la présente invention concerne un procédé pour la construction industrielle de bâtiments à un seul niveau, tels que des logements individuels ou collectifs, des écoles, bureaux, crèches, magasins, centres administratifs ou commerciaux. Cette invention vise aussi des bâtiments de ce genre, et notamment les bâtiments construits par application du procédé. On connaît déjà de nombreux procédés de construction utilisant des éléments préfabriqués. De tels procédés peuvent répondre à certaines préoccupations esthétiques ou techniques particulières (emploi de matériaux déterminés par exemple), mais ils présentent en général un certain nombre dtobjectifs communs. En particulier, ces procédés visent à faciliter la conception des plans et à améliorer le rendement des opérations sur le chantier. Par ltemploi d'éléments modulaires, de préfabrication lourde ou légère, et notamment par les techniques de murs-rideaux, de panneaux de façade, de cloisons et plafonds posés à sec, on a cherché à assurer, autant que possible, une meilleure flexibilité des constructions. Cette flexibilité souvent demandée est nécessaire sous trois aspects différents, qui caractérisent la valeur réelle d'un procédé de construction. D'abord la flexibilité du volume général de la surface habitable d'un local. Suivant divers besoins familiaux, économiques ou techniques, il est souhaitable de pouvoir modifier ce volume habitable, aussi commodément que possible. En second lieu, il est souhaitable de retrouver la même flexibilité quant à la distribution intérieure des locaux, c'està-dire la faculté de déplacer ou modifier, avec des frais négligeables le nombre et/ou la disposition intérieure des cloisons, par exemple pour changer le nombre ou la dimension des pièces. Enfin, il est avantageux de bénéficier d'une grande flexibilité quant aux possibilités de montage, de réparation, de remplacement ou de modification de tous les équipements, et notamment de tous les appareils et installations nécessaires à l'existence, au travail et au confort des occupants. Malgré de multiples tentatives, il apparaît que les procédés connus n'ont apporté que des solutions partielles à ces problèmes, notamment en ce qui concerne les trois aspects précités de la flexibilité. Une des raisons majeures de cet insuccès tient au fait quton nta pas, jusqu'ici proposé un systeme de construction réellement cohérent et complet à la fois pour la coordination dimensionnelle des éléments de structure, pour la coordination des éléments constituant les parois légères, pour tous les joints et raccords des éléments de ces deux catégories, et pour tous les appareils et installations d'équipement. L'invention a pour but de remédier aux insuffisances et inconvénients quton vient d'exposer, en proposant un procédé de construction'qui offre une flexibilité pratiquement complète des volumes habitables, de leur distribution intérieure et de toutes les installations d'équipement. L'invention vise en outre à simplifier et à réduire l'intervention de toutes les catégories professionnelles concourant à la construction, chaque catégorie devant pouvoir opérer isolément et en une seule fois. L'invention a également pour but de faciliter la conception architecturale et technique de tous bâtiments, ainsi que l'ordonnancement des travaux et l'évaluation de leur coût.Elle tend aussi à favoriser la distribution commerciale et normalisée dtéléments de structure et d'articles d'équipement produits en grande série, et correspondant à une coordination dimensionnelle poussée dans de très nombreux détails, pour faciliter les montages. Suivant l'invention, le procédé pour la construction industrielle de bâtiments à un seul niveau, qui consiste à réaliser un plancher constituant un premier plan de référence, et à édifier au-dessus de ce plancher un ensemble de supports verticaux et une toiture soutenue par ces supportes, est caractérisée en ce qu'on aménage la partie inférieure de cette toiture, de manière à constituer un deuxième plan de référence parallèle au premier, puis en ce luron dispose entre ces deux plans de référence un ensemble de panneaux verticaux de façade et/ou de cloisonnement, ces panneaux étant non-porteurs, au moins en partie, ces panneaux étant montés d'une manière amovible et indépendamment des