La présente invention concerne la déshydrochloration de 3,4-dichlorobutène-1 pour la production de chloroprène (2-chlorobutadiène). le brevet des Etats-Unis d'Mnérique NO 2 322 258 décrit un procédé de déshydrochloration de composés organiques halogénés pour la production, par exemple, de monochloréthylène de dichloréthylène ou de trichloréthylène , procédé qui utilise des hydroxydes de métaux alcalins en présence d'hydroxyéthers. Dans ce brevet, ces hydroxyéthers sont considérés comme des catalyseurs et il y est indiqué qu'on peut les utiliser en très petites quantités. De 11 eau peut être présente, mais son absence est pré férable. la gamme de températures y est comprise entre 50 et 15ûOC, mais il est mentionné que dans la plupart des cas, le produit organique insaturé est séparé par distillation à mesure de sa formation. Aucune mention ntest faite de la production de chloroprène. Dans le cas de la production du chloroprène par déshydrochloration, la distillation du chloroprène par distillation du mélange réactionnel à mesure de sa formation a été la pratique industrielle courante. Ainsi, la déshydrochloration du 3,4-dichlorobutène-I en présence d'hydroxyde de sodium en solution aqueuse est un procédé bien connu qui est couramment utilisé pour la production industrielle du chloroprène. Pour atteindre de grandes vitesses de réaction et pour éviter en même temps un contact prolongé entre le chloroprène et le mélange réactionnel de la déshydrochloration, il a été préconisé de conduire l'opération de déshydrochloration ç mpétatvre choisie de manière que le chloroprène soit séparé par distillation à mesure de sa formation à la pression réac tiorrnelle, qui est très a7antageusement proche de la pression atmosphérique. l'avantage manifeste de la séparation par distillation du chloroprène à mesure de sa formation, même dans des procédés qui ne sont pas de simples déshydrochlorations en milieu aqueux, est illustré par le brevet des Etats-Unis dtAmérique NO 3 079 446 qui décrit la déshydrochloration du 3,4-dichlorobutène-1 pour for mer du chloroprène en présence d'eau et de certains solvants organiques parmi lesquels des éther-alcools sont indiqués. D'après la description de ce brevet, le procédé est mis en oeuvre à des températures comprises entre 80 et 1200C, c'est-à-dire au-dessus du point d'ébullition du chloroprène à la pression atmosphérique. De plus, le chloroprene est séparé par distillation à mesure de sa formation dans tous les exemples pratiques, dans lesquels des résultats satisfaisants sont obtenus. l'avantage de l'utilisation de températures de réaction relativement hautes et de la séparation par distillation du chloroprène à mesure de sa formation est en outre illustré par le brevet de la République Fédérale d'Allemagne NO 2 503 826. l'importance du peu de temps laissé à la réaction du chloroprène avant sa séparation par distillation du mélange réactionnel est également soulignée dans ce dernier brevet, qui indique également l'utilisation de températures d'environ 75 à 1250C. le brevet britannique NO 1 197 539 décrit un procédé dans lequel de très faibles quantités de t-chlorobutadiène contaminent le produit. Ce résultat y est obtenu en utilisant un mélange d'éthanol ou de méthanol et d'eau comme milieu réactionnel. Ce milieu réactionnel-est un liquide homogène à une seule phase et le chloroprène ne peut pas être recueilli par distillation à cause de la formation d'azéotropes avec le méthanol ou l'éthanol, et les températures spécifiées dans ce brevet britannique sont inférieures au point d'ébullition du chloroprène. Il est donc nécessaire d'ajouter de grandes quantités d'eau pour provoquer la séparation d'une phase liquide individuelle de chloroprène. Il est air. fc..ré de grandes quantités d'une solution aqueuse diluée de sel et d'alcanol, et il en résulte des frais considérables et de très granges difficultés dans la manutention de cette phase aqueuse de laquelle il faut séparer le méthanol ou l'éthanol. De plus, la phase de chloroprène contient de méthanol ou du méthanol qu'il est difficile d'éliminer du chloroprène. le brevet britannique en question ne fait allusion