La présente invention concerne un circuit hydrauli- que à commande électrique proportionnelle du type qui comprend une soupape hydraulique asservie ayant une chambre pilote et une soupape pilote hydraulique destinée à moduler la pression dans la chambre pilote de la soupape hydraulique asservie. Plus précisément, l'invention concerne un circuit hydraulique du type indiqué précédemment dans lequel la soupape pilote est commandée électromagnétiquement et comporte un corps ayant un conduit communiquant avec la chambre pilote et relié à une réserve de fluide sous pression par un orifice de petite section, une ouverture destinée à être reliée à un réservoir de décharge, et un passage destiné à mettre le conduit en communication avec l'ouverture de décharge, un obturateur coopérant avec un siège formé dans le corps et correspondant au passage, et un électro-aimant comprenant une armature raccordée au corps de la soupape pilote, un enroulement et un noyau mobi- le repoussant l'obturateur dans la position de fermeture contre le siège avec une force proportionnelle à l'intensité du courant transmis à l'enroulement. Des soupapes pilotes du type indiqué précédemment ont diverses applications dans différents types d'appareils tels que par exemple les presses, les machines-outils, les machines de travail du caoutchouc, les installations sidérurgiques, les machines de travail des matières plastiques, et de façon géné- rale, toutes les applications dans-lesquelles il est souhaita- ble de moduler la pression dans un circuit hydraulique. Les soupapes permettent à la pression dans la cham- bre pilote de la soupape asservie de varier proportionnelle- ment par variation de l'intensité du courant transmis à l'en- roulement de l'électro-aimant Ainsi, la variation du courant provoque une variation proportionnelle de la force qui tpuuxe l'obturateur contre son siège et qui règle la communication entre le conduit et le réservoir de décharge. Les soupapes de ce type qui ont été réalisées jus- qu'à présent ont cependant une structure relativement compliquée, et sont ciiteuses, lourdes et encombrantes, ces inconvénients les rendant peu adaptées à une utilisation dans l'industrie des véhicules à moteur et en particulier, par exemple, dans les circuits de freinage, les circuits de transmission et les circuits d'alimentation du moteur. L'invention concerne un circuit hydraulique ayant une commande électrique proportionnelle qui remédie aux incon- vénients précités. Compte tenu de cet objectif, l'invention concerne un circuit hydraulique du type indiqué précédemment, caracté- risé en ce que le siège coopérant avec l'obturateur se trouve dans une zone du corps de la soupape pilote qui se trouve à l'intérieur de l'armature de l'électro-aimant, et en ce que l'obturateur est directement repoussé par le noyau mobile de l'électro-aimant. L'invention permet la réalisationd'une soupape ayant une structure plus simple à partir d'un plus petit nom- bre de parties et qui est donc plus rentable, moins encombrante et plus légère que les soupapes de ce type qui ont été fabri- quées jusqu'à présent Dans ces soupapes connues, le siège coopérant avec l'obturateur qui règle la communication avec le réservoir de décharge, est placé dans une zone du corps de la soupape pilote qui est en dehors de l'armature de l'électro- aimant et l'obturateur coopérant avec le siège est commandé indirectement par le noyau mobile de l'électro-aimant par l'in- termédiaire d'éléments disposés axialement entre le noyau mo- bile et l'obturateur. Dans un premier mode de réalisation du circuit hydrau- lique selon l'invention, l'orifice de petite section qui relie le conduit à la réserve de fluide sous pression est formé dans le corps de la soupape pilote Dans un second mode de réalisa- tion, cet orifice est cependant