La présente invention concerne un procédé de traitement de matières textiles, plus particulièrement un procédé de gaufrage de matières textiles comprenant des fibres thermoplastiques. Elle a plus spécialement pour objet un procédé de traitement des matières textiles qui consiste à gaufrer à chaud une étoffe comprenant des fibres thermoplastiques et qui porte un dépôt d'un agent de gonflement minéral. Le gaufrage à chaud proprement dit peut eAtre mis en oeuvre de manière connue, par exemple en utilisant une paire de cylindres associés, l'un étant un cylindre de gaufrage en acier chauffé, gravé - ou muni d'une autre manière - du dessin à communiquer à étoffe, l'autre étant lisse et élastique, par exemple du type constitué par des fibres de coton tassées et de la pâte à papier sur un axe en acier. La température de gaufrage varie, par exemple, en fonction du temps pendant lequel une pression est appliquée à étoffe, par exemple en fonction de la vitesse de passage de étoffe dans ltécartement entre les cylindres de gaufrage, de la pression appliquée à étoffe et de la nature de cette dernière.Cependant, on opère en général à une température comprise entre 150 et 2100C. Si l'étoffe est constituée par des fibres de Nylon 6, la température à préférer est comprise entre 150 et 190 C, mieux encore voisine de 170 C, et quand 11 étoffe est constituée par des fibres de Nylon 66 > la température à préférer est comprise entre 180 et 2100C, mieux encore voisine de 190oC. La pression convenable est en général comprise entre environ 10 et 20 tonnes (c'est-à-dire, avec un cylindre de 1,83 m de largeur, comprise entre environ 68 et 108 kgf/cm le long du resserrement), de préférence voisine de 20 tonnes et la vitesse de passage convenable entre les cylindres de gaufrage est comprise entre environ 4,5 et 18 m/mn, de préférence voisine de 9 m/mn. L'étoffe à gaufrer peut comprend des fibres thermoplastiques synthétiques connues, par exemple en polyamides tels que le Nylon 6, le Nylon 6,6 et le Nylon 66, en polyesters, polyacrylonitrile, triacétate de cellulose et diacétate de cellulose. L'étoffe peut être par exemple tissée, non tissée ou tricotée. Les étoffes tricotées en fibres lainées (grattées) et bouclées, par exemple en fibres de polyamides sont parti culièrement intéressantes. L'étoffe peut comprendre un seul type de fibres thermoplastiques, ou un mélange de fibres thermoplastiques, par exemple un mélange de polyamide et de polyester ou un mélange de fibres thermoplastiques et non thermoplastiques, par exemple un mélange de fibres de polyester et de cellulose ou de polyamide et de cellulose. Si l'étoffe comprend un mélange de fibres thermoplastiques et non thermoplastiques, les fibres thermoplastiques représentent de préférence au moins 50 % du poids de cette étoffe. Le dépôt de l'agent de gonflement représente de préférence 0,5 à 5 , mieux encore 1 à 2 %, du poids de I'étoffe, bien que la proportion réelle varie en fonction du type et de la nature de l'étoffe. L'agent de gonflement est de préférence appliqué au cours d'une opération de prétraitement à partir d'une solution aqueuse, par exemple par foulardage. Un procédé préféré consiste à foularder l'étoffe de manière à laisser environ 80 % de bain aqueux sur celle-ci, la concentration préférée de ce bain étant d'environ 12,5 à 25 g/l. Etant donné qu'il est préférable de gaufrer à chaud des étoffes sèches lors de la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, étoffe est de préférence séchée après application de la solution d'agent de gonflement. Le séchage peut de préférence être mis en oeuvre à l'aide d'une machine à sécher à air chaud ou d'une élargisseuse. Cependant, il est avantageux de limiter l'application de la chaleur avant l'opération effective de gaufrage et après le dépôt de l'agent de gonflement pour éviter toute cuisson et par conséquent un séchage entre environ 80 et 11000 est à préférer. Après le gaufrage à chaud, l'étoffe peut être lavée pour éliminer l'agent de gonflement, ou bien celui-ci peut être laissé sur l'étoffe. Une série complète typique d'opérations de traitement, par exemple pour une étoffe tricotée, bouclée