Les amines aromatiques primaires ne contenant pas de groupes hydrosolubilisants, tels que les groupes carboxy ou sulfo, sont des produits intermédiaires importants pour la fabrication de colorants, que l'on utilise depuis longtemps aussi pour la création sur la fibre de colorants azoïques selon la technique des couleurs à la glace. Pour teindre et imprimer des matières fibreuses selon cette technique, on opère généralement de la façon suivante : on prépare d'abord une solution ou suspension aqueuse, contenant un acide minéral en excès, de l'amine primaire à diazoter et on effectue ensuite la diazotation par addition d'une solution de nitrite de sodium. La matière textile imprégnée du copulant est traitée par la solution diazoïque Obtenue, à la suite de quoi la copulation engendrant le colorant azoSque insoluble dans l'eau a lieu.Grâce à cette technique, le colorant azolque adhère solidement à la fibre. Tout récemment on a proposé plusieurs modifications des procédés classiques des couleurs à la glace, procédés dans lesquels on applique conjointement le composant dia zolque (amine aromatique) et le composant de copulation (en général un composant de copulation naphtolique, par exemple un arylide d'acide 2-hydroxy-naphtalène-3-carboxylique) et la diazotation de l'amine a lieu dans le bain de teinture.A cet effet, il faut satisfaire à deux exigences : d'une part l'amine aoit être finement divisée pour qu'elle ne se dépose pas sur la matière textile ou qu'elle ne soit pas retenue sur celle-ci par un phenomène de filtration, de sorte que la circulation du bain ne soit pas entravée et que la diazotation puisse avoir lieu rapidement, d'autre part les surfactifs nécessaires pour obtenir et maintenir la fine distribution doivent être compatibles avec le composant de copulation et les ions diazoniums formés dans la diazotation. Les ré langes m.aitres (solutions ou dispersions) à utiliser dans la teinture par des couleurs à la glace doivent avoir, en général, une concentration minimum d'environ 40% en poids de l'amine aromatique à diazoter, car autrement on ne pourrait pas obtenir, si ce n'est avec difficulté, les concentrations requises pour la préparation des pâtes d'impression et des bains de foulardage. De plus, il est nécessaire que les solutions ou dispersions concentrées de l'amine soient assez fluides, car les solutions ou dispersions qui sont trop visqueuses peuvent donner lieu à la ormation de grumeaux, cause d'un manque d'unisson des teintures.D'autre parut, lors du stockage, les dispersions ne doivent pas déposer et elles doivent être stables également aux températu- res élevées régnant dans les régions tropicales. Elles ne doivent pas non plus devenir inutilisables sous l'action de la gelée. Or la demanderesse a trouvé des dispersions aqueuses stables d'amines aromatiques urinaires sans groupes hydrosolubilisants, dispersions qui contiennent les amines en une concentration suffisante et n'ont pas les inconvénients indiqués ci-dessus. Les dispersions sont caractérises en ce qu'elles contiennent essentiellement une amine aromatique primaire diazotable exempte de groupes hydrosolubilisants, tels que les groupes sulfo ou carboxy, un lignosulfonate, de l'eau et éventuellement un polyol aliphatique. Les dispersions conformes à l'invention peuvent en outre contenir de faibles quantités d'additifs usuels appropriés, par exemple des dispersants, des agents d'unisson, des mouillants ou des fongicides.Elles doivent être pratiq1ement dépourvues de sucres et d'électrolytes étrangers, dont la proportion ne doit pas être supérieure à 1% en poids. Il est avantageux de se servir d'une amine aromatique