x 3-iO mm pour les plus petites. Les figures 9 à 12 représentent une autre tête 90 de distributeur qui peut autre utilisée dans l'appareil de traitement de soufre des figures 1 à 8 pour l'introduction du soufre dans l'eau du réservoir de traitement. La tête 90 a un corps tubulaire 91 fermé à une extrémité, droite sur la figure 9, et l'autre extrémité est fixée à un tron çon 92 de tuyauterie comportant un raccord 97 qui peut être connecté à une réserve de soufre liquide, par exemple la canalisation 72 qui transmet le soufre à la tête du distributeur. Plusieurs buses 94 de décharge sont fixées parallèlement le long du corps 91. Chaque buse est reliée à celuici par un coude 95 qui transmet le soufre liquide à la buse. L'extrémité libre de chaque buse est fermée par un capuchon 100. Chaque buse a une fente allongée 102 qui décharge le soufre dans l'eau. Le corps 91 est enveloppé par un bottier 103 disposé excentriquement autour du corps 91 et fermé à ses extrémités opposées afin qu?il forme une chambre de circulation de vapeur d'eau qui empêche la solidification du soufre liquide dans le corps. L'extrémité gauche du bottier sur la figure 9 est fermée par une plaque 104 ayant un orifice 105 d'entrée de vapeur d'eau. L'extrémité droite du bottier est fermée par un capuchon hémisphérique 110 ayant un coude 111 de connexion de vapeur qui dépasse vers le bas. Ainsi, de la vapeur d'eau peut pénétrer par une extrémité du bottier et peut s'écouler par l'autre extrémité afin qu'elle chauffe le corps 91. Un raccord 112 de prise thermométrique est placé à la partie supérieure du corps 91 et dépasse du bottier 103 comme représenté sur la figure 10 afin qu'il loge un thermomètre qui centrale la température du soufre liquide dans le corps de la tête. La tette 90 du distributeur a exactement le meme fonctionnement que la tête 41 qui décharge le soufre liquide dans l'eau du réservoir. Les courants de soufre analogues à des rubans sont évidemment parallèles à la direction de déplacement de la courroie et non perpeadiculaires comme dans le cas de la tette 41. Lors du fonctionnement, la tette 90 donne le même résultat et, étant donné la configuration géométrique des fentes 102, la tête 90 permet le traitement d'un plus grand volume de soufre. Les figures 13 et 14 représentent un autre appareil 120 de traitement de soufre selon l'invention. L'appareil 120 comprend un labyrinthe 121 formé par des tuyauteries de refroidissement, un réservoir 122, un transporteur 123, une tête 124 de distributeur et une glissière 125 de décharge. Le réservoir 122 contient une masse d'eau 130 dans laquelle la tête 24 décharge du soufre liquide destiné à former les pépites qui sont retirées de l'eau par le transporteur 123 et qui tombent sur la glissière 125, les pépites formant alors un tas 131 de stockage. La tette 124 de distributeur a une configuration rectangulaire comprenant des extrémités opposées 132, 133, des cotés opposés 134 et 135 et un fond 140. La tzete 124 a un fond interne 142 qui est séparé du fond externe 140 et qui délimite le fond d'une chambre supérieure 147 dans laquelle circule le soufre liquide destiné à être rejeté dans l'eau 130. La chambre supérieure 143 a une cloison transversale 144 sur toute sa largeur entre les parois la térales 134 et 135 et elle est reliée à sa partie inférieure au fond interne 142. La partie de la chambre 143 qui se trouve à gauche de la cloison 144 sur la figure 16, reçoit le soufre liquide par une tuyauterie 145 d'entrée qui comporte une prise 150 de température. Le fond 142 a des fentes parallèles allongées 151 disposées sur une partie de la longueur du fond sur le c8té de la cloison 144 qui est sopposé à l'entrée 145comme représenté sur la figure 16. Deux cor fières parallèles 152 sont fixées au fond 142 le long de chaque fente 151 à partir de l'extrémité 133, sur toute la longueur des fentes vers la cloisons 144. Les extrémités libras des cornières 152, proches de la cloison 144, sont fermées par une plaque 153 comme représenté sur la figure 16. Une cloison transversale inclinée 154 est fixée entre les parois latérales 134 et 135, transversalement aux extrémités des cornières 152 