L'invention est relative aux moteurs hydrauliques rotatifs comprenant deux organes rigides qui sont mobiles en rotation l'un par rapport à l'autre autour d'un axe et dont l'un est fixe tandis que l'autre constitue organe rotatif de sortie du moteur, l'un de ces organes étant constitue' par un barillet extérieurement cylindrique et muni d'alvéoles cylindriques qui sont répartis symétriquement autour de l'axe de rotation, paral lelement ou obliquement par rapport à celui-ci, et qui contiennent chacun un piston et l'autre organe étant constitue' par une enveloppe qui entoure le barillet et porte une came annulaire dont la forme est ondule régulièrement dans le sens circonférentiel et sur laquelle cheque piston prend appui par l'inter mediaire d'une bille montée dans un logement de ce piston, lequel logement est limité, du côté opposé à celui de la came annulaire, par une surface lisse dont la forme générale est celle d'une calotte sphérique ayant un rayon très légèrement supérieur à celui de la bille et le moteur comprenant encore des moyens distributeurs qui sont agences pour recevoir du liquide sous une pression d'alimentation et qui coopèrent avec les alvéoles du barillet de façon à diriger ce liquide à tout moment vers les alvéoles de ceux des pistons dont les billes se trouvent sur des profils descendants de la came annulaire et de façon à mettre à la décharge les alvéoles de ceux des pistons dont les billes se trouvent sur des profils montants de la came. De tels moteurs ont déjà été décrits par le déposant dans ses brevets français 1.347.202, 1.347.220 et 1.547.410. Grâce à un dessin approprié des moyens distributeurs et à un choix convenable du nombre des pistons et de celui des profils montant et descendants de la came, la force axiale exercée successivement par chaque piston sur les profils descendants de cette came (temps moteur) se traduit, entre la bille de ce piston et la came, par une composante tangentielle qui tend à faire tourner l'organe rotatif du moteur (barillet ou enveloppe suivant le cas), autour du susdit axe. Ces moteurs fonctionnent de façon satisfaisante dès qu'ils sont lancés mais leur démarrage soulève des difficultés. En effet, lors du démarrage, si l'on considère uniquement les pistons qui effectuent un temps moteur, la composante de frottement de la bille de chacun de ces pistons dans son logement est du même ordre de grandeur que la composante de frottement de cette même bille sur la came. La bille risque donc de glisser sur cette came sans tourner dans son logement, ce qui diminue considérablement le couple moteur disponible.Dans son brevet français 1.547.410 (figure 7), le déposant a déjà proposé d'admettre du liquide sous une pression unique, dans le logement de la bille, en vue de diminuer les forces de frottement qui entravent la rotation de celle-ci mais cette solution n'a pas donné entière satisfaction étant donné notamment l'incertitude de la valeur de la pression hydraulique qui agit sur la bille, d'une part, et de la valeur de la superficie sur laquelle agit cette pression d'autre part. L'invention a donc pour but de rendre les susdits moteurs hydrauliques tels que leur démarrage soit facilité. Plus précisément, l'invention a pour but de faire agir, dans le logement de chaque bille de piston d'un tel moteur, des pressions hydrauliques telles que cette bille puisse tourner dans son logement dès le démarrage du moteur. Pour atteindre ce but, le moteur hydraulique conforme à l'invention est essentiellement caractérisé en ce que la surface concave de chaque logement est creusée de trois gorges symétriques chacune par rapport à l'axe du piston considéré, savoir une gorge centrale circulaire et une gorge annulaire extérieure, désignées ci-après par gorges extrêmes, ainsi qu'une gorge annulaire intermédiaire ; en ce que chaque piston est muni de moyens capables d'admettre, dans l'une des gorges extrêmes,du liquide à une pression intermédiaire entre la pression d'alimentation et la pression de décharge, de relier la gorge annulaire intermédiaire à une première chambre