La présente invention concerne des huiles d'isolement électrique et elle concerne en particulier des huiles à utiliser dans les transformateurs, des réacteurs, des rupteurs de cir cuits,des commutateurs, des câbles et autres éléments d'équipement. Ces huiles se caractérisent par une excellente résistance à ltoxydation et par de meilleures propriétés électriques que les huiles disponibles jusqu'à présent.On peut préparer ces huiles perfectionnées en soumettant un naphta de pétrcle ou un hydrocarbure semblable à du reformage catalytique puis en fractionnant, en extrayant ou en traitant autrement la matière reformée pour permettre la récupération dtune huile fortement aromatique qui bout entre environ 2040C et environ 3710C, qui contient moins d'environ 1,0 % en poids de composés polaires et qui comprend moins d'environ 2,5 % en poids de composés aromatiques ayant par molécule au moins 4 noyaux aromatiques condensés.Cette huile aromatique peut servir telle quelle d'huile d'isolement électrique ou bien elle peut être mélangée à une proportion, dont le maximum est d'environ 75 % en volume (par rapport au mélange total),d'une huile hydrocarbonée faiblement aromatique qui'a été traitée à l'hydrogène, extraite par du solvant ou traitée à l'acide pour en réduire la teneur en aromatiques à une valeur inférieure à 20 % environ en poids. On peut soumettre huile aromatique ou le mélange à un traitement à l'hydrogène ou à un contact avec un agent d'absorption pour en améliorer la stabilité et d'autres propriétés.On peut, si on le désire, ajouter des inhibiteurs de l'oxydation, des agents abaissant le point de décongélation et d'autres additifs. l'huile isolante ainsi produite possède des valeurs étonnamment élevées de résistance à la rupture dans le cas d'ondes à impulsions tant positives que négatives, des valeurs extraordinairement élevées de la résistance à la rupture sous l'influence d'un courant continu positif ou négatif, des valeurs faibles ou négatives d'émission de gaz, et de meilleures propriétés de transfert de chaleur par convection libre que des huiles disponibles dans le passé. On produit généralement des huiles d'isolement électrique à partir de distillats d'huiles brutes ou de fractions pétro lièvres desasphaltées en traitant les alimentations choisies afin d'enlever le soufre, l'oxygène, l'azote et d'autres constituants pouvant nuire à leurs propriétés électriques et à leur résistance à l'oxydation. les procédés utilisés comprennent du traitement à l'acide, un raffinage en présence d'hydrogène, une extraction à l'aide d'un solvant, un déparaffinage et du traitement par de l'argile ou d'autres agents d'absorption.Il a été montré que l"on peut améliorer les propriétés de ces huiles en limitant leurs teneurs en aromatiques, et que l'utilisation d'inhibiteurs de l'oxydation et d'autres additifs peut également contribuer à empêcher la dégradation de ces huiles en service. Néanmoins, les propriétés électriques de ces huiles laissent souvent beaucoup à désirer. Une huile isolante pour un transformateur, un système de commutation ou un dispositif semblable doit pouvoir résister à des tensions de courant bien plus élevées que celles auxquelles le dispositif fonctionne normalement. La foudre et d'autres perturbations parasites peuvent provoquer de grandes pointes de tension entratnant une rupture de décomposition ou de percée de l'huile et endommageant l'équi- pement. l'aptitude d'une huile à résister à de telles pointes ou impulsions, que l'on désigne comme étant la résistance aux impulsions, se mesure en terme d'ondes tant positives que négatives. De même, l'aptitude dtune huile à résister à des tensions d'un courant continu se mesure en terme de la tension positive du courant continu provoquant une rupture et de la tension négative du courant continu provoquant une rupture. Des huiles classiques pour l'isolement électrique ont généralement une résistance modérément élevée aux impulsions négatives et des valeurs modérément élevées de la tension du courant continu de rupture et elles ont une résistance un peu moindre aux impulsions positives et des valeurs un peu moindres de la tension du courant continu de rupture0 Des efforts tendant à améliorer ces caractéristiques aboutissent normalemeit à en améliorer l'une aux dépens de l'autre.Des huiles ayant à la fois une grande résistance aux impulsions positives et aux impulsions négatives ainsi que de grandes valeurs de la tension du courant continu de rupture n'ont généralement pas été disponibles dans le passé. Une autre propriété électrique importante pour une huile isolante est sa tendance à émettre ou non du gaz. Lorsqu'elles sont soumises à un champ électrique intense suffisant à provoquer une décharge en couronne ou une décharge partielle, de nombreuses huiles classiques émettront delthydrogène gazeux,ce qui peut tendre à endommager beaucoup l'équipement. le gaz libéré peut également aboutir à la formation d'un mélange explosif pouvant être allumé par l'amorçage ou l'existence d'un arc. D'autres propriétés électriques que l'on doit prendre en considération comprennent la résistance à la rupture sous l'influence d'un courant alternatif et la tension d'un courant alternatif provoquant une décharge en couronne.Les huiles isolantes disponibles jusqu'à présent ont généralement été déficientes en ce qui concerne une ou plusieurs de ces propriétés. les huiles d'isolement électrique de la présente invention ont des propriétés électriques nettement meilleures que les huiles classiques disponibles dans le passé, et elles sont particulièrement remarquables par leur valeur de la résistance aux impulsions d'un courant continu et par leurs propriétés d'émission de gaz. Il y a eu jusqu'à présent des huiles ayant des valeurs relativement élevées de la résistance aux impulsions négatives d'un courant continu, mais de telles huiles ont normaleLlent eu des valeurs de la résistance aux impulsions positives d'un courant continu de l'ordre d'environ 100 kilovolts ou même inférieures. Des efforts tendant à augmenter ces valeurs de résistance au courant positif n'ont généralement pas été couronnées de succès.En outre, des efforts tendant à améliorer les valeurs de la résistance aux impulsions positives ou négatives ont généralement eu un effet adverse sur les propriétés d'émission des gaz. De façon typique, les valeurs pour l'émission des gaz ont été soit positives, soit légèrement négatives seulement, et ont habituellement été supérieures à environ -10 microlitres/mn. Au contraire, les huiles préparées selon la présente invention ont généralement des valeurs de résistance aux impulsions négatives du courant continu excédant environ 200 kilovolts, des valeurs de la résistance aux impulsions positives du courant continu excédant environ 130 kilovolts, et des tendances à une émission négative de gaz correspondant à des valeurs égales ou inférieures à environ -20 microlitres/mn. Ces propriétés représentent une amélioration importante par rapport à celles des huiles classiques d'isolement électrique et elles rendent les huiles préparées selon l'invention intéressantes pour servir dans des types très divers d'équipement électrique. Les charges hydrocarbonées pétrolières que l'on peut utiliser pour préparer les huiles isolan tes améliorées de la présente invention comprennent des naphta vierges, des naphta ayant subi 'du craquage catalytique, des naphta d'appareils de cokéfaction à lit fluidisé, des naphta provenant d'opérations de diminution de la viscosité, des fractions de kérosène, des gaz-oils légers et des fractions pétrolières semblables dont l'ébullition se situe entre environ 380 et