L'invention concerne de façon générale la modification commandée d'images de projection animée préalablement enregistrées, soit directement sur un film photographique, soit sous la forme de signaux vidéo sur bande magnétique, disque magnétique ou autre support d'enregistrement. L'invention vise notamment à permettre de modifier commodément et efficacement une zone d'une image sans toucher à d'autres zones. La zone à modifier correspond ordinairement à un objet particulier ou à une partie particulière d'un objet qui se distingue à la vue du reste de l'image. Ltinvention vise également à permettre l'identification commode, dans des vues successives d'une scène de projection animée, de parties dtimage qui correspondent à un objet choisi, en dépit du déplacement dé cet objet par rapport aux limites de la vue. Ce mouvement peut résulter évidemment d'un déplacement relatif des divers objets de la scène ou d'un mouvement de la caméra. Grâce à 11 identification appropriée des zones qui correspondent, dans des vues successives, à un objet mobile choisi, l'invention permet de réaliser une modification d'image de type défini portant sur cet objet pendant toute la durée d'une scène de projection animée. Pour cela, la scène à modifier est convertie sous forme électronique à partir du support d'enregistrement originel et une machine electronique de traitement de données, dotée d'une fonction de mémoire appropriée, est utilisee pour manipuler les éléments composants du signal vidéo résultant. Plus précisément, cette machine est programmée de manière à contribuer à la formation d'une identification électronique des parties de l'image à modifier, en référence à une vue choisie, et de manière à produire une identification correspondante pour des vues voisines, de sorte qu'un objet mobile soit effectivement suivi pendant toute la durée d'une scène de projection animée.Les données dridentification, qui peuvent se composer typiquement d'une liste adresses éléments d'image particuliers dans les diférentes vues, sont mises en mémoire. La machine est programmée en outre de manière å effectuer la modification voulue de l'enregistrement vidéo, en ne touchant qu'aux parties qui correspondent à la liste d'adresses établie. L'enregistrement vidéo modifié est ensuite reconverti en enregistrement photographique ou autre, pour rétablir la scène de projection animée primitive, exception faite de la modification de la zone choisie. Une grande variété de types de modification d'image offre un intérêt pratique. A titre d'exemples indicatifs, on peut citer les opérations suivantes : amélioration de la netteté de contours ; atténuation de la netteté ou de la résolution de toutes les subdivisions à l'intérieur des contours d'un objet ; accroissement ou diminution de la brillance (luminance) d'un objet ; modification de la valeur chromatique ou de la pureté de la couleur d'un objet ; élimination d'un objet de la scène ; élimination du bruit non récurrent, notamment du grain du film, des poussières et des rayures accidentelles ; élimination du "bruit" récurrent, notamment de la scintillation et des rayures linéaires ; modification du contraste d'un objet par rapport à d'autres objets ; et attribution de couleurs à des objets qui sont primitivement non colorés. On connait des procédés par lesquels certains de ces types de correction peuvent être exécutés sur toute la surface de l'image. Mais ces procédés ne fournissent pas les moyens de modifier sélectivement une région limitée de l'image dont la position se déplace dans des vues successives d'une scène de projection animée. Conformément à un aspect de l'invention, si la scène de projection animée que l'on doit modifier est primitivement sous forme photographique, elle est explorée électroniquement, vue par vue, pour produire un enregistrement vidéo. Si le film est en couleurs, l'enregistrement vidéo comprend une information de couleur, se composant ordinairement de trois signaux vidéo distincts qui représentent les composantes rouge, verte et bleue de l'image. Selon une autre solution possible, l'information de couleur peut entre, par exemple, sous la forme du rapport entre deux de ces composantes de couleur et la troisième.Si chaque vue de la scène est explorée par une succession de lignes de balayage horizontal, ce que l'on supposera pour la clarté de la description, chaque point de la vue peut être identifié par deux numéros ou adresses, X et Y, Y représentant le numéro de la ligne de balayage horizontal et X pouvant être défini de diverses manières et représentant, par exemple, le temps par rapport à lvinstant-de départ du balayage, la valeur instantanée de la tension de déviation qui produit le balayage ou simplement le numéro de l'élément d'image, en comptant des éléments de dimension arbitraire dans la direction longitudinale du balayage. L'invention prévoit l'emploi d'un calculateur de modèle universel en général, qui contient une mémoire pour enregistrer temporairement l'information, programmable pour effectuer des opérations spécifiées sur l'information mémorisée. La mémoire peut être, par exemple, du type à disque ou à tores, et elle est ordinairement réalisée sous une forme classique. Les valeurs d'enregistrement vidéo,relatives -à des vues choisies ou à des parties choisies de vues, sont emmagasinées dans la mémoire du calculateur, les valeurs vidéo relatives à chaque élément dtima- ge étant associées à l'adresse X, Y concernant cet élément.Les valeurs correspondant à toute adresse voulue peuvent être alors récupérées sélectivement dans la mémoire du calculateur, de façon connue en soi, et le calculateur peut être programmé de manière à effectuer toute opération voulue sur ces valeurs choisies. Typiquement, une telle opération donne lieu à des valeurs vidéo modifiées, qui sont ensuite renvoyées dans la mémoire pour être utilisées ultérieurement. Les valeurs vidéo mémorisées, relatives à une vue complète, peuvent être retrouvées facilement et affichées de façon connue, notamment sur un tube à rayons cathodiques. L'opérateur est donc en mesure de contrôler l'opération d'exploration initiale et d'observer le résultat effectif de toute opération qui a été exécutée sur l'enregistrement vidéo.Un tel affichage peut porter sur une vue entière, ou il peut être agrandi électroniquement pour que l'écran soit rempli par une petite partie choisie de l'image. Dans le mode agrandi, les lignes de balayage sont nettement séparées et les éléments d'image individuels peuvent être rendus nettement visibles. Au cas où l'enregistrement vidéo est affiché sur un tube à rayons cathodiques, il existe plusieurs techniques connues par lesquelles le calculateur peut être informé de l'adresse d'un point quelconque de l'image sélecté par l'opérateur. Par exemple, l'opérateur peut diriger manuellement un appareil appelé crayon à lumière sur l'élément dimage choisi. Au moment ou cet élément est illuminé par le faisceau de rayons cathodiques, un organe photosensible contenu dans le crayon à lumière transmet au calculateur une impulsion électrique qui identifie par coinci- dence temporelle l'adresse de l'élément affiché. Le calculateur peut être programmé de manière à mémoriser, ou à utiliser, d'une autre manière, une adresse ainsi désignée.D'autre part, une adresse qui a été transmise au calculateur, par exemple de la manière qui vient d'être décrite, ou qui a été produite par le calculateur en- réponse à une opération programmée, peut être rendue visible à l'opérateur, notamment par intensification ou par clignotement de l'élément correspondant de l'image affichée. L'opérateur peut donc contrôler la précision de l'adresse désignée. Le système de l'invention peut exploiter l'information vidéo sous forme analogique, et il peut également utiliser des adresses relatives aux différents éléments d'image sous une forme analogique, correspondant typiquement à des valeurs particulières des tensions de balayage X et Y en provenance du générateur de balayage. Toutefois, pour améliorer la stabilité et la précision, il est ordinairement