supports de la toiture. On peut ainsi obtenir une flexibilité permanente pour la construction, à la fois en ce qui concerne les panneaux intérieurs et ceux de façade, tout en permettant ltemploi de panneaux préfabriqués modulaires. Suivant une réalisation préférée du procédé, on termine entièrement la construction et le revêtement définitif du plancher avant le montage des panneaux verticaux de façade et/ou de cloisonnement, ces panneaux sont mis en place suivant une trame maillée à lignes orthogonales, matérialisée au moins en partie sur l'un des plans de référence, les lignes de cette trame étant disposées de manière à éviter les supports verticaux de la toiture, et on utilise des panneaux modulaires dont la largeur est égale à l'écartement des lignes de la trame ou multiple de cet écartement. Dans ces conditions, on peut assurer la coordination dimensionnelle des éléments de la construction, et permettre dans des conditions optimales le raccord entre eux de ces divers éléments. L' invention vise également un bâtiment à un seul niveau, notamment obtenu par application du procédé précédent, comportant un plancher qui constitue un premier plan de référence, un ensemble de supports verticaux et une toiture soutenue par ces supports au-dessus du plancher précité. Suivant l'invention, ce bâtiment est caractérisé en ce qutil comporte des moyens matérialisant à la partie inférieure de cette toiture un deuxième plan de référence parallèle au premier, et entre les deux plans de référence un ensemble de panneaux verticaux de façade et/ou de cloisonnement, dont une partie au moins est non-porteur , ces panneaux étant montés d'une manière amovible, et indépendamment des supports de la toiture. Selon une réalisation préférée du bâtiment précité, les moyens portés par la toiture et matérialisant le deuxième plan de référence sont constitués par un ensemble de solives parallèles et réglables qui définissent une première série de lignes d'une trame maillée. Ces solives comportent des moyens de fixation pour les panneaux verticaux, les emplacements de ces moyens de fixation définissant la seconde série de lignes de la trame, orthogonales aux précédentes, et les lignes de la trame évitant les supports verticaux de la toiture. On peut ainsi établir, de façon simple et à volonté, le module de la trame, servant ensuite pour un nombre aussi élevé que possible d'éléments de construction. De préférence, les solives comportent des moyens modulaires de passage, régulièrement espacés, pour une partie au moins des canalisations du bâtiment, ltemplacement d'unie partie au moins de ces moyens modulaires cotncidant avec les lignes de la trame perpendiculaires aux solives. Avantageusement, les solives comportent des moyens de fixation pour une partie au moins des canalisations précitées et des appareils qui en dépendent, ainsi que pour une partie au moins des éléments de garniture, tels que éléments de plafond, volets roulants et pare-soleil, gouttières, chéneaux, bandeaux de façade et autres, destinés à entre assujettis au voisinage du niveau du plafond. D'autres particularités de l'invention ressortiront encore de la description qui va suivre, en référence aux dessins annexés, donnés à titre dtexemples non limitatifs et dans lesquels - la figure 1 est le schéma simplifié en perspective d'un bâtiment conforme à l'invention - la figure 2 est une vue schématique, en plan du bâtiment de la figure 1 - la figure 3 est le schéma de la trame maillée, définissant l'implantation possible des façades et du cloisonnement d'un bâtiment conforme à l'invention - la figure 4 est le plan d'un bâtiment réel, conforme à l'invention - les figures 5 et 6 sont des vues en élévation d'une façade et d'un pignon du bâtiment de la figure 4 - la figure 7 est une vue perspective des fondations,de l'ossature principale et des supports de la toiture du bâtiment de la figure 4 - la figure 8 représente en perspective le montage d'un des poteaux courants du bâtiment de la figure 4 - la figure 9 montre en perspective le montage d'une solive sous une poutre principale de la toiture du bâtiment de la figure 4 - la figure 10 est une coupe schématique et partielle suivant K-Xde la figure 5 - la figure 11 est une perspective partielle avec arrachement, montrant le réglage