La présente invention concerne un procédé de traitement des déchets de tanneries qui transforment les peaux en cuir. Au cours du tannage du cuir, les peaux subissent d'abord une préparation par mise en oeuvre de traitements mécaniques et chimiques destinés au retrait des agents de conservation tels que le sel, des poils et de la chair qui adhère encore, et à la réhumidification des peaux. I1 s'agit d'opérations de préparation qui forment des quantités importantes d'eaux usées contenant de la matière organique provenant des peaux, en dissolution ou en suspension, et des produits chimiques utilisés pour la préparation des peaux. Les peaux ainsi préparées subissent alors un traitement par divers composés de tannage qui assurent la préservation de la structure de la peau et empêchent la putréfaction de celle-ci. On utilise beaucoup le chrome trivalent, souvent le sulfate basique hydraté de chrome. Le chrome trivalent est souvent préparé à la tannerie elle-même par réduction de bichromate hexavalent par de l'acide sulfurique et un sucre. Le coût du chrome utilisé au cours du tannage constitue une partie importante du coût de l'opération. Des quantités importantes sont perdues et entraînées avec les eaux usées du tannage et des quantités importantes sont aussi entrainées par les déchets de cuir produits comme rebuts après les opérations d'échantillonnage, de tannage, d'effleurage et analogues. De telles pertes peuvent atteindre les deux tiers du chrome utilisé au cours des opérations.Ces pertes constituentsouvetun danger pour l'environnement car tous les ions chrome sont toxiques, surtout les ions hexavalents. Un exemple de traitement en tannerie de 2000 à 3000 peaux par jour provoque une perte de 1,1 t environ de chrome par jour sous forme Cr203, à raison de 50 à 60 % dans les eaux usées et 40 à 50 % environ dans les déchets de cuir. Les déchets solides de cuir contenant du chrome ont été vendus jusqu'à présent en xue de leur transformation en engrais à des prix- proches du court du transport à cet effet. Les dechets liquides formfsau cours des opérations de préparation et de tannage ont en général été soit déversés directement dans les eaux de surface, soit combinés dans un réservoir de séparation dans lequel la matière en suspension, habituellement sous l'action favorable d'agents de précipitation ou de flottation qui sont ajoutés, forme une boue humide qui est ensuite retirée et déversée dans une décharge.Des efforts récents d'amélioration du traitement de ces déchets se sont concentrés sur les traitements secondaire et tertiaire des déchets liquides provenant des réservoirs de séparation et de la déshydratation de la boue humide, afin que le volume soit réduit ft que la lixiviation des matières toxiques elles que le chrome, par l'action des intempéries et digestion anlés robie, soit retardée. On a déjà réalisé, à des fins d'analyse, l'incinération de petits échantillons de cuir dans des fours fermés de laboratoire à 6000C, puis on a extrait le chrome des cendres résultantes avec des acides oxydants dangereux, et on a alors déterminé la quantité de chrome par titrage. Cependant, le traitement de la totalité en pratique des boues ou des déchets de cuir d'une installation industrielle par incinération n1a pas été considéré comme possible en pratique étant donné son coGt,la difficulté de la combustion de la matière organique, notamment à cause des odeurs dégagées, et parce que les températures de fonctionnement des incinéra- teurs classiques ont tendance à favoriser la formation de quantités nuisibles de chrome toxique, dégag8esavec les gaz du four.Les incinérateurs classiques fonctionnent par exemple à des températures comprises entres 760 et 9300C et plus. L'invention concerne un procédé de traitement des déchets de tannerie, rendant minimaux les dangers pour l'environnement, relativement rentable, mettant en oeuvre le pouvoir calorifique de la matière organique présente dans les déchets et permettant la récupération de la totalité ou d'une partie importante du chrome usé qui peut être réutilisé ou mis sous une forme stable, avec réduction de volume de 90 à 95 %. Bien que les matières solides des déchets de tannerie traitées selon l'invention puissent comprendre une boue seule, elles comprennent aussi avantageusement des déchets de cuir qui ont été jetés jusqu'à présent mais qui contiennent une quantité importante de chrome et qui ont un pouvoir calorifique non négligeable, ces déchets etant utilisés soit seuls, soit de préférence en mélange avec la bue. La boue ou le mélange de la boue et des déchets subit de préférence une déshydratation, par exemple jusqu1à une teneur pondérale en matières solides de 20 à 45 8. Les