.La présente invention concerne une machine automatique de contournage plan utilisable plus partlculièrementy mais non exclu sivement, pour fraiser les contours extérieurs et intérieurs des montures de lunettes. D'une manière générale, le contournage automatique est un procédé permettant à l'aide d'un outil de contournage tel qutune fraise, un crayon, un chalumeau, un poinçon ou tout autre moyen de marquages avec ou sans enlèvement, apport ou déformation de matiè re, --de suivre sur une machine le pourtour intérieur ou extérieur d1une pièce. Un tel procédé s'oppose aux systèmes à à balayage qui explorent la totalité de la surface ou du volume de la pièce. Il-- existe différents moyens de contournage automatique faisant appel à différents procédés physiques. On citera pour mémoire les copieurs optiques, les copieurs hydrauliques et les copieurs mécaniques. Ces copieurs disposent suivant le cas, d'un, deux ou trois dégréa de liberté suivant trois axes. ire contournage suivant un plan, appelé ici en abrégé flçontournage plant', présente deux degrés de liberté avec deux axes généralement perpendiculaires. Dans les copieurs mécaniques pour le contournage plan, on utilise-en;général deux cames, déplaçant un chariot sur deux axes de mobilité, que lton peut-baptiser ox et oy. Les fonctions donnée par les cames permettent de tracer le contour y = f(x), la came desx de la came des y, si elles sont de type circulaire, répondront aux équations paramétriques de type y y = f(r,) x = f(r,4) r et # étant respectivement le rayon et l'angle correspondant de la came.Ces différents systèmes de contournage.présentent les inconvénients suivants 1) Tireur prix élevé pour les machines de contournage ou-copieurs optiques et hydrauliques 2) le cott et les temps de mise en oeuvre importants pour les ma chines de contournage ou copieurs mécaniques 3) 1' impossibilité de tracer des contours extérieurs et des con tours intérieurs avec une même machine de contournage mécanique, les machines de contournage mécanique connues ne pouvant en général tracer que des contours intérieurs ou des contours exté rieurs 4) l'impossibilité de tracer des contours de forme compliquee ; en effet, avec les machines classiques de contournage mécanique, il n'est pas possible de fraiser le contour extérieur d'une monture delunettes à cause des risques d'arque-boutement dans l'encoche de nez de la monture de lunettes 5) les machines classiques de contournage mécanique nécessitent. deux cames (lazeame des x et la came des y), et il faut prévoir à chaque fois une paire différente de cames pour chaque taille de monture de lunettes à contourner. La présente invention a essentiellement pour but de remédier aux inconvénients sus-mentionnés des machines classiques de contournage mécanique plan en procurant une machinerie contournage mécanique plan dans laquelle l'une des deux cames est remplacée par une fonction géométrique réalisée mécaniquement, et dans laquelle l'autre came est alors seule à définir le contour, cette came unique restituant les écarts entre le contour nominal souhaité et la fonction géométrique. L'invention a également pour but de fournir une machine de contournage mécanique, du type défini ci-dessus, plus particulièrement mais non exclusivement utilisable pour fraiser les contours extérieurs et intérieurs d'une monture de lunettes. L'invention a encore pour but de fournir une machine de contournage mécanique du genre défini ci-dessus, permettant de tailler elle-même ses propres cames. L'invention a encore pour but de fournir une machine de contournage mécanique du type défini ci-dessus, permettant d'effectuer plusieurs opérations successives de contournage sur une même pièce, sans avoir à changer d'outil de contournage et sans avoir à changer de came entre chaque opération de contournage. A cet effet, la machine de contournage plan selon la pré sente invention est caractérisée en ce qu'elle comprend un bâti, un arbre monté rotatif dans le bati et entraRné en rotation, des moyens d'entraînement pour faire tourner l'arbre rotatif, un chariot porte-outil portant un outil de contournage et monté mobile sur le but dans une direction sensiblement perpendiculaire à l'arbre rotatif, un plateau porte-pièce monté mobile par rapport au bâti dans un plan perpendiculaire à l'arbre rotation un mécanisme de commande actionné par cet arbre rotatif et agencé pour mouvoir le plateau-suivant un mouvement géométrique prédéterminé, ce mouvement géométrique étant tel que, lorsque le chariot porteoutil et l'outil de contournage occupent une position fixe donnée par rapport au bâti, l'outil de contournage décrit dans son mou- vement relati! par- rapport au plateau porte-pièce une courbé plane, dite courhe primitive, dont la forme est voisine du contour désiré, une came portée par l'arbre -rotatif et tournant avec lui, un palpeur de came porté par le chariot porte-outil, des moyens pour solliciter élastiquement le chariot-porte-outil dans un sens tel que le palpeur de came soit maintenu appliqué élastiquement contre la came', cette came ayant un cercle primitif dont le rayon est égal à la distance du palpeur-de came au centre de l'arbre rotatif lorsque le p-orte-outil occupe ladite position fixe donnée, et ayant un rayon variable tel que, pour chaque position angulaire de la came et la position correspondante du plateau porte-pièce, la différence entre le rayon efficace de la came et le rayon de son cercle primitif est égal à l'écart entre ladite courbe primitive et le contour désiré. Dans une réalisation de l'invention plus particulièrement destinée au contournage extérieur des montures de lunettes, la- courbe primitive sus-mentiônnée est une ellipse. D'autres objets, caractéristiquess et avantages de la prend sente invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la deseription détaillée qui va suivre et qui est donnée en faisant référence aux dessins annexés sur lesquels La figure 1 est une vue schématique en perspective illustrant -le principe de fonctionnement de la machine de contournage plan suivant la présente invention. BeB figures 2 et 3 sont des vues schématiques, respectivement en perspective et en plan, destinées à illustrer le mouvement du plateau porte-piè-ce faisant partie de la machine représentée sur la figure 1. les figures 4a et 4b sont des vues schématiques, respectivement en c0upeaieet en perspective, montrant un premier méca- nisme de commande susceptible d'8tre utiisé pour mouvoir le plateau porte-pièce de la machine selon l'invention. Les figures 5a et 5b sont des vues schématiques respectivement en coupe axiale et en perspective, montrant une autre réalisation d'un mécanisme de commande susceptible d'être utilisé pour mouvoir le plateau porte-pièce. La figure 6 est une vue schématique en plan montrant encore un autre mécanisme de commande susceptible d'être utilisé pourmouvoir le plateau porte-pièce. Lasfigure 7 est un schéma illustrant comment exploiter une des propriétés du mouvement du plateau porte-pièce dans le cas où la machine est utilisée pour contourner des montures de lunettes. La figure 8 est une vue analogue à la figure 6, montrant comment on peut associer au plateau porte-pièce une came et un outil de contournage permettant de fraiser le contour extérieur d'une monture de lunettes. La figure 9 est un schéma de principe de la machine de contournage selon l'invention, montrant les diverses fonctions incorporées à cette machine. Les figures 10 et 11 sont des vues, respectivement en plan et en élévation d'une came utilisable dans la machine représentée sur la figure 9, avec des pièces amovibles permettant de masquer des parties choisies du contour de la came. Les'figures 12 et 3 illustrent respectivement en plan et en coupe verticale diverses opérations de contournage susceptibles d'être réalisées successivement au cours d'un cycle de. fonctionne- ment de la machine. La figure 14 est un diagramme illustrant les phases successives de fonctionnement des divers éléments fonctionnels