La présente invention concerne la fabrication d'acides mono- et polycarboxyliques aromatiques et, plus particulièrement, l'hydrolyse de mono- et polynitriles aromatiques en acides mono- et polycarboxyliques aromatiques correspondants sui-5 vant un mode opératoire nouveau. On connaît la transformation catalytique d'hydrocarbures aromatiques en polynitriles aromatiques, tels que' les xylènes en benzodinitriles. L'hydrolyse des benzonitriles en acides benzènedicarboxyliques correspondants a également été décrite. 10 Par la combinaison du procédé de transformation catalytique et d'hydrolyse, on peut préparer un polynitrile, le purifier et ensuite 1'hydrolyser par hydrolyse. Par exemple, on transforme le p-xylène en nitrile téréphtalique que l'on purifie ensuite, après quoi on soumet le nitrile purifié à l'hydrolyse. On récu-15 père l'acide téréphtalique du produit d'hydrolyse obtenu en vue de l'utiliser dans la fabrication de résines et de fibres. La réaction globale représentant l'hydrolyse du nitrile téréphtalique est comme suit : Les procédés actuellement utilisés pour l'hydrolyse des nitriles en acides correspondants sont réalisés en deux étapes. On procède d'abord à 1'hydrolyse partielle du nitrile, ce qui 25 donne un sel, ester ou amide, que l'on hydrolyse ensuite à nouveau, ce qui donne l'acide carboxylique• L'utilisation de tels procédés peut s'avérer coûteuse en raison du fait qu'ils exigent deux systèmes d'appareillage pour l'hydrolyse, ce qui comprend les vases, tuyaux, instruments, etc. '50 Selon la présente invention, on réalise un procédé en un seul temps pour la fabrication d'un acide mono- ou polycarboxy-lique, par hydrolyse de son mono- ou polynitrile aromatique correspondant, qui comporte : 55 matique, de l'eau et une faible quantité de catalyseur choisi .dans le groupe constitué par des hydroxydes de métaux alcalins et alcalino-terreux, des carbonates et sels d'acides carboxy- 20 Le maintien d'une pâte aqueuse renfermant le nitrile aro- 69 07791 2 2004194 liques aromatiques, et sels d'ammonium desdits acides, à une température comprise entre environ 149° G et 316° C pendant un intervalle de temps suffisant pour hydrolyser essentiellement la totalité du nitrile aromatique en un produit d'hydro-5 lyse de ce dernier renfermant l'acide carboxylique aromatique et du nitrile aromatique partiellement hydrolysé, et l'élimination de l'ammoniac du produit d'hydrolyse par la mise en contact du produit à contre-courant avec de la vapeur d'eau. On refroidit ensuite le produit à une température comprise entre 10 environ 38° C et environ 149° C, ce qui est suivi de la séparation de l'acide carboxylique aromatique de celui-ci. Ce procédé permet d'obtenir des acides carboxyliques pouvant être convenablement utilisés dans de nombreuses applications. Lorsqu'on exige des acides d'une très grande pureté, par 15 exemple, à utiliser en tant que monomères pour la fabrication de fibres polymères, où la décoloration provenant de la présence de faibles quantités d'impuretés renfermant de l'azote est indésirable, on peut purifier l'acide ultérieurement par : reconstitution d'une pâte de l'acide avec de l'eau et une 2 0 - faible quantité de catalyseur, ce qui donne lieu à un mélange; chauffage et maintien du mélange à une température supérieure à la température de la première hydrolyse mais inférieure à environ 343° C, pendant un intervalle de temps suffisant pour que s'effectue l'hydrolyse de ses constituants hydrolysables; 2 5 refroidissement du produit d'hydrolyse à une température comprise entre environ 38° C et environ 149° C', ce qui est suivi de la séparation de l'acide carboxylique aromatique de celui-ci; et récupération de l'acide carboxylique aromatique. 