Dans un brevet antérieur NO 1.344.267 du 16 juin 1962, il a été préconisé le remplacement des tire-fonds, généralement utilisés pour fixer les rails sur les traverses, par des attaches en forme de U disposées transversalement par rapport au rail et qui se glissent par le dessous de la traverse dans une saignée, les deux branches de 1'U pénétrant dans des passages verticaux et venant émerger à la surface de la traverse par leurs extrémités filetées sur lesquelles des écrous servent à fixer les crapauds élastiques de maintien du rail. I1 a été mentionné dans ce brevet que la traverse généralement en bois pouvait également être en béton et comporter de coulée les saignées et trous nécessaires. Dans l'application de ce type d'étriers aux traverses en béton, et notamment à celles du type constitué de deux blocs réunis par une entretoise, il s'est révélé que des difficultés entrainant une augmentation importante des frais étaient présentées par la précision nécessaire au moulage pour la formation de la mortaise et des logements de branches, et éventuellement le percement de l'entretoise. Selon la présente invention qui vise une traverse en béton munie d'attaches jumelées en U du type précédemment décrit, les attaches sont noyées dans le béton et sont disposées dans le plan axial de la traverse, les extrémités émergeant à la surface des blocs de béton, et la partie rectiligne médiane étant disposée légèrement au dessus des extrémités de la traverse qui présentent la forme de V inversé. Suivant une autre caractéristique, la partie- d'attache noyée dans le ciment est revêtue d'un bon isolant et le rail est supporté sur la traverse par une semelle isolante pour lui permettre de servir d'élément conducteur. Ce type de traverse s'est révélé être particulièrement efficace et résistant car les vibrations transmises aux branches de 1'U sont absorbées par la partie médiane solidement encastrée dans le béton à l'aplomb du rail. L'invention sera maintenant décrite en se référant a titre d'exemple à des formes de réalisation représentées au dessin annexé, dans lequel - la figure 1 est un schéma en élévation d'une traverse en béton - la figure 2 est une coupe en élévation d'un bloc de traverse - la figure 3 est une coupe transversale d'un bloc de traverse - la figure 4 est une coupe schématique d'un variante de réalisation; - la figure 5 est une coupe schématique d'une autre variante de réalisation. En se reportant au dessin, on voit qu'une traverse en béton 1 est constituée de deux blocs 2 et 3 réunis par une entretoise 4 dont les extrémités s'enfoncent profondément à l'intérieur des blocs jusqu 'à venir en-dessous de l'emplacement du support du rail. Cette entretoise est constituée d'un fer à trois branches en étoile, la branche supérieure verticale 5 étant supprimée sous l'emplacement du rail pour permettre le passage de l'étrier. Chaque étrier est constitué par une tige d'acier 10 recourbée en U qui est encastrée profondément à l'intérieur du béton de manière que sa partie transversale soit disposée horizontalement légèrement au-dessus de l'entretoise tandis que ses branches verticales émergent par des parties filetées au-dessus de la surface supérieure de la traverse de part et d'autre de l'em- placement du rail. Naturellement, la traverse est armée à la façon usuelle par des fers 6. De manière à éviter une mise à la terre du rail par l'intermédiaire de l'étrier, ce dernier est convenablement enrobé d t un isolant 7. Des crapauds 8 élastiques servent,comme il est usuel, d'intermédiaires entre les extrémités filetées de l'étrier où ils sont serrés par des boulons 9 et l'embase du rail. I1 est possible cependant que suivant la disposition du brevet antérieur l'étrier soit disposé dans une mortaise 11 à la partie inférieure de la traverse et traverse dans ce cas l'entre- toise par des alésages 12 (figure 4). Suivant une autre variante, l'entretoise conserve sa branche verticale supérieure sur toute sa longueur et l'étrier est disposé sur l'un des côtés de cette branche de sorte qu'il n'est plus dans le plan médian de la traverse (figure 5). REVENDICATIONS 1. Traverse de chemins de fer en béton constituée par deux blocs réunis par une entretoise dont les extrémités sont noyées dans les blocs sur pratiquement toute la longueur de ceux-ci, chacun de ces blocs comportant un étrier en forme d'U noyé dans le béton, la partie médiane s'étendant parallèlement et à proximité de la traverse et les branches émergeant à la surface supérieure du bloc. 2. La traverse, selon la revendication 1, a une section en étoile à trois branches dont l'une des branches dirigée verticalement est supprimée sur le longueur située en dessous de l'étrier.