La présente invention concerne des contre-cylindres rotatifs destinés 'a être utilises avec des matrices cylindriques de gaufrage présentant des surfaces;gravées representant un dessin, et plus spécialement des procédés et appareilla- ges de fabrication perfectionnés et les produits obtenus qui présentent des avantages par rapport aux procédés de production et contre-cylindres décrits dans le brevet de Wtats-Enws d'A- mérique no 3 560 289. Comme expliqué dans le brevet précité1 un certain nom bre de techniques différentes ont été utilisées dans l'industrie graphique pour préparer des contre-cylindres rotatifs qui sont maintenus contre des matrices de gaufrage ou d'-estampage ayant des zones gravées soit en relief soit en creux dans leur surface pour représenter des dessins#artistiques. Des produits qui ont été gaufrés ou estampés en utilisant une matrice rotative et un contre-cylindre comprennent des cartes de voeux, des calendriers, des objets individuels, des nappes, du papier d'emballage, des appliques pour divers obJets en papier et en métal et des feuilles décoratives.Les systèmes rotatifs destinés à I1impression de feuilles de papiers de métal ét de matière plastique ont l'avantage de fonctionner en continu et sont particulièrement efficaces pour exécuter des opérations de longue durée avec un dessin récurrent À cause de la gravure normalement en creux dans la surface de la matrice rota- tive définissant le dessin, un contre-cylindre pouvant tourner contre la matrice présentant une face modelée qui épouse la surface irrégulière de cette dernière ou qui est inverse de ladite surfaoe,est nécessaire pour assurergaufrage au estampage uniforme de la feuille passant entre les cylindres* le procédé décrit dans le brevet d45 Etats-Unis d'Àmérique ne 3 560 289 précité représente un mode de préparation d'un contre-cylindre rotatif d'une façon plus économique qutantérieurement. Selon le processus de production de ce brevet, plusieurs couches d'un blanchet de résine synthétique thermodurcissable partiellement mûrie, sensible aux rayons ultraviolets, armée d'u- ne toile de verre (appelée "élément pré-imprégné") est appli guSe à un contre-cylindre. Après une maturation supplémentaide la résine pour en diminuer l'adhésivité, la matrice est mise an rotation contre le blanchet de résine entourant le contre-cylindre pour obliger la face externe du blanchet à épouser la surface de la matrice pour former une configuration inverse. Lec maturation finale de la résine sur le contre-cylindre est effectuée par application d'énergie ultraviolette à la résine pendant la rotation du contre-cylîzi~r~. Ce mode opé- ratoire est destiné à remplacer la pratique courante consistant à faire tourner la matrice contre un cwLtN-cylindre déformable par pression réalisé en toile, en papier ou matière analogue ;usqu's ce que la surface du contre-cylindre soit déformée dune façon relativement permanente et présente une configuration inverse de celle de la matrice.Pour mettre en oeuvre ces procédés antérieurs, non seulement l1opérateur devait entre d'une très grande habileté pour déterminer exacte- ment l'instant ou le contre-cylindre était suffisamment fa çonné pour l'utiliser efficacement > mais la mise en oeuvre du procédé était coûteuse en soi a cause du temps consacré à la préparation d'un contre-cylindre utile et de la nécessité de remplacer assez fréquemment les tampons de coton ou de feutre pour maintenir une qualité correcte du dessin imprimé sur la feuille en cours de traitement. Bien que les processus de mise en train des contrecylindres du brevet des Etats-Unis dtAmérique n 3 560 289 précité représentent un perfectionnement certain par rapport aux procédés antérieurs de préparation des contre-cylindres, la concurrence et les frais de main-d'oeuvre toujours croissants ont contraint I'iidustrie è rechercher des procédés de fabrication encore plus économiques pour réaliser un contrecylindre de plus grande longévité/que ceux du procédé ci-dessus. Par conséquent, la présente invention a principalement pour objet un contre-cylindre rotatif "resurfaçable" à utiliser avec une matrice de gaufrage cylindrique et qui présente une plus grande résistance inhérente que les contre-cylindres antérieurs préparés sur place avec une résine synthétique, sans détruire l'élasticité inhérente indispensable pour éviter une fissuration et un craquelage de la surface du contre-cylindre dus à une fragilité excessive. L'invention