La présente invention concerne un nuvsau type de fermenteur utile notamment y3ur la mise en oeuvre de fermentations de milieux de culture sous forme solide, particulaire ; ainsi qu'un procédé de culture de microorganismes sur un milieu de culture solide, sous forme particulaire, mettant en oeuvre le fermenteur précédent. Si dans les teckliques de fermentation on maîtrise, maintenant, parfaitement la culture de microorganismes en milieu liquide, en particulier la culture de bactéries, et stil est d'autre part connu d'effectuer les cultures sur milieu solide gélosé, en particulier au niveau du laboratoire, il est beaucoup plus délicat de mettre en oeuvre, sur une grande échelle, des cultures de microorganismes sur des substrats solides, en particulier des champignons. En effet, dans le cas où le microorganisme à cultiver est un champignon, l'un des problèmes essentiels qui se pose lors de laculture sur milieu solide est le problème de l'aération dans la masse. Jusqu'à maintenant, on n'était pas parvenu à obtenir une aération suffisante pour que le champignon puisse se développer dans l'ensemble de la masse solide ; en outre, un autre problème se pose lors de la phase de croissance des champignons, il s'agit du fort dégagement de chaleur- qui tend à élever la température du milieu de culture jusqu'à un degré au delà duquel la croissance du champignon ne se poursuit pas de façon satisfaisante. Les différents modes de mise-en oeuvre des cultures sur milieu solide particulaire eonduisent, en général, à la formation d'un produit pieux dans la masse duquel le champignon ne peut se développer. Or, actuellement, compte tenu de la pénurie de protéines animales, on est à la recherehe de nouvelles sources de protéineset il est apparu, que l'enrichissement de substrats amylacés ou cellulosiques comestibles par des champignons myceliens pouvait constituer l'une des voies permettant de remédier à la carence. Le brevet français nO 76 06677 déposé le 9 mars 1976 et son addition nO 78 06441 décrivent un procédé permettant, en partie, de résoudre les problèmes précédents et l'ensemble des enseignements de ces brevets sont incorporés ici par référence. Toutefois, il n'existe pas, actuellement, de fermenteur permettant d'enrichir, sur une grande échelle, des milieux ou des substrats, tels que les substrats amylacés ou cellulosiques, en protéines par culture de champignons mycelie.ns. C'est pourquoi, la présente invention concerne un nouveau type de fermenteur destiné à la culture de microorganismes sur un substrat fermentescible, solide, sous forme particulaire, caractérisé en ce qu'il est constitué - d'une cuve à moyeu destinée à recevoir le milieu de culture, dont l'axe est sensiblement vertical, la partie inférieure de la cuve comportant un dispositif destiné à insuffler un gaz ou un mélange gazeux dans la cuve - d'au moins un bras d'agitation plongeant dans la cuve mais. dont l'axe moyen n'est pas parallèle à llaxe de la cuve, cuve et le (ou les) bras étant mobiles l'un par rapport à l'autre de telle sorte que la totalité du substratfermentesciEle placé dans la cuve puisse être agité ; et - d'un moyen permettant d'humidifier le substrat fermentescible placé dans la cuve. Comme cela a été indiqué dans le préambule, l'un des éléments importants du fermenteur selon la présente invention est constitué par le dispositif destiné à insuffler un gaz dans la cuve afin d'assurer l'aération du substrat. Ce dispositif est de préférence constitué par un double fond doté de perforations débouchant dans la cuve à travers lesquelles on insuffle le gaz. Au cours des différentes phases de la fermentation, les perforations de ce double fond tendent à s'obturer, il est donc nécessaire de prévoir un débouchage de ces perforations, par exemple en opérant une simple mise en pression du double fond, ce qui a pour effet, dans la plupart des cas, de déboucher les perforations ; toutefois, lorsque la cuve atteint des dimensions suffisamment importantes, le débouchage par simple surpression n'est plus possible à mettre en oeuvre, il est donc intéressant de prévoir des moyens de débouchage particuliers.On peut,-en particulier, prévoir des moyens de débouchage qui sont constitués par des aiguilles en coincîdence avec les perforations, lesdites aiguilles étant montées sur une membrane gonflable qui, par gonflement, force les aiguilles