FR 2480494 A2 19811016 FR 8008934 A 19800415 La présente invention concerne des perfectionnements, modifications et changements apportés au commutateur à plusieurs couches de points de croisement décrit dans la demande de brevet déposée sous le numéro d'enregistrement national 79 21202 le 16 août 1979 et dont le présent demandeur est le cessionnaire. Plus particulièrement, la présente invention concerne un commutateur à matrices à plusieurs couches de points de croisement utilisables notamment dans des répartiteurs téléphoniques ou autres, ou dans des dispositifs semblables. Elle concerne un tel commutateur à sélection par coordonnées. Le commutateur décrit dans la demande de brevet principal se compose de plusieurs premières nappes de fils parallèles orientées dans une première direction et de plusieurs secondes nappes de fils orientées dans une direction perpendiculaire aux premières nappes 2 les premières et secondes nappes de fils étant intercalées. Chaque nappe de fils est portée par une grille en matière isolante à mailles carrées. Chaque maille est traversée par un fil conducteur qui est parallèle à un de ses côtés. Les grilles des secondes nappes sont décalées angulairement d'un quart de tour, toutes dans le même sens, par rapport aux grilles des premières nappes. Un point de croisement est constitué par deux mailles adjacentes superposées et une surface conductrice d'une fiche dont l'axe est perpendiculaire aux plan des nappes et qui, enfichée dans les mailles du point de croisement permet de relier électriquement le segment de fil de la maille supérieure au segment de fil de la maille inférieure. Chaque fiche enfichée dans un empilage de points de croisement comporte autant de bagues cylindriques conductrices que de points de croisement superposés. Chaque bague a une hauteur prévue pour constituer la surface conductrice d'un seul point de croisement. Dans certains cas, les surfaces conductrices des fiches ne sont constituées que par des secteurs de bagues et les fiches comportent des têtes en forme de croissants dont les cornes coopèrent avec les dents souples de barres de sélection déformables par des dents de barres de travail. Les barres de sélection et de travail sont croisées. Chaque barre de sélection peut être poussée dans un sens, ce qui détermine, avec une barre de travail au travail, la rotation d'une tête de fiche d'un quart de tour dans un sens, et peut être tirée dans l'autre sens, ce qui détermine, avec une barre de travail adjacente au travail, la rotation de la même tête d'un quart de tour dans l'autre sens. La rotation dans un sens ou dans l'autre fait que les secteurs conducteurs des bagues de la fiche établit ou ouvre les connexions des points de croisement empilés. Dans d'autres cas, les surfaces conductrices des bagues sont constituées par des bagues circulaires complètes et la fermeture cu l'ouverture des points de croisement s'obtient en déplaçant les fiches perpendiculairement au plan des nappes, dans un sens ou dans l'autre. Dans l'exemple de réalisation décrit en détail dans la demande de brevet principal, on a considéré un commutateur à secteurs conducteurs et des fiches commandées en rotation. L'utilisation de barres de sélection et de barres de travail croisées nécessite d'avoir accès à deux faces verticales des commutateurs pour actionner les fiches.. Un objet de la présente invention consiste à prévoir un organe de commande des têtes de triches rotatives qui ne nécessite un accès que sur une face du commutateur, tout en conservant les avantages des commutateurs décrits dans la demande de brevet principal. Un autre objet de l'invention consiste à prévoir un organe de commande de têtes de fiches mobiles en translation, qui ne nécessite l'accès également que sur une face du commutateur, tout en conservant les avantages des commutateurs de la demande de brevet principal. Suivant une caractéristique de l'invention, il est prévu un commutateur comportant un organe de commutation comprenant deux tiges parallèles dont les extrémités actives sont munies chacune d'un crochet qui peut être abaissé (ou monté) en conjonction avec un mouvement de translation de la tige correspondante, le crochet d'une tige abaissé (ou monté) entraînant une des deux faces d'accrochage de la tête d'une fiche de commutation dans un sens, ce qui fait tourner la fiche d'un quart de tour dans un sens, le crochet de l'autre tige abaissé (ou monté) entraînant l'autre facé d'accrochage, ce qui fait tourner la fiche d'un quart de tour dans l'autre sens. Suivant une autre revendication, l'extrémité active de chaque tige a la forme d'une tête plate reliée au corps de la tige par une partie souple, la tête portant un ergot engagé dans une fente d'une plaque rigide de l'organe de commande, la fente ayant, dans un plan vertical, la forme d'un S, telle que le mouvement de translation de la tige dans l'organe qui entraîne le déplacement de l'ergot dans la fente, fasse descendre (ou monter) celui-ci, puis terminer sa course par un mouvement simple de translation, le crochet de la tête décrIvant une trajectoire parallèle à celui de l'ergot. Suivant une autre caractéristique, les têtes des fiches comportent une partie basse cylindrique et une partie haute en forme de secteur circulaire présentant un renflement cylindrique en son centre, le secteur ayant un angle au centre légèrement inférieur à 180 -. Suivant une autre caractéristique, le centre du renflement cylindrique est surmonté d'un pion conique. Suivant une autre caractéristique, il est prévu un commutateur comportant un organe de commutation comprenant deux tiges parallèles dont les extrémités actives sont pourvues chacune d'un poussoir qui peut être abaissé (ou monté) en