et lainée, est la suivante a) décreusage sur ensouple et teinture ; b) foulardage sans séchage intermédiaire avec un lubrifiant de lainage, par exemple la Ceranine NRS 50L (Sandoz); c) séchage ; d) brossage ou grattage (avec un appareillage classique) ; e) durcissement à chaud ; f) foulardage avec un agent de gonflement minéral (adjuvant pour gaufrage) ; g) séchage ; h) gaufrage selon la présente invention. Si lton désire réduire le nombre d'opérations effectuées par I'élargisseuse, à savoir deux opérations de séchage et une opération de fixage à chaud, de la série ci-dessus, la série ci-après d'opérations peut être mise en oeuvre a) fixage à chaud ; b) décreusage sur ensouple et teinture ; c) foulardage sans séchage intermédiaire avec lubrifiant de lainage et agent de gonflement dans le même bain ; d) séchage, sans excès ; e) grattage f) gaufrage selon la présente invention. Les diverses opérations de la série ci-dessus sont mises en oeuvre de manière connue. il importe que l'opération de fixage à chaud soit mise en oeuvre en l'absence de tout agent de gonflement organique sur l'étoffe. Par conséquent, le fixage à chaud est exécuté soit avant l'application de l'agent de gonflement, soit après. élimination de celui-ci de l'étoffe Les agents de gonflement minéraux préférés destinés à être appliqués sur l'étoffe sont le bromure de calcium, le thiocyanate de magnésium, le thiocyanate de calcium, le thiocyanate de zinc et, en particulier, le bromure de lithium. AW cours de l'opération c) de la seconde série ci-dessus d'opérations de traitement, le bain à préférer contient 40 g/l de Ceranine NRS 50L (lubrifiant de lainage) et 25 g/l de bromure de lithium (agent de gonflement) avec un exprimage à 80 % sur l'étoffe. On a observé que, lors du gaufrage à chaud d'une étoffe recouverte d'un déport d'agent de gonflement selon la présente invention, un effet de gaufrage plus durable qu'avec le gaufrage à chaud classique des étoffes contenant des fibres thermoplastiques peut être obtenu. Le procédé selon l'invention convient non seulement pour la production d'effets visuels de gaufrage sur des étoffes thermoplastiques, mais aussi pour la production d'un crêpé (en fait, un gaufrage à très petite échelle) pour communiquer du corps à l'étoffe et pour améliorer la qualité du drapé de celle-ci. Le mécanisme grâce auquel l'agent de gonflement contribue à rendre le gaufrage plus durable n'est pas -bien compris. Cependant, on pense qu'il abaisse le point de fusion ou de ramollissement de la matière thermoplastique. L'invention sera mieux comprise grâce à l'exemple ci-après, dans lequel toutes les parties et tous les pourcentages sont en poids, et les températures en degrés Celsius. EXEMPLE Une étoffe tricotée à fils de channe grattés et bouclés, de 147,3 cm de large, constituée par des filaments à 100 % de Celon (marque commerciale enregistrée pour une fibre de Nylon 6 de Courtaulds) est foulardée Jusqu a un exprimage de 80 % à l'aide d'une solution aqueuse de bromure de lithium (20 g/l) de manière à déposer 2 % de bromure de lithium (poids du produit sec). L'étoffe est ensuite séchée sur une rameuse à broches à 1-10 C, à une vitesse convenable pour sécher l'étoffe sans séchage excessif, ni cuisson. A ce stade, l'étoffe peut être considérée comme étant sensibilisée et peut tre conservée jusqu'à ce qu'elle soit soumise au gaufrage. L'étoffe est ensuite gaufrée par passage à travers l'écartement formé entre le cylindre supérieur en acier gravé et le cylindre inférieur lisse composite souple d'une machine classique de gaufrage des étoffes à deux cylindres. Un effet de relief bien défini et durable est obtenu dans les conditions de gaufrage ci-après Le cylindre en acier gravé de 1,83 m de large est chauffé à 1700C avec une pression de 20 tonnes (c'est-à-dire de 108 kgf/cm le long du resserrement) et l'étoffe avance à la vitesse de 9,15 m/mn. Comme on l'a expliqué ci-dessus, l'étoffe est teinte et fixée à chaud avant le traitement pendant 20 secondes à 19000. On obtient des résultats comparables en remplaçant le bromure de lithium par du bromure de calcium ou de magnésium ou encore par du thiocyanate de calcium ou de zinc. B5VENDICATIONS 1.