formé dans la soupape hydrau- lique asservie dans une zone telle que la chambre pilote est disposée entre l'orifice et le conduit. Un mode de réalisation avantageux de circuit hydrau- lique selon l'invention a les caractéristiques supplémentaires suivantes: le noyau mobile de l'électro-aimant peut coulisser dans une bobine de support de l'enroulement, le corps de la soupape pilote est essentiellement sous forme d'un élément cy- lindrique et a une première extrémité introduite dans une pre- mière extrémité de la bobine de support de l'enroulement, cette extrémité du corps de la soupape, avec l'extrémité du noyau mobile placé en regard, délimite une chambre principale à l'intérieur de la bobine de support, le conduit formé dans le corps de la soupape pilote débouche dans la chambre principale, le passage reliant le conduit à l'ouverture de décharge est constitué par la chambre principale et par au moins un conduit auxiliaire reliant la chambre principale à l'ouverture de dé- charge, et le siège de l'obturateur est constitué par l'extré- mité du conduit qui débouche dans la chambre principale. De préférence, la partie du corps de soupape qui dépasse de l'électro-aimant est introduite dans un siège for- mé dans le corps de la soupape hydraulique asservie afin qu'un couplage entre la soupape asservie et la soupape pilote soit formé Ceci permet au corps de la soupape pilote de remplir simultanément différentes fonctions: il agit en fait à la fois comme corps de la soupape elle-même (dans lequel le conduit et le siège de l'obturateur sont formés) et comme élément d'ac- couplement à la soupape asservie En outre, le corps de la soupape pilote est de préférence formé d'une matière ferroma- gnétique, et il remplit alors aussi la fonction d'attirer le noyau mobile de l'électro-aimant vers lui lors de l'excitation de l'enroulement. D'autres caractéristiques et avantages de l'inven- tion seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre d'exemples de réalisation et en se référant aux des- sins annexés donnés à titre purement illustratif et sur lesquels la figure 1 est une coupe partielle d'un premier mode de réalisation de circuit hydraulique selon l'invention la figure 2 est une coupe partielle d'un second mode de réalisation d'un circuit hydraulique selon l'invention; et la figure 3 est un graphique représentant la caracté- ristique pression-courant d'un mode de réalisation de soupape pilote réalisée en pratique et faisant partie du circuit selon l'invention. Sur la figure 1, la référence 1 désigne le corps d'une soupape hydraulique asservie ayant un alésage cylindrique 2 dans lequel une partie du corps 3 d'une soupape pilote peut coulisser Le corps 3 est cylindrique et est formé d'une matière ferromagnétique La soupape pilote comprend en outre un électro- aimant 4 ayant un enroulement 5 supporté par une bobine tubulai- re 6 La bobine 6 qui est formée d'une matière non ferromagné- tique, est placée dans une armature 7 de matière ferromagnétique comprenant un élément mis en forme de coupelle ayant une paroi de base 8 a et ayant, à son extrémité ouverte, une plaque 9 qui a une ouverture centrale Des plaques annulaires 10 sont placées entre les extrémités de la bobine 6 et le fond 8 a d'une part et la plaque 9 d'autre part L'élément 8 en forme de cou- pelle et les plaques 9, 10 sont tous trois formés d'une matière ferromagnétique. Un noyau ferromagnétique 12 est monté afin qu'il puisse coulisser dans la bobine tubulaire 6 de support d'en- roulement, un manchon 11 d'une matière non ferromagnétique étant interposé. L'extrémité du corps 3 de la soupape pilote opposée à celle qui est introduite dans l'alésage 2 formé dans le corps de la soupape dépasse de la plaque 9, de la plaque 10 et de l'extrémité adjacente du manchon 11 qui la maintiennent. Le