L'invention a pour objet de nouvelles 2-alcoxy-5-phényl-4H-3,5-dihydro-l,5-benzodiazépine-4-ones et des 2-alcoylmercap-to-5-phényl-4H-3,5-dihydro-l,5-benzodiazépine-4-ones de formule générale Z3®! \ C c/ \ (X) 20 dans laquelle - représente un radical alcoyle rectiligne ou ramifié comppr tant de 1 à 4 atomes de carbone , - R£ représenté un radical phényle substitué le cas échéant en position ortho par un atome d'halogène ou par un groupe nitro ou trifluorométhyle, - R^ représente un atome d'halogène ou le groupe nitro ou trifluorométhyle, et - X représente un atome d'oxygène ou de soufre . L'invention vise en outre des procédés de préparation des susdits dérivés . Selon l'invention on peut fabriquer les nouveaux composés a) par réaction d'une 1H-1,5-benzodiazépine-2,4-(3H,5H)-dione de formule générale : XX /CH2 (XX) dans laquelle R2 et R^ ont les significations susindiquées et X désigne un atome d'oxygène, avec un fluoroborate de trialco}&-oxonium ; b) par réaction d'un composé de formule générale II, dans laquelle R2 et R^ ont les significations susindiquées et X désigne un atome d'oxygène, avec un halogénure d'acide, suivie d'un traitement avec l'alcoolate d'un métal alcalin ; c) par alcoylation d'un sel alcalin d'un composé de formule générale II, dans laquelle R2 et R^ ont les significations 5 10 15 20 25 t- 30 35 40 71 39239 2 2112402 susindiquées et X désigne un atome de soufre. Dans le procédé a), on produit le fluoroborate de trialcoyl-oxonium, qui constitue l'un des produits initiaux, à partir de l'éthérate de trifluorure de bore et d'épichlorhydrine (voir H. Meerwein et coll., J. pr. Chem. (2), 147, 257 (1937) et 154, 83 (1939)) et on le fait réagir in situ avec un composé de formule II. Comme solvants appropriés, on peut citer en particulier les éthers ou les hydrocarbures halogènes, par exemple le tétrachlorure de carbone. La température de réaction se situe ici en principe entre 0°C. et le point d'ébullition du solvant utilisé. Dans le procédé b), on fait réagir in situ,avec un alcoola— te alcalin, l'halogénure d'imide qu'on produit en traitant, dans un solvant organique anhydre comme le dioxanne ou le tétrahydro-furanne, et à des températures comprises entre -50 et *50#C, la lH-l,5-benzodiazépine-2,4-dione substituée de façon correspondante avec un halogénure d'acide minéral, de préférence avec le pentachlorure de phosphore. Dans le procédé c), on part d'un sel alcalin d'un composé de formule II (X = soufre) qu'on fait réagir avec un agent d*alcoylation habituel, par exemple un halogénure d'alcoyle ou un diester de l'acide sulfurique ou de l'acide toluènesulfoni-que. Comme solvant, on peut utiliser par exemple le tétrahydro-furanne, le dioxanne ou l'alcool ; la température de réaction se situe entre 0°C et le point d'ébullition du solvant choisi. Dans ce dernier cas, on produit le composé initial de formule générale II de façon en soi connue par sulfurisation sélective, par exemple au moyen de pentasulfure de phosphore dans de la pyridine à des températures comprises entre 20°C et le point d'ébullition de la pyridine. Le composé dithio, formé comme produit secondaire, se laisse facilement éliminer du mélange. On peut produire le sel alcalin correspondant par exemple en traitant le composé monothio avec un hydrure alcalin par exemple 1'hydrure de sodium, ou avec un alcoolate alcalin. Les nouveaux composés présentent, en partie, un effet psychosédatif propre et constituent en partie des produits intermédiaires précieux pour la fabrication de tranquillisants. Les remarquables propriétés thérapeutiques des composés de formule ï conformes à l'invention ont été mises en évidence par les essais pharmacologigues dont les résultats sont donnés ci- iiiinaÉiiiii 71 39239 3 2112402 après. Ces essais ont été effectués à l'aide de la 2-éthoxy-5-phényl-7-bromo-4H-3,5-dihydro-l,5-benzodiazépine-4-one, de la 