CAS 2 La présente invention se rapporte à un pro- cédé et à un dispositif pour former un récipient en partant d'une ébauche de forme tubulaire de poly(téréphtalate d'éthylène) ou d'une matière comparable à ce corps, o, suivant l'invention, on étire l'ébauche en direction axiale, - dans le cas du poly(téréphtalate d'éthylène), au moins au tri- ple de sa longueur-, pour former une préébauche ou préforme dans laquelle la matière a une longueur de profil qui est en principe égale ou supérieure à la longueur de profil des parties du récipient auxquelles correspondent les parties étirées de la préforme, après quoi on échauffe la préforme jusqu'à la température de mise en forme et on en change la forme pour produire le récipient. Dans la fabrication de récipients en matière synthétique thermoplastique, qui se signale par le fait que la résistance et la stabilité de la ma- tière augmentent par l'orientation de la matière, on s'efforce de faire en sorte qu'une partie aussi grande que possible du récipient soit de matière orientée. On oriente la matière à l'aide d'un pro- cédé d'étirage, une matière étirée biaxialement offrant la meilleure utilisation de la quantité de matière dont on dispose. Dans le cas, notamment, de récipients en forme de bouteilles, il se présente pourtant une difficulté à produire, par exemple dans les régions ou tronçons de col et d'embouchure et dans certains cas, aussi, dans les sections du fond qui se trouvent au milieu, un étirage et une orien- tation causée par celui-ci. La demande de brevet suédois No. SE-8004003-3 décrit comment, par un procédé mécanique dans lequel une préforme traverse un ou plusieurs anneaux d'éti- rage, qui réduisent l'épaisseur de paroi dans la préforme et réduisent ainsi aussi le diamètre ex- térieur de la préforme, on peut obtenir une orien- tation axiale de la matière de la préforme. Il est apparu qu'on obtient le meilleur effet lorsque la matière de la préforme présente, immédiatement avant l'étirage, une température qui se situe dans ou en dessous de la région de la température de transition vitreuse (Tg) de la matière. La préforme orientée axialement, que l'on obtient par le procédé décrit, est mécaniquement stable, et le traitement suivant pour changer la forme de la préforme étirée en un récipient est donc à régler d'après cela. On peut obtenir des propriétés mécaniques favorables dans le cas du poly(téréphtalate d'éthy- lène>, lorsque l'on étire la matière au moins au triple de sa longueur environ avant l'étirage de la préforme. Dans ce contexte, il apparait fa- cilement un ''surétirage'" de la matière, qui en- traine le fait que, lors de l'échauffement de la préforme à la température de mise en forme, la matière dans la préforme prend du retrait, en sorte que celle-ci prend une longueur qui correspond à celle que l'on aurait obtenu par un étirage à peu près au triple de sa longueur. Dans le changement de forme d'une préforme étirée axialement pour obtenir un récipient, il se présente des difficultés sous forme de ruptures dans la matière, lorsqu'on tente d'étirer celle-ci en plus de l'étirage auquel la matière a été sou- mise lors de l'orientation axiale, décrite plus haut, de la préforme. Dans le changement de forme de la préforme pour donner le récipient, on s'efforce donc de limiter l'étirage axial de la préforme et de laisser le processus de changement de forme réa- liser en principe un étirage de la matière dans la direction périphérique de la préforme. Dans certains exemples d'application, on demande une combinaison de la longueur et du dia- mètre du récipient, telle qu'il n'est pas possible, suivant la technique connue, de fabriquer un tel récipient, ce qui repose sur le fait que la matière de la préforme, dans le changement de forme pour obtenir un récipient, est étirée exagérément dans la direction axiale de la préforme. Ce problème se pose pour un récipient de diamètre relativement grand par rapport à la longueur du récipient. Des récipients avec de telles proportions de leurs di- mensions se présentent souvent dans le cas de bou- teilles dont la capacité est inférieure à 0,5 1 La présente invention concerne un récipient, un procédé et un dispositif pour donner sa forme au récipient, dans lesquels on a éliminé les problè- mes précités. L'invention