La présente invention se rapporte aux boîtiers contenant un produit (le plus souvent bleu) pour le traitement de Liteau des chasses d'eau. Ces boîtiers sont destinés à être suspendus dans les réservoirs de ces chasses au moyen notamment d'une patte venue de moulage avec le boîtier et susceptible d'être rabattue contre ce dernier lors du conditionnement puis relevée lors de la mise en place. Un tel boîtier est représenté sur les figures en perspective 1, 2 et 3 du dessin annexé. II se présente généralement sous la forme d'un flacon 1 (figures 1, 2 et 3) parallélépipédique pour les commodités du conditionnement, du stockage et de l'usage et qui - présente un évent 2 à sa partie supérieure, - sa paroi étant percée d'un trou en 3 - lui-même étant rempli diun produit 4 de traitement de lleau Jusqu'à un niveau 5 situé légèrement au dessous du trou 3 (figure 2). Dans ces conditions, la surface supérieure 5 du produit 4 se dissout dans l'eau emmagasinée dans la chambre ménagée dans la partie supérieure du boîtier et se diffuse lentement (flèches f, figure 1) dans toute l'eau du réservoir R par le trou 3 (et aussi éventuellement par l'évent 2 qui sert à la circulation de l'air et de l'eau). Ces boîtiers sont généralement fabriqués selon le procédé qui consiste 1 ) à réaliser un flacon 1 proprement dit (figure 2) par extrusion puis soufflage d'une ébauche en matière thermoplastique, 2) à percer dans ce flacon le trou 3, 3) à remplir ce flacon jusqu'à la hauteur appropriée 5 avec le produit de traitement chaud 4 puis à transporter l'ensemble dans une enceinte réfrigérée pour figer ce produit, 4) à réaliser par ailleurs par moulage une patte souple 6 susceptible d'être a) escamotée par rabattement dans une rainure 7 ménagée dans le flanc du flacon 1 (figure 3), b) et bloquée par dessous le fond 8 du flacon par écartement d'une équerre 9 prévue à une extrémité, c) I'autre extrémité de la patte se prolongeant, au-delà d'une partie mince 10 formant charnière, par un couvercle 11 comportant l'évent 2 (figure 3) et susceptible d'être chaussé par un corps cylindrique 12 sur le col 13 du flacon 1. 5) à monter le couvercle 11 sur ledit col 13 du flacon 1 après remplissage de ce dernier, 6) et, enfin, à rabattre ensuite (%lèche F1 figure 3) la patte 6 dans la rainure 7 jusqu'à son blocate au moyen de ltéquerre 9 préalablement écartée selon la flèche F2. 2 Ce processus implique la mise en place d'approvisionnements distincts et une pluralité de postes de travail pour chaque boîtier garni. Pour simplifier la fabrication de ces boîtiers, on a déià proposé - et ceci n'est donc en rien l'objet de la présente invention - de supprimer le couvercle 11 et d'atteler directement la patte 6 par la charnière 10 à la partie supérieure du flacon 1 (par exemple sur Itépaulement 101 de la façon 8' indiquée en trait interrompu sur la figure 2). De la sorte, I'ensemble monobloc ainsi réalisé permettrait l'intégration de l'opération N 4 et l'économie de ltopération N 5 ci-dessus décrites. Cependant la fabrication groupée du flacon soufflé 1 et de la patte moulee 6 ne peut être envisagée qu'au prix d'une sophistication tout à fait inconcevable sur le plan économique. En effet, le flacon 1 doit être soufflé à partir d'une préforme qui doit être démoulée à une température voisine de celle de fusion de la matière plastique alors que la patte 6 doit être convenablement solidifiée lors du démoulage. Dans ces conditions, et sauf régulation -thermique extrêmement contrastée (qui est très difficile à réaliser sur une seule empreinte dans un moule métallique conducteur): ou bien la préforme est localement trop refroidie pour pouvoir être soufflée ou bien la patte est localement trop molle pour pouvoir être démoulée. C'est d'ailleurs sous l'effet de cette contrainte que, dans la figure 2, la patte "moulée" 6 est fabriquée avec le couvercle moulé 11 et raccordée par ce dernier au flacon 1 qui, lui, est soufflé et fabriqué dans un moule différent. La présente invention a pour objet un procédé de fabrication qui permet de réaliser cet ensemble flacon-patte rabattable dans des conditions extrêmement simples et peu onéreuses. Elle consiste à réaliser le flacon en deux parties moulées à savoir - d'une part, un gobelet se présentant de préférence sous une forme, notamment conique, facilement démoulable, - et, d'autre part, un couvercle comportant une ouverture convenant au remplissage, - ledit couvercle étant mis en place, de préférence avant ledit rem plissage, sur la partie supérieure du gobelet. De la sorte, le flacon à remplir étant réalisé par assemblage de deux pièces moulées - d'une part, cet assemblage peut être effectué au fur et à mesure du démoulage de l'une de ces deux pèces par le servant de la machiné et l'ensemble nta plus à être complété après remplissage, - d'autre part, I'opération de perçage du trou 3 peut être purement et simplement supprimée lorsque le gobelet est moulé par injection puisque ce trou peut être prévu dans l'empreinte. A la faveur d'un processus encore plus perfectionné, les