L'invention est relative à un dispositif commandant les modalités de propagation de la lumière du type actif, et, plus particulièrement à un dispositif d'affichage permettant d'enregistrer une image et de la reproduire soit sous sa forme négative soit sous sa forme positive. Dans la présente demande, le terme "lumière" doit être considéré dans un sens étendu : il désigne non seulement les rayonnements visibles, mais aussi les rayonnements infrarouges,ultraviolets et les ondes micrométriques avoisinantes du spectre électromagnétique. L'invention s'applique aux dispositifs dans lesquels un organe comprenant des particules orientables sous l'action d'un champ qui sont maintenues dans une zone active par un milieu élastomère II-, se trouve activé ou désactivé par un champ de manière à commander sélectivement la propagation de la lumière qui atteint cette zone active dudit organe. La présente invention est relative aussi à un dispositif d'affichage d' image qui peut au choix reproduire une image soit sous la forme positive, soit sous la forme négative. La technique antérieure décrit divers organes et dispositifs qui permettent d'agir à volonté sur la lumière incidente (c'est-à-dire déterminer la transmission, la réflexion, la diffraction ou l'absorption de cette lumière) en fonction de l'application d'un champ électrique ou magnétique. On peut grouper un grand nombre de ces organes ou dispositifs en deux catégories suivant qu'on les considère comme actifs, c'est-à-dire comme pouvant modifier rapidement et temporairement l'action sur la lumière ou comme inactifs, c'est à dire comme présentant une permanence relative en ce qui concerne les effets surla lumière. Les systèmes usuels connus qui appartiennent à la catégorie inactive comprennent des dispositifs ou des organes dans lesquels on crée sur un film une configuration de déformation de la surface par un chauffage simultané à l'application sur le film d'une configuration correspondante de champ électrique ou image électrostatique. Après que le-ile a ainsi eté. déformé il module la lumière qu'il reçoit en créant ainsi une image visible qui correspond à la configuration du champ appliqué au film.Dans un tel dispositif de type inactif, les particules orientables sous l'action d'un champ électrique et agissant sur le faisceau lumineux sont dispersées dans un support ramollissable par la chaleur, puis orientées, suivant la configuration d'une image, par l'application d'un champ électrique correspondant et un chauffage simultané. La présente invention présente certaines analogies avec le dispositif de type inactif ainsi décrit, mais elle s'apparente davantage aux appareils et organes du type actif dont l'un des attributs les plus intéressants est la possibilité de modifier rapidement la polarité de son effet sur la lumière. La commande active de la lumière en fonction du champ électrique appliqué s'utilise de différentes manières et dans différentes techniques. Des applications classiques pour de tels dispositifs sont les convertisseurs qui transforment une image électrique en image optique et les intensificateurs d'image optique. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 290 581 décrit un convertisseur dans lequel des particules de graphite ou d'aluminium en suspension dans un milieu liquide s'orientent sélectivement sous le balayage d'un canon à électrons pour moduler la transmission de la lumière et fournir une image visible. Les brevets des Etats-Unis d'Amérique 3 257 903, 3 512 876 et 3 527 525 décrivent des dispositifs de commande de la lumière analogues utilisant des particules en suspension dans un liquide , ayant les propriétés d'un dipôle et pouvant être activés par des champs électriques d'orientation. Une autre technique, décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 457 981, utilise un ensemble de petites fibres réflectrices qui sont momentanément chargées électriquement point par point par un canon à électrons suivant une configuration d'image déterminée. La lumière dirigée sur l'ensemble des fibres se trouve alors réfléchie en fonction de la configuration de l'image du fait de la flexion différentielle des fibres en fonction de la configuration d'image provoquée par les charges électrostatiques temporaires formées par le faisceau de balayage du canon à électrons. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 100 817 décrit l'utilisation d'une membrane "électro-élastique" à couche réfléchissante dont l'épaisseur et par suite le pouvoir réflecteur varient en fonction d'un champ électrique pour transformer la configuration du champ électrique en une image observable. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 592 527 décrit l'utilisation d'un élément composite formé d'une couche photoconductrice et d'un cristal liquide comme amplificateur de luminance. Cet élément utilise le passage entre l'état transparent et l'état diffus de la couche de cristal liquide sous l'ac- tion de la configuration du champ électrique image sur le photoconducteur. Les diverses voies de la technique antérieure, au moins en partie, sont coûteuses, impliquent l'utilisation d'emballages encombrants et fragiles, souffrent de l'instabilité chimique des éléments utilisés, par exemple d'une grande sensibilité aux modifications extérieures, telles que celles de la température. Les dispositifs de la technique antérieure utilisent aussi des optiques spéciales et des angles de champ limités qui présentent aussi des inconvénients. Certains dispositifs, par exemple le dispositif à faisceau de fibres flexibles ne sont pas adpatés à la réception et au maintien des signaux d'images en parallèle, c'est-à-dire de signaux simultanés. Ces dispositifs utilisent en effet un balayage continu qui est coûteux par lui-même et qui en limite le champ d'application. Les dispositifs qui utilisent des dipôles en suspension dans des liquides du type mentionné précédemment sont arrivés au stade commercial. Toutefois, un des inconvénients majeurs de ces dispositifs est leur temps de rémanence dû au fait que c'est le mouvement brownien qui assure le retour des particules dipoles en suspension à l'état non orienté Les brevets mentionnés précédemment ne décrivent que quelques applications des dispositifs actifs de commande de la lumière. Compte tenu des inconvénients des dispositifs de la technique antérieure, on remarque que des dispositifs améliorés de commande de la lumière du type actif accroî- traient les possibilités des dispositifs d'affichage. Les dispositifs d'emmagasinage et de recherche de l'information actuellement commercialisés comprennent des supports pour enregistrer l'information à la fois sous la forme d'image positive et d'image négative. On utilisera l'expression "images inversées en valeurs" pour désigner soit une image négative correspondant à une image positive, soit une image positive correspondant à une image négative. Les terminaux d'affichage pour de tels dispositifs d'information donnent généralement des images qui sont positives ou négatives suivant que les images emmagasinées sur le support sont respectivement positives ou négatives. Les approches antérieures pour obtenir des images inversées en valeurs au terminallau,tetEa teur ensemblevpeu peu pratiques, peu fiables ou elles sont extrêmement coûteuses et, de ce fait, n'ont eu aucun succès commercial. Toutefois, le besoin d'un dispositif permettant l'inversion des valeurs des images persiste pour nombre de raisons. Par exemple, certaines informations emmagasinées sur le support sont plus lisibles sur une image négative, tandis que d'autres enregistrées sur le même support sont plus lisibles sur l'image positive. De même, pour la reproduction sur papier, on peut désirer une image inversée en valeurs par rapport à celle qui est affichée. De plus, il existe un facteur subjectif : certains observateurs préfèrent une image positive alors que d'autres préfèrent une image négative ; aussi la possibilité d'inverser l'image en valeurs est-elle séduisante pour ces appareils. L'une des raisons qui freinent le développement des systèmes d'enregistrement de l'information sous la forme de microfilms ou de microfiches réside dans le fait que les lecteurs de microfilms et de microfiches sont plus ou moins volumineux. A l'heure actuelle on fait appel dans la conception des lecteurs : I) à dg objectifs de projection bien corrigés, à grande ouverture et coûteux afin d'obtenir une distance de projection minimale et ainsi des lecteurs peu encombrants ; 2) à des objectifs moins coûteux mais conduisant à des distances de projection plus grandes et ainsi à des lecteurs de plus grandes dimensions ou 3) à un compromis entre ces deux solutions. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 704 068 indique clairement les problèmes qui se posent lors de la conception d'un lecteur de microfiches ou de microfilm de petites dimensions. Un objet de la présente invention est de réaliser un dispositif amélioré qui, en réponse à l'application d'un champ électrostatique agit au gré de l'utilisateur et de manière déterminée sur le faisceaux lumineux qui éclaire un chamn actif de dis ositif de de,.se un tel dispositif un autre rbJet on l'lnventlon est qui présente une réponse rapide et une courte rémanence. Un autre objet de l'invention est de réaliser un dispositif de commande de la lumière du type actif plus facile à conditionner, de meilleure stabilité chimique et de comportement amélioré à l'égard du milieu, ce dispositif étant de fabrication plus simple et moins coûteuse. Suivant l'invention, on réalise un élément de commande qui comprend des particules commandant la lumière supportées élastiquement dans une zone de fonctionnement par une substance élastomère. Les particules ont des dimensions physiques telles et des caractéristiques de dipôle telles qu'elles s'orientent uniformément lorsqu'elles sont soumises à un champ électrique. Par exemple, les particules peuvent être ténues et en forme d'aiguilles ou de copeaux ou flocons allongés, les caractéristiques critiques étant d'une part que leur configuration soit telle qu'elles puissent présenter une silhouette qui, suivant leur orientation, s'oppose relativement peu au passage de la lumière ou intercepte celle-ci de manière relativement importante et, d'autre part, qu'elles prennent l'une ou l'autre des deux orientations communes dans un champ électrique. Les caractéristiques essentielles de la couche maintenant ces particules sont la cohésion pour maintenir les particules immobiles dans la couche sauf lors de l'application de forces extérieures (c'est-à-dire une cohésion suffisante pour éviter toute migration de particule ou moléculaire) et une élasticité suffisante pour permettre l'orientation de ces particules lors de l'application des forces exercées par le champ et un retour rapide des particules dans leur orientation initiale lorsqu'on annule le champ appliqué à la couche. Dans certains modes de réalisation de l'invention, décrits plus en détail par la suite, l'élément actif est utilisé en coopération avec des moyens de production d'un champ à configuration d'image, par exemple des photoconducteurs, des pointes ou tous autres générateurs d'image électrostatique ou d'électrodes fournissant des configurations d'image. Un autre objet de l'invention est de fournir un dispositif d'affichage de l'information permettant la reproduction d'une image soit sous sa forme positive soit sous sa forme négative et la commutation de l'une de ses formes à l'autre. Un autre objet de l'invention est de fournir un dispositif facile à fabriquer et de fonctionnement simple. Ces objets de l'invention sont obtenus par un dispositif d'affichage comprenant, d'une part, un élément électrooptique de commande de la lumière muni d'une couche pour recevoir et enregistrer une configuration de champ électrique correspondant à une image à afficher et de particules sensibles à ce champ électrique pour moduler de manière correspondante la lumière incidente, et, d'autre part, des moyens de formation d'image pour appliquer une configuration de champ électrique image à l'élément afin d'établir dans l'élément une configuration de modulation de la lumière correspondant à la configuration de champ suivant un premier modèle.Ce dispositif est caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour appliquer, à la couche électrooptique lorsque la configuration de champ est enregistrée, un champ électrique uniforme de même polarité que la configuration de champ mais d'amplitude différente de manière à inverser l'image correspondant au premier modèle. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description et des revendications qui suivent et à l'examen du dessin annexé, donnés seulement à titre d'exemple, où - la figure LA représente une vue en perspective d'un élément de commande de la lumière simplifié conforme à un mode de réalisation de l'invention lorsqu'il n'est pas excité - la figure 1B représente une coupe du même dispositif lorsqu'il est excité - la figure 2A représente une vue en perspective d'un dispositif d'affichage suivant un mode de réalisation de l'invention - la figure 2B représente une coupe d'un dispositif- d'affichage conforme à l'invention et présentant des plages électriquement adressables à volonté - la figure 3 représente une coupe d'un dispositif d'affichage suivant l'invention adressable par sonde électrostatique - la figure 4 représente une vue en coupe d'un dispositif d'affichage adressable par faisceaux lumineux et construit suivant l'invention - la figure 5 représente une vue en coupe dlun mode de réalisation d'un dispositif d'affichage suivant l'invention - la figure 6 représente une vue en coupe de élément électro-optique du dispositif représenté à la figure 5 et son circuit de fonctionnement - les figures 7A à 7D représentent des schémas permettant de comprendre le fonctionnement du dispositif conforme à l'invention La figure 1A représente un organe ou élément 1, commandant les modalités de propagation de la lumière, qui comprend une couche 2 électro-optique disposée entre deux électrodes 3 et 4 transparentes.Les électrodes peuvent être faites d'un verre conducteur transparent ou d'un film plastique transparent sur lequel on a déposé une couche conductrice pratiquement transparente en contact avec la couche 2. La couche 2 électro-optique comprend une substance élastomère qui maintient des particules dispersées dans une zone de commande de la lumière ayant des dimensions L et W représentées sur cette figure 1A. Comme indiqué précédemment, les particules commandent la lumière et peuvent prendre diverses formes et avoir diverses compositions chimiques, les deux attributs nécessaires pour ces particules étant leur caractéristique de dipôle et leur acicularité. Les termes "dipôle" et "dipôlarité" utilisés par la suite en liaison avec les particules commandant la lumière doivent s'entendre comme s'appliquant à des particules ayant une tendance inhérente à s'orienter dans un champ électrique ou d-ans un champ magnétique du fait de la structure moléculaire polarisé électriquement aussi bien qu'à des particules conductrices et isolantes ayant,par rapport à la substance élastomère, une différence dans les constantes diélectriques telle que ces particules ont tendance à s'orienter lorsqu'un champ est appliqué à ces particules. Des exemples, et une discussion détaillés des caractéristiques des dipôles de ces particules dans des suspensions liquides figurent au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 512 876. Pour que l'invention donne de bons résultats, la longueur des particules doit être inférieure à 25 Zm et le rapport de leur longueur à leur largeur doit être supérieur à 2. On préfère utiliser des particules de longueurs comprises entre 0,1 Jm.et 1 Am et pour lesquels le rapport longueur/largeur est compris entre 10 et 100. On remarque aussi que les particules peuvent être, du point devue optique, réflectrices, réfractrices, absorbantes, diffusantes ou dépolarisantes à l'égard de la lumière ; il est évident que les particules présentant une combinaison de ces diverses propriétés sont utilisables pour la mise en oeuvre de l'invention. On remarque que, pour certains modes de réalisation de l'invention, on peut utiliser des copeaux d'aluminium ou d'autres types de particules indiquées par la suite. La couche maintenant les particules est formée d'un solide ayant des propriétés élastiques. Le terme "solide" utilisé ici s'oppose aux liquides présentant une forte viscosité décrits dans les brevets de la technique antérieure. La substance constituant la couche doit présenter un module d'élasticité suffisamment bas pour faciliter les mouvement d'orientation des particules sous les forces développées par les champs. Dans les modes de réalisation utilisant un champ électrique d'orientation, la substance est de préférence électriquement isolante, du moins jusqu a un certain point, afin d'éviter la formation de courant de perte au potentiel de fonctionnement. La substance est aussi suffisamment élastique pour permettre l'orientation des particules au potentiel de fonctionnement.Autrement dit, le module d'élasticité et la résistivité électrique du matériau doivent permettre les mouvements d'orientation des particules sous l'action du champ sans créer de pertes électriques à l'intérieur de la couche. Par exemple, un élastomère présentant une résistivité de l'ordre de 10152ZLcm fonctionne correctement dans l'amplitude des variations du potentiel décrit par la suite. On remarquera, toutefois, que la couche maintenant les particules peut comprendre des couches diélectriques ou un ensemble de couches pour éviter les pertes de champ. La substance constituant la couche maintenant les particules doit aussi pouvoir transmettre la lumière. Dans la plupart des modes de réalisation de l'invention on peut utiliser des caoutchoucs au silicone présentant un faible module d'élasticité. Toutefois, on peut aussi utiliser d'autres élastomères tels que des polyuréthannes pour la mise en oeuvre de l'invention. On peut utiliser, pour la mise en oeuvre de l'invention des substances élastiques présentant un module d'Young compris entre 7 x 102 N/m2 et 7 N/m2. La concentration optimale des particules commandant la lumière noyées dans la substance élastomère varie considérablement en fonction de la dimension et de la forme des particules utilisées et de l'application envisagée. L'objectif habituel est d'obtenir une transmission maximale de la lumière lorsque les particules sont dans