La présente invention concerne d'une manière générale la formation d'un "boudin" de tabac destiné à la confection des cigarettes. Actuellement, le boudin de tabac qu'utilisent les machines à confectionner les cigarettes est obtenu à partir d'une nappe relativement large, de l'ordre de 90 cm, de particules ou brins de tabac de dimensions variables. Cette nappe est généralement rendue aussi régulière que possible du point de vue débit et répartition du tabac sur sa largeur. La nappe large et mince est ensuite rassemble en un étroit cordon de brins de tabac dont l'épaisseur croit progressivement pour former un boudin continu. Ce boudin est ensuite comprimé latéralement puis enveloppé dans un ruban continu de papier, après quoi il est découpé en cigarettes individuelles qui peuvent éventuellement recevoir des bouts filtres. Pour rassembleur les particules de tabac de la nappe large en un cordon étroit et plus épais, il est courant de faire tomber la nappe large sur une bande étroite qui se déplace sensiblement perpendiculairement à la direction d'avance de la nappe large. La surface de la bande peut etre sensiblement plane ou en forme de gouttière longitudinale. Pour réduire la tendance des particules de tabac à se déplacer longitudinalement en sens inverse du mouvement de la bande étroite, ce qui crée des amas ou des paquets de particules dans le cordon, il est courant d'utiliser une bande dont la surface est perméable à l'air pour permettre l'application d'une aspiration modérée. On pense géné- ralement que cette dépression modérée retient les particules de tabac dès leur chute sur la surface de la bande de façon à réduire la tendance à la formation de paquets. L'expérience montre qu'une telle aspiration modérée a une action efficace sur des couches minces de particules de tabac, mais cette efficacité diminue lorsque l'épaisseur de particules croft sur la largeur du cordon. Un examen attentif de photographies ultra-rapides de la transformation de la nappe large en un cordon étroit au moment où elle tombe sur un convoyeur transversal, révèle que, bien que la dépression modérée ait une certaine efficacité pour éviter un déplacement longitudinal des particules aux endroits où le cordon est relativement mince, son action est nulle dans les parties épaisses ou' les particules les plus éloignées se déplacent longitudinalement en créant un vallonnement de la surface du cordon. Il en résulte donc un manque d'uniformité de la distribution du tabac sur la section du cordon et une qualité fluctuante des produits finis, c'est-à-dire des cigarettes, si l'on ne prend pas des mesures appropriées pour rétablir une distribution uniforme du tabac. On a également constaté que les particules de tabac les plus longues avaient une tendance marquée à a'aligner axialement dans le boudin final. Le pouvoir de remplissage du boudin a une grande importance économique dans la fabrication des cigarettes. A cet égard, l'alignement axial des particules longues a une influence défavorable sur le pouvoir de remplissage, comparé à un boudin dans lequel au moins une certaine proportion des particules longues est alignée radialement. Les photographies ultra-rapides mentionnées ci-dessus indiquent en outre que les particules les plus petites ont tendance à pénétrer dans la surface du cordon qui est déjà formé sur le convoyeur, alors que les grosses particules restent à la surface ou ne pénètrent pas aussi loin que les petites. Cet effet abouti à une classification sélective des dimensions de particules sur la section du cordon, les particules les plus petites étant en majorité près du convoyeur, alors que les plus grosses sont en majorité à l'extérieur. Une conséquence de cette classification est que les bouts des cigarettes ont parfois tendance à se défaire et que les vitesses et les températures de combustion sont irrégulières entratnant une variation de la composition et du goft de la fumée. Pour pallier ce manque d'uniformité de la distribution du tabac sur la section d'une cigarette, il est courant deformer un cordon contenant trop de tabac et d'éliminer l'excédent, généralement environ 20% du total, au moment du