corps 3 de la soupape pilote a un conduit axial 18 communiquant à une première extrémité par un orifice 13 avec une chambre pilote 14 dans laquelle la pression doit être modulée par la soupape pilote Le conduit 18 communique par un orifice 23 d'étranglement ayant une dimensionaxiale limitée avec un trou radial 21 formé dans le corps Ce trou 21 communi- que à son tour avec un canal 22 formé dans le corps 1 de la soupape et destiné à être raccordé à une réserve de fluide sous pression. Le corps 3 a une gorge périphérique qui délimite une chambre annulaire 16 dans l'alésage 2 Le corps 3 a aussi une ouverture 15 de décharge qui communique, par l'intermédiaire de la chambre annulaire 16, avec un canal 17 formé dans le corps 1 et relié à un réservoir de décharge (non représenté). Le corps 3 comprend en outre un passage de circula- tion reliant le conduit 18 et l'ouverture 15 de décharge Ce passage est formé par une chambre principale 19 (limitée dans le manchon 11 par les extrémités en regard du corps 3 et du noyau mobile 12) dans laquelle l'extrémité du conduit 18 qui est opposée à la chambre pilote 14 débouche, et au moins un conduit auxiliaire 50 reliant la chambre principale 19 à l'ouverture de décharge 15. Le corps 3 est monté dans l'alésage 2 avec interpo- sition d'une série de bagues annulaires d'étanchéité 24 logées dans les gorges périphériques respectives formées dans le corps 3 Celui-ci a en outre une gorge périphérique 25 à l'extérieur du corps 1, permettant le logement d'un support 26 en équerre fixé par des vis 27 au corps 1 et destiné à bloquer le corps 3 de la soupape pilote par rapport au corps de la soupape as- servie 1. Un manchon d'étanchéité 28 est monté à l'extrémité du conduit 18 qui débouche dans la chambre principale 19 et son bord interne tourné vers la chambre 19 délimite un siège pour une bille formant un obturateur 29 qui, lors de l'excita- tion de l'enroulement 5, est repoussé contre le siège par le noyau mobile 12 de l'électro-aimant. Un bouchon 30 est emmanché à force à l'extrémité du manchon 11 qui est opposée au corps 3 Le bouchon 30 a une gor- ge périphérique dans laquelle est logée une bague de retenue 31, celle-ci étant au contact d'une bague d'entretoise 32. Le bouchon 30 délimite, avec l'extrémité du noyau mobile 12 qui est en face de lui, une chambre auxiliaire 33 à l'intérieur du manchon 11 La chambre 33 communique avec la chambre principale 19 par une série de gorges périphériques axiales 34 (une seule est représentée) formées dans le noyau mobile 12 Le noyau 12 a aussi une partie intermédiaire de plus petit diamètre qui délimite une chambre annulaire 35 Grâce à la structure décrite précédemment, un film de fluide se forme lors du fonctionnement dans la chambre 35 et joue le rôle d'un palier, facilitant le glissement du noyau 12 dans le manchon 11. Le corps du noyau mobile 12 a un alésage axial dans lequel un axe 36 est emmanché à force L'axe 36 a deux extrémités qui dépassent du corps du noyau 12 La partie de l'axe 36 qui dépasse de l'extrémité du noyau 12 tournée vers la chambre 33 empêche le contact mutuel dûs surfaces en regard du noyau 12 et du bouchon 30 et le risque de "collage" hydraulique de ces surfaces L'axe 36 est formé d'une matière non ferromagnétique, ayant une dureté bien supérieure à celle du noyau mobile 12. Le noyau 12 a une cavité 37 qui loge la bille 29 formant l'obturateur, à l'extrémité de l'axe 36 qui dépasse du corps du noyau mobile 12 vers la chambre principale 19. Un ressort hélicoïdal 38 est placé entre les extré- -mités en regard du bouchon 30 et le noyau mobile 12 et son r'ole apparatt clairement dans la suite de la description. L'orifice 13 est formé dans une plaque 39 d'étran- glement disposée à l'extrémité du conduit 18 qui débouche dans la chambre pilote 14 L'orifice 13 