La présente invention se rapporte à un procédé de construction d'un mur de séparation continu, utilisé pour arrêter les fuites d'eau d'un terrain de fondation d'un barrage de type à remplissage tel qu'un barrage de terre et un barrage à remplissage de roches, pour séparer le terrain de fondation d'une digue, pourempêcher l'eau de pénétrer dans le terrain ou sol de fondation d'un quai et pour réaliser une séparation dans le creusement d'excavations et les ouvrages de protection, etc. -Ces dernières années, on en est venu à construire un certain nombre de barrages de type à remplissage de terre et de roches. On a réalisé d'abord les barrages sur un soubassement ou une roche de fond, ce qui est excellent pour arrêter l'eau que l'on rencontre après un creusement continu. Cependant, il a fallu plus tard, par nécessité, réaliser les barrages directement sur une couche d'alluvions ou couche ajoutée de forte épaisseur, très perméable, sans retirer la couche ajoutée, pour des raisons économiques. En ce qui concerne le cas précité, on a utilisé un procédé dit "du coulis protecteur" qui consiste à imprégner le sol de lait de ciment et d'autres coulis chimiques par des perforations, comme procédé d'arrêt de l'eau pour la couche alluvionnaire, mais cela ne garantit pas une pellicule continue d'arrêt de l'eau. On a antérieurement mis en oeuvre un procédé d'empilement de couches et un procédé d'imprégnation pour réaliser une séparation d'un sol de fondation d'une digue, empêcher l'eau de pénétrer dans le sol de fondation d'un quai, et réaliser une séparation dans le creusement d'excavations et les ouvrages de protection. Dans le premier cas, il est difficile d'empêcher les fuites par les jonctions entre couches et, dans le second cas, c'est très motteux. Pour remédier à ces inconvénients, il existe un procédé de construction d'un mur de séparation continu en-remplissant de béton de ciment dans une fosse ayant la forme du mur, creusée dans le sol, où le mur de séparation continu est trop dur pour suivre la déformation d'un sol de fondation et susceptible de se crevasser, sans résultats satisfaisants en ce quoi concerne la réalisation de la séparation. La présente invention a pour objet de réaliser un mur de séparation continu imperméable, pouvant suivre le mouve ment d'un sol de fondation, sans se rompre sous l'effet de la pression de la terre, ce qui permet de remédier à ces inconvénients. L'invention a trait à un procédé de construction d'un mur de séparation continu flexible en plaçant ou en appliquant par imprégnation du béton C (ce qui désigne un béton bitumineux se composant de ciment, d'agrégat fin, d'agrégat grossier et d'émulsion bitumineuse) comprenant du ciment (80 kg à 250 kg/m3), un agrégat fin (600 à 1.000 kg/m3), un agrégat grossier (800 kg à 1.200 kg/m3) et une émulsion bitumineuse à résidu d'évaporation supérieur à 60 % en poids (200 kg à 400 kg/m7i ou du mortier CA comprenant du ciment (200 kg à 800 kg/m3), un agrégat fin (300 kg à 1.500 kg/m3) et une émulsion bitumineuse de résidu d'évaporation supérieur à 60 % en poids (300 kg à 900 kg/m3) dans une fosse ou excavation creusée dans le sol, ayant la forme d'un mur.Pour construire un mur de séparation continu, on creuse pratiquement la fosse ayant la forme d'un mur au moyen d'un excavateur souterrain, puis l'on dépose le béton CA comprenant le ciment, l'agrégat fin, l'agrégat grossier et l'émulsion bitumineuse par l'intermédiaire d'un tube en forme de trémie, etc., ou bien, par exemple, on enfonce des piles de tales d'acier comportant des trous d'imprégnation dans le sol, et on les fait remonter pour former des interstices que l'on imprègne du mortier CA comprenant le ciment, l'agrégat et l'émulsion bitumineuse par les trous. En outre, l'invention concerne également un procédé de construction d'une partie centrale d'arrêt d'eau pour les barrages de type à remplissage, comme les barrages de terre et les barrages à remplissage de roches. On avait formé une matière de partie