La présente invention concerne un procédé et un appareillage pour le durcissement d'une couche d'un composé photodurcissable. Dans la préparation de plaques d'impression utilisant le photodurcissement d'une couche d'une composition liquide, cette couche est généralement déposée sur un support approprié, puis exposée à une source de rayons actiniques qui traversent un cliché transparent portant une image, de façon à provoquer le durcissement de certaines régions de la face de la couche exposée aux rayons actiniques. Les régions ainsi photodurcies deviennent insolubles, et les régions non durcies sont ensuite éliminées par une opération de développement, par exemple par un lavage. Suivant un aspect de la présente invention, la préparation d'une plaque d'impression comporte la formation d'une couche d'une composition photodurcissable, le passage de radiations actiniques à travers un cliché transparent portant une image et appliqué sur une face de ladite couche, de façon à durcir certaines régions de ladite face, le développement de la plaque d'impression par élimination des parties non durcies de la composition liquide, et enfin le durcissement de la plaque d'impression obtenue par une nouvelle exposition de celle-ci aux radiations actiniques. Dans la présente description, l'expression "photodurcissement ultérieur" désignera le durcissement de la plaque d'impression après le développement, cette opération ayant pour but de durcir les portions précédemment photodurcies de la composition formant maintenant la plaque d'impression définitive. I1 est bien connu que, au cours de l'opération de photodurcissement sélectif, ce photodurcissement est d'intensité variable dans l'épaisseur de la couche. Aussi fait-on subir de préférence à l'ensemble un photodurcissement ultérieur par exposition de la face de la plaque opposée à la face d'impression5 de façon à assurer une insolubilisation totale de la couche sur la face de celle-ci non utilisée pour l'impression. Ce durcissement ultérieur peut être effectué pendant une durée de temps contrôlée de façon à former pour la couche déposée sur la plaque un support suffisamment résistant. La présente invention concerne également un appareillage pour la préparation d'une plaque d'impression portant une couche d'une composition photodurcissable. Cet appareillage comprend une source de rayons actiniques, une plate-forme transparente pouvant recevoir sur l'une de ses faces une composition photodurcissable d'épaisseur sensiblement uniforme, et portée elle-même par un support, et enfin un système d'obturateur disposé entre la source de rayons actiniques et la plate-forme, permettant ainsi le réglage de la durée d'exposition aux radiations incidentes. La couche subit ensuite un photodurcissement ultérieur, en disposant la couche de la composition localement photodurcie sur la plate-forme transparente, et en l'exposant, pendant un temps réglé au moyen de l'obturateur, à des radiations actiniques projetées à travers la plate-forme transparente.Cette méthode permet d'éliminer les irrégularités éventuelles du photodurcissement sélectif initial dans les parties de la composition adjacentes au support. Après le premier durcissement ultérieur contrôlé, l'ensemble comporte,en superposition,. un support sur lequel est déposée une couche durcie d'une composition photodurcissable, cette couche photodurcie supportant elle-même une couche différenciée comportant des portions d'une couche liquide non durcie de composition photodurcissable, et des portions photodurcies. La couche différendée peut être considérée comme formée d'une première portion (restée liquide) que l'on peut dire "solubilisée", et une seconde portion (ayant subi le photodurcissement) qu'on peut appeler "insolubilisée".La portion liquide ou solubilisée, non exposée, de la composition photodurcissable peut être éliminée par tout moyen convenable. Après élimination des portions liquides non exposées, la face de la plaque d'impression opposée à la face d'impression est à nouveau exposée à des radiations actiniques, ce qui permet un durcissement plus complet des portions de la composition ayant subi le photodurcissement sélectif. En même temps, les portions ayant subi éventuellement un photodurcissement insuffisant perdent tout pouvoir adhésif et sont ainsi stabilisées. Bien que le procédé et l'appareillage objets de la présente invention soient utilisables pour la préparation de diverses compositions photodurcissables, l'invention va maintenant être décrite dans son application aux arts graphiques, et en particulier à la préparation d'une plaque dtim- pression en une composition liquide photodurcissable. Afin que l'invention soit plus facilement comprise, la description qui suit est donnée uniquement à titre d'exemple. Cet exemple est illustré par les dessins annexés, dans lesquels les mêmes numéros s'appliquent aux mêmes éléments dans les différents dessins. - la figure 1 est une vue en coupe montrant dans son ensemble une forme de mise en oeuvre de l'invention, - la figure 2 est une vue en élévation de face, montrant les positions relatives des différents éléments, dans une autre réalisation d'un appareillage suivant l'invention, - les figures 3 et 4 montrent, en perspective, l'appareillage de la figure 2, - la figure 5 est une vue en élévation latérale de l'appareil des figures 2, 3 et 4, - la figure 6 montre schématiquement l'agencement d'un obturateur utilisable dans le cadre de l'invention, - la figure 7 représente schématiquement un autre type d'obturateur utilisable conformément à l'invention, - la figure 8 est une vue détaillée, en élévation latérale, d'un obturateur utilisable dans un appareillage conforme à l'invention. La figure 1 représente un appareillage pour photodurcissement 10 comportant un compartiment inférieur 12 et un compartiment supérieur 14. Le compartiment inférieur 12 contient une