' • 2120006 La présente invention est relative à un procédé de récupération d'uranium à partir de solutions aqueuses contenant des ions d'uranyl et de fluorure et concerne plus particulièrement la transformation de l'hexafluorure de diuranate d'ammonium par un traitement en deux phases avec de 1/hydroxyde d'ammonium. 5 Une méthode de préparation de dioxyde d'uranium (UO^) à partir de l'hexa fluorure d'uranium (UFg) comprend•une première réaction de l'UFg avec de l'eau pour fgrmer une solution aqueuse par hydrolyse de fluorure d'uranyl (UO^F^) et * d'acide fluorhydrique (HF). Après cela, comme décrit dans le "brevet US. 2 k66 118, on additionne une solution .d'bydroxyde d'âmmonium concentrée en quan-10 tité excédant de loin celle nécessaire, de préférence 2 à 3 fois la quantité stoichiométrique d'hydroxyde d'ammonium nécessaire pour reagir avec la solution de fluorure d'uranyl de manière à précipiter 1'uranium sons forme de diuranate d'ammonium [(HH^JgUgO,^)] . Ce dernier composé est alors traité à une température appropriée, après quoi on ajoute à nouveau de l'hydroxyde d'ammonium en quanti-15 té au moins 5 fois et de préférence de 7 à 13 fois la quantité stoichiométrique, pour éviter une contamination importante des ions d'uranyl par des ions de fluorure. Il est donc évident que ces procédés nécessitent des quantités d'hydroxyde d'ammonium excessivement grandes. Une variante d'un tel procédé est décrite dans le "brevet US. Ho. 3 39^ 997• Selon cette variante, des volumes impor-20 tants d'hydroxyde d'ammonium dilué à moins de .1,2 molécule-gramme par litre doivent fournir de 7 à 12 molécules-grammes de Nïï^ Par molécule-gramme d'uranium. La précipitation du diuranate d'ammonium ((UH^J^UgO^)] avec l'hydroxyde> d' ammonium n'est pas complète au point stoichiométrique à cause de la nature corn-, plexe des solutions de fluorure d'uranyle. Un excès considérable d'hydroxyde d'. 25 ammonium est nécessaire pour conduire la réaction au stade final. Un exemple de la réaction est donné par la formule suivante: 2U02F2 + 1+HF + 10 ÏÏHjOH (NH^^O + 8NHjF + 7^0 (1) Un inconvénient du procédé en une phase, ci-dessus, est le fait qu'il nécessite un excès considérable d'hydroxyde d'ammonium. Mais, ce qui est plus gra-30 ve, le diuranate d'ammonium précipité n'entraîne pas l'entièreté de l'uranium se trouvant dans le fluorure d'uranyle. Les produits de réaction contiennent souvent de 1,5 à 2 % de fluorure d'ammonium sous forme de fluorures mélangés, particulièrement sous forme de l'UOgF^.SNH^F, qui est relativement soluble et qui part dans les déchets et est responsable d'une perte d'uranium. De tels composés 35 de fluorure sont très difficiles à rompre dans le "but de récupérer l'uranium. Aussi, est-il souhaitable de produire un précipité de diuranate d1 ammonium en présence d'un minimum de trace de fluorures. Des recherches plus approfondies ont démontré que la formule (1) définit une réaction idéale, qui en fait ne se réalise pas quantitativement, même dans i+0 les meilleures conditions possibles. En pratique, il s'est révélé que la 71 46388 2 2120006 réaction en une phase de la formule (1) se traduit par de nombreuses réactions connexes qui ont lieu si rapidement que l'acide fluorhydrique ne réagit pas dans le but principal de mener la réaction à un stade final avec le NH^OH pour obtenir le NH^F. Au contraire, d'autres réactions ont lieu simultanément entre 5 le HF, le UO^F^ et le NH^OH, ce qui se traduit par la formation de combinés d' uranium solubles, c'est-à-dire du UO^Fg. 3NH^F. Une fois que ces combinés d'uranium sont formés, ils restent en solution et certaines quantités d'uranium sont perdues parce qu'elles ne peuvent pas en être récupérées facilement et parce qu'elles sont emportées dans les déchets ou parce que leur récupération 10 nécessite un