i 2003793 La présente invention concerne des fils faits de polymères linéaires propres à former des fibres et leur production. Les fils faits de filaments continus, tels quels, ne conviennent pas pour des applications textiles pour lesquelles de 5 bonnes propriétés de toucher, un pouvoir couvrant élevé (c'est-à-dire un gr-=Jtd volume par unité de poids du tissu), le confort et l'esthétique sont importants. Cette Inadéquation est due principalement au fait que les monofilaments ont une surface lisse et un diamètre uniforme (c'est-à-dire une section circulaire 10 ou quasi circulaire] et qu'ils ont donc tendance à se tasser de façon serrée dans le fil. Par conséquent, des tissus faits de fils de ce genre ont une densité relativement élevée qui affecte défavorablement leur pouvoir isolant et leur pouvoir couvrant. De plus, dans le cas de vêtements faits de 15 fils denses ou de monofilaments de cette nature, la surface de contact entre le tissu et la peau de la personne qui porte ce vêtement est relativement grande, ce qui nuit aux propriétés de toucher et au confort. Il en résulte souvent une sensation de moiteur pour la personne portent ee vêtement. Pour ces raisons, 20 les filaments continus issus de polymères synthétiques propres à former des fibres et destinés à des applications textiles doivent être en grande partie découpés et filés en fils de fibres courtes. La production do fils à partir de fibres coupées est un procédé fastidieux et onéreux qui comporte une série d'opéra-25 tions complexes. Les fibres coupées doivent être combinées en assemblages se prêtant à l'étirage pour lequel les fibres sont alignées en faisceaux dont le diamètre est réduit et qui sont retordus. Le retordage est nécessaire pour empêcher un glissement excessif des fibres adjacentes les unes par rapport aux autres. 30 II est évident que ces assemblages ont une très faible efficacité de translation, c'est-à-dire que la résistance de 1'assemblage des fibres est de loin inférieure à celle des constituants de cet assemblage. Le coût de la production de fils de fibres coupées aug-35 mente rapidement avec la diminution du denier du fil filé. Ce coût plus élevé résulte principalement de la nécessité d'assurer une plus grande uniformité des fibres dans le faisceau de fil plus petit, de la nécessité d'un retordage plus important pour conférer une résistance adéquate au fil et du fait que la vitesse 4-0 de production des machines est plus faible pour un poids donné de 69 06995 2 2003793 fil.Outre son coût élevé,la technique de production des fils de fibres coupées classiques offre d'autres inconvénients.Par exemple, il est très difficile d'obtenir un fil présentant une grande uniformité de texture et de denier et d'arriver à une bonne efficacité 5 de translation, mais il est probablement plus difficile encore de réaliser intentionnellement une non-uniformité statistique ou régulière de la texture et/ou du denier. Cette non-uniformité fonctionnelle est nécessaire dans le cas de tissus ayant des propriétés esthétiques spéciales, par exemple un aspect volumineux. 10 La fabrication d'un fil volumineux moelleux et agréable à partir d'un monofilament, plutôt que de fibres courtes, offre donc des avantages économiques considérables parce qu'elle permet de supprimer diverses opérations compliquées et onéreuses qui nécessitent un équipement extrêmement spécialisé. En outre, un 15 procédé convenable de production d'un fil volumineux et intéressant du point de vue commercial à partir d'un monofilament ouvre à la fabrication de fibres synthétiques un marché oui était jusqu'ici pratiquement réservé aux usines textiles qui produisent du fil à partir de fibres coupées. 20 On sait que certains polymères orientés peuvent être refendus en fibres plus ou moins grossières lorsqu'ils sont soumis à une action mécanique appropriée. Le refendage est réalisé d'habitude de façon continue par passage de la matière, à l'état de pellicule ou de fibre, qui doit subir la fibrillation dans 25 un dispositif dans lequel des parties successives de la pellicule ou de la fibre sont soumises à une action mécanique qui est capable de créer et de propager simultanément une série de fissures. Un appareil convenant à cette fin est décrit, par exemple, dans la demande de brevet allemand n° 18 07 14-3.7 du 5 no-30 vembre 1968 de la