L'invention a pour objet un procédé d'étanchéification de plans d'eaux sensiblement calmes, en particulier des canaux de navigation, à l'aide de couches d'étanchéité en matériau liant. L'invention a également pour objet des dispositifs pour la mise en oeuvre de ce procédé. En particulier, l'invention concerne la réalisation d'étanchéification de ce genre en posant la couche cohérente d'étanchéité sous l'eau, contrairement aux procédés d'étanchéification habituellement utilisés dans lesquels la couche d'étanchéite est posée à sec. le problème de l'étanchéification par mise en place subaquatique d'une couche d'étanchéité pourrait tout d'abord parattre d'un intérêt limité à qui le considère superficiellement, parce que, pour des voies de construction nouvelle, il n'existe pas de nécessité plausible de mettre en place l'étanchéité après la mise en eau de l'ouvrage. Toutefois, le problème d'une étanchéification à effectuer sous- l'eau présente un grand intérêt si l'on considère les élargissements de canaux diversement projetés pour leur adaptation à des exigences plus élevées. Dans ce cas, l'établissement devtrafic correspondant rend pratiquement irréalisable, pour des raisons économiques, l'aschement complet de tels tronçons -d'élargissement pendant les travaux, et par là, la fermeture totale d'une portion de canal. On est donc obligé, pour de tels élargissements, ou bien de maintenir ouverte au trafic la voie initiale de passage par des mesures constructives (rideau de palplanches, batardeau, digue de soutien restante, etc..-) et de réaliser à coté l'élar- gissement, y compris l'étanchéité du canal à; sec, ou bien de réaliser l'élargissement d'emblée, tout en maintenant le trafic par excavation subaquatique et mise en place de l'étanchéité sous l'eau.De ce fait, la manière de réalisation qui vient dtetre citée, c'est-8-dire la mise en place de la couche d'étanchéité sous l'eau, apparat dans l'ensemble plus économique que la première alternative de l'élargissement à sec, meme Si, pour le procédé de l'étanchéification subaquatique, une certaine gêne doit être apportée à la navigation, ainsi qu'une interruption totale passagère jusqutà consolidation suffisante de l'étanchéité.Cela d'autant plus que pour le procédé de l1élar- glissement à sec la zone de jointure située sous l'installation constructive initiale de séparation doit être, après le demon- tage de cette dernière, ultérieurement étanchéifiée sous l'eau. Dans la publication Die Bautechnik* de décembre 1957, page 445, on fait état justement d'un procédé semblable d'étanchéifi- cation subaquatique. Dans ce procédé connu, on avait choisi coi- me matériau d'étanchéité cohérent une certaine sorte d'argile après des essais préalables effectués avec différentes argiles, du limon, de l'argile hydratée, du limon épais.La mise en place de ce matériau d'étanchéité s'effectuait de telle façon que la masse d'étanchéité déjà préparée était amenée directement sur le lit à l'aide de tuyaux, respectivement d'une cheminée, en utilisant des buses de conformation particulière. Ez d'autres termes, le transport au travers de l'eau s'effectuait à l'abri des-tuyaux, respectivement de la cheminée, encore pratiquement à l'état sec et le contact avec l'eau s'effectuait seulement, dans la zone de mise en place considérée, juste après la sortie de la buse pratiquement disposée sur le lit.Ce procédé connus s'est avéré non satisfaisant de plusieurs points de vue. EÇ ce qui concerne le matériau détanchéitF utilisé, il est ê préciser que, bien que l'argile possède des propriétés d'imperméabi- lité connues (voir également-la référence dans l'ouvrage thas- chenbuch für Bauingenieurst 2e édition 1955, Springer-Verlag, page- 764), une telle couche d'étanchéité en argile ne présente gu'une faible stabilité.Par la proportion toujours grandissan- te d'automoteurs relativement rapides (d l'encontre des trains remorqués lents) dans le trafic d'ensemble de tels canaux de navigation, il se produit de fortes-sollicitations de l'étanchéité du profil-du canal tout à la fois par les importants renoua d'hé- lice, par les forts déplacements d'eau