échange d'ions ou d'autres traitements coûteux. De plus, selon le procédé décrit dans le brevet US. No. 2 H66 118, une solution concentrée d'ammoniaque (8 à 15 molécules-grammes) est utilisée parce que dans ce système de fluorures, la solubilité de l'uranium est la plus faible quand le taux d'ammoniaque par rapport à l'uranium est le plus élevé. L'addition 15 initiale d'hydroxyde d'uranium est alors suffisante pour précipiter une partie importante de l'uranium et permet d'obtenir un excès approprié d'hydroxyde d' ammonium par rapport à la quantité stoichiométrique, nécessaire pour précipiter la totalité de l'uranium en l'absence d'ions de fluorure. Le produit résultant, l'UOg, est finement divisé et est difficile à déshydrater et à sécher. 20 Selon le procédé du brevet US. No. 3 39^ 997, on utilise un grand volume de solution aqueuse diluée d'ammonium bien inférieure à 2 molécules-grammes, et de préférence, de 0,7 molécule-gramme, pour précipiter le diuranate d'ammonium NHj^) UgO^, qui est relativement cristallin et granulaire de nature. Bien que le produit résultant, l'UO^, se déshydrate facilement et sèche rapidement, il ne 25 présente pas les propriétés optima pour un frittage. Le procédé est également tributaire d'une méthode de récupération compliquée pour réduire les pertes d' uranium. Dans la demande de brevet US. 865 232 est décrit un procédé pour transformer une solution d'hydrolyse d'hexafluorure d'uranium nécessitant seulement l1 30 addition d'une solution diluée d'hydroxyde d'ammonium (d'environ 1 molécule-gramme par litre). La solution diluée d'hydroxyde d'ammonium introduit des volumes très importants d'eau et nécessite non seulement des cuves de réaction et d'accumulation plus grandes, ainsi que des pompes et des conduites plus importantes, mais aussi des appareils plus nombreux pour séparer le précipité de diu-35 ranate d'ammonium de l'eau contenant du NH^F dissous.Les grands volumes de solution de NH^F posent un problème de disposition, du fait de la teneur élevée en NH^OH. Bien que la réaction spécifique qui rend possible la précipitation de 1' UOgFg dans des conditions d'équilibre avec le NH^OH, devrait passer au moins dans U0 le stade initial par la formation d'U02(0H)2 hydrate, d'autres réactions 71 46388 3 2120006 supplémentaires ont lieu (comme par exemple la "dimérisation", l'hydratation et l'"ammoniation"), qui empêchent la réaction spécifique exclusive souhaitée. La formation de diuranate d'ammonium stoichiométrique n'a jamais été observée lors d'une réaction en une phase dans un milieu aqueux, de sorte qu'une polymérisati-5 on doit très probablement avoir lieu. On suppose que le diuranate d'ammonium est un composé plus complexe que n' indique la formule généralement acceptée (NH^^U^O^. Il y a des indices montrant que certaines molécules peuvent avoir plusieurs atomes d'uranium, jusqu'à 7 et même plus, et qu'il peut y avoir plus de deux groupes (NH^) présents. Toutefois, 10 la formule (NHjPgUgO représente fidèlement la composition moyenne de ce composé d'uranium complexe. Le but principal de la présente invention est de fournir un procédé de récupération d'uranium à partir de solutions aqueuses acides contenant du fluorure d'uranyle, qui ne présente pas les inconvénients des procédés antérieurs. 