La présente invention a pour objet un procédé et un dispositif de contrôle de la largeur d'une gaine ou bande de matière. De façon plus particulière, l'invention se rapporte à un procédé de contrôle de la largeur d'une gaine ou bande de matière selon lequel on déplace dans le sens transversal de la bande, dans une zone s'étendant de part et d'autre d'un bord longitudinal de celle-ci, au moins un détecteur sensible à la présence ou l'absence d'un défilement de matière devant lui et émettant un signal binaire de commande dont l'état dépend de la détection ou non de la présence de matière. Lors de la production de gaines ou bandes de matière par extrusion, il est nécessaire de pouvoir contrôler en permanence de façon précise la largeur de la gaine ou de la bande produite. On a déjà proposé différents systèmes de contrôle ou régulation visant à permettre la formation d'une gaine ou bande de largeur constante. Ainsi, selon le brevet US 3.649.145, des détecteurs constitués par des palpeurs à air sont disposés au voisinage de chacun des bords longitudinaux de la bande ou de la gaine formée et renvoient des informations à des circuits de commande de valves qui agissent en amont pour modifier des paramètres de production afin de permettre une régulation visant à maintenir une largeur constante. La position des détecteurs est modifiée pour maintenir ceux-ci au voisinage de la bordure de la gaine extrudée, tout en agissant mécaniquement sur une soupape d'admission d'air qui commande l'importance de la bulle d'air déterminant la largeur de la gaine. Chacun des détecteurs est mobile independament de l'autre.Un tel système de contrôle-régulation présente notamment l'inconvénient de necessiter deux ensembles de détection qui opèrent indépendamment l'un de l'autre et sont associes chacun à une chaîne d'asservissement propre. Par ailleurs, un tel dispositif est mal adapté à la fourniture d'informations permettant une évaluation et un affichage de l'erreur sur la largeur de la gaine formée. La présente invention vise précisément à remédier aux inconvénients précités et à permettre la réalisation d'un dispositif capable d'effectuer en permanence, de façon simple une mesure précise et directement affichable, de la largeur d'une gaine ou bande de matière. La présente invention a également pour objet de permettre la mesure de façon simple de différents paramètres géométriques d'une gaine de type à soufflets. Ces buts sont atteints grâce à un. procédé du type mentionné au début, selon lequel, conformément à l'invention, on fait circuler simultanément à vitesse constante selon un mouvement rectiligne transversal par rapport à la gaine ou bande, deux détecteurs placés à une distance fixe prédéterminée l'un de l'autre, de manière à faire balayer par chaque détecteur une zone s'étendant perpendiculairement à un bord longitudinal de la gaine et se prolongeant de part et d'autre dudit bord, on produit des impulsions de comptage à une cadence proportionnelle à la vitesse de déplacement des détecteurs et on détecte les impulsions de comptage émises lorsque les deux détecteurs délivrent des signaux qui sont dans des états relatifs prédéterminés l'un par rapport a l'autre. Grâce au mouvement systématique de balayage réalise et à la production d'impulsions de comptage directement liées au mouvement de balayage, il est ainsi possible d'obtenir d'une manière particulièrement simple une information directement affichable indiquant l'erreur sur la largeur d'une gaine ou bande de matière. I1 est préférable que le balayage transversal effectue par les détecteurs soit intermittent et que chaque balayage comprenne le parcours d'un nombre impair de fois ladite zone perpendiculaire à un bord longitudinal de la gaine. Par exemple, le mouvement des détecteurs peut être interrompu momentanément à chaque inversion du sens de parcours desdites zones de balayage. Pour disposer d'une information portant sur l'erreur éventuelle produite sur la largeur totale de la bande deux détecteurs sont placés à une distance fixe l'un de l'autre dans le sens transversal de la gaine ou bande et l'on detecte les impulsions de comptage lorsque les détecteurs délivrent des signaux qui sont dans le même état l'un par rapport à l'autre. Selon une application particulière de