L'invention concerne un procédé pour rompre les maillons de channe, par exemple de channes destinées à subir des charges lourdes, utilisées dans ltestraction de la houille pour le roulage sur le front de taille et dans les convoyeurs de front de taille, et pour des buts similaires. Auparavant, on rompait les maillons de channe en les coupant, mais du fait qu'ils ont considérablement augmenté en dimension et en calibre à cause des charges de plus en plus lourdes auxquelles ils sont soumis, et du fait que pour la même raison on doit maintenant les fabriquer en acier à haute résistance traité thermiquement pour avoir une dureté élevée, il est devenu difficile de les couper avec les lames des appareils coupe-maillons classiques.Les maillons des chaines de type ancien avaient environ 18 mm de diamètre et ils étaient en acier doux alors qu'à présent le diamètre des maillons atteint 26 mm et augmentera encore certainement, et, comme indiqué ci-dessus, ils sont en acier à haute résistance. Selon un aspect de l'invention, l'appareil pour rompre les maillons de channe comprend des mâchoires montées en opposition destinées à venir en prise avec les extrémités opposées incurvées d'un maillon, et des moyens portant les dites mtchoires, capables de leur communiquer un déplacement relatif qui les rapproche ou les écarte l'une de l'autre. L'invention a également pour objet un procédé pour rompre un maillon de chaîne, qui consiste à appliquer des forces dirigées l'une vers l'autre respectivement aux parties terminales incurvées du maillon. L'invention peut étre mise en oeuvre de différentes manières, et on va maintenant décrire deux exemples de réalisation en se référant au dessin annexé, dans lequel - la fig. 1 est une vue en coupe verticale d'une forme de réalisation, prise selon la ligne A-A de la figure 2 - la fig. 2 est une vue en élévation latérale de la réalisation de la figure 1, et - la fig. 3 est une vue en coupe verticale d'une autre forme de réalisation. Le dispositif de rupture de channe représenté aux figures 1 et 2 comprend une tette creuse 1 destinée à recevoir le maillon de la chaîne à rompre, l'extrémité inférieure de cette tette étant reliée à un vérin hydraulique 2 fermé par un fond 2a et dans lequel est monté coulissant un piston plongeur 3. Ce cylindre 2 est muni d'orifices d'entrée d'huile 4 et 5 par lesquels on peut alternativement faire pénétrer de l'huile par pompage pour lever et abaisser le piston 3. Habituellement, le dispositif devra être transporté jusqu'au lieu d'utilisation et pour cette raison il est rendu portatif au moyen d'une poignée 6. Le dispositif est muni d'outils supérieur et inférieur d'écrasement des maillons, respectivement 7 et 8, entre lesquels on peut placer un maillon de channe, les traits pointillés représentant deux maillons 9 de tailles et de calibres différents. L'outil inférieur 8 est engagé dans des évidements coaxiaux de différents diamètres ménagés dans l'extrémité supérieure du plongeur 3, et se déplace vers le haut lorsque de l'huile est envoyée par pompage manuel à travers l'orifice inférieur 5 de manière à déplacer le maillon 9 dans la direction de l'outil supérieur 7 pour 1' écraser, le fracturer et le rompre. L'outil supérieur 7 comporte sur deux côtés opposés deux queues d'arond~ mules 7a qui peuvent coulisser dans des queues d'aronde femelles de forme complémentaire ménagées dans les parois latérales opposées de la toute 1. Cet outil supérieur est maintenu en place de façon amovible par des billes 10 rappelées par ressort qui s'engagent dans des évidements formés dans l'outil 7 et s'écartent sous l'action d'une pression manuelle en permettant à ltou- til supérieur 7 de coulisser vers l'extérieur.Cela permet d'introduire le maillon de channe à rompre à l'intérieur de la tête, les maillons situés de chaque côté du maillon à écraser et à rompre s'étendant à l'extérieur du dispositif en passant par des fentes ménagés dans les parois opposées de la tête creuse 1. L'une des fentes est repérée en 1a sur la figure 1. On fait ensuite coulisser l'outil supérieur 7 pour le ramener en position. On fait pénétrer de l'huile, par pompage, alternativement par l'orifice 4 et 1' orifice 5 dans le vérin hydraulique à double effet pour déplacer l'outil inférieur 8 d'abord vers le haut, pour écraser le maillon, puis vers le bas, pour ramener l'outil dans la position de départ en vue de l'opération suivante. Les outils 7 et 