La présente invention concerne un panneau formé de carreaux céramiques fixés côte à côte, avec une distance égale à la largeur des joints, sur la face apparente ou l'envers d'une feuille-support en matière plastique. Dans le premier cas, auquel l'invention se rapporte plus spécialement, la feuille-support est enlevée apprès la pose des carreaux Dans le second cas, elle reste sur ceux-ci, ce qui nécessite l'évidement d'une grande partie de sa surface. L'invention concerne également un procédé et un dispositif de fabrication du nouveau paneau. Il est connu depuis longtemps de confectionner des panneaux de cette sorte en collant la face apparente de carreaux céramiques sur une feuille de papier kraft avec une colle hydrosoluble. Cependant, les panneaux ainsi obtenus présentent certains inconvénients. En effet, le carreleur peut voir-le carrela- ge seulement après l'enlèvement par lavage du papier, donc quand il ne peut plus lui apporter aucune correction. L'en- lèvement du papier, après la pose des panneaux, est pénible, le papier mouillé se déchirant souvent en petits morceaux. La colle dissoute pénètre dans les joints, où elle provoque des décolorations, des diminutions de résistance? etc. De plus, ces panneaux connus présentent des inconvénients dans la préfabrication négative d'éléments de béton. Ces inconvénients consistent en ce que le foisonnement Ru papier, sous 11 action de l'humidité, a pour conséquene de former des plis, qui s s'impriment dans la surface ultérieure, et de déplacer les carreaux. En outre, il arrive fréquemment que le mortier de jointoiement, aux endroits mal collés ou où la cole a subi un commencement de dissolution, s'infiltre entre le papier et le carreaux, d'où il ne peut ttre éliminé que difficilement. Pour obvier à ces inconvénients, la demande de brevet allemand n 1 293 670 prévoit de substituer au papier et à la colle une feuille plastique auto-collante. Mais cette solution laisse à désirer sous plusieurs rapports. La feuille auto-collante co@te cher par rapport au papier, et les infiltrations de mortier dans la préfabrication négative sont paut-être plus fortes que pour le papier, notamment dans le cas de carreaux à bords arrondis, car la feuille est plus rigide et s'adepte moins bien à la surface du carreau que le papier. D'autre part, les restes de colle pouvant adhérer aux jointe sprès l'enlèvement de la feuille retiennent la poussière et affectent l'aspect des carreaux, notamment lorsque les joints sont faits avec des matières plastiques ou contiennent des. additions plastiques ou que la chaleur est utilisée ou dégagée lors de la confection de l'élément. Le but de la présente invention est de réaliser un panneaux formé de carreaux céramiques fixés sur une feuille-support Çiii ne foisonne pas, pour laquelle aucune infiltration de mortier ne peut se. produire et qui peut autre enlevée sans peine après la pose du panneau. Ce but est atteint, connforuément à l'invention, par un panneau dont les carreaux sont fixés par la méthode de cachetage, connue en soi, sur une feuille-support qui colle sous la chaleu sur leur masse et/ou sur leur glaçure. La "couche adhésive" d'un panneau de ce genre est formée par la substance de la feuille-support. Comme la résistance de cette dernière est supérieure de plusieurs ordres de grandeur à son adhérence aux carreaux, aucun réside n'adhère à ceux-ci après l'enlèvement de cette feuille. D'ailleurs, cette feuille qui, du côté adhéront, est de préférenoe en polyéthylène, peut être totalement rettrée des joints aux températures de fabrication des éléments de ciment ou de bétohn de résine synthétique, que les joints soient faits avec du mortier de ciment ou vec du mortier en matière plasti que Pour les panneaux formés de carreaux dont la face arrière est appliquée sur la feuille-supnort, l'avantage de l'invention est que, à l'opposition des panneaux connus, aucun excédent de colle ne se répand lors de la fabrication, d'une façon incontrôlable, sur l'envers des carreaux auquel le mortier de pose peut donc adhérer parfaitement.Par ailleurs, la feuille-support perforée suivant l'invention présente sur les filets tecbiles et sur les bandes tissCes l'avantage dêtre meilleur marché, de ne pas se déformer à l'usage et d'avoir une résistance supérieure à celle du papier, ce qui permet d'augmenter la surface totale de ses perforations et, partant, celle des carreaux.en contact direct avec le mortier le pose. Le procédé de fabrication du panneau suivant l'invention est caractérisé en ce que les carreaux sont chauffés et serrés cintre