La présente invention concerne un compteur 4lectro- nique de kilowatts-heures, monophasé et/ou polyphasé, comportant un traitement stochastique des signaux et présentant un commutateur d'entre de multiplexage pour les tensions et courants des différentes phases ainsi qu'un indicateur de la consommation d'énergie et/ou de la puissance instantanée. Pour réaliser un compteur de courant triphasé électronique qui soit économique tout en satisfaisant aux exigences imposées en ce qui concerne la précision, la fiabilité et la durée de vie, on dispose de deux procédés de mesure : utilisation d'un convertisseur analogique-numérique conjointement à un calculateur (par exemple, selon la demande de brevet R.F.A publiée P 26 30 959.1), ou emploi d'un système de traitement stochastique des signaux correspondant aux grandeurs d'entrée du courant et de la tension. Comme dans le cas de la solution connue comportant un calculateur, le traitement stochastique des signaux est caractérisé par le fait qu'après la conversion des grandeurs d'entrée analogiques, l'ensemble du traitement des signaux est effectué en système numérique.Les éléments suivants du circuit, qui assurent le traitement ultérieur, sont exempts d'erreur et de dérive et peuvent être intégrés de façon simple sur un circuit à grande échelle, de sorte que seul le convertisseur peut contribuer à une erreur de mesure. Dans le compteur de kilowatts-heures à traitement stochastique conforme à la présente invention, les signaux d'entrée ainsi que le potentiel de référence sont introduits, selon une séquence pouvant être préétablie, à l'entrée d'un comparateur de courant, qui compare deux fois chaque signal d'entrée à un courant de référence provenant d'un convertisseur numérique-analogique, pour une polarité variable ; le convertisseur numérique-analogique utilisé est un convertisseur à 15 bits (éléments d'information) avec une tension de référence imposée à inversion de polarité, avec des résistances de pondération mises en circuit par des commutateurs analogiques ; le convertisseur numérique-analogique est commandé par un pseudo-générateur de bruit comprenant un registre à décalage à rétroaction, connu en soi ; un dispositif de commande des gammes produit une courbe caractéristique de conversion non linéaire, échelonnée en plusieurs, par exemple huit gammes pour des grandeurs d' entrée bipolaires ; le traitement ultérieur des signaux est effectué, compte tenu de la nature non linéaire de la courbe caractéristique de conversion, de telle manière que, pour chaque valeur d'exploration convertie d'un signal d'entrée, une gamme bien définie soit mise en mémoire, que les informations relatives aux gammes de chaque paire de valeurs d'exploration à multiplier sont additionnées et introduites dans un calculateur de moyennes, et que l'exploration et la conversion des six signaux d'entrée sont effectuées, dans le cas d'un compteur de kilowatts-heures polyphasé, par exemple d'abord par une conversion des trois tensions suivie, par par exemple, d'une phase de mise à zéro pendant laquelle l'er- du reur due à la tension de décalage (offset)/comparateur est déterminée et compensée, ensuite, par exemple, par une exploration et conversion des trois courants, suivie, par exemple, d'une phase de mise à zéro, pendant laquelle l'erreur due au courant de décalage du comparateur est déterminée et compensée, par une transmission de ces valeurs d'exploration à un multiplicateur par codage bipolaire à deux conducteurs précédé d'un registre à décalage, lesquels sont reliés de telle façon qu'ils contiennent toujours les résultats des quatre explorations précédentes, de sorte que des produits des différentes tensions par les courants correspondants sont formés en continu de manière à permettre que chaque valeur d'exploration soit utilisée deux fois, et que le signal de sortie à deux conducteurs du multiplicateur est transmis au calculateur de moyennes dont les reports, totalisés dans un compteur cumulatif, de type électronique, indiquent la consommation d'énergie. Le convertisseur numérique-analogique se compose avantageusement de neuf résistances de pondération divisées en étages binaires et d'un réseau R-2R à six étages comportant des commutateurs analogiques correspondants,à écrEtage positif et négatif à la masse à l'entrée, et qui utilisent par exemple, des transistors à effet de champ à couche d'arrêt ou qui sont réalisés sous forme de commutateurs analogiques du type CMOS. D'après une autre caractéristique , une courbe caractéristique de conversion, non