l'orientation où elles n'arrêtent pas la lumière et une transmission minimale lorsqu'elles sont dans l'orientation où elles arrê- tent la lumière. Ceci fournit une résolution élevée du dispositif d'affichage et une meilleure commande des effets dans les autres modes de fonctionnement. On remarque toutefois qu'il faut accepter un compromis dans certains cas puisqu'une concentration très élevée des particules donne une résolution très grande mais peut provoquer un court-circuit du champ électrique au travers de la couche contenant les particules. Par exemple, lorsqu'on utilise des copeaux d'aluminium de 25 pm de longueur, présentant un poids spécifique d'environ 3 et un rapport longueur/largeur d'environ 10, la concentration des particules qui semble appropriée est d'environ 10% en poids ce qui correspond approximativement à un million de particules par centimètre cube. Les exemples qui suivent fournissent d'autres concentrations utilisables. la figure 1A représente un organe ou élément commandant les modalités de propagation de lumière conçu suivant l'invention et dans lequel il n'existe pas de champ électrique dans la couche électro-optique 2 située entre les électrodes transparentes 3 et 4, c'est-à-dire le potentiel issu d'une batterie 6 n'est pas relié à l'électrode 3 et le commutateur 7 est dans une position où il relie l'électrode 3 à la borne 8 reliée à la terre. Comme indiqué sur cette figure, lorsqu'il n'y a pas de champ, les particules ont leur axe longitudinal parallèle à la surface 5 de l'élément 1. Cette orientation est obtenue lors de la fabrication par des techniques diverses. Par exemple, comme indiqué dans les exemples qui suivent, les dépôts de composition sont obtenus par des techniques usuelles de couchage à la lame. La dispersion contenant l'élastomère et les particules commandant la lumière sont ainsi déposées sur un support et cette technique de dépôt aligne les diverses particules suivant une orientation pratiquement parallèle à la surface du support. On obtient un alignement plus précis en appliquant un champ électrique ou magnétique d'orientation durant la vulcanisation de l'élastomère. De même, on remarque que si les particules sont uniformément alignées dans l'élastomère de manière à orienter leur axe longitudinal perpendiculaire à la surface d'observation, au lieu d'être parallèle, on obtient un effet inverse de la commande de la lumière. C'est-à-dire la réflexion de la lumière incidente existera lorsqu'on aura induit un champ dans la couche électro-optique alors que précédemment cette réflexion existait lorsque les particules étaient au repos dans l'élastomère (absence de champ dans la couche électro-optique). La figure 1B représente une coupe de l'élément 1 lorsqu'il est soumis à un champ électrique uniforme. Le commutateur 7 relie la couche 3 à la borne 9 de la batterie 6 et ferme le circuit. Les particules sont orientées sous l'action du champ et présentent leur axe longitudinal pratiquement perpendiculaire à la surface d'observation 5. Si le commutateur 7 est relié à ce moment à la borne 8 reliée à la terre, le champ uniforme existant entre les électrodes 3 et 4 décroît rapidement et les particules commandant la lumière reviennent rapidement dans leur position d'origine, c'est-à-dire pratiquement parallèle à la surface d'observation 5, comme indiqué à la figure 1, sous l'action des forces dues à la substance élastomère. Toutefois, si au lieu de relier le commutateur 7 à la borne 8 on relie le commutateur 7 à la borne 10 le champ existant entre les des particules qui restent dans une orientation/ électrodes 3 et 4 reste et continue a influencer 1 orientation/ou leur axe longitudinal est pratiquement perpendiculaire à la surface 5 d'observation. On considère maintenant les effets de commande de la lumière du mode de réalisation décrit précédemment. Si les particules contenues dans la couche électro-optique 2 sont des copeaux d'aluminium ou des aiguilles réfléchissant la lumière, l'élément 1, lorsqu'il n'est pas soumis à la présence d'un champ tel que représenté à la figure 1A, empêche la transmission de la lumière dirigée sur la surface d'observation 5 car les particules sont orientées de manière à présenter leur dimension maximale perpendiculaire au faisceau lumineux incident. Lorsque la couche 2 est soumise à un champ, comme indiqué à la figure lB, l'élément 1 permet le passage d'un pourcentage élevé de rayon lumineux incident sur la surface 5 et les rayons lumineux traversent la couche électro-optique 2.On remarquera que le mode de réalisation simplifié de l'invention peut être utilisé comme valve de lumière par exemple dans des utilisations analogues à des obturateurs photographiques ou des utilisations dans lesquelles la transmission de la lumière est commandée à travers des surfaces importantes telles que des fenêtres pour réguler l'éclairement de volumes importants. Les modes de-réalisation représentés aux figures 2A et 2B sont analogues à ceux des figures lA et 1B ; toutefois, dans ces figures les éléments 21 et 31 de commande de la lumière sont conçus pour être utilisés en tant que dispositifs d'affichage de l'information. L'élément 21 de la figure 2A comprend une couche électro-optique 22 présentant des particules de commande de la lumière noyées dans une substance élastomère telle que décrit en référence à la figure 1A. La couche 22 est entourée d'une électrode transparente 23 et d'une électrode 24 présentant une forme déterminée et constituée d'une feuille conductrice absorbant la lumière et flexible ; cette électrode 24 est agencée pour former une configuration d'image. L'élément 21 comprend au moins sur un côté extérieur, ici le côté supérieur, un support 28 formé d'un film plastique transparent souple.Comme représenté, les particules commandant la lumière situées entre l'électrode 23 et l'électrode 24 s'orientent, sous l'action d'un champ fourni par une batterie 26, suivant une direction pratiquement perpendiculaire à la surface d'observation 25. Les particules situées dans les zones où il n'y a pas d'électrode 24 ne sont pas influencées par le champ électrique et restent dans une position où elles sont parallèles à la surface d'observation 25 et/ou elles réfléchissent les faisceaux lumineux. Ainsi, la lumière incidente sur la surface d'observation 25 est réfléchie dans la zone délimitée par le trait interrompu et la lumière incidente sur les autres zones de la surface d'observation 25 traverse la couche électro-optique et est absorbée par l'électrode 24 absorbante. L'enregistrement et l'effacement du dispositif d'affichage sont obtenus par le commutateur 27 de la même manière qu ' indiqué précédemment pour les figures 1A et 1B. La figure 2B décrit un élément 31 analogue à celui représenté à la figure 2A mais susceptible de fournir des dimensions d'image différentes. Pour ce faire, on dispose dans l'élément 31 des électrodes 34 petites et discrètes afin d'obtenir un ensemble adressable et uniforme sur toute la surface de l'élément 31. Les électrodes discrètes absorbent la lumière et sont conductrices. Un commutateur 35 programmable permet de relier à volonté certaines électrodes 34 à la source d'énergie électrique 36 suivant un modèle d'image désirée et commandé par le sélecteur 39. Lorsqu'on excite l'élément 31 en reliant l'électrode transparente 33 à la source 36, les particules commandant la lumière qui sont soumises au champ donné par celle des électrodes 34 excitées s'orientent suivant une direction pratiquement perpendiculaire à la surface d'observation de l'élément 31.La lumière incidente sur la surface d'observation est ainsi réfléchie à volonté par les particules commandant la lumière et est absorbée par les électrodes 34 afin de former une image visible par l'utilisateur. Une fois de plus, l'image peut être rapidement effacée ou enregistrée sur l'élément par déplacement du commutateur 37 dans l'une de ses positions. Dans les modes de réalisation décrits précédemment en référence aux figures 2A et 2B, on peut obtenir un résultat intéressant et utile en soumettant l'ensemble des électrodes à un potentiel présentant une fréquence élevée.De cette manière, on soumet les particules réflectrices à des vibrations qui diminuent de manière importante les effets de scintillation qui existent dans de nombreux écrans réflecteurs à gain élevé et provoqué par les interférences de rayons lumineux à l'intérieur de plages juste résolvables par la rétine de l'oeil. La figure 3 représente un mode de réalisation de l'invention dans lequel les images sont obtenues par des charges électrostatiques. Dans ce mode de réalisation, l'élément 40 comprend une couche 41 électro-optique analogue à celle décrite précédemment. Cette couche est entourée par un support 42 transparent et isolant et par une électrode 43 transparente. Un support 44 solidaire de I'électrode 43 est muni d'une couche absorbante 45 qui peut être obtenue par une peinture noire. On'relie l'électrode 43 à une source de potentiel 47 et l'autre borne de la source est reliée à une sonde 49. La sonde 49 permet de déposer des charges électrostatiques sur le support 42 isolant suivant une configuration d'image quelconque.La configuration de charge obtenue sur le support 42 permet de créer un champ à travers