La présente invention se rapporte aux dispositifs destinés au dépoussiérage électrique des gaz et, plus précisément, aux filtres électriques horizontaux utilisés pour le dépoussiérage des gaz sulfureux et peut entre appliquée dans la métallurgie des métaux non ferreux, ainsi que dans l'industrie chimique, pour le dépoussiérage des gaz technologiques au cours de processus dans lesquels il se forme des gaz sulfureux fortement poussiéreux, par exemple aux fusions en cyclone et en torche des sulfures avec de l'oxygène technique, ainsi qu'au grillage des concentrés de sulfures dans le four à lit fluidisé. On connait largement des filtres électriques horizontaux à cellules multiples, utilisés pour le dépoussiérage des gaz sulfureux poussiéreux. Ces filtres électriques sont constitués par une rangée de cellules disposées successivement, reliées entre elles et renfermées dans un seul corps. Lesdites cellules sont formées par des cloisons verticales, fixées aux parois supérieure et inférieure du corps, à une certaine partie suivant la hauteur du corps. Dans la première cellule, disposée suivant la direction du mouvement du courant de gaz, sont placés les dispositifs, par exemple des grilles, destinés à répartir uniformément le gaz arrivant au dépoussiérage suivant la section de la partie centrale du volume du corps entre les cloisons et qui est perpendiculaire à la direction d'écoulement des gaz.La deuxième cellule et les cellules ultérieures sont destinées à séparer les particules de poussière du courant de gaz. A cet effet, on a prévu des électrodes verticales, disposées parallèlement l'une à l'autre et aux parois latérales du corps et mises à la terre, sur lesquelles se précipite la poussière. Les électrodes auxquelles est appliqué le potentiel négatif de haute tension sont disposées entre lesdites électrodes à une distance égale (voir l'ouvrage de V.N. Utov "Epuration de gaz industriels à l'aide de filtres électriques" édition "chimie", Moscou 1967, pages 113-141). Les filtres électriques mentionnés assurent un degré requis de dépoussiérage des gaz poussiéreux, à une vitesse déterminée de courant gazeux dans les cellules du filtre, seulement au cas où la teneur du courant de gaz en particules de poussière ne dépasse pas 50 g/nm3. Toutefois, dans certains procédés, tels que par exemple la fusion en cyclone et en torche des concentrés des sulfures avec de ltoxygène technique, le grillage des concentrés des sulfures dans le four à lit fluidisé, la concentration du courant de gaz en particules de poussière en suspension (gaz sulfureux produits pendant le procédé) est notablement supérieure à 50 g/nm3 et, dans certains cas, atteint 1 000 g/nm3 et davantage. Dans ce cas, pour assurer un degré requis de dépoussiérage des gaz poussiéreux, il faut soit réduire sensiblement dans le filtre électrique la vitesse de courant de gaz dans les cellules du filtre, soit installer supplémentairement certains autres appareils en amont du filtre électrique (par exemple les cyclones) en vue de réaliser le dépoussiérage primaire pour réduire la teneur en particules suspendues du courant de gaz, 3 en amont du filtre électrique, jusqu'à 50 g/nm3 et inférieure à cette valeur.Cependant, ces mesures entrainent une augmentation notable des frais pour le dépoussiérage du gaz, Le but de l'invention consiste à mettre au point une conception du filtre électrique horizontal pour le dépoussiérage des gaz sulfureux poussiéreux qui assurerait un degré requis de dépoussiérage des gaz, la teneur du courant de gaz en particules suspendues en amont du filtre électrique étant de 50 à 1000 g/nm3 et plus. On s'est posé le problème de mettre au point une conception du filtre électrique multicellulaire qui permettrait d'assurer un degré requis de dépoussiérage des gaz, la teneur du courant de gaz en particules en amont du filtre électrique étant de 50 à 1 000 g/nm3 et davantage. Le problème posé est résolu par le fait que,dans le filtre électrique horizontal pour le dépoussiérage des gaz sulfureux