de la machine au cours du cycle d'opérations représentées sur les figures 12 et 13. Les figures 15 et 16 sont des vues analogues aux figures 12 et 13 et sont relatives à un autre cycle de fonctionnement. La figure 17 est un diagramme analogue au diagramme de la figure 14 et est relative au cycle de fonctionnement représenté surales figures 15 et 16. Les figures 18 et 19 sont des vues respectivement analogues aux figures 12 et 13 ou aux figures 15 et 16 et sont relati ves à un troisième cycle de fonctionnement de la machine. La figure 20 est un diagramme-analogue au diagramme de la figure 14 ou de la figure 17 et est relative au troisième cycle de fonctionnement représenté sur les figures 18 et 19. La figure 21 est une vue partielle en perspective, avec arrachement, montrant une réalisation pratique du plateau portepièce et de son mécanisme de commande. La figure 22 est une vue partielle en perspective, avec arrachement, montrant une réalisation pratique des moyens d'entraînement du plateau portatif. la figure 23 est une vue partielle, en partie encoupe ver tiC4e et en partie en élévation, montrant une réalisation pratique du chariot mobile porte-outil entrant dans la constitution de la machine selon l'invention. La figure 24 est une vue en coupe suivant la ligne B-3 de la figure 25. La figure 25 est une vue en plan suivant la flèche F de la figure 23. La figure 26 est une vue en coupe suivant la ligne A-A de la figure 23. La machine de contournage plan selon l'invention qui va maintenant être décrite est plus particulièrement conçue et destinée à permettre le contournage des contours extérieur et intérieur des montures de lunettes ; à cet effet, comme on le verra plus loin, le mécanisme de commande du plateauEorte-piècè est plus particulière- ment conçu de telle façon que l'outil de contournage décrive, dans son mouvement relatif par rapport au plateau porte-pièce (en fait c'est le plateauqul se déplace par rapport à l'outil), une fonction géométrique prédéterminée qui, en l'occurence, est une ellipse dont la forme se rapproche du contour désiré.Il est cependant bien entendu que la machine de contournage plan selon la présente invention peut également être utilisée pour d'autres applications que le contournage des montures de lunettes, et qu'elle peut être conçue pour tracer des contours très différents' de ceux qui seront décrits par la suite, si iton fait appel à cet effet à autres mécanismes connus de commande permettant de réaliser mécaniquement d'autres fonctions géométriques prédéterminées différentes d'une ellipse. Si l'on se réfère tout d'abord à la figure 1, on peut vpir que la machine selon la présente invention comporte essentiellement un plateau 1 portant une pièce 2 à contourner et animé d'un mouvement géométrique prédéterminé par rapport à un outil de contournage P. Plus précisément, dans le cas qui nous occupe du contournage des montures de lunettes, le mouvement du plateau 1 est tel que, l'outil P occupant une position fixe par rapport au bâti'de la machine (non représenté sur la figure 1), décrit dans son mouvement relatif par rapport au plateau I une ellipse dont la forme se rapproche du contour de lunettes souhaité.A cet effet, le plateau 1 est entraîné par un mécanisme (non repr4nté sur la figure 1) qui sera décrit en détail plus loin et qui est lui-même entraîné par un srùoe 6 entraîné en rotation par un moteur 8 et entraînant avec lui une came 4 qui commande les déplacements d'un chariot mobile 3 portant l'outil P. Le contour de la came 4 est conçu, comme on le verra plus loin pour déplacer le chariot 9 suivant un mouvement proportionnel à l'écart entre l'ellipse susmentionnée et le contour. souhaité de la monture de lunettes. Avant de décrire divers mécanismes permettant d'obtenir le mouvement souhaité du plateau 1, on décrira tout d'abord ce mouvement d'un point de vue géométrique. Le plateau 1 est constitué par une surface plane dont un des points C (figure 2) tourne autour d'un axe fixe perpendiculaire à son plan et le traversant en O à une distance fixe e avec une loi de mouvement W (t). D'autre part,. le plateau 1 tourn2 dans son propre plan autour du point C avec une loi du mouvement -2UU (t). Le mouvement (figure 3) résultant de ces deux mouvements de rotation est un mouvement de rotation dont le centre I dLt centre instantané de rotation est tel que la vitesse-en ce poin.-t est nulle par rapport aux deux centres de rotation 0 et C, c'est-à-dire que la vitesse de I par rapport à O sera: V = OI x #'(t) #'(t) étant la dérivée première de la fonction #(t) par rapport au temps. La vitesse de I par rapport à C sera V' = CI x [- 2#'(t)] Ces deux vecteurs vitesse doivent avoir le même support, c'est-à-dire être sur la droite OC et avoir une valeur opposée, c'est-à-dire que OI #'(t) = - CI [- 2 #'(t)] OI/CI = + 2 Le point I se trouve alors à l'extérieur du segment OC à une distance e de O et e de C. Le lieu géométrique de I parrap- port à C est un cercle de rayon e centré en C que nous appellerons 2 cercle roulant ou roulette et le lieu géométrique de I par rapport à O est un cercle de centre O et de rayon e que nous appellerons base. Le mouvement du plateau peut alors être considéré comme le résuLtat du roulement sans glissement de la roulette sur la base. Une conséquence de ce mouvement est que tout point fixe par rapport au bati de la machmne décrit dans son mouvement relatif par rapport au plateau d'une ellipse. On peut noter que la loi de mouvement est indépendante du signe de la fonction #(t) qui peut induire une rotation dans le sens horaire ou antihoraire. La rotation sans glissement de la base sur la roulette donne la même combinaison de mouvement. la loi de mouvement angulaire du plateau est de forme Ck > (t). Le centre instantané de rotation étant sur le prolongement de OC se déplace par rapport au bAti suivant une loi de mouvement angulaire +tO (t). Cette première définition géométrique du mouvement du plateau 1 permet d'enyisa- ger un premier mode de réalisation du mécanisme de commande du mouvement du plateau 1, à savoir l'association de ce plateau avec un engrenage de diamètre primitif e en prise avec un engrenage à denture intérieure de diamètre 2e. Une telle réalisation est illustrée par les figures 4a et 4b. Très sommairement une crapaudine 5 supporte un arbre 6 matériau lisant l'axe de rotation passant par le point O des figures 2 et 3. Cet arbre est relié à un moteur 8 par des moyens de transmission, par exemple par une courroie crantée sans fin 7 en prise avec des pignons calés respectivement sur l'arbre du moteur 8 et sur l'arbre 6. Un bras de manivelle 9 solidaire de l'arbre 6 supporte un palier 9a qui matérialise l'axe passant par le joint C des figu res 2 et 3 et qui supporte à rotation un ensemble comportant un engrenage à denture extérieure 10 relié rigidement au plateau 1 par un moyen de liaison rigide 11. L'engrenage droit 10 engrène en I avec un engrenage à denture intérieure 12 qui est solidaire du bâti de la machine et dont le diamètre primitif est le double de celui de l'engrenage 10. Dans sa rotation autour 0, l'arbre 6 entratne l'engrenage 10 qui, engrenant sans glisser sur ltengre- nage 12, fait deux tours autour de C. Le rapport des diamètres, donc aussi des périmètres parcourus étant de 2, ce mode de réalisation répond donc bien à la loi de mouvement angulaire précédemment définie pour le plateau.Cependant, dans un tel mécanisme, la distance entre les arbres O et C n'est pas réglable et le jeu de fonctionnement entre les engrenages 10 et 12 est difficilement contrôlable si ce n'est avec des dispositifs à rattrapage de jeu onéreux, si bien que, d'un point de vue pratique, ce mécanisme n'offre qu'un intérêt limité. Un: autre mode de réalisation du mécanisme de commande du mouvement du plateau 1 est illustré par les figures 5a et 5b. Comme précédemment, un arbre 6 entraîne un bras de manivelle 9 qui porte un couple d'engrenages13a et 13b à denture extérieure tournant autour d'un axe A. L'engrenage 13a