L'invention se rapporte à un connecteur pour accrocher l'extrémité d'un câble sur un emplacement sous-marin et à un dispositif de décrochage de ce connecteur. lorsqu'on désire intervenir à partir d'un navire sur un objet situé au fond de la ser, comme par exemple une tête de puits sous-marine, il est très fréquent d'utiliser des câbles-guides reliant le navire à la tête de puits et ayant pour but de guider la descente et la remontée d'appareils d'intervention. Diver@es techniques ont déjà été décrites pour mettre en place de tels câbles-guides zur des emplacements sous-marins, en particulier dans les demandes de brevet français 73.01003 du 12 janvier 1973 et 74.22967 du 2 juillet 1974. Ces techniques utilisent avantageusement un connecteur fixé à l'extréadté du câble-guide et venant s'accrocher autcmatiquement sur l'emp cement souz-marin généralement constitué par une tête sphérique.Un tel con necteur doit pouvoir être décroché facilesent de la tête pour permettre soit de récupérer le câble lorsqu'on n'en a plus l'usage, soit de le remplacer lorsqu'il est usagé. L'objet de l'invention se rapporte à un connecteur perfectionné mis en place positivement par simple engagement du connecteur sur @a tête d'acerochage. L'objet de l'invention concerne, en outre, un connecteur susceptible autre décroché facilement de sa tête et un dispositif de de décrochage simple et efficace fonctioonant automatiquement après descente par gravité le long du câble lorsqu'il vient en appui sur le ecc-eeteur. Selon l'invention, un connecteur pour accrocher l'extrLté d'un câble zur un emplacement sous-marin comprend un eorps fixé à l'extrémité du câble et des organes d'accrochage montés mobiles aur le corpa @ntre une poei tion rapprochée pour laquelle ces organes sont adaptés à s 'accrocher sur placement et une position éloignée pour laquelle ces organes sont libérés de l'emplacement. Un organe de manoeuvre est monté coulissant par rapport au corps pour amener les organes d'acerochage à la position rapprochés lorsque cet organe de manoeuvre est déplacé d'une première vers une deuxième position. Un dispositif de déclenchement commandé par l'engagement du connecteur sur l'emplacement déplace l'organe de manoeuvre vers la deuxième position afin d'amener les organes d'accrochage en position rapprochée sur l'emplacement lors de cet engagement. le dispositif de déclenchement comprend des moyens de poussée pour solliciter l'organe de manoeuvre vers la deuxième position et des moyens de verrouillage susceptibles d'8tre débloquées par l'engagement du connecteur sur l'emplacement pour maintenir l'organe de manoeuvre dans la pre mière position jusqu'à cet emplacement. flans un premisr mode de réalisation, les moyens de poussée sont réalisés par un piston solidaire de l'organe de manoeuvre. Une face du piston est soumise à la pression atmosphérique tandis que l'autre face est soumise à la pression de l'eau de mer. Les moyens de verrouillage sont formés par les clavettes qui coopèrent avec un poussoir pour maintenir l'organe de manoeuvre dans la première position. Lorsque le poussoir vient en appui sur l'emplacement il se déplace vers une position active qui libère des clavettes et permet à l'organe de manoeuvre de se déplacer vers la deuxième position sous l'action des moyens de poussée. La eonmande entre le poussoir et les clavettes s'effectue par des surfaces faisant fonction de cames. Dans un deuxième mode de réalisation, les moyens de poussée sont constitués par un ressort qui sollicite l'organe de manoeuvre vers la deuxième position. Les moyens de verrouillage sont alors constitués par un piston soli daire de l'organe de manoeuvre et immobilisé par un liquide contenu dans une chambre étanche. La chambre communique avec l'extérieur par un passage fermé par un dispositif d'obturation susceptible de s'ouvrir lors de l'engagement du connecteur sur l'emplacement de façon à libérer alors le mouvement de 1 'or- gane de manoeuvre sous l'action du ressort. Dans les deux cas, l'organe de manoeuvre comporte un épaulement pour permettre à un dispositif de décrochage de déplacer cet organe de manoeuvre vers la première position par rapport au corps et décrocher le connecteur de l'emplacement. Le dispositif de décrochage comprend un bâti susceptible de descendre le long du câble pour venir coiffer le connecteur. Un organe mobile par rapport au baAti vient alors engager l'épaulement de 1' organe de manoeuvre. Un dispositif moteur peut déplacer