L'invention concerne un banc à étirer à chariot comportant au moins un chariot à étirer guidé parallèlement au sens d'étirage sur des glissières du bâti de la machine et auquel, est associé un porte-cames rotatif pour assurer sa course d'avance et de recul. 5 Les bancs à étirer à chariot connus, sur lesquels deux chariots à étirer et deux porte-came coopèrent de manière à réaliser un passage continu rectili-gne de la pièce à étirer ont acquis une importance particulière. Ces bancs à étirer connus conviennent pour étirer des barres et dès tubes même en cas d'exigences de qualité particulières. La pièce à étirer est étirée par réduc-10 tion de sa section dans le sens rectiligne et dressée au cours du même passage, et elle peut ensuite être tronçonnée sans arrêt en longueurs droites de la grandeur désirée. L'inconvénient de ces bancs à étirer à chariots connus réside dans le fait qu'on ne peut pas dépasser sur ces bancs à étirer une vitesse d'étirage d'en-15 viron 60 m/mn. En voici les raisons. Pour un tour de l'arbre principal, les deux porte-cames font aussi un tour et les deux chariots à étirer effectuent chacun une course d'avance et de recul. En se basant sur des valeurs chiffrées tirées de la pratique, chaque chariot à étirer peut faire avancer la pièce à étirer de par exemple 450 mm, ce qui donne lieu à une avance totale de la 20 pièce à étirer d'environ 900 mm pour un tour de l'arbre principal. Pour obtenir une vitesse d'étirage de 60 m/mn, il faut que l'arbre principal fasse dans ce cas 66 2/3 t/mn. Si l'on augmentait ces vitesses, les courses restant.égales, les temps de commutation pour la décélération, l'accélération et la synchronisation des 25 chariots à étirer deviendraient très courts. Des irrégularités se produiraient dans le déroulement des fonctions. A titre d'exemple, le passage de la pièce à étirer d'un chariot à l'autre pourrait intervenir en dehors du trajet de marche synchrone, d'où s'ensuivrait un à-coup, voire un bref arrêt du passage de la pièce à étirer. Il vient encore s'y ajouter qu'entre la mise en marche et 30 1'actionnement des mors des chariots à étirer, par exemple, se situe un temps fixe qui se fait fortement remarquer en particulier"aux grandes vitesses. Des essais pratiques ont montré qu'une augmentation du nombre de tours de l'arbre principal au-delà de la limite du nombre de tours indiquée ci-dessus entraîne une irrégularité de l'étirage qui a aussi une incidence défavorable sur la 35 qualité de la pièce étirée. Une augmentation de la levée de la came, du porte-cames ne conduirait pas non plus au résultat recherché. Les chemins pour la décélération, l'accélération et la marche synchrone augmenteraient sans doute en conséquence, les difficultés décrites en dernier lieu se trouvant ainsi supprimées. Mais une augmenta-40 tion de la levée de la came, sans augmentation simultanée du diamètre du porte- 21572 2 2051771 cames nécessiterait des angles d'inclinaison des cames aussi grands,que les forces intervenant alors ne pourraient plus être absorbées par des constructions pratiquement utilisables. Si l'on, voulait conserver l'angle d'inclinaison pour le chemin d'avance et de recul de la came, la levée de la came ne 5 pourrait être augmentée qu'en augmentant le diamètre du porte-came. Cela nécessiterait un agrandissement du bâti de la machine, un renchérissement correspondant de la machine et un plus grand encombrement. Le service de la machine serait en outre rendu plus difficile par ses dimensions supérieures. De plus, les cames d'un porte-cames de diamètre supérieur ne peuvent pas être usinées 10 sur les fraiseuses à copier usuelles, car on a déjà utilisé la hauteur de travail maximale des fraiseuses usuelles pour fabriquer de telles cames. Il faudrait donc prévoir des fraiseuses à copier plus grandes que celles qui ont été en usage jusqu'à présent. Cela causerait une nouvelle augmentation du prix de revient. 15 Or, une vitesse d'étirage d'environ 60 m/mn est généralement suffisante pour les pièces à étirer de grands diamètres. Pour les pièces à étirer de petits diamètres, par exemple pour l'usinage de tubes en cuivre ainsi que de matériels de section pleine dans la gamme de diamètres d'environ 2 à 15 mm la rentabilité du banc à étirer serait augmentée considérablement si l'on 20 pouvait travailler à des vitesses d'étirage supérieures. Pour ces pièces à étirer de petits diamètres les forces d'étirage nécessaires sont aussi plus faibles, de sorte que la puissance nécessaire se situerait encore, en principe dans les limites admissibles, même aux grandes vitesses d'étirage. On connaît des bancs.