linéaire, est produite par le fait que, pour chaque pas de multiplexage, m bits (par exemple dix) sont prélevés parallèlement au générateur de bruit, et que, sur ce nombre de bits, n bits (par exemple sept) sont introduits dans les n étages inférieurs du registre à décalage du dispositif de commande des gammes , les n bits étant ensuite décalés, dans le registre à décalage, avec introduction ultérieure de valeurs zéro, d'un nombre de bits correspondant à m - n bits d'un total de m bits0 Le comparateur est avantageusement réalisé sous forme de comparateur de courant à deux étages, dont le premier étage est équipé de transistors à effet de champ à entrée, avec écrêtage positif et négatif, par des diodes de Schottky, et le second étage est monté sous forme dtintégrateur avec écrêtage positif et n8gatif. De préférence, il est prévu que, pendant une première phase de mise à zéro, l'entrée du comparateur soit branchée sur le potentiel de référence par l'intermédiaire du multiplexeur, qu'aucun traitement du signal de sortie du comparateur n'ait lieu pendant cette phase, mais que le signal de sortie de celui-ci, qui peut éventuellement être différent de la valeur de consigne zéro, charge un condensateur, par l'intermédiaire d'un commutateur analogique commandé, à une tension de compensation qui, lorsqu'elle est transmise à la seconde entrée du comparateur, fait coïncider exactement le point zéro virtuel à l'entrée du comparateur avec le potentiel de référence. Selon le mode de réalisation qui vient d'être décrit, il est prévu que, pendant une seconde hase de mise à zéro, l'entrée du comparateur soit libérée et que la sortie du premier étage transmette, par l'intermédiaire d'un commutateur analogique commandé, une tension de compensation à un condensateur où elle est mise en mémoire, et qu'un courant proportionnel à cette tension soit appliqué à l'entrée du comparateur. I1 est avantageusement prévu qu'une source de tension de référence serve à l'alimentation du convertisseur numériqueanalogique, le signe de ladite tension pouvant être électroniquement inversé sans que sa valeur absolue en soit influencée, et ce par l'intermédiaire d'un amplificateur opérationnel dont le facteur d'amplification est 1 Le calculateur de moyennes utilisé est de préférence un additionneur complet comportant un coiplémenteur et une chaîne de comptage-décomptage, par exemple à quatre décades, et les reports du compteur sont additionnés pour mesurer l'énergie Selon le mode de réalisation qui vient d'être décrit, il est prévu que, pour mesurer la puissance instantanée, le contenu des quatre décades supérieures du calculateur de moyennes est de compté, après un temps d'établissement des moyennes prédéterminé , tout en étant en même temps compté dans un comp teur à quatre décades destiné à l'indicateur. les entrées De préférence,/du multiplexeur sont à écrêtage positif et négatif à la masse et ainsi protégées contre les surcharges. Les sorties du transformateur de courant peuvent éga lement être à écretage positif et négatif à la masse t il est prévuun inverseur, destiné soit à brancher la sortie d'un transforma- teur de courant sur le comparateur, soit à la mettre à la masse. L'ensemble de ce compteur, à l'exception des résistances séries des entrées de tension, des transformateurs de courant et de l'indicateur, ainsi que de l'alimentation en cou rant, peut être intégré dans un circuit unique (par exemple , un circuit à intégration à grande échelle du type I3T), les résistances du convertisseur numérique-analogique étant équilibrées par réglage au laser à leur valeur de consigne, et le comparateur étant constitué par un amplificateur analogique réalisé avec des transistors du type PMOS ou NMOS. La fréquence de référence requise pour l'intégration et la commande des opérations est avantageusement dérivée de la fréquence du réseau par l'intermédiaire d'un oscillateur réajustable intégré dans le circuit (par exemple du type PLL). Le circuit intégré comprend de préférence une mémoire intégrée non fugitive dans laquelle les informations relatives à l'énergie consommée restent mises en mémoire en cas de panne de secteur. L'ensemble du compteur électronique, à l'exception des transformateurs de courant et de l'alimentation en courant, peut être réalisé selon la technique hybride sur un substrat de film épais, et ce y compris les résistances séries destinées aux entrées de tension et l'indicateur. Ce compteur électronique indique, au choix, sur l'indicateur existant, la consommation d'énergie ou la puissance