la présente invention concerne une grue à flèche articulée, comprenant une partie inférieure ou bati destiné à être fixé sur le châssis d'un véhicule, une colonne verticale pivotante montée rotative sur ce bats, un bras de support articulé sur la colonne pivotante et inclinable dans le plan vertical entre une position de travail verticale et une position de repos inclinée, et une fleche repliable en plusieurs éléments qui est articulée sur le bras de support et inclinable dans le plan vertical par un dispositif moteur commandé par un fluide soue pression entre une position de travail dépliée et une position de repos repliée. Les grues conçues pour être montées sur un véhicule et comprenant une longue flèche, par exemple les grues conçues pour le chargement de bois, sont transportées pendant que la flèche en position de repos est orientée dans le sens de l'axe du véhicule. Si la grue est montée derrière la cabine de conduite, la flèche est généralement dirigée vers l'avant, au-dessus de la cabine, de sorte qu'elle gêne la visibilité ou,ce qui est également un inconvénient, déplace le centre de gravité du véhicule sur l'essieu avant. Si la grue est montée sur l'carrière du véhi cule, comme c t est fréquesment le cas actuellement, la flèche, dirigée vers l'avant et surplombant le chargement, limite la capacité de chargement du véhicule. On connatt depuis longtemps déjà des grues repliables qui sont orientées perpendiculairement à l'axe du véhicule en position de repos et dont la flèche est repliée à angle droit ou en diagonale dans un plan transversal à l'axe du véhicule. On s'efforce de concevoir ces grues - servant surtout au chargement et au déchargement de camions-- de manière qu'elles soient si possible cachées complètement derrière la cabine de conduite à l'état replié, c'est-à-dire en position de repos. Toutefois, comme la colonne pivotante doit être disposée aussi près que possible du milieu du véhicule pour que la grue possède l'angle de pivotement requis, la longueur maximale de la flèche est très limitée. Pour que, avec des grues de ce type, la flèche puisse oestre déposée suffisamment bas derrière la cabine en position de repos et pour que la flèche puisse néanmoins avoir une longueur assez grande, on a proposé de remplacer la partie supérieure de la colonne pivotante par un bras de support qui est articulé sur la partie restante de faible hauteur de la colonne pivotante de manière que ce bras de support puisse être incliné verticalement et perpendiculairement à l'axe du véhicule et que l'articulation entre l'extrémité supérieure du bras de support et la flèche puisse ainsi titre écartée autant que possible du plan axial vertical du véhicule.Le brevet allemand n 1 233 552 décrit ainsi une construction comprenant un bras de support qui peut être amené en position horizontale et dans laquelle la flèche prend également une position horizontale transversale à l'axe du véhicule lorsque le bras de support occupe cette position de repos. Comme la largeur des véhicules est limitée, la longueur de la flèche d'une telle grue ne peut pas non plus dépasser la largeur maximale admissible du véhicule. La longueur de flèche ainsi possible ne suffit pas lorsqu'une telle grue doit être utilisée comme grue à longue flèche ou à grande portée, par exemple pour le chargement de bois.Cette construction visait d'ailleurs une grande hauteur de levage et la possibilité de loger la grue en position de repos en totalité derrière la cabine de conduite, c'est-à-dire deux objectifs démunis de sens lorsqu'il s'agit de grues à grande portée. Lorsque la flèche d'une grue selon le brevet allemand cité ci-dessus doit être amenée en position de transport ou en position de travail, son extrémité libre doit être fixée sur un appui particulier ou être détachée de cet appui; de plus, les vérin des deux éléments composant la flèche doivent travailler simultanément, ce qui est difficile à réaliser ou irrationnel au point de vue de la commande. Le brevet allemand n0 1 119 480 décrit une grue comprenant une colonne pivotante formant un bras de support qui peut être incliné transversalement à l'axe du véhicule depuis la position verticale en vue du décalage vers le côté de l'articulation entre cette colonne ou ce bras et la flèche. Outre le fait que, dans cette construction, la flèche prend une position de repos horizontale transversale à l'axe longitudinal du véhicule, comme décrit ci-dessus, il