La présente invention est relative au soudage, brasage et aux opérations analogues utilisant de l'hydrogène et de l'oxygène et elle s'applique notamment à l'oxy-soudage, l'oxy-coupa,e, le soudage atomique et le soudage ou I coupas en combinaison avec des procndes à arc électrique.L'invention est en outre relative à la production de l'hydrogène et de l'oxygène pour les applications mcntionnées ci-dessus, en combinaison avec elles ou séparément. Une application très importante de l'invention est le soudage atomique, utilisant les propriétés de oxygène atomique en combinaison avec l'hydrogène atomique (pour le soudage) ou de l'oxygène atomique séparément (pour le coupage). Cette application particulière de l'invention est basée notamment sur le fait qu'une énergie considérable est liée à la dissociation d'oxygène moléculaire en oxygène atomique par le passage de ce gaz à travers un arc, et sur le fait que cette p opriété peut être utilisée pour produire des températures qui sont encore plus élevées que celles pouvant être obtenues jusqu'à présent au moyen d'une flamme d'hydrogène atomique par exemple. L'importance de l'énergie susceptible d'être produite de cette manière ressort des formules indiquées ci-après pour les réactions qui ont lieu, et les énergies calorifiques qui sont produites, lorsque l'hydrogène et l'oxygène sont amenés à passer ensemble à travers un arc électrique. absorbant 101.000 cal par mole absorbant 117.000 cal par mole total 218.000 cal par mole Lors de la recombinaison de ces atomes, cette énergie est libérée sous forme de chaleur par un certain nombre de réactions chimiques comple,-es et la flamme ainsi produite possède une température extrêmement élevée. On a considéré jusque présent qu'il est impossible dans la pratique de faire passer l'oxygène ou un mélange d'oxygène et d'hydrogène ensemble à travers un arc en raison de la nature très explosible et ixefla.Zmabie de ces gaz. Selon l'invention, cela est cependant possible et réalisable, ce qui permet comme indiqué ci-dessus, de produire des tem?ératures de soudage ou de coupage bien plus élevées que celles susceptibles d'être produites par les moyens connus jusqu'à présent dans ce domaine. L'un des objets de l'invention est de créer un procédé et un appareil pour la production rapide ct commode d'hydrogène et d'oxygène pouvant être utilisés immédiatement pour le soudage Du des opzrations analogues, mai! sans un grand nombre des inconvénients inhérents au soudage conventionnel au gaz. Par exemple, lapratique de l'utilisation de cylindres (ou "bouteilles") de gaz, habituellement d'oxygène et d'acétylène, peut avoir des inconvénients sérieux, en particulier pour des utilisateurs travaillant à une certaine distance d'un dépôt de bouteilles, notamment en raison du temps considérable qui peut s'écouler entre la commande d'une fourniture de gaz et ia livraison, Pour de tels utilisateurs, afin d'éviter le manque de gaz lors de l'exécution d'un travail particulier, il est souvent nécessaire de commander des bouteilles d'avance. Etant donné que les bouteilles remplies ne sont généralement fournies qu'en échange de bouteilles usées, il n'est pas rare que l'utilisateur soit; obligé de retourner des bouteilles contenant encore une certaine quantité de gaz pour avoir de nouvelles bouteilles remplies, ce qui peut signifier une perte non négligeable pour lui. La pratique de l'utilisation de gaz en bouteilles présente par ailleurs toute une série d'autres inconvénients, tels que la possibilité de bouteilles. fuyantes, la possibilité de controverses entre le fournisseur et l'utilisateur quant au nombre des bouteilles fournies, retournées, en stock, et ainsi de suite, ce qui peut occasionner de-longs délais dans la fourniture et à la limite le manque de gaz, les responsabilités relatives au stock de bouteilles, les frais élevés d'acquisition et de stockage, les frais de transport et ainsi de suite. Pour illustrer quelques-unes des astreintes auxquelles est soumis l'utilisateur de gaz en bouteilles,la liste ci-dessus résume les "conditions de vente" s'appliquant à la vente et -à la distribution de gaz en bouteilles. (a) Le cylindre reste la propriété exclusive du fournisseur, qui conserve le droit d'exercer à tout moment ses pouvoirs de proprié taisra à sa éscrétion. (b) Tous les cylindres et leur contenu son expédiés aux risques et aux frais des clients, (c) Les clients doivent mettre à la disposition.du fournisseur la main-d'oeuvre nécessaire pour le chargement et le déchargement de tous les cylindres au lieu d'utilisation. (d) Les cylindres doivent être retournés au fournisseur dès qu'ils sont vides, le transport étant effectué aux frais du ciient. (e) Un cylindre n'est considéré comme étant'Letourné qu'au moment de sa réception par le fournisseur à son usine, son magasin ou par son camion et lorsqu'un reçu du fournisseur aura été délivré pour ce cylindre. Les seuls reçus valables sont ceux imprimés par le fournisseur. (f) Les cylindres ne peuvent pas être transférés, ils ne doivent être utilisés que comme récipients pour le gaz vendu par le fournisseur, et ils ne doivent pas être transmis ou envoyés pour recharge à un autre lieu que le poste de recharge du fournisseur. (g) Le client s'engage à ne pas revendre toute ou partie du contenu des cylindres à quelque personne ou société que ce soit. (h) Les clients sont