dont le point de fusion est supérieur à 1000C. Comme lignosulfonates on utilise, selon la présente invention, des lignosul-onates de métaux alcalins, de préférence de sodium, ayant une teneur moyenne en groupes sulfonates libres (groupes SO3(-)) de 5 à 25 et un poids moléculaire de 4.000 à 50.000. Les licnosulfonates alcalins de ce typ-e sont des produits du commerce que l'on obtient ou bien à partir de la lessive ulfitique résiduaire de la production de cellulose, ou bicn de maniera connue par sulfonation de lignine alcaline.Dans le présent mémoire, on entend par "lignosulfonate de métal alcalin très sulfoné" un produit de ce type dont la teneur en SO3(-) va de 15 à 25%, et par "lignosulfonate peu sulfone" un produit à teneur en SO3 ) de 5 à 8% ; entre les deux sont situés les lignosulfonates à degré de sulfonation moyen. Par "lignosulfonates à poids moléculaire moyen" on entend une substance ayant un poids moléculaire moyen d'environ 5.000 tandis qu'un "lignosulfonate à haut poids moléculaire" a un poids moléculaire moyen de 30.000. Les polyols aliphatiques à utiliser éventuellement dans les dispersions conformes à l'invention sont plus particulièrement des dihydroxy-alcanes ayant de 2 à 6 atomes de carbone, par exemple I'éthylène-glycol, le propylène-glycol1,2, le propylène-glycol-1,3, le glycérol, des glycols éthé rifiés, par exemple oxéthylés, tels que le diéthylène-glycol ou des ethylène- ou rropylène-glycols ayant un degré d'oxéthy- lation de 2 à 6. Les dispersions conformes à l'invention contiennent de 5 à 55%, de préférence de 35 à 55% en poids, de l'amine aromatique, d'environ 5 à 30%, de préférence de 10 à 25% en poids, du lignosulfonate et jusqu'à 35%, de préférence d'environ de 10 à 25%, ou, mieux, de 10 à 20% en poids, du polyol aliphatique. Les alkylène-glycols, spécialement l'ethy- lene-glycol et le glycérol, sont ceux que l'on préfère. Les dispersions conformes à l'invention devant servir à préparer industriellement des bains de développement, de pates d'impression et des bains de foulardage par la techni -que des couleurs à la glace, il est utile d'ajuster la concentration de l'amine aromatique primaire dans la dispersion à une valeur supérieure à 40t en poids, par exemple entre 40 et 55% en poids. Pour préparer les dispersions aqueuses de l'invention il s'est avéré avantageux de mélanger l'amine aromatique primaire avec le lignosulfonate et l'eau et, éventuellement, le polyol, et de préparer une pâte à partir du mélange obtenu. Le mélangeage peut se faire par agitation lorsqu'on utilise une amine en fines particules, ou par fine distribution sinultanée ou subséquente de manière classique, par exemple dans un broyeur.En général, on agite l'amine pulvérulente, ou le gâteau de filtration aqueux obtenu lors de la préparation de lamine et dont la teneur moyenne en eau est d'environ 1O à 25% en poids, avec environ 10 à 50%, de préférence 20 à 40% en poids, du lignosulfonate, par rapport à l'amine pure, la quantité complémentaire d'eau et jusqu'à 30t en poids du polyol aliphatique. Lors de la préparation des dispersions, on peut en outre ajouter de petites quantités d'adjuvants usuels(déjà cités) et de fongicides, par exemple le sel sodique du pentachlorophénol, pour éviter la formation de moisissures pendant un stockage prolongé des dispersions. Les pâtes ainsi obtenues sont ensuite soumises à une fine distribution, à la suite de quoi on obtient des dispersions peu visqueuses. Pour obtenir la fine distribution on peut utiliser par exemple un broyeur à billes, tel qu'un broyeur à billes roulant. Il est également possible d'utiliser un broyeur oscillant, avec lequel