L'invention concerne un procéde de récolte, séchage et distribution de produits agricoles, tels que fourrages, pailles, malus en épis, ainsi que les appareillages pour la mise en oeuvre de ce procede. En ce qui concerne les fourrages, par exemple, quelques jours après avoir été coupes, ils sont en general pressés et, comme les ballots ne sont pas suffisamment secs, il convient de les dresser sur place pour qu'ils achèvent de sécher. On les charge ensuite sur des remorques, soit à la fourche, soit au moyen d'appareils spéciaux adaptés à un tracteur, ou bien encore on les aligne et on les reprend au moyen d'un chargeur. Quoi qu'il en soit, toutes ces opérations nécessitent des interventions manuelles relativement longues et fatigantes pour le personnel. Le rangement des ballots de fourrage sur les aires de stockage necessite aussi des interventions manuelles. On pratique aussi quelquefois un séchage sur aire ventilée au moyen d'air chaud, mais cela requiert encore des interventions manuelles pour une répartition convenable de la masse à sécher, qu'elle soit en vrac ou en ballots.Enfin, il faut encore reprendre ce fourrage sur les lieux de stockage pour l'acheminer aux étables ou aux stabulations. On rencontre, avec les pailles, les mêmes problemes de ramassage et d'utilisation qu'avec les fourrages. En ce qui concerne le malus, celui-ci est souvent chargé directement dans des remorques qui suivent la récolteuse, ou bien indirectement par déversemént si la récolteuse est équipée d'un réservoir a épis de malus. Le maTs en épis doit ensuite être mis à sécher dans des casiers appeles "cribs", qui sont des capacités à claire-voie implantées à des emplacements fixes sur le sol. Le plus souvent, on décharge les épis de la remorque à la main pour remplir les cribs ; on utilise aussi parfois des élévateurs, mais cela nécessite la présence d'une source de force motrice sur place.Pour procédér à l'opération de battage, on sort les epis des cribs, soit par le fond, soit par le côté de ceux-ci ; de toutes façons, il se pose encore un probleme pour l'alimentation de la batteuse. Le but de l'invention est de présenter une technique qui permette une re- duction-tres importante des diverses manipulations nécessitées par les procédés actuels en vue de réduire les pertes de temps et la fatigue du personnel. A cet effet, suivant l'invention, on accrocheàla machine à récolter le produit considére, un casier mobile à claire-voie qu'on remplit au fur et a mesure de la récolte et, lorsqu'il est plein, on le decroche, on le laisse sur place et on le recouvre d'un toit pour le séchage du produit, après quoi, on reprend lesdits casiers garnis de produits séches pour les amener a l'emplacement d'utilisation du produit, tel que hangar de stockage, batteuse, et on les transporte encore éventuellement vers des étables ou des stabulations libres. Grâce à ce procédé, les diverses manutentions à effectuer à la main sont réduites au strict minimum et l'on gagne un temps considérable dans les travaux d'une saison pour la récolte des produits en question. En effet, etant donné que les produits, au moment même de leur recolte, sont rangés dans les casiers mobiles à claire-voie en question et qu'on peut ainsi les faire sécher sur le lieu même de leur récolte, les seuls déplacements qui restent à effectuer sont ceux nécessités pour les amener dans des granges ou des lieux de stabulation, ce qui, de toute façon, peut se faire tres facilement etant donne le caractère de mobile inhérent aux casiers en question qui peuvent être, soit munis d'e- léments de roulement sur le sol, soit póses sur des remorques surbaissées au moyen de tout engin de levage approprié et, plus particulièrement, un engin du genre de celui décrit dans la demande parallèle déposée par le même Demandeur. L'invention vise aussi les appareillages qui permettent une mise en oeuvre commode du procedé precité. L'appareillage suivant l'invention est caracterise en ce qu'il est constitue d'une série de casiers dont chacun est formé d'une palette rectangulaire constituant le fond du casier et d'éléments lateraux qui déterminent,;sur les quatre côtés de ladite palette, des panneaux largement ouverts, mais propres à retenir le produit mulon dispose dans ledit casier, ainsi que d'un toit amovible. Dans un mode de réalisation, les casiers sont associés a des éléments de roulement sur le sol, tels que des rouleaux, propres a les supporter d'une mani ère stable pendant leur trajet derrière une machine a récolter. Dans d'autres modes de realisation, les éléments de roulement sont constitues par des roues ou des chenilles équipant un châssis de remorque surbaissé,conçu et agencé pour recevoir un ou plusieurs casiers, de préférence côte à côte. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre et à l'examen des dessins annexés qui montrent, à titre d'exemples non limitatifs, quelques modes de réalisation d'un appareillage suivant l'invention pour la recolte des fourrages ou du maTs en épis. Sur ces dessins La figure 1 représente en perspective un casier de réception de fourrage ou de paille. La figure 2 est une vue analogue du même casier équipé de cornais. La figure 3 represente, en perspective, un "cribs"de récolte, de séchage, et de stockage d'épis de malus, et la figure 4 représente, également en perspective, un châssis sur roue surbaissé pour le transport de cribs du genre de celui de la figure 3. Le casier de reception de fourrage ou de paille désigné dans son ensemble par 1, sur la fig. 1, est constitué essentiellement d'une palette 2 de forme rectangulaire, de quatre montants 3, 4, 5, 6 fixés respectivement aux quatre coins de la palette, de barres longitudinales 7, 8, 9, 10, 11, 12 et de barres transversales 15, 16, 17, 18 formant, respectivement, avec un grillage 21, deux panneaux latéraux longitudinaux et deux panneaux d'extrémités, tous à clairevoie, et d'un toit 19. Dans l'exemple représenté, la palette 2 est formée de deux profiles longitudinaux latéraux ou longerons 23, 24, de section en "U" renversé et d'un profilé longitudinal median 25 egalement de section en "U'' renversé, reliés par des traverses 27, 28, 29 sur lesquelles sont fixées des planches 31 qui forment le fond du casier. Dans les deux longerons 23, 24, sont pratiques des ajours rectangulaires, tels que 34, 35,par exemple dans le profil 23, pour le passage des branches d'une fourche d'un appareil de levage approprié. La palette est munie d'organes de roulement sur le sol constitues, dans cet exemple, par un rouleau avant 38 qui tourillonne sur un axe 39 monté dans les extrémités correspondantes des deux longerons 23, 24 et un rouleau arrière analogue (non représenté) monte à 1 'autre extrémité desdits longerons. Pour qu'on puisse atteler le casier 1 a une recolteuse à fourrage par exemple, il est prevu un timon 42 articulé dans une chape 43 fixée sur l'extrémité avant du profile longitudinal median 25 de la palette. Le montage du timon dans la chape est fait avec un jeu tres important ou par l'intermédiaire d'une rotule et l'amplitude des dêbattements latéraux dudit timon, par rapport à la palette, est limite par. deux chaînes 45, 46 dont une extrémité est attachée au timon 42 et l'autre extrémité à deux chapes 48,49 fixées, respectivement, sur les extré- mités avant des deux longerons 23, 24 au moyen de chevilles amovibles, le timon étant monté dans la chape 43 également au moyen d'une cheville amovible pour qu'on puisse enlever de la palette l'ensemble formé par le timon et les deux chaînes 45, 46. Le toit 19 est formé par exemple, d'une toile dont les deux bords longitudinaux sont fixés aux barres supérieures latérales 9 et 12, par exemple par un laçage 52 et qui repose sur deux pignons d'extrémités 54, 55 de manière a former un toit a deux versants. Chaque pignon, par exemple le pignon 55, est constitué d'un fer plat ou d'un profile muni de deux embouts 56, 57 qui s'emmanchent dans les extrémités supérieures des montants correspondants 4 et 5 formés eux-mêmes, par exemple de tubes carrés, tandis que des chevilles 58,59 qui traversent les trous correspondants desdits embouts et des extrémités supérieures des montants, empêchent le pignon de sortir. De plus, la toile 19 repose sur des tiges longi tudinales 61 prenant appui, par leurs deux extrémités, sur- les deux pignons 54, 55, respectivement.On peut ainsi, par exemple, rouler la toile 19 avec les tiges 61 pour le rangement. Aux deux extrémités des longerons 23 et 24 sont fixés des anneaux de levage tels que 64, 65. Les panneaux longitudinaux du casier sont démontables et, a cet effet, les barres 7, 8, 9 ont leurs extrémités recourbées et engagées dans des douilles, telles que 68, fixées aux montants correspondants 3 et 4 par exemple. Pour la nourriture du bétail, on enlève les deux panneaux lateraux du casier et on les remplace par deux cornadis tels que celui représenté schématiquement dans son ensemble, en 