aencore pour obJet un procédé de préparation d'un contre-cylindre rotatif pour une matrice de gaufrage cylindrique, qui soit recyclable en ce sens que la surface d'appui du cylindre peut être facilement enlevée et remplacée en réalisant ainsi des économies considérables du fait que llame du contre-cylindre peut être utilisée à de nombreuses reprises lorsque l'usure exige la préparation d'une nouvelle surface d'appui ou la nécessité d'imprimer un nouveau dessin. Le contre-cylindre rotatif est préparé en utilisant une ame en acier présentant une zone dégagée circonférentiellement assez peu profonde qui est destinée a être remplie d'une résine synthétique contenant une mèche de fibres de verre préalablement tendue enroulée hélicoidalement, le système résineux étant mûrissable sur place de façon qu'après l#applica tion de la résine au cylindre et sa maturation partielle, ladite résine puisse être mise au contact de la matrice puis finalement durcie en position de fonctionnement sur la presse dans le but de réduire au minimum le temps mort, tout en permettant de réparer le contre-cylindre sur la presse lorsque cela stavère nécessaire pendant le tirage. L'invention a encore pour objet un contre-cylindre ro ttif préparé sur place, dans lequel les segments cylindriques extrtmes du/contre-cylindre aux extrémités opposées de la zone dégagée contenant la résine constituent des surfaces de portée entrant en contact avec des surfaces complémentaires de la matrice afin d'établir des tolérances extr8mement serrées pour la résine du contre-cylindre de manière à obtenir des dessins imprimés ayant la netteté, la précision et l'uniforme mité voulues. Le procédé perfectionné de préparation de contre-cylindres rotatifs selon l'invention est beaucoup plus rentable que les procédés antérieurs du fait que la résine appliquée à la zone en retrait de l'âme du contre-cylindre n'a pas été partiellement mûrie 'aà l'avance, mais présente une viscosité suffisante pour conserver sensiblement sa forme sans subir de déformation importante jusqu'a ce que la maturation de la résine puisse être effectuée par exemple au moyen d'une source de lumière ultraviolette. Ceci permet au fabricant d'appliquer facilement et rapidement la résine à lame et de la faire murer en très peu de temps alors que l'âme est en position de fonctionnement sur la presse.Ces étapes de production se tent particulièrement bien à la préparation d'une surface d'appui comprenant un certain nombre de couches appliquées successivement qui adhèrent les unes aux autres et qui sont efficacement renforcées par une armature préalablement tendue comprenant une mèche de fibres de verre enroulée qui est incorporée dans une couche interne de résine au cours de la fabrication du contre-cylindre.A cause de la contrainte imposée auxtorons de verre continu pendant leur enroulement autour d'une couche interne de résine sur le cylindre, la mèche est tendue dans une certaine mesure, de sorte que la couche suivante de matière résineuse appliquée au cylindre et au moins partiellement mûrie noie les fibres de verre d'armature dans la partie cylindrique interne de la résine d'appui pour réaliser finalement une surface d'appui beaucoup plus robuste que prévu sans fissuration ni détérioration. L'invention se propose également d'utiliser pour le contre-cylindre des systèmes résineux visqueux initialement non Iris qui peuvent être appliqués par couches et qui ne sont que partiellement mAris par une source de rayons ultraviolets pendant l'accumulation de la surface d'appui de fa çon que la maturation finale destinée à lier toutes les cow ches en une masse essentiellement monolithique durcie puisse être effectuée après l'impression de la couche d'image, en permettant ainsi d'effectuer une maturation partielle sélective, puis une maturation finale, et d'armer la résine avec des fi bres de verre sur place sur l'âme dudu contre-cylindre. Des contre-cylindres préparés selon 11 invention sont destinés à être utilisés spécialement avec une matrice de gzu- frage pour imprimer un dessin gaufré dans une feuille dtune matière en bande. La matrice proprement d#ite est normalement en métal et est réalisée selon des techniques classiques, par exemple par des procédés électrodéposition, par formation d'ébauches thermodurcissables initialement planes qui sont percées et garnies aux extrémités opposées de façon que les nappes puissent être fixées à un cylindre de support