L'invention concerne un procédé visant à attaquer par voie humide, au moyen d'agents acides, alcalins ou neutres, des minéraux ou minerais contenant des constituantis solides dans les réactifs correspondants, à l'exception de l'extraction de la 5 bauxite par une lessive d'aluminate de sodium. Dans les procédés connus de ce genre, on utilise, pour l'attaque sans pression, de grands récipients dans lesquels on fait réagir une suspension des particules de solide dans le liquide. On connaît aussi des attaques par voie humide sous pres-10 sion. Dans tous ces procédés, même quand on dispose les récipients à la suite l'un de l'autre pour effectuer une attaque continue et même dans le cas d'une structure en cascade, l'inconvénient est que le comportement de séjour n'est pas idéal et que les réactions de surface entre les particules et le liquide ne se dérou-15 lent qu'à une fai"ble vitesse. Il est connu qu'une élévation de température améliore notablement la vitesse de réaction. Toutefois, les températures supérieures à 150°C ne sont que rarement appliquées dans les procédés hydrométallurgiques, car les récipients sous pression 20 qui sont nécessaires sont très coûteux. Pour cette raison, les températures d'environ 300°C ou au-dessus sont le plus souvent inapplicables. Selon l'invention, dans un procédé du genre défini .plus haut, on remédie à ces inconvénients par le fait que l'on 25 pratique l'attaque dans un tube allongé avec-un écoulement turbulent de la suspension de solide dans le liquide„ On obtient de bons résultats lorsque la vitesse de passage de la suspension à travers le tube est de 0,5 à 7 m/s, ou même davantage, de préférence de 2 à 5 m/s. Il est apparu qu'alors il suffit simplement 3 30 de donner au tube d'attaque un volume d'environ 0,01 à 0,5 m. par tonnes par jour de minéral ou de minerai. Selon l'invention, on travaille avantageusement sous pression. Quand on utilise le réacteur tubulaire prévu par l'invention, on peut appliquer des températures d'environ 300°C, plus 35 précisément avec une dépense notablement moindre que, par exemple, dans le cas d'une cascade d'autoclaves. On a trouvé, en outre, que dans le procédé selon l'invention, on peut se passer d'appliquer un temps de réaction à la température finale. Après le chauffage à la température voulue COPY 70 24159 2 2060052 la conversion est terminée. Ce fait permet même, le plus souvent, . de choisir une température d'attaque plus basse que celle qui est nécessaire dans l'autoclave, mais en même temps de rendre l'installation nettement plus petite» Par suite, on obtient une 5 installation de volume extrêmement faible de sorte que le procédé d'attaque dans un tube commence à devenir intéressant économiquement» Selon les nécessités de. l'exploitation, le chauffage peut se faire par paliers ; au premier palier, on chauffe un ou 10 plusieurs échangeurs de chaleur au moyen de vapeur résiduaire d'une installation de détente. Un deuxième étage de chauffage est constitué par un échangeur de chaleur à double tube, dans lequel la lessive est à nouveau chauffée par échange direct de chaleur et la lessive en reflux est refroidie, tandis que, dans tin troisiè-15 me étage, le reste de la chaleur nécessaire est fourni par de la vapeur à haute pression ou par un véhicule de chaleur formé d'une substance organique ou d'un sel» On peut omettre le premier étage de préchauffage en reportant la charge sur le deuxième, de même que l'on peut omettre le deuxième étage de préchauffage en repor-20 tant la charge sur le premier. En outre, il est possible aussi d'intervertir le.double tube et le détendeur. Des essais ont montré que chaque minéral nécessite une température maximale d'attaque qu'on ne peut pas prédire d'après des essais d'attaque à l'autoclave, mais qui dépend de la con-25 ception spécifique de l'installation. Le nombre de Reynolds du courant de lessive est déterminant» A la température est liée une pression maximale à laquelle s'ajoute l'accroissement de pression dû à la résistance des tuyauteries. Cette pression totale peut se situer entre 10 et 200 atmosphères effectives, de préfé-30 rence aux environs de 100 atmosphères effectives» On peut effectuer la dégradation de cette pression à l'aide de détendeurs» Etant donné que, d'après l'expérience, ceux-ci ont tendance à s'user fortement, on a cherché d'autres voies. 