instantanée , et peut indiquer, alternativement, à un rythme préétabli, la cnnsommation d'énergie et la puissance instantanée. Pour obtenir un tel compteur de kilowatts-heures stor chastique pour réseaux triphasés, il fallait créer de nouveaux procédés pour la conversion stochastique et l'intégration des résultats de mesures et les combiner avec les installations de traitement des signaux numériques connues. Les caractéristiques essentielles de la présente invention résident dans la conversion stochastique non linéaire à l'aide d'un procédé de multiplication numérique destiné à la commande d'un seul convertisseur numérique-analogique, et l'utilisation d'une mémoire précédée d'un additionneur en tant qu'intégrateur, ainsi que d'un dispositif destiné à déterminer et à indiquer la puissance instantanée. La présente invention sera mieux comprise à l'aide de la description détaillée d'un mode de réalisation pris comme exemple non limitatif et illustré par le dessin annexé, sur lequel la figure 1 est un schéma synoptique d'un compteur de kilowatts-heures à traitement stochastique des signaux , et la figure 2 est un schéma de montage du convertisseur analogique-stochastique utilisé. tant donné que la commande de rythme et de phase du compteur de kilowatts-heures électronique est sans importance pour la compréhension de la présente invention, elle n'est qu'esquissée sur les figures. Le compteur de kilowatts-heures se compose, pour l'essentiel, d'un multiplexeur d'entrée MUX, d'un générateur de bruit RG, d'un dispositif de détermination de gammes SR1, SR2, AD, d'un convertisseur numérique-analogique DAW, d'un convertisseur analogique-stbehastique E , d'un multiplicateur MUL, d'un calculateur de moyennes MB et d'un indicateur AZ Seul un codage non linéaire permet de conférer rationnellement à un compteur de kilowatts-heures une grande gamme dynamique. 1a nécessité d'obtenir une erreur de mesure réduite, même avec de petits signaux d'entrée, impose une variance minimale autour du point zéro. Pour la même raison, il faut éliminer ou compenser par régulation automatique les erreurs dues à la tension de décalage et au courant de décalage dans les éléments de construction branchés sur l'entrée. On sait que, lors de l'exploration des six grandeurs d'entrée par un multiplexeur à canal unique MUt, il se produit un décalage dans le temps qui est compensé par un procédé d'interpolation ou de détermination de moyenne. Dans le cas de la présente invention, il fallait trouver un procédé de compensation qui fonctionne aussi avec un codage non linéaire des grandeurs (7 tentrée. La fonction des différents composants du compteur de kilowatts-heures fait nettement ressortir ce procédé; le générateur de bruit numérique RG, destiné à la conversion des grandeurs d'entrée, utilise un registre à décalage à rétroaction (demande de brevet RFA P 27 09 381.8), qui adresse un convertisseur numérique-analogique DAW après conversion série-parallèle. La sortie du générateur de bruit RG fournit des mots de bruit numériques, de sept bits par exemple. Chacune des parties positive et négative de la courbe caractéristique de conversion se compose, par exemple, de huit tron çons partiels, dont chacun est divisé (échelonné) en étages de sept bits par exemple. Pour chaque exploration, le générateur de bruit numérique RG fournit, non seulement les sept bits pour l'éche- lonnement des tronçons partiels1 mais, de plus, par exemple trois bits pour la sélection stochastique des huit gammes de la courbe caractéristique du convertisseur. Etant donné que chaque produit est formé par deux valeurs d'exploration, mais que chacune de ces valeurs peut avoir été mesurée dans l'une quelconque des huit gammes, la gamme concernée doit être mise en mémoire pour chaque exploration et ultérieurement prise en compte lors de l'établissement des moyennes. Pour cette conversion stochastique et non linéaire on utilise une représentation numérique composée de la mantisse (mot à 7 bits) et de l'exposant (mot à 3 bits). Les exposants des deux valeurs constituant le produit sont additionnés pour donner l'exposant du produit. A cet effet, les trois bits sont mis en mémoire en SR1 et transmis à un additionneur complet AD, une fois directement et une fois par l'intermédiaire de trois registres à décalage SR2 à quatre étages, l'entrée de l'intégrateur qui doit être commandée étant caractérisée par un mot à quatre bits à la sortie de l'additionneur complet. La mémoire SR1 est montée en tant que registre à décalage et retarde les trois bits d'une