calibrage du boudin. L'excédent de tabac est recyclé et le boudin calibré est utilisé pour confectionner les cigarettes. Il est souvent souhaitable de former les cigarettes dont les bouts présentent une densité accrue de tabac. Un certain nombre de solutions sont utilisées actuellement pour réaliser de tels bouts denses, généralement au moment de l'élimination de l'excès de tabac précédemment mentionnée. Outre le procédé de formation d'un boudin de tabac à partir d'une nappe large de particules tombant en chute libre, il existe des procédés qui consistent à former le boudin à partir d'une nappe large de particules qui sont entratnées dans un tunnel par un courant d'air ascendant. Ces particules sont recueillies contre la surface inférieure d'une bande perméable à l'air et imperméable au tabac qui se déplace sensiblement perpendiculairement par rapport au mouvement ascendant de la nappe large. Les particules de tabac sont retenues contre la surface inférieure de la bande par une aspiration pneumatique. L'invention est donc applicable à la formation de boudins de tabac améliorésà partir Ide nappes de particules de tabac ascendantes ou desçentantes Selon un aspect de l'invention, une nappe large de particules de tabac est fractionnée en plusieurs nappes ou cordons partiels qui sont recombinés en un cordon étroit devenant un boudin de tabac à pouvoir de remplissage amélioré. Un second aspect de l'invention consiste à prélever de petites quantités de particules de tabac dans la nippe large et à les ajouter à intervalle régulier dans le cordon étroit pour obtenir des zones plus denses régulièrement espacées dans le boudin de tabac. Un troisième aspect de l'invention cons-iste à ajouter sélec- tivement au cordon étroit une certaine quantité de particules de tabac prélevée dans la nappe large de façon à augmenter sélectivement la densité du boudin. Dans la présente description, on appelle "cordon partiel" un cordon de particules de tabac représentant une fraction de la quantité nécessaire à la confection des cigarettes, et dont la combinaison avec d'autres cordons partiels permet de former le boudin de tabac qui servira à la confection des cigarettes. En dosant convenablement les cordons partiels et en contrôlant avec précision leur recombinaison en un cordon étroit, il est possible d'obtenir un boudin de tabac qui présente des caractéristiques améliorées. En particulier, on peut pratiquement éliminer l'effet de classification des particules de tabac de façon à obtenir une distribution sensiblement uniforme des tailles de particules sur toute la section du boudin. Une autre amélioration consiste à éliminer les fluctuations longitudinales de la quantité de tabac que contient le cordon étroit de façon que le boudin ait une densité sensiblement uniforme sur chacune de ses sections. Un procédé de transformation d'une nappe large de particules de tabac tombant en chute libre en un boudin de tabac ayant une densité et une distribution des tailles de particules sensiblement uniformes sur chacune de ses sections est décrit dans la demande de brevet français nO 72-10 566 déposée ce même jour par la Demanderesse pour "procédé de formation d'un cordon régulier de tabac destiné à la confection des cigarettesn. La présente invention permet d'obtenir un boudin de tabac ayant un meilleur pouvoir de remplissage par suite d'une orientation sélective des particules de tabac. Un autre aspect de l'invention est la possibilité de réaliser des cigarettes coupées à bouts denses sans qu'il soit nécessaire d'utiliser un excès de tabac. L'invention permet en outre de corriger des irrégularités mineures de la quantité de tabac formant de petites dépressions dans le cordon étroit. Ces dépressions sont comblées par un apport sélectif de tabac prélevé dans la nappe large. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description détaillée qui suit et de la figure unique qui représente une forme du dispositif égalisateur de l'invention. e Une large nappe 10 de particules de tabac de dimensions variables obtenues de n'importe quelle manière convenable, tombe par gravité et/ou sous lteffet d'un courant d'air, sur un convoyeur 12 dont la surface supérieure constitue la zone de formation d'un cordon étroit de tabac 14. Comme illustré, le convoyeur 12 est disposé sensiblement transversalement par rapport à la direction d'avance de la nappe large 10. La vitesse de déplacement du convoyeur 12 est de préférencesensiblement supérieure à la vitesse de chute des particules.Le convoyeur 12 a généralement une surface plane, bien qu'on puisse également donner à la bande la forme d'une gouttiere longitudinale. La nappe large 10 peut être obtenue par un procédé quelconque et la quantité de tabac est généralement uniforme sur sa largeur. On peut par exemple laisser tomber une pluie de particules de tabac sur la surface supérieure d'un convoyeur à bande pour former la nappe large qui est entraînée jusqu'à l'autre extrémité du convoyeur ou' elle se déverse en un rideau 10 de particules de tabac. Plusieurs roues de mesure 16, 18, 20 et 22 sont interposées dans le bas du rideau 10 à proximité de la surface supérieure du convoyeur 12. Dans la forme illustrée, les roues de mesure sont coplanaires et tournent en sens inverse des aiguilles d'une montre autour d'ases horizontaux parallèles entre eux et perpendiculaires au plan du rideau 10. La figure indique en outre que les axes de rotation des roues sont contenus dans un meme plan parallèle à la surface du convoyeur, mail ceci n'est pas obligatoire et les axes peuvent être décalés en quinconce tout en restant parallèles entre eux. De plus, contrairement au mode de réalisation illustré, les axes des roues peuvent ne pas être perpendiculaires au plan du rideau. Le roule des roues de mesure est de fractionner le rideau 10 en une série de nappes ou de cordons partiels. Bien que, dans la forme illustrée, le fractionnement soit obtenu au moyen de roues de construction particulière, l'invention prévoit que l'on pourra utiliser ntimporte quel moyen convenable donnant un résultat similaire. Les roues 16 et 18 sont identiques et comprennent chacune un cylindre 21 fermé aux deux bouts. La paroi cylindrique 21 comprend une bande étroite perméable à l'air et imperméable au tabac qui constitue la surface de formation d'un cordon partiel. La surface périphérique 21 tourne dans le plan du rideau 10 de-façon que la bande perméable à l'air puisse retenir sur sa surface une certaine quantité de particules de tabac provenant de la nappe large. L'intérieur des roues est mis en dépression par- un moyen convenable tel que des canalisations de vide 23 et 24 traversant l'un des fonds des roues 16 et 18 pour créer une forte aspiration de l'air à travers la partie perméable de la surface 21.Un écran fixe non poreux 26 est monté à l'intérieur de chacune des roues 16 et 18 contre une partie de la surface interne de la roue. L'écran 26 peut tore de-construction quelconque et son rôle est de supprimer l'aspiration à travers la partie adjacente de la surface 21 qui défile devant-lui. Dans la forme illustrée, les écrans 26 des roues-16 et 18 sont disposés de façon à couper l'aspiration sur un secteur de la surface 21 qui s'étend approximativement sur 900 dans le sens de rotation de la roue, à partir du point de cette rotation qui est le plus proche du convoyeur 12.On pourra trouver une description détaillée de la construction des roues 16, 18, 20 et 22 dans la demande de brevet français nO 72-10 567 déposée ce même jour par la Demanderesse pour "dispositif pour former un cordon régulier de tabac destiné à la confection des cigarettes". Les particules de la nappe 10 qui tombent en direction du convoyeur sont attirées et retenues sur la bande poreuse de la surface 21 par l'aspiration. il se forme donc sur la surface de chacune des roues 16 et 18 un cordon étroit et mince 28 de particules de tabac dont l'épaisseur augmente dans le sens de rotation des roues. Ces cordons sont appelés "partiels" car ils contiennent une quantité de tabac qui est insuffisante pour former le boudin définitif. L'épaisseur des cordons qui se forment sur les bandes poreuses des surfaces 21 étant relativement faible, l'aspiration immobilise pratiquement toutes les particules réduisant considérablement la tendance au