dans les perforations correspondantes ; bien entendu, lorsque la membrane est dégonflée, les aiguilles dégagent les trous pour laisser passer le gaz insufflé. Dans un mode de mise en oeuvre préféré du dispositif selon la présente invention, l'axe moyen du (ou des) bras d'agitation fait sensiblement un angle compris entre 40 et 500, de préférence 450, avec l'axe du moyeu. On peut également prévoir un dispositif permettant d'entrainer la cuve en rotation autour de l'axe du moyeu, le bras d'agitation, dans ce cas, pouvant être fixe. Dans le cas de cuves de grande capacité, il peut être nécessaire de déplacer le bras d'agitation (ou les bras) la cuve elle-meme restant fixe. Il est, en outre, intéressant de prévoir un moyen sur la cuve permettant d'assurer son basculement afin de pouvoir la vider par simple gravité, ceci afin de faciliter la manipulation du produit de fermentation. Il est également intéressant de prévoir dans le fermenteur selon l'invention des moyens de mesure de la température de la masse en fermentation et de prévoir aussi des moyens permettant, en réponse aux mesures de température, de maintenir dans le milieu de culture une température de consigne en agissant sur un ou plusieurs des paramètres suivants . le débit de gaz insufflé, le débit d'eau destinée à l'humidification, . la fréquence des cycles d'agitation. Il est également intéressant de prévoir des moyens de mesure du pH ainsi que des moyens permettant, en réponse aux mesures de pH, de maintenir dans le milieu de culture un pH de consigne en agissant sur le pH de la solution d'humidification et/ou sur son débit. Bien entendu, les moyens de mesure de la température ou du pH ainsi que les moyens permettant d'agir sur les différents paramètres, en réponse aux mesures faites, sont parfaitement connus et n'entrent dans le cadre de la présente invention qu'en combinaison avec les éléments de base du fermenteur décrit précédemment. Le moyen permettant d'humidifier le milieu de culture est constitué, de préférence, par un pulvérisateur alimenté par une solution aqueuse dont, comme on l'a dit précédemment, le pH peut varier et qui est placé au-dessus de la cuve. On peut, bien entendu, envisager d'autres régulations en plus de la température et du pH, en particulier le degré d'humidification et la régulation de l'aération qui peut s'envisager, soit à partir de la mesure de l'oxygène contenu dans l'air sortant du fermenteur, soit à partir de la mesure de C02. La présente invention concerne également un procédé de fermentation mettant en oeuvre le fermenteur selon la présente invention. le fermenteur selon la présente invention est essentiellement destiné à la fermentation de substrats solides, particulaires, et peut avantageusement être utilisé dans l'enrichissement en protéines de substrats amylacés ou cellulosiques tels que . la pulpe de féculerie, . la pomme de terre séchée, sous toutes ses formes, . la pulpe de manioc, et les céréales . par exemple. Comme cela a été décrit dans le brevet français cité précédemment, on peut conditionner ces différents substrats pour qu'ils se présentent sous forme de grains obtenus à partir d'une mouture mais il est également possible d'utiliser des produits de l'industrie pour aliments animaux qui prépare déjà certains de ces produits sous forme de granulés, par exemple la pulpe de féculerie. Ce fermenteur permet de faire fermenter un microorganisme quelconque, toutefois, il est plus particulièrement destiné à la fermentation de champignons myceliens tels que Aspergillus niger par exemple. les exemples de différents types de champignons utilisables sont déjà mentionnés dans le brevet français cité précédemment et ils dépendent, bien entendu, du substrat utilisé : champignon amylolytique pour substrat amylacé et cellulolytique pour substrat cellulosique. Il est également possible de prévoir des associations de microorganismes ayant des besoins nutritifs ou des vitesses de croissance différents, champignons et levures par exemple. La présente invention concerne donc également l'application du fermenteur selon l'invention à la fermentation de substrats solides sous forme particulaire, en particulier de substrats amylacés ou cellulosiques comestibles. Notamment la fermentation de ces substrats par des champignons myceliens ou des levures, notamment des champignons amylolytiques ou cellulolytiques. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention seront mieux compris en se référant aux dessins annexés sur lesquels - la figure 1 représente un mode de réalisation de fermenteur selon la présente invention, - la figure 2 représente un schéma de fonctionnement du fermenteur selon la présente invention, - les figures 3 à 6 représentent les courbes de variation de différents paramètres de la fermentation au cours du tempo Sur la figure 1, le fermenteur comporte une cuve à moyeu 1 d'axe vertical dans laquelle plonge, avec un angle de 450 par rapport à l'axe du moyeu, un bras d'agitation 2 monté sur le socle 3 qui supporte également la cuve 1. La cuve 1 est surmontée d'un pulvérisateur 4 permettant dghumidifier le milieu. La cuve 1 comporte à sa partie inférieure undouble fond 5 muni de perforations 6. Le double fond est en liaison avec le moyeu 7 de la cuve 1, et c'est à l'intérieur de ce moyeu que l'on injecte par l'intermédiaire de la canalisation 8 l'air destiné à être insufflé dans la cuve. La cuve'est, en outre, munie à sa partie inférieure d'un dispositif 9 permettant d'assurer son basculement afin de la vider tout en maintenant libre en rotation la cuve 1. Enfin, un moteur 10 placé à la périphérie de la cuve 1 entraîne celle-ci en rotation autour de l'axe du moyeu 7. il faut remarquer d'ailleurs que l'effort fourni par le moteur 10 est peu important compte tenu du fait que la position à 450 du bras d'agitation 2 par rapport à l'axe d'ensemble du dispositif fait que celui-ci tend à imprimer un mouvement circulaire allant dans le même sens que le mouvement provoqué par le moteur 10. La cuve est remplie par le substrat fermentescible 11. On décrit, ci-après, le mode de fonctionnement du fermenteur selon l'invention en se référant à la figure 2. il faut remarquer que la cuve 22 a, dans ce schéma, été simplifiée, mais qu'il s'agit en fait de la même cuve à moyeu que dans la figure 1. Un cycle total de fermentation selon la présente invention se déroule, de préférence, de la façon suivante a) On prépare le substrat fermentescible 21 en le disposant dans le fermenteur 22 du type décrit à la figure 1, puis en le cuisant par passage de vapeur à travers les perforations du double fond 23. Cette cuisson effectuée à 800C dure de 7 à 10 minutes sous agitation permanente grace au bras d'agitation 29. Lorsque la cuisson est terminée et le substrat refroidi, on ajoute une solution aqueuse contenant des sels minéraux comme cela est décrit dans le brevet français n" 76 06677, ctest-à-dire une source d'azote, par exemple de l'urée et du sulfate diammonique, et une source de phosphore et de potassium, par exemple le phosphate acide de potassium, ainsi qu'un acide afin d'ajuster le pH du substrat dans une zone acide, de préférence de l'ordre de pH 4,5 où la contamination bactérienne restera faible la solution ajoutée comporte également des spores destinées, à l'ensemencement du milieu et une quantité d'eau suffisante pour assurer une humidité du substrat de 50-60 0. On installe alors dans le fermenteur 22 la sonde de prise de température 24 et la sonde de prise de pH 25. Une vanne motorise,e26commandée par le moteur 27 et contrôlant l'arrivée d'air est réglée de façon que l'aération reste faible. L'air introduit dans le fermenteur 22 par le double fond 23 est préalablement saturé en vapeur d'eau par passage dans un récipient saturateur 28. b) A ce stade commence la phase de germination qui dure de 10 à 16 heures. les spores du champignon commencent à germer sans provoquer d'augmentation sensible de la température*. Le milieu est régulièrement agité et le temps compris entre deux cyles d'agitation est réglé par l'intermédiaire d'un chronomètre qui commande les moteurs 30 agissant sur ltentratnement du bras d'agitation 29 sur l'entrainement en rotation de la cuve 22 et sur l'ensemble du système d'humidification, Chaque cycle comporte - un relevage de la sonde de pH 25 par l'intermédiaire d'un vérin 31 afin qu'elle ne soit pas brisée par le substrat - une mise en route du bras d'agitation 29 accompagnée par une pulvérisation d'eau à la surface du produit gråce au pulvérisateur 32 alimenté par une pompe 33 à débit réglable et un récipient d'eau 34, dans le cas présent le débit d'eau d'aspersion est préréglé, par une arrivée d'air 35 commandée par une électrovanne 36. Les cycles d'agitation