La présente invention concerne un procédé et un dispositif pour effectuer le traitement sous vide tel que la décarburation, le dégazage, l'extraction d'inclusions et le réglage de la température du bain,de divers aciers en fusion, plus efficacement et plus économiquement que les procédés classiques utilisant le traitement dit R-H (Ruhrstahl-Heraeus). Avec la demande accrue de qualités supérieures d'aciers spéciaux, un procédé de production plus efficace et plus dconomi- que est devenu nécessaire. Pour satisfaire ce besoin, l'affinage des aciers en fusion sous vide est devenu indispensable. Toutefois, les procédés de dégazage sous vide classiques tels que le procédé dit R-H et le procédé dit D-H (Dortmund-Hoerder) présentent les problèmes suivants qui ne sont pas encore résolus et qui ont gêné leur utilisation commerciale i) Les procédés classiques ont seulement pour objet de dégazer des aciers en fusion et ne permettent pas de décarburer des aciers en fusion de telle sorte qu'ils ne peuvent empêcher l'accroissement de la teneur en carbone de l'acier en fusion et nécessitent d'utiliser des ferro-alliages précieux à faible ou très faible teneur en carbone; ii) les procédés classiques ne permettent pas d'accroitre la température du bain pendant le traitement de telle sorte que l'abaissement de la température du bain pendant le traitement doit être compensé par 7'accroissement de la température de soufflage de gaz dans le convertisseur.Ceci provoque inévita blement une usure du revêtement réfractaire du convertisseur. Pour résoudre les problèmes susmentionnés, on a proposé d'oxyder le bain d'acier en fusion sous une pression réduite et il est connu de souffler de l'oxygène pur sur de l'acier en fusion qui circule dans un récipient d'affinage sous vide d'un dispositif de dégazage du type dit R-H a partir d'une tuyère disposée au-dessus du bain d'acier en fusion. Ce procédé a permis de résoudre le pro blème i) susmentionné seulement et il a rencontré les problèmes non résolus suivants 1) Lorsque le gaz est soufflé sur le bain d'acier en fusion à partir d'un emplacement situé au-dessus de la surface du bain, l'acier en fusion éclabousse beaucoup du fait du choc provo qué par le gaz souffle. 2) Un contact insuffisant entre le bain et le gaz est obtenu de telle sorte que le rendement de 2 (par exemple le rendement d'oxygène par rapport à la décarburation) est faible. 3) Du fait que le gaz est soufflé depuis un emplacement situé au-dessus du bain, les scories etc... s'il s'en trouve qui flottent sur la surface du bain, gênent le contact entre Je gaz et l'acier fondu de telle sorte que le rendement de 02 est abaissé. 4) La perte par oxydation des éléments d'alliage ne peut être éliminée complètement. Par exemple, dans le dégazage sous vide des aciers inoxydables, la teneur en chrome est réduite de 0,2 à 0,6 % dans l'une quelconque des techniques classiques, provoquant ainsi un accroissement du coût de production. 5) La température de fin de traitement ne peut être contrô lée avec précision du fait de la perte par oxydation des éléments d'alliage. 6) Du fait que le rendement de l'oxygène utilisé pour effectuer la décarburation varie largement dans une plage de valeurs faibles de 40 à 70 %, la teneur finale en carbone ne peut être contrôlée de façon satisfaisante. C'est donc l'un des objets de la présente invention de prévoir un procédé et un dispositif pour effectuer l'affinage sous vide d'aciers fusion qui résoud le problème d'oxydation du bain rencontré dans des techniques antérieures. Le problème a été résolu dans la présente invention-en soufflant un gaz non oxydant en meme temps ou non qu'un gaz oxydant, directement dans un bain d'acier en fusion sous une pression réduite. Le dispositif selon la présente invention comprend un récipient sous vide dans lequel un acier en fusion circule et une tuyère traversant le