La présente invention concerne un sac à emplettes au type à base carrée. Pendant de nombreuses années, les sacs à emplettes fournis dans les magasins étaient en papier kraft. Pour porter des marchancises lourdes, il est presque toujours nécessaire d'utiliser des sacs doubles, ce qui augmente en conséquence les frais d1 em- ballage. Récemment, on s'est mis à utiliser des sacs en matière plastique. On peut facilement donner à ces sacs une résistance leur permettant de supporter une charge de l'ordre de 20 kg, mais ils ont l'inconvénient d'être difficiles à ouvrir lorsqu'ils sont aplatis. En outre, ils manquent de maintien et, en conséquence, il faut souvent qu'une personne les maintienne pendant qu'une autre y dépose les marchandises. L'invention supprime ces inconvénients en proposant un sac for mé de deux épaisseurs de feuille de matière plastique molle et sou dable à chaud et d'au moins une feuille intermédiaire de raidissement, en papier kraft ou matière plastique, qui s'étend en continu en travers de la base et le long de deux faces opposées du sac. les deux épaisseurs de feuille de matière plastique ne constituent pas en soi un perfectionnement, car on peut aussi obtenir la résistance mécanique désirée à l'aide d'une seule feuille si l'on choisit celle-ci d'épaisseur suffisante, mais leurrole est d'enfermer la feuille raidisseuse et de la maintenir en place. Lorsqu'on ouvre le sac aplati et qu'on déploie sa base, la feuille raidisseuse lui imprime une rigidité suffisante pour qu'il soit auto-porteur, comme un sac en papier ouvert. On peut utiliser deux ou plusieurs feuilles de papier ou de matière plastique rigide, telle qu'acétate ou chlorure de polyvinyle, mais il suffit en général d'une seule épaisseur de papier kraft d'un poids spécifi-- que de 60 à 100g/m2, par exemple.De préférence, la feuille raidisseuse couvre en totalité la base et les deux faces latéralesdus Du fait que cette feuille raidisseuse ne pénètre pas dans les parois d'extrémité du sac, on peut aplatir ce dernier aussi facilement qu'un sac en matière plastique classique. Lorsquton transforme par pliage les feuilles en un sac, on peut réunir de manière connue leurs bords dans les parois d'extrémité du sac, extérieure rement aux bords de la feuille raidisseuse, de manière à pouvoir opérer normalement le soudage à chaud. Suivant une variante, un sac en matière plastique formé d'une seule feuille de matière molle peut comporter une feuille raidis- seuse, intérieure ou extérièure, adhérant à sa base et à ses parois latérales. Suivant l'un ou l'autre modes de réalisation, le sac à emplettes peut avantageusement être au genre comportant, à l'état aplati, deux parois parallèles reliées par un pli à soufflet transversal destiné à former la base, les bords longitudinaux en regard des parois parallèles, ainsi que les extrémités du pli à soufflet étant fermés par soudage à chaud On va maintenant décrire l'invention plus en détail en se ré férant aux dessins annexés, sur lesquels la figure 1 montre en perspective un sac à émplettes aplati, dont la base est à demi déployée pour plus de clarté la figure 2 montre en perspective le même sac à l'état ouvert; les figures 3 et 4 sont des vues analogues d'un sac suivant une variante. Pour fabriquer le sac représenté sur les figures 1 et 2, on interpose, entre deux feuilles-de matière plastique (2 et 3 sur la figure.2), une feuille intermédiaire en papier kraft 5, de largeur correspondant à la longueur de la base rectangulaire à obtenir.Les feuilles de matière plastique sont plus larges que la feuille de papier et présentent des parties marginales 6 et 7 qui dépassent les bords longitudinaux 8 et 9 (figure 1) du papier pour former les parois d'extrémité du sac. On replie deux fois la structure stratifiée ainsi obtenue pour former un pli à soufflet transversal 10, destiné à constituer la base. La profondeur--du pli à soufflet est égale à la largeur-de chaque partie marginale 6 et 7. On réunit par soudage à chaud sur toute leur longueur les bords en regard Li et 12 des feuilles réunies par pliage, de manière à transformer. le pli à soufflet en'une-poche fermée aux deux extrémités. De préférence, la feuille extérieure 3 a les dimensions voulues pour dépasser légèrement les bords transversaux de la feuille de papier 5 et de la feuille-intérieure 4 à ltextrëmité ouverte du sac, ses parties dépassantes étant repliées et colites'à I'inté- rieur de-la