conjonction avec un mouvement de translation de la tige correspondante, le poussoir abaissé (ou monté) entrai- nant l'un des crêtés latéraux du cadre formant la tête de la fiche, ce qui fait descendre (ou monter) la fiche dans l'empilage, une tige étant associée à un poussoir qui descend et l'autre à un poussoir qui monte. Les caractéristiques-de l'invention mentionnées ci-dessus, ainsi que d'autres, apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante d'exemples de réalisation, ladite description étant faite en relation avec les dessins joints, parmi lesquels: la Fig. 1 est une vue en perspective d'un exemple de réalisation d'un élément de commutateur connu suivant le brevet principal, la Fig. 2 est une vue éclatée d'un empilage connu, suivant le brevet principal, d'éléments selon la Fig. 1, ainsi que d'une fiche de commutation, suivant l'invention, la Fig. 3 est une vue schématique en plan illustrant le fonctionnement de l'empilage de la Fig. 2, la Fig. 4 est une vue en perspective d'une variante de la fiche de la Fig. 2, la Fig. 5 est une vue en perspective éclatée d'un empilage obtenu avec des éléments plus longs dérivés de celui de la Fig. 2, la Fig. 6 est une vue en perspective, avec coupes partielles,d'un détail d'un élément de l'empilage de la Fig. 5, La Fig. 7 est une vue d'une pile formée d'empilages suivant la Fig. 5, les Figs. 8a à 8c sont respectivement des vues en élévation, en plan et de bout de la partie active d'un organe de commande de commuta tièn suivant l'invention, Les Figs. 9a à 9c sont des vues schématiques montrant les changements d'états d'une fiche de commutation, La Fig. 10 est une vue schématique illustrant le positionnement de l'organe de commande des Figs. 8a à 8c, La Fig. ll est une vue schématique montrant un premier exemple d'orientation des fiches, la Fig. 12 est une vue montrant une second exemple d'orientation des fiches, la Fig. 13 est une vue illustrant la disposition de piles, suivant la Fig. 7, associées à un système de positionnement-dlorganes de commande, la Fig. 14 est une vue en plan de l'ensemble des pilesde la Fig. 13, la Fig. 15 montre une variante de la disposition de la Fig. 14, la Fig. 16 est une vue d'une autre variante de dispossition, les Figs. 17a à 17d sont des vues schématiques en perpective d'un outil manuel de commande de commutation des fiches, dont l'objet est le même que celui de l'organe des Figes. 8a à 8c, les Figs. 18a à 18c sont des vues partielles d'une fiche, semblable à celle de la Fig. 4, représentée au repos, au passage au travail et au retour au repos, les Figs 19a à 19c sont respectivement les vues en élévation, en plan et de bout, avec coupes, d'un organe de commande de commutation capable de commander la fiche des Figs. 18a à 18c, la Fig. 20 est une vue schématique d'un empilage avec toutes les fiches, suivant les Figs. 18a à 18c, orientées dans le même sens, et la Fig. 21 est une vue schématique d'un empilage dans lequel on utilise des variantes des fiches des Figs. 18a à 18c. L'élément de commutateur de la Fig. 1 est constitué par une grille carrée 1 en matière plastique isolante présentant des ouvertures ou mailles carrées 2 formant des alignements parallèles aux côtés externes 3 à 6 de la grille. Dans les alignements, les ouvertures 2 sont régulièrement espacées. Des bandes ou poutres métalliques 7 traversent de part en part la grille 1 perpendiculairement aux côtés 3 et 5. Chaque poutre ou fil 7 traverse un alignement d'ouvertures 2 parallèle aux côtés 4 et 6, avec dans chaque ouverture traversée un segment apparent 8. La hauteur de chaque poutre 7 est inférieure à l'épaisseur de la grille 1 avec son axe longitudinal dans le plan médian de la grille. Comme l'indique également la vue en plan de la Fig. 3, dans chaque ouverture 2, le segment associé 8 ne passe pas par le centre de l'ouver- ture 2, mais est déporté par rapport au centre de l'ouverture. La Fig. 1 indique que toutes les poutres d'une grille sont déportées dans le même sens par rapport aux centres des ouvertures qu'elles traversent. Les bouts 9 des poutres 7, qui se trouvent à l'extérieur de la grille, servent au raccordement des poutres à des câbles de liaison. Les poutres 7 sont conductrices de l'électricité et fabriquées en un matériau dont l'élasticité est compatible avec une pression de contact raisonnable. La Fig. 2 montre une pile de grilles 10 à 15, toutes identiques à la grille 1. Les nappes 16, 18 et 20 des grilles 10, 12 et 14 sont orientées dans une direction perpendiculaire, aux nappes 17, 19 et 21 des grilles 11, 13 et 15. La Fig. 2 montre également une fiche 22 comportant un corps cylindrique 23 pourvu d'une tête 24, l'ensemble de 23 et 24 étant en matière plastique isolante. Le corps 23.porte des lamelles de contact 25, 26 et 27, toutes identiques, en métal ou alliage bon conducteur. Les lamelles de contact 25 à 27 sont régulièrement espacées le long du corps. Elles n'entourent pas complètement le corps 23 et ont une hauteur de l'ordre de l'épaisseur d'une grille plus la hauteur d'une poutre 7. A la Fig. 3, on a montré la section transversale de la fiche 22 dans le plan passant par la lamelle 25. I1 apparaît que le diamètre du corps 23 est tel que le corps 23 seul puisse être introduit dans une ouverture de grille sans porter simultanément sur les bords de la grille et le segment de poutre 8. La section de la lamelle 25 est sensiblement en arc de cercle de 2700, le diamètre du cercle de 25 étant supérieur à celui de 23. Les bords extrêmes 28 et 29 de 25 sont enroulés sur eux-mêmes et se logent dans des rainures longitudinales 30 et 31 creusées dans le corps 23. Etant donné la différence de diamètre entre 25 et 23, la lamelle 25 s'écarte progressivement de