faut un dispositif hydraulique séparé pour relever la colonne ou le bras de support dans le plan vertical de la position de repos à la position de travail. La construction devient ainsi croûteuse et lourde, ce qui est bien entendu nuisible à la rentabilité de la grue.De plus, l'un des objectifs de cette construction est également de loger la grue si possible complètement derrière la cabine de conduite du véhicule ce qui n'est pas du tout nécessaire, comme déjà mentionné, s'il s'agit de grues servant au chargement et au déchargement de bois. L'objet de l'invention est une grue à fleche articulée qui ne présente pas les inconvénients mentionnés ci-dessus, qui comprend une flèche suffisamment longue, même pour des grues à longue flèche, qui peut être repliée en position de repos dans un plan transversal à l'axe longitudinal du véhicule et à l'intérieur des dimensions maximales admissibles du véhicule et qui, en ce qui concerne les dispositifs de commande nécessaires pour le repliage, est plus simple que les grues connues jusqu'à présent. Une grue à flèche articulée selon l'invention est caractérisée par la disposition, sur le bâti, d'une butée sur laquelle se déplace la flèche, en vue de l'augmentation de l'angle entre le bras de support et la flèche et en vue de l'inclinaison du bras de support à la position de travail, lorsque la flèche est relevée, au moyen dudit dispositif moteur, de la position de repos à la position de travail, et sur laquelle la flèche se déplace également, mais en sens inverse et pour produire l'effet contraire, lorsque la flèche est ramenée à la position de repos. Grâce au fait que la grue selon l'invention est équipée d'une butée qui guide les mouvements de dépliage et de repliage de la flèche, celle-ci, après le rabattement de ses deux éléments l'un sur l'autre, peut etre placée en diagonale dans un plan transversal à l'axe du véhicule et sous un encombrement défini, d'une part, par la largeur maximale admissible du véhicule et, d'autre part, par la hauteur maximale admissible du véhicule. La flèche peut avoir une longueur maximale grâce au fait qu'elle est placée en diagonale en position de repos. Comma le repliage et le dépliage du bras de support et de la flèche sont guidés par un élément de guidage fixe ou rotatif prévu sur le bâti (ou faisant corps avec lui), les mouvements d'inclinaison du bras de support entre les positions de repos et de travail peuvent être produits simplement par le vérin de la flèche, sans aucun dispositif de commande hydraulique particulier, ce qui résulte bien entendu en une construction plus simple et meilleur marché de la grue. Le dépliage et le repliage de la grue s'effectuent, du début jusqu'à la fin, exclusivement au moyen du vérin mentionné, ce qui constitue naturellement une solution simple et faisant gagner du temps lors de l'utilisation de la grue. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront plus clairement de la description qui va suivre dé quatre exemples de réalisation non limitatifs, ainsi que des dessins annexés sur lesquels - la figure 1 esttune vue. en élévation latérale d'une grue à flèche articulée selon un premier exemple de réalisation, qui est montée sur l'extrémité arrière dfun véhicule et représentée en position de travail et dont la flèche est articulée directement sur le bras de support, tandis que le vérin commandant la flèche (dispositif moteur) est articulé entre la colonne pivotante et la flèche; - la figure 2 est une vue de derrière, en direction de la cabine de conduite du véhicule, de la grue de la figure 1 en position de repos;; - la figure 3 est une vue d'en haut de la grue de la figure 1 en position de repos; - la figure 4 est une vue de derrière de la grue de la figure 1 en une position intermédiaire, le bras pivotant étant déjà en position de travail mais la flèche étant encore en position de repos; - la figure 5 est une vue de derrière de la grue de la figure 1 en une position de passage du point mort de l'élémentextreme ou fléchette pendant l'amenée de la grue à la position de repos;; - la figure 6 est une vue en élévation latérale d'une grue à flèche articulée selon un deuxième exemple de réalisation, qui est également montée à l'extrémité arrière d'un véhicule et représentée en position de travail et dont la flèche est articulée sur le bras de support par un élément intermédiaire, tandis que le vérin commandant la flèche (dispositif moteur) est articulé