L'invention concerne un procédé de traitement d'eaux résiduaires contenant des résines d'alcools polyvinyliques (résines rassemblées sous la dénomination générale de PVA). Depuis quelques années, le PVA est largement utilisé en tant que polymère de synthèse soluble dans l'eau. Par exemple, outre son utilité comme matériau de départ pour la production du vinylon, il sert d'agent d'appret, et fournit des films, des enduits pour papier, des adhésifs, des émulsifiants, si bien que sa consommation augmente régulièrement.Cependant, étant surtout employé en solution aqueuse afin d'exploiter sa solubilité dans l'eau, il produit des eaux résiduaires plus ou moins riches en résidus.'lorsque du PVA est utilisé comme agent d'appret de channe, l'effluent issu de l'étape de dégommage -ou d'enlèvement d'apprt- suivant le tissage, renferme souvent du PVA. Bien que le PVA en tant que tel soit normalement inoffensif, le rejet de grandes quantités de PVA non modifié soulève un problème de pollution.Ainsi, il est devenu essentiel de disposer d'un procédé approprié de traitement de ces masses. Les résines de PVA ne sont pas décomposées et ne peuvent donc pas etre éliminées par les traitements biologiques aérobies usuels, utilisés pour des eaux résiduaires contenant des composés organiques, tels que les procédés impliquant l'utilisation de boues activées, d'un dispositif de filtration lente, d'un dispositif de filtration sur support à couche poreuse, d'un aérateur tournant, d'une lagune aérée, etc.. On a également essayé de dégrader le PVA au moyen de micro-organismes.Par exemple, des micro-organismes consommant du PVA sont décrits par Yamamoto et colt, (Synopsis of Lectures at the 1962 Congress of the Agricultural Chemical Society of Japan, p. 133) et Schwartz, Mikrobielle Korrosion von Kunstoffen und ihren Bestandteilen, (1963), Academie, Berlin; Suzuki et colt, ont découvert le Pseudomon;;s 0-3 qui consomme du PVA (brevet japonais na 28 224/1971 et Morikawa et coll., le Xanthomonas sp. souche n0 Z-401 (brevet japonais n0 20 352/1973). On a constaté aussi que ces agents susceptibles de décomposer le PVA élaborent ure ou plusieurs enzymes dégradant le PVA. La Demanderesse a étudié systématiquement les micro-organismes, après la constatation ci-dessus selon laquelle il existe des microorganismes qui utilisent le PVA et les résultats enzymologiques. trouvés suggérant l'existence d'autres organismes encore plus avides de PVA dans le domaine naturel. Elle a ainsi constaté que lorsqu'un micro-organisme du genre Alcaligenes se développe dans un milieu contenant du PVA comme source de carbone, celui-ci est assimilé par le micro-organisme. Par "utilisation du PVA", on entend ici qu'un micro-organisme particulier assimile et consomme le PVA et pas seulement que la chaîne polymère du PVA est simplement fragmentée en substances de plus bas poids moléculaire. On inocule le micro-organisme ci-dessus dans une eau résiduaire contenant du PVA à rejeter et on constate que la résine est effectivement éliminée. De plus, en ajoutant le micro-organisme du genre Alcaliaenes à la liqueur résiduaire contenant du PVA, avec une boue biologique aérobie, cela réduit la demande chimique en oxygène (DCO) à près de zéro dans l'eau résiduaire. La présente invention constitue l'aboutissement des découvertes antérieures. Les bactéries du genre Alcaliqenes, utilisables selon l'invention, peuvent être isolées à partir d'une grande variété de sources présentes dans la nature, y compris le sol, les marécages et certains effluents industriels. Une souche d'Alcaligenes faecalis est, par exemple, particulièrement avantageuse dans le cadre de l'invention. Une culture-type de cette souche est déposée au Fermentation Research Institute, Agency of Industrial Science and Technology, 8-1 Inage-Higashi 5 chome, Chiba City, Chiba Prefecture, Japan; et à l1American Type Culture Collection, 12301 Parklawn Drive Rockville, Md, 20852, U.S.A.. sous les numéros d'accès FERM-P n0 3184 et ATCC 31254, respectivement.Ce micro-organisme est mis à la disposition du public en permanence auprès du Directeur Général de l'Office des Brevets, Notice n0 886 O.G. 638 du 29 avril 1971, du Fermentation Research Institute ci-dessus. Le