tenus pour responsables pour toutes les pertes ou détériorations de cylindres pour quelque canuse que ce soit entre le moment de la fourniture et jusqu'au retour au fournisseur (les clients sont recommandés de faire assurer les cylindres). (i) Lorsqu'un client n'a pas retourné un cylindre en bon état dans les six mois suivant la date de fourniture, le fournisseur a la faculté d'exiger du client un montant ne dépassant pas la valeur convenue du cylindre plus la consigne qui y est relative, ce montant étant payable par le client à titre de dommages pour la détention du cylindre. Nême après le paiement d'un tel montant pour un cylindre quelconque, celui-ci reste la propriété du fournisseur et le droit du fournisseur d'en reprendre possession n'est entamé d'aucune manière. (j) Aucune ristourne n'est faite pour le gaz que les cylindres retournés sont susceptibles de contenir. (k) Et de nombreuses autres conditions, variant d'un pays à l'autre. Un autre inconvénient inhérent au soudage oxhydrique est la propension marquée de l'hydrogène d'être absorbé par des métaux. Lors du soudage de l'acier par exemple, il est nécessaire de prendre beaucoup de précautions pour éviter la présence dthydrogène excédentaire qui risque d'être absorbé par le métal et qui provoquerait la diminution de sa résistance et qui le rendrait fragile. Un excès d'oxygène en revanche provoquerait la brûlure du métal et doit donc être évité également. Dans le soudage oxhydrique, il est donc de la plus haute importance que le mélange au chalumeau soit réglé de manière à produire une flamme neutres c'est à-dire une flamme dans laquelle il n'y a ni excès d'hydrogène ni excès d'oxygène. Il est très difficile dans la pratique de maintenir une flamme neutre (il est virtuellement impossible d'en juger par la couleur de la flamme) ce qui est la raison pour laquelle le soudage oxhydrique n'est pas utilisé à grande échelle, malgré ses avantages, tels que le faible~prix de revient et la forte valeur calorifique de l'hydrogène. Les inconvénients décrits ci-dessus et d'autres encore peuvent être évités sinon attenués très fortement grâce à l'invention, selon laquelle l'hydrogène et l'oxygène sont produits simultanément par électrolyse dans une cellule électrolytique et sont permis de s y mélanger librement pour former un mélange stoechiométrique qui brûlera avec une flamme neutre. Le gaz destiné à alimenter un chalumeau ou un autre appareil peut être produit à l'endroit et au moment où il est nécessaire, ce qui supprime le stockage de bouteilles de gaz et la sujétion à des fournitures de gaz régulières qui ne peuvent bien souvent pas être garanties. Dans le procédé de l'invention, il n'est pas nécessaire d'utiliser des diaphragmes ou des éléments anslogues pour séparer l'hydrogène et l'oxygène libérés par le processus d'électrolyse, ce qui permet de réaliser des avantages considérables par rapport à la production conventionnelle par voie électrolytique de ces gaz. Les diaphragmes sont jusqu'à présent considérés comme étant essentiels dans les générateurs électrolytiques conventionnels pour separer les deux gaz qui formeraient dans le cas contraire un mélange hautement explosible; selon l'invention, les deux gaz peuvent être produits en sécurité et être utilisés sous forme d'un mélange, à condicion que des précautions de sécurité appropriées, telles que l'utilisation d'un coupe-flamme, soient prises. De telles précautions peuvent comprendre, par exemple, l'utilisation de dispositifs débarrassant le mélange gazeux de la vapeur d'électrolyte et agissant en même temps comme un coupe-flamme. Du fait qu'il n'est plus nécessaire d'utiliser des diaphragmes ou des élements analogues l'invention permet de disposer les électrodes à une bien plus faible distance les unes des autres et évite la résistance élevée inhérente suxdiaphragmes, ce *ui permet à son tour une augmentation considérable du débit de gaz produit dans un appareil d'une grandeur donnée.Succinctements l'invention permet la fabrication de petits appareils qui conviennent pour une grande variété d'opérations de soudage et de travaux analogues et qui ne sont pas trop encombrants pour les applications courantes, ce qui a jusqu présent été impossible à réaliser avec les appareils conventionnels produisant de l'hydrogène et de I'oxygc. Pour la mise au point d'appareils de productien Clectrolyti- que d'hydrogène et d'oxygène qui soient commodes à utiliser dans des applications industrielles à forte capacité d'une part et dans les applications domestiques à faible capacité d'autre part, il fallait prendre en considération, analyser et mettre en balance un certain nombre de facteurs, dont quelques-uns sont énumérés ci-après (a) La relation entre la pression endosmotique et la pression hydrostatique du fluide. (b) La relation entre l'intensité du courant électrique et la surface utile des électrodes. (c) Le problème de l'art antérieur qui consiste à extraire les gaz de l'anolyte et du catholyte, avant la diffusion et avant le mélange des électrolytes. (d) Les effets des changements rapides de l'intensité du courant électrique dans la cellule électrolytique. (e) Les effets de la décomposition auxiliaire sur les côtés anodique et cathodique de la cellule. (f) Le choix de l'électrolyte le plus facilement ionisable et possédant une conductivité maximale. (g) Le plus petit espacement