près de la cloison 144. Grise à cette construction, les courants de soufre circulant dans l'ensemble et pénétrant par la tuyauterie 145 d'entrée passent dans la chambre supérieure vers la gauche de la cloison 144 puis passent sur celle-ci dans l'espace compris entre elle et la cloison 154. Le soufre s'écoule alors à la face supérieure du fond 142, sous la cloison 154 et pénètre dans les canaux 156 délimités entre les cornières des paires adjacentes.Lorsque le niveau de soufre qui déborde sur la cloison 144 et s'écoule sous la cloison 154 s'élève suffisamment au-dessus des cornières 152, le soufre passe par-dessus celles-ci et pénètre dans l'espace compris entre les cornières et dans les fentes allongées 151, si bien qu'il s'écoule entre les cornières comme indiqué sur la figure 17. La cloison 154 constitue une cloison secondaire qui maintient une partie du soufre entre les cloisons 144 et 154 et empoche le passage direct du soufre entre les cornières. De cette manière, le soufre est mieux réparti et s'écoule mieux le long des fentes 151 que dans le cas où une plus grande partie de soufre pourrait pénétrer par l'extrémité des fentes proches de la cloison 144. La partie inférieure de la tête 124 est compartimentée comme représenté sur la figure 17 par des séparations internes longitudinales 153 qui forment des compartiments fermés internes et externes 157 et 157a. Les séparations 153 délimitent aussi les fentes 151 de décharge de soufre à la partie compartimentée inférieure de la tête. Des conduits 1541 an U relient les extrémités correspondantes des compartiments adjacents et les compartiments externes 157a ont des connexions 155 de vapeur qui permettent la circulation de vapeur dans la série des compartiments connectés. Cette partie inférieure compartimentée de la tête délimite un espace important pour la vapeur d'eau qui maintient la partie supérieure 143 de la tête à température convenable ainsi que les fentes 151 si bien que le soufre liquide ne peut pas se solidifier dans la tette 124. Des jeux de flasques parallèles et distants 160 sont fixés à distance le long du fond 140 de part et d'autre des fentes 151 afin qu'ils facilitent la délimitation des rubans de soufre fondu provenant de la tête 124. Le labyrinthe 121 de tuyauterie comprend une canalisation 161 d'alimentation ayant une vanne principale 162 de réglage et une canalisation 163 en forme de labyrinthe, ayant des vannes 164 et 165. Lorsque ces dernières sont fermées et lorsque la vanne 162 est ouverte, le soufre liquide s'écoule directement dans la canalisation 161 vers la toute 124.Lorsque la vanne 162 est fermée et les vannes 164 et 165 ouvertes, le soufre passe dans le labyrinthe 163 qui est utilisé lorsque le soufre stocké a une température trop élevée pour pouvoir pénétrer dans la tette du distributeur. Deux tronçons de labyrinthe de tuyauterie peuvent titre montés avec des vannes convenables afin qu'un ou plusieurs tronçons de labyrinthe puissent être choisis suivant le refroidissement nécessaire du soufre. Le transporteur 123 de la figure 14 comprend une courroie 170 passant sur des rouleaux distants d'extrémité 171 et 172. Plusieurs godets 173 sont montés à distance sur la face externe de la courroie 170 et sont destinés à rassembler et retirer les particules de soufre de l'veau 130. Chaque godet a un fond 174, des parois latérales opposées triangulaires 175 et un fond 180 délimitant des fentes distantes 181 d'égouttage. Le transporteur fonctionne dans une rigole 182 ayant un fond 183 et une partie inférieure recourbée 184. La rigole et l'ensemble du transporteur à godets sont montés l'un près de l'autre afin que les godets se déplacent près de la face interne de la rigole et retirent au maximum les pépites de soufre formées dans l'eau à partir du soufre liquide tombant de la toute 124 vers le transporteur. Ltensemble 125 à glissière comprend une glissière 125 montée sur des supports 190 et 191 à la face externe du réservoir 122 à l'extrémité supérieure de décharge du transporteur 123. Le transporteur 123 tourne dans le sens anti-horaire sur la figure 14 si bien que les godets remontent comme représenté sur la figure 15, et