engrène avec un engrenage 14 à denture extérieure qui est fixe par rapport au bssti. L'engrenage 13b engrène avec un engrenage 15 qui est relié rigidement au plateau 1 par un axe 11 tourillonnant dans une bielle coudée 16 a' une extrémité de celle-ci. A son autre extrémité, Aa bielle 16 est articulée sur l'axe A, et elle peut êtr * endue solidaire du bras de manivelle 9 par un système d'immobilisation, tel que par exemple un boulon 17 traversant une fente courbe 16a formée dans la bielle 16 et vissé dans le bras de manivelle 9.La fente 16a est courbée en arc-de-cercle centré sur l'axe A de façon à permettre un réglage de la distance e entre las axes O et C, etce de la valeur zéro à une valeur maximale donnée. Ceci implique que l'entraxe AC des deux paliers d'articulation aux extrémités de la bielle 16 soit égal à l'entraxe OA. En application de la formule de Willis, Si nous appelons N1, N2, N3, N4 le nombre de dents des engrenages 14, 13a, 13b, 15 ces nombres de dents doivent répondre aux équations N2 x N4 1 N1 X N3 = 2 pour avoir notre rapport de vitesse souhaité. N2 + Nî 1 N3 + N4 - 1 pour avoir OA = OC Le mécanisme représenté sur les figures 5a et 5b est donc équivalent à celui représenté sur les figures 4a et 4b, mais avec une distance entre les axes O et C réglable. Il est à noter que le bras de manivelle 9 et la bielle 16 peuvent être remplacées par des excentriques réglables dont les fourreaux peuvent venir les uns à l'intérieur des autres. La figure 6 illustre schématiquement un autre mode de réali sation du mécanisme de commande du mouvement du plateau 1. Dans cela te réalisation, le plateau comporte deux guides formés par des rainures rectangulaires 18 dans lesquelles coulissent des coulis seaux t9 pouvant tourner autour d'axes passant par les points F et M et perpendi- culaires au plan de la figure 6. On peut démontrer que sil1undes axes (par exemple l'axe F -voir figure 8) est ehtraîné en rotation de façon à être animé d'une loi de mouvement angulaire (k) (t) et si l'autre axe M est libre en rotation, le plateau répond aux lois de mouvement définies précédemment.En effet, les points F et M étant fixe par rapport au bati de la machine, l'angle Fe est un + angle droit. LQ lieu du point C est alors l'arc capable d'un angle de 90 , soit un cercle de centre O et de diamètre FM = e. Le eentre instantané de rotation du plateau par rapport aux cou lLsseaux 19 est sur les perpendiculaires en y et M aux deux glisfières 1B, lesquelles perpendiculaires se rencontrent au point I sur le même cercle que celui précédemment défini puisque les glissières sont perpendiculaires entre elles. D t autre part, puisque le point I est le quatrième sommet du rectangle FCMI, les points C, O, I sont alignés. Enfin, le lieu du point I par rapport au point C estun cercle de diamètre 2Cl (2CI = 2FM = 2e) et on retrouve-donc la base et la roulette définies précédemment. Dans ce mode de réalisation, les points O et C ne sont plus matérialisés par des axes ; ils deviennent fictifs. Du point de vue mécanique, ce mode de réalisation est à rapprocher du joint d'accouplement homocinétique dit joint de '"Oldham", destiné à raccorder deux axes parallèles non alignés. On étudiera maintenant les propriétés mécaniques du plateau. Si luron fixe sur le plateau une monture de lunette 2( figure 7) judicieusement disposée par rapport au cercle de centre C et de diamètre 2e, lieu des centres instantanés de rotation, on pourra faire en sorte. que, à chaque instant, la position du centre instantané de rotation soit peu éloigné du centre de courbure moyen du contour (figure 7), autrement dit de telle sorte queleronie-su du centre instantané de rotation à un instant donné puisse être approximativement perpendiculaire au contour (centre I1 et 12). Si. donc on place une fraise sur le contour à l'endroit où le centre instantané de rotation se trouve le mieux disposé, cette fraise ou la pièce pourront avoir une trajectoire tangente au contour et éviter ainsi les conditions d'arc-boutement, et permettre d'avoir une vitesse d'avance à peu près constante. En revenant à la figure 6, si on trace les axes Cx et Cy, respectivement confondus avec les axes longitudinaux des glissières 19, et Si on prend un point P fixe par rapport au bti de la machine et situé sur la droite MF, et en appelant a l'angle formé par la droite Cx et la droite MF et en donnant à la distance FP la valeur r et à la distance FM la valeur e, l'équation de la courbe décrite par le point P dans son mouvement relatif par rapport au plateau (en fait c'est le plateau qui se déplace par rapport au point P) est obtenu en projetant FP sur les deux axes Cx et Cy -y = r sin G x = . e + r , cos 4 Ceci représente l'équation paramétrique d'une ellipse de grand axe 2/ e + r 7, de petit axe 2r. Ainsi, en donnant aux paramètres e et r des valeurs appropriées qui, dans la pratique pourront être réglées à volonté comme on le verra par la suite, il est possible de faire en sorte que cette ellipse suive approximativement le contour de la monturede lunettes 2 et que le cercle lieu des centres de courbure de cette ellipse se confonde exactement avec le cercle lieu des centres instantanés de rotation du plateau. En associant à la rotation du plateau 1 (figure 8) la rotation d'une came 4 située sur l'un des axes F et M, par exemple l'axe F, et entraînée en rotation avec lui suivant la loi de rotation OD(t), on peut lier le point P au mouvement de cette came de telle sorte-que si la came était circulaire, P ne se déplacerait pas par rapport au bati et engendrerait par rapport au plateau-mobile une ellipse dite ellipse primitive 20 correspondant au cercle primitif 21 de la came 4. Si le point P se déplace du contour de l'ellipse vers le point P' sur le contour de la monture de lunette 2 dans la direction approximative MF, un galet suiveur de came G associé à P se déplacera de la même quantité et ainsi,point par point, on pourra faire corresponre le contour de la monture de lunette 2 au contour de la came 4 et réciproquement.En effet, pour chaque po sition angulaire de la came. ét la position angulaire correspondante du plateau, le rayon efficace de la came 4 est égal au rayon de son cercle primitif 21 augmenté ou diminué de l'écart entre l'ellipse primitive 20 et le contour de la monture de lunettes 2, - mesuré sur la droite NF, suivant que le point P' est extérieur ou intérieur à ellipse primitive 20. Dans la pratique, le points est remplacé par une fraise entraînée en rotation ; le galet G et la fraise P sont portés par un chariot 3 mobile suivant la direction FM (voir aussi la figure 1) ou par un bras articulé sur le bti de la machine de manière à déplacer la fraise P et le galet G suivant un arc-de-cercle de direction générale FM. Un dispositif de réglage 22 qui sera décrit en détail plue loin permet de faire varier la distance nominale entre fraise P- et galet G, donc de faire varier le paramètre PF = r appelé encore rayon nominal de l'ellipse et auquel correspond le rayon primitif de la came 4. Un tel dispositif de réglage est particulièrement avantageux car il permet en modifiant le paramètre r de +sur, d'augmenter ou de;diminuer de la quantité 2tr la longueur du grand axe et celle du petit axe de I'ellipse primitive 20, -donc d'obtenir, avec une unique came 4 correspondant au contour nominal d'une monture de lunette de taille moyenne, diverses tailles de montures de lunettes ayant des contours parallèles au contour nominal susdit. En outre, le point M peut, à laide d'un chariot 23 mobile dans la direction FM sous la commande d'un dispositif de réglage qui sera décrit en détail plus loin, être rapproché ou éloigné du point F pour faire varier le paramètre e ou entraxe des axes F et M ;e pourra être nul, auquel cas l'ellipse 20 est réduite à un cercle de rayon r centré en F, M et C qui sont alors confondus le plateau devisnt alors un plateau à mouvement circulaire (par exemple pour pour le fraisage du contour intérieur des cercles des mon- tures de lunettes). Pour