L'invention concerne l'impression d'objets divers par le procédé sérigraphique. Le procédé sérigraphique est bien connu. Il consiste à "forcer" à travers les mailles non obturées ou perforations d'un écran, à l'aide d'une raclette, une encre de fluidité convenable pour qu' elle se dépose sur un objet mis en contact avec l'écran au droit de la dite raclette. 11 faut donc qu'il existe un mouvement relatif entre la raclette et l'écran et également un mouvement relatif entre la raclette et l'objet à imprimer. Avant d'être forcée à travers ltécran, l'encre est étalée sur la face "arrière" de l'écran de façon la plus uniforme possible par une contre-raclette généralement montée sur le même axe que la raclette. Un premier type de machines d'impression sérigraphique utilise un écran tendu sur un cadre rigide. Dans le cas d'impression sur objets plats, chaque objet est immobilisé temporairement par rapport au bâti de la machine, l'écran est fixe par rapport à ce bâti et la raclette est animée d'un mouvement alternatif d'un bout à l'autre de l'écran (avec soulèvement de la raclette au retour). Pour des objets cylindriques, chaque objet est monté rotatif dans des tourillons convenables, la raclette reste fixe (mouvement de soulevernent pris à part) au niveau de la génératrice supérieure de l'objet et c'est l'écran qui est anime d'un mouvement alternatif. Dans les deux cas le plan de 1'écran est situé legerement au dessus de l'objet et c'est la pression de la raclette sur écran qui amène le contact, il faut donc obligatoirement un écran souple (soie, nylon, etc.) ou au moins semi-rigide (toile métallique fine). Pour augmenter le rendement des machines sérigraphiques et égaler autant que possible celui des machines à imprimer conventionnelles, il a été imaginé d'utiliser un écran sans fin formant une bande continue qui ceinture un ensemble d'au moins deux tambours dont l'un est moteur. La raclette est alors disposée à l'intérieur du circuit parcouru par l'écran et coopère avec la face "intérieure" de ce dernier en un point généralement choisi sur la branche inférieure du dit circuit (cf. brevet britannique 436 297, brevet français 1 122 123, brevet US 3 102 469, brevet R.F.A. 1 260 424, etc.). Bien entendu la encore la raclette peut être mise hors contact de l'écran lorsque l'impression doit être arrêtée (passage d'un objet à un autre) mais cette disposition est commune à toutes les machines sérigraphiques sans exception. Les machines e ce type sont surtout destinées à l'impression à plat de tissus. Pour les objets, amenés successivement en regard de la raclette à des intervalles de temps réguliers par un convoyeur "pas à pas" dont le mouvement est synchronisé avec le mouvement d'entraînement de la bande (et-avec le mouvement de soulevement de la raclette), les caractéristiques des encres alors utilisées entraînent un maculage important des tambours et par conséquent un afflux d'encré incompatible avec une impression fine. I1 faut alors prévoir des dispositifs de nettoyage continu de l'écran (cf. brevet R.F.A. 1 260 424) ou encore remplacer chaque tambour par un jeu de deux poulies aménagées de manière à maintenir la tension latérale de l'écran (cf. brevet français 1 573 926).Dans ce type de machines comme dans le précédent l'écran doit être souple ou semi-rigide. Les machines de cette catégorie présentent cependant toutes l'inconvénient pour les objets plats {notamment tissus, bandes de papier ou similaire) ou pour le convoyeur d'objets quelconques, de prévoir une trajectoire parallèle et très voisine de celle l'écran sur une dis- tance appréciable ce qui risque d'entraîner des contacts par phé- nomène électrostatique et par suite des maculages. En outre dans la plupart d'entre elles la tension latérale de l'écran est mal assurée au voisinage immédiat de la raclette d'où des-déforma- tions des mailles et des distorsions de l'impression. Enfin on connaît quelques machines dans lesquelles l'écran est un