L'invention concerne l'assemblage de deux éléments de tôle superposés dans une zone de chevauchement, en particulier d'éléments de boîtier, de luminaire, ainsi qu'un procédé de réalisation de cet assemblage. Par le brevet américain n0 3.070.689, on connaît un boîtier de luminaire dont la cuvette, de section en U, présente des boucles entaillées dans la zone marginale dans lesquelles sont enfoncées des languettes faisant saillie d'une partie d'extrémité, qui sont munies de crans d'arrêt. Bien que dans le cas d'un tel boîtier le montage se réduise au simple emboîtement de la cuvette et. de la partie d'extrémité, sans nécessiter d'organes d'assemblage complémentaires, la fabrication des boucles de la cuvette et des languettes à enfoncer de la partie d'extrémité exige l'emploi d'outils différents et impose des opérations de travail différentes, auxquelles succède le montage proprement dit. C'est pourquoi l'invention vise à réduire la dépense de travail que nécessite 11 assemblage de deux éléments de tôle, en particulier l'assem blage d'éléments de boîtiers de luminaires. A cet effet, suivant l'invention, l'un des éléments de tôle s'engage par contact de frottement, par une bande, dans une ouverture pratiquée dans l'autre élément de tôle, qui est l'élément inférieur, et les faces d'extrémité de l'ouverture de l'élément de tôle inférieur sont pressées par adaptation des formes, dans les faces d'extrémité de la bande de l'élément supérieur engagée dans l'ouverture. L'assemblage complémentaire par adaptation de formes des deux éléments de tôle est particulièrement avantageux dans le cas de boîtier de luminaires, car la base du boîtier est chargée d'appareils de connexion d'un certain poids; néanmoins, la tôle de base du boîtier ne peut pas se détacher de la partie d'extrémité, qui, de plus, doit servir à renforcer l'ensemble de la garniture. L'assemblage faisant l'objet de l'invention peut en outre être réalisé au moyen d'un outil d'estampage de forme extrêmement simple. On décrira ci-après un exemple de réalisation de l'invention qu'ållustre le dessin annexé surtequel la figure 1 représente en perspective une partie d'un boîtier de luminaire, la figure 2 est une vue en coupe transversale, suivant la ligne II-II de la figure 1, qui représente l'un des points d'assemblage, la figure 3 est une vue en coupe longitudinale suivant la ligne III-III de la figure 1, qui représente également l'un des points d'assemblage, la figure 4 représente schématiquement, w en coupe transversale, un outil d'estampage servant à réaliser un assemblage conforme à l'invention, la figure 5 est une vue en coupe longitudinale suivant la ligne V-V de la figure 4, et la figure 6 est une vue, agrandie,suivant la ligne VI-VI de la figure 3. Le boîtier de luminaire 1, que représente la figure 1, se compose d'une cuvette 11, de section sensiblement en U, en tôle, et d'une paroi d'extrémité 12, en tôle également, la paroi 12-présente des bords coudés 121, qui prennent de dessus les côtés de la cuvette ll et qui, en plusieurs points d'assemblage 13, sont fixés à cette dernière. De plus, la paroi d'extrémité 12 présente un bord inférieur coudé vers l'intérieur 122 qui, avec l'un des bords 121, enserre l'arête inférieure 101 d'un côté de la cuvette 11. les détails des différents points d'assemblage et de leur réalisation apparaîtront à l'examen des figures 2 à 6 et seront décrits ci-après Comme l'indiquent les dessins, à chaque point d'assemblage, une bande 1211 est repoussée du bord 121 grâce à une ouverture 110 pratiquée dans la cuvette 11, et ce, dans une mesure telle que la base de la bande 1211, de section en C, vienne se placer en dessous de la tôle de la cuvette. Dans les deux zones de transition 1212, 1213 (figure 3), la bande 1211 forme un angle d'au moins 40 , en particulier de 600, par rapport au plan des éléments de tôle à assembler.En donnant une valeur convenable à la largeur de la bande par rapport à celle de la largeur de l'ouverture 110, on obtient de cette façon un assemblage solide et ferme, puisque les parties d'extrémités 112 de la bande s'appliquent, dans les zones de transition, par contact (efforts de frottement) aux faces d'extrémité de l'ouverture 110. Un renforcement supplémentaire résulte du fait que la matière de la partie d'extrémité 112 de l'ouverture 110 est pressée (assemblage par adaptation des formes) dans la partie d'extrémité de la zone de transition de la bande 1211 (figure 6), ce que l'on obtient grâce à la prévision d'encoches 111 dans la face inférieure de l'élément de tôle inférieur 11. Pour réaliser les points d'assemblage décrits on utilise une matrice 4 présentant des bords de coupe parallèles 