La présente invention concerne le positionnement à longueur donnée, précis et automatique de profilés lors de leur convoyage vers un poste de travail (sciage ou perçage et autre usinage) ceci afin de permettre au niveau du poste de travail d'effectuer un usinage à un endroit prédéterminé du profilé. Les dispositifs connus pour le convoyage des profilés sont principalement de deux sortes : les uns sont à positionnement manuel, c'est-à-dire qutun opérateur déroule un ruban métallique de mesure en mtme temps que le profilé avance, et il arrête le profilé lorsque la graduation adéquate est atteinte ; les autres sont automatiques, et dans ceux là il est prévu un chariot mobile qui est mis en place sur le convoyeur, en aval du poste de travail pour servir de butée au profilé, la distance variable entre le chariot et le poste de travail étant choisie selon 11 endroit du profilé qui est à usiner. Le chariot est relié mécaniquement au poste de travail de sorte qu'il peut être mis en place précisément à une distance choisie du poste de travail. Dans certains convoyeurs à chariot, le chariot sert non pas de butée mais de dispositif de préhension pour agripper le profilé et le mouvoir Jusqu'à une position choisie. La présente invention vise à supprimer la nécessité du chariot, tout en conservant un positionnement automatique des profilés, En effet, le chariot présente plusieurs inconvénients il est très lourd, surtout si les profilés à manipuler sont de poids important, car il doit résister aux chocs de ces profilés arrivant en butée contre lui. Il est coateux car il doit comporter un dispositif de- positionnement complexe (par exemple à crémaillère de précision) pour définir sa position exacte par rapport au poste de travail. Enfin, il présente l'inconvénient d'empêcher le déplacement latéral des profilés pour les transférer à un autre banc de convoyage ou à un parc de stockage. Au mieux, si le chariot est monté pivotant, il peut se soulever d'un côté pour laisser passer les profilés latéralement de ce côté, mais il ne peut certainement pas permettre le passage des deux côtés du convoyeur. Pour permettre l'élimination du chariot mobile dans les bancs de convoyage et de positionnement de profilés, la présente invention propose un dispositif dans lequel l'avance des profilés est détectée à partir des profilés eux-mêmes et leur arrêt est commandé par comptage de distances choisies à partir d'un signal de passage du profilé à une position prédéterminée. Le banc de convoyage selon l'invention comporte un convoyeur amont à rouleaux moteurs, et un convoyeur aval également à rouleaux moteurs, placés de part et d'autre d'un poste de travail. Il est caractérisé par le fait qu'il comprend en outre - au moins un organe de détection photoélectrique disposé sur l'un des convoyeurs et apte à détecter lepassage de l'extrémité d'un profilé à un endroit donné du convoyeur - un codeur angulaire disposé sur le trajet du profilé, apte à être mis en rotation par le passage du profilé contre ce codeur et à délivrer alors des impulsions de comptage suivant 11 angle de rotation du codeur ; - un compteur électronique ayant une entrée de comptage reliée à la sortie du codeur angulaire et comptant donc les impulsions issues de ce dernier lorsque le profilé le fait tourner ; le compteur possède également une entrée de mise en mémoire d'une première valeur programmée (qui est la cote d'arrêt du profilé, celle à laquelle on veut par exemple percer un trou), un moyen de comparaison du contenu du compteur avec la première valeur programmée, une entrée de mise en mémoire d'une deuxième valeur programmée (qui correspond à la distance connue entre la position du détecteur photoélectrique et le plan de travail de la machine à usiner), une entrée de commande d'établissement du contenu du compteur à la deuxième valeur programmée, cette entrée étant reliée au détecteur photoélectrique pour caler le compteur à une valeur initiale connue. Le compteur fournit à sa sortie des signaux fonctions de la différence entre le contenu du compteur et la première valeur programmée (cote d'arrêt) - enfin, le banc de convoyage comporte un moyen de commande de la vitesse et du sens d'entrainement des convoyeurs, recevant la ou les sorties du compteur électronique, pour commander l'arrêt des profilés selon une séquence d'approche programmée. Ainsi, le passage de l'extrémité d'un profilé à un endroit connu avec précision est détecté par une cellule photoélec trique qui force le contenu du compteur à une valeur initiale (deuxième valeur programmée). Puis, ce contenu augmente au fur et à mesure que le compteur reçoit des impulsions du codeur angulaire qui est entrainé en rotation par le profilé. Quand le contenu du compteur atteint la cote d'arrêt ou quand il est à un certain écart par rapport à- celle-ci, le convoyeur ralentit. L'arrêt final, éventuellement après dépassement de la cote d'arrêt et retour en arrière, a lieu lorsque le contenu du compteur atteint la cote d'arrêt (première valeur programmée). On voit donc comment c'est le profilé lui même qui déclenche un signal de début de comptage, avec initialisation du compteur à une valeur connue, et comment il entraine un codeur angulaire qui incrémente le compteur selon la distance parcourue par le profilé jusqu'à arriver à une position finale déterminée au préalable par introduction dans le compteur d'une cote d'arrêt final. Les caractéristiques ci-dessus sont les caractéristiques essentielles du banc de convoyage et de positionnement selon l1in- vention, mais d'autres particularités très importantes sont prévues pour obtenir un fonctionnement str et pour que le banc de convoyage puisse être adapté à divers types de machines. En particulier, dans les cas où l'on veut usiner le profilé en des points qui peuvent être rapprochés de ses deux extrémités, il est bon de prévoir deux codeurs angulaires au lieu d'un. L'un sera placé en amont de la machine à usiner, l'autre en aval, un dispositif de sélection permettant de diriger vers le compteur électronique soit les impulsions du premier codeur soit les impulsions du second selon la position du profilé. Le compteur électronique comporte alors une entrée de mise en mémoire d'une troisième valeur programmée ; un deuxième détecteur photoélectrique déclenche l'établissement du contenu du compteur à cette troisième valeur qui correspond à la position du profilé lorsqu'il passe devant ce deuxième détecteur et qui joue donc le role de nouvelle valeur initiale du compteur. Par ailleurs il est très important de vérifier que sur une grande longueur d'avance d'un profilé il n'y a pas d'erreur de comptage de distance parcourue, erreur qui entrainerait un usinage à une mauvaise position. Or il peut y avoir un certain glissement du profilé sur le codeur angulaire (par suite de défauts sur la sur-face du profilé, ou de tressautements du profilé porté par les rouleaux