Cette invention concerne des câbles électriques du type désigné ici comme "type spécifié", employés pour le transport a- * érien d'énergie électrique et que l'on dénomme d'habitude câbles électriques aériens, constitués par une âme en métal, autour de 5 laquelle sont enroulés plusieurs fils ou torons conducteurs en aluminium pur ou commercialement pur. Jusqu'ici, au cours desnombreuses années qui se sont é-coulées depuis que les câbles électriques du type spécifié ont été employés pour la première fois au transport d'énergie par li-10 gnes aériennes, on s'est toujours heurté au problème posé par le fait qu'après la mise en service pour la première fois du câble dont les fils ou torons en aluminium qui entourent l'âme sont nécessairement sous tension, en raison de l'effort de traction appliqué au câble, l'aluminium flue, c'est-à-dire qu'il s'allon-15 ge en permanence dans une mesure qui augmente pendant toute la durée de la vie utile de celui-ci, par suite de la traction permanente à laquelle il est soumis. En conséquence, la flèche initiale prévue invariablement dans les câbles, entre les pylônes successifs, augmente réguliè-20 rement pendant leur vie utile. En raison de cet accroissement régulier de la flèche i-nitiale du câble, la hauteur des pylônes et le nombre de ceux-ci, exigés pour une longueur de ligne donnée, doivent être supérieurs à ce qui serait autrement nécessaire. 25 Dans le cas, habituel auparavant, où l'âme est formée par un ou plusieurs fils d'acier, par exemple un-certain nombre de fils d'acier à moyenne ou à haute teneur en carbone enroulés en hélice, l'allongement de l'alluminium a jusqu'ici très largement dépassé l'allongement de l'âme en acier. 30 Ceci a pour effet de transférer à 1'âme en acier du câ ble, pendant toute la vie utile de celui-ci, une proportion croissant régulièrement de l'effort de traction absorbé initialement par les fils ou les torons d'aluminium. Par exemple, dans un câble du type spécifié, comprenant 35 une âme en acier de sept fils,autour de laquelle étaient enroulés cinquante-quatre fils d'aluminium commercialement pur, un essai a montré qu'après mille heures, la proportion de la charge totale absorbée par l'âme en acier passait de 29 à plus de 38%. Dans le cas d'un autre essai similaire, effectué sur un câble 40 du type spécifié, dans lequel l'âme en acier à sept fils était 69 03651 2 2028061 entourée de douze fils en aluminium commercialement pur, après mille heures, la proportion de la charge totale absorbée par l'âme en acier passait de 64,5% à 73,6%. Comme la vie utile d'un câble aérien du type spécifié 5 se mesure en années et non en heures, l'importance totale de la charge transférée des fils en aluminium à l'âme en acier sera en pratique encore beaucoup plus grande que ce qu'indiquent les chiffres des essais ci-dessus. Le résultat de cet accroissement progressif de l'effort 10 de traction appliqué à l'âme du câble pendant toute la vie utile de celui-ci est de provoquer un allongement élastique de l'âme dans une mesure croissant régulièrement, de sorte que, pour cette seule raison, la flèche initiale, invariablement prévue pour le câble entre des pylônes successifs, augmente régulièrement pen-15 dant la vie utile de celui-ci, avec la conséquence déjà mentionnée sur la hauteur des pylônes et le nombre de ceux-ci pour une longueur de ligne donnée. Dans le cas d'une âme en acier, il est en outre nécessaire de donner à celle-ci une section transversale plus grande 20 que ce ne serait le cas pour un effort de traction déterminé, â-fin qu'elle puisse supporter l'augmentation maximale de l'effort de traction appliqué à la fin de la vie du câble qui est d'habitude de l'ordre de 25 ans. La présente invention a pour but principal de fournir 25 une forme améliorée de câbles électriques aériens du type spécifié, où le degré d'allongement du câble pendant sa vie utile est réduit à un point qui permet de réaliser une économie dans la section transversale des câbles mêmes et/ou.des pylônes qui les supportent. 30 Suivant la présente invention, on fait subir à chacun des fils ou torons d'aluminium constituant le câble, un allongement permanent avant la mise en service du câble, en mettant sous tension lesdits fils ou torons à une température se situant entre la température ambiante et 300°C, afin de les allonger en 35 permanence dans une proportion se situant entre 0,25% environ de leur longueur originelle et un degré d'allongement inférieur à celui auquel se produit la rupture de ces fils ou de ces torons -d'aluminium sous la tension à laquelle ils sont soumis. Les figures 1 et 2 sont des graphiques résumant des 40 résultats d'essais portant sur des câbles classiques et des câ- 69 03651 3 2028061 bles selon l'invention. On a choisi la valeur de 0,25% comme étant l'allongement permanent minimal requis pour obtenir une diminution commercialement intéressante dans l'allongement continu du câble 5 pendant sa vie utile. Les torons évoqués dans cette spécification sont formés chacun en enroulant en hélice un certain nombre de fils, de la manière connue, adoptée traditionnellement dans la fabrication de ces torons. 