préférable d'exploiter sous forme numérique l'enregistrement vidéo et les adresses des éléments d'image. Chaque valeur-numérique (ouXdigitale) est typiquement représentée par un code numérique binaire approprié comportant le nombre de chiffres nécessaire pour assurer la précision voulue. Typiquement, l'enregistrement vidéo est d'abord produit sous forme analogique, puis transformé sous forme digitale par un convertisseur analogique/digital classique.Ty typiquement, les adresses digitales sont produites initialement sous forme digitale sous la commande d'un dispositif de comptage ou d'une horloge principale, et les tensions de déviation analogiques, nécessaires pour explorer leimage du film et pour dévier le faisceau de rayons cathodiques du tube d'affichage ou similaire, sont ensuite élaborées pour chaque adresse par conversion digitale/analogique. Les éléments d'image de chaque ligne de balayage apparaissent alors sur un écran sous forme de points séparés, et il est possible, si on le désire, d'afficher des éléments d'image choisis ou d'agir sur eux dans tout ordre voulu, sans la nécessité de suivre un modèle rigide de balayage. La production d'un groupe d'adresses pour identifier une zone d'image choisie à modifier est typiquement effectuée progressivement de la manière suivante qui illustre comment le calculateur peut être utilisé pour accélérer une opération qui peut aussi être exécutée largement ou entièrement à la main. Sur l'image électronique d'une vue sélectionnée, l'opérateur choisit une ligne de balayage qui passe par un objet qu'il veut modifier. Un élément d'image voisin d'un contour de l'objet est identifié par le crayon à lumière ou par un dispositif équivalent. Le calculateur est programmé de manière à comparer l'en- registrement vidéo en une série d'adresses au voisinage de la position indiquée et à déterminer le point critique auquel une caractéristique vidéo spécifiée subit une variation définie. La caractéristique choisie peut être toute fonction voulue de la brillance ou de la valeur chromatique (chrominance), par exemple la valeur absolue d'une composante de couleur particulière de l'enregistrement vidéo ou le rapport de deux composantes de couleur. Le point critique peut être défini, par exemple, comme étant le point de la pente la plus abrupte de la fonction choisie ou le milieu de ltoblique entre deux plateaux. L'adresse du point ainsi déterminé est considérée comme le contour de l'objet pour la ligne de balayage considérée. La frontière opposée est identifiée de la même manière et les adresses des deux frontières sont mises en mémoire. Le calculateur est alors commandé en vue de la recherche d'une variation similaire de brillance ou de valeur chromatique à des adresses voisines sur des lignes de balayage contigus. Une poursuite de ce processus situe toutes les adresses qui représentent des frontières ou contours de l'objet choisi. Toutes les adresses de contour sélectées sont de préférence affichées, par exemple, par intensification lumineuse ou par clignotement, en vue d'une vérification visuelle par l'opérateur. Le calculateur est programmé par ailleurs de manière à rechercher progressivement les valeurs vidéo concernant des vues voisines, par application des mêmes critères à des groupes d'adresses voisins de chacune des adresses de contour qui ont été produites pour la première vue. Etant donné que le déplacement d'un objet est généralement petit dans le temps qui sté- coule entre des vues successives, les adresses de contour sont semblables dans la mesure correspondante, et une distance de recherche réduite est normalement suffisante.En contrôlant de la manière déjà décrite les adresses résultantes produites par la machine, l'opérateur peut corriger d'éventuelles erreurs -et il peut modifier, en fonction des nécessités, les instructions de programme pour tenir compte de conditions particulières qui peuvent se présenter, par exemple, une variation de la chrominance ou de la brillance du fond qui entoure l'objet choisi, au fur et à mesure de la production des adresses. Toutes les adresses résultantes sont mémorisées à titre de référence ultérieure, avec des données appropriées identifiant les vues auxquelles elles s'appliquent. Si plus d'un objet ou plus d'une zone de l'image doit être modifié, des numéros d'identification sont attribués aux différents objets et sont associés aux listes d'adresses correspondantes. Dans certaines conditions, il est plus simple de produire et de mémoriser des adresses pour un petit nombre seulement de vues à la fois, trois vues représentant ordinairement le nombre minimal praticable. Puis, le processus est étendu progressivement à autres vues, au fur et à mesure que la modification des premières est achevée. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit de procédés et dispositifs représentant des modes de réalisation non limitatifs. Les détails de cette description et des dessins ci-annexés qui en font partie, ne sont donnés qu'à titre d'indication, sans nullement limiter la portée de l'invention. Dans les dessins la, figure 1 est une représentation schématique d'un système de mise en pratique de l'invention la figure 2 est une vue schématique selon la ligne 2-2 de la figure 1 la figure 3 représente une partie fortement agrandie de la figure 2 la figure 4 représente une ligne de balayage typique, choisie sur la figure 3 la figure 5 est un graphe représentant une variation typique d'une fonction de valeurs vidéo au niveau d'un contour d'un objet la figure 6, semblable à la figure 4, contient deux lignes contiguës la figure 7, semblable à la figure 6, contient des parties de deux vues contiguës d'un film. Un système de modification d'image selon l'invention est représenté à titre d'exemple et sous forme schématique sur la fig. 1, où on a supposé, aux fins de la description, que les images à modifier sont enregistrées sur un film photographique 20. Les images à modifier sont converties en signaux vidéo en couleurs par un type quelconque approprié de système d'exploration du film, par exemple un explorateur à trois vidicons ou un explorateur classique à tube à rayons cathodiques à spot mobile. L'explorateur à spot mobile approprié peut être le tube à rayons cathodiques de précision Gould, Model PD 1400, fabriqué par la Société.Gould, Inc., Data Systems Division.Ce dispositif est représenté schématiquement en 10, avec son tube à rayons cathodiques 12 qui reçoit des tensions de déviation du faisceau en coordonnées X et Y, en provenance d'un générateur de commande de balayage 30, qui peut être, par exemple, un Générateur de Synchronisation, Model TSG-2000 de la Société Telemotion, Inc. Le générateur 30 comprend typiquement un circuit 34 commandé par une horloge digitale 32 de type classique, qui élabore des signaux digitaux d'adresse pour identifier des éléments d'image successifs, un convertisseur digital/analogique (D/A) 36 de type classique qui produit les signaux de déviation en X et Y correspondants, et un amplificateur 38 qui produit les tensions de déviation en X et Y. Ces signaux de déviation sont envoyés, par un câble 31,, au tube à rayons cathodiques à spot mobile 12 et éventuellement à d'autres tubes à rayons cathodiques du système qui doivent être actionnés en synchronisme avec celui-ci. Des canaux séparés sont normalement prévus pour les composantes en X et Y, mais on n'a représenté qu'un seul canal pour simplifier le dessin. L'intensité du faisceau dans le tube à rayons cathodiques 12 est normalement maintenue constante par un circuit 14, mais le faisceau peut être éteint pendant le mouvement du faisceau entre éléments d'image. Le modèle tramé résultant, formé de points successivement illuminés sur l'écran 15 du tube, est projeté par la lentille 16 sur le film de projection animée 20, en colncidence avec une unique vue 21 de ce film. Le film 20 est monté dans une fenêtre de projection classique (non représentée) et peut être déplacé longitudinalement par un dispositif classique 24 d'avance pas-à-pas, de manière à mettre en place une