149Ô1 1 2086396 Dans la demande de brevet déposée aux Etats-Unis d'Amérique par la Société demanderesse sous le n° 5 296, en date du 23 janvier 1970, et ayant pour titre "Procédé pour la construction de bâtiments de hauteur élevée 5 formée par des éléments modulaires", on a indiqué certains facteurs qui montrent la nécessité de nouveaux procédés perfectionnés de construction des bâtiments. On a montré combien il était inefficace de construire des bâtiments essentiellement par les mêmes procédés que ceux qui étaient mis en oeuvre il y a plus de cinquante ans, et on a indiqué que la plupart des inconvénient des procédés actuels de construction peuvent être supprimés par la fabrication en usine de modules qui sont assemblés rapidement en ensembles complets sur le site du bâtiment. On a également indiqué, dans cette demande de brevet antérieure, les diverses 15 raisons pour lesquelles la construction modulaire a été limitée jusqu'à présent à des bâtiments complets ne comportant qu'un très petit nombre d'étages en hauteur, alors qu'il existe un besoin réel pour l'adaptation du concept de base de la construction modulaire des bâtiments à des ensembles de grande hauteur 20 et, dans la demande de brevet précitée, on a décrit un nouveau procédé pour la construction de bâtiments de grande hauteur pouvant comporter, à volonté, jusqu'à vingt étages ou même un plus grand nombre. Bans le procédé décrit dans le présent mémoire, le bâtiment est construit d'abord par l'assemblage des modu-25 les qui constituent l'étage supérieur, puis tout l'étage supérieur est levé jusqu'au niveau du second étage, et à ce moment, des modules supplémentaires sont introduits, à des intervalles espacés, en dessous de ceux qui constituent l'étage supérieur, puis les deux étages supérieurs sont levés de la hauteur d'un 50 autre étage, et ainsi de suite jusqu'à achèvement du bâtiment. Dans la demande de brevet déposée- également par la Société demanderesse aux Etats-Unis d'Amérique sous le n° 5 281 en date du 23 janvier 1970, on a décrit un ensemble modulaire type, destiné à être utilisé pour la construction d'un 55 bâtiment conformément au procédé de la demande de brevet précitée déposée aux Etats-Unis d'Amérique sous le n° 5 296. Dans les deux demandes de brevet précitées, on décrit une combinaison d'une structure de support et de moyens de levage par vérins qui est capable de lever un module placé - 40 sur elle, et comme on le voit d'après la description de la demande 71 14981 2 2086396 de brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 5 296 précitée, la capacité des moyens de levage doit être suffisante pour qu'ils soient capables, en fait, de supporter et de lever le poids de plusieurs modules et non d'un seul, c'est-à-dire le poids de modules dont 5 le nombre est le double du nombre d'étages du bâtiment. La présente demande concerne particulièrement la réalisation et la disposition des éléments de la combinaison constituée par la structure de support et par les moyens de levage. La présente invention concerne la combinaison 30 d'un dispositif de support et d'un moyen de levage, destinée à lever un ou plusieurs modules d'un bâtiment d'au moins la hauteur d'un étage de ce dernier. Le moyen de levage comprend un dispositif de support rigide renforcé d'une manière appropriée ainsi que plusieurs poutres en treillis mobiles dont des par-15 ties supportent réellement la charge des modules qui sont placés sur elles. La combinaison comporte plusieurs vérins, une partie de chacun de ces vérins étant fixée à la structure fixe et une autre partie étant fixée de préférence, au sommet de l'une des poutres mobiles. Du fait de cette disposition, les charges oppo-20 sées qui sont constituées respectivement par le poids des modules montés au sommet des poutres mobiles et les forces orientées vers le haut, exercées par les vérins,sont toutes concentrées le long des parties supérieures des supports mobiles, et les divers éléments de support et de renforcement qui constituent le reste 25 des poutres en treillis mobiles ne subissent que très peu d'effort. En conséquence, les divers croisillons de renfort et support qui constituent le reste de chaque poutre mobile peuvent supporter facilement les charges extrêmement importantes qui peuvent être imposées aux moyens combinés de support et de 30 levage par la force du vent. Les moyens combinés de support et de levage de l'invention comprend, de plus, un dispositif qui constitue un support de sécurité de la charge portée et levée dans le cas d'une défaillance de l'installation hydraulique. Comme on le 35 verra, un ensemble asservi de vérin à vis ne supporte aucune partie importante de la charge d'un module quelconque, mais il est toujours prêt à supporter la charge au cas où l'un quelconque des vérins est défaillant. Il convient de se rendre compte que les dimen-40 sions et le poids des modules mis en oeuvre pour la construc- 71 14981 3 2086396 tion d'un bâtiment de grande hauteur sont considérables et qu'en conséquence, l'une des difficultés soulevées par la construction d'un bâtiment de grande hauteur avec de tels modules réside dans la mise en place de chaque module dans sa position voulue par 5 rapport aux autres modules, de manière qu'ils puissent être reliés ensemble afin de former un ensemble solidaire constituant un étage du bâtiment. En conséquence, on prévoit dans la présente invention une structure de support qui peut être placée à l'extérieur de la fondation du bâtiment et qui supporte plusieurs 10 rails ou voies sur lesquels chaque module peut être placé. De préférence, chaque module est équipé de plusieurs roues de support qui donnent la possibilité au module, lorsqu'il est placé sur l'ensemble de support précité, d'être roulé pour être mis en place au sommet de l'un des ensembles de moyens de support et de 15 levage combinés. A titre d'exemple, on-a décrit ci-dessous et représenté aux dessins annexés plusieurs formes de réalisation de l'appareil selon l'invention. la figure 1 est une vue en élévation des moyens 20 de support et de levage combinés de l'invention et elle représente les poutres en treillis mobiles partiellement levées par rapport au support fixe. La figure 2 est. une vue d'extrémité de l'appareil de la figure 1. 25 la figure 3 est une vue en plan suivant 3-3 de la figure 2. figure 3. La figure 4 est une coupe suivant 4-4 de la La figure 5 est une coupe de détail représen-30 tant la disposition dea éléments du dispositif asservi à vérin à vis de l'invention, suivant la ligne 5-5 de la figure 6. La figure 5A est une coupe de détail, suivant 5A-5A de la figure 6. - La figure 5B est une coupe de détail d'une 35 variante du dispositif asservi de vérin à vis, analogue à la figure 5. La figure 5C est une coupe de détail suivant 5C-5C de la figure 5B. La figure 6 est une coupe de détail représen-40 tant le mode de jonction du manchon du dispositif de levage 71 14981 4 2086396 auxiliaire ou asservi et de la vis du vérin. La figure 7 est une vue en plan d'une structure de support mobile destinée à faciliter la mise en place d'un module à la position voulue au-dessus de l'un des ensembles de 5 support et de levage de l'invention. La figure 8 est une élévation de la structure de support mobile de la figure 7. La figure 9 est une vue d'extrémité de l'appareil de la figure 7 et elle montre comment un module type est 10 supporté par la structure de support mobile. La figure 10 est une élévation de l'appareil de la figure 9 et elle représente le module ainsi que les roues qui y sont fixées, supportées par les rails du support de la figure 7. 