La présente invention concerne un procédé-de fractionnement par adsorption d'un mélange gazeux, ainsi quine installation pour la mise en oeuvre de-ce procédé. L'invention concerne plus particulièrement le fractionnement d'air par adsorption en vue de produire de l'air enrichi en oxygène. De nombreux cycles isothermes d'adsorption ont déjà été proposés pour fractionner des mélanges gazeux, par exemple de l'air, d'une part en au moins une fraction gazeuse, appauvrie en au moins un constituant préférentiellement adsorbé du mélange gazeux traité, par exemple de l'air suroxygéné, et d'autre part en au moins une autre fraction gazeuse, enrichie en au moins ledit constituant, par exemple de l'air surazoté. De façon générale, tous ces cycles mettent en oeuvre au moins une zone d'adsorption ou adsorbeur compre- nant au moins une masse adsorbante adsorbant préférentiellement au moins ledit constituant, et travaillent sans apport extérieur de chaleur ou de froid, selon un cycle de pressions permettant successivement d'adsorber et désorber ledit constituant.Ces cycles se caractérisent par des durées totales relativement courtes (de quelques dizaines de secondes à quelques minutes), ce qui permet d'éviter toute déperdition thermique importante vers l'bstérieur, calorifique ou frigorifique, résultant du processus d'adsorption/ désorption, et ce qui permet de rendre ce dernier thermiquement autonome. les durées très courtes de ces cycles a tadsorptlon ont en outre l'avantage de réduire considérablement l'importance de la masse adsorbante mise en oeuvre. Dès 1957, la Demanderesse a proposé et placé sous protection (brevet français i.2a3.26i) un procédé de fractionnement par adsorption, mettant en oeuvre au moins une zone d'adsorption comprenant au moins une masse adsorbante adsorbant préférentiellement au moins un constituant du mélange gazeux traité, et comprenant au moins un cycle élémentaire d'adsorption, du type isotherme. Ce cycle élémentaire d'adsorption met en oeuvre une seule et même zone d'adsorption, et comprend de taçon générale au moins a) une phase de gonflage, ou de montée en pression, pendant laquelle on introduit le mélange gazeux dans la zone d'adsorption, dans un sens d'adsorption, en augmentant la pression dans ladite zone depuis une pression initiale, ou basse pression, Jusqutà une pression finale, ou haute pression, b) une phase de détente pendant laquelle on soutire de la zone d'adsorptior au moins une fraction gazeuse appauvrie en au moins ledit constituant, à co-courant du sens d'adsorption, en abaissant la pression dans ladite zone depais la haute pression jusqu'à une pression intermédiaire au moins égale à la basse pression, c) une phase de régénération pendant laquelle on soutire de ladite zone d'adsorption au moins une fraction gazeuse enrichie en au moins ledit constituant, en maintenant la pression dans ladite zone à une valeur au plus égale à la pression intermédiaire. Par exemple, un cycle élémentaire d'adsorptio conforme à cette définition générale, comprend a) une phase de gonflage pendant laquelle on augmente la pression dans ladite zone depuis une basse pression inférieure à la pression atmosphérique (0,5 à 1 mm de mercure par exemple), jusqutà une haute pression supérieure à la pression atmosphérique (par exemple environ 2 bars absolus), b) une phase de détente pendant laquelle on abaisse la pression dans ladite zone depuis la haute pression jusqu une pression intermédiaire sensiblement égale à la pression atmosphérique, c) une phase de régénération pendant laquelle, au moyen d'une pompe à vide, on abaisse la pression dans ladite zone depuis la pression intermédiaire (pression atmosphérique) jusqu'à la basse pression définie ci-dessus. Sauf indications contraires, par "fraction gazeuse appauvrie" et fraction gazeuse enrichie, on entendra ci-après respectivement une fraction gazeuse appauvrie en au moins un constituant préférentiellement adsorbé, et une fraction gazeuse enrichie en au moins un constituant préférentiellement adsorbé. zanis le cas d'un procédé de fractionnement d'air par adsorption, une fraction gazeuse appauvrie correspond à de l'air enrichi en oygène si lta- zote est le constituant préférentiellement adsorbé, tandis qu'une fraction gazeuse enrichie correspond à de l'air surazote dans les mêmes conditions. Un tel cycle a été proposé notamment pour la production par adsorption d'air enrichi en oxygène. Ce procédé a fait l'objet, notamment en 1961 d'un cer tain nombre de publications discutant amplement la technique d'adsorption proposée, sousses aspects théoriques et pratiques. La phase de détente (b) constitue la phase essentielle du cycle élémentaire d'adsorption défini précédemment. Cette phase est effectuée à l'issue de la phase de gonflage a), ou à l'issue d'une phase de soutirage isobare, succédant -éventuellement à la phase de gonflage (a). Par phase de soutirage isobare, on entend une phase pendant laquelle le mélange gazeux est introduit dans là zone d'adsorption, à co-courant du sens d'adsorption, et une fraction gazeuse appauvrie est soutirée simultanément de ladite zone, à co-courant du sens d'adsorption, en maintenant constante la pression dans ladite zone, et égale par exemple a la haute pression de la phase de gonflage (a). La phase de détente (b) permet à la fois d'extraire la fraction gazeuse appauvrie, disponible dans la zone d'adsorption à l'issue de la phase précédente, et de désorber partiellement le constituant préférentiellement adsorbé, moyennant quoi la fraction gazeuse appauvrie extraite se trouve progressivement remplacée dans la zone d'adsorption par une fraction gazeuse enrichie en constituant préférentiellement adsorbé En d'autres termes, pendant la phase de détente (b), le front d'adsorption (ou gradient de compositions, par exemple en constituant préférentiellement adsorbé, du gaz contenu dans la zone d'adsorption, entre' la composition du mélange gazeux initial et celle de la fraction gazeuse appauvrie finale), localisé à Itissue de la phase précédente en amont de la sortie de la zone d'adsorption selon le sens d'ad- sorption), se trouve déplacé progressivement dans le sens d'adsorption vers ladite sortie. Corrélativement, une quantité maximum de la fraction gazeuse appauvrie se trouve ainsi récupérée, ce qui permet d'améllorer le rendement d'extraction en constituant non préférentiellement adsorbé. Par ailleurs, du fait qu'à l'issue de la phase de détente la zone d'adsorption se trouve plus concentrée en constituant préférentiellement adsorbé, la masse adsorbante se trouve mieux employée. D'ailleurs, depuis lors, bien d'autres propositions ont mis à nouveau en évidence l'intérêt de cette phase de détente, et l'ont inclue dans des cycles d'adsorption, similaires ou différents du cycle élémentaire défini ci-dessus. Dans cette mëme proposition de 1957, la Demanderesse a également décrit un mode particulier de mise en oeuvre des principes généraux définis ci-dessus, permettant d'améliorer encore, a la fois le rendement d'extraction en constituant non préférentiellement adsorbé, et la teneur en ce constituant de la fraction gazeuse appauvrie et soutirée. Ce mode d'exécution sera appelé ciaprès cycle avec relais. Cette mise en oeuvre particulière exige l'utilisation d'au moins deux zones d'adsorption, identiques ou différentes de la zone d'adsorption rencontrée précédemment, comprenant chacune au moins une masse adsorbante adsorbant préférentiellement au moins le meme constituant du mélange gazeux.Corrélativement, le procédé de fractionnement comprend au moins deux cycles élémentaires d'adsorption, mettant en oeuvre respectivement l'une et l'autre des deux zones d'adsorption, identiques l'un à l'autre, travaillant simultanément et en coopération l'un avec l'autre, selon les modalités suivantes 1) un cycle élémentaire d'adsorption comprend une phase sup plémentaire de relais, effectuée après la phase de régénération, comprenant une étape de soutirage effectuée pendant au moins une partie de la phase de détente de l'autre cycle élémentaire d'adsorption, 2) pendant l'étape de soutirage de la phase de relais d'un cycle élémentaire d'adsorption, on introduit dans la zone d'adsorption correspondante, à co-courant du sens d'adsorption, une fraction gazeuse, soutirée, a co-courant du sens d'adsorption, pendant la phase de détente de l'autre cycle élémentaire d'adsorption, de ltautre zone d'adsorption correspondante, et on soutire simultanément de ladite zone d'adsorption, à co-courant du sens d'adsorption, une autre fraction gazeuse, appauvrie en ledit constituant, en maintenant la pression de soutirage dans ladite zone a'adsorp- tion, pendant ladite étape de soutirage, à une. valeur inférieure a la haute pression. A titre d'exemple, un cycle élémentaire d'adsorption, modifié conformément à cette mise en oeuvre particulière, comprend: a) une phase de gonflage, ou de montée en pression, pendant laquelle on introduit le mélange gazeux dans l'une des deux zones d'adsorption, dans un sens d'adsorption, en augmentant la pression dans ladite zone depuis une pression initiale, ou basse pression (sensiblement égale a la pression atmosphérique), jusqu'à une pression finale, ou haute pression (environ 2 bars absolus, par exemple), b) une phase de détente, pendant laquelle on abaisse la pression dans ladite zone depuis ladite haute pression jusqu'à une pression intermediaire au moins égale à la basse pression définie ci-dessus, et comprenant b.) premièrement, une étape d'équilibrage pendant laquelle on sou tire de ladite zone d'adsorption une fraction gazeuse appauvrie en au moins ledit constituant, à co-courant du sens d'adsorp tion, en abaissant la pression dans ladite zone depuis la haute pression jusqu'à une pression d'équilibrage (par exemple 1,2 bar absolu), b.2) deuxièmement, une étape de soutirage en détente pendant la quelle on soutire de ladite zone d'adsorption une autre fraction gazeuse, à co-courant du sens d'adsorption, en abaissant la pression dans ladite zone, depuis la pression d'équilibrage dé finie ci-dessus jusqu a une pression moyenne au moins égale a la pression intermédiaire mentionnée précédemment, c) une phase de régénération pendant laquelle, au moyen d'une pompe à vide, on soutire de ladite zone d'adsorption au moins une fraction gazeuse enrichie en au moins ledit constituant, en abaissant la pression dans ladite zone depuis la pression intermédiaire (pression atmosphérique) jusqu'à une pression subatmosphérique (6,5 à I mm de mercure par exemple), c'est-à-dire en maintenant la pression dans ladite zone à une valeur au plus égale a la pression intermédiaire définie ci-dessus, d) une phase de relais, :: d.1) premièrement, une étape d'équilibrage, effectuée de façon si multanée avec l'étape d'équilibrage (b.l) de l'autre des deux zones d'adsorption, pendant laquelle on introduit dans ladite zone dradsorption, à co-courant du sens d'adsorption, ladite fraction gazeuse appauvrie, soutirée, à co-courant du sens d'ad sorption, de ladite autre zone d'adsorption, enaugmentant la pression dans ladite zone depuis une pression au moins égale à la pression