La présente invention concerne les procédés d'épurage biochimique des eaux industrielles usées contenant de 11 oxygène lié sous forme de combinaisons inorganiques de chrome ou de chlore hexavalent, ou de mélanges de ces combinaisons. Lesdites eaux industrielles usées, surtout celles qui sont produites dans les entreprises chimiques et de constructions mécaniques, sont toxiques et ne peuvent être évacuées vers les bassins d'eau sans être épurées. On connaît déjà un procédé d'épurage biochimique des eaux industrielles usées contenant de l'oxygène lié sous forme de combinaisons inorganiques de chrome hexavalent. Ce procédé consiste à mélanger lesdites eaux industrielles usées avec de l'eau d'usage courant contenant des matières organiques. te mélange d'eau obtenu est soumis à un épurage mécanique puis est dirigé vers une capacité non aérée ou s'opèrent simultanément la réduction biochimique, par la vase active, des combinaisons de chrome contenant de l'oxygène et l'oxydation biochimique des matières organiques. De cette capacité non aérée le mélange d'eau est amené, pour son épurage subséquent, à une cuve aérée, puis à un décanteur pour sa décantation. Dans le procédé connu, la réduction de chrome hexavalent en chrome trivalent s'opère dans une capacité non aérée, essentiellement au moyen de la vase active issue du décanteur disposé en aval de la cuve aérée. Parmi les inconvénients du procédé connu il faut citer la faible vitesse de réduction du chrome, le degré d'épurage relativement peu élevé, la faible concentration initiale de chrome dans le conduit d'évacuation (jusqu'à 50 mg/l) et la pollution de toute la vase active par les composés du chrome réduit. Le but de la présente invention est d'éliminer les inconvénients mentionnés ci-dessus. t'invention est destinée à intensifier le processus de réduction des combinaisons inorganiques de chrome ou de chlore hexavalent contenant de l'oxygène, ou des mélanoses de ces combinaisons, au cours de l'épurage biochimique des eaux industrielles usées contenant lesdites combinaisons. le procédé de l'invention est du type consistant à mélanger les eaux usées avec de l'eau d'usage courant, contenant des matière organique, avec épuration mécanique subséquente du mélange d'eau obtenu. l'eau d'usage courant peut être soumise à un épurage mécanique, après quoi elle est mélangée aux eaux industrilles usées en question. Ensuite le mélange d'eau est amené à une capacité non aérée où s'opère simultanément la réduction biochimique par la vase active, desdites combinaisons inorganiques contenant de l'oxygène, ainsi que l'oxydation biochimique des matières organiques. te procédé de l'invention est caractérisé en ce que les eaux industrielles usées sont mélangées à l'eau d'usage courant en quantité telle, que la consommation biochimique d'oxygène par le mélange d'eau amené à la capacité non aérée soit supérieure d'au moins 20 mg/l à la quantité d'oxygène lié sous forme de combinaisons inorganiques; après la réduction biochimique des combinaisons inorganiques contenant de l'oxygène, le mélange desdites eaux avec la vase active issu de la capacité non aérée est amené à un décanteur , et la vase précitée, adaptée auxdites combinaisons inorganiques contenant de l'oxygène, est ramenée à la capacité non aérée. La présence d'un décanteur en aval de la capacité non aérée permet d'obtenir de la vase active adaptée aux combinaisons inorganiques de chlore et de chrome contenant de l'oxygène. Etant donné que la vase de la capacité non aérée utilise seulement de l'oxygène lié, elle est plus active au cours de la réduction biochimique de ces combinaisons. L'oxydo-réduction se produisant dans la capacité non aérée s'opère plus intensivement en présence de la microflore spécifique mentionnée . L'oxydo-réduction biochimique se déroule jusqu'au bout lorsqu'il y a concordance, dans le mélange des eaux industrielles et d'usage courant, entre la quantité d'oxygène et la