procédés mecaniques de déshydratation sont avantageux, notamment la compression et la centrifugation par exemple. Le procédé selon l'invention comprend une combustion de quantités importantes de déchets solides de tannerie, à raison d'au moins 900 kg par jour, dans la zone de combustion d'un four industriel à une température réglée relativement faible, inférieure à 6500C environ et de préférence comprise entre~425 et 6500C, tres avantageusement entre 480 et 540du, afin que la matière organique se transforme en gaz ou en un mélange de carbone et de gaz, et que le chrome forme des cendres. la combustion à température relativement basse évite pratiquement le dégagement nocif de chrome hexavalent dans l'effluent gazeux, mais provoque normalement une combustion incomplète de la matière organique.Les gaz sont donc retirés de la zone de combustion et soumis à une oxydation supplemen- taire destinée à leur désodorisation avant leur rejet dans l'atmosphère. Le cas échéant, d'autres traitements des gaz peuvent aussi être utilisés, par exemple pour le retrait des osdes du soufre Le chrome utilisé dans le procédé de tannage est habituellement à l'état trivalent et on peut le récupérer sous cette forme dans les cendres de combustion, par utilisation de températures inférieures à 480oC environ, et/ou par des précautions contre la présence de carbonate basique ou d'autres agents oxydants. L'oxyde chromique ainsi formé est stable, pratiquement insoluble et pratiquement dépourvu de matières organiques. On peut l'expédier à des installations de traitement qui le transforment en d'autres composés du commerce, et il est sous une forme plus sure et moins encombrante lors du stockage ou du déversement dans les décharges. I1 n'est pas nécessaire que la matiere organique originale soit totalement oxydée en vue de l'expédition aux installa tions de traitement ou en vue de la déchae sous cette forme, et par exemple, elle peut être carbonisée, notamment a des températures relativement faibles telles que 315 à 3450C ou à des températures plus élevées mais en présence d'une quantité d'oxygene qui ne suffit pas à la combustion totale. Le carbone peut donner un pouvoir calorifique intéressant dans un dispositif de traitement utilisé ultérieurement, et comme il est inerte, il permet la stabilisation des cendres contre l'action des intempéries. Le chrome hexavalent est en général préférable cependant car il est soluble et peut être récupéré en vue de sa réutilisation par une tannerie, convenablement équipée, et il a une valeur commerciale plus intéressante en vue d'un traitement ultérieur. On sait que le chrome trivalent forme du chrome hexavalent ou un bichromate en présence de carbonate basique, suivant la réaction D'autres cations métalliques peuvent remplacer le potassium, par exemple le sodium, le calciums etc., de préférence de metaux alcalins ou alcalino-terreux, étant donne les pro priétés avantageuses de solubilité et de stabilité thermique qui sont obtenues, Des carbonates et du calcaire, constituant de tels composés,peuvent etre ajoutes dans les déchets de tannerie, introduits dans le four, lue cas échéant. Cependant, la boue de tannerie contient souvent une quantite suffisante de carbonate à un pli basique, si bien qu'aucune addition n'est nécessaire. Lors de l'incinération des mélanges de matieres usées ou de déchets de cuir, à l'état acide, on doit stassurer que la teneur en carbonate et le pli basique ont des valeurs convenables afin que le carbonate ne se décompose pas.Le régalage du pH et les additions de carbonate sont nécessaires à la formation d'une matière première contenant le chromate, lorsque des déchets de cuir seuls sont brûlés. Bien que les températures utilisées puissent être réduites lorsque le temps d'oxydation est suffisant, les températures de l'ordre de 480 à 5400C sont préférable en pratique. Ainsi, l'opération de combustion dans le four peut etre utilisée elle-même pour la transformation du chrome tri valent en chrome hexavalent plus précieux, et le carbonate oxydant peut être obtenu dans la boue de tannerie, sans augmentation des couts. La faible température de combustion est en outre avantageuse car elle evite pratiquement la decompo- sition thermique du carbonate ou d'un autre agent oxydant, et car elle réduit l'émission du chrome hexavalent très toxique dans les gaz de cheminée. Le chrome hexavalent présent dans les cendres est soluble dans l'eau et les acides et il peut être récupéré par lixiviation à l'aide de tels solvants. Les acides permettent une récupération d'un plus fort pourcentage du chrome dans les cendres et ils sont préférables, les acides les plus forts donnant en général les concentrations les plus