La présente invention se rapporte à un procédé d'ignifugation permettant de limiter considérablement les risques provoqués par l'utilisation des mousses de polyuréthane rigides, semi-rigides et souples. La diffusion de ces mousses de polyuréthane s'est très largement répandue au cours de ces dernières années dans de nombreuses corporations, et notamment dans l'industrie du bâtiment où l'on souhaitait trouver, par l'utilisation de ces matériaux, les solutions à de nombreux problèmes, plus particulièrement dans les domaines des isolations phoniques et thermie ques. Bien que les mousses de polyuréthane possèdent effectivement de remarquables qualités pour ces domaines d' applica- tion, leur utilisation reste très limitée en raison de leur très grande inflammsbilité. On sait que des incendies récents ont été dus à l'utilisation excessive et incontrôlée de ces matériaux, ce qui prouve que l'emploi de ces derniers peut provoquer accidentellement de graves conséquences qui ne manquent pas d'alerter l'opinion publique. Il convient de rappeler également qu'en plus de leur très grande sensibilité à l'inflammation, ces matériaux émettent pendant leur combustion des gouttes enflammées qui propagent l'incendie bien au delà du foyer de départ. Pour pallier ces inconvénients, on a déjà proposé d'utiliser des mousses de polyuréthane obtenues par condensation d'un isocyanate et d'un polyol chloré ou phosphoré da@s la molécule même, le polyol chloré ou phosphoré remplaçani les ou le polyol classique utilisé dans la fabrication habituelle des mousses de polyuréthane.Effectivement, l'utilisation de ces polyols cN orésFou phosphorés permet de fabriquer, combinées à au moins un isocyanate, des mousses de polyuréthane dont le comportement au feu est sensiblement amélioré; par exemple, en utilisant de telles matières premières pour la fabrication de mousses rigides, il est possible d'obtenir des mousses dont la quotation à ltessai d'inflammabilité du O.S.U.B. selon la norme française peut atteindre le niveau n difficilement inflammable".Cependant, l'utilisation de tels composés pour préparer un polyuréthane modifié par rapport au-polyuréthane classique présente plusieurs inconvénients que l'on peut résumer de la manière suivante; -en premier lieu le polyéthane modifié obtenu est un produit cher du fait que le polyol chloré ou phosphoré est lui-m8me un composé à prix de revient onéreux, le prix du polyol chloré étant au moins égal au double du prix d'un polyol classique; en second lieu, l'emploi de polyol chloré ou phosphoré pour fabriquer des mousses de polyuréthane ignifugé impose obligatoirement une multiplication des stocks puisque le fabricant des mousses aura la plupart du temps obligation de fabriquer en parallèle, quelquefois même pour les combiner, des mousses de polyuréthane non combustibles et des mousses de polyuréthane classiques: dans ces conditions, le fabricant devra stocker obligatoirement au moins trois constituants, au moins un isocyanate, au moins un polyol classique et au moins un polyol chloré au lieu de ne stocker que les deux constituants d'origine, isocyanate et polyol classique. La présente invention a pour bu= de remédier aux Incon- vénients précités, notamment en diminuant voire même en supprimant les risques d'incendie et de propagation d'incendie, tout en utilisant un matériau dont les propriétés sont au moins équivalentes aux propriétés de base des polyuréthanes, propriétés de base qui tout naturellement ont fait la réputation de ce matériau. La mousse de polyuréthane modifiée ignifugée proposée par la présente invention est un matériau n non inflnmmable" et qui par suite n1 émet, lors de sa combustion, aucune goutte de quelque sorte que ce soit, c'est-à-dire ni goutte enflammée, ni m8me goutte chaude.En outre, les constituants utilisés pour la fabrication des mousses de polyuréthane selon l'invention sont les constituants classigues auxquels est ajouté, à titre de procédé original, un constituant additionnel largement disponible dans le commerce à des prix raisonnables0 Enfin, le fait de dissoudre le composé additionnel au fur et à mesure de l'em- ploi dans l'un des deux constituants de base du polyuréthane à préparer fait qu'en principe le fabricant aura à sa disposition un stock limité à deux