, " . , 2044778 La présente invention concerne un procédé et un appareil correspondant pour la confection et la mise en place, dans un caisson particulier, de blocs de fils essentiellement formés par plusieurs tains^ orientés parallèlement, et convenant à la fabrication 5 de tapis veloutés à "poils"collés-, notamment à la reproduction d'images mono- ou polychromes d'un type quelconque. Les tapis sont ensuite obtenus par le fait qu'on découpe le bloc d'une manière usuelle en une série de tranches, une des extrémités de ce bloc étant fermée et dépassant le caisson. Le sectionnement a lieu 10 perpendiculairement par rapport à la direction des fils, et les tranches sont ensuite collées sur un support. Chacune des tranches découpées dans le même bloc reproduit la même image mono- ou poly-- chrome qui forme le dessin du tapis terminé. Les procédés usuels pour la confection de tapis veloutés 15 à poils collés se heurtent à dë graves difficultés opposées à la préparation des blocs de fils, notamment lorsque ces blocs doivent servir à la confection de tapis présentant des images ou dessins en plusieurs couleurs. Le Brevet délivré aux Etats-Unis sous le n° > 359 147 décrit 20 un procédé pour la confection de blocs de fils par le fait qu'on fait passer les fils à travers deux plaques perforées parallèles et-espacées. Il est cependant évident que ce procédé ne donne pas seulement lieu à de grandes difficultés lorsqu'on désire reproduire sur le tapis des dessins quelque peu compliqués et (ou) en plusieurs 25 couleurs, mais présente complémentairement un inconvénient én ce sens que les plaques doivent être remplacées chaque fois que le dessin à reproduire sur le tapis doit être modifié. ur, selon la présente invention, on a découvert un procédé permettant de remédier aux inconvénients précités et de vaincre 50 d'autres difficultés, ce procédé offrant notamment un grand avantage en ce sens qu'il permet de faire varier le dessin à reproduire sur le tapis, et ce.d'une manière très simple et rapide sans qu'il soit nécessaire de changer l'une quelconque des parties de la machine intervenant dans la préparation des blocs, ainsi qu'il 35 ressortira plus clairement de la suite de cette description. Le procédé selon l'invention offre d'autres avantages importants, par exemple celui d'une haute capacité de production, de même que la possibilité de reproduction d'images et de dessins 16565 '• . 2044778 très compliqués, formés par un nombre pratiquement illimité de couleurs. Enfin, il est également possible d'utiliser des fils, fibres, filaments, etc.. d'un type quelconque., naturels, artificiels ou synthétiques, même mélangés. ■ - 5 On peut notamment obtenir des tapie présentant un très grand nonbve de noeuds, donc d'une très .forte densité,- ave'e .des effets de reliefs, sans aucune limitation de la hauteur des poils. En partant des blocs confectionnés selon la présente invention, on peut compleraentairement obtenir des produits très siiai-10 laires au velours, aux tissus de tapisserie se prêtant à une confection beaucoup moins coûteuse que celle de produits correspondants obtenus par tissage, et par poinçonnage." . Dans la suite de cette description, tous les produits précédemment indiqués, et d'autres produits se prêtant à la confec-15 tion selon l'invention sont désignés par le terme général de "tapis". D'autre part, les fils, fibres, filaments d'un type quelconque sont désignés par le terme général de "fils"» le procédé selon l'invention consiste essentiellement • a) à préparer un tissu particulier, comprenant un nombre; 20 relativement restreint de fils de chaîne, c'est-à-dire un nombre suffisant pour l'assemblage des fils de trame sans qu'il en résulte une perturbation de la disposition pendant les manipulations successives du tissu, et un nombre de fils de trame, notamment de couleurs diverses reproduisant le "spectre" de l'image (terme dont 25 la signification sera décrite plus loin), ce spectre étant reproduit dans toutes les sections transversales du bloc de fils, donc également sur le tapis ; b) à plier le tissu convenablement en accordéon le long de lignes prédéterminées, et ce de façon que l'image apparaissant sur 30 le tissu résulte de la superposition des trames dans chaque section transversale, par rapport à la direction des fils de trame du bloc ainsi formé ; - c) à mettre le bloc en place dans un caisson qui l'immobilise et le fait avancer -convenablement sans aucun glissement en 35 va-et-vient des fils formant le bloc, ce qui permet-ensuite le découpage au moyen d'une lame, dans une direction transversale . par rapport à la direction précitée, d'une série de tranches d'une épaisseur prédéterminée, contenant chacune (de la manière précé- 0 16565 3 2044778 1 """ ' ; demnient indiquée) une image destinée à décorer le tapis.. & Le procédé par lequel le tissu est plié en bloc, et le procédé par" lequel ce bloc est découpé sont clairement représentés" sur les figures 1 et 2. Sur cette dernière, la lame de découpage 5 est indiquée en a. ; Le terme "spectre" de l'image désigne la distribution particulière de la coloration des fils de trame du tissu, qui forment l'image reproduite sur le bloc lorsque ce tissu est plié de la manière indiquée sur la figure 1. tO L'élimination des fils de chaîne peut avoir lieu avant la mise en place du bloc dans le caisson; ou lorsque le tapis est terminé. A cet effet, on peut par exemple faire passer le tapis sous des rouleaux dont le pourtour est garni d'aiguilles de carde. En conséquence, le bloc peut être exclusivement formé par des fils 1"5 de trame orientés parallèlement, ou par des pièces de tissu contenant un nombre de fils1 de chaîne relativement restreint. Dans la suite de" cette description, on entend par "tissu" exclusivement un tissu ne contenant que quelques fils de chaîne, tandis que les termes "blocs de fils" ou "bloc.de tissu" sont utilisés indifférem-20 ment. 1 Ainsi-qu'il a été