La présente invention concerne une grenade à main, notamment du type i retardement du fait que cette grenade comporte un système d'amorçage (connu en soi) permettant d'introduire un retard en temps ou temporisation (généralement de l'ordre de quatre secondes) entre l'instant où une capsule d'amorçage est frappée par un mécanisme de percussion, qui est déclenché au moment où la grenade est libérée de la main du lanceur, et l'instant de la détonation ou explosion d'une faible charge qui assure à son tour l'amorçage de la charge détonante explosive. D'une manière spécifique, la présente invention a pour but une grenade à main capable de projeter vers pratiquement toutes les directions dans l'espace, par suite de la détonation de sa charge, un grand nombre de petits corps lourds, ou "fragments", appartenant à une masse préfragmentée contenue dans le corps creux de la grenade autour de la charge principale, avec une quantité de mouvement telle qu'elle assure l'action efficace ou mortelle dans les limites, (en général de l'ordre de 5 mètres) mais non au-delà, d'une distance donné depuis le centre de l'ex- plosion, les fragments individuels possédant une masse et des caractéristiques dimensionnelles et géométriques étudiées pour assurer qu'ils ne puissent pas atteindre, en raison de l'amortissement rapide de leur vitesse dans l'air, une distance prédéterminée de sécurité (en principe de l'ordre de 20 mètres), nettement inférieure à celle à laquelle un lanceur, doué d'une habileté et d'une force musculaire normales, est capable de lancer la grenade, la durée du retardement étant plus longue que le temps employé par la grenade pour atteindre ladite distance de sécurité. Cette combinaison d'effets d'efficacité, d'action et de sécurité pour la personne lançant l'engin est surtout obtenue, selon l'invention, par le fait que la masse préfragmentée est renfermée dans une enveloppe non susceptible en elle-mame de se fragmenter en morceaux ou fragments capables de produire des effets mortels, pas même à faible distance, et est formée d'une pluralité de petits corps ou morceaux de métal, de préférence en acier, tous identiques, d'un poids de l'ordre de 0,08 à 0,13 g, de préférence de 0,1 g environ, et de forme prismatique, de préférence parallélépipédique (sensiblement cubique, par exemple), à arêtes essentiellement vives, pour obtenir çue, à la suite de la détonation de la charge, tous les fragments soient projetés en éventail en prenant une vitesse de translation dans l'air telle que, à la distance requise d'action efficace, leur quantité de mouvement conserve la valeur qui est nécessaire pour conférer à ces fragments le pouvoir de pénétration exigé (exprimé généralement en capacité de traverser une planche de bois de 50 mm d'épaisseur), tandis que la résistance dans l'air desdits fragments est telle que leur vitesse devient pratiquement nulle a' ladite distance de sécurité. Un autre but de l'invention est la réalisation d'une grenade à main présentant les avantages particuliers exposés ci-dessus en combinaison avec la caractéristique d'une très grande sécurité de stockage, de transport et de maniement avant l'emploi, et ce, du fait d'utiliser un système d'amorçage constitué par une structure unitaire séparée à l'origine de la grenade (qui est par conséquent inerte, même dans le cas de déclenchement prématuré du mécanisme de percussion) et facile à insérer dans ladite grenade, pour mettre celle-ci dans l'état actif, immédiatement avant son lancement. Un autre but de l'invention est de réaliser une grenade à main de fabrication particulièrement économique étant donné le petit nombre et la simplicité de ses constituants, lesquels peuvent être obtenus substantiellement dans leur totalité - bien entendu à l'exception de la charge explosive, du système d'amor çage et de la masse préfragmentée de projection - par moulage par injection de matériaux résineux thermoplastiques. Un autre but de l'invention est de fournir un procédé particulier de montage ou assemblage de la grenade, concernant en particulier les opérations depuis l'introduction et la retenue de ladite masse fragmentée, donc incohérente, comprenant lesdits fragments prismatiques identiques, dans des logements prévus à cette fin dans les constituants du corps de grenade, jusqu'à la fermeture de ce corps. Encore un autre but de l'invention est de permettre une adaptation particulière de ladite grenade en vue de son usage en grenade d'exercice, réalisée en utilisant la plupart de ses constituants structuraux et mécaniques, cette