La présente invention concerne un procédé et une installa'- tion pour la régénération en vue d'un nouvel emploi de masses bitumineuses qui résultent, comme déchets, de réparations partielles de revetements bitumineux défectueux de rues, et analogues. le traitement de régénération de blocs d'asphalte coulés est connu en soi. Dans ce cas, le mélange d'asphalte obtenu en morceaux, généralement par l'enlèvement du revetement est fourni au traitement dans une proportion allant jusqu'à 20 %, en règle générale, après écoulement d'un tiers ou de la moitié du temps de cuisson. Ce procédé de réutilisation est limité cependant, en général, à la démolition de chapes, c'est-à-dire à la démolition de revetements intérieurs. Des exceptions à cette règle générale, notamment dans le cas de réparations de rues de villes, d2emplacements de stationnement, de parkings, etc..., c'est-à-dire dans le cas d'asphalte coulé avec une proportion relativement faible de fragments, sont encore possibles. Une récupération d'un revêtement de rue défectueux, notamment à base d'asphalte cylindré ,ou analogue, dans laquelle, lors du fraisage d'égalisation de surface, se produit un déchet dans une proportion de 60 à 70 % de la quantité de couche de revêtement d'origine, n'a pas été pratiquée jusqu'à ce jour, ni meme connue par des essais le déchet résultant de l'opération de fraisage, essentiellement sous forme de grains grossiers, est constitué, comme le montre l'expérience, par des éléments du mélange bitumineux de plus grande valeur, et il ne doit pas être considéré, du point de vue économique, comme une perte supplémentaire nécessairement ac captée. Cette considération est d'autant plus importante que la matière mélangée à enlever conserve encore la chaleur qui lui a été fournie pour sa plastification nécessaire avant le fraisage d'enlèvement, et elle ne restitue-cette chaleur que lentement sous-forme d'une perte totale. Etant donné la proportion des réparations partielles de revêtements bitumineux de rues, comparée avec les travaux de remplacement total de la chaussée, pour des raisons économiques, mais également techniques, le plan d'ensemble de la route n'admettant pas une élévation d'au moins un centimètre tous les deux ou trois ans, on doit porter le plus grand intérêt à la réutilisation des masses bitumineuses résultant de ces travaux de réparation par fraisage. Bien entendu, il est nécessaire de tenir compte du fait qu'il serait onéreux d'entreprendre de reconstituer toutes les surfaces extérieures des déchets, conformément à leur granulométrie d'origine pour les activer à nouveau. l'invention a, par conséquent, pour but de créer un procédé permettant la réutilisation de revêtements bitumineux, originairement compactés, mais dissociés, et notamment enlevés par fraisage de la. chaussée, qui se présentent sous forme friable ou d'agglomérats granuleux, ou en morceaux, et d'activer à nouveau cette matière en utilisant la chaleur encore contenue pour les transformer en un mélange rénové, capable d'être mis en oeuvre. En vue de maintenir le besoin de chaleur à fournir dans des limites raisonnables, il importe de ne pas exiger pour ce mélange régénéré, une qualité égale à celle du produit d'origine. le mélange régénéré doit simplement convenir pour des buts d'infrastructure et de renforcement de trottoirs. l'invention s'détend également à une installation pour la mise en application du procédé proposé. Le procédé conforme à l'invention est caractérisé en ce que la matière de revêtement bitumineuse récupérée, qui avait été primitivement compactée, est recueillie par un organe de transport sous sa forme friable, granuleuse et agglomérée en morceaux, est pesée en continu et amenée à un séchoir à tambour, dans lequel on lui ajoute 0,5 à 5 % de produit liant bitumineux fluide à froid ou à chaud, rapporté au poids de matière, ce mélange étant ensuite malaxé et mélangé dans une opération ultérieure, un apport de chaleur étant effectué seulement dans une mesure telle, qu'en dépendance des propriétés du liant, se réalise un enrobage de la matière sans dissociation complète des parties agglomérées. En ce qui concerne l'apport de chaleur nécessaire, il est extrêmement avantageux, pour l'application du procédé de l'invention, que la réception de la matière bitumineuse ait lieu directement après son enlèvement, progressivement en accord avec ltavancement du dispositif d'enlèvement de la chaussée. Grâce à ce procédé, on obtient, en conservant les agglomérats non détruits dans leur texture, que l'addition de produit liant se limite seulement à la quantité correspondant à la surface spécifique de la matière, laquelle, malgré la granulation partielle causée par l'opération de fraisage, est cependant nettement inférieure à celle basée sur un mélange préparé. Entant donné que les agglomérats n'ont besoin, pour créer de nouvelles liaisons, d'être chauffés que pour permettre une répartition du liant sur la surface extérieure, dans le cadre du passage progressif à travers le tambour de séchage, on réalise également une économie importante sur les frais dekombustible. En vue d' éviter une surchauffe et un craquage éventuel du produit liant, il est recommandé de diriger la matière à travers le tambour de séchage, en un courant