L'invention concerne une gaine réfractaire, formée de pièces moulées isolantes, pour des éléments verticaux de support, et notamment pour des tubes verticaux, appelés mon- tants tubulaires, dans des fours de traitement thermique, en particulier des fours poussants et des fours à poutre mobile à foyer inférieur, se composant d'une couche interne, faite d'un revêtement isolant fibreux réfractaire enveloppant les éléments de support et d'une couche externe qui entoure celle- ci et qui est composée de pièces moulées réfractaires, de même hauteur d'une extrémité à l'autre, en prise mutuelle par em- boîtement. -- -Dans des fours à réchauffer modernes, les systèmes d'iso- lation les plus variés sont prévus pour la protection des éléments de construction métalliques, tels que tubes à glis- sière, tubes de croisement, tubes de levage ou ascendants, montants tubulaires et autres éléments porteurs dans des fours poussants, des fours à longerons mobiles, des fours à poutre mobile ou similaires oh se pose le problème de suppor- ter les poutres horizontales, mobiles ou fixes. Les tubes, aussi bien horizontaux que verticaux, sont normalement refroi- dis par eau. Afin de réduire les pertes de chaleur du four et accroître la stabilité des tubes, ceux-ci sont garnis de gaines réfractaires. Celles-ci sont soumises à des températu- res élevées et variables, à des secousses répétées, à des vibrations, à des formations de calamine et de dépôts et, le cas échéant, à des endommagements par des pièces métalliques ou des morceaux de calamine. Elles doivent donc être remplaça- bles. A cette fin et pour faciliter le montage, elles sont composées de pièces moulées. On connaît, pour les applications mentionnées, des gaines réfractaires réalisées sous les formes les plus diverses. Une gaine connue (demande de brevet allemand 17 58 785) utilise les pièces moulées de même hauteur mentionnées dans le pré- ambule, comportant sur leurs surfaces latérales des saillies et des retraits en forme de crochet, afin de pouvoir les assembler par emboîtement de cette manière. Par ailleurs, les pièces moulées sont réalisées sous forme trapézoldale, afin de pouvoir entourer ainsi un tube. Pour des tubes de diamètres très différents, il est nécessaire de disposer de pièces mou- lées de forme trapézoïdale différente. Ce n'est que si l'assem- blage par emboîtement en crochet est réalisé avec beaucoup de jeu ou s'il est prévu, dans l'une des surfaces latérales verticales, des rainures de section circulaire et, dans l'autre surface latérale verticale, des saillies en forme de cordon rond qui peuvent s'encastrer dans les rainures correspondantes, qu'on dispose d'une forte mobilité angulaire des pièces mou- lé_s4 permettant une adaptation à différents diamètres de tubes dans le cas o la largeur des pièces moulées est petite. Mais ce mode de réalisation a pour inconvénient qu'avec un jeu important, l'effet isolant n'est pas optimal, en raison de la fente, s'ouvrant vers l'intérieur ou vers l'extérieur, entre des pièces moulées contiguës. En outre, un très grand nombre d'éléments profilés doit être posé lors du montage, avec cette conséquence qu'il existe de nombreuses fentes qui ont un coefficient d'isolation plus faible que le reste des pièces moulées. La couche interne est maintenue comprimée élastiquement par la couche externe, de telle manière que sous l'effet de la contre-pression produite par la compression, elle fixe dans leur position les pièces moulées en établis- sant, entre pièces moulées voisines, des assemblages bloqués qui sont sous tension dans la direction circonférentielle. Une autre gaine réfractaire connue pour montants tubulai- res utilise des pièces moulées plus larges, également cintrées, qui présentent toutefois à leur partie supérieure des cavités et saillies peu profondes qui s'étendent en direction radiale de l'avant vers l'intérieur (modèle d'utilité allemand 70 31431), de telle manière que des saillies de pièces moulées voisines saisissent par dessus uine pièce moulée placée latéralement en position décalée vers lé haut ou vers le bas par des cavités de celle-ci, pour former ainsi un assemblage par emboîtement. Selon le diamètre du tube de support à isoler, ces pièces moulées doivent avoir des dimensions différentes, car leur courbure est adaptée à celle du tube. Il faut donc garder en stock un assortiment important d'éléments moulés différents, afin de pouvoir répondre à des exigences variées. En outre, la fabrication