L'invention concerne une machine d'abattage tractée, par channe ou par un moyen de traction analogue, pour chantiers d'abattage au fond à long front de taille, en particulier un rabot à charbon qui, par un prolongement en forme de plaque, s'en- gage transversalement, au moins en partie, sous un convoyeur de taille posé le long du front de taille et constitué de préférence par un convoyeur à raclettes à chaines et qui, par l'intermédiaire d'au moins un bloc d'entrainement associé audit prolongement du rabot et orienté sensiblement en direction verticale, peut être accouplé au brin menant de ltorgane de traction du rabot, par exemple une channe de traction. Des rabots à charbon du genre défini précédemment peuvent être guidés aussi bien par le côté taille que par le côté remblai d'un convoyeur à raclettes et à chatnes, le guidage étant aidé par le prolongement en forme de plaque. Le guide est constitué en règle générale par un canal, ouvert vers le bas et disposé le long de la paroi latérale du convoyeur, dans lequel le bloc d'entrainement est engagé et raccordé au brin menant d'une chaîne de traction sans fin dont le brin de retour passe par un canal situé au-dessus de celui qui contient le brin menant Les canaux abritant la chaîne de traction peuvent être fermés sur toute la longueur de la taille ou ne l'entre que par sections. I1 est également concevable de prévoir seulement par section des barrettes qui empêchent la chaîne de traction de sortir dans la galerie de taille. L'ouverture dirigée vers le bas du canal inférieur servant au guidage du bloc d'entraînement est constituée par une fente longitudinale par laquelle passe une queue du bloc dtentrai nement dont la section est réduite par rapport à celle de-la tête dudit bloc.On évite de cette manière que le bloc d'entrai- nement ne s'échappe du canal de guidage. Les sollicitations auxquelles est soumis un tel bloc d'entraînement sont élevées, ceci tout particulierement en ce qui concerne l'usure de la région de la queue du bloc, relativement étroite. I1 en résulte que, dans la pratique de l'exploitation au fond, il est nécessaire. afin d'assurer un fonctionnement sûr du rabot, de remplacer de temps en temps les blocs d'entraînement et d'accrochage de la chaîne, qui étaient jusqu'à présent réali- sés en une seule pièce avec le prolongement en forme de plaque, en même temps que ledit prolongement ou une partie de celui-ci, dans le cas où ce prolongement est constitué de plusieurs pla ques élementaires. De même en cas de rupture éventuelle du bloc d'accrochage à la chaine, il est nécessaire, en raison de la réalisation en une seule pièce, de remplacer la partie restante du bloc d'accrochage à la chaîne en même temps que le prolongement du rabot. En considération des conditions techniques difficiles du travail dans les étroites galeries de taille des chantiers de fond à long front de taille, un remplacement d'assez grosses pièces qui, en plus de cela s'engagent encore sous le convoyeur est très difficile et entraîne une dépense élevée de temps et de matière tout en comportant un danger pour les mineurs. En même temps, un tel remplacement réduit aussitôt considérablement le rendement de production d'un chantier de taille de ce type du fait que le fonctionnement du convoyeur doit nécessairement être interrompu pendant une assez longue période. Le but de l'invention est d'éliminer les inconvénients, qu'on vient de signaler, inhérents jusqu'à présent aux rabots à charbon du genre défini au préambule, et d'assurer une exploitation pratiquement ininterrompue du chantier au fond par le fait qu'on réduit à un temps minimum l'échange des blocs d'entraînement usés ou endommagés et que ce remplacement peut s'effectuer directement d'une façon très simple dans la taille. Pour résoudre ce problème. l'invention est caractérisée par le fait que le bloc d'entraînement ou bloc d'accrochage à la chaîne est fixé de façon démontable par sa base dont l'épaisseur est sensiblement égale à celle du prolongement en forme de plaque, dans un évidement vertical dudit prolongement. Suivant une disposition préférée. la base du bloc d'accrochage à la chaîne peut être fixée au moyen d'une liaison par frottement à l'intérieur de l'évidement vertical. Un aspect important de l'idée fondamentale de l'invention consiste.