vue quelconque choisie pour l'explorer.Le dispositif 24 déplace le film en avant ou en arrière, en réponse à des signaux appropriés délivrés sur le câble 41 par un dispositif classique de commande de succession de vues 40, qui peut être, par exemple, le système d'entraînement "Phototron" utilisé dans l'imprimante optique, modèle 2101, fabriquée par la Société Research Products, Inc. La lumière transmise par le film 20, en réponse à l'illumination périodique de chaque élément d'image est subdivisée en composantes rouge, verte eut bleue par des miroirs à réflexion partielle 25 et 26, et ces composantes sont détectées par des photodétecteurs 27, 28 et 29 respectifs. Les signaux composants vidéo, qui en résultent, subissent une amplification ou tout autre mise en forme nécessaire dans des amplificateurs 50, 51 et 52 de type classique, et ils sont mis sous forme digitale par des convertisseurs analogiques/digitaux 53, 54 et 55.Les signaux vidéo digitaux qui en résultent, constitués typiquement par des représentations en code digital binaire des valeurs des trois composantes de couleur pour les éléments d'image successivement explorés, sont délivrés à un circuit de distribution vidéo 60 pour être fournis aux différentes parties du système qui les utilisent. Le circuit de distribution vidéo 60 peut être, par exemple, un adaptateur analogique/digital Xerox Model 7923. Si la projection animée à modifier se présente initialement sous la forme d'un enregistrement sur bande vidéo de télévision par exemple, le signal vidéo est lu sur la bande par un appareil de reproduction de type quelconque et l'information vidéo de couleurs est fournie à des convertisseurs analogiques/ digitaux semblables aux dispositifs 50, 51 et 52ade la fig. 1. Selon les besoins, cette information de couleurs peut être transformée de façon connue en soi en des formes équivalentes telles que des signaux de rouge, de vert et de bleu, d'une part, et des signaux de chrominance et d'intensité d'autre part. Les signaux vidéo digitaux relatifs à chaque élément d'image sont combinés, de façon connue, dans le circuit de dis- tribution vidéo 60, avec lé signal digital d'adresse corres-. pondant, délivré par le générateur 34 sur la ligne 33 au distributeur 60, et à toute autre partie requis; du système L'information combinée vidéo et d'adresse est alors fournie, par un câble 62 à un calculateur digital universel indiqué schématiquement en 70, lequel peut être-par exemple un calculateur -digital Xerox, Model 530, et elle est enregistrée dans la mémoire du calculateur en vue de a récupération à la demande. Un tube à rayons cathodiques de contrôle, de type classique, capable de reproduire des images en couleurs, est indiqué en 90. Des tensions de commande de déviation sont fournies au tube à rayons cathodiques 90 par le générateur 30 et le câble 31, par l'intermédiaire d'un amplificateur 92 à gain variable à double canal, équipé du bouton 93 de réglage de gain et de moyens de centrage dans les directions X et Y, représentés par l'unique bouton 94. Les signaux vidéo de composantes de couleurs pour le tube à rayons cathodiques 90 sont fournis sous forme digitale par le distributeur 60 sur le câble 95, sont transformés sous forme analogique par le convertisseur digital/analogique 96 et sont délivrés au tube à rayons cathodiques par le câble 97, le circuit 134, qui sera décrit ciaprès et le câble 98.Le distributeur 60 peut être commandé par le câble 64, à partir d'une logique de commande 80 qui est conçue pour permettre la sélection de fonctions prédéterminées, effectuées dans le calculateur 70, sous la commande sélective de boutons manuels appropriés 82. La logique de commande 80 peut être, par exemple, un Module à signal de sortie mémorisé Xerox, Model 7950. Par exemple, le distributeur 60 peut être régi par la logique de commande 80,de manière à délivrer au tube à rayons cathodiques 90 des signaux vidéo provenant directement de l'ex- plorateur 10, ou à lire ces signaux, par le câble 63, dans la mémoire du calculateur 70. D'autres fonctions prédéterminées, effectuées par le circuit logique de commande 80, seront décrites ci-après. L'opérateur est donc en mesure de contrôler l'opération d'exploration directe de l'explorateur 10 ou de surveiller l'image effectivement enregistrée dans le calculateur. A la suite de chaque phase de modification de cette image, l'opérateur peut obtenir un affichage direct similaire du résultat sur l'écran 91, en sélectionnant la fonction prédéterminée d'affichage de la logique de commande 80. La fig. 2 représente un tel affichage en 86, indiqué schématiquement sous la forme d'un paysage qui contient Un poteau téléphonique 87. Par amplification supplémentaire des tensions de déviation dans les amplificateurs à gain variable 92 sous la commande des boutons 93 et 94, une petite partie de l'affichage 86, indiquée en 88 sur la fig. 2, peut être agrandie sur écran du tube à rayons cathodiques, selon ce qui est représenté sur la fig. 3, où l'agrandissement a été exagéré pour plus de clarté, ce qui permet de procéder à un examen détaillé des éléments d'image individuels. Les rangées et colonnes de ces éléments sont identifiées par des lettres et des chiffres pour plus de commodité. Des moyens appropriés d'un type quelconque sont prévus pour l'enregistrement définitif des images qui ont été modifiées. Selon celui est représenté schématiquement sur la fig. 1, un enregistreur 100 comprend un tube à rayons cathodiques en couleurs 102 avec un écran 103 dont l'image est formée optiquement par l'objectif 104 sur un film couleur 106 en 110. Ce film est monté dans une fenêtre de projection appropriée, non représentée en détail. Des surfaces correspondant à des vues successives sont successivement placées dans le faisceau optique par le mécanisme 108 d'avance du film, lequel déplace le film en réponse à un signal fourni sur une ligne 109 par la commande 40 de succession de vues. Après son exposition, le film 106 est développé selon le mode usuel.Le tube à rayons cathodiques 102 reçoit des signaux vidéo de composantes de couleurs par le câble 111, à partir du convertisseur digital/analogique 112, auquel ces signaux sont délivrés sous forme digitale par la ligne 113 en provenance du distributeur 60. Des tensions de déviation appropriées sont appliquées au tube à rayons cathodiques 102 par un cule 116 à partir du générateur 30, si bien que la déviation du faisceau est convenablement coordonnée avec les signaux vidéo pour chaque élément d'image. La commande dé l'opération d'enregistrement est normalement effectuée à la main par la sélection d'une fonction prédéterminée d'enregistrement dans la logique de commande 80 au moyen d'un ou de plusieurs des boutons de commande indiqués en 82 sur la logique de commande 80.L'enregistrement d'une image peut être effectué à tout moment, mais on n'y procède ordinairement qu'une fois la modification voulue effectuée et contrôlée visuellement sur le tube à rayons cathodiques 90. L'enregistreur 100 n'est qu'un exemple parmi une grande variété de systèmes d'enregistrement disponibles. En.particulier, l'unique tube à rayons cathodiques 102 peut être remplace' par des tubes séparés pour chaque composante de couleur. Les images en couleur résultantes peuvent être alors combinées optiquement sur un film couleur 106 ou elles peuvent être enregistrées photographiquepent sur des films séparés pour être ensuite combinées de façon connue en soi, de manière à former une image en couleurs. L'enregistreur photographique 100 peut être remplacé par un mécanisme approprié de type connu pour enregistrer l'information vidéo modifiée sur une bande magnétique ou sur un autre support d'enregistrement. On connait de nombreuses techniques pour spécifier à un calculateur l'adresse d'un élément particulier d'information mémorisée. Lorsque l'élément choisi est identifiable visuellement sur l'écran d'un tube à rayons cathodiques, comme dans le présent système, un dispositif de sélection d'élément qui convient particulièrement est le crayon à lumière, représenté