au brevet des Etats Unis d'Amérique NO 3 079 446 précité, qui décrit llutilisation de mélanges d'eau et d'éther-alcools, que pour indiquer qu'il requiert de hautes températures de 80 à 120Ce. le brevet britannique NO 1 218 869 décrit un procédé de déshydrochloration, entre autres, de 3,4-dichlorobutène-1 en chloroprène en présence de divers catalyseurs à des températures comprises entre 40 et 7O0C. Parmi les catalyseurs énumérés, se trouvent les éther-alcools tels que le 2-méthoxy-éthanol et le t-méthoxy-2-propanol. Ce brevet mentionne l'utilisation d'une quantité allant jusqu'à 5 % ou meme 10 % en poids du catalyseur sur la base du poids de la matière première organique, mais il est clair que lorsque des catalyseurs sont impliqués, on en utilise la quantité minimale possible.La particularité essentielle du procédé du brevet britannique HO 1 218 869 est que la concentration de l'hydroxyde de métal alcalin est initialement d'au moins 30 ffi en poids, calculée sur la base de l'eau et de l'hydro- xyde de métal alcalin seulement, et que cet hydroxyde est utilisé en excès -suffisant-pour qu'il puisse réagir avec la totalité du composé halogéné présent, tout en laissant encore une concentration finale de 25 %. Il y est- indiqué que dans un procédé continu, la concentration doit être maintenue à une valeur d'au moins 25 ffi en poids.La figure 2 de ce brevet britannique démontre clairement la nécessité de fortes concentrations en hydroxyde de métal alcalin dans l'eau pour que les proportions de t-chlorobutadiène restent faibles. Toutefois, l'utilisation de ces fortes concentrations d'hydroxyde de métal alcalin présente des inconvénients considérables. Ainsi, du fait que la concentration finale de l'hydroxyde de métal alcalin doit être d'au moins 25 ffi en poils, i1 est nécessaire de prévoir la possibilité de récupérer l'hydro- xyde Je métal alcalin en vue de sa réutilisation. De plus, -à ces très fortes concentrations d'hydroxyde de métal alcalin,- le chlorure de métal alcalin formé pendant la déshydrochloration est susceptible de se séparer pendant ou après la réaction en nécessitant ainsi un nettoyage fréquent du réacteur et des conduits de communication. la production de chloroprène par déshydrochloration du 3,4dichlorobutène s'accompagne, comme le fait ressortir clairement une étude des différents brevets précités, de diverses réactions secondaires indésirables qui abaissent le rendement en chloroprène et introduisent dans ce dernier des impuretés indésirables. Deux de ces réactions indésirables sont la dimérisation et la polymérisation.Une autre réaction secondaire extrêmement indésirable est la production de 1-chlorobutadiène qu'il est difficile de séparer du chloroprène. La tendance du chloroprène à se dimériser peut entre réduite en opérant à de basses températures, mais cela réduit également la vitesse à laquelle le chloroprène est produit, et le problème de la polymérisation peut être minimisé par d'autres moyens, par exemple en utilisant des inhibiteurs de polymérisation. De plus, si les températures utilisées sont basses, le chloroprène ne peut pas être séparé du mélange réactionnel à mesure de sa formation à la pression atmosphérique. Si le chloroprène est séparé du mélange réactionnel sous la forme liquide,il reste en contact avec le mélange réactionnel à des températures élevées pendant d'assez longues périodes, si bien que d'autres réactions peuvent avoir lieu. On vient de découvrir un procédé de déshydrochlora tion du 3, 3,4-dichlorobutène-1 qui permet de réduire la quantité d'impuretés comparativement à des procédés mis en oeuvre à des températures suffisantes pour séparer le chloroprène par distillation du mélange réactionnel à mesure de sa formation, qui ne requiert pas l'utilisation de très fortes concentrations en base alcaline, qui permet de séparer aisément le chloroprène de la phase aqueuse contenant la base alcaline, et qui offre encore de façon surprenante des vitesses de réaction suffisamment grandes pour que le procédé puisse être pratiqué à 11 échelle industrielle. le procédé conforme à l'invention pour la production de e-*~s-"oprène consiste à