L'invention a pour objet une scie à channe sans fin comportant une pluralité de maillons, certains au moins de ces maillons portant un outil de coupe, tel que pic, dent ou couteau,et certains au moins de ces maillons portant une queue de guidage, un bras à extrérité arrondie muni, sur son pourtour d'une glissière de guidage à laquelle sont adaptées les queues de guidage et une roue à noix d'entraSnement de la carne par action sur ses maillons. On connatt une telle scie par exemple par le brevet français 73.29957 (nO de publication 2196224). Les scies à charnue sans fin du type rappelé cidessus reçoivent deux applications principales, c'est-à-dire soit comme scie à bois, il stagit alors de scies à tronçonner ou à débiter armées de dents, soit pour tracer une saignée d'abattage dans une roche, il s'agit alors de bras de havages armés de pics. Lorsque les maillons de telles scies sont munis de queues de guidage et/ou d'entratnement, ces queues de guidage sont guidées dans une rainure du bras faisant fonction de glissière. Pour que les flancs de cette rainure aient une solidité suffisante1 il est nécessaire de leur donner une épais seur minimale, ce qui impose une certaine épaisseur au bras. Cependant il est avantageux dans les travaux de sciage de pouvoir faire une saignée aussi étroite que possible, ne serait-ce que pour économiser lténergie ou pour obtenir une coupe plus rapide à puissance égale. Un premier but de l'invention est donc de perrettre la réalisation de bras de scies nettement moins épais que les bras connus. Un autre but de l'invention est de permettre l'utilisation de maillons de channe robustes et compacts et possédant unelongueur plus grande que les maillons usuels afin d'en améliorer la stabilité. Un autre but encore est d'éviter le dévers des outils en cas d'efforts transversaux importants, notamment dans la réalisation de scies a chantourner. Ces buts sont atteints, selon l'invention, par le fait que, dans une scie du type décrit au début, la glissière de guidage est conformée en réglette et les queues de guidage sont à double branche embrassant de part et d'autre la réglette Il est également conforme à l'inventlon que la réglette conporte deux ailes s'étendant de part et d'autre de sa zone de r-ccordeent au bras et que chacune des branches comporte un talon de guidage venant prendre la réglette cyans un interstice prévu derrière l'aile de son coté Il est avantageux que la réglette soit constituée par une pièce d'usure rapportée sur la périphérie du bras. Dans une scie, dans laquelle la roue à noix d'entraînement agit sur les queues de guidage servant de queues d'entraSnement, la roue s' noix d'entrainementest à denture droite et pleine. Il est avantageux que les maillons aient, au moins sur la largeur de la réglette un profil longitudinal concave à courbure correspondant sensiblement à celle de l'extrémité arrondie du bras. Il est également avantageux que la face extérieure des dents de la roue à noix et la face intérieure des maillons soient adaptées pour venir en appui concordant les unes sur les autres. Il est avantageux que les maillons soient d'une seule pièce comportant, d'un côtéun tenon et;,de de l'autre c6té, une double chape et que le tenon de chaque maillon soit lié par articulation à la double chape du maillon suivant Il est possible,selon l'invention, de réaliser une scie à chantourner en réalisant un bras à face concave comportant certaines des caractéristiaues précédentes. D'autres caractéristiques et avantages ressortiront de la description qui sera donnée ci-après, uniquement à titre d'exemple, d'un mode de réalisation de l'invention. On se reportera, à cet effet, aux dessins annexés, dans lesquels: - la fig. 1 représente un bras d'une scie selon l'invention, dont on a interrompu la partie centrale pour une meilleure illustration des -points caractéristiques. La fig. 2 est une vue en coupe transversale selon II de la fig.î. La fig. 3 est une vue des maillons selon III de la fig.1 pour en montrer la configuration. La fig. 4 est une variante analogue à la vue de la fig.2 d1un bras à chantourner selon l'invention. Le bras Une scie à chatne sans fin comporte une pluralité de maillons 1 articulés les uns sur les autres selon des axes Il Âu moins certains de ces maillons portent un outil 12, par exemple logés, cote il est connu en soi, dans un logement 13,du maillon. Au moins certains de ces maillons portent, d'autre part, une queue de guidage 14. Il est possible, comme on l'a représenté, que tous les maillons 1 portent chacun un outil 12 et une queue de guidage 14. La channe sans fin 2 obtenue par l'assemblage articulé des maillons 1 est montée sur un bras 3 à extrémité 31 arrondie, le bras constituant glissière de la façon qui sera expliquée plus loin.La scie comporte encore une noix d'entralinement 4, dont les dents 41 coopèrent avec les queues 14 pour entraîner la channe Dans son corps 32, le bras 3 a une épaisseur E qui est au plus celle de la saignée qu'on se propose de faire avec la scie. Mais sur sa périphérie son épaisseur est réduite en 33 à e, fraction de E, pour titre embrassée par deux branches 15 de la queue 14 de chaque maillon 1. La périphérie utile du bras 3 comporte une réglette 34 qui constitue un e à deux ailes 36, 37 s'étendant de part et d'autre de la zone 33 qui la réunit au corps 32 du bras.Cette réglette 34 constitue une pièce d'usure, mais ses deux ailes 36, 37 retiennent dans un interstice prévu derrière leurs faces arrières, des