ELEMENT ECLATEUR COMPORTANT UN PARAFOUDRE A GAZ SURMOULE. L'invention a trait aux parafoudres à gaz encore dits "éclateurs" insérés dans les circuits pour les protéger contre les surtensions. Les parafoudres de ce genre sont, en général, constitués d'une enceinte fermée, à l'intérieur de laquelle se trouvent en présence des électrodes, qui sont chacune reliées aux poles sous tension. L'écartement des électrodes est réalisé de façon que, si la tension dépasse un seuil appelé tension d'amorç ge, un arc rétablit entre les électrodes ; le passage de l'arc se traduit par une brutale chute de tension entre lesdites électrodes.Les parafoudres de ce type peuvent comporter des enceintes méa ues ou en cerami;ie; dans le cas où 1 'ence:in- te est métai#que, elle peut constitiier line des trlectrodes du pwafiw Les parafoudres de ce type sont généralement utilisés pour protéger des circuits sensibles aux surtensions tels que, par exemple, des circuits téléphoniques, des circuits d'ordinateur ou de télex. Pour réaliser la protection des circuits sensibles, on utilise un ensemble de protection, qui est titué d'une plaquette formant circuit imprimé, ladite plaquette portant les différents composants nécessaires à la protection. On est donc amené à fixer des parafoudres sur des plaquettes de circuit imprimé.La difficulté pour une telle fixation provient du fait que le parafoudre est alors fabriqué avec des pattes généralement perpendiculaires à sa ligne moyenne, lesdites pattes étant destinées à entre soudées à des emplacements pré-définis du circuit imprimé ; or, pour réaliser cette opération de soudure, étant donné que le parafoudre constitue un composant de type différent des composants électroniques usuels, il convient d'effectuer une opération de main-d'oeuvre délicate ou de mettre au point une machine automatique onéreuse.Par ailleurs, lorsque l'enceinte du parafoudre est métallique, il faut éviter que cette enceinte ne vienne en contact avec les voies conductrices du circuit imprimé et cela constitue une contrainte supplémentaire dans le cas où l'on envisage d'automatiser la mise en place des parafoudres sur les circuits imprimés. Une autre difficulté se présente lorsque l'on met en place un parafoudre sur un circuit imprimé : dans l'hypothèse où le parafoudre fonctionne et fait écouler à la terre une surtension arrivée sur une de ses électrodes,l'arc, qui s'établit à l'intérieur du parafoudre pendant le passage de la surtension, provoque un échauffement important du parafoudre et des pattes de fixation, qui lui sont liées. flenrésulte que les soudures, qui relient les pattes et le circuit imprimé porteur du parafoudre, ont tendance à se détériorer, de sorte qu'un incident fréquent est constitué par le désoudage d'une patte de parafoudre.Or, un parafoudre est mis en parallèle entre une ligne de terre et une ligne alimentant un circuit utilisateur et le désoudage d'une des pattes d'un parafoudre n'entraine aucune perturbation pour l'alimentation de la ligne de l'utilisateur qui, néanmoins, en raison de ce désoudage, n'est plus protégée. On constate donc que la technique antérieure ne permet pas d'obtenir une protection fiable. Enfin, il est connu que, pour tous les parafoudres de l'état de la technique, le passage d'une surtension anormale créant un arc trop intense ou trop long à l'intérieur de l'enceinte ne se traduit pas toujours par une mise en court-circuit des électrodes. Notamment, lorsque l'enceinte est métallique, l'arc s'établit généralement entre l'électrode et l'enceinte,et celle-ci se trouve refroidie par l'air ambiant, de sorte quelle chauffe beaucoup moins que l'électrode, ce qui constitue un handicap pour réaliser une brasure entre l'électrode et l'enceinte; or, une telle brasure serait souhaitable, de façon que le parafoudre soit mis en court-circuit automatiquement au passage d'une surtension anormale, ce qui entraîne la mise à la terre de la ligne de l'utilisateur et, par conséquent, la nécessité, pour rétablir un fonctionnement normal, de changer le parafoudre. Au contraire, si le parafoudre ne se met pas en court-circuit, rien n'indique extérieurement s'il est ou non détérioré intérieurement et, étant donne qu'en général le passage d'une surtension anormale se traduit par une déformation de l'6lec- trode, le parafoudre, qui a fonctionné une fois, ne se trouve plus aux normes initiales et, par conséquent, ne protège plus de façon satisfaisante le circuit sensible auquel il est associé. La