La présente invention est relative à un nouveau procédé d'obtention d'images photographiques. Blau et tfambacher ont montré en 1934 que l'action désensibilisatrice de certains colorants désensibilisateurs tels que le Jaune Pinacryptol, est diminuée en l'absence d'oxygène et d'eau, et ces résultats ont été confirmés par ces mêmes auteurs dans la revue "Zeitschrift fur Wissenschaftliche Photographie" Bd.33 - Heft 8 (1934) page 191 et suivantes. Ces auteurs exposaient des plaques photographiques portant une couche d'émulsion aux halogénures d'argent ne contenant pas de co&ôcant et des plaques semblables contenant des colorants qui dans les conditions habituelles d'exposition, présentent une action désensibilisatrice marquée. Quand on expose les plaques sans colorant, en l'absence d'oxygène et d'eau que l'on a éliminés sous vide poussé, par exemple sous une pression de 0,1 mPa, on n'observe aucune modification appréciable de la sensibilité. Par contre, quand on expose dans les mêmes conditions, les plaques photographiques contenant des colorants, on constate que l'action désensibilisatrice de ces colorants est pratiquement disparue. La présente invention a notamment pour objet un nouveau procédé d'obtention d'images photographiques qui permet de supprimer ou de diminuer de manière significative les écarts de réciprocité sous faible intensité, ce procédé permettant aussi de supprimer l'action désensibilisatrice de colorants qui présentent aussi une action sensibilisatrice appréciable, ce qui permet d'augmenter la chranatisation des halogénures d'argent par le colorant utilisé. Le procédé d'obtention d'images photographiques suivant l'invention où l'on élimine pratiquement tout l'oxygène et l'humidité de la couche d'halogénures d'argent d'un produit photosensible et où l'on expose cette couche d'ha-logénures d'argent en l'absence d'oxygène et d'humidité, estscaractérisé en ce qu'on soumet cette couche d'halogénures d'argent, dans ces conditions, à une exposition de faible intensité, pendant une durée suffisante pour obtenir une exposition correcte des halogénures d'argent, exposition qui, si l'on opérait dans les conditions atmosphériques normales serait responsable d'écarts de réciprocité importants. Le procédé d'obtention d'images photographiques suivant l'invention permet d'obtenir une augmentation appréciable de la sensibilité pour des expositions de faible intensité où l'on observe des écarts de réciprocité importants lorsqu'on opère dans les conditions normales d'exposition. Ce résultat a été vérifié pour un grand nombre d'halogénures d'argent photosensibles. Suivant un mode de réalisation de l'invention, on expose une couche d'émulsion aux halogénures d'argent débarrassée de l'oxygène et de l'humidité qu'elle contient à une lumination à faible intensité qui est responsable dans les conditions atmosphériques habituelles, d'écarts de réciprocité importants. 19448 2 2010821 Dans le procédé suivant l'invention, on constate au contraire une augmentation appréciable de la sensibilité avec la disparition de tout écart de réciprocité appréciable. Coae la sensibilité des halogénures d'argent est augmentée, la durée optimale de 1'exposition des halogénures d'argent débarrassés d'oxygène et d'humiditi est nettement inférieure à la durée d'exposition de ces mêmes halogénures d'argent dans les conditions atmosphériques usuelles. . Pour enlever l'oxygène et 1'humidité contenus dans les halogénures d'argents on peut soumettre le produit photosensible à un vide poussé pendant une durée suffisante pour que l5'oxygène et l'kaidité contenus dans le produit photosensible soient éliminés avant l'exposition photographique. On peut par exemple opérer sous un vide d'e&vircQ i taPa. On notera qu'un -vide poussé permet un dégazage approprié à la aise en oeuvre du procédé suivant 1*invention. On peut par exemple dégazer la couche dhalogénures d'argent puis introduire de l'azote jusqu'à la pression atmosphérique et ensuite- exposer le produit photosensible. On peut avantageusement esrposer les nalogéœures d'argent, lorsqu'ils sont encore sous vide poussé, mais on peut aussi les exposer en opérant à n'importe quelle pression à condition d'opérer toujours en l'absence d'oxygène et d'humidité. L'augmentation de