La mesure de la sensibilité d'une souche microbienne à différents antibiotiques, ou "détermination de l'antibiogramme" peut se faire par observation du développement microbien soit dans des cupules contenant, outre le milieu nourricier ensemencé, liquide ou solide, les différents antibiotiques essayés, soit dans des boîtes, dites "boites de PETRI', dans lesquelles les antibiotiques sont introduits au moyen de pastilles de papier imprégné déposées à la surface du milieu nourricier ensemencé, qui est alors solide. L'invention concerne la seconde méthode, et vise à fournir un moyen perfectionné pour la lecture et/ou la transcription des résultats de l'opération. On sait que, dans des conditions convenables d'incubation, le milieu ensemencé, initialement limpide, devient trouble dans sa masse, par suite du développement microbien, à l'exception de zones circulaires situées autour des pastilles, dans lesquelles la croissance microbienne a été inhibée par la diffusion de l'antibiotique. Le diamètre de chaque zone limpide dépend des conditions opératoires et de la vitesse de diffusion de l'antibiotique, mais on sait, pour chaque antibiotique, et pour des conditions opératoires standardisées, établir. une relation entre le diamètre de la zone limpide et l'activité bactériostatique de l'antibiotique vis-à-vis de la souche ensemencée. La mesure se ramène donc à une mesure de diamètre, que l'on effectue habituellement à l'oeil directement sur la boite ou sur son image agrandie, avec l'aide d'une échelle graduée. Cette méthode présente des difficultés qui nuisent à la facilité, la rapidité et la sûreté de la mesure, et auxquelles l'invention cherche à remédier. D'une part, en effet, la présence de micro-organismes mutants, ou la contamination par un micro-organisme extérieur, déforme la zone limpide : celle-ci n'est plus circulaire, mais présente une frontière irrégulière dont la distance à la pastille varie entre des limites qui peuvent toutes deux être significatives. D'autre part, une même boîte comportant habituellement plusieurs pastilles imprégnées d'antibiotiques différents, les zones correspondant à des antibiotiques à diffusion rapide peuvent se chevaucher. I1 est donc nécessaire, dans de nombreux cas, d'effectuer la mesure dans des directions qui diffèrent d'une pastille à l'autre, et même dans plusieurs directions pour une même pastille, ce qui conduit à une manipulation longue génératrice d'erreurs. La méthode habituelle présente également l'inconvénient de nécessiter une transcription manuelle, dans des conditions de travail qui conduisent souvent à des erreurs : confusion entre pastilles essentiellement, mais aussi confusion entre boites et erreurs d'écriture. La présente invention vise donc à fournir un moyen rapide et sûr de lecture et/ou de transcription des antibiogrammes en boîte de PETRI. I1 doit cependant être entendu qu'elle ne se limite pas à ce domaine, mais qu'elle peut également s'appliquer avec succès à l'examen de toute courbe dont on souhaite mesurer un ou plusieurs rayons polaires. Le but est atteint, selon l'invention, par la combinaison de moyens générant un cercle de diamètre variable, appelé ici "index", de moyens d'observation simultanée de l'index et de la courbe étudiée, et de moyens de lecture ou de transcription des dimensions de l'index. Dans une variante préférée, les moyens d'observation simultanée comportent des moyens de déplacement relatif des images respectives de l'index et de la courbe étudiée formées par un dispositif optique, ainsi que des moyens de repérage de la position respective des images de l'index et du support de la courbe étudiée, lesdits moyens de repérage permettant, en cas de pluralité de courbes étudiées sur un même support, l'identification de la courbe à laquelle s'applique la mesure. Dans une réalisation typique destinée à l'établissement des antibiogrammes, le générateur d'index peut être constitué par un tube cathodique, sur l'écran duquel l'index est obtenu par la méthode classique des figures de LISSAJOUS. Un atténuateur, par exemple rotatif, permet de faire varier le diamètre, la relation entre diamètre et rotation de l'axe de l'atténuateur étant parfaitement connue par construction. La boite de PETRI est éclairée par transparence, et une glace semi-transparente superpose à son image, observée directement ou par l'intermédiaire d'un dispositif optique, l'image de l'index. Les deux images peuvent être déplacées l'une par rapport à l'autre soit par déplacement mécanique de la boite, soit par déplacement électrique de la figure de LISSAJOUS sur le tube, soit par déplacement optique d'une image à l'aide d'un miroir mobile, soit par tout autre moyen. Le dispositif est utilisé de la façon suivante L'opérateur met en place la boîte de PETRI en un emplacement déterminé, puis il centre l'image de l'index sur celle de la pastille, grâce aux moyens de déplacement, en faisant varier au besoin le diamètre d'index pour une meilleure précision. Puis il règle le diamètre pour amener le cercle, ou une partie de celui-ci, en concordance avec la frontière de la zone limpide dont il estime le rayon polaire significatif. Lorsqu'il est arrivé à ce résultat, il lit l'angle de rotation de l'atténuateur et la position relative du centre de l'index par rapport à la boîte de PETRI.L'angle de rotation est caractéristique de l'efficacité de l'antibiotique, la position relative identifie celui-ci, en particulier si, comme il est courant, plusieurs pastilles imprégnées d'antibiotiques différents ont été déposées en des emplacements donnés de la boîte par un distributeur automatique. Dans une variante préférée, la boîte de PETRI est montée sur un chariot mobile dans les deux directions du plan, et ce chariot comporte soit deux potentiomètres linéaires, soit deux codeurs. L'axe de rotation de l'atténuateur commande également un potentiomètre ou un disque codé, et les différentes grandeurs correspondantes sont soit directement transcrites sur une imprimante ou sur un tableau d'affichage, soit transmises à un calculateur. Il serait évidemment équivalent, plutôt