L'invention a pour objet une : machine à mesurer les surfaces, notamment les surfaces de produits en feuilles, à bords réguliers ou irréguliers, en particulier les peaux et cuirs. L'objet de l'invention se rattache notamment aux secteurs techniques de la mesure deaWroduits, matières et matériaux en feuilles, en particulier les cuirs et peaux, et aussi à la mesure des aires et surfaces, ainsi qu'à l'enregistrement et aux-calculs des surfaces. On connait des machines à mesurer à fonctionnement entièrement mécanique qui ont l'inconvénient d'être compliquées, coûteuses et de manquer de précision, ce qui est particulièrement préjudiciable eu égard au prix des peaux. Dans ces machines, les feuilles passent successivement entre, d'une part, un support inférieur tournant constitué par un ou des rouleaux actionne's angulairement et qui entrainent les feuilles ou peaux, et d'autre part, des moyens tournants tels que roues ou disques qui s'étendent transversalement sur toute la largeur de la machine et qui portent chacun une pluralité de tiges ou doigts de contact avec les feuilles ou peaux. Les doigts sont repoussés chaque fois qu'ils rencon trenbfine partie de surface de feuille ou de peau.Par l'intermédiaire de roues, leviers, vis,..., ce contact est transmis, et les contacts et indications sont pris en compte par un totalisateur qui indique les surfaces des feuilles ou peaux. Au lieu de systèmes à contacts physiques sur les peaux par les doigts ou tiges, on a proposé de détecter les parties de surfaces de feuilles ou peaux par projection de lumière ou de radia- tion à travers des orifices que présentent les moyens tournants supérieurs. Chaque fois que les radiations à travers un orifice rencontrent la surface de la peau ou feuille, un signal est émis et détecté. Les signaux sont reçus par un système de comptage et de calcul qui indique en dernier lieu les surfaces des peaux ou feuilles. Dans tous les cas, que l'on opère les multiples détections par contacts physiques ou par projections de radiations ou de lu mière, les moyens tournants supérieurs sont portés à pivotement par rapport au support inférieur tournant, afin que ces moyens tournants supérieurs puissent s'écarter pour 'aisselle passage de l'épaisseur des feuilles ou peaux. Il en résulte des déplacements continus et des chocs constamment répétés pour les moyens tournant s supérieurs et les systèmes de détection liés à ces mo yens tournants, ce qui entraîne des dérèqlaaes, des erreurs, des réparations et arrêts de machines. Suivant l'invention, on a voulu remédier à ces inconvénients et assurer un fonctionnement plus sûr, avec plus de précision et defiablitédans la détection et dans le montage, en éliminant les erreurs de mesure, en particulier les erreurs dues aux simultanéités de siqnaux. A cet effet, suivant une première caractéristique de l'invention, les moyens tournants supérieurs qui assurent la détection, et aussi les moyens détecteurs, sont montés riqidement, sans pivotement ou autre déplacement. Suivant une autre caractéristique importante, le supnort inférieur tournant présente une capacité d'absorption ou d'effacement autorisant le passage de l'épaisseur des peaux entre le dit support inférieur tournant et les moyens tournants supérieurs. Une autre caractéristique se trouve dans le système de comp taçie à mémoire assurant une prise en compte absolue de toutes les impulsions. Ces caractéristiques et d'autres encore ressortiront de la description qui suit. Pour fixer l'objet de l'invention, sans toutefois le limiter, dans les dessins annexés. La figure 1 est une vue en coupe à caractère schématique de la machine suivant l'invention. La figure 2 est une vue en coupe à plus grande échelle, de la partie active. Les figures 3 et 4 sont des vues en coupe suivant la ligne 3-4 de la figure 2, représentant respectivement le moyen tournant supérieur et le support inférieur avant passage daine peau et pendant le passage d'une peau. La figure 5 est un schéma d'ordonnancement des signaux émis. Afin de rendre plus concret l'objet de l'invention, on le décrit maintenant sous une forme non limitative de réalisation illustrée aux fiqures des dessins. La machine suivant l'invention comprend essentiellement, comme le montre la figure I, un bâti ou châssis I nortant une table d'alimentation 2 sur laquelle repose la feuille ou peau à mesurer, qui est entraînée dans la machine à mesurer par l'intermédiaire d' un convoyeur constitué d'un cylindre moteur 3 et d'un cylindre tendeur 4 portés par le bâti ; ces cylindres étant reliés par une pluralité de fils nylon 5 destinés à porter la feuille ou peau. Le bâti porte, par l'intermédiaire de poutres-entretoises 6 et 7 daxes ou moyeux 8, une série de disques ou roues 9, s'étendant transversalement par rapport au défilement de la peau 8. Chacun de ces disques tournant librement sur les moyeux 8 fixes. Chaque disque porte une pluralité de doigts ou tiges 10 coulissant radialement et librement dans des ouvertures des disques. Dans l'exemple illustré non limitativement chaque disque porte deux séries de tiges ; chacune des séries étant dans un même plan circulaire. Sous les disques, constituant avec des poutres-entretoises et les moyeux l'ensemble supérieur monté rigidement par rapport