15 La figure 11 est une coupe d'une variante d'appareil de levage qui peut être utilisée à chaque coin de l'appareil de support et de levage des modules. La figure 12 est une vue en plan de la variante de la figure 11. 20 La figure 1 est une vue en élévation d'un exemple des moyens de support et de levage d'un module de la présente invention et la figure 2 est une vue d'extrémité du même appareil. On voit, sur les figures 1 et 2, que l'appareil a la forme générale d'un parallélépipède rectangulaire qui com-25 prend en fait deux paires de poutres en treillis de support fixes et rigides 10, 11 et 12, 13. Entre les poutres de chaque paire est disposée une poutre en treillis mobile, la poutre mobile 14 par exemple étant disposée entre les poutres fixes 10 et 11, et la poutre mobixe 15 entre les poutres en treillis 30 fixes 12 et 13. Chaque paire de poutres en treillis fixes constitue un dispositif de guidage et de support pour la poutre mobile associée, comme on le verra plus complètement ci-après. Chaque poutre en treillis fixe comprend, à chaque extrémité, une colonne constituée par une poutre en I, 35 telle que les poutres 16 et 17 en I de la figure 1 pour la poutre fixe 10. Les poutres 16 et 17 en I sont reliées par une semelle supérieure 18 et par une semelle inférieure 19, les semelles supérieure et inférieure étant boulonnées ou soudées aux poutres 16 et 17 en I correspondantes. Chaque poutre 16 et 17 40 en I, est également soudée à plaque de support inférieure 14981 5 2086396 désignée par 20 pour la poutre 16 et par 21 pour la poutre 17. Ces plaques aident à relier les poutres en I des poutres en treillis fixes aux coins respectifs, et constituent également des dispositifs qui fixent rigidement la totalité de la structu-5 re à la fondation qui est représentée schématiquement sur la figure 10 Chaque poutre en treillis comporte plusieurs éléments de renforcement en diagonale ou croisillons afin de constituer une structure rigide. C'est ainsi que les éléments de renforcement en diagonale 22 et 23 relient les semelles supérieure et 10 inférieure 18 et 19 sur la moitié gauche de la poutre fixe 10 qu'on voit sur la figure 1, et de même des éléments de renforcement en diagonale 24 et 25 relient les mêmes semelles supérieure et inférieure 18 et 19 sur la moitié droite de la poutre fixe 10. les éléments de renforcement en diagonale de chaque paire 15 sont réunis à leur intersection par un dispositif de fixation approprié, tel qu'un boulon ou un rivet 26 qui relie les éléments 24 et 25 à leur intersection. De plus, les semelles supérieure et inférieure 18 et 19 sont reliées par un élément de renforcement vertical 27 qui est disposé à la moitié de la longueur de 20 la poutre fixe 10. Sur la figure 1, la poutre mobile 14 est représentée en trait plein à sa position de retrait complet et elle est représentée en pointillés à une position de lévage partiel. On voit également, sur la figure 1, que plusieurs 25 vérins sont disposés à chaque coin du moyen de support et de levage, deux de ces vérins 28 et 29 sont représentés à l'extrémité gauche de la structure de 'la figure 1, et deux autres vérins semblables, 31a et 31b, sont représentés à son extrémité droite. 30 Les figures 2 et 3 représentent particulière ment le mode d'assemblage des divers éléments de contruction qui constituent un support de coin-des moyens de support et de levage combinés de l'invention. C'est ainsi que les poutres 10 et 11 en I en forme de colonnes, qu'on voit sur la figure 2, 25 sont également représentées eh plan et en coupe sur la figure 3, et on voit, de plus, qu'elles sont reliées à des intervalles sur leur longueur par des armatures espacées 35 dont chacune est soit Scudée, soit boulonnée sur les ailes des pou.tres en I respectives. L'espacement entre les âmes 36 et 37 des poutres 40 io et 11 en I est choisi de manière à n'être que très légèrement 71 14981 6 2086396 supérieur à la largeur des ailes 38, 38' de la poutre en I 9 qui fait partie de la poutre mobile 14, Une plaque de support 39 soudée au sommet de la poutre 9 en I est reliée directement à des barres 40 et 41 qui prolongent les pistons de-? vérins hydrauliques 31a et 3ld qu'on voit tous les deux sur les figures 3 et 5 4. L'extrémité supérieure de chaque barre 40 ou 41 est de diamètre réduit et elle est filetée, La partie filetée passe par une ouverture correspondante de la plaque 49, de sorte que cette dernière est supportée par les épaulements formés sur les barres 40, ^ 41» Les écrous 67 et 68 sont vissés sur les extrémités filetées des barres 40, 41» La figure 2 montre également la manière suivant laquelle les paires de poutres 6 sont reliées l'une à l'autre par des éléments de renfort transversaux horizontaux 42, 43, , _ et 44, ainsi que par des éléments de renforcement transversaux disposés en diagonale, dont deux, 45 et 46, sont relies par soudage aux poutres en I opposées, 11 et 12, sur la moitié supérieure de ces éléments, des éléments de renforcement transversaux en diagonale semblables 47 et 48 étant disposés entre les mêmes poutres en I, 11 et 12, sur la moitié inférieure de ces éléments. De préférence, les éléments 45 et 46 sont fixés l'un à l'autre à leur intersection par un boulon ou rivet approprié 49 et une jonction semblable est réalisée par un boulon 50 ou un dispositif analogue afin de relier les deux éléments transver-saux 47 et 48. Gomme on le voit sur la figure 3, les deux poutres 10 et 11 en I portent des cornières 51, 52„ Une aile de chacune d'elles est soudée sur l'une des âmes 36 ou 37 de l'une des poutres en I, et son autre aile constitue un support coulis-sant pour l'aile 38 de la poutre 9, en I, qui fait partie de la poutre mobile 14. Des supports coulissants pour l'autre aile 38' de la poutre 9, en I, sont constitués par des éléments 58 soudés, de préférence, à l'intérieur d'une aile de chacune des poutres 10 et 11, en I. jç- On notera sur la figure 2 que les divers vé rins hydrauliques sont tous supportés par des plates-formes appropriées, telles que la plate-forme 53 qui supporte le vérin 31b. Une telle plate-forme peut être prévue lorsque la longueur d'un vérin disponible n'est pas exactement égale, lorsque le vé-rin est contracté, à la hauteur prévue pour 1* poutre en 71 14981 7 2086396 treillis fixe. Dans la demande de "brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 5 281 précitée, on a décrit un exemple de module pour un bâtiment de grande hauteur et on a montré que, de préférence, un 5 tel module comporte à chaque extrémité deux poutres en I, en forme de colonnes, qui sont disposées sur toute la hauteur du module. les dimensions de l'appareil de support et de levage de la présente invention sont telles, par rapport aux dimensions du module, que chaque plaque de support 39 est disposée de manière 10 à être placée exactement en dessous de l'une des poutres en I en forme de colonne du module, lorsque ce dernier est placé d'une manière appropriée sur le moyen de support et de levage de