récipient sous vide en une position située en-dessous de la surface du bain d'acier en fusion pour souffler le gaz directement dans le bain d'acier en fusion. Brièvement, la présente invention est basée sur le procédé dit R-H et consiste en des perfectionnements du procédé R-H en particulier. Dans la suite de la description, le soufflage dsun gaz non oxydant en même temps ou non qu'un gaz oxydant est appelé simple ment soufflage du gaz. Le gaz oxydant comprend l'oxygène pur, C02 et la vapeur d'eau, et le gaz non oxydant comprend l'argon et l'azote. La présente Invention sera bien comprise à la lecture de la description suivante faite en liaison avec les dessins ci-joints dans lesquels La figure 1 est un graphique montrant la relation entre le rendement de oxygène utilisé pour la décarburation et la position d'une tuyère de soufflage du gaz; La figure 2-est un graphique montrant la relation entre la perte de chrome et la position d'une tuyère de soufflage du gaz; La figure 3 représente schématiquement un dispositif de dégazage utilisé dans la présente invention; La figure 4 est un graphique montrant la zone de décarburation où ne se produit pas de perte de chrome par oxydation; La figure 5 est un graphique montrant la relation entre le dépôt de métal sur la partie supérieure du récipient sous vide et le débit maximum de gaz dégagé provenant de la surface du bain d'acier;; La figure 6 illustre schématiquement les directions de soufflage du gaz; et La figure 7 montre schématiquement la tuyère incorporée dans le récipient d'affinage sous vide. La demanderesse a examiné les causes des problèmes rencontrés avec le dispositif de l'art antérieur en considérant que l'interface de réaction gaz-liquide auquel un gaz oxydant tel que 2 soufflé depuis une position située au-dessus de la surface du bain, est limité ; et, dans le but d'accroître l'interface de réaction gaz-liquide, la demanderesse a effectué des essais de décarburation en abaissant la position de soufflage du gaz. Ainsi, une tuyère classique ayant une structure à deux passages a été utilisée pour souffler de l'oxygène et la position de la tuyère a été descendue jusqu'à une position où elle était immergée dans l'acier en fusion qui circulait dans le récipient d'affinage du dispositif d'affinage sous vide du type dit VAC. En utilisant un dispositif d'affinage sous vide du type VAC classique (en mettant sous pression une poche ayant à sa partie inférieure un dispositif agitateur à gaz et un réservoir sous vide dans lequel la poche est contenue et dans lequel la décarburation est effectuée sous vide en utilisant de l'oxygène), on a fait varier la position de soufflage du gaz entre 1,0 m au-dessus de la surface du bain jusqu'à 1,5 m au-dessous de la trace du bain et on a comparé le rendement de l'oxygène utilisé pour effectuer la décarburation et l'abaissement de la teneur en chrome dans le cas d'acier inoxydable à 18 % de chrome. L'oxygène a été soufflé par le passage intérieur et de l'argon a été soufflé par le passage extérieur. Les résultats sont représentés dans la figure 1 et dans la figure 2. Ces figures montrent clairement que lorsque la tuyère à deux passages s'approche de la surface du bain, le rendement de l'oxygène utilisé pour effectuer la décarburation augmente et la perte par oxydation de la teneur en chrome est réduite. Dans la figure l,on a porté en ordonnées le rendement de 02 utilisé pour la décarburation. Dans la figure 2, on a porté en ordonnées la perte en chrome par oxydation. Et, en abscisses, sur ces deux figures est portée la profondeur de soufflage de 2 (ou position de la tuyère) par rapport à la surface du bain (valeur 0). Dans les graphiques représentés dans les figures 1 et 2, le rendement de l'oxygène utilisé pour la décarburation est déterminé comme suit Consommation de 02 par la production de CO Quantité de 02 soufflé. x 100 (%) ta