pouvoir annuler l'entraxe e, il suffit que par exemple l'axe M soit creux et d'un diamètre suffisamment grand pour conte nir l'axe F et de remplacer-le coulisseau porté par l'axe M par un double coulisseau encadrant le coulisseau porté par l'axe F, comme cela sera décrit en détail plus loin à propos d'un mode de réalisation pratique. Cette seconde possibilité de réglage du paramètre e est très avantageuse car elle permet, en modifiånt la valeur de e de + fS e, d'augmenter ou de diminuerde2 e la longueur du grand axe de l'ellipse 20, donc d'obtenir, avec une unique came 4 correspondant au contour nominal d'une monture de lunettes de taille moyénne, des montures de lunettes plus ou moins allongées à volonté sans que leur largeur (ou hauteur) soit modifiée.En outre, cette possibilité de réglage~du paramètre e, en combinaison avec le dispositif de réglage 22 du paramètre r, permet, en modifiant la valeur de e de + dse et la valeur de r de +r, avec |#e| = |#r|, de diminuer ou d'augmenter la longueur du petit axe de l'ellipse 20, sans changer la longueur du grand axe de cette ellipse, donc d'obtenir, avec une même et unique came, des montures de lunettes plus ou moins larges (ou hautes) à volonté sans que leur longueur soit modifiée. Avant de décrire un exemple de réalisation pratique de la machine selon la présente invention, on donnera tout d'abord une description de ses élements fonctionnels en faisant référence à la figure 9. La machine comporte quatre grands ensembles, à savoir l'en- semble plateau 1 associé à un ensemble de cames 4, en correspondance avec un. ensemble coulissant porte-outil 3, le tout étant monté dans un bgti 24. L'ensemble plateau 1 qui sera décrit en détail par la suite et qui est réalisé selon les principes définis précédemment, supporte différents mandrins de serrage (non représentés) permettant les trois fonctions de serrage et desserrage de la pièce 2 (Action I) éjection de la pièce 2 (Action H) translation de la pièce 2 (Action J) Le plateau 1 proprement dit est animé par un moteur réducteur 8 qui, par l'intermédiaire d'un embrayage 25 (Action F) transmet son mouvement par un jeu de poulies 26a et 26b et une courroie crantée 7 à l'arbre 17 de commande du plateau 1, lequel supporte un jeu de quatre cames 4. Ce plateau, dans son mouvement, peut décrire un angle de 3600 + un angle de chevauchement de 150 à 600, la- remise à zéro du plateau étant réalisée par un vérin 27 (action G )pu par l'inversion de sens du moteur 8. Les cames transmettent leur fonction à l'ensemble coulissant porte-outil 3, grâce à des galets 28 au nombre de quatre, supportés par l'ensemble 3 et pouvant être amenés sélectivement et in dividuellement dans une position de travail à partir d'une position rétractée de repps, par des vérins respectifs 29 (action E) venant interposer un galet entre la came correspondante et l'an- semble coulissant 3. Ce dernier, composé d'un chariot supérieur 36 et d'un chariot inférieur 54 qui supporte les galets 28 et les vérins y associés 29, met le galet sélectionné 28 en pression sur la came correspondante gracie à l'action d'un vérin 30 (action D), dont la tige de piston prend appui sur le båti 24 en 31 lorsque la pression s'exerce dans la chambre 32 du vérin, le chariot nTe rieur 54 de ensemble coulissant 3 étant maintenu et guidé latéralement sur le btti par l'intermédiaire d'une glissière 33. Aux vérins 29 est associé un dispositif de réglage (non représenté sur la figure 9 qui correspond au dispositif de réglage 22 de la figure 8 et qui sera décrit en détail plus loin. Be chariot supérieur 36 qui porte l'autil, par exemple une fraise 39, est monté coulissant sur le -chariot inférieur 54 grtce à une glissière 34 qui s'étend dans une direction parallèle à celle de la glissière 33, et ce sous la commande d'un vérin 35 permettant, en se déplaçant en fond de cuurse avant ou arrière du vérin 35, de déplacer le chariot 36 de façon à réaliser les mouvements d'approche de la fraise 39 de l'extérieur vers le contour extérieur à réaliser, ou de l'intérieur vers le contour intérieur à réaliser (Action C), le galet de came 28 restant en appui sur une génératrice de. la came correspondante. Sur le chariot supérieur 56 se trouve une broche porte- - fraise 37 sur laquelle se trouve serré le piston d'un vérin 38, lequel permet de monter et descendre la fraise 39 sur la pièce 2 (Action A). En cours de descente de la broche 37 vient;s'interpo- ser un jeu de quatre butées pré-réglées 40 qui peuvent être amenées sélectivement sur le trajet d'une contre-butée 41 de la broche 37, à tour de rôle, grâce à l'action d'un vérin 42 à quatre positions (action B), constitué en fait par deux vérins comme on le verra plus loin. A l'extrémité supérieure de la broche 37 se trouve un moteur pour l'entraînement en rotation de la fraise 39 (Action K). On peut également prévoir une pompe 43 (Action M) et des conduites (non représentées) qui permettent d'arroser la fraise 39 à l'aide d'un liquide lubrifiant, un aspirateur 44 (Action N) qui permet l'élimination des copeaux, un moteur 45 (Action 0), avec une broche porte-fraise 46, qui peut être descendué àlapJacedes galets de came 28 pour l'usinage des cames 4, d'une manière analogue à la broche 37. Un programmateur à cartes perforées ou.à ruban Cnon représenté) permet de faire entrer en jeu les différentes actions décrites ci-dessus, grâce à un programme établi en fonction d'une gamme opératoire donnée. A titre d'exemple, on donnera plus loin trois cycles de travail pouvant être exécutés par la machine. A titre de programmateur, on peut utiliser par exemple une matrice à diodes ou un programmateur du type "CROUZET" (Référence 88781). Ce dernier type de programmateur comporte un ruban en matière plastique, perforé et fermé sur lui-même. Les perforations agissent sur des micro-contacts qui déclenchent simultanément ou séparément les différents mouvements. En outre, des temporisateurs et des eontacteurs de fin de course déclenchent l'avance pas-à-pas de la bande plastique du programmateur. Qn décrira maintenant le fonctionnement de la machine qui a été décrite ci-dessus. Avant d'exécuter un contour de pièce, on doit réaliser un jeu decames. cela, cela, sur une pièce prototype 2 (figure 9) montée sur lé mandrin de serrage, on appuie une touche cylindrique préalablement mise à la place de la fraise 39,-grace à l'action des vérins 30 et 35.. beys quatrercames 4- empilées les unies contre les autres (les entretoises 107 ayant été retirées) et rendues solidaires dans leur rotation par une clavette sont alors usinées par une fraise cylindrique portée par la broche 46 descendue à la place du premier galet 28 ctest-à-dire ie galet le plus haut cette broche et entraînée én rotation par le moteur 45. La rotation du plateau 1 permet alors d'engendrer le jeu de cames 4 à partir de pièce 2. Comme cela sera décrit en détail plus loin, une roue solidaire de l'axe 11 et une-vis sans fin -débrayable permettent la commande manuelle de rotation du plateau. Des butées de réglage qui seront. également décrites en détail plus loin et qui sont solidaires des chariots 36 et 54 permettent de définir la profondeur de passe sur la came. Dans l'usinage d'un contour, on peut être amené à réaliser des fraisages de profondeurs différentes sur la pièce, avec éventuellement-des profils de fraise différents.Lorsque ces différents contours sont approximativement parallèles, une simple variation du parametre "r" défini plus haut permet de changer les profondeurs de pénétration ; ceci est ohtenu.automatiquement grssce à un preréglage de la distance entre l'axe de chacun des galats 28 et l'axe de la fraise 39, préréglage qui peut être effectué à l'aide du dispositif de réglage 22 de la figure 8 et dont un exemple pratique de réalisation sera décrit en détail plus loin. lorsque le contour des cames ne doit être suivi que partiellement, par exemple pour que le fraisage n'affecte qu'une partie. dn contour de la pièce, des masques 47 (figures 10 et 