l'invention. Cette conception est illustrée clairement sur la figure 2. Sur cette figure, le module est représenté schématique-15 ment en 55, et deux poutres en I en forme de colonnes, 56 et 57, de chaque module sont représentées comme étant disposées directement au dessus des plaques de support respectives 39 et 39'. Il va de soi que la longueur du moyen de support et de levage de la présente invention qu'on voit sur la figure 1, est telle, par 20 rapport à la longueur du module que les deux autres poutres en I en forme de colonnes de l'extrémité éloignée du module sont disposées de la même manière, directement au-dessus des plaques de support 39 de ladite extrémité éloignée. Il est, bien entendu, possible de disposer un seul 25 vérin hydraulique à chaque coin de l'appareil de support et de levage de l'invention. Cependant» il convient de se souvenir que les charges qui doivent être levées sont importantes et, en conséquence, on estime qu'il est préférable, du point de vue de l'économie, de prévoir plusieurs vérins hydrauliques à chaque coin 30 de la structure plutôt qu'un seul vérin. C'est pour cette raison que la figure 2 représente quatre vérins hydrauliques 31a-3ld. Les figures 3 et 4 montrent également le mode de jonction et de fixation des vérins sur les poutres fixes et mobiles. Plus particulièrement, l'extrémité supérieure de chaque 35 vérin comporte un collier 60 qui est fixé au cylindre du vérin, et les colliers des deux vérins situés de chaque côté de la poutre mobile sont reliés rigidement par des cornières 61 qui, elles -mêmes, sont réunies par des boulons 62 et des écrous associés 63. Une cornière 64 semblable est disposée le long du bord inté-40 rieur des deux vérins hydrauliques voisins, c'est-à-dire à pro 1 14981 8 2086396 ximité de l'âme 36 de la poutre 10, en I, de manière à faciliter la jonction des deux vérins 31c et 31d et également de manière à les monter rigidement sur l'aile 36 par des boulons 65 et des écrous 660 5 II est à noter particulièrement que les extrémités inférieures des divers vérins portent directement sur les plaques de base 20, 21 etc., (voir figure 1), et que l'extrémité supérieure de la partie extensible de chaque vérin est reliée directement à une plaque 39 soudée à l'extrémité supérieure 10 d'une poutre 9, en I, de la poutre en treillis mobile 14. On voit que, du fait de cette disposition, lorsqu'un module est levé par l'appareil de l'invention, la force orientée vers le bas qu'exerce son poids est transmise directement aux diverses plaques 39 et que la force orientée vers le haut des divers vérins est 15 également dirigée vers les plaques 39, mais en sens opposé, de sorte qu'à peu près aucune partie de la charge du module n'est supportée par les poutres en I en forme de colonnes 9, qui font partie de la poutre mobile 14, ni par les divers composants qui constituent les éléments de support des poutres fixes. En consé-20 quence, le poids du module n'exerce que relativement peu d'effort dirigé vers le bas sur les divers éléments de support, à la fois des poutres fixes et mobiles qui, en conséquence, sont capables de remplir leur fonction principale qui est de résister aux moments de flexion qui peuvent être dus particulièrement 25 aux forces du vent qui s'exercent contre le bâtiment pendant sa construction. Seules des tolérances de dimensions très faibles sont prévues entre la poutre 9, en I, et l'espace ménagé pour cette poutre entre les poutres en treillis fixes, de sorte qu'un mouvement de coulissement effectif peut s'effectuer faci-30 lement entre la poutre mobile et les poutres fixes alors qu'une résistance de support exceptionnelle s'oppose aux forces latérales quelconques qui tendent à produire des moments de flexion s'exerçant sur l'appareil de support et de levage<> Pour le levage d'une charge lourde à une hauteur 35 appréciable, il est, bien entendu, particulièrement important de s'assurer que même en cas de défaillance d'un élément quelconque de l'ensemble, la charge continue à être supportée d'une manière appropriée. C'èst pour cette raison que l'appareil de support et de levage de l'invention comporte un ensemble mécani-40 que asservi, qui, bien que n'étant pas capable de lever une 1 1498 "t 9 2086396 charge lourde, telle qu'un module, est cependant tout à fait capable de supporter la pleine charge imposée à l'appareil de support et de levage, en cas d'une défaillance de l'un quelconque des vérins ou d'une combinaison quelconque de ceux-ci. 5 Cet appareil asservi est représenté schématiquement sur les figures 3 et 4 par la référence numérique 70 qui indique une vis de support de la charge. Il convient de noter que cette vis de support est disposée directement au centre de l'ensemble de support, à l'un des coins de l'appareil de support et de levage 10 de l'invention. C'est ainsi que la vis de support 70 est alignée sur l'âme de la poutre 9 en I de la poutre mobile et qu'elle est également disposée symétriquement par rapport aux quatre vérins hydrauliques 31a-31d. Du fait du support central qu'elle constitue ainsi, la vis de support unique 70 peut supporter 15 complètement la charge dans le cas d'une défaillance de l'appareil de levage hydraulique, sans que des moments de flexion appréciables quelconques ne soient appliqués aux composants de la structure de support d'un coin lorsque la vis de support 70 est appelée à supporter la totalité de la charge. De telles 20 positions centrales des vis de support 70 sont rendues possibles par le fait qu'il est relativement facile de mettre la poutre 9 en I, à une position dans laquelle elle est décalée par rapport au centre de l'ensemble. On voit ainsi, sur la figure 3, que le centre de gravité de la poutre 9 en I est situé bien en avant 25 même des vérins intérieurs 31a et 31d et bien entendu la raison de cette disposition est le fait que la poutre 9 en I ne supporte en aucun cas la charge des modules du bâtiment, comme on l'a déjà décrit. Les figures 5 et 6 représentent particulièrement 30 le dispositif de support auxiliaire. La vis 70, qui est disposée sensiblement sur toute la hautear de la poutre mobile 14, est fixée à celle-ci.par ses extrémités supérieure et inférieure. Une console 71 supporte l'extrémité supérieure de la vis 70, dont l'extrémité supérieure non filetée tourne librement dans la 35 console. La console 71 est fixée à la poutre mobile par des boulons qui passent par des ouvertures 72 de l'aile de la poutre 9 en I. De même, la vis 70 tourne librement dans une console 73 qui est également fixée à la poutre 9 en I de la 40 poutre en treillis mobile 14. Un moteur 74 de puissance 1 1498'! 