schématiquement en 120 sur la fig. 1. Le boîtier du crayon à lumière contient une lentille 124 avec un photodétecteur 122 dans le plan focal de la lentille. Le boîtier étant déplacé à la main en travers de l'écran 91 du tube à rayons cathodiques, un élément d'image choisi sur l'écran peut être projeté sur le détecteur 122. Le crayon produit alors, sur la ligne 126, une impulsion de tension en réponse à l'aspect instantané du faisceau du tube à rayons cathodiques au niveau de l'élément d'image choisi. Cette impulsion est délivrée à une porte 128, permettant la transmission du signal d'adresse cprrespondant de la ligne 23 à la ligne 129 et, par suite, à la logique de commande 80. Cette logique contient un registre approprié pour mémoriser temporairement l'adresse et des circuits pour comparer l'adresse memorisée avec les signaux d'adresse qui arrivent sur la ligne 33 au cours de cycles d'affichage ultérieurs. En cas de coincidence, une impulsion d'actionnement est transmise par la ligne 132 au circuit 134 modificateur vidéo, qui modifie le signal vidéo transmis au tube à rayons cathodiques 90 dans le sens qui convient, par exemple par intensification ou suppression périodique, afin que ltéléent d'image désigné puisse être distingué visuellement sur l'écran 91. L'opérateur est ainsi en mesure de contrôleur l'élément d'image dont l'adresse a été sélectée par le crayon à lumière 120 et délivrée au circuit 80.Après cette vérification, l'adresse peut être transmise par le câble 136 au calculateur 70, par exemple par pression du bouton de commande correspondant 82 du circuit logique de commande 80. Production d'adresses de contour ou de frontière. Production de la paire initiale d'adresses.- Selon un mode particulier de réalisation de l'invention, l'objet à modifier(par exemple le poteau téléphonique 87 sur la fig. 2) est placé dans l'image du tube à rayons cathodiques 90, et on choisit une ligne de balayage horizontal YO qui traverse l'objet. On supposera, par exemple, que la ligne de balayage f (fig. 3) a été choisie et, pour plus de clarté, cette ligne a été représentée séparément sur la fig. 4. Des adresses X approchées pour les points où cette ligne de balayage croise les contours gauche et droit de l'objet sont alors identifiées au moyen du crayon à lumière 120, selon le mode déjà décrit, et elles sont mémorisées dans le calculateur par sélection de la fonction prédéterminée correspondante doenregistrement du circuit logique de commande 80.Ces adresses initiales sont indiquées par exemple en X et L sur la fig. 4. Le calculateur est programmé, par exemple par une instruction logique de façon classique, de manière à produire une paire d'adresses gauche et droite qui représentent avec précision les contours de l'objet sur la ligne de balayage choisie, d'après une relation fonctionnelle spécifiée des valeurs vidéo. A cet effet, le calculateur peut être programmé, par exemple, de manière : à lire dans la mémoire les valeurs vidéo relatives à un groupe d'adresses X qui correspondent à une distance spécifiée vers la gauche et vers la droite de chacune des adresses sélectionnées manuellement, par exemple, les groupes indiqués en 140 et 142 sur la fig. 4 ; à calculer une fonction spécifiée des valeurs vidéo pour chacune de ces adresses ; et à comparer les fonctions calculées et à choisir pour chacun des groupes l'adresse X pour laquelle la valeur correspond le mieux à la relation spécifiée.La paire d'adresses gauche et droite, ainsi sélectionnée, peut différer légèrement des valeurs XL et primitivement choisies, comme on l'a indiqué, par exemple, en XOL et XOR sur la fig. 4. Les adresses sélectionnées par le calculateur sont alors mises en mémoire en tant qu'adresses de contour d'objet pour la ligne de balayage Y6 choisie. La fonction particulière des valeurs vidéo, qui est utilisée pour commander la sélection d'adresses de contour effectuée par le calculateur, peut varier largement avec la nature de l'objet et du fond sur lequel l'objet doit se détacher. Cette fonction peut dépendre également du type de modification d'image qui doit être effectué. Si le contour de l'objet est caractérisé principalement par une variation de luminosité, la fonction choisie peut être, par exemple, une moyenne des trois signaux vidéo de composantes de couleurs. Par contre, si l'objet diffère principalement du fond par sa couleur, la fonction choisie peut être, par exemple, le rapport calculé de deux de ces signaux. Toutes ces fonctions peuvent être programmées dans le calculateur 70 de façon usuelle,et la fonction voulue est sélectionnée par la pression du bouton correspondant 82 sur la logique de commande 80. La fig. 5 reproduit, à titre d'exemple choisi arbitrairement, la courbe de valeurs F relative à.une fonction vidéo calculée en une série d'éléments d'image qui s'étend en travers d'un contour gauche, relativement diffus, d'un objet. Le critère que lton peut prendre, par exemple, pour la sélection du contour effectif est le point de pente maximale de la courbe résultante, ce qui aboutit à la sélection de l'élément X Ou a bien le critère peut être défini comme la valeur médiane entre les moyennes F a et Fb, calculées pour des régions définies à gauche et à droite du contour, ce qui aboutit à la sélection de 11 élément X. Il est parfois préférable d'inclure, entre les adresses sélectionnées de contours gauche et droit, tous les éléments d'image qui sont nettement affectés par la présence de l'objet, ce qui aboutit dans le présent exemple à la sélection de l'élément Xc, premier élément qui a une fonction F nettement supérieure à F a Pour beaucoup de types de modification d'image, le critère précis, qui est utilisé, est moins important que la permanence avec laquelle le critère choisi est appliqué. Production de paires d'adresses pour une vue complète. Pour la seconde phase de la production d'adresses, le calculateur est programmé de manière classique, en vue de lire en mémoire les valeurs vidéo relatives à des éléments d'image situés sur des lignes de balayage successives contiguës à la ligne YO précédemment considérée, en incluant, dans chaque ligne, les éléments d'image qui s'étendent à une distance déterminée, de part et d'autre de l'adresse de contour X qui a été sélectée sur la ligne précédente.Par exemple, après la sélection de l'élément de contour f3 en tant que XOL, comme on l'a décrit à propos de la fig. 4, les éléments g1 à g6 peuvent être lus dans la mémoire, comme indiqué schématiquement en 144 sur la fig. 6. Les valeurs vidéo relatives à ces éléments sont alors soumises au même traitement de calcul, de comparaison et de sélection appliqué à la rangée f, ce qui aboutit typiquement à la sélection de l'élément g4, par exemple, en tant qu'adresse de contour gauche XîL pour la rangée Y1.Une sélection semblable est effectuée pour le contour droit, donnant X1R. L'opération est répétée pour des lignes de balayage successives contiguës jusqu'à ce que toutes les lignes de balayage qui croisent l'ob- jet aient été traitées. De cette manière, des paires d'adresses de contours gauche et droit XNLs YN et XNR, YN sont produites pour toutes les lignes de balayage Y n qui croisent l'objet choisi. Production de paires d'adresses pour des vues successives. En troisième phase de la production d'adresses de contour, le calculateur est programmé pour lire en mémoire les valeurs vidéo relatives à ds groupes d'adresses appropriés dans doe vues successives contiguës à la vue primitivement choisie. Les valeurs vidéo dans chacun de ces groupes d'adresses sont alors comparées et le calculateur sélectionne celles qui satisfont le mieux au critère fixé pour la définition des contours, mémorisant les adresses de contour résultantes dans la mémoire avec une identification appropriée du numéro de vue. La fonction consistant à suivre automatiquement un objet à travers des vues successives est sélectionnée par pression du bouton-poussoir 82 correspondant sur la logique de commande 80. La fig. 7 représente schématiquement cette opération. La partie de