La présente invention concerne un nouveau procédé de production de silazanes l'invention a plus particulièrement trait à la préparation de silazanes par réaction d'un halogéné silane avec ltammoniac et séparation du silazane, obtenu comme produit, de Ithydrogène halogéné obtenu comme sous-produit dans ce procédé. I1 est bien connu en pratique de préparer des silazanes par réaction d'un halogénosilane avec l'ammoniac. Par exemple, la réaction du trlméthylchlorosilane et de l'ammoniac donne l'hexaméthyldisilazane, tandis que la réaction du diméthyldi chiorosilane avec l'ammoniac donne des diméthylcyclosilazanes. Toutefois, une réaction de ce type présente l'inconvénient de produire également de grandes quantités d'hydrogène halogéné comme sous-produit, qui se présente normalement sous la forme d'un sel d'hydrogène halogéné de l'ammoniac, par exemple NH3.HCl En outre, l'hydrogène halogéné formé comme sous-produit indésirable est un précipité solide volllmineu en fines particules, qui gêne la filtration et emprisonne une grande quantité du silazane constituant le produit désiré. B'utilisation de solvants organiques pour résoudre ce problème a été proposée toutefois, le solvant est requis en grandes quantités et la séparation du silazane est encore difficile et prend beaucoup de-temps. L'utilisation d'une solution aqueuse basique (contenant) par exemple Na2CO3) a également été proposée pour éliminer l1hydrogène halogéné formé comme sous-produit. Toutefois, là encore, de grandes quantités de solution aqueuse basique sont requises et l'utilisation de cette solution réduit le rendement en silazane, attendu que ce dernier réagit avec l'eau pour former un siloxane et que la formation du siloxane complique également la séparation du silazane. On vient de découvrir qu'il est possible de remédier aux inconvénients indiqués ci-dessus par le procédé de ltinven tion qui consiste à utiliser une alkylènediamine pour séparer l'hydrogène halogéné, formé comme sous-produit, du silazane obtenu comme produit désiré. En conséquence, l'invention concerne un procédé efficace et économique de préparation de silazanes. Dans ce procédé, comme indiqué ci-dessus, le silazane obtenu comme produit peut être aisément séparé de l'hydrogène halogéné formé comme sousproduit. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront de la description détaillée qui va sui vre .L'invention concerne un procédé de préparation d'un silazane, procédé qui consiste à faire réagir un halogénosilane avec l'ammoniac et à séparer le silazane liquide, formé comme produit, de l'hydrogène halogéné formé comme sous-produit par contact de l'hydrogène halogéné avec une quantité suffisante d'alkylènediamine pour former un sel liquide d'hydrogène halogéné et d'alkylènediamine dont la phase se sépare et se sédimente sous la phase liquide du silazane formé comme produit. On a constaté le fait surprenant qu'une alkylènedia- mine peut être utilisée comme accepteur d'acide pour la réaction générale entre un halogénosilane et l'ammoniac et que, dans les conditions du procédé de l'invention, lthydrogène halogéné formé normalement comme sous-produit gênant peut entre aisément séparé du silazane désiré obtenu comme produit sous la forme d'une phase liquide séparée du.sel d'hydrogène halos géné et d'éthylènediamine,c'est-à-dire NH202114NH2 .1101. par exemple, dans la conduite de la réaction générale entre un halo génosilane et l'ammoniac selon l1invention, en présence d'une alkylènediamine, deux phases liquides sont formées et séparées cependant que la température est maintenue à 700C au moins. La phase supérieure est formée par le silazane constituant le produit désiré,tandis que la phase inférieure est le sel liquide d'alylènediamine et a'hydrogène halogéné. Ce procédé peut