déshydrochlorer en continu du 3,4dichlorobutène-1 à une température comprise dans la gamme de 40 à 70tC dans un milieu réactionnel qui est un mélange liquide à deux phases d'eau et d'un alcool dans un rapport en volume de l'eau à l'alcool de 90:10 à 5:95 en présence d'une concentration permanente n'excédant pas 10 % en poids d'hydroxyde d'un métal alcalin dans la phase aqueuse, et à séparer une phase liquide organique contenant du chloroprène du mélange formé des phases liquides aqueuse et organique. le procédé de la présente invention est mis en oeuvre en continu. La réaction peut Btre conduite dans un réacteur équipé d'un agitateur, dans lequel le 3,4-dichlorobutène-1, l'eau, l'alcool et lthydroxyde de métal alcalin sont chargés en continu et duquel le mélange réactionnel liquide contenant du chloroprène est déchargé en continu également. On peut utiliser plusieurs de ces réacteurs équipés d'un agitateur, montés en série, le produit du premier réacteur de la série passant par un trop-plein dans le réacteur suivant. La température de réaction est de préférence comprise dans la gamme de 50 à 70 C, par exemple entre 55 et 65 C. Selon le degré auquel la réaction a lieu dans chaque réacteur, la température peut croftre de façon adiabatique ou peut être réglée par un refroidissement. La réaction est très avantageusement conduite à la pression atmosphérique et, lorsqu'on opère à cette pression, des températures bien supérieures à 700C tendent à éliminer par ébullition du mélange réactionnel une quantité importante de chloroprène.Si la pression est réduite bien au-dessous de la pression atmosphérique, le chloroprène peut bouillir à la température de réaction, tandis que l'utilisation d'une pression très supérieure à la pression atmosphérique augmente le prix de revient du fait qu'il faut prévoir des récipients aptes à résister à la pression et des pompes pour maintenir-des pressions élevées. Dans une installation industrielle, il peut être nécessaire d'utiliser une pression légèrement supérieure à la pression atmosphérique pour vaincre la contre-pression de l'appareil de distillation utilise pour recueillir le polychloroprène. Il est donc préférable de con@uire la réaction de déshydrochloration à une pression ab- solue de 1 à 1,5 bar, par exemple à une pression absolue comprise entre 1 et 1,25 bar. le milieu réactionnel doit être formé de deux phases liquides et alcool utilisé doit être choisi de manière à former avec l'eau deux phases liquides dans les conditions réactionnelles utilisées. Des exemples d'alcools convenables comprennent des alkoxy-alcanols supérieurs tels que le butoxy-éthanol, et des alcanols supérieurs tels que ceux qui contiennent 3 à 5 atomes de carbone, par exemple le propanol-1, le-propanol-2, le butanol-1. l'aptitude à former une phase liquide séparée dépend de la nature de l'alcool, des quantités relatives d'alcool et dteau et de la concentration des dichlorobutènes et du chloroprène dans la phase organique ainsi que de la concentration de l'hydroxyde de métal alcalin et du chlorure de métal alcalin dans la phase aqueuse, mais pour tout mélange réactionnel donné, un alcool convenable peut être choisi par une méthode simple.Ainsi, il est préférable d'utiliser un alcool qui, lorsqu'on l'agite par secousses avec une solution saturée de sel contenant 22 % en poids/poids d'hydro xyde de sodium dans un rapport en volume de l'alcool à à la phase aqueuse correspondant à celui qui doit être utilisé dans le procédé de déshydrochloration, forme une phase individuelle qui contient au moins 0,1 % en poids/poids d'hydroxyde de sodium. Par exemple, l'essai peut être effectué en utilisant l'alcool et la phase aqueuse dans un rapport en volume de 3:1. Il est particulièrement préférable-d'utiliser des alcools qui donnent une phase individuelle contenant au moins 0,5 % en poids/poids d'hydroxyde de sodium. Ainsi, lorsque divers alcools sont agités par secousses avec une solution saturée de sel contenant 22 % en poids/ poids de NaOH pour un rapport en volume de l'alcool à la phase aqueuse de 3:1, les valeurs obtenues en ce qui concerne la teneur en hydroxyde de sodium de la phase alcoolique (à la température ambiante) sont les suivantes Alcool Teneur en NaOH sec.