présente invention a pour but de proposer une solution -qui remédie simultanément aux différents inconvénients ci-dessus mentionnés.Selon l'invention, on propose de réaliser un parafoudre dont l'enceinte extérieure est surmoulée selon une technique déjà utilisée pour le surmoulage des composants électroniques classiques, tels qu'un amplificateur opérationnel par exemple. Dans un tel surmoulage, et selon une caractéristique importante# de l'invention, chaque électrode du parafoudre est reliée à deux pattes de fixation associées toutes les deux å une même ligne du circuit à protéger, la continuité de ladite ligne étant réalisée par lesdites deux pattes de fixation. De la sorte, la mise en place d'un parafoudre sur un circuit imprimé constituant un ensemble de protection peut s'ef- fectuer au moyen des machines automatiques classiques destinées à assurer la mise en place des composants électroniques courants -- sur les circuits imprimés : on a, ainsi, résolu le problème afférent à la mise en place des parafoudres étant entendu que la matière plastique de surmoulage peut, sans aucune difficulté, reposer sur les voies conductrices du circuit imprimé.En outre, Si le parafoudre fonctionne et chauffe lors d'une surtension anormale et si l'une des soudures des pattes se détériore, il en résulte que la ligne correspondante se trouve coupée, puisque la continuité de la ligne s'effectue par les pattes de fixation : on détecte ainsi obligatoirement le désoudage d'une patte de fixation et, par conséquent, le fait que le parafoudre correspondant a fonctionné avec un arc dd à une surtension anormale ; cette détectibn oblige l'utilisateur à changer le parafoudre, ce qui évite de maintenir sur le circuit imprimé un parafoudre intérieurement détérioré et-n'assurant plus qu'une protection hors normes. Enfin, le parafoudre surmoulé selon l'invention présente l'avantage de se-mettre mieux en court circuit que les parafoudres non surmoulés, dont l'encein- te extérieure est refroidie par l'air ambiaùt,-car la matière plastique de surmoulage constitue un écran thermique; lorsque l'enceinte extérieure est une enceinte métallique, la brasure entre l'enceinte et l'électrode, par où arrive la surtension, s'effectue plus facilement, de sorte que le parafoudre, lorsqu'il a fonctionné, est-------------------------------------- t rus en court-circuit.Cet état de chose améliore encore la protection, puisque, si un parafoudre selon l'invention fonctionne, il a plus de chance qu'un parafoudre de l'état de la technique de rester en court-circuit et d'être donc, de ce fait, automatiquement détecté, ce qui permet son remplacement. Selon une variante avantageuse de l'invention, on prévoit d'établir, sur la paire de pattes de fixation qui cor- respond à la ligne d'utilisation associée au para foudre, une coupure de la voie conductrice, au niveau de laquelle la connexion électrique est réalisée par une goutte de soudure facilement fusible.flans ce cas, s'il arrive une surtension anormale sur la ligne d 'utilisateur, ladite surtension provxpe, par son écou lement dans le parafoudre, un bchauffiement hors normes, qui entraîne la fusion de la soudure et la rupture d'alimentation de la ligne d'utilisateur.Il est bien clair que la coupure susmentionnée doit être réalisée du cote de la sortie de la ligne d'utilisateur par rapport au parafoudre, car si elle était placée du coté de l'entrée, c'est-à-dlre de l'alimentation, au moment de la fusion de la soudure, il se produirait entre les bornes de la coupure un arc violent risquant de faire exploser le surmoulage du parafoudre. La présente invention a donc pour objet le produit industriel nouveau que constitue un élément éclateur comprenant un parafoudre à gaz comportant une enceinte fermée rem- plie d'un gaz sous pression réduite, et au moins deux électrodes, dont l'une peut etre constituée par la paroi de ladite enceinte, chaque électrode étant associée à une ligne conductrice, caractérisé par le fait que chaque électrode du parafoudre est liée électriquement à une paire de pattes de fixation destinées à entre soudées sur un circuit, pour constituer un pont conducteur entre l'amont et l'aval de la ligne asso- citée, et que l'ensemble du parafoudre est surmoulé au moyen d'une matière plastique, les extrémités des pattes de fixation restant en saillie à l'extérieur du surmoulage. Dans un mode préféré de réalisation, le parafoudre comporte une enceinte extérieure métallique constituant l'une des