des solives et le montage des canalisations et des plafonds du bâtiment de la figure 4 - la figure 12 est le schéma perspectif du montage d'une attache de panneau de plafond du bâtiment de la figure 4 - la figure 13 est une coupe partielle de la figure 6, suivant IIII-XIII parallèle aux solives, montrant le montage de la partie supérieure des cloisons - la figure 14 est un schéma perspectif d'une variante, concernant la structure et les supports de la toiture dtun bâtiment conforme à l'invention - la figure 15 représente une variante de toiture - la figure 16 est un schéma perspectif d'une autre réalisation de bâtiment conforme à l'invention; - la figure 17 représente en perspective une troisième variante de bâtiment conforme à l'invention;; - les figures 18 à 21 sont des vues en élévation de diverses variantes de poteaux de contreventement - la figure 22 est une vue en élévation avec coupe partielle montrant une autre variante de poteau de contreventement. On décrira d'abord, en référence aux figures 1 à 3, diverses modalités d'exécution du procédé de construction visé par l'invention. Pour construire un bâtiment 1 du genre visé aux figures 1 et 2 des dessins annexés, on commence par réaliser un plancher 2, posé sur des fondations traditionnelles, ou éventuellement sur un étage inférieur. Le plancher 2 peut être de tout type connu (béton armé, assemblage d'éléments préfabriqués ou autres). On édifie ensuite les supports verticaux S, par exemple en maçonnerie ou en charpente métallique, et on monte sur ces supports une toiture 3, d'un type quelconque, qui abrite le plancher 2. Cet ensemble est prévu pour supporter tous les efforts généraux du bâtiment 1. On termine alors entièrement la réalisation et le revêtement définitif du plancher 2, dont la surface définit un premier plan de référence Pl. Les supports S comportent des moyens de réglage en hauteur (non représentés sur la figure 1) dont l'action se répercute sur la toiture 3. Ces moyens permettent de rendre parallèle au plan P1 un deuxième plan de référence P2, matérialisé à la partie inférieure de la toiture 3. Suivant les types de construction adoptés pour la toiture 3, ce plan P2 pourra correspondre par exemple à la sous-face d'une dalle de béton, ou au plan commun des semelles inférieures d'un ensemble de poutres principales constituant l'ossature du toit. Ou encore, plus commodément, ce plan P2 pourra correspondre à une nappe de solives, fixées sous la structure de la toiture, et pourvues elles-mêmes de moyens de réglage par rapport à cette structure, pour ajuster à la demande leur position dans ce plan (espacement, parallélisme) et leur position en hauteur par rapport à ce plan (cote verticale). Dans ce plan de référence P2 de la partie inférieure de la toiture 3, on matérialise de façon permanente une trame maillée, à deux séries de lignes orthogonales L2L4, les lignes de chaque série étant parallèles entre elles. Cette trame L2L4 peut notamment être matérialisée par une nappe de solives du genre indiqué ci-dessus. Leur écartement est égal au module M de la trame. Dans le plan P1 du plancher 2, on matérialise une autre trame maillée, à deux séries de lignes h L3 orthogonales. Identique à la trame L2L4 du plan P2, cette trame L1L3 coïncide en projection verticale avec la précédente, et est déterminée par elle (figures 1 et 2), ou inversement en pratique. Les lignes L1L3 et L2L4 des deux trames évitent les supports S, et sont écartées par rapport à ces supports d'une distance prédéterminée D (figure 2). Les plans verticaux définis par les lignes L1L3 et L2L4 des trames des plans P1 et P2 correspondent aux possibilités de variantes du volume habitable du bâtiment 1 (figure 1) et de la division intérieure de ce volume habitable. Pour réaliser les parois verticales correspondant à ce volume habitable et à son aménagement intérieur, on utilise des panneaux modulaires. Des panneaux pleins PE, panneaux-fenêtres PF, panneauxportes PPE, sont utilisés pour les façades (figure 2). Pour le cloisonnement on utilise d'autres panneaux tels PI et PPI. La largeur des panneaux de façade et de cloisonnement est égale au module M de la trame du plan P1 (ctest-a-dire au pas des lignes L2 ou L par exemple), ou à un multiple de ce module. De nombreuses variantes sont