35 II apparaît, selon l'invention, que l'on peut donner à 1'échangeur de chaleur à double tube des dimensions telles que la vitesse dans cet échangeur entraîne une chute de pression-correspondant pratiquement à la pression de l'installation. La pression résiduelle est alors annulée dans une buse à trou allongé» 70 24159 3 2060052 Ce principe évite complètement les soupapes et il est apparu satisfaisant dans la pratiquée Toutefois, il est possible aussi de dégrader seulement une partie de la pression à l'aide d'un échangeur de chaleur à double tube et le reste dans une installa-5 tion de détente comportant assez d'étages pour que la différence de pression entre deux étages successifs puisse être maîtrisée dans une soupape ou dans une buse courteo Le procédé selon l'invention présente entre autres les avantages suivants : 10 1) Il est possible de le mettre en route et de l'arrê ter rapidement, ainsi que de remplir et de vider rapidement le réacteur tubulaire» 2) En général, l'attaque au moyen d'un tube permet d'utiliser des réactifs d'attaque peu concentrés et souvent des 15 températures d'attaque plus basses. 3) Le réacteur ne nécessite pas de pièces mobiles, par exemple pas dragitateurs„ 4) Il n'y a pas de problèmes d'étanchéité (presse- étoupe). 20 5) Il devient possible d'appliquer une grande vitesse de chauffage avec une élévation rapide de température. 6) Le réacteur tubulaire dorme de bonnes possibilités de purification, par exemple lorsqu'on applique des lessives de purification. Il existe toujours un écoulement linéaire par 25 suite duquel on peut toujours amener de la lessive fraîche, de sorte qu'il ne se produit pas de mélange en retour. Le procédé selon l'invention est avantageux, par exemple, dans le lavage alcalin sous pression de minerais de chrome ou de tungstène ainsi que pour l'élimination du chrome des mi-30 nerais de fer contenant des chromâtes, procédés dans lesquels on obtient des lessives contenant du chromate ou du tungstate que l'on peut récupérer de façon connue» Le procédé selon l'invention est avantageux aussi pour le lavage acide sous pression de minerais, de titane ou de zinc, par exemple0 II peut en outre 35 s'appliquer, par exemple, à la dissolution à chaud de sels bruts de potassium ou au traitement de déchets provenant du revêtement des cuves d'électrolyse d'aluminium, en vue de la récupération des constituants fluorés. 70 24159 2060052 Cependant; l'utilisation du réacteur tubulaire n'est pas seulement possible pour les liquides d'extraction aqueux, mais aussi lorsqu'on applique des agents organiques tels que des aminés, des phosphates d'alcoyle, des cétones etc».. En général, 5 on peut aussi utiliser le réacteur tubulaire dans des procédés qui, selon la technique courante, se pratiquent sans pression ou à basse pression et à basse température et, jusqu'à présent, par des procédés à contre-courant parfois coûteux» En outre, le réacteur tubulaire est généralement avan-10 tageux dans les processus d'attaque dont la vitesse est déterminée par la diffusion et dans lesquels une élévation de température n'entraîne, en elle-même, aucune augmentation notable de la vitesse de réaction» Par contre, dans le tube, par suite de la turbulence du mélange en écoulement rapide, on peut obtenir une forte 15 augmentation de la vitesse de réaction» En outre, on peut pratiquer généralement dans le tube des attaques réductrices ou oxydantes sous pression dans lesquelles les réactifs, par exemple aussi un. agent de précipitation, peuvent être incorporés de façon homogène au liquide ou, encore, ajoutés sous la forme de gaz tels 20 que l'hydrogène, l'oxyde de carbone, l'oxygène, l'hydrogène sulfuré, l'air etc».. En particulier, aux températures plus élevées qui sont possibles lorsqu'on applique le procédé, on peut encore tirer avantageusement parti de déplacements d'équilibre» Comme possibilités d'application du procédé selon l'in-25 vention, on citera, par exemple, encore les suivantes : - attaque oxydante de minerais sulfurés qui contiennent des sulfures de Zn et Ni, des sulfures de Zn et !h ou des mélanges de suif tires de Pb, Zn, Cu, Ni, Ço, Fe,' au moyen d'acide suif uri que en présence d'oxygène ou d'air au-dessus de 250°C» 30 - attaque oxydante de minerais sulfurés de nickel et de cobalt au moyen d'une solution d'ammoniac en présence d'oxygène ou d'air. - attaque oxydante de minerais sulfurés d'étain et d'antimoine au moyen d'une lessive de soude, en présence d'oxygène 35 ou d'air» - attaque oxydante de minerais de chrome, par exemple de chromite, ou de minerais de tungstène, au moyen de lessive de soude, en présence d'air ou d'oxygène ou d'autres oxydants. 