mesure de rythme. L'intégrateur VR comporte 15 zones ou entrées, par rapport à un compteur-décompteur habituel, sa structure constituée par des étages binaires correspondant à l'échelonnement binaire de la courbe caractéristique du convertisseur. les huit gammes de la courbe caractéristique du convertisseur, ainsi que les différents étages, doivent être sélectionnés avec une fréquence uniformément répartie. Le convertisseur numérique-analogique DAW utilisé est un convertisseur numérique-analogique à 15 bits comportant des commutateurs de courant du type CMOS, le codage non linéaire étant caractérisé par le fait que, parmi les quelques 16.000 étages analogiques que le convertisseur numérique-analogique pourrait fournir, 1000 étages seulement environ sont effectivement utilisés, c'est-à-dire adressés. Un comparateur commandé par multiplexage est utilisé pour les signaux d'entrée positifs et négatifs, un amplificateur opérationnel OP alimentant, en un circuit connu, le convertisseur numérique-analogique avec une tension de référence Uref, par exemple de 10 7, de polarité alternante. Pour maintenir les courants de fuite à un faible niveau, les entrées des commutateurs analogiques CMOS sontàécreta msitS et négatif à la masse par des diodes. Les étages plus petits sont réalisés à l'aide d'un réseau R-2R , sans lequel on obtiendrait des résistances trop élevées, les commutateurs analogiques correspondants étant, pour cette raison, réalisés sous forme de contacts de commutation. Les commutateurs analogiques sont commandés par des bistables Dj ce qui est nécessaire pour que les signaux de commande soient disponibles à tout moment, même pendant le laps de temps requis pour l'opération de calcul décrite ciaprès. La courbe caractéristique du convertisseur se compose de huit tronçons partiels dont chacun comporte 128 étages. Pour sélectionner de façon contrôlée un étage souhaité quelconque sur la totalité de la courbe caractéristique, il faut d'abord indiquer la gamme et ensuite le numéro de l'étage partiel dans la gamme considérée. Aucune erreur ne doit se produire aux jonctions entre deux gammes ; on y parvient en mettant en circuit le bit correspondant à la valeur terminale de la gamme précédente. Une caractéristique essentielle de la présente invention consiste dans la conjugaison du convertisseur numérique-analogique à 15 bits et d'une multiplication à décalage binaire, qui doit assurer une résolution qui diminue en allant des petites valeurs mesurées aux grandes, ce qui veut dire que les plus petits étages du convertisseur numérique-analogique ne sont requis que dans la plus petite des huit gammes Un registre à décalage BA destiné à la sélection des gammes d'une longueur de 15 bits, dont les sept premiers bits peuvent être chargés en parallèle, est d'abord chargé en parallèle avec ces 7 bits dans les premiers étages, à partir du générateur de bruit RG. En l'absence d'autres opérations de calcul, ces 7 bits sont transmis, inchangés, par le registre à décalage BÂ, aux commutateurs analogiques des sept premiers bits du convertisseur numérique-analogique DAW , en passant par la mémoire intermédiaire SP, de sorte que l'un des 128 étages de la gamme inférieure est sélectionné. Pour obtenir la seconde gamme, il faut en outre mettre en circuit le bit suivant du convertisseur numérique-analogique, c'est-à-dire le huitième, et le premier bit peut en mêSe temps être supprimé, car la résolution doit alors être réduite d'un bit pour l'échelonnement binaire choisi de la courbe caractéristique du convertisseur. Â cet effet, le chargement de 7 bits + 1 bit offset (de décalage) dans les premiers étages de huit bits du registre à décalage est suivi par le décalage d'un bit du contenu de celui-ci et par le chargement simultané de zéros. Les autres gammes sont obtenues de manière correspondante, de sorte que, pour l'échelonnement choisi, O à 7 cadences de décalage sont requises pour recouvrir toute la gamme. La cadence de décalage requise à cet effet est produite par le décodage ou la conversion en un code 1 de 8 des trois bits de gamme, qui se fait, tout d'abord, dans un décodeur binaire-décimal du dispositif de commande des gammes BS. Les sorties du décodeur sont reliées aux entrées parallèles d'un registre à décalage correspondant. Selon l'endroit où un WUNa est chargé dans le registre à décalage, 0 à 7 cadences de décalage sont produites pendant le décalage série ; les 7 bits + 1 bit chargés dans le registre à décalage de gammes BA sont alors décalés dans celui-ci du même nombre de bits. Le