t'invention est relative aux réceptacles destinés à servir de relais pour la collecte et l'évacuation des eaux pluviales déversées sur la toiture d'une maison, de préférence du type individuel, et s'écoulant successivement dans les gouttières et descentes de cette maison et/ou åes eaux usées provenant de ladite maison (eaux de lavage, de vaisselle, de lessive ...). On rappelle que ces réceptacles, souvent appelés "regards", sont généralement des ouvrages en maçonnerie édifiés sur place dans des fosses peu profondes creusées de place en place autour des maisons, généralement au pied des descentes pour ce qui concerne la collecte des eaux pluviales, les différents réceptacles relatifs à une même maison étant reliés entre eux par un réseau de tuyauteries ceinturant la maison et raccordé à un puisard ou à une conduite d'évacuation commune. Ces ouvrages sont généralement constitués par un radier en béton inférieur surmonté latéralement par des parois en bri que ou parpaings jointoyés, la surface intérieure du bac ainsi formé étant revêtue d'un enduit étanche mis en place de façon à supprimer les coins ou angles rentrants vifs. L'exécution de ces ouvrages est relativement longue, coû- teuse et exige une intervention spéciale des maçons postérieurement à celle des plombiers et couvreurs, ce qui est peu rationnel. De plus, les ouvrages en question ont tendance à se fissurer à la longue sous l'effet notamment du gel ou de tassements différentiels des sols sur lesquels ils sont exécutés. Le but de l'invention est surtout de remédier à ces divers inconvénients. Elle est essentiellement caractérisée en ce que les ré- ceptacles du genre en question sont constitués par des cuvettes préfabriquées en une matière plastique résistant aux variations de températures et aux attaques chimiques par les eau; à collecter, cette matière plastique étant notamment le polychlorure de vinyle surchloré (PVC-C). Dans des modes de réalisation préférés, on a recours en outre à l'une et/ou à l'autre des dispositions suivantes - les cuvettes préfabriquées sont gerbables, - les cuvettes préfabriquées sont fermées par un couvercle amovible également constitué en matière plastique, de préférence plat et nervuré inférieurement, - les cuvettes préfabriquées ont une base rétrécie délimitée latéralement par des pans de paroi verticaux ou sensiblement tels, - les cuvettes préfabriquées sont percées latéralement d'ouvertures équipées à demeure d'embouts tubulaires rigides, - les cuvettes préfabriquées destinées à recueillir des eaux usées contiennent un bac siphoïde également en matière plastique monté à mi-hauteur de la cuvette et connecté,de manière amovible ou non, à la tuyauterie d'amenée des eaux usées à travers la paroi latérale de cette cuvette, - le bac siphoïde comprend une zone basse disposée plus haut que le fond de la cuvette et percée d'un orifice obturé par un bouchon facilement amovible, - la forme générale de la section horizontale de la cuvette est carrée avec des coins arrondis. L'invention comprend, mises à part ces dispositions principales, certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement question ci-après. Dans ce qui suit l'on va décrire un mode de réalisation préféré de l'invention en se référant aux dessins ci-annexés d'une manière bien entendu non limitative. La figure 1, de ces dessins, montre un réceptacle collecteur d'eaux pluviales et d'eaux usées établi selon l'invention, ce réceptacle étant composé d'une cuvette et d'un couvercle représentés en coupes verticales selon respectivement la-la et Ib-Ib, figure 2. La figure 2 montre en plan ce réceptacle, le couvercle étant partiellement arraché. Le réceptacle en question est destiné à servir de relais pour.la collecte et l'évacuation des eaux pluviales et des eaux usées provenant d'une habitation, de préférence individuelle ou domestique. I1 comprend une cuvette 1 surmontée par un couvercle 2, ces deux éléments étant tous les deux préfabriqués et constitués en matière plastique. La matière plastique en question est choisie parmi celles qui se prêtent au moulage de feuilles ou coquilles par injection et qui en outre résistent aux chocs thermiques et aux attaques chimiques par les eaux à collecter, lesquelles sont souvent chargées d'agents corrosifs tels que les détergents, graisses, etc. Une telle matière plastique est avantageusement le polychlorure de vinyle surchloré souvent désigné par l'abréviation PVC-C, La cuvette 1 peut être moulée sans raccords, et même sans ouvertures, les emplacements destinés à ces dernières étant alors localisés par des repères appropriés dans les parois latérales de cette cuvette. Mais on préfère pratiquer dès le moulage la totalité des ouvertures susceptibles d'être utilisées : ces ouvertures sont par exemple au nombre de deux, trois ou quatre, réparties autour de la cuvette dans le bas de sa paroi latérale. Dans un tel cas on équipe chaque ouverture 3 d'un embout tubulaire 4 qui peut venir de moulage avec la cuvette ou qui, plus généralement,sera rapporté à demeure sur cette cuvette, après moulage de celle-ci, par