Un fibrescope se compose essentiellement d'un paquet de fibres optiques dont les fibres sont disposées dans le même ordre aux deux extrémités, d'un objectif et d'un oculaire respectivement prévus aux deux extrémités du paquet. L'image de l'objet observé se forme à une extrémité-du paquet de fibres optiques au moyen de l'objet et est transmise à l'autre extrémité du paquet de fibres optiques. L'image est directement observée à l'oeil nu ou dirigée vers un dispositif d'enregistrement à travers l'oculaire. Lorsqu'un tel fibrescope est utilisé en tant qu'instrument d'observation de cavités somatiques, son diamètre doit le plus souvent être aussi petit que possible.Cependant, du fait essentieflement que la fabrication d'objectifs de petits diamètres entrain de grandes difficultés, les fibrescopes de petit diamètre, par exemple ceux dont le diamètre de la portion susceptible de transmettre l'image ou diamètre effectif est inférieur à1 mm, n'ont pu être obtenus conodément. gn effet, en dépit du fait que les objectifs des fi brescopea connus doivent être polis pour que leurs surfaces aient des courbures définies, la précision d'une telle opération de po- lissage ne peut être grande dans le cas de lentilles de petit dia mètre, de sorte que la fabrication de lentilles de petits diamètres i pouvoir de résolution suffisant, par exemple les lentilles ayant un diamètre inférieur à 1 mm, ne peuvent être réalisées. En outre, dans les fibrescopes classiques, le champ latéral d'un objet ne peut être observé effectivement. La présente invention concerne des lentilles perfectionnées conçues pour la manufacture de fibrescopes dépourvus des défauts signalés ci-dessus. De plus, il est bien connu d'avoir une lentille optique constituée par une substance solide transparente telle que du verre ou une résine synthétique et dont une au moins de ses deux faces opposées est courbe. Le principe de fonctionnement d'une-telle lentille réside dans l'utilisation de la lumière réfractée à la surface courbe qui constitue une interface entre deux substances d'indices de réfraction différents. La forme de la surface courbe peut déterminer les caractéristiques optiques de la lentille, telles que la distance focale, les aberrations et analogues. Habituellement, les faces des lentilles subissent une finition par polissage ou par tout autre moyen de finition de façon à avoir des courbures bien déterminées, mais la fabrication d'une lentille douée d'une petité aberration nécessite 1'emploi-d'-un-appareil de polissage de surface de grande précision et de fonctionnement délicat.Plus particulièrement, pour la finition des surfaces -des lentilles ayant une- petite ouverture, par exemple inférieure à quelques millimètres, il est extrêmement difficile d'obtenir le degré de précision désiré par le polissage classique ou par les machines de finition connues, de sorte que les lentilles de petite ouverture sont fabriquées manuellement, et même ainsi, il n'est pas possible d'obtenir des lentilles ayant une faible aberration. Lorsqu'un gaz s'écoule de façon laminaire à l'intérieur d'un tube, d'une extrémité à l'autre du tube et que la paroi de ce dernier est chauffée, la distribution de l'indice de réfraction du gaz est telle, qu'elle décrit sensiblement proportionnellement au carré de la distance à l'axe du tube ; ladite colonne de gaz est capable de former une image à l'instar d'une lentille concave. Ce phénomène est connu sous le nom de lentille à gaz et a été déjà décrit, par exemple, aux pages 180-187 du n2 36, Volume 3 du Naga- zine "Oyo Butsuri (Applied Physics)". Ainsi, il est possible de réaliser une lentille à gaz capable de se comporter en tant que lentille concave.Cependant, une telle lentille à gaz présente un certain nombre de défauts :- en effet elle nécessite l'application drune puissance extérieure ; son pouvoir de résolution est inférieur ; et elle ne peut être miniaturisée ; pour toutes ces raisons elle ne peut servir. en pratique. La présente invention a pour objet de réaliser des lentilles optiques miniaturisées n' ayant pas les défauts des lentilles classiques. I)'autre part, il n'est pas possible de résoudre facilement les nombreux-problèmes posés par la réalisation d'un élément d'enregistrement de très petites dimensions conçu pour reproduire ef ficacement et simplemént tout enregistrement sans-l'utilisation 4'un viseur, d'un dispositif de transmission d'image de pouvoir de résolution élevé, d'un conducteurderayonsîumin'ui.-et de con- nexions dudit dispósbitif et -du conducteur-, -en se servant uniquement des lentilles optiques classiques. Tous ces.problèmes sont résolus par la présente invention. Un premier objet de l'invention est de réaliser une lentille d'objectif ayant une distribution prédéterminée de l'indice de réfraction telle que l'indice interne de réfraction varie de façon continue, ladite lentille étant conçue pour servir à la fabrication de nombreux instruments d'optique tels que des fibrescopes, des éléments à lentilles composées, et des dispositifs optiques de transmission. Un second objet de l'invention est de réaliser un élément formant lentille d'objectif dont l'aberration est très faible et ne nécessitant pas de finition de la courbure de sa surface. L'invention a également pour objet de réaliser d'excellents fibrescopes miniaturisés n'ayant pas les défauts des fibrescopes classiques. Un autre objet de l'invention est de réaliser des fibrescopes miniaturisés permettant d'observer le champ latéral d'un objet. Un autre objet de l'invention est de réaliser un élément d'enregistrement original capable de reproduire un enregistrement quelconque de manière simple, se et agrandie et sans l'utilisation d'un viseur. L'invention a encore pour objet de réaliser un dispositif de transmission de l'image ayant un pouvoir de résolution élevé, qui soit simple à protéger et à manipuler et qui ne soit pas influencé par les vibrations et de la courbure du passage de transmission dudit dispositif et de la position du convertisseur d'image du dispositif. L'invention a encore pour objet de réaliser un élément formant lentille perfectionnée ayant une grande surface d'entrée ou de sortie, ledit élément étant constitué par un conducteur dont une extrémité au moins, est capable de rendre facilement incident n'importe quel rayon lumineux. L'invention a enfin pour objet de réaliser des pièces de connexion dtun dispositif de transmission. du rayon lumineux. Lesdits objets ainsi que d'autres objets selon l'invention sont atteints en utilisant un élément formant lentille optique et consistant en un corps transparent ayant deux surfaces terminales coupant sa ligne des centres et une. distribution de l'indice de réfraction satisfaisant çå 1a-relati-on suivante n = N (1 + ar2) où N représente son indice de réfraction en un point situé sur l'axe, sur une section perpendiculaire audit axe n représente son indice de réfraction en un point situé une distance r du point précédent, et a est une constante positive. La présente invention est basée sur le fait que les verres, les résines synthétiques et les autres substances solides transparentes ayant une distribution de l'indice de réfraction satisfaisant à la formule précédente, peuvent servir de lentille ou de lentille composée dans la pratique. C'est-à-d-ire que l'invention est basée sur le principe que, lors qu'une onde lumineuse progresse à travers un corps transparent présentant un gradient de l'indice de réfraction dans une direction perpendiculaire à l'axe de progression de la lumière, le trajet de cette dernière varie en s'in- curvant en direction de l'indice de réfraction croissant. L'invention sera de toutes façons, mieux comprise en se reportant à la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés donnés uniquement à titre d'exemple nullement limitatif et dans lesquels la figure 1 est une vue représentant la relation existant entre l'objet et son image donnée par l'élément formant lentille optique selon l'invention la figure 2 est une vue en coupe d'un mode de réalisation d'un fibrescope selon l'invention les figures 3, 4, 5, 6, 7 et 8 sont, respectivement, des vues de plusieurs relations existant entre un objet et son image donnée par la lentille selon l'invention la figure 9 est une vue montrant un fibrescope dans lequel un élément formant lentille optique de forme incurvée est utilisé la figure 10 est une vue en perspective de la lentille incurvée de la figure 9 la figure 17 est une vue partielle de la lentille incurvée et montre une manière de transmettre le rayon lumineux -la figure 12 est une courbe caractéristique expérimentale montrant la variation du rayon en fonction de la longueur de len tilles fabriquées selon l'invention la figure 13 est une vue schématique d'un second mode de réalisation d'un fibreseope selon l'invention la figure 14 est uné vue montrant une autre relation existant entre un objet et son image donnée par la lentille selon l'inven- tion la figure 15 est une représentation graphioue montrant les variations de la distance focale en fonction de 1a longueur de la lentille montrée à la figure 14 la figure 16 montre la relation existant entre un objet et son image donnée par la lentille optique de la figure 14 la figure 17 est une vue détaillée de la figure 5 ;; la figure 18 est une courbe de variation de la distance focale en fonction de la longueur de la lentille optique de la figure 17 la figure 19 montre la relation existant entre un objet et son image,avec la lentille optique de la figure 17 la figure 20(s) est une vue en détail d'une portion de la lentille incurvée selon l'invention la figure 20(B) est une vue représentant la transmission d'un rayon lumineux dans une lentille optique selon l'invention, ladite lentille ayant un axe incurvé la figure 21 montre la transmission d'un rayon lumineux dans une lentille optique selon l'invention, ladite lentille ayant le coefficient a qui varie le long de son axe les figures 22, 23 et 24 sont des représentations graphiques montrant les distributions de l'indice de réfraction interne dans les plans définis respectivement par les sections selon les lignes 22 & - 22B, 23A - 23B et 243 la figure 25 montre un mode de réalisation d'une lentille optique selon l'invention la figure 26 est une représentation graphique montrant la distribution de l'indice de réfraction en une surface de la lentille de la figure 25 la figure 27 montre la relation existant entre un objet et son image dans un autre mode de réaIisation selon l'invention -la figure 28 est une vue schématique d'un-microscope dans lequel une lentille optique selon I'invention est utilisée la figure 29 est une vue schématique, en partie en coupe, d'un fibrescope perfectiorm.