ils rassemblent les pépites de soufre lorsqutils passent autour de ltextrémité inférieure 184 de la rigole, Si bien qu'ils prélèvent les pépites du fond et de l'extrémité de la rigole ainsi que celles qui tombent dans l'eau depuis la tête 124. L'eau entratnée dans les godets lorsqu'ils remontent s'égoutte dans le réservoir par les fentes 181. Lorsque les godets de pépites atteignent l'extrémité supérieure du transporteur, ils se retournent et les pépites tombent sur la surface de la glissière 185 et glissent sur le sol afin de former un tas 131 de stockage indiqué sur la figure 14. La figure 18 représente schématiquement un autre ensemble 200 de traitement de soufre. il comprend un transporteur 201, un réservoir 202 et une glissière 203 d'évacuation. Le transporteur a une courroie 204 passant sur des rouleaux 205 et 210 d'extrémité et comprend des godets distants 211 analogues aux godets de la figure 15. Le réservoir 202 coopère étroitement avec la partie inférieure et l'extrémité du transporteur afin que celui-ci retire constamment les pépites de soufre lorsqu'elles sont formées dans le réservoir, puis les soulève et les décharge sur la glissière 203. L'ensemble 200 est utile avec l'une quelconque des têtes de distributeur décrites dans le présent mémoire. La figure 19 représente un ensemble 220 d'évacuation de soufre qui comprend un réservoir 221, un transporteur 222, une glissière 223 d'évacuation, une rigole 224 de recyclage et une tette 124 de distributeur du type représenté sur les figures 16 et 17. Le transporteur 222 de type classique est analogue à celui de la figure 6. La glissière 223 est perforée afin que l'eau provenant du réservoir et entraînée par les pépites s'égoutte par les perforations et tombe dans la rigole 224. Celle-ci a une cuve 225 de dépôt dans laquelle passe l'eau recyclée qui se ralentit suffisamment pour que les fines particules entraînées à partir du réservoir sur le transporteur 222 avec les pépites de soufre se déposent et puissent titre périodiquement retirées. L'eau s'écoule de la cuve 225 le long de la rigole vers le réservoir 221 et est réutilisée, si bien que liteau est conservée. L'ensemble 220 a par ailleurs un fonctionnement analogue à celui des autres ensembles décrits. La figure 20 représente schématiquement un autre mode de réalisation d'ensemble 240 de traitement de soufre qui ressemble à l'ensemble 220, mis à part le dispositif de recyclage d'eau égouttée. L'ensemble 240 comprend un réservoir 221, un transporteur 222, une glissière perforée 223 d'évacuation et la tette 124 de distributeur. Une rigole 241 de recyclage est placée sous la glissière 223 et rejoint un réservoir 242 de dépit dans lequel les fines particules en tratnées se séparent de l'eau recyclée. L'eau revient par un conducteur 243 et une pompe 244 dont l'aspiration 245 est reliée au réservoir 242.L'eau est renvoyée dans le réservoir 241 et elle est réutilisée pour la formation des pépites voulues de soufre Mis à part le dispositif de recyclage de l'ensemble 240, son fonctionnement est analogue à celui des autres ensembles décrits. il est évident que, de temps en temps, les produits fins qui se sont déposés doivent être retirés manuellement du réservoir242. Les figures 21 et 22 représentent une tête 260 de distributeur qui peut autre utilisée avec l'un quelconque des ensembles de traitement de soufre décrits dans le présent mémoire. La tête 260 a une rigole 261 d'évacuation qui a un fond 262, une fermeture 263 dtextrémité et des parois latérales opposées 264. La rigole a une extrémité ouverte 265 d'évacuation par laquelle le soufre liquide s'écoule dans le réservoir dans lequel il est monté. Une cloison transversale 270 est montée entre les parois latérales 264 à une certaine distance de l'extrémité 263 et délimite une chambre 271 de stockage éventuel dans la rigole afin que les variations de débit dans celle-ci soient atténuées et régularisent la décharge.Un tronçon tubulaire 272 d'alimentation de fluide ayant une fente 273 débouchant vers le bas est fixé transversalement à la rigole dans la chambre 271 et transmet le soufre liquide la rigole. Le tronçon 272 a un raccord 274 destiné