talons 16 et 17 dont sont munies chacune des deux branches 15 de la queue 14 de chaque maillon 1. Le fait que les queues 14 aient deux brunches n'empêche nullement de réaliser une roue à noix 4 dont les dents 41 s'étendent sur toute la largeur, ce qui permet de réaliser cette roue à noix de façon particulièrement robuste. Ses dents peuvent donc être droites et pleines, ce qui, outre la robustesse accrue, simplifie considérablement sa fabrication. Les maillons 1 sont identiques les uns aux autres. Ils comportent, d'un-côté un tenon 18, muni dlun oeil 19 et de l'autre côté une double chape 20, 21 munie, en 21 d'un oeil 22 correspondant à l'oeil 19 et en 20 d'un alésage 23 de mtme axe que ltoeil 22. Une broche 24 permet de réunir chaque tenon 18 articulé sur la double chape 20, 21 du maillon suivant (ou précédent)* La face intérieure de chaque maillon 1 comporte, au moins sur sa partie s'étendant sur la largeur de la réglette 34, une zone as à courbure circulaire concave épousant la courbure convexe de la réglette 34, dans la zone arrondie 31 du bras 3.Par construction, les dents 41 de la roue à noix 4 ont un rayon externe correspondant à la demi-larzeur du bras 3, c'est à dire au rayon de la partie arrondie 31 de ce bras. Selon l'invention, la face extérieure des dents 41 est circu laire avec le mEme rayon que la réglette 34 dans cette partie 31, c'est-à-dire que la face extérieure de ces dents 41 épouse la face intérieure des maillons qui viennent ainsi en appui. De cette façon les queues de guidage et d'entraSnement ne subis sent pas les efforts axiaux dûs notamment à la tension de la chaise, mais ne subissent que les efforts longitudinaux d'en traînement en rotation, ce qui garantit un bon engrènement et réduit les usures et frottements. Pour faciliter le glissement sans usure des maillons ceux-ci comportent, de part et d'autre de la zone concave intérieure 25, deux portées planes 26, 27, respectivement sur le tenon 18 et sur la partie de la double chape 20, 21, s > étendant sur la largeur de la réglette 34. Ta fig. 4 représente une variante, dans laquelle le bras 3 comporte, dans sa partie pleine 32, une courbure concave 38, ce qui permet de tracer une saignée circulaire, dont on a représenté en traits interrompus les limites 39 et 40. Une telle réalisation est seulement possible par le fait que les queues des maillons comportent des talons pris derrière la réglette, ce qui empêche tout basculement transversal ou dévers du pic lors du travail en chantournement. Dans les deux modes de réalisation, on constate qu'on peut réaliser des maillons longs, donc stables longitudinalement, et dont les axes d'articulation sont tres près des outils, ce qui contribue encore à résister aux efforts de basculement ou de dévers sur les outils. Le montage de la chaste est très facile. Il suffit de desserrer les moyens usuels de rnglage de tension de la chaîne, de l'enfiler par une des deux extrémités 30 de la réglette 34 et de réunir ses deux extrémités par une broche de jonction, puis de tendre la channe en resserrant les moyens de réglage de tension. Le démontage est effectué en opérant en sens inverse. REVENDICATIONS 1 . Scie à chaîne sans fin comportant une pluralité de raillons, certains au oins de ces maillons portant un outil de coupe, tel que pic, dent ou couteau, et certains au moins de ces maillons portant une queue de guidage, un bras à extrémité arrondie bruni, sur son pourtour, d'une glissière de guidage à laquelle sont adaptées las queues de guidage et une roue à noix d'entraînement de la chaîne par action sur ses maillons caractérisée en ce aue la glissière de guidage est conformée en réglette t34) et les queues de guidage (14) sont à double branche (15) embrassant de part et d'autre la réglette (34). 2 Scie selon la revendication 1, caracté-sde en ce que la réglette (34) comporte deux ailes (36,35)s'étendant de part et d'autre de sa zone (33) de raccordement au bras (3) et chacune des branches (15) comporte un talon de guidage (16, 17) venant prendre la réglette (34) dans un interstice prévu derrière l'aile (36, 37) de son côtés 3. Scie selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que la réglette (34) est consti tuée par une pièce d'usure rapportée sur la périphérie du bras (3). 4. Scie selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, dans laquelle la roue à noix d'entraînement agit sur les queues de guidage servant de queues d'entraînement, caractérisée en ce que la roue à noix d'entraînement (4) est à denture à dents (41) droites et pleines. 5. Scie selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que les maillons (1) ont, au soins sur la largeur de la réglette (34Aun profil longitudinal concave (25) à courbure correspondant sensiblement à celle de l'extrémité (31) arrondie du bras. 6. Scie selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que la face extérieure des dents(41) de la roue à noix (4) et la face intérieure (25) des maillons sont adaptées pour venir en appui concordant les unes sur les autres. 7. Scie selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que les maillons (1) sont d'une seule pièce comportant, d'un coté, un tenon (18) et, de l'autre coté, une double chape (20, 24) et le tenon (18) de chaque maillon (1) est lié par articulation (24) à la double chape (20, 21) du maillon (1) suivant ou précédent 8. Scie à chantourner selon Itune quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que le bras (3) comporte une face concave (38).