l'organe mobile dans une direction par rapport au bati afin d'entraîner vers la première position l'organe de manoeuvre et décrocher le connecteur de l'emplacement sous-marin. Des moyens de commande déclenchent le fonctionnement du dispositif moteur lorsque le dispositif de décrochage vient en appui sur le connecteur. Le dispositif moteur est constitué par un cylindre et un piston solidaires l'un du bâti et l'autre de l'organe mobile, le piston séparant le cylindre en deux chambres étanches remplies de gaz dont l'une peut être mise en communication avec l'eau de mer par les moyens de commande.Ces moyens de commande peuvent être eux-mêmes constitués par un passage reliant ladite chambre avec l'extérieur et un système d'obturation pour fermer le passage en position normale et ouvrir ce passage lorsque le dispositif de décrochage vient sur le connecteur. Enfin, un système de sécurité réalisé sur le bati permet d'accrocher ce bâti au moyen d'un dispositif de repêchage fixé à l'extrémité d'un câble auxiliaire et de décrocher le connecteur de l'emplacement en tirant sur le câble auxiliaire en cas de non fonctionnement du dispositif moteur. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ail- leurs mieux de la description qui va suivre donnée à titre d'exemple non llni- statif, en référence aux dessins annexes dans lesquels - la figure 1 est une coupe longitudinale d'un connecteur selon l'invention représenté sur sa partie gauche en position d'accrochage et sur a partie droite en position de dégagement ; - la figure 2 est une coupe longittlinale partielle d'un dispositif de décrochage du connecteur de la @i figure i ; - la figure 3 est une coupe transversale selon la ligne 3-3 de la figure 2 ;; - la figure 4 est une coupe longitudinale selon la ligne 4-4 de la figure 2 ; et - la figure 5 est une coupe longitudinale d'un autre sode de rdali- sation d'un connecteur selon l'invention représenté en position d'accrochage sur sa moitié gauche et en position de dégagement sur sa moitié droite. En référence à la figure 1, un connecteur 10 selon l'invention fixé à l'extrémité d'un câble ll est adapté à venir s'accrocher sur un emplaccement sous-marin 12 formé par exemple par une colonne 13 solidaire d'une tête de puits sous-marine et se terMinant vers le haut par une tête sphérique 14. Le connecteur 10 comprend un corps 15 formé d'une partie supérieure 16 et d'une partie inférieure 17 vissées l'une à l'autre par un filetage 20.La partie supérieure 16 du corps colporte une cavité 21 ouverte vers le bas et ee termine vers le haut par une tête sphérique 22 dans laquelle est fixé le câble 11 par soudure, métal coulé, épissure ou tout autre moyen classique. La partie infé- rieure 17 du corps comporte une cloison transversale supérieure 23 percée d'un alésage longitudinal 24 et une cloison transversale inférieure 25 percée d'un alésage longitudinal 26. La partie inférieure 17 du corps porte aussi à son extrémité inférieure un cône de guidage 27 ouvert vers le bas destiné à assurer un bon guidage au moment de l'accrochage sur l'emplacemant sous-marin. Sur la partie inférieure 17 du corps 15 sont également montés tournants, autour d'axes horizontaux 30 des organes d'accrochage ou gâchettes fl 31 susceptibles de se déplacer entre une position rapprochée représentée à gauche de la figure 1 et une position écartée représentée à droite de cette figure. Les gâchettes 31 passent au travers de fen8tres 32 découpées dans le cone 27 et la partie inférieure 17 du corps et sont sollicitées vers la position écartée par des ressorts 33. Les gachettes 31 ont une surface interne 34 complémentaire de la surface externe de la tête sphérique 14 de façon à enserrer cette tête avec un faible Jeu en position rapprochée.Au niveau de la cloison inférieure 25 la partie inférieure 17 du corps comprend un bossage annulaire 35. Sur la surface extérieure de la partie inférieure 17 du corps est monté coulissant un manchon de manoeuvre 36 qui a pour fonction d'amener les gâchettes 31 de leur position éloignée à leur position rapprochée. Le manchon 36 a une partie inférieure 37 d'épaisseur plus faible qui vient en appui sur le bossage annulaire 35 du corps. Cette partie 37 définit entre le corps et le manchon une chambre 40 rendue étanche par des joints toriques 41 et 42. La chambre 40 est remplie d'un gaz, comme par exemple de l'air à la pression atmosphérique. La surépaisseur de la partie supérieure du manchon 36 constitue donc un