41 et des nez d'écrasement 43, parallèles à ces bords 41; avec les bords de coupe et les nez coopère un poinçon 2, qui présente des faces de coupe parallèles 21 et, entre ces faces, des faces de flexion 22, rentrant en oblique vers le bas. La distance séparant les faces de coupe 21 du poinçon 2 peut être inférieure de 5/100 à 10/100 mm à celle qui sépare les bords de coupe 41 de la matrice, et le serre-fler! 3 peut etre déplacé en synchronisme avec le poinçon 2 : lors du cisaillement, les deux parties de tôle se trouvant entre le poinçon et la matrice donnent les points d'assemblage que l'on a décrit en se référant aux figures 2 et 3, grâce à l'importante tolérance, on obtient une coupe qui n'est pas nette et, par conséquent, une adhérence accrue des éléments entre eux; de plus, cette tolérance permet ltemploi du serre-flan se déplaçant en synchronisme avec le poinçon 2, et qui, lorsqu'il est appliqué à fond, empreint les encoches 111 dans la tôle inférieure 11, et, de ce fait, presse les parties d'extrémité 112 dans les faces d'extrémité de la bande 1211, mais également contre les faces de coupe 21 du poinçon. les importantes tolérances permettent également le retrait subséquent du poinçon. Selon une variante de l'invention, on peut toutefois aussi travailler avec les tolérances sensiblement plus faibles, habituelles dans le cas de l'estampage, entre la largeur du poinçon et la distance des bords de coupe de la matrice : dans ce cas, il faut toutefois utiliser un dispositif de serrage à action décalée, qui ne s'applique avec pleine force sur les tôles à assembler qu'après le retrait du poinçon, pour l'empreinte des encoches mentionnées 111. Il est avantageux que l'outil d'estampage soit conformé de telle façon qu'au moins tous les points d'assemblage se trouvant dans le même plan soient produits entre les éléments de tôle en une course de travail unique, par des poinçons actionnés simultanément. REVENDICATIONS 1. Assemblage de deux éléments de tôle superposés dans une zone de chevauchement, en particulier d'éléments de boîtier, de luminaire, caractérisé en ce qu l'un des éléments de tôle (121) s'engage par contact de frottement, par une bande (1211) dans une ouverture (110) pratiquée dans l'autre élément de tôle (11), qui est l'élément inférieur, et en ce que les faces d'extrémité (112) de l'ouverture (110) de llélément de tôle inférieur (11) sont pressées, par adaptation des formes, dans les faces d'extrémité de la bande (1211) de l'élément de tôle supérieur (121) engagée dans l'ouverture (110). 2. Assemblage suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la bande (1211), dans les zones de transition (1212, 1213) traversant l'ouverture (110), forme avec le plan de l'élément de tôle supérieur (121), un angle Cs qui est d'au moins 400, et, en particulier, de 600. 3. Assemblage suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la bande (1211) est repoussée dans l'ouverture (110) dans une mesure telle que cette ouverture (110) soit encore fermée par elle. 4. Procédé de réalisation d'un assemblage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les éléments de tôle à assembler (11,121) sont posés sur une matrice (4) présentant deux bords de coupe opposés (41), deux nez d'écrasement (43), aux côtés des bords de coupe, et des faces de flexion obliques (42), transversales aux bords de coupe et aux nez, et en ce qu'au cours d'une seule opération d'estampage, effectuée au moyen d'un poinçon (2) présentant des faces de coupe correspondantes (21) et des faces de flexion obliques (22) transversales aux faces de coupe, l'ouverture (110) de l'élément de tôle inférieur (il) est formée par cisaillement d'une bande inférieure (1211), qui est découpée de l'élément de tôle supérieur (12) et qui est déplacée dans l'ouverture (110), les faces d'extrémité (112) de l'ouverture (110) étant pressée. par les nez d'écrasement (43) contreles faces dlextrémité de la bande (1211). 5. Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que les faces d'extrémité (112) de l'ouverture (110) sont pressée par un serre-flan (3), se déplaçant en mme temps que le poinçon (2), contre les faces d'extrémité de la bande (1211), la largeur du poinçon (2) étant inférieure de 5/100 à 10/100 mm à la distance séparant les bords de coupe (41) de la matrice (4). 6. Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que les faces d'extrémité (112) de l'ouverture (110) sont pressées par un serre-flan (3) contre les faces d'extrémité de la bande (1211), serre-flan qui n'est pressé avec pleine force contre la matrice (4) qu'après le retrait du poinçon (2), le poinçon (2) et la matrice (4) pouvant avoir des tolérances usuelles.