source de lumière actinique, sous forme d'une série d'éléments luminescents reliés à une source d'énergie non figurée. Entre le compartiment inférieur 12 et le compartiment supérieur 14 se trouve une série d'éléments obturateurs 18 pouvant pivoter sur des axes 20 portés par un cadre 22.Le compartiment supérieur 14 est recouvert par une plaque transparente 24, qui sert de plate-forme pour une plaque comportant une première couche transparente 28, sur laquelle est appliquée une seconde couche 26 d'une composition photodurcissable, dont les portions 32 ont subi un photodurcissement de façon à former la plaque d'impression finale, d'autres parties 30 étant à l'état de composition photodurcissable liquide non durcie, devant être éliminée ultérieurement. La composition a subi un photodurcissement différencié par projection de radiations actiniques à travers un cliché transparent portant une image, sur la face supérieure 26a de la couche 26. La couche 26 ayant subi le durcissement sélectif est appliquée sur la plate-forme 24 de façon à durcir la couche opposée 31, dont la face inférieure 26b est mise en contact intime avec le support transparent 28. La couche opposée 31 forme ainsi une liaison insolubilisée avec la surface du support 28, ce qui a pour effet d'éliminer les irrégularités du durcissement dans l'épaisseur de la couche, irrégularités qui se produiraient si l'on effectuait une seule opération de photodurcissement sur la composition, par exposition à des radiations actiniques projetées à travers un cliché transparent portant une image. Le compartiment inférieur 12 contient d'autre part les différents éléments nécessaires pour le fonctionnement de l'appareillage conforme à l'invention, et sera décrit ci-après plus en détail. La figure 2 est une vue en perspective montrant divers éléments d'une autre forme de réalisation de l'appareillage 34 de photodurcissement suivant l'invention. Cet appareillage comporte un panneau frontal 36 sur lequel sont montés les divers éléments, et un panneau supérieur 38 pour les commandes et les instruments de contrôle 40. Le panneau frontal 36 supporte deux éléments à tiroirs 42 et 44, munis respectivement des poignées 43 et 45. Le panneau frontal 36 comporte également un casier de stockage 47 contenant des cadres supports 46. Les figures 3 et 4 sont des vues en perspective de l'appareillage, avec les divers éléments décrits à propos de la figure 2. L'appareillage comporte un dispositif perforateur 48, muni d'une poignée 50 et d'une série d'éléments perforateurs 52. Ce dispositif perforateur est porté par une surface horizontale 54 de l'appareillage, et sert à pratiquer des perforations dans la plaque 26 ayant subi le photodurcissement sélectif, de façon à ne faciliter la manutention de la plaque pendant l'élimination de la composition liquide non durcie, pouvant être suivie éventuellement par un lavage et un séchage. L'appareillage représenté par la figure 3 comporte également une surface horizontale 56 faisant partie du tiroir 42. La surface 56 est constituée par un cadre métallique supportant une plate-forme 58, constituée de préférence par du verre ou tout autre matériau transparent. C'est à travers la plate-forme transparente 58 que sera projetée une lumière actinique, pendant le photodurcissement ultérieur d'une plaque 26 comportant une composition photodurcissable. La surface 56 peut coulisser horizontalement grâce à des galets de support, sur des glissières latérales 60. Tout autre système de support peut être utilisé pour permettre de faire entrer et sortir le cadre 56 de l'appareil. On peut voir également sur la figure 4 une surface horizontale 62 faisant partie du tiroir 44, et pouvant coulisser sur des glissières 64. Dans cette forme préférée de réalisation, la plaque inférieure 62 est opaque et formée de feuilles métalliques, par motif d'économie. La plaque inférieure 62 peut également être constituée par tout matériau approprié, de façon à servir de support pour un durcissement ultérieur de plus longue durée d'une plaque d'impression. La vue latérale de la figure 5 montre dans leur ensemble les positions respectives des divers éléments de l'appareillage représenté par les figures 2 à 4. Une série de sources actiniques 66 est disposée entre les étages 58 et 62, avec une rangée d'obturateurs 68 au-dessus des sources actiniques 66. Comme il sera exposé en détail plus loin, les obturateurs 68 sont normalement fermés, et peuvent être ouverts et refermés par un système de commande approprié, dont la durée de fonctionnement est réglée avec précision. Grâce à ce réglage, le photodurcissement ultérieur d'une couche de composition photodurcissable peut être effectué pendant une période de temps donnée, préalablement déterminée. La figure 6 représente schématiquement le mécanisme obturateur utilisé dans l'appareillage de la figure 5. Ce mécanisme comporte une série d'obturateurs 70, pouvant être ouverts et fermés sous l'effet de la tige 72 et du cylindre 74 dans lequel coulisse le piston 76 mû par un fluide comprimé . I1 est commode de faire actionner ce piston par de l'air, bien que l'on puisse utiliser tout autre système pneumatique. L'air arrive soit par une canalisation 78 contrôlée par une soupape 80 commandée par un solénoSde si l'on veut déplacer le piston 76 vers la droite, suivant la figure, ou par une canalisation 82 contrôlée par une soupape 84 à solénoïde si l'on veut pousser le piston dans le sens opposé.L'air actionnant le piston 76 arrive par la canalisation 86 d'une source appropriée. Bien entendu, un dispositif permet d'abaisser la pression de l'air dans la portion du cylindre 74 vers laquelle se déplace le piston 76, de façon à supprimer toute contre-pression. Les soupapes à solérrotde 80 et 84 sont commandées électriquement, respectivement par les conducteurs 90 et 88, grâce à un système à minutenie 92 recevant l'énergie