constituants même lorsqu'il voudra réaliser des mousses de polyuréthane normales et non combustibles: il pourra préparer les mousses normales à l'aide d'un isocyanate et d'un polyol conventionnels, puis ensuite il Pourra passer à la préparation d'une mousse ignifugée en utilisant le polyol conventionnel et le même isocyanate conventionnel dans lequel l'additif aura été préalablement dissous; on observe en effet que les procédés de fabrication habituels des mousses de polyuréthane classiques et conventionnelles peuvent être utilisées par la présente invention, sans modification particulière si ce n'est eelle de tenir compte d'une augmentation de la viscosité du constituant isocyanate solubilisant le composé additionnel par rapport au constituant isocyanate conventionnel, augmentation de la viscosité que l'on peut estimer de l'ordre du tiers par rapport à la viscosité du constituant isocyanate conventionnel. En outre, selon une autre caractéristique importante de l'invention, l'ignifugation recherchée devient, des la production des mousses de polyuréthane, une qualité intrinseue de ces mousses, c'est-à-dire qu'elle reste efficace aussi longtemps que le matériau existe. La présente invention a pour objet un procédé d'igni- fugation d'une mousse de polyuréthane, rigide ou souple, caractérisé par le fait que, préalablement au mélangeage de l'ensemble des constituants de base du polyuréthane, on incorpore un caoutchouc chloré à l'un au moins des constituants de base, par dissolution soit directement dans l'un at moins de ces constituants de base, soit dans un tiers solvant, puis que l'on mélange l'ensemble des constituants selon toute technique classique. Dans un mode préféré de mise en oeuvre, on incorpore à l'un au moins des constituants de base du polyuréthane un caoutchouc chloré à très haute teneur en chlore, tel un caoutchouc commercialisé sous le nom de PERGUT S 5 de BAYER dont la teneur moyenne @n chlore est @'environ 67%; on dissout le caoutchouc chloré dans au moins un polyisocyanate, dans une phase initiale, puis l'on mélange ce polyisocyanate et le caoutchouc chloré en solution avec les ot le polyol; on-mélange l'ensemble des constituants du polyuréthane, à savoir notamment au moins un polyol et au moins un polyisocyanate, avec un caoutchouc chloré distribué sous forme de dissolution dans un tiers solvant autre qu'un alcool ou un hydrocaebure aliphatique0 La présente invention a également pour objet le pro- duit industriel nouveau que constitue un composant ignifugeant, destiné notamment à être mélangé à au moins un polyol pour former une mousse de polyuréthane modifiée et ignifugée, caracté- risé par le fait que ledit composant comprend rn caoutchouc chloré en solution dans au moins un polyisocyanate; le composant comprend vingt parties de caoutchouc chloré en solution dans cent parties d'isocyanate, du type toluèlle di-isocyanate, méthane diphényl di-isocyanate ou mélange de toluène di-isocyanate et de méthane diphényl di-isocyanate. La présente invention a également pour objet le produit industriel nouveau que constitue un prépolymère destiné à la préparation d'une mousse finale de polyuréthane ignifugée caractérisé par le fait qu'il comprend au moins une partie des polyols mis en jeu dans la constitution de la mousse finale, au moins une partie des polyisocyanates mis en jeu dans la constitution de la mousse finale, et un caoutchouc chloré en solution dans le produit résultant de la condensation des ou du polyol avec les ou le polyisocyanate précité. La présente invention a enfin pour objet le produit industriel nouveau que constitue une mousse de polyuréthane rigide ou souple, ignifugée, caractérisée par le fait qu'elle est obtenue par condensation d'au moins un isocyanate sur au moins un polyol en présence de caoutchouc chloré placé en solution soit dans un solvant, soit dans 1 'isocyanate réagissant. Dans un mode préféré de réalisation, la mousse de polyuréthane comprend un caoutchouc chloré i haute teneur en chlore, tel un caoutchouc commercialisé sous le nom de PERGUT S 5 de BAYER dont la teneur moyenne en chlore est d'environ 67*; elle comprend de l'ordre de 6 & 25% en poids de caoutchouc chloré relativement au poids total de mousse ignifugée obtenue; elle contient du thiosulfate par exemple de