10 Selon une forme de l'invention, les fils ou les torons constituant l'âme du câble peuvent être en aluminium, par exemple de l'aluminium pur, ou commercialement pur, ou un alliage à base d'aluminium ; dans ce cas, l'ensemble des fils ou des torons d'aluminium, c'est-à-dire ceux formant l'âme aussi bien que 15 ceux constituant l'enroulement conducteur autour de celle-ci, subiraient un allongement permanent comme décrit ci-dessus, par exemple par allongement permanent du câble terminé, avant sa mise en service. Toutefois, de préférence, selon une autre forme de l'in-20 vention, l'âme est en acier et non en aluminium ; en l'occurrence, dans le cadre de l'invention sous sa forme la plus large, seuls les fils ou torons d'aluminium formant l'enroulement conducteur autour de l'âme d'acier subiraient un allongement permanent ; ceci aurait pour effet de diminuer le taux de transfert de l'ef-25 fort de traction de l'aluminium à l'acier pendant la vie utile du câble. On peut employer également l'expression "allongé en permanence" pour désigner un fil ou un toron ayant subi un allongement permanent. 30 L'une et l'autre forme de l'invention offrent l'avanta ge qu'en raison de la réduction de l'accroissement de la flèche du câble qui se produit pendant la vie utile de celui-ci, on peut réaliser dans la construction des pylônes, une économie en ce qui concerne leur hauteur et/ou leur nombre pour une longueur 35 donnée de câble à supporter. Dans la forme préférée de l'invention, où l'âme est formée de fils d'acier, il est souhaitable d'augmenter la résistance de celle-ci au fluage en la soumettant à un étirage à la température ambiante ou à une température supérieure, sous un 40 effort de traction suffisamment grand pour déterminer un allonge 69 03651 4 2028061 ment permanent du fil d'acier, mais insuffisant pour provoquer sa rupture. Il en résulte une réduction du degré de fluage de l'a-cier formant l'âme sous l'effet, principalement, de l'effort de 5 traction initial imposé aux câbles et, dans une moindre mesure, par suite du transfert d'une proportion croissante de l'effort de traction de 1'aluminium à 1'acier ; cet aluminium continue à fluer dans une certaine mesure pendant la vie du câble et à transmettre ainsi une certaine proportion de l'effort de trac-10 tion à l'âme d'acier malgré l'allongement permanent de l'aluminium suivant la présente invention. La tendance au fluage de l'acier sous l'effort de traction appliqué est sensiblement inférieure à celle de l'aluminium dans un câble du type spécifié, mais néanmoins, l'amélioration 15 de la résistance au fluage de l'âme en acier, obtenue de la manière décrite ci-dessus, réduit davantage encore la mesure suivant laquelle le câble s'affaisse de plus en plus en service, pendant une période de temps prolongée, ce qui permet d'obtenir d'une manière encore plus nette, l'avantage de l'invention dé-20 crit ci-dessus. Quoique dans la forme préférée ci-dessus, les fils ou torons d'aluminium, y compris le fil formant les torons, peuvent subir un allongement permanent avant d'être enroulés autour de l'âme en acier déjà allongée, de préférence, leur allongement 25 permanent est effectué après formation du câble, en appliquant à celui-ci, à une température comprise entre la température ambiante et 300°C, un effort de traction tel qu'il en résulte, non seulement un allongement permanent des fils ou des torons d'aluminium, avec le résultat, indiqué ci-dessus, mais aussi un allon-30 gement permanent de l'âme en acier et, par conséquent, un allongement permanent de l'ensemble du câble. Dans ce cas préféré mentionné en dernier lieu, l'allongement permanent du câble s'effectuerait, de préférence, à une température élevée, et on choisirait cette température et l'ef-35 fort de traction, de manière à être certain que lorsque l'âme en acier se refroidit, et se contracte donc linéairement, elle applique un effort de compression aux fils ou aux torons d'aluminium, lequel effort de compression est toutefois suffisamment réduit pour garantir que ces fils et ces torons sont encore en 40 contact suffisamment étroit avec l'âme en acier pour contribuer 