70 24159 5 2060052 - extraction de minerais de cuivre, du type des oxydes, au moyen d'acide sulfurique. - extraction d'alumine des argiles préalablement calcinées à environ 700°C, au moyen d'acide sulfurique ou d'autres 5 acides, séparation de la silice et traitement de la solution de sel d'aluminium obtenue pour la préparation d'alumine, de manière en elle-même connue. Dans ce qui suit on a illustré quelques exemples d'exécution, 10 1) Attaque de l'ilménite En général, on attaque l'ilménite de façon discontinue dans des récipients doublés en céramique, avec addition d'acide sulfurique à 96 % et d'oléum. Le processus de dissolution est très difficile à régler car la réaction commence plus ou moins 15 vite après l'addition d'oléum et prend une allure partiellement explosive. On pallie à ces difficultés lorsqu'on applique le procédé selon l'invention. Dans le cas présent, on attaque l'ilménite après broyage au moyen d'acide suifurique à 10-30 %, à des températures de 150 à 250°C et à une pression d'environ 80 à 20 120 atmosphères effectives, dans un tube en matière résistant à la corrosion. La suite du traitement de la solution de sulfate de titanyle et de sulfate de fer se fait de façon connue. 2) Dissolution à chaud des sels bruts de potassium 25 On peut améliorer notablement la vitesse de dissolution des sels bruts de potassium si l'on pratique le processus de dissolution dans le tube. Habituellement, on fait réagir le sel brut sur le solvant à une température de 90 à 115°C parce qu'il faut tenir compte, pour la conception des installations de disso-30 lution, de la possibilité indésirable de formation de sel double» Quand on utilise une installation d'attaque à tube, on peut régler très exactement le processus et empêcher la formation des sels doubles. 3) Obtention de la cellulose par attaque alcaline 35 On mélange le bois écorcé et broyé à une lessive de soude de 5 à 10 % ou au mélange usuel de lessive de soude, de sulfite de sodium, de carbonate de sodium et de sulfate de sodium et on le chauffe à 180-250°G dans une installation d'attaque à tube. 70 24159 6 2060052 La pression est de 80 à 150 atmosphères effectives. Le temps de cuisson usuel qui était antérieurement de 3 à 6 heures, peut ainsi être ramené à quelques minutes. Grâce à une évaporation par détente, on concentre la suspension et on sépare par filtra-5 tion la cellulose de la lessive contenant de la lignine. 4) Attaque par le sulfite Une installation d'attaque à tube convient aussi à la fabrication de cellulose au sulfite dans laquelle, après avoir "broyé le "bois, op. le mélange à une lessive de bisulfite de potas-10 sium contenant environ 20 à 40 g de SO2/I» Le lessivage se fait à 130-200°C. Ici encore, on peut réduire fortement le temps de réaction de 8 à 15 heures qui était usuel antérieurement. Comme matière du tube, un acier inoxydable chrome-nickel-molybdène est à 15 recommander. Les avantages de ce procédé résident, notamment, dans une très grande capacité utile pour un petit volume. La pression est de 60 à 130 atmosphères effectives. 5) Attaque alcaline des scheelites On mélange les scheelites, de préférence pauvres en 20 tungstène, à une solution de carbonate de sodium et on les attaque sous pression. Il est connu qu'en augmentant la pression on peut augmenter le rendement d'attaque avec un rapport molaire constant carbonate de calcium s tungstène. Il est connu, en outre, qu'en diminuant la concentration de carbonate de sodium, on peut obtenir 25 une amélioration de rendement. L'attaque dans un tube permet, avec une pression d'attaque élevée, d'utiliser une solution de carbonate de sodium de faible concentration, de sorte que l'on peut obtenir avec certitude une amélioration du rendement. La température d'attaque est de 150 à 250°C, la pres-30 sion de 80 à 150 atmosphères effectives de sorte que la décomposition par l'acide chlorhydrique chaud, effectuée ensuite, entraîne une amélioration de l'économie. 