La pratique du ski nécessite l'utilisation d'un "bâton pour l'équilibre, la synchronisation des mouvements et pour la remontée. Il y a bien des années, les bâtons de ski ne consistaient qu'en une canne ou un bâton de bambou à pointe muni d'un 5 disque enlacé de lanières, appelé couramment disque d'appui, • fixé près de l'extrémité inférieure et d'une poignée à l'extrémité supérieure du bâton. Dans de nombreuses versions compliquées, ' la poignée se compose d'un bourrelet de cuir satourant le : bâton et formant un bouton au sommet du bâton et une sangle en 10 forme de boucle fixée au sommet du bâton pour entourer le poignet du skieur. Au cours des dernières années, les bâtons de ski ont beaucoup changé; le bâton de bambou a été remplacé par un tube métallique ou en fibres de verre ; le disque de support est constitué maintenant par un léger anneau métallique comportant un 15 moyeu et des rayons en matière moulée par injection ; et la poignée est habituellement en matière plastique moulée conformée pour épouser la main gantée du skieur.. - Bien que ces perfectionnements aient abouti à un bâton plus léger et légèrement plus maniable, ils n'ont pas sensiblement amé-20 lioré la facilité avec laquelle le bâton est utilisé. Par exemple, pendant certaines manoeuvres au cours d'une descente à ski, le placement synchronisé et correct du bâton est d'une importance vitale. De la même façon qu'avec les anciens bâtons, les skieurs doivent encore lancer le bâton vers l'avant et le planter 25 avec précision, le plus souvent en n'utilisant que leurs doigts poignée et du bâton à de tels moments est nécessaire même si les plus récentes poignées de bâton sont conçues/&e manière à permettre aux skieurs de relâcher au moins partiellement le bâton à 30 ces moments, en maintenant la poignée entre le pouce et l'index lorsqu'ils balancent le bâton et le plantent. Ainsi que l'invention le décrira plus loin, il est possible de réaliser une poignée qui est beaucoup plus facile à utiliser de façon correcte ; la poignée peut être conçue pour aider le skieur à maîtriser ses 35 bâtons pendant les nombreux moments critiques d'une descente à ski. En outre, la présente invention envisage également une poignée qui est tenue facilement et agréablement, qui est facile à placer Il est certain .qu'une maîtrise supplémentaire de la 70 06049 -2- 2031563 avec précision et qui est simple à fabriquer. La poignée décrite d'un bâton de ski comporte une dragonne ou élément analogue qui coopère avec le corps cylindrique allongé de la poignée pour favoriser sensiblement la prise et la maîtrise 5 du bâton. Dans ce but, la dragonne est située par rapport à la forme du corps de la poignée de manière à s'étendre en travers des doigts du skieur et à s'appuyer sur ces derniers, de préférence en travers des quatre doigts juste devant les jointures de manière à entourer la main du skieur avec le corps de là poi-10 gnée. Ainsi, en déplaçant simplement le poignet et le bras, le skieur peut maîtriser correctement la poignée et le bâton en utilisant tous ses doigts et non seulement le pouce et l'index. La poignée décrite comporte aussi de préférence une tête de plus grande dimension à une extrémité avec une zone latérale aplatie 15 contre laquelle le pouce peut reposer confortablement, et une configuration de sectionscirconférentiellee décalée par rapport à la surface située dans la région de la poignée correspondant à la paume pour empêcher la poignée de glisser dans la main du skieur. La poignée est de préférence moulée par injection, la ligne de 20 séparation du moule s'étendant le long de la dragonne et divisant axialement la poignée entre la zone des doigts et la zone de la paume, le moule comportant un boachoryè. décocher dans la zone de la paume qui peut être facilement remplacé pour faire varier 3a. configuration de la zone de la paume comme voulu. 25 D'autres avantages et caractéristiques de l'invention res sort iront de la description qui va suivre, faite en regard du dessin annexé et donnant à titre explicatif, mais nullement limitatif, une forme de réalisation^ e l'invention. Sur ce dessin : 30 la figure 1 est une vue en perspective d'un bâton de ski mon trant la poignée préférée de l'invention correctement tenue par un skieur ; la figure 2 est une vue de côté de la poignée préférée ; la figure 3 est une coup^àxiale verticale du corps et de 35 la dragonne de la poignée ; et la figure 4 est une coupe transversale montrant les plaques préférées du moule d'injection pour former la poignée. 