La présente invention concerne les machines offset qui permettent d'imprimer sur des objets pour les décorer. Bien qu'elle concerne notamment les industries céramiques, la présente invention peut etre utilisée de manière générale pour imprimer sur des objets plats ou façonnés. Plus précisément, la présente invention concerne les machines dans lesquellesl'image à imprimer sur un objet est transférée d'abord à un organe de transfert qui est mis par la suite en contact intime avec 11 objet pour dé calquer l'image sur cet objet. Lorsqu'il s'agit de la décoration d'articles céramiques, il est avantageux que l'organe de transfert soit appliqué directement sur l'article céramique lui-meme mais, dans le cas de certains objets, par exemple des cruches de forme complexe, l'organe de transfert ne se conforme pas de marnière satisfaisante à la surface à décorer. Dans ces cas, il est nécessaire de pratiquer le transfert à la main, une machine conforme à la pré sente invention pouvant etre utilisée pour transférer l'image à imprimer à un papier ou autre support adéquat.Un tel support devient alors "l'article à decorer" dans le contexte de la présente invention. Selon la présente invention une machine destinée à imprimer sur objets aux fins de décoration comprend plusieurs organes de transfert montés sur un transporteur linéaire sans fin et des moyens permettant de faire avancer ce transporteur pas à pas, de sorte que les organes de transfert avancent l'un après l'autre entre au moins un poste d'encrage, dans lequel une image en couleur correspondante est appliquée sur les organes de transfert, et un poste d'impression situé à une extrémité du transporteur et dans lequel l'image finale est décalquée sur 11 objet, les organes de transfert étant disposés dans le ou les postes d'encrage sensiblement horizontalement, de façon que la surface recevant l'image correspondante soit dirigée vers le haut, la machine comprenant des moyens permettant de renverser chaque organe de transfert afin qu'il se présente, dans le poste d'impression, la surface portant l'image en bas. Le ou les postes d'encrage comprennent de préférence des écrans à travers lesquels l'encre est appliquée à l'aide d'un calque adéquat. De préférence les organes de transfert sont disposés sensiblement horizontalement dans le poste d'impression et sont constitués par des membranes souples qui sont montées sur un élément de support plat dans le ou les postes d'encrage et qui sont poussées par un tampon convexe élastique pour les mettre, dans le poste d'impression, en contact avec l'objet de façon qu'elles épousent la forme de la surface de celui-ci.Des moyens destinés à maintenir l'objet peuvent etre montés sur un chariot apte à se déplacer par exemple le long de barres de guidage entre une position de chargement et de dechargement, position écartée du poste d'impres sion, et une position d'impression en dessous d'un organe de transfert renversé dans le poste d'impression. Une machine conforme à la pressente invention peut etre utilisée avec des encres thermoplastiques qui sont appliquées à l'aLde d'écrans chauffes et qui se refroidissent ou se solidifient dès qu'elles viennent en contact avec le diaphragme.Dans chaque poste d'encrage les membranes peuvent etre montées sur un support refroidi par l'eau, ce qui permet de ramener la temperature des membranes au-dessous de la température de solidification de l'encre, Les organes de transfert ont de préférence une surface adéquate, en silicium par exemple, qui possède une faible affinite vis-à-vis de l'encre formant l'image permettant de décalquer eelle-ei de manière satisfaisante, I1 est essentiel que la surface de l'objet possède une plus grande affinité vis-à-vis de l'encre de l'image que la surface des organes de transfert, et, à cet effet la machine comprend de préférence des moyens destines à appliquer sur l'image un revetement d'un adhésif autocollant adéquat avant l'opération de décalquage. Lorsqu'on utilise des écrans chauffes et de l'encre thermoplastique il est avantageux de préchauffer l'image jusqu'à une température à laquelle les couleurs possèdent une plasticité les empechant de craqueler lors de leur décalquage sur une surface non plane d'un objet. Par conséquent, il est avantageux que la machine comporte des moyens permettant de chauffer l'image jusqu'à une température adéquate "critique" au-dessous de la température de fusion des couleurs. Ces moyens de chauffage remplissent deux fonctions, à savoir le chauffage des couleurs de l'image jusqu'a la température critique et en meme temps le séchage du revetement adhésif jusqu'a une certaine viscosité.Des moyens de chauffage par rayonnement peuvent irradier le