du convoyeur) ; il peut y avoir également usure de la surface d'application, sur le profilé, du codeur angulaire et donc mauvaise correspondance entre le nombre d'impulsions fournies par le codeur angulaire (qui est toujours un-nombre constant par tour) et la distance parcourue qui est 2tR par tour si R est le rayon (variable avec l'usure) de la roue du codeur angulaire que l'on applique à la façon d'un galet contre le profilé en mouvement. Pour éviter ces erreurs de comptage on prévoit selon une caractéristique supplémentaire de l'invention que le compteur électronique comporte une pluralité d'entrées de mise en mémoire de quatrièmes valeurs programmées qui sont des cotes de réétalonnage-du compteur, et des entrées correspondantes de commande d'établissement du contenu du compteur à ces valeurs de réétalonnage à chaque fois que le profilé passe devant un repère correspondant. Ces repères sont matérialisés par des détecteurs photoélectriques. Ainsi, lorsque le profilé coupe le faisceau lumineux de l'un de ces détecteurs photoélectriques, ce dernier fournit un signal d'établissement du contenu du compteur a une valeur correspondant à la position de ce détecteur ; puis sous l'effet de l'avance du profilé, le compteur est incrémenté par le codeur angulaire. Lorsque le profilé coupe le faisceau du détecteur suivant, si par suite d'un glissement ou de tout autre défaut de comptage le compteur n'a pas la valeur programmée correspondant- à ce nouveau détecteur, celui-ci envoie un signal de réétalonnage qui force le compteur à prendre cette valeur programmée. Ainsi de suite, le compteur est périodiquement réajusté.Bien entendu, les positions des détecteurs photoélectriques doivent être parfaitement connues pour que l'on puisse mettre en mémoire les quatrièmes valeurs programmées (valeurs de réétalonnage) qui leur correspondent. Selon encore un autre aspect de l'invention, on tient compte de ce que les profilés sont des éléments lourds qui présentent une grande inertie si on veut les transporter à grande vitesse, comme cela est souhaitable si l'on veut que le poste de travail ait un débit sufisant. Il test pas possible de commander le convoyeur sim plument en marche-arrêt lorsque l'on a-atteint la cote d'arrêt l'inertie de l'ensemble en mouvement entraine un dépassement considérable de-la cote voulue. Deux types de séquence d'approché de la cote d'arrêt sont utilisés et-seront exposés en détail dans la suite de la description. L'un consiste à prévoir dans le compteur électronique plusieurs cinquièmes valeurs programmées, qui sont des écarts de ralentissement successifs : lorsque le contenu du compteur atteint un niveau égal à la cote d'arrêt diminuée du premier écart de ralentissement, la vitesse du convoyeur est diminuée ; lorsqu'il atteint la cote d'arrêt moins le deuxième écart de ralentissement,- la vitesse est encore diminuée, et a n- si de suite selon le nombre de valeurs de ralentissements programmées jusquà arrêt complet à la cote désirée. Une autre séquence d'approche possible consiste à prévoir une seule cinquième valeur programmée (c'est-à-dire un seul écart de ralentissement). Quand le profilé atteint la cote d'arrêt diminuée l'écart de ralentissement, le moteur du convoyeur est stoppé et le profilé continue sur sa lancée jusqu'à dépassement de la cote finale. Lorsqutil s'arrête, le convoyeur est remis en route à vitesse plus réduite jusqu'à la cote d'arrêt. Eventuellement on peut encore prévoir un dépassement en marche arrière dû à l'inertie et une nouvelle marche avant à vitesse encore plus réduite et arrêt final avec freinage à la cote d'arrêt, D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description détaillée qui suit et qui est faite en référence aux dessins annexés. Cette description est faite globalement pour tout un ensemble de transport et d'usinage de profilés, qui comprend plusieurs postes de travail, et dans lequel on a mêlé plusieurs modes de réalisation possibles qui pourraient en pratique être uniformisés pour un ensemble donné. Dans les dessins annexés, - la figure 1 représente schématiquement en vue de des sus un banc typique de travail de profilés, auquel on peut appliquer le système de convoyage et de positionnement selon l'in vention - la figure 2 représente schématiquement en vue de dessus un détail de la figure 1 avec une première réalisation du système de positionnement de l'invention. - la figure 3 représente un diagramme d'une séquence d'approche d'un profilé vers une cote d'arrêt. - la figure 4 représente un schéma électronique de discrimination de sens de rotation pour un codeur angulaire. - la figure 5 représente le schéma électrique du système de convoyage et de positionnement suivant le premier mode de réalisation de l'invention. - la-figure 6 est une vue de dessus des convoyeurs C3 et C4 de-la figure 1 avec les cellules de réétalonnage réparties le long du convoyeur aval (deuxième mode de réalisation). - la figure 7 représente un diagramme d'une séquence d'approche d'un profilé jusqu'à une cote d'arrêt prédéterminée. - la figure 8 représente un schéma électrique du système de convoyage et d i ositionnement suivant le deuxième mode de réalisation de l'invention. - la figure 9 représente en vue de face le système de levage du rouleau relié au codeur angulaire, permettant d'appliquer ce rouleau à la façon d'un galet au-dessous des profilés. - la figure 10 est une vue latérale du système de levage, en coupe selon la ligne A-A de la figure 9. - la figure 11 est une vue d'un détail du système de levage, en coupe selon la ligne B-B de la figure 9. A la figure 1 est représenté le schéma symbolique d'un banc d'usinage de profilés comportant cinq convoyeurs et deux machines à usiner et des bancs de ripage vers les convoyeurs ou à partir de ceux-ci. Un premier convoyeur amont Cl, à rouleaux moteurs schématiquement représentés et désignés par la référence globale 10, permet d'amener des profilés à une tronçonneuse 12 placée enavKt du convoyeur Cl. Un banc de ripage latéral, composé de rails de ripage 14 perpendiculaires au convoyeur, permet d'amener les profilés latéralement vers le convoyeur Cl ou de les en retirer. Ce banc de ripage est construit de manière classique: un chariot solidaire d'une chaîne entrainée par un moteur peut glisser-sur chaque rail ; il est muni de doigts relevables ou abaissables pour accrocher ou non et faire riper un profilé choisi ; tous les chariots se déplacent simultanément et en alignement lorsque le moteur du banc de ripage est actionné, mais les commandes de relevage et d'abaissement des doigts des chariots sont par exemple groupées deux à deux (elles pourraient être toutes séparées) l'écartement des rails adjacents est variable pour permettre de faire riper des profilés de longueur variable : les petis profilés seront déplacés latéralement là où les rails sont plus rapprochés. Sur la figure 1 est représenté un profilé 