de décharge et d'admettre, dans l'autre gorge extr & e,du liquide à la pression d'alimentation; et en ce que les surfaces des gorges extrêmes et les pressions du liquide ont des valeurs telles que la somme des forces de pression exercées sur chaque bille par le liquide admis respectivement dans les gorges centrale et extérieure soit supérieure à la force qui est exercée en sens contraire sur le piston par le liquide admis dans l'alvéole correspondant ainsi qu'éventuellement par un ressort de rappel et qui est transmise à la bille par le piston, ce pourquoi la partie de chaque piston qui reste en dehors deson alvéole et qui est munie du logement de bille a, au moins au voisinage de ce logement un diamètre supérieur à celui dudit alvéole.Selon une première solution, la gorge annulaire extérieure reçoit le liquide à la pression d'alimentation et la gorge centrale circulaire, le liquide à la pression intermédiaire tandis que, selon une seconde solution, la gorge centrale circulaire reçoit le liquide à la pression d'alimentation et la gorge annulaire extérieure, le liquide à la pression intermédiaire. En raison du déséquilibre qui existe momentanément entre les forces agissant sur chaque bille, il tend à se former en fonctionnement, et en particulier au démarrage, un intervalle entre la bille considérée et la surface concave de son logement et le liquide (huile) qui est admis sous des pressions différentes dans les gorges centrale et extérieure tend donc à fuir vers 3 et par la gorge intermédiaire avec un débit qui croit comme h c'est-à-dire comme le cube de la hauteur h dudit intervalle. I1 en résulte un équilibrage automatique des forces qui s'exercent sur la bille, laquelle se trouve constamment portée par un film d'huile et est ainsi rendue libre de tourner à l'intérieur de son logement, sans frottement métal sur métal. De préférence, la gorge annulaire extérieure de chaque logement est entourée d'une gorge d'évacuation des fuites, reliée à un espace de décharge et propre à délimiter avec précision la superficie de la bille sur laquelle agit la pression du liquide admis dans la gorge annulaire extérieure. Selon une solution avantageuse, celle des gorges extrêmes de chaque logement de bille qui reçoit le liquide à la pression intermédiaire communique à cet effet avec un espace intermédiaire qui est relié par un premier passage étranglé à une source de liquide à la pression d'alimentation et par un deuxième passage étranglé à une deuxième chambre de décharge. 'La deuxième chambre de décharge est, de préférence, confondue avec la première chambre de décharge. A cet effet, la partie de chaque piston qui reste en permanence à l'intérieur de l'alvéole du barillet comporte avantageusement, sur sa surface extérieure cylindrique, deux gorges ou rainures successives dont l'une communique librement avec l'intérieur de l'alvéole et dont l'autre communique avec la gorge centrale et constitue-l'espace intermédiaire susvisé, les deux passages étranglés étant constitués par le jeu radial existant entre la susdite surface extérieure cylindrique et la paroi latérale de l'alvéole. De préférence encore, chaque alvéole et son piston sont formés chacun de deux parties de diamètres différents qui sont limitées par un épaulement transversal, les parties de plus grand diamètre étant les plus voisines du logement de la bille, et la chambre de décharge associée à ce piston est une chambre annulaire limitée, entre l'alvéole et son piston, par les épaulements de ceux-ci et reliée à un réservoir de liquide à la pression atmosphérique. Dans ce caz il y a intérêt à relier à un passage commun toutes ces chambres annulaires et à monter, entre ce passage commun et le réservoir, un clapet anti-retour chargé par un ressort et propre à maintenir sous une légère surpression l'ensemble des chambres annulaires. L'invention va être maintenant exposée plus en détail à l'aide des dessins annexés qui en illustrent un mode de réalisation préféré. La fig. 1 montre, en coupe axiale, un moteur établi conformément à l'invention. La fig. 2 est une