électrodes ; le parafoudre est un parafoudre bipolaire ; la matière de surmoulage est électriquement isolante, ininflammable et auto-extinguible ; les pattes de fixation d'une même paire sont coudées en équerre par rapport à un élément central, qui les relie, ledit élément central supportant une électrode du parafoudre ; les pattes de fixation sont obtenues à partir d'une grille métallique se présentant, initialement, sous forme d'une bande continue, qui permet la mise en place sur elle du parafoudre et sa soudure sur la grille, le surmoulage intervenant ensuite et étant suivi d'un découpage des parties de grille inutiles, pour laisser subsister uniquement les paires de pattes de fixation ; lorsque le parafoudre se présente sous la forme d'un élément cylindrique, aux deux extrémités duquel font saillie deux tiges constituant les électrodes, le surmoulage peut avoir une forme sensiblement parallélépipédique, qui correspond exactement à la forme adoptée pour les composants électroniques classiques, tels qu'un amplificateur opérationnel, par exemple. La présente invention a, également, pour objet un nouveau procédé de fabrication d'élément éclateur, dans lequel on utilise un parafoudre à gaz comportant une enceinte et au moins deux électrodes, caractérisé par le fait que l'on positionne le parafoudre à gaz sur une grille mdtallique, qui le supporte et vient en contact avec les électrodes ; que l'on surmoule le parafoudre au moyen d'une matière plastique isolante, le surmoulage laissant apparentes certaines parties de la grille ; et que l'on coupe la grille pour ne lais- ser subsister, à l'extérieur du surmoulage, qu'une paire de pattes de fixation par électrode de parafoudre, les différentes paires de pattes issues de la grille n'étant alors plus reliées électriquement entre elles. Dans un mode préféré de mise en oeuvre du procédé selon l'invention, on réalise la liaison électrique entre les électrodes du parafoudre et la grille par soudure avant surmoulage ; on utilise une bande formée d'une succession de grilles unitaires toutes identiques, ladite bande étant constituée d'un feuillard découpé par matriçage ; on assure la mise en place des parafoudres sur chaque grille unitaire de la bande de grilles de façon simultande, de même que le surmoulage de chaque parafoudre et le découpage ultérieur des parties inutiles de grilles, destiné à laisser subsister uniquement, à l'extérieur du surmoulage, les paires de pattes de fixation. Selon une variante avantageuse, on prévoit d'établir sur la partie de grille, qui correspond à une paire de pattes de fixation associée à une électrode du parafoudre, une coupure au droit de laquelle la liaison électrique est assurée par la mise en place d'un ElFment fusible, tel qu'une goutte de soudure, ladite coupure étant réalisée en une zone de la grille, qui est comprise entre l'électrode concernée du parafoudre et celle des pattes de fixation de la paire de pattes, qui est affectée au cdtd utilisation de la ligne concernée. Pour mieux faire comprendre l'objet de l'invention, on va en décrire maintenant, à titre d'exemple purement illustratif et non limitatif, un mode de réalisation représenté sur le dessin annexé. Sur ce dessin - la figure 1 représente, vue en plan, une bande de grilles unitaires destinée à être associée à un parafoudre à gaz pour la fabrication d'un élément éclateur selon l'invention, un parafoudre à gaz étant mis en place sur la bande et les limites de son surmoulage étant représentées en traits mixtes - la figure 2 représente une vue selon II-II de la figure 1 - la figure 3 représente, en perspective avec arrachement, un élément éclateur terminé, la partie arrachée correspondant à l'ablation de la zone supérieure avant du surmoulage, pour faire apparaître le parafoudre à gaz et les éléments résiduels de grille à l'intérieur du surmoulage. En se référant au dessin, on voit que l'on a désigné par 1 dans son ensemble un parafoudre à gaz comportant, d'une part, une enceinte métallique cylindrique 2, solidaire de l'une des électrodes 3 et, d'autre part, une deuxième électrode 4 disposée selon l'axe de l'enceinte 2. Le parafoudre à gaz 1 est donc un parafoudre bipolaire, dont l'électrode 3 est destinée à être reliée à la terre, et dont l'électrode 4 est destinée à être reliée à une ligne d'utilisateur. L'enceinte définie par le cylindre métallique 2 est dtanche, grâce à une perle de verre, qui assure une fermeture entre l'électrode 4 et l'enceinte 2 ; elle