16 sur le convoyeur Cl, et un profilé 18 en position d'attente, sur un côté du banc de ripage adjoint au convoyeur Cl. Le profilé 16 est amené par les rouleaux moteurs du convoyeur CI dans le sens de la flèche 20 vers une tronçonneuse 12 (ou toute autre machine selon le travail qui est à effectuer sur les profilés). Le profilé est positionné de façon précise par rapport à la lame de scie par un système selon l'invention qui sera décrit en référence aux figures suivantes. Lorsque son extrémité avant dépasse le poste de travail où est installée la scie 12, il est pris en charge par un convoyeur aval C2 qui est également un convoyeur à rouleaux moteurs 22, dans le prolongement du convoyeur CI et commandé en synchronisme avec lui de façon qu'il n'y ait pas de glissement si le profilé repose à la fois sur les rouleaux du convoyeur amont et ceux du convoyeur aval. De préférence, un moteur à courant continu est prévu pour chaque convoyeur et une chatne de transmission relie ce moteur à tous les rouleaux du convoyeur correspondant pour les mettre en rotation de façon synchrone. Au convoyeur aval C2 sont associé deux bancs de ripage, respectivement un banc de ripage à droite avec des rails de ripage 24 et un banc de ripage à gauche avec des rails 26. Ces bancs de ripage sont tout à fait semblables à celui qui est associé au convoyeur CI. Il est à noter que c'est le système de convoyage et de mise en place selon l'invention (décrit en détail plus loin) qui permet d'avoir des bancs de ripage à la fois à droite et à gauche d'un même convoyeur. Le banc de ripage à gauche permet d'amener les profilés qui sont sur le convoyeur aval C2 Vers un autre convoyeur C3 qui lui est parallèle et qui constitue un convoyeur amont pour un deuxième poste de travail des profilés. Ce poste de travail comprend par exemple une perçeuse 28. Par ailleurs un autre poste de travail encore peut être prévu après le convoyeur C2 (qui servirait alors de convoyeur amont pour ce poste de travail). Ce troisième poste de travail peut comprendre une poinçonneuse 30 au lieu d'une tronçonneuse . Des convoyeurs avals C4 et C5 sont prévus respectivement en aval du poste de travail 28 et du poste de travail 30. Un banc de ripage entre eux (rails 32) permet le passage des profilés entre ces convoyeurs ou vers des parcs de stockage latéraux. On a ainsi décrit en référence à la figure 1 un exemple de banc de travail des profilés, auquel peut être appliquée l'invention, avec trois postes de travail, cinq convoyeurs et plusieurs bancs de ripage, à droite et/ou à gauche de chaque convoyeur. Bien entendu on peut aussi appliquer l'invention à d'autres bancs, plus simples ou plus complexes que celui-ci. On décrira ci-dessus le système de convoyage et de positionnement au poste de travail d'abord pour la tronçonneuRe 12 avec les convoyeurs C1 et C2, pour lesquels un premier mode de réalisation de l'invention sera décrit, puis pour la perçeuse 28 et les convoyeurs C3 et C4 selon un deuxième mode de réalisation. A la figure 2 sont représentés symboliquement les convoyeurs amont Cl et aval C2 de part et d'autre de la scie 12 qui est une scie à métaux circulaire classique ayant un plan de travail représenté par la ligne 34 (face côté aval de la lame de scie). Ce plan de travail peut être fixe, ou pivotant pour autoriser un sciage de biais d'un profilé. S'il est fixe, perpendiculaire aux convoyeurs, il définit une position de référence par rapport à laquelle l'avance des profilés sera mesurée ; s'il est pivotant, ce pourra etre le centre de pivotement qai définira l'origine des positions. Pour simplifier la description qui suit on supposera que le plan de travail est fixe. Un profilé 16 amené sur le convoyeur amont Cl est appliqué contre une pluralité de galets guides 36 échelonnés sur le bord du convoyeur et définissant par leur alignement une direction d'avance (flèche 20) selon laquelle l'avance des profilés est mesurée. Bien entendu, le convoyeur aval C2 comporte des galets-guides analogues 38, alignés avec les premiers. Le plan origine 34 défini ci-dessus est perpendiculaire à la direction d'avance 20. 'opération à effectuer au poste de travail entre les convoyeurs Ci et C2 consiste à couper un profilé à une longueur précise dont on suppose qu'elle n'est pas inférieure à un minimum connu (les profilés ne sont pas en général coupés à de très petites dimensions) que l'on définira ultérieurement. L'extremité avant du profilé entraîné par le convoyeur à rouleaux amont C1 passe devant le poste de travail 12 puis parvient sur le convoyeur aval C2 qui est synchronisé avec le premier et donc coopère avec lui à l'entratnement du profilé. Peu après avoir passé le poste de travail 12, l'extré- mité avant du profilé coupe un faisceau de lumière émis perpendiculairement à la direction d'avance du profilé par une lampe lo vers une cellule photoélectrique PO. La lampe lo et la cellule Po sont montées en vis à vis sur les bords du convoyeur de part et d'autre du trajet des profilés. La cellule PO réagit à la coupure du faisceau lumineux en envoyant un ordre de levage au distributeur d'un vérin placé au-dessous du convoyeur et supportant par l'intermédiaire de paliers de roulement un rouleau capable de tourner librement et dtentratner en rotation un codeur angulaire 42 monté sur le même arbre que le rouleau. Ce rouleau est désigné par 40 sur la figure 2. le système de vérin qui le supporte et qui est commandé par la cellule PO n'est pas représenté à la figure 2. La levée du vérin hydraulique sous la commande de la cellule vient appliquer le rouleau 40 sous le profilé 16,élasti quement et avec une force suffisante pour que le rouleau tourne sans glissement par rapport au profilé, à la façon d'un galet. il est à noter que la cellule PO et la lampe 1O sont montées sur le convoyeur légèrement en aval du rouleau 40 de façon que ce dernier ne monte que quand le profilé à déjà commencé à passer au-dessus de lui. Une fois le rouleau 40 en contact avec le profilé, il tourne en entrainant le codeur angulaire 42 dont la fonction est de délivrer une impulsion électrique à chaque fois qu'il parcourt un angle donné. A titre d'exemple, des codeurs angulaires courants de livrent 500 impulsions par tour. Le rouleau 40 ayant un diamètre D bien déterminé, cela revient à ce que le codeur angulaire 42 délivre une impulsion à chaque fois que le profilé a parcouru une distance déterminée (xi/500 dans l'exemple ci-dessus). Ces impulsions sont transmises à l'entrée d'un compteur 44 qui les totalise. Cependant cette mesure de l'avance du profilé ntest valable que lorsque le rouleau 40 est un mouvement stationnaire et non pendant son accélération au départ oh un glissement peut se produire par rapport au profilé. Par conséquent, il est prévu selon l'invention une cellule photoélectrique P1 d'initialisation du comptage, éclairée par un faisceau lumineux issu d'une lampe lî, en aval