coupe transversale selon la ligne II II de la figure 1. La fig. 3 montre, à plus grande échelle, une partie du développement circonférentiel de la came annulaire représentée en coupe à la figure 1 ainsi qu'une bille et l'extrémité d'un piston. La fig. 4 montre, à plus grande échelle encore, un détail de la figure 1. Le moteur hydraulique qui est représenté aux figures 1 et 2 comprend deux organes rigides 1 et 2 qui sont mobiles en rotation l'un par rapport à l'autre autour d'un axe X-X et dont l'un est fixe tandis que l'autre constitue l'organe rotatif de sortie du moteur. Selon le mode de réalssation représenté, l'or- gane rotatif 1 est constitué par un barillet extérieurement cylindrique, muni d'alvéoles cylindriques 3 qui sont répartis symétriquement autour de l'axe X-X, parallèlement à celui-ci, et qui contiennent chacun un piston 4.L'organe fixe 2 est constitué par une enveloppe qui entoure le barillet 1 et porte une came annulaire 5 dont la forme est ondée régulièrement dans le sens circonférentiel (comme le montre la figure 3) et sur laquelle chaque piston 4 prend appui par l'intermédiaire d'une bille 6. Cette bille est montée dans un logement 7 qui est ménagé dans le piston 4 et qui est limité, du côté opposé à la came annulaire 5, par une surface concave lisse dont la forme générale est celle d'une calotte sphérique ayant un rayon très légèrement supérieur au rayon R de la bille 6 . Chaque logement 7 se termine par un sertissage 39 qui maintient la bille 6 en place, avec le jeu qui est nécessaire à celle-ci pour tourner sur elle-même. La came 5 est dessinée de façon que le cylindrée du moteur, c'est-à-dire la somme algébrique des volumes déplacés par les pistons 4, reste constante. Le moteur comprend encore des moyens distributeurs qui sont agencés pour recevoir du liquide (huile) sous une pression d'alimentation P et qui coopèrent avec les alvéoles 3 du barillet 1 de façon à diriger ce liquide à tout moment vers les alvéoles 3 de ceux des pistons 4 dont les billes 6 se trouvent sur des profils descendants 8 de la came annulaire 5 et de façon à mettre à la décharge les alvéoles 3 de ceux des pistons 4 dont les billes 6 se trouvent sur des profils montants 9 de la came 5.Comme le montre la fig. 3 sur laquelle le sens de rotation du barillet 1 a été désigné par une flèche F, un profil descendant 8 est un profil que suit la bille 6 lorsque le piston 4 tend à sortir de son alvéole 3 et un profil montant 9 est un profil que suit la bille 6 lorsque le piston 4 tend à pénétrer davantage à l'intérieur de cet alvéole 3. Lorsque les profils descendants 8 et les profils montants 9 sont en nombre pair, la came 5 a une forme symétrique par rapport à l'axe X-X. Comme le montre la fig. 1, les moyens distributeurs sont essentiellement constitués par des paires de conduits 10 et 11 qui débouchent respectivement, pour chaque paire, dans deux chambres collectrices annulaires communes 12 et 13 et qui s'ouvrent au niveau d'une face appui 14 commune au barillet rotatif 1 et à l'enveloppe fixe 2. Chaque alvéole 3 débouche lui-même sur la face d'appui 14 par l'intermédiaire d'un conduit 15. Enfin, une source de liquide sous pression, schématisée par une pompe 16 dont l'aspiration est branchée sur un réservoir 17, est reliée par une canalisation 18 à l'une des chambres annulaires 12, 13 tandis que l'autre de ces chambres est reliée directement à ce même réservoir 17.De tels moyens distributeurs sont bien connus des spécialistes en la matière et ont d'ailleurs été décrits en détail dans le susdit brevet français 1.547.410. L'intérieur de l'enveloppe 2 est maintenu constam ment- rempli de liquide (huile), grâce à la présence d'un trou 41 qui relie cet intérieur au réservoir 17, lequel est placé au-dessus de l'enveloppe 2 à la façon d'un vase d'expansion. De cette manière, les billes 6 et la came 5 sont toujours garnies de liquide lubrifiant. Cela étant, et comme le montre schématiquement la figure 4, la surface concave de chaque logement 7 est creusée de trois gorges symétriques chacune par rapport à l'axe x-x du