On connaît déjà des tasseurs d'ordures ménagères qui sont disposés à la base d'une colonne de descente de vide-ordures et qui compriment ces ordures avant de les jeter dans un sac ou une poubelle. Dans un tel tasseur, la compression des ordures est obtenue par un vérin qui pousse ces ordures contre une porte munie de ressorts ou autres éléments élastiques qui résistent à la poussée jusqu'à un certain degré puis cèdent pour laisser passer les ordures vers une goulotte située au-dessus du sac ou de la poubelle. Pour les usages courants, un tel dispositif assure un degré de tassage suffisant. Mais, dans certains cas, il faut augmenter ce degré de tassage pour avoir un volume final d'ordures minimum. De plus, le réglage des ressorts est incertain et l'on a souvent tendance à les tendre au maximum ce qui provoque une fatigue des organes en contact La presente invention remédie à tous ces inconvénients et, à cette fin, a pour objet un tasseur d'ordures ménagères disposé à la base de la colonne de descente d'un vide-ordures, du type comprenant une trémie dans laquelle agit un dispositif de tassage comprenant un premier élément mobile agissant en antagonisme avec un second élément mobile constituant une porte pour l'évacuation des ordures tassées, caractérisé en ce que le second élément mobile, ou porte, comprend un mécanisme de blocaae en position de fermeture, c'est-à-dire en position d'action antagoniste, l'organe actif de ce mécanisme de blocage étant relié à un dispositif moteur à commande électrique, pneumatique ou hydraulique et synchronisé avec le premier élément mobile afin que le blocage du second élément mobile, ou porte, soit positif. Avec ces dispositions, les ordures sont comprimées contre la porte avec une force prédéterminée et invariable qui correspond à la puissance du vérin qui actionne le premier élément mobile Apres un temps prédéterminé ou lorsqu'une certaine pression est atteinte, le mécanisme de blocage s'efface, la porte s'ouvre et les ordures sont évacuées. Le taux de compression peut, ainsi, atteindre I00 % c'est à-dire que l'on peut placer, par exemple, deux cent litres d'ordures dans un sac d'une contenance utile de cent litres. L'invention sera mieux comprise par la description détail lée ci-dessous faite en référence au dessin annexé Rien entendu, la description et le dessin ne sont donné qu'à titre d'exemple indicatif et non limitatif. La Fig. I est une vue schématique d'un tasseur conforme à 1 'invention. La Fig. 2 est une vue schématique partielle montrant une seconde variante de réalisation. La Fig. 3 est une vue schématique d'une autre variante de réalisation. Les Fig. 4 et 5 sont des vues schématiques de profil et de face d'une autre variante de réalisation. Les Fig. 6 et 7 sont des vues schématiques de profil et de face d'une autre variante de réalisation. En se reportant à la Fig. I, on voit les parties principales d'un tasseur d'ordures conforme à l'invention et qui sont une trémie I placée sous la colonne de descente d'un vide-ordures, une chambre de compression 2, un vérin 3 agissant sur une plaque de compression 4, une porte 5 montée sur un axe horizontal supérieur 6, une goulotte 7 débouchant au-dessus d'un sac 8. Les ordures tombent dans la trémie I puis dans la chambre 2 jusqu'à ce qu'elles atteignent la hauteur d'une cellule photoélectrique (non représentée). A ce moment, le verin 3 entre en action et la plaque 4 comprime les ordures contre la porte fermée 5. Conformément à la présente invention, la porte 5 comporte des doigts latéraux inférieurs 9 qui s'étendent dans une lumière IG ménagée dans un carter II. A l'extérieur de l'appareil lui-même, et de chaque côté de préférence, se trouve un crochet I2 monté pivotant sur un axe horizontal 13. A l'une de ses extrémités, le crochet I2 porte un galet I4 qui est monté fou sur un axe I5 et qui doit coopérer, en position de fermeture de la porte 5, avec le doigt 8. Un ressort I6 relie le crochet 12 au bâti de l'appareil pour le solliciter vers sa position active A son autre extrémité, le crochet 12 comporte une lumière oblongue 17 dans laquelle s'étend le noyau pivotant I8 d'un elect=s aimant (non représenté). Ce noyau 18a une section également oblongue et a des dimensions telles, par rapport à celles de la lumière I7, que dans une orientation il empeche le pivotement du crochet I2 tandis que dans une autre orientation, il autorise ce pivotement. Le fonctionnement de ce dispositif-est ie suivant Quand le vérin 3 entre en action, la porte 5 est en position de