et par la vitesse de db- passement lors de manoeuvres de dépassement, qui établissent des courants de vitesse relativement grande près du lit et des talus, pour lesquels la solidité d'une couche d'étanchéité comportant uniquement de 11 argile n'est pas à la longue suffisante, car la couche d'étanchéité ne doit pas être réalisée suivant une épaisseur excessive. Cependant par dessus tout, interviennent, dans ces procédés connus, des problèmes de jonction entre les différentes tramées et aussi, particulièrement, au voisinage des rideaux de palplanches, du fait que la couche d'étanchéité amenée- directement sur le lit du canal ne peut être déposée, en relat-ion avec la largeur des buses, qu'en tratnées unitaires.Comme justement l1élargissément des canaux existants s'effectue souvent par transformation d'un ou mime des deux profils de talus en profil de mur de palplanches, comme représenté en figures 1 et 2 du dessin, on doit s'attendre dans les procédés connus à rencontrer des problèmes de jonction en grande quantité. D'au- tres difficultés peuvent survenir sur le plan du controle d'une couche d'étanchéité se formant effectivement de façon complète ainsi que du respect de l'épaisseur de la couche minimale prescrite, notamment dans le cas d'irrégularités importantes des lits excavés. Partant de l'état.de la technique décrit, l'invention a pour objet un procédé d'étanchéification de plans d'eau sensiblement calmes, notamment des canaux de navigation, par mise en place d'une couche d'étanchéité en matériau liant sous l'eau. Ltinvention se propose, à ce sujet, de rendre possible une telle étanchéité pouvant être mise en place sous l'eau, qui soit de mise en oeuvre technique simple et économique, et par laquelle les problèmes esquissés soient largement résolus. Es particulier, la couche d'étanchéité devra présenter, pour une bonne étanchéité, une résistance suffisante, la consolidation, c'està-dire le durcissement du matériau d'étanchéité mis en place, devant s'effectuer sous l'eau en une durée acceptable de façon que seul des arrêts courts de quelques heures soient nécessaires pour la prise du matériau d'étanchéité.D'un autre côté, il est néce'ssaire que la couche d'étanchéité dans son étatfinal. conserve encore une plasticité suffisante pour absorber les sollicitations du sous-sol. Les problèmes de jonction doivent titre évités autant que possible et l'étanchéité contre les murs de palplanches pourra être réalisée de façon parfaite. la formation effective dune couche d'étanchéité complète de même que le res peot de l'épaisseur rie couche minimale prescrite, même pour de grandes veegalites dans le lit esxavét pourront astre réalisés et contrôlés de façon simple. Pour résoudre ces problèmes, il est prévu, dans un procédé, selon l'invention, d'étanchéification de ce type, d'utiliser comme matériau d'étanchéité un mélange de ciment et de poudre d'argile (respectivement de la bentonite) dans un rapport d'environ I pour I, et de répandre directement ce mélange de matériau d'étanchéité sur la surface de l'eau ou bien sous cette dernière, mais à une distance telle du lit qu'elle permette une descente libre dans l'eau du matériau introduit. En ce qui concerne la façon d'introduire le matériau, il peut etre prévu, selon des formes de mise en oeuvre appropriée alternatives de l'invention, soit de répandre le mélange de matériau d'étanchéité à l'état sec directement sur la surface de l'eau, soit d'introduire sous la surface de l'eau ou bien de verser sur la surface de l'eau ce mélange sous forme de boue fluide gâchée. Le brevet américain 2 240 744 montre qu'il était connu d'utiliser un mélange d'argile et de ciment avec une teneur en ar gile de --O a 60 % en poids, et en ciaerl) 70 à 40%, comme ma- matériau pour la construction d'ouvrages subaquatiques. En faits le mélange précité était prévu, soit- lui-mme comme matériau de construction, soit comme mortier pour des ouvrages en pierres ou en éléments terminés, soit enfin avec des adjonctions correspondantes (sable, gravier) comme béton sous l'eau.Cette utilisation connue d'un mélange d'argile et de ciment comme