Ta présente invention concerne un procédé destiné à entretenir des propriétés physiques favorables à la physiologie des végétaux dans des sols minéraux et organogènes utilisés en agriculture et en horticulture, procédé qui permet en même temps d'obtenir un amendement à action retardée et une stimulation de la croissance des végétaux. Au cours de la dernière décennie s'est accomplie en agriculture, notamment dans la culture betteravière et la culture maraîchère de plein champ, une révolution due principalement au manque de main-d'oeuvre et aux progrès réalisés dans le Génie rural (par exemple l'utilisation de semences sous la forme pilulaire et granulée) et dans la lutte contre les mauvaises herbes. L'utilisation de nouveaux herbicides chimiques a remplacé le désherhage manuel classique. La qualité des semences s'est considérablement améliorée.Dans la culture betteravière, on a perfectionné au sens technique et génétique des semences à germe unique qui, qu'elles soient ou non à ltétat pilulaire, permettent le dépôt de grains individuels en respectant l'espacement final des plantes, sans avoir à effectuer, plus tard, l'éclaircissage des plantes, qui demande beaucoup de travail. On obtient une croissance non perturbée. L'obtention de plantes doubles est évitée dans une large mesure. Si l'on veut effectuer en pratique le dép8t de grains individuels avec l'espacement final dans la ligne de semis, il est indispensable a t éviter au maximum les perturbations de la levée des graines et du ddveloppement des plantules. On doit, en particulier s'efforcer d'éviter la formation dtune croûte à la surface du sol, ou son tassement. tes graines de betteraves et de nombreuses semences de plantes maraîchères sont en effet particulièrement sensibles au durcissement du sol. Malheureusement, dans les pays occidentaux très industrialisés, l'altération de la structure des terres arables se manifeste dans une mesure croissante. lies causes en sont les suivantes a) la mécanisation croissante.C'est principalement l'utilisation de moissonneuses très lourdes (moissonneusesbatteuses et arracheuses de betteraves) qui provoque, notamment lors des années humides, des tassements intenses du sol b) la pénurie de régulateurs naturels de la structure, tels que le fumier d'étable et les engrais verts. lies exploitations agricoles très mécanisées ne disposent que d'une quantité insuffisante de fumier d'étable, notamment lorsqu'il y a peu d'élevage de bétail. En outre, dans le cas de sols déjà dégradés, l'utilisation des engrais verts nta que peu de chance de succès. C'est pourquoi il nty a pas lieu de s'étonner de ce que les chercheurs aient concentré leurs efforts, au cours des dernières années, sur la réalisation d'une mise en condition physique de sols, même avec des produits de synthèse. On connaît des polyélectrolytes en poudre, considérés comme capables de former des agglomérats, par exemple l'alcool polyvinylique, des polyacrylonitriles, des polycrylamides, des polyméthacrylates, des sels de sodium et de calcium du copolymère d'acétate vinylique et d'ester méthylique d'acide maléique, le méthacrylate de diméthylaminoéthyle, etc. Ces colloïdes linéaires sont à meme de lier des particules individuelles de sol en masses agglomérées résistant à l'eau. Ceci entretient pendant un certain temps une structure favorabie du sol, qui exerce un effet bénéfique sur ltéquilibre en air, en eau et en chaleur. Malheureusement, en raison du prix élevé de cette matière, son utilisation est restée limitée jusqu'à présent aux terrains de sport et aux jardins privés. On a tenté de reproduire avec des feuilles de matière plastique les effets avantageux que l'on obtient par une couverture du sol ("mulching") avec des matières organiques naturelles telles que la paille, l'herbe, la tourbe, etc. La réalisation d'une "couverture liquide" constitue un autre progrès dans ce domaine. A cet effet, on utilise des émulsions de bitume, des émulsions d'huile, latex et résine de pétrole, l'acétate de vinyle, la carboxyméthylcellulose, les ligninesulfonates de calcium et de magnésium, ainsi que d'autres com posés. Beur mécanisme d'action repose le plus -souvent sur la formation d'une pellicule ou sur un phénomène hydrophobe. Certains de ces composés, appliqués à d'assez fortes concentrations, peuvent aussi se comporter comme des "agents de renforcement du sol". A l'aide Aces matières, on tente de rendre insensibles à l'érosion, des remblais, des déblais, des dunes de sable et des talus, et parfois mimez d' effectuer leur engazonnement par le procédé dthydro-ensemencement. Ceci permet de réduire notablement ltérosion par l'eau et par le vent. L'application de substances inhibant l'érosion à la surface d'un champ n'est le plusJsouvent possible, pour des raisons d'ordre économique, que sur les lignes de semis ou de végétation. C'est principalement dans la culture betteravière qu'on a effectué, avec les produits mentionnés ci-dessus, toute une série d'essais, pour assurer la levée des semences, mEme dans des conditions défavorables. Dans le cas des produits mentionnés ci-dessus, on a souvent observé des effets négatifs, à c8té des effets positifs. Ainsi, de nombreuses pellicules sont difficilement traversées par les plantules. Dans le cas de quelques composés, l'application représente un travail salissant et désagréable. Quelques-unes des pellicules sont g8nantes au moment du binage subséquent et pourrissent ensuite trop lentement dans le sol. Quelques produits ont une trop faible stabilité aux averses et à la grêle ; ils forment des galettes qui, en se desséchant, sont entraînées par le vent. I1 existe même quelques produits qui libèrent des composés toxiques vis-à-vis de la germination et de la croissance des plantules. On vient de découvrir le fait surprenant que des polyuréthannes sous la forme de leurs dispersions ou solutions aqueuses conviennent remarquablement pour améliorer des sols, notamment des sols destinés à l'agriculture et à l'horticulture, l'application de ces dispersions ou solutions staccompagnant d'un effet d'amendement à action retardée, ainsi que d'une régulation positive de la croissance des végétaux. lie but de la présente invention est par conséquent d'offrir un procédé de mise en condition du sol ainsi que de régulation de la croissance des végétaux dans des sols minéraux ou organogènes par application de polymères synthétiques sur ces sols ou par leur imprégnation avec ces polymères ; ce procédé est caractérisé par le fait qu'on fait agir des polyuréthannes sous la forme de leurs dispersions ou solutions aqueuses sur les sols cultivés minéraux ou organogènes. Ce procédé nouveauetapplicable d'une façon générale à la mise en condition de sols et à la régulation de la croissance de végétaux permet finalement dSaccroStre considérablement le rendement des cultures, pour une plus faible main-d'oeuvre. lies polyuréthannes que l'on peut utiliser conformément à l'invention sont de préférence préparés sous la forme de solutions ou de