L'invention concerne un procédé de matriçage permettant de transformer directement en produit fini une face de lunettes semi-finie. Jusque-là,les faces de lunettes semi-finies ou 1'copeauxt devaient etre usinées pour pouvoir obtenir la forme définitive du produit. Cet usinage présentait l'inconvénient autre motteux lorsqu'il se faisait à la main, ou bien de ne permettre que des formes simples lorsqutil-se faisait sur une machine automatique. En particulier, les plaquettes qui prennent appui de chaque côté du nez, étaient le plus souvent, rapportées par collage sur les lunettes. L'invention a pour but d'éviter ces inconvénients en réalisant un procédé de matriçage peu motteux. Un procédé de matriçage suivant l'invention est caractérisé en ce qu'on introduit une face de lunettes semi-finie dans une empreinte de matriçage ayant exactement la forme finale désirée pour la face de lunettes. Suivant une autre caractéristique de l'inventionç l'outil de matriçage comporte plusieurs empreintes de manière à ce que plusieurs faces de lunettes puissent y etre introduites en meme temps. Suivant une autre caractéristique de l'inventions avant d'introduire la face de lunettes, on place dans ltoutil de matriçage deux faux verres ayant exactement la forme des verres de lunettes, de telle manière que la matière de la face de lunettes se rétreint autour des faux verres pendant le matriçage, si bien qutà sa sortie, la face de lunettes comporte les rainures nécessaires au maintien des verres de lunettes. Suivant une autre caractéristique de l'invention, le matri çage peut se faire à froid ou à chaud, la température de pendant de l'+palsseur de la face de lunettes ainsi que de la qualité de la matière qui la constitue. Suivant une caractéristique supplémentaire de l'invention, les faux verres se présentent sous forme de trois secteurs pour faciliter leur extraction au démoulage. Suivant une autre variante de l'invention, les faux verres sont constitués d'une seule pièce, les faux verres étant alors retirés dès le démoulage en profitant de ce que la pièce est encore chaude. Suivant une caractéristique supplémentaire de l'invention, le produit final obtenu après démoulage est une pièce terminée présentant - une forme ménisquée - une barrette de nez pliée suivant la forme du nez - des plaquettes destinées à maintenir les lunettes sur le nez - des rainures permettant de maintenir les verres de lunettes. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, permettra de mieux comprendre les caracteristiques de l'invention. Fig, 1 est une vue en coupe suivant I-I (fig. 9) d'un outil de matriçage suivant lsinvention. Fig. 2 est une face de lunettes obtenue par matriçage. Fig. 3 est une vue de dessus d'une face de lunettes obtenue par matriçage. Fig. 4 est une vue d'une face de lunettes avant matriçage. Fig. 5 et 6 sont des vues de faux verres. Fig. 7 et 8 sont des vues expliquant le fonctionnement des faux verres. Fig. 9 est une vue donnant la disposition d'une face à lunettes à ltintérieur de l'outil de matriçage. Fig. 10 est une vue dtun dispositif permettant le chauffage des faces de lunettes'. Fig. 11 à 14 sont des vues donnant les différentes phases de fabrication. On a représenté sur les dessins sur la fig. 1 un outil de matriçage 1 comprenant deux moules complémentaires 2 et 4 présentant une empreinte 5 ayant exactement la forme finale désirée pour la face de lunettes 3 qui est introduite par cette empreinte. La face de lunettes 3 présente deux drageoirs 6 et 7 relies entre eux par une barrette 8, et deux plaquettes 9 et 10 destinées à maintenir la lunette sur le nez. Les faux verres 11 peuvent être constitués chacun d'une seule pièce (fig. 12 à 14). Ils peuvent aussi se présenter sous la forme de trois secteurs circulaires 12 (fige 5 à 7). Dans ce cas, ils sont retirés de la face de lunettes, après matriçages comme indiqué sur la fig. 7 * Le fonctionnement est le suivant Si cela est nécessaire, on chauffe la face de lunettes 3 à l'intérieur du dispositif 13. Ensuite, les faux verres 11 sont placés dans l'outil de matriçage I (fig. 12). Une fois que la face de lunettes 3 est à la bonne température, on la place entre les deux moules 2 et 4 qui se ferment ensuite (fig. 13 et l4)o La matière est ainsi compactée, et chassée dans les interstices du moule et notamment autour des faux verres 11. Après matriçage, on obtient une face de lunettes complè- tement achevée et pressentant notamment des plaquettes destinées à maintenir les lunettes sur le nez, une barrette de nez pliée, des drageoirs ménisqués. Les avantages de l'invention sont les suivants - forte cadence de production -retassement de la matière, ce qui augmente sa résistance à la déformation et evite l'écartement des branches par déformation au niveau du nez -; suppression de toute opération ultérieure de polissage, car la surface de la face de lunettes peut avoir un aspect glacé dès la sortie du moule. De plus, ce procédé de matriçage convient particulièrement bien pour des faces de lunettes, ou copeaux, obtenues par tron çonnage dtun tube double réalisé par extrusion de matière place tique à travers une filière. En effet, dans ce cas, la matière n'étant pas fortement compactée, le copeau présente une faiblesse au niveau du nez qui est éliminée grace à ce procédé de matri page. REViNDICATIONS 1- Procédé de matriçage pour face de lunettes semi-finie, caractéris en ce que l'on comprime la face de lunettes semi finie entre deux moules, chacun de ces deux moules comportant au mains une empreinte, ces deux empreintes étant complémentaires l'une de l'autre et dfinissant, lorsque les deux moules sont en contact ltun de l'autre un volume contenant la face de lunettes semi-finie, ce volume ayant exactement la forme désirée pour la face de lunettes définItive0 2- Procédé de matriçage pour face de lunettes suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'avant d'introduire la face de lunettes, on place entre les deux moules deux faux verres ayant exactement la forme des verres de lunettes, de telle manière que la matière de la face de lunettes se rétreint autour des faux verres pendant le matriçage, si bien qu'à sa sortie, la face de lunettes comporte les rainures nécessaires au maintien des verres de lunettes. 3- Procédé de matriçage suivant les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les faux verres se présentent sous forme d'au moins trois secteurs indépendants de manière à pouvoir les extraire de la face de lunettes lorsque le matriçage est terminé, ce matriçage pouvant alors se faire à froids 4- Procédé de matriçage suivant les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les faux verres sont constitués chacun d'un seul tenant, les faux verres étant alors retirés dès le d'moulage en profitant de ce que la pièce est encore chaude. 5- Lunettes obtenues suivant le procédé de matriçage conforme à l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisées en ce que la matière de la face de ces lunettes a subi un compac- tage lors de son matriçage.