La présente invention concerne les machines destinées à la fabrication de nappes feutrées à partir de fibres de natures diverses et elle concerne plus particulièrement, d'une part, un appareil de disper sion ou appareil défibreur qui sépare les fibres et les oriente d'une manière aléatoire et, d'autre part, un appareil de feutrage qui forme soit un mat unique de fibres enchevetrées, soit un feutre stratifié composé de plusieurs couches de fibres de meme nature ou de natures différentes. La machine de l'invention est notamment destinée aux industries de fabrication de la pdte à papier, du carton, et d'une manière générale à toutes les industries produisant des feuilles et des bandes non tissées en fibres naturelles ou synthétiques. L'appareil de dispersion de l'invention permet d'obtenir une meilleure ouverture des fibres longues sans endommager celles-ci et sans provoquer l'émission de poussières, ce qui donne des produits finis de meilleure qualité. L'appareil de feutrage de l'invention comprend un couvercle mobile qui permet de faire varier sélectivement le volume et la forme d'une chambre à vide pour faire varier l'orientation relative des fibres du mat feutré produit par la machine. Conformément à l'invention, l'appareil de feutrage comprend une chambre dont la première extrémité ouverte reçoit les fibres, un convoyeur poreux circulant transversalement dans l'ouverture de la seconde extrémité de la chambre, un dispositif de succion qui aspire les fibres contre la surface du convoyeur pour qu'elles forment un mat de fibres enchevetrées et un couvercle réglable associé à la chambre et qui permet de faire varier sélectivement le volume et la forme de celle-ci pour-modifier l'orientation relative des fibres dans le mat formé sur le convoyeur. Ce couvercle amovible peut etre un élément unique ou être composé de plusieurs volets articulés coopérant les uds avec les autres. Conformément àl'invention, l'appareil. de dispersion qui sépare les fibres et les oriente de manière aléatoire, comprend un carter, un dispositif d'alimentation introduisant les fibres non séparées dans le carter, des dents rigides fixes disposées dans le carter et retenant les fibres liées les unes aux autres, et un rouleau rotatif muni de plusieurs doigts flexibles individuels s'engageant entre les dents fixes pour tirer la matière retenue par celles-ci afin de diviser cette matière en fibres individuelles libres orientées aléatoirement. De préférence, les doigts flexibles sont des poils constitués-par des fils coudés Le rouleau de dispersion comprend un tambour recouvert d'une bande de support et des doigts flexibles faisant saillie sur sa surface extérieure.La bande de support est disposée en hélice autour du tambour et elle est montée en tension Les doigts flexibles comprennènt une première branches reliée au tambour et une seconde branche libre faisant un angle prédéterminé avec la première branche. L'invention sera décrite en détail ci-sprès, en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs e.t sur les-quels - la figure 1 est une vue schématique dsune installation de fabrication d'un feutre stratifié équipée des appareils de l'invention; - la fifugure 2 est une élévation latérale d'un nappa reil de formage incorporé dans l'installation représentée sor la figure 1; - la figure 3 est une coupe à grande échelle du couvercle réglable de la chambre à vide de l'appareil représent-é sur la figure 2; - la figure 4 est une vue en plan partielle du coucr- cle représenté sur la figure 3;; - la figure 5 est une vue en perspective à grande échelle de la chambre à vide représentée sur la figure 2; - la figure 6 est une coupe partielle du mode de fixation d'un des joints d'étanchéité de la chambre représentée sur la figure 5; - la figure 7 est une coupe partielle montrant un autre joint isolant la chambre à vide de l'atmosphère; - la figure 8 est une vue schématique d'un appareil de feutrage produisant un mat stratifié; - la figure 9 est une élévation avec coupe partielle d'une première forme de réalisation de l'appareil de dispersion équipant l'installation représentée sur la figure 1;; - la figure 10 est une élévation schematique Illustrant le système de-commande du tambour de dispersion représenté sur la figure s - la figure 11 est une vue schématique illustrant le système de commande des rouleaux de tirage de l'appareil de dispersion représenté sur la figure 9; - la figure 12 est une vue à grande éclielle du train d'engrenages du système de commande représenté surla figure 11; - la figure 13 est une coupe grande celle des lames dentées de l'appareil représenté sur la figure 9; - la figure 14 illustre une autre forme de réalisation de l'appareil de dispersion de l'invention;; - la figure 15 est une vue en bout partielle illustrant le mode de fonctionnement de l'appareil de dispersion représenté sur la figure 14; - la figure 16 est une élévation illustrant une modification des plaques d'alimentation de l'appareil représenté sur la figure 14; - la figure 17 illustre une autre forme de réalisation d'un appareil de dispersion pouvant être incorporé à l'installation représentée sur la figure 1; - la figure 18 est une vue en bout partielle de l'appareil représenté sur la figure 17; - la figure 19 est une vue schématique d'un appareil de dispersion à rouleaux jumelés; - la figure 20 est une vue schématique d'un appareil à feutrer produisant un mat stratifié comprenant trois couches de fibres; - la figure 21 est une vue schématique d'une autre forme de réalisation d'un appareil de feutrage formant des mats à couches multiples;; - la figure 22 est une vue en perspective d'une variante du couvercle de la chambre à vide; - la figure 23 est une élévation d'un appareil de feutrage muni du couvercle réglable représenté sur la figure 22; - - la figure 24 est une vue en bout de l'appareil.repré- senté sur la figure 23; - la figure 25 est une élévation latérale avec coupe partielle d'une autre forme de réalisation de l'appareil de feutrage de l'invention; - la figure 26 est une élévation latérale du tambour représenté sur la figure 25 et montrant notamment la forme des doigts flexibles; et - la figure 27 est une vue en perspective du tambour défibreur et de ses doigts flexibles.. Dans l'installation représentée sur la figure 1, la machine de feutrage 30 comprend plusieurs entrées 30A, 30B et 30C et une sortie commune 30D. Les trois entrées de la machine peuvent etre alimentées en fibres de matières et de caractéristiques différentes pour produire un feutre stratifié d'un type donné qui s'évacue de la machine par la sortie 30D. Chaque entrée 30A, 30B et 30C communique de préférence avec la sortie d'un distributeur défibreur correspondant 32A, 32B et 32C. Chaque entrée 30A, 30B et 30C communique également avec un appareil de dispersion correspondant dustype représenté sur les figures 9 à 16. Des appareils principaux de disp.er;sion ou appareils de défibrage sont logés dans la partie supérieure du carter de la machine de feutrage 30. Si on le désire, une goulotte vibrante XV (figure 8) peut etre placée dans la partie supérieure du carter de la machine, sous l'entrée centrale 30B pour