finale de la phase précédente de régénération (0,5 à 1 mm de mercure par exemple), jusqu'à une autre pression d'é quilibrage sensiblement égale à la pression dréquilîbrage de l'étape d'équilibrage (b.1), d.2) deuxièmement, une étape de soutirage, effectuée de façon si multanée avec l'étape de soutirage en détente (b.2) de ladite autre zone d'adsorption, pendant laquelle on introduit dans la dite zone d'adsorption, à co-courant du sens d'adsorption, la dite autre fraction gazeuse, soutirée, à co-courant du sens d'adsorption, de ladite autre zone d'adsorytion, et pendant la quelle, on soutire simultanément de ladite zone d'adsorption, a co-courant du sens d'adsorption, une fraction gazeuse appauvrie en au moins ledit constituant, en diminuant la pression dans la dite zone depuis ladite autre pression d'équilibrage jusqu'à la basse pression mentionnée ci-dessus, ctest-å-dire en maintenant la pression de soutirage dans ladite zone à une valeur au plus égal à ladite autre pression d'équilibrage. Lors d'un cycle élémentaire d'adsorption avec relais, au cours de l'étape de soutirage (d.2) de la zone d'adsorption correspondante, la fraction gazeuse soutirée, à co-courant du sens d'adsorption, de l'autre zone d'adsorption (en amont selon le sens d'adsorption), circule dans ladite zone dans le sens d'adsorption, et une nouvelle quantité du constituant préférentiellement adsorbé se trouve alors retenue dans cette dernière, ce qui accroît corrélativement la teneur en constituant non préférentiellement adsorbé de la fraction gazeuse extraite de ladite zone. Par ailleurs, du fait que la zone d'adsorption considérée est soumise après l'étape de soutirage (d.2) a une phase de gonflage (a), le gaz résiduel contenu dans ladite zone à l'issue de l'é- tape de soutirage (d.2), encore riche en constituant non préférentiellement adsorbé, se trouve ainsi recyclé dans le processus d'adsorption ; corrélativement, le rendement d'extraction en ce constituant se trouve ainsi amélioré. (d.2) En d'autres termes, au cours de l'étape de soutirage/de la phase de relais (d) d'un cycle élémentaire, le front d'adsorption,en provenance de l'autre zone d'adsorption, pénètre et se déplace dans la zone d'adsorption considérée. Autrement dit, cette dernière sert de relais pour le front d'adsorption en provenance de l'autre zone d'adsorption, située en amont de ladite zone d'adsorption selon le sens d'adsorption. Si les procédés de fractionnement par adsorption, explicités précédemment, sont mis en oeuvre pour produire une fraction gazeuse enrichie en constituant non préférentiellement adsorbé, soit au cours d'une phase de détente cob), soit au cours d'une étape de soutirage, notamment l'étape (d.2) de l'exemple précédent, la phase de régénération (c) de la masse adsorbante doit alors etre effectuée par application d'un vide profond (de l'ordre de quelques millimètres de mercure) pour produire une fraction gazeuse substantiellement enrichie en constituant non préférentiellement adsorbé, elevée c'est-à-dire présentant une teneur ou pureté/en ce constituant.En effet, c'est seulement avec un vide profond que la masse adsorbante peut être régénérée complètement, exclusivement parmise sous vide, et que corrélativement, au cours-de la phase ou étape de production, la fraction gazeuse produite ne se trouve pas souillée par le constituant préférentiellement adsorbé résiduel, entraîné parla fraction gazeuse extraite, enrichie en constituant non préférentiellement adsorbé. Or il se trouve que la plupart des machines industrielles de mise sous vide sont adaptées à l'obtention d'un vide grossier, et non à ltobtention d'un vide profond. En outre, d'une part un appareillage permettant d'obtenir un vide profond exige un investissement beaucoup plus important en matériel que celui afférant à.des machines permettant d'obtenir un vide grossier, et d'autre part, du fait d'un maniement plus délicat, cet appareillage impose également des frais de maintenance plus élevés que ceux afférant à des pompes permettant d'obtenir un vide grossier. Ces contraintes,relatives aux matériels de mise sous vide actuellement disponibles, conduisent à remplacer la phase de régénération du cycle élémentaire d'adsorption détaillé précédemment, par d'autres processus de désorption, parfaitement connut en euxmêmes, ne faisant pas appel à un vide profond, c'est-à-dire à une pression finale de vide attaignant quelques dizaines ou quelques millimètres de mercure.En effet, bien d'autres moyens de régénéra~ tion peuvent être choisis, parmi lesquels on peut citer 1) le fait de faire circuler un gaz chaud au contact de la masse adsorbante, ou de chauffer cette dernière, 2) le fait de décomprimer la zone d'adsorption, à contre courant du sens d'adsorption, jusqu'à la pression la plus basse possible, c'est-à-dire jusqu'à la pression atmospnérique, 3) le fait d'appliquer un vide grossier (entre 100 et 300 mm de mercure) à la zone d'adsorption, 4) le fait de faire circuler un gaz d'élution, pauvre en constituant préférentiellement adsorbé, au contact de la masse adsorbante, à contre-courant du sens d'adsorption. Malheureusement, la mise en oeuvre de ces différents moyens de régénération conduit notamment, soit à perdre les caractéristiques du procédé de fractionnement élu, énoncées précédemment, soit à régénérer de façon défectueuse la masse adsorbante, et par suite à perdre les performances attachées aux phases essentielles de détente et éventuellement de relais. Si l'on utilise le premier moyen de régénération défini précédemment, on perd définitivement les avantages liés au caractère adiabatique et isothermique du cycle élémentaire d1adsorption choisi. En effet il est alors nécessaire d'inclure dans ce cycle une phase de refroidissement, ubséquente à la phase de régénération. Corrélativement, la durée d'un cycle élémentaire d'adsorption se trouve allongée, et la phase de régénération devient alors relativement longue. Par conséquent, à rendement égal d'extraction, la masse adsorbante-mise en oeuvre doit être beaucoup plus importante. Si l'on utilise le deuxième moyen de régénération défini ci-dessus, la pression finale minimum de décompression est nécessairement identique à la pression atmosphérique. Corrélativement, à la fin de la phase de décompression, la phase adsorbée se trouve en équilibre avec, une phase gazeuse sous la pression atmosphérique, contenue par la zone d'adsorption correspondante, et substantiellement enrichie en constituant préférentiellement adsorbé. Par conséquent, à l'issue de ce processus de régénération, la masse adsorbante est encore souillée par une quantité résiduelle relativement importante du constituant préférentiellement adsorbé.Corrélativement, du fait de la régénération imparfaite de la masse adsorbante, la quantité résiduelle du constituant préférentiellement adsorbé se trouve entraînée, lors de la phase ou étape essentielle de production, par la fraction gazeuse produite, enrichie en constituant non préférentiellement adsorbé, ce qui altère évi- demment la pureté de cette fraction. Si l'on utilise le troisième moyen de régénération défini ci-dessus, on retrouve à un moindre degré les inconvénients attribués au deuxième moyen de régénération, puisqu'un vide grossier ne peut à lui seul épurer complètement la masse adsorbante en constituant préférentiellement adsorbé. Par conséquent, pour les--mêmes raisons qu'au paragraphe précédent, à l'issue de la phase de régénération, la masse adsorbante demeure souillée par une teneur résiduelle du constituant préférentiellement adsorbé, cette teneur étant bien entendu moindre que celle obtenue par une décompression jusqu'à la pression atmosphérique. Si l'on utilise le quatrième moyen de régénération défini ci-dessus, on doit éluer la masse adsorbante avec des quantités très importantes du gaz d'élution. choisi, pour régénérer l'adsor- bant de façon efficace. Comme ce gaz est en général prélevé sur la fraction gazeuse appauvrie, obtenue au cours de la phase ou étape de production, ceci implique que seulement une faible partie de cette fraction se trouve récupérée à titre de production. Corrélativement, le rendement d'extraetion se trouve substantiellement affecté, et/ou la masse adsorbante mise en oeuvre devînt beaucoup plus importante. En outre, dans bien des cas, la quantité du gaz d'élution choisi, nécessaire à une régénération performante, excède la quantité de la fraction gazeuse appauvrie produite, ce qui alors exclut une régénération par élution.En conclusion, si l'on désire conserver un rendement d'extraction en constituant non préférentiellement adsorbé, compatible avec une exploitation industrielle du procédé-de fractionnement par adsorption, le choix d'une élution implique bien souvent que l'on consente à une régénération défectueuse de la masse adsorbante. Au terme de cet examen des différents processus de régénération disponibles, autres que l'application si'un vide profond, il paraît y avoir incompatibilité entre, d'une part le fait de vouloir adapter la technique d'adsorption définie dans le brevet fran camus 1.223.261 de la Demanderesse, aux matériels actuellementdis- ponibles, et dtautre part le fait de vouloir simultanément conserver les performances élevées (essentiellement teneur en constituant non préférentiellement adsorbé de la fraction gazeuse produite, etjou rendement d'extraction en ce constituant), caractéristiques des cycles d'adsorption proposés dès t957 par la Demanderesse.En tout cas, l'obtention conjointe des deux avantages recherchés, a savoir, d'une part des performances élevées, et d'autre part une compatibilité avec les matériels industriels actuellement disponibles, ne passe pas par la substitution pure et simple des moyens de régénération choisis antérieurement à la présente invention (mise sous vide profond), par des processus de régénération mieux adaptés à ces matériels. te problème posé doit donc être envisagé d'une autre manière. Dans le cadre d'un procédé de fractionnement par adsorption, tel que défini précédemment par référence au brevet français 1.223.261, la présente invention se propose donc i) de trouver parmi tous les cycles élémentaires dladsorption, envisagés explicitement ou implicitement par la proposition de 1957 de la Demanderesse, et les publications de 1961 de cette dernière, celui qui est le plus simple à exploiter, tout en obtenant des performances élevées, 2) de choisir pour le cycle d'adsorption élu selon i), des moyens de régénération compatibles avec une mise en oeuvre industrielle, similaires ou différents du processus de régénération initial conforme à l'art antérieur, tout en acceptant une régénération relativement médiocre de la masse adsorbante ; les moyens de régénération choisis ne devront pas en outre affecter de manière substantielle les qualités essentielles du cycle d'adsorption élu selon 1), résultant de la phase de détente et éventuellement de la phase de relais, examinées précédemment, 3) de modifier tout ou partie des phases du cycle d'adsorption, autres que la phase de régénération, afin de compenser les inconvénients et conséquences d'une régénération