est coûteuse, car il faut prévoir des moules différents pour les différentes pièces moulées. Il existe également des gaines de ce genre, composées de pièces moulées de hauteurs différentes, qui présentent des rainures sur deux côtés adjacents et des languettes sur les deux autres côtés adjacents, pour pouvoir être posées à _apmanière d'un appareil de maçonnerie. Il en va de même pour une gaine composée de pièces mou- lées dont la courbure est adaptée à celle du montant tubulaire ou autre tube à isoler et pour lesquelles il est prévu en plus des assemblages bloqués par engrènement, agissant dans la direction axiale du tube à isoler, sous la forme de gradins en escalier avec des saillies et des retraits. Des pièces moulées, destinées à être placées les unes au-dessus des autres, peuvent présenter des languettes à leur partie supé- rieure et des rainures à leur partie inférieure (demande de brevet allemand 29 02 906). La fabrication et le maintien du stock de ces pièces moulées sont également très coûteux. Du fait que les pièces moulées présentent des retraits ou cavités radiales à leurs parties supérieure et inférieure, il en résulte cet inconvénient que les efforts d'entaille dans les coins des cavités peuvent être suffisamment intenses pour donner lieu à des fissures à l'usage. L'appareillage s'en trouve compromis. Toutes les gaines connues dont il a été question ci-dessus présentent par inhérence cet inconvénient que pour pouvoir les adapter à des tubes à isoler de diamètres différents ou à des tubes doubles (tubes de support s'étendant parallèlement l'un à l'autre), un grand nombre de pièces moulées différentes doivent être fabriquées dans des moules différents. L'invention a pour but de fournir une gaine composée de pièces moulées, pour laquelle il suffit d'un plus petit nom- bre de pièces moulées différentes et dont la fabrication soit possible à peu de frais pour un grand nombre d'éléments de support différents. Pour atteindre ce but, il est proposé d'après l'invention, pour une gaine réfractaire du genre défini dans le préambule, que les pièces moulées ne comprennent que des pièces d'angle à ailes égales, présentant des longueurs différentes de leurs ailes, et des pièces intermédiaires droites en forme de plaque de différentes largeurs, que toutes les pièces moulées présen- tent d.es rainures sur deui surfaces latérales adjacentes per- pendiculaires et des languettes sur les deux autres surfaces latérales adjacentes Perrt ' -ô et que la couc "^ -g- ne soit formée de plaques isolantes ajustées, planes et pratiquement rigides. Le mode de réalisation des pièces moulées suivant l'inven- tion permet de répondre à presque toutes les exigences qui se posent dans la pratique avec seulement cinq ou six modèles différents de pièces moulées. Des pièces d'angle qui diffèrent par la longueur de leurs ailes, avec de préférence seulement deux longueurs d'ailes différentes, rendent possible l'engai- nement de tous les tubes, même des tubes doubles, en n'utili- sant de préférence, pour l'adaptation de la gaine au diamètre du tube, que deux ou trois modèles de piè_Äces intermédiaires de largeurs différentes. Les (deux) pièces d'angle à longueurs d'ailes différentes permettent d'éviter les joints continus parallèles à l'axe du tube. En effet, les pièces moulées Oeu- vent être posées à la manière d'un appareil de maçonnerie, c'est-à-dire que les joints verticaux parallèles à l'axe du tube sont décalés horizontalementles uns par rapport aux autres d'une assise de pièces profilées à l'autre. Les pièces d'angle rendent en outre possible, pour la couche interne de l'isolation, l'utilisatiôn de plaques isolantes droites ou planes qu'il suffit de découper à la largeur qui convient. Il n'est pas nécessaire d'utiliser des nappes de fibres spéciales, se pr8tant mieux à l'enroulement autour des montants tubulai- res en particulier, mais qui nécessitent une fixation parti- culière pour ne pas se rassembler en glissant en cas de service rude du four. A la place, on peut utiliser des plaques isolan- tes du commerce, pratiquement rigides, que l'on peut placer les unes sur les autres sans risque qu'elles se déplacent les unes dans les autres en direction axiale. Les pièces intermédiaires ont opportunément une largeur qui est égale au double de la différence des longueurs d'ailes des deux modèles de pièces d'angle à longueurs d'ailes diffé- - rentqs. De la sorte, de petits tubes peuvent être engainés directement