l'invention, il est possible de détecter facilement une erreur sur la largeur des bords d'un soufflet situés d'un méme coté de la gaine si l'on détecte les impulsions de comptage émises lorsque lesdits détecteurs superposés délivrent des signaux qui sont dans des états opposés l'un par rapport à l'autre. La présente invention concerne encore un dispositif de contrôle de la largeur d'une gaine ou bande de matière, dispositif du type comprenant au moins un détecteur sensible à la présence ou l'absence d'un défilement de matière devant lui, et capable d'émettre un signal binaire de commande en réponse à la détection ou non de matière, et des moyens pour animer ledit détecteur d'un mouvement de balayage alternatif d'une zone s'étendant perpendiculairement à l'un des bords longitudinaux de la gaine et se prolongeant de part et d'autre dudit bord, caractérisé en ce qu'il comprend deux détecteurs placés à une distance fixe prédéterminée L'une l'autre, des moyens de déplacement simultané à vitesse constante des détecteurs pour leur communiquer un mouvement de balayage transversal rectiligne au moins un générateur d'impulsions de comptage dont la cadence est proportionnelle à la vitesse de déplacement des détecteurs un circuit d'aiguillage auquel sont appliquées les impulsions issues du générateur d'impulsions et les signaux binaires de commande issus des détecteurs et au moins un compteur relié au circuit d' aiguillage. I1 est avantageux que le mouvement des détecteurs et la génération des impulsions de comptage soient produits à partir d'une même source de mouvement. Selon un mode particulier de réalisation de l'invention, les détecteurs sont montés de façon réglable sur un support déplaçable dans le sens transversal de la bande ou gaine au moyen d'une came entrainée en rotation par un moteur. Le dispositif peut oomprendredes moyens d'arrêt des moyens de déplacement des détecteurs pour entraîner les détecteurs par intermittence. Par exemple, on peut prévoir des moyens de commande du mouvement de la came qui agissent à chaque demi-tour de ladite came pour provoquer un arrêt momentané de celle-ci. De façon plus particulière, lesdits moyens de commande du mouvement de la came sont constitués par deux moyens de repère disposés sur la came de façon opposée l'un à l'autre selon l'axe de symétrie de la came et coopérant avec un interrupteur associé à des moyens de temporisation pour commander le moteur d'entraînement de la came. Pour permettre non seulement un affichage, mais également une régulation de la production d'une bande ou gaine de largeur constante, en particulier par extrusion, des circuits dlasservis- sement sont associés au circuit d'aiguillage pour agir sur les dispositifs de formation de la gaine ou bande de matière en fonction des signaux d'erreur de largeur délivrés par le circuit d'aiguillage. D'autres caractéristiques et avantages de llinvention apparaîtront mieux a la lecture de la description qui fait suite d'un mode particulier de réalisation de l'invention, donné uniquement à titre d'exemple, en reference au dessin annexé, sur lequel - la figure 1 est une vue schématique en élévation d'un dispositif selon l'invention, selon un plan perpendiculaire au sens de defilement de la bande, - la figure 2 est une vue partielle selon la flèche F de la figure 1, - la figure 3 est une représentation schématique du circuit électrique associé au dispositif des figures I et 2 pour la mesure de largeur de bandes - la figure 4 est une representation schématique d'un circuit électrique associé au dispositif des figures 1 et 2 pour une application à des gaines à soufflets, - la figure 5 est une représentation schématique partielle montrant l'application de l'invention à une bande de matière, et - la figure 6 est une représentation schématique partielle montrant l'application de l'invention à une gaine à soufflets. On voit sur la figure 1 un support 1 auquel sont suspendues deux glissières 11, 12 dans lesquelles peut coulisser une tige 2 située transversalement par rapport au sens de défilement d'une bande ou gaine de matière, non représente sur la figure 1. La tige 2 supporte deux ensembles de détection S, 6 dont la position est réglable le long de la tige 2. La tige 2 est soumise à un mouvement de translation linéaire