piston 4 considéré, savoir une gorge centrale circulaire 19, une gorge annulaire intermédiaire 20 et une gorge annulaire extérieure 21. Chaque piston 4 est muni de moyens capables d'admettre, dans la gorge centrale circulaire 19, du liquide à une pression p intermédiaire entre la pression d'alimentation P et la pression de décharge, (cette dernière étant égale à la pression atmosphérique ou légèrement supérieure à celle-ci), de relier la gorge annulaire intermédiaire 20 à une première chambre de décharge 22 et d'admettre, dans la gorge annulaire extérieure 21, du liquide à la pression d'alimentation P. La surface s de la gorge centrale 19, la surface S de la gorge extérieure 21 et les pressions p et P du liquide ont des valeurs telles que la somme des forces de pression exercées sur chaque bille 6 par le liquide admis respectivement dans les gorges centrale 19 et extérieure 21 soit supérieure à la force qui est exercée en sens contraire sur le piston 4 par le liquide admis dans l'alvéole correspondant 3 grâce au conduit 15 ainsi qu'éventuellement par un ressort de rappel 23 et qui est transmise à la bille 6 par le piston 4. A cet effet il convient que la partie de chaque piston 4 qui reste en dehors de son alvéole 3 et qui est munie du logement 7 ait, au moins au voisinage de ce logement 7, un diamètre D supérieur à celui d dudit alvéole 3.Les ressorts 23 sont destinés uniquement à permettre au moteur hydraulique de fonctionner quelle que soit sa position et ils sont capables de supporter le poids des pistons 4 et billes 6 du rotor lorsque l'axe X-X du moteur est au moins approximativement vertical, avec la came 5 placée au-dessus du barillet 1. Bien qu'il soit question ci-dessus de la valeur des surfaces s et S, ce ne sont évidemment pas ces surfaces ellesmêmes qui interviennent directement, mais leurs projections sur un plan perpendiculaire à l'axe x-x. Selon une solution avantageuse, la gorge centrale 19 communique avec un espace intermédiaire 24 qui est relié par un premier passage étranglé 25 à une source de liquide à la pression d'alimentation P et par un deuxième passage étranglé 26 à la chambre de décharge 22. A cet effet, la partie de chaque piston 4 qui reste en permanence à l'intérieur de l'alvéole 3 comporte, sur sa surface extérieure cylindrique, deux gorges ourainures successives La première rainure 27 communique librement avec l'intérieur de l'alvéole 3, par exemple par l'intermédiaire d'au moins un orifice 28 qui traverse la paroi du piston 4, au niveau d'un trou central 29 qui sert à alléger ce piston et à loger en partie le ressort 23. La deuxième rainure, qui constitue l'espace intermédiaire 24, est mise en communication avec la gorge centrale 19 par un canal 30 percé dans le piston 4.Les deux passages étranglés 25 et 26 sont alors constitués par le jeu radial (éventuellement accentué par usinage ) existant entre la surface extérieure cylindrique du piston 4 et la paroi latérale de l'alvéole 3. Quant à la gorge extérieure 21, elle est mise en communication avec le trou central 29 par un canal 31, percé dans le piston 4 indépendamment du canal 30 et dépourvu d'étranglement. La gorge-annulaire extérieure 21 peut être entourée d'une 'gorge d'évacuation des fuites 40 (fig.4), reliée à un espace de décharge constitué de préférence par l'intérieur de l'enveloppe 2 Chaque alvéole 3 et son piston 4 sont formés chacun de deux parties de diamètres différents D et d qui sont limitées par un épaulement transversal 32, pour l'alvéole 3, ou 33, pour le piston 4, les parties de plus grand diamètre étant les plus voisines du logement 7. La chambre de décharge 22 est une chambre annulaire limitée, entre l'alvéole 3 et son piston 4, par les épaulements 32 et 33 de ceux-ci et reliée au réservoir 17 à l'aide d'un canal 34 . Un passage commun 35 relie toutes ces chambres annulaires 22 à l'aide de canaux tels que 34, 34a, etc.Entre ce passage commun 35 et le réservoir 17 est monté un clapet anti-retour 36, chargé par un ressort 37, propre à maintenir sous une légère surpression (par rapport à la pression