L'invention concerne une vis autoperforante et autotaraudeuse perfectionnée. La pointe de perçage de cette vis comporte deux segments semi-coniques présentant des côtés plats et des extrémités arrondies. Les segments sont décalés longitudinalement suivant l'axe de la vis, l'un par rapport à l'autre, et certaines parties des côtés plats sont coplanaires. Les deux angles formés entre les segments coniques peuvent être différents, l'angle du segment le plus proche de la tête étant de préférence le plus grand des deux. Le filetage autotaraudeur peut prendre plusieurs formes: il peut s'agir d'un filetage machine, d'un filetage du type B ou d'un filetage à quatre entrées comprenant deux filets ayant un premier diamètre de crête et deux autres filets d'un plus grand diamètre de crête. La vis selon l'invention est particulièrement adaptée à la fixation de panneaux de murs ou d'autres panneaux sur des chevilles d'acier. La vis autoperforante et autotaraudeuse selon l'invention s'avère réaliser des perçages plus rapidement que d'autres vis autoperforantes; elle demande des opérations de fabrication et un outillage moins complexes et elle peut donc être fabriquée de façon plus économique. En outre, le segment conique le plus proche de la tête refoule le métal relativement mince de la cheville pendant le perçage de manière à assurer une meilleure prise du filetage de la vis. Cette meilleure prise du filetage a pour conséquence une plus grande résistance à l'arrachement (c'est-à-dire une plus grande force de maintien) de l'organe de fixation. La forme de réalisation décrite ci-après comporte un filetage à quatre entrées pouvant être utilisé pour accroître encore la prise dans la cheville par suite de la plus grande densité des filets. Bien que la vis selon l'invention soit particulièrement adaptée à des chevilles d'acier, elle peut être appliquée au bois sans qu'il soit nécessaire de modifier sa configuration. Le fait que la pointe de perçage soit plane empêche les gorges de se bourrer de particules provenant des panneaux, ce bourrage pouvant s'avérer gênant lors de l'utilisation d'autres configura- tions de vis. L'invention sera décrite plus en détail en regard du dessin annexé à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lequel: - la figure 1 est une élévation de l'organe de fixation selon l'invention; - la figure 2 est une élévation partielle, à échelle agrandie et avec coupe partielle, de la zone de la pointe de l'organe de fixation représenté sur la figure 1; - la figure 3 est une vue en bout avec coupe partielle suivant la ligne 3-3 de la figure 2; - la figure 4 est une vue de dessus, à échelle agrandie, de la pointe de perçage de l'organe de fixation selon l'invention; - la figure 5 est une élévation partielle, à échelle agrandie et avec coupe partielle, d'une autre forme de réalisation de l'organe de fixation selon l'invention; - la figure 6 est une vue en bout, avec coupe partielle, suivant la ligne 6-6 de la figure 5; et - la figure 7 est une vue de dessus de la pointe de perçage de l'organe de fixation représenté sur la figure 5. La vis autoperforante et autotaraudeuse 10 selon l'invention, représentée globalement, comporte une tête 12 ayant sensiblement la même configuration générale que celle de la vis décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 3 056 234. La conception de cette tête s'est avérée particulièrement adaptée à la fixation de panneaux de murs ou autres. La tête présente un évidement 14 qui offre plusieurs surfaces d'entraînement permettant de faire tourner la vis. Le tronçon fileté 16 peut comporter avantageusement un filetage à quatre entrées, comprenant deux filets 18 ayant un premier diamètre de crête et deux autres filets 20 ayant un second diamètre de crête, supérieur au premier. La pointe de perçage, représentée globalement en 22, comprend un premier segment conique 24 et un second segment conique 26. Chaque segment comporte un côté plat et une extrémité arrondie 28, 30, respectivement. Le second segment 26 est décalé longitudinalement du premier segment conique 24, vers la tête 12. L'angle du cône du segment 26 est de préférence -plus grand de manière que ce segment soit plus court. Les côtés plats des deux segments sont partiellement coplanaires. Le décalage entre les segments 24 et 26 crée