transversalement par rapport au sens de défilement d'une bande de matière, et est entraînée en mouvement par l'intermédiaire d'une came 3 tournant autour d'un axe 4. tes ensembles de détection 5, 6 comprennent chacun des détecteurs constitués par des manostats 51,52 et 61,62 respectivement. Les manostats 51 et 52 sont superposés l'un à l'autre, de même que les manostats 61 et 62 sont également superposés l'un par rapport à l'autre. Une buse 53 reliée à une source d'air comprimé non représentée est disposée entre les manostats 51 et 52. De même une buse 63 reliée également à une source d'air comprimé est disposée entre les manostats 61 et 62. Les faces sensibles des manostats 51,52, 61,62 font naturellement face chacune à la buse correspondante 53,63. Un faisceau d'air comprimé est ainsi dirigé en permanence depuis la buse 53 en direction des manostats superposés 51 et 52. De même un faisceau d'air comprimé est dirigé en permanence à partir de la buse 63 en direction des manostats 61 et 62. Les faisceaux d'air comprimé sont interrompus lorsqu'un obstacle se trouve entre une buse 53 ou 63 et un détecteur associé à l'une de ces buses 51,52,61 ou 62. Quand la tige 2 est en position moyenne, les ensembles de détection 5, 6 sont disposés chacun au voisinage de l'un des bords longitudinaux de la bande ou gaine qui défilent perpendiculairement au plan de la figure 1. La position des ensembles de détection 5 et 6 sur la tige 2 est réglée de manière que la distance entre les détecteurs 51 et 61 et/ou 52 et 62 corresponde a la largeur de consigne de la bande ou gaine qui est à produire par exemple par extrusion. Cette bande de matière 200 (figure 5) circule dans un plan intermédiaire entre le plan dans lequel sont situées les buses 53,63 et l'un des plans dans lesquels sont situés les détecteurs 51,61 ou 52,62.Lorsque la tige 2 est soumise à un mouvement de balayage transversal par suite de la rotation de la came 3, les détecteurs et leur buse associée se déplacent dans une zone perpendiculaire a un bord longitudinal de la bande 200 etSgétendant de part et d'autre d'un bord longitudinal. Ainsi, si l'on considère la figure 5, le détecteur 51 et la buse associée 53 situés de part et d'autre de la bande 200 se déplacent perpendiculairement au plan de la bande 200 dans une zone qui s'étend de part et d'autre du bord longitudinal 201 de la bande 200. De la même façon, le détecteur 61 et la buse associée 63, situés de part et d'autre du plan de la bande 200 se déplacent perpendiculairement au plan de cette dernière dans une zone qui s'étend de part et d'autre du bord longitudinal 202 de la bande 200. Chacun des détecteurs 51,52, 61,62 émet un signal binaire de commande par l'intermédiaire d'un conducteur de liaison 510, 520, 610, 620 respectivement. Chaque détecteur émet un signal qui présente un etat donné lorsque le détecteur reçoit le faisceau émis par la buse qui lui est associée, et qui presente un état opposé lorsque le faisceau émis par la buse associée est interrompu, c'est-à-dire lorsque la bande de matière est interposée entre une buse et l'un des détecteurs associé à cette buse. On a représenté sur la figure 1 des détecteurs 51, 52 et 61,62 de type pneumatique constitués par des manostats sensibles à la présence ou l'absence d'un faisceau d'air comprimé émis par une buse 53,63 respectivement Naturellement, d'autres types de détecteurs peuvent être utilisés, tels que par exemple, des cellules photos-électriques sensibles à la présence ou l'interrup- tion d'un faisceau lumineux émis par une source lumineuse qui serait disposé à un emplacement des buses 53,63. Comme on peut le voir sur la figure 1, la came 3 présente un profil tel que lorsque la came 3 tourne à vitesse constante, le mouvement rectiligne linéaire conféré par la came 3 à la tige 2 s'éffectue à vitesse constante. Comme on peut le voir sur la figure 2, l'arbre d'entrai- nement 4 de la came 3 est relié à un réducteur lent 71 disposé en sortie d'un moteur 72. Le groupe moto-réducteur 7 monté sur le châssis support 1 est muni d'un second réducteur rapide 73 qui actionne un élément de commande 9 destiné à permettre la production d'impulsions en synchronisme avec le mouvement de la tige 2 entralnée elle-même par la came 3 disposée en sortie dru réducteur lent 