La présente invention concerne un procédé destiné à éviter une corrosion intercristalline due à des fissures produites par des tensions, provoquée par l'attaque d'agents alcalins, dans des organes d'éléments porteurs de construction, en acier non allié ou faiblement allié et se trouvant sous pression interne, en particulier récipients et tubulures et raccords soudés saillant dans ces organes, ledit procédé consistant à donner aux parois de l'élément porteur une épaisseur approximativement égale à 1,5 fois la limite de dilatation thermique, ledit soudage étant complété par une soudure d'angle, l'organe terminé étant recuit pour en éliminer les tensions. Dans la pratique de la construction d'appareils pour l'industrie chimique, les règles actuellement en vigueur pour le calcul de l'épaisseur des parois de récipients et de tubulures en acier non allié ou faiblement allié sont, entre autres, celles connues en Âllemagne sous le nom de "AD-Elerkblätter", même quand il y a lieu de craindre une corrosion intercristalline telle que définie ci-dessus. Ces règles sont également valables pour l'installation des raccords de récipients. Les règles normales de la technique ne contiennent pas d'autres indications particulières visant à éviter une telle corrosion dans la fabrication des récipients et tubulures, saufcelle d'un traitement thermique éventuel succédant au soudage. Dans les publications connues (telles que, par exemple, la circulaire FB 50 L de la Société Marïnesmann AG) on signale que, dans divers états définis de tension accompagnés d'un traitement thermique défini (de 7500C à 7800C) on avait obtenu, dans des éprouvettes d'acier, une résistance à cette corrosion intercristalline. Etant donné l'importance de cette corrosion intercristalline pour les appareillages techniques et en particulier les récipients et les tubulures, la présente invention s'est fixée pour but d'examiner les procédés déåà connus pour éviter une telle corrosion intercristalline et de trouver une voie encore plus sure pour l'éliminer0 Ce but est atteint, conformément à l'invention, par un procédé caractérisé par la combinaison des mesures suivantes a) l'épaisseur de paroi de l'élément porteur de construction est surdimensionnée de 25 CA à 100 % par rapport à 1,5 fois la limite de dilatation thermique b) le recuit d'élimination des tensions s'effectue dans la zone de température inférieure admissible par rapport à la matière constitutive de l'élément porteur0 Les mesures proposées dans le procédé selon l'invention permettent d'éviter avec certitude l'apparition d'une corrosion intercristalline due aux tensions dans les éléments porteurs de construction. La surépaisseur des parois de ces éléments, telle qu'indiquée ci-dessus, donne l'assurance que sa matière constitutive se trouvant sous pression interne évolue dans la gamme d'élasticité admissible et qu'en conséquence la cohésion des grains sur les limites de granulométrie n'est pas menacée. Comme du fait de la température élevée de soudage, le risque de corrosion intercristalline due aux tensions n'est plus écarté de façon certaine dans la zone de transition entre la matière constitutive de l'élément porteur et la matière de soudure malgré la surépaisseur des parois, cette corrosion est évitée de façon certaine, mtme dans cette zone de transition, par la seconde opération du procédé, à savoir l'élimination des tensions par recuit dans la zone inférieure de température par rapport à la matière constitutive de l'élément porteur0 REVND I CÂ T ION Procédé destiné à éviter une corrosion intercristalline due à des fissures produites par des tensions, provoquée par l'attaque d'agents alcalins, dans des organes d'éléments porteurs de construction, en acier non allié ou faiblement allié et se trouvant sous pression interne, en particulier récipients et tubulures et raccords soudés saillant dans ces organes, ledit procédé consistant à donner aux parois de l'élément porteur une épaisseur approximativement égale à 1,5 fois la limite de dilatation thermique, ledit soudage étant complété par une soudure d'angle, et l'organe terminé étant recuit pour en éliminer les tensions, ledit procédé étant caractérisé par la combinaison des mesures suivantes a) l'épaisseur de paroi de l'élément porteur de construction est surdimensionnée de 25 % à 100 ffi par rapport à 1,5 fois la limite de dilatation thermique b) le recuit d'élimination des tensions s'effectue dans la zone de température inférieure admissible par rapport à la- matiè- re constitutive de 1 'élément porteur.