Demanderesse. Les déformations qui sont capables de provoquer un refendage efficace sont celles qui créent des champs de contraintes complexes présentant des valeurs élevées pour le gradient des contraintes, comme la flexion, le frottement, le laminage, la torsion, la compression longitudinale et 35 l'étirage longitudinal sur une arête vive. Certains polymères, par exemple des polyoléfines extradées à l'état fondu, comme le polyéthylène ou le polypropy-lène ou une combinaison quelconque de deux ou plusieurs polyolé-fines,sous la forme de pellicules ou de fibres orientées, se prê- 9 06995 3 2003793 ques. Une autre classe de polymères qui peuvent être refendus avec une facilité relative comprend les polymères acryliques filés eu sec ou au mouillé, comme le polyacrylonitrile et les matières apparentées. Dans ce cas, l'aptitude au refendage est at-5 tribuée à la structure spongieuse que permet d'obtenir le procédé particulier. Par contre, dans les conditions normales, les polyamides filés à l'état fondu, comme le polycaprolactame et le poly-hexaméthylèneadipamide (connus sous les dénominations de Nylon 6 10 et de Nylon 6.6) résistent à la fibrillation au point de rendre impossible l'obtention de façon économique d'un produit fibrille techniquement intéressant. Comme les fibres des polyamides sont particulièrement intéressantes pour de nombreuses applications textiles, il serait souhaitable de disposer d'un 15 procédé efficace et économique permettant de conférer aux polyamides la même aptitude au refendage que présentent, par exemple, les polyoléfines. On sait déjà qu'il serait désirable de pouvoir produire des polyamides capables d'être refendus et qu'on, a fait divers 20 essais dans ce sens. Toutefois, les procédés connus recourent à une technique compliquée au cours de laquelle un des constipants d'un mélange de polymères est éliminé, le refendage étant dans ce cas limité à la simple séparation de polymères différents extradés côte à côte,ou bien ils recourent à un refendage de pellicu-25 les de la matière polymère et, dans ce cas, l'épaisseur de la pellicule est limitée à des valeurs très faibles. La Demanderesse a découvert un procédé qui permet de préparer des compositions polymères qui comprennent comme constituant essentiel un polyamide et qui peuvent être refendues,c'est-30 à-dire fibrillees, dans une mesure beaucoup plus grande que les polyoléfines normales ou les mélanges de polyoléfines. En outre, par l'ajustement des conditions opératoires, il est possible de fabriquer des produits manufacturés volumineux contenant un pourcentage élevé de bouts de fibrilles libres et dans lesquels les llbril-35 les sont enchevêtrées dans une mesure appréciable. De ce fait, ces produits manufacturés conviennent pour la fabrication de fils à tricoter ou à tisser. Dans ce cas, il est nécessaire, pour que les tissus finis soient dimensionnellenent stables et confortables et qu'ils aient de bonnes propriétés de toucher, de combiner 40 une ténacité suffisamment élevée avec un bon pouvoir couvrant, 9 06995 A 2003793 une surface duveteuse et un poids spécifique apparent peu élevé. La technologie des fibres ou des pellicules refendues rencontre déjà un certain succès dans le domaine textile,mais son application est limitée habituellement à la fabrication de produits rna-5 nufacturés relativement simples et grossiers. Les tissus fins sont encore presque exclusivement fabriqués à l'aide de fils de fibres coupées. La présente invention procure une pellicule ou un mono-filament orienté longitudinalement qui est formé d'une composi-10 tion comprenant essentiellement 10fs au minimum et 80,3 au maximum et de préférence 30 à 70fj d'un polyamide propre à former des fibres, de même qu'un polyester et une polyoléfine qui représentent chacun lOf, au minimum de la composition et qui peut être transformé en un produit fibrille par un procédé connu quelconque 15 de fibrillation de polymères organiques cristallins ayant subi une orientation moléculaire. Les compositions propres à former des fibres suivant l'invention permettent la production de fils pour vêtements fins sans qu'il soit nécessaire d'extrader des filaments continus et de former des fibres coupées au cours d'un 20 stade intermédiaire. Ces compositions peuvent être transformées en produits fibrilles d'une grande finesse sans qu'il faille recourir à des stades intermédiaires, tels que le gonflement et l'élimination d'un constituant,pour augmenter l'aptitude au refendage. 