pression intérieure du récipient était de 40 à 60 Torr. La tuyère était positionnée au-dessous de la surface du bain et dirigée horizontalement et dans la même direction que la direction de circulation de l'acier en fusion. Le débit de soufflage du gaz était de 1.000 Nm3/h. Les résultats ci-dessus sont remarquables en particulier quand le gaz est soufflé en-dessous de la surface du bain et le rendement moyen de l'oxygène utilisé pour la décarburation augmente jusqu'à 85 % par rapport aux 40 % obtenus avec le dispositif VAC classique; l'abaissement de la teneur en chrome est nulle par rapport à l'abaissement moyen de 0,4 % avec le dispositif classique VAC. En ce qui concerne la position de la tuyère, les résultats ci-dessus sont obtenus en positionnant la tuyère au-dessous du niveau de la surface du bain sans souffler de gaz après le dégazage. Pour le traitement de l'acier en fusion sous une pression réduite, il est connu de façon classique, d'utiliser une lance immergée soufflant depuis le dessus du bain. Dans ce cas, le fonctionnement est très instable du fait de l'écaillage et de l'érosion du matériau réfractaire de la lance et du dépôt de métal sur celleci qui sont provoqués par la vibration mécanique due à la mousse provoquée par le soufflage du gaz dans des conditions de température élevée supérieure à 1.6000C, et également il est très difficile d'atteindre une vitesse de décarburation désirable avec un débit de soufflage de gaz élevé. Selon la présente invention, une tuyère du type à deux passages, par exemple, est disposée sur la paroi latérale d'un récipient d'affinage sous vide pour assurer la sécurité aux matériaux réfractaires entourant la tuyère et les défauts de la lance immergée classique sont éliminés. Les résultats désirés de la présente invention sont atteints en soufflant le gaz à partir d'une position située à faible profondeur au-dessous de la surface du bain en contact avec l'atmosphère sous vide dans le récipient d'affinage. Cette caractéristique est avantageuse pour la raison que l'on décrira ci-après. Dans le dispositif de dégazage sous vide du type R-H classique, dans lequel une partie de l'acier en fusion est introduitedans le récipient sous vide et circule dans celui-ci pour être dégazée, la profondeur du bain d'acier en fusion contenu dans le récipient sous vide est limitée. La présente invention permet d'effectuer à la fois le soufflage du gaz et la décarburation dans le dispositif du type dit R-H. Le dispositif selon la présente invention que l'on préf è- re utiliser est un dispositif d'affinage sous vide du type R-H, pour les raisons suivantes (1) Dans ce type de dispositif, le bain circule automatiquement par l'effet dû au vide (différence de pression) et la surface renouvelée du bain vient en contact avec l'atmosphère sous vide. Ainsi, ce type est idéal pour l'affinage. (2) I1 n'est pas souhaitable de déplacer le récipient d'affinage du fait qu'il comporte une canalisation d'alimentation de gaz pour le soufflage du gaz. En outre, des résultats supplémentaires mentionnés ciaprès peuvent être obtenus selon la présente invention. Quand un gaz non oxydant est soufflé dans la direction de circulation du bain dans le récipient d'affinage sous vide, la valeur de la circulation de l'acier en fusion en (T/mn) atteinte dans le traitement R-H est accrue par l'action de pompage de l'acier en fusion créée par le gaz soufflé, de telle sorte que la quantité totale d'acier en fusion qui est exposée à l'atmosphère sous vide dans un temps donné augmente. De ce fait, le débit de soufflage de gaz (Nm3/h) peut être accru de telle sorte que le temps de traitement est remarquablement réduit. D'après les résultats représentés dans les figures 1 et 2, on comprend que les résultats désirés peuvent etre obtenus si la tuyère est disposée au-dessous de la surface du bain. Toutefois, pour éviter que la tuyère