L'invention concerne un procédé d'analyse spectrale de sources lumineuses notsnElt:fQuchkntes, où l'on isole en sexmse temporelle des raies de longueur d'ondes se succédant dans l'étendue du spectre, et l'on mesure l'intensité lumineuse émise par la source dans chaque raie isolée. L'invention se rapporte également à un spectrographe pour la mise en oeuvre du procédé, comportant un filtre monochromateur à spectre dispersé le long d'une piste, intercalé entre la source lumineuse et un détecteur d'intensité lumineuse, et défilant par rapport au trajet optique entre source et détecteur pour isoler successivement toutes les raies du spectre. Pour effectuer l'analyse spectrale d'une source lumineuse, on intercale dans un trajet optique entre la source lumineuse et un dispositif de détection d'intensité lumineuse un système dispersif étalant le spectre en raies de longueurs d'ondes successives, et l'on mesure l'intensité lumineuse dans chaque raie à l'aide du dispositif de détection. Le système dispersif peut etre un prisme ou un réseau, ou encore un filtre monochromateur interférentiel comportant une piste le long de laquelle la longueur d'onde de raie transmise varie de façon monotone, ceci étant obtenu par la variation correspondante de l'épaisseur des couches semi-transparentes dépo sées. Le dispositif de détection d'intensité lumineuse peut etre un film photographique recevant simultanément toutes les raies du spectre dispersé.La mesure d'intensité lumineuse dans chaque raie est effectuée par densitométrie du noircissement du film après développement. Le film photographique opérant par intégration de la quantité de lumière reçue convient à l'analyse spectrale de sources fluctuantes. Cependant la sensibilité est relativement faible, et surtout le noircissement n'est proportionnel à la quantité de lumière reçue que de façon approximative et dans une gamme assez étroite, si bien que l'analyse spectrale de sources fluctuantes pose des problèmes de temps de pose souvent insolubles. Le dispositif de détection d'intensité peut etre un dispositif photoélectrique, cellule ou photomultiplicateur par exemple. On limite alors latéralement le trajet optique entre la source et le dispositif de détection d'intensité à l'aide d'une fente en sorte d'isoler une raie étroite du spectre dispersé, et on fait défiler ce spectre dispersé par rapport au trajet optique limité latéralement, de façon que la raie isolée balaye tout le spectre. Cette disposition ne se prete guère à l'analyse spectrale de sources fluctuantes, en raison de ce que l'intensité lumineuse reçue par le dispositif de détection en correspondance avec chaque raie du spectre dépend tant de l'intensité lumineuse globale émise parla source à l'instant de mesure d'une raie particulière que de l'intensité relative de cette raie dans le spectre.Si l'on fait défiler le spectre très rapidement pour que la fluctuation d'intensité lumineuse globale soit négligeable pendant la durée du défilement, 7 il est nécessaire de disposer d'un détecteur d'intensité lumineuse extremement sensible dont la précision ne pourra etre obtenue qu'au prix de dispositions complexes et onéreuses. L'invention a pour objet un procédé d'analyse spectrale de sources lumineuses notamment fluctuantes donnant des résultats précis avec une bonne sensibilité et une mise en oeuvre simple. A cet effet l'invention propose un procédé d'analyse spectrale de sources lumineuses noduNmentfluctuantes, où l'on isole en séquence temporelle des raies de longueurs d'ondes se succédant dans l'étendue du spectre, et on mesure l'intensité lumineuse émise par la source dans chaque raie isolée, caractérisé en ce qu'on effectue une pluralité de séquences successives, et fait la sommation des intensités lumineuses mesurées pour chaque raie au cours des séquences successives de la pluralité. Ainsi chaque séquence de balayage du spectre peut etre exécutée sans que l'intensité lumineuse globale de la source varie sensiblement, tandis que la répétition de séquence de balayage avec sommation des intensités lumineuses reçues pour la meme raie assure la sensibilité. On remarquera que des fluctuations aléatoires d'intensité lumineuse au cours de chaque séquence de balayage se compensent avec une probabilité croissant avec