du faisceau de la lampe lo et parfaitement perpendiculaire au trajet des profilés ; lorsque l'extrémité avant coupe ce faisceau la cellule délivre un signal d'initialisation du comptage des impulsions issues du codeur angulaire 42. Ce signal est transmis au compteur 44, et commande deux fonctions dans ce compteur : d'une part ltor- dre de comptage, d'autre part un ordre d'établissement du contenu du compteur à une valeur prédéterminée, pour que le comptage de la distance parcourue par le profilé s'effectue toujours à partir d'un nombre déterminé lorsque le profilé coupe le faisceau de 71. Si on prend pour origine du comptage de distance parcourue la face côté aval de la scie circulaire, il est évident que la valeur prédéterminée à laquelle doit être initialement établi le compteur correspond à la distance entre cette face aval et le faisceau de lî. On ne peut ici scier des profilés à une longueur inférieure à la distance du plan origine à la première cellule P1. Par ailleurs on a tut intérêt à choisir le diamètre du rouleau 40 tel que l'intervalle parcouru par le profilé entre l'émission de deux impulsions du compteur soit une unité de distance commode lisible sur le compteur : par exemple si D= + mm, cette unité est de 1 mm et le contenu affiché du compteur représentera en mm la longueur de profilé ayant dépassé la face aval dela scie. Pour tenir compte des grandes longueurs de profilés qui peuvent avoir à être débités (jusqu'à 20 mètres environ), il est prévu selon l'invention un dispositif de réétalonnage périodique du compteur au fur et à mesure que le profilé avance. Les erreurs de comptage peuvent provenir soit d'une usure du rouleau 40, soit d'un glissement du profilé par rapport au rouleau, soit d'une application imparfaite du rouleau contre le dessous du profilé, soit d'irrégularités de ce dessous etc. Pour compenser ces erreurs, des détecteurs photoélectriques sont répartis sur le convoyeur aval C2. Ils comprennent des lampes 12, 13, 14... analogues aux lampes lo et P1 et qui émettent un faisceau lumineux perpendiculaire au profilé, et des cellules photoélectriques respectives qui leur font face, P2, P3, P4... Chaque fois que l'extrémité d'un profilé coupe l'un des faisceaux, il transmet au compteur un ordre de mise à une valeur prédéterminée correspondant à la position de ce faisceau. Par exemple si le faisceau d'une cellule est à 5600 mm du plan origine (face aval de la scie), le compteur sera autorratiquement réajusté à cette valeur quand un profilé coupera ce faisceau (si l'unité de comptage est le mm). Le compteur comporte des entrées de mise en mémoire de plusieurs valeurs de réétalonnage telles que celle-ci et des entrées respectives de commande de réétalonnage. Ces dernières sont reliées aux cellules respectives. Les valeurs de réétalonnage qu'il faut introduire en mémoire dans le compteur sont déterminées par la mesure de la distance entre chaque faisceau et le plan origine 34. il apparait expérimentalement qu'une distance d'environ 3 mètres entre les cellules de réétalonnage est satisfaisante, les erreurs de comptage qui peuvent apparaitre sur cette distance n'étant pas supérieurs à la précision re-cherchée pour le sciage des profilés (environ 1 mm). Pour que le sciage des profilés s'effectue automatiquement à la longueur voulue, il faut que les convoyeurs à rouleaux arrêtent le profilé lorsque son extrémité a parcouru cette longueur à partir du plan origine 34. Le compteur 44 pilote des organes 46 et 48 de variation de vitesse des moteurs des convoyeurs Cl et C2. Plusieurs séquences d'approche vers la position de sciage sont possibles. On va en décrire un exemple pour la scie de la figure 2. Un autre exemple en sera décrit à propos de la perceuse installée entre les convoyeurs C3 et C4. La séquence d'approche pour la scie est la suivante (diagramme représenté à la figure 3) Deux valeurs numériques sont mises en mémoire dans le compteur 44 (en plus des valeurs correspondant aux positions des cellules 11 12 13 etc.) ; la première est une cote d'arrêt du profilé, c'est-à-dire la position à laquelle on désire que le profilé soit immobilisé pour être coupé ; la deuxième est un écart de-ralentissement qui est prévu pour que le compteur donne un ordre de ralentissement aux moteurs des convoyeurs au passage sur une position qui est la cote d'arrêt diminuée de cet écart de ralentissement ; ainsi, les moteurs ralentissent toujours une certaine distance (égale à l'écart de ralentissement) avant le point final où le profilé doit s'immobiliser. A la figure 3 on a porté en abcisse les distances parcourues par le profilé et en ordonnée sa vitesse de déplacement. Les droites traits pleinsreprésentent un entrainement effectif des profilés par les moteurs ; les droites en traits pointillés représentent un déplacement par inertie, les moteurs n'étant pas alimentés. La séquence est la suivante : - le profilé avance à vitesse vu ; par exemple 40 mètres par minute ; le compteur compte la distance parcourue et la compare en permanence avec la différence entre la cote d'arrêt et l'écart de ralentissement (qu'il possède en mémoire). - au point A où son contenu est égal à cette différence il fournit un signal de commande de ralentissement des moteurs aux organes de commande 46 et 48. Les moteurs passent à une tesse V2 (par exemple 20 m/mn). - au point B où le contenu du compteur atteint la cote d'arrêt programmée, le compteur fournit un signal d'arrêt des moteurs mais le profilé dépasse par inertie la cote d'arrêt jusqu'à un point C (variable avec le poids des profilés). - au point C, lorsque le profilé s'est arrêté, on le fait repartir en arrière à petite vitesse V3 (4 m/mn). Cependant, il faut être sûr qu'il est bien arrêté avant de remettre les moteurs en route en marche arrière. Pour cela on temporise un relais d'arrêt qui se ferme au passage par la cote d'arrêt et reste fermé malgré le dépassement de cette cote, pendant une durée qui est par exemple de 4 secondes. - le contenu du compteur décroit jusqu'à la cote d'arrêt à laquelle on peut si on le désire effectuer l'arrêt final du profilé avec freinage, ou bien (comme indiqué à la figure 3) faire un nouveau dépassement par inertie, un nouvel arrêt avec temporisation de 4 secondes et une nouvelle marche avant à vitesse encore réduite (1 m/mn) jusqu'à la cote d'arrêt B où l'arrêt final des moteurs avec freinage est effectué. il est à noter que dans cet exemple de séquence d'approche il est nécessaire que le compteur 44 puisse à la fois compter et décompter puisqu'il y a dépassement de la cote d'arrêt. Il faut donc prévoir un système de discrimination capable de distinguer le sens de rotation du codeur angulaire pour déterminer si les impulsions qu'il envole sont des impulsions de comptage ou décomptage. Ceci est relativement facile si l'on utilise un codeur angulaire ayant deux sorties délivrant des créneaux réguliers déphasés de