poussiéreux comportant un corps dans lequel sont fixées les cloisons verticales à ses parois supérieure et inférieure qui divisent le corps en une rangée des cellules, disposées successivement suivant sa longueur et reliées entre elles, il se produit, dans la première cellule suivant le courant de gaz, une répartition uniforme du courant de gaz arrivant au dépoussiérage dans les cellules ultérieures où sont installées les électrodes verticales mises à la terre, disposées parallèlement l'une à l'autre sur lesquelles se précipite la poussière captée et entre lesquelles sont placées les électrodes à une distance égale, auxquelles est appliqué le potentiel négatif, conformément à l'invention, dans le premier groupe de cellules de dépoussiérage des gaz, suivant l'écoulement de gaz, la distance, entre les électrodes mises à la terre et les électrodes auxquelles est appliqué le potentiel négatif, est déterminée par l'expression H = aZb dans laquelle Z est la teneur du courant de gaz en particules de la pous sière à l'entrée du filtre électrique LA7nmJ a est le coefficient variant dans les limites de 75 à 80, mm . nm3 g b est le coefficient variant dans les limites de 0,14 à 0,17. La distance entre les électrodes mises à la terre et les électrodes, auxquelles est appliqué le potentiel négatif, est déterminée pour chacune des cellules ultérieures, suivant le mouvement du courant de gaz par l'expression H = 0,7 - 08H' dans laquelle H' est la distance entre les électrodes mises à la terre et les électrodes auxquelles est appliqué le potentiel négatif dans la cellule précédente, suivant le déplacement du courant de gaz. La distance entre les électrodes mises à la terre et les électrodes auxquelles est appliqué le potentiel négatif dans la cellule finale suivant le mouvement du courant de gaz est égale à la distance la plus minimale possible qui est déterminée par la résistance électrique du gaz. En vue d'élever le degré de dépoussiérage des gaz, il est avantageux de prévoir dans le filtre électrique encore au moins une cellule pour le dépoussiérage des gaz, installée en aval de la dernière cellule suivant le courant de gaz, la distance entre les électrodes mises à la terre et les électrodes auxquelles est appliqué le potentiel négatif étant egale à la distance la plus minimale possible déterminée par la résistance électrique du gaz. D'autres objets et avantages de la présente invention ressortiront de la description d'un exemple concret de sa réalisation et des dessins annexés, sur les : - la figure 1 représente le filtre électrique à quatre cellules pour le dépoussiérage des gaz poussiéreux, conformément à-l'inven- tion (vue de côté avec coupe partielle); et - la figure 2 représente le méme filtre conforme à l'invention, en vue en plan avec coupe partielle suivant la ligne II-II de la figure I (les pièces se trouvant au-dessous de la section sur la figure 2 ne sont pas représentées). Le filtre électrique faisant l'objet de l'invention est un filtre horizontal destiné au dépoussiérage des gaz sulfureux poussiéreux et peut être utilisé pour le dépoussiérage des gaz provenant de la fusion en cyclone ou en torche, des sulfures avec de l'oxygène technique, ainsi que des gaz issus du grillage des sulfures dans un four à lit fluidisé (apurés leur refroidissement dans un refroidisseur de gaz une température requise). La vue d'ensemble du filtre électrique horizontal proposé pour le dépoussiérage des gaz sulfureux poussiéreux est donnée sur la figure 1. Le corps 1 (figure 1) du filtre électrique comporte des parois latérales 2, une paroi supérieure-couvercle 3, une paroi inférieure 4 en V formant trémie une tubulure 5 par laquelle le gaz à dépoussiérer entre dans le filtre électrique suivant la direction de la flèche A, une tubulure 6 par laquelle le gaz épuré s'échappe du filtre électrique dans la direction suivant la flèche B, des cloisons supérieures verticales 7 et des cloisons inférieures verticales 8. Les cloisons 7 et 8 sont fixées aux parois supérieure et inférieure 