électrique nécessaire par un conducteur 94. Sur la figure 6 est représentée schématiquement une plate-forme transparente 98 portant une surface de support 100, transparente aux radiations actiniques provenant des sources 96. La surface de support 100 porte une composition photodurcissable 102, ayant subi préalablement une exposition sélective à des radiations actiniques, à travers un cliché transparent portant une image. La figure 7 montre schématiquement une seconde forme de réalisation d'un mécanisme d'obturation utilisable dans l'appareillage conforme à l'invention. Le mécanisme de la figure 7 comporte un système obturateur 104 disposé au-dessus d'une série 106 de sources actiniques, au-dessous desquelles se trouve un second système d'obturateur 108. Le système obturateur supérieur 104 contrôle l'exposition à des radiations actiniques à travers une plateforme transparente 110 et un support transparent 112, de façon à réaliser le photodurcissement ultérieur d'une composition photodurcissable 114, ayant subi précédemment une exposition sélective à des rayons actiniques à travers un cliché transparent contenant une image. Le système inférieur d'obturation 108 règle les radiations actiniques arrivant à travers une plate-forme 116 portant un support 118 et une couche 120 d'une composition photodurcissable, ayant subi préalablement un photodurcissement "ultérieur" à travers le système d'obturation 104. Le système d'obturation supérieur 104 peut être manoeuvré, de façon analogue à celui de la figure 6, par une tige de commande 122 et un cylindre 124 dans lequel coulisse un piston 126 actionné par un fluide comprimé. L'air comprimé actionnant le piston 126 est introduit dans le cylindre, soit par la canalisation 128 commandée par la soupape à solénoïde 130, soit par la canalisation 132 commandée par la soupape à solénoïde 134. Les soupapes 130 et 134 sont actionnées par des signaux électriques d'une minutetie- 142, grâce, respectivement, aux conducteurs 136 et 140. Le dispositif inférieur d'obturation 108 est également commandé comme celui de la figure 6 par une tige 144 et un cylindre 146 dans lequel se déplace un piston 148 à commande pneumatique, l'air moteur arrivant, soit par une canalisation 150 commandée par une soupape à solénotde 152, soit par une canalisation 156 commandée par une soupape à solénoïde 158. Les soupapes 152 et 158 sont commandées électriquement par la minuterie. 164, respectivement par les conducteurs 160 et 162. La figure 8 représente, suivant une vue latérale en section partielle, un dispositif obturateur 166 utilisable-dans la réalisation correspondant à la figure 7, et pouvant être appliqué à l'appareillage de la figure 6 avec de légères modifications. Le système d'obturation 166 comporte un cadre 168 portant une série de sources lumineuses 170. Le cadre 168 porte, sur sa face supérieure un carter 172 et sur sa face inférieure un carter 174. Le carter 172 contient une tige oscillante 175 actionnée par un bras 176 et un cylindre 178, contenant un piston monté sur une tige 180. Le bras 176 est relié à la tige coulissante 175 par un axe 177. De même, le carter 174 contient une tige coulissante 183 commandée par un bras 182 et un cylindre 184 contenant un piston monté sur une tige 186, prolongée à l'extérieur du cylindre, le bras 182 étant réuni à la tige oscillante 183 par un axe 185. Le carter 172 contient également une série d'éléments obturateurs 188, dont chacun déborde sur le voisin, de façon à empêcher les rayons lumineux provenant des sources 170 de passer entre les éléments obturateurs. Les éléments obturateurs 188 peuvent être constitués simplement par la réunion de deux bandes allongées de métal, d'un matériau plastique, etc... par leurs bords respectifs, de façon à constituer des éléments biconvexes incurvés. Chacun des éléments obturateurs ainsi réalisés est monté sur un axe métalli que. Ces axes disposés parallèlement peuvent être mis en rotation grâce à des leviers coudés 190 réunis à la barre oscillante 175. De même, les éléments obturateurs 194, de contruction identique, sont commandés par des leviers coudés 189 réunis à la tige oscillante 183. Les leviers coudés 189 portent chacun un bloc 190 pouvant être mis en rotation par l'axe correspondant 191 d'un élément obturateur. Chaque bloc 190 est relié à un levier 193 et peut pivoter, autour d'un axe 194 qui le relie à la tige oscillante 183. Comme tous les axes 191 des éléments obturateurs sont solidaires dans leur rotation, on voit que la tige oscillante 183 se déplace horizontalement et verticalement sous l'effet du piston, pour ouvrir ou fermer les obturateurs. Pour la mise en oeuvre de l'invention, un cliché transparent portant une image, de trait ou en demi-teintes, ou un stencil, positif ou négatif, est placé parallèlement à la surface d'une couche d'une composition photodurcissable coulée directement sur un support. On peut,soit mettre en contact direct le cliché transparent et la surface de la composition, soit laisser entre eux une lame d'air. La couche photodurcissable est exposée à travers le cliché à une source de rayons actiniques, de préférence une source ponctuelle ou collimatée lorsque la composition photodurcissable est à l'état liquide, jusqu'à ce que les régions exposées de la couche soient durcies ou polymérisées à l'état insoluble. La profondeur du relief final peut être régléeen modifiant l'épaisseur initiale de la couche de composition. Après le durcissement, la plaque subit le "photodurcissement ultérieur" par une exposition contrôlée à travers le support transparent, de façon à durcir une couche de composition adjacente au support. De préférence, le photodurcissement ultérieur est obtenu par une exposition comprise entre 0,1 et 60 s, suivant la transparence des couches aux radiations actiniques et suivant la profondeur de relif désirée. De préférence, la durée d'exposition