La présente invention concerne généralement la conservation de lentilles ou verres de contact. Plus particulièrement, elle se rapporte à un procédé et une composition pour stériliser des lentilles ou verres de contact "souples" en matière plastique hydrophile. Des matières plastiques hydrophiles ou partiellement hydrophiles ont été décrites pour une utilisation pour la fabrication de lentilles ou verres de contactsotis. Par exemple, le brevet U.S. NO 3 503 393 à Seiderman et le brevet U.S. NO 2 976 576 à Wichterle décrivent des procédés de production de polymères hydrophiles tridimensionnels de polyhydroxyéthylméthacrylate dans des milieux réactionnels aqueux ayant la structure d'un hydrogel polymérique modérément réticulé, et ayant l'aspect d'hydrogels élastiques, mous et transparents. D'autres lentilles ou verres de contact mous comprennent des lentilles faites en silicone et autres matériaux flexibles valables du point de vue optique. Les vertus principales de ces lentilles sont leur souplesse et leur aptitude optique. Les lentilles hydrophiles sont particulièrement utiles en ophthalmologie étant donné leur capacité remarquable d'absorber l'eau avec un gonflement concomitant en une masse molle ayant une résistance mécanique extrêmement bonne, une transparence totale et la capacité de conserver sa forme et ses dimensions quand elle est en équilibre dans un fluide donné. L'un des problèmes ayant trait à ces lentilles de contact molles concerne leur méthode de stérilisation et de nettoyage. La propriété meme des lentilles hydrophiles molles, qui le permet d'absorber jusqu'à 150% en poids d'eau, permet également aux conservateurs qui pourraient autrement être utilisés pour le nettoyage et la stérilisation, d'être absorbés et même concentrés, et ensuite libérés quand la lentille est sur l'oeil. La libération peut être bien plus lente que l'absorption, permettant ainsi aux conservateurs de s'accumuler dans les lentilles. Cette accumulation affecte éventuellement les caractéristiques physiques des lentilles comportant la dimension, la couleur et autres. Cela peut avoir le résultat néfaste d'endommager ou de tacher la lentille de contact elle-même et/ou de nuire aux tissus sensibles de la conjonctive ou de la cornée. Les lentilles dures de contact ntabsorbent pas de quantités appréciables d'eau (c'est-à-dire 0,1-0,4%), et l'utilisation de conservateurs efficaces ne pose généralement donc pas de problème dans le domaine de ces lentilles dures. La stérilisation de lentilles hydrophiles souples ou molles de contact est effectuée par des processus décrits dans les brevets U.S. NO 3 689 673 et 3 888 782, ou plus généralement en faisant bouillir les lentilles dans une solution saline normale.Par ailleurs, les utilisateurs de lentilles souples ou molles de contact sont avertis quel ne faut utiliser enaucune circonstance, des solutions étudiées pour des lentilles dures, parce que les conservateurs dans de telles solutions seront absorbés et même concentrés par les lentilles molles et peuvent sérieusement endommager les lentilles molles et/ou l'oeil de l'utilisateur. Le brevet U.S. NO 3 689 673 révèle de plus qu'un certain nombre d'agents antimicrobiens couramment utilisés sont concentrés dans une lentille molle ou souple, et suggère que ces matériaux peuvent endommager la cornée, et que des essais semblables in vitro et in vivo ont montré que ces agents antimicrobiens n'étaient pas désirables dans une utilisation avec des lentilles hydrophiles. On sait également que l'oxydation relativement rapide d'un composé ène-diol tue presque totalement les microorganismes qui sont en contact avec lui. Habituellement, l'oxydation d'un composé ène-diol se produit trop lentement pour servir de microbicide. Cependant, quelques ions métalliques, notamment des ions de cuivre, catalysent la réaction de façon qu'elle ait lieu rapidement et que elle serve ainsi de microbicide, on peut par exemple voir le brevet U.S. NO 3 065 139. Une utilisation commerciale de l'oxydation rapide d'un composé ène-diol pour obtenir le bénéfice de son effet microbicide est difficile parce que la réaction a lieu si rapidement quand les ingrédients nécessaires sont en contact les uns avec les autres, que des produits commercialement emballés n'ont pas une conservation utile. Le brevet U.S. NO 3 681 492 traite des compositions dans lesquelles le taux d'oxydation du composé ène-diol est inhibé ou retardé, l'effet microbicide est donc conservé pendant une période plus longue. Cependant, même les compositions retardées