possible ent-re l'anode et la cathode. (h) La construction d'une cellule -dans laquelle le mélange en sécurité des gaz H2 et 02 produits était jusqu'à présent considéré comme étant impossible- qui évite la nécessité d'utiliser des diaphragmes ou des éléments analogues qui augmenteraient la résistance interne de la cellule, dans laquelle l'hydrogène et l'oxygène peuvent être mélangés à l'intérieur même de la cellule, et qui peut être branchée en série, en parallèle ou en série/parallèle, suivant les besoins, avec des cellules identiques. (i) Le choix des matières pour les électrodes. (j) La quantité d'acides ou d'alcalis à utiliser. (k) Les formes des cellules suivant leur fonction et suivant l'application prévue. (1) La possibilité de perfectionnement au moyen de champs magnétiques permanents ou électromagnétiques induits appliqués aux cellules électrolytiques pour produire une séparation contrôlée d'une certaine quantité. des gaz produits dans les cellules. (m) La nécessité d'assurer une circulation d'électrolyte efficace entre les électrodes, tout en diminuant autant que possible la résistance électrique. (n) La possibilité d'utiliser de l'hydroxyde de sodium ou de potassium qui, dans des concentrations allant de 10 à 30 20, ne produisent qu'une faible corrosion sur des électrodes de fer où de nickel, en plus du fait qu'ils permettent la production d'une solution ayant une bonne conductivité. (o) L'utilisation de l'effet de refroidissement produit par la circulation de l'hydrogène et de l'oxygène gazeux, en vue du refroidissement de l'électrolyte dans la cellule et de la régulation de la temperature de la cellule, de préférence entre 40 et 600C, plage de températures dans laquelle l'énergie électrique nécessaire pour rompre les liaisons entre l'hydrogène et l'oxygène est minimale. (p) La séparation d'hydrogène et d'oxygène d'un mélange, en utilisant, si possible; un champ magnétique permanent ou un champ électromagnétique susceptible d'âtre contrôlé de manière à produire la séparation. désirée entre l'hydrogène et l'oxygène. I1 serait possible de séparer l'oxygène à peu près complètement du mélange, tandis que l'hydrogène pourrait être absorbé, par exemple par certains métaux possédant une forte affinité d'absorption pour l'hydrogène (par exemple, le palladium qui absorbe 900 fois son propre volume- d'hydrogène). De même, selon l'invention, l'hydrogène et l'oxygène peuvent être produits en grandes quantités au moyen de petits appareils et l'oxygène par exemple pourrait âtre séparé et utilisé pour alimenter des hôpitaux, des cliniques de pédiatrie, des systèmes de conditionnement d'air, ou d'autres installations ou dispositifs nécessitant de l'oxygène. L'oxygène peut de cette manière être produit plus rapidement et plus commodément qu'avec les appareils électrolytiques conventionnels. (q) La possibilité de l'absorption de l'hydrogène ou de l'oxygène par des matériaux spécialement sélectionnés dans de petits récipients, d'où le gaz absorbé pourrait cotre extrait lorsque cela est désiré pour des opérations de soudage ou de brasage dans les endroits où il serait difficile sinon impossible d'utiliser des équipements conventionnels. (r) Rendre le soudeur complètement indépendant de tout fournisseur de gaz. (s) La production de gaz bon marché, dlun prix de revient qui ne représente qu'un sixième ou un septième du prix dans le commerce. (t) La conception d'un appareillage convenant non seulement aux soudeurs professionnels mais également au, bricoleurs ou à d'autres personnes désirant occasionnellement effectuer des travaux de soudage chez eux mais ne pouvant pas justifier les dépenses qu'entraînent les fournitures de gaz conventionnelles. I1 est en effet parfaitement irrationnel d'acheter des bouteilles de gaz pour faire une seule soudure, de conserver tes bouteilles, et de payer la consigne pendant une durée pouvant atteindre 2 ans par exemple avant d'effectuer la soudure suivante. Pour cette raison l'appareil à souder rendu possible par l'invention est idéal parce qu'il produit E gaz nécessaire pour le soudage au moment et à la quantité voulue. (u) Le soudage oxhydrique a l'avantage qu'il ne pollue pas l'atmosphère, contrairement au soudage oxy-acétylénique. (v) La conception de cellules électrolytiques qui sont à la fois sûres et commodes à utiliser et pouvant comprendre leur propre coupe-feu ou un dispositif de sécurité équivalent pour empêcher les risques d'explosion ou d'incendie. (w) Le contrôle de l'intensité du courant circulant dans les cellules, le contrôle de la températurc de la cellule, qui est une fonction de l'intensité du courant, le contrôle de la séparation des gaz et le contrôle de l'élimination des vapeur d'électrolyte que contiennent les gaz. Pour ces divers contrôles, l'invention prévoit l'utilisation d'un appareil spécial, comprenant de préférence des électrodes coniques, et d'un coupeflamme. Ce dernier peut être constitué par une pastille de matière poreuse, ou par un long tuyau capillaire placé entre le générateur de gaz et la buse d'un chalumeau par exemple. Les risques d'incendie que présente un mélange d'hydrogène et d'oxygène . peuvent pas être surévalués; c'est probabLement en raison des dangers effectifs que représente un tel mélange que des mesures de sécurité extremes ont été prises dans le passé pour séparer les deux gaz complètement jusqu'au