à rendre le bloc d'entraînement qui s'accroche à la chaîne indépendant du prolongement en forme de plaque du rabot à charbon. Cette construction qui n'est plus en une seule pièce permet alors, en cas d'usure ou de rupture, de ne remplacer que le bloc d'accrochage à la chaîne sans qu'on soit en plus obligé d'enlever de l'espace au-dessous du convoyeur le prolongement en forme de plaque ou la partie correspondante dudit prolongement en forme de plaque. Il est alors accessoire dans le cadre de l'invention que l'échange du bloc d'entraînement accroché à la chaîne se fasse dans le cas d'un guidage de rabot situé du côté du convoyeur qui est en face du front de taille ou du côté qui est en face du remblai.Il n'y a également plus aucun besoin de soulever, sur une plus ou moins grande longueur de la taille, le convoyeur à raclettes et à charnels qui se compose de segments individuels pour effectuer alors au-dessous de cette partie soulevée du convoyeur l'échange, qui n1 est pas sans présenter de dangers de parties assez importantes du rabot Le convoyeur à chaînes et à raclettes peut au contraire rester en place. Le mineur n'a uniquement besoin que d'enlever, du caté de la taille ou du c8té du remblai, les éléments de recouvrement de la chaîne qui s'y trouvent éventuellement pour accéder alors sans obstacle au bloc d'accrochage à la chaîne. La fixation de la base de ce bloc réalisée par. une liaison par frottement permet dans ces conditions un montage et un démontage faciles. Suivant un mode de réalisation avantageux de l'objet de l'invention, la base présente une extrémité arrière, se rétrécissant en forme de coin et faisant saillie dans une partie élargie ou élargissement de l'évidement vertical, qui est prise dans une pièce de bridage présentant une entaille correspondante et s'appuyant sur les parois latérales de l'élargissement contre lesquelles elle se coince par frottement. Suivant une disposition opportune en ce cas, la pièce de bridage peut être immobilisée entre les parois latérales de l'élargissement au moyen d'un écrou se vissant sur un axe qui est fixé à l'extrémité en forme de coin et qui est muni d'un filetage. Pour fixer dans l'évidement vertical le bloc d'entraînement, il suffit en conséquence de glisser la pièce 'de bridage sur l'ex trémité en forme de coin de la base du bloc dtentratnement et, en serrant l'écrou sur l'axe fileté, de l'immobiliser entre les parois latérales de l'élargissement-et les faces inclinées de l'ex trémité en forme de coin. Suivant un autre mode de réalisation avantageux de l'objet de l'invention, l'évidement vertical présente dans un plan de coupe sensiblement horizontal une portion de sa longueur qui se rétrécit en forme de coin dans le sens de la traction du rabot à charbon et dans laquelle la base du bloc d'entraînement peut être immobilisée par un assemblage à frottementv Une telle disposition suivant l'invention assure. après mise en place de la base du bloc d'entraînement dans l'évidement vertical. rien que par le seul effet de l'effort exercé par la chaîne de traction, le coincement de la base du bloc d'entraînement à l'intérieur de la portion en forme de coin, l'assemblage étant réalisé avec une -force de frottement élevez. Un démontage de la base du bloc d'entraînement ne présente pas non plus de difficulté particulière du fait que les surfacesde contact sont inclinées en forme de coin. Du fait que le point d'accrochage de la chaîne au bloc d'entraînement est surélevé par rapport à la baste de ce dernier, celui-ci a tendance à'prendre > dans sa partie arrière, un mouvement dirigé suivant la verticale. Bien qu'en règle générale ce mouvement vertical se trouve empêché par la liaison par frottement qui immobilise la base à l'intérieur de l'évidement vertical, une disposition avantageuse consiste > conformément à l'invention et à titre de sécurité supplémentaire pour empêcher un tel déplacement de se produire, à munir, dans la partie arrière de l'évidement vertical, les deux faces intérieures qui se regardent de rainures ou de baguettes longitudinales qui coopèrent respectivement avec des baguettes ou des- rainures correspondantes prévues sur les faces extérieures de la base du bloc d'entraînement. Les baguettes peuvent être prévues sur les faces intérieures de l'évidement vertical, auquel cas les faces extérieures de la base du bloc d'entraînement présentent des mortaises en forme de rainures correspondantes, mais les faces intérieures de l'évide- ment vertical peuvent aussi présenterdes mortaises en forme de rainures supplémentaires, dans lesquelles s'engagent alors des baguettes qui sont prévues sur les faces extérieures de la base du bloc d'entraînement. Dans le mode de réalisation de l'objet de l'invention avec l'extrémité du bloc d'entraînement rétrécie en forme de coin, il peut être prévu que les rainures ou baguettes se raccordent directement à cette partie en forme de coin et aient alors une longueur qui corresponde à la longueur de la partie en forme de coin.Suivant un autre mode de réalisation de la base du bloc d'accrochage, ces rainures ou baguettes-peuvent cependant aussi être prévues dans-la partie terminale