La présente invention concerne un procédé et un dis positif pour ancrer une conduite, telle qu'un oléoduc, sur un support, par exemple sur un fond sous-marin. On connaît déjà différents procédés pour ancrer par exemple un oléoduc sur un fond sous-marin, en utilisant des arceaux, généralement métalliques, qui sont ancrés dans le fond par leurs extrémités. Avec ces procédés connus, la partie concave de chaque arceau est appliquee directement sur la paroi externe de l'oléoduc, et des moyens sont prévus pour serrer ce dernier contre le fond au moyen de l'arceau. Dans une première forme de réalisation connue, ces moyens de serrage sont des tendeurs ou ridoirs.Dans une autre forme de realisation connue, les moyens de serrage sont des écrous visses sur les extrémités filetées, traversant les extrémités de chaque arceau, de tiges d'ancrage engagées dans le fond sous-marin. Dans les deux cas, le serrage des tendeurs ou des écrous nécessite l'intervention de scaphandriers munis d'outils appropriés ces operations de serrage nécessitent non seulement des efforts physiques, d'autant plus pénibles qu'ils ont lieu une plus grande profondeur, mais en outre elles nécessitent une grande attention de la part des scaphandriers, pour obtenir un degré de serrage juste suffisant, mais non excessif. Le procédé selon la présente invention permet de simplifier considérablement l'operatìon de serrage d'une conduite, telle qu'un oléoduc, sur un support, par exeMple sur un fond sous-marin, en utilisant des arceaux, ancres dans le support par leurs extrémités ce procédé est caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement a serrer la conduite contre le support en interposant un corps gonflable, et de préférence solidifiable, entre la paroi externe de la conduite et la partie correspondante de chaque arceau. Avec le procédé selon la présente invention, l'opération de serrage de la conduite, telle qu'un oléoduc, par exemple sur un fond sous-marin, se réduit à la manoeuvre nécessaire pour assurer le gonflement, et éventuellement la solidification, du corps gonflable, interpose entre la paroi externe de la conduite et la partie correspondante de chaque arceau en effet, le corps gonflable lui-même peut être fixé, par une paroi au moins, dans la concavité de l'arceau correspondant, si bien qu'il est mis en place en même temps que l'arceau lui-même. La présente invention concerne également un dispositif qui permet de mettre en oeuvre le procédé précédemment indiqué dans des conditions susceptibles de facilitér encore l'opération de serrage de la conduSte,telle qu'un oléoduc,par exemple sur un fond sous-marin. Le dissposistif selon la présente invention est caractérisé en ce que chaque corps gonflable est une vessie ou un soufflet, dont une paroi seulement est de préférence fixée dans la concavité de l'arceau, et qui est muni d'une valve permettant d'y injecter un produit solidifiable, tel qu'un coulis. Avec ce dispositif selon la présente invention, l'opération de serrage de la conduite sur le fond sous-marin ne nécessite plusg qu'une intervention manuelle extrêmement simple du scaphandrier, a savoir le raccordement a la valve du corps gonflable fixé a chaque arceau, de l'embout d'un tuyau dXinjec- tion de produit solidifiable , notamment de coulis l'iniec- tion de produit solidifiable a lieu ensuite,en effet, à partir de l'autre extrémité du tuyau d'injection, qui est raccordée à un appareillage d'injection,monte # l'air libre, sur une barge. A titre d'exemple, on a décrit ci-dessous et illustre schéati- quement au dessin annexé une forme de réalisation de l'invention. La figure 1 est une coupe par un plan transversal d'un oléoduc ancré sur un fond sous-marin par des arceaux avec interposition de corps gonflables. Les figures 2 et 3 sont des vues schématiques, en coupe suivant la ligne III-III de la figure 1, respectivement lorsque le corps gonflable est vide, et lorsqu'il est rempli de coulis. Sur la figure 1, 1 désigne un fond sous-marin, 2 une conduite, par exemple en acier, revêtue d'une coque de béton, 2a. 3 désigne un arceau,constitué par un élément de bande métallique, notamment d'acier, comportant une partie médiane 3a, cintrée suivant un rayon un peu supérieur au demi-diamètre extérieur de la conduite 2-2a, deux parties droites, 8b1 et 8b2, et deux extrémités, 3cl et 3c2, pliées vers l'extérieur de l'arceau 3, de façon a être sensiblement parallèles au fond 1.Dans la concavité de l'arceau 3, et notamment de sa partie médiane 3a, est fixée l'une des parois, 4a, d'un corps gonflable 4, qui, dans l'exemple de réalisation illustré , se présente sous la forme d'un soufflet,dont les plis latéraux s'étendent dans une direction (curviligne3 sensiblement parallèle a la partie incurvée 3a de l'arceau 3. Les parois de ce soufflet sont constituées en une matière souple, ex-tensible ou non, et leurs surfaces extérieures au moins-sont en une matière résistant bien a l'eau de mer. Il peut s'agir par exemple d'une matière synthétique approprfée, ou bien de caoutchouc.Les moyens de fixation de la paroi 4a du corps gonflable 4 a la partie concave 3a de lBar- ceau 3 sont matières a option ils ont ete désignés par la référence 5 sur les figures 2 et 3 il peut s'agir de petites couches d'un adhésif approprié, de rivets étanches ... etc. Comme visible sur la figure 1, le corps gonflable 4, fixe dans la concavité de l'arceau 3, s'étend sur une partie au moins de sa partie médiane cintrée 3a, et de préférence sur toute la longueur de cette