collage ou soudage le long de collerettes appropriées 5, On trouve actuellement dans le commerce des adaptateurs équipés de joints à lèvres souples permettant de raccorder de façon étanche certains embouts tubulaires à des canalisations (généralement en matière plastique, notamment en PVC) pouvant avoir à volonté des diamètres identiques ou différents de ceux des embouts considérés. Les embouts 4 ci-dessus sont constitués par de tels adaptateurs ainsi que visible dans la partie basse de droite de la figure 1, ou bien ils sont prévus de façon à être facilement raccordés à de tels adaptateurs. On a schématisé en 6 un joint à lèvre souple du genre ci-dessus et on a désigné par la référence 7 l'extrémité d'une canalisation emmanchée dans un embout 4, l'étanchéité de la liaison ainsi réalisée étant assurée à l'aide d'un tel joint 6, dans le sens approprié (ici vers l'intérieur de la cuvette). Les embouts 4 qui ne sont pas utilisés sont obturés de façon étanche par tous bouchons ou tampons appropriés, lesquels peuvent être collés définitivement sur les embouts correspondants. La forme générale de la section horizontale de la cuvette est, dans le cas présent, carrée avec des coins arrondis, ce qui peut faciliter le montage des embouts 4 sur les bords des ouvertures 3 puisque les surfaces d'assemblage des collerettes 5 peuvent alors être planes. Mais cette forme pourrait être différente, par exemple circulaire, ce qui peut dans certains cas faciliter le moulage et rendre plus souple le positionnement angulaire relatif du couvercle. Les parois latérales 8 de la cuvette 1 sont de préférence légèrement évasées vers le haut, ce qui présente les différents avantages suivants - cette forme évasée rend possibles les "gerbages" ou empilages mutuels des cuvettes les unes dans les autres, ce qui réduit considérablement leur encombrement lors du stockage ou du transport, - ladite forme peut faciliter le moulage ou plus précisément le démoulage des cuvettes, - elle peut également faciliter la pose de celles-ci dans leurs fosses de réception. La base de la cuvette est avantageusement rétrécie, ainsi que visible sur les dessins, l'une au moins des parois latérales de cette cuvette se terminant alors à sa base par un pan vertical ou sensiblement vertical 26 disposé en retrait, c'està-dire plus près du centre de la cuvette que le restant de cette paroi et raccordé à ce restant par un flanc incliné 24. Dans ce cas, c'est dans les pans 26 en question que sont prévues les ouvertures latérales 3, ce qui permet de raccorder à celles-ci en permanence les embouts 4 sans que les extrémités libres de ces embouts ne fassent saillie vers l'extérieur audelà du contour apparent de la cuvette ou plus précisément audelà des surfaces fictives prolongeant vers le bas les portions supérieures des parois latérales considérées de cette cuvette, comme visible à gauche en bas sur la figure 1 L'intérêt de cette disposition réside en ce qu'il est alors inutie de creuser latéralement par des sillons verticaux spéciaux la fosse destinée à recevoir le réceptacle pour livrer passage aux embouts considérés lors de la descente de la cuvette dans la fosse et en particulier à ceux, de ces embouts, qui ne sont pas utilisés pour la collecte et l'évacuation des eaux. Le fond 9 de la cuvette présente une surface supérieure lisse en général plane et est renforcé par des nervures infé rieures lo, Le rebord il rabattu vers le bas du couvercle 2 est prévu de manière à coiffer exactement le bord supérieur de la paroi latérale 8. Ce dernier bord est avantageusement longé extérieurement par une rigole horizontale continue 12 ouverte vers le haut et ménagée dans un bourrelet 13 ceinturant la cuvette, ladite rigole étant propre à recevoir jointivement le bas du rebord 11. On fait venir avantageusement de moulage avec le couvercle - des nervures de raidissement inférieures (non représentées), notamment circulaires et/ou radiales, - et une poignée encastrée réalisée par coopération d'une coupelle 14 creusée dans le centre dudit couvercle et d'un barreau rectiligne 15 s'étendant selon le plan général de ce couvercle et formant pont au-dessus de la coupelle 14. On prévoit en outre dans ledit couvercle, s'il est destiné à fermer une cuvette de collecte d'eaux pluviales, un orifice sur les bords duquel est avantageusement rapporté, notamment par collage, un raccord 16 susceptible de recevoir et de supporter une descente d'eaux pluviales. Dans le cas où la cuvette est destinée à assurer la collecte et l'évacuation d'eaux usées, on y monte un bac siphorde 1 7. Ce bac est alimenté en eaux usées à travers - un premier raccord latéral 18 monté dans la partie supérieure de la paroi latérale 8 de la cuvette, - et un deuxième raccord latéral 19 emmanché de façon étanche dans le premier raccord 18 et débouchant à l'intérieur du bac 1 7. Ledit bac comprend avantageusement une cuve divisée en deux moitiés horizontales par une cloison verticale 20 ne descendans pas jusqu'au fond de cette cuve, savoir - une moitié amont dans laquelle débouche le raccord 19, moitié qui