fermeture. Le crochet I2, sollicité par le ressort I6 retient le doigt 9 de la porte 5 qui se trouve ainsi bloque. La-commande de l'électro-aimant est telle que le noyau I8 est dans la position représentée par le dessin c'est-à-dire que son axe longitudinal est perpendiculaire à l'axe longitudinal de la lumière I7. Le pivotement du crochet I2 est donc impossible. La porte 5 est donc soumise à un blocage positif et non pas seulement élastique. Elle oppose aux ordures poussées contre elle par le vérin 3 une force considérable et les ordures sont très fortement tassées. Après un temps déterminé à partir de l'entrée en action du vérin, l'alimentation de l'electro-aimant est changée et son noyau I8 pivote de 900 de sorte que son axe longitudinal devient parallèle à celui de la lumière I7. L'espace (mesuré verticalement) entre les arètes de la lumière 17 et le noyau I8 est tel que le crochet I2 retrouve sa liberté de pivotement. I1 pivote en effet sous l'action du doigt 9 qui étant solidaire-de la porte 5, subit la poussée des ordures due au vérin 3. Le dégagement du crochet I2 par rapport au doigt 9 est facile grâce au galet I4 qui roule sur le doigt 9. La porte 5 est guidée, au cours de son pivotement autour de son axe 6, par le doigt 9 qui glisse dans la lumière 10. Quand les ordures sont tombées dans le sac-8 et que le vérin 3 a atteint son extension maximum, ce dernier reprend sa posi -tion primitive, la porte redescend par son propre poids et le doigt 9 rencontre le galet I4 puisque le crochet I2 est constamment rappelé par le ressort I6. Mais le doigt 9 passe sans difficulté sous le galet I4 car il le fait rouler et fait pivoter le crochet I2 à l'encontre du ressort I6 car le-noyau I8 est resté en position effacée. Quand la porte. 5 est ferméeet que le vérin 3 a repris sa position d'origine c'est-à-dire quand le cycle de tassement est terminé, l'alimentation de l'électro-aimant est changés, le noyau -I8 pivote et se remet en position de verrouillage. En se reportant à la Fig. 2, on voit que le crochet I2 agit sur le doigt 9 non plus par dessus mais par dessous. De ce fait, le point d'application du ressort I6 est situé de l'autre côté de l'axe I3. On voit, de plus, sur cette figure, que le crochet est nettement prolongé afin de constituer un bras de levier important qui atténue l'effort sur le noyau I8. En se reportant maintenant à la figure 3 on voit une autre variante de l'invention. Cette figure montre, schématique, la porte vue de face (et non pas de profil) et du côté opposé à la chambre 2, c'est-à-dire sa face extérieure. A la base de la porte 5, sont soudés des manchons cylindriques I9 contenant chacun un ressort 20 et dans lequel peut coulisser un doigt 21 dont la tette 22 est conique et arrondie. Le ressort 20 est comprimé entre la tête 22 et un bouchon 23 fixé sur le manchon I9 de sorte que le doigt 21 est constamment sollicité vers l'extérieur. Le carter II comporte non pas une lumière comme dans le cas précédent mais un embouti 24 qui forme toujours un guide lors du pivotement de la porte 5. A l'extrémité inférieure de l'embouti 24, se trouve une lumière (non représentée) dans laquelle pénetre la tette 22 du doigt 21 quand la porte 5 est en position de fermeture seulement. Les deux doigts 21 sont dans le prolongement l'un de l'au tre. Perpendiculairement aux doigts 2I, se trouve un électroaimant 25 fixé sur la porte 5 et dont le noyau coulissant 26 agit sur un système articulé 27 formant genouillère et fixé en 28 sur la porte 5. Les deux pivots 29 du système 27 sont cylindriques et peuvent se loger dans des cavités de forme et dimensions correspondantes prévues aux extrémités des doigts 21 opposées à leur tête 22. En position de fermeture, les tetes 22 sont engagées dans les lumières du carter II. L'alimentation de l'électro-aimant 25 est telle que le noyau 26 est en position d'extension. Entre ce noyau 26 et le point d'application 28, le système 27 occupe sa position la plus écartée et les pivots 29 appuient sur les doigts 21 pour s'opposer à leur rapprochement. Les tettes 2-2 ne peuvent donc pas sortir des lumières dans lesquelles elles sont engagées. Au moment voulu, l'excitation de l'électro-aimant 25 est modifiée. Le noyau 26 peut rentrer, le système 27 peut s'allonger, les doigts 21 sont libérés et les tetes 22 peuvent sortir des lu mières. Elles le font sous l'action de 7a porte 5 car l'extrémité des emboutis 24 forment rampe. En fin de cycle de tassement, la porte se ferme, les têtes 22 entrent dans les lumières, en fin de course, sous