moment où ils atteignent le chalumeau. Suivant l'invention, contrairement aux opinions généralement répandus depuis longtemps, ces gaz peuvent être mélangés en sécurité, même au moment de leur production, ce qui permet de réaliser de nombreux avantages. (x) La prévision d'une ou de plusieurs soupapes de sûreté tarées à une pression appropriée, par exemple à deux bars niron, pour éviter les pressions excessives dans la cel]ule, ce qil peut se produire par exemple en cas de défaillance d'un mécanisme de limitation du courant. Les soupapes de sûreté pourraient être reliées à un dispositif a'alarme, par exemple, pour indiquer une défaillance dans le mécanisme de limitation ou d'interruption du courant, ou dans d'autre; organes. (y) La disposition d'une matiere poreuse dans le chalumeau pour éviter un retour de flamme à travers le chalumeau et jusque dans la cellule. En résumé, l'un des objets importants de l'invention est un appareil à souder universel apte à être utilisé pour itexécution de différents types d'opérations de soudage basées sur l'utilisation d'hydrogène et d'oxygène, utilisant totalement les avantages pouvant ainsi être réalisés, et présentant un faible encombrement, de manière qu'il puisse être rendu portatif pour un grand nombre d'applications, telles que celles où il faut actuellement utiliser de grosses bouteilles dthydrogène. Pour produire le gaz constituant le combustible, il est possible, selon l'invention, d'utiliser une petite cellule électrolytique compacte qui utilise comme seule matière première de liteau, dont il suffit de refaire le niveau de temps en temps, et qui peut être utilisée partout où une source de courant est disponible pour produire la quantité nécessaire d'hydrogène ou du mélange d'hydrogene et d'oxygène pour réaliser des soudures atomiques ou des soudures o > :hydriques d la flamme. Dans sa forme la plus simple, l'appareil formant le gdnératcur de gaz selon l'invention comprend une cellule électrolytique conçue paur être branchée sur une source de courant électrique, si désiré à travers un transformateur abaisseur de tension et un redresseur, etqli possède des raccords pour le branchement d'un chalumeau, de péfêrence par l'intermédiaire d'un coupeflamme comme dispositif de sécurité. L'appareil peut être combiné avec un transformateur de manière à constituer un seul bloc compact avec lui et, pour des raisons de commodité, le transformateur peut être muni de plusieurs enroulements pour qu'il puisse également âtre utilisé à d'autres fins, par exemple pour la charge de batteries, pour la galvanoplastie, le soudage à l'arc ou la production d'un arc pour le soudage atomique. Le demandeur a constaté qu'une seule cellule électrolytique fonctionnant sans diaphragmes sous un courant d'une intensité de plusieurs centaines d'ampères produit de l'hydrogène et de l'o:ygène à un débit suffisent pour de petits travaux de sondage et ce brasage. Pour de grands travaux de soudage en revaTcIe, par exemple pour le soudage de tôles d'acier de 10 rtrrc d'épzisseur, l'intensité nécessaire devient excessive, par exemple de l'ordre de 900 ampères ou davantage, compte tenu des dimensions des conducturs et du transformateur ainsi que du problème de la production de chaleur. Selon un mode de réalisation de l'invention, ces problnes peuvent âtre considérablement diminués par le montage en série de plusieurs cellules et par l'utílisation d'un courant d'une bien plus faible intensité pour produire du gaz avec le même débit etfecif. En effet, la capacité de production de gaz dtune série de cellules ponr un courant d'entrée donné correspond à la capacité d'une seule cellule multipliée par le nombre de cellules. En revanche, l'intensité du courant dans les cellules est réduite d'un facteur égal au nombre de cellules pour un débit donné de gaz produit. Comme l'assemblage dtun grand nombre de cellules séparées peut néanmoins devenir excessivement encombrant pour des applications portatives, un autre mode de réalisation de L'invention prévoit que l'encombrement peut entre fortement diminué par la disposition des cellules dans une seule unité, dans laquelle un certain nombre d'électrodes, montées en fait en série, sont disposées les unaus à côté des autres dans une chambre électrolytique commune présentant-un espace dans lequel est recueilli le gaz produit et une sortie-sur laquelle peut âtre branche un chalumeau par exemple. Dans ce nnde de réalisation, eules les élec trodes extrêmes doivent âtre branchées sur une source d'énergie électrique extérieure et une telle unité peut être rendue très puissante et compacte. Ce mode de réalisation permet en outre de supprimer la nécessité d'un transformateur pour la plupart des applications, Si bien que l'appareil peut âtre conçu en vue de son branchement direct sur le secteur, éventuellement à travers un redresseur en pont si cela est désiré. Cette suppression du transformateur permet de rendre le générateur de gaz étonnamment compact, de sorte qu'il convient aussi bien aux petites applications domestiques qu aux grandes et lourdes applications industrielles. Une caractéristique importante de l'invention prévoit un dispositif de sécurité qui surveille la pression de l'hydrogène et de l'oxygène produits et qui régule l'intensité du courant circulant dans la ou les cellules électrolytiques de manière à faire augmenter ou diminuer