La présente invention se rapporte d'une façon générale aux manches, poignées, queues et éléments de préhension analogues faisant partie d'outils, d'instruments, d'articles de sport ou d'autres objets équipés d'un tel manche ou analogue. Le maniement d'un outil ou instrument en particulier pendant un laps de temps assez long, entrasse pour la main ou les mains de l'utilisateur une fatigue qui résulte non seulement de la fatigue musculaire proprement dite, en particulier quand l'emploi de l'outil, de l'instrument ou encore de I1 autre objet exige l'application d'un effort angulaire s'exerçant autour de l'axe du manche ou de la poignée et qu'il faut produire en serrant plus ou moins fortement ce manche, mais encore de la fatigue résultant du contact de la peau avec le manche ou la poignée, qui s'accompagne souvent d'un certain frottement par rapport à celui-ci. On a cherché à réduire cette fatigue en "habillant" le manche ou la poignée des outils, instruments ou autres objets ou articles notamment par une gaine de cuir ou de matière plastique, qui d'une part fournit dans certains cas, au moment de la préhension, une certaine sensation de souplesse relative et qui, d'autre part, a pour effet de s'opposer au glissement de la peau de la main sur le manche ourla poignée, en réduisant ainsi le frottement et en conséquence l'effet de fatigue de la peau. Une solution de ce genre a été adoptée par exemple très largement pour de nombreux outils et aussi pour les articles de sport comme les raquettes de tennis et les clubs de golf par exemple. On a déjà proposé également, pour certaines applications, de profiler le manche ou la poignée de l'outil ou instrument en fonction de la forme des doigts. Il en résulte ainsi la présence de dépressions dans lesquelles les doigts de la main viennent se placer, ce qui d'une part facilite la préhension et d'autre part permet une meilleure résistance aux efforts exercés. Certains profilages de manches ou poignées tiennent compte en outre de la forme générale de la main, afin que ce manche ou cette poignée vienne se loger d'une façon mieux appropriée dans l'ensemble de la paume de la main. On a également proposé de conjuguer ces deux moyens, en particulier dans le cas d'élément servant- à la préhension et qui requièrent un effort dans le sens de l'axe de la partie de préhension entourée par la main, comme cela est le cas par exemple pour les volants de véhicules automobiles. Toutefois, les solutions ainsi-proposées ne résolvent que partiellement les problèmes de fatigue énoncés précédemment. Par ailleurs, dans le cas de profilages des manches, poignées et dlé- ments de préhension analogues, elles ne tiennent pas compte de la morphologie particulière de la main de la personne utilisant l'ou- til ou l'instrument, et ces profilages sont dans certains cas con çus pour des droitiers, de sorte que l'emploi de l'outil ou de l'instrument par un gaucher est rendu encore plus difficile. Le but de l'invention est d'apporter des perfectionnements aux solutions existantes et de créer un manche, une poignée ou un élément de préhension analogue pour outil, instrument ou autre objet ou article permettant une adaptation naturelle et parfaite de la forme de ce manche ou de cette poignée à la main qui le tient. L'invention est matérialisée en conséquence dans un man che, une poignée ou un élément de préhension analogue pour outils, instruments ou autres objets ou articles, caractérisé en ce qu'il comprend un noyau rigide entouré sur certaines parties au moins de sa périphérie par une enveloppe-ou gaine souple ménageant avec la surface de ce noyau rigide un espace dans lequel sont logées de petites billes dures réparties sur plusieurs couches ou épaisseurs, de telle sorte qu'il se produise, lorsque la main enserre ou tient ce manche ou cette poignée, une adaptation naturelle du contour de celle-ci à la morphologie de la main par la déformation de la gaine ou enveloppe souple et par le déplacement relatif des billes. Le noyau du manche, de la poignée ou de l'élément de préhension peut être en toute matière désirée, par exemple en bois, en métal, en matière plastique, etc... Ce noyau peut entre plein ou creux, pour autant qu'il présente le caractère de rigidité requise, afin que les efforts exercés par la main soient transmis à l'outil, à l'instrument