déplacement longitudinal et à la formation de paquets. Les roues 16 et 18 tournent de préférence à la méme vitesse, mais ceci n'est pas obligatoire. La rotation des roues accélère les particules de tabac du rideau 10 à une vitesse approximativement égale à celle du convoyeur 12, de façon que les cordons partiels des roues 16 et 18 n'aient qu'une vitesse relative faible par rapport à la surface du convoyeur dans le cas où les vitesses tangentielles des roues 16 et 18 et la vitesse linéaire du convoyeur 12 sont approximativement égales. Lorsque l'étroit cordon 28 de la roue 16 atteint le début de l'écran 26, il n'est plus retenu par l'aspiration et les particules de tabac tombant de la surface 21 de la roue à la surface supérieure du convoyeur 12. En général, les roues 16 et 18 sont proches de la surface du convoyeur, de sorte que les cordons partiels 28 sont posés sur la surface de ce dernier de façnn à limiter les perturbations de la disposition relative des particules de tabac. Le convoyeur se déplaçant généralement à très grande vitesse vers la droite de la figure, le cordon partiel de la roue 16 est entraîné à la surface du convoyeur dans le sens. du mouvement. De la m8me manière, lorsque le cordon partiel 28 de la roue 18 atteint l'écran associé 26, il est déposé légèrement sur la surface du cordon partiel qui provient de la roue 16. Les vitesses relatives de rotation des roues et de translation de la surface du cnnvoyeur peuvent Btre quelconques, mais il est en général préférable qu'elles soient voisines ou égales de façon que les particules de tabac soient posées à vitesse relative faible ou nulle sur la surface du convoyeur. En faisant varier la vitesse relative de rotation des roues et de translation de la surface du convoyeur, on peut cependant "allonger" ou "raccourcir" à volonté le cordon partiel, par rapport à la longueur qu'il occupe sur la surface 21. Ainsi, si la vitesse linéaire du convoyeur 1 2 est supérieure à la vitesse tangentielle des roues, les cordons 28 sont étirés sur sa surface, alors que dans le cas contraire, ils sont condensés. La vitesse de rotation des roues 16 et 18 dépend de la quantité de tabac que l'on veut obtenir dans les cordons partiels 28 qui se forment sur leurs surfaces respectives. Si l'on réduit les vitesses de rotation, les surfaces 21 captent des quantités plus importantes de particules, de sorte que les cordons partiels déposés sur le convoyeur 12 deviennent plus épais, alors que si lton augmente les vitesses de rotation les cordons deviennent plus minces. On peut également faire varier à volonté la dépression interne des roues mais il suffit en général que l'aspiration superficielle permette de capter les particules qui tombent dans le rideau 10 et de les retenir contre les bandes poreuses, de façon à minimiser la tendance au déplacement longitudinal des particules en sens inverse de la rotation des roues. L'invention permet donc d'agir sur la vitesse des particules de tabac entre la chute libre dans le rideau 10 et l'entrainement transversal sur le convoyeur 12, par la formation des cordons partiels autour des roues 16 et 18. Ce procédé a un certain nombre d'avantages. Par exemple, du fait que les cordons 28 sont déposés en douceur les uns sur les autres, il n'y a pratiquement pas d'interpénétration entre les cordons partiels, lorsqu'ils sont déposés sur la surface du convoyeur pour former le cordon final 14. Comparé aux procédés classiques, le système de l'invention permet d'obtenir un boudin de tabac ayant une distribution plus homogène de la taille des particules sur sa section. La tendance au vallonnement de la surface du cordon final est considérablement réduite, d'où une amélioution très sensible de l'uniformité des quantités de tabac sur chaque section du boudin. Bien que la description qui précède du fractionnement du rideau 10 en plusieurs cordons partiels et de leur recombinaison sur la surface du convoyeur 12 ne mentionne que deux roues de mesure, il va de soi que ce nombre n'est qu'illustratif et qu'en pratique il dépend de divers facteurs tels que les caractéristiques désirées du boudin, la largeur du rideau 10, la hauteur