piston dont la face inférieure 43, égale à la différence de surface entre les joints 42 et 41, est soumise à une force ascendante provenant de la pression atmosphérique de l'air de la chambre 40.Lorsque le connecteur est immergé, ce piston est aussi soumis à une force descendante provenant de la pression de l'eau de mer appliquée sur une surface égale à celle de la face 43. Ce piston constitue donc des moyens de poussée qui sollicitent le manchon de manoeuvre 36 vers le bas. En position haute, le manchon 36 libère les gâchettes 31 qui peuvent s'écarter comme représenté à droite de la figure 1. En position basse, manchon 36 rapproche les gâchettes 31 les unes des autres de façon à ce quelles viennent enserrer la tête 14 comme représenté à gauche de la figure. La course vers le bas du manchon 36 est limitée par des épaulements 44 des gâchettes 31. Le connecteur 10 comprend aussi des moyens de verrouillage pour maintenir le manchon de manoeuvre 36 en position haute, ces moyens étant susceptibles d'être débloqués lorsque le connecteur vient en appui sur la tête sphérique 14. Le manchon 36 comporte sur sa face interne une gorge annulaire 45 de section trapézordale dans laquelle peuvent s'introduire des clavettes 46 montées coulissantes dans des orifices cylindriques traversant radialement la cloison supérieure 23 du corps. Chaque clavette se termine à ses deux extrémités par deux troncs de cône 47 et 50. Un collier de maintien 51 fixé par des vis 52 dans l'alésage 26 de la cloison inférieure 25 du corps est percé d'un alésage axial 53, coaxial avec l'alésage 24 de la cloison supérieure 23. Dans les deux alésages 24 et 57 est monté coulissant un poussoir 54 comportant à sa partie inférieure une collerette 55 sur laquelle vient en appui un ressort 56 monté en compression entre cette collerette et la face inférieure de la cloison 23 du corps. Le ressort 56 sollicite ainsi le poussoir 54 vers sa position basse pour laquelle la collerette 55 vient en appui sur la face supérieure du collier de maintien 51. Le poussoir 54 comporte une gorge périphérique 57 susceptible de venir se placer vis-à-vis des clavettes 46 lorsqu'on le déplace vers le haut en comprimant le ressort 56. En position basse du poussoir 54 représentée à droite de la figure, la surface externe de celui-ci maintient écartées les clavettes 46 qui s'engagent dans la gorge 45 du manchon de manoeuvre 36.Par contre, si l'on donne au poussoir 54 un mouvement ascendant, la gorge 57 vient se placer en face des clavettes 46 qui sont alors libres de se rapprocher de l'axe de l'appareil en libérant le manchon de manoeuvre, comme représenté à gauche de la figure. De plus, le manchon de manoeuvre comporte, Sur sa surface externe, un bossage circulaire 60 de façon à présenter un épaulement 61 dirigé vers le bas. En fonctionnement, le connecteur est tout d'abord placé en surface dans la position représentée à droite de la figure 1. Le manchon de @ mano@uvre 36 est en position haute, les clavettes 46 s'engagent dans la gorge 45 et sont maintenues dans cette position par la surface externe du poussoir 54, lul-m^e e repoussé en position basse par le ressort 56. Dans 15 chambre 40, de l'air est emprisonné à la pression atao phérique. Les gâchettes 31 sont écartées de l'axe de l'appareil par les ressorts 33. Le connecteur est alors descendu Jusqu' l'emplacement sous-marin 12, par exemple au moyen du dispositif décrit dans la demande de brevet français n 74.22967 déjà mentionnée.A l'arrivée sur l'emplacement sous-marin, le cône 27 guide le connecteur qui vient coiffer la tête sphérique 14. Le pouvoir 54 dont l'extrémité inférieure vient en appui sur le soneet de la tette sphérique 14, est ainsi repoussé vers le haut en comprimant le ressort 56. La gorge 57 vient alors se placer en face des clavettes 46. Le manchon 36 repoussé vers le bas par la différence entre la pression de l'eau de mer et la pression de l'air de la chambre 40 déplace vers l'intérieur les clavettes 46 du fait de la coopération des surfaces inclinées de la gorge 45 et l'extrémité externe tronconique 47 des clavettem. Le manchon de manoeuvresx36 est alors libre de se déplacer vers le bas sous l'action de la pression de l'eau de mer et repousse les gâchettes 31 vers l'intérieur en les refermant sur la tête 14. Les formes de la tête sphérique 14 et de la surface interne 34 des gâchettes 31 font que l'effort de fermeture des lichettes oblige le corps 15 et par conséquent l'ensemble du connecteur