le nombre de séquences. De préférence chaque mesure est exprimée par un signal numérique, et la sommation effectuée sur les signaux numériques. I1 est plus particulièrement préféré que le signal numérique soit obtenu à partir d'un comptage de photons dans un intervalle de temps déterminé. L'invention a encore pour objet un spectrographe pour l'analyse spectrale de sources lumineuses notamment fluctuantes mettant en oeuvre le procédé précité. A cet effet l'invention propose un spectrographe pour la mise en oeuvre d'un procédé d'analyse spectrale de sources lumineuses notamment fluctuantes, comprenant un filtre monochromateur à spectre dispersé le long d'une piste, intercalé dans un trajet optique entre la source et un détecteur d'intensité lumineuse délivrant un signal de sortie sensiblement proportionnel à l'intensité reçue, le filtre défilant par rapport au trajet optique en sorte que l'intersection du trajet par le filtre parcourant l'étendue de la piste, la raie isolée par le filtre décrive le spectre, spectrographe caractérisé en ce qu'il comporte en combinaison avec le filtre et le détecteur un moyen de défilement répétitif du filtre, un moyen de codage d'une multiplicité de positions d'intersection adapté à émettre un signal d'adresse distinct en réponse à chaque position de la multiplicité, un moyen de conversion sensible audit signal de sortie et émettant en réponse un signal numérique représentatif, un moyen de mémorisation avec une multiplicité d'emplacements de mémoire acces sibleschacun en réponse à un distinct desdits signaux d'adresse, un moyen de chargement couplé au moyen de mémorisation et adapté à ajouter dans l'emplacement de mémoire accessible le nombre représenté par ledit signal numérique à un contenu antérieur, et des moyens de lecture du moyen de mémorisation. Au cours de chaque défilement du filtre le moyen de codage émet un nouveau signal d'adresse chaque fois qu'une nouvelle raie est isolée En réponse,le moyen de chargement prend en compte le signal numérique représentatif du signal de sortie du détecteur, qui correspond à la raie en mesure, et ajoute le nombre représenté aux nombres accumulés au cours des défilements précédents dans l'emplacement de mémoire que le signal d'adresse a rendu accessible ; cet emplacement de mémoire est affecté la raie particulière correspondant au signal d'adresse. Pour chaque raie la sommation des intensités lumineuses émises s'effectue par totalisation des valeurs numériques. De préférence le filtre monochromateur comporte une piste en forme de couronne circulaire portée par un disque en rotation uni forme centrée, ce qui assure une répétition efficace des défilements avec une disposition mécanique simple. Le filtre monochromateur est avantageusement un filtre interférentiel connu en soi, avec une variation sensiblement continue de longueur d'onde transmise suivant la circonférence de la couronne. De préférence la piste du filtre comporte une plage opaque et une plage non sélective.Les mesures correspondant à ces deux plages seront une mesure respectivement du bruit de fond et de l'intensité lumineuse globale émise par la sour ce, En utilisant comme détecteur d'intensité lumineuse un photo multiplicateur dont le signal de sortie est une suite d'impulsions correspondant sensiblement chacune à la détection d'un photon incident, on constitue le moyen de conversion par un moyen de fente temporelle ouvert pendant un intervalle de temps réglé suivant l'émission d'un nouveau signal d'adresse, et un moyen de comptage des impulsions traversant le moyen de fenêtre ouvert. L'intensité lumineuse de la raie est alors représentée par un signal numérique correspondant à un nombre de photons reçus de la source pendant l'intervalle de temps réglé. Le moyen de fenêtre peut etre constitué par une porte "ET" commandée en ouverture par un moyen temporisateur, comprenant de préférence une horloge pilotée par quartz associée à un compteur à capacité de comptage limitée, de telle sorte que l'intervalle de temps d'ouverture est égal au nombre de périodes d'horloge que peut compter le compteur. Le moyen de codage comporte de préférence un compteur d'adressage recevant sur une entrée de comptage des impulsions d'index émises par un capteur de proximité lorsque des