ne sont généralement pas utilisables comme produits commercialisés, parce que la réaction ne peut être retardée que pour un temps relativement court, par exemple quelques jours, ce qui n1 est pas suffisamment long pour donner une durée de conservation utile à un produit commercial. De plus, une réaction très retardée ne produit pas un effet antimicrobien aussi intense qu'une réaction moyennement retardée ou une réaction qui ne l'est pas du tout. On a maintenant découvert qu'une lentille de contact, et en particulier une lentille hydrophile en matière plastique (soupai) pouvait être effectivement stérilisée et utilisée sans effet néfaste pour la lentille ou pour l'oeil de l'utilisateur, selon la présente invention. La solution de stérilisation selon l'invention ne sera pas absorbée par les lentilles en quantités appréciables. De plus, si cette solution de stérilisation est absorbée par les lentilles, elle ne peut nuire ni aux lentilles ni aux yeux de l'utilisateur. La présente invention permet également de résoudre le problème de la conservation ci-dessus indiqué. La présente invention concerne un procédé pour stériliser des lentilles de contact, consistant à mettre une lentille en contact pendant une période de temps suffisante pour la stériliser, avec une composition aqueuse sensiblement isotonique, comprenant une quantité efficace du point de vue microbicide d'un composé ène-diol et une quantité mineure et catalytique d'un composé métallique catalytique. La présente invention concerne également un procédé pour stériliser des lentilles de contact molles en matière plastique hydrophile, consistant à former une solution microbicide en combinant une quantité microbicide d'un composé ène-diol sous forme d'un dosage unitaire d'un solide pouvant être dissous ou dispersé, avec un diluant aqueux contenant une quantité catalytique d'ions de cuivre, et en mettant une lentille molle en matière plastique hydrophile en contact avec cette solution microbicide pendant une période de temps suffisante pour stériliser la lentille. L'un des ingrédients essentiels de cette invention est un composé ène-diol. Des composés ène-diolstypiques sont des composés d'acide ascorbique, d'acide réductique, d'acide squarique, d'acide dihydroxymaléique et d'acide dihydroxyfumarique. Des exemples typiques des composés ène-diols ci-dessus sont l'acide ascorbique lui-même, les sels d'acide ascorbique comme l'ascorbate de sodium, des esters d'acide ascorbique comme le palmitate d'ascorbyle et tout autre dérivé ascorbique qui conserve la structure moléculaire ène-diol. On peut également utiliser dans la présente invention, les formes comparables acide, sel et ester des autres ène-diols décrits ici. On peut également utiliser des mélanges de ène-diol. Le composé ène-diol préféré est l'acide dihydroxymaléique et ses sels, par exemple de potassium.La quantité totale du composé ène-diol que lton doit utiliser dans la présente invention varie entre environ 0,001 et environ 10% en poids de la composition totale et de préférence entre environ 0,1 et environ 10% en poids de la composition totale. On peut utiliser des concentrations supérieures, mais elles ne sont pas nécessaires pour obtenir les bénéfices de l'invention. Bien que tous les composés ène-diols révélés ici soient utiles, certains sont préférés parce que le demandeur a découvert que le composé ène-diol, l'acide dihydroxymaléique et ses esters et ses sels étaient uniques parce que les solutions aqueuses de ce composé ène-diol sont incolores. En effet, d'autres composés ène-diols, et plus particulièrement l'acide ascorbique, ont tendance à former des solutions dans l'eau d'un brun jaunatre, qui ne sont pas souhaitables d'un point de vue commercial et qui peuvent avoir tendance à affecter de façon néfaste les lentilles molles sur une longue période de temps Un autre des autres ingrédients essentiels de l'invention est le composé métallique catalytique. Le composé métallique catalystique peut être un composé ionisable de cuivre, de fer, de cobalt, de nickel, de manganèse ou de titane. Ces composés sont décrits dans le brevet U.S. NO 3 065 139.Le métal catalytique préféré est le cuivre, et en particulier les composés cupriques; et le composé métallique catalytique particulièrement préféré est le chlorure cuprique parce que c'est un excellent catalyseur, très soluble dans l'eau, relativement neutre et facilement disponible. Les formes anhydre ou hydrate, par exemple monohydrate ou dihydrate du chlorure cuprique peuvent être utilisées, mais on préfère