est comprise entre 10 et 25 s environ. La couche de composition résultante comprend alors des régions non durcies et d'autres régions durcies et insolubilisées. Les régions non durcies sont alors éliminées par immersion de la plaque dans une solution aqueuse d'un détergent, l'opération pouvant être activée par application d'ultra-sons avec une intensité suffisante pour provoquer la cavitation du bain.La plaque d'impression ainsi photodurcie est alors lavée par un jet d'eau et séchée à l'air. Après ce séchage, la plaque peut être exposée à un second "durcissement ultérieur" par une nouvelle exposition par la face initialement non impressionnée, à une lumière actinique qui amène le durcissement de la composition. Ce second durcissement ultérieur peut être obtenu par un temps d'exposition pouvant aller jusqu'à 20 mn, mais une exposition comprise entre 1 et 5 mn est préférable, et généralement suffisante. Un système photodurcissable utilisable dans le cadre de l'invention est le système décrit dans la desandede 1re"etfraiçaîs w 169.690 d4iosé le il.1Oainomoela demanderesse. Dans ce système photodurcissable, une plaque d'impression comprend une couche d'une composition polymère photodurcissable, formée essentiellement par un polyène contenant par molécule au moins deux liaisons carbone-carbone non saturées, un polythiol contenant au moins deux groupes thiol par molécule, et un agent photosensibilisateur. La couche de composition polymère photodurcissable peut être fixée sur un support de caoutchouc, d'une résine synthétique, de papier, de verre, d'un métal, etc... Des polyènes susceptibles de réagir avec des polythiols pour la formation de plaques d'impression sont décrits dans la demande de brevet français PV n 115.824 déposé le 26.7.1967 au nom de la demanderesse. Un autre groupe de polyènes utilisables comprend des polymères non saturés dans lesquels des liaisons doubles ou triples se trouvent également dans la chaine principale de la molécule. Un troisième groupe de polyènes utilisables comprend les polyènes dans lesquels les liaisons carbone-carbone réactives non saturées sont conjuguées avec des groupes adjacents non saturés. Le terme "polythiols" employé ici s'applique à des composés organiques simples ou complexes contenant au moins deux groupes fonctionnels -SH latéraux ou terminaux par molécule moyenne. Une autre composition utilisable pour la formation d'une plaque d'impression en relief, en utilisant le procédé et l'appareillage de la présente invention, est décrite dans les brevets anglais n 1 102 910 et n 1 007 345. Selon ces brevets, la composition liquide est formée par A - De 0,001 à 5 % en poids d'un sel d'un acide polyborique répondant à la formule M'2(BnH X Y (I) ) n-p-q p q m' (i) dans laquelle M' est un cation argent monovalent ou cérium trivalent, X étant un halogène, Y un groupe hydroxyle ou un groupe hydrocarbyloxyalkoxy ou hydrocarbylcarbonyle ne contenant pas d'insaturation aliphatique et contenant au plus 12 atomes de carbone ; n est égal à 10 ou à 12 ; p est compris- entre 1 et 12 et est égal n - q lorsque q est supérieur à 0 ; q est compris entre 0 et 2, avec p + q au plus égal à n ; m' est la valence de M'.Lorsque p est su périeur à I, les halogènes représentés par X peuvent être identiques ou dif- férents. B - Un halogénure promoteur dans lequel lVhalogbne est le chlore, le brome ou l'iode, est dissociable par des radiations actiniques de longueurs d'ondes comprises entre 2.500 et 7.000 . C - Au moins une substance susceptible de subir une polymérisation cationique sous l'effet de radiations actiniques de longueurs d'ondes comprises entre 2.500 et 7.000 . Dans la mise en oeuvre du procedé conforme à l'invention, toute composition liquide photosensible susceptible d'être, soit photopolymérisée, soit photodurcie, soit l'un et l'autre, par exposition à des radiations actiniques avec formation d'un polymère solide, est utilisable pour la formation d'une plaque d'impression en relief. Une autre composition liquide photodurcissable, utilisable à la préparation de plaques d'impression dans un. appareillage conforme à l'invention, est décrite dans le brevet français n" 1.471.432. Sur un plan général, les compositions liquides photosensibles décrites dans ce brevet comprennent comme composants essentiels : un polyester non saturé, un monomère à insaturation éthylénique susceptible de subir une réaction de polymérisation par addition5 et un agent photosensibilisateur.Le polyester non saturé peut être obtenu à partir d'un monomère alcoolique contenant au moins un polyol comportant dans sa chaine principale au moins cinq atomes d'oxygène de groupes éther reliés à des atomes de carbone, et n'ayant pas plus de 3 atomes de carbone entre les atomes d'oxygène de groupes éther, et un monomère de caractère acide contenant au moins un acide dicarboxylique non saturé et/ou un dérivé d'un tel acide. L'épaisseur à donner à la couche de la composition liquide photo durcissable dépend de la hauteur du relief souhaité pour l'image finale, et de la disposition respective des portions en relief. Ce qui veut dire que, si les portions formant l'image sont relativement rapprochées, le relief nécessaire est moins prononcé que si les zones formant l'image sont éloignées les unes des autres. Ceci a pour objet de garantir que les zones ne formant pas d'image (zones en creux) ne viendront pas en contact avec la surface du matériau devant recevoir l'impression. Dans le cas de clichés en demi-teintes, la finesse de la trame entre en ligne de compte dans le choix de la hauteur la plus appropriée pour le relief. De façon générale, l'épaisseur de la couche devant être solidifiée et utilisée comme plaque d'impression peut aller de 0,075 mm à 6,35 mm ou même davantage. Pour les plaques offset à sec, l'épais- seur est habituellement comprise entre 0,075 et 0,635 mm. Pour l'impression typographique, les