conve- - nable, ou bien elle est usinée de façon à- présenter un dessin gravé entre eux dans un matériau convenable quelconque comprenant 11 acier, le laiton, une résine synthétique thermodurcissable, le nickel ou le cuivre. Àux fins de la description des présents contre-cylindres rotatifs et de leurs procédés de réalisation, on va supposer que la matrice cylindrique de gaufrage est du type décrit et préparé selon les procédés clas siques L'invention sera décrite plus en détail en regard des - dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels :: la figure 1 est une vue schématique de face drupe presse dans laquelle le contre-cylindre rotatif selon la présente invention peut etre préparé et utilisé, montrant la position normale de fonctionnement du contre-cylindre par rapport à la matrice de gaufrage ainsi qu'une source amovible de lumière ultraviolette pour la maturation de la résine placée sur l'âme du contre-cylindre la figure 2 est une coupe sensiblement suivant la ligne 2-2 de la figure 1 dans le sens des flèches ; la figure 3 est une vue schématique de 1t ame du contre-cylindre montrant une couche de-résine qui est nivelée par une lame racleuse pendant la rotation du contre-cylindre et montrant la position normale de L'ami par rapport à la matrice ;; la figure 4 est une vue schématique analogue è la figure 3 montrant la façon dont la résine peut Qtre mArie sur place au moyen de la source de lumière ultraviolette ; la figure 5 montre schématiquement la façon dont la mèche tendue de fibres de verre continue est enroulée hélicoï- dalement autour de l'âme r##tue de résine pour armer la a- tigre d'appui la figure 6 représente schématiquement une autre étape du procédé dans laquelle une couche de résine est appliquée au contre-cylindre et est raclée à l'ép#sseur voulue par la laie mobile ;; la figure 7 est une vue schématique de l'étape suivan- te du procédé Bans laquelle la couche de résine recouvrant la seche est marie sur place en utilisant IL #c'ce de lumière ultraviolette placée au-dessus du contre-cylindre ; les figures 8, 9, 10 et 11 représentent sous forme schématique la façon dont les couches successives de résine sont appliquées à ne l'âme du contre-cylindre et sont mûries sur place ;; les figures 92 et 13 représentent sehématiquemant la façon dont la matrice est mise en rotation contre la couche externe de résine partiellement marie entourant l'âme du contre-cylindre pour réaliser la surface gravée ou modelée de la résine qui est une reproduction inverse de la face de la matrice, après quoi le contre-cylindre est soumis à une matura- tion finale par rayons ultraviolets ; et la figure 14 est une coupe schématique partielle à grande échelle d'une partie du contre-cylindre et de la me- trice montrant la façon dont la résine remplit la zone dégagée de l'âme du contre-cylindre et présente dans ce cas des zones en relief qui épousent le dessin en creux de la matrice. La gaufreuse 20 représentée schématiquement sur les figures t et 2 est de préférence du type permettant de déca- ler au moins l'un de ses cylindres par rapport à l'autre sans altérer le repérage entre eux, les cvlindres étant reliés par un engrenage pour éviter un glissement entre eux pendant la rotation. Une gaufreuse intéressante à cet égard est décrite par exemple dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique no 3 302 558 et est représentée en particulier sur la figure 6 de ce brevet Sur le dessin de la présente demande, une base 22 supporte deux montants parallèles et espacés 24 et 26 dans lesquels tourillonnent des arbres horizontaux espacés verticale ment 28 et 30 d'un contre-cylindre 32 et dtune matrice de gaufrage 34 respectivement.Des pignons 36 et 38 du contre-cylindre 32 et de la matrice 34 respectivement sont destinés 'a engrener et à empêcher une rotation de la matrice et du contre-cylindre à des vitesses superficielles relatives diffé rentes. Toutefois, les pignons ntempechent paspasun mouvement de séparation du contre-cylindre et de la matrice tout en garantissant le repérage correct lors du retour des éléments de gaufrage en position de fonctionnement comme on le voit sur les figures 1 et 2. La figure 2 montre que la gaufreuse choisie à titre illustratif comporte une matrice de gaufrage pouvant être décalée qui tourillonne dans des blocs 40 mobiles verticalement sur des structures 24 et 26, respectivement, un mécanisme hydraulique convenable 42 d'un type classique