les temps de broyage sont beaucoup plus courts. On obtient desrésultats particulièrement bons si l'on utilise des broyeurs à agitation, par exemple un broyeur contenant des billes en siliquartzite, ou un broyeur à sable rempli de sable d'Ottawa. Les broyeurs de ce type sont bien connus ; avec eux on obtient une très fine distribution à un débit élevé. Les dispersions aqueuses de l'invention sont très stables. Elles contiennent l'amine aromatique primaire dans une distribution si fine que l'amine ne se dépose pas, même après un stockage prolongé, par exemple de 6 mois. La fine distribution est stable aussi pendant un stockage à tem perature elevee, par exemple à environ 50 C. Les dispersions conformes à l'invention conviennent bien pour la réalisation d'impression selon le procédé du premier fascicule publié de la demande de brevet de la République Fédérale d'Allemagne ND 2 515 997, ou pour la réalisation de teintures d'après le procédé à un seul bain utilisant des couleurs à la glace. Dans ce dernier procédé la matière textile est traitée d'abord dans un bain alcalin contenant un copulant de la technique des couleurs à la glace, la dispersion de l'amine aromatique de l'invention et du nitrite de sodium, puis, pour développer le colorant ldiazotation de l'amine et copulation), on ajoute un acide. Les dispersions de l'invention sont très compatibles avec les sels alcalins, par exemple les sels sodiques, d' arylamides de l'acide 2-hydroxy-naphtalene-3-carboxvlique et d'arylamides de l'acide acatoacetiqu. Les impressions obtenues avec les dispersions de l'invention se signalent par de bonnes propriétés de so lidité, par exemple une bonne solidité au lavage et au frottement, des nuances profondes et-un bon unisson, même si l'on utilise des dispersions à faiblie concentration des substances indiquées. Les amines aromatiques sont contenues dans les dispersions sous forme libre et non sous forme de sels. On utilisera les composés utilises dans la technique de couleurs à la glace, exempts de groupes anioniques hydrosolubilisants, par exemple les amines aromatiques ayant un point de fusion supérieur à 1000C et décrites dans Colour Index ou dans "Die neuesten Fortschritte in der Anwendung der Farbstoffel' par L. Diserens, troisième édition (1951), tome I, pages 646 à 685. Ces amines aromatiques peuvent appartenir aux séries du ben zène, de I'azobenzènel du diphényle, de la diphénylamine, du naphtalène ou de l'anthracène. Conviennent aussi les amines contenant un hétérocycle condensé à un noyau benzénique ainsi que les amines hétérocycliques qui se comportent comme des amines aromatiques dans la diazotation De telles amines sont en particulier les composés énumérés dans le Colour index sous les numéros 37.020, 37.030, 37.035, 37.040, 37.060, 37.095, 37.100, 37.105, 37.110, 37.125 à 37.235 et 37.245. Dans bien des cs, il peut être souhaitable d'utiliser des dispersions ne contenant pas la quantité maximale d'amine aromatique diazotable mais une concentration plus faible et de mettre en oeuvre les dispersions conformes à l'invention conjointement avec d'autres produits (du commerce) dans un rapport molaire des composants individuels égal à un nombre entier (voir par exemple le premier fascicule publié de la demande de brevet de la République Fédérale d'Allemagne NO 2 611 188). Lorsque les dispersions ont une faible teneur en amine elles peuvent encore contenir des éthers d'amidon usuels à action .