L'invention se rapporte à des blocs de construction, à des structures de murs réalisées à l'aide de ces blocs et à des procédés pour leur fabrication et plus particulièrement à un bloc de construction et à un mur qui est érigé sans mortier dans les joints à la manière d'un mur sec et sans aucun tenon ou languette ni aucune nervure dans les surfaces, ce bloc comportant des ouvertures destinées à loger des barres métalliques d'armature orientées verticale- ment ainsi qu'horizontalement et enveloppées dans du coulis pompé ou déversé dans lesdites ouvertures afin d'envelopper les armatures métalliques de manière à former un mur rigide ayant une résistance supérieure et de grande qualité d'isolation tout en ne comportant aucun joint extérieur de mortier. Il est connu de réaliser des blocs de construction qui se posent à la manière d'un mur sec et qui sont tenus en place par un réseau intérieur de coulis de ciment déversé dans des passages raccordant les blocs les uns aux autres. Les brevets suivants des Etats-Unis d'Amérique décrivent des exemples de blocs de ce type selon l'art antérieur: NO 3 534 518, N0 2 696 102, N0 2 811 035, NO 2 634 602, NO 2 749 739, NO 3 968 615, NO 4 075 808 et NO 3 382 632. Les blocs selon ces brevets ne permettent pas de placer convenablement les barres continues d'armature du haut jusqu'en bas du mur et d'une extrémité à l'autre en passant dans les angles et ils ne peuvent *pas loger des isolations verticales ou horizontales ou des canalisations verticales ou horizontales destinées aux installations sanitaires, ou il faut qu'ils comportent des languettes et mortaises permettant de les verrouiller les uns aux autres. En conséquence, le mur construit à l'aide de blocs de ce type est sujet à fissures et à l'apparition de fentes par suite de multiples facteurs de la même manière que les murs de béton sans armature ou, lorsque des éléments de verrouillage des blocs les uns sur les autres sont prévus, ces blocs sont coûteux à réaliser, à emmagasiner et à manipuler. Des essais répétés ont été faits pour introduire des barres d'armature dans ces murs sans succès, en raison des vides qui sont formés, en particulier à l'intersection des barres horizon- tales et verticales d'armature. Aucun des essais effectués avant la présente invention pour apporter une solution à ce problème n'a donné satisfaction. Donc, les murs réalisés selon les principes décrits dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique cités plus haut ont eu un succès très limité et n'ont pas été adoptés dans de nombreux secteurs. Le bloc et le mur ainsi que leurs procédés de montage conformes à l'invention apportent une solution à ces problèmes et permettent d'installer des barres métalliques d'armature aussi bien verticales qu'horizontales et de mettre en place du béton ou du coulis de mortier sans risque de laisser subsister des vides inadmissibles dans le réseau final formé par le coulis, ce qui a été le grand problème des structures de l'art antérieur. En conséquence, le bloc et le mur de l'invention sont les premiers à être conformes aux prescriptions imposées partout et néanmoins ils donnent le facteur nécessaire d'isolation. De plus, le bloc de l'inven- tion ne comporte aucune languette ou tenon ni aucune mortaise ou autre élément de verrouillage des blocs les uns sur les autres ou autres éléments qui sont en saillie sur les surfaces supérieure et inférieure et donc ces blocs peuvent être moulés, emmagasinés et manipulés très facilement et n'exigent aucun appareillage spécial pour leur fabrication, leur manipulation et leur emmagasinage. La présente invention est destinée.- faciliter le montage rapide, l'ajustement et la mise à l'alignement du bloc, celui-ci ayant des surfaces planes uniformément compactées au sommet, sur les côtés et au fond de manière à faciliter l'érection de murs. Le bloc selon l'invention ne comprenant aucune surface en saillie ni aucun adent qui forment prise les uns dans les autres et qui doivent être enlevés au sommet et dans les assises de sommiers, le module de l'invention est réellement tridimensionnel. Les surfaces planes de contact des blocs de l'invention éliminent tout défaut d'alignement pouvant être provoqué par des tenons et des mortaises mal formés, ayant subi des dégâts ou remplis de débris, tels que ceux de l'art antérieur. Les surfaces planes de contact du bloc de l'invention permettent d'apporter facilement les corrections nécessaires qui sont nécessitées par les dimensions en un point quelconque de la structure. L'une des particularités essentielles du bloc de l'invention est qu'il comporte un réseau de verrouillage interne servant de matrice de canaux intérieurs verticaux et horizontaux qui constituent des conduits pour le coulis ou d'autres matières à base de ciment. Ces canaux de coulée de coulis sont prolongés par des canaux correspondants verticaux et horizontaux des blocs d'entourage à tous les niveaux. Le bloc de l'invention comporte des gorges sensiblement longitudinales dans le couvre-joint central, ces gorges se prolongeant sur la longueur totale du sommet et du fond du bloc, ces deux gorges se raccordant à l'extrémité du bloc par des gorges de dimensions analogues qui se prolongent sur la totalité de la hauteur de chaque extrémité du bloc. Le bloc de l'invention comporte par ailleurs un canal vertical qui intercepte les gorges centrales du sommet et du fond du couvre-joint, au milieu du bloc. Conformément à l'invention, des conduits destinés à du coulis ou à d'autres matières à base de ciment sont destinés, lorsque ce coulis est placé dans les canaux qui lui sont réservés, à lier un bloc aux autres blocs correspon- dants qui l'entourent sur les deux côtés, au sommet et au fond, lorsque le coulis remplit les gorges conformées et placées de manière semblable dans le bloc voisin à tous les niveaux. Le bloc de l'invention comporte des gorges très longues au centre et sur les extrémités verticales, ce bloc comportant une gorge secondaire disposée dans la direction de la longueur dans son corps principal, dans le couvre-joint. Cette conformation du bloc de l'invention est destinée à la réalisation de canaux de ventilation qui sont suffisamment grands pour garantir l'évacuation de l'air refoulé pendant le pompage du coulis dans les parties principales des canaux, de manière que le coulis remplisse réellement tous les canaux dans lesquels il est coulé. Le bloc de l'invention ménage des espaces importants pour des barres d'armature de grande dimension ou la tuyauterie devant être placée dans les canaux verticaux sans créer des poches d'air emprisonnées à l'intérieur des canaux par suite de régions mal remplies des canaux réservés au coulis lorsque les barres verticales et horizontales d'armature se croisent dans les parties supérieures ou inférieures du bloc. Le bloc de l'invention comporte des canaux verticaux orientés longitudinalement et qui, lorsqu'ils sont remplis de coulis, forment au moyen de ce dernier un joint avec assemblage à tenon et mortaise à travers et autour de chaque bloc en agrandissant considérablement la grille de coulis horizontale et verticale ainsi formée à l'intérieur du mur. Les joints de coulis avec assemblage à tenon et mortaise ainsi formés augmentent matériellement la capacité de charge transversale de la structure. Ainsi, une matrice est crée à l'intérieur du bloc et permet de placer des barres d'armature pendant l'assemblage de la structure verticalement et horizontale- ment sans empêcher l'écoulement du coulis dans un sens ou dans un autre lorsqu'il est pompé dans le mur à un niveau quelconque. Une autre particularité de l'invention réside dans la création d'une grille de coulis pouvant être armée à l'intérieur du mur, ce coulis enveloppant totalement les barres verticales et horizontales d'armature, en tout emplacement auquel elles sont situées. De plus, des piliers de coulis formés des joints à tenon et mortaise. sont réalisés verticalement dans tout le mur, à des intervalles