Dans les installations de chau fage dont les chaudières sont réglables en fonction de la température extérieure, la température de l'eau de la chaudière s'adapte aux besoins de chaleur, c' est-à-dire à la consommation de chaleur effective. Pour une température extérieure très basse, la consommation de chaleur est grande et la température de 1' eau dans la chaudière et la canalisation de distribution doit donc être élevée. Pour une température extérieure moins basse, par contre, la consommation de chaleur est moindre et la température de l'eau dans la chaudière et la canalisation de distribution est plus basse. Contrairement à ce qui se passe pour les chaudières dans lesquelles la température de l'eau de la chaudière est réglée à une valeur fixe, les chaudières réglables n'ont pas besoin de mélangeur. La température dans la canalisation de distribution correspond à la température de liteau de la chaudière, qui se règle en fonction de la consommation de chaleur, et ne s'obtient pas par un mélange préalable avec de l'eau pouvant avoir différentes températures. Comme, de plus, la température de l'eau de la chaudière ne dépasse jamais la valeur nécessaire, la différence de température avec ltespace environnant est toujours réduite au minimum indispensable. De ce fait, pendant les périodes de transition notamment, les pertes par refroidissement sont réduites et le rendement économique est amélioré. Suivant la température extérieure, la température que l'eau doit avoir dans la chaudière et la canalisation de distribution peut varier entre 300C et 90 C. Cependant, en raison des servitudes propres aux chaudières, la température de 11 eau de la chaudière ne doit pas descendre au-dessous d'une température dé terminéesi l'on veut éviter certains inconvénients. Pour les chaudières en fonte, cette température minimale se situe vers 40 C. Le but de ltinvention est donc de réaliser une adaptation constante de la température de l'eau de la chaudière à la température extérieure compte tenu de la limitation imposée par l'existence d'une température minimale variable suivant la nature du matériau constituant la chaudière. On y parvient facilement au moyen d'un thermostat agissant sur le brûleur. Le maintien de la température au-dessus d'une valeur minimale implique l'existence d'un dispositif de ré, glage du circuit de chauffage qui s'oppose à toute élévation excessive de la température dans les locaux. La soluion la plus simple consiste en ce que le réglage ne s'effectue que dans les locaux les plus impor- tants au moyende soupapes de radiateurs thermostatiques. Lorsqu'une telle installation doi@ @o@@tionner de nuit en régime réduit, ce qui permet, comme o le sait, des économies d'énergie appréciables, la température de l'eau de la chaudière se trouve, pendant les périodes de transition, vu fait de l'existence d'une température minimale déterminée, nettement audessus de la température dont on a vraiment besoin dans la canalisation de distribution.De ce ce fait, les so1-apes thermostatiques interviennent à des températures trop élevées, de sorte que, malgré la fixation d'une température de régime réduit, il n'y a pas vraiment instauration d'un régime réduit de nuit. les locaux sont pratiquement chauffés autant que pendant la journée et il T a nécessaire rement apport d'énergie régulier par fréquent enclenchement du brû- leur. Pour éviter cet inconvénient, une caractéristi- que particulière de l'invention consiste à proposer un dispositif de réglage complémentaire pouvant intervenir de nuit dans le circuit de réglage et empêchant tout nouvel apport d'énergie tant que l'on n'a pas atteint la température de régime rduit de ntit De ce fait, on descend pendant la nuit au-dessous de la température minimale fixée, de sorte que tout le système de chauffage se refroidit jusqu'à la température ambiante dans les locaux.Il ne se produit un nouvel apport d'énergie et, par conséquent, un réchauffement de l'eau Jusqu'à la température minimale, que lorsqu'il faut de nouveau de la chaleur pour maintenir la température de régime réduit dans les locaux. Le refroidissement au-dessous de la température minimale fixée provoauerait des avaries à la chaudière si, dans ce domaine de températures, le brûleur se rallumait constamment. Cependant, comme le fonctionnement du brûleur est rendu complètement impossible et que ce n'est que lorsqu'on a atteint la température la plus basse que la chaudière peut se remettre à fonctionner à plein régime, il est impossible qu'il y ait iormation d'eau de condensation. On évite de ce fait les avaries de chaudière dues à la corrosion. I1 est avantageux de faire intervenir le dispositif de réglage complémentaire dans le circuit de réglage, par l'intermédiaire d'un mécanisme d'horlogerie, au début de la période de régime réduit de nuit prévue. Ce résultat peut entre obtenu par exemple du fait que le dispositif de réglage complémentaire est monté en parallèle dans le circuit de réglage et que pendant la nuit il y a dérivation par le dispositif de réglage complémentaire. L'action de l'appareil sensible à la température extérieure ne peut alors provoquer l'enclenchement du brtleur que si le dispositif de réglage complémentaire intervient également. Il y a lieu d'utiliser de préférence, comme appareil de réglage complémentaire, un thermostat d'intérieur qui ne permet le réenclenchement du brtleur que lorsqu'on a atteint le régime réduit de nuit. On peut également envisager l'utilisation d'un interrRAteur horaire empêchant pendant un certain temps tout nouvel apport d'énergie. Cet intervalle de temps devrait correspondre au temps nécessaire au refroidissement des locaux Jusqu'à la température de régime réduit. L'utilisation d'un interrupteur horaire se recommande particulièrement dans les immeubles à plusieurs appartements ne contenant aucun local de mesure de la température des locaux.Il est encore possible d'utiliser un dispositif de réglage extérieur interrompant complétement le chauffage de nuit tant que la température extérieure n1 atteint pas une valeur déterminée en fonction de l'isolation du bttiment. Le dessin ci-joint représente, en une figure unique, un exemple de réalisation de l'invention. La chaudière t est reliée aux radiateurs par une canalisation de distribution et de retour 2,3. Be brtleur 4 est commandé par le thermostat de chaudière 5, le point d'interven- tion du thermostat 5 dépendant de la température extérieure enregistrée par le thermostat extérieur 6. On respecte cependant dans tous les cas une valeur minimale déterminée Un interrupteur 7 permet, par exemple suivant le moment de la journée, l'intervention d'un appareil de réglage complémentaire 8 dans le circuit de réglage. Le brtleur 4 ne doit se remettre en marche que lorsque le contact s'établit au niveau idu dispositif de réglage complémentaire. REVENDICATIONS 1. Installation de chauffage avec chaudière réglable en fonction de la température extérieure, caractérisée par une adaptation constante de la température de l'eau de la chaudière à la température extérieure compte tenu de la limitation imposée par l'existence d'une température minimale variable suivant la nature du matériau constituant la chaudière. 2. Installation de chauffage selon la revendication 1, caractérisée par un dispositif de réglage complémentaire 8 pouvant intervenir de nuit dans le circuit de réglage et empêchant tout nouvel apport d'énergie tant que la température de régime réduit de nuit n1 est pas atteinte. 3. Installation de chauffage selon la revendication 2, caractérisée en ce que le dispositif de réglage complémentaire b est un thermostat dtintérieur. 4. Installation de chauffage selon la revenclication 2, caractérisée en ce que le dispositifs de réglage complémentaire est un interrupteur horaire réglable d'après la température extérieure ou un appareil sensible à la temparature extérieure.