- Procédé de traitement de matières textiles, caractérisé en ce que l'on soumet à un gaufrage à chaud une étoffe comprenant des fibres thermoplastiques et qui porte un agent de gonflement minéral. 2.- Procédé selon la revendication 1 > caractérisé en ce que la proportion de l'agent de gonflement est de 0 > 5 à 5 % > en particulier de 1 à 2 % > du poids de l'étoffe. 3.- Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que l'agent de gonflement est du bromure de calcium, du thiocyanate de magnésium, du thiocyanate de calcium, du thiocyanate de zinc ou du bromure de lithium, en particulier du bromure de lithium. 4 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'étoffe comprend des fibres de polyamides, de polyesters, de polyacrylonitrile, de triacétate de cellulose ou de diacétate de cellulose, seules ou en mélanges entre elles. 5.- Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'étoffe comprend un mélange d'une ou plusieurs desdites fibres avec des fibres non thermoplastiques, en particulier avec une proportion d'au moins 50 % en poids de fibres thermoplastiques. 6.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'étoffe est une étoffe tissée, non tissée ou tricotée, en particulier une étoffe tricotée, lainée et bouclée, par exemple en fibres de polyamide. 7.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le gaufrage à chaud est effectué ventre 150 et 2100C. 8.- Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'étoffe comprend des fibres de Nylon 6 et la température de gaufrage est comprise entre 150 et 1900C. 9. - Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'étoffe comprend des fibres de Nylon 66 et la température de gaufrage est comprise entre 180 et 210 C. 10.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le gaufrage à chaud est réalisé en faisant passer l'étoffe entre une paire de cylindres associées, l'un étant un cylindre de gaufrage en acier chauffé, gravé et/ou garni de motifs d'une autre manière, représentant le dessin à communiquer à étoffe, l'autre étant lisse et élastique, en particulier avec une vitesse de passage de l'étoffe à travers l'écartement des cylindres comprise entre 4,6 et t8,3 m/mn. 11.- Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que la largeur des cylindres est de 1,83 m et la pression appliquée est comprise entre environ 68 et 108 kfg/cm le long du resserrement. 12.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que l'agent de gonflement est appliqué sur l'étoffe au cours d'une opération de prétraitement, à partir d'une solution aqueuse. 13.- Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que l'étoffe est foulardée avec ladite solution pour y laisser environ 80 % du bain aqueux, la concentration en agent mouillant de la solution étant comprise entre 12,5 et 25 g/l. 14.- Procédé selon la revendication 12 ou 13, caractérisé en ce que, après application de la solution aqueuse, l'étoffe est séchée avant le gaufrage à chaud. 15.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisé en ce que l'étoffe est soumise à la série des opérations ci-après a) décreusage sur ensouple et teinture ; b) foulardage sans séchage intermédiaire, avec un lubrifiant de lainage ; c) séchage ; d) brossage ou grattage (lainage) ; e) fixage à chaud ; f) foulardage avec l'agent de gonflement minéral; g) séchage ; h) gaufrage à chaud. 16.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que l'étoffe est soumise à la série d'opérations ci-après a) fixage à chaud ; b) décreusage sur ensouple et teinture ; c) foulardage sans séchage intermédiaire avec un lubrifiant de lainage et l'agent de gonflement dans le même bain ; d) séchage, sans excès ; e) grattage ou lainage ; f) gaufrage à chaud. 17.- Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce que, au cours de l'opération c), l'étoffe est foulardée avec un bain aqueux contenant 40 g/l du lubrifiant de lainage et 25 g/l de l'agent de gonflement, avec un exprimage final à 80 % sur cette étoffe. 18.- Les étoffes comprenant des fibres thermoplastiques, qui ont été traitées par un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 17.