1.1) permettent de reculer la fraise et de déclencher une vitesse d'avance plus rapide, par exemple au moyen d'un micro-contact (non repré senté) actionnd en réponse au mouvement de recul de la fraise. Ces masques 47 ont approximativement la forme de secteurs circulai res et sont fixés sur la came 4 par des vis 48 passant; au travers de boutonnières 49 formées dans les masques 47. Ils ont des longueurs d'arc différentes suivant les besoins et se chevauchent à leurs extrémités, afin de- permettre des réglages, grâce aux formes alternativement mâles 50 et femelles 51 de leurs extrémités et grâce aux boutonnières 49. Les masques extrêmes 47a comportént des rampes 52 permettant d'écarter ou de rapprocher le galet du contour de la came 4 et donc la fraise du contour à fraiser. Des masques spéciaux tels que lemasque 47b (figure 10) permettent de réaliser des effets particuliers que ne permettraient pas les masques standards 47 précédemment décrits. On décrira maintenant en faisant référence aux figures 12, 13 et 14, un premier cycle d'opérations pouvant être effectuées par la machine selon l'invention. La monture à usiner peut se présenter, par exemple, sous la forme d'une plaque rectangulaire (figure 12a ayant environ 10 mn d'épaisseur, en matière usinable. L'emplacement des verres ayant été préalablement exécuté, par exemple suivant le cycle d'opérations décrit en référence aux figures 15, 16 et 17, la plaque rectangulaire est serrée sur un mandrin à l'emplacement de la pièce 2 de la figure 9. Ce mandrin peut être par exemple agencé de telle façon que ses mors, en s'écartant, viennent se loger à l'emplacement des verres : c'est la phase 1 du cycle, déclenchant le mouvement "R ouvert" (figure 14).A cet instant initial, les positions des différents éléments sont les suivantes La broche 37 est en position montée (Action A) ; le vérin 42 de commande des butées de broche 40 est dans une position propre à sélectionner la partie basse cylindrique 53 (figure 13b) de la fraise 39 (Action B1 et B2). Cette partie cylindrique 53 de la fraise est destinée à l'ébauche du contour. Le chariot rapide 36 (Action C) est en position reculée (arrière) ; le chariot de came 54 est également reculé (Action D) ; le premier galet de came 28 (le plus haut dans la figure 9) est en position avancée en position active en direction de la première came 4 la plus haute). Les trois autres galets 28 sont escamotés en position de repos.L'embrayage 25 est en prise ; le dispositif de remise à zéro 27 du plateau est en position arrière ; le dispositif d'éjection (Action I) du mandrin est au repos ; le dispositif de translation du mandrin (Action J) est au repos ; le moteur dè broche (Action K) tourne ; le moteur 8 du plateau est arrêté (Action L). Les dispositifs d'arrosage (Action M) et d'aspiration des copeaux (Action N) sont en marche-; le dispositif de taillage de came est hors service (Action 0). A la deuxième phase du cycle, on fait avancer-le chariotde came 54 ; le premier galet de came 28 vient en contact avec la premièrecame 4 ; simultanément, la broche 37 est descendue jusqu a ce que la butée sélectionnée 40 et la contre-butée 41 viennent en contact, la partie cylindrique 53 de la fraise étant alors à la hauteur de la plaque à usiner. A la troisième phase, le-moteur 8 d'entraSnement du plateau est mis en marche, en même temps qu'est déclenchée l'avance du chariot rapide 36 ; la fraise rentre alors dans la pièce à usiner, par exemple au point 55 (figure 12b), et approche tangentiellement le contour à usiner grâce aux deux mouvements combinés du chariot 36 et du plateau 1, ce qui évite de laisser la fraise stationnaire, sur le contour à usiner(une marque inesthétique se produirait si ces deux mouvements n'étaient pas simultanés;; A la quatrième phase, le plateau a parcouru 3600 et un arc complémentaire qui permet de croiser le profil décrit par la frai se en entrant dans la pièce, comme montré sur la figure 12b, la fraise sortant en 56, grâce au retrait du chariot rapide 36 qui est reculé avant l'arrêt du plateau 1. La fraise étant sortie de la trajectoire de la pièce, le plateau 1 s'arrête. A la cinquième phase, la broche est remontée afin de permettre la sélection d'une autre butée 40 à l'aide du vérin 42 le chariot de came 54 est reculé pour-permettre la sélection d'une nouvelle came ; l'embrayage 25 est désaccouplé pour permettre le retour à zéro du plateau. A la sixième phase, on met enlace une autre butée de broche 40 propre à sélectionner la partie 57 (figure 13c) de la fraise 39 ; on ramène le premier galet de came 28 en position de repos ou inactive ; on déclenche le vérin de retour à zéro 27 (Action G) qui va faire parcourir au plateau une course arrière égale à l'angle complémentaire susmentionné. A la septième phase, on met en place un nouveau galet de came, par exemple le deuxième en partant du haut dans la figure 9, le vérin de remise à zéro est ramené en place. A la huitième phase, la broche est descendue jusqu'à ce que la butée 41 vienne en contact aved la nouvelle butée 40 sélectionnée ; le chariot de came 54 est avancé l'embrayage 25 est à -nouveau excité-. A la neuvième phase, le cycle recommence, comme de la troisiè- me phase à la fin de la quatrième phase, et il se poursuit jusqu'à ce que le plateau ait-tourné de 3600 plus un certain angle complémentaire à la fin de la dixième phase. Après cela, à la onzième phsse, le cycle recommence comme de la cinquième phase à la fin de la dixième phase, avec une nouvelle butée 40 sélectionnant une nouvelle partie 58 (figure 13d) de la fraise, et avec le troisième galet de came et la troisième came. Toutefois, au cours de cette nouvelle opération de fraisage, la partie 58 de la fraise n'agit, par exemple, que sur les parties du contour de la monture qui sont représentées en trait gras sur la figure 12d et qui correspondent aux arcs d'ellipse 59, les autres parties du contour de la monture étant laissées intactes par la partie 58 de la fraise gråce à l'utilisation de masques fixés sur la troisème came comme représenté sur la figure 10. A la dixseptième phase, le cycle recommence comme de la onzième phase à la fin de la seizième phase, avec une nouvelle butée 40 sélectionnant une nouvelle partie 60 de la fraise (figure 13e)-, et avec le quatrième galet de came et la quatrième came dont les parties du contour sont masquées de manière appropriée pour que la partie 60 de la fraise n'attaque, par exemple, que les parties 61 du contour de la monture qui sont représentées en trait gras sur la figure 12e. A la vingttroisième phase, il y a desserrage du mandrin et à la vingtquatrième phase, il y a éjection de la pièce, qui peut être reprise par une pince automatiqué ou soufflée dans ure trémie, les autres éléments revenant à leurs positions respectives d'origine. Pendant ces quatre groupes de phases, les différents profils 53, 57, 58 et 60 de la fraise viennent donc successivement usiner la monture comme indiqué en traits gras sur les figures 12b à 12e. Les figures 15, 16 et 17 illustrent un autre cycle d'opéra tions ou programme de contournage permettant l'usinage des ori-. fices de la monture destines à recevoir les verres. Ce programme qui est analogue à plusieurs égards au programme me qui vient d'être décrit ne sera pas décrit en détail. Il se distingue du précédent par le fait que l'entraxe e tel qu'il a été défini à propos des points M et F de la figure 8 est nul, le contour désiré s'inscrivant approximativement dans, un cercle. Dans ce cas, le plateau 1 se comporte donc comme un plateau à mouvement circulaire autour de arbre 11. D'autre"'part, pour passer de l'usinage d'une ouverture à l'usinage de l'autre ouverture de la monture, il y a translation du mandrin (Action J,), -aux septième et vingt troisième phase, lequel mandrin vient placer le centre de chaque ouverture au centre du plateau. 