quantité de matières organiques facilement oxydables, avec un certain excédent de ces dernières. l'excédent de matières organiques facilement oxydables assure une réduction plus complète et plus rapide des combinaisons de chlore et de chrome contenant de l'oxygène. Dans le cas où il est nécessaire de procéder à la désinfection de l'eau avant de l'évacuer vers les bassins d'eau, le mélange des eaux industrielles usées avec l'eau d'usage courant est transféré du décanteur précité à un système de décontamination. Afin de procéder à un épurage complémentaire du mélange d'eau et d'en éliminer les matières organiques, dans le cas où leur quantité dans le mélange d'eaux en amont de la capacité non aérée est plus importante que la quantité d'oxygène lié sous forme de combinaisons inorganiques de chrome et de chlore à teneur d'oxygène, ou de mélanges de ces combinaisons, le mélange d'eaux industrielles usées et d'eau d'usage courant quittant le décanteur subit une oxydation biochimique aérobique de la matière organique restante, après quoi la vase active ou la pellicule biologique est séparée du mélange d'eaux par décantation, la vase active étant alors ramenée à l'étape d'oxydation biochimique aérobique. Dans le cas où, après l'épurage biochimique définitif, il est nécessaire de procéder à la désinfection des eaux avant de les déverser dans le bassin, le mélange des eaux industrielles usées avec l'eau d'usage courant, après séparation de la vase active où de la pellicule biologique, est acheminé vers le système de décontamination. Si la quantité d'oxygène lié du mélange d'eaux amené à la capacité non aérée est supérieure-à la consommation biochimique d'oxygène de ce mélange, pour accroître la quantité des matières organiques oxydées en cas d'épurage des eaux industrielles usées contenant de l'oxygène non lié sous forme de combinaisons inorganiques de chlore, l'excédent de vase active du décanteur est amenée de la capacité non aérée à ladite capacité. Si après cette opération la consommation biochimique d'oxygène du mélange des eaux industrielles usées avec l'eau d'usage courant est Snsuffisante, l'excédent de vase active issu du décanteur situé après la capacité non aérée et l'excédent de vase active ou la pellicule biologique du décanteur après l'étape d'oxydation biochimique aérée, est amené à la capacité non aérée. Dans le cas d'une consommation biochimique d'oxygène insuffisante du mélange des eaux industrielles usées avec l'eau d'usage courant par rapport à la quantité d'oxygène lié sous forme de combinaisons inorganiques de chrome, l'excédent de vase active ou la pellicule biologique du décanteur est amené, après l'étape d'oxydation biochimique aérée, à la capacité non aérée. Pour une libération plus intensive de l'hydroxyde de chrome se formant au cours de Ipurage des eaux industrielles usées pendant la réduction des combinaisons inorganiques de chrome contenant de l'oxygène, le pH du mélange d'eau dans le décanteur est ramené, après son passage par la capacité non aérée, à une valeur de 9,5 à 10. te procédé proposé est illustré à titre d'exemple non limitatif par le dessin unique annexé représentant le schéma technologique d'épurage des eaux industrielles usées. Conformément à ce schéma, les eaux industrielles usées sont amenées par une tuyauterie 1 à une capacité de réception et d'égalisation 2, puis, par une tuyauterie 3, à un mélangeur 4 où elles se mélangent à l'eau d'usage courant ayant subit un épurage mécanique. Pour son épurage mécanique l'eau d'usage courant est amenée par une tuyauterie 5 à une capacité d'admission 6, puis par une tuyauterie 7 à une installation d'épurage mécanique comportant par exemple une grille 8, un piège à sable 9 et un décanteur 10. Ensuite l'eau d'usage courant est amenée par une tuyauterie 11 au mélangeur 4. En outre , après la capacité d'admission et d'égalisation 2, les eaux industrielles peuvent être acheminées par une tuyauterie 12 vers un