parallèle à celui des gaz chauds. Le dispositif pour la mise en application du procédé cidessus est caractérisé en ce qu'il comprend, sous la forme d'une unité de transport, le tambour de séchage, la bascule de pesée continue, un récipient de réserve de produit liant pouvant entre chauffé, un dispositif de dosage de liant avec organe à buse d'injection dans le tambour, et des agrégats d'entratnement. Cette unité peut être destinée à être tractée ou poussée, ou Outre automotrice, un dispositif transporteur étant raccordé de manière démontable, réglable en hauteur et latéralement, respectivement sur le coté d'entrée et sur le côté de sortie de la matière. Les agrégats pour l'addition et le dosage du liant peuvent être entraînés mécaniquement, ou hydrauliquement, ou pneumatiquement, ou en combinaison de ces moyens, et le débit du dosage de liant est dépendant d'un réglage préalable de base choisi et de l'amplitude de déviation de pesée de la bascule de pesée continue. Grâce à la disposition conjuguée de la machine à fraiser et du tambour de séchage, on obtient que la matière enlevée du sol parvient, sans perte importante de chaleur, à l'état échauffé dans le tambour, où elle reçoit une proportion de liant pré-réglée, en quantité dépendante du résultat de la pesée continue, et où elle est mélangée, puis dans une opération ultérieure, malaxée. le dispositif réglable en hauteur et latéralement, c'est à-dire pivotant, pour la réception de la matière brute, et le dispositif de transport de sortie pivotant, permettant une variation du domaine de réception, ainsi qu'un transport direct de la matière régénérée vers le lieu d'emploi, et le chargement de véhicules de transport. En vue d'éviter une surchauffe du tambour tubulaire par insuffisance d'approvisionnement, il est préférable de prévoir, au moyen d'un autre organe transmettant 1' ampleur de déviation de la bascule, une régulation du débit du brûleur à huile ou à gaz, en dépendance de cette déviation de pesée. Il est entendu que la déconnexion totale du brûleur ne doit se produire qu'après constatation dtun retard déterminé dans l'approvisionnement en matière. Etant donné, comme il a été dit, que des avantages techniques de procédé sont obtenus lorsque la matière circule à courant parallèle avec les gaz chauds à travers le tambour de séchage, il est prévu que la bascule à pesée en continu est articulée sur la paroi du bradeur, et en fait, au-dessous du briseur. Enfin, il est recommandé que, pour les moteurs d'entraine- ment pour le tambour, pour la bascule continue, et pour la pompe de dosage de produit liant, sont prévus des moteurs hydrauliques, auxquels la quantité d'huile nécessaire pour le régime à chaque instant est amenée à partir d'une pompe hydraulique centrale par l'intermédiaire de distributeurs et de soupapes de réglage. En résumé, on constate que la solution conforme à l'invention du problème posé, répond pleinement à ce problème. Le procédé de l'invention et l'installation pour sa mise en application apportent une contribution précieuse à 11 entretien économique du réseau des rues à chaussée bituminée. La description ci-après se rapporte à un exemple non limitatif de réalisation de l'invention, avec référence au dessin joint. Ce dessin montre une représentation simplifiée d'une vue en élévation latérale d'un appareil de traitement déplaçable, dont l'avancement s'effectue en direction de la flèche V et auquel est amenée, en direction de la flèche A, la matière provenant de la couche de revetement bitumineuse fraisée ou arrachée d'autre manière, pour entre mélangée dans un tambour sécheur avec un produit liant bi tumineux, pour quitter le dispositif sous forme de mélange régénéré en direction de la flèche B. te tambour de séchage est équipé ici avec un chauffage à huile, en vue d'apporter de la chaleur, en dépendance de la qualité du liant utilisé ou du type de liant. Le tambour de séchage chauffé à courant parallèle repose avec son tuyau 1, par l'intermédiaire d'anneaux rotatifs 2, 3, d'une paire de galets de pression 4, 5, sur l'infrastructure 6, 7 du châssis 8, et il débouche par ses extrémités dans la chambre de paroi frontale 9 et dans la chambre de sortie 10, ces deux chambres étant également reliées rigidement au châssis, le tambour étant entrainé par un moteur 21. La chambre de paroi frontale 9 porte le brûleur 11, et elle est pourvue d'une ouverture à travers laquelle débouche 11 extrémité de la bascule à bande transporteuse 12. La bascule 12 est articulée sur le bloc de palier 13.La déviation de la bascule est prélevée au point 14 et est transmise sur un indicateur de grandeur de mesure 1 5. Cet indicateur 15 détermine, en tenant compte de la valeur de réglage d'un organe réglable non représenté, la vitesse de rotation de l'entraînement 16 pour la pompe de dosage 17. Comme mentionné, la grandeur de mesure constatée à l'indicateur 15 peut servir également de grandeur de commande pour le réglage du bru leur 11. Le produit liant est aspiré à partir du réservoir bien isolé, par la pompe 17 montée dans le réservoir et est amené par la conduite 19, à travers la chambre de sortie 10, par l'intermédiaire de la buse 20, dans le tambour de séchage. La quantité transportée est dépendante de la déviation de la bascule à