indiqué précédemment, l'invention concerne également un nouvel ensemble d'appareils dont le fonctionnement sera décrit plus loin. Les caractéristiques de cet ensemble sont les suivantes : 25 II comprend un appareil destiné à la lecture de l'image, généralement à son enregistrement, et reportant sur 3e tissu le spectre de l'image. Cette image se présente généralement sous la forme d'un dessin coloré, reproduit par exemple sur du papier quadrillé, ou encore sous la forme d'une image imprimée, d'une 30 photographie ou d'une diapositive. Cette image est celle qui doit être reproduite sur le tapis, généralement après un agrandissement approprié. Un appareil appelé "plieur" qui est utilisé pour plier le tissu en accordéon de la manière indiquée sur la figure 1, ce qui 35 permet d'obtenir des "paquets" d'une épaisseur déterminée. D'une façon générale, il est nécessaire de superposer un certain nombre de paquets pour former un bloc. Un appareil appelé "massicot" (trimmer) et par lequel cha- 70 16565 4 2044778 'que paquet est rogné aux extrémités de la chaîne le long de deux plans parallèles. Les extrémités ainsi rognées sont ensuite serrées dans des étaux porteurs spéciaux.. ' -ï Un caisson dans lequel sont disposés un ou plusieurs pa-5 quets de tissu, formant le bloc qui est ensuite découpé en 'tranches. Pour la confection du tissu reproduisant le spectre de l'image, on utilise un métier à tisser u$uel, de préférence du type sans navette dont le "distributeur", actionné par des électro-•10 aimants ou des mécanismes hydrauliques ou pneumatiques, peut être .directement commandé par l'appareil destiné à la lecture de 1'.image, ou encore par un appareil décodeur de type usuel lorsque l'image 'a été enregistrée. La reproduction du spectre de l'image sur le tissu a lieu 15 selon l'invention d'une manière décrite plus loin. La lecture de l'image polychrome est fondée'sur le fait connu qu'une couleur quelconque peut être reproduite par le mélange, dans des proportions variables, d'au moins trois couleurs primaires. On sait qu'on peut déjà obtenir un grand nombre de couleurs résul-20 tantes avec deux couleurs primaires. Si on adopte trois couleurs primaire; parëxemple le bleu, le vert et le- rouge sont parfaitement indiqués à cet effet. L'image en plusieurs couleurs est explorée, c'est-à-dire lue, point par point au moyen d'un pinceau de lumière blanche. La 25 lumière dispersée, ou le pinceau traversant chaque point de"l'image ..(al°rs transparente) permet d'obtenir trois faisceaux qui sont • * 1 • • ' ensuite filtrés avec 1'une seulement des trois couleurs primaires, pour être renvoyés consécutivement dans un dispositif photo-électrique, un tube ou une cellule photo-électrique transformant le 3~0 signal optique en un signal électrique. Au moyen d'un convertisseur digital analogique, ce signal électrique est divisé en un nombre • prédéterminé d'intervalles correspondant au nombre des couleurs visibles présentées par l'image. "Z A titre d'exemple, on peut distinguer 64 couleurs (4 =D^ ^), 35 avec quatre intervalles prévus pour chacun des tubes photo-électriques f tandis que cinq intervalles permettent de distinguer 125 couleurs, etc.. 16565 5 2044778 Le convertisseur digital-analogique commande le bloc enregistreur- qui peut être du type à bande perforée ou à bande magnétique. Par exemple, avec une bande à six pistes - , il est possible 6 5 d'enregistrer 64 couleurs sur le système digital (2 = J)^ g). Avec sept pistes , il est possible de distinguer 128 couleurs, et ainsi de suite, le caractère peut être également enregistré en série par un seul canal. L'appareil précité, désigné par le terme "explo- ' ~ 10 rateur"" dans la suite de cette description, est formé par : a) line tête de lecture comprenant essentiellement une source de lumière blanche, des dispositifs optiques pour retenir trois faisceaux lumineux dispérsés par l'image ou traversant celle-ci, des filtres colorés, trois tubes photo-électriques, des organes 15' de réglage et de commande des signaux lumineux ; b) un convertisseur digital-analogique destiné à interpréter et à traduire en code les signaux électriques émis par les tubes photo-électriques ; c) un sélecteur de valeurs destiné à éliminer toute valeur de transition lorsque 1'explorateur passe d'une couleur à l'autre ; d) une partie 20 mécanique pour l'exploration de l'image ; e) une partie pour l'enregistrement de l'image en code- sur une bande magnétique ou perf-orée Par exemple, lorsqu'il s'agit d'une bande perforée, on peut f l'utiliser dans un appareil comprenant essentiellement un lecteur (du type photo-électrique, mécanique, à induction ou à capacité) 25 et un dispositif décodeur, traduisant le signal en émettant d'autres signaux correspondants. Ces signaux amplifiés commandent un distributeur de type usuel équipant le métier à tisser. L'ensemble comprenant les appareils destinés à la lecture de la bande, au décodage, à l'amplification et à l'émission de si-30 gnaux sera désigné par le terme "décodeur" dans la suite de cette description. En ce qui concerne l'explorateur, il convient de noter que la bande peut être multipliée pour-former un nombre quelconque de copies , dont chacune peut être utilisée tout la com-35 mande de métiers à tisser distincts. De cette manière, un seul . explorateur pr .'n t d'établir des programmes de travail enregistrés sur jandes pour un grand nombre de métiers à tisser répartis dans des zones ou 16565 6 2044778 régions différentes, et ne comprenant respectivement qu'un appareil décodeur et un appareil de commande. Cette solution, offrant l'avantage de la concentration, en un seul lieu, des spécialistes, dessinateurs et techniciens et des 5 appareils correspondants, est incontestablement celle qui sera généralement la plus économique. Il est cependant évident que le convertisseur digital-analogique qui sélectionne les signaux émis par les tubes photoélectriques, peut également commander directement le métier à tisser, ce 10 qui permet alors d'éviter l'enregistrement du programme de travail et son décodage. l'explorateur ' • et les autres appareils selon la présente invention seront décrits en détail ci-après, notamment en ce qui concerne leurs caractéristiques. 