é selon l'invention 12 figure 70 est une vue en perspective de la tête double du fibrescope de la figure 29 -; la figure 31 montre la relation qui existe entre un objet et son image dans le fibrescope de la figure 29 la figure 32 est une vue en perspective d'une structure d'un élément d'enregistrement selon l'invention la figure 33 est une vue schématique en coupe d'une micro-caméra utilisant l'élément d'enregistrement de la figure 32 la figure 34 est une vue schématique en coupe longitudinale d'un organe principal d'une caméra conçue pour photographier les organes internes du corps humain et comportant un élément d'enregistrement selon l'invention la figure 35 est une vue schématique d'un exemple de réalisation d'un dispositif de transmission d'image selon l'invention la figure 36 est une vue schématique en coupe d'un viseur jouant le rôle d'un organe de transmission d'image d'un dispositif de transmission d'image selon l'invention la figure 37 est une vue schématique du système optique du viseur de la figure 36 la figure 38 est une vue, partiellement en coupe, d'un autre mode de réalisation de viseur en combinaison avec le dispositif de transmission d'image selon l'invention ;; la figure 39 est une vue schématique du système optique du viseur de la figure 38 la figure 40 est une vue, partiellement en coupe, d'une modification du viseur de la figure 38 la figure 41 est une vue schématique du système optique du viseur de la figure 40 la figure 42 est une vue- schématique du système optique d'un autre viseur utilisé en combinaison avec un dispositif de transmission d'image selon. l'invention la figure 43 est une vue montrant les variations du rayon en fonction -de- la longueur -du corps- en fibre de verre selon l'inven- tion du viseur de. la figure 42 la figure- 44(M- est une vue shémat-iqu-e d'un exemple selon l'invention, dans1equel.la surface terminale d'entrée est agrandie la figure 44(B) est une vue schématique dlune modification de exemple ae la figure 44(A) la figure 45 est une vue schématique d'un cas correspondant à l'exemple des figures 44(A) ou 44(B) la figure 46 est une vue schématicue d'un conducteur de transmission des rayons lumineux selon l'invention les figures (47,50), (48, 51) et (49, 52) sont respectivement les caractéristiques de l'indice de réfraction de la surface terminale SD, des sections (S4 - S4a) et (S5 S5a) de la figure 46 la figure 53 est une vue schématique d'une variante de réalisation du conducteur de la figure 46 les figures 54, 55 et 56 montrent respectivement les caractéristiques de l'indice de réfraction à la surface terminale S6 et aux sections (S7 - S7a) et (S8 - S8a) de la figure 53 la figure 57 montre la relation existant entre le rayon et la longueur d'un corps en verre selon l'invention la figure 58 est une vue schématique d'un organe de connexion de deux conducteurs de transmission du rayon lumineux selon l'invention ; et la figure 59 est une vue schématique d'une variante de réalisation de l'organe de connexion de la figure 58. Les verres, les résines synthétiques et analogues conviennent le mieux pour servir de matériau de base pour la fabrication de la substance solide, transparente et douée d'une distribution de l'indice de réfraction obéissant à l'équation n = N (1 + ar2) . Plus particulièrement, dans le cas du verre, la distribution de l'indice de réfraction désirée, peut être facilement obtenue en faisant varier progressivement les indices de réfraction à l'intérieur du verre par réglage de la concentration des cations composant le verre, ainsi qu'il a été décrit dans le brevet japonais GQ 5110 4316986.Dans le cas d'une résine synthétique, une telle distribution de l'indice de réfraction peut être obtenue en recouvrant un noyau résineux de plusieurs espèces de résines synthétiques d' in- dices de réfractions différents, en-soumettant un tel noyau recou vert,à une diffusion à ane-hauge température et en chauffant ensuite de façon à obtenir une variation résultante des indices de réfraction des résines. La lentille selon l'invention est douée des propriétés d'une lentille si la distribution de l'indice de réfraction satisfait en 6 gros l'équation précédente. Même Si des termes en r4 et r existent entre les crochets du deuxième membre de l'équation, le fonctionnement de la lentille n'én est pas influencé pourvu que les coefficients de ces termes soient faibles. La description oui va suivre concerne le cas où la distribu 2 tion n = N (1 - ar ) de l'indice de réfraction est adoptée. Les calculs relatifs aux positions et aux dimensions des images formées par une lentille constituée par une substance ayant la distribution précédente, sont donnés ci-dessous. Dans la figure 1, la référence 1 désigne une lentille en forme de barreau, de rayon X, de longueur t et ayant une distribution de l'indice de réfraction n = N (I - ar2), la référence 2 désigne une substance transparente disposée contre la lentille 1 et ayant un rayon X, une longueur t et un indice de réfraction uniforme,égal à n . Les a expressions relatives des rayons paraxiaux sont données ci-dessous, dans le cas d'un objet p placé à une distance 1 d'une position Q colncidant avec la face avant de la lentille 1 ; une image réelle se forme par conséquent sur la face arrière Qb de la substance transparente 2.Les rayons A, d'une part, entrant dans la lentille par son extrémité supérieure,à la position Q et parallèlement à l'axe optique de la lentille 1, et les rayons 3, d'autre part, traversant cette position sur I'axe optique de Q et issus du même point que les rayons A, se coupent sur la face Qb. Si la distance des rayons À à l'axe optique de la lentille en Q a est XÂ et que l'angle fait par les rayons À en Q a est SA, la matrice desdits rayons en Q a est Si la distance des rayons À dans la substance transparente 2 en Q a est Xga et que l'angle est Ska, la matrice. est Par conséquent, la distance Xgb des rayons À en Qb est Si la distance des rayons B dans la lentille 1 en Q a est et que son angle est SB, la matrice est Si la distance des rayons B dans la substance transparente 2 en Q est en Qa est XBa et que son angle est SBa, la matrice est Par conséquent la distance h b des rayons en Qb est : Si les expressions (1) et (2) sont égales, on a ou La dimension XAb de l'image en Qb est obtenue en substituant l'équation (3) dans l'équation (1) (omis). Une surface terminale des fibres optiques d'un fibrescope est disposée contre la face arrière de la substance tr2nsparente 2. Lorsque le paquet de fibres optiques est directement placé contre la lentille 1, t dans l'équation (3') peut être remplacé par zéro. o La condition remplie par l'image d'un objet situé a l'infini est obtenue en substituant le dénominateur au deuxième membre de l'équation (3') comme suit Si la substance transparente 2 est constituée par de l'air ou par un autre fluide, la distance d'un objet aussi bien que son agrandissement peuvent être facilement réglés en faisant varier la longueur t de la substance transparente.De même, dans le cas où il est nécessaire de diminuer la perte de réflexion de la lumière se produisant à l'interface séparant la substance 2 et la lentille 1 et à l'interface séparant la substance 2 et le paquet de fibres optiques, l'indice de réfraction de la substance 2 peut être approximativement égal à ceux de la lentille 1 et des fibres optiques ou bien la substance 2, la lentille 1 et le paquet de fibres optiques doivent être fortement accolés l'un contre l'autre. Dans le cas où la lentille est fixée contre le paquet de fibres optiques, il a été confirmé que la longueur idéale de la lentille doit être comprise entre ou m est un nombre positif. Conformément à l'invention, la surface des objectifs utilisés dans les fibrescopes n'a pas besoin d'être polie pour être incurvée convenablement. il en résulte que des lentilles ayant à la fois un petit diamètre et un grand pouvoir de résolution peuvent être obtenues. ainsi, un fibrescope de petit diamètre peut être fabriqué et utilisé pour l'inspection de cavités étroites. Les exemples suivants 1 à 6 concernent, respectivement, des cas où la lentille selon l'invention est utilisée dans un fibrescope. EXEMPLE 1 Un barreau de verre de diamètre de 0,08 cm et composé de 20% en poids de T120, de 12% de Na2O, de 20% de PbO et ae 48* de SiO2 est immergé dans un bain de nitrate de potassium à haute température pendant un temps prédéterminé ; il en résulte un barreau de verre ayant un indice de réfraction central nO = 1,60, un indice de réfraction de surface de 1,57 et une distribution interne de 1 'in- dice de réfraction satisfaisant en gros à l'équation n = N (1-ar), -2 r étant la distance au centre et a étant égal à -11,7 cm .Ce barreau est coupé à une longueur de 0,250 cm et ses deux extrémités sont polies de façon à ce qu'elles soient perpendiculaires à l'axe du barreau. On prépare séparément un second barreau dont les extrémités sont également polies et ayant un indice de réfraction de 1,70, un diamètre de 0,08 cm et une longueur de 0,099 cm. Ce second barreau est fixé à une extrémité d'un paquet de fibres optiques d'un fibrescope de 0,08 cm de diamètre ; le premier barreau est ensuite accolé au second barreau comme le montre la figure 2, de fa çon à compléter objectif du fibrescope. Dans la figure, la référence 3 désigne le premier barreau, 4 le second barreau, 5 le paquet de fibres optiques et 6 un film protecteur. Le système optique est illustré à la figure 3. Lorsque ce fibrescope est utilisé pour une observation, un champ C défini par un cercle de diamètre égal à 1 cm correspondant à un objet situé approximativement à 2 cm en face de l'extrémité frontale du fibrescope est clairement observable. Dans cet exemple, une image réelle renversée D se forme à l'extrémité du paquet de fibres optiques sur le caté de l'objectif. EXEMPLE 2 Comme le montrent les figures 4 et 5, un barreau de verre 7 identique au premier barreau de l'exemple 1 est placé à une distance réglable de l'extrémité du paquet de fibres optiques 8. Avec un tel fibrescope, un champ de 1,6 cm de diamètre d'un objet (P) éloigné de 2 cm est clairement observable lorsque ladite distance réglable est fixée à 0,058 cm comme le montre la figure 4. Lorsque la distance est ajustée à 0,069 cm > comme dans la figure 5, un champ de 0,5 cm de diamètre d'un objet éloigné de 1 cm est clairement observable. Dans les deux cas, l'image réellerenversée Q de l'objet se forme à l'extrémité du paquet de fibres optiques sur le ctté de l'objectif. EXEMPLE 3 Un barreau de verre de diamètre égal å 0,02 cm, ayant un indice de réfraction central égal à 1,6O, un indice superficiel égal à 1,57 et une distribution interne de l'indice de réfraction sa 2 2 l'équation n = n0 -2 bisfaisant à l'équation n = nO (1 - ar), ou a = 1,88 . 102 cm est préparé selon un procédé analogue à celui de l'exemple 1. La condition nécessaire pour que la lentille aécoupée dans ce barreau ait une distance focale minimum, c'est-à-aire le plus petit to, est sin 2a t = calculée à partir de l'équation (4), pour que t soit égal à O,0 & cm.Comme le montre la figure 6, un barreau ae verre 9 de longueur égale à 0,081 cm est ensuite fixé à un paquet 10 de fibres optiques, de sorte qu'un objet (P) éloigné de plus de 0,5 cm est clairement observable. Pour un objet situé à une distance de 0,5 cm, un champ de 0,3 cm de diamètre peut être vu. Une image réelle renversée (Q) se forme à l'extrémité du paquet de fibres. EXEMPLE 4 À partir d'un barreau de verre de diamètre égal à 0,08 cm, ayant un indice de réfraction central nO = 1,60, un indice de réfraction superficiel ae 1,57 et une distribution interne de l'indice de réfraction satisfaisant à l'équation n = nO (1 - ar2) où -2 a = 11,7 cm , on fabrique un barreau de verre Il de longueur égale à 0,378 cm et dont les surfaces terminales sont polies à angle droit, comme le montre la figure 7. Lorsque ce barreau est fixé comme objectif à l'extrémité 12 d'un paquet de fibres optiques, un champ de diamètre de 0,3 cm d'un objet P éloigné de 0,5 cm peut être clairement observé.Dans ce cas également, une image réelle renversée (Q) se forme à l'extrémité du paquet de fibres optiques. Comme le montre la figure 8, un barreau 13 de longueur égale à 1,026 cm est ensuite fabriqué de la même façon à l'aide de ce matériau et est fixé à l'extrémité 14 d'un paquet de fibres optiques; on peut alors observer clairement un champ de 0,3 cm de diamètre correspondant à un objet (P) éloigné de 0,5 cm, comme dans le premier exemple, excepté le fait qu'une image réelle droite (Q) se forme à l'extrémité du paquet de fibres. EXEMPLE 5 Un barreau de verre de 0,6 mm de diamètre et constitué de 48% de son poids de SiO2, de 12% de T120 et de 20% de PbO est préparé et immergé dans un bain de nitrate de potassium à une température de 480 C pendant 100 heures. Le barreau est ensuite extrait du bain et réchauffé à une température de 5200C,puis incurvé à un rayon de courbure de 1 mm par rapport à son axe. Le barreau est ensuite maintenu à une température de 450"C pendant 10 heures de façon à éliminer sa contrainte interne.Ce barreau a alors un inaice de réfraction central g égal à 1,60, un indice superficiel de réfraction de 1,52 et une aistribution