repères liés aux positions d'intersection défilent devant ce capteur, tandis qu'une entrée de remise à zéro reçoit des impulsions de synchronisation émises par un autre capteur lorsqu'un repère lié à l'origine de défilement passe devant ce capteur. Les signaux d'adresse sont alors représentatifs du rang des positions d'intersection à partir de l'origine de défilement. En technique d'analyse spectrale, on a tendance à réserver l'expression raie spectrale à un domaine étroit où des photons sensiblement monoénergétiques sont émis ou absorbés au cours d'un processus quantique. Cependant, dans la présente description, on entendra par raie spectrale un domaine étroit de spectre où les photons sont sensiblement monoénergétiques, que ce domaine étroit soit défini par un processus quantique, par un filtrage interférentiel, ou par tout processus de découpage discret du spectre. Ainsi un spectre où l'on définit les longueurs d'ondes par valeurs successives discrètes sera considéré comme composé d'une succession de raies, meme si le spectre étudié est du genre appelé généralement spectre continu. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence aux dessins annexés dans lesquels la figure 1 est un schéma général d'un spectrographe selon l'invention la figure 2 est un détail d'agencement d'un filtre monochromateur et des codeurs associés la figure 3 est un diagramme de transmission d'un filtre monochromateur la figure 4 est un schéma de circuits de visualisation d'un spectre. Selon la forme de réalisation choisie et représentée figure 1, la source lumineuse 1 dont on désire analyser le spectre, éclaire une fente 2. Un collimateur 3 projette l'image de la fente sur un filtre monochromateur 4 en forme de disque tournant entrain par un moteur 5. Portes par le méme axe que le filtre 4, deux disques codeurs 6 et 7 portent des repères optiques décelés au passage par des photo-transistors 6a et 7a. La disposition du filtre 4 et des disques codeurs 6 et 7 est représentée plus clairement figure 2. Le filtre 4 comprend une piste filtrante 40 en forme de secteur de couronne circulaire s'étendant sur 3000 prolongée à une extrémité par une plage transparente non filtrante 41 s'étendant sur environ 50, et à l'autre extrémité par une plage opaque 42 s'étendant également sur 50 environ. La piste 40 constitue un filtre interférentiel réalisé par dépit sous vide d'une succession de couches minces dont l'épaisseur varie sensiblement linéairement avec l'orientation angulaire de la piste, en sorte que chaque rayon constitue un filtre interférentiel pour une raie de longueur d'onde particulière qui varie sensiblement linéairement avec l'orientation angulaire.Le disque codeur 6 porte un repère de synchronisation unique 60, disposé de telle façon qu'il passe devant le capteur 6a lorsque l'image de la fente 2 tombe entre les extrémités 41 et 42 sur le disque 4 Le disque codeur 7 comporte 256 repères d'index radiaux 70 équidistantsangu- lairement de 1,20 disposés de telle sorte que,lorsque les trois premiers repères 71 passent devant le capteur 7a,l'image de la tombe sur la plage 41, lorsque les trois derniers repères 72 passent devant le capteur 7a, l'image de la fente passe devant la plage opaque 42, et que les repères 4 à 253 correspondent à 250 raies transmises par le filtre interférentiel et qui se répartissent régulièrement sur le spectre. Dans une forme de réalisation, ces raies se répartissent sur le spectre visible entre 740 et 380 nm. En revenant à la figure 1, un photomultiplicateur 9 est dispose derrière le filtre interférentiel 4, et est suivi d'un circuit amplificateur 10 tel que les impulsions émises par le photomultiplicateur 9 en réponse à des photons incidents soient amplifiées et mises en forme à un niveau logique. Par ailleurs les capteurs 6a et 7a constitués par des phototransistors sont reliés respectivement à l'entrée de remise à zéro 8a et l'entrée de comptage 8b d'un compteur numérique 8.On comprend que lors de la rotation du moteur 5, lorsque le repère 60 passe devant le capteur 6a, une impulsion de synchronisation est émise et remet le contenu du compteur 8 à zéro, puis lorsque les repères 70 passeront devant le capteur 7a, les impulsions d'index feront progresser le contenu du compteur, -en sorte