15 Dans ce but, suivant la présente invention, un procédé pour la récupération pratiquement totale d'uranium sous forme de diuranate d'ammonium à partir d'une solution aqueuse acide contenant du fluorure d'uranyle et du fluorure d'hydrogène, est caractérisé en ce qu'une solution aqueuse d'hydroxyde d'ammonium d'une concentration d'au moins 3 molécules-grammes par litre (3N) et de préférence su-20 périeure à 6N est versée dans la solution aqueuse acide pour produire une première solution neutralisée d'un pH de H,5 à 6, l'hydroxyde d'ammonium ajouté étant suffisant pour réagir avec moins que l'entièreté du fluorure d'hydrogène, de manière que subsistent environ 5 à 15 % de fluorure d'hydrogène dans la première solution neutralisée, et que pratiquement aucune partie du fluorure d'ura-25 nyle n'ait réagi avec l'hydroxyde d'ammonium, et en ce que par la suite, la première solution neutralisée est rapidement mélangée avec une quantité de solution aqueuse d'hydroxyde d'ammonium de concentration d'au moins 3N qui.est égale à au moins deux fois la quantité stoichiométrique nécessaire pour transformer tout l'uranium se trouvant dans la solution de diuranate d'ammonium, en veillant 30 à ce que la solution résultante possède un pH d'au moins 9,5 et que le diuranate d'ammonium précipite rapidement et pratiquement complètement. Pour faire réagir les solutions, la première solution neutralisée est portée à environ 66°C et la solution d'hydroxyde d'ammonium est portée à moins de 38°C de manière que la réaction exothermique ne fasse pas monter la température au-dessus de 80°C. La 35 quantité de solution d'hydroxyde d'ammonium doit être suffisante pour fournir de deux à trois fois la quantité stoichiométrique nécessaire pour réagir avec le fluorure d'uranyl afin d'en obtenir du diuranate d'ammonium. Le pïï de la solution doit être d'au moins 9,5 et peut même dépasser légèrement 10. Un excès important de solution d'hydroxyde d'ammonium est à éviter. 1+0 Dans ces conditions, la réaction de diuranate d'ammonium est tout-à-fait 71 46388 u 2120006 complète et il ne se forme pratiquement pas de complexes d'uranium et de fluorure. Un volume minimum d'eau par molécule-gramme d'uranium est utilise dans les deux phases. Après lessivage à une température de 1*0° à 70°C pendant une durée de 5 à 30 minutes, le diuranate d'ammonium forme un précipité facilement sépara-5 ble qui peut s'écouler ou être pompé sous forme de houe dans une faible quantité d'eau. Après calcination à 1 700 - 1 800°C, le diuranate d'ammonium se transforme en dioxyde d'uranium possédant d'excellentes propriétés de mise en forme de pastilles céramiques pour des applications relatives aux éléments combustibles. L'invention sera mieux comprise en se référant à la description qui va sui-10 vre et au dessin annexé relatifs à une réalisation préférée, donnée à titre d' exemple. La figure représentée au dessin est un programme du déroulement d'un processus suivant l'invention. Suivant la présente invention, le procédé de récupération d'uranium à par-15 tir d'une solution aqueuse contenant des ions d'uranyle et de fluorure, consiste à produire la dite solution aqueuse en versant de l'UFg dans de l'eau, par exemple dans le rapport de 1 kg de UFg pour 10 Kg d'eau, formant ainsi un produit d' hydrolyse et comprend deux phases principales. La première phase se déroule suivant la formule suivante: 20 UOgFg + bNH^OH *- U02F2 + î+NHltF + H2° + une fai'ble quantité de HF, (2.) Le pH à l'équilibre vaut environ U,5 à 6. Environ 85 à 95 % du HF sont transformés en ÏÏH^F, avec un reliquat de 5 à 15 % de HF. La solution d'hydroxyde d'ammonium est concentrée à au moins 12N, la valeur préférée se situant entre 2h et 29 % de NH^. Comme indiqué à la formule (2), la quantité de solution d'hydroxyde 25 d'ammonium ajoutée à une solution contenant du fluorure d'uranyle et du fluorure d'hydrogène est limitée à un peu moins que la quantité stoichiométrique de solution d'hydroxyde d'ammonium nécessaire pour réagir avec l'entièreté du fluorure d'hydrogène présent. Toutefois, il est important que la première solution neutralisée résultante soit acide, et comprenne une faible quantité de HF non neu-30 tralisée de manière que le pH de la solution soit, à l'équilibre, de U,5 à 6, de façon qu'il n'y ait pas formation de précipité de diuranate d'ammonium. Par conséquent, dans la formule (2), seuls le HH^OH et le HF réagissent pour former du NÏÏ^F et de l'H^O, le UO^F^ n'ayant à cet endroit de la phase, participé à aucune réaction. 