la surface de 23 à partir de ses bords 28 et 29.Le diamètre de 25 est tel que l'ensemble du corps 23 et de la lamelle 25 entre en contact avec les côtés du carré défini par la poutre 16, la poutre 17 et les faces des ouvertures correspondantes. Dans ces conditions, la lamelle 25 se déforme et équilibre chaque contact, en permettant des rotations plus faciles. Comme on l'a mentionné ci-dessus, la hauteur de la lamelle 25 est supérieure à l'épaisseur d'une grille, mais inférieure au double de cette épaisseur. Donc, la lamelle 25 peut entrer en contact, à la fois, avec les poutres 16 et 17. En fait, la Fig. 3 montre la fiche 22 en position de travail, 25 étant en contact avec 16 et 17. Elle montre également une seconde fiche 32, identique à 22, mais tournée d'un quart de tour, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, si bien que 25 n'est plus en contact qu'avec 17. La fiche 32 est en position de repos. La tête 24 de la fiche 22 a une forme particulière qui sera décrite en détail dans la suite et qui permet, associée à un organe de commande, de faire tourner la fiche d'un quart de tour dans le sens inverse des aiguilles d'une montre ou dans le sens direct pour la mettre au repos ou à nouveau au travail. On notera que, si on tourne la fiche 22 d'un quart de tour dans le sens des aiguilles d'une montre, elle reste en position de travail. En pratique, comme on le verra dans la suite en décrivant le dispositif de commande, la fiche 22 ne peut prendre que deux positions, sans ambiguïté. En se référant à nouveau à la Fig. 2, il apparaît qu'en enfonçant la fiche 22 dans une ouverture de la pile, on ferme trois points de croisement superposés et indépendants, l'un entre une poutre de la nappe 16 et une poutre de la nappe 17, l'autre entre un fil de la nappe 18 et une poutre de la nappe 19, et le troisième entre une poutre de la nappe 20 et une poutre de la nappe 21. La pile de la Fig. 2 dans laquelle chaque grille comprend 4x4 ouvertures 2 permet l'insertion de quatre fiches, telles que 22, pour réaliser quatre connexions distinctes. Dans la pratique, il est nécessaire de prévoir des matrices de plus grandes dimensions et des piles comportant plus de six grilles, la pile de la Fig. 2 n'ayant été montrée qu'à titre d'exemple pour illustrer la structure de base du commutateur suivant l'invention. A la Fig. 5, on a représenté une pile 34 constituée à partir de grilles allongées, telles que la grille 35 représentée avant sa mise en place sur la pile. La grille 35 a une forme rectangulaire comportant quatre lignes d'ouvertures 2, chaque ligne comptant 19 ouvertures. La grille 35 est traversée par une nappe de quatre poutres conductrices 36 dont chacune passe respectivement dans une ligne d'ouvert res, parallèlement à la longueur de la grille 35. Les positions respectives des segments nus des poutres sont identiques à celles de la gril le 1. En fait, la grille 35 ne se distingue de la grille 1 que par le fait que dans une direction elle comporte un plus grand nombre d'ouvertures. La pile 34 est formée de huit niveaux 37 à 44, chaque niveau étant formé par quatre grilles 35 disposées parallèlement les unes à côté des autres, leurs grands côtés étant adjacents. Dans chaque niveau, les grilles adjacentes 35 sont séparées l'une de l'autre par un intervalle t égal au pas des ouvertures dans la grille 35. Les grilles des niveaux impairs 37, 39, 41 et 43 sont orientées dans le même sens tandis que les grilles des niveaux pairs 38, 40, 42 et 44 sont orientées dans le sens perpendiculaire. Les niveaux étant superposés, les ouvertures créent des alignements verticaux comme dans la pile de la Fig. 2. Avec quatre lignes de trous par grille, plus trois intervalles de la largeur d'une ligne de trous entre les grilles, on a donc 4x4 + 3x1 = 19 lignes de trous par niveaux ce qui correspond aux 19 trous par ligne pour constituer une pile à section carrée.Toutefois, il faut noter que les lignes des intervalles ne sont pas utilisables. Donc dans chaque niveau, il y a une matrice de 16x16 trous utilisables. Une telle pile permet donc de réaliser 16 connexions à quatre contacts chacune. D'une manière plus générale, une grille du type de celle de 35 se compose de n lignes de trous, ce qui correspond à une nappe de n poutres conductrices parallèles au pas p. Chaque ligne peut comprendre q trous. Dans le cas d'une matrice carrée, si on dispose parallèlement k grilles par niveaux, avec un intervalle de t lignes entre grilles adjacentes, on a la relation: q = kn + (k - î)t On obtient alors longueur et largeur en multipliant n et q par le pas E. On peut aussi prévoir des matrices- rectangulaires et, pour l'homme de l'art, il est facile de trouver les dimensions modulaires des grilles qui sont reliées au côté entrée du commutateur et des grilles reliées au côté sortie. A titre d'exemple, une grille de base peut comprendre une nappe de 10 conducteurs au pas de 5mm. Chaque conducteur a une section de 1 x 0,2 mm et la grille d'une épaisseur de 2,5 mm est surmoulée sur la nappe. La longueur d'une grille peut atteindre 120 pas ou plus. Pour obtenir les grilles, on fabrique une bande de grande longueur surmoulée sur une nappe de fils, puis on découpe la bande à la longueur voulue. La Fig. 6 montre un tenon cylindrique 45 prévu en un point de croisement de deux barreaux 46 et 47 de la grille 35 sur une face de cette grille. Sur l'autre face de la grille, en face du tenon 45, est prévu un trou borgne cylindrique 48. La grille 35 comporte ainsi un certain nombre de couples composés d'un tenon 45 et d'un trou borgne 48, et il en est de même des autres grilles de la pile 34. Ces couples sont prévus pour assurer la bonne mise en place des grilles superposées, un