l'action des ressorts 20 Le système 27 reprend sa position de blocage. En se reportant aux figures 4 et 5 on voit, de profil et de face une autre variante. De part et d'autre du carter Il sont fixés deux électroaimants 30 dont les noyaux 3I se terminent pas une tete 32 ayant une concavité correspondant au diamètre des doigts 9. Ceux-ci sont constitués par les extrémités d'un cylindre soudé à aa base de la porte 5. De plus, la tête 32 présente une rampe 33 dont l'utilité sera précisée plus loin. On voit qu'en position de fermeture, les noyaux 31 appuient sur les doigts 9 et s'opposent à leur déplacement afin de bloquer la porte 5, Au moment de l'ouverture de la porte 5, les noyaux 31 rentrent dans les électro-aimants 30 et libèrent les doigts 9. Quand la porte 5 se referme, il peut se faire que les noyaux 31 soient en position basse. Pour éviter tout incident, la rampe 33 a une forme telle qu'elle oblige le noyau 31 à se soulever sous l'action du doigt 9. En se reportant maintenant aux figures 6 et 7, on voit que sur la porte 5 est soudé, comme précédemment, un cylindre dont les extrémités constituent les doigts 9 Sur ce cylindre, sont soudées des chapes 34 auxquelles sont articulés des étais 35 dont les extrémités portent chacune un croc 36. Un barreau à section carrée 37 se terminant par deux tourillons 38, s'étend transversalement au carter Il et, ainsi, peut pivoter autour de son axe. Une tringle 39 est montée pivotante sur le barreau 37 en un point désaxé et relie ce barreau 37 au noyau 40 d'un électroaimant 41 fixe à l'intérIeur du carter- 11. Les crocs 36 sont en contact avec le barreau 37 et butent contre son arête. Quand l'électro-aimant 41 est excité, le noyau 40 est immobilisé, la tringle 39 à laquelle il est relié, empoche le pivotement du barreau 37. Les crocs 36 retiennent les étais 35 et la porte 5 est bloquée. Au moment de l'ouverture, l'alimentation de l'électroaimant 4I est modifiée. Le noyau 40 et la tringle 39 sont libérés, le barreau 37 pivote sous la poussée des étais 35. La porte peut s'ouvrir. Lors de la fermeture, les crocs 36 reviennent se bloquer contre l'arrête du barreau 37. Une autre variante, non représentée, consiste à disposer un vérin contre la porte 5 de sorte qu'il la bloque jusqu'à ce 'qu'une vanne libère la pression dans ce vérin pour laisser la porte s'ouvrir. Dans toutes les variantes décrites, on remarque que les organes de blocage de la porte 5 entrent en action avant que celleci ait atteint sa position de fermeture complète. Cela est désiré pour qu'il subsiste un jeu relativement important entre la porte elle-meme et le passage qu'elle obture. Il peut en effet se produire qu'un déchet se place dans l'ouverture et empêche la porte de revenir exactement jusqu'à sa position de fermeture Grâce au jeu prévu, la porte peut à la fois etre bloquée et ne pas titre complètement fermée. L'invention n'est pas limitée aux seuls modes de réalisations décrits et représentés mais en couvre, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS I- Tasseur d'ordures ménagères disposé à la base de la colonne de descente d'un vide-ordures, du type comprenant une trémie dans laquelle agit un dispositif de tassage comprenant un premier élément mobile agissant en antagonisme avec un second élément mobile constituant une porte pour l'évacuation des ordures tassées, caractérisé en ce que le second élément mobile, ou porte, comprend un mécanisme de blocage en position dé fermeture, ctest-à-dire en position d'action antagoniste, l'organe actif de ce mécanisme de blocage étant relié à un dispositif moteur à commande électrique, pneumatique ou hydraulique et synchronisé avec le premier élément mobile afin que le blocage du second élément mobile ou porte, soit positif , 2- Tasseur selon la revendication I caractérisé en ce que l'organe actif est en position de blocage alors que la porte est en position de fermeture incomplète afin de ménager un jeu substantiel. 3- Tasseur selon la revendication I caractérisé en ce que le mécanisme de blocage comprend au moins un crochet monté pivotant sur le bdti fixe du tasseur et coopérant par l'une de ses extrémités avec la porte tandis que son autre extrémité est reliée au moteur de commande. 4- Tasseur selon la revendication 3 caractérisé en ce que l'axe de pivotement du crochet est plus près de l'extrémité qui coopère avec la porte afin que l'autre extrémité constitue un bras de levier. 