empêche les oscillations de la pression de la transmission entre le conduit 18 et la chambre 14. Un élément fixé à l'organe mobile (non représenté) de la vanne asservie est repéré par la référence 40 Cet élément 40 est soumis à la pression régnant dans la chambre 14, si bien qu'une variation de cette pression provoque une variation de la position de l'élément 40 La figure 1 repré- sente aussi un canal 41 formant une ouverture d'entrée de la soupape asservie, communiquant avec un canal de sortie (non représenté) par l'intermédiaire d'un passage de circulation commandé par l'organe mobile de la soupape asservie. Le fonctionnement du circuit hydraulique représenté sur la figure 1 est le suivant. La position de l'élément 40 fixé à l'organe mobile de la soupape asservie dépend de la pression dans la chambre pilote 14 Cette pression est transmise à la chambre pilote 14 par l'intermédiaire du canal 22 formé dans le corps de la vanne asservie, de l'orifice 23 d'étranglement du trou 21 formé dans le corps 3 de la soupape pilote et du conduit 18. La bille 29 d'obturation est repoussée contre son siège par le noyau mobile 12 de l'électro-aimant 4 lors de l'excitation de l'enroulement 5 Si la pression dans le con duit 18 augmente suffisamment pour que la force exercée par le noyau mobile 12 sur l'obturateur 29 soit dépassée, l'ob- turateur est soulevé de son siège avec le noyau mobile 12 et il met le conduit 18 en communication avec l'ouverture 15 reliée au réservoir de décharge par la chambre principale 19 et le conduit auxiliaire 20 La pression dans le conduit 18 (et en conséquence dans la chambre pilote 14) dépend ainsi de la valeur de la force exercée par le noyau mobile 12 sur l'ob- turateur 29. Il s'ensuit que la modulation de la pression dans la chambre pilote 14 (qui provoque une variation de la posi- tion de l'organe mobile de la vanne asservie) peut être assu- rée d'une manière proportionnelle par variation de l'intensité du courant transmis à l'enroulement 5. L'arrangement décrit précédemment, et en particulier le fait que le siège de la bille d'obturation 29 est formé dans une zone du corps de la soupape pilote placée dans l'en- roulement de l'électro-aimant 4, et le fait que cet obturateur est commandé directement par le noyau mobile 12 de l'électro- aimant, sans élément intermédiaire, permet la formation d'une soupape plus simple, moins coûteuse et moins encombrante que les soupapes pilotes à commande électrique proportionnelle qui ont été réalisées antérieurement. La figure 2 (qur laquelle les éléments communs à la figure 1 sont repérés par les mêmes signes de référence) représente un second mode de réalisation de l'invention qui dif- fère de celui qui est représenté sur la figure 1 uniquement en ce que, dans ce cas, l'orifice de petite section, par lequel le conduit 18 communique avec la réserve de fluide sous pres- sion, est formé dans l'organe mobile 40 de la soupape asservie et non dans le corps 3 de la soupape pilote Dans ce cas, l'ori- fice 13 d'étranglement est en outre supprimé. Plus précisément, l'orifice de petite section (indi- qué par la référence 42) est formé dans la paroi de l'organe mobile 40, dans une zone telle que la chambre pilote 14 se trouve entre l'orifice 7 42 et le conduit 18 L'orifice 42 com- munique avec un canal 43 formé dans le corps 1 de la soupape asservie et destiné à être relié à la réserve de fluide sous pression. Le fonctionnement de la soupape représentée sur la figure 2 est totalement semblable à celui qui a été décrit pré- cédemment en référence à la soupape de la figure 1. Une analyse théorique du fonctionnement du circuit hydraulique selon l'invention, dans le mode de réalisation représenté sur la figure 1, permet l'identification des critères 1 o permettant la fixation des dimensions de la soupape