71. L'organe de commande 9 peut par exemple être constitué par une tige double qui interrompt à chaque demi-tour de l'arbre de sortie du réducteur 73 un faisceau dirigé vers un détecteur 11. Le détecteur Il produit alors au moment de l'interruption de son faisceau d'excitation par une des branches de la tige double 9 une impulsion de comptage qui est transmise par la ligne 110 au dispositif électrique ou électronique de traitement des informations fournies par l'ensemble des détecteurs du dispositif selon l'invention. Plusieurs détecteurs 11r 12, 13, peuvent être disposés en parallèle pour fournir des impulsions synchronisées a partir de commande de l'organe de commande 9. Ces impulsions sont transmises par des lignes 110,120,130 respectivement au dispositif de traitement par I''intermédiaire d'interrupteurs 111, 121, 131 permettant de mettre en circuit ou hors circuit chaque générateur d'impulsions 11, 12, 13. A chaque demi-tour de la came 3, les ensembles de détection 5, 6 entraînés par la tige 2 balayent une zone lineaire s 'étendant de part et d'autre d'un bord longitudinal de la bande ou gaine de matière dont la largeur est à contrôler. Les caractéristiques desréducteurs lents 71 et rapides 73 sont définies pour qu'un nombre d'impulsions important soit émis par les générateurs d'impulsions 11, 12, 13 lorsque les ensembles de détection 5, 6 parcourent une fois une zone de travail. On peut par exemple prévoir qu'une impulsion est émise chaque fois que la tige 2 se déplace d'un millimètre. On voit sur la figure 2 des éléments formant repère 31, 32, montés sur la came 3, à la périphérie de celle-ci, et selon l'axe de symétrie de celle-ci. Les éléments repères 31, 32 sont destinés à coopérer avec un interrupteur 8 monté sur le châssis 1, afin d'interrompre à chaque demi tour de la came 3 par l'intermédiaire de l'interrupteur 8, qui est alors actionné par l'un des éléments repère 31, 32, le mouvement de rotation du moteur 7. Un élément de temporisation, non représenté, permet de remettre en marche le moteur après chaque interruption à la fin d'un intervalle de temps prédéterminé. Le mouvement de la came 3 entraînant la tige 2 portant les ensembles de détection 5 et 6, et le mouvement de l'organe de commande 9 des générateurs d'impulsions 11, 12, 13 s'effectuent de façon régulière, mais intermittente.A la fin de chaque phase de déplacement des ensembles de détection 5,6, on dispose d'une information donnant l'erreur sur la largeur de la bande ou gaine de matière formée par rapport a la largeur de consigne, Le fonctionnement du dispositif selon l'invention sera mieux compris si l'on considère la figure 3 et la figure 5, qui se rapportent à la mesure de l'erreur sur la largeur totale d'une bande de matière 200. Lorsque, comme sur la figure 5, une laize ou bande de matière 200 est disposée entre les buses 53,63 et les détecteurs 51,61, seuls les détecteurs 51 et 61, associés aux générateurs dtimpulsions de comptage 11 sont actifs. Ainsi, si lton se reporte aux figures 3 et 4, les interrupteurs 121 et 131 associés aux générateurs d'impulsions de comptage 12 et 13 sont ouverts tandis que l'interrupteur 111 associé au générateur d'impulsions de comptage 11 est fermé. Lorsque le moteur 7 est en rotation, les impulsions de comptage générées par le capteur 11 sont alors renvoyees par la ligne 110 au circuit d'aiguillage 112 auquel sont également fournis des signaux de commande produits à partir des informations binaires fournies par les détecteurs 51 et 61 par I'intermédiaire des lignes 510 610 respectivement. Le circuit d'aiguillage 112 est lui-même relié à un compteur différentiel 113 qui permet un affichage direct de l'erreur de la mesure sur la largeur de la laize 21, dans un sens positif ou négatif. A titre d'exemple, on envisage le cas de manostats 51,61 commandant des relais qui sont actionnéslorsque les faisceaux émis par les buses 53,63 respectivement sont interromnus. Chaque relais sil,611, non représenté, commande des contacts 51 ta, 511b et 611a, 611b respectivement qui sont interposés dans le circuit reliant l'entrée sur laquelle sont appliquées les impulsions de comptage fournies par le générateur 11 et les entrées + et - du compteur différentiel 113. L'entrée 111a du circuit d'aiguillage 112, sur