L'invention se rapporte aux constructions à éléments préfabriqués et elle concerne en particulier un perfectionnement aux procédés d'érection de telles constructions en vue d'en augmenter la résistance au feu. Dans un mode de construction connu, les éléments préfabriqués sont constitués d'une structure "sandwich" comprenant une plaque en matière légère (par exemple asbeste-ciment genre Promat ME); une couche de matière plastique mousse et une plaque destinée à former la face extérieure des murs, par exemple une plaque présentant l'aspect des murs traditionnels (briques, pierre, crépi, etc.). Lorsque le feu prend naissance à l'intérieur de la construction, ce sont les plaques en matière relativement légère qui se trouvent soumises à l'action des flammes et de la chaleur. Ces plaques se déforment alors en s'incurvant vers l'intérieur et souvent en accusant un certain retrait. La couche de matière plastique est de ce fait exposée aux flammes et à l'air oxydant et elle commence à se consumer et/ou à brûler. L'invention vise à augmenter la résistance au feu de ce genre de panneaux préfabriqués grâce à un perfectionnement aux procédés d'assemblage de panneaux de ce genre, dans lequel les panneaux sont juxtaposés suivant deux tranches tournées l'une vers l'autre. Le perfectionnement suivant l'invention se caractérise par le recouvrement par une feuille métallique de chacune des tranches tournées l'une vers l'autre de deux panneaux juxtaposés, et par la fixation de chaque feuille au moins à une face du panneau dont elle recouvre une tranche. Avantageusement, une face des panneaux est perforée de trous, ces trous étant calibrés pour laisser s'échapper les gaz qui peuvent se former à l'intérieur du panneau sans permettre le développement d'une pression exagérée à l'intérieur du panneau. La figure 1 montre en coupe horizontale deux panneaux préfabriqués 10, 20 suivant une technique connue. Ces deux panneaux sont juxtaposés suivant une tranche pour former une partie d'un mur d'une construction. Chaque panneau est constitué de deux plaques I et 2 entre lesquelles est disposée une couche de matière plastique mousse 5. Dans l'exemple illustré la plaque 1 formant la face extérieure du panneau est constituée d'éléments Il ayant l'apparence de briques rejointées entre elles. La plaque 2 formant la face intérieure du panneau est constituée d'une matière légère, par exemple de l'asbesteciment. Lorsqu'un incendie prend naissance à l'intérieur de la construction, la chaleur symbolisée par la flèche C déforme les plaques intérieures 2 comme montré à la figure 2.De ce fait, les flammes ainsi que les gaz oxydants chauds s'insinuent entre les plaques 2 déformées et attaquent la couche intermédiaire ce qui conduit à une attaque des panneaux par l'intérieur. Pour augmenter la résistance au feu de ces panneaux, suivant l'invention, une mince feuille métallique 4 se trouve disposée pour recouvrir la tranche de jointure de chaque panneau, cette feuille étant fixée au moins à la plaque intérieure du panneau, par exemple au moyen d'agrafes 5 (Figure 3). La feuille métallique 4 est de préférence suffisamment souple pour pouvoir fléchir facilement et suivre ainsi les mouvements de flexion et de retrait éventuels de la plaque intérieure 2. Dans le mode d'exécution illustré à titre d'exem-ple, les panneaux sont prévus, suivant une disposition connue, pour emboîter et couvrir les montants 6 de l'ossature de la construction. Dans ce cas, lesfeuilles métalliques se trouvent maintenues accrochées par les montants 6 comme on peut le remarquer à la figure 3. Les feuilles métalliques, bien maintenues, forment des écrans qui empêchent les flammes et les gaz oxydants chauds d'attaquer la couche de mousse intermédiaire 3, et cela même après contraction des matériaux sous l'action de la chaleur. Sous l'effet de la chaleur la matière constituant la couche intermédiaire 3 peut généralement produire des gaz. Dans ce cas il faut que ces gaz puissent s'échapper sous peine de voir se créer à l'intérieur des panneaux une pression interne qui peut provoquer une rupture de la face 2 du panneau, exposée au feu. Pour éviter ce phénomène, la plaque intérieure 2 est perforée de trous 7 calibrés de façon à permettre aux gaz de s'échapper librement sans provoquer une pression intérieure trop élevée. Les essais ont montré que les panneaux ainsi perfectionnés conformément à l'invention présentent une résistance au feu considérablement améliorée par rapport à celle qu'offrent les panneaux préfabriqués traditionnels, garantissant de la sorte une meilleure sécurité contre le feu pour les constructions REVENDICATIONS 1. Dans un procédé d'assemblage de panneaux de construction préfabriqués dans lequel les panneaux sont juxtaposés suivant deux tranches tournées l'une vers l'autre le perfectionnement caractérisé par Se recouvrement par une feuille métallique de chacune des tranches tournées lrune vers l'autre de deux panneaux juxtaposés, et par la fixation de chaque feuille au moins à une face du panneau dont elle recouvre une tranche. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par la perforation de trous dans une face du panneau, ces trous étant calibrés pour laisser s'échapper les gaz qui peuvent se former à l'intérieur du panneau sans permettre le développement d'une pression exagérée à l'intérieur du panneau. 3. Construction dans laquelle les murs sont formés par des panneaux préfabriqués juxtaposés, caractérisé en ce que les tranches de jointure des panneaux juxtaposés sont recouvertes chacune d'une feuille métallique fixée au moins à une face du panneau dont elle recouvre une tranche. 4. Construction suivant la revendication 3, caractérisée en ce que les panneaux ont au moins une face perforée de trous calibrés de façon à laisser s'échapper les gaz qui peuvent se former à l'intérieur des panneaux sans permettre le développement d'une pression exagérée à l'intérieur des panne aux.