la forme anhydre. Le catalyseur peut également être utilisé sous la forme d'un composé métallique faiblement complexé. Les composés de cuivre solubles dans l'eau, par exemple l' acétylacétonate cuprique et l'oléate cuprique peuvent également être utilisés à condition que des. ions cupriques soient disponibles dans la composition finale. Un mode de réalisation préféré de l'invention est un mélange de granules secs d'au moins deux types. Un type de granule est un granule contenant un ou plusieurs composés ène-diols L'autre type de granule est un granule contenant une quantité mineure du composé métallique catalytique et une quantité majeure d'une masse de matériau soluble dans l'eau pouvant recevoir la forme de granules. Le terme "sec" est utilisé ici dans le sens indiquant que c'est une composition ne contenant pas d'eau dans le sens de l'eau pouvant former de la buée ou pouvant se geler. Les compositions séches selon l'invention peuvent comprendre des matériaux contenant de l'eau de cristallisation ou autres formes d'eau qui ne sont pas disponibles pour dissoudre les matériaux ou pour réagir avec des matériaux dans la composition. Comme le catalyseur dans les modes de réalisation préférés ci-dessus décrits est présent en très faibles quantités, en comparaison avec les autres ingrédients du mélange, il représente une quantité mineure du granule dans lequel il est maintenu. Il est préférable que le matériau catalytique soit présent en faibles quantités, inférieures à 5% en poids du granule total dans lequel il est contenu, parce qu'il ne faut qu'une faible quantité du catalyseur pour effectuer l'oxydation du composé ène-diol et parce qu'il est inclus dans un granule d'une masse de matériau dans le but de-le maintenir hors de contact avec le composé ène-diol. La concentration du composé contenant le métal dans le mélange total des granules contenant le composé ène-diol et contenant le catalyseur métallique est de l'ordre de I à 1 x 10 5 pour cent. En conséquence, les granules contenant les métaux catalytiques doivent comporter une quantité majeure, et de préférence au moins 90% d'une masse de matériau pouvant être mélangée de façon homogène au matériau catalytique puis être tassée pour former un granule intact. La masse de matériau peut être entièrement neutre ou peut participer à l'utilité de la composition selon l'invention. Cette masse peut être une masse ne réagissant pas ou n'influençant pas de façon néfaste le composé métallique catalytique ou le composé ène-diol, parce qu'elle sera en contact intime avec les deux.La masse peut être un matériau neutre comme du sucre, mais c'est de préférence un matériau participant comme un mélange de bicarbonate de soude et d'un acide organique comme de l'acide tartrique ou de l'acide malique qui, quand il est dissous dans l'eau, subit une effervescence et provoque ainsi une action mécanique pour mélanger les autres ingrédients de la composition de façon homogène dans toute l'eau dans laquelle ils sont dissous. La masse de matériau doit être soluble dans l'eau ou au moins dispersible dans l'eau de façon que, lors de l'introduction de la composition dans l'eau, le composé métallique catalytique soit rapidement dissous pour qu'il puisse catalyser l'oxyda- tion du composé ène-diol et produire ainsi rapidement l'effet microbicide souhaité. Les granules sont préparés par des méthodes pharmaceutiques classiques de granulation comme une granulation à chaud ou une granulation à l'état humide. Quand on utilise une granulation à chaud, le chauffage ne doit pas décomposer les ingrédients, en particulier le composé ène-diol. Quand on utilise une granulation à l'état humide, les solvants doivent tre anhydres, c'est-à-dire de l'éthanol anhydre ou de l'alcool isopropylique anhydre. Les granules peuvent également être comprimées sous forme de tablettes. Des lubrifiants classiques comme l'acide stéarique, le talc, le stéarate de calcium, et autres peuvent être incorporés dans les granules. Les granules employés dans les compositions selon l'invention peuvent avoir toute dimension. Le composé ènediol peut être en granule aussi petit qu'une poudre impalpable, et on peut le préparer simplement par une comminution ou en subdivisant autrement le composé ène-diol. Cependant, les granules qui contiennent le composé métallique catalytique, doivent être préparés en mélangeant des particules subdivisées du composé métallique catalytique et de la masse de matériau puis en formant des granules avec ce mélange. Tant que les granules sont préparés de cette