la couche 41 électro-optique et d'orienter les particules soumises à ce champ suivant une direction pratiquement perpendiculaire à la surface du support 42. A ce moment, le potentiel appliqué à l'électrode 43 peut être interrompu. Comme indiqué précédemment, la lumière incidente sur le support 42 isolant est réfléchie dans les zones de la couche électro-optique située sour les zones non chargées du support isolant et traverse la couche électro-optique 41 dans les parties de celle-ci qui sont situées sous les charges électrostatiques portées par le support isolant 42. Cette lumière qui a traversé la couche électro-optique est ensuite absorbée par la couche 45.L'effacement de la configuration de charge électrostatique, par exemple, par contact avec une électrode reliée à la terre telle qu'un tissu conducteur, enlève le champ existant à travers la couche 41 électro-optique et les particules peuvent reprendre leur orien tation d'origine parallèle à la surface de la couche isolante. On remarquera que l'élément 40 représenté à la figure 3 peut être utilisé avec autant d'avantages que d'autres dispositifs pour former des images électrostatiques sur le support isolant 42. Par exemple, on connait des dispositifs pour transférer une image électrostatique d'un photoconducteur à un support 42 isolant. Ces dispositifs peuvent être utilisés pour former une image de charge sur le support isolant 42 en exposant et chargeant un photoconducteur en contact avec le support 42 et en formant une image électrostatique sur le support 42 par modulation d'un faisceau d'ions dirigé vers le support 42 isolant. D'une manière analogue, on peut enregistrer et afficher l'information sur le dispositif représenté à la figure 3 en plaçant un échantillon conducteur, tel que par exemple une carte de crédit avec ses caractères en relief, en contact avec le support 42 isolant et en appliquant un potentiel entre la carte et l'électrode 43 afin d'obtenir un champ dans la couche 41. Un enregistrement analogue et l'affichage correspondant peut être obtenu en appliquant une différence de potentiel entre les caractères d'une machine à écrire et l'électrode transparente 43 et en "tapant" le champ image dans la couche 41 électro-optique. La figure 4 représente un mode de réalisation suivant l'invention qui produit une image en fonction des faisceaux lumineux reçus. Comme représenté sur cette figure un élément 50 commandant la lumière comprend une couche 51 électro-optique ldu type décrit précédemment et entourée par une électrode transparente 52 et une couche opaque continue 53 qui dans le mode de réalisation doit etre électriquement isolante. Une couche 54 isolante photoconductrice, du type utilisé en électrophotographie, sépare la couche opaque 53 d'une seconde électrode transparente 55. On peut munir l'élément 50 de deux supports transparents 56 et 57 afin de protéger cet élément et d'isoler électriquement les électrodes 52 et 55. En fonctionnement, l'électrode 55 est d'abord reliée à une source de potentiel 59 dont l'autre extrémité est reliée à l'électrode 52. A ce moment là, on projette une image lumineuse sur la surface 61 arrière de l'élément 50. Les portions lumineuses de l'image irradient la couche photoconductrice isolante 54 au travers du support 56 et de l'électrode 55 et rendent les parties irradiées conductrices. De ce fait on induit un champ électrique image dans la couche électro-optique correspondant aux zones irradiées du photoconducteur. Ce champ image dans la couche électro-optique provoque à son tour l'orientation des particules commandant la lumière qui s'orientent dans une direction pratiquement perpendiculaire à la surface d'observation 62.Les particules en regard des zones non conductrices de la couche photoconductrice restent dans leur position de repos, c'est-à-dire pratiquement parallèles à la surface d'observation 62. On remarque que lorsque la lumière est dirigée uniformément sur la totalité de la surface d'observation 62 à partir du côté opposé à celui de l'exposition, on observe une image visible qui est inversée par rapport à la configuration d'image projetée sur la couche photoconductrice. C'est-à-dire, la lumière passant au travers de la couche 51 électro-optique est réfléchie par les particules parallèles à la surface d'observation et est transmise par les zones dans lesquelles les particules sont perpendiculaires à cette surface d'observation pour être absorbées par la couche opaque 53. De ce fait, les zones initialement éclairées apparaissent noires et les zones initialement sombres apparaissent blanches. On remarquera que le dispositif d'affichage décrit est particulièrement approprié lorsqu'on utilise des images négatives telles que par exemple des microfilms afin d'inverser l'image qui apparait en caractères sombres sur fond blanc. Dans ce mode de réalisation, la couche opaque 53 protège la couche photoconductrice de la lumière ambiante provenant de la surface d'observation de l'élément 50 et sert de couche absorbante pour l'affichage de l'information. Si on désire emmagasiner l'image dans le dispositif d'affichage, on interrompt la liaison existant entre l'électrode 55 et la source de potentiel 59. Les images négatives suivantes peuvent alors être recherchées et mises en place en vue de leur projection pendant que l'image emmagasinée reste visible. Pour effacer l'image enregistrée, on relie l'électrode 55 à la masse pendant que l'on soumet la couche photoconductrice isolante à un éclairement uniforme sur toute sa aurface. Toutefois, dana certains modes de réalisation on préfère-appliquer un champ uniforme de polarité inverse à la couche électro-optique, par exemple en appliquant une différence de potentiel inverse entre les électrodes 55 et 52 et en exposant la couche photoconductrice 54 à un éclairement uniforme au travers du support 56 et de l'électrode 55. Dans les exemples qui suivent certaines substances que l'on trouve dans le commerce sont identifiées par leur nom commercial. Certains de ces matériels sont identifiés ci-dessous avec leur lieu de provenance 1 - RTV 619A : une résine au silicone fabriquée par General Electric Company 2 - RTV 910 : un diluant fabriqué par General Electric Company 3 - RTV 619B : un agent de durcissement fabriqué par General Electric Company 4 - une feuille d'aluminium de marque Cres-lite n" 200 : une feuille d'alumi nium très fine fabriquée par Crescent Bronze Powder Company 5 - F-1-3523 : une résine et un agent de durcissement fabriqués par Dow Corning Company 6 - Pearl Luster : une substance fabriquée par American Handicrafts Warehouse, Ft. Worth, Texas 7 - Sylgard 182 : une résine au silicone ne contenant aucun solvant et un agent de vulcanisation pour emplir, imprégner, faire des capsules et autres fabriqués par Dow Corning Company. Les exemples qui suivent permettent de montrer les avantages de l'invention et fournissent des guides pour la mise en oeuvre de l'invention. Toutefois, l'invention n'est pas limitée aux exemples, mais ces derniers ne font que l'illustrer. EXEMPLE 1 - On a fabriqué un panneau d'affichage électro-optique comprenant un élastomère à faible module d'élasticité et des copeaux d'aluminium noyés dans cet élastomère de la manière indiquée ci-dessous On mélange une résine au silicone (RTV 619A) dans la proportion de 14 g avec des copeaux d'aluminium (Cres-lite nO 200) dans la proportion de 0,5 g au moyen d'une sonde à ultrasons pendant environ 10 mn. Ensuite on mélange à la main 1,4 g d'un agent de durcissement (RTV 619B) et on dépose sur un support une couche de ce mélange par le procédé de dépôt à la lame de manière à obtenir une couche sur un support de poly(téréphtalate d'éthylèneglycol) de 0,1 mm d'épaisseur contenant une couche conductrice subblimée de Cr et SiO dont la densité optique est égale à 0,1.L'épaisseur entre la lame servant au couchage et le support est de 0,15 mm environ et la température du dispositif de couchage est de 60"C environ. La viscosité élevée de la dispersion provoque un laminage du matériau précédent immédiatement la lame et la longue dimension des copeaux d'aluminium se trouve alignée tangentiellement au matériau laminé et de cé fait les particules sont parallèles au support après leur passage sous la lame. Ensuite, on laisse la couche durcir pendant 2 heures sur le dispositif de couchage à 600C environ et on lamine un support de poly(téréphtalate d'éthylèneglycol) de 0,013 mm environ d'épaisseur, d'une manière telle qu'on minimise l'emprisonnement de bulles d'air, en contact avec la surface de l'élastomère et ainsi ce support est fixé sur l'élastomère.Lors du fonctionnement, le support de poly(téréphtalate d'éthylène glycol) agit à la fois comme couche protectrice et comme barrière électrique. Ensuite, on fixe la couche de poly(téréphtalate d'éthylèneglycol) à une électrode noire de forme déterminée afin de fournir un champ électrique dans les zones choisies de l'élément et de fournir des moyens d'absorption de la lumière ambiante traversant les copeaux d'aluminium orientés par le champ. On applique un potentiel continu de 1,5 kV entre les deux électrodes. Ce potentiel induit un champ dans la couche électro-optique. Ce champ oriente les copeaux d'aluminium suivant une direction pratiquement perpendiculaire à