La présente invention a trait à la fabrication d'articles d'isola tion et de rembourrage utilisés notamment dans l'industrie de l'automobile, du bâtiment ou du meuble et qui se présentent sous la forme de feutres obtenus par agglomération de fibres textiles à l'aide de liants synthétiques. Le processus normalement employé pour la fabrication d'articles de ce genre consiste à réaliser en premier lieu une couche de fibres d'origine naturelle ou synthétique et à faire ensuite passer ladite couche au-dessous d'un dispositif doseur propre à déposer sur sa face supérieure une quantité appropriée d'une résine artificielle en poudre ; le complexe ainsi obtenu est alors introduit dans une enceinte équipée de tambours perforés, l'espace intérieur de ceux-ci étant relié à une source de dépression de manière à ce que les fibres, mélangées à la poudre de résine artificielle, se collent contre leur paroi ajourée.La nappe qui recouvre les tambours précités est compactée avaat d'être traitée dans un tunnel chauffé qui assure la polymé- risation de la résine en poudre, et elle est enfin refroidie pour être découpée ou enroulée. On conçoit que dans un tel procédé le mélange de la poudre de résine s':ntnétique et des fibres s'effectue dans des conditions assez erratiques, si bien que pour pallier à tout risque de désaggrégation intempestive du feutre obtenu il est en pratique nécessaire d'incorporer à la couche une quantité de résine légèrement supérieure à ce qui serait normalement nécessaire, ce qui augmente évidemment les coûts de fabrication.Par ailleurs le manque d'homogénéité du mélange fibres/résine en poudre gêne de manière considérable l'obtention de produits feutrés à caractéristiques bien défi nies On notera par ailleurs que la polymérisation du complexe implique des températures de traitement relativement élevées, de l'ordre de 200 à 2200C, qui entraînent une consommation énergétique importante Sur le plan de la pollution il y a lieu de remarquer que le cheminement du complexe fibres poudre pose des problèmes quant à la protection du personnel de fabricatison La présente invention vise à remédier aux inconvénients sus-mention- nés. Conformément à lginvention la résine synthétique ou autre liant d7ag- Glomeration est pulvérise sous forme liquide lors de la formation de la couche de fibres, D'autres caractéristiques remarquables du procédé de fabrication sui vant l'invention et de llinstallation pour la mise en oeuvre de celui ci ressortiront de le description qui va suivre en référence au dessin annexé, lequel dessin, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer La figure unique de ce dessin est un schéma illustrant l1agen- cement d'une installation de fabrication suivant l'invention. La matière première, constituée par des fibres, bourres, voiles de carde ou autres déchets textiles de longueur plus ou moins importante, est introduite par un conduit I à l'intérieur d'un chargeur automatique 2, pourvu a la manière usuelle d'un rouleau égalisateur 3 et d'un rouleau 4 qui permet le réglage de l'épaisseur de la couche finalement formée sur un tapis transporteur oblique 5. Cette couche est recueillie sur un tapis horizontal 6 qui l'amène à passer entre les cylindres superposés d'une ouvreuse ou "garnette" 7 ; à sa sortie de cette dernière la couche est envoyée au bras baladeur à mouvement pendulaire d'une nappeuse classique 8. La nappe formée par le bras baladeur est supportée par un tapis horizontal 9 et c'est au niveau de ce tapis que ladite nappe reçoit une pulvérisation de résine liquide. On notera que la buse ou rampe de pulvérisation est susceptible soit d'être montée à poste fixe au-dessus du tapis 9, comme on l'a supposé au dessin où la reférence 10 désigne ladite buse ou rampe, soit d'être portée par l'extrémité inférieure du bras baladeur de la nappeuse 8. En tout état de cause on conçoit que la résine enrobe efficacement les fibres au fur et à mesure que la nappe se forme, de telle sorte que le mélange est parfaitement homogène. A sa sortie du transporteur 9 la nappe enduite de résine est prise en charge par un support (tissu, bande de papier ou de carton, non tissé, métal en feuille, matière synthétique, etc...) déroulé à partir d'une réserve il ; il va de soi que lorsqu'on ne désire pas qu'un tel support soit incorporé à llarticle obtenu lui-meme, on peut avoir recours à une surface fixe, prévue pleine ou ajourée. La nappe subit soit un léger aiguilletage au poste 12 en vue d'améliorer sa tenue, soit une compression par passage entre des rouleaux presseurs. Dans l'exemple de realisation considéré au dessin, on a supposé que la nappe enduite et aiguilletée traversait une seconde nappeuse 8' disposée au-dessus d'un autre tapis 9' et associée a une autre buse ou rampe de pulvérisation 10'. En fait le nombre de nappeuses dépend en pratique de la cadence désirée pour le processus de fabrication en continu, et du poids que doivent présenter les articles à réaliser. La seconde couche est assemblée à la première éventuellement à l'aide dtune aiguilleteuse 12' identique à celle mentionnée ci-dessus, étant noté que préalablement à cette opération l'on peut recouvrir d'un support dé roulé a partir d dtune réserve supérieure 13, la nappe finale de fibres im- prégnées, nappe qui est alors maintenue entre deux feuilles superposées, ainsi qu'on lva supposé au dessin. A