La présente invention a pour objet un dispositif destiné à permettre le curage des bas-côtés ou accotements des routes. Les bas-côtés herbeux des routes ont tendance, au cours des années, à empiéter progressivement sur la chaussée ce qui nécessite de fréquentes opérations de nettoyage ou curage. Quand ces opérations ne sont pas faites manuellement, elles sont faites au moyen d'une lame niveleuse qui découpe la bande de terre ayant envahi la chaussée, cette terre étant ensuite reprise et évacuée dans des remorques. Cependant, l'emploi de ces lames niveleuses nécessite des outils très importants et très onéreux. La présente invention a pour objet un dispositif de curage des bascôtés des routes1 caractérisé par le fait queil est constitué par une charrue à un corps porté par un châssis lui-même monté sur un support fixé sur le côté d'un tracteur. De préférence, le châssis portant la charrue est rectangulaire et est articulé d'une part de façon à pouvoir basculer dans un plan vertical et d'autre part de façon à pouvoir se déplacer transversalement parallèlement à luime me De préférence également, la charrue est portée par un age monté à pivotement sur ledit châssis autour d'un axe longitudinal parallèle à la direction d'avancement du tracteur de façon à pouvoir être orientée par rapport à la surface du sol. A titre d'exemple non limitatif et pour pouvoir faciliter la compréhension de l'invention, on a représenté aux dessins annexés Figure 1 une vue schématique en plan illustrant un tracteur muni du dispositif de curage selon l'invention Figure 2 une vue en perspective et à grande échelle du châssis basculant,certains éléments n'étant pas représentés pour la clarté du dessin Figure 3 une vue en perspective du corps de charrue destiné à être fixé dans le châssis de la figure 2. En se reportant à ces figures, on voit qu'un tracteur 1 est muni d'un cadre métallique 2 fixé au corps du tracteur, comme cela est connu, un peu en arrière du train avant. Ce cadre 1 porte un bâti 3 constitué par une chape 4 servant de support d'une part à un bras 5, sensiblement vertical et d'autre part à un bras 6, sensiblement perpendiculaire au bras 5 et pratiquement horizontal. Le bras 6 prend appui à son extrémité arrière contre le pont arrière du tracteur 1. Le bâti 3 sert à supporter un châssis 7 qui, luimême, porte un corps de charrue 8. La figure 2 est une vue de détail qui illustre la liaison entre le châssis 7 et le bâti 3, certains éléments tels que la charrue 8 et les vérins de commande n'étant pas représentés de façon à rendre la figure plus claire et plus facilement compréhensible. En se reportant à cette figure, on voit que le châssis 7 est rectangulaire, ses grands côtés étant sensiblement parallèles à la direction d'avancement A du tracteur 1. Le petit côté arrière 9, dudit châssis 7, est muni d'un alésage cylindrique 9a, traversé par un arbre horizontal 10 fixé solidement au bras 6. Ainsi le châssis 7 peut pivoter autour de l'arbre horizontal 10. Ce pivotement est commandé par un vérin 11, non représenté, mais symbolisé par la ligne en traits tiretés qui rejoint la chape 12 situéé à l'extrémité du bras 4 à la chape 13 portée par une plaque 14 solidaire du grand côté 15 du châssis 7. Du fait de l'alésage cylindrique 9a, le châssis 7 peut non seulement pivoter autour de l'arbre 10, mais encore il peut coulisser le long de cet arbre. Ce coulissement est commandé par un vérin 16 qui n'est pas non plus représenté, mais qui est symbolisé par la ligne en traits tiretés qui rejoint la chape 17 fixée sur le bras 6 au tourillon 18 porté par l'extrémité 19 de l'autre grand côté du châssis 7. Le deuxième petit côté 20 du châssis 7 comporte deux supports 21 munis chacun d'une bride 22 permettant de fixer un contrepoids 23 qui n'est pas représenté sur la figure 2, mais est représenté de façon schématique à la figure 1. Entre les deux côtés 15 et 19 du châssis 7 et parallèlement à ceux-ci est disposée une barre 24 qui est montée à pivotement dans deux tourillons 25 portés respectivement par les petits côtés 9 et 20 (seul le tourillon 25 porté par le côté 9 étant visible sur la figure 2); de sorte que ladite barre 24 peut tourner sur elle-même autour de son axe longitudinal, qui est protiquement parallèle à la direction d'avancement A. La barre 4 est destinée à porter la charrue représentée à la figure 3 et éventuellement un coutre en lame ou en disque. Ce coutre étant identique aux coutres usuellement employés dans les charrues de labour des champs n'est pas représenté; il est fixé à la barre 4, de façon connue par les brides 26. En se reportant aux figures 2 et 3, on voit que la charrue comporte1 comme cela est connu, un versoir 27 porté par un sep 28, solidaire d'un support vertical 29. A son extrémité supérieure, ledit support vertical est muni, à sa portie avant, d'une entretoise 30 dont l'extrémité comporte un orifice 31 et à sa partie arrière d'une plaque 32 à la partie supérieure de laquelle est ménagée une butée 33. La barre 24 (figure 2) comporte un manchon vertical 36 dans lequel est enfilée une tige 37 comportant à son extrémité supérieure un filetage sur lequel est vissé un écrou 38 et à son extrémité inférieure deux pattes 35 munies de trous 34 ayant même diamètre que le trou 31 et un écartement égal à l'épaisseur de