alimenter la section de feutrage en matière pulvérulente ou granulée. Les différentes matières choisies arrivent respectivement dans les distributeurs défibreurs 32A, 32B et 32C par des conduits corres pondant 44A, 40A et 36A. Ainsi, par exemple, le conduit 44A est relié à un granulateur 44 alimenté par un rouleau 42 de matière première le conduit 4QA est relié à une déchiqueteuse 40 alimentée en feuilles de matières 38, et le conduit 36A est relié à un ouvreur 36 alimenté en balles de matières 34. De ce fait, le feutre stratifié evacué par la sortie 30D de la machine 30 peut etre composé de matières premières se présentant sous au moins trois formes différentes, ctest-à-dire sous forme de balles, de feuilles ou de rouleaux. Bien entendu, si le stratifié comporte plus de trois mats feutrés l'installation doit comporter un nombre de distributeurs supérieur à trois. En outre, la nature meme de la matière première peut varier Par exemple on peut utiliser simultanément des balles de fibres de verre, des feuilles de papiéret des rouleaux de bandes de matières plastique. Bien entendu, le nombre des combinaisons possibles n'ost pas limitatif de l'inven- tion. Comme on le verra ci-après, la machine à feutrer 30 et/ou les appareils de défibrage placés sous les entrées 30A, 30B, 30C ainsi que dans le groupe distributeur 32 peuvent comporter des dispositifs d'admission de fluides tels que des liants ou d'autres produits chimiques qui doivent etre incorporés à certaines des couches de fibres du feutre stratifié. La sortie 30D de la machine 30 est alignée avec la série des appareils de post-traitement montées cascade dans la ligne de fabri- cation. Dans l'exemple représenté sur la figure 1, ces appareils de posttraitement comprennent deux fours 46 et 50 à haute énergie thermique, un appareil d'enduction 48 et un appareil de calandrage ou de gaufrage 52. Bien entendu, la ligne de fabrication peut comporter des appareils annexes d'un autre type couramment utilisé dans de telles fabrications. Les fours,46 et 50 peuvent comporter des dispositifs de chauffage par rayons ultraviolets, par rayons infrarouges, par hyperfréquence, par ultrasons, etc et, d'une manière générale, tout dispositif fournissant la chaleur intense réglable nécessaire à la maturation, au séchage ou à la fusion des fibres ou des particules et des liants utilisés pour renforcer le produit fini. Le four de chauffage 58 est situé immédiatement en aval de la sortie 30D de la machine 30. Ainsi, le feutre stratifié produit par la machine 30 passe d'abord dans le four 46 et subit un premier traitement approprié tel qu'un séchage, une cuisson ou une fusion. Par exemple, si un liant a été intercalé entre les couches feutrées du stratifié ou incorporé à l'une ou à plusieurs de ces couches, ce liant fond et se solidifie après que le stratifié a passé dans le four 46. Le stratifié passe ensuite dans l'appareil d'enduction 48 qui enrobe une ou ses deux surfaces extérieures d'une couche de matière appropriée. Le stratifié ainsi enrobé passe ensuite dans le second four de chauffage 50 dans lequel s'effectue l'opération de sdchage, de cuisson ou de fusion de l'enrobage, A sa sortie du four 50, il passe dans la calandre 52 qui effectue par exemple une opération de gaufrage, puis le produit fini passe ensuite dans un poste de découpage, de bobinage ou un autre poste de finition non représenté, Les figures 2 à 7 représentent un appareil de feutrage qui forme un des mats du stratifié produit par la machine 30 incorporée dans l'installation représentée sur la figure 1. Ces appareil de feutrage comprend une chambre à vide 56 dont l'extrémité supérieure comporte une ouverture 56A. Les fibres entratnées par un courant d'air entrent dans la chambre 56 par l'ouverture 56A. De préférence, la paroi arrière 56B de la chambre 56 est recouverue d'un revetement conducteur 56D. En établissant une différence de potentiel appropriée E entre les extrémités inférieure et supérieure du revêtement 56D, on crée un écoulement laminaire d1électrons le long de la surface intérieure du revetement qui empeche les fibres d'adhérer à la paroi arrière 56D.Les parois latérales 56E de la chambre 56 ont une forme sensiblement triangulaire, De préférence, la surface intérieure des parois latérales 56E est recouverte d'une plaque d'usure amovible 82 fixée dans les angles par des goujons 84 (figures 5 et 6). Le fond de la chambre 56 est également ouvert et délimite une zone de feutrage 56C située immédiatement au-dessus de la courroie poreuse 54 d'un convoyeur qui sera décrit ci-après. Comme on le voit sur la figure 7, un joint fixé le long du bord inférieur de la paroi arrière 56B assure l'étanchéité entre celle-ci et la courroie poreuse 54. Ce joint est constitué par une tige cylindrique :86 sur laquelle une bande de matière souple 86A est repliée en it vers le haut Les deux bords libres de la bande sont superposés et sont fixés le long du bord inférieur de la paroi 56B par des goujons 90. Ce joint est renforcé par une bande d'appui rigide 88 qui l'empêche de fléchir en sens inverse du sens de défilement de la courroie 54 Ce joint représenté sur la figure 7 est disposé sur toute la longueur du bord inférieur de la paroi arrière 56B et isole la chambre 56 de l'atmosphère. On voit sur les figures 2 à 4 que la paroi avant de a chambre 56, c'est-à-dire celle qui est opposée à sa paroi arriire 56B, comporte une ouverture munie d'un couvercle 58 articulé sur l'axe 57 d'iine charnière 58B. De préférence, le couvercle 58 est en matière plastique transparente et son bord inférieur 58C qui est arrondi vers l'extérieur est au voisinage immédiat de la zone de feutrage 56C de la courroie 54 Le bord supérieur du couvercle 58 en matière plastique est engagé dans une fente longitudinale du bras inférieur de la charnière 58B. Le couvercle 58 est également muni de deux joues latérales 58D disposées le long de ses bords longitudinaux et qui sont perpendiculaires à son plan général la surface extérieure des joues latérales 58D est revêtue d'une bande souple d'étan chéité 59 dont la fonction sera décrite ci-après. Des barres de blocage 80 sont montées entre les deux joues latérales 58D. Chaque extrémité d'une barre 80 comprend une section de diamètre réduit 80C engagée dans un trou correspondant de la joue voisine et dans le trou central d'une came fixe 80B montée contre la anrface intd- rieure de la joue.Une came rotative 80A montée sur la seçtion 80E Un levier 58A fixé sur chaquecame 8OA permet de faire tourner celle-ci sur la section 80C de la barré de manière que les faces de contact des deux cames coopèrent pour repousser les joues latérales 58D contre la paroi latérale correspondante 56E de la chambre 56. Du fait que la surface extérieure des joues latérales 58D est recouverte d'une bande d'étanchéité souple ayant un coefficient de frottement élevé, on peut faire pivoter le couvercle 58 autour de l'axe de la charnière 58B et le verrouiller ensuite dans la position angulaire choisie au moyen des leviers 58aux On peut ainsi faire varier à volonté la distance comprise entre le bord inférieur arrondi 58C du couvercle 58 et la surface supérieure de la