La présente invention est un raccord permettant un assemblage efficace des fers à béton et procurant un ancrage solide dans le béton. Les dispositifs connus de ce genre pour réaliser des armatures par la jonction de fers à béton sont, entre autres : la soudure, l'épissure et les procédés alumino-thermiques. De tels dispositifs sont, soit longs à mettre en oeuvre, soit coûteux, et nécessitent souvent de la part de l'opérateur un savoir faire et une habileté qui seuls sont les garanties d'une bonne résistance mécanique de ltouvrage. La soudure ne peut être employée sans précautions particulières pour les aciers à haute résistance mécanique. D'autre part, l'utilisateur recherche ces aciers pour alléger les armatures sans diminuer la résistance de l'ouvrage. Un procédé employé consiste à souder bout bout deux fers à béton et à renforcer la jonction par une barre de renfort car la soudure diminue la résistance mécanique et la limite élastique des fers écrouis. Un autre procédé de soudage consiste à chanfreiner les barres et à souder à l'arc les fers à béton ; mais I'opération se réalise par des passes successives et nécessite un refroidissement entre chaque passe. Ce procédé est relativement long et cher du fait de la qualification et du savoir faire que l'on exige du soudeur. Le raccordement peut aussi être obtenu par fusion d'une cartouche aluminothermique dans l'espace compris entre les deux extrémités et un manchon extérieur mais ce procédé nécessite : un moule onéreux et fragile, une étanchéité parfaite entre le moule et les fers à béton au moment de la fusion, afin d'interdire toute fuite de métal. Ce procédé, d'autre part, comme la soudure à l'arc ou oxyacétylénique, diminue la limite élastique du métal ou l'allongement à la rupture, dans le cas des fers à béton écrouis ou ayant subi un traitement thermique. Un autre procédé connu, de ce genre, est la réalisation de jonction ou de raccordement par des ligatures. Le procédé est long et nécessite un matériel de chantier imposant, comme des cintreuses ou autres dispositifs pour courber les fers. D'autre part, ce procédé ne présente pas toutes les garanties de résistance mecanique souhaitée. Le procédé suivant l'invention, permet d'éviter ces inconvénients. Dans celui-ci, il est possible de raccorder simplement deux ou plusieurs ronds à béton sans altérer les propriétés mécaniques des aciers utilisés. Dans ce cas, l'homme de l'art ntest plus tourmenté par la qualité d'une soudure ou par le manque d'habileté de l'homme de chantier. Le dispositif suivant l'invention comporte, par exemple, dans le cas d'ure jonction de deux fers à béton, appelés aussi ronds à béton, un tube en acier de section appropriée possédant à chaque extrémité un filetage destiné à recevoir un embout alésé cônique. En vissant ces embouts dans le tube on comprime, grâce à leur alésage conique, la partie extérieure, également clonique, de quatre demi-coquilles, disposées par deux, sur chaque extrémité de fer et dont les parties intérieures reproduisent exactement le relief extérieur de ces fers Ces demi-coquilles peuvent etre obtenues facilement en usine par moulage. Selon une autre réalisation de l'invention, le meme procédé est employé pour raccorder perpendiculairement un ou plusieurs ronds à béton à un autre. Le dessin annexe illustre, à titre d'exemple, un mode de réalisation du dispositif conforme à la présente invention. Tel qu'il est représenté, le dispositif comporte un tube (3), filete sur tout ou partie de sa longueur, aux extrémités duquel vient se visser un embout à tête hexagonale (2). Selon le iode de réalisation montré ici, l'embout présente un alésage cônique intérieurement, dans lequel s'emboîtent deux demi-cnes (4). Ces demi chics possèdent des ondulations conformes à celles du fer à béton sur lequel ils sont placés. Si le fer à béton est lisse, l'alésage des demi-cônes (4) est alors moleté. Lorsque le monteur veut raccorder deux fers à béton, il lui suffit, sur le chantier, de glisser d'abord sur l'un, l'embout (2) et le tube (3), sur l'autre l'embout (2) puis d'ajuster les cônes (4) qui sont en deux parties (4a et 4 b), suivant un axe longitudinal, sur les fers (1). En ramenant le tube (3) sur la jonction et en serrant avec deux clés les embouts (2) il comprime les demi-cnes (4) sur les fers à béton. Lorsque le dispositif est utilisé dans la technique du béton précontraint, le glissement des cènes (4) est empêché car la force de compression augmente avec la force de traction exercee sur les fers (1). La figure (2) montre un cène s' ajustant sur les fers (1) coupés en deux parties (4a et 4 b). I1 faut remarquer que cette disposition permet de fabriquer des demi-cènes par moulage en coquille, donc sans usinage couteux. Une autre réalisation de l'embout (2) est montrée sur la figure (3). Dans cette réalisation il possède un alésage cylindrique et pour être monté plus facilement il est constitué longitudinalement de deux demi-embouts (2a et 2b) poussant alors un cône femelle (5). Le dispositif selon l'invention peut aussi servir à l'assemblage perpendiculaire de deux ronds à béton. Dans cette réalisation, seule change la forme du tube (4) qui est alors compose de deux tubes assemblés perpendiculairement en usine, soit par soudure, soit par tout autre moyen approprié. I1 est à noter quelea perte de résistance mécanique sur les tubes due à la soudure peut être compensée par une légère augmentation de la section. I1 est évident que les matériaux employés pour réaliser l'invention ont tous un coefficient de dilatation thermique voisin de celui du béton employé, ceci afin d'éviter l'apparition de tensions internes dans la structure dues aux variations climatiques. Le mode de réalisation décrit ici est un exemple non limitatif de l'invention et en couvre au contraire toutes les variantes. Le dispositif, objet de l'invention, peut être utilisé dans toutes les armatures destinées à armer du béton, aussi bien dans la technique du coffrage que dans celle du béton précontraint. Il peut être aussi employé pour raccorder, dans la technique du préfabri qué, les armatures des différents éléments de la structure. REVENDICATIONS 1. Dispositif permettant de raccorder plusieurs fers à béton, sans aucun glissement. 2. Dispositif selon la revendication 1., caractérisé par le fait que le raccord est un tube fileté sur tout ou partie de sa longueur. 3. Dispositif selon les revendications 1. et 2., caractérisé par le fait que le glissement est interdit par une pièce cônique extérieurement et alésée intérieurement au diamètre du rond ; cette pièce s'emboîte dans un embout cynique intérieurement et vissé sur le tube. 4. Dispositif selon les revendications 1. et 2., caractérisé par le fait que le glissement est interdit par deux ensembles coniques stemboitant l'un dans l'autre et maintenu par un embout cylindrique et vissé sur le tube. 5. Dispositif selon les revendications 3. ou 4., caractérisé par le fait que l'alésage intérieur possède une surface présentant des reliefs complémentaires à ceux du fer à béton. 6. Dispositif selon les revendications 3. ou 4. et 5., caractérisé par le fait que la pièce cônique est coupée selon un axe longitudinal. 7. Dispositif selon les revendications 3. ou 4., caractérisé par le fait que l'alésage intérieur est moleté. 8. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé par le fait que l'en- semble cônique peut être en acier moulé.