i 2027084 La présente invention se rapporte d'une façon générale aux tapis à touffes implantées et elle concerne plus particulièrement un procédé de liaison des touffes à un canevas primaire et de réalisation des bonnes caractéristiques de tenue du tapis lorsqu'on 5 utilise une préparation à base d'un latex de caoutchouc. La technique classique de fabrication de tapis à touffes implantées consiste à implanter le poil dans un canevas primaire qui est -une grosse toile de chanvre tissée et ensuite à appliquer un adhésif pour bloquer les touffes"en place et assurer la stabilité 10 dimensionnelle voulue. Les fibres de jute dans la toile de chanvre possèdent une surface rugueuse et on obtient des résultats satisfaisants avec de nombreux adhésifs. Des tentatives plus récentes visent à remplacer le canevas de chanvre par divers canevas en fibres synthétiques et on a constaté 15 que l'adhérence diminue fortement et aussi que l'adhésif lui-même risque de se fissurer pendant la manutention du tapis. Ce problème est particulièrement marqué lorsque le canevas primaire est tissé avec des rubans de polypropylène dont les propriétés d'adhérence sont mauvaises car sa surface est très lisse. Ce problème se pose 20 également lorsqu'on doit appliquer sur le canevas primaire un canevas secondaire ou un support de mousse. Selon la présente invention, le procédé de fabrication d'un tapis à touffes implantées comportant un canevas primaire en polypropylène est caractérisé en ce qu'il consiste à implanter les 25 touffes du poil du tapis dans cë canevas et à assujettir les touffes en place par l'application d'une mousse d'un polymère filmogène flexible sous forme d'un latex aqueux sur l'envers du tapis, à amener la mousse en contact intime avec le canevas du tapis tout en affaissant notablement et simultanément la structure de la mousse 50 et, ensuite, à sécher la mousse affaissée de manière à achever l'élimination de l'eau. Egalement selon l'invention, un tapis à touffes implantées comportant un canevas primaire en polypropylène, est caractérisé en ce que les touffes sont maintenues en place par un latex de 55 mousse affaissée dans lequel la structure de la mousse est encore partiellement présente au moins au voisinage immédiat du canevas dans les creux définis entre les rangées des touffes des poils. On a constaté de façon surprenante que si l'on affaisse la structure de latex de mousse, on peut obtenir une bonne adhérence 40 des touffes et des bonnes caractéristiques de manutention du tapis 69 44997 2 2027004 dont le canevas primaire est en polypropylène. De plus, la pellicule de latex résultante possède une bonne résistance aux fissurations par fléchissement, un tel fléchissement pouvant se produire par exemple au cours de la fabrication, de la manutention et de 5 la pose du tapis. Un autre avantage qui découle de l'application d'un latex de mousse est la possibilité d'assurer une bonne liaison des touffes et des bonnes propriétés de résistance à l'abrasion même si la quantité de matières solides du latex appliquée par unité de surface du canevas est très inférieure à celle qu'on 10 aurait pu appliquer conventionnéllement en utilisant un latex liquide d'un type usuel. Les tapis fabriqués par le présent procédé possèdent des bonnes caractéristiques de tenue même si le canevas est tissé en rubans de polypropylène. Un tel canevas tissé avec des rubans est en général d'un caractère assez flasque. L'applica-15 tion d'une mince pellicule de latex sur le canevas de polypropylène par le procédé de l'invention confère des propriétés de rési-lience au tapis. Le canevas de polypropylène est de préférence tissé et il peut contenir des petites proportions d'autres matières textiles, 20 dans la chaîne, dans la trame ou dans les deux. L'expression "polypropylène" désigne tout polymère ou copolymère fibrogène contenant au moins 50 % de motifs de propylène dans la chaîne du polymère. Des filaments de matières synthétiques, y compris des filaments de polypropylène, peuvent également