La présente invention concerne un récipient de pression, plus particulièrement un auto-cuiseur, constitué d'un corps de récipient, présentant sur son bord des saillies, et d'un couvercle, comportant des oreilles s'étendant vers 11 intérieur, ces oreilles coopérant avec les saillies du corps de récipient pour constituer un dispositif de fermeture du type à baïonnette susceptible d'8tre amené, par une rotation du couvercle dans une direction, dans une position de fermeture, les saillies du corps de récipient ou les oreilles du couvercle présentant une surface de fermeture, une surface de sécurité et un talon d'arrêt. De tels types de récipients de pression sont notamment décrits dans le brevet suisse nO 538.845 et dans la demande de brevet allemand nO 2.455.735. Dans un tel type de récipient, si on tourne le couvercle dans la direction d'ouverture, alors que le récipient se trouve-sous pression une surface d'arrêt de l'oreille ou de la saillie vient buter contre le talon d'arrêt, de telle sorte qu'unie rotation supplémentaire du couvercle est interdite jusqu a ce que la pression ait chuté dans le récipient. Les récipients de ce type présentent un inconvénient, à savoir que la sécurité contre une ouverture prématurée du couvercle, procurée par le talon d'arrêt, n'est garantie que si ce talon d'arrêt a été complètement passé lors du processus de fermeture du couvercle sur le corps de récipient. Si, par contre, la fermeture d'un tel type de récipient est menée incomplètement, ctest-à-dire que,dans le cas du talon d'arrêt sur la saillie, seule la surface inférieure du talon d'arrêt est engagée avec l'oreille du couvercle, ou à l'inverse, dans le cas d'un talon d'arrQt sur la saillie, seule la surface supérieure du talon d'arrêt est engagée avec la saillie du corps de récipient, rien ne s'oppose à la mise sous pression de l'auto-cuiseur.Un tel récipient incomplètement fermé et sous pression peut être facilement ouvert en tournant légèrement le couvercle sans que la pression ne chute préalablement dans le récipient. La présente invention a précisément pour objet de proposer un récipient de pression de ce type dans lequel le récipient ne peut entre mis sous pression que s'il a été préalablement convenablement fermé. Ordinairement, cette complète fermeture correspond à la position dans laquelle les poignées du couvercle et du corps de récipient viennent se superposer. La présente invention a pour autre objet de réaliser en outre, une sécurité interdisant une ouverture prématurée du récipient lorsque celui-ci est sous pression. A cet effet, et selon une caractéristique de la présente invention, on ne prévoit au moins un talon d'arrêt que sur les saillies du corps de récipient ou les oreilles du couvercle se trouvant dans un secteur d'au plus 1200. De préférence, on ne prévoit un talon d'arrêt que sur au plus deux saillies ou oreilles, et, de façon avantageuse, sur une seule saillie ou oreille. De cette façon, dans le cas où le talon d'arrêt est prévu sur une saillie, et si le récipient n'est qu'incomplètement fermé, avec un talon d'arrêt en engagement avec l'oreille du couvercle corps respondante, le récipient ne peut pas être mis sous pression du fait que le couvercle est encore ouvert dans la zone du talon d'arrêt, de sorte qu'il ne peut pas se créer de pression dans le récipient. Si, par contre, le couvercle étant correctement fermé et le récipient étant sous pression, on tourne le couvercle dans le sens de l'ouverture, en se plaçant dans le cas où le talon d'arrgt est ménagé sur une saillie, l'oreille qui sort d'engagement avec la surface de fermeture de la saillie vient buter par sa surface d'arrgt contre le talon d'arrebt. Dans cette position, l'oreille vivent, sous l'effet de la pression de vapeur dans le récipient, s'appliquer contre la surface de sécurité de la saillie et la pression peut chuter dans le récipient. Consécutivement à la chute de pression, le couvercle retombe contre le corps de récipient et peut entre ainsi complètement ouvert. Les mimes résultats sont obtenus si on prévoit le talon d'arrêt sur l'oreille du couvercle. La présente invention permet donc de garantir de façon simple la sécurité consistant à empêcher la mise sous pression du récipient, tant que elui-ci n'a pas été correctement fermé. Quoiqu'il soit particulièrement avantageux de ne prévoir le talon d'arrêt que sur une oreille ou une saillie, les objets de la présente invention sont également atteints si l'on ne prévoit au moins un talon d'arrQt que sur les oreilles ou saillies se trouvant dans un secteur d'au plus 1200. L'essentiel est qu'il n'y ait pas de talon d'arrQt sur la plus grande partie de la périphérie du bord du couvercle ou du corps de récipient, de telle sorte qu'en cas de fermeture incomplè te du couvercle, il ne se produise pas d'étanchéité entre le couvercle et le bord du corps de récipient. La présente invention sera bien comprise à la lecture de la description