l'image représentée sur la fig. 6 a été reproduite et appelée '*vue An. Une zone correspondante de la vue B, voisine, a été adjointe à des fins de comparaison, l'objet s'étant par exemple déplacé vers la droite sur une distance correspondant approximativement à deux éléments d'image. Les adresses de contour sélectionnées sont indiquées sur la fig. 7 pour les deux vues A et B, les désignations de ces adresses comprènant les indices A ou B pour indiquer-que les adresses mémorisées doivent être associées à des indices numériques indiquant les vues auxquelles elles appartiennent.Etant donné qu'ordinairement, un objet ne- se déplace que sur une courte distance par rapport aux limites de la vue pendant liintervalle de temps entre des vues successives, il suffit d'examiner des groupes d'adresses qui s'étendent, dans chaque vue, seulement à une courte distance vers la gauche et vers la droite, à partir des adresses de contours respectives de la vue précédents Cette distance peut varier d'une vue'à l'autre en fonction de la nature du mouvement réel de l'objet. Le programme pour des vues successives est ordinairement conçu de façon à appliquer, aux valeurs vidéo de chaque groupe d'adresses, le même critère de sélection qui a été utilisé pour la sélection des adresses de contour de la vue initiale. De la sorte, les contours de l'objet sont suivis progressivement d'une vue à l'autre par l'action programmée du calculateur. Si des déplacements de contours similaires entre vues sont produits sur des lignes de balayage voisines, cette similitude peut être interprétée par le calculateur comme une vérification des nouvelles positions D'autre part, étant donné qu'un objet a une valeur chromatique constante, ses rapports rouge/vert/bleu resteront constants, ce qui constitue encore une vérification de poursuite correcte de l'objet.Etant donné qu'ordinairement, les dimensions d'un objet ne varient que légèrement entre des vues voisines, il est parfois intéressant de programmer le calculateur, de façon à utiliser la taille de l'objet en tant que critère secondaire dans la sélection des adresses de contour. Par exemple, après avoir localisé le contour gauche d'un objet dans une nouvelle vue, le calculateur peut compter vers la droite le même nombre d'adresses qui séparait les contours gauche et droit dans la vue précédente et utiliser l'adresse résultante en tant que contour droit. Une telle maniere de procéder est particulièrement utile lorsqu'une partie de l'un des contours apparait floue sur quelques vues successives. Avant que les adresses de contour sélectionnées pour chaque nouvelle vue ne soient définitivement mises en mémoire, il est préférable qu'elles soient affichées sur le tube à rayons cathodiques 90 pour vérification visuelle selon le mode déjà décrit. Dans la pratique, cette vérification est effectuée en détail pour les quelques premières vues, puis elle ntexige qu'une faible attention, à moins qu'il apparaisse une variation majeure dans la nature de l'objet, ou dans ses rapports avec le fond Dans certaines conditions, l'objet est fixe tout au long d'une série particulière de vues du film et les adresses de contours sélectionnées peuvent être alors simplement reproduites d'une vue à la suivante, sans qu'il y ait lieu dteffec- tuer les opérations décrites de comparaison et d'évaluation de valeurs vidéo. S'il faut modifier plus d'un objet dans la même scène, un numéro d'identification est attribué à chaque objet et ce numéro est associé à toutes les adresses de contours relatives à cet objet. Les opérations à effectuer peuvent être alors déterminées par le numéro de l'objet. Dans certaines conditions, il peut être souhaitable de produire manuellement tous les groupes mentionnés d'adresses de contours relatives à une ligne de balayage, à une vue ou même à une scène rentière, sous contrôle visuel, selon le mode qui a été décrit ci-dessus à propos de la paire d'adresses initiales Une telle opération, entièrement manuelle, est possible, et les adresses résultantes sont parfaitement acceptables pour définir la zone qui doit-subir de nombreux types de modification. Toutefois, le procédé de production d'adresses assistée par le calculateur, tel qu'il a été décrit selon l'invention, est ordinairement plus rapide et plus précis et, en tout cas, il est beaucoup moins fastidieux. Modification d' image. - Une fois~que la mémoire du calculateur contient un groupe complet d'adresses de contours définissant l'objet choisi pour le nombre voulu de vues successives du film, le calculateur 70 est programmé, par des procédés usuels, en vue de lire dans l-a mémoire les valeurs vidéo relatives à toutes les adresses qui se situent entre chaque paire d'adresses de contours gauche et droit, et d'effectuer la modification voulue de ces valeurs vidéo. Ordinairement, cette modification est exécutée à raison d'une vue à-la fois et à raison dwune ligne de balayage a' la fois dans chaque vue.Toutefois, la modification d'une vue ou d'une ligne peut exiger une référence aux valeurs vidéo de vues ou de lignes voisines pour déterminer ou contrôler la. modification particulière qui doit être exécutée à chaque adresse. Après que le calculateur 70 a effectué la modification spécifiée, les valeurs vidéo modifiées sont mises en mémoire. L'image modifiée peut être alors contrôlée sur le tube à rayons cathodi- - ques 90, comme déjà décrit, et elle est enfin enregistrée définitivement sur un quelconque support d'enregistrement approprié, notamment sur film photographique, au moyen de l'enregistreur 100, par sélection du bouton-poussoir 82 approprié sur la logique de commande 80. Après enregistrement définitif de chaque vue, toutes les valeurs relatives à cette vue sont effacées dans la mémoire, libérant celle-ci pour pouvoir traiter d'autres vues. Si on le désire, le calculateur 70 peut être programmé de manière à exécuter plusieurs modifications différentes d'une image, avec mémorisation séparée des valeurs vidéo résultantes pour chacune d'entre elles.Les images résultantes peuvent alors-être contrôlées comparativement sur le tube à rayons cathodiques 90 avant que l'opérateur ne choisisse l'o- pération préférée par sélection de la fonction de contrôle du groupe logique de commande 80. Le procédé de ltinvention peut être appliqué avec efficacité à de nombreux types de modification d'image, avec simplement une capacité de mémoire suffisante pour traiter un nombre modéré de vues du film à la fois, trois vues étant ordinairement le nombre minimal praticable. Des adresses de contours relatives à deux vues contiguës sont alors toujours disponibles pour guider la production d'adresses pour la vue suivante. Toutefois, il est généralement avantageux de conserver en mémoire une information relative à autant de vues successives du film que la capacité de la mémoire le permet. Cette limite dépend évidemment de la taille de l'objet modifié et d'-autres facteurs de l'opération. Un type particulièrement intéressant de modification d'image, qui illustre bien l'efficacité du procédé de l'invention, est l'élimination d'un objet non souhaité dans une scène. A cet effet, les adresses de contours de l'objet sont sélectionnées de manière à renfermer toute la zone de l'image qui est concernée par la présence de Itobjet, selon ce qui a été décrit ci-dessus à propos du point X de la fig. 5. Lorsque l'objet c est entouré par un fond d'aspect uniforme, par exemple le ciel sans nuages derrière la partie supérieure du poteau téléphonique de la fig. 2, le calculateur 70 reçoit simplement des instructions, par l'intermédiaire du groupe logique de commande 80, pour remplacer les valeurs vidéo en tous les points de l'objet par des valeurs prélevées dans une zone voisine du fond.Si le fond constitué par le ciel présente une variation progressive de luminosité ou de couleur, le calculateur peut recevoir des instructions pour rechercher des valeurs vidéo des deux côtés de l'objet, et pour calculer une moyenne, laquelle peut être pondérée differemment au cours de la traversée de l'objet. Si le déplacement