La présente invention concerne un perfectionnement au montage d'un élément de bouton-pression ou d'un autre organe formant relief sur la paroi d'un dispositif de protection corporelle tel qu'un casque, notamment de motocycliste, la tête d'encliquetage utilisée dans ce montage, l'assemblage entre l'organe en relief et le support réalisé dans ce montage à l'ai- de de ladite tête d'encliquetage et le casque caractérisé par le montage de certains de ses équipements. Dans une technique connue, un élément de bouton-pression ou tout autre organe formant une protubérance sur la paroi dtun casque est monté par sertissez d'une embase circulaire dudit organe dans une couronne de retenue solidaire de la paroi du casque, Cette couronne de retenue est munie de moyens permettant cette solidarisation, 11 ensemble de la pièce étant obtenu par une technique de déformation des métaux à froid. Le sertissage en soi s'effectue par rabattement d'un rebord péri sphérique continu de meme résistance mécanique que le reste de la pièce La fonction essentielle d'un casque est la protection de celui qui le porte en cas d'accident.En particulier dans le cas de casques de motocyclistes, ce dispositif de protection est destiné a' éviter que, lors d'une chute du conaucteur, celuici ne soit atteint de fractures du crane à la suite dune projection au sol, d'un éventuel déplacement après la chute et d'un éventuel choc contre un obstacle au cours de ce déplacement. Les qualités du casque consistant à amortir les chocs dus à la projection et à un arrêt brutal contre un obstacle sont accessibles à tous les modèles de casques existants La sécurité d'un motocycliste au cours d'un éplace- ment accidentel au sol n'est quant à elle que très mal assurée habituellement.Des éléments de bouton-pression servant par exemple à maintenir une mentionnière ou une visière, d'autres éléments formant reliefs sur la surface extérieure du casque, tels que des bouchons d'axes de rotation risquent d'accrocher au passage des obstacles qui ne se trouveraient qu'à la limite du gabarit engagé. L'organe en relief devient dès lors un point fixe au tour duquel le casque est susceptible de pivoter. Si le mouvement de pivotement est brutal on peut craindre une fracture du rachis cervical du motocycliste. S'il est plus lent, il peut néannoins déterminer des lésions graves Par ailleurs Si l'accrochage est suffisant, il est possible d'arracher le boutonpression en cassant la place qui solidarise l'élément de boutonpression et son support0 Comme en général le support est composite, que la pièce de liaison du bouton pression à ce support est unique et sert en partie à assembler les différentes couches du support, il se trouve que l'accroc aura des conséquences non seulement immédiates, par une action mécanique néfaste dans la rotation imposée de la tête du motocycliste, mais encore à plus long terme, å la suite de la désorganisation de la structure interne du casque. La présente invention vise à améliorer la sécurité procurée par le port du casque en évitant les inconvénients décrits ci-dessus. Elle s'applique à tout élément de boutonpression ou tout autre organe formant relief sur la paroi d'un casque ou d'un dispositif de protection corporelle analogue, du type dans lequel une embase circulaire de l'organe formant relief est fixée par sertissage sur une couronne de retenue solidaire de la paroi du casque. Selon l'invention la couronne de retenue est affaiblie de manière à s'ouvrir sous ltef- fet d'un choc accidentel et à libérer ledit organe. L'affaiblissement de la couronne de retenue peut être obtenu en réalisant le sertissage de la couronne sur l'embase par rabattement de pattes périphériques sur ladite embase, ou par rabattement d'un rebord périphérique en métal de plus faible épaisseur que celle des autres parties constitutives de la pièce. En cas d'accroc accidentel au cours d'un déplacement du porteur du casque, ce dernier étant en contact avec le sol, la libération de l'organe créant le relief à la surface du casque évite une rotation brutale du dispositif de protection et de la tête du porteur. Par aîlleur-s, la fixation de la visière ou de la mentonnière se fait au moyen