mélangeur 13 où elles sont mélangées à l'eau d'usage courant amenée de la capacité d'admission 6 par une tuyauterie 14. Le mélange des eaux industrielles usées avec l'eau d'usage courant est amené par une tuyauterie 15 jusqu'à l'installation d'épurage ménanique constituée par la grille, le piège à sable et le décanteur précité. Après le mélangeur 4 le mélange des eaux industrielles usées avec l'eau d'usage courant est amené par une tu-auterie 16 (ou après l'épurage mécanique, par une tuyauterie 17) à une installation biologique de circulation constituée d'un mélangeur 18 pour la vase active adaptée, une capacité non aérée 19 et un décanteur 20. La vase active adaptée dans la capacité 19 à la combinaison de chrome et de chlore ccntenant l'oxygène est ramenée par une tuyauterie 21 au stade d'oxydo-réduction biochimique; à cet effet elle est amenée au mélangeur 18 ou directement à la capacité non aérée 19 (l'amenée directe à cette capacité n'est pas illustrée sur le dessin). Dans la capacité non aérée 19, l'oxygène lié des combinaisons inorganiques est utilisé.par les micro-organismes de la vase active pour l'oxydation des impuretés organiques se trouvant dans le mélange d'eau.Il se produit alors une augmentation du volume de la vase active, et sa masse totale s'accrolt. Pour séparer la vase active du mélange d'eaux épurées des combinaisons contenant de l'oxygène, on utilise un décanteur 20 où, grâce à la différence des poids spécifiques, la vase active adaptée nécessaire à l'oxydo-réaction se précite, ainsi que l'excédent de vase active. L'eau épurée est évacuée par une tuyauterie 22. L'excédent de vase active est évacué par une tuyauterie 23. L'eau épurée peut être décontaminée. A cet effet elle est amenée par une tuyauterie 24 à une installation de décontamination comportant, par exemple, un mélangeur 25, un réservoir à contact 26, une capacité 27 contenant une solution aqueuse de chlore et d'où la solution de désinfection est amenée au mélangeur 25 en empruntant une tuyauterie 28. Dans le réservoir à contact, l'agent de décontamination (le chlore) élimine les micro-organismes contaminants, et de cette façon procède à la désinfection de l'eau. La décontaminaison peut en. outre être réalisée au moyen de chaux de chlorate, d'ozone, d'hypochlorite, etc. Après l'installation de décontamination l'eau est évacuée par une tuyauterie 29. Dans le cas où il faut procéder à une épuration complémentaire pour éliminer les impuretés organiques, l'eau du décanteur 20 de l'installation de circulation biologique est dirigée, par l'intermédiaire d'une tuyauterie 30, vers une installation biochimique aérobique constituée, par exemple, par une oxydeuse biologique 31 (cuve aérée ou filtre biologique) et un décanteur 32. l'eau définitivement épurée est évacuée par une tuyauterie 33 ou est dirigée par une tuyauterie 34 vers l'installation de décontamination mentionnée plus haut. Dans l'oxydeuse biologique 31 les matières organiques qui sont restées non oxydées après la réduction de ltoxy- gène lié dans la capacité non aérée 19, sont oxydées par l'oxygène de l'air par suite de l'activité des micro-organismes aérobiques (vase active ou pellicule biologiques). Ces derniers sont alors séparés de l'eau définitivement épurée dans le décanteur 32. La quantité nécessaire de vase active est ramenée à la cuve aérée par une tuyauterie 35, tandis que l'excédent de la vase active ou la pellicule biologique est évacué par une tuyauterie 36. Dans le cas d'épurage des eaux industrielles usées pour Mélimination des combinaisons de chrome contenant de l'oxygène, quand il est nécessaire d'élever la consommation biochimique d'oxygène du mélange d'eau, on recommande d'amener, par une tuyauterie 37, l'excédent de vase active ou de pellicule biologique du décanteur 32 de l'installation biochimique aérobique au mélangeur 18 de l'installation de circulation biologique (ladite microflore peut être amenée directement à la