tir/2. De tels codeurs sont classiques. La figure 4 représente un exemple de circuit logique de discrimination qui permet, à partir des signaux carrés déphasés dewl2 délivrés par les deux sorties S1 et S2 du codeur, de déterminer quel est celui des signaux S1 et S2 qui est en avance sur l'autre, donc quel est le sens de rotation du codeur. Les signaux SI et S2 sont cornposés dans une porte ET 5D et le résultat divisé dans un dompteur diviseur par deux 52 et inversés dans un inverseur 54. Le signal résultant est amené à deux portes OU exclusif 56 et 58 qui reçoivent par ailleurs respectivement le signal S1 divisé par deux et le signal S2 divisé par deux (diviseurs 60 et 62). Les sorties des portes OU exclusif sont encore inversées et les signaux finaux résultant sont S'1 et S'2 qui ont les caractéristiques suivantes : pour un premier sens de rotation (S1 en avance de phase de/2 par exemple), S'1 est une succession d'impulsions à la même fréquence et la même phase que S1 et S'2 est nul. Pour l'autre sens de rotation S'1 reste nul tandis que S'2 est un signal à même fréquence et même phase que 32. Le signal S'1 sera par exemple un signal de comptage, appliqué à l'entrée de comptage du compteur 44 et le signal S'2 un signal de décomptage appliqué à l'entrée de décomptage du compteur 44. La figure 5 représente un schéma électrique simplifié montrant les diverses ccnnexions entre le compteur-décompteur 44 et l'ensemble de convoyage. Le compteur 44 comporte un panneau 64 d'affichage de son contenu et des entrées de comptage et de décomptage pour incrémenter ou décrémenter son contenu. Ces entrées sont reliées aux sorties S'1 et S'2 du discriminateur 49 du codeur angulaire. Le compteur comprend encore une pluralité de sélecteurs de valeurs programmées, qui permettent de mettre en mémoire dans le compteur des valeurs numériques. Ces sélecteurs sont manuels et ils sont constitués chacun de plusieurs roues codeuses (par exemple cinq roues codeuses à dix positions chacune pour l'affichage d'un nombre décimal de cinq chiffres). Un premier sélecteur 66 permet de mettre en mémoire une première valeur choisie qui est la cote d'arrêt du profilé. Un ensemble de deuxièmes sélecteurs 68, 70,72, 74 met en mémoire des deuxièmes valeurs qui sont les cotes de réétaionnage du compteur. Les nombres affichés par ces sélecteurs seront forcés dans le compteur (et affichés sur le panneau 64) lorsque le profilé passe devant les cellules de réétalonnage dont on a expliqué précédemment l'utilité (cellules P1... P4 de la figure 2). Pour cela chaque cellule de réétalonnage est reliée à une entrée de commande, associée à un sélecteur donné sur lequel on affiche la position de la cellule. Lorsque la cellule est occultée par le profilé, le contenu du compteur 44 prend immédiatement la valeur affichée sur ce sélecteur. On a représenté ici quatre cellules et quatre sélecteurs mais il peut évidemment y en avoir un plus grand nombre. Enfin, un troisième sélecteur 76 permet de mettre en mémoire un écart de ralentissement comme on en a vu la nécessité en référence à la figure 3. Un sélecteur à trois chiffres suffit ici. Le compteur 44 comporte un certain nombre de sorties R1 à Rn en tout ou rien qui sont des sorties de relais ouverts ou fermés selon le contenu du compteur. Ces sorties sont reliées à un variateur de vitesse 78 qui commande la vitesse et le sens de marche des moteurs M1 et M2 des convoyeurs Cl et C2. Il y a ici quatre relais de sortie utilisés, R1, R2,R3,R4. Le compteur 44 comporte en outre un interrupteur de commande de départ d'un cycle de fonctionnement : cet interrupteur remet au repos tous les relais de sortie sauf le relais R1 de marche avant. Le convoyeur se met donc en route, à la vitesse V1 si la cote d'arrêt affichée est supérieure à l'écart de ralentissement affiché, à la vitesse V2 dans le cas contraire (c'est-àdire que le relais R3 de ralentissement est ouvert dans le premier cas, fermé dans le second). Le relais R3 de ralentissement se ferme à chaque fois -que le contenu du compteur est compris entre la cote de ralentissement et la cote d'arrêt (entre les points A et B de la figure 35. Le relais RI se ferme pour commander la marche avant quand le contenu du compteur est inférieur à la cote d'arrêt. Le relais R2 (marche arrière) se ferme si ce contenu est supérieur à la cote d'arrêt. Le relais d'arrêt R4 se ferme pendant une durée temporisée réglable, qui est par exemple de 4 secondes, quand le contenu du compteur atteint la cote d'arrêt. Le relais R4 d'arrêt est prioritaire sur les relais RI marche avant et R2 marche arrière, c'est-à-dire que l'arrêt des moteurs 2 lieu pendant la durée temporisée lorsque R4 se ferme quel que soit l'état des re lais Ri et R2. La fermeture du relais R3 de ralentissement donne au Variateur de vitesse 78 un ordre de passage d'une vitesse à une vitesse inférieure. Le compteur 44 que l'on a ici décrit est donc un compteur perfectionné remplissant un certain nombre de fonctions en plus du simple comptage et décomptage : il peut être forcé à des valeurs programmées, il peut comparer son contenu à une cote d'arrêt programmée, ou à la différence entre deux valeurs programmées. De tels compteurs existent dans le commerce. A titre d'exemple le compteur commercialisé par la société CROUZET sous le numéro SP 8083 convient pour cette application. Le dîscrimi- nateur de sens de rotation 49 peut même lui être incorporé de sorte qu'on peut le relier directement au codeur angulaire. On va maintenant décrire en référence aux figures suivantes un autre mode d'exécution de l'invention, que l'on supposera appliqué à la perceuse 28 située entre les convoyeurs C3 et C4 de la figure 1, et qui comporte des perfectionnements supplémentaires, en particulier la présence de deux codeurs angulaires et un autre type de séquence d'approche vers une cote d'arrêt. A la figure 6 on voit le convoyeur à rouleaux moteurs amont C3 et le convoyeur aval C4 de part et d'autre d'une percouse qui est commandée par une machine à commande numérique classique 80. Les convoyeurs C3 et C4 sont sensiblement analogues aux convoyeurs Cl et C2 de la figure 2, et notamment les convoyeurs avals C2 et C4 qui sont identiques. Le convoyeur C4 porte comme le convoyeur C2 un codeur angulaire 82 entrainé en rotation par un rouleau 84 venant s'appliquer à la manière d'un galet sous le profilé. Le rouleau 84 est porté par un vérin dont la montée est commandée par une cellule photoélectrique P'0 lorsque celleci détecte la coupure par un profilé d'un faisceau lumineux émis par une lampe 1'o. La lampe lwo et la cellule P'0 sont places légèrement en aval du rouleau 84. Par ailleurs, à la différence de 11 ensemble de convoyage de la figure 2, ici un deuxième codeur angulaire 86 est prévu, monté sur le convoyeur amont C3. Ce codeur est identique à l'autre, et entrainé de la même façon par un rouleau 88 qui vient s'appliquer sous