micro-organisme ci-dessus est isolé à partir d'un échantillon d'eaux résiduaires et présente les caractéristiques bactériologiques indiquées dans le Tableau 1 ci-dessous. En se référant au Bergey's Manual of Determinative Bacteriology, Eighth Edition, la souche du micro-organisme a pu être identifiée à une souche d'Alcaligenes faecalis, Ainsi, étant une bactérie gram-négative caractéristique d'Alcaligenes faecalis, cette souche est péritriche, elle donne des colonies blanc-jaunatree sur des plaques de bouillon gélosé, une réaction alcaline au lait de tournesol et une réaction "OF" oxydante. TABLEAU 1 Alcaligenes faecalis Morphologie (a) Dimension ( ) 0,5-1,6 X 0,5-1,8 (b) Forme b tonnets (c) Mobilité doué de mouvements (d) Flagellum pêritriobe (e) Sporulation pas de sporulation (f) Tache de gram négative Caractéristiques de culture (l) bouillon gélosé en boîte (a)colonies : blanc-jaunâtres, trans parentes et extremement lisses (b) surface lisse et convexe (2) bouillon gélosé incliné développement bon (3) bouillon gélosé fluide (a) développement en surface bon (b) turbidité turbide (4) bouillon gélosé en pitres (a) développement bon (5) bouillon de géla tine en piques (a) liquéfaction (b) développement + (6) lait de tournesol (a) réaction alcaline (b) coagulation caractéristiques physiologiques (1 > Réduction des nitrates (2) Dénitrification + (3) test MR (4) test VP (5) Production d'indole (6) Production d'hydrogène + sulfuré (7) Hydrolyse de l'amidon (8) Utilisation d'acide + citrique (9) Utilisation de nitrates + minéraux (10) Production de pigments (11) Uréase (12) Oxydase + (13) Catalase + (14) Développement : gamme de pH 6-8 gamme de température optimum 30-370C (15) Aérobiose aérobie (16) test OF oxydant Utilisation de sources de- carbone Déveîp. Acide - Gaz (1) L-arabinose (2) D-xylose (3) D-glucose D-mannose (5) D-fructose (6) D-galactose (7) Maltose (8) Sucrose (9) Lactose (10) Trehalose (11) D-sorbitol (12) D-mannitoî (13) Inositol (14) Glycérine Le terme d' "eaux résiduaires contenant du PVA" tel qu'utilisé ici englobe toutes les eaux renfermant une ou plusieurs quelconques résines de PVA, ayant un quelconque degré de polymérisation et un degré de saponification d'au moins 60% molaire environ, des résines modifiées de PVA solubles dans l'eau, comme le PVA acétalisé, des dérivés sulfuriques et nitriques de PVA-, etc.; des copolymères saponifiés d'acétate de vinyle avec des oléfines telles que l'éthy- lène, le propylène, etc.; des copolymères saponifiés d'acétate de vinyle avec de l'acide maléique, crotonique,acrylique,d'autres acides carboxyliques insaturés ou de racrylamiâs; des copolymères saponifiés solubles dans l'eau d'acétate de vinyle avec un éther vinylique ou allylique; et des dérivés partiellement acétalisés, uréthanes ou autres de ces copolymères; des eaux résiduaires contenant un ou plusieurs quelconques PVA oxydés solubles dans l'eau résultant d'une dégradation par oxydation; des eaux résiduaires provenant de procédés de nettoyage et de dégommage, de teinture, de papeterie et de polymérisation en suspension d'unités de fabrication de PVC; et d'autres eaux résiduaires contenant du PVA. Par "agent oxydant", on entend ici tout agent auxiliaire de dégommage susceptible d'abaisser la viscosité du PVA au pH optimal, à la température ambiante ou à chaud, tel que de l'eau oxygénée, et l'acide persulfurique ou de Caro, des acides hypohalogéniques et leurs sels. Cette dégradation par oxydation signifie que le degré moyen de polymérisation du PVA dégradé est inférieur à 500 ou que l'indice de couleur de celui-ci,-tel que déterminé par la méthode colorimétrique au borate d'iode décrite plus loin-,est inférieur à 40% de l'indice de coloration du PVA, Par "boue activée", on entend une quelconque des boues utilisées pour le traitement d'eaux d'egolits et d'eaux résiduaires industrielles de façon générale.Les "traitements biologiques aérobies" comprennent un quelconque procédé impliquant la mise en oeuvre de micro-organismes aérobies, tels que les traitements faisant application de boues activées, de dispositif de filtration lente, de dispositif de filtration sur support à couche poreuse, d'un aérateur tournant, de stabilisation par contact, de bassin