partie médiane 3a, et il est muni,à l'une de ses extrémites,d'une valve 4b, permettant d'y injecter un produit solidifiable tel qu'un coulis. Le dispositif selon la présente invention, qui vient d'être décrit, est utilise de la façon suivante : Les différents éléments de la conduite 2-2a ayant ete assemblés et poses sur le fond sous-marin 1 par des moyens connus, quwil n'est pas nécessaire de décrire, une machine speciale,pre- nant appui sur le fond sous-marin 1, par dessus ladite conduite 2-2aprocède, de part et d'autre de ladite conduite, au forage de paires de trous d'ancrage,tels que 11 et 12,et au garnissage des parois intérieures de ces forages avec une mince couche appropriée de ciment.Chaque arceau métallique tel que 3 est alors descendu de la barge et guide de manière que sa partie médiane cintree,3a, vienne chevaucher la conduite 2-2a, sans qu'il y ait contact entre cette dernière et la cloison inférieure 4c- du soufflet 4, alors vide, comme visible sur la figure 2. L'arceau 3 repose alors sur le fond 1 par ses extrémités repliées 3cl et 3c2, qui sont disposées de telle façon que les larges ouvertures qu'elles présentent dégagent entièrement les entrées des forages 11 et 12. Des pieux 21 et 22, notamment des tubes d'acier, près des extrémités superieures desquels sont soudées des brides annulaires 31 et 32,sont alors engages , par leurs extrémités inferieures, dans les ouvertures mentionnées des extrémités 3cl et 3c2 de l'arceau 3, puis enfoncés dans les forages 11 et 12 jusqu'à ce que leurs dites brides 31 et 32 serrent étroitement lesdites extrémités 3cl et 3c2 de l'arceau 3 contre le fond 1. La prise du ciment interposé entre les parois intérieures des forages 11 et 12 et les pieux correspondants 21 et 22 assure l'ancrage définitif desdits pieux.La seule opération manuelle que doit alors effectuerle scaphandrier- consiste à raccorder à la valve d'injection 4b du soufflet 4,1'embout d'un tuyau d'in- jection de coulis (non représenté sur la figure 1), l'autre extrémité de ce tuyau étant raccordée, sur la barge, a un appa treillage d'injection d'un type connu.I1 est remarquable que cette seule opération manuelle,demandée au scaphandrier,n'exige aucun effort physique ni même aucun effort d'attention, et qu'elle est en outre très rapide. Le coulis qui est ensuite injecte à travers la valve 4b produit le gonflement du soufflet 4,dont la paroi inférieure 4c vent alors s'appliquer sur la paroi externe de la conduite2-2a, comme visible sur la figure 3. Dès cet instant, la conduite 2-2a est serrée fortement par l'arceau 3 sur le fond sous-marin 1, et ce serrage est rendu permanent par la solidification du coulis à l'interieur du soufflet 4. La présente invention n'est pas limitée à la forme de realisation précédemment décrite. Elle englobe toutes ses variantes. Le soufflet 4 peut être remplace par une vessie ou un autre corps creux deformable,equivalent. Le matériau constituant ses parois est matière à option il pourrait s'agir en particulier d'un matériau composite, notamment stratifié. La fixation du corps gonflable 4, par l'une de ses parois, 4a, dans la concavité de l'arceau métallique 3 est également facultative le corps gonflable pourrait être place manuellement par le scaphandrier sur la partie correspondante de la paroi externe de la conduite 2-2a le corps gonflable pourrait être aussi assujetti à la paroi externe de la conduite 2-2a, avant la mise en place de ladite conduite sur le fond sous-marin.L'arceau métallique 3 est susceptible de formes de realiasation différentes de celle précédemment décrite, de même que les moyens d'ancrage de ses extremitest3cl et 3c2,dans le fond sous-marin 1 ; tous les moyens d'ancrage connus peuvent être utilises. La solidification du produit injecté dans le corps gonflable est facultative le produit de gonflement pourrait sans inconvénient garder en permanence l'état pâteux ou même liquide.Enfin, le produit gonflant pourrait être l'un des produits connus, dont le gonflement résulte par exemple d'une réaction chimique ou de l'ac- tion d'un agent approprié ; l'uttilisation d'une masse d'un produit gonflant de ce genre, dont le gonflement donne lieu à un produit solide, éventuellement poreux, peut aussi être envi sages dans le cas de la présente invention ; ; l'emploi d'une telle masse gonflante pourrait alors rendre inutile laemploi du soufflet 4 ou dwune vessie equivalente il pourrait par exemple s'agir d'un produit gonflant spontanément au contact de l'eau de mer ou sous l'action d'un autre agent approprié. Bien entendu le procedé et le dispositif selon la présente invention peuvent être utilisés pour fixer une conduite quelconque sur un support quelconque, par exemple en béton, ou bien sur le sol terrestre. REyENDIcATIoNs 1. Procédé pour ancrer une conduite,telle qu'un oleoduc,sur un support, par exemple sur un fond sous-marin, en utilisant des arceaux, ancres dans le support par leurs extremités, procédé caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à serrer la conduite contre le support en inter- posant un corps gonflable, et de préférence solidifiable, entre la paroi externe de la conduite et la partie correspondante de chaque arceau. 2. Dispositif pour mettre en oeuvre le procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque corps gonflable est une vessie ou un soufflet, dont une paroi seulement est de préférence fixée dans la concavité de l'arceau, et qui est muni d'une valve permettant d'y injecter un produit solidifiable, tel qu'un coulis.