30 Dans cette deuxième étape d'hydrolyse, on hydrolyse à nou veau les composés azotés indésirables, lesquels sont principalement des formes hydrolysées du nitrile, à l'acide carboxylique . Selon l'invention, on a trouvé également que les sels de 35 métaux alcalins, métaux alcalino-terreux et d'ammonium des acides mono- et polycarboxyliques aromatiques sont des catalyseurs efficaces pour l'hydrolyse des nitriles aux acides correspondants. Le procédé de la présente invention permet de réaliser la 69 07791 3 2004194 fabrication d'acides carboxyliques à partir de nitriles en utilisant un appareillage moins important qu'auparavant. En conséquence, les exigences en matériel sont également moindres. En outre, la purification s'effectue en moins d'étapes et on con-5 trôle la pureté du produit plus facilement. Des exemples sont représentés à titre non limitatif dans les dessins annexés dans lesquels les fig. 1 et 2 sont des * schémas de fonctionnement simplifiés permettant de réaliser l'hydrolyse du nitrile téréphtalique en acide téréphtalique, 10 ainsi que la récupération de ce dernier. La fig. 1 représente un mode de réalisation préféré de l'invention, utilisé pour la fabrication d'acide téréphtalique de grande pureté, suivant lequel on fait passer le nitrile téréphtalique, lequel est essentiellement dépourvu d'impuretés, 15 en particulier à base d'hydrocarbures, mononitriles et dini-triles aromatiques et aliphatiques, cétones, alcools et acides aliphatiques, par la conduite 11. vers une cuve d'empâtage 10. La cuve 10 est munie d run agitateur 12. On fait passer de l'eau renfermant une faible quantité de catalyseur, tel que du 20 téréphtalate dipotassique contenu dans la conduite 13, depuis une source.de fabrication que l'on décrira subséquemment vers une cuve d'empâtage 10. On peut aussi additionner une solution supplémentaire ou d'appoint à la conduite 13 provenant de la conduite 14. On forme une pâte à base de nitrile téréphtalique, 25 d'eau et de catalyseur dans la cuve 10, que l'on chauffe à environ 93° 0. On fait passer de la vapeur d'eau depuis la conduite 15 vers la cuve 10, laquelle a pour fonction de fournir de la chaleur à la pâte. On sépare la pâte chauffée de la cuve 1i0 par l'intermé-30 diaire de la conduite 16, la pompe à piston 17 et la conduite 18, après quoi on traite par de la vapeur sous environ 30,2 kg/ cm2 de pression absolue dans la conduite 19, en vue d'augmenter la température de la pâte à la température d'hydrolyse désirée, c'est-à-dire, à environ 2 01° C, et on la fait passer 35 ensuite dans 1'hydrolyseur primaire 20. Dans la pratique, on utilise des températures comprises entre environ Î49° 0 et environ 316° G, les températures comprises entre 177° C et 292° C étant préférées. On détermine la pression dans 11hydrolyseur 2 0 suivant 69 07791 4 20Ô4T94 la température du liquide au sommet de celui-ci et la pression partielle de l'ammoniac se dégageant au cours de l'hydrolyse-Les pressions typiques sont comprises entre 7 et 141 kg/cm2 de pression absolue-5 On transforme le nitrile téréphtalique en acide téré phtalique, dans 1'hydrolyseur 2 0, le degré de transformation étant fonction de la température régnant dans celui-ci, du temps de séjour et du catalyseur utilisé. De telles variations de fonctionnement sont examinées en détail ci-dessous. Dans 10 cette illustration, la teneur de la charge dans 1'hydrolyseur 2 0 en cation potassium est d'environ 5 moles par 100 moles du groupement nitrile de la charge à base de nitrile téréphtalique, et le temps de séjour est d'environ 6 heures. Dans un procédé en continu, le cation catalytique se com-15 bine avec les acides formés dans 1'hydrolyseur 20 pour donner naissance aux sels correspondants. Ainsi, en utilisant le carbonate de potassium initialement comme catalyseur, le potassium forme d'autres sels au cours du procédé, et on le fait recycler sous forme des sels de potassium de l'acide téréphtalique et de 2 0 l'acide téréphtalamique• Il est avantageux de n'hydrolyser qu'une partie importante du nitrile téréphtalique en acide téréphtalique, dans ces conditions, on réalise une transformation plus faible, mais les sels de potassium de l'acide téréphtalique et de l'acide téréphtalamique et les sels d'ammonium des mêmes 2 5 acides conjointement avec l'amide téréphtalique peuvent être recyclés en tant que catalyseurs. Les sels d'ammonium de l'acide téréphtalique agissent également en tant que catalyseurs dans l'hydrolyse des mono- et polynitrile aromatiques en leurs acides correspondants. 