3 et 4 du corps 1 du filtre électrique et divisent son volume en une rangée de cellules disposées successivement, suivant la direction du mouvement du courant de gaz 9, 10, 11, 12 et 13 (figure 2). Dans la première cellule, suivant la direction du courant de gaz 9 on a placé des grilles 14 à une certains distance l'une de l'autre pour répartir uniformément le gaz arrivant au dépoussiérage suivant la section du volume des cellules ultérieures 10, 11, 12 et 13, perpendiculaire à la direction du mouvement du courant de gaz. Dans ces cellules 10, 11, 12 et 13 où se produit le dépoussiérage des gaz sont montées des électrodes 15 mises à la terre, parallèles l'une à l'autre. Ces électrodes 15 (figure 1) sont constituées par des cages supérieures 16 et des cages inférieures 17, qui sont articulées entre elles par des tirants 18. Dans les cages 16 et 17, on a pratiqué des orifices (non représentés sur le dessin) de de-9 à 10 mm de diamètre, espacés l'un de l'antre à une distance de 15 mm et dans lesquels sont posées des barres 19. Une extrémité des barres 19 est épaissie (non représentée sur le dessin). Par ces extrémités épaissies, les barres 19 sont suspendues dans les cages supérieures 16. La deuxième extrémité des barres 19 est librement fixée dans les orifices des cages inférieures 17.La cage inférieure 17 de la moitié supérieure de l'électrode 15 est reliée à l'aide des tirants 20 à la cage supérieure 16 de la moitié inférieure de l'électrode 15. Les électrodes 15 sont articulées par les tirants 21 aux cloisons supérieures 7. En vue de conserver une distance constante entre les paires voisines d'électrodes 15 (figure 2), on a fixé les cages inférieures 17 des moitiés inférieures des électrodes 15 de deux extrémités à l'aide de peignes 22 (figure 1). Les enclumes 23 sont fixées aux électrodes 15 et aux grilles 14. Pour secouer es électrodes 15 (figure 1) et les grilles 14 en vue de faire tomber la poussière, on a prévu des secoueurs 24 dont les arbres 25 traversent les cellules 9, 10, 11, 12 et 13. Les marteaux 26, dont chacun est disposé en face des électrodes 15, sont articulés aux arbres 25 à l'intérieur du corps 1. De l'extérieur du corps 1, les arbres 25 reposent sur Les paliers 27 logés dans les deux parois latérales 2 et mis en rotation par un moteur électrique par l'intermédiaire d'un réducteur (le moteur électrique et le réducteur ne sont pas représentés sur les dessins). Suivant la longueur de l'arbre 25, les marteaux 26 sont fixés, avec un décalage d'un certain angle l'un par rapport à l'autre, suivant la circonférence de l'arbre 25. Cet angle dépend du nombre d'électrodes 15. Grâce à cette conception, on assure le secouement successif des électrodes. Outre les électrodes 15, les cellules 10, 11, 12 et 13 abritent un système d'électrodes 28 auxquelles est appliqué le potentiel négatif de haute tension. Le système 28 d'électrodes est constitué par un châssis supérieur 29, un châssis inférieur 30, les électrodes 31 auxquelles est appliqué le potentiel négatif de haute tension, un éube 32 et un d'appui 33, doté des isolateurs 34. Le chassie sEtpdrie es 29 est relié al châssis inférieur 30 aux quatre angles par des tirants 35 qui sont disposés à une distance égale des électrodes 15. Disposées verticalement à une certaine distance l'une de l'autre, entre les électrodes 15 (figure 2) et à une distance égale de chaque electrode 15, les électrodes 31 sont fixées au châssis supérieur 29. Les électrodes 31 (figure 1) passent par le châssis inférieur 30 où elles sont fixées à demeure au centre entre les électrodes 15. Un poids 36, suspendu à chaque électrode 31 au-dessous du châssis 30, sert à tendre l'électrode 31. Dans la cellule 13, les électrodes 31 sont analogues aux électrodes 31 de la cellule 12 mais le pas est de 25 mm. Les électrodes auxquelles est appliqué le potentiel négatif peuvent titre fabriquées a'autre façon, par exemple en forme d'une bande dans laquelle sont découpées les dents triangulaires rabattues perpendiculairement à son