bande 12, c7est-à-dire de la quantité de matière circulant et du réglage préalable de la proportion du liant. La matière brute à traiter est transportée sur la bascule à bande 12, par la bande transporteuse 22, qui est articulée à pivotement sur le bloc de palier 23 fixé sur le oadre de support du réservoir 18. En vue de protéger la bascule à bande 12 contre les influences de la température, il est recommandé de protéger la partie faisant saillie dans le tambour par une tôle isolante de la chaleur 24 qui lui est adjointes La matière traitée quitte le tambour de séchage par la sortie d'écoulement 25, qui la transmet sur une bande transporteuse tournante et pivotable 26, qui est raccordée à la chambre de paroi arrière 10, par 11 intermédiaire du bloc de palier rotatif 27. En vue de compenser les pertes de température du réservoir à bitume, est prévu un échangeur de chaleur 28 de type de construction connu, dans lequel le liquide porteur de chaleur est réchauffé par les gaz de sortie. Be montage proposé du réservoir 29 de liquide porteur de chaleur dans l'échappement des gaz 30 peut bien entendu être remplacé par tout autre dispositif ou mesure convenable. Pour prendre un exemple, le montage d'un échangeur de chaleur chauffé séparément est également toujours possible. Les appareils du commerce dont on dispose actuellement présentent des grandeurs de construction suffisamment réduites pour qu'ils puissent être disposés sans autre mesure sur le châssis de véhicule de transport. Il y a lieu de décider, le cas échéant, si un exhausteur 31 est nécessaire. Lors d'utilisation de petits brûleurs, tels qu'ils sont habituels, par exemple, dans la technique de chauffage, on peut renoncer à la disposition supplémentaire d'un tel appareil. En vue d'obtenir une indépendance aussi grande que possible pour le dispositif, il est recommandé d'équiper celui-ci avec une unité centrale de puissance, c'est-à-dire un moteur à combustion interne, qui entraîne pour sa part, une pompe hydraulique 33 Cette pompe hydraulique 33 déplace le liquide dans un distributeur 34, auquel sont raccordés les divers moteurs dssentrainement, en tenant compte des mesures usuelles, notamment avec interposition dsorganes de régulation. Bien entendu, l'invention ntest pas limitée aux exemples décrits et représentés. Diverses variantes et modifications restent possibles, sans sortir pour autant du domaine de protection de l'invention. -REVENDICÂTIONS- 1. Procédé pour la régénération de matières bitumineuses produites comme déchets dans les réparations partielles de revete- ments bitumineux de chaussées, caractérisé en ce que la matière de revêtement bitumineux récupérée, qui avait été primitivement compactée, est recueillie par un organe de transport sous sa forme friable, granuleuse ou agglomérée en morceaux, est pesée en continu et amenée à un séchoir à tambour, dans lequel on lui ajoute O,5à 5 % de produit liant bitumineux fluide à froid ou à chaud, rapporté au poids de matière, ce mélange étant ensuite malaxé, un apport de chaleur étant effectué seulement dans une mesure telle que, en dépendance des propriétés du liant, est réalisé un enrobage de la matière sans dissociation complète des parties agglomérées. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la réception de la matière bitumineuse a lieu directement après sa séparation de la chaussée, progressivement avec l'avancement du dispositif de séparation. 3. Procédé suivant ltune quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la matière est dirigée à courant parallèle avec les gaz chauds à travers le tambour de séchage. 4. Installation pour la mise en application du procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce qu' elle est une unité autonome de transport formée par le tambour de séchage, la bascule de pesée continue, un réservoir de réserve de produit liant pouvant être chauffé, une installation de dosage de liant avec un dispositif à buse d1 injection dans le tambour, et des agrégats d'entratnement, cette unité pouvant entre tractée ou poussée ou déplaçable par eLle-meme, un dispositif de transport étant raccordé de manière démontable, réglable en hauteur et latéralement, au côté d'entrée et au côté de sortie de l'installation, les agrégats pour l'addition et le dosage du liant étant entraînés mécaniquement et/ou hydraullquement, et/ou pneumatiquement, ou en combinaison, et le débit du liant étant en dépendance d'une grandeur fondamentale pré-choisie, et de la déviation de la bascule de pesée continue. 5. Installation suivant la revendication 4, caractérisée en ce que le débit du brûleur à huile ou à gaz est réglable par un autre moyen transmettant la déviation de la bascule. 6. Installation suivant l'une quelconque des revendications 4 et 5, caractérisée en ce que la bascule continue est articulée sur la paroi du brûleur, et en réalité, au-dessous de celui-ci. 7. Installation suivant l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisée en ce que, comme moteurs dt 'entrainement pour le tambour, la bascule continue et la pompe de dosage de liant, sont prévus des moteurs hydrauliques, auxquels la quantité d'huile nécessaire est amenée par une pompe hydraulique centrale, par l'intermé- diaire de distributeurs et soupapes de réglage.