élevées. De telles solutions peuvent être réutilisées telles que récupérées pour la préparation d'un liquide de tannage ou elles peuvent subir un traitement supplémentaire par filtration, lavage, concentration ou analogue, selon le cas. La valeur économique du chrome récupéré est importante et elle doit plus que compenser le court de fonctionne- ment de l'installation de récupération, y-compris l'amortissement de l'appareillage. L'utilisation des déchets de cuir et la concentration des boues permettent l'obtention en très grande partie ou pratiquement en totalité de la chaleur nécessaire au maintien du four à sa température de fonctionnement à partir de la combustion des déchets elle-même, et une récupération nette importante de chaleur est même possible. Des types connus de fours industriels, par exemple ceux dans lesquels les gaz de combustion passent au contact d'un sel fondu ou ceux dans lesquels les gaz sont soumis à une combustion supplémentaire dans un bru leur postérieur ou dans un dispositif séparé d1-extraction a sel fondu, peuvent être utilisés pour l'oxydation complète des gaz produits par l'incineration initiale à basse température. Un four à sel fondu est avantageux. Alors que les déchets de cuir, seuls ou mélangés à la boue après deshydrkion, peuvent tre brûlés comme in diqué dans le présent mémoire, les déchets de cuir peuvent aussi être avantageusement déchiquetés et utilisés afin que la manipulation des déchets liquides soit facilitée.Les déchets déchiquetés de cuir mélangés à la boue avant la déshydratation facilitent le retrait de l'eau, et l'addition dans les décanteurs facilite la séparation de la boue et la sédimentation dans les décanteurs* En outre, les déchets déchiquetés de cuir peuvent être utilisés comme matières de filtration par sorption du liquide séparé de la boue, et permettent ainsi la séparation d'une quantité supplemen- taire de matières en suspension et la reduction ou l'élimi- nation d'un 4--aibsent secondaire ou tertiaire ultérieur m liquide le cas échéant. Une matière de filtration formée de déchets déchiquetés de cuir suffit normalement.Cependant, les déchets peuvent etre carbonisés afin qu'ils forment un filtre de charbon actif le cas échéant Les déchets de cur doivent être déchiquetés en particules convenant à la formation d'une matière de filtration ou à l'addition dans des décanteurs mais ils ne doivent pas être divisés à une dimension si faible que la sédimentation dans les décanteurs s'en trouve genée ou que le débit de liquide dans le filtre s'en trouve réduit. La dimension du sable grossier, d'environ 0,6 à 1,2 mm de diamètre, convient à cet effet. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés sur lesquels - la figure 1 est un diagramme synoptique representatif du schéma de principe d'un mode de réalisation avantageux de l'invention, utilisé pour le traitement des déchets solides de tannerie formés d'un mélange de boue concentrée et de déchets de cuir - la figure 2 est une coupe verticale schématique d'un four à sel fondu convenant à la mise en oeuvre du procédé de l'invention ; et - la figure 3 est une coupe verticale schématique d'un second type de four industriel utile selon l'invention et qui contient un brûleur de post-combustion destiné au traitement ulterieur des gaz formés par le four On se réfère d'abord au diagramme de la figure 1 qui indique que les déchets liquides 10 parviennent à un décan teur ou réservoir 12 de flottation. La nature et la quantité des déchets et les caractéristiques scommandees pour les décanteurs sont décrites par exemple dans la publication de septembre 1969, intitulée "ACTIVATED SLUDGE TREATNENT OF CHROME TANNERY WASTES", the A.C.Laurence Leather Company of South Paris, Maine, préparéepour le contrat nO F7PRD 133-01 68, programme n > 12120, the Federal Water Pollution Control Administration, Department of the Interior, et disponible auprès de the Superintendent of Documents, U.S.Government Printing Office, Etats-Unis d'Amérique. Les déchets liquides 10 peuvent comprendre le liquide des seules opérations de tannage au chrome, mais il s'agit de préférence d'un mélange de telles eaux usées de tannage avec des eaux usées des opérations de préparation des peaux,qui forment un précipité d'hydroxyde dechrome. Bien que seule l'eau de tannage contienne du chrome, les deux types d'effluents liquides doivent être traités, et ce traitement est avantageusement mis en oeuvre dans une même installation dans laquelle les déchets acides de tannage et les déchets alcalins de la préparation des peaux assurent au itcs en partie une auto-neutralisation Le dépot de la matière en suspension et la précipitation d'une certaine quantité de matières