permettant d'obtenir une homogénéisation du milieu tandis que l'aspersion d'eau compense la perte provoquée par l'évaporation. A la fin du cycle, l'agitation et-l'aspersion sont arr0wtées et la sonde de pH 25 est à nouveau mise en contact avec le substrat. Si besoin est, en réponse aux indications de pH fournies par la sonde, le système de régulation de pli 38 peut-, en comparant la valeur du pH et celle d'un pII de consigne juste avant la mise en route du système de refroidissement, en agissant sur la pompe 40,. assurer l'admission de base (ou d'acide) du'récipient 41 dans le tube d'alimentation du pulvérisateur 32 afin de faire monter ou baisser le pH du substrat lors de l'aspersion. Cette phase se termine par le commencement de la croissance du mycelium et donc par une montée en température du substrat. Lorsque cette température atteint une température de consigne, en général 380C, la commande du fonctionnement du fermenteur est entièrement prise en charge par le système de régulation de la température 42. le système de régulation de température 42, dans le cas présent, est constitué par un régulateur tout ou rien qui commande par l'intermédiaire de relais : - un contact pour mémoriser la valeur du pH avant que la sonde ne soit sortie du milieu, - des électrovannes 50 qui actionnent le vérin pneumatique 31 de la sonde de pH, - les moteurs de la cuve et du bras d'agitation 30, - la pompe 33 pour l'aspersion, - l'électrovanne 36 pour l'arrivée d'air d'aspersion, -- la vanne motorisée 26 d'introduction d'air dans le fermenteur, - le débouchage des trous par surpression d'air en fin de cycle. c) Alors commence la phase de croissance ou de fermentation proprement dite. Chaque cycle de refroidissement s'effectue de la façon suivante - la sonde de pH est relevée puis lesmoteurs30 sont mis en marche par le système de régulation de température 42, ce qui provoque l'agitation du substrat, en outre, la régulation de température agissant sur l'électrovanne 36 et la pompe 33 provoque l'aspersion du substrat jusqu'à retour à la température de consigne (température optimum de développement du champignon). A la fin de chaque cycle de refroidissement, an procède au débouchage des perforations situées au fond de la cuve en envoyant une surpression d'air dans le double fond. A la fin du cycle la sonde de pH est à nouveau introduite dans le milieu et la régulation de température agissant sur le moteur 27 commande l'ouverture de la vanne motorisée 26 afin d'augmenter la quantité d'air apporté au fermenteur au fur et à mesure que la quantité de champignons présente dans le fermenteur augmente. L'augmentation du débit d'air a, non seulement, pour fonction d'augmenter la quantité d'oxygène disponible mais favorise également l'évaporation d'une partie de l'eau ce qui abaisse la température du substrat. Bien entendu, afin de pouvoir suivre le cours de la fermentation, la température, le pH et les temps sont enregistrés par un enregistreur 43, les données étant fournies par les systèmes de régulation 42 et 38, on enregistre également le temps consacré au refroidissement qui constitue, en quelque sorte, le bilan thermique de la réaction. il faut remarquer qu'au cours de cette phase le taux d'humidité totale du produit augmente compte tenu de la teneur élevée en eau du champignon. De même, le pH du milieu tend à s'abaisser et doit être ramené périodiquement à une valeur de consigne grâce au système de régulation de pH 38. Enfin, lorsque la quantité de calories à éliminer diminue, ce guise traduit par une diminution du temps et de la fréquence des cycles consacrés au refroidissement, le produit est prêt et peut être décuvé par basculement de la cuve. Les spores utilisées pour l'ensemencement peuvent être obtenues par l'un des deux procédés suivants 1 - Production au laboratoire A partir d'un tube gélosé contenant un milieu à base d'amidon et sur lequel le champignon est déjà sporulé, on ensemence un petit erlen de 300 cc contenant 20 g de milieu solide stérile. L'incubation est réalisée à 300C pendant 8 jours. Aprèssporulation, le contenu de cet erlen est mis en suspension dans 200 ml d'eau stérile avec 1 goutte de détergent. Ce mélange est agité magnétiquement pendant 30 minutes et permet d'ensemencer 1 kg de milieu solide stérile. La sporulation est ensuite obtenue par une incubation de 5 jours à 350C suivie d'une nouvelle incubation de 4 jours à 18 C réalisée avec une aération en surface permettant d'éliminer le C02 formé. 