atmosphérique) l'ensemble des chambres annulaires 22. Au lieu d'avoir recours à des chambres annulaires 22 entourant individuellement les pistons 4 et reliées en parallèle au passage 35 par des canaux tels que 34 et 34a, il serait possible de ménager dans le barillet 1 une seule chambre annulaire 22 d'axe X-X, commune à tous les pistons 4. On obtient ainsi un moteur hydraulique dont le fonctionnement au démarrage et en marche normale est le suivant. Si l'on suppose que la bille 6 du piston 4 représenté à la fig. 4 se trouve sur un profil descendant 8 (fig.3) de la came annulaire 5, du liquide à la pression d'alimentation P est admis par les moyens distributeurs à l'intérieur de l'alvéole 3, par l'intermédiaire du conduit 15. En agissant sur la section 5p (de diamètre d ) du piston 4, ce liquide exerce sur celuici une poussée de droite à gauche égale à 5p x P, poussée à laquelle s'ajoute celle du ressort 23. La somme de ces poussées est transmise à la surface concave du logement 7. Une certaine quantité du liquide qui est admis à l'intérieur de l'alvéole 3 passe par l'orifice 28 et la rainure 27 et s'échappe par les deux passages étranglés successifs 25 et 26 pour atteindre la chambre de décharge 22. Dans la rainure 24, le piston 4 dispose ainsi de liquide à une pression g intermédiaire entre la pression P et la pression régnant dans la chambre de décharge 22. Sur la surface concave du logement 7, il s'exerce ainsi, de droite à gauche, la somme de la poussée du liquide définie ci-dessus (S x P ) et la poussée du ressort 23 et, de gauche à droite, la somme des poussées du liquide admis dans la gorge centrale 19 (s x p) et dans la gorge extérieure 21 (S x P). En raison des valeurs respectives données aux sections et aux pressions, il se forme un intervalle de hauteur h entre la bille 6 et son logement 7.Le liquide ainsi admis dans les gorges 19 et 21 se met ainsi à fuir vers la gorge intermédiaire 20 et, de là, vers la chambre de décharge 22. Etant donné que le débit de fuite croit comme h3, les pressions qui agissent effectivement sur les surfaces des gorges 19 et 21 décroissent rapidement et la bille 6 se trouve ainsi maintenue soulevée en formant un intervalle de hauteur h qui se règle automatiquement à une faible valeur, ce qui réduit considérablement le débit de la fuite et, par conséquent, les pertes d'énergie dues à celle-ci. On est donc assuré que la bille 6 peut tourner sur elle-même, en particulier au démarrage, ce qui élimine les difficultés rappelées en préambule. Lorsque la bille 6 arrive sur un profil montant 9 de la came 5, l'alvéole 3 est relié à l'échappement, mais ceci a peu d'importance sur la liberté de rotation de la bille 6 car celle-ci n'est alors soumise, de droite à gauche, qu'à la poussée du ressort 23. Au cours de la rotation du barillet 1, la somme des volumes des chambres de décharge 22 reste pratiquement constante en raison du dessin donné à la came 5. Le liquide qui est emprisonné dans les chambres 22 et qui est maintenu sous une le- gère surpression par le ressort 37 du clapet 36, exerce sur les épaulements 33 des-pistons4 une action de rappel constante qui se fait sans consommation d'énergie. Le clapet 36 ne laisse donc passer que les fuites nécessaires à l'établissement des pressions intermédiaires dans les gorges 19 d'une fraction seulement du nombre total des pistons 4. Ces fuites sont donc insensibles aux variations de volume individuelles des chambres de décharge 22. A titre indicatif, on va donner ci-après quelques indications numériques au sujet de modes de réalisation préférés de l'invention. La surface S de celle des gorges 19 et 21 qui re çoit le liquide à la pression d'alimentation (c'est-à-dire la surface S de la gorge extérieure 21 selon le mode de réalisation de la fig. 4) est comprise entre 30 et 98% de la surface S de la partie de diamètre d de chaque piston 4. De préféren p ce, S est sensiblement égal à 0,85 5p . Dans ce dernier cas, la surface s de celle des gorges 19 et 21 qui reçoit le liquide à la pression intermédiaire (c'est-à-dire la surface s