que ce contenu, exprimé en signal numérique sur la sortie 8c, sera représentatif du rang du repère dtindex qui passe devant le capteur 7a, et donc du rang de la raie transmise dans le spectre. Les impulsions issues du photomultiplicateur 9, après amplifi-- cation et mise en forme par l'amplificateur 10, sont dirigées sur une première entrée d'une porte logique "ET" 11. La seconde entrée de la porte 11 est reliée à la sortie d'une porte "OU" 12, qui reçoit sur son entrée les chiffres du contenu d'un compteur 14. Ce compteur reçoit sur une entrée de décomptage des impulsions ryth mées émises par une horloge 13 pilotée par quartz. Le compteur 14 peut etre chargé à un contenu initial par un signal numérique émis par un codeur 15 en réponse à une impulsion arrivant sur l'entrée 15a. Tant que le compteur 14 est à zéro, la porte "OU" 12 présente un zéro sur sa sortie, et la porte "ET" 11 ne transmet pas lea les- impulsions reçues de l'amplificateur 10. Une impulsion d'index parvenant sur l'entrée 15a du codeur 15 provoque le chargement du compteur 14, avec apparition d'un contenu. La porte 12 émet un 1 logique en sortie et la porte "ET" 11 laisse passer les impulsions en provenance du photomultiplicateur 9. Lorsque le compteur 14 aura décompté un nombre d'impulsions d'horloge 13 égal au contenu initial, il sera revenu à zéro et la porte 12 fermera la porte 11. On conçoit donc que l'ouverture de la porte 11 aura une durée très précise. Il est évident que cette durée est réglée à une valeur inférieure à l'intervalle de temps séparant deux impulsions d'index. Les impulsions provenant du photomultiplicateur 9 et transmises par la porte 11 ouverte sont dirigées sur une entrée de comptage d'un compteur numérique 16, couplé à une mémoire adressable 17. La mémoire 17 comporte une multiplicité d'emplacements de mémoire rendus chacun accessible en réponse à un signal numérique d'adresse appliqué à l'entrée 17a, et provenant du compteur d'adressage 8. Le compteur 16 cqmporte une entrée de chargement de contenu initial reliée à la sortie de lecture 17d de la mémoire 17, rendue active par une impulsion appliquée à- l'entrée de commande de lecture 17b. Le compteur 16 possède une sortie de signal numérique de contenu 16a reliée à une entrée d'écriture 17e de la mémoire 17, entrée rendue active par un signal sur l'entrée de commande d'écriture 17c, reliée à la sortie de la porte 12. Lorsqu'une impulsion d'index est émise par le capteur 7a, le contenu du compteur d'adressage 8 augmente d'une unité, et un emplacement de mémoire, correspondant à la nouvelle adresse et donc à une raie particulière transmise par le filtre 4, est rendu accessible. L'impulsion d'index, appliquée à l'entrée de commande de lecture lfb, provoque le chargement d'un contenu initial dans le compteur 16, qui est le contenu antérieur de l'emplacement de mémoire accessible. Simultanément l'impulsion d'index provoque l'ouverture de la fenêtre constituée par la porte "ET" 11, le compteur -14, l'horloge 13, la porte "OU" 12 et le codeur 15.Dans ces conditions, le compteur 16 ajoute à son contenu initial le nombre d'impulsions émises par le photomultiplicateur 9 pendant l'ouverture de la porte 11 La fermeture de la porte 11 est accompagnée de l'écriture du contenu du compteur 16 dans l'emplacement de mémoire accessible de la mémoire 17. On remarquera que le contenu du compteur 16 parvient également à l'entrée 18b de dispositifs de lecture des données cde sortie du spectrographe, en meme temps que le signal d'adresse correspondant sur l'entrée 18a. Ces dispositifs de lecture des données de sortie du spectrographe seront décrits en détail plus loin. Pour effectuer une analyse du spectre émis par la source 1, le contenu de chacun des emplacements de la mémoire 17 sont mis à zéro. Puis, le disque 4 tournant à vitesse uniforme (50 tours par seconde dans un exemple de réalisation), on met le spectrographe en route, en synchronisme avec une impulsion de synchronisation. Bien entendu,le spectrographe comporte une logique de commande de conception classique susceptible de commander et d'enchatner les phases de fonctionnement. Chaque fois qu'apparatt une impulsion d'index (73 figure 3), le compteur 8 élabore un signal d'adresse qui rend accessible un emplacement de