1 5 L'éxplorateur Le transfert de l'image sur le tissu sous la forme'd'un spectre a lieu de façon qu'il soit possible de faire varier deux paramètres fondamentaux : 1°) L'agrandissement de la reproduction, c'est-à-dire que 20 la même image peut être reproduite plus ou moins agrandie sur le tapis en fonction des dimensions de celui-ci ; 2°) la définition de la reproduction, c'est-à-dire la fi-/ nesse de détail de l'image qui doit être reproduite. La modification de ces paramètres est obtenue : 25 a) par le choix du nombre des niveaux, qui peut varier de 1 à 10 pour chaque signal provenant d'un tube photo-électrique sur lequel le convertisseur digital-analogique est réglé, ou par le contrôle du plus grand nombre de couleurs qui doivent être reproduites sur le taois. A chaque "spot" de lecture correspond donc 30 une des couleurs choisies, par exemple des 64 couleurs-précédemment indiquées; b) par le réglage de la finesse d'exploration (nombre de lectures par ram de l'image ; c) pa:^ le choix du nombre des fils retenus par chaque signal 35 par le distributeur du métier à tisser ; a) par le choix de la section du faisceau-de fils utilisé (nombre de fils par cm de tissu). : Les paramètres a) et b) sont commandés par le lecteur photo 70 16565 7 2044778 électrique ainsi que l'indique du reste la description.ci-après des différentes parties. La partie optique ou tête de lecture. Cette tête est conçue de façon : 5 - qu'elle fasse varier les dimensions du spot de lecture grâ ce au déplacement si transLation d'uneplatine présentant une série de diaphragmes, par exemple de trous dont le diamètre peut varier .de 0,1 à 2 mm ; - qu'elle maintienne constante l'intensité des signaux lumi-10 neux transmis aux tubes photo-électriques malgré les.variations des dimensions du spot d'exploration. A cet effet, on peut utiliser des diaphragmes à iris intercalés dans le pinceau lumineux ; - qu'elle élimine toutes les composantes du spectre d'émission de la source lumineuse dans le pinceau dispersé et choisi. 15 A cet effet, on peut convenablement localiser.la source * "par. rapport aux'échantillons. La partie mécanique. On peut utiliser un système quelconque pour l'exploration de l'image, qui peut être enroulée.sur un cylindre ou maintenue à plat. Cependant, pour éviter les mouvements d'oscil-■20 lation de la 'tête de lecture et pour simplifier la Iconception de l'ensemble, on préfère utiliser un système d'exploration pseudo-• hélicoïdal qui sera décrit plus loin dans l'exemple. La- partie électronique. Le signal électrique émis par chaque tube photo-électrique est proportionné quantitativement dans un conver-25 tisseur digital-analogique sur plusieurs niveaux, par exemple sur 3, 4 ou 5 niveaux, ce qui permet de distinguer 27, 64 ou 125 couleurs. Les signaux sortant du convertisseur peuvent passer dans un sélecteur de valeurs, comprenant essentiellement une grille de 30 décodage qui élimine les signaux étrangers provenant de la lecture de transition entre deux couleurs consécutives, pour les attribuer . selon le choix de l'opérateur au caractère final le plus approprié. Pour un travail ■" très, détaillé, il .est -possible d'obtenir . une sélection véritable ie valeurs avec des organes de retenue en 35 mémoire, qui ne retransmettent les caractères à l'enregistreur que lorsqu'ils ont été convenablement sélectionnés. Dans ce cas, il devient possible d'effectuer un grand nombre de lectures pour chaque point d'exploration, et de transmettre à l'enregistreur le résultat 16565 8 20kk77Q moyen de ce grand nombre de lectures. On obtient ainsi une très grande précision. La partie destinée à l'enregistrement. On peut utiliser un enregistreur à bande d'un type usuel quelconque et approprié, par exemple 5 un perforateur de bande ou un enregistreur magnétique comprenant un. ou plusieurs canaux, notamment 5 à 15 canaux. L'appareil de décodage. On peut utiliser un appareil de type usuel approprié; Il assure la lecture de la bande et la transformation de chaque caractère en un signal de commande agissant sur le distribu- i 10 teur du métier à tisser. Par exemple, on peut enregistrer sur la bande 64 caractères différents avec 6 canaux.- Le système assure non seulement la lecture de la bande, mais également le décodage de chaque'caractère lu, et l'émission du signal de commande correspondant en direction du distributeur du.métier à tisser. 15 Le distributeur. Celui-ci est d'un type usuel électromagnétique ou commandé par un fluide quelconque. L'appareil de oliage. Celui-ci comprend un support portant l'ensou-ple sur laquelle est enroulé le\.tissu, une table sur laquelle le tissu est plié, cette table ou le support de l'ensouple étant 20 déplacé horizontalement en va-et-vient, une paire de rouleaux rotatifs dont les axes sont parallèles entre eux et à l'axe de l'ensouple, et entre lesquels le tissu est serré pour être dévidé de l'ensouple, des moyens disposés de part et d'autre de la table perpendiculaires et parallèles à la direction de la chaîne,et quiccnvien-25 nënt àfixe'r l'extrémité ie chaque pli de façon que chacun des plis en accordéon présente la même longueur, un mécanisme à moteur pour la transmission et la synchronisation. Le massicot (Trimmer). Celui-ci comprend essentiellement des mâchoires mobiles destinées à serrer les extrémités des paquets de 30 tissu, une scie pour rogner les extrémités des paquets dépassant les mâchoires, des tables mobiles pour faciliter la mise en place . des pinces sur les paquets de tissu, un mécanisme à moteur et des moyens pour le réglage et la commande. .L'étau i. Celui-ci comprend essentiellement deux parois verticales 35 disposées