Linvention concerne un tuteur à hauteur variable pouvant être utilisé seul,en agriculture,comme échalas pour soutenir ou redresser les plantes, les arpres Gu autres végétaux, ou pouvant servir de montants pour la construction de clôtures, de clayettes à ombrer, de palissades-ou similaires. On utilise couramment en agriculture des tuteurs pour soutenir ou redresser des plantes où des arbustres. Ceux-ci sont le plus souvent réalisés sous la forme d'un simple pieu en bois ou en mêtal dont leur base est effilée et qu'on introduit dans le sol par percussion. La pose de ces tuteurs est souvent fastidieuse, en particulier lorsque le sol est caillouteux. En effet, l'enfoncement se faisant jusqu'alors en frappant la tête du pieu, on constate que l'effort de percussion est absorbé en grande partie par celui-ci, de sorte que cette perte de charge s'oppose à une bonne introduction du tuteur. Il en nésulte que l'encrage et la stabilité du tuteur sont peu fiables, en particulier lorsqu'il est associé à un arbustre soumis aux rafales du vent. En outre, la ligature des plants étant obtenue à l'aide de liens torsadés, ce mode d'attache présente l'inconvénient d'"étrangler" fréquemment le plant au cours de sa maturation. L'invention a pours but de remédier aux inconvénients précites et concerne un tuteur réalisé en au moins deux parties, l'une servant à l'ancrage dans le sol, l'autre comme élément de soutien, ce qui facilite la pose, et plus particulièrement la fixation dudit tuteur dans tout type de terrain. En outre, l'élément de soutien peut être remplacé par un autre élément de hauteur différente ou par une série d'éléments modulaires aboutés, ce qui permet l'obtention d'un tuteur de hauteur variableeayant un excellent coëfficient de pénétration dans le sol et, par suite, un ouvrage efficace et fiablre. L'invention concerne donc un tuteur à hauteur variable. Suivant un mode de réalisation, le tuteur est constitué d'une pointe d'ancrage autonome et d'un corps rectiligne amo@ible comportant des moyens de fixation appelés à coopérer avec des organes de ligaturage. Suivant une autre carantéristique de l'invention, la pointe d'ancrage se présente sous la forme d'un embout évidé dont la base est effilée, la paroi interne de cette pointe étant pourvue de nervures radiales s'étendant sur toute sa hauteur parallèlement à ses génératrices, cette pointe comportant en outre, sur sa face frontale supérieure, des moyens d'accouplement pour recevoir un cabochon amovible permettant l'introduction de la pointe dans le sol par percussion. Un tuteur conforme à l'invention est représenté à titre d'exemple non limitatif sur les figures ci-jointes dans lesquelles - la figure 1 est une vue en coupe de la pointe d'ancrage, - la figure 2 est uné vue en coupe d'un élément modulaire formant le corps du tuteur, - la figure 3 est une vue en coupe du cabochon destiné a venir, soit coiffer la pointe d'ancrage, soit l'élément supérieur du corps du tuteur, la la figure 4 est une vue en plan:'du lien servant à la ligature des plantes, - la figure 5 est une vue partielle en coupe illustrant un autre type d'assemblage des éléments modulaires. Le but essentiel de l'invention réside dans la conception d'un tuteur pouvant servir, soit individuellement comme échalas pour 'les plantations, soit être incorpore dans la construction de cltures, panneaux publicitaires ou servir de montant pour la réalisation de clayettes a DzLreri de clôtures électriques réglables enhauteur, etc... Selon l'invention, le tuteur est constitué essentiel" lement de trois parties, d'une part une pointe d'ancrage autonome, d'autre part le corps proprement dit et, enfin, le cabochon servant, soit à l'introduction de la pointe d'ancrage, soit à masquer l'ouverture de l'élément tubulaire supérieur. La pointe d'ancrage 1 se présente sous la forme d'un embout évidé dont la base est effilée, la paroi intérieure de cette pointe entant pourvue de nervures de rigidification 2 qui s'étendent radialement sur truite la hauteur de la pointe parallèlement à ses généra triceps Ces nervures sont équidistantes et sont, par conséquent, reparties angulairement sur la périphérie de la pointe d'ancrage. La pointe d'ancrage autonome sera réalisée de préférence par moulage en une matière imputrescible, par exemple en matière plastique rigide. Elle peut toutefois être réalisée en un matériau mecaniquement plus résistant, par exemple en acier en fonte ou autre.Dans le cas ou la pointe d'ancrage serait réalisée en matière plastique, il est possible de noyer dans celle-ci un poinçon métallique effilé constituant la base de la pointe et facilitant son introduction dans le sol. La partie superieure-de la pointe peut comporter des nervuers extérieures 3 faisant saillie sur la périphérie de la pointe, ces nervures servant non seulement à rigidifier cette pointe, mais également à permettre sa rotation lorsque l'on