revetement adhésif immédiatement en amont du poste d'impression et, selon un mode de réalisation préféré, chaque organe de transfert est chauffé par le dessous, afin de porter les couleurs à un état plastique et de sécher l'adhésif, lorsqu'il est en position renversée entre le poste d'application de l'adhésif et le poste d'impression. De préférence, la machine comporte deux sections qui constituent respectivement des postes d impression alternatifs situés à proximité des extrémités du transporteur, l'un des postes étant celui, que l'on a décrit ci-dessus, dans lequel les organes de transfert se présentent en position renversée, tandis que dans l'autre poste d'impression les organes de transfert se présentent de façon que l'image en couleur soit dirigée vers le haut.Cette disposition permet d'obtenir une machine très versatile en ce qu'un poste d'impression peut servir à imprimer sur des objets céramiques sensiblement plats, par exemple des assiettes etc, en utilisant des organes de transfert constitués par des tampons élastiques ou membranes souples qui sont aptes à épouser la forme de la surface de l'objet, tandis que l'autre poste d'impression peut etre utiliséavec des organes de transfert constitués par un blanchet d'impression sur lequel un objet sensiblement conique ou cylindrique peut être roulé pour prendre l'image en couleurs appliquée sur le blanchet.Ainsi, la pressente invention permet d'obtenir deux machines en une seule et, dans le poste d'impression alternatif, on peut prévoir un moyen de support de l'objet constitué par un porte-pièce rotatif monté sur un bras basculant et pouvant coopérer avec des blanchets d'impression constituéspar des tampons courbes sur lesquels l'image en couleurs est appliquée comme une vue développée autour de l'axe de pivotement de ce bras. En variante, les deux sections d'impression peuvent fonctionner avec les mêmes organes de transfert, les membranes étant portées sur un tampon élastique pendant I'opération d'impression lorsque l'autre poste d'impression est en service. La machine est de préférence de construction modulaire comprenant au moins un module constituant un poste d'encrage équipé de moyens d'encrage sur écran et dont la largeur, mesurée dans le sens de la longueur de la machine, est égale au mouvement de transfert, soit la longueur de chaque avance pas à pas du transporteur ou la distance séparant les organes de transfert sur le transporteur, des moyens mécaniques de commande de l'écran du ou des modules étant conçus pour etre aisément accouplés à des moyens correspondants d'un module attenant. Grâce à cette disposition la machine peut être fabriquée à partir de composants standard, le nombre de modules qui constituent les postes d'encrage correspondant au nombre d'images que l'on veut incorporer dans l'image finale à décalquer. En outre, une machine existante peut être aisément modifiée pour ltéquiper d'une ou de plusieurs de ces modules en y insérant le nombre approprié de modules supplémentaires et en prolongeant de manière correspondant le transporteur. On comprendra qu'un tel prolongement du transporteur serait assez long pour eomporter deux organes de transfert pour chaque module supplémentaire prevu. La machine est de préférence de construction modulaire comprenant une section d'impression avant et une section d'impression arrière entre lesquelles sont fixées le nombre voulu de modules servant de postes d'encrage, les sections avant et arrière formant respectivement les postes d'impression alternatifs Une forme d'exécution de la présente invention est décrite ci-après à titre d'exemple, en référence au dessin annexé dans lequel :: - la figure 1 est une vue partielle de côté représentant schématiquement les éléments de la machine - la figure 2 est une vue en élévation prise de l'extrémfté avant de la machine - la figure 3 est une vue en plan d'une section avant de la machine ; - la figure 4 est une vue partielle en plan d'une section arrière - la figure 5 est une vue partielle de coté représentant un tampon d'impression avant en position imprimante - la figure 6 est une vue partielle en coupe suivant la ligne VI-VI de la figure 1 et représentant le dispositif d'encrage d'un module d'encrage en couleurs sur écran de la machine ;; - la figure 7 est une vue partielle en coupe suivant la ligne VII-VII de la figure 6 - la figure 8 est une vue d'un détail représentant le dispositif de commande de l'écran - la figure 9 est une vue partielle en coupe centrale d'un module d'enorage ; - la figure 10 est une vue partielle en coupe suivant la ligne X-X de la figure 9 ; et - la figure 11 est une vue en plan d'un détail représentant un élément de support d'écran