courroie poreuse 54 ainsi que la capacité totale de la chambre 56. Ce réglage permet de faire varier la densité ou l'épaisseur du mat fibreux qui se forme dans le fond de la chambre 56. La variation de la capacité de la chambre 56 provoque une modification de la turbulence des fibres circulant dans la chambre.Ainsi, en réglant la position du couvercle 58, on peut obtenir des feutres ayant des structures différentes, c'est-à-dire que es fibres peuvent etre soit alignées parrallèlement les unes aux autres sur la largeur du mat, soit orientées aléatoirement ou disposées "en chevrons c'est-à-dire entrecroisées en V. Comme on le voit sur la figure 2, des ajutages 78 permettent de projeter un produit chimique tel qu'un liant sur les fibres qui circulent dans la chambre à vide 56. Comme mentionné ci-dessus, la courroie poreuse 54 circule sous la chambre 56, c'est-à-dire dans la zone de feutrage 56C. Une caisse à dépression 60, disposée immédiatement au-dessous de la zone de feutrage 56C, au voisinage immédiat de la face inférieure de la courroie 54, communique par un conduit 61 avec une source de vide non représentée. Le vide créé dans la caisse 60 exerce un effet de succion qui aspire les fibres entratnées par l'air dans la chambre 56 contre la surface supérieure de la courroie 54 dans la zone de feutrage 56C et les fibres se déposent sur la face supérieure de la courroie en formant un mat feutré. L'air débarrassé des fibres traverse la courroie 54 et est aspiré dans la caisse 60 par la source de vide. Comme on le verra ci-après, cet air peut etre à volonté soit évacué dans l'atmosphère, soit purifié et recyclé. La courroie poreuse sans fin 54 passe sur plusieurs rouleaux fous 62, sur un rouleau entratné 70 et sur un rouleau tendeur 64. Le rouleau entraîné 70 est commandé par une transmission à vitesse de sortie variable. De préférence, des gicleurs 66 disposés à l'intérieur du circuit de la courroie 54 projettent de l'air contre celle-ci et une seconde caisse à vide 68 disposée en face des gicleurs 66 de l'autre côté de la courroie, facilite le nettoyage de la courroie poreuse 54. Un rouleau de décollage 72 est disposé au voisinage de la sortie de la chambre 56, immédiatement en aval du rouleau entraîné 72 et deux rouleaux presseurs 74 dont l'écartement est réglable disposés immédiatement au-dessous du rouleau décolleur 72 compriment entre eux le mat fibreux formé dans la chambre 56 à sa sortie de celle-ci avant qu'il se dépose sur un convoyeur d'évacuation 76. Les fibres entrainées par le coùrant d'air entrent dans la chambre 56 par son ouverture supérieure 56A. Les ajutages 78 projettent un liant ou un produit approprie sur les fibres circulant dans la chambre. La position angulaire du couvercle 58 a été préalablement réglée au moyen des leviers de verrouillage 58A en fonction de la structure que l'on désire donner au mat formé par l'appareil de feutrage. La dépression régnant dansla caisse à vide 60 aspire les fibres contre la face supérieure de la courroie 54 qui circule sous la chambre 56 et ces fibres forment un mat sur la courroie dans la zone de feutrage 56C. Le rouleau entrain 70 dont la vitesse est réglable entrain la courroie 54 qui extrait le mat fibreux continu de la chambre 56 en le tirant sous l'extrémité inférieure arrondie 58C du couvercle 58. Le mat passe ensuite sur le rouleau décolleur 72 puis entre les rouleaux presseurs 74.L'écartement des rouleaux 74 est réglé de manière à comprimer le mat pour lui donner la desdite voulue. Le feutre fini se dépose finalement sur le convoyeur d'évacuation 76 qui 1'entratne vers l'appareil suivant'de la ligne de fabrication ou vers une machine d'embållage. L'appareil d'emballage représenté sur la figure 7 comprend un feutre composé d'un mat unique. Deux ou plusieurs appàreils du type qui vient d'!tre décrit peuvent etre groupés en un seul appareil pour produire un feutre stratifié. Dans l'exemple représente sur la figure 8, l'appareil 30 combiné est par exemple destiné à la fabrication de serviettes bon marché destinées à etre jetées après avoir été utilisées. Dans cet exemple l'appareil 30 comprend deux dispositifs de feutrage A et B. Des fibres dispersées de rayonne de 1,-5 denier et d'une longueur d'environ 3 cm sont introduites dans l'enceinte de formage XA du dispositif de feutrage A. La dépression créée par la caisse à vide 60 aspire les fibres contre la courroie poreuse de manière à former un mat de fibres orientées aléatoirement. Un liantapproprié, qui est en général une combinaison d'hydrocarbures destinée à imperméabiliser le mat est projeté contre les fibres dans la chambre 56 par le gicleur 78. Ce liaS enrobe les fibres individuelles entratnées par l'air au niveau du gicleur 78 avant qu'elles ne se déposent sur la courroie 54 en formant le mat 96. La densité, l'épaisseur et l'oriente tation des fibres sont déterminées par la position du couvercle mobile 58, par le débit de l'air dans la chambre 56, par la vitesse à laquelle il traverse la courroie 54 et par la valeur de 1à dépression créée dans la caisse à vide 60 et qui est par exemple réglée par le dispositif représenté sur la figure 24.On peut augmenter la densité du mat et par conséquent améliorer la liaison des fibres en comprimant le mat entre deux rouleaux presseurs chauffés ou refroidis (non représentés) voisins de la chambre 56, avant la projection d'un fluide de traitement par une rampe 96. Simultanément, on forme un autre mat dans le second dispo sitif de feutrage B. Dans ce cas, le gicleur 78 du dispositif 8 projette un liant d'un autre type qu'un hydrocarbure, tel que par exemple un alcool poly vinylique additionné d'un agent d'accélération de traitement. Les deux mats ainsi formés se déplacent l'un vers l'autre et passent ensemble entre deux rouleaux presseurs 74. Un produit additionnel absorbant tel que de la pulpe de bois finement divisee est déposé périodique- ment entre les deux mats par un distributeur vibrant 95 avant leur passage simultané entre les rouleaux presseurs 74. La distribution cyclique de la pulpe de bois est réglée de manière à créer une couche d'épaisseur uniforme entre les deux feutres, cette couche ayant une largeur et une longueur tellesqu'elle ménage des marges libres latérales et transversales d'une largeur suffisante dans le stratifié. Les marges libres des deux feutres sont liées par compression par un dispositif classique non représenté. Ainsi, les serviettes absorbantes composées chacune de plusieurs couches et liées les unes aux autres sont fabriquées en continu et s'évacuent vers une machine classique de découpage et vers un poste d'emballage. Le procédé classique de fabrication de serviettes à jeter consiste à déposer des couches séparées de matière absorbante entre deux bandes prétraitées dont l'une est perméable et l'autre imperméable à l'eau. Les serviettes ainsi produites comprennent une face supérieure perméable qui permet à l'humidité d'etre absorbée par les couches inférieures et une face inférieure imperméable qui est en général constituée par une pellicule de matière plastique retenant l'humidité à l'intérieur de la structure de la serviette. Ce procédé classique- met