adaptation permettant d'obtenir une grenade qui, tout en étant égale en dimensions, poids et géométrie à la grenade à usage de guerre, et pouvant être lancée suivant les mêmes modalités, est, évidemment, de construction plus économique et peut, après son lancement et son éclatement inoffensif, être récupérée en grande partie et recomposée en vue de sa réutilisation. Ces buts, ainsi que quelques exemplespréférés des solutions techniques pouvant être adoptées pour mettre en oeuvre l'invention, ressortent de la description détaillée suivante, faite en référence aux dessins annexés, dans lesquels Fig. 1 et 2 représentent, partiellement de caté et partiellement en coupe suivant les plans de symétrie correspondants, la grenade à main à usage de guerre et son adaptation en vue de l'utiliser en grenade d' exercice Fig. 3 est une vue éclatée, en coupe suivant ledit plan de symétrie, de ltensemble des pièces constitutives principales de la grenade à usage de guerre Fig. 3A représente, en vue éclatée, les constituants du système de sécurité mécanique et de percussion Fig. 3B est une vue éclatée du système d'amorçage pouvant être inséré à un moment ultérieur, en pièce séparée, dans la grenade montée, pour mettre celle-ci dans la condition active, prête à l'emploi, (les fig. 3, 3A, 3B représentant, conjointement, tous les éléments constituant la grenade à usage de guerre) ; et Fig. 4 représente les constituants de la fig. 3 pendant une phase caractéristique du procédé de montage. Comme il ressort d'un examen des fig. 1, 3, DA, 3B et 4 dans leur ensemble, la grenade comprend une structure obtenue dela mise en opposition axiale de deux corps creux en forme de bcol 10, 12 comportant des bords 14, 16 pouvant s'emboîter et se bloquer l'un par rapport à l'autre pour coopérer à la réalisation d'une enveloppe sensiblement ovoldale à surface externe façonnée en vue d'assurer une bonne prise et retenue dans la main d'une personne devant lancer l'engin. La sécurité et l'étanchéité de la fermeture peuvent, au besoin, être intégrées au moyen d'un adhésif approprié. Les corps 10 et 12 sont faits en une matière plastique possédant des caractéristiques élevées d'élasticité, telle qu'une résine polyamide (un "nylons), un copolymère acrylonitrile-butadiène-styrène (un "ABS"), pour obtenir un corps creux unitaire capable de résister aux chocs et autres sollicitations. Toutefois, ce corps n'oppose pratiquement pas de résistance à I'éclatement, sous l'effet duquel il est désintégré pratiquement instantanément, donc sans production d'éclats pouvant être lancés à distance, et sans aucune influence sur la projection uniforme, dans tous les sens, des fragments composant la charge préfragmentée décrite ciaprès. Les corps 10 et 12 sont solidaires de manchons cylindriques internes coaxiaux 18 et 20 qui, quand l'enveloppe est montée, viennent appuyer en butée coaxialement l'un contre l'autre (fig. 1) pour délimiter à leur partie intérieure un espace servant de logement à la charge détonante 22, laquelle peut être soit coulée dans ce logement, soit préformée (fig. 3) de façon à pouvoir remplir complètement ledit espace, mais en permettant de l'engager aisément par coulisse'ment axial dans les manchons précités. Entre les manchons 18 et 20 et les parois latérales des corps 10 et 12 sont délimités des espaces intermédiaires 24 et 26 (fig. 3) qui forment ensemble à leur tour le logement à parois externes en tonneau, destiné à recevoir la masse fragmentée 28. Cette masse consiste en une grande quantité de petits morceaux séparés d'acier de forme parallélépipédique, constitués préférablement par des cubes d'environ 2 mm de côté, ou des parallélépipèdes allongés, d'un poids de 0,1 g environ, en vue de posséder la capacité de pénétration à distance efficace et d'amortissement rapide de leur vitesse dans l'air avec, comme conséquence, annihilation de leur quantité de mouvement à la distance de sécurité. L'uniformité pondérale et géométrique de ces fragments en assure la distribution uniforme - en direction dans l'espace, dans les limites de la distance ou portée de sécurité.Dans une grenade à main dimensionnée pour atteindre un poids total de l'ordre de 200-250 g, le logement réalisé par les cavités 24 et 26 peut recevoir environ mille deux cents fragments tels que spécifiés ci-dessus, autour d'une charge de détonation 22 d'un poids de 60 g environ. Il va de soi que la masse préfragmentée 28 doit être introduite dans les cavités 24, 26 en deux quantités séparées 28a, 28b et que des moyens doivent être prévus qui