tenon 45 d'une grille inférieure venant se loger dans un trou correspondant de la grille immédiatement supérieure. Evidemment la répartition des couples tient compte du fait que d'un niveau à un autre la direction des grilles changent et que des intervalles vides sont prévus entre des grilles parallèles d'un niveau.Les tenons et les trous sont fabriqués au cours du surmoulage des poutres 36 pour obtenir la grille. La pile 35 ainsi obtenue est rigide et solide, et, de plus, pratiquement étanche aux poussières. A la Fig. 5, on a représenté une pile 35 compprtant huit niveaux. En pratique, dans une application à un répartiteur de circuits de transmission, il est nécessaire d'empiler quatorze niveaux, ce qui, avec les données numériques mentionnées ci-dessus, correspond à une épaisseur de matrice de 35 mm. Dans une application à un répartiteur de lignes d'abonnés, on n'a besoin que de quatre niveaux, -ce qui conduit à une épaisseur de 10 mm. La fiche 49 de la Fig. 4 correspond à une variante de la fiche 22 de la Fig. 2. Elle comprend aussi un corps cylindrique autour duquel sont prévus des anneaux circulaires de contact 50 de même hauteur que 25 et séparés les uns des autres comme 25, 26 et 27. La tête 51 de 49 a une forme particulière qui permet de la soulever ou de l'enfoncer dans une pile, comme on le verra en détail dans la suite. Bien entendu, l'utilisation des fiches 22 ou 49 impose pratiquement que leur nombre soit égal à celui des points de croisement de la matrice. Comme on le verra dans la suite, le nombre élevé des fiches à commande par rotation, comme 22, est compensé par la possibilité de les commander à partir d'une seule face latérale de la pile et, même, automatiquement. A la Fig. 7, on a représenté symboliquement une pile 33 que l'on coiffe avec un module de commande 52. Le module de commande coiffe les têtes des fiches de commutation qui sont enfichées dans les trous de la pile 33 au moment de la pose du module 52. En fait, le module de commande 52 a la forme d'un couvercle formé de rainures 53 juxtaposées qui servent d'éléments de guidage pour un organe de commutation. On verra dans la suite comment en introduisant un organe de commutation dans ces rainures 52, on peut sélectivement faire tourner les têtes 24 des fiches. A la partie droite, en regardant la Fig. 7, on a montré comment on peut constituer des colonnes de piles 33, respectivement surmontées de leurs modules de commande 52. On notera que les rainures 53 des couvercles sont toutes orientées dans la même direction de manière à permettre un accès sur une seule face. Comme le montre la Fig. 2, la tête 24 de la fiche 22 comporte une partie basse cylindrique 54 et une partie haute en forme de secteur circulaire 55 présentant un renflement cylindrique 56 en son centre. Le centre du renflement cylindrique 56 est surmonté d'un pion conique 57. Bien entendu, le corps de la fiche, le cylindre de 54, celui de 56 et le cône 57 sont de révolution-autour du même axe. La partie sectorielle 55 est limitée par les plans 58 et 59 qui font entre eux un angle au centre légèrement inférieur à 180 . Les Figs. 8a à 8c montrent un organe de commutation 60 introduit dans une rainure 53 d'un couvercle 52 pour commuter par rotation une des fiches de la pile 33, associée au couvercle 52. La Fig. 8a est une vue en coupe suivant la ligne VIIIA-VIIIA de la Fig. 8c; la Fig. 8b est une vue en coupe suivant la ligne VIIIB-VIIIB de la Fig. 8a, l'organe 60 étant dessiné, mais supposé transparent; et la Fig. 8c est une vue en coupe verticale suivant la ligne VIIIC-VIIIC de la Fig. 8a. I1 apparaît que les parties cylindriques 54 des fiches 61 à 64 reposent sur les bords des mailles de la grille 10 qui supporte la nappe de fils 16. La grille 10 repose sur une grille ll qui supporte la nappe de fils 17. Les cloisons 65 délimitant les rainures 52 du couvercle 53 reposent sur les bords des mailles de la grille 10 qui sont parallèles aux fils 16. La largeur d'une paroi 65 est inférieure à celle des barreaux des grilles, une face verticale de chaque cloison tombant pratiquement à la verticale de la face verticale du barreau qui est adjacente au fil 16 et l'autre face de la cloison tombant au milieu sensiblement du barreau. Ainsi, les parties cylindriques 54 peuvent tourner librement. Le déport de chaque cloison s'explique par le fait que, dans chaque maille, la fiche est également excentrée, comme le montre la Fig. 3. La hauteur de l'organe 60 est pratiquement égale à la distance entre le plan délimité par le sommet de cônes 57 et le fond supérieur de chaque rainure 52. La largeur de l'organe 60 est égale à la largeur interne des rainures 52. L'organe 60 se compose d'une poutre centrale de section en I 66 et de deux tiges plates de commande 67 et 68, disposées de chaque côté de l'même de la poutre en I 66. La somme des épaisseursXdes tiges 67, 68 et de l'amie de 66 est égale à celle des semelles du I. La semelle supérieure du I porte contre le fond de la rainure 52. Le bout 71 de la partie 66 qui est introduite dans une rainure 53 est biseautée de manière à faciliter son introduction. Près de l'extrémité 71, les deux côtés de la semelle inférieure 70 sont découpés sur une certaine longueur. Par ailleurs, au-dessus de ces découpes, l'même de 66 est percée de part en part, et l'ouverture 72 ainsi obtenue sert de cannelure de came pour deux tenons 73 et 74 respectivement fixés dans les têtes 75 et 76 des extrémité des tiges 67 et 68. Les têtes 75 et 76 portent respectivement des crochets 77 et 78 dirigés vers le bas et orientés de manière à pouvoir exercer une traction vers l'entrée de la rainure 52. Les têtes 75 et 76 et les corps des tiges sont réunis par des parties 79 et 80 de hauteur