-butanol (butanol-2) 0,05 % en poidslpoids isobutanol (triméthyl- méthanol) 0,19 % en poids/poids n-butanol (butanol-1) 0,6 % en ;poids/poids 2-butoxyéthanol 3,6 % en poids/poids Il y a lieu d-e remarquer que le butanol-2 ntest pas un solvant avantageux tandis que le n-butanol et le 2-butoxyéthanol sont des solvants préconisés. Il est particulièrement avantageux d'utiliser le 2-butoxyéthanol. Il est préférable d'utiliser moins de 50 volumes d:eau pour 50 volumes d'alcool, notamment d'utiliser un rapport en volume de liteau à l'alcool de 40:60 à 10:90. le procédé de la présente invention est un procédé continu et, par conséquent, il requiert de charger l'hydroxyde de métal alcalin et le,4-dichlorobutène-1 tous les deux en continu dans le milieu réactionnel. l'hydroxyde de métal alcalin, qui consiste de préférence en hydroxyde de sodium, est très avantageusement chargé sous la forme dtune solution aqueuse. Cette solu t ion aqueuse peut avoir une concentration en hydroxyde de sodium égale ou supérieure à 25 % en poids/poids, mais le procédé est mis en oeuvre de manière que la concentration instantanée dans la phase aqueuse du milieu réactionnel n'excède pas 10 % en poids sur la base du poids de la phase aqueuse. On minimise ainsi le risque de précipitation du chlorure de métal alcalin dans le milieu réactionnel. La concentration de l'hydroxyde de métal alcalin dans la phase aqueuse venant de la réaction de déshydrochloration ne dépasse pas de préférence 4 % et notamment 3 ffi en poids sur la base du poids de la phase aqueuse. Une faible concentration en hydroxyde de métal alcalin dans la phase aqueuse permet de jeter cette phase sans qu'il soit nécessaire de prévoir la possibilité de récupérer et de recycler cet hydroxyde. Pour obtenir une aussi faible concentration en hydroxyde de métal alcalin dans lteffluent aqueux de la réaction, il est ordinairement désirable d'utiliser au moins deux réacteurs en série de manière que la faible concentration nécessaire de lthydroxyde de métal alcalin puisse étre main-tellue dans le réacteur final. le 3,4-dichlorobutène-1 et l'hydroxyde de métal al calcin sont amenés à réagir dans un rapport molaire du second au premier qui ne dépasse pas de préférence 1,3:1 et qui n'excède pas notamment 1 ,2:1. Pour que la réaction évolue de manière satisfaisante, il est toutefois ordinairement nécessaire qu'il y ait un excès stoechiométrique d'hydroxyde de métal alcalin. La vitesse à laquelle le 3,4-dichlorobutène-1 est chargé dans la zone de la réaction de déshydrochloration est de préférence réglée de manière que la durée de contact dans le réacteur soit comprise entre 10 et 60 minutes. La vitesse à laquelle le 3,4-dichlorobutène-1 est chargé dans la zone de réaction est de préférence choisie de manière à maintenir une concentration en 3,4-dichlorobutène-1 de 2 à 15 % en poids/poids dans le réacteur dans lequel ce composé est chargé. La déshydrochloration est avantageusement conduite en présence d'un inhibiteur de polymérisation tel que le bioxyde d'azote et l'hydroxyde de sodium peut contenir du sulfure de sodium. le chloroprène est produit sous la forme liquide par 12 déshydrochloration. Ce composé est contenu dans la phase alcoolique individuelle et l'effluent total de la réaction de déshydrochloration peut être chargé dans un décanteur duquel la phase organique contenant l'alcool, le chloroprène et tout 3,4- dichlorobutène n'ayant pas réagi est séparée. Cette phase organique peut ensuite être soumise à une distillation pour recueillir le chloroprène. Un avantage de l'utilisation du 2-butoxyéthanol résIde dans le fait que le chloroprène peut eAtre aisément séparé de cet alcool par distillation et obtenu ainsi avec un haut degré de pureté.Il peut être désirable de jeter une petite quantité de l'alcool et de le remplacer par de l'alcool neuf pour éviter que des matières indésirables de plus haut point d'ébullition ne s'accwlent dans l'alcool. La phase aqueuse séparée du décanteur contient le chlorure du métal alcalin et un petit reste de l'hydroxyde de ce métal. Il peut aussi