entre le bras de support et la flèche; - la figure 7 est une vue de derrière de la grue de la figure 6 en position de repos; - la figure 8 est une vue d'en haut de la grue de lafigure 6 en position de repos; - la figure 9 est une vue de derrière de la grue de la figure 6 en une position intermédiaire, le bras pivotant étant déjà en position de travail mais la flèche étant encore en position de repos;; - ia figure 10 est une vue de derrière de la grue de la figure6enute position de passage du point mort de la fléchette pendant l'amenée de la grue à la position de repos; - la figure 11 est une vue en élévation latérale d'une grue à flèche articulée selon un troisième exemple de réalisation, qui est montée également à l'extrémité arrière d'un véhicule et représentée en position de travail et dont la flèche est articulée directement sur le bras pivotant, tandis que le vérin commandant la flèche (dispositif moteur) est articulé entre le bras de support et la flèche; - la figure 12 est une vue de derrière de la grue de la figure Il en position de repos;; - la figure 13 est une vue de derrière de la grue de la figure Il en une position intermédiaire, le bras de support étant déjà en position de travail, mais la flèche étant encore en position de repose - la figure 14 est une vue de derrière la grue de la figure 11 en une position de passage du point mort de l'élément principal de la flèche à laide de la fléchette pendant l'amenée de la grue à la position de travail; - la figure 15 est une vue semblable à celle de la figure 14 mais après le passage du point mort par l'élément principal de la flèche en direction de la position de travail;; - la figure 16 est une vue de derrière d'une grue à flèche articulée selon un quatrième exemple de réalisation, qui est également montée sur l'extrémité arrière d'un véhicule et qui est représentée en une position de travail où sa fleche est étendue horizontalement vers l'un des côtés, cette grue étant équipée d'une butée réalisée sous forme d'un levier; - la figure 17 est une vue de derrière de la grue de la figure 16 en position de repos; et - la figure 18 est une vue de derrière de la grue de la figure 16 en une position intermédiaire, le bras de support étant déjà en position de travail mais la fleche étant encore en position de repos. La grue représentée sur les figures 1 à 5 comprend une partie inférieure ou bâti 1 qui est muni d'appuis pour améliorer la stabilité. Le bâti 1 porte une colonne pivotante 2 qu'un mécanisme de rotation hydraulique 23 permet de faire tourner autour d'un axe vertical. Sur la colonne pivotante 2 est articulé , en 3, un bras de support 4. Sur ce bras de support 4 sont articulés un élément principal de flèche ou bras de levage 6, par l'articulation 5, et un palonnier 8, par l'articulation 7. Le palonnier 8 est en outre relié au bras de levage 6 par des articulations 19 et 20 et une biellette 21. Un vérin hydraulique 10 est articulé en 9 sur la colonne pivotante 2 et en 11 sur le palonnier 8. Sur le bras de levage sont articulés un élément extrême de flèche ou fléchette 13 et, par des articulations 14, deux vérins hydrauliques 15 dont les autres extrémités sont articulées en 22 sur la fléchette 13. Une benne preneuse 17 est reliée par une articulation 16 à la fléchette 13. En position de repos de la grue, le bras de levage 6 s'appuie par un élément de glissement 18 sur une glissière 19 formée sur une partie saillante du bâti, comme décrit plus en détail dans ce qui va suivre. A la position de repos de la grue, représentée sur la figure 2, le bras de support 4 est bloqué en position oblique en un plan transversal à l'axe longitudinal du véhicule par un verrou monté sur l'articulation 9. Le bras de levage 6 est en position diagonale et s'appuie par son extrémité extérieure et par l'intermédiaire de l'élément de glissement 18 sur la glissière 19. la fléchette 13 est rabattue sur le bras de levage et la benne 17 est rabattue sur la fléchette. L'angle d'inclinaison et la hauteur du bras de support 4 sont choisis de manière qu'aucune partie de la grue ne dépasse de la largeur maximale admissible ni de la hauteur maximale admissible du véhicule. La longueur du bras de levage est cependant choisie de manière que la grue possède une portée suffisante pour qu'elle puisse saisir des charges sur le sol.Grâce à la position en diagonale du bras de levage 6 en position de repos de la grue, rendue possible en particulier