environ 3160C, de préférence entre environ 380 et environ 2040C. On peut également utiliser des huiles ayant un intervalle comparable d'ébullition et provenant de la houille, des schistes bitumineux et des sables asphaltiques.En général, l'huile et les stades de traitement que l'on choisit doivent être tels que l'on obtienne des produits finals ayant à 37,80C des viscosités comprises entre environ 50 et environ 300 secondes universelles Saybolt (entre environ 7,5 et environ 65 cSt), de préférence entre environ 55 et environ 100 secondes universelles Saybolt (environ 8,7 et 20,7 cSt) ; des points d'écoulement ou de décongélation égaux ou inférieurs à -9,40C, de préférence inférieurs à environ -400C ; et des points d'éclair au moins égaux à 1300G environ, de préférence au moins égaux à environ 14600. On préfère habituellement des huiles ayant des teneurs relativement élevées en aromatiques et en naphtènes. La charge d'alimentation que l'on emploie aux fins de l'invention aura normalement été traitée à l'hydrogène dans des conditions modérées ou dures en présence d'un catalyseur de traitement à l'hydrogène pour éliminer les composés du soufre, de l'oxygène et de l'azote qui pourraient, sinon, tendre à désactiver le catalyseur utilisé au cours du stade de reformage catalytique et qui pourraient provoquer une corrosion accrue. Il peut également se produire un peu de saturation des oléfines et une transformation mineure des hydrocarbures aromatiques en des naphtènes. Si le courant d'alimentation choisi a une teneur en soufre relativement faible, on peut omettre ce stade préliminaire de traitement à l'hydrogène.Dans le stade de reformage catalytique du procédé, on met la matière d'alimentation en contact avec un catalyseur de reformage à une température et à une pression élevées. Cela aboutit à la transformation des paraffines en naphtènes, à l'isomérisation des naphtènes et paraffines, à la transformation des naphtènes à faible point d'ébullition en des aromatiques à point d'ébullition plus élevé, à l'hydro-craquage des constituants lourds en des molécules à plus faible masse moléculaire et à la formation d'aromatiques polynucléaires lourds à partir de constituants légers.On peut effectuer l'opération de reformage avec un catalyseur à base d'un métal précieux comme du platine sur de l'alumine ou sur de l'alumine-silice ou avec un métal non précieux comme l'oxyde de molybdène, l'oxyde de chrome ou du colt et de ltoxyde de molybdène sur de l'alumine ou sur un support semblable, et l'opération peut être du type cyclique ou avec régénération. Les conditions de réaction comprendront normalement des températures se situant entre environ 3990C et environ 5380 C, des pressions manométriques comprises entre environ 10,5 et environ 35 bars, des débits de recyclage de gaz d'environ 356 à environ 1780 dm3 par litre, et des vitesses spatia- les d'environ 0,2 à 2,0 V/heure/Volume. Après le stade de reformage du procédé, on soumet normalement l'huile ainsi reformée à du fractionnement, à de l'ex- traction ou à un autre traitement pour permettre la récupération d 'une fraction hautemellt aromatique bouillant entre environ 204 C et environ 3710C, de préférence entre environ 2040G et environ 3300C, contenant moins d'environ 1 g de composés polaires et comprenant moins d'environ 2,5 % de composés aromatiques ayant au moins 4 noyaux condensés par molécule. L'huile aromatique préparée comme décrit cidèssus peut servir d'huile isolante lorsqu'on l'utilise telle quelle, mais on la mélangera de préférence avec une proportion pouvant aller jusqu'à un maximum d'environ 75 ffi en volume (par rapport au mélange total) d'un distillat de pétrole qui a été traité à l'hydrogène, extrait par du solvant ou raffiné à l'acide pour en diminuer la teneur en aromatiques totaux à une valeur égale ou inférieure à 20 % en poids. On peut utiliser des modes opératoires de traitement à l'hydrogène semblables à ceux indiqués ci-dessus ou bien l'on peut utiliser des traitements plus durs.On peut employer des techniques classiques d'extraction par du solvant, qui utilisent du phénol, du furfural ou un solvant semblable, et des procédés connus de traitement à l'acide que l'on effectue avec de l'acide sulfurique. On peut encore soumettre l'huile aromatique ou le mélange à un raffinage par de l'hydrogène ou à une percolation sur un lit d'arile, de charbon ou d'un autre agent d'absorption pour en améliorer la couleur, la tension interfaciale, le facteur de dissipation, l'indice de neutralisation et la stabilité à l'oxydation. Si on le désire, on peut ajouter au produit final (et normalement on ajoutera) des inhibiteurs de ltoxyda- tion et des agents abaissant le point de décongélation ou d'écoulement. Le procédé représenté à la figure 1 annexée est un procédé de fabrication d'une huile isolante par hydrogénation, reformage catalytique et distillation d'une charge hydrocarbonée en vue de produire une huile fortement aromatique qui bout entre environ 2000C et environ 3300C, qui contient moins de 1 % de composés polaires et comprend moins de 2,5 % de composés aromatiques contenant au moins 4 noyaux condensés ; on mélange cette huile aromatique avec une fraction de distillat pétrolier qui a été raffinée à l'hydrogène, extraite par du solvant ou traitée à l'acide afin d'en réduire la teneur en aromatiques à une valeur égale ou inférieure à 20 %. On introduit par une conduite 11 la charge initiale d'alimentation servant dans le procédé et qui pénètre dans la tour de fonctionnement 12.Cette charge initale peut être une huile brute, un distillat de pétrole ayant un large intervalle d'ébullition, etc. Dans la tour 12, cette charge initiale d'alimentation est fractionnée pour en éliminer les constituants volatils qui peuvent avoir de faibles points d'éclair et posséder d'autres propriétés inopportunes et, pour éliminer les constituants lourds qui peuvent nuire aux propriétés électriques et à la stabilité du produit final. Les constituants volatils sont prélevés en tête par une conduite 13 et les queues lourdes partent par une conduite 14. Une fraction liquide présentant l'intervalle voulu d'ébullition, compris en général entre 380C et 371 OC et de préférence entre environ 380C et environ 204oc est retirée de la colonne ou tour 12 par une conduite 15. D'autres courants latéraux ne sont représentés à la figure 1. On peut éliminer ce stade du fractionnement préliminaire si une charge convenable d'alimentation est disponible en provenance d'autres sources. le courant d'alimentation prélevé par la conduite 15 passe par un four convenable de préchauffage (non représenté à la figure 1) et par une conduite 16 pour entrer dans un réacteur 17 de raffinage hydrogénant, avec de l'hydrogène d'appoint introduit dans le système par une conduite 18 et avec de l'hydrogène de recyclage introduit par une conduite 19. L'alimentation et l'hydrogène ainsi introduits sont mis en contact, dans le réac- teur, avec un catalyseur d'hydrogénation comme du nickel, du platine, du rhénium, du tungstate de nickel, du sulfure de nickel et de tungstène, du nickel-molybdène, de l'oxyde de molybdène sur de l'alumine, du sulfure de molybdène, du molybdate de cobalt sur de l'alumine, du molybdate de nickel sur de l'alumine, etc. On peut employer aux fins de l'invention divers catalyseurs d'hydrogénation du commerce, que l'on utilise en lit fixe ou mobile. On préfère normalenent employer un procédé à lit fixe en utilisant des conditions relativement modérées d'hydrogénation. Bien qu'un seul réacteur soit représenté à la figure 1, il peut y avoir deux ou plusieurs réacteurs afin de faciliter la régénération du catalyseur