être illustré par le schéma suivant 2(CH3)3SiCl+NH3+2H2NC2H4NH2#(CH3)3SiNHSi(CH3)3+2H2NC2H4NH2.HCl En variante, la réaction générale entre 1'halogéno- silane et l'ammoniac peut Btre conduite en l'absence d'alkylènediamine et le sel solide d'hydrogène halogéné et d'ammoniac formé comme sous-produit peut être transformé par contact avec une alkalènediamine à une température d'au moins 70 C, en sel liquide d'alkylènediamine et d'hydrogène halogéné, ce qui entraîne là encore la séparation de deux phases liquides comme indiqué cidessus,la phase supérieure étant encore formée du silazane liquide obtenu comme produit. Ce procédé peut être illustré par le schéma réactionnel suivant Naturellement, il est évident que bien que la séparation finale des deux phases liquides indiquées ci-dessus soit conduite à une température d'au moins 700C, cette séparation peut être effectuée par toute opération simple, par exemple décantation, écoulement, etc. le mode opératoire préféré consiste à conduire la réaction en présence d'une alkylènediamine de manière a former directement le sel d'alkylènediamine et d'hydrogène halogéné et à éliminer la nécessité de chasser de grandes quantités d'ammoniac gazeux.La forme générale préférée de mise en oeuvre du procédé de réaction d'un halogénosilane et d'ammoniac selon l'invention entraîne normalement la séparation du silazane désiré, sur la base de la quantité initiale d'halogénosilane, à un taux d'au moins 90 % en poids et une simple distillation du silazane peut donner un produit dont la pureté dépasse 99 . Un autre avantage de la réaction générale préférée entre un halogénosilane et l'ammoniac selon l'invention réside dans le fait que la quantité minimale d'ammoniac requise dans ce procédé n1 atteint pas le tiers de la quantité requise dans les procédés de l'art antérieur. On a donc découvert en outre le fait surprenant que le mode et l'ordre d'addition des trois ingrédients, c'est-à-dire l'halogénosilane, l'ammoniac et l'al kylènediamine, ne sont pas déterminants. L'invention concerne plus particulièrement un procédé de préparation d'un silazane, procédé qui consiste à faire réagir un halogénosilane choisi entre un monohalogénosilane de formule R3SiX (dans laquelle chaque symbole R désigne un radical individuel- lement choisi entre des radicaux allyle inférieurs, vfryle, phényle et alkoxy inférieurs et X est un atome d'halogène choisi entre le chlore, le brome et ltiode) et un dihalogénosilane de formule R2SiX2 (dans laquelle R et X ont les définitions données ci-dessus) avec l'ammoniac en présence d'une alkylènediamine pour former une phase liquide de sel d'hydrogène halogéné et d'alkylène diamine qui se sédimente au-dessous de la phase liquide du silazane (produit) qui est également formée, et à séparer lesdites phases en maintenant une température de séparation d'au moins 700C, la quantité molaire d'ammoniac utilisée étant au moins égale à environ 50 % de la quantité qui équivaut stoeck-o- métriquement au nombre équivalent de liaisons silane-halogene devant réagir, et la quantité molaire d'alkylènediamine utilisée allant drenviron 90 % de la quantité stoechiométriquement correspondant au nombre équivalent de liaisons silane-halogène devant réagir, à un excès stoechiométrique environ 10 %. Comme indiqué ci-dessus, le mode et l'ordre de mélange des trois ingrédients, à saloir halogénosilane, ammoniac et éthylènedlamire, ne sont pas déterminants. Toutefois, de pré- férence, la réaction entre l'halogénosilane et l'ammoniac est conduite en présence d'éthylènediamine.Ce procédé préféré requiert une moins grande quantité d'ammoniac et forme directement le sel liquide d'hydrogène halogéné et d'éthylène-diamine en éliminant la nécessité de transformer le se solide d'hydrogène halogéné et d'ammoniac