mémoire dans la mémoire 17, la porte 11 est ouverte et le compteur 16, lors du premier tour suivant la mise en route, introduit dans l'emplacement de mémoire un nombre-représentant le nombre de photons émis par la source dans la raie isolée par le filtre, et reçue par le photomultiplicateur 9 pendant la durée d'ouverture de la porte 11. Au cours des tours suivants, chaque emplacement de mémoire va accumuler le nombre de photons reçus à chaque tour et correspondant à la meme raie. Après un nombre de tours suffisant pour que les contenus des emplacements de mémoire soient représentatifs de l'intensité moyenne émise par la source dans les raies correspondantes ; le processus de comptage est arreté, en synchronisme avec une impulsion de synchronisation. La lecture de la mémoire 17 par adresses successives permet alors de transférer les résultats d'analyse au dispositif de lecture de données 18. Ce dispositif de lecture 18 peut comporter un enregistreur de données sur un support, tel qu'une bande perforée ou une bande magnétique, de façon à pouvoir exploiter l'analyse spectrale ultérieurement. On remarquera que la prdsence de la plage non sélective 41 et de la plage opaque 42 (figure 2), permet de faire apparaître dans les trois premiers et les trois derniers emplacements de mémoire respectivement des résultats de mesure d'intensité globale émise par la source et de bruit de fond du dispositif, c'est-à-dire principalement du photomultiplicateur. La figure 3 notamment, qui présente l'allure du diagramme de la longueur d'onde 140 transmise par le filtre en référence aux repères d'index 73, montre en 141 la transmission non sélective, correspondant aux repères 171, et en 142 la suppression de la transmission, correspondant aux repères 172. Comme représenté figure 4, la sortie du signal d'adresse 18a et la sortie 18b de contenu du compteur 16, sont dirigées respectivement surBdeux convertisseurs numérique/analogique 20 et 21 dont les sorties sont reliées respectivement aux entrées de déviation horizontale et de déviation verticale d'un oscilloscope de visualisation 22. Au cours d'une analyse spectrale conduite comme précédemment, le spectre est visualisé, les raies spécifiques de la source se développant graduellement, en suivant la totalisation des résultats dans les emplacements de mémoire. Pour permettre de surveiller une raie particulière, on inscrit le rang de cette raie dans un codeur manuel 24, qui élabore et envoie sur une entrée d'un comparateur numérique 23, un signal numérique correspondant à l'adresse de la raie surveillée. La seconde entrée du comparateur numérique est reliée à la sortie 18a des signaux d'adresse, Lorsque le comparateur 23 reçoit sur ses deux entrées des signaux numériques identiques chiffres pour chiffres, il émet un signal positif dirigé sur une entrée de surbrillance (Wehnelt) de l'oscilloscope 22. Ainsi la raie surveillée apparatt-elle plus lumineuse sur l'écran de l'oscilloscope.Le signal-positif d'égalité issu du comparateur 23 est également envoyé à 1 1entrée de commande d'un afficheur numérique à mémoire 27, qui comporte une entrée de signal numérique reliée à la sortie 18b de contenu du compteur 16. Sur l'afficheur numérique 27, de façon classique, apparat un nombre exprimant le signal numérique reçu lorsqu'un signal est appliqué à l'entrée de commande, et ce nombre reste affiché jusqu'à apparition d'un nouveau signal de commande, provoquant l'affichage d'un nouveau nombre. Ainsi le total des intensités mesurées pour la raie surveillée est affiché au fur et à mesure de sa formation. En outre,il est possible de régler la durée de l'analyse à partir de l'intensité de lumière émise par la source. A cet effet, la sortie 18b, où apparaît le contenu du compteur 16, c'est-à-dire le contenu actuel de l'emplacement de mémoire 17 accessible, est reliée à une entrée d'un comparateur numérique 25, qui reçoit sur son autre entrée un signal numérique élaboré par un codeur manuel 26. Lorsque le signal numérique sur l'entrée reliée à la sortie 18b est égal-ou supérieur au signal numérique élaboré par le codeur 26, il apparat sur la sortie 28 du comparateur 25 un signal qui est envoyé à la logique de commande (non représentée) du spectrographe pour arreter le processus d'analyse. Comme