sans interrompre le processus. Le traitement de raffinage hydrogénant effectué dans le réacteur 17 sera normalement conduit à une température comprise entre environ 204 C et environ 39900, de préférence entre environ 245 OC et environ 3320C, et à une pression manométrique comprise entre environ 14 bars et environ 70 bars, de préférence entre environ 45,5 bars et environ 52,5 bars.On emploiera généralement un débit d'alimentation compris entre environ 0,1 et environ 5,0 volumes d'alimentation par heure par volume du catalyseur, de préférence entre environ 1 et 2 volumes par heure par volume, et un débit d'hydrogène de traitement compris entre environ 17,8 dm3 et environ 890 dm3/litre et de préférence entre environ 89 et environ 178 dm5/litre (dans les conditions normales de température et de pression).Des charges d'alimentation à point d'ébullition relativement bas et à teneur en soufre modérément faible peuvent généralement être traitées à des conditions voisines des extrémités inférieures des intervalles précités pour donner des matières ayant une qualité acceptable, alors que des fractions à point d'ébullition plus élevé, qui contiennent des quantités relativement grandes de soufre et d'autres constituants instables, exigeront généralement. des conditions un peu plus dures pour l'hydrogénation. L'efficacité ou le rendement d'un catalyseur particulier que l'on emploie influera également dans une mesure considérable sur les conditions utilisées au cours du stade d'hydrogénation du procédé.On préfère habituellement que la matière hydrogénée résultant de ce stade d'hydrogénation possède une teneur en soufre égale ou inférieure à environ 10 ppm. Comme antérieurement indiqué, ce stade initial dthydrogénation n'est pas toujours essentiel. - L'effluent hydrogéné retiré du réacteur 17 d'hydrogénation passe par une conduite 20 et un réfrigérant 21 vers un séparateur 22 de liquide et de gaz. Les gaz contenant de l'hydro- gène et l'hydrogène sulfuré sont prélevés en tête du séparateur 22 par une conduite 23 et ils peuvent être lavés, dans un laveur 24 du courant de recyclage, à l'aide d'un solvant tel que la triéthanolamine que l'on introduit par une conduite 25. Le solvant usagé est retiré du laveur 24 par une conduite 26 et il peut être régénéré de façon classique. Les gaz lavés, et qui sont principalemert composés d'hydrogène, sont prélevés en tête du laveur 24 par une conduite 27 et ils sont recyclés par la conduite 19 vers le réacteur d'hydrogénation.Afin de maintenir entre des limites acceptables la concentration en hydrogène du gaz de recyclage, une portion de ce gaz est prélevée à titre de courant de purge par une conduite 28. Les constituants liquides dont les gaz ont été séparés dans le séparateur 22 liquide/gaz sont retirés du séparateur 22 par une conduite 30 et ils passent dans l'unité 31 de purification par entraînement où l'on introduit à l'aide d'une conduite 32 de la vapeur d'eau ou un autre agent d'entraînement destiné à chasser par entratnement l'hydrogène sulfuré et les produits légers. L'hydrogène sulfuré et l'agent d'entrainement sont prélevés en tête par une conduite 33 et ils peuvent être envoyés vers une unité de récupération de soufre. Un courant hydrocarboné à faible teneur en soufre est soutiré de l'unité 31 de purification par une conduite 34.Cette matière peut avoir une teneur en aromatiques légèrement inférieure à celle de la charge initiale d'alimentation et elle ne contiendra que de très faibles quantités d'oléfines et de composés du soufre, de l'oxygène et de l'azote. Le produit traité par de lthydrogène et qui a été soutiré de l'unité 31 de purification par une conduite 34 est introduit, avec du gaz de recyclage provenant de la conduite 36, dans un four 35 de préchauffage en vue d'un reformage catalytique. La matière destinée à l'alimentation du stade de reformage catalytique du procédé y est chauffée jusqu'à la température de refor mage, comprise normalement entre environ 454 OC et environ 5380C, la matière chaude d'alimentation passe du four 35 par une conduite 37 dans un récipient 38 de reformage catalytique où cette matière-est mise au contact d'un catalyseur de reformage à une pression manométrique comprise entre environ 17,5 et 35 bars. L'opération de reformage représentée à la figure 1 est un procédé semi-régénératif dans lequel un catalyseur du type métal précieux, comme du platine sur de l'alumine ou sur de la silicealumine, est maintenu en lit fixe et il est régénéré à des intervalles périodiques. Plusieurs procédés de ce genre, ainsi que des procédés cycliques et à lit fluidisé que l'on peut employer, ont été décrits dans la littérature et seront familiers aux experts en ce domaine. L'effluent sortant du réacteur 38 est prélevé par une conduite 39, il passe par un four de préchauffage 40 et il est introduit par une conduite 41 dans un second réacteur de reformage 42. Si on le désire, on peut employer plus de deux réacteurs. Dans le stade de reformage du procédé, les composés paraffiniques sont déshydro-cyclis et isomérisés ; les naphtènes à masse moléculaire inférieure sont déshydrogénés pour former des aromatiques ; les naphtènes sont isomérisés ; et quelques constituants à masse moléculaire élevée existant dans la charge d'alimentation peuvent subir un hydro-craquage pour produire des matières à plus faible masse moléculaire. Le produit ainsi obtenu est normalement une huile dont l'intervalle d'ébullition est un peu supérieur à celui de la charge initiale d'alimentation, qui contient en des concentrations relativement faibles des composés aromatiques polynucléaires comportant au moins 4 noyaux aromatiques condensés et qui ne comporte relativement pas de composés polaires. Cette huile, avec des produits gazeux formés au cours de la réaction de reformage, est retirée du réacteur 42 par une conduite 43 ; elle passe par un réfrigérant 44 et elle est introduite dans un séparateur 45, où les constituants gazeux sont séparés des liquides et d'où ils sont soutirés par une conduite 46. Une proportion majeure de ce gaz passera normalement par un dessicateur,non représenté sur la figure, et sera ensuite recyclée par la conduite 36 vers le four de préchauffage précédant le reformeur.Les débits du gaz de recyclage se situeront normalement entre environ 356 dm3 et environ 1780 dm3/litre(dans les conditions normales de température et de pression). le gaz restant, qui contient à la fois de lthydrogène et des composés hydrocarbonés, est retiré par une conduite 47 en vue de sa récupération. le produit liquide refcrmé, obtenu corne décrit ci dessus, est retiré du séparateur 45 et il peut être introduit par une conduite 50 dans une colonne de fractionnement 51. L'huile y est de préférence séparée en une fraction de tête comprenant des constituants présents dans le courant initial d'alimentation de l'unité de reformage et des constituants à faible point d'ébullition formés au cours de l'opération de reformage ; une fraction intermédi.3lre qui bout entre environ 204 C et environ 3300C, qui contient moins d'environ 1 % de composés polaires et qui comprend moins d'environ 2,5 % de composés aromatiques ayant par molécule au moins 4 noyaux aromatiques condensés ; et une fraction des queues lourdes bouillant à plus de 330 C et qui peut inclure en quantités importan tes des aromatiques polynucléaires contenant au moins 4 noyaux condensés.La fraction de tête est retirée par une conduite 52 et elle est récupérée pour servir à la production, par mélange, de carburants etc. La fraction de queue, prélevée par une con duite 53, peut servir de charge alimentant un craquage cataly tique, de constituants de