plan, en forme de barre à aiguilles en fonction de la teneur du courant de gaz en particules de poussière, de leurs propriétés,- de la résistance électrique du gaz. Le châssis supérieur 29 (figure 1) est relié au tube 32 qui, à son tour, est fixé au châssis d'appui 33. le châssis 33 est fixé au couvercle 3 du corps 1 du filtre électrique à l'aide de quatre isolateurs d'appui 34. Le tube 32 est isolé de la paroi supérieure-couvercle 3 du corps 1 à l'aide d'un isolateur de traversée 37 et d'un manchon isolant 38. Quatre éléments de chauffage électriques 39 sont disposés à une certaine distance, déterminée par la résistance électrique de l'espacement de gaz autour de l'isolateur de traversée 37. L'isolateur de traversée 37 et les éléments de chauffage électriques 39 sont renfermés dans un capot de protection 40 sans fond, fixé au couvercle 3 du corps 1. Pour secouer les électrodes 31 en vue de faire tomber la poussière, on a prévu un mécanisme 41 constitué par des marteaux 42, une tige 43, un isolateur 44, un excentrique 45, un arbre 46, des roues 47 et 48 de channe 49, un réducteur 50 et un moteur électrique 51. A la partie inférieure de la trémie 4 du filtre électrique, on a prévu un dispositif 52 destiné à évacuer la poussière tombée des électrodes 15 et 31 et des grilles 14 dans la trémie 4. Le dispositif 52 est composé d'une hélice 53, d'une conduite d'évacuation de poussière 54, d'un réducteur 55 et d'un moteur électrique 56. La partie extérieure du système 28 des électrodes est pourvue d'une protection 57 en forme de bottier 58, doté des portes 59, dont on se sert pour exaniner l'état des pièces extérieures du système 28 des électrodes. Au bottier 58 est fixé un manchon d'extreiNité 60 auquel est fixé le câble (non représenté sur le dessin) amenant le courant de haute tension aux électrodes 31. Le câble est raccordé au tube 32 par une barre (non représentée sur la figure). Le boitier 58 est équipé d'un dispositif de blocage (non représenté sur le dessin) qui met automatiquement à la terre le tube 32 et le câble à l'ouverture de la porte 59. Les fentes 61 et les ouvertures 62, pratiquées dans les cellules 9, 10, 11, 12 et 13 permettent de réaliser l'entretien de la réparation préventive du filtre électrique. Les cloisons 63 (figure 2) sont fixées perpendiculairement aux parois 2 à l'entrée et à la sortie des cellules 10, 11, 12 et 13, entre les électrodes 15, disposées près des parois latérales 2 du corps 1 et les parois 2. Les dites cloisons 63 sont destinées à prévenir le mouvement du courant de gaz entre les parois 2 et les électrodes 15 disposées au voisinage des parois 2. Dans la première cellule 10 (figure 2), suivant le mouvement du courant de gaz et où le gaz est dépoussiéré, la distancie entre les électrodes mises à la terre 15 et les électrodes 31, auxquelles est appliqué le potentiel négatif, est déterminée par l'expression H = aZ dans laquelle Z est la teneur du courant de gaz en particules de la pous sière à l'entrée du filtre électrique E+ J, a est le coefficient variant dans les limites de 75 à 80, mm. nm3 g 1' b est le coefficient variant dans les limites de 0,14 à 0,17 qui dépend de la teneur du courant de gaz en particules de la poussière. A l'augmentation de la teneur en particules de la-poussière de 50 à 1 000 g/nmî, le coefficient b décroît de 0,17 à 0,14. Lorsqu'on choisit la distance H entre les électrodes 15 et 31 dans la cellule 10, la distance H est calculée en utilisant les valeurs du mm,nm coefficient a G 75 et 80 lezg J. Ensuite, la distance H est choisie dans g les limites obtenues à ces valeurs du coefficient a, telle que la distance entre les parois latérales 2 du corps 1 et les électrodes 15 disposées au voisinage de ces parois soit minimale à ltemplacement des électrodes 15 dans la section admise du filtre électrique avec la distance entre celle-ci égale à 2 H. Dans chacune des cellules ultérieures 11, 12 et 13 suivant le mouvement du courant de gaz, la distance entre les électrodes 15 mises à la terre et les électrodes 