il a déjà été expliqué, l'arret du processus d'analyse peut provoquer la sortie des résultats vers un enregistreur de données. On remarquera que l'apparition d'un signal d'arret sur la sortie 28 correspondra au premier franchissement par un contenu d'emplacement de mémoire1 du nombre inscrit sur le codeur 26 ; en fait les emplacements de mémoire dont les contenus croîtront le plus rapidement seront les premiers emplacements de mémoire, correspondant à la plage non sélective 41, autrement dit à l'intensité lumineuse globale émise par la source. Par ailleurs en disposant un commutateur (non représente) à action manuelle capable de substituer sur le comparateur 25 un signal numérique issu du registre de l'afficheur 27 au signal numérique provenant de la sortie 18b7 on obtiendra en sortie 28 un signal dlarret lorsque le total des intensités lumineuses mesurées sur une raie particulière surveillée dépasse la valeur inscrite sur le codeur 26. Le spectrographe selon l'invention a été conçu pour des analyses spectrales de décharges erratiques. Mais il est susceptible d'application en spectrométrie de flammes, en pyrométrie, notamment lorsque l'émission est différente de celui du corps noir, pour des études de luminescence (thermoluminescence et sonoluminescence), en dosimétrie par thermoluminescence de rayonnements ionisants, en colorimétrie, et d'une façon générale chaque fois qusil est neces- saire d'explorer tout un spectre rapidement, mais que la résolution en longueur d'onde ne demande pas une précision poussée. Bien entendu l'invention n'est pas limitée aux exemples d6- crits, mais en embrasse toutes les variantes d'exécution. I1 est évident par ailleurs que, si la présente invention stapplique particulièrement bien à l'analyse spectrale de sources fluctuantes, l'analyse spectrale de sources fixes ne saurait etre pour autant -exclue. REVENDICATIONS 1. Procédé d'analyse spectrale de sources lumineuses notamment fluctuantes, où l'on isole en séquence temporelle des raies de longueurs d'ondes se succédant dans l'étendue du spectre, et on mesure l'intensité lumineuse émise par la source dans chaque raie isolée, caractérisé en ce qu'on effectue une pluralité de séquences successives, et fait la sommation des intensités lumineuses mesurées pour chaque raie au cours des séquences successives de la pluralité. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que chaque mesure est exprimée par un signal numérique, et la sommation effectuée sur les signaux numériques. 3. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le signal numérique représentant chaque mesure est obtenu par comptage de photons dans un intervalle de temps de durée déterminée. 4. Spectrographe pour la mise en oeuvre d'un procédé d'analyse spectrale de sources lumineuses notamment fluctuantes suivant la revendication 2, comprenant un filtre monochromateur à spectre dispersé le long d'une piste, intercalé dans un trajet optique entre la source et un détecteur d'intensité lumineuse délivrant un signal de sortie sensiblement proportionnel à l'intensité reçue, le filtre défilant par rapport au trajet optique en sorte que l'intersection du trajet par le filtre parcourant l'étendue de la piste, la raie isolée par le filtre décrive le spectre, spectrographe caractérisé en ce qu'il comporte en combinaison avec le filtre et le détecteur un moyen de défilement répétitif du filtre, un moyen de codage d'une multiplicité de positions d'intersection adapté à émettre un signal d'adresse distinct en réponse à chaque position de la multiplicité, un moyen de conversion sensible audit signal de sortie et émettant en réponse un signal numérique représentatif, un moyen de mémorisation avec une multiplicité d'emplacements de mémoire accessibles chacun en réponse à un distinct desdits signaux d'adresse, un moyen de chargement couplé au moyen de mémorisation et adapté à ajouter dans l'emplacement de mémoire accessible le nombre représenté par ledit signal numérique à un contenu antérieur, et des moyens de lecture du moyen de mémorisation. 5. Spectrographe selon la revendication 4, caractérisé en ce que ledit filtre monochromateur comporte une piste en forme de secteur de couronne circulaire pprtée par un disque en rotation uni forme centrée. 