carburants, etc. La fraction intermé diaire à employer dans l'huile d'isolement électrique de la pré sente invention sera une huile fortement aromatique, composée principalement de composés aromatiques produits au cours de l'opération de reformage à partir de naphtènes à plus faible point d'ébullition.Grâce à l'emploi, pour alimenter le reformeur, d 'un courant à point d' ébullition relativement faible et grâce au fractionnement du produit reformé de façon que le point initial d'ébullition de la fraction intermédiaire soutirée par la conduite 54 soit supérieur au point final d'ébullition du courant d'alimentation, on peut obtenir une fraction intermédiai re ayant une teneur en aromatiques égale ou supérieure à 95 % sans que soit nécessaire un stade d'extraction destiné à séparer les aromatiques. Cette fraction est retirée de la colonne de fractionnement 51 et elle passe par une conduite 54 dans une cuve de mélange o dans un récipient semblable 55.Si on le désire, on peut également récupérer de la colonne 51, sous forme de cou rants latéraux non représentés à la figure 1, d'autres fractions interméd);res utiles à d'autres fins0 L'équipement permettant la conde sation, le reflux et le refroidissement et qui est normalement associé à l'enlèvement d'une telle fraction n'est pas représenté à la figure 1. Au lieu dtutiliser un courant d'alimelltation ayant un point final d'ébullition relativenent faible et de le fractionner pour recueillir un courant intermédiaire ayant un point initial d'ébullition supérieur au point final d'ébullition du courant d'alimentation, comme décrit ci-dessus, on peut préparer l'huile aromatique employée aux fins de l'invention en soumettant à un reformage catalytique un courant d'alimentation ayant un plus large intervalle d'ébullition, en fractionnant le produit de reformage afin de récupérer une fraction bouillant entre environ 204 C et environ 371 C, de préférence entre environ 204 OC et environ 330 C, et en extrayant ensuite cette fraction avec du 1,1-dioxyde de tétrahydrothiophène, du diéthylèneglycol, de la N-méthylpyrrolidone, du diméthyl-sulfoxyde, du N,N-diméthylformamide, de la morpholine, du carbonate de méthyle, du phénol etc, afin de récupérer les aromatiques0 En variante, on peut dans certains cas, si on le désire, soumettre le produit de reformage à une extraction par duWsolvant puis à un fractionnement en des fractions aromatiques ayant l'intervalle souhaité d'ébullition. Des procédés d'extraction par du solvant, qui con viennent pour la ségrégation des composés aromatiques que l'on sépare de la matière d'alimentation ayant subi le reformage catalytique, ont été décrits dans la littérature et seront familiers aux experts en ce domaine.On peut également utiliser d'autres procédés, comme l'absorption, etc, qui permettront -la récupération d'une fraction d'aromatiques bouillant entre environ 204 C et environ 371 C, qui contient moins d'environ 1 % de composés polaires et qui comprend moins d'environ 2,5 % de composés aromatiques ayant par molécule au moins 4 noyaux condensés. L'huile produite comme décrit ci-dessus peut être soumise à un raffinage hydrogénant ou bien elle peut entre traitée par de l'argile ou par un agent semblable d'absorption pour en améliorer encore la stabilité, si on le désire, et elle peut ensuite servir d'huile d'isolement électrique. Cependant, dans de nombreux cas, on préfèrera mélanger cette huile avec une propor tion,pouvant aller jusqu'à un maximum d'environ 75 % en volume d'une huile hydrocarbonée qui a été traitée à l'hydrogène, extraite par du solvant ou raffinée à l'acide, afin d'en réduire la teneur en aromatiques totaux à une valeur égale ou inférieure à environ 20 % en poids.Si on le désire, cette huile peut avoir également été déparaffinée. Le procédé décrit à la figure 1 annexée comprend la préparation et l'utilisation d'une telle huile à titre de constituant de l'huile finale pour isolement électrique. Dans le procédé de la figure 1, on obtient l'huile qu'on mélange à la fraction aromatique raffinée et préparée comme décrit ci-dessus en introduisant une charge pétrolière convenable d'alimentation, par exemple une huile brute naphténique ou paraffinique, par une conduite 60 dans une colonne de distillation 61.De la zone de distillation 61, on retire par une conduite 62 des produits de tête dont le point d'ébullition est inférieur à environ 17700 etde préférence inférieur à environ 2040C. On retire par une conduite 63 une fraction de queue dont le point d'ébullition est supérieur à environ 4820G, de préférence supérieur à environ 3990G. On retire par une conduite 64 une fraction intermédiaire destinée à servir de matière de mélange pour l'obtention d'une huile d'isolement électrique, et que l'on traite encore pour en réduire la teneur en arcmatiques à un niveau inférieur à environ 20 % en poids. Comme antérieurement indiqué, le procédé de l'invention envisage l'utilisation d'un raffinage hydrogénant, d'une extraction au solvant, d'un traitement à l'acide ou dtune combinaison de ces stades pour la préparation d'une huile ayant une teneur en aromatiques inférieure à environ 20 % en poids et, si nécessaire, le déparaffinage de cette huile. Les stades utilisés dépendront en partie de la matière particulière de départ utilisée et d'autres facteurs. Par exemple, si l'on emploie un stade de raffinage hydrogénant poussé, aboutissant à la transformation d'une proportion importante des aromatiques en des naphtènes, l'extraction par du solvant et le traitement de l'huile par un acide ne seront d'ordinaire pas nécessaires. Si l'on utilise un stade de traitement à l'acide, on peut généralement cmettre le stadé d'extraction par du solvant et, dans de nombreux cas, le stade du raffinage hydrogénant ne sera également pas indispensa ble. Si l'on utilise une huile contenant une proportion relE- tivement faible de paraffine, le stade du déparaffinage peut ne pas être nécessaire. On comprendra donc que tous les stades opératoires représentés en aval de la tour 61 de fractionnement à la figure 1 ne seront ordinairement pas indispensables et que l'on peut utiliser diverses combinaisons de ces stades. Dans le procédé représenté à la figure 1, la fraction intermédiaire passe tout d'abord dans un four de préchauffage en vue du raffinage hydrogénant (non représenté à la figure 1), puis cette fraction est introduite par une conduite 65 dans le réacteur 66 de raffinage hydrogénant. L'huile d'alimentation, avec de l'hydrogène dtappoint admis dans le système par une conduite 67 et de lthydrogene de recyclage provenant d'une conduite 68, est mis au contact d'un catalyseur d'hydrogénation ou de raffinage hydrogénant qui peut être n'importe lequel des catalyseurs précités.On utilisera généralement une vitesse spatiale ou un débit d'alimentation d'environ 0,1 à environ 5,0 volumes d'alimentation par heure par volume de catalyseur, de préférence une vitesse comprise entre environ 1 et 2 volumes par heure par volume, et un débit d'hydrogène de traitement compris entre environ 17,8 et environ 890 dm3/litre, de préférence entre environ 17,8 et 178 dm3/litre (dans les conditions normales de température et de pression). On peut employer pour 1'hydrogénation une température comprise entre environ 20400 et environ 371 C, de préférence entre environ 245 OC et environ 3320C, et une pression manométrique d'environ 14 bars à environ 70 bars, de préférence comprise entre environ 45,5 et 52,5 bars.Dans ces conditions, les composés du soufre présents dans l'huile sont transformés en hydrogène sulfuré, les composés oxygénés et azotés sont réduits en des hydrocarbures, les oléfines sont