10 2086396 relativement faible est en çrise avec l'extrémité inférieure de la vis 70 sur laquelle il exerce constamment un léger couple de rotation pendant une opération de levage. Le couple exercé sur la vis 70 suffit simplement à la faire tourner dans les 5 consoles 71 et 73 et n'est aucunement suffisant pour exercer une force de levage appréciable quelconque sur une charge quelconque supportée par la plaque supérieure 39. La partie supérieure filetée de la vis 70 est vissée sur les filets intérieurs d'une douille ou manchon 10 75 dont la forme en section droite peut être annulaire. Le manchon 75 est supporté par une ossature d'éléments qui sont fixés rigidement aux poutres en I, 10 et 11 faisant partie des poutres en treillis fixes. C'est ainsi qu'une plaque 76 est disposée entre les âmes 36 et 37 des poutres 10 et 11 en I 15 auxquelles elle est soudée et une plaque 77 semblable est également soudée entre les âmes 36 et 37, mais elle est espacée de la plaque 76. Deux plaques supplémentaires 78 et 79 sont soudées entre les plaques transversales 76 et 77, et ensemble, ces auatres plaques 76-79 constituent pour la douille 75 un support 23 résistant et rigide qui peut supporter la charge très importante exercée vers le bas par la vis 70, par l'intermédiaire de la douille 75 sur les éléments précités 76-79. Un support supplémentaire est assuré par deux plaques de jonction 80 et 81 de faible longueur qui sont soudées entre les ailes 82 et 83 des pou-25 très 10 et 11 en I ainsi qu'à la plaque transversale 77. La longueur de la partie filetée de la vis 70 est très légèrement inférieure à la distance entre le bord supérieur 84 de la console 73 et le bord inférieur 85 de la console 71. Lorsque les divers éléments de levage hydrauliques *30 lèvent la charge par des forces orientées vers le haut qui sont exercées contre les surfaces inférieures des diverses plaques 39, le couple constant que le moteur 74 exerce sur la vis 70 fait tourner celle-ci dans la douille 75, de manière à modifier la position axiale de la vis 70 par rapport à la douille, et en 35 conséquence, de manière à permettre à son extrémité supérieure de porter d'une façon continue contre la surface inférieure d'une plaque 39. La vitesse de rotation de la vis 70 dans la douille 75 est suffisante pour assurer qu'à la vitesse maximale de montée de la plaque 39, pendant le fonctionnement du vérin 40 hydraulique, l'extrémité supérieure 86 de la vis 70 peut la 71 14981 ii 2086396 suivre d'une manière appropriée, et en conséquence, qu'elle peut rester en contact avec la surface inférieure de la plaque - 39. En conséquence, en cas d'une défaillance quelconque de l'ensemble de levage hydraulique, la charge supportée par1 les 5 diverses plaques 39 s'exerce alors par les vis 70 sur les douil les 75 et en conséquence par les diverses plaques de support 76-81 sur les poutres 10 et 11 en I des poutres en treillis fixes. Dans les conditions décrites ci-dessus et si 10 on suppose que l'ensemble de levage hydraulique est au repos, on voit que le couple que le moteur 74 exerce continuellement sur la vis 70 a tendance à faire tourner cette dernière, de manière que sa surface supérieure 86 soit en contact avec la surface inférieure de la plaque 39» et qu'en conséquence, il 15 existe un léger intervalle entre la partie filetée inférieure 87 de la vis 70 et la surface supérieure de la console 73, car, comme indiqué précédemment, la longueur de la partie filetée de la vis 70 est légèrement inférieure à la distance entre les surfaces de portée 84 et 85 des consoles 73 et 71. Si cependant 20 pour une raison quelconque, l'appareil de levage hydraulique ne lève pas la plaque 39, il convient de se souvenir que la console 73 s'élève également du fait qu'elle est fixée rigidement, ainsi que la plaque 39, à la poutre en treillis mobile. La console 73 est alors libre de monter avant de venir en con-25 tact avec la surface inférieure 87 des filets de la vis 70 par suite de l'intervalle précité, et lorsque la poutre en treillis mobile effectue ce mouvement de montée, toute la charge est supprimée sur la vis 70 et un léger intervalle apparaît entre sa surface supérieure 86 et la surface inférieure de la plaque 30 39, de sorte que le couple que le moteur 74 exerce sur la vis peut alors faire tourner à nouveau celle-ci par rapport à la douille 75. La vis 70 suit ainsi, à nouveau, le mouvement de montée de la plaque 39 et elle s'arrête dès que son extrémité supérieure vient en contact avec la surface inférieure de la 35 plaque 39, car la force axiale résultante qui s'exerce contre la vis empêche celle-ci d'être tournée par le moteur à faible puissance 74» Un spécialiste se rendra compte facilement que le pas des filets de la vis 70 est choisi, d'une manière délibérée de manière que les filets ne soient que légèrement inclinés, 40 afin que toute charge axiale importante qui s'exerce sur la vis 1 14981 12 2086396 70 ne provoque pas de mouvement de rotation par rapport au manchon 75. L'appareil décrit ci-dessus s'est montré complètement satisfaisant, en particulier lorsque ses divers 5 éléments peuvent être produits économiquement avec des tolérances relativement serrées. 1 lus particulièrement, si une tolérance très serrée peut être prévue pour la poutre 9 en I de la poutre en treillis mobile 14, dans l'espace qui lui est ménagé entre les éléments des poutres en treillis fixes, ces éléments 10 peuvent rester alignés verticalement d'une manière précise pendant le levage de la charge, sans aucune difficulté. Cependant, lorsqu'on utilise des éléments de construction en acier, il arri-ve souvent que leurs dimensions varient et, pour cette raison, il est souvent plus intéressant, en pratique, de prévoir un ajusta-15 ge quelque peu plus libre entre les éléments. Dans ce cas, lorsque le vent exerce une charge sur les modules qui sont levés, il peut par exemple produire un certain défaut d'alignement des éléments pendant l'opération de levage et, on a constaté qu'une certaine gêne peut être apportée à la rotation de la 20 vis de support 70 qui peut être incapable de suivre le mouvement de montée de la poutre en treillis mobile par rapport aux poutres fixes et, en conséquence, de continuer à supporter la plaque 39. Comme on le voit sur la figure 6 si, par exem-25 pie, la vis 70 est contrainte de prendre une position qui est légèrement de biais, il en résulte que son extrémité supérieure 86 vient en contact avec la face inférieure de la plaque 39 le long d'une partie périphérique au lieu de porter directement et fermement par toute sa surface supérieure contre ladite pla-30 que. Dans ce cas, la vis 70 a tendance à tourner d'une manière excentrique autour de son point de contact initial avec la. surface de dessous de la plaque 39. De plus, bien que normalement le poids de la vis 70 soit supporté par la douille 75, il convient de se souvenir que le poids de la vis 70 est considérable 35 et qu'il peut, par exemple, atteindre 455 kg ou plus. En conséquence, une force de friction importante est produite entre les filets de la vis 70 et les filets intérieurs de la douille 75 et cette résistance de friction empêche bien entendu le moteur 74 de faire tourner la vis 70. 40 En conséquence, cette variante de la présente 1 14981 13 2086396 invention concerne un appareil qui permet de supprimer les inconvénients décrits ci-dessus afin de donner la possibilité au moteur de faire tourner facilement la vis 70 dont l'extrémité supérieure reste toujours à proximité immédiate de la surface 5 de dessous de la plaque 39, ou en contact avec celle-ci. Il convient de noter d'abord sur la figure 5B qu'un palier de butée 150 est disposé entre l'extrémité supérieure de la vis 70 et la surface de dessous de la plaque 59. Une broche de localisation 151 passe par l'ouverture de la plaque 10 39 et pénètre, avec un ajustage glissant, dans une ouverture 152 forée dans l'extrémité supérieure de la vis 70. Un ajustage serré est réalisé entre la broche 150 et l'ouverture 152, de manière à assurer une mise en position précise de l'extrémité supérieure de la vis 70 par rapport à la plaque 39, tout en 15 permettant un mouvement relatif entre ces deux éléments dans la direction de l'axe de la vis 70. Ce dispositif permet de fixer la position latéràe de la vis 70 par rapport à la plaque 39 et, en conséquence, la vis ne peut osciller latéralement lorsque le moteur 74 la fait tourner. 