centrale pour barrage de type de remplissage par tassement d'une terre naturelle comme de l'argile ou de béton asphaltique chauffé. Ces dernières années, l'application du béton asphaltique s'est accrue, du -fait qu'il est devenu difficile d'obtenir une argile de bonne qualité, que l'exécution des travaux est susceptible d'être influencée par les conditions météorologiques et que la résistance aux tremblements de terre est insuffisante. Cependant, le béton asphaltique nécessite une installation-de chauffage de béton asphaltique qui nécessite un appareillage important et diminue le rendement, du fait que la hauteur d'une exécution de travaux n'est que de l'ordre de 10 cm, en raison du tassement par rouleau nécessaire pour le béton asphaltique. Un béton bitumineux de ciment selon l'invention (appelé dans la suite béton CA) comprend du ciment, un agrégat fin, un agrégat grossier et une émulsion bitumineuse, et un mortier bitumineux de ciment selon l'invention (appelé dans la suite mortier CA) comprend du ciment, un agrégat fin et une émulsion bitumineuse. Ce béton CA et ce mortier CA qui ne sont pas influencés par les conditions météorologiques et sont formés à la température de l'air sont utilisés pour réaliser une partie centrale flexible et ayant un effet d'arrêt de l'eau marqué. L'invention concerne un béton CA comprenant du ciment (80 kg à 250 kg/m3), un agrégat fin (600 kg à 1.000 kg/m3). un agrégat grossier (800 kg à 1.200 kg/m3) et une émulsion bitumineuse d'un résidu d'évaporation supérieur à 60 % en poids (200 kg à 400 kg/m3), ou bien un mortier CA comprenant du ciment (200 à 800 kg/m3), un agrégat fin(300 kg à 1.500 kg/m3) et une émulsion bitumineuse de résidu d'évaporation supérieur à 60 % en poids (300 kg à 900 kg/m3), que l'on place dans un moule de hauteur extensible pour un placement de béton et que l'on tasse par vibration pour réaliser une partie centrale. Les figures du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. Les figures 1 et 2 représentent respectivement un diagramme de la relation entre la contrainte et la déformation d'un échantillon de béton CA constitué par du béton CA selon 1' invention. Les figures 3a et 3b sont une vue en élévation et une vue en plan d'un échantillon pour essai de perméabilité, constitué par du béton CA selon un mode d'exécution 2 préféré. La figure 4 est une vue illustrant un procédé d'essai de perméabilité de l'échantillon de la figure 3. Les figures 5a et 5b sont une vue en élévation et une vue en plan d'un échantillon de béton CA destiné à l'essai de perméabilité. Les figures 6a et 6b sont une vue en élévation en coupe longitudinale et une vue en plan en coupe transversale d'un échantillon de béton CA au cours d'un essai de fuites correspondant à un exemple expérimental 5. Les figures 7a et 7b sont une vue en élévation en coupe longitudinale et une vue en plan en coupe transversale correspondant à la réalisation d'un tuyau de séparation dans l'eau au moyen de béton CA selon l'invention. La figure 8 est une vue en coupe transversale d'un mode d'exécution préféré 1 pour réaliser une fondation de réservoir. La figure 9 est une vue d'un mode d'exécution préféré 2 pour réaliser une partie centrale d'un barrage de type à remplissage. La présente invention utilise du ciment de Portland (il renferme quatre types de ciments : ordinaire, de solidité initiale élevée, de solidité-initiale extrêmement élevée et du ciment résistant modérément à la chaleur), du ciment siliceux, du ciment aux cendres volantes, du ciment de Portland de haut fourneau, du ciment alumineux et du ciment résistant aux sulfates, et elle utilise en général un ciment de Portland. On peut utiliser le ciment avec des accélérateurs de durcissement, des modificateurs de durcissement, des rétardateurs de durcissement, des agents AE, des dispersants et des agents anti-mousses. Par exemple, l'accélérateur de durcissement comprend du chlorure de calcium, du chlorure d'aluminium, du verre soluble (ou orthosilicate), de la