épaisseurs sont comprises entre 0,25 et 12,7 mm. Pour les plaques d'impression pour journaux ou revues, l'épaisseur de la couche photosensible est comprise entre 0,25 et 1,27 mm environ. On utilise parfois des couches plus épaisses pour l'impression flexographique de dessins ou pour des surfaces de relativement grandes dimensions par plaques d'impression typographique. Donc, sur le plan général, l'épaisseur de la composition liquide photosensible utilisée comme plaque d'impression peut aller depuis 0,0025 mm jusqu'à 12,7 mm et au-delà. Le support sur lequel la composition photosensible est appliquée peut être constitué par divers matériaux tels que le caoutchouc, les résines synthétiques, le papier, le verre, un métal, etc... De préférence, le support est un matériau plastique flexible, ayant une bonne adhérence pour la composition photosensible lors de l'exposition aux radiations actiniques et ayant une bonne transparence pour lesdites radiations. L'épaisseur du support dépend de sa résistance mécanique et de sa stabilité dimensionnelle, et doit être suffisante pour supporter une épaisseur donnée de la composition photosensible. Cette épaisseur peut être déterminée empiriquement par tout spécialiste. Si par exemple on emploie comme support le téréphtalate de polyéthylène orienté vendu sous forme de feuilles minces sous la marque commerciale "Mylar", et que l'on désire un relief de 0,5 mm, l'épaisseur du film de "Mylar" doit être comprise entre 0,025 et 0,25 mm. Si l'on veut faire supporter la même épaisseur de composition photodurcissable par des plaques métalliques opaques aux radiations actiniques, enaluminium par exemple, ces plaques ont généralement une épaisseur comprise entre 0,025 et 0,2 mm. La réaction de photodurcissement peut être déclenchée par des radiations actiniques solaires ou provenant de sources artificielles mettant des quantités notables de radiations actiniques, en particulier dans la zone de longueur d'ondes de 2 500 à 7 000 A. Dans le cas des compositions photodurcissables liquides, la lumière doit provenir de préférence d'une source ponctuelle, ou se présenter sous forme de rayons parallèles, bien que l'on puisse utiliser des faisceaux divergents comme source de lumière actinique dans certains cas. I1 est ainsi possible d'exposer simplement la composition photodurcissable liquide à des radiations actiniques, de préférence dans la zone de longueur d'ondes 3 000 à 4 000 , à la lumière naturelle ou autrement, et d'obtenir un matériau solide, élastomère ou résineux, utilisable comme plaque d'impression après développement. L'activité des sources actiniques doit être suffisante pour que des radiations traversant le cliché transparent en face des parties exposées de la composition photodurcissable liquide puissent amener la solidification de ces portions exposées. La longueur d'onde des radiations ultraviolettes utilisables à l'obtention de plaques d'impression dans l'appareil conforme à l'invention est comprise entre 2 500 et 4 000 A. Diverses sources lumineuses peuvent être utilisées pour obtenir les quantités de radiations ultraviolettes nécessaires dans l'appareillage de l'invention. Ces sources sont en autres, les arcs au charbon, les arcs au mercure, les lampes fluorescentes contenant les matières luminescentes spéciales émettant des radiations ultraviolettes, les arcs au xénon, les lampes à blair dans l'argon et les lampes pour prise de vue photographique.Parmi ces diverses sources, les plus intéressantes sont les arcs à vapeur de mercure, en particulier de type solaire, et les arcs au xénon. Les lampes à arc à vapeur de mercure sont généralement utilisées à une distance de 18 à 25 cm de la composition liquide, et l'arc au xénon a une distance de 60 à 100 cm de la couche liquide. Avec des sources de surface appréciable et de brillance intrinsèque plus faible, par exemple un groupe de lampes fluorescentes juxtaposées, à matières luminescentes spéciales, la composition liquide photodurcissable peut être disposée à moins de 25 mm de la lampe. La distance entre la source lumineuse et la plaque dépend de plusieurs variables, comme l'intensité lumineuse, le parallélisme des rayons, etc... Dans l'utilisation de l'appareillage conforme à l'invention, il est important d'utiliser une exposition correcte. Cela signifie que l'exposition doit être suffisante pour durcir la composition dans les portions exposées formant l'image, sans amener de durcissement dans les portions ne formant pas d'image. En dehors du temps d'exposition et de l'intensité de la lumière, cette exposition dépend également de l'épaisseur de la couche liquide, de la température, de la présence dans la composition liquide de pigments ou de colorants absorbant la lumière, et de la nature de l'image à reproduire. De façon générale, plus la couche de composition liquide est épaisse, plus le temps d'exposition doit être long. I1 a été constaté que le durcissement commence à la surface de la couche liquide la plus voisine de la source lumineuse et progresse vers le support.Lorsque l'exposition est insuffisante, la couche peut présenter une partie superficielle durcie mais, ce durcissement ne s 'ap- pliquant pas à toute l'épaisseur de la couche, les parties en relief seront entraînées lorsque les zones non exposées seront éliminées par développement, par exemple par lavage. Si le durcissement augmente avec la température, l'exposition pourra être plus faible aux températures evies qu'à la température ambiante. On doit veiller néanmoins à ce qu'une température trop élevée ne soit pas atteinte pendant l'exposition à une lumière actinique car il peut en résulter une dilatation de la composition liquide, provoquant une distorsion de l'image. On préfère en général effectuer l'exposition aux radiations actiniques à une température comprise entre 20 et 700.En raison de nombreuses variables pouvant influer