L'invention se rapporte a,ix capsules du type "couronne" et, plu prticulièrement, à celles qui font l'objet du brevet fran çais n0 1 258 315 dépo@é le 24 Février 1960 par la Société dite : "Usine slétallurgique de Maaailly", pour "Capsule ou autre organe de bouchage".Au lieu du bord vif ondulé que comportent les capsules "couronne" traditionnelles, ces capsules dites ci-après "à ourlés discontinus, comportent un bord ourlé non ondulé interrompu par des coupures de largeur appropriée convenablement distribuées entre les portions de bord ourlé de manière telle que, du fit du resserrement qui se produit lors du boueh:lge, ces portions se rapprochent pour ne présenter finalement aucune solution de continuité notable sur le récipient bouché. Un avantage important de ces capsules "couronne" améliorées consiste en ce qu'elles procurent une étanchéité accrue qui les rend aptes à la conservation de denrées exigeant une stérilisation par un traitement thermique, au cours duquel une surpression se manifeste à l'intérieur du récipient. Grâce à quoi il a été possible, comme décrit dans le brevet français n0 1 526 982 déposé le 23 Janvier 1967 par pour récipient, en particulier botte métallique a' fermeture par capsule "couronne" et capsule "couronne" perfectionnée", d'utiliser des capsules le ce genre pour fermer des bottes métalliques à conserves. L'intérêt de remplacer un fond serti; dont l'ouverture requiert l'emploi d'un ouvre-botte, par une capsule inviolable procurant une fermeture étanche, est évidemment considérable. Cependant, l'usager actuel accepte mal de devoir utiliser un manche de cuiller ou un décapsuleur pour enlever la capsule. La présente invention se propose de supprimer cet inconvénient, tout en conservant par ailleurs les avantages propres aux capsules "couronne à ourlés discontinus" et notamment, leur qualité exceptionnelle d'étanchéité, leur facilité de pose et leur faible coût de fabrication. Suivant l'invention, une capselle "couronne" à ourlés discontinus est caractérisée en ce qu'elle comporte une patte prolongée par un anneau d'arrachement, ladite patte étznt solidaire d'une portion le la jupe we la caps-:le normalement munie de crans mais dépourvue d'ourl s, une entaille ou ligne d'aff::.iblissement étant pratiquée dans le métal de la jupe, cette entaille comniençant, au bord inférieur de la jupe, sensibl?rnent à l'extré@ité d'une portion ourlée e-t se dirigeant vers le haut de la jupe, dans le erolongement de l'un des bords de la patte, jusqu a prcximitê du renflement supé rieur de la jupe qui loge le joint d'étanchéité, pour suivre ensuite, en direction du bord opposé de la patte, un entour circulaire le long d'une partie au moins de la circonférence du fond de la capsule. Il existe différents types de capsules lites "à ouverture facile", généralement munies d'un anneau d'arrachement qui permet de déchirer le métal de la capsule suivant une entaille ou Im ligne d'affaiblissement. Cette dernière est le plus souvent pratiquée, au moins partiellement, sur le fond cle la capsule et les bords vifs de la déchirure sont coupants, d'où le risque de se blesser au cours du décapsulage. Le procédé de fabrication de ces capsules à ouverture facile est souvent complexe, entraîne parfois des pertes de métal importantes et sa mise en oeuvre nuit à l'étanchéité du bouchage.Les capsules connues à ouverture facile ne sont d'ailleurs pas du type couronne à ourlés discontinus et sont inaptes à rempl-:cer le fond serti d'une boîte à conserves. Le brevet français n0 72 35256 déposé le 3 Octobre 1972 par le Demandeur, pour "Capsule de bouchage à ouverture facile pour récipients en verre", décrit une capsule couronne à ourlés discontinus dont le fond comporte une ligne d'aiffaiblissement du métal qui coopère avec an anneau d'arrachement. Un inconvénient majeur de cette capsule étanche à ouverture facile réside dans le fait qu'une bande annulaire du métal du fond reste solidaire de la jupe laissée en place sur la capsul après arrachement de la partie du fond intérieure à la ligne d'affaiblissement, d'où l'existence d'un bord vif susceptible de blesser, par exemple la langue d'un enfant qui lècherait l'intérieur du récipient. Dans la capsule suivant l'invention, cet inconvénient est supprimé, puisque la capsule se trouve entièrement enlevée du rci- pient après ouverture. 