chaux, du platre, des amines, des éthylèneglycols, de l'aluminate de calcium, du sulfo-aluminate de cal cium et des aluminates. En particulier, le durcissement du ciment est notablement accéléré si l'on utilise un ciment à durcissement ultrarapide ou si l'on ajoute un agent de durcissement ultrarapide comme le sulfo-aluminate de calcium. Comme agrégat fin pouvant être utilisé dans le cadre de l'invention, il y a lieu de citer le sable qui comprend le sable de rivière, le sable marin et le sable de montagne, ainsi que des sables artificiels comme le sable de silice, le sable de verre broyé, le sable verrique, le sable de cendres aggloméré, le sable de laitier et le sable de fonderie.On peut aussi utiliser des silicates, des silicates pour ballons et du granite décomposé, Comme agrégat grossier utilisable dans le cadre de l'invention, il y a lieu de citer, de façon générale, le bitume, la pierraille, la pierre broyée, la pierre broyée non-criblée et de la pierre broyée de classements modifiés, ainsi que des agrégats artificiels comme le laitier, la mésalite, le "Synopal" et le "Luxvite' (ces deux dernières matières sont respectivement une matière fibreuse à reflets blancs produites par Tar Kroyer du Danemark), l'émeri, la potterie broyée et le verre broyé, le béton broyé, des grains de métaux et de la matière plastique broyée. Comme émulsions bitumineuses utilisables dans le cadre de l'invention, il y a lieu de citer une matière bitumineuse composée d'un seul ou d'un mélange de plusieurs consti-tuants parmi l'asphalte des lacs naturels,(l'asphalte de Trinidad, par exemple), l'asphalte cru, l'asphalte au propane, l'asphalte 9emi-soufflé, l'asphalte soufflé, l'asphalte élagué, le goudron de houille, le goudron de gaz, le brai de goudron, le brai de pétrole, le brai de suif , le brai d'acide gras et des huiles minérales lourdes, ou bien une émulsion bitumineuse de type à gouttes huileuses~immergées obtenue à partir d'une matière bitumineuse modifiée obtenue en ajoutant et en mélangeant un caoutchouc tel que du caoutchouc naturel, du caoutchouc isoprène, du caoutchouc styrène, du caoutchouc styrène-butadiène, du caoutchouc styrène-isoprène, du caoutchouc chloroprène, du caoutchouc polybutadiène, du caoutchouc nitrile, du caoutchouc butyle, du caoutchouc à base de terpolymère d'éthylène, du caoutchouc constitué par un polymere-bloc styrène-isoprène, et du caoutchouc constitué par un polymère-bloc styrène butadiène, et un élastomère comme un copolymère éthylène-acétate de vinyle, thylène-acrylate, un copolymère macromoléculaire thermoplastique de polyacrylate et de polyéthylène, etc., à la matière bitumineuse précédente.On utilise des agents tensio-actifs nonioniques, anioniques, cationiques, amphotères et de l'argile comme agent émulsionnant principal et on les classe en types non-ionique, anionique, cationique, amphotère et argileux, que l'on peut tous utiliser, mais qu'il faut mélanger avec du ciment ou un agrégat renfermant du ciment. I1 est préférable que l'émulsion bitumineuse soit à une plus forte concentration, et il est désirable qu'il y ait moins de 40 % en poids d'humidité ou, mieux encore, moins de 35 % en poids d'humidité. Une émulsion de forte concentration est moins moussante au cours du mélange avec des agrégats et est avantageuse pour obtenir un bon mélange avec les agrégats en raison de l'humidité non excessive et, par ailleurs, elle est excellente à travailler, en raison de la facilité de réglage du degré d'humidité.Pour obtenir des propriétés anti-mousses remarquables, on peut utiliser un agent antimousses comme le silicium avec l'émulsion. Les propriétés de formation de mousse accrue ou réduite de l'émulsion bitumineuse sont particulièrement importantes pour obtenir une étanchéisation à l'eau pour le mur de séparation et la partie- centrale selon l'invention. L'émulsion bitumineuse selon l'invention comprend des émulsions bitumineuses qui sont constituées en ajoutant une faible proportion d'huiles grasses et de