La présente invention concerne un procédé et une installation pour produire une bande épaisse et continue de matériau cellulaire ou mousse ayant une section rectangulaire et devant être ultérieurement divisée en blocs, par un processus de moussage à l'air libre dans lequel un mélange liquide 5 capable de se transformer en mousse est chargé sur un support en mouvement qui est délimité sur les côtés et sur lequel le mélange se transforme en mousse. De telles bandes de matériau cellulaire sont notamment à base de polyuréthanne et sont divisées, après la fabrication, en blocs de différentes dimensions qui servent comme matériau de rembourrage, de calorifugeage, 10 et ainsi de suite. Les bandes continues sont produites sur une courroie de transport recouverte d'une feuille et comprenant des éléments de délimitation latérale. Sur la feuille recouvrant la courroie de transport,- on charge 15 un mélange liquide qui se transforme en mousse dans 1:enceinte délimitée par la courroie de transport et les éléments de délimitation latérale. Cette enceinte est ouverte en haut. Cette particularité est à 1:origine du terme "moussage à l'air libre" puisque la mousse peut s'expanser librement en haut à L'intérieur de cette enceinte. 20 Ce moussage à l'air libre a l'inconvénient que le dessus de la bande de mousse ainsi produite n'est pas plan mais bombé avec des bords affaissés. Ce "défaut de rectangularité" en section transversale de la bande produite entraîne des déchets dé matériau cellulaire pouvant atteindre 8 à 10% de la production. De nombreuses tentatives ont déjà été faites pour produire 25 une bande ayant une section transversale parfaitement rectangulaire afin de réduire ces déchets. Toutes les propositions faites jusqu'à présent étaient basées sur la supposition que la mousse en cours de formation subit un frottement si important sur les éléments de délimitation latérale, lors de sa montée le long 30 de ces éléments, que le mélange subit un phénomène de collapse ou d'effondrement et que la formation de la mousse est ralentie. Pour éviter ce phénomène, on a tenté de tirer ou d'allonger les feuilles de recouvrement des éléments de délimitation latérale vers le haut à la vitesse à laquelle le mélange s'expanse en se transformant en mousse. Cette tentative a apporté des résultats 35 satisfaisants mais l'équipement nécessaire est compliqué et très coûteux. Lors du tirage vers le haut ou lors de l'allongement des feuilles de recouvrement des éléments de délimitation latérale, il faut non seulement tenir compte de 72 16716 2 2137729 la vitesse de moussage, mais également de la vitesse de transport dans le sens de l'avance de la bande produite. Il faut par conséquent un grand nombre de pinces et d'éléments de guidage pour assurer l'allongement des feuilles de recouvrement latérales suivant l'épaisseur de la bande dans le sens de 5 son avance. L'invention vise par conséquent à créer un procédé et une installation permettant la production, moyennant un équipement simple, d'une bande épaisse et continue de matériau cellulaire ayant une section rectangulaire par moussage à l'air libre. 10 La demanderesse a découvert que le bombement du dessus de la bande de matériau cellulaire est non seulement provoqué par le frottement du mélange sur les éléments de délimitation latérale, mais est également en rapport avec les tensions superficielles de la peau qui se forme sur la bande. Partant de cette découverte, le but mentionné ci-dessus est 15 atteint par le fait qu'au plus tôt immédiatement après le chargement du mélange et au plus tard avant la zone où se formerait une peau sur la surface libre de la bande de matériau cellulaire, cette surface est recouverte par une couverture flottant sur le mélange ou la mousse en cours de formation. Grâce à cette mesure simple, on évite la formation d'une peau et on obtient 20 une bande de matériau cellulaire ayant essentiellement une section rectangulaire. L'utilisation de telles couvertures dans la fabrication de produits mousse ou produits en matériau cellulaire est déjà connue. Il s'agit plus précisément de la fabrication de panneaux au moyen de deux courroies de 25 transport superposées. De tels panneaux comprennent souvent, des deux côtés, une feuille d'enrobage formée par une tôle, du carton goudronné ou un matériau