prédéterminés, par exemple de 5 cm. Par ailleurs, les canaux de coulis conformes à l'invention forment un endiguement qui, tout en garantissant le remplissage intégral des canaux verticaux et horizontaux par le coulis, empêche celui-ci d'entrer dans les multiples chambres horizontales et verticales d'isolation. Un autre avantage de l'invention réside dans des gorges longitudinales secondaires qui sont placées de part et d'autre de la gorge centrale du couvre-joint, à la partie supérieure du bloc. La fonction de ces gorges est d'augmenter le volume des chambres d'isolation situées sous chaque gorge, entre les parois latérales et le couvre-joint situé sur toute la longueur du centre du bloc. Un point important est que, ces gorges se prolongeant sur la longueur totale du bloc, elles constituent de plus un excellent réseau de caniveaux qui sont raccordés entre tous les blocs, aussi bien verticalement qu'horizontalement. Les chambres à air situées à l'intérieur du bloc convenant de manière idéale pour former des compartiments isolés, le bloc de l'invention permet l'installation de boites de connexions électriques, de raccords de canalisationsd'eau, de tubes d'une tuyauterie de chauffage par rayonnement et de lignes électriques à l'intérieur des chambres d'isolation. Par ailleurs, le conduit formé par une ligne ou une tuyauterie de distribution peut être placé verticalement en travers de la chambre en étant orienté vers les points auxquels la partie du bloc comportant les gorges et située audessus de la chambre, au sommet de ce dernier, se prolonge au-delà de la limite de la chambre à air dans une direction horizontale. La mise en oeuvre de ce procédé permet aux lignes de distribution d'être posées de manière à passer d'une orientation verticale à une orientation horizontale et de se prolonger sur toute longueur voulue à travers la gorge longitudinale formant chambre à air ainsi que d'être déplacées vers le haut ou vers le bas à travers toute chambre à air suivante de raccord située à l'intérieur de l'ensemble du mur ou d'une structure semblable. Le principe de l'invention consiste à réaliser une matrice à l'intérieur de laquelle existent de multiples combinaisons, par exemple de liaisons verticales et horizontales de caniveaux destinés à des canalisations de distribution, à l'installation d'une isolation, à des lignes électriques, des conduits de gaz, d'eau et de chauffage, toutes ces lignes et ces conduits pouvant être installés pendant l'assemblage du mur. Par ailleurs, l'introduction d'une barre d'armature dans la chambre à air, puis son remplissage intégral par du coulis permettent de réaliser facilement à l'intérieur du mur des piliers armés qui constituent alors une structure capable de supporter de grandes charges. Un autre avantage de l'invention réside dans le fait qu'il est possible d'isoler les lignes de distribution du coulis et des barres d'armature en acier. Un autre avantage du réseau d'isolation ainsi structuré réside dans le fait qu'il confère une unité structurelle au mur lorsque les organes de fixation des lignes de distribution et les conduits sont installés. Le couvre-joint central du bloc servant de réseau vertical et horizontal pour la coulée du coulis et pour les barres d'armature, l'intégrité des chambres d'isolation est garantie par les murs verticaux du couvre-joint qui contient le coulis à l'intérieur du réseau qui lui est destiné. Le principe de l'invention permet à des réseaux de distribution et des conduits d'être placés à l'intérieur du mur avant la mise en place du coulis ou, en variante, après que le coulis a été injecté dans les canaux qui lui sont réservés. Du fait de la séparation entre les groupes de chambres d'isolation créés par le couvre-joint central dans lequel le coulis forme un endiguement, l'installation des lignes de distribution sur un côté du bloc n'en affecte pas l'intégrité d'une manière quelconque. Le principe de l'invention permet par ailleurs de faire passer des lignes de distribution à travers la structure, à l'intérieur du mur, sur un côté ou l'autre du couvre-joint, ou sur les deux côtés simultanément, sans causer aucun dégât au mur. Lorsqu'il est décidé à une date ultérieure de faire passer des lignes supplémentaires dans le mur, le principe de l'invention le permet, par exemple par entaillage mettant à découvert une chambre d'isolation et donnant accès à l'ensemble du réseau des chambres d'isolation d'un côté du mur, verticalement et horizontalement, ce réseau étant facilement accessible avec un minimum d'entailles et sans causer aucun dégât de structure au mur. De plus, le forage de la paroi extérieure au centre de la chambre d'isolation et à travers le couvre-joint, au centre du bloc, permet de donner facilement accès en un point à la chambre - intérieure et à la chambre extérieure- d'isolation. La possi- bilité d'entrer aussi bien dans les réseaux intérieurs qu'extérieurs des chambres d'isolation verticales et horizontales en tout point du mur sans lui causer des dégâts représente une particularité importante de l'invention. Un autre avantage de l'invention est que le bloc ainsi conformé peut être posé à sec, sans mortier, et permet donc d'utiliser au maximum de la maind'oeuvre non qualifiée. Lors de l'achèvement de chaque étage, du mortier ou une autre matière à base de ciment est pompé dans les ouvertures de l'assise supérieure de blocs, ce qui garantit le remplissage des canaux verticaux et horizontaux raccordés les uns aux autres à travers et autour de chaque bloc de la structure. Les diverses possibilités offertes par le bloc de l'invention ainsi réalisé permettent d'effectuer des assises décalées ou superposées horizontalement, l'assemblage suivant l'un ou l'autre de ces modes pouvant être effectué aussi facilement, et d'obtenir une structure solide. Un autre avantage de l'invention réside dans la multitude des différents procédés pouvant être utilisés pour la construction de structures telles que des murs ou éléments semblables en utilisant au maximum de la main-d'oeuvre semi- qualifiée et non qualifiée. Toutes les surfaces de chaque bloc qui entrent en contact avec les surfaces des blocs situés au-dessus, au- dessous et aux deux extrémités étant planes, le système de l'invention permet l'assemblage de structures à sec et dans lesquelles du coulis doit être ensuite pompé, comme mentionné plus haut; en variante de réalisation, dans laquelle une possibilité, dé restructura- tion d'une partie donnée de la construction doit être réservée, par exemple lorsqu'il doit être possible de placer des portes dans les pièces ou les garages futurs ou lorsqu'il doit être possible de réaliser des fenêtres, les parties correspondantes de mur peuvent être posées et laissées sans liaison par du coulis. Selon une autre particularité avantageuse de l'invention, des pièces de calage en métal ou autre matière rigide sont destinées à s'emboîter dans la grille de canaux, Ces pièces de calage s'introduisent dans les chambres d'iso- lation de blocs appliqués les uns contre les autres lorsque chaque assise ou alignement de blocs arrimés est mis en -2467269 place. La partie inférieure d'un côté de la pièce de- calage se loge dans l'extrémité d'une chambre d'isolation d'un bloc, tandis que l'autre côté de la partie inférieure de cette pièce se loge dans l'extrémité de la chambre d'isolation du bloc voisin. Un élément transversal situé au milieu de la pièce de calage la retient étroitement dans les chambres d'isolation du bloc, tandis que les deux prolongements supérieurs de cette pièce de calage sont orientés vers le haut sur le bloc qui vient d'être posé. Lors de la pose de l'assise ou de l'alignement suivant de blocs arrimés, les parties en saillie des pièces de calage se logent dans le fond du bloc, à l'intérieur de ses chambres d'isolation. Ce mode de montage crée une rigidité longitudinale et transver- sale entre les assises. Dans l'assise supérieure d'une région sans coulis telle que spécifiée et se trouvant directement au-dessous