une feuille qui colle sous la chal@u sur leur masse et/ou sur leur glaçure, cette feuille constituant ladite feuille-support au moins par une couche. En règle générale, on utilise lors de ce serrage ou cachetage une feuille présentant du côté Carreaux une couche de matière qui se ramollit à basse température et, de 11 autre côté, une couche de matière qui ne se ramollît pas ou à haute température et qui n'adhère pas à l'outil de serrage. La première couche est de préférence en polyéthylène ou en un de ses copolymères à bas point de fusion et d'une bonne adhérence à l'état fondu. La seconde couche est par exemple en polyamide, papier ou cellulose hydratée. Selon une forme de réalisation de la pré sente invention, la couche en regard de celle opposée aux carreaux est detachée du reste de la feuille après le- serrage des carreaux contre celle-ci et est de préférence réutilisée. Dans ce cas, seul le reste de la feuille constitue la feuille support précitée. Une couche détachable est par exemple en téflon, caoutchouc de silicone ou papier traité par un agent de séparation Il peut y avoir avantage, surtout dans le cas de l'enlèvement d'une couche, à employer une feuille dont les deux couches précitées cntourent une couche intermédiaire solidaire de la première couche et exécutée en une matière de grande résistance, cette couche intermédiaire constituant la feuille-support principale. Suivant les ncessits, on peut donner la préférence à l'une ou l'autre des possibilités décrites, Une matière-support et collante transluci de par exemple est désirable pour la pose artisanale de carreaux dont la face apparente est collée sur la feuille-support. .Selon une forme de réalisation de l'in vention, on assemble certaines cou@@es de la feuille seulement lors du serrage des carreaux contre celle-ci, c'est-à-dire que pour la fabrication continue on déroule de rouleaux les bandes destinées à former les couches correspondantes de la feuille et auton les applique les unes sur les autres. Ce procédé con vivent plus spécialement lorsque la couche supérieure doit être enlevée ultérieurement. Dans le cas de feuilles-supports destinées à être déposées sur l'envers des carreaux, on a a avantage à per forer leurs couches ensemble, peu avant l'assemblage, pour que les perçages des différentes bandes coincident. Au lieu de perforer les feuilles-supports (et@tout particulièrement cellcs à une couche) par découpage de surfaces, il est possible de munir la ou les bandes de fentes transversales et de les étirer. il est aussi possible de refendre les bandes,- d'éloigner les uns des autres les-rubans ainsi obtenus et de fixer les carreaux sur ces rusans-supports parallèles qui, d'ailleurs, peuvent être perforés. Un dispositif de mise en oeuvre du nouveau procédé comporte avantageusement un poinçon à mouvement alternatif de monte et baisse, purvu d'un corpschauffant et dist posé au-dessus du support des carreaux destinés à former un panneau. Ces carreaux sont de préférence déposés sur une plaque.nervurée et amenés par celle-ci audit support, ce dernier étant disposé sur un chemin prévu pour les plaques nervurées. Ta ou les feuilles sont déroulées d'un ou plusieurs rouleaux, par exemple peu avant le poinçon, audessus du chenin Une couche à détacher de la feuille-support autres l'op6ration de cachetage peut passer sous forme de bande sans fin autour du poinçon Le dispositif est de préférence à marche intermittente. D'autres caractéristiques et avantages de la pressente invention résulteront de la description qui va suivre de plusieurs formes de réalisation représentées au dessin ci-annexé, dans lequel: La figure 1 est une cou tudinale d'un dispositif confomme à l'invention; tes figures 2 et 3 sont des coupes longi- tudinales de deux panneaux suivant l'invention. Dans la figure 1, est désigné@ par 1 un chemin de glissement de dalles nervurées 2 sur lesquelles sont disposés des carreaux 3 avec leur face apparente dirigée vers le haut, entre des nervures 4 qui maintiennent l'espacement entre ces carreaux égal à la largeur des joints. Au-dessus du chemin 1 est placé un outil à cacheter 5 constitue par une plaque métallique pourvue d'un corps chauffant et qui peut être abaissée et relevée par un mécanisme pneumatique ou hydraulique. Cet outil 5 peut être muni d'un revêtement élastique. vaift l'outil 5 sont prévues des pieces (non représentées) pour le maintien de rouleaux S, 7, 8 d'où on peut dérouler des bandes 9, 10, 11. Une bande sans fin 12 roule sur des rouleaux 13, autour de outil 5. Elle est en téflon, caoutchouc de