20 Au lieu d'une seule douille qui correspond à la douille 75 de la figure 5, la variante de la figure 5B comporte deux douilles 153 et 154 qui toutes les deux, peuvent être rectangulaires en section droite et qui sont juxtaposées, la douille 153 étant disposée au-ciessus de la douille 154 et 25 pouvant être déplacée facilement dans le sens latéral par rapport à la douille inférieure. La vis 70 est vissée dans la douille supérieure 153 de la même manière que dans la douille simple 75 de la figure 5. Cependant, il convient de noter que la douille supérieure 153 de la figure 5B n'est pas fixée rigide-30 ment à la poutre en treillis fixe mais qu'au contraire, elle est libre de se déplacer latéralement en réponse à un mouvement latéral de la vis 70. La douille inférieure 154 est montée autour de la vis 70 avec un ajustage libre et en conséquence elle n'est pas vissée sur celle-ci. La douille inférieure 154 est 35 fixée rigidement à la poutre en treillis fixe, de la même manière que la douille simple 75 de la figure 5 et, en conséquence, elle est supportée par les plaques 76-79 qui sont soudées ou fixées autrement aux poutres en I, 36 et 37, qui font partie des poutres fixes. Gn voit que cette disposition 40 permet à la douille supérieure 153 d'être libre de se déplacer 14981 14 2086396 latéralement lorsque la vis 70 se déplace également latéralement et que ce mouvement latéral est permis par l'ajustage libre de la douille inférieure 154 sur la vis 70. La douille supérieure 153 ne peut tourner lorsque la vis 70 tourne par le fait que sa 5 section droite est rectangulaire et que ses dimensions l'empêchent de tourner dans l'espace rectangulaire qui est ménagé pour elle entre les âmes et les ailes des poutres en I, 36 et 37. En même temps, la charge axiale que la vis 70 exerce sur la douille supérieure 153 est supportée par la douille fixe 154. Cette dis-10 position tend à empêcher tout grippage de la vis par rapport à 1"? douille alors qu'un tel grippage peut se produire dans le mode de réalisation de la figure 5. Dans une autre variante, le poids de la vis 70 est supporté par un ressort hélicoïdal. Cette disposition a pour but 15 de réduire les forces de friction entre la vis 70 et la douille 153. Dans ce but, un tuyau 156 autour duquel est placé un ressort de compression hélicoïdal 157 est introduit dans un alésage longitudinal 155 de l'extrémité inférieure de la vis 70. Le tuyau 156 est soudé ou fixé autrement à une plaque circulaire 158. 20 La plaque 158 peut tourner par l'intermédiaire d'un palier de butée 159 sur une plaque de support inférieure 73 qui correspond d'une manière générale à l'élément de support inférieur 73 de la figure 5. Le ressort 157 est choisi de manière que la force orien-25 tée vers le haut qu'il exerce sur la vis 70 se rapproche raisonnablement du poids de cette dernière,de sorte que dans des conditions normales, seule une force minimale est exercée entre les filets de la vis 70 et les filets de la douille supérieure 153. Pour cette raison le moteur 74 fait tourner facilement 3a vis 70 par rapport à la douille 153. 30 Les forces de friction sont réduites entre les plaques 158 et 73 par le palier de butée 159. L'arbre de sortie du moteur 74 est claveté sur la plaoue 158. Pour assurer que la rotation de la plaque 158 se traduit également par la rotation do la vis 70, une ou plusieurs broches de clavetage 160 sont 35 vissées chacune dans une ouverture de la plaque 158 et pénètrent dans une ouverture 161 forée au bas de la vis 70. le -référence chaque broche 160 est montée avec un ajustage glissant dans l'ouverture 161 de manière que la vis 70 puisse se déplacer 3' ;n mouvement axial limité par rapport à la plaque Z3B, tout en 40 continuant à être clavetée positivement * celle-ci. 1 14981 15 2086396 On peut s'attendre à ce que la mise en position très précise d'un module lourd et de grandes dimensions lui permettant d'être relié à d'autres modules déjà en place, soulève des difficultés. En conséquence, la présente invention 5 suivant l'un de ses aspects, concerne un appareil qui facilite considérablement la résolution de ce problème. Les figures 7 et 8 représentent en plan et en élévation, respectivement, un dispositif de support qui est destiné à être placé à l'extérieur de la fondation du bâtiment et dans l'alignement de l'un des 10 moyens de support et de levage déjà décrits. Un module est placé sur le dispositif de support des figures 7 et 8, et ensuite il est roulé le long de celui-ci et sur le somi-i; b du moyen de support et de levage. L'appareil de la figure 7 comprend plusieurs 15 poutres disposées par paires, les poutres en U, 90 et 91, étant par exemple disposées sur un côté de l'appareil de support et les poutres en U 92 et 93 sur son autre côté. Les poutres en U de chaque paire sont supportées et maintenues espacées d'une manière appropriée par des tronçons de faible longueur de poutre 20 en I, 94, dont les ailes respectives sont soudées aux âmes opposées des poutres en U. Un support approprié de la structure est constitué par des éléments de renforcement latéraux 95 qui, de préférence, sont fixés à l'âme 96 de la poutre en U, 92, par des équerres 97 qui peuvent être boulonnées sur l'âme des élé-25 ments transversaux en poutres en I, 95, par des boulons 98 appropriés et qui peuvent être soudés également à l'âme 96 de la poutre en U, 92. De plus, l'ensemble peut comporter des éléments de renforcement transversaux disposés en diagonale, comme on le voit sur la figure 7, et qui sont représentés, par exemple, par 30 les éléments 99 et 100. Comme on le voit sur la figure 9, un rail 101 et 102 respectivement est fixé à l'aile supérieure de chaque élément en U, 92 ou 93, et en section droite sa forme est celle d'un V. A la partie inférieure de chaque module 55 sont 35 fixées plusieurs roues 103 qui peuvent être reliées par un essieu rigide 104 sur lequel repose une poutre longitudinale 105 faisant partie du module, de la manière décrite, par exemple, dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 5 281 précitée. 40 II est envisagé qu'en service, la structure des 71 14981 16 2086396. figures 7 et 8 soit reliée mécaniquement à l'appareil de support et de levage décrit précédemment, de façon que les divers rails qui sont montés sur elle soient alignés sur des rails correspondants 107 qui peuvent être soudés au sommet de la plaque 39 5 faisant partie du moyen de support et de levage. Il est également envisagé que l'appareil des figures 7 et 8 soit disposé de manière à présenter une légère pente inclinée vers le bas et dont le niveau inférieur est situé à son extrémité, lorsque la structure de support est reliée au moyen de support et de 10 levage. De cette manière, lorsqu'un module, tel que celui qu'on voit sur la figure 10, est équipé de roues de support appropriées et qu'il est placé sur l'appareil des figures 7 et 8, il lui est facilement possible de rouler lentement par gravité vers le bas de la structure de support et sur le moyen de levage 15 et de support qu'on voit, par exemple, sur les figurer 1 et 2. L'appareil des figures 7 et 8 peut être ensuite déplacé facilement jusqu'à une position différente, de manière à permettre à un autre module d'être mis en place sur un moyen de support et de levage différent. 