sa sortie du poste 12' la nappe enduite traverse successivement deux unités 14 et 15 destinées, au moins dans le cas où ladite nappe n'est pas revêtue sur ses deux faces, à effectuer des traitements de surface par pulvérisation ou par enduction-trempage Puis le produit ainsi traité est admis à l'intérieur d'un four 16, équipé d'un tambour perforé 17 convenablement entraîné en rotation ; un ou plusieurs ventilateurs 18, associés à des batteries de chauffe, établissent un courant d'air chaud pulsé à travers l'enceinte du four 16. Enfin la nappe quitte ce four 18 à l'état polymérisé pour gagner une enrouleuse 19, éventuellement précedée d'une machine de découpage 20. La résine pulvérisée par la ou les rampes 10 sera le plus souvent à base d'uréthane, à l'état mélangé avec un durcisseur, les proportions pou- vant varier en fonction des applications prévues pour le produit à réaliser. La viscosité présentée par une telle résine est faible, ce qui permet d'obtenir une pulvérisation fine sans qu'il soit nécessaire d'avoir recours à des diluants et à une circulation d'air pour l'élimination de ces derniers. les pertes de résine sont pratiquement nulles et les conditions de travail sont sensiblement améliorées. On remarquera par ailleurs que la polymérisation consiste en une réaction exothermique, Si bien qu'il suffit en fait d'amorcer cette réaction dont le processus complet se déroule ensuite sous l'effet de la chaleur dégagée. L'économie d'énergie est importante au niveau du four 16, la fin de la polymérisation pouvant au surplus s'effectuer à l'air ambiant. Moyennant un choix judicieux des constituants de la résine pulvérisée, des proportions de ceux-ci et des conditions de traitement en ce qui concerne notamment la température et la durée, l'on peut obtenir à la sortie du four 16 des produits susceptibles d'un thermoformage. La mise en forme s'effectuera à des températures relativement basses (de l'ordre de 120 à 1300C au lieu de 180 à 2O00C avec les produits actuels) et dans des temps bien inférieurs. L'invention permet l'emploi de déchets textiles de tous ordres et de toutes natures. On notera en particulier quton peut choisir des déchets d'origine synthétique, propres à se combiner avec la résine d'agglomération pour former des nappes enduites présentant des qualités bien précises. Il convient en outre de souligner que le dosage exact de la résine par rapport au poids au mètre-carré de la nappe à enduire permet d'obtenir des produits très réguliers quant à leur poids, leur épaisseur, leur résistance à la traction et à la compression, etc... Il va de soi que le procédé suivant l'invention autorise la fabrication de produits à caractéristiques auto-extinguibles propres à être utilisés dans l'industrie de l'automobile ou à être classés NI pour l'industrie du bâtiment où les propriétés d'isolation phonique et thermique du matériau obtenu sont particulièrement importantes. De la mime manière on peut adjoindre aux fibres de la nappe des charges appropriées, notamment en vue de diminuer ou au contraire d'accroître la densité des produits finis. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu a titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'éxécution décrits par tous autres équivalents. C'est ainsi notamment que la pulvérisation de résine liquide est susceptible d'être opérée sur des fibres ou déchets en suspension dans l'air, en particulier au niveau des tambours à pointes de nappeuses du type FERRER qui dans l'installation sont en mesure de remplacer le ou les nappeuses à bras baladeurs 8 et 8'. REVENDICATIONS 1. Procédé pour la fabrication de feutres d'isolation et de rembourrage par agglomération de fibres textiles à l'aide de liants synthétiques, du genre consistant à former tout d'abord une couche ou nappe de fibres, à ajouter le liant et à polymériser le complexe ainsi obtenu, carac térisé en ce que le liant est pulvérisé sous forme liquide lors de la formation de la couche ou nappe 2 Installation pour la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 1, du genre comprenant au moins une nappeuse pour la formation de la couche de fibres, des moyens pour l'adjonction du liant à ladite couche et un four de polymérisation, caractérisée en ce que les moyens pour l'ad- jonction du liant à la couche sont constitues par au moins une buse ou rampe de pulvérisation disposée à la sortie de la nappeuse. 3. Installation suivant la revendication 2, caractérisée en ce que la buse ou rampe est montée à poste fixe au-dessus du tapis transporteur de sortie de la nappeuse. 4. Installation suivant la revendication 2, caractérisée en ce que la buse ou rampe est portée par le bras baladeur à mouvement pendulaire de la nappeuse 5 Installation suivant l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisée en ce qu'à la sortie de la nappeuse la nappe de fibres enduite de liant est soumise à un aiguilletage 6 Installation suivant l'une quelconque des revendications 2 à 5, caracerisée en ce quelle comprend au moins un poste pour le traitement superficiel de la nappe enduite, ce traitement étant opéré par pulvérisation et/ou par enduction-trempage 7 Installation suivant l'une quelconque des revendications 2 à 6, earacrceri9ee en ce que le four de polymérisation renferme un tambour tournant à paroi ajourée, ainsi que des moyens pour créer un courant d'air chaud pulsé