la surface d'observation et fait apparaitre des plages noires lorsqu'on observe l'élément à partir du côté opposé à l'électrode noircie. tes plages ne présentant pas de champ électrique apparaissent blanches. Lorsqu'on enlève le potentiel et que les électrodes ne sont pas reliées à la masse, l'image reste enregistrée. Du point de vue de l'observateur, on peut enregistrer une image pendant au moins 5 mn mais on observe des dégradations de cette image après 1 mn. Lorsqu'il existe une faible résistance entre les couches conductrices transparentes et la masse, l'image s'efface peu à peu dû aux forces inhérentes de la couche d'élastomère qui sollicitent les copeaux à revenir à la position d'origine.L'élément retrouve ainsi son apparence blanche lorsqu'on l'observe. On a mesuré la durée nécessaire à cet élément pour enregistrer une image ou pour l'effacer avec un champ électrique dont le profil d'onde est carré. Cette durée est d'environ 10 ms. Lorsqu'on a un potentiel alternatif de 1,2 kV et de 60 Hz au lieu du potentiel continu de 1,5 kV,on observe une image électro-optique analogue. Un examen au microscope de la couche d'élastomère montre la rotation angulaire des particules ou copeaux sous l'action d'un champ électrique et leur retour à leur position d'origine en l'absence de champ. Les copeaux présentent une dimension et une forme aléatoire mais la plupart d'entre eux ont un pouvoir réflecteur élevé lorsqu'ils ne sont pas soumis à l'action d'un champ et que l'éclairement est pratiquement perpendiculaire à la surface d'observation. Cet examen confirme que l'effet de laminage lors du dépôt aligne les copeaux comme indiqué précédemment. EXEMPLE 2 - On fabrique et on essaie un second dispositif d'affichage électrooptique présentant une couche d'élastomère plus fine et ayant un module d'élasticité plus faible ainsi qu'une concentration plus élevée en copeaux d'aluminium. La composition de la couche comprend 14 g de résine au silicone (RTV 619A) 4 g de diluant (RTV 910) 0,1 g de copeaux d'aluminium (Cres-lite n" 200) 2 g d'agent de durcissement (RTV 619B) Les conditions de mélange et de dépôt sont analogues à celles indiquées pour l'exemple 1 mais l'espace est de 0,1 mm au lieu de 0,15 mm.On utilise ensuite cette couche dans un élément fabriqué de manière analogue à celui décrit à l'exemple 1 et on observe des images présentant un contrast visuel correct pour des potentiels continus de 600 V au lieu de 1500 V lorsqu'on utilise une couche analogue à celle de l'exemple 1. EXEMPLE 3 - On utilise l'élastomère mentionné à l'exemple 1 pour la fabrication d'un dispositif d'affichage numérique portatif. On découpe six numéros individuels dans une couche conductrice noire et on les colle par chauffage, les uns à côté des autres, entre deux supports de poly(téréphtalate d'éthylèneglytol) de 0,013 mm d'épaisseur reliés ensemble par un film adhésif thermosensible de 0,013 mm d'épaisseur. Des conducteurs électriques relient le bord du sandwich à chaque numéro. On lamine ce sandwich en contact avec la couche d'élastomère à la place de la couche de poly(téréphtalate d'éthylèneglycol) de 0,013 mm d'épaisseur et de l'électrode mentionnée à l'exemple.Puisque les numéros noirs sont un peu visibles à travers la couche électro-optique contenant les copeaux d'aluminium même lorsque celle-ci est au repos, on peint en noir le reste du support portant les numéros. On relie une source de potentiel, susceptible de fournir un potentiel de 3 kV, aux conducteurs provenant des numéros afin de rendre ces numéros visibles ou non à volonté lorsqu'on les observe à partir du côté du sandwich opposé à celui qui porte les numéros. On obtient l'affichage en appliquant le potentiel entre les électrodes, on peut maintenir l'enregistrement de cette information pendant 5 mn en ouvrant le circuit et on peut effacer cet enregistrement en reliant les deux électrodes à la masse. EXEMPLE 4 - On fabrique et on essaie de la manière indiquée à l'exemple 1, six dispersions ; toutefois, les dispersions sont broyées dans un broyeur à billes pendant environ 4 jours avant l'addition d'agent de durcissement a) on mélange 10 g de la dispersion indiquée ci-après et broyée au moyen d'un broyeur à billes avec 1 g d'agent de durcissement (F-1-3523) et l'on dépose ensuite cette composition au moyen du procédé de couchage à la lame avec un espace de 0,10 mm 80 g de résine (F-1-3523) 0,8 g de copeaux d'aluminium (Cres-lite nO 200) b) on mélange 10 g de la dispersion indiquée ci-après et broyée dans le broyeur à billes avec 0,9 g d'agent de durcissement (RTV-619B) et l'on dépose cette composition au moyen du procédé de dépôt à la lame avec un espace de 0,10 mm 20 g de résine au silicone (RTV 619A) 8 g de diluant (RTV 910) 0,5 g de copeaux d'aluminium (Cres-lite nO 200) c) On mélange 10 g de la composition indiquée ci-après et broyée dans un broyeur à billes avec 0,9 g d'agent de durcissement (RTV 619B) et l'on dépose cette composition par le procédé de dépôt à la lame avec un espace de 0,20 mm 20 g de résine au silicone (RTV 619A) 6 g de diluant (RTV 910) 0,26 g de Fe304( poudre de magnétite) (1 à 10 pm de long). d) On mélange 10 g de la dispersion indiquée ci-après et broyée dans un broyeur à billes avec 0,9 g d'agent de durcissement (RTV 619B) et l'on dépose cette composition au moyen du procédé de dépôt à la lame avec un espace de 0,15 mm 20 g de résine au silicone (RTV 619A) 6 g de diluant (RTV 910) 0,26 g de M Fe,O, poudre de ferrite de magnésium vendue par Cities g 204 Service Company sous le nom Mapico EG1. e) On mélange 10 g de la dispersion indiquée ci-après et broyée dans un broyeur à billes avec 0,8 g d'agent de durcissement et l'on dépose cette composition au moyen du procédé de dépôt à la lame avec un espace de 0,10 un: 70 g de résine (F-1-3523) 21 g de diluant (RTV 910) 1,82 g de copeaux d'aluminium (Cress-lite nO 200) f) On mélange par agitation modérée les trois ingrédients indiqués ci-après et on les dépose par le procédé de dépôt à la lame avec un espace de 0,10 un:: 10 g de résine au silicone (RTV 619B) 1 g de Pearl Luster 1 g d'agent de durcissement (RTV 619B) On essaie les six couches obtenues dans des ensembles présentant la configuration décrite à l'exemple 1, et toutes les couches fournissent une réponse visuelle mais cette dernière n'est pas aussibonne que pour l'exemple 1. La troisième dispersion (c) est noire et l'on utilise une couche inférieure blanche pour l'observation. EXEMPLE 5 - On dépose la couche d'élastomère de l'exemple 1 sur une couche conductrice mince d'un support transparent. On fixe un support de poly (téréphtalate d'éthylèneglycol) de 0,025 un environ d'épaisseur sur le côté de la couche d'élastomère non en contact avec la couche conductrice. On utilise cet élément pour emmagasiner temporairement les images produites par un stylet. On munit la surface extérieure du support arrière d'une couche opaque de manière que la coupe de l'ensemble soit analogue à celle représentée à la figure 3. Pour former une image on relie le stylet présentant une pointe métallique à une source de potentiel continue de 3 kV dont l'autre c8té est relié à la couche conductrice. On déplace la pointe métallique sur la surface du support en poly(téréphtalate d'éthylèneglycol). Le contour formé par la pointe du stylet se déplaçant sur le support est visible instantanément sous la forme d'une ligne sombre apparaissant sur un fond blanc. Ceci est dû à l'orientation des copeaux d'aluminium sous l'action du champ électrique.On peut enregistrer l'image de ce contour pendant 5 mn et on l'efface à un moment quelconque en déchargeant le champ électrostatique existant à la surface du support en poly (téréphtalate d'éthylèneglycol) avec une couche conductrice souple. Le dispositif d'affichage est alors prêt pour l'enregistrement d'une autre image.On peut obtenir des traits blancs sur fond noir en chargeant uniformément le support en poly(téréphtalate d'éthylèneglycol) puis en déchargeant certaines zones de ce support au moyen du stylet métallique. La charge uniforme du support fait apparaitre le fond noir puisque cette charge oriente toutes les particules suivant une direction perpendiculaire à la surface d'observation. EXEMPLE 6 - On a amélioré le dispositif d'affichage électro-optique en maintenant les copeaux d'aluminium dans la partie médiane de la couche d'élastomère. On obtient cette configuration en superposant des dépôts multiples sur la même couche conductrice. De manière plus précise,les dives dépôts comprennent une couche d'une dispersion d'élastomère contenant des copeaux d'aluminium déposée sur une couche d'élastomère seule et recouverte d'une couche d'élas tomère seule. La dispersion contenant les copeaux d'aluminium est obtenue de la manière décrite à l'exemple 1 et se compose de 10 g de résine au silicone (RTV 619A) 1 g d'agent de durcissement (RTV 619B) 0,17 g de copeaux d'aluminium (Cres-lite n" 200) Les couches d'élastomères contiennent la même proportion de résine au silicone et d'agent de durcissement mais ne contiennent pas de copeaux d'aluminium.Les dépôts successifs sont obtenus en déposant la couche d'élastomère par un procédé de dépôt à la lame avec un espace de 0,051 mm environ sur un support de poly(téréphtalate d'éthylèneglycol) de 