relativement médiocre, vis à vis de la teneur ou pureté en constituant non préférentiellement adsorbé de la fraction gazeuse produite, et éventuellement du rendement d'extraction en ce constituant, et ceci toujours sans affecter les qualités essentielles du cycle d'adsorption élu selon~1), 4) donc au total d'adapter la technique antérieure d'adsorp tion, proposée par la Demanderesse, à une mise en oeuvre industriel- le, en conservant substantiellement les mimes performances qu'avec une régénération par mise sous vide profond, et ceci en conservant les caractéristiques essentielles de la technique antérieure. Selon la présente invention, on a tout d'abord découvert que le cycle élémentaire d'adsorption, comportant une phase de relais, détaillé sous forme d'exemple dans le préambule de la présente description, constitue le cycle dfadsorption le plus approprié à exploiter. Pour ce cycle d'adsorption particulier, on a ensuite choisi l'un quelconque des modes de régénération suivants 1 et 2, parfaitement compatible avec les matériels actuellement disponibles, même si l'efficacité intrinsèque de ces processus de régéné- ration est relativement médiocre 1) d'une part on effectue la totalité de la phase de régénération (c) an maintenant.la pression dans la zone d'adsorption correspondante à une valeur au moins égale à la pression atmosphérique, et ladite phase de régénération (c) comprend une étape d'élution pendant laquelle on introduit dans ladite zone d'adsorption, à contre-courant du sens d'adsorption, une fraction gazeuse d'élution, appauvrie en au moins ledit constituant, et on soutire simultanément de ladite zone 'adsorption, à contre-courant du sens d'adsorption, au moins une fraction gazeuse enrichie en au moins ledit constituant, en maintenant, pendant la totalité de ladite étape, une pression d'élution dans ladite zone, au moins égale à la pression atmosphérique ; et d'autre part la basse pression choisie pour la phase de gonflage (a) est au moins égale à la pression finale d'élution, obtenue à la fin de l'étape d'élution, 2) la phase de régénération (c) comprend une étape de mise sous vide grossier, pendant laquelle on soutire de ladite zone d'adsorption, à contre-courant du sens dladsorption, au moins une fraction gazeuse enrichie en au moins ledit constituant, en abaissant la pression dans ladite zone depuis la pression atmosphérique jusqu une pression finale-de vide, au moins égale à 100 mm de mercure. En combinaison avec les modes de régénération définis pr cédemment, on a finalement découvert que la modification suivante de l'étape d'équilibrage (d.1) de la phase de relais (d), permettait de compenser et de tempérer les inconvénients de la régénération médiocre, acceptée selon le paragraphe précédent, c'est-à dire de ne pas affecter irrémédiablement les performances (teneur non ou pureté de la fraction gazeuse produite en constituant/préférentiellement adsorbé, et/ou rendement d r extraction en ce constituant) du cycle d'adsorption élu. Selon l'invention, pendant l'étape d'équilibrage (d,1) de la phase de relais (d) de l'une des deux zones d'adsorption, et pendant l'étape simultanée d'équilibrage (b.1) de la phase de détente (b) de l'autre des deux zones dtadsorption, on introduit dans ladite zone, à contre-courant du sens d'adsorption, la fraction gazeuse appauvrie, soutirée, à co-courant du sens d'adsorption, de l'autre des deux zones d'adsorption. Au total, on aboutit selon l'invention à un nouveau cycle d'adsorptIon : - conservant les caractéristiques et qualités essentielles de la technique antérieure d'adsorption de la Demanderesse, conforme au brevet français 1.223.261 ; la phase essentielle de détente (b) et les étapes simultanées de soutirage en détente (b2) de l'une des deux zones d'adsorption, et de soutirage (d.2) de l'autre des deux zones d'adsorption, sont en effet intégralement conserves, malgré les modifications de l'étape d'équilibrage (d.1) et de la phase de régénération (c)-du cycle élémentaire d'adsorption retenu, - compatible avec les matériels industriels actuellement disponibles, soit en mettant en oeuvre une pompe permettant d'obtenir un vide grossier (mode de régénération n0 2), soit en supprimant l'exigence d'une telle pompe (mode de régénération n0 1), - permettant d'obtenir, comme on le verra ci-après, des performances en tout point comparables, sinon meilleures que celles de la technique d'adsorption du brevet français 1.223.261, mettant en oeuvre un vide poussé, difficilement compatible avec les matériels actuels. La présente invention est maintenant décrite par référence aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 représente schématiquement la circulation des gaz, pendant les six séquences successives de fonctionnement (Figures la et If) dtun mêne cycle de travail, opéré sur au moins deux zones d'adsorption identizues, coopérant l'une avec ltautre.Chaque zone travaille selon un même cycle élémentaire dradsorption, conforme à la présente invention, - la figure 2, en correspondance avec la figure 1, représente l'évolution de la pression en fonction du temps, dans chaque zone d'adsorption représentée schématiquement à la figure ci-dessus, et travaillant selon un même cycle élémentaire d'adsorption conforme à la présente invention, - la figure 5 représente schématiquement la circulation des gaz, pendant l'étape d'équilibrage (b.l) de la phase de détente (b) de l'une des deux zones d'adsorption, et pendant l'étape simultanée d'équilibrage (d. 1) ) de la phase de relais (d) de l'autre des deux zone-s d'adsorption, chaque zone d'adsorption travaillant selon un même cycle élémentaire d'adeorptlon, non conforme à la présente invention, - la figure 4, en correspondance avec la figure ), représente l'évolution de la pression en fonction du temps, dans les deux zones d'adsorption representées à la figure 3, pendant les étapes si multanées et-respectives d'équilibrage (b.1) et (d.1), - les figures 5 à & représentent chacune l'évolution de la pression en fonction du temps, dans ltune des deux zones d'adsorption représentées à la figure 1, travaillant respectivement et distinctement selon quatre autres cycles d'adsorption, conformes à la présente invention, - la figure 9 représente une installation de fractionnement par adsorption d1un mélange gazeux, comprenant quatre zones d'ad- sorption, travaillant en parallèle selon un même cycle élémentaire d'adsorption, conforme à la présente invention.Cette installation permet de produire une fraction gazeuse appauvrie en au moins un constituant préférentiellement adsorbé, par exemple de l'air enrichi en oxygène lorsque 'le mélange gazeux traité est de l'air, - la figure 10, en correspondance avec la figure 9, représente l'évolution de la pression dans chaque zone d'adsorption, en fonction du temps, lorsque chacune travaille selon le cycle élémentaire d'adsorption conforme à la présente invention, défini par ré férence aux figures 1 et 2, - la figure 11 représente schématiquenlert la circulation des gaz, pendant les huit séquences successives de fonctionnerent (Fi- gures 11a à il h) d'un autre cycle d'adsorption ^cnforme à la présente invention, opéré sur au moins deux zones d'adsorption ldenbi- ques, - la figure 12, en correspondance avec la figure il, représente l'évolution de la pression en fonction du temps, dans chaque zone d'adsorption représentée à-la figure 11, travaillant selon le cycle d'adsorption schématisé sur cette dernière. Sur tous les diagrammes pression/te.mps représentés aux figures 2, 4, 5à8, 10, et 12, on a indiqué schématiquement la circulation des gaz, pour chaque phase ou étape élémentaire, en adoptant les conventions suivantes 1) on a tout d'abord adopté une direction et un sens de référence, correspondant à ceux de l'adsorption, > 'est-a-dire dans le cas présent, une direction verticale ascendante de référe'c. Ce sens de circulation est encore appelé 'a co-courant". Par conse- quent, lorsque le déplacement du gaz s'effectue à l'intérieur d'une meme zone d'adsorption, dans le sens de référence, cette circulation est représentée par une flèche verticale ascendante.Lorsque ce déplacement s'effectue en sens contraire, la circulation correspondante du gaz est représentée par une flèche verticale descendante. Ce sens est encore appelé "à contre-courant", 2) la position de la direction verticale, par rapport à la courbe pression/temps, traduit la nature de l'opération réalisée sur la zone d'adsorption. Lorsque la direction verticale, quelle soit ascendante ou descendante, aboutit à la courbe pression/tetnts, il y a admission de gaz dans la zone d'adsorptior, soit à co-courant si le sens est ascendant, soit à contre-courant si le sens est descendant.Lorsque la direction verticale part de la courbe Sres- sion/temps, il y a au contraire extraction de gaz de la zone d'adsorption, soit à co-courant si le sens est ascendant, soit à contre-courant si le sens est descendant, 3) lorsqu'il y a simultanément admission ou extraction de gaz à une extrémité d'une même zone d'adsorption, et extraction ou admission de gaz à l'autre extrémité de la même zone d'adsorption, il y a juxtaposition, de part et d'autre de la courbe pression/ temps, des symboles définis précédemment, ce qui se traduit schématiquement par une direction verticale traversant la courbe pressing temps, et sur laquelle deux sens de circulation, situé9 de part et d'autre de cette courbe, sont indiqués, 4) lorsqu'il y a transfert d'un produit gazeux d'une zone d'adsorptiôn à une autre zone d'adsorption, les directions verticales représentant, d'une part I'extraction du gaz d'une première zone, et d'autre part l'admission de ce même gaz dans une deuxième zone, sont reliées entre elles par un trait Ce trait rejoint donc normalement, sur le diagramme décrivant les deux cycles d'adsorption, deux courbes différentes pression/temps, représentant respectivement l'évolution de la pression dans les deux zones d'adsorption.Cependant, par souci de simplification, dans certains cas (Figures 5, 6, 7, 8) les cycles qui présentent une ou plusieurs phases ou étapes de transfert de gaz d'une zone d'adsorption dans une autre zone, sont schématisés sur un seul diagramme pression/ temps correspondant, comme pour une seule zone d'adsorption. Dans ce cas, on convient, pour symboliser un transfert gazeux d'une zone à une autre, de joindre par un trait la phase d'extraction dé la zone représentée, avec la phase d'admission de cette même zone, ces deux phases ne coïncidant naturellement pas dans le temps ; bien entendu, ce transfert ainsi schématisé est à interpréter comme un transfert d'une zone à une autre zone distincte de cette dernière, chacune de ces zones étant alors dans là situation décrite par le diagramme représentant un cycle complet d'adsorption d'une zone unique Par ailleurs, les différentes pressions, rencontrées au cours de la description suivante, seront figurées sur ces différents diagrammes pression/temps, selon les abréviations suivantes - basse pression, ou pression initiale de la phase de gonflage (a) : BP, - haute pression, ou pression finale de la phase de gonflage (a) : HP, - pression