être présents. Une pe-25 tite partie de la surface totale du .canevas peut être constituée de fibres naturelles, par exemple de jute, ou de rubans ou filaments d'une autre matière synthétique comme un polyéthylène, un polyester, un polyamide ou un polyacrylonitrile. Il n'est pas indispensable que le canevas soit une matière tissée et il pourrait 30 être une matière en feuille, par exemple une étoffe non-tissée de polypropylène telle que l'étoffe vendue sous la marque déposée "Typar" par DuPont de Nemours. L'élastomère dans le latex contient habituellement du buta-diène ou de l'isoprène polymérisé et il peut être un latex réactif 35 ou non réactif. Les latex dits "réactifs" sont décrits en détail dans le brevet britânnique N° 1.023.202. Les latex "non réactifs" sont également décrits dans ce même brévet britannique mais ne contiennent pas dans ce cas de groupes réactifs. De préférence, on prépare les latex à partir d'au moins deux monomères dont l'un est 4-0 une dioléfine conjuguée (par exemple le butadiène ou l'isoprène) 69 44997 2027064 et dont l'autre est un composé vinylique tel que le styrène, un styrène substitué par un alkyle inférieur, un acrylate ou métha-crylate d'alkyle inférieur, 1'acrylonitrile, le méthacrylonitrile, un halogénure de vinyle, l'acétate de vinyle ou un halogénure de 5 vinylidène. On peut également utiliser d'autres dioléfines conjuguées contenant jusqu'à 6 atomes de carbone, par exemple- des buta-diènes à substitution alkylique. Quand on introduit des groupes réactifs, ces derniers peuvent être constitués par une faible proportion (de préférence d'au moins 0,5 % en poids environ) d'un 10 troisième monomère. La proportion de ce troisième monomère ne dépasse pas avantageusement 5 % environ-du poids du copolymère. Les latex qu'on utilise pour préparer la mousse servant dans le présent procédé peuvent être du type "élastomère" ou du type "résine". Si l'on prend les copolymères styrène/butadiène comme un 15 exemple typique, on a proposé, dans les cas où la teneur-en styrène est supérieure à 60 %, l'appellation "latex résineux", mais la ligne de démarcation entre les deux types de latex est loin d'être précise. Il est possible de préparer une mousse résiliente avec une teneur en styrène combinée de 55 % et on peut utiliser un 20 latex qui contient jusqu'à 80 % de styrène'combiné aux fins de la présente invention. On préfère cependant un latex dont la teneur en styrène combiné de dépasse pas 75 %. On incorpore dans le latex utilisé (et par conséquent dans la mousse résultante) une charge, car s'il en était autrement, le prix 25 du latex serait plus élevé et les propriétés de la mousse ne seraient pas satisfaisantes. On peut faire varier le rapport exact entre la charge et les matières solides de l'élastomère selon les propriétés que l'on désire conférer à la mousse et selon la nature de la charge. D'une façon très générale le rapport entre la charge 30 et l'élastomère peut être compris entre 1:1 et 5:1, mais on préfère un intervalle compris entre 1,5*1 et 3,5:1 et mieux encore, entre 1,5:1 et 2:1. On peut utiliser n'importe quelle charge usuelle, par exemple diverses argiles, l'alumine ou le carbonate de calcium sous une 35 forme appropriée, par exemple sous forme de blanc d'Espagne. On peut également incorporer du bioxyde de titane ou du noir de carbone à titre de pigments bien qu'avec ce dernier produit, on obtienne un latex foncé, ce que l'on ne recherche pas le plus souvent. Parmi les autres adjuvants possibles, on mentionnera des surfactifs, 40 des catalyseurs, des anti-oxydants, dés stabilisants de mousse et 69 44997 4 2027084 des agents de sensibilisation du gel. La mousse de latex contient avantageusement environ JO % en poids de matières solides, ce terme "matières solides" englobant aussi bien l'élastomère que les charges et les éventuels adjuvants 5 solides. Si l'on utilise une quantité excessive d'eau, on peut rencontrer certaines difficultés lors du séchage de la mousse, à l'état partiellement affaissée ou entièrement