réduite par rapport à celle des corps des tiges, ce qui les rend souples, de manière à ce que les crochets 77 et 78 puissent être abaissés de part et d'autre de l'âme de 66, là où la semelle 70 est découpée. La lumière 72 a une forme en S avec le haut 81 du S vers l'ex- trémité 71 et le bas 82 du S vers l'entrée de la rainure, la partie basse 82 du S comportant par ailleurs une course rectiligne horizontale 83. Quand, comme le montrent les Figs. 8a et 8b, la tige 67 est tirée, dans le sens de la flèche F1, vers l'extérieur de la rainure, le tenon 73 se déplace dans la lumière 72 en S si bien que le bec du crochet 77 descend au-dessous du niveau de la semelle 70 jusqu'au niveau de la partie 55 de la tête'de la fiche 63, dans l'exemple montré. Au cours de la fin de course horizontale du tenon 73, le crochet 77 rencontre le plan 58 de la tête de la fiche 63 qui tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Au cours de la rotation, e plan 58 tourne, puis échappe à l'action du crochet 77. Quand la tige est repoussée pour reprendre sa position de repos, le plan 58 n'est évidem ment pas entraîné et le tenon 73 remonte dans la lumière 72, si bien que le crochet 77 remonte au-dessus de la semelle 70. On peut donc ensuite déplacer l'organe 60 dans la rainure 52 sans faire bouger les têtes des fiches 61 à 63. Quand on désire changer à nouveau l'état de la fiche 63, c'est à dire la faire tourner dans le sens des aiguilles d'une montre, on introduit l'organe 60 dans la rainure 52 correspondante jusqu a ce que les têtes des tiges 67 et 68 dépassent légèrement la tête de 63. On tire alors sur la tige 68, ce qui a pour effet de faire décrire au tenon 74 le S de 72, le crochet 78 descend alors et rencontre le plan 59 qui est entraîné jusqu'à échapper à 78. On a bien la rotation attendue. Comme le montrent, à plus grande échelle, les Figs. 9a à 9c, les plans 58 et 59 font un angle tel que la rotation de la fiche soit à chaque commutation de + ou de - 900. Dans l'exemple décrit, la distance entre les tiges 67 et 68 est juste supérieure au diamètre du renflement cylindrique 56. Comme le rayon de 56 est pratiquement moitié de celui de 54, l'angle des plans 58 et 59 est très peu inférieur à 180 . Les terminaisons cOniques 57 limitent la surface en contact avec l'organe 60 au cours des translations de celui-ci dans la rainure et limitent donc les couples parasites qui auraient tendance à faire tourner des têtes de fiches non sélectées. Enfin, les tiges 67 et 68 sont maintenues latéralement, contre l'âme de la poutre 66, par deux joues 84 et-85. ta somme des épaisseurs des joues 84 et 85 et de la largeur de la semelle de 66 est égale à la largeur d'une rainure, au jeu nécessaire près. La vue schématique de dessus de la Fig. 9a montre la tête de fiche 63 au repos, ainsi que les tiges 67 et 68 dont on a figuré les crochets 77 et 78 par des carrés hachurés. A la Fig. 9b, la tige 67 a été tirée et le crochet 77 a entraîné le plan 57, si bien que la tête a tourné de + 900. I1 faut noter que la largeur de l'même de 66 est pratiquement égale au diamètre de la partie centrale 56 de la tête de fiche. Donc, quand la tige 67 est repoussée pour revenir au repos, le crochet 77 peut toucher la surface latérale de 56, mais n'entraîne pas la tête en rotation. A la Fig. 9c, la tige 68 a été tirée et, d'une manière analogue, fait tourner la tête de - 900. Comme le montre la Fig. 8a, pour effectuer une manoeuvre correcte, la position longitudinale de l'organe de commutation dans la rainu re doit être telle que la partie antérieure de la course horizontale 83 de 72 se trouve légèrement en avant du plan 57 tandis que la partie postérieure de 83 se trouve derrière 58, ou vice versa, selon l'orienta- tion de la tête. On suppose que l'organe 60 est mu par un moteur pas à pas dont le pas est égal à celui des fiches. A noter que les découpes dans les semelles de 70 ont une longueur qui peut être inférieure au double du pas des fiches et qu'elles sont pratiquement centrées sur la fiche à commuter. La Fig. 10 montre schématiquement un organe 60 devant les rainures 53 d'un module de commutation 52. La flèche F2 suggère le premier mouvement latéral pour amener l'organe 60 devant la rainure sélectée et la flèche F3 suggère le mouvement longitudinal de l'organe dans la rainure pour amener les découpes de 70 au-dessus de la tête à commuter. A la Fig. 11, on a représenté une pile 33, surmontée d'un couvercle 52, dans laquelle les fiches sont toutes orientées avec la tête en haut, comme indiqué sur la partie gauche du dessin. Le pas des rainures est alors égal au pas E des fiches dans leurs grilles. Par contre, à la Fig. 12, on a représenté une pile 33', surmontée d'un couvercle supérieur 52' et reposant sur un couvercle inférieur 52", dans laquelle les fiches sont alternativement orientées tête en haut et tête en bas, comme indiqué sur la partie gauche du dessin.Le pas des rainures des modules 52' et 52" est alors égal au double du pas E des fiches, soit égal à 2p. La disposition de la Fig. 12 permet d'utiliser des têtes 24' de diamètre plus important, ce qui a pour avantage de multiplier par deux le couple actif, quand on actionne les tiges 67 et 68 des organes de commutation. A la Fig. 13, on a représenté schématiquement en perspective une série de piles de la Fig. 7, montées verticalement. Les piles 86 sont orientées de manière à ce que leurs diagonales soient alignées en laissant toutes d'un côté la zone d'installation 87 et de l'autre côté la zone d'exploitation 88. On y a également représenté schématiquement un automate 89 qui peut être déplacé sur un rail 90 parallèle aux baies 86, comme l'indiquent les flèches F4. Les baies 86 sont munies de rails bu crémaillères