2-éthoxy-5-phényl-7-trifluorométhyl-4H-3,5-dihydro-l,5-benzodiazé-5 pine-4-one, et de la 2-éthoxy-5-phényl-7-chloro-4H-3,5-dihydro-l,5-benzodiazépine-4-one, respectivement désignées dans le tableau I ci-après par A, B, C. Dans le cadre de ces essais, on a administré, par voie orale, les substances indiquées à des souris blanches, on a ensuite 10 mesuré, pour chacun des dérivés essayés, la DIj5q et l'ataxie et on a calculé le rapport de- ces deux valeurs, ce qui correspond à l'indice thérapeutique des dérivés. L'ataxie a été mesurée en administrant une dose de dérivés déterminant chez 50 % des animaux l'incoordination des mouve-15 ments des extrémités, la DL^q a été déterminée conformément aux indications de G. Kerber dans "Archiv fur experimentelde Pathologie und Pharmacologie" Volume 162, page 480, (1931). Les résultats obtenus sont réunis dans le tableau I ci-après. TABLEAU X Composé DA50 O LD à DL50 = DA50 A 7,2 > 3321 > 463 B 00 ai > 2000 > 2 35 C 16 1000 63 L'examen de ces résultats montre que les dérivés de formule 25 I conformes à l'invention présentent un bon indice thérapeutique et peuvent donc être administrés sans danger, la dose létale et la dose curative (dans le cas présent la ayant des valeurs très éloignées . On peut utiliser les composés selon l'invention, dans la 30 mesure où ils présentent un effet psychosédatif propre, soit seuls, soit en combinaison avec d'autres substances actives selon l'invention et, le cas échéant, aussi en combinaison avec d'autres substances pharmacologiquement actives, par exemple avec des produits spasmolytiques ou psychotropes. Pour l'utili-35 sation thérapeutique, il est préférable de mélanger les nouveaux composés avec les adjuvants ou excipients pharmaceutiques habituels, tels que des diluants, désintégrants, liants, produits facilitant le glissement, épaississants, extendeurs, solvants ou solubilisateurs, et substances produisant un effet de dépôt, qui 71 39239 4 2112402 permettent une administration par voie digestive ou parenterale. Parmi les modes de préparation pharmaceutique, on peut citer les tablettes, dragées, pilules, capsules, solutions, suspensions ou émulsions, auxquelles on peut incorporer, outre les 5 nouvelles substances actives, encore des agents de conservation, des stabilisants, des émulsionnants, des substances-tampon ainsi que d'autres produits thérapeutiques, par exemple des substances bloquant les P-isomères. Il est recommandé de présenter les préparations pharmaceutiques de sorte qu'elles contiennent 10 de 1 à 100 mg, de préférence de 5 à 50 mg de substance active par dose unitaire. Les exemples suivants, non limitatifs, servent à décrire l'invention avec plus de détails : EXEMPLE 1 - 15 La 2-éthoxy-5-phényl-7—trifluorométhyl-4H-3,5-dihydro-l,5-benzo— diazépine-4-one . On dissout 5 g d'éthérate de trifluorure de bore dans 250 ml de chloroforme pur et on ajoute une solution de 2,5 g d'épi-chlorhydrine dans 10 ml de chloroforme. Après 15 à 20 minutes 20 d'agitation, le complexe se sépare sous là forme d'une masse visqueuse incolore. On ajoute alors, à la température ambiante, une solution de 8 g de 5-phényl-7-trifluorôméthyl-l,5-benzodia-zépine-2,4-dione dans 500 ml de chloroforme, ce qui a pour résultat de provoquèr d'abord la redissolution du complexe. Quin-25 ze à vingt minutes plus tard, des cristaux commencent à se séparer. Pour compléter la réaction, on continue à agiter durant 20 à 24 heures à la température ambiante, puis on ajoute au mélange, en refroidissant et en agitant énergiquement, 20 ml d'une solution de carbonate de potassium à 50 %. On sépare en-30 suite la phase organique et on la lave avec de l'eau. Après évaporation et recristallisation du résidu, on obtient 4,4 g (50,5 % de la théorie) du composé défini par le titre sous la forme de cristaux incolores de P.F. : 145-147°C. EXEMPLE 2 - 35 La 