de l'assise mise en forme de poutre par arrimage, les pièces de calage sont introduites dans les chambres d'isolation, comme spécifié ci-dessus, mais leurs parties en saillie vers le haut sont repliées vers le bas dans les 20. chambres d'isolation de manière à ne pas empêcher la mise en place de l'assise mise en forme de poutre par arrimage. Le mortier est empêché de remplir verticalement les parties vides exigées par la poutre arrimée et étanchée, conforme à l'invention et décrite plus bas. Dans la partie mentionnée ci-dessus et ne conte- nant pas de coulis, l'utilisation d'une pièce de calage assemble l'un à l'autre deux blocs voisins ainsi qu'un bloc correspondant d'une assise suivante lorsque le mode d'empile- ment est à étagement, ou deux blocs voisins ainsi que deux blocs voisins immédiatement supérieurs lorsque le mode d'empilement horizontal est utilisé. Un autre avantage important de la pièce de calage utilisée pour l'assemblage de blocs selon l'invention réside dans la possibilité de construire des murs et de laisser en tout point de ces derniers des parties sans coulis, de manière à permettre ultérieurement de démonter ces parties afin de donner accès à une autre surface. En ne perdant que quelques blocs au sommet de ces assises, la totalité de la partie sans coulis du mur peut être démontée par enlèvement des pièces de calage et des blocs fixés par elles. Ce procédé apporte un avantage important, car il ne dégrade pas à l'intégrité structurelle, thermique et acoustique ni l'apparence des murs adjacents remplis de coulis. Un autre avantage est que l'enlèvement des blocs sans coulis en évitant de les détériorer permet de les utiliser pour la structure complémentaire en cours de construction. Le bloc et le système à fixation ou assemblage par l'intérieur conformes à l'invention peuvent être utilisés par de la main-d'oeuvre qualifiée pour les constructions pour lesquelles il était courant d'utiliser des maçons hautement qualifiés. Les taux d'intérêt des prêts à la construction étant extrêmement élevés, un nombre croissant de promoteurs ont enjoint à leurs architectes de concevoir des bâtiments utilisant des panneaux préfabriqués ou des modes de constructions à coulée sur place du béton. Bien que ces procédés soient considérablement plus coûteux par unité de mètre carré au sol que des blocs classiques de construction en béton et les constructions ainsi réalisées manquant de certaines des qualités d'isolation, d'acoustique et de structure d'un bloc de béton, les propriétaires sont néanmoins contraints de se tourner vers des procédés de construction à préfabrication pour achever leur projet aussi rapidement que possible et afin de récupérer de l'argent liquide en permettant l'occupation rapide des locaux. Une des particularités avantageuses du système de l'invention est que celui-ci permet d'augmenter considéra- blement la productivité de tous les facteurs variables d'habileté, de sorte qu'il est possible de faire des économies importantes de temps et de prix de revient dans lequel entre l'utilisation d'une main-d'oeuvre hautement qualifiée. Le principe de l'invention permet d'accroître la qualité et la productivité de la construction en maximisant ainsi la possibilité d'utiliser tous les marchés du travail. La productivité du maçon qualifié utilisant les multiples possibilités offertes par l'invention crée une augmentation importante de la demande de cette main-d'oeuvre, car le principe de l'invention permet une extension des cons- tructions possibles qui vont être décrites plus détail par la suite, à savoir par exemple la réalisation de poutres arrimées sur place, de colonnes d'angle et de systèmes de piliers, de systèmes de portes et de fenêtres ainsi que de systèmes de planchers et de panneaux. Le maçon de nos jours est un exemple classique de la main-d'oeuvre qui est devenue économiquement non rentable par suite de sa faible productivité. Etant donné le principe de l'invention ainsi que l'augmentation de la productivité et de la qualité que celle- ci apporte, le maçon qualifié devient non seulement plus productif lors de son travail avec les blocs, mais devient aussi plus généralement capable d'assumer des fonctions multiples dans la construction, fonctions qui n'étaient pas de son ressort jusqu'à présent. L'augmentation considérable de productivité autorisée par le principe de l'invention permet à des maçons qualifiés d'être très compétitifs par rapport aux constructions préfabriquées ou aux procédés de construction par coulée sur place. Un autre avantage essentiel de l'invention est qu'il offre la possibilité de construire rapidement, sans aucune charpente ni aucun coffrage et sans les délais et frais supplémentaires résultant d'allongements des travaux, de main-d'oeuvre et de matériaux, une poutre arrimée monoli- thique produite sur place, des piliers et des systèmes à colonnes d'angle sur lesquels des étages supplémentaires peuvent être construits immédiatement. Comme il apparaîtra à l'évidence dans les dessins qui vont être décrits plus bas, lorsqu'est atteint un niveau d'un étage auquel les architectes de la structure exigent de réaliser une poutre arrimée, le procédé suivant peut avantageusement être utilisé. Plusieurs blocs selon l'invention et représentant le métrage linéaire du périmètre du sommet de la structure sur laquelle la poutre arrimée sera montée sont placés à plat sur des planches de bois disposées sur le sol. Du coulis ou une autre matière à base de ciment est déversé uniquement dans les chambres d'isolation jusqu'à un niveau représentant la moitié du volume de ces chambres. Les blocs ainsi traités sont laissés sur place jusqu'à la prise pendant quelques heures au cours desquelles la suite des-travaux est exécutée sur les murs afin de les mettre au niveau auquel l'assise formée de la poutre arrimée devra être mise en place. Lorsque ce point est atteint, les blocs à moitié remplis sont élevés individuellement et placés sur le mur de manière que leurs canaux verticaux réservés au coulis soient alignés sur ceux des blocs situés au-dessous d'eux. Il est possible de réaliser l'empilement soit avec des décalages, soit horizon- talement. Des blocs, dont les chambres d'isolation sont vides, sont placés aux points auxquels l'architecte a décidé que des piliers doivent être montés. Immédiatement après la mise en place de cette assise de blocs, les barres d'armature horizontales nécessaires sont mises dans les canaux longitu- dinaux situés au sommet des blocs. Suivant une autre particu- larité avantageuse de l'invention, à savoir que les blocs d'angle sont omnidirectionnels, des barres d'armature à angle droit sont placées sur la partie de la colonne formée de blocs d'angle. Immédiatement après que cette assise de blocs a été achevée, l'assise supérieure de la poutre arrimée est mise en place à l'aide de blocs vides sur toute la longueur de cette assise. Selon les exigences de l'architecte, d'autres barres d'armature peuvent être posées aussi dans les canaux longitudinaux de l'assise supérieure. A ce moment, il faut faire descendre les barres verticales d'armature dans les canaux verticaux destinés au coulis et dans lesquels il faut réaliser des piliers. De plus, dans les cas dans lesquels il faut des piliers capables de supporter des charges extrêmement élevées, d'autres barres d'armature peuvent être placées à ce moment dans les chambres d'isolation de la colonne de blocs dans laquelle des barres verticales d'armature ont déjà été placées dans les canaux réservés au coulis. Lorsque la préparation de l'assise supérieure a été achevée et que les barres d'armature ont été mises en place, du. coulis ou une autre matière à base de ciment est pompé dans le. mur. Le flexible de déversement de coulis est dirigé dans l'ouverture du canal vertical en commençant à une extrémité du mur et en progressant à chaque fois qu'un canal vertical a été rempli. Lorsque le coulis remplit les canaux verticaux, il coule aussi dans les canaux horizontaux