a 473227 La présente invention a trait aux pinces de suspension pour les câbles des lignes électriques ainsi d'ailleurs que pour toutes autres applications dans lesquelles on doit suspendre un organe allongé en forme de câble, tige ou analogue. La présente invention se réfère particulièrement aux conducteurs des lignes aériennes de transmission d'électricité et c'est en se référant à ce cas particulier qu'on la décrira ci-après. Il doit toutefois être entendu qu'elle n'est pas limitée à cette utilisation particulière. Les conducteurs des lignes électriques sont traditionnellement supportés par des poteaux ou pylônes auxquels ils sont attachés par un isolateur dont il existe de nombreux types. Cet isolateur supporte en général une bride perforée ou oeillet orienté en direction du bas de façon à coopérer avec une pince de suspension. Comme il ne serait guère pratique, sinon même impossible, d'enfiler ces pinces sur le câble si elles étaient fermées, celles qui existent à l'heure actuelle sont généralement faites en plusieurs parties complémentaires qu'on peut disposer et fixer sur le conducteur en un point intermédiaire quelconque de sa longueur. Toutefois ces dispositifs de pinces connus sont généralement complexes, difficiles à fabriquer et malaisés à utiliser. La présente invention vise à réaliser une pince de suspension relativement simple qui puisse se fixer aisément au câble en tout point désiré de la longueur de celui-ci. L'invention vise encore dans sa forme d'exécution préférée à établir une telle pince qui agisse comme organe de sécurité pour libérer le câble dans le sens longitudinal lors de l'apparition d'une charge limite pré- déterminée. Conformément à l'invention une pince de suspension pour-un conduc- teur électrique ou analogue comprend d'une part un logement ouvert sur un côté, propre à s'engager transversalement sur le conducteur de façon à l'entourer au moins partiellement, ce logement étant prévu pour se fixer à un support, d'autre part un berceau destiné à venir au contact du conducteur, ce berceau étant supporté par le logement et comportant des parois axiales-situées intérieurement à une certaine distance de celui-ci, tandis que le logement et le berceau peuvent recevoir plusieurs tiges hélicoïdales de blocage, disposées entre eux pour les entourer et pour faire apparattre une force de blocage entre le conducteur et le berceau en assurant ainsi la fixation du premier au second. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer. Fig. 1 est une vue en perspective d'un premier type de pince de suspension suivant l'invention, monté sur un conducteur electrique. Pour simplifier le dessin on n'a représenté qu'une seule tige de blocage. Fig. 2 est une coupe transversale de la pince de fig. 1. Fig. 3 est une coupe transversale d'une seconde forme d'exécu- tion de pince suivant l'invention. Fig. 4 et 5 montrent de même manière une troisième et une quatrième forme d'exécution. Fig. 6 est une vue de côté avec coupe partielle de la pince suivant fig. 4. Fig. 7 est une vue en perspective montrant une cinquième forme d'exécution d'une pince suivant l'invention. Comme en fig. 1 l'on n'a représenté qu'une seule tige de blocage pour ne pas surcharger le dessin. En fig. 1 et 2 la pince de suspension 3 comprend un logement 4 en forme de C, à profil général circulaire avec une paroi périphérique 5 qui se termine par deux pattes latérales 6 et 7 convenablement écartées l'une de l'autre. Ces pattes définissent une ouverture ou espace intermédiaire 8 grâce auquel la pince peut être engagée transversalement sur un conducteur électrique 9 de manière à l'entourer au moins en partie. Ce conducteur 9 peut être du type à toron unique ou à torons multiples. Les brides-6 et 7 sont percées de trous alignés 10 permettant de fixer la pince à un support 11 par le moyen d'un boulon 12 ou autre organe approprié. Le logement 4 comporte un berceau 13 propre à recevoir le conducteur 9. Dans la première forme d'exécution de fig. 1 et 2, ce berceau est à profil transversal substantiellement en forme de U et il comporte une paroi 14 située à une certaine distance de celle 5 du logement à l'inté- rieur de ce dernier, ces deux parois 5 et 14 étant rendues solidaires l'une de l'autre par un voile longitudinal 15. Lorsque le logement est en position utile, le conducteur 9 repose dans le berceau 13. Dans l'exemple représenté, le logement et le berceau sont faits d'une