façon, il n'y aura qu'une faible quantité du matériau catalytique qui sera à la surface du granule, et l'oxydation du composé ènediol par un contact avec le catalyseur sera évitée. Les granules ainsi préparés peuvent avoir toute dimension. Les granules contenant le composé ène-diol ou les granules contenant le composé métallique catalytique peuvent être enduits d'un matériau soluble dans l'eau pour mieux encore effectuer la séparation de ces matériaux pendant le stockage. Cela peut être effectué, par exemple, en préparant des granules d'un mélange du composé métallique catalytique et de la masse de matériau puis en roulant ces granules dans la masse de matériau supplémentaire pour produire un rev8te- ment externe sans composé métallique catalytique. On peut également utiliser des techniques classiques de revêtement ou d'enrobage ou pour micro-encapsuler. La composition selon l'invention peut inclure d'autres ingrédients qui, bien qu'ils ne soient pas essentiels à l'efficacité, peuvent être souhaitables pour amener leurs proprs propriétésAu mélange. Si l'on souhaite un effet microbicide soutenu, un inhibiteur contenant une amine peut être inclus dans la composition pour retarder le taux de réaction au degré souhaité. L'inhibiteur contenant une amine préféré est le chlorure d'ammonium, bien que toutes les amines révélées dans le brevet U.S. NO 3 681 492 puissent être employées. L'inhibiteur peut être inclus soit dans les granules contenant les composés ène-diols, dans les granules contenant le composé métallique catalytique ou dans un troisième type de granules ne contenant aucun d'eux.Si les inhibiteurs sont inclus dans les granules contenant le composé métallique catalytique, ils auront la fonction supplémentaire d'ajouter à la quantité de la masse de matériau , protégeant le matériau catalytique d'un contact avec les composés ène-diols. Des ingrédients qui aident à disperser les divers ingrédients dans un corps d'eau, dans lequel ils sont introduits peuvent également être utiles dans les compositions selon l'invention. Comme agents dispersants on peut utiliser le bicarbonate de soude et les mélanges d'acides organiques ci-dessus mentionnés. Pour différentes masses de matériaux, il peut être souhaitable d'employer des désintégrateurs classiques comme "Veegum HV", de la méthylcellulose, de l'amidon, du sucre, et autres dans les granules pour améliorer la vitesse et l'efficacité de dissolution ou de dispersion dans l'eau dans laquelle la composition est introduite. Dans le cadrede la présente invention le mot "dissolution" est utilisé fonctionnellement pour indiquer une dissolution ou une dispersion. Comme l'oxydation du composé ène-diol est la réaction qui produit l'effet microbicide et comme le catalyseur accélère simplement la vitesse dette réaction, il peut être présent en des quantités bien plus faibles que le composé ène-diol. Dans la composition totale, le catalyseur peut être présent uniquement à la quantité d'une partie de catalyseur pour mille parties du composé ène-diol sur une base pondéralé, pour être efficace.Bien qu'il n'y ait pas de quantité maximale du catalyseur requis dans la composition selon l'invention, il est préférable que le catalyseur ne soit pas présent en une quantité supérieure à une partie du catalyseur pour 100 parties du composé ène dial, pour éviter ainsi toute quantité éventuellement toxique du composé métallique dans la solution aqueuse ultime qui est formée, et éviter ainsi une perte du métal catalytique. Si l'on emploie un inhibiteur contenant une amine, il peut être présent en toute quantité pour donner, à la réaction, le degré de retard que l'on souhaite. Généralement des quantités pouvant atteindre 1,5% en poids de la composition sont suffisantes pour inhiber la réaction pendant toute période souhaitée, et on emploiera habituellement des quantités bien plus faibles. Dans un second mode de réalisation préféré, le catalyseur métallique et l'inhibiteur contenant une amine peuvent être formulés en une tablette classique et le composé ènediol peut être micronisé en une poudre fine. Avant utilisation, la tablette est dissoute dans une quantité dosée d'eau, dont une partie est ensuite utilisée pour dissoudre une quantité pré-dosée du composé ène-diol pour former la solution microbicide pour stériliser des lentilles de contact. Dans un troisième mode de réalisation préféré, un concentré liquide non aqueux contenant une quantité appropriée de composés ène-diols souhaités et le catalyseur métallique souhaité, peut être préparé en