PROCEDE ET RECIPIENT DE CULTURE DE MYCORHIZES La présente invention porte sur un procédé de culture de mycorhizes et un récipient de culture destiné à la mise en oeuvre de ce procédé. La production et la commercialisation des champignons fins représentent dans la Communauté européenne une branche d'activité économique importante. En Allemagne fédérale, On vend chaque année pour environ 370 millions de marks de champignons et dans la Communauté européenne sont cultivées annuellement environ 290 000 tonnes de champignons. La valeur des champignons comme produit alimentaire riche en vitamines, pauvre en calories et contenant des protides est incontestée. Au nombre de champignons comestibles les plus estimés figure le cèpe (bolet comestible), qu'on ne trouve cependant qu'en petites quantités sur le marché (seulement environ 120.000 tonnes par an en Allemagne Fédérale) et qui est très cher par rapport aux autres champignons. C'est pourquoi de nombreux essais de culture artificielle du cepe ont été faits durant dé longues années. On a utilisé pour cela les techniques les plus diverses On a employé tantôt des sols nutritifs synthétiques par exemple à base de tourbe, tantôt une technique de surs version en phase liquide ou des milieux nutritifs à l'agar-agar. On a généralement bien réussi à faire croître le mycélium qui croit souks terre, mais le carcophore aérien n'a correspondu dans aucun cas aux cèpes désirés. On suppose que les particularités des mycorhizes sont responsables de l'échec des essais de culture. Contrairement à la plupart des autres champignons qui se nourrissent de substances animales ou organiques décomposées ou dégradées, les mycorhizes tirent leurs aliments directement des plantés, surtout des racines d'arbres, qu'ils entourent d'un tissu serré. L'arbre fournit sa sève saccharifère en échange des sels organiques dont il a besoin et que le champignon peut, à l'aide de ses excrétions acides, fournir beaucoup mieux que lui. Etant donné que dans tous les essais de culture, il a été utilisé pour la nutrition tous les produits du métabolisme ou vitamines des racines de plantes et du milieu cryptogamique on a conclu que dans les essais de culture déjà entrepris, il n'était pas assez tenu compte des conditions physiques. Ainsi, en l'état actuel de la technique, les essais entrepris ont l'inconvénient de ne pas donner pratiquement des cultures satisfaisantes malgré la composition connue de la solution nutritive et des produits de métabolisme. Un but de l'invention est par conséquent de fournir un procédé simple et économique de culture de mycorhizes. Un autre but de l'invention est de proposer un appareil permettant une mise en oeuvre simple et sûre de ce procédé. L'invention propose un procédé de culture de mycorhizes caractérisé par le fait qu'on réalise les échanges organiques des cham ignons dans un récipient de culture ou cultivateur à l'aide d'un ensemble de surfaces d'échange constitué de capillaires ou membranes perméables, cet ensemble amenant le liquide nutritif constitué de substances organiques et/ou minérales et évacuant les produits du métabolisme des champignons placés sur lui. Le procédé de l'invention est physiquement très ressemblant à celui de l'ensemble d'alimentation d'un arbre et c'est pour cela qu'il conduit à des résultats surprenants. Le liquide nutritif et les substances analogues peuvent avantageusement être amenés entre les surfaces d'échanges et sur celles-ci. Le liquide nutritif peut ainsi non seulement arriver de façon réglée à la culture, par des tubes ou des membranes, mais aussi lui être ajouté directement à un endroit choisi. Le cas échéant, le liquide nutritif peut circuler dans l'ensemble par pompage en circuit fermé, à travers un réservoir. Ce procédé est souvent avantageux pour des raisons économiques. I1 est naturellement aussi possible de recueillir le liquide nutritif épuisé dans un récipient collecteur séparé du réservoir sans recirculation afin qu'il arrive toujours de la solution nutritive fraîche aux surfaces d'échanae. Le réglage de la composition du liquide nutritif est d'autant plus aisé qu'ainsi elle peut être modifiée pendant la croissance des champignons. Il est en outre possible d'ajouter au liquide nu tritif des fongicides et/ou des bactéricides appropriés au cours de la croissance des champignons. Au surplus l'atmosphère du récipient de culture peut être modifiée par addition de bioxyde de carbone et/ou d'oxygène. I1 est souvent avantageux de soumettre le milieu contenu dans le récipient à un rayonnement thermique ou ultraviolet et de pouvoir régler à volonté la température et l'humidité dans le récipient. Toutes ces caractéristiques du procédé de l'invention permettent d'agir dans le sens désiré sur la croissance des champignons et de prendre des mesures appropriées en cas de ralentissement de cette croissance. Selon l'invention, le récipient de culture pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention est caractérisé par le fait qu'il comporte un certain nombre de tubes capillaires ou membranes montés dans une bride les reliant à un espace pourvu d'une entrée et d'une sortie reliées à un réservoir de liquide nutritif par une pompe doseuse à tuyau flexible et des tuyaux flexibles, le récipient de culture étant pourvu d'un couvercle. Le faisceau de tubes capillaires ou membranes