par l'inclinaison du bras de support 4, la longueur du bras de levage peut être maximale. Lorsque la grue doit être amenée en position de travail, on ouvre tout d'abord le verrou incorporé dansîtarticlation 9. Lorsqu'on alimente ensuite le vérin 10 en fluide sous pression de manière que ce vérin se rétracte, l'angle entre le bras de support 4 et le bras de levage 6 augmente du fait que l'élément de glissement 18 glisse le long de la glissière 19 en s'écartant de la colonne pivotante 2, comme indiqué par la flèche B sur la figure 4. Le bras de support 4 est, de ce fait, obligé de se relever en direction de la flèche A par sa rotation autour de l'articulation 3. Dès que le bras de support 4 a atteint sa position de fin de course, c'est-à-dire sa position de travail représentée sur la figure 4, il est bloqué à cette position au moyen du verrou incorporé dans l'articulation 9. La longueur et l'emplacement de la glissière 19 etl'ezplscement de l'élément de glissement 18 sont choisis de-manière qu'au moment où le bras de support atteint sa position de travail, l'articulation ll a dépassé suffisamment la droite C reliant les articulations 9 et 7 pour que le bras de levier nécessaire pour relever le bras de levage 6 depuis cette position à la position de travail soit assuré. Lorsque le vérin 10 est ensuite alimenté en fluide sous pression de maniere que ce vérin commence à St allonger, cet allongement ou extension du vérin 10 provoque le relevage du bras de levage à la position de travail.Pour amener la fléchette 13 en position de travail, les vérins 1S sont alimentés en fluide sous pression de manière que leur longueur augmente et que la fléchette 13 tourne autour de l'articulation 12. Le passage du point mort au moment où les articulations 12, 14 et 22 sont alignées résulte du poids propre de la fléchette 13. La grue est maintenant en position de travail. Pour que la grue soit également capable de charger à proximité immédiate du bras de support et y former des piles de grande hauteur -ce qui est notamment indispensable lors du chargement de bouts de bois d'une longueur relativement faible- le bras de levage 6 doit pouvoir être relevé à peu près à la verticale. Comme il ressort des dessins, l'angle entre le bras de support 4 et le bras de levage 6 peut varier entre une valeur proche de Oo et une valeur atteignant presque 1800, ce qui est possible grâce au palonnier 8. Le rappel de la grue de la position de travail ( figure 1) à la position de repos (figure 2) s'effectue par le déroulement en ordre inverse des mouvements décrits ci-dessus. Le repliage de la fléchette 13 est produit par l'extension des vérins 15, le passage du point mort2 lorsque les articulations 12, 14 et 22 sont align,ées, par l'application de la benne contre le sol au moyen du bras de levage, comme représenté sur la figure 5, et la rétraction des vérins 15 pour rabattre la fléchette en position de repos sur le bras de levage. Le bras de levage 6 est ensuite amené à la position représentée sur la figure 4, où il s'appuie par ltélément de glissement 18 sur la glissière 19. Le verrou incorporé dans l'articulation 9 est ensuite ouvert et le vérin 10 est étendu.Dès que le bras de support a atteint sa position extrema, il est bloqué à cette position au moyen du verrou incorporé dans l'articulation 9. La grue est alors en position de repos. Comme il ressort de la description et des dessins, la grue est amenée à la position de repos et à la position de travail au moyen du vérin hydraulique 10, de l'élément de glissement 18 et de la glissière 19, clest-à-dire au moyen de trois éléments dtune construction tres simple, cé qui constitue une solution économiquement avantageuse. La grue des figures 1 à 5 est agencée de manière que l'articulation Il du vérin lO,située du côté du bras de levage, se trouve en position de repos de la grue sur le côté de la droite C reliant les articulations9 et 7. qui est à l'opposé de la flèche, comme le montre la figure 2. Si l'on choisit un agencement dans lequel l'articulation 11 de ce vérin se trouve, en position de repos de la grue, sur le côté bras de levage de la droite C, on-peut remplacer la glissière 19 par une simple cheville de glissement sur laquelle le bras de levage 6 glisse vers le bas, par exemple par sa face inférieure, pendant que le bras de support 4 est relevé de sa position de repos à la position de travail.Bien que la flèche s'écarte alors moins de la colonne