à autre relié à une tuyauterie d'alimentation. Une enveloppe excentrique 275 est fixée à distance autour du tronçon 272 et il délimite une chambre 280 de chauffage autour d'une grande partie du tronçon d'alimentation, destinée à recevoir de la vapeur d'eau qui empoche la solidification du soufre liquide. Des organes opposés 281 et 282 ferment les extrémités du tronçon 272 d'enveloppe 275.Des connexions 283 et 284 formées avec l'enveloppe 275 permettent la circulation de vapeur d'eau dans la chambre 280 de chauffage de l'enveloppe autour du tronçon 272 afin que la température maintenue soit suffisamment élevée pour que le soufre ne se solidifie pas dans la t8te. Une cloison réglable 290 est fixée transversalement à la rigole sur une charnière 291 placée le long de l'enveloppe 275. La cloison 290 est suspendue de façon réglable à un support 292 par une tige filetée 293 qui est articulée en 294 sur l'extrémité libre de la cloison et qui vissée dans un écrou 295 au-dessus du support 292. Une poignée 300 de réglage est associée à l'é- crou 295.La cloison 290 est portée au-dessus de la cloison 270 et 11 extrémité libre délimite avec la face supérieure du fond de la rigole un orifice réglable 301 de décharge par lequel le soufre liquide s'écoule de la rigole vers l'extré- mité 265 de décharge de celle-ci. La tête 260 de distributeur transmet une feuille large ou un ruban de soufre liquide au réservoir de l'ensem- ble particulier dans lequel est montée la tête. Le soufre liquide passe par le raccord 274 de la tette et pénètre à l'intérieur du tronçon 272. Le soufre est déchargé vers le bas par la fente 273 dans la chambre 271. Lorsque le niveau de soufre atteint celui de la cloison 270, il passe pardessus celle-ci vers ltextrémité externe de la rigole.Le soufre s'écoule à la face supérieure du fond 262, sous la cloison 290, dans l'orifice 301 délimité entre le fond de la rigole et le bord de la cloison, et à l'extrémité 265eau niveau de laquelle il s'écoule. Le bord de la cloison 290 non seulement permet le réglage de l'orifice de circulation du soufre mais régularise aussi le débit. De manière analogue, la cloison 270 permet dans une certaine mesure la régularisation du débit. Le soufre tombe dans le réservoir d'eau sous forme d'une feuille et il se sépare en pépites irrégulières solidifiées ayant une surface vitreuse dure. La figure 23 représente un autre mode de réalisation d'ensemble 400 de traitement de soufre selon l'invention. L'ensemble 400 comprend un transporteur 401 à courroie dont l'extrémité inférieure est immergée dans une masse d'eau 1402 placée dans un réservoir 403. Une tête 404 de distributeur décharge le soufre liquide dans l'eau et forme des pépites selon l'invention. L'ensemble 400 se distingue des autres ensembles décrits en ce que la tette 404 transmet les courants de soufre analogues à des rubans dans la masse 402 d'eau au-dessous de la surface de celle-ci. La tête 404 de distributeur a un corps tubulaire 405 fermé à l'extrémité libre 410 et relié par un raccord rotatif 411 å un conduit 412 d'alimentation provenant d'une installation non représentée de stockage de soufre. Le corps 405 a une fente inférieure allongée 413 de décharge qui débouche dans une gorge 414 formée par des panneaux latéraux convergents 415 et des panneaux opposés d'extrémité 420. La petite extrémité de sortie de la gorge est reliée à une buse rectangulaire 421 de décharge délimitant plusieurs fentes rectangulaires 422, distantes longitudinalement.Une tuyauterie 423 de circulation de vapeur passe par les panneaux d'extrémité 420, en position transversale centrale dans la gorge 414, et constitue une source centrale de chaleur, provenant de la vapeur dteau qui circule dans la canalisation, afin que le soufre liquide de la tette soit maintenu à une température suffisamment élevée pour que le soufre ne puisse pas se solidifier. Dans l'ensemble 400, la tuyauterie 412 d'alimen- tation et le corps tubulaire 415 sont formés par une tuyauterie de 76 mm. La fente 413 qui débouche dans la gorge 414 a une section d'environ 45 cm2 alors que les fentes 422 ont une largeur de 6,5 mm et une longueur de 75 mm, si bien