laquelle sont appliquées les impulsions de comptage du générateur 11, est reliée à l'entrée + du compteur 113 par 11 intermédiaire de deux contacts en série Sîla, 611a, qui sont ouverts à ltetat de repos des relais 511 et 611. L'entrée l11a est également reliee à l'entrée - du compteur 113 par l'intermédiaire de deux contacts en série 511b et 611h , qui sont fermés à l'état de repos des relais 511 et 611.Ceci signifie que lors du mouvement de balayage effectué par les détecteurs 51 et 61, les impulsions de comptage émises par le générateur Il ne sont prises en compte par le compteur différentiel 113 que lorsque les deux faisceaux émis par les buses 53 et 63 sont tous les deux interrompus ou au contraire atteignent tous les deux les détecteurs 51,61. Le premier cas correspond à une largeur de bande supérieure à la largeur de consigne, tandis que le second cas correspond à une largeur inférieure à la largeur de consigne. Si les detecteurs 51,61 n'ont balayé ar exemple qu'une fois une zone linéaire s'étendant transversalement par rapport à la bande de matière 200, le compteur 113 affiche directement terreur de largeur sur la bande 200. Lorsque la bande de matière 200, au lieu d'être interposée entre les détecteurs 51, 61 et les buses 53, 63, est interposée entre les detecteurs 52, 62 et les buses 53, 63, le fonctionnement est analogue, mais c'est le circuit d'aiguillage 122 qui est actif ainsi que le générateur d'impulsion 12. Dans ce cas, l'interrupteur 111 est ouvert tandis que l'interrupteur 121 est fermé et des relais 521, 621 associés aux détecteurs 52, 62 fonctionnent de la même manière que les relais 511, 611 précédemment cités, pour commander les contacts 511a, 611a, et 511b 611b interposés entre l'entrée 121a du circuit 122 et les entrées + et - du compteur 113. Les figures 4 et 6 illustrent une application de l'invention à la mesure de décalage en largeur pouvant se produire sur des gaines à soufflets. On voit sur la figure 6 une section de gaine à soufflets 300 présentant sur chacun de ses bords longitudinaux deux soufflets 301, 302 et 303, 304 respectivement. I1 est important dans un tel cas de vérifier que les deux pointes de soufflets superposées sont de la même longueur. Pour cela, on dispose les diverses pointes de soufflets de la manière que chacune soit interposée entre une buse 53 ou 63 et un détecteur correspondant 51, 52 ou 61, 62. Si l'on prend l'exemple du soufflet de gauche sur la figure 6, la pointe supérieure 301 est interposée entre la buse 53 et le détecteur supérieur 51 tandis que la pointe inférieure 302 est interposée entre la buse 53 et le détecteur inférieur 52. Il est naturellement indispensable que la superposition des détecteurs 51 et 52 soit parfaite, ou qu'un décalage éventuel, dans le sens transversal de la gaine 300,entre les détecteurs 51 et 52 soit déterminé de façon précise et qu'il en soit tenu compte dans les dispositifs de mesure associés aux dits détecteurs. Comme on peut le voir à titre d'exemple sur la figure 6, le soufflet inférieur 302 est plus court que la pointe du soufflet supérieur 301. Cette différence de longueur sera détectée par les détecteurs 51 et 52 lors de leur mouvement de balayage transversal, et cette différence de longueur sera affichée sur un compteur 133 relié à un circuit d'aiguillage 132. Le circuit d'aiguillage 132 est mis en service par l'intermédiaire de l'interrupteur 131 qui permet la délivrance d'impulsions de comptage sur l'entrée 131a du circuit d'aiguillage 132. L'entrée 131a est reliée aux entrées positive et négative du compteur 133 par l'intermédiaire de contacts actionnes par les relais 511 et 521 associés aux détecteurs 51 et 52. Ainsi, ltentrée 131a est reliée à l'entrée positive du compteur 133 par l'intermédiaire dlun contact 511c et d'un contact 521c disposés en série. Le contact 511c actionné par le relais 511 est ouvert à l'état de repos dudit relais et le contact 521c actionné par le relais 521 est fermé à l'état de repos du relais 521. De meme l'entrée 131a est reliée à ltentree négative du compteur 133 par l'intermédiaire de deux contacts en serine 511d et 521d. Le contact 511d, actionné par le reliai 511, est fermé à l'état de repos tandis que le contact 521d,actionné par le relais 521 est ouvert à l'état de repos.Lorsque