le dérive mono-propylsulfonique de la rutine est connu pour sés propriétés thérapeutiques dans le domaine des troubles circulatoires. On a déjà décrit sa préparation par condensation de rutine avec une proportion équimoléculaire de propane-sultone en présence d'un agent de condensation alcalin et au sein d'un solvant polaire assurant la solubilisation des corps en présence. La présente invention a trait à un procédé perfectionnée de production des dérivés mono, di, tri et tetra-propylsulfoniques de la rutine, ayant la formule générale suivante dans laquelle n est un nombre entier de O 8 3 et M représente soit un atome d'hydrogène, soit une valence d'un métal non toxique, plus particulièrement un atome de sodium ou de potassium. Conformément au procédé de l'invention, on fait réagir avec un rutinate (ou phénate de la rutine} métallique, à l'état solide, dispersd et en suspension, de la propane-sultone dissoute dans un solvant organique. La réaction ae fait dans un domaine de température de 35 è 80', plus parti culièrement de 50 à 60 . En dessous de 50-, la réaction n'a lieu que lentement. Au-dessus de 60', on risque que le produit obtenu soit coloré; on risque aussi une détérioration de la forme' cristalline divisée de ce produit, par suite de l'augmentation de sa solubilité dans le milieu liquide. De préférence, on choisit le solvant organique de façon que le rutinate métallique de départ et le rutine-propylsuifonate métallique final n'y aient, à la température opératoire, qu'une solubilité faible, inférieùre à 3 % en poids. L'expérience montre que, si ces dérivés métalliques sont totalemeat insolubles dans le solvant, la réaction, qui est de type ioniques, n'a pas lieu. De préférence, la solubilité desdits dérivés métalliques dans le solvant, dans les conditions opératoires, est de 1 à 3 % en poids. Des solvants convenant particulièrement à l'exécution du procédé selon Il invention sont les alcanols contenant i à 5 atomes de carbone, ou leurs mélanges. On utilise plus particulièrement l1éthanol, l'isopropanol, le butanol, l'isobutanol, le pentanol ou l'isopentanol. Dans le inéthanol utilisé seul, la solubilité du rutlnate et du rutine-propylsulfonate est supérieure à 3 en poids, et il est donc nécessaire de mettre en oeuvre, conjointement au méthanol, un alcanol contenant 2 à 5 atomes de carbone pour limiter convenablement cette solubilité. En opérant conformément au procédé de l'invention, on obtient directement des rutine-propylsulfonates métalliques facilement essorables et séchables. Dans les procédés antérieurs, opérant en milieu homogène, il était très difficile de séparer le produit désiré, en raison de son hygroscopicité et de son pouvoir de rétention élevé à l'égard des solvants organiques fortement polaires qui étaient précisément nécessaires pour assurer la solubilisation des corps en présence. Le procédé selon l'invention conduit à l'obtention de dérivés plus ou moins substitués, les quatre hydrogènes phénoliques de la rutine pouvant réagir successivement avec la propane-sultone. Le des de substitution dépend non seulement de la proportion de propane-sultone mise en oeuvre par rapport à la rutine; nais encore, et plus essentiellement, de la proportion agent alcalin (soude, par exemple) utilisé pour faire le ou les rutinates; plus grande sera cette dernière proportion, plus élevé sera le degré de substitution.Ainsi, le dérivé dlpropylsulfonique nécessite deux fois plus d'agent alcalin que le dérivé monopropylsulfonique. E2 revanche, un excès stoechiométrique de propane-sultone au delà de la proportion stoechiométrique d'agent alcalin ne Joue que pour factili- ter la réaction et en augmenter la vitesse; cet excès de propane-sultone demeure dans la phase liquide et est éliminé lors des essorages et des lavages du produit solide de la réaction. Dans la pratique, il est recommandé de mettre en oeuvre un léger excès stoechiométrique d'agent alcalin par rapport à la rutine, par exemple un excès de 0,5 à 5 %, et un excès stoechiométrique de propane-sultone de 5 à 25 . Bien entendu, à partir des rutine-propylsulfonates métalliques, on peut, ai on le désire obtenir par les méthodes classiques (acidification) les acides rutine-propylsulfoniques correspondants. La présente invention couvre non seulement le; procédé décrit, mais aussi, à titre de produits industriels nouveaux, les dérivés di, tri et tétra-propylsulfo- niques de la rutine, soit sous leur forme acide, soit sous leur forme salifiée. Les exemples ci-après, non limitatifs, illustrent deux réalisations de l'invention. Exemple 1 Cet exemple concerne la préparation de rutine-monopropylsulfonate de sodium. Dans un