graisses, de résine, de plastifiant, d'huile créosote, d'huile de pin, d'acide gras, d'acide résinique, l'acide naphténique, de savon métallifère et de solvant à la matière bitumineuse précitée ou à la matière bitumineuse modifiée par des élastomères.Les autres émulsions bitumineuses sont constituées au moyen d'acide, d'alcali, de sel, d'agent de dispersion, de colloïdes protecteurs, etc., en même temps qu'un émulsionnant, et ces émulsions sont applicables à l'invention. En outre , on peut constituer des émulsions bitumineuses en mélangeant les différentes émulsions bitumineuses précitées avec du latex ou unie émulsion des élastomères précités, et ces émulsions s'appliquent également à l'invention. L'émulsion bitumineuse la plus générale parmi les émulsions précitées est un asphalte émulsionné ou un asphalte émulsionné renfermant un élastomère. Lorsqu'il faut que le mortier CA ou le béton CA présente une résistance à l'huile, on utilise une émulsion telle. qu'une partie ou la totalité de la matiere bitumineuse de l'émulsion soit remplacée par du coaltar (goudron de houille) ou du coal-tar modifié par un élastomère. Pour la construction d'un mur de séparation, le béton CA selon l'invention présente une proportion des matières précitées correspondant à 80 à 250 kg/m3 de ciment, 600 à 1.000 kg/m3 d'agrégat fin, 800 à 1.200 kg/m3 d'agrégat grossier et 200 à 400 kg/m3 d'émulsion bitumineuse de résidu d'évaporation supérieur à 60 % en poids, ou bien 'lue mortier CA présente une proportion des matières précitées correspondant à 200 à 800 kg/m3 de ciment, 300 à 1.500 kg/m3 d'agrégat fin. et 300 à 900 kg/m3 d'émulsion bitumineuse à résidu dtévaporation supérieur à 60 % en poids, et l'on prépare ce béton CA et ce mortier CA en mélangeant ces matières au moyen d'un mélangeur broyeur, d'un mélangeur de terre, d'un mélangeur de béton de ciment et d'un mélangeur de mortier de ciment.On préfère un mélangeur discontinu à un mélangeur continu, pour maintenir l'uniformité de mélange. L'ordre des matières ajoutées à un mélangeur n'est pas spécifié, mais choisi pour des raisons de commodité. La limitation de la proportion des matières dans la composition ci-dessus concerne l'endurance du mur de séparation, en particulier l'importance de la stabilité (solidité) de la flexibilité et de l'étanchéité à l'eau du béton CA et du mortier CA. Dans la composition de béton CA, une teneur en ciment inférieure à 80 kg/m3 aboutit à une solidité insuffisante du béton au cours d'une période initiale et à long terme et, au contraire, une teneur en ciment supérieure à 250 kg/m3 aboutit à une moins forte flexibilité, en raison d'une rigidité excessive incapable de suivre la déformation d'un sol environnant et abootissant à des fissurations abîmant le mur de séparation. La condition ci-dessus concerne également la quantité d'émulsion utilisée. Moins de 200 kg/m3 ne donnent pas une flexibilité suffisante. Au contraire, plus de 400 kg/m3 entraient une stabilité inférieure et augmentent les possibilités d'effondrement, bien que donnant une bonne étanchéité à l'eau, de sorte que la séparation des agrégats est susceptible de se produire, et en outre augmentent le court. Dans la composition du mortier CA, une teneur en ciment inférieure à 200 kg/m3 entrain une solidité insuffi- sante et diminue la stabilité et, au contraire, plus de 800 kg/m3 suppriment la flexibilité. En ce qui concerne la quantité d'émulsion utilisée, moins de 300 kg/m3 entratnent un manque de fiexibilité et d'étanchéité et, au contraire, plus 3 de 900 kg/m diminuent la stabilité avec une meilleure étanchéité et sont susceptibles de produire une séparation des agrégats, et en outre ils augmentent le court. Lorsqu'on réalise le mélange du ciment CA ou du mortier CA, l'humidité est en général suffisante avec l'humidité contenue dans l'émulsion bitumineuse utilisée et, par conséquent, il n'y a pas lieu d'ajouter réellement de l'eau, mais on peut en ajouter si nécessaire. Pour la construction d'une partie centrale