La présente invention concerne un procédé de restauration de montres "dites anciennes", à clef ou à remontoir, pour homme ou pour femme. Les montres "dites anciennes" à clef ou à remontoir fabriquées pendant la période allant de 1850 à 1930 sont souvent détériorées et ne fonctionnent plus. Or, il est impossible à l'heure actuelle de restaurer une telle montre à moindres frais, les pièces de remplacement étant extremement difficiles à trouver ou à fabriquer. Bien souvent, ces montres "dites anciennes" sont totalement hors d'usage et ne sont plus réparables de manière classique. Pourtant, ces montres "dites anciennes" constituent de véritables bijoux en raison du fait que les bottiers ont été fabriqués en or ou en argent massif. Comme ces bottiers peuvent atteindre un poids de 20 grammes, la valeur de ces bottiers est relativement élevée. Il en résulte que l'utilisateur possédant un tel objet désire bien souvent s'en servir de façon active et non pas le conserver exclusivement sous forme de collection par exemple. La présente invention a donc pour but de créer un procédé de restauration de montres "dites anciennes11, à clef ou à remontoir, pour homme ou pour femme, permettant de remplacer le mouvement détérioré par un mouvement récent et actuel, tel qu'un mouvement mécanique ou un mouvement à quartz analogique remettant ces montres "dites anciennes" en état de marche. A cet effet, l'invention concerne un procédé de restauration de montres "dites anciennes", à clef ou à remontoir, pour homme, caractérisé en ce que l'on met à nu le support du mécanisme d'origine de la montre par démontage des pièces, telles que vis, ponts, roues ou similaires, pour ne conserver que la platine d'origine, on ajuste du laiton sous forme de macarons par soudage à l'emplacement des roues de moyenne, des roues de seconde, de ltéchappement et du barillet pour rigidifier la platine, puis on effectue le surfaçage de la platine, et le perçage et l'alésage d'un logement aux dimensions du mouvement actuel, mécanique ou à quartz analogique, on monte le nouveau mouvement dans le logement et on fraise un orifice de passage, de la périphérie extérieure de la platine jusque dans le logement, pour la mise en place du remontoir du mouvement et/ou de la tige de mise à l'heure. Suivant une autre caractéristique de l'invention, on fait passer la tige de remontoir à travers le poussoir qui commande l'ouverture du boîtier par fraisage du cliquet de fermeture, sans détériorer la fonction initiale de blocage du cliquet de fermeture. Enfin, suivant une autre caractéristique de 11 invention, on conserve les moyens de fixation d'origine de la platine dans le bottier, des aiguilles et du cadran sur la platine, tels que pieds de cadran ou vis de fixation. La présente invention sera mieux comprise à l'aide d'un mode de réalisation d'une montre restaurée, représenté schématiquement, à titre d'exemple non limitatif, sur les dessins ci-joints, dans lesquels : - la figure 1 est une vue de dessus de la platine mise à nu, - la figure 2 est une vue de dessus de la platine lors de sa phase de remplissage et de surfaçage, - la figure 3 est une vue de dessus de la platine après la phase de perçage, - la figure 4 est une vue de dessus de la platine après la mise en place du nouveau mouvement et fraisage pour la mise en place du remontoir, - la figure 5 est une vue de côté de la platine représentée à la figure 4 précédente, - la figure 6 est une vue de dessus d'un second mode de réalisation d'une platine après la phase de démontage, - la figure 7 est une vue de dessus de la platine conforme à la figure 6 après la phase de remplissage et de surfaçage, - la figure 8 est une vue de dessus de la platine conforme aux figures 6 et 7 précédentes après la phase de perçage. - la figure 9 est une vue de dessus de la montre correspondant au mode de réalisation des figures 6 à 8 précédentes à l'état restauré. - la figure 10 est une vue en coupe de côté d'un troisième mode de réalisation d'une montre. Selon la figure 1, la platine 1 est représentée après la phase de démontage. Selon cette phase, on a mis à nu le support du mécanisme d'origine de la montre, c'est-à-dire la platine. La platine 1 correspond à une montre d'homme, à clef ou à remontoir. La mise à nu de la platine 1 s'effectue par démontage des pièces telles que vis, ponts, roues ou similaires, afin de ne conserver que la platine d'origine. La platine 1, après cette phase de démontage, comporte donc une série de logements 2 qu'il vagit de combler. Suivant la figure 2, la platine représentée à la figure 1 a subi la phase de remplissage des parties en creux 2, pour ce remplissage il s'agit d'ajuster du laiton sous forme de macarons par soudage à l'emplacement initial des pièces telles que les roues de moyenne, les roues de seconde, ltéchap- pement et le barillet. Cet ajustage de laiton permet de rigidifier la platine 1. À la suite de cette opération de remplissage, on effectue le surfaçage de la platine afin de rendre plane toute la surface de la platine. Selon la figure 3, on passe à la phase suivante suivant laquelle on effectue le perçage et l'alésage d'un logement circulaire 3 dans la partie médiane de la platine 1. Ce logement 3 est réalisé sensiblement aux dimensions du mouvement récent que l'on désire mettre en place. Ce mouvement peut entre un mouvement mécanique ou un mouvement à quartz analogique. Les mouvements à quartz ne peuvent outre montés qu'exclusivement dans les montres à clefs, tandis que les montres à remontoir peuvent être dotées, soit d'un mouvement à quartz, soit