saturées, et les aromatiques sont partiellement transformés an des composés naphtèniques. Selon l'huile que l'on traite, la consommation d'hydrogène se situera normalement entre environ 0,35 dm3 et environ 89 dm3/lître. On retire par une conduite 69 le distillat raffiné à l'hydrogène, on fait passer ce distillat par un réfrigérant 70 et on l'introduit dans une zone 71 de séparation. Les produits gazeux y sont prélevés en tête par une conduite 72 et ils peuvent être introduits dans un laveur de recyclage 73 ou ils peuvent être mis au contact d'un solvant introduit par une conduite 74. Si l'on utilise ce mode opératoire, le solvant usagé est retiré par une conduite 75 et les gaz, composés principalement dthydro- gène,-sont prélevés en tête du laveur par une conduite 76 et ils sont recyclés par une conduite 68 vers le réacteur de raffinage hydrogénant.Une portion du courant gazeux est retirée par une conduite 77, à titre de courant de purge afin de maintenir au niveau voulu la concentration voulue en hydrogène. Du séparateur liquide-gaz 71, les produits liquides sont retirés par une conduite 78, mis au contact de la vapeur d'eau ou d'un autre agent d'entrarnement introduit par une conduite 80 dans une unité 79 de purification par entranement et ils sont retirés de cette unité 79 par une conduite 81. L'hydrogène sulfuré et l'agent d'entraSnement sont prélevés en tête de l'unité de purification par entrarnement 79 par une conduite 82. Dans le procédé représenté àla figure 1, l'huile ayant subi un raffinage hydrogénant et qui a été préparée comme décrit ci-dessus est introduite par une conduite 81 dans une zone 83 d'extraction par du solvant où cette huile est mise en contact, de préférence dans un système à plusieurs étages d'extraction liquide-liquide à contre courant, avec un solvant qui, de préférence, est sélectif pour des constituants aromatiques.Des solvants convenables comprennent du phénol, de l'anhydride sulfureux, du furfural, du crésol, de l'aniline, du nitrobenzène, du diméthyl-sulfoxyde et de ltéther-oxyde de bêta-bêta-dichlor- éthyle. le solvant introduit par une conduite 84 dans la colonne d'extraction 87 comprend du solvant d'appoint admis dans le système par une conduite 85 et du solvant de recyclage provenant d'une conduite 86. On ajoute par une conduite 87 l'eau servant dans la solution du solvant. La composition de la solution de solvant et les conditions de la mise en contact que l'on emploie dépendront dans une large mesure du solvant particulier choisi. De façon typique, par exemple, on peut utiliser une solution de phénol contenant jusqu'à un maximum d'environ 15 % d'eau, et l'on peut mettre l'huile au contact de cette solution à une température comprise entre environ 380C et environ 110 C, avec un rapport entre le solvant et l'huile d'environ 0,6:1 à 3,0:1 afin de limiter l'opération d'extraction à l'enlèvement des constituants les plus fortement aromatiques de l'huile. L'utilisation de solvants autres que du phénol dictera généralement l'emploi de conditions un peu différent-es pour la mise en contact. On retire de la zone d'extraction 83 par une conduite 88 la-phase d'extrait provenant du stade de la mise en contact et l'on fait passer cette phase dans une unité de récupération non représentée à la filtre 1 en vue de la séparation du solvant d'avec les constituants fortement aromatiques extraits de l'hui- le. La phase de raffinat est retirée de la zone 83 d'extraction par une conduite 89 et elle est introduite dans un dispositif 90 d'élimination du solvant, et dans lequel du gaz d'entralne- ment, introduit par une conduite 91, sert à enlever le solvant de la phase de raffinat0 le four et le reste de l'équipement servant normalement à l'opération d'extraction ne sont pas représentés à la figure 1, mais seront familiers aux experts en ce domaine.De l'unité 90 de purification, on retire par une conduite 92 l'huile raffinée et débarrassée du solvant. Cette huile aura une teneur en aromatiques inférieure à l'huile introduite dans le stade d'extraction et elle conviendra donc mieux que l'huile d'alimentation aux fins de l'invention. Le solvant récupéré à partir du raffinat est prélevé par une conduite 86 pour servir à nouveau dans une opération d'extraction. Le solvant récupéré de la phase d'extrait sera normalenlent aussi recyclé. Cette opération classique de récupération zest pas repré sentée à la figure 1. Dans le procédé particulier montré à la figure 1, l'hui- le raffinée est soumise à un traitement par de l'acide. Cette huile est introduite par une conduite 92 dans une zone 93 de traitement à l'acide où elle est mise au contact d'un acide sulfuri- que frais admis dans le système par une conduite 94. L'acide employé aura normalement une teneur d'environ 85 à environ 98 . L'acide usagé provenant du stade de traitemellt à l'acide est soutiré par une conduite 95 et il passe par une unité de récupération de l'acide (non représentée). L'huile traitée à l'acide est enlevée par une conduite 96 et passe dans une zone 97 de lavage par une solution alcaline, où cette huile est lavée avec une solution d'hydroxyde de sodium ou avec une solution alcaline semblable introduite par une conduite 98 afin de neutraliser l'acide. La solution alcaline caustique-usagée, soutirée par une conduite 99, passe dans une unité de récupération de la matière alcaline caustique. L'huile traitée à l'acide passe par une conduite 100 dans un laveur 101 où elle est lavée par de l'eau provenant d'une conduite 102 et qui est destinée à enlever la matière alealine caustique résiduelle.L'eau de lavage est retirée par une conduite 103 en vue de subir des traitements supplémentaires. Si on le désire, l'huile provenant du laveur 101 peut être mise au contact d'un agent d'absorption destiné à enlever les traces d'impureté, puis l'huile passe par une conduite 104 dans une unité classique 105 de déparaffinage où elle est mise au contact du propane, de la méthyl-éthyl-cétone ou d'un solvant semblable introduit par une conduite 106 pour enlever la cire de paraffine qui sort par une conduite 107o Dans la zone 108 d'enlbvement du solvant, on peut enlever le solvant de l'huile déparaffinée et l'on peut récupérer ce solvant par une conduite 109. Aprebs cela, l'huile sera normalement deshydratée dans un sécheur ou appareil de déshydratation ou dans une zone d'absorption 110 contenant du sulfate de calcium anhydre, de l'alumine, un tamis moléculaire etc. l'huile déshydratée passera ensuite par une conduite 111 vers la zone 55 de mélange pour servir à préparer l'huile dtiso- lement électrique de la présente invention. Le procédé représenté à la figure 1 comprend des stades séparés de raffinage hydrogénant, d'extraction à l'aide d'un solvant et de tralteirent à l'acide. On doit cependant comprendre que tous ces stades peuvent ne pas s'avérer indispensables à la production de la fraction à faible teneur en aromatiques servant dans le stade du mélange, et que l'on peut employer n'importe quelle combinaison du raffinage hydrogénant, de l'extraction Far du solvant ou du traitement à l'acide. Les stades particuliers et la suite des stades que l'on utilise dépendront principalement de la teneur en aromatiques de huile d'alimentation, et ces stades ainsi que leur ordre peuvent varier selon les nécessités.A l'huile aromatique produite par raffinage hydrogénant, reformage cataly ique et fractionnement de la charge aromatique d'alimentation, on peut, si on le désire, incorporer par mélange jusqu'à environ 75 % en volume de huile à faible teneur en aromaltiques décrit;e ci-dessus. Pour des raisons économiques, on préfère normalement utiliser un tel mélange mais