dispersions aqueuses et utilisés sous cette forme. Toutefois, il est également possible d'effectuer leur préparation à l'état fondu ou dans un solvant inerte toléré par les plantes, et de ne les diluer que peu avant l'application, en ajustant la concentration désirée avec de l'eau. Par exemple, on peut préparer un polyuréthanne renfermant deux à huit pourcent de groupes isocyanate libres sous la forme d'une solution à 70-98 0 dans l'acétone, l'éther diéthylique du dipropylène-glycol, ou aussi en l'absence totale de solvant, et diluer cette solution ou masse fondue par simple délayage avec de l'eau, ce qui forme une solution ou une dispersion ou dmul- sion aqueuse. lies dispersions de polyvréthanne qu'il convient d'utiliser dans le procédé de l'invention sont préparées de façon connue à partir de composés de haut poids moléculaire, renfermant des atomes réactifs dthydrogène, ayant un poids moléculaire de 300 à 20 000, de polyisocyanates et, le cas échéant, d'agents d'allongement de chaîne, portant des atomes réactifs d'hydrogène. Il convient utiliser à cet effet tous les composants connus et utilisés de façon classique. Des exemples en sont donnés dans les brevets belges -N0 653 223, N0 669 954 et W 673 432 et dans la demande de brevet de la République Fédérale d'Allemagne mise à l'inspection publique sous le N 1 770 068. On préfère notamment utiliser les composants suivants : a) des polyéther-alcools renfermant deux ou trois groupes OH et de poids moléculaire moyen égal à 300-10 000, notamment des produits de polymérisation d'oxyde d'éthylène et/ou d'oxyde de propylène; b) des polyester-alcools renfermant deux ou trois groupes OH et/ou groupes COOH, de poids moléculaire moyen égal à 400-10 000, notamment les esters d'acide phtalique, d'acide adipique, d'acide succinique, d'avide maléique, d'acide carbonique et de glycols tels que ltéthylène-glycol, le propylène-glycol, le diéthylène-glycol, le triéthylène-glyool, le tétra-éthylèneglycol, la glycérine, le triméthylol-propane et le triméthyloléthane;; c) des polyisocyanates, notamment le diisocyanate de 1,6-hexaméthylène, le 1-isocyanatométhyl-5-isocyanato-1,3,3triméthylcyclohexane, l'ester bis-0-isocyanatoéthylique de l'acide phtalique, l'ester bis-ss-isocyanatoéthylique de l'acide succinique, le diisocyanate de m-xylylène, le 4,41-bis-isocyana- tocyclohexylméthane, le 4,4 '-bis-isocyanatocyclohexylpropane, le 2,4-diisocyanato-1-méthylcyclohexane, le 2 ,6-diisocyanato- 1-méthylcyclohexane, le diisocyanate de toluylène (mélange des isomères 2,4 et 2,6) et le diisocyanate de diphénylméthane ; d) des agents d'allongement de channe tels que l'é- thylènediamine, l'huile de ricin et le diéthylène-glycol ;; e) des agents modificateurs cationiques tels que des aminodiols tertiaires, par exemple la butyldiéthanolamine, le 2-éthyl-2-diméthylaminométhyl-1 ,3-propanediol en association avec des acides et/ou des agents de quaternisation, par exemple le sulfate de diméthyle, le chloracétamlde, le chlorure de méthyle, l'acide phosphorique et l'acide phosphoreux f) des agents modificateurs a-nioniques tels que le sulfonate de N-(2-aminoéthyl)-3-aminopropane, le sulfonate de N-(2-amino-éthyl)-2-aminoéthane, la lysine, l'acide sulfurique, l'acide diméthylolpropionique sous la forme de ses sels de sodium, de potassium ou d'ammonium g) autres agents modificateurs tels que l'urée, la mélamine, le dioyandiamide, le formaldéhyde et l'acétaldéhyde. lies composants e) et f) ne sont alors nécessaires que pour la préparation de dispersions, et les composants g) sont nécessaires, en particulier, pour des dispersions préparées pour le procédé de mise en dispersion à l'état fondu. On peut faire varier entre de larges limites, d'une façon connue, les rapports quantitatifs utilisés, selon qu'on doit préparer des polyuréthannes mous, flexibles ou élastiques ou durs ou thermoplastiques. Pour la préparation de solutions aqueuses de polyuréthannes, on n'utilise que des polycarbonates dans le groupe b). Pour préparer des solutions aqueuses de polyuréthannes non ionogènes, on utilise de préférence des polycarbonates de tétraéthylène-glycol ou de triéthylène-glycol, ou aussi, par exemple, d'octa-éthylène-glycol. Pour des polyétherpolyuréthannes hydrosolubles correspondants, on considère des polyéthylène-glycols qui peuvent contenir un maximum de 40 % de motifs oxyalkylène supérieurs.La préparation des polymères hydrosolubles s'effectue de façon connue par réaction avec des quantités équivalentes ou aussi des quantités en excès de polyisocyanates ou dtesters diacide chloroformique, avec dissolution subséquente dans l'eau (voir par exemple brevet belge N 710 580, brevets français N i 488 017 et N 1 330 751 et brevettes Etats-Unis d'Amérique N 3 054 778 et N 3 427 272). De préférence, on n'utilise pas agents d'allongement de chaîne, ou on n'en utilise que des quantités secondaires (0,1 à 5 % sur la base du polyuréthanne total). lies dispersions de polyuréthanne que l'on peut utili ser conformément à l'invention appartiennent aux types de dis persions indiqués ci-après: 1) Dispersions de polyuréthanne contenant des einulsifiants Pour leur préparation, on disperse dans liteau, d'une façon générale, des polyuréthannes ou poly@@ees classiques non modifiés par des groupes salifiés, qui renferment de préférence des groupes isocyanato encore libres, à l'aide d'émulsifiants non ionogènes, anionogenes ou cationogènes et de mélangeurs tour- nant à grande vitesse. Belon un mode opératoire particulièrement avantageux, on prépare à partir de polyesters et/ou de polyéthers qui renferment deux à quatre groupes hydroxy terminaux et qui ont un poids moléculaire moyen de 500 à 4000, et d'un excès molaire de polyisocyanates, des prépolymères contenant des groupes uréthanne et des groupes isocyanato libres, que l'on disperse en ajoutant des émulsifiants et le cas échéant de faibles quantités de solvants organiques dans l'eau, en formant un latex. L'eau peut alors contenir des di- ou poly-amines exer çant un effet d'allongement de chaîne. On préfère tout particulièrement des polyéthers que l'on prépare par réaction de dialcools ou de polyalcools avec l'oxyde de propylène et en outre, le cas échéant, avec de l'oxyde d'éthylène. 