20 Le mode de réalisation de l'invention qui vient d'être décrit comprend plusieurs vérins dont la course de chacun doit être au moins égale à la hauteur globale d'un module du bâtiment. Du fait de la course allongée de tous les vérins, il faut en pratique qu'ils fonctionnent tous en même 25 temps pour lever un ou plusieurs modules. Il est évident que lorsque les dimensions du bâtiment sont extrêmement grandes de sorte qu'un nombre assez important de modules doit être levé à un moment donné, les très nombreux vérins nécessaires nécessitent, lorsqu'ils sont tous en fonctionnement, une puis-30 sance importante. Bien que le mode de réalisation décrit ci- dessus puisse être mis en pratique complètement dans la plupart des cas, il peut cependant ne pas être entièrement satisfaisant dans certaines conditions spéciales, et c'est pour cette raison qu'on a mis au point la variante qui sera décrite ci-après. 35 les figures 11 et 12 représentent la variante et elles montrent la disposition des poutres en I en forme de colonnes pour les poutres en treillis fixes et mobiles ainsi que les divers vérins et les vis de support qui peuvent être disposés à chaque coin du moyen de support et de levage de 40 forme générale de parallélépipèdique. La variante de l'invention 1 14981 17 2086396 est caractérisée par l'utilisation de vérins dont la course n'est qu'une fraction de la hauteur de levage maximale voulue pour la charge de l'ensemble des vérins. La figure 12 représente les poutres en forme 5 de colonnes qui font partie de la poutre en treillis fixe, er forme de poutres en U110 et 111 dont les ailes respectives sont fixées ensemble à l'une de leurs extrémités par une plaque de jonction 112 qui peut être boulonnée sur les ailes. Deux cornières 113 et 114 sont soudées sur l'âme de la poutre en U 110 et 3Û deux cornières semblables 115 et 116 sont soudées sur l'âme de la poutre en U 111. Les deux cornières de chaque paire sont espacées de manière à ménager un espace pour l'âme d'une poutre en I, en forme de colonne 117 qui fait partie de la poutre mobile. On notera ainsi que l'aile 118 de la poutre en I 117 15 s'ajuste avec un contact glissant entre les cornières 113, 114 et entre les cornières 115 et 116 qui sont disposées de la même manière. Les ailes et l'âme de la poutre en I, 117, faisant partie de la poutre en treillis mobile, sont soudées à une plaque de jonction supérieure 122 qui constitue un support pour le modu-20 le qui est supporté et levé. La figure 12 représente une partie d'une poutre en I, 123, qui peut être fixée à l'aile de la poutre en I, 117, et qui fait partie de la poutre en treillis mobile. La poutre en treillis fixe est également formée, 25 en partie, par des poutres en ïï, 119 et 120 et chacun de ces éléments est relié à la poutre en U opposée'respec*ive 110, 111 par plusieurs éléments de jonction 121, 121a qui sont disposés à des intervalles le long des poutres en U en forme de colonnes et qui sont soudés à celles-ci. Par exemple, chacun des divers 30 éléments 121 espacés longitudinalement est fixé à une aile de la poutre en U 119 ainsi qu'à l'âme de la poutre en U 110. L'appareil des figures 11 et 12 comprend, de plus, deux vis 125 et 126 filetées extérieurement, dont chacune peut tourner librement dans une ouverture respective 125a, 126a 35 formée dans la plaque 129 qui est montée sur la poutre en treillis fixe 110, 111, 119, 120. La partie de chaque vis 125, 126 qui est située en dessous de la plaque 129, est disposée dans un tuyau fermé 135, 136 qui supporte latéralement la vis. La partie inférieure de chaque tuyau 135, 136 40 peut contenir une quantité appropriée de lubrifiant destiné à 71 14981 18 2086396 lubrifier la vis 125, 126 respective, lorsqu'elle est déplacée vers le bas dans son tuyau associé. Chaque tuyau 135, 136 est supporté latéralement à son extrémité inférieure par une plaque 137, 137a comportant une ouverture et dont chacune est 5 fixée à l'élément en forme de colonne qui fait partie de la poutre en treillis fixe. Chaque vis 125 ou 126 est vissée dans une douille respective 127 ou 128 qui repose sur la plaque 129. Chaque douille 127 et 128 comporte également des filets de vis extérieurs qui sont en prise avec une vis sans fin 131 ou 132, 10 et les deux vis sont clavetées sur un arbre 133 entraîné par un moteur 134. De préférence, le moteur 134 est un moteur à couple constant qui exerce un couple de valeur prédéterminée sur l'arbre 133 et qui s'arrête lorsque la résistance à la rotation de l'arbre 133 est supérieure à un couple de régime prédéterminé 15 du moteur. Comme on le verra plus loin, à certains moments pendant une opération de levage d'un module, le moteur 134 est mis en marche et le mouvement de rotation résultant des vis sans fin 131 et 132 fait tourner les douilles 127 et 128 par rapport 20 aux vis 125 et 126. Les douilles 127 et 128 étant en position axiale fixe sur la plaque 129» leur rotation par rapport aux vis doit se traduire nécessairement par un mouvement axial des vis 125 et 126. Les vis 125 et 126 sont empêchées de tourner par le fait que chaque vis est clavetée soit sur la plaque 129, soit 25 sur le tuyau respectif 135, 136 de manière que la rotation des vis se traduise nécessairement par un déplacement axial. L'ensemble comporte également une vis de support 140 dont la fonction est comparable à celle de la vis 70 dans le mode de réalisation décrit précédemment. C'est ainsi que les 30 extrémités supérieure et inférieure de la vis 140 sont fixées à la poutre en I en forme de colonne 117 qui fait partie de la poutre mobile, la vis 140 pouvant tourner librement dans des consoles (non représentées) qui la fixent à ladite poutre en I, 117. De plus, et comme dans le mode de réalisation précédent, 35 la vis 140 est vissée dans une douille fixe et non rotative 141 qui est supportée de la même manière par rapport aux poutres en treillis fixes que celle qui a été décrite en liaison avec les figures 5 et 6 du mode de réalisation précédent. Un arbre filete 140 est rf:lié également à un moteur à couple cons tant 142 qui 40 exerce un faible couple prédéterminé sur l'arbre 140 pendant une 71 14981 19 2086396 opération de levage d'un module et dont le couple qu'il exerce est suffisant pour faire tourner la vis 140 par rapport à la vis 141 mais est insuffisant pour exercer une force de levage appréciable quelconque sur la plaque 122 et sur un module quel-5 conque ou toute autre charge lourde qu'elle supporte. Deux vérins 143 et 144 sont montés sur la plaque 130 et leurs pistons 145 et 146 sont représentés en position d'allongement. Ces vérins 143 et 144 sont construits de manière que leur piston recpectif effectue une course 10 prédéterminée. Le fonctionnement du mode de réalisation des figures 11 et 12 est le suivant : On suppose d'abord que les vérins 143 et 144 sont contractés et que l'extrémité supérieure