d'interconnexion, de sorte que tous les canaux verticaux et horizontaux se trouvant dans la structure sont remplis de coulis. Les chambres d'isolation à moitié remplies de l'avant- dernière assise constituent un endiguement qui empêche le coulis de couler dans les chambres d'isolation des multiples assises de blocs situées au-dessous, à l'exception toutefois des zones dans lesquelles l'architecte a demandé le montage de piliers. Lorsque tous les canaux verticaux et donc tous les canaux horizontaux réservés au coulis sont remplis de ce dernier, l'ouvrier remplit de coulis la totalité de l'assise supérieure, y compris toutes les chambres d'isolation. Ainsi, le coulis coule par les chambres d'isolation dans celles qui se trouvent immédiatement au- dessous et son écoulement vertical est arrêté par -les chambres d'isolation préalablement remplies à moitié et faisant partie de l'avant-dernière assise. Dans les régions dans lesquelles des piliers sont prévus, les chambres d'isolation du bloc situé directement au-dessus de la région dans laquelle un pilier doit être coulé n'étant pas à moitié remplies, le coulis coule vers le fond de cette partie du mur en recouvrant les barres d'armature qui montent de la semelle en créant ainsi à l'interface un élément structurel de renfort allant de la poutre arrimée, passant par le pilier et atteignant la fondation. Pour empêcher le coulis de couler par les canaux horizontaux des chambres d'isolation, les blocs d'angle sont empilés en alternance à l'emplacement du pilier ainsi qu'aux angles, les barres d'armature passant verticalement dans l'extrémité de la colonne de l'invention formée par ce bloc. Un autre point particulier, conforme à l'invention, réside dans la pose d'une digue interdisant l'accès aux canaux horizontaux d'isolation et placée dans la partie du sommet du bloc d'angle qui contient le coulis à l'intérieur des canaux verticaux. Lorsque le coulis a été ainsi déversé dans le mur, la poutre arrimée, les piliers et les colonnes d'angle sont fixement retenus sur tous les côtés à l'intérieur de la matrice du bloc lui-même supportant les charges, le coulis étant protégé contre les variations du temps et pouvant ainsi faire prise dans des conditions idéales. Aucun coffrage n'ayant été utilisé pour conformer les poutres arrimées, les piliers ou les colonnes d'angle et chaque bloc situé à l'intérieur du mur supportant la charge par lui-même et de plus chaque bloc portant contre d'autres blocs en évitant ainsi la nécessité d'attendre que des joints de mortier fassent prise, la construction des assises suivantes des étages suivants de la structure peut commencer immédiatement. Un autre avantage du système réside dans la possibilité de mettre en place immédiatement des barres d'armature se chevauchant verticalement et destinées aux étages suivants lors de leur construction. Le coulis qui vient d'être mis en place dans la poutre arrimée demeurant encore plastique, il offre d'excellentes occasions d'installer des barres d'armature verticales se faisant face les unes les autres de deuxmanières. Les barres d'armature verticales de l'étage précédent peuvent être laissées légère- ment plus hautes que le sommet de l'assise formée de la poutre arrimée et précédemment réalisée. La première assise de blocs de l'étage suivant se pose directement sur les prolongements des barres d'armature de l'étage précédent et qui font saillie sur la poutre arrimée. En variante, les barres d'armature courbées à angle droit peuvent être introduites dans le coulis encore plastique de la poutre arrimée et un bloc peut être placé sur elles de manière que ces barres d'armature fassent saillie dans des canaux verticaux particuliers, destinés au coulis, à l'emplacement auquel des piliers peuvent être réalisés. Lorsque la poutre arrimée fait prise, elle forme une excellente interface de renforcement entre étages. Ces procédés éliminent la nécessité d'effectuer des forages et de placer des goujons dans la poutre arrimée de l'étage précédent, ce qui nécessi- terait d'attendre que la poutre arrimée fasse prise avant de forer les trous des goujons. Une autre éventualité offerte par l'invention réside dans la possibilité de fixer des linteaux ou des sommiers par coulée sur place. Des châssis de portes et de fenêtres sont amarrés en place aux emplacements auxquels il a été décidé de placer des portes et des fenêtres. Lorsque la construction du mur atteint la partie supérieure des châssis, une barre horizontale d'armature est posée dans le canal longitudinal du bloc réservé au coulis, au-dessus et en travers des châssis. La barre a une longueur suffisante de manière que certaines de ses parties se prolongent jusque dans le canal réservé au coulis dans le bloc voisin à chaque extrémité du châssis. Les chambres d'isolation du bloc qui renferment la barre d'armature sont ensuite remplies de coulis ou de mortier. Lorsque le coulis est pompé dans le mur au niveau de la poutre arrimée, il remplit les canaux verticaux et horizontaux des sommiers dans lesquels il doit être coulé. Ceci crée un linteau ou sommier monolithique armé et garantit la liaison parfaite au bloc voisin. - Un point ayant une grande importance dans le processus décrit ci-dessus réside dans la possibilité de garantir une parfaite compatibilité de hauteur entre le bloc formant les linteaux ou sommiers et ceux qui sont voisins de chaque côté. Toutes les surfaces du sommet et du fond des blocs selon l'invention étant uniformément.'planes, elles éliminent la nécessité de meuler les différences de niveau, comme il était nécessaire de le faire dans l'art antérieur. Les décalages de niveau créent des différences de hauteur dans les assises de linteaux et du sommet, comme mentionné plus haut. Ces différences font qu'il est difficile de maintenir l'ajustement des modules sans modifier le linteau ou le sommier et les niveaux de l'assise du sommet. Un autre avantage de l'invention réside dans la possibilité de réaliser un bloc d'angle omnidirectionnel et qui, lorsqu'il est mis en place et fixé par du coulis dans un mur ou structure semblable, est capable d'assumer structu- rellement la fonction d'une colonne d'angle. La colonne d'angle ainsi formée et conforme à l'invention ayant une grande capacité et étant conçue de manière que son joint d'angle ne soit pas obstrué, elle offre la possibilité supplémentaire importante de loger de multiples barres d'armature de grand diamètre disposées verticalement et horizontalement, la barre d'armature horizontale formant une interface au niveau de sa poutre arrimée. Par ailleurs, les blocs d'angle étant omni- directionnels et leur procédé d'assemblage étant conçu de manière spéciale, ils peuvent être utilisés pour un angle gauche ou droit ou dans un prolongement d'assemblage longitu- dinal, la grande cavité située au milieu du bloc pouvant être utilisée en coffrage interne d'un pilier. Les barrières formant des échancrures se trouvant dans les parties supérieures gauche, droite et d'extrémité de la grande cavité du milieu du bloc d'angle, chacune d'elles peut facilement être éliminée à coups de marteau de manière à permettre à des barres d'armature horizontales supplémentaires disposées le long du canal central ainsi que le long du canal horizontal d'isolation de former un angle de 900 à l'intérieur du bloc vers la droite, vers la gauche ou vers la droite et la gauche simultanément de la même manière que dans le cas d'un mur d'intersection ou de se prolonger dans la direction de la longueur. Le procédé de l'invention permet d'utiliser des tronçons importants de barres d'armature de grand diamètre, courbées à angle droit et de les placer dans les angles sans avoir à abouter des pièces indépendantes. L'invention a d'autres particularités impor- tantes qui sont les suivantes: 1. Le simple réglage de l'une des cavités du coffre de moulage de l'invention permet de modifier la fabrication du bloc d'angle ayant toute sa longueur pour passer à une production de deux modules formés de demi- blocs; en d'autres termes, une moitié est conformée en une moitié parfaite du bloc panneresse, mais comporte aussi à une extrémité des barrières fermant les canaux formant les chambres horizontales d'isolation, cette moitié s'utilisant en conséquence, tandis que l'autre moitié est conformée de manière à servir de bloc de pilier de 20 x 20 x 20, ce bloc étant par ailleurs capable de servir aussi de bloc d'extrémité à face pleine. 