30 On chasse l'ammoniac des produits de la réaction d'hydro lyse à l'aide de vapeur d'eau que l'on introduit par la conduite 21 et on le fait passer à contre-courant vers les produits de réaction, après quoi on le sépare de 1'hydrolyseur 2 0 par l'intermédiaire de la conduite aérienne 22. On peut introduire 35 de 1' ammoniac, par exemple, dans un réacteur (non représenté) renfermant du p-xylène en vue de la fabrication du nitrile téréphtalique. On sépare l'acide téréphtalique, formé par hydrolyse dans 1'hydrolyseur 20, sous forme d'une pâte conjointement avec 69 07791 5 2004194 d'autres produits d'hydrolyse par l'intermédiaire de la conduite 23, laquelle est contrôlée par la soupape 24, montée sur celle-ci, et on l'envoie dans un récipient de balayage 25. On chasse la vapeur du récipient 25 par l'intermédiaire de 5 la conduite 15• A mesure que l'on balaie la vapeur d'eau des produits d'hydrolyse, la température de ces derniers s'abaisse à environ 115,5° C. , On fait passer les produits d'hydrolyse refroidis du récipient 25 par l'intermédiaire de la conduite 26 à la 10 centrifuge 27. On sépare l'acide téréphtalique, dans la centrifugeuse, des corps en solution dans les produits d'hydrolyse. Si le produit est d'une pureté convenable pour l'utilisation envisagée, on récupère les cristaux de la centrifugeuse et on les purifie par des moyens classiques (non représentés). 15 Cependant, dans le cas où l'on exige un produit d'une très grande pureté, on effectue la purification ultérieure de la manière suivante." On fait passer l'acide téréphtalique, ne renfermant, à présent, en tant qu'impuretés, que quelques produits partiel-20 lement hydrolysés du nitrile téréphtalique, de la centrifugeuse 27, par la conduite 28 à la deuxième cuve d'empâtage 29, munie d'un agitateur 30. On reconstitue une pâte de l'acide téréphtalique dans la cuve 29, avec de l'eau et une faible quantité de catalyseur de la conduite 31• On fait passer de la 25 vapeur d'eau de la conduite 32 vers une partie inférieure de la cuve 29 afin de chauffer la pâte qui s'y forme. La température maintenue dans la cuve 29 est comprise entre environ 65,5° C et environ 104,4° C. On fait passer la pâte chauffée obtenue se trouvant dans la cuve 29 par la conduite 33, la 30 pompe à piston 34 et la conduite 35 vers l'échangeur de chaleur 36 où. celui-ci extrait de la chaleur, et ensuite par une conduite 37 vers 1'hydrolyseur secondaire 38. On fait passer de la vapeur d'eau sous haute pression, par exemple, 62,2 kg/cra2 de pression absolue, contenue dans la conduite 39, 35 dans la conduite 37 en vue de la réunir avec la matière dans la conduite 37 et la chauffer davantage avant d'introduire celle-ci dans l'hydrolyseur 38. On maintient la température dans 1'hydrolyseur 38, au-dessus de celle qui est utilisée dans 1'hydrolyseur primaire 20» 69 07791 6 2004194 Ainsi, la température est supérieure à environ 176,6° C, atteignant un maximum d'environ 343,5° C. La pression dans lrhy-drolyseur 38 est essentiellement la pression de vapeur de l'eau à la température du contenu de 1'hydrolyseur 38. ïout 5 ammoniac libéré au cours de l'hydrolyse est éliminé de 1'hydrolyseur 38 conjointement avec de la vapeur d'eau par l'évent 40. On sépare les autres produits d'hydrolyse de 1'hydrolyseur 38, y compris l'acide téréphtalique, par l'intermédiaire de la conduite du fond 41 et l'échangeur de chaleur 36, et la con-10 duite 42 contrôlée par la soupape 43, en les envoyant