l'on peut omettre dans certains cas la fraction à faible teneur en aromatiques. On peut retirer de la zone de mélange 55, par une conduite 112, l'huile aromatique ou bien le mélange de l'huile aromatique et de la fraction à faible teneur en aromatiques que Iton a obtenu dans la zone 55 de mélange, et l'on peut introduire cette huile ou ce mélange dans la zone 113 de raffinage hydrogénant. On ajoute de l'hydrogène dtappoint, admis par une conduite 114, et de l'hydrogène de recyclage provenant d'une conduite 115, à l'huile d'alimentation destinée à servir dans l'opération de raffinage hydrogénant. Les conditions du rafflnage hydrogénant peuvent être semblables à celles antérieurement décrites. L'huile traitée est retirée par une conduite 116 ; elle passe par un réfrigérant 117 et elle est introduite dans un séparateur 118 de liquide et de gaz. Les constituants gazeux prélevés en tête du séparateur 118 sont introduits dans un laveur 119 de recyclage où ils sont lavés avec du solvant introduit par une conduite 120. le gaz lavé est prélevé en tête par une conduite 121 en vue de son recyclage par la conduite 115.Une portion du courant gazeux est, dans ce cas également, éliminée à titre de purge par une conduite 112 afin de maintenir la concentration requise en hydrogène. Le solvant usagé est soutiré par une conduite 123 en vue de sa récupération. La phase liquide provenant du séparateur 118 liquide-gaz est prélevée par une conduite 124 et elle passe dans une unité 125 de purification par entraînement. Dans cette unité 125, tous les gaz éventuellement restants sont enlevés par un agent d'entraînement introduit par une conduite 126 et ils partent en tête par une conduite 127.L'huile traitée peut passer par une conduite 128 dans une zone 129 d'absorption où elle est mise en contact avec de l'argile, avec du charbon actif ou avec un agent solide semblable d'absorption permettant ltenlè- vement des corps colorés, des constituants surfactifs et toutes autres impuretés restant dans l'huile. Pour ce contact, la température doit se situer entre environ -180G et environ 490C, et l'on utilisera normalement environ 6 g à environ 120 g d'argile ou d'une autre matière par litre d'huile pour le traitement. l'huile retirée du stade d'absorption par une conduite 130 peut servir d'huile d'isolement électrique selon l'invention. Cette fois encore, on comprendra que les stades du raffinage hydrogénant et de l'absorption peuvent ne pas être indispensables pour l'enlèvement des impuretés de l'huile mélangée, et que, par conséquent, on peut omettre ces stades dans certains cas. On peut incorporer dans l'huile, selon les désirs, des inhibiteurs de l'oxydation, des agents abaissant le point de décongélation et d'autres additifs. Les avantages des huiles perfectionnées de la présente invention par rapport à des huiles classiques d'isolernent électrique sont illustrés par les résultats des essais effectués sur 5 huiles différentes pour l'isolement électrique, vendues par des fabricants d'importance majeure pour servir dans les transformateurs et dans de l'équipement électrique semblable, sur une huile mélangée préparée selon l'invention et et sur les deux constituants ayant servi à préparer le mélange.Le premier de ces deux constituants est une huile arcmatique bouillant entre 21200 et 3160C, qui a été préparée par hydrogénation d'un naphta de pétrole pour en éliminer les composés du soufre, de l'azote et de l'oxygène et pour saturer-les oléfines, par reformage catalytique du naphta ainsi traité à l'hydrogène puis fractionnement du produit reformé pour récupérer une fraction intermédiaire dont le point dtébullition est supérieur au point final d'ébullitic)n du naphta d'alimentation, qui contient moins d'environ 0,2 % en poids de composés polaires et ne comporte essentiellement pas de composés aromatiques polynucléaires ayant dans leur molécule au moins 4 noyaux aromatiques condensés. Une analyse de cette huile faite en utilisant une séparation sur gel et argile afin d'obtenir les fractions des aromatiques, des composés saturés et des composés polaires puis en analysant la fraction des aromatiques sur l'instrument de spectrographie de masse MS-9 et en analysant la fraction des composés saturés sur le spectrographe de masse CEC, å donné les résultats suivants TABLEAU I Analyse par spectrographie de masse de huile aromatique Fraction des composés saturés Pourcent en poids * Paraffines normales et isoparaffines 0,094 Naphtènes à un noyau 0, 039 Naphtènes à deux noyaux 0,026 Naphtènes à trois noyaux 0,025 Naphtènes à quatre noyaux 0,017 Naphtènes à cinq noyaux 0,005 Naphtènes à six noyaux 0,0 0,206 Fraction des composés aromatiques Cyclooléfines 0,0 Cyclodioléfin e s 0,027 Aromatiques à un noyau 5,452 Indanes 6,259 Indènes 0,921 Naphtènes 70,879 Acénaphtènes 13,893 Fluorènes 2,018 Phénanthrènes 0,089 Indénobenzofurannes 0,076 99,614 Fraction Polaire** 0,180 Echantillon total 100,00 * Valeurs normalisées ** Par différence. le second constituant utilisé dans le mélange de l'huile préparée selon l'invention est une friction pétrolière à faible teneur e aromatiques, que l'on prépare en fractionnant une huile naphténique brute pour recueillir une fraction intermédiaire bouillant entre environ 247 OC et environ 392 C, et en extrayant ensuite ce distillat avec du phénol contenant environ 8 % d'eau ajoutée pour réduire la teneur en aromatiques à une valeur inférieure à 20 % en poids. La température d'extraction est de 55,60C au sommet de la colonne et de 32,2 C au bas de la colonne, et le niveau de traitement se situe entre environ 155 et environ 160 ffi en volume par rapport à l'huile.Le raffinat recueilli contient 13,5 % en poids d'aromatiques, et il a les caractéristiques suivantes de distillation chromatographique de gaz TABLEAU II Donnée de la distillation chromatographique de gaz* Volume distillé Température, C 0,3 % 246 10,0 % 289 50,0 % 330 90,0 % 371 99,0 % 391 * Chromatographe de gaz à température programmée F et M Modèle 500, utilisant un détecteur de type thermistor avec une colonne de 1,8 m x 6,35 mm, garnie de "Chromosorb W" comportant 0,5 % de SE-30. Le "SE-30" est un diméthyl-polysiloxane vendu par Dow Corning Corp. et le "Chromosorb W" consiste en de petites particules de terre de diatomée, traitée et purifiée, vendue par Johns-Manville Produits Corporation. On mélange les deux constituants préparés comme décrit ci-dessus pour cbtenir un mélange contenant 43 % en volume de huile à faible teneur en aromatiques provenant de l'huile naphtenique brute et contenant 57 % en volume de la fraction fortement aromatique préparée par traitement hydrogénant; du naphta pétrolier, refornage catalytiq1ie de la matière hydro-traitée puis fractionnement du produit de reformage. On a ensuite essayé les propriétés électriques des 5 huiles isolantes du ccmmerce, de l'huile obtenue par mélange et des constituants du mélange servant aux fins de l'invention, pour en déterminer la résistance aux impulsions, les tensions de rupture en courant continu et les tendances aux dégagements de gaz. On a effectué les essais de résistance aux impulsions selon la méthode ASTM D-3300, en utilisant comme électrodes une aiguille séparée par un intervalle de 2,54 cm d'une sphère reliée à la terre dans une cellule normale d'essai contenant l'hui- le à essayer.On a déterminé les résistances aux impulsions en appliquant des impulsions positives et négatives durant 1,2 x 50 microsecondes à l1électrc > de en forme d'aiguille à des tensions successivement; croissantes jusqu'à formation d'un arc avec passage du courant dans l'huile vers ltélectrode sphérique de 1,27 cm. On a déterminé