au bâti, s'étend transversalement également le support inférieur constitué par un ou plusieurs cylindre 11 axés sur le bâti et entrainés en rotation par tout moyen tel que moteur-réducteur 12 et chaine de transmission 13. Le ou les cylindres présentent à la périphérie un garnissage 14 en matière souple telle que caoutchouc de souplesse appropriée et d'épaisseur permettant une certaine capacité de déformation. Sur ce ou ces cylindres viennent en appui à friction une pluralité de galets 15 entraînés et positionnés transversalement par des moyeux 16 portés chacun à rotation libre sur un axe 17 (figures 3 et 4). Les galets sont constitués par une couronne circulaire de contact et d'une portée intérieure plus étroite stengageant entre les faces des moyeux, avec un large jeu diamétral permettant à chaque galet, indépendamment de se déplacer dans son plan de fa çon à s'écarter par déformation de la garniture souple 14, pour autoriser le passage entre eux et les disques 9 de la peau, en absorbant l'épaisseur et les variations d'épaisseur des peaux. L'ensemble galets-moyeux étant simplement guidé transversalement entre une règle 18 solidaire du bâti et une barre ou dossier d' appui 19 également porté par le bâti (figure 2), les fils du transporteur passant dans les gorges des-moyeux 16. On comprend que par simple gravité, comme illustré aux figures 3 et 4, les tiges 10 viennent en saillie hors des disques lorsqu'il nty a pas de peau engagée entre les galets et les disques, ou lorsque la peau ne passe pas à tel ou tel endroit. Si une peau se trouve sous le disque, la tige est repoussée (figure 4) et occulte un rayon lumineux ou une radiation émise par un émetteur-récepteur 20 associé à chacune des tiges, cette occultation engendrant un signal dont on décrit plus loin lteffet. I1 se peut que le servant de la machine veuille mieux étaler une feuille ou peau avant qu'elle s'engage ou lorsqu'elle nst engagée entre les disques tournants supérieurs et les galets inférieurs, par exemple afin de supprimer des plis, pour obtenir un meilleur développement et une mesure plus exacte... Dans ce cas la feuille ou peau peut être freinée ou-même arrêtée sans inconvénient parce que les couronnes des galets indépendants et entrat- nés en rotation, glissent contre la face inférieure de la feuille ou peau qui est immobilisée ou freinée suivant le cas. On doit souligner l'importance et les avantages de la caractéristique suivant laquelle l'ensemble des disques supérieurs tournants et éléments ou organes rattachés, est monté rigidement dans la machine selon l'invention. De ce fait, on obtient une parfaite rigidite en tous sens, et en particulier dans le sens transversal. On élimine les réactions transversales qui sont enregistrées dans les machines connues dans lesquelles les roues ou disques snt portés à pivotement ou mobiles entre des bras pivotants. Ces réactions ne permettent pas de conserver aux peaux leur extension longitudinale permettant une mesure correcte et sans perte des surfaces. Les séries de tiges étant séparées par une certaine distance (par exemple 31,25mm) et la distance entre deux tiges sur le disque étant également appréciable (20mm environ), chaque coupure de cellule ou détecteur mtoélectmniquW donc chaque impulsion ou signal envoyé, correspond au passage d'une surface (rectangle élé 2 mentaire) importante (625mm2 avec les données précédentes), ame le nant ainsi l'émission simultanée de plusieurs signaux1 que/s- tème opérateur arithmétique habituellement employé pour le comptage ne pourra différencier et dont un seul sera pris en charge, d'où erreur de mesure non négligeable. Suivant l'invention on évite toute erreur en mettant en oeuvre un système de comptage à mémoire qui assure la prise en compte absolue de toutes les impulsions-ou signaux émis par les détecteurs optoélectroniques. Ce système, illustré à la figure 5, comprend un circuit différenciateur représenté par le cadre en traits interrompus 21, mettant en forme les signaux émis pendant une brève durée, en créant un point mémoire dans un registre mémoire représenté par le cadre en traits interrompus 22 ; ce dernier étant balayé avec une périodicité telle que sa fréquence se situe dans un temps inférieur à celui qui sépare l'intervalle des impulsions ou signaux provenant de deux tiges se suivant sur le disque, de sorte qu'à chaque balayage, toute coincidence entre le signal de vérification et un point mémoire trouvé dans un état donné, produit une impulsion dirigée vers le système opérateur arithmétique 23, en même temps que le point mémoire vérifié est effacé en 24, ce qui permet de recevoir de nouveaux signaux en provenance des détecteurs. L'invention ne se limite aucunement à celui de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties ayant plus spécialement été indiqués ; elle en embrasse au contraire toutes les variantes. REVENDICATIONS -1- Machine à mesurer les surfaces, notamment les surfaces de produits erl en feuilles, à bords réquliers ou irréquliers, en Darti- culier les peaux et cuir, qui comprend un bâti, une table ou ana loque pour poser les feuilles ou peaux et un convoyeur pour les entraîner lonqitudinalement entre d'une part un support transversal cylindrique inférieur tournant et d'autre part, des