matériau de construction concerne exclusivement la réalisation d'ouvrages de construction, avant tout dans des eaux agitées, en particulier des eaux agitées par vagues, dans lesquelles il est important que le matériau de construction possède durant son temps de prise (court, si possible) une ténacité suffisante pour résis ter à l'effet d'érosion, en particulier d'eaux agitées, ainsi qu'au choc des vagues. Pour le problème ici traité de l'étant chéité de surfaces étendues de plans d'eaux calmes, cette utilise sation connue d'un mélange d'argile et de ciment n'offre pas de point de départ.Le brevet français d 443 946 montre que l'on connaît un procédé de détection et d'étanchéification de fuites sous forme de fines déchirures ou crevasses dans des eaux naturelles, suivant lequel on introduit dans l'eau une suspension finement répartie d'un matériau d'un poids spécifique faiblement supérieur à celui de l'eau. Ces particules de suspension sont entraînées vers les emplacements non étanches, puis attirées dans ceux-ci par le faible courant formé par l'eau sortant par les fuites, et bouchent ces dernières.Comme particules de détection et d'étanchéification, on a prévu soit d-s particules de matières synthétiques finement réparties, soit de l'argile colloïdale. Le brevet français 1 526 891 concerne une forme de mise en oeuvre spéciale de ce procédé, suivant laquelle on utilise comme éléments de détection des fils fins de matières synthétiques, par exemple en chlorure de polyvinyle, en polyéthylène ou en polystyrène. r:Ùur l'étanchéification de grandes surfaces, ces procédés connus selon les brevets fran çais 1 443 946 et 1 526 891 sont visiblement inadéquats. L'invention a permis d'effectuer la constatation surprenante qu'il était possible d'obtenir une étanchéité élevée satisfaisant toutes les exigences décrites, en utilisant un mélange d'argile en poudre et de ciment en quantités sensiblement égales comme matériau d'étanchéité, et ceci en liaison avec une façon particulière d'introduction qui permet un processus de descente libre du matériau d'étanchéité répandu ou introduit dans l'eau jusqu'au déport sur le lit. Le principe de l'invention et la valeur surprenante du résultat obtenu peuvent autre rendus sensibles et explicités dans la mesure où ici on utilise de façon con trôlée, pour ltétanchéification de canaux, le processus de l'au- to-étanchéité naturelle des eaux par dépôt de matières en suspension.Il y a là une différence essentielle par rapport au procédé connu décrit ci-dessus d'une étanchéité susceptible d'être mise en place sous l'eau par apport du matériau d'étanchéité directement sur le lit du canal, car, dans ce procédé connu, le processus de dépôt, avec son effet d'égalisation, n'existe pas.Par rapport au processus de dépit et d'étanchéité naturel cité cidessus, dont le procédé selon l'invention se rapproche en principe, on obtient, dans le procédé selon l'invention, par l'apport de ciment également la consolidation et le durcissement souhaitésde la couche d'étanchéité elle-mEme, et ceci par un processus accéléré de prise dans un intervalle de peu d'heures, de sorte que, en utilisant le procédé selon l'invention pour I'étanchéification de canaux ouverts à la navigation, les. temps de durcissement exigés pendant lesquels le trafic doit être interrompu peuvent rester relativement courts; les pauses de trafic nocturnes peuvent, par exemple, suffire. Dans la description, on se réfèrera au dessin annexé dans lequel - la figure 1 représente une coupe d'une voie d'eau possédant un talus de berge - la figure 2 représente une coupe d'une voie d'eau à deux murs de palplanches - la figure 9 représente, en coupe, une couche, selon ltin- vention, déposée sur le lit - la figure 4 représente une vue de dessus d'un dispositif, selon l'invention, en fonctionnement - la figure 5 représente une coupe dcun canal à deux profils de murs de palplanches, ainsi qu'un radeau de distribution du dispositif en fonctionnement. En répandant ou en introduisant, par un procédé particulièrement simple et approprié, le matériau d'étanchéité directement sur la surface de l'eau ou