soit exposée au-dessus de la surface du bain à cause de la variation de niveau de la surface du bain provoquée par des variations de valeur du vide ou par l'usure des matériaux réfractaires et que la tuyère ainsi exposée provoque l'usure des matériaux réfractaires sur la paroi opposée, et également pour éviter d'accroître la température des matériaux réfractaires par l'oxydation du métal se déposant sur le récipient sous vide, il est souhaitable de positionner la tuyère environ 25 cm ou plus au-dessous de la surface du bain. Dans le dispositif de dégazage de type R-H, il est théoriquement possible de maintenir une profondeur de l'acier en fusion qui circule de 50 cm ou plus mais, pour éviter l'attaque des matériaux réfractaires du fond du récipient par le gaz soufflé il est nécessaire de positionner la tuyère à une profondeur non supérieure à 50 cm au-dessous de la surface du bain. Selon les recherches de la demanderesse, la plage préférée va de 20 à 40 cm au-dessous de la surface du bain. Le gaz soufflé dans une direction horizontale au-dessous de la surface du bain maintient un interface gaz-liquide important, comme on l'a mentionné précédemment, et il est retenu dans le bain pendant une longue durée de telle sorte que le rendement de la réaction est considérablement amélioré. Ainsi, le rapport d'oxygène (02) utilisé pour la décarburation, c'est-à-dire le rendement de l'oxygène utilisé pour la décarburation est stable et élevé. Quand le gaz est soufflé dans une direction inclinée excessivement vers le haut par rapport à la direction horizontale, la durée de réaction avec le bain est plus courte et le soufflage est effectué sans réaction désirable, abaissant ainsi le rendement du gaz et provoquant ainsi une perte d'acier en fusion. Par ailleurs, quand le gaz est soufflé dans une direction inclinée excessivement vers le bas par rapport à la direction horizontale, le gaz est soufflé contre le fond du récipient sous vide, provoquant une détérioration du revêtement réfractaire. De nouvelles considérations techniques pour la mise en oeuvre de la présente invention sont mentionnées ci-après. Si l'opération est effectuée sous un vide ayant une valeur constante (habituellement 80 Torr ou moins) comme cela est le cas dans le procédé de soufflage depuis la partie supérieure, un crachement plus important est provoqué et, à la limite, l'ouverture d'addition des alliages est obturée et le métal se dépose sur le dispositif de mise sous vide provoquant un abaissement de dégagement de gaz affectant ainsi remarquablement l'opération. Selon la présente invention, il est possible d'empêcher sensiblement le dépôt de métal sur le récipient tout en maintenant les avantages des réactions dans le récipient obtenus de façon classique et de réduire remarquablement la durée de dédarburation en augmentant le débit de soufflage du gaz Des essais de décarburation ont été effectués sur de l'acier inoxydable à 18 % de chrome en fusion avec différents rapports 02/Ar et pour différentes valeurs de vide en utilisant le dispositif représenté dans la figure 3, dans lequel une tuyère à deux passages (2) est disposée à travers la paroi latérale du récipient sous vide (1) à une profondeur de 30 cm au-dessous de la surface du bain, la référence 3 représente une poche, la référence 4 une tuyauterie de soufflage vers le haut, la référence 5 une tuyauterie de soufflage vers le bas et la référence 6 représente l'acier en fusion. Lors des essais, due l'argon a été soufflé par le passage extérieur et de l'oxygène ou le mélange oxygène-argon a été soufflé par le passage intérieur de la tuyère, dans une direction horizontale et dans la même direction que la direction de circulation de l'acier en fusion. Le rapport 02/Ar (en volume) a été maintenu dans la plage de 30/1 à 1/1, et la valeur du vide dans le récipient a été maintenue dans la plage de 200 à 