sur la durée nécessaire d'exposition, les meilleurs résultats seront obtenus par tâtonnement, en notant les conditions de chaque exposition. L'exposition de la composition liquide aux radiations actiniques peut aller depuis 1 s jusqu'à 20 mn. I1 est également possible,avec l'appareillage suivant l'invention,d'obtenir des plaques d'impression à partir de compositions liquides,par projection des rayons actiniques à travers un système optique approprié. L'emploi de cales séparant la couche de composition liquide et le cliché transparent portant l'image facilite la séparation de la composition durcie et du cliché, après l'exposition aux radiations actiniques. Ces cales maintiennent une lame d'air entre la composition liquide photosensible et le cliché.L'épaisseur de cette lame peut aller de 0,0025 mm jusqu'à 5 mm ou davantage. L'insuffisance de pénétration du durcissement est facilement annuléegrâce au "photodurcissement ultérieur" de la plaque. L'invention va être expliquée grâce à quelques exemples, qui ne doivent pas être considérés comme des limitations. Sauf spécification contraire, les parties et pourcentages sont indiqués en poids. EXEMPLE 1 Dans un ballon d'un litre équipé d'un agitateur, d'un thermomètre, et de tubes d'entrée et de sortie du gaz, on introduit 450 g (0,45 mole) de polytétraméthylène-étherglycol, ayant un indice d'hydroxyle de 112 et un poids moléculaire de 1 000, 900 g (0,45 mole) de polytétraméthylène-étherglycol ayant un indice d'hydroxyle de 56 et un poids moléculaire de 2 000, ces deux produits étant commercialisés par la Société Quaker Oats. On chauffe le ballon à 1100 en atmosphère d'hydrogène après mise sous vide, et on maintient cette température pendant 1 h. Le ballon est ensuite refroidi vers 700, et on ajoute 0,1 g de dilaurate de dibutyl-étain. En agitant continuellement, on introduit goutte à goutte dans le ballon un mélange de 78 g (0,45 mole) de diisocyanate de tolylène et de 78 g (0,92 mole) d'isocyanate d'allyle. Après addition de tous les~réactifs, on maintient la température à 700 pendant 1 h, Le polymère allylique ainsi obtenu sera désigné dans ce qui suit sous le nom de polymère A. EXEMPLE 2 On prépare une composition liquide photodurcissable en mélangeant 102,3 g du polymère A de l'exemple 1 avec 7,7 g de tétrakis-( & mercaptopro pionate) de pentaérythritol, 1,5 g de benzophénone et 0,1 g de 2,6-ditertiobutyl-méthylphénol. On chauffe le mélange à 70" de façon à dissoudre la benzophénone et à obtenir un mélange homogène transparent. Sur une table plate réglable, on place une feuille d'un film de "Mylar" de 0,1 mm d'épais- seur et on y verse une portion de la composition photodurcissable à une température de 70"C. On répartit régulièrement la composition liquide photodurcissable sur le support au moyen d'une raclette, de façon à obtenir une couchede0,5mnsur le support de "Mylar" de 0,1 mm d'épaisseur.On place des cales tout autour de la feuille support, de façon à maintenir une lame d'air de 0,30 mm entre la surface de la composition liquide photodurcissable et un négatif témoin formé par une demi-teinte de 85 lignes, type normal et inversé, une échelle de gris de 65 lignes, et une zone opaque. Le négatif est fixé sur une plaque de verre de façon à le maintenir parallèle à la surface de la composition liquide photodurcissable. Celle-ci est exposée à travers la plaque de verre et le négatif à la lumière d'une lampe à arc au xénon pulsé Ascorlux de la Société American Speed Light disposée à 140 cm au-dessus de la plaque. Par une exposition de 2 mn environ, la composition liquide photodurcissable se solidifie dans les zones formant l'image. Les zones ne formant pas l'image restent sous forme d'un liquide ayant sensiblement la même viscosité qu'avant l'exposition aux radiations actiniques. La plaque ainsi photodurcie est exposée par le dos dans l'appareil conforme à l'invention, et durcie à travers son support de ''Mylar" par une exposition environ 15 s à une batterie de 9 tubes à haut rendement à lumière noire du type GEF 24 T12, à une distance de 50 cm, de façon à faire adhérer plus énergiquement la composition photosensible au support, et à former une couche solide de 0,025 mm d'épaisseur de la composition photosensibilisée sur le support. La plaque d'impression photodurcie, portant une image latente, est placée dans une solution aqueuse maintenue à la température de 750, et contenant 2 % en poids d'un détergent commercial vendu sous la marque "Dubois TK" par la Société Dubois Chemical. Le bain est activé par des radiations ultra-soniques, de façon à produire une cavitation dans le bain, au moyen de trois générateurs d'ultra-sons, d'un kilowatt chacun,placés au fond du bain et reliés à des générateurs distincts, émettant des ultra-sons d'environ 21 000 périodes seconde. Après 90 s de séjour dans le bain, la plaque est retirée. Elle est complètement débarrassée du polymère liquide non durci, et présente un relief de 0,5 mm d'épaisseur dans les images de trait photodurcies.Le relief est parfaitement net et creusé à fond dans les lettres fermées telles que o, p etc... et les zones constituées par des images ayant des surfaces lisses et des bords bien francs. Afin de durcir l'image davantage en vue de l'impression, la plaque subie un "photodurcissement ultérieur" pendant 2 mn à une distance de 7,5 cm dune lampe d'impression à arc au xénon pulsé Ascorlux de 4 000 watts. La plaque lisse est ensuite encrée et utilisée pour une impression typographique sur une presse Davidson modèle 816 de la Société Davidson Corp. de Chicago. Les lignes sont bien distinctes et séparées, et les points dans les zones de demi-teintes ont une excellente définition. Les plaques d'impression obtenues conformément à l'invention peuvent être utilisées dans les différents genres de plaques d'impression, par exemple pour l'impression en taille douce, l'impression