verticaux 91 permettant d'assurer le déplacement vertical de l'automate 89 qui porte un organe de commutation 60, lequel peut être déplacé latéralement et longitudinalement. On suppose également que l'automate 89 comporte des moyens pour tirer et pousser les tiges 67 et 68 de l'organe 60. L'automate 89 permet de sélecter la baie, de sélecter le module de commutation 52 dans la baie, la rainure 53 dans le module 52, d'introduire l'organe 60 dans la rainure, de commander la tige appropriée pour réaliser une connexion ou une déconnexion, puis de retirer l'organe 60 de la rainure. Après une opération, l'automate peut revenir au pied de la baie. Pour toutes ces opérations, des moteurs pas à pas peuvent être prévus dans l'automate. Il apparaît clairement que le positionnement d'un organe de commutation peut être entièrement automatique, ainsi que la manoeuvre des tiges 67 et 68. I1 en résulte que les commutations à l'intérieur du répartiteur peuvent être entièrement automatisées, ce qui présente un avantage important. La Fig. 14 met en évidence les avantages de ce type de pile. Deux zones 87 et 88 sont délimitées, la zone 87 étant dévolue aux équipes de ligne et d'installation et la zone 88 étant réservée au service d'exploitation. Dans la zone 87, le côté 92 reçoit les conducteurs des câbles d'arrivée 93 et le cté 94 reçoit les conducteurs de câbles de départ 95 vers le central. Certaines liaisons inter-piles sont réalisables en usine. Le côté 96 est affecté à la commande et aux tests (interruption de liaison, réalisation de dérivation, etc.). La Fig. 15 montre une exemple de travée constituée de deux rangées de baies 86 adossables. Cette disposition très compacte nécessite le déplacement (voir flèche F5) des modules empilables lors des raccordement. La Fig. 16 représente un autre exemple de travée à double rangée de baies 86. Cette disposition en quinconce permet un accès direct aux câbles d'arrivée 93 et de départ 95. Les Figs. 17a à 17d représentent schématiquement un outil d'intervention manuelle 97 qui permet d'actionner les têtes de fiches comme un organe 60. L'outil 97 comporte un organe 60 monté, à la fagon d'un canon de pistolet, sur une crosse 98. Les extrémités externes des tiges 67 et 68 sont soumis à l'action de ressorts comprimés 99 et 100 qui tendent à les repousser vers le bout 71. La crosse 98 est munie d'une gâchette 101 qui permet de pousser un levier vers l'arrière de l'outil, comme l'indique la flèche F6. Par ailleurs, un coulisseau 102 est monté à cheval sur la partie arrière de 60. Le coulisseau 102 présente une fente 103 ouverte vers le haut en forme de S. Le centre du S est à l'aplomb du plan médian des tiges 67 et 68. Les bouts du â sot droits et parallèles à l'axe de 60, l'un 104 au-dessus de 67 et l'autre au-dessus de 68. Le levier 106 solidaire de la gâchette lCl a son extrémité supérieure qui passe dans la fente 103.Quand le coulisseau 102 est poussé vers l'avant, le bout du levier 106 se trouve déporté vers la tige 67. Quand dans ces conditions, on appuie sur la gâchette 101, le levier 106 vient buter sur la partie recourbée (vers 68) de la tige 67 si bien que la tige 67 est tirée et peut actionner une tête de fiche comme on l'a décrit en relation avec les Figs. 8a à 8c. Quand le coulisseau 102 est tiré vers l'arrière, le bout du levier 106-se trouve déporté vers la tige 68. Quand dans ces conditions, on appuie sur la gâchette 101, le levier 106 vient buter sur la partie recourbée (vers 67j de la tige 68 si bien que la tige 68 est tirée et peut actionner une tête de fiche. Sur la par.tie-antérieure de l'organe 60 est monté un autre coulisseau 107 qui permet de définir l'enfoncement de l'organe 60 dans une rainure 53, ce qui permet de sélecter la tête de fiche à commuter. Plus particulièrement, la Fig. 17a montre le pistolet 97 à l'état de repos, le coulisseau 107 étant positionné correctement pour que les têtes 75 et 76, représentées symboliquement par un carré 108, puissent se trouver, une fois l'organe enfoncé, au-dessus de la tête à commuter. La Fig. 17b montre la position du coulisseau 102 pour effectuer une opération de connexion, la gâchette 101 pouvant tirer la tige 67. La Fig. 17c montre la position du coulisseau 102, tiré vers l'arrière, pour préparer une opération de déconnexion. La Fig. 17d montre l'action de la gâchette 101 sur le levier 106 qui entraîne la tige 68 pour une opération de déconnexion. Les Figs. 18a à 18c montrent une variante de la fiche 49 de la Fig. 4 dans trois états différents: au repos, au passage en position de travail et au passage en position de repos. La fiche 109 des Figs. 18a à 18c se distingue de la fiche 49 par la forme de son contact 110 qui n'est pas circulaire, mais en L inverse, la jambe du L assurant la continuité électrique avec le fil 111 d'une première nappe et la base du L assurant la continuité électrique avec le fil 112 de la seconde nappe perpendiculaire. Bien entendu, la fiche 109 est pourvue -'autant de contact 110 que de points de croisement à fermer. La > e la fiche 109 a la forme d'un cadre rectangulaire vertical dont les grands côtés sont parallèles à l'axe de la fiche et dont l'axe de symétrie vertical correspond à l'axe de Ja fiche. Les petits côtés 113 et 114 de la tête 51 ont une section transversale présentant un arrondi convexe vers l'intérieur du cadre.La surface définie par chaque arrondi servant de surface de contact avec un doigt d'un organe de commutation. A la Fig. 18a, la fiche 109 est au repos, c'est à dire en position haute. Le contact 110 est en contact avec le fil haut 111, mais non avec le fil bas 112. Le point de croisement n'est pas fermé. A la Fig. 18b, un doigt, symbolisé par la flèche F8, pousse le bossage de 113 