d'un mouvement mécanique. Selon la figure 4, on fraise un orifice de passage 4 allant de la périphérie extérieure 5 de la platine et débouchant dans le logement 3. Ce passage permet la mise en pL8- ce de la tige de mise à l'heure et/ou du remontoir du mouvement. Conformément au procédé de l'invention, on conserve les moyens de fixation d'origine. C'est ainsi que l'on conserve les pieds de cadran 6 et 7 pour la fixation du cadran et la vis 8 pour la fixation de la platine. Selon la figure 5, la platine I est représentée en vue de côté et correspond au mode de réalisation décrit plus amplement à la figure 4 précédente. La platine 1 comporte l'ori- fice fraisé 4, le logement 3 et les pieds de cadran 6 et 7 d'origine. Selon la figure 6, la platine 10 correspond à une montre de femme, à clef. La platine 10 dégagée du bottier de la montre est mise à nu comme pour une montre d'homme, décrit à la figure 1 précédente. On conserve les pieds d'ancrage 11, 12. On met à nu la platine en retirant les pièces démontables formant partiellement l'ancien mouvement, telles que vis, ponts, roues, etc.... On obtient des parties en creux 13, 14 dans a platine 10 constituant le support du mouvement Selon la figure 7, les parties en creux 13 et 14 de la platine 10 sont remplies par du laiton sous forme de macarons soudés dans ces anciens emplacements des roues de moyenne, des roues de seconde de l'échappement et du barillet. On effectue également le surfaçage de la platine 10, c'est dire que l'on planifie les surfaces de la platine. Selon la figure 8, on effectue le perçage et l'alésage de la platine 10 pour obtenir un logement 15 dans la partie centrale de la platine 10. Ce logement 15 est destiné à recevoir le mouvement à quartz analogique destiné à faire fonctionner à nouveau la montre à clef. Suivant la figure 9, on démonte le poussoir d'origine 16 commandant le cliquet de fermeture 17 permettant de bloquer le bottier en position de fermeture. Le canal 18 permet la mise en place de la tige de mise à l'heure 20 du nouveau mouvement 19 à quartz dans le logement 15. Âuparavant, il est nécessaire de fraiser le cliquet de fermeture 17 pour permettre le passage de la tige 20 vers le mouvement 19, sans pour autant détériorer la fonction initiale du cliquet de fermeture 17 qui est de bloquer le boiter en position de ferme turf. Suivant ce mode de réalisation, on conserve également les pieds de cadran 12 et la vis 21 permettant la fixation de la platine dans le boîtier. Selon la figure 10, la montre 22 à restaurer est formée d'un boîtier 23 composé d'un fond de boîtier 24 et d'un corps de boîtier 25. Afin de faciliter et de rationaliser le montage des éléments de la montre restaurée, on usine une pièce intermédiaire 26 adaptée au profil particulier du boîtier 23. La pièce 26 constitue un support de fixation du mouvement 27 et du cadran 28. Le support comporte un épaulement extérieur 29 pour son emboîtement entre le fond 24 et le corps 25 du boîtier0 Le support est pourvu en outre, de deux épaulements intérieurs 30, 31 pour la fixation à la fois du mouvement 27 et du cadran 28. Le support 26 est approprié à la fois pour les techniques de restauration de montres "dites anciennes", mais peut également entre mis en oeuvre dans les techniques de fabrication en série de boîtiers classiques de montres. De cette façon, il est possible de restaurer une montre "dite ancienne". Celle-ci conserve son aspect extérieur original tout en faisant bénéficier à l'utilisateur d'un mouvement assurant un fonctionnement fiable de la montre. REVEND i CÂT iONS I .- Procédé de restauration de montres "dites anciennes", à clef ou à remontoir, pour homme, caractérisé en ce que l'on met à nu le support du mécanisme d'origine de la montre par démontage des pièces telles que vis, ponts, roues ou similaires pour ne conserver que la platine d'origine (1), on ajuste du laiton sous forme de macarons par soudage à l'emplacement des roues de moyenne, des roues de seconde, de l'échappe- ment et du barillet pour rigidifier la platine (1), puis on effectue le surfaçage de la platine, et le perçage et l'alésage d'un logement (3) aux dimensions du mouvement actuel mécanique ou à quartz analogique, on monte le nouveau mouvement dans le logement (3) et on fraise un orifice de passage (4) de la périphérie extérieure (5) de la platine (1) jusque dans le logement (3) pour la mise en place du remontoir du mouvement et/ou de la tige de mise à l'heure. 2.- Procédé de restauration de montres "dites anciennes", à clef ou à remontoir, pour femme, suivant lequel on met en oeuvre toutes les opérations conformes à la revendication I précédente, caractérisé en ce que l'on fait passer la tige (20) du remontoir à travers le poussoir (16) qui commande l'ou- verture du boftier par fraisage du cliquet de fermeture (17) sans détériorer la fonction initiale de blocage de ce cliquet. 3.- Procédé de restauration de montres "dites anciennes" conforme aux revendications 1 et 2, précédentes, caractérisé en ce qu'on conserve les moyens de fixation d'origine de la platine (i, 10) dans le boîtier et des aiguilles et du cadran sur la platine (1, 10), tels que pieds de cadran (6, 7; 10, 11) ou vis de fixation (8, 21). 4.- Procédé de restauration de montres "dites anciennes" conforme aux revendications i à 3 précédentes, caractérisé en ce qu'on usine un support s'incrustant parfaitement entre le fond du boîtier et les parois latérales du boîtier et on fixe sur ce support pourvu d'épaulements intérieurs et extérieurs, à la fois le mouvement et le cadran de la montre.