possibles, pour l'implantation de ces panneaux de façade et de cloisonnement. En traits pleins, on a représenté (figures 1 et 2) une implantation, à l'intérieur du périmètre des supports S. En traits pointillés, on a représenté une variante de façade, englobant deux de ces supports. Dans ces deux cas, les lignes L1, L3 définissent les plans de symétrie des divers panneaux verticaux PE, PI, etc. d'épaisseur e. Ces lignes L1L3 évitent les supports S et en sont écartées d'une distance prédéterminée D. Pour fixer cette distance prédéterminée D, on considère un bâtiment quelconque (figure 3) comportant des supports S1S2S3S4 éventuellement différents les uns des autres, et irrégulièrement implantés à l'intérieur des mailles de la trame. Pour des raisons de commodité, on raisonne d'auprès la trame L1, t3 du plan P1 du plancher, étant entendu que celle-ci est définie à partir de la trame L2 L4 du plan P2. On rapporte par projection sur cette trame L1L3 l'ensemble des conditions dimensionnelles à respecter, quant aux supports et aux parois verticales, pour tout le volume habitable compris entre les plans de référence P1 et P2 de la figure 1. On peut aussi opérer directement d'après L2 L4. A chaque ligne L1, L3, prise comme axe de symétrie, on fait correspondre (figure 3) une bande de largeur E, telle que, dans tous les cas, subsiste un jeu d entre les supports S et les divers équipements d'attache (menuiserie, plinthes , canalisation), en saillie sur les parois verticales. Celles-ci sont constituées de panneaux de façade tels que PE, d'épaisseur el, ou de panneaux de cloisonnement tels que PI, d'épaisseur e2. Les panneaux de façade sont sensiblement plus épais en général que les panneaux de cloisonnement.D'après la figure 3, il est facile de voir que les épaisseurs et distances précitées sont alors liées par les deux conditions suivantes (I) D > E2 2 > "2 (Il) D = - + d A titre indicatif, on peut adopter -les valeurs suivantes, dans le cas d'une construction où les panneaux modulaires ont une largeur de 900 mm, égale au module M, (espacement des lignes L1, L3 de la trame) E = 160 mm D = 120 mm el = 100 mm e2 = ElO mm d = 40 mm Le jeu d, pris en considération dès l'établissement des plans d'exécution du bâtiment, correspond aussi à une précaution vis-à-vis des aléas de réglage et de montage, et des imperfections éventuelles des supports de la toiture, des panneaux modulaires, et de leur implantation. Comme il apparait de la description précédente, le fait d'avoir matérialisé de façon permanente une trame maillée à la partie inférieure de la toiture, et d'avoir disposé cette trame pour éviter les support s de la toiture assure toutes les possibilités de variantes dtimplantation des panneaux modulaires de façade et de cloisonnement. Ainsi, se trouve réalisée la flexibilité du volume habitable et de ses divisions intérieures. C'est l'un des buts essentiels de l'invention. L'achèvement préalable du revêtement du plancher et remploi d'éléments modulaires préfabriqués, pour réaliser les parois verticales des façades et du cloisonnement favorisent l'ordonnancement, la rapidité d'exécution, et l'économie des travaux. La coordination des corps de métiers est simplifiée, et chacun peut intervenir isolément et en une seule fois. On va maintenant décrire, à titre exemple non limitatif, et en référence aux figures 4 à 13, une réalisation industrielle détaillée de bâtiment conforme l'invention. Le gros oeuvre du bâtiment 10 (figures 4, 5, 6), conforme à l'invention, est constitué à partir des fondations 20, recouvertes d'une toiture 30, qui repose sur des supports 40, 41. La toiture 30 (figure 7) comporte une ossature de poutres principales 31, rigidement liées entre elles par des moyens connus, et fixées aux extrémités supérieures des supports 40, 41 par des plaques entretoisées telles que 46 (figure t). Celles-ci assurent à ces liaisons la stabilité nécessaire pour résister aux efforts latéraux qui peuvent stexercer sur le bâtiment 10 dans les deux directions principales de l'ossature de la toiture 30. Les pieds des supports 40 comportent un dispositif de réglage (figure t) constitué dtun vérin à vis 42, dont les deux extrémités, filetées à pas opposés, sont engagées l'une dans le pied taraudé du support, et l'autre dans une