affaissée, à moins de faire fonctionner la machine de fabrication du canevas à des vitesses très faibles. On détermine la quantité minimum d'eau né-10 cessaire comme étant la quantité requise pour former une structure de mousse satisfaisante. Ainsi, la teneur en matières solides peut varier entre 50 et 80 #. Les quantités de latex qu'on applique peuvent être avantageu- p sement comprises entre 100 et 1060 g (matières solides)/m . On 15 ne peut utiliser une quantité de latex choisie dans la partie inférieure de cet intervalle que si on l'applique sous forme de mousse car, s'il en était autrement, le séchage du latex prendrait trop de temps. Une caractéristique préférée de l'invention est que la quantité appliquée soit comprise entre 304 g et 639 6 de matiè- 2 • 20 res solides par m du canevas primaire. On peut préparer la mousse à partir du mélange de latex par un procédé mécanique ou chimique quelconque. Toute action rapide de malaxage accompagnée d'introduction d'air comprimé permettra de former la mousse. On peut utiliser avantageusement des appareils 25 continus de préparation de mousse ou des malaxeurs planétaires. Le gonflement du latex pendant le moussage peut être avantageusement compris entre 50 et 400 % en volume. L'application de la mousse au canevas primaire peut se faire par tout procédé commode. C'est ainsi qu'on peut tout simplement 30 verser la mousse mais, dans des opérations à grande échelle, il est indispensable de prévoir un dosage précis et on peut employer pour cela un ajutage ou une série d'ajutages qui effectuent un mouvement de va-et-vient transversal en travers du canevas portant le poil, pendant que l'on fait avancer ce canevas en regard des 35 ajutages, dans une position telle que le poil pointe vers le bas. La mise en contact intime de la mousse avec le canevas et, simultanément, un affaissement notable de la mousse, peuvent avoir lieu à peu près en même temps que l'application de la mousse ou bien au contraire après un certain laps de temps. 40 Un procédé préféré d'application de la mousse, qui»est égale 69 44997 5 2027084 ment efficace pour assurer le contact intime nécessaire et l'affaissement de la mousse, consiste à utiliser un rouleau racleur réglé de manière qu'il soit à une très faible distance ou en léger contact avec les nervures formées par les dos des rangées de 5 piqûres dans le canevas primaire. Le rouleau racleur est normalement fixe et établit une réserve de mousse dont la forme est définie par le canevas et par la courbe du rouleau lui-même, le rouleau assurant la distribution de la mousse à partir de cette réserve vers l'envers du tapis, à me-10 sure que le tapis passe en regard du rouleau. Au lieu d'utiliser un rouleau racleur, on peut employer une raclette présentant un bord arrondi ou émoussé. On doit éviter une raclette présentant un bord vif car un tel bord pourrait frotter sur le canevas ou arracher des touffes de celui-ci. La construc-15 tion préférée d'une raclette comprend un bord ayant un rayon de courbure d'au moins 6,35 mm. On peut également utiliser une raclette ou un rouleau racleur quand le contact intime entre la mousse et le canevas et l'affaissement de cette mousse sont effectués dans un certain laps de temps 20 après l'application de la mousse au canevas. Dans ce cas, on installe l'outil de raclage à une certaine distance du canevas afin de doser une couche épaisse de mousse sur ce canevas. On peut également étaler un latex aéré sur le canevas à l'aide de ce que l'on appelle un rouleau applioatcur qui prélève le mé-25 lange d'un bain et le transfère sur le canevas. Une fois que la mousse a été amenée en contact intime avec l'envers du tapis, elle remplit les nervures entre les rangs des points d'aiguilletage.' Il peut être souhaitable d'exercer une pression d'un type quelconque sur l'envers du tapis tout en soutenant 30 les touffes orientées vers le bas. Une telle pression peut être avantageusement exercée à l'aide de deux rouleaux de pincement. Lorsqu'on utilise des rouleaux de