sera décrite en particu- lier pour le poly(téréphtalate d'éthylène) indiqué ci-après en abrégé par PET, mais elle peut être employée pour beaucoup d'autres matières synthéti- ques thermoplastiques du type polyester ou polyamide. Des exemples de telles autres matières sont le polyhexaméthylèneadipamide, la polycaprolactame, le polyhexaméthylène-sébaçamide, le polyéthylène- 2,6 et 1,5-naphtalate, le polytétraméthylène-1,2- dioxybenzoate et les copolymères de l'éthylène- téréphtalate, de 1'éthylène-isophtalate et d'autres polymères analogues. Suivant l'invention, on étire la matière dans une ébauche de forme tubulaire de PET, au moins au triple de sa longueur, pour former une préforme d'une longueur qui est établie suivant les dimen- sions du futur récipient. La longueur en direction axiale de la matière étirée de la préforme corres- pond à la longueur de profil ou dépasse la longueur de profil des parties que la matière étirée, après transformation de la préforme en récipient, forme en elle-même. Finalement, on échauffe la préforme à la température de moulage et on lui donne la forme d'un récipient, par exemple dans un moule de soufflage de verre. Comme la préforme a une longueur qui dépasse celle du futur récipient et ainsi aussi la hauteur intérieure du moule de souf- flage, il n'est pas possible, sauf mesures particu- lières, de mettre la préforme chauffée dans le moule de soufflage. Suivant l'invention, le changement de forme de la préforme pour donner le récipient se fait avec une longueur de contour maintenue-dans l'ensemble de la matière dans une section axiale du corps qui se forme pendant le changement de forme graduel de la préforme pour donner le récipient, ce qui est réalisé par diminution graduelle de la longueur axiale du corps en question. Dans une forme de réalisation préférée de l'invention, la matière a immédiatement avant l'é- tirage en direction axiale de l'ébauche, une tempé- rature qui se situe à proximité de la région de la température de transition vitreuse de la matière ou, de préférence, en dessous de cette région. De préférence, on étire l'ébauche tubulaire en la faisant traverser un ou plusieurs anneaux d'étirage, ce qui réduit l'épaisseur de paroi de l'ébauche tout en diminuant en même temps le pour- -30 tour extérieur de l'ébauche. Dans une forme de réalisation dans laquelle le récipient a une stabilité de forme particuliè- rement grande à température élevée, on choisit l'ébauche telle que la longueur de contour de la préforme, lors du chauffage à la température de 2 483313 changement de forme, soit diminuée dans une coupe en direction axiale de la préforme, à une valeur qui n'est pas moindre que la longueur de contour d'une coupe axiale du futur récipient. Dans une forme de réalisation de l'invention, on déplace, pendant le changement de forme de la préforme pour en former le récipient, le fond du moule de soufflage en direction axiale de la pré- forme et vers l'embouchure de la préformée pour prendre une position dans laquelle la forme inté- rieure finale du moule de soufflage est fixée. Dans une autre forme de réalisation de l'in- vention, une section centrale de matière dans le fond de la préforme subit un changement de forme et/ou une réduction de l'épaisseur de-la paroi par le fait que la section de matière est serrée entre le fond du moule de soufflage et un mandrin disposé à l'intérieur de la préforme. Dans un dispositif préféré suivant l'inven- tion,il y a au moins deux et de préférence trois parties de moule mobiles vers une position et à partir de cette position, dans laquelle les parties du moule forment ensemble une surface de moulage intérieure du moule de soufflage. Deux des parties de moule forment des moitiés de moule que l'on ouvre et ferme de manière habituelle pour former le mou- le de soufflage.La troisième partie de moule forme la partie de fond du moule de soufflage et peut être déplacée en direction axiale du moule de souf- flage, de sorte que la hauteur intérieure du moule de soufflage change. D'autre part, on dispose un mandrin pour fi- xer la préforme dans sa partie d'embouchure contre deux moitiés d'anneau de préhension et pour intro- duire une surpression à l'intérieur de la préforme. Dans une forme de réalisation de l'invention, le mandrin