31 auxquelles est appliqué le potentiel négatif est déterminée à l'aide de l'expression H = 0,7 - 0,8 H' dans laquelle H' est la distance entre les électrodes mises à la terre 15 et les électrodes 31 auxquelles est appliqué le potentiel dans la cellule précédente 10, 11 et 12 suivant le mouvement du courant de gaz. Ainsi, la distance entre les électrodes 15 et les électrodes 31 dans la cellule 11 constitue 0,7 à 0,8 de la distance entre les électrodes 15 et 31 dans la cellule 10. Dans la cellule 12, la distance entre les électrodes 15 et les électrodes 31 constitue 0,7 à 0,8 de la distance entre les électrodes 15 et les électrodes 31 dans la cellule 11.Dans la cellule 13, la distance entre les électrodes 15 et les électrodes 31 constitue 0,7 à 0,8 de la distance entre les électrodes 15 et les électrodes 31 dans la cellule 12. Dans ce cas, la distance dans la cellule 13 entre les électrodes mises à latere 15 et les électrodes 31 auxquelles est appliqué le potentiel négatif est égale à la distance la plus minimale possible, déterminée par la résistance électrique du gaz à dépoussiérer en fonction de la teneur du courant de gaz en bioxyde de soufre. Dans le filtre électrique, destiné au dépoussiérage des gaz, dont la teneur en particule de poussière est de 300 à 600 g/nia et contenant 70 à 85% de bioxyde de soufre, la distance dans la cellule 10 entre les électrodes 15 et 31 est égale à 210 mm, dans la cellule 11 elle est de 150 mm et, dans la cellule 12, cette distance constitue 110 mm, alors que dans la cellule 13 elle est de 88 mm. Dans le dispositif proposé, la surface des électrodes mises à la terre 15, appelée surface de précipitation de la poussière, croit suivant le mouvement du courant de gaz, à partir de la cellule 10 vers la cellule 13 dans chaque cellule ultérieure de 10-30% > par rapport à celle de la cellule précédente, le nombre et la longueur totale des électrodes 31 auxquelles est appliqué le potentiel négatif croissant eux aussi suivant le mouvement du courant de gaz,depuis la cellule 10 vers la cellule 13 de 10 à 40% dans chaque cellule ultérieure par rapport à la cellule précédente en fonction du volume du filtre électrique. Si lton a besoin d'obtenir une épuration plus fine, on prévoit dans le filtre électrique encore une cellule pour le dépoussiérage des gaz, installée en aval de la cellule finale 13, suivant le mouvement du courant de gaz, dans laquelle la distance entre les électrodes mises à la terre et les électrodes auxquelles est appliqué le potentiel négatif est égale à la distance minimale possible déterminée par la résistance électrique du gaz et est égale à la distance entre les électrodes mises à la terre et les électrodes auxquelles est appliqué le potentiel négatif dans la cellule précédente 13.En vue d'élever le degré de dépoussiérage des gaz, il est possible de prévoir dans le filtre électrique plusieurs cellules similaires, avec une distance identique entre les électrodes mises à la ~terre et les électrodes auxquelles est appliqué le potentiel négatif égale à la distance la plus minimale possible déterminée par la résistance électrique du gaz. Le filtre électrique proposé fonctionne de la manière suivante. Le courant de gaz contenant des particules de poussière en suspension est amené par la tubulure 5 (figure 1) dans l'enceinte du corps 1, formée-par les parois 2, 3 et 4. Dans la cellule 9, grâce à la résistance hydraulique, ou perte de charge, imposée des grilles 14, déterminée par la vitesse de courant de gaz, le gaz se répartit uniformément suivant la section centrale du volume du corps 1 entre les cloisons 7, 8 et 63 (figures 1, 2) perpendiculaire à la direction du mouvement du courant de gaz et traverse ensuite successivement les cellules 10 11, 12 et 13 où le gaz est dépoussiéré. Le gaz dépoussiéré s'échappe du filtre électrique par la tubulure 6. Une certaine partie de la poussière s'applique aux grilles sous l'action des forces d'adhésion, une partie des particules de la poussière se précipite dans la