par les pièces d'angle ayant la plus grande lon- gueur d'ailes, tandis que l'on utilise ensuite, dans l'assise voisine, des pièces d'angle ayant la plus petite longueur d'ailes pour obtenir un décalage horizontal des joints longi- tudinaux verticaux, l'intervalle qui reste étant comblé par une seule pièce intermédiaire. Selon un autre mode de réalisation de l'invention, d'au- tres pièces intermédiaires présentent une largeur qui est un multiple entier de la largeur de la plus petite pièce intermé- diaire mentionnée ci-dessus. De la sorte, on peut engainer de plus gros tubes avec peu de modèles différents de pièces moulées en les posant à la manière d'un appareil de maçonnerie, ce qui fait qu'il n'y a que peu de joints longitudinaux. D'après un mode de réalisation de l'invention, les pièces moulées présentent, du côté interne, des nervures longitudina- les pour maintenir à distance les plaques isolantes. De la sorte, l'isolation est assurée convenablement et, en outre, on peut obtenir un certain entretoisement. La résistance à la transmission de chaleur est augmentée. De préférence, les pièces d'angle sont réalisées avec des angles arrondis à l'intérieur et à l'extérieur, afin de réduire le risque d'endommagement. Un seul moule (moule de base ou moule-mère) est nécessaire pour la fabrication de la gaine formée de pièces d'angle ayant des longueurs d'ailes différentes, de préférence deux longueurs d'ailes différentes, et de pièces intermédiaires de largeurs différentes. La cavité qui est destinée à être remplie de matière réfractaire a une forme telle qu'on puisse fabriquer simultanément, soit deux pièces d'angle, soit deux ou trois pièces intermédiaires. A cet effet, les parties du moule pré- vues pour les daux pièces d'angle sont reliées par une partie droite pour la fabrication d'une pièce intermédiaire et les deux autres ailes de la cavité du moule sont prolongées de façon à pouvoir recevoir encore au moins une pièce intermé- ai*--_ de plus grande largeur. Lors de la fabrication, les pièces moulées à fabriquer sont délimitées latéralement par des pièces intercalaires ayant les dimensions de pièces d'an- gle ou de pièces intermédiaires et introduites dans le moule. C'est ainsi que deux pièces intercalaires de la taille d'une pièce intermédiaire servent à délimiter une pièce d'angle à fabriquer et qu'inversement, des pièces intercalaires corres- pondant à une pièce d'angle et, le cas échéant, à une pièce intermédiaire servent à délimiter la cavité du moule pour des pièces intermédiaires à fabriquer. Il n'est donc nécessaire de prévoir qu'un seul moule de base qui est adapté aux différentes pièces moulées par des pièces intercalaires. Avec la gaine composée des pièces moulées spéciales sui- vant l'invention, on peut engainer des tubes ronds ayant un diamètre extérieur de 89 à 220 mm par exemple (c'est-à-dire les dimensions que l'on rencontre dans la pratique), des tubes quadrangulaires mesurant par exemple 100 x 100 et 100 x 200 mm, ainsi que des tubes doubles ou tandem, formés de ces tubes individuels. En raison de la réduction des frais de fabrication, due à la forme simplifiée du moule que rend possible la limitation à quelques modèles différents de pièces moulées seulement, on peut parvenir à se procurer rapidement les pièces moulées, avec une durée d'entreposage réduite. On dispose également de ces avantages dans le cas d'une autre forme de réalisation de la gaine, avec une coiffe de recouvrement qui fait saillie en forme de toit sur la gaine du tube du côté supérieur et qui s'étend jusqu'à proximité de l'élément de support, cette coiffe étant formée de pièces moulées. Des coiffes de recouvrement de ce genre, composées de pièces moulées demi-circulaires qui sont latéralement en prise par emboîtement, sont connues en soi. L'invention pro- pose que les pièces moulées de la coiffe de recouvrement soient réalisées sous forme de pièces d'angle à ailes égales (avec des longueurs égales ou différentes des ailes) et, le cas échéant, de pièces intermédiaires droites, et que ces pièces moulées présentent, du côté inférieur, un évidement qui recou- vre par embo tement le côté supérieur des pièces moulées de la gaine de l'élément de support. Au niveau de leurs surfaces latérales, les pièces moulées de la coiffe de recouvrement sont opportunément réalisées en forme d'escalier, avec des saillies et des retraits (en crochet) qui s'emboîtent les unes dans les autres. -Par la disposition d'une telle