analogue, de sorte qu'il se forme un élément en sandwich. Au cours de sa formation dans l'intervalle entre la courroie supérieure et la courroie inférieure, la mousse est soumise à une pression; c'est pourquoi ce procédé est 30 également appelé "procédé de moussage sous pression". Contrairement au procédé de moussage à l'air libre décrit ci-dessus, on désire dans ce cas obtenir une bonne adhérence des couches d'enrobage sur la mousse. Sous l'effet de la pression exercée par les deux courroies de transport superposées sur la mousse en cours de formation, et en fonction de la grandeur de cette 35 pression, on obtient une mousse dont la densité est un multiple de celui d'un produit cellulaire obtenu par un procédé de moussage à l'air libre. Comme les buts à atteindre par cette technique et les conditions de sa mise 72 16716 3 2137729 en oeuvre sont totalement différents, l'homme de l'art ne pouvait pas tirer des enseignements de cet état connu de la technique pour trouver la solution suivant 11 invention. Il est préférable d'utiliser une couverture perméable au gaz, 5 afin que le gaz produit lors de la réaction de moussage puisse s'échapper à travers la couverture. Comme il est impossible d'appliquer ou de charger le mélange liquide au moyen d'une filière en forme de fente s'étendant sur toute la largeur de la bande devant être produite, il faut utiliser une tête mélangeuse 10 effectuant un mouvement de va-et-vient ou plusieurs têtes mélangeuses montées fixes, ce qui a pour conséquence que la couche de mélange chargé a souvent, une épaisseur irrégulière dans le sens de la largeur de la bande. C'est pourquoi, conformément à une autre caractéristique du procédé de l'invention, la couverture est égalisée transversalement au sens 15 de l'avance de la bande, pour que sa hauteur soit la même sur toute la largeur de la bande. L'invention prévoit plusieurs variantes pour recouvrir le dessus - dont le niveau n'est pas limité - de la bande de matériau cellulaire : la pose d'une feuille sur la mousse, l'application par pulvérisation d'une 20 pellicule de liquide sur elle, ou l'application sur la mousse d'une couche gélatineuse tenace. La demanderesse a constaté que l'appareil d'égalisation est facilement encrassé par le mélange se transformant en mousse lorsque la couverture est perméable au gaz. Bien entendu, la solution idéale - qui avait 25 d'ailleurs été envisagée - pour la mise en oeuvre de l'invention serait une couverture perméable au gaz mais imperméable pour le mélange. Malheureusement, la pratique a démontré jusqu'à présent qu'en cas d'utilisation d'une bande suffisamment imperméable au liquide, la perméabilité au gaz est trop faible, et des bulles de gaz se forment entre la couverture et le dessus du matériau 30 cellulaire pendant la réaction de moussage, ce qui se traduit par des ^échets. Le terme "imperméable au liquide" désigne ici l'imperméabilité qui suffit pour empêcher le passage du mélange à travers la bande. D'un autre côté, lorsqu'on choisit une bande ayant une perméabilité au gaz suffisante, le mélange, au cours de sa transformation en mousse, traverse cette bande 35 également. Selon un perfectionnement de l'invention, ces inconvénients sont évités par l'application d'une bande, imperméable au liquide sur la couverture avant l'égalisation. 72 16716 4 2137729 Dans ce cas, la couverture se compose, par exemple, d'une bande ou d'une feuille de papier poreux, ou alors la bande ou la feuille de papier présente une perforation permettant le passage du gaz. La bande imperméable au liquide peut au contraire être imperméable au gaz. Le gaz 5 produit pendant la réaction de moussage s'écoule alors principalement vers les côtés, entre la couverture et la bande imperméable au liquide. La partie du mélange ayant traversé la couverture reste entre celle-ci et la bande, de sorte que l'appareil d'égalisation n'est pas encrassé. Selon un mode de mise en oeuvre particulier du procédé de 10 l'invention, la bande imperméable au liquide est retirée de la bande de matériau cellulaire à l'endroit où se termine'la réaction de moussage. L'enlèvement de la bande imperméable au liquide à cet endroit permet une meilleure évacuation du gaz pour la réaction secondaire. Pour la production d'une bande de matériau cellulaire à partir 15 d'un mélange développant une