cellule 9 par gravité dans la trémie 6 (figure 1). Au système 28 d'électrodes dans les cellules 1û, 11, 12 et 13 (figure 2), on applique une haute tension de polarité négative à partir d'installations électriques (non représentées sur les dessins) a 1'ide d'un câble (non représenté sur les dessins) par l'intermédiaire d'un manchon d'extrémité 60 (figure 1) et par la barre (non représentée sur les dessins). Du fait que le système 28 d'électrodes est isolé du corps 1 et, par conséquent, de la terre à l'aide d'un isolateur 44, d'un isolateur de traversée 37, d'un manchon d'isolation 38 et des isolateurs d'appui 34, tous les éléments du système 28 d'électrodes (chassies d'appui 33, tube 32, châssis supérieur 29, électrodes 31, tirants 35, chåssis inférieur 30, poids 36) se trouvent sous haute tension. Les électrodes mises à la terre 15, ainsi que les cages supérieures 16, les cages inférieures 17, les tirants 18, les barres 19, les tirants 20, les tirants 21, les peignes 22, sont de polarité positive. Sous l'action d'une différence élevée des potentiels, il se produit l'ionisation du gaz autour des électrodes 31 entre les électrodes 31 (figure 2) et les électrodes 15 (on applique aux électrodes 31 une haute tension de 30 à 80 kW de polarité négative en fonction de la distance entre les électrodes 15 et les électrodes 31 et de la résistance électrique du gaz à dépoussiérer). Les ions et électrons de gaz chargés sous l'action du champ électrique se déplacent des électrodes 31 vers les électrodes 15, rencontrent sur leur trajet les particules de poussière, se déposent sur celles-ci et les chargent négativement. Les particules à charge négative de la poussière se déplacent sous l'action du champ magné tique vers les électrodes 15 et se précipitent sur elles. Une faible partie des particules chargées positivement de la poussière se précipite sur les électrodes 31. La poussière précipitée sur les électrodes 15 (figure 1) et les grilles 14 est détachée périodiquement conformément à un programme prescrit, qui dépend de la teneur du courant de gaz en particules de poussiere et de leurs propriétés, dans la trémie 4, à l'aide d'un secoueur 24. L'arbre 25 du secoueur 24, fixé dans les paliers -27, est mis en rotation depuis un moteur électrique par l'intermédiaire d'un réducteur (le moteur électrique et le réducteur ne sont pas représentés sur les dessins). Pendans la rotation de l'arbre 25, les marteaux 26 frappent sur l'enclume 23. Le choc du marteau 26 communique à l'électrode 15 et à la grille 14 certaines accélérations qui sont choisies en partant des propriétés d'adhésion des particules de poussière. Pour obtenir cette accélération, on choisi la masse correspondante des marteaux 26 qui dépend de la masse des électrodes 15 et des grilles 14. En résultat du secouement des électrodes 15 et des grilles 14, la couche de poussière qui y est déposée est désagrégée et les éléments de cette couche tombent par gravité dans la trémie 4. La poussière précipitée sur les éleetroes 31 cst aussi détachée périodiquement, confortriément au programme prescrit qui dépend des propriétés d'adhésion des particules de poussière et de la teneur du courant de gaz en ces particules par un secoueur 41 et tombe dans la trémie 4. A la mise en marche du moteur électrique 51 du secoueur 41, la rotation est transmise à un arbre 46 et à un excentrique Z par l'intermédiaire d'un réducteur 50, d'une roue 47 de chaine, d'une channe 9 et d'une roue .8 de chaine. Du fait que l'isolateur 44 est relié à l'arbre L6 par l'intermédiaire de l'excentrique 45, l'isolateur 44 et la tige 43 qui lui est articulée montent puis retombent vers le bas.Pendant la montée, la tige 43 repousse par ses saillies (non représentées sur les dessins) les leviers (non représentés) des marteaux 42 à leur partie inférieure et élève les marteaux 42 à une certaine hauteur. La hauteur de la montée des marteaux 42 et leur masse dépendent de la masse totale des électrodes 31, du châssis supérieur 29, du châssis inférieur 30, des