en ledit liquide, et de cnasser l'excès d'ammoniac gazeux lorsque la réaction est conduite en l'absence d'éthylènediamine, Ainsi, des disilazanes de formule R3SiNHSiR3 (dans laquelle R a la définition donnée ci-dessus) sont préparés lorsque la matière première est un monohalogénosilane comme défini ci-dessus. Ces monohalogénosilanes, et leurs procédés de préparation, sont bien connus en pratique.Des exemples de monohalogénosilanes que l'on peut utiliser comprennent les composés de formules suivantes : (CH3)3SiCl, (C2H5)3SiCl, (CH3)2C2H5SiCl, (CH3)3SiBr, (CH3)3,SiI, (CH3)2(CH3O)SiCl, (CH3)2(C2H5O)SiCl, (CH3)2(CH2=CH)SiCl, etc. Il est avantageux d2utiliser des monochlorosilanes et très avantageux d'utiliser le triméthylchlorosilane et le diméthyléthoxychlorosilane, notamment le premier. Naturellement, il est évident que le disilazane particulier dépend simplement du choix du silane de départ; par exemple, on utilise (CH3)3SiCl pour former (CH3)3Si-NH-Si(CH3)3 ; on utilise (CH3)2(C2H5O)SiCl pour former (CH3)2(C2H5O-)Si-NH-Si(-OC3H5)(CH3)2 ; etc. Nature1- lement, on peut utiliser, le cas échéant, des mélanges de ces monohalogénosilanes. De même, des silazanes cycliques de formule [R2SiNH]n (dans laquelle R a les définitions données ci-dessus et n est un nombre entier au moins égal à 3) sont obtenus lorsque la matière première est un dihalogénosilane comme défini ci-dessus. Ces dihalogénosilanes et leurs procédés de préparation sont bien connus en pratique. Des exemples représentatifs des dihalogéno silanes qui peuvent Qtre utilisés comprennent les composés de formules suivantes : (CH3)2SiCl2, (C2H5)2SiCl2, (CH3)(C2H5)SiCl2, (CH3)2SiBr2, (CH3)2SiI2, (CH3) (CH3)(C2H5O)SiCl2, (CH3)(CH2=CH-)SiCl2, etc. là encore, il est évident que le silazane cyclique particulier dépend simplement du choix du silane par exemple, on utilise (CX3)2SiCl2 pour former des sîlazanes cycliques tels que [(CH3)2SiNH]3 et [(CH3)2SiNH]4, etc. Naturellement, on peut utiliser, le-cas échéant, des mélanges de ces dihalogénosilanes. l'es alkylènediamines que l'on peut utiliser dans la présente invention sont bien connues en pratique, de même qu'on connaît bien leur préparation. Ces composés comprennent ceux qui répondent à la formule R2'NR"NR2' (dans laquelle chacun des radicaux R' est choisi individuellement entre de l'hydrogène, des groupes alkyle inférieurs et des radicaux silyle de formule -SiX3 dans laquelle X est un radical alkyle inférieur et R" est un radical alkylène divalent en C2 à C4) Des exemples représentatifs de ces composés comprennent l'éthylènediamine, la 1,2-propylènediamine, la 1,3propylènediamien, la 1,4-butylènediamien, la N,N-diméthyléthy lènediaminè et la N,N'-bis(triméthylsilyl)éthylènediamine.Des alkylènediamines avantageuses ccmprennent 1'éthylènediamine (H2NC2H4NH2) et la N,N'-bis(triméthylsilyl)éthylènediamine [(CH3)3SiNHC2H4NHSi(CH3)3], notamment 1' éthylènediamine. Naturellement, on peut utiliser, le cas échéant, des mélanges de ces alkylènediamines. La quantité molaire d'ammoniac consommée dans le procédé général de- réaction entre un halogénosilane et l'ammoniac selon la présente invention est d'au moins environ 50 fo de la quantité qui équivaut stoechiométriquement à la quantité ou au nombre de liaisons silane-halogène que l'on désire faire réagir. Naturellement, on peut utiliser, le cas échéant, des quantités en excès de cette valeur minimale, mais ceci n'est généralement pas avantageux, à moins que I'on ne désire conduire la réaction en l'absence dralkylènedlamine et transformer ensuite l'kalogénhy- drate solide (par exemple NH3.HCl) formé comte sous-produit en sel liquide d'hydrogène halogéné de l'alkylènediamine (par exemple NH2C2H4NH2.HCl). Ainsi, dans la préparation de dîsilazanes, la réaction implique de