en oeuvre, d'une part, une instal lation classique de fabrication de papier et, d'autre part, une installa tion classique d'extrusion de matière plastique. Ce matériel; ainsi que le matériel annexe destiné à associer les différentes bandes poùr fabriquer les serviettes,représentent un investissement considérable. L'appareil de l'invention représenté sur la figure 8 permet également de fabriquer des stratifiés autres que des serviettes. Ainsi, par exemple, des bandes additionnelles 92, 93 et 94 se dévidant à partir de rouleaux peuvent etre plaquées contre les surfaces extérieures des feutres pour constituer un stratifié d'un type déterminé Dans la variante représentée sur la figure 20, trois appareils de formage XA', XB' et XC' sont montés en série dans un meme plan horizontal. Les feutres individuels produits par chaque appareil se déposent en se superposant sur la surface du convoyeur commun 76.Ainsi, le stratifié produit par l'appareil de la figure 20 se compose de trois couches diffé- rentes de feutre, Dans la variante représentée sur la figure 21, chaque enceinte de feutrage XA, XB et XC est associée à une courroie poreuse 54 et à une caisse à vide 60. Les fibres sont introduites dans les enceintes de feutrage X et XB et des particules fines sont introduites Sans l'enceinte XC Dans l'exemple représenté sur la figure 21 les fibres introduites dans l'enceinte XB forment un feutre B qui est d'abord traite au moyen d'un agent convenable puis passe entre deux rouleaux presseurs 300 et entre dans l'enceinte suivante XC.Des particules de matiEres Pelie que de la pulpe de bois se déposent dans l'enceinte XC entre deux rouleaux d'étanchéité 302. Du fait de la succion créée par la caisse s vide 60 dans l'enceinte XC, ces particules ou fines se répartissent sur la surface du premier feutre ss et forment une seconde couche sur celui-ci. Un liant approprié peut également etre introduit dans l'enceinte XC. le stratifié qui comprend le feutre B et la couche de fines, passe ensuite entre deux rouleaux presseurs 304 en meme temps que le feutre A formé dans l'enceinte de feutrage XA et qui a passé entre deux rouleaux presseurs 306. Ainsi, à la sortie des rouleaux presseurs 304, le stratifié à trois couches est entie- rement terminé. Les exemples illustrés par les figures 8, 20 et 21 ne sont nullement limitatifs de l'invention. Celle-ci permet de réaliser n'importe quelle combinaison appropriée de fibres, de particules, de liant, etc. pour-realiser des stratifiés de types divers. L'appareil de feutrage représenté partiellement sur les figures 22 à 24 comporte un couvercle réglable d'un type différent. Cet appareil comprend une chambre de feutrage 56 qui comporte une ouverture supérieure 56A par laquelle les fibres entratnées par un courant d'air entrent dans la chambre 56,une paroi arrière 56B et deux parois latérales 56E. Le fond de la chambre 56 est également ouvert et délimite la zone de feutrage 56C sur la surface supérieure de la courroie poreuse 5. Une caisse à vide 60 disposée immédiatement au-dessous de la zone de formage 56C du cOté opposé de la courroie 54 se prolonge vers l'aval au-delà de la zone de feutrage 56C en délimitant une zone 56F sous la courroie. La caisse à vide 60 est reliée par un conduit 61 à une source de vide non représentée.Les parois latérales 60A de la caisse à vide sont en pente logarithmique vers le conduit 61, comme on le voit sur la figure 24. Le vide qui règne dans la caisse 60 crée un effet de succion qui aspire les fibres entraidées par l'air dans la chambre 56 contre la face supérieure de la courroie 54 dans la zone de feutrage 56C et,de ce fait, les fibres se déposent sur la courroie 54 en formant un feutre ou mat. L'air qui transporte les fibres traverse la courroie 54 et est aspiré par la source du vide. Cet air peut etre rejeté à l'atmosphère ou etre épuré et recyclé. La courroie sans fin 54 passe sur un rouleau fou. 52 et sur un rouleau entrainé 72. Elle passe également sur divers rouleaux non repère sentés, tels que des rouleaux de renvoi et un rouleau tendeur. Elle passe également dans un dispositif de nettoyage qui est par exemple du type décrit ci-dessus en regard de la figure 2. La caisse à vide 60 comprend une plaque supérieure 60B qui comporte deux ouvertures réglables 60C et 60B disposées im:nédiatcment sous la courroie 54 et qui sont séparées par une section pleine de longueur réglable 60E. La section réglable 50E est une plaque coulissante dont la position est réglable,ce qui permet de modifier la longueur des ouvertures 60B et 60C. Dans une variante, la section 60E comprend deux pièces mobiles l'une par rapport à l'autre, ce qui permet de régler individuellement la longueur des deux ouvertures 60B et 60C. Le réglage des ouvertures permet de modifier le débit de l'air dans la zone de feutrage 56C.De préférence, la longueur de l'ouverture 60B est réglable dans une plage comprise entre environ 12 et 36 mm L'appareil de feutrage représenté sur les figures 22 et 23 comprend un couvercle-réglable 58'. Le couvercle 58' est opposé à la paroi arrière 56B de la chambre 56 et ferme son cOté avant. I1 comprend une première section réglable 59A qui est articulée et est montée excentriquement sur la partie supérieure de la chambre par l'axe 57 d'une charnière 56B fixée transversalement au sommet de la chambre 56. Comme on le voit sur la figure 23, la section 59A délimite la zone de feutrage 56C.Du fait qu'elle est articulée excentriquement, lorsque la section 59A pivote vers la paroi arrière 56B, elle se déplace également vers le haut. De toute manière, quelle que soit la manière dont la section 59A est montée, lorsque sa position angulaire varie par rapport à la chambre 56, la capacité de la chambre varie également. Le couvercle 58' comprend également une seconde section réglable 59B articulée par une charnière 58B' sur la partie inférieure de sa pre mière section 59A.On peut modifier sa-position en la faisant pivoter par rapport à la première section 59A. La seconde section 59B surplombe la zone aval 59F de la caisse à vide 60 et recouvre l'ouverture aval 60B de celle-ci. Le couvercle 58' comprend des éléments de blocage qui verrouillent sélectivement les deux sections 59A et 59B l'une par rapport à l'autre et par rapport à la chambre 56 et à la courroie 54 Ainsi, la premiéresection 59A peut etre positionnée sélectivement pour faire varier ltespace compris entre son extrémité inférieure 59A et la courroie 54 ainsi que le volume total de la chambre 56. Ce réglage permet de modifier la densité ou l'épaisseur du feutre formé dans la zone 56C de la chambre 56. Toute variation des dimensions de la chambre 56 modifie la turbulence et la vitesse des fibres tombant dans la chambre 56. Ainsi, en réglant la position de la première section 59A, on peut obtenir des feutres de diff6- rents types dont les fibres sont soit orientées, soit aléatoirement, soit sensiblement parallèles les unes aux autres, soit disposées en chevrons, soit entrecroisées. Lorsque la section inférieure 59B du couvercle est écartée de la courroie 54, l'air extérieur peut passer entre sa surface inférieure et la courroie et entre dans la zone de