capacité non aérée 19). Dans le cas où il est nécessaire d'élever la consommation biochimique d'oxygène du mélange d'eaux en présence de combinaisons de chlore contenant de l'oxygène (chlorates et perchlorates, acides perchlorique et hypochlorique), il est recommandé d'amener d'une part,par une tuyauterie 37 l'excédent de vase active ou de pellicule biologique du décanteur 32 de l'installation d'épurage biochimique aérobique, et d'autre part, par une tuyauterie 38, l'excédent de vase active du décanteur 20 de l'installation de circulation biologiqueau méDngeur18dD #l'installatPn de circ#ation biologique(ladite microflore peut être amenée directement à la capacite non aérée 19) Pour une meilleure compréhension de l'invention on décrit ci-après plusieurs exemples non limitatifs d'épurage des eaux industrielles usées, conformément au procédé de l'invention Exemple 1. Des eaux industrielles usées contenant du perchlorate d'ammonium ont été amenées à la capacité d'admission et d'égalisation 2 pour équilibrer la concentration suivant le perchlorate d'ammonium, puis elles ont été amenées au mélangeur 4. L'eau d'usage courant a été amenée à la capacité d'admission 6, a passé ensuite par l'installation d'épurage mécanique (grille 8, piège à sable 9, décanteur 10), et a été mélangée dans le mélangeur 7 aux eaux industrielles usées à concentration équilibrée, de telle façon que la consommation biochimique d'oxygène du mélange soit supérieure à la quantité d'oxygène lié contenu dans le perchlorate d'ammonium, avec un excédent de 20 mg/l au moins (lorsque la consommation biochimique d'oxygène du mélange est égale à la quantité d'oxygène lié présent, le processus d'épurage des ions toxiques de perchlorate dure assez longtemps). Dans l'exemple considéré, la consommation biochimique d'oxygène à facteur 5 (CBO5) de l'eau d'usage courant après le passage par l'installation d'épurage mécanique, a été de 100 mg/l, la concentration équilibrée de perchlorate d'ammonium dans l'eau industrielle a été de 424 mg/l. Au cours du brassage dans le mélangeur 4, la COB05 du mélange d'eau a été ramenée à 80 mg/l pour une concentration de perchlorate d'ammonium de 85 mg/l, l'oxygène lié étant contenu dans le mélange à raison de 46,5 mg/l. Ces résultats ont été obtenus en utilisant 250 litres d'eau industrielle par m3 d'eau d'usage courant. Ensuite, le mélange évacué est passé par l'installation biologique de circulation en traversant successivement le mélangeur 18, la capacité non aérée 19 et le décanteur 20. Dans le mélangeur 18 le mélange d'eau à reçu la vase active adaptée, amenée par la tuyauterie 21 et provenant du décanteur 20. Dans la capacité non aérée 19, la concentration de vase active suivant la matière sèche était de l'ordre de 3,2 g/l, la durée de séjour du mélange d'eau à épurer étant de 4,5 h. Pendant ce temps la vase active a utilisé l'oxygène lié des ions de perchlorate pour l'oxydation des matières organiques de l'eau d'usage courant.Dans le décanteur 20, pendant une heure et demie, le mélange d'eau à épurer a déposé la vase active adaptée à l'oxygène lié du perchlorate d'ammonium, la vase étant ramenée au mélangeur 18 en quantité suffisante pour le maintien de sa concentration à 3,2 g/l dans la capacité non aérée. l'eau sortant du décanteur 20 présentait une CBO, de l'ordre de 33 mg/l et contenait 5 mg/l de perchlorate d'ammonium. La concentration des chlorites dans l'eau épurée a augmenté de 25 mgXl en comparaison du mélange d'eaux initial. Quand l'évacuation de l'eau épurée à CBO, égale à 33 mg/l était permise, l'eau était dirigée vers le bassin par la tuyauterie 22, ou bien elle était amenée au système de décontamination par l'intermédiaire de la tuyauterie 24 pour être ensuite évacuée vers le bassin par la tuyauterie 29. Pour ltobtention-d'une plus faible consommation biologique d'oxygène du mélange d'eau, le mélange du décanteur 20 était amené par la tuyauterie 30 à l'installation biochimique