intérieur est limité par une surface de moulage qui s'accorde sur la forme de la partie de fond du moule de soufflage. Lorsque la partie de fond se trouve dans sa position supérieure, le man- drin coopère alors avec la partie de fond pour chan- ger la forme d'une section centrale du fond dans la préforme et/ou pour réduire l'épaisseur de la section de fond. Dans une autre forme de réalisation de l'invention, la partie de fond du moule de soufflage est disposée avec une partie de moule centrale qui est isolée thermiquement par rapport à la partie de fond restante. Dans la partie de moule centrale, des canaux sont disposés pour le transport de li- quide pour le réglage de la température dans les surfaces de moulage de-la partie de moule centrale. La partie de fond restante est également réalisée avec des canaux pour le transport d'un liquide et le réglage de la température dans les autres sur- faces de moulage de la partie de fond. De même, les autres parties du moule, comme le mandrin et les moitiés d'anneau de préhension, sont pourvues de canaux qui ont un rôle correspondant. Un récipient suivant l'invention a un tronçon de col avec de la matière orientée axiale- ment et un corps de récipient qui est orienté biaxialement, de préférence, à l'exception d'une section de fond centrale du corps du récipient. Le quotient entre l'épaisseur de la matière dans le corps du récipient et l'épaisseur de la matière dans le tronçon de col est à peu près égal au quo- tient entre le rayon du tronçon de col et le rayon du corps du récipient dans chaque plan perpendicu- lairement à la direction axiale du récipient. Dans une forme de réalisation préférée de l'invention, la section de matière centrale dans le fond du corps du récipient et/ou le bord d'em- bouchure du récipient sont d'une matière thermo- cristallisée, opaque et de forme stable. Une description plus détaillée de l'invention sera faite en se référant aux dessins Joints au présent mémoire, sur lesquels: - la figure 1 est une coupe longitudinale d'un moule de soufflage avec une préforme étirée axialement dans le moule de soufflage et avec la partie de fond du moule de soufflage dans une posi- tion inférieure; - la figure 2 montre la coupe longitudinale correspondante pendant le changement de forme de la préforme et avec la partie de fond en mouvement dans la direction de la partie d'embouchure de la préforme; - la figure 3 montre la coupe longitudinale correspondante dans la partie de fond, dans sa posi- tion supérieure et avec la préforme mise en forme de récipient; - la figure 4 montre un récipient suivant l'invention. Sur les figures 1 à 3, on reconnaît deux moitiés de moule 10a,10b qui sont mobiles en direc- tion des flèches A,B, vers la position et à partir de la position représentée aux dessins. Les moitiés de moule coopèrent avec une troisième partie de moule pour former ensemble un moule de soufflage 12 dans lequel la troisième partie de moule forme la partie de fond 11 du moule de soufflage. A l'aide d'organes d'entraînement (non montrés), on peut déplacer la partie de fond entre une position in- férieure (figure 1) et une position supérieure (figure 3). Dans la position supérieure, la partie de fond forme avec les moitiés de moule le moule de soufflage composé. La partie de fond est réalisée avec une par- tie de moule centrale 17 qui est isolée thermique- ment du reste de la partie de fond. Un certain nombre de canaux 18 pour le transport de liquide est prévu dans la partie de moule centrale. Des canaux 19 à rôle correspondant sont disposés aussi dans la partie restante de la partie du fond, tout comme des canaux 30 dans les moitiés de moule. D'autre part, à la suite des parties supé- rieures de la moitié de moule sont disposés des organes de préhension 13a, 13b qui coopèrent avec un mandrin 15 dans le but de maintenir une préforme dans son embouchure 22. Dans les organes de pré- hension aussi il y a des canaux 31 pour le transport de liquide pour le réglage de la température. Le mandrin 15 a une longueur qui est accordée sur la position supérieure de la partie de fond 11, en sorte que, dans la position supérieure de la partie de fond, entre la surface de moule infé- rieure 16 sur le mandrin et la partie de moule cen- trale 17 de la partie de fond, est