sodium, de magné- sium, d'ammonium ou de potassium, destiné a' renroroor l'action ignifugeante da caoutchouc chloré et distribué dans le mélange avec un polyol par exemple; elle contient au moins 6% environ de thiosulfate par rapport au poids total de mousse ignifugée obtenue. Pour mieux faire comprendre l'objet de la présente invention, on va décrire maintenant à titre d'exemples purement illustratifs et non limitatifs, divers modes de réalisation, On sait que les mousses de polyuréthane se présentent pratiquement sous deux aspects: les mousses rigides et semi-rigides et les mousses souples. Le principe de la fabrication des mousses de polyuréthane peut être schématiquement représenté conme étant le résultat de la polycondensation de compc 3e':; polyhydroxyles tels que les polyols sur les polyisocFanates. Des additifs introduits en très faible quantité sont nécessaires à la bonne marche de l'opération. Les produits polymères ainsi formés sont des composés thermodurcissables de haut poids moléculaire. Les variantes, tant dans le choix que dans la formulation des composés de base (les polyols essentiellement) et des additifs, permettent d'obtenir une très grande variété de résultats qui caractérisent les propriétés physiques des mousses obtenues: souples, rigides, résines ou élastomères. On rappelle que la réaction fondamentale de formation d'un polyuréthane consiste à faire réagir un groupe hydroxyle sur un groupe isocyanate en présence d'un catalyseur (amine tertiaire ou sel d'étain) et d'un agent stabilisant (huile de silicone par exemple). Les composés polyfonctionnels réagissent en formant des chaînes selon le mode réactionnel suivant OCN-A-NCO+HO-B-OH+OCN-A-NCO+ ... dans lequel : OCN-X-NCO est un polyisocyanate, HO-B-OH est un composé polyhydroxyle où B est par exemple un polyester. La réaction est fortement exothermique. Industriellement, la pratigue de l'opération se fait à l'aide de machines qui assurent le mélange et le dosage des composants. Suivant le type de machine assployée, on peut procéder en opération continue ou discontinue, mais dans tous les cas la graille réactivité des composants entre eux exige que le coulage el 'forme soit fait immédiatement après leur mise en contact, la formation d'une gelée de mousse se produisant dans les quelques secondes qui suivent le mélange.Ces conditions imposent que chacun des constituants, ou groupes de constituants, stables et miscibles entre eux arrive dans le mélangeur par une canalisation distincte, Selon la principale caractéristique de l'invention, on incorpore un caoutchouc chloré à l'un au moins des deux constituants de base du polyuréthane, puis on mélange l'ensemble des constituants selon une technique classique reprenant celle exposée ci-dessus à titre principal. Le caoutchouc chloré employé est de préférence d'un type à haute tenue r en chlore, tel un caoutchouc commercialisé par BAYER sous le nom de PERGUT S 5 ou par IlERCULES sous le nom de PARTON S 10. Le caoutchouc chloré utilisé est n caoutchouc à très haute teneur en chlore et de préférence un caoutchouc dont cette teneur atteint en moyenne environ 67S. Un tel caoutchouc chloré se présente sous forme de polymère en partie linéaire et en partie cyclisé, portant un atome de chlore à chague atome de carbone de la channe et à cinq des atomes de carbone du noyau, ainsi que le montre la formule développée ci-dessous Un des modes de fabrication d'un tel polymère chloré consiste à dissoudre le caoutchouc dans un hydrocarbone chloré, à la transformer par désintégration chimiqu3 en un produit à bas poids moléculaire et à mettre la solution en présence de chlore gazeux; le chlore s'ajoute aux liaisons insaturées de la molécule de polyisoprène et il se substitue également à l'hydre gène. après chloruration, le caoutchouc chloré obtenu est ensuite isolé par précipitation et enfin stabilisé. n se présen- te alors sous la forme d'une poudre grenue blanche, difficilement inflammable et très soluble dans la plupart des solvants (cétones, esters, hydrocarbures aromatiques et chlorés) et notamment soluble à chaud dans les polyisocyanates utilisés couramment dans la fabrication dé la mousse de polyuréthane conventionnelle : par exemple, les toluènes di-isocyanates (T.D.I) et méthane diphényl di-isocyanates (MDI) sont capables de dissoudre aisément jusqu'à 30 % de caoutchouc chloré type PERGUT S 5 sans que la réactivité précitée soit affectée. Une solution type utilisable dans une grande majorité de Wormula- tions comprendra par exemple 20 parties de caoutchouc chloré en solution dans 100 parties de polyisocyanate (MDI, ou TDI, ou encore mélange MDI-DI). Par contre, (n observe que ce même caoutchouc chloré est absolument insoluble dans les polyols utilisés dans la fabrication des mousses de polyuréthane convenu tionnelles. On note que l'utilisation à titre de produit addition nel de ce caoutchouc chloré n'affecte pas la réactivité des groupes(-N.C.O)isocyanate sur les groupes (-OH)hydroxyle des polyols utilisés. De la sorte, la réaction fondamentale de polycondensation des polyols sur les polyiso yanates ne se trouve pas affectée et la polymérisation donne les channes présentant des groupes(-NOO)terminaux et comportant naturellement en divers points de ces chaînes le groupe (-NH-CO-C). Par conséquent, pour la mise en o@uvre du procédé selon l'invention, deux solutions sont concevables : soit on mélange l'ensemble des constituants du polyuréthane, à savoir notamment un polyol et un poly-isocyanate, avec un caoutchouc chloré distribué sous forme de dissolution dans un tiers solvant le chlorure de méthylène principalement autre qu'un alcool ou un hydrocarbure aliphatique; soit on dissous le même caoutchouc chloré directement dans le polyisocyanate, lors d'une phase précédant le mélangeage, puis on mélange avec le polyol le polyisocyanate et le caoutchouc en solution.En adoptant la première disposition, il est évident que l'on aura soin d'utiliser un solvant du caoutchouc chloré dont la température d'ébullition est inférieure à la température atteinte par la réaction d'exo- thermie: de la sorte, le solvant utilisé pour la préparation du caoutchouc chloré pourra participer également à l'expansion de la mousse, au moment de la réaction finale, lo squ'il se dégagera, alors que par contre il ne participera pas à la réaction proprement dite de formation de la mousse igniiugée puisqu'vil n'agira sur auoun des groupes réactifs prés@nts sur les chaînes. Le fait même pour le tiers solvant de participer à l'expansion fait qu'il n'y aura aucun phénomène de rétention de ce solvant à l'intérieur de la mousse et que celle-ci au@a des propriétés d'inflammabilité indépendantes du tiers soldant employé pour mettre le caoutchouc chloré en solution. La seconde disposition préconisée s'avère nettement plus avantageuse ui qu'elle consiste à placer le caoutchouc chloré en solution directement dans l'un des deux constituants fondamentau@ ce la mousse à obtenir, c'est-à-dire dans l'un des polyisocyanates employés puisque les polyols sont inefficaces 9 cet effet. EXEMPLE I Pour la fabrication d'une mousse rigide, on propose à titre d'exemple non limitatif la formulation suivante - Caradol 520 100 parties - Eau 3,5 partie - Triéthylamine 2 parties - Silicone L 5310 1 partie - Fréon 11 30 & 35 parties - MDI (indice 110) 135 sorties - PERGUT S 5 15 p@rties formulation dans laquelle on a substitué un mélange de 135 parties de MDI et de 15 parties de PERGUT S 5 à 135 parties de MDI proposé selon une formulation classique et très générale donnée par la Société SHELL-CHIMIE. flans cette formule, le Caradol 520 est un polyol à bas poids moléculaire (valeur hydroxyle : 520 mg KOH/g), la triéthylamine est le catalyseur, le silicone B5310 est le stabilisant, le fréon Il et l'eau sont les agents d'expansion de la mousse et le MDI est le second élément réactif fondamental de formation d'un polyuréthane, & BR La mousse rigide obtenue est d'une aensité d'environ 30 kg par 3; son niveau d'inflammabilité, selon la norme française utilisé par le CSTB, est apprécié difficilement inflammale" alors que la même formule, sans le PERGUT S 5, donnée par la Société SHELL-CHIMIE est appréciée, selon la même norme française " facilement inflammable". La préparation de cette mousse se fait par le procédé de préparation classique d'une mousse de polyuréthane & l'exception de l'opération supplémentaire constituant à dissoudre le PERGUT S 5 dans le MDI; cette dissolution s'obtient soit à froid, soit de préférence à 400 environ, la dissolution complète étant obtenue