d'oxydation et autres.En cultivant le micro-organisme ci-dessus, il n'est pas souhaitable de prolonger l'opération sur un milieu contenant d'importantes quantités de matières extremement nutritives, telles que du bouillon, de la peptone, de l'extrait de levure ou de malt etc., ou d'effectuer plusieurs transferts dans des portions franches de milieu ainsi qu'il est de pratique courante, car cela diminue l'aptitude du micro-organisme à utiliser ou consommer le PVA. Cependant, l'addition d'une quantité appropriée par exemple de 0,01 à 0,2% d'extrait de levure et/ou de liqueur de macération de mais, accélère plut8t la vitesse de reproduction cellulaire sans nuire à la faculté du micro-organisme à utiliser le PVA.Quant au PVA constituant la source de carbone, l'une quelconque des résines de PVA décrites plus haut peut etre utilisée. Elle se trouve normalement en solution dans l'eau à raison de 0,1 à 5% en poids par rapport aux eaux résiduaires. Les sources préférées d'azote dans les eaux résiduaires sont par exemple d'origine minérale, telles que le nitrate, le sulfate ou le chlorure d'ammonium, etc., et divers amino-acides, urée, etc.. On peut aussi employer de la peptone ou d'autres matériaux, mais ajoutés en petites quantités. Ces substances sont utilisées seules ou en association, dissoutes généralement en une concentration comprise entre 0,1 et 5% en poids. Les ions phosphates et potassium sont apportés sous forme de phosphate dipotassique et/ou phosphate monopotassique, en une concentration comprise généralement entre 0,01 et 0,5% en poids par rapport aux eaux résiduaires.Le développement du micro-organisme est favorisé par la présence de traces de sels minéraux métalliques, comme des sels de fer et de magnésium, ou de facteurs ii3vorisa* la croissance tels que des vitamines, par exemple la thiamine, la riboflavine, l'acide pantothéique ou nicotinique, la biotine, etc. ,del'extrait de viande, de l'extrait de levure, etc.. L'utilisation du substrat a lieu à des températures d'incubation comprises entre 20 et 370C et à un pH de 6,0 à 8,0, et de préférence à environ 300C et à un pH d'environ 7,0. La culture est secouée ou agitée dans les conditions indiquées plus haut. La vitesse d'utilisation est élevée en particulier dans des conditions permettant une forte consommation d'oxygène, la culture étant achevée généralement en 2 à 7 jours. Lorsque l'on traite, selon le procédé de l'invention, des eaux résiduaires contenant du PVA et fortement contaminées, on dilue d'abord les eaux résiduaires avec de l'eau, puis l'on introduit la souche Alcaligenes, qui s'est développée de façon aérobie dans un appareil de culture approprié avec la dilution ci-dessus, dans un appareillage pour le traitement biologique aérobie impliquant par exemple une boue activée, un filtre sur support à couche poreuse, un filtre lent, une cuve d'aération tournante, une stabilisation par contact, un bassin d'oxydation et autres. Les eaux résiduaires contenant du PVA sont donc envoyées dans cet équipement. Le PVA est rapidement dégradé, ce qui abaisse la DCO des eaux résiduaires et les eaux ainsi traitées sont d'une qualité telle qu'elles peuvent être déversées directement dans la rivière. Le micro-organisme -Alealigenes ainsi capable d'assimiler et de dégrader des résines de PVA, réalise la purification des eaux résiduaires alors qu'il est fixé sur le filtre ou le support avec d'autres micro-organismes ou qu'il flotte avec la boue activée dans les eaux résiduaires qu'il purifie ainsi. Ces organismes auxiliaires croissent et se multiplient bien dans ces conditions. En choisissant un système dans lequel les deux peuvent se développer ensemble, on peut utiliser directement et commodément les unités de traitement des eaux industrielles existantes. Les conditions de fonctionnement comprenant la température et le pH utilisés dans la pratique pour la mise en oeuvre de l'invention ressemblent plus ou moins à celles que l'on choisit en général pour réaliser la purification biologique aérobie des eaux résiduaires mais il est préférable d'ajouter avant le traitement un peu plus d'azote et de phosphore que pour les eaux résiduaires ordinaires. Ainsi, par exemple, on peut ajouter comme source