à étirer à chaînes et à câbles qui travaillent à des 25 vitesses d'étirage supérieures à 60 m/mn. .Ces bancs ne conviennent toutefois pas pour le passage continu des pièces à étirer. Les longueurs finies des pièces étirées ne peuvent pas être réglées à volonté à la grandeurdésirée, mais elles dépendent de la grandeur du banc en question. De plus, on peut aussi réaliser des vitesses d'étirage supérieures et un 30 passage continu des pièces à étirer sur les bancs à étirer à tambour ou à disque connus. Le produit fini fabriqué sur ces bancs à étirer se présente toutefois sous forme de rouleau et, pour fabriquer des tubes ou barres droites, il faut le dresser dans une opération supplémentaire. Il en résulte des écarts de la section de la forme circulaire géométrique. Les sections devien-35 nent ovales. Des conditions de contrainte différentes dans le matériau viennent s'y ajouter. La pratique a montré que l'opération consécutive nécessaire, en particulier lors du dressage de tubes en cuivre, par exemple sur des machines à dresser à galets, comporte généralement de grandes difficultés. L'invention a pour objet de conformer le banc à étirer à chariot décrit 40 ci-dessus et comportant au moins un chariot à étirer guidé sur des glissières 70 21572 3 2051771 du bâti de la machine parallèlement au sens d'étirage, auquel chariot est associé un porte-came rotatif assurant la course d'avance et de recul, de manière qu'il convienne, tout en conservant le nombre de tours usuel de l'arbre principal, le diamètre usuel du porte-came et l'inclinaison usuelle des cames, 5 pour une vitesse d'étirage supérieure à la vitesse usuelle jusqu'à présent, avec un cycle des commutations fonctionnant de façon fiable. Pour réaliser ledit objet, le banc à étirer à chariot décrit est caractérisé, conformément à l'invention, par un chariot intermédiaire monté entre le chariot à étrier et le porte-cames pour augmenter la course du chariot à éti-10 rer, guidé également sur des glissières parallèlement au sens dêtirage, recevant la commande de sa course du porte-cames et portant aux fins de transmission agrandie de sa course au chariot à étirer,au moins un axe perpendiculaire au chariot à étirer avec une roue dentée montée mobile à rotation sur ledit axe, laquelle est en prise de l'un de ses côtés avec une crémaillère fixée sur 15 le bâti de la machine,et de son autre côté avec une crémaillère guidée coulissante sur une glissière parallèle au sens d'étirage et solidaire du chariot à étirer. Grâce à la disposition du chariot intermédiaire, il n'est pas besoin de modifier le porte-cames par rapport au porte-cames usuel décrit. Il peut donc 20 avoir le même diamètre, la même longueur, la même inclinaison des cames et le même nombre de tours que ce dernier. Le chariot intermédiaire commandé par le porte-cames effectue ainsi, en principe, les mêmes mouvements aux mêmes vitesses que le chariot à étirer des bancs à étirer à chariot connus. Avec le nombre de tours indiqué ci-dessus de l'arbre principal de 66 2/3 t/mn, le 25 chariot intermédiaire a une vitesse de course qui correspondrait à une vitesse d'étirage d'environ 60 m/mn. L'axe fixé sur le chariot intermédiaire,perpendiculaire au sens d'étirage et supportant la roue dentée montée mobile à rotation, effectue les mêmes mouvements que le chariot intermédiaire. La roue dentée montée mobile' à rotation se déroule alors par l'un de ses côtés sur la 30 crémaillère fixée sur le bâti de la machine et effectue par son autre côté des mouvements représentant le double des mouvements du chario,t intermédiaire. Ces mouvements deux fois plus grands sont alors transmis à la crémaillère guidée coulissante parallèlement au sens d'étirage. Cette crémaillère étant solidaire du chariot à étirer, le chariot à étirer effectue alors aussi des mouvements 35 deux fois supérieure à ceux du chariot intermédiaire. La durée des mouvements doubles du chariot à étirer coïncident avec les durées des mouvements simples du chariot intermédiaire. Si donc le chariot intermédiaire a des vitesses qui correspondraient à une vitesse d'étirage d'environ 60 m/mn, le chariot à étirer effectue alors des mouvements de course donnant lieu à une vitesse d'étirage 40 de 120 m/mn. Sur un banc à étirer correspondant aux bancs à étirer connus avec 21572 4 2051771 deux porte-cames et deux chariots à étirer et présentant, conformément à l'invention, deux chariots intermédiaires, le cycle des commutations ainsi que les chemins pour la décélération, l'accélération et la