deux rainures 32. En raison de la symétrie des extrémités de perçage, il est possible de réaliser un perçage en faisant tourner la vis dans un sens ou dans l'autre. Cette extrémité de perçage peut donc être utilisée avec une vis ayant un filetage de pas à gauche, sans autre modification de sa configuration. Lorsque l'extrémité 22 de perçage pénètre dans la cheville d'acier, le second segment conique 26 porte contre la matière et la travaille en la refoulant hors du trou en cours de formation. Ce refoulement accroît la surface ménagée dans l'ouverture et utilisable pour la prise du tronçon fileté 16. La résistance à l'arrachement ou force de retenue de l'organe de fixation est d'autant plus grande que la prise est grande. Les quatre entrées du filetage augmentent en outre la force de fixation grâce à la plus grande densité de filets. Les figures 5 à 7 représentent une seconde forme de réalisation de l'invention, dans laquelle l'angle du cône du segment 26 est plus grand que l'angle du cône du segment 24 de la forme de réalisation précédente. En outre, alors que le côté plat de chaque segment s'étend sensiblement suivant l'axe central dans la forme de réalisation des figures 1 à 4, les côtés plats de la forme de réalisation des figures 5 à 7 ne sont pas alignés sur l'axe central, ce qui donne une configuration plus aplatie à la pointe. Le tronçon fileté 16 de la forme de réalisation représentée comporte un filetage du type B, mais il peut également comporter un filetage machine ou toute autre forme de filetage pouvant convenir. La vis autoperforante et autotaraudeuse selon l'invention peut traverser un panneau de mur ou autre et réaliser un perçage et une fixation dans une cheville d'acier. En raison de la configuration de la pointe de perçage, les rainures ne se bourrent pas de particules du panneau, ce qui peut avoir un effet néfaste avec d'autres vis perforantes. En outre, la pointe de perçage refoule la matière de la cheville en la perçant, ce qui accroît l'épaisseur de la matière utilisable pour la prise du filetage. Enfin, cet organe de fixation est également bien adapté à une utilisation avec des chevilles de bois il n'est donc pas limité à des applications à des chevilles d'acier. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées à la vis décrite et représentée sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Vis autoperforante et autotaraudeuse comprenant, à une première extrémité, une tête (12) qui présente des surfaces d'entraînement, une pointe (22) de perçage à son extrémité opposée, et un tronçon fileté (16) compris entre les deux extrémités, caractérisée en ce que la pointe de perçage comporte un premier segment conique (24) qui présente un côté plat et une extrémité arrondie (28), ce premier segment étant situé dans une première position sur la longueur de la vis, un second segment conique (24) qui présente un côté plat et une extrémité arrondie (30) et qui est situé dans une seconde position sur la longueur de la vis, cette seconde position étant plus rapprochée de la tête que la première position et au moins des parties des deux côtés plats étant coplanaires. 2. Vis selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'angle du cône du second segment diffère de celui du cône du premier segment. 3. Vis selon la revendication 2, caractérisée en ce que l'angle du cône du second segment est supérieur à celui du cône du premier segment. 4. Vis selon la revendication 1, caractérisée en ce que le tronçon fileté (16) de la vis (10) comporte au moins un filet hélicoïdal (18) ayant un premier diamètre prédéterminé dé crête et au moins un filet hélicoïdal (20) ayant un second diamètre prédéterminé de crête, supérieur au premier diamètre. 5. Vis selon la revendication 4, caractérisée en ce que le tronçon fileté (16) comporte deux filets (18) ayant le premier diamètre de crête et deux filets (20) ayant le second diamètre de crête. 6. Vis selon la revendication 1, caractérisée en ce que chaque côté s'étend suivant l'axe central des cônes de manière que chaque segment conique forme à peu près la moitié d'un cône. 7. Vis selon la revendication 1, caractérisée en ce que le côté plat de chaque segment conique est décalé de l'axe du cône de manière que chaque segment conique forme sensiblement moins de la moitié d'un cône.