en regard l'une de l'autre et dotées de moyens de suspension. Les deux parois peuvent être rapprochées l'une de l'autre, et l'une de ces parois est garnie d'au moins un peigne horizontal dont les branches sont parallèles et espacées de 2 à 20: mm. Ce pei 16565 9 2044778 gne est destiné à être inséré dans les extrémités des paquets de tissu, et les deux parois de la pince sont ensuite serrées. Le caisson. Celui-ci comprend essentiellement quatre parois verticales perpendiculaires dont l'une est p^iovible. Les cloisons 5 intérieures du caisson mont mobiles verticalement. La paroi amovible et la paroi opposée à celle-ci sont garnies de supports se prêtant à l'alignement, et reliés entre eux par des tubes ou des tiges auxquels les pinces portant les paquets de tissu sont suspendues. Un mécanisme à moteur et des moyens de commande appropriés permettent 10 le déplacement des parois et du bloc intercalé entre celles-ci. Ce caisson permet au bloc d'avancer sans qu'il en résulte un glissement en va-et-vient des fils. Avant l'achèvement de cette partie générale concernant la description de l'invention, il convient de noter qu'on peut 15 -également remplacer l'explorateur ' précédemment décrit. Il est en effet possible d'obtenir une bande perforée pour la commande du métier, la mise en code de l'image à reproduire sur le tapis, en traçant celle-ci sur une feuille de papier, par,exemple quadrillé, et en procédant ensuite de la manière généralement utilisée dans 20 l'industrie textile. L'image ainsi obtenue peut âtre lue par un opérateur, qui l'explore carré par -carré pour la transférer manuellement sur une bande au moyen d'un appareil perforateur de type usuel équipé d'un clavier. La bande ainsi perforée peut être introduite dans l'appareil de décodage utilisé pour la bande 25 obtenue directement par l'action de 1' explorateur précédem- i ment décrit. Cependant, la préparation d'une bande perforée par le procédé qui vient d'être décrit est manifestement très compliquée et coûteuse. 30 Quels que soient les moyens utilisés pour la préparation des bandes magnétiques ou perforées, il est toutefois évident que toutes les opérations, comprenant la confection d'un tissu contenant le spectre de l'image et son pliage en bloc de la manière précédemment décrite, rentrent dans le cadre de protection de la 35 présente invention. Un mode de mise en oeuvre de l'invention sera décrit ci-après en détail et à titre d'exemple en regard du dessin annexé, sur lequel : 16565 10 2044778 - .La figure 3 est une vue schématique en perspective montrant la tête de lecture de l'explorateur. . - La figure 4 est une vue schématique en perspective d'un autre mode de réalisation de la tête de lecture de l'explorateur. 5 - - La figure 5 est une vue en perspective montrant l'agen cement des coffrets contenant l'appareil formant l'explorateur. - La figure 6 est une vue en perspective montrant l'agencement du meuble contenant l'appareil formant le décodeur. - La figure 7 montre une grille permettant de réduire le 10 nombre des couleurs décodées. - La figure 8 est une vue en perspective d'un métier à tisser mécanique sans navette dont le distributeur ést commandé par le décodeur. - La figure 9 est une vue en élévation de face de l'appareil 15 de pliage. - La figure 10 est une vue en élévation latérale de l'appareil de pliage selon la figure 9. - La figure 11 est une vue schématique en perspective d'un détail de l'appareil de pliage selon la figure 9, et montre le 20 fonctionnement des poulies de déroulement de la toxle. - La figure 12 est une vue en perspective d'une pince destinée à saisir les paquets de tissu empilés. - Les figures 13 et 14 représentent schématiquement le massicot et montre deux positions de fonctionnement. 25 -La figure 15 représente un paquet de tissu prêt à être inséré dans le caisson. - Les figures 16 et 17 sont des vues en coupe d'un caisson, respectivement faites dans un plan vertical et dans un plan horizontal. 30 - La figure 18 représente le dispositif destiné à la suspension des paquets de tissu dans le caisson. - La figure 19 montre de quelle manière les bras porteurs des paquets sont fixés à la courroie transporteuse. La feuille 11 (figures 3 et 5), sur laquelle est imprimée 35 l'image à enregistrer, est enroulée et fixée sur le cylindre 1 qui présente une longueur de 450 ram et un diamètre de 150 mai. Ce cylindre est entraîné; au moyen de l'arbre 2 par un moteur (non représenté) fonctionnant pas à pas. La tête de lecture de l'appareil selon 16565 n 2044778 'la figure 3 comprend essentiellement une source lumineuse 3, des lentilles 4, 6, 8, un groupe de prismes 7 et 7', une platine 5 à diaphragmes, des filtres colorés 9.et trois tubes photo-électriques 10. 5 Les signaux émis par les tubes photo-électriques sont appli qués à l'entrée d'un bloc sélecteur électronique 12, et sont repris à la sortie après une sélection appropriée pour être appliqués à . lrentrée d'un bloc perforateur de bande 13* La figure 4 représente un mode de réalisation préféré d'une ^0 tête de lecture qui se distingue notamment par le fait qu'elle est relativement compacte. Elle comprend quatre conducteurs ou canaux optiques 16, trois amplificateurs 14 et trois indicateurs de puissance 15 du signal électrique. La tête de lecture de l'appareil selon les figures 3, 15 4 et 5 peut se déplacer d'un bout à l'autre du cylindre 11, le long de l'une de ses génératrices, grâce à un dispositif mécanique représenté sur la figure 5. Le cylindre 11, entraîné en rotation par l'arbre'2, peut tourner dans les deux sens. La tête de lecture explore l'image ligne par ligne et, 20 à la fin de 'chaque ligne, cette tête de lecture est déplacée le long de la génératrice du cylindre d'une distance égale à la finesse de l'exploration préalablement établie. La valeur appropriée du diamètre du "spot" de lecture est déterminée par la platine, 5 présentant les diaphragmes. 