marche synchrone, peuvent exécuter leurs fonctions avec la même précision et 1a. même fiabilité que sur 5 les machines connues sans chariot intermédiaire à une vitesse d'étirage de 60 m/mn. Avec une même force d'entraînement de l'arbre principal, le banc à étirer conforme à l'invention développe à une vitesse d'étirage de 120 m/mn environ la moitié de la fbrce d'étirage que le banc à étirer connu décrit à une vitesse 10 d'étirage de 60 m/mn. Cela ne signifie nullement une limitation de la possibilité d'utilisation du banc à étirer conforme à l'invention, car, selon les développements ci-dessus, la grande vitesse d'étirage est précisément importante pour les petits diamètres des pièces à étirer dans une gamme de diamètres d'environ 2 à 15 mm, soit pour des forces d'étirage nécessaires inférieu-15 res. La dépense supplémentaire occasionnée par la construction du banc à étirer à chariot conforme à l'invention et due au chariot intermédiaire est relativement minime. Elle est en particulier inférieure à la dépense supplémentaire qui serait nécessaire pour les autres mesures décrites ci-dessus, à savoir 20 .pour augmenter les dimensions du porte-cames et pour augmenter la largeur du bâti de 1a. machine qui en résulterait. Par rapport aux bancs à étirer à chaînes ou à câbles connus mentionnés ci-dessus ou aux bancs à étirer à tambour ou à disque, le banc à étirer à chariot conforme à l'invention présente comme les bancs à étirer à chariot connus, 25 l'avantage de permettre un passage continu rectiligne des pièces à étirer avec une grande précision. Un nouveau développement adéquat du banc à étirer à chariot conforme à l'invention est caractérisé par une crémaillère fixe de chaque côté du bâti de la machine, par deux roues dentées montées l'une à côté de l'autre sur le 30 chariot intermédiaire dont l'une est en prise avec l'une des crémaillères fixes et l'autre avec l'autre crémaillère fixe, et par une crémaillère dentée sur les deux faces et guidée coulissante entre les roues dentées, avec lesquelles elle est en prise. Cette disposition présente l'avantage que, grâce à la disposition symétri-35 que, seules des forces agissant dans le sens d'étirage interviennent pendant l'étirage, ce qui évite un déversement et une usure supplémentaire des glissières. En outre, chacune des roues dentées et chacune des crémaillères n'a à transmettre que la moitié de la force. La même remarque s'applique à la denture des crémaillères dentées sur les deux.faces et guidées coulissantes. 40 Un type adéquat du.banc à étirer conforme à l'invention est caractérisé par 21572 5 2051771 un montage de la crémaillère guidée coulissante sur une glissière conformée aur le chariot intermédiaire. Ce mode de réalisation permet d'éviter des glissières dont la construction serait plus dispendieuse, par exemple sur le bâti de la machine. Une glissière 5 disposée sur le chariot intermédiaire convient aussi pour assurer avec une simplicité d'ordre constructif,et néanmoins avec une précision suffisante, la fixation des cercles primitifs de la ou des roues dentées et de la crémaillère. Il est particulièrement avantageux si la glissière de la crémaillère guidée coulissante fait partie d'un élément de construction du chariot intermédiaire, 10 sur lequel sont fixés en même temps les axes des roues dentées. Un type de réalisation adéquat du banc à étirer conforme à l'invention est en outre caractérisé par une conformation de l'assemblage solidaire entre la crémaillère guidée coulissante et le chariot à étirer, soit seulement solidaire dans le sens d'étirage. 15 On évite ainsi les indéterminations statiques susceptibles de conduire, le cas échéant, à des coincements. Un type particulièrement avantageux du banc à étirer conforme à l'invention est caractérisé par des chemins superposés pour le chariot intermédiaire et le chariot à étirer. 20 On évite ainsi un rallongement de la machine au-delà du taux d'augmentation de la course du chariot à; étirer. On obtient de cette manière une construction relativement compact, étant donné que le chariot intermédiaire et le chariot à étirer peuvent se mouvoir l'un au-dessus de l'autre. Un autre développement du banc à étirer conforme à l'invention est carac-25 térisé par une conformation des roues dentées en roues dentées doubles avec des couronnes dentées d'un nombre de dents différent, dont l'une des couronnes dentées est en prise avec la crémaillère fixe intéressée et l'autre couronne dentée est en prise avec la crémaillère guidée coulissante. Ce mode de réalisation permet par exemple d'obtenir