de barrage de type à remplissage, les proportions de matières du béton CA selon l'invention sont de 80 à 250 kg/m3 de ciment, 600 à 1.000 kg/m3 d'agrégat fin, 800 à 1.200 kg/m3 d'agrégat grossier et 200 à 400 kg/m3 d'émulsion bitumineuse d'un résidu d'évaporation supérieur à 60-X en poids, ou bien les proportions de matières du morutier CA-sont de 200 à 800 kg/m3 de ciment, 300 à 1.500 kg/m3 d'agrégat fin et 300 à 900 kg/m3 d'émulsion à résidu d'évaporation supérieur à 60 % en poids, et l'on prépare ce béton CA et ce mortier CA en mélangeant ces matières au moyen d'un mélangeur malaxeur, d'un mélangeur de terre, d'un mélangeur de béton au ciment et d'un mélangeur de mortier au ciment. La limitation de la proportion des matières dans la composition ci-dessus concerne l'endurance de la partie centrale, en particulier l'importance de la stabilité (solidité), de la flexibilité et de l'étanchéité à l'eau du béton CA et du mortier CA. On va résumer ci-après,les caractéristiques originales de l'invention pour la construction du mur de séparation. 1. Une structure construite permet de donner une bonne flexibilité en mélangeant l'émulsion bitumineuse qui suit la déformation du sol pour constituer un mur de protection contre l'eau, et que l'on ajuste par la quantité d'émulsion selon les nécessités. En d'autres termes, plus la quantité d'émulsion est importante, plus la flexibilité est grande. 2. La structure construite est un bon mur de séparation, du fait que le coefficient de perméabilité de la structure est inférieur à celui d'un béton de ciment. L'allongement de la structure augmente lorsqu'on ajoute l'émulsion et, par conséquent, il ne produit pas de fissures avec la déformation du sol qui l'entoure et, de ce fait, ne diminue pas le pouvoir de séparation. 3. Du fait que l'on peut utiliser un excavateur pour mur souterrain continu, etc. pour la construction, l'exécu- tion et l'administration des travaux sont simplifiées, ce qui permet de construire des structures d'arrêt de l'eau précises. On va résumer ci-après les caractéristiques originales de l'invention pour la construction de la partie centrale du barrage de type à remplissage. 1. Les travaux sont simples à exécuter. Une partie centrale d'argile est influencée par le mauvais temps en raison de l'impossibilité de tassement au rouleau, mais la partie centrale selon l'invention n'est pas influencée par les conditions météorologiques. Une partie centrale de béton asphaltique nécessite une installation-de mélange chauffée et un dispositif de tassement au rouleau, et est incapable d'élever la hauteur d'un placement de béton. Cependant, la partie centrale selon l'invention correspond à une exécution facile des travaux comme une structure de béton ordinaire, et elle est susceptible d'élever la hauteur d'un placement de béton en augmentant la hauteur du moule pour un placement de béton, et elle ne nécessite pas, de plus, le tassement au rouleau. 2 On peut donner une flexibilité voulue à la masse centrale, selon la compositiono Dans le barrage de types remplissage, il est idéal que la matière de la partie centrale corresponde àla caractéristique contrainte-déformation d'une structure de barrage. L'invention permet d'ajuster la flexibilité de la masse centrale en ajustant la quantité de I'émulsion bitumineuse. Un béton de ciment a moins de flexibilité et n'est donc pas préférable pour la partie centrale. 3. On obtient une exécution précise de la masse centrale, du fait que l'on place le béton CA ou le mortier CA après des moules de durcissement. 