silicone ou papier de séparation. Les bandes 9, 10, 11 sont en une matière correspondant aux feuilles-supports désirées des carreaux 3. On les utilise toutes ou certaines d'entre elles suivant les nécessités. Le mode de foretiollement du dispositif e le suivant: Une dalle 2 est poussée sous l'outil , qui s'abaisse pour presser les feuilles 9, 10 et/ou 11 contre les carreaux 3, à une température et avec ane force appropriées à la fabrication envisagée. Après cachetage, l'outil 5 monte. La dalle 2 portant le panneau ainsi obtenn progresse. La dalle suivante est poussée sous l'outil 5, et le cyle d'opérations se répète. Exemples Exemple 1: On prend une feuille courante du commerce, composée d'une couche de polyamide de 0,05 mm d'épaisseur et d'une couche de polyéthylène de 0,1 mm d'épaisseur, on place cette dernière couche sur les carreaux espacés, on presse la feuille sur les carreaux au moyen de l'outil a 2000.0, pendant 0 secondes, et on laisse refroidir 5 à 10 secondes. Ensuite on peut enlever le panneau terminé. @ @@@ @@ ta feuille en polyamide-polyéthylène peut être replacez par de nombreuses feuilles courantes du commerce dont la couche collante peut être par exemple en polyéthylène ou polypropylène et l'autre couche en polyamide, polyester, cellulose hydratée ou papier ordinaire. Exemple 2: On place sur les carreaux espacés une feuille en polyéthylène de 1,0 mm d'épaisseur, on dispose sur celle-ci une feuille de papier, et on procède comme dans l'exemple 1. Carreaux, polyéthylène et papier adhèrent fermentent entre eux après cachetage. Après la mise en oeuvre des carreaux, le polyéthylène et le papier peuvent être détachés ensemble sans résidus; Dans cet exemple, la gamme de matières premières utilisables et le nombre de combinaisons possibles sont plus grands et les matières premières sont le plus souvent meilleur marché que dans l'exemple 1. La feuille de polyéthylène pourrait être remplacée par une feuille d'acétate de polyvinyle ou de copolymèrc acétate de polyvinyle polyéthylène, ce qui permettrait de diminuer considérablement la température de cachetage. Au papier on pourrait substituer par exemple une feuille de polyamide, de polyester ou de cellulose hydratée. Exemple 3: On dépose sur les carreaux une feuille de polyéthy lène de 0,15 mm d'épaisseur et sur celle-ci un papier de s- paration ou une feuille mince de teflon ou de caoutchouc de silicone. Le papier ou la feuille de téflon peut être détaché de la feuille de polyéthylène environ 20 secondes après cacheta ge. Dans cet exemple, les frais de matières premières sont peu élevés, car le papier ou la feuille de téflon peut être réutilisé. Nais cet' exemple exige un certain soin et une certaine expérience, Exemple 4: On dépose sur les carreaux une feuille mince de cooîymare acétate de polyvinyle/polyéthylène, sur celle-ci une feuille moins mince de polyéthylène et'sur cette dernière feuille un papier de séparation ou une feuille de téflon. Le papier ou la feuille de ton peut être enlevé environ 20 secondes après cachetage. Dans cet exemple, les matières premières sont relativement bon marche. La température et le temps de cachetage sont faibles Pour cette fabrication on pourrait, avec le dispositif décrit, dérouler par exemple du rouleau 8 la feuille de copolymère ac6tate-de polyvinyle/polyéthylène et du rouleau 7 la feuille de polyéthylène, le rouleau 6 étant inutilisé. Si l'on emploie des carreaux 2 à surface plane et un outil à cacheter en une matière lisse et dure, une faible quantité de matière fondue d'une feuille-support 14 est pressée lors ducachetage dans les joints des carreaux 2, où elle forme des bourrelets qui,' dans la préfabrication négative, empêche les refluages de mortier entre le carreau 2 et la feuille-support 14 (figure ?). Si l'on emploie des carreaux 2 à surface non absolument plane, par exemple arrondie-t ses bords, et un outil muni d'un revêtement déformable élastique, il y a intérêt t ce que les parties essentielles de la feuille-support 14 soient tout en matières thermoplastiques pour qu'elles puissent s'adapter aux inégalités par déformation thermoplastique et être pressées un peu dans les joints (figure 3), ce qui donne aux joints de l'élément terminé une surface concave. Revendications 1. - Panneau formé de carreaux céramiques fixés côte à côte, avec une distance égale à la largeur des joints, sur une feuille-support en matière plastique, notamment par leur face vue, ledit panneau étant caractérisé en ce que les carreaux sont fixés par la méthode de cachetage sur une feuille-support qui colle sous la chaleur sur leur masse et sur-leur glaçure ou sur l'une ou l'autre de celles-ci. 2. - Panneau selon la revendication 1, caractérisé en ce que la feuille-support comporte du côté Carreaux une couche de matiére qui se ramollit a basse température et qui peut être en polyéthylène ou en un de ses copolymères, et de l'autre côté, une couche de matière qui ne se ramollit pas ou à haute température, cette dernière couche pouvant être en polyamide, en papier ou en cellulose hydratée, les deux couches pouvant entourer une couche intermédiai- re -solidaire de la première couche et exécutée en une- ma- titre de grande résistance. 