n interne ae l'indice ae ré 2 fraction obéissant à l'équation n = N (1 - ar ) ou a = 0,56 mm Le barreau est taillé de façon que sa longueur mesurée sur l'axe soit ae 20 mm et que ses faces terminales soient terpendiculaires à son axe. Comme le montre la figure 9, l'objectif 15 ainsi obtenu est fixé à une extrémité d'un paquet de fibres optiques 16. Le rayon lumineux émis par un objet P placé à une position déterminée oblique en face d'une extrémité de l'objectif 15,donne une image réelle Q à une extrémité du paquet de fibres. La figure 10 montre l'aspect extérieur de l'objectif 15. La relation existant entre un objet et une image, dans le cas où l'axe central est incurvé, comme dans ce cas, est absolument la même que celle de l'équation (3) établie avec un axe rectiligne. Cependant, l'axe optique n'est pas confondu avec l'axe central de la lentille, mais en est décalé, vers l'extérieur d'une distance égale à (2au) , où u est le raaon de courbure de l'axe central de la lentille. Dans la figure 9, h désigne l'axe central de la lentille tandis que la ligne en traits mixtes j représente l'axe optique. Comme le montre la figure 11, le rayon lumineux 15 b se propageant à l'intérieur d'une lentille 15 a ayant un axe central incurvé, oscille autour de son axe optique j. Lorsque la distance (2au)- de l'axe optique à l'axe central, est très petite par rapport au rayon R de la lentille, le rayon lumineux oscille alors autour de l'axe optiaue,quelle que soit la longueur de la lentille de sorte qu'une image est transmise. D'autre part, lorsque (2au) est approximativement égal ou supérieur à R, le rayon lumineux oscillant autour de l'axe optique est émis à l'extérieur de la lentille par sa périt érine ; la longueur de la lentille doit donc être égale à (2a)d. w PIE 6 Du verre constitué par 48% de SiO2, 12% ae Na2O, 20 ae 120 et 20% de PbO est Tondu à une température comprise entre 900 et 950QC,puis extrait du bain à une vitesse régulière. La substance ainsi obtenue a un rayon obéissant à la loi représenté à la figure 12. Le verre est refroiai progressivement ae façon à en éliminer la contrainte interne puis immergé dans un bain de S2S03 maintenu à une température de 460OC. Le verre est ensuite extrait du bain à une vitesse régulière.Les indices ae réfraction d'une section transversale au verre ainsi obtenu, sont distribués de façon que a décroît lorsque le diamètre croit. Ce verre est utilisé pour former un objectif de fibrescope. Dans la figure 13, la référence 17 désigne un objectif obtenu de la façon décrite ci-dessus, 18 un paquet de fibres optiques disposées de la même façon aux deux extrémités et 19 un verre ayant un indice de réfraction voisin de ceux de l'objectif 17 et des fibres 18. Un verre de protection 20 est prévu à l'extérieur de l'objectif 17. La lumière issue de la source de lumière 21, et canalisée par un guide de lumière 22 constitué par un paquet de fibres de verre, est dirigée sur un objet 23 à observer.L'objectif 17 forme l'image de l'objet 23 à une extrémité du paquet de fibres 18, laquelle image est transmise à l'autre extrémité du paquet 18. Cette image est soit observée à l'oeil nu, soit dirigée vers un dispositif d'enregistrement ou analogue, à travers un oculaire 24. Selon l'invention, un rayon lumineux qui pénètre à travers l'objectif 17 est progressivement amplifié en amplitude de sorte qu'une image formée à une extrémité du paquet 18 est agrandie et a une meilleure résolution. Ainsi, le fibrescope selon l'invention convient pour l'observation de portions minuscules telles que les cavités du corps humain. La description qui va suivre concerne le cas pour lequel la distribution n de l'indice de réfraction obéit à l'équation n =N (1 + ar2). Dans le cas où a ne varie pas dans une section quelconque, où l'axe central est rectiligne et où les deux extrémités sont dans des plans perpendiculaires audit axe, la relation existant entre 1'objet et son image dans un système optique utilisant une telle lentille,est- donne ci-dessous.Dans la figure 14, la référence 1 désigne une lentille en forme de barreau de rayon R, de longueur t et ayant une distribution ae l'indice de réfraction n = N (1 +ar2) 2 où ar 1. la distance locale f de cette lentille 1, peut~etre obtenue de la meme manière que pour une analyse appliquée à un mi- lieu ayant la même distribution ae l'indice et qui est décrite aux pages 465-467 de la thèse de E. Kogeluik etux pages 455-494 au n de Mars 1965 ae la "Bell System Tecbnical Journal", publié aux Etats Unis. Plus précisément, la distance focale f peut être obtenue par l'équation suivante, en posant (2a)1/2 = C f = -(NC sh Ct)-1 (5) Cependant, la distance focale f est représentée soit par la distance mesurée du côté de l'objet à partir d'un premier point principal de la lentille, soit la distance mesurée du côté de l'image à partir d'un second point principal. La distance h du plan principal correspondant H1 ou H2, mesurée intérieurement à partir des faces terminales de la lentille, est représentée par h = (NC) 1 th 1/2 Ct (6) Dans la figure 14, F1 et F2 respectivement,désigrent les positions des foyers objet et image, tandis que H1 et H2 sont les plans principaux objet et image. Lorsqu'un objet P est placé du côté objet à une distance k du plan principal H1, son image Q se forme du coté image à une distance 1 du plan principal E2. Les rayons lumineux paraxiaux obéissent à la relation k-1 1-1 f-1 entre la distance k de l'objet et la distance 1 de l'image, de la même façon que pour des lentilles ordinaires. Les équations (5) et (6) sont représentées graphiquement à la figure 15 en fonction ae la longueur ae la lentille ; les longueurs sont portées en abscisses tandis que la distance focale et la distance du plan principal sont portes en ordonnées. La ligne en trait plein désigne la courbe de variation de la distance focale f et la ligne en traits mixtes représente la courbe de la distance h. La distance focale varie depuis -oo jusqu'à zéro en croissant lorsque la longueur de la lentille croit. La distance h varie depuis zéro jusqu là (NC) lorsque la longueur de la lentille croit. Par conséquent, lorsqu'on considère Dar exemple, le plan principal et le foyer image, le plan principal image est toujours placé intérieurement à partir de la face terminale de la lentille quelle que soit la longueur de cette dernière, tandis que le foyer image est toujours placé intérieurement à partir de la face image et au-delà au plan principal image. La figure 16 montre la variation ae la position de l'image dans le cas du changent de la position de l'objet. Lorsque l'ob- jet varie entre les positions P1 P2 et Pg, son image donnée par la lentille 1 vient successivement en Q1' Q2 et Q. Les rayons lu mineux parallèles issus du coté objet aivergent, mais lorsque lesdits rayons s'étendent dans la direction opposée ils convergent vers un point F2. Les rayons lumineux parallèles issus du côté image forment également leur foyer F1 symétrique du foyer F2 par rapport à la lentille.Lorsque l'objet se déplace de P1 à PD, l'image virtuelle droite qui se forme, grandit progressivement de Q1 b %. Dans la figure 16, la variation de l'image est représentée en fonction de la longueur de la lentille. P2 se déplace vers la droite et F1 vers la gauche lorsque la longueur de la lentille croit, de sorte que l'image reste toujours virtu- lle et droite bien qu'elle se rapetisse. Les deux faces terminales de la lentille selon l'invention sont normalement perpendiculaires à l'axe central. Si elles ne l'étaient pas, l'axe optique ferait alors un certain angle avec l'axe central. La lentille est normalement de section circulaire mais peut être polygonale ou avoir toute autre forme ; de même, la dimension ainsi que la forme des sections peuvent varier le long de l'axe central sans inconvénient. Lorsqu'on désire fabriquer un système optique composé de plusieurs lentilles, selon l'invention, les faces terminales des lentilles sont collées de préférence à l'aide d'un agent adhésif ayant un indice de réfraction donné. Si on veut interposer des espaces libres dans la combinaison des lentilles, une structure monobloc peut être obtenue en joignant les faces terminales par l'intermédiaire d'un élément en forme de tige ayant un indice de réfraction constant. La lentille SelOn l'invention peut présenter des aberrations chromatiques du fait de la dispersion comme dans les lentilles optiques ordinaires, ais une telle aberration peut être réduite n une certaine valeur en combinant à la lentille selon l'invention, une lentille ayant un autre mode ae variation de la dispersion et un coefficient a négatif. btant donné cle la nille optique selon l'invention se le rôle de lentille, du fait de la distribution des indices de ré-rac- tion à l'intérieur, les courbures des faces terminales n'ont pas besoin d'être minutieusement usines. Selon l'invention, par conséquent, les dispositifs ae polissage normalement utilisés pour la fabrication des lentilles incurvées classiques ne sont plus nécessaires ; en outre, des lentilles ayant des ouvertures inférieures à quelques millimètres ainsi qu'une faible aberration peuvent être produites à très bas prix. De même, dans la lentille selon l'invention, la distance focale peut varier en changeant uniquement la longueur axiale ; on peut donc réaliser des lentilles ayant des caractéristiques optiques différentes, définies uniquement par leurs longueurs en découpant simplement des lentilles de longueurs différentes sur un ême barreau ayant une certaine distribution de l'indice ae réfraction. D'autre part, étant donné que la lentille selon l'invention est constituée d'une substance solide et transparente, la distribution de l'indice ae réfraction reste constante sans risquer de fluctuer. Comparées aux lentilles classiques à gaz qui nécessitent l'application d'une puissance extérieure, qui sont instables et de fabrication complexe pour les petites dimensions, les lentilles selon l'invention sont meilleures puisqu'elles n'ont besoin d'aucune force extérieure, qu'eiles sont stables pendant le fonctionnement, et peuvent avoir de très petites dimensions. La lentille selon l'invention a un vaste champ d'application dans la fabrication des instruments d'optique tels que les microscopes, les télescopes, les moyens de transmission d'image et de nombreux dispositifs de mesure optique. L'exemple 7 suivant concerne la lentille illustrée par les figures 14, 15 et 16. EXEMPLE 7 Un barreau de verre de diamètre égal à 0,5 cm et constitué de 30% de E2O, de 14% ae iia20, de 7,%' de E2O7 et ae 49% de Si02 est immergé dans un bain de chlorure de thallium de température élevée pendant un temps déterminé. On obtint alors, un barreau de verre ayant un indice central de réfraction N égal à 1,50, un indice su per-iclel de 1,57 et un indice interne satisfaisant à l'équation 2 a = 0,75 -2 n = N (1 + ar), où a = 0,75 rmt .Ce bar eau est découpé en len- tilles cylindriques ne longueurs 0,84 cm, 1,68 c et 2,45 cm et on les faces terminales on perpendiculaires 3 leur axe central. On a remarqué cue ces lentilles peuvent jouer le rôle de lentilles concaves ayant respectivement comme distances focales -4,5 mm, -1,4 mn et -0,54 mn. Dans ce qui suit, la relation - c'est-à-dire la distance focale - qui existe entre un objet et sor image sera décrite en détail dans le cas où n = N (1 - ar2). Si on suppose que la constante a est invariable dans une section quelconque, que l'axe central est rectiligne, et que les extrémités sont perpendiculaires à l'axe central, la relation exis tant entre l'objet et l'image donnée par la lentille selon l'invention est donnée ci-dessous. Dans la figure 17, la référence 1 dési gue une lentille cylindrique de rayon R, de longueur t, et dont la distribution de l'indice ae réfraction est n = N (1 - ar) où 2 ar La distance focale q de la lentille 1 peut être obtenue de la même façon que dans le cas ae l'équation (5). Plus précisément, la distance focale f peut