au bout de 30 minutes sous légère agitation. La solution obtenue est bien entendu légèrement plus visqueuse que ne l'était le MDI au départ. EXEMPLE II Pour la fabrication d'une mousse souple, on propose à titre d'exemple non limitatif la formulation suivante a) Caradol 45/15 100 parties Triétanolamine 2 parties DABCO 0,5 @artie Eau 2, > arties Thiosulfate de sodium 2,) Fréon Il 12 parties qui constituent le mélange A. Le mode opératoire est le suivant: le thiosulfate de sodium est préalablement dissous dans l'eau et ajouté finalement dans le mélange Caradol-triétanolamine- DABCO sous agitation rapide. b) MDI 4+,2 parties PERGUT S 5 5 parties qui constituent le mélange B. Le mode opératoire pour la préparation du mélange B est le suivant : le MDI es chauffé à 400 et l'on ajoute le PERGUT S 5 en poudre, progressivement, sous agitation, jusqu'à introduction complète On maintient l'agitation et le chauffage pendant 30 minutes, temps minimum nécessaire pour une complète dissolution. Ensuite, on associe les mélanges Â et B pour obtenir, selon un processus classique, une mousse de polyuréthane ignifugée.La densité de la mousse souple obtenue est de 38 à 40 kg par mètre cube et le niveau d'inflam- mabilité de cette mousse, selon la norme française utilisée par le CSTB, est apprécié "difficilement inflammable". Dans la formule précitée, le C2radol 45/15 est un polyol à poids moléculaire elevé (valeur hydroxyle: 36 mg KOH/g), la triétanolamine est l'agent de réticulation, le DABCO (dimé thylène-diamine) est le catalyseur, le fréon et l'eau sont les agents d'expansion de la mousse. Le thiosulfate de sodium (ou encore de Hg,K,NH4) introduit dans le présent example II est destiné à renforcer l'action ignifugeante du caoutchouc chloré; un rôle complémentaire est de limiter ou d'annihiler l'émission de fumées noirea ou opaques produites lors de la combustion de la mousse de polyuréthane ignifugée; la quantité minima de thiosulfate à introduire est de 6% environ par rapport au poids total des mousses ignifugées obtenues et la quantité donnée à titre préférentiel sera de l'ordre de 10%. Dans les exemples I et II donnés, il est clair que la quantité de PERGUT S 5 peut varier, de même que l'on peut modifier la densité de la mousse de polyuréthane ignifugée fabriquée: on peut ainsi aller d'une mousse de 16 kg/m3 contenant par exemple 2 kg de caoutchouc chloré jusqu'à une mousse de 40/par m3 contenant par exemple 4 kg de caoutchouc chloré La densité de la mousse sera fonction de la quantité de fréon utilisé et le caoutchouc chloré employé variera dans des proportions de l'ordre de 6 à 25% en poids calculé relativement au poids total de mousse ignifugée obtenue. On sait par ailleurs que la faRrication des mousses au stade industriel se fait selon deux procédés : le procédé " one-shotU et le procédé " au prépolymère"* Le procédé "one-shot" consiste à faire réagir en une seule fois la totalité de l'isocyanate sur le ou les polyols employés. La réaction qui s'en suit est exothermique et les calories engendrées se dispersent très cifficilement et de façon hétérogène, surtout si llon produit des blocs de grandes dimen- sions. Cette anarchie dans la dispersioiw fait que dans certains cas il arrive que la mousse obtenue s'enflamme spontanément. Il est évident que la présence de caoutchouc chloré évitera au moment de la réaction de formation de la mousse de polyuréthane cette inflammation spontanée. Le procédé 11 au prépolymère" consiste à faire réagir une partie des ou du polyol sur les ou l'isocyanate employé et l'on fabrique ainsi un produit intermédiaire dont l'utilisation pour la fabrication de la mousse se fera u]térieurement avec le reste du ou des polyols prévus pour la pro action de cette mousse. Ce second procédé a l'avantage de limiter l'élévation de la température provoquée par la réaction. Le caoutchouc chloré se dissolvant dans l'isocyanate, il est évident qu'il se dissout également dans le prépolymêre et gu'il est ainsi possible de l'introduire dans cette phase préalable en vue de préparer une mousse ignifugée.En d'autres termes, le prépolymère résultant de la condensation des ou du polyol avec les ou l'isocyana- te et comprenant en solution un caoutchouc chloré fait naturellement partie intégrante de la présente