2-isopropyloxy-5-phényl-7-trifluorométhyl-4H-3,5-dihydro-l,5-benzodiazépine-4-one . Dans 100 ml d'éther diisopropylique, on introduit, à la température de 60°C, 20g de trifluorure de bore sous forme d'un courant gazeux. On refroidit ensuite jusqu'à 40°C provoquant 40 ainsi la séparation partielle, à l'état cristallin, de l'éthéra- 71 39239 5 2112402 te. On ajoute maintenant, goutte à goutte et à une température de 40 à 50°C, 20,3 g d'épichlorhydrine, puis on ajoute à la solution rouge une solution de 8 g de 5~phényl-7-trifluorophényl-1,5-benzodiazépine-2,4-dione dans 500 ml de chloroforme, on 5 continue à agiter durant 4-5 heures à la température ambiante et on isole le produit de réaction conformément à l'exemple 1. Rendement 4 g (45 % de la théorie) , P.F. 192-193°C. EXEMPLE 3 - La 2-éthoxy-7-chloro-5-phényl-4H-3,5-dihydro-l,5-benzodiazépine-10 4-one . On dissout 10g de 7-chloro-5-phényl-l,5-benzodiazépine-2,4-dione dans un litre de dioxanne pur. Après addition de 0,2 ml de diméthylformamide et refroidissement jusqu'à 15°C, on introduit dans le mélange 40g de pentachlorure de phosphore. Dans 15 l'espace de 20-30 minutes, il se forme une solution ou suspension trouble, laiteuse, qu'on verse, après ce laps de temps, à une température comprise entre -10 et 0°C, dans une solution d'éthylate de sodium (10g de sodium dans 300 ml d'éthanol). Après 15 minutes, on évapore la solution jusqu'à siccité, on 20 extrait le résidu avec du chlorure de méthylène, on évapore les extraits organiques et on recristallise le résidu dans du méthanol. Rendement 6 g (52% de la théorie). P.F. 97-100°C. EXEMPLE 4 - La 2-méthylaercapto-5-phényl-7-trifluorométhyl-4H-3,5-dihydro-25 1,5-benzodiazépine-4-one. a) On dissout 19,2 g (0,06 mole) de 5-phényl-7-trifluoro-méthyl-l,5-benzodiazépine-2,4-dione dans 150 ml de pyridine et on ajoute 14 g de P2S5 " bouillir le mélange à reflux durant 2 heures, puis on le verse dans une solution saturée et 30 glacée de chlorure de sodium. On essore les cristaux précipités, on les lave abondamment avec de l'eau et on les sèche sous vide à 100°C. On dissout le mélange brut résultant (21 g) dans du chlorure de méthylène et on introduit la solution dans une colonne de silicagel. On élue avec du chlorure de méthylène ad-35 ditionné de 3 % de méthanol. A partir des fractions correspondantes, on isole 7,0 g de 5-phényl-7-trifluorométhyl-l,5-benzo-diazépine-4-one-2-thione de P.F. 251-253°C et 2,9 g de 5-phényl-7-trifluorométhyl-l,5-benzodiazépine-2,4-dithione de P.F. 282-283°C. 40 b) On dissout 7 g du composé monothio ainsi formé dans 71 39239 6 2112402 200 ml de tetrahydrofuranne et on ajoute 1,2 g d'hydrude de sodium (50 % dans de l'huile). Après 10^15 minutes, on ajoute 3,6 g d'iodoforme, puis on agite durant une heure à la température de 40°C. On évapore ensuite, on reprend le résidu dans du chlorure de méthylène et on lave deux fois avec de l'eau. Après séchage, évaporation et recristallisation, on obtient ainsi 4,8 g de cristaux incolores (68% de la théorie) de P.F. 177-179°C. Conformément aux procédés décrits ci-dessus, on fabrique encore les composés suivants : Ex. Ra R2 R3 X P.F. °C 5 C2H5 C6H5 Br 0 142 - 143 6 c2h5 C6H5 NO 0 182 - 184 7 ch3 C6H5 cf3 o 174 - 175 8 -(CH >3-CH C6H5 cf3 0 98 - 99 9 c2H5 O-C1-C6H5 Cl 0 191 - 192 10 «Vs O-F-C6H5 Cl 0 128 - 130 11 c2h5 o-Br-CgKs Cl 0 194 - 196 12 c2„5 O"N02—C6H5 Cl 0 161 - 162 13 c2H5 o-CF3-C6H5 Cl 0 12 3 - 125 14 -ch3 C6H5 N02 s 160 - 161 15 -CH3 C6H5 Cl s 113 - 115 Exemples de mise en oeuvre pharmaceutique . 