en tout cas à une grande distance audessus du lit du canal, et en liaison avec l'effet d'égalisation du processus de dépôt, on obtient une répartition largement régulière du matériau d'étanchéité sur le lit du canal, ainsi que le respect dtune épaisseur de couche minimale, même pour des irrOgu- larités importantes du lit, tout en obtenant en mtme temps une surface lisse et égale de la couche d'étanchéité, comme représen- té en figure 3.On voit que, pour le procédé selon l'invention, il s'établit au-dessus du lit 1, qui peut présenter d'importantes irrégularités 2, une couche d'étanchéité 3 homogène et cohFrente, avec une surface 4 sensiblement plane, ce qui permet, par un con trolle correspondant de la masse de matériau d'étanchéité mise en place, d'obtenir le respect d'une épaisseur minimale exigée a pour la couche d'étanchéité, et ceci de façon simple. Le matériau d'étanchéité qui se dépose peut ainsi, selon le procédé de l'invention, l'épaisseur de couche suffisante étant présumée, stadap- ter plus facilement aux irrégularités du lit excavé, puisqu'il couvre le sous-sol, dans une certaine mesure, à la marnière d'un tapis. Les problèmes de jonction ne se posent pas, ou se posent en tout cas dans une mesure nettement inférieure à celle du procédé connu, du fait que la couche d'étanchéité n'est pas obtenue sui vant des traînées isolées relativement étroites, mais au contraire de façon continue et sur une grande largeur. Â l'encontre des étanchéités connues réalisées dans le lit sec du canal, pour lesquelles l'étanchéité du matériau d'étanchéité mis en place (dans le sens d'étanchéité à l'eau, par opposition à la consolidation ou au durcissement) doit être réalisée par des voies mécaniques, cette étanchéité, dans le procédé selon llinven- tion, se réalise d'elle-même à cause de la charge dteau toujours présente.Ce point de vue est essentiel pour l'étanchéité Bobte- nir; des essais ont montré que, pour des charges d'eau correspondant à des hauteurs dteau de 3 à 4 m, des valeurs de k (k étant le coefficient de pénétrabilité de Darcy) de l'ordre de 10 8cm/s sont obtenues, alors que pour des charges d'eau correspondant, par exemple, à des hauteurs d'environ 1 m, la valeur de k peut être supérieure d'une à deux potences de 10. Pour le mode opératoire du procédé d'étanchéification selon l'invention, il est d'importance qu'une trop forte déshomogénéisation des deux composants du mélange, à savoir l'argile et le ciment, soit évitée durant le processus de dépôt, et qu'une couche d'étanchéité aussi homogène que possible soit réalisée. Â cet effet, il est prévu d1accorder les espèces utilisées d'ar gile et de ciment entre elles de façon que ces deux composants possèdent une vitesse de descente dans lSeau sensiblement égale. Par l'utilisation d'espèces de ciment habituelles, les essais de descente ont montré vue des espèces d'argile broyée de plus grande consistance présentent une vitesse de descente plus accordée à celle du ciment. Une certaine stratification, dans laquelle stétablit à la partie inférieure une couche plus dure enrichie en ciment et à la partie supérieure une couche plus riche en argile, et par là plus molle, s1 est même montrée plus avantageuse, dans la mesure où un effet d'auto-étanchéification lui est lié, dans le cas d'une détérioration de là couche dure inférieure.Cet effet peut être utilisé, dans certains cas, dans le sens de l'établissement de plusieurs couches, et renforcé dans des cas particuliers où existe le besoin d'une possibilité accrue d'auto-étanchéification. Par le chois des composants concenables pour les deux éléments du mélange, il est ainsi possible d obtenu nir, dSune manière très simple, un contr8le sur la formation de la couche d'étanchéité dans le sens d'une structure plus homogène ou plus stratifiée. Grâce à la tendance élevée à l'auto-étanchéification pré- également citée de la couche d'étancheité selon l2nnvention, on obtient / une bonne étanchéité pour les murs de palplanches. Ceci est important, car, par exemple, les heurts répétés de bateaux contre les murs de palplanches entraînent le danger de la formation de