à se déplacer vers le bas. Cette action est intéressante dans le cas où la tête sphérique 14 ayant séjourné longtemps dans l'eau, est couverte de concrétions solides ou d'organismes marins. En effet, ces petits obstacles sont alors grattés ou écrasés et ne gênent pas le fonctionnement. En position finale d'accrochage représentée à la gauche de la figure, le manchon 36 est en appui sur les épaulements 44 des gâchettes 31, maintenant ainsi un accrochage positif sur la tete sphérique 14. On remarquera que le mouvement descendant du manchon de manoeuvre 36 comprime l'air contenu dans la chambre 40, cette compression ayant tendance à s'opposer à son déplacement.Toutefois, la chambre 40 est choisie suffisamment longue pour que l'augmentation de pression soit faible et négligeable devant la force mise en Jeu par la pression de l'eau de mer. Les figures 2, 3 et 4 représentent un dispositif de décrochage 70 du connecteur 10 de la figure 1. D'une façon générale, le dispositif de décrochage descend par gravité le long du cabale 11, vient coiffer le connecteur 10 et déplace, par rapport au corps 15, le manchon de manoeuvre 36 de sa position basse à sa position haute, libérant ainsi les gâchettes 31. Ce dispositif de décrochage 70 comprend un bâti 71 formé par une partie centrale 72 flanquée de deux cylindres latéraux 73 et 74 et par un mât de guidage 75 fixé au moyen de vis 76 sur la face supérieure de la partie centrale 72. La partie centrale 72 du bati comporte une cavité interne 77 ouverte vers le bas de dimension suffisante pour que la tête sphérique 22 du connecteur 10 puisse y pénétrer sans gêne.Pour permettre l'introduction du câble 11, la partie centrale 72 présente sur toute n hauteur une rainure longitudinale 80 qui, en section transversale, Se prolonge depuis l'axe de l'appareil jusqu'à l'exté- rieur. Le mat 75 comprend une base carrée 81 fixée à la partie centrale 72 du bati par les vis 76, deux poutrelles verticales en U 82 et 83 soudées sur la base 81, et une couronne 84 soudée au soumet des deux poutrelles 82 et 83. A la partie inférieure des deux poutrelles 82 et 83 sont fixés par des boulons 85 deux supports 86 et 87 situés vis-A-vis l'un de l'autre sur lesquels sont montés tournants deux galets 90 et 91 respectivement. Chaque galet porte une gorge périphérique de dimension suffisante pour que le câble 11 puisse passer entre les deux galets adjacents 90 et 91.A la partie supérieure des poutrelles 82 et 83 est fixé un système de guidage identique comprenant deux supports 92 et 93 montds vis-à-vis l'un de l'autre par des boulons 94 et équipés chacun d'un galet. La couronne 84 a une cavité interne 95 ouverte vers le haut dont la partie supérieure forme un épaulement annulaire interne 96 dirigé vers le bas. Pour permettre l'introduction du câble 11, la couronne 84 comporte une rainure longitudinale 97 dans le prolongement de la rainure 80 de la partie centrale 72.Pour mettre en place le dispositif de décrochage autour du câble 11, on démonte les supports 86 et 92 en dévissant les boulons 85 et 94, on introduit le câble dans les rainures 80 et 97 et entre les deux poutrelles 82 et 83 et l'on remonte les supports 86 et 92 équipés de leurs galets respectifs sur les poutrelles de façon à enserrer le câble 11 entre les deux systèmes de guidage. Le cylindre 73 est fermé par un couvercle 100 fixé par des vis 101 et comportant un alésage central 102. De même, la base du cylindre 103 est percée d'un alésage 104 aligné avec l'alésage 102. A l'intérieur du cylindre est monté coulissant un piston 105 se prolongeant vers le haut par une tige 106 qui traverse l'alésage 102 et vers le bas par une tige 107 qui traverse l'alésage 104. Des joints 108 disposés à la périphérie du piston 105 et des joints 110 et 111 placés dans le couvercle 100 et le fond du cylindre 73 assurent l'étanchéité entre 1 'extérieur et les chambres intérieures de ce cylindre de part et d'autre du piston 105. Un ressort 112 monté en colllpression entre le couvercle 100 et la face supérieure du piston 105 repousse ce dernier vers le bas.Au-dessus et au-dessous du piston 105, le cylindre est rempli d'un gaz, comme par exemple de l'air à la pression atmosphérique. A la partie inférieure de la tige 107 est vissé un support 113 percé d'un alésage vertical 114 afin de pouvoir coulisser sur une tige verticale 115 elle-mêae fixée å la partie inférieure du cylindre 73. Le support 113 porte à sa partie inférieure un axe horizontal 116 autour