coiffe de recouvrement à l'extrémité supérieure de la gaine, la stabilité de celle-ci à l'égard des secousses est accrue. La fabrication rationnelle à la machine des pièces moulées est également possible dans des conditions économiques, de même que celle des pièces mou- lées de la gaine du tube. Par la forme de construction spécia- le de la coiffe et par un choix judicieux des matériaux, la gaine du tube est protégée contre les corps étrangers, la calamine et les scories qui risquent de l'atteindre par ruis- sellement. Toutes les pièces moulées ont une précision dimensionnelle et d'ajustage très élevée, du fait que l'on n'utilise qu'un seul moule de base pour leur fabrication. Par le passage d'une gaine ronde à une gaine carrée ou rectangulaire, l'isolation des montants tubulaires est amélio- rée et la durée utile de la gaine est prolongée. Ces avantages ne sont pas contrebalancés par une consommation plus élevée de matériaux. Deux exemples de réalisation de l'invention sont décrits ci-après de façon plus détaillée, en référence aux dessins annexés. La fig. 1 est une vue en perspective d'un montant tubu- laire, avec la couche interne partiellement visible et une couche externe formée de pièces moulées. La fig. 2 représente une gaine correspondante pour un montant tubulaire de plus grand diamètre. La fig. 3 est une vue en coupe d'un moule-mère de base pour la fabrication des pièces moulées de la gaine suivant les fig. 1 et 2. La fig. 4 est une vue en élévation d'une gaine de tube avec une coiffe de recouvrement. La fig. 5 est une vue de dessus de la coiffe de recouvre- ment représentée sur la fig. 5. La fig. 6 est une vue en élévation d'une pièce moulée de la coiffe de recouvrement représentée sur les fig. 4 et 5. Sur les fig. 1 et 2, on peut voir un tube vertical (mon- tant tubulaire) d'un four de traitement thermique, ce tube étant muni d'une gaine réfractaire en deux couches qui se com- pose d'une couche interne constituée par quatre plaques isolan- tes rigides du commerce 11 découpées en forme rectangulaire et placées en carré, et d'une couche externe entourant celle-ci et formée de pièces moulées réfractaires 12 de même hauteur, en prise les unes avec les autres par emboîtement. Il est prévu trois modèles différents de pièces moulées 12, à savoir des pièces d'angle à ailes égales 1 et 2 qui diffèrent par la longueur de leurs ailes et parmi lesquelles les pièces d'angle 1, qui sont utilisées dans la seconde assise de pièces moulées, présentent une longueur d'ailes plus grande que les pièces d'angle 2 qui sont mises en oeuvre dans la première et la troisième assises représentées de pièces moulées. En consé- quence, il est prévu, entre les pièces d'angle 2 à plus courte longueur d'ailes, des pièces intermédiaires 3. Etant donné que les pièces d'angle 1 sont immédiatement contiguës par leurs surfaces latérales verticales, la largeur de la pièce intermé- diaire étroite 3 est égale au double de la différence entre les longueurs d'ailes des deux pièces d'angle 1 et 2. La gaine représentée sur la fig. 2 sert à l'engainement d'un tube vertical 10 de plus grand diamètre. Dans le principe, elle est construite de la même manière que celle de la fig. 1, mais il est ici prévu, aussi bien entre les pièces d'angle 2 de plus petite longueur d'ailes qu'entre les pièces d'angle:l de plus grande longueur d'ailes, des pièces intermédiaires 3 et 4 endorme de plaques planes, la largeur des pièces intermé- diaires 3 correspondant à celle des pièces intermédiaires 3 de la gaine représentée sur la fig. 1, tandis que la largeur des pièces intermédiaires 4 entre des pièces d'angle 2 de plus petite longueur d'ailes correspond au double de la largeur des pièces intermédiaires étroites 3. De même, les plaques isolan- tes 11 sont découpées avec une plus grande largeur que pour la gaine de la fig. 1. Sur l'un de leurs côtés latéraux 5 et sur leur côté. infé- rieur 6, les pièces moulées comportent une rainure 7 qui s'étend parallèlement aux bords et sur leur autre c8té latéral 9, ainsi que sur leur côté supérieur 8,-elles présentent une languette 14 correspondante. Les deux rainures 7 et les deux languettes 14 sont perpendiculaires entre elles. De la sorte, toutes les pièces moulées sont assujetties en direction radia- le et il est produit un appareillage par emboîtement d'une assise de pièces moulées à l'autre. Du côté intérieur, les pièces moulées présentent des nervures longitudinales 13 servant d'éléments