vers le récipient de balayage 44- Dans ce dernier, on envoie un jet de vapeur d'eau par la conduite- 32 vers la cuve 29» A mesure que l'on projette de la vapeur d'eau du récipient 44, la température des produits d'hydrolyse dans ce dernier s'abaisse à 15 environ 115,5° C. Les produits d'hydrolyse refroidis sont constitués essentiellement par des cristaux d'acide téréphtalique, des traces de sels d'ammonium, de cations catalytiques de l'acide téréphtalique et téréphtalamiqùe, et on les fait passer du récipient 44 à la conduite 45 vers la deuxième centrifu-20 geuse 46. Dans la centrifugeuse 46, on sépare l'acide téréphtalique des autres produits d'hydrolyse- On fait passer de l'eau afin de laver l'acide téréphtalique se trouvant dans la centrifugeuse 46, par l'intermédiaire de la conduite 47» en vue de séparer 25 toutes traces adhérentes d'impuretés solubles. On fait passer les cristaux d'acide téréphtalique essentiellement purs de la centrifugeuse 46 par la conduite 48 vers le sécheur 4-9 afin d'en séparer l'eau, et on les sépare ensuite par ^intermédiaire de la conduite 50. 30 On fait passer la solution aqueuse séparée dans la cen trifugeuse 46, par la conduite 51 vers le vase récepteur 52, à partir duquel on la pompe au moyen de la pompe 53 dans la conduite 54, en partie dans la conduite 31 et en partie dans la conduite 55. On utilise la portion que l'on fait dévier à 35 la conduite 51 pour reconstituer la pâte d'acide téréphtalique, dans la cuve 29• On fait passer la partie qui reste par la conduite 55 vers la centrifugeuse 27 où elle sert de milieu de lavage pour le gâteau d'acide téréphtalique se trouvant dans celle-ci• 69 07791 7 20Ô4194 On fait passer les produits aqueux séparés dans la centrifugeuse 27 par la conduite 56 vers le récepteur 57- On les sépare de ce dernier par l'intermédiaire de la conduite d'évacuation 58, dont on peut séparer une partie par l'inter-5 médiaire du tuyau de vidange 59• On pompe le restant se trouvant dans la conduite 58 par l'intermédiaire de la pompe 60 dans la conduite 15 vers la cuve d'empâtage 10. On a représenté ci-dessous un exemple typique dans lequel la succession des opérations du procédé est indiquée à la 10 fig. 1• Sauf indication contraire, toutes les quantités sont exprimées en moles par heure. Pour plus de commodité, le nitrile téréphtalique est abrégé par "ÏTTP" et l'acide téréphtalique par "ATP". EXEMPLE 1 15 charge nouvelle à la cuve d'empâtage 10 NTP, conduite 11 75,3 alimentation à 1'hydrolyseur primaire- 20 eau, conduite 13 1869,6 ATP, conduite 13 0,1= 20 téréphtalate de diammonium, conduite 13 20,3 téréphtalamate de monoammonium, conduite 13 2,3 téréphtalate dipotassique, conduite 13 3,0 téréphtalamate monopotassique, conduite 13 6,8 NTP 75,3 25 vapeur d'eau à l'hydrolyseur 2 0 charge, conduite 18 414,1 entraînement, conduite 21 95,9 produits de tête de 1'hydrolyseur (20) dans la conduite 22 30 ammoniac 150,6 eau • 361,7 eau réagissant dans 1'hydrolyseur (20) 301,2 produit de 1'hydrolyseur (20) dans la conduite 23 ATP 75,4 35 téréphtalate de diammonium 20,3 téréphtalate de monoammonium 2,5 téréphtalate dipotassique 3,0 téréphtalate monopotassique 6,8 eau 1302,6 69 07791 8 produit de la centrifugeuse (27) dans la conduite 28 ATP 75,5 eau 462 ,9 5 solution centrifugée dans la conduite 56 ATP 0,1 téréphtalate de diammonium 20,3 téréphtalate de monoammonium ~ 2,3 téréphtalate dipotassique 3,0 10 téréphtalate monopotassique 6,8 eau 11)88,4 vapeur de balayage primaire dans la conduite 15 267,2 eau de lavage du gâteau de la centrifugeuse (27) dans la conduite 55 15 ATP 0,02 eau 615,9 pâte reconstituée dans la cuve 29 ATP 75,4 eau 1233,3 20 vapeur d'eau à 1'hydrolyseur secondaire (38) dans la conduite 39 125,7 produit de 1'hydrolyseur secondaire (38) dans la conduite 41 ATP 75,4 25 eau ' 1359,0 vapeur de balayage secondaire dans la conduite 32 69,4 produit de la centrifugeuse (46) dans la conduite 48 ATP 75,3 30 eau 462,9 eau de lavage du gâteau de la centrifugeuse (46) dans la conduite 47 . eau 490,3 solution centrifugée dans la conduite 51 35 ATP - - 0,07 eau 1317,5 Ainsi, il y a transformation essentiellement mole pour 69 07791 9 2004194 mole du nitrile téréphtalique en acide téréphtalique, ce dernier étant d'une très grande pureté. la fig- 2 illustre un mode opératoire modifié, suivant lequel on utilise des températures d'hydrolyse plus élevées. 