dissoutes sont facilités dans le décanteur par addition d'agents de sédimentation et de précipitation tels que les déchets de peaux déchiquetées indiqués par le trait interrompu 19 ou des polymères bien connus à cet effet. La séparation par les principes de flottation est aussi connue. Apres la séparation, la boue obtenue est retirée. Le liquide qui surnage est retiré comme indiqué par la référence 14 et il subit avantcgeusement un ou plusieurs traitements supplémentaires déterminés qui assurent la purification avant la décharge. Des traitements secondaire et tertiaire sont bien connus et la publication précitée decrit des traitements recommandes. Dans une variante, la nécessité de tels traitements peut être réduite ou supprimee par circulation du liquide dans une matière de filtration formée par des déchets traités de cuir, soit déchiquetés, soit carbonisés comme indiqué par la référence 15. La boue séparés initialement du décanteur 12 contient normalement 85 à 95 % d'eau et elle est trop humide pour pouvoir entretenir la combustion Bien quelle puisse être séchée dans le four7 cette dernière opération nécessite addition d'un combustible et il est avantageux que la boue soit concentrée avant son introduction dans le four. La concentration peut être réalisée par évaporation, mais la boue humide est de préférence déshydratée mécanique- ment par compression, centrifugation ou analogue. La compression est effectuée de préférence à l'aide d'un filtre presse ou d'une presse à courroie.Cette concentration de la boue ou d'un mélange de boue et de déchets de cuir déchiquetés peut former une matière qui entretient la combustion, contenant de préférence 20 à 45 % et très avantageusement 30 à 45 % en poids de matières solides. La boue concentrée 16 ou les déchets de cuir 18 parent être incinérés séparément, les déchets ayant par exemple 40 à 5D % de chrome disponible pour une récupération et possédant un pouvoir calorique élevé Cependant, les déchets acides de cuir sont de préférence mélangés a la boue alcaline au cours d'une ou plusieurs des opérations décrites précédem- ment. Les déchets solides 20 de tannerie sont introduits dans un four industriel 22. Celui-ci fonctionne à une température relativement faible, inférieure à 650 C et de préfé- rence comprise entre environ 425 et 6 C, tres avantageusement d'environ 5dDtC. La matière incombustible, comprenant le chrome trivalents est réduite sous forme alune cendre dans le four, alors que la matière organique des déchets est transformée en gaz ou en un mélange de gaz et de carbone comme indiqué précédemnent Aux faibles températures utilisées, ces gaz ne s'oxydent pas totalement et ils sont extraits de la zone de combustion et soumis à un traitement supplémentaire d'oxydation totale.Ils peuvent aussi subir des traitements supplémentaires destinés au retrait d'autres ingrédients no cifs. Cette utilisation d'une combustion à basse température pour la formation des cendres et du traitement de la matière organique et des gaz résultants dans au moins deux étapes d'oxydation rend minimal le dégagement de chromea8rs les gaz et la matière organique peut brûler sous forme de produits, essentiellement CO2 et H2O, qui peuvent être rejetés àl1at- mosphère. L'oxydation secondaire des gaz du four est indiquée par la reférence 24. Les cendres 26 contenant le chrome à l'étant trivalent ou hexavalent comme indiqué précédemment, sont extraites du four. Le chrome hexavalent peut être retiré par lixiviation comme indiqué par la référence 28 et forme une solution 29 de chrome dans un solvant convenable de lixiviation. L'eau ou les solutions acides aqueuses, par exemple diacide nitrique HNO3 ou d'acide sulfurique H2SO4 ou leurs mélanges, peuvent être utilisées et le chrome peut être récupéré sous forme diluée ou concentrée, selon le cas, en vue d'une utilisation dans les opérations d'une tannerie particulière mettant en oeuvre le procédé. Lorsque les opérations de la tannerie le permettent, le chrome de la solution peut être utilisé sous forme obtenue comme source de bichromate.Cependant, le cas échéant, le chrome peut subir un traitement supplémentaire de toute manière convenable, par exemple par concentration par chauffage ou purification par filtration, précipitation, lavage, redissolution ou analogue. Le filtrage est normalement souhaitable. La chaleur provenant du four peut aussi être récupérée. La figure 3 représente un type de four industriel convenant à la combustion à basse température des déchets de tannerie. Ce four comprend une chambre externe 30 dont le fond contient le sel fondu 32, et une chambre interne 34 ayant un fond ouvert délimité par des bords qui sont de pré férence immergés dans