de la vis 140 est 35 au niveau des sommets des deux vérins. La première opération de levage consiste à lever simultanément les deux vérins et lorsque chaque vérin 145, 146 a été levé de sa course empiète, il cesse de fonctionner. Pendant toute cette opération de levage, le moteur 142 exerce un faible couple sur la vis 140 qui, en 20 conséquence, tourne par rapport à la douille fixe 141. Il en résulte que la vis 140, dont la position axiale est fixe par rapport à la poutre en treillis mobile, s'est déplacée par rapport à la douille 141 qui est fixe par rapport aux poutres en treillis fixes, de sorte que l'extrémité supérieure de la vis 140 est •25 maintenue en contact avec la surface de dessous de la plaque de support 122. A ce point de vue, la vitesse de rotation de l'arbre 140 est suffisamment élevée par rapport à la rapidité d'allongement des vérins 143, 144 pour assurer que l'extrémité de la vis 140 reste en contact avec la surface de dessous de la 30 plaque 122, mais cependant, comme on s'en souvient, la vis 140 ne peut exercer aucune force de levage appréciable sur la plaque 122 du fait du couple limité qu'exerce le moteur 142. L'appareil est alors dans une condition telle que les vérins sont complètement allongés et que la 35 charge peut être supportée par la vis 140. A ce moment, les pistons 145, 146 des vérins 143 et 144 sont reculés complètement. L'opération consiste ensuite à mettre le moteur 134 en marche, de manière à faire tourner les vis sans fin 131 et 132. Leur mouvement de rotation se traduit par la rotation des douilles 40 127 et 128, de sorte que les vis 125 et 126 sont levées 1 14981 20 2086396 jusqu'à un niveau pour lequel l'extrémité supérieure de chaque piston 145 et 146 de chaque vérin vient fermement en contact avec la surface de dessous de la plaque 122. A ce moment, le couple prédéterminé du moteur 134 est insuffisant et ce moteur 5 cesse de fonctionner. On voit alors que la séquence d'opérations décrite précédemment peut à nouveau avoir lieu et que la charge peut être levée d'un autre accroissement de hauteur qui est égal à la course des deux vérins 143 et 144. On voit également que ce mode de réalisa-10 tion offre plusieurs avantages importants. C'est ainsi qu'il est possible de ne lever la charge que: d'un faible accroissement de hauteur à chaque cycle de fonctionnement et qu'en conséquence, il est possible de lever individuellement chaque coin du moyen de support et de levage de l'invention au lieu qu'il soit 15 nécessaire que les quatre coins de chaque moyen de support et de levage fonctionnent en même temps. Plus particulièrement, lorsqu'on utilise de nombreux vérins à grande course, il faut que tous les vérins soient synchronisés pendant une opération de levage quelconque, de manière qu'aucun effort excessif ne 20 soit appliqué à aucun module. Cependant, avec des vérins de faible course, par exemple des vérins dont la course n'est que de quelques centimètres, il est possible de ne pas tenir compte d'un manque de synchronisation entre les divers vérins pendant chaque cycle de levage et ensuite de compenser toutes 25 les différences lorsque le cycle est terminé avant le début du cyele immédiatement suivant. En conséquence, la course de chaque vérin de ce mode de réalisation est, de préférence choisie de manière qu'aucun effort excessif ne soit exercé sur un module quelconque, même dans les conditions les plus 30 défavorables, par exemple lorsque tous les vérins sauf un lèvent les modules de leur course complète, alors que l'un des vérins ne fonctionne pas du tout. Bien entendu, les principes de la présente invention s'appliquent également à des ensembles comportant des vérins de plus grande course et, dans ce cas, 35 des dispositifs assurent une synchronisation appropriée du fonctionnement des divers vérins. De plus, bien que l'appareil des figures 11 et 12 soit représenté comme comportant des moteurs à couple constant 134 et 142, on voit que lorsque la puissance des 40 sources d'énergie est limitée, il est possible d'imprimer £aci- 1 14981 21 2086396 lement à la main la rotation nécessaire aux diverses vis, à la place des moteurs, et qu'il est également possible de faire fonctionner à la main les vérins hydrauliques 143 et 144. En conséquence, ce mode de réalisation de l'invention se prête 5 particulièrement de lui-même à être utilisé dans les régions où l'onnedispose pas de source d'énergie. la variante décrite ci-dessus présente également un avantage par rapport à un moyen de levage.électrique. Les vérins électriques qui comportent des vis filetées doivent né— 10 cessairement être réalisés avec des tolérances extrêmement serrées pour que la friction soit réduite et cette exigence augmente nécessairement d'une manière très importante le prix des vérins à commande électrique. Au contraire, dans la présente invention, il est inutile que les vis 125, 126 soient réalisées avec des 15 tolérances exceptionnellement serrées, car ses vis ne sont levées par le fonctionnement du moteur 134 qu'au moment où elles ne supportent pas de charge appréciable. En conséquence, les pertes par friction ont peu d'import?~ce et, pour cette raison, il est inutile que les vis 125 et 126, et en particulier leurs 20 filets, soient réalisés avec des tolérances serrées. 71 14981 22 2086396 - REVENDICATIONS - 1. Appareil destiné à supporter et lever au moins un module d'un bâtiment d'une hauteur au moins égale à la hauteur globale du module, caractérisé en ce que sa configura- 5 tion générale est celle d'un parallélépipède rectangulaire et qu'il comprend à chaque coin un moyen de support et de levage d'une charge, ledit moyen comprenant une structure de support lixe, rigide et verticale, fixée rigidement à un support de base, et un support rigide mobile qui peut coulisser verticale- 10 ment par rapport à ladite structure de support fixe, au moins un dispositif de levage étant associé à chaque support mobile, de manière que toute force orientée vers le haut exercée sur lui soit exercée à proximitéde l'extrémité supérieure du support mobile, chaque structure de support fixe supportant latéralement 15 le support mobile associé, même lorsque la structure de support mobile est complètement allongée. 2. Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que chaque structure de support fixe comprend deux poutres en U verticales et parallèles longitudinalement 20 dont les ailes correspondantes sont situées dans un même plan, la cavité en section droite formée au moins en partie par les âmes opposées des poutres en U constituant une cavité dans laquelle est logée et coulisse ladite structure de support mobile. 25 3. Appareil suivant la revendication 2, carac térisé en ce que ledit support mobile comprend une poutre en I. 4. Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'au moins un élément de support transversal relie chaque structure de support fixe à la structure de support 30 fixe correspondante, à un coin voisin. 