aérobique. Après épurage supplémentaire dans le filtre biologique 31 et décantation dans le décanteur 32 pendant 1,5 h, la CE05 de l'eau épurée était de 13 mg/l et la concentration de perchlorate d'ammonium était de 3 mg/l. Cette eau était évacuée par la tuyauterie 33 jusqu'au bassin. Dans le cas où il était nécessaire de procéder à la désinfection de l'eau épurée, le liquide du décanteur 32 était amené par la tuyauterie 34 au système de décontamination pour être ensuite évacué par la tuyauterie 29 vers le bassin. Exemple 2. Des eaux industrielles usées contenant du perchlorate d'ammonium ont été amenées par la tuyauterie 1 à la capacité d'admission et d'égalisation 2 pour équilibrer à la concentration suivant le perchlorate d'ammonium, puis elles ont été amenées par la tuyauterie 12 au mélangeur 13. l'eau d'usage courant a été amenée par la tuyauterie- 5 à la capacité d'admission 6, puis, par l'intermédiaire de la tuyau terie 14, au mélangeur 13 procédant au brassage avec équilibrage des concentrations dans les eaux industrielles usées. te mélange d'eau du mélangeur 13 a été amené par la tuya#uterie 15 à l'installation d'épurage mécanique constituée par la grille 8, le piège à sable 9 et le décanteur 10. La CB05 du mélange des eaux industrielles usées avec l'eau d'usage courant était de 98 mg/l à sa sortie de l'installation d'épurage mécanique, pour une concentration de perchlorate d'ammonium de 142 mg/l (ce qui correspond à une teneur du mélange en oxygène lié égale à 78 mg/l). Après l'installation d'épurage mécanique, le mélange d'eaux a été amené par la tuyauterie 17 à l'installation de circulation biologique en traversant consécutivement le mélangeur 18, la capacité non aérée 19 et le décanteur 20. te mélange d'eaux a reçu dans le mélangeur 18 la vase active adaptée provenant du décanteur 20 par l'intermédiaire de la tuyauterie 21. La durée de séjour du mélange d'eaux dans la capacité non aérée 19 était de 9 h, la concentration de vase active adaptée, suivant la matière sèche, dans ladite capacité était de 3,02 g/l. Après décantation pendant 1,5 h dans le décantateur 20, l'eau épurée présentait une CBO5 de l'ordre de 14,8 mg/l, la concentration de perchlorate d'ammonium étant de 13 mg/l, pour un accroissement de la concentration des chlorites dans l'eau épurée de 36 mg/l par rapport à leur concentration dans le mélange d'eaux après le décanteur 10. l'eau épurée était évacuée par la tuyauterie 22 vers le bassin. Exemple 3. tes eaux industrielles usées et l'eau d'usage courant, dont les caractéristiques initiales étaient similaires à celles de l'exemple 2, ont été soumises à l'épurage de la même façon que dans l'exemple 2, à l'exception du fait qu'au lieu d'être évacué vers le bassin après le décanteur 20, le mélange d'eaux a été amené à l'installation d'épurage biochimique aérobique constitué par le filtre biologique 31 et le décanteur 32. La pellicule biologiquepmcipitée dans le décanteur 32 a été ramenée par la tuyauterie 37 au mélangeur 18 de l'installation biologique de circulation. La COB05 du mélange des eaux industrielles avec l'eau d'usage courant en amont de la capacité non aérée s'est accrue de 98 à 120 mg/l pour une concentration de perchlorate d'ammonium de 142 mg/l. Ensuite, le mélange d'eaux dont la CBO5 était égale à 120 mg/l a été amenée à l'installation de circulation biologique en passant consécutivement par le mélangeur 18, la capacité non aérée 19 et le décanteur 20. La durée de séjour du mélange d'eau dans la capacité non aérée 19 était de 8 h pour une concentration de vase active adaptée de 3,02 mg/l suivant la matière sèche. Après décantation pendant une 1,5 h dans le décanteur 20, la CB05 du mélange d'eau était de 40 mg/l pour une teneur de 3 mg/l de perchlorate d'ammonium, l'accroissement de la concentration de chlorites étant de 43 mg/l en comparaison de leur concentration dans le mélange d'eaux du décanteur 10. Ensuite, le mélange d'eaux dont