L'invention concerne le domaine de l'samathérapie et vise plus particulièrement l'application d'essences naturelles végétales ou animales sous forme d'aérosols dans les traitements thérapeutiques ou esthétiques de la peau ou des muqueuses externes du corps humain, ou épithélium. On a utilisé de tout temps des extraits de plantes aromatiques contre les affections épidermiques. L'utilisation thérapeutique ou esthétique des extraits odorants végétaux ou animaux constitue la technique dite aromathérapie. Les principe odorants de ces extraits ont une activité physiologique sur l'épithélium, signalée par leur odeur, à des doses extr8mement réduites. Ces principes, qui ont une structure chimique lipoSde, sont solubles dans les graisses et les solvants de celle-ci. Ils sont extraits des plantes ou d'organes animaux de préférence par dissolution dans un solvant volatil, ensuite évaporé. On utilise fréquemment comme solvant l'éther de pétrole. Ces principes, après évaporation du solvant, sont connus, suivant leur état de pureté, sous les noms d'huiles concrêtes, absolus, huiles essentielles et essences naturelles. Pour leur utilisation en aromathérapie aussi bien qu'en parfumerie, et en raison de leur activité, ces essences naturelles sont toujours dispersées à faible dose dans un véhicule ou excipient susceptible de les dissoudre et dont le volume permet la mesure volumétrique aisée de la dose, l'ensemble du véhicule et des essences constituant un porteur des propriétés aromathérapiques. Les véhicules les plus courants sont l'alcool, pur ou en mélange avec d'autres excipients, des huiles végétales, animales ou synthétiques. le véhicule peut être incorporé dans une émulsion ou un gel. Dans le cas de l'utilisation en Aromathéra- pie il est fréquent que le véhicule, qui est un solvant des graisses, ait une activité propre sur l'épiderme, activité non souhaitable et parfois contrariant l'action de l'essence naturelle.Le véhicule peut également freiner ou retarder la pénétration de 11 essence dans ltépiderme, ou modifier l'action spécifique de cette essence. La demande de brevet français 72 01199 du 14 Janvier 1972 décrit l'utilisation de l'eau, additionnée d'un agent hydrosolubilisateur, comme véhicule d'essences naturelles en Aromathérapi L'activité propre de ce véhicule est très réduite, mais ne peut pas toujours titre considérée comme nulle. En outre la pénétration dans l'épiderme de l'essence naturelle est retardée. Dans le but de pallier les inconvénients précités, l'invention propose un produit aromathérapique naturel pour traitement esthétique ou thérapeutique caractérisé par la mise en oeuvre d'au moins une essence naturelle végétale ou animale et au moins un gaz propulseur liquéfié sous pression à la température ambrante, sans l'apport d'un excipient, solvant ou support étranger. Ainsi, le produit peut être utilisé à des doses compatibles avec des moyens de mesure volumétriques simples, tandis que l'évaporation du gaz laisse le composant actif constitué par les essences naturelles seules en contact avec l'épiderme. L'essence sera utilisée de préférence à des doses comprises entre 0,001 g et 900 g pour 1 OOO-g de produit. Parmi les essences naturelles à propriétés aromathérapiques on peut citer l'essence de romarin, utilisée à des doses comprises entre 0,001 g et 3 g pour 1 000 g de produit, pour son action tonifiante sur les peaux infiltrées hydrogénoldes. On peut citer également l'essence de jasmin, utilisée à des doses-comprises entre 700 g et 900 g pour 1 000 g de produit, pour son action émolliente et adoucissante. L'invention propose également un procédé d'application aromathérapique thérapeutique ou esthétique d'une essence naturelle végétale ou animale sur une partie d'épithélium humain, procédé dans lequel on enferme dans un récipient étanche équipé d'une valve de vaporisation un produit du genre précité, et l'on vaporise ladite composition dans l'atmosphère a travers ladite valve en direction de ladite partie d'épithélium, en sorte que ledit gaz propulseur soit entièrement évaporé au contact de ladite partie d'épithélium. L'invention sera mieux