embase 43 scellée dans le plancher 20 à l'aide dtune ferrure 44. Un cache tubulaire 45, peut coulisser sur le poteau 40, pour bloquer le vérin à vis 42 et le masquer, ainsi que l'embase 43. La toiture 30 (figures 10 et 13) comporte une couverture classique, formée de plaques ondulées jointives 39, en tôle zinguée, fixées sur la semelle supérieure des poutres 31, par des attaches (non représentées). Sur les ondulations de ces plaques 39, on pose successivement un matelas d'isolation thermique 39a, agrafé aux plaques, un revêtement d'étanchéité 39b, fixé au matelas par adhérence, et une couche granuleuse 39c, enrobée dans le revêtement 39b, et lui procurant la dureté superficielle nécessaire. La toiture 30 comporte encore des gouttières et des descentes d'eau pluviale (non représentées). Les supports 41 à double fût participent à la résistance visà-vis des efforts latéraux, dûs par exemple au vent, qui stexercent sur lrossature du bâtiment 10 (figure 7). Ils sont reliés aux poutres 31 par des plaques entretoisées 46 identiques à celles des supports 40 (figure t). Ces plaques 46 sont prévues pour résister aux efforts de flexion dans les deux sens des poutres principales 31 de la toiture. Les supports 41 sont fixés au plancher 20 par un dispositif de réglage identique au dispositif 42, 43 des supports 40 (figure t), avec un cache amovible 45. Les ferrures de scellement 44, les éléments 42, 43 du dispositif de réglage, les supports 40, 41, et les plaques de fixation 46 assurent le maintien de ltossature 31 vis-à-vis des efforts verticaux (réglage, arrachement, renversement). Le dispositif de réglage 42, 43 des supports 40, 41 permet une première retouche de la planéité de l'ossature 31 de la toiture et de son parallélisme par rapport au plan P1 du plancher 20. Sous les poutres principales 31 de la toiture 30, sont montées des solives transversales 32 (figures 9 à 13), en tôle pliée, de profil précis, et comportant une âme reliée à deux semelles paras lèles. On explique plus loin comment stopèrent le montage et le réglage de ces solives parallèles, dont la face inférieure matérialise le plan de référence supérieur P2. L'âme et les deux semelles des solives 32 sont pourvues chacune d'une série régulière de trous 35, 36 (figures 11 à 13), dont les centres sont alignés dans chaque série et se correspondent verticalement trois par trois, suivant un axe YYt perpendiculaire aux semelles. Longitudinalement, les centres des trous de l'âme et des semelles sont espacés d'une fraction de la valeur adoptée pour le module M des trames. Par exemple, cet espacement sera de 112,5mm = M/t, avec un module M = 900 mm. Les solives 32 sont montées sous les poutres 31 (figures 10 et 11) de telle manière que les axes des semelles et de l'âme (lignes des centres des trous 35, 36) matérialisent les lignes L2 de la trame supérieure (espacées d'une distance égale au module M) tandis que l'alignement transversal des trous correspondants est parallèle aux lignes L4 (figure 11). Ces trous étant espacés de M/S, on trouvera une ligne t tous les huit trous. 4 On va maintenant décrire en détail le montage, le réglage et le rôle des solives 32, qui sont une caractéristique importante de cette réalisation particulière de l'invention. Les solives 32 sont fortement appuyées contre la semelle inférieure des poutres principales 31 au moyen de brides 33, boulonnées dans des trous 36 de leur semelle supérieure (figures 11 et 13). Une cale d'épaisseur 37, interposée entre la semelle de la poutre 31 et la partie adjacente de la semelle de la solive 32 permet de régler exactement la position relative de ces deux éléments, au moment du serrage des brides 33, notamment pour que les solives 32 restent rigoureusement rectilignes. I1 est commode d'immobiliser les cales 37 dans un trou 36 de la semelle de la solive 32, par exemple au moyen d'une pastille 3t, soudée à la cale 37, et qui stajuste dans le trou 36. Au montage des solives 32 sous les poutres 31, on peut ainsi en modifier légèrement la hauteur, au moyen d'une cale 37 d'épaisseur appropriée. Avant le serrage complet des brides 33, on peut aussi faire coulisser chaque solive 32, dans le sens de l'axe des poutres 31, pour régler le parallélisme et l'écartement relatif des solives 32 (figure 10). Cet écartement