préférence deux moles de monohalogénosilane, une mole d'ammoniac et deux moles d'alkylènediamine lorsqu'on prépare des silazanes cycliques, la réaction implique alors de préférence une proportion molaire entre le dihalogeno- silane, l'ammoniac et l'alkylènediamine, de 1:1:2.L'utilisa- tion de 0,5 mole seulement d'ammoniac par liaison silane-halogène devant réagir est en net contraste avec les procédés antérieurs qui enseignent la nécessité dtune proportion d'au moins 1,5 mole d'ammoniac par liaison sllane-halogene devant réagir Toutefois, dans le procédé moins avantageux de l'invention dans lequel on conduit la réaction entre l'halogénosilane et l'ammoniac en l'absence d'alkylènediamine, l'utilisation d'un excès d'ammoniac d'environ 1,5 mole est également avantageuse. La quantité molaire d'alkylènediamine consommée dans le procédé général de réaction entre un halogénosilane et ltam- moniac selon l'invention ne dépend naturellement que du rendement désiré du procédé, en tenant compte de facteurs évidents tels que la quantité d'halogénure, formé comme sous-produit, que l'on désire éliminer, la quantité et la pureté du silazane formé comme produit désiré, etc. Bn conséquence, la quantité molaire d'alkylènediamine que Iron utilise va de préférence d'environ 90 % de la quantité qui équivaut stoechiométriquement au nombre équivalent de liaisons silane-halogène devant -ngir, à un excès stoechiométrique d'environ 10 . On peut utiliser des quantités plus faibles et plus fortes d1alkylènediamine, mais ces quantités n'offrent aucun avantage évident et, en fait, elles peuvent être indésirables, en réduisant le rendement en silazane désiré. Ainsi, il est très avantageux d'utiliser la quantité d'alkylènediamine qui équivaut stoechiométriquement au nombre équivalent de liaisons silane-halogène devant réagir ou qui se rapproche autant que possible de ce rapport molaire. Naturellement, il y a lieu de remarquer que la quantité d'alkyl- lènediamine n'est pas nécessairement ajoutée en une seule fois au mélange réactionnel, mais peut y être ajoutée graduellement. Etant donné que la réaction générale en un halogénosilane et ammoniac selon l'invention est exothermique, la température de réaction n'est pas déterminante. Normalement, la réaction est conduite à des températures allant à peu près de la température ambiante à environ 10C O, de préférence entre environ 70 et environ 1000C. On peut utiliser, toutefois sans avantage, des températures initiales plus basses ou plus hautes. Naturellement, le meilleur choix de la température de réaction dans chaque cas particulier dépend dans une large mesure des corps réactionnels utilisés, de leurs propriétés physiques, etc. Toutefois, pour tirer le meilleur profit de la présente invention, on doit maintenir en phase liquide le sel d'alkylènediamine et d'hydrogène halogéné forré comme sous-produit pendant l'étape de séparation du procédé, et il est alors avantageux que la température soit maintenue à 700C au moins perdant la séparaticn des deux phases liquides. Bien que la limite supérieure de cette gamme de températures ne soit pas déterminante sauf en ce qui concerne le point d'ébullition des divers produits, la séparation des deux phases liquides est généralement conduite entre environ 70 et environ 100 C. la réaction peut être conduite sous pression ou à la pression atmosphérique. Il est avantageux d'utiliser la pression aut & ne, ctest-à-dire une pression suffisante pour retenir les corps réactionnels volatils dans le circuit. Naturellement, il est également avantageux que la réaction soit conduite dans des conditions sensiblement anhydres de manière à empêcher toute réaction secondaire indésirable éventuelle. Plus particulièrement, la réaction entre un halogéno- silane et l'ammoniac selon