dissolvant le composé ène-diol et le catalyseur métallique dans un solvant non aqueux comme un alcool organique,enke autres, de l'éthanol ou d'autres solvants non aqueux qui ne sont pas néfastes pour les lentilles de contact, par exemple du propylène glycol, du cyclohexane, du cyclohexanol, de l'éthylène glycol, du glycérol, du m-heptane, du m-hexane, de l'alcool isopropylique, du m-pentane, du diméthyl surf oxyde et du diméthyl formamide. On utilise alors la composition pour stériliser les lentilles de contact en ajoutant une quantité appropriée du concentré liquide à une quantité dosée d'eau, et en mettant les lentilles en contact pendant le temps requis avec la solution microbicide formée dans le mélange. Dans un quatrième mode de réalisation, les granules peuvent être formés en tablettes par des moyens classiques, bien que des enrobages supplémentaires solubles dans l'eau puissent être requis sur les granules pour empocher une réaction prématurée. Dans un cinquième mode de réalisation, le composé ènediol peut être formulé en une tablette classique et le catalyseur métallique peut être dissous dans un diluant aqueux l'accompagnant. Avant utilisation, la tablette est dissoute dans le diluant pour former la solution microbicide pour stériliser des lentilles de contact. Une composition typique de la présente invention peut contenir, en plus des ingrédients actifs décrits ci-dessus, des tampons, des stabilisants et des agents isotoniques aidant à rendre la composition ophthalmique plus confortable pour l'utilisateur. Ces matériaux supplémentaires ne doivent pas déformer la lentille molle. On a trouvé de ce point de vue que le Polysorbate 80 et Brij 58 servaient à stabiliser la formation aqueuse en des quantités situées entre environ 0,5 et environ 0,6 et de préférence 0,2% (poids/volume). Les tampons appropriés comprennent le citrate de sodium ou de potassium, l'acide citrique, l'acide borique, divers tampons mélangés de phqsphate comprenant des combinaisons de Na2HPO4, NaH2PO4, K2HP04 et KHC03. En général, on peut utiliser les tampons en quantités situées entre environ 0,05 et 2,5 et de préférence 0,1 et 2,0% (poids/volume). On préfère les sels de potassium des tampons quand on utilise de l'acidqSihydroxymaléiquRe ou de l'acide dihydroxyfumarique comme composés ène-diols dans la composition. On a trouvé que les sels de potassium de ces acides étaient bien plus solubles dans l'eau que les sels de sodium correspondants. La solution de traitement des lentilles molles ou souples de contact peut être maintenue à une pression osmotique semblable à celle d'une solution saline physiologique, c'est-à-dire sensiblement isotonique, ou à peu près 0,9% saline, ou avec des agents appropriés seuls ou en combinaison pour rendre la solution sensiblement isotonique. Une solution hypotonique, par exemple de l'eau du robinet, forcera la lentille à adhérer de façon importante à la cornée tandis que deslsolutions hypertoniques (saline en excès) provoquenntdes picotements, des larmoiements et un oeil rouge. Si l'on utilise des dosages solides, la formule peut comprendre des agents lubrifiants classiques, des liants et des excipients comprenant du glycérol, du sorbitol, de l'acide borique, du propylène glycol, des polyéthylène glycol, du dextrane et de la méthylcellulose. Ces matériaux sont utilisés en quantités variant entre 0,1 et 10 et de préférence entre environ 0,1 et 5% en poids. La méthode d'utilisation de la solution de stérilisation et de nettoyage est la suivante. Les lentilles sont d'abord rincées avec quelques gouttes de la solution selon l'invention ou d'une solution saline pour enlever les agents contaminants comme les mucosités, le maquillage de l'oeil et autres, puis sont placées dans un récipient approprié avec une quantité suffisante de la solution selon l'invention pour couvrir les lentilles. On laisse les lentilles tremper pendant au moins 10 à 30 minutes et jusqu'à 8 heures pour obtenir une mortalité sensible des spores, champignons et levures. Ce trempage s'est révélé stérilisoeeffectivement les lentilles.La méthode précédente est effectuée à une température ambiante, ou à des températures élevées c'est-à-dire de l'ordre de 40 à IOO0C. Le terme "stérilisér" est utilisé dans la présente invention pour indiquer que l'on rend non viable tous les microbes pathogènes, comprenant les bactéries Gram négatives, et Gram positives ainsi que les champignons. Le terme "microbicide" est utilisé dans la présente invention pour indiquer une composition qui rend non viable tous les