d'écartement pour les plaques isolantes 11. Ainsi est ménagé un espace d'air entre les pièces moulées et les plaques isolantes 11. Un autre espace d'air est créé entre le tube et les angles des plaques isolantes. De ce fait, l'effet d'isolation de la gaine est considérablement amélioré par rapport à une iaolation ronde adaptée au pourtour rond du tube et faite d'une nappe isolante de fibres appliquée sur toute sa surface. Du côté intérieur et du côté extérieur, les pièces d'angle ont des angles arrondis, comme on peut le voir sur les figures. Pour la fabrication des pièces moulées, on utilise un seul moule 15, représenté en coupe sur la fig. 3. Dans ce moule est pratiquée une cavité en cintre. Celle-ci a la forme d'une pièce d'angle 1 de grande longueur d'ailes, d'une pièce inter- médiaire 3 qui fait suite vers le bas, d'une pièce intermé- diaire 4 de double largeur qui lui fait suite latéralement, d'une pièce d'angle 2 de courte longueur d'ailes placée à la suite latéralement, et d'une pièce intermédiaire 4 de largeur double par rapport à la pièce intermédiaire étroite 3, placée encore à la suite. La grandeur de cette dernière partie de la cavité de moulage pourrait également correspondre à celle d'une pièce intermédiaire ayant une largeur.triple de celle de la pièce intermédiaire étroite 3. Dans la forme de réalisation représentée, il est prévu trois pièces intercalaires 17 ayant les dimensions des pièces intermédiaires 3 et 4. Ainsi sont délimitées des cavités de moulage 18 pour une pièce d'angle 1 et 19 pour une pièce d'angle 2. Si l'on insère dans les cavités 18 et 19 des pièces intercalaires de forme correspondante et si l'on retire les pièces intercalaires 17, on obtient trois cavités de moulage pour des pièces intermédiaires 3 et 4. On peut donc voir qu'avec un seul moule de base, il est possible de fabriquer toutes les Pièces moulées, à condition de mettre en place dans chaque cas les pièces intercalaires qui convien- nent. Cela simplifie considérablement la fabrication. Dans un mode de réalisation courant des pièces moulées, il celles-ci présentent une épaisseur de 70 mm, tandis que les nervures longitudinales 13 ont une hauteur de 10 mm. Les pla- ques isolantes 11 peuvent avoir une épaisseur de 20 mm. Les plaques isolantes du commerce 11 que l'on peut utiliser résis- tent à des températures plus élevées que les nappes de fibres isolantes souples ou les demi-coquilles pressées prévues pour d'autres gaines, ce qui fait que la durée utile de la gaine que l'on peut espérer, dans le cas o les pièces moulées sont partiellement endommagées ou ont subi une érosion particuliè- rement marquée sous l'effet d'influences particulières. En tout cas, le montage est facilité. Le couronnement de la tour isolante constituée par les pièces moulées 12 est formé opportunément par une coiffe de recouvrement 20 qui fait saillie sur les pièces moulées vers l'intérieur et vers l'extérieur. Une coiffe de recouvrement pour une gaine réalisée suivant la fig. 1 peut se composer de quatre pièce moulées 21 qui sont en forme de toit à leur partie supérieure, mais constituent par ailleurs une pièce d'angle à ailes égales qui présente des arêtes extérieures arrondies et une paroi interne en quart de cercle. L'inclinaison et la saillie ont pour effet que la calamine qui se forme ne s'accu- mule pas et qu'au cas o le four est utilisé avec une charge liquide, les scories peuvent s'égoutter au niveau du surplomb de la coiffe sans endommager les pièces moulées réfractaires 12 situées au-dessous. Pour cette raison, la coiffe est opportuné- ment fabriquée en une matière réfractaire résistante aux sco- ries liquides. Afin d'exclure en toute sécurité une dislocation de la tour isolante constituée par les pièces moulées 12, la coiffe de recouvrement est conçue de telle manière que les quatre pièces moulées ou plus dont elle est faite soient maintenues appareillées par un joint coudé 22 ou présentent une structure latérale du même genre, donnant lieu à un assemblage bloqué par emboîtement mutuel. A cet effet, les pièces profilées de la coiffe de recouvrement 20 sont réalisées en forme d'escalier sur leurs surfaces latérales, avec des saillies 23 et des retraits 24 qui s'emboîtent les uns dans les autres. Pour- garantir un bon appareillage avec les pièces moulées 12 situées audessous, chaque pièce d'angle 21 présente, du côté inférieur, un évidement 25 correspondant au contour supérieur des pièces moulées 12, évidement dont