ou à l'autre objet ou article auquel le manche est adapté. Bien que ce noyau puisse avoir une section droite 8ircu- laire ou à contour curviligne, en particulier quand l'outil, l'instrument ou l'autre objet doit être manoeuvré en exerçant sur lui un effort orienté selon son axe, on donne de préférence au noyau une forme polygonale chaque fois que l'outil ou l'instrument peut, lors de son utilisation, transmettre à la main des forces de réaction s'exerçant autour de cet axe. L'enveloppe ou la gaine souple prévue autour du noyau peut être elle-même en de nombreuses matières, mais une réalisation en une matière plastique appropriée, notamment "aérée", d'un contact agréable à la main et ne provoquant pas de sudation lors de son maintien pendant un laps de temps notable, convient de façon préférentielle. Cette enveloppe ou gaine peut être constituée par des bandes séparées rapportées sur le noyau selon des génératrices de celui-ci ou sur les faces d'un noyau de section droite polygonale, en ménageant chaque fois un espace ou logement de réception des billes, ou bien elle peut être formée par une gaine continue entourant complètement ce noyau et ménageant avec la surface de celui-ci soit des espaces séparés et écartés de réception des billes, soit des espaces adjacents, soit encore un espace continu s'étendant tout autour du noyau. Les billes logées dans cet espace ou dans ces espaces peuvent être en tout matériau dur, capable de résister à l'abrasion qui pourrait se produire par suite de leur contact et de leur mouvement relatif répété sous l'effet de l'effort de serrage exercé par la main, mais elles sont judicieusement en matière plastique dure. Des billes de forme sphérique semblent préférables, étant donné qu'elles peuvent alors subir un mouvement relatif aisé lors de la préhension du manche ou de la poignée et qu'il en résulte ainsi une meilleure adaptation de celui-ci à la morphologie de la main, mais des formes s'écartant de cette forme sphérique sont possibles, pour autant que les billes remplissant les espaces précités puissent subir le déplacement relatif nécessaire b l'adaptation du manche à la forme de la main. L'agencement est réalisé de préférence de telle sorte que la hauteur de l'espace ménagé entre la surface du noyau et la gaine ou enveloppe souple représente de trois à dix fois environ le diamètre des billes, une hauteur représentant de quatre à six ou sept fois ce diamètre semblant en fait préférable. Une telle relation semble judicieuse pour permettre la déformabilité requise de la partie périphérique du manche ou de la poignée. Le diamètre des billes est compris avantageusement entre 0,3 et 2 mm environ par exemple, selon la nature ou le type de l'outil, de l'instrument ou de l'autre objet muni d'un tel élément de préhension. On conçoit que l'invention est applicable à de nombreux objets ou articles différents et elle s'étend aux objets ou arti cles équipés d'un manche, d'une poignée ou d'une partie de préhension agencée de la façon décrite ci-dessus. La description qui va suivre, faite en regard des des- sins annexés, donnés à titre non limitatif, permettra de mieux comprendre l'invention. La Fig. 1 est une vue en perspective d'un manche de raquette de tennis correspondant à un mode de réalisation de l'invention. La Fig. 2 est une vue en coupe transversale à plus grande échelle de ce mode de réalisation. La Fig. 3 est une vue analogue à la Fig. 1, correspondant à une variante. La Fig. 4 en est une vue en coupe transversale, à plus grande échelle. La Fig. 5 est une vue analogue à la Figt 1, montrant une autre variante encore. La Fig. 6 est une vue en coupe transversale correspondante, à plus grande échelle. La Fig. 7 montre un-manche d'outil ou d'instrument tenu par la main d'un utilisateur et met en évidence la déformabilité obtenue suivant l'invention. La Fig. 8 est une vue en coupe longitudinale partielle montrant ce manche au repos. La Fig. 9 est une vue analogue à la Fig. 8, mais montrant la déformation obtenue quand l'utilisateur tient ce manche. Si l'on se reporte aux Fig. 1 et 2, on voit qu'on a désigné d'une façon générale par la référence i le manche d'une raquette de tennis dont le cadre, garni du cordage, est indiqué en 2. Le manche 1 a uné section droite de base octogonale. Il comprend un noyau 3, par exemple en