2 - Production en masse Pour la production en masse, on prélève 1 kg de produit fermenté en milieu solide. Ce produit est introduit dans un bidon de 20 1 et aéré en surface par de l'air saturé en humidité. L'incubation est réalisée durant 5 jours à la température ambiante. Préparation des spores Dans les deux cas, le contenu du flacon est mis en suspension dans 10 1 d'eau, broyé et le pH est ajusté à 4 avec H3P04. La suspension de spores est conservée à température ambiante sous agitation magnétique permanente. L'aération de cette suspension permet d'obtenir un gonflement des spores qui peuvent germer très rapidement dès quelles sont placées dans un milieu favorable. Les exemples suivants sont destinés à illustrer la mise en oeuvre du procédé selon la présente invention mais ne sauraient évidemment la limiter. EXEMPLE 1 Fermentation de la pulpe de féculerie de pomme de terre La pulpe de fécule rie représente le sous-produit résiduel après extraction optimum de l'amidon. Cette pulpe obtenue à 80 / Ó d'humidité est tout d'abord pressée pour l'amener à 70 % d'humidité puis séchée et conditionnée sous forme de bouchons. Pour les études de fermentation en milieu solide, la pulpe est conditionnée, au cours du séchage, sous forme de grains de 1 à 5 mm de diamètre. Sa composition moyenne est la suivante - humidité 10 - 12 % - protéines 3,2 - 4,4 % - cendres 2,5 - 3,8 % - matières cellulosiques 15 - 17 % - hydrates de carbone 59 - 67 % dont amidon 40 - 50 % Pour une manipulation mettant en jeu 6 kg de pulpes à 10 % d'humidité, soit 5,4 kg de matières sèches, on ajoute 2,4 1 d'eau. le procédé de fermentation est mis en oeuvre comme cela a été décrit précédemment en utilisant le fermenteur décrit à la figure í, le champignon utilisé est Aspergillus niger. La cuisson est effectuée par passage de vapeur à travers le produit durant 10 minutes à 80 C. Après refroidissement jusqu'à 400C on ajoute une solution contenant KH2P04 144 g 24 - urée 114 g - (NH4)2S04 135 g H2S04 7,5 ml - H3P04 7,5 ml spores 4.î07/g de produit sec - eau q.s.p. 60 ,0 d'humidité au To Au temps 0 l'humidité du milieu est de 60 . Conditions au To : air : 12 l/minute pH : 4,5 épaisseur du produit : 30 à 35 cm. Au cours de la phase de germination, le milieu est régulièrement retourné et humidifié durant 1 minute toutes les 45 minutes. L'eau servant à l'humidification est ajoutée sous forme dtun brouillard par une pompe ayant un débit de 2,6 l/h. lorsque le milieu a atteint la température de consigne (380C) l'agitation et l'aspersion du milieu sont commandées par la sonde de température. Pendant toute la phase de croissance qui dure de 16 à 18 heures le temps de fonctionnement réel du fermenteur est d'environ 3 heures. Au cours de cette période le débit d'air est progressivement augmenté jusqu'à 40 1/minute. Malgré la consommation d'amidon et la production de C02, le poids total du produit dont l'humidité croit jusqu'à 75 % augmente d'environ 3 kg. En fin de croissance, les caractéristiques du produit sont les suivantes - humidité 75 % - pH 3,5 sucres hydrolysables 30 à 35 % - protéines 17 à 18 % - cendres 7 à 8 % les résultats observés sont représentés à la figure 3. Sur cette figure on a porté en abscisse les temps en heure et en ordonnée: - les pH (pH) représentés sur la courbe par - lee % de protéines représentés sur la courbe par - les % d'humidité (H dp) représentés sur la courbe par - les % de sucres réducteurs (SR) représentés par EXEMPLE 2 On opère comme dans l'exemple précédent mais en utilisant 114 g de sulfate diammonique au lieu de 135 g de (NH4)2S 4 Les résultats mesurés sont représentés à la figure 4. il faut remarquer que l'humidité à la cuisson du milieu est de 27 %. EXEMPLE 3 On opère comme dans l'exemple 2 mais l'humidité à la cuisson du milieu est de 36 %. Les résultats mesurés sont représentés à la figure 5. EXEMPLE 4 On opère comme dans les exemples précédents mais en remplaçant le sulfate diammonique par une quantité supplémentaire d'urée. On utilise 175 g d'urée. les résultats mesurés sont représentés à la figure 6. EXEMPLE 5 Fermentation de flocons de pomme de terre déshydratés Le procédé est pour l'essentiel mis en oeuvre comme dans l'exemple d. On utilise des flocons desydratés tels qu'ils sont commercialisés. 