que la section totale de décharge est égale à 27 cm2. La tette 414 est supportée au-dessus de la surface de liteau alors que les fentes 422 sont à environ 50 mm au-dessous de la surface de l'eau. Les fentes sont de préférence à une distance de 76 à 102 cm au-dessus de la partie inférieure de la courroie 410. Les pépites se forment à partir de courants de soufre liquide en forme de rubans, transmis dans liteau. La chute de 76 à 102 cm environ dans l'eau, avant la surface de la courroie, est nécessaire à la séparation des courants de soufre et à la solidification des pépites. Le raccord rotatif 411 permet la rotation de la tete de distributeur par rapport à la tuyauterie 412 si bien que la direction ae décharge et la hauteur de décharge peuvent ttre modifiées. Ainsi, la tête peut autre facilement placée à une hauteur qui permet la disposition sélective des orifices 422 en plusieurs positions, depuis une position qui se trouve au-dessus de l'eau jusqu'à une position qui se trouve audessous de la surface comme représenté sur la figure 23. L'ensemble fonctionne de préférence à une température inférieure à t40C et normalement entre 66 et 740C. Le soufre pénètre avantageusement dans l'eau à une température de 132 à 1380C. La décharge des courants de soufre analogues à des rubans dans l'eau sous la surface de celle-ci a tendance à former des pépites grosses et denses avec relativement peu d'eau entraînée, ayant une surface externe dure et vitreuse, lorsque les pépites ont été retirées et séchées. L'utilisation d'une fente 413 formée dans le corps 415 avec une section supérieure à celle des fentes 422 qui transmettent le soufre liquide des buses de la tette 404 maintient la gorge et les buses pleines de liquide et rend minimales des possibilités d'entratnement d'ait par le soufre si bien que les fentes 422 sont pleines de liquide à tout moment au cours d'une opération. Dans chacun des ensembles de traitement de soufre décrits précédemment, les pépites formées dans le réservoir d'eau sont évacuées dans l'atmosphère le long d'une glissière vers une installation de stockage ou un véhicule de transport. Selon l'invention, la configuration et la dimension irrégulières des pépites permettent leur empilement à l'ex- térieur ou dans des enceintes telles que des batiments ou des véhicules de transport. La surface vitrifiée s'oppose à la fragmentation et à la mise en poudre si bien que les granulés peuvent autre manipulés sans poussière à l'atmosphère, ce critère de poussière étant une restriction très sévère à l'utilisation des procédés actuellement disponibles de manipulation de soufre solide.Bien que la surface externe des pépites soit dure et vitrifiée, la configuration irrégulière des pépites permet au tas formé d'avoir un angle élevé de talus si bien que les tas peuvent être élevés sans qu'ils occupent une trop grande surface au sol. Les pépites peuvent aussi sistre prélevées par des dispositifs tels que les char geuses à benne avant, sans travail trop important et avec de faibles pertes de soufre. Un autre avantage essentiel du procédé et de l'appareil de l'invention est que les pépites ne nécessitent aucun broyage ou concassage avant stockage et manipulation normaux, si bien que certaines des étapes actuellement nécessaires au traitement des zros morceaux formés par solidification de grands volumes de soufre, sont supprimées. Non seulement la pollution atmosphérique est minimale, mais aussi, comme le concassage de grands volumes de soufre en morceaux ou en feuilles- nVest pas nécessaire, les nuisances par le bruit sont aussi éliminées. Une caractéristique particulière de tous les ensembles décrits est quiils permettent la circulation du soufre liquide avec une pression minimale, de manière reglée et permanente, dans des orifices de décharge qui forment des courants analogues à des rubans. On constate que la décharge à une pression plus élevée ne permet pas l'ob- tention du produit dense et utilisable voulu. Une turbulence n'est pas souhaitable dans les courants déchargés par les têtes des distributeurs. REVENDICATIONS 1. Procédé de formation de pépites solides de soufre ayant des dimensions et des configurations irrégulières, à partir de soufre fondu, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend la circulation de soufre fondu vers un distributeur comportant un orifice d'évacuation, l'évacuation du soufre fondu par le distributeur sous forme d'un ruban continu, la circulation du soufre fondu dans un liquide de refroidissement jusqu'à ce que le soufre se sépare et forme des pépites solides de dimension et de configuration irregulières, et le retrait des pépites du liquide de refroidissement. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les courants de soufre passent dans une couche dtair entre le distributeur et le liquide de refroidissement. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le soufre fondu est déchargé par l'orifice au-dessous de la surface du liquide de refroidissement. 4. Procédé selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que le liquide de refroidissement est l'eau. 5. Procédé de formation de pépites solides de soufre ayant des dimensions et des configurations irrégulières, à partir de soufre fondu, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend la circulation de soufre fondu d'un dispositif de stockage à un ensemble récepteur, le maintien du soufre fondu dans une plage prédéterminée de températures dans l'ensemble récepteur, la circulation du soufre fondu de l'ensemble récepteur à un ensemble de traitement ayant une tête perforée de décharge, la décharge du soufre fondu de la tête sous forme de courants analogues à des rubans dans une masse d'eau de refroidissement, la circulation des courants dans cette masse d'eau de refroidissement jusqu'à ce que les courants se fragmentent et forment ensuite des pépites solidifiées ayant des dimensions et des configurations diverses, le rassemblement des pépites sur une surface de support, et le retrait des pépites -de l'eau de refroidissement, sur ladite surface de support. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que les courants de soufre passent dans une couche d'air avant de parvenir dans l'eau de refroidissement. 7. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que les courants de soufre sont déchargés par la tête de distribution au-dessous de la surface de l'eau de refroi- dissement. 8, Appareil de formation de pépites solides ayant des dimensions et des configurations irrégulières, à partir de soufre fondu, caractérise en ce qu'il comprend un dispositif destiné à contenir une masse d'eau de refroidissement, et un distributeur porté au-dessus du dispositif précédent, le distributeur ayant une tête de décharge comprènant un dispositif de décharge du soufre fondu dans le dispositif qui contient la masse d'eau de refroidissement, sous forme d'un ruban continu. 9. Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce que le dispositif de décharge est disposé à un emplacement qui se trouve au-dessous de la surface d'une masse d'veau de refroidissement dans le dispositif destiné à contenir cette masse. 10. Appareil dé formation de pépites solides de soufre ayant des dimensions et des configurations différentes à partir de soufre fondu, caractérisé en ce qu'il comprend un réservoir destiné à recevoir et conserver le soufre fondu et comprenant un dispositif de chauffage qui maintient la température du soufre fondu au-delà de 116 C, un conduit de décharge destiné à la circulation du soufre fondu provenant du réservoir récepteur, un distributeur de soufre fondu relié audit conduit provenant du réservoir récepteur, le distributeur comprenant une tête de décharge du soufre fondu sous forme dtun courant continu analogue à un ruban, un dispositif de chauffage placé dans la tette de décharge et destiné à chauffer celle-ci afin que le soufre reste à l'état fondu, un réservoir d'eau de refroidissement placé sous la tête de décharge et destiné à contenir une masse d'eau de refroidissement au-dessous de l'orifice de décharge de la tette, et un transporteur de décharge ayant une courroie dont une partie d'extrémité est placée dans le réservoir dteau de refroidissement au-dessous de la tête, afin qu'il reçoive les pépites de soufre formées par le soufre provénant de la toute de décharge.