veut l'extraire du sol. La partie supérieure de-cette pointe comporte des moyens d'accouplement en vue de recevoir le cabochon tel qu'illustre en fig. 3. Ces moyens d'accouplement ne sont pas représentés sur la fig. 1 - - ils peuvent être variables. Il peut s'agir en effet, soit d'un taraudage, soit d n filetage extérieur, soit encore d'un emmanchement conique à' tenons tel qu'illustré en fig. 5. En tout état de cause, ces moyens d'accouplement seront nécessairement complémentaires de ceux du cabochon (fig. 3), et de ceux es j - entes modulaires constituant le corps du tuteur. En effet, la partie - up I- re de la pointe d'ancrage doit pouvoir recevoir indifféremment le cabochon ou la base du coups du tuteur. L'introduction de la pointe d'ancrage est réalisée par percussion. On réalise cet enfoncement en vissant sur la têtè de la pointe d'ancrage le cabochon 4 en frappant sur ce cabochon à l'aide d'un outil de percussion. Lorsque cette pointe est enfoncée dans le sol et que sa partie supérieure affleure le niveau.du terrain, on dévissele cabochon l'on vient alors accoupler à la pointe d'ancrage le corps du tuteurproprement dit. Ce corps peut être réalisé, soit sous la forme d'un élément tubulaire unique, soit sous la forme d'une série d'éléments modulaires accouplés entre eux. Sur l'exemple illustré en fig. 2, le corps' est réalise sous la forme d'un élément tubulaire unique utilisé seul ou en combinaison avec d'autres éléments identiques. Cet élément tubulaire se présente sous la forme d'un profilé rectiligne de section circulaire, g dont les deux extrêmités sont pourvues d'organes d'accouplement complémentaires ~Ces or indes, tout comme pour la pointe d'ancrage, peuvent,être des filetages, des taraudages, des emmanchements à force, à tenons, a baïonnette, ou autre. Dans l'exemple considéré, cet élément modulaire 5 est pourvu à sa base d'un filetage extérieur 6 et a sa.partie supérieure d'un taraudage 7. te filetage 6 est relié a la paroi extérieure-de- l'élément tubulaire par un épaulement 8 en saillie, cet épaulement annulaire limitant l'introduction de l'élément dans un autre élément contigu. Cet élément présente la particularité de comporter des organes ou moyens de fixation permettant le ligaturage des plantes ou arbustres es auxquels est associé le tuteur. Ces organes de fixation peuvent être variables et sont réalisés, dans le mode de realisation considéré, sous la forme d'ouvertures 9 ayant la forme de patiences. Ces patiences sont réparties angulairement sur la peri- phérie du tuteur et sont échelonnées sur toute sa longueur de manière a ce que le ligaturage puisse se faire en des points différents, Les patiences coopèrent en effet avec des liens tels qu'illustres en fig. 4. Le lien 10 se présente sous la forme d'un élément souple dont les deux extrémités sont pourvues de protubérances 11 qui, dans l'exemple considéré, sont constituées par des boules. ll est bien évident que tout autre type de protubérances pourrait convenir sans rien changer au principe de l'invention, pourvu que ces protubérances ne soient pas de dimensions supérieures a l'orifice des patiences 9. Le lien peut être avantageusement réalisé à partir d'un matériau élastique de façon à pouvoir s'adapter à la maturation des plantes associées au tuteur. Afin d'éviter que ces liens provoquent une strangulation sur les plantes, le lien pourra être partiellement élastique, la portion de ce lien en contact avec la plante étant éventuellement équipée d'une matière rembourree. La partie centrale du lien peut être equipee de mousse tandis que les deux extrémités seront élastiques. Ce lien peut donc être réalisé, soit en matière plastique, soit en caoutchouc ou encore en métal gainé si le lien n'a pas besoin d'être elastique et qu'il do;k être torsadé. I1 est possible dlexcXure les patiences et de prévoir sur la périphérie extérieure du corps du tuteur des redents annulaires évitant le glissement des liens de ligaturage, ces liens étant, dans ce cas, conformes en boucles par simple torsadage. Ces modes de réalisation ne sont pas limitatifs et c'est ainsi que le simple lien pourrait être pourvu à ses deux extrémités d'oeillets permettant de le fixer sur le tuteur à l'aide d'une tige filetée Dans ce cas, le corps du tuteur sera traversé d'orifices circulaires dans lesquels seront engagées les tiges filetées dont l'une des extrémités sera pourvue d'une tête saillante, l'autre extrémité étant appelée à recevoir un ecrou de verrouillage. Ce mode de fixation de sécurité sera surtout apprécié dans le cas de tuteurs destinés à des arbres très feuillus exposés aux rafales de vent. L'emploi du tuteur selon l'invention est extrêmement simple. Il, suffit de visser sur la pointe d'ancrage 1 le cabochon 4 (fig. 3) et de procéder à l'introduction de la pointe dans le sol, par simple percussion, en frappant sur la tête du cabochon 4. Apres introduction de la