fissures entre le mur de palplanches et le lit du canal à l'em- placement des chocs, et il s'est avéré qu'avec la couche selon l'invention, de telles fissures s'étanchéifiaient à nouveau d'elles-mêmes, en raison du pouvoir d'auto-étanchéification de la couche.Il en résulte que le procédé selon l'invention convient en particulier pour son utilisation dans les projets précités d'élargissement des canaux existants par transformation de l'un ou des deux profils de talus en mur de palplanches. Sur l'étanchéité mise en place par le procédé selon l'inven- tion, on peut avantageusement mettre en place, de manière connue, une couche de protection en gravier ou autre contre les détério- rations mécaniques. Il s'est cependant avéré que la couche d'é- tanchéité selon l'invention possède, en son état final, en plus de sa solidité, une telle viscosité que des solliciitations méca--- niques sont absorbées par elle et que de petites détériorations sont neutralisées par son pouvoir d'auto-étanchéification. Le procédé selon l'invention n'est pas limité uniquement à des réalisations à une couche; bien au contraire, il peut être utilisé pour des besoins particuliers dans des réalisations à plusieurs couches. D'autres particularités de l'invention résulteront des exemples et essais suivants Exemple Comme exemple de réalisation préféré, on a utilisé un mélan- ge argile-ciment selon les données suivantes (1) à (4)- sous for-me d'une boue aqueuse pour la réalisation d'une couche d'étanchéj té, d'après le procédé selon l'invention; les caractéristiques qui en résultent sont citées dans les données (5) à (8) (1) Proportions du mélange ...... argile:ciment:eau = 1:1::1,5 (2) Poids spécifique à l'état saturé en eau ....... 1,7 t/m3 (3) Poids spécifique à sec ff l,lSt/m3 (4) Proportion de matériau solide .................. 900-1000kg/m (5) Valeur de k obtenue après 7 jours .............. 1.10-7 cm/s 14 t .* ....... 1.10-8 " I t 0,8.10 8 " (6) Teneur en porosité .......... 55-60 * (7) Chiffre de porosité ......... 1,22-1,50 (8) Dureté après 7 jours ........ Il kg/cm2 +) 14 " ...... 20 " 21 n ........ 22 n +) mesuré à 11 état humide au 10e cube. Essai Par un essai comparatif avec différents matériaux d'étanchéité, il a été possible de constater le résultat étonamment favorable pour le mélange prévu selon l'invention d'argile broyée et de ciment, suivant la proportion de mélange de 1 pour 1. Dans une rigole à parois transparentes, on a réalise avec des briques creuses quatre chambres, chacune d'environ 1 m2 de surface, qui étaient limitées d'un côté par les vitres de rigole et pouvaient ainsi autre observées. Sur le fond de ces chambres, on a disposé une couche de sable de 5 cm d'épaisseur, eton a ensuite rempli toute la rigole, y compris les chambres, d'eau jusqu'à une hauteur de 1,30 m. Pour le besoin de cet essai comparatif, on a introduit dans les quatre chambres différents matériaux de façon diverse, que l'on a maintenus 10 jours sous liteau. On a ensuite vidé très lentement la rigole, de fa çon à sécher les différents échantillons. Chambre 1 : Matériau d'étanchéité : argile hydraulique (Hydraton) de compo sition argile broyée, type G ................ 25,0 kg sable fin 0/1 mm 0 75,0 kg silicate de sodium ................ 2,5 kg soude ............................... 0,125 kg eau, environ 30 1. On a ainsi gâché une argile hydratée de consistance épaisse que lton a, sans repos intermédiaire, introduite dans la chambre 1 de la façon suivante : on a recouvert la chambre de planches libres, reposant les unes à coté des autres, et on a disposé dessus l'argile gâchée suivant une épaisseur constante; par rotation successive des différentes planches, l'argile a été introduite, pour tomber à travers l'eau sur le sol de la chambre. il stest formé une couche continue d'épaisseur sensiblement constante avec des reliefs isolés et ondulés. Par -contre, le durcissement ou l'étanchéification nécessaires pour la réalisation d'une couche de protection n'ont pas eu lieu pendant le temps où le matériau était sous l'eau. Seulement après un assèchement de plusieurs jours, il a été possible de constater