i 2126325 La présente invention concerne un procédé et un appareil servant à appliquer un revêtement métallique sur un feuillard en mouvement sortant d'un bain de matière de revêtement fondue, l'épaisseur et la répartition de la matière de revêtement liquide 5 étant réglées au moyen d'un Jet de fluide. On utilise des lames d'air pour régler le poids et la répartition d'un revêtement appliqué dans des opérations de revêtement par trempage à chaud, par exemple pour galvaniser un feuillard d'acier. On dirige de l'air ou un fluide sous pression con-10 tre la face d'un substrat revêtu sortant verticalement d'un bain de matière de revêtement en fusion. Ce fluide se comporte comme une racle éliminant l'excédent de matière de revêtement et la faisant refluer le long du feuillard dans le bain. Les jets d'air peuvent être horizontaux mais sont en général inclinés vers le bas 15 de 5 à ^ 5° par rapport à l'horizontale, 20 à 25° constituant des valeurs préférables pour des installations à faible vitesse. Les lames d'air, telles que celles représentées dans le brevet américain n° 3»**06.656, tendent à éviter toute accumulation du métal de revêtement sur les rives du substrat lorsque le substrat se dépla-20 ce à des vitesses relativement élevées. Cependant, lorsque des installations de revêtement par trempage à chaud, par exemple une installation de galvanisation conçue pour produire un minimum de fleurs de zinc, sont mises en oeuvre à des vitesses inférieures à *f5 mètres par minute et que l'on utilise des lames d'air pour la 25 régulation du revêtement, des monocristaux sans dislocation se forment et adhèrent à chaque rive du substrat. Il s'agit là d'un état particulièrement indésirable. Outre qu'ils sont d'un aspect très laid, les monocristaux sans dislocation suscitent des difficultés de sécurité et de manutention et peuvent gêner l'envidage. 30 De plus, les frais de fabrication sont accrus par la perte de matière de revêtement dans ces monocristaux dits whiskers. L'invention a pour but principal d'empêcher la formation de structures dendritiques ou de monocristaux sans dislocation aux rives des substrats revêtus lorsque l'on utilise des lames d'air 35 pour régler le poids du revêtement dans un procédé de revêtement par trempage à basse vitesse. Suivant l'invention, on amène un essuyeur mécanique en contact avec les rives du feuillard en un point situé en dessous du point d'impact du jet de fluide et on maintient 1'essuyeur en *t0 contact d'appui avec la rive du feuillard. 72 06047 2126325 L'appareil suivant l'invention comprend une cuve contenant une matière de revêtement fondue, des moyens à l'intérieur et à l'extérieur de la cuve pour conduire le feuillard hors de celle-ci, et tin ajutage au-dessus de la- cuve susceptible de diriger un jet de 5 fluide contre le revêtement liquide pour régler l'épaisseur et la répartition du revêtement, cet appareil étant caractérisé par un essuyeur disposé de manière à venir en contact avec la rive du feuillard en mouvement en dessous du point d'impact'du jet de fluide et un dispositif pour suspendre et maintenir 1'essuyeur en con-10 tact d'appui avec la rive du feuillard. L'invention sera décrite ci-après, à titre d'exemple, avec référence aux dessins annexés, dans lesquels: la Fig. 1 est une vue en élévation schématique d'un appareil de revêtement par trempage k chaud en partie arraché; 15 la Fig. 2 est une vue en perspective d'un feuillard d'a cier revêtu passant entre des lames d'air et des essuyeurs de rives mécaniques. Sur la Fig. 1, un feuillard 10 pénètre dans une cuve 11 contenant une matière de revêtement 12 qui, dans le processus de 20 galvanisation, est du zinc fondu, passe autour d'un rouleau immergé 30 ©t remonte entre deux lames d'air opposées l1!