le débit du gaz produit en fonction de la pression. Dans une forme de réalisation, ce dispositif conprend une chambre, contenant normalement un liquide conducteur , dans laquelle sont disposées deux électrodes, dont l'une au moins est conique, qui peuvent être branchées en série avec une ou plusieurs cellules électrolytiques pour la produit tion d'oxygène et/ou d'hydrogène. Le dispositif de sécurité, sensible à la pression et régulant l'intensité du courant electrique,peut être conçu comme une partie de la ou des cellules électrolytiques ou peut être utilisé comme un élément distinct suseeptible d'être branché en série avec la ou les cellules produisant le gaz. Le dispositif peut également être conçu de manière qu il combine les fonctions d'un dispositif régulateur de enirant et d'un coupe-flamme, cette dernière fonction assurant que la flamme à la buse du chalumeau par exemple ne risque pas de se propager vers ltarrière à travers les tuyaux de branchement jusque dans la ou les cellules produisant le mélange gazeux hautement explosible. Ce dispositif de sécurité peut également couper le courant complètement, ou il peut être utilisé en combinaison avec un interrupteur coupant complètement l'alimentation électrique lorsque la pression dans la ou les cellules dépasse accidentellement une valeur maximale de sécurisé. Le dispositif rdgulatetXr de courant peut également réguler l'intensité du courant circulant dals les cellules de manière à maintenir leur température dans une plage désirée. D'autres caractéristiques et avantages de l'inzention ressortiront plus clairement de la description qui va suivre de plusieurs exemples de réalisation non limitatifs, ainsi que des dessins annexes sur lesquels - la figure 1 est une coupc verticale scllénstique d'une cellule électrolytique alimentant un chalumeau à travers un coupe flamme - la figure 2 est une coupe verticale sch4matique d'une cellule électrolytique comprenant un certain nombre de plaques- électrodes en série - la figure X est une coupe verticale schématique d'un dispositif de sécurité sensible à la pression - la figure 4 est une coupe verticale schématique d'une variante de réalisation du dispositif de sécurité - la figure 5 montre schématiquement l'extremité d'un chalumeau pour la production d'une flamme de très haute vempérature - la figure 6 montre schématiquement un dispositif pour a séparation magnétique de l'oxygène d'un mélange d'oxygène et hydrogène ; et - la figure 7 représente un appareil complet selon l'invention, formant générateur/appareil à souder oxhydrique. La figure 1 représente une seule cellule électrolytique 10 produisant un mélange dthydrogène et d'oxygène qui est en-;oyé à travers un coupe-flamme Il à un chalumeau 12. La cellule 10 contient deux plaques-électrodes 10a et lOb qui sont immergées dans un électrolyte formé d'une solution aqueuse de KOH et destinées à être branchées sur une source de courant électrique alternatif ou continu par les bornes L3 et 14. I1 est préférable d'utiliser du courant continu car l'impédance électrique de la cellule est beaucoup plus faible pour le courant continu que pour le courant alternatif. La source de courant électrique peut être un transformateur, par exemple un trans formateur dont l'enroulement secondaire est conçu pour une intensité de 300 amperes, sur lequel la cellule est branchée à travers un redresseur en pont. Le coupe-flamme il est constitué par un volume dteau dans lequel passe le gaz libéré dans la cellule 10, à travers un tuyau 15, et d'où se gaz est envoyé au chalumeau 12 à travers un tuyau 16. Un tel agencement convient pour les petits travaux de soudage et de brasage mais il devient trop encombrant pour des travaux nécessitant une très grande capacité. La ligure 2 représente une cellule éle tension électrique est appliquée aux bornes 22, passe à travers une sortie 23 et un coupe-flamme vers un chalumeau (non représenté sur la figure 2). Les électrodes 20a et 20b sont montées avec serrage dans un tube 24 de matériau isolant qui présente de petits orifices 24a au sommet et de petits orifices 24b analogues sur le fond encre chaque peinre d'électrodes. Les orifices 24a permettent au ga de s'échapper dans l'espace 25 au-dessus de Ia surface de l'électrolyte, tandis que les orifices 24b permettent à l'électrolyte d'entrer librement dans les intervalles entre chaque paire d'électrodes. En raison de cette disposition, la résistance électrique entre deux électrodes adjacentes est beaucoup plus petite que la résistance électrique entre deux électrodes non adjacentes, si bien que cette disposition correspond en fait au montage en série d'un grand nombre de cellules individuelles. On obtient ainsi un ensemble très compact mois qui permet de produire du gaz à un débit relativement élevé pour un courant dtentrée d'une intensité assez faible. Par exemple, un ensemble comme celui représente mais correspondant par exemple à l'équivalent de 120 cellules individuelles, peut produire, avec un courant d'entrée d'une intensité de 15 ampères (sous 240 volts par exemple) du gaz sous un débit aussi élevé qu'une cellule unique dans laquelle circule un courant d'une intensité d'environ 1800 ampères. Cela signifie, en pratique qu'il est possible de réaliser un appareil portatif qui peut être branché directement, sans transformateur, au secteur dans la plupart des habitations, et