2) Dispersions ionomères de polyuréthanne sans émulsifiant Pour le procédé de l'invention, il convient particulièrement d'utiliser des dispersions préparées sans émulsifiants, et on préfère en particulier utiliser des dispersions sans émulsifiant de polyuréthannes anionogènes portant des groupes sulfonate et carboxylate ainsi que de polyuréthannes cationogènes portant des groupes ammonium quaternaire. Dans la préparation de dispersions de Polyuréthannes, oortant des groupes anioniques on fait réagir généralement le produit d'addition préalable porteur de groupes isocyanato en solution organique avec le composant anionogène. on ajoute de l'eau et on chasse le sc@vant organique par distillation. maic on peut aussi opérer dans l'ordre inverse, oest-à-dire préparer une eau qui contient le composant anionogène, puis v ajouter le produit d'addi@@n prealable renfermant des groupes isocyanato. Les com@osants anionoge@eg qu'il convient d'incorporer sont par exemple les sels de métaux alcalins d'aminoacides tels que la taurine, la méthyltaurine, l'acide 6-aminocapronique, la glycine, l'acide sulfanilique, l'acide diamino benzoSque, l'ornlthine, la lysine, les produits d'addition à 1::1 de sultones telles que la propane-sultone ou la butanesultone, et de diamines telles que ltéthylène-diamine, l'hy- drazine ou la 1,6-hexaméthylènediamine. Un procédé de préparation particulièrement avantageux à utiliser pour des dispersions de polyuréthannes que l'on peut utiliser conformément à l'invention, réside dans la polyaddition de polyéther-polyols de poids moléculaire moyen égal à 300-10 000, qui sont formés principalement de motifs de formule générale : (dans laquelle R est un atome d'hydrogène ou un groupe méthyle) avec des polyisocyanates et des agents lonogènes de modification pour former un prépolymère liquide qui renferme 1 à 8 96 de groupes isocyanato. Ce prépolymère ionique, auquel on peut ajouter des solvants pour réduire sa viscosité, est ensuite dispersé dans l'eau par agitation.Dans ce procédé de mise en dispersion, il est inutile d'utiliser des émulsifiants ou de grandes forces centrifuges, parce que les ionomères du prépolymère se dispersent d'eux-m8mes. A la place des polyéther-polyols, on peut aussi utiliser des polyester-polyols, notamment ceux qui dérivent de l'acide phtalique ou de l'acide adipique. Pour l'introduction des groupes anionogènes ou cationogènes, on dispose également de nombreux procédés qui sont connus du spécialiste. Quelques possibilités particulières sont décrites ci-après. Des composants de départ qui conviennent pour la préparation de dispersions caticnogènes de polyuréthannes sont décrits, par exemple, dans la demande de brevet de la République /1 595 60. Fédérale d'Allemagne mise à l'inspection publique sous le n Généralement, le polyuréthanne est préparé en solution organique, par exemple dans l'acétone, le tétrahydrofuranne ou le chlorure de méthylène et il est en même temps ou ultérieurement transformé en un ionomère. Après mélange avec de l'eau pour former une dispersion, on chasse partiellement le solvant organique par distillation. L'introduction des centres ioniques, notamment du groupe ammonium quaternaire, peut être effectuée de diverses façons, par exemple par le fait qu'on utilise au moins en partie pour la synthèse des polyuréthannes, des composants qui contiennent déjà un groupe salifié ou capable de former un sel, ctest-à-dire, par exemple des (poly)aîcools, des (poly)isocyanates porteurs de groupes ammonium quaternaire et/ou d'atomes basiques tertiaires d'azote. Le groupe ammonium quaternaire peut être produit également au cours de la synthèse du polyuréthanne, comme décrit en détail dans la demande de brevet de la République Fédérale dtAllemagne mise à l'inspection publique sous le N i 495 693 et dans le brevet de la République Fédérale d'Allemagne N 1 300 275. Un autre procédé de préparation de dispersions de polyuréthannes cationogènes consiste à partir de composés renfermant au moins deux groupes amine primaires ou secondaires, de polyisocyanates et, le cas échéant, de composés polyhydroxyliques, pour faire la synthèse de polyuréthannes qui portent des groupes amino libres primaires et/ou secondaires, qui sont transformés en groupes ammonium avant ou pendant le mélange avec de l'eau, par des acides à effet neutralisant et/ou par des quantités plus qu'équivalentes agents d'alkylation. On peut aussi, par des réactions d'addition ou de condensation, effectuer la modification cationique ou anionique de polyuréthannes non ionogèes qui peuvent se présenter, par exemple,à l'état macromoléculaire en solution organique, ou aussi à l'état fondu. Ainsi, on peut par exemple modifier en polyélectrolytes des polyuréthairnes qui présentent des dou bles liaisons insaturées carbone-a-carbone, par addition de composés qui présentent au moins un groupe OH, SH, NHR ou Sol susceptible de réactions d'addition ou un autre groupe capable d'une salification, par exemple un groupe (R = H ou alkyle), -S-, -P, -COOH, -SO3H, groupe salifié correspondant. Inversement, on peut aussi préparer des polyélectrolytes de polyuréthannes par addition à des polyuréthannes non ionogènes de composés qui présentent au moins une double liaison insaturée carbone-à-carbone et au moins l'un des groupes indiqués ci-dessus,capables d'une salification ou l'un des groupes salifiés. La réaction peut s'effectuer par l'intermédiaire de groupes réactifs du polyuréthanne, par exemple les groupes -OH, -SH, -NHR ou -SCl, ou aussi par une réaction radicalaire, qui peut être déclenchée par des générateurs classiques de radicaux tels que des peroxydes, des composés azoïques ou aussi thermiquement ou par irradiation avec la lumière ultraviolette, les rayons X, les rayons gamma ou des rayons électroniques. On peut considérer comme agents modificateurs, par exemple des acides insaturés -tels que l'acide acrylique, l'acide crotonique, l'acide maléique, l'acide fumarique, l'acide tétrahydrophtalique, l'acide itaconique, l'acide citraconique, l'acide mésaconique, l'acide vinylsulfonique, l'acide propène-(1)-sulfonique ou leurs sels, Des modifications ioniques peuvent être effectuées très facilement par des réactions de condensation dont le principe est connu dans la chimie des aminoplastes ex des phénoplastes. Il convient particulièrement d'utiliser des réactions d'aminoéthylation et de sulfométhylation portant sur des polyuréthannes qui contiennent, de préférence, e plus des groupes uréthanne, d'autres groupes -NH ou NH2 substitués par un reste acide. Naturellement, on peut aussi utiliser des procédés combinés. Ainsi, on peut par exemple modifier loniquement l'acry- lamide par l'intermédiaire d'un pont méthylénique, par conden sation avec un acide aminocarboxylique ou sulfonique et additionner le produit avec un polyuréthanne non ionogène, ou bien on peut effectuer l'addition avec une diamine et utiliser le produit d'addition dans la synthèse du polyuréthanne, comme agent d'al- longement de chaîne.Une autre possibIlité de nodification consiste à sulfoner des prépolymères, par exemple avec ltacide sulfurique ou un oléun, et on obtient ainsi également la dis persibilité. Il est bien connu que le spécialiste Dispose de nombreuses possibilités pour la synthèse d'ionomères de polyuréthanne qui se caractérisent par suite ile cette modification par un pouvoir d'auto-dispersion ou la solubilité dans liteau, ainsi que par une action réciproque intermoléculaire particu lière. La présence d'un solvant organique au moment du mélange du polyuréthanne avec l'eau, avec formation d'une dispersion, ntest pas obligatoire. Pour autant que la masse de polyuréthanne peut autre agitée ou soumise à un autre traitement mécanique à la température de travail, au moment de son mélange avec l'eau, on peut renoncer très largement ou même totalement à la présence d'un solvant. Dans un procédé très préférable et extrêmement économique, on prépare des dispersions de polyuréthanne sans solvant par polycondensation d'électrolytes d'oligo-uréthannes à groupes terminaux réactifs avec le formaldéhyde ou des substances engendrant du formaldéhyde dans un système-aqueux à deux phases. 