cylindre creux. L'écran est alors rigide, il est constitué par une feuille de métal microperforée ou par deux écrans souples à mailles différentes reliés entre eux par l'émulsion ou une métallisation et est monté sur des bagues cylindriques rigides et la raclette est logée à l'intérieur du cylindre creux ainsi formé. L'objet à imprimer est amené au contact de l'écran le long de la génératrice du cylindre correspondant à l'intérieur du dit cylindre à l'emplacement de la raclette. Cette disposition est voisine de celle des machines à imprimer rotatives conventionnelles. Le rendement est excellent mais les écrans rigides, avec leurs bagues sont relativement onéreux et de telles machines ne peuvent pas recevoir des écrans souples qui ne pourraient être montés sur les bagues avec une tension circonférentielle suffisante sans de grandes difficultés. Ainsi en laissant de côté les machines à écran plat dont le rendement est insuffisant à cause du mouvement alternatif de la raclette ou de l'écran, les machines connues ne peuvent utiliser dans un cas que des écrans souples ou semi-rigides et dans l'autre cas que des écrans uigides. L'un des buts de l'invention est de fournir une machine pou vant recevoir des écrans souples ou semi-rigides cylindriques auxquels elle assure une excellente tension transversale et cir conférentielle,qui réalise l'impression le long d'une génératrice de cylindre en évitant ainsi tout contact parasite entre l'écran et l'objet à imprimer et en permettant toutes les positions relatives entre la machine et l'objet. Un autre but de l'invention est de prévoir une structure telle que la machine peut recevoir sans aucune modification, à la place des écrans souples ou semi-rigides, des écrans rigides de différents diamètres. Elle permet également pour les écrans souples ou semi-rigides d'augmenter leur développement en les utilisant comme un tapis sans fin comme certaines machines connues mais en assurant la tension transversale au niveau de la raclette. Cette machine polyvalente permet en outre de préparer les écrans souples ou semi-rigides, c'est-a-dire de réaliser leur enduction d'émulsion et leur insolation sans faire appel à d'autres machines spécialisées. La tête porte écran de la-machine sérigraphique selon l'invention est remarquable en ce qu'elle est constituée par un arbre moteur sur lequel sont calés deux pignons et par un arbre tubulaire parallèle à l'arbre moteur, fixe en cours de fonctionnement mais réglable en position angulaire, sur lequel sont montées folles en rotation deux poulies de même diamètre dont l'une au moins est réglable en position le long du dit arbre tubulaire et qui portent sur leur périphérie des saillies sous la forme de dents, de picots ou autres correspondant à des moyens conjugués portés par les deux rives d'un écran souple ou semi-rigide, les dites poulies étant entraînées en rotation respectivement par les deux pignons par tout moyen connu assurant un entraînement sans glissement tel qu'une courroie crantée coopérant avec une couronne à crantage conjugué, de diamètre voisin de celui des poulies et fixée sur la face de la poulie considérée opposée à l'autre poulie, tandis que sur chacune des poulies est aménagée une découpe en forme de large enoxfie rectangulaire permettant le déplacement vers le centre du segment correspondant de la partie périphérique sous l'action d'un mécanisme quelconque dont le moyen de commande fait saillie sur la face extérieure de la poulie considérée. I1 est clair qu'un écran souple cylindrique dont le diamètre correspond exactement au diamètre nominal des poulies peut être aisément monté sur ces dernières après avoir "effacé" vers 1 'arbre les segments mobiles des dites poulies. La manoeuvre inverse des segments permet alors d'obtenir un cylindre parfait avec une tension circonférentielle parfaite de l'écran. Le réglage, de préférence micrométrique, de la position longitudinale de l'une des poulies sur l'arbre permet alors