micro-organismes parmi lesquels, sans limitation, des bactéries, des champignons, des levures et des virus. Pour illustrer la façon dont l'invention peut être effectuée, on se référera aux exemples qui suivent. On comprendra cependant que ces exemples n'ont pour but que d'illustrer la présente invention sans en aucun cas la limiter. A moins que cela ne soit indiqué autrement, "%" indique un poids par volume unitaire exprimé en pourcentage "(poids/volume)". ExemPle I On prépara un certain nombre de types différents de granules en mélangeant de façon homogène des poudres impalpables des divers ingrédients et en comprimant ces poudres pour former des granules. Les granules avaient des formes irrègulières, et avaient environ I millimètre au maximum comme dimension majeure. Les granules identifiés comme type 1 étaient les granules contenant le composé ène-diol. Les granules identifiés comme type 2 étaient les granules contenant le composé du métal catalytique. Le tableau suivant indique lesJcompositions des divers granules. Tableau 1 en - poids Ingrédients 1 2 Acide ascorbique 20,35 Ascorbate de sodium 43,72 Chlorure d'ammonium 2,14 Bicarbonate de soude 12,85 33,52 Acide malique 2,00 14,74 Mannitol 6,21 Sorbitol 2,73 Chlorure cuprique dihydraté 1,74 Chlorure de sodium 10,00 50,00 On prépara un mélange de 8 parties de granules du type 1 et de 2 parties du type 2. Les deux types de granules furent mélangés uniformément l'un à l'autre et placés dans un récipient hermétiquement scellé. Le récipient fut stocké pendant trois mois puis on l'ouvrit et l'on évacua les granules. Une observation visuelle et une analyse chimique révélèrent qu'S nty avait pas eu de changement de la composition chimique des granules.En examinant les micro-organismes, on trouva que la composition était efficace comme microbicide en présence d'eau (2% poids/ volume). Exemple II On répéta l'exemple 1 à l'exception que les composi tions ne furent pas granulées en premier. il en résulta que les compositions des granules du type I et 2 furent mélangées de façon homogène sous forme de poudre . Au stockage, la poudre mélangée devient d'un brun jaunâtre, indiquant qu'une réaction avait eu lieu. En examinanijies micro-organismes, on trouva que la composition était inefficace au point de vue microbicide. Exemple III On répéta l'exemple I à l'exception que les compositions ne furent pas granulées d'abord, et les deux mélanges furent placés séparément dans des récipients scellés hermétiquement en quantités appropriées pour que, lors d'une combinaison, l'on obtienne un rapport de 4 à 1 des compositions du type 1 au type 2. En examinant les micro-organismes, on trouva que la composition était efficace comme microbicide. Exemple IV On répéta quatre fois l'exemple I mais en remplaçant l'acide ascorbique et l'ascorbate de sodium dans le premer cas par des quantités équimolaires d'acide dihydroxymaléique, dans le second cas par de l'acide dihydroxyfumarique, dans le troisième cas par de l'acide réductique et dans le quatrième cas par de l'acide squarique (3,4-dihydroxy-3 cyclobutène-1,2-dione), et dans chaque cas on utilisa du carbonate de potassium à la place du carbonate de sodium. On obtint dans les quatre cas, des résultats comparables à l'exemple I. Exemple V On répéta l'exemple I mais les granules du type I ne contenaient pas de chlorure d'ammonium et l'on avait augmenté proportionnellement le bicarbonate de soude et l'acide malique. On obtint des résultats semblables. Exemple VI On prépara un certain nombre de compositions différentes en mélangeant divers ingrédients pour former des diluants clairs auxquels on ajouta un composé ène-diol pour produire la solution stérilisante. Le tableau qui suit indique la composition des diverses solutions stérilisantes. Tableau 2 Ingrédients % en poids Partie A 1 2 3 4 5 Chlorure d'ammonium 0,025 0,025 0,025 0,025 0,025 Chlorure cuprique dihydraté 0,005 0,005 0,005 0,005 0,005 Phosphate de potassium monobasiqueO,530 0,530 0,530 0,530 0,530 Phosphate de potassium dibasique 1,060 1,060 1,060 1,060 1,060 Chlorure de potassium 0,300 0,300 0,300 0,300 0,300 Eau 97,880 97,880 97,820 97,842 97,820 Partie B Acide dihydroxymaléique 0,200 Acide dihydroxyfumarique 0,200 Acide réductique 0,260 Acide ascorbique 0,238 Acide squarique 0,260 En examinant les microorganismes, ces compositions se révélèrent efficaces comme microbicide. Exemple VII On répéta l'exemple VI à l'exception que divers sels de l'acide dihydroxymaléique furent combinés dans des cas séparés, au diluant pour produire la