bois, qui est entouré par une gaine souple 4, par exemple en matière plastique. Cette gaine est profilée, comme visible en particulier sur la Fig. 2, de façon à s'appliquer contre le noyau 3 du manche de la raquette dans les parties voisines des sommets due l'hexagone, tout en présentant dans la partie centrale des faces du noyau des zones renflées 5 ménageant avec la surface du noyau 3 un espace dans lequel sont chaque fois logées de petites billes 6, par exemple en matière plastique dure.Bien quril s'agisse sur la Fig. 2 d'une représentation schématique, on comprend que les billes 6 ont, par rapport à la hauteur de l'espace ménagé chaque fois par la partie en re lief 5 de la gaine 4, un diamètre compris approximativement entre le 1/4 et le 1/7 de la hauteur de chaque espace. Les billes remplissent les logements ainsi ménagés, pour donner aux parties en relief de la gaine le contour visible sur la Fig. 2, mais en conservant toutefois une possibilité de mouvement relatif. Ainsi, on comprend que lorsque l'utilisateur tient le manche de la raquette dans sa main, il va en résulter,aux endroits où il exerce avec les doigts ou avec la paume de la main une pression sur les parties en relief des faces du manche de la raquette, une déformation desdites parties, ce qui va permettre une meilleure préhension. Sur les Fig. 3 et 4, on a également désigné par les références 1 et 2, d'une part le manche de la raquette et d'autre part le cadre de celle-ci. Dans ce cas encore, ce manche comporte un noyau 7 de section droite octogonale, par exemple en bois, qui est entouré par une gaine ou enveloppe souple 8, par exemple en matière plastique. Toutefois, dans le cas présent, l'enveloppe 8 ne vient en contact avec le noyau 7 qu'aux sommets 9 de sa section octogonale et ménage avec ce noyau des espaces ou logements s'étendant sensiblement sur toute la longueur du manche et sur toute la largeur des faces- du noyau 7. Ici encore, de petites billes dures 10, par exemple en matière plastique, sont logées dans les espaces ainsi ménagés, le diamètre de ces billes étant cette fois encore compris par exemple entre le 1/4 et le 1/7 de la hauteur de chacun desdits espaces. Les billes remplissant les espaces mentionnés en conservant toutefois une faculté de déplacement relatif, il en résulte ici encore une déformation de la partie gainante du manche sous l'effet de la pression exercée par la main et une adaptation naturelle de la forme du manche à la morphologie de la main. Dans le cas de la variante représentée sur les Fig. 5 et 6, le manche 1 de la raquette comporte à nouveau un noyau 11 de section droite octogonale, par exemple en bois, mais ce noyau est entouré dans le cas présent d'une gaine ou enveloppe 12 qui, en aucun endroit de sa périphérie, ne se trouve, au repos, en contact avec ce noyau 11. La gaine 12 ménage ainsi tout autour du noyau 11 un espace qui est rempli par de-petites billes dures 13, comme dans les modes de réalisation précédents. On comprend, dans ce cas, que la gaine 12 prend naturellement une forme en section droite circulaire au repos. Sous l'effet de la pression des doigts ou de la paume de la main, elle se déforme par suite du déplacement relatif des billes 13, en permettant l'adaptation naturelle de la forme du manche à la morphologie de la main. Dans ce cas, bien qu'il puisse se produire un déplacement des billes d'une face à l'autre du noyau ii, en franchissant un sommet de ce noyau, ce déplacement est très faible, et en fait ce sont les "coussins" de billes ainsi ménagés au niveau de chaque face qui se déforment au degré le plus prononcé, du fait en particulier que l'épaisseur de billes qui se trouve à cet endroit est plus grande. On se reportera maintenant aux Fig. 7, 8 et 9. On a représenté sur ces Figures un manche d'outil, d'instrument ou d'autre objet ou article désigné par la référence 14, qui comprend un noyau rigide 15 entouré par une gaine ou enveloppe 16 avec interposition de petites billes dures 17, avec les mêmes relations que précédemment entre le diamètre des billes et l'épaisseur de l'espace qui leur sert de logement. Le noyau 15 peut avoir une section droite polygonale ou autre, et l'espace occupé paroles billes 17 peut être ménagé tout autour de ce noyau, comme dans le cas des Fig. 5 et 6, ou bien peut entre discontinu sur le pourtour