feutrage 56C en venant en contact avec le mat formé sur la courroie. L'effet de succion résultant créé entre la partie du couvercle et la courroie 54 risque d'empêcher le feutre entre entrainé par le convoyeur et de perturber l'orientation des fibres du feutre formé. Conformément à.l'invention, ce risque est éliminé par le fait que la seconde section 50B est au-dessus de l'ouverture 60B de la caisse à vide qui est située en aval de la zone de feutrage. Ainsi, la seconde section 50B peut etre positionnée pour dériver le courant d'air qui passe sous la section 59B dans l'ouverture 60B et l'empocher ainsi de venir en contact avec le feutre-en cours de formation. De préférence, la section 50B comprend également un rouleau relativement lourd qui repose sur le feutre entratné par la courroie et qui le comprime tout en empêchant le passage de l'air ambiant vers les ouvertures 60E et 60C de la caisse à vide. Dans l'exemple représenté sur les figures 22 et 23, la première section 59B du couvercle comprend deux joues latérales 58D disposées le long de ses bords et orientées sensiblement perpendiculaire ment à sa surface. Des barres de blocage 80 sont montées entre les ouca latérales 58D. Chaque barre 80 est munie d'une came rotative 80A qui coopère avec une came fixe 80B montée sur la joue 58D et son extrémité de diamètre réduit passe dans les deux cames 80A et 80B et est engagée dans un trou correspondant de la joue 58D. Un levier 58A fixé dans chaque came 80A permet de faire tourner celle-ci pour qu'elle prenne appui sur la came fixe B afin de repousser vers l'extérieur la joue latérale 80B et que celle-ci se plaque contre la paroi latérale correspondante 56E de la chambre 56. La face extérieure de chaque joue 58D est munie d'une bande d'étanchéité en matière souple à haut coefficient de frottement.De cette manière, on peut faire pivoter la première section 59A du couvercle et la verrouiller dans une position angulaire prédéterminée au moyen des leviers 58A. La seconde section 58B du couvercle est sensiblement iden tique à la première section 59A et comprend également des joues latérales et un dispositif de verrouillage analogue à celui qui vient d'etre décrit. Comme on le voit sur la figure 22, la première section 59A du couvercle comprend une plaque de matière plastique 58" dont chaque bord latéral est engagé sur toute sa longueur dans une rainure correspondante de la partie arrière des joues laterales 58D, c'est-à-dire au voisinage de leur bord orienté vers la paroi arrière 56B de la chambre. De mime, la seconde section 59B comprend une plaque de matière plastique 59"' dont les bords sont respectivement engagés dans des rainures voisines des bords avant des joues latérales 59B. oeacc à cette disposition, les éléments du couvercle 58' n'empêchent pas la formation du mat dans la zone de feutrage dans la zone 56. La figure 24 est une vue en élévation du dispositif d'aspiration représenté sur la figure 23. I1 comprend un caisson.creux rectan gulaire.98 orienté verticalement et accolé à un chassis creux comprenant ,des traverses 116 et des montants 110 qui supportent le rouleau cntratné 70 du convoyeur. La caisse à vide 60 est reliée par une gaine 61 à l'enceinte intérieure du caisson vertical 98 qui est mun,i d'un registre réglable 112 et d'une porte de visite 114 servant à évacuer les particules tombant dans le fond du caisson.Un dispositif 104 aspire l'air dans la caisse 60 en aval du registre 112 par un conduit 100 et un filtre 102.d'un type classi que qui est équipé de préférence d'un désodoriscur. Une vanne d'echappe ment 108 munie d'un dispositif de réglage 108A permet sélectivement d'évacuer l'air à l'atmosphère ou de le recycler dans l'appareil de feutrage. Conformément à l'invention, la caisse à vide 60 comporte un dispositif qui règle la circulation de l'air pour que les particules se déposent uniformément sur la courroie convoyeuse 54. Ce dispositif de réglage comprend un déflecteur fixe 61A maintenu par des entretoises à l'écart des parois de la caisse 60. Un volet déflecteur articulé 61B est relié par une charnière 61C au déflecteur fixe 61A. De préférence, la charnière 61C est au voisinage de la partie centrale de la caisse 8 vide 60 pour faciliter le réglage de l'écoulement de l'air Ce dispositif de réglage 61D comprend une tige de commande 61E et une poignée extérieure 61F qui permet de modifier l'inclinaison du volet articulé 61B.De cette manière, la circulation de l'air dans la caisse à vide peut etre dirigée au mayen du volet articulé et du déflecteur fixe pour que la couche de fibres déposée sur la courroie 54 soit d'épaisseur uniforme. Du fait que la caisse à vide est montée en porte à faux, il s'établit un gradient de pression entre les deux bords de la courroie poreuse 54, ce qui peut entrainer une répartition non uniforme es fibres sur la surface de la courroie. Si on soulève le volet articulé 61B, l'air s'écoule plus vide du c8té gauche de la caisse à vide, selon la figure 24 et la densité de la partie gauche du feutre formé sur la courroie peut etre augmentée jusqu'd ce qu'elle soit égale à celle de sa partie formée sur le coté droit.Au contraire, si la densité de la partie gauche du feutre est plus grande que celle de sa partie droite, on abaisse le volet articulé 51B jusqu'à ce que la densité de sa partie gauche soit sensiblement égale à celle de sa partie droite. Les figures 9 à 19 illustrent différents modes de réalisation de l'appareil de défibrage ou de dispersion des fibres de l'nventiom Dans sa première forme de réalisation representée sur les figures 9 à 13, l'appareil de défibrage comprend un carter 140 délimité par deux parois latérales verticales 142 et des parois inférieure et supérieure non représentées. Un bAti rectangulaire disposé entre les deux parois latérales 142 supporte le palier 176 d'un demi-arbre 178 muni d'un pignon 182. Le carter 140 comprend plusieurs canaux 144, 146 et 168 qui permettent d'introduire différents éléments dans l'appareil, Ainsi, par exemple, de l'air, des liants ou d'autres produits de traitement peuvent etre introduits dans les entrées 144A et 168A des canaux et etre dirigés par ceux-ci vers les fibres passant dans l'appareil. En outre, un registre 164 permet d'introduire un gaz ou de l'air sous pression dans l'entrée 166A du canal 166. De préférence, les entrées 144A, 166A et 168A sont munies d'un dispositif de réglage qui permet de modifier l'effet de dispersion en faisant varier l'équilibre des pressions dans l'appareil et la vitesse d'entratne- ment des fibres dans celui-ci. Un mat fibreux 146 peut etre introduit dans le carter 140 soit par deux rouleaux de tirage 152 et 154 tournant en sens opposé qui le dirigent vers un délecteur 156, le renvoyant vers le bas, soit par le seul rouleau inférieur 154 qui serre le mat contre une plaque de guidage 148. On voit que l'appareil de l'invention comporte plusieurs points d'entrée de la matière première et des différents produits de traitement, ce qui lui donne une grande souplesse d'utilisation. Comme on le voit sur les figures 9 et 13, l'appareil comprend plusieurs rangées étagées de dents triangulaires 158, analogues à des