épaississante, pour que leur viscosité ne soit pas trop basse, mais ces éthers ne doivent pas entraver les autres bonnes propriétés des dispersions conformes à l'invention. Les exemples suivants illustrent la présente in vention. Les parties et les pourcentages s'entendent en poids, sauf indication contraire. EXEMPLE 1 On mélange bien par agitation 3.500 parties de 5-amino-2-benzoylamino-4-méthoxy-1-méthylbenzène avec 1.500 parties de lignosulfonate de sodium très sulfoné et à haut poids moléculaire, préparé de manière usuelle par sulfonation de lignine alcaline, 1.000 parties d'éthylene-glycol, 2.500 parties d'eau et 16 parties de sel sodique de pentachlorophé- nol. Le mélange est ensuite broyé dans un broyeur à billes continu ayant une capacité du récipient de broyage de 1.500 parties en volume, lequel récipient contient 2.000 parties de perles de siliquartzite d'un diamètre de 1 à 3 mm, à un débit d'environ 3.000 parties par heure. Au bout de 4 passages, la fine distribution requise est atteinte et on obtient une dispersion qui coule bien et qui est stable au stockage. EXEMPLE 2 On agite 4.800 parties de 4-amino-2,5-diméthoxybenzonitrile avec 1.000 parties de lignosulfonate de sodium à degré de sulfonation moyen, préparé de manière usuelle par sulfonation de lignine alcaline,1.050 parties d'éthylène-glycol 3.130- parties d'eau et 20 parties de sel sodique de pentachlo rophénol. On broie dans le broyeur de l'exemple 1 à un débit de 10.000 parties par heure avec recirculation continue de la matière sortant du broyeur dans le récipient de mélange. Au bout d'environ 20 heures, la dispersion a la fine distribution désirée et on obtient une dispersion coulant bien et stable au stockage. EXEMPLE 3 On agite 135 parties de 5-nitro-2-amino-1-méthoxy- benzène avec 45 parties de lignosulfonate de sodium très sulfoné et à poids moléculaire moyen, préparé de manière usuelle par sulfonation de lignine alcaline, 35 parties de glycérol et 85 parties d'eau, puis on broie le :mélange pendant 30 minutes dans un broyeur à billes ayant une capacité du récipient de broyage de 1.000 parties én yolume et contenant 1.000 parties de perles de siliquartzite d'un diamètre de 1 à 3 mm. On retire le contenu du broyeur et on sépare la dispersion des perles au moyen dlun tamis. La dispersion obtenue coule bien et est stable au stockage. EXEMPLE 4 Dans le broyeur de l'exemple 1, on fait une dispersion avec un mélange de 4.000 parties de n-butylamide d'acide 2-amino-1-méthoxy-benzène-4-sulfonique, 2.000 parties de lignosulfonate de sodium peu sulfoné et à haut poids molé culaire, prepare à parti-r d'une lessive sulfitique résiduaire, 1.200 parties d'éthylene-glycol, 2.800 parties d'eau et 10 parties de sel sodique de pentachlorophénol. La dispersion obtenue coule bien et est stable au stockage. EXEMPLE 5 On mélange bien par agitation 3.500 parties de diéthylamide d'acide 2-amino-1-méthoxy-benzène-4-sulfonique, 1.500 parties d'ethylene-glycol, 1.400 parties de lignosulfonate-de sodium très sulfoné, 2.400 parties d'eau et 20 parties de sel sodique de pentachlorophénol, puis on broie le mélange dans un broyeur, par exemple celui decrit à l'exemple 1. On obtient une dispersion suffisamment fine après 5 passages. A 1.000 parties de la dispersion obtenue on ajoute encore tout en agitant 88 parties d'eau et 44 parties du lignosulfonate de sodium et on obtient une dispersion utilisable, coulant bien et stable au stockage EXES-SLE 6 On agite bien, à l'aide d'un agitateur à disques dentés, 2.900 parties de diméthylamide d'acide 2-amino-l-méthyl- benzène-4-sulfonique, 1.650 parties d'éthylène-glycol, 1.450 parties de lignosulfonate de sodium très sulfoné, 2.250 parties d'eau et 20 parties- de -sel sodique de pentachlorophénol et on broie le mélange dans le broyeur décrit dans l-'exemple 1. On obtient une distribution suffisamment