69 03651 5 2028061 à la protéger contre la corrosion. Il en résulte que lorsque le câble est mis en service, dans l'air calme, l'effort "de traction appliqué à l'enroulement conducteur extérieur en aluminium sera très réduit et la tendan-5 ce du métal au fluage sera très faible ; l'aluminium sera seulement soumis à un effort de traction important, suffisant pour provoquer un fluage significatif sur une période de temps prolongée, quand le câble se balance par vent fort ou qu'il se recouvre d'une épaisse couche de glace. Comme, en général, ces condi-10 tions ne se rencontrent que dans une très faible proportion de la vie utile totale du câble, la période pendant laquelle l'aluminium est susceptible de fluer d'une mesure significative, malgré l'amélioration de sa résistance au fluage obtenue par l'application de la présente invention, sera très faible, ce qui ré-15 duit encore le degré de transmission de l'effort de traction à l'âme en acier. De préférence, l'importance de l'allongement permanent du fil ou du toron d'aluminium est d'au moins 0,75% de la longueur d'origine et on a,jusqu'ici, constaté qu'on obtient les 20 meilleurs résultats quand cet allongement permanent atteint environ 1% de cette longueur d'origine. De préférence, on fait subir aux fils ou torons d'aluminium un allongement permanent en mettant ceux-ci sous tension à une température élevée, de l'ordre de 50 à 280°C et avantageu-25 sement de l'ordre de 150 à 250°C, la température préférée à laquelle s'effectue cette mise sous tension étant de 200°C environ. Selon la présente invention, dans le cas où l'âme est en acier, on a constaté que le degré de relaxation de la tension de l'aluminium, sous des efforts de traction typiques auxquels 30 ce métal peut être soumis dans les lignes aériennes de transport d'énergie, c'est-à-dire approximativement 850 kg/cm , diminue de la valeur actuelle de 38% à une valeur pouvant descendre à 20% dans le cas où l'aluminium a subi un allongement permanent d'une amplitude allant de 0,25 à 1% de sa longueur d'origine, après 35 avoir été soumis, sous une température de 100°C, à un effort de traction tel, qu'il s'allonge dans la proportion indiquée. Ainsi donc, la réduction de l'importance de la relaxation de l'aluminium dans une période de temps donnée est approximativement de 50%, et des essais expérimentaux effectués à ce 40 jour montrent que cette réduction se maintient sur une période 69 03651 6 2028061 d'au moins mille heures. On peut s'attendre à ce que cette réduction de la relaxation, c'est-à-dire presque 50%, se maintienne pendant toute la vie utile du cable, c'est-à-dire, d'habitude 25 ans environ. 5 Ceci a pour effet de réduire sensiblement le degré sui vant lequel, lorsque le câble est mis en service pour la première fois, l'effort de traction initial appliqué aux fils ou aux torons d'aluminium est transmis à l'âme en acier pendant, toute la vie utile du câble. 10 Cet effort initial, appliqué aux fils ou aux torons d'a luminium, est très souvent de 70 à 35% de la charge totale (suivant la construction du câble). Pour une section transversale totale donnée du fil ou du toron d'aluminium correspondant à la charge électrique du câble, ce qui précède a pour effet pratique 15 de réduire dans une mesure significative la section transversale de l'âme en acier et de réduire, dans la même proportion, le poids et le prix de revient du câble par unité de longueur. Cette réduction du poids de l'âme du câble par unité de longueur a pour effet de réduire l'effort de traction total sur les fils et 20 torons d'aluminium d'un câble d'une longueur et d'une section données, ce qui réduit encore davantage leur tendance au fluageo Selon une variante, sans réduire la section transversale de l'âme en acier, et sans augmenter l'effort total de traction sur le câble, il est possible de réduire en toute sécu-25 rité la hauteur des pylônes et/ou d'augmenter la distance entre ceux-ci,de façon à réaliser une économie substantielle sur le prix de revient d'une longueur donnée d'une ligne de transport d'énergie. On croit, en outre, qu'en réduisant la flèche initiale 30 du câble entre des pylônes ayant la hauteur et l'espacement a-doptés jusqu'ici, on peut transmettre des courants de plus grande intensité qu'auparavant, déterminant dans le câble une élévation de température suffisante pour provoquer la même flèche totale que d'habitude, par suite de la dilatation thermique du câ-35 ble. Ceci permet donc d'employer le câble plus efficacement qu'au-paravant. Un autre avantage important de la présente invention, dans le cas préféré où le câble possède également une âme en acier ayant