moyens tournants sous forme de roues ou disques s'étendant tranversalement et tournant chacun librement sur un ou des axes ou moyeux fixes, chacun des disques portant une pluralité de doigts ou tiges de contact coulissant radialement, en-vue de coopérer avec des dispositions de comptage et de totalisation, la dite machine étant caractérisée en ce que l'ensemble comprenantl disques tournants superieurs avec leurs tiges coulissant radialement et aussi les moyens émettant les signaux devant etre pris en compte,est monté riqidement par rapport au bâti, une capacité d'absorption de 1' épaisseur ou d'écartement pour le passage de l'épaisseur des feuilles ou peaux, étant donné au support transversal inférieur. -2- Machine à mesurer suiv-ant la revendication 1, caractérisée en ce que les disques tournants supérieurs portent des tiges montées coûlisantes radialement , une extrémité de ces tiges étant susceptible soit de se placer par gravitation en saillie hors des disques lorsqu'il n'y a pas de feuille ou peau à cet endroit sous le disque, soit d'entre effacé à l'intérieur du disque lorsau'une feuille ou peau se trouve sous le disque; un ensemble émetteur -récepteur d'un rayon lumineux ou de radiation se trouvant monté, pour chacune des tiges, à l'intérieur du disque, le rayon de chaque système émetteur-récepteur se trouvant occulté lorsque la tige correspondant à ce système est repoussée en prenant contact sur la feuille ou peau, cette occultation engendrant un signal pris en compte par le système de comptage. -3- Machine à mesurer suivant l'une quelconque des revendications 1 et2, caractérisée en ce que chacun des disques supérieurs tournant indépendamment et librement sur le ou les moyeux qui les portent avec une position fixe, est équipé d'au moins deux séries de tiges de contact règulièrement espacées et montées radialement à coulissement libre, chaque série de tiges se trouvant dans un même plan circulaire. -4- Machine à mesurer suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le support transversal inférieur est constitué par un ou plusieurs cylindres présentant sur une épaisseur convenable un garnissage périphérique en matière souple et notamment en caoutchouc de souplesse appropriée, le ou les dits cylindres à garniture souple étant entrainés en rotation à une vitesse convenable notamment à partir d'un système moteur-réducteur, sur le ou les dits cylindres à garniture souple venant en appui à friction une pluralité de galets entraînés et positionnés transversalement, mais susceptibles chacun de déplacements relatifs dans leur plan par rapport aux autres galets de façon à s'écarter par déformation de la garniture souple du ou des cylindres de façon à autoriser le passage des feuilles ou peaux, en absorbant l'épaisseur et les variations d'épaisseurs des dites feuilles ou peaux::, les dits galets étant maintenus et simplement guidés transversalement entre une règle et une barre ou dossier d'appui. -5- Machine à mesurer suivant la revendication 4, caractériffi*en ce que les galets ayant une capacité de déplacement indépendant dans leuis plans, sont constitués chacun par une couronne circulaire entre lesquelles subsiste un espace pour le passge éventuel des tiges coulissantes des disques tournants supérieurs, les dites couronnes présentent intérieurement une portée circulaire plus étroite guidée entre le iollerettes de moyeux portés chacun librement à rotation libre par un axe, en autorisant le déplacement de la couronne dans son plan et le passage de lté- paisseur de + eaux ; les fils du convoyeur trouvant passage dans le fond des gorges entre les collerettes des moyeux. -6- Machine à mesurer qui comprend un bâti, une table ou analogue pour poser les feuilles ou peaux et un convoyeur pour les entrat- ner longitudinalement entre d'une part un support transversal cylindrique inférieur tournant et d'autre part, des moyens tournant sous forme de roues ou disques s'étendant transversalement et tournant chacun librement sur un ou des axes ou moyeux fixes, chacun des disques portant une pluralité de doigts ou tiges de contact coulissant radialement, en vue de coopérer avec dus dispositions de comptage et de totalisation, la dite machine étant caractérisée en ce qu'elleoempooe un système de comptage à mémoire qui assure lapriseencompte absolue de toutes les impulsions ou signaux, le dit système comprenant, à partir de détecteurs optoélectroniques qui émettent ou non des impulsions ou signaux selon que les tiges des disques supérieurs tournant occultent ou non le un rayon des détecteurs optoélectroniquesJcircuit différenciateur mettant en forme les signaux émis pendant une brève durée, en créant un point mémoire dans un registre mémoire, ce dernier étant balayé avec une périodicité telle que sa fréquence se situe dans un temps inférieur à celui qui sépare l'intervalle des impulsions ou signaux provenant de deux tiges se suivant sur un même disque, de sorte qutà chaque balayage, toute colncidence entre le signal de vérification et un point mémoire trouvé dans un état donné, produit une impulsion dirigée vers le système opérateur arithmétique en même temps que le point mémoire vérifié est effacé, ce qui permet de recevoir de nouveaux signaux en provenance des détecteurs.