contenir un peu a'alcool que l'on peut récupérer par distillation et recycler. L'invention est illustrée par la figure unique du dessin annexé qui est une représentation schématique de l'appareil utilisé pour la mise en oeuvre du procédé. l'appareil comporte un premier réacteur 1 et un second réacteur 2, pourvus chacun d'une chemise 3 (3r) de chauffage/refroidissement dont la température est réglée par un thermostat 4 (4'), d'un agitateur 5 et d'un condenseur à reflux 6 (61). Des conduits 7, 8 et 9 arrivent au réacteur 1 et permettent de charger respectivement un mélange d'azote et de bioxyde d'azote, du 3,4-dichlorobutène-1 liquide et une solution aqueuse d'hydroxyde de sodium. le réacteur 1 est équipé intérieurement d'une tubulure montante 10 ouverte à la partie supérieure, par laquelle tout liquide contenu dans le réacteur 1 s'écoule en trop-plein lorsque son niveau dans le réacteur atteint la partie supérieure de la tubulure. Cette dernière est en communication avec un dispositif 11 par lequel du gaz venant de la colonne du condenseur 6 à reflux dont le réacteur 1 est équipé peut eAtre mélangé avec le liquide s1 écoulant en trop-plein du réacteur 1 et peut ainsi passer en meme temps dans le réacteur 2. Ce dernier est également équipé d'une tubulure montante 12 ouverte à la partie supérieure, par laquelle le liquide contenu dans le réacteur 2 passe en trop-plein dans un séparateur 13.Ce dernier est conçu de manière à séparer le liquide qui y est chargé par la tubulure montante 12 en une phase lIquide lourde qui peut âtre déchargée par un conduit-14 à la base du séparateur et en une phase liquide plus légère qui peut être transférée dans une colonne de fractionnement 16 par un conduit 15 prévu sur le coté du séparateur. le séparateur 13 délimite un volume de gaz qui communique par le condenseur 6' à reflux avec le réacteur 2. La colonne 16 comporte 15 plateaux perforés et le conduit 15 est branché au niveau du cinquième plateau à partir de la base.Un conduit 17 est prévu près de la base de la colonne pour introduire un mélange d'azote et de bioxyde d'azote destiné à inhiber une réaction de polymérisation dans la colonne. le niveau de liquide dans la colonne 16 est assujetti à un rgulateur 18 de niveau qui commande une vanne 19 par laquelle du liquide peut être retiré du rebouilleur de la colonne. Ce li- quide, après être passé dans un refroidisseur 20, est renvoyé par une pompe 21 au réacteur 1. Un conduit 22 permet dtintroduire de alcool neuf dans le conduit 23 accédant au réacteur-1. Du liquide peut aussi être soutiré par la base de la colonne par un conduit 24, par l'ouverture de la vanne 25. Un régulateur thermométrique 26 règle la température du rebouilleur 30 qui est équipé dtun conduit 31 par lequel de la vapeur peut être introduite le cas échéant dans ledit rebouil leur. les vapeurs sortant à la tête de la colonne 16 sont transférées dans un condenseur 27 et une partie du condensat liquide est renvoyée à la colonne 16 comme reflux, et le reste est recueilli après son passage dans un refroidisseur 28. Toutes les matières non condensées sont déchargées par un conduit 29. En service, un mélange d'azote et de bioxyde d'azote (inhibiteur de polymérisation), du 3,4-dichlorobutène-1 et une solution de soude caustique, par exemple une solution aqueuse de concentration allant jusqu'à 25 % en poids/poids, sont chargés par des conduits 7, 8 et 9 dans le réacteur 1, ainsi que par exemple du 2-butoxyéthanol qui est chargé par le conduit 23. le contenu du réacteur est maintenu à la température désirée de réaction et agité ; le produit de réaction passe dans le réacteur 2 par le conduit 10 de trop-plein en même temps que le mélange d'azote et de bioxyde dtazote qui vient de la colonne du condenseur 6. le trop-plein de liquide venant du réacteur 2 est divisé en une phase inférieure aqueuse déchargée par le conduit 14 et uiie phase organique qui est chargée dans la colonne 16, laquelle a pour fonction de séparer par distillation le chloroprène pur qui passe en tête, en laissant au fond le 2-butoxyéthanol liquide qui est recyclé dans le réacteur 1 par le conduit 23. le mélange d'azote