vers le bas si bien que la fiche est abaissée et que le contact 110 vient en contact avec le fil bas 112, tout en restant en contact avec le fil haut 111. Le point de croisement se ferme. A la Fig. 18c, un autre doigt, symbolisé par la flèche F9, pousse le bossage de 114 vers le haut, si bien que la fiche reprend la position qu'elle occupait à la Fig. 18a. Le point de croisement s'ouvre. On va maintenant décrire en relation avec les Figs. 19a à 19c, un organe de commutation capable d'actionner les fiches 109. Préalablement, il faut noter que les fiches 109 coopèrent avec des piles de grilles identiques à la pile 33, qui sont associées à des modules de commande 115, semblable au module 52. La hauteur du module 115 est plus grande que celle du module 52 pour permettre le logement des têtes 51, d'une part, plus hautes que les têtes 24 des fiches rotatives, et, d'autre part, animées de mouvement de translation verticale, comme on vient de le décrire en relation avec les Figs. 18a à 18c. Le module de commande 115 a la forme d'un couvercle formé de rainures 116 juxtaposées qui servent d'éléments de guidage pour un organe de commutation 117 dont la forme générale est semblable à celle de l'organe 60. Les rainures 116 sont délimitées par des cloisons 118. Chaque cloison 118 porte une première série de cales 119 disposées, tout en bas, d'un côté de la cloison et une seconde série de cales 120 disposées tout en haut de la cloison. Sous une autre forme, chaque rainure 116 comporte une série de cales 120, en haut et à gauche en regardant la Fig. 19c, et une série de cales 119, en bas et à droite. Les cales sont disposées par paires, chaque paire comprenant une cale 119 et une cale 120 qui sont dans un même plan vertical qui coincide avec celui d'un barreau de grille de la pile. Autrement dit, les paires de cales sont disposées avec le même pas que les fiches 109. La distance verticale entre le bord supérieur d'une cale 119 et le bord inférieur de la cale 120 de la même paire est égale, au jeu nécessaire près, à la hauteur de l'organe de commutation 117. A noter encore que les cloisons 118 ont la même diposition relative, par rapport aux barreaux des grilles, que les cloisons 65, Fig. 8c. L'organe 117 se compose d'une poutre à section rectangulaire creuse comprenant deux joues verticales 121 et 122, et deux plaques horizontales 123 et 124. Dans la partie creuse, entre les joues 121 et 122, sont montées deux tiges plates 125 et 126. La largeur de l'organe 117, égale à la distance entre les faces externes des joues 121 et 122, est égale, au jeu nécessaire près, à la largeur interne du cadre de la tête 51 de la fiche 109. La hauteur de l'organe, égale à la distance entre les faces extrêmes des plaques 123 et 124, est inférieure à la distance entre les bossages 113 et 114. Le bout 127 de l'organe 117, qui est introduit dans une rainure 116, est biseauté. Près de l'extrémité 127, la plaque 123 comporte une lumière 128, sensiblement en face de la tige 125 et la plaque 124 comporte une lumière 129, sensiblement en face de la tige 126. En face de la lumière 128, la tête 130 de la tige 125 comporte une partie 131 reliée à 900 vers la tige 126. Entre la tête 130 et le corps de la tige 125, est prévue une partie souple 132 dont la hauteur est réduite. De même, en face de la lumière 129, la tête 133 de la tige 126 comporte une partie 134 repliée vers la tige 125. Entre la tête 133 et le corps de la tige 126, est prévue une partie souple 135. Au voisinage de la lumière 128, la joue 121 comporte une lumière 136 en V très ouvert, dont une branche horizontale haute est dirigée vers le bout 127 et dont la branche inclinée vers le bas se termine juste au-dessus de la lumière 128. La tête 130 de la tige 125 est pourvue d'un tenon 137qui est introduit dans la lumière 136. Quand la tige 125 est poussée vers le bout 127, le tenon 137 est dans la partie haute de la lumière 136 si bien que la tête 130 est haute et que la partie repliée 131 se trouve entièrement à l'intérieur du profil de ;I'organe 117. Quand la tige 165 est tirée vers l'extérieur, le tenon 137 descend dans la lumière 136 et, comme le montre la Fig. l9a, pousse le bossage 113 d'une fiche 109 vers le bas.La lumière 136 a une forme telle que la course de la partie 131, qui sert de poussoir, fasse des cendre la tête 51 jusqu'à ce qu'elle vienne en contact avec la surface supérieure de la grille 10 sous-jacente. Une fois la fiche descendue, la tige 165 est repoussée vers l'avant, le tenon 137 remonte en entraînant la tête 130, mais la tête de fiche 51 reste en position basse. Réciproquement, au voisinage de la lumière 129, la joue 122 comporte une lumière 138 en V très ouvert, qui est symétrique de la lumière 136 par rapport à l'axe de symétrie horizontal de l'organe 117, et la tête 133 de la tige 126 est pourvue d'un tenon 139 engagé dans la lumière 138. Comme 138 est symétrique de 136, quand la tige 126 est poussée vers le bout 127, le tenon 139 est dans la partie basse de la lumière 138 si bien que la tête 133 est basse et que la partie repliée 134 se trouve entièrement à l'intérieur du profil de 117. Quand la tige 126 est tirée vers l'extérieur, le tenon 139 monte dans la lumière 138 et pousse le bossage 114 vers le haut. Quand le tenon 139 a atteint son point le plus haut, la tête 51 est pratiquement appliquee contre le fond du module 115. Il apparaît bien qu'en actionnant les tiges 125 et 126, on ferme et on ouvre les points de croisement, comme on l'a décrit en relation avec les Figs. 18b et 18c. Il faut noter que l'organe 117, engagé dans une rainure 116, ne modifie pas les positions des têtes des fiches de la rainure, tant qu'on n'a pas positionné les lumières 128 et 129 au-dessus de