pivotante que dans le premier cas, l'écartement ainsi obtenu suffit en beaucoup de cas pour que l'angle entre le bras de support 4 et le bras de levage 6 s'ouvre suffisamment pour obtenir le bras de levier nécessaire pour le relevage de la flèche par le vérin 10. La grue représentée sur les figures 6 à 10 se distingue de celle des figures 1 à 5 par le fait que le bras de levage 6 est articulé sur le bras de support 4 par un élément intermédiaire 24. Ce dernier est articulé par des pivots 5 sur le bras de support et par des pivots 25 sur le bras de levage. Le bras de support 4 présente une butée fixe 26 qui limite l'abaissement de 11 élément intermédiaire 24. Une autre différence est que le vérin hydraulique 10 agit directement entre le bras de support 4 et le bras de levage 6, les deux articulations étant désignées par 9 et 11, et que la glissière formant élément de guidage et de butée est remplacée par une chevilla 28 solidaire du bâti 1. Dans cet exemple, le bras de support 4 est muni d'un dispositif d'arrêt 27 qui permet également de bloquer l'élément intermédiaire articulé 24 en position abaissée à laquelle cet élément est en appui contre la butée 26. Lorsque la grue doit être amenée a la position de travail depuis la position de repos représentée sur la figure 7, on ouvre tout d'abord le verrou 29 sur la colonne pivotante 2. Le vérin 10 est ensuite étendu, de sorte que le bras de levage 6 commence à tourner dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une montre autour de l'articulation 25 -figure 7- ce qui a pour effet que l'angle entre le bras de support 4 et le bras de levage 6 augmente.Etant donne que le centre de gravité de l'ensemble formé par le bras de support 4, la flèche formée des éléments 6 et 13 et la benne 17 se trouve dans le prolongement de la flèche G (figure 7), c'est-à-dire sur le coté de l'axe de rotation dela colonne pivotante 2 qui est à l'opposé de l'articulation 3, le bras de levage 6 commence à glisser vers le bas le long de la butée 28, en direction de la flèche B sur la figure 9, en relevant ainsi le bras de support 4 à la position de travails comme indiqué par la flèche A sur la figure 9. Le bras de support est bloqué à cette position de travail au moyen du verrou 29. La poursuite du relevage du bras de levage à la position de travail s'effectue par ltextension du vérin 10, cette poursuite du relevage par rapport au bras de support 4 steffectuant, dans le sens de la flèche F, soit autour de l'articulation 5, soit autour de l'articulation 25, suivant la position du bras de levage 6 ou suivant la charge de ce bras. Grace à l'élément intermédiaire articulé 24, il n'y a pas de point mort. Le dépliage dela flecbette 13 à la position de travail s'effectue comme décrit dans le premier exemple au moyen des vérins 15. La grue occupe alors la position de travail représentée sur la figure 6. Le rappel de la grue de la position de travail de la figure 6 à la position de repos de la figure 7 s'effectue par le déroulement en ordre inverse des mouvements décrits. Le rabattement de la fléchette 13 sur le bras de levage comprend, comme déjà décrit dans le premier exemple, l'application de la benne preneuse 17 contre le sol (figure 10). Le bras de levage 6 est ensuite replié à la position représentée sur la figure 9, dans laquelle sa partie extérieure est en appui contre la cheville 28 et dans laquelle l'élément intermédiaire articulé 24 est en appui contre la butée 26. Le verrou 29 est alors ouvert et l'élément intermédiaire 24 est bloqué sur le bras de support au moyen du dispositif d'arrêt 27. La rétraction subséquente du vérin 10 fait tourner le bras de levage 6 autour de l'articulation 25 25 de manière que l'angle entre le bras de levage et le bras de support diminue. En raison de la présence de la cheville 28, le bras de support est alors obligé-de tourner autour de l'articulation 3 jusqu'à ce qu'il atteigne sa position de repos (figure 7) où il est bloqué au moyen du verrou 29. Le dispositif d'erre t 27 peut ensuite être déverrouillé pour que la grue puisse à nouveau etre amenée à sa position de travail. Le dispositif d'arrêt 27 permet par conséquent, lors du repliage du bras de levage, d'assurer que la rotation de ce bras dans le stade final, c'est-à-dire après que le bras de levage a touche la butée 28, s'effectue autour de l'articulation 25, c'est-à-dire autour de l'articulation qui est située du côté de la droite C' reliant les