une consolidation faible causée par le retrait de l'eau. L'observation latérale de la couche déposée a montré une déshomogénéisation importante, visiblement intervenue durant la chute. Les grains de sable tétaient disposés sur le fond et par dessus se trouvait l'argile restée plus ou moins pâteuse sous l'eau. Chambre 2 Matériau d'étanchéité : ciment Z 275 50 kg Mode de mise en place : répandu uniformément à la main sur la surface de l'eau. Il s'est formé une couche entièrement de même épaisseur et continue qui présentait également sous l'eau (avant l'assèche- ment) une solidité suffisante. Comme défauts, on a constaté un manque de plasticité et une grande fragilité d'une telle couche, de ciment qui aurait présenté un danger de déchirement et de rupture, en particulier pour de grandes surfaces recouvertes lors de mouvements du sous-sol Chambre 3 Matériau d'étanchéité : argile en poudre type G (c'est-k-dire de granulation grossière) 50 kg Mode de mise en place : répandu uniformément à la main sur la surface de l'eau. il s1 est également formé une couche d'épaisseur relativement égale, légèrement ondulée, plane et continue. Un durcissement ou une étanchéité suffisante ne s'est pas manifestée sous l'eau. Après seulement plusieurs jours de séchage à l'air, une certaine consolidation a été obtenue en raison du retrait de l'eau. Chambre 4 Matériaux dtétanchéité : argile en poudre type G ...... 25 kg ciment, Z 275 ................. .. 25 kg Mode de mise en place : mélange à sec, ensuite gâchage à l'eau jusqu'à fluidité et déversement uniforme sur la surface de l'eau. Pour ce mélange et cette mise en place, il s'est également formé une couche continue très uniforme. Le durcissement obtenu sous l'eau était tel qu'une couche de gravier aurait pu sans autre être mise en place. D'un autre coté, la couche montrait, après un séchage à l'air de plusieurs jours, toujours encore une certaine plasticité qui lui aurait permis de s'adapter sans danger de déchirure aux mouvements du sous-sol. L'observation latérale a salement permis de distinguer une structure très uniforme de cette couche d'étanchéité.Il a été, par là, constaté l'existence d'une couche restante supérieure très mince et molle, qui était constituée pour l'essentiel de restes d'argile de petit diamètre qui s'étaient déposés sensiblement plus lentement que la masse du matériau d'étanchéité et qui n'ont donc fait l'objet d'aucune liaison notable avec le ciment présent. Cet essai comparatif montre que l'argile. hydratée, â cause du danger de déshomogénéisation, le ciment pur, avant tout à cause du manque de plasticité, et des couches d'argile purs, à cause du manque d'une solidité suffisante, ntont pu fournir aucune couche d'étanchéité utilisable, à ltopposé du mélange selon l'invention d'argile et de ciment, dans un rapport d'en- viron 1 pour 1, en liaison avec le mode de mise en place d'une couche d'étanchéité satisfaisant toutes les exigences posées, depuis la surface de l'eau avec un dépôt ultérieur à travers l'eau. Dispositif L'invention concerne également un dispositif pour la mise en oeuvre pratique du procédé d'étanchéification selon l'invention. Comme représenté sur la figure 4, le dispositif selon l1in- vention est composé essentiellement de deux parties, à savoir un radeau de préparation 6 et un radeau de distribution 7, lequel est conduit par l'une de ses extrémités au moyen d'un ensemble de galets 8 le long d'une voie de guidage 9 disposée le long de la berge du canal. Sur le radeau de préparation 6, peuvènt être disposés des silos de réserve 10a et 10b pour les composants du mélange, argile et ciment. Des vis sans fin 11a et 14b transportent les c6m- posants de matériau correspondants vers des bacs de pesage et de mélange 12a et 12b. Un réservoir de réserve 13 reçoit le matériau d'étanchéité formé des deux composants mélangés dans les proportions désirées. Depuis le réservoir 13, le matériau dé- tanchéité est amené à un tuyau de distribution, avec diffuseur 17, prévu sur le radeau de distribution 7, par l'intermédiaire d'une pompe 14 d'alimentation et de dosage, d'un appareil de mesure des