pincement, le rouleau supérieur peut avantageusement être du type à flottement libre et, dans ce cas, ce rouleau exerce une pression vers le bas qui est égale à 35 son propre poids. Cette pression dirigée vers le bas qui est appli-quéë par le rouleau supérieur est avantageusement comprise entre 0,18 et 1,8, et de préférence entre 0,54 et 0,9 kg/cm linéaire. Finalement, on sèche le tapis portant la couche de mousse partiellement affaissée. Pendant le séchage, on observe normalement 40 un surcroît de destruction de la structure de mousse. Le latex, 69 44997 6 2027004 dans son état physique final, contient encore en général des bulles d'air et on peut donc le définir comme présentant une structure de mousse encore identifiable, au moins au voisinage du canevas dans les creux entre les rangs des emplantures des touffes. . 5 II est à remarquer que la température de l'étuve de séchage ne doit pas dépasser la température de ramollissement des fibres synthétiques éventuellement présentes. Si l'on utilise un canevas de polypropylène, on ne doit pas dépasser une température de 126°C, une fois que l'eau a été extraite. 10 II n'est pas nécessaire d'appliquer un support secondaire sur le canevas primaire revêtu de mousse affaissée. En effet, le tapis ne comportant que le canevas primaire ainsi traité convient déjà pour usage domestique. Cependant, si on le désire, on peut appliquer un support secondaire par un procédé classique quelconque, le 15 latex jouant le rôle d'un adhésif. Une autre variante possible consiste à appliquer le support secondaire avant d'exécuter le stade de séchage prévu par l'invention. En variante, on peut utiliser la couche de latex affais.sé comme un revêtement de liaison pour recevoir une autre couche de mousse qui n'est pas affaissée 20 et qui constitue l'ènvers de ce que l'on appelle un tapis "à support de mousse". Dans ce cas, on peut appliquer une couche supplémentaire de mousse au revêtement de liaison par une technique traditionnelle, avant ou après le séchage du revêtement de liaison. On peut contribuer à l'affaissement de la mousse et aussi à 25 la mise en contact plus intime du latex avec l'envers du tapis et avec les touffes si l'on effectue un polissage de l'envers du tapis à titre de stade final avant le séchage du latex. Un rouleau de polissage ou d'avivage est un rouleau hautement poli qui tourne de manière que sa vitesse périphérique soit supérieure à celle de 30 la progression du canevas en regard de ce rouleau. Dans un tapis terminé, le mélange peut former- une pellicule continue ou pratiquement continue sur les envers en forme de boucles des touffes, mais normalement ce mélange définit une série de bandes dans les creux entre les piqûres sur l'envers du tapis et 35 ces bandes s'étendent latéralement dans ces piqûres arrière pour contribuer ainsi à les assujettir en place. Les piqûres de l'envers ne doivent dépasser que légèrement au-delà du niveau du mélange qui remplit les creux entre ces piqûres, car si ces piqûres dépassaient d'une distance importante, elles risqueraient d'être 4 0 arrachées du canevas lorsqu'on fait passer une arête vive sur 69 44997 7 2027004 l'envers du tapis. Un tel incident peut avoir lieu, par exemple, pendant la livraison du tapis ou pendant sa pose. D'autres buts et avantages de l'invention ressortiront'de la description qui va en être faite ci-après en se référant au des-5 sin annexé sur lequel : La Figure 1 est une vue schématique de côté d'une forme de réalisation de la machine, comprenant des appareils d'application et d'affaissement de la mousse selon l'invention ; La Figure 2 est une coupe fi'un tapis fabriqué par la machine 10 d.e la Figure 1 mais montrant les quantités différentes de latex que l'on peut appliquer ; et La Figure 3 représente une variante de réalisation de la machiné de la Figure 1. Dans la forme de réalisation représentée sur la Figure 1, on 15 peut voir un appareil d'application continue de mousse à un canevas tissé en rubans de polypropylène et portant des touffes