5- Tasseur selon la revendication 3 caractérisé en ce que l'extrémité du crochet qui coopère avec la porte est munie d'un galet monté fou sur un axe parallèle à l'axe de pivotement du crochet, la partie de la porte avec laquelle coopère ledit crochet étant cylindrique d'axe parallèle à celui du galet. 6- Tasseur selon la revendication 3 caractérisé en ce que le crochet est relié au bâti fixe par un ressort qui rappelle ledit crochet en position de blocage de la porte. 7- Tasseur selon la revendication 3 caractérisé en ce que le moteur est constitué par un électro-aimant dont le noyau est pivotant, parallèle à l'axe de pivotement du crochet, et relié à ce dernier. 8- Tasseur selon la revendication 7 caractérisé en ce que l'extrémité du noyau est à section oblongue et s'éténd dans une lumière du crochet également oblongue afin de constituer une clef de blocage ou de déblocage du crochet selon son orientation qui est elle-meme fonction de l'excitation de ltélectro-aimant, 9- Tasseur selon la revendication I caractérisé en ce que le mécanisme de blocage comprend au moins un poussoir coulissant situé sur la porte et dont une extrémité arrondie dépasse le contour de ladite porte pour pouvoir pénétrer dans un logement fixe, 1 'autre extrémité pouvant coopérer avec le noyau d'un électroaimant coulissant perpendiculairement au poussoir, l'excitation de cet électro-aimant agissant sur la position du noyau et, par suite, sur le blocage et le déblocage du poussoir. IO- Tasseur selon la revendication 9 caractérisé en ce que le mécanisme de blocage comprend deux poussoirs coulissants situés dans le prolongement l'un de l'autre et sollicités chacun par un ressort vers leur position de blocage dans leur logement fixe, tandis que le noyau d'un électro-aimant unique est relié à une genouillère intercalée entre les deux poussoirs, les logements fixes étant adjacents chacun à une rampe susceptibles d'enfoncer les poussoirs à l'encontre des ressorts. II- Tasseur selon la revendication 9 caractérisé en ce que les poussoirs, en position de déblocage, coopèrent avec des guides adjacents aux logements fixes. I2- Tasseur selon la revendication I caractérisé en ce que le mécanisme de blocage comprend au moins un poussoir coulissant qui est situé sur le b ti fixe du tasseur et qui coopère avec la porte en position de fermeture pour en contrarier le mouvement, ce poussoir étant actionné par le noyau d'un électro-aimant ou par le piston d'un vérin, I3- Tasseur selon la revendicaton I2 caractérisé en ce que la porte comprend des doigts latéraux sur chacun desquels agit perpendiculairement à eux, un poussoir coulissant. I4- Tasseur selon la revendication I3 caractérisé en ce qe l'extrémité de chaque poussoir est concave pour coiffer, au moins partiellement, le doigt correspondant. I5- Tasseur selon la revendication I caractérisé en ce que le mécanisme de blocage comprend au moins un étai dont une extrémité est reliée à la porte tandis que l'autre comprend un crochet qui peut coopérer avec une butée pivotante à section polygonale, perpendiculaire à l'étai et reliée à un organe coulissant du dispositif moteur. I6- Tasseur selon la revendication 15 caractérisé en ce que la porte étant monté pivotante sur un axe horizontal supérieur, l'étai ou les étais sont reliés à ladite porte par des pivots situés le plus loin possible de l'axe de la porte. 17- Tasseur selon la revendication I caractérisé en ce que le mécanisme de blocage comprend au moins un vérin dont le piston en position d'extension agit sur la porte pour en contrarier l'ouverture. I8- Tasseur selon la revendication I caractérisé en ce que le dispositif moteur est actionné par un temporisateur commandé par le premier élément mobile. I9- Tasseur selon la revendication I caractérisé en ce que le premier élément mobile étant actionné par un vérin, le dispositif moteur est actionné par un mécanisme sensible à la pression exerce sur le vérin par le fluide. 20- Tasseur selon la revendication I caractérisé en ce que le premier élément mobile étant actionné par un vérin le dispositif moteur est actionné par un mécanisme sensible à la pression exercée sur le second élément mobile par le vérin, 21- Tasseur selon la revendication I caractérisé en ce que la partie de la porte avec laquelle coopère le mécanisme de blocage est constituée par un doigt qui dépasse latéralement le contour de a porte pour constituer un guide s'étendant dans une lumière ménagée dans un carter circonscrit au lieu géométrique de ladite porte, le mécanisme de blocage étant situé à l'extérieur du carter pour coopérer avec l'extrémité du doigt qui traverse la lumière.