que de munir l'axe de l'atténuateur d'un organe de mesure, d'appliquer directement le signal électrique de déflexion à un voltmètre, numérique ou autre. L'invention sera mieux comprise à la lumière de la description donnée ci-après en référence au dessin dans lequel - la figure 1 représente un mode de réalisation de la partie optique du dispositif de l'invention. - la figure 2 représente un mode de réalisation de la partie électrique. Une boite de PETRI P est placee dans un berceau mobile 1 à fond transparent. Elle est éclairée par le dessous, au moyen d'une lampe 2, d'un miroir 3, d'un condensateur 4 et d'un diffuseur 5. Les rayons lumineux, après avoir traversé un miroir semi-transparent 6, sont repris par un objectif 7 et un miroir 8, qui forment l'image d'une fraction de la boîte sur un écran 9 observable par l'opérateur. Un tube cathodique 10 est disposé de façon que l'image de son écran formée par le miroir semi-transparent 6 et l'objectif 7 se superpose sur l'écran 9 à l'image de la boîte. L'opérateur peut ainsi observer facilement l'image composite telle que celle de la figure, où l'on- voit en 11 l'image de la pastille, en 12 celle de la zone limpide, en 13 celle de la zone trouble, et en 14 celle de l'index représenté ici centré mais non réglé. La figure 2 montre un schéma-bloc d'interconnexion, dans le cas où les différentes mesures sont effectuées à l'aide de potentiomètres et d'un voltmètre numérique multiplexé, et transmises à un calculateur. On a repéré en 20 un générateur de signal sinusoïdal constant, en 21 un atténuateur, en 22 un déphaseur nécessaire à la production des signaux de LISSAJOUS, en 23 des amplificateurs et circuits divers nécessaires à l'attaque des organes de déflexion du tube cathodique 10. L'atténuateur 21 est couplé mécaniquement, comme représenté en pointillé, à un potentiomètre 24. Deux autres potentiomètres 25 et 26, couplés mécaniquement au berceau 1, mesurent les déplacements de celui-ci selon deux axes de coordonnées X et Y. Les signaux provenant des trois potentiomètres sont appliqués à un multiplexeur 27 et à un convertisseur analogue - numérique 28, d'où ils vont à un calculateur 29. Un signal est envoyé, à la discrétion de ltopérateur, à l'entrée de commande 30 du multiplexeur et- du convertisseur, lorsque la mesure est jugée significative. De nombreux modes de réalisation sont possibles, notamment pour le berceau et son déplacement. En particulier, il est commode de monter l'organe de commande de l'atténuateur, bouton rotatif par exemple, ainsi que l'organe de commande de validation des signaux, sur une excroissance du berceau. Il est alors possible d'effectuer toutes les opérations à l'aide d!une seule main. On peut également, pour rendre le centrage de l'index plus précis, combiner un déplacement mécanique, rapide et approximatif du berceau et un déplacement électrique fin du cercle sur l'écran du tube cathodique. Il est enfin possible d'enregistrer-ou de transcrire l'identité de la boîte de PETRI elle-même. Dans la méthode manuelle utilisée jusqu'ici, la boîte est identifiée par une inscription portée sur le fond. Dans ce cas, selon l'invention, un clavier (non représenté sur les figures) permet d'entrer en calculateur, ou .d'imprimer, l'inscription lue sur l'écran. Dans une autre variante, une étiquette, de préférence porteuse d'un "code-barre", est fixée au préalable sur une face latérale de la boîte de PETRI, et l'information portée sur 11 étiquette est lue automatiquement, par un moyen connu. Les erreurs d'identification sont ainsi rendues impossibles, sauf peut être lors de l'ensemencement des boîtes, où une organisation rationnelle doit permettre de les éliminer. On ne sort pas de l'invention en remplaçant les moyens décrits par des moyens équivalents. En particulier, le réglage du diamètre de l'index peut être effectué à l'aide d'un dispositif optique à grandissement variable, inspiré des objectifs du type ZOOM, formant l'image d'un objet circulaire solide, en lieu et place du générateur cathodique décrit. REVENDICATIONS 1/ Dispositif de détermination d'un rayon polaire sur une figure, caractérisé par des moyens générateurs d'un cercle dit "index", des moyens de modification du diamètre dudit index, des moyens d'observation simultanée de ladite figure et dudit index, et des moyens de mesure du diamètre dudit index. 2/ Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens d'observation comportent des moyens de déplacement relatif de l'image de l'index et de l'image du support matériel de ladite figure permettant de superposer lesdites images. 3/ Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que lesdits moyens de déplacement comportent des moyens de mesure dudit déplacement. 4/ Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens générateurs d'index sont constitués.par la combinaison d'un tube cathodique, d'un atténuateur, et de circuits propres à former une figure de LISSAJOUS circulaire. 5/ Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que le support matériel de ladite figure est constitué par une boîte montée sur un berceau mobile en translation selon deux coordonnées. 6/ Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que ladite boîte est une boîte de PETRI contant une souche microbienne et au moins une pastille ;imprégnée d1 antibiotique. 7/ Lecteur d'antibiogrammes en boites de PETRI selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'une correspondance est établie d'une part entre la position du berceau portant ladite boîte et l'identité de l'antibiotique essayé, d'autre part entre le diamètre de l'index, l'identité dudit antibiotique, et l'efficacité de celui-ci relativement à la souche microbienne présente dans ladite boîte. 8/ Lecteur d'antibiogrammes conforme à la revendication 7, caractérisé en ce qu'un clavier permet l'introduction d'informations d'identification de la boîte. 9/ Lecteur d'antibiogrammes conforme à la revendication 7, caractérisé en ce que des moyens de lecture automatique permettent la lecture d'informations d'identification de la boite portées par une étiquette fixée sur celle-ci.