2. Les deux côtés et une extrémité du demi-bloc qui forme pilier et qui a une grande cavité étant fermés par suppression des parties supérieures, il convient de manière idéale pour être utilisé en bloc d'extrémité dans un mur longitudinal, car ces barrières de fermeture empêchent le coulis de fuire du mur lorsqu'il est pompé. Il est ainsi inutile d'obturer ou de former un coffrage pour les canaux réservés au coulis et mis à découvert à l'extrémité des murs, le temps ainsi gagné étant important et aucune main-d'oeuvre qualifiée ni aucun matériel spécial n'étant nécessaires. 3. Une variante du procédé de création dans un élément de mur d'un pilier tel que décrit précédemment au sujet de l'élément de poutre arrimée est la suivante: lorsque la première assise de blocs est placée sur la semelle, un bloc d'angle entier est placé au point auquel il faut ériger un pilier. D'autres blocs d'angle sont placés dans les assises suivantes de manière que toutes les parties de ces blocs qui comportent la grande cavité soient superposées verticalement. La barre d'armature est ensuite placée verticalement dans l'assise supérieure du pilier ainsi formé et du coulis est pompé dans l'assise de la poutre arrimée. Lorsque le coulis remplit la poutre arrimée, le pilier de renfort est aussi formé en formant une interface avec la poutre arrimée. 4. Un bloc d'angle est placé dans les baies de porte dans la première assise contre le châssis de la porte, la grande cavité étant placée contre. ce châssis. Les assises suivantes consistent ensuite en demiblocs de pilier qui sont placés directement au-dessus de la partie du bloc d'angle comportant la grande cavité et située immédiatement au- dessous, la partie du bloc d'angle comportant la grande cavité étant placée directement au-dessus du demi-bloc formant le pilier, et ainsi de suite de manière à conserver un empilement à étagements lorsque ce mode de réalisation est utilisé. Lorsqu'un empilement horizontal est utilisé, toutes les assises portant contre le châssis de la porte sont formées de blocs d'angle entiers qui sont empilés les uns sur les autres, la partie de tous ces blocs d'angle qui comporte la grande cavité étant la plus proche du châssis de la porte. Avec l'un ou l'autre des procédés d'empilement des assises, la grande cavité est la partie la plus proche du châssis. Lorsque le coulis est pompé dans le sommet du mur, il remplit les canaux verticaux et horizontaux qui lui sont réservés dans la totalité du mur et le bloc d'angle comportant un accès au canal horizontal au centre du bloc d'angle entier, le coulis s'écoule dans la grande cavité du bloc d'angle ainsi utilisé pour créer un important support de pilier pour le châssis de la porte qui, de plus, fixe automatiquement ce pilier dans le linteau au-dessus du châssis de la porte. Ce procédé peut aussi être utilisé pour conférer un support supplémentaire et assurer une protection contre les intempéries autour de tous les châssis de fenêtres. Il apparaît donc à l'évidence que le bloc de l'invention permet de réaliser rapidement et à bon marché des piliers sur les deux côtés des châssis de portes et de fenêtres qui forment la liaison structurelle avec les linteaux correspondants situés au-dessus de ces baies. Ce procédé apporte une résistance mécanique supplémentaire transversalement à ces régions qui sont en général soumises à de fortes charges. Ce procédé permet par ailleurs de réaliser des joints de type "Michigan" ou des joints régulateurs semblables à l'intérieur des canaux verticaux remplis de coulis et faisant partie du bloc voisin des piliers ainsi formés de manière à empêcher l'apparition fréquente de fissures en tous sens autour des châssis de portes et de fenêtres, ces fissures posant un problème difficile dans la conception structurelle et l'entretien des constructions classiques. 5. Les barrières des chambres horizontales d'isolation du demi-bloc régulier mentionné au paragraphe 1 ci-dessus servant à arrêter l'écoulement du coulis et à l'empêcher d'entrer dans les chambres d'isolation en tous points de la structure, ce demi-bloc est utilisé en bloc voisin- de ceux d'angle ou de ceux formant les piliers. Ce bloc est transformé facilement en un demi-bloc régulier panneresse dans lequel des canaux continus et horizontaux d'isolation sont réalisés par enlèvement des deux barrières à une extrémité du bloc qui donne accès aux canaux formant des caniveaux pour des lignes de distribution et/ou des régions supplémentaires de raccordement de l'isolation. 6. Le bloc d'angle omnidirectionnel pouvant être utilisé de diverses manières, il convient avantageusement pour être placé dans un mur à l'emplacement d'un angle droit et il s'utilise ainsi en interface pouvant être armée, aussi bien horizontalement que verticalement, avec une cloison qui intersecte le mur. Le principe de l'invention apporte par ailleurs une amélioration notable dans la réalisation de murs latéraux d'intersection qui supportent des charges et il permet d'augmenter notablement la résistance aux efforts transversaux des deux murs sans qu'il soit nécessaire d'utiliser des organes métalliques d'ancrage, des liens en boucle ou des treillis métalliques. Cette possibilité offerte par l'invention permet de faire des économies considérables de temps et de matière tout en augmentant la résistance mécanique de l'ensemble de la structure. 7. La partie du bloc d'angle qui comporte la grande cavité et qui est utilisée comme mentionné plus haut permet par ailleurs d'effectuer proprement la-pose à recou- vrement horizontale et verticale et l'enveloppement total des barres d'armature par une masse de coulis se trouvant dans le joint d'angle de manière à garantir des résistances maximales aux charges transversales de ces parties clé de la structure. 8. Le bloc d'angle de l'invention permet par ailleurs de faire passer des lignes de distribution inscri- vant des angles de 90 dans le bloc d'angle lui-même de manière que ces lignes puissent se prolonger perpendiculaire- ment par rapport à leurs points d'origine. Il suffit à cette fin d'enlever l'une des barrières de la grande cavité du bloc d'angle qui correspond au canal horizontal d'isolation par lequel passe le conduit de distribution et aussi d'enlever la barrière située à un angle de 900 par rapport à la première barrière qui a été enlevée à coups de marteau. La canalisa- tion de la ligne de distribution est ensuite posée dans le canal horizontal d'isolation, de manière que son angle de 900 se trouve dans la cavité d'angle, cette canalisation se poursuivant perpendiculairement par rapport à sa première orientation. Une petite quantité de mortier ou d'autre matière à base de ciment est ensuite placée sur les deux régions dans lesquelles passe la canalisation et qui se trouvent à l'emplacement des barrières enlevées. Ce procédé est destiné à reformer le scellement dans les régions des barrières, de sorte que, lorsque le coulis remplit la cavité verticale du bloc d'angle, il ne se produit aucun écoulement de ce coulis vers la chambre d'isolation. Le conduit ainsi installé est protégé à l'intérieur de la région remplie de coulis de la colonne d'angle. Ce procédé améliore considéra- blement le processus d'installation de canalisations de distribution et il a par ailleurs l'avantage de protéger ces canalisations contre des dégâts. Le procédé évite aussi la nécessité de modeler à coupide marteau le bloc après que le mur a été construit pour installer des canalisations de distribution qui dégradent la structure et qui augmentent notablement la main-d'oeuvre, le temps et les matériaux nécessaires pour réparer les cassures ainsi provoquées par l'installation des canalisations de distribution de la manière classique. 