la tête de la fiche à commuter, la commutation étant ensuite effectuée à l'aide des tiges 125 ou 126. On notera que les espaces laissés libres horizontalement en face des cales 119 et 120 permettent aux poussoirs 131 et 134 de se déplacer librement. En effet, au cours de leurs déplacements, les parties souples 132 et 135 font décrire aux tetes 130 et 133 des arcs de cercles, tels que les poussoirs passent respectivement devant les cales 119 et 120. Il apparaîtra que les organes 117 peuvent être actionnés exactement comme les organes 60, puisqu'il suffit de les positionner correctement dans le sens longitudinal, puis de tirer l'une ou l'autre des tiges de commande. En particulier, l'organe 117 peut également être monté sur un pistolet, tel que celui décrit en relation avec les Figs. 17a à 17d. A la Fig. 20, on a représenté une pile 33, surmontée d'un module 115, dans laquelle les fiches sont toutes orientées avec la tête en hait, comme indiqué sur la partie gauche du dessin. Ces fiches fonction nent comme on vient de le décrire en relation avec les Figs. 17a à 17b. En variante, à la Fig. 21, on a représenté deux piles 140 et lal symétriques l'une de l'autre et entre lesquelles est monté en sandwich un module de commande 142. La pile 140 peut être identique à une pile 33. Les fiches 143 utilisées dans cet ensemble se composent de deux tiges porte-contacts montées symétriquement de chaque coté d'une tête 51. On utilise dans le module 142 des organes de commutation 117. Le fonctionnement d'un tel ensemble, avec les fiches i43, est évident pour l'homme de l'art. Cette disposition présente de l'intérêt quand le nombre de contacts par point de croisement est grand. REVENDICATIONS 1) Commutateur suivant la revendication 3 du brevet principal 79 21202, caractérisé en ce qu'il comporte un organe de commutation comprenant deux tiges parallèles dont les extrémités actives sont munies chacune d'un crochet qui peut être abaissé (ou monté) en conjonction avec un mouvement de translation de la tige correspondante, le crochet d'une tige abaissé (ou monté) entrainant une des deux faces d'accrochage de la tête d'une fiche de commutation dans un sens, ce qui fait tourner la fiche d'un quart de tour dans un sens, le crochet de l'autre tige abaissé (ou monté) entraînant l'autre face d'accrochage, ce qui fait tourner la fiche d'un quart de tour dans l'autre sens. 2) Commutateur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'extrémité active de chaque tige a la forme d'une tête plate reliée au corps de la tige par une partie souple, la tête portant un ergot engagé dans une fente d'une plaque rigide de l'organe de commande, la fente ayant, dans un plan vertical, la forme d'un S, telle que le mouvement de translation de la tige dans l'organe qui entraine le déplacement de l'ergot dans la fente, fasse descendre (ou monter) celui-ci, puis terminer sa course par un mouvement simple de translation, le crochet de la tête décrivant une trajectoire parallèle à celui de l'ergot. 3) Commutateur suivant la revendication 2, caractérisé en ce que les têtes des fiches comportent une partie basse cylindrique et une partie haute en forme de secteur circulaire présentant un renflement cylindrique en son centre, le secteur ayant un angle au centre légèrement inférieur à 1800. 4) Commutateur suivant la revendication 3, caractérisé en ce que le centre du renflement cylindrique est surmonté d'un pion conique. 5) Commutateur suivant la revendication 3 du brevet principal 79 21202, caractérisé en ce qu'il comporte un organe de commutation comprenant deux tiges parallèles dont les extrémités actives sont pourvues chacune d'un poussoir qui peut être abaissé (ou monté) en conjonction avec un mouvement de translation de la tige correspondante, le poussoir abaissé (ou monté) entraînant l'un des cotés latéraux du cadre formant la tête de la fiche, ce qui fait descendre (ou monter) la fiche dans l'empilage, une tige étant associée à un poussoir qui descend et l'autre à un poussoir qui monte. 6) Commutateur suivant la revendication 5-, caractérisé en ce l'extrémité active de chaque tige a la forme d'une tête plate reliée au corps de la tige par une partie souple, la tête portant un ergot engagé dans une fente d'une plaque rigide de l'organe de commande, la fente ayant, dans un plan vertical, la forme d'un V, telle que le mouvement de translation de la tige dans l'organe qui entraîne le déplacement de l'ergot dans la fente, fasse~descendre (-ou monter) celui-ci, puis terminer sa course par un simple mouvement de translation, le poussoir de la tête décrivant une trajectoire parallèle à celui de l'ergot. 7) Outil manuel pour commande d'organe pour commutateur suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'au bout accessible de l'organe est prévu une crosse du genre crosse de pistolet dont la gachette peut actionner sélectivement l'une des tiges de l'organe par l'intermédiaire d'un dispositif de commutation mécanique actionné manuellement. 8) Commutateur suivant l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que les modules de commande, dans lesquels sont glissés les organes se composent de simples rainures au pas des nappes des fils du commutateur. 9) Commutateur suivant la revendication 8, caractérisé en ce que, dans les rainures du module de commande, les organes peuvent être avancés pas à pas pour positionner les extrémités actives des tiges en face de la tête de la fiche à commuter. 10) Commutateur suivant la revendication 9, caractérisé en ce que les organes sont montés sur des automates comportant des moteurs pas à pas pour les déplacer horizontalement pour sélectionner une baie et verticalement pour sélectionner un module de commande dans une baie.