Les deux branches d'une manille usuelle comportent deux trous coaxiaux qui permettent le passage du manillon et dont l'un est taraudé. Le trou non taraudé a en général un diamètre notablement plus grand que celui du manillon de façon a permettre une mise en place facile de ce manillon. Mais lorsque le manillon est soumis à une charge, il flichit alors de façon à s'appliquer sur la paroi du trou non taraudé; au bout d'un certain temps la manille casse. Pour remédier à cet inconvénient, on a proposé de constituer le manillon par un boulon qui traverse des trous non taraudés de la manille. En charge, ce boulon s'applique alors sur les parois des deux trous, sans flichir. Mais la mise en place du manillon est alors inhabituelle, ce qui trouble certains utilisateurs. La présente invention a pour objet une manille perfectionnée qui pallie l'inconvénient mentionné ci-dessus tout en s'utilisant comme une manille usuelle. La manille selon l'invention est caractérisée en ce que chacune de ses branches comporte un trou non taraudé pour le passage du manillon, les deux trous étant coaxiaux, et en ce qu'une rondelle munie d'un trou taraudé est montée flottante sur l'une des branches de la manille, de façon que son trou taraudé soit approximativement coaxial avec le trou non taraudé de cette branche. Le manillon traverse les deux trous non taraudés de la manille et son extrémité est vissée dans le trou taraudé de la ron dalles Lorsqu'il est sous charge, la rondelle se déplace de façon à lui permettre de s'appliquer simultanément sur les parois des deux trous non taraudés, de sorte qu'il ne fléchit pas et que sa durée de vie est considérablerrent augmentée. On a décrit ci-après, à titre d'exemples non limitatifs, deux modes de réalisation de la manille selon l'invention avec référence aux dessins annexés dans lesquels La Figure 1 est une vue en élévation d'un premier mode de réalisation de la manille, La Figure 2 est une vue en élévation latérale de ce premier mode de réalisation, Les Figures 3 et 4 sont des vues analogues aux Figures 1 et 2 d'un deuxième mode de ralisation de la manille. Telle qu'elle est représentée aux Figures 1 et 2, la manille 11 est constitue par une plaque métallique diformbe à chaud. Cette manille comporte deux branches latérales relativement larges lia et llb qui sont relises 1' une à l'autre par une partie lic munie d'une gorge lld en arc de cercle constituant une demi-cosse. Les branches lia et llb sont perches chacune d'un trou 12a ou 12b pour le passage du manillon, les trous 12a et 12b étant coaxiaux. Une rondelle 13 munie d'un trou taraudé 14 est disposée aur la face extérieure de la branche llb de façon que le trou 14 soit sensiblement dans l'axe du trou 12b. Cette rondelle est fixée à la branche lib de la manille par des axes 15 15 traversant avec jeu des perçages 16 de la rondelle et rivée non serrés ; ils pourraient également traverser avec jeu les perçages 17 de la branche lib. Dans ces conditions, la rondelle 13 est flottante et peut ainsi se déplacer dans une certaine mesure parallèlement à elle -meme. Lorsque le manillon est engagé dans les trous 12a et 12b et vissé dans le trou 14 de la rondelle et qu'il est soumis à une charge, la rondelle 13 se déplace de façon que la manillon vienne reposer sur la paroi du trou 12b ; on évite ainsi tout risque de rupture du manillon au droit du filetage. Dans le mode de réalisation des Figures 3 et 4, la manille est semblable dans ses grandes lignes à celle des Figures 1 et 2. Mais @ rondelle 13 est remplacée par une rondelle 18 en forme de poire ; celle-ci est munie dans sa partie large, d'un trou taraudé 19 et comporte, dans sa partie étroite un téton 20 faisant saillie par rapport à la face interne de celle-ci. Le téton 20 est engagé avec un jeu relativement important dans un trou 21 de la branche latérale lib de la manille. Lorsque le manillon est engagé dans les trous 12a et 12b, et vissé dans le trou 19 de la rondelle1cel- le-ci se déplace de façon que la manillon vienne reposer sur la paroi du trou 12b. Le trou 21 étant situé dans une partie relativement large de la manille n'affaiblit pas celle-ci ; de plus le téton 20,étant plus éloigné de l'axe du trou 19 que les rivets 15 dé l'axe du trou 14, est soumis à un effort moins important lors du serrage du manillon et ne risque donc pas d'être cisaillé. I1 va de soi que la présente invention ne doit pas être considérée comme limitée aux modes de réalisation décrits et représen- tés, mais en couvre, au contraire, toutes les variantes. REVEND ICAT IS 1. - Manille caractérisée en ce que chacune de ses branches comporte un trou non taraudé pour le passage du manillon, les deux trous étant coaxiaux et en ce qu'une rondelle munie d'un trou taraudé est montée flottante sur l'une des branches de la manille, de façon que son trou taraudé soit approximativement coaxial avec le trou non taraudé de cette branche. 2. - Manille selon la revendication 1, caractérisée en ce que la rondelle est fixée à la branche de la manille par des axes traversant avec jeu soit la branche soit la rondelle, et rivés non serrés. 3. - Manille selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'un des éléments constitués par la rondelle et la branche de la manille porte un téton engagé avec jeu dans un trou de l'autre élément. 4. - Manille selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la rondelle est en forme de poire, un trou taraudé étant ménagé dans sa partie large. 5. - Manille selon la revendication 3 et 4, caractérisée en ce que le téton est fixé sur la rondelle dans la partie étroite de celle-ci.