d'azote, du sulfate d'ammonium, de l'urée et/ou similaires en quantités telles qu'il y ait 2 à 10 g d'azote par 100 g de DCO et comme source de phosphore, du phosphate dipotassique en quantité telle qu'il y ait 0,5 à 5 g de phosphore par 100 g de DCO. Il n'y a aucune autre condition particulière à respecter. Cependant, l'efficacité du traitement est maximale lorsque la température est comprise entre 20 et 37 0C environ, et la vitesse du traitement est plus élevée lorsque la ventilation et l'agitation sont plus vigoureuses.La durée de séjour des eaux résiduaires dans l'installation ou l'appareillage d'aération est généralement comprise entre quelques heures et 24 heures, mais on peut réduire ce temps en augmentant la quantité de microorganismes chargée, c'est-à-dire la dimension de l'inoculat. En ce qui concerne le micro-organisme dégradant/assimilant le PVA, il est avantageux que la concentration des cellules microbiennes dans les eaux résiduaires soit comprise entre 60 et 8000 ppm, et que par exemple la concentration des solides en suspension (mélange de solides en suspension dans la liqueur MSSL) dans le procédé à la boue activée utilisé en association avec ces cellules, soit comprise entre 200 et 15 000 ppm. Cependant, ces concentrations ne constituent un facteur ni critique, ni essentiel.Le pli des eaux résiduaires doit être réglé à une valeur comprise entre 6 et 8, et de préférence à 7 environ. Selon le procédé de l'invention, on ne se heurte à aucun problème, meme lorsque les eaux résiduaires renferment de l'amidon en plus du PE. Comme les bactéries capables d'assimiler ou de dégrader le PVA forment invariablement des flocs, il est facile de les séparer des eaux résiduaires traitées. Par exemple, elles peuvent etre séparées dans le bassin de sédimentation constituant un élément de l'appareillage utilisé pour le procédé de traitement par boues activées. Ainsi, selon le procédé de l'invention, il est maintenant possible de traiter avec succès des eaux résiduaires contenant du PVA considérées jusqu'à maintenant comme étant difficiles à purifier. On peut déterminer le degré de purification ainsi obtenu par le procédé selon l'invention en mesurant l'importance du développement du micro-organisme (procédé d'absorption), la diminution de la quantité de PVA (par colorimétrie au borate d'iode) et la chute de DCO du bouillon de culture (procédé au KMnO4). Le procédé d'analyse par colorimétrie par le borate d'iode est maintenant décrit. Les eaux résiduaires contenant du PVA sont diluées à une concentration appropriée et une quantité donnée de cette dilution est introduite dans un flacon conique de 300 ml bouché à l'émeri. L'échantillOn est dilué à 100 ml avec de l'eau,puis additionné de 15 ml de HC1 (1/1). On adapte un condenseur sur le-flacon que l'on plonge ensuite dans un bain-marie d'eau à 97-980C, pendant 90 mn. Après neutralisation, on prélève une portion de 10 ml de l'échantillon dans une fiole conique et y ajoute 10 ml du réactif de couleur. Ce réactif est obtenu par addition de 90 ml d'un mélange de 12,7 g/l d'iode et de 25 g/l d'iodure de potassium, à 450 ml d'acide borique à 40 g/l, puis addition de 300 ml d'eau. On agite la fiole, puis on la plonge dans un bain à température constante (20 0,10C) pendant 10 minutes, on détermine alors la densité optique de l'échantillon à 680 mu. La concentration du PVA est ensuite calculée à partir d'une courbe d'étalonnage réalisée avec des concentrations de PVA connues. Le procédé au KMnO4 est tel qu'un excès prédéterminé de permanganate de potassium est ajouté à une eau résiduaire, puis le mélange est chauffé et laissé réagir pendant une période prédéterminée. La demande en oxygène est alors calculée à partir de la quantité de permanganate de potassium consommée. Ainsi, on introduit de l'eau résiduaire contenant du PVA dans un erlenmeyer de 300 ml et l'on complète à 100 ml avec de l'eau. On ajoute 10 ml d'acide sulfurique (1+2), puis lg de poussière de sulfate d'argent. Le mélange est vigoureusement agité et laissé reposer quelques minutes, puis enfin additionné de 10 ml de permanganate de potassium 1/40 N. L'erlenmeyer est plongé dans de l'eau bouillante et chauffé 30 minutes. Ensuite, on ajoute 10 ml d'une