de chute des particules et le débit de la nappe large. Lorsque les cordons partiels 28 se forment sur les bandes poreuses des roues, il ne se produit qu'une classification mineure et une faible fluctuation de la quantité de tabac. Si l'on utilise plusieurs roues formant chacune un cordon partiel de faible épaisseur, le cordon final 14 sera formé de plusieurs couches superposées de particules de tabac. Un tel cordon permet de confectionner un boudin dont chaque section présente une grande uniformité de distribution de la quantité de tabac et de la taille des particules. Un tel boudin représente une amélioration considérable par rapport à ceux que l'on peut obtenir par les procédés classiques. La hauteur des roues 16 et 18 au-dessus de la surface du convoyeur 12 peut être quelconque à condition que les cordons partiels soient déposés doucement les uns sur les autres. Dans certains cas, il peut être avantageux de comprimer le cordon au moment de son dépit sur la surface du convoyeur en réduisant la hauteur de la roue à une valeur inférieure à l'épaisseur du cordon 14 qui est déjà partiellement formé. La roue 20 est semblable aux roues 16 et 18 et sa paroi cylindrique 32 comporte également une bande poreuse perméable à l'air et imperméable au tabac. La largeur de la surface 32 correspond à l'épaisseur du rideau 10. Une dépression est appliquée à l'intérieur de la roue par une canalisation de vide 34 traversant l'une de ses faces, pour créer une aspiration à travers la surface 32. La roue 20 contient un écran fixe non poreux 36 s'étendant sur un secteur semi-circulaire. L'écran 36 couvre approximativement la moitié inférieure de la roue 20, c'est-à-dire un secteur qui est limité par un diamètre parallèle à la surface du-convoyeur 12. Comme l'écran 26, écran 36 a pour rôle de supprimer l'aspiration à travers la partie adjacente de la surface 32 qui défile devant lui. Les particules de tabac du rideau 10 sont également captées par la surface 32 et y forment un cordon partiel 38 dont l'épaisseur augmente dans le sens de rotation de la roue. Comme on l'a vu précédemment dans la description de la formation d'un cordon classique, les particules les plus longues ont généralement tendance à s'orienter dans le sens de la longueur du cordon partiel 38. La roue 20 tourne relativement rapidement comparativement à la vitesse de chute des particules dans le rideau 10, et à une vitesse tangentielle comparable à la vitesse linéaire du convoyeur 12. il est cependant possible de modifier à volonté les vitesses relatives de la roue 20 et du convoyeur 12. Au cours de la rotation de la roue 20 en sens inverse des aiguilles d'une montre, les particules de tabac du cordon 38 sont projetées dans le cordon 14 au moment où elles passent devant le début de l'écran 36. Les particules les plus longues, qui sont orientées longitudinalement dans le cordon partiel 38, ont donc tendance à se planter radialement dans le cordon 14. La présence de certaines particules longues orientées radialement dans le cordon 14 permet d'améliorer le pouvoir de remplissage du boudin 30. Bien que la figure ne représente qu'une seule roue du type 20, il va de soi que l'on peut en utiliser plusieurs avec ou sans roues du type 16, 18. Bien qu cette application de l'invention ait été décrite ci-dessus dans le cas d'une nappe large de particules de tabac tombant en chute libre, elle est également applicable à la formation d'un cordon étroit dont au moins certaines particules longues sont disposées radialement, à partir d'une nappe large entratnée par un rideau d'air ascendant, le cordon étroit se formant contre la surface inférieure du convoyeur où il est retenu par aspiration. La roue 22 est semblable aux roues 16 et 18 en ce qu'elle comprend une surface cylindrique 40 fermée aux deux bouts et comportant des parties poreuses. Plus précisément, la surface 40 comporte des parties poreuses 42 séparées par des parties non poreuses. En pratique, la roue 22 peut comporter quatre parties poreuses 42 réparties à 900 les unes des autres. Une dépression est appliquée à l'intérieur de la roue 22 par une canalisation de vide 44 qui traverse l'une