la largeur correspond à l'épaisseur des pièces moulées 12. Une rainure circonférentielle 26 corres- pond à la languette 14 formée du côté supérieur des pièces mou- lées 12. L'évidement circonférentiel 25 et l'assemblage par rainure en languette avec les pièces moulées 12 assurent un blocage absolu de la tour isolante dans une position voulue. Afin d'éviter une pénétration de matières étrangères par ruissellement, l'intervalle 27 entre la coiffe et le montant tubulaire 10 ne doit pas être trop grand, et il ne doit pas être trop petit afin que le montant tubulaire 10 ne vienne pas heurter-la coiffe de recouvrement 20 en vibrant lors du fonc- tionnement du four. Pour le couronnement de gaines pour tubes de-plus grand diamètre et tubes doubles, il peut être inter- posé des pièces intermédiaires appropriées entre les pièces d'angle 21, de la môme-manière que ce qui est prévu dans la gaine constituée par les pièces moulées 12, sous la forme des pièces intermédiaires 3 et 4. Pour la fabrication des pièces moulées 21 pour la coiffe de recouvrement, on peut également utiliser un seul moule de base ou -moule-mère en acier. Par des pièces intercalaires appropriées, on peut obtenir les longueurs d'ailes voulues ou le diamètre intérieur voulu. Les avantages liés à la fabrica- tion des pièces moulées 12 s'appliquent également à la fabrica- tion de ces pièces moulées. REVENDIQATIONS 1. Gaine réfractaire, formée de pièces moulées isolantes, pour des éléments verticaux de support, et notamment des mon- tants tubulaires, dans des fours de traitement thermique, en particulier des fours poussants et des fours à poutre mobile à foyer inférieur, se composant d'une couche interne, faite d'un revêtement isolant fibreux réfractaire enveloppant les éléments de support et d'une couehe externe qui entoure celle- ci et qui est composée de pièces moulées réfractaires, de 10. même hauteur d'une extrémité à l'autre, en prise mutuelle par emboitement, caractérisée en ce que les pièces moulées (12) ne comprennent que des pièces d'angle à ailes égales (1, 2), présentant des longueurs différentes de leurs ailes, et des pièces intermédiaires droites en forme de plaques (3, 4) de différentes largeurs, en ce que toutes les pièces moulées (12) présentent des rainures (7) sur deux surfaces latérales adjacentes perpendiculaires (5, 6) et des languettes (14) Sur les deux autres surfaces latérales adjacentes perpendiculaires (8, 9), et en ce que la couche interne est formée de plaques isolantes ajustées, planes et pratiquement rigides (11). 2. Gaine selon la revendication 1, caractérisée en ce que les pièces moulées (12) comprennent des pièces d'angle (1, 2) pré- sentant seulement deux longueurs d'ailes différentes. 3. Gaine selon la revendication 2, caractérisée en ce qu'elle comprend des pièces intermédiaires (3) dont la largeur est égale au double de la différence des longueurs d'ailes des pièces d'angle (1, 2). 4. Gaine selon la revendication 3, caractérisée en ce qu'elle comprend des pièces intermédiaires (4) dont la largeur est égale à un multiple entier du double de la différence des lon- gueurs d'ailes des pièces d'angle (1, 2). 5. Gaine selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que les pièces moulées (12) présentent, du c8té intérieur, des nervures longitudinales (13) pour le maintien à distance des plaques isolantes (11). 6. Gaine selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que les pièces d'angle (1, 2) présentent des angles arrondis à l'intérieur et à l'extérieur. 7. Gaine selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, comportant une coiffe supérieure de recouvrement en forme de toit qui fait saillie sur les pièces moulées situées au-dessous, s'étend jusqu'à proximité de l'élément de support et est composée de pièces moulées, caractérisée en ce que les pièces moulées de la coiffe de recouvrement (20) sont réalisées sous forme de pièces d'angle à ailes égales (21) et, le cas éché-- ant, de pièces intermédiaires droites, et en ce que ces pièces moulées présentent, du c8té inférieur, un évidement (25) qui recouvre par emboitement la partie supérieure des pièces mou- lées (12) de la gaine de l'élément de support. 8. Gaine selon la revendication 7, caractérisée en ce que les pièces moulées de la coiffe de recouvrement (20) sont réalisées en forme d'escalier au niveau de leurs surfaces latérales, avec des saillies et des retraits (23, 24) en prise mutuelle par emboîtement (avec crochetage).