35 En limitant la quantité de la solution d'hydroxyde d'ammonium ajoutée ainsi qu'en réglant le pH de la solution qui en résulte, seul le fluorure d'ammonium soluble dans l'eau se trouve dans les meilleures conditions de formation. Dans ces conditions, toute réactivité indésirable du composé d'uranium est pratiquement égale à zéro, ce qui fait qu'il n'y a pas de formation de composés comple-1|0 xes indésirables tel que le U0gFg.3NH^F. Comme indiqué à la formule (2) presque 71 46388 5 2120006 la totalité des ions de fluorure du HF sont combinés avec les ions d'ammonium pour former le fluorure d'ammonium, laissant le composé d'uranyle libre de réagir avec la solution d'hydroxyde d'ammonium diluée par la suite. A cause de l'utilisation d'une solution concentrée d'hydroxyde d'ammonium, 5 le volume de solution n'augmente que très peu par comparaison aux réactions utilisant une solution diluée d'hydroxyde d'ammonium de 1 à 1,2N. après avoir atteint l'équilibre, la première solution neutralisée est ensuite mélangée rapidement et complètement avec une solution concentrée d'hydroxyde d'ammonium (environ 3 à 6 "Normal") supplémentaire, en ajoutant une quantité égale au moins deux 10 jusqu'à trois fois, et même légèrement plus, la quantité stoichiométrique, pour réagir avec le UO^F^, plus une quantité suffisante pour neutraliser le HF résiduel dans la solution. La première solution neutralisée se trouvant entre 50° et 80°C est rapidement mélangée, par exemple en la projetant dans un jet de solution d'hydroxyde d'ammonium relativement froide. La réaction se déroule suivant 15 la formule suivante: 2U0gF2 + TNH^OH + HF résiduel *-2U02(0H)2 + 5NH^F + 2NH1|0H + HgO (NHij)2U207 + 5NHjF + UHgO (3) Dans cette formule l'équation est équilibrée en supposant qu'une molécule-gramme de HF est présente pour deux molécules-grammes d'UOgFg bien qu'en fait, 20 habituellement, le HF est présent en quantité beaucoup moindre. La solution obtenue se trouve environ à 66°. Comme indiqué, le produit intermédiaire, l'hydroxyde d'uranyle, réagit immédiatement avec l'hydroxyde d'ammonium supplémentaire pour former le diuranate d'ammonium qui forme un précipité. Une précipitation pratiquement.complète de l'uranium sous forme de diuranate d'ammonium a lieu et 25 il ne reste en fait plus de composé d'uranium dissout dans le liquide. Le procédé en deux phases comprend une relation de temps. Si la réaction totale s'effectue en une seule réaction par l'addition d'une quantité de NH^OH en excès d'une certaine importance par rapport à la quantité stoichiométrique nécessaire pour neutraliser la solution de HF, les réactions sont si rapides qu' 30 on ne peut pas éviter que le NH^OH qui se forme participe à la formation des composés d'uranium complexes indésirables avant la formation d'U02(0H2)2 nécessaire. Par le procédé en deux phases, on perd une quantité très faible d'uranium dans les déchets, sous forme de composés de fluorure difficiles et coûteux à 35 séparer et à récupérer. Des quantité relativement faibles de liquide usé doivent être évacuées et la pollution est réduite au minimum. Le liquide usé est dirigé à travers une colonne d'échange d'ions pour absorber toutes les traces d'uranium pouvant subsister dans la solution. Le diuranate d'ammonium forme un fin précipité non colloïdal. Dans le but 1*0 d'améliorer le précipité, celui-ci est pompé sous forme de boue vers un 71 46388 6 2120006 extracteur où il est maintenu entre ^0° et 70°C pendant 5 à 30 minutes. Le produit sortant de l'extracteur se présente sous forme de boue comprenant des particules de diuranate d'ammonium qui peuvent être rapidement