intermédiaire, ou pression finale de la phase de détente (b) :PI, - pression moyenne, obtenue à la fin d'une étape de soutirage en détente (b.2) d'une phase de détente (b) - pression initiale d'élution, obtenue dans une zone d'adsorption au début d'une étape d'élution d'une phase de régénération (c) : PIE, - pression finale d'élution, obtenue dans une zone d'adsorp tion. à la fin d'une étape d'élution d'une phase de régénération (c) : PFE, - pression initiale de soutirage, obtenue dans une zone d'adsorption au début d'une étape de soutirage d'une phase de relais PIS, - pression finale de soutirage, obtenue dans une zone d'adsorption à la fin d'une étape de soutirage d'une phase de relais : PFS, - pression atmosphérique :PA, - pression d'équilibrage, obtenue à la fin d'une étape d'équilibrage (b.t) d'une phase de détente (b) : PEQ, - autre pression d'équilibrage, obtenue à la fin d'une étape d'équilibrage d'une phase de relais : FEq, - pression finale-de vide, obtenue à la fin d'une phase de régénération (c) ou d'une étape de mise sous vide d'une phase de régénération (c) : 'PFV. Par référence aux figures 1 et 2, il est décrit ci-après un procédé de fractionnement par adsorption d'air (mélange gazeux traité), permettant d'obtenir de l'air enrichi en oxygène (constituant non préférentiellement adsorbé), et de l'air enrichi en azote (constituant préférentiellement adsorbé). La fraction gazeuse appauvrie en azote, ou air enrichi en oxygène, est soutirée comme production, tandis que la fraction gazeuse enrichie en azote, ou air surazoté, est évacuée comme sous-produit.Ce procédé met en oeuvre moins deux zones d'adsorption identiques 1 et 2, comprenant une même masse adsorbante (par exemple tamis moléculaire 5A), adsorbant préférentiellement l'azote du mélange gazeux traité (air atmosphérique préalablement épuré en eau et gaz carbonique). Chaque zone d'adsorption comprend une entrée et une sortie (selon le sens d'adsorption). Les zones d'adsorption t et 2 travaillent simultanément, et en coopération l'une avec l'autre.De façon correspondante, un procédé de fractionnement par adsorption conforme à l'invention peut être décomposé en un cycle d'adsorption élémentaire, mettant en oeuvre exclusivement la zone d'adsorption 1, et un autre cycle élémentaire d'adsorptiony mettant en oeuvre exclusivement l'autre zone d'adsorption 2, identiques l'un à l'autre, travaillant simultanément et en coopération l'un avec l'autre, selon les modalités pratiques explicitées ci-après.Pour les commodités de l'exposé, ces deux cycles élémentaires seront appelés ci-après, respectivement cycle Cl et cycle C2 Conformément à la figure 2, l'évolution de la pression dans la zone d'adsorption 1, au cours du cycle élémentaire CI correspondant, a été représentée dans la partie supérieure du diagramme, tandis que l'évolution de la pression dans la zone d'adsorption 2, au cours de l'autre cycle élémentaire C2 correspondant, a été représentée à la partie inférieure de ce même diagramme.On constate qu'un cycle élémentaire d'adsorption selon l'invention comporte quatre phases de même durée, qui seront décrites ci-après, et que le cycle Ci relatif à la zone I, et l'autre cycle C2 relatif à l'autre zone 2, sont décalés dans le temps l'un par rapport à l'autre, par un intervalle égal à deux phases élémentaires. En outre, les cycles élémentaires CI et C2 sont rigoureusement identiques. La séquence de pressions rencontrée au cours d'un cycle élémentaire, par exemple au cours du cycle Ci, représentée à la partie supérieure du diagramme de la figure 2, peut être exprimée schématiquement selon HP > PEQ = PBq = PIS > BP = P! = PI = PFS = PA > PFV Un cycle élémentaire d'adsorption, par exemple le cycle CI, comprend a) une phase de gonflage (a), représentée à la figure la, pendant laquelle on introduit le mélange gazeux traité (air atmosphérique préalablement épuré en eau et gaz carbonique), dans la zone d'adsorption I, par son entrée, dans le sens d'adsorption de référence, en augmentant la pression dans cette zone, depuis une pression initiale, ou basse pression BP, jusqu'à une pression finale, ou haute pression HP. Pendant cette phase, l'entrée et la sortie de la zone 1 sont respectivement ouverte et fermée. Comme on le verra ci-après, la basse pression BP est substantiellement égale à la pression finale de la phase de détente (b), ou pression intermédiaire PI, à la pression finale PFS de l'étape de soutirage (d.4 à la pression atmosphérique PA, et à la pression moyenne PM, b) une phase de détente (b), représentée aux figures lb et 1c, pendant laquelle on soutire de la zone d'adsorption 1, par sa sortie, au moins une fraction gazeuse appauvrie en constituant préférentiellement adsorbé, à co-courant du sens d'adsorption, en abaissant la pression dans ladite zone depuis la haute pression HP jusqu'à une pression intermédiaire PI, égale à la basse pression BP, à la pression moyenne PM, et à la pression finale de soutirage PFS, rencontrées ci-après. Par conséquent, pendant cette phase, l'entrée de la zone 1 est fermée, tandis que la sortie de cette dernière est ouverte. Simultanément, pendant la totalité de cette phase de détente (b), l'autre cycle élémentaire C2, relatif à l'autre zone d'adsorption 2, accomplit une phase de relais (d), strictement identique à celle qui sera définie ci-dessous au paragraphe d). La phase de détente (b) du cycle élémentaire d'adsorption CI comprend b.1) premièrement, une étape d'équilibrage (b.l ) pendant laquelle on soutire par la sortie de la zone d'adsorption 1, une frac tion gazeuse appauvrie en constituant préférentiellement adsorbé, à co-courant du sens d'adsorption, en abaissant la pression dans la zone a'adsorption 1 depuis la haute pression HP jusqu'à une pression d'équilibrage PEQ, égale à l'autre pression d'équili brage PEq, et à la pression initiale de soutirage PIS, envisa gées ci-après. Simultanément, pendant la totalité de cette étape d'équi librage (b.1), l'autre cycle élémentaire C2, relatif à l'autre zone 2, accomplit une étape d'équilibrage (d.1), strictement identique à celle qui sera définie ci-dessous au paragraphe d.i). Par conséquent, l'étape d'équilibrage (b.l) du cycle Cl, et l'étape d'équilibrage (d.1) du cycle C2 se trouvent effectu ées en complète simultanéité.Corrélativement, pendant la phase d'équilibrage (b.1) de la zone d'adsorption 1, on introduit par la sortie de l'autre zone d'adsorption 2, à contre-courant du sens d'adsorption, la fraction gazeuse appauvrie, soutirée, à co-courant du sens d'adsorption, par la sortie de la zone d'ad sorption 1, en augmentant la pression dans l'autre zone 2 depuis la pression finale de la phase de régénération, c.'est-à-dire la pression finale de vide PFV mentionnée ci-après, jusqu a une autre pression d'équilibrage P3q, égale à la pression d'équili- brage PEQ. b.2) deuxièmement, une étape de soutirage en détente (b.2) pendant laquelle on soutire de la zone d'adsorption 1, par sa sortie, une autre fraction gazeuse, à co-courant du sens d'adsorption, en abaissant la pression dans la zone 1, depuis la pression d'équilibrage PEQ jusqu'à une pression moyenne égale à la pression intermédiaire PI, à la basse pression BP, et à la pres sion finale de soutirage PROS. Simultanément, pendant la totalité de l'étape de soutirage en détente (b.2), l'autre cycle élémentaire C2, relatif à llau- tre zone 2, accomplit une étape de soutirage (d.2), strictement identique à celle qui sera définie ci-dessous au paragraphe du2). Corrélativement, pendant l'étape de soutirage en détente (b.2), on introduit dans l'autre zone d'adsorption 2, par son entrée, -à co-courant du sens d'adsorption, la fraction gazeuse soutirée, à co-courant du sens d'adsorption, par la sortie de la zone d'adsorption 1, et on soutire simultanément par la sor tie de la zone 2, toujours à co-courant du sens d'adsorption, une fraction gazeuse appauvrie, en diminuant la pression de sou tirage dans l'autre zone d'adsorption 2, depuis une pression initiale de soutirage PIS égale à l'autre pression d'équilibrage PEq, jusqu'à une pression finale de soutirage PFS, égale à la basse pression BP, et à la pression intermédiaire PI. c) une phase de régénération (c), ou étape de mise sousvide, représentée à la figure tc, pendant laquelle on boutre de la zone d'adsorption 1, par son entrée, à contre-courant du sens d'adsorption, au moyen d'une pompe à vide, une fraction gazeuse enrichie en constituant préférentiellement adsorbé (azote), en abaissant la pression dans cette zone depuis la pression intermédiaire PI, égale à la pression atmosphérique PA, jusqu a une pression finale de vide PFV, au moins égale à 100 mm de mercure, et préférentiellement égale à environ 200 mm de mercure Pendant cette phase de régénération (c), on maintient donc la pression dans la zone 1 à une valeur au plus égale à laspression intermédiaire PI. Pendant cette phase, l'entrée de la zone d'adsorption 1 est ouverte, tandis que sa sortie est fermée, d) une phase de relais (d),'représentée aux figures le et If, subséquente à la phase de-régénération (c), effectuée simultanément pendant la totalité de la phase de détente (b), telle que détaillée précédemment, de l'autre cycle élémentaire C2 relatif à l'autre zone d'adsorption 2.Cette phase de relais comprend d.1) premièrement, une étape d'équilibrage (d.1), effectuée de fa con simultanée avec la totalité de l'étape d'équilibrage (b.l) de l'autre zone d'adsorption 2, pendant laquelle on introduit dans la zone d'adsorption 1, par sa sortie, à contre-courant du sens d'adsorption, la fraction gazeuse appauvrie, soutirée, à co-courant du sens d'adsorption, par la sortie de l'autre zone d'adsorption 2, en augmentant la pression dans ladite zone depuis la pression finale PFV (pression finale de la phase de régénéra tion) jusqu'à l'autre pression d'équilibrage Eq, précédemment mentionnée, égale à la pression d'équilibragePEQ, et à la pres sion initiale de soutirage PIS mentionnée ci-après.Pendant cette étape, la sortie de la zone 1 est ouverte taudis que son entrée est fermée, d.2) deuxièmement, une étape de soutirage (d.2), effectuée de fa çon simultanée avec la totalité de l'étape de soutirage en dé tente (b.2) de l'autre.zone d'adsorption 2, pendant laquelle on introduit par l'entrée de la zone d'adsorption t, à co-courant du sens d'adsorption, l'autre fraction gazeuse, soutirée, à co courant du sens d'adsorption, par la sortie de l'autre zone d'ad sorption 2, et pendant laquelle, on soutire simultanément par la sortie de la zone d'adsorption 1, à courant du sens d'adsorp tion, une fraction gazeuse appauvrie en constituant préférentiel lement adsorbé, en abaissant la pression de soutirage dans la zone X, depuis la pression initiale de soutirage PIS, égale à l'autre pression d'équilibrage PEq, jusqu'à la pression finale de soutirage PSE, égale à la pression intermédiaire PI-, à la pression moyenne PM, et à la basse pression BP. Autrement dit, pendant cette étape de soutirage, on maintient la pression de soutirage dans la zone 1 à une valeur au plus égaIe' à l'autre pression d'équilibrage PEq, et cette pression