5 Etant donné que de nombreuses particularités de la fig* 2 sont identiques à celles de la fig. 1, seules les modifications' sont décrites d'une façon détaillée pour plus de brièveté, le cation . t utilisé dans cet exemple est le sodium plutôt que le potassium. La cuve d'empâtage 100 reçoit le nitrile téréphtalique de la 10 conduite 101. La cuve 100 est munie d'un agitateur 102 et du serpentin pour la vapeur 103, qui fournit de la chaleur aux contenus de la cuve- l'eau et le catalyseur recyclés au cours du procédé sont admis dans la cuve 100 en provenance de la conduite 104. On peut ajouter de l'eau et un catalyseur d'ap-15 point à la conduite 104 par l'intermédiaire de la conduite 105. On fait passer de la pâte chauffée de la cuve 100. par la conduite 106, la pompe à piston 107 et la conduite 108, où se trouve l'échangeur de chaleur 109. lors de son passage 20 par l'échangeur de chaleur 109, on chauffe la pâte à une température comprise entre environ 126,7° C et environ 238° 0. On ajoute de la vapeur d'eau saturée sous haute pression, 62,2 kg/cm2 de pression absolue et 276° C, présente dans la conduite 99 à la conduite 108, de façon que la pâte et la 25 vapeur se trouvant dans celle-ci passent ensemble dans 1'hydrolyseur primaire. 110. l'hydrolyse du nitrile téréphtalique se produit dans 1'hydrolyseur 110, à environ 260° C, 56,2 kg/cm2 de pression absolue, avec un temps de séjour d'environ 6 heures. On chasse l'ammoniac des produits d'hydrolyse à l'aide de vapeur 30 d'eau supplémentaire prélevée dans la conduite 99 par l'intermédiaire de la conduite 111 que l'on met en contact à contre-courant avec les produits d'hydrolyse et on le sépare de l'hydro-seur 110 par l'intermédiaire de la conduite 112. On fait passer le restant des produits d'hydrolyse de 35 1'hydrolyseur 110 par la conduite d'évacuation 113 vers l'échangeur de chaleur 109 où est extraite la chaleur- On fait passer ensuite les produits d'hydrolyse par la conduite 114, contrôlée par la soupape 115, vers le récipient de balayage 116. On évacue la vapeur dans le récipient 116 par l'inter- 69 07791 10 médiaire de la conduite 117, la température du restant des produits d'hydrolyse étant de ce fait abaissée à environ 98,9 -104,4° 0. On fait passer les produits d'hydrolyse d'une température inférieure par la conduite 118 vers la centrifugeuse 5 119, où l'acide téréphtalique est séparé des autres produits. On amène l'acide téréphtalique de la centrifugeuse 119, par l'intermédiaire de la conduite 120, vers la deuxième cuve d'empâtage 121 munie d'un agitateur 122. On reconstitue une pâte d'acide téréphtalique dans la cuve 121 avec de l'eau et 10 une faible quantité de catalyseur de la conduite 123. La température de l'acide reconstitué en pâte dans la cuve 121 est d'environ 93,3° 0, lorsqu'on l'amène par la conduite 124, la pompe à pistons 125 et la conduite 126 à l'échangeur de chaleur 127 où on le chauffe à environ 215,6° G. On fait en-15 suite passer la matière chauffée par la conduite 128, laquelle reçoit de la vapeur d'eau saturée sous haute pression à environ 276,7° 0 et 62,2 kg/cm.2 de pression absolue, vers la conduite 129 avant de la faire passer dans 1'hydrolyseur secondaire 130. Les conditions d'hydrolyse dans 1'hydrolyseur 130 com-20 prennent une pression d'environ 276,7° C et 57 kg/cm2 de pression absolue et un temps de réaction d'une heure. On évacue tout ammoniac s'étant formé par la conduite 131* On fait passer les autres produits d'hydrolyse de 1'hydrolyseur ■ 130 dans la conduite 132 vers .