étant destiné à animer la matrice 34 verticalement d'un mouvement alternatif tout en maintenant son arbre 30 essentiellement parallèle 'a l'arbre 28 du contre-cylindre 32. L'âme 44 du contre-cylindre 32 (voir figure 1) est de préférence en-métal convenable tel que l'acier et est supportée par des arbres opposés 28 qui peuvent être boulonnés à l'âme ou faire partie intégrante de cette dernière. La surface xxcylindrique externe de lame 44 est dégagée de façon à présenter une zone cylindrique 46 autour de la Ir#cnférence du contre-cylindre et en deçà des surfaces extrêmes de portée opposées 48 situées aux extrémités opposées du cylindre. La zone 46 est de préférence usinée à une profondeur d'environ 0,5 mm au-dessous des surfaces cylindriques 48 et, comme on ltexpliquera plus bas, la zone dégagée 46 est remplie dlune matière résineuse synthétique spécialement armée, puis est mise en rotation contre la surface gravée de la matrice 34 pour produire une configuration inverse du dessin gravé.Le mécanisme 42 sert à pousser la face externe de la matrice 34 au contact de la surface revetue de résine de l'ame 44 et ainsi, le papier#ou autre matière en feuille à traiter passe entre la matrice 34 et le contre-cylindre 32, la face à imprimer étant tournée vers la surface externe de la matrice 34. Les divers réglages de la gaufreuse permettent un repérage latéral de la matrice cylindrique pour aligner les pignons, un repérage de l'avant vers l'arrière de ladite matrice par rapport au contre-cylindre et un réglage vertical entre les deux cylindres. Dans une application particulière, la matrice cylindrique peut avoir une longueur globale de 127 à 152,4 cm (par exemple de 144,8 cm) avec une surface de support du dessin de 101,6 cm, ce qui laisse des parties opposées de portée 50 destinées à venir au contact des surfaces 48 du contre-cylindre 32, et un diamètre fini de 19,4 cm, ce qui donne un flan de répétition du dessin de 61 cm. Le cylindre fondamental de la matrice peut être constitué par exemple d'un tube d'acier d'une épaisseur de 5 cm présentant à chaque extrémité une plaque soudée et un arbre 30, ainsi que des plaques de support en acier soudées intérieurement selon les besoins. Après l'usi- nage pour réaliser la zone définissant le dessin, on applique à la face du cylindre du cuivre par électrodéposition.Ceci constitue le milieu dans lequel le dessin de la matrice est photogravé, puis convenablement décapé pour achever la matrice cylindrique. La surface appliquée par électrodéposition peut autre également usinée et recouverte de cuivre par élec troduposition et finie à un diamètre de 19,4 cm en vue du recyclane et de la préparation de nouveaux dessins. A la fin de chaque photogravure dtun dessin sur la matrice cylindrique, on effectue un chromage du cuivre au moins sur tcute la longueur de 101,6 cm de la partie du cylindre présentant le dessin. L'âme cylindrique du contre-cylindre 32 est réalisée d'une façon très analogue à la matrice 34 en ce sens que l'é- paisseur de sa paroi est également de 5 cm et que sa longueur globale est sensiblement la meme que celle de la matrice. La zone dégagée 46 usinée dans le contre-cylindre 32 est de préférence sablée pour lui donner une face assez rugueuse favorisant l'adhérence de la résine au contre-cylindre, en temps chant ainsi un glissement de la résine par rapport à l' & e du contre-cylindre pendant un usage prolongé. Ceci est.parti- culièrement important lors de longs tirages du même dessin. En se référant à la figure 3, on voit que le mécanisme hydraulique 42 est actionné pour écarter la matrice cylindrique 34 du contre-cylindre 32, ce qui permet d1appliquer une cou che de résine synthétique d'une épaisseur d'environ 0,05 mm à la zone 46 de la surface cylindrique de l' & e 44. La lame racleuse horizontale 52 supportée par un support 54 sur une cornière 56 s1 étendant devant la gaufreuse 20 est ajustée pour que la résine présente une épaisseur uniforme sur toute la circonférence du contre-cylindre. Il est possible d'utiliser un certain nombre de résines différentes pour préparer la surface du contre-cylindre. Des compositions données à titre d'exemple sont celles connues d'une façon générale telles que des uréthannes, des acrylates, des thiophènes, des polyesters mArissables par irradiation (habituellement aux rayons ultraviolets) et autres matières analogues présentant une liaison du type. oléfinique. Ces résines peuvent être toutes