fine au bout de 5 passa ges. A 1.000 parties dc la dispersion obtenue, on ajoute, tout en agitant, 200 parties d'eau et 12 parties d'un éther d'amidon. On obtient ainsi une dispersion de l'amine qui est utilisable, facile à couler et stable au stockage. EXEMPLE 7 Dans le broyeur de l'exemple 3 on broie pendant 30 minutes un mélange de 135 parties de diéthylamide diacide 2-amino-l-méthoxy-benzene-4-sufonique, 45 parties de lignosulfonate de sodium peu sulfoné, 35 parties ae propylène-glycol-1,2, 0,5 partie de sel sodique de pentachlorophénol et 85 parties d'eau. La dispersion obtenue après la séparation des billes coule bien et est stable au stockage. EXEMPLE 8 On travaille comme il est décrit à l'exemple 7 mais en utilisant, au lieu de llamide de cet exemple, du 4 nitro-2-amino-l-méthoxybenzène et, au lieu du lignosulfonate de sodium peu sulfoné, un composé de ce genre à degré de sulfonation moyen. On obtient une dispersion coulant bien et stable au stockage. EXEMPLE 9 Un broyeur roulant en fer revêtu interieurement de caoutchouc et ayant une capacité de 2.700 parties en volume est chargé de 408 parties de 4,4'-diamino-3,3'-dimethoxy- biphényle, 150 parties de lignosulfonate de sodium très sulfoné, 155 parties d'éthylène-glycol, 2 parties de sel sodique de pentachlorophénol, 285 part-ies d'eau et 2.000 parties de billes de stéatite d'un diamètre de 18 mm, et est roulé pendant environ 8 jours sur un appareil d'entraînement à cylindres. La dispersion est ensuite séar des billes et est ad- ditionnée, sous agitation, de 200 parties de lignosulfonate de sodium et 210 parties d'eau. On obtient une dispersion utilisable, coulant bien et stable au stockage. EXEMPLE 10 Dans le broyeur décrit à l'exemple 1, on broie un m6wlanye de 2.800 parties d'éthylène-glycol, 40 parties de sel sodique de pentachlorophénol, 3.600 parties d'eau, 6.600 parties d'anilide d'acide 3-amin-4-méthoxybenzène-carboxyli- que et 3.000 parties de lignosulfonate. de sodium à degré de sulfonation moyen et à poids moléculaire élevé, préparé de ma nière usuelle à partir de lessive sulfitique résiduaire industrielle. Au bout de 4 passages on obtient une dispersion utilisable, coulant bien et stable au stockage. EXEMPLE 11 On agite 20 parties de 2'-mêthylphénylamide d'acide 2-hydroxy-naphtalène-3-carboxylique (C.I. N 37.520) avec un mélange de 25 parties d'éthanol, 30 parties de sulfure de bis-(hydroxy-2 éthyles et 20 parties d'une solution d'hydroxyde de sodium à 33% et on dissout par addition de 100 parties d'eau à 600C. Puis on dilue 60 parties de la dispersion de l'exemple 1 avec 120 parties d'eau. Dans 400 parties d'un épaississant aqueux à 5% d'un éther de farine de caroube, dilué par 150 parties d'eau, on introduit, tout en agitant, d'abord la solution naphtolique ci-dessus, puis la dispersion diluée de l'amine et enfin une solution de 20 parties de nitrite de sodium dans 40 parties d'eau. Sur une imprimeuse à rouleaux on imprime avec cette pâte d'impression un tissu de coton blanchi et mercerisé, et on le sèche. On imprègne ensuite le tissu, sur un foulard à deux rouleaux, d'une solution aqueuse froide à 10% d'acide monochloroacétique, à un taux d'absorption du bain de 75%, et, après un passage à l'air de 2 minutes, on~fait passer le tissu à travers un bain à 700C contenant 10 g/litre de carbonate de sodium anhydre. Cela fait,-on rince le tissu demanière usuelle à froid et à chaud, on le lave à chaud, on le rince à nouveau à froid et à chaud et on le sèche. Ôn obtient une impression d'un violet saturé ayant les solidités usuelles de l'association des composants de diazotation et de copulation utilisés (C.I. N 37.165 