5 kg de flocons sont amenés à 50 % d'humidité à l'aide d'une solution contenant - urée 50 g - (NH4)2S04 280 g H3P04 60 ml - spores 2.107/g de produit sec. Conditions au To : aération : 16 1/minutie pif : 4,25 Durant la phase de germination le mélange est retourné -et humidifié 40 secondes toutes les heures. Débit de pompe pour l'eau d'humidification 2,6 1/heure. Lorsque le milieu a atteint la température de consigne 780C, le processus est conduit de la même façon que pour les pulpes de féculerie. A la fin de la croissance la composition du milieu est la suivante - humidité 70 % - pH 2,85 - sucres hydrolysables 46 % - proteines 20 C/o. On constate donc que le fermenteur et le procédé selon la présente invention permettent d'augmenter de façon considérable la teneur en protéines des matières amylacées comestibles et de les rendre ainsi utilisables avec profit notamment dans l'alimentation animale. REVENDICATIONS 1) Fermenteur destiné à la culture de microorganismes sur un substrat ferme=tescibZ, solide, sous forme particulaire, caractérisé en ce qu'il est constitué - d'une cuve à moyeu destinée à recevoir le milieu de culture dont l'axe est sensiblement vertical, la partie inférieure de la cuve comportant un dispositif destiné à insuffler un gaz ou-un mélange de gaz dans la cuve - d'au moins un bras d'agitation plongeant dans la cuve mais dont l'axe moyen n'est pas parallèle à l'axe de la cuve, la cuve et le (ou les) bras étant mobiles l'un par rapport à l'autre de telle sorte que la totalité- du substrat fer mentesciblew placé dans la cuve puisse autre agité ; et - d'un moyen permettant d'humidifier le substrat fermentescible placé dans la cuve. 2) Fermenteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif destiné à insuffler un gaz est constitué par un double fond doté de perforations débouchant dans la cuve à travers lesquelles on insuffle le gaz. 3) Fermenteur selon la revendication 2, caractérisé en ce que le dispositif destiné à insuffler un gaz comporte des moyens de débouchage des perforations. 4) Fermenteur selon la revendication 3, caractérisé en ce que les moyens de débouchage sont constitués par des aiguilles en coincidence avec les perforations, lesdites aiguilles étant montées sur une membrane gonflable, qui par gonflement, force les aiguilles dans les perforations correspondantes. 5) Fermenteur selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'axe moyen du (ou des) bras d'agitation fait sensiblement un angle compris entre 40 et 500 avec l'axe du moyeu. 6) Fermenteur selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le (ou les) bras d'agitation est fixe et la cuve est déplacée en rotation autour de l'axe du moyeu. 7) Fermenteur selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce'que le (ou les) bras d'agitation sont mobiles et la cuve est fixe 8j Fermenteur selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la cuve est munie d'un moyen permettant d'assurer son basculement afin de pouvoir la vider par simple gravité. 9) Fermenteur selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'il comporte en outre - un moyen de mesure de la température, - des moyens permettant, en réponse aux mesures de température, de maintenir dans le substrat une température de consigne en agissant sur un ou plusieurs des paramètres suivants débit de gaz insufflé, débit de lthumidificateur, fréquence des cycles d'agitation. 10) Fermenteur selon l'une des revendications I à 9, caractérisé en ce qu'il comporte en outre un moyen de mesure du pH, - des moyens permettant, en réponse aux mesures de pH, de maintenir dans le substrat un pH de consigne en agissant sur le pH de la solution d'humidification et/ou sur son débit. 113 Fermenteur selon l'une des revendications 1 à îQ; caractérisé en ce que le moyen permettant d'humidifier le substrat est constitué par un pulvérisateur alimenté par une solution aqueuse et placé au-dessus de la cuve. 12) Application du fermenteur selon l'une des revendications 1 à Il à la fermentation de substrats fermentescibles, solides, particulaires, par des microorganismes. 13) Application selon la revendication 12, caractérisée en ce que le substrat fermentesciESest un substrat amylacé ou cellulosique. 14) Application selon l'une des revendications 12 et 13, caractérisée en ce que le microorganisme utilisé est un champignon.