La présente invention se réfère aux machines dans lesquelles on pulvérise un colorant ou autre produit sur des articles plats, tels notamment que des panneaux, des carreaux, des cuirs et peaux portés par une chaîne transporteuse appropriée qui les déplace au droit des appareils de pulvérisation. Les chaînes transporteuses -qu'on utilise dans de telles machines sont généralement constituées par deux chaînes élémentaires parallèles, préférablement du type a rouleaux, réunies l'une à l'autre par des traverses successives qui forment en quelque sorte les barreaux d'une grille mobile sur laquelle on déposetobjets traiter. Cette disposition, par ailleurs particulièrement satisfaisante, comporte l'inconvénient qu'il est pratiquement impossible de ne pas laisser sur le pourtour des objets des espaces dans lesquels les barreaux sont découverts et reçoivent du produit pulvérisé, et cela même quand on met en oeuvre des dispositifs photoélectriques élaborés qui arrêtent la pulvérisation quand la chaîne est découverte, car on doit alors leur laisser une forte marge de sécurité.La chaîne transporteuse étant sans fin, chaque barreau revient passer au poste d'entrée ou s'effectue la mise en place des objets à traiter et si son bord supérieur est souillé par du produit incomplètement séché ou durci, il tache la face inférieure de celui qu'on fait reposer sur lui. On a proposé d'éviter cet inconvénient en montant les traverses de maniere qu'elles puissent tourner autour de leurs axes propres et en prévoyant des moyens qui les décalent d'un angle déterminé avant leur arrivée au poste d'entrée. On comprend qu'ainsi la zone de la traverse qui a été souillée ne revient au contact d'un objet qu'auprès que la chaîne ait effectué plusieurs circuits successifs, ce qui laisse au produit déposé le temps de sécher ou durcir dans une mesure suffisante pour ne plus tacher. On a ainsi établi des traverses à section en forme de triangle équilatéral qu'on fait tourner à chaque fois sur ellesmêmes es de 1200.Mais bien entendu pour qu'un tel systeme fonctionne, il faut que les traverses soient maintenues en position angulaire (orientation) sur tout leur parcours à l'exception de la courte zone dans laquelle on les fait tourner de l'angle prévu, à défaut de quoi il se produirait des rotations intempestives et le bord souillé risquerait de se retrouver au contact des objets lors du circuit suivant en dépit de la rotation commandée de la traverse considérée. Cela s'est jusqu'ici réalisé en prévoyant des rails sur lesquels glisse la base du triangle équilatéral de section des traverses.On arrive ainsi à un dispositif de chaîne transporteuse parfaitement satisfaisant en ce qui concerne son fonctionnement, mais au prix de rails de guidage qui doivent être ajustés de façon très précise, la tension de la chaîne devant être particulièrement surveillée pour que les traverses ne puissent s'écarter intempestivement des rails. Tout cela élève le cout de la machine et complique le travail d1 entretien. L'invention vise à remédier à l'inconvénient qui précède et à permettre d'établir une machine du genre en question dans laquelle les traverses soient maintenues angulairement sans qui soit nécessaire d'établir à cet effet des rails guidage s'étendant sur toute la longueur de leur circuit de parcours. Conformément à l'invention l'on assure le maintien angulaire des traverses par rapport à la chaîne par le moyen de lames élastiques portées par les maillons de l'une au moins des chaînes latérales élémentaires et d'un organe à profil polygonal solidaire de chaque traverse > sur lequel chaque lame vient s'appliquer. On comprend qu'ainsi la traverse est en quelque sorte encliquetée élastiquement par rapport à un maillon adjacent de l'une des chaînes latérales et quelle ne risque pas de tourner intempestivement. Par ailleurs cet effort de retenue peut être aisément prévu tel qutil n'empêche pas la traverse de tourner quand elle est positivement sollicitée à le faire à son arrivée vers le poste d'entrée de la machine. L'organe polygonal associé à chaque traverse est préférablement constitué par la traverse elle-mne lorsque celle-ci est réalisée à la façon connue à profil en forme de polygone (triangle équilatéral, carré, pentagone, hexagone ou autre). Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques quelle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. I est une vue très schématisée montrant l'agencement général d'une machine susceptible de comporter application de l'invention. Fig. 2 est une coupe de détail d'une des chaînes latérales élémentaires de cette machine, montrant le dispositif à lame élastique suivant 1 invention. Fig. 3 est une vue en perspective correspondante dans laquelle on a indiqué en II-II le plan de coupe de fig. 2. On a très schématiquement rappelé en fig. 1 la constitution générale d'une machine du genre concerné par l'invention. Une chaîne transporteuse 1, réalisée par deux chaînes élémentaires convenablement espacées et réunies l'une à l'autre par des traverses, circule entre un tambour d'entrée 2 et un tambour de sortie 3 dont l'un au moins est moteur, chacun de ces tambours étant en pratique réalisé par deux roues dentées montées sur le meme arbre et qui reçoivent les chaînes élémentaires, Dans certaines machines il est prévu des roues ou tambours intermédiaires pour imposer à la chaîne un parcours en zig-zag sur son brin inférieur de retour indiqué par la flèche 4.Le brin horizontal supérieur ou brin utile de cette chaîne traverse successivement à partir du tambour 2 un poste de chargement 5, un poste de pulvérisation 6 établi sous la forme d'un caisson 7 fermé (sauf les fentes d'entrée et de sortie) équipé de pulvérisateurs tels que 8, puis une étuve de séchage ou durcissement 9 et enfin un poste de déchargement 10. Les traverses qui réunissent les deux chaînes élémentaires sont à profil en forme de triangle équilatéral ; pour ne pas surcharger le dessin on n'en a représenté que quelques unes, référencées 11, au poste de chargement 5.Elles peuvent tourner sur elles-memes et il est prévu en aval du poste de déchargement 10, mais en amont de celui de chargement 5, un dispositif propre à les décaler au passage de 1200, ce dispositif étant généralement réalisé sous la forme d'une butée 12 (préférablement une sur chaque côté) éventuellement réalisée de façon à pouvoir s'effacer verticalement quand on désire éviter le très léger soulèvement de la chaîne qui apparaît au cours de la rotation de la traverse considérée. Seulement pour que cette rotation de 1200 de chaque traverse assure bien que les trois arêtes de celle-ci vont successivement se trouver dans le haut sur le brin utile, il faut évidemment que, cette traverse soit maintenue angulairement par rapport a la chaîne pendant tout son parcours, à défaut de quoi le poids des objets, les vibrations inévitables, les frottements, etc... provoqueraient inéluctablement sa rotation intempestive et l'on ne pourrait pas etre assuré que chaque arête ne vienne toucher les objets qu'après être restée en position effacée pendant deux cycles successifs. Dans les machines connues on assure ce maintien à l'aide de rails de guidage sur lesquels on fait glisser les traverses, ces rails étant évidemment interrompus vers la butée 12. On parvient bien ainsi au résultat recherché, mais au prix d'une grande complication constructive et de la nécessité d'un réglage rigoureux L'invention vise à permettre de se dispenser de tels rails. Dans la forme d'exécution représentée en fig. 2 et 3, l'on dispose sur la joue intérieure 13 des maillons larges de l'une au moins 14 des chaînes élémentaires, un étrier 15 qui chevauche également la branche verticale 16a d'une équerre dont la branche horizontale 16b s'détend en direction transversale à un niveau inférieur à celui des axes des maillons.Sur ltextrémité de cette branche 16k des rivets 17 viennent fixer la partie centrale d'une lame élastique 18 orientée longitudinalement par rapport à la chaîne, les extrémités de ladite lame s'appliquant par réaction contre la face inférieure lia des deux traverses 11, Une vis 19 assure le blocage de la branche verticale 16a et de ltétrier 15 lui-meme sur la joue 13 du maillon considéré. Comme à ltordinaire dans les machines du genre en question les traverses 11 sont tubulaires et elles sont montées sur des prolongements des axes des maillons de la chaîne 14.On aperçoit en 20 les rouleaux de cette chaîne, prevus à un diamètre suffisant pour pouvoir rouler sur un rail support 21 qui ne s1 étend que sur la longueur du brion supérieur utile de celle-ci (et non pas sur tout son parcours comme les rails de maintien de la position des traverses utilisés dans la technique connue). Les lames 18 assurent la retenue élastique des traverses 11 à la position désirée, mais elles ne les empêchent pas de tourner sous l'effet du dispositif 12. On notera qu'en plus de l'avantage d'assurer le maintien de ltorien- tation des traverses sans exiger l'intervention de rails de guidage spéciaux, l'invention comporte encore celui de garantir l'angle de rotation exact désiré sous l'effet du dispositif 12. Dans le cas de traverses triangulaires, cet angle est de 1200, mais il suffit que le dispositif 12 réalise plus de la moitié de celui-ci, car les lames peuvent alors faire tourner la traverse de l'angle résiduel en agissant sur la face plate qui se trouve dans le bas. En outre, si pour une raison quelconque une traverse venait à tourner d'un angle quelque peu supérieur à celui prévu (par exemple de 1500-au lieu de 1200), cela serait automatiquement corrigé par les lames. Dans un cas comme dans l'autre tout incident se trouve ainsi évité. Bien entendu l'invention est applicable quel que soit le profil des traverses, pourvu qu'il corresponde à un polygone. C'est ainsi que cellesci pourraient être carrées, voire même pentagonales ou hexagonales. Il serait encore possible de les prévoir étoilées, si désiré. Au lieu de faire agir les lames sur les traverses, on pourrait prévoir qu'elles coopèrent avec des organes dentés montés en bout de celles-ci, prévues un peu plus courtes. Cela permettrait éventuellement d'utiliser des traverses à profil parfaitement circulaire, ctest-à-dire des tubes ronds ordinaires, moins couteux que des tubes profilés, Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et quelle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. ltétrier 15 et l'équerre 16a, 16b pourraient être d'une seule pièce. On comprend d'autre part que les rames 18 pourraient être fixées aux maillons larges ou étroits de la chaîne 14 de toute autre manière que celle illustrées. R-E V EN D I C A T I O N S 1. Machine à chaîne transporteuse pour la pulvérisation d'un colorant ou autre produit sur des objets plats tels que des panneaux ou autres, du genre dans lequel la chaîne est constituée par deux chaînes latérales élémentaires réunies par des traverses susceptibles de tourner autour de leurs axes respectifs, tandis qulil est prévu d'une part en amont du poste de chargement un dispositif propre à faire tourner au passage ces traverses d'un angle prédéterminé, d'autre part des moyens assurant le maintien de leur position angulaire par rapport à la chalne sur tout le reste de leur parcours, caractérisée en ce que lesdits moyens sont constitués par des lames élastiques portées par certains au moins des maillons de l'une au moins des chaînes élementaires et par des organes à profil polygonal associés aux traverses respectives et sur lesquels lesdites lames viennent porter. 2. Machine suivant la revendication 1, du genre dans lequel les traverses ont un profil en forme de polygone, et notamment de triangle équilatéral, caractérisée en ce que les organes polygonaux coutre lesquels les traverses viennent porter sont constitués par ces traverses elles-mêmes.