partiellement mûries au moyen d'une source de rayonnement, par exemple ultraviolets puis elles peuvent être entièrement mûries à l'état de masse coalescente, dans laquelle les couches appliquées individuellement ne peuvent plus etre facilement discernées comme des parties distance tes Les résines préférées sont soit une combinaison dtacry- lates de polythène-polythiol et d'un acrylate monomère avec un amorceur soit un prépolymère dgae-rylate en combinaison avec par exemple une acétophénone ou une benzophénone comme amorceur. Un système résineux approprié à base d'acrylate est un produit de la firme polychrome Corporation, Yonkers, New Lors, vendu sous la désignation "Uvimer Resin 1713-H". Une formulation particulière comprend 98 % de "Uvimer 1713-H" et 2 % de 2,2 diéthosy-acétophénone ayant une viscosité comprise entre environ 50 000 et 100 ooe cio. #D'autres formuLations intéressantes comprennent : 1. Photopolymère polythène/polythiol "3811A" vendu par la firme W.R. Grace and Co. (90 %) acrylate d'hydroxypropyle (10 %) 2. Photopolymère polythène/polythiol "3811A" vendu par la firme W.R. Grace ani Co. (87 %) diacrylate de #1,6 hexanedi@l (1 3 %) 3. Prépolymère d'acrylate "Uvimer DV-53" vendu par la firme Polychrome Corporation ( 76 %) ac rylate d'hydroxypropyle (20 %) "Trigonal 14n (un photoamorceur vendu par la firme Noury Chemical Company, Bure, New York) (4 %) 4. Photopolymère polythèrrefpolythiof "6011-G" vendu par W.R. race and Co. et contenant un amorceur sensible au rayonnement ou un agent de maturation (viscosité à l'état non mûri d'environ 8 000 à 11 000 cPo) (100 %) Les principales caractéristiques indispensables pour la matière résineuse comprennent (t) la faculté d'effec- tuer le durcissement de la formulation résineuse sur la gau- freuse en un temps relativement court (par exemple ne dépas- sant pas 20 minutes environ an total pour toutes les couches de résine), (2) une viscosité suffisante à l'état non mari pour que la matière résineuse ne subisse pas un fluage important lorsqu'elle est appliquée au contre-cylindre avant sa maturation au moyen de la source de rayonnement ou d'un autre milieu de maturation et (3) la possibilité dteffectuer sélectivement une maturation partielle puis une maturation définitive et complète au moyen d'une source de lumière ultraviolet- te ou analogue de façon que les couches de résine appliquées successivement puissent être durcies en un revetement essentiellement monolithique armé de fibres de verre.En tout cas, les caractéristiques de maturation et les propriétés physiques de la résine finale du contre-cylindre sont déterminées par la vitesse de rotation de ce dernier, l'épaisseur du revete- ment global, la quantité de mèche de verre utilisée, la durée totale de la maturation et 1 'intensité du rayonnement. A cet égard, il a été déterminé que la composition résineuse doit avoir une viscosité, lorsqu'elle est appliquée à la surface du contre-cylindre, d'au moins 6 000 cPo environ et de préférence d'au moins 25 000 cPo environ. Les meilleurs résultats sont obtenus dans la plage 50 000 à 250 000 cPo. La limite supérieure de la viscosité est celle à laquelle la matière est si épaisse qutil n'est pas possible de l'appliquer à la surface du contre-cylindre ou aux couches de résine précédentes. Certaines formulations peuvent être utilisées dans des plages de viscosités allant jusqu'à 1 000 000 de cPo environ. Dans la forme de réalisation préférée de l'invention, comme indiqué par les formulations particulières précitées, le polymère est tarissable par application d'un rayonnement ultraviolet du fait que ceci se traduit par une diminution importante du temps de mise en train et se prête à de simples techniques de traitement, étant donné qu'il suffit de placer convenablement une lampe à rayons ultraviolets sur la gaufreuse à un endroit entre les montants 24 et 26 comme on le voit sur les figures 1, 2, 4, 7, 9, 11 et 13. Dans le cas représenté, un support et réflecteur inversé 58 pour une lampe 60 à rayons ultraviolets constitue une source 62 de lumière ultraviolette qui est dirigée contre la partie supérieure du contre-cylindre 32 pendant que ce dernier tourne autour des axes des arbres 28. Le dispositif de maturation 62 comporte de préférence une source de courant, un câblage pour transmettre la haute teio We la source au montage, un élément d'irradiation tel qu'une lampe à rayons ultraviolets et une soufflante et un conduit montés à une