sensibilité que l'on observe pour les expositions à faible intensité est particulièrement utile dans un certain nombre d'applications spécifiques, par exemple en photographie astronomique où la durée d'exposition peut être réduite de manière significative lorsqu'on expose les plaques photosensibles pratiquement en l'absence d8oxygène et d'humidité.Suivant un autre mode de réalisation de la présente invention, on utilise une émulsion photosensible aux halogénures d8argent qui est pratiquement insensible dans les conditions d'exposition usuelles car elle présente un très grand écart de réciprocité. On peut manipuler librement un films un papier ou une plaque photosensible, recouverte d'une telle couche d'émulsion aux halogénures d'argent, c'est-à-dire les manipuler à la lumière et dans l'atmosphère ambiante, jusqu'au moment de leur utilisation. Lorsqu'on désire exposer cette émulsion, on dégaze la couche d'halogénures dsargent, puis on l'expose photographiquement à la même lumière ambiante. En supprimant ainsi les écarts de réciprocité à faible intensité, on a rendu les halogénures d'argent sensibles à la lumière ambiante. Les exemples suivants, non limitatifs illustrent l'invention. EXEMPLE 1.- On prépare une émulsion aux halogénures d'argent en opérant suivant le procédé décrit par Spencer et Atwell dans "Journal of Optical Society of„ America" 54, 498 (1964). On applique sur un support usuel de polytéréphtalate d'éthylèneglycol cette émulsion qui n'est pas sensibilisée chimiquement et qui 2 2 ne contient pas de colorant à un titre de 6,4 mg/dm d'argent et de 13 mg/dm de gélatine. ' • On expose ensuite'le produit obtenu à travers une échelle de teintes dans_ BAD OÔ&ëlftÀL 69 19448 3 2010821 dans un sensitomètre, l'ensemble de l'appareillage utilisé pouvant être placé sous vide. On réalise l'exposition avec une lampe à filament de tungstène de 1000 W en utilisant un Filtre Kodak Wratten n° 36 et un Filtre Kodak Wratten n° 38 A, pour limiter l'exposition aux longueurs d'onde auxquelles est sensible 5 le bromure d'argent. On opère ainsi avec une température de couleur de 3000°K, la distance séparant la lampe d'exposition du film étant de 1,50 m. On développe ensuite pendant 5 mn le film exposé dans un révélateur contenant 2,5 g de sulfate de N-méthyl-£-aminophénol, 10 g d'acide ascorbique, 50 g de carbonate de sodium à une molécule d'eau et 1 g de bromure de potassium par litre d'eau, 10 ce révélateur étant utilisé à 20°G. On fixe ensuite le produit photographique développé dans le Fixateur Kodak F-5 pendant 2 mn 30 s, puis on le lave et on le sèche. La figure 1 représente des courbes caractéristiques obtenues en faisant varier des conditions d'exposition. Quand on expose le film dans un sensitomètre 15 dans les conditions atmosphériques usuelles, on obtient la courbe caractéristique I pour une durée d'exposition de 30 s. On fait ensuite le vide pendant 16 h sous une pression de 1 mPa,puis on réalise la même exposition et on obtient la courbe II. Quand la durée d'exposition est portée à 2 h avec une intensité lumineuse réduite par un filtre de densité neutre, on obtient les courbes cor-20 respondantes, en trait plein III et IV. On constate, d'après les courbes obtenues, que la sensibilité et le facteur de contraste des produits photographiques exposés à l'air avec une exposition de 2 h sont nettement inférieurs à ceux obtenus pour une exposition de 30 s. Le film exposé à l'air présente des écarts de réciprocité appréciables à faible intensité. Lorsqu'on opère sous 25 vide, on constate que la sensibilité et le facteur de contraste, pour uné durée d'exposition de 2 h, sont supérieurs "à ceux qu'on obtient avec une exposition de 30 s, et on constate en outre que l'écart de réciprocité à faible intensité a disparu. EXEMPLE 2.