4 La partie centrale construite est un mur de séparation de bonne qualité, du fait que le coefficient de perméabilité de la masse centrale est inférieur à celui d'un béton de ciment. L'allongement de ia partie centrale devient important, du fait que l'on ajoute l'émulsion bitumineuse, et elle ne réduit pas le pouvoir de séparation, si le sol environnant se déforme. Les exemples non limitatifs qui suivent servent à illustrer 1' invention. EXEMPLE 1 On soumet des échantillons de béton CA obtenus à partir de la composition des tableaux 1-1 et 1-2 à un essai de flexibilité. Les figures 1 et 2 indiquent la relation entre la contrainte et la déformation. Tableau 1-1 Composition (kg) Ciment Emulsion bitumineuse Agrégat fin Agrégat grossier 100 265 874 903 Tableau 1-2 Composition (k) Ciment Emulsion bitumineuse Agrégat fin Agrégat grossier 150 285 795 889 EXEMPLE 2 On soumet à un essai de perméabilité un échantillon de béton cylindrique CA percé d'un trou 2 suivant un axe, comme le représente la figure 3, obtenu dans la composition du tableau 2. Le tableau 2 indique le résultat de l'essai de perméabilité. TABLEAU 2 : résultats des essais de résistance à la compression et de perméabilité (vieillissement : 28 jours) Compo- Agrégat Affaisse- Propor- Ciment Emulsion Fin Grossier Résistance Coefficient sition grossier ment tion bitumi- à la com- de perméadimen- d'agré- neuse pression bilité sion max. gat fin n (mm) (cm) (%) (kg) (kg) (kg) (kg) (kg/m3) (cm/s) 1 25 20 49 100 265 874 903 7 8,18 x 10-1 2 25 20 47 150 285 795 889 17 6,93 x 10-1 3 25 20 45 200 305 718 871 29 9,89 x 10-1 Un procédé d'expérimentation correspondant à l'exemple 2 est illustré sur la figure 4. On fixe à un échantillon CA 1 des garnitures supérieure et inférieure 3 et on le place sur une plaque d'assise 4 à trou percé au moyen d'une plaque de fer de blocage 4', d'un boulon 5 et d'un écrou 6.On introduit alors l'échantillon 1 dans un couvercle supérieur 7 d'un boitier de pression et l'on injecte de l'eau sous pression dans le couvercle supérieur 7 par une entrée 8. L'eau traverse l'échantillon 1 pour parvenir à un cylindre femelle 9 situé au-dessous et l'on mesure le volume d'eau. On mesure le volume d'eau en appliquant une pression de mesure à n'échantillon de béton CA et l'on calcule un coefficient de perméabilité K par la formule suivante PowPi : pression d'eau à la surface extérieure et à la surface intérieure de l'échantillon cylindrique creux (kg/cm3) r0 : rayon de l'échantillon ri : rayon de l'élément à trou central p : poids d'eau par unité h : hauteur de l'échantillon. EXEMPLE 3 Comme le montre la figure 5, on dépose un corps d'un seul bloc au moyen d'un placement de béton, puis on le découpe au moyen d'un dispositif de découpage de béton au bout de 7 jours de vieillissement pour former une pièce semi-cylindrique 1'. On place la pièce 1' dans un moule, puis l'on place une autre pièce semi-cylindrique 1" pour former un échantillon de béton CA 1 percée d'un trou 2. On effectue un essai de perméabilité, pour examiner l'influence sur un joint de construc tion entre les pièces îr et 2". Le résultat de l'essai indique qu'il n'y a pas de différence par rapport au cas d'une construc tion d'un seul bloc. Le tableau 3 indique la composition de béton CA utilisée pour l'essai. TABLEAU 3. Composition Agrégat Affais- Proportion Ciment Emulsion Agrégat Agrégat grossier sement d'agrégat bitumi- fin grossier (dimen- fin neuse sion max.) (mm) (cm) (%) (kg) (kg) (kg) (kg) 25 20 47 150 285 795 889 TABLEAU 4. Résultat de l'essai de perméabilité pour une portion 1" d'échantillon vieillie de 28 jours et une portion 1' vieillie de 35 jours. Pièce n Pièce n0l' Placement de joint Pièce n0 1" de béton CA seulement des nos 1' & 1" seulement Coefficient de perméabi- lité 6,00.10-9 6,80.10-9 6,93.10-9 K (cm/s) EXEMPLE 4 On recouvre l'échantillon de béton CA représenté sur la figure 6, utilisant la composition du tableau 5, à sa surface supérieure, par du vinyle, pour empêcher l'évaporation d'eau, aux fins dressai de perméabilité. Les résultats indiquent que l'on n'observe pas de diminution de la teneur en eau. TABLEAU 5. Composition Agrégat Affais- Proportion Ciment Emulsion Agrégat Agrégat grossier sement d'agrégat bitumi- fin grossier (dimen- fin neuse sion max.) (mm) (cm) (%) (kg) (kg) (kg) (kg) 25 20 47 150 285 795 889 EXEMPLE 5 On dépose un mur de béton CA selon la figure 7, ayant la composition du tableau 6, par placement