feuille intérieure4, comme indiqué en 13 surlafigu- re 2. De maniée connue, on-peut réàiiser-des poignées solidaires des feuilles formant le sac > -si celles-ei-sont assez robustes, mais si lesfeuilles-sont minces > -îl est plus commode- de réaliser des poi- guées en une matière plastique plus solide et de les fixer au sac par soudage à chaud.Les figures l et 2 montrent deux bandes rec tangulaires de matière plastique 14, repliées sur elles-mAemes et disposées de manière à chevaucher les zones marginales des parois de sac à l'extrémité ouverte du sac0 Les deux épaisseurs des poignées sont soudées l'une à la face extérieure de la feuille extérieure 3 (en 15) et l'autre à la face intérieure de la feuille intérieure 4. Chaque poignée 14 présente une ouverture de préhension 16. Si la feuille de papier 5 ne s'étend pas vers le haut jusqu' aux poignées 14, les soudures 15 peuvent être pratiquées de part en part, comme décrit à propos du mode de réalisation suivant. Lorsqu'on ouvre le sac aplati représenté sur la figure 1 et qu' on déplore'sa base, la feuille de papier raidisseuse contribue à lui conférer la forme parallélépipédique représentée sur la figure 2, du fait que les parties marginales 6 et 7 des feuilles molles 2 et 3 qui flanquent la feuille de papier se plient aisément autour des bords longitudinaux 8 et 9 de celle-ci pour former deux parois d'extrémité 17 qui relient ainsi les deux parois latérales rigides opposées 18. Pour former la base rectangulaire,rigide 19, on définit par pliage deux parties triangulaires, indiquées en 20 et 21 sur la figure 1, entre la base et chacune des parois d'extrémité 17.Ces parties triangulaires 20, 21 se rabattent automatiquement l'une vers l'autre, vers l'intérieur, pour former une poche triangulaire 22 (figure 2) qui contribue à accroître la rigidité de la paroi d'extrémité adjacente. Le sac ainsi ouvert est assez rigide pour demeurer debout comme un sac en papier vide. La seule différence entre le sac décrit et celui suivant la v riante qu'illustrent les figures 3 et 4 est qu'il comporte une feuille raidisseuse fixée à la base et aux parois latérales définies par une seule feuille de matière plastique. La figure 4 comporte un arrachement permettant de voir une feuille de papier kraft 23, collée à l'intérieur de la feuille 24. Pour relier les deux feuilles, on revit de préférence de liant lune des faces de la feuille de papier, puis on presse cette face revêtue contre la *fl1- le de matière plastique, entre deux rouleaux coopérants. Le pliage et le soudage du stratifié ainsi obtenu s'opèrent comme décrit à propos du premier mode de réalisation. Si l'on doit souder des poignées à la feuille de matière plastique, à l'extrémité ouverte du sac, il faut que la feuille de papier 23 soit un peu plus courte que celle de matière plastique 24, comme indiqué en 25 sur la figure 3. Ici encore, les poignées 26, percées d'ouvertures de préhension 27, peuvent dextre des bandes re pliées sur elles-m8mes, dont les deux épaisseurs sont soudées en 29 aux faces opposées des parties 28 de la feuille 24 qui longent l'extrémité ouverte du sac. On peut éventuellement fixer en variante la feuille de papier 23 à l'extérieur, ce qui peut eAtre avantageux parce que le papier prend mieux l'impression que la matière plastique. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux deux modes de réalisation décrits, auxquels on pourra apporter toutes modifications et variantes. REVENDICATIONS 1. Un sac à emplettes du type à base carrée, caractérisé en ce qu'il est formé de deux feuilles de matière plastique molles et soudables à chaud et d'au moins une feuille de raidissement intermédiaire, en papier kraft ou matière plastique, qui s'étend en con tinu en travers de la base et le long des deux côtés opposés du sac0 2. Une variante du sac selon revendication 1, suivant laquelle on réalise un sac en matière plastique comportant une seule feuille de matière plastique molle à laquelle une feuille raidisseuse est collée, intérieurement ou extérieurement, sur la base et sur les patois latérales. 3. Un sac à emplettes selon revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qutil est du genre comportant à l'état aplati deux parois latérales reliées par un pli à soufflet transversal destiné à former une base, les bords longitudinaux en regard desdites parois latérales ainsi que les extrémités du pli à soufflet étant fermée par soudage à chaud.