doit être égal au module M des trames L1 L3 (plancher) et L2 L4 (toiture), soit 900 mm. Pour ce réglage de parallélisme et d'écartement des solives 32 on part d'une première solive 32a, dont la position est réglée d'abord par rapport à une ligne de référence Lla de la trame matérialisée sur le plancher 20.La première ligne de référence L2a de la trame supérieure L2L4 (figures 7, 10, 11) est ainsi définie par les centres des trous 36 de la semelle supérieure de la solive 32a, réglée dans le plan vertical de la ligne Lla du plancher. Toutes les solives 32 ont été coupées à même longueur, et de telle manière que l'axe du premier trou 36a se trouve sensiblement à même distance de l'extrémité, par exemple à M/16 soit 56,25 mm. En faisant jouer suivant son axe la solive de référence 32a (figures 10 et 11), on amène le centre du premier trou 36a à la verticale d'une ligne de référence L3a du plancher (figure 11), puis on règle pareillement les autres solives 32. Le jeu prévu entre l'extrémité des brides 33 et l'âme verticale des poutres 31 permet ce réglage, qui est par exemple de l'ordre de 4 à 5 mn. On termine le réglage en retouchant au besoin le parallélisme du plan de référence de la toiture (trame L2L4) par rapport au plancher (trame L1L3) en jouant sur les dispositifs réglables 42, 43 des supports 40 et 41 (figures 7 et ). Les trous 35 des âmes des solives 32 constituent un moyen de passage et de fixation très commode pour diverses canalisations, telles que 71, 72 (figure 11). De même, des appareils dépendant de ces canalisations, par exemple des luminaires de plafond (non représentés) peuvent être facilement fixés aux trous des solives 32, soit directement à l'aplomb de celles-ci, soit à toute position intermédiaire entre deux solives au moyen d'une traverse fixée aux solives 32. Les solives 32 permettent encore d'assurer facilement la fixation d'éléments de garniture, tels que les volets roulants ou les pare-soleil des façades, et aussi de divers accessoires de toiture tels que les chéneaux, gouttières ou bandeaux de façade. Par exemple (figure 10) les bandeaux de façade 88 sont reliés aux solives de rive, telles que 32b par des attaches 84 fixées à des trous de ces solives. Les canalisations 71, 72, les bandeaux de façade tt, et autres accessoires fixés aux solives 32 peuvent être préparés en éléments modulaires ou en sous-ensembles préfabriqués, économiques et faciles à poser ou à remplacer. Les solives 32 servent aussi au montage des panneaux modulaires 4S, qui constituent les façades du bâtiment 10, et en délimitent le volume habitable (figure 10). Leur montage est analogue à celui des panneaux de cloisonnement 49 (figure 13), fixés aux solives 32 par des vérins normalisés 51 à vis comportant un boulon 59, dont la tige est engagée dans un chapeau taraudé 52, lui-même noyé dans la partie supérieure des cloisons 49, ou des poteaux de rac ordement 50. Le positionnement précis des axes Y1Y2 de ces vérins 51 est assuré grâce aux trous 36 de la semelle inférieure des solives 32 dont la position a été réglée avec soin. Les centres des trous 36 correspondent aux lignes L2L de la trame supérieure, par rapport à laquelle est agencée l'implantation de tout le système des panneaux 4S, 49. Outre une tête 53, et un contre-écrou 54 de fixation à la solive 32, chaque vérin 51 est pourvu d'un ressort hélicoidal 55 partiellement comprimé entre deux rondelles 56, 57. A sa partie inférieure, chacun des panneaux 4t, 49 appuie sur le plancher 20 (figure 10) au moyen de tampons à vis 61, engagés dans un chapeau, analogue au chapeau 52 de la figure 13, noyé dans l'extrémité du panneau. Les panneaux de façade 4 (figure 10) sont pourvus en bas de joints d'étanchéité plastiques 62 bloqués par le tampon d'appui 61 et complétés par une bande de protection contre les ruissellements 63. L'interstice sous le pied du panneau 48 est bourré de produit d'étanchéité sans retrait. Une plinthe intérieure 64 complète ce montage.Les bas de panneaux de cloisonnement 49 sont munis de plinthes analogues. En haut, les panneaux de façade 48 sont pourvus d'un deuxième joint d'étanchéité 65 (figure 10) constitué d'une bande de matière élastique exempte de vieillissement, par exemple en caoutchouc synthétique. Les joints 65 sont comprimés contre