tirants 35 et des poids 36 et des propriétés d'adhésion des particules de poussière. Lorsque la tige 43 retombe, les marteaux 42 retombent eux aussi et frappent sur les enclumes (non représentées) sur le ch3ssis supérieur 29. La poussière, séparée de cette manière du courant de gaz et tombée dans la trémie 4 du filtre électrique, est évacuée de celui-ci par un dispositif 52. A partir du moteur électrique 56, la rotation est transmise, par l'intermédiaire d'un réducteur 55, à une hélice flottante 53 qui évacue la poussière de la trémie 4 du corps 1 à travers la tubulure 54 et l'évacue enfin du filtre électrique. Avant de mettre en action le filtre électrique, on branche les éléments de chauffage électriques 39 pour élever la température du gaz autour de l'isolateur 37, dans ltenceinte délimitée par le capot 40, jusqu' la température requise déterminée par la teneur en vapeur d'eau et en trioxyde de soufre du gaz épuré et parfois au cours du fonctionnement du filtre électrique, ce qui est déterminé par son régime thermique de fonctionnement et par la teneur du gaz en composants mentionnés. On débranche périodiquement le filtre électrique de la conduite de gaz, on met hors circuit les électrodes 31, on met à la terre le système 28, on ouvre les fentes 61 sur les parois latérales 2 du corps 1, les portes 59 sur les boftiers 58 des protections 57 et les ouvertures (non représentées sur les dessins) dans le couvercle 3 du corps 1 du filtre électrique. -A travers les fentes 61, ouvertures, portes 59 et trappes 62, on examine l'état de toutes les pièces et des organes du filtre électrique et on réalise une réparation, ou un entretien, préventive. La distance entre les électrodes mises à la terre 15 et les électrodes 31 (figure 2) auxquelles est appliqué le potentien négatif, dans la première cellule 10 suivant le déplacement du courant de gaz pour le dépoussiérage de ce gaz, est déterminée par l'expression H = aZb dans laquelle Z est la teneur du courant de gaz en particules de la pous sière à l'entrez du filtre électrique Li > a est le 3coefficient variant dans les limites de 75 à 80, [mm.nm ], g b est le coefficient variant dans les limites de 0,14 à 0,17, qui assure un régime de fonctionnement stable de la chambre 10.Cette particularité est obtenue grâce au fait qu'en choisissant la distance entre les électrodes 15 et les électrodes 31 dans la cellule 10, à 1'aide de ladite expression, on tient compte de la teneur du courant de gaz en particules de poussière et, par conséquent7 de la couche de poussière formée sur les électrodes 15, qui modifie la distance entre les électrodes 15 (compte tenu de la couche de poussière) et les électrodes 31, ce qui est le facteur qui prédétermine la stabilité des paramètres électriques du fonctionnement de la cellule 10. En déterminant la distance entre les électrodes 15 et les électrodes 31 dans les cellules ultérieures 11, 12 et 13 (figure 2) à l'aide de l'expression H = 0,7-0,8 H1 dans laquelle H' est la distance entre les électrodes l5 et les électrodes 31 de la cellule précédente, suivant le mouvement du courant de gaz, on tient compte de la diminution de concentration du courant de gaz en particules de poussière en amont des cellules il, 12 et 13 suivant le mouvement du courant de gaz à travers le filtre électrique. Plus la teneur du courant de gaz en particules de poussière est faible, plus la distance admise entre les électrodes 15 et 31 est petite du fait que l'accroissement de la couche de poussière sur les électrodes 15, qui détermine la stabilité du régime électrique des cellules 11, 12 et 13, est plus lent.A son tour, plus la distance entre les électrodes 15 et les électrodes 31 est petite,plus la valeur du courant unitaire et la force du champ électrique dans la cellules 11, 12 et 13 sont élevées. Ces grandeurs déterminent le degré de dépoussiérage du gaz. Grâce à ce choix, la distance entre les électrodes 15 et les électrodes 31 dans la cellule 13, la plus minimale possible, assure le degré maximal de