formé un inter- valle d'une forme et d'une épaisseur qui se règlent sur la forme et l'épaisseur du récipient formé. D'autre part, le mandrin est pourvu d'un canal principal 14 pour un agent sous pression qui s'écoule par les canaux latéraux 32 vers la surface du mandrin et ainsi vers l'espace creux intérieur de la préforme 20. A la figure 1, la préforme est disposée dans le moule de soufflage et le tronçon de matière cen- tral 24 de la préforme se raccorde par son fond à la partie de fond 11 du moule de soufflage. A la figure 3, on reconnait un récipient mis en forme 21, et à la figure 2, un corps 23 qui re- présente la préforme pendant la mise en forme du récipient 21. A la figure 4, il s'agit d'une représentation détaillée d'un récipient suivant l'invention. Le récipient a un tronçon de col 25 avec une partie supérieure qui forme un bord d'embouchure 22. Le corps de récipient proprement dit 26 a, dans sa partie de fond,une section de matière centrale 24. Sur la figure, les indications r1 et d1 représentent le rayon et l'épaisseur de matière dans le tronçon de col, et les indications r et d désignent le rayon et l'épaisseur de matière du corps du récipient dans un plan quelconque perpendiculaire à la direction axiale du récipient. L'épaisseur de matière d varie dans le corps de récipient avec le rayon r du corps du récipient, en sorte que le quotient entre l'épaisseur de matière d du corps du récipient et l'épaisseur de matière d1 dans le tronçon de col est à peu près égal au quotient entre le rayon r1 du tronçon de col et le rayon r du corps du récipient. Le tronçon de col est en matière orientée axialement, et le corps du récipient est en matière orientée biaxialement, Dans une forme de réalisation préférée, le tronçon de matière central 24 et/ou le bord d'em- bouchure 22 sont faits de matière thermocristalli- sée opaque, de forme stable. *50 Dans l'application de l'invention, on étire une ébauche tubulaire dans sa direction axiale du fait que l'ébauche traverse un ou plusieurs anneaux d'étirage qui réduisent l'épaisseur de la paroi de l'ébauche, avec diminution simultanée du pourtour extérieur de l'ébauche. Immédiatement avant l'étira- ge, la matière de l'ébauche se trouve à une tempé- rature qui se situe dans la région ou de préférence en dessous de la région de la température de tran- sition vitreuse (Tg) de la matière. On introduit la préforme 20 formée lors de l'étirage de l'ébauche, dans le moule de soufflage 12 après échauffement à la température de formage. On introduit le mandrin 15 dans sa position à l'in- térieur de la préforme et on fixe alors l'embouchure 22 de la préforbe contre l'organe de préhension 13. La partie de fond 11 du moule de soufflage se trouve dans sa position inférieure. L'agent thermique traverse les canaux 18,19,30,31 pour régler la tem- pérature des surfaces de moulage voisines, du moule de soufflage et, de préférence, pour échauffer les surfaces d'application dans l'organe de préhension 13a autour de l'embouchure 22 de la préforme. Ensuite, on met sous pression l'intérieur de la préforme par l'agent sous pression, en même temps qu'on déplace la partie de fond 11 du moule de souf- flage en direction de la partie d'embouchure de la préforme, c'est-à-dire vers le haut sur les figures. Alors, la préforme se dilate avec diminution simul- tanée de sa longueur axiale ( voir figure 2), ce qui fait que la matière de la préforme est étirée principalement en direction périphérique de la préforme seulement. Lorsque la partie de fond du moule de soufflage a atteint sa position supérieure (figure 3), tous les tronçons de matière de la pré- forme sont amenés, par l'action de l'agent sous pression, à s'appliquer aux surfaces de moulage intérieures du moule de soufflage et la préforme est changée de forme pour donner le récipient 21. Dans certains exemples d'application, la pression intérieure dans le récipient formé est maintenue pendant un certain temps, en sorte qu'une application s re au moule de soufflage soit garan- tie. Les surfaces de moulage du moule de soufflage ont alors une température de l'ordre de 110 à 1809C, de préférence de 130 à 1500C de sorte que lors de l'application, d'éventuelles tensions intérieures de la matière sont libérées et qu'en même temps, une certaine