L'invention concerne une feuille d'emballage pour graisses alimentaires molles, telles que le beurre, la margarine, le saindoux etc... Dans la pratique, ces graisses alimentaires sont emballées soit dans des conteneurs ou récipients du type godet en carton portant un revêtement, soit dans des récipients en matière synthétique ou en papier cristal soit encore dans un emballage réalisé à partir d'une feuille d'aluminium mariée à un papier parcheminé. Ces récipients et conditionnements similaires présentent des touts de fabrication nettement plus élevés que les feuilles d'emballage plates et exigent pour leur gerbage, tant à vide que remplis, une place beaucoup plus importante que celles-ci. L'inconvénient de ces feuilles d'emballage réside dans la grande adhérence qu'elles offrent aux graisses emballées. En effet, lors du déballage, il apparaît qu'une quantité plus ou moins importante de graisse, variant en fonction de la température ambiante et de sa consistance spécifique, reste "collée1, à la feuille d'emballage. Un autre inconvénient est celui de la faible résistance à la déchirure de cette feuille, ce qui fait que les opérations d'emballage ou de stockage provoquent des déchirures, notamment à la hauteur des angles. Ces déchirures facilitent également la deshydratation du produit emballé au niveau de ces déchirures, notamment du beurre, qui prend alors un goût de rance. I1 incombe ainsi à l'invention de produire une feuille d'emballage qui offre une faible adhérence aux graisses, qui présente une plus grande résistance aux déchirures que les emballages utilisés Jusqu'à présent et qui se plie facilement. Ce problème est résolu par une feuille d'emballage caractérisée en ce que'elle est constituée d'une feuille orientée en matière synthétique qui comporte des particules solides, finement réparties, ainsi que des vacuoles. Les vacuoles sont des micro-alvéoles qui apparaissent dans la feuille en matière synthétique sots I'effet de certaines conditions d'étirage, notamment en arrêtant le drapage et en ajoutant certains produits insolubles dans les polymères. I1 est surprenant de constater que ce sont précisément les feuilles en polyoléfines qui offrent aux graisses emballées une adhérence de loin inférieure à celle de tous les autres embal lages traditionnels utilisés jusqu'à présent. En utilisant des produits minéraux, tels que des sels de calcium, du TiO2, des silicates etc..., la grosseur des particules se situe entre 0,2 o et 20 e et la quantité du produit ajouté entre 1 et 25% en poids rapporté au poids du produit synthétique. Quoique toutes les feuilles en matière synthétique comportant des vacuoles peuvent être utilisées, il s'est établi, dans la pratique, un avantage très net en faveur de feuilles synthétiques réalisées à partir d'un polymère ou d'un copolymère d'une cyZoléfine contenant 2 à 4 atomes de carbone, voire de copolymères d'&alpha;-oléfines contenant de 2 à 4 atomes de carbone et de préférence à partir d'un polymère de propylène et d'éthylène présentant une répartition essentiellement statistique des comonomères. De préférence, la feuille est soumise à un drapage biaxial, ce qui lui confère une haute résistance dans les deux sens du plan de la feuille. Pour atténuer encore la force de rappel de la feuille, celleci est collée, selon une forme de réalisation avantageuse, sur une feuille d'aluminium en vue d'améliorer ainsi les qualités de glissement dans les machines à emballer. Pour assurer une protection pratiquement totale contre la lumière, la feuille peut être métallisée. Les feuilles les plus couramment utilisées présentent une épaisseur de 15 à 50 t et de préférence de 20 à 30 3O/. L'invention est commentée plus amplement ci-après en référence au dessin annexé qui en illustre divers exemples de réalisation dépourvus de tout caractère limitatif. Sur ces dessins, sur lesquels l'épaisseur de la feuille et les vacuoles ont été fortement agrandies - la figure I illustre en coupe verticale un premier exemple de réalisation d'une feuille d'emballage selon l'invention et - la figure 2 illustre, également en coupe verticale, un se cond exemple de réalisation, obtenu à partir du premier. Sur la figure 1 on voit en 7 une feuille simple munie de vacuoles 2. Sur la variante illustrée par la figure 2, la feuille simple 1 de la figure 2 a été collée sur une feuille d'aluminium 3 à l'aide d'une colle 4. Il demeure bien entendu que cette invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation décrits et représentés, mais qu'elle en englobe toutes les variantes. REVENDICATIONS 1.- Feuille d'emballage pour graisses alimentaires molles, caractérisée en ce qu'elle est constituée d'une feuille 1 orientée en matière synthétique qui comporte des particules solides, finement réparties, ainsi que des vacuoles (2). 2.- Feuille d'emballage selon la revendication 7, caractérisée en ce qu'elle comporte des particules solides finement réparties, d'une granulométrie de 0,2 à 20 f représentant 1 à 25% en poids rapportés au poids du produit synthétique. 3.- Feuille d'emballage selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce qu'elle se compose d'un polymère ou d'un copolymère d'une y-oléfine contenant de 2 à 6 atomes de carbone. 4.- Feuille d'emballage selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce qu'elle se compose d'un copolymère d'oC-oléfines contenant de 2 à 4 atomes de carbone. 5.- Feuille d'emballage selon la revendication 4, caractérisée en ce qu'elle se compose dtun copolymère de propylène et d'éthylène présentant une répartition essentiellement statistique des comonomères. 6.- Feuille d'emballage selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce qu'elle a subi un drapage biaxial. 7.- Feuille d'emballage selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce qu'elle est collée sur une feuille d'aluminium (3) d l'aide de cire ou à l'aide d'une colle (4). 8.- Feuille d'emballage selon la revendication 7, caractérisée en ce qu'elle se plie facilement et de manière que les plis résistent aux opérations d'emballage. 9.- Feuille d'emballage selon l'une quelconque des revendications 1 9 6, caractérisée en ce que son épaisseur se situe entre 15 et 50/ et de préférence entre 20 et 30 .