être obtenue par l'équation suivante, si on pose (2a) 1/2 = C. f = (NC sin Ct)-1 (7) Cependant, la distance focale f est représentée soit par une distance mesurée du côté objet à partir d'un premier point principal de la lentille, soit par une distance mesurée du cSté image à partir a'un second point principal. La distance h du plan principal correspondant mesuré intérieurement à partir des faces de la lentille est représentée par h = (NC) tg 1/2 Ct (8) Dans la figure 17, F1 et F2 désignent respectivement les positions des foyers objet et image, tandis que H1 et H2 désignent les plans principaux objet et image. Un objet P placé du coté objet à une distance k du plan principal H1 objet de la lentille 1,a D conséquent, une image Q qui se forme du côté image à une distance 1 du plan principal image E2 ; les rayons lumineux paraxiaux obéissant à la loi k-1 + 1-1 '-1 (9) relation entre la distance k de l'objet et la distance 1 de l'image, de la même façon que pour les lentilles ordinaires. Les équations (7) (8) sont représentées graphiquement, à la figure 18, en fonction de la longueur de la lentille. Les longueurs sont portées en abscisse et la distance focale ainsi que la distance du plan principal sont portées en ordonnée. La ligne en traits pleins représente la courbe de variation ae la distance focale f et la ligne en traits mixtes représente la courbe de variation de la distance h du plan principal. La distance focale varie de (NC) -1 à + oo , ou de -(NC) -1 à - oO , selon la longueur de la lentille.Lorsque la longueur de la lentille est comprise entre (2C)-1# (2m - 5/3) et (2 L(2m - 1/3), où m est un nombre positif, la distance focale,prend des valeurs comprises entre (NC)-1 et 2(gO) 1 ou entre -(NC)-1 et 2(NC)1. Par conséquent, une lentille de longueur comprise entre ces deux limites peut avoir une distance focale extrêmement petite. En outre, comme on peut le voir sur la figure, la lentille a un foyer situé à l'extérieur en un point où les courbes en traits pleins f ont des ordonnées plus grandes que celles des courbes en traits mixtes h, c'est-à-dire, en des points où la longueur de la lentille prend une valeur comprise entre (2C)-1 (2m - 2) et (2C)-1 (2m - 1). La figure 19 montre la relation existant entre l'image et l'objet lorsque la position de l'objet varie. Lorsque l'objet se déplace entre les positions P1, P2 et P3, son image donnée par la lentille 1 varie entre Q1, Q2 et Q3. Les rayons lumineux parallè- les à l'axe issus du côté objet, convergent vers un point constituant le foyer F2. Les rayons lumineux parallèles issus du coté image convergent vers un foyer F1 symétrique du foyer F2 par rapport à la lentille. Lorsque l'objet se déplace de P1 à P2, l'image réelle renversée oui se forme, augmente progressivement au fur et à mesure qu'elle se déplace de Q1 à Q2. Lorsque l'objet se déplace en P3 situé entre le foyer F1 et la lentille, l'image devient virtuelle droite Q3. Un système optique, dans lequel l'axe central ae la lentille selon l'invention est incurvé, va être décrit en détail ci-après. Supposors que la constante a est positive dans toutes les sections de la lentille, et que les faces terminales de la lentille sont perpendiculaires à l'axe. La figure 20(A) représente une lentille ayant la forme d'un cylindre recourbé, de longueur t, mesurée sur son axe, et de rayon de courbure U. La lentille a un rayon R et une distribution de l'indice ae réfraction obéissant à la relation n = N (1 - ar2) où ar2 i. Considérons un rayon lumineux voisin de I'axe central, et issu d'un objet P placé en face de la lentille ; une image Q se forme à l'arrière de la lentille sur l'axe ; en posant C = (2a)'/l, on peut établir les mimes équations que précédemment. Il est évident, cependant, que l'axe optique de la lentille ne coïncide pas avec l'axe central mais qu'il en est décalé vers l'extérieur d'une distance égale à (2a U) . Dans la figure 20(A) la ligne en pointillés h représente I'axe central de la lentille et la ligne en traits mixtes j représente l'axe optique de la lentille. D'autre part, les distances f, h, k et 1 des équations (7), (8) et (9) sont mesurées le long de l'axe optique. Même lorsque le rayon de courbure de l'axe central varie le long de cet axe, les positions relatives d'un objet et de son image aussi bien que l'agrandissement sont les mêmes que précédemment excepté le fait que l'axe optique dans la portion incurvée est décalé par rapport à l'axe central. Ceci est illustré par la figure 20(B), où la ligne en pointillés représente la portion de l'axe optique qui est distincte de l'axe central ; l'image d'un objet est transmise à travers la substance fibreuse transparente 25 pour former une image Q. Considérons le cas où la lentille selon l'invention a une distribution de l'indice de réfraction telle, que la constante a varie le long de l'axe central.-Supposons que l'axe central est pris comme l'axe des Z, qu'une extrémité de la lentille corresponde à Z = O et que l'autre extrémité corresponde à Z = Za ; a varie en une portion quelconque selon une fonction de Z soit a(Z). La fi gure 21 illustre la relation existant entre un objet et son image dans le cas où l'objet est placé au côté de Z = O pour une lentille ayant un coefficient a qui décroît lorsque Z croit, par exemple, a(Z) = a (o) (1 - Z), où Z est - e osition constante et Z Les ires 22, 23 et 24 représentent le indices de réfraction en des sections 22A-22B, 23A-23B, et 24A-2AB de la figure 21. Le rayon lumineux à l'intérieur de la lentille progresse en oscillant. Son amplitude et sa longueur d'onde augmentent progressivement, de sorte que la lentille peut avoir un très grand pouvoir de résolution et un grand agrandissement, par rapport aux lentilles où a est constant. Il est souhaitable, que la dimension de la section d'une lentille où a décroît lorsque Z croit, croisse lorsque Z croit étant donné que la luminosité de 1' image peut être améliorée en empêchant la lumière de venir rencontrer la paroi latérale de la lentille. Les deux faces terminales de la lentille sont ordinairement perpendiculaires à l'axe central. Lorsque ces faces terminales ne sont pas perpendiculaires, l'axe optique de la lentille fait un certain angle avec l'axe central. La lentille selon l'invention est ae section circulaire, mais peut être polygonale ou avoir tcute autre forme ; de même la taille et la dimension de la section peuvent varier le long de l'axe central sans inconvénient. Pour fabriquer un système optique composé de plusieurs lentilles selon l'invention, il est très commode de fixer les faces terminales des lentilles à l'aide d'un agent de liaison transparent d'indice de réfraction donné. Si on désire interposer des espaces libres dans la combinaison de lentilles selon l'invention, une structure monobloc peut être obtenue en joignant les faces terminales par l'intermédiaire d'un élément en forme de tige d'in- dice de réfraction constant. Parmi les lentilles optiques selon l'invention, plus particulièrement, la lentille dans laquelle la longueur de 1' axe central entre les faces terminales est supérieure à (2a) et dans laquelle a est positif, a une fonction écuivalente à un assemblage de lentilles obtenu par la combinaison ae plusieurs lentilles ootiques classiques. Cependant, en comparant la première lentille selon l'invention à l'assemblage de lentilles, il a été confirme que, du fait qu'elle est formée d'une seule pièce, la lentille selon l'invention ne nécessite pas d'ajustage pour faire coïncider les axes optiques et a une perte de réflexion inférieure. La lentille ayant un axe central recourbé et dont la constante a est positive, a pour rôle de recourber le rayon lumineux, de sorte que toute image peut être formée sur l'axe central. Par conséquent, il est possible de former une image en position recourbée sans utiliser de miroir de réflexion ou d'autres instruments d'optiques. EMP-LE 8 Un barreau de verre de diamètre égal à 0,5 cm et constitué de 30% de T120, de 14% de Na2O, de 7% de 3 0 et de 49% de Si02 23 est immergé dans un bain de nitrate de potassium à 500QC pendant 20 jours. Il en résulte un barreau de verre ayant un indice central de réfraction de 1,57, un indice de réfraction superficiel de 1,57 et une distribution interne de l'indice de réfraction 2 = N (1 - ar2), ou a = 0,75 -2 n = N (1 - ar2), où a = 0,75 cm 2. Ce barreau est découpé pour obtenir un disque de 0,30 cm de longueur et dont les faces terminales sont polies pour former des faces planes perpendiculaires à l'axe central du barreau. Comme le montre la figure 25, le disque 1 est placé à 0,5 cm d'un objet P qui est observé à l'oeil nu à travers le disque. On observe alors une image virtuelle droite agrandie 1,6 fois environ. La figure 26 montre la distribution de l'indice de réfraction du disque. EXEMPLE 9 Deux lentilles fabriquées de la même manière que dans l'exem- ple 8 et un barreau de verre ayant un indice de réfraction uniforme sont accolés comme le montre la figure 27, au moyen d'un agent aånésif ayant un indice de réfraction voisin de celui du verre, Les références 27-et 28 désignent les lentilles.et 26--le barreau de verre. Une image réelle Q d'un objet P se forme dans le barreau 26, si on-cnoisit convenablement l'épaisseur ou la longueur des lentilles et du barreau. L'image réelle Q apparaît alors comme une image virtuelle Q a agrandie par la lentille 28. Une telle combinaison peut être utilisée com,e microscope compact et simplifié. EXEMPLE 10 Le mode de réalisation de l'invention illustré par la figure 28 est une représentation schématique d'une structure d'un microscope où une lentille selon l'invention est employée comme objectif. Le microscope comporte une lentille 29 et un oculaire 30 du type Kellner. Une lentille ayant une distribution de l'indice de réfraction mentionnée ci-dessus, un diamètre de 0,5 mm et pour la -2 quelle agent approximativement égal à 1,oxo cm , est utilisée comme lentille 29. La distance focale est de l'ordre de 0,2 mm, et peut être renaue supérieure en faisant varier la longueur de la lentille ou la valeur de a. La lentille 29 et l'oculaire 30 sont ajustés de façon à ce que leur axe optique soit commun 32-32a.Le mouvement de la lentille 29 et les positions relatives de la lentille 29 et de l'oculaire 30 sont les mêmes que pour les microscopes classiques. l'image réelle 34 agrandie d'une portion 33 d'un échantillon 31 ainsi qu'une image virtuelle 34a agrandie par l'oculaire 30 peuvent être observées. Hn général, il arrive que l'observation ne se fasse pas uniquement dans la direction avant dans le prolongement de l'axe central d'un fibrescope à son extrémité antérieure, mais également dans des directions latérales. Pour cela on prévoit d'ordinaire un miroir réfléchissant ou un prisme à I'extrémité antérieure de l'ob- jectif de façon à changer la direction de transmission de l'image. Cependant, une telle structure nécessite un mécanisme complexe de fixation et peut être une cause d'un encombrement dans le cas d'un fibrescope de faible diamètre. Selon l'invention, le champ latéral du fibrescope peut être facilement observé en modifiant le fibrescope de la figure 2. Plusieurs objectifs selon l'invention sont placés en parallèle à l'extrémité d'un conducteur optique constitué d'un paquet de fibres. Ce fibrescope perfectionné est illustré aux figures 29 et 30. Dans ces figures, un objectif cylindrique 35 ayant la distribution de l'indice de réfraction signalée précédemment et un axe central rectiligne et un objectif 36 ayant la même distribution de l'indice de réfraction et un axe central incurvé sont juxtaposés à l'extrémité d'un paquet de fibres optiques 37. La référence 38 désigne un paquet de fibres de transmission de la lumière conçu pour éclairer l'objet, 39 un recouvrement protecteur, et 40 un oculaire.La relation existant entre l'objet et son image est représentée à la figure 31, où l'objet P placé en face de l'extrémité antérieure du fibrescope a son image réelle formée