6) Attaque de minerais de chrome On peut attaquer par oxydation les minerais de chrome 35 dans des fotirs tubulaires tournants avec addition de carbonate de sodium, en présence d'air dé 1100 à 1150°C, on élimine ensuite par lessivage le chromate alcalin obtenu. On connaît aussi des procédés consistant à effectuer l'attaque à une température de 70 24159 7 2060052 400 à 450°C, dans des fours de réaction tournants en atmosphère oxydante, en pulvérisant un mélange de lessive de potasse et de minerai « On a trouvé qu'en utilisant de la lessive de soude 5 (150-200 g de E^O/l) et en ajoutant des oxydants, par exemple de l'air comprimé, dans une installation à tube à 230°C, on obtient une attaque rapide du minerai, éventuellement déshydraté au préalable, avec formation de chromate de sodium, soluble. Une installation convenant à la mise en oeuvre du pro-10 cédé selon l'invention est représentée, schématiquement et simplement à titre d'exemple, sur les dessins annexés, dans lesquels; La figo 1 est une vue schématique d'une installation selon l'invention. La fig. 2 montre un autre mode d'exécution de l'inven-15 tion, décrit en détail ci-après. La fig. 3 montre schématiquement une soupape à boule pouvant servir avantageusement. La fig. 1 montre que la disposition comprend un tube 1 dont la longueur peut être, par exemple, de 300 à 1.300 m, selon 20 le volume de la suspension introduite par unité de temps et selon le diamètre intérieur du tube. On introduit la suspension dans le tube de réaction, à une pression de 60 atmosphères effectives, par exemple, à l'aide d'une pompe à diaphragme à piston 7 et pendant son passage à tra-25 vers le tube, elle est chauffée par paliers jusqu'à la température d'attaque. La vitesse à laquelle la suspension passe à travers le tube est, par exemple, de 3 m/s, la quantité pompée est dé 3 3 40 m /h, le volume de l'appareil de 0,06 m /tonnes par jours de minerai ou matière similaire» Aux endroits où il peut se produire 30 des incrustations, on maintient, de préférence, de plus grandes vitesses d'écoulement qu'en d'autres endroits où ce danger est moindre » De part et d'autre de la pompe 7 sont disposées des soupapes à boule 8, -9 qui permettent seulement l'écoulement dans le 35 sens prévu et qui ferment le tube de réaction en sens opposé. Un point qui est apparu particulièrement difficile est la constitution du siège des soupapes à boule dans la pompe à diaphragme à piston. Les sièges habituellement utilisés en aciers 70 24159 8 2060052 durs de la nature la plus diverse sont apparus insuffisants à des pressions de pompage de 100 à 200 atmosphères effectives. On n'a pu obtenir un fonctionnement continu de la pompe qu'avec des sièges munis d'une pièce rapportée de caoutchouc mou, ou avec des 5 sièges munis d'une pièce rapportée de "Widia"0 C'est pourquoi, selon un mode d'exécution de l'invention, on propose de fabriquer les sièges de soupape en acier "Widia" (acier contenant du carbure de tungstène) ou en aciers similaires» Dans la partie du tube d'attaque qui est située à l'in-10 térieur de la portion A de la figure 1, la suspension est chauffée indirectement par les vapeurs venant d'un dispositif de détente 2 ou d'une série de dispositifs de détente® Par suite, la suspension est chauffée, par exemple, à 14-0°C. Afin de chauffer la suspension dans la portion A, des parties du tube de réaction 15 sont entotirées de tubes d'enveloppe 3 à travers lesquels les vapeurs s'écoulent en contact avec la surface extérieure de la partie correspondante du tube de réaction 1, un échange de chaleur s'effectuant entre les vapeurs et la suspension. La figure 1 montre que la diminution de pression de la 20 lessive comprimée chauffée s'effectue en plusieurs étapes, et que les vapeurs formées dans les différents détendeurs passent, dans les différents échangeurs de chaleur de la portion A, à contre-courant de l'écoulement de la suspension. De cette manière, il se produit un chauffage progressif de la suspension qui, à l'extré-25 mité de la portion A, atteint une température de 14-0°C par exemple o Dans la portion B qui suit, le tube est entouré d'une enveloppe 40 Après chauffage complet de la suspension dans la portion C, le mélange chaud formé dans cette portion passe à 30 travers l'enveloppe de la portion d'échange de chaleur B afin de chauffer, par exemple, à 210°C le mélange réactionnel qui s'écoule à travers le tube. Le processus représenté, à savoir le fait que dans la portion B le mélange destiné à être chauffé davantage s'écoule par le tube intérieur et est chauffé par 35 le passage du mélange chaud à travers le tube d'enveloppe, peut aussi être inversé, le mélange à chauffer s'écoulant par le tube d'enveloppe et le liquide fournisseur de chaleur par le tube intérieur. L'avantage de chauffer le mélange dans le tube intérieur, COPY 70 24159 9 2060052 à la portion B, réside dans le fait que l'isolation thermique de tout l'appareil échangeur de chaleur est facilité et que la dégradation de pression est plus facile à maîtriser. On a désigné par 5 un détendeur qui peut aussi éventuellement être suppri 5 