duquel est monté tournant un doigt d'accrochage 117 dont la partie inférieure est sollicitée vers l'axe de l'appareil par un ressort 120. Le doigt 117 a une protubérance interne 121 susceptible de venir s'accrocher sous l'épaulement 61 du connecteur 10.L'autre cylindre 74 est identique et contient de la me façon un piston 118 qui se prolonge vers le bas par une tige 122, laquelle porte à son extrémité inférieure un doigt d'accrochage 123 monté tournant autour d'un axe 124 et sollicité vers l'intérieur par un ressort 125. La partie centrale 72 du bati porte aussi des moyens de commande pour appliquer la pression de l'eau de mer à la partie inférieure des cylindres 73 et 74 lorsque le dispositif de décrochage vient coiffer le connecteur 10. Ces moyens, représentés plus en détail sur la figure 4, comprennent un passage faisant communiquer le bas de chacun des cylindres avec l'extérieur et un système d'obturation pour fermer ce passage en position normale et ouvrir ce passage lorsque la partie centrale 72 du bâti vient en appui sur l'épaulement 18. La partie centrale 72 du bâti est percée d'un alésage vertical 130 comportant une chambre 131 de plus grand diamètre. Dans cet alésage 130 est monté coulissant un obturateur 132 ayant un épaulement 133 sur lequel vient en appui un ressort 134 monté en compression dans la chambre 131. L'épaa- lement 133 limite vers le bas la course de l'obturateur 132 qui, en position basse, dépasse de la face inférieure de la partie centrale 72. L'obturateur 132 comprend une partie 155 de faible diamètre de part et d'autre de laquelle sont montés deux joints toriques 156 et 157. Deux canaux 140 et 141 relient l'alésage 130 à la base des cylindres 73 et 74 tandis qu'une ouverture latérale 142 disposée au-dessus des canaux 140 et 141 relie l'alésage vertical 150 à l'extérieur. En position basse de l'obturateur 132, le joint 136 se trouve en dessous de l'ouverture 142 et au-dessus des canaux 140 et 141. Ces canaux 140 et 141, et par conséquent la partie interne des cylindres située en dessous des pistons 105 et 118, sont alors isolés de l'extérieur.Par contre, en position haute de l'obturateur 132, représentée sur la figure 4, le joint 136 se trouve au-dessus de l'ouverture 142 qui communique alors par les canaux 140 et 141 avec le bas des cylindres 73 et 74. L'obturateur 132 vient en position haute lorsque le bâti du dispositif de décrochage vient en appui sur l'épaulement 18 du connecteur 10. En cas de non fonctionnement du dispositif de décrochage 70, un système de sécurité est prévu pour tirer vers le haut l'ensemble du dispositif d'accrochage 70 et du manchon 36 du connecteur 10. Pour ce faire, une tête de repêchage 150 fixée à l'extrémité d'un câble auxiliaire (non représentée) est équipée de doigts d'accrochage 151 pivotants repoussés vers l'extérieur par des ressorts 152 de façon à venir s'enclencher sous l'épaulement 96 de la couronne 84. La tête 150 comporte une rainure longitudinale 155 adaptée à recevoir le câble 11 et susceptible d'être fermée par une pièce 154 fixée sur la tête par axes vis 155.En cas de non fonctionnement du dispositif de décrochage 70, on peut monter la tête de repêchage 150 autour du câble 11, cette tête étant elle-même fixée à l'extrémité d'un câble auxiliaire. On laisse ensuite descendre, le long du câble 11, la tête 150 qui vient s'accrocher sous l'épaulement 96 de la couronne 84 grâce aux doigts 151. I1 suffit alors d'exercer une traction sur le câble auxiliaire pour tirer vers le haut le manchon de manoeuvre 36 et décrocher le connecteur 10 de la tête sphérique 14. En fonctionnement normal, on installe tout d'abord en surface le dispositif de décrochage 70 sur le câble-guide Il en démontant les supports 86 et 92, en introduisant le câble 11 dans les rainures 80 et 97 et en remontant les supports 86 et 92 au moyen des boulons 85 et 94. Le câble 11 est alors emprisonné d'une part entre les galets supérieurs et d'autre part entre les galets inférieurs 90 et 91 et peut donc glisser le long du câble 11. Les différents éléments ont les positions représentées sur la figure 2, les pistons 105 et 118, repoussés par les ressorts 112, étant en position basse dans les cylindres 73 et 74. L'obturateur 152 repoussé par le ressort 154 est également en position basse et ferme les canaux 140 et 141.L'intérieur des cylindres 73 et 74 de part et d'autre des pistons 105 et 118 est donc à la pression atmosphérique et isolé de l'extérieur. Le dispositif