de la zone élargie de la base du bloc d'entrainement qui a en totalité"une forme de coin. Suivant une caractéristique avantageuse de l'4nvention, la longueur de la partie élargie correspond approximativement au double de la longueur de la partie terminale en forme de coin de la base ; dans ce cas > dans la paroi frontale. opposée à l'évide- ment vertical la partie élargie7viet détoucher un passage en foeme de fate dont la largeur est environ moitié moindre que celle-de ladite partie élargie. Le passage en forme de fente a une largeur supérieure au diamètre de l'axe fileté qui est fixé à l'extrémité rétrécie an forme de coin.La base du bloc d'entraînement peut en conséquence effectuer le déplacement longitudinal nécessaire pour le montage et le démontage. Les dimensions de la partie élargie sont telles que la pièce de bridage qui a une section transversale sen siblement en forme d'U avec une découpe verticale en forme de V peut, elle aussi, se déplacer en direction longitudinale assez loin pour qu'on puisse facilement et sans difficulté l'enlever de la partie terminale en forme de coin de la base du bloc d'entrat- nement et la dégager de l-'axe fileté qui y est prévu. L'invention se caractérise suivant un autre mode de réalisation avantageux par le fait que l'extrémité avant de la base du bloc d'entra4nement est munie d'un prolongement en forme d'axe qui > lorsque le bloc d'entraînement a été mis en place dans ltévi dement > se loge dans un trou longitudinal du prolongement. Dans ce cas > suivant une disposition opportune, l'extrémité libre du prolongement en forme d'axe présente une partie filetée sur laquelle un écrou peut se visser à l'intérieur d'une ouverture de montage qui traverse verticalement le prolongement du rabot. Grâce à cette disposition, on peut > après avoir introduit la base du bloc d'entrarnement > ayant tout entière la configuration d'un coin, dans la partie, en forme de coin suivant la longueur, de l'évidement vertical qui traverse le prolongement en forme de plaque et après avoir glissé le prolongement en forme d'axe dans le perçage longitudinal, donner au moyen de l'écrou de serrage nécessaire à l'intérieur de l'évidement. De plus, la position correcte de l'extrémité antérieure rétrécie de la base du bloc d'entraînement se trouve assurée par le prolongement en forme d'axe. Un mode de réalisation préféré peut encore consister dans le fait que le prolongement en forme d'axe présente une partie conique partant de l'extrémité avant de la base. Cette configuration est avantageuse lorsque la base du bloc d'entraînement présente dans le plan horizontal une section de forme essentiellement rectangulaire, ltévidement vertical ayant alors également une forme sensiblement rectangulaire. La partie conique se ré trécissant dans le sens de la traction assure alors le coincement initial nécessaire de la base du bloc d'entraînement. Suivant l'invention, une caractéristique avantageuse réside dans le fait que la base du bloc d'entraînement se compose d'une partie médiane dont la largeur correspond à celle de la queue du bloc d'entraînement et de baguettes soudées sur les cotés de cette partie médiane. Cette mesure assure une fabrication économique du bloc d'entraînement du fait que les rainures ou baguettes sur la partie terminale arrière n'ont pas besoin d'être prévues à la fabrication directement dans la matière du bloc, mais peuvent au contraire être réalisées dans la matière de ces baguettes rapportées. Suivant un autre mode de réalisation de l'idée de l'invention, l'évidement vertical a une configuration sensiblement rectangulaire se raccordant à l'extrémité élargie de la portion de longueur en forme de coin et a ici une longueur légèrement supérieure à la longueur occupée par les rainures et les baguettes. En conséquence > on introduit d'abord la base du bloc d'entraîne- ment qui a une-section en forme de coin avec sa partie terminale la plus large dans la partie terminale rectangulaire de l'évidement et on la pousse ensuite en direction du rétrécissement > les rainures et baguettes.portées respectivement par les parois intérieures de l'évidement et par la base du bloc d'entraînement s'engageant les unes dans les autres. La liaison par frottement entre les faces de coin n'est alors pas empêchée. De cette manière, on assure par conséquent une fixation du bloc d'entratne- ment empêchant tout déplacement vertical de sa partie terminale arrière sous l'effet dé la traction exercée par la chaîne. Sous ce rapport, un autre mode de réalisation avantageux consiste dans le fait que la partie terminale rétrécie de la partie de longueur en forme de coin est limitée par une courte chambre terminale -rectangulaire dont la largeur correspond