de poil ainsi qu'un appareil d'affaissement de la mousse et un appareil de séchage du latex de mousse affaissée. La machine tout entière comprend un mécanisme d'avancement du tapis, une caisse 1, 20 un appareil de moussage 2 muni d'un tuyau flexible 3 aboùtissant à un ajutage 4 animé d'uri mouvement de va-et-vient, un rouleau de raclage 5* une élargisseuse 6 et une étuve de séchage à air chaud 9. En fonctionnement, un canevas primaire 21; tissé en rubans de 25 polypropylène et portant des touffes de poil," est déroulé à partir d'un rouleau de réserve 22. La vitesse de déroulement peut atteindre 9 à 12 mètres/minute, une vitesse de jftn/minute étant particulièrement appropriée. Le canevas 21 portant les touffes de poil 23 passe à travers la caisse-réservoir 1 et sous l'ajutage en mouve-30 ment 4 qui se déplace en travers du canevas pour déposer sur lui la quantité nécessaire de mousse. Le canevas revêtu de mousse passe ensuite sous le rouleau de raclage 5 et est admis dans l'é-largisseuse 6 qui maintient ce canevas bien tendu au cours de sa progression à travers l'étuve 9. Le rouleau racleur 5 est réglé de 35 manière qu!il touche à peine les sommets des emplantures des touffes qui dépassent à travers le canevas (voir Figure 2). Alors que le canevas portant la couche de mousse se rapproche du rouleau racleur 5j une réserve de mousse 24 est formée. Le rouleau de raclage entraîne la quantité désirée de latex, sous forme de mousse et 40 de mousse partiellement affaissée, sur.l'envers du tapis. Le tapis 69 44997 8 2027084 arrive alors dans l'étuve 9 dont la longueur peut être avantageusement d'environ 18 mètres, qui est chauffée à la vapeur d'eau et qui fonctionne sur le mode d'une circulation continue d'air à une température de 120°C. Le tapis sec est enroulé sur le rouleau 25. 5 Les durées de séchage dans l'étuve peuvent être aussi faibles que 5 minutes de sorte que l'installation peut fonctionner à une vitesse comprise entre 6 et 12 mètres/minute. Sur la Figure 2, on a représenté une eoupe d'un tapis à touffes implantées qui à été fabriqué par la machine de la Figure 1. 10 Le tapis comprend un canevas 22 tissé en rubans de polypropylène, des touffes 23 et une couche de latex indiquée par les références 26, 26a et 26b dans trois parties différentes du tapis. Les épaisseurs des couches de latex 26, 26a et 26b ne sont pas les mêmes et, de cette façon, la Figure montre lës différents résultats que 15 l'on peut obtenir par une modification de la quantité de latex et une modification de la pression exercée par le rouleau 5* Dans une forme de réalisation modifiée représentée sur la Figure le tapis qui sort de la caisse 1 passe au-dessous d'un ajutage 30 à mouvement de va-et-vient qui se déplace transversale-20 ment par rapport au canevas pour déposer la quantité nécessaire de mousse sur celui-ci. Après cela, le tapis et la mousse arrivent dans la fente entre deux rouleaux de pincement 7 et 8, dont le rouleau supérieur flotte librement et présente un poids calculé pour exercer une certaine pression de haut en bas, (par exemple 25 une pression de 0,48 kg par cm linéaire) sur le canevas.Ces rouleaux de pincement affaissent partiellement la mousse et l'obligent à venir en contact intime avec le canevas. A la sortie d'entre les rouleaux de pincement, la matière arrive sur un rouleau de polissage 10 qui est réglé de manière à enfoncer légèrement l'en-30 vers du tapis et qui est entraîné à une vitesse périphérique supérieure à la vitesse d'avancement du tapis. Si là progression du tapis se fait à une vitesse de 3 m/minute> la vitesse périphérique du rouleau 10 peut être avantageusement de 9 m/minute. Ce rouleau de polissage peut servir à amener le latex en contact plus intime 35 avec l'envers du tapis et aussi à provoquer une destruction supplémentaire de la structure de mousse. En quittant le rouleau de polissage le tapis arrive dans une étuve de séchage (du même type que sur la Figure 1). Il est possible, bien qu'en général superflu, d'employer les 40 rouleaux de