ballon de 3 litres, on introduit 2 litres de méthanol et 0,27 kg de soude en paillettes. On agite jusqu'à dissolution complète en évitant le contact de l'air. Le titre de la solution est d'environ 13-14 %. Par ailleurs, dans un ballon de 22 litres, on charge 4 kg de rutine et 10 litres de méthanol et on chaufe à l'ébullition à reflux jusqu'à dissolution complète. On ajoute progressivement la quantité nécessaire de la solution mé thanolique de soude pour que celle-ci soit en excès molaire de 2 % par rapport à la rutine : quantité détermine d'après la moitié de l'indice d'acide de la rutine, car, sur les quatre hydrogènes phénoliques de ce corps, deux seulement sont acides et titrables par l'indice d'acide. En fin d'addition de la soude, le mélange se présente sous forme d'une solution limpide au-dessus de 500. Dans un récipient de Grignard de 50 litres, on charge 18 litres d'isopro- panol et on les porte à 40 . On introduit alors 0,93 kg de propane-sultone préalablement fondue à 35-. On agite une dizaine de minutes pour avoir une dissolution totale puis, à cette température, on ajoute en mince filet la solution méthanolique du dérivé sodé, avec forte agitation, de manière à provoquer une précipitation sous forme granulométrique très fine. Après la fin de l'addition du dérivé sodé, on porte l'ensemble à 58 et on l'y maintient 4 à 5 heures avec agitation. On refroidit alors à 10-15 et on essore le rutine-monopropylsulfonate de sodium formé. On ré-empâte le produit dans 6 litres d'acétone pour entratner le méthanol qui avait pu rester. On essore de nouveau, puis on sèche en étuve ventilée à 600 jusqu'à poids constant. Le produit obtenu avec un rendement de 80 % environ se présente sous forme d'une poudre Jaune vif facilement soluble dans l'eau pour donner une solution sensiblement neutre. Sa teneur en soufre est de 4,3Q % (calculée: 4,25 5'). Exemple 2 Cet exemple concerne la préparation de rutine-dipropylsulfonate de sodium. En opérant, mutatis mutandis, comme dans l'exemple i, on fait d'abord agir sur la rutine 2 moles d'hydroxyde de sodium pour produire du rutinate disodique, puis, sur ce dernier, 1,86 kg de propane-sultone. Le dérivé dipropylsulfonique obtenu est une poudre Jaune plus pâle que celle de ltexemple 1 et, comme elle, très soluble dans l'eau. Sa teneur en soufre est de 7,04 % (calculée : 7,I2 5'). Les produits obtenus conformément à la présente invention trouvent des applications en thérapeutique, dans le domaine des troubles circulatoires. REVENDICATIONS 1. Procédé de production de dérivés mono, di, tri, et tétra-propylsulfoniques de la rutine, ayant la formule suivante dans laquelle n est un nombre entier de 4 à 3 et M est soit un atome d'hydrogène, soit une valence d'un métal non toxique, ce procédé étant caractérisé en ce qu'on fait réagir avec un rutinate métallique à l'état solide, disperse et en suspension, de la propane-sultone dissoute dans un solvant organique. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le métal représenté par M est le sodium ou le potassium. 3. Procédé selon les revendications X ou 2, caractérisé par le fait qu'on exécute la réaction dans un domaine de température de 35 à 80-, de préférence de 50 à 60 . 4. Procédé selon lune quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait qu'on utilise un solvant organique dans lequel le rutinate métal- lique de départ et le rutine-propylsulfonate métallique final ont une solubilité de 1 à 3 5' en poids dans les conditions opératoires. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que le solvant organique est un alcanol contenant i à 5 atomes de carbone, ou un mélange de tels alcanols. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé par le fait que le solvant organiques et l'étanol, le butanol, l'isobutanol, le pentanol, l'isopentnol ou un mélange de méthanol et d'un alcanol contenant 2 à 5 atomes de carbone. 7. Procédé selon lune quelconque des revendications r à 6, caractérisé par le fait que le rutinate métallique mis en oeuvre est le produit brut de la réaction de rutine avec un excès stoechiométrique de 0,5 à 5 % d'un agent alcalin tel que la soude. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé par le fait qu'on met en oeuvre un excès stoechiométrique de propane-sultone de 5 à 25 % par rapport à la quantité d'agent alcalin. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications i à 8, caractérisé par le fait qu'on acidifie les rutine-propylsulfonates obtenus pour en libérer les acides rutine-propylsulfoniques correspondants. 10. A titre de produits nouveaux, les dérivés di, tri et tetra-propylsul- foniques de la rutine définis dans la revendication i.