et de bioxyde d'azote chargé initialement dans le réacteur 1 passe dans le réacteur 2 puis, de ce dernier, dans ie séparateur 13 par l'intermédiaire du condenseur à reflux 6.. lie mélange d'azote et de bioxyde d'azote est également introduit dans la colonne 16 de distillation. Si des matières de haut point d'ébullition s'accumulent dans le 2-butoxyéthanol, un prélèvement peut être fait par la vanne 25 et du 2-butoxyéthanol neuf peut être introduit par le conduit 22. La saumure déchargée du séparateur 13 par le conduit 14 peut être distillée en vue de la récupération du 2-butoxyéthanol dissous. temple 1 On utilise ltappareil décrit ci-dessus. On Introduit par pompage dans le réacteur 1 du 3,4-dichlorobutène-1 à 99,4 % (245 ml/h ; 2,24 moles de 3,4-dichlorobutène-1) et de l'hydroxyde de sodium en solution aqueuse à 20 % en poids/poids (453 ml/h) contenant 0,05 % de sulfure de sodium. les réacteurs t et 2 ont chacun une capacité de 1000 ml lorsqu'ils sont remplis jusqu'à la partie supérieure de la colonne de trop-plein et chacun contient initialement 500 ml d'un mélange de 75 volumes de 2-butoxyéthanol et de 25 volumes de solution aqueuse d'hydroxyde de sodium à 20 % en poids/poids. la température des réacteurs 1 et 2 est maintenue à 700C et la pression dans les réacteurs est maintenue à la pression atmosphérique. La composition de la phase aqueuse sortant du réacteur 1 après qu'un régime constant a été établi est d'environ 4,5 % de NaOH et de 19 % en poids/poids de NaCl. la phase organique contient environ 16 % en poids/poids de chloroprène et 9 % en poids/poids de 3,4-dichlorobutène-1. la composition de la phase aqueuse sortant du second réacteur après qu'un régime constant a été établi est d1environ 2 % en poids/poids de NaOH et de 22 % en poids/poids de NaCl. La phase organique qui contient environ 17,3 ffi en poidsXpoids de chloroprène et 6,3 % en poids/poids de 5,4-dichlorobutène-t n' ayant pas réagi, le reste consistant en 2-butoxyéthanol, est chargée dans la colonne 16 de distillation qui fonctionne à une température de 109 C à la base et sous une pression égale à la pression atmosphérique. le rapport reflux/distillat est réglé par une teste magnétique de distillation d'un type bien connu des spé cialistes en ce domaine, et il est réglé à 4::1, de manière à don ner un produit de tête contenant 99,5 % de chloroprène avec seule- ment 0,5 % de 1-chlorobutadiène et 0,01-0,02 % d'acétaldéhyde, et un produit à la base formé de 2-butoxyéthanol ne contenant que 0,5 % de chloroprène. le produit obtenu à la base est recyclé en continu dans le premier réacteur. Du chloroprène est produit à un taux de 2,19 moléculesgramme par heure par litre du volume réactionnel total. Exemple 2 On effectue un essai dans les mêmes conditions que dans l'exemple 1 mais en maintenant les deux réacteurs à une température de 600C. Du chloroprène est produit à un taux de 2,0 molécules-grammes par heure par litre de volume total de réaction et ne contient que 0,2 ffi en poids/poids de 1-chlorobutadiène. la saumure résiduaire déchargée du séparateur 13 par le conduit 14 est distillée en vue d'en chasser le 2-butoxyéthanol. Après l'élimination dtun distillat qui équivaut à 7 % en poids par rapport au poids de la saumure, le résidu contient 80 parties par million de 2-butoxyéthanol et 95 parties par million de carbone organique total. La durée de contact dans les exemples qui précèdent est d'environ 17 minutes. La durée de contact exprimée en minutes dans le présent mémoire se calcule en divisant le volume total du mélange réactionnel dans les réacteurs par le volume total des matières organique et aqueuse chargées dans le réacteur pen dant 1 minute, y compris le 3,4-dichlorobutène-1 neuf et la solution d'hydroxyde de sodium, ainsi que le 2-butoxyéthanol et le 3,4-dichlorobtttène-1 recyclés. Exemple 3 On utilise l'appareil décrit cidessus. En opérant respectivement sur des volumes de 750 ml et de 500 mi et à des températures de 640 et de 700 dans le premier et le second réacteur, on charge du 324-dichlorobutène-1 à un débit de 225 g/h et une solution dthydroxyde de sodium à 20 % en poids/poids à un débit de 