qui peut produire du gaz sous un débit suffisant pour la plupart des travaux de soudage. Un avantage qui distingue les appareils selon l'invention de façon particulièrement remarquable des appareils à souder conventionnels au gaz est que l-'hydrogEne et ltoxygène sont amatiquement produits sensiblement selon les proportions requises pour produire une flamme neutre. Il n'est donc pas nécessaire de prévoir des soupapes mélangeuses et même des personnes non expérimentées sont capables de produire des soudures satisfaisantes sans difficulté. Les expériences faites. jusqu'à présent laissent mâme supposer que de nombreuses soudures peuvent ainsi cotre réalisées mieux qu'avec n'importe quel autre procLdé de soudage. La figure 3 représente un dispositif de sécurité 30 qui est sensible à la pression et qui est électriquement monté en série avec une cellule oxhydrique 31 pour la régulation de llintensitE du courant passant dans cette cellule en fonction de la pression du gaz produit. Ce dispositif, formé en fait également d'une cellule et désigné par 30, comprend une chambre 3Q' qui corrmunique avec un réservoir 32 par un passage 33. Deux électrodes coniques 34 et 35 sont montées à une certaine distance l'une de l'autre dans cette chambre et sont branchées en série avec la cellule électrolytique 31 et une source de courant continu (non représentée). La chambre contient une solution aqueuse de KOH formant l'électrolyte, dont une partie entre dans le réservoir 32. Lorsque la cellule 31 produit de l'hydrogène et de oxygène, la pression du gaz produit agit sur la surface de l'électrolyte contenu dans la chambre 30' et refoule une certaine quantité de l'electrolyte dans le réservoir 32 à l'encontre de la pression exercée par un volume d'air renEermé dans la partie supérieure du réservoir, la quantité d'électrte déplacé étant fonction de la pression du gaz dans la chamhre 30'. Pendant le refoulement d'une partie de l'électrolyte dans ie réservoir 32, la grandeur de la zone de contact entre les électrodes et l'électrolyte dans la cellule 30 diminue en conséquence} ce qui provoque l'augmentation de la résistance électrique de la cellule 30 et la diminution de l'intensité du courant électrique qui la traverse. Si la pression du gaz diminue, le niveau de l'électrolyte dans la cellule 30-monte et l'intensité du courant traversant les cellules 30 et 31 monte également. La cellule 30 régule par conséquent le débit de gaz produit en fonction de la pression engendrée, et elle évite l'établissement d'une pression excessive dans la cellule 31. La figure 4 représente une variance de réalisation du dispositif de sécurité qui est destinée rétablir ou à rompre la liaison électrique entre une cellule oxhydrique (non reprbsentée sur la figure 4) et une source de courant électrique. Ce dispositif comprend un récipient cylindrique 40 qui communique par un passage 42 avec un réservoir de liquide 41, -et une quantité de mercure 42' dans ce récipient et ce réservoir. Deux électrodes 43 et 44 sont disposées l'une au-dessus de l'autre dans le récipient 40 et sont normalement immergées dans le mercure, de sorte qu'elles sont reliées par ce dernier. Le récipient est électri- quement monté en série avec une ou plusieurs cellules électrolytiques, auxquelles il est en outre relié par un tuyau 45 établissant une communication entre les volumes de gaz dans les parties superieures du récipient et des cellules. L'augmentation de la pression d'i gaz produit par la ou les cellules électrolytiques a pour conséquence que le mercure est repoussé vers le réservoir et que le niveau de mercure dans le récipient 40 diminue. Si la pression dépasse un niveau prédéterminé, le niveau du mercure dans le récipient 40 descend au-dessous de l'électrode 43, de sorte que la liais-on électrique entre les deux électrodes est aler rompue. Cette liaison est à nouveau rétablie lorsque la pression du gaz diminue. Une certaine quantité d'un liquide ininlarrjr.-ible ts3'-, par exemple d'huit' silicone ou de Fréon, recouvre le mercure pour assurer que toute étincelle susceptible d'âtre produite entre l'électrode 43 et le mercure reste completement isolée des volumes de gaz au-dessus des liquides. La figure 5 montre schématiquement un agencement au moyen duquel il est possible de produire une flamme d'une température très élevée en utilisant le mélange gazeux produit par voie (4lectrolytique par l'appareil qui vient d'être décrit. Dans cet agencement, un mélange d'hydrogène et d'oxygène, de préférence en proportions stocehiométriques > est envoyé à travers un conduit 50 entre deux électrodes 51 en tungstène pour produire la dissociation moléculaire de l'hydrogène et de l'oxygène et une flamme 52 d'une température très élevée. Il est aisément compréhensible que si la création d'un arc dans l'hydrogène permet de produire une augmentation considérable de la température d'une flamme d'hydrogène atomique, une montée de température plus grande encore peut être produite par la création d'un arc dans l'oxygène aussi, étant donné que l'énergie de dissociation de l'oxygène moléculaire est du même ordre de grandeur que celle de l'hydrogène moléculaire. La figure 6 représente un dispositif pur la séparation magnétique de l'oxygène d'un mélange d'oxygène et d'hydrogène, par exemple en vue de l'utilisation de l'oxygène pour l'oxy-coupage. Ce dispositif