cristallisation thermique a lieu dans la matière. De cette façon, le récipient est stabi- lisé mécaniquement dans sa forme et peut, sans changement de forme appréciable, être chauffé à nouveau à la température à laquelle a eu lieu la thermostabilisation. Lorsque la thermostabilisation du récipient a eu lieu, on ouvre les moitiés de moule, on déplace la partie de fond du moule de soufflage dans sa position inférieure et on retire le récipient con- formé du moule de soufflage. Dans certaines applications, il se produit un refroidissement de la matière de la préforme et ainsi, dans la partie de corps centrale du réci- pient, c'est-à-dire dans la matière qui, dans le cas donné, est déformée entre la surface de moulage 16 du mandrin 15 et la partie de moule centrale 17 de la partie de fond 11 du moule de soufflage et/ou est réduite en épaisseur. On obtient ainsi un ré- cipient dont la section de fond centrale est faite de matière amorphe. Dans d'autres exemples d'appli- cation, la matière est échauffée de manière conve- nable, comme décrit ci-dessus, à la suite de la thermostabilisation du récipient, par le fait que la surface de moulage 16 du mandrin 15 a une tempé- rature de la région des températures o la matière amorphe cristallise, de préférence de l'ordre de 130 à 1600C. La section de fond du récipient se forme en une région de matière thermocristallisée, opaque et de forme stable. Dans des applications déterminées, lorsque les conditions touchant la stabilité de forme dans le récipient mis en forme ne sont pas de même impor- tanceà des températures relativement élevées, on étire la matière dans la préforme, pendant le chan- gement de forme, aussi en direction axiale de la préforme. L'étirage est alors de relativement peu d'amplitude et peut, dans le cas du PET, correspon- dre au maximum à 30 % d'allongement de la matière. Le rapport axial d'allongement est réglé suivant l'invention par la longueur du mouvement vertical dans la partie de fond 11 du moule de soufflage. On a décrit l'invention ci-dessus avec un moule de soufflage dont la partie de fond est dépla- cée en direction axiale du moule de soufflage pen- dant le changement de forme de la préforme pour donner le récipient. On doit présupposer que l'in- vention n'est pas limitée exclusivement à la forme de réalisation décrite, mais la pensée inventive comme telle peut être réalisée par exemple au moyen d'un moule de soufflage à partie de fond fi- xée, o les moitiés d'anneau de préhension sont dé- placées ensemble avec le mandrin en direction axiale du moule de soufflage pendant le changement de forme de la préforme. Un récipient suivant l'invention présente dans le tronçon de col 25 un degré de cristallisa- -30 tion de l'ordre d'environ 10 à 30 % et dans le corps du récipient, un degré de cristallisation de l'ordre d'environ 10 à 40 %. Dans la forme de réali- sation dans laquelle la partie de moule centrale 17 maintient la section de fond centrale 24 à une tem- pérature qui n'entraIne pas ou peu de cristallisation conditionnée thermiquement( pour le PET, en dessous d'environ 1000C), on obtient une section de fond centrale amorphe 24 avec un degré de cristallisa- tion de moins de 10 %, de préférence de moins de 5 %. Dans le cas o la partie de moule centrale 17 maintient la matière à la température de cristalli- sation (pour le PET, d'environ 1400C), on obtient une région de matière centrale cristallisée, opaque, de forme nettement stable, avec un degré de cris- tallisation de plus d'environ 10 %. Le degré de cristallisation au bord de l'embouchure se comporte de manière correspondante au bord de l'embouchure 22, suivant qu'elle s'est refroidie ou échauffée au domaine de températures qui vient d'être indiqué pour le mandrin 15 et/ou les organes de préhension 1 a, 1 3b. Les valeurs de degré de cristallisation qui sont indiquées dans la présente demande de bre- vet se rapportent à la théorie décrite dans la publication "t Die Makromolekulare Chemie ", 176, 2459-2465 (1975). REVENDICATIONS 1.