9. Les économies résultant de la mise en oeuvre du procédé de l'invention sont importantes pour l'installa- tion du réseau des canalisations de distribution dans le mur, car le mode de montage de ce mur permet de réduire considéra- blement la main-d'oeuvre supplémentaire qualifiée qui est nécessaire et aussi de réduire la nécessité d'utiliser des planches de cloisonnement et des bandes de gainage qui sont destinées à supporter et recouvrir les canalisations de distribution et qui sont classiquement clouées ou fixées d'une autre manière sur les surfaces de la paroi des blocs. 10. Le demi-bloc utilisé pour former le pilier convient de manière idéale pour constituer un conduit vertical pour des tuyaux d'eau et de purge de grand diamètre à l'intérieur du mur. En laissant intactes ses parties formant barrière sur trois côtés, une petite quantité de mortier ou d'autre matière à base de ciment est placée sur les trous supérieur et inférieur d'accès au coulis de manière à restreindre l'écoulement de ce dernier dans ce bloc s'il faut le laisser non rempli. Ce procédé permet par ailleurs d'utiliser le demi-bloc de pilier pour un conduit de pose d'un réseau à haute tension continue. 11. Les possibilités mentionnées ci-dessus et offertes par le bloc de construction de l'invention pour la réalisation d'un réseau de caniveaux de pose de canalisations de distribution ainsi que de conduits à l'intérieur du mur au cours de son montage sont encore élargies par les diverses manières possibles de prolonger les réseaux à travers l'assise de la poutre arrimée en un point quelconque, ces canalisations se poursuivant facilement d'un étage à un autre au cours de leur construction, sans qu'il soit nécessaire d'effectuer des forages dans des murs achevés ou des poutres arrimées pour donner accès aux canalisations de distribution. 12. Le montage de mur par le procédé de l'inven- tion est de type modulaire et donc l'architecte dispose de l'avantage supplémentaire de pouvoir placer à l'intérieur du mur des lignes auxiliaires qui peuvent être tirées en des emplacements précis et facilement connectées lorsque des points de sortie supplémentaires sont nécessaires. 13. Un autre avantage réside dans la possibilité d'installer des canalisations de distribution à l'intérieur du mur lors de son érection dans les régions dans lesquelles le bloc est fixé à l'aide de la pièce de calage selon l'in- vention qui a été mentionnée précédemment. Lorsque la partie d'un mur fixée par les pièces de calage est démontée en vue de la réalisation de portes, fenêtres ou autres baies pour transformer la structure, il est facile d'accéder à la cana- lisation de distribution sans causer de dégâts au mur ou aux canalisations de distribution se trouvant dans cette partie de la structure. Les canalisations de distribution réorientées peuvent ensuite être logées dans les régions supplémentaires devant être construites ou dérivées autour des nouvelles baies. L'invention a donc essentiellement pour objet un bloc de construction de base qui est sensiblement rectangu- laire et comprend deux côtés opposés sensiblement parallèles et placés à distance l'un de l'autre, des faces supérieure et inférieure placées à distance ainsi que des faces d'extrémité également placées à distance, une gorge centrale étant réalisée dans chacune des faces supérieure et inférieure et deux.gorges plus petites-étant réalisées, l'une étant placée sur chacup des côtés de la gorge centrale.dans l'une des faces supérieure et inférieure, de préférence dans la face supérieure, un passage à mortaise double étant réalisé verti- calement entre les cloisons latérales et d'extrémité, chacune des cloisons latérales comportant une gorge en mortaise correspondant à la moitié du passage à mortaise double, chaque passage et chaque gorge raccordant les gorges centrales supérieure et inférieure et deux passages verticaux partant des petites gorges pour atteindre la face opposée supérieure ou inférieure, selon le cas. L'invention se rapporte également à un bloc d'angle dont l'une des extrémités est plane et l'autre comporte exactement les mêmes gorges que le bloc de base. La moitié du bloc d'angle qui comporte les gorges correspond exactement à une moitié d'un bloc de base, tandis que l'autre moitié comprend un grand passage vertical, sensiblement carré et dont- les surfaces comportent au sommet et au fond des évidements qui réduisent l'épaisseur de la paroi et dont l'espace qui les sépare correspond à celui des gorges du bloc de base, ces parties de paroi d'épaisseur réduite pouvant être facilement cassées pour être enlevées et former un passage en correspondance avec les gorges du bloc de base. Ce bloc d'angle peut non seulement être utilisé en tant que tel, mais aussi dans une partie intermédiaire de la longueur d'un mur afin de former des passages verticaux ou piliers. Le passage vertical formé à l'angle et dans les parties intermédiaires du mur est utilisé pour tirer des canalisations ou des tuyaux et/ou il peut être rempli de coulis et de barres verticales d'armature afin de former des colonnes ou des piliers d'angle et à mi- longueur de murs qui soient solides. Un demi-bloc peut être bien entendu réalisé facilement dans chaque moitié du bloc d'angle de manière à constituer des éléments en demi-bloc. Les blocs sont de préférence fixés les uns aux autres par des ferrures ou pièces de calage ayant une forme générale de H et qui entrent dans les passages du sommet et du fond de blocs superposés afin de les retenir en place. Lorsqu'un mur a été monté, du coulis est déversé dans les passages verticaux centraux et les gorges horizontales de manière à former une membrane centrale monolithique qui sera décrite plus en détail par la suite. Un avantage important du système à pièces de calage et qu'il permet de monter un mur ou un élément de mur qui est laissé en l'état sans fixation par du coulis et donc qui peut être démonté pour donner accès à une autre surface. Il en résulte un avantage important, car l'intégrité thermique et acoustique de la structure ainsi que l'apparence des murs disposés dans le prolongement et fixés par du coulis n'est pas attaquée, les blocs enlevés et non fixés par du coulis n'étant par ailleurs pas détériorés et pouvant être réutilisés dans toute structure complémentaire en cours de construction. Le procédé à juxtaposition et superposition de blocs posés conformément à l'invention élimine la nécessité d'effectuer des joints de mortier apparents et ainsi réduit sinon élimine la dépendance de la construction des conditions -atmosphériques. Ainsi, la construction d'un mur conformément à l'invention peut se poursuivre par les jours de pluie ou de gel, chaque bloc étant posé puis fixé en place par du coulis sous pression. Le coulis est protégé contre des éléments par la paroi des blocs et par l'addition d'agents chimiques qui l'empêchent de geler. Les forts vents, une chaleur excessive, la pluie et la neige qui représentent tous des entraves à la pose des blocs classiques fixés par du mortier ne le sont pas pour le bloc de l'invention. L'invention va être décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels: - la figure 1 est une vue en perspective d'un bloc de base selon l'invention; - la figure 2 en est une vue en bout; - la figure 3 en est une vue en plan; - la figure 4 est une vue en perspective d'un bloc d'angle selon l'invention; - la figure 5 en est une vue en plan; - la figure 6 est une vue en plan partielle d'un élément de mur d'angle et de deux éléments voisins conformes à l'invention; - la figure 7 est une vue partielle en perspective d'un élément de mur d'angle et de deux éléments voisins selon l'invention; - la figure 8 est une vue partielle en perspective avec arrachements partiels d'un mur selon l'invention; - - la figure 9 est une vue en plan d'un élément de mur d'angle