comprend une -chapre 61 incorporée dans un conduit 62 et contenant un airent 64. I'n mélange d'hydrogène et d'oxygène est envoyé à travers le conduit et autour de l'aimant 64. L'oxygène diamagnétique est dévié par le champ magnétique dans un passage transversal 63 puis envoyé à un chalumeau d'oxy-coupage à travers un conduit central 65 (représenté en pointillé) partant de ce passage transversal. L'hydrogène paramagnétique continue le long du conduit, en contournant l'aimant, et il peut s'échapper simplement ou être recueilli si désiré. Si l'aimant est un électro-aimant, son action peut être arrêtée lorsqu'un mélange d'hydrogène et d'oxygène est nécessaire, auquel cas l'extrémité aval 66 du conduit 62 ou le conduit 65 pourra être fermé. La figure 7 représente un appareil complet selon l'invention3 formant à la fois générateur et appareil à souder oxhydrique. Il comprend un générateur de gaz 70, une cellule régulatrice de courant 71 et un bloc d'alimentation électrique 72. La réalisation des électrodes 73 du générateur 70 t des électrodes 74 de la cellule il est identique à celle déjà décrite reIativement aux figures 2 et 3. Cepend.lnty dans cet appareil3 le générateur de gaz 70 et la cellule 71 sont combinées sous forme d'une seule unité et présentent donc quèlques particularités que l'on ne retrouve pas sur les figures 2 et 3. En particulier, la chambre 75 du générateur 70 et la chambre 76 de la cellule régulatrice de courant 71 sont séparées par deux cloisons 77 et 78 qui définissent entre elles un passage établissant une communication entre les deux chambre. Les électrodes de la cellule 71 et du générateur 70 sont branchées en série avec le bloc d'alimentation électrique. Le gaz produit par électrolyse dans la chambre 75 monte dans l'espace au-dessus des électrodes 78, s'écoule à travers le passage entre les cloisons 77 et 78, remonte sous forme de bulles à travers l'électrolyte contenu dans la chambre 76 et est envoyé ensuite à travers une sortie 79 à un chalumeau 80. Un réservoir 81, dont la partie supérieure renferme un volume d'air, fait corps avec la cellule il et communique avec elle à travers une ouverture ménagée pres du fond du réservoir et de la cellule. Lorsque h pression du gaz produit par le générateur 70 monte, elle refoule une partie de ltélec- trolyte contenu dans la chambre 76 dans le réservoir 81, ce qui fait diminuer l'intensité du courant que fait circuler dans le générateur 70 ie mécanisme déjà décrit rel3tlrentent à la figure 3. De cette manière, la cellule 71 contrôle effectivrement la pression du gaz et régule l'intensité du courant électrique de manière que cette pression reste apprnximativement constante. Pour éviter le risque que présenterait l'augmentation accidentelle d la pression au-dela d'une valeur maximale de sécurité prédéterminée, une soupape de sûreté 82 -maintenue nùrmlement fermée par un ressort- est prévue au sOrmt.Lt du réservoir 81 pour laisser échapper une partie de l'air. Le chalumeau 80 comprend un coupe-flamme sous forme d'une pastille de céramique poreuse 83 disposée dans le trajet d'écoulement de gaz entre la poignée 84 du chalumeau et sa buse 85. Cette pastille refroidit et étrangle toute flamme de retour de la buse avant qu'elle ne risque d'atteindre le tuyau 86 reliant le chalumeau au générateur de gaz. Le bloc d'alimentation électrique est de type bien connu et comprend un transformateur 87 présentant un enroulement primaire relié à une source de-courant électrique alternatif et plusieurs enroulements secondaires utilisables à différentes fins. L'un de ces enrou Iements secondaires est relié à un redresseur en pont 88 qui produit le courant continu nécessaire pour le générateur de gaz. Un autre enroulement secondaire est utilisé pour le soudage à l'arc ou peut être utilisé pour produire un arc dans un soudage oxhydrique atomique. I1 ressort de ce qui précède que le transformateur peut également être omis et que le générateur de gaz peut être branché directement sur le secteur. Le redresseur n'est pas non plus essentiel et peut également être omis si désiré. Lors de l'utilisation d'un appareil du type décrit, il est souvent nécessaire de passer d'une flamme neutre à une flamme oxydante3 par exemple pour passer d'une opération de soudage à une opération de coupage. L'invention permet cette variation de la nature de la flamme. Succinctement, un appareil selon l'invention permettant à la fois d'effectuer des opérations de soudage oxhydrique et des opérations d'oxy-coupage peut comprendre un premier générateur dlectrolytique pour produire lthydrogène et l'oxygène par l'électrolyse d'eau selon des proportions sensiblement stoechiométriques pour produire une flamme neutre et un générateur électrolytique 8upplémentaire fournissant de l'hydrogène et de l'oxygène séparément et combiné avec un dispositif pour ajouter soit l'hydrogène soit l'oxygène produit par ce générateur supplémentaire ou auxiliaire au mélange gazeux produit par le premier générateur. Un tel générateur auxiliaire est représenté à titre d'exemple sur la partie inférieure de la figure 7. Cet agencement permet de réaliser une combinaison très efficace des fonctions requises pour la production de flammes de différentes natures. Lorsque seul l'hydrogène produit par le générateur auxiliaire est ajouté au mélange produit par le premier générateur, il brûle avec l'oxygène