quantité de gaz relativement faible lors de la réaction, il est préférable et avantageux d'utiliser une combinaison d'une couverture perméable au gaz et d'une bande imperméable au liquide. L'installation peut dans ce cas être simplifiée puisqu'il suffit d'un appareil pour poser cette combinaison sur le matériau cellulaire en cours de formation et 20 un autre appareil pour l'enlever de ce matériau. Selon une variante, il est cependant également possible de poser séparément la couverture perméable au gaz et la bande imperméable au liquide, et de les enlever simultanément du matériau cellulaire. L'installation suivant l'invention pour la mise en oeuvre 25 du procédé comprend une courroie de transport formant une boucle fermée et tournant en continu, des éléments de délimitation latérale pour cette courroie, et un chargeur de mélange monté à l'extrémité d'entrée de la courroie et travaillant en conjonction avec des postes de déroulement pour des feuilles de recouvrement. 30 L'une des particularités d'une installation suivant l'invention est la disposition, au-dessus du brin supérieur de la courroie de transport, d'un appareil destiné à poser une couverture pouvant flotter sur le mélange et sur la mousse. Une installation suivant un mode de réalisation particulier 35 de l'invention comprend en outre un appareil destiné à égaliser la couverture. Cet appareil a plus particulièrement la fonction de maintenir la couverture au même niveau transversalement au sens de l'avance de la bande de matériau 72 16716 C 2137729 cellulaire, mais sans exercer une pression notable sur la mousse en cours de formation. L'appareil d'égalisation s'étend de préférence sur toute la zone de moussage, ce qui empêche le décollement de la couverture et la péné-5 tration d'air. L'appareil suivant l'invention pour poser la couverture peut être réalisé de différentes manières : Selon un premier mode de réalisation, l'appareil destiné à poser la couverture est formé par un poste de déroulement d'une feuille de 10 recouvrement servant de couverture. Cette feuille de recouvrement peut être formée, par exemple, par une bande de papier ou une feuille de matière plastique. Selon un second mode de réalisation, l'appareil destiné à poser la couverture est constitué par des buses de pulvérisation appliquant une couverture sous fornje d'une couche de liquide ou d'une masse tenace sur le dessus 15 du mélange. L'appareil d'égalisation est de préférence fixé sur le châssis sur lequel circule la courroie de transport par au moins son extrémité située le plus proche de l'appareil pour la pose de la couverture. Dans sa forme la plus simple, l'appareil d'égalisation est formé, par exemple, par un cylindre 20 ou un racloir égalisant le mélange liquide. L, c: Selon un mode de réalisation particulier de l'appareil d'égalisation, celui-ci s'étend sur toute la longueur de la zone de moussage. Au lieu d'une égalisation suivant une ligne s'étendant transversalement au sens de l'avanc5 de la bande au moyen d'un cylindre ou d'un racloir, un tel 30 appareil assure une égalisa.isation dans une zone bidiaensionnelle. L'installation comprend de préférence, en aval de l'appareil posant la couverture, un second dispositif de pose, pour une bande imperméable au liquide qui est guidée sous l'appareil d'égalisation. Un tel agencement facilite considérablement l'application de 1-a bande imperméable au liquide 35 et il évite L'encrassement de l'appareil d'égalisation. Selon une variante pour résoudre ce problème, l'appareil d'égalisation est utilisé en combinaison avec un appareil de nettoyage. Cette 72 16716 6 2137729 solution évite notamment le risque qu'un encrassement irrégulier - dans le sens de la largeur de l'appareil d'égalisation - ne se traduise par l'accumulation de crasses à certains endroits, ce qui produirait des marques longitudinales sur la surface supérieure du matériau cellulaire. 