'électrolyte dloligo-uréthanne portant éventuellement des groupes méthylol est alors dispersé dans l'eau, de préférence à l'état fondu par simple mélange. Ce procédé, par lequel on peut préparer des dispersions très convenables conformément à l'invention, est décrit en détail dans le brevet belge N 730 543. Selon un autre procédé particulièrement avantageux on fait réagir des prépolymères d'cligo-uréthannes portante des groupes isocyanato terminaux (environ 0,8 à 10 % d'isocyanate) avec l'urée ou avec un autue composé engendrant un aminoplaste; les prépolymères ainsi formés, au moins bifonetionnels par rap port au formaldéhyde, sont modifiés ioniquement au moyen de l'un des procédés décrits dans la littérature ou décrits ci-dessus et dispersés par mélange avec de l'eau. Du formaldéhyde ou des composés engendrant du formaldéhyde sont ajoutés avant, pendant ou après la mise en dispersion. lia polycondensation donnant un polyuréthanne de haut poIds moléculaire est habituellement conduite au moins en partie en dispersion par un traitement thermique ultérieur et/ou par un abaissement du pH. Toutefois, il est également possible de n'effectuer la polycondensation que sur le substrat à imprégner, par exemple en pleine terre. Pour autant qu'on utilise des préparations aqueuses de polyuréthanne principalement pour influencer la croissance de végétaux et/ou que l'on désire n'effeetuer un renforcement du sol que pendant une courte période de temps par formation d'une pellicule de polyvréthanne, on peut appliquer les oligouréthannes mentionnés, qui portent par exemple des groupes acylaminc terminaux, même sans utiliser de formaldéhyde ou de substances engendrant du formaldéhyde. La formation d'une pellicule a lieu par action réciproque intermoléculaire, malgré le poids moléculaire relativement faible; la dégradation du produit dans le sol steffectue toutefois plus rapidement. flans la mesure où du formaldéhyde est utilisé, en mEme temps,pour la polycondensation des oligo-uréthannes dans la préparation et/ou l'application des compositions aqueuses, on doit prendre en considération l'effet désinfectant qu'il exerce sur le sol. Un excès inhibe tout d'abord la dégradation, en sorte que l'action d'amendement de longue durée peut subir une influence avantageuse. Si l'on désire un effet dtamendement immédiat, on ne doit opérer qu'en présence d'une faible quantité de formaldéhyde ou de substances qui en engendrent, ou meme en leur absence. Pour l'imprégnation dtun substrat en agriculture, avec un effet d'amcndement de longue durée, il convient particulièrement d'utiliser des dispersions de polyuréthanne qui ont été préparées par polycondensation de formaldéhyde à partir de prépolymères dtoligo-uréthannes renfermant des groupes terminaux de bluret. Il est avantageux de conduire la condensation en utilisant une autre substance telle que l'urée, la mélamine, le dicyandiamide ou la benzoguanamine, qui se comportent pratiquement comme un "agent dtallongement de chaîne". A la place ou en plus de cette substance, on peut aussi utiliser des produits de précondensation d'aminoplastes ou de phénoplastes. En plus du formaldéhyde, ou aussi, à sa place, on peut utiliser des aldéhydes supérieurs et leurs acétales, par exemple le chloracétaldéhyde et le chloral, comme composants carbonyliques. Il convient tout particulièrement d2utilieer des dispersions cationiques qui renferment, sur base sèche, plus de 5 %, et, de préférence, 7 à 20 % d'azote. Pour la production de groupes ioniques, on utilise de façon particulièrement avantageuse, au moins une certaine proportion d'acide phosphorique comme agent de salification. lies polyuréthannes filmogènes ainsi préparés sont en mdme temps des polyphosphates de polyammonium, qui peuvent être dégradés peu à peu par traction de la lumière solaire de mEme- que par hydrolyse progressive en formant des phosphates d'ammonium simples et qui exercent ainsi un amendement de longue durée. La préparation de dispersions aqueuses de polyuréthannes est illustrée par des exemples dans les brevets de la République Fédérale d'Allemagne N i 097 678, N 1 187 012, N i 184 964, N 1 178 586 et N i 179 363, dans les brevets belges MO 653 223, PITO 658 026, N 669 954, N 673 432 et N 688 299, dans le brevet britannique N 883 568, dans le brevet français N 1 108 785 et dans le brevet des Etats- Unis d'Amérique N 3 178 310, ainsi que dans les demandes de brevet de la République Fédérale d'Allemagne mises à l'inspection publique sous les numéros 1 770 068, i 939 911 et 1 943 975.En cas de faibles teneurs en groupes ioniques -M- (+), -S- (+), -COO (-), -SO3 (-) , -O-SO3 (-), (par exemple 4 à 200 milliéquivalents par 100 g de polyuréthanne), on obtient des latex ou des sols troubles. Si la teneur atteint 200-500 milliéquivalents, on obtient généralement des solutions aqueuses vraies de polyélectrolytes.Si l'on utilise en meme temps des polycarbonates ou polyéthers hydrophiles comme composants participant à la synthèse, on peut déjà obtenir des solutions aqueuses contenant environ 40 à 200 milliéquivalents de groupes ioniques. lies dispersions dtionomères de polyuréthanne utilisées conformément à l'invention, sont des échangeurs ioniques, et, par conséquent, lorsqurelles sont chargées avec des ions nutritifs pour les plantes, elles conviennent remarquablement comme agents d'amendement du sol à effet de longue durée. Un intérdt particulier est offert par des dispersions dtionomères de polyuréthannes qui contiennent en outre des groupes acides libres, notamment des groupes carboxyliques, qui permettent de compenser une alcalinisation indésirable du sol et de stabiliser le pH. Dans le cas de l'utilisation comme couverture pour des lignes de semis, la germination et la levée des semences sont stimulées en particulier par les ions nutritifs N03 , N P04 et Par Par conséquent, on utilise de préférence des polyuréthannes qui contiennent les ions mentionnés en tant qutions complémentaires. Naturellement, ces ions peuvent aussi être ajoutés aux dispersions et solutions de polyuréthanne sous la forme de sels nutritifs connus. De même, les préparations utilisées conformément à ltinvention peuvent contenir, par exemple,des oligo éléments ou des substances de croissance. Des préparations à base de polyuréthanne qui contiennent des régulateurs de croissance tels que des herbicides, ou des substances à effet de ralentissement, ont une valeur pratique particulièrement grande. On peut, de mise, utiliser des préparations de polyuréthanne qui contiennent des pesticides tels que des fongicides, des nématicides, des bactéricides, des insecticides, ainsi que des