d'obtenir la tension latérale désirée de l'écran. Avantageusement la contre-raclette est montée sur l'arbre tubulaire, la raclette destinée à forcer l'encre à travers l'écran est non- tée, à travers une fenêtre ménagée sur l'arbre tubulaire entre les deux poulies sur un axe creux, co-axial du dit arbre et disposé à l'intérieur de ce dernier libre en rotation et en position longitudinale réglable, tandis que l'encre est amenée par une canalisation souple dans le dit axe creux à l'une de ses extrémités pour en être évacuée vers l'écran en un point situé en regard de la fenêtre de l'arbre tubulaire entre les points de fixation de la raclette. Selon l'invention la tête rotative pour machines sérigraphiques peut présenter d'autres caractéristiques qui apparaîtront à la lecture de la description qui va suivre et à l'examen du dessin annexé dans lequel La figure 1 est une vue schématique en élévation d'une machine sérigraphique selon l'invention, la figure 2 montre à plus grande échelle, avec coupes et arrachements partiels le montage des poulies sur l'arbre inférieur de la figure 1, la figure 3 est une coupe par III-III de la figure 2, la figure 4 est une vue de profil par la gauche de la figure l, la figure 5 montre en perspective à échelle réduite une bague adaptable sur les poulies, la figure 6 est une perspective à échelle encore plus réduite d'un tambour disposé entre les poulies pour réaliser l'enduction des écrans. Sur le dessin une machine sérigraphique comporte une colonne 10, déplaçable latéralement (et éventuellement longitudinalement) sur une assise 11 grâce à des moyens de réglage tels que 12. Sur la colonne 10 est montée coulissante sous l'action d'un volant de réglage 13 une potence constituée par un montant 14 et une traverse 15 qui coulisse verticalement sur le montant 14 sous l'action d'un volant de réglage 16. La traverse 15 porte à ses extrémités des prolongements à angle droit dirigés vers le bas dont l'un est applique contre le montant 14. Ces deux prolongements constituent les supports d'un arbre moteur 17 sensiblement horizontal qui traverse le montant 14 et la colonne 10 à travers des ajours oblongs verticaux et porte, calée sur son ex trémité débordant la colonne 10, une poulie d'entraînement 18 actionnée par tout moyen convenable non représenté (par exemple moteur et courroie).Vers l'extrémité libre de la traverse 15 l'arbre 17 est supporté, dans l'exemple représenté, par une pointe 19 réglable à l'aide d'une tête 20 et bloguée par un contre-écrou 21. Cette disposition n'est pas obligatoire, l'arbre pourrait être supporté par un palier, mais elle permet un démontage facile pour accéder librement à l'arbre et enfiler sur ce dernier les organes auxiliaires dont il sera question ci-après. Les liaisons à glissement relatif des organes 10 et 11, 14 et 10, 15 et 14 et leurs moyens de commande 12, 13, 16 sont bien connus, ils sont utilisés sur un grand nombre de machines-outils et il n'est pas nécessaire de les décrire plus en détail. A sa partie inférieure le montant 14 porte un épaulement 14a dans lequel sont logées des bagues ou des paliers secs dans lesquels peut tourner à frottement doux un arbre tubulaire parallèle à l'arbre moteur 17 et qui traverse la colonne 10 à travers un ajour oblong vertical. L'arbre 22 peut être immobilisé dans une position angulaire quelconque à l'aide d'une vis 23.Dans l'exemple representé l'arbre 22 est en porte-à-faux ce qui présente plusieurs avantages : accès direct en bout d'arbre pour monter sur ce dernier divers organes, possibilité de disposer en bout d'arbre les- divers moyens de réglage comme il sera dit ci-après ce qui permet une structure simple de ces moyens, dégagement total de l'accès au plan horizontal correspondant au niveau inférieur de la machine ce qui permet d'amener l'objet à imprimer sous n t im- porte quel angle et de ne rencontrer aucune contrainte pour l'installation du dispositif d'amenée de l'objet (transporteur, convoyeur, enrouleur,dérouleur, etc.). Sur l'arbre tubulaire 22 sont montées folles deux poulies. Dans l'exemple représenté les poulies sont montées sur roulement à billes tel que 25 autour d'une bague telle que 26 calée sur l'arbre par une clavette 27. L'une au moins 24a des poulies- est montée réglable en position le long de l'arbre 22. Ici le resul- tat est obtenu par le coulissement le long de l'arbre de ltensemb- le poulie-bague grâce à une douille à épaulement 28 filetée intérieurement coopérant avec une tige filetée 29 et commandée par une tête 30 coiffant l'extrémité de la bague 26 dont le bord rabattu vers l'intérieur coopère avec l'épaulement de la douille 28. Une bague filetée-31 immobilisable sur la tige 29 forme butée pour la tête 30.En fait avec une telle structure, d'ailleurs connue, il n'est pas tout à fait exact de dire que la poulie 24a est réglable en position longitudinale puisque dans la position de la figure 2 par exemple dans laquelle la douille 28 ne prend pas appui contre le "fond" de la bague 26 et dans laquelle la butée 31 n'est pas en contact avec la tête 30, la bague avec la poulie 24a peut se déplacer librement le long de l'axe entre deux positions, mais cela est suffisant car il s'agit dans le cas présent de permettre d'exercer une certaine tension sur une liaison souple existante entre la poulie 24a et la pouliè 24b supposée fixe en position longitudinale sur l'arbre 22. La butée 31 ne sert qu'à retrouver aisément la tension initiale de cette liaison en cas d'arrêt et démontage en cours de travail. De préférence la poulie 24b est également réglable en position longitudinale sur l'arbre 22 mais par simple calage à vis Chacune des poulies 24a, 24b porte sur sa périphérie des saillies correspondant à des moyens conjugués portés par les deux rives d'un écran souple. Ces saillies peuvent. être des picots tels que 32a, 32b pour coopérer avec des perforations prévues sur des bandes formant les côtés latéraux de l'écran, ou encore des dents, telles que 33a, 33b pour coopérer avec des courroies crantées respectivement solidaires des bords latéraux de l'écran. Chaque poulie porte sur sa face extérieure une couronne crantée 34a, 34b coopérant avec une courroie crantée 35a, 35b entraînée par un pignon 36a, 36b calé sur l'arbre moteur 17. Avantageusement les pignons 36a et 36b sont calés sur l'arbre 17 par une simple vis 37a, 37b. Ils peuvent ainsi être reglés en position longitudinale pour être amenés exactement en regard des couronnes 35a, 35b lorsque les poulies 24a, 24b ont elles-mêmes eté réglées en position. En outre l'un des pignons peut alors être réglé en position angulaire relative par rapport à l'autre avant d'être fermement calé sur l'arbre, cette possibilité est importante comme il sera dit ci-après. Sur chacune des poulies 24a, 24b est prévue une large encoche rectangulaire 38a, 38b dans laquelle coulisse de façon guidée le segment périphérique correspondant 39a, 39b de la poulie considérée. Une vis avec volant moleté 40a, 40b et un contre-écrou 41a, 41b permettent d'effacer le segment de poulie vers le centre puis de le ramener et de le bloquer dans la position où la périphérie de la poulie ne présente plus de solution de continuité. Le volant et le contre-écrou émergent de la face extérieure de la poulie considéréé, à l'intérieur de la couronne 34a, 34b pour ne pas gêner la courroie crantée correspondante, et peuvent ainsi être aisément manoeuvrés. A l'intérieur de l'arbre tubulaire 22 est disposé co-axialement un axe 42 libre en rotation dans des bagues telles que 43 disposées à l'intérieur de l'arbre 22. L'arbrettubulaire 22 est muni dans sa partie médiane d'une fenêtre 44 (figure 2) à travers laquelle est fixée sur ltaxe 42 une raclette 45, la contre-raclette 46 étant montée sur l'arbre tubulaire 22. L'axe 42 est creux sur toute sa partie-comprise entre son extrémite émergeant de l'arbre 22 du côté de la colonne 10 et un point 47 sensiblement équidistant des points