5 Lorsque l'installation comprend seulement un appareil d'égali sation monté à l'avant, l'appareil de nettoyage est de préférence formé par un appareil de pulvérisation de solvant. Le solvant, par exemple de l'éther acétique ou du diméthyl-formamide, est directement projeté sur l'appareil d'égalisation ou sur le côté 10 de la couverture tourné vers cet appareil d'égalisation, pour provoquer la dissolution du mélange ayant traversé la couverture et se transformant en mousse. Le mélange dissous est évacué avec la couverture qui est retirée ultérieurement du matériau cellulaire. Selon un mode de réalisation particulier, l'appareil destiné 15 à égaliser la surface dans toute la zone de moussage se compose d'un cylindre ou d'un racloir et d'une grille composée de lattes. Bien entendu, une telle grille ne peut être utilisée que si la couverture est une feuille de recouvrement qui se déplace avec la mousse. Selon une variante de réalisation, l'appareil d'égalisation 20 est formé par une bande de matière plastique, de caoutchouc, de treillis en fil, ou d'un matériau analogue. ; _ Selon encore un autre mode de réalisation, l'appareil d'égalisation est formé par une bande circulant en continu et dont le brin inférieur est suspendu librement. Cette réalisation a l'avantage que l'appareil d'égali-25 sation circule à la vitesse de transport du matériau cellulaire et qu'il n'y a pas de frottement. L'appareil de nettoyage est dans ce cas formé avantageusement par un organe agissant comme un racloir. Cet organe peut être un racloir ou une brosse, éventuellement une brosse tournante. Un tel appareil d'égalisation 30 peut aussi être utilisé en conjonction avec un appareil de pulvérisation de solvant, ce dernier pouvant être employé seul ou en combinaison avec l'organe ayant la fonction d'un racloir. L'appareil d'égalisation est de préférence réglable dans le sens de la largeur. En cas d'application d'une grille composée de lattes, 35 cette grille est de préférence constituée par au moins deux parties emboîtées l'une dans l'autre et pouvant coulisser l'une par rapport à l'autre pour permettre le réglage de la largeur hors.tout de la grille. Le réglage de la 72 16716 7 2137729 largeur de travail de l'appareil d'égalisation peut également être obtenu d'une manière avantageuse par l'utilisation de grilles composées de barres qui sont réalisées à la façon d'une pince extensible. L'appareil d'égalisation est de préférence fixé sur un support réglable en hauteur. Un tel agencement a l'avantage que l'appareil d'égalisation peut être réglé d'avance au niveau prévu du matériau cellulaire et, lorsqu'il est disposé dans la zone du mélange, il peut servir en même temps de dispositif de calibrage. Selon un autre mode de réalisation particulièrement avantageux d'une installation suivant l'invention, l'appareil d'égalisation est réglable dans le sens de l'avance de la bande de matériau cellulaire. En cas d'utilisation de mélanges ayant des vitesses de réaction différentes, ce qui est nécessaire pour la production de différentes qualités de matériau cellulaire, cette possibilité de réglage permet d'adapter la position de l'appareil d'égalisation à l'emplacement de la zone de moussage. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressor-tiront plus clairement de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple non limitatif, ainsi que des dessins annexés dans lesquels : - la figure 1 est une élévation latérale d'une installation suivant l'invention, comprenant une grille composée de lattes comme appareil d'égalisation; - la figure 2 est une tu» en bout de la grille de 1 ' installation,, représentée sur la figure 1; - la figure 3 est une vue en plan d'une partie de la grille représentée sur la figure 2; - la figure 4 est une coupe d'une partie de la grille, dans le sens de l'avance de la bande de matériau cellulaire; - la figure 5 est une élévation latérale d'une installation comprenant un appareil d'égalisation formant une boucle fermée et tournant en continu; - la figure 6 est une élévation latérale d'une installation comprenant des buses de pulvérisation; - la figure 7 est une élévation latérale de l'installation représentée sur la figure 1, mais comprenant un poste de déroulement supplémentaire; - la figure 8 est une élévation latérale de l'installation ■ représentée sur ia' figure 1, mais comprenant un dispositif de pulvérisation de solvant; et 72 16716 8 2137729 - la figure 9 est une élévation latérale d'une installation comme celle représentés sur la figure 5, mais comprenant un dispositif de pulvérisation de solvant et un organe ayant la fonction d'un racloir. Dans l'installation représentée sur la figure 1, une feuille 5 de recouvrement 3, venant d'un poste de déroulement 