5. Appareil suivant la revendication 4, caractérisé en ce qu'il comprend de plus, un moyen de support auxiliaire destiné à supporter lesdits modules dans le cas d'une défaillance du dispositif de levage, le moyen de support auxiliaire 35 comprenant, à chaque coin de l'appareil, un premier élément relié à ladite structure de support fixe et un second élément relié au support mobile, un dispositif sensible au mouvement du support mobile par rapport à la structure de support fixe faisant varier les positions relatives des premier et seeoni éléments, 40 une partie du second élément du moyen de support auxiliaire 1 14981 23 2086396 se prolongeant jusqu'à un point situé sensiblement dans le même plan que le sommet du support mobile, de sorte qu'en tout temps, ledit second élément est er contact avec la char^;-- supportée par le support mobile et peut la supporter en cas de mauvais 5 fonctionnement du dispositif de levage. 6. Appareil suivant la revendication 5, caractérisé en ce que le second élément est un arbre fileté et rotatif fixé à chaque extrémité au support mobile, le premier élément étant une douille fixée rigidement à la structure de sup- 10 port fixe et vissée sur ledit arbre, un dispositif exerçant un couple sur l'arbre dans une direction telle que l'arbre se lève par rapport à la douille lorsque l'élément mobile est levé par le dispositif de levage. 7. Appareil suivant la revendication 6, carac- 15 térisé en ce que les filets de vis dudit arbre sont suffisamment peu inclinés par rapport à un plan perpendiculaire à son axe, pour que l'arbre ne puisse tourner par rapport à la douille pour toute charge prévue qui doit ê'tre levée par ledit support mobile. 20 8. Appareil suivant la revendication 6, carac térisé en ce que les extrémités opposées de l'arbre fileté sont fixées au support mobile par une première et une seconde consoles, l'arbre pouvant tourner complètement dans lesdites consoles et étant mobile longitudinalement sur une courte distance entre 25 elles. 9. Appareil destiné au levage d'une charge, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un élément de support vertical fixe, au moins un élément de support mobile verticalement en contact glissant avec l'élément fixe, au moins un dispo- 30 sitif de levage destiné à lever l'élément mobile par rapport à l'élément fixe, un moyen de support auxiliaire destiné à supporter la charge comprenant un élément extensible occupant normalement une position dans laquelle il supporte la charge, et un dispositif sensible au mouvement de montée de l'élément mobile 35 allongeant l'élément extensible de manière à le maintenir tout le temps à une position dans laquelle il supporte la charge. 10. Appareil suivant la revendication 9, caractérisé en ce que le moyen de support auxiliaire est une vis filetée et une douille fixe vissée sur les filets de ladite vis, 40 la douille étant fixée rigidement au support fixe, Is vis étant 1 14981 24 2086396 fixée sur le support mobile et tournant dans celui-ci, un dispositif appliquant continuellement un couple à la vis pendant que le dispositif de levage lève ladite charge. 11. Appareil suivant la revendication 10, 5 caractérisé en ce que le couple exercé sur la vis est suffisant pour que la vis ne tourne que lorsqu'aucune charge axiale importante n'est exercée entre la vis et ladite douille. 12. Appareil suivant la revendication 9, caractérisé -en ce que le disposi"'^ de levage comprend un vérin 10 dont l'allongement maximal est très inférieur à la hauteur sur laquelle la charge doit être levée, un élément extensible relié au support fixe constituant' une plate-forme pour ledit vérin. 13. Appareil suivant la revendication 12, caractérisé en ce que l'élément extensible est une vis dont les 15 filets sont vissés dans une douille rotative à filets de vis intérieurs, ladite douille rotative étant fixée axialement au support fixe. 14. Appareil suivant la revendication 13, caractérisé en ce que la douille rotative comporte également 20 des filets de vis extérieurs, un élément denté étant en prise avec la douille afin de la faire tourner tout le temps de manière à faire varier la position axiale de la vis par rapport à ly douille rotative. 15. Appareil suivant la revendication 14, 25 caractérisé en ce qu'il comprend également un dispositif exerçant un couple maximal prédéterminé sur ledit élément denté. 16. Appareil suivant la revendication 9, caractérisé en ce que le dispositif de levage comprend au moins un vérin dont la course maximale n'est qu'une petite fraction 30 de la hauteur sur laquelle la charge doit être levée par le dispositif de levage, un organe fixant chaque vérin audit élément fixe, ledit organe de fixation permettant un réglage de la position verticale du vérin par rapport à l'élément fixe. 17. Appareil suivant la revendication 9, 35 caractérisé en ce que le vérin est un vérin hydraulique comportant un cylindre et un piston, le cylindre comportant des filets de vis extérieurs sur une partie au moins de sa longueur, l'appareil comprenant, de plus, une douille rotativt montée sur l'élément fixe et comportant des filets de vis internes 40 destinés à être vissés sur ledit cylindre, un dispositif faisant 1 14931 25 2086396 tourner tout le temps la douille de manière à déplacer le cylindre axialement par rapport à l'élément fixe. 18. Appareil suivant la revendication 17, caractérisé en ce que le dispositif rotatif comprend un élément denté 5 qui est en prise avec les filets de vis extérieurs de ladite douille, de sorte que la rotation de cet élément fait tourner ladite douille et produit un déplacement axial du cylindre par rapport à l'élément fixe. 19. Appareil suivant la revendication 18, carac-10 térisé en ce qu'il comprend au moins deux vérins, les éléments dentés en prise avec les douilles respectives des vérins étant tous entraînés par un arbre commun. 20. Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend, de plus, un moyen de support d'un 15 module disposé à l'extérieur des limites du bâtiment et comportant plusieurs rails destinés au roulement de plusieurs roues montées sur chaque module. 21„ Appareil suivant la revendication 20, cai'ac-térisé en ce que les rails sont destinés à être reliés au sup-20 port mobile, de manière à permettre à chaque module d'être roulé le long des rails sur l'appareil de support et de levage. 22. Appareil suivant la revendication 9, caractérisé en ce que le moyen de support auxiliaire comprend une vis filetée et une douille fixe vissée sur les filets de la 25 vis, une seconde douille fixe située immédiatement en-dessous de la première douille la supportant axialement et étant montée avec un ajustage libre par rapport à la vis, de sorte que celle-ci peut prendre une position dans laquelle elle n'est pas perpendiculaire à la seconde douille sans coincement et tout en con-30 tinuant à être supportée axialement par la première douille qui repose sur la seconde. 23. Appareil suivant la revendication 9, caractérisé en ce que le moyen de sup-ort auxiliaire comprend une vis ainsi qu'une douille vissée sur la vis et qui est supportée ■5 par l'élément de support fixe, un moyen élastique poussant normalement la vis vers le haut, de manière à réduire les forces de friction entre les filets de ladite vis et les filets de la douille. 24. Appareil suivant la revendication 9, carac-40 térisé en ce que le moyen de support auxiliaire comprend une vis 14981 26 2086396 ainsi qu'une douille vissée sur les filets de la vis et qui est fixée à l'élément de support fixe, l'appareil comprenant de plus, un palier de butée disposé entre l'extrémité supérieure de la vis et la charge.