approximativement à celle de l'ouverture de montage et qui sert ven- tuellement à recevoir la partie terminale rétrécie de la base dubloc d'entraSnement, et que le trou longitudinal dans lequel se loge le prolongement en forme d'axe relie l'ouverture de montagne et la courte chambre terminale.Cette chambre terminale sert d'espace de dégagement pour la portion de longueur en forme de coin en sorte que les arêtes antérieures de la partie terminale rétrécie de la base du bloc d'entratnement se trouvent en règle générale dans cette chambre terminale et que, lorsqu'on provoque le serrage au moyen de l'écrou qui se trouve dans l'ouverture de montage, il ne peut pas se produire d'arc-boutements ou de coincements ou encore des détériorations sur les faces intérieures de la portion de longueur en forme de coin ni dans la région antérieure de la partie terminale rétrécie de la base du bloc d'entraînement. Suivant un autre mode de réalisation avantageux, la partie, qui contient le trou longitudinal et l'ouverture de montage, du prolongement en forme de plaque du rabot a charbon est constituée par une pièce rapportée par soudure. Cet agencement particulier permet d'usiner le perçage longitudinal, dans le cas où ce dernier est prévu pour recevoir un prolongement en forme d'axe conique, et également l'ouverture de montage indépendamment du prolongement du rabot proprement dit. Bien que, en conséquence de son interchangeabilité,-le bloc d'entraînement qui s'accroche à la chaîne puisse être réalisé en une matière présentant une résistance à l'usure considérablement plus élevée que celle du prolongement en forme de plaque, il peut être opportun, suivant l'invention, que la face inférieure de-la base de ce bloc soit munie d'un revêtement résistant i l'usure, par exemple une matière rapportée par soudure. Une autre caractéristique avantageuse de l'invention est ca caractérisée par le fait que, dans la tête du bloc d'entraînement, il est prévu latéralement un évidement en forme de poche pour y loger un aimant. Cet aimant sert à limiter la course du rabot à charbon, spécialement vers les extrémités de la taille, et il peut en plus également être utilisé pour commander un contact assurant la mise en action et l'arrêt d'un arrosage au passage du rabot. Il peut de plus être avantageux suivant l'invention de prévoir sur la face terminale arrière de la tête du bloc d'entratne- ment un crochet de traction. Ce crochet de traction tourné du cté opposé au sens de la traction peut par exemple servir à faciliter le remplacement du bloc d'entraînement en ce sens que, si le bloc-d'entrainement est fortement grippé dans son logement par exemple par suite d'une corrosion extremement forte; on peut en accrochant la chaîne de traction à ce crochet, le tirer en arrière pour le faire reculer légèrement dans l'évidement vertical, afin de pouvoir ensuite le retirer à la main. On comprendra mieux l'invention à partir de la description détaillée ci-après de deux de ses modes de réalisation, donnés ici uniquement a' titre d'exemples illustratifs et sans aucun caractère limitatif, qui en sera faite à laide des dessins annexés sur lesquels - -la fig. 1 représente en coupe verticale l'évidement vertical d'un prolongement de rabot dans lequel se monte un bloc d'entraînement s'accrochant à la chaîne, avec une vue en élévation partielle de ce-bloc selon un premier mode de réalisation, - la fig. 2 montre en plan, avec des coupes partielles, lapartie du prolongement de rabot dans laquelle se trouve ltévide- ment vertical avec un bloc d'entrainement monté, la vue correspondante à la ligne II-II.de la fig. 1 ;; - la fig. 3 montre en coupe verticale transversale, suivant la ligne III-III de la fig. 2l la base du bloc d'entraînement monté dans l'évidement vertical du prolongement du rabot - la fig. 4 montre en vue latérale la partie terminale d'un prolongement de rabot en forme de plaque avec, mis en place, un bloc d'entraînement s'accrochant à la chaîne, suivant un autre mode de réalisation ; - la fig. 5 est une vue en plan du prolongement en forme de plaque du rabot avec, mis en place, le bloc d'entraînement, ce bloc étant coupé suivant la ligne V-V de la fig. 4 ;; - la fig. 6 est une coupe verticale transversale suivant la ligne VI-VI de la fig. 4 de la partie terminale et dubloc d'en- traînement dans le mode de réalisation représenté sur la fig. 4 - et la fig. 7 est une autre coupe de la partie terminale et du bloc d'entrainement, suivant la ligne VII~VII de la fig. 4. Sur les figures i à 3, le repère i désigne le prolongement en forme de plaque d'un rabot, tel qu'on le connaît comme constituant, par exemple pour un rabot à charbon tracté coté front d'abattage d'un convoyeur à chaînes et à raclettes, une