Machine pour l'estampage de bottes, bottillons, après-ski ou chaussures montantes, en polyuréthane ou autres matériaux en mousse, évitant la formation de bulles d'air internes. La présente invention a pour objet une machine pour l'estampage de bottes et autres chaussures en polyuréthane et autres matériaux en mousse ayant des tiges plus ou moins longues. Cette machine travaille de façon à éviter la formation de bulles d'air à l'intérieur de la chaussure, dans les limites de l'épaisseur de celle-ci, qui est de 1 mm environ. La caractéristique principale de la machine est de pouvoir agir sur la chaussure alors que celle-ci est en position renversée à cet effet, elle comprend une estampe qui peut se renverser par rotation de 1800 et est munie de moyens d'actionnement qui peuvent en effectuer le renversement, la fermeture et l'ouverture, soit automatiquement, soit par l'intervention de l'opérateur. La chaussure étant renversée, c'est-à-dire la semelle en haut et la tige en bas, l'introduction du matériau en mousse peut s'effectuer par le bas au moyen d'une injection et par le haut au moyen d'une coulée. Dans ces deux opérations, l'air s'échappe à travers la semelle et l'injection remonte de la tige jusqu'à la première couche de la semelle, le couvercle étant ouvert, soit pour un matériau d'une seule couleur, soit pour un matériau bicolore. Une fois l'injection ou la coulée finies, on ferme le couvercle et la réaction du polyuréthane se termine, le couvercle étant fermé ; cette réaction dure quelques minutes. Ensuite, le couvercle s'ouvre automatiquement de façon connue et l'on fait basculer l'estampe par une rotation de 1800. Dans les machines traditionnelles, l'injection du matériau se fait alors que l'estampe est fermée à la partie supérieure et à la partie inférieure, soit pour un matériau d'une seule couleur, soit pour un matériau bicolore. Dans la machine selon la présente invention, on opère estampe ouverte, dans les deux cas. La machine comprend deux estampes : une estampe principale qui effectue l'estampage de la botte du bord de la tige jusqu'à la première couche fine de semelle (par conséquent, à l'exclusion de la semelle) ; et une seconde estampe qui effectue l'estampage uniquement de la semelle t cette dernière est estampée, après le renversement de l'estampe principale contre la fine couche du dessous-de la botte, de sorte que la semelle s'unisse et forme une pièce unique avec la pièce déjà estampée par l'estampe principale. L'estampe principale est munie d'un couvercle basculant qui reste ouvert pendant l'introduction du matériau, quelle que soit la façon dont cette introduction s'effectue : injection ou coulée. Le couvercle se ferme seulement pendant les quelques minutes nécessaires pour la réaction du matériau en mousse. L'estampe réservée à la semelle se trouve en bas et, après avoir été remplie de matériau en mousse par coulée, elle subit une translation verticale jusqu'à se trouver fermée par l'estampe principale qui, précédemment, avait déjà achevé son propre travail. La machine est actionnée par des moyens connus : pneumatiques, hydrauliques, électriques, etc... A la fin des opérations, quand l'estampe s'ouvre, il reste au centre la forme avec la botte qui lui est attachée. Cette dernière est finalement libérée des entraves restantes. Au dessin annexé, on a représenté un exemple non limitatif de réalisation de l'invention. I1 va de soi que celle-ci embrasse également tout autre forme de réalisation inspirée des mêmes concepts inventifs ou utilisant, même dans une combinaison différente, les mêmes caractéristiques. La figure 1 représente une vue schématique de la machine, en élévation, avec des parties en coupe, dans la première phase du travail où l'on opère sur la botte renversée, soit par injection, soit par coulée La figure 2 est une vue analogue à la figure 1, dans la seconde phase du travail, où l'on opère sur la botte dans sa position normale afin de former, en dessous de celle-ci, la semelle : dans cette seconde phase, l'on pourra utiliser une couleur différente de celle utilisée dans la première. A désigne l'ensemble de la machine, Y indique le sens de rotation de l'estampe 2, qui est renversée après la première opération. Le support 1 soutient l'estampe 2 qui vient former la botte 3. Le renversement de l'estampe 2 contenant la botte est provoqué par l'ensemble cylindre-piston 7 qui pousse, dans le sens rectiligne, la crémaillère 5 contenue dans les limites des guides 6. Le mouvement rectiligne d'aller et retour de la crémaillère est transformé en mouvement de rotation par le pignon denté 4 qui engrène avec la crémaillère 5, laquelle est liée à l'estampe 2. L'estampe, en tournant, décrit l'arc indiqué par Y. Pour l'estampage de la semelle 10, -on utilise la plate-forme 9 qui peut monter et descendre, sous l'action d'un petit piston hydraulique 11 ou d'un autre organe moteur. L'estampe 10 destinée à former la semelle est remplie de matière plastique, de préférence par coulée, avant de se soulever et de prendre contact avec l'estampe supérieure 2. Le couvercle 12 de l'estampe supérieure peut s'ouvir en culbutant, mu par l'organe d'actionnement 14, qui peut être un petit piston hydraulique, pneumatique ou autre. Le support 1 de l'estampe 2, monté sur charnière en 8, dépend, pour l'ouverture et la fermeture, de la commande 13. Revendications de brevets. 1. Machine pour l'estampage de bottes, bottillons, après-ski ou chaussures montantes, en polyuréthane ou autres matériaux en mousse, caractérisée en ce qu'elle comprend une estampe principale (2) pour l'estampage de la botte sans semelle et une estampe auxiliaire (10) pour l'estampage de la semelle réunie au reste de la botte et qu'elle est agencée de façon à opérer sur une estampe renversée, par injection, du bas vers le haut et par coulée, du haut vers le bas. 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que, en haut, l'estampe principale (2) est munie d'un couvercle basculant (12) destiné à se fermer seulement pendant quelques minutes, c'est-à-dire le temps nécessaire pour la réaction du polyuréthane. 3. Machine selon les revendications 1 et 2, caractérisée en ce que l'estampe principale (2) peut se renverser, c'est-à-dire subir une rotation de 1800, pour porter vers le bas la botte déjà estampée sans semelle en laissant l'estampage de la semelle s'effectuer par l'estampe inférieure auxiliaire (10), ledit estampage réunissant en une seule pièce les deux parties de la botte, à savoir, la tige et la semelle. 4. Machine selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que l'estampe auxiliaire (10) subit une translation verticale pour passer de la position de repos à la position de travail.