de la gorge centrale 19 selon le mode de réalisation de la fig.4) est sensiblement égale à 0,30 Sp si la pression intermédiaire p p est approximativement égale à 2 f P étant la pression d'alimentation. Exemple Un moteur hydrauliqueconforme à l'invention comprend sept pistons 4 et une came 5 munie de quatre lobes 8 - 9. Le diamètre d de chaque alvéole 3 est de 50 mm avec un jeu radial moyen de 15 m entre piston 4 et alvéole 3. Les billes 6 ont un rayon R égal à 31,6 mm. La course de chaque piston 4 (distance entre les deux traits mixtes horizontaux de la fig. 3) est de 24,7 mm, la pente maximale des profils 8 et 9 de la came 5 étant de 39-. La pression nominale d'alimentation P est égale à 130 bars (210 bars au maximum). La force moyenne de chaque ressort 23 est de 14 daN. Les diverses surfaces ont les valeurs suivantes : 5p = 19,6 cm2 ; s = 6 cm2 S = 16,8 cm2 (environ 0,86 surface de l'épaulement 33 de chaque piston 4 = 21cm2. Il s'exerce ainsi sur chaque piston 4 les forces suivantes t"/ de droite à gauche (fig.4) : a) l'action du liquide à la pression P sur la surface 5p , dont la valeur est de 1i,6x130deN; b) l'action du ressort 23, soit 14 daN c) l'action, sur l'épaulement 33, du liquide main tenu à une pression de 2 bars par le clapet 36, soit 21 x 2 daN ; 2 / de gauche à droite (fig.4) a) l'action du liquide à la pression P sur la gorge 21, soit 16,8 x 130 daN; b) l'action du liquide à la pression intermé- diaire p sur la surface s, soit 6p L'équilibre de ces forces s'exprime par la relation : 19,6 x 130 + 14 + 21 x 2 = 16,8 x 130 + 6p. On en déduit que la pression intermédiaire p doit théoriquement être égale à 70 bars. Par le calcul,-on peut déterminer en outre que la hauteur h est de l'ordre de 12 m et que les fuites se ré- partissent de la manière suivante : - par le passage 25 : 0,2 litre/minute (dont 0,07 litre/minute s1 échappe par le canal 30 et la gorge 20 et dont 0,13 litre/minute s'échappe par le passage 26)j - par le canal 31 et les gorges 20 et 40 : 1 litre/minute. Si le moteur tourne à 100 tours/minute, le débit d'alimentation est égal à 100 fois la cylindrée, c'est-à-dire 135 litres/minute, et le débit des fuites est égal à 3,5 (1+0,2) compte tenu du fait que la moitié du nombre des pistons (3,5) se trouve en moyenne sous pression. On en déduit que le rendement volumétrique est fv = 135 - 3,5 (1 + 0,2) = 0,97 environ, ce qui 135 est une valeur extrêmement favorable. Bien que l'invention ait été décrite dans son application à un moteur à barillet rotatif 1, celui-ci étant solidarisé en rotation avec un arbre de sortie 38 (figures 1 et 2), elle peut tout aussi bien s'appliquer au cas où le barillet 1 serait fixe et l'enveloppe 2 mobile en rotation autour de l'axe X-X . De plus, le canal 30 pourait aboutir à la gorge 21 (et non à la gorge 19) et le canal 31 à la gorge 19 (et non à la gorge 21). REVENDICATIONS 1 - Moteur hydraulique rotatif comprenant deux organes rigides qui sont-mobiles en rotation l'un par rapport à l'autre autour d'un axe et dont l'un est fixe tandis que l'autreons- titue l'organe rotatif de sortie du moteur, l'un de ces organes étant constitué par un barillet extérieurement cylindrique et muni d'alvéoles cylindriques qui sont répartis symétriquement autour de l'axe de rotation, parallèlement ou obliquement par rapport à celui-ci, et qui contiennent chacun un piston et l'autre organe étant constitué par une enveloppe qui entoure le barillet et porte une came annulaire dont la forme est ondulée régulièrement dans le sens circonférentiel et sur laquelle chaque piston prend appui par l'intermédiaire d'une bille montée dans un logement de ce piston, lequel logement est limité, du côté opposé à celui de la came annulaire, par une surface lisse dont la forme générale est celle d'une calotte sphérique ayant un rayon très légèrement supérieur à celui de la bille et le moteur comprenant encore des moyens distributeurs qui sont agencés pour recevoir du liquide sous une pression d'alimentation et qui coopèrent avec les alvéoles du barillet de façon à diriger ce liquide à