dents de scie montées sur une plaque réglable de support 150. Les dents 158 sont au voisinage des plaques de guidage 148 et 156 et des rouleaux de tirage 152 et 154. De cette manière, le mat fibreux 146 entran.t dans le carter 140 est retenu par les dents 158. Un rouleau défibreur 160 tourne au voisinage immédiat des dents 158. Le rouleau 160 comprend de nombreux doigts flexibles constitués par des fils 164A dont la base est noyée dans un tissu caoutchouté enroulé sur la surface extérieure du tambour ou corps du rouleau 160. Les fils 160A passent entre les dents 158 et dégagent les fibres de celles-ci en les séparant les unes des autres. Les doigts flexibles donnent un effet de bouclage qui augmente la liaison mutuelle des fibres dans le produit fini. L'orifice de sortie 172 de l'appareil est muni de plaques latérales finement polies de manière à empÊcher l'adhérence des fibres sur leurs surfaces. Crache aux canaux multiples 144, 166 et 168 de l'appareil, différentes matières peuvent etre introduites en n'importe quel point désiré du carter 140. Le canal 144 permet d'introduire un produit de traitement au voisinage du rouleau défibreur 160 de manière que ce produit se mélange intimement aux fibres dégagées des dents 158 par le rouleau 160. Le canal 168 permet au contraire d'introduire un produit de traitement approprié dans le carter 140 au-dessous du rouleau défibreur 160, de manière à enrober les fibres dispersées et isolées. La longueur des fils flexibles 160A du rouleau défibreur 160 peut varier entre 9,5 mm et 76 mm en fonction des caractéristiques de la matière première traitée. Le rouleau 160 se nettoie pratiquement automatique ment sous l'effet de l'air passant entre les fils 160A et de la force centrifuge créée par sa rotation. De ce fait, certaines fuites d'air atmosphérique dans le carter 140 peuvent Être tolérées et, dans certains cas, peuvent Être mises à profit. L'effet d'auto-nettoyage du rouleau 160 est amélioré lorsque sa vitesse de rotation est supérieure à 900 tr!mn L'expérience montre également qu'on peut modifier l'orientation des fibres en faisant varier la vitesse de rotation du rouleau. Le dispositif représenté sur la figure 10 commande la rotation du rouleau 160. Il comprend un moteur électrique 161 accouplé a l'arbre du rouleau 159 par une courroie trapézoSdale 165 et des poulies 163. Bien entendu, le rouleau 160 peut Être entraîné d'une manière différente. Le dispositif de commande des rouleaux de tirage 152 et 154 est représenté sur les figures 11 et 12. il comprend un moteur électrique réversible à vitesse variable 188 dont l'arbre de sortie 190 est accouplé à deux transmissions 192 et 1 & . La transmission 192 est elle-n.uc-me accouplée à l'arbre d'entrainement 178 dont une extrémité est reliée par une chaine 196 à l'arbre du rouleau d'étirage 154 et dont l'autre extrémité est accouplée par une channe 182 au second rouleau d'étirage 152.Conne on le voit sur la figure 18, la transmission 182 est reliée au rouleau de tirage 152 par un train réducteur qui comprend deux pignons 184 et 186. I1 faut noter que le dispositif de commande des deux rouleaux de tirage 152 et 154 peut être réalisé d'une manière différente, sans sortir du cadre de l'invention. Lorsque la matière première est constituée par un mat de fibres bien ouvertes 146, elle passe entre le rouleau de tirage 154 et la plaque de guidage 148 et elle est prise par les doigts flexibles 16oA du rouleau 160 qui tourne à grande vitesse. Les doigts flexibles 16QA glissent sur les pointes triangulaires des dents 154 et descendent dans le fond des creux des dents Du fait que les dents sont disposées en rangées étagées, les doigts flexibles 160A ont un effet de retenue et de"battage" et dégagent les fibres du mat sans les couper ni les endommager et sans abîmer les dents 158. Lesdispositifs classiques de défibrage, tels que les rouleaux dentés des macnines à carder endommagent les fibres, produisent une poussière abondante et orientent les fibres parallèlement les unes aux autres. Au contraire, le dispositif à doigts flexibles de l'invention donne des fibres longues mieux ouvertes, moins endommagées et réduit considérablement l'émission de poussières, ce qui permet d'obtenir un produit fini de meilleure qualité. Les dents pointues du dispositif de l'invention sont faciles à usiner et remplacent les segments dentés classiques. Les dents peuvent Être empilées de la manière représentée sur la figure 13, ce qui facilite l'ouverture des fibres. Dans l'appareil représenté sur la figure 9, le mat fibreux 146 peut également passer entre les deux rouleaux de tirage 152 et 154 qui tournent en sens inverse et sont entraînés par la commande réversible 188 à vitesse variable. Dans ce cas, le mat entrainé par les deux rouleaux 152 et 154 arrive au voisinage de la plaque profilée 156 qui constitue un déflecteur facilitant l'ouverture des fibres très longues sans que cellesci risquent d'endommager le tambour défibreur 160 ou les dents 158. L'expérience montre que les fibres séparées par l'appareil de l'invention sont bouclées, ce qui facilite leur liaison mutuelle et leur orientation aléatoire dans la structure feutrée finie. Le carter 141 de l'appareil représenté sur les figures i4 à 16 comprend des parois latérales 143, un canal de sortie 141g formé dans le fond du carter, un canal d'entrée d'air 14LA voisin de l'orifice de sortie 141B et un couvercle 141C articulé par une de ses extrémités 145 et dont l'extrémité libre est munie d'un verrou 147. Le canal de sortie 141B est délimité par des plaques intérieures 171, 173 finement polies. Le mat 146 de fibres non séparées passe entre un rouleau de tirage 153 et une plaque de guidage 149. L'extrémité intérieure de la plaque 149 est en pente vers le haut et son bord libre comprend une rangée de dents 157 ayant le profil représenté sur la figure 15. Le rouleau défi breur 160 coopère avec les dents 157 pour séparer les fibres i., mes - autres et les dégager des dents 157. Le rouleau défibreur 1.60 est de prdfé- rence du type décrit ci-dessus en regard des figures 9 à 13 et il comporte également des dents flexibles constituées par des fils 160A. Bien que le rouleau 160 soit auto-nettoyeur dans une certaine mesure, il est associé à une brosse de nettoyage 155 qui tourne en sens inverse. Les poils de la brosse 155 s'engagent entre les dents flexibles 160A du rouleau 160 et dégagent les fibres restées prises entre celles-ci. Comme~on le voit sur la figure 16, l'appareil peut dgale- ment comporter plusieurs plaques de support étagées 149A, 149B et 149C qui délimitent des rangées étagées de dents 157A, 157B et 157C ayant les mÊmes fonctions que les dens représentées sur la figure 13. L'appareil représenté sur les figures 14 d ia fonctionne pratiquement de la même manière que l'appareil décrit en retard des figures 9 à 13. Les fibres séparées sont de grande longueur, elle ne sont pas endommagées et le défibrage ne s'accompagne pas d'une émissive excessive de poussières. Les figures 17 et 18 représentent un appareil de distribution et de séparation par air 200. Le carter 204 de l'appareil 200 comprend une chambre supérieure 202 ayant un