les tensions de rupture en courant continu en opérant de façon généralemeltt semblable, sauf que l'on a utilisé un espacement de 6,25 mm entre les électrodes et que l'on a appliqué à l'électrode en forme d'aiguille une tension positive ou négative de courant continu, augmentant à raison de 3 KV/seconde, jusqutà percement ou rupture. Il n'y a pas d'essai ASTM normalisé pour déterminer la tension de rupture avec du courant continu.On a déterminé la tendance au dégagement de gaz à l'aide de la méthode ASTM D-2300-B. Dans cet essai, on soumet un échantillon de l'huile à une tension de 10 EV à 65 C en atmosphère d'hydrogène, et l'on détermine le volume d'hydrogène dégagé ou absorbé par huile. Les résultats de ces essais sont indiqués dans le tableau III suivant. TABLEAU III Essais des propriétés électriques des huiles isolantes Echan- Tension de rupture en Tension de rupture par impul- Dégagement tillon Matière courant continu (KV) sions (KV) de gaz Pointe négative Pointe positive Pointe négative Pointe positive l/mn 1 Huile commerciale A 87 47 250+ 100 2 Huile commerciale B 80 37 187 95 3 Huile commerciale C 78 47 172 101 4 Huile commerciale D 67 36 153 100 -3 5 Huile commerciale E* 55 41 125 101 6 Huile aromatique produite par hydrogénation, reformage catalytique et fractionnement 92 79 - - 7 Raffinat d'une fraction de pétrole à faible teneur en aromatiques, (contenant 13,5 % en poids d'aromatiques) 73 - 279 - +6 8 Mélange de 57 % en volume de (6) et de 43 % en volume de(7) 94 103 246 143 -106 * Cette huile était disponible à l'échelle commerciale au moment où les essais ont été effectués, mais elle n'est plus vendue par son fabricant. A l'examen du tableau ci-dessus, on notera que les valeurs de la tension négative du courant continu et des tensions des impulsions pour une rupture Eont, pour toutes les huiles du commece, nettement supérieures aux valeurs correspondantes de la tension positive.Ces huiles sont à cet égard représentatives de la quasi-totalité des huiles d'isolement 'lectrique disponibles à l'échelle commelciale. Les huiles aromati(lues et de mélange de l'invention, au contraire, ont toutes deux des valeurs très voisines l'une de autre pour la tension positive et la tension négative de courant continu de rupture, et ces valeurs sont étonnamment supérieures à celles de l'une quelconque des huiles du commerce.De même, les valeurs de la tension de rupture par des impulsions positives et négatives pour les huiles de l'invention sont nettement t meilleures que dans le cas des huiles du commercez Les valeurs de la tension de rupture du courant continu et de la tension de rupture des impulsions montrées par ces essais indiquent la stabilité électriqiie des huiles et montrent que les huiles de l'invention sont nettement supérieures aux huiles classiques. L'huile de mélange de llinvention a également f gageme1vt de gaz. Des valeurs positives dans cet essai indique lut le volume de gaz dégagé, alors que les valeur négatives indiquent qu'il y a eu absorption du gaz par l'huile. Bien qu'une seule des huiles du colruneree représentée au tableau III ait subi les essais d'émission de gaz, la plupart de ces huiles ont de faibles valeurs positives ou bien, comme dans le cas de huile du commerce qui a été essayée, des valeurs négatives légèrement inferieures à 0. En général, les valeurs du volume de gaz dégagé tendent à varier en fonction des valeurs de la tension négative des impulsions de rupture. Des valeurs négatives élevées de la tension des impulsions de rupture s'accompagnent normalement de valeurs positives élevées du volume de gaz dégagé. Il est généralement necessaire de sacrifier d'intéressantes propriétés concernant l'émission des gaz pour s'assurer des valeurs supérieures des tensions négatives des impulsions et vice-versa. On notera cependant que l'huile de mélange de la présente invention est remarquable non seulement pour les valeurs de la tension de rupture en courant continu et par impulsions, mais aussi qutelle montre des tendances favorables dans le domaine de l'émission des gaz (valeurs faibles ou négatives).Cette supériorité est inattendue et elle illustre à nouveau l'avantage surprenant des huiles de l'invention par rapport aux huiles classiques d'isolement électrique. la supériorité des huiles de l'invention est encore illustrée par une comparaison des tensions des impulsions pour la rupture et des valeurs de volume de gaz éventuellement émis pour huile de mélange préparée comme décrit ci-dessus et pour trois autres huiles isolantes, une huile classique pour transformateur, une huile pour transformateur à faible résistance aux impulsions et une huile pour transformateur à forte résistance aux impulsions.Le tableau IV ci-après montre les résistances de ces 4 huiles aux impulsions TABLEAU IV Comparaison d'huiles pour transformEteur Résistance aux impulsions Déga emeit de de rupture (1) gaz Méthode ASTM D-3300 ASTM D-2300B Onde négative Onde positive l/mn Huile classique pour transformateur 152 KV 100 KV -11,1 Huile pour transformateur à faible résistance aux impulsions 109 KV 80 KV -7,4 Huile pour transformateur à forte résistance aux impulsions 356 KV 69 KV +5,9 Huile de mélange selon l'invention (2) 246 KV 144 KV -105,7 (1) Onde de 1,2 x 50 microsecondes ; distance de 2,54 cm entre les électrodes (aiguille et sphère) (2) Mélange de 57 parties de la fraction aromatique (2120-3130C) provenant du naphta traité par reformage catalytique, et de 33 parties du distillat naphténique extrait par du phénol. (3) Une valeur positive indique un dégagement de gaz au cours de l'essai ; une valeur négative indique qu'il y a eu absorption de gaz au cours de essai. Les données présentées au tableau IV montrent que l'huile le de mélange selon l'invention est nettement meilleure que n'importe laquelle des trois huiles pour transformsteur. Elle possède une plus forte tension positive des impulsions pour la rupture et une meilleure valeur dans l'essai d'émission de gaz que l'une quelconque des trois huiles et elle a une tension de rupture par des impulsions négatives supérieure à celle de deux des trois huiles. Comme indiqué antérieurement, les huiles de l'invention ne se limitent pas à l'huile de mélange utilisée dans les essais décrits ci-dessus. On peut employer huile aromatique, produite par hydrogénation, reformage catalytique et fractionnement, etc, à titre d'huile supérieure pour l'isolement électrique sans mélanger cette huile à un constituant à faible teneur en aromatiques Cela est encore montré par les résultats d'essais de détermination des valeurs de la tension de rupture en courant alternatif et en courant continu pour une telle huile aromatique et pour une. huile classique de grande qualité pour transformateur. Ces résultats sont présentés au tableau V ci-après : TABLEAU V Comparaison des tensions de rupture en courant alterna tif et en courant continu. Valeurs de la tension de Valeurs de la tension de rupture en courant alter- rupture en courant con Echan- natif tinu (1) tillon ASTM-D 877 ASEPl9D 1816 Pointe néga- Pointe po tive sitive Huile classique pour transformateur 33,0 KV 37t0 KV 61,3 KV 35,7 EV Huile aromatique de l'invention(2) 52,9 EV 50,3 KV 104,9-KV 96,7 KV (1) Espace de 6,35 mm entre la pointe et la sphère servant d'élec trodes (2) Huile aromatique produite par hydrogénation de naphta de pétrole, reformage catalytique du produit hydrogéné et frac tionnement du produit de reformage afin d'obtenir un distil lat dont le point d'ébullition est supérieur au point final de distillation du naphta d'alimentation mais inférieur à 3160C. Il convient de noter que, pour huile aromatique préparée selon