- On prépare une émulsion aux halogénures d'argent en opérant prati-30 quement comme décrit au brevet français 1 497 202 mais en l'absence de sensibilisateur chimique ou de colorants. On applique ensuite cette émulsion sur un 2 film de polytéréphtalate d'éthylèneglycol à un titre d'environ 6,4 mg/dm d'ar-2 gent et de 13 mg/dm de gélatine. On expose le produit obtenu comme a l'exemple 1, les résultats obtenus étant représentés à la Fig. 2. Lorsqu'on expose à 35 l'air pendant 30 s, on constate que cette émulsion présente une sensibilité et un facteur de contraste nettement plus élevés, que iqrsqu'on l'expose à l'air pendant 2 h. Par contre, l'émulsion exposée sous vide présente, pour une exposition de 2 h, une sensibilité égale ou légèrement supérieure à celle qui est obtenue pour une exposition de 30 s. L'écart de réciprocité à faible intensité ^O que l'on constate lorsqu'on expose cette émulsion à l'air disparaît avec les 19448 4 2010821 expositions sous vide. EXEMPLE 3.- On sensibilise par des composés sulfurés 1'émulsion aux halogénures d'argent de l'exemple 2, on l'applique sur un support et on l'expose en opérant comme à l'exemple précédent. Les résultats obtenus sont représentés à la Fig. 3. On constate que cette émulsion présente, pour une exposition de 2 h, une sensibilité et un facteur de contraste nettement plus faibles que pour une exposition de 30 s, quand ces expositions sont réalisées à l'air. Par contre, la sensibilité et le facteur de contraste pour une exposition de 2 h ne sont que légère*--:... ment inférieurs à ceux qu'on obtient pour une exposition de 30 s quand les expositions sont réalisées sous vide. On constate que l'écart de réciprocité à faible intensité a été fortement réduit en opérant sous vide. EXEMPLE 4.- On applique une émulsion à l'iodure d'argent à grain fin sur un film de triacétate de cellulose, puis on expose le produit photosensible obtenu à travers une échelle de teinte de raison égale à 0,2 log E, à une lampe à filament de tungstène de 1000 ¥ pendant 30 s. Pendant l'exposition le film est situé à 1,50 m de la lampe. On développe ensuite le film exposé dans un révélateur qui comprend 5 g de bisulfite de sodium, 10 g de pyrogallol, 25 g de sulfite de sodium, 50 g de carbonate de sodium à une molécule d'eau, 0,1 g de bromure de potassium par litre d'eau. La température du révélateur est de 20°G et la durée du développement est de 27 mn. On n'observe pas de formation d'image quand le film est exposé à l'air, mais on observe 8 échelons lorsqu'on développe le film exposé après avoir fait le vide pendant 16 h sous 1 inPa. Suivant d'autres modes de réalisation de l'invention, on expose pratiquement en l'absence d'oxygène et d'humidité une couche d'halogénures d'argent qui contient un colorant qui n'a pratiquement aucune action sensibilisatrice sur l'émulsion. Dans ces conditions, l'action désensibilisatrice que l'on constate-généralement avec presque tous les colorants sensibilisateurs est pratiquement éliminée ou fortement réduite. Lorsqu'on utilise un colorant sensibilisateur de ce type, on l'utilise habituellement à une concentration suffisante pour obtenir la sensibilisation optimale, c'est-à-dire la sensibilisation la plus élevée possible mais sans désensibilisation ni voile appréciables. Cependant, lorsqu'on doit exposer une émulsion photographique en opérant suivant l'invention, on peut utiliser une plus grande proportion de colorant sensibilisateur car l'action désensibilisatrice que l'on observe actuellement lorsqu'on opère dans les conditions atmosphériques^ usuelles disparaît pratiquement lorsqu'on opère suivant l'invention. Dans certains modes de réalisation, on peut utiliser un colorant sensibilisateur spectral à des concentrations assez élevées pour obtenir une couche monomoléculaire sur tous les cristaux d'halogénures d'argent sans constater une désensibilisation appréciable. En diminuant l'action désensibilisatrice des colorants utilisés suivant l'invention, on observe une augmentation $AD ortiGINAL 19MB 5 2010821 appréciable de la sensibilisation optimale obtenue avec la"plupart'des colorants sensibilisateurs spectraux. On "a maintenant trouvé qu'en diminuant considérablement l'action désensibilisatrice' de certains colorants que l'on considère habituellement comme des colorants essentiellement désensibilisateurs, on met à jour un effet de sensibilisation spectrale dû à ces colorants et cet effet de sensibilisation spectrale devient souvent l'effet prédominant. EXEMPLE 5.