de fixation de la raclette. Au voisinage de ce point un tube 48 de préférence souple s'étendant entre la raclette et la contre-raclette débouche, à travers la fenêtre 44 dans l'évidement de l'axe 42.Une canalisation souple 49 (figure 1) d'injection d'encre est reliee a l'extrémité de l'axe 42. L'axe 42 peut être déplacé longitudinalement à l'intérieur de l'arbre 22 par la manoeuvre d'une vis 50 en prise avec un filetage interne de la tige filetée 29 grâce à un épaulement 50a de l'extrémité de la dite vis logé libre en rotation, dans un évidement de l'ex- trémité du dit axe 42. Après réglage l'axe 42 est bloqué en posi tion longitudinale par un contre-écrou 51.Enfin un dispositif non représenté (par exemple un vérin) permet d'imprimer à l'axe 42 un mouvement alternatif de rotation (dans la limite de la largeur angulaire de la fenêtre 44) pour réaliser le soulevement de la raclette hors du contact de l'écran lorsque les objets à imprimer sont amenés successivement par un transporteur pas à pas. La machine qui vient d'être décrite réalise l'impression sérigraphique le long de la génératrice correspondant au bord libre de la raclette 45, du cylindre défini par les deux poulies 24a et 2 4b. Cette génératrice peut être la génératrice inférieure du dit cylindre (virtuel en l'absence d'écran) comme représenté à la figure 2, mais elle peut être quelconque puisque comme il a été dit l'arbre tubulaire 22 avec sa fenêtre 44 peut être calé dans une position angulaire quelconque par la vis 23. I1 serait même possible, à la figure 2, de retourner la raclette 45 pour réaliser l'impression le long de la génératrice supérieure en laissant la contre-raclette 46 et le tuyau 48 dirigés vers le bas pour étaler l'encre sur la face intérieure de l'écran. Cette disposition (raclette et contre-raclette diamètralement opposées) n'est évidemment pas souhaitable dans le cas d'une machine telle que celle représentée à la figure 2 mais elle permet de prévoir une tête dans laquelle l'arbre moteur serait en dessous de l'arbre tubulaire et qui pourrait etre associée à une autre telle qu'elle vient d'être décrite pour réaliser sur une matière défilant en continu, en un seul passage, une impression recto-verso. La machine permet d'utiliser au choix des écrans souples, des écrans semi-rigides ou des écrans rigides. Dans tous les cas de reglage de la position angulaire de l'arbre tubulaire 22 permet de choisir une génératrice d'impression compatible avec le plan de défilement de l'objet à imprimer et le réglage en position longitudinale de l'axe 42 permet d'amener la raclette exactement à l'endroit désiré. Pour un écran souple cylindrique, il suffit que cet écran présente exactement le même diamètre que celui des poulies 24a et 24b. Il suffit alors de ramener vers le centre des poulies les segments 39a et 39b, d'enfiler l'écran sur les deux poulies en faisant coincider les saillies périphériques de ces dernières avec les moyens conjugués des rives de l'écran puis de ramener les segments à leur position initiale pour assurer une par faite tension circonférentielle du dit écran. La manoeuvre de la tête 30 permet alors de régler la tension latérale de l'écran et la butée 31 mise en place permettra de retrouver exactement cette tension si pour une raison quelconque l'écran doit être retiré en cours de travail.La manoeuvre du volant 16 permet de régler la tension des courroies d'entraînement 35a et 35b et la manoeuvre du volant 13 permet de régler exactement le "hors contact" de l'écran et de objet suivant l'épaisseur de ce dernier. I1 peut encore arriver que l'écran soit vrillé, mais il est aisé de réparer cette anomalie en faisant tourner l'un des pignons 36a, 36b par rapport à l'autre après avoir déserré la vis correspondante 37a, 37b. Si l'on veut utiliser un écran souple sans fin il suffit de disposer sur l'arbre moteur 17 contre les pignons 36a et 36b deux poulies 52a, 52b (représentées en traits interrompus à la figure 1) présentant