de ses faces pour créer une aspiration à travers les parties poreuses 42. L'intérieur de la roue 22 contient un écran fixe non poreux 46 qui s'étend sur un secteur angulaire d'environ 900 dans le sens de la rotation, à partir du point de la roue qui est le plus proche de la surface du convoyeur 12. L'écran 46 est destiné à supprimer l'aspiration à travers les parties poreuses -42 qui défilent cycliquement devant lui. Certaines des particules qui tombent dans le rideau 10 sont captées par l'aspiration des parties poreuses 42 pour former plusieurs petits paquets 48 sur la surface 40. Lorsqu'une des parties poreuses 42 de la roue 22 arrive devant l'écran 46, le paquet adjacent est déposé sur le cordon 14 de façon à augmenter localement la quantité de tabac sur la section du cordon. Ces zones comportant localement un surcrolt de tabac permettent d'obtenir des bouts bien tassés lorsque les cigarettes sont coupées. Plus précisément, le cordon 14 est ensuite comprimé en un bouton 30 dedtamètre constant mais qui, du fait de la présence à intervalles réguliers d'un surcrott de tabac, comprend des régions plus denses. il suffit de couper les cigarettes dans ces régions denses pour obtenir des bouts bien tassés sans faire appel aux techniques complexes qui sont généralement utilisées à cette fin. La vitesse de rotation de la roue 22 et le nombre de zones poreuses 42 de la surface 40 sont établis de façon que le nombre voulu de paquets 48 soit déposé sur le cordon 14 pour former dans le boudin 30 des zones plus denses correspondant à un bout ou aux deux bouts de la cigarette. il suffit généralement d'une seule roue de type 22, bien que l'on puisse également en utiliser plusieurs. Ces roues peuvent être associées à plusieurs roues de types 16, 18 avec ou sans roues de type 20. Cet aspect de l'invention a été décrit dans le cas particulier de la formation d'un boudin à partir d'une nappe large de particules de tabac tombant en chute libre. il est cependant évident qu'on peut également obtenir des cigarettes à bouts denses par le même procédé, mais à partir de paquets discontinus de tabac provenant d'une nappe large entraînée par un courant d'air ascendant, comme décrit précédemment. il est possible que le cordon final 14 formé des cordons partiels 28 présente des défauts de remplissage qui se retrouveront dans le boudin final 30. L'emploi d'une roue type 22 équipée d'un écran mobile et d'un détecteur de manques de tabac permet de compenser ces irrégularités en appliquant sélectivement l'écran. Ce procédé permet de corriger sélectivement les éventuelles irrégularités de répartition du tabac dans le boudin 30. Dans un tel système, l'excès de tabac de la roue 22 qui n'est pas utilisé pour combler les manques, peut être récupéré sur la roue et renvoyé à la trémie de distribution qui alimente la nappe large 10. L'installation décrite ci-dessus peut effectuer différentes fontions dépendant de conditions locales et d'un cer-tain nombre de facteurs tels que le coût du tabac, le type de tabac utilisé et la nature du marché. Les positions des différents types de roues peuvent être modifiées et les roues peuvent éventuellement se chevaucher. Des déflecteurs par exemple constitués par des roues supplémentaires montées au-dessus des roues 16, 18, 20 et 22 peuvent être utilisés pour diriger la chute des particules de tabac. Les roues peuvent être espacées les unes des autres de façon qu'une certaine quantité de tabac tombe directement entre elles sur le convoyeur 12. il ntest en outre pas indispensable que la répartition transversLe des particules de tabac soit régulière dans la nappe large 10. A la seule condition que le débitgLobal soit sensiblement constant, le système de l'invention permet d'obtenir un boudin Mnal 30 de caractéristiques uniformes. L'application de la dépression peut se faire sur d'autres parties de la surface cylindrique des roues. Par exemple, l'écran 36 de la roue 20 peut s'étendre plus loin dans le sens des aiguilles d'une montre, par exemple jusqu'à environ onze heures si l'on compare la roue à un cadran d'horloge, ce qui permet de projeter le cordon partiel 38 dans le cordon 28. On