L'invention est relative à une installation pour un traitement hydrothérapique par circulation d'eau chaude au contact de l'épiderme du patient. La valeur des traitements hydrothérapiques est bien connue, mais un plein effet ne teut être obtenu que par une personnalisation des soins et une adaptation des conditions de traitement à la constitution du patient. Dans les stations thermales la durée d'immersion du corps dans des esux naturelles ou chargées, est prescrite, pour chaque patient, par le docteur traitant, mais cette personnalisation s 'avère insuffisante. La présente invention a pour but de remédier à cet inconvénient et de permettre la réalisation dTune installation de traitement, dans laquelle le cycle de soins est aisément et automatiquement modifié suivant des instructions enregistrées du docteur. Un autre but de l'invention est d'assurer le traitement avec un maximum de sécurité et de confort pour le patient sans nécessiter la présence d'un docteur. L'installation selon l'invention est caractérisée par le fait qu'elle comporte un dispositif de régulation de la température de l'eau et un détecteur des pulsations cardiaques du patient pilotant le dispositif de régulation, de façon à engendrer une diminution de la température lors du dépassement d'un seuil du rythme cardiaque. Le dispositif de régulation permet entre autres d'éviter tout choc thermique à l'entrée dans le bain de traitement et de fixer un cycle optimal respectant les conditions de sécurité et de confort. Le détecteur surveille en cours de soins le rythme cardiaque et se superpose au programmateur du cycle en commandant une diminution de la température de l'eau, lors du dépassement d'un seuil critique du rythme cardiaque. our favoriser la relaxation musculaire, la circulation sanguine et la pénétration percutanée éventuelle de certaines substances médicinales, minérales et/ou végétales, -contenues dans l'eau de traitement, la température de celle-ci doit ëtre maintenue à une valeur sensiblement constante, fonction de la constitution du patient et comprise entre 280 et 45" C. Une entrée brusque dans un bain de cette température risque de provoquer un choc thermique et selon l'invention, la température initiale et ltéchauf- fement progressif sont programmés pour un confort maximal du pa tient et une efficacité des soins.Comme les soins sont répétés fréquemment, les conditions de traitement particulières à chaque patient sont avantageusement mémorisées, pour éviter à chaque séance des pertes de temps à des réglages, à l'origine de fréquentes erreurs, et pour agir avec un maximum de sécurité. A cet effet, et selon un développement de l'invention, l'installation comporte un lecteur d'un enregistrement individuel, de préférence sous forme de carte perforée ou de bande magnétique, pilotant l'installation selon les données enregistrées. Ces données sont déterminées par le praticien au cours d'une séance de test sous surveillance médicale et l'installation selon ltinven- tion est équipée d'un contrôle manuel pour le déroulement d'une telle séance. Le détecteur du rythme cardiaque permet d'éviter tout accident, le seuil critique de chaque patient étant également consigné sur la carte perforée. Aucune présence médicale n'est nécessaire pendant la durée des soins, l'installation étant entièrement automatique et. le déclenchement du cycle s'opérant par simple introduction de la carte perforée dans le lecteur. D'autres données spécifiques, telles que la nature ou la composition de l'eau de traitement ou sa vitesse de circulation ou d'impact sur ltépiderme peuvent être consignées sur la carte perforée, l'installation comportant dans ce cas en plus du régulateur de température, respectivement un mélangeur et des distributeurs appropriés, pilotés par le dispositif de régulation. De telles installations perfectionnées se justifient pour certains soins particuliers. D'autres avantages et caractéristiques de 11 invention ressortiront de la description qui va suivre d'un mode de mise en oeuvre de l'invention, donné à titre d'exemple non limitatif et représenté aux dessins annexés, dans lesquels la figure 1 est une vue schématique en élévation d'une installation selon l'invention; la figure 2 montre des diagrammes d'un cycle de traitement de l'installation selon la figure 1; la figure 3 est une vue schématique d'une carte perforée de programmation de l'installation; la figure 4 est une vue partielle schématique d'un programmateur de l'installation. Sur les figures, un bac 10 comporte deux orifices 12, 14 d'entrée d'eau, raccordés à des conduites d'amenée dleau 16, 18 et un orifice d'écoulement 20 communiquant, d'une part par l'intermédiaire d'une vanne 22 avec une évacuation vers les égouts et d'autre part avec une conduite 24 d'aspiration d'une pompe 26, dont le conduit de refoulement 28 traverse un échangeur de chaleur 30 et se raccorde aux conduites 16, 18. Le bac 10 peut bien entendu comporter un nombre supérieur d'entréesd'eau 32, représentées en trait discontinu, et réparties judicieusement sur les parois du bac 10. La conduite d'aspiration 24, la pompe 26, l'échan- geur 30, les conduites d'amenée 16, 18 et le bac 10 constituent un circuit fermé de circulation d'eau.Dans l'exemple illustré par la figure 1, le bac 10 permet l'immersion du corps entier du patient 34, mais il est clair que l'invention s'applique à des installations de tailles différentes, par exemple pour des traitements locaux. Dans l'échangeur 30 sont