convertisseur analogique-stochastique E (figure 1), dont le schéma de montage est représenté sur la figure 2 , est constitué par un comparateur à deux étages E1, E2. Le premier étage Kl est équipé d'un amplificateur dont l'étage d'entrée contient des transistors à effet de champ, car, en raison de la grande étendue ou gamme dynamique, il faut traiter des courants à très faible intensité. Le premier étage Kl est à écrêtage positif et négatif par deux diodes de Schottky D1,D2 antiparallèles et le second étage K2 est monté sous forme d'intgrateur avec écrêtage positif et négatif. On ne peut obtenir la précision requise qu'à condition d'éliminer séparément par régulation l'erreur due à la tension offset (de décalage) et l'erreur due au courant offset (de décalage) de l'ensemble du comparateur. le point zéro virtuel à l'entrée du convertisseur analogique-stoahastique s (point DAW, figure 2) doit se trouver exactement au potentiel de référence, à défaut de quoi le convertisseur oumérique-ana- logique transmettrait des courants erronés. Deux phases de mise à zéro sont donc prévues ; pendant la première phase de mise à zéro, tous les commutateurs analogiques du convertisseur numérique-analogique sont déconnectés par remise à zéro des mémoires intermédiaires amont SP (figure 1) ; on procède de façon identique pour le multiplexeur d'entrée NUX (figure 2), de sorte que l'entrée du comparateur est alors ouverte. Ce n'est que lorsque le courant offset (de décalage) est exactement égal à zéro que le potentiel à l'entrée du comparateur reste inchangé; en présence d'une erreur due au courent de décalage, une variation du potentiel se produira à la sortie du premier étage E1. L'erreur éventuelle est mise en mémoire, compte tenu de son si- gne, dans un condensateur C1, par l'intermédiaire d'un commutateur analogique, et est réintroduite à l'entrée du comparateur, sous forme de courant de correction, par l'intermédiaire d'une résistance R. Pendant la seconde phase de mise à zéro, l'entrée est mise au potentiel de référence par l'intermédiaire du multiplexeur d'entrée; une éventuelle erreur à la sortie du comparateur est, à nouveau , mise en mémoire dans un condensateur C2, par l'intermédiaire d'un commutateur analogique,ledit condensateur étant branché sur la seconde entrée du comparateur, dont il modifie le potentiel de façon à éliminer l'erreur du point zéro. Les deux boucles sont des circuits de régulation d'échantillonnage, de sorte qu'après un temps de transition bien défini, les errëurs sont réduites par régulation aux faibles valeurs souhaitées. A partir de ce moment, le comparateur ne peut introduire des erreurs que par des effets thermiques et dynamiques. Le multiplexeur d'entrée nul se compose d'un commu- tateur analogique du type CMOS pour les tensions d'entrée converties en courants, ainsi que de commutateurs analogiques du type JFET pour les courants d'entrée transformés par des transformateurs de courant. Un compteur de commande comportant huit sorties sélectionne tour à tour les différents commutateurs. Pour former les produits partiels continus qui sont nécessaires pour l'interpolation, les trois tensions sont d'abord explorées, puis ensuite les trois courants, des phases de mise à zéro supplémentaires étant en outre intercalées. Deux registres à décalage à quatre bits SE3, SR4 sont montés en amont de l'une des entrées du multiplicateur MUL, tandis que l'autre entrée est directement alimentée par le comparateur E et par un bistable D. Le bistable est indispensable, car l'une des deux décisions du comparateur, qui résultent de chaque exploration, doit être mémorisée de façon intermédiaire. Lorsqu'on charge les registres à décalage à quatre étages SR3, SR4, tout d'abord avec les trois valeurs de tension résultant de l'exploration, puis ensuite, après une phase de mise à zéro, avec les trois valeurs d'exploration du courant, qui sont suivies d'une seconde phase de mise à zéro, la valeur correspondant à 1R , qui vient d'être convertie, se trouvera, comme souhaité, à l'autre entrée du multiplicateur, par exemple au moment même où la valeur correspondant à UR parattra à la sortie du registre à décalage. l'ors de la cadence de multiplexage suivante, US paraîtra à la sortie du registre à décalage,tandis que IS sera appliquée à l'autre entrée du multiplicateur, etc. Lorsque le courant 1R parait à la sortie du registre à décalage, une nouvelle valeur d'exploration UR existe à l'autre entrée du multiplicateur. Chaque valeur d'exploration est donc utilisée deux fois, une fois avant