mé. Le mélange chaud qui sert à chauffer indirectement le mélang réactionnel dans la portion B en passant par le tube d'enveloppe ou le tube intérieur de celle-ci entre dans l1échangeur de chaleur, à une température de 250°C par exemple, et le quitte à une température de 180°C par exemple, tandis que le mélange chauffé 10 par lui sort par exemple à 210°C de 1'échangeur de chaleur et est introduit dans la portion G» Dans la portion C, le tube réacteur 1 est entouré d'un enveloppe 6 et cette partie de l'installation constitue aussi un échangeur de chaleur dans lequel des vapeurs à haute pression, d 15 vapeurs chaudes de biphényle, un véhicule organique liquide de chaleur, ou un mélange de sel, passent par l'enveloppe 6e Mais quand 1* échangeur de chaleur doit fonctionner avec de la vapeur à haute pression, il est avantageux de le construire de façon analogue à 1'échangeur de chaleur de la portion A, c'est-à-dire 20 d'adopter une construction dans laquelle une partie enroulée en spirale du tube de réaction 1 passe à travers un carter dans lequel la vapeur à haute pression touche la surface extérieure de la partie du tube de réaction 1 qui est enroulée en spirale ou autremento 25 Le liquide de condensation des dispositifs de détente de vapeur de la portion A sont utilisés à d'autres -fins. Dans la portion 0, le mélange est chauffé à la température finale désirée, par exemple à 250°C, ce qui fait que l'ai taque ou processus similaire est terminé. Gomme on l'a dit, la 30 solution chaude ainsi obtenue est introduite comme liquide de chauffage dans la portion B et quitte cet échangeur de chaleur à une température de 180°C par exemple. On peut déplacer les lignes de séparation entre les portions A et B et entre les portions B e"t G. Dans des cas ex-35 trêmes, on peut se passer du préchauffage dans la portion A0 Lorsque, par exemple, il n'est pas désirable de récupérer du liquide de condensation, tout l'échange de chaleur peut se faire dans des échangeurs tubulaires enveloppés, dont un est indiqué / COPY 70 24159 10 2060052 dans la portion B. On a constaté que lorsqu'on procède selon l'invention, le temps de séjour nécessaire peut être réduit notablement, jusqu'à un. temps relativement court de quelques secondes pour le 5 passage du mélange à travers le tube 1® Le processus se déroule sans qu'il soit nécessaire de maintenir le mélange à la température atteinte en dernier lieu, par exemple à 250°C environ. Il est particulièrement avantageux d'utiliser comme échangeur de chaleur des parties du tube qui sont revêtues d'une 10 enveloppe parcourue par le liquide de chauffage. Toutefois, on peut aussi utiliser des échangeurs de chaleur d'un autre genre, par exemple les échangeurs de chaleur décrits à propos de la portion A de la figure 1, ou des échangeurs traditionnels tubulaires munis de multiples tubes disposés en parallèle. 15 En outre, des températures d'attaque de 300°C, par exemple, permettent de faire passer le liquide par une série de récipients de détente, désignés par 2 sur la figure 1, de sorte que l'on peut, par exemple, obtenir de l'eau de condensation. Lorsque pour des raisons quelconques on désire prévoir 20 dans l'installation une série de récipients de détente, il est possible de récupérer directement la chaleur de la lessive qui quitte la portion G en utilisant des échangeurs de chaleur tubulaires enveloppés ou similaires. La détente de la lessive qui quitte la portion C peut 25 se faire comme on l'a dit plus haut dans des récipients de détente desquels les vapeurs sont retirées et utilisées comme agent de chauffage pendant les premières séries successives d'étapes de chauffage auxquelles est soumise la suspension qui s'écoule par le tube 1 ; de préférence, plusieurs récipients de détente 30 sont disposés en série et dans ceux-ci, on réduit successivement la pression du liquide. Toutefois, la détente peut aussi être obtenue, au moins partiellement, par contact de frottement avec la surface intérieure de la tuyauterie à travers laquelle s'écoule le liquide» 35 Ceci est effectué dans l1échangeur de chaleur de la portion B à travers lequel la solution chaude venant de la portion C s'écoule soit à travers le tube d'enveloppe soit à travers le tube intérieur si l'enveloppe ou le tube intérieur, c'est-à-dire l'espace que parcourt la solution servant de liquide chauf• 40 fant, présente des dimensions telles que la résistance de 70 24159 2060052 frottement; du tube donne à peu près la perte de pression qui est nécessaire au degré désire