8 viennent respectivement en contact avec les extrémités incurvées opposées du maillon et appliquent au maillon des forces dirigées l'une vers l'autre. Bien que le liquide hydraulique soit fourni par une pompe actionnée à la main ou par un moyen mécanique ou autre, la pression qu'il est nécessaire d'appliquer à l'outil inférieur 8 pour rén ser l'écrasement du maillon est facilement obtenue. On peut prévoir des plaques munies de fentes qui s'ajustent sur les parties de la chaise s'étendant de chaque côté du dispositif. Les faces en regard des outils supérieur et inférieur comporte tent des rainures ou évidements semi-circulaires dans lesquelles on peut engager un maillon en le plaçant debout au centre de la tête. Ceci est représenté à la figure 1, et il faut noter que la profondeur de 11 évidement est sensiblement égale au diamètre de la section transversale du maillon, bien que cela ne soit pas essentiel. Les faces de chacun de ces évidements comportent de préférence des saillies 11 à section en V qui agissent pour produire une pression sur les extrémités incurvées supérieure et inférieure du maillon, de manière à créer des zones de contrainte plus faibles et à favoriser la rupture du maillon. Le dispositif peut bien entendu prendre différentes dimensions de manière à pouvoir écraser et rompre des maillons de différentes tailles. On notera que le maillon à rompre est initialement fermé. La figure 3 représente une autre forme de réalisation dans laquelle les éléments similaires aux éléments de la figure I po.- tent les mimes chiffres de référence. Dans cette réalisation, l'outil ou måchoire supérieur 7 est maintenu dans l'extrémité supérieure 20 de la tette 1 par une vis de positionnement 21 pénétrant dans un évidement 22 formé dans l'outil 7 pour garantir l'alignement des saillies il. La tôte 1 est vissée sur le fond 2 en 23.Une entretoise 24 repose sur un épaulement 25 du piston 3 et un ressort 26 en forme de disque agissant comme ressort de rappel est interposé entre l'entretoise 24 et l'extrémité inférieure de la tette 1 et sert à rappeler vers le bas le piston plongeur 3. il est prévu une rondelle annulaire 27 en feutre, un joint torique 28 et un raccord de canalisation 29. Dans ce cas, les deux maillons adjacents au maillon à rompre sont disposés du meme côté de celui-ci, et le maillon à rompre est introduit par l'ouverture ta et non introduit depuis le haut. Les faces en regard des Zoachoires 7, 8 sont évidées et munies de saillies Il à section sensiblement en V. Le fond 2 comporte un évidement 30 pour permettre à l'huile sous pression arrivant en 5 de pousser le piston 3 vers le haut. Les saillies Il présentent des flancs incurvés. R3VE#D ICATIONS i.- Dispositif pour rompre des maillons de channe, caractérisé par le fait qu'il comprend des msschoires en opposition destinées à venir en contact avec les extrémités incurvées opposées d'un maillon de channe, et des moyens portant les dites msschoires, capable de leur communiquer un déplacement relatif qui les rapproche ou les écarte l'une de l'autre. 2.- Dispositif selon la revendication 1, dans lequel les dits moyens-supports comprennent un corps portant l'une des mâchoire8 et définissant un cylindre, et un piston monté coulissant dans ce cylindre et portant l'autre mâchoire. 3.- Dispositif selon la revendication 2, comprenant un organe élastique pour écarter la dite autre måchoire et le piston de la dite mâchoire. 4.- Dispositif selon la revendication 3, dans lequel l'organe élastique est un ressort en forme de disque entourant le piston. 5.- Dispositif selon l'une des revendications 2 à 4, comprenant un orifice d'admission communiquant avec le cylindre pour permettre à un fluide sous pression de pénétrer dans le cylindre et de déplacer la dite autre mâchoire et le piston en direction de la dite mâchoire. 6.- Dispositif selon l'une des revendications 1 à 5, dans lequel les mâchoires sont munies de saillies destinées à venir en contact avec les extrémités du maillon pour favoriser la rupture du maillon lorsque les mâchoires se déplacent l'une vers l'autre. 7. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 6, dans lequel chaque mâchoire comporte un évidement pour recevoir ltextré- mité respective du maillon. 8,- Procédé pour rompre les maillons d'une channe, caractérisé par le fait qu'on applique des forces dirigées l'une vers l'autre respectivement aux extrémités incurvées opposées du maillon.