de l'atmosphère et rend ainsi la flamme réductrice. Lorsqu'une flamme oxydante est nécessaire, l'hydrogène fourni par le générateur auxiliaire est coup et seul l'oxygène produit par ce générateur est ajouté au mélange pour la flamme. Il va de soi que les générateurs peuvent être réalisés de différentes manières : par exemple, ils peuvent être complètement indépendants l'un de l'autre mais ils peuvent également utiliser un électrolyte commun. Dans la pratique, le générateur auxiliaire sera généralement plus petit que le générateur produisant le mélange puisque c'est ce dernier qui produit la majeure partie du gaz nécessaire. Le demar.delr a constaté que le soudage oxhydrique ave le rapport précis de 2:1 entre l'hydrogène et l'oxygène (correspondant exactement au rapport dans la production électrolytique de ces gaz) permet de réaliser une surface soudée remarquablement propre et exempte d'-oxyde et un joint de soudure d'une grande résistance. Pour produire des soudures de même qualité au moyen de procédés de soudage au gaz conventionnels, une bien plus grande qualification professionnelle est requise ; dans le cas du soudage à l'hydrogène conventionnel par exemple, il n'est possible de produire des joints de bonne qualité qu'avec de grandes difficultés parce qu'il exttêmement difficile d'obtenir et de maintenir une flamme neutre. Comme le procédé de l'invention ne pose aucun problème quant à I'obtention d'une flamme neutre, il est dans ce cas au contraire très facile de produire des soudures de haute qualité. Enfin, il peut parfois être commode de stocker de l'hydrogène et/ou de l'oxygène, produit par voie électrolytique, dans un récipient conçu spécialement à cet effet, ou d'accumuler lentement ces gaz et d'utiliser ensuite les gaz accumulés pendant une courte période pour exécuter un travail nécessitant un débit de gaz particulièrement élevé. Il est bien entendu assez dangereux de comprimer fortement un mélange d'hydrogène et d'oxygène mais il est possible, selon l'une des caractéristiques de l'invention, de stocker une quantité notable -de gaz dans un volume relativement petit et à base pression par la disposition dans le récipient de stockage d'un métal capable d'absorber une forte quantité de gaz. Le palladium par exemple est capable d'absorber jusqu'à 900 fois son propre volume d'hydrogène et peut être utilisé avec avantage pour cette application. Dans la pratique, des quantités notables d'hydrogène pour des petits travaux de brasage par exemple peuvent facilement être stockées dans un petit récipient tenu à k main et contenant une matière capable d'absorber ce gaz. REVENDICATIONS 1. Dispositif de sécurité destiné à être utilisé en combinaison avec un appareil de production d'hydrogène et d'oxygène par électrolyse, caractérisé en ce qu'il comprend un récipient et un réservoir, un passage pour un liquide entre le récipient et le réservoir près de leur fond, une ouverture ménagée dans la partie supérieure du récipient et susceptible d'être reliée à la ou les cellules électrolytiques, et deux électrodes disposées dans le récipient et destinées à être branchées en série avec la ou les cellules électrolytiques, l'agencement étant tel qu'une augmentation de la pression de gaz dans le récipient, résultant de la production de gaz par les cellules électrolytiques, provoque le refoulement vers le réservoir d'un liquide électriquement conducteur contenu dans le récipient et l'abiassement du niveau de ce liquide dans le récipient, provoquant à son tour l'augmentation de la résistance électrique entre les électrodes. 2. Dispositif de sécurité selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'au moins l'une des électrodes présente une forme conique ou autre et est agencée de manière que, lorsque le niveau du liquide dans le récipient diminue, la grandeur de la zone de contact entre l'électrode conique au moins et le liquide diminue, entrainant ainsi l'augmentation de la résistance électrique entre les deux électrodes. 3. Dispositif de sécurité selon la revendication 2, caractérisé en ce que le liquide est du mercure et en ce que les électrodes sont placées l'une au-dessus de l'autre de manière que, lorsque la pression de gaz dépasse une valeur prédéterminée, correspondant à l'abaissement du niveau du liquide jusqu a un point prédéterminé, la liaison électrique entre l'électrode supérieure et le liquide est rompue. 4. Dispositif de sécurité selon la revendication 3, caractérisé en ce que le récipient contient en outre un liquide non inflammable qui recouvre en permanence le mercure et les deux électrodes. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que le liquide non inflammable est du Fréon ou l'huile silicone. 6. Appareil utilisant un dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que le dispositif de sécurité constitue également un coupe-flamme. 7. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que le dispositif de sécurité fait corps avec une ou plusieurs cellules électrolytiques et en ce qu'une communication directe est- prévue entre les volumes de gaz contenus dans le dispositif de sécurité et dans les cellules 8. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce qu'il comprend une soupape de sûreté combinée avec le dispositif de sécurité pour laisser échapper une certaine quantite de gaz lorsque la pression dépasse une valeur prédéterminée.