L'invention a pour objet un procédé de fabrication de couteaux en métal, non pliants, comprenant essentiellement une lame, un manche et une partie intermédiaire appelée mitre qui assure la transition entre le manche et la lame. Les procédés de fabrication employés jusqu'à présent pour la fabrication de tels couteaux se répartissent en deux caté- gories. Selon un de ces procédés la lame et la mitre sont intégrés ensemble et constituent une seule pièce qui est réunie ensuite au manche. Selon un second procédé, le manche et la mitre sont intégrés ensemble et constituent une seule pièce qui est réunie ensuite à la lame. L'invention se rapporte à un troisième procédé qui apporte des avantages non obtenus jusqu'à maintenant et qui repose sur une idée plus judicieusè, non perçue jusqu'alors, de réalisation des pièces constitutives d'un couteau. Selon le procédé de l'invention, au moins la lame et une moitié de la mitre sont intégrées ensemble pour constituer une seulepiêce. La seconde moitié de la mitre peut être réalisée, selon l'invention, conformément à l'une de deux variantes possibles. Dans un premier mode de réalisation, le manche et la seconde moitié de la mitre sont intégrées ensemble et réunis ensuite à la lame. Dans un second mode de réalisation, le manche et la seconde moitié de la mitre sont réalisés séparément en deux pièces distinctes et ces deux pièces sont réunies ensuite simulta nément à la roisième pièce constituée par la lame et la première moitié de la mitre. Selon l'invention, deux variantes peuvent être adoptées pour la réalisation du manche. Ce dernier peut être réalisé en totalité et pourvu d'une moitié de la mitre; on peut aussi réaliser le manche en deux parties. Une de ces parties de manche peut être munie de la seconde moitié de mitre et l'autre partie de manche peut rester indépendante ou peut être intégrée à l'ensemble lame-première moitié de mitre pour constituer une seule pièce avec cet ensemble. L'invention couvre aussi tout couteau obtenu par la mise en oeuvre du procédé défini ci-dessus. Pour mieux faire comprendre l'invention et en faire apprécier les avantages, on donnera maintenant une description de plusieurs exemples de fabrication. On se reportera au dessin annexe dans lequel - la figure 1 est une vue en perspective d'un couteau en cours de fabrication selon un premier exemple de mise en oeuvre du procédé de l'invention - la figure 2 est une vue en perspective d'un couteau en cours de fabrication selon un second exemple de mise en oeuvre du procédé de l'invention - la figure 3 est une vue en perspective d'un troisième exemple de mise en oeuvre du procédé de l'invention. La figure l illustre une première variante du procédé selon laquelle on fabrique séparément une lame 1 et un manche 2 en intégrant respectivement à chacune de ces pièces une moitié d'une mitre réunissant la lame et le manche. Plus précisément, & la lame 1 est incorporée une moitié 3A de la mitre et au manche 2 est incorporée la seconde moitié correspondante 3B de la mitre. On fabrique la lame I et sa demi-mitre 3A à partir d'un morceau de tole d'acier approprié, à section droite rectangulaire, que l'on écrase à chaud pour faire venir un bord tranchant 4 sur un côté et pour faire venir la demi-mitre 3A avec une face d'appui transversale 5. Cette dernière se situe dans la région du raccordement de la lame et de la mitre et elle concerne la moitié de l'épaisseur du métal à cet endroit. Cette face d'appui 5 correspond à la face extrême 6 qui termine la seconde moitié 3B de la mitre en direction de la lame. Sur la figure 1, cette seconde moitié 3B fait partie intégrante du manche 2. L'invention n'impose pas le mode de fabrication de ce dernier. On peut si on le désire fabriquer le manche 2 en une seule pièce avec sa demi-mitre 3B qui est exactement symétrique à la demi-mitre 3A par rapport à un plan longitudinal de symétrie générale du couteau terminé. On peut aussi, comme dans le présent exemple, fabriquer le manche 2 en deux parties distinctes et symétriques 2A, 2B destinées à être assemblées ensuite. Dans ce cas, la demi -mitre 3B fait partie intégrante de l'une des deux parties du manche. Dans l'un comme dans l'autre cas, on réunit le manche 2 et la lame I en soudant l'une à l'autre les deux moitiés 3A et 3B de la mitre. Cette opération peut etre effectuée selon plusieurs méthodes connues, par exemple par résistance électrique ou par soudure sous argon avec ou sans apport de métal. Quand le manche a été préparé en