de la machine. La machine comprend deux sections d'extrémité à châssis à claire voie, à savoir une section d'impression avant A et une section d'impression arrière B, entre lesquelles sont intercalées plusieurs sections modulaires C. Les modules ont, eux-aussi, un châssis à claire voie, les sections étant mises en ligne et assemblées par des boulons ; dans le mode de réalisation décrit on prévoit trois modules C1, C2 et C3 mais, comme on le décrit ci-dessous, on peut prévoir des modules supplémentaires si l'on veut utiliser un plus grand nombre de couleurs. Un transporteur linéaire sans fin 1, constitué de deux channes à rouleaux espacés 2 dont les brins supérieur et inférieur sont horizontaux, traverse le châssis à claire voie des sections. Le brin supérieur des chaînes 2 s'étend sur toute la longueur du trans- porteur, aux extrémités duquel les chaînes passent autour des pignons à chaîne 3 et 4 montés sur des arbres tournant respectivement dans des roulements prévus dans les sections A et B. Les brins supérieurs des chaînes passent sur des pignons fous espacés 4 disposés à raison de deux par module C, trois dans la section A et deux dans la section B. La machine fonctionne automatiquement et est commandée pneumatiquement, de sorte que le transporteur a avance pas à pas, le brin supérieur se déplaçant vers la section A.Les brins inférieurs des chaînes sont supportés par des pignons fous 5 montés sur des arbres tournant dans des roulements prévus respectivement dans les sections avant et arrière, les pignons 5 étant disposés vers l'intérieur par rapport aux pignons 3 et 4 dans le sens de la longueur du transporteur, réduisant ainsi la longueur des brins inférieurs de sorte que les sections d'extrémité du transporteur sont inclinées. L'avance pas à pas du transporteur est égale à l'espacement entre les centres des modules C, ctest-à-dire la largeur des modules mesurée dans le sens de la longueur de la machine. Plusieurs organes de transfert 6 sont montés sur le transporteur 1 et espacés d'une distance analogue. Le transporteur 1 est entraîné par les pignons d'extrémité 3 dont les arbres sont entraînés en rotation par une transmission par channe multiplicatrice depuis une chalne primaire sans fin de commande 8 montée dans la section A. Plusieurs ergots d'entraînement 9, fixés sur la chaîne de commande 8, sont espacés de manière correspondant à l'avance pas a pas du transporteur, en prenant en considération le rapport de multiplication assuré par la chaîne de transmission 7. Un curseur d'entraînement 10, monté coulissant sur une barre horizontale 12 située en dessous de la chalne de commande 8, comprend un cylindre d'embrayage 13 disposé verticalement directement au-dessous du brin inférieur de la chaîne de commande 8, tandis qu'une fourche de débrayage 14 montée sur l'extrémité supérieure de la tige de piston du cylindre 13 est automatiquement déplacée pour venir en prise avec l'un des ergots d'entraînement 9 au début de chaque opération de transfert Cet embrayage permet à un cylindre de commande horizontal 15 de déplacer le curseur 10 sur une distance appropriée pour déplacer le transporteur 1, après quoi le cylindre d'embrayage 13 est actionné pour retirer la fourche 14 et permettre au curseur 10 de revenir librement à la position représentée sur la figure 1 où il attend d'être accroché par 1' ergot suivant 9 pour effectuer la prochaine opération de transfert. Chaque organe de transfert 9 (voir en particulier les figures 9 et 10) est constitué par une membrane souple élastique 16 tendue sur un cadre 1Ya qui fait partie d'un chariot de transfert 17 monté par son extrémité avant entre les chalnes transporteuses 2 de façon à pouvoir pivoter. Chaque chariot 17 comporte des paires de roues avant et arrière 18 et 19, la paire avant 18 étant disposée directement derrière l'axe de pivotement D. Les roues 18 et 19 roulent sur des voies de guidage fixes comme on le décrit ci-après. Chaque membrane 16 se compose d'une feuille de caoutchouc naturel dotée d'une bonne mémoire élastique, un revêtement de silicium étant déposé par vaporisation sur la surface supérieure de cette feuille.Ainsi on obtient une membrane qui épouse bien la forme d'un objet à imprimer, par exemple une assiette, et qui possède les propriétés élastiques recherchées tout en assurant une surface supérieure de transfert qui a une faible affinité vis-à-vis des couleurs de l'image appliquée qui doit être décalquée sur l'objet. Suivant le sens de déplacement du transporteur les trois modules se composent respectivement, d'une part de deux modules d'encrage en couleurs C1 et C2, dans chacun desquels une couleur thermopiastique correspondante est appliquée par