le profilé lorsque celui-ci coupe un barrage photoélectrique (lampe lnO,cellule P''O) placé légèrement en aval du rouleau. En aval du barrage l"o, P"o, sont prévus d'autres détecteurs photoélectriques que l'on peut comparer à ceux décrits précédemments : un premier détecteur P1 associé à une lampe 1"1 commande l'initialisation du comptage, c'est à dire cesse l'inhibition d'un compteur 90 et d'autre part force le contenu du compteur à une valeur initiale prédéterminée ; un deuxième détecteur, P"2, l"2, effectue le réétalonnage à une seconde valeur prédéterminée comme on en a expliqué la nécessité et le fonctionnement en référence aux figures précédentes. Côté aval, la cellule P'0 effectue de préférence elle aussi un réétalonnage du compteur en plus de la montée du rouleau 84. D'autres cellules de réétalonnage sont réparties après la cellule P'O sur le convoyeur aval. La première d'entre elles (P'1)a toutefois une fonction particulière : non seulement elle force le contenu du compteur a une valeur de réétalonnage, mais elle commande la prise en compte par le compteur des impulsions provenant du codeur angulaire aval et non plus du codeur angulaire amont. En même temps, cette cellule peut commander l'abaissement du rouleau 88 puisque le codeur angulaire 86 n'est pas utilisé. Les cellules suivantes, P'2, P'3 réparties tous les 3 m environ sont simplement des cellules de réétalonnage. L'intérêt essentiel d'avoir un codeur angulaire en amont en plus du codeur angulaire aval est de pouvoir effectuer un travail sur le profilé très près de son extrémi té amont. C'est en effet nécessaire pour une perceuse car les trous peuvent avoir à être percés à quelques centimètres de l'extrémité. Le compteur 90 commande les moteurs M3 et M4 d'avance des convoyeurs par l'intermédiaire d'un variateur de vitesse 92. La perceuse 28 étant pilotée par une machine à commande numérique, il y a lieu de prévoir une ligne de transmission des informations de position de la machine 80 vers le compteur 90 de sorte que celui-ci puisse en permanence comparer son propre conteZ nu à l'information de position de perçage, délivrée par la commande numéirque 80, et arrêter le convoyeur à l'endroit convenable pour chaque trou à percer. Le schéma électrique de l'ensemble de convoyage sera décrit plus précisément en référence à la figure 8. A la figure 7 on a représenté un diagramme de la sequence d'approche vers des cotes de perçage prédéterminées : cette séquence est très simple ; l'approche se fait à quatre vitesses décroissantes, toujours en marche avant. Le compteur 90 comporte des entrées de mise en mémoire de quatre écarts de ralentissement El, E2, E3, E4 et délivre des signaux de ralentissement successifs quand la- différence entre son contenu et la cote d'arrêt devient égale aux écarts. de ralentissement successifs. Ceci est visible à la figure 7 où on a porté en abscisse; les déplacements et en ordonnée les vitesses. On notera qu'on a prévu d'effectuer un arrêt dans tous les cas à la cote d'origine (plan de perçage des forets de la perceuse), ceci par sécurité et pour effectuer des vérifications si c'est nécessaire. Pour atteindre le plan d'origine, le profilé avance à vitesse VQ (40 mlmn par exemple) jusqu'à la cote -El (1er écart de ralentissement). La vitesse devient V1, puis V2 au passage au deuxième écart E2 puis V3, puis V4. Au plan origine, le compteur 90 commande l'arrêt final avec freinage. Il en est de même pour les cotes de perçage suivantes le profilé repart à vitesse VO et ralentit en quatre échelons successifs avec quatre écarts de ralentissement programmés dans le compteur. Toutefois, il peut arriver, comme c'est le cas entre la 1ere cote et la deuxième cote, que deux perçages successifs doivent être effectués à distance l'un de l'autre inférieure à certains des écarts de ralentissement. Dans ce cas évidemment, puisque l'écart entre le contenu du compteur et la cote d'arrêt suivante ne peut être supérieur à ces écarts de ralentissement, le profilé ne repart pas à grande vitesse après le premier per çage : il repart à la vitesse correspondant à l'écart de ralentissement dans lequel il se trouve ; par exemple après la 1ere cote, le profilé repart à vitesse V2 car il est dans es limites de l'écart de ralentissement E2. Pour éviter que le compteur 90 n'ait à afficher des nombres négatifs tant que le profilé est un amont du plan origine, on prévoit un décalage des valeurs de réétalonnage des cellules amont par rapport aux cellules avals : tant que le profilé est en amont, on affecte au plan des forets la cote arbitraire 500, la cellule P"1 commandant le forçage du compteur a une valeur qui est 500 moins la distance de la cellule au plan des forets. Puis, lorsque le profilé repart pour les perçages, c'est à dire lorsqu'il dépasse le plan des forets, on redonne à ce dernier la cote zéro, la cellule suivante P"2 forçant le compteur 90 à une valeur égale à la distance de cette cellule au plan des forets. Ceci est une raison supplémentaire pour laquelle on effectue obligatoirement un arrêt å la cote origine ; cela évite une confusion entre une cote fictive positive avant passage de l'extrémité du profilé par le plan des forets et une cote réelle de perçage. La machine à commande numérique 80 est d'ailleurs programmée en conséquence : lorsqu'elle reçoit comme cote initiale 500, elle ne commande pas de perçage ; elle commande le perçage -seulemen + our les cotes suivantes qui sont des cotes réelles. A la figure 8 on a représenté un schéma synoptique de l'appareillage électrique qui fait fonctionner le convoyeur selon l'invention. Ce schéma fait comprendre les relations fonctionnelles entre les éléments en détaillant les divers organes nécessaires au fonctionnement de l'appareil. Cependant, la plupart de ces organes sont normalement contenus dans un compteur complexe 90, sensiblement analogue à celui qui a été décrit en référence à la figure 5, et auquel il suffit de connecter les codeurs angulaires, une machine à commande numérique, et des cellules de commande de réétalonnage. L'ensemble électronique de la figure 8 comprend un compteur 100 ayant une entrée de comptage (+) et une entrée de décomptage (-) ainsi qu'une entrée de forçage par laquelle on peut imposer une valeur choisie au contenu du compteur et une entrée d'autorisation de comptage ou dtinhibition (entrée de remise à zéro). Le contenu du compteur est envoyé à un dispositif de visua' isation 102. Par ailleurs, ce contenu doit être en permanence comparé à une. cote d'arrêt finale prélevée sur une sortie d'informa- tion de position de la machine numérique 80 commandant la perceuse 28. Un soustracteur 104 effectue cette comparaison en déli- vrant un signal de fermeture d'un relais 106 lorsque le résultat de la soustraction est nul. Ce relais commande l'arrêt (de préférence avec freinage) des convoyeurs C3 et C4. Par ailleurs, le résultat de la soustraction