le sel fondu 32. Un creuset métallique 36 est placé dans la chambre interne 34 et flotte à la sur- face du sel fondu 32 ou est au contact de celle-ci. Le creuset 36 peut être formé d > une grille ou d'un corps plein ayant des orifices périphériques tels que des fentes ou des trous, permettant le passage des gaz et la collecte des cendres ou des résidus carbonisés produits dans le four. La chambre interne 34 a une entrée 38 d'air et la chambre externe 30 a une sortie 40 d'air dans laquelle est disposé un ventilateur 42 d'évacuation. Un brûleur 44 placé dans la chambre 34 assure une combustion qui provoque le chauffage du four. Le brûleur 44 peut fonctionner pendant toute l'opération le cas échéant, mais il est utilisé normalement pour le déclenchement de la combustion. Ensuite, la température se maintient essentiellement ou totalement sous l'action de la chaleur de combustion des déchets 20. Le débit du courant d'air transmis à la chambre 34 peut être réglé ou le four peut comporter une double enveloppe de refroidissement ou un échangeur de chaleur non représente afin que la tmnss- rature puisse être réglée. Lors du fonctKnnement, le four représente sur la figure 2 fonctionne par commande du ventilateur 42 qui crée une dépression dans la chambre 30 si bien que le niveau du sel fondu s'élève entre les chambres interne et externe L'air est aspiré par l1entrée 38 et pénetre dans la chambre 34, les déchets solides 20 pénètrent dans le courant d'air et ils sont incinérés dans la zone de combustion initiale délimitée par la chambre 34 au-dessus du creuset 36, sous l'action ou non de la chaleur provenant du brûleur 44, les cendres ou le résidu 26 résultant étant collectés sur le creuset 36. Les gaz résultants de combustion passent par les orifices du creuset 36, barbotent dans le sel fondu 32 et s'échappent alors par la sortie 40. Comme le four fonctionne à température relativement basset les produits gazeux de combustion de la matière organique des déchets 20 ne sont pas totalement oxydes dans la zone de combustion de la chambre 34 et ils subissent une oxydation catalytique supplémentaire à chaud par circulation dans le sel fondu 32 et/ou au contact de celui-ci. Le sel fondu termine normalement l'oxydation des gaz,mais une oxydation supplémentaire ou d'autres traitements peuvent - aussi être utilisés le cas échéant. Des sels alcalins tels que le calcaire ou des hydroxydes et carbonates alcalins et analogues peuvent être ajoutés au sel fondu 32 afin qu'il réagisse avec les gaz acides tels que les oxydes de soufre, et assure le retrait de ceux-ci. Les brevets des Etats-Unis d'Amérique nO 3 766 087, 3 642 583 et 3 647 358 décrivent des fours à sel fondu de type connu. Tout sel convenable fondu à la température de fonctionnement du four peut être utilisé, par exemple Na2SO4 ou tout mélange décrit dans les brevets précités Le sel fondu est normalement à la meme température que la zone de combustion du four mais, le cas échéant, la température peut être élevée ou abaissée par utilisation d'un dispositif auxiliaire de chauffage ou de refroidissement, non représenté. Le sel est fondu1 lors de la mise en route initiale1 par un dipositif externe de chauffage tel qu'un dispositif 46 de chauffage par résistance ou le brûleur 44. La figure 3 représente sous forme schématique une variante de four connu. Ce four comprend une chambre 50 de combustion ayant une grille 52 qui collecte les cendres ou le résidu carbonisé. L'air est aspiré dans la chambre 50 de combustion du four par une entrée 56, les déchets solides 20 de tannerie sont introduits et incinerés,-et les gaz résultas sont transmis par un brûleur 60 de post-combustion, sous ltaction d'un ventilateur 64 d'extraction Le cas échéant, un épurateur séparé à sel fondu fonctionnant à une température réduite peut remplacer le brûleur 60 de post- combustion.La chambre 50 de combustion a un brûleur 62 destiné à déclencher la combustion et le cas échéant, à maintenir la température de combustion, la chambre 50 délimitant la zone de combustion initiale au-dessus de la grille 52.Le four fonctionne aussi à basse température, comme indiqué dans le présent mémoire, et les gaz extraits qui sont incompletement oxydés subissent un traitement supple- mentaire d'oxydation dans Ie brûleur 60 de pcst-combustion qui fonctionne de préférence à une température plus élevée, par exemple dépassant 760 C environ et de préférence de 930 C et plus. Lors d'une combustion à température relativement élevée, des revetements réfractaires sont normalement nécessaires.Cependant, ceux-ci ne sont pas nécessaires à une température environ 5400C, et la faible température utilisée pour la combustion initiale donne donc l'avantage