lithographique, l'impression typographique, l'impression offset à sec, l'impression flexographique etc... Les différents éléments de l'appareillage peuvent être, sauf indication contraire, reliés aux éléments voisins par-tout moyen convenable, par exemple boulons, soudure, rivets, etc... L'appareillage peut également comporter toutes pièces auxiliaires de support ou de renforcement. La couche de composition photodurcissable peut être appliquée par tout procédé d'application formant une couche non uniforme, et être ensuite régularisée au moyen de tous dispositifs convenables de façon à former une couche régulière. L'organe d'application peut être alimenté par la composition liquide, l'excédent de celle-ci étant envoyé à un réservoir maintenu sous vide, de façon à éviter la formation de bulles gazeuses dans le liquide. Après son dépôt, par les moyens ci-dessus ou par tout autre moyen convenable, la couche photodurcissable est soumise à un courant d'air chaud de façon à éliminer les bulles contenues dans la couche. I1 a été trouvé préférable d'effectuer l'opération d'exposition en maintenant entre le négatif portant l'image et la surface de la couche une mince lame d'air d'une épaisseur comprise par exemple entre 0,025 et 2,5 mm. La surface à exposer peut également être traitée pour l'élimination des charges électriques statiques. L'opération de développement est effectuée dans un bain à base d'eau ou d'un solvant, et de préférence dans un bain activé par une énergie ultra-sonique d'une fréquence comprise entre 18 et 40 kilocycles/s. L'opération de "durcissement ultérieur" est effectuée en exposant aux radiations actiniques, soit la face antérieure après le développement durcissant, soit la face postérieure non durcie de la couche, soit avant soit après le développement pour durcissement et pour l'adhérence plus énergique de la couche au support transparent. Bien entendu, si l'on expose aux radiations actiniques la face arrière non durcie avant le développement par lavage de la face portant l'image, cette exposition doit être de durée relativement courte de façon à ne pas provoquer le durcissement intempestif des parties non durcies qui n'ont pas encore été éliminées. Dans un mode opératoire particulièrement préféré, la face arrière de la plaque est durcie par exposition pendant un temps assez bref à travers le support, avant le développement de la face avant. La couche ayant subi le photodurcissement sélectif est ainsi énergiquement fixée au support et ne risque pas de se détacher pendant le lavage constituant l'opération de développement. Après l'élimination par lavage de la composition non durcie, on soumet la plaque à une exposition de "durcissement ultérieur" plus prolongée, afin d'achever le photodurcissement de l'image en relif et des couches sous-jacentes. Les compositions photodurcissables préférées contiennent un polyène contenant au moins deux liaisons carbone-carbone réactives non saturées par molécule, un polythiol contenant par molécule au moins deux groupes thiol et un accélérateur de polymérisation, la fonctionnalité totale additionnée des liaisons carbone-carbone non saturées réactives dans le polyène et des groupes thiol par molécule dans le polythiol étant supérieure à 4. Dans une telle composition, l'accélérateur de développement peut être pris parmi les composés suivants : benzophénone, acétophénone, acénaphtènequinone, méthyléthylcétone, dibenzosubérone, thioxanthène-9-one, xanthène-9-one, 7-H-benz /de 7-anthracène-7-one, fluorène-9-one, l-indanone et leurs mélanges. REVENDICATIONS 1 - Procédé de préparation d'une plaque d'impression, caractérisé en ce qutil comporte les opérations suivantes a) formation dtune couche de composition photodurcissable, b) exposition à des radiations actiniques d 'une des faces de ladite couche, à travers un cliché transparent portant une image, de façon à amener le photodurcissement de certaines régions de cette face, c) développement de la plaque d'impression par élimination de la composition liquide non durcie, d) durcissement de la plaque d'impression ainsi obtenue, par une nouvelle exposition de la plaque à des radiations actiniques. 2 - Procédé de préparation d'une plaque d'impression conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que la durée de l'exposition de la plaque à des radiations actiniques suivant le paragraphe d) est contrôlée par l'ouverture et la fermeture d'un système d'obturateurs opaques à la lumière. 3 - Procédé conforme à l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le durcissement de la plaque d'impression suivant le paragraphe d) est obtenu par une exposition aux radiations de la face opposée à celle exposée conformément au paragraphe b) de la revendication 1. 4 - Procédé conforme à la revendication 3, caractérisé en ce que pour l'exposition aux radiations actiniques de ladite face opposée, cette face est mise en contact avec une plate-forme transparente à travers laquelle sont projetées les radiations actiniques. 5 - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que,lors de l'exposition correspondant à la seconde opération de durcissement, la couche de composition photodurcissable est placée sur un support flexible transparent. 6 - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la durée de l'exposition correspondant à la seconde op- ration de durcissement est comprise entre 0,1 s et 60 s. 7-Procédé conforme à la revendication 6, caractérisé en ce que ladite durée d'exposition est comprise entre 10 et 25 s. 8 - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la couche de composition est soumise, après la seconde exposition, à une nouvelle opération de durcissement par exposition à des radiations actiniques, en vue d'un durcissement plus poussé de la composition. 