les mêmes saillies périphériques que les poulies 24a et 24b. Ces poulies sont montées folles en rotation. Le volant 16 permet de régler la tension longitudinale de l'écran sans fin 53 (figure 4) après avoir choisi des courroies crantées 35a, 35b de longueur très légèrement supérieure. à celle de l'écran puisque de telles courroies peuvent accepter un certain flottement. La tension transversale de l'écran' est assurée comme dans le cas précédent puisqu'il importe avant tout qu'elle soit respectée le long de la génératrice d'impression. On peut encore utiliser des écrans rigides montés sur des bagues rigides. I1 suffit pour cela que les dites bagues présentent toutes un diamètre intérieur correspondant au diamètre extérieur des poulies 24a, 24b. Ces bagues telles que 54 (figure 5) portent sur leur face intérieure des rainures axiales 55 destinées à s' em- boiter exactement sur les saillies périphériques des poulies 24a, 24b. En prévoyant un jeu de paires de bagues de différents diamètres extérieurs, il est possible d'avoir des impressions de longueurs différentes. Dans le cas où les saillies des poulies sont des picots les rainures internes des bagues sont remplacées par des logements 56 conjugués des dits picots sur un arc de cercle correspondant au segment coulissant des poulies. Au montage de l'écran les dits segments sont alors effacés, l'écran est enfilé sur les poulies puis les segments sont alors ramenés en position initiale pour que les picots s'emboîtent dans les logements des bagues assurant ainsi une immobilisation totale de l'écran par rapport aux poulies. Bien entendu, on pourrait prévoir pour les saillies plusieurs rangées de picots à condition de prévoir également plusieurs rangées de perforations sur les rives des écrans souples et plusieurs rangées de logements sur les faces internes des bagues porteécran rigide. L'entraSnement des poulies-24a et 24b à partir des pignons 36a et 36b doit être un entraînement sans glissement, mais c'est le seul impératif et tout autre moyen que les courroies crantées 35a, 35b et les couronnes 34a, 34b peut être envisagé. Les poulies 24a et 24b peuvent être réalisées en matière isolante lorsqu'on utilise une encre thermofusible avec chauffage électrique de l'écran (rigide ou semi-rigide). Cette tête sérigraphique est la seule à pouvoir recevoir tous les types connus d'écrans continus cylindriques ou non (souples, semi-rigides, rigides). En outre elle permet de réaliser l'enduction et l'insolation des écrans souples. Pour cela il est prévu de disposer entre les deux poulies 24a et 24b un tambour rigide 60 (figure 6) présentant une rainure longitudinale large et profonde dont la section droite correspond à celle des encoches 38a, 38b des dites poulies et dans laquelle glisse le segment périphérique 61 correspondant du dit tambour. Ce segment 61 est solidarisé avec les segments 39a et39b des poulies, par exemple par deux tiges 62a, 62b traversant ces trois pièces parallèlement à l'arbre 22 dans des alésages convenables. Ainsi la manoeuvre des volants 40a, 40b permet à volonté dreffa- cer vers le centre tout le segment du cylindre constitué par l'ensemble tambour et poulies ou au contraire de l'amener vers l'ex- trieur pour former un cylindre parfait (si l'on ne tient pas compte du jeu éventuel existant entre le tambour et les poulies). Lorsque le segment de cylindre est dans sa position dlefface- ment, un écran cylindrique souple ou semi-rigide peut être enfilé sur le dit cylindre, directement Si le tambour et son segment sont en matière anti-adhésive ou dans le cas contraire par dessus un manchon cylindrique anti-adhésif.L'écran (et eventuellement le manchon) est mis sous tension circonférentielle en ramenant le segment escamotable vers l'extérieur et la tension latérale est reglée par le déplacement de la poulie 24a (le jeu entre le tambour 60 et la poulie 24a augmente mais cela ne présente pas d'inconvénient) L'enduction d'émulsion est alors