extrémité de l'ensemble réfléchissant pour évacuer l'air chaud. La lampe 60 peut être par exemple une lampe à mercure sous pression moyenne de grande intensité capable d'émettre une puissance de 80 W par cm linéaire et conçue pour une distance focale de 7,6 cm à partir de la surface adjacente du contre-cylindre 32. Bien que les paramètres tels que l'ampérage et la tension des sources de rayonnements ultraviolets puissent varier, un dispositif tel que celui décrit ci-après à titre d'exemple s'est avéré particulièrement approprié. Après l'application de la première couche de résine 64 au contre-cylindre 32, comme on le voit sur la figure 3, et après le raclage de la résine pour former une couche d'une épaisseur de l'ordre de 0,05 mm, la résine est mûrie pendant une seconde environ en utilisant le dispositif 62 à la moitié de sa puissance (11,7 À à 220 V), tandis que le contre-cylindre 32 tourne à raison de 70 tr/min (voir figure 4 > . L'étape suivante est illustrée sur la figure 5 sur laquelle on voit qu'une mèche de fibres verre 66 constituée de torons sensiblement continus de fibres de verre est enroulée hélico#dalement autour du contre-cylindre 32 pour recouvrir la couche de résine partiellement mûrie 64 sur toute la longueur de la zone 46.Une mèche de fibres de verre type 30 (Owens Corning Fiberglass) d'une épaisseur de 0,15 à 0,2 mm s'est avérée très satisfaisante lorsque ltenroulemen * éli- -coidal est effectué en maintenant la mèche tendue pendant la rotation du contre-cylindre 32 et en espaçant les spires in dividuelles de la mèche de fibres de verre d'une faible distance comprise par exemple entre 1/4 et 3/4 de la largeur de la mèche lorsqu'elle est pressée à plat contre la couche 64. il est important que la mèche soit appliquée sous une tension préalable suffisante pour qu'elle soit déposée à plat sur la résine sous-jacente partiellement mûrie. il est évident que la distance comprise entre les spires de la mèche peut varier selon les besoins, mais il est préférable de laisser un certain espace entre elles pour permettre à la résine de se lier fortement à la couche sous-jacente 64 en enrobant les fibres de verre. il est possible d'utiliser un écartement supérieur à la distance préférée mais il en résultera une légère diminution de la résistance globale de la surface du contre-cylindre. ta tension appliquée ne doit pas être suffisante pour que la mèche pénètre entièrement dans la couche résineuse sous-jacente et s'applique à plat contre la surface de support- cylindrique en métal. Après l'application de la mèche, une autre couche de résine 68 (voir figure 6) est appliquée au contre-cylindre 32 sur la mèche et la première couche de résine 64, et la lame racleuse 52 est ajustée pour former une seconde couche de ré sine recouvrant les fibres de verre d'une épaisseur d'environ 0,076 mm. Cette couche est mûrie pendant 3 à 7 secondes (de# préférence 3 à 5 secondes) à la moitié de la puissance du dispositif de maturation (11,7 Aà220 V) pendant que le contre-cylindre continue à tourner à raison de 70 tr/min (voir figure 7). Une couche 70 de résine dtune épaisseur de 0,1 mm est appliquée au contre-cylindre 32, comme on le voit sur la figure 8, par un réglage approprié de la lame racleuse 52 et la couche 70 est ensuite mûrie au moyen de la source 62 de lumière ultraviolette, comme on le voit sur la figure te pendant 3 à 7 secondes (de préférence 3 à 5 secondes) à la moitié de sa puissance (11,7 A à 220 V), pendant que le contre-cylindre tourne à raison de 70 tr/min). Une autre couche de résine (non représentée sur les dessins) d'une épaisseur d'environ 0,1 mm peut être appliquée sur la couche 70, si on le désire, et mûrie également pendant la durée et à la puissance indiquée en se référant aux figures 6 à 9 La couche finale 72 est ensuite appliquée au contrecylindre 32 à une épaisseur qui est suffisante pour qu'elle affleure sensiblement les faces externes des surfaces de portée 48. La lame racleuse 52 détermine lZépaisseur de la couche comme oz le voit sur la figure 10.La couche 72 est partielle ment mûrier comme représenté sur la figure It, en soumettant la résine à un rayonnement ultraviolet pendant environ 30 secondes en utilisant la lampe 60 à la moitié de sa puissance (11,7 A à 220 V) pendant que le contre-cylindre 32 tourne à raison de 9 tr/min environ. Il est possible de faire varier l'intensité du rayonnement et la durée de la maturation partielle selon les besoins