-l'échangeur de chaleur 127 où est extraite 25 la chaleur. On fait passer ensuite les produits d'hydrolyse refroidis par la conduite 133 et l'appareillage 134-135, lequel est une reproduction en double des éléments 43-54 de la fig- 1. On fait passer la solution aqueuse séparée dans la centrifugeuse 137, ayant passé dans la conduite 145, en partie, 30 par la conduite 123 vers la cuve 121, et, en partie, par la conduite 104 vers la cuve 100. On fait passer les corps aqueux séparés dans la centrifugeuse 119, par la conduite 146 vers la cuve 147, où ils sont mélangés avec de la vapeur d'eau dans la conduite 117, 35 envoyée du récipient 116, et avec de la vapeur dans la conduite 148. On sépare le mélange aqueux dans la cuve 147F par la conduite 149; on peut en vidanger une partie par la conduite 150 et pomper le restant au moyen de la pompe .151 dans la conduite 152 vers la conduite 104. 69 07791 n 20Ô4194 Les opérations représentées à la fig. 2 sont illustrées par l'exemple typique suivant. EXEMPLE 2 charge nouvelle à la cuve d'empatage 100 5 NTP, conduite 101 75,3 alimentation à 1'hydrolyseur primaire 110 eau, conduite 104- ' 5144,9 ATP, conduite 104 0,1 téréphtalamide monosodique, conduite 104 3,8 10 téréphtalate disodique, conduite 104 1,9 téréphtalamide, conduite 104 0,8 NTP 75,3 vapeur d'eau à lfhydrolyseur 110 charge, conduite 108 298,4 15 balayage, conduite 111 79,4 produit de tête de 1'hydrolyseur (110) dans la conduite 112 ammoniac 150,6 eau 853,4 20 eau ayant réagi dans 1'hydrolyseur 110 301,2 produit de l'hydrolyseur (110) dans la conduite 113 ATP 75,4 téréphtalate disodique 1,9 25 téréphtalamate monosodique 3,8 téréphtalamide 0,8 eau 3990,3 produit de la centrifugeuse (119) dans la conduite 120 30 ATP _ 7?5,3 eau 462,9 aolution centrifugée dans la conduite 146 ATP 0,1 téréphtalate disodique 1,9 35 téréphtalamate monosodique 3,8 téréphtalamide 0,8 eau 352 T, 4 69 07791 12 pâte reconstituée dans la cuve 121 ATP 75,4 eau 2777,8 vapeur d'eau à 1'hydrolyseur secondaire (130) 5 dans- la conduite 129 411 ,1 produit de l'hydrolyseur secondaire (130) dans la conduite 152 ATP 75,4 eau 3188,9 10 vapeur de balayage secondaire dans la conduite 148 313,0 charge de pâte à la centrifugeuse 157 ATP 75,4 eau 2875,8 eau de lavage du gâteau de la centrifugeuse (137) 15 dans la conduite 138 eau 829 produit de la centrifugeuse (137) dans la conduite 159 ATP 75,3 2 0 eau 462 ,9 solution centrifugée dans la conduite 12 3 . ATP 0,04 eau 2314,8 solution centrifugée dans la conduite 104 25 ATP 0,02 eau 92 6,7 Dans ce cas, à nouveau, on assiste à une transformation essentiellement mole pour mole du nitrile téréphtalique en acide téréphtalique. 30 Bien que le procédé illustré à la fig» 2 conduise d'une façon efficace à un bon rendement d'acide téréphtalique de grande pureté, on préfère le procédé illustré à la fig. 1. Ainsi» on peut effectuer l'hydrolyse du nitrile téréphtalique à des températures inférieures, pressions inférieures et en utilisant 35 des concentrations de nitrile téréphtalique supérieures à celles représentées à la fig. 2. Par la mise en oeuvre de telles températures, pressions et concentrations, 1'hydrolyseur initial 69 07791 13 2004194 (par exemple, 20) peut être réalisé en une dimension inférieure et s'avérer moins coûteux que celui exigé conformément à la fig• 2. L'invention est illustrée ci-dessus par la transforma-5 tion du nitrile téréphtalique en acide téréphtalique- Il faut bien comprendre, cependant, qu'il est également possible d'utiliser l'invention pour l'hydrolyse d'autres mono-,et polynitriles aromatiques en leurs acides mono- et polycarboxyliques aromatiques correspondants- Par exemple, on peut effectuer les 10 hydrolyses suivantes : benzonitrile en acide benzoïque; tolu-nitrile en acide toluïque; o-phtalonitrile en acide phtalique; isophtalonitrile en acide isophtalique; p-cyanobenzamide en acide téréphtalamique et 1,2,4-benzènetrinitrile en acide trimellitique. 