pilote, donnant une relation univoque entre l'intensité du courant transmis à l'enroulement 5 et la pression dans le conduit 18 (à chaque valeur de l'intensité du courant, il doit correspon- dre une seule valeur de la pression), et qui assure la stabilité du circuit. On peut identifier les paramètres suivants P = pression d'alimentation de la soupape pilote (au canal d'entrée 22), Q = débit maximal idéal de la soupape pilote (les conditions idéales existent lorsque la pression dans le conduit 18 est nulle), p = masse volumique du fluide, Emax P max/P, P max étant la pression nominale maximale correspondant avec le conduit 18, Emin P min /P, P min étant la pression nominale minimale correspondant avec le conduit 18 Imax = intensité du courant correspondant à la pres- sion P'max (l'action du ressort 38 est négligée), R = rayon interne du manchon 11, t = épaisseur de la paroi du manchon 11, w = épaisseur de l'armature tournée vers le noyau (épaisseur de la plaque 10 + épaisseur de la paroi de base 8 a) =/1 ci 2 ds VD' ds et D étant le diamètre de l'ouverture du manchon 28 et le diamètre de la bille d'obturation 29 respectivement. On peut déterminer expérimentalement les valeurs v coefficient de dispersion de l'électro-aimant, = perméabilité dans l'air, C =coefficient d'écoulement dans l'orifice 23 de g petite section, Cs =coefficient d'écoulement dans le passage réglé par l'obturateur 29, et Ci = coefficient d'écoulement dans le passage for- m& dans le manchon 28. Une fois fixées les valeurs des paramètres indiqués précédemment, on peut déterminer les dimensions caractéristiques suivantes de la soupape: d >P 8 Q g 27 g (dg étant le diamètre de l'orifice 23) c 2 ( 1-Emi) g mn 0,2 E s min D =d s C' d Y CIS ds s (Y étant la distance maximale du noyau 12 au corps 3) 2 5 d 2O C NI max R = _g Imax RC maxk s P 32 êi max 1 V Emax N étant le nombre de tours de l'enroulement de l'électro-aimant. Cette dernière relation indique la valeur du pro- duit de trois dimensions, si bien qu'il est toujours possible de choisir deux quelconques de ces dimensions et de déterminer la troisième. h h = y/Emin 1 -E min Rt 2 w d s g 1 + \/E-M 4 ax V 7 -E - m ax h étant la distance comprise entre le noyau mobile de l'électro- aimant et le corps 3 de la soupape lorsque l'obturateur 29 est repoussé contre son siège. Naturellement, en ce qui concerne la dernière rela- tion, on doit choisir les valeurs de t et W qui donnent des valeurs de h qui ne sont pas négatives. Enfin min max fmin max 1 mxn /a Imin étant la valeur de l'intensité du courant correspondant à la pression P' min' En pratique, il est commode d'utiliser une valeur de la course maximale X du noyau mobile de l'électro-aimant qui est supérieure à celle qui est déterminée par la relation donnée précédemment afin de tenir compte des tolérances de fonctionnement et de permettre une plus grande souplesse d'uti- lisation de la soupape pilote lorsque les pressions d'alimenta- tion sont supérieures à la pression nominale. L'adoption d'une valeur de la course maximale Y supé- rieure à sa valeur théorique peut provoquer d'autre part une réduction de la force électromagnétique pour une intensité don- née du courant, si bien que le noyau mobile risque de ne pas pouvoir commencer à se déplacer étant donné le frottement dans l'appareil. L'augmentation de l'intensité du courant transmis à l'enroulement serait une erreur pour la résolution de ce pro- blème car elle provoquerait une augmentation importante accom- pagnée d'oscillations de la pression dans le conduit 18. Le rôle du ressort hélicoïdal 38 placé entre le bou- chon 30 et le noyau mobile 12 est justement de résoudre ce problème Ce ressort, lorsque la distance entre le noyau mobile 12 et le corps 3 de la soupape est maximale, exerce une force suffisante pour compenser la