70 06049 -3- 2031563 Sur la figure 1, la poignée préférée/d'un bâton de ski est représentée comme étant montée à l'extrémité supérieure d'un tube 4 à l'extrémité inférieure duquel est fixé un disque de support ordinaire 6. Comme on le voit sur cette figure, la caracté-5 ristique particulière de cette poignée est une dragonne 8 quij lorsque le bâton est correctement tenu comme représenté, s'étend en travers des doigts de la main du skieur juste devant les jointures et s'appuie sur la surface dorsale des premières phalanges des doigts. Ensuite, lorsque le bâton est balancé et planté, il 10 est tenu non seulement par le pouce et l'index comme avec les poignées antérieures, mais par tous les doigts du skieur et les mouvements du bâton sont ainsj/déterminés principalement par le poignet et l'avant-bras du skieur, ce qui, en pratique, permet au skieur de maîtriser le bâton beaucoup mieux et beaucoup plus 15 facilement. De préférence, la poignée est moulée sous forme d'un objet monobloc, comme représenté sur les figures 2 et 3, en une matière élastique comme du chlorure de polyvinyle modifié par un caoutchouc. Le corps généralement cylindrique 12 de la poignée comporte 20 une tête de plus grande dimension 14 à une extrémité située au-dessus d'une zone resserrée 16 sur laquelle s'adapte l'index lorsque la poignée est tenue correctement. Une série de protubérances coniques 18 s'étendent le longfr'un côté, le côté avant de la poignée et les doigts du skieur se logent entre ces dernières, en par-25 ticulier entre les jointures adjacentes des première et seconde phalanges des doigts lorsque la poignée est tenue correctement. A l'extrémité inférieure du corps se trouve une autre protubérance conique de plus grande dimension 22 sur laquelle s'appuie la jointure entre les première et seconde phalanges du petit doigt. Dia-30 métralement opposée à ces protubérances se trouve une surface' arrière de plus grande dimension et bombée 24 qui épouse agréablement et étroitement la paume de la main du skieur. De préférence, une série de sections circonférentielles curvilignes 28 représentées sous forme de gorges, décalées par rapport à la surface 35 de la poignée, sont ménagées dans cette partie épousant la paume de la main pour augmenter la friction superficielle de la poignée contre la paume de la main et pour empêcher la poignée de glisser 70 06049 -4- 2031563 de la main du skieur. D'un côté du corps, suivant que la poignée est destinée à la main droite ou à la main gauche, la zone supérieure 14 est aplatie et conformée de manière à présenter une surface latérale 30 contre laquelle s'appuie les premières phalanges 5 du pouce d'une façon agréable et naturelle. Deux parties de dragonne font saillie depuis l'autre côté de la poignée. Elles sont d'une longueur suffisante pour venir mutuel- ' lement en prise et pour former avec le corps de la poignée une ouverture dans laquelle sont disposés les quatre doigts de la main 10 du skieur, la partie supérieure 32 de la dragonne s'étend vers l'extérieur depuis la tête du corps et la partie inférieure 34 s'étend vers l'extérieur depuis la base du corps, ces parties étant placées par rapport aux zones du corps réservées aux doigts et à la paume, de manière à s'étendre en travers des premières phalan-15 ges des doigts. De préférence, les parties de la dragonne s'élargissent à l'endroit où elles rejoignent le corps de la poignée pour former des portées de plus grande dimension pour les côtés de la main afin de répartir les forces de soulèvement du bâton exercées de l'avant vers l'arrière sur la plus grande partie de 20 la surface des premières phalanges de l'index et du petit doigt. La surface externe des deux parties de la dragonne présente des nervures transversales 36 qui, lorsqu'elles sont introduites dans une boucle 38, s'ajustent généralement contre les surfaces adjacentes de la boucle, comme on le voit en particulier sur la fi-25 gure 3» et empêchent les extrémités des parties de la dragonne de glisser dans la boucle dès qu'elles sont tirées et serrées sur cette dernière. Le corps de la poignée comporte également une ouverture axiale allongée 42 ménagée le long de la poignée depuis son extrémité inférieure pour y introduire l'extrémité du tube 30 4 du bâton, l'extrémité supérieure du bâton étant normalement munie d'un bouchon 44 en bois. Bien que la poignée puisse être fixée au bâton de n'importe quelle façon convenable, la tête de la poignée comporte également de préférence une ouverture axiale 46 traversée par une vis 48 qui est vissée dans le bouchon en bois 44 35 de manière à fixer la poignée au tube d'une façon amovible. Bien qu'on puisse prévoir divers moyens qui s'appuient contre le dos de la main du skieur ou au moins une partie importante 70 06049 -5- 2031563 de cette dernière et qui la serre contre le corps de la poignée, on préfère la disposition décrite de la dragonne et sa position étant donné qu'elles facilitent sa prise et son réglage ; elle serre une partie robuste