pièce glissant sous le convoyeur assurant ainsi la stabilisation et comme constituant en même temps un élément servant à établir la liaison entre le rabot et la chaîne de traction. L'épaisseur de ce prolongement en forme de plaque peut être, à titre d-'exemple de 60 mm. On a représenté la région voisine de l'extrémité d'un prolongement de rabot en forme de plaque 1 qui est prévu sur le c6té remblai d'un convoyeur au-dessous- des couloirs qui y sont prévus pour loger un organe de traction sans fin. Dans cette région, le prolongement 1 présente un évidement vertical longitudinal 2 destiné à recevoir la base 3 d'un bloc d'entraînement interchangeable 4 servant à accrocher l'extrémité de la chaîne de traction. Le bloc dtentrainement s'accrochant à la chaine présente une tête 5 de section renforcée qui se trouve à l'intérieur du couloir inférieur de guidage du rabot ou de la chaîne de rabot, couloir qui est disposé sur la paroi latérale du convoyeur. La tête 5 du hloc, qui peut être munie d'un logement 6 pour un aimant 7 > est prolongée vers le bas par une queue 8. Les dimensions de la section droite de la queue 8 sont choisies de telle sorte que la queue puisse bien passer par une fente prévue à la partie inférieure du couloir de chaîne inférieur, mais que néanmoins la chaîne de traction ne puisse pas sortir par cette fente. La longueur de la queue correspond essentiellement-à la longueur de la tête du bloc d'entraînement. La largeur de la queue 8 est prévue constante jusqu'à la surface de base 9. Pour l'adaptation à la largeur de l'évidement vertical, des baguettes 11 sont soudées sur les côtés de la queue 8 dans sa partie inférieure 10. La largeur des baguettest additionnée à la largeur de la queue 8, correspond à la largeur libre de l'évidement vertical de telle sorte que la base 3 du bloc d'entraînement peut s'ajuster dans cet évidement avec un bon appui. La hauteur des baguettes Il est choisie légèrement inférieure à l'épaisseur du prolongement en forme de plaque. On peut également concevoir une exécution en une seule pièce pour la partie qui se compose de la partie inférieure de la queue 8 et des baguettes 11. Dans sa partie terminale arrière, une partie élargie ou un élargissement rectangulaire 12 se raccorde à l'évidement vertical 2. C'est dans cet élargissement 12 que fait saillie la partie terminale arrière 13 de la base 3 du bloc d'entraînement > par des faces 14 se rapprochant l'une de l'autre en forme de coin. La longueur de ces surfaces en forme de coin 14 correspond à environ la moitié de la longueur de l'élargissement 12. Dans la surface frontale 15 de l'élargissement 12 qui se trouve en regard de ltextrémité 13 de la base du bloc vient déboucher un passage vertical 16 en forme de fente de longueur limitée, dont la largeur correspond à environ un tiers de la largeur de l'élargissement 12. Une pièce de bridage 17 peut venir s'appliquer sur les surfaces 14 en forme de coin sur toute leur hauteur. Cette pièce de bridage a une configuration générale en U avec une entaille 18 en forme de V. Dans sa base 19, la pièce de bridage présente un trou 20 qui est traversé par un axe 21 fileté à une de ses extrémités et soudé sur la partie terminale 13. Sur le filetage, on peut visser un écrou 22 au moyen duquel on peut faire coulisser la pièce de bridage 17 pour l'appliquer sur les surfaces en forme de coin 14 et l'immobiliser par un assemblage à frottement entre ses faces latérales parallèles entre elles 23 et les faces intérieures 24 de l'élargissement 12. L'écrou est immobilisé dans sa position finale par un élément de blocage 25. A la suite de la partie terminale arrière 3 avec ses surfaces en forme de coin 14, les baguettes 11 présentent des rainures 26 dans lesquelles sont montées des clavettes 27 fixées par soudure. Les clavettes 27 coulissent alors dans des rainures 28 qui sont usinées dans les faces intérieures de ltévidement vertical 2. Les longueurs des rainures 26 et 28 et des clavettes 27 sont choisies de façon à correspondre sensiblement à la longueur de la partie terminale arrière 13 en forme de coin de la base du bloc. Dans la partie terminale avant de la base 3 du bloc d'en traînement, un axe 29est fixé par soudure. Cet axe 29 se compose d'une partie conique 30 et d'une partie cylindrique filetée 31. Cet axe passe par un trou-longitudinal 32 qui est percé sensiblement au milieu dans une partie en forme de plaque 33 rapportée par soudure sur le prolongement 1 du rabot et qui aboutit à une ouverture de montage 34 traversant verticalement cette partie rapportée par soudure. Sur la partie filetée 31 on peut visser à l'intérieur de l'ouverture de montage 34 un écrou 35 et, en serrant cet écrou 35, on tire la partie conique 30 dans la