pincement J et 8 ou le rouleau de polissagea10, ou les 69 44997 9 2027084 deux, après le traitement par le rouleau de raclage représenté sur la Figure 1. , On peut également remplacer le rouleau de raclage par une raclette dont le bord actif est arrondi sur un rayon de courbure 5 d'au moins 6,35mm. Les exemples suivants servent à illustrer l'invention sans aucunement en limiter la portée. EXEMPLE 1 Dans un canevas primaire constitué d'un tissu de polypropylè- p 10 ne pesant 136 g/m , tissé à partir de rubans (pellicule fissurée), la largeur moyenne des j?ubans étant de 3*2mm,. on implante des touffes confectionnées à partir d'un fil mixte nylon/"Evlan" (ce dernier composant' étant une marque déposée d'un type de rayonne), le rapport "Evlan/nylon étant de 85:15, à raison de 2,2 rangées 15 de touffes par centimètre et de 4 touffes par centimètre, dans chaque rangée. Sur l'envers du canevas portant les touffes implantées, on applique à l'aide d'yne raclette un mélange de mousse comprenant -'100 parties (poids sec) d'un latex de 50 % de butadiène et 20 50 % de caoutchouc - 200 parties (poids sec) de blanc d'Espagne (carbonate de calcium, charge), la teneur totale en matières solides de ce mélange étant de 70 % et sa viscosité déterminée sur la coupelle B4 (B.S.S. N° 1733) 25 étant de 60 secondes. On aboutit à la viscosité désirée en'ajoutant le produit "Texigel SPA2" qui est une solution aqueuse à 15 % de polyacrylate de sodium. On fait mousser le mélange dans un malaxeur planétaire pour aboutir à un gonflement de 200 % puis on raffine le produit pen-30 dant 10 minutes à faible vitesse pour assurer la formation d'une structure de petites cellules uniformes, on applique la mousse sur le canevas portant les touffes et on établit un contact intime à l'aide de l'appareil décrit à propos de la Figure 1 sauf que le rouleau de raclage est remplacé par une raclette. On fait avancer 35 lé canevas à une vitesse de 3 m/minute. On applique environ J>0S g O du mélange de latex (matières solides) par m . On sèche le matériau traité pendant 8 minutes avec de l'air chauffé à 135°C. Les propriétés déterminées par les essais sur le rouleau de flexion, ainsi que les propriétés de manutention, de résistance à l'abra-40 sion et de liaison des touffes, dans le tapis résultant, sont bon- 69 44997 10 2027084 nés. On obtient des résultats analogues quand, avant l'admission du produit dans l'étuve, on fait passer ce tapis entre deux rouleaux de pincement montés verticalement (du même type que les rouleaux 7 et 8 sur la Figure 3), la pression appliquée étant d'en-5 viron 0,48 kg par cm de largeur. EXEMPLE 2 On procède sensiblement comme 10 gonflement de 100 % et on l'applique à raison de J>k0 g/m . Les propriétés déterminées par les essais sur le roulëau de flexion ainsi que les propriétés de manutention, de résistance à l'abrasion et de liaison des touffes, dans le tapis résultant, sont bonnes . 15 EXEMPLE 3 On prépare un tapis à touffes implantées et pour cela on pique un poil coupé formé d'un mélange de fibres de rayonne et de fibres acryliques dans un canevas tissé avec des fils de chaîne en jute et des fils de trame en pellicule fissurée de polypropylène.. 20 La largeur moyenne des rubans de polypropylène est d'environ 2,38mm et le rapport entre les surfaces du polypropylène et du jute est d'environ 3s1. On prépare le mélange de latex suivant (toutes les parties étant en poids sec) : 25 100 parties de latex de 55 % de styrène et 45 % de butadiène 1 partie d'hexamétaphosphate de sodium 250 parties de pierre à chaux pulvérisée (charge) 1 partie d'un sulfonate (surfactif) 1 partie de polyacrylate de sodium (agent d'épaississèment). 