deux pièces formant ie flacon peuvent être moulées simultanément cote à côte (d'ailleurs avec la patte) et simplement rabattues l'une sur l'autre sans même nécessiter de les assembler. La présente invention concerne par ailleurs les boîtiers à remplir réali- sés par ces procédés tant à titre individuel qu'en groupes susceptibles de remplissage simultané dès lors qu'aucune manipulation particulière n'est plus nécessaire après ledit remplissage. Bien entendu, I'invention concerne encore le moule simple permettant d'obtenir en une seule injection llensemble des deux éléments (gobelet et couvercle) qui n'ont plus qutà être rabattus l'un sur l'autre. L'invention sera mieux comprise grâce au complément de description qui suit ainsi qu'aux figures 4, 5 et 6 du dessin annexé sur lesquels on a illustré un mode de réalisation de l'invention. Sur ce dessin, - la figure 4 est une vue en perspective d'un boîtier selon l'inven- tion tel qu'il sort de son moule d'injection, - la figure 5 illustre en vue de côté le même boîtier lors de sa mise en condition pour pouvoir être rempli, - et la figure 6 illustre, en coupe, le moule d'injection du boîtier de la figure 4. En se reportant à la figure 4, on retrouve les éléments essentiels du boîtier de la figure 2, à savoir, - un flacon 101 qui, ici, n'est plus "soufflé" mais se présente sous la forme d'un "gobelet" présentant une dépouille, c'est-à-dire une très légère conicité longitudinale propre à en permettre le moulage par injection, - une patte 106 qui est articulée directement sur le bord supérieur de ce gobelet par un raccord mince 120 (voir figure 5) lequel permet le rabattement de cette patte dans une rainure 107 prévue dans le flanc du gobelet 101, - - un trou 103 pratiqué dans un autre flanc du gobelet et susceptible d'être réalisé, directement lors du moulage de ce dernier, grâce à un doigt rétractable classique prévu dans l'empreinte de moulage (mais non représenté sur la figure 6), - et enfin, un couvercle 113 qui est ici pouvu d'une grande ouver ture A convenant au remplissage du produit 104 jusqu'au niveau 105 et placée au sommet d'un col. Le couvercle 113 est, comme la patte 106, articule sur le bord supérieur 121 du gobelet 101 mais par une ianguette fine 122 venue de soulage et diamétralement opposée à la languette 120. Enfin, la paroi de la rainure 107 présente, à sa parsie supérieure et intérieure une petit gorge 123 dans laquelle vient s'engager une lèvre 124 prévue dans le couvercle 113 pour assurer le blocage de ce dernier en posi tion fermée sur le gobelet 1010 On comprend que si l'on rabat le couvercle 113 dans la position 113' autour de l'articulation 122, l'ensemble 101 + 113 constitue un flacon fermé (au moins pour les besoins nécessaires de l'esthétique ou des manipulations vIté- rieures du boîtier lors de sa commercialisation eG de son en7pAoi) but à fait assimilable au seul flacon de la figure 2. Une fois que la patte 3 été rabattue dans le sens de la flèche F1 et bloquée par l'équerre 109 préalablement écartée pour être logée en position 109', I'ensemble constitue un flacon parallélépipédique qui peut être - réalisé par simple moulage par injection en une seule passe, - mis en forme finale par le servant de la machine d'injection par des opérations de rabattement très simples, - placé dans un bac (non représenté) dans lequel peuvent Are groupés en files et rangées, toute une série de tels bottiers qui peuvent alors être remplis en groupe par une batterie de becs verseurs. En se reportant à la figure 6, on peut vérifier que le moulage de l'en- semble représenté sur les figures 5 et 6 peut être globalement réalise par injection sans la moindre difficulté. On y voit le poinçon P équipé d'un noyau N et la matrice M. Un petit noyau n permet, de façon classique, le moulage de l'équerre 109. Des éjecteurs E, poussés dans le sens des flèches et également classi- ques, permettent de déchausser le noyau N du boîtier moulé après ouverture du moule de part et d'autre du plan de joint P.d.J. De la sorte, les éléments en saillie du poinçon dans les zones de moulage de la gorge 123 et de la lèvre 124 sont insuffisants pour retenir le boîtier qui est ainsi facilement déchaussé et aussitôt prêt à être mis en forme finale par rabattement du couvercle 113 et de la patte 106. De même, dès lors que la matière plastique est injectée en 1, il est clair que les étranglements ménagés dans ltempreinte du moule pour former des languettes minces 120 et 122 seront compatibles avec un bon moulage du couvercle 113 et de la patte 106 puisque les deux "sous-empreintes" correspondantes sont distribuées de part et d'autre de celles åu gobelet et non l'une à la suite de l'autre, ce qui introduirait une perte de charge préjudi- ciable à un bon moulage dans la sous-empreinte la plus éloignée de l'orifice d'injection. II est clair que le bottier ainsi fabriqué et représenté sur les figures 4 et 5 est bien moins cher que celui représenté sur les figures 1 à 3 tant en raison de l'élimination de la fabrication par soufflage qu'en raison