0,10 mm environ d'épaisseur sur lequel on dépose au préalable une couche conductrice de Cr et SiO. Ensuite on dépose la dispersion contenant les copeaux d'aluminium par un procédé de dépôt à la lame avec un espace de 0,10 mm environ sur la première couche d'élastomère ce qui fournit une deuxième couche de 0,051 mm environ d'épaisseur. Finalement, on dépose une couche d'élastomère de 0,051 mm environ d'épaisseur en utilisant le procédé de dépôt à la lame avec un espace de 0,15 mm environ. Cette structure comprenant plusieurs couches est ensuite vulcanisée à 60"C environ pendant 1 heure puis à température ambiante pendant environ 12 heures et enfin à 600C pendant 4 heures. Pour les essais on fabrique un élément analogue à celui de l'exemple 1 et on compare la réflectivité de cet élément à celle de l'élément décrit à l'exemple 1 en fonction du potentiel appliqué. Le tableau ci-dessous indique les résultats obtenus DDP appliquée Réflectivité (exprimée en en kV pourcentage de la réflectivité du papier pour écriture Ex. R %) Ex. 6(%) 0 13 29 1 12 16 2 8 5 3 6 3 EXEMPLE 7 - On fabrique deux dispositifs de commande de la lumiere sensible aux faisceaux lumineux et analogue à celui représenté à la figure 4.Le premier dispositif utilise un élément photoconducteur comprenant une couche isolante photoconductrice de 20 m d'épaisseur constituée d'un matériau organique à agrégats analogue à celui décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 615 414 et portée par un support isolant sur lequel on a déposé par évaporation une fine couche conductrice transparente. On dépose sur la couche photoconductrice au moyen du procédé de dépôt à la lame avec un espace de 0,076 mm une couche barrière comprenant une dispersion des éléments suivants 2,9 g Ambérol 5,8 g de Beckosol 3,7 g de Carbon Black Regal 0,6 g de Monostral Blue 0,1 g de résine Staybelite 24,0 g de cyclohexanne mélangés dans un broyeur à billes avec 60 ml de billes d'acier de 3,2 mm de diamètre pendant 5 jours à 400C et tournant à 160 tr/mn.L'épaisseur de la couche une fois séchée est d'environ 8 jini et cette couche présente une densité optique supérieure à 5. La couche photoconductrice du deuxième élément comprend une couche de sulfure de cadmium (CdS) dans un liant et présente une épaisseur de 100 pm. On dépose à chaud sur le photoconducteur la couche barrière du deuxième élément. Cette couche est constituée de carbone dispersé dans du polyéthylène. On fabrique la couche électro-optique pour chacun des deux dispositifs de la manière indiquée dans l'exemple 6 par trois passages successifs de manière que les copeaux d'aluminium ne soient situés que dans la partie médiane de la couche d'élastomère. La composition de la dite couche est indiquée ci-après 15 g de résine au silicone 0,3 g d'agent de durcissement (Sylgard 182) 0,17 g de copeaux d'aluminium (Cres-lite nO 200) Dans chaque cas on lamine l'élément en contact avec la couche photoconductrice recouverte d'une couche opaque après vulcanisation. On n'a pas besoin d'adhésif nouveau pour maintenir l'intégrité de l'élément. Lors du fonctionnement, on projette une image négative, avec des lettres claires sur un fond sombre, à travers le support de la couche photoconductrice tout en appliquant une différence de potentiel entre les électrodes transparentes de la manière représentée à la figure 4. L'intensité de la lumière provenant d'une lampe au tungstène produit un éclairement d'environ 200 lx. Dans le cas d'un photoconducteur organique, l'application d'une différence de potentiel continu de l'ordre de 1 kV produit une image qui n'est pas facilement effaçable. Pour le photoconducteur minéral on utilise un potentiel alternatif d'environ 1 kV et présentant une fréquence de 60 Hz ; l'image résultante présente une bonne qualité. Il faut quelques secondes pour enregistrer ou pour effacer l'image, cette durée étant probablement due au temps de réponse du photoconducteur. En liaison avec les matériaux utilisés pour former la couche barrière décrite précédemment, Ambérol est une marque de Rohm et Haas et désigne une résine phénol-formaldéhyde non modifiée, Beckosol est une marque de fabrique de Reichold Chemical Company et désigne une résine alkyde modifiée par du soja, et Staybelite est une marque de fabrique de Hercule Powder Company et désigne une résine de bois hydrogénée disponible dans le commerce. De ce qui précède on remarquera que le dispositif de commande de la lumière suivant l'invention présente des performances de fabrication avantageuses et des possibilités supérieures au dispositif de la technique antérieure. On remarquera que, bien que les exemples décrits utilisent des éléments particuliers, par exemple, sensibles au champ électrique ou à la lumière visible, l'invention peut être utilisée avec d'autres systèmes équivalents tels que par exemple des champs magnétiques en utilisant des particules orientables par champ magnétique ou en utilisant d'autres formes d'adressage tel que par exemple des rayons X et des photoconducteurs à l'oxyde de plomb (PbO) sensibles aux rayons X. Les dispositifs de commande de la lumière décrits précédemment peuvent être utilisés dans des dispositifs d'affichage. La figure 5 représente un dispositif d'affichage 110 comprenant un bottier 111 supportant un élément d'affichage électro-optique qui sépare un compartiment étanche à -la lumière et servant à la projection d'une image localisée à l'intérieur du bottier d'une partie d'observation et d'éclairement disposée au-dessus. A l'intérieur du compartiment pratiquement étanche à la lumière on trouve un agencement pour former une image sur l'élément 112 qui comprend un couloir 113 de projection qui maintient les supports d'information, tels que par exemple une microfiche 114, une lampe de projection 115 qui, grâce à un condenseur 116, dirige le faisceau lumineux au travers du support 114 et un objectif 117 qui projette l'image portée par ce support sur l'élément 112 par l'intermédiaire d'un miroir 118 ; la mise au point se fait sur la partie arrière de l'élément 112 électro-optique. La figure 6 représente une coupe fortement agrandie de l'élément 112. Cet élément comprend une couche isolante photoconductrice 123 recouverte d'une couche isolante opaque 124 elle-même recouverte d'une couche 125 électrooptique de commande de la lumière et des supports transparents 121 et 122 protégeant l'ensemble de ces trois couches. Les couches conductrices 121 et 122 peuvent être formées de verre Nesa ou d'une couche métallique fine déposée par évaporation sur un support. Le verre Nesa est une marque de "Pittsburgh Plate Glass Company" désignant un verre portant une couche transparente d'oxyde d'étain électriquement conductrice. Le métal évaporé peut être du nickel. La couche isolante 124 peut être une couche, un film plastique pigmenté ou du poly(téréphtalate d'éthylèneglycol) sur lequel on a déposé une couche opaque. La couche isolante photoconductrice peut être formée d'un matériau photoconducteur organique ou minéral tel que ceux utilisés dans les copieurs électrophotographiques usuels. L'objectif 117 forme d'une imageoriginale portée par le support 114 une image nette sur la face arrière 131 de l'élément 112 par l'intermédiaire du miroir 118. Lorsque le commutateur 127 est relié à la borne "a" représentée sur la figure 6 on applique une tension V1 entre les électrodes de l'élément 112. De cette maniere la couche isolante photoconductrice 123 devient conductrice dans les plages correspondant aux portions éclairées de l'image projetée de manière à créer un champ électrique dans la couche 125 de commande de la lumière dans les zones correspondant à ces plages. Au bout d'une exposition d'une seconde environ on déplace le commutateur 127 de manière à relier la couche 121 à la borne "b" de ce commutateur.De cette manière, on relie l'une à l'autre les couches 121 et 122 et de ce fait on rend l'interface située entre la couche 122 et la couche photoconductrice 123 au même potentiel que l'interface située entre la couche 121 et la couche 125 électro-optique. A ce moment on peut observer une image inversée de l'image projetée sur l'élément 112 puisque les particules réflectrices contenues dans l'élastomère de la couche 125 sont pratiquement perpendiculaires-à la surfacé d'observation dans les zones correspondant aux plages exposées de la couche photoconductrice 123 et restent parallèles à cette surface d'observation dans les zones non exposées de la couche photoconductrice 123.La face avant de l'élément 112 réfléchit la lumière provenant de sources 119 dans les zones où les particules sont parallèles à la surface d'observation et cette lumière traverse la couche électro-optique 125 pour être absorbées par la couche opaque 124 dans les zones ou les particules sont pratiquement perpendiculaires à la surface d'observation. L'image ainsi enregistrée sur l'élément permet d'effectuer des opérations de recherche en déplaçant le support d'information tout en observant l'image initiale projetée sur l'élément 112. On a remarqué que dans certains modes de réalisation on obtient une résolution acceptable de 1-' image sans relier l'une à l'autre les couches conductrices 121 et 122 et de cette manière la borne "b" du commutateur 127 peut ne pas être reliée