L'invention concerne une machine hache-mais, portée en principe par un véhicule tracteur et comportant une installation de coupage de mais qui est précédée par un dispositif d'introduction muni de cylindres d'alimentation disposés parallèlement les uns aux autres1 ces cylindres étant inclinés ou se mouvant presque perpendiculairement par rapport au sol, et par un dispositif de pressage préliminaire au moyen de cylindres de pressage se mouvant en principe dans un plan horizontal, installation dans laquelle les cylindres d'alimentation, entratnés par leur extrémité supérieure, présentent à leur extrémité inférieure, des organes de tronçonnage pour le découpage des tiges de mais, et sur leur pourtour, des organes d' entratnement en forme de dents s' imbriquant les uns dans les autres et permettant de saisir les tiges de mais. Les hache-mals de type connu sont munis, pour l'alimentation de l'installation de coupage en tiges de mais, de chaînes d'entrainement, en général disposées par paires, à une certaine distance les unes des autres, ces chaînes étant équipées d'organes d'entrainement et revêtues de tales protectrices de telle manière que les sections de chaînes situées à l'intérieur des tôles se déplacent dans le même sens sur le hache-mals en direction de ce dernier.Deux ou plusieurs cylindres d'alimentation ou de pressage préliminaire ayant un mouvement inverse l'un à l'autre, sont prévus devant le hache-mals. Les chaînes d'entraînement saisissent les tiges de mats qui sont sectionnées par un dispositif de coupage disposé à proximité du sol, et elle les font tourner pendant leur transport jusqu'aux cylindres de pressage préliminaire de telle façon que les tiges de mals en position verticale sont amenées dans une position sensiblement horizontale. Comme organe de tron çonnage, on se sert en aval des chaînes d'alimentation, de lames à mouvement de va et vient ou de disques rotatifs. Ce dispositif, dénommé ratelier à mais, permet d'assurer une bonne alimentation et une introduction régulière des tiges de mais. Par contre, l'ensemble comprenant les quatre chaînes d'alimentation et leurs organes d'entraînement, les roues à chaînes spéciales et le système d'arbres et de paliers, est d'un cott élevé. Les sec tions de chaînes destinées à l'enlèvement du mais et qui ne sont pas protégées extérieurement, entraînent avec les tiges de la terre et du sable jusque sur les éléments d'entraînement des chaînes, d'où une usure rapide de ces éléments ; d'autre part, il faut compter sur les besoins actuels de prestations d'un débit à hautren- dement. Dans un autre système connu d'installation hache-mals,t-les chaînes d'entraînement sont supprimées gr & e d l'emploi-, avant:un couteau sectionneur circulaire, de deux cylindres disposés-paral- lèlement entre eux et situés sensiblement dans une position verticale. Cet aménagement est caractérisé par une faible longueur de montage et par- une alimentation parfaitement régulière-des tiges de mals, ce qui permet aussi d'obtenir une longueur de coupe homogène (Demande de brevet allemand publiée N 2 006 574). Dans le système connu - de hache-maïs du type mentionné 'initia- lement, la hauteur des cylindres d'alimentation est nettement plus petite que leur diamètre ; ces cylindres ont alors l'apparence de toupies aplaties, en forme de disques. Dans ce cas, les cylindres d'alimentation envoient le mais en regard du cylindre de pressage préliminaire inférieur au lieu de le faire dans l'intervalle'sépa- rant les deux cylindres de pressage,d'où il résulte-un entassement des tiges devant les cylindres de pressage, et, par la suite, une diminution du rendement de transport des cyl-indres d'alimentation. Ce mode d'exécution ne comporte, en outre, aucun moyen pour favoriser l'introduction des tiges de maSs-dans une position sensiblement horizontale. Si la vitesse de transport est élevée ou bien si l'ali tentation devient plus fournie, il peut arriver que les -tiges de malus déjà séparées 'soient enlevées vers le haut, qu'elles ne puissent alors être conduites jusqu'aux cylindres inférieurs d'alimentation, et-qu'elles soient perdues sur le côrté (Demande de brevet allemand publiée N 1 962 873)-. Le but de l'invention est- d'éliminer ces inconvénients et de réaliser un hache-mals dont les organes d'alimentation, robustes, assurent une alimentation parfaitement régulière des tiges de mals jusqu'au-dispositif de hachage. Cet objectif se trouve atteint dans une machine hache-mals du type visé plus haut et conforme à l'invention, par le fait que les cylindres d'alimentation ont leur extrémité supérieure de préférence inclinée vers l'avant dans le sens du mouvement et atteignent en hauteur sensiblement le niveau des paliers des cylindres de pressage supérieur, leur diamètre diminuant en direction du haut de sorte que les organes d'entraînement des cylindres d'alimentation peuvent s'imbriquer les uns dans les autres, uniquement le long d'une section axiale