deux articulations 9 et ll du cylindre 10 qui est à l'opposé de l'articulation 5, autour de laquelle s'effectue la rotation de la flèche pendant qu'elle est amenée à la position de travail. Cela assure que la rétraction du cylindre 10 produit également la repliage du bras de levage 6-lorsque celui-ci est déjà en appui contre la butée 28, étant donné que l'élément intermédiaire 24 est empêché de tourner vers le haut autour de l'articulation 5.Le rappel à la position de repos du bras de support s'effectue donc par le même vérin que celui commandant la flèche. La grue représentée sur les figures 11 à 15 se distingue de celle des figures 1 à 5 du fait que le bras de levage 6 est articulé sur le bras de support 4 par une partie d'angle 30 solidaire du bras 6, et que le vérin hydraulique 10 agit directement entre le bras de support 4 et le bras de levage 6, les articulations étant désignées par 9 et 11. Une autre différence est que la glissiere formant élément de guidage et de butée est remplacée par la cheville 28. Dans cet exemple, les articulations 9 et 11 du vérin hydraulique 10 sont disposées par rapport à l'articulation 5 entre le bras de support 4 et le bras de levage 6 de manière que la droite Ct - suivant laquelle travaille le vérin 10- passe d'un côté de l'articulation 5 en position de-repos de la grue et de l'autre c8té de cette articulation lorsque la grue est en position de travail. Lorsque la grue doit être amenée de la position de repos de la figure 12 à la position de travail de la figure 11, on ouvre tout d'abord le verrou 29 sur la colonne pivotante 2. La rétraction subséquente du vérin 10 fait tourner le bras de levage 6 dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une montre autour de l'articulation 5 (voir la figure 12) ce qui a pour effet que l'angle entre le bras 6 et le bras 4 augmente. Etant donné que le centre de gravité de l'ensemble formé par le bras de support 4, la flèche formée des éléments 6 et 13 et la benne 17 est situé par rapport à l'articulation 3 du bras de levage 4 comme indiqué par la flèche G sur la figure 12, le bras de levage 6 commence a glisser vers le bas le long de la cheville 28 et en direction de la flèche B sur la figure 13, de sorte que le bras de support 4 est relevé en direction de la flèche A à la position de travail par sa rotation autour de l'articulation 3 (figure 13).A cette position, le bras de support est bloqué au moyen du verrou 29, Les emplacements des articulations 5, 9 et 1l sont choisis de manièreqie lorsque le bras de support 4 est en position de travail et lorsque le bras de levage 6 est en appui contre la cheville 28 (figure 13), la droite C' reliant les articulations 9 et 11 passe devant I'articulation 5 du côté du bras de levage 6, de sorte que l'angle entre le bras de support et le bras de levage augmente lorsque le vérin 10 se rétracte. Le bras de levage 6 peut donc être écarté de la cheville 28 jusqutà ce que les articulations 5, 9 et Il se trouvent toutes sur la droite C', comme représenté sur la figure 14, ce qui est la position de point mort du bras de levage 6. Pour faire passer le bras de levage 6 par ce point mort, on déplie tout d'abord la fléchette 13 et la benne 17 en les écartant du bras de levage 6 au moyen des vérins hydrauliques 15 dans le sens de la flèche D sur la figure 14 et on appuie ensuite la benne sur le sol pour produire ainsi par rapport à l'articulation 12 un couple faisant passer le bras de levage 6 par le point mort par sa rotation autour de l'articulation 5 et en direction de la flèche E selon la figure 15. La poursuite du relevage du bras de levage jusqu'à la position de travail de la figure 11 s'effectue par l'extension du vérin 10. Le rappel de la grue à IL position de repos est produit par le déroulement en ordre inverse des mouvements décrits. Il ressort de ce qui précède que le relevage et l'incli- nais on du bras de support 4 de même que le glissement de la flèche sur la cheville 28 lors du dépliage et du repliage de la grue sont exclusivement commandés par le vérin 10, sans que la fonction normale de ce vérin, la manoeuvre du bras 6 en position de travail de la grue, soit affectée et sans qu'il soit nécessaire de choisir des emplacements moins favorables - en ce qui concerne le couple produit sur le bras de levage pour les articulations de ce vérin. Le ou les vérins de la fléchette ne doivent être utilisés que brievement pour faire passer le bras de