d'être introduite dans et une fois après avoir quitté le registre à décalage. Ce procédé peut évidemment être appliqué à un nombre quelconque de grandeurs d'entrée à multiplier par paires. A la sortie du convertisseur analogique-stochastique proprement dit, on dispose des signaux de comptage et de décomptage du codage bipolaire à deux conducteurs. le calculateur de moyennes MB est habituellement réalisé sous forme de compteur-décompteur, une entrée devant être prévue pour chacun des 15 étages binaires du compteur dans le cas considéré. Etant donné qu'un tel calculateur de moyennes, équipé des circuits CMOS existant dans le commerce, ne peut être réalisé qu' avec un nombre trop grand et de ce fait peu maniable de circuits, on a construit un additionneur VR. I1 se compose de bistables de mise en mémoire, auxquels sont affectés des additionneurs complets, ainsi que d'un système logique de commande St . Les 15 entrées des additionneurs complets sont alimentés par des portes du type dXNOR en tant qu'amplificateurs inverseurs commandés. L'information de gamme, que l'entrée de l'appareil fournit sous forme de quatre bits parallèles, est transformée en un signal 1 de 15 par des décodeurs binaire-décimal DC. Pour la soustraction, les portes EXNOR forment le complément, un bit étant, de plus, introduit au premier étage de l'additionneur VR chaque fois que le complément est formé. Le calculateur de moyennes MB comporte en outre quatre décades de comptage supplémentaires. L'inversion de la direction de comptage de ces quatre dernières décades s'effectue en même temps que la commutation des portes r-XhtOR. On a choisi cette construction parce qu'une indication de la puissance instantanée avec une résolution à quatre chiffres est prévue, laquelle, bien que n'étant pas indispensable pour un compteur de kilowatts-heures, permet d'abréger sensiblement le temps de contrôle, car elle permet de lire directement la puissance instantanée sans devoir d'abord la calculer à partir de l'indication de l'énergie. Lorsqu'il fait fonction de compteur de kilowatts-heures, le compteur CMOS à quatre décades de l'indicateur AZ compte les reports du calculateur de moyennes ; il correspond à la minuterie classique à roues d'un compteur du type Ferraris. lorsqu'il est utilisé pour mesurer la puissance instantanée, il comprend un compteur du temps d'établissement des moyennes qui décompte, à l'aide d'une cadence auxiliaire, l'état de comptage des quatre dernières décades du calculateur de moyennes et le compte en mEme temps dans le compteur à quatre décades de l'indicateur, en le reportant donc dans celui-ci. Le signal d'entrée du calculateur de moyennes est codé sur deux conducteurs et converti par un dispositif à porte en un signal d'horloge et en un signal d'inversion de sens de comptage. Tous les éléments de circuits de l'appareil, à ltex- ception du comparateur E et de la channe de résistances ( réseau R-2R) du convertisseur numérique-analogique DAW, peuvent être réalisés suivant toute technique usuelle de circuits numériques intégrés, la préférence devant être donnée aux techniques MOS en raison de l'utilisation des commutateurs analogiques. Selon l'état actuel de la technique, la channe de résistances du convertisseur numérique-analogique peut aussi être réalisée sur le circuit sous forme de résistances Ni-Cr et être équilibrée par laser. Seuls les comparateurs rapides requis ne peuvent pas outre directement réalisés avec des techniques de cablage intégré pour circuits numériques, c' est-à-di- re sans opérations supplémentaires. L'ensemble du compteur de courant triphasé électronique peut donc être intégré dans un seul circuit à intégration à grande échelle, les résistances destinées aux entrées de tension pouvant être formées ensemble sur un substrat de film épais ou mince. Etant donné que les entrées de tension et les entrées de courant sont à étage positif et négatif aux entrées du multiplexeur MUX, le compteur électronique présente une sécurité contre les surcharges, sur les plans de la tension et du courant, qui est au moins aussi grande que celle qu'offre un compteur du type Ferraris, lorsque les résistances ou les transformateurs de courant sont dimensionnés de façon à résister aux hautes tensions. En cas de réalisation selon la technique CMOS, la consommation de courant de l'ensemble du compteur n'est que de quelques mA , de sorte que le circuit intégré peut être alimenté avec un simple bloc s REVENDICATIONS 1. Compteur électronique de kilowatts-heures, monophasé et/ou polyphasé, comportant