de diminution de pression» Il est important d'éviter la formation de vapeur dans la lessive en écoulement car elle causerait un écoulement forte-5 ment accéléré et par suite une usure indésirable des parois du tube. Pour cette raison, il ne faut pas pousser la détente assez loin pour que la pression de vapeur saturée à la température qui règne soit atteinte. Comme autre dispositif réducteur de pression, on peut 10 utiliser une buse tubulaire relativement longue dont la longueur doit généralement être d'au moins 1 m environ et qui constitue, de préférence, une buse double, de sorte que le liquide peut s'écouler alternativement par une buse ou par l'autre. La buse présente, de préférence, une longueur de plusieurs mètres, par 15 exemple de 8m, et un diamètre intérieur relativement grand à l'ouverture d'entrée et tin diamètre intérieur relativement petit à l'ouverture de sortie. En disposant deux buses qui fonctionnent alternativement, il est possible d'en remplacer une sans interrompre le fonctionnement continu de l'appareil. 70 24159 12 2060052 BETCHDIOATIOHS 1. Procédé d'attaque acide, alcaline ou neutre par voie humide de minéraux ou minerais ou autres matières qui 5 contiennent des constituants solubles dans les réactifs correspondants, à l'exception de l'extraction de bauxite au moyen d'une lessive d1aluminate de sodium, procédé caractérisé par le Tait que l'on pratique 1sattaque dans un tube allongé avec un écoulement turbulent de la suspension de solide dans le liquide„ 10 20 Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le chauffage de la suspension s'effectue par paliers, que dans un premier étage on chauffe un ou plusieurs échangeurs de chaleur au moyen de vapeur résiduaire d'une installation de détente, tandis que le deuxième étage est constitué par un échan-15 geur de chaleur à double tube dans lequel la lessive est à nouveau chauffée par échange direct de chaleur et la suspension en reflux est refroidie, et qu'enfin dans un troisième étage, le reste de la chaleur nécessaire est fourni par chauffage au moyen de vapeur à haute pression, par un véhicule organique de chaleur 20 ou par Tin véhicule de chaleur formé d'un sel0 3o Procédé selon les revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que 1'échangeur de chaleur à double tube présente des dimensions telles que la vitesse de la suspension en reflux dans celui-ci conduit à une chute de pression qui correspond pra-25 tiquement à la pression de l'installation. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé par le fait que l'on dégrade seulement une partie de la pression à l'aide d'un échangeur de chaleur à double tube et que l'on diminue la pression résiduelle dans une installation de détente comportant 30 assez d*étages pour que la différence de pression entre deux étages successifs puisse être maîtrisée dans une soupape ou dans une buse courte. 5® Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que l8on applique des débits de 10 à 160 nfVh 35 70 24159 13 2060052 6. Appareil destiné à la mise en oeuvre du procédé selon les revendications 1 à 5, essentiellement constitué par un tube à travers lequel on fait passer une suspension à l'aide d'une pompe à haute pression et caractérisé par le fait que la pompe 5 à haute pression est une pompe à diaphragme à piston, que le tube constitue un préchauffeur à tube unique par lequel les vapeurs sont éventuellement conduites à un détendeur, après quoi viennent des échangeurs de chaleur à double tube à travers lesquels s'écoule la solution finale chaude, puis des échangeurs 10 de chaleur qui sont chauffés par de la vapeur à haute pression, de la vapeur de biphényle, un véhicule organique liquide de chaleur, un sel fondu» 7. Appareil selon la revendication 6, caractérisé par un appareillage de détente constitué par une buse à trou allongé 15 dont la longueur est d'au moins 1 m, de préférence d'environ 8 m. 8. Appareil selon les revendications 6 et 7, caractérisé par des soupapes à boule disposées de part et d'autre de la pompe. 9. Appareil selon la revendication 8, caractérisé par 20 le fait que les anneaux de siège des boules de soupape sont formés complètement d'acier "Widia" (acier contenant du carbure de tungstène) ou d'aciers similaires, ou bien présentent, aux endroits voisins des boules et servant à recevoir celles-ci, une pièce rapportée d'un tel acier. 25 -10. Appareil selon l'une des revendications 6 à 9, caractérisé par le fait que les échangeurs de chaleur sont des échangeurs à faisceau de tubes.