25 Sur une image présentant une longueur utile de 384 mm, le nombre des lectures effectives, déterminées en fonction du diamètre du spot de lecture, est approximativement établi de la manière suivante : Diamètre Nombre de lectures 30 0,4 mm . 960 0,3 mm i 280 0,2- mm 1 920 0,1 mm 3 840 35 La longueur maximale se prêtant à l'exploration, qu'on peut obtenir en développant le cylindre et en tenant compte des parties non utilisées destinées à la fixation de la feuille, s'étend sur environ 450 mm. 16565 12 2044778 Dans ce mode de réalisation, les signaux électriques fournis pai*- chacun des tubes photo-électriques sont divisés et répartis sur quatre niveaux, ce qui leur permet de distinguer 64 couleurs. . 5 Les signaux lumineux transmis, sélectionnés et. c'onvënable- ment retenus en mémoire bistable (flip-flop) sont repris un à un pour être transférés sur six pistes d'une bande perforée confectionnée au moyen d'un perforateur fonctionnant à une vitesse de 100 caractères par seconde. 10 Cependant, la bande peut permettre l'enregistrement sur huit pistes, la septième étant destinée à augmenter le nombre des couleurs enregistrées jusqu'à 128, tandis que la huitième est utilisée pour des signaux complémentaires destinés à la commande du métier. La logique précitée fournit à la sortie des signaux qui 15. sont appliqués à des compteurs électroniques mesurant la quantité des caractères résultant de la lecturé de chaque couleur. On obtient de cette manière la quantité de fils pour chaque couleur et pour la mise en oeuvre d'un certain programme de travail. L'explorateur qui vient d'être décrit est partiellement 20 logé dans des coffrets que montre la figure 5. Il s'agit du moteur 17 fonctionnant pas à pas, du cylindre porte-image 1, de l'image 11, de la tête de lecture 18, du mécanisme 19 destiné au déplacement en translation et des glissières de guidage de la tête de lecture. Le coffret 21 porte l'explorateur, l'indicateur de puis-25 sance 22 des signaux fournis par les tubes photo-électriques, et le compteur d'avancement 23 préalablement réglé pour compter le nombre de lignes explorées. Le coffret 24 contient le convertisseur digital-analogique et le sélecteur des valeurs, et il porte le dispositif 25 destiné à la perforation de la bande. Le coffret 26 30 contient les circuits de commande du dispositif perforateur et porte également la bande 19• Fonctionnement et commande de l'explorateur Cet explorateur comprend une partie optique,, c'est-à-dire la tête de lecture, et une partie mécanique. Ces deux parties 35 doivent fonctionner en synchronisme pour permettre une exploration parfaite de l'image qui doit être codée..Les deux parties doivent être combinées avec le bloc d'enregistrement de façon à éviter l'omission ou l'addition de la retenue en mémoire de caractères. 70 16565 13 2044778 On décrira d'abord la suite des opérations nécessaires pour amener l'appareil à la position de départ. La feuille portant l'ima.-ge à explorer est placée, fixée et tendue sur le cylindre. La tête de lecture, séparée du mécanisme d'entraînement, est amenée en 5 coïncidence exacte avec le premier point qui doit être lu en haut et à gauche. A cet effet, il est nécessaire de déplacer le cylindre convenablement séparé du mécanisme d'entraînement. Cet aligne-' -ment est facile grâce au fait qu'on dispose d'un spot d'exploration (la source lumineuse ayant été préalablement allumée). Une fente 10 est agencée pour correspondre avec ce point aligné avec une photodiode. La source lumineuse transmet à.la photodiode un signal qui émet à son tour un signal de démarrage pour l'ensemble de l'appareil. Un système identique fournit un signal d'arrêt à la fin de l'exploration complète d'une ligne. 15 Ce dernier signal permet de faire entrer dans le système d'enregistrement d'autres signaux (sur les deux pistes qui n'ont pas été utilisées) nécessaires à la commande de l'ensemble. Les commandes précédemment décrites sont cycliques, et sont répétées sur toute la largeur de l'image à explorer. 20 II est nécessaire de contrôler le nombre de lignes explo rées. A eet effet, un eompteur d'impulsions de réglage préalable' est très indiqué. Lorsque le nombre des lignes prédéterminées a été enregistré, ce comptëur intervient pour arrêter l'explorateur. Toutes les commandes précédemment décrites sont destinées à la syn-25 chronisation de la tête de lecture avec la partie mécanique. Il est ensuite nécessaire de synchroniser ces deux parties avec le système d'enregistrement. Etant donné que la tête de lecture émet de préférence ses signaux en permanence, il est nécessaire de les intercepter et de ne les enregistrer que lorsqu'ils sont accep-30 tables. Il est également nécessaire d'établir le nombre de lectures à mettre en oeuvre pour chaque ligne. À cet effet, on prélève sur la commande électronique du moteur fonctionnant pas à pas un signal qu'on utilise pour commander 35 une porta électronique de façon que celle-ci laisse passer le signal de la tête de lecture lorsque ce passage est nécessaire, et permette simultanément au système d ' enregistraient de reprendre le caractère déjà codé, retenu provisoirement en mémoire"bistâble (flip-flop). 