de décrochage 70 est largué depuis la surface et descend sous l'effet de la gravité le long du câble 11. En fin de chute, il vient en contact sur l'épaulement 18 du connecteur 10. Les doigts d'accrochage 117 et 123 qui se sont écartés au passage de 1 'épaulement 61 se trouvent maintenant en dessous de cet épaulement et en appui contre le manchon de manoeuvre 36 sous l'action des ressorts 120 et 125 comme représenté sur la figure 2. L'obturateur 132 repoussé vers le haut par l'épaulement 18 du connecteur 10 met en eomcunication avec l'eau de mer les canaux 140 et 141, comme représenté sur la figure 4. L'cau de mer pénètre alors dans les cylindres 73 et 74 en dessous des pistons 105 et 118 et repousse ces pistons vers le haut du fait que leur face supérieure est toujours soumise à la pression atmosphérique.Les tiges 107 et 122 entraident vers le haut les doigts d'accrochage 117 qui viennent en appui sous l'épaulement 61 puis donnent au manchon de manoeuvre 36 un mouve- ment ascendant par rapport au corps du connecteur 10. Ce mouvement ascendant libère les gâchettes 31 comme on l'a expliqué précédemment et décroche le connecteur 10 de la tête sphérique 14. On remonte alors en surface l'ensemble formé par le dispositif de décrochage 70 et le connecteur 10 en tirant sur le câble 11. La figure 5 représente un autre mode de réalisation d'un connecteur selon l'invention utilisé de préférence lorsque l'emplacement sous-marin se trouve à une profondeur faible. Dans ce cas, en effet, la force descendante appliquée sur le manchon de manoeuvre 36 du connecteur 10, laquelle est fonc- tion de la pression de l'eau, peut être insuffisante pour verrouiller de façon satisfaisante les gâchettes 31 sur la tête sphérique 14. Le connecteur 160 représenté sur la figure 5 utilise comme moyens de poussée un ressort 161 eont la force est par conséquent constante quelle que soit la profondeur. Le connecteur 160 comprend un corps 162 formé d'une partie supérieure 163 et d'une partie inférieure 164 vissées l'une à l'autre par un filetage 165. Le câble Il est fixé à la partie supérieure 163 du corps, laquelle comprend un alésage axial 166. La partie inférieure 164 du corps comporte une cloison transversale 167 percée d'un alésage axial 170 et ayant un bossage annulaire 171. Des gâchettes 172 montées tournantes par rapport au corps autour d'axes 173 peuvent se déplacer entre une position rapprochée enserrant la tête sphérique 14 et une position éloignée dégageant cette tête. Des ressorts 174 repoussent les gâchettes 172 vers la position éloignée. Le corps se termine vers le bas par un cône de guidage 175 percé d'ouvertures latérales 176 permettant le passage des gâchettes 172. Un manchon de manoeuvre 180 est monté coulissant sur a partie inférieure 64 du corps entre une position basse, représentée à gauche de la figure 5, qui maintient les gâchettes 172 en position rapprochée et une position haute représentée à droite de la figure, qui libère ces lichettes. Le manchon 180 se termine vers le haut par un piston 181 sur lequel vient en appui le ressort 161 monté en compression entre ce piston et un épaulement de la partie supérieure 163 du corps.Le manchon 180 et le piston 181 d'une part et la partie inférieure 164 du corps d'autre part délimitent une chambre 82 remplie d'un fluide incompressible tel que de l'huile. L'étanchéiti de la chambre 182 est assurée par des joints toriques 185 et 184 montés respectivement sur le piston 183 et le bossage annulaire 171 du corps. Le piston 181, et par conséquent le manchon 180, sont maintenus en position haute par l'huile contenue dans la chambre 182. Le connecteur 160 comprend aussi un dispositif d'obturation adapté à s'ouvrir lors de 1 'engagement du connecteur sur la tête sphérique 14 pour libérer le mouvement du manchon de manoeuvre 181. Ce dispositif d'obturation est constitué par des clapets 185 montés mobiles dans des canaux 186 traversant radialement la cloison 167. Chaque clapet 185 est repoussé vers 1 'inté- rieur par un ressort 187 de façon à venir en appui sur un siège 188 et fermer ainsi le passage 186.Un poussoir 190 est monté coulissant longitudinalement dans l'alésage 166 de la partie supérieure 163 du corps et un alésage 191 qui traverse un collier 192 fixé au corps par des vis 193. Un ressort 194 monté en compression entre la partie supérieure 163 du corps et une collerette 195 du poussoir 190 repousse ce dernier vers le bas en butée sur le collier 192. En dessous de