renferme un gaz sous pression réduite.Au cas od l'électrode 4 reçoit une surtension supérieure à un seuil, un arc est établi entre l'électrode 4 et la paroi cylindrique 2, de sorte que la surtension peut s'écouler à la terre sans perturber les circuits sensibles, qui sont alimentés par la ligne reliée à l'électrode 4. Selon l'invention, on va réaliser un surmoulage du parafoudre 1, pour obtenir un élément éclateur ayant l'aspect extérieur d'un composant électronique de type classique, tel qu'un amplificateur opérationnel par exemple. Pour ce faire, on utilise une grille métallique, qui est présentée sous forme d'une bande constituée d'une pluralité de grilles unitaires successives ; la bande de grilles est découpée dans un feuillard constitué d'un alliage ferronickel. La présentation des grilles sous forme d'une bande permet de réaliser, simultanément, plusieurs éléments éclateurs selon l'invention ; par exemple, on peut, de façon automatique, avec une bande comportant 60 grilles unitaires, réaliser simultanément et antomatiquement 60 éléments éclateurs. Une grille unitaire est représentée en plan sur la figure 1, entre les deux traits mixtes verticaux qui passent par les axes des encoches 5. La forme générale d'une telle grille unitaire, désignée par 6 dans son ensemble, est rectangulaire. Chaque grille unitaire est constituée d'un cadre de bordure, qui définit dans sa zone centrale un espace vide traversé par deux bandes de liaison 7 parallèles aux lignes d'axe des encoches 5 et par deux ponts transversaux, qui sont reliés par leurs deux extrémités au cadre de bordure et relient entre elles également les bandes de liaison 7. Ces deux ponts tranversaux comportent, chacun, trois éléments: d'une part, deux éléments latéraux 8a, identiques, et, d'autre part, un élément central 8b, qui relie les deux éléments latéraux 8a. Les éléments latéraux 8a forment la liaison entre le cadre de bordure et les bandes de liaison 7 et la liaison entre les bandes de liaison 7 et l'élément central 8b. La grille unitaire 6 est symétrique par rapport à son axe parallèle aux lignes mixtes, qui relient les axes des encoches 5, lesdites encoches 5 séparant, sur chacune des bordures de la bande de grilles, deux grilles unitaires successives. Sur chaque grille unitaire 6, on dispose un parafoudre à gaz l,de façon que les électrodes 3 et 4 de ce parafoudre reposent sur les éléments centraux 8b des deux ponts transversaux d'une grille unitaire.0n positionne l'axe du parafoudre 1 de façon qu'il soit au droit de l'axe de symétrie de la grille unitaire 6. On réalise alors une soudure électrique des électrodes 3 et 4 sur les éléments centraux 8b des deux ponts transversaux. Bien entendu, la mise en place des parafiwdres 1 peut s'effectuer de façon automatique et simultanée sur toutes les grilles unitaires d'une même bande de grilles. On réalise ensuite un surmoulage du parafoudre 1 au moyen d'une résine epoxy ininflammable et auto-extinguible. Les limites de ce surmoulage ont été représentées sur les figures 1 et 2 en traits mixtes et désignées par 9 ; le suroeou- lage proprement-dit a été désigné par l0.Iaa partie supérieure du surmoulage, c'e8t-à-dire celle qui se trouve du côté de la grille 6, où est placée la plus grande partie du volume du parafoudre 1, a une section droite transversale sensiblement tra pézo#dale, les deux faces latérales formant un dièdre, dont l'arête est du côté de la grille 6, où ne se trouve pas la partie inférieure du surmoulage ; la partie inférieure du surmoulage a une section droite transversale rectangulaire.La limite de surmoulage 9 se trouve, comme il est bien visible sur la figure 1, d'une part, longitudinalement, entre le parafoudre 1 et les bandes de liaison 7 et, d'autre part, transversalement, entre le cadre de bordure de la grille unitaire 6 et les éléments centraux 8b des ponts transversaux. Lorsque le surmoulage est réalisé, on procède à la coupe automatique des parties de grilles qui dépassent hors du surmoulage et qui ne sont pas utiles pour la réalisation des éléments éclateurs selon l'invention. A cet égard, on coupe aux extrémités des deux ponts transversaux de chaque gril le. unitaire pour séparer les ponts transversaux du cadre de bordure et on coupe également dans les zones de raccordement des bandes de liaison 7 avec les éléments latéraux Sa des ponts transversaux pour séparer les ponts transversaux des bandes de liaison 7. Le but de la présence des bandes de liaison 7 est