'n outre, au cours même de l'opération d'ouverture, le joint d'étanchéité frit légèrement saillie au-delà du bord de 1 décIirure. Le rocédé de fabrication de la capsule selon l'invention consiste essentiellement à découper, d-ns une feuille de tole, des rondelles munies de ladite patte, les pattes étant découpées d.ns les intervalles en étoile entre les rondelles de façon à éviter toute perte de métal, à pré-inciser le: lign d'affaiblissement sur la tô- le à plat, à fixer l'anneau d'arrachement a 1: patte, et enfin, à former 1 capsule par emboutissage des rondelles pré-incisées munies de leurs anneaux. Ce procédé ntentraine aucune modification des machines actuelles de fabrication des capsules à couronne à ourlés discontinus et la pose de l. capsule terminée s'effectue de même avec les machines actuelles. Suivant un mode d'exécution préféré de l'invention, la patte occupe en largeur l'intervalle de deux portions ourlées du bord de la jupe. Le Demandeur a constaté que cette brève interruption du bord ourlé pratiquement continu que présente la capsule une fois posée ne nuit pas aux qualités d'étanchéité. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description ci-apr.ès. Au dessin annexé La figure 1 représente une feuille de tale et les lignes de découpe des flancs dont l'emboutissage permettra la fabrication des capsules conformes k l'invention ; la figure 2 est une vue en plan d'une portion du flanc terminé ; la figure 3 est une vue partielle, en perspective, d'une capsule posée sur un récipient et dont on a commencé l'ouverture ; et la figure 4 représente, en coupe agrandie, le profil d'un corps de-botte coiffé d'une telle capsule. La figure 1 sert k illustrer le procédé de fabrication visé ci-dessus.Une feuille de tale 1, d'aluminium, de fer blanc ou autre matière appropriée, est découpée suivant les lignes en trait plein i, 3, 4, 5, 6, ... On voit que les pattes 2a, 3a, 4a, Sa, 6a, solidaires des rondelles correspondantes, sont obtenues sans aucune perte de métal, puisSutelles sont prélevées dans les intervalles en étoile entre les rondelles. L'incision des entailles d'affaiblissement 2b à 6b s'effectue sur la tole à plat. La ligne d'incision commence dans le prolongement de l'un des bords de la patte, en direction radiale dans l'exemple figuré. Puis elle se continue parallèlement au bord de la rondelle, en direction du bord opposé de la patte, pour former un arc dont la valeur n'est nullement critique : elle doit simplement etre suffisante pour que la déchirure correspondante de la jupe permette de casser le vide à l'intérieur du récipient. A titre de variante préférée, la portion de li ligne d'incisiop qui prolonge un bord de la patte est constituée par l'un des bords (2e, figure 2), d'une échancrure en V formée à l'emplacement de l'une des encoches qui seront décrites ci-après. Par ailleurs, lc ligne d incision forme un cercle complet, ce qui en facilite la réalisation. L'échancrure en V, plus profonde qu'une encoche normale, facilite l'amorçage de la déchirure. La profondeur de l'incision est par exemple égale aux 8/10 de l'épaisseur du métal. Après découpage et pré-incision du flanc (que l'on a repré senté, à la figure 1, avec les encoches, telles que 7, 8, qui formeront dans la suite les intervalles entre les portions du bord ourlé de la jupe), l'on effectue la pose d'un anneau d'arrachement, par rivetage, soudure électrique, ou tout autre procédé approprié. A la figure 2, on a représent un anneau 9 rivé en 9a sur la patte 2R- On voit que l'amorce 2c de la ligne d'incision commence sur le bord du flanc, et coïncide avec un bord de l'échancrure en V, et que la largeur AB de la patte correspond à deux intervalles entre encoches successives. De cette façon, lors du formage des crans de la jupe au cours de l'opération ultérieure d'emboutissage, quatre crans mâles (vus de l'intérieur de la jupe) seront formés sur la portion de jupe comprise entre les points A et B et les crans précédents et suivants occuperont leurs positions normales, c'està-dire que, dans chaque intervalle entre deux encoches successives, il se formera deux crans mâles (vus de l'intérieur de la jupe).Ainsi, la présence de la patte supprime deux portions ourlées du bord de la jupe, mais ne modifie en rien la formation normale des portions ourlées adjacentes, avec leurs crans. Bien entendu, l'on aurait pu faire correspondre la largeur AB de la patte à une ou trois portions ourlées au lieu de deux, mais il est, en tout cas, préférable, pour que la capsule conserve les propriétés d'étanchéité qui lui sont spécifiques, que la largeur AB corresponde à un petit nombre entier de portions ourlées, le nombre de deux ayant été retenu comme optimum. Le flanc représenté à la figure 2 est, après fixation