La présente invention a pour objet un perfectionnement aux bâtiments à ossature en bois. Dans le domaine de l'habitat individuel, se développe de plus en plus la technique dite des maisons préfabriquées. Ces bâtiments sont constitués à partir d'un nombre maxinni- d'éléments réalisés industriellement en usine, ne nécessitant pour beaucoup d'entre eux qu'un simple assemblage sur place. L'avantage de cette solution réside dans la rapidité d'exécution des travaux et dans l'abaissement du prix de revient de la construction. Le plus souvent, il est prévu une ossature béton ou métallique, les murs étant constitués par des panneaux préfabriqués en béton cellulaire ou autre qui ne sont pas porteurs. Selon d'autres techniques de préfabrication, les panneaux mêmes constituant les murs de la maison sont porteurs. Si la réalisation de maisons préfabriquées procure un certain nombre d'avantages, elle nten présente pas moins un certain nombre d'inconvénients. L'un de ceux-ci réside dans le fait que ces constructions sont d'un type"passe-partout", et difficilement adaptables au style d'une région. Or, il y a quelques dizaines d'années, chaque région possédait un style de construction qui lui était propre et affirmait sa personnalité. La tendance actuelle est également de revenir aux styles régionaux, ce qui est difficilement compatible avec les techniques de préfabrication de bâtiments. C'est ainsi qu'un style régional et notamment montagnard consiste en une maçonnerie traditionnelle revêtue,au moins partiellement dans sa partie supérieure, par un habillage en bois tel qu'un voligeage. Le caractère régional d'une habitation peut également être marqué au niveau de la décoration intérieure comportant de nombreux éléments en bois dans un style campagnard et montagnard. L'utilisation de ce matériau en plus des matériaux traditionnels, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur conduit à des coûts de réalisation élevés. La présente invention vise à remédier à ces inconvénients en fournissant un perfectionnement à la réalisation de bâtiments à ossature en bois permettant l'utilisation d'une technique de préfabrication tout en bénéficiant de l'attrait d'une construction ayant un style régional. Selon l'invention, ce perfectionnement consiste à prévoir, sur la périphérie du bâtiment, un certain nombre de poteaux en bois fixés en position verticale sur un soubassement en béton, à réaliser un chatnage horizontal à la partie supérieure des poteaux comportant une lisse haute à laquelle est associée une moise tournée vers l'intérieur du bâtiment et une moise tournée vers l'extérieur du bâtiment, les deux faces opposées des deux moises étant visibles, respectivement, à l'intérieur et à l'extérieur du bâtiment, la moise intérieure servant au support de la partie de cloison située au-dessus d'elle et la moise extérieure servant au support de la partie supérieure du revêtement de façade constitué par exemple par des voliges. L'ossature du bâtiment est rendue extrêmement solide, notamment en raison de la présence du carnage supérieur horizontal comportant deux moises reliées par des tirants traversant la lisse supérieure. Le fait que les moises soient visibles tant à l'intérieur du bâtiment, lorsque celui-ci est fini, qu'a l'extérieur, constitue une solution esthétiquement avantageuse, ces moises donnant l'aspect de linteaux en bois traditionnels. La partie supérieure du bâtiment, au-dessus du chatnage horizontal, peut comporter un revêtement de façade en bois, par exemple par clouage sur la face externe de la moise extérieure de voliges dont l'autre extrémité est clouée sur la charpente. En ce qui concerne la moise intérieure, sa face supérieure sert à l'appui de cloisons s'étendant jusqu'a la toiture. L'espace entre les poteaux en bois, ainsi que de part et d'autre de celui-ci, est rempli par des éléments de façade ne jouant aucun rôle porteur. L'aspect de ce bâtiment une fois fini correspond à celui d'une construction classique de style campagnard ou montagnard. Les éléments de façades peuvent être constitués par des panneaux préfabriqués avec isolation incorporée, pare-vapeur et dispositif d'aération, ou bien par des cloisons sèches associées à un isolant fixé sur la face des poteaux tournée vers l'intérieur, un mur non porteur en moellons étant prévu à l'extérieur des poteaux. Cette dernière solution présente l'intérêt de donner véritablement l'aspect d'une construction traditionnelle et de faciliter l'accrochage des enduits. Avantageusement, les poteaux sont situés légèrement en retrait par rapport au bord de la dalle formant le soubassement, et sont entretoisés par une semelle filante en bois, également en retrait par rapport au soubassement. Cette position en retrait des poteaux et de la semelle filante permet d'aligner la face extérieure des éléments de façade avec la dalle. En outre, la semelle filante facilite le positionnement des éléments de façades puisque servant à l'appui de ceux-ci. Selon une forme simple d'exécution de l'invention, les poteaux sont fixés dans la dalle par l'intermédiaire de chevilles, la semelle filante étant clouée sur celle-ci. Chaque poteau est fixé sur la