3. - Procédé de fabrication d'un panneau selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les carreaux sont chauffés et serrés contre une feuille qui colle sous la chaleur sur leur nias se et sur leur glaçure ou sur l'une ou- l'autre de celles-ci, cette feuille constituant ladite feuille support au moins par une couche. 4. - Procédé selon la revendication Si, caractérisé en ce que l'on utilise lors de ce serrage ou cachetage une feuille présentant du côté Carreaux une couche de matière qui se ramollit à basse température et qui peut être en poly éthylène ou en un de ses cooolymères, et,de l'autre coté, une couche de matière qui ne se ramollit pas ou a haute température, cette dernière couche pouvant être en poly amide, en papier ou en cellulose hydratée. 5. - Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que la couche en regard de celle opposée zax carreaux est détachée du reste de la feuille après le serrage carreaux contre celle-ci et peut etre réutilisée, et en ce que l'on peut utiliser une feuille dont la couche en regard de celle opposée aux carreaux est en téflon, en caoutchoue de silicone ou en papier traité par un agent de séparation. 6. - Procédé selon la revendication X ou 5, en particulier selon la revendication 5, crctérisé en ce nue lton emploie us feuille dont les deux couches entourent une couche intermédiaire solidaire de la première couche et exécutée en une matière de grande résistance. 7. - Procédé selon l'une quelconque das rcvendications 4, 5, 6. caractérisé en ce que l'on assemble certaines couches de la feuille seulement lors du serraee des carreaux contre celle-ci, les couches d'une feuille destine a être fixée sur l'envers des carreaux pouvant être perforées ensemble peu avant cette fixation. S. - Procédé selon l'une quelconque des revendications 4 à 7, caractérisé en ce qu'une feuille a fixer sous forme de rubans sur l'envers des carreaux est obtenue, peu avant le serrage des carreaux, par coupe cm long d'une bande et par éloiganement des rubans ainsi confectionnés. 9. - Procédé selon l'une quelconque des revendicatie-as 4 à 8, caractérisé en ce qu'une feuille å fixer sur l'envers des carreaux est obtenue lorsqu'on pratique dans la bande des - fentes transversales et qu'on l'étire ensuite. 10: - Procédé .selon l'une quelconque des reve-qdications 3 à 9, caractérisé en ce que l'échauffement de la feuille se fait par conductibilité themmique. 11. - Procédé selon l'une quelconque des revendications 3-à 10, caractérisé mince que les carreaux du panneau sont serrés contre la fauille en même temps. 12. - Dispositif pour la mise en ceuvre du procédé selon lune quelconque des revendications 3 2. 11, caractérisé en ce qu'un poinçon abaissable et relevable, pourvu d'un corps chauffant, est disposé au-dessus du support des carreaux espacés destinés à former un panneau. 13. - Dispositif selon la revendication 12, caractérisé en ce que le support est pr cedé d'unappareil d'amenée de carreaux et suivi d'un appareil d'évacuation de panneaux. 14. - Dispositif selon la revendication 12 ou 13, caractérisé en ce que les carreaux destinés a former un panneau sont déposés sur une plaque nervurée, celle-ci étant amenée sur ledit support, qui peut être disposé sur un chemin prévu pour les plaques nervurées. 15. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 12, - 13, 14 caractérisé en ce qu'il comprend au moins un canisme de déroulement de la feuille ou des couches de celle-ci 16. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 12 à 15, caractérisé en ce que le poinçon est entouré d'une -bande sans fin en téflon, en caoutchouc de silicone, en papier traité par un agent de séparation ou en toute autre matiere, cette bande.formant sur la feuille-support une couche détachable de cette feuille. 17. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 12 à 16, caractérisé en ce qu'il comporte un mécanisme de commande de son rythme de marche.