70 16565 14 2044778 Dispositif de décodage La figure 6 représente un dispositif de décodage comprenant un lecteur de bande 29 et le décodeur 30 proprement dit, duquel partent soixante quatre canaux 31 (un pour chaque couleur) aboutis-5 sant à l'ensemble électromagnétique qui commande le distributeur du métier. Cet appareil est doté d'une logique pouvant engendrer une séquence de lecture répétée des bandes correspondantes!, en cohérence avec les symétries qui peuvent se présenter dans l'image à 10 reproduire sur le tapis. Ceci permet une lecture simple d'un module fondamental, et la perforation, dans la bande, uniquement des caractères correspondant à ce module. Pour réduire le nombre des couleurs, on peut insérer une 15 grille entre le décodeur et l'appareil de commande du présentoir comprenant 64 entrées et un nombre de sorties égal au nombre des couleurs désirées. A cet effet, on utilise simplement des fiches qu'on introduit aux points d'intersection des entrées et des sorties, ce qui permet d'obtenir toutes les combinaisons possibles, 20 aussi bien en ce qui concerne le nombre des groupes et la quantité des informations, que les signaux pour chaque groupe. La figure 7 représente schématiquement une grille à 64 entrées et 8 sorties, dans laquelle les 15 premiers canaux sont rassemblés en trois groupes, comprenant plus précisément les entrées 1, 4, 8, 12 et la 25 sortie 3 ; les entrées 2, 5, 7 et la sortie 5 ; les entrées 3, 6, 9, 10, 11, 13, 14, 15 et la sortie 8. La position de chaque fiche est indiquée par un petit cercle. Le métier 50 La figure 8 représente schématiquement un métier sans navette commandé par le décodeur. Le lecteur de bande (à huit canaux) et le décodeur proprement dit sont respectivement indiqués en 29 et 30. Les conducteurs électriques 31 alimentent le distributeur 44 dont les aiguilles 45, qui guident le fil en partant du 55 râtelier 46, pour le présenter à la pince (non représentée) du dispositif d'entraînement en va-et-vient 43. La figure montre également l'ensouple de chaîne 40, le peigne'de chaîne 41, les lisses 42, le battant 47 et l'ensouple 48 recevant le tissu. '0 16565 15 2044778 la commande du métier a lieu de la manière suivante : à chaque impulsion de lecture, qui est émise lorsque le contact correspondant est fermé par le métier, le lecteur de bande avance d'une division, effectue la lecture et transmet le signal au déco-5 deur des caractères, qui transmet à son tour le signal décodé à l'amplificateur de puissance correspondant, à la sortie duquel le signal résultant est retransmis au distributeur de la trame sur le métier. Pour faciliter lès opérations de pliage du tissu, celui-ci ést marqué pendant le tissage, par exemple au moyen de| deux fils de 10 chaîne latéraux convenablement colorés et délimitant un nombre constant de fils de trame entre les boucles consécutives. L'appareil de pliage - ! Cet appareil (figures 9, 10 et 11 ) comprend tin. bâti 54 portant un chariot 49 pouvant se déplacer sur des rails 76 au 15 moyen de deux paires de rouleaux 75. Un mouvement de va-et-vient est engendré par un moteur (non représenté) au moyen de chaînes de transmission 53 et de pignons à chaîne 52. L'axe de l'ensouple 50, sur lequel le tissu est enroulé, repose sur deux paires de rouleaux 51 montés sur le chariot 49. Celui-ci porte également deux 20 rouleaux 74 (figures 9 et 11) qui renvoient le tissu dévidé de l'ensouple, et dès pignons 78 engrenant avec la crémaillère 77 parallèle aux rails 76. Tous les organes de la machine sont entraînés par le moteur de propulsion du chariot"d'une manière décrite eh détail plus loin 25 en regard de la figure 11. Grâce à deux pignons 70 et 70', qui sont de préférence des pignons montés en roue libre accouplés dans des sens opposés à leur arbre, lé déplacement du chario.t 49, par exemple de gauche à droite, fait tourner les deux pignons 78, le pignon 70' alors en 30 prise (tandis que l'autre 70 tourne à vide), le pignon 72' qui fait tourner le rouleau par 1'intermédiaire de la chaîne 71 et le rouleau 74 par l'intermédiaire de la paire de pignons 73. De cette manière, le sens de rotation des rouleaux 74 et 74', qui dévident le tissu d'une manière continue de l'ensouple 50 et le déposent dans 35 le plan 63, est constant et indépendant de la direction du déplacement du chariot. Le tissu repris par les rouleaux 74 est dévidé de l'ensouple 50 et déposé sur la table de pliage 63» 70 16565 16 2044778 Deux opérateurs, placés aux extrémités de la table précitée, fixent des aiguilles 61 au fur et à mesure que le tissu est déposé. Ces aiguilles doivent atteindre une hauteur réglable. La distribution du tissu le long des peignes latéraux 62 5 formés par les aiguilles 61 est facilitée par la présence de deux fils de chaîne 55 indiquant ou marquant le nombre de fils de trame qui doivent être distribués entre deux aiguilles consécutives des peignes 62. Deux autres peignes 64, perpendiculaires aux précédents, 10 et parallèles aux fils de trame, suivent les extrémités des plis, tandis qu'un fil de trame de séparation 65 indique exactement le point où le-tissu doit être plié. Toutes les aiguilles des quatre peignes qui entourent les plis du tissu sont rigidement solidaires d'un cadre 79, qui peut 15 se déplacer verticalement en fonction de la hauteur du paquet de tissu déjà plié. Ce déplacement vertical est obtenu par la manoeuvre d'un volant 56 faisant tourner les arbres 57, intervenant à leur tour pour faire tourner les chaînes 59 au moyen des pignons 58. 20 Ces chaînes actionnent d'autres pignons 60 qui commandent des organes d'entraînement angulaire 80, et ceux-ci agissent à leur tour sur des broches filetées télescopiques 81 grâce auxquelles l'ensemble du cadre est animé du mouvement vertical précédemment décrit. Lorsque le tissu a été complètement déroulé, et à la 25 fin du pliage, tous les peignes sont abaissés et le paquet de tissu est déplacé transversalement sur des boîtes appropriées 82, qui transportent ce paquet de tissu en direction du massicot. Le nombre des plis d'un paquet est généralement fonction du nombre total de plis dans un bloc. Au lieu d'enrouler le tissu sur une ensouple, 30 on peut procéder d'une manière plus fonctionnelle en le pliant directement, par exemple en équipant le métier d'un dispositif collecteur comprenant une table dont le mouvement de translation est synchronisé avec les mouvements du métier. L'étau 35 Cet étau (que montre la figure 12) comprend line boîte allongée 100 présentant sur le dessus une fente 107 et des trous 103 pratiqués dans les parois latérales. Le double fond porte des boulons 104. A une paroi verticale 101, prolongeant une des parois '0 16565 17 2044778 latérales, sont