20 Torr pendant la décarburation par le fonctionnement de l'éjecteur. Les résultats des essais ont révélé que lorsque le rapport 02/Ar diminue et que la valeur du vide augmente, la décarburation peut être atteinte pour une teneur en carbone inférieure sans abaisser la teneur en chrome. En se basant sur les résultats des essais, on a pu déterminer la condition pour effectuer la décarburation sans perte de la teneur en chrome en fonction de la teneur en carbone, du rapport 02/Ar et de valeurs du vide comme cela est représenté par la zone limitée par les lignes inclinées dans la figure 4 (aciers inoxydables à 16-17 % de chrome).Dans la figure 4, en abscisses est portée la pression en Torr dans le récipient et en ordonnées est portée la teneur en carbone. Dans cette figure, les flèches indiquent les conditions obtenues lorsque les conditions de fonctionnement (rapport 02/Ar) changent; la zone A se trouvant à gauche des lignes inclinées (représentant les conditions pour diverses valeurs du rapport 02/Ar) étant la zone où ne se produit pas de perte de la teneur en chrome. En même temps, l'épaisseur du dépôt de métal sur les raccords métalliques fixés à la partie supérieure (5 m au-dessus de la surface du bain) du récipient sous vide-a été mesurée et les mesures ont révélé que l'épaisseur croît proportionnellement à l'accroissement du débit maximum de gaz dégagé provenant de la surface du bain, comme représenté dans la figure 5. Le débit maximum du gaz dégagé est déterminé par le débit de soufflage, la valeur du vide, le rendement de l'oxygène utilisé pour la décarburation, la température du bain, etc... En ce qui concerne la condition pour empêcher le dépôt du métal, on a obtenu la formule suivante T+273 760 (2@VO2 + VAr)# # # 1/S # 100(l/mn/cm2)..... (1) 273 P dans laque : : : rendement de l'oxygène utilisé pour la décarburation VO débit de soufflage de 02 gazeux (e/mn) VAr : débit de soufflage d'argon gazeux (t/mn) S : surface du bain dans le récipient sous vide (cm T : température de l'acier en fusion ( C) P : pression dans le récipient (Torr) On fixe de préférence le débit de gaz dégagé à 80 (t/mn/ cm2) au lieu de 100 ( /mn/cm2). Pour éviter le dépôt de métal pour divers rapports 02/Ar,il s'est avéré nécessaire de tenir compte en débit de soufflage d'oxygène et de la pression dans le récipient. Donc, sur la 'base de la réaction ci-dessus, le dépôt de métal peut être évité en augmentant la pression dans le récipient même quand le débit d'oxygène est considérablement accru. Dans le cas de décarburation d'aciers ordinaires,d'aciers faiblement alliés et d'aciers au silicium par exemple, autres que les aciers fortement alliés tels que les aciers inoxydables, il n'est pas nécessaire de changer le rapport entre le gaz non oxydant et le gaz oxydant et il est suffisant de contrôler seulement le débit de soufflage de gaz. Pour contrôler et régler le rapport entre le gaz non oxydant et le gaz oxydant, il est nécessaire d'utiliser une tuyère à deux passages comme celle utilisée dans le procédé dit AOD. Le débit maximum de soufflage de gaz par tuyère est d'environ 1.500 Nm3/h et une plage préférée va de 1.200 à 1.500 Nm3/h pour les raisons suivantes (1) Le gaz soufflé ne vient pas en contact avec la paroi latérale opposée du récipient d'affichage sous vide. (2) Quand une tuyère ayant un grand diamètre est utilisée pour souffler une grande quantité de gaz, le revêtement réfractaire entourant la tuyère est détérioré si l'opération est effectuée avec un faible débit de soufflage du gaz. Par tailleurs, le débit minimal du gaz est déterminé en tenant compte du fait que, quand la quantité de gaz soufflée par la tuyère est faible, elle est repoussée par la pression statique de l'acier en fusion ce qui provoque un choc et une détérioration du revêtement réfractaire entourant la tuyère. Donc, un débit d'au moins 200 Nm3/h de gaz soufflé