incorporés un système de chaux fage, représenté par une résistance électrique 36 et un système de refroidissement 38 par circulation d'eau froide commandée par une électrovalve 40. L'eau de traitement contenue dans le bac 10, qui peut être une eau naturelle ou une eau chargée, est chauffée ou refroidie par circulation en circuit fermé à travers l'échangeur 50, respectivement par alimentation de la résistance de chauffage 36 et par ouverture de 1'électrovalve 40 de circulation d'eau de refroidissement. Le remplissage du bac 10 s'effectue par ouverture d'une électrovalve 42, disposée dans un conduit 44 d'amenée d'eau dans le circuit fermé, de préférence en amont de l'échangeur 30. Un thermostat 46 plongé dans le bac 10 mesure la température de l'eau du bain et un détecteur 48 du rythme cardiaque est relié au patient 34. Les commandes de l'installation sont centralisées sur un pupitre 50 aux bornes 52, 54, 56, 58, 60 duquel sont raccordés respectivement le détecteur 48 du rythme cardiaque, le thermostat 46, la résistance 36 et les électrovalves 40, 42. Le pupitre 50 comporte des bornes 62 d'autres commandes, non représentées, notamment de la vanne de vidange 22, de la pompe 26, d'électrovalves (non représentées) disposées sur les entrées d'eau 32, de moyens d'introduction de produits dans l'eau de traitement et analogues selon le type d'installation. Un lecteur 64 de carte perforée 66 (voir figure 3) du pupitre 50 fournit les valeurs de consigne particulières à chaque traitement, notamment la température initiale du bain, codée par une perforation de la colonne 68 de la carte 66; du rythme cardiaque maximal admissible, codé à la colonne 70; de la température de traitement à la colonne 72, et d'autres valeurs aux colonnes 74, par exemple de la durée des séances de traitement, d'un cycle approprié de variation de température ou de variation de la circulation d'eau et analogues. Sur le pupitre 50 sont prévues des commandes manuelles 76, correspondant aux différentes valeurs codées de la carte perforée, permettant un fonctionnement de l'installation en absence de carte perforée dans le lecteur 64 sous contrôle manuel. Ces commandes servent essentiellement aux séances de test au cours desquelles le praticien établit la carte perforée 66 de traitement. Des voyants 78 indiquent les phases successives des soins, notamment le début et la fin, la température du bain, le dépassement du rythme cardiaque autorisé, etc... I1 est inutile de décrire en détail le programmateur (non représenté) du pupitre 50, qui est bien connu en soi et peut être du type mécanique, électronique ou électromécanique, et seul un mode de mise en oeuvre simplifié de la commande de chauffage est décrit ci-dessous à titre d'exemple en référence à la figure 4. Le programmateur à cames 80, 80 est entraîné en rotation par un moteur pas à pas 82 et commande des contacts électriques 84, 84', en parallèle, d'alimentation de la résistance de chauffage 36. La came 80 comporte un bossage I de fermeture du contact 84 d'un circuit d'alimentation de la résistance 36, dans lequel est inséré un relais 81 commandé par un bloc 83 de comparaison du signal du thermostat 46 et de la valeur de consigne T1 codée à la colonne 68 de la carte perforée. La phase I se poursuit jusqu'à échauffement de l'eau à la température T1 d'entrée dans le bain, qui correspond à l'ouverture du relais 81. Cette ouverture et éventuellement un signal, confirmant l'entrée du patient dans le bain et le raccordement du détecteur 48, provoquent l'avance du moteur 82 du programmateur d'un pas et l'ouverture du contact 84.Cette avance déclenche la phase II piloté par un bossage de la came 80' fermant les contacts 84' de mise en circuit de la résistance 36. Dans ce circuit sont insérés en série un relais 81' commandé par un bloc 85' de comparaison du signal du thermostat 46 à la valeur de consigne T2 codée en 72 sur la carte perforée et un relais 88 piloté par un bloc 90 de comparaison du signal du détecteur de rythme cardiaque 48 à la valeur de consigne 70. Le relais 88 interrompt le circuit de chauffage, lorsque le rythme cardiaque dépasse le seuil de consigne et ne remet le chauffage en route que pour une valeur inférieure à ce seuil. Le relais 81' tend à maintenir la température du bain à la température T2. L'installation selon l'invention fonctionne de la manière suivante Des tests de sensibilité ayant été faits au cours d'une première séance, sous surveillance médicale, par commande manuelle 76 de l'installation et avec contrôle permanent du rythme cardiaque, le praticien établit la carte perforée 66 par des perforations appropriées fixant les données du traitement. La carte 66 porte le nom du patient et d'autres indications utiles. L'introduction de la carte perforée 66 dans le lecteur 64 déclenche le remplissage du bac 10 jusqu a un niveau donné par ouverture de l'électrovalve 42 et le chauffage de cette eau, pendant la phase I du programmateur 80, à la température de consigne T1 correspondant au codage 68. La fin du chauffage de la phase I est signalé par un voyant 78 et le patient pénètre dans l'eau sans risque de choc thermique. Le détecteur 48 de rythme cardiaque est relié au patient et raccordé au pupitre 50, ce qui déclenche le début du traitement au temps to du diagramme de la figure 2, en l'occurrence la phase II de chauffage amenant l'eau à la température T2 codée en 72 et la maintenant à cette température.Si le patient est en bonne condition physique