'Enfin, le chariot rapide ,36 est déplacé de l'avant de la machine vers l'arrière, pour venir en position de travail, ce qui se faisait en sens inverse dans lecycle précédent. On notera qu'il faut quatre cames pour exécuter ce contour, soit deux cames par ouverture, et comme les ouvertures sont symétriques par rapport au plan médian transversal de la monture, il suffit, après usinage des quatre cames à l'aide d'un seul proto-type d'ouverture, de retourner deux cames recto-verso sur l'arbre 11 cela machine. Les figures 18, 19 et 20 illustrent un autre programme permettant'le contournage de l'extérieur de deux"cercleBn, ces cercles - étant destinés' à être ensuite repris sur une monture métallique lors de l'assemblage de la paire de lunettes., ae programme est idéntique au précédent et ne sera donc pas décrit en détail ; aeul le mouvement du chariot rapide 36 est inversé, c'est-è-dire que la fraise se déplace de l'extérieur du 'contour en direction de l'intérieur. Dans les trois programmes qui ont été décrits ci-dessus, il a été fait rappel à quatre cames. Il est cependant bien entendu que, dans d'autres programmes, on pourrait faire appel à un nombre plus petit ou plus grand de cames, et que lion pourrait utiliser des fraises comportant un plus grand nombre de parties actives ou profils successivement espacés sur sa longueur, le nombre de ces profils étant simplement limité par la résistance au flambage de la fraise. On notera que, bien que la machine comporte plusieurs cames, une seule came est utilisée à chaque fois pour tracer le contour désiré, contrairement aux machines de contournage mécaniqv-es connues qui utilisent deux cames pour tracer le contour désiré. En fait, si dans la machine selon l'invention, on utilise plusieurs cames, c'est pour que l'on puisse effectuer plusieurs phases successives de contournage avec des profondeurs de passe- différez tes, prérégléés à l'aide des dispositifs de réglage associés à cha- cun des galets de came (dispositif de réglage 22 de la figure 8), ou ntueiner seulement que certaines parties du contour de la pièce à usiner en fixant des masques appropriés sur certaines des cames de façon à masquer certaines parties de leurs contours. De toute façon, lorsqu'on utilise plusieurs cames, toutes les cames sont identiques et peuvent être usinées toutes en même temps a' l'aide de la machine selon l'invention, alors que, dans les machines de contournage mécaniques connues, les cames doivent être usinées en dehors de la machine. On donnera maintenanfun exemple pratique de réalisation de la machine selon l'invention en faisant référence aux figures 21 à 26. On commencera par décrire en faisant référence à la figure 21 le plateau 1 et son mécanisme de commande, ce dernier étant réalisé suivant le principe illustré par les figures 6 et 8. Le plateau 1 est constitué par une pièce moulée ayant approximativement la forme d'une cuvette renversée;fixé -à l'intérieur de cette cuvette, et en son milieu, se trouve un bloc 62 approximativement de forme cubique ; il comporte en son centre un trou 63 de passage pour des tubes d'air comprimé, permettant l'alimentalion et le centrage du mandrin (non représenté) immobilisé-par des vis vissées des trous de vis 85. Sur les côtés de ce bloc 62 se trouvent quatre trous 64 permettant de supporter par leurs extrémités des axes 65 représentant les glissières 18 des figures 6 et 8. t'autre extrémité de ces axes est tenue dans des bossages 66 au travers desquels ils passent. Ils sont immobilisés par des vis de serrage 67. Ces quatre axes 65 sont orthogonaux, comme défini à propos des figures 6 et 8. Sur ces axes 65 viennent se monter des douilles à billes 68 appelées encore '!roulement axial". Ces douilles sont tenues par des supports en forme générale de U ; l'un, 69, de ces supports a plus particulièrement la forme d'un Y et son axe de rotation 70 présente la même disposition que l'axe F de la figure 8 ; l'inté- rieur 71 de ce support 69 en forme d'Y est creux afin de permettre le passage des tubulures d'air comprimé susmentionnées ; en outre, ce support 69 est monté sur un arbre 72 dont la description sera donnée plus loin et qui correspond à l'arbre 11 de la figure L'autre.support 73 en forme de U est monté sur un chariot 74 par l'intermédiaire d'un roulement à bille 75 ; l'axe de ce roulement à bille 75 matérialise l'axe M de la figure 8. Le support 79 entoure le support 69 et peut être déplacé par rapport à ce dernier dans la direction des deux axes 65 supportés par ce support 6R, de façon à permettre un réglage du paramètre e (figures 6 et 8).Le chariot 74 correspond donc auchariot 23 de la-figure 8. Solidaire d'une partie 76 du bats, un coulisseau mâle 77 à section en forme de queue-d'aronde s'engage dans une rainure de forme complémentaire formée dans la partie inférieure du chariot 74 dont les mouvements sont commandés par une vis sans fin de réglage 78 libre en rotation et immobilisée en translation axiale par le bâti ; un écrou fileté 79 immobilisé dans le chariot 74 permetde transformer le mouvement de rotation de la vis 78 en un mouvement de translation du chariot 74. La vis 78 peut être manoeuvrée par un volant 80 auquel peut être associé un vernier (non représenté), dont la graduation est indicatrice de la valeur de l'entraxe e entre l'axe 70 et l'axe du roulement à billes 75, et un dispositif de blocage (non représenté) pour bloquer le volant 80 après réglage à la valeur désirée de e. Un lardon 81 permet de rattraper le jeu entre le coulisseau 77 et la rainure gråce aux vis 82. Une goulotte 83 formée tout autour du plateau 1 dans le bai 76 permet de recueillir les liquides d'arrosage de la fraise; une autre partie 84 du båti 76 collabore avec le bord inférieur 85 du plateau 1 pour empêcher la pénétration du liquide à l'intérieur de la machine ; ce bord 85 peut être monté coulissant dans une rainure périphérique de la jupe du plateau et agir comme un segment racleur sous l'action de la pesanteur ou de ressorts de compression. Sur l'axe 72-qui est relié au support 69 se trouve montée et clavetée une roue tangente 86, commandée par une vis 87 débrayable; cette vis est commandée par un volant 88 ; un levier 89 commande la rotation d'un pàlier excentrique 90 qui permet le rapprochement et l'éloignement, donc l'embrayage de la vis 87 sur la roue 86 ; ce dispositif permet la commande de rotation manuelle du plan teau. On décrira maintenant le système 'entraSnement de l'arbore m an faisant référence à la figure 22. A,u-dessous de la roue 86 se trouve un support 91 monté pivotant agr l'arbre 72 grâce à deux roulements à bille 92- immobili sésen translation sur cet arbre. Sur ce support 91 est monté le moteur-rédueteur 8 par des vis 93 ; à la sortie du réducteur 94 se trouve un axe 95 sur lequel est montée une poulie crantée 96 qui transmet son mouvement sans glissement, par une courroie crantée 7 à un arbre porte-came 97, par l'intermédiaire d'une poulie crantée 98. Sur-cet arbre 97 est monté l'embrayage 25, par-exemple un embrayage électromécanique, qui transmet le mouvement à une came 99 dite "came de vitesse" ; sur cette came 99 est montée une poulie -crantée 100 qui transmet son mouvement par une courroie crantée 101 à l'arbre 72, gracie à une poulie crantée 102 clavetée sur lui. Le support 91 est maintenu en appui par rapport au bâti gråce à l'action d'un ressort 103, lequel maintient la came 99 en appui surun galet de came 104 monté rotatif sur un support 104a fixé au bâti 76 des vis 105. Ainsi, si la courroie 7 transmettait directement le mouvement du moteur 8 à l'arbre 72, on aurait un mouvement angulaire à vitesse constante. Or,-une telle loi de mouvement angulaire donne une loi de mouvement à vitesse linéaire variable sur le con tours usiner. Cette-variation est fonction de la position du centre instantané de rotation et de la distance de ce point à la fraise Pour avoir une vitesse d'avance constante de la fraise le L * contour à fraiser, il faut que la vitesse angulaire soit variahle,ce qui est réalisé par la came de vitesse 99 dont la forme est conçue en fonction du contour à fraiser.Cette came 99 introduit entre le moteur 8 et l'arbre 