l'invention peut être conduite avan tageusement en suivant le mode opératoire indiqué ci-après Une aIkylènediamine. en quantité indiquée ci-dessus est saturée d'ammoniac dans un réacteur convenable qui est avantageusement maintenu dans des conditions anhydres, et le mélange est chauffé sous agitation modérée à énergique à une température d'au moins 70 C.L'halogénosilane est ensuite ajouté en même temps que l'on ajoute progressivement le reste de la quan- tité ci-dessus prescrite d'ammoniac et la réaction est poursuivie jusqu'à son achèvement, qui doit apparaître normalement au bout de 6 heures, de plus longues durées de réaction n'offrant aucun avantage apparent. Généralement, la durée de réaction ntest que de 1 à 2 heures à environ 80 C. lorsque la réaction est terminée, on interrompt l'agitation et on laisse la masse réaction nelle se sédimenter en deux phases liquides, en maintenant la température à 700C au moins. La séparation est normalement terminée en 1 heure.En maintenant la température à 700C au moins, on peut aisément séparer le silazare foirant le produit désiré, c'est-à-dire la phase liquide supérieure, du sel liquide dlalky- lènediamine et d'hydrogène halogéné formé comme sous-produit et l'isoler par simple décantation, écoulement, distillation, etc. Naturellement, le silazane formé comme-produit peut, le cas échéant, être encore purifié par toute opération classique, par exemple par distillation pour éliminer les impuretés secon- daires qui peuvent être contenues dans la phase liquide supérieure de produit, par exemple les fractions légères, les fractions lourdes, etc. les silazanes formés comme produits de l'invention trouvent de nombreux débouchés bien connus en-pr?tique. Par exemple, ils sont couramment utilisés comme agents de silylation de composés porteurs de groupes réactifs tels que des groupes hydroxyliques, en sorte que ces composés peuvent subir d1au- tres réactions, être distillés, être soumis à une analyse chromatographique, etc. On peut aussi les utiliser comme agents de silylation dans la production de pénicilline synthétique. On peut encore les utiliser pour conférer des propriétés hydropho- bes à des eharges à base de silice et comme source d'ammoniac lorsqu'on désire une libération réglée d'ammoniac. l'invention est illustrée par les exemples suivants, données a titre non limitatif, dans lesquels toutes les parties, les pourcentages et les proportions sont exprimés en poids, sauf indication contraire. Exemple i On charge 300 g (5 moles) dtéthylènediamlne, qu'on chauffe à 75 C, dans un ballon de I litre à trois tubulures muni à la base drurl dispositif d'écoulement et équipé d'un tube dtin- jection, d'un tube en T, d'un condenseur d'eau et d'un thermomètre. En agitant, on fait arriver simultanément du silane et de l'ammoniac depuis des réservoirs différents contenant l'un 540 g (5 moles) de triméthylchlorosilane et l'autre 53,13 g (3 moles) d'ammoniac et on maintient la réaction exothermique à 75-85 C. l'ammoniac est ajouté à un débit suffisant pour maintenir une pression de 0,28 bar et l'addition de la totalité du silane dure 52 minutes. l'addition du reste de l'ammoniac est poursuivie à 75 C et dure environ 5 heures, et à ce stade, le c1orhydrate d'éthylènediamine formé comme sous-produit est li quide. En maintenant la température à 750C, on interrompt l'agi tation et on laisse les deux phases liquides se séparer.En soutirant la phase inférieure liquide, on obtient 464,7 g de chlorhydrate d'éthylènediamine (H2NC2H4NH2.HCl) formé comme sous-produit, ayant une teneur en chlorure de 35 %. L'analyse par chromatographie en phase vapeur des 402 g de la phase supérieure de produit que l'on obtient montre que cette phase contient 9,5 % de fraction légère,4,4 % d'hexaméthyldisiloxane, 