seule pièce en alliage d'aluminium et l'on prévoit préférablement entre le conducteur et le berceau un matelas amortisseur 16 fait en un élastomère élastique. Le logement et le berceau peuvent recevoir un certain nombre de tiges hélicoïdales de blocage 17 engagées dans l'espace annulaire 18 compris entre la paroi 5 du logement 4 et celle 14 du berceau 13. Ces tiges, qu'on peut désigner du nom de "tiges d'armature", sont préformées avec un diamètre intérieur au repos inférieur à celui du conducteur. Lorsque celui-ci repose sur le berceau ou sur le matelas correspondant, on t 473227 peut introduire les tiges dans l'espace annulaire 18 de manière qu'elles entourent le conducteur et le berceau en faisant apparaître entre eux des réactions élastiques propres à les maintenir en position relative. Pour la clarté du dessin on n'a représenté qu'une seule tige d'armature en fig. 1. Le voile 15 solidaire du logement et du berceau peut être parallèle à l'axe longitudinal du conducteur, comme représenté en fig. 1 et 2, mais il est possible de le prévoir incurvé ou orienté à tout angle désiré par rapport à cet axe de façon à faciliter le montage et la retenue en place des tiges hélicoïdales préformées qui assurent le blocage. On peut égale- ment lui faire comporter une section prédéterminée de manière à ce qu'il puisse se briser ou se cisailler sous une charge choisie à l'avance pour permettre ainsi au conducteur de glisser par rapport au support lorsque la charge longitudinale qui lui est appliquée dépasse un seuil donné. Cette disposition de sécurité est destinée à empêcher les accidents en cascade ou "en château de cartes" dans le cas o une brusque augmentation de la tension du conducteur (résultant par exemple du fait qu'un avion vient frapper une portée du câble) pourrait autrement provoquer l'endommagement d'une série de pyl8nes porteurs à la suite les uns des autres. Fig. 3 montre une autre forme d'exécution d'une pince suivant l'invention. Dans cette figure, ainsi d'ailleurs que dans toutes les suivantes on a utilisé les mêmes références pour désigner les mêmes pièces que dans le cas de fig. 1 et 2. Suivant cette forme d'exécution le berceau 13 est plut8t en forme de C que de U, de façon à déterminer un effet d'enclenchement par passage d'une position d'équilibre instable, en combinaison avec un manchon élastique de verrouillage 16. Ce dernier est fendu longitudinalement et ses extrémités périphériques en vis-à-vis comportent des rebords 20 qui dépassent radialement en butant l'un contre l'autre pour former une sorte de nervure. Après qu'on ait disposé l'élé- ment élastique sur le conducteur moyennant engagement transversal avec ouverture de la fente, on peut alors faire coulisser l'ensemble à force à l'intérieur du berceau. On applique ensuite les tiges d;armature à la façon sus-décrite. On notera que pour la clarté du dessin-, l'on n'a pas représenté le conducteur en fig. 3 à 6, non plus que les tiges d'armature dans la dernière de ces figures. Fig. 4 à 6 représentent une troisième et une quatrième forme d'exé- cution dans lesquelles le voile 15 a été remplacé par deux goujons trans- versaux 22 alignés l'un avec l'autre et qui, lorsque le logement est présenté au câble, puis tourné sur lui-même, viennent s'engager dans une rainure périphérique 23 creusée dans la face intérieure de la paroi du -úL473227 logement 4. Ce dernier peut être fait en un alliage d'aluminium coulé ou bien conformé à partir d'une barre plate, la rainure étant creusée avant le cintrage de la barre dans ce dernier cas. La rainure peut également être constituée en rapportant deux parois latérales sur la face interne du logement. On prévoit préférablement des dés d'espacement 24 pour assurer que les goujons se cisaillent en cas de surcharge et pour éviter par conséquent le coincement qui pourrait résulter de leur repliage sur eux-mêmes. Ces dés peuvent affecter la forme de bossages d'une seule pièce avec le berceau, comme montré, ou être constitués par des éléments en forme de rondelles disposés sur les goujons 22 ou au-dessous d'eux. Dans la forme d'exécution représentée les goujons sont filetés de façon à se visser dans le berceau, mais on pourrait les fixer à celui-ci de toute façon appro- priée. Par ailleurs dans cette forme d'exécution la rainure 23 définit préférablement sur une partie de sa longueur deux guides parallâles 25 permettant au berceau et aux tiges d'armature des