invention. Il est bon de préciser qu'avec les prépolymères dopés au caoutchouc chloré, la viscosité est augmentée au delà des limites acceptables pour un bon écoulement dans les circuits de fabrication. Pour éviter cet inconvénient, i y aura lieu de prévoir une addition de chlorure de méthyl n pris en quote part sur la quantité globale de fréon Il prévue d Is la formulation. Naturellement, l'invention n'est pas limité aux modes d'applications non plus qu'aux modes de réalisation qui ont été mentionnés; on pourra concevoir diverses variantes sans sortir pour autant du cadre de la présente invention. R E V E N D I C A T I O N S 1. Procédé d'ignifugation d'une mousse de polyuréthane, rigide ou souple, caractérisé par le fait que, préalablement au mélangeage de l'ensemble des constituants de base (polyols et polyisocyanates notamment) du polyuréthane, on incorpore un caoutchouc chloré 8 l'un au moins de ces constituants de base du polyuréthane, par dissolution soit directement dans l'un au moins de ces constituants de base soit dans un tiers solvant, puis que l'on mélange l'ensemble des constituants selon toute technique classique. 2. Procédé selon la revendication 1 caractérisé par le fait que l'on incorpore à l'un au moins des constituants de base du polyuréthane un caoutchouc chloré à très haute teneur en chlore, tel un caoutchouc commercialisé par BAYER sous le nom de PERGUX S 5 dont la teneur moyenne en chlore est d' environ 67 X en poids par rapport au poids de caoutchouc. 3. Procédé selon l'une des revendications I et 2 caractérisé par le fait que l'on dissous le caoutchouc chloré dans au moins un polyisocyanate, dans une phase initiale, puis que l'on mélange ce polyisocyanate et le caoutchouc en solution avec les ou le polyol. 4. Procédé selon l'une des revendications 7 et 2 caractérisé par le fait que l'on mélange l'ensemble des constituants du polyuréthane, à savoir notamment au moins un polyol et au moins un polyisocyanate, avec un caoutchouc chloré distribué sous forme de dissolution dans un tiers~ffiolvant autre qu'un alcool ou un hydrocarbure aliphatique. 5. Composant ignifugeant destiné notamment à être mélangé à au moins un polyol pour former une mousse de polyuréthane, rigide ou souple, modifiée ou ignifugée, caractérisé par le fait qu'il comprend un caoutchouc chloré en solution dans au moins un polyisocyanate. 6. Composant selon la revendication 5 caractérisé par le fait qu'il comprend vingt parties de caoutchouc chloré en solution dans cent parties d'isocyanate, du type toluène di- isocyanate, méthane diphényl di-isocyanate ou mélange de toluène di-isocyanate et de méthane diphényl di-isocyanate. ?. Prépolymère destiné à la préparation d'une mousse finale de polyuréthane ignifugée caractérisé par le fait qu'il comprend au moins une partie des polyols mis en jeu lors de la constitution de la mousse finale, au moins une partie des polyisocyanates mis en jeu lors de la constitution de la mousse finale, et un caoutchouc chloré en solution dans le produit résultant de la condensation des ou du polyol avec les ou le polyisocyanate précité. 8. Mousse de polyuréthane rigide ou souple, ignifugée, caractérisée par le fait qu'elle est obtenue par condensation d'au moins un isocyanate sur au moins un polyol en présence de caoutchouc chloré placé en solution soit dans un solvant, soit dans l'isocyanate réagissant. 9. Mousse de polyuréthane selon la revendication 8 caractérisée par le fait qu'elle comprend un caoutchouc chloré à haute teneur en chlore, tel un caoutchouc commercialisé sous le nom de PERGUD S 5 de BAYER dont la teneur moyenne en chlore est d'environ 67fui. 10. Mousse selon l'une des revendications 8 et 9 caractérisée par le fait qu'elle comprend de l'ordre de 6 à 25 % en poids de caoutchouc chloré relativement au poids total de mousse ignifugée obtenue. 11. Mousse selon l'une des revendications 8 à 10 caractérisée par le fait qu'elle contient du thiosulfate,par exemple de sodium, magnésium; potassium, ammonium, destiné à renforcer l'action ignifugeante du caoutchouc chloré et distribué dans le mélange de préférence avec un polyol. 12. Mousse selon la revendication Il caractérisée par le fait qu'elle contient au moins 6* environ da thlosulàte par rapport au poids total de mousse ignifugée obtenue.