dans un dépit d'eau et de bentdnite du ciment par l'intermédiaire d'un tuyau en forme de trémie. L'eau située d'un côté s'écoule au bout de 5 jours, mais l'eau située de l'autre côté ne fuit guère, ce qui démontre que l'on a réalisé un mur de séparation de bonne qualité dans le sédiment d'eau et de bentonite, comme dans l'air. TABLEAU 6. Composition Agrégat Affais- Proportion Ciment Emulsion Agrégat Agrégat grossier sement d'agrégat bitumi- fin grossier (dimen- fin neuse sion max.) (mm) (cm) (%) (kg) (kg) (kg) (kg) 25 20 47 150 285 795 889 La figure 7 montre un tuyau en forme de trémie 14, un dépôt d'eau et de bentonite 13, un réservoir à eau 18 et du contreplaqué de moule 19. Les figures 8 et 9 illustrent des modes d'exécution préférés I et II que l'on va décrire à présent. Mode d'exécution I. Comme le montre la figure 8, on creuse une fosse 12 en forme de mur dans un sol de fondation Il d'un barrage au moyen d'un excavateur continu, etc. Au cours du creusement, on remplit la fosse 12 du dépôt d'eau et de bentonite 13 pour empêcher l'effondrement de la fosse 12 en forme de mur. On insère un tuyau de trémie 14 dans la fosse 12, puis l'on place du béton CA 17 par l'entonnoir 15 à partir d'un camion de déversement de béton 17 pour construire le mur de séparation. Mode d'exécution II. Comme le montre la igure 9, on construit un mur de séparation 22 dans un sol de fondation au moyen de coulis, etc., puis l'on creuse la partie supérieure du mur de séparation 22 pour en découvrir ladite partie supérieure. Alors, après avoir placé un moule 24 sur la partie supérieure du mur de séparation 22, on dépose du béton 26 dans le moule 24 par placement de béton. Après durcissement du béton CA 26, on retire le moule 24, et l'on enfouit et l'on tasse suffi samment du sable et du gravier. En outre, après avoir placé un moule 24 sur la partie supérieure du béton CA durci 26, on dépose de nouveau du béton CA dans le moule au moyen du dispositif de placement de beton. On tasse suffisamment le béton CA au moyen d'un vibrateur, etc. Après durcissement du béton CA, on retire le moule, et l'on empile et l'on tasse alors de la terre, du gravier, des pierres et des roches 25. On place encore une fois un moule sur le béton CA durci, et l'on dépose de nouveau du béton CA. On répète les mêmes opérations. Selon les matières empilées, on obtient un barrage à remplissage de roches, un barrage de terre, etc. En outre, on réalise la partie centrale selon l'invention à l'une ou chacune des deux extrémités de la bordure du sol de fondation d'un barrage, pour donner au barrage ses propriétés de séparation. R E V E N D I C A T-I O N S 1.- Procédé de construction d'un mur de séparation continu, caractérisé en ce que l'on creuse une excavation en forme de mur dans le sol et l'on dépose dans cette excavation un béton bitumineux de ciment comprenant du ciment (80 à 250 kg/mss un agrégat fin (600 à 1.000 kg/m3), un agrégat grossier (800 à 1.200 kg/m3), et une émulsion bitumineuse (200 à 400 kg/m3), ou bien un mortier bitumineux de ciment comprenant du ciment (200 à 800 kg/m3), up agrégat fin (300 à 1.500 kg/m3) et une émulsion bitumineuse (300 à 900 kg/m3), au moyen d'un placement de béton ou d'un coulis pour former un mur de séparation continu. 2.- Procédé de construction d'une partie centrale de barrage de type à remplissage, caractérisé en ce que l'on place un moule à un emplacement de partie centrale d'un barrage de type à remplissage de façon à donner une partie centrale d'une certaine épaisseur au barrage de type à remplissage, et l'on dépose un béton bitumineux de ciment comprenant du ciment (80 à 250 kg/m3), un agrégat fin (600 à 1.000 kg/m ), un agrégat grossier (800 à 1.200 kg/m3) et une émulsion bitumineuse (200 à 400 kg/m3), ou un mortier bitumineux de ciment comprenant du ciment (200 à 800 kg/m3), un agrégat fin (300 à 1.500 kgïm3) et une émulsion bitumineuse (300 à 900 kg/m3) dans ledit moule au moyen d'un placement de béton pour former une partie centrale.