deux parties 2A, 2B, on peut exécuter en une seule opération de soudure la réunion de ces deux parties du manche et celle des deux moitiés dé la mitre. La figure 2 illustre une seconde variante du procédé selon laquelle on réalise le manche 1 avec sa moitie de mitre 3A, comme expliqué ci-dessus, tandis qu'on réalise le manche 2 séparément, en une seule ou en deux parties On réalise également de façon séparée la seconde moitié 3B de la mitre Dans cet exemple, cette seconde moitié 3B est strictement identique à celle de la figure 1 sauf qu'elle est séparée du manche 2. Elle présente à l'opposé de la face extrême 6 une seconde face extrême 7 qui permet de la réunir à la face extrême correspondante 8 du manche 2. La figure 3 illustre un troisième exemple de mise en oeuvre du procédé de l'invention. Le manche 2 est réalisé en deux parties 2A, 2B et l'une de ces parties est intégrée à la lame 1 et à la demi-mitre 3A pour constituer avec elles une seule pièce. La seconde partie 2A du manche est munie de la seconde demi-mitre 3B. On pourrait naturellement réaliser à part la seconde demi-mitre 3B comme on le voit sur la figure 2 au lieu de lUintégrer immédiatement à la seconde partie 2A du manche. Mais il est plus avantageux de réaliser deux pieces seulement, l'une composée de la lame 1, de la demi-mitre 3A, de la partie 2B du manche, l'autre composee de la partie 2A du manche et de la demi-mitre 3B. On réunit ces deux pièces comme on l'a dit plus haut, par une seule opération de soudure, dans le plan de joint des parties de manche et des demi -mitres et par les faces extrêmes correspondantes 5 et 6. Le procédé de l'invention apporte les avantages principaux suivants : le poids d'acier de qualité convenable est limité à celui qui est juste nécessaire. La réunion de la lame à sa demi-mitre est nécessairement solide; il en est de même de la réunion du manche à sa demi-mitre. En outre, étant donné l'impor- tance des surfaces par lesquelles les deux demi-mitres sont soudées l'une à l'autre, leur réunion est également solide. Par ailleurs, le calibrage nécessaire de la mitre d'une part par rapport à la lame, d'autre part par rapport au manche est limité puisque la mitre est obtenue en partie avec la lame, en partie avec le manche. De plus, le procédé de l'invention permet de faire venir par écrasement à chaud le côté tranchant de la lame. REVENDICATIONS 10/ Procédé de fabrication d'un couteau en métal comprenant une lame, un manche et une mitre assurant la transition entre la lame et le manche, caractérisé en ce qu'on réalise en les intégrant ensemble pour qu'elles constituent une seule pièce au moins la lame et une moitié de la mitre, on réalise la seconde moitié de la mitre selon l'un quelconque des deux moyens suivants: en l'intégrant au manche pour qulelle constitue une seule pièce avec le manche, en la fabriquant séparément par rapport au manche, on réunit ensuite ensemble la lame et sa moitié de mitre, la seconde moitié de mitre et le manche et on les soude ensemble. 20/ Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'on réalise la lame et sa demi-mitre en faisant apparaître dans la région de la jonction de la lame et de la mitre une face d'appui transversale qui correspond par ses dimensions à la face extrême qui termine du côté de la lame la seconde moitié de la mitre. 30/ Procédé selon la revendication 2 caractérisé en ce que le manche est réalisé en une première et une seconde parties distinctes, l'une seulement de ces parties de manche étant susceptible d'être pourvue de la seconde moitié de mitre. 40/ Procédé de fabrication selon la revendication 2 caractérisé en ce qu'on réalise en les intégrant ensemble pour qu'elles constituent une seule pièce, la lame, une moitié de la mitre et une première partie du manche, la seconde moitié de la mitre étant réalisée selon l'un quelconque des deux moyens suivants: en l'intégrant à la seconde partie du manche pour qu'elle constitue une seule pièce avec cette dernière, en la fabriquant séparément par rapport a chacune des parties du manche. 5Q/ Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisé en ce qu'on réunit ensemble par soudure, en une seule opération, la lame avec sa demi-mitre et les autres pièces composées de la seconde moitié de mitre et des parties de manche. 60/ Couteau en métal ayant une lame, un manche, une mitre assurant la transition entre la lame et le manche, caractérisé en ce qu'il est obtenu par la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5.