l'invention, les tensions de rupture en courant alternatif et en courant continu sont nettement meilleures que les tensions correspondantes pour l'huile classique pour transformateur. Il y a lieu particulièrement de noter que, pour l'huile aromatique, les tensions positive et négative de rupture en courant continu sont très voisines l'une de l'autre, alors que la valeur positive pour l'huile classique est nettement inférieure à la valeur négative. Cela illustre à nouveau les avantages inattendus des huiles de l'invention par rapport à des huiles qui ont été disponibles dans le passé. On peut mélanger les huiles aromatiques de l'invention avec n'importe laquelle des diverses huiles de base pour isolement électrique, à faible teneur en aromatiques, afin de produire des mélanges ayant des propriétés supérieures. Cela est illustré par les résultats obtenus avec une fraction iso-paraffinique (2600-3160C) obtenue par l'hydrogénation des queues de produits d'alkylation.Cette fraction contient environ 50 % d'isoparaffines, des quantités importantes de nsphtènes et d'oléfines et environ 3 % d'aromatiques. le tableau VI ci-après montre les résultats des essais des propriétés électriques des mélanges de cette fraction avec l'huile aromatique produite par l'hydro- génation, le reformage catalytique et le fractionnement d'une charge d'alimentation bouillant dans l'intervalle caractérisant les naphta, comme décrit ci-dessus TABLEAU VI Essais électriques d'huiles de mélange et de leurs constituants Echan- Tension de rupture en courant Tension de rupture en Dégàgement tillon Matière alternatif courant continu* de gaz l/mn ASTM D-877,KV ASTM D-1816KV Négative Positive KV KV 1 Fraction isoparaffinique ** 38,7 44,7 59,0 35,6 +9,0 2 Huile aromatique*** 52,9 50,3 104,9 96,7 -116,5 3 Mélange de 50 % en volume de (1) et de 50 % en volume de (2) 46,6 61,4 85,1 93,4 -168,0 4 Mélange de 75 % en volume de (1) et de 25 % en volume de (2) 41,4 60,7 82,9 40,5 -111,2 * Distance de 6,35 mm entre une pointe et une sphère servant d'électrodes ** Fraction isoparaffinique (260 C-316 C), produite par hydrogénation de queues d'un produit d'alkylation. Cette fraction contient environ 50 % en poids d'isoparaffines, des quantites importantes de naphtènes et d'oléfines, et environ 3 % en poids d'aromatiquee. *** Huile aromatique (212 C-316 C), produite par hydrogénation d'un naphta de pétrole, refor@age catalytique du produit hydrogéné et fractionnement du produit de reformage pour obtenir un distillat dont le point d'ébullition est supérieur au point final d'ébullition du naphta d'alimentation mais inférieur à 316 C. Bien que 1'on ait effectué un nombre limité seulement d'essais sur les mélanges de la fraction isoparaffinique et de l'huile aromatique, il ressortira du tableau ci-dessus que les mélanges ont des tensions relativement élevées de rupture en courant continu et des valeurs fortement négatives pour le dégagement d'un gaz, ce qui indique une bonne stabilité électrique et l'aptitude à absorber de grandes quantités d'hydrogène gazeux. Ces résultats montrent ainsi que l'on peut mélanger huile aromatique avec des huiles de base à faible teneur en aromatiques pour isolement électrique autres que celles employées dans les essais du tableau III ci-dessus pour produire des huiles d'isolement électrique ayant de meilleures propriétés. L'huile aromatique et les fractions isoparaffiniques du type précité sont particulièrement utiles lorsqu'on les mélange en des proportions pouvant aller jusqu'à environ 75 % du volume de huile isoparaffinique. Cela est illustré à la figure 2 annexée (abscisses : pourcentage de la fraction aromatique du produit de reformage, de O à 100 % ; ordonnées : tension de rupture en courant continu, KV (+ ou -), de 30 à 100). Cette figure 2 montre les tensions positives et négatives de rupture obtenues dans le cas des essais de mélanges de huile aromatique avec une telle fraction isoparaffinique. Il ressort de la figure 2 que les valeurs positives de la tension de rupture en courant continu sont considérablement inférieures aux valeurs négatives pour de faibles concentrations de l'huile aromatique, mais que la valeur positive commence à augmenter rapidement à des concentrations de l'huile aromatique excédant environ 25 ffi en volume. A des concentrations de huile aromatique excédant environ 50 ffi en volume, les valeurs positives et négatives sont toutes deux assez élevées et elles sont nettement meilleures que celles d'huiles classiques. REV1BDICATIONS 1. hile perfectionnée pour isolement électrique, présentant des valeurs de la résistance à des impulsions négatives de courant continu excédant 200 kilovolts environ, des valeurs de la résistance à des impulsions positives du courant continu excédant environ 130 kilovolts et des valeurs négatives du dégagement de gaz égales ou inférieures à -20 microlitres/mn, cette huile étant caractérisée en ce qu'elle comprend une huile fortement aromatique provenant d'un produit de reformage catalytique et présentant un intervalle d'ébullition compris entre envircn 2040C et environ 37100, contenant moins d'environ 1,0 % en poids de composés polaires et comportant moins d'environ 2,5 % en poids de composés aromatiques polynucléaires ayant dans leur molécule au moins 4 noyaux aromatiques condensés, cette huile isolante ayant une viscosité comprise, à 37,80C, entre environ 50 et environ 300 secondes universelles Saybolt (7,5 et 65 cSt), un point de décongélation inférieur à environ -9,40C et un point d'éclair au moins égal à environ 130 C. 2. Huile selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'huile aromatique contient , lus de 95 % en poids environ de composés aromatiques et bout entre environ 204 OC et environ 330 C. 3. Huile d'isolement selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce qu'elle comprend jusqu'à un maximum d'environ 75 96 en volume (par rapport au mélange total) d'une huile hydrocarbonée à faible teneur en aromatiques qui bout entre environ 17700 et environ 482 C et qui a été traitée de façon à réduire la teneur en aromatiques de cette huile hydrocarbonée à un niveau inférieur à environ 20 % en poids. 4. Huile selon la revendication 3, caractérisée en ce que l'huile hydrocarbonée à faible teneur en aromatiques est un distillat de pétrole qui a été soumis à une hydrogénation énergique. 5. Huile selon la revendication 3, caractérisée en ce que l'huile hydrocarbonée à faible teneur en aromatiques est une fraction de queues d'un produit d'alkylation hydrogéné. 6. Huile selon la revendication 3, caractérisée en ce que l'huile hydrocarbonée à faible teneur en aromatiques est un raffinat de pétrole. 7. Huile selon la revendication 3, caractérisée en ce que l'huile hydrocarbonée à faible teneur en arcmatiques est une fraction de pétrole traitée à placide. 8. Huile selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'huile aromatique a été obtenue par reformage catalytique d'une huile hydrocarbonée bouillant entre environ 380C et environ 3160C en présence d'un catalyseur de reformage à une température comprise entre environ 3990C et environ 5380C, à une pression manométrique comprise entre 10,5 bars environ et 35 bars environ, à un taux de recyclage de gaz d'environ 356 dm3 à environ 1780 dm3/litre (dans les conditions normales) et à une vitesse spatiale d'environ 0,2 à 2,0 volumes d'alimentation par heure par volume de catalyseur, et récupération de l'huile fortement aromatique à partir du produit de ce reformage catalytique ainsi obtenu. 9. Huile selon la revendication 8, caractérisée en ce que l'huile hydrocarbonée est un naphta de pétrole traité à l'hy- drogène.