subi un allongement permanent, est qu'en raison de 40 la diminution significative du fluage du câble pendant sa vie 69 03651 7 2028061 utile, l'invention permet de tendre une autre paire de câbles de cette forme préférée en dessous d'un câble aérien existant de la forme traditionnelle, sans risquer que l'accroissement de la flèche de cette autre paire de câbles pendant sa vie utile soit 5 suffisamment grand pour rendre la hauteur au-dessus du sol inférieure à la limite de sécurité minimale. . L'autre forme, moins appréciée, de l'invention dans laquelle l'âme est en aluminium ou en alliage à base d'aluminium, possède les avantages spécifiques suivants : 10 (a) Comme l'âme est en aluminium ou en alliage à base d'aluminium et non en acier, elle sert, dans une plus grande mesure que dans le cas de l'acier, de conducteur électrique. Ce fait, aussi bien que la densité considérablement inférieure de l'aluminium ou de ses alliages comparativement à celle de l'a-15 cier, permet de réduire le poids du câble par unité de longueur. Cette économie de poids qui peut atteindre 25% réduit nécessairement d'elle-même l'effort de traction appliqué au câble pour une portée donnée et réduit encore davantage la tendance au fluage des fils ou torons d'aluminium pendant la vie utile du câ-20 ble ; l'accroissement de la résistance au fluage peut être de l'ordre de 2,5 à 3 fois. (b) La présence d'une âme en aluminium ou en alliage à base d'aluminium élimine le risque de corrosion existant avec une âme en acier, malgré la protection de celle-ci assurée par 25 la couche d'aluminium extérieure. Dans le cas où l'âme est en acier et où seulement les fils ou torons d'aluminium sont allongés en permanence, les différents fils à enrouler autour de l'âme en acier peuvent subir un allongement permanent par l'emploi du procédé spécifique fai-30 sant l'objet du brevet antérieur n° 1.553.646. Les torons en fils d'aluminium peuvent subir un allongement permanent par le procédé faisant l'objet dés brevets n" 1.269.927 et 1.546.288. Dans un mode de réalisation de l'invention, où seul l'enroulement conducteur extérieur en aluminium subit un allon-35 gement permanent, les fils ou torons d'aluminium allongés en permanence, comme décrit ci-dessus, sont ensuite enroulés autour de l'âme en acier de la manière adoptée d'habitude pour la construction des câbles du type spécifié. Des exemples d'amélioration dans la résistance de re-40 laxation de fils d'aluminium pur ou commercialement pur sont 69 03651 8 2028061 donnés dans les tableaux I et II ci-dessous, qui montrent l'effet de la réduction dans la relaxation, obtenu par la présente invention dans le cas du fil d'aluminium ayant subi un allongement permanent, comme décrit ci-dessus, par comparaison avec le 5 fil d'aluminium n'ayant pas subi cet allongement, et qui est désigné dans ces tableaux comme "venant du tréfilage". Dans chaque cas, le fil venant du tréfilage ou ayant subi un allongement permanent, comme décrit ci-dessus, fut allongé d'une quantité déterminée pour chaque cas et exprimée en 10 pourcentage de sa longueur d'origine, pendant des périodes de temps variables, en le soumettant à un effort de tension conti- r ,2 nu, dont la valeur au début de chaque essai était de 860 kg/cm ; cette valeur ne fut réduite que par suite de la lente extension continue ou fluage du fil au cours des essais. On a mesuré le 15 pourcentage de perte de tension dans le fil à différents intervalles de temps, jusqu'à un temps total de mille heures. Tableau I Relaxation de la tension du fil d'aluminium commercial % perte de tension Essai n* Condition 1 heure 10 heures 100 heures 1000 h. 2164 venant du tréfilage 2,3 5,7 11,6 18 2226 allongé de 0,36% à 20*C 1,8 4,6 9,5 15,4 2225 allongé de 1% à 100*C 2,4 4,4 7,8 12 Tableau II Relaxation de la tension du fil d'aluminium pur 30 Essai n" Condition % perte ds tension 1 heure 1000 heures 2313 venant du tréfilage 11,5 38,7 2312 allongé de 1% à 100°C 4,2 21,2 35 Dans un autre essai,pour établir l'amélioration de la résistance au fluage du fil d'aluminium allongé en permanence, en le mettant sous tension à une température élevée, on prit un fil d'aluminium commercialement pur,d'un diamètre initial de 3,25 mm et on le redressa en l'étirant légèrement jusqu'à un dia-40 mètre de 3,18 mm. Un certain nombre des fils redressés subirent 69 03651 9 2Ô28061 ensuite un allongement permanent comme décrit ci-dessus, à une température de 200°C, et on effectua une nouvelle série d'essais comparatifs entre les fils ayant subi cet allongement et les fils qui avaient été simplement étirés sans allongement perma-5 nent, en les soumettant tous à