du noyau, comme dans les Fig. I à 4. On a montré sur la Fig. 7 la main d'un utilisateur tenant le manche 14, et on a indiqué en pointillé la déformation de la partie gainante de ce manche sous l'effet de la pression exercée par les doigts et par la paume de la main, déformation qui a été representée également en coupe longitudinale sur la Fig. 9. On voit parfaitement, à l'examen de cette Figure, qu'il se produit sous I'effet de cette pression un refoulement latéral des petites billes dures qui, comme indiqué précédemment, remplissent l'espace ménagé entre le noyau 15 et la gaine 16. On voit également sur la Fig. 9 que la déformation ntest pas suffisamment prononcée, avec le mode de réalisation considéré, pour que l'enveloppe 16 viennecomplètement en contact avec le noyau 15, ce qui évite ainsi une fatigue pour l'utilisateur. Comme cela a déjà été indiqué, l'invention est applicable à de nombreux types de manches, poignées, queues et autres éléments ou parties de préhension appartenant à des outils, instruments, objets ou articles, chaque fois que l'utilisateur doit, pour utiliser, manoeuvrer ou actionner cet outil, instrument, ob jet ou article, tenir ce manche ou cette partie de préhension. Des modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation décrits, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Manche, poignée ou élément de préhension analogue pour outils instruments ou autres objets -ou articles, caractérisé en ce qu'il comprend un noyau rigide (3, 7, 11, 15) entouré sur certaines parties au moins de sa périphérie par une enveloppe ou gaine souple (4, 8, 12, 16) ménageant avec la surface de ce noyau rigide un espace dans lequel sont logées de petites billes dures (6, 10, 13, 17) réparties sur plusieurs couches ou paisseurs, de telle sorte qu'il se produisez lorsque la main enserre ou tient ce manche ou cette poignée, une adaptation naturelle du contour de celle-ci à la morphologie de la main, par la déformation de l'enveloppe ou due la gaine souple et par le déplacement relatif des billes. 2.- Manche, poignée ou élément de préhension analogue suivant a revendication is caractérisé en ce que le noyau (3, 7, 11, 15) est en bois, en métal, en matière plastique ou en un matériau dur et rigide analogue. 3.- Manche, poignée ou élément de préhension analogue suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le noyau (3, 7, ii, 15) a une section droite circulaire ou à contour curviligne ou bien une section droite polygonale. 4,- Manche, poignée ou élément de préhension analogue suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'enveloppe ou la gaine souple (4, 8, 12, 16) est en matière plastique, notamment en matière plastique aérée évitant la sudation lors de son contact avec la main. 5.- Manche, poignée ou élément de préhension analogue suivant l'une quelconque des revendications précédentes,- caractérisé en ce que l'enveloppe ou la gaine est constituée par des bandes séparées rapportées sur le noyau selon des génératrices de celui-ci ou sur les faces d'un noyau de section droite polygonale. 6.- Manche, poignée ou élément de préhension analogue suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'enveloppe ou la gaine est constituée par une gaine continue (4 8,-12) entourant complètement le noyau et ménageant avec celui-ci des espaces ou logements de réception des billes séparés les uns des autres ou un espace ou logement entourant le noyau de façon continue. 7.- Manche, poignée ou élément de préhension analogue suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les billes (6,- 10, 13, 17) sont en métal ou en matière plastique dure. 8.- Manche, poignée ou élément de préhension analogue suivant la revendication i ou 7, caractérisé en ce que les billes (6, 10, 13, 17) ont un diamètre représentant entre le 1/3 et le 1/10 environ, notamment entre le 1/4 et le 1/7 environ de la hauteur des espaces ménagés pour leur réception. 9.- Manche, poignée ou élément de préhension analogue suivant la revendication 8, caractérisé en ce que les billes (6, 10, 13, i7) ont un diamètre allant~de 0,3 à 2 mm environ. 10.- Outils, instruments ou autres objets ou articles, caractérisés en ce qu'ils sont munis d'un manche, d'une poignée ou d'un élément ou d'une partie de.préhension suivant l'une quelconque des revendications précédentes.