pression minimale régnant dans le conduit 18. En conséquence, lorsque la pression nominale minimale est présente dans le conduit 18, cette pression est totalement compensée par la force exercée par le ressort et l'intensité du courant transmis à l'enroulement de l'électro-aimant est pratiquement nulle. L'utilisation du ressort 38 assure en outre l'obten- tion de temps de réponse plus courts et augmente la stabilité de l'appareil Le corps 3 peut même être formé d'une matière non ferromagnétique Dans ce cas, il est cependant indispensa- ble que le noyau mobile 12 ne se trouve pas en position cen- trale dans l'enroulement 5 lorsqu'il repousse l'obturateur 29 contre son siège. Exemple On considère maintenant un exemple de dimensions d'une soupape pilote correspondant au mode de réalisation re- présenté sur la figure 1. Données nominales: P = 200 N/cm 2; Q: 20 cm 3/s; p 2 P 9 10-6 N S 2/cm 4; Emin 0,02; Emax 0,99; R: 0,7 cm; t 0,1 cm; w: 0,3; max A; 6: 0,8. Valeurs déduites expérimentalement: i-i = 1,26 106 N/Atr)2; V 1,3; C 0,78; Cs 0,55; C' = O 66. s On obtient les dimensions caractéristiques suivantes: d = 0,07 cm; g ds 0,2 cm; D = 0,33 cm; : 0,075 cm; N: 554 tours; h = 0,063 em Imin = 0,094 A Pmax 18 N/cm 2 P min = 4 N/cm 2 La figure 3 des dessins annexés représente la carac- téristique pression-courant du mode de réalisation de vannes réalisées comme représenté sur la figure 1. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1 Circuit hydraulique à commande électrique pro- portionnelle, comprenant une soupape hydraulique asservie com- portant une chambre pilote ( 14) et une soupape pilote hydrau- lique destinée à moduler la pression dans la chambre pilote de la soupape hydraulique asservie, dans lequel la soupape pilote comporte: un corps ( 3) ayant un conduit ( 18) qui communique avec la chambre pilote ( 14) et qui est relié à une réserve de fluide sous pression par un orifice de petite section ( 23; 42), une ouverture ( 15) destinée à assurer la connexion à un réser- voir de décharge, et un passage ( 19, 20) destiné à mettre le conduit ( 18) en communication avec l'ouverture de décharge ( 15), un obturateur ( 29) coopérant avec le siège formé dans le corps ( 3) et correspondant au passage ( 19, 20) et un électro-aimant ( 4) comprenant une armature ( 7) fixée au corps de la soupape pilote ( 3), un enroulement ( 5) et un noyau mobile ( 12) repoussant l'obturateur ( 29) en position de fermeture contre le siège avec une force proportionnelle à l'intensité du courant transmis à l'enroulement ( 5), caractérisé en ce que le siège coopérant avec l'obturateur est placé dans une zone du corps ( 3) de la soupape pilote qui se trouve à l'intérieur de l'armature ( 7) de l'électro-aimant ( 4) et en ce que l'obturateur ( 29) est commandé,par contact direct,par le noyau mobile ( 12) de l'électro-aimant ( 4). 2 Circuit hydraulique selon la revendication -, caractérisé en ce que l'orifice de petite section ( 23) qui relie le conduit ( 18) à la réserve de fluide sous pression est formé dans le corps ( 3) de la soupape pilote. 3 Circuit hydraulique selon l'une des revendica- tions 1 et 2, caractérisé en ce que l'orifice de petite section ( 42) qui relie le conduit ( 18) à la réserve de fluide sous pres- sion est formé dans la vanne hydraulique asservie, et en ce que la chambre pilote ( 14) est disposée entre le conduit ( 18) et l'orifice de petite section ( 42). 