la collerette 195, le poussoir 190 comporte une surface cylindrique de diamètre réduit 196 reliée par une surface tronconique 197 à une surface inférieure de plus grand diamètre 198. En position basse du poussoir 90, la surface 196 de diamètre réduit se trouve vis-à-vis des clapets 185 qui ferment alors les passages 186. En position haute du poussoir 190 par rapport au corps, la surface inférieure 198 se trouve vis-à-vis des clapets 185 et les repousse vers l'extérieur en ouvrant les passages 186 comme représenté à gauche de la figure 5. Le poussoir 190 passe de sa position basse à sa position haute lorsque le connecteur 160 vient en appui sur la tête sphérique 14. En fonctionnement, le connecteur 160 est préparé en remplissant la chambre 182 d'huile par des bouchons de remplissage 200. Les différents él3ments occupent alors les positions représentées à droite de la figure 5, le manchon 180 étant en position haute et les gachettes 172 en position écar tée sou l'action des ressorts 174. Lorsque le connecteur vient en appui sur la tête sphérique 14, cette tête donne au poussoir 190 un mouvement ascendant par rapport au corps 162 et la surface tronconique lm du poussoir 190 repousse vers l'extérieur les clapets 185 qui ouvrent les passages 186. Le piston 181 repoussé par le ressort 161 chasse alors l'huile contenue dans la chambre 182 par les passages 186 et le manchon de manoeuvre 180 se déplace vers le bas pour amener les gâchettes 172 en position rapprochée autour de la tête sphérique 14. Le connecteur 160 peut, par la suite, être décroché de la t8te sphérique 14 au moyen d'un dispositif de décrochage similaire au dispositif 70 représenté sur la figure 2 grâce à un épaulement 201 dirigé vers le bas réalisé sur le manchon 180. Les dispositifs qui vienent d'être décrits peuvent évidement faire l'objet de nombreuses variantes tout en restant dans le cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Connecteur pour accrocher l'extrémité d'un câble sur un emplacement sous marin, caractérisé en ce qu'il comprend en combinaison un corps fixé à l'extrémité lu câble ; des organes d'accrochage montés mobiles sur le corps entre une position rapprochée pour laquelle ces organes sont adaptés à s' accrocher audit emplacement et une position éloignée pour laquelle ces organes sont libérés dudit emplacement ; un organe de manoeuvre monté coulissant par rapport au corps pour amener lesdits organes d'accrochage à la position rapprochée lorsque ledit organe de manoeuvre est déplacé d'une première vers une deuxième position ; et un dispositif de déclenchement commandé par l'engagement du connecteur sur ledit emplacement pour déplacer 1 'organe de manoeuvre vers la deuxième position afin d'accrocher lesdits organes d'accrochage sur ledit emplacement. 2. Connecteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit organe de manoeuvre est un manchon monté coulissant sur le corps entre une pre mière position haute et une deuxième position basse pour laquelle lesdits organes d'accrochage sont maintenus en position rapprochée par ledit manchon. 3. Connecteur selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que ledit dispositif de déclenchement comprend des moyens de poussée pour solliciter ledit organe de manoeuvre vers ladite deuxième position ; et des moyens de verrouillage susceptibles d'être débloqués par l'engagement du connecteur sur 1 'emplacement sous-marin pour maintenir ledit organe de manoeuvre dans la première position Jusqu'à l'engagement du connecteur sur ledit emplacement. 4. Connecteur selon la revendication 3, caractérisé en ce que lesdits moyens de poussée comprennent, solidaire de l'organe de manoeuvre, un piston dont une face délimite une chambre étanche remplie de gaz de façon qu'en position immergée du connecteur, une autre face dudit piston soit soumise à la pression de l'eau de mer pour déplacer l'organe de manoeuvre vers ladite deuxième position. 5. Connecteur selon l'une des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que lesdits moyens de verrouillage comprennent au moins une clavette montés mobile entre des positions de verrouillage et de déverrouillage de 1' -: de manoeuvre et un poussoir pour maintenir ladite clavette en position de verrouillage lorsque ledit poussoir est en position normale et permettre le mouvement de ladite clavette vers la position de déverrouillage lorsitte ledit poussoir est déplacé vers une position active par appui sur ledit emplacement sous-merin. 