à l'autre électrode. Pour obtenir l'inversion de l'image, on déplace le commutateur 127 de manière à le relier à la borne "c" représentée à la figure 6 et appliquer de ce fait une différence de potentiel V2 entre les électrodes 121 et 122. On choisit le potentiel V2 de même polarité que le potentiel V1 mais d'amplitude inférieure. En présence du champ induit par le potentiel V2 les particules commandant la lumière et situées dans la couche 125 changent d'orientation c'est-à-dire les particules parallèles à la surface d'observation deviennent perpendiculaires à cette surface et les particules qui étaient perpendiculaires à cette surface d'observation deviennent parallèles à la dite surface. Ainsi on obtient une image positive de l'image portée par l'original. L'inversion de cette image peut être redonnée sur l'écran d'observation en ramenant le commutateur 127 sur la borne "b" qui relie à nouveau les électrodes conductrices 121 et 122.Cette transformation entre les images positives et les images négatives peut être obtenue plusieurs fois en déplaçant le commutateur 127 pour le relier soit à la borne "c" soit à la borne "b". L'image enregistrée sur l'élément 112 peut être effacée en déplaçant le commutateur 127 pour le relier à la borne "d" et appliquer un potentiel de polarité opposé au potentiel V1 et en excitant simultanément une source lumineuse 128 qui irradie uniformément la surface de la couche isolante photoconductrice 123. On remarque que diverses utilisations peuvent être conçues par l'homme de l'art en tenant compte de la facilité surprenante de l'élément à transformer les images de positives en négatives avec les éléments de l'invention. Pour illustrer le phénomène remarquable on se réfère maintenant aux figures 7A à 7D. Toutefois, on comprendra que le fonctionnement et la portée de l'invention ne doit pas être limitée aux explications théoriques incluses dans la suite. La figure 7A représente un élément 140 qui comprend une couche conductrice 141, une couche de commande de la lumière 142 électro-optique du type décrit précédemment et une couche isolante 143 (qui peut correspondre à la couche isolante opaque 124 du dispositif représenté à la figure 6). La figure 7A fournit une représentation simplifiée de la première étape du procédé dans lequel on dépose sur la couche 143 une configuration de charge électrique et de ce fait on établit un champ électrique au travers de l'élément 140. Le diagramme représenté à la figure 7A illustre des moyens pour fournir une telle configuration de charge et utilise plus particulièrement les techniques de transfert d'image électrostatique usuelles dans lesquelles on expose une couche photoconductrice 144 située au voisinage immédiat de la couche 143 isolante à une image lumineuse lorsqu'une différence de potentiel existe entre les couches conductrices 145 et 141.On remarque que les charges électrostatiques formant une image de charge initiale sur la couche 143 peuvent être obtenues par diverses techniques électrophotographiques bien connues par exemple par un stylet d'enregistrement ou par grille photoconductrice. I1 est évident que la configuration de charge électrostatique et la configuration de champ peuvent être obtenues par un ensemble intégral de couches conductrice et photoconductrice telles que représentées à la figure 6. La figure 7B illustre la deuxième étape du procédé dans laquelle on neutralise la différence de potentiel entre la couche conductrice 141 et la couche isolante 143 et que l'on a trouvé particulièrement souhaitable dans les modes de réalisation pour lesquels la couche photoconductrice et son électrode ne font pas partie intégrante de l'élément d'affichage. Lors de cette neutralisation, on obtient une orientation des particules formant l'image différente de celle obtenue précédemment et qui donnait une image moins nette ; on a représenté schématiquement ceci sur la figure 7A par les particules partiellement orientées. On ne connait pas le phénomène physique exact qui provoque l'orientation différente des particules.Toutefois, on pense que des charges piégées et localisées en dessous des charges de surfaces d'origine entre la couche 143 et la couche 142 créent une configuration différentielle de charges et ainsi un champ électrique entre ces zones et la couche conductrice 141 sous la forme d'une configuration d'une image correspondante. A la figure 7B on a représenté la neutralisation sous la forme d'apport d'ions positifs fournis, par exemple, par un dispositif de charge commandé par une grille et excité de manière à fournir un même potentiel entre les surfaces. On peut aussi utiliser une liaison de contact de cette surface avec la couche conductrice ou d'autres techniques analogues. La figure 7C représente schématiquement l'étape du procédé dans laquelle on applique un potentiel V2 uniforme de même polarité que le potentiel V1 mais d'amplitude inférieure à ce potentiel sur toute la surface de la couche isolante 143 pour superposer une charge uniforme et produire ainsi un champ électrique dans l'élément 140 afin d'effectuer une inversion des valeurs de l'image grâce à l'orientation des particules réflectrices contenues dans la couche 142.Une fois de plus on ne connaît pas les phénomènes physiques exacts qui ont lieu lors de cette inversion mais on pense que la superposition d'un champ électrique dans la couche 142 annule le champ d'orientation des particules existant et étabîit > simultanément, un champ d'orientation dans les zones préalablement au repos provoquant ainsi l'orientation de ces particules ce qui permet à la lumière de traverser la couche 142 dans les zones préalablement réfléchissantes. La figure 7D représente la phase du procédé dans laquelle on veut à nouveau l'image telle qu'obtenue à la figure 7B et dans laquelle on neutralise à nouveau la différence de potentiel existant entre la couche conductrice 141 et la surface extérieure de la couche isolante 143. L'effacement de l'image peut être obtenu en appliquant uniformément à la surface externe de la couche isolante 143 une charge de polarité opposée à la charge formant l'image d'origine puis en éliminant cette différence de potentiel entre la surface extérieure de la couche isolante et la couche conductrice 141 de toute manière appropriée, par exemple celle décrite en référence à la figure 7B. Les amplitudes relatives de potentiel appliquées aux diverses couches dépendent des matériaux spécifiques utilisés et de la conception de l'élément d'affichage. On donne par la suite des exemples de potentiel pour des éléments d'affichage particulier. EXEMPLE 8 - On fabrique une couche électro-optique de commande de la lumière en superposant plusieurs couches du même support conducteur. De manière plus précise, la couche électro-optique comprend une première couche faite seulement d'élastomère puis une couche intermédiaire comprenant une dispersion de copeaux d'aluminium dans l'élastomère et enfin une couche faite d'élastomère seulement. La dispersion de copeaux d'aluminium est composée de 10 g de résine au silicone (RTV 619A) 0,8 g d'agent de durcissement (RTV 619B) 0,2 g de copeaux d'aluminium (Cres-lite nO 200). On mélange la résine au silicone et les copeaux d'aluminium avec une sonde à ultrasons pendant environ 10 mn. Ensuite on mélange à la main l'agent de durcissement. Les couches d'élastomère externes contiennent la même proportion de résine au silicone et d'agent de vulcanisation mais ne contiennent pas de copeaux d'aluminium. La couche électro-optique est obtenue par les techniques de dépôt à la lame en utilisant des espaces de 0,05 mm environ pour la première couche 0,10 mm environ pour la deuxième couche et 0,15 mm environ pour la troisième couche. Les diverses couches sont déposées sur un support en poly (téréphtalate d'éthylèneglycol) de 0,10 mm environ sur lequel on a déposé une couche conductrice de Cr et SiO. L'épaisseur de chaque couche est de 0,05 mm environ.Cette couche électro-optique est ensuite vulcanisée à 600C pendant 1 heure puis à la température ambiante pendant 12 heures et enfin à 60"C pendant 4 heures. On dispose au-dessus de la couche électro-optique une couche photoconductrice portée par un support conducteur transparent. Cette couche photoconductrice est soumise simultanément à un champ du à l'application d'un potentiel entre les couches conductrices et à une configuration lumineuse comme indiqué à la figure 7A. La couche photoconductrice comprend une couche de 20 pm d'épaisseur d'un photoconducteur sous la forme d'agrégats déposés sur un support de poly(téréphtalate d'éthylèneglycol) sur lequel on a préalablement déposé une couche conductrice contenant un cermet de chrome et d'oxyde de silicium (Cr : SiO) présentant une densité optique de 0,1.On obtient une exposition en utilisant un original porté par un film Kodalith au voisinage du cté du support de la couche photoconductrice pour moduler la lumière ambiante (320 lx) éclairant le photoconducteur, cette exposition est d'environ ls. On sépare la couche photoconductrice de la couche électro-optique tout en maintenant un potentiel de 1,8 kV entre les électrodes de manière à former une image électrostatique de polarité négative sur la couche isolante. Une image négative apparat sur la couche