dejsoutirage varie, c'est à-dire décroît, depuis la pression initiale de soutirage PIS jusqu' à la pression finale de soutirage PFS Afin dlillustrer les performances du cycle élémentaire d'adsorption décrit précédemment, c1est-à-dire afin d'apprécier essentiellement la teneur ou pureté en constituant non préférentiellement adsorbé de la fraction gazeuse produite au cours de l'étape (d.2), et le rendement d'extraction en ce constituant, obtenus conformément à 11 invention, on procède à l'expérimentation suivante . On dispose de deux zones d'adsorption identiques, ayant chacune les caractéristiques suivantes - hauteur d'une zone d'adsorption ou adsorbeur~: 2 m, - volume total de la masse adsorbante : 60 dom3, - la masse adsorbante comprend - un premier lit correspondant à 17 ffi du volume total, constitué par une alumine commercialisée par la firme Péchiney sous l'appellation "Pechiney A", ayant la forme de billes, et pesant au total 2 Xg, - un second lit correspondant à 83 O du volume total, constitué par un tamis moléculaire commercialisé par la fir me Grace Davison sous l'appellation "tamis moléculaire SA grade 626", et pesant au total 37 Xg, - le premier lit est destiné à éliminer l'eau et le gaz carbonique de l'air atmosphérique traité, - le second lit est destiné à adsorber et éliminer sélectivement l'azote (constituant préférentiellement adsorbé3 de l'air atmosphérique traité. Avec ces deux zones d'adsorption, on expérimente le cycle élémentaire défini par référence aux figures 1 et 2, conforme à la présente invention Deux essais sont effectués, pour lesquels les paramètres suivants, à savoir, pressions des différentes phases et étapes, températures de fonctionnement, durée d'une phase (chaque cycle comporte quatre phases d'égale durée), et débits d'air traité, sont très voisins pour les essais n0 1 et n0 2, comme l'indique le tableau I ci-dessous :: - TABLEAU I Essai Essai n0 1 # Essai n0 2 Durée d'une phase (secondes) 47,5 45,3 Température ( C) 19 18 Pressions : HP 2,5 2,4 (bars abs) PEQ = PEq = PIS 1,2 1,16 BP = PI = PFS 1,075 1,05 PFV 0,266 9,266 Débit air traité (phase a) (m3/h à 20 C, 1 bar abs) 26,2 26 Débit de production air enrichi (étape d.2) (m3/h à 200C, 1 bar abs) 3,56 3,16 Teneur en O, de la production (étape d.2) fo 93 95,5 Rendement d'extraction en 02 60,5 55,5 Dans l'absolu, on constate tout d'abord qu'un cycle d'adsorption conforme à l'invention permet d'obtenir une fraction gazeuse enrichie en oxygène, dont la pureté avoisine 95 % en volume, ce qui correspond à la limite de pureté pouvant être obtenue avec tout cycle d'adsorption travaillant uniquement par variation de pressions, et sans apport ou extraction de chaleur, compte tenu de la présence d'argon dans 11 air atmosphérique traité. De manière relative, par rapport aux cycles d'adsorption décrits et expérimentés selon le brevet français 1.223.261, on peut faire état des comparaisons suivantes, en faveur de l'invention - de manière générale, si la pression finale de vide de la phase de régénération d'un cycle d'adsorption conforme. à ce brevet est maintenue à une valeur égale ou supérieure à 100 mm de mercure, il est impossible d'obtenir les performances énoncées précédemment, quelque soit le mode d'exécution mis en oeuvre.Par exemple, pour un cycle d'adsorption dont la pression finale de vide, obtenue à la fin de la phase de régénération, est voisine de 100 mm de mercure, la teneur en oxygène de la production est de l'ordre de 75 %, tandis que le rendement d'extraction en oxygène avoisine 60 , - toujours de manière générale, afin d'obtenir les mêmes teneurs en oxygène que celles énoncées précédemment, à savoir respectivement 93 et 95,5 % en volume, si l'on utilise la technique d'ad- sorption conforme au brevet français 1.223.261, on est obligé de mettre en oeuvre des pressions finales de vide, égales respectivement à 10 mm et 1 ma de mercure, et ceci quelque soit le mode d'exécution mis en oeuvre, - de manière particulière, le fait que le cycle d'adsorption conforme au brevet français précédemment cité comporte ou non une phase de relais, ne modifie pas sensiblement le résultat des comparaisons ci-dessus. Dans le cas des essais n0 t et n0 2 décrits ci-dessus, la phase de régénération est conforme au deuxième 'mode opératoire caractérisant notamment l'invention, c'est-à-dire met en oeuvre une étape de mise sous vide grossier, dont la pression finale de vide est supérieure ou égale à 100 mm de mercure Lorsque la phase de régénération met en oeuvre le premier mode opératoire caractérisant l'invention, c'est-à-dire comporte une étape d'élution à contrecourant avec une fraction gazeuse appauvrie en constituant préférentiellement adsorbé, on obtient expérimentalement des performances similaires à celles rencontrées précédemment, sous l'aspect pureté de la fraction gazeuse produite, en constituant non préférentiellement adsorbé. L'étape d'équilibrage (d.1) de la phase de relais (d) du cycle élémentaire d'adsorption décrit précédemment, constitue l'une des caractéristiques fondamentales de la présente invention, nécessaire mais non suffisante pour pouvoir adapter la technique d'adsorption conforme au brevet français 1.223.261, aux matériels industriels actuellement disponibles, tout en conservant des perfor- mances élevées. On rappellera que, conformément à l'invention, pendant l'étape d'équilibrage (dut) de la phase de relais (d) de l'une des deux zones d'adsorption, et pendant l'étape simultanée d'équilibrage (b.1) de la phase de détente (b) de l'autre des deux zones d'ad sorption, on introduit dans ladite zone d'adsorption,-- à contre courant-du sens d'adsorption, la fraction gazeuse appauvrie, sou tirée, à co-courant du sens d'adsorption, de ladite autre zone d'adsorption. ta nécessité d'une telle étape d'équilibrage (d.1) peut être illustrée en expérimentant un cycle d'adsorption se différenciant du cycle conforme à l'invention, décrit par référence aux figures 1 et 2, exclusivement par l'étape d'équilibrage (d.l) explicitée par référence aux figures 3 et 4, et en comparant les performances ainsi obtenues avec celles énoncées dans le tableau I ci-dessus. Conformément aux figures 3 et 4, un tel cycle élémentaire d'adsorption se différencie du cycle décrit par référence aux figures I et 2, par le fait que pendant l'étape d'équilibrage (d,l) de la phase de relais (d) de l'une des deux zones d'adsorption, par exemple la zone 2, et pendant l'étape simultanée d'équilibrage (b.1) de la phase de détente (b) de l'autre des deux zones d'adsorption, par exemple la zone 1, on introduit dans la zone d'adsorption 2, à co-courant du sens d'adsorption, comme le décrit le brevet français 1.223.261, la fraction gazeuse appauvrie, soutirée, à co-courant du sens d'adsorption, de l'autre zone d'adsorption 1. Avec les deux mêmes zones d'adsorption que celles définies auparavant, on expérimente ce nouveau cycle d'adsorption, c'est-à-dire celui modifié conformément aux figures Det 4, dans les conditions d'essai précisées ci-après dans le tableau Il. D'après les informations données dans le Tableau I, les paramètres suivants, à savoir, pressions des différentes phases et étapes, températures de fonctionnement, durée d'une phase (chaque cycle comporte quatre phases d'égale durée), et débit dtair traité, sont pratiquement identiques pour l'essai conforme aux figures 3 et 4, et l'essai n0 t du cycle conforme aux figures 1 et 2, et très voisins pour l'essai conforme aux figures 3 et 4, et l'essai n0 2 du cyele selon les figures 1 et 2. Toutes conditions égales par ailleurs, on constate donc que le fait d'effectuer l'étape d'équilibrage (d.l) d'une manière différente de celle de l'invention, c'est-à-dire à co-courant du sens d'adsorption, affecte substantiellement la teneur en oxygène de la fraction gazeuse produite (de 93 ou 95,5 fi0 à 76 0), et le rendement d'extraction en oxygène (de 60,5 ou 55,5 % à 52,5 %). Autrement dit, si lton opère conformément-aux figures 3 et 4, en ce - TABLEAU Il Durée d'une phase (secondes) 47,7 Température (OC) 19 Pressions : HP 2,5 (bars abs) PEQ = PEq = PIS 1,2 BP = PI = PFS 1,075 0,266 Débit air traité (phase a) (m3/k à 200C, 1 bar abs) 26,3 Débit de production air enrichi (étape d.2) (m)/h à 200C, t bar abs) 3,8 Teneur en O, de la production (étape d.2) 49 76 Rendement d'extraction en O, 52,5 qui concerne les phases d'équilibrage (d.1) et(b.I), il est impossible de conserver les performances de la technique d'adsorption conforme au brevet français 1.223.261, et d'adapter simultanément cette dernière aux matériels industriels-actuellement disponibles. Conformément au diagramme pression/temps de la figure 5, relatif au cycle Cl et à la zone d'adsorption 1, un autre cycle d'adsorption, conforme à l'invention, comporte les modifications suivantes par rapport au cycle explicité par référence aux figures I et 2 1) la séquence des pressions est différente, et peut être schématisée selon HP > PEQ = PEq = PIS > BP = PM = PI = PIS = PFE = PFS = PA 2) la totalité de la phase de régénération (c) est effectuée non pas par mise sous vide, mais par élution à contre-courant, avec une fraction gazeuse substantiellement appauvrie en constituant préférentiellement adsorbé (azote), ou notablement enrichie en constituant non préférentiellement adsorbé (oxygène).A cette fin, on effectue la totalité de la phase de régénération (c) en maintenant la pression dans ladite zone à une valeur égale à la pression atmosphérique PA. La phase de régénération (c) correspond en totalité à une étape d'élution, pendant laquelle on introduit par la sortie de la zone d'adsorption 1, à contre-courant du sens d'adsorption, une fraction gazeuse d'élution, appauvrie en constituant préférentiellement adsorbe, et on soutire simultanément par l'entrée de cette même zone d'adsorption, toujours à contre-courant au sens d'adsorption, une fraction gazeuse enrichie en constituant préférentiellement adsorbé (azote). Pendant la totalité de l'étape ou phase d'élution (c), on maintient dans la zone d'adsorption 1 une pression d'élution constante, et égale à la pression atmosphérique PA.Par ailleurs, la basse pression BP choisie pour la phase de gonflage (a) est égale à la fois à la pression finale d'élution PFE, obtenue à la fin de l'étape ou phase d'élution (c), et à la pression initiale d'élution PIE, obtenue au début de cette même phase (c), 3) pendant étape de soutirage (d.2), on maintient dans la zone d'adsorption 1 une pression de soutirage PS au moins égale à la pression finale d'élution PFE, 4) pendant l'étape d'équilibrage (d.l), on augmente la pression dans la zone d'adsorption I depuis la pression finale d'élution PEE.jusqu'à la pression d'équilibrage PEq. Conformément au diagramme pression/temps de la figure 6, relatif au cycle Cl et à la zone d'adsorption 1, un autre cycle d'adsorption, conforme à l'invention, comporte les modifications suivantes par rapport au cycle expliqué par référence à la figure 5 1) la séquence des pressions est différente, et peut être illustrée selon HP > PEQ = P3q = PIS > PM = PI > BP = PIE = PFE = PFS = PA 2) la pression initiale d'élution PIE, égale à la