4, est appliquée sur le brin supérieur 1 d'une courroie de transport 2, Les éléments de délimitation latérale 5 sont également couverts par des feuilles de recouvrement 6, venant de postes de déroulement 7. Un chargeur 8 applique un mélange capable de se transformer en mousse sur la feuille de recouvrement 3, où il se répartit 10 sous forme d'une mince couche. Ce mélange 9 est avancé sur la courroie de transport et se transforme dans une zone de moussage 10 en une épaisse bande de matériau cellulaire 11. Une couverture 12, formée dans cet exemple par une feuille de recouvrement venant d'un poste de déroulement 13, est posée, dans la zone de moussage 10, sur la couche de mélange 9 et sur la bande de 15 matériau cellulaire 11 en cours de formation. Il est également possible de poser une combinaison d'une couverture perméable au gaz et d'une bande imperméable au liquide - venant également du poste de déroulement 13 - sur le mélange et sur la bande de matériau cellulaire en cours de formation. La couverture 12 passe sous un appareil d'égalisation 14 comprenant un cylindre 20 15 et une grille 16 composée de lattes. Le cylindre 15 est supporté dans un cadre 17 qui peut être réglé en hauteur et qui est lui-même monté sur un chariot 18 pouvant être déplacé dans le sens de l'avance de la bande et sur lequel est également monté le poste de déroulement 13. La construction de la grille 16 ressort des figures 2 à 4. 25 Elle se compose de deux parties 19 et 20, comprenant chacune une membrure 21 ou 22 située à proximité des éléments de délimitation latérale 5. Sur ces membrures sont fixées des lattes 23 ou 24. Ces lattes sont emboîtées les unes dans les autres grâce au fait qu'elles présentent des rainures 25 et des languettes 26 (figure 4), si bien que les parties 19 et 20 de la grille 30 16 peuvent être déplacées l'une par rapport à l'autre en vue du réglage de sa largeur hors tout. Les languettes 26 sont disposées avec un jeu relativement important dans les rainures 25 pour que la grille 16 puisse s'adapter au profil de la bande de matériau cellulaire dont l'épaisseur croît régulièrement. 35 Dans l'installation représentée sur la figure 5, une feuille de recouvrement 30, venant d'un poste de déroulement 31, est appliquée sur le brin supérieur 28 d'une courroie de transport 29. Des éléments de délimi 72 16716 9 2137729 tation latérale 32 sont également recouverts, et séparés de la mousse se formant entre eux, par des feuilles de recouvrement 33 venant de postes de déroulement 34. Un chargeur 35 applique un mélange capable de se transformer en mousse sous la forme d'une mince couche 36 sur la feuille de recouvrement 5 30. Un appareil de pose de la couverture, formé dans cet exemple par un poste de déroulement 38, applique une feuille de recouvrement 37, formant la couverture dans cet exemple, sur la couche 36. L'appareil d'égalisation est une bande sans fin 39 qui circule sur des cylindres 40 et dont le brin inférieur 41, suspendu librement aux cylindres 40, s'appuie sur le matériau cellulaire 10 en cours de formation. Dans l'installation représentée sur la figure 6, une feuille de recouvrement 44, venant d'un poste de déroulement 45, est appliquée sur le brin supérieur 42 d'une courroie de transport 43. Des éléments de délimitation latérale 46 sont également couverts par des feuilles de recouvrement 15 47, venant de postes de déroulement 48. Un. chargeur 49 applique le mélange 52 sous forme d'une mince couche 50 sur la feuille de recouvrement 44. L'appareil destiné à poser une couverture sur le matériau cellulaire en cours de formation dans cet exemple est une buse de pulvérisation 51 qui recouvre la surface supérieure de la couche de mélange 50 d'une pellicule 53. 