à l'extrémité du paquet de fibres optiques à travers la lentille 35, tandis qu'un objet P2 placé dans une position latérale a son image réelle Q2 formée à l'extrémité du paquet de fibres à travers une lentille 36. Les images réelles Q1 et Q2 sont ensuite transmises à l'autre extrémité du paquet de fibres 37 et les images Q1a et Q2a sont observées comme des images virtuelles Q1b et Q2b agrandies par l'ocu- laire 40 prévu à l'autre extrémité. Les lentilles 35 et 36 ne doivent pas obligatoirement être fixées à la face terminale du paquet 37, mais un espace vide peut être prévu entre la lentille 35 ou 36 et le paquet 37 ; de même une substance transparente de qualité uniforme peut être placée entre eux. Selon l'invention, les faces des objectifs utilisés dans les fibrescopes, n'ont pas besoin d'être polies pour avoir des courbures définies ; il en résulte que des lentilles ayant à la fois de petits diamètres et un grand pouvoir de résolution peuvent être obtenues. Ainsi, un fibrescope de petit diamètre et permettant 1'observation simultanée d'images dans plusieurs directions peut être réalisé. Un tel fibrescope est spécialement utilisé pour l'observation de cavités étroites. Parmi les objectifs utilisés dans le fibrescope selon l'invention, ceux dont l'axe central est rectiligne, peuvent être fabriqués par le procédé suivant un barreau de verre de diamètre égal à 0,08 cm et constitué de 20% de T120, de 12g de Na20, de 20% de PbO et de 48% de SiOz est immergé dans un bain de nitrate de potassium à haute température pendant une période de temps déterminée.Il en résulte un -barreau de verre ayant un indice central de réfraction N = 1,60, un indice superficiel de réfraction de 1,57 et un indice interne satisfaisant à la relation n = N (1 - ar2) où a = 11,7 cl 2. Ce barreau est coupé et ses faces terminales aplanies de façon à entre perpendiculaires au barreau de longueur égale à 0,378 cm. Ce barreau est utilisé comme objectif. Les objectifs à axe central incurvé utilisés dans le fibrescope selon l'invention, peuvent être fabriqués selon le procédé de 11 exemple 5. La lentille mentionnée ci-dessus, peut être utilisée en pratique comme élément d'enregistrement conçu pour reproduire, simple ment, correctement, et de façon agrandie, toute image qui a été enregistrée. Cet élément d'enregisbement peut être facilement fabriqué en fixant un film 41 photosensible sur une face terminale de la lentille 1, comme le montre la figure 32. Ce revêtement de la face terminale est réalisé selon un procédé utilisé habituellement pour recouvrir les plaques sèches utilisées en photographie. On s'arrange pour que l'image d'un objet placé en face d'une lentille 1 se forme sur le film 41 sur sa face terminale. Etant donné que la condition pour qu'une image se forme sur une face terminale de la lentille est 1 = h, dans la figure 17, 2 la distance PO de l'objet P à la face objet 0 est donnée d'après les équations (7), (8) et (9) par l'expression L'agrandissement dans cet exemple est m = - cos ( fui t). il résulte des conditions précédentes, que la distance Po requise pour que l'image se forme sur la face terminale de l'objet est déterminée si N, a et t sont connus dans l'équation (10). Si N et a sont déterminés, la distance PO dépend des variations de la longueur t de la lentille. Bien que l'équation précédente présuppose que a est constant dans toutes les sections de la lentille perpendiculaire à 1' axe, les rayons lumineux entrant dans la lentille cylindrique par l'une de ses faces terminales peuvent être convergés vers l'autre face terminale même lorsque les sections de la lentille ont des valeurs de a différentes.Il est, par conséquent, également possible, comme le montre la figure 32, de réali ser un élément d'enregistrement en recouvrant d'un film photosensible 41 une extrémité terminale d'une lentille cylindrique 1 ayant une distribution de l'indice de réfraction conforme à l'in- vention. L'image d'un objet placé à une position donnée par l'équation (10), entre dans l'élément d'enregistrement par sa face 0 et se forme sur son autre face en impressionnant le film photo-sensible qui y est prévu. Le film exposé est ensuite soumis à un procé- dé de développement pour que limage soit fixée sur la surface du film.La lentille cylindrique pouvant avoir des très petits diamè- tres, par exemple inférieurs à 1 mm, l'image formée sur une-face terminale de la lentille peut être également de très petit diamètre. Pour agrandir l'image enregistrée à sa dimension normale, un élément luminescent est disposé à l'arrière du film de l'élément d'enregistrement et le rayon lumineux progresse à travers la lentille dans la direction opposée à celle du rayon dans le cas de l'enregistrement, si bien que l'on peut projeter l'image enregistrée sur un écran. Ce qui revient à dire que la lentille cylindri- que joue le rôle de lentille de projection servant à projeter l'image enregistrée et agrandie dans sa dimension normale. Ceci constitue l'une des plus importantes caractéristiques de l'élément d'enregistrement selon l'invention.Les images peuvent être reproduites de façon précise, étant donné que c'est la même lentille qui a été utilisée pour leur enregistrement qui sert également pour leur agrandissement. il n'est pas besoin de dire que les images ps- vent être reproduites à n'importe quelle dimension désirée, si on utilise une lentille auxiliaire. Un exemple pratique d'un procédé de fabrication d'un élément d'enregistrement selon l'invention est donné cidessous Un barreau de verre de diamètre égal à 0,08 cm et constitué de 20% de T120, de 12% de Na20, de 20% de PbO et de 48% de SiO2 est immergé dans un bain de nitrate de potassium maintenu à une température de 460QC pendant 48 heures. il en résulte un barreau ayant un indice de réfraction central N = 1,60, un indice de réfraction superficiel 1,57 et une distribution interne de l'indice de réfraction satisfaisant à l'équation n = g (i - ar2) où r est la distance au centre et a = 11,7 -2 Ce barreau est découpé pour obtenir un barreau de 0,378 cm de longueur ; et les deux faces terminales du barreau sont aplanies pour être perpendiculaires à l'axe. En recouvrant une face terminale au barreau Oun film 41 photo-sensible, on obtient un élément d'enregistreent capable de photographier une zone de 0,3 cm de diamètre environ située à une distance de 0,5 cm environ. L'élément d'enregistrement selon l'invention est ultra-petit et est pourvu d'un film sensible faisant corps avec la lentille il peut donc reproduire l'image enregistrée avec une haute précision ; d'autre part il est peu encombrant et peut être facilement fabriqué. Un tel élément d'enregistmment peut trouver un champ illimité d'applications du fait de ses caractéristiques. Par exemple, il est possible de fabriquer une caméra ultrapetite, en prévoyant un obturateur sur la face terminale d > inci- dence de la lumière de l'élément d'enregistrement ; de même un dispositif de photographie celiaque peut être réalisé en combinant l'élément d'enregistrement selon l'invention avec une source de lumière pour éclairer. La figure 33 montre une caméra ultra-petite, dans laquelle 1 est une lentille cylindrique selon l'invention, 41 un film photo-sensible, 42 une couche isolante de la lumière et 43 un secteur d'obturation. La figure 34 montre un organe essentiel d'un dispositif de photographie celiaque dans lequel 44 désigne un élément d'enregistrement et 45 une diode luminescente. La lentille particulière selon l'invention peut être efficacement appliquée à tout transmetteur d'image. Habituellement, pour la transmission d'une image entre deux points arbitraires, la méthode utilisée a consisté à disposer une ou plusieurs lentilles intermédiaires entre deux convertisseurs d'image ou, dans certains cas particuliers, à employer un paquet de fibres optiques transparentes ayant un indice de réfraction interne uniforme et conçu pour transmettre les différences de luminosité d'une image en faisant correspondre chacune de ces fibres à chacun des points nécessaires pour avoir une bonne résolution de l'image. Cependant, dans le premier procédé, les positions des deux convertisseurs d'image sont fixes lorsque les positions des lentilles du système de transmission sont déterminées ; il est donc nécessaire de corriger le système-de transmission chaque fois qu'il est déplacé sous l'effet d'une vibration mécanique ou lorsque les convertisseurs sont repositionnés. Dans le deuxième procédé, d'autre part, la transmission de la lumière s'effectue sans gêne même lorsque le trajet de la transmission vibre ou se courbe. Cependant, les fibres individuelles composant le paquet de fibres optiques du trajet de transmission peuvent résoudre uniquement une image en un nombre de points correspondants et transmettre la luminosite de chaque point, de sorte que le pouvoir de résolution d'un tel transmetteur d'image est grandement déterminé par le nombre de fibres par unité de section, donc par le diamètre de chaque fibre. Bien que le pouvoir de résolution peut être amélioré en diminuant le diamètre des fibres, cette diminution est limitée d'après les possibilités technologiques. il est par conséquent très possible que le pouvoir de résolution du transmetteur d'image se détériore, entraînant ainsi une dégradation de la qualité de l'image transmise.De plus, un paquet de fibres optiques est obtenu habituellement en ondulant des fibres optiques d'un diamètre de 10 microns environ et en les liant ensuite en un paquet de façon à ce que les deux extrémités des aizaines de milliers de fibres soient disposées de la même façon ; il en résulte que ces procédés sont très complexes et requièrent un long travail et une adresse technique particulière. Ces problèmes peuvent être résolus principalement par l'utilisation d'une lentille à gaz, ainsi qu'elle a été décrite dans la thèse de Àoki et Suzuki aux pages 2-8 du no de Janvier 1967 éditée par la revue technique américaine "lEHE Transactions on tlicrowave Theory and Techniques". En pratique, cependant, un tel gaz re quiet un appareil encombrant, si bien que son entretien et sa manipulation pour préserver ses caractéristiques sont très complexes sans compter le fait que des lentilles de grande qualité sont difficiles à obtenir du fait de l'irrégularité des indices de réfraction du gaz sous l'influence de la gravité ; ainsi la lentille à gaz pose un certain nombre de problèmes aui doivent être résolus avant tutelle puisse être utilisée en pratique. Selon l'invention, un transmetteur d'image dépourvu des défauts signalés ci-dessus, est proposé, ledit transmetteur compre nant un-tTjet -detransmisslon constitué -par une substance fibreuse transparente et un convertisseur d'image prévu à l'une au moins de ses extrémités, ladite substance ayant une distribution de l'indice de réfract;on, dans une section perpendIculaire à son axe central, satisfaisant l'équation n = N (1 - ar2), où N est l'indice de réfraction central, n est l'indice ae réfraction en un point situé à une distance r de l'axe et a est une constante positive. Le verre, la résine svvnthdtioue et analogues, sont les maté- riaux qui conviennent le mieux pour fabriquer ladite substance. Plus précisément, dans le cas du verre, la distribution désirée pour l'indice de réfraction peut être facilement obtenue en faisant varier progressivement les indices de réfraction à l'intérieur du verre, comme dans le cas de la lentille déjà décrite. Comme il a été décrit au sujet des figures 8, 9, 11 et 20, les rayons lumineux entrant dans la substance transparente y sont transmis parce que ladite substance est un système de lentille. En plaçant des convertisseurs d'image aux faces terminales de la substance transparente, une image placée sur un ctté d'un convertisseur peut être transmise et projetée sur l'autre convertisseur. Dans ce cas, que la substance transparente soit longue ou incurvée, du fait qu'elle constitue un trajet de transmission, une image peut