simplement de rigidifier suffisamment les diffa rents éléments de la grille 6,mais ces bandes de liaison 7 disparaissent dans le produit fini. Sur la figure 1, les traits de coupe ont été désignés par 11.Les ponts transversaux ainsi isolés comportent donc leur élément central 8b à l'intérieur du surmoulage 10 et, de part et d'autre, leurs deux éléments d'extrémité Sa forment saillie par rapport au surmoulage. On rabat alors les éléments Sa par pliage à angle droit pour les amener à être perpendiculaires au plan des éléments centraux Bb, en direction de la partie inférieure du surmoulage 10, comme représenté sur la figure 3. L'élément éclateur selon l'invention est alors terminé et il constitue un composant que l'on peut sans difficulté mettre en place sur un circuit imprimé. Cette mise en place est réalisée en insérant les quatre pattes Sa de l'élé- ment dans des trous appropriés ménagés dans une plaque de circuit imprimé, l'élément pouvant reposer sur les voies conductrices du circuit imprimé sans aucune difficulté, puisque la résine de surmoulage est isolante. Cette mise en place peut donc être réalisée des façon automatique > de même que les soudures des pattes Sa sur les voies conductrices, au moyen de machines tout-à-fait classiques utilisées pour la mise en place des composants électroniques constituant un circuit. On fait en sorte que les lignes afférent à chacune des deux paires de pattes Sa aient leur continuité assurée exclusivement par le pont transversal Sa, 8b de l'électrode correspondante, cwest-à-direque, sur la plaque de circuit imprime, il n'existe pas de liaison électrique entre les deux pattes Sa d'une même paire de pattes.Si une surtension arrive sur la ligne reliée à l'électrode 4, alors que la ligne de l'électrode 3 est reliée à la terre, le parafoudre 1 permet le passage de cette surtension à la terre .Si l'arc établi à l'intérieur du parafoudre 1 au passage d'une surtenavion anormale fait chatif fer le parafoudre,de telle sorte qu'il se produit un désoudage de l'une des pattes 8a, dans ce cas, après le passage de ladite surtension,la ligne correspondant à la patte désoudée se trouve coupée, ce qui permet de détecter facilement le parafoudre désoudé et d'assurer son remplacement. Par ailleurs, le surmoulage, qui entoure l'enceinte mé taLique 2 du parafoudre 1, constitue un écran thermique, de sorte qu'au moment du passage de l'arc lors de l'écoulement d'une surtension, il se produit un échauffement de l'enceinte beaucoup plus important que si l'enceinte était en contact avec l'air ambiant.Ceci permet d'assurer avec beaucoup plus de fiabilité la brasure de l'électrode 4 sur la paroi latérale de l'enceinte 2 lorsqu'un arc anormal se produit, c'est-à-dire d'assurer le maintien en court-circuit du parafoudre après l'écoulement de la surtension anormale.Or, cette caractéristique est très importante pour que l'on puisse détecter facilement un parafoudre ayant fonctionné hors normes afin d'en assurer le remplacement car, au cas où le court-circuit n'est pas maintenu, il peut très bien se faire que l'électrode ait été déformée et que les caractéristiques d'allumage du parafoudre soient complètement hors normes. La présence du surmoulage permet donc d'améliorer,par rapport à l'état de la technique, la fiabilité de la protection conférée par l'élément éclateur. Enfin, on a proposé, selon l'invention, d'améliorer encore la fiabilité de la protection en utilisant dans le pont traxw versal, qui est lié à l'électrode 4, une coupure disposée entre l'électrode 4 et celle des pattes 8a, qui correspond à la sortie de la ligne correspondante. Cette coupure a été désignée par 12 sur le dessin et elle est recouverte par une goutte de soudure 13 mise en place au moment de la mise en place du parafoudre sur la grille 6 Lorsque le parafoudre 1 fonctionne, en faisant écouler une surtension anormale de la ligne reliée à l'électrode 4 vers la ligne de terre reliée à l'électrode 3, l'élévation de température due à l'arc à l'intérieur du parafoudre entraîne la fusion de la goutte de soudure 13, de sorte que l'on ouvre l'interrupteur, que constitue la coupure 12. Lorsque la surtension anormale est écoulée, la ligne reliée à l'électrode 4 reste donc ouverte et l'utilisation, qui re droit cette ligne, n'est donc plus alimentée, ce qui permet une détection supplémentaire du parafoudre qui a fonctionné et, par conséquent, une augmentation de la fiabiLité de la protection ; en effet, comme indiqué précédemment, si