20 L'installation représentée sur la figure 7 est semblable à celle de la figure 1 et les parties analogues sont désignées par les mêmes références. Une feuille de recouvrement 3, venant d'un poste de déroulement 4, est appliquée sur le brin supérieur 1 d'une courroie de transport 2. Des éléments de délimitation latérale 5 sont également recouverts par des feuilles 25 de recouvrement 6, venant de postes de déroulement 7. Un chargeur 8 applique un mélange capable de se transformer en mousse sur la feuille de recouvrement 3, où il se répartit sous forme d'une mince couche 9. Au fur et à mesure que le mélange 9 est avancé sur la courroie de transport à travers la zone de moussage 10, il se transforme en mousse en s'expansant et devient finalement 30 une bande épaisse de matériau cellulaire, désignée par 11. Une couverture perméable au gaz 12, formée dans cet exemple par une feuille de recouvrement venant d'un poste de déroulement 13, est appliquée dans la zone de moussage 10 sur la couche de mélange 9 ou sur la bande de matériau cellulaire 11 en cours de formation. Une bande 12a^ qui est imperméable au liquide et qui 35 vient d'un poste de déroulement 13ji est posée par-dessus la couverture 12. La couverture 12 et la bande 12ji passent sous un appareil d'égalisation 14 comprenant un cylindre 15 et une grille 16 composée de lattes. Le cylindre 15 72 16716 2137729 est monté réglable en hauteur dans un cadre 17, supporté lui-même sur un chariot 18 qui peut être déplacé dans le sens de 1'avance de la bande de matériau cellulaire. La bande 12a est retirée de cette dernière, à la fin de la zone de moussage 10, par un poste d'enrou-5 lement 13b>. La couverture 12 est retirée après seulement, par un poste d'enroulement 13c_. Dans l'installation de la figure 8, des parties analogues à celles de l'installation représentée sur la figure 1 sont désignées par les mêmes références. Une feuille de recouvrement 3, 10 venant d'un poste de déroulement 4, est appliquée sur le brin supérieur 1 d'une courroie de transport 2. Des éléments de délimitation latérale 5 sont également recouverts par des feuilles de recouvrement 6, venant de postes de déroulement 7. Un chargeur 8 applique un mélange capable de se transformer en mousse sur la feuille de 15 recouvrement 3, où il se répartit sous forme d'une mince couche 9. Dans la zone de moussage 10, ce mélange 9 se transforme en une épaisse bande de matériau cellulaire 11 pendant qu'il est avancé par la courroie de transport. Une couverture 12, formée dans cet exemple par une feuille de recouvrement venant d'un poste de déroulement 20 13, est posée dans la zone de moussage 10 sur la couche de mélange 9 ou sur la bande épaisse 11 en cours de formation. Un dispositif de nettoyage 42, réalisé comme un dispositif d'application de solvant, applique sur cette couverture 12 un solvant formant une pellicule de solvant sur la couverture, frottant contre 25 la grille 16, de sorte que la formation de dépôts de mélange ou de mousse dans cette zone est rendue impossible. Le dispositif d' application de solvant se compose essentiellement d'une canalisation d'arrivée 43 et de buses de pulvérisation 44 alimentées par cette canalisation. 30 La couverture 12 passe sous l'appareil d'égalisation 14 comprenant un cylindre 15 et une grille 16 composée de lattes. Le cylindre 15 est monté réglable en hauteur dans un cadre 17 qui est lui-même supporté par un chariot 18 pouvant être déplacé dans le sens de l'avance de la bande de matériau cellulaire. 72 16716 2137729 La figure 9 représente une installation semblable à celle de la figure 5 et dont les différentes parties analogues portent les mêmes références que sur cette figure 5. Une feuille de recouvrement 30, venant d'un poste de déroulement 31, est-appliquée sur le brin supérieur 28 d'une 5 courroie de transport 29. Des éléments de délimitation latérale 32 sont également recouverts, et séparés de la mousse formée entre eux, par des feuilles de recouvrement 33 venant de postes de déroulement 34. Uh chargeur 35 applique un mélange capable de se transformer en mousse sous forme d'une mince couche 36 sur la feuille de recouvrement 30. Le dispositif destiné à 10 poser la couverture sur la bande de matériau cellulaire en cours de formation est dans ce cas un poste de déroulement 38 qui débite une feuille de recouvrement 37 appliquée comme couverture sur la couche 36. L'appareil d'égalisation est une bande sans fin 39 qui circule sur des cylindres 40 et dont le brin inférieur 41, suspendu librement aux cylindres 40, s'appuie sur la couche 15 de mousse. L'appareil de nettoyage 42' de cet exemple est formé par un dispositif d'application de solvant 43' et 44', qui coopère avec une brosse de nettoyage 45. Le dispositif de nettoyage 42' est monté entre le poste de déroulement 38 et le cylindre 40 le plus proche, tandis que la brosse de nettoyage 45 est montée près du cylindre 40' se trouvant à l'autre extrémité. 