et 37.520). EXEMPLE 12 On introduit, tout en agitant, 22 parties de la dispersion de l'exemple 2 dans 400 parties d'un épaississant aqueux à 5% d'un éther de farine de caroube, dilué par 250 parties d'eau. On ajoute une solution de 15 parties de 2'-méthylphénylamide d'acide 2-hydroxynaphtalène-3-carboxylique dans 25 parties d'éthanol, 30 parties de sulfure de bis-(hydroxy-2 éthyle) , 20 parties de solution à 33% d'hydroxyde de sodium et 100 parties d'eau, puis on additionne le mélange d'une solution de 20 parties de nitrite de sodium dans un peu d'eau. Sur une imprimeuse à rouleaux on imprime avec cette pâte un tissu de coton blanchi et mercerisé. Après séchage dans un séchoir, on fait passer le tissu par un vaporiseur dans lequel on le traite pendant 60 secondes par une vapeur d'eau contenant l'acide formique et de l'acide acétique. Ensuite, comme d'habitude, on rince le tissu à froid et à chaud, on le lave à chaud, on le rince à nouveau à chaud et à froid et on le sèche. On obtient une impression bordeaux dont les solidités sont celles que donne ordinairement l'association des composants de diazotation et de copulation C.I. N 37.170 et 37.520. EXEMPLE 13 Dans 400 parties d'un épaississant aqueux à 8% d'un éther de farine de caroube non ionique et 300 parties d'eau, on introduit, tout n agitant une solution de 20 parties de 5-chloro-2-acétoacétylari'ino-1 ,4-diméthoxybenzène (C.I. N 37.613) dans 32 parties d'éthanol, 40 parties d'eau et 20 partiels d'une solution à 33% d'hydroxyde dc sodium. On ajoute ensuite 30 parties de la dispersion de l'exemple 3 diluée avec 100 parties d'eau, puis 20 parties de nitrite de -sodium dissous dans 30 parties d'eau. Sur une machine dtimpression au cadre on imprime, avec la pâte obtenue, un tissu de coton mercerisé. Après avoir seche dans un séchoir faisant suite la machine d'impression on fait passer le tissu par un vaporiser dans lequel on sQumet le tissu pendant 10 secondes à l'action d'une d'eau d'eau surchauffée a 1300C contenant de l'acide formiet et de ltacide-acetique. Le tissu est ensuite rincé, sa- vonné, rincé à nouveau et séché. On obtient un dessin impri jaune d'or dont les solidités sont égales à celles de l'association des composants de diazotation et de copulation C.I. N 37.125 et 37.613. EXEMPLE 14 Pour produire sur un tissu de coton une teinture rouge ayant de très bonnes solidités à la lumière, d'autres bonnes solidités t un bon unisson, on procède de la manière suivante Tout en agitant, on introduit 60 parties de la dispersion de l'exemple 4 dans 820 parties d'eau, puis onajoute 20 parties de solution à 33% d'hydroxyde de sodium, 50 parties d'une solution aqueuse- à 40% de nitrite de sodium et ensuite 50 parties d'une solution constituée de 40% de 4'-méthoxy-2'-méthylphénylamide d'acide 2-hydroxynaphtalène-3-carboxylique, 25% d'éthylène-glycol, 5,8% d'hydroxyde de sodium et 29,2% d'eau. Sur un foulard on foularde un tissu de coton avec ce bain de teinture alcalin à un taux d'absorption du bain de 80%, par rapport au poids du tissu.Après l'avoir séché, on fait passer le tissu par un vaporiseur dans lequel on le traite par de la vapeur d'eau contenant de l'acide formique. On rince de manière usuelle, on savonne, on rince à nouveau et on sèche. EXEMPLE 15 Pour produire sur un tissu de coton une teinture rouge ayant une très bonne solidité à la lumière, d'autres bonnes solidités et un bon unisson, on procède comme à l'exemple 14 mais en utilisant 50 parties de la dispersion de l'exemple 5 et 60 parties dtune solution constituée-de 30% de 5'chloro-2'4'-diméthoxypkiénylamide de l'acide 2-hydroxynaphtalène-3-carboxylique, 