72 une vitesse différentielle proportionnelle à la variation du rayon de la came 99, qui induit, en s'appuyant sur le galet 104, une rotation complémentaire de l'arbre 72. Â la suite de la poulie crantée 1.02 sur l'arbre 72, se trouvent.montées les cames 4 qui sont clavetées sur l'arbre 72 par la clavette 106 (figure 24). L'écartement entre les cames 4 est donné par des entretoises 107. Chaque came 4 peut être mise en liaison avec l'ensemble coulissant 3 par l'intermédiaire d'un galet respectif 28. Chaque.galet 28 peutêtre amené d'une position de repos à une.position active dans laquelle, le vérin 30 étant sous pression, le galet est en contact avec la came y associée,etceciéousla commande d'un vérin respectif 29 (figure 24). chaque galet 28 (figures 23 et 24) est supporté par un chariot 108 maintenu en place sur un support de chariot 112 par une vis 109 traversant une boutonnière 110 formée dans le chariot une vis micrométrique 11-1 agissant sur l'arrière du chariot 108 permet le réglage de la distance entre l'axe du galet 28 et l'axe 113 sur lequel pivote le porte-chariot 112. En conséquence, puisque l'axe 115 est supporté rigidement par le chariot 54 et lorsque le chariot 36 est amené par le vérin 35 dans l'une de ses deux positions de travail déterminées par des butées comme on le verra plus loin, tout réglage de la vis micrométrique 111 entraînera une modification de la distance entre l'axe du galet 28 correspondant .et-l'axe de la fraise 39. Ainsi donc est réalisé le dispositif de réglage 22 de la figure 8.La tige 114 du vérin 29 porte une chappe 115 articulée sur le porte-chariot 112. Le vérin 29 est monté sur une-équerre t16 articulée sur un axe 117 parallèle à l'axe 113. La figure 23 montre encore dans sa partie supérieure des boutons 118 et 119 qui sont des régulateurs de débit de précision, permettant le réglage fin de la vitesse de descente de la broche 37 en cas de perçage, et de la vitesse d'avance du chariot rapide 36 afin de pénétrer transversalement la matière à usiner. Ces deux régulateurs agissent respectivement sur les débits des fluides sous pression envoyés aux vérins 38 et 35. Les autres éléments représentés sur la figure 23 et repérés par les mêmes numéros de référence que dans la figure 9 ont déjà été décrits à prppos de cette dernière figure. Lafigure 25 montre le dispositif permettant de sélectionner les butées 40 déjà décrites en référence à la figure 9,pour les amener sélectivement et à tour des rôle sur le trajet de la contrebutée 41 portée par la broche 37 au cours de la descente de cette dernière. Comme le montre la figure 25, les butées 40 sont supportées par un secteur circulaire 120 libre en rotation sur la broche 37 mais immobilisé en translation par rapport à cette d.ernière. Chaque butée 40 est constituée par une broche qui s'étend parallèlement à la broche 37 au-dessus du secteur circulaire 120 et dont la longueur: au-dessus de ce secteur circulaire peut être réglée au moyen d'une vis micrométrique 121.En outre, les butées 40 sont disposées suivant un arc-de-cercle centré sur l'axe de la broche 37 pour pouvoir être amené sur le trajet de la- contre-butée 41 (non représentée dans la figure 25) par rotation du secteur circulaire t-20 sous la commande du vérin à quatre positions 42. Ce vérin à quatre positions 42 est en fait constitué par deux vérins 122 et 123 disposés tête-bêche et reliés rigidement l'un à l'autre par une pièce de liaison 124. La tige de piston du vérin 122 est- articulée sur le secteur circulaire 120, tandis que la tige de piston du vérin 123 est articulée sur le chariot 36. Ainsi, chaque vérin ayant une position rentrée et une position sortie, on obtient, par combinaison des mouvements deux à deux, quatre positions pour le secteur circulaire 120, pour chacune desquelles une butée 40 vient en regard de la contre-butée 41 portée par Ta broche 37. Sur la figure 25 et sur la figure 26, on peut encore voir un dispositif de butée permettant de déterminer avec précision la position du chariot rapide 36, donc également la position de l'outil (fraise 39) lorsque l'un des galets 28 est maintenu en appui sur la came 4 y associée par le vérin 30 et que le vérin 35 est actionné dans l'un ou l'autre sens (suivant qu'il s'agit de tailler un contour intérieur ou un contour extérieur). Ce dispositif de butée comporte deux butées 125 et 126 portées par le chariot 54 et une contre-butée 127 fixée au chariot 36 de façon à pouvoir venir en contact, soit avec la butée 125,soit avec la butée 126 lorsque le chariot 36 est déplacé dans l'un ou l'autre sens par rapport au chariot 54. La butée 125 est par exemple utilisée lorsque l'on fraise un contour intérieur tandis que la butée t26 est par exemple utilisée lorsque lton fraise un contour ex.térieurs Plus précisément, chaque butée 125, 126 est constituée par une vis micrométrique supportée par un bloc qui est monté coulissant dans une rainure 128 en T qui stétend hoizontalement dans l'une des parois latérale verticale du chariot 54, des façon à permettre un réglage grossier de la position des butées 125 et 126, les blocs coulissants de ces deux butées pouvant être immobilisés dans toute position désirée dans la rainure 128 au moyen d' une tvis de blocage (non représentée).Bien entendu, au lieu que la mutée 127 soit fixée au chariot 36 et les butées 125 et 126 au chariot 54, on pourrait prévoir la disposition inverse-, les butées 125 et 126 étant alors fixées au chariot 36 et la butée 127 au chariot 54. Enfin, comme le montre encore la figure 26, la glissière 33 permettant les mouvements du chariot 54 par rapport.- au båti est constituée par une glissière à galets car. en fonctionnement, le chariot 54 est constamment sollicité par les. cames 4 ; par contre, du fait que le chariot 36 fonctionne en tout ou rien, la glissiè re 34 permettant les mouvements de ce chariot par rapport au chax riot 54 peut être -constitué simplement par une glissière en queue d'aronde. Ainsi que cela ressort de la description qui précède, la machineCde contournage -plan selon l'invention offre de nombreux avantages que l'on peut résumer ci-dessous 1 0/ la même machine permet de tracer ou usiner des contours e:xtérieurs et intérieurs, .et cela d-e manière entièrement automatique. 20/ Elle pernetie fraisage de contours extérieurs de manière plus économique que les systèmes de copiage traditionnels optiques et hydrauliques. 30/ La machine n'utilise qu' une seule came au lieu de deux dans les machines de contournage mécanique connues. -40/La machine permet de réaliser des déformations mathéma- tiques tellesque compression, dilatation, homothétie, grâce aux deux- paramètres réglables e et r définis plus haut. 50/ Le procédé mis en oeuvre dans la machine selon l'inven tiqn est général pour les problèmes de contournage. 60/ Il n'y pas de jeu entre la came et la pièce à usiner, grâce au système de plateau porte-pièce monté entièrement sur roulement à billes. 70/ Dans le cas de l'objet particulier de l'invention, on a une grande facilité de réglage et de changement de programme par changement d'un ruban et d'une came. 80/ Avec une seule came (en fait plusieurs cames mais toutes identiques ) on peut obtenir plusieurs tailles de lunettes gråce aux seuls réglages des paramètres e et r définis plus haut. 90/ Avec un même profil de came, on peut faire plusieurs passes ou reprises avec possibilité de masquer des parties du contour ne devant pas faire l'objet de la reprise, un dispositif particulier permettant une rotation plus rapide du plateau pendant les temps improductifs. 10 / Du fait que la pièce se déplace devant la fraise, il est possible de placer judicieusement une bouche d'aspiration de copeaux de petit diamètre à côté de la fraise, permettant ainsi avec un minimum de débit d'aspiration d'enlever la totalité des copeaux, tout en laissant la pièce dégagée. Par contre, dans les machines conventionnelles, on est obligé, pour aspirer les copeaux, de placer un carter qui enveloppe la fraise, ce qui cache la pièce tout en rendant difficile et onéreux une aspiration efficace. Il 0/. La machine peut tailler elle-même-- les cames qu'elle utilise, à partir d'un prototype. 