être transmise sans être troublée, tant que les positions relatives de ses extrémités et des deux convertisseurs sont fixes. ainsi, un transmetteur d'image de haut pouvoir de résolution peut être obtenu. Un mode de réalisation préféré de ce transmetteur est montré b la figure 35 dans laquelle on distingue une substance fibreuse transparente 52 permettant le passage de la lumière dans une direction longitudinale et ayant un gradient de 1' indice de réfraction dans sa section, ledit gradient étant tel qu'une diminution progressive de l'indice de réfraction est observée à partir du centre d'une section vers la périphérie, approximativement proportionnellement au carré de la distance au-centre, un premier convertisseur d'image 53 connecté-à la face terminale d'entrée de la substance 52 et conçu pour transformer une image de façon à ce qu'elle soit transmise aussi brillante que possible et qu'elle ne soit ni divergée ni réfléchie dans la substance, et un second convertisseur d'image 54 connecté à l'autre face terminale de la substance et conçu pour projeter l'image transmise. Le convertisseur 53 comporte des moyens optiques tels qu'une lentille optique et un prisme, un dispositif tel qu'un tube à cathode émissive capable de convertir un signal électrique en image optique et des moyens d'amplification de la brillance de l'image. Le convertisseur 54 comporte des moyens optiques tels qu'une lentille optique et un prisme, un dispositif tel qu'un orthicon capable de transformer une image optique en un signal électriaue et des moyens d'amplification de la brillance de l'image. Une image 55 est transmise à travers la substance transparente 52 après avoir été transformée par le premier convertisseur 53 de façon à passer dans la substance 52 aussi brillante que possible et à n'être ni divergée ni réfléchie. L'image transmise est projetée sous forme d'une image réelle 56 par le second convertisseur 54. Etant donné que la substance 52 est équivalente à une lentille déjà décrite, elle peut servir à la fois de trajet de transmission et de convertisseur 53 ou 54. La substance 52 peut ne pas être en une seule pièce mais être découpée en plusieurs portions, ou combinée à partir de plusieurs substances transparentes ayant des gradients différents de l'indice de réfraction, tant qu'une image transmise n'est pas interrompue sur ce trajet. C'est-à-dire, qu'une telle substance joue le rale d'une lentille non seulement lorsque a a une valeur définie dans les sections par rapport à l'axe central, mais également lorsque a varie le long de l'axe central. Plus particulièrement, les substances ayant une distribution de l'indice de réfraction telle, que a décroit progressivement d'une extrémité à l'autre, peuvent avoir un grand pouvoir d'agrandissement par rapport à celles dans lesquelles a a une valeur définie. Le mot "fibreux" dans cette invention suggère que la longueur est considérablement plus grande que la dimension de la section3 quelle que soit la forme de cette section. Ce mot inclut , par conséquent, le sens du mot "en forme de tige" Le transmetteur d'image selon l'invention, peut étire utilisé dans des dispositifs optiques tels que les appareils pour l'observation de cavités et les fibrescopes ayant une portion conductrice de la lumière relativement longue. La description du dispositif optique pour l'inspection microscopique est donnée ci-dessous. Un tel instrument d'optique comprend une substance fibreuse transparente décrite précédemnent et une lentille prévue sur une au moins des faces terminales de la substance. À l'extrémité de la substance du côté image, est prévu un oculaire ou toute autre lentille agrandissante grâce à laquelle une image réelle ou virtuelle, formée près de l'extrémité, est agrandie. Bien qu'il ne soit pas toujours nécessaire de prévoir une autre lentille à l'extrémité objet de la substance, étant donné que la substance joue le role de lentille, un objectif ou tout autre élément optique peut être prévu ausiliairement. La portion conductrice de la lumière pour la trans-ission de l'image peut ne pas être nécessairement composée par une seule substance fibreuse transparente mais par une substance fibreuse transparente formée d'un paquet de plusieurs fibres. Par exemple, le dxe mètre de la substance peut être réduit dans le cas où la portion conductrice de la lumière doit être flexible ; il est alors convenable de prévoir un paquet de fibres transparentes pour compenser la perte de brillance de l'image du fait de la réduction du diamètre. Cependant, les fibres transparentes ainsi liées doivent être disposées dans le même ordre aux deux extrémités. Etant donné que la portion conductrice de l'instrument d'optique est formée d'une substance fibreuse transparente et fonctionne comme une lentille, un paquet de fibres formé de nombreuses fibres optiques de très petit diamètre n'est plus nécessaire. Selon l'invention, par conséquent, un instrument d'optique pour l'inspection microscopique efficace, de structure simplifiée et qui peut être doué d'un grand pouvoir de résolution peut être réalisé à bas prix, et facilement fabriqué. 9e même, conformément à l'invention, un instrument d'optique de très petit diamètre peut être obtenu, du fait que la portion conductrice a un pouvoir de résolution égal ou supérieur à celui du paquet de fibres connu. Lorsqu'il est nécessaire de prévoir un objectif à l'extrémité antérieure de la portion conductrice de l'instrument d'optique, on utilise alors une lentille constituée par une substance décrite précédemment, ayant une distribution de l'indice de réfraction analogue à celle de la substance transparente employée dans la portion conductrice (bien que a est généralement différent de celui de la substance), au lieu d'une lentille optique ordinaire on obtient alors un instrument d'optique pour l'inspection microscopique ayant un pouvoir de résolution supérieur et un petit diamètre. Des exemples de transmetteurs d'image selon l'invention vont être décrits en détail, dans ce qui suit. EXEMPLE 11 Un barreau de verre d'un diamètre de i mm et constitué de 56% de Si02, de 14% de Na20, de 20% de T120 et de 109 de PbO est immergé dans un bain de nitrate de potassium à une température de 500 C penuant 24 heures ; il en résulte un barreau de verre ayant un indice central de 1,53, et une distribution interne de l'indice de réfraction n satisfaisant à l'équation n = N (1 - ar ) où a = 7,7cm . be barreau est découpé et ses deux faces extrêmes sont polies de façon à ce qu'elles soient perpendiculaires à l'axe central pour obtenir un barreau oe 51,5 cm de long.Avec un tel barreau jouant le rôle de portion conouctrice, un instrument d'optique pour l'inspection microscopique et fabriqué comme le montre la figure 56. dans cette figure, la référence 46 désigne le barreau susceptible de jouer le rtle d'une lentille, 47 une plaque de réflexion semi-transparente, 48 un oculaire, 49 une plaque de protection en verre, 50 une source lumineuse et 51 un tube de protection. La lumière de la source 50, est réfléchie par la plaque 47, pénètre ensuite dans le barreau 46 et est émise à l'extérieur de la face extrroe du barreau du côté objet, pour illuminer l'objet P. La lumière issue de l'objet P entre dans le barreau à travers la plaque de protection et progresse à l'intérieur du barreau pour former une image réelle au voisinage de sa face terminale du cbté image. L'image est agrandie par l'oculaire 48. Une zone objetsse trouvant à ''intérieur dtun cercle de diamètre égal à 1 cm, située à 2 cm environ en face de l'extrémité du barreau est claire- ment observable. Son image de 0,1 cm se forme à une position extérieure à la face teroinaledu barreau du coté image. le système optique de cet instrument est illustré à la figure 37, où Q représente une image réelle et Qa une image virtuelle.Lorsqu'une portion de 30 cm environ de la portion centrale du barreau est incurvée à un rayon de courbure égal à 20 cm environ, un objet peut être observé sans aucune influence sur l'objet. r; . 'i z ; 12 Un barreau de verre de diamètre égal à 0,5 mm et constitué de 48% de SiO2, de 12% de Na20, de 20% de T120 et ae 20% ae PbO est immergé dans un sel de nitrate de potassium à une température de 480eC pendant 100 heures. Ce barreau est coupé à une longueur de 50 cm environ et après chauffage à 520 C, l'extrémité antérieure du barreau est courbée à 45 environ avec un rayon de courbure de 1 mm, par rapport à l'axe central. La contrainte interne est ensuite éliminée en mainténant le barreau à une température de 450" environ pendant 10 heures.Ce barreau présente un indice de réfraction central N = 1,60, un indice superficiel de 1,52 et un indice interne n = N (I - ar2), où a = 0,56 -2 Les extrémités du barreau sont polies et perpendiculaires à l'axe central. Un instru -ment optique pour l'inspection microscopique illustré à la figure 38, est fabriqué avec ce barreau, utilisé comme portion conductrice de la lumière, la portion incurvée étant située du côté objet. La référence 52 désigne un barreau ayant une extrémité recourbée, 58 un verre de protection, 57 un guide de la lumière, 59 une enveloppe et 48 un oculaire.Comme le montre la figure 39, la lumière issue de l'objet P dans une direction légèrement oblique, en face de l'axe central j, à ltestrénité antérieure, forme son image réelle Q légèrement au-delà de l'autre face du barreau, ladite image Q, étant agrandie par l'oculaire 48 pour donner une image virtuelle Qa observable. La ligne en traits mixtes h montre l'axe optique de la portion incurvée. L'instrument d'optique permet l'observation tandis que sa portion centrale est incurvée avec un rayon de courbure de 15 cm. FTRlTPIE 13 Des fibres de verre d'un diamètre de 0,2 mm et constituées de 20% de Tl20, de 12% de Na20, de 20% de PbO et de 48% de Si02 sont immergées dans un bain à haute température de nitrate de potassium pendant une période de temps définie', il en résulte une fibre de verre ayant un indice central de réfraction N = 1,60, un indice superficiel égal à 1,57 et une distribution interne de l'indice de réfraction n = N (1 - ar2) où a = 1,88 x 102 cl 2. Plusieurs dizaines de ces fibres sont liées de manière à ce qu'elles soient disposées dans le même ordre aux deux extrémités, ces dernières étant solidarisées à l'aide d'un adhésif. Cependant, la longueur de chaque fibre est bien définie.Un instrument d'optique pour l'inspection microscopique illustré à la figure 40 est fabriqué avec lesdites fibres utilisées comme conducteurs de la lumière. La référence 60 désigne le paquet de fibres, 48 un oculaire, 58 une plaque de verre protectrice, 57 un guide de verre pour l'éclairage et 59 une enveloppe. Un objet placé à une distance déterminée en face de l'instrument peut être observé clairement. La relation qui existe entre l'objet et son image, dans cet exemple, est représentée dans la figure 41, où 61 désigne les fibres individuelles. Une image réelle droite de meme dimension que l'objet P, se forme en un point espacé de l'autre extrémité du paquet de fibres d'une distance x égale à celle séparant l'objet P de la face antérieure du paquet de fibres.L'image réelle Q est agrandie par une lentille oculaire 48 en une image virtuelle Qa. L'instrument peut servir même s'il est courbé et a un rayon de courbure de l'orde de 5 cm. De plus, en ajustant les positions de l'objectif, prévu auxiliairement à l'extrémité antérieure du paquet de fibres et de l'oculai- re, un objet situé à plusieurs distances différentes peut être observé. xTRSEIE 14 Le rayon d'une substance fibreuse en verre obtenue en fondant le verre de même composition que dans l'exemple 13 à une température comprise entre 900oC et 950OC et en l'extrayant à une vitesse régulière, varie comme le montre la figure 43. Après avoir été refroidi progressivement pour en éliminer la contrainte interne, la substance est immergée dans un bain de nitrate de potassium main tenu à 460OC avec sa portion de grand diamètre dirigée