courte par rapport à la hauteur totale de l'axe des cylindres d'alimentation, à la partie inférieure de ces derniers. Suivant cette conception, les extrémités inférieures des tiges de mais, accrochées par les organes d'entraînement, sont amenées jusqu'à la fente existant entre les cylindres de pressage, ce qui facilite le renversement des tiges en position verticale, vers une position d'introduction horizontale, les tiges de malus étant mieux pressées et saisies dans la partie inférieure des cylindres d'alimentation que dans leur partie tronconique. Au cours de 1 'in- troduction des tiges de mais, celles-ci peuvent s'effacer vers le haut dans l'intervalle s'élargissant des cylindres d'alimentation, libérant ainsi la section inférieure de ces derniers munie d'organes d'entraînement pour la continuation de l'approvisionnement. L'élargissement de l'intervalle entre les cylindres d'alimentation permet la formation d'une sorte de matelassure permettant de compenser les irrégularités d'approvisionnement ainsi que les à-coups dans la vitesse de transport. Dans une variante améliorée de l'invention, on a donné une forme cylindrique à la section du cylindre d'alimentation, le long de laquelle sont prévus les organes d'entraînement, avec un diamètre plus grand que celui de la section en tronc de cône du cylindre d'alimentation. I1 est recommandé de raccorder directement la section en tronc de cône à la section cylindrique. I1 est également prévu, selon l'invention, de donner à la surface du manteau de l'un des cylindres d'alimentation une structure élastique en vue de l'adaptation de son pourtour aux tiges de mais qui pénètrent. On obtient ainsi une très grande régularité dans le transport du mais vers les cylindres de pressage et l'installation de hachage, puisque les cylindres d'alimentation s'adaptent alors de manière optimale à la capacité d'absorption des cylindres de pressage. On a décrit ci-après à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation de l'invention, avec référence aux dessins annexés dans lesquels La Figure 1 est une vue partielle en coupe d'une machine hache-mals conforme à l'invention La Figure 2 en est une coupe suivant II-II de la figure 1 à plus grande échelle La Figure 3 en est une coupe suivant III-III-de la figure 2. La machine hache-mais des Figures 1 à 3 comprend une installation de hachage 1 et un dispositif d'alimentation 2. L'installation 1 est à lames circulaires, avec un axe de rotation parallèle au sol, en principe horiontal. Le dispositif d'alimentation 2 comporte deux cylindres 3 ms en sens inverse et situés à une certaine distance l'un de l'autre, leurs axes étant parallèles et in clivés par rapport au sol suivant un angle ck . L'extrémité supé- rieure de chacun de ces cylindres obliques 3 est tournée vers l'avant, dans la direction d'avancement du hache-mats. Dans la direction de l'acheminement des tiges de mais on trouve, entre les cylindres d'alimentation 3 et l'installation de hachage, un dispositif de pressage préliminaire composé de deux paires de cylindres de pressage horizontaux superposés, mus en sens inverse l'un de l'autre (cylindres 10, 11 et 12, 13). Les cylindres d'alimentation 3 s'étendent au-dessus de la hauteur des paliers des cylindres supérieurs de pressage 10, 12, sensiblement jusqu'au voisinage des limites supérieures de ces cylindres de pressage 10, 12. Chacun des cylindres d'alimentation 3 est constitué par un corps de rotation comportant un manteau fermé 4 et présente, à son extrémité inférieure dirigée vers le sol, une section cylindrique 5 à laquelle se raccorde une section 6 en forme de tronc de cône s'amenuisant vers le haut. Par rapport à la longueur totale du cylindre 3, la section 5 est relativement courte. Des organes d' entraînement 7 et des bossages ou saillies 8, sont disposés sur la surface du manteau 4 des cylindres 3 dans une direction axiale de ces cylindres. Les organes d'entraînement 7 et les bossages 8 sont fixés sur les cylindres d'alimentation creux 3 par soudage, rivetage, par des vis ou par tout autre mode de fixation analogue. Dans le cas d'organes d'entraînement et de bossages rigides, il est possible d'envisager une construction en une seule pièce de ces éléments, par exemple, par moulage. Cependant, il est préférable que les organes 7 ainsi que les bossages 8 et/ou la surface du manteau 4 des cylindres d'alimentation soient élastiques. Les bossages 8 peuvent, par exemple, être constitués par une bande ondulée, en métal, en matière plastique ou en caoutchouc, disposée sur le pourtour des cylindres 3 et reliée par intervalles à la surface du manteau 4. Le diamètre de la section cylindrique 5 a une valeur calculée de façon que l'intervalle séparant séparant les deux sections cylindriques des cylindres 3 demeure minime.En outre, les bossages 8 ont une forme telle et la distance entre les axes des cylindres d'alimentation est calculée également d'une manière telle que les cercles