mais mobile de la main pour permettre 5 incertain mouvement vers l'extérieur de la poignée et du bâton en bougeant la main et les doigts vers l'extérieur et à l'écart du poignet ; et elle offre une protection importante de la main du skieur et des jointures des'doigts à l'encontre d'un éraflement et d'un frottement contre les piquets de slalom, etc. Il importe 10 également de noter que la poignée décrite ne permet pas aux bâtons d'être projetés en l'air lors d'une chute du skieur comme cela peut se produire avec les poignées actuelles, mais étant donné qu'au cours d'une chute les mains sont normalement dirigées vers l'avant ou vers l'arrière, les paumes en dehors, les poignées de 15 l'invention ont tendance à maintenir les bâtons vers l'extérieur à angle droit par rapport à la direction de la chute et à l'écart du skieur. Egalement, la poignée perfectionnée remplace la dragonne actuelle en formant une poignée monobloc avec laquelle toutes les fonctions étant maintenant réalisées par la poignée et la dragonne 20 et présentant aussi des caractéristiques et des avantages notables et importants. De préférence, la poignée et la dragonne sont moulées par injection dans un moule comme représenté en coupe transversale sur la figure 4. la cavité 52 du moule dans laquelle la matière 25 fondue est injectée pour former la poignée, d'une façon bien connue, est constituée par deux plaques 54 et 56, qui définissent une ligne de séparation 58 autour de la cavité, cette ligne formant une bavure 62 autour de la poignée moulée, comme on le voit sur les figures 1 et 2. le moule comporte un goujon amovible 64 30 qui a la forme du tube axial et de l'orifice de la poignée réservée à la vis. De préférence, le moule comporte également un bouchon à décocher 66 qui peut être déplacé par rapport à la plaque du moule dans laquelle il est disposé dès que les plaques du moule ont été séparées, afin de soulever la poignée moulée et la sépa-35 rer du moule, le bouchon peut présenter dans sa face tournée vers la cavité des sections circonférentielles décalées par rapport à la surface de la cavité pour former les sections circonfé- 06049 -6- 2031563 rentLelles 28 s'étendant autour de la surface arrière de la prise coopérant avec la paume de la main, les sections circonférentiel-les s'étendant de préférence jusqu'à la ligne de séparation des deux côtés de la poignée afin de faciliter la dissimulation des 5 "bavures formées par la ligne de séparation qui sont inhérentes , au processus de moulage. Le bouchon peut également comporter diverses légendes telles que "ïïnigrïp", comme représenté le long du côté de la poignée sur la figure 2. Normalement, il ne serait pas facile de mouler une telle légende près de la ligne de séparation. 10 Toutefois, étant donné que la légende se trouve sur le bouchon, dès que la poignée moulée est éjectée du moule par le bouchon, elle peut être alors facilement séparée du bouchon et de la zone présentant la légende. Naturellement, le bouchon-du moule peut être facilement ■ remplacé par un autre bouchon présentant une 9 15 configuration ou légende différente pour réaliser diverses poignées différentes à l'aide d'un moule en changeant simplement les bouchons de moule. Naturellement, l'invention n'est pas limitée à la forme de réalisation.décrite et représentée et est susceptible de rece- 20 voir diverses variantes entrant dans le cadre et l'esprit de l'invention. 70 06049 -7- 2031563 REVENDICATIONS 1. Poignée de bâton de ski, caractérisée en ce qu'elle comporte un corps généralement cylindrique avec une ouverture axiale allongée pour y introduire le tube d'un bâton, le corps ayant une for- 5 me lui permettant d'être tenu dans une main, les doigts entourant périphériquement la poignée dans une direction et le pouce entourant périphériquement la poignée dans la direction opposée, l'ouverture axiale débouchant à l'opposé du pouce, et un élément placé par rapport au corps de la poignée de manière à s'appuyer contre une partie 10 importante du dos de la main et à maintenir la main contre le corps de la poignée. 2. Poignée de bâton selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'élément d'appui est placé en travers du dos des premières phalanges de certains des doigts au moins. 15 3. Poignée de bâton selon la revendication 2, caractérisée en ce que l'élément d'appui est en une matière élastique et en ce qu'il est fixé au corps de la poignée. 4. Poignée de bâton selon la revendication 3, caractérisée en ce que l'élément d'appui est conformé de manière à entourer, 20 avec le corps de la poignée, un espace dans lequel sont introduits les quatre doigts de la main à partir de l'index. 5. Poignée de bâton selon la revendication 4, caractérisée en ce que l'élément d'appui comporte un organe permettant de faire varier et de régler l'espace qu'il entoure. 