et de deux éléments voisins et représente le réseau formé par le coulis entre les couches de blocs; - la figure 10 est une vue partielle en perspective vers le bas de l'emplacement d'une baie de porte et d'un chambranle placés dans un mur selon l'invention; - la figure 11 est une vue en plan d'une variante de réalisation d'un bloc de construction selon l'invention; - la figure 12 est une vue en perspective d'une pièce de calage selon l'invention; - la figure 13 est une vue en bout d'une autre variante d'un bloc de construction selon l'invention; et - la figure 14 est une vue en bout d'une autre variante encore d'un bloc de construction selon l'invention. La figure 1 représente un bloc 10 comportant des parois latérales parallèles 11 et 12 placées à distance l'une de l'autre, des parois d'extrémité 13 et 14, une face supérieure 15 et une face inférieure 16. La face supérieure 15 comporte deux gorges longitudinales sensiblement parallèles 17 et 18 placées à distance l'une de l'autre et à distance vers l'intérieur des parois latérales 11 et 12, ainsi qu'une gorge longitudinale centrale 19 sensiblement plus large et située entre les gorges 17 et 18 à distance desquelles elle est placée. La face inférieure 16 comporte une gorge longitudinale centrale 20 qui est complémentaire de la gorge 19 de la face supérieure du bloc voisin situé au- dessous de manière à former un passage horizontal à profil sensiblement ovoide entre les couches ou assises successives de blocs. Un passage vertical central 21 qui relie les gorges 19 et 20 a la forme d'une double mortaise. Un évidement central 22 réalisé à chaque extrémité du bloc et dont la forme correspond à celle d'une moitié du passage 21 est réalisé entre les gorges 19 et 20 et forme entre blocs voisins disposés bout à bout un passage sensiblement identique au passage 21. Deux passages verticaux 23 et 24 sont réalisés entre la gorge 17 et la face inférieure 16 et deux passages verticaux analogues 25 et 26 sont réalisés entre la gorge 18 et la face inférieure 16. Chacun des passages 23, 24, 25 et 26 se prolonge sur environ un tiers de la longueur du bloc et ces passages sont placés à une distance telle les uns des autres que leurs centres se trouvent entre les extrémités du passage central 21 et les évidements d'extrémité 22 de manière que la cloison comprise entre les passages conserve une épaisseur sensiblement régulière. Les figures 4 et 5 représentent un bloc d'angle 30 selon l'invention. Ce bloc comprend une moitié 30a qui correspond à une moitié du bloc des figures: 1 à 3 et ses éléments identiques portent les mêmes références, mais avec un signe prime. L'autre moitié du bloc 30b comporte un passage vertical carré 30c qui est entouré par des cloisons 31, 32, 33 et 34 ayant une épaisseur sensiblement régulière. Les surfaces supérieure et inférieure de chaque cloison extérieure 31, 32 et 33 ainsi que de la cloison interne 34 comportent des entailles 35 et 36 qui pénètrent dans la cloison sur environ la moitié de son épaisseur, à l'exception de l'entaille 36 de la cloison 34 qui la traverse de part en part. Les entailles 35 ont la même largeur et la même profon- deur que les gorges longitudinales 17 et 18 du bloc principal de construction. Les entailles 36 ont la même largeur et la même profondeur que la gorge centrale 19 de la face supérieure du bloc principal de construction. En enlevant à coup de marteau le reste de l'épaisseur de la cloison à l'emplacement d'un groupe quelconque d'entailles, il est possible de mettre en place le bloc d'angle entre les extrémités d'un mur de manière à construire un pilier ou il est possible de faire passer un tuyau descendant dans le sol ou un tuyau de drainage ou analogue ou encore de l'utiliser en pièce d'angle orientée dans un sens ou dans l'autre. Les entailles 36 sont réalisées de part et d'autre d'une gorge 37 de la cloison 34 se trouvant au milieu du bloc. Le bloc peut être fendu le long de cette cloison de manière à constituer des demi-blocs de types différents qui apparaissent à l'évidence à l'observation du bloc, les demi-blocs étant complémentaires du bloc d'angle ou du bloc principal. La figure 6 représente en plan l'angle d'un mur réalisé à l'aide de blocs selon l'invention et montre la disposition des barres d'armature dans le bloc d'angle et dans le bloc standard au fur et à mesure de l'érection du mur. Il est possible d'utiliser de la main-d'oeuvre non qualifiée pour construire un mur à l'aide des blocs des figures 1 à 5, car aucun mortier n'est utilisé pour l'érection du mur. Les blocs standard 10 sont posés en assises successives, chacun sur la face supérieure d'un autre, des joints à étagement étant créés par modification de l'orientation du bloc d'angle 30 des assises successives. Des barres horizontales d'armature 50, 51, 52 sont recourbées à 900 et placées dans les gorges 17', 18', 19' du bloc d'angle après enlèvement du reste de la cloison à l'emplacement des entailles 35 et 36 et dans les gorges 19 du bloc standard. Des barres verticales d'armature 53, 54, 55 et 56 sont placées dans l'ouverture verticale 30c du bloc d'angle 30. Une barre verticale d'armature 57 est aussi placée dans les ouvertures 21 et dans l'ouverture formée par les évidements 22 placés face à face. Lorsque la structure du mur a été totalement montée, du coulis liquide 60 est pompé dans le passage vertical 30c, le passage vertical 21 et le passage vertical formé par les évidements 22 placés face à face, la pression du coulis étant suffisante pour en provoquer l'écou- lement horizontalement dans les passages 19 et 19' de manière à former un réseau de coulis et de barres d'armature à l'intérieur de la structure du mur afin d'en lier les éléments les uns aux autres. Le réseau de coulis est bien représenté sur les figures 7, 8 et 9 qui en illustrent différentes dispositions. Les figures 7 et 8 représentent un mode de réali- sation avantageux dans lequel les deux assises supérieures de blocs 61 et62 ainsi que l'assise inférieure 66 ou les assises inférieures pouvant atteindre le nombre de trois et comprendre celles portant les références 67 et 68 sont remplies de coulis de manière que toutes les gorges 17, 18 et 19 et les passages verticaux 21, 22 et 23 soient remplis de coulis de manière à former une poutre sensiblement monoli- thique. Les assises intermédiaires sont remplies de coulis en laissant les passages 17 et 18 ouverts afin de réaliser une isolation. La figure 10 représente également un mode avantageux de montage de chambranles de porte et de châssis de fenêtre faisant partie intégrante de la structure. Le chambranle de porte ou le châssis de fenêtre 70 comporte une gorge 71 en queue d'aronde qui est placée à l'alignement du passage 22 de l'extrémité du bloc 10 avant le remplissage par du coulis, ce chambranle ou ce châssis étant fixé en place par le coulis 72 qui forme verrou dans la gorge en queue d'aronde lorsque le coulis a été injecté dans le mur. La figure Il représente une variante de réalisa- tion du bloc de construction selon l'invention dont les éléments identiques portent les mêmes références avec un signe seconde. L'unique différence entre ce bloc 10" et le bloc 10 réside dans la forme des passages verticaux 21" et 22"1. La figure 12 représente une pièce de calage 80 qui peut être utilisée pour l'érection d'un mur ou d'éléments d'un mur dans lequel du coulis peut ensuite être injecté de la manière décrite plus haut ou qui peut être laissé sans coulis de manière qu'il forme un mur ou élément de mur temporaire destiné à être enlevé ultérieurement. La pièce de calage a une forme générale en H et comprend des branches 81 et 82 orientées vers le bas et destinées à se loger dans les passages 23, 24, 25 et 26 des blocs voisins d'une assise, ainsi que des branches 83 et 84 orientées vers lé haut et destinées à se loger dans les passages identiques d'un bloc de l'assise située au-dessus. Le mode de réalisation du bloc représenté sur la figure 13 est essentiellement le même que celui