un effort de traction de 34 kg et en mesurant la tension à des périodes de temps variables, allant jusqu'à 500 heures, avec le fil à des températures de 20°C et 50'C. Les résultats de ce dernier essai furent reportés sur 10 la fig. 1 et le fil ayant subi un allongement permanent et le fil venant du tréfilage sont désignés respectivement par les expressions "allongé" et "venant du tréfilage". Les résultats de ce dernier essai furent reportés sur le graphique de la fig. 1. En abscisses, on a porté le temps de service exprimé en heures, 15 sur une échelle logarithmique. En ordonnées, on a porté l'allongement Unitaire, dû au fluage, exprimé en pourcentage et multi-5 plié par 10 . Les courbes 1 et 2 sont relatives au fil "allongé" respectivement à 50°C et 20°C et les courbes 3 et 4 au fil "venant 20 du tréfilage" respectivement à 50°C et 20°C. On voit, d'après ce graphique, que pour un intervalle de temps déterminé, la tension indiquant la mesure du fluage pour l'échantillon non stabilisé était plus du double de la tension de l'échantillon stabilisé, maintenu à la même température pendant . 25 L'essai. C'est ainsi qu'à la fin des 500 heures, l'échantillon non stabilisé, maintenu à une température de 50°C, avait flué, c'est-à-dire que sa longueur avec augmenté de 0,004 cm par cm, tandis que dans le cas de l'échantillon stabilisé, maintenu à 30 une température de 20°C pendant l'essai, 1-'augmentation de longueur pendant le même intervalle de temps était de 1/10 du précédent, c'est-à-dire 0,0004 cm par cm, ce qui correspondait à un pourcentage d'extension de 0,04%. Quand l'âme en acier, aussi bien que les fils ou torons 35 d'aluminium , subissent un allongement permanent par allongement du câble terminé, ceci est effectué, de préférence, selon le procédé faisant l'objet des brevets antérieurs n°1.269.927 et 1.546.288. L'application du procédé évoqué au paragraphe précédent 40 offre l'avantage que, comme le montrera un examen de ces des 69 03651 10 2028061 criptions, la tension et, par conséquent, l'allongement permanent résultant du câble peuvent être contrôlés de la manière la plus soigneuse. Selon un mode d'application particulier de ce procédé, 5 on constitue une longueur de câble électrique du type spécifié, comprenant une âme en acier constituée par une longueur de toron d'acier d'un diamètre extérieur de 9,53 mm,, avec un fil d'acier central et une simple couche de six autres fils d'acier enroulés en hélice autour du premier ; chaque fil individuel avait un dia-10 mètre de 3,18 mm et le pas d'une hélice complète était de 17,15 cm. Autour de cette âme centrale en acier, on enroule en hélice trois couches concentriques de fil d'aluminium commercialement pur, d'un diamètre de 3,18 mm ; la couche intérieure était 15 enroulée dans le sens opposé au sens d'enroulement du toron formant l'âme d'acier, tandis que la couche intermédiaire du fil d'aluminium était enroulée en hélice dans le sens opposé à celui de la couche intérieure et que la couche extérieure était enroulée dans le même sens que la couche intérieure, c'est-à-di-20 re dans le sens opposé à celui de la couche intermédiaireo Les couches intérieure, intermédiaire et extérieure de fils d'aluminium contenaient 12, 18 et 24 fils, respectivement ; les pas des hélices des couches'intérieure, intermédiaire et extérieure étaient, respectivement, de 19 cm, 26 cm et 32 cm. 25 L'enroulement en hélice des trois couches de fil d'alu minium était tel que, comme dans la fabrication commerciale habituelle des câbles électriques du type spécifié, la couche intérieure de fil d'aluminium était enroulée en contact étroit a-vec l'extérieur de l'âme en acier, tandis que les couches de fil 30 d'aluminium intermédiaire et extérieure étaient enroulées, respectivement, en contact serré avec les couches intérieure et in-t ermédi aire. Dans la mise en pratique commerciale de la présente invention, on peut alors faire avancer le câble dans l'appareil dé-35 crit dans le brevet antérieur n° 1.269.927, avec les diamètres des diverses gorges de poulies en V choisies de manière à obtenir, à la température de chauffage maximale, à savoir 200°C, un allongement maxiaal de 1% de la longueur d'origine du câble au cours de son passage dans l'appareil. 