La présente invention se rapporte à une machine à rectifier, plus particulièrement pour la rectification des sièges de soupapes dans les moteurs marins. Aux pressions et températures auxquelles fonctionnent maintenant les moteurs marins, une bonne 5 étanchéité des sièges de soupape est nécessaire mais, par suite des températures qui se présentent pendant la combustion dans le cylindre, des phénomènes de grillage ou de détériorations analogues peuvent facilement se présenter sur les sièges de soupapes qui doivent être fréquemment soumis à une nouvelle rectification. 10 Par suite de la haute pression mentionnée ci-dessus, cette nouvelle rectification doit s1effectuer avec une grande précision, ce qui peut entraîner des difficultés presque insurmontables dans les conditions qui régnent souvent à bord d'un navire. Il doit aussi être possible d'effectuer ce travail dans un temps relati-15 vement court. La présente invention a pour but d'établir une machine à rectifier qui convienne au but indiqué ici. La machine à rectifier selon 1*invention se compose d'un bâti qui peut tourner autour d*un arbre destiné à être monté dans un alésage de tige de 20 soupape et qui supporte un bras monté pour être déplaçable dans une glissière inclinée prévue dans le bâti et s'étendant dans un plan qui coincide avec la direction longitudinale de l'arbre, le dit bras comprenant un support pour une meule et pour un moteur d'entraînement associé à cette meule et étant aussi déplacé au 25 moyen d'une tige filetée montée pour tourner sans déplacement axial dans le bâti, la dite tige filetée étant munie à son extrémité supérieure d'une poignée avantageusement séparable pour faire tourner le bâti autour de l'arbre, un moyen étant prévu pour convertir un mouvement relatif entre le bâti et la tige 30 filetée, effectué lors de la rotation du bâti au moyen de la poignée, en un déplacement du bras, de façon que la meule se déplace, selon le sens de rotation du bâti, soit obliquement vers le haut et vers l'extérieur, soit vers le bas et vers l'intérieur en s'écartant ou en se rapprochant de l'arbre. 35 D'autres caractéristiques de l'invention apparaîtront au cours de la description suivante d'un exemple d'exécution de l'invention en référence au dessin annexé dans lequel : la figure 1 est une vue de côté d'une machine à rectifier selon l'invention, représentée en position de travail ; la figure 2 est une vue de côté à plus grande échelle de 69 14755 2 2008220 la même machine, représentée en partie en coupe ; et la figure 3 est une vue en plan de la machine et correspond à la figure 2. La machine à rectifier selon la présente invention comprend 5 un "bâti 1 qui est monté pour tourner sur un arbre 2, lui-même destiné à être introduit et monté dans l'alésage d'une tige de soupape d'un moteur marin Le "bâti 1 supporte un bras 4 monté en direction inclinée et solidaire d'un support 5 pour recevoir une meule 6 et un moteur d'entraînement 7 associé à cette meule. 10 Une tige filetée 8 est aussi montée dans le bâti 1 pour tourner sans déplacement axial, son extrémité supérieure étant construite comme m bout d'arbre 8* de section non circulaire qui correspond à l'extrémité inférieure d'une douille 9' de forme correspondante d'une poignée 9 établie sous la forme d'une clé à douille et 15 destinée à être montée sur le bout d'arbre 8* pour faire tourner le bâti 1 autour de 1'arbre 2. A son extrémité inférieure, l'arbre 2 est muni d'un raccord 10 pour un tuyau 11 conduisant à une source d'air sous pression (non représentée). L'air sous pression est introduit à travers l'arbre 2 et aussi à travers le 20 tuyau 11 jusqu'au moteur d'entraînement 7 pour la meule 6. Sur la figure 2, la machine à rectifier est représentée à plus grande échelle avec ses partiès constitutives comprenant le bâti 1, le bras 4-, le support 5 et le moteur d'entraînement 7 pour la meule 6. Cependant, dans cette figure, le bâti 1 est 25 représenté en partie en coupe pour montrer comment la tige filetée 8 descend à travers le bâti 1 et se visse dans un chariot qui peut se déplacer dans le dit bâti. Oe chariot 12 présente une ouverture allongée 13 dans laquelle s'engage un doigt 14 fixé au bras 4 de telle sorte que, quand le chariot 12 se déplace 3° verticalement, le bras 4 est aussi obligé d'effectuer un mouvement de déplacement dans la glissière inclinée associée qui est ménagée dans le bâti 1, de sorte que le bras 4 se déplace avec le support 5» selon le sens dans lequel on fait tourner le bâti 1 au moyen de la poignée 9» soit obliquement vers le haut et vers 35 l'extérieur, soit obliquement vers le bas et vers l'intérieur. On peut aussi, au moyen d'une vis de réglage 15» déplacer le bâti 1 avec la meule 6 par rapport à l'arbre 2 sur une pièce coudée de support 16 dont l'extrémité inférieure est équipée d'un palier 17, de sorte que toute la machine à rectifier est supportée sur l'extrémité supérieure de l'arbre 2 en pouvant tourner 40 69 14755 3 2008220 autour de cet arbre. La