un traitement stochastique des signaux et présentant un commutateur d'entrée de multiple xage pour le S tensions et courants des différentes phases ainsi qu'un indicateur de la consommation d'énergie et/ou de la puissance instantanée, caractérisé en ce que les signaux d'entrée (IR...UT) ainsi que le potentiel de référence sont introduits, selon une séquence pouvant être préétablie, à l'entrée d'un comparateur de courant (K), qui compare deux fois chaque signal d'entrée (IR...UT) à un courant de référence provenant d'un convertisseur numérique-analogique (DAW), pour une polarité variable, en ce que le convertisseur numérique-analogique utilisé est un convertisseur à 15 bits avec une tension de référence imposée à inversion de polarité (Uref), avec des résistances de pondération mises en circuit par des commutateurs analogiques, ce ce que le convertisseur numérique-analogique est commandé par un pseudo-générateur de bruit (RG) comprenant un registre à décalage à rétroaction, connu en soi, en ce qu'un dispositif de commande des gammes (BS) produit une courbe caractéristique de conversion non linéaire, échelonnée en plusieurs, par exemple huit gammes pour des grandeurs d'entrée bipolaires, et en ce que le traitement ultérieur des signaux est effectué, compte tenu de la nature non linéaire de la courbe caractéristique de conversion, de telle manière que, pour chaque valeur d'exploration convertie d'un signal d'entrée, une gamme bien définie soit mise en mémoire, que les informations relatives aux gammes de chaque paire de valeurs d'exploration à multiplier sont additionnées et introduites dans un calculateur de moyennes (etc), et que l'exploration et la conversion des six signaux d'entrée (IR..-UT) sont effectuées, dans le cas d'un compteur de kilowatts-heures polyphasé, par exemple d'abord par une conversion des trois tensions (UR, US, UT), suivie, par exemple d'une phase de mise à zéro, pendant laquelle l'erreur due à la tension de décalage du comparateur (E) est déterminée et compte, sée, ensuite, par exemple, par une exploration et conversion des trois courants (IR, IS, IT), suivie, par exemple, d'une phase de mise à zéro, pendant laquelle l'erreur due au courant de décalage du comparateur (s) est déterminée et compensée, par une transmission de ces valeurs d'exploration à un multiplicateur (MUT') pour codage bipolaire à deux conducteurs précédé de registre décalage (SR3 , SR4), lesquels sont reliés de telle façon qu'ils contiennent toujours les résultats des quatre explorations précédentes, de sorte que des produits des différentes tensions par les courants correspondants sont formés en continu de manière à permettre que chaque valeur d'exploration soit utilisée deux fois, et que le signal de sortie à deux conducteurs du multiplicateur (MU1) est transmis au calculateur de moyennes (MB) dont les reports, totalisés dans un compteur cumulatif, de type électronique, indiquent la consommation d'énergie. 2. Compteur selon la revendication 1 , caractérisé en ce que le convertisseur numérique-analogique (DAW) se compose de neuf résistances de pondération divisées en étages binaires et d'un réseau R-2R à six étages comportant des commutateurs analogiques correspondants,à crêtage positif et négatifà la masse à l'entrée, et qui utilisent, par exemple, des transistors à effet de champ à couche d'arrêt ou qui sont réalisés sous forme de commutateurs analogiques du type CMOS. 3. Compteur selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'une courbe caractéristique de conversion non linéaire est produite par le fait que, pour chaque pas de multiplexage, m bits (par exemple dix) sont prélevés parallèlement au générateur de bruit (RG), et que, sur ce nombre de bits, n bits (par exemple sept) sont introduits dans les n étages inférieurs du registre à décalage du dispositif de commande des gammes , Iss li bits étant ensuite décalés, dans le registre à décalage avec introduction ultérieure de valeurs zéro, dlun nombre de bits correspondant à m - n bits d'un total de m bits. 4. Compteur selon la revendication 1 , caractérisé en ce que le comparateur (s) est réalisé sous forme de comparateur de courant à deux étages (1, E2) dont le premier étage (1) est équipé de transistors à effet de champ à l'entrée avec écrêtage positif et négatif par des diodes de Schottky (D1, D2) et le second étage (E2) est monté sous forme dtinté- grateur avec écr8tage positif et n8gatif. 