portion longitudinale également conique 36 du trou longitudinal 32. écrou 35 est immobilisé dans sa position finale de serrage par un élément de blocage 37. L'épaisseur de la pièce rapportée 33 est sensiblement égale à celle du prolongement en forme de plaque 1. Le montage du bloc d'entraînement 4 s'accrochant à la chaîne peut s'effectuer de la façon suivante : on introduit verticalement par le haut dans l'évidement vertical 2 de la plaque 1 la base 3 du bloc en position sensiblement horizontale, l'axe postérieur 21 venant tout d'abord se placer dans le passage en forme de fente 16.Ensuite en poussant la base 3 vers l'avant, on introduit l'axe 29 dans le trou longitudinal 32 et les clavet tes 27 dans les rainures 28. Après avoir tiré l'axe 29 dans le trou longitudinal 32 > c1est-à-dire après avoir serré la partie co nique 30 dans le logement également conique 36 au moyen de 11 écrou 35 puis bloqué cet écrou, on introduit par le haut dans l'élargie semant 12 la pièce de bridage 17 de telle sorte que la base 19 de cette pièce de bridage 17 vienne se placer au voisinage de la surface frontale 15.La pièce de bridage 17 peut alors être dis posée verticalement dans l'élargissement 12 en sorte que son axe étant sensiblement parallèle au prolongement 1, elle peut être enfilée par son trou 20 sur l'axe 21 de la queue 19. En mettant en place et serrant écrou 22, on appuie alors la pièce de bri dage 17 par son évidement 18 en forme de V sur les surfaces en forme de coin 14,les surfaces extérieures parallèles 23 de la pièce de bridage 17 venant alors s'appliquer contre les faces in térieures 24 de l'élargissement en réalisant un assemblage à frottement. La fixation en place du bloc d'entraînement s'accrochant à la chaîne est ainsi terminée. On a représenté sur les fig. 4 à 7 une autre possibilité de fixation d'un bloc d'entraînement 4 sur un prolongement de rabot en forme de plaque. Ce bloc d'entraînement présente une console en forme de bec ou crochet 38 qui sert à la fixation d'une chaîne de traction qu'on nta pas représentée plus précisément. Comme on peut le voir sur la fig. 6, la largeur du crochet 38 est inférieure à celle de la tête 5 du bloc d'entraSnement, sa largeur dépendant de la chaise de traction utilisée. Un crochet de traction 40 peut être fixé à la tranche termi nale arrière 39 de la tête 5 du bloc. Sa destination sera expli quée plus loin. La tête 5 se prolonge vers le bas par une queue de guidage 8 dont la largeur est choisie plus étroite. La queue de guidage est formée par des rétrécissements 5a de la tête S. Ces rétrécis sements sont prévus pour recevoir des glissières d'un guidage de rabot qu'on n'a pas présent plus précisément ; ce guidage de rabot est fixé au coté taille ou au côté remblai d'un convoyeur de front de taille et sert d'une part au guidage du bloc d'en traînement et d'accrocháge à la chaînez c'est-à-dire du rabot et d'autre part au guidage de la chaine de traction du rabot dans ces couloirs superposés dans un plan vertical ou oblique.La queue de guidage 8 s'etend sur toute la longueur du bloc d'entraînement et s'élargit en forme d'entonnoir à ses extrémités Ba pour éviter des coincements lors du franchissement des joints laissant un vide ou formant un angle entre deux segments du gui dage de rabot. A la différence du mode de réalisation décrit ci-dessus, le bloc d'entraînement peut'aussi avoir une autre configuration. Le bloc d'entraînement présente dans le plan de coupe hori zonal, une base 41 ayant sensiblement la forme d'un coin dont l'épaisseur correspond à peu près à celle du prolongement en forme de plaque 1 du rabot. La longueur de la base 41 est choisie approximativement égale à celle du bloc dtentratnement. La partie terminale rétrécie 42 de la base en forme de coin se trouve ici en avant, dans le sens de la traction, de la partie terminale élargie 43. La base 41 en forme écoin du bloc peut s'introduire et se fixer dans un évidement vertical 44 du prolongement 1 du ra bot. A cet effet, l'évidement vertical 44 présente des faces 45 formant coin d'une configuration adaptée à la forme en coin de la base et se continuani dans la partie terminale arrière 46 par un trace parallele. Egalement à ltextrémité antérieure rétrécie 47 de l'évidement 44 en forme de coin, il est prévu une chambre terminale 48 sensiblement rectangulaire. Dans sa partie terminale arrière 43, la base 41 du bloc présente des baguettes 27,'en en saillie sur sa paroi latérale extérieure 49 > qui s'enragent dans des rainures correspondantes 28 pratiquées dans les parois latérales intérieures 45 de l1évide- ment 44. Quand on introduit le bloc d'entraînement ou plutôt sa base, dans l'évidement vertical, on place d'abord sa partie terminale 43 qui-présente