peut également modifier l'écran de la roue 18 de façon que les particules de tabac soient successivement transférées de la roue 20 à la roue 18, puis à la roue 16. Une telle disposition réduit la classification et les fluctuations de densité des particules de tabac dans les trois couches qui sont légèrement déposées par la roue 16 sur la surface supérieure du convoyeur 1 2. De plus, il n'est pas indispensable que les écrans s'étendent angulairement sur toute la distance indiquée. il suffit de couper l'aspiration à l'endroit voulu, par exemple sur les roues 16, 18 et 22 pour que le tabac se dépose sur le convoyeur ou sur les couches précédentes de tabac. A partir du point de coupure de vide, l'écran peut s'étendre sur un secteur variable différent des 900 des roues 16, 18 et 22 et des 1800 de la roue 20. Par ailleurs, la position angulaire des écrans de 900 peut être réglable à l'intérieur des roues. On voit donc que le procédé de la présente invention permet de confectionner un boudin de tabac de caractéristiques améliorées. Cette amélioration se traduit par une qualité meilleure et plus régulière des cigarettes confectionnées. il va de soi que la description précédente n'est qu'illustrative et que l'on pourra y apporter diverses modifications ou variantes entrant dans le cadre et dans l'esprit de l'invention. Revendications 1. Procédé de formation d'un boudin de tabac à pouvoir de remplissage élevé destiné à la confection de cigarettes, consistant à former au préalable un cordon étroit contenant une certaine proportion de particules de tabac orientées de manière aléatoire, le cordon étroit étant comprimé en un boudin de tabac, ledit procédé étant caractérisé en ce des particules de tabac sont projetées radialement dans le cordon. 2. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que le cordon étroit est formé à partir d'une nappe large de particules de tabac qui est fractionnée en plusieurs cordons partiels dont la plupart sont déposés les uns sur les autres pour former le cordon étroit. 3. Procédé selon la revendication 2 caractérisé en ce que les particules de tabac des cordons partiels qui ne sont pas déposés les uns sur les autres sont projetées radialement dans le'cordon étroit en cours de formation. 4. Procédé selon la revendication 2 caractérisé en ce qu'au moins l'un des cordons partiels est formé de plaquis discontinus, les autres étant continus, les paquets de particules de tabac étant ajoutés de loin en loin au cordon étroit1. 5. Procédé selon la revendication 2 caractérisé en ce que la plupart des cordons partiels sont déposés les uns sur les autres pour constituer un cordon étroit ayant une distribution sensiblement uniforme des tailles de particules et une quantité de tabac sensiblement uniforme sur chacune de ses sections. 6. Procédé de formation d'un boudin de tabac à partir d'une nappe large de particules de tabac qui est transformée en un cordon étroit dont la compression donne le boudin, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste à former plusieurs cordons partiels discontinus de particules de tabac à partir de la nappe large, et à les ajouter sélectivement en des points espacés de la longueur du cordon étroit. 7. Procédé selon la revendication 6 caractérisé en ce que le cordon étroit est obtenu en fractionnant la nappe large en plusieurs cordons partiels continus qui sont successivement déposés les uns sur les autres pour former un cordon étroit dans lequel la distribution des tailles de particules et la quantité de tabac sont sensiblement uniformes sur chaque section du cordon. 8. Procédé selon la revendication 7 caractérisé en ce que les particules de tabac des cordons partiels discontinus sont déposésen des points distincts de la longueur du cordon étroit pour augmenter la densité de certaines parties du boudin. 9. Procédé selon la revendication 8 caractérisé en ce que certaines zones distinctes du cordon étroit présentent de légers manques de tabac qui sont compensés par l'apport d'une quantité suffisante de tabac provenant des cordons partiels discontinus de façon à rétablir une densité uniforme de toutes les sections du boudin final.