levage par son point mort. Bien entendu, la cheville 28 est nécessaire pour relever et incliner le bras de support 4. La grue représentée sur les figures 16 à 18 se distingue de celle des figures 1 à 5 du fait que la glissière assurant le déplacement latéral du bras de levage 6 et, par suite, le relevage et l'inclihais on du bras de support est remplacée par un levier 31 qui peut tourner dans un plan vertical et qui est articulé sur un pivot 32 solidaire du bâti de la grue. L'extrémitb supérieure de ce levier 31 est en forme de fourche et reçoit une cheville 33 solidaire du bras de levage 6 pendant une phase déterminée du mouvement de rotation. Lorsque cette grue doit etre amenée de la position de repos de la figure 17 à la position de travail de la figure 16, on ouvre tout d'abord le verrou incorporé dans l'articulation 9 sur la colonne pivotante 2. La rétraction subséquente du vérin 10 fait tourner le bras de levage 6 dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une montre autour de larticulation 5 5 figure 17- ce qui a pour effet que l'angle entre le bras de support 4 et le bras de levage 6 augmente et que le bras de levage 6 commence à glisser vers le bas.La cheville 33 en appui dans la fourche du levier 31 oblige le levier de tourner dans le sens des aiguilles diune montre autour du pivot 32 de la position verticale de la figure 17 à la position oblique de la figure 18s de sorte que le bras de levage effectue un mouvement de descente et d'écartement de la colonne pivotante 2, comme indiqué par la flèche B sur la figure 18. Le bras de support 4 est de ce fait obligé de se relever par une rotation dans le sens de la flèche A autour de l'articulation 3. Dès que le bras de support 4 a atteint sa position de fin de course, c'est-à-dire sa position de travail représentée sur la figure 18, il y est bloqué au moyen du verrou incorporé dans l'articulation 9. L'emplacement et la longueur du levier 31 ainsi que l'emplacement de la cheville 33 sont choisis de manière que lorsque le bras de support atteint sa position de travail, l'articulation 11 a dépassé la droite C reliant les articulations 9 et 7 dans une mesure suffisante pour que le bras de levier nécessaire pour le relevage du bras 6 depuis cette position et jusqu'à la position de travail soit assuré. Le relevage complet du bras de levage jusqu'd la position de travail est produit par l'extension du vérin 10. Le dépliage de la fléchette 13 à la position de travail s'effectue comme déjà décrit dans le premier exemple. Le rappel de la grue de la position de travail de la figure 16 à la position de repos de la figure 17 s'effectue par le déroulement en ordre inverse des mouvements décrits. Le rabattement de la fléchette 13 sur le bras de levage comprend l'application de la benne 17 contre le sol, également comme déjà décrit. Le bras de levage 6 est ensuite ramené à la position de la figure 18 où la cheville 33 est en appui dans la fourche du levier 31. Le verrou incorporé dans l'articulation 9 est ouvert et le cylindre 10 est rétracté.Pendant cette rétraction, le bras de levage 6 tourne autour de l'articulation 5 de manière que l'angle entre le bras 6 et le bras 4 diminue. Le levier 31 oblige cependant le bras de levage d'effectuer un mouvement dirigé obliquement vers le haut, de sorte que le bras de support est forcé de tourner autour de l'articulation 3 jusqu'à sa position de-repos (figure 17) où il est bloqué. La grue est alors en position de repos. Il ressort de ce qui précède que le dispositif à levier comprenant les éléments 31, 32 et 33 guide le mouvement du bras de levage de manière que, lors du dépliage de la grue, l'angle entre le bras de support et le bras de levage augmente suffisamment pour assurer que le bras de levier nécessaire pour la poursuite du relevage de la flèche par le vérin 10 soit suffisant. De façon analogue, ce dispositif à levier assure, lors du repliage de la grue, la retenue et le guidage vers le haut du bras de levage, si bien que le bras de support peut être ramené à la position de repos par le seul vérin 10. R E V E N D I C A T I O N S REV E N D I C A T I 9NS 1. Grue à flèche articulée comprenant une partie inférieure ou bâti destiné à être fixé sur le chassies d'un véhicule, une colonne verticale pivotante montée rotative sur ce bâti, un bras de support articulé sur la colonne pivotante et inclinable dans le plan vertical entre une position de travail verticale et une