fixées les branches 'd'un peigne qui sont espacées de 4 mm les unes par rapport aux autres. Dans le double fond est insérée une barre profilée 102, dans laquelle sont pratiquées des fentes 106 qui sont destinées à la fixation de cette barre au corps 5 de la boîte. L'extrémité libre des branches 105 du peigne repose sur l'aile inférieure de la barre profilée 102. Le massicot Ce massicot (que montrent les figures 14 et 15^) comprend essentiellement un bâti sur lequel peut se déplacer une boîte 82 10 présentant des panneaux latéraux que dépassent les extrémités des fils de chaîne formant le paquet. Les mâchoires 110 et 111 sont appliquées sur le paquet, et le moteur 108 actionnant la scie 112 est abaissé en même temps que la mâchoire 109. Le paquet est rogné par le fait que la scie 112 se déplace horizontalement en va-et-15 vient. L'extrémité opposée du paquet est rognée de la même manière. La mâchoire 110- (figure 15) porte un support 113, qui porte à son tour la boîte 100 de la pince et (sur le paquet) la barre profilée 102 dë la pince. Le serrage des mâchoires 110 et 109 ferme la pince, qui est ènsuite bloquée par le serrage des écrous 104. 20 Le caisson Les figures 17, 18, 19 et 20 représentent ce caisson dont l'une des parois a été retirée. Il comprend quatre cloisons inté-. rieures 115 en bois (contreplaqué), entourées de quatre transporteurs à courroies 121, 121', 121", 121'". Chacune des 25 cloisons 115 porte au sommet deux paires de rouleaux 116 montés à rotation libre sur lesquels repose un rouleau 120'. Les rouleaux supérieurs 120 des courroies sont équipés de tendeurs 125 destinés à la compensation. Toutes les courroies sont actionnées par l'arbre d'entraî-30 nement 122 au moyen de quatre paires de pignons coniques 127. Ainsi que le montre la figure 18, les pignons coniques 127 de la paroi mobile engrènent - également avec les pignons correspondants des parois adjacentes chaque fois que le caisson est fermé. Les courroies 121" et 121"' sont dotés aux points de raccor-35 dement (figure 20) d'une plaque en acier 122 incurvée vers le haut, et présentant une série de trous espacés destinés au passage de boulons 130 à tête hexagonale, et sur lesquels est vissée une douille. Sur chacune des douilles est engagé un tube 124 de type télescopique. 70 16565 18 2044778 Les paquets de tissu sont suspendus à ces tubes au moyen des pinces supérieures, tandis que les pinces inférieures sortent du caisson. Pour le remplissage du caisson, les courroies des cloisons 121" et 121"' sont disposées de façon que les douilles alignées 5 occupent une position telle que la montre la figure 17. Un chariot 128 est placé sur chaque rail 123 du caisson, et les tubes 124 sont ensuite introduits dans les anneaux des chariots, ces tubes étant ainsi soutenus à l'extrémité libre. Trois paquets de tissu sont alors par exemple suspendus aux tubes 124 au moyen de leurs pinces. 10 Une autre rangée de chariots est placée sur les rails pour la mise en place de trois autres paquets de tissu, et ainsi de suite jusqu'à ce que le caisson soit vide. En ce point, le caisson est fermé par insertion des tubes télescopiques dans les douilles correspondantes de la courroie de 15 la cloison mohile. Les pinces inférieures sont retirées et les supports temporaires 128 sont décrochés. Le caisson est alors prêt pour le premier rognage. Après cette opération, l'installation est prête pour la confection du tapis. A cet effet, on fait descendre le.bloc de fils d'une hauteur égale à l'épaisseur du tapis à obte-20 nir, et on commence à découper les tranches. Il est bien entendu qu'on peut imaginer de nombreuses modifications et variantes de l'appareil selon la présente invention sans s'écarter du principe. 70 1656f> 19 2044778 - REVENDICATIONS - 1.— Procédé pour la confection de tapis, dont les "poils" sont collés sur un support et qui sont décorés par des--images, quelconques notamment avec un nombre de couleurs pratiquement illimité, les tapis étant obtenus par découpage de tranches dans un bloc de fils, procédé 5 qui consiste à fabriquer un tissu dont la t.rane, assemblée par quelques fils de chaîne, reproduit le spectre de l'image qui doit décorer le tapis à plier le tissu en accordéon le long de lignes prédéterminées de façon que la superposition des trames donne des paquets dont les sections trans versales contiennent en partie ou en totalité l'image qui doit décorer le 10 tapis, et à disposer un ou plusieurs paquets du bloc dans un caisson agen cé de façon qu'il puissejfaire avancer le bloc sans glissement en va-et-vient des fils jusqu'à une position convenant au découpage des tranches. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la reproduction du spectre de l'image sur le tissu comprend 1' 15 exploration de l'image au moyen d'un pinceau de lumière dispersée, la reprise de trois pinceaux de lumière réfléchis par l'image ou traversant celle-ci, le filtrage des pinceaux par une seulement des trois couleurs primaires bleu, vert et rouge, la conversion des signaux optiques en signaux électriques, le proportionnement quantitatif des signaux électri-20 ques sur un nombre de niveaux correspondant au nombre des couleurs qui doivent apparaître, et ce au moyen d'un convertisseur digital analogique commandant un bloc d'enregistrement de l'image sur une bande magné--.i.qut ou sur une bande poinçonnée. 3.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le 25 fait que la bande commande le distributeur des fils de trame d'un métier à tisser au moyen d'un décodeur. 4o- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la reproduction du spectre de l'image sur le tissu comprend 1' exploration de cette image au moyen d'un pinceau de lumière dispersée, 30 la reprise de trois pinceaux de lumière réfléchis par l'image ou traversant celle-ci, le filtrage des pinceaux par une seule des trois couleurs primaires bleu, vert et rouge, la conversion des signaux optiques en signaux électriques, le proportionnement quantitatif des signaux électriques sur un nombre de niveaux correspondant au nombre des couleurs 35 qui doivent apparaître, et ce au moyen d'un convertisseur digital analogi que qui commande directement le distributeur du métier à tisser. 