substances de protection contre les dégâts causés par le gibier, et des rodendicides. Des pesticides et r1erbicides ioniques peuvent alors être présents également comme ion complémentaire (par exemple des perchlorates). Des pesticides hydrophobes non ioniques peuvent déjà être ajoutés aux compositions à base de polyuréthanne pendant leur préparation, en sorte qu'ils sont émulsifiés en m8me temps et qu'ils sont contenus dans une forme stable dans la préparation de polyuréthannes preste à l'emploi. Dans la culture de plantes maraîchères et de plantes d'intérêt économique, notamment dans la culture betteravière, on stoppose par l'imprégnation de la surface avec des dispersions de polyuréthanne, en particulier à un encrottement du sol, on améliore la structure du sol, et on rend inutile son binage pénible et cofteux. lies polymères organiques utilisables conformément à l'invention exercent, en plus du maintien de propriétés physiques avantageuses pour la physiologie des plantes, des sols cultivés minéraux et organogènes, d'autres effets favorables, principalement des effets d'amendement et de stimulation de longue durée, dans le cas de nombreuses plantes cultivées, notamment dans la culture des betteraves, du tabac, des plantes maraîchères, des arbres fruitiers, de ligne et des plantes d'ornement, mais aussi dans les pépinières, les parcs, les cimetières et en dtautres lieux où l'horticulture et l'agriculture sont pratiquées. lies effets négatifs, mentionnés ci-dessus, d'autres produits de couverture ne se manifestent pas dans le cas de la dispersion de polyuréthanne ; au contraire, on obtient encore des effets positifs supplémentaires, qui ne sont pas propres aux autres composés A ce propos, il y a lieu de remarquer, notamment, un effet d'amendement à l'azote à action retardée, qui provient ultérieurement des dispersions de polyuréthanne. D'après la loi d'action des "acteurs de croissance de E. A. Mitscherlicn, les rendements en plantes cultivées peuvent encore être augmentés dans ure large mesure, précisément par des engrais azotés à action lente et persistante. On doit en outre mentionner la très bonne compatibilité de ces composés avec les plantes, m8me lors du pourrissement ultérieur qui évolue dans le sens favorable.De plus, les dispersions de polyuréthanne se mélangent bien avec des herbicides et d'autres régulateurs de croissance ainsi que des pesticides, principalement des nématicl- des, des fongicides mais aussi des engrais hydrosolubles, en sorte qurune application combinée est possible en une seule phase de travail. On peut les colorer avec des matières foncées, par exemple le noir de fumée, pour raccourcir la durée de germination par captage de la chaleur solaire. Dans les régions chaudes, on peut entretenir des températures optimales de germination dans la couche de semence, au moyen de bandes de couverture dans laquelle sont incorporées des substances claires opaques. lies bandes de couverture gardent une bonne stabilité pendant plusieurs semaines, tant sous des climats tempérés que sous des climats chauds, en sorte que les fortes pluies et la grêle ne peuvent pas provoquer une destruction prématurée de la bande de couverture. Ceci est particulièrement Important pour les cultures effectuées dans des régions dans lesquelles l'arro- sage est effectué à grosses gouttes sur de grands espaces. lies bandes de couverture ne sont pas brisées. lies plantules levées et en cours de développement ne risquent donc pas d'être perturbées dans leur activité d'assimilation par des particules de sol projetées sur les feuilles. Etant donné que l'évaporation du sol est considérablement réduite par les bandes de couverture au voisinage des plantules, on peut arroser avec ia même quantité d'eau une bien plus grande étendue que cela nta été le cas an térieurement. Sous les dispersions de polyuréthanne appliquées par pulvérisation, la surface du sol reste humide, mEme en cas de sécheresse prolongée, en sorte que la germination et le dé veloppement des plantules sont rarement menacés d'un manque humidité lie sol ne forme pas de crottes difficiles à traver ser/pour 7es plantules. lies plantules levées peuvent traverser librement la couche supérieure du sol et la couche de couverture. lies tassements et les envasements du sol qui se manifestent dans le cas d'un sol non protégé, sont largement évités par la couverture de dispersions de polyurétharre. Même lors des années humides, très pluvieuses, la germination et le développement des plantules sont à peine influencés par l'excès d'humidité et le manque d'air dans la couche de semence gracie à la "pellicule" de couverture liquide. flans le cas de sols lourds, la couverture limite fortement la fissuration indésirable du sol, qui peut conduire à des déchirures des racines. La perméabilité à l'air du sol sous les bandes de couverture est quand-même favorisée par suite de la structure avantageuse qui est maintenue. lies graines en cours de germination et les plantules, au niveau des raeenes, reçoivent, ainsi, suffisamment d'oxygène nécessaire à la vie. lies conditions avantageuses qui règnent dans le lit de semence sous la couche de couverture liquide ont pour effet que la pousse d'ensemble des semences est favorisée et que la levée a lieu plus tôt et plus uniformément. Dans certaines circonstances, on peut aussi économiser ainsi des semences. Du fait que la germination est améliorée et assurée, la croissance des plantules est accélérée et accrue. On constate, notamment dans le cas de conditions atmosphériques défavorables et de conditions locales désavantageuses que la couverture liquide des lignes de semis peut réduire considérablement les risques de la culture et de la récolte, principalement dans la culture des betteraves sucrières,des plantes maratchères et du tabac. Azyme dans des conditions climatiques arides et en cas d'arrosage artificiel, des avantages considérables sont lies a l'utilisation de la couverture liquide lies composés polymères auxquels on a recours dans le procédé conforme à l'invention sont utilisés de préférence sous la forme de leurs dispersions aqueuses. irais on peut aussi les utiliser tels quels, et, en outre, sous la forme de suspensions, granules, poudres, potes ou huiles. lies formes d'application sont préparées d'une manière connue, par exemple par mélange avec des diluants, ctest-a-dire des solvants liquides et/ou des supports solides, en utilisant éventuellement des agents tensio-actifs, c'est-à-dire des émulsifiants etXou des dispersifs. Dans le cas de l'utilisation de l'eau comme diluant, on peut par exemple recourir également à des solvants organiques, en tant que solvants auxiliaires ; comme supports solides, on considère des poudres minérales naturelles telles que des kaolins, des argiles, le talc et la craie, et des poudres minérales synthétiques telles que la silice et les silicates fortement dispersés ; comme émulsifiants, on considère des émulsifiants non ionogènes et anionogènes tels que des esters polyoxyéthyléniques