position de repos inclinée, et une flèche repliable en plusieurs éléments qui est articulée sur le bras de support et inclinable dans le plan vertical par un dispositif moteur commandé par un fluide sous pression entre une position de travail dépliée et une position de repos repliée, caractérisée par la disposition, sur le bâti, d'une butée sur laquelle se déplace la flèche, en vue de l'augmentation de l'angle entre le bras de support et la flèche et en vue de l'inclinaison du bras de support à la position de travail, lorsque la flèche est relevée, au moyen dudit dispositif moteur, de la position de repos à la position de travail, et sur laquelle la flèche se déplace également, mais en sens inverse et pour produire l'effet secondaire, lorsque la flèche est ramenée à la position de repos. 2. Grue à flèche articule selon la revendication 1, caractérisée en ce que la butée est formée par une glissière et en ce que la flèche présente un élément de glissement qui, lors du dépliage de la flèche depuis la position de repos à la position de travail, glisse sur cette glissière en s'écartant de la colonne pivotante. 3. Grue à flèche articulée selon la revendication 2, dans laquelle ledit dispositif moteur est articulé entre la colonne pivotante et la flèche par l'intermédiaire d'un palonnier, caractérisée en ce que l'articulation du dispositif moteur située du côté de la flèche se trouve, en position de repos du bras de support, sur le côté opposé à la flèche d'une droite reliant l'articulation entre le bras de support et le palonnier à l'articulation du dispositif moteur sur la colonne pivotante, et en ce que la longueur de la glissière est suffisante pour que l'écar- tement la flèche par rapport à la colonne pivotante par son glissement sur ladite glissière fasse passer ladite articulation du dispositif moteur située du côté de la flèche de l'autre c8té de ladite droite. 4. Grue à flèche articulée selon la revendication 1, caractérisée en ce que la butée est formée d'une cheville ou d'un élément analogue sur lequel glisse la flèche par une surface de glissement. 5. Grue à flèche articulée selon la revendication 1, dans laquelle ledit dispositif moteur est articulé entre le bras de support et la flèche et dans laquelle la flèche est reliée au bras de support par l'intermédiaire d'un élément articulé dont le mouvement d'abaissement est limité par une butée prévue sur le bras de support, caractérisée en ce qu'elle comprend un dispositif d'arrêt monté entre le bras de support et l'élément articulé et destiné à bloquer l'élément articulé sur le bras de Support. 6. Grue selon la revendication 5, caractérisée en ce que le dispositif d'arrêt est agencé de manière que l'élément articulé puisse être bloqué pendant qu'il est en appui sur la butée limitant son mouvement d'abaissement. 7. Grue à flèche articulée selon la revendication 1, dans laquelle ledit dispositif moteur est articulé entre le bras de support et la flèche, caractérisée en ce que les articulations dudit dispositif moteur et l'articulation reliant la flèche au bras de support sont disposées les unes par rapport aux autres de manière qu'une droite reliant les articu lations du dispositif moteur passe d'un c8té de l'articulation entre la flèche et le bras de support lorsque la flèche est en position de repos et passe de l'autre caté de cette articulation en position de travail. 8. Grue à flèche articulée selon la revendication 7, caractérisée en ce que les articulations dudit dispositif-moteur et l'arti culation entre la flèche et le bras de support sont situées sur une même droite lorsque l'angle entre le bras de support et l'élément principal de la flèche, lequel est articulé sur le bras de support, est plus grand que lorsque cet élément principal de la flèche est en appui contre ladite butée sur le bâti de la grue. 9. Grue à flèche articulée selon la revendication l, carac térisée en ce que ladite butée est formée par un dispositif à levier. 10. Grue à flèche articulée selon la revendication 9, caractérisée en ce que le dispositif à levier comprend un levier articulé sur un pivot et une cheville ou un élément analogue s'adaptant dans une fourche formée sur ce levier. 11. Grue à flèche articulée selon la revendication 10, carac térisée en ce que ledit pivot est solidaire du bâti de la grue et en ce que ladite cheville ou élément analogue est solidaire de l'élément de la flèche qui est articulé sur le bras de support.