solution stérilisante. Le tableau qui suit indique la composition de solutions sté rilisantes typiques. Tableau 3 Ingrédients % en poids Partie A 1 2 3 Chlorure d'ammonium 0,025 0,025 0,025 Chlorure cuprique dihydraté 0,005 0,005 o,oo5 Phosphate de potassium monobasique 0,530 0,530 0,530 Phosphate de potassium dibasique 1,060 1,060 1,060 Chlorure de potassiumO,100 0,100 0,100 Eau 97,975 98,018 98,060 Partie B Sel de dihydroxymaléate dipotassique 0,305 Sel de dihydroxymaléate disodique 0,262 Sel de dihydroxymaléate de dilithium 0,220 En examinant les micro-organismes, ces compositions se révélèrent être très efficaces comme microbicide. Exemple VIII On détermina ltefficacité de la composition 1 du ta bleau 2 de l'exemple VI comme microbicide pour une stérilisa tion de lentilles de contact. Des lentilles de contact furent plongées dans des cultures bactériennes de 108 organismes par millilitre de staphylocoques ou de pseudomonas. Après enlèvement, il se révéla qu'il restait 107 organismes par millilitre en contact avec les lentilles et les lentilles examinées furent alors trempées dans la composition et les lentilles témoins dans une solution saline stérile. A des intervalles spécifiques de temps, on compta les bactéries sur les lentilles enlevées des solutions, et rincées avec une solution saline stérile. Les résultats de l'étude sont indiqués au tableau 4. Tableau 4 Compte des bactéries au moment de 1' enlèvement lentille culture bac- t = 10mn t = 20 mn t = 30 mn ----- térienne 1 staphylocoques 2 pseudomonas 4105 3 staphylocoques 4103 4 pseudomonas 5 staphylocoques (102 6 pseudomonas 7 témoin 4107 8 témoin 4107 9 témoin Les résultats montrent que la composition est efficace comme microbicide pour stériliser des lentilles de contact. Exemple IX On répéta l'exemple VI à l'exception que les composés ène-diols étaient contenus dans des capsules en gélatine solubles dans liteau. On obtint des résultats comparables. Exemple X On répéta l'exemple VI à l'exception que les composés ène-diols étaient contenus dans des granules effervescents. On obtint des résultats comparables. Exemple XI On répéta l'exemple VI à l'exception que les composés ène-diols étaient contenus dans des solutions organiques anhydres à de fortes concentrations, et qu'il ne fallait donc ajouter que de faibles volumes au diluant. On obtint des résultats comparables. Exemple XII On répéta l'exemple VI à l'exception que l'onntaåouta pas d'eau à la partie A. Il en résulta que les compositions de la partie A et de la partie B furent ajoutées sous forme de poudres dans l'eau pour obtenir les solutions stérilisantes. En examinant les micro-organismes, les compositions se révélèrent être efficaces comme microbicides. Exemple XIII On répéta l'exemple XII à l'exception que chaque partie A et B fut comprimée sous forme d'une tablette. Il en résulta qu'une tablette de la partie A et une tablette de la partie B furent ajoutées à l'eau pour obtenir les solutions stérilisantes. On obtint des résultats comparables. Exemple XIV On répéta l'exemple XII à l'exception que chaque partie A et B était contenue dans des capsules de gélatine solubles dans l'eau. Il en résulta que l'on ajouta une capsule de la partie A et une capsule de la partie B dans l'eau pour obtenir les solutions stérilisantes. On obtint des résultats comparables. Exemple XV On répéta l'exemple XII à l'exception que la partie A fut comprimée sous forme d'une tablette. Il en résulta que l'on ajouta une tablette et la partie B en poudre dans l'eau pour obtenir les solutiors stérilisantes. On obtint des résultats comparables. Exemple XVI On répéta l'exemple XII à l'exception que la partie B fut comprimée sous forme d'une tablette. Il en résulta que l'on ajouta une tablette et la partie A sous forme de poudre dans l'eau pour obtenir les solutions stérilisantes. On obtint des résultats comparables. Exemple XVII On répéta l'exemple XII à l'exception que la partie A était contenue dans un granule effervescent. Il en résulta que l'on ajouta un granule et la partie B en poudre dans l'eau pour obtenir les solutions stérilisantes. On obtint des résultats comparables. Exemple XVIII On répéta l'exemple XII à l'exception que la partie B était contenue dans un granule effervescent. Il en résulta que l'on ajouta un granule et la partie A en poudre à l'eau pour obtenir les solutions stérilisantes. On obtint des résultats comparables. Exemple XIX On-répéta l'exemple XII à l'exception que la partie A était contenue dans un granule effervescent et que la partie B fut comprimée