pression finale d'élution PFE, et à la pression atmosphérique PA, est inférieure à la pression intermédiaire PI de la phase de détente (b). Corrélativement, la phase de régénération (c) est divisée en une étape de décompression (c.l), et une étape d'élution (c.2), ltétape de décompression précédant l'étape d'élution. Au cours de l'étape de décompression (c.l), on soutire de la zone d'adsorption 1, par son entrée, à contre-courant du sens d'adsorption, une fraction gazeuse enrichie en constituant préférentiellement adsorbé (azote), en abaissant ainsi la pression dans la zone depuis la pression intermédiaire PI, jusqu'à la pression initiale d'élution PIE. Par conséquent, au cours de cette étape de décompression (c.1), la sortie de la zone d'adsorption 1 demeure fermée. Avec un cycle d'adsorption conforme à la figure 6, on a obtenu un rendement d'extraction en oxygène de 37,4 , avec une pureté en oxygène (étape d.2) de 91,5 , lorsque la haute pression HP est égale à 4,5 bars absolus. Conformément au diagramme pression/temps de la figure 7, relatif au cycle Cl et à la zone d'adsorption i, un autre cycle d'adsorption, conforme à l'invention, comporte les modifications suivantes par rapport au cycle discuté à l'occasion des figures 1 et 2 1) la séquence des pressions est différente, et peut etre schématisée selon HP > PEQ > PM > PI = BP > PA = PEq = PIS = PFS > PFv 2) la pression i'équilibrage PEQ, obtenue à la fin de ltétape d'équilibrage (b.1) de la phase de détente (b), est supérieure à l'autre pression d'équilibrage PEq, obtenue à la fin de l'étape d'équilibrage (d.l) de la phase de relais (d) du même cycle d'ad- sorption, 3) l'étape de soutirage (d.2) est effectuée sous une pression de soutirage PS constante, et égale à la pression atmosphérique FA. Corrélativement, pendant l'étape de soutirage en détente (b.2) de l'une des deux zones d'adsorption, simultanée avec l'étape de soutirage (d.2) de l'autre des deux zones d'adsorption, la fraction gazeuse soutirée par la sortie de ladite zone d'adsorption, à cocourant du sens d'adsorption, est détendue à une pression constante, égale à la pression atmosphérique FA, avant d'être introduite, toujours à co-courant du sens d'adsorption, par l'entrée de ladite autre zone d'adsorption, 4) la pression moyenne PM, obtenue dans la zone 1 à la fin de l'étape de soutirage en détente (b.2), est supérieure à la pression intermédiaire PI, obtenue à la fin de la phase de détente (b).Corrélativement, d'une part la phase de détente (b) du cycle d'adsorption CI comprend une étape d'égalisation de pressions (b.3), subsé quente à l'étape de soutirage en détente (b.2), et d'autre part la phase de relais (d) du même cycle&num;lémentaire Ci comprend une autre étape d'égalisation de pressions (d.3), effectuée en complète simultanéité avec l'étape d'égalisation de pressions (b.3), et subséquente à l'étape de soutirage (d.2). Pendant les étapes simultanées (b.3) et (d.3), on soutire de l'une des deux zones d'adsorption, par exemple la zone 1, par sa sortie, à co-courant du sens d'ad- sorption, une fraction gazeuse, en abaissant la pression dans cette zone 1 depuis la pression moyenne FM jusqu'à la pression intermédiaire PI.La fraction gazeuse soutirée est introduite dans l'autre des deux zones d'adsorption, par exemple la zone 2, par son-entrée, à co-courant du sens d'adsorption, moyennant quoi on augmente la pression-dans ladite zone 2 depuis la pression finale de soutirage FFS, jusqu'à la basse pression BP égale à la pression intermédiaire PI. Par conséquent, pendant ces deux étapes simultanées (b.3) et (d.3), l'entrée de la zone 1 et la sortie de la zone 2 sont fermées, tandis que la sortie de la zone 1 et l'entrée de la zone 2 sont ouvertes, et communiquent l'une avec l'autre, 5) la phase de régénération (c) comprend une étape de décompression (c.1), identique à celle décrite à propos de la figure 6. Conformément à la figure 8, relative au cycle Cl et à la zone d'adsorption 1, un autre cycle d'adsorption, conforme à l'invention, se distingue de celui décrit par référence à la figure 7, par les points suivants 1) la séquence des pressions mises en oeuvre peut être illustrée selon HP > PEQ > FN = PI > BF = PEq = PIS = PFS = FA > PFV 2) la pression intermédiaire PI, obtenue à la fin de la phase de détente (b), est supérieure à la pression atmosphérique FA. Corrélativement, la phase de régénération (c) comprend une étape de mise à l'air (c.l), précédant l'étape de mise sous vide (c.2), pendant laquelle on soutire par l'entrée de la zone d'adsorption 1, à contre-courant du sens d'adsorption, une fraction gazeuse enrichie en constituant préférentieliemerrt adsorbé (azote), en abaissant la pression dans ladite zone depuis la pression intermédiaire PI jusqu'à la pression atmosphérique FA, 3) la pression moyenne FN de 1' étape de soutirage en détente (b.2) est égale à la pression intermédiaire PI de la phase de détente (b), moyennant quoi ce cycle d'adsorption ne comporte aucune étape d'égalisation de pressions, telle que les étapes (b.3) et (d.3) rencontrées précédemment. A titre d'exemple, avec un cycle élémentaire d'adsorption conforme aux figures 7 et 8, on a obtenu les résultats exprimés respectivement dans les tableaux III et IV ci-dessous Conformément à la figure 9, on a représenté une installation de fractionnement par adsorption d'un mélange gazeux (air épuré au préalable en eau et gaz carbonique), comprenant un premier couple d'adsorbeurs let 2, identiques aux zones d'adsorption 1 et 2 rencontrées précédemment, et un deuxième couple d'adsorbeurs 1' et 2', identique au premier couple, et travaillant en parallèle avec ce dernier. Chaque adsorbeur appartenant à un couple donné, par exemple au couple 1/2, comprend une même masse adsorbante, adsorbant préférentiellement au moins un constituant (azote) du mélange gazeux traité.L'entrée de l'un quelconque adsorbeur, par exemple celle de l'adsorbeur 1, est reliée premièrement à une canalisation 10 d'alimentation en mélange gazeux par l'intermédiaire d'une vanne 11 ( 12, Il', 121), deuxièmement à la sortie de l'autre adsorbeur 2 par l'intermédiaire de la vanne de-détente 42 (41, 42', 41'), et troisièmement à une canalisation 20 d'évacuation d'une fraction gazeuse enrichie en constituant préférentiellement adsorbé (air surazoté), par l'intermédiaire d'une vanne 51 (52, 51', 52'). Cette canalisation 20 est elle-même reliée à un appareillage de mise sous vide, représenté schématiquement en 70. La sortie de ltun quelconque adsorbeur, par exemple de l'adsorbeur 1, est reliée premièrement à une canalisation d'évacuation 40 d'une fraction gazeuse appauvrie en constituant préférentiellement adsorbé (air suroxygé né), par l'intermédiaire d'une vanne 21 (22, 21', 22'), deuxième ment à l'entrée de l'autre adsorbeur 2, par l'intermédiaire d'une vanne 41 (42, 41', 42'), troisièmement à la sortie de l'autre adsorbeur 2 par ltintermédiaire d'une vanne 80 ( 80'). La canalisation 40 communique avec un réservoir de stockage 50 de la fraction gazeuse appauvrie en constituant adsorbé, à partir duquel, par une canalisation 60, on soutire la fraction gazeuse appauvrie produite. TABLEAU III - HP (bar absolu) 3 3 3 3 3 3 3 PFV (mu Hg) 350 350 350 300 200 200 200 Durée d'une phase élémentaire (secondes) 50 40 60 60 60 60 60 Débit d'air traité, eu m3/h (20 C, 1 ata), pandant la 20,6 31,4 19,65 21,31 23,5 22,8 22,8 phase (a) Débit O2 pur dans la production (étape d.2), en 23/h 2,047 3,263 2,0 2,445 2,885 2,935 2,985 (20 C, 1 ata) Teneur O2 de la production (étape d.2), en % volumique 93,4 91,7 89 91,6 95,1 94 89,5 Taux extraction O2, 47,5 49,7 51,3 55 58,8 61,6 62,6 en % - TABLEAU IV - Hp (bar absolu) 2,1 2,5 2,5 2,5 2,5 2,7 PFV (mm/Hg) 350 350 350 200 200 100 Durée d'une phase élémentaire (secondes) 40 40 40 60 60 60 Débit d'air traité, en m3/h 22,8 28,60 29,20 20,7 20,7 23,78 (20 C, 1 ata), pendant la phase (a) Débit O2 par dans la production 2,079 2,91 2,265 2,625 2,635 3,54 (étape d.2) en m3/h (20 C, 1 ata) Teneur O2 de la production (étape d.2), en % volumique 91,1 88,7 93,1 94,3 91 93,3 Taur d'extraction O2, 43,6 48,6 37,1 60,7 61,4 71,2 en % Chaque adsorbeur fonctionne selon le même cycle élémentaire d'adsorption, et plus précisément selon le cycle détaillé par référence aux figures 1 et 2.Conformément au diagramme pression/ temps de la figure 10, on constate que le cycle C2 de l'adsorbeur 2 du premier couple, les cycles C1' et C2' des adsorbeurs 1' et 2' du deuxième couple, sont déphasés par rapport au cycle Cl de l'adsorbeur 1 du premier couple, respectivement de deux phases élémentaires pour le cycle C2, d'une phase élémentaire pour le cycle C1', de trois phases élémentaires pour le cycle C2'. Au cours d'un cycle élémentaire, par exemple le cycle Ci, les différentes vannes sont ouvertes et fermées selon le cycle suivant - pendant la phase de gonflage (a), toutes les autres vannes étant fermées, la vanne 11 est ouverte, en assurant ainsi l'aug- mentation de la pression dans l'adsorbeur 1, de la pression BP jusqu'à la pression SP, - pendant l'étape d'équilibrage (b.1) de l'adsorbeur 1, et l'étape d'équilibrage (d.I) de I'adsorbeur2, la vanne 11 est fermée, tandis que la vanne 80 est ouverte, moyennant quoi on diminue la pression dans la zone 1 depuis la haute pression ES, jusqu'à la pression d'équilibrage PEQ, et on augmente la pression dans la zone 2 depuis la pression finale de vide PFV, jusqu'à l'autre pression d'équilibrage PEq, égale à la pression PEQ, - pendant l'étape de soutirage en détente (b.2) de l'adsorbeur 1, et l'étape de soutirage (d.2) de l'adsorbeur 2, la vanne 80 est fermée, tandis que les vannas 41 et 22 sont ouvertes, moyennant quoi, d'une part on diminue la pression dans l'adsorbeur 1 depuis la pression d'équilibrage PEQ'jusqu'à la pression intermédiaire PI, et on diminue la pression dans l'adsorbeur 2 de la pression initiale de soutirage PIS jusqu'à la pression finale de soutirage PFS, et d'autre part on récupère une fraction gazeuse appauvrie en constituant préférentiellement adsorbé par le conduit 40, dans le récipient 50, - pendant la phase de régénération (c), les vannes 41 et 22 sont fermées, tandis que la vanne 51 est ouverte, et la pompe à vide 70 est en fonctionnement, ce qui permet de diminuer la pression dans l'adsorbeur 1, depuis la pression intermédiaire PI, égale à la pression atmosphérique FA, jusqu'à la pression finale de vide PFV, - pendant l'étape d'équilibrage (d.l) de l'adsorbeur 1, et l'étape d'équilibrage (b.l) de l'adsorbeur 2, on ferme la vanne 51, et on ouvre à nouveau la vanne 80, moyennant quoi on augmente la pression dans l'adsorbeur I depuis la pression finale de vide PFV jusqu'à l'autre pression d'équilibrage PEq, et on diminue la pression dans l'adsorbeur 2 depuis la haute pression HP jusqu'à la pression d'équilibrage PEQ, - pendant l'étape de soutirage (d.2) de l'adsorbeur 1 et l'étape de soutirage en détente (b.2) de I'adsorbeur2, on ferme la vanne 80, tandis qu'on ouvre les vannes 42 et 21, moyennant quoi on abaisse la pression dans l'adsorbeur 1 depuis la pression initiale de soutirage PIS jusqu'à la pression finale