de l'anneau d'arrachement, formé au moyen d'une nresse à emboutir équipée des outils traditionnels qui servent à former les crans et les ourlés propres aux capsules couronne à ourlés discontinus. Ces crans et ourlés ont été décrits en détail dans le brevet fran çais n0 1 258 315 susvisé. On voit, à la figure 3, que chaque portion de jupe, définie par un bord ourlé tel que 10, correspond par exemple à deux crans, il et 12, en saillie vers l'intérieur de la capsule. Comme on l'a expliqué dans la Ièmeaadition n0 83497 déposée le 25 Avril 1963, les propriétés remarquables des capsules couronne à ourlés discontinus sont liées au fait que chaque portion le bord ourlé transmet la rression de la bogue de bouchage, avec élasticité et effet de levier, aux detix crins correspondants qui viennent stenga- er efficacc.enl sous le renflpment que comporte le profil du récipient à boucher, et ;;u fait que chaque portion e bord ourlé confère une certaine r gidité aux deux crins correspondints et lps empêche de se déplier sous l'effet de la pression. La figure 4 illustre en 11a la position "e lit jupe avant bouchage et en llb (en pointillés), s; position après bouchage. Le récipient R, figuré à titre d'exemple comme une botte métallique, présente un bord supérieur roulé qui jou le raie du renflement susmentionné.Il est évident que la capsule modifiée selon l'invention conserve ses propriétés remarquables, pui@que chacune des portions de bord ourlé peut continuer à coopérer normalement :00 les crans correspondants, tandis que, à l'endroit de la patte, dans la région AB de la jupe, il existe malgré tout des crans qui assurent locale ment l'étanchéité en s' engigeant sous le r@nflement que comporte le profil du récipient. La présence de la patte et de l'incision ne modifie en rien, ni l'opération de formation des crans, ni le processus de bouchage. A la figure 3, on a représenté la patte et la portion de la jupe qui se détache, suivant la ligne 2b d'incision, lors du débouchage du récipient. En 2d, on a représente l; ligne de jonction entre la jupe et le fond : on voit que la liane d'incision 2b est située légèrement au-dessous de la ligne de jonction 2d. A la figure 4, un flèche F indique I position de 1; ligne d'incision. Il apparaît clairement, d'après les figures 3 et 4, que le joint d'étanchéité 13 se trouve dégagé à l'endroit de la déchirure de la jupe et vient former une légère saillie au-delà du bord do la déchirure, protégeant le doigt de l'usager pendant qu'il effectue la déchirure. vant l'ouverture, la région affaiblie pat l'incision est aormalentent protégée pur le joint contre l'effet corrosif éventuel du contenu du récipient. il va de soi ne diverses modification de détail pour ront être apportées a l'exemple décrit et représenté, $@ns s'écarter e l'esprit e REVENDICATIONS 1. Capsule "couronne" comportent un bord ourlé non ondulé interrompu par das compures, caractérisée en ce qu'elle comporte une @atte prolong@e par un ann@@u d'arrachement, ledite patte ét n@ solidaire d'une portion de la jupe de la capsule normalement munie de crans mais dépourvue d'ourlés, une enteille ou li@pe d'affaiblissement étant pratiquée dans le métal de la jupe, cette entaille commençant, au bord inférieur de la jupe, sensiblement à l'extrémité d'une portion ourlée et se dirigeant vers le haut de la jupe, d.ns le prolongement de l'un des bords de 1 lone le joint d'étanchéité, pour suivre ensaite, en direction du bord opposé de la p; tte, un contour circulaire le long d'une partie au moins de l^ circonférence du fond de la capsule. 2. Capsule selon la revendication 1, caractérisée en ce que la portion de la ligne d'aff@@iblissement qui prolonge au bord de la pa@@te est constituée par l'un des berds d'une échanerure en V formée à l'emelacement de l'une desdites coupures et aboutissant à proximité dudit renflement supérieur de la -jupe. 3. Capsule selon les revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que la largeur de ladite patte correspond à deux intervalles entre coupures successives du bord ourlé. 4. Procédé de fabrication d'une capsule selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à découper, d2ns une feuille de tôle, des rondelles munies de ladite patte, les pattes étant découpées dans les intervalles en étoile entre les rondelles de façon à éviter toute perte de métal, à pré-inciser les lignes d'affaiblissement sur la tôle à plat, à fixer l'anneau d'arrichement à la natte, et enfin, à former la capsule par emboutissage des rondelles pré-incisées munies de leurs anneaux.