5. Compteur selon les revendications 1 et 2 , ca ractérisé en ce que, pendant une première phase de mise à zéro, l'entrée du comparateur est branchée sur le potentiel de réfé repue par l'intermédiaire du multiplexeur (tUX), qu'aucun traitement du signal de sortie du comparateur n'a lieu pendant cette phase, mais que le signal de sortie de celui-ci, qui peut éventuellement être différent de la valeur de consigne zéro, charge un condensateur (C1, figure 2), par l'intermédiaire d'un commutateur analogique commandé, à une tension de compensation qui , lorsqu'elle est transmise à la seconde entrée du comparateur, fait coïncider exactement le point zéro virtuel à l'entrée du comparateur avec le potentiel de référence. 6. Compteur selon les revendications 1, 2, 5 prises dans leur ensemble, caractérisé en ce que, pendant une seconde phase de mise à zéro, l'entrée du comparateur (ksi, 2, figure 2) est libérée, et que la sortie du premier étage (kil) transmet, par l'intermédiaire d'un commutateur analogique commandé, une tension de compensation à un condensateur (C2) où elle est mise en mémoire, et en ce qu'un courant proportionnel à cette tension est appliqué à l'entrée du comparateur (kil). 7. Compteur selon la revendication 1 , caractérisé en ce qu'une source de tension de référence (Uref) sert à l'alimentation du convertisseur numérique-analogique (DAW), le signe de ladite tension pouvant être électronique ment inversé sans que sa valeur absolue en soit influence, et ce par 1 'in- termédiaire d'un amplificateur opérationnel dont le facteur d'amplification est 1 8. Compteur selon la revendication 1 , caractérisé en ce que le calculateur de moyennes(M3) utilisé est un additionneur complet comportant un complémenteur et une channe de comptage-décomptage, par exemple à quatre décades, et en ce que les reports du compteur sont additionnés pour mesurer l'énergie. 9. Compteur selon les revendications 1 et 8, caractérisé en ce que, pour mesurer la puissance instantanée, 1 contenu des quatre décades supérieures du calculateur de moyennes (MB) est décompté, après un temps d'établissement des moyennes prédéterminé, tout en étant en même temps compté dans un compteur à quatre décades destiné à l'indicateur (AZ). 10. Compteur selon la revendication 1 , caractérisé en ce que les entrées du multiplexeur (MUX) sont à écrêtage positif et née;itifiLla masse et ainsi protégées contre les surcharges. 11. Compteur selon la revendication 1 , caractérisé en ce que les sorties du transformateur de courant sontàécrEtage positir e négatfA la masse et en ce qu'un inverseur, destiné soit à brancher la sortie d'un transformateur de courant sur le comparateur (K), soit à la mettre à la masse, est utilisé. 12. Compteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 10 , caractérisé en ce que l'ensemble de ce compteur, à 11 exception des résistances séries des entrées de tension, des transformateurs de courant et de l'indicateur, ainsi que de l'alimentation en courant, est intégré dans un circuit unique (par exemple, un circuit à intégration à grande échelle du type I3L), les résistances du convertisseur numérique-analogique (DAN) étant équilibrées par réglage au laser à leur valeur de consigne, et en ce que le comparateur (E) est constitué par un amplificateur analogique réalisé avec des transistors du type PMOS ou NAOS. 13. Compteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que la fréquence de référence requise pour l'intégration et la commande des opérations est dérivée de la fréquence du réseau par l'intermédiaire d'un oscillateur réajustable intégré dans le circuit (par exemple du type Pli). 14. Compteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que le circuit intégré comprend une mémoire intégrée non fugitive dans laquelle les informations relatives à l'énergie consommée restent mises en mémoire en cas de panne de secteur. 15. Compteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisé en ce que l'ensemble du compteur électronique, à l'exception des transformateurs de courant et de l'alimentation en courant, est réalisé selon la technique hybride sur un substrat de film épais, et ce y compris les résistances séries destinées aux entrées de tension et l'indicateur. 16. Compteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 15, caractérisé en ce que le compteur électronique indique, au choix, sur l'indicateur existant, la consommation d'énergie ou la puissance instantanée. 17. Compteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 16, caractérisé en ce que le compteur électronique indique, alt-srnativement, à un rythme préétabli, la consommation d'énergie et la puissance instantanée.