déplacements verticaux limités, les goujons coulissant alors dans ces guides. Cela a pour effet de ne pas faire supporter au goujon les charges verticales qui sont encaissées par le berceau et par les tiges d'armature serrées entre celuici et le bas du logement. La paroi de ce dernier est de préférence à épaisseur constante et elle comporte des plats en vis-à-vis 26 qui définis- sent les guides 25. Ces plats 26 sont d'une longueur telle qu'ils permet- tent au berceau 13 de pénétrer longitudinalement dans le logement 14 lorsqu'on l'a fait tourner de 90 par rapport à l'orientation représentée. Une nouvelle rotation relative de 90 permet alors aux goujons 22 de venir se loger dans la rainure 23. Il est possible de choisir la résistance mécanique des goujons 22 de façon à fixer pour eux une charge de cisaillement pré-déterminée assurant la libération du câble conducteur lorsque l'effort longitudinal qui lui est imposé dépasse un certain seuil. Dans une quatrième forme d'exécution, illustrée en fig. 5, le logement est en forme générale de C et il comporte sur son extérieur deux bouts d'arbre opposés 27 constitués par des bossages qui viennent s'enga- ger dans un étrier porteur 28 ou autre organe équivalent. Le berceau 13 lui-même peut affecter n'importe laquelle des réalisations décrites plus haut. On comprend que lorsque les tiges d'armature sont en position pour maintenir le conducteur dans les pinces suivant fig. 4, 5 et 6, le loge- Lú473227 ment encaisse les tensions verticales par l'intermédiaire du berceau et des tiges elles-mêmes. Les goujons cisaillables n'interviennent qu'à l'encontre des charges longitudinales, c'est-à-dire celles parallèles à l'axe du logement et du conducteur, et il est possible de prévoir ces goujons afin qu'ils cèdent -pour une valeur prédéterminée de ces charges. Dans la seconde forme d'exécution représentée en fig. 3 le voile peut être réalisé de façon à supporter l'effort de glissement maximal du conducteur étant donné que l'ensemble doit être établi de façon que celui-ci ne se déplace pas dans les tiges d'armature et dans le berceau. Toutefois dans la troisième forme de fig. 4 la rupture des goujons sous la charge prédéterminée prévue fait que le berceau et les tiges sont alors libérés par rapport au logement en permettant ainsi au conducteur de glisser longitudinalement et en évitant donc l'application des efforts de tension aux dispositifs de fixation du pylône ou poteau, le logement empêchant d'ailleurs le conducteur de retomber sur le sol. En outre, si l'on utilise le berceau avec élément élastomère suivant fig. 4, 5 et 6, il est possible de fixer initialement cet ensemble sur le conducteur avec les tiges d'armature montées en place, sans être gêné par le logement qu'on vient appliquer après coup sur le conducteur, puis qu'on fait glisser sur les tiges et enfin tourner pour l'accrocher au berceau par le moyen du dispositif de rainure et de goujons cisaillables. Fig. 7 illustre une cinquième forme d'exécution d'une pince suivant l'invention dans laquelle le berceau comporte une partie centrale 29 à diamètre réduit à la façon d'une ceinture. Ce berceau se prolonge en outre longitudinalement au-delà du logement pour mieux supporter le conducteur et il est prévu pour recevoir des tiges d'armature agencées à la façon représentée, c'est-à-dire avec un pas d'hélice complet sur chacun de ses côtés. Pour ne pas surcharger le dessin l'on n'a représenté qu'une seule tige 17 en fig. 7, mais avec toutes les autres en position en contact intime contre la paroi extérieure 14 du berceau, la disposition illustrée assure un serrage énergique, la partie centrale 30 de chacune de ces tiges telles que 17 s'engageant dans la zone resserrée ou ceinture 29 du berceau en assurant ainsi un effet supplémentaire de blocage à l'encontre de tout déplacement longitudinal du berceau par rapport à ces tiges. Dans cette forme d'exécution l'élément élastomère 16 comporte le même profil de section que celui précédemment illustré, mais la face extérieure de ses rebords 20 est établie de façon à s'adapter au profil longitudinal du berceau. Dans les formes d'exécution décrites plus haut, le berceau et L473227 l'élément élastomère peuvent également se prolonger au-delà du logement comme en fig. 7, si on le désire. L'élément élastomère peut lui-même s'étendre au-delà du berceau. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécu- tion décrits par tous autres équivalents. ú473227 R E V E N D I C A T I 0 N S 1. Pince de suspension pour conducteur électrique ou autre organe funiculaire, caractérisée en ce qu'elle comprend d'une part'un logement ouvert sur le c8té et susceptible d'être engagé transversalement sur le conducteur en l'entourant au moins en partie, ce logement étant propre à se fixer à un support, d'autre part un berceau venant au contact du conducteur et supporté par le logement, ce berceau comportant des parois qui s'étendent axialement à un certain écartement à l'intérieur de celles du logement, tandis que le logement et le berceau peuvent recevoir plu- sieurs tiges hélicoïdales de blocage, disposées entre eux et qui détermi- nent une force de serrage entre le berceau et le conducteur qu'elles entourent en assurant ainsi sa fixation à la pince. 2. Pince suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le berceau est substantiellement à profil transversal en U. 3. Pince suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte un élément propre à former matelas élastique entre le conducteur et le berceau. 4. Pince suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le berceau est substantiellement à profil transversal en C. 5. Pince suivant l'une quelconque des revendications 2 et 4, carac- térisée en ce que le berceau est rigidement rendu solidaire du logement par un voile intermédiaire. 6. Pince suivant l'une quelconque des revendications 2 et 5, carac- térisée en ce que le voile s'étend au-dessous du berceau en étant orienté à un certain angle d'obliquité par rapport à l'axe du conducteur. 7. Pince suivant l'ensemble des revendications 3 et 4, caractérisée en ce que l'élément propre à former matelas élastique entre le conducteur et le berceau est tubulaire et est fendu dans le sens longitudinal pour pouvoir se monter transversalement sur le conducteur en l'entourant à la façon d'une gaine, et en ce qu'il comporte à ses extrémités périphériques en vis-à-vis des rebords de verrouillage qui, lorsqu'il est engagé longi- tudinalement dans le berceau avec le conducteur sur lequel il a été monté, empêchent tout déplacement transversal de ce dernier par rapport au berceau. 8. Pince suivant l'une quelconque des revendications 1 et 7, carac- térisée en ce que le berceau est fixé au logement de façon amovible. 9. Pince suivant la revendication 8, caractérisée en ce que le ú473227 logement est creusé d'une rainure intérieure s'étendant dans un plan transversal, le berceau comportant deux goujons transversaux alignés susceptibles de s'engager dans cette rainure. 10. Pince de suspension suivant la revendication 9 caractérisée en ce que la rainure définit sur une partie de sa longueur deux guides parallèles opposés dans lesquels les goujons peuvent se déplacer transver- salement dans une mesure limitée, parallèlement auxdits guides, en étant ainsi libérés des composantes de charge orientées suivant cette direction et en permettant au berceau et aux tiges de blocage de demeurer au contact du logement pour lui transmettre les efforts. 11. Pince suivant la revendication 10, caractérisée en ce que le logement, vu en bout, est à profil-en forme générale de C et comporte deux plats opposés qui définissent les guides. 12. Pince suivant l'une quelconque des revendications 9 et 10, caractérisée en ce que le berceau comporte deux saillies extérieures d'espacement disposées au voisinage de chacun des goujons. 13. Pince suivant la revendication 12, caractérisée en ce que les saillies sont constituées par des bossages intégralement solidaires du berceau. 14. Pince suivant la revendication 9, caractérisée en ce que les goujons sont vissés dans le berceau. 15. Pince suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le logement comporte deux goujons opposés qui dépassent en direction de l'extérieur pour s'engager dans un étrier. 16. Pince suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le logement comporte des pattes qui définissent son côté ouvert, ces pattes étant propres à se fixer au support de la pince. 17. Pince suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le berceau s'étend longitudinalement au-delà du logement. 18. Pince suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le berceau comporte une partie centrale à diamètre réduit formant ceinture. 19. Pince suivant la revendication 3, caractérisée en ce que l'élé- ment formant matelas s'étend longitudinalement au-delà du berceau.