solution 1/40 N d'oxalate de sodium et à une température constante comprise entre 60 et 800C, on effectue un titrage en retour avec une solution 1/40 N de permanganate de potassium, le point de virage étant marqué par l'apparition d'une coloration rouge pale dans le mélange. On réalise un essai témoin dans les mêmes conditions et calcule la concentration de PVA à partir de la différence entre les quantités de permanganate de potassium consommées. La présente invention est davantage illustrée à l'aide des exemples suivants. EXEMPLE 1 Dans I litre d'eau, on dissout 10 g de PVA ayant un degré moyen de polymérisation de 1700 et un indice moyen de saponification de 88 moles % et l'on détermine la DCO selon le procédé JIS Ka102 (Japanese Industrial Standard) avec du KMnO4 à IOOOC; ce terme a la même signification tout au long de la présente description. La solution est diluée avec de l'eau jusqu'S ce que sa DCO soit de 1000 ppm. Cette solution diluée est additionnée d'éléments nutritifs sous forme d'urée et d'acide phosphorique en quantités telles que le rapport DCO/N/P soit de 100/10/5. On évalue la teneur en PVA de cette eau résiduaire artificielle en colorimétrie par le borate d'iode. Elle est de 1080 ppm. D'un autre cté, on introduit dans un tube à essai 5 ml d'un milieu ayant la composition ci-dessous et on l'inocule avec une petite quantité d'Alcaligenes faecalis (FERM-P n0 3184, ATCC 31254) provenant d'une culture inclinée. La pré-culture est réalisée à 30 C. Composition du milieu de culture PVA (degré moyen de polymérisation = 1700; indice moyen de saponification = 88 moles %).... 0,5 g (NH4)@SO4 ........................................ 0,2 g K2B04 HPO, Kfl2P04 0,2 g MgSO4,7H2O ....................................... 0,04 g CaC12,2H20 0102g NaCl ............................................. 0,02 g FeS04,7H20 ................................... 0,04 g mélange de vitamines ................................... 2 ml extrait de levure o,O5 g eau 100 ml On ajuste le pH du milieu à 7,0 avec de lthydroxyde de sodium. Le mélange de vitamines renferme, pour un litre, 400 lJg de chacun des composés suivants: panthoténate de calcium, chlorhydrate de pyridoxine, chlorhydrate de thiamine, riboflavine et acide p-aminobenzolque, ainsi que 2 g de biotine et 0,5 vg de cyanocobalamine. Après une culture de 5 jours, on transfère 2 ml du milieu dans 100 ml d'un même milieu de la composition indiquée plus haut et on réalise une culture avec secousses sur un appareil secoueur tournant, à 300C pendant 6 jours. Après 3 mois d'adaptation et de multiplications, les flocs résultants sont utilisés dans les essais suivants. En mettant en oeuvre trois boues différentes, à savoir le bouillon floculé ci-dessus, la boue activée provenant d'une unité de traitement industrielle et un mélange 1/1 du bouillon ci-dessus et de la boue activée, on réalise un traitement en continu des eaux résiduaires indiquées, selon le procédé faisant application de boue activée dans les conditions suivantes.La capacité du réservoir d'aération est de 5 litres; la teneur en MSSL est de 10 000 ppm; le pH est de 7 à 8 dans la zone d'aération dont la température est de 300C; la teneur en oxygène dissous est de OD = 5 ppm; la boue est recyclée à 100%, la durée de l'aération est de 4,7 heures et les charges en DCO sont peu à peu augmentées. Le Tableau 2 rassemble les résultats obtenus après deux mois de fonctionnement. TABLEAU 2 D C O P V A Avant Avant Après Après B o u e Charge traitement traitement traitement traitement Alcaligenes kg/m j ppm ppm ppm ppm 1,0 400 78 410 58 Boue d'eaux résiduaires industrielles 1,0 382 240 410 205 Alcaligenes + boue d'eaux résiduaires 1,5 590 50 615 20 industrielles TABLEAU 3 D C O P V A Avant Après Avant Après B o u e Charge traitement traitement traitement traitement Alcaligenes kg/m j ppm ppm ppm ppm 1,0 400 66 130 28 Boue d'eaux résiduaires 1,0 405 307 130 100 industrielles Alcaligenes + boue d'eaux résiduaires 1,5 590 50 690 15 industrielles TABLEAU 4 D C O P V A Avant Après Avant Après B o u e Charge traitement traitement traitement traitement Alcaligenes kg/m j ppm ppm ppm ppm 1,0 385 80 390 45 Boue d'eaux résiduaires 1,0 400 355 386 180 industrielles Alcaligenes + boue d'eaux