la COB05 était égale à 40 mg/l a été dirigé du décanteur 20 à l'installation d'épuration biochimique aérobique. Après avoir été traité dans cette installation, le mélange d'eaux épuré présentait une COB05 de 10 mg/l pour une teneur en perchlorate d'ammonium de 3 mg/l. l'eau épurée était évacuée vers le bassin par la tuyauterie 33. Exemple 4. Des eaux industrielles usées contenant du chromate de potassium ont été amenées à la capacité d'admission et d'égalisation 2 pour être ensuite acheminées par la tuyauterie 3 vers le mélangeur 4 où elles ont été brassées avec de l'eau d'usage courant amenée par la tuyauterie 11 et ayant préalablement passé par la capacité d'admission 6 et l'installation d'épurage mécanique. La CBO5 du mélange d'eau à sa sortie du mélangeur 4 était de 100 mg/l pour une concentration de chromate de potassium de 60 mg/l suivant le chrome, et de 75 mg/l suivant l'oxygène lié. te mélange d'eau du mélangeur 4 a été amené par la tuyauterie 16 à l'installation de circulation biologique en traversant consécutivement le mélangeur 18 auquel la tuyauterie 21 amenait la vase active adaptée au chromate, la capacité non aérée 19 où la durée de séjour du mélange était de 7 h, et le décanteur 20 où pendant 1,5 h la vase active adaptée au chromate et l'hydroxyde de chrome se séparaient de l'eau épurée. ta concentration résiduelle de l'hydroxyde de chrome dans l'eau épurée était alors de l'ordre de 20 mg/l suivant le chrome, la COB05 de l'eau épurée étant de 20 à 30 mg/l.Dans le cas où il était nécessaire de réduire le contenu d'hydroxyde de chrome dans le mélange d'eaux épuré, le pH de l'eau dans le décanteur 20 était ramené à 9,5-10 par addition d'un alcali caustique. La concentration résiduelle d'hydroxyde de chrome était alors réduite, avec un pH de 9,5 et décantation dans le décanteur 20 pendant 1,5 h, de 20 mg/l à 0,4-1,1 mg/l. l'eau épurée était évacuée par la tuyauterie 22 vers le bassin. La vase active adaptée du décanteur 20 était ramenée par la tuyauterie 21 au mélangeur 18, tandis que l'excédent de vase active de l'hydroxyde de chrome était évacué par la tuyauterie 23. Exemple 5. Des eaux industrielles usées à haute concentration contenant du NaCQO3 et du NH4ClO4 ont été amenées par la tuyauterie 1 à la capacité d'admission et d'égalisation 2 pour être ensuite dirigées par la tuyauterie 12 vers le mélangeur 13. l'eau d'usage courant a été amenée par la tuyauterie 5 à la capacité d'admission 6, puis a été mélangée Jusqu'à équilibre avec les, eaux industrielles usées dans le mélangeur 13.Ensuite le mélange d'eaux a été amené à l'installation d'épurage mécanique en passant consécutivement par la grille 8, le piège à sable 9 et le décanteur 10, après quoi il a été amené par la tuyauterie 17 à l'installation de circulation biologique. ta concentration de NaCQO3 dans le mélange d'eau était de 250 mg/l, celle de NH C10 était de 1,5 g/l. Au mélangeur 18 était amenée par la tuyauterie 21 la vase active adaptée du décanteur 20 de l'installation de circulation biologique. te mélange d'eaux du décanteur 20 était dirigé vers l'installation d'épurage aérobique, constituée par le filtre biologique 31 et le décanteur 32, après quoi elle était évacuée par la tuyauterie 33 vers le bassin. l'excédent de-pellicule biologique du décanteur 32 était amené par la tuyauterie 37 au mélangeur 18 afin d'augmenter la consommation biologique d'oxygène du mélange d'eau amené à la capacité non aérée 19. Dans l'exemple considéré, la quantité de pellicule biologique était de 10 g/l suivant la matière sèche. Au bout d'une durée de séjour de l'ordre de 48 h du mélange épuré dans la capacité non aérée, avec décantation pendant 1,5 h dans le décanteur 20, il ne restait pas de NaClO3 dans le mélange d'eaux, et la teneur en NH4 Cl 04 ne dépassait pas 5 mg/l. l'eau épurée était amenée par la tuyauterie 30 à l'installation d'épurage biochimique aérobique, après laquelle la GBO, de l'eau épurée ne dépassait pas 15 à 20 mgXl. l'eau épurée était ensuite évacuée par la tuyauterie 33 vers le bassin. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits, ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées selon l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Procédé d'épurage biochimique des eaux industrielles usées contenant de l'oxygène lié sous forme de combinaisons inorganiques de chrome ou de chlore hexavalent, ou de mélanges de ces combinaisons, ledit procédé consistant soit à mélanger les eaux industrielles usées avec de l'eau d'usage courant contenant des matières organiques et à procéder ensuite itépurage mécanique du mélange d'eaux, ainsi obtenu, soit à épurer mécaniquement l'eau d'usage courant et à la mélanger ensuite avec les eaux industrielles usées, ledit mélange étant ensuite amené à une capacité non aérée où s'opère simultanément la réduction biochimique, au moyen de vase active, desdites combinaisons inorganiques contenant de l'oxygène, ainsi que l'oxyda- tion biochimique des matières organiques, caractérisé en ce que les eaux industrielles usées sont mélangées à l'eau d'usage courant en quantités telles, que la consommation biochimique d'oxygène par le mélange d'eaux amené à la capacité non aérée dépasse d'au moins 20 mg/l la quantité d'oxygène lié sous forme de combinaisons inorganiques, et en ce qu'après la réduction bioainfique des combinaisons inorganiques contenant de l'oxygène, le mélange d'eaux et de vase active issu de la capacité non aérée est amené à un décanteur, la vase précipitée dans celui-ci et adaptée auxdites combinaisons inorganiques contenant de l'oxygène étant ensuite ramenéeà idite capacité non aérée. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le mélange d'eaux industrielles usées et d'eau d'usage courant issu du décanteur est soumis à un traitement de décontamination. 3.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le mélange d'eaux usées et d'eau d'usage courant issu du décanteur subit un traitement d'oxydation biochimique aérobique des matières organiques résiduelles, après quoi on sépare par décantation la vase active ou la pellicule biologique du mélange d'eaux et on ramène la vase active au stade de l'oxydation biochimique aérobique. 4.- Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce qu'après la séparation de la vase active ou de la pellicule biologique le mélange d'eaux industrielles usées et d'eau d'usage courant subit un traitement de décontamination. 5.- Procédé suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que dans le cas d'épurage des eaux industrielles usées contenant de l'oxygène lié sous forme de combinaisons inorganiques de chlore, l'excédent de vase active se trouvant dans le décanteur situé en aval de la capacité non aérée est amenée à celle-ci. 6.- Procédé suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que dans le cas d'épurage d'eaux industrielles usées contenant de l'oxygène lié sous forme de combinaisons inorganiques de chlore, l'excédent de vase active se trouvant dans le décanteur situé en aval de la capacité non aérée, ainsi que l'excédent de vase active ou la pellicule biologique se trouvant dans le décanteur après l'oxydation biochimique aérobique sont amenés à la capacité non aérée. 7.- Procédé suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que dans le cas d'épurage des eaux industrielles usées contenant de l'oxygène lié sous forme de combinaisons inorganiques de chrome, l'excédent de vase active ou la pellicule biologique se trouvant dans le décanteur est amené après l'oxydation biochimique aérobique à la capacité non aérée. 8.- Procédé suivant l'une des revendications 1, 2, 3, 4 et 7, caractérisé en ce que dans le cas d'épurage des eaux industrielles usées contenant de l'oxygène sous forme de combinaisons inorganiques de chrome, le pH du mélange d'eaux dans le décantateur est porté, après le passage par la capacité non aérée, à une valeur de 9,5 à 10.