dalle par l'intermédiaire de deux fers en L dont chacun possède une aile en appui horizontal sur la dalle, et fixée sur celle-ci par l'intermédiaire de chevilles et dont l'autre aile est en appui et fixée sur une face verticale du poteau. Selon une autre caractéristique de l'invention, le chaînage horizontal sert de support à la charpente, cette dernière étant constituée par des fermes en bois sur lesquelles sont fixées des pannes longitudinales, les deux pannes les plus basses étant en appui avec étanchéité sur le chaînage horizontal, des chevrons étant prévus en bout de toiture pour assurer ltétanchéité entre celle-ci et la dernière ferme. En outre, sur les pannes sont fixés des éléments isolants thermiques et destinés à supporter la couverture comportant chacun deux panneaux parallèles délimitant un volume dont la partie inférieure est remplie d'un matériau isolant thermique et dont la partie supérieure est laissée vide, afin de permettre une circulation d'air. Les éléments posés sur la charpente sont autoporteurs et isolants thermiques. De ce fait, il ntest pas nécessaire de réaliser un plafonnage horizontal de la construction, la totalité du volume de celle-ci pouvant être utilisée, et la charpente demeurant apparente, ce qui participe à l'esthétique et à la décoration de l'intérieur du bâtiment. Aux zones de jonction entre la toiture proprement dite et les murs, l'isolation thermique est parfaitement assurée à l'aide d'éléments en bois. Ces éléments de toiture permettent la pose de différents types de couvertures, supportant la mise en place préalable d'un litelage assurant le soutien du revêtement choisi. Il peut s'agir de tuiles, d'ardoises ou même de single. Avantageusement, les éléments supportant la couverture sont disposés de façon telle que le plan de joint entre deux éléments soit situé au niveau d'une panne, des ouvertures étant prévues dans les faces en regard de deux éléments pour assurer la mise en communication de leurs volumes d'aération respectifs. Outre la bonne isolation qu'ils présentent, ces éléments de toiture sont parfaitement aérés, ce qui est très intéressant notamment lorsque la couverture est réalisée à l'aide de single. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemples non limitatifs, deux formes d'exécution de ce bâtiment. Figure 1 est une vue très schématique de dessus, de l'ossature de ce bâtiment avant pose de la charpente Figure 2 est une vue en coupe par un plan vertical d'un premier type de paroi latérale Figure 3 est une vue en coupe par un plan vertical d'un second type de paroi latérale Figure 4 est une vue en coupe par un plan vertical d'une jonction entre la charpente et le chaînage supérieur horizontal. Ce bâtiment comporte un soubassement 2 constitué par une dalle en béton réalisée de façon traditionnelle. Sur le pourtour de la dalle 2 est placé un certain nombre de poteaux 3 en bois fixés en position verticale, légèrement en retrait par rapport au bord de la maçonnerie. Entre ces poteaux est prévue une semelle filante en bois 4 fixée par l'intermédiaire de clous. Le chaînage supérieur horizontal, à la partie haute des poteaux 3, comporte une lisse haute 5 et deux moises, respectivement 6 et 7, fixées de part et d'autre de la lisse haute 5. La moise 6 est tournée vers l'intérieur du bâtiment et la moise 7 vers l'extérieur de celui-ci. Dans la forme d'exécution représentée à la figure 2, l'habillage des poteaux 2 et des espaces situés entre ceux-ci est réalisé sur la face interne du bâtiment par des plaques de plâtre 8 associées à des éléments isolants 9, et sur la face externe des poteaux par des moellons 10 ne jouant pas un rôle porteur. Ces moellons 10 sont revêtus sur leur face externe d'un crépis 12. A la partie inférieure de la plaque de plâtre 8, servant de support à un élément décoratif traditionnel, est prévue une plinthe creuse 13 servant au passage des fils électriques 14. Comme il ressort de la figure 2, la moise 7 est visible de l'extérieur du bâtiment. Sur sa face externe et, à sa partie supérieure, sont clouées des voliges 15 s'étendant jusqu'à la toiture. Dans la partie correspondante située à l'intérieur du bâtiment se trouvent des panneaux complexes comportant une plaque de plâtre 8 et une plaque d'isolant 9, ces panneaux reposant sur la face supérieure de la moise intérieure 6. La figure 3 représente une variante de réalisation de ce bâtiment, notamment au niveau des éléments de façade . Dans ce cas, ceux-ci sont entièrement préfabriqués et comportent deux panneaux, respectivement 16 et 17, par exemple en bois aggloméré, éntre lesquels sont prévus un isolant thermique 18 associé à un pare-vapeur ainsi qu'un couloir 19 permettant l'aération. Sur les faces visibles des éléments 16 et 17 sont prévus des treillis 20 pour l'accrochage d'un enduit 22. Il est à noter que ces éléments peuvent être de hauteur légèrement inférieure à la distance entre la semelle filante i et la lisse haute 5, le blocage étant réalisé, auprès mise en place, par l'intermédiaire d'une cale 23, la fixation étant obtenue par l'intermédiaire de vis 24 traversant la lisse basse. Dans ce cas encore, il est prévu des plinthes 13 