40 A la température de chauffage ci-dessus, la tension de 69 03651 ii 2028061 1%, provoquée dans l'appareil décrit, a pour résultat d'appliquer un effort de traction"aux fils d'aluminium suffisamment grand pour déterminer un allongement permanent de 1% environ de ceux-ci, mais l'allongement permanent des fils d'acier formant 5 l'âme sera de beaucoup inférieur à 1%, de sorte que l'acier se contracte élastiquement pour revenir dans une large mesure, mais non complètement, à sa longueur d'origine, à la fin de l'opération. Après que le câble a été refroidi et n'est plus soumis 10 à la tension par suite de son passage autour de la gorge de poulie de diamètre progressivement décroissant, comme décrit dans le brevet cité en dernier lieu, les fils d'aluminium se trouvent maintenant sous une très légère compression, mais ils sont encore enroulés étroitement autour de l'âme d'acier, quoique n'étant 15 plus aussi serrés, ce qui donne un câble offrant les divers a-vantages évoqués précédemment. Dans un essai sur un câble conforme à la dernière forme mentionnée de la présente invention, une longueur de câble enroulée sous la forme particulière décrite ci-dessus fut allongée 20 dans un moule d'une machine d'essai de traction, pendant qu'il était chauffé uniformément à une température de 200°C. Il fut allongé d'un degré permettant d'obtenir un allongement permanent de 1% de sa longueur d'origine, de façon à faire subir aux fils d'aluminium un allongement permanent égal à sensiblement 1% de 25 leur longueur d'origine. On effectua ensuite des essais comparatifs pour mesurer la résistance au fluage de ce câble particulier sous des efforts de traction prolongés, par comparaison a-vec un câble, par ailleurs identique mais qui, tout en comprenant les mêmes fils que le premier, n'avait pas été soumis à une 30 tension quelconque pour produire un allongement permanent. Une longueur, qui était dans chaque cas de 1,52 m, de ces deux types de câbles électriques fut ensuite soumise, à la température ambiante, à un effort de traction soutenu d'une manière similaire à celle décrite ci-dessus, à propos du fil d'a-35 luminium comme déjà exposé en se reportant aux tableaux I et II, à propos du fil d'aluminium, en appliquant dans ces autres essais, sur chaque longueur de câble, un effort de traction initial de 2835 kg. On mesura l'augmentation de longueur, c'est-à-dire la 40 tension de fluage après 100 heures et à l'expiration de 200 heu Uiod i 12 2028061 res ; les résultats sont donnés au Tableau XII ci-dessous. Tableau III Nature de la pièce soumise à l'essai Degré de fluage exprimé en pourcentage de la tension 100 heures 200 heures Câble de type connu 0,0175% 0,0202% Câble selon l'inven tion 0,0080% 0,0085% D'après les résultats exposés au tableau III, on aper-1G çoit l'amélioration dans les propriétés de résistance au fluage d'un câble selon la présente invention, comparé à un câble, par ailleurs similaire, auquel celle-ci n'est pas appliquée. L'amélioration des propriétés de résistance au fluage du câble électrique auquel s'applique cette dernière forme de 1* 15 invention, dans lequel l'âme en acier aussi bien que les enroulements conducteurs en aluminium ayant subi un allongement permanent comme décrit ci-dessus, peut, d'après des essais effectués, se définir comme une réduction de 50% environ dans la tension du fluage, par comparaison avec un conducteur, par ailleurs 20 identique, n'ayant pas subi cet allongement. On considère que si ce câble électrique allongé en permanence était mis en service, sur une période de 25 ans, durée de vie utile habituelle d'un cadre électrique aérien, l'augmentation de la flèche correspondrait à celle obtenue par une dilatation thermique due à un ac-25 croissement de température inférieur à 10°C. On considère que l'augmentation de la flèche pendant la même période, pour un câble électrique identique qui n'a pas subi d'allongement permanent mais est installé dans des conditions similaires, correspondrait à celle obtenue à la suite d'une augmentation de tempé-30 rature de 30°C. D'après ce qui précède, on comprendra facilement la meilleure résistance au fluage d'un câble électrique de la forme préférée, ayant subi un allongement permanent selon la présente inventiono Un câble électrique suivant la présente invention, dont 35 l'âme est en aluminium ou en alliage à base d'aluminium et où cette âme, ainsi que les enroulements en aluminium extérieur sont allongés en permanence comme décrit ci-dessus, possède, croit-on, les avantages suivants sur les câbles électriques existants du type spécifié ; 40 a) Comparativement aux câbles existants avec une âme en 69 03651 13 2028061 aluminium ou en un alliage à base d'aluminium avec des enroulements extérieurs du même métal, la résistance au fluage du câble, tant en ce qui concerné l'âme que l'enroulement extérieur, est augmentée dans une mesure significative, comme le montrent 5 les données expérimentales ci-dessus, relatives à un fil d'aluminium allongé en permanence comme décrit ici. Cette augmentation