de soutirage PFS, et on diminue la pression dans l'adsorbeur 2 depuis la pression d'équilibrage PEQ jusqu a la pression intermédiaire PI. Corrélativement, on récupère dans le conduit 40 et le -récipient 50 une fraction gazeuse appauvrie en constituant préférentiellement adsorbé. Bien entendu, l'installation représentée -à la figure 9, est susceptible de fonctionner selon les autres cycles élémentaires d'adsorption détaillés par référence aux figures 5 à 8. Les principes de l'invention peuvent être généralisés au cas de q zones d'adsorption ou adsorbeurs identiques, comprenant chacun. une même masse adsorbante adsorbant préférentiellement au moins un sonstituant du mélange gazeux traité, q étant supérieur ou égal à 2. Dans ce cas, le procédé de fractionnement par adsorption comprend q cycles élémentaires d'adsorption, mettant en oeuvre respectivement et distinctement lesdites q zones d'adsorption, identiques les uns aux autres, et travaillant simultanément en coopération les uns avec les autres. te procédé de fractionnement se caractérise alors par les modalités suivantes 1) n phases de gonflage (a) de n zones d'adsorption correspon dantes et respectives, choisies parmi les q zones d'adsorption, sont effectuées en complète simultanéité, n étant supérieur ou égal à 1;; pendant ces n phases de gonflage (a) simultanées, les n zones d'adsorption sont connectées entre elles en série, ans un sens d'adsorption, l'entrée (selon le sens d'adsorption) de la première zone d'adsorption (selon le sens d'adsorption) étant ouverte, tandis que la sortie (selon le sens d'adsorption) de la dernière zone d'adsorption (selon le sens d'adsorption) est fermée, 2) les n phases de détente (b) des mêmes n zones d'adsorption correspondantes et respectives, sont effectuées en complète simXl- tanéité, lesdites n zones d'adsorption étant toujours connectées entre elles en série, selon ledit sens d'adsorption, et l'entrée de la première zone d'adsorption étant alors fermée, tandis que la sortie de la dernière zone d'adsorption est ouverte ;; n' phases de relais (d) de n' zones d'adsorption correspondantes et respectives, choisies parmi les (q - n) zones d'adsorption, sont effectuées en complète simultanéité les unes avec les autres, et en complète simultanéité avec lesdites n phases de détente (b), n' étant supérieur ou égal à 1 ; pendant les n' phases de relais (d) simultanées, les n' zones d'adsorption sont connectées entre elles en série, selon ledit sens d'adsorption ; la sortie de la dernière zone d'adsorption des n zones d'adsorption est connectée avec la sortie de la dernière zone d'adsorption des n' zones d'adsorption, pendant les n étapes simultanées d'équilibrage (b.1) et les n' étapes si multanées d'équilibrage (d.1), tandis que l'entrée de la première zone d'adsorption des n' zones d'adsorption est fermée ; la sortie de la dernière zone d'adsorption des n zones d'adsorption est connectée avec I'entrée de la première zone d'adsorptio-n des n' zones d'adsorption, pendant les n étapes simultanées de soutirage en détente (b.2), et les n' étapes simultanées de soutirage (d.2), tandis que la sortie de la dernière zone d'adsorption des n' zones d'adsorption est ouverte, 3) p phases de régénération (c) de p zones d'adsorption correspondantes et respectives sont effectuées en complète simultanéité, p étant supérieur ou égal à 1 ; pendant ces p phases de régénération (c) simultanées, les p zones d'adsorption sont connectées entre elles en série, selon ledit sens d'adsorption, l'entrée de la première zone d'adsorption étant ouverte ; les premières zones d'adsorption (selon le sens d'adsorption) des p zones d'adsorption régénérées sont choisies parmi les premières zones d'adsorption (selon le sens d'adsorption) des (n + n') zones d'adsorption non- nectées auparavant en série selon ledit sens d'adsorption, pendant les n étapes précédentes simultanées de soutirage en détente (b.2) et les n' étapes précédentes simultanées de soutirage (d.2), 4) n nouvelles t hases de gonflage (a) de n nouvelles zones d'adsorption correspondantes et respectives sont effectuées en complète simultanéité, dans les mêmes conditions qu'au paragraphe 1) ci-dessus ; les dernières zones d'adsorption (selon le sens d'adsorption), non régénérées conformément au paragraphe 3) ci-dessus, connectées auparavant en série selon ledit sens d'adsorption, pendant les n étapes précédentes simultanées de soutirage en détente (b.2) et les nt étapes précédentes simultanées de soutirage (d.2), sont les premières zones d'adsorption (selon le sens d'adsorption) des n nouvelles zones d'adsorption, 5) n nouvelles phases dé détente (b) des mêmes n nouvelles zones d'adsorption correspondantes et respectives sont effectuées en complète simultanéité, et n' nouvelles phases de relais (d) de n' nouvelles zones d'adsorption correspondantes et respectives, sont effectuées en complète simultanéité les unes avec les autres, et en complète simultanéité avec lesdites n nouvelles phases de détente (b), et ceci dans les mêmes conditions qu'au paragraphe 2) cidessus ; pendant les nouvelles n étapes simultanées de soutirage en détente (b.2), et les nouvelles n' étapes simultanées de soutirage (d.2), les p zones d'adsorption, régénérées conformément au paragraphe~3) ci-dessus, sont les dernières zones d'adsorption (selon le sens d'adsorption) des n' nouvelles zones d'adsorption accomplissant l'étape de soutirage (d.2), 6) p nouvelles phases de détente (c) de p nouvelles zones d'adsorption correspondantes et respectives sont effectuées en complète simultanéité, dans les mêmes conditions qutau paragraphe 3) ci-dessus, 7) et ainsi de suite, par permutation circulaire-des q zones d t adsorption. Conformément aux figures Il et 12, on a représenté un autre cycle élémentaire d1adsorttion, conforme à la présente Inven- tion, pour lequel q est égal à 2, n est égal à 1, n' est égal à 1, et p est égal à 2. Ce cycle diffère du cycle représenté par référence aux figures 1 et 2, essentiellement par les points suivants 1) la séquence des pressions est différente, et pelt être schématisée selon HP > PEQ = PEq = PIS > FA = PI = PF5 > BP = PFV 2) ce cycle comporte six phases élémentaires. Les étapes (e.l) et (e.2) correspondent respectivement à l'étape d'équilibrage (d.l) et à l'étape de soutirage (d.2) de la phase de relais (d) du cycle représenté aux figures 1 et 2. Par rapport à ce dernier, le cycle comporte deux phases supplémentaires (d) et (f), succédant restec- tivement à la phase de régénération (c) et à la phase de relais (e).La phase (d) est une étape de remontée partielle de pression, pendant laquelle on introduit dans l'une des deux zones d'adsorption, par sa sortie, à contre-courant du sens d'adsorption, une fraction gazeuse appauvrie en constituant préférentiellement adsorbé (prélevée par exemple sur la production), en augmentant la pression dans ladite zone depuis la pression finale de vide PFV jusqu' à une pression supérieure ; corrélativement au cours de l'étape subséquente (e.l) d'équilibrage, on augmente la pression dans la meme zone depuis ladite pression supérieure à la pression finale de vide PFV, jusqu ladite autre pression d'équilibrage PEq.-La phase (f) correspond à une phase de régénération, similaire à la phase (c), pendant laquelle on soutire par la sortie de l'une des deux zones d'adsorption, à contre-courant du sens d'adsorttion, au moyen d'une pompe à vide, au moins une fraction gazeuse enrichie en constituant préférentiellement adsorbé, 3) pendant la phase de gonflage (a) on augmente la pression dans chaque-zone d'adsorption depuis une basse pression BP égale à la pression finale de vide PFV, et non depuis la pression atmosffé- rique FA, jusqu'à la haute pression, 4) la phase de régénération (c) de l'une des deux zones, et la phase de régénération (f) de autre des deux zones sont effectuées de façon simultanée.~ - REvENDICATI0N 1.- Procédé de fractionnement par adsorption d'un melange gazeux, selon le brevet français 1.225.261, mettant en oeuvre au moins deux zones d'adsorption, comprenant chacune au moins une mas- se adsorbante adsorbant préférentiellement au moins un constituant du mélange gazeux, ledit procédé comprenant au moins deux cycles élémentaires d'adsorption, mettant en oeuvre respectivement l'une et l'autre des deux zones d'adsorption, identiques l'un à 11 autre, et travaillant simultanément et en coopération l'un avec l'autre, ledit procédé se caractérisant par la sélection du cycle élemen- taire suivant, comprenant a) une phase de gonflage, ou de montée en pression, pendant laquelle on introduit le mélange gazeux dans l'une des deux zones d'adsorption, dans un sens d'adsorption, en augmentant la pression dans ladite zone depuis une pression initiale, ou basse pression, jusqu'à une pression finale, ou haute pression, b) une phase de détente, pendant laquelle on abaisse-lapres- sion dans ladite zone depuis ladite haute pression jusqu'à une pression intermédiaire au moins égale à la basse pression, compre nant t.1) premièrement, une étape d'équilibrage pendant laquelle on sou tire de ladite zone d'adsorption une fraction gazeuse appauvrie en au moins ledit constituant, à co-courant du sens d'adsorption, en abaissant la pression dans ladite zone dSadsorption depuis la haute pression jusqutà une pression d'équilibrage, b.2) deuxièmement, une étape de soutirage en détente pendant la quelle on soutire de ladite zone d'adsorption une autre fraction gazeuse, à co-courant du sens d'adsorption, en abaissant la pression dans ladite zone, depuis la pression d'équilibrage jusqu'a une pression moyenne au moine égale à la pression in termédiaire, c) une phase derégénératio pendant laquelle on soutire de ladite zone d'adsorption au moins une fraction gazeuse enrichie en au moins ledit constituant, en maintenant la pression dans ladite zone à une valeur au plus égale à la pression intermédiaire, d) une phase de relais comprenant d.l) premièrement, une étape d'équilibrage, effectuée de façon si multanée avec ladite étape d'équilibrage (b.l) de l'autre des deux zones d'adsorption,- pendant laquelle on introduit darus la dite zone d'adsorption ladite fraction gazeuse appauvrie, sou tirée, à co-courant du sens d'adsorption, de ladite autre zone d'adsorption, en augmentant la pression dans ladite zone depuis une pression au moins égale à la pression finale de la phase de régénération, jusqu'à une autre pression d'équilibrage, d.2) deuxièmement, une étape de soutirage, effectuée de façon si multanée avec ladite étape de soutirage en détente (b.2) de la dite autre zone d'adsorption, pendant laquelle on introduit dans ladite zone d'adsorption, à co-courant du sens d'adsorp tion, ladite autre fraction gazeuse, soutirée, à co-courant du sens d'adsorption, de ladite autre zone dladsorption, et pendant laquelle, on soutire simultanément de ladite zone d'adsorption, à co-courant du sens d'adsorption, une fraction gazeuse appau vrie en au moins ledit constituant, en maintenant la pression de soutirage dans ladite zone, à une valeur au plus égale à la dite autre pression d'équilibrage, ledit cycle élémentaire se caractérisant en ce que, pendant l'étape d'équilibrage (d.l) de la phase de relais (d) de llune des deux zones d'adsorption, et pendant l'étape simultanée d'équilibrage (b.l de la phase de détente (b) de l'autre des deux zones l'on effectue la phase de régénération (c) selon l'un des modes opératoires suivants 1) d'une part on effectue la totalité de la phase de régénération (c) en maintenant la pression dans ladite zone à une valeur au moins égale a la pression atmosphérique, et ladite phase de régénération (c) comprend une étape d'élution pendant laquelle on introduit dans ladite zone d'adsorption, à contre-courant du sens d'adsorption, une fraction gazeuse dtélution, appauvrie en au moins ledit constituant, et on soutire simultanément de ladite zone d'adsorption, a contre-courant du sens d'adsorption, au moins une fraction gazeuse enrichie en au moins ledit constituant, en maintenant, pendant la totalité de ladite étape, une pression d'élution dans ladite zone, au moins égale à la pression atmosphérique ; et d'au tre part la basse pression choisie pour la phase de gonflage (a) est au moins égale a la pression finale dtélution, obtenue à la fin de l'étape d'élution. 