écran sur les organes de transfert ó cui avaneent l'un après l'autre pour s'aligner avec les écrans 20 des modules, obtenant ainsi une image à deux couleurs et, d'autre part, d'un module C3 dans lequel un adhésif autocollant est appliqué sur la zone de l'image. De préférence l'adhésif n'est appliqué que sur une zone de 1 image comportant des détails, afin de ne pas gaspiller une matière adhésive onéreuse.Le revêtement adhésif assure une surface ayant une haute affinité vis-à-vis de la surface de l'objet, ce qui assure un déeal-age subséquent sensiblement complet et satisfaisant. Des adhésifs adéquats sont l'émulsion de copolymère acrylique vendue sous le nom commercial de "Flexibond A 201" fabriqué par la société dite Yorkshire Dyeware et Chemical Co. Ltd, "Blexitond h 2û2" fabriqué par la même société et l'adhésif vendu sous le nom commercial "Drystiek" par la société dite Screen Process Supplies Ltd. Sur toute la longueur du brin supérieur du transporteur 1 les organes de transfert 6 circulent en position horizontale, les roues 18, 19 des chariots roulant sur- des voies horizontales espacées 22. Toutefois, dans sa position finale avant le décalquage à l'extrémité avant du transporteur, chaque chariot îY est renversé autour de son axe de pivotement D, de sorte que la surface de la membrane correspondante 16 portant l'image est dirigée vers le bas directement au-dessus d'un élément chauffant 23 monté dans le châssis de la section A. On décrit maintenant les caractéristiques principales du mécanisme de renversement du chariot et de son fonctionnement. La fixation pivotante de chaque chariot 17 sur les chaînes transporteuses 2 se fait au moyen de bouts d'arbre alignés 24 qui font saillie des châssis des chariots à proximité de ltextrémité avant de ceux-ci, à l'état normal non renversé des chariots. Un de ces bouts d'arbre 24 (le supérieur sur la figure 3) comporte à une extrémité des méplats horizontaux parallèles 25 pour réaliser un ergot d'embrayage. Lorsque le chariot 17 s'arête dans la section avant tout de suite après avoir quitté le module C3, à savoir la position représentée en lignes à traits mixtes sur la figure 1, la partie en forme d'ergot entre dans une fente d'ex trémité d'un élément d'embrayage 26 monté à rotation sur un arbre d'embrayage 27 disposé du côté correspondant de la machine. Une chaîne 28 commandant l'em- brayage passe sur un pignon 29, monté sur l'extrémité extérieur de l'arbre 27, et passe sur une poulie folle 30, les deux extrémités de cette chalne étant reliées à la tige de piston d'un cylindre vertical de renversement 32. Lorsque le chariot 17 en prise avec l'embrayage s'arrête dans la position représentée sur la figure 3 et, en lignes interrompues, sur la figure 1, l'axe de pivotement D étant aligné avec l'arbre 27, le cylindre de renversement 32 est actionné pour faire avancer la chaîne 28 et faire basculer le chariot 17 autour de l'axe D, de sorte qu'il se trouve renversé à la position représentée en lignes continues sur la figure 1 et repose en position horizontale sur la voie de guidage 22 directement en avant de sa position précédente. Le chariot renversé 17 reste renversé pendant llopération de transfert suivante qui le déplace sur les pignons à chaîne 3 jusqu'à une position renversée légèrement au-dessous de ces pignons, comme le montrent les figures 1 et 3, où il est situé, toujours en position horizontale, sur des voies inférieures 33 du transporteur. Le chariot est alors en position de décalquage dans le poste d'impression avant et on notera que, pendant le déplacement de retour le long des sections d'extrémité et du brin inférieur du transporteur 1, les chariots retrouvent leur position normale, à savoir chacun situé à l'arrière de l'axe D du fait que les chaînes 2 tournent de 1800 par rapport au chariot renversé précédent 17, rétablissant ainsi le rapport initial entre le chariot et les chaînes 2. Pendant les déplacements successifs pas à pas des chariots 17, chaque organe de transfert 6 prend une position initiale horizontale stationnaire dans la section B, juste avant d'avancer vers le premier module Ci, établissant ainsi un poste d'impression alternatif qui peut être utilisé avec des organes de transfert d'une forme quelque peu différente, comme on va le décrire. Ainsi, la machine est très versatile en raison des postes d impression alternatifs avant et arrière, dans lesquels on peut utiliser des procédés d'impression différents, tandis que dans l'art antérieur il aurait fallu deux machines entièrement séparées pour assurer cette possibilité de procédés alternatifs. Chaque module destiné à l'application de couleurs par écran (voir en particulier les figures 6 et 