est nécessaire. Quand dans le bain d'acier en fusion des éléments qui produisent de la chaleur par oxydation tels que Al et Si sont présents, il est possible d'accroître la température du bain en amenant ces éléments à réagir avec le gaz oxydant avec un rendement moyen de production de chaleur d'environ 73 %. Le dispositif de la présente invention sera décrit en se référant à la figure 3. Pour souffler le gaz de façon uniforme, la tuyère devra être protégée en la refroidissant et, à cet effet, une tuyère ayant une structure à deux passages qui peut être refroidie par le gaz non oxydant soufflé par le passage extérieur est souhaitable. La position de la tuyère est déterminée d'après les considérations suivantes (1) La profondeur du bain L'extrémité ouverte de la tuyère disposée sur la paroi intérieur du récipient sous vide devra être à 50 cm de la surface du bain pour la raison mentionnée ci-dessus. Cette position devra être maintenue indépendamment du nombre de tuyères. (2) La circulation de l'acier en fusion dans le récipient d'affinage sous vide. Si l'on considère la réaction entre la direction de soufflage du gaz et la direction de circulation de l'acier en fusion dans le récipient sous vide, il est souhaitable que le gaz soufflé et l'acier en fusion circulent dans la même direction dans le but d'augmenter la circulation de l'acier en fusion et d'améliorer ainsi le rendement de la réaction. Quand plusieurs tuyères sont utilisées pour accroître le débit de gaz, il est souhaitable que les tuyères soient disposées de telle manière que le point de croisement de leur direction de soufflage soit situé au-dessus du tube de soufflage vers le bas et qu'elles soient espacées l'une de l'autre en formant un angle au centre (e) compris entre 5 et 150 par rapport au centre du tube de soufflage vers le bas, ou qu'elles soient espacées l'une de l'autre de 20 à 70 cm mesuré entre leurs extrémités ouvertes. Les limitations numériques ci-dessus sont déterminées d'après les considérations mentionnées ci-apres.- Le gaz soufflé dans le bain d'acier en fusion s'étale suivant un angle d'environ 200. Donc, pour éviter l'interférence de la mousse formée immédiatement après le soufflage et pour atteindre la repartition souhaitée de la mousse, la plage de valeurs de l'angle au centre susmentionnée pour les tuyères est-essentiel- le. La distance définie ci-dessus entre les extrémités ouvertes des tuyères est calculée à partir de l'angle au centre compte tenu du diamètre du récipient d'affinage sous vide, et sa distance minimale est déterminée à partir de l'espace nécessaire pour la disposition de la tuyère. L'agencement d'une ou plusieurs tuyeres est représenté dans la figure 6 dans laquelle: I désigne l'emploi d'une seule truyere et II de deux tuyères; la flèche G désigne la direction de soufflage du gaz; C indique la direction de circulation de l'acier en fusion; et H et B désignent respectivement la direction de circulation de l'acier entre le récipient sous vide et la poche. On comprendra que la présente invention n'est pas limitée à l'agencementsusmentionné des tuyères qui sont illustrées comme un mode de réalisation particulier, et que diverses variantes peuvent être comprises dans le cadre de la présente invention. (3) La direction de la surface du bain I1 est souhaitable que la direction de soufflage du gaz -soit horizontale pour les raisons susmentionnées, bien que cela ne constitue pas une gêne dans la pratique si la direction de soufflage est déviée d'un angle de + 50-par rapport à l'horizontale. (i) Quand le soufflage est dirigé en-dessous de l'horizontale, il existe une certaine possibilité pour que le gaz vienne en contact avec le fond du récipient sous vide. Ceci n'est pas souhaitable pour la protection du revêtement réfractaire. (ii) Quand le soufflage du gaz est dirigé au-dessus de l'horizontale, il est possible