d'acides gras, des éthers polyoxyéthyléniques d'alcools gras, par exemple des éthers d'alkylarylpolyglycols, des alkylsulfonates et des arylsulfonates ; comme dispersifs, on considère par exemple la lignine, les liqueurs résiduaires sulfitiques et la méthylcellulose. Dans ces formes d'application, les polymères peuvent aussi être présents en mélange avec d'autres substances actives d'emploi classique pour les cultures, par exemple des herbicides et des régulateurs de croissance, ainsi que des pesticides, principalement des nématicides, des fongicides et des insecticides. lies formulations contiennent généralement 0,1 à 99 % de composés polymères, de préférence 0,5 à 95 % en poids. lies polymères indiqués peuvent outre utilisés tels quels, sous la forme de leurs formulations ou sous les formes dap plications qui en dérivent, telles que solutions, concentrés émulsifiables, dispersions, émulsions, suspensions, poudres pulvérisables, pattes, poudres solubles, compositions de poudrage et granules prêts à l'emploi. L'application est effectuée de la manière usuelle, par exemple par pulvérisation, aspersion, nébulisation, poudrage, diffusion, arrosage et incrustation. Il existe deux possibilités de mise en condition du sol a) une application de faiblesquantités des polymères en question en pellicules minces à la surface du sol, pour stabiliser d'une part cette dernier et la protéger de l'encroû- tement et de l'envasement, et dSautre part pour favoriser an outre la croissance des plantes par des composés à libération essentiellement lente, exerçant des effets d'amendement et de stimulation.Sous effet de traitements et de oins qui sont ensuite donnés éventuellement au sol, les "pellicules" de polymère pénètrent plus profondément dans le sol où elles exercent alors de façon encore plus intense, sur le développement des plantes, les effets favorables supplémentaires qui ont été décrits; b) une incorporation des polymères indiqués en grandes quantités dans la couche supérieure du sol, pour y déployer non seulement un effet de stabilisation de la structure ameublie, mais aussi des effets supplémentaires d'amendement et de stimulation. Lorsqu'on utilise des polymères doués de propriétés d'échange ionique, dans des sols légers à faible sorption, on peut améliorer en outre le pouvoir de solution et la porosité. La quantité utilisée de polymères organiques peut varier entre d'assez larges limites suivant les applications. Elle dépend principalement de la nature et du degré. des effets recherchés. Généralement, les quantités appliquées se situent entre 10 et 200 g de polymère par mètre carré, de préférence entre 50 et 100 g/m2. Dans le cas de l'utilisation de dispersions aqueuses, la teneur en polymères organiques se situe généralement entre 50 et 600 g/l. Exemples de préparation des dispersions de polyuréthanne numéros 1 à 13 On décrit ci-après la préparation de quelques représentants typiques choisis à titre d'exemples, des polyuréthannes utilisés conformément à l'invention. Dispersion de polyuréthanne N 1 Il s'agit d'une dispersion de polyuréthanne exempte d'émulsifiant correspondant à l'exemple 1 du brevet belge N 721 033 précité. Dispersion de polyuréthanne N 2 On fait réagir 5 000 g (2,9 moles) d'un co-ester d'éthylène-glycol d'acides phtalique et adipique (proportions molaires 1:1:2,3) et et 220 g (1,85 mole) de N-méthyldiéthanolamine à 800C avec 1 20G g (7,12- oles) de 1,6-diisocyanatohexane. On maintient la température pendant 45 minutes à 130-140OC et on ajoute, à 1360C, 275 g dturée. Après maintien de la température à 125-130 C pendant 80 minutes, il n'y a plus de groupe isocyanato. On ajoute 130 g de chloracétamide et on agite encore pendant 80 minutes à 125-1300C. On introduit en agitant successivement 700 g d'eau et 600 g de solution aqueuse à 30 % de formaldéhyde ; on continue d 2 agiter le mélange pendant une heure à 75-780C. Ensuite, on ajoute successivement une solution de 50 g d'acide acétique dans 1000 g d'eau, 5000 g d'eau à 90 C et une solution de 60 g d'acide tartrique dans 1000 g d'eau. On obtient 15,2 kgd'un latex fluide de polyuréthanne d'un blanc laiteux contenant 44 % de matières solides. Viscosité mesurée à la coupe Ford, 13,1 secondes (buse d'écoulement NO 4). lie latex sèche à la température ambiante en formant des pellicules élastiques résistant à la déchirure. Dispersion de polyuréthanne N0 3 5,00 kg d'adipate de 1,6-hexanediol-néopentylglycol, poids molé culaire 1970 0,36 kg de 2-éthyl-2-diméthylaminométhyl-1,3-propane-diol 1,66 kg de diisocyanate d'hexaméthylène modifié (NCO = 36,4 %) 0,42 kg d'urée 0,16 kg d'acide phosphorique à 85 % 0,80 kg de formaline à 30 % 0,30 kg d'acétate d'éther monométhylique de glycol 11,00 kg d'eau Tode opératoire: On mélange le polyester, le 2-éthy'l-2-diméthylamino- méthyl-1,3-propane-diol et l'urée, on chauffe le mélange à 850C et on y ajoute le diisocyanate.Pendant la réaction exothermique, une température maximale de 1100C est atteinte ; on chauffe à 130-135 C, on maintient cette température pendant 30 minutes et on constate, par spectroscopie en lumière infrarouge, que la masse fondue est exempte de groupes NCO. On ajoute l'acétate d'éther monométhylique de glycol, on verse goutte à goutte à 110 C en 10 minutes l'acide phosphorique dans 2 litres d'eau, puis on ajoute à 900C, en 20 mn environ, 4,5 kg d'eau chaude déminéralisée puis une solution de 0,8 kg de formaline à 30 %, avec encore 4,5 kg d2eau déminéralisée. On agite pendant une heure à environ 850C et on laisse refroidir le mélange. On obtient 20 kg d'un latex de polyuréthanne cationique filmogène, fluide1 en fines particules, ayant une teneur en matières solides de 38 %; effet Tyndall positif ; pH 5,5. Dispersions de polyuréthanne numéros 4 et 5 La formulation est la même que pour la dispersion de polyuréthanne N 3, mais on remplace l'adipate d'hexane-diol- néopentyl-glycol par le polycarbonate d'hexane-diol (poids moléculaire 2000) ; on obtient ainsi la dispersion de polyuréthanne N 4 ; en utilisant le diisocyanate d'hexaméthylène à la place du diisocyanate d'hexaméthylène modifié de la dispersion N 3, on obtient la dispersion de polyuréthanne N0 5. Dispersion de polyuréthanne N 6 La formulation est la même que pour la dispersion de polyuréthanne N 3 ; toutefois, à la place de l'adipate dthexa- ne-diol-néopentylglycol, on utilise un polycarbonate dthexane- diol modifié à l'acide adipique (poids moléculaire 2000). Dispersion de polyuréthanne N 7 Cette dispersion est identique à la dispersion de polyuréthanne N 3. On l'obtient à partir de 5,00 kg d'adipate de 1,6-hexanediol-néopentylglycol (poids moléculaire 1740), 0,41 kg de 2-éthyl-2-diméthylaminométhyl-1,3-propanediol, 0,36 kg d'urée 1,87 kg de diisocyanate d'hexaméthylène modifié (NCO : 35,7 %) 0,18 kg d'acide phosphorique à 85 % 0,80 kg de formaline à 30 ?