des vitesses d'étirage 30 qui ne sont pas deux fois aussi grandes, mais moins que deux fois aussi grandes que celles des bancs à étirer connus décrits. L'augmentation de la vitesse d'étirage peut par exemple n'être que d'une fois et demie avec des nombres de dents convenables. Une telle augmentation moindre de la vitesse d'étirage peut être importante lorsque la pièce à étirer a uîi diamètrë légèrement supérieur 35 à 15 mm, de sorte qu'on désire sans doute , d'une part une vitesse d'étirage supérieure à 60 m/mn, mais qu'on a besoin d'autre part,d'une force d'étirage qu'on n'obtiendrait plus avec un rapport de transmission de 2 à 1. Ce nouveau développement peut toutefois aussi être caractérisé, d'autre part, par une transmission des roues dentées doubles dans le sens d'une aug-40 mentation supplémentaire de la course de la crémaillère guidée coulissante 572 6 2051771 au-delà de 2 à 1. Dans ce cas, le nouveau développement de la machine conforme à l'invention peut être utilement caractérisé, en outre, par une saillie des crémaillères fixes vers l'intérieur de manière telle que les grandes couronnes dentées des roues dentées doubles puissent se mouvoir librement par rapport au bâti de la machine. Un type avantageux de la machine conforme à l'invention peut en outre être caractérisé par une conformation divisée dans le plan médian de la section des dents de chaque couronne dentée des roues dentées et/ou des crémaillères et par des organes de positionnement pour déplacer les parties de couronne dentée l'une par rapport à l'autre en vue de rattraper le jeu dû à une usure des flancs des dents." Suivant les développements ci-dessus, les camesdu porte-cames peuvent être conformées sur le banc à étirer à chariots conforme à l'invention de la même façon que sur les bancs à étirer à chariot connus décrits. Il faut toutefois, le cas échéant, tenir compte que de grandes forces dues aux masses interviennent surtout aux points d'inversion du sens,notamment en raison de la vitesse très supérieure du chariot à étirer. On part ci-dessous d'un banc à étirer à chariot connu, sur lequel le porte-cames a la forme d'un tambour dont l'axe (arbre principal) est parallèle au sens d'étirage et sur lequel la came est .disposée sur le pourtour du tambour de compose de parties d'hélices. Sur ce banc à étirer connu, la came a la forme d'un ergot saillant avec deux flancs. Un galet coopère avec chacun de ces flancs, et ces deux galets sont montés sur le chariot à étirer de ce banc à étirer connu. L'un de ces galets transmet la force de travail lors de la course d'avance. L'axe de ce galet est fixé â demeure sur le chariot à étirer. L'autre galet sert à transmettre la force lors de la course de recul ainsi qu'à obtenir un appui fixe permanent des deux galets sur les flancs de l'ergot. A cet effet, l'axe de cet autre galet est fixé à ressort et de façon à pouvoir céder sur le chariot à étirer de ce banc à étirer connu. Les forces pour la course de recul étant de beaucoup inférieures aux forces pour la course d'avance, il est possible d'obtenir sans grandes difficultés que les deux galets prennent ainsi constamment appui sur les flancs de l'ergot. Il est assuré sur le banc à étirer connu que l'écartement des deux galets pendant le passage de l'ergot de la came entre eux demeure dans l'ensemble inchangé. On l'obtient sur le banc à étirer connu en ce que l'ergot de la came, par exemple, dans la. partie de la course de recul qui est plus raide en raison de la plus grande vitesse recherchée pour la course de recul, est conformé plus étroit en conséquence. Sur ce banc à étirer connu, l'ergot de la came est le plus large aux points d'inversion, légèrement plus étroit dans la partie de la course d'avance suivant l'inclinaison qui y existe et le plus étroit dans la partie de la course de recul, ceci pour obtenir un écarte- 21572 7 2051771 ment approximativement constant des galets. Le porte-cames décrit ci-dessus en détail peut, en principe, être utilisé inchangé sur le banc à étirer à chariot conforme à l'invention; il ne coopère toutefois pas avec le chariot à étirer, mais avec le chariot intermédiaire. Le 5 chariot intermédiaire du banc à étirer conforme à l'invention est alors pourvu utilement de la même manière des mêmes galets destinés à coopérer avec les flancs des ergots de came, tels que lesdits galets ont été décrits ci-dessus, c'est-à-dire un galet monté sur axe fixe sur le chariot intermédiaire pour transmettre la force lors de la course d'avance et un galet monté sur un axe 10 à ressort et pouvant céder