est lui même comparé dans un ensemble de comparateurs 108 à des écarts de ralentissement E1, E2, E3, E4, car on veut commander la vitesse de convoyage selon l'écart entre la cote d'arrêt final et le contenu du compteur. Les écarts de ralentissement sont introduits dans le p3ateur par des sélecteurs manuels 110 (par exemple à trois chiffres décimaux chacun). L'ensemble de comparateurs 108 actionne des relais de ralentissement 112 selon le résultat de la comparaison et ces relais sont connectés au variateur de vitesse qui pilote les moteurs M3 et M4 des convoyeurs C3 et C4. Par exemple si la différence entre la cote d'arrêt et le contenu du compteur 100 est comprise entre les écarts de ralentissement E2 et E3, les relais se ferment de façon que le variateur de vitesse impose une vitesse V2. Le compteur 100 compte la distance parcourue par ltex- trémité d'un profilé à partir du moment où cette extrémité a coupé le premier barrage photoélectrique de l'initialisation, placé à une position parfaitement connue par rapport au plan de perçage des forets de la perceuse 28. La cellule correspondante P"1 commande le forçage dans le compteur d'une valeur correspondant à cette position, valeur qui est mise en mémoire par un sélecteur de valeur programmée. Cette cellule commande en même temps l'autorisation de comptage par le compteur 100 qui était inhibé jusque là. D'autres sélecteurs de valeurs programmées sont prévus pour les autres cellules de réétalonnage (P"2, P'1P'2...) et chaque cellule commande le forçage de la valeur programmée qui lui correspond.Les sélecteurs de valeurs programmées associées au cellules P"1, P"2, P'1, P'2 etc... sont désignéspar la référence 116. Comme il est prévu ici deux codeurs angulaires fonctionnant successivement, l'une des cellules, ici P'1, commande un sélecteur 114 permettant de diriger vers le comptage les impulsions de l'un ou de l'autre codeur angulaire. Un discriminateur du sens de rotation de ces codeurs, analogue à celui de la figure 3, doit être prévu en amont des entrées de comptage et de décomptage du compteur 100 si l'on veut pouvoir décompter en marche arrière. Cela n'est pas obligatoire cependant dans le type de séquence d'approche de la figure 7 où le positionnement se fait toujours en marche avant. Le système de convoyage et de positionnement de l'invention comprend encore d'autres perfectionnements destinés à améliorer la précision des opérations effectuées sur les profilés convoyés. En particulier, il est prévu sur un bord latéral des convoyeurs de la figure 6, un ensemble de galets de guidage alignés 94, côté amont et côté aval. Ces galets 94 sont déplaçables, tous simultanément, latéralement par rapport à la direction des convoyeurs. Les profilés appliqués contre ces galets peuvent donc être centrés ou décentrés à volonté sur le convoyeur, de manière à être amenés dans l'axe de travail de la perceuse 28. En pratique, la perceuse comporte un étau d'immobili- sation des profilés, et cet étau est positionné automatiquement selon le type de profilé qui est travaillé. Le déplacement de l'étau commande la mise en route de moteurs de déplacement des galets 94 par le biais d'interrupteur de fin de course de sorte que les galets-guide se mettent en place de façon à centrer un type de profilé donné sur l'axe de travail de la perceuse. L'interrupteur de fin de course est monté sur l'étau et est actionné par l'approche latérale d'un profilé. Le moteur et le système de transmission qui permet de déplacer tous les galets 94 simultanément n'est pas représenté à la figure 6. A la figure 9 on a représenté, en vuede face le système de levage des rouleaux 40, 84, 88 qui entrainent les codeurs angulaires 42, 82, 86 des figures 2 et 6. Ce système comprend un vérin 120 dont la partie mobile 122 soulève une barre transversale 124 portant à ses deux extrémités des paliers de roulement 126 et 128 d'un rouleau 40 de diamètre parfaitement connu (de préférence 500 mm de circonférence). Sur l'arbre du rouleau est fixé un codeur angulaire 42. Le vérin 120 comporte des ressorts amortisseurs 130 pour que la retombée du rouleau s1 effectue élastiquement après suppression de la poussée du vérin. Enfin, il est prévu des galets de guidage vertical 132 et 134 à chaque extrémité de la barre 124 pour maintenir celle-ci dans un plan perpendiculaire au convoyeur pendant la montée du vérin. Ces galets 132 et 134, fixés aux montants du convoyeur sont appuyés contre des plaques verticales 136 et 138 respectivement fixées aux extrémités de la barre 124, perpendiculairement à la direction du convoyeur. Le vérin 120 est commandé comme on l'explique par une cellule photoélectrique placée légèrement en aval du rouleau 40. La figure 10 est une coupe latérale de la figure 9 selon la ligne A-A. La figure 11 est une coupe latérale de la figure 9 selon la ligne B-B. Elle montre plus précisément les galets de guidage de la barre 124. Enfin, pour tenir compte de la poussée du vérin contre le rouleau et donc contre le profilé qui va passer dessus, il est bon de prévoir un dispositif de compensation de cette poussée, au-dessus du profilé. Un galet presseur appliqué à volonté sur le dessus du profilé peut effectuer cette compensation. Ce galet, non représenté, est de préférence mis en place au moyen d'un vérin qui est commandé par la même cellule que le vérin de montée du rouleau. De la sorte le galet presseur ne vient s'appliquer sur le dessus du profilé que lorsque le rouleau est appliqué au-dessous. Pour chaque poste de travail, il est nécessaire que les vitesses d'entrainement des convoyeurs amont et aval soient aussi bien synchronisées que possible, et c'est pourquoi on utilise de préférence des moteurs à courant continu et pour chaque convoyeur un système de transmission à chaines bien tendues entre le moteur et les divers rouleaux. Des tendeurs sont prévus de place en place à cet effet. De préférence le. moteur est placé au milieu du convoyeur auquel il est associé et deux chaises symétriques le relient aux rouleaux de part et d'autre. REVENDICATIONS 1. Banc de convoyage et de positionnement de profilés, comportant de part et d'autre d'un poste de travail un convoyeur amont à rouleaux moteurs,.et un convoyeur aval à rouleaux moteurs, caractérisé par le fait qu'il comprend : - au moins un organe de détection photoélectrique disposé sur l'un des convoyeurs et apte à détecter le passage de l'extrémité d'un profilé à un endroit donné du convoyeur ; - un codeur angulaire disposé sur le trajet du profilé, apte à être mis en rotation par le passage du profilé contre ce codeur et à délivrer alors des impulsions de comptage de l'angle de rotation du codeur ;; - un compteur-électronique ayant une entrée de comptage reliée à la sortie du codeur angulaire, une entrée de mise en mémoire d'une première valeur programmée, un-moyen de comparaison du contenu du compteur avec la première valeur programmée, une entrée de mise en mémoire d'au moins une deuxième valeur programmée, une entrée de commande d'établissement du contenu du compteur à la deuxième valeur programmée, cette dernière entrée étant reliée à la sortie de l'organe de détection photoélectrique, le compteur électronique fournissant à sa sortie un signal fonction de la différence entre le contenu du compteur et la première valeur programmée, et - un moyen de commande de la vitesse et du sens d'entrarnement des convoyeurs, recevant le signal de sortie du compteur. 