1. Dragées Un noyau de dragée contient : a) 2-é thoxy-5-phény1-7-bromo-4 H-3,5-dihydro-1,5-benzodiazépine-4-one lactose amidon de maïs gélatine stéarate de magnésium b) 2 éthoxy-5-phényl-7-trifluorométhyl-4H-3,5-dihydro-l,5-benzodiazépine-4-one lactose amidon de maïs gélatine stéarate de magnésium 5 ,0 mg 28,5 mg 15,0 mg 1,0 mg 0,5 mg 50,0 mg 5,0 mg 28,5 mg 15,0 mg 1,0 mg 0,5 mg 50,0 mg 71 39239 7 2112402 Fabrication . On granule, à l'aide d'une solution aqueuse de la gélatine à 10 %, le mélange de la substance active avec le lactose et l'amidon de maïs à travers un tamis de 1 mm d'ouverture de mail-5 le, on sèche le produit à 40°C et on le fait passer à nouveau à travers un tamis. On mélange le granulé ainsi formé avec le stéarate de magnésium et on le pastille. On recouvre de façon habituelle les noyaux ainsi formés d'un enrobage au moyen d'une suspension aqueuse de sucre, dioxyde de titane, talc et gomme 10 arabique et on polit les dragées finies à l'aide de cire d'abeilles. Poids final d'une dragée 100 mg. 2. Suppositoires Un suppositoire contient : 15 2-éthoxy-5-phényl-7-chloro-4H-3,5-dihydro- 1,5-benzodiazépine-4-one 10,0 mg masse pour suppositoires ( par exemple Witepsol W 45, un mélange de triglycérides) . 1690,0 mg Fabrication . 20 On incorpore, à l'aide d'un homogénéisateur plongeant, la substance finement pulvérisée dans la masse pour suppositoires fondue et refroidie jusqu'à 40°C et on verse le mélange à 35°C dans des moules légèrement refroidis au préalable. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà 25 de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à celui de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus spécialement indiqués ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. 71 39239 8 2112402 REVENDICATIONS 10 1. Nouvelles 2-alcoxy-(ou alcoylmercapto)-5-phényl-4H-3,4-dihydro-1,5-benzodiazépine-4-ones, caractérisées par le fait qu'elles présentent la formule générale : X CH, (I) 0 dans laquelle - R^ représente un radical alcoyle rectiligne ou ramifié comportant de 1 à 4 atomes de carbone, - R2 représente un radical phényle substitué le cas échéant en 15 position ortho par un atome d'halogène ou par un groupe nitro ou trifluorométhyle, - R^ représente un atome d'halogène ou le groupe nitro ou trifluorométhyle et - X représente un atome d'oxygène ou de soufre . 20 2. La 2-éthoxy-5-phényl-7-trifluorométhyl-4H-3,5-dihydro-l,5-benzodiazépine-4-one. 3. La 2-cthcxy-7-bromo-5-phényl-4H-3,5-dihydro-l,5-benzodiazé- pine-4-one. 4. La 2-éthoxy-7-chloro-5-phényl-4H-3,5-dihydro-l,5-benzodia-25 zépine-4-one. 5. Procédé de préparation de composés de formule générale : 30 (I) dans laquelle - R^ représente un radical alcoyle rectiligne ou ramifié comportant de 1 à 4 atomes de carbone, 35 -R2 représente un radical phényle substitué le cas échéant en position ortho par un atome d'halogène ou par un groupe nitro ou trifluorométhyle , - R^ représente un atome d'halogène ou le groupe.nitro ou trifluorométhyle et 40 - X représente un atome d'oxygène ou de soufre, lequel procédé est caractérisé par le fait qu'on met en oeuvre un 71 39239 9 2112402 produit initial de formule générale (II) dans laquelle et ont les significations susindiquées et X désigne un atome d'oxygène ou de soufre, et que 10 a) dans le cas où X = 0, on fait réagir le composé de formu le II avec un fluoroborate de trialcoyloxonium ou b) dans le cas où X = O, on fait réagir le composé de formule II avec un halogénure d'acide et on le traite ensuite avec un alcoolate alcalin ou 15 c) dans le cas où X = S, on alcoyle un sel alcalin du compo sé de formule II. ' 6. Nouveaux médicaments, notamment à activité psychosédative, caractérisés par le fait qu'ils renferment, dans leur substance active, au moins un composé de formule générale I en combinaison avec les adjuvants et excipients galéniques habituels et,le cas échéant, avec d'autres substances pharmacologiques. 7. Nouveaux médicaments selon la revendication 6, caractérisés par le fait qu'ils renferment de 1 à 100 mg de composé de formule générale I par dose posologique unitaire. 25 8. Nouveaux médicaments selon la revendication 6, caractérisés par le fait qu'ils renferment de 5 à 50 mg d'un composé de formule générale I par dose posologique unitaire.