d'un élément de bouton-pression et d'une couronne de retenue, qui tet.e munie d'un pied de fixation, sertie sur ledit élément, cet ensemble formant une tête d'encliquetage dont le pied de fixation peut Xetre avantageusement creux et susceptible de coopérer avec un rivet. L'as- semblage de l'élément de bouton-pression sur la paroi fait donc intervenir une telle tête d'encliquetage munie d'un pied creux enfilé dans une ouverture de la paroi et un rivet enfilé dans ledit pied creux et déformé de manière à solidariser la tete d'encliquetage et le support.En général, le support comprend outre la paroi dont il est auestion plus haut un doublage textile ou synthétique et l'assemblage objet de l'invention a pour. fonc- tion de maintenir la cohésion du doublage et de la paroi du casque. En cas de choc accidentel on évite par conséquent, par la libération de l'élément de bouton-pression fragilement serti, la désorganisation interne du casque par destruction des liaisons existant entre le doublage et la paroi0 La présente invention vise donc précisément un casque ou dispositif deprotection corporelle analogue comportant des boutonçpression ou tout autre organe formant relief sur la surface extérieure du casque. Selon l'invention le montage desdits organes en relief met en oeuvre la technioue ci-dessus de telle sorte que les organes en relief se libèrent de leur couronne de retenue sous l'effet d'un choc accdentel. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre et qui se réfère aux dessins ciannexés, donnés à titre d'exemples uniquement et sur lesquels - la figure 1 montre un casque de motocycliste selon la technique connue - la figure 2 montre un casque de scootériste selon la technique connue - la figure 3 montre une tête d'encliquetage en pers pectine libre selon l'invention; - la figure 4 montrellensemble d'un bouton-pression susceptible d'être monté selon l'invention dans un casque objet de l'inventJon, en coupe selon un. plan axial - la figure 5 montre un organe femelle de boutonpression pouvant être utilisé avec une tette d'encliquetage selon l'invention, en coupe selon un plan axial-. Un casque de motocycliste 110 (figure 1) comprend une coque métallique ou en matière plastique rigide 112 sur laquelle vient s'articuler une visière 114 d'une matière synthétique, L'articulation peut être matérialisée par un organe 116 qui peut avantageusement etre constitué des deux parties coopérant d'un bouton-pression. La visière 114 peut aussi n'être amovible que par séparation et éloignement desdits éléments coopérant du bouton-pression 116. Le casque 210 (figure 2) comprend une coque, la plupart du temps en matière synthétique 212 et une mentonnière 214 destinée à être fixée sur la coque 212 au moyen de boutons-pression 216.'Une visière rembourrée 218 vient protéger le front d'un scootériste destiné à porter le casque 210. En cas de choc accidentel du casque 110 contre un obstacle ne touchant que l'organe 116, la visière 114 se désolidarise de la coque 112 et le relief créé par un élément de l'organe 116 peut se révéler dangereux selon les indications connues plus haut. Cet élément peut s'il reste fixé sur le casque en effet constituer un point fixe autour duquel la tête du motocycliste peuX effectuer une rotation rapide déterminant des lésions graves. S'il ne reste pas fixe sur le casque, le cho-c aura au molnwdésorganisé la structure interne de l'élé- ment de protection, car l'élément 116 peut servir à solidariser un doublage de la paroi du casque-.Cet inconvénient apparait clairement également sur la figure 2 où les- boutons-pression 216 déterminent autant de pivots possibles au cours d'un déplacement accidentel du casque à ras de terre ou près d'obstacles accrocheurs, dans le cas où les boutons 216 ne cèderaient pas ; et où ces mêmes boutons déterminent la perte de ltélément de protection 210 dans le cas ou ils cèderaient ; cette deuxième hypothèse est évidemment plus grave dans le cas du casque de scootériste que dans celui du casque de motocycliste0 Selon l'invention, les boutons 116 ou 216 comportent par exemple une tête d'encliquetage comme celle de la figure 3, référencée 3100 Elle comprend un élément de