comprise å la lumière des exemples suivants ExemPle 1 On constitue dans une enceinte étanche sous pression un mélange de 99,5 0% de dichlorotétrafluoréthane et 0,5 % de trichlorotrifluoréthane à l'état liquide. On ajoute à ce mélange 100 milligrammes d'essence naturelle de romarin par litre de mélange de gaz propulseur liquéfié. On transvase la composition obtenue dans des récipients étanches munis d'une valve de vapori- sation, du genre dit bombes aérosols, à raison de 100 millilitres de composition par récipient. La composition est utilisée en vapprisation sur des peaux grasses ou acnélques. Exemple 2 On eonstitue un mélange de C S 4C12 et de C2P3C13 comme dans l'exemple 1* On ajoute à ce mélange 3 grammes d'essence de romarin par litre de mélange. La composition obtenue est transférée dans des bombes à aérosols équipées de valves doseuses, à raison de 100 millilitres de composition par bombe. La composition est vaporisée, par doses volumétriques de composition à chaque action sur la valve doseuse, une dose ainsi vaporisée constituant une dose unitaire de traitement. Exemple 3 On constitue dans une enceinte étanche sous pression un mélange d'essence de jasmin et de dichlorotétrafluoréthane, à raison de 800 grammes d'essence de Jasmin pour 1000 grammes de mélange. On transvase le produit dans des bombes aérosols. Le produit est utilisé pour son action émolliente et adoucissante. les produits aromathérapiques décrits se prêtent particulièrement bien au traitement d'épithélium (peau et muqueuses externes) par des essences naturelles telle que l'essence de romarin ou de jasmin. En effet, la pulvérisation de volumes définis de gaz propulseur liquéfié permet de mettre en oeuvre et de diriger sur l'épithélium à traiter les doses nécessaires a'essences naturelles, alors que ces doses échappent aux procédés directs de mesure. Par ailleurs, ces essences distribuées uniformément sur l'épithélium sont exemptes de tout support ou véhicule étranger, support qui pourrait avoir une action ou occasionner des réactions néfastes sur la peau, ou retarder l'absorption par l'épithélium des essences actives. Il est à remarquer que l'aromathérapie se distingue par là fondamentalement de la parfumerie. Alors qu'en parfumerie le support a pour but de retenir les principes odorants en surface de la peau pour ne les libérer que progressivement vers l'extérieur, en aromathérapie l'essence active doit pénétrer entièrement dans l'épithélium. il est évident que l'invention ne se limite pas aux exemples décrits, et que de nombreuses variantes tant des constituants que de leur dosage pourraient être réalisées sans sortir du cadre de l'invention. Rien ne s'opposerait, par exemple, à une association au gaz propulseur d'un liquide volatil, notamment pour adapter, le cas échéant la vitesse d'évaporation à certaines conditions particulières d $emploi. IEVENDICB"PIONS 1. Produit aromathérapique naturel pour traitement esthétique ou thérapeutique, caractérisé par la mise en oeuvre d'au moins une essence naturelle végétale ou animale et au moins un gaz propulseur liquéfié sous pression à la température ambiante sans l'apport d'un excipient, solvant ou support étranger. 2. Produit selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il contient de 0,001 g à 900 g d'essence naturelle pour.l 000 g de produit. 3. Produit selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il contient de 0,001 g à 3 g d'essence de romarin pour 1 000 grammes de produit. 4. Produit selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il contient de 700 g à 900 g d'essence de jasmin pour 1000 g de produit. 5. Procédé d'application aromathérapique esthétique ou thérapeutique d'essence naturelle animale ou végétale sur une partie d'épithélium humain, caractérisé en ce que l'on enferme dans un récipient étanche équipé d'une valve de vaporisation, un produit selon une quelconque des revendications 1 à 4, et l'on vaporise ledit produit dans l'atmosphère à travers ladite valve en direction de ladite partie d'épithélium, en sorte que ledit gaz propulseur soit entièrement évaporé au contact de ladite partie d'épithélium.