sur le chariot intermédiaire pour transmettre les forces lors de la course de recul et pour presser .les deux galets sur les flancs des ergots. Il a déjà été dit ci-dessus qu'en particulier en raison des vitesses de course supérieures du chariot à étirer aux points d'inversion de la course, 15 il intervient sur le banc à étirer conforme à l'invention des forces dues à la masse supérieures à celles qui interviennent sur le banc à étirer connu décrit. Cela peut conduire à ce que l'effet de ressort du montage de l'axe du galet monté à ressort de manière à pouvoir céder soit insuffisant au niveau des points d'inversion pour assurer un contact par pression permanent des galets 20 et des flancs des ergots de came. Une augmentation générale de la force du ressort également aux points de l'ergot de came où cela ne serait pas nécessaire, entraînerait une usure accrue de l'ergot de came précisément aussi dans la zone de la partie de la course d'avance qui doit travailler avec une précision particulière. En vue d'augmenter la force du ressort uniquement au niveau des points d'inversion des cames, un nouveau développement du banc à étirer à chariot conforme à l'invention est caractérisé par des élargissements des ergots du porte-cames au niveau des points d'inversion dans le sens du côté détourné des galets de travail du chariot intermédiaire. Les élargissements des ergots ont pour effet d'augmenter légèrement l'écar-tement entre les galets de la course de recul et les galets de travail (galets de la course d'avance) au niveau des points d'inversion, et les paquets de ressorts servant à assurer l'effet de ressort du montage des galets de la course de recul sont tendus davantage et les galets de travail et les galets de la course de recul peuvent demeurer pressés sur les flancs des ergots également au niveau des points d'inversion, malgré les forces supérieures dues à la masse. Sur les autres parties de l'ergot de came, les forces de pression sont alors de nouveau inférieures et correspondent aux forces de pression sur les bancs à étirer connus décrits. L'élargissement des ergots dans le sens du côté détourné des galets de travail a pour effet que seuls les galets de la course de 21572 8 2051771 recul s'écartent du chemin prédéterminé, tandis que les galets de travail roulent, malgré l'élargissement des ergots, sur le chemin précis prédéterminé qui a été déterminé pour obtenir un mouvement précis du chariot. Une conformation adéquate flu banc à étirer conforme à l'invention est en 5 outre caractérisée par la disposition d'un assemblage solidaire entre le chariot à étirer et la crémaillère guidée coulissante à l'extrémité arrière de ladite crémaillère par rapport au sens de l'avance. On obtient ainsi que la crémaillère guidée coulissante soit sollicitée à la traction pendant la course de travail, ce qui permet de la dimensionner 10 plus faiblement que pour une sollicitation correspondante à la pression ou au flambage. Un effort de flambage nécessitant une augmentation de la section ne peut pas se produire, parce que les forces sont de beaucoup inférieures lors de la course de recul. Des formes de réalisation destinées à expliquer l'invention sont représentées 15 à titre d'exemples non limitatifs au dessin annexé, dans lequel : - la figure 1 est une coupe transversale du bâti de la machine avec chariot à étirer et chariot intermédiaire; - la figure 2 est une vue en plan du chariot intermédiaire d'une partie des crémaillères fixées sur le bâti et de la crémaillère guidée coulissante; 20 - la figure 3 est une coupe longitudinale partielle à plus petite échelle du chariot intermédiaire représentant une partie du porte-cames, le galet de travail et le galet de la course de recul coopérant avec le porte-cames, la crémaillère guidée coulissante et l'assemblage solidaire de la crémaillère guidée coulissante et du chariot à étirer; 25 - la figure 4 est une vue latérale schématique à encore plus petite échelle du banc à étirer conforme à l'invention, et à passage continu de la pièce à étirer et comportant deux porte-cames, deux chariots intermédiaires et deux chariots à étirer; - la figure 5 est une coupe transversale partielle à une échelle plus gran-30 de que l'échelle des figures 1 et 2 représentant une roue dentée double avec des couronnes dentées d'un nombre de tours différents avec un rapport de transmission dans le sens d'une augmentation supplémentaire de la course de la crémaillère guidée coulissante de plus de 2 à 1 et avec une crémaillère fixe faisant saillie; 35 - les figures 6a et 6b_ représentent à encore plus grande échelle une roue dentée avec une couronne dentée divisée et-des organes de positionnement pour déplacer les parties de la couronne dentée l'une par rapport à l'autre en vue de rattraper le jeu dû à une usure des flancs des dents; - la figure 7 est une vue en plan à une échelle se situant approximativement 40 entre les échelles des figures 3 et 4 d'une partie développée de l'ergot de 21572 9 2051771 came du porte-cames avec élargissement de l'ergot dans le sens du côté détourné du galet de travail du chariot intermédiaire au niveau d'un point d'inversion. Le banc à étirer conforme à l'invention et représenté à titre d'exemple 5 comporte pour un passage continu de la pièce à étirer, suivant la figure 4, deux chariots à étirer 10, 10', deux chariots intermédiaires 4, 4' et deux tambours à cames 1, 1'. Des galets 2, 3 et 2', 3' coopèrent avec les ergots de came de ces tambours à cames, lesdits galets étant montés sur les chariots à étirer. Les tambours à cames 1, 1' sont commandés conjointement par l'in-10 termédiaire de l'arbre principal 14. La figure 4 montre aussi des crémaillères 7, 7' guidées coulissantes et les assemblages solidaires de ..ces crémaillères avec les chariots à étirer 10, 10' par des pièces d'assemblage 9, 9'. D'autres détails fondamentaux sont représentés aux figures 1 à 3. La figure 1 montre le chariot à étirer 10 dans une glissière 12 et-le chariot in-15 ter^médiaire 4 dans une glissière 11. Les deux glissières sont fixées'à demeure sur un bâti de machine 13. Des crémaillères fixes 8 sont également fixées sur le bâti de machine 13. La figure 1 permet aussi de reconnaître le galet 2, avec lequel le chariot intermédiaire 4 coopère par l'un des flancs de l'ergot de came du porte-cames 1. Des axes fixes 6 montés sur le chariot intermédiaire 20 portent des roues dentées montées mobiles à rotation sur lesdits axes. Elles sont en prise, d'une part avec les crémaillères fixés 8 et, d'autre part avec la crémaillère 7 guidée! coulissante dans une glissière du chariot intermédiaire 4. Lorsque le chariot intermédiaire 4 effectue un mouvement de course, les roues dentées 5 se déroulent sur les crémaillères fixes 8 et impriment à la 25 crémaillère 7 guidée coulissante un mouvement de course de longueur double, voir à ce sujet également la figure 2. A la figure 3 on peut voir en détail comment le porte-cames 1 coopère avec les galets 2 et 3 du chariot intermédiaire 4. Lors de la rotation du porte-cames 1, le chariot intermédiaire 4 effectue un mouvement" de va-et-"-vient 30 allant vers la gauche et vers la droite,d'une grandeur déterminée et la crémaillère 7 guidée coulissante effectue alors un mouvement analogue,de grandeur déterminée et la crémaillère 7 guidée coulissante effectue alors un mouvement analogue de grandeur double.Ce mouvement de grandeur double est transmis positivement par la pièce d'assemblage 9 au chariot à étirer 10. La pièce d'assem-35 blage 9 est conformée de manière qu'il n'y ait transmission positive que dans le sens d'étirage. Le montage bilatéral des axes 6 sur le chariot intermédiaire 4 permet de transmettre des grandes forces par des moyens de construction simples. Les différents chemins contenus dans la course totale du chemin de la came sur 40 le porte-cames pour la décélération, l'accélération, la marche synchrone, 70 21572 10 2051771 l'opération de travail et le recul sont transmis obligatoirement en double grandeur au chariot à étirer du banc à étirer à chariot conforme à l'invention, sans qu'on soit obligé de prévoir le chemin de la came pour une plus grande course. Si, suivant l'exemple cité ci-dessus, l'avance totale de'la pièce à 5 étirer est de 900 mm pour un tour de l'arbre principal du banc à étirer connu décrit, on obtient sur le banc à étirer conforme à l'invention une avance totale de 1800 mm. Il faut donc que le banc à étirer conforme à l'invention soit conformé plus long dans la partie étirage que le banc à étirer connu décrit. Mais il peut avoir la même largeur que le banc à étirer connu décrit. 10 Le banc à étirer conforme à l'invention ne nécessite donc aucun changement du mode de service. Il est aussi avantageux que les porte-cames ayant fait leurs.preuves dans la pratique puissent en'principe être conservés. La fréquence de commutation du cycle de commutations' sur le banc à étirer conforme à l'invention est la même que sur le banc à étirer connu décrit. Le trans-15 fert de la pièce à étirer d'un chariot à l'autre s'effectue sur le banc à étirer conforme à l'invention sur un trajet de marche synchrone de longueur double par rapport à celui du banc à étirer connu décrit. Cela â pour effet d'assurer un passage sans à-coups de la pièce à étirer sur le banc à étirer conforme à l'invention. 