1,8 % de N,N'-bis-(triméthylsilyl)éthylènediamine, 0,2 Se de fraction lourde et 84,4 ffi de l'hexaméthyldisilazane désiré de formule (CH3)3SiNHSi(CH3)3, ce qui représente un rendement de 92 % (339 g) d'hexaméthyldisilazane désiré. Exemple 2 On charge 240 g (4 moles) d'éthylènediamine dans un ballon de 1 litre à trois tubulures ayant les mêmes accessoire, que dans l'exemple 1. En agitant et en opérant à la température ambiante, on ajoute de l'ammoniac à un débit choisi de manière à maintenir une pression de 0,28 bar, en même temps que l'on ajoute 258 g (2 moles) de diméthyldichlorosilane. Une réaction exothermique a lieu et la température stélève à 89 C. L'addition de la totalité du silane prend 40 minutes. On poursuit l'addition d'ammoniac et on maintient la température à 70-80 C jusqu'à ce que tout le chlorure foré comme sous-produit soit passé en phase liquide.En maintenant la température, on ajoute 150 g de benzène pour faciliter la séparation des phases, on interrompt l'agitation et on laisse se séparer les deux phases liquides. Apres avoir soutiré la phase inférieure liquide, on obtient 360 g de chlorhydrate d'éthylènediamine (sous-produit) ayant une teneur en chlorure de 34 %. La phase'supérieure liquide, qui pèse 284 g, consiste en silazane (produit) et en benzène qui est chassé à 1100C. On sépare 134 g de silazane brut qui consiste, d'après l'analyse infrarouge, en disilazane cyclique de formule [(CH)2SiNH]n dans laquelle n est au-moins égal à 3, ce qui représente un rendement de 92 fo de produit. Exemple 3 On charge, dans un ballon de 1 litre à trois tubulures ayant les memes accessoires que dans ltexemple 1, 60 g (1 mole) dréthylènediamine qu'on chauffe à 80 C. En agitant, on injecte de l'ammoniac dans le ballon à un débit choisi de manière qu'il né passe pas dans le condenseur, en même temps que l'on ajoute 128 g (0,93 mole) de diméthyléthoxysilane et que l'on maintient la température à 80-85 C. l'raddition de la totalité du silane dure 45 minutes et l'injection d'ammoniac est poursuivie jus qurà ce que tout le chlorure formé comme sous-prodult soit passé en phase liquide.En maintenant la température à environ 800C, on interrompt l'agitation pour permettre aux deux phases liqui- des de se séparer. Après avoir soutiré la phase inférieure liquide, on obtient 85 g de chlorhydrate d'éthylènediamine (sous- produit) ayant une teneur en chlorure de 75 . La phase supérieure liquide pèse 103 g ; l'analyse par chromatographle en phase vapeur montre qu'elle contient 28,3 g de 1,3-diéthoxyté- traméthyldisilazane, produit désiré de formule (CH3)2(C2H5O)SiNHSi(OC2H5)(CH3)2, dont le rendement est de 27,5 . Exemple 4 On charge 204 g (1 mole) de N,N'-bis-(triméthylsilyl) éthylènediamine dans un ballon de 1 litre à trois tubulures comportant les mêmes accessoires que dans l'exemple 1. En agitant et en opérant à la température ambiante, on ajoute lentement 102 g (0,94 mole) de triméthylchlorosnlane en même temps que l'on injecte de l'ammoniac à un débit choisi de manière que ce dernier ne passe pas dans le condenseur.La réaction est exothermique et la température est maintenue à 75-80 C. Après addition de la totalité du silane, on poursuit l'injection d'ammoniac tout en maintenant la température jusqu'à ce que tout le chlorure formé comme sous-produit soit passé en phase liquide. On interrompt l'agitation et on laisse se séparer les deux phases liquides. Après avoir soutiré la phase inférieure liquide,on obtient 86,6 g de chlorhydrate d'éthylènediamine (sous-produit) ayant une teneur en chlorure de 36,8 %. L'analyse par chromatographie en phase vapeur des 201 g de la phase supérieure de produit montre que cette phase contient 1,4 % de fraction légère, 1,3 % d'hexame- thyldisiloxane, 2,6% de N,N'-bis-(triméthylsilyl)éthylènedia