15 Le nitrile utilisé dans le procédé peut être pur ou con taminé par d'autres corps formés au cours de la préparation du nitrile. Cependant, il est évident que l'on obtient un fonctionnement plus efficace lorsqu'on utilise une charge de nitrile essentiellement dépourvue d'impuretés. 20 Ainsi qu'on l'a indiqué, les catalyseurs utilisés dans l'hydrolyse sont des hydroxydes de métaux alcalins ou alcalino-terreux, des carbonates et sels des acides mono- et polycarboxyliques aromatiques formés au cours de l'hydrolyse et-des sels d'ammonium desdits acides. Dans l'hydrolyse primaire, la con-25 centration des cations catalytiques est comprise entre environ 1 et environ 30, de préférence entre 2 et 1.0 moles par 100 moles de groupement fonctionnel nitrile dans la charge. Dans l'hydrolyse secondaire, la concentration des cations catalytiques s'échelonne entre environ 0,1 et environ 30 moles par 30 mole de groupement fonctionnel hydrolysable• Les températures mises en oeuvre dans l'hydrolyse primaire s'échelonnant entre environ 149° C et environ 316° C, la gamme de température préférée étant de 177 à 282° C. Dans l'hydrolyse secondaire, on utilise une température supérieure, à 35 savoir, au-dessus de 177° C à 343° C environ, la gamme de température préférée étant de 232 - 516° 0. En général, on maintient un différentiel de température d'environ 54° C. Les pressions dans les hydrolyseurs primaires et secondaires sont comprises entre environ 7 et environ 141 kg/cm2 69 07791 14 20Ô4194 , de pression absolue- Le temps de séjour pour l'hydrolyse primaire est compris entre environ 1 et 10 heures, de préférence 6 heures. L'hydrolyse secondaire exige un temps de séjour plus court, tel que, 5 par exemple, 0,01 à 1 heure. Il est souhaitable de n'hydrolyser qu'une partie importante du nitrile à l'acide correspondant au cours de l'hydrolyse primaire indépendamment du fait que l'on utilise ou non 1'hydrolyseur secondaire. Etant donné que les impuretés ren-10 fermant de l'azote, tels que les amides et l'acide téréphtalamique, sont solubles dans l'eau, tandis que l'acide téréphtalique ne l'est pas, l'acide récupéré après centrifugation et lavage est essentiellement pur, même dans le cas où 1'hydrolyseur secondaire n'est pas utilisé, et d'une qualité convena-15 ble pour la plupart des utilisations, sauf lorsqu'un acide extrêmement pur est demandé- On fait recycler l'eau de lavage, contenant des impuretés renfermant de l'azote et des sels de l'acide, vers l'hydrolyseur primaire. On peut apporter de nombreuses modifications et variantes 20 aux exemples décrits sans sortir du cadre de l'invention. 69 07791 15 REVENDICATIONS 1 - Procédé de fabrication d'un acide carboxylique aromatique par hydrolyse de son nitrile aromatique correspondant, qui comporte : 5 (a) le maintien d'une pâte aqueuse renfermant le nitrile aromatique, de l'eau et une faible quantité d'un.catalyseur choisi dans le groupe constitué par des hydroxydes de métaux alcalins et alcalino-terreux, des carbonates et des sels des acides carboxyliques aromatiques et sels d'ammonium desdits 10 acides, à une température comprise entre environ 149° 0 et environ 315° C, pendant un intervalle de temps suffisant permettant d'hydrolyser essentiellement la totalité du nitrile aromatique en un produit d'hydrolyse) (b) la mise en contact du produit d'hydrolyse de (a) à 15 contre-courant avec de là vapeur, ce qui a pour effet de chasser l'ammoniac dudit produit; (c) le refroidissement du produit de (b) à une température comprise entre environ 38° G et environ 149° C, ce qui a pour effet de provoquer la séparation de l'acide carboxylique 2 0 aromatique ; et (d) la récupération de l'acide carboxylique aromatique. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le nitrile est un mononitrile, un polynitrile, un dini-trile, un trinitrile ou le nitrile téréphtalique, et l'acide 25 carboxylique est un acide monocarboxylique, dicarboxylique, l'acide tricarboxylique ou le nitrile téréphtalique 3 - Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la concentration du cation catalyseur de (a) est comprise entre environ 1 et environ 30 moles par 100 mo- 30 les de groupement fonctionnel nitrile de la pâte aqueuse. 4 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la température de (a) est comprise entre environ 177° C et environ 282° C. 5 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, carac- 35 térisé en ce que le catalyseur est un sel de métal alcalin ou alcalino-terreux de l'acide aromatique, le carbonate de sodium ou le carbonate de potassium ou l'hydroxyde de potassium. 6 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 5, ca- 69 07791 16 2004194 ractérisé par : (d) la reconstitution d'une pâte de l'acide carboxylique aromatique avec de l'eau et une faible quantité de catalyseur; (e) le chauffage et le maintien du mélange formé en (d) 5 à une température supérieure à la température, mais inférieure à environ 343° C, pendant un intervalle de temps suffisant pour que s'effectue l'hydrolyse des constituants hydrolysables de celui-ci; (f) le refroidissement du produit d'hydrolyse de (e) 10 à une température comprise entre environ 38° C et environ 149° G, ce qui a pour effet de provoquer la séparation de l'â-cide carboxylique aromatique de celui-ci; et (g) la récupération de l'acide carboxylique aromatique de (f). 15 7 - Procédé suivant les revendications 1 à 6, caracté risé, en ce qu'on chauffe, l'acide carboxylique reconstitué en pâte à une température comprise entre environ 177° C et environ 343° C, et on ajoute à ce dernier de la vapeur d'eau à une température comprise entre environ 177° G et environ 20 343° C. . 8 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 7, caractérisé par : (c) l'addition de vapeur à une température comprise entre environ 149° C et environ 315° C à la pâte chauffée; 25 (d) le maintien de la pâte chauffée "à une" température comprise entre environ 149° G et environ 315° G pendant un intervalle de temps suffisant pour que s'effectue l'hydrolyse de la presque totalité du nitrile aromatique en produits d'hydrolyse; 30 (e) la mise en contact du produit d'hydrolyse à contre- courant avec de la vapeur d'eau afin d'en chasser l'ammoniac; (f) le refroidissement du produit de (è) à une température comprise entre environ 38° G et environ .149° C, ce qui a pour effet de provoquer la séparation de l'acide carbo- 35 xylique aromatique de celui-ci; (g) la reconstitution de la pâte d'acide carboxylique aromatique de (f) avec de l'eau et une faible quantité du catalyseur; (h) le chauffage de l'acide carboxylique reconstitué en 69 07791 17 2004194 pâte à une température comprise entre environ 177° G et environ 543° C; (i) le maintien de l'acide carboxylique reconstitué en pâte de (h) à une température supérieure à la température, 5 mais inférieure à environ 343° C pendant un intervalle de temps suffisant pour que s'effectue l'hydrolyse des constituants hydrolysables de celui-ci; , (3) la réduction de la pression et le refroidissement de l'acide carboxylique reconstitué en pâte de (i), ce qui a 10 pour effet d'en provoquer la séparation de l'acide carboxylique; et (k) la récupération de l'acide carboxylique. 9 - Procédé d'hydrolyse d'un nitrile aromatique suivant les revendications 1 à 8, qui comporte le chauffage du nitrile 15 en contact avec de l'eau et une faible quantité d'un sel d'ammonium, de métal alcalin ou alcalino-terreux d'un acide carboxylique aromatique à une température comprise entre environ 149° C et environ 315° G. 10 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 9, 2 0 caractérisé en ce que l'acide est l'acide correspondant audit nitrile.