réalisée de façon connue à l'aide d'une racle dont l'arrête est parallèle aux génératrices du tambour et dont l'écartement par rapport à ce dernier est réglable à l'aide d'une vis micrométrique. La racle peut être par exemple montée sur un levier pivotant sur un bras fixé sur une plaque 63 (figures 1 et 4) prévue sur la face supérieure de la traverse 15. Après séchage de l'émulsion, le segment de cylindre est ramene vers l'arbre 22 pour permettre la mise en place d'un cliché (ou typon ) cylindrique, puis le segment est ramené en position initiale pour assurer la tension et le parfait contact entre l'écran et le cliché et l'on peut alors insoler à l'aide d'une lampe appropriée. Pour réaliser l'enduction et l'insolation d'un écran souple plus "long", il suffit d'utiliser les poulies 52a, 52b (avec de préférence un tambour anti-adhérent entre les dites poulies) La tension longitudinale est alors assurée par le volant de réglage 16. Dans tous les cas l'enduction est effectuée sur une génératri- ce du tambour rigide 60 ce qui permet d'avoir une épaisseur d' émulsion parfaitement régulière. I1 faut encore noter la possibilité pour la machine selon l'invention d'utiliser les écrans rigides déjà existant en les emmanchant avec leurs bagues préexistantes sur oles poulies 24a et 24b ceinturées chacune par une bague telle que 54 de diamètre convenable mais magnétiques, après avoir éventuellement si les bagues de l'écran ne sont pas en acier rapporté à l'intérieur de chacune d'elles une fourrure en acier. La bague magnétique permet en outre, même pour des écrans ri- gides à fabriquer de prévoir pour ces derniers des bagues minces en acier et de n' avoir à fraiser pour les bagues 54 que deux bagues par diamètre d'écran. Enfin, les bagues magnétiques telles que 54 permettent d'assurer la liaison avec des écrans souples sans fin (comme celui représenté à la figure 4) mais dont les rives sont simplement métallisées ou constituées par des feuillards d'acier. REVENDICATIONS 1 - Tête rotative porte écran pour machine sérigraphique, caractérisée en ce qu'elle est constituée par un arbre moteur sur lequel sont calés deux pignons et par un arbre tubulaire parallèle à l'arbre moteur, fixe en cours de fonctionnement mais réglable en position angulaire, sur lequel sont montées folles en rotation deux poulies de même diamètre dont l'une au moins est réglable en position le long du dit arbre tubulaire et qui portent sur leur périphérie des saillies sous la forme de dents, de picots ou autres correspondantà des moyens conjugués portés par les deux rives d'un écran souple ou semi-rigide, les dites poulies étant entraînées en rotation respectivement par les deux pignons par tout moyen connu assurant un entraînement sans glissement, tel qu'une courroie crantée coopérant avec une couronne à crantage conjuguée de diamètre voisin de celui des poulies et fixée sur la face de la poulie considérée opposée à l'autre poulie, tandis que sur chacune des poulies est aménagée une découpe en forme de large encoche rectangulaire permettant le déplacement vers le centre du segment correspondant de la partie périphérique sous l'action d'un mécanisme quelconque dont le moyen de commande fait saìllie sur la face extérieure de la poulie considérée. 2 - Tête rotative pour machine sérigraphique selon~la revendication 1, caractérisée en ce que la contre-ractette est portée sur l'arbre tubulaire,que la raclette destinée à forcer l'encre à travers écran est montée, à travers une fenêtre ménagée sur l'arbre tubulaire entre les deux poulies, sur un axe creux co axial-du dit arbre et disposé à l'intérieur de ce dernier libre en rotation et en position longitudinale réglable, tandis que l'encre est amenée par une canalisation souple dans le dit axe creux à Itune de ses extrémités, pour en être évacuée vers l'écran en un point situé en regard de la fenêtre de l'arbre tubulaire entre les points de fixation de la raclette. 