4 Circuit hydraulique selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'orifice de petite section ( 23; 42) a une dimension axiale relativement faible. Circuit hydraulique selon la revendication 1, caractérisé en ce que le noyau mobile ( 12) de l'électro- aimant ( 4) est monté afin qu'il puisse coulisser dans une bo- bine tubulaire ( 6) de support de l'enroulement ( 5), le corps ( 3) de la soupape pilote est pratiquement sous forme d'un élément cylindrique et a une première extrémité introduite dans une première extrémité de la bobine de support ( 6) de l'enroulement ( 5) de l'électro-aimant ( 4), la première extré- mité du corps ( 3) de la soupape et l'extrémité du noyau mobile ( 12) placéeen regard délimitent une chambre principale ( 19) dans la bobine de support ( 6), le conduit ( 18) formé dans le corps ( 3) de la soupape pilote débouche dans la chambre prin- cipale, le passage reliant le conduit ( 18) à l'ouverture de décharge ( 15) est constitué par la chambre principale ( 19) et par au moins un conduit auxiliaire ( 20) reliant la chambre principale ( 19) à l'ouverture de décharge ( 15), et le siège de l'obturateur ( 29) est constitué par l'extrémité du conduit ( 18) qui débouche dans la chambre principale ( 19). 6 Circuit hydraulique selon la revendication 5, caractérisé en ce que le corps ( 3) de la soupape pilote est formé de matière ferromagnétique. 7 Circuit hydraulique selon la revendication 5, caractérisé en ce que le noyau mobile ( 12) est monté afin qu'il puisse coulisser dans la bobine de support ( 6) de l'enroulement ( 5) avec interposition d'un manchon ( 11). 8 Circuit hydraulique selon la revendication 7, caractérisé en ce que la soupape comporte un élément d'obtura- tion ( 30) fermant l'extrémité du manchon ( 11) opposée au corps ( 3) de la soupape, cet élément de fermeture ( 30), avec l'ex- trémité du noyau mobile ( 12) placée en regard, délimitant une chambre auxiliaire ( 33) dans le manchon ( 11), et en ce que le noyau mobile ( 12) comporte une série de gorges périphériques axiales ( 34) qui mettent la chambre principale ( 19) en communi- cation avec la chambre auxiliaire ( 33). 9 Circuit hydraulique selon la revendication 10, caractérisé en ce que le noyau mobile ( 12) a une partie intermé- diaire de petit diamètre qui délimite une chambre périphéri- que annulaire ( 35) dans le manchon ( 11). Circuit hydraulique selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'un dispositif élastique ( 38) est disposé entre l'élément de fermeture ( 30)et l'extrémité du noyau mo- bile ( 12) placée en face. 11 Circuit hydraulique selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif ( 36) de limita- tion de course destiné à former la limite de la course du noyau mobile ( 12) dans la direction de l'élément de fermeture ( 30) et en ce que, dans cette position de limite de course, les extrémités en regard du noyau mobile ( 12) et de l'élément de fermeture ( 30) sont distantes l'une de l'autre. 12 Circuit hydraulique selon la revendication 11, caractérisé en ce que le dispositif destiné à limiter la course comprend une tige axiale ( 36) emmanchée à force dans le noyau mobile ( 12). 13 Circuit hydraulique selon la revendication 5, caractérisé en ce que le siège de l'obturateur ( 29) est déli- mité par le bord interne d'un manchon ( 28) monté sur le corps ( 3) de la soupape à l'extrémité qui débouche dans la chambre principale ( 19) du conduit ( 18). 14 Circuit hydraulique selon la revendication 5, caractérisé en ce que la partie du corps ( 3) de la soupape qui dépasse à l'extérieur de l'électroaimant est introduite dans un siège ( 2) du corps ( 1) de la soupape hydraulique as- servie, afin que la soupape asservie soit couplée à la soupape pilote. 15 Circuit hydraulique selon la revendication 5, caractérisé en ce que le conduit ( 18) est constitué par un alésage formé axialement dans le corps ( 3). 16 Circuit hydraulique selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'extrémité du conduit ( 18) qui communi- que avec la chambre pilote ( 14) a une plaque ( 39) d'étranglement ayant une ouverture et destinée à empêcher la transmission des oscillations de pression entre le conduit et la chambre pilote ( 14 V.