25% d-' éthylène-glycol, 30% de diéthylène- glycol, 4% d'hydroxyde de sodium et 11% d'eau. EXEMPLE 16 Pour produire sur un tissu de coton un dessin d'impression rouge orange ayant de bonnes solidités et un bon unisson on procède comme suit On ajoute, tout en agitant 40 parties de la dispersion d'amine de l'exemple 6, diluée avec de l'eau dans le rapport'l : 4, à 600 parties d'un épaississant d'impression d'éther de farine de caroube non ionique. On ajoute ensuite une solution de 14 parties de 2'-éthoxyphénylamide de l'acide 2-hydroxynaphtalène-3-carboxylique dans 1 1 parties d'éthanol, 10 parties d'une solution à 33% d'hydroxyde de sodium, 20 parties d'eau et 7 parties de formaldéhyde aqueux à 30%, puis on ajoute 50 parties d'une solution aqueuse à 40% de nitrite de sodium, on porte ensuite à 100 parties avec un épaississant d'impression et on agite bien.On utilise la pâte d'impression obtenue pour imprimer un tissu de coton. Après avoir séché, on imprègne l'-impression au foulard avec une solution aqueuse à 15% d'acide monochloroacétique et on développe pendant 30 secondes avec de la vapeur d'eau surchauffée à 1300C. On poursuit le traitement ae manière usuelle et on sèche. EXEMPLE 17 On utilise la dispersion de l'exemple 7 pour produire sur un tissu ae coton une teinture rouge ayant une très bonne solidité à la lumière, d'autres bonnes solidités et un bon unisson. On travaille selon es indications de l'exemple 15 r,lais on n'utilise que 40 parties de la dispersion de l'exemple 7 au lieu de la dispersion de l':xemple 5. EXEMPLE 18 On procède comme il est l'exemple 13, mais au lieu de la dispersion de l'exemple 3 on utilise la dispersion de l'exemple 8. On obtient un dessin a'ir.pression jaune dont les solidités sont identiques à celles de l'association des composants de diazotation et de copulation C.I. 37.130 et 37.613. EXEMPLE 19 On travaille comme il est décrit dans l'exem- ple 12 mais au lieu de la dispersion utilisée dans cet exemple, on utilise la dispersion de l'exemple 9. On obtient un dessin- bleu avec un bon rendement de couleur et dont les soliditéssont celles que fournit habituellement llassocia- tion des composants de diazotation et de copulation C.I. N0 37.235 et 37.520. EXEMPLE 20 On travaille comme il est décrit dans l'exemple 14 mais, au lieu de la dispersion de l'exemple 4, on utilise 55 parties de la dispersion de l'exemple 10. On produit le colorant en imprimant avec une solution aqueuse épaissie à 10% d'acide lactique et, après un passage à l'air de 1,5 minute, en plongeant le tissu dans une solution aqueuse à 2,5% de carbonate de sodium. On obtient ainsi avec un bon rendement de couleur une teinture bien unie ayant de bonnes solidités. EXEMPLE 21 On procède comme il est décrit dans l'exemple 1 mais, au lieu du 5-amino-2-benzoylamino-4-méthoxy-1-méthyl- benzène, on utilise comme amine le 5-amino-2-benzoylamino-1,4diéthoxybenzène. On obtient aussi une dispersion qui coule bien et qui est stable au stockage. EXEMPLE 22 On procède comme il est décrit dans l'exemple 3 mais, au lieu de 135 parties de 5-nitro-2-amino-1-méthoxybenzè- ne, on utilise comme amine 105 parties de -5-nitro-2-amino-1 (B-méthoxyéthoxy)-benzène. On obtient aussi une dispersion qui coule bien et qui est stable au stockage. REVENDICATION Dispersions aqueuses d'amines aromatiques primaires convenant pour la teinture avec des couleurs à la glace, dispersions caractérisées en ce qu'elles contiennent essentiellement d'environ 5 à 55% en poids de l'amine, d'environ 5 à 30% en poids d'un lignosulfonate de métal alcalin contenant de 5 à 25% de groupes So ', de 0 à 35%.en poids 3 d'un polyol aliphatique et de l'eau.