tout moment vers les alvéoles de ceux des pistons dont les billes se trouvent sur des profils descendants de la came annulaire et de façon à mettre à la décharge les alvéoles de ceux des pistons dont les billes se trouvent sur des profils montants de la came, caractérisé en ce que la surface concave de chaque logement(7) est creusée de trois gorges (19, 20, 21) symétriques chacune par rapport à l'axe (x-x)du piston (4) considéré, savoir une gorge centrale circulaire (19) et une gorge annulaire extérieure (21), désignées ci-après par "gorges ex extrêmes", ainsi qu'une gorge annulaire intermédiaire (20) ; en ce que chaque piston (4) est muni de moyens capables d'admettre, dans l'une des gorges extrêmes (19, 21),du liquide à une pression (p) intermédiaire entre la pression d'alimentation (P) et la pression de décharge, de relier la gorge annulaire intermédiaire (20) à une première chambre de décharge (22) et d'admettre, dans l'autre gorge extrême, du liquide à la pression d'alimentation; et en ce que les surfaces des gorges extrêmes (19, 21) et les pression du liquide ont des valeurs telles que la somme des forces de pression exercées sur chaque bille (6) par le liquide admis respectivement dans les gorges centrale (19) et extérieure (21) soit supérieure à la force qui est exercée en sens contraire sur le piston (4) par le liquide admis dans l'alvéole correspondant (3) ainsi qu'éventuellement par un ressort de rappel (23) , et qui est transmise à la bille (6) par le piston (4), ce pourquoi la partie de chaque piston (4) qui reste en dehors de son alvéole (3) et qui est munie du logement de bille (7) a, au moins au voisinage de ce logement (7), un diamètre (D) supérieur à celui (d) dudit alvé- ole (3). 2 - Moteur hydraulique selon la revendication 1, caractérisé en ce que la gorge annulaire extérieure (21) de chaque logement (7) est entourée d'une gorge d'évacuation des fuites (40), reliée à un espace de décharge. 3 - Moteur hydraulique selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que celle des gorges extrêmes (19,21) de chaque logement de bille (7) qui reçoit le liquide à la pression intermédiaire communique, à cet effet, avec un espace intermédiaire (24) qui est relié par un premier passage étranglé (25) à une source de liquide à la pression d'alimentation (P) et par un deuxième passage étranglé (26) à une deuxième chambre de décharge. 4 - Moteur hydraulique selon la revendication 3, caractérisé en ce que la deuxième chambre de décharge est confondue avec la première chambre de décharge (22). 5 - Moteur hydraulique selon la revendication 4, caractérisé en ce que la partie de chaque piston (4) qui reste en permanence à l'intérieur de l'alvéole (3) du barillet (1) comporte, sur sa surface extérieure cylindrique, deux gorges ou rainures successives dont l'une (27) communique librement avec l'intérieur de l'alvéole (3) et dont l'autre communique avec la gorge centrale (19) et constitue l'espace intermédiaire (24) susvisé, les deux passages étranglés (25, 26) étant constitués par le jeu radial existant entre la susdite surface extérieure cylindrique et la paroi latérale de l'alvéole (3). 6 - Moteur hydraulique selon la revendication 5, caractérisé en ce que chaque alvéole (3) et son piston (4) sont formés chacun de deux parties de diamètres differents (D, d) qui sont limitées par un épaulement transversal (32 et 33), les parties de plus grand diamètre étant les plus voisines du logement de bille (7),et en ce que la chambre de décharge (22) associée à ce piston (4) est une chambre annulaire limitée, entre l'alvéole (3) et son piston (4), par les épaulements (32, 33) de ceuxci et reliée à un rcservoir de liquide (17) à la pression atmosphérique 7 - Moteur hydraulique selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'un passage commun (35) relie toutes les chambres annulaires (22) et en ce qu'un clapet anti-retour (36) chargé par un ressort (37) et propre à maintenir sous une légère surpression l'ensemble des chambres annulaires (22) est monté entre ce passage commun (35) et le réservoir (17).