supplemen- taire d'une construction simplifiée et peu coûteuse de la chambre 50 de combustion principale de la figure 3, ou des chambres 30 et 34 de la figure 2. Au cours d'un essai, les cendres contenant du chrome hexavalent sous forme d'une matière fondue et provenant d'un four, subnsent une lixiviation assurée par une solution aqueuse 0,1 N d'acide nitrique, à température ambiante. La solution résultante subit alors un filtrage et on obtient une solution à 1 % en poids de bichromate hexavalent avec un rendement dépassant 80 % par rapport au chrome présent à l'origine dans les déchets solides de tannerie. Après concentration convenable par évaporation, par exemple à 1Q % en poids, la solution de bichromate obtenue peut être réutilisée pour le tannage, par réduction avec de l'acide sulfurique et du sucre. Lorsque le volume suffit à la lixiviation de la totalité en pratique du chrome des cendres, ou lorsque l'acide peut être recyclé, l'utilisation d'acide nitrique relativement concentré, par exemple sous forme d'une solution 1,0 N à température élevée, est avantageuse afin que le rendement augmente et que la concentration nécessaire soit minimale D'autres liquides convenables de lixiviation qui assurent la dissolution du chromate avec ou sans réduction, peuvent être utilisés.Des essais ultérieurs permettent un retrait satisfaisant de la totalité en pratique du chrome des cendres. Bien que le chrome récupéré dans la solution, comme décrit dans le présent mémoire, soit facilement utilisable dans d'autres opérations de tannage, il peut aussi être récupéré pour d'autres applications le cas échéant. Par exemple, le chrome de la solution peut être reduit sous forme métallique par électrolyse ou réaction chimique et il peut être utilisé dans des applications métallurgiques. Les températures de travail dans la zone de combustion des fours, indiquées dans le présent mémoire, correspondent à la température moyenne d'équilibre dans la chambre de combustion au-dessus de la grille ou du creuset. Dans le cas des fours avantageux à sel fondu, cette température est la même que celle du sel fondu lorsque la température du bain de sel est maintenue par la chaleur de la chambre de combustion. Dans d'autres fours, tels que la chambre 50 de combustion, ou dans le cas ou un bain de sel fondu subit un chauffage ou un refroidissement forcé supplémentaire, la température est déterminée par la moyenne arithmétique d'un certain nombre de températures déterminées à des intervalles égaux dans la chambre t le nombre de lectures de températures suffisant pour que la valeur moyenne ne varie pratiquement plus lorsqu'elle porte sur un plus grand nombre de lectures. Par exemple, les lectures de température peuvent être effectuées à peu près au centre de chaque volume d'environ 28 1 de l'espace enclos dans la chambre, les lectures étant alors ajoutées et la somme résultante étant divicee par le nombre de lectures. Des lectures effectuées au contact d'une flamme zabre ou de l'air frais introduit doivent être évitées. Dans le cas des fours ayant des températures relativement uniformes, le nombre de lectures nécessaires est petit. En l'absence d'un procédé convenable Et rentable de combustion des déchets de tannerie et de récupération du chrome, dans le passé, on a collecté des quantités importantes de déchets dans des zones de stockage et des décharges. De tels déchets stockés peuvent aussi être traités selon le procédé de l'invention et peuvent alors constituer une source de chromate ou de composés chromiques qui deviennent rares. Le traitement réduit aussi les risques de pollution ultérieure de 1 'environnement. I1 est bien entendu que l'invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1. Procédé de traitement de déchets solides de tanne rie,contenant du chrome trivalent et une matière organique, et de récupéation du chrome de ces déchets, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend la combustion d'au moins 900 kg par jour de déchets dans la zone de combustion d'un four industriel, à une température inférieure à 6500C environ, en présence d'une quantité suffisante d'une matière basique pour raque la majorité du chrome soit oxydée sous forme de chrome hexavalent dans les cendres du four et afin qUIllne partie au moins de la matière organique se transforme en puis le retrait des gaz de la zone de combustion et leur traitement par une oxydation supplémentaire, et le retrait des cendres du four et la récupération du chrome hexavalent de ces cendres. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la température est comprise entre environ 425 et 6500C, et le chrome hexavalent est récupéré par lixiviation par un solvant inerte vis-à-vis de l'oxyde chromique trivalent. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que ladite température est comprise entre environ 480 et 5400C, et plus de 80 % environ du chrome trivalent des déchets sont oxydés sous forme de chrome hexavalent dans le four, et sont récupérés. 4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que les déchets solides comprennent des déchets de cuir tannés au chrome. 5. Procédé selon la revendiaition 4, caractérisé en ce qu'une partie des déchets de cuir est une matière usée de filtration formée de déchets déchiquetés, qui a assuré la filtration de déchets liquides de tannerie. 6. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que les déchets solides comprennent une boue alcaline contenant du chrome, séparée des déchets liquides de tannerie. 7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend en outre des étapes préliminaires de séparation d'une boue alcaline contenant du chrome de déchets liquides de tannerie, et la déshydratation partielle de la boue, les déchets solides de tannerie formant un mélange humide de la boue et de déchets de cuir ayant une teneur pondérale en matières solides supérieure à 20 % environ. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que les déchets de cuir sont ajoutés à la boue avant la déshydratation. 9, Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les gaz subissent un chauffage supplémentaire dans un brûleur de post-combustion, à une température supérieure à 7600C environ. 10. Procédé selon la revedication 1, caractérisé en ce que le four est du type à sel fondu, et les gaz subissent une oxydation supplémentaire par contact avec un sel fondu et chaud, la matière basique étant mélangée aux déchets à l'extérieur du sel fondu. 11. Procédé selon la-revendication 2, caractérisé en ce que le solvant est une solution aqueuse d'un acide 12. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que le solvant est l'acide nitrique ou sulfurique 13. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'une partie de la matière basique au moins est un carbonate. 14. Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que les déchets solides de tannerie comprennent un mélange d'une boue alcaline contenant un carbonate et de déchets de cuir tannés au chrome. 15. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que le mélange contient une proportion de boue alcaline qui suffit à l'introduction de la totalité en pratique de la matière basique nécessaire. 16. Procédé de traitent des déchets liquides et solides de tannerie contenant du chrome trivalent et une matière organique, ce procédé étant destiné à réduire au minimum la pollution et à assurer la récupération du chrome des déchets, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend la disposition d'un mélange de déchets liquides alcalins provenant de l'opération de préparation des peaux et d'une solution usée de tannage au chrome, dans un réservoir de séparation, la séparation d'une boue alcaline contenant du chrome triva lent, à partir du mélange, la déshydratation partielle de la boue, le mélange de cette boue avec des déchets de cuir tannés au chrome, le mélange formé ayant une teneur pondérale en matières solides d'au moins 20 % environ, la combustion dsau moins 900 kg de ce mélange de matières solides, dans la zone de combustion d'un four industriel, à une température comprise entre environ 425 et 650au, en présence d'une quantité suffisante d'une matière basique pour que la plus grande partie du chrome trivalent soit oxydée en chrome hexavalent dans les cendres, et qu'une partie au moins des matières organiques soit oxydée sous forme de gaz, le retrait des gaz de la zone de combustion et leur traitement par une oxydation supplémentaire, et la récupération du chrome hexavalent des cendres par lixiviation de celles-ci à l'aide d'un solvant du chrome hexavalent qui est inerte pour l'oxyde chromique trivalent. 17. Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce qu 'une partie au moins de la matière basique est un carbonate contenu dans la boue, et la totalité en pratique du chrome trivalent est oxydée dans le four puis récupérée. 18. Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce qu'il comprend des étapes supplémentaires de filtration du liquide du reservoir de séparation, dans une matière de filtration par sorption comprenant des déchets déchiquetés de cuir, et la combustion des déchets usés de cuir de cette matière de filtration, dans le four. 19. Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce que la chaleur de combustion des déchets constitue pratiquement la totalité de la chaleur nécessaire à la mise en oeuvre du procédé, après le chauffage initial.