81, sur la figure 2. Le panneau opposé 82 est muni d'un cornadis semblable (non représenté). Le cornadis 81 est constitue d-'un panneau 83 dans lequel sont articulés, sur des axes 84, des demi-colliers 85 et des demi-colliers 86 reliés,respectivement, à deux tiges longitudinales de commande 87, 88 munies de poignées suivant une technique classique.Selon qu'on fait coulisser les deux tiges 87, 88 dans un sens ou dans l'autre, on éloigne ou l'on rapproche les uns des autres les demi-colliers correspondants qui sont immobilisés par tout systeme de verrouillage classique approprié constitué, par exemple, par des chevilles associées aux deux tiges et non représentées sur le dessin. La partie inférieure du panneau 83 est grillagée, comme indiqué en 89. Pour sa fixation aux montants 5,6, le panneau 83 est muni d'embouts qui s'engagent dans les extrémités des traverses tubulaires telles que 17, 18 par exemple, et dans lesquelles ils sont immobilisés au moyen de chevilles 91. Pour utiliser le casier 1, on l'accroche, par exemple, a une récolteuse a fourrage par son timon 42 sans que le toit 19 soit en place. On le garnit de récolte au fur et-a mesure, soit en vrac, soit en paquets entre lesquels on laisse alors de préférence des vides pour faciliter le séchage. Lorsque le casier est plein, on le décroche de la récolteuse en enlevant le timon 42 et les deux chaînes 45, 46 et on le laisse. sur place.On met en place le toit 19 et on laisse le produit sécher dans le casier le temps voulu, tandis qu'on attelle un autre casier a la recolteuse et que l'on recommence l'operation. Quelque jours plus tard, lorsque le produit est suffisamment sec, on reprend les casiers garnis, au moyen d'un appareil de levage approprié, notamment celui decrit dans la demande de brevet precitée, et on les dépose sur une remorque qu'on attelle à un tracteur pour les amener a un hangar de stockage, d'où on pourra ultérieure- ment les reprendre pour les transporter vers des étables ou des stabulations libres où l'on remplacera les panneaux latéraux par des cornadis, comme représente sur la figure 2.Pour toutes les opérations qu'on a besoin d'effectuer, depuis la récolte jusqu'à la fin de l'utilisation, une seule personne suffit. Le casier ou "s-crib" 101 representé sur la figure 3 est destine a la manipulation du maTs en épis. Il est d'une structure analogue a celle du casier 1 de la figure 1 pour la manipulation du fourrage ou de la paille. Il comporte une palette 102, des montants 103 au nombre de six dans l'exemple, des barres longitudinales 104, des barres transversales 105 et un toit 106 supporte par des pignons 107 et des tiges 108. Dans l'exemple, la palette est formée seulement de deux longerons 111 et de traverses telles que 113-supportant un fond à clairevoie 114. Les quatre panneaux formés par les barres longitudinales 104, les barres transversales 105 et les montants 103, sont également grillages comme indiqué par exemple en 115.La palette est munie aussi d'anneaux d'accrochage telsque 64, 65 et d'ajours tels que 34, 35 pour le passage des branches de la fourche d'un appareil de levage. Une porte 117, a la partie inférieure des petits panneaux3 permet de sortir les épis de maTs qu'on a entassés dans le crib. Des vérins de contreventements, tels que 121, sont constitués par exemple chacun par une tige 122 qui peut coulisser dans un fût tubulaire 123 et qu'on peut immobiliser, par rapport a celui-ci, au moyen d'une cheville amovible 124 qui repose sur l'extrémité supérieure du fût 123 et que l'on peut introduire sélectivement dans l'un quelconque d'une série de trous 125 pratiques dans ladite tige.L'extrémité inferieure du fût 123 presente une embase 127 destinee à reposer sur le sol, tandis que l'extrémité supérieure de la tige 122 est reliée, par une cheville 131, à une chape 132 fixee au montant 103 correspondant. De préférence, il est prévu un vérin de contreventement 121 pour chaque montant 103. On peut transporter commodement les cribs, tels que 101 par exemple, sur une remorque à châssis surbaissé, comme represente en 151 sur la figure 4 sur laquelle on a suppose que deux cribs 101 étaient posés l'un a côté de l'autre. La remorque 151 est constituée essentiellement d'un châsis 152 muni d'un essieu 153 porté par deux roues 154, ainsi que d'un timon d'attelage 155 avec bequille de repos 156. Les cribs 101-sont retenus sur le châssis par tous moyens appropriés, par exemple par des plaquettes 161 montées