20 , Le doublage de la course d'étirage des deux chariots à étirer du banc à étirer conforme à l'invention présente encore d'autres avantages, à savoir en ce qui concerne la saisie de la pièce à étirer dans le chariot à étirer au moyen des mors d'étirage. Lors de 1'aménagé, le début appointé de la pièce à étirer est saisi par la pince d'aménage du premier chariot à étirer et avancé 25 de la longueur de la course du chariot à étirer. Lors de la deuxième course d*aménagé, les mors d^étirage du premier chariot à étirer du banc à étirer conforme à 1'invention|s'appliquent déjà, sur la surface de la partie étirée de la pièce à étirer, en s'appliquant de toute leur longueur sur la partie étirée de la pièce à étirer. Sur le banc à étiré connu décrit, les mors d'étirage 30 ne s'appliquent pas, par contre, de toute leur longueur sur la-partie étirée de la pièce à étirer lors de la deuxième course d'aménagé. Cela prend tout son effet, en particulier pour l'étirage de tubes. Pour l'étirage de tubes, l'a-menage est nettement amélioré sur le banc à étirer conforme à l'invention par le doublage de la course d'étirage. 35 Sur la forme de réalisation suivant la figure 5 des axes 19, sur lesquels sont montées mobiles à rotation des roues dentées doubles 17', 17", sont fixés sur un chariot intermédiaire 18. Une crémaillère saillante 16 est fixée à demeure sur un bâti de machine 15. La roue dentée 17' est en prise avec la crémaillère fixe 16, et la roue dentée 17" est en prise avec la crémaillère 40 7 guidée coulissante. Sur cette forme de réalisation, l'augmentation de la 21572 11 2051771 course de la crémaillère 7 est supérieure dans le rapport de 2 à 1 à celle du chariot intermédiaire 18 dans la mesure du rapport entre les nombres de dents des roues dentées 17' et 17". On voit que, grâce à la saillie de la crémaillère 16, la couronne dentée de la roue dentée 17" peut se mouvoir librement 5 par rapport au bâti de machine 15. Voir les figures 6£ et 61a pour ce qui suit. Pour obtenir une marche douce, en particulier sans à-coups des chariots à étirer aux points d'inversion, il faut que le jeu entre les dents des roues dentées et des crémaillères soit aussi petit que possible. A cet effet, il est nécessaire de pouvoir rattraper 10 l'usure des flancs des dents. On peut le réaliser par une conformation divisée des couronnes dentées des roues dentées et par le réglage ou le déplacement de dents 20 et 21 les unes par rapport aux autres. La largeur des dents doit être dimensionnée de manière que chaque moitié des dents 20 et 21 puisse transmettre la pleine charge. Pour déplacer et bloquer les flancs des dents 20 et 15 21 les uns par rapport auc autres, deux trous taraudés 23 sont ménagés sur un cercle de trous 25 de la roué dentée supérieure et deux renfoncements coniques 22 décalés dans le sens opposé sont ménagés sur la roue dentée inférieure. On peut alors procéder à un déplacement positif des dents 20 et 21 les unes par rapport aux autres au moyen de goujons filetés 24 avec embase conique. Les 20 roues dentées supérieure et.inféneure sont maintenues ensemble au moyen de vis 24 vissées dans des trous à vis 26. On n'effectue le réglage du jeu entre les flancs des dents, que si les cercles primitifs coïncident exactement avec ceux des crémaillères. L'axe des roues dentées estmonté excentré à cet effet. On règle tout d'abord l'écartement entre les roues dentées et la crémaillère 25 7 médiane guidée coulissante. Puis on règle les crémaillères extérieures 8 du bâti de la machine par rapport à la roue dentée correspondante. Voir la figure 7 au sujet de ce qui suit. Par suite des forces dues à la masse qui interviennent, il peut arriver que le galet se dégage du chemin de la came à des points d'inversion 27 de chemins de came 29, 30 de l'ergot 30 de came 1. L'entre-axe des galets 2 et 3 doit normalement demeurer constant. Pour l'obtenir également aux points d'inversion, il faudrait, dans le cas d'un chemin de came théoriquement correct, qu'un paquet de ressorts 28 reçoive un multiple de la précontrainte nécessaire par ailleurs. Une précontrainte accrue du paquet de ressorts 28 n'étant pas nécessaire sur les chemins d'avance 35 et de recul 29 et 30, mais qui pourrait au contraire être nuisible, on laisse le paquet de ressorts 28 avec la précontrainte normale sur la machine conforme à l'invention. L'augmentation nécessaire de la précontrainte du paquet de ressorts 28 aux points d'inversion 27 est obtenue en ce que l'entre-axe des galets 2 et 3 est augmenté par un élargissement local 31 de l'ergot, le paquet 40 de ressorts 28 étant ainsi plus fortement précontraint. On obtient ainsi un 70 21572 12 2051771 appui constant des galets 2 et 3 sur les chemins des cames associés. Le chemin des cameSi 29, 30 ne doit pas être modifié parce qu'il détermine l'avance exacte du chariot. L'élargissement 31 de l'ergot doit donc être prévu dans le sens, plus particulièrement du cote détourné des galets de travail 2. 