pointe, on procède au retrait du cabochon et au vissage d'un des éléments modulaires constituant le corps du tuteur. Il suffira ensuite de visser ou d'emmancher autant d'elements modulaires que cela est souhaitable en fonction de la hauteur du tuteur désiré. Lorsque le dernier élement du tuteur est posé, on visse sur son extrémité supérieure le cabochon 4 de façon à garantir l'étanchéité dudit tuteur. Comme expliqué precedewment, les différents éléments constituant le corps du tuteur doivent être assemblés entre eux par vissage ou par emmanchement. La fig. 5 illustre à cet effet 1 'assemblage de deux éléments contigus 5, cette fixation ayant lieu par un emmanchement conique à tenons. Dans ce cas, il suffit-de prévoir à l'une des extrémités d'un des éléments tubulaires , un bossage ànnulaire 12, celui-ci-cooperant avec une gorge complémentaire~13 prévue à l'intérieur de l'extrémité de l'élément modulaire contigu 51. La profondeur d'introduction des deux éléments modulaires est limitée par des épaulements -ou butées 14 et 15 venant en fin -de course en appui l'un contre l'autre. Il est bien evident que l'on pourrait utiliser tout autre type d'accouplement connu, par exemple a baïonnette, à brides, des clips ou autres. Le tuteur selon l'invention présente l'avantage d'-être d'une pose facile et d'un ancrage particulièrement efficace, étant donné que la percussion destinée à l'introduction du tuteur dans le sol s'effectue uniquement au niveau de la pointe d'ancrage et qu'elle favorise sa pénétration dans le sol, quelle que soit la nature du terrain. La fiabilité de l'ancrage de ce type de tuteur permet d'envisager de multiples applications, aussi bien comme pieu individuel pour la construction de clôtures electriques, par exemple, ou comme montant pour la réalisation de panneaux, palissades, etc... Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation ci-dessus décrit et l'on pourra prévoir d'autres modes'de réalisation sans pour autant sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1 /- Tuteur à hauteur variable caracterise en ce qu'il est constitue d'une pointe d'ancrage autonome et d'un corps rectiligne amovible comportant des moyens de fixation appelés à coopérer avec des organes de ligaturage. 29/- Tuteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la pointe d'ancrage se présente sous la forme d'un embout évidé dont la base est effilée, la paroi interne de cette pointe étant pourvue de nervures radiales s'etendant sur toute sa hauteur,parallèlement à ses génératrices, cette pointe comportant en outre, sur sa face frontale supérieure, des moyens d'accouplement pour recevoir un cabochon amovible permettant l'introduction de la pointe dans le sol par percussion. 3"/- Tuteur selon la revendication 1, caractérisé en ceque le corps est constitué d'au moins un élément tubulaire rectiligne dont la base est pourvue d'organes d'accouplement qui sont complémentaires de ceux de la pointe d'-ancrage, la base frontale supérieure dudit élément comportant également des moyens d'assemblage avec le cabochon. 40/- Tuteur selon la revendication 3, caractérisé en ce que le corps est constitué d'une série de manchons modulaires nervurés intérieurement, chacun de ceux-ci comportant à ses deux extrémités des moyens d'accouplement pour son assemblage avec les moyens d'accouplement complémen- taires d'un manchon contigu. 5"/- Tuteur selon l'une quelconque des revendications de 1 à 4, caractérisé en ce que les moyens ou organes d'accouplement sont constitués par des filetages, des emmanchements à force, à tenons, des fixations à b baionnette, des clips ou autres. 6 /- Tuteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que les organes de ligaturage sont constitues par des liens souples de cerclage conformés en boucles, les deux extrémités étant fixées sur le corps du tuteur en un point quelconque de sahauteur. 7"/- Tuteur selon la revendication 6, caractérise en ce que les liens de ligaturage sont constitués d'un élément souple et élastique dont les deux extrémités sont pourvues de protubéranc;es venant se loger dans des ouvertures en forme de patiences réalisées sur le-parcour du corps du tuteur, ces ouvertures étant réparties angulairement autour dudît corps pour recevoir les deux extrémités du lien de ligaturage. 8"/- Tuteur selon la revendication 7, caractérisé en ce que les liens con portent, à leurs deux extrémités, des oeillets dans lesquels est introduite une tige filetée traversant radialement de part en part le corps du tuteur, cette tige pourvue d'une tête recevant a son autre extrémité et après passage dans les oeillets du lien un écrou de verrouillage. 90/- Tuteur selon la revendication 7, caractérisé en ce que le corps n'est pas perforé, mais comporte des redents exterieurs evitant le glissement des liens de ligaturage dont les deux extrémités sont reliées entre elles sous la forme d'un toron.