9 - Procédé conforme à la revendication 8, caractérisé en ce que ltex- position correspondant à l'opération finale de durcissement a une durée in- férieure à 20 mn. 10 - Procédé conforme à la revendication 9, dans lequel la durée de l'exposition finale est comprise entre 1 et 5 mn. 11 - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que,avant la première exposition sélective de la couche de composition photodurcissable, ladite couche est formée par dépôt d'une couche non uniforme d'une composition liquide photodurcissable sur un support, puis égalisation de cette couche jusqu'à une épaisseur sensiblement uniforme sur toute la surface du support. 12 - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que, pour la première exposition sélective de la couche, le cliché transparent portant l'image à reproduire est écarté de la surface de la couche de composition photodurcissable de façon à laisser un intervalle rempli d'air d'une épaisseur comprise entre 0,025 mm et 2,25 mm. 13 - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que, avant la première exposition sélective de la couche de composition photodurcissable, cette couche est traitée de façon à éliminer les charges électrostatiques portées par la surface à exposer. 14 - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que, après l'exposition sélective de la couche, la plaque d'impression est développée par élimination des parties liquides non durcies de la composition à l'aide d'un bain aqueux ou à base d'un solvant. 15 - Procédé conforme à la revendication 14, caractérisé en ce que ledit bain est activé par une énergie ultra-sonique à fréquence comprise entre 18 et 40 kilocycles/s. 16 - Procédé conforme à la revendication 14, caractérisé en ce que, pour l'opération de développement, la surface de la composition photodurcissable ayant subi une exposition sélective est traitée par de liteau sous forme de jets. 17 - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on envoie de l'air chaud sur la composition liquide photodurcissable avant l'exposition sélective, de façon à débarrasser la couche de composition des bulles d'air éventuellement incluses dans la composition. 18 - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la composition liquide photodurcissable est recyclée de façon à maintenir sensiblement constante la quantité de cette composition, et en ce que ladite composition est maintenue sous vide de façon à faire dégager les gaz éventuellement inclus dans le liquide. 19 - Procédé conforme à Itune des revendications précédentes, caractérisé en ce que la composition photodurcissable comporte un polyène contenant, par molécule, au moins deux liaisons carbone-carbone réactives non saturées, un polythiol contenant par molécule au moins deux groupes thiol et un accéléra- teur de durcissement, la fonctionnalité totale associée des liaisons carbonecarbone non saturées réactives par molécule du polyène, et des groupes thiol par"olécule du polythiol, étant supérieure à 4. 20 - Procédé conforme à l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la composition photodurcissable comporte un accélérateur de durcissement pouvant être : la benzophénone, l'acétophénone, l'acétanaphtènequinone, la méthyléthylcétone, la dibenzosubérone, la thioxanthène-9-one, la xanthène-9-one, la 7-H-benz-/d,e7-anthracène-7-one, la fluorène-9-one, la l-indanone et leurs mélanges. 21 - Appareil pour la préparation d'une plaque d'impression utilisant une couche de composition photodurcissable et comportant : une source de radiations actiniques, une plate-forme transparente pouvant recevoir sur l'une de ses faces une composition photodurcissable d'épaisseur sensiblement uniforme et portée par un support, et un système obturateur agencé entre la source de radiations actiniques et la plate-forme, pour le réglage du temps d'exposition aux radiations actiniques projetées. 22 - Appareil conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que le système obturateur comporte plusieurs éléments parallèles tournants, l'ouverture et la fermeture du système obturateur étant réglées par un piston à commande pneumatique dont les mouvements sont sous la dépendance d'un dispositif réglant la durée de passage des radiations actiniques à travers le système obturateur. 23 - Appareil conforme à l'une des revendications 21 et 22, caractérisé en ce que le dispositif de commande de la'durée de passage des rayons lumineux à travers l'obturateur permet de régler cette durée entre 0,1 s et 60 s. 24 - Appareil conforme à lune des revendications 21, 22 et 23, caractérisé en ce que la scurce de radiations actiniques est disposée audessous de la plate-forme transparente, une seconde plate-forme étant disposée au-dessous de ladite source de radiations actiniques. 25 - Appareil conforme à l'une des revendications 21 à 24, caractérisé en ce que ladite platefforme transparente comporte un volet coulissant comportant une partie transparente. 26 - Appareil conforme à la revendication 24, ou à la revendication 25 lorsque celle-ci dépend de la revendication 24, caractérisé en ce que la seconde plate-forme est un volet coulissant. 27 - Appareil conforme à la revendication 24, ou à l'une des revendications 25 et 26 lorsque celles-ci dépendent de la revendication 24, caractérisé en ce qu'un second système obturateur est disposé entre la source de radiations actiniques et la seconde plate-forme. 28 - Appareil conforme à la revendication 27, caractérisé en ce que les deux systèmes obturateurs comprennent plusieurs éléments parallèles tour- nants pour l'ouverture et la fermeture de l'obturateur, commandées par un piston à action pneumatique, contrôlées par une minuterie réglant la durée pendant laquelle chaque obturateur permet le passage de radiations actiniques. 29 - Appareil conforme à la revendication 28, caractérisé en ce que le second système obturateur est commandé par une minuterie réglant automstiquement l'ouverture dudit second système obturateur à une durée pouvant aller jusqu 20 mn.