21572 13 2051771 REVENDICATIONS 1.- Banc à étirer à chariot comportant au moins un chariot à étirer guidé parallèlement au sens d'étirage sur des glissières du bâti de la machine et auquel est. associé un porte-cames rotatif pour assurer sa course d'avance et de recul, caractérisé en ce qu'il comporte un chariot intermédiaire (4) intercalé entre le chariot à étirer (10) et le porte-came (1) pour augmenter la course du chariot à étirer (10) guidé également sur des glissières (11) parallèlement au sens d'étirage, recevant la commande de sa course du porte-cames (1) et portant en vue de la transmission agrandie de sa course au chariot à étirer (10) au moins un axe perpendiculaire au sens d'étirage avec une roue dentée 5 montée mobile à rotation sur ledit axe, laquelle est en prise par l'un de ses côtés avec une crémaillère (8) fixée sur le bâti (13) de la machine et parallèle au sens d'étirage et par son autre côté avec une crémaillère (7) guidée coulissante sur une glissière parallèle au sens d'étirage et solidaire du chariot à étirer (10). 2.- Banc à étirer selon la revendication 1, caractérisé par une crémaillère (8) fixée de chaque côté du bâti (13) de la machine, par deux, roues dentées (5) montées l'une à côté de l'autre sur le chariot intermédiaire (4) dont l'une est en prise avec l'une des crémaillères fixes et l'autre avec l'autre crémaillère fixe, et'par une crémaillère (7),dentées sur les deux faces, guidée coulissante entre les deux roues dentées(5) et en prise avec celles-ci. 3.- Banc à étirer suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par un montage de la crémaillère (7) guidée coulissante sur une glissière ménagée sur le chariot intermédiaire (4). 4.- Banc à étirer selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par une conformation de l'assemblage solidaire (9) de la crémaillère (7) guidée coulissante et le chariot à étirer (10), laquelle n'est solidaire que dans le sens d'étirage. 5.- Banc à étirer selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par des chemins superposés (11, 12) pour le chariot intermédiaire (4) et le chariot à étirer (10) 6.- Banc à étirer selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par une conformation des roues dentées en roues dentées doubles (17',17") comportant des couronnes dentées d'un nombre de dents différent, dont l'une (17') des couronnes dentées est en prise avec la crémaillère fixe (16) intéressée et l'autre couronne dentée (17") est en prise avec la crémaillère (7) guidée coulissante. 7.- Banc à étirer selon les revendications 1 et 6, caractérisé par un rapport de transmission des roues dentées doubles (17', 17") dans le sens d'une 21572 14 2051771 augmentation supplémentaire de là course de la crémaillère (7) guidée coulissante de plus de 2 à 1 et par une saillie des crémaillères fixes (16) vers l'intérieur d'un taux tel que les grandes couronnes dentées(17") des roues dentées doubles puissent se mouvoir librement par rapport au bâti (15) de la 5 ma chine. 8.- Banc à étirer selon l'une quelconque•des revendications 1 à 7,carac-térisé par une conformation divisée dans le plan médian de la section des dents de chaque couronne dentée des roues dentées et/ou des crémaillères et par des organes de positionnement (22, 23) pour déplacer les parties (20, 21) 10 des couronnes dentées l'une par rapport à l'autre en vuê de rattraper le jeu dû à une usure des flancs des dents, 9.- Banc à étirer selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé par des élargissements (31) des ergots du porte-cames (1) au niveau des points d'inversion (27) dans le sens du côté détourné des galets de tra- 15 vail (2) du chariot intermédiaire (4). 10.- Banc à étirer selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé par la disposition d'un assemblage solidaire (9) entre le chariot à étirer (10) et la crémaillère (7) guidée coulissante à l'extrémité arrière de ladite crémaillère par rapport au sens de la course d'avance.