/o 0,30 kg d'acétate d'éther monométhylique de glycol 11,00 kg d'eau désionisée 20,00 kg d'un latex de polyuréthanne cationique fluide en fines particules ; teneur en matières solides : 4-0,5 0 pH 5,5. Le latex sèche e-n formant une pellicule molle transparente. Dispersion de polyuréthanne N 8 Correspond à l'exemple 15 du brevet belge N 673 432 précité. Dispersion de polyuréthanne N 9 En suivant le mode opératoire de l'exemple 15 du brevet belge N 673 432 précité, on prépare un latex de composition suivante : 206,50 kg d'un polyester dthexane-diol de l'acide phtalique d'indice d'hydroxyle égal à 56 31 ,35 kg de diisocyanate d'hexaméthylène 57,00 kg de solution à 10 % de ADPS* dans un mélange dteau et d'acétone (1:1) 451,00 kg d'acétone 248,00 kg d'eau * AfipS = H2N-(CH2)2-NH-(C)3-SO3K Rendement : 480 kg d'un latex à 50 , Dispersion de polyuréthanne N 10 On fait fondre 3729 g d'un polyester d'acide phtalique et d'éthylène-glycol d'indice d'hydroxyle égal à 296 et 2730 g d'un polyester d'acide phtalique et d'éthylène-glycol d'indice dthydroxyle égal à 153 dans un récipient à vide de 60 litres et on déshydrate le mélange pendant 30 minutes sous le vide de la trompe à eau. On refroidit le mélange à 800C et on ajoute,à cette température,2775 g de diisocyanate d'hexaméthy lène. Ensuite laisse réagir pendant deux heures à 120-125 C jusqu'à ce que la teneur en NCO soit comprise entre 2,1 et 2,2 fio. On refroidit à 700C et on dilue avec 21 litres d'acétone. A 550C, on ajoute, en agitant rapidement, 1569 g de solution de ADPS à 21 ç dans 2,7 kg d'eau. Dix minutes plus tard,on ajoute 11,25 kg dteau. Ensuite, on cnasse l'acétone par distillation sous le vide de la trompe à eau. Rendement : 23,1 kg d'un latex à 41 0. Dispersion de polyuréthanne N 11 3,62 kg de polyester d'anhydride phtalique et d'éthylène-glycol (poids moléculaire 2250) 0,20 kg d'acide diméthylolbutyrique 0,81 kg de diisocyanate d'hexaméthylène 0,22 kg durée 0,12 kg de diméthylaminoéthanol, 0,50 kg de formaline à 30 ç 1,50 kg d'acétate d'éther monométhylique de glycol 10,00 kg d'eau désionisée Mode opératoire : On chauffe le polyester, l'acide diméthylolbutyrique et l'acétate d'éther monométhylique de glycol à 750C et on ajoute le diisocyanate.On maintient le mélange à 850C pendant 45 minutes, on le chauffe à 1200C, on y ajoute l'urée et on continue de chauffer à 130-1350C. On maintient cette température pendant une heure. lia masse fondue est alors exempte de groupes NCO. On refroidit à environ 1100C et on disperse par addition de diméthylaminoéthanol dans 2 kg d'eau en 10 minutes environ, puis on ajoute à 850C 3 kg d'eau en 10 mn environ et finalement 0,5 kg de formaline dans 5 kg d'eau. On agite pendant une heure à 850C et on laisse refroidir à la température ambiante. On obtient 16 kg d'un latex de polyuréthanne anionique fluide en fines particules, qui sèche en donnant une pellicule. claire, qui a une teneur en matières solides de 31 % et qui présente nettement un effet Tyndall ; (pH du Dispersion de polyuréthanne N 12 On procède comme pour la préparation de la dispersion de polyuréthanne N 11, mais on utilise à la place du diisocyanate dthexaméthylène, 865 g de diisocyanate de toluylène (mélange d'isomères à 80:20). lie latex a une couleur tirant légèrement sur le jaune, mais il est identique par toutes ses autres propriétés à la dispersion de polyuréthanne N 11. Dispersion de Polyuréthanne N 13 500 g de polyester d'acide adipique, d'anhydride phtalique et d'éthylène-glycol (poids molé culaire 1740) 30 g de N-méthyldiéthanolamine 33 g d'urée 140 g de diisocyanate dthexaméthylène 14 g de monochloracétamide t 30 g dfacétate d'éther monométhylique de glycol 6 g dtacide acétique 33 g d'acide tartrique à 30 % 65 g de formaline à 30 % 1100 g d'eau désionisée Mode opératoire On chauffe le polyester, la N-méthyldiéthanolamine- et l'urée à 700C et, en deux minutes, on ajoute le diisocyanate. La température interne s'élève à 1100C ; on chauffe à 1300C et on ajoute l'urée, le monochloracétamide et l'acétate d'éther monométhylique de glycol. On maintient la température à 1300C pendant 40 minutes, on refroidit à environ 1100C et on ajoute en 25 minutes l'acide acétique dans 150 g d'eau, puis la solution de formaline et encore 950 g d'eau. Enfin, on ajoute la solu tion d'acide tartrique goutte à goutte en 10 mn environ et on refroidit à la température ambiante. On obtient 1900 g d'un latex de polyuréthanne cationique. Ce latex, en particules grossières, est fluide et ne se sédimente pas ; il est filmo gène, il a une teneur en matières solides de 39 % et un pH de 4,5. Exemples dtapplication Exemple 1 Dans un essai en couche, on dépose dans un sol limoneux ameubli, d'humidité normale, qui a fortement tendance à l'envasement et à ltencroftement, des graines de betterave sucrière sous la fo-rme pilulaire à 3 cm de profondeur dans la couche de semence à des intervalles en ligne de 15 cm. Ensuite, on applique par pulvérisation à l'aide d'un pistolet à la sur face du sol, sur les lignes de semence, pour la moitié des couches, une très fine couche de dispersion de polyuréthanne N 13 en bandes de 6 cm de largeur. On applique par mètre carré de surface du sol, environ 80 g de produit,exprimé en matière sèche. L'autre moitié des couches ntest pas traitée. Cinq heures après l'application par pulvérisation, on soumet la moitié des couches ayant reçu une "couverture liqui de" et la moitié des couches non traitées à une pluie artificielle intense par arrosage des couches à l'aide d'un arrosoir, d'une hauteur de deux mètres. lie sol des couches non traitées subit un envasement très prononcé. lia couverture liquide dans les couches traitées a pour effet que les agrégats restent sur les lignes de semence. Après une période de sécheresse, il se forme, dans le cas des couches arrosées non traitécs,une croûte épaisse de sol, qui n'est que difficilement transperce par les plantules.Tandis que la levée des plantules s'effectue à 86 %0 dans le cas des couches arrosées portant une couverture liquide, la levée ntest que de 7 i0 dans le cas des couches encroûtées. Pour les couches non arrosées, qui ont été exposées aux conditions atmosphériques normales, on obtient dans le cas des couches couvertes, par rapport aux couches non traitées, une différence des levées de 25 % en faveur des premières. Après que les plantules ont atteint une hauteur d'environ 10 cm, on effectue un binage par lequel une grande partie de la dispersion de polyuréthanne appliquée par pulvérisation pénètre dans le sol. Au bout de 14 Jours, on constate déjà, par la végétation rapide et la couleur vert foncé des feuilles, que la matière de couverture exerce sur la croissance des betteraves, un effet d'amendement et de stimulation de plus longue durée. Ainsi, une bande de couverture formée avec une dispersion de polyvréthanne exerce, en plus de ses effets physiques multiples, l'effet d'une substance nutritive et dtune substance active à action retardée. Exemple 2 flans un essai en couches, on dépose dans le lit de semence à environ 1 cm de profondeur, des graines de laitue sous la forme pilulaire dans un sol limoneux ameubli, dthumi- dité normale, l'intervalle