extérieurs des bossages 8 des deux cylindres d'alimentation se recoupent. La position des cylindres d'alimentation est déterminée, en ce qui concerne la direction de leur portée de telle sorte que les bossages 8 mterfèrent au moins partiellement, à la manière des dents d'un engrenage. Deux tôles de guidage 9 montées sur des patins de glissement conduisent vers l'avant les tiges de mais par l'intermédiaire des cylindres d'alimentation 3. Chacun des cylindres 3 est muni d'un disque de coupe 14 destiné à trancher les tiges de malus. Ces disques sont solidaires des cylindres 3, coaxialement à ces cylindres, et sont entraînés en sens contraire, comme les cylindres. Le diamètre extérieur des disques de coupe 14 est déterminé de manière que ces disques se recouvrent tout au moins partiellement, ce qui fait que le processus de coupage est facilité grace à des échancrures en arc de cercle amé nagées sur le pourtour des disques 14 faisant face aux sections de lames se trouvant entre les échancrures de l'autre disque de coupe. L'entraînement des cylindres 3 est assuré par une transmission à chaîne 15 mue par les cylindres de pressage 10 à 13 du hache-mags par l'intermédiaire d'un arbre de transmission 16 sur lequel est monté un engrenage conique 17 pour la commande de chaque cylindre 3. Les deux engrenages coniques 17 sont de préférence disposés dans un carter commun 18 en forme de pont au-dessus des extrémités supérieures des cylindres 3, avec deux tronçons de sortie 19 reliés aux cylindres d'alimentation, de manière à ne pas pouvoir tourner par rapport à ceux-ci. Les paliers de l'arbre de transmission 16 sont également logés dans ce carter. Le dispositif représenté aux Figures 1 à 3 fonctionne de la manière suivante Les tiges de mais se tenant en rangées sont saisies par la section cylindrique 5 des cylindres 3 et en même temps sont sectionnées par les disques de coupe 14. Les bossages 8 et les organes d'entraînement 7, de préférence élastiques, et interférant entre eux, conduisent le pied de la tige aux cylindres de pressage 10 à lr en renversant cette tige pendant le transport, -de la position verticale vers la position horizontale. Les tiges de maSs pressées contre la masse, mises en circulation dans le courant de matiere, une fois saisies par les cylindres 3, peuvent être conduites vers le haut dans la fente séparant les sections coniques 6 des cylindres d'alimentation. Revendications 1. Machine hache-mais portée de préférence par un véhicule tracteur et comportant une installation de coupage de mas qui est précédée par un dispositif d'introduction comportant des cylindres d'alimentation disposés parallèlement les uns aux autres, ces cylindres étant inclinés ou se mouvant presque perpendiculairement par rapport au sol, et un dispositif de pressage préliminaire au moyen de cylindres de pressage se mouvant en principe dans un plan horizontal, installation dans laquelle les cylindres d'alimentation entraînés à leur extrémité supérieure, présentent, à leur extrémité inférieure, des organes de tronçonnage pour le découpage des tiges de mais, et sur leur pourtour, des organes d'entraînement en forme de dents 8 t imbriquant les uns dans les autres et permettant de saisir les tiges de mais, caractérisé en ce que les cylindres d'alimentation dont l'extrémité supérieure est de préférence inclinée vers l'avant dans le sens du mouvement, s'étendent au moins sensiblement jusqu'au niveau des paliers des cylindres supérieurs de pressage préliminaire et se rétrécissent en direction de leur extrémité supérieure, cependant que les organes d' entraînement des cylindres d'alimentation s'imbriquent les uns dans les autres uniquement le long d'une section axiale courte par rapport à la longueur totale axiale des cylindres d'alimentation, à l'extrémité inférieure de ces derniers. 2. Hache-mais selon la revendication 1, en ce que la section du cylindre d'alimentation le long de laquelle les organes d'entraînement s'imbriquent entre eux à la manière des dents d'un engrenage, a une forme cylindrique et un diamètre plus grand que la section en tronc de cône du cylindre. 3. Hache-mais selon la revendication 2, caractérisé en ce que la section tronconique se raccorde directement à la section cylindrique. 4. Hache-mais selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la surface de manteau de l'un des cylindres d'entrée a une structure élastique en vue de l'adaptation de son pourtour à l'introduction des tiges de mais. 5. Hache-mais selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'un arbre de transmission est monté à la partie supérieure des cylindres d'alimentation à une certaine distance de ces derniers, en vue de leur entraînement, et que cet arbre porte deux engrenages coniques propres à entraîner les cylindres. 6. Hache-mais selon la revendication 5, caractérisé en ce que les deux engrenages coniques sont disposés dans un carter commun logeant les paliers de l'arbre de transmission.