permettent de retenir une au moins desdites quantités dans la cavité correspondante, envue de rendre possibles les maniements et mouvements qui sont nécessaires pour la mise en opposition et la réunion des deux corps 10 et 12. Une manière particulière et avantageuse pour réaliser cette opération d'assemblage consiste, selon l'invention, à remplir totalement les cavités externes 24, 26 des deux corps 10 et 12 ceux-ci étant maintenus tous deux côté ouverts vers le haut par les quantités respectives de fragments 28a, 28b, à placer un des deux corps remplis (le corps 12, par exemple) sur un électro-aimant (représenté d'une façon fragmentaire et schématique en 30 sur fig. 4) pour que le contenu correspondant de fragments (28b) soit rappelé et retenu à l'intérieur de la cavité respective (26), à retourner ce corps (12), à réunir les deux corps en mettant le corps retourné en place sur le corps qu'on a maintenu toujours debout et, enfin, à désexciter et éloigner 1' électro-aimant. Â la fin de ces opérations on a ainsi obtenu une grenade chargée mais "inerte" en raison de la stabilité et insensibilité aux ohocs, bien connue, des charges détonantes à base de trinitrotoluène ou analogue, lorsque tant le système explosif d'amor çage nécessaire que le mécanisme de percussion faisant déclencher celui-ci sont absents. Pour la mise en place du système d'amorçage, le corps supérieur 12 est également solidaire d'un élément creux en forme de douille 32, ouvert à sa partie supérieure, qui est destiné à venir se loger dans une cavité correspondante 34 (fig. 3 et 4) ménagée dans la masse 22 de la charge détonante, et à l'intérieur duquel on introduit, avant l'emploi, le système d'amor çage 36 (fig. 1 et 3B), Ce système d'amorçage, connu en soi et ne constituant pas une caractéristique de l'invention, si ce n'est qu'en relation à son association à la grenade et à ses conditions de montage dans celle-ci, comprend, à l'intérieur d'une petite -enveloppe tubulaire allongée, la faible charge 38 d'amorçage proprement dit et située à l'extrémité destinée à venir au fond du logement 32 ; la capsule de détonation par percussion 40, placée dans le fond, et plus précisément enchâssée dans la paroi du fond opposé à ladite extrémité ; et une composition de retardement pyrique gazeux interposée entre ladite capsule et la faible charge précitée. La grenade est complétée par un mécanisme de percussion destiné à agir sur la capsule 40 et les moyens de sécurité associés. Ce mécanisme est représenté dans sa condition armée mais de sécurité à la fig. 1, et ses constituants sont représentés à la fig. 3A. Ledit mécanisme est relié à l'enveloppe de la grenade au moyen d'un bouchon conformé 50 qui comporte une douille filetée 52 pouvant se visser et serrer à fond dans un logement taraude 54 prévu à la partie supérieure du corps 12, et qui est pourvu d'un trou traversant 56 sur le prolongement du logement 32 recevant le système d'amorçage, ce dernier étant retenu dans son logement par un bouchon bridé 58 réalisé en une matière plastique sensiblement élastique, telle qu'une résine de polyéthylène, et susceptible d'être immobilisé - par exemple, par déformation élastique d'un bord élargi de ce bouchon - dans ledit trou 56, d'où il peut être cependant retiré lorsqu'on désire enlever le système d'amorçage 36 en vue de rendre complètement inactive la grenade. Le mécanisme considéré comprend un levier de préhension, indiqué dans son ensemble par 60, ayant une tête 62 qui présente un trou 64 (fig. 3A), par lequel peut passer le bouchon 58 (qui appuie en butée contre ladite tête par son bord formant bride 58'), et une extrémité 66 en crochet vers l'intérieur qui s' en- gage sous une saillie ou bec 68 du bouchon 50. L'autre extrémité de la tête 62 est solidaire d'un long levier courbé 70 qui, quand la grenade est armée (fig. 1), est rabattu sur un côté de l'enveloppe 10, 12, et qui se termine par des ailettes ou oreilles enveloppantes 72 qui couvrent une partie de ladite enveloppe, de telle façon que, la grenade étant empoignée en préparation au lancement, ce levier de préhension est, par une action instinctive, facilement et sûrement maintenu dans la position rabattue. Au-dessous de la partie initiale du levier 70 se trouve placé un petit levier de percuteur 76, dont une extrémité prend appui sur le bouchon 50 par l'intermédiaire d'un axe ou tourillon 78, lequel est susceptible de tourner dans des trous 80 ménagés dans des joues 74 solidaires du bouchon 50, le levier 76 tendant à tourner en sens inverse de celui des