perméables parcouru par les substances nutritives et convenant aux échanges dans les deux sens conçu par l'invention remplace l'ensemble de racines mentionné plus haut. Les membranes perméables sont en matière peu ou non bio - destructible et sont groupées en un faisceau, les capillaires étant placés à une distance appropriée les uns des autres, de sorte que le mycélium des champignons peut se développer librement entre eux. L'intervalle peut le cas échéant être rempli d'un substratum synthétique ou naturel. Les capillaires sont montés de chaque côté dans une bride et reliés à un espace par lequel le liquide nutritif est amené et évacué. La teneur en substances nutritives et les échanges de la solution nutritive sont contrôlés globalement par un appareillage de mesure de ph ou par des réfractômetres à circulation. La nutrition et la culture utilisant des réservoirs permet d'ajouter différentes substances nutritives au cours de la croissance. Cela peut être nécessaire en particulier lorsqu'on entreprend des recherches portant sur des compositions et des concentrations nouvelles des substances nutritives au cours de la croissance des champignons. I1 est également avantageux d'avoir un récipient de culture stérilisable et climatisable par échangeur de chaleur et pourvu d'un couvercle. Des gaz doivent pouvoir être introduits dans le récipient pour créer une atmosphère favorable qui, comme on le sait est différente dans le sol et dans l'air. L'innoculation peut se faire alors de façon connue dans des conditions stériles avec un mycélium de culture. L'invention est également illustrée par le dessin annexé dont - la figure 1 est une coupe du récipient de culture ou cultivateur destiné à la mise en oeuvre du procédé de l'invention et, - la figure 2 est une vue de dessus du récipient de culture représenté sur la figure 1. Le procédé de la présente invention utilise un-récipient de culture ou cultivateur 10 également selon la présente invention pouvant être en plastique ou en toute autre matière. Des tubes capillaires 1 sont disposés parallèlement, latérale- ment et les uns au-dessus des autres, notamment dix sur la verticale et sept les uns à côté des autres. Ces capillaires 1 sont montés de chaque côté dans une bride 2 que le liquide nutritif peut traverser. Le récipient 10 est pourvu d'une entrée 3 et d'une sortie 3' constituées par des tuyaux de plus grand diamètre que les capillaires. Une conduite flexible 5 représenté en trait interrompu relie l'entrée 3 et la sortie 3' à un réservoir de liquide nutritif 6 par l'intermédiaire d'une pompe 4 à tuyau flexible. Le réservoir 6 présente par conséquent lui aussi une entrée 8 et une sortie 8'. Le cultivateur 10 est pourvu d'un couvercle 7 destiné à maintenir dans son intérieur des conditions de température, d'humidité et de composition de l'air, constantes. On peut, le cas échéant, enlever ce couvercle 7 pour soumettre l'ensemble de capillaires 1 à un rayonnement thermique ou ultraviolet. Le récipient 10 peut être transparent pour permettre une irradiation par les faces latérales. REVENDICATIONS 1. Procédé de culture de mycorhizes, caractérisé par le fait qu'on réalise les échanges organiques des champignons dans un récipient de culture ou cultivateur à l'aide d'un ensemble de surfaces d'échange constitué de capillaires ou membranes perméables, le dit ensemble amenant le liquide nutritif constitué de substances organiques et/ou minérales et évacuant les produits du métabolisme des champignons placés sur lui. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'on amène le liquide nutritif ou analogues entre les surfaces d'échange et sur celles-ci. 3. Procédé selon les revendications 1 et 2, caractérisé par le fait qu'on fait circuler le liquide nutritif dans l'ensemble par pompage en circuit fermé et à travers un réservoir. 4. Procédé selon les revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que le liquide nutritif épuisé est recueilli dans un récipient collecteur séparé du réservoir, sans être remis en circuit. 5. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la composition du liquide nutritif est modifiée pendant la croissance des champignons. 6. Procédé selon l'une des revendications 1 a 5, caractérisé par le fait que des fongicides et/ou des bactéricides appropriés sont ajoutés au liquide nutritif au cours de la croissance des champignons. 7. Procédé selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que l'atmosphère du récipient de culture est modifiée par addition de bioxyde de carbone et/ou d'oxygène. 8. Procédé selon 1 'une des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que l'ensemble contenu dans le récipient de culture est soumis à un rayonnement thermique ou ultraviolet. 9. Procédé selon l'une des revendîcatims 1 à 8, caractérisé par le fait que la tenipérature et l'humidité dans lerécipient de culture sont réglées à volonté. 10. Récipient de culture pour la mise en oeuvre du procédé défini par l'une des revendications 1 à 9, caractérisé par le fait qu'il comporte un certain nombre de tubes capillaires ou membranes 1, montés dans une bride 2 les reliant à un espace pourvu d'une entrée 3 et d'une sortie 3' reliées à un réservoir de liquide nutritif 6 par une pompe 4 doseuse à tuyau flexible et des tuyaux flexibles 5, le récipient de culture étant pourvu d'un couvercle 7.