bouton-pression 312 et une couronne 314Q La couronne 314 est circulaire et présente à sa périphérie une pluralité de pattes 316 et, s'étendant selon son axe en son ceatrg un pied de fixation 318 qui peut être cylindrique et creux.L'élément de bouton-pression 312 présente un bourrelet torique 320 destiné à assurer I1encliquetage et une embase plane- circulaire i22 parallèle au plan diamétral du bourelet 320c Au montage de la tête d'encliquetage 31G, l'élément de bouton de pression 312 est positionné de manière que son embase circulaire 322 soit concentrique à la couronne de sertissage encore plane 316.Les pattes radiales périphériques 316 destinées à réaliser le sertissage de la couronne 314 sur l'été ment de bouton-pression 312 sont alors rabattues sur l'embase circulaire 322 dudit élément de bouton-pression 312c En cas de choc latéral portant sur le bourrelet de la tête d'encliquetage, le pied 318 de la couronne étant fixé, les pattes 316 diamétralement opposées1 sur la couronne, au point d'impact du choc s'ouvrent avec facilité et l'ensemble de l'élément de boutonpression 312 a tendance à glisser sous les pattes 316 restées en position rabattue par dessus les pattes 316 dépliées. Une tette d'encliquetage 310 est visible en coupe sur la figure 4. Les références sont inchangées en ce qui concerne les éléments connus. En figure 4 un bouton-pression monté selon l'invention est référencé 410. Un tel bouton comprend un organe mâle 412 et un organe femelle 414. L'organe mâle, réalisé grâce à une tête d'encliquetage comprenant un élément mâle de boutonpression 312, une couronne de retenue 314 et un rivet tubulaire 416 est solidaire d'un support comprenant la paroi 418 du casque et le doublage 420 du même casque. L'organe femelle, comprend un élément femelle de bouton-pression 422 pourvu d'une gorge 424o Un ressort 426, torique est placé dans la gorge 424. Enfin un rivet en forme d'oeillet référencé 428, solidarise l'élément de bouton-pression 422 et le support 430 en traversant la perforation 434 du support 430. Le montage de la tête d'encliquetage 310 a été décrit plus haut, Le pied de fixation tubulaire creux 318 est enfilé dans une perforation 432 du support 418 et du doublage 420. Le rivet tubulaire 416 est ensuite enfilé dans le pied creux 318 et appliqué contre le fond plan de l'élément mâle de bouton pression 312 dont on évite les déformations par l'utilisation d'une forme contre-bouterolle appropriée.L'ensemble est ensuite pressé axialement afin de déterminer sur le fût 436 du rivet 416 des déformations plastiques tendant à enserrer intérieurement la couronne 314 selon son pied de fixation 318. L'élément femelle de bouton-pression 422 et l'élément mâle 312 correspondant sont susceptibles de coopérer par encliquetage d'une manière en soi connue0 En cas de choc portant latéralement par rapport à l'axe de l'assemblage visible sur la figure 4, les organes 414 et 412 se désolidarisent ainsi que les éléments 312 et 314 conformément à ce qui a été expliqué à propos de la tête d'encliquetage 310. En figure 5, une variante 510 de l'organe femelle de bouton-pression fait apparaitre un élément femelle de bouton pression 512 solidaire d'un support 530 par l'intermédiaire d'un rivet 514, cet élément étant apte à coopérer avec l'élément mâle de bouton-pression 312 de la meme manière que l'élément 422e L'élément 512 se distingue de l'élément 422 en ce qu'il est en matière plastique moulée, par opposition à de la tôle poinçornéeetforméeà froid, et en ce qu'il comporte une pluralité de bras 516 s'étendant selon l'axe de l'élément 510 perpendiculairement à une embase circulaire 518 perforée en son centre. Il comporte également un rebord 520, périphérique, concentrique au cercle formé par la pluralité de bras 516. Les bras 516 remplissent la même fonction que le ressort précédent 426, en utilisant leur élasticité à ltencas- trement. Le rebord 520 quant à lui permet un fonctionnement sans faille des bras 516 en évitant leur encrassement par pénétration de poussières entre les bras. Il est évident que dans le cas de l'utilisation de cette variante de l'organe femelle de bouton-pression, les avantages de l'invention restent les mêmes : en