3 - Tête rotative pour machine sérigraphique selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que l'arbre moteur et l'arbre tubulaire sont montés sur une même potence, que l'arbre tubulaire est en porte-à-faux, que l'un au moins des deux arbres est déplaçable parallèlement à lui-même le long du montant de la potence de manière à permettre de régler l'écartement des deux arbres, que sur l'arbre moteur les pignons d'entraînement des courroies crantées sont réglables en position le long du dit arbre et que l'un au moins de ces deux pignons est réglable en position angulaire relative. 4 - Tête rotative pour machine sérigraphique selon la revendication 3, caractérisée en ce qu'entre les pignons d'entraîne- ment et appliquées respectivement contre chacun d'eux peuvent être montées folles sur l'arbre moteur deux poulies à picots ou à dents destinées à porter avec les poulies de-l'-arbre tubulaire un écran souple sans fin. 5 - Tête rotative pour machine sérigraphique selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce qu'il est prévu un double jeu de bagues de différents diamètres extérieurs mais présentant toutes un diamètre intérieur conjugué du diamètre extérieur des poulies de l'arbre tubulaire, tandis que la face intérieure de chacune d'elles est munie de rainures axiales permettant de l'emboîter exactement sur les saillies des dites poulies, chaque paire de bagues de même diamètre étant destiné à porter un écran sérigraphique rigide. 6 - Tête rotative pour machine sérigraphique selon la revendication 5 dans laquelle les saillies des poulies de l'arbre creux sont réalisées sous forme de picots, caractérisée en ce que sur chacune des bagues adaptables sur les dites poulies, les rainures intérieures sont remplacées sur un arc correspondant au segment effaçable de la poulie par des logements pour les picots du dit segment. 7 - Tête rotative pour machine sérigraphique selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'un tambour rigide peut etre enfilé sur l'arbre tubulaire entre les deux poulies, que le dit tambour présente une rainure longitudinale large et profonde con juguée des encoches des dites poulies dans laquelle glisse le segment périphérique correspondant du dit tambour, que ce segment périphérique peut être solidarisé avec ceux des poulies par exemple par deux tiges traversant ces trois pièces parallèlement à l'arbre tubulaire et que le dit tambour et son segment sont en matière anti-adhésive ou sont ceinturés par un manchon en matière anti-adhésive, de manière à constituer un support anti-adhEsif rigide pour un écran souple cylindrique afin de permettre d'en duire ce dernier d'une émulsion,de de façon connue, à l'aide d'une raclette extérieure, et de réaliser ensuite son insolation par éclairement après avoir disposé sur le tambour par dessus l'écran et tendu par la manoeuvre des segments des poulies, un cliché tubulaire (encore appelé matrice ou typon) du dessin désiré. 8 - Tête rotative pour machine sérigraphique selon les revendications 4 et 7,- caractérisée en ce qu'un tambour rigide en matière anti-adhésive ou recouvert d'un manchon anti-adhésif peut être enfilé sur l'arbre moteur entre les deux poulies picots ou à dents afin de permettre d'enduire d'une émulsion un écran souple sans fin, la dite enduction étant réalisée au niveau du tambour de l'arbre tubulaire , puis ensuite l'insolation du dit écran recouvert d'un cliché sans fin. 9 - Machine sérigraphique comportant deux têtes d'impression réalisée chacune selon l'une quelconque des revendications I à 6, caractérisée en ce que les deux têtes entraînées en rotation de façon synchrone sont disposées tête-bêche de manière à réaliser en un seul passage une impression recto-verso sur une matière défilant en continu. 10 - Tête rotative pour machine sérigraphique selon l'une des revendications 5 et 6, caractérisée en ce que les bagues adaptables sur les poulies de l'arbre tubulaire sont magnétiques à aimentation permanente ou de préférence commandée.