7) comprend un écran chauffé 20 pour maintenir la couleur dans l'écran à l'état fondu, l'écran étant constitué par un tissu formé de mailles d'acier inoxydable et traversé par un courant électrique Comme apport de chaleur supplémentaire destiné à maintenir la couleur à l'état fondu on prévoit un élément chauffant 34 au-dessus de l'écran 20, et, dans certaines applications, cet élément pourrait suffire par lui-même sans la nécessité de chauffer l'écran. Dans ce cas on peut utiliser un écran non métallique par exemple en térylène. Pour plus de elarté sur la figure 1 on a omis l'ensemble d'écran.Un ensemble de raclette et distributeur 35, se composant de lames espacées parallèles de raclage et de distribution 36 et 37 s'étendant dans le sens longitudinal de la machine, est prévu pour chaque module C et est situé directement au-dessus de l'écran 20. L'ensemble 35 est monté sur des barres de guidage parallèles 38 de façon à pouvoir se déplacer latéralement par rapport au module C et basculer autour d'un axe horizontal E qui s étend parallèlement aux lames 36, 37 de part et d'autre de deux positions repérées.Dans une position, représentée sur la figure 6, qu'elle occupe lors d'une passe avant de l'ensemble 35, la lame de raclette 36 vient en ccntact avec 11 écran 20 tandis que la lame de distribution en est écartée ; pendant la course de retour la lame de raclette 36 est écartée de l'écran 20, une surface plane inférieure de la lame de distribution 37 étant disposée juste au-dessus de l'écran 20 et espacée de celui-ci suffisamment pour permettre pendant le retour de déposer une couche mince de la couleur thermoplastique sur l'écran 20 à l'arrière de la lame 37 qui revient. Dans certains cas on pourrait supprimer la lame de distribution 37.Un arbre 39 de commande de l'écran s'étend le long d'un c2té de la machine et commande des chaînes de transmission individuelles 40 qui servent à entraîner les ensembles de raclage et de distribution 35 des trois modules C1, C2 et C3. Chaque chaîne 40 commande une chaîne sans fin 41 à laquelle est fixé l'ensemble correspondant 35. Chaque ensemble 35 est monté a pivotement sur des bouts d'arbre alignés 42, dont on ne représente qu'un seul sur la figure 7. L'ensemble est actionné, soit dans la position de la course aller, position représentée sur la figure 6, soit dans la course de retour déjà decrite, au moyen d'un cliquet 43 commandé par ressort et comportant une languette de déclenchement 44. A la fin de chaque course de l'ensemble 35 la languette 44 bute contre une de deux butées d'arret fixes réglables en position 45, ce qui fait basculer la languette 44 et, par conséquent, l'ensemble 35 bascule autour de l'axe E pour occuper la position alternative de fonctionnement où il est prêt pour la passe suivante.Les lames 36 et 37 sont réglables angulairement dans l'ensemble 35, les vis de réglage 45 et 46 permettant de les régler en hauteur avec précision par rapport à l'écran 22. L'arbre 39 servant à commander l'écran est entraîné, en synchronisme avec certains autres éléments de la machine, au moyen d'un dispositif à chaîne et à cylindre pneumatique 41, 51, sensiblement analogue au dispositif 28, 32 destiné à renverser les chariots. Chaque module C comprend un élément de support 47 refroidi par l'eau et comprenant une surface supérieure circulaire horizontale sur laquelle repose une membrane de transfert 16 pendant ltopération d'encrage, comme le montrent les figures 6 à 10, afin qu'elle soit refroidie et que la couleur se solidifie immédiatement en venant en contact avec elle. L'élément de support 47 est en forme d'une coquille creuse munie de raccords 48, 49 pour l'admission et l'évacuation de l'eau et de cloisons 50 qui assurent une circulation satisfaisante de l'eau à l'intérieur de l'élément de support. Afin d'empecher qu'un diaphragme se déplace au cours de ltenerage, il est retenu en place par succion. A cet effet la surface supérieure de élément de support 47 comporte plusieurs rainures concentriques 52 mises en communication les unes avec les autres au moyen d'une rainure radiale 53, la rainure extérieure communiquant avec un orifice 54 auquel est fixé un raecord 55 destiné à être branché sur une source à vide. Les détails de cet élément de support sont représentés sur la figure 11 mais ne sont pas représentés sur les autres figures. L'élément de support 47 est monté sur des bras parallèles 56 aptes à pivoter autour d'un axe latéral F dans le module, ce qui permet de le faire basculer autour de cet axe vers le bas pour l'écarter du trajet des chariots de transfert 17 pendant le déplacement du transporteur I et vers le haut pour le remettre dans la position représentée, dans