6. Spectrographe selon la revendication 5, caractérisé en ce que ledit filtre monochromateur est un filtre interérentie1 connu en soi, avec une variation sensiblement continue de longueur d'onde de raie transmise suivant la circonférence de la couronne. 7. Spectrographe selon une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé en ce que ladite piste du filtre comporte une plage opaque et une plage non sélective. 8. Spectrographe selon une quelconque des revendications 4 à 7 où le détecteur d'intensité lumineuse est constitué par un photomultiplicateur, caractérisé en ce que le moyen de conversion comprend un moyen de fente temporelle inséré entre le photomultiplicateur et un moyen de comptage capable d'élaborer un signal numérique représentatif d'un nombre d'impulsions émises par le photomultiplicateur en réponse à des photons incidents et transmises par le moyen de fenêtre ouvert, ce moyen de fenêtre étant ouvert pendant un intervalle de temps réglé en réponse à chaque émission par le moyen de codage d'un signal d'adresse. 9. Spectrographe selon la revendication 8, caractérisé en ce que le moyen de fenêtre comprend un moyen logique à fonction "ET" avec une première entrée attaquée par le photomultiplicateur, et une seconde entrée reliée à un moyen temporisateur déclenché par ledit signal d'adresse. 10. Spectrographe selon la revendication 9, caractérisé en ce que ledit moyen temporisateur comporte une horloge pilotée par quartz associée à un compteur à capacité de comptage imposée. 11. Spectrographe selon une quelconque des revendications 4 à 10, caractérisé en ce que ledit moyen de codage comprend un premier capteur de proximite sensible au passage d'un repère lié à l'origine du défilement et émettant en réponse une impulsion de synchronisation, un second capteur de proximité sensible au passage d'une multiplicité de repères liés respectivement à la multiplicité de positions d'intersection et émettant en réponse des impulsions d'index, et un compteur d'adressage recevant sur une entrée de comptage les impulsions d'index et sur une entrée de remise à zéro les impulsions de synchronisation, 12.Spectrographe selon une quelconque des revendications 4 à 11, associé à un oscilloscope de visualisation du spectre avec des entrées de déviations horizontale et verticale, caractérisé en ce qu'il comporte en outre deux convertisseurs numérique/analogique, un premier convertisseur recevant le signal d'adresse et attaquant l'entrée de déviation horizontale, et le second convertisseur sensible au contenu d'emplacement de mémoire accessible attaquant l'entrée de déviation verticale. 13. Spectrographe selon la revendication 12, caractérisé en ce qu il comporte un comparateur numérique recevant le signal d'adresse, dlune part, et d'autre part, un signal numérique issu d'un codeur manuel, et émettant un signal positif en réponse à l'identité des signaux reçus, ce signal positif étant dirigé sur une entrée de surbrillance de l'oscilloscope. 14. Spectrographe selon la revendication 13, caractérisé en ce qu il comporte un afficheur numérique à registre de mémoire avec une entrée de signal numérique couplée à l'emplacement de mémoire accessible, et une entrée d'enregistrement recevant ledit signal positif. 15. Spectrographe selon une quelconque des revendications 4 à 14, comportant un moyen de commande de marche et d'arrêt de la prise en compte du signal de sortie du détecteur, caractérisé en ce qu'il comporte en outre un moyen de comparaison numérique sensible à l'excès du contenu d'emplacement de mémoire accessible sur un signal numérique issu d'un codeur manuel et provoquant en réponse l'arret dudit moyen de commande. 16. Spectrographe selon les revendications 14 et 15, caractérisé en ce qu'il comporte un moyen de commutation à commande manuelle capable de substituer sur ledit moyen de comparaison numérique un signal numérique issu du registre de l'afficheur numérique au signal de contenu de mémoire accessible. 17. Spectrographe selon la revendication 15 ou 16, associé à un enregistreur de données numériques sur un support, caractérisé en ce qu'il comporte en outre un moyen de lecture par adresses successives dudit moyen de mémorisation, déclenché par un signal d'arret dudit moyen de commande, et couplé audit enregistreur.