de l'objet à éliminer est suffisant pendant le déroulement de la scène, l'objet peut être remplacé par les objets définis du fond qui se trouvaient derrière lui. A cette finies signaux vidéo, à chaque adresse de l'objet pour une vue, sont remplacés directement par les signaux mémorise pour les mêmes adresses provenant d'une vue antérieure ou postérieure, dans laquelle l'objet a une position différente, sans recouvrement. Là encore, ce mode de modification d'image est sélectionné par pression du bouton 82 approprié sur la logique de commande 80. Un mouvement du fond lui-même entre les deux vues,pouvant être provoqué par un déplacement de la caméra, est compensé par un décalage approprié des adresses à partir desquelles les signaux de fond sont obtenus, par l'utilisation de techniques de programmation connues.Le décalage qui convient est, par exemple, calculé par le calculateur 70 en comparant des adresses relatives à un ou à plusieurs points choisis du fond, qui sont visibles dans les deux vues. Lorsqu'un objet fixe-doit être éliminé et que le fond voisin contient un détail important, l'objet peut être parfois remplacé, sous la commande du groupe logique 80, par une partie image voisine, choisie arbitrairement, ayant la même forme que l'objet. Certes, cela se traduit par une répétition de la partie choisie dans l'image modifiée, mais cette répétition n'est souvent pas perceptible. Cela est particulièrement vrai si les adresses de contours qui définissent î( "objet" sont sélectionnées manuellement, de manière à renfermer, non seulement l'objet réel, mais aussi une surface irrégulière du fond dont la forme s'adapte à la nature du détail du fond.Cette surface complète, comprenant l'objet, est alors remplacée par une autre surface du fond ayant la même forme, choisie de manière à correspondre à la première dans sqn aspect général. L'invention est particulièrement précieuse pour éliminer les ombres. Par exemple, deux ou plusieurs ombres sont parfois projetées à partir de multiples sources lumineuses, alors qu'on ne désire qu'une seule ombre, par exemple celle qui provient du soleil. Dans ce cas, l'ombre à éliminer est identifiée par des adresses de contours de la même manière qui a été décrite à propos dsobjets matériels. La modification d'image sélectionnée au moyen du groupe logique de commande 80 comprend alors une augmentation de luminosité de chaque point de l'objet, ordinairement sans modification de la valeur chromatique. Toutefois, un certain réglage de la valeur chromatique peut être également nécessaire, par exemple pour compenser des différénces de couleur entre les deux sources lumineuses qui ont servi lors de la prise de vue de l'image primitive. L'invention est également précieuse pour éliminer les rayures ou "vergeures", défaut qui apparaît de façon récurrente dans de nombreux films. Le sous-programme, pour assurer cette fonction, est également sélectionné par la logique de commande, 80 et exécuté par le calculateur 70. A titre d'exemple des sous-programmes prévus pour les différentes fonctions de modification d'image, un organigramme relatif à l'élimination des rayures ou vergeures a été reproduit en tant que tableaux I et II ci-après et un programme en Fortran pour exécuter cette fonction est indiqué par la suite, étant entendu qu'aucune protection n'est recherchée pour le programme lui-même. I1 est bien entendu que les autres sous-programmes de modification d'image dont il est question dans le présent mémoire peuvent être introduits facilement eux aussi dans le calculateur 70 selon le mode traditionnel. On a supposé sur les programmes que L vues ont été mémorisées. Chaque vue contient M lignes et N éléments par ligne. Par ailleurs, on a supposé que la rayure ou vergeure à éliminer a une largeur inférieure à onze éléments d'image, et que l'été ment supérieur de la rayure ou vergeure, identifié par l'opéra- teur au moyen du crayon lumineux 120, se trouve sur la ligne JI et constitue l'élément KI (I étant le numéro de vue, J le numéro de ligne et K le numéro d'élément d'image). On a supposé que la rayure-ou vergeure se détache d'au moins 15% du niveau du fond local. L'organigramme des tableaux I et II et le programme Fortran,basé sur cet organigramme, localisent et éliminent la rayure ou vergeure -sur des lignes successives à l'intérieur d'une vue et dans des vues successives.L'image mise sous forme digitale est mémorisée dans le tableau images" à raison d'un élémentd'image par mot entier. TABLEAU I I I BOUCLB VUES 1 POUR L /4 15, 7 R -JI LIGNBS, ID BOUOLB POUR 50 ELEMENTS DE IDE LIGNE DEBUT A KI-30 )cIA= MOYBRNE BBS 10 efs ) BLEMENTS DB LIGNB } IA = MOYENNE DES 10 ters -I IVAL = VALEUR DE L'ELB MENT DE LIGNE SUIVANT . W ,IVAE = VALEUR DE E'ELE MENT DB LIGNE SUIVANT MISE A JOUR DB MOPENNE IILST = F rlISTV IBOUCLE DE - CE-~-I RBCHERCKE MISE A JOUR DE MOYENNE s ISTV = IM. (I, J, E) I ~ A BOUC1E DE RECflERCHE RETOUR DE IST+30 A IST IA = MOYENNE DES 10 lers ELEMENTS I IVAL = VALEUR DB L'ELEMENT DE LIGNE SUIVANT SpLIAI:0, (B) 'LLtlf= dern.I = K dern.IV = MISE A JOUR DE MOYENNE 1 IM. (I,J,K) & NON - , ç = IoST jT e,nier I = IST + 10 Dernier IV = Im (I,J,dern.I) TABLEAU II (oOUCLE DE dern.I I IST A I Ci IclAGBS d!n IY - rsm, NON NON " BZEME (KI=(de rn I i IST)/21 jOUI LICN N ?OUIENONI=I+ - pÂIt ETOUR SOUS-PROGRAMME FORTRAN D'ELIMINATION DE RAYURE DIMENSION IMAGES (L,M,N) DO 900 I=l,L,l 10 DO 800 J=JI ,M,l K=KI-30 ISUM=O DO 50 KK=K,K+9 50 ISUM=ISUM+IMAGES (I, J, KK) IA=ISUM/10 K=K+lO IVAL=IMAGES (I,J,K) iF(ABS(IVAL-IA) GE. (.15#IA)) GO TO 100 IA=IA-IMAGES (I,J,K-lO) /10 + IMAGES (I,J,K) /10 K=K+1 GO TO 60 100 IST=K ISTV=IMAGES (I,J,K) ISUM=O DO 200 K=IST+30, IST+20, -l 200 ISUMeISUM + IMAGES (I,J,K) IA=ISUM/lO DO 250 K=IST+19, IST, -1 IVAL = IMAGES (I,J,K) IF (ABS(IVAL-IA) .GE. (.15*IA)) GO TO 300 250 IA= -IMAGES (I,J,K+9) + IA+IMAGES (I,J,K) ILAST=IST+10 ILASTV=IMAGES (I,J,ILAST) 300 DO 350 K=IST, ILAST, 1 350 IMAGES (I,J,K)=(ILASTV-ISTV)/(ILAST-IST)#(K-IST)+ISTV KI=(ILAST+IST) /2 IF (J.NE.JI) GO TO 800 KISAVE=KI 800 CONTINUE KI KISAVE 900 CONTINUE RETURN L'invention est également applicable pour introduire des ombres, en particulier dans des photographies combinées. Dans ce mode de photographie, la scène de premier plan est ordinairement photographiée sur fond éclairé. La scène d'arrière-plan voulue est photographiée séparément et est ultérieurement combinée à la scène de premier plan, par une opération de composition photographique classique.La composition d'une scène dé premier plan et d'arrière-plan peut être également effectuée électroniquement, selon ce qui est décrit et revendiqué dans le brevet des Etats-Unis nO 3.595.987, appartenant à la demanderesse. Du fait que les deux parties de l'image ont été photographiées séparément, une ombre provenant d'un objet en premier plan, qui devrait s'étendre sur un objet de l'arrière-plan, par exemple sur le sol ou sur un mur d'arrière-plan voisin, est forcément absente. En fixant arbitrairement la position d'une source lumineuse, telle que le soleil, il est possible de prévoir la for meet la situation de l'ombre au moyen d'un sous-programme et de la définir par une liste d'adresses qui varie d'une vue à l'autre, en fonction du mouvement de l'objet de premier plan. Cette forme et ce mouvement de l'ombre peuvent être calculés avec le degré voulu de précision, notamment à l'aide du calculateur 70, ou ils peuvent être simplement estimés visuellement et tracés avec le crayon lumineux, en procédant de façon très comparable au tracé manuel des contours d'un objet matériel. Une fois qu'une forme d'ombre initiale a été tracée, la régularité du mouvement de cette ombre d'une vue à l'autre est obtenue facilement en utilisant le calculateur 70, de manière à déplacer les adresses de contours de façon uniforme. Le calculateur 70-est ensuite programmé selon le mode habituel, en vue de réduire toutes les valeurs vidéo contenues dans le contour défini, suffisamment pour produire l'effet d'ombre voulu. De même que dans -le cas de l'élimination d'une ombre, un certain réglage