aiguilles d'une montre (fig. 1) sous l'effet d'un ressort en épingle 82, qui comporte des spires enroulées autour dudit axe 78, une branche terminale 84 agissant sur le levier 76 et l'autre branche 86 agissant en réaction sur le bouchon 50.Le petit levier 76 est solidaire d'un léger percuteur 88, ce percuteur et le ressort 82 étant les seules pièces métalliques du mécanisme et de la structure de grenade positionnslsur le levier 76 de façon que, par suite du pivotement de ce dernier sous l'action du ressort 82 et en l'absence de tout obstacle (comme cela est décrit ciaprès), le percuteur vient frapper énergiquement la capsule 40 du système d'amorçage. Le mécanisme de percussion armé (fig. 1)est maintenu en place par un dispositif de sécurité mécanique constitué, par exemple, par une goupille métallique 90 insérée à travers des trous 92 ménagés sur les côtés de la partie initiale du levier de préhension 70 et des trous 94 ménagés dans les joues 74 du bouchon 50 (fig. 3A) et en outre, en l'absence de cette goupille, par l'action antagoniste s'exerçant entre l'extrémité 96 du petier levier 76 et la paroi interne du long levier 70. La tension initiale du ressort 82 est établie pour permettre, d'une part, d'imprimer au percuteur 88 une quantité de mouvements, à l'instant de la percussion, largement suffisante pour assurer la détonation de la capsule 40 et, d'autre part, d'appliquer une force sur le levier 70, dans le sens qui le fait s'éloigner de l'enveloppe de la grenade, pouvant être facilement vaincue par la force des doigts du lanceur, doigts qui sont serrés autour de la grenade et du levier 70, 72, en vue du lancement, sans pour autant couvrir la goupille 90 reliée à un anneau d'arrachement 98 permettant son extraction. On conçoit facilement le fonctionnement de la grenade décrite ci-dessus. La grenade est stockée et transportée avec le mécanisme de percussion armé (fig. 1) mais "en sécurité", c'est-à-dire avec la goupille 90 mise en place, et en condition "inerte", c'ests à-dire dépourvue du système d'amorçage 36-40, lequel est stocké et transporté séparément. Pour la préparation à l'usage, et si possible immédiatement avant l'usage, la grenade est amorcée en introduisant l'amorce à travers les trous 64 et 56 bien à fond dans son logement 32. Pour le lancement, la grenade est fermement empoignée en serrant les doigts autour de son enveloppe 10-12, de la partie terminale du levier de préhension 70 et des ailettes d'enveloppement associées 72. Sous ces conditions, le lanceur saisit l'anneau d'arrachement 98 et il extrait comple- tement la goupille 90.Le lancement ayant été effectué, le levier de préhension 60, libre de toute retenue, pivote rapidement en sens inverse de celui des aiguilles d'une montre (fig. 1) et, en se dégageant d'avec le nez 68, qui avait défini initialement l'axe de rotation de ce levier, se sépare de la grenade dont il emporte le bouchon 58. La capsule 40 étant de ce fait décou verte, est alors immédiatement frappée par le percuteur 88 du fait que le petit levier associé ne rencontre désormais plus aucun obstacle s'opposant à sa rotation autour de l'axe 78. L'éclatement qui se produit par la suite a lieu après le retard de temps déterminé par le système d'amorçage et après que la grenade lancée a désormais atteint un point au-delà de la distance de sécurité depuis le lanceur. La grenade selon l'invention a été décrite et représentée à titre d'exemple uniquement indicatif et non limitatif, de nombreuses solutions techniques et constructives équivalentes pouvant être adoptées pour sa mise en oeuvre, en particulier pour ce qui concerne les détails de la structure et les mécanismes de percussion et de sécurité mécanique, sans sortir pour cela du domaine de l'invention. D'une manière spécifique, l'invention comprend l'adaptation de ladite grenade usage en grenade d'exercice, comme cela est décrit ci-après en référence à la fig. 2, dans laquelle les éléments identiques à ceux de la grenade à usage de guerre illustrée dans ce qui précède (cette identité étant évidemment avantageuse en vue d'une production industrielle en série) sont désignés par les mêmes numéros de référence, une description ultérieure desdits éléments n'étant pas nécessaire. L'adaptation de la grenade à usage de guerre à l'emploi en grenade d'exercice implique, bien entendu, la conservation rigoureuse non seulement des caractéristiques dimensionnelles mais aussi, et surtout, de celles influant sur les modes et les effets (sauf mortel) du lancement. Cette adaptation comprend, en premier