orifice d'entrée 204A qui reçoit les fibres entraînées par l'air et un orifice de sortie 204B aligné avec i'3riftse d'entrée 204 A. La chambre 202 est de préférence munie d'un couvercle amovible 202A. La chambre 202 comprend une section supérieure 202A en forme de cloche et ses parois latérales 203 convergent vers une chambre inférieure 205. La chàmbre 205 est divisée en une section centrale 205A et en deux chambres latérales 205B par des écrans poreux 21CA qui laissent passer l'air et les particules fines de matières, notamment les poussières Deux dispositifs séparateurs sont. disposés au voisinage des écrans 210A des deux cOtés de la section centrale 205A et comprennent chacun des pales radiales 210 fixées sur un arbre rotatif 210B. Les deux chambres latérales 205B sont reliées à une source de vide 209 par des conduits correspondants 208.Les deux chambres à vide 205B sont munies chacune d'une porte de visite 204C qui permet d'évacuer la poussière et les autres particules rassemblées dans le fond de la chambre à vide. Un dispositif amovible de distribution cyclique 210 et fixé sous le carter 204 dans l'alignement de l'orifice de sortie 204 B. 11 comprend un rotor à plusieurs pales radiales 212C montées sur un arbre 212A. Les deux arbres 210B et 212A sont entraines par des transmissions appropriées, par exemple à chaîne et à pignons. Les fibres entraînées par l'air entrent dans l'appareil 2GD par l'orifice supérieur 204A. Elles sont aspirées dans la ctare 202 par la dépression régnant dans les chambres latérales 205. L'air terd a se séparer des fibres en se dirigeant vers les parois latérales de la chambre 202 tandis que les fibres tendent à se rassembler dans la partie centrale de la chambre. Dans la chambre 205, les fibres sont également séparées de l'air par les pales rotatives 210.L'air, les poussières et les autres particules très fines sont aspirées dans les chambres latérales 205B et s'évacuent dans les conduits 208 vers la source de vide 209. Ces particules fines peuvent Être récupérées et être utilisées pour constituer des charges incorporées dans les feutres stratifiés formés par la machine. Les fibres tombent par l'orifice de sortie 204B dans le dispositif de distribution 206. En fait, l'appareil 200 est un épurateur qui sépare les fibres des poussières et des autres particules fines. Les fibres ainsi traitées donnent des produits finis de meilleure qualité. Les deux appareils séparateurs représentés respectivement sur les figures 9à15 et i7, 18 peuvent Être utilisés l'un ou l'autre pour alimenter un appareil de feutrage ou ils peuvent Être montés en tandem dans le conduit d'alimentation qui relie la source de matière première à l'appareil de feutrage. La figure 19 illustre une autre forme de réalisation-de l'appareil séparateur défibreur de l'invention. Il comprend deux rouleaux défibreurs 310A et 310B munis de doigts flexibles et qui tournent dans un carter 308 fermé par un couvercle articulé 308A. Les deux rouleaux 31QA et 310B sont pratiquement identiques au rouleau défibreur 160 décrit en regard de la figure 9. L'appareil comporte également deux jeux de dents 158A et 158B du type représenté sur la figure 9. Un canal 168 ayant une entrée 168A permet d'introduire de l'air ou un produit tel qu'un liant dans le carter Les deux rouleaux 310A et 310B sont horizontaux et parallèles et leur écartement est réglable comme l'indiquent les flèches de la figure 19. Les fibres entrant dans le carter 308 passent sous des rouleaux de tirage 312 et viennent en contact avec la première denture 158A.- Le rouleau défibreur 310A tourne en sens inverse des aiguilles d'une montre et ses dents flexibles dégagent les fibres des dents triangulaires 158A en les séparant les unes des autres et en leur imprimant un bouclage. Ces fibres bouclées passent ensuite sous le rouleau 310A qui les entrain vers la seconde denture 158B disposée immédiatement au-dessous du point de tangence des deux rouleaux défibreurs 310A et 310B. Le rouleau aval 310B qui tourne également en sens inverse des aiguilles d'une montre dégage les fibres des doigts flexibles du rouleau amont 310A et nettoie ce dernier. En outre, le rouleau 310B dégage des fibres des dents 158B et les sépare à nouveau en leur imprimant un second bouclage. Le défibreur jumelé représenté sur la figure 19 sépare entièrement les fibres les unes des autres et ces dernières sont orientées d'une manière aléatoire à la sortie 172 de l'appareil, c'est-à-dire avant d'entrer dans l'appareil de feutrage ou dans un appareil analogue. Les figures 25 26 et 27 illustrent une variante de 1' appareil défibreur représenté sur les figures 9 è 13. Comme on le voit sur la figure 25, le carter 140 comprend deux parois latérales verticales 142 et des parois. supérieure et inférieure non représentées. Un bati rectangulaire disposé entre les deux parois laté rales 142. du carter 140 est muni d'un palier qui supporte le demi-arbre des pignons de la transmission décrite précédemment. Le carter 140 comporte plusieurs canaux qui permettent d'introduire de l'air, des liants ou d'autres produits analogues dans le carter, ainsi que des registres de réglage de débit, comme dans l'exemple décrit en regard des figures 9 Li- 13. Le mat fibreux 146 entre dans le carter soit en passant entre deux rouleaux de tirage 152 et 154 qui tournent 'en sens inverse et qui le dirigent vers le déflecteur constitué par la plaque 156,soit, comme on le voit sur la figure 25, en passant entre le rouleau inférieur 154 et la plaque de guidage 148. Ainsi, l'appareil comporte plusieurs points d'entrée de la matière première, ce qui augmente ses possibilités d'utilisation. Plusieurs dentures étagées 158 sont remontées sur une plaque réglable de support 150 Les dents 158 sont au voisinage immédiat des plaques de guidage 148 et 156 et des rouleaux de tirage 152 et 154, et le-mat fibreux 146 qui entre dans le carter 140 est retenu par les dents 158. Le rouleau défibreur 160 tourne au voisinage immédiat- des dents 158. Le rouleau défibreur 160 comprend également un tambour cylindrique sur lequel une bande de tissu caoutchouté 155 est tendue et enroulée en hélice. Des doigts flexibles '160A constitués chacun par un fil coudé sontnoyés par leur base dans la bande de support 155. Celle-ci est fixée sur la surface extérieure du tambour soit par un adhésif, soit par exemple par des vis ISSA. Lorsque le rouleau défibreur 160 tourne, les doigts flexibles 160A s'engagent entre les dents triangulaires 158 et dégagent les fibres de ces dernières. L'avantage de ces fils coudés par rapport aux fils rectilignes de l'appareil représenté sur les figures 9 à 13 est qu'ils sont soumis à des forces réduites et une fatigue moindre, ce qui améliore leur durée d'utilisation.Ainsi, par exemple, leur longévité est de 5 à 6 fois plus grande que celle des fils rectilignes. Les deux branches de chaque fil coudé font un angle prédé- terminé l'une par rapport à l'autre et par rapport à la bande de support. Plus précisément, une ligne imaginaire X passant par la pointe 160D de la seconde branche du fil et le point 160E, qui est le point de contact de sa première branche avec la bande de