de la valeur chromatique peut être également avantageux, bien que la valeur chromatique'joue un rôle beaucoup moins important dans une ombre fabriquée que dans une zone où une ombre a été supprimée, puisque cette dernière doit s'adapter raisonnablement à son environnement. Le programme d'insertion d'ombre est sélectionné lui aussi en pressant le bouton 82 approprié sur la logique de commande 80. Un autre type de modification d'image utile, qui peut être sélectionné à l'aide de la logique de commande 80 et exécuté par le calculateur 70 est, par exemple, l'introduction d'Un flou ou d'un halo sur l'ensemble d'un objet qui se déplace rapidement par rapport aux limites de la vue. Lorsqutun tel objet est photographié avec une ouverture d'obturateur de très courte durée, ou lorsqu'une exposition brève est produite par un flash ou une source lumineuse stroboscopique synchronisée avec la caméra, l'objet mobile a tendance à apparaître, sur chaque vue, nettement défini et sans flou.Il arrive parfois que la projection produise alors un effet de mouvement saccadé, appelé effet de dessin animé". Suivant la présente invention, cet effet peut être éliminé en brouillant la netteté de l'objet en mouvement, tant en ce qui concerne ses contours que les détails intérieursqu'il peut présenter, tout en conservant une netteté normale d'autres objets de la scène qui n'effectuent qu'un mouvement normal. Cette opération est exécutée en programmant le calculateur 70 selon le mode habituel, en vue de' modifier le signal vidéo à chaque adresse de l'objet, par substitution dé la moyenne des valeurs dans une série d'adresses qui s'étend sur une courte distance de chaque coté et dans la direction générale du mouvement de l'objet.On fait varier la longueur de la chaîne d'adresses sur laquelle la moyenne est prise, en proportion de la distance parcourue par objet entre des vues voisines. Cette distance peut être déterminée par le calculateur 70 par comparaison des adresses de contours relatives entre chaque paire de vues voisines. Si le mouvement est approximativement horizontal, chaque chaîne d'adresses s'étend le long d'une ligne de balayage. Si tel n'est pas le cas, le calculateur 70 reçoit des instructions pour sélectionner des adresses appropriées sur des lignes de balayage voisines. Lors du calcul de la moyenne pour chaque chaîne, l'effet de flou résultant est plus réaliste si la moyenne est pondérée en faveur des adresses proches du milieu de la chaîne. Toutefois, ces raffinements sont rarement nécessaires, sauf dans des conditions inhabituelles. L'invention permet également de donner un aspect diffus à des fins particulières, par exemple pour éliminer des rides et des lignes sur un visage sans amoindrir la netteté de certains traits, par exemple les yeux. A cet effet, par sélection de la fonction appropriée sur la logique de commande 80, les instructions sont données au calculateur 70 pour qu'il calcule, pour chaque point, la moyenne des valeurs vidéo dans une série d'adresses qui' s'étend de chaque côté du point. Toutefois, cette moyenne n'est, de préférence, pas utilisée directement en tant que nouvelle valeur vidéo au point considéré, mais plutôt en tant que limite de seuil, la nouvelle valeur n'étant pas modifiée en dehors du fait qu'elle ne peut pas être inférieure au seuil.Selon une autre solution, la nouvelle valeur peut être limitée à une plage étroite spécifiée au-dessus et au-dessous de la moyenne calculée, les variations initiales, dans les limites de cette plage, n'étant pas modifiées. Une telle modifie cation produit un effet d'atténuation des variations brusques sans supprimer l'impression de netteté. Si les valeurs vidéo -relatives à chaque point sont remplacées par la moyenne calculée, comme indiqué dans le paragraphe précédent, l'effet obtenu est celui d'un état diffus, qui a également tendance à cacher les rides et peut être parfois préféré.Bien que la partie du visage contenant des rides ne soit pas toujours séparée par une limite nettement visible des traits à exclure de la modification, par exemple les yeux, le contour de la zone à traiter peut être initialement défini complètement au moyen du crayon lumineux, ce contour étant tracé, de préférence, dans des zones dont la nuance est relativement uniforme. La position exacte du contour n'a alors guère d'importance, puisque la modification qui sera faite laissera inchangées-les zones uniformes. Les adresses de ce contour sont ensuite complétées par la définition de points,ou de lignes critiques auxiliaires, qui peuvent être distingués à la vue et dont le mouvement est semblable à celui des zones à traiter.Le calculateur 70 est programmé, de façon en soi connue, de manière à déceler le mouvement des points auxiliaires d'une vue à l'autre et à régler, en conséquence, les adresses de contour relatives à la zone à traiter. L'invention permet également de modifier la couleur d'un objet particulier ou d'objets choisis, sans modifier le reste de l'image. Par exemple, le calculateur 70 est programmé de façon usuelle pour lire dans la mémoire les valeurs vidéo relatives à tous les points de ltobjet définis par la liste mémorisée d'adresses de contours et calculer les rapports des intensités des trois composantes de couleur en chaque point. Le calculateur 70 reçoit, en outre, des instructions de la logique de commande 80 pour modifier les valeurs relatives à une ou à plusieurs des composantes de couleur,de manière à produire un changement défini de ces rapports, typiquement sans modifier la brillance globale. Une opération particulièrement intéressante, qui peut être exécutée gracie à l'invention, consiste à introduire des couleurs choisies dans une scène de projection animée qui a été primitivement photographiée en noir et blanc. Chaque objet est traité séparément de la manière déjà décrite et, par l'intermédiaire de la logique de commande 80, le calculateur 70 reçoit des instructions pour produire, en chaque point de cet objet, des signaux vidéo de composantes de coul-eur ayant des rapports spécifiés qui correspondent à une valeur chromatique choisie et ayant une brillance globale qui correspond au signal vidéo en noir et blanc de l'image primitive. Llinvention permet, en outre, d'éliminer effectivement le bruit aléatoire, notamment le grain du film et la présence de particules de poussière, à partir d'une scène de projection animée, en dépit d'un déplacement relatif des différents objets de l'image. Une fois qu'un objet mobile a été identifié au moyen de listes mémorisées d'adresses de contours relatives aux différentes vues d'une scène, comme on l'a déjà décrit, les éléments d'image individuels de l'objet peuvent être suivis d'une vue à l'autre, en faisant référence au déplacement de ces adresses de contours. Les listes d'adresses servent de canevas d'identification des élément d'image correspondants dans des vues successives.En l'absence de bruit, ces éléments correspondants ont normalement des valeurs vidéo sensiblement constantes d'une vue à l'autre, si bien que tout écart brusque, par rapport à cette constance, peut être identifié comme étant un bruit et peut être éliminé dans une large mesure en formant la moyenne appropriée des valeurs vidéo ou en limitant celles-ci. Plus particulièrement, on peut affecter, à chaque élément d'image dans les limites d'un objet mobile, en plus de son adresse X, Y normale,-une adresse-relative qui définit sa position relative à l'intérieur de l'objet. Par exemple, en cas de mouvement de l'objet parallèlement aux lignes de balayage, cette adresse relative est calculée sous forme de rapport des distances, le long d'une ligne de balayage, entre l'élément d'image et les adresses des contours gauche et droit pour cette ligne de balayage. Autrement dit, dans des vues successives, les points de l1objet, qui sont par exemple aux deux tîers de la distance séparant de gauche à droite les contours de l1objet, le long de la même ligne de balayage, correspondent tous au même point de l'objet.Avec une telle définition, les variations de la largeur apparente