-, ses rives étant attaquées par des essuyeurs 16. La partie de 1'essuyeur en contact avec la rive du feuillard a la forme d'un A (Fig. 2). La barre transversale 17 du A vient réellement en contact avec la ri-25 ve du feuillard tandis que les branches 18 empêchent l'essuyeur de se dégager de la rive. L'essuyeur comporte un manche de prolongement 20 qui est fixé de manière réglable dans le support tu-bulaire 21 et qui y est retenu par une vis d'arrêt 22. Un bras 2h-est fixé au support 21 et est porté par une tringle ou m axe de 30 support 25 comportant des disques de retenue 26 qui font partie intégrante de ses extrémités. On positionne l'essuyeur de rive en plaçant la tringle de support 25 dans deux crémaillères 27 dont une seulement est représentée. Un contre-poids 28 est suspendu à . une encoche 29 prévue dans le bras pour maintenir une pression 35 d'appui suffisante de l'essuyeur contre la rive du feuillard. D'une manière inattendue, on constate que l'essuyeur est Inefficace à moins qu'il vienne en contact avec le feuillard en dessous du point d'impact du jet d'air débité par la lame d'air. Le point de contact peut être situé à une distance comprise entre 1,27 et 1+0 10,2 cm en dessous du point d'impact du jet d'air. La distance 72 06047 3 2126325 optimum s'est avérée être voisine de 2,5 cm en dessous du point d'impact du jet d'air. L'essuyage est donc effectué alors que le zinc est encore à l'état fondu et non après qu'il se soit solidifié. Si l'essuyeur se trouve à une distance inférieure à 1,27 cm 5 du jet d'air, l'air est turbulent et entrave l'essuyage. On peut régler la position de l'essuyeur de rive verticalement au moyen d'une vis d'arrêt 22 et horizontalement pour l'adapter à diverses largeurs de feuillard en repositionnant la tige de support 25 dans la crémaillère 27. 10 On connaît déjà des essuyeurs de rives servant à éliminer l'excédent de matière de revêtement des rives du feuillard. Cependant, lorsque l'on utilise une lame d'air, la distance verticale dans laquelle l'essuyeur doit travailler est limitée à environ 10 cm, cette distance étant celle qui sépare le bain de la lame 15 d'air. Les essuyeurs connus, tels que celui représenté dans le brevet américain LeCroy n° 3.536.038 n'ont pas la compacité nécessaire pour travailler à cet endroit. 72 06047 ^ 2126325 REVENDICATIONS 1.- Procédé pour former un revêtement métallique sur un feuillard sortant d'un bain de matière de revêtement fondue, l'épaisseur et la répartition du revêtement à l'état fondu étant ré~ 5 glées par l'impact d'un jet de fluide débité par un ajutage, caractérisé en ce qu'on met un essuyeur mécanique en contact avec les rives du feuillard en un point situé en dessous du point d'impact du jet de fluide et on maintient l'essuyeur en contact d'appui avec la rive du feuillard. 10 2.- Appareil servant à appliquer un revêtement métalli que sur un feuillard en mouvement,comprenant une cuve qui contient une matière de revêtement fondue, des moyens à l'intérieur et à l'extérieur de la cuve pour conduire le feuillard hors de cette cuve, et un ajutage au-dessus de la cuve propre à diriger 15 un jet de fluide contre le revêtement liquide pour régler l'épaisseur et la répartition de ce revêtement, caractérisé en ce qu'un dispositif essuyeur est positionné de manière à être en contact avec la rive du feuillard en mouvement en dessous du point d'impact du jet de fluide et un dispositif est prévu pour suspendre 20 et maintenir l'essuyeur en contact d'appui contre la rive du feuillard. 3.- Appareil suivant la revendication 2, caractérisé en ce que l'essuyeur est fixé verticalement de façon réglable par rapport au dispositif de suspension. 25 Appareil suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif servant a régler la position de l'essuyeur dans le plan du trajet du feuillard par rapport à la rive d'un feuillard plus ou moins large. 5.- Appareil suivant la revendication 2, caractérisé en 30 ce que le dispositif de suspension comprend une tige de support permettant à l'essuyeur de pivoter et un contre-poids par lequel l'essuyeur est sollicité vers la rive du feuillard. 6. Appareil.suivant l'une quelconque des revendications. 4 et 5,caractérisé en ce que les extrémités opposées de la tige de support re- 35 posent sur une crémaillère. 7«Appareil suivant l'une quelconque des revendications 3 et 5,caractérisé en ce que l'essuyeur est muni d'un manche fixé de façon réglable dans un support à l'extrémité d'un bras portant le contre-poids, la tige de support supportant le bras entre le sup-hO port et le contre-poids.