pour faire durcir la matière sans la rendre entièrement indéformable. Ensuite, la matrice 32 est poussée par les mécanismes hydrailliques 42 en contact de pression avec le contre-cylindre 32 (une pression d'environ 136 kg) et une résine humide est appliquée à la face du contre-cylindre 36/pour former une cou- che d'image 78 qui est suffisante pour remplir la gravure 74 de la couche métallique externe 76 de la matrice 34 de gau- frage ou d'estampage.La source 62 de lumière ultrav#o1ette est mise à nouveau sous tension et la résine est ~ #. # sa puissance maximale pendant environ 1 minute t/2, tandis gue les cylindres 32 et 34 tournent au contact l'un di l'autre à raison de 9 tr/min, comme on le voit sur la figure 13~ On a constaté que le contre-cylindre résultant 32 Pré- sente une longévité exceptionnelle lors d'un usage continu et peut entre réalisé à un prix correspondant à une fraction de celui des contre-cylindres antérieurs, en particulier ceux- au type classique à tampon de papier ou de coton, tout en étant entièrement recyclable du fait que le revetesent de résine peut etre facilement enlevé et remplacé en un temps relative- ment court lorsque cela est nécessaire. Selon une caractéristique particulièrement importante de l'invention, le contre-cylindre complet présente une rigidité suffisante pour résister a un long usage continu mais n'est pas d'une fragilité susceptible de favoriser un craquelage ou une fissuration. Il est à noter à cet égard que lors- qu'une feuille de papier ou autre matière passe entre le contre-cylindre 32 et la matrice 34, la résine est légèrement déplacée à proximité de la zone de serrage dans une direction opposée au sens de rotation des cylindres en formant, d'une façon exagérée, une onde stationnaire qui se gonfle ou est déviée sur toute la longueur du contre-cylindre et qui provoquerait rapidement une rupture de la matière si elle ne conservait pas une certaine élasticité.Toutefois, la mèche de verre enroulée hélicoldalement autour de l'âme du contrecylindre donne à la masse de résine une résistance suffisante pour empêcher la région saillante continuellement en mouvement de la résine dans la zone de serrage de fissurer la matière et de provoquer une détérioration rapide de cette derniere. Il semble qu'il soit particulièrement important pour obtenir une grande longévité que la mèche soit enroulée hélicoidalement autour du cylindre à l'état tendu et d'une façon continue pour assurer une répartition relativement uniforme des contraintes sur toute la circonférence de la partie résineuse du contrecylindre, ce qui se traduit par une longévité inattendue du contre-cylindre. Des essais ont révélé que des contre-cylindres réalisés selon l'invention durent dix fois plus longtemps que ceux fabriqués selon le brevet des Etats-Unis d'knérique no 3 560 289 précité. Il va de soi que le contre-cylindre et le procédé décrits peuvent subir diverses modifications sans sortir du cadre de l1învention. REVENDICATIONS 1. Contre-cylindre rotatif, caractérisé en ce qu'il comporte une âme cylindrique, une enveloppe continue d'une mè che d'armature enroulée hélicoidalement autour de l'ssme à lier tat tendu et liée à cette dernière sur toute sa longueur, et au moins une couche d'une résine synthétique durcie sur la mèche préalablement tendue, la surface externe de cette résine étant configurée pour épouser une matrice et présenter l'image inverse de cette dernière, la résine présentant une viscosité d'au moins 6 000 cPo environ avant son durcissement. 2. Contre-cylindre selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte une couche principale dune ne synthétique au moins partiellement durcie qui est appliquée directement à lame, la mèche étant enroulée autour de la première couche adhérant à l'ame. 3. Contre-cylindre selon la revendication 2, caractérisé en ce que les circonvolutions de l'enveloppe ou enroulement hélicoïdal sont espacées d'une distance intdrieure au diamètre de la mèche. 4. Contre-cylindre selon la revendication 3, carbc- térisé en ce qu'il comporte plusieurs couches secondaires superposées de résine synthétique au moins partiellement durcie sur ladite mèche, au moins la plus interne des couches se con- daires étant liée directement à la couche primaire à travers les espaces compris entre les circonvolutions de la mèche. 5. Contre-cylindre selon la revendication 1, caractérisé en ce que la mèche se compose de torons de fibres de verre sensiblement continus. 