traitées dans une centrifugeuse pour extraire la plus grande partie du liquide, laissant une boue 5 constituée en grande partie de diuranate d'ammonium, qui peut s'écouler ou être pompée. La boue est ensuite introduite dans un four de calcination où trois réactions successives ont lieu: premièrement, dans une zone d'entrée à température modérée l'eau est évaporée jusqu'à ce que subsiste seulement une poudre de diu-10 ranate d'ammonium; deuxièmement, le diuranate d'ammonium est décomposé à la chaleur en UO^ et en U^Og tandis que du gaz NH^ et de la vapeur sont évacués; et troisièmement, un gaz réducteur, tel que l'hydrogène est envoyé sur les oxydes d'uranium à une température comprise entre 1 700 et 1 800°C pour transformer 1' uranium en poudre de dioxyde d'uranium. Des traces de fluorures qui ont pu s'in-15 troduire pour dès raisons diverses, telle que la manipulation mécanique, sont également évaporées dans le four de séchage. La finesse et la structure des particules de diuranate d'ammonium dans la boue traversant le four de calcination déterminent les propriétés de frittage pour la fabrication de pastilles de poudre de dioxyde d'uranium. Le diuranate 20 d'ammonium traité selon le procédé suivant l'invention présente de bonnes propriétés de frittage pour la fabrication de pastilles. Après mise en forme et chauffage appropriés, des pastilles de dioxyde d'uranium enrichi, d'excellente qualité pour réacteurs nucléaires, sont obtenues. Dans la seconde phase (formule 3) on ajoute environ 7 molécules-grammes d' 25 hydroxyde d'ammonium pour chaque molécule-gramme de fluorure d'uranyle. La concentration de l'hydroxyde d'ammonium est d'au moins 3N, et est de préférence environ 6n. On a constaté que l'uranium dans les déchets du procédé en deux phases suivant l'invention, est fortement réduit par comparaison avec les pertes enre-30 gistrées dans les déchets du meilleur des procédés à phase unique connus où, suivant des méthodes classiques, on utilise de 7 à 13 fois la quantité stoichiométrique d'hydroxyde d'ammonium par rapport à la quantité de fluorure d'uranyle. Ce résultat est obtenu parce que le procédé suivant la présente invention n'est pas entaché des inconvénients des procédés antérieurs. En effet, des quantités 35 minima d'eau dans la solution d'hydroxyde d'ammonium sont utilisées et la quantité de composés de fluorure relativement stables, solubles dans l'eau, responsables de la présence d'uranium dans les déchets, est pratiquement nulle. Une fois que les complexes sont formés, ils sont excessivement difficiles à récupérer. La présente invention permet donc de récupérer pratiquement la totalité de 1*0 l'uranium impliqué dans la réaction. Grâce à la présente invention, beaucoup 71 46388 7 2120006 moins d'hydroxyde d'ammonium est nécessaire que dans les procédés antérieurs connus. L'exemple ci-dessous illustre la mise en oeuvre de l'invention. EXEMPLE. Comme indiqué au dessin, l'hexafluorure d'uranium gazeux est envoyé par 5 une conduite 12 avec un débit de 1+5 kg/h, à l'intérieur d'une cuve à hydrolyse 10. L'hexafluorure d'uranium gazeux peut être obtenu en chauffant dans une cuve de l'hexafluorure d'uranium à une température de 107 ~ 110°C. De l'eau distillée venant d'un réservoir 11+ est déversée avec un débit de 1+5^,5 kg/h dans la cuve 10 par une conduite 16, par arrosage ou en pluie sur une garniture où elle 10 absorbe et hydrolyse l'hexafluorure d'uranium comme suit: UFg + 2HgO UO^Fg + UHF. La réaction est exothermique de sorte que l'hydrolysat atteint line température d'environ 66°C. L'hydrolysat est envoyé de la cuve 10 à travers une conduite 18, vers une première cuve de neutralisation 20, avec un débit de 500 kg/h. Une solution 15 aqueuse d'hydroxyde d'ammonium, concentré à moins de 12N et comprenant de préférence de 2h % à 29 % de