laquelle il supporte une membrane 16 à l'état tendu, lorsque le transporteur 1 s'arrete. La position la plus basse des bras 56 est représentée en lignes à traits interrompus sur ia figure 9.Lorsque l'élément de support 47 est soulevé, les bras de support 56 coopèrent respectivement avec des branches inférieures dirigées vers l'intérieur 57a (figure 10) de deux leviers coudés 57, dont les branches dirigées vers le haut 57b comportent des rouleaux d'arrêt 58 aptes à s'encliqueter dans des rainures 59 situées sur le dessous des châssis des chariots. Cet enelique- tage assure que le chariot 17, lorsqu'il est arrêté dans le module C, s'aligne avec précision avec l'écran 20. Après l'application des deux couleurs du modèle sur l'écran dans les modules Cl et C2, les organes de transfert 6 s'arrêtent ensuite dans le module C3 dans lequel est appliquée la couche d'adhésif, le mode d'application des couleurs ou de l'adhésif étant le même dans tous les trois modules C. L'adhésif est d'un type qui, une fois sec, reste sensible à la pression. La position d'arrêt suivante est celle renversée, déjà déerite, au-dessus du moyen de chauffage 23 qui remplit deux rôles. Premièrement les couleurs de l'image sont préchauffées jusqu'à une température critique à laquelle elles sont suffisamment molles pour permettre le décalquage sans se fendiller ni se craqueler, et deuxièmement la couche d'adhésif appliquée est séchée jusqu'à ce qu'elle soit à l'état collant adéquat.L'arrêt nécessaire pour permettre le déroulement des opérations d'encrage et d'impression pourrait, dans certains cas, être trop court pour permettre un séchage adéquat de l'adhésif. Dans ces cas on peut prévoir un ou plusieurs modules de "séehage", chacun comportant son propre élément de chauffage, interposés entre le module C3 et la section A afin d'assurer un temps de séchage suffisamment long sans réduire le temps du cycle d'impression de la machine. Dans le poste d impression avant, chaque membrane 16 s'arrête, corme on l'a déjà décrit, de façon que les couleurs préchauffées appliquées à l'image soient dirigées vers le bas, et un moyen de support 6o de l'objet à imprimer est monté sur des barres de guidage parallèles 62 de façon à pouvoir se dépla cer, sous l'action d'un cylindre 67, dans le sens longitudinal de la machine alternativement entre une position d'impression, comme le montre la figure 1, un objet céramique 63 étant maintenu directement au-dessous de la membrane renversée 16, et une position de chargement et déchargement devant le poste d'impression.Le moyen de support 60 comprend un organe 60 destiné à retenir l'objet en place par succion et un élément de centrage comportant des bras de centrage (non représentés) pour centrer l'objet. Un tampon élastique convexe 65, monté dans la section A du poste d'impression, peut se déplacer ers le bas pour presser la membrane 15 portant l'image contre l'objet 63, ce qui fait que la membrane comportant la couche adhésive représentant l'image épouse la forme de l'objet, et ce, en vue de la faible affinité de la surface de la membrane vis-àvis de la couleur thermoplastique, assure un décalquage sensiblement complet de l'image sur l'objet. Dans certains cas il peut s' avérer avantageux de prévoir des perforations dans les membranes 16 en vue de faciliter leur séparation des objets, mais, au cas où de telles perforations sont prévues, elles ne sont pas disposées dans la zone d'image des membranes 16. Le tampon 65 comporte un support se composant de deux bras écartés montés sur deux barres de guidage parallèles 67 qui, espacées latéralement par rapport à la machine, se dressent verticalement depuis le haut du châssis de la section avant. A leurs extrémités supérieures ces barres de guidage sont reliées par un étrier 68. Le support du tampon est commandé par une articulation en ciseaux 69, disposée dans un plan vertical perpendiculairement au plan commun des barres de guidage 67 et reliée entre le support du tampon et l'étrier 68. A l'extrémité assujettie à l'étrier on prévoit un moyen de fixation muni d'une vis de réglage commandée par manette 70 afin de pouvoir ajuster la position soulevée du tampon 65 lorsque l'articulation est rabattue, comme sur les figures 1 et 2. Ltartieulation 69 est constituée par deux tringles croisées 72 liées ensemble par leurs points médians de façon à pouvoir pivoter, les extrémités de ces tringles sont reliées par l'intermédiaire de simples tringles pivotantes, soit au tampon 65, soit à l'étrier 68. Un cylindre 74, destiné à commander le tampon, est raccordé à l'extrémité supérieure de l'unedes tringles croisées 72, la tige de piston 75 de ce cylindre étant reliée à l'extrémité supérieure de