120/ Au cours d'un cycle automatique de fonctionnement, il est possible de changer plusieurs fois le profil de fraise pour réaliser des fraisages de formes différentes. 130/ Gråce à l'utilisation d'un variateur de vitesse, il est possible d'avoir une vitesse d'avance constante pendant le fraisage, quel que soit le profil,si bien que la machine peut être uti- iisée pour fraiser aussi bien des pièces en matière plastique que des pièces en métal. Il est bien entendu que les modes de réalisation qui ont été décrits ci-desus ont été donnés à titre d'exemple purement indicatif et nullement limitatif, et que de nombreuses modifications peuvent être apportées sans pour autant sortit du cadre de la présente invention. R E V E N DjI C A U I O N S 1.- Machine de contournage plan, caractérisée en ce qu'elle comprend un bats, un arbre monté rotatif dans le bâti et entrai- né en rotation, des moyens d'entraînement pour faire tourner l'arbre rotatif, un chariot porte-outil portant un outil de oontourna- ge et monté mobile sur le bati dans une direction sensiblement perpendiculaire à l'arbre rotatif, un plateau porte-pièce monté mobile par rapport au bati dans un plan perpendiculaire à l'arbre rotatif, un mécanisme de commande actionné par 11 arbre rotatif et agencé'pour mouvoir le plateau suivant un mouvement géométrique prédétèrmine, ce mouvement géométrique étant tel que, lorsque le chariot porte-outil et l'outil de contournage occupent une position fixe donnée par rapport au bats, outil de contournage décrit dans son mouvement relatif par rapport au plateau porte-pièce, une courbe plane dite courbe primitive dont la forme est voisine-du contour désiré, une came portée par l'arbre rotatif et tournant avec lui, un palpeur de came porté par le chariot porteoutil, des moyens pour solliciter élastiquement le chariot porteoutil dans un sens tel que le palpeur de came soit maintenu élas- tiquement contre la came, cette came ayànt un cercle primitif dont le rayon est égal à la distance du palpeur de came au centre de l'arbre rotatif lorsque le porte-outil occupe ladite position fixe donnée, et ayant un rayon variable tel qge pour chaque position angulaire de la came et la position correspondante du plateau porte-pièce, la différence entre le rayon efficace de la came et le rayon de son cercle primitif est égal à l'écart entre ladite courbe primitivè-et le contour désiré. 2.- Machine selon la revendication 1, plus particulièrement destinée au contournage extérieur et intérieur des montures de lunettes, caractérisée en ce que ladite courbe primitive est une ellipse. 3.- Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce que ledit mécanisme de commande comporte deux guides disposés à angles droits l'un gar rapport à l'autre et par rapport à l'arbre rotatif pour guider à coulissement le plateau dans deux direc tions perpendiculaires entre elles, l'un des -guides etant support par l'arbre rotatif de façon à être entraîné en rotation par lui, tandis que l'autre guide est supporté de façon à pouvoir tourner librement autour d'un axe qui s'étend parallèlement à l'arbre rotatif. 4.- Machine selon la revendication 3, caractérisée en ce que ledit axe est creux et contient l'arbre rotatif. 5.- Machine selon la revendication 3 ou 4, caractériséeen ce que le mécanisme de commande comporte en outre un dispositif de réglage permettant de faire varier la distance entre les axes géométriques de l'arbre rotatif et de l'axe creux. 6.- Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que le palpeur de came est monté mobile sur ie chariot entre une position inactive et une position active, des moyens d'entraînement étant prévus pour faire passer le palpeur de sa position active-à sa position inactive et vice-versa. 7.- Machine selon la revendication 6, caractérisée en ce qu'elle comporte en outre un dispositif de réglage de la position active du palpeur, permettant de régler la distance palpeur-axe outil et, par suite, la distance axe outil-axe arbre rotatif. 8.- Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que le chariot porte-outil comporte une première partie montée coulissante sur le bâti dans lad ire direction perpendiculaire à l'arbre rotatif, et une seconde partie montée coulissante sur la première partie dans la même direction. 9.- Machine selon la revendication 8, caractérisée en ce que les moyens de sollicitation pour déplacer le chariot porte-outil dans ladite direction, sont constitués par un vérin relié au bâti, d'une part, et à la première partie du chariot, d'autre part, et en ce qu'il est prévu en outre un deuxième vérin relié à la premitre partie, d'une part, et à la deuxième partie du chariot, d'autre part,pour déplacer cette deuxième partie entre une position de repos et une position de travail. 10.- Machine selon la revendication 9, caractérisée en ce que les première. et seconde parties du chariot portent respectivement des butées réglables qui, en venant mutuellement en contact, déterminent ladite position active. 11 .- Machine selon l'une quelconque des revendications 8 à 10, caractérisée en ce que la seconde partie du chariot porte une broche porte-outil entraînée en rotation, qui s'étend parallèlement à. l'arbre rotatif et est montéé mobile axialement entre deux positions correspondant respectivement à une position inactive et à'une position active de l'outil, ainsi que des moyens d'entraînement-pour entraîner la broche en rotation et d'autres moyens d'entraînement pour déplacer axialement la broche entre ses deux positions. 12.- Machine selon la revendication il, caractérisée en ce que. l'outil de contournage est une fraise comportant plusieurs profils différents espacés dans le sens axial de la broche, chaque profil correspondant à une opération de contournage, et en ce que la deuxième partie du chariot porte plusieurs butées pouvant être sélectivement et individuellement amenées sur le trajet d'une butée antagoniste qui est mobile axialement avec la broche porteoutil, de façon à déterminer à chaque fois une position active de l'outil correspondant à l'un des profils de fraise. 1 Machine selon la revendication 12, caractérisée en ce qu'elle comporte plusieurs cames portées par l'arbre rotatif et tournant avec lui, chaque came correspondant à une opération de contournage avec un profil particulier de la fraise, ainsi que plusieurs palpeurs de came pouvant être sélectivement et individuellement amenés en contact avec une came respective de la pluralité de cames. 14.- Machine selon la revendication 13, caractérisée en ce qu'elle comporte en outre des pièces pouvant être fixées sur les cames pour masquer des parties déterminées du contour de celles-ci afin que les opérations de contournages n'aient lieu qu'en correspondance avec les parties démasquées des cames. 15.- Machine selon l'une quelconque des-revendications 1 à 13, caractérisée en ce qu'un galet peut être monté à la place de l'outil de contournage, et en ce que le chariot porte une fraise pour tailler une ou plusieurs cames portées par l'arbre rotatif et tournant avec lui, lorsque le galet est amené en contact avec un gabarit ou prototype et que l'arbre rotatif est entraîné en rotation. 16.- Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 15, caractérisée en ce qu'elle comprend en outre un mandrin de serrage de la pièce à contourner, porté par le plateau porte-pièce et mobile par rapport à celui-ci entre deux positions correspondant chacune à un contour intérieur des cercles d'une monture de lunettes. 17.- Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 16, caractérisée en ce que les moyens d'entraînement de l'arbre rotatif comporte un variateur de vitesse comprenant une came rotatiVe dont le contour est déterminé de façon que la vitesse linéaire relative entre l'outil et la pièce le long du contour désiré soit sensibiement constante.