6. Contre-cylindres selon la revendication 1, caractérisé en ce que la résine synthétique est initialement fluide et a la propriété de se durcir sous l'influence d'un rayonnement ultraviolet. 7. Contre-cylindre selon la revendication 6, caractérisé en ce que la résine est choisie dans le groupe comprenant des uréthannes, des acrylates et des thiophènes#mûrissa- bles, notamment par irradiation. 8. Contre-cylindre selon la revendication 72 caractérisé en ce que la résine présente une viscosité minimale d'environ 25 000 cPo avant son durcissement. 9. Contre-cylindre selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'ame cylindrique présente une zone circonférentielle centrale dégagée délimitant des surfaces de portée cylindriques à ses extrémités opposées, la résine et la mèche ne recouvrant que cette zone de l'âme. 10. Procédé de réalisation d'un contre-cylindre rotatif à utiliser contre une surface gravée représentant un des sin, procédé caractérisé en ce qu'il consiste à préparer une âme cylindrique, à enrouler une mèche continue tendue de matière d'armature hélicoidalement autour de ltamo dans le sens de sa longueur et à coller la mèche à ladite âme, à appliquer au moins une couche de résine synthétique sur la mèche pour définir la périphérie externe du contre-cylindre, ladite résine ayant une viscosité initiale d'au moins 6 000 cPo environ et la propriété de se durcir dans une mesure lui permettant de conserver une déformation d'une façon sensiblement permanente, à faire tourner simultanément la matrice et l'amie de façon que la surface gravée de la matrice soit en contact avec la couche de résine pour provoquer la déformation de la surface externe de la couche de manière qu'elle épouse sensiblement la surface gravée de la matrice en prenant une configuration inverse de cette dernière, et à faire durcir la couche de matière déformée pour réaliser le contre-cylindre. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce qU'iL consiste & appliquer une couche primaire de matière dur ##fl: directement à lame cylindrique, à enrouler la mèche autour de la couche primaire et à faire durcir au moins partiellement la couche primaire pour y lier la mèche. 12 Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il consiste à ménager une zone dégagée dans la partie centrale de l'ame cylindrique délimitant des surfaces de portée cylindrique à ses extrémités opposées, ladite résine ne recouvrant que ladite zone dégagée. 13. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce qu'il consiste à placer les circonvolutions de la mèche dans des positions relative#ermettant à un agent de liaison de passer entre elles pour lier la mèche à lame cylindrique. 14. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'il consiste à appliquer plusieurs couches seconiaires superposées dtuna matiere durcissable sur la mèche, B faire durcir au moins partiellement chacune des couches secondaires et à lier au moins la plus interne des couches seconLaires b la couche primaire graveras les espaces compris entre les cir convolutions de la mèche. 15. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il consiste b appliquer une couche de la résine sur lemme cylindrique initialement à l'état fluide, à provoquer un durcissement au moins partiel de cette résine avant qu'elle subisse une déformation importante sur l'ame cylindrique. 16. Procédé selon la revendication 15, carrctéris# en ce qu'il consiste à soumettre la couche de résine visqueu- se au rayonnement d'une source de lumière ultraviolette pendant un temps suffisant pour assurer son durcissement. 17. Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce que la résine est choisie dans le groupe comprenant des uréthannes, des acrylates et des thiophènes mûrissanbles, notamment par irradiation. 18. Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce que la résine présente une viscosité minimale d'environ 25 000 cPo. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que la mèche est constituée de torons de fibres de verre de longueur sensiblemen@ continue. 20. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il consiste à mettre au moins une extrémité de la matrice et l'extrémité adjacente de l'âme cylindrique directement au contact l'une de l'autre pendant leur rotation simultanée afin de maintenir un contact de formage prédéterminé entre la surface gravée de la matrice et l'autre surface de ladite couche de résine.