de l'objet d'une vue à l'autre ont tendance à être compensées automatiquement. Pour réduire le bruit à un minimum (à l'aide d'un programme encore sélectionné par enfoncement du bouton approprié sur la logique de commande 80), le calculateur 70 est programmé de manière à calculer des adresses relatives pour tous les points à l'intérieur de chaque objet mobile indépendamment, puis à calculer, pour chaque vue, la moyenne des valeurs vidéo pour chaque adresse relative, cette moyenne étant prise sur une série de vues contiguës, centrées de préférence sur la vue en question. Le calculateur 70 reçoit, en outre, des instructions pour remplacer chaque valeur vidéo effective par la moyenne calculée. Cette substitution ne réduit pas la netteté de définition d'une structure fine véritable à l'intérieur de l'objet, puisque chaque. moyenne ne s'applique qu'à un seul point de l'obJet. Par contre, cette formation de moyenne réduit le grain apparent par la racinè carrée environ du nombre des valeurs mises sous forme de moyenne, si bien que des moyennes portant seulement sur trois ou cinq vues, par exemple, produisent une amélioration notable de la qualité de l'image. Des fonctions autres qu'une simple moyenne peuvent être utilisées, par exemple, une valeur quadratique moyenne, ou bien chaque valeur vidéo peut être limitée par l'établissement de seuils au-dessus et au-dessous de la moyenne calculée. I1 va de soi que de nombreuses modifications et variantes de l'invention sont possibles sur la base des principes cidessus exposés. Il est donc bien entendu que, dans le cadre des revendications annexées, l'invention peut être mise en pratique différemment de ce qui a été décrit à titre d'exemple. REVENDICATIONS 1. Procédé pour modifier une scène de projection animée, préalablement enregistrée, caractérisé en ce qu'il comprend, en combinaison, les opérations consistant : à extraire, de chaque vue de la scène enregistrée de projection animée, un enregistrement vidéo de celle-ci ; à élaborer et à mémoriser dans un calculateur une pluralité de valeurs digitales vidéo d'éléments d'image et d'adresses d'élément d'image associées, qui représentent l'enregistrement vidéo ; à afficher au moins une partie d'une vue choisie, sous le contrôle des valeurs vidéo ; à choisir dans l'image affichée une zone délimitée par une variation de luminosité et/ou de valeur chromatique et représentant un objet à modifier ; à mémoriser dans le calculateur une série d'adresses de contours, qui renferment les adresses concernant la zone de limage choisie ; à programmer le calculateur, de sorte qu'il produise et mémorise des séries correspondantes d'adresses de contours relatives respectivement à des vues successives de la scène ; à programmer le calculateur pour qu'il effectue, pour chaque vue, une modification spécifiée des seules valeurs vidéo dont les adresses sont renfermées par les séries d'adresses de contours mémorisées, et qu'il enregistre les valeurs vidéo ainsi modifiées et celles qui sont éventuellement non modifiées, en tant que scène modifiée de projection animée. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que pour produire les adresses de contours à l'aide du calculateur, on compare,pour chaque vue successive, les valeurs vidéo mémorisées relatives à des rangées d'adresses qui s'étendent en travers du contour en des points correspondant à des adresses de contours enregistrées respectives de la vue précédente ; et on sélectionne, pour chaque rangée, l'adresse qui satisfait à une relation prédéterminée résultant de ladite variation de luminosité et/ou de valeur chromatique. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que, pour modifier l'enregistrement vidéo à l'aide du calculateur, on calcule une fonction prédéterminée des valeurs de l'enregistrement-vidéo pour une pluralité d'adresses d'éléments d'image voisines de chaque adresse renfermée, et on modifie la valeur de l'enregistrement vidéo à l'adresse renfermée considérée, d'après la fonction ainsi calculée. 4. Procédé selon la revendication 1 ou 3, caractérisé en ce que, pour modifier l'enregistrement vidéo à l'aide du calculateur, on calcule une fonction prédéterminée des valeurs de l'enregistrement vidéo pour une pluralité d'adresses d'éléments d'image à l'extérieur de chaque série d'adresses de contours mémorisées ; et on modifie la valeur de 1 'enregistrement vidéo aux adresses enfermées considérées, d'après la fonction ainsi calculée. 5. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que, pour modifier l'enregistrement vidéo à l'aide du calculateur, on désigne, pour chaque vue à modifier, une vue de référence, dans laquelle l'objet est placé, de façon à n'avoir pas de recouvrement avec sa position dans la vue à modifier ; et on remplace la valeur de l'enregistrement vidéo à chacune des adresses renfermées, dans chaque vue à modifier, par la valeur de l'enregistrement vidéo à l'adresse correspondante dans la vue de référence désignée. 6. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que pour modifier l'enregistrement vidéo à l'aide du calculateur on calcule, pour chaque élément d'image à l'intérieur d'un objet, une adresse relative représentant la position de l'élément d'image par rapport à la série d'adresses de contours pour chaque vue ; et on remplace la valeur vidéo à chaque adresse relative dans chaque vue par une fonction prédéterminée des valeurs vidéo à la même adresse relative dans une série de vues voisines. 7. Dispositif pour modifier des images de projection animée, comprenant des premiers moyens pour convertir les images enregistrées sur film -photographique en des signaux d'éléments d'images représentant des valeurs vidéo de ces images, des moyens pour générer des adresses correspondant auxdits signaux digitaux d'éléments d'images, un calculateur pour mémoriser les signaux d'éléments d'images et les adresses correspondantes, des moyens pour fournir un affichage visible d'une partie au moins d'une vue choisie des films photographiques, des moyens pour sélectionner,dans la partie::aff'ich de la vue,une zone délimitée par une variation de luminosité et/ou de valeur chromatique et représentant un objet à modifier, des seconds moyens pour convertir en signaux vidéo les signaux numériques d'éléments d'images modifiés ainsi que tout signal non modifié, et des moyens pour enregistrer sur film photographique lesdits signaux vidéo qui constituent une scène de projection modifiée, caractérisé en ce que ledit dispositif comprend : des moyens pour produire des adresses de contour qui renferment les adresses de l'objet à modifier pour la vue sélectionnée et pour des vues adjacentes successives contenant également l'objet à modifier ; des moyens pour modifier et mémoriser les signaux d'éléments d'images dont les adresses sont renfermées par les adresses de contour. 8. Dispositif suivant la revendication 7, caractérisé en ce que les moyens pour produire une série d'adresses de contour comprennent : des moyens pour comparer, pour chaque vue successive, les signaux d'éléments d'images mémorisés pour des rangées d'adresses qui s'étendent en travers du contour en des points correspondant à des adresses de contour enregistrées respectives de la vue précédente ; et des moyens pour sélectionner, dans chaque rangée, l'adresse qui satisfait à une relation prédéterminée résultant de ladite variation de luminosité et/ou de valeur chromatique. 9. Dispositif suivant la revendication 7 ou 8, caractérisé en ce que les moyens de modification et de mémorisation comprennent : des moyens pour calculer une fonction prédéterminée des valeurs de l'enregistrement vidéo pour une pluralité d'adresses voisines de chaque adresse renfermée ; et des moyens pour modifier la valeur de ltenregistrement vidéo à l'adresse renfermée considérée d'après la fonction ainsi calculée. 10. Dispositif suivant la revendication 7, 8 ou 9, caractérisé en ce que les moyens de modification et de mémorisa- tion, et/ou les moyens de production d'une série d'adresses de contour, comportent un calculateur numérique.