432 g/h. La phase organique sortant du second réacteur est chargée dans la colonne de distillation dans laquelle de la vapeur d'eau (140 g/h) est transférée au rebouilleur en etv-- en=tt à la base de la colonne une température de 1020 et en donnant un produit rectifié qui contient 0,1 ffi de chloroprène. le chloroprène est obtenu en tête en un rendement molaire de 98 % et ne contient que 0,5 ffi de 1-chlorobutadiène et 0,03 % dSacétal- déhyde. Dans les conditions d'équilibre, les réacteurs contien nent environ 75 ffi en poids/poids de phase organique renfermant respectivement 5,9 et 3,6% en-poids/poids de dichlorobutène dans le premier et le second réacteur. les concentrations correspondantes en hydroxyde de sodium dans la phase aqueuse sont de 4,1 et 2,3 % en poids/poids et les durées respectives de contact sont d'environ 20 et 13 minutes. REVENDICATIONS 1. Procédé de production de chloroprène, caractérisé par le fait qu'il consiste à déshydrochlorer en continu du 3,4 dichlorobutène-t à une température comprise entre 40 et 700C dans un milieu réactionnel qui est un mélange liquide à deux phases d'eau et d'un alcool dans un rapport en volume de l'eau à l'alcool de 90:10 à 5:95 en présence d'une concentration permanente n'excédant pas 10 % en poids d'un hydroxyde de métal alcalin dans la phase aqueuse, et à séparer du mélange formé des phases liquides aqueuse et organique la phase liquide organique contenant le chloroprène. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que la réaction est conduite dans deux réacteurs montés en série. 3. Procédé suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que la température de réaction est comprise entre 50 et 700C. 4. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé par le fait que la température de réaction est comprise dans la gamme de 55 à 650C. 5. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'il est mis en oeuvre à une pression absolue comprise entre 1 et 1,5 bar. 6. Procédé suivant la revendication 5, caractérisé par le fait qu'il est mis en oeuvre à une pression absolue comprise entre 1 et 1,25 bar. 7. Procédé suivant ltune quelconque des revendica tc récénenoes, caractérisé par le fait que alcool est un alcool qui, lorsqu'on ltagite par secousses avec une solution saturée de chlorure de sodium contenant 22 % en poids/poids dthydroxyde de sodium dans un rapport en volume de l'alcool à la phase aqueuse correspondant à celui qui doit être utilisé dans l'opération de déshydrochloration, forme une phase séparée qui contient au moins 0,1 % en poids/poids dthydrôxyde de sodium. 8. Procédé suivant la revendication 7, caractérisé par le fait que l'alcool est un alcool qui donne une phase séparée contenant au moins 0,5 % en poids/poids d'hydroxyde de sodium. 9. Procédé suivant la revendication 8, caractérisé par le fait que l'alcool est le n-butanol ou le 2-butoxyéthanol. 10. Procédé suivant ltune quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le milieu de réaction contient moins de 50 volumes d'eau pour 50 volumes d'alcool. 11. Procédé suivant la revendication 10, caractérisé par le fait que le rapport en volume de l'eau à l'alcool dans le milieu de réaction est compris entre 40:60 et 10:90. 12. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la concentration de la phase aqueuse séparée du mélange réactionnel de déshydrochloration n'est pas supérieure à 4 % en poids. sur la base du poids de cette phase aqueuse 13. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le 3,4-diehloro- butène-1 et l'hydroxyde de métal alcalin sont chargés dans la zone réactionnelle dans un rapport molaire de lthydroxyde de métal alcalin au 3,4-dichlorobutène-1 n' excédant pas 1,3=1, 14. Procédé suivant la revendication 13, caractérisé par le fait que l'hydrokyde de métal alcalin est utilisé en excès par rapport à la stoechiométrie. 15. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la vitesse à laquelle le 3,4-dichforobutène.est chargé dans un réacteur est choisie de manière à maintenir une concentration en 3,4-dichlorobutène-1 dans ce réacteur comprise entre 2 et 15 ffi en poidslpoids par rap -ort poids du contenu total.