l'une des pointes 301 ou 302 du soufflet de gauche sur la figure 6 est plus longue que l'autre, lors d'un balayage transversal effectué par l'ensemble de détection 5, il se produit un intervalle de temps pendant lequel les détecteurs 51 et 52 ne sont plus dans le même état. Par exemple, si la pointe supérieure 301 est plus longue que la pointe inférieure 302, le relais 511 sera actionné pendant que le relais 521 sera luimême en état de repos. Ainsi, des impulsions de comptage seront transmises sur l'entrée positive du compteur 133 indiquant que la pointe de soufflet 301 est plus longue que la pointe inférieure 302. Le nombre d'impulsions enregistré donnera une indication précise du décalage entre les pointes de soufflet. Le fonctionnement est rigoureusement le même pour la mesure d'un décalage entre les pointes de soufflet 303 et 304. Ce sont alors les détecteurs 61 et 62, associés aux relais 611 et 621 qui sont actifs et qui commandent les contacts 611c, 611d 621c et 621d interposés entre l'entrée 131a du circuit d'aiguillage 132 et les entrées positives et négatives du compteur différentiel 134. Lorsque des mesures sont effectuées sur une gaine à soufflets telle que 300, il est possible, en plus de la mesure du décalage des soufflets entre eux par l'intermédiaire du circuit d'aiguillage 132 et des compteurs 133 et 134, de me surer l'erreur de largeur sur l'ensemble de la face supérieure de la gaine 300 ou de la face inférieure de la gaine 301. En effet, on peut simultanément avec la mise en oeuvre du circuit d'aiguillage-132 et les compteurs 133, 134 par la fermeture de l'interrupteur 131, utiliser le compteur 113 associé à l'un des circuits d'aiguillage 112, 122, commandés par les interrupteurs 111, 121. Par exemple, on mesurera l'écart de la largeur de la portion supérieure de la gaine 300 par rapport à la largeur de consigne à l'aide de l'ensemble générateur d'impulsion 11, interrupteur 111, circuit d'aiguillage 112 et compteur 113, et on mesurera simultanément le décalage entre les pointes des soufflets à l'aide d'un ensemble constitué par le générateur d'impulsion 13, l'interrupteur 131, le circuit d'aiguillage 132 et les compteurs 133 et 134, le compteur 133 affichant le décalage entre les pointes du soufflet de gauche sur la figure 6 et le compteur 134 affichant le décalage entre les pointes de soufflet 303 et 304. Naturellement les sorties des circuits d'aiguillage 112, 122, 132, peuvent être reliées à des circuits d'asservissement permettant d'effectuer directement une modification des paramètres de fabrication de la gaine ou de ia laize en fonction des décalages enregistrés par rapport auxvaleursde consigne afin de maintenir les écarts dans desplacresde valeurs très faibles. Le système selon l'invention est adapté à des mesures précises et fiables tout en ne nécessitant qu'un équipement peu coûteux et facile à mettre en place. Bien entendu, de nombreuses modifications et adjonctions peuvent être apportées par l'homme de l'art au dispositif qui vivent d'être décrit uniquement à titre d'exemple non limitatif sans sortir du cadre de l'invention. Ainsi, la nature des détecteurs 51, 52, 61, 62 et la constitution des circuits d'aiguillage 112, 122, 132 peuvent être très variées et par exemple faire intervenir des éléments de logique électronique. REVENDICATIONS 1. Procédé de contrôle de la largeur d'une gaine ou bande de matière selon lequel on déplace dans le sens transversal de la bande, dans une zone s'étendant de part et d'autre d'un bord longitudinal de celle-ci, au moins un détecteur sensible à la présence ou l'absence d'un défilement de matière devant lui et émettant un signal binaire de commande dont l'état dépend de la détection ou non de la présence de matière, caractérisé en ce que l'on fait circuler simultanément à vitesse constante selon un mouvement rectiligne transversal par rapport à la gaine ou bande, deux détecteurs placés à une distance fixe prédéterminée l'un de l'autre, de manière à faire balayer par chaque détecteur une zone s 'étendant perpendiculairement à un bord longitudinal de la gaine et se prolongeant de part et d'autre dudit bord, en ce que l'on produit des impulsions de comptage à une cadence proportionnelle à la vitesse de déplacement des détecteurs et en ce que l'on détecte les impulsions de comptage émises lorsque les deux détecteurs délivrent des signaux qui sont dans des états relatifs prédéterminés l'un par rapport à l'autre. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le balayage transversal effectué par les détecteurs est intermittent et en ce que chaque balayage comprend le parcours d'un nombre impair de fois ladite zone perpendiculaire à un bord longitudinal de la gaine. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le mouvement des détecteurs est interrompu momentanément à chaque inversion du sens de parcours desdites zones de balayage. 4. Procéde selon l'une quelconque des revendications I à 3, caractérisé en ce que les deux détecteurs sont places à une distance fixe l'un de l'autre dans le sens transversal de la gaine ou bande et en ce que l'on détecte les impulsions de comp- tage lorsque les detecteurs délivrent des signaux qui sont dans le même état l'un par rapport à l'autre. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisé en ce que deux détecteurs sont superposés l'un par rapport à l'autre dans une direction perpendiculaire à la gaine et en ce que l'on détecte les impulsions de comptage émises lorsque lesdits détecteurs superposés délivrent des signaux qui sont dans des états opposes l'un par rapport à l'autre. 6. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, du type comprenant au moins un détecteur sensible à la présence ou l'absence d'un défilement de matière devant lui, et capable d'émettre un signal binaire de commande en réponse à la détection ou non de matière, et des moyens pour animer ledit détecteur d'un mouvement de balayage alternatif d'une zone s'étendant perpendiculairement à l'un des bords longitudinaux de la gaine et se prolongeant de part et d'autre dudit bord, caractérisé en ce qu'il comprend deux détecteurs placés à une distance fixe prédéterminée l'un de l'autre, des moyens de déplacement simultané à vitesse constante des détecteurs pour leur communiquer un mouvement de balayage transversal rectiligne, au moins un générateur d'impulsions de comptage dont la cadence est proportionnelle à la vitesse de déplacement des détecteurs ; un circuit d'aiguillage auquel sont appliquées les impulsions issues du générateur d'impulsions et les signaux binaires de commande issus des détecteurs et au moins un compteur relié au circuit d'aiguillage. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que le mouvement des détecteurs et la génération des impulsions de comptage sont produits à partir d'une même source de mouvement. 8. Dispositif selon la revendication 6 ou la revendication 7, caracterise en ce chaque les detecteurs sont montés de façon réglable sur un support déplaçable dans le sens transversal de la bande ou gaine au moyen d'une came entrainée en rotation par un moteur 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 à 8, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens d'arrêt des moyens de déplacement des détecteurs pour entralner les détecteurs par intermittence. 10. Dispositif selon les revendications 8 et 9, caractérise en ce qu'il comprend des moyens de commande du mouvement de la came qui agissent à chaque demi-tour de ladite came pour provoquer un arrêt momentané de celle-ci. il Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que lesdits moyens de commande du mouvement de la came sont constitues par deux moyens de repère disposés sur la came de façon opposée l'un à l'autre selon l'axe de symétrie de la came et coopérant avec un interrupteur associé à des moyens de temporisation pour commander le moteur d'entraînement de la came. 12. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 à '1, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un ensemble de deux détecteurs superposés dans le sens perpendiculaire à la gaine. 13. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 à 12, caractérisé en ce qu'il comporte au moins un compteur différentiel relié au circuit d'aiguillage. 14. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 à 13, caractérisé en ce que des circuits d'asservissement sont associés au circuit d'aiguillage pour agir sur les dispositifs de formation de la gaine ou bande de matière en fonction des signaux d'erreur de largeur délivrés par le circuit d'aiguillage.