- On prépare une couche d'émulsion en opérant comme à l'exemple 2 sans sensibilisation chimique en opérant avec 985 mg de bromure de 5,5®-dichlo- par ât»go d ro-3,3',9-triéthylthiacarbocyanine (colorant sensibilisateur^ quantité suffisante pour obtenir une couche J-environ mono-moléculaire•sur les grains d'halogénures d'argent. On expose ensuite un échantillon de ce produit photosensible à l'air pendant 30 s. On expose d'autre part un échantillon de ce produit en opérant comme à l'exemple 1. On obtient ainsi une sensibilité relative mesurée à une densité de 0,1 et un facteur de contraste de 0,12, en opérant à/ Lorsqu'on expose un échantillon du produit photosensible précédent après l'avoir soumis à un vide de 1 mPa pendant 16 h, on observe une sensibilité de 36,5 et un facteur de contraste de 0,93. EXEMPLE 6.- On expose l'émulsion décrite à l'exemple 5 à travers un Filtre Kodak Wratten n° 16 au lieu du Filtre Kodak Wratten n°-36 et du Filtre Kodak Wratten n° 38 A de façon à limiter les longueurs d'onde de là lumière d'exposition à celLes auxquelles est sensibilisée l'émulsion utilisée. On obtient une sensibilité relative de 2,25 'et un facteur de contraste de 0,20 lorsqu'on expose à l'air et une sensibilité relative de 280 et un facteur de contraste de 0,70 lorsqu'on soumet le produit photosensible à un vide de 1 mPa pendant 16 h. EXEMPLE 7.- On prépare un produit photosensible comme à l'exemple 1 sans sensi-bilisation chimique en ajoutant à l'émulsion photosensible par mole d'halogénures d'argent 200 mg du colorant suivant ; Et ' Q ' £-toluenesulfonate Et On expose à l'air Le produit pendant 30 s puis on le développe comme à l'exemple 1. On n'observe aucune image. On soumet un échantillon du produit photosensible obtenu à un vide de 1 mPa pendant 16 h puis on l'expose comme précédemment et on obtient une sensibilité relative de 63 mesurée à une densité de 0,1. Si on expose, un autre — 7 bad original 19448 6 2010821 échantillon du produit photosensible en opérant à 1'air cornue à l'exemple 6, on naobtient aucune image. Par contre, si on soumet la produis; photosensible à un vida de 1 mPa pendant 16 h, cri obtient une sensibilité relative de 178. EXEMPLE 8.- On prépare une émulsion au bromure d'argent en opérant suivant le procédé décrit par Spencer et Atwell dans J„0 « S o A„ 545 498 (1964) ; cette émulsion neest pas sensibilisée chimiquement• On ajoute à cette dernière 200 Eg du colorant décrit à Uesample 7 par mole de brcaure d'argent, puis 2 en applique l'émulsion sur un support au titre de 6,4 mg/dm d'argent et de 2 13 mg/dm de gélatine» On expose un échantillon du produit obtenu en opérant à l8air pendant 30 s comme à I-exempla"1» .On n'observe aucune image. On soumet un autre échantillon du produit'photosensible obtenu à un vide de 1 mPa pendant 16 h et on observe une sensibilité'relative-de 89 mesurée à une densité de 0,1 et un facteur de contraste de- 0*8. Quand on- enpose à l'air comme à l'exemple 6, on n'obtient aucune image. Par contre", " lorsqa8on soumet ce produit, photosensible à un vide de 1 mPa pendant 1C h, on obtient une sensibilité relative de '.60 et un facteur de contraste de Oa850 Quand on expose le produit photosensible à-une lampe à éclair Strobonar pendant 0,5 ms au lieu d'uiis exposition de 30 sy on ne constate aucune augmentation de la sensibilité ni du'facteur de contraste due à l'utilisation du produit photosensible sous vide poussé. EXEMPLE 9.- On sensibilise chimiquement l'émulsion au bromure d'argent de l'exemple G en la soumettant à i»e s&tczation en présence de 20 og de bioxyde de thiourée par mole dchalogé'aare d3argent, s, 65°G pendant 1 h» On ajoute ensuite le colorant utilisé à l'exemple 7 en opérant conaae à 1'exemple 8 et on applique 1'émulsion obtenue sur un support connue à cet exemple. Lorsqu'on expose le produit photosensible, à l'air pendant 30 s, en opérant comme à l'exemple 1, on obtient une sensibilité relative de 1.45 et un facteur de contraste de 0,16. Quand on expose as échantillon de ce même produit photosensible après avoir fait un vide poussé pendant 16 h, on obtient une sensibilité relative de 178 et un facteur de contraste de 1,6. Quand on expose ce produit à l'air en opérant comme à l4excaple 6, c.:; obtient une sensibilité relative de 1,6 et un facteur de contraste de 0., 1. Par contre, si on expose ce même produit après avoir fait le vide pendant 16 h, on obtient une sensibilité relative de 295 et un facteur de contraste de 1,6. EXEMPLE 10.