de la résistance au fluage est obtenue sans réduire la con-ductivité électrique du câble en aucune façon, c'est-à-dire sans qu'il soit nécessaire d'augmenter la section transversale de l'â-10 me ou des enroulements en aluminium pour conserver au câble la même conductivité électrique. Cet accroissement de la résistance au fluage permet d'adopter un espacement supérieur entre les pylônes et/ou une hauteur moindre de ceux-ci : il en est de même pour les poteaux en bois ou autres que l'on peut utiliser au lieu 15 de pylônes pour supporter le type de câble plus léger employé quand l'âme est en aluminium ou en un alliage à basé de ce métal. b) Un câble avec une âme en aluminium ou en un alliage à base de ce métal et un enroulement extérieur en aluminium et dont la résistance au fluage est meilleure, tant pour l'âme que 20 pour l'enroulement extérieur, conformément à la présente invenrr tion, possède, croit-on, une résistance au fluage similaire à celle de câbles existants, de forme connue auparavant, ayant une âme en acier et un enroulement extérieur en aluminium et dont la section transversale de l'acier est de l'ordre de 1/3 de celle 25 de l'aluminium. En même temps, comme on l'a souligné dans ce paragraphe, la conductivité électrique du câble conforme à la présente invention est supérieure à celle du câble existant que l'on vient précisément d'évoquer, du fait que l'âme en acier est remplacée par une âme en aluminium ou en un alliage à base de 30 ce métal. Comme confirmation de ce second avantage, on se reportera au graphique de la figure 2, où l'on a représenté graphiquement, pour un certain nombre de câbles dont la section transversale comprend des proportions relatives différentes d'acier 35 et d'aluminium pur, portées en ordonnées, le pourcentage de fluage, porté en abscisses, c'est-à-dire l'allongement par unité de longueur, après que le câble a été soumis pendant une période de 30 ans à un effort de traction soutenu de 20% de sa charge de rupture. Cet effort de traction soutenu est considéré, en 40 pratique, comme la charge de travail non dangereuse des câbles UJ55S 14 2028061 existants, dans des conditions atmosphériqûes normales que l'on considère prévaloir pendant la majeure partie de la vie du câble, c'est-à-dire l'absence de grand vent et d'accumulation de glace ou de neige. On considère que la période de 30 ans est la 5 vie utile normale d'un câble électrique aérien. Les données qui précèdent sont reportées à la figure 2 pour les deux types de câble suivants : (i) L'âme en acier et l'enroulement extérieur en aluminium sont du type traditionnel, c'est-à-dire que ni l'une, ni 10 l'autre n'ont eu leur résistance au fluage augmentée selon la présente invention. Ces données, qui sont représentées par la ligne continue de la figure 2, sont prises parmi des résultats expérimentaux déj à connus. (ii) La résistance au fluage de 14enroulement extérieur 15 en aluminium pur, mais non celle de l'acier, a été augmentée par un allongement permanent de l'aluminium selon cette invention. Ces données sont illustrées par la ligne en traits interrompus de la figure 2. Pour la période de 30 ans indiquée, ces données sont nécessairement estimées, on s'est basé pour cette estimation sur 20 des essais effectués jusqu'ici, qui montrent que sur des périodes de temps prolongées, avec un effort de traction soutenu atteignant 50% de la charge de rupture, le pourcentage de fluage du fil d'aluminium pur allongé en permanence selon cette invention est approximativement égal à la moitié du fluage d'un fil d'alu-25 minium, par ailleurs identique, n'ayant pas subi d'allongement permanent selon cette invention. On se reportera à ce propos aux données du tableau II relatives à 1000 heures. On considère donc comme une estimation très raisonnable qu'avec un effort de traction soutenu, ou prolongé, inférieur à 30 20% de la charge de rupture, et sur une période de 30 ans, le pourcentage de fluage du fil d'aluminium pur allongé en permanence, ne dépasse pas la moitié de celui d'un fil d'aluminium par ailleurs similaire, mais n'ayant pas été allongé en permanence et que la courbe en traits interrompus indique correctement ce 35 qui arrivera pratiquement pour l'effort prolongé et la période de temps indiquée à la figure 2. On voit, d'après cette figure, que dans le cas où la section transversale du câble est entièrement en aluminium pur, allongé en permanence comme dans la présente invention, un fluage de 0,056%, c'est-à-dire égal à la moi-40 tié du chiffre connu de 0,112% pour un câble existant en alumi 69 03651 15 2028061 nium pur, est le même que celui du câble à âme d'acier connu jusqu'ici dans lequel, d'après la ligne continue de la figure 2, le pourcentage de l'acier d'ans la section transversale totale du câble est compris entre 33 et 34%, c'est-à-dire 1/3 environ de 5 la surface totale de la section. Ainsi donc, pour le même pourcentage de fluage, le même temps et sous la charge indiquée, on peut obtenir une augmentation significative de la section transversale de l'aluminium dans le câble, avec l'amélioration qui en résulte de sa conductivité électrique. 