vers le bas. La substance en est extraite à une vitesse variant progressivement. Les indices de réfraction de la section de la substance ainsi obterue ontune telle distribution que a diminue lorsque le diamètre croît. En utilisant cette substance comme portion conductrice de la lumière, un instrument d'optique pour l'inspection microscopique est fabriqué comme le montre la figure 42 ou 62 désigne la substance et 63 un verre protecteur. la lumière issue a'une source OC à travers un guide 64 illumine un objet P à observer. Les rayons lumineux issus ae l'objet Eénètrent dans la substance 62 et progressenten oscillant autour ae l'axe central en augmentant progressivement l'amplitude de ses oscillations. La longueur de la substance 52 est prédéterminée de façon qu'une image se forme à ltextérieur de sa face terminale.L'image Q est observée à travers l'oculaire Q, qui en donne une image virtuelle Qa. Une image brandie de grand pouvoir de résolution est obtenue grâce à cet instrument, et ce dernier peut être réduit dans le diamètre de son extrémité antérieure et doué de flexibilité si bien que cet instrument d'optique convient particulièrement à l'observation d'objets minuscules. Dans un corps optique transparent dans lequel l'indice de réfraction décroît progressivement vers la surface, proportionnellement au carré de la distance à l1axe central, il se produit rarement une différence de passages du rayon lumineux, c'est-à-dire qu'une variation de la phase et de la vitesse se produisent rarement entre deux rayons lumineux indépendants.En conséquence, le corps transparent convient parfaitement corme corps de transmission de la lumière à des fins de communication optique. Le rayon lumineux peut avoir une distribution gaussienne de l'intensité lumineuse, dont l'épaisseur est presque égale à la dimension définie principalement par le gradient ae l'indice ae réfraction du corps transparent, c'est-à-dire égal à la aimension iriliérente de son spot. D'autre part, le corps transparent tel que décrit ci-dessus doit être un élément tr pur ayant un diamètre de C,1 à Imm comme dans le cas des fibres optiques et par conséquent, doit avoir une petite taille de spot de sorte qu'il est très diffi- cile de fixer les faits suivants (1) Le rayon incident peut entrer par la face d'incidence du corps transparent sans sortir dudit corps. (2) Les rayons lumineux ayant chacun une dimension de spot presque égale à celle de son spot inhérent entrent effectivement dans le corps transparent de sorte que leurs modes coincident. Ce problème est très important en pratique dans le cas où il est utilisé dans un tel système ae comuunication optique comme proposé dans la demande de brevet japonais no 29387/1968. Cependant, selon l'invention, ce problème délicat a été simplement résolu en agrandissant la surface d'incidence du corps transparent de transmission de la lumière ayant une distribution de l'indice de réfraction selon l'invention. Dans la figure 44(A), le corps conique 1 délimité par des plans de section S1- S-1a et S2-S2a perpendiculaires à l'axe cen- tral z, est une lentille optique perfectionnée selon l'invention, et l'élément 73 est un conducteur transparent de transmission du rayon lumineux ayant un gradient de l'indice de réfraction variant comme décrit déjà. On considèrera un système de coordonnées cylin- driques dans lequel l'axe z est dirigé depuis le plan S1 - S1a vers le plan S2 - S2a.Dans ce cas, l'indice de réfraction n1 ( r, z) en un point du corps 1, peut être exprimé approximative- ment par l'équation où z est une position sur l'axe central z, r est une distance radiale à cet axe, N1(z) un indice de réfraction à la position de coordonnée (z) par rapport à l'axe central, et a1(z) est un coefficient positif défini seulement par la coordonnée (z).De plus, on suppose que N1(z) et a1(z) sont croissants monotones depuis le plan S1 - 51a vers le plan S2 - 52a D'autre part, l'indice de réfraction n2(r,z) en un point du conducteur 73 est approximative- ment représenté par l'équation n2 (r,z) = N2 (1 - a2 R ) (12) où N2 est l'indice de réfraction sur l'axe central, indépendant de z, et a2 est une constante positive indépendante de z.Dans ce cas, on suppose que les indices de réfraction du corps 1 et du conducteur 73 sont égaux en tous les points du plan S2 - 52a Comme le montre la figure 44(A), on suppose qu'un rayon lumineux ayant une distribution gaussienne de l'intensité lumineuse et ayant une ligne centrale montrée par la flèche L, pénètre en un point de l'entrée Sn - 51a de telle façon que la ligne centrale du rayon ne coincide pas avec l'axe central z.La dimension du spot du rayon incident est choisie de façon à être sensiblement égale à celle du spot innérert déterminé par la distribution de l'indice de réfraction sur le plan d'incidence S1 - Sla. LaJentille 1, a en sa partie centrale, un indice de réfraction supérieur à celui de sa portion périphérique conte le montre l'équation (ii) de sorte que la lentille 1 est convergente.Par conséquent, le rayon incident est notablemenQ dévié vers l'axe central et le coupe. après l'avoir coupé, le rayon progresse vers la portion péripnérique, mais du fait que l'indice ae réfraction diminue au fur et à mesure que l'on s'écarte ae l'axe central, le rayon est progressivement dévié et coupe l'axe central et ainsi de suite.Cette fonction a été décrite en détail aux pages 2017-2053 du no de Novembre 1965 de "The Bell System Technical Journal" (S.E. Piller). Cependant, le gradient de l'indice de réfraction de la lentille 1 augmente du plan S1-S1a vers le plan S2-S2a lorsque z augmente, si bien que la convergence augmente également le long de l'axe central lorsque z augmente. il en résulte, que le rayon progresse en oscillant autour de l'axe central et se rapproche de cet axe du fait de ltef- fet de convergence. il en résulte que l'amplitude du rayon diminue lorsque z augmente.L'amplitude de l'oscillation dépend de la déviation entre la ligne centrale du rayon incident et l'ase central à la face terminale du corps transparent 1. Lorsqu'un corps 1 ayant une grande dimension inhérente du spot à une face terminale seulement, est utilisé, il devient possible d'introduire n'importe quel rayon dans un corps 73 qui est flexible tout en évitant la déviation dudit rayon incident à la face d'incidence du corps 73. Dans le cas où la ligne centrale du rayon incident, coincide exactement avec l'axe central du corps 1, le rayon progresse sans oscillation de sa ligne centrale. La dimension du spot diminue progressivement pendant sa progression à l'intérieur du corps, et le rayon progresse dans le corps 73 en ayant une dimension de spot sensiblement égale à celle inhérente du corps 73. Comparons le cas classique pour lequel le rayon entre par une face terminale du corps transparent, ayant un gradient constant de l'indice de réfraction, avec celui où l'on utilise un corps transparent selon l'invention et décrit ci-dessus. Le cas classique est illustré par la figure 45, dans laquelle on suppose que le corps transparent 73a a une dimension de la section et une distribution de l'indice de réfraction respectivement égaux à ceux du corps 73 de la figure 44(h). Lorsqu'un rayon lumineux La ayant une dimension de spot sensiblenent égale à celle du spot inhérent au corps 73a, est émis dans le corps 73a, pendant que la déviation entre la ligne centrale au rayon et l'axe central du corps 73a est maintenue à une valeur sensiblement égale à celle du cas de la figure 44(A), le rayon progresse à travers le corps 73a de façon que la ligne centrale du rayon oscille avec une amplitude constante. La longueur d'onde de cette onde oscillante est presque égale à celle de l'onde intérieure du corps 73 de la figure 44(A), mais l'amplitude de ladite oscillation est remarquablement plus grande que celle se propageant à l'intérieur du corps 73. Lorsqu'une portion du corps transparent est recourbée, le passage du rayon est dévié vers l'extérieur de ladite portion courbée. Dans ce cas, si le rayon rencontre la paroi latérale du corps, la transmission- de la lumière est interrompue. Dans ltexemple de la figure 15, dans lequel l'amplitude du rayon à l'intérieur du corps est supérieure, il est évident que l'intersection du rayon avec la paroi latérale, du fait du pliage du corps, est susceptible de se produire avec plus de chance que dans le cas de la figure 44(A) dans lequel l'amplitude est faible. Pour décroître l'amplitude du rayon dans la figure 45, à une valeur égale à celle du rayon de la figure 44(A), il est nécessaire de faire coïncider autant que possible la ligne centrale du rayon entrant par une face terminale du corps 73a avec l'axe central du corps. En d'autres termes, avec le corps de la figure 44(A), un réglage de la position d'entrée du rayon sur la face d'incidence du corps ne nécessite pas une qussi grande précision que dans le cas de la figure 45.Naturellement, le corps 1 peut avoir une autre forme, par exemple une forme montrée par la figure 44(B), du fait que la condition mentionnée ci-dessus pour la distributionsde l'indice-de réfraction est- satisfaite. Il est évident, que le cas de la figure 44(A) - est plus avantageux que celui de la figure 44(B) parce que la dimension de la face d'incidence dans le premier cas est supérieure à celle du deuxième cas. Dans l'exemple de la figure 44(X), les cotis 1 et 73 peuvent autre constitués en toute matière transparente autre cwe le verre pourvu qu'elle soit transparente aux rayon lumineux de la longueur d'onde utilisée. La longueur du conducteur mentionné ci-dessus, est limité d'un point de vue de sa fabrication. Par conséquent, pour transmettre un rayon lumineux sur une très longue distance, la conne xion de deux ou de plusieurs conducteurs est nécessaire. Cette condition peut être réalisée pratiquement selon l'invention, en diminuant légèrement l'un au moins des deux facteurs a et N d'un au moins des conducteurs à connecter depuis la portion axiale intermédiaire vers la face terminale à connecter, lesdits conducteurs ayant une distribution de l'indice de réfraction représentée par n = N (1 - ar2), ainsi qu'il a été déjà décrit.Par exemple, N de l'un des deux conducteurs à connecter est sensiblement le même le long de sa direction axiale et seulement a dudit conducteur diminue progressivement depuis la portion axiale intermédiaire vers la face terminale devant être connectée à l'autre conducteur. Pour fabriquer facilement un tel conducteur et pour rendre flexible toutes les portions du conducteur exceptée la portion qui est voisine de la face terminale devant être connectée, il suffit d' élargir le diamètre de ladite face à une valeur supérieure à la portion intermédiaire axiale et d'effiler le conducteur depuis ladite face vers ladite portion intermédiaire axiale. Cette conicité doit satisfaire la relation d = do ( 1 + z) 1 où Z désigne la distance entre ladite face terminale et ladite portion interméaiaire axiale, d est un rayon à une distance Z de la face terminale, do est un rayon à la face terminale où Z = O et -l est une constante positive de valeur inférieure à do .Dans la portion axiale intermédiaire, il est préférable que d soit constant le long ae l'axe indépenaemment de l'équation précédente. Ceci dit, si l'inaice-de réfraction nd à la surface du conducteur est pris sensiblement constant le long de la direction axiale, et que la distribution de l'indice de réfraction dans la section perpendiculaire à l'axe central est choisis de façon à satisfaire 2 l'équation n = N (1 - au ), alors a décroît progressivement, con- formément à l'équation a = k (1 + i z)2, où k est une constante positive, depuis la portion intermédiaire axiale vers la face terfinale à cornecter, c'est-à-dire, décroît avec Z.Les variations au diamètre extérieure et de la distribution de l'indice de réfraction dans le cas de l'hypothèse précédente sont illustrées par les figures 46 à 49. La figure 46, montre la variation du diamètre extérieur