est fermée supérieurement par un dôme 21 reliant entre eux la doison 20 et les parois latérales de cette moitié, - et une moitié aval ouverte supérieurement. Pour que ce bac puisse exercer son rôle de siphon, le niveau des bords supérieurs des parois latérales de sa moitié aval est un peu plus élevé que le niveau du bord inférieur de la cloison verticale 20. On préfère épaissir par un bourrelet 22 formant déversoir celui, de ces bords supérieurs, qui est le plus éloigné de la cloison 20, et relever les autres bords 23 de façon que le débordement du bac se fasse toujours le long du déversoir. Le bac 17 est suspendu à son raccord 19 à l'intérieur de la cuvette. Dans le mode de réalisation préféré illustré, il est placé dans un coin de la cuvette et sa base repose sur deux des flancs inclinés 24 qui raccordent deux pans verticaux inférieurs adjacents de la cuvette aux portions des parois latérales supérieures correspondantes. Le montage du bac 17 dans la cuvette 1 peut être prévu amovible aux fins de vidage des matériaux recueillis sur son fond par décantation des eaux usées qu'il reçoit. Dans ce cas son maintien est par exemple assuré à l'aide d'un lien ou tendeur approprié qui entoure en partie la cuvette et coopère avec des ergots venus de préférence de moulage avec le bac, ou encore à l'aide d'un piètement s'étendant verticalement entre les fonds respectifs du bac et de la cuvette. Selon une variante schématisée en traits mixtes, le bac est monté définitivement sur la cuvette et comprend une zone basse percée d'un orifice d'évacuation, orifice obturé par un bouchon amovible 25 de relativement grand diamètre : cette construction permet également le vidage indiqué ci-dessus, les produits vidés pouvant alors être recueillis dans une louche ou autre récipient disposé, lors du dégagement du bouchon, audessous de ladite zone basse. Pour mettre en oeuvre les réceptacles du genre de ceux décrits ci-dessus, on procède à la suite des opérations suivantes - choix des cuvettes et de leurs couvercles en fonction des emplacements et diamètres des raccords- 4 et 1 6 rapportés sur ceuxci : dans la pratique; la quasi-totalité des besoins peuvent être satisfaits avec seulement trois ou quatre types de cuvettes et deux types de couvercles (savoir l'un plein et l'autre équipé d'un raccord 16), - creusement des fosses à la manière habituelle autour de la maison à équiper, à raison d'une fosse au pied de chaque descente et éventuellement d'une ou plusieurs autres fosses affec tées à la réception des eaux usées, - mise en place des cuvettes dans leurs fosses respective;; - exécution des raccordements étanches entre les embouts des cuvettes mises en place et les tuyauteries d'amenée et d'évacuation correspondantes, - pose des couvercles et raccordement des descentes, - remplissage des intervalles compris entre les parois latérales des cuvettes et celles en regard des fosses par du sable, de la terre ou analogue, - et recouvrement éventuel du couvercle par une couche épaisse de quelques centimètres de ce dernier matériau. On réalise ainsi d'une manière particulièrement simple, rapide, économique et durable, à partir d'éléments légers, faciles à stocker et à transporter, la collecte et l'évacuation des eaux pluviales et usées. des habitations. On peut noter en outre que la mise en oeuvre des réceptacles en question peut Xtre assurée par les plombiers chargés de la mise en place des différentes tuyauteries et de leurs raccords, ce qui évite une intervention des maçons postérieure à l'exécution du gros oeuvre. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés; elle en embrasse au contraire, toutes les variantes, notamment celles où la cuvette serait constituée non pas d'un seul bloc comme dans la réalisation décrite cidessus, mais en deux éléments superposables moulés séparément puis collés ou soudés l'un sur l'autre après moulage. REVENDICATIONS 1. Réceptacle pour eaux pluviales et/ou eaux usées d'une maison, caractérisé en ce qu'il est constitué par une cuvette (1) préfabriquée en polychlorure de vinyle surchloré (PVC-C). 2. Réceptacle selon la revendication 1, caractérisé en ce que la cuvette présente une base rétrécie délimitée latérale ment par des pans de paroi (26) verticaux ou sensiblement tels. 3. Réceptacle selon la revendication 2, caractérisé en ce que les pans de paroi délimitant latéralement la base rétrécie de la cuvette sont percés d'ouvertures (3) équipées à demeure d'embouts tubulaires rigides (4). 4. Réceptacle selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, pour lequel la cuvette contient un bac siphoïde en matière plastique connecté à la tuyauterie d'amenée des eaux usées, caractérisé en ce que le bas du bac (17) repose sur une partie de flancs en retrait (24), de la paroi latérale de la cuvette, raccordant les pans inférieurs (26) de cette paroi au reste de celleci. 5. Réceptacle selon la revendication 4, caractérisé en ce que le bac siphorde comprend une zone basse disposée plus haut que le fond de la cuvette et percée d!un orifice obturé par un bouchon (25) facilement amovible.