- Récipient (21) du genre d'une bouteille ou d'une boite en poly(téréphtalate d'éthylène) ou en matière synthétique thermoplastique comparable, o le récipient présente un tronçon de col (25) et un corps de récipient (26) avec une section de ma- tière centrale (24) dans le fond du récipient, caractérisé en ce que le tronçon de col (25) et alors, de préférence, la partie principale de ce tronçon, et le corps de récipient (26), de préfé- rence en en excluant la section de matière centrale (24), sont d'une matière qui a une orientation axia- le qui, dans le cas du poly(téréphtalate d'éthylène) correspond à un étirage monoaxial à environ le triple de la longueur, la matière du corps du récipient présentant au surplus une orientation supplémentaire qui est dirigée transversalement à l'orientation axiale et qui, dans le cas du poly(téréphtalate d'éthylène),correspond à un éti- rage, dirigé transversalement, d'environ trois fois au plus. 2.- Récipient (21) suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le quotient entre l'épais- seur de la matière (d) dans le corps du récipient et l'épaisseur de la matière (d1) dans la partie la plus étroite du tronçon de col ou dans la sec- tion de col qui n'a principalement qu'une orienta- tion monoaxiale, est à peu près égal au quotient entre le rayon (r1) de la section de col et le rayon (r)du corps du récipient dans chaque plan perpendiculaire à l'axe longitudinal du récipient. 3.- Récipient suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la section de matière centrale (24) et/ou l'embouchure (22) du récipient sont d'une matière thermocris- tallisée, opaque, de forme stable, ou de matière amorphe. 4.- Récipient suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la ma- tière dans le tronçon de col (25) possède un degré de cristallisation de l'ordre d'environ 10 à 30 %, de préférence d'environ 10 à 25 % et en ce que la matière étirée dans le corps de récipient (26) présente un degré de cristallisation de l'ordre d'environ 10 à 40 %, de préférence d'environ 10 à %, o, dans la matière étirée dans le tronçon de col ou dans le corps de récipient, au plus 13 % du degré de cristallisation total sont at- teints par traitement thermique, et en ce que le récipient, dans la section centrale du fond (24), présente un degré de cristallisation de plus d'en- viron 10 % ou, en variante, en ce que la section centrale du fond consiste principalement en matière amorphe avec un degré de cristallisation de moins de 10 %. 5.- Procédé de fabrication d'un récipient (21) suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'on étire l'ébauche, dans le cas du poly(téréphtalate d'éthylène), en direction axiale de l'ébauche, au moins au triple de sa longueur, pour former une préforme (20) dont la longueur est réglée d'après les dimensions du futur récipient, de façon telle que la longueur de contour d'une coupe en direction axiale dans la pré- b0 forme étirée correspond à la longueur de contour, ou dépasse la longueur de contour, que la matière étirée a dans une coupe axiale du futur récipient, en ce qu'on échauffe la préforme (20) à une tempé- rature de formage qui se trouve au-dessus de la température de transition vitreuse (Tg) et en ce qu'on la change de forme pour produire le réci- pient en conservant en gros la longueur de con- tour de la matière dans une coupe axiale à travers le corps (23) qui est obtenu pendant le changement de forme graduel de la préforme pour donner le récipient, ce qu'on obtient par diminution gra- duelle de la longueur axiale dudit corps. 6.- Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que la matière de l'ébauche, immédiatement avant l'étirage en direction axiale de l'ébauche, a une température qui se situe dans la région ou de préférence en dessous de la région de la température de transition vitreuse (Tg). 7.- Procédé suivant l'une quelconque des re- -vendications 5 et 6, caractérisé en ce qu'on étire l'ébauche tubulaire dans sa direction axiale, de manière que l'ébauche traverse un ou plusieurs anneaux d'étirage, ce qui réduit l'épaisseur de paroi de l'ébauche avec diminution simultanée du pourtour extérieur de l'ébauche. 8.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisé en ce qu'on change la forme de la préforme (20) dans un moule de souf- flage pour obtenir le récipient (21) et en ce qu'on échauffe la préforme avant son introduction dans le moule de soufflage (12) à une température qui se situe au-dessus de la région de la température de transition vitreuse (Tg), la longueur de contour de la préforme étant réduite dans une coupe dans la direction axiale de la préforme, à une valeur qui est inférieure à la longueur de contour dans une coupe axiale du futur récipient. 