de la masse réduite de matière plastique nécessaire et qu'en raison de l'élimination de l'opération de montage du couvercle 11 après remplissage. Enfin, il apparaîtra à ltévidence que le moule illustré à la figure 6 est considérablement moins onéreux que les moules nécessaires à la fabrication des éléments repré- sentés sur la figure 2. Bien entendu, I'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit et représenté. En particulier, on comprend que sans bénéficier de tous les avantages de ce mode de réalisation, on améliorerait tout de meme la technique connue et l'on bénéficierait des avantages de l';nvention si le gobelet 101 (avec sa patte 106) et le couvercle 113 de la figure ~4 n'étaient pas réalisés côte å côte mais dans deux moules séparés .I suffirait - dès lors que le couvercle présente une ouverture convenant au remplissage- que le servant de la machine assemble entre eux les deux éléments dès leur démoulage (ou dès le démoulage de l'un d'entre eux si l'autre est approvisionné après moulage ailleurs) pour disposer d'un boîtier à remplir toujours meilleur marché et n'ayant plus à entre complété après remplissage. On pourrait meme mouler séparément le gobelet et ie couvercle (avec la patte) pour les réunir "avant et pour le remplissage" . I I serait toujours nécessaire cependant que l'ouverture ménagée dans le couvercle soit convenable pour ce remplissage et ne soit pas un simple évent comme dans le cas de la figure 2. On pourrait même, dans la mesure où l'on voudrait éviter la fabrication de moules spéciaux pour le gobelet et le couvercle, utiliser pour ie premier le flacon souple de la figure 2 et pour le second le couvercle illustré sur cette figure pour chausser le col de ce flacon. I I y aurait évidemment un gaspillage de matière plastique par comparaison avec le boîtier de la figure 4 et le flacon continuerait à être inutilement moulé puis soufflé mais cela per mettrait de beneficier de l'idée essentielle de l'invention au prix d'une modification fort simple du moule servant à la réalisation du couvercle 11. L'invention ayant maintenant été exposée et son intérêt justifié sur des exemples détaillés, les demandeurs s'en réservent l'exclusivité pendant toute la durée du brevet sans limitation autre que celle des termes des revendications ci-après. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication d'un bottier pour le traitement de l'eau, à suspendre dans le réservoir d'une chasse au moyen notamment d'un patte faisant corps avec le boîtier et susceptible d'être rabattue contre ce dernier, ledit boîtier se présentant sous la forme d'un flacon, - ouvert à sa partie supérieure, - dont la paroi est percée d'un trou, - et rempli du produit de traitement de l'eau jusqu'à un niveau situé légèrement au dessous du trou, et caractérisé en ce que le flacon est réalisé en deux parties, - d'une part, un gobelet se présentant de préférence sous une forme, notamment conique, facilement démoulable - et d'autre part, un couvercle comportant une ouverture convenant au rempilssage, - leåit couvercle étant mis en place, de préférence avant remplissage par le produit de traitement, sur la partie supérieur du gobelet. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le gobelet et le couvercle sont moulés côte à cote avec un bord commun le long duquel le couvercle peut être rabattu sur le gobelet après demoulage. 3. Procédé selon la revendication 2, dans lequel la patte rabattable de suspension est, selon une technique connue par ailleurs, moulée sur le côté de la partie supérieure du flacon en se raccordant à ce dernier par son extrémité d'articulation et caractérisé en ce que - le gobelet et la patte sont moulés côte à côte avec un bord commun le long du bord supérieur du gobelet, - ce bord est diamétralement opposé à celui le long duquel est rac- cordé le couvercle. 4. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérise en ce que le couvercle est bloqué sur le gobelet par encliquetage du bord de l'un dans le bord de l'autre. 5. Boîtier à remplir réalisé selon llune des revendications 1 à 4. 6. Boîtier à remplir réalisé selon l'une des revendications 1 à 3 et comportant - d'une part, le couvercle en place sur le gobelet, - et, d'autre part, la patte rabattue contre ce dernier après démou lage. 7. Ensemble de boîtiers à remplir selon la revendication 6, caractérisé en ce que ces boîtiers sont placés debout cote à côte dans un panier dans une configuration, notamment en files et rangées, se prêtant à un remplissage en groupe par une batterie de becs verseurs. 8. Boîtier rempli de produit de traitement et réalisé selon l'une des revendications 1 à 4. 9. Moule pour le moulage d'un boîtier à remplir réalisé selon itune des revendications 2 et 3 et caractérisé en ce ciue l'empreinte est subdivisée en trois sous-empreintes alignées correspondant respectivement au gobelet, au couvercle et à la patte, un étranglement étant prvu entre chacune des paires de sous-empreintes adjacentes et l'orifice d'injection débouchant dans la sous-empreinte centrale.