entre les graines en ligne étant de 7 cm. Sur les lignes de semis, on applique ensuite par pul- vérisation à la surface du sol, sur la moitié des couches, au moyen d'un pistolet pulvérisateur, une dispersion de polyuréthanne N 7 en couche très mince, en bandes de 8 cm de lar- geur. On applique par mètre carré de surface du sol environ 50 g de produit sur base sèche. L'autre moitié n'est pas traitée. Dans le cas des couches laissées à l'air libre, les salades lèvent au bout de 7 jours. Dans le cas des couches portant une 11couverture liquide", on note une levée améliorée de 18 % et plus uniforme par rapport aux couches non traitées, pour lesquelles on observe un encroftement peu important du sol à la surface, par suite de légères chutes de pluie. Deux jours après la levée, on place les couches dans la zone d'action d'un canon d'arrosage, par lequel les couches sont arrosées en gouttes relativement fortes pendant 15 mn à une distance d'environ 40 mètres. Dans le cas des couches non traitées, on observe sur les plantules de salades, en plus d'un fort envasement du sol, un encrassement très prononcé dd à la projection de particules de sol, ce qui ntapparaît pratiquement pas dans le cas des couches à "couverture liquide n. Au cours dtune période sèche subséquente, les plantules fortement encrassées se développement moins vite. Ainsi, après la récolte des salades au bout de six semaines, on note une différence d'environ 43 % dans le rendement en substance franche, entre les couches Î?à couverture liquide" et les couches non traitées. Exemple Pour déterminer les effets d'amendement et de stimulation à long terme, on expérimente des préparations dans un sol très marécageux, peu décomposé, auquel on ajoute par litre trois grammes de carbonate de chaux, 1,5 g d'engrais complet contenant des oligo-éléments, dans lequel les substances nutritives sont dans la proportion N : P2O5 : K2O : MgO = 12 . 12 : 17 : 2 ("Complesal"), 2 mg de molybdate d'ammonlum, ainsi que 15 mg de diamine tétracétate de fer disodique (avec 5 % de fer). Après incorporation de 5 et 20 ml de chaque prépara tion de polymère dans 50ml de sol arable, on fait séjourner ce sol pendant 6 semaines dans une serre dans des conditions suivantes d'humidité du milieu de culture a) humidité normale, environ 80 % en poids d'eau b) forte humidité, environ 85 % en poids d'eau c) faible humidité, 75 56-en poids d'eau et on plante dans ce sol de jeunes plants de chou-rave (variété Forcer Roggli A) et on les cultive dans les conditions mentionnées d'humidité. flans des essais témoins, le sol est au contraire planté immédiatement après l'incorporation de la préparation. Exemple 3a Préparation : dispersion de polyuréthanne N 10 Quantité incorporée : 5 ml par 500 ml de sol Humidité de culture : normale (environ 80 % en poids d'eau) Résultat de l'essai Poids de récolte = Grammes de substance fraîche par pot (poids moyen) Plantation Plantation après immédiate une période d'at tente de six se maines Avec la préparation 9,7 19,6 Sans préparation 8,1 12,5 Augmentation du ren dement $en grammes de substance fraî che) 1,6 7,1 Exemple 3b Préparation : dispersion de polyuréthanne N 1 Quantité incorporée : 5 ml par 500 ml de sol Humidité de culture : forte (environ 85 % en poids d2eau) Résultat de l'essai : Poids de récolte = grammes de substance fraîche par pot (poids moyen) Plantation immé- Plantation après diate une période d'at tente de six semai nes Avec la préparation 17,2 22,8 Sans préparation 15,6 16,2 Augmentation du ren dement (en grammes de substance frai- che) 1,6 6,6 Exemple 3c Préparation : dispersion de polyuréthanne N 9 Quantité incorporée : 5 ml par 500 ml de sol Humidité de culture : faible (environ 75 % en poids d:eau) Résultat de l'essai : Poids de récolte Grammes de substance fraîche par pot (poids moyen) Plantation immé- Plantation après diate une période d'attente de six semaines Avec la préparation 13,3 20,9 Sans préparation 8,8 14,4 Augmentation de ren dement (en grammes de substance fraîche) 4,5 6,5 Exemple 3d Préparation : dispersion de polyuréthanne N 2 Quantité incorporée : 20 mg/500 ml de sol Résultat de l'essai : Poids de récolte = grammes de substance frat.che par pot dans le cas de transplan tations après une période de repos du substrat de six semaines (poids moyen) Humidité de la culture Normale Forte Faible Avec la prépara tion 18,0 26,2 24,5 Sans préparation 12,5 16,2 14,4 Augmentation de rendement (en grammes de substance fraîche) 5,5 10,0 10,1 Exemple 3e Préparation : dispersion de polyuréthanne N 6 Quantité incorporée : 5 ml par soè ml de sol Humidité de culture : faible Résultat de l'essai : Poids de récolte = grammes de substance franche (poids moyen), plantation après une période dtattente de six semaines Avec la prépara tion 21,6 Sans préparation 14,4 Augmentation de ren dement (en grammes de substance frai che 7,2 REVENDICATIONS 1. Procédé de mise en condition du sol et de régulation de la croissance de végétaux dans des sols minéraux et organogènes, par application à la surface du sol ou sur la couche arable, de polymères synthétiques, ou imprégnation de la surface du sol ou de la couche arable avec ces polymères pour l'obtention de propriétés physiques favorables à la physiologie des plantes, procédé caractérisé par le fait qu'on fait agir sur les sols des polyuréthannes sous la forme de leurs dispersions ou solutions aqueuses. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'on utilise des dispersions aqueuses dtionomères de polyuréthannes. 3. Procédé suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait luron utilise des dispersions d'ionomères de polyuréthanne qui contiennent des polyuréthanne-polyphosphates ou polynitrates polyammoniés ou des sels de po'cas sium de polyuréthanne-polyacides. 4. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait qu'on utilise des dispersions d'ionomères de polyuréthannes qui présentent, à côté des centres ioniques, des groupes acides libres à effet tampon. 5. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait qu'on utilise des dispersions dtionomères de polyuréthannes qui présentent, à côté des centres ioniques,des groupes amino libres à effet tampon. 6. Procédé suivant l'une quelconque des revendications i à 5, caractérisé par le fait qu'on utilise des préparations de polyuréthannes qui contiennent des régulateurs de croissance tels que des herbicides ou des agents ralentissant la croissance. 7. Procédé suivant l'une quelconque des revendications i à 6, caractérisé par le fait qu'on utilise des préparations de polyuréthannes qui contiannent des pesticides tels que des fongicides, des nématiciaes, des bactéricides e1,des insecticides, ainsi que des rodendicides contre les campagnols. 8. Compositions destinées à la mise en condition du sol, ainsi qu2à la régulation de la croissance de végétaux dans des sols minéraux et organogènes, caractérisées par le fait qu'elles contiennent des dispersions ou solutions de polyuréthannes suivant la revendication 1.