mine, 4,9 % de fraction lourde et 89,7 ,?3 du produit désiré, à savoir l'hexaméthyldisilazane, dont le rendement est de 77 % (181 g). Exemple 5 On charge 20 g (0,22 mole) de N,N-diméthyléthylènedia- mine [(CH3)2NC2H4NH2], qu'on chauffe à 800C, dans un ballon à trois tubulures de 500 cm équipé des mimes accessoires que dans l'exemple 1. En agitant, on ajoute en 45 minutes 24,4 g (0,22 mole) de triméthylchlorosilane, puis on ajoute 2,5 g dtammoniac à un débit choisi de manière. que l'ammoniac ne passe pas dans le condenseur. la réaction-est exothermique (80-90 C). On interrompt ensuite l'agitation et on laisse les deux phases liquides se séparer, en maintenant la température à environ 800 C. Après avoir soutiré la phase inférieure liquide, on obtient 26 g de chlorhydrate de N,N-diméthyléthylènediamine (sous-produit) de formule [(CH3)2NC2H4NH2.HCl] dont la teneur en chlorure est de 26 %. L'analyse par chromatographie en phase vapeur de 19 g de la phase supérieure liquide obtenue montre un rendement de 85 %.(14,6 g) drhexaméthyldisilazane (produit désiré). Il va de soi que la présente invention n'a été décrite qutà titre explicatif, mais nullement limitatif, et que de nombreuses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1. Procédé de préparation dtun silazane, caractérisé par le fait qutil consiste à faire réagir un halogénosilane choisi entre un monohalogénosilane de formule R3 six (dans laquelle chaque symbole R désigne individuellement un radical choisi entre des radicaux allyle inférieurs, vinyle, phényle et alkoxy inférieurs et X est un atome d'halogène choisi entre le chlore, le brome et l'iode) et un dihalogénosilane de formule R2Sii (dans laquelle R et X ont les définitions données ci-dessus) avec l'ammoniac en présence d'une aikylènediamine pour former une phase liquide d'halogénhydrate d'alkylènediamine qui se sédimente sous la phase liquide, également formée, de silazane obtenu comme produit, en maintenant une température de séparation d'au moins 700C, la quantité molaire d'ammoniac utilisée étant d'au moins environ 50 % de la quantité qui équivaut stoe chiométriquement au nombre équivalent de liaisons silane-halogène devant réagir et la quantité molaire d'éthylènediamine utilisée allant d'environ 90 % de la quantité qui équivaut stoechio métriquement au nombre équivalent de liaisons silane-halogène devant réagir, à un excès stoechiométrique d'environ 10 %. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que l'alkylènediamine est l'éthylènediamine. 3. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que ltaIkylènediamine est la N,N'-bis-(triméthylsilyl)- éthylènediamine. 4. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que l'alkylènediamine est la N,N-diméthyléthylènediamine. 5. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé par le fait que l'halogénosilane est un monohalogénosilane choisi entre (CH3)3SiCl et (CH3)2(C2H5O)SiCl. 6. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé par le fait que lthalogénosilane est (CH3)2SiCl2. 7. Procédé suivant la revendication 5, caractérisé par le fait que la quantité molaire d'ammoniac utilisée représente environ 50 % de la quantité qui équivaut stoechiométriquement au nombre équivalent de liaisons silane-chlore devant réagir. 8. Procédé suivant la revendication 7, caractérisé par le fait que la réaction du chlorosilane avec l'ammoniac est conduite sous pression autogène, dans des conditions sensiblement anhydres, et la séparation des deux phases liquides est effectuée à une température d'environ 70 à lOOoC. 9. Procédé suivant la revendication 8, caractérisé par le fait que la quantité molaire d'alkylènediamine utilisée est à peu près l'équivalent stoechiométrique du nombre équivalent de liaisons silane-chlore devant réagir.