72 16716 12 2137729 REVEND ICATIONS 1. Procédé pour produire une bande épaisse et continue de matériau cellulaire ou mousse ayant une section rectangulaire et devant être ultérieurement divisée en blocs, par un processus de moussage à l'air libre dans lequel un mélange liquide capable de se transformer en mousse est chargé sur un support 5 en mouvement qui est délimité sur les côtés et sur lequel le mélange se transforme en mousse, caractérisé par le fait qu'au plus tôt immédiatement après le chargement du mélange et au plus tard avant la zone où se formerait une peau sur la surface libre de la bande de matériau cellulaire, cette surface est recouverte par une couverture flottant sur le mélange ou la mousse en cours 10 de formation. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par l'utilisation d'une couverture perméable au gaz, telle qu'une feuille de papier ou d'un autre matériau, une couche de liquide ou une couche gélatineuse tenace. 3. Procédé selon la revendication ls caractérisé en ce que la 15 couverture est égalisée pour qu'elle ait partout le même niveau transversalement au sens de l'avance de la bande de matériau cellulaire en cours de formation. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé par l'application d'une bande imperméable au liquide sur la couverture avant l'égalisa- 20 tion, cette bande étant égalisée en même temps que la couverture, et pouvant être enlevée à l'endroit où se termine la réaction de moussage. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé par l'application sur la bande de matériau cellulaire en cours de formation d'une combinaison d'une couverture perméable au gaz et d'une bande imperméable au liquide. 25 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 4 et 5, caractérisé par l'enlèvement simultané de la couverture perméable au gaz et de la bande imperméable au liquide. 7. Installation pour la mise en oeuvre du procédé, comprenant une courroie de transport sans fin circulant en continu, des éléments de 30 délimitation latérale pour cette courroie, un dispositif d'application ou de chargement d'un mélange capable de se transformer en mousse à l'extrémité d'entrée de la courroie et des postes de déroulement pour des feuilles de recouvrement, caractérisée en ce qu'elle comprend, au-dessus du brin supérieur de la courroie de transport, un appareil destiné à poser sur le mélange ou 35 le matériau cellulaire en cours de formation une couverture flottant sur ce mélange ou ce matériau. 72 16716 13 2137729 8. Installation selon la revendication 7, caractérisée en ce qu'elle comprend un appareil destiné à égaliser la couverture, cet appareil pouvant s'étendre sur toute la zone de moussage. 9. Installation selon la revendication 7, caractérisée en ce 5 que l'appareil destiné à poser la couverture est formé par un poste de déroulement d'une feuille de recouvrement formant la couverture, ou par une ou plusieurs buses de pulvérisation. 10. Installation selon la revendication 8, caractérisée en ce que ledit appareil de pose est suivi, dans -le sens de l'avance de la bande 10 dé matériau cellulaire, par un second appareil servant à la pose d'une bande imperméable au liquide, cette bande étant guidée sous l'appareil d'égalisation. 11. Installation selon la revendication 8, caractérisée en ce que l'appareil d'égalisation est utilisé en combinaison avec un appareil de nettoyage, pouvant notamment être formé par un dispositif d'application de 15 solvant ou par un racloir. 12. Installation selon la revendication 8, caractérisée en ce que l'appareil d'égalisation est fixé sur le bâti dans lequel circule la courroie de transport, tout au moins par son extrémité située le plus près du dispositif appliquant le mélange capable de se transformer en mousse. 20 13. Installation selon la revendication 8, caractérisée en ce que l'appareil d'égalisation est constitué par une grille composée de lattes, par une bande en matière plastique, caoutchouc, treillis en fil, ou un matériau analogue,- ou par une bande sans fin circulant en continu et dont le brin inférieur est suspendu librement. 25 14. Installation selon la revendication 8, caractérisée en ce que l'appareil d'égalisation est réglable en largeur, en hauteur et dans le sens de l'avance de la bande de matériau cellulaire.