chacune dans le fond d'une chape 162 fixée au châssis 151 au moyen d'une cheville 163 retenue elle-même en place par une cheville à poigne 164 enfilée dans deux trous correspondants de la chape 162 et retenue, a son tour, par tout système de verroui-llage convenable, tel qu'un ergot ou une goupille. L'utilisation des cribs 101 peut se faire de la manière suivante Deux cribs 101 sont montés sur la remorque 151 attelée à la récolteuse de maïs qui y déverse directement les épis. Lorsque les cribs sont pleins, on les enlève de la remorque au moyen d'un appareil de manutention approprié, par exemple celui décrit dans la demande de brevet français précités, et on les dépose sur le sol. On met les vérins de contreventements en place, ainsi que le toit, et on laisse le maTs sécher en plein vent. Le moment venu, on vient reprendre les cribs garnis de maTs séché, au moyen de l'appareil de manutention décrit dans la demande de brevet précitée en vue de les déposer sur la remorque 151 qui permet par exemple de les amener sur une batteuse. On sort les épis par la porte inférieure 117 et on les introduit dans la batteuse. Ainsi par exemple, les casiers selon l'invention peuvent être chargés en produits semi-pressés (ce qui permet d'éviter l'emploi couteux de moyens tels ficelles, fils de fer, etc). En fait, pour les charger directement on adapte a l'extrémité du canal de presse une extrémité d'une goulette inclinée qui repose sur le tube 18 par son autre extrémité. La goulette peut être fixée au canal de presse par tout moyen convenable ( par exemple la combinaison d'oeilletons disposés a l'extrémité correspondante de la goulette et de tiges transversales) et fixée au tube 18 par exemple par une machoire pivotante tenue dans une glis siée. Bien entendu, la présente invention n'est pas limitée aux modes de réalisation decrits et représentés. Elle est susceptible de nombreuses variantes, accessibles à l'homme de l'art, sans que l'on ne s'écarte de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Procédé de récolte et de distribution de pro-duits agricoles, tels que fourrages, pailles, maTs en épis, caractérisé en ce qu'on accroche a la machine à récolter le produit consideré, un casier mobile a claire-voiej on remplit ledit casier au fur et a mesure de la récolte et, lorsqul-il est plein, on la décroche, on le laisse sur place et on le recouvre d'un toit pour le séchage du produit, après quoi, on reprend lesdits casiers garnis de produit séché pour les amener à l'emplacement d'utilisation de ce produit, tel que hangar de stockage, batteuse, et on les transporte encore éventuellement vers des étables ou des stabulations libres. 2.- Appareillage pour la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est constitué d'une série de casiers dont chacun est constitué d'une palette rectangulaire formant le fond du casier et d'eléments latéraux qui déterminent, sur les quatre côtes de ladite palette, des panneaux verticaux a claire-voie propres a retenir le produit qu'on dispose dans le casier, ainsi que d'un toit amovible. 3.- Appareillage suivant la revendication 2, caractérisé en ce que les casiers sont associés a des éléments -de roulement sur le sol propres a les supporter d'une manière stable pendant leur trajet derrière une machine a-récolter. 4.- Appareillage suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les éléments de roulement sur le sol sont montés a demeure sous les palettes. 5.- Appareillage suivant la revendication 3 caractérisé en ce que les éléments de roulement sur le sol sont montés de façon a être amovibles. 6.- Appareillage suivant la revendication 4 ou 5, caractérisé en ce que les éléments de roulement sont constitués par deux rouleaux transversaux montés fous respectivement à l'avant et a l'arrière de chaque palette. 7.- Appareillage suivant la revendication 3, caractérise en ce que les éléments de roulement sont constitués par des roues ou des chenilles équipant un châssis de remorque surbaissé conçu et agencé pour recevoir un ou plusieurs casiers, de préférence côte a côte. 8.- Appareillage suivant la revendication 2, caractérisé en ce que l'un, au moins, des panneaux latéraux est conçu de manière a pouvoir être remplacé par un cornadis ou a pouvoir recevoir un cornadis amovible. 9.- Appareillage suivant la revendication 2, caractérisé en ce que les grands côtés du casier sont equipés de vérins de contreventements conçus et agencés pour s'arc-bouter sur le sol.