L'enrobage bitumineux a chaud procède du séchage de granu lats minéraux dans des tambours rotatifs, l'enrobage se faisant soit après ce séchage, dans un malaxeur adéquat, soit pendant ce séchage, dans le tambour rotatif même. Dans le premier cas, c'est-a-dire en séchant et en chauffant les supports minéraux avant de les enrober, les fines contenus dans les granulats, dès qu'elles sont deshydratées, forment un nuage de poussière à l'intérieur du tambour-sécheur, capable d' étouffer la flamme du brtleur, si un exhauster n'était pas là, avec sa roue à aubes tournant à grande vitesse, pour entraîner et pousser les gaz chauds chargés de fines dans des dépoussiéreurs. Dans le deuxième cas, objet du brevet français nO 1.516.830, après avoir grossièrement préenrohé les granulats minéraux non séchés, avec la totalité du liant bitumineux prévu dans l'enrobé, cette masse est envoyée à débit continu dans un tambour-sécheur rotatif, appelé activateur, alimenté comme dans le premier cas, par une source de chaleur. Cette façon de procéder a l'avantage de ne pas produire des poussières étouffantes pour la flamme du brtleur, parceque dans la mesure où l'eau contenue dans les granulats s'évapore, le liant bitumineux se fluidifie et se substitue à l'effet antipoussière de liteau en train de s'évaporer, en se saisissant préférentiellement de ces fines, obéissant ainsi à la loi de l'adsorption.De cette manière elles sont liées et ne peuvent plus former de nuage de poussière gênant à plusieurs titres, notamment pour ce qui concerne la grande dépense d'éner gie nécessaire pour les véhiculer, les recueillir et les réintroduire dans le circuit d'enrobage. Le brevet français nO 1.516.830 a donné une solution pour mettre fin à cet encombrant circuit de poussière. Or les postes d'enrobage réalisés suivant ce procédé comportent toujours enccre l'exhausteur auquel on demande de véhiculer la totalité de la masse des gaz chauds, quoique non chargés de fines. La présente invention vise a réduire à une fraction négligeable cette grande dépense d'énergie nécessaire à l'évacuation de la totalité des gaz chauds à travers un exhausteur. Le fait de ne pas produire de poussière a déjà permis de réduire la puissance des exhausteurs à 35 % de celle nécessaire dans les procédés d'enrobage à chaud produisant de la poussière. Or le fait de passer toute la masse des gaz chauds par la roue à aubes de l'exhausteur tend à l'user rapidement, d'autant plus que des écarts de température vers le haut ne peuvent pas toujours entre évités sur les postes d'enrobage, ce qui exerce une action déformante sur cette roue à aubes. Son remplacement fréquent est onéreux et perturbe les chantiers. Si l'on considère de plus que la flamme du brûleur est nourrie par injection d'air avec la proportion d'oxygène nécessaire à une combustion complète, il en ressort que les gaz chauds, non chargés de fines poussières, peuvent être évacués par une cheminée à tirage naturel, sans nécessairement passer par un exhausteur. Néanmoins, en vue d'aspirer légèrement la flamme et de donner une impulsion minimum aux gaz chauds vers la cheminée, notamment au moment de l'allumage de la flamme du brûleur, dans les premiers réchauffements de l'activateur, il est prévu un petit exhausteur qui, au lieu d'aspirer la totalité des gaz chauds, prélève, par l'intermédiaire d'un tube de 5 à 25 cm de diamètre, introduit dans la partie aval de l'activateur, une petite fraction de gaz chauds, tandis que la grande masse de ces gaz est déviée directement dans la cheminée de l'activateur. Un obturateur à ouverture règlable, placé dans le tube préleveur, en aval de l'exhausteur, permet de varier le débit de ces gaz chauds prélevés. La quantité de gaz extraite par cet exhausteur miniature est fonction du diamètre du tube et de la vitesse de rotation de la roue à aubes. Injectée dans la cheminée le plus verticalement possible par l'exhausteur, cette petite masse de gaz chauds, de l'ordre de 1 % de la masse totale, peut donner une impulsion alt tirage de la cheminée. Cette impulsion peut être renforcée en utilisant~la toujours excédentaire puissance de l'exhausteur pour entrainer de l'air frais obtenu par la manoeuvre d'une ouverture réglable prévue sur le tube préleveur des gaz chauds, placée entre l'exhausteur et l'obturateur règlable du prélèvement des gaz chauds. I1 a été trouvé que pour faire son petit travail d'appoint, un exhauster d'une puissance de l'ordre de loo fois moindre que celle utilisée pour l'évacuation de la totalité des gaz chauds, est suffisant. Si l'on considère le fait que le procédé d'enrobage basé sur le brevet français nO 1.516.830 n'a plus à évacuer que des gaz chauds non chargés de fines et que déjà pour cette raison on a pu réduire la puissance de l'exhausteur véhiculant la totalité des gaz chauds à 35 % seulement de celle nécessaire dans les pro cédés d'enrobage à chaud avec production de poussières, le calcul donnerait, pour le cas de la présente invention, un exhausteur d' une puissance environ 300 fois plus petite que telle nécessaire dans les procédé classiques d'enrobage à chaud avec production de poussière. Pour des raisons pratiques on choisira un petit modèle d'ex hausteur d'une puissance de 1 à 5 ch, en rapport avec la puissance de production horaire du poste d'enrobage, en le considérant essentiellement comme un appareil stimulateur du tirage de la cheminée de l'activateur. REVENDICATIONS 1) Procédés de simplification dans l'évacuation des gaz chauds qui résultent de la fabrication d'enrobés bitumineux selon le procédé d'enrobage sans poussière d'après le brevet français n" 1.516.830, caractérisés par le fait que les exhaus teurs conçus pour l'évacuation des gaz chauds de l'intérieur des activateurs peuvent être miniaturisés et leur puissance réduite à un centième environ de celle actuellement installée, à condition de prévoir une cheminée à large section, capable d'évacuer par tirage naturel environ 99 % des gaz chauds. 2) Procédés de simplification dans l'évacuation des gaz chauds selon la revendication 1), caractérisés par le fait qu' un conduit coudé d'une section 50 à 200 fois plus petite que celle de l'activateur, prélève de l'intérieur de cet activateur, par l'aspiration d'un petit exhausteur, environ un centième du volume total des gaz chauds pour les réinjecter aussi verticale ment que possible dans la cheminée de l'activateur. 3) Procédés de simplification dans l'évacuation des gaz chauds selon les revendications I) et 2), caractérisés par le fait qu'en aval de l'exhausteur de modèle réduit et à l'extérieur de l'activateur, une ouverture réglable pratiquée sur le tube extracteur de gaz chauds, permet d'aspirer de l'air frais qui, en mélange avec les gaz prélevés, est poussé aussi verticalement que possible dans la cheminée de l'activateur. 4) Procédés de simplification dans l'évacuation des gaz chauds selon les revendications 1), 2) et 3), caractérisés par le fait qu'un obturateur réglable placé dans le tube préleveur de gaz chauds, en aval de l'exhausteur ainsi que de l'ouverture règlable d'admission d'air frais, permet de varier le flux des gaz chauds montants dans la cheminée. 5) Procédés de simplification dans l'évacuation des gaz chauds selon les revendications 1), 2), 3) et 4) prises ensemble, caractérisés par le fait que l'exhausteur, par un variateur de vitesse, permet d'influencer et de nuancer le tirage qu'on veut donner à la grande masse des gaz chauds.