des figures 1 à 3, les mêmes éléments portant les mêmes références, mais avec un signe tierce. L'unique différence entre les blocs réside dans la forme des gorges 17"'', 18'"' et 19'"'. Le mode de réalisation du bloc représenté sur la figure 14 est sensiblement le même que celui de la figure 13, * sauf qu'il ne comporte pas la gorge inférieure 20'''. Comme montré en lignes brisées sur la figure 10, les gorges 17 et 18 et les passages 23, 24, 25 et 26 peuvent être utilisés pour faire passer les conducteurs électriques, des tuyauteries et autres éléments d'installation, comme peuvent aussi l'être les autres passages horizontaux et verticaux 19, 21, 22 et 30c. Il apparaît d'après la description qui précède que le bloc de construction ou de réalisation de murs de maçonnerie selon l'invention se caractérise par sa nouveauté, aucun bloc de l'art antérieur n'ayant une structure aussi simple et ne pouvant être posé dans un:mur ayant la résistance mécanique et la rigidité du bloc et de la structure de mur de l'invention. Il va de soi que l'invention n'a été décrite qu'à titre d'exemple et que diverses modifications peuvent lui être apportées sans sortir de son domaine. REVENDICATIONS 1. Bloc de maçonnerie pour constructions, de forme sensiblement rectangulaire et comprenant deux parois latérales opposées (11 et 12), sensiblement parallèles et placées à distance l'une de l'autre, une face supérieure (15) et une face inférieure (16) placées à distance l'une de l'autre et deux faces d'extrémité (13, 14), caractérisé en ce qu'il comporte une gorge intermédiaire sensiblement centrale (19) orientée horizontalement dans la face supérieure (15), deux gorges horizontales plus étroites (17, 18) dont chacune est placée sur un côté de ladite gorge centrale dans ladite face supérieure (15), un passage vertical intermédiaire (21) ayant sensiblement la forme d'une mortaise et dont la largeur d'une partie importante de sa longueur correspond à celle de la partie la plus large-de la gorge centrale de ladite face supérieure, deux passages verticaux (23, 24, 25, 26) étant réalisés de chaque côté dudit passage intermédiaire vertical (21) et se prolongeant des gorges étroites (17, 18) de la face supérieure jusque sur la face inférieure -(16) et un évidement verticâl (22) étant réalisé dans au moins. une extrémité entre les parois latérales et ayant une section transversale sensiblement égale à celle de la moitié dudit passage vertical intermédiaire (21). 2. Bloc de construction selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit passage vertical intermédiaire (21) se prolonge sur la longueur dudit bloc sur environ 25 à % de celle de ce dernier et, à son emplacement le plus large, sur environ 25 à 35 % de la largeur du bloc. 3. Bloc de construction selon la revendication 1, caractérisé en ce que chacun des groupes de deux passages verticaux (23, 24, 25, 26) réalisés de chaque côté du passage vertical central (21) se prolonge sur la longueur dudit bloc sur environ 25 à 35 % de cette longueur et.ils ont à leur emplacement le plus large une largeur qui correspond à environ 15 à 25 % de celle du bloc. 4. Bloc de construction selon la revendication 2, caractérisé en ce que ladite longueur et ladite largeur du passage intermédiaire (21) correspondent à environ un tiers des dimensions correspondantes du bloc. 5. Bloc de construction selon la revendication 3, caractérisé en ce que la longueur de chacun des passages verticaux desdits groupes de deux passages (23, 24, 25, 26) correspond approximativement à un tiers de la longueur du bloc et, à leur emplacement le plus large, ces passages ont une largeur qui correspond à environ 20 % de celle du bloc. 6. Bloc de construction selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la forme en coupe transversale du passage vertical intermédiaire (21) est hexagonale à l'emplacement auquel il est le plus large et ce passage est prolongé en longueur sur les côtés opposés par des bouvetages de profil sensiblement rectangulaire de manière qu'il ait un profil en double mortaise. 7. Bloc de construction selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les passages verticaux (23, 24, 25, 26) situés de chaque côté du passage vertical intermédiaire (21) ont en coupe transversale un profil en ovale allongé. 8. Bloc de construction selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le passage vertical intermédiaire (21") a en coupe transversale un profil en double mortaise, dont la partie la plus large a une forme ovale. 9. Bloc de construction selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'une de ses moitiés (30b) est en forme de carré creux (30c) dont les bords supérieurs comportent des entailles (36) ayant une profondeur telle que leur fond se trouve à faible distance des faces extérieures, ces entailles étant à l'alignement desdites gorges orientées horizontale- ment (19') et étant dimensionnées de manière à avoir sensiblement la même largeur et la même profondeur, ces entailles formant une ligne de faiblesse permettant d'enlever facilement une partie de la paroi latérale pour former un prolongement desdites gorges (19). 10. Structure de mur de maçonnerie formée d'assises superposées de blocs de construction (10) en maçonnerie, chaque bloc comprenant deux parois latérales opposées, sensiblement parallèles (11, 12) et placées à distance l'une de l'autre, une face supérieure (15) et une face inférieure (16) placées à distance l'une de l'autre ainsi que deux faces d'extrémité (13, 14), caractérisée en ce que chaque bloc comprend une gorge intermédiaire horizontale (19) réalisée approximativement au centre de sa face supérieure (15), deux gorges plus étroites (17, 18) dont l'une se trouve sur chacun des côtés de ladite gorge centrale (19) dans ladite face supérieure (15), un passage vertical intermédiaire (21) ayant sensiblement un profil en mortaise étant réalisé dans ledit bloc, sa largeur correspondant sur une partie importante de sa longueur à la partie la plus large de ladite gorge centrale (19) réalisée dans ladite face supérieure (15), deux passages verticaux (23, 24, 25, 26) étant réalisés sur chacun des côtés dudit passage intermé- diaire (21) et partant des gorges étroites (17, 18) de la face supérieure pour rejoindre la face inférieure (16) et un évidement vertical (22) étant réalisé dans au moins une extrémité entre les parois latérales, le profil de cet évide- ment étant sensiblement en coupe transversale égal à une moitié de celui dudit passage vertical intermédiaire (21), lesdits blocs étant posés de manière à former des étagements, c'est-à-dire de manière à être disposés en quinconce et formant des assises voisines superposées (61, 62...66, 67, 68) dont les passages verticaux sont à l'alignement vertical sur la hauteur totale du mur et les gorges horizontales forment des passages horizontaux continus qui intersectent les passages verticaux et se prolongent sur la longueur totale du mur, des barres métalliques d'armature (57) étant placées dans au moins une majeure partie des passages inter- médiaires verticaux et d'autres barres d'armature (50, 51, 52) étant posées dans les passages formés par les gorges intermédiaires, horizontales qui sont complémentaires et réalisées dans les faces supérieure et inférieure, un réseau de coulis de ciment hydraulique solidifié remplissant lesdits passages intermédiaires et entourant lesdites barres d'armature. -- 11. Structure de mur de maçonnerie selon la revendication 10, caractérisée en ce que deux passages verticaux (23, 24) situés sur un côté du passage vertical central (21) et un passage horizontal correspondant formé par les gorges complémentaires plus petites (17) de la face supérieure ou de la face inférieure contiennent l'une des barres verticales d'armature (57) et l'une des barres horizontales (50, 51, 52) et sont remplies de coulis de ciment hydraulique solidifié formant un réseau secondaire continu sensiblement parallèle audit réseau formé par les passages intermédiaires.