9.- Procédé suivant la revendication 8, caractérisé en ce que lors du changement de forme de la préforme (20) pour donner le récipient (21), on déplace le fond (11) du moule de soufflage en direction axiale de la préforme et en direction de l'embouchure de la préforme pour lui faire pren- dre une position supérieure qui corresponde à la forme définitive du moule de soufflage (12) et ainsi aussi à la forme définitive du récipient qui se forme dans le moule de soufflage. 10.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 8 et 9, caractérisé en ce qu'on change la forme d'une section de matière centrale (24) dans le fond de la préforme et/ou en ce qu'on lui donne une épaisseur de paroi réduite en serrant la section de matière entre le fond (11) du moule de soufflage et un mandrin (15) qui est disposé à l'intérieur de la préforme. 11.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 5 à 10, caractérisé en ce qu'en maintenant une pression intérieure, on fait s'ap- pliquer le récipient mis en forme contre les parois de moulage du moule de soufflage, la matière du ré- cipient, par apport de chaleur du moule de soufflage, prenant un degré de cristallisation supplémentaire au-delà de celui qui apparaît par orientation de la matière, et l'apport de chaleur libérant en outre les tensions internes produites par l'orientation 12.- Dispositif pour changer la forme, suivant le procédé décrit dans l'une quelconque des revendications 5, 9, 10 et 11, d'une préforme étirée axialement pour former un récipient (21), deux par- ties de moule au moins (10a,10b;11) étant mobiles vers une position et à partir d'une position dans laquelle les parties de moule forment ensemble une surface de moulage intérieure dans un moule de soufflage (12), caractérisé en ce que l'une des parties de moule (11) forme la partie de fond du moule de soufflage et ainsi aussi le fond de la surface de moulage et est mobile à partir d'une position inférieure (figure 1) vers une position supérieure (figure 3) et à partir de celle-ci, la hauteur intérieure du moule de soufflage, dans la position inférieure, correspondant, en direction axiale du moule de soufflage, à la longueur axiale (s1) de la préforme, pour permettre une introduction de la préforme dans le moule de soufflage, tandis que dans la position supérieure, la hauteur inté- rieure (s2) du moule de soufnage n'atteint pas la longueur axiale de la préforme, o, dans la position supérieure, la partie de fond (11) dont il vient d'être question forme avec les autres parties de moule (10a,10b) la surface de moulage contre la- quelle la préforme est transformée en récipient. 13.- Dispositif suivant la revendication 12, caractérisé en ce que le moule de soufflage (12) est pourvu d'un mandrin intérieur (15) qui a une surface de moulage (16) qui le termine, qui est réglée d'après la forme de la partie de fond (11) du moule de soufflage pour changer la forme, dans la partie de fond, dans sa position supérieure, par coopération avec la surface de moulage (16), d'une section de fond centrale dans la préforme; et/ou pour réduire l'épaisseur de la section de fond. 14.- Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 12 et 13, caractérisé en ce que la partie de fond (11) du moulé de soufflage est pourvue d'une partie de moule centrale (17) qui est isolée thermiquement de la partie de fond res- tante (11), en ce que la partie de moule centrale est munie de canaux (18) pour le transport de li- quide pour régler la température des surfaces de moulage de la partie de moule centrale (17) et en ce que la partie de fond (11) est par ailleurs munie de canaux (18) pour le transport de liquide pour régler la température des autres surfaces de moulage dans la partie de fond. 15.Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 12 à 14, caractérisé en ce que les parties de moule (10a,10b) qui forment les sections latérales et d'embouchure du moule -de soufflage sont pourvues de canaux (30) pour le transport de liquide, pour régler la température dans les surfaces de moulage des parties de moule (10a,10b) dont il vient d'être question.