dépoussiérage du gaz et permet de capter des particules fines et difficiles à capter de poussière arrivant à la cellule 13. Tout les faits susmentionnés permettent d'obtenir un degré maximal de captage des particules de poussière du courant de gaz dans les cellules 12 et 13 où pénètrent les particules les plus fines de la poussière, qui sont plus difficiles à capter car de plus grosses particules sont séparées du courant de gaz sans aucune difficulté et d'une manière complète dans les cellules 10 et 11. Ainsi, on prend en considération dans la construction du filtre électrique la variation de la teneur du courant de gaz en particules de poussière, au fur et à mesure que les gaz traversent les cellules 10, 11, 12 et 13 (figure 2) où le gaz est dépoussiéré. Cela permet d'assurer des valeurs stables et maximales des paramètres électrique dans les cellules 10, 11, 12 et 13 et un degré requis de dépoussiérage des gaz sulfureux, dont la teneur en particules de poussière varie de 50 à 1 000 g/nm et davantage. A son tour, il est maintenant possible de réaliser en même temps le dépoussiérage préalable etle dépoussiérage fin des gaz dans un seul appareil et simplifier le trajet du gaz et l'utilisation du filtre grSce à la suppresion des appareils pour le dépoussiérage préalable de gaz fortement poussiéreux. Cette dernière particularité permet de réduire la résistance hydraulique, ou perte de charge, du dépoussiérage du gaz et, par conséquent, l'aspiration de l'air et l'appauvrissement du gaz sulfureux, ce qui se traduit par la diminution des frais du dépoussiérage de gaz. R E v E N D I C A T I O N S 1. Filtre électrique horizontal pour le dépoussiérage des gaz sulfureux poussiéreux, comportant un corps dans lequel sont fixées des cloisons verticales à ses parois supérieure et inférieure, qui divisent le corps en une rangée de cellules, disposées successivement suivant sa longueur et reliées entre elles, dans la première cellule, selon llécou- lement de gaz, il se produit une répartition uniforme du courant de gaz arrivant au dépoussiérage dans le groupe ultérieur de cellules ou sont installées les électrodes verticales, mises à la terre et disposées parallèlement l'une à l'autre, sur lesquelles se précipite la poussière captée et entre lesquelles sont placées à distance identique les électrodes auxquelles est appliqué le potentiel négatif, ce filtre éLant caractérisé par 16 fait que, dans le premier g-;;ompe de cellules de dpouariéra des gaz selon l'écoulement du gaz, la distance antre les électrodes mises à la terre et les électrodes auxquelles est appliqué le potentiel négatif est déterminée par l'expression H = aZb Z - teneur du courant de gaz en particules de la poussière à l'entrée du filtre électrique, g 3 nm3 a - coefficient variant dans les limites de 75 à 80, mm nm g b - coefficient variant dans les limites de 0,14 à 0,17, alors que la distance entre les électrodes mises à la terre et les électrodes auxquelles est appliqué le potentiel négatif est déterminée pour chacune des cellules ultérieures suivant le mouvement du courant de gaz par l'expression H = 0,7 - 0X8 ' dans laquelle H' est la distance entre les électrodes mises à la terre et les électrodes auxquelles est appliqué le potentiel négatif dans la cellule précédente selon l'écoulement du gaz, la distance entre les électrodes mises à la terre et les électrodes auxquelles est appliqué le potentiel négatif dans la cellule finale selon l'écoulement du gaz est égale à la distance la plus minimale possible qui est déterminée par la résistance électrique du gaz. 2. Filtre électrique conformément à la revendication 1, caråctérise par le fait qu'il comporte en supplément au moins une cellule pour le dépoussiérage des gaz, installée en aval de la cellule finale, selon l'écoulement du gaz, dans laquelle la distance entre les électrodes mises à la terre et les électrodes auxquelles est appliqué le potentiel négatif est égale à la distance la plus minimale possible déterminée par la résistance électrique du gaz.