25 6. Poignée de bâton selon la revendication 1, caractérisée en ce que le corps de la poignée présente une extrémité supérieure et une extrémité inférieure, cette dernière entourant l'ouverture axiale du corps et en ce que l'élément d'appui comporte deux parties d'une dragonne, une partie s'étendant vers l'extérieur"depuis 30 l'extrémité supérieure du corps, l'autre partie s'étendant vers l'extérieur depuis l'extrémité inférieure du corps, le corps et les parties de la dragonne formant un objet monobloc en une matière élastique, les parties de la dragonne étant suffisamment longues pour venir en prise l'une avec l'autre et pour entourer avec le corps 35 une ouverture dans laquelle sont disposés les quatre doigts d'une main, et une boucle pour maintenir ensemble d'une façon réglable les parties de la dragonne, ces dernières étant placées par rapport 70 06049 -8- 2031563 au corps de la poignée de manière à s'étendre en travers du dos des premières phalanges des doigts et à s'appuyer contre ces dernières. 7. Poignée de bâton selon la revendication 6, caractérisée en ce que l'extrémité supérieure du corps est conformée pour défi- 5 nir une surface latérale aplatie pour épouser d'une façon générale le côté des premières phalanges du pouce et en ce que la base des parties de la dragonne s'élargit sensiblement à l'endroit où elles rejoignent le corps pour former une surface élargie contre laquelle les côtés des premières phalanges de l'index et du petit doigt 10 peuvent s'appuyer, le corps de la poignée présentant des marques de bavures s'étendant axialement le long des deux côtés de la poignée, de l'extrémité supérieure à l'extrémité inférieure, le corps de la poignée comportant des surfaces circonférentielles décalées par rapport à la surface du corps et se terminant aux bavures 15 subsistant le long d'un côté au moins du corps. 8. Poignée de bâton de ski, caractérisée en ce qu'elle comporte un corps généralement cylindrique avec une ouverture axiale allongée pour y introduire un tube de bâton, le corps ayant une extrémité supérieure de plus grande dimension et une extrémité infé- 20 rieure, cette dernière entourant l'ouverture axiale, le corps étant conformé pour être tenu dans une main, de façon que les doigts entourent périphériquement la poignée dans une direction et que le pouce entoure périphériquement la poignée dans la direction opposée près de l'extrémité supérieure, cette extrémité supérieure de plus 25 grande dimension étant conformée de manière à définir une surface latérale aplatie épousant d'une façon générale le côté des premières phalanges du pouce. 9. Bâton de ski,caractérisé en ce qu'il comporte un tube, un disque d'appui fixé près d'une extrémité du tube et une poignée 30 selon l'une quelconque des revendications 1, 3» 7 et 8 fixée à l'autre extrémité du tube, ce dernier étant introduit dans l'ouverture axiale allongée du corps de la poignée. 10. Moule pour une poignée de bâton de ski, caractérisé en ce qu'il comporte deux plaques présentant des cavités qui définissent 35 ensemble une poignée de bâton ayant un côté arrière conformé pour épouser la paume d'une main et un côté avant conformé pour épouser les doigts, les bords des cavités des plaques du moule se réunissant 70 06049 -9- 2031563 le long du bord latéral de la poignée entre les côtés avant et arrière de cette dernière, la plaque du moule définissant le côté arrière de la poignée comportant un bouchon dont une surface définit une partie du côté arrière de la poignée, la surface du bou— 5 chon définissant la poignée comportant une zone présentant des • parties décalées par rapport à la surface par ailleurs continue de la poignée. 11. Moule selon la revendication 10, caractérisé en ce que le bouchon s'étend d'un bord latéral de la cavité à l'autre bord, 10 les parties décalées de la zone configurée s'étendant au moins jusqu'à un bord latéral de la cavité. 12. Moule selon la revendication 11, caractérisé en ce que la poignée définie par la cavité comporte un corps ayant une extrémité supérieure et une extrémité inférieure et une ouverture 15 allongée s'étendant axialement dans le corps depuis l'extrémité inférieure, la poignée comportant également deux parties de dragonne, une partie s"étendant vers l'extérieur depuis l'extrémité supérieure du corps, l'autre partie s'étendant vers l'extérieur depuis 11 extrémité inférieure du corps, lesdites parties de la 20 dragonne étant suffisamment longues pour venir en prise l'une avec l'autre et pour entourer aVec le corps une ouverture dans laquelle sont disposés les quatre doigts de la main, et en ce que le bouchon est mobile par rapport à la plaque du moule dans laquelle il est introduit.