quantités 15~et d'une conduite flottante d'alimentation 16.Le tuyau de distribution 17 peut être commandé en translation le long de guides horizontaux 18 du radeau de diStr-i- bution 7, et réglable en translation verticale. Un poste de commande 19 est prévu pour la commande de l'opération de distribution. A son extrémité éloignée de la berge, le radeau 7 repose sur la surface de l'eau au moyen d'un flotteur 20* Les murs de palplanches délimitant le canal sont désignés par 21 et 22, alors que 23 désigne le lit du canal qui doit être recouvert dune couche d'étanchéité. Le fonctionnement du dispositif se comprend sans autre depuis la description précédente de sa structure. Comme on peut le voir, un tel dispositif permet la réalisation continuelle d'une couche d'étanchéité de canal correspondante d'après le procédé selon l'invention. Stinvention n'est pas limitée à sa mise en oeuvre au moyen d'un dispositif du type décrit précédemment; selon une forme de réalisation alternative, il serait par exemple, possible de travailler avec une seule plate-forme-ponton, sur laquelle sont disposés les silos de matériau et les dispositifs de mélange pour la fabrication du mélange d'étanchéité, le matériau d'étanchéité étant mis en place au moyen de tuyaux disposés sur toute la largeur du dispositif (par exemple d'un ordre de grandeur de 20 m) à des intervalles appropriés (environ 2 m). Les bouches des tuyaux d'introduction sont disposées à une hauteur convenable au-dessus du lit du canal, par exemple à environ I m. La disposition pourrait être continuellement parcourue en entier, la masse délivrée et la vitesse de parcours étant convenablement adaptées l'une à l'autre pour obtenir la hauteur de couche prévue. Pour un mode de mise en oeuvre à plusieurs couches, il serait possible de déposer le matériau d'étanchéité pour la deuxième couche depuis la même plate-forme par un second système de tuyaux disposé à un intervalle approprié par rapport au premier dans la direction de parcours. R E V E N D I C A T I O N S 10) Procédé pour l'étanchéification de plans d'eaux sensiblement calmes, notamment de canaux de navigation,.par établissement d'une couche d'étanchéité en matériau liant sous l'eau, caractérisé par le fait qu'on utilise, comme matériau d'étant chéité, un mélange d'argile en poudre, notamment de la bentonite, et de ciment dans des proportions d'environ 1 pour 1, et que ce mélange de matériau-d'étanchéité est amené directement sur la surface de 11 eau ou bien introduit directement dans l'eau, toutefois à une distance telle du lit qu'elle permette un dépôt libre sous l'eau du matériau introduit. 20) Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le mélange de matériau d'étanchéité est répandu à l'état sec directement sur la surface de l'eau. 30) Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le mélange de matériau d'étanchéité, sous forme de boue gâchée ou de pâte, est déversé sur la surface de l'eau ou introduit sous liteau 4 ) Procédé selon l'une quelconque des revendications précédantes, caractérisé par le fait qu'on utilise pour les deux composants du mélange des matériaux présentant des vitesses de descente dans liteau sensiblement égales. 50) Dispositif pour la mise en peuvre du procédé de façon continue selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'il comporte un radeau de préparation pour la réalisation du mélange de matériau d'étanchéité désiré, ainsi qu'un radeau de distribution mobile muni d'un dispositif de distribution auquel est amené le mélange préparé de matériau d'étanchéité depuis le radeau de préparation par l'intermédiaire d'un dispositif dtaiimentation, de préférence un conduit flottant flexible. 60) Dispositif selon la revendication 5, pour l'étanchéi- fication d'un canal de navigation, caractérisé par le fait que le radeau de distribution peut être déplacé en translation par son extrémité du coté berge le long d'une voie de guidage disposée le long de la berge, et que le dispositif de distribution est déplaçable sur le radeau de distribution en direction hori zontale perpendiculaire au canal ainsi qu'en direction verticale.