l'entretoise 30. Un peu en arrière du manchon 36, la barre 24 comporte un gousset 39 portant un doigt cylindrique 40. Le montage de la charrue représentée à la figure 3 sur la barre 24 de la figure 2 est réalisé en faisant passer une goupille 31a à rupture tarée à travers les orifices 34 des pattes 35 et de l'orifice 31 de l'entretoise 30, le doigt 40 venant s'engager dans l'orifice correspondant 40a ménagé dans le support 29. Sur le côté du support 29 du sep 28 de la charrue qui est tourné vers le tracteur, c'est-à-dire vers l'intérieur est disposée une chape 41, qui est reliée par un vérin 43, également non représenté, mais symboliquement illustré par une ligne en tireté, à une chape 42 située latéralement sur le côté 15 du châssis 7. Le fonctionnement du dispositif ainsi décrit est le suivant : au moyen du vérin 11, le châssis 7 peut être relevé en pivotant autour de l'arbre 10, ce qui relève la charrue par pivotement dans le plan vertical autour de l'arbre 10. Au moyen du vérin 1o, le châssis 7 peut coulisser le long de l'arbre 10, ce qui permet de régler latéralement la position de la charrue par rapport au tracteur 1. Au moyen du vérin 43, le support 29 du corps de labour peut osciller autour de l'axe longitudinal de la barre 24, ce qui permet de régler l'aplomb, de la charrue, c'est-à-dire sa position plus ou moins verticale par rapport au sol.Ce réglage permet donc d'incliner latéralement la charrue de façon à maintenir l'arête horizontale inférieure 27a de son soc parallèle à la surface du sol lorsque le revêtement de la route est bombé, ou encore de l'incliner par rapport à ce revêtement lorsque la charrue travaille au-delà dudit revêtement. afin de réaliser un plan incliné qui permet l'évacuation des eaux de pluie. Au moyen de la tige 37 et de l'écrou 38, on peut régler l'inclinaison de la pointe 27b du versoir 27. D'autre part, lorsque la charrue heurte un obstacle, la goupille 31a casse au-delà d'un effort maximum et la charrue pivote autour du doigt 40, jusqu'à ce que la butée 33 vienne en contact avec la barre 24, ce qui empêche tout contact entre le versoir 27 et le pneu arrière du tracteur. La position de la charrue sur le côté du tracteur, légèrement en avant de la roue arrière et les différentes possibilités de réglage permettent d'obtenir de façon simple et peu couteu- se un excellent travail de curage des bas-côtés des routes. REVENDICATIONS 1. Dispositif de curage des bas-côtés des routes, caractérisé par le fait qu'il est constitué par une charrue à un corps porté par un châssis mobile, lui-même monté sur le côté d'un tracteur légèrement en avant de la roue arrière dudit tracteur. 2. Dispositif selon la revendication 1, dans lequel ledit châssis est monté sur le bâti de façon à pouvoir pivoter dans un plan vertical sensiblement parallèle à la direction d'avancement du tracteur. 3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, dans lequel le châssis est monté sur le bâti de façon à pouvoir coulisser parallèlement à lui-même dans une direction pratiquement perpendiculaire à la direction d'avancement du tracteur. 4. Dispositif selon l'une des revendicationsl à 3, dans lequel le corps de charrue est monté sur le châssis de façon à pouvoir osciller autour d'un axe horizontal sensiblement parallèle à la direction d'avancement du tracteur. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans lequel le corps de charrue est monté sur le châssis de façon à pouvoir faire varier l'angle que fait la pointe de la charrue avec la surface du sol. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le bâti comporte un bras vertical situé à l'avant et un bras sensiblement horizontal prenant appui à son extrémité arrière contre le pont arrière du tracteur. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le châssis est rectangulaire et comporte à son côté arrière un manchon coulissant et pivotant sur un arbre horizontal solidaire du bâti et perpendiculaire à la direction d'avancement. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, comportant un vérin relié d'une part au châssis et d'autre part au bras vertical du bâti pour relever le châssis et sa charrue par pivotement dans un plan vertical. 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, comportant un vérin relié d'une part au châssis et d'autre part au bras horizontal pour provoquer le dépla latéral dudit châssis et de la charrue. 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le support du sep du corps de la charrue est relié à une barre montée à pivotement sur le châssis, cette barre étant sensiblement parallèle à la direction d'avancement du tracteur. 11. Dispositif selon la revendication 10, comportant un vérin reliant le support du sep du corps de la charrue à l'un des côtés du châssis. 12. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le support du sep du corps de charrue est monté à pivotement sur un axe vertical porté par la barre pivotante du châssis et est muni à son avant d'une entretoise reliée par une goupille à rupture à un mécanisme à vis permettant de régler l'inclinaison du support de sep par rapport à la verticale. 13. Dispositif selon la revendication 12, dans lequel le support de sep comporte une butée limitant son mouvement de basculement vers l'arrière en cas de rupture de la goupille.