70 16565 20 2044778 5c- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la reproduction du spectre de l'image sur le tissu comprend l'impression de cette image sur une feuille de papier quadrillée et son enregistrement sur une "bande pour la commande consécutive du dis-tributeur du métier à tisser ■> 5 6.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que les paquets de tissu sont suspendus dans le caisson au ;,.oyen de pinces comprenant plusieurs peignes pénétrant dans le paquet. 7»- Appareil pour la confection de tapis dont les poils sont collés sur un support, décorés par des images quelconques, notamment avec un nombre de couleurs pratiquement illimité, caractérisé par un programme de travail enregistré sur bande, un décodeur de ce programme, un métier à tisser dont le distributeur est commandé par ^ le décodeur, un appareil de pliage, un massicot et un caisson» 8.- Appareil selon la revendication 7, complémentairement caractérisé par un explorateur. 9.- Appareil selon la revendication 8, caractérisé par le fait que le convertisseur digital analogique de l'explorateur est préa- 20 lablement réglé sur 1 à 10 niveaux pour chaque signal provenant d'un dispositif photo-électrique. 10.- Appareil selon la revendication 9, caractérisé par un sélecteur de valeurs qui prépare l'information pour l'explorateur avant son enregistrement sur bande. 25 11.- Appareil selon la revendication 5, caractérisé par le fait que l'enregistrement de l'image par le lecteur photo-électrique es mis en oeuvre au moyen d'une retenue en mémoire bistable (Flip-flop). 12.- Appareil selon la revendication 11, caractérisé par le fait que l'enregistrement de l'image est mis en oeuvre sur 5 a 14 pis- 30 tes d'une bande magnétique ou poinçonnée. 13.- Appareil selon la revendication 11, caractérisé par le fait que l'enregistrement de l'image a simultanénient lieu sur une bande à piste unique* 14.- Appareil selon la revendication 12 ou 13, caractérisé 35 par le fait que la bande présente une ou plusieurs pistes pour la commande du système. _ • 15.- Appareil selon la revendication'4, caractérisé par le fait que le décodeur est doté d'une grille de programmation. 16.- Appareil selon la- revendication 7, caractérisé par le 40 fait que le distributeur est actionné par des électro-aimants ou par de 0 16565 21 2044778 mécanismes, eux-mêmes actionnés par un-fluide hydraulique ou pneumatique. 17.- Appareil selon la revendication 7, caractérisé par le fait, que I'appareil de pliage comprend essentiellement un support por- 5 tant l'ensouple sur laquelle est enroulé le tissu, une table sur laquelle le tissu est plié, la table ou le support de l'ensouple étant animé d'un mouvement de va-et-vient horizontal, une paire de rouleaux rotatifs dont les axes sont parallèles entre eux et à l'axe de l'ensouple, rouleaux entre lesquels le tissu est serré de façon qu'il soit dé-10 vidé de l'ensouple, des moyens disposés aux extrémités de la table disposés parallèlement et perpendiculairement par rapport à la direction des trames et qui fixent l'extrémité -de chaque pli avant le pliage de façon que chaque pli présente exactement la même longueur, et des moyens actionnés par un moteur pour la transmission et la synchronisa-15 tion. 18.- Appareil selon la revendication 17, caractérisé par le fait que l'opération du pliage est facilitée et commandée par la présence de marques formées par des fils insérés dans la chaînée 19o- Appareil selon la revendication 7t caractérisé par le 20 fait que la table est fixe tandis que le support portant le chariot est mobile. • i 20.- Appareil selon la revendication 18 ou 19, caractérisé par le fait que les moyens disposés aux extrémités de la table comprennent un cadre ciéplaçable verticalement et garni d'aiguilles montantes. 25 21.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 7 à 2( caractérisé par le fait que le massicot comprend essentiellement des mâchoires mobiles destinées au serrage des extrémités de chaque paquet de tissu, un-3 scie pour le sectionnement des extrémités du paquet dépassant les mâchoires, des tables mobiles pour faciliter la mise en 30 place, des pinces sur les paquets de tissu, des moyens actionnés par un moteur et aes moyens pour le réglage et la commande. 22.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 7 à 21, caractérisé par le fait que les pinces de suspension comprennent essentiellement deux parois verticales disposées en regard l'une de l1 35 autre et dotées de moyens de suspension, ces deux parois pouvant être rapprochées l'une de l'autre et l'une des parois étant garnie d'au moins un peigne à branches horizontales et parallèles espacées de 2 à 20 mm, et destinées à être insérées dans les extrémités des paquets de tissu, les parois de la pince étant consécutivement serrées sur los deux faces 40 du paquet. 16565 ke 2044778 , 23»- Appareil selon l'une quelconque des revendications 7 à 22, caractérisé par le fait que le caisson comprend essentiellement quatre parois verticales perpendiculaires ,dont l'une est mobile vertical emént, -une série de supports se prêtant g. l'alignement, montés sur la pr.roi mobile et sur la paroi opposée, ces supports étànt destinés à être reliés entre eux par des tubes télescopiques auxquels les paquets de tissu sont suspendus par les pinces, des moyens d'entraînement et de commande qui déplacent verticalement les parois et le bloc intercalé entre celles-ci. 24.- Appareil selon la revendication 21, caractérisé par le fait que les parois du caisson comprennent quatre courroies transporteuses qui se déplacent en synchronisme sous l'action de paires de pignons coniques d'entraînement.