6. Connecteur selon la revendication 5, caractérisé en ce que ledit poussoir sollicité par un ressort vers sa position normale comprend une première surface venant en appui sur ladite clavette pour la maintenir en position de verrouillage lorsque ledit poussoir est en position normale et une deuxième surface pour libérer ladite clavette lorsque ledit pouvoir est en position active. 7. Connecteur selon la revendication 3, caractérisé en ce que lesdits moyens de pourssée comprennent un ressort monté entre l'organe de manoeuvre et le corps pour solliciter ledit organe de manoeuvre vers ladite deuxième position. 8. Connecteur selon l'une des revendications 3 et 7, caractérisé en ce que lesdits moyens de verrouillage comprennent un piston solidaire dudit organe de manoeuvre et délimitant une chambre étanche remplie d'un fluide incom- pressible pour maintenir ledit organe de manoeuvre dans ladite première position et un dispositif d'obturation de ladite chambre adapté à s'ouvrir lors de l'engagement du connecteur sur ledit emplacement de façon à libérer le mouvement dudit organe de manoeuvre sous l'action dudit ressort. 9. Connecteur selon la revendication 8, caractérisé en ce que lesdits moyens de verrouillage comprennent de plus un poussoir adapté à venir en appui sur ladite tête et ayant une surface faisant fonction de came pour ouvrir ledit dispositif d'obturation. 10. Connecteur selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que ledit organe de manoeuvre comprend un épaulement susceptible d'etre accroché pour déplacer ledit organe de manoeuvre vers ladite première position par rapport au corps et décrocher ainsi ledit connecteur dudit emplacement. 11. Dispositif de décrochage pour un connecteur selon la revendication 10, caractérisé en ce qutil comprend un bati susceptible de descendre le long dudit câble par gravité pour venir en appui sur ledit connecteur ; un organe mobile par rapport audit bati et susceptible d'engager ledit épau lement ; et un dispositif moteur pour déplacer ledit organe mobile dans une direction par rapport au bâti afin d'amener ledit organe de manoeuvre à ladite première position par rapport au corps du connecteur et décrocher ainsi ledit connecteur dudit emplacement. 12. Dispositif de décrochage selon la revendication 11, caractérisé en ce que ledit bâti comprend des moyens de guidage pour guider le connecteur, lors de sa descente, le long du câble et permettre 1 'engagement dudit organe mobile sur ledit épaulement. 13. Dispositif de décrochage selon l'une des revendications 11 et 12, caracté risé en ce qu'il comprend de plus des moyens de commande pour déclencher le fonctionnement du dispositif moteur lorsque le bâti vient en appui sur ledit connecteur. 14. Dispositif de décrochage selon la revendication 13, caractérisé en ce que ledit dispositif moteur comprend au moins un cylindre et un piston solidaires l'un du bâti et l'autre de l'organe mobile, ledit piston sépa rant ledit cylindre en deux chambres étanches remplies de gaz dont l'une peut être mise en communicatlon avec l'eau de mer par lesdits moyens de commande afin de déplacer ledit organe mobile dans ladite direction par rapport au bats. 15. Dispositif de décrochage selon la revendication 14, caractérisé en ce que lesdits moyens de commande comprennent un passage faisant commlniquer ladite chambre avec l'extérieur et un système d'obturation adapté à fermer ledit passage en position normale et à ouvrir ledit passage lorsque ledit bâti vient en appui sur le corps du connecteur. 16. Dispositif de décrochage selon la revendication 15, caractérisé en ce que ledit système d'obturation comprend des clapets adaptés à fermer ledit passage en position normale et susceptibles autre repoussés en position ouverte par une surface faisant fonction de came réalisée sur un poussoir monté mobile longitudinalement dans ledit bati et adapté à venir en appui sur le corps dd connecteur. 17. Dispositif de décrochage selon l'une des revendications 11 à 16, caracté- risé en ce que ledit organe mobile est adapté à s'engager sous ledit épau lement et en ce que ledit bati comprend un système de sécurité pour accro cher ledit bâti au moyen d 'un dispositif de repêchage et donner audit bâti et audit organe mobile un mouvement dans ladite direction en tirant sur ledit dispositif de repêchage afin de décrocher ledit connecteur dudit emplacement en cas de non fonctionnement du dispositif moteur du dispositif de décrochage.