cas de choc accidentel, la libération de l'élément 312 intervient et il ne subsiste pas de point fixe sur le casque. En revanche, la combinaison de la couronne 314 et du rivet 416 reste intacte et évite la désorganisation de la structure interne du casque La description i-dessus ne se révère qu'à un mode de réalisation de la présente invention Ce mode de réalisa tion semble préférentiel, mais n'exclut aucunement d'autres modes. Ainsi on peut réaliser l'affaiblissement de la liaison par sertissage de la couronne 314 par une réduction d'épaisseur périphérique du métal. (Ce mode de réalisation n'est pas représenté). Dans ce cas le rebord rabattu sur l'embase 322 de l'élément 312 peut être continu. Tout autre dispositif réalisé de manière que l'élément 312 ou un organe analogue fixé sur la paroi d'un dispositif de protection corporelle s'efface sous l'effet d'un choc entre dans le cadre de la présente invention. REVENDICATIGNS 1. - Perfectionnement au montage d'un élément de bouton pression ou de tout autre organe formant relief sur la paroi d'un casque ou d'un dispositif de protection corporelle analogue, du type dans lequel une embase circulaire de l'organe formant relief est fixée par sertissage sur une couronne de retenue solidaire de la paroi du casque, caractérisé en ce que la couronne de retenue est affaiblie-de manière à s'ouvrir sous l'effet d'un choc accidentel et à libérer ledit organe. 2. - Perfectionnement au montage d'un organe faisant relief sur la surface extérieure d'un casque selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couronne de retenue est sertie sur l'embase circulaire par rabattement de pattes périphériques sur ladite embase. 3. - Perfectionnement au montage d'un organe faisant relief sur la surface extérieure d'un casque selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couronne de retenue est sertie sur l'embase circulaire par rabattement d'un rebord périphérique en métal de plus faible épaisseur que celle des autres parties constitutives de la pièce. 4. - Une tette d'encliquetage susceptible d'être montée sur un support par un montage conforme à l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce qu'elle comprend un élément de bouton pression et une couronne munie d'un pied de fixation sertie sur ledit élén1ent. 5. - Une tête d'encliquetage suivant la revendication 4, caractérisée en ce que le pied de fixation est creux et susceptible de coopérer avec un rivet. 6. - Un assemblage d'un élément de bouton pression sur un support, caractérisé en ce qu'il comporte une tête d'encliquetage selon la revendication 5, munie d'un pied creux enfilé dans une ouverture du support, et un rivet enfilé dans ledit pied creux et déformé de manière à solidariser la tête d'encliquetage et le support. 7. - Un assemblage d'un élément de bouton pression sur un support selon la revendication 6, caractérisé en ce que le support est constitué par la paroi d'un casque ou d'un dispositif de protection corporelle analogue et en ce que ledit assemblage traverse le support et un doublage réalisant de la sorte la solidarisation du doublage et du support. 8. - Un casque ou dispositif de protection corporelle analogue comportant des boutons pression ou tout autre organe formant relief sur la surface extérieure du casque, caractérisé en ce que le montage desdits organe s en relief est conforme à 11 une des revendications de 1 à 3, leur assemblage étant obtenu selon l'une des revendications 6 ou 7, de telle sorte que les organe s en relief se libèrent de leur couronne de retenue sous lteffet d'un -choc accidentel. 9. Un assemblage dut un élément mâle de bouton pression sur un support selon l'une des revendications 6 ou 7, susceptible de coopérer avec un élément femelle, caractérisé en ce que ledit élément femelle est en matière plastique moulée et en ce qu'il présente une embase circulaire, une pluralité de bras encastrés élastiquement dans ladite embase, s'étendant perpendiculairement à elle selon un cercle plus petit que celui de embase, un rebord périphérique s'étendant dans la même direction que les bras élastiques, destiné à empêcher l'encrassement des interstices laissés libres par lesdits bras.