rectification d'un siège de soupape par lane machine à rectifier selon la présente invention s1effectue comme indiqué ci-après. On introduit la machine à rectifier par son arbre 2 5 dans l'alésage de la tige de soupape du siège de soupape 18 à rectifier et sa meule est établie pour "buter contre le siège de soupape. Après mise en marche du moteur d'entraînement 7 et par suite mise en rotation de la meule 6, on fait tourner le bâti 1 au moyen de la poignée 9 placée sur le bout d'arbre 8* de la 10 tige filetée, de sorte qu'il y a une rotation relative entre la tige filetée 8 et le chariot 12 et, comme ce chariot 12 est tributaire de la tige filetée 8 par le filetage, il se déplace, soit vers le haut, soit vers le bas, dans une direction verticale le long de la dite tige filetée, selon le sens de la rotation du 15 bâti 1. Par suite de l'action du doigt 14 dans l'ouverture 13 du chariot 12, le bras 4 se déplace dans la glissière inclinée associée qui est ménagée dans le bâti 1 let la meule 6 se déplace le long du siège de soupape 18 en rectifiant 1© siège de soupape. Cependant, il est souvent désirable de permettre au bâti 1 20 de tourner autour de son scie mais sans déplacement radial de la meule, par exemple pour rectifier la partie plaas 19 dix siège de soupape. Pour cette raison, œx axe 209 avantageusemesl» tournant, est monté dans le support 5 pour recevoir la poîgaé© 9. En faisant tourner la meule autour de son axe 2 au moyen de la 25 poignée 9 montée sur l'axe 20 du support ~ on fait déplacer la meule tournante suivant un arc autour du centre du siège de soupape sans déplacement radial. La présente invention établit une machina à rectifier d'une grande souplesse d'utilisation qui convient plus particulièrement 30 pour une rectification facile et rapide plus spécialement des sièges de soupapes et comme avantage particulier 021 peut mentionner la possibilité de monter le bâti 1 sur l'arbre 2 d'une pièce coudée de support 16 de façon que la meule 6 puisse être déplacée suffisamment dans la direction ciu centre du siège de soupape pour 35 que son bord intérieur puisse venir presque gusç[u0au centre ou même au-delà du centre. Il esc ainsi possible avec le bord extérieur de la meiïle 6 d'effectuer la rectification "bien plus près du centre qu'il n'était possible jusqaGi psésesrë0 4/55 2008220 On ooiaprsnci^a qii® l'exemple décrit ci-dessus et représenté au dessin annexé n'a aucun caractère limitatif et qu'on pourrait prévoir des modifications constructives et adjonctions sans s'écarter du cadre de l'invention défini par les revendications qui suivent. 69 14755 5 2008220 BEYEHIIOATIONS. 1o Machine à rectifier, plus particulièrement pour la rectification des sièges de soupapes dans des moteurs marins, dans laquelle le perfectionnement comprend un bâti (1) qui peut 5 tourner autour d'un arbre (2) destiné à être monté dans 1*alésage d'une tige de soupape et qui supporte un bras (4) monté pour se déplacer dans une glissière inclinée ménagée dans le bâti (1) et s*étendant dans un plan coincidant avec la direction longitudinale de l'arbre (2), le dit bras portant un support (5) pour une meule "10 (6) et pour un moteur d'entraînement (7) associé à cette meule et étant aussi déplacé au moyen d'une tige filetée (8) montée pour tourner sans déplacement axial dans le bâti (1), la dite tige filetée (8) étant munie à son extrémité supérieure d'une poignée avantageusement séparable (9) pour faire tourner le bâti (1) ^5 autour de l'arbre (2), un moyen étant prévu pour convertir un mouvement relatif entre le bâti (1) et la tige filetée (8), effectué lors de la rotation du bâti (1) au moyen de la poignée (9)» en un déplacement du bras (4) de façon que la meule (6) se déplace selon le sens de la rotation du bâti (1), soit obliquement 20 vers ie haut et vers l'extérieur, soit vers le bas et vers l'intérieur en s'écartant ou en se rapprochant de l'arbre (2). 2. Machine à rectifier selon la revendication 1, dans laquelle le perfectionnement comprend un moyen de conversion de mouvement qui comprend un chariot (12) en prise par le filetage 25 avec la tige filetée (8) de façon à se déplacer verticalement dans une ouverture du bâti (1) lors de la rotation de la dite tige filetée (8) tandis que le bras (4) est muni d'un doigt (14) engagé dans une glissière (13) du chariot (12). 3. Machine selon la revendication 1 ou la revendication 2, 30 dans laquelle le perfectionnement comprend un support (5) qui est muni d'un axe (20) ou d'un organe analogue pour coopérer avec la poignée (9) de façon que le support (5) puisse pivoter avec la meule (6) autour de l'arbre (2) du bâti sans être déplacé en direction radiale. 55 4. Machine selon l'une quelconque des revendications pré cédentes, danslaquelle le perfectionnement comprend un bâti (1) qui est réglable radialement sur une pièce coudée (16) munie d'in palier (17) de façon qu'on puisse faire tourner toute la machine à rectifier autour de l'extrémité supérieure de l'arbre (2).