contenant des conducteurs électriques 14. Le chatnage supérieur horizontal supporte une charpente en bois traditionnelle et préfabriquée, comportant un certain nombre de fermes 25, sur lesquelles sont fixées des pannes 26. La panne 26 la plus basse, située sensiblement à l'aplomb d'un mur longitudinal,est au contact du chainage horizontal et fixée avec étanchéité sur celui-ci. Aux extrémités du bâtiment, il est prévu des chevrons entre la toiture et la dernière ferme également en vue d'assurer l'étanchéité et l'isolation à ce niveau de l'assemblage. Sur les pannes 26 sont fixés des éléments 27 destinés à supporter la couverture. Chaque élément 27 forme un caisson délimité par deux panneaux 28, par exemple en aggloméré, dont la partie inférieure est remplie d'un matériau 29 isolant thermique et dont la partie supérieure forme un passage pour la circulation de l'air. Comme montré à la figue 4, l'élément 27 de rive ne comporte un garnissage en matériau isolant 29 qu'à partir de la zone habitée et non pas sur les débords de toits, des ouvertures 30 étant prévues à ce dernier niveau pour assurer l'amenée et l'évacuation de l'air. Il est à noter que les plans de joints horizontaux 32 entre deux éléments 27 adjacents sont situés au niveau des pannes 26, de telle sorte qu'ils ne sont pas visibles de l'intérieur du bâtiment. Cette solution permet de bénéficier d'une charpente apparente à l'intérieur du bâtiment, tout en bénéficiant d'une bonne isolation thermique au niveau de la toiture, et en limitant au maximum les travaux de finition à l'intérieur du bâtiment au niveau de la face visible de la toiture. Les éléments 27 sont autoporteurs et peuvent servir de support à tout type d'éléments de couverture A la partie inférieure des éléments de rive 27 sont associés des caniveaux 3 assurant l'évacuation des eaux de pluies et de fonte des neiges et évitant les remontées de glace. Comme il ressort de ce qui précède, l'invention apporte une grande amélioration à la technique existante en fournissant un bâtiment pouvant être réalisé de manière simple par une personne ayant quelques notions de charpente, à partir d'un nombre relativement important d'éléments préfabriqués. Cette construction présente l'intérêt d'être rapidement montée, de posséder une excellente isolation thermique, une excellente solidité grâce à son ossature en bois, tout en offrant une esthétique très agréable conforme à certains styles campagnards ou montagnards. Comme il va de 8oi, l'invention ne se limite pas aux seules formes d'exécution de ce bâtiment décrites ci-dessus à titre d'exemples ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. C'est ainsi notamment que les éléments de façade pourraient être différents sans que l'on sorte pour autant du cadre de l'invention. - REVENDICATIONS 1. - Perfectionnement aux bâtiments à ossature en bois, caractérisé en ce qu'il consiste à prévoir, sur la périphérie du bâtiment, un certain nombre de poteaux en bois fixés en position verticale sur un soubassement en béton, à réaliser un chaînage horizontal à la partie supérieure des poteaux comportant une lisse haute à laquelle est associée une moise tournée vers du bâtiment et une moise tournée vers l'extérieur du bâtiment, les deux faces opposées des deux moises étant visibles, respectivement à l'intérieur et à l'extérieur du bâtiment, la moise intérieure servant au support de la partie de cloison située au-dessus d'elle et la moise extérieure servant au support de la partie supérieure du revêtement de façade constitué par exemple par des voliges. a. - Bâtiment selon la revendication 1, caractérisé en ce que les poteaux sont situés légèrement en retrait par rapport au bord de la dalle formant le soubassement, et sont entretoisés par une semelle filante en bois, également en retrait par rapport au soubassement. 3. - Bâtiment selon la revendication 2, caractérisé en ce que les poteaux sont fixés dans la dalle par l'intermédiaire de chevilles, la semelle filante étant clouée sur celle-ci. 4. - Bâtiment selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le chainage horizontal sert de support à la charpente, cette dernière étant constituée par des fermes en bois sur lesquelles sont fixées des pannes longitudinales, les deux pannes les plus basses étant en appui avec étanchéité sur le chatnage horizontal, des chevrons étant prévus en bout de toiture pour assurer l'étanchéité entre celle-ci et la dernière ferme. 5. - Bâtiment selon la revendication 4, caractérisé en ce que sur les pannes sont fixés des éléments isolants thermiques et destinés à supporter la couverture comportant chacun deux panneaux parallèles délimitant un volume dont la partie inférieure est remplie d'un matériau isolant thermique et dont la pàrtie supérieure est laissée vide, afin de permettre une circulation d'air. 6. - Bâtiment selon la revendication 5, caractérisé en ce que les éléments supportant la couverture sont disposés de façon telle que le plan de joint entre deux éléments soit situé au niveau d'une panne, des ouvertures étant prévues dans les faces en regard de deux éléments pour assurer la mise en communication de leurs volumes d'aération respectifs.