les baguettes 27 dans la grande chambre rectangulaire 46, puis, on pousse cette partie terminale en avant en direction du rétrécissement dans l'espace en forme-de coin 44 en sorte que les baguettes 27 s'engagent dans les rainures 28. On peut aussi concevoir un mode de réalisation dans lequel c'est la base du bloc qui porte des rainures et le prolongement du rabot qui porte les baguettes. A son extrémité avant 42, la base 41 du bloc présente un axe 29 qui s'engage dans un trou longitudinal 32 du prolongement en forme de plaque et qui débouche dans une ouverture de montage 34. A son extrémité, l'axe 29 présente une partie filetée 31 sur laquelle un écrou 35 peut se visser à l'intérieur de l1ouver- ture de montage 34. Après engagement de la base 41 dans l'espace en forme de coin 44 et introduction de l'axe 29 dans le trou longitudinal 32, on fixe au moyen de l'écrou 35 le bloc d'entrainement 4, par sa base 41, au prolongement en forme de plaque 1 par un assemblage à frottement entre les faces inclinées opposées 45. La matière du bloc d'entraînement 4 y compris sa base peut être constituée de préférence par une matière résistante à l'usure. En plus de cella, la face inférieure 50 de la base peut être munie en plus dgun revêtement résistant à l'usure par un apport de matière par soudure, par exemple. Le mode de réalisation suivant les fig. a à 3 peut aussi être muni en plus d'un revêtement résistant à l'usure rapporté par soudure par exemple. Dans la tête 5, le bloc d'entraînement 4 peut être muni d'un évidement en forme de poche 6 dans lequel peut se monter un aimant 7. Cet aimant sert tout d'abord à limiter la course du rabot à charbon aux extrémités de la taille. En outre, cet aimant peut être utilisé pour commander la mise en action ou l'arrêt d'un arrosage au passage du rabot, de façon que l'opération de pulvérisation soit déclenchée à l'instant même de l'abattage du charbon, lorsqu'il se produit un dégagement de poussière plus intense. Au lieu du mode de réalisation représenté de la fixation du bloc d'entraînement 4 dans le prolongement en forme de plaque 1 du rabot à charbon, on peut aussi réaliser une fixation démontable dans une ouverture du-prolongement de forme circulaire ou d'une forme analogue. On peut par exemple réaliser une telle fixation en munissant la base du bloc d'entraînement d'organes de verrouillage du genre d'un emmanchement à balonnette, si bien qu'une rotation de quelques degrés du bloc permet de le verrouiller sur le prolongement en forme de plaque. Le crochet de traction 40 peut avoir pour fonction, dans le cas où le bloc d'entraînement est fortement coincé dans son logemment, de permettre l'accrochage de l'organe de traction pour tirer ainsi le bloc vers l'arrière et le faire reculer légèrement dans l'évidement vertical 2 du mode de réalisation suivant les fig. 1 à 3 ou dans l'évidement vertical 44 du mode de réalisation suivant les -fig. 4 à 7. REVENDICATIONS 1. Machine d'abattage tractée, par chaîne ou par un moyen de traction analogue, pour chantiers d'abattage au fond à long front de taille, en particulier rabot à charbon qui, par un prolongement en forme de plaque, s'engage transversalement, au moins en partie, sous un convoyeur de taille posé le long du front de taille et constitué de préférence par un convoyeur à raclettes à chaînes et qui, par l'intermédiaire d'au moins un bloc d'entraînement associé audit prolongement du rabot et orienté sensiblement en direction verticale, peut être accouplé au brin menant de l'organe de traction du rabot, par exemple une chaîne de traction, laquelle machine d'abattage est caractérisée par le fait que le bloc d'entraînement (4) ou bloc d'accrochage à la chaîne est fixé de façon démontable par sa base (3, 41) dont l'épaisseur est sensiblement égale à celle du prolongement en forme de plaque -(1), dans un évidement vertical (2, 44) dudit prolongement (1). 2. Machine d'abattage suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que la base (3, 41) du bloc (4) d'accrochage à la chaîne est fixé au moyen d'une liaison par frottement à l'intérieur de l'évidement vertical (2, 44). 3. Machine d'abattage suivant les revendications 1 et 2, caractériseepar le fait que la,base (3) présente une extrémité arrière (13), se rétrécissant en forme de coin et faisant saillie dans une partie élargie ou élargissement (12) de l'évidement vertical (2), qui est prise dans une pièce de bridage (17) présentant une entaille correspondante (18) et s'appuyant sur les parois latérales (24) de I'élargissement (12) contre lesquelles elle se coince par frottement. 