ÏÏH^ est amenée d'un réservoir 22 par une conduite 2k, avec un débit de 26,5 kg/h (29 % de NH^) et rapidement mélangée avec la solution d'hydrolysat amenée par la conduite 18. La quantité d'hydroxyde d'ammonium doit être suffisante pour réagir avec environ 90 % de l'acide fluorhydrique de l'hy-20 drolysat. La première solution neutralisée obtenue possède un pH d'environ 5 + 0,5 et une température d'environ 66°C. La première solution neutralisée, constituée d'une solution aqueuse de UOgFg, de NH^F et de HF, est pompée à travers une conduite 26 vers une cuve 30 de précipitation de diuranate d'ammonium à l'intérieur de laquelle elle est pro-25 jetée avec un débit de 525,5 kg/h. Comme la première solution neutralisée est à environ 66°C et que la réaction avec l'hydroxyde d'ammonium est exothermique, la température dans la cuve 30 pourrait atteindre 93°C et plus, et le pourrait se séparer. Pour y remédier, la solution concentrée d'hydroxyde d'ammonium du réservoir 22, amenée par la conduite 36, est diluée avec de l'eau froide d' 30 un réservoir 32, amenée par une conduite 3^ dans la conduite 36. Comme la réaction la plus rapide et la plus complète a lieu quand la température du mélange se situe entre 52 et 80°C, un litre et demi d'eau froide par litre de solution concentrée d'hydroxyde d'ammonium représente une quantité recommandable. La solution d'hydroxyde d'ammonium possède une température inférieure à 1+5°C, par 35 exemple de 21° à 32°C, et sa concentration est au moins 311 et de préférence jusqu'à 5N ou 6n. De 300 à 315 kg:h de solution diluée à 5N peuvent être utilisés dans ce cas. En projetant la solution diluée de l'hydroxyde d'ammonium de manière que le jet frappe et se mélange en 1+0 avec le jet de la première solution neutralisée venant de la tête d'arrosage 38, on obtient un mélange rapide avec 1+0 une réaction pratiquement complète. Il en résulte un fin précipité jaune de 71 46388 8 2120006 diuranate d'ammonium comprenant pratiquement tout l'uranium contenu dans la solution. Grâce à la projection des solutions une "boue de fines particules de diuranate d'ammonium en suspension dans le liquide est formée dans la cuve 30. Le liquide dans la cuve 30 possède un pH d'au moins 9,5 et de préférence 10. 5 Pour garder en suspension la boue de diuranate d'ammonium et maintenir la réaction accomplie, la boue est rapidement évacuée du fond de la cuve 30 par une conduite h2 menant à une pompe Ul;. En grande partie, la boue est renvoyée de la sortie de la pompe vers la cuve 30 par une conduite bè. Une partie de la boue pompée est envoyée par une conduite U8, branchée sur la conduite b6, vers une 10 cuve 50 d'extracteur où elle est maintenue pendant 5 à 30 minutes à U0 - 70°C. Après quoi, les fines particules de diuranate d'ammonium s'agglomèrent en particules plus grosses facilement séparables. Une tubulure de sortie 52 située au fond de la cuve 50 dirige la boue de diuranate d'ammonium traitée vers un moyen convenable pour extraire le liquide, 15 par exemple vers une centrifugeuse dans laquelle s'effectue l'extraction de la majeure partie du liquide constitué par de l'eau dans laquelle le NH^F et le NH^OH sont dissous. La centrifugeuse est réglée de manière que la boue de diuranate d'ammonium à sa sortie soit encore suffisamment liquide pour être pompée ou pour s'écouler, afin qu'elle puisse être amenée suivant un débit voulu dans 20 le four de calcination. Dans le four, l'eau est évaporée, les particules sèches de diuranate d'ammonium sont décomposées à la chaleur en oxydes d'uranium, lesquels sont réduits en poudre de dioxyde d'uranium. Il est difficile de conclure de l'examen de l'un ou l'autre précipité spécifique de diuranate d'ammonium à ses propriétés de frittage en pastilles. Il 25 est connu qu'un précipité extrêmement fin peut présenter