2. Banc de convoyage de profilés selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le détecteur photoélectrique est relié également à une entrée d'autorisation de comptage du compteur électrique pour autoriser le comptage à partir du moment où un profilé passe devant le détecteur. 3. Banc de convoyage de profilés selon l'une des re vendications 1 et 2, caractérisé par le fait qu'il comporte un deuxième codeur angulaire disposé sur le-trajet du profilé, apte à être mis en rotation par le passage du profilé contre ce codeur et à délivrer des impulsions à une fréquence proportionnelle à sa vitesse de rotation, le premier codeur angulaire étant disposé sur le convoyeur aval et le deuxième sur le convoyeur amont et un dispositif de sélection étant prévu pour diriger vers l'entrée de comptage du compteur soit les impulsions du premier codeur soit les impulsions du deuxième codeur. 4. Banc de convoyage selon la revendication 3, caractérisé par le fait qu'un deuxième détecteur photoélectrique est prévu et qu'il est relié au dispositif de sélection pour le commander. 5. Banc de convoyage selon la revendication 4, caractérisé par le fait que le compteur électronique comporte une entrée de mise en mémoire d'une troisième valeur programmée et une entrée de commande d'établissement du contenu du compteur à cette troisième valeur programmée, cette dernière entrée étant reliée au deuxième détecteur photoélectrique. 6. Banc de convoyage de profilés selon l'une des reven aicatians 1 à 5, caractérisé par le fait qu'il comporte une plu ralitesdétecfieum photoélectriques supplémentaires situés sur l'un au moins des convoyeurs à des distances connues du plan de travail de la machine d'usinage, et en ce que le compteur comporte une pluralité d'entrées de mise en mémoire de quatrièmes valeurs programmées liées à ces distances connues et des entrées respectives de commande d'établissement du contenu du compteur à ces valeurs respectives, chacune de ces entrées étant reliée à la sortie de l'organe de détection correspondant pour réajuster le contenu du compteur chaque fois que l'extrémité du profilé passe devant un organe de détection photoélectrique. 7. Banc de convoyage de profilés selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que le compteur comporte des entrées de mise en mémoire d'au moins une cinquième valeur programmée et qu'il fournit à sa sortie un signal de modification de vitesse du moteur d'entrainement lorsque le contenu du compteur devient supérieur à la première valeur programmées diminuée de la cinquième valeur programmée. 8. Banc de convoyage selon la revendication 7, caractérisé par le fait que compteur comporte des entrées de mise en mémoire de plusieurs cinquièmes valeurs, de grandeurs décrois- santes et plusieurs sorties respectives, et que le moyen de commande de l'entrainement des convoyeurs comporte des entrées cor respondantes pour imposer une vitesse décroissante, lrsque la différence entre la première valeur programmée et le contenu du compteur devient respectivement inférieure à chacune des cinquièmes valeurs successives et une vitesse nulle lorsque cette différence devient nulle. 9. Banc de convoyage selon la revendication 7, caractérisé par le fait que le compteur comporte une sortie pour interrompre l'alimentation électrique du système d'entrainement des convoyeurs et un relais temporisé associé à cette sortie pour autoriser la remise du système d'entrainement des convoyeurs en sens contraire et à vitesse réduite, après une durée déterminée suivant l'ordre d'arrêt, si le contenu du compteur n'est pas égal à la première valeur programmée. 10-. Banc de convoyage selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé par le fait qu'au moins l'un des convoyeurs est associé à un banc de ripage latéral à gauche et à droite des profilés. il Banc de convoyage selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait que le convoyeur amont est ni d'une pluralité de galets de guidage des profilés, qui sont tous alignés dans la direction d'avance des profilés. 12. Banc de convoyage selon la revendication 11, caractérisé par le fait qu'il est prévu un moteur d'entrainement latéral des galets guides, ce moteur étant commandé par le poste de travail de façon que le profilé soit parfaitement aligné selon un axe central de la machine placée à ce poste. 13. Banc de convoyage selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisé par le fait que le ou les codeurs angulaires sont déplaçables et/qu'il est prévu un détecteur photoélectrique pour commander un mouvement d'application d'un codeur angulaire contre le profilé lors du passage de celui-ci dans une position choisi 14. Banc de convoyage selon la revendication 13, caractérisé par le fait que le codeur angulaire comprend comme organe mobile un rouleau de diamètre parfaitement connu, monté sur des paliers supportés par un vérin,ŭe le vérin est commandé par le détecteur photoélectrique pour appliquer élastiquement le rouleau contre le profilé avec une force suffisante pour qu'il y ait roulement sans glissement du rouleau sur le profilé. 15. Banc de convoyage selon l'une des revendications 13 et 14, caractérisé par le fait qu'il est-prévu un galet presseur actionné en même temps que le déplacement du codeur angulaire pour équilibrer la force d'application de celui-ci. 16. Banc de convoyage selon l'une des revendications 1 à 15, caractérisé par le fait que les convoyeurs amont et aval sont synchronisés et commandés simultanément. 17. Banc de convoyage selon la revendication 16, caractérisé par le fait que les convoyeurs amont et aval ont des moyens d'entrainement identiques et comprennent chacun un moteur élec- trique à courant continu. 18. Banc de convoyage selon l'une des revendications 1 à 17, caractérisé par le fait que l'entrée de mise en mémoire de la première valeur programmée est susceptible de recevoir une information sous forme numérique correspondant à cette valeur et qu'elle est reliée à une sortie dtinformation de position d'une machine et usinage à commande numérique. 19. Banc de convoyage selon l'une des revendications 1 à 18, caractérisé par le fait que le compteur comporte une entrée de comptage et une entrée de décomptage et qu'il est prévu un dispositif de discrimination du sens de rotation du codeur angulaire entre la sortie de ce dernier et les entrées de comptage et décomptage.