- On sensibilise par un composé sulfuré l'émulsion décrite a l'exemple 1 puis on ajoute par isole d'halogénures d'argent 200 mg du colorant suivant : BAD ORIGINAL 69 19448 7 2010821 ®0 ' éthylsulfate Et On applique l'émulsion obtenue sur un support puis on l'expose à l'air pendant 30 s. On la développe ensuite connue à l'exemple 1 et on observe une sensibilité relative de 0,5 et un facteur de contraste inférieur à 0,1. On sOUftat met un échantillon du produit photosensible obtenu à un vide poussé pendant 5 16 h puis on l'expose comme précédemment et on obtient une sensibilité relative de 100 et un facteur de contraste de 1,15. On expose à l'air comme à l'exemple 6 un échantillon du produit photosensible obtenu et on observe une très faible image. Par contre si on soumet ce produit à un vide poussé pendant 16 h on observe une sensibilité relative 10 de 17,8 et un facteur de contraste de 1,05. EXEMPLE il.-. On prépare un produit photosensible avec une émulsion telle que décrite à 1'exemple 1 sans sensibilisateur chimique et avec l'addition par mole d'halogénures d'argent de 800 mg de la mérocyanine suivante : 0 t! = CH - C = CH2C00ff / • \s^G=s « Me Me On expose ce produit à l'air pendant 30 s puis on le développe comme à l'exemple 1. On obtient .seulement une très faible image. Par contre si on l'expose suivant l'invention après l'avoir soumis à un vide poussé pendant 16 h, on obtient une sensibilité relative de 2g et un facteur de contraste de 0,8. Si on l'expose à l'air comme à l'exemple 6, on n'obtient pas d'image, mais si on l'expose suivant l'invention après l'avoir soumis à un vide poussé pendant 16 h, on obtient une sensibilité relative de 112 et un facteur de contraste de o,65. EXEMPLE 12On prépare un produit photosensible portant une couche d'émulsion telle que décrite à l'exemple 1 à laquelle on a ajouté 985 mg de bromure de 5,5'-dichloro-3,3',9-triéthyldicarbocyanine. On 1'expose pendant 30 s à une lampe à filament de tungstène de 1 kW, disposée à 1,50 m du film, donnant une température de couleur de 3000° K, à travers un filtre de 0,8 log E de densité neutre et un Filtre Kodak Wratten n° 16. On obtient une sensibilité relative de 2 lorsque l'exposition est réalisée à l'air et une sensibilité relative $e bad original °2NIOG>=oh Et 20 69 19448 8 2010821 315 lorsque l'exposition est réalisée saus un vide de 1 mPa. Si on replace à l'air libre le film photosensible maintenu pendant 16 h gous un vide à 1 mPas on constate que la sensibilité est réduite à 31,5 après 5 mn de contact à l'air et à 12,6 après 1 h. 5 A la Fig. 4, la courbe V donne la sensibilité relative et le facteur de contraste du produit photosensible exposé à l'air, la courbe VI donne la sensibilité relative et le facteur de contraste du même produit exposé après avoir été soumis à un vide de 1 mPa pendant 16 h et les courbes VII, VIII, IX, X et XI donnent les sensibilités relatives et les facteurs de contraste de produits 10 préalablement soumis à un vide poussé pendant 16 h puis replacés à l'atmosphère ambiante respectivement pendant 5 mn, 1 h, 4 h 30 mn, 26 h 30 mn at 96 h avant leur exposition. EXEMPLE ig-»^ On reproduit tous les exemples précédents, mais après avoir soumis les produits photosensibles à un vide poussé on introduit de l'azote pur 15 et sec jusqu'à la pression atmosphérique, puis on les expose. On constate que dans chaque cas, les résultats obtenus sont sensiblement les mêmes que ceux qui ont été obtenus à l'exemple précédente L'appareillage utilisé pour faire le vide aux exemples précédents comprend une cloche en aluminium dont les bords reposent sur une platine en acier 20 poli reliée à une pompe d'aspiration» Un joint assure l'étanchéité entre le bord de la cloche en aluminium et la platine. La platine comprend deux ajutages l'un pour faire le vide et l'autre pour introduire les gaz inertes» La cloche en aluminium est pourvue d'une fenêtre en verre transparent à travers laquelle peut passer la lumière d'exposition. Sur la platine se trouve un support poli 25 qui est muni d'un dispositif pour maintenir un film photosensible face à la fenêtre d'exposition. La lumière peut traverser ainsi la fenêtre pour exposer la surface photosensible» La fenêtre d'exposition est munie à l'intérieur de l'enceinte sous vide d'un dispositif