30 Teneur totale en matières solides : 68 ^ Viscosité : 7OOO cëntipoises (viscosimètre Brookfield, broche N°3* 10 tours/minute) On fait mousser le mélange dans une machine industrielle de moussage à turbine et on obtient ainsi une densité de mousse à 35 l'état humide de 850 g/litre. On applique le mélange au canevas à l'aide de l'appareil de la Figure 1 à raison de 510 g de matières solides par mètre carré. On sèche le tapis pendant 8 minutes à 150°C dans une étuve à air chaud. Le tapis possède des bonnes propriétés de manutention, de 40 liaison des touffes et de résistance à l'effilochage des, fils de 69 44997 ii 2027084 chaîne dans la lisière. EXEMPLE 4 On prépare un mélange similaire à celui de l'exemple 3 mais en utilisant 350 parties de pierre à chaux pulvérisée par 100 par-5 ties (en poids sec de latex) et en effectuant le réglage approprié des proportions d'eau et de l'agent d'épaississement. On fait mousser ce composé comme dans l'exemple 3 et on obtient une mousse ayant une densité à l'état humide de 500 g/litre, que l'on applique au tapis de manière à obtenir 408 g de matières 10 solides par mètre carré. On sèche le tapis de la'façon usuelle et ensuite on le revêt d'un support résilient en mousse de latex, dont l'épaisseur est de 5*16 mm et dont le poids est de 7^8 g/m de sorte qu'on obtient un produit commercialement acceptàblé dont les propriétés physiques globales sont bonnes. Le mélange affaissé 15 joue le rôle d'une'couche de liaison entre le polypropylène et le support de mousse, l'adhérence entre ces deux derniers constituants étant satisfaisante. EXEMPLE 5 On- prépare un tapis avec support secondaire en utilisant le 20 mélange décrit dans l'exemple 1 et un substrat de base comprenant des filés implantés sous forme de touffes dans une étoffe non-tissée en polypropylène vendue sous la marque déposée "Typar". L'étoffe du support secondaire est un tissu ordinaire à armure car- O rée pesant 272 g/m . On applique au polypropylène un total de p 25 680 g/m du mélange (poids sec) et pour cela on gonfle le composé humide de f0 % (en volume), l'application étant exécutée par la technique décrite dans les exemples précédents. On stratifié le tissu secondaire en jute à l'aide de rouleaux de pincement par la technique usuelle. Le tapis final stratifié présente une résistance 30 à la déstratification de 2,18 kg par cm de largeur. EXEMPLE 6 On mixtionne un latex qui contient, en poids, 76 parties de butadiène et 24 parties d'acrylonitrile émulsionné avec un savon d'acide de colophane et contenant au total 50 % de matières soli-35 des, pour former la préparation suivante : 100 parties de caoutchouc sous forme de latex 100 parties d'argile (charge) 2,5 parties de soufre 2 parties de mercaptobenzothiazole de zinc 40 1 partie de diéthyldithiocarbamate dç zinc 69 44997 12 2027084 4 parties d'oxyde de zinc 1 partie de "Naugawhite" (anti-oxydant bis-phénolique alkylé) 0,5 partie de savon sodique d'huile de résine. La teneur totale en matières solides est de 50 % et on .règle 5 la viscosité à 7000 centipoises (viscosimètre Brookfield, broche N° 3, 10 tours/minute) à l'aide d'une solution à 15 % de polyacry-late de sodium. ^ On fait mousser le mélange et on l'étalé comme dans l'exemple 1 sur un tapis dont le canevas primaire est un. tissu de rubans de 10 polypropylène êt dont le poil est formé par des touffes implantées, p l'application se faisant à raison de 340 g/m ( matières solides). On sèche le tapis et on obtient un produit qui est doux, mais qui possède un toucher résilient et une bonne résistance aux effilochages des fils de chaîne de polypropylène sur les lisières. 15 II va de soi que la présente Invention n'a été décrite et représentée qu'à titre explicatif, mais nullement limitatif, et qu'elle est susceptible de diverses variantes sans sortir de son cadre. 69 44997 13 2027084 KBVEMIICATIO-MS 1. Procédé de fabrication 'd'!un* tapis à touffes-implantées .. comportant un. canevas .primaire en màlyparopyi'èraa. caractérisé en ce qu'il consiste à implanter les touffes du poil du tapis dans 5 ce canevas et à assujettir les touffes en plaee par l'application d'une....mousse d'un polymère filmogène flexible sous forme d'un latex, aqueux sur 11 envers du tapis,, à - amener la mousse en contact intime -avec le canevas du. tapis tout en affaissant rnotablement et simultanément.,la structure de la'.mousse et, ensuite-, 'à sécher la 10 ..mousser.