du conducteur, tandis que les figures 47, 48 et 49 montrent respectivement la distribution de l'indice de réfraction le long de l'extrémité S3, des sections S4 - 54a et S5 - 55a de la figure 46. L'indice ae réfraction nO sur l'axe central et nd à la surface du conducteur sont pratiquement constants mais la valeur de a est minimal sur la face S . Cette face correspond à la surface à connecter. Dans ce cas si N est choisi de façon à décroître graduellement vers la face S3, depuis la portion intermédiaire axiale, a peut être sensiblement constant le long de la direction axiale. Les distributions dè l'indice ae réfraction sont montrés aux figures 50, 51 et 52 représentant, respectivement, les distributions à la face S3, aux sections S4 - S4a et S5 - S5a de la figure 46. Selon une autre méthode utilisant le système de connection des conducteurs, a et N aécroissent progressivement depuis la portion axiale intermédiaire vers la face terminale à connecter. Dans ce cas, le conducteur peut avoir la forme d'une tige de diamètre extérieur constant. Si l'indice de réfraction nd à la surface est choisi sensiblement constant le long ae la direction axiale , et que l'indice N à l'axe central décroît progressivement, depuis la portion intermédiaire vers la face terminale, a également décroît depuis a portion intermédiaire vers la face terminale. Dans ce cas, le diamètre extérieur et les distributions des indices de réfraction du conducteur sont représentés par les figures 53 à 56. La figure 53 montre le diamètre extérieur du conducteur, et les figures 54, 55 et 56 montrent respectivement les distributions de l'indice de réfraction à la face S6, aux sections S7 - 57a et S8 58a Les facteurs d et nd sont sensiblement constants le long de la airect-ion axiale, mais N et a sont minimum à la face S6 à connecter à l'autre conducteur.En général, dans le cas d'un corps transparent ayant, à sa section perpendiculaire à l'axe centrale, une distribution de l'indice de réfraction variant sensiblement selon l'équation n = NN (1 - ar), déjà expliquée, pour que le rayon puisse progresser avec ne dimension constante du spot dans le conducteur, il est nécessaire de faire coïncider le ra7on in- citent avec la dimension optimale du spot inhérent a la face atin- ciaence du conducteur, ladite dimension optimale Wo étant donnée par l'écuation où # est la longueur d'onde au rayon incident dans l'espace libre, N(o) est la valeur de N à la face terminale et a(o) est la valeur de a à la face terminale. ainsi qu'il a été décrit ci-dessus, si un au moins des conducteurs a la distribution mentionnée ci-dessus, la dimension optimale est agrandie, entraînant ainsi une coïncidence aisée de l'axe optique à connecter et -lne grande sureté du mode de coïnci- dence des conducteurs. De plus, étant donné que la distribution ae l'indice de réfraction du conducteur varie vers la face terminale, si les ais- tributions des indices aux deux extrémités à connecter sont choisies pour être sensiblement égales, leurs modes peuvent coïncider aisément en accolant les deux conducteurs et en faisant coïncider leurs axes optiques. Naturellement, dans le cas où les aistributions des indices aux deux faces terminales sont différentes, leur mode de coïncidence peut être obtenu au moyen d'un système de lentille convenable. n exemple ae connexion ae deux conducteurs selon le principe précédent est illustré par les figures 58 et 59. Dan l'exemple de la figure 58, un rayon 76 transmis à tra- vers un premier conducteur 74 et ayant une dimension de spot égale à la dimension optimale dudit conducteur, s'écarte progressivement et entre ensuite dans un secona conducteur 75. Ce second conduc teur 75 a une caractéristique décrite dans les figures 46 à 52 ou 53 à 56, le diamètre ou rayon introduit dans le second conducteur diminuant progressivement pendant qu'il oscille. Dans la figure 59, les conducteurs 77 et 78 correspondent aux conducteurs 74 et 75, ais les coeqducteurs 77 et 78 à la fois ont les caractéristiques décrites aux figures 46 à 52 et 53 à 56. Le rayon lumineux 79 se propageant dans le conducteur 77, pendant qu'il oscille autour e son axe optique, est convergé après qu'il ait été émis par l'extrémite ae sortie, Fuis entre en ayant un faible diamète à la face terminale du conducteur 78.Dans cet exemple, si la dimension du spot du rayon incident du second conacteur 78 coïncide avec la dimension optimale du spot dudit conaucteur, le rayon incident se propage alors à travers le conduc- teur sans osciller, mais si ces dimensions ne coïncident pas, le dit rayon lumineux progresse en oscillant comme dans la figure. En tous cas, en utilisant un conducteur ayant une grande face d'incidence de dimension ae spot optimale, il aevient possible de transmettre tout rayon lumineux à ce conducteur sans aucune fuite. Les conducteurs 74, 75, 77 et 78 peuvent être constitués en toute substance solide transparente telle que le verre, une résine synthétique et analogue. Un exemple concret correspondant à la figure 58 va être décrit ci-dessous. Une fibre ae verre composée ae 56% de SiO2, de 14% ae va20, ae 20% de T120 et ae 10% de PbO et ayant une longueur de l'ordre ae 10 m est préparée pour avoir la forme du conducteur ae la figure 58.Ce conducteur est immergé dans un bain de nitrate ae potassium tandis que la condition le long de la direction axiale varie ; il en résulte un conducteur ayant un indice de réfraction superficiel ae 1,554, un indice de réfraction axial de 1,562, lesaits indices étant constants dans une direction axiale, et une distribution de l'indice de réfraction interne obéissant à l'équation n = N (1 - ar). Si la longueur d'onde du rayon lumineux incident dans le vide est supposé égal à 0,6328 microns, la dimension optimale Wo du spot à une face terminale ayant un rayon de 0,5 mm devient de l'ordre de 17,8.10 5 mm. Si le conducteur a un rayon constant compris entre 0,1 mm et 1 mm et est préparé pour que sa distribution ae L'indice de réfraction soit égale à celle qui existe à la portion centrale du conducteur de la figure 53, la dimension optimale au spot à la face terminale devient 8,0 x 10- mm environ.En corséquence, la dimension du spot peut être agrandie selon l'invention. Un autre conducteur ayant la même distribution de l'indice de fraction que dans celle du conducteur enticnné ci-dessus, est fabriqué et Les deux faces termina- les des deux conducteurs a connecter sont polies.Les faces polies sont ensuite simplement accolées, les conducteurs étant ainsi efficacement connectés d'un point de vue optique. Dans ce cas, au moins une des faces terminales connecter est agrandie, ae sorte que la coïncidence de leurs axes optiques devient aisée, et la précision du mode ae coïncidence devient également grande puisque la dimension optimale du spot est relativement grande. Il va de soi par ailleurs oue ae nombreuses modifications de détail peuvent être apportées aux modes ae réalisation aécrits, notamment par substitution de moyens techniques équivalents, sans sortir pour autant du cadre ae l'invention. RVENDICÀT IONS 1.- Lentille optique caractérisé en ce qu'elle consiste en un élément transparent ayant une distribution de l'indice de réfraction satisfaisant sensiblement l'équation n = N (1 + ar), où N représente l'indice de réfraction au point axial situé sur une section perpendiculaire à l'axe central de l'élément, n repré- sente l'indice ae réfraction en un point radial situé à une distance r du point axial, et a est une constante positive, ledit élément ayant une surface périphérique entourant ledit axe central et deux faces terminales coupant ledit axe central. 2.- Lentille optique selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'indice est n = N (1-ar2) et en ce que la longueur de l'axe central comprise entre les deux faces terminales est choisie comprise entre les valeurs et où m est un nombre positif. 3.- Lentille optique selon la revendication 1, caractérisée en ce ou'une portion au moins de l'axe central est courbée. 4.- Lentille optique selon la revendication 3, caractérisée en ce que ledit élément a une section perpendiculaire à l'axe central, ladite section étant circulaire de rayon R, et la portion courbée de I'axe central ayant une longueur inférieure à (2a) -1/2 mesurée sur l'axe central et un rayon de courbure supérieur à (2a B) -1 5.- Dispositif de lentilles composées caractérisé en ce qu'il comporte une pluralité de lentilles optiques consistant chacune en un élément transparent selon la revendicatiop 1, ayant une distribution de l'indice de réfraction obéissant sensiblement à l'équation n = N (1 - ar2 ) , où N représente l'indice de réfraction en un point axial d'une section perpendiculaire à l'axe central dudit élément, n représente l'indice de réfraction en un point radial situé à une distance r dudit point axial et a est une constante positive, ledit élément ayant une surface périphérique entourant ledit axe central et deux surfaces terminales coupant-ledit axe central, et lesdites lentilles étant disposées de façon que leurs axes centraux coïncident sensiblement, ledit dispositif comprenant également des éléments transparents ayant chacune les faces termi- nales disposées sur des Plans parallèles opposés et ayant fin indice ae réfraction uniforme, ledit élément transparent étant disposé entre chaque paire desdites lentilles optiques, de façon à ce jie les faces terminales dudit élément transparent et es faces termina- les des lentilles optiques soient en contact. 6.- Fibrescope comportant un paquet de fibres optiques obtenu en réunissant des fibres optiques conçues pour guider une image et au moins un objectif pourvu à une extrémité dudit paquet, caractérisé en ce que ledit objectif est constitué par un élément trans- parent ayant une distribution ae l'indice ae réfraction qui satisfait l'équation n = N (1 - ar), où K est indice ae réfraction en un point axial d'une section perpendiculaire à l'axe central, n est l'indice de réfraction en un point situé à une distance r dudit point central et a une constante positive. 7.- Fibrescope selon la revendication 6, caractérisé n ce que plusieurs objectifs sont prévus à l'extrémité au paquet de fibres optiques, l'axe central d'au moins une portion desdits objectifs étant courbé de façon à entraîner la formation de plusieurs images dans le même champ de visée. 8.- Elément d'enregistrement caractérisé en ce qu'il comprend un élément tubulaire dont la distribution de l'indice de réfraction varie corformément à l'équation ae la revendication 5, et un film photo-sensible prévu sur l'une des faces terminales dudit élément transparent. 9.- Dispositif optique de transmission d'image comprenant un conducteur de transmission d'image constitué par un corps transpa- rent fibreux et un convertisseur d'image prévu au moins à une extrémité dudit conducteur caractérisé en ce ou le corps transparent a une distribution ae l'indice de réfraction qui varie conforcément à l'équation de la revendication 5. 10.- Conducteur transparent pour la transmission des rayons lumineux caractérisé en ce qu'il comporte un élément optique transparent ayant une distribution ae l'indice de réfraction qui varie conformément à l'équation de la revendication 5, l'un au moins des facteurs N et a variant légèrement le long de l'axe central dudit élément. 11.- Conducteur ae transmission d'un rayon lamineux constitué par au bovins aeuA sections connectées en série de façon à former un conducteur, chacune de ces sections étant constituée par un élément en forme ae tige transparent et fibreux et ayant une distribution de l'indice de réfraction qui varie conformément à l'équa tion de la revendication 5, caractérisé en ce que l'une au moins des deux sections à connecter est constituée par un conducteur, tel que l'un au moins des facteurs N et a dudit conducteur décroît lé gèrent vers sa ace terminale à connecter à partir d'une portion intermédiaire le long de l'axe central dudit conducteur.