la détec- tion d'un parafoudre, qui a laissé passé une surtension anormale, n'est pas réalisée, on risque d'avoir pour la suite un fonctionnement hors normes du parafoudre. Il est clair que la coupure 12 doit être établie du coté de la sortie de la ligne, qui est reliée à l'électrode 4, et non pas du cobté où cette ligne reçoit l'alimentation, car dans un tel cas, la coupure serait directement traversée par la surtension, de sorte qu'au moment de la disparition de la soudure 13, il se produirait un arc entre les deux bords de la coupure et une explosion de la matière plastique de surmoulage correspondante. Il est bien entendu que le mode de réalisation ci-dessus décrit n'est aucunement limitatif et pourra donner lieu à toutes modifications désirables > sans sortir pour cela du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1- Elément éclateur comprenant un parafoudre à gaz comportant une enceinte fermée remplie d'un gaz sous pression réduite et au moins deux electrodes, dont l'une peut être constituée par la paroi de ladite enceinte, chaque électrode étant associée à une ligne conductrice, caractérisé par le fait que chaque électrode (3, 4) du parafoudre (1) est liée électriquement à une paire de pattes de fixation (8a) destinées à être soudées sur un circuit, pour constituer un pont conducteur entre l'amont et l'aval de la ligne associée, et que l'ensemble du parafoudre (1) est surmoulé au moyen d'une matière plastique, les extrémités des pattes de fixation (8a) restant en saillie à l'extérieur du surmoulage (10). 2 - Elément éclateur selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le parafoudre (1) comporte une enceinte extérieure métallique (2) constituant l'une des électrodes. 3 - Elément éclateur selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que le parafoudre (1) est un parafoudre bipolaire. 4 - Elément éclateur selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que la matière du surmoulage (10) est électriquement isolante, ininflammable et auto-extinguible. 5 - Elément éclateur selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que les pattes de fixation (8a) d'une même paire de pattes sont coudées en équerre par rapport à un élément central (8b),qui les relie, ledit élément central (8b) supportant une électrode (3, 4) du parafoudre 6 - Elément éclateur selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que sur l'élément central (8E) d'une paire de pattes de fixation (8a) associée à une électrode (4) du parafoudre, on établit une coupure (12) au droit de laquelle la liaison électrique est assurée par la mise en place d'un élément fusible (13), ladite coupure (12) étant réalisée en une zone, qui est comprise entre l'électrode concernée (4) du parafoudre et celle des pattes de fixation (8a) de la paire de patte, qui est affectée au cOté utilise tion de la ligne concernée. 7 - Procédé de fabrication d'un élément éclateur selon l'une des revendications 1 à 6, dans lequel on utilise un parafoudre à gaz comportant une enceinte et au moins deux électrodes, caractérisé par le fait que l'on positionne le parafoudre à gaz (1) sur une grille métallique (6) qui le supporte et vient en contact avec les électrodes (3, 4) ; que l'on surmoule le parafoudre (1 > au moyen d'une matière plastique isolante, le surmoulage (10) laissant apparentes certaines parties de la grille ;et que l'on coupe la grille pour ne laisser subsister, à l'extérieur du surmoulage (10), qu'une paire de pattes de fixation (8a) par électrode de pa parafoudre, les différentes paires de pattes (8a) issues de la grille n'étant alors plus reliées électriquement entre elles. 8 - Procédé selon la revendication 7a caractérisé par le fait que l'on réalise la liaison électrique entre les électrodes (3, 4) du parafoudre (1) et la grille (6) par soudure avant surmoulage. 9 - Procédé selon l'une des revendications 7 ou 8, caractérisé par le fait que l'on utilise une bande formée d'une succession de grilles unitaires (6) toutes identiques, ladite bande étant constituée d'un feuillard découpé par matriçage. 10 - Procédé selon la revendication 9, caractérisé par le fait que l'on assure la mise en place des parafoudres (1) sur chaque grille unitaire (6) de la bande de grilles de façon simultanée, de même que le surmoulage de chaque parafoudre (1) et le découpage ultérieur des parties inutiles des grilles, destiné à laisser subsister uniquement, à l'extérieur du surmoulage, les paires de pattes de fixation (boa),