La présente invention concerne un moyen de liaison de brides avec joint de contact, en une matière synthétique plastique, notamment du polytétrafluoréthylène, qui constitue une partie du revêtement d'un appareil. Pour protéger des appareils tels que par exemple des tuyaux, des récipients, des chaudières ou analogues, contre l'attaque de liquide et de gaz corrosifs, il est connu de revêtir les appareils d'une matière synthétique résistant à la corrosion. Des revdtements en matière synthétique contenant du fluor et notamment du polytétrafluoréthylène (PUEE) conviennent particulièrement bien pour cette application à cause de leur résistance chimique et ther- mique favorable.Lorsque l'appareil comporte plusieurs parties fixes l'une à l'autre par des liaisons par brides comme par exemple la chemise et le couvercle d'un récipient ou la chemise et une conduite tubulaire, il est évident pour assurer ltétnnchéité de la liaison, de tendre le matériau de revêtement par dessus la bride respective et de le fixer entre les brides. De telles étanch6t*ds par contact présentent la meme résistance chimique et thermique que le revêtement de l'appareil et absorbent les efforts de la bride. Des éléments d'étanchéité, auxiliaires ne sont pas nécessaire. Un inconvénient des matières synthétiques plastiques et notamment du polytétrafluoréthylène est le glissement ou le nuage de ces matériaux et la relaxation de tension qui en résulte, de sorte que pour maintenir une force de liaison suffisante, il est fréquemment nécessaire de resserrer les vis de la liaison par brides. Il est connu d'améliorer le comportement mécanique et notamment le fluage et la relaxation de tension de matières synthétiques plastiques telle que le PIFE, par addition de charges comme par exemple des fibres de verre ou de la poudre de cuivre. De telles charges, qui limitent la qualité de la résistance à la corrosion, nécessaire pour un matériau de revdtement, ne permettent pas de résoudre le problème de l'invention. 19 a également été constaté qu'il ne suffisait pas de rendre les surfaces des brides rugueuses pour réduire suffisamment le glissement ou le fluage de revdtements de P2RE, relativement épais. La présente invention a pour but de réduire le glissement ou le fluage d'un joint de contact en un matériau synthétique plastique notamment du PURE dans une liaison par brides, formant une partie du revêtement d'un appareil, de façon que l'étanch#it# de la liaison reste maintenue, dans l'essentiel, sans quril soit néoes saire de resserrer les vis de la bride, après un temps d'utilisa~ tion prolongé. IL cet effet, l'invention concerne un montage du type cidessus caractérisé en ce que le revaterent est fendu parallèlement à la surface des brides et comporte une bande métallique, formant un insert, occupant au moins une partie de la fente s'étendant sur toute la largeur de la bride. Selon l'invention, la bande métallique est munie avantageusement d'un grand nombre de ?écoulas. Le fonctionnement de la liaison par brides selon l'invention repose apparemment sur le fat que le frottement interne dans la liaison par brides, est augmenté puisque par l'introduction d'une bande métallique dont la tendance au glissement ou au fluage est d'un multiple plus faible que celle de la matière synthétique, on réduit ainsi considérablement le glissement, ou le fluage de la matière synthétique. De façon générale, pour un revêtement ayant une épaisseur d'environ 5 mm, on réduit suffisamment le glissement ou le fluage à l'aide d'un seul insert. Pour des épaisseurs plus grandes, il est avantageux de prévoir plusieurs inserts.Les bandes métalliques utilisées comme inserts peuventrar exemple être matricées ou découpées dans des tôles et en outre, pour permettre une meilleure imbrication de l'insert et de la matière synthétique, on prévoit des découpes. Il est particulièrement intéressant d'utiliser du métal étiré, qui s'adapte de façon simple aux dimensions de la bride et peut etre denté ou accroché de façon particulièrement efficace à la matière synthétique. Il est en outre avantageux de rendre rugueuse la surface de la bande métallique, avant sa mise en place. Le rapport entre l'épaisseur du revatement et l'épaisseur de la bande métallique, doit titre de tordre de 4/1 et dans chaque cas particulier, la relation la plus intéressante se détermine par des essais. La présente invention sera décrite plus en détail à l'aide d'un mode de réalisation représenté schématiquement, en coupe partielle, sur l'unique figure annexée. Dans la rle en coupe de la figure, la référence 1 se rapporte à un récipient en deux parties, muni de brides 2. Les parties de récipient sont revEtueE de feuilles 3 de polytétrafluoréthylène Cen abrégé PT ). des feuilles sont fixées entre les surfaces de brides, rendues rugueuses, et qui se font face. Pour recevoir les bandes métalliques 4, les feuilles sont munies de fentes parallèles aux surfaces des brides. Le vissage des deux parties de récipient n'est pas représenté sur la figure. l'avantage de la liaison par brides, selon l'invention, avec une étanchéité de contact, ressort clairement des résultats d'essais donnés ci-après. Dans la première série d'essais, on a déterminé le glissement de plaques de PER, différentes, ayant des dimensions de 40 x 21 x 4 mm, pour une température d'environ 20 C et une pression de surface, constante de 60 N/mm. Le temps de l'essai était égal à 15 minutes. Echantillon 1 Echantillon 2 Echantillon 3 Déformation 1,35 0,55 O,0 30,7 13,4 0,0 Echantillon 1 - surface de brides lisses. Echantillon 2 - surface de brides munie de rafrures d'une profondeur de 0,5 nia. Echantillon 3 - surface de brides, moletée ; plaquettes de PTEE, fendues, inserts de bande d'acier d'une épaisseur de 1 mm. Dans une seconde série d'essais, on a fixé chaque fois deux plaquettes de P22E, superposées dont les dimensions étaient égales à 100 x 40 z 4 mm, entre des plaques d'acier munies de rainures d'une profondeur de 0,5 mm, et sous une pression des surfaces égale à 11 N/mm, on a chauffé à 200 C. La distance de la plaque d'acier a été maintenue constante et la variation de pression de surface (relaxation de tension) a été mesurée après 3 heures. Echantillon 1 Echantillon 2 Variation de pression 0,4 0 N/mm h de surface 4 0 Echantillon 1 - sans bandes métalliques. Echantillon 2 - inserts d'acier d'une épaisseur de 1 mm. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation ci-dessus décrit et représenté, à partir duquel on pourra prévoir d'autres modes et d'autres formes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. R E V E N D I C A T I O N S 1 ) Moyen de liaison de brides avec joint de contact, en une matière synthétique plastique, notamment du polytétrafluoréthyl lène, qui constitue une partie du revêtement d'un appareil, liaison caractérisée en ce que le revêtement est fendu parallèlement à la surface des brides et comporte une bande métallique, formant un insert, occupant au moins une partie de la fente s'étendant sur toute la largeur de la bride. 20) Moyen de liaison selon la revendication I, caractérisée en ce que la bande métallique est munie d'un grand nombre de découpes.