que le gaz oxydant soit soufflé sans effet-de réaction, de telle sorte que le rendement de l'oxy- gène est abaissé. Description des modes de réalisation particuliers La présente invention sera clairement comprise d'après la description ci-après des modes de réalisation particuliers. La présente invention n'est pas limitée à un acier particulier quelconque mais elle est utilisable pour la décarburation et le dégazage d'aciers ordinaires, d'aciers au silicium et d'aciers spéciaux, mais la description sera faite en liaison avec la décarburation d'aciers contenant du chrome pour lesquels la présente invention est des plus utiles. Equipement Diamètre intérieur du récipient d'affinage sous vide 1,6 m (capable de traiter 60 tonnes d'acier en fusion en une charge) Disposition de la tuyère : La tuyère est disposée de telle manière que le gaz est soufflé dans une direc tion horizontale et dans la direction de circulation de l'acier en fusion dans le récipient sous vide Structure de la tuyère : Structure à deux passages le passage intérieur est utilisé pour souf fler au moins l'un des gaz, oxydant ou non oxydant,et le passage extérieur est utili sé pour souffler seulement le gaz non oxy dant dans l'espace compris entre le tube intérieur et le tube extérieur du réci pient. L'équipement tel qu'ilest décrit ci-dessus est représenté dans la figure 7. Les résultats de la décarburation obtenue en utilisant le dispositif ci-dessus sont portés dans le tableau II et comparés à ceux obtenus avec un procédé de soufflage classique depuis le dessus du bain. Les conditions de fonctionnement ont été changées par paliers en fonction de la teneur en carbone du bain, comme représente dans le tableau I par rapport aux conditions initiales susmentionnées. Les résultats du fonctionnement avec le soufflage classique du gaz depuis le dessus du bain ont été obtenus dans les conditions ordinaires : débit de soufflage du gaz 600-800 Nm3/h et vide de 60 à 30 Torr. TABLEAU I (% Ci Débit de souf- 02/Ar (en volume) Valeur du vide flaque du gaz dans le réci (Nm3/h) pient sous vi de Torr C % initiale - 0,15 800 - 1200 10 - 30 100 - 150 0,15 - 0,05 | 700 - 1100 - 5 100 - 150 0,05 - 0,01 200 - 400 | - 1 50 - 80 TABLEAU II Composition avant décarbura- Composition après décarburation Durée Rende- Volution (%) (%) de dé- ment me ma #[%Cr] carbu- d'acier ximum (%) C Si Mn Cr C Si Mn Cr ration en fu- de gaz (mn) sion, dégagé (%) (l/mn/ cm2) Procé- 0,50 0,05 0,20 16,30 0,041 0,05 0,15 16,35 25 99,2 0,05 75 dé selon 0,45 0,03 0,22 16,81 0,045 0,04 0,20 16,80 21 99,4 -0,01 70 l'inven- 0,59 0,04 0,18 16,55 0,045 0,05 0,14 16,65 26 99,3 0,10 80 tion Procé0,40 0,02 0,15 16,10 0,030 0,02 0,08 15,70 40 85,2 -0,30 90# dé classique # # # # # # # # # # # (souf0,60 0,09 0,25 17,30 0,090 0,07 0,17 16,90 55 85,9 -0,75 120 flage depuis le dessus du bain) Comme on le comprend clairement d'après les résultats portés dans le tableau II, la présente invention présente les avantages techniques suivants par rapport au procédé de décarburation classique à soufflage depuis le dessus du bain. 1) la perte d'éléments d'alliage par oxydation est remarquablement abaissée. En particulier dans la décarburation d'aciers inoxydables, l'oxydation du chrome est complètement évitée. 2) I1 est possible d'accroître remarquablement le débit de soufflage du gaz réduisant ainsi la durée de la décarburation. 3) I1 est possible d'éviter presque complètement le dépôt de métal sur l'intérieur du'récipient d'affinage sous vide dû aux crachements. Ceci assure un grand avantage en ce qui concerne la sécurité d'équipement, le fonctionnement et le rendement de production. 4) Le contrôle de la teneur finale en carbone et de la température finale du bain est remarquablement amélioré. Bien que cela ne soit pas représenté dans le tableau II, les avantages suivants sont obtenus avec la présente invention. 