les extrémités des panneaux 8. Ceux-ci comportent aussi des joints d'étanchéité verticaux, dont la réalisation dépend de la nature des panneaux utilisés. Les plafonds du bâtiment 10 sont constitués de plaques carrées 81 (figure 10) dont le côté est égal au module M. Les quatre coins sont au besoin tronqués pour permettre la fixation de ces plaques sur la tige des boulons 59 fixés aux solives 32 (figures 12 et 13). Ces plaques gl reposent soit sur la partie supérieure des panneaux de façade ou de cloisonnement 4S, 49 (figure 13), soit par leurs coins sur des cabochons 83 (figure 12), vissés sur la tige des boulons 59, au fur et à mesure du montage du plafond. Ces plaques 81 sont maintenues en place par les rondelles 57, comprimées vers le bas par les ressorts 55. Des panneaux 82, analogues aux panneaux de plafond 81 (figure 10), mais à l'épreuve des intempéries, sont utilisés pour ltexté- rieur. Pour leur montage on utilise des cabochons protégés 83a, analogues aux cabochons 83 des plafonds intérieurs. On a vu que le réglage du parallélisme du plan de référence de la toiture par rapport à celui du plancher, et la mise en place sous la toiture d'une nappe de solivs parallèles, permettent de matérialiser la trame maillée utilisée pour les plans d'exécution du bâtiment, et en particulier pour la réalisation des parois verticales des façades et du cloisonnement. Les profilés en tAle pliée et perforée luron emploie pour matérialiser ainsi la trame supérieure, permettent de le faire avec une excellente précision dimensionnelle, courante pour ce genre de produits, à la différence des techniques de maçonnerie, de béton armé ou de charpente métallique utilisées dans les travaux de gros oeuvre. Les dispositifs de réglage des supports de la toiture correspondent au même degré de précision. Le système de solives normalisées, matérialisant la trame supérieure, facilite le montage des canalisations en sous-ensembles modulaires préfabriqués, et de nombreux accessoires et appareils dont la normalisation devient facile. La surface du plancher est entièrement terminée avant la pose des panneaux modulaires de façade et de cloisonnement et des plaques de plafond. Ces panneaux peuvent eux aussi être entièrement terminés avant la pose ou, du moins, n'avoir plus besoin que dlune couche de finition. Tous ces avantages permettent une réduction importante de nombreux travaux de finition du chantier. La coordination dimensionnelle précise, assurée par la nappe de solives liée à la toiture, pour fournir les moyens rattache des panneaux verticaux et des plaques de plafond, permet une construction rapide et économique. L'interchangeabilité de tous les éléments modulaires, la commodité des fixations amovibles, et la matérialisation permanente d'une trame maillée, permettent toutes variantes d'implantation des parois et assurent au volume habitable et à son cloisonnement la flexibilité recherchée. La préfabrication modulaire et la normalisation des canalisations et de nombreux accessoires sont un autre avantage économique. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à la réalisation quton vient de décrire en détail, à titre d'exemple non limitatif, et on peut y apporter de nombreuses variantes. Ainsi (figure 14), la charpente p8incipale eb les supports de la toiture peuvent être constitués par des portiques parallèles 92, formés de poutres d'acier de profil en I, dont les pieds 94 sont noyés dans les fondations 95. L'écartement relatif des portiques 92, 92a au montage est réglé à l'aide d'entretoises telles que 93. Sous la face inférieure de la traverse horizontale des portiques 92, on monte une nappe de solives parallèles 91, matérialisant le plan de référence P2, et la trame supérieure L2L, comme indiqué précédemment à propos de la figure 11. Les solives 91 sont fixées à l'aide des attaches réglables 96, analogues aux attaches 33. Dans 11 exemple de la figure 15, une toiture en treillis métallique 100 est montée sur des piliers 110. Les éléments longitudinaux 101 de la partie inférieure de la toiture soutiennent une nappe de solives parallèles et réglables (non représentées) perpendiculaires aux éléments 101, et analogues aux solives 32 de la figure 10, avec des attaches comparables aux ferrures 33. Dans le cas d'une toiture