4. Machine d'abattage suivant la revendication 3, caractérisée par le fait que la pièce de bridage (17) est immobilisée entre les parois latérales (24) de l'élargissement (12) au moyen d'un écrou (22l se vissant sur un axe (21) qui est fixé à l'extré- mité en forme de coin (13) et qui est muni d'un filetage. 5. Machine d'abattage suivant les revendications 1 et 2, caractérisée par le fait-que l'évidement vertical (44) présente dans un plan de coupe sensiblement horizontal une portion de sa longueur qui se rétrécit en forme de coin dans le sens de la traction du rabot à charbon et dans laquelle la base (41) du bloc d'entraînement (4)peut être immobilisée par un assemblage à frottement. 6. Machine d'abattage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5 > caractérisée par le fait que, dans la partie arrière de l'évidement vertical (2, 44), les deux faces intérieures qui se regardent (45) présentent des rainures (28) ou des baguettes (27) qui coopèrent respectivement avec des baguettes (27) ou des rainures k8) correspondantes prévues sur les faces extérieures (49) de la base (3, 41) du bloc d'entraînement. 7. Machine d'abattage suivant les revendications 3 et 4, caractérisée par le fait que la longueur de l'élargissement (12) correspond approximativement au double de la longueur de la partie terminale en forme de coin -(13) de la base (3). 8. Machine d'abattage suivant l'une des revendications 3, 4 et 7, caractérisée par le fait que, dans la paroi frontale (15), bpposée à l'évidement vertical (2), de l'élargissement (12) vient déboucher un passage (16) en forme de fente dont la largeur est environ moitié moindre que celle dudit élargissement. 9. Machine d'abattage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8 > caractérisée par le fait que l'extrémité avant (par exemple-42) de la base (3, 41) du bloc d'entrainement est munie d'un axe (29) qui, lorsque le bloc d'entraînement (4) a été mis en place dans l'évidement (2, 44), se loge dans un trou longitudinal (32) du prolongement (1). 10. Machine d'abattage suivant la revendication 9, caractérisée par le fait que l'extrémité libre de l'axe (29) présente une partie filetée (31) sur laquelle un écrou (35) peut se visser à l'intérieur d'une ouverture de mbntage (34) qui traverse verticalement le prolongement (1) du rabot. 11. Machine d'abattage suivant les revendications 9 et 10, caractérisée par le fait que l'axe (29) présente une partie conique (30) partant de l'extrémité avant de la base (3). 12. Machine d'abattage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4 et 6 à 11, caractérisée par le fait que la base t3) du bloc d'entraînement se compose d'une partie médiane dont la largeur correspond à celle de la queue (8) du bloc d'entraIne- ment et de baguettes (11) soudées sur les côtés de cette partie médiane. 13. Machine d'abattage suivant les revendications 5 et 6, caractérisée par le fait que l'évidement vertical (46) a une configuration sensiblement rectangulaire se raccordant à l'extrémité élargie de la portion de longueur en forme de coin (44) et a ici une longueur légèrement supérieure à la longueur occupée par les rainures t28) et les baguettes (27). 14. Machine d'abattage suivant la revendication 5 > caractérisée par le fait que la partie terminale rétrécie (47) de la partie de longueur en forme de coin (44) est limitée par une courte chambre terminale rectangulaire (48) dont la largeur correspond approximativement à celle de l'ouverture de montage (34) et qui sert éventuellement à recevoir la partie terminale rétrécie (42) de la base (41) du bloc d'entraînément. as. Machine d'abattage suivant les revendications 9 et 14, combinées, caractérisée par le fait que le trou longitudinal (32) dans lequel se loge l'axe (29) relie l'ouverture de montage (34) et la courte chambre terminale (48). 16. Machine d'abattage suivant les revendications 9 et 14 combinées ou la revendication 15, caractérisée par le fait que la partie, qui contient le trou longitudinal (32) et l'ouverture de montage (34), du prolongement (1) en forme de plaque du rabot à charbon est constituée par une pièce rapportée par soudure (33). 17. Machine d'abattage suivant l'une quelconque des revendications I val6, caractérisée par le fait que la face inférieure (50) de la base (3, 41) du bloc d'entraînement est munie d'un revêtement résistant à l'usure, par exemple une matière rapportee par soudure. 18. Machine d'abattage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 17, caractérisée par le fait que, dans la tdte (S) du bloc d'entraînement (43 il est prévu latéralement un évidement en forme de poche (6) pour y loger un aimant (7). 19. Machine d'abattage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 18, caractérisée par le fait qu'il est prévu sur la face terminale arriere (39) de la tête t5) du bloc d'entraîne- ment un crochet de traction (40).