résiduaires 1,5 580 50 590 30 industrielles TABLEAU 5 D C O P V A Avant Après Avant Après B o u e Charge traitement traitement traitement traitement Alcaligenes kg/m j ppm ppm ppm ppm 1,0 400 95 127 33 Boue d'eaux résiduaires 1,0 400 150 127 80 industrielles Alcaligenes + boue d'eaux résiduaires 1,5 580 60 210 20 industrielles EXEMPLE 2 Dans 1 litre d'eau, on dissout 10 g de PVA (degré moyen de polymérisation: 1700 et indice moyen de saponification : 88 moles %) avec 10 ml d'acide de Caro (Marque commerciale Biotex, Nagase Sangyo K.K.) et 10 g d'hydroxyde de sodium. On traite le mélange à 900C pendant 30 minutes, puis on le neutralise avec de l'acide sulfurique. Le mélange est dilué avec de l'eau jusqu'a ce que la DCO soit de 1000 ppm, puis de l'urée et de l'acide phosphorique (éléments nutritifs) sont incorporés de façon à fournir une eau résiduaire artificielle ayant un rapport DCO/N/P de 100/10/5. La teneur en PVA de cette eau est de 348 ppm déterminée par colorimétrie avec du borate d'iode.Cette eau est ensemencée avec une culture d'une souche d'Alcaligenes faecalis obtenue de la façon décrite dans l'exemple 1 de façon qu'un bouillon floculé se forme après au moins 3 mois d'adaptation et de reproduction. En utilisant le bouillon floculé ci-dessus, une boue d'eaux résiduaires industrielles et un mélange 1/1 du bouillon et de cette boue, on traite en continu les eaux résiduaires ci-dessus selon le procédé faisant application de boue activée dans les conditions suivantes. Zone d'aération: : récipient de 5 litres, pH = 7,8, température = 300C, durée = 4,7 heures; MSSL =10 oooppmi OD = 5 ppm; boue recyclée à 100% et les charges en DCO sont peu à peu augmentées . Le Tableau 3 rassemble les résultats obtenus après 2 mois de fonctionnement. EXEMPLE 3 On dispose d'un PUA modifié, copolymère de méthylvinyl-PUA, ayant un degré moyen de polymérisation de 1000, un indice moyen de saponification de 95% en moles , un degré de copolymérisation de méthylvinyle de 2,7% en moles. On le traite en continu dans les conditions indiquées dans 11 exemple 1 pendant environ 2 mois. Les résultats sont rassemblés dans le Tableau 4. EXEMPLE 4 On dispose d'eaux résiduaires, provenant dun procédé de nettoyage et de dégommage, ayant une DCO de 2850 ppm et 1280 ppm de PVAI On y ajoute suffisamment d'urée et d'acide phosphorique pour que le rapport DCO/N/P soit de 100/10/5 et on dilue le mélange avec de l'eau. Cette eau est ensemencée d'Alcaligenes faecalis cultivée de la façon décrite dans l'exemple 1 pour obtenir un bouillon floculé après plus de 3 mois d'adaptation ou de reproduction. En utilisant le bouillon ci-dessus, une boue industrielle et un mélange 1/1 de ce bouillon et de cette boue, on effectue un traitement continu tel que décrit dans l'exemple 1, pendant environ 2 mois. Les résultats sont rassemblés dans le Tableau 5. REVENDICATIONS 1. - Procédé de dégradation par assimilation d'alcool polyvinylique, caractérisé en ce qu'on cultive un micro-organisme du genre Alcaligenes susceptible d'assimiler le PVA, sur un milieu contenant de l'alcool polyvinylique comme source de carbone. 2.- Procédé de traitement d'eaux résiduaires contenant de l'alcool polyvinylique, caractérisé en ce qu'on ajoute un microorganisme du genre Alcaligenes susceptible d'assimiler le PVA, à un système utilisé pour réaliser le traitement biologique de ces eaux dans des conditions aérobies. 3.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le micro-organisme du genre Alcaliqenes est employé en mélangé avec une boue activée usuelle. 4. - Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'on utilise un micro-organisme du genre Alcaligenes cultivé sur de l'alcool polyvinylique comme source de carbone. 5.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'on utilise le micro-organisme du genre Alcaliaenes cultivé sur de Il alcool polyvinylique comme source de carbone, en mélange avec une boue activée usuelle. 6.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le micro-organisme du genre Alcaligenes est 1 'Alcaligenes faecalis. 7. - Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que 1'Alcaliqenes faecalis est une souche dlAlcalivenes faecalis disponible sous le numéro d'accès ATCC 31254.