lieu, le remplacement de la charge préfragmentée de projection 28 par une masse de poids équivalent, et la substitution d'une charge pyrique pratiquement inoffensive à la charge puissante de détonation 22.Selon une caractéristique de l'invention, la charge puissante 22 est remplacée par une charge pyrique légère 22' renfermée dans une enveloppe 18' introduite dans le corps inférieur 10', lequel a été modifié pour présenter une ouverture inférieure, la charge légère étant susceptible, lorsqu'elle est amorcée, d'émettre une flamme et de la fumée et de produire un éclatement. L'amorce est fournie par une faible charge d'amorçage 38' (plus faible que la charge 38 du système d'amorçage de la grenade à usage de guerre) que comporte un système d'amorçage modifié 36', pourvu d'une capsule à percussion, et déclenché par des moyens et suivant des processus correspondants à ceux décrits en relation à la grenade à usage de guerre. L'enveloppe 18' comporte, de préférence, une ouverture placée tout près de la faible charge d'amorçage 38', obturée par un bouchon 18" en celluloid ou autre matière souple et promptement inflammable, qui n' oppose pas de résistance à la flamme issue de la faible charge d'amor çage et qui facilite l'ignition de la charge pyrotechnique 22'. Le poids de la charge fragmentée de projection est remplacé par celui d'un tube robuste en acier 20' qui a en outre pour rôle important de délimiter, dans la zone axiale de 1'el- veloppe de grenade, un espace ou chambre dont les parois résistent à ltexplosion de la faible charge d'amorçage 38' et de la charge pyrotechnique 22', ce qui empêche l'éclatement de la grenade d'exercice de détruire, dans la majorité statistiquement prouvée des cas, les éléments structuraux et ceux du mécanisme de percussion. Pour conserver au corps creux supérieur 12' son intégrité, la douille 32' recevant le système d'amorçage 36' est ouverte inférieurement et est raccourcie pour se terminer bien avant la position occupée par la charge légère 38', dont la faible onde explosive se décharge pratiquement sur et dans la charge pyrotechnique 22' en contribuant à son expulsion à travers le fond ouvert du corps inférieur 10'. Dans la plupart des cas, une grenade à usage d'exercice réalisée selon la fig. 2 peut être récupérée et réutilisée simplement par la mise en place d'un nouveau système d'amorçage 36' et d'une nouvelle charge pyrotechnique 22' dans l'enveloppe correspondante 18'. REVENDICATIONS 1. Grenade à main du type comportant un système d'amorçage établi pour retarder l'éclatement, à partir de l'instant de la percussion d'une capsule explosive de déclenchement, pendant un temps suffisant à assurer que la grenade lancée atteigne une distance donnée de sécurité depuis la personne ayant effectué le lancement, caractérisée en ce qu'elle comprend, placée autour d'une charge détonante propulsive, à l'intérieur d'une enveloppe n' opposant pas de résistance à l'éclatement et susceptible de se décomposer sous l'effet de la détonation, une charge de projection consistant en une masse préfragmentée, incohérente, de menus corps ou fragments métalliques dont la masse est telle que ces fragments possèdent une capacité de pénétration efficace à une distance prédéterminée d'action mortelle, depuis le pointd'éclatement, bien plus petite que ladite distance de sécurité et dont la géométrie externe est telle que ces fragments rencontrent une résistance à leur translation dans l'air capable de pratiquement anéantir leur quantité de mouvement avant que ladite distance de sécurité ne soit atteinte. 2. Grenade à main selon la revendication 1, caractérisée en ce qu' elle comprend une charge de projection préfragmentée formée d'une pluralité de fragments sensiblement identiques permettant d'assurer que la projection dans toutes les directions et la diminution progressive rapide de la quantité de mouvement desdits fragments aient lieu d'une manière substantiellement uniforme. 3. Grenade à main selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce qu'ale comprend des fragments dont la masse est telle, en relation avec la résistance rencontrée pendant leurs trajectoires dans l'air, qu'elle empêche ces fragments d'atteindre une distance excédant 20 m environ depuis le point d'éclatement, dans un rayon d'action mortelle de 5 m au moins. 