des propriétés pauvres de frittage au même titre qu'une particule grossière. Le meilleur test est de préparer réellement des pastilles de poudre de dioxyde d'uranium, suivant la pratique usuelle, en les comprimant à 350 kg/cm et en frittant à des températures entre 1 700° et 1 800°C, puis d'examiner les pastilles obtenues au point de 30 vue de leur résistance, forme, homogénéité, absence de craquelures et autres défauts. Les particules de diuranate d'ammonium obtenues suivant la présente invention présentent d'excellentes propriétés de frittage et on en a fait des pastilles de dioxyde d'uranium enrichi (par exemple avec un enrichissement de 3 !) destinées à des éléments combustibles nucléaires qui se sont révélés tout-à-fait 35 acceptables. 71 46388 9 2120006 HEVBHDICATIOKS ■ 1. Procédé pour la récupération pratiquement totale d'uranium sous forme de diuranate d'ammonium à partir d'une solution aqueuse acide contenant du fluorure d'uranyle et du fluorure d'hydrogène, caractérisé en ce qu'une solution aqueuse 5 d'hydroxyde d'ammonium, d'une concentration d'au moins 3 molécules-grammes par litre (3N) et de préférence supérieure à 6N, est versée dans la solution aqueuse acide pour produire une première solution neutralisée d'un pH de U,5 à 6, l'hydroxyde d'ammonium ajouté étant suffisant pour réagir avec moins que l'entière-té du fluorure d'hydrogène de manière que subsiste environ 5 à 15 % de fluorure 10 d'hydrogène et que pratiquement aucune partie du fluorure d'uranyle ait réagi avec l'hydroxyde d'ammonium, et'en ce que par la suite, là première solution neutralisée est rapidement mélangée avec une quantité de solution aqueuse d'hy- ^ droxyde d'ammonium de concentration d'au moins 3N en quantité égale à au moins deux fois la quantité stoichiométrique nécessaire pour transformer tout l'ura-15 nium se trouvant dans la solution en diuranate d'ammonium, en veillant à ce que la solution résultante possède un pH d'au moins 9,5 et que le diuranate d'ammonium précipite rapidement et pratiquement complètement. 2. Procédé suivant la revendication 1, cractérisé en ce que la solution aqueuse d'hydroxyde d'ammonium introduite dans la solution aqueuse acide possède une 20 concentration d'au moins 12ÏÏ, 3. Procédé suivant l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la température de la première solution neutralisée est maintenue entre 52 et 78°C au moment où elle est rapidement mélangée avec la solution aqueuse d'hydroxyde d'ammonium dont la température se situe en-dessous de ^3°C et qui possède une 25 concentration d'environ 6n. U. Procédé suivant la revendication U, caractérisé en ce que le mélange rapide de la première solution neutralisée et de la solution aqueuse d'hydroxyde d'ammonium s'effectue en projetant l'un dans l'autre les jets des deux solutions respectives. 30 5> Procédé suivant l'une des revendications de 1 à U, caractérisé en ce que la boue formant le précipité est traitée à une température située entre Uo et 70°C pendant une période de 5 à 30 minutes et en ce que la plus grande partie du liquide est séparée des particules de la boue de diuranate d'ammonium traitée tout en laissant suffisamment de liquide pour former une boue de sortie de diuranate 35 d'ammonium qui peut s'écouler ou que l'on peut pomper. 6. Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que la boue de diuranate d'ammonium est chauffée jusqu'à une température pouvant atteindre 1 800°C de manière à faire évaporer tout le liquide et à décomposer le diuranate d'ammonium en oxydes d'uranium en présence d'une atmosphère réductrice pour obtenir 1+0 une poudre de dioxyde d'uranium pure. 71 46383 10 2120006 T. Procédé pour récupérer sous forme de diuranate d'ammonium pratiquement tout l'uranium contenu dans une solution aqueuse acide de la façon décrite ci-avant .