âfbaissée de manière à .adherasr cSe ?!'eau. 2. Procédé selon la.revendi-cHtion 1, caractérisé-.en ce qu'on met lâr.mousse en. contact infime avec 3e .canevas -à H'^sÊlâte d'un rou« . leau raôleur ou d'une raclette. ,3. Procédé selon la revendication .2, caratitsisissé "en ce qu'on ..15 -règle. la raclette ou ,1e rouleau racieur'de manière à dégager ou à toucher à. peine les emplantures Eté® tGUËfës nui d%^SS©Mt du cane« vas. 4..Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qû'~on -fait .passer le canevas portâîit la mousse ,20 affaissée entre deux rouleaux de pincement..- 5. Procédé selon la"revendication 4, caractérisé en ce que le rouleau supérieur de pincement flotte librement. .6, Procédé selon l'une quelcronque des revenâi^tfâftions 1 à 5» caractérisé en ce qu'on polit le canevas à l'aide d'tîfc rouleau de 25 polissage avant de sécher la mousse affaissée. 7. Procédé selon T'nme -quelc©ïïÈpe des .revëïïdications 1 à 6, caractérisé en ce que le canevas contient une faible proportion .dJ une matière ' textile autre que le polypropy lène-. 8. Procédé selon la revendicatioia. f, caractérisé en ce que 30 ladite matière textile est le jute-, un polyéthylène> un polyester, un.,polyamide ou un polyacrylonitrile. ;r:9. Procédé selon l'une quelconque des revendic'atl ons 1 à 8, caractérisé en ce que le latex est dérivé du butad-ièïie ou de l'isô-prène et d'au moins un autre composé vinyliquè cô'p'ô'Iyïflërisable. 35 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que le composé vinyliquè eopolymérisable est le styrène, un styrène substitué par un alkyl inférieur, un acrylate ou un méthacrylate d'alkyle inférieur, un acrylonitrile, un méthacryloilîtrîle, un halogénure de vinyle, un acétate de vinyle ou un halogénure de vi-40 nylidène. 69 44997 i4 2027084 11. Procédé selon la revendication 9 ou 10, caractérisé en ce que le latex contient une faible proportion d'un troisième monomère copolymérisable renfermant des groupes réactifs. 12. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, 5 caractérisé en ce que le mélange de latex contient une charge, le rapport pondéral de la charge à l'élastomère étant compris entre 1:1 et 5:1. ~ 13. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que le rapport de la charge à l'élastomère est compris entre 3*5s 1 et 10 1,5:1. *' 14. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que la charge est ion carbonate de calcium pulvérisé. 15. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 14, 15 caractérisé en ce que le mélange de latex contient de 50 à 80 % de matières solides. 16. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 15, caractérisé en ce qu'on incorpore le mélange de latex sur le cane— 2 vas primaire en une quantité comprise entre 100 et 1088 g/m . 20 17. Procédé selon l'une quelconque des revendications là 16, caractérisé en ce qu'on incorpore le mélange de latex sur le cane- 2 vas primaire en une quantité comprise entre 306 et 680 g/m . 18. Procédé selon l'une quelconque des revendicàtions 1 à 17, caractérisé en ce qu'on applique un support secondaire sur le caiie- 25 vas primaire après un affaissement notable de la structure de la mousse. 19. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce qu'on applique une couche de mousse sur le canevas primaire après un affaissement notable de la structure de la 30 mousse et on obtient ainsi un tapis à support de mousse, le latex affaissé jouant le rôle d'une couche de liaison entre le canevas primaire en polypropylène et ladite mousse. 20. Tapis à touffes implantées préparé par le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 19. 35 21. Tapis à touffes implantées ayant un canevas primaire en polypropylène, caractérisé en ce que les touffes sont maintenues en place par un latex de mousse affaissée dans lequel la structure de la mousse est encore partiellement présente au moins au voisinage immédiat du canevas dans les creux définis entre les rangées des 40 emplantures des poils.