4. Grenade à main selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la charge pré fragmentée de projection est formée d'une pluralité de menus corps métalliques prismatiques à arêtes sensiblement vives et d'un poids compris entre 0,08 et 0,13 g environ, de préférence de 0,1 g. 5. Grenade à main selon la revendication 4, caractérisée en ce que lesdits corps menus sont en acier et présentent une forme parallélépipédique, de préférence cubique. 6. Grenade à main selon l'une des revendications 4 et 5, caractérisée en ce que ladite masse préfragmentée de projection est formée de 600 à 1500 corps menus. 7. Grenade selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce qu'elle comprend une enveloppe et un mécanisme de percussion, qui est associé à un levier de préhension dont la libération fait déclencher ledit mécanisme, lesdits éléments étant formés pour la plupart de constituants en matière plastique. 8. Grenade à main selon la revendication 7, caractérisée en ce que ladite enveloppe et ledit levier de préhension sont formés de pièces en matière thermoplastique possédant une résilience élevée, telle qu'un nylon ou un copolymère ABS. 9. Grenade à main selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisée en ce qu'elle comprend une enveloppe à parois externes sensiblement en tonneau et comportant intérieurement un élément formant logement axial sensiblement cylindrique ; une charge détonante reçue dans ledit logement cylindrique, et une charge préfragmentée de projection tassée dans l'espace intermédiaire délimité entre lesdites parois externes et ledit élément formant logement cylindrique. 10. Grenade à main selon la revendication 9, caractérisée en ce que ladite enveloppe est formée par la mise en opposition axiale de deux corps en forme de bol, dans le plan suivant lequel se situe le cercle maximum de ladite forme en tonneau, ladite mise en opposition étant effectuée après avoir introduit la charge détonante et les constituants de la charge de projection dans les cavités formant conjointement ledit logement et ledit espace intermédiaire. 11. Procédé d'assemblage de grenades à main réalisées selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il consiste à positionner les deux corps en bol avec leurs ouvertures dirigées vers le haut, à introduire les morceaux de matière ferreuse formant la charge de projection dans les espaces intermédiaires correspondants jusqu'à remplir ces espaces, à placer l'un desdits corps sur un éléectro-aimant capable, quand ledit corps est retourné, de retenir les morceaux de-matière ferreuse dans l'espace intermédiaire correspondant, à retourner ledit corps et à le poser ainsi retourné sur l'autre corps pour la réunion, en opposition, des deux corps considérés. 12. Grenade à main selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisée en ce qu'elle comprend un système d'amorçage de la charge détonante de forme allongée pouvant s'engager dans la grenade, lorsque celle-ci est complètement assemblée avec son mécanisme de percussion monté et armé, à travers un trou traversant une partie du levier de préhension qui est associé audit mécanisme armé et qui est susceptible d'être éloigné du corps de la grenade par effet du déclenchement dudit mécanisme, ledit trou se situant sur le prolongement du creux d'un élément formant logement qui s'étend dans la charge détonante. 13. Grenade à main selon la revendication 12, caractérisée en ce que ledit système d'amorçage peut être introduit dans ledit logement et retiré de celui-ci à travers ledit trou où il est retenu en place par un bouchon qui peut être engagé à force, de manière amovible, dans ledit trou jusqu'à le faire appuyer en butée sur ladite partie dudit levier, de façon'que l'éloignement de ce levier provoque l'éloignement du bouchon et, de ce fait, découvre la capsule en l'exposant à la percussion. 14. Grenade à main selon l'une des revendications 1 à 10 et 12 à 13, caractérisée en ce que, pour en faire une grenade d'exercice, on remplace la charge détonante par une charge pyrotechnique essentiellement inoffensive, et la charge préfragmentée de projection par une masse de poids essentiellement égal, sans modification substantielle de l'enveloppe ni modification de l'ensemble de percussion avec levier de préhension et moyen de sécurité mécanique. 15. Grenade à main selon la revendication 14, caractérisée en ce que ladite masse lourde consiste en un tube robuste d'acier disposé suivant l'axe de l'enveloppe et entourant l'espace dans lequel est reçue la charge pyrotechnique avec système d'amorçage associé, ce qui permet de circonscrire les effets de déflagrations de ces derniers et de conserver en bon état tous les autres constituants de la grenade en vue de leur récupération et réutilisation.