5) I1 est possible de traiter des compositions d'acier contenant 100 ppm ou moins de carbone. 6) Les teneurs en H, N et 0 dans l'acier en fusion après l'affinage sont identiques ou inférieures à celles obtenues avec le procédé classique de soufflage depuis le dessus du bain. 7j I1 est possible d'utiliser environ 73 % de la chaleur d'oxydation d'éléments tels que C, A1, Si contenus dans le bain pour accroître la température du bain. La présente invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation qui viennent d'être décrits, elle est au contraire susceptible de variantes et de modifications qui apparaîtront à l'homme de l'art. REVENDICATIONS 1 - Procédé d'affinage d'un acier en fusion sous vide, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes : souffler un gaz non oxydant,ou un gaz non oxydant avec un gaz oxydant,dans un bain d acier en fusion dans un récipient d'affinage sous vide d'un dispositif de dégazage sous vide du type R-H,en une position comprise entre la surface du bain et une profondeur de 50 cm (y compris cette valeur ) dans le bain à partir de la surface du bain dans une direction presque horizontale. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la valeur d'au moins l'un des trois éléments suivants : la pression de l'atmosphère venant en contact avec le bain d'acier en fusion, la quantité de gaz non oxydant et la quantité de gaz oxydant soufflées est telle qu'elle maintient un volume de gaz dégagé provenant de l'acier en fusion non supérieur à 100 l/mn/cm2 de section du bain. 3 - Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que la pression de l'atmosphère venant en contact avec l'acier en fusion est maintenue à une valeur supérieure dans un stade initial de l'affinage que dans un stade ul térieur de l'affinage pour commencer l'affinage avec un débit élevé de gaz soufflé, et en ce que, pendant que s'effectue l'affinage, la valeur d'au moins l'un des éléments suivants : le débit de gaz soufflé, la pression de l'atmosphère venant en contact avec 1 t acier en fusion et le rapport proportionnel du gaz non oxydant par rapport au gaz oxydant, est abaissée par palier ou de façon continue. 4 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le gaz non oxydant seul, ou le gaz non oxydant et le gaz oxydant, sont soufflés dans l'acier en fusion à partir d'un seul point de soufflage avec un débit non inférieur à 200 Nm3/h. 5 - Procédé selcn l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le gaz non oxydant seul, ou le gaz non oxydant et le gaz oxydant, sont soufflés dans le bain d'acier en fa- sion à partir d'un seul point de soufflage avec un débit non supérieur à 1.500 Nm3/h. 6 - Dispositif de dégazage du type R-H,caractérisé en ce qu'il comprend au moins une tuyère de soufflage de gaz disposée à travers une paroi latérale d'un récipient sous vide en une position comprise entre la surface d'un bain d'acier en fusion et une profondeur de 50 cm (comprise) au-dessous de la surface du bain. 7 - Dispositif de dégazage du type R-H selon la revendication 6,caractérisé en ce que la partie ouverte de la tuyère de soufflage du gaz est dirigée presque dans la même direction que la direction de circulation de l'acier en fusion dans le dispositif. 8 - Dispositif de dégazage du type R-H selon la revendication 6 ou la revendication 7, caractérisé en ce que la partie ouverte de la tuyère de soufflage du gaz est dirigée dans une direction presque parallèle à la direction de circulation de l'acier en fusion circulant dans le dispositif. 9 - Dispositif-de dégazage du type R-H selon l'une quelconque des revendications 6 à 8, caractérisé en ce qu'il comprend plusieurs tuyères espacées l'une de l'autre formant un angle au centre de 5 à 15 par rapport à l'axe du tube de circulation vers la bas du dispositif ou espacées l'une de l'autre avec une distance de 20 à 70 cm entre leuls extrémitésouvertes.