formée d'une dalle en béton armé (figure 16) le réglage des solives 132 est assuré par des attaches (non représentées) qui sont fixées dans des échancrures 131 de la dalle 130, perpendiculaires aux solives. Ce réglage permet également d'assurer le parallélisme du plan de référence P2 par rapport au plan de référence P1 du plancher 120. On peut aussi (figure 17) utiliser une toiture 140 à plusieurs pentes, et matérialiser dans le plan inférieur de cette toiture une trame L2L4, correspondant à la trame L1L3 du plancher 150. La trame L2L4 est matérialisée par une nappe de solives (non représentées), analogues aux solives 91 de la figure 14. Les supports de la toiture peuvent être des piliers en maçonnerie (figure 16) ou en béton (figure 17), ou des poutrelles métalliques (figures 14 et 15). Les dispositifs de réglage en hauteur (analogues au dispositif 42, 43 de la figure t) peuvent être fixés à la partie supérieure des piliers en béton ou maçonnés. On ne les a pas représentés sur les figures 15, 16 et 17. Dans le cas de la figure 14 le réglage de parallélisme du plan de référence de la toiture (trame L2L) est assuré par les attaches 96 des solives 91. Ces attaches permettent une amplitude suffisante de réglage en hauteur, par un moyen analogue à la cale d'épaisseur 37 de la figure 13. On peut également utiliser divers support s réalisés à partir de tubes métalliques permettant une préfabrication économique et des styles variés (figures 18 à 22). Comme le montre la figure 22, tous ces supports sont fixés à la structure de la toiture (poutres 31) par des plaques de liaison 46, 47 assurant la tenue nécessaire à la flexion dans les deux sens. Ces plaques sont masquées par le bandeau 88. Un dispositif de réglage (42, 43) permet de rectifier le parallélisme de la toiture et du plancher. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modalités opératoires et aux réalisations quton vient de décrire à titre d'exemple, et on peut y apporter de nombreuses autres variantes, sans sortir du domaine de Irinvention. VENDI ClONS REVENDICAslONtS 1. Bâtiment à un seul niveau comportant un plancher qui constitue un premier plan de référence horizontal, un ensemble de supports verticaux et une toiture soutenue par ces supports au-dessus du plancher précité, caractérisé en ce qu'il comporte à la partie inférieure de la toiture un ensemble de solives parallèles et règlables matérialisant un deuxième plan de référence horizontal, ces solives définissant une première série de lignes d'une trame maillée, ces solives comportant des moyens de fixation pour des panneaux verticaux de façade et/ou de cloisonnement, les emplacements de ces moyens de fixation définissant la seconde série de lignes de la trame, orthogonales aux précédentes, les lignes de la trame évitant les supports verticaux de la toiture. 2. Bâtiment conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que les solives comportent des moyens modulaires de passage régulièrement espacés pour au moins une partie des canalisations du batiment,l'em- placement d'une partie au moins de ces moyens modulaires coïncidant avec les lignes de la trame perpendiculaires aux solives. 3. Bâtiment conforme à l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les solives comportent des moyens de fixation amovible pour au moins une partie des canalisations et des appareils qui en dépendent, ainsi que pour une partie au moins des éléments de garniture, tels que plaques de plafond ou autres articles destinés à être assujettis au voisinage du plafond. 4. Bâtiment conforme à l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comporte des réseaux de canalisations préfabriquées de structure modulaire, le module de ces réseaux étant égal à l'écartement des lignes de la trame ou multiple de cet écartement. 5. Bâtiment conforme à ltune des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que ensemble des solives est constitué, au moins en partie, par des poutres comportant une première semelle fixée à la toiture, une seconde semelle parallèle à la première et une âme reliant ces deux semelles, et en ce que les deux semelles et leur âme de liai son comportent des séries régulières de découpures coïncidant avec au moins une partie des lignes de la trame qui sont perpendiculaires aux solives.