10 On considère que l'on peut obtenir une amélioration plus marquée de la résistance au fluage sur une période de temps prolongée avec un effort de traction soutenu en employant pour l'âme, au lieu de l'aluminium pur, des alliages à base de ce métal ayant été allongés en permanence suivant cette invention, c'est-à-dire 15 un alliage aluminium-cuivre à haute résistance ayant la composition suivante : aluminium ........ 95% cuivre 4% magnésium ........ 0,5% 20 manganèse ........ 0,5% L'emploi pour l'âme d'alliages à base d'aluminium, tel que celui indiqué ci-dessus, a pour résultat une certaine réduction de la conductivité électrique, mais cette réduction est faible si on la compare au cas où l'âme est en acier et on considè-25 re que l'inconvénient qui en résulte est plus que compensé par la meilleure résistance du câble au fluage. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réali-30 sation de ses diverses parties, ayant été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. 69 03651 16 2028061 REVENDICATIONS 1. Câble conducteur pour le transport aérien d'énergie é-lectrique, du type comprenant une âme en métal, autour de laquelle sont enroulés plusieurs fils ou torons conducteurs en alu- 5 minium pur ou commercialement pur, caractérisé en ce que chacun des fils ou des torons en aluminium du câble subit un allongement permanent avant la mise en service de celui-ci, par étirage à une température comprise entre la température ambiante et 300°C afin d'être allongé ainsi en permanence dans une mesure ou une 10 plage comprise entre 0,25%. environ de sa longueur d'origine et un allongement inférieur à celui auquel se produit la rupture de ce fil ou de ce toron d'aluminium sous la tension d'étirage à laquelle il est soumis. 2. Câble suivant la revendication 1, dont l'âme est en a-15 cier, caractérisé en ce que l'allongement permanent des fils ou des torons d'aluminium est réalisé après fabrication du câble, en appliquant au câble terminé, à une température comprise entre la température ambiante et 300°C, un effort de traction tel qu' il entraîne non seulement un allongement permanent des fils ou 20 des torons d'aluminium, mais également un allongement permanent de l'âme d'acier et, par conséquent, un allongement permanent de l'ensemble du câble. 3. Câble suivant la revendication 2, caractérisé en ce que l'allongement permanent de celui-ci s'effectue à une température 25 élevée et avec un effort de traction choisis, de manière à être certain que lorsque l'âme en acier se refroidit, et se contracte donc linéairement, elle applique aux fils ou aux torons d'aluminium, 'un effort de compression qui, toutefois, reste suffisamment faible pour garantir que ces fils et ces torons sont encore en 30 contact suffisamment étroit avec l'âme en acier pour contribuer à protéger celle-ci contre la corrosion. 4. Câble suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'âme est constituée d'un ou plusieurs fils ou torons conducteurs en aluminium ou en alliage à base d'aluminium et en ce 35 qUe le câble terminé subit un allongement permanent par application, à une température comprise entre la température ambiante et 300°C, d'un effort de traction tel qu'il provoque non seulement un allongement permanent des fils ou des torons d'aluminiuçi, mais aussi un allongement permanent de l'âme en aluminium ou en 40 alliage d'aluminium. 69 03651 17 2028Ô61 5. Câble suivant les revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'allongement permanent est d'au moins 0,75% de la longueur d'origine. 6. Câble suivant la revendication 5, caractérisé en ce que 5 l'allongement permanent de l'aluminium est approximativement de 1% de sa longueur d'origine. 7. Câble suivant une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les fils ou les torons d'aluminium subissent un allongement permanent par étirage quand ils sont à une température é- 10 levée comprise entre 50 et 280°C. 8. Câble suivant la revendication 7, caractérisé en ce que la température d'étirage est comprise entre 150 et 250°C. 9. Câble suivant la revendication 8, caractérisé en ce que la température d'étirage est approximativement de 200°C.