i 2005883 La présente invention concerne un procédé de fabrication d'une chaussure, notamment d'une chaussure de ski, comportant une tige moulée en matière plastique ou en caoutchouc, dont le moule reçoit des pièces préfabriquées, par exemple des pièces 5 de support d'une partie pivotante d'une fermeture, qui présentent des appendices dépassant à l'extérieur de la tige lorsqu'elle est terminée, ces appendices se trouvant pendant le moulage dans des évidements de la paroi du moule formant le c6té extérieur de la tige. 10 Les appendices mentionnés s'appliquent contre la paroi de l'évidement en question dans un procédé de fabrication connu. Etant donné que les pièces introduites dans le moule sont en règle générale en une matière peu compressible, par exemple en métal, il est inévitable que la masse de moulage pénètre entre les appendices et les parois de l'évidement pendant le moulage. Il se forme par suite sur les appendices un revêtement plus ou moins irrégulier qui doit être enlevé après le démoulage de la tige. Il peut être désirable, dans certains cas, de revêtir les appendices afin de les isoler ou de les protéger 20 contre la corrosion, mais le revêtement doit alors être uniforme. Le procédé mentionné ne permet pas la formation de revêtements uniformes„ Selon une caractéristique essentielle de l'invention, les appendices des pièces introduites dans le moule sont maintenus à 25 une certaine distance des parois des évidements. La masse utilisée pour le moulage de la tige peut par suite pénétrer uniformément entre les appendices et les parois des évidements et elle peut enrober les appendices pour former ainsi un revêtement uniforme„ 30 Dans certains cas, on désire que les appendices dépassant de la tige soient nus. Des chapeaux sont alors placés, selon une autre caractéristique de l'invention, sur les appendices avant l'introduction de la masse dans le moule, ces chapeaux fermant l'espace entre les appendices et les parois des évide-35 ments et pouvant être enlevés ultérieurement. Il est cependant également possible d'utiliser pour les chapeaux, une matière qui est reliée à la masse utilisée pour le moulage de la tige. Les 69 10922 2 2005883 chapeaux se trouvant sur la tige terminée ont,dans ce cas, servi de revêtement pour les appendices des pièces introduites dans le moule. Bien entendu, les chapeaux forment une partie du support lorsque les appendices doivent supporter un axe d'une partie 5 pivotante de la fermeture, par exemple d'un levier de serrage. C'est pourquoi il peut être désirable d'utiliser pour les chapeaux une matière plastique plus rigide que pour la tige. Pendant la fabrication de celle-ci, les chapeaux doivent fermer l'espace entre les appendices et les parois des évidements, de 10 sorte que la masse utilisée pour le moulage de la tige ne puisse pas pénétrer dans ces espaces. Les chapeaux doivent donc être suffisamment élastiques. Il est avantageux de relier les pièces par une plaque commune, par exemple, afin de faciliter leur mise en place dans 15 le moule. Il suffit dans ce cas d'un seul support pour le maintien des pièces à l'intérieur du moule. La plaque commune peut être constituée par une tôle flexible sur laquelle sont formés les appendices par estampage. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention 20 seront mieux compris à l'aide de la description détaillée qui va suivre et des dessins annexés sur lesquels : - la figure 1 est une perspective de l'avant d'une chaussure fabriquée suivant l'invention j les pièces insérées dans le moule forment, à l'extérieur de la tige, des supports 25 pour une partie pivotante d'une fermeture j - la figure 2 représente, à plus grande échelle, une partie de la tige illustrée à la figure 1 après le montage d'un levier de serrage ; - la figure 3 est une vue en plan à plus grande 50 échelle d'une pièce insérée dans le moule et formant le support pour un levier de serrage ; - la figure 4 est une coupe partielle d'un moule utilisé pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention ; les pièces formant les supports pour les leviers de serrage 35 sont reliées entre elles par une plaque commune, comme indiqué en traits interrompus à la figure 1. Le moule utilisé pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention comprend les parties 1 et 2 ; la paroi de la 69 .10922 3 2005883 partie 1 tournée vers l'intérieur 3 du moule forme le côté extérieur de la tige et la paroi de l'autre partie 2 tournée vers cet espace intérieur 3 forme le côté intérieur de la tige constituée par la masse 4. La paroi de la partie 1 du moule présente 5 des évidements 5 recevant des appendices 6 faisant partie d'une pièce introduite dans le moule avant le moulage de la tige 4. Une telle pièce est représentée à la figure 3. Elle montre que la pièce comporte non seulement des appendices 6 mais également des trous 7 et des bossage3 8 dont la signification ressort plus 10 clairement de la figure 4, dans laquelle les pièces sont toutefois reliées ensemble pour former une plaque commune 9 dont la forme est illustrée à la figure 1. Les bossages 8 maintiennent la plaque commune 9 à une certaine distance de la paroi de la partie 1 du moule pendant le moulage de la tige 4, de sorte que 15 la masse peut enrober la plaque commune 9 de tous côtés. On obtient ainsi un ancrage solide de la plaque commune 9 dans la masse 4, cet ancrage étant encore amélioré par les trous 7. La figure 4 représente une forme de réalisation dans laquelle des chapeaux 10 en une matière très flexible sont placés 20 sur les appendices 6 avant l'insertion de la pièce dans le moule ; ces chapeaux ferment l'espace entre les appendices 6 et les parois des évidements 5» de sorte que la masse 4 ne peut pas pénétrer dans ces évidements. Les extrémités inférieures des chapeaux 10 se trouvent encore dans l'espace intérieur 3 du 25 moule et sont ainsi reliées solidement à la tige 4. Les chapeaux 10 peuvent présenter des parties faisant saillie à l'intérieur du moule et enrobées par la masse 4 lors du moulage. On obtient ainsi une liaison particulièrement solide entre les chapeaux 10 et la masse 4. Les appendices 6, qui sont disposés par paires 30 et qui portent les chapeaux 10, sont percés après le démoulage de la tige et reçoivent alors l'axe 11 sur lequel est monté le levier de serrage 12. Les appendices 6 et les chapeaux 10 peuvent cependant être percés également avant le moulage de la tige. 35 L'invention n'est pas limitée aux formes de réalisa tion décrites et l'homme de l'art pourra y apporter diverses modifications sans pour autant sortir de son cadre. 69 10922 2005883 R _E _V_E_N_D_I _C _A _T _I _0 _N_S 1 Procédé de fabrication d'une chaussure, notamment d'une chaussure de ski, comportant une tige moulée en matière 5 plastique ou en caoutchouc, dont le moule reçoit des pièces préfabriquées, par exemple des pièces de support d'une partie pivotante d'une fermeture, qui présentent des appendices dépassant à l'extérieur de la tige lorsqu'elle est terminée, ces appendices se trouvant pendant le moulage dans des évidements 10 de la paroi du moule formant le côté extérieur de la tige, caractérisé en ce que les appendices sont maintenus à distance des parois des évidements» 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que des chapeaux sont enfilés sur les appendices de façon 15 à fermer l'interstice entre les appendices et les parois des évidements. 3 - Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que les chapeaux sont reliés à la tige pendant le moulage de celle-cio 20 4 - Procédé selon les revendications précédentes, caractérisé en ce que les pièces insérées dans le moule sont reliées entre elles par une plaque commune„