pour maintenir une échelle de teintes sur le trajet de la lumière d'exposition» La fenêtre d'exposition est équipée à 30 l'extérieur d'un volet à glissière jouant le rôle d'obturateur. On peut utiliser n'importe quelle source d'exposition à l'extérieur de l'enceinte sous vide. On peut aussi utiliser n'importe quelle pompe à vide» On a constaté qu'il est avantageux d'utiliser plusieurs supports de film photosensible et des dispositifs manoeuvrés de l'extérieur de l'enceinte sous vide et permettant de faire 35 tourner le cadre support dans différentes positions de façon à présenter successivement chaque film photosensible à la lumière d'exposition. On peut ainsi réaliser toute une série d'expositions successives. Les émulsions photosensibles aux halogénures d'argent utiles suivant l'invention peuvent être n'importe quelle émulsion photosensible aux halogé-40 nures d'argent mais on utilisera avantageusement des émulsions faciles à BAD ORIGINAL» 69 1944.8 9 2010821 dégazer. Les halogénures d'argent utiles suivant l'invention peuvent être le bromure d'argent, le chlorure d'argent ou l'iodure d'argent ou des halogénures mixtes telles"que le chlorobromure, le chloroiodure ou le bromoiodure d'argent. 5 Les halogénures d'argent utiles suivant l'invention peuvent avoir n'im porte quelle structure cristalline. Le liant des halogénures d'argent peut être la gélatine ou n'importe quel autre liant tel que l'alcool polyvinylique. Le support des produits photosensibles suivant l'invention peut être n'importe quel support photographique tel qu'un film, une feuille de papier ou une 10 plaque rigide et on utilisera avantageusement des supports qui ne sont pas altérés lorsqu'on les soumet à un vide poussé, par exemple des-plaques de verre ou des films de polytéréphtalate d'éthylèneglycol. Les émulsions photosensibles aux halogénures d'argent utiles suivant l'invention peuvent contenir n'importe quel adjuvant photographique usuel tel que des sensibilisateurs 15 chimiques ou des colorants sensibilisateurs, des inhibiteurs de voile, des plastifiants de la gélatine ou des adjuvants de couchage. Les produits photosensibles suivant l'invention peuvent être des produits photographiques en couleurs mais il est alors nécessaire de prendre les plus grands soins au moment de l'élimination sous vide de l'oxygène et de l'humidité. ' N BÂb ORIGINAL 1 69 .19448 10 2010821 REVENDICATIONS 1. Procédé d'obtention d'images photographiques où l'on élimine pratiquement tout l'oxygène et l'humidité de la couche d'halogénures deargent d'un produit photosensible et où l'on expose cette couche d'halogénures d'argent 5 en l'absence d'oxygène et d'humidité, caractérisé en ce qu'on soumet cette couche d'halogénures d'argent à une exposition de faible intensité, pendant une durée suffisante pour obtenir une exposition correcte des halogénures d'argent, exposition qui, si 12on opérait dans les conditions atmosphériques normales serait responsable d'écarts de réciprocité importants. iq 2. Procédé photographique confome à la revendication 1, caractérisé en.ce qu'on élimine 1-oxygène et l'humidité en faisant un vide poussé, puis on expose le produit photosensible dans le vide ainsi obtenu. 3. Procédé photographique conforme à la revendication 1, caractérisé en ce qu8on expose le produit photosensible dans une atmosphère d'azote.■ -je, 4. Procédé photographique conforme â l!une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on utilise un produit photosensible contenant au moins une couche dshalogénures d'argent comprenant un colorant sensibilisateur qui, lorsqu8on expose le produit photosensible dans les conditions atmosphériques usuelles, présente une action désensibilisatrice importante. 2q 5. Procédé photographique conforme à la revendication 4, caractérisé en ce que le colorant' présence une action essentiellement désensibilisatrice lorsqu'on expose le produit photosensible qui le contient en présence d'oxy-» gène et d'humidité. 6. Procédé photographique conforma à l'une quelconque des revendications 1 à 5, 95 caractérisé en ce qu'on utilise comae lutaieie d'exposition une lumière comprenant essentiellement la gauiu-e de longueurs d'onde à laquelle sont sensibles les halogénures dsargent sensibilisés par le colorant. BAD ORIGINAL