2) la pnase de régénération (c) comprend une étape de mise grossier sous vide, pendant laquelle on soutire de ladite zone d'adsorption, à contre-courant du sens dtadsorptior, au moins une fraction gazeuse enrichie en au moins ledit constituant, en abaissant la pression dans ladite zone depuis la pression atmosphérique jusqu'a une pression finale de vide, au moins égale à 100 mm de mercure. 2.- Yrocédé selon-la revendication 1, caractérisé en ce que l'on effectue la phase de régénération (c) selon le mode opératoire 1). 3.- Yrocédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que lton eftectue la phase de régénération (c) selon le mode opOra- toire 2). 4.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la pression initiale dtélution, obtenue au début de l'étape d'élu tion, est inférieure a la pression intermédiaire de la phase de détente (b). 5.- procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que la phase de régénération comprend une étape de décompression, précédant l'étape d'élution, pendant laquelle on soutire de la zone d'adsorption, a contre-courant du sens d'adsorption, au moins une fraction gazeuse enrichie en au moins ledit constituant, en abaissant la pression dans ladite zone depuis la pression intermédiaire jusqu'à la pression initiale d'élution. 6.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, pendant l'étape de soutirage (d.2), on maintient constante la pression de soutirage dans ladite zone d'a 7.- Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que ladite pression d'équilibrage de l'étape d'équilibrage (b.1) de la phase de détente (b) est supérieure à ladite autre pression d'équilibrage de l'étape d'équilibrage (d.1) de la phase de relais (d). 8.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que la pression intermédiaire de la phase de détente (b) est supérieure à la pression atmosphérique. 9.- Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que la phase de régénération (c) comprend une étape de mise à l'air, précédant l'étape de mise sous vide, pendant laquelle on soutire de la zone d'adsorption, à contre-courant du sens d'adsorption, une fraction gazeuse enrichie en au moins ledit constituant, en abaissant la pression dans ladite zone depuis la pression intermédiaire jusqu'à la pression atmosphérique. 10.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la pression moyenne de l'étape de soutirage en détente (b.2) est supérieure à la pression intermédiaire de la phase de détente (b). 11.- Procédé selon la revendication 10, caratérisé en ce que d'une part la phase de détente (b) comprend une étape (b.3) d'égalisation de pressions, subséquente à l'étape de soutirage en détente (b.2), pendant laquelle on abaisse la pression dans ladite zone dtadsorption depuis la pression moyenne jusqu'à la pression intermédiaire, et d'autre part la phase de relais (d) comprend une autre étape (d.3) d'égalisation de pressions, effectuée en complète simultanéité avec l'étape (b.3) d'égalisation de pressions de I'autre des deux zones d'adsorptlon, subséquente à l'étape de soutirage (d.2), pendant laquelle on augmente la pression dans ladite zone d'adsorption depuis la pression finale de soutirage jusqu'à la basse pression, en introduisant dans ladite zone, à co-courant du sens d'adsorption, une fraction gazeuse soutirée, à co-courant du sens d'adsorption, de ladite autre zone d'adsorption. 12.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'au cours de l'étape d'équilibrage (d.l) de la phase de relais (d) de ladite zone d'adsorption, on augmente la pression dans cette dernière depuis une pression supérieure à la pression finale de la phase de régénération, jusqu'à ladite autre pression d'équilibrage. 13.- Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que la phase de relais (d) de ladite zone d'adsorption comprend une pression étape de remontée partielle précédant ladite étape d'équilibrage (d.l), pendant laquelle on introduit dans ladite zone d'adsorption à contre-courant-du sens d'adsorption, une fraction gazeuse appauvrie en au moins ledit constituant préférentiellement adsorbé, en augmentant la pression dans ladite zone depuis la pression finale de la phase de régénération (c) jusqu'à une pression supérieure à ladite pression finale. 14.- Procédé selon la revendication t, mettant en oeuvre q zones dladsorption identiques, comprenant chacune une même masse adsorbante adsorbant préférentiellement au moins un constituant du mélange gazeux traité, q étant supérieur ou égal à 2, ledit procédé comprenant q cycles élémentaires d'adsorptiony mettant en oeuvre respectivement et distinctement lesdites q zones d'adsorption, identiques les uns aux autres, et travaillant simultanément en coopération les uns avec les autres, ledit procédé étant caractérisé par les modalités suivantes 13 n phases de gonflage (a) de n zones d'adsorption correspondantes et respectives, choisies parmi les q zones d'adsorption, sont effectuées en complète simultanéité, n étant supérieur ou égal à 1 ; pendant ces n phases de gonflage (a) simultanées, les n zones d'adsorption sont connectées entre elles en série, dans un sens d'adsorption, l'entrée (selon le sens 2) les n phases de détente (b) des mêmes n zones d'adsorption correspondantes et respectives, sont effectuées en complète simul tanéité, lesdites n zones d'adsorption étant toujours connectées entre elles en série, selon ledit sens d'adsorption, et l'entrée de la première zone n' phases de relais (d) de n' zones d'adsorption correspondantes et respectives, choisies parmi les (q - n) zones d1adsorption, sont effectuées en complète simultanéité les unes avec les autres, et en complète simultanéité avec lesdites n phases de détente (b), nr étant supérieur ou égal à 1 ; pendant les n' phases de relais (d) simultanées, les n' zones d'adsorption sont connectées entre elles en série, selon ledit sens d'adsorption ; la sortie de la dernière zone d'adsorption des n zones d'adsorption est connectée avec la sortie de la dernière zone d'adsorption des n2 zones d'adsorptiony pendant les n étapes simultanées d'équilibrage (b.I) et les n' étapes si multanées (d.l), tandis que l'entrée de la première zone d'adsorption des n' zones d'adsorption est fermée ; la sortie de la dernière zone d'adsorption des n zones d'adsorption est connectée avec ltentrée de la première zone d'adsorption des n' zones d'adsorption, pendant les n étapes simultanées de soutirage en détente (b.2), et les n' étapes simultanées de soutirage (d.2), tandis que la sortie de la dernière zone d'adsorption des n' zones d'adsorption est ouverte, D) p phases de régénération (c) de p zones d'adsorption correspondantes et respectives sont effectuées en complète simultanéité, p étant supérieur ou égal à 1 ; pendant ces p phases de régénération (c) simultanées, les p zones d'adsorption sont connectées entre elles en série, selon ledit sens d'adsorption, entrée de la première zone d'adsorption étant ouverte ; les premières zones d'adsorption (selon le sens d'adsorption) des p zones d'adsorption régénérées sont choisies parmi les premières zones d'adsorption (selon le sens d'adsorption) des (n + n') zones d'adsorption connectées auparavant en série selon ledit sens d'adsorption, pendant les n étapes précédentes simultanées de soutirage en détente (b.2) et les n' étapes précédentes simultanées de soutirage (d.2), n n nouvelles phases de gonflage (a) de n nouvelles zones d'adsorption correspondantes et respectives sont effectuées en complète simultanéité, dans les mêmes conditions qu'au paragraphe 1) ci-dessus ; les dernières zones d'adsorption (selon le sens d'adsorption) non régénérées conformément au paragraphe D) cidessus, connectées auparavant en série selon ledit sens d'-adsorption, pendant les n étapes précédentes simultanées de soutirage en détente (b.2) et les n' étapes précédentes simultanées de soutirage (d.2), sont les premières zones d'adsorption (selon le-sens d'adsorption) des n nouvelles zones d'adsorption, 5) n nouvelles phases de détente (b) des mêmes n nouvelles zones d'adsorptlon correspondantes et respectives sont effectuées en complète simultanéité, et n' nouvelles phases de relais (d) de n' nouvelles zones dtadsorption correspondantes et respectives, sont effectuées en complète simultanéité les unes avec les autres, et en complète simultanéité avec lesdites n nouvelles phases de détente (b), et ceci dans les mêmes conditions qu'au paragraphe 2) ci-dessus ; pendant les nouvelles n étapes simultanées de soutirage en détente (b.2), et les nouvelles n' étapes simultanées de soutirage (d,2), les p zones d'adsorption, régénérées conformément au paragraphe )) ci-dessus, sont les dernières zones d'adsorption (selon le sens d'adsorption) des n' nouvelles zones d'adsorption accomplissant l'étape de soutirage (d.2), 6) p nouvelles phases de détente (c) de p nouvelles zones dtadsorption correspondantes et respectives sont effectuées en complète simultanéité dans les mêmes conditions qu'au paragraphe 3) ci-dessus, 7) et ainsi de suite, par permutation circulaire des q zones d'adsorption. 15.- Installation de fractionnement par adsorption d'un mélange gazeux, comprenant au moins un adsorbeur comprenant au moins une masse adsorbante adsorbant préférentiellement au moins un constituant du mélange gazeux, caractérisée en ce que ladite installation comprend au moins deux adsorbeurs identiques, comprenant une même masse adsorbante, et l'un quelconque de ces deux adsorbeurs comprend d'une part une entrée reliée premièrement à un moyen d'alimentation en mélange gazeux, deuxièmement à la sortie de I'autre adsorbeur, troisièmement à un moyen d'évacuation d'une fraction gazeuse enrichie en au moins ledit constituant, et d'autre part une sortie reliée premièrement à un moyen d'évacuation d'une fraction gazeuse appauvrie en au moins ledit constituant, deuxièmement à l'entrée de l'autre adsorbeur, troisièmement à la sortie de l'autre adsorbeur.