suivante, faite en liaison avec les dessins joints dans lesquels La figure 1 représente une vue de côté d'un auto-cuiseur selon -la présente invention, avec le bord du couvercle partiellement arraché; La figure 2 représente une partie du dispositif de fermeture à baïonnette de l'auto-cuiseur de la figure 1 lors du processus d'ouverture; La figure 3 représente le dispositif de fermeture à baIonnette de l'auto-cuiseur de la figure 1 au commencement du processus de fermeture; et La figure 4 représente un dispositif de fermeture à talonnette dans lequel le talon d'arrêt est ménagé sur une oreille du couvercle. L'auto-cuiseur représenté sur les figures 1 à 4 est essentiellement constitué d'un corps de récipient 1 et d'un couvercle 5. Le bord supérieur du corps de récipient 1 comporte des saillies 2, et le bord du couvercle 5 présente des oreilles 6 dirigées vers l'intérieur. Les saillies 2 et les oreilles 6 forment un dispositif de fermeture du type à baIonnette. Sur les figures 1 à 3, les saillies 2 sont étagées et forment une surface de fermeture 7 et une surface de sécurité 8. L'auto-cuiseur comporte sur le bord du corps de récipient huit saillies 2 et, sur le bord du couvercle, huit oreilles 6. L'une des huit saillies 2 comporte un talon d'arrêt 4 dirigé vers le bas et se raccordant à la surface de sécurité 8. L'auto-cuiseur est représenté sur la figure 1 dans la position correctement fermée. Dans cette position, la surface de fermeture 7 de la saillie 2 est entièrement en contact avec l'oreil- le 6 du couvercle. Si, à partir de cette position complètement fermée, on amorce une rotation du couvercle dans le sens de l'ouvertu- re, l'oreille 6 viendra, du fait de la pression régnant à l'intérieur du récipient et s'exerçant sur le couvercle, se loger dans l'évidement 3, c'est-8-dire en contact avec la surface de sécurité b de la saillie 2, de sorte que la vapeur sous pression peut s'échap per du récipient (voir figure 2). La pression ayant diminué, le couvercle retombe sur le corps de récipient et le fond de ltoreille 6 se trouvant alors à un niveau au-dessous de la surface inférieure du talon d'arrêt 4, l'ouverture complète du couvercle est possible. On a représenté sur la figure 3 la position correspondant au début du processus de fermeture, le talon d'arrêt 4 étant formé sur la saillie 2. On peut constater, à partir de cette figure 3, que si plusieurs saillies 2 réparties sur la périphérie du bord du corps de récipient comportaient un talon d'arrêt, une mise sous pression de l'auto-cuiseur serait possible. Par contre, et conformément à la présente invention, une seule saillie 2, ou les saillies se trouvant réparties sur un secteur d'au plus 1200, présentent un talon d'arrêt 4. De ce fait, dans la position représentée sur la figure 3, l'auto-cuiseur ne peut pas monter en pression du fait que le bord du couvercle et donc le joint d'étanchéité, se détache du bord du corps de récipient du fait de l'inclinaison du couvercle 5 dans la zone opposée à la saillie 2 munie d'un talon d'arrêt 4. On a représenté sur la figure 4 un mode de réalisation dans lequel le talon d'arrêt 4' est prévu sur l'oreille 6', celle-ci présentant, à son tour, une surface de fermeture 7' et une surface de sécurité 8'. La figure 4 représente le récipient de pression dans la position de fermeture correcte, c'est-à-dire avec la surface de fermeture 7' de l'oreille 6' en contact avec la saillie 2' du corps de récipient. Dans ce mode de réalisation, de façon analogue au mode de réalisation décrit à propos des figures 1 à 3, l'auto-cuiseur ne peut être mis sous pression que s'il a été préalablement correctement fermé, tout en garantissant par ailleurs la sécurité interdisant une ouverture prématurée du récipient tant qu'il est sous pression. La présente invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation qui viennent d'être décrits, elle est au contraire susceptible de variantes et de modifications qui apparattront à l'homme de l'art. REVENDICATIONS 1 - Récipient de pression, plus particulièrement autocuiseur, constitué d'un corps de récipient présentant sur son bord supérieur des saillies, et d'un couvercle présentant des oreilles s'étendant vers l'intérieur et coopérant avec les saillies du corps de récipient pour constituer un dispositif de fermeture du type à baïonnette qui, pour une rotation du couvercle dans une direction, peut être amené dans une position de fermeture, les saillies du corps de récipient ou les oreilles du couvercle présentant une surface de fermeture, une surface de sécurité et un talon d'arrêt, caractérisé en ce qu'on ne prévoit au moins un talon d'arrêt que sur les saillies du corps de récipient ou les oreilles du couvercle se trouvant dans un secteur d'au plus 1200. 2 - Auto-cuiseur selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on ne prévoit un talon d'arrêt que sur au plus deux saillies ou oreilles et, de préférence, sur une seule saillie ou oreille.