et n'est pas fatigué par le traitement, son rythme cardiaque n'atteint pas le seuil critique N1 consigné en 70 et le relais 88 n'est pas excité. La température du bain est maintenue à la valeur choisie correspondant à la meilleure efficacité des soins par le bloc 83' et le relais 81'. Cette température peut bien entendu être modifiée au cours de phases successives du programmateur pour engendrer un véritable cycle de traitement, la surveillance du rythme cardiaque étant maintenue. Si par contre, le détecteur 48 de rythme cardiaque constate, par exemple au temps tl, un dépassement du seuil N1 le chauffage est interrompu par excitation du relais 88. L'eau du bain se refroidit soit naturellement, soit par ouverture de l'électrovalve 42 de circulation d'eau froide dans l'échangeur 30, jusqu'au rétablissement d'un rythme cardiaque admissible au temps t2, la reprise du cycle de chauffage par fermeture du relais 88 au temps t étant légèrement temporisée. L'eau est réchauffée à la 5 température T2 et le traitement se poursuit. Dans l'exemple sché- matisé par le diagramme de la figure 2, un deuxième refroidissement intervient en t4, le rythme cardiaque ayant à nouveau franchit le seuil critique N1. I1 est avantageux de prévoir un dispositif de sécurité d'arrêt des soins en cas de persistance d'un rythme cardiaque excessif pendant une certaine durée ou dtune fréquence de dépassement élevée. I1 est évident que l'installation comporte les indicateurs usuels de sécurité, notamment de dépassement d'une température maximale ou d'un niveau donné et que certaines zones du corps peuvent être traitées par des jets d'eau de température, de nautre ou de pression différente pendant une partie ou pendant toute la durée du traitement des cames additionneles du programmateur contrôlant ces opérations suivant un cycle donné. L'invention n'est bien entendu nullement limitée au mode de mise en oeuvre plus particulièrement décrit en référence aux dessins, mais elle s'étend à toutes les variantes restant dans le cadre des équivalences, notamment à celle dans laquelle le patient ne serait pas immergé dans un bac, mais soumis à des douches d'eau, ou celle encore dans laquelle les données de chaque patient serait mémorisées d'une manière différente, notamment dans une mémoire de l'installation. REVENDICATIONS 1. Installation pour un traitement hydrothérapique par circulation d'eau chaude au contact de l'épiderme du patient, caractérisée par le fait qu'elle comporte un dispositif de régulation de la température de l'eau et un détecteur des pulsations cardiaques du patient pilotant le dispositif de régulation de fa çon à engendrer une diminution de la température lors du dépassement d'un seuil du rythme cardiaque. 2. Installation selon la revendication 1, pour un traitement personnalisé, caractérisée par le fait que ledit dispositif de régulation comporte de plus un affichage et une commande d'un cycle de variation de la température adapté à la constitution et au traitement du patient. 5. Installation selon la revendication 1 ou 2, caractérisée par le fait que ledit dispositif de régulation comporte un lecteur d'un enregistrement, notamment sous forme de carte perforée ou de bande magnétique, des données de traitement du patient, de manière à programmer et à adapter automatiquement le cycle de traitement hydrothérapique et la surveillance du rythme cardiaque au patient traité. 4. Installation selon la revendication 5, caractérisée par le fait que sur la carte perforée ou la bande magnétique sont codées des données additionnelles plus particulièrement de traitement local de certaines zones de l'épiderme par des eaux de température et/ou de pression différente. 5. Installation selon l'une quelconque des revendications précédentes, comprenant un bac pour l'immersion de parties du corps à traiter du patient et un système de circulation de l'eau doté de moyens de chauffage et de refroidissement de l'eau, caractérisée en ce que ledit dispositif de régulation pilote lesdits moyens de chauffage et de refroidissement suivant un cycle adapté au traitement et au confort du patient. 6. Installation selon la revendication 5, caractérisée par le fait que ladite circulation d'eau s'opère enun circuit fermé comprenant une pompe et un échangeur de chaleur pour le réglage de la température. 7. Installation selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que ledit dispositif de régulation comporte un pupitre de commande manuelle du cycle de traitement pour déterminer les données relatives au cycle opti mal de traitement d'un patient, destinées à être enregistrées. 8. Installation selon la revendication 7, caractérisée en ce que ledit pupitre comporte des indicateurs, notamment de température et du rythme cardiaque pour une surveillance du bon fonctionnement de l'installation et des dispositifs de sécurité correspondants. 9. Installation selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait qu'elle comporte de plus un dispositif de régulation d'autres facteurs de traitement, notamment de la nature, de la vitesse de circulation et de la répartition de l'eau de traitement sur l'épiderme du patient. 10. Procédé de traitement hydrothérapique à l'aide d'une installation selon l'une quelconque des revendications pré- cédentes, caractérisée par le fait que les variations de température de l'eau de traitement sont programmées, le programme étant personnalisé et complété par une surveillance du rythme cardiaque du patient.