l'autre tringle 72, assurant ainsi l'actionnement direct de l'articulation 69 par l'ensemble de piston et cylindre. L'articulation 69 assure une stabilité tridimensionnelle grâce au fait qu'elle est en effet réalisée en double, dans un plan parallèle, à partir de tringles parallèles reliées entre elles. Lorsque le tampon 65 occupe sa position d'impression, position représentée sur la figure 5, l'articulation est pratiquement entièrement fermée, c'est-a-dire allongée au maximum, assurant ainsi la pression maximale exercée par le tampon pour une pression d'air donnée appliquée sur le cylindre. Le poste d'impression arrière est mis en service, comme on l'a déjà mentionné, lorsqu'on veut utiliser uneautre forme d'impression. Dans ce cas, on peut décorer la surface conique ou cylindrique d'un objet en roulant l'objet 76 le long de la surface d'un organe de transfert sur lequel on a appliqué dans les modules d'encrage une vue développée de l'image. Les membranes souples J6 peuvent être remplacées par des tampons élastiques courbes, tels que ceux représentés en 79 sur la figure 4, et, pendant le décalquage, un objet 76, maintenu dans un porte-pièce, rotatif 77 situé à l'extrémité libre d1un bras 78 qui pivote autour d'un centre F aligné avec l'axe de rotation G du portewpièce, se situe dans un plan vertical disposé longitudinalement par rapport à la machine, pour rouler l'objet 76 sur le tampon élastique. Ainsi l'image transférée est une vue de l'image finale développée non seulement autour de l'axe de rotation G mais aussi autour du centre de pivotement F du bras. Le bras 78 est d'une longueur réglable qui permet d'aligner l'objet 76 avec précision par rapport à l'image, le déplacement du bras autour du centre F étant assuré par un cylindre sensiblement horizontal 80 comportant une tige de piston reliée en 82 à l'extrémité extérieure du bras 78. Celui-ci est monté par joint universel sur le centre de pivotement F, le cylindre 8C pivotant en 83 dans un support 84 qui peut pivoter autour d'un axe H perpendiculairement au pivot 83. La pression qui pousse l'objet 76 sur le tampon 79 lorsqu'il roule sur celui-ci est assurée par un cylindre 85 qui est sensiblement vertical et qui comporte, à son extrémité inférieure, un joint universel sensiblement analogue à celui du cylindre 80, la tige de piston de ce cylindre étant reliée à ce bras 78 en 86 à un point situé entre le centre de pivotement F et l'articulation dtextrémité 82. En variante, dans certains cas l'impression à l'extrémit arrière peut se faire sans changer les membranes souples 16. Au lieu de cela, les membranes 16, lorsqu'elles sont dans le poste d'impression arrière, sont maintenues par un tampon souple 87 monté sur un élément de support, comme l'indiquent les lignes en traits mixtes sur la figure 1. Ce tampon peut être chauffé pour porter l'image et la membrane 16 sur son support à la température critique au moment de l'impression, soit en chauffant le tampon lui-même au moyen d'un élément chauffant interne, soit en prévoyant un élément de chauffage 88 situé au-dessus du poste d'impression. S'il s'agit d'une image à plus de deux couleurs on peut prévoir un nombre adéquat de modules d'encrage supplémentaires, le transporteur étant allcngé de manière appropriée en y insérant des bouts de chaîne de la longueur voulue. On comprendra que, pour chaque module supplémentaire, il faut prévoir un bout de chaîne égal à deux fois la largeur du module mesurée dans le sens longitudinal de la machine, et que le prolongement du transporteur comporte deux organes de transfert supplémentaires. Les modules sont pourvus d'un entraînement mécanique, de raccords de prise de dépression et de commande pneumatique qui sont aisément désaccouplés et accouplés au module suivant et d'accouplements mécaniques du type à ergots associés à l'arbre d'entraînement mécanique des moyens d'encrage.Cet arbre est avantageusement divisé en sections, la section qui s'étend sur la longueur d'un module faisant partie de ce module et formant un axe de pivotement autour duquel tout le dispositif d'enerage peut basculer vers le haut pour permettre d'y accéder aux fins d'inspection et de réglage Le déplacement des éléments de support 47 des modules est assuré par un cylindre pneumatique 89 (figure 9) relié entre le cassis du module C3 et un bras 90 dirigé vers le bas qui est relié aux bras 56 de l'élément de support de ce module. Ce bras 90 est relié par l'intermédiaire d'une simple tringle 92 ou bras correspondant du module suivant, et ainsi de suite pour tous les modules. La commande et l'actionnement de la machine sont entièrement mécaniques/ pneumatiques, le circuit de commande, que l'on ne décrit pas, est