électro-optique après l'avoir déchargée uniformément par exemple par effet corona. Le sens de la reproduction de l'image peut être modifié de négatif en positif en chargeant uniformément la couche isolante en contact avec la couche électro-optique avec un potentiel de même polarité mais d'amplitude inférieure, par exemple 0,9 kV. La transformation de l'image de positive en négative et vice versa peut être obtenue en chargeant-ou déchargeant la surface de la couche isolante sous un potentiel de 0,9 kV ou en la ramenant à un potentiel nul. On a réalisé quatre inversions succesives de l'image initialement enregistrée au cours d'une période d'une heure. Au bout d'une heure, l'image est partiellement effacée mais encore lisible. On efface l'image en appliquant, à la couche électro-optique, un potentiel inverse de 3 kV et ensuite en annulant cette différence de potentiel. EXEMPLE 9 - On forme une image sur une couche électro-optique de la manière indiquée à l'exemple d mais on utilise un photoconducteur à l'oxyde de plomb (PbO) et une irradiation par rayons X. La couche d'oxyde de plomb présente une épaisseur de 100 pm et est constituée d'une dispersion de pigment d'oxyde de plomb (PbO) dans un liant. On applique un potentiel de 3,2 kV entre les deux électrodes, l'électrode du photoconducteur étant relié à la borne négative de la source, tout en exposant la couche à une irradiation par rayons X.L'exposition dure environ 6 s, avec une énergie de 60 kVP, à une distance d'environ 30 cm et on filtre avec une feuille d'aluminium de 1 mm d'épaisseur. L'image négative résultante peut être inversée pour obtenir une image positive en chargeant uniformément la couche isolante à un potentiel de 1,2 kV. Après effacement de cette image, de la manière indiquée à l'exemple 8, on forme une autre image en exposant la couche photoconductrice à la fois au rayonnement X et à un potentiel comme indiqué précédemment mais pendant 2 s seulement puis on maintient le potentiel pendant 15 s supplémentaires sans irradiation nécessaire. L'image ressemble à l'image obtenue précédemment. Une exposition de 2 s sans maintenir le potentiel au travers de la couche photoconductrice ne fournit qu'une image à peine décelable. EXEMPLE 10 - On obtient une image positive directe sans charge de surface d'une manière analogue à l'exemple 8, excepté l'opération nécessaire d'une charge préalable. On obtient la charge préalable de la couche électro-optique en appliquant à cette couche électro-optique la couche photoconductrice organique de 20 pm d'épaisseur dont on a parlé à l'exemple 8 et en irradiant uniformément cette couche tout en maintenant un potentiel de 3 kV entre les couches photoconductrices et électro-optiques. On annule la différence de potentiel existant entre l'électrode du photoconducteur et l'électrode de la couche électrooptique. La couche électro-optique apparait ainsi uniformément noire.On met à nouveau en contact la couche photoconductrice et la couche électro-optique et on expose cette couche photoconductrice à une configuration d'image comme indiqué dans la première étape de l'exemple 8 sauf que le potentiel appliqué est de 1,2 kV. On peut modifier à volonté le sens de la reproduction en alternant le potentiel entre un potentiel nul et un potentiel positif. EXEMPLE Il - On recouvre la surface de la couche électro-optique, analogue à celle de l'exemple 8, d'une laque mate (Getzol Type C, fabriqué par Getzol Products Corporation) pour diminuer les réflexions spéculaires. On peut toujours discerner, même après cinq jours, une image fabriquée de la manière indiquée à l'exemple 8. EXEMPLE 12 - On recouvre une carte de crédit en plastique d'une peinture conductrice puis on applique les lettres en relief contre la couche électrooptique de l'exemple 8 en appliquant un potentiel de 2,5 kV entre la carte de crédit et l'électrode de la couche électro-optique. On maintient le contact pendant moins d'une seconde. Après enlèvement de la carte de crédit on peut observer une image noire sur fond blanc qui correspond aux caractères en relief de la carte de crédit.On peut observer une image analogue en insérant la couche électro-optique dans une machine à écrire à la place d'une feuille de papier et en appliquant un potentiel de 2 > 5 kV entre le caractère et l'électrode associées à la couche électro-optique pendant que le caractère est en contact avec la couche. Les images obtenues de la manière indiquée précédemment présentent toutes les caractéristiques de celles obtenues dans les exemples précédents en ce qui concerne l'enregistrement, l'effacement ou les inversions . possibles. EXEMPLE 13 - On fabrique un élément électro-optique photoconducteur intégral, analogue à celui décrit à l'exemple 8 sauf en ce qui concerne la couche opaque qui est remplacée par un support en poly(téréphtalate d'éthylèneglycol) de 0,01 mm d'épaisseur. La coupe de l'élément ainsi obtenu est identique à celle représentée à la figure 7A sauf en ce qui concerne l'espace d'air existant. De plus on élimine la couche opaque située sur le dos de la couche électrooptique. L'image résultante est observée à travers ce côté de la couche électro-optique. Les opérations de formation de l'image consistent à appliquer simultanément un potentiel de 3 kV et à exposer de la manière indiquée à l'exemple 8, pendant 1 s puis à relier les deux électrodes entre elles. On fait apparai- tre ainsi une image négative. L'image peut être inversée en appliquant un potentiel de même polarité mais d'amplitude inférieure (par exemple d'environ 1,2 kV). On efface l'image en appliquant un potentiel de polarité opposée d'environ 1 kV tout en éclairant uniformément le photoconducteur. REVENDICATIONS 1 - Dispositif d'affichage comprenant, d'une part, un élément électro-optique de commande de la lumière muni d'une couche pour recevoir et enregistrer une configuration de champ électrique correspondant à une image à afficher et de particules sensibles à ce champ électrique pour moduler de manière correspondante la lumière incidente, et, d'autre part, des moyens de formation d'image pour appliquer une configuration de champ électrique image à l'élément afin d'établir dans l'élément une configuration de modu lation de la lumière correspondant à la configuration de champ suivant un premier modèle, dispositif caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour appliquer, à la couche électrooptique lorsque la configuration de champ est enregistrée, un champ électrique uniforme de même polarité que la con figuration de champ mais d'amplitude différente de manière à inverser l'image correspondant au premier modèle. 2 - Dispositif conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément comprend une couche électrooptique et une couche photoconductrice inserrées entre deux couches conductrices et en ce que les moyens de formation d'image comprennent un agencement pour former une image sur la couche photo conductrice et une source de potentiel associé à un commutateur pour appliquer une première différence de potentiel entre les électrodes lors de l'exposition de la couche photoconductrice par l'image formée sur cette couche. 3 - Dispositif conforme à la revendication 2, caractérisé en ce que la couche électro-optique est faite d'une substance élastomère contenant des parti cules aciculaires ayant les propriétés d'un dipôle. 4 - Dispositif conforme à l'une quelconque des revendications 2 et 3, caracté risé en ce que l'amplitude du champ électrique uniforme est inférieure à celle de la configuration de champ électrique correspondant à l'image. 5 - Dispositif conforme à l'une quelconque des revendications 2 à 4, caracté risé en ce qu'il comprend des moyens d'effacement comprenant une source lumineuse pour irradier uniformément la couche photoconductrice et une source de potentiel pour appliquer entre les électrodes une différence de potentiel de polarité opposée à celle delta première différence de potentiel. 6 - Procédé pour, à volonté, afficher une image soit positive soit négative sur un élément comprenant une couche électrique isolante et une couche électro-optique comprenant des particules orientables sous l'action d'un champ électrique pour commander les modalités de propagation de la lumière dans la couche électro-optique et supportées dans une substance élastomère transparente, procédé caractérisé en ce qu'il consiste à enregistrer dans la couche électrique isolante une configuration de champ électrique pré sentant une première amplitude et une première polarité et à, soit appli quer soit enlever, à volonté, un champ électrique uniforme au dit élément, ce champ présentant la première polarité et une amplitude inférieure à la dite première amplitude. 7 - Procédé conforme à la revendication 6, caractérisé en ce que l'on enre gistre la configuration de champ électrique après avoir appliqué le champ uniforme. 8 - Procédé d'inversion en valeurs d'une image enregistrée correspondant à une configuration de champ électrique appliquée saune couche électro-optique commandant les modalités de propagation de la lumière, procédé caractérisé en ce qu'on applique à la dite couche électro-optique un champ électrique uniforme de même polarité que la configuration de champ électrique mais d'amplitude différente.