sous forme de tablette. Il en résulta que l'on ajouta un granule et une tablette dans l'eau pour obtenir les solutions stérilisantes. On obtint des résultats comparables. Exemple XX On répéta l'exemple XII à l'exception que la partie B était contenue dans un granule effervescent et que la partie A fut comprimée sous forme d'une tablette. Il en résulta que l'on ajouta un granule et une tablette dans 11 eau pour obtenir les solutions stérilisantes. On obtint des résultats comparables. Exemple XXI On répéta l'exemple XII à l'exception que la partie A était contenue dans une capsule en gélatine soluble dans l'eau et la partie B était comprimée sous forme d'une tablette. Il en résulta que l'on ajouta une capsule et une tablette dans l'eau pour obtenir les solutions stérilisantes. On obtint des résultats comparables. Exemple XXII On répéta l'exemple XII à l'exception que la partie B était contenue dans une capsule en gélatine soluble dans l'eau et que la partie A était comprimée sous forme d'une tablette. Il en résulta que l'on ajouta une capsule et une tablette dans l'eau pour obtenir les solutions stérilisantes. On obtint des résultats comparables. Exemple XXIII On répéta l'exemple XII à l'exception que -les deux parties furent pressées en une seule tablette avec une couche de masse de matériau séparant la partie A de la partie B. Il en résulta que l'on ajouta une tablette dans l'eau pour obtenir la solution stérilisante. On obtint des résultats comparables. Exemple XXIV On répéta l'exemple XII à l'exception que la partie A ne comportait pas d'eau ni d'eau d'hydratation et que les deux parties A et B étaient contenues dans une solution organique anhydre à de fortes concentrations. Il en résulta que l'onn'eut à ajouter qu'un faible volume de la solution concentrée dans l'eau pour obtenir les solutions stérilisantes. On obtint des résultats comparables. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits, ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Procédé pour stériliser des lentilles de contact caractérisé en ce qu'il consiste à mettre ladite lentille en contact, pendant un temps suffisant pour la stériliser, avec une composition aqueuse et sensiblement isotonique comprenant une quantité efficace du point de vue microbicide d'un composé ène-diol et une quantté catalytique mineure d'un composé métallique catalytique. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le composé ène-diol précité est choisi dans le groupe consistant en un composé d'ac-ide ascorbique, d'acide réductique, d'acide squarique, d'acide dihydroxymaléique, d'acide dihydroxyfumarique, les sels de ces acides et leurs mélanges. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le composé métallique catalytique précité est un composé de cuivre. 4. Composition selon la revendication 3, caractérisée en chue le composé de cuivre précité est du chlorure cuprique. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les lentilles de contact précitées sont des lentilles de contact souples en matière plastique hydrophile. 6. Procédé pour stériliser des lentilles de contact souples en matière plastique hydrophile caractérisé en ce qu'il consiste à former une solution microbicide en combinant une quantité microbicide d'un composé ène-diol dans une dose unitaire d'un solide pouvant être dissous ou dispersé avec un diluant aqueux contenant une quantité catalytique d'ions de cuivre et à mettre ladite lentille en contact avec ladite solution microbicide pendant une période de temps suffisante pour stériliser ladite lentille. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisée? ce que la solution précitée est sensiblement isotonique. 8. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que la dose précitée est un granule effervescent. 9. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que la dose précitée est une tablette. 10. Composition caractérisée en ce qu'elle se compose d'une composition aqueuse et sensiblement isotonique comprenant une quantité efficace du point de vue microbicide d'un composé ène-diol choisi dans le groupe consistant en composé d'acide dihydroxymaléique, d'acide dihydroxyfumarique, d'acide réductique, d'acide squarique, de sel dipotassique d'acide dihydroxymaléique, de sel disodique d'acide dihydroxymaléique, de sel de dilithium d'acide dihydroxymaléique, et une quantité catalytique mineure d'un composé métallique catalytique. 11. Lentilles de contact caractérisées en ce qu'elles sont stérilisées par le procédé selon l'une quelconque des revendications 6 à 9.