réalisé à partir de composants classiques et selon des techniques connues. Alimentée en air sous pression la machine fonctionne automatiquement, étant commandée de façon à effectuer lesdiversesopérations selon une succession appropriée, le déplacement des chariots et d'autres éléments actionnant des soupapes pneumatiques de mise en séquence et de déclenchement situées dans des positions appropriées. REVENDICATIONS 1. Machine pour décorer des objets ou pour imprimer sur des objets, caractérisée en ce qu'elle comprend plusieurs organes de transfert montés sur un transporteur linéaire sans fin apte à avancer pas à pas, de sorte que les organes de transfert avancent l'un apres l'autre entre au moins un poste d'encrage, dans lequel une image correspondante en couleur est appliquée sur les organes de transfert, et un poste d'impression situé à une extrémité du transporteur et dans lequel l'image finale est décalquée sur l'objet, les organes de transfert étant disposés sensiblement horizontalement dans le ou les postes d'encrage et présentant une surface supérieure sur laquelle l'image correspondante est appliquée, et des moyens permettant de renverser chaque organe de transfert de sorte que, dans le poste d'mpression, leur surface portant l'image est dirigée vers le bas. 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que les organes de transfert sont constitués par des membranes souples qui sont maintenues sur un élément de support plat dans le ou les postes d'encrage et qui sont pressées contre un objet dans le poste d'impression au moyen d'un tampon élastique convexe pour qu'elles épousent la forme de la surface de l'objet. 3. Machine selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce qu'un élément de support de l'objet est monté sur un chariot apte à se déplacer entre une position de chargement et de déchargement, position écartée du poste d'impression, et une position d'impression située au-dessous d'un organe de transfert renversé dans le poste d'impression. 4. Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce qu 'un moyen d'application d'un adhésif disposé en amont du poste d'impression, applique un adhésif autocollant sur l'image en couleurs avant le décalquage de celle-ci. 5. Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce qu'elle comprend un moyen de chauffage situé en amont du poste d'impression et adapté à chauffer une image en couleurs thermoplastiques jusqu'à une température, à laquelle les couleurs sont à l'état élastique, avant le décalquage de l'image. 6. Machine selon la revendication 5, caractérisée en ce que ledit moyen de chauffage est constitué par un élément chauffant disposé de façon à chauffer directement une image en couleurs thermoplastiques immédiatement en amont du poste d'impression, cet élément chauffant étant disposé de façon à chauffer par le dessous un organe de transfert renverse. 7. Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce qu'elle comprend deux sections d'extrémité formant respectivement un poste d'impression dans lequel les organes de transfert sont présentés de façon que la surface portant l'image soit dirigée vers le bas et un poste d'impression alter natif dans lequel les organes de transfert sont présentés de façon que l'image soit dirigée vers le haut. 8. Machine selon la revendication 7, caractérPsée en ce qu'un moyen de support de l'objet est prevu dans le poste d'impression alternatif, moyen qui comprend un porte-pièce rotatif monté sur un bras basculant, ce qui permet de rouler un objet sensiblement cylindrique ou conique le long d'un organe de transfert, en vue de transférer à l'objet une image en couleurs qui est appliquée stlr les organes de transfert comme une vue développée autour de l'axe de pivotement du bras, lorsque l'image est correctement positionnée dans le poste d'impression alternatif. 9. Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce qu'elle est de construction modulaire comprenant au moins un mo m e faisant fonction de poste d'encrage et comportant des moyens d'encrage sur écran, la largeur de ce module mesurée dans le sens longitudinal du transporteur étant égale au mouvement de transfert du transporteur, des moyens mécaniques de commande de l'écran du ou des modules étant conçus de façon à pouvoir être aisément accouplés à un module attenant. 10. Machine selon lwune quelconque des revendications 7, 8 ou 9, caractérisée en ce qu'elle est de construction par blocs comprenant une section d'impression avant et une section d'impression arriere entre lesquelles sont fixés au moins un module servant de poste d'encrage, les sections avant et arrière formant respectivement lesdits postes d'impression alternatifs.