support, fait avec la tangente au point 160E un angle compris entre 80 et 1000 et de préférence de 900. Par exemple, comme on le voit sur la figure 26, le fil coudé identifié par le repère 1 comprend une première branche 160B partiellement noyée dans la bande de support 155 qui est enroulée sur le tambour 160. Cette première branche 160B est dans le prolongement du rayon du tambour passant par le point 160E. Sa seconde brancheliC fait avec la première branche 160B un angle tel que la ligne imaginaire X passant par la pointe 160D de la seconde branche et le point 160E fait avec la tangente Y passant par le point 160E, un angle d'environ 800. Le fil coudé identifié par le repère 2 sur la figure 26 comprend une première branche 160B qui fait un angle d'une part avec le rayon passant par le point 160E et, d'autre part, avec sa seconde branche 160C. L'angle formé par la ligne imaginaire X passant par la pointe 160D de la seconde branche et le point 160E et la tangente Y passant par le point 160E est de préférence de l'ordre de 900. Le fil coudé identifié par le repère 3 sur la figure 26 comprend une première branche 160B inclinée par rapport au rayon du tambour 160 passant par le point 160E et par rapport à sa seconde branche 160C. L'angle fait par la ligne imaginaire X passant par la pointe 160D de la seconde branche et le point 160E et la tangente X au point 160E est de l'ordre de 1000. Bien entendu, le rouleau 160 comporte de nombreux doigts flexibles comme on le voit sur la figure 26. Tous ces doigts sont identiques et l'angle de la ligne imaginaire X et de la tangente Y passant par les points 160E est le même pour chacun des doigts. Il faut noter également que les différentes formes de doigts 1, 2 et 3 représentés sur la figure 26 ne sont indiquées qu'à titre d'exemples. Normalement, la longueur de la première branche de chaque doigt à partir de la surface extérieure de la bande de support est au moins égale à 9,5 mm et la distance comprise entre l'extrémité libre 160D de sa seconde branche 160C et le point 160E est comprise dans une plage de 9,5 à environ 76 mm, selon la matière utilisée pour la fabrication des doigts. De préférence, chaque doigt flexible est constitué par un tronçon de fil d'acier inoxydable ou en acier protégé par un déport électrolytique. Cependant, les doigts peuvent Être également en différentés matières élastiques et notamment en matière plastique. Pour que le rouleau défibreur ait une efficacité maximale, les doigts flexibles sont constitués par des fils dont le diamètre est compris entre 0,065 mm et 0,015 mm. Il est de préférence de l'ordre de 0,022 mm La densité des fils sur la bande de support est de l'ordre d'environ 30 fils par cm2 et peut varier en fonction des caractéristiques des fibres traitées. I1 faut noter que l'appareil défibreur représenté sur les figures 25, 26 et 27 fonctionne de la même manière que les autres appareils décrits antérieurement En outre, les différents défibreurs de 1'inventi!n peuvent comporter des éléments communs. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent etre apportées aux éléments décrits ci-dessus, sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Appareil défibreur destiné à disperser les fibres liées les unes aux autres d'une matière fibreuse et à les orienter d'une manière aléatoire, comprenant un carter et un dispositif introduisant la matière fibreuse dans le carter, cet appareil étant caractérisé en ce qu'il comprend des dents rigides disposées dans le carter d'une manière telle que la matière fibreuse introduite dans le carter soit retenue par les dents et un rouleau défibreur rotatif ayant plusieurs doigts individuels flexibles s'engageant entre les dents et tirant la matière fibreuse retenue par celles-ci de manière à séparer les fibres les unes des autres pour en détacher des fibres individuelles et les orienter aléatoirement. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que les dents comprénnent au moins une rangée de dents triangulaires, chaque rangée de dents étant disposée transversalement par rapport au sens d'avancement de la matière fibreuse. 3. Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comporte plusieurs rangées de dents triangulaires, lesdites rangées étant sensiblement parallèles les unes aux autres. 4. Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce que les rangées parallèles de dents sont étagées dans des plans parallèles. 5. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les doigts flexibles du rouleau défibreur sont constitués par des fils flexibles. 6. Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que les fils flexibles comprennent chacun une première branche reliée par une de ses extrémités au rouleau rotatif et une seconde branche solidaire de la seconde extrémité de la première branche et faisant avec celle-ci un angle prédéterminé. 7. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce que la première extrémité de la première branche de chaque fil flexible est ancrée dans une bande de support disposée autour du corps du rouleau rotatif. 8. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que la première branche de chaque fil flexible se prolonge d'au moins 9,5 mm au-delà de la surface de la bande de support. 9. Appareil selon l'une des revendications 7 ou 8, caractérisé en ce que les deux branches de chaque fil flexible font entre elles et avec la surface de la bande de support des angles tels qu'unie ligne imaginaire passant par l'extrémité libre de la seconde branche et le point de contact de la première branche avec la bande de support, ét la tangente passant par ce point de contact font entre elles un angle compris entre 80 et 100 . 10. Appareil selon la revendication 9, caractérisé en ce que la ligne dite imaginaire et ladite tangente font entre elles un angle d'environ 90 . 11. Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce que la première branche de chaque fil flexible est inclinée par rapport au rayon du rouleau passant par le point de contact de la première branche avec la surface de la bande de support. 12. Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce que la première branche de chaque fil flexible est dans le prolongement du rayon du rouleau passant par le point de contact de la première branche avec la, branche de support. 13. Appareil selon l'une quelconque des revendications 6 à 12, carac térisé en ce que la hauteur de chaque fil flexible mesurée de la pointe de sa seconde branche à la surface de la bande de support est comprise entre environ 9,5 mm et environ 75 mm. 14. Appareil selon l'une quelconque des revendications 6 à 13, caractérisé en ce que chaque doigt flexible est un fil flexible d'un diamètre compris entre environ 0,064 mm et environ,0,0148 mm. 15, Appareil selon l'une quelconque des revendications 7 à 12, caractérisé en ce que la densité des doigts flexibles est de l'ordre de 30 par cm2 de la bande. 16. Appareil selon l'une quelconque des revendications 6 d 15, caractérisé en ce que la bande de support est une bande de matière élastique enroulée en hélice sur le corps du rouleau défibreur et fixée en tension sur la surface extérieure de celui-ci.