25 La présente invention procure également un procédé de production d'un fil fibrillé, suivant lequel on extrade- un "cordon" unitaire (le terme "cordon" désignant ici les pellicules, filaments et rubans d'une section appropriée quelconque) d'un mélange intime qui consiste essentiellement, sur base pondérale, en 30 10^ au minimum et en 80% au maximum de chacun des constituants suivants : (a) un polyamide propre à former des fibres, (b) un polyester propre à former des fibres et (c) une polyoléfine propre à former des fibres, on oriente le cordon extradé en l'étirant à une température allant de la température d'extrusion à 35 la température ambiante, puis on crée des fissures dans le cordon orienté de fa.çon à le transformer en un produit fibrillé d'un volume relativement élevé. L'orientation peut être réalisée en plusieurs stades qui sont exécutés ou non à la même température et, si on le désire, le procédé peut comprendre,outre l'ex-40 trusion et l'orientation, un refroidissement et un chauffage* 9 06995 5 2003793 On sait que des mélanges de polymères incompatibles conviennent pour la fabrication de produits fibrilles et, par exemple, le brevet belge n° 656.583 indique que pour des applications normales il suffit que le mélange contienne deux 5 constituants, bien que ce mélange puisse en contenir un nombre quelconque. En outre, ce brevet signale que des compositions appropriées comprennent un polyamide et du polypropylène, du nylon et un polyester,et du polypropylène et du polyéthylène. La Demanderesse a toutefois découvert que des combinaisons spécifiques 10 des trois polymères incompatibles, à savoir le polyamide, le polyester et la polyoléfine, conduisent, comme décrit ci-après, à des produits fibrilles qui sont étonnamment supérieurs à ceux qu'on obtient à partir de l'une quelconque des combinaisons ne contenant que deux constituants. 15 II convient de noter que les améliorations que rend possible l'addition du troisième constituant ne sont pas limitées à un ensemble particulier de conditions opératoires. En général, une étude comparative permet de mettre en évidence facilement les avantages réalisés de cette façon. 20 Dans le procédé suivant l'invention, le mélange peut être transformé avantageusement en un monofilament, par exemple par extrusion à l'aide d'une extrudeuse à une vis classique. On peut introduire le mélange à l'état sec,ou bien on peut le soumettre à un traitement préalable dans un malaxeur ou dans un mé-25 langeur Banbury, ou encore on peut recourir à tout autre moyen approprié permettant d'obtenir un mélange intime des polymères et notamment à une dissolution des polymères dans un solvant qu'on évapore avant d'introduire le mélange formé au préalable dans 1'extrudeuse. 30 Les polyamides qu'on utilise de préférence suivant l'in vention sont ceux qui ont un poids moléculaire moyen en nombre supérieur à 8000. Les quantités de polyamide présentes dans le mélange des polymères peut n'être que de lOp en poids et atteindre o0p en poids, mais elles sont de préférence de 30 à 70£ en 35 poids. Si on utilise moins de 10^ de l'un quelconque de ces trois constituants, le cordon résultant peu t^tre facilement séparé en fibrilles. Par "polyamide", on entend aux fins de l'invention,1es homopolyamides et les copolyamides oui contiennent moins de 30, 4-0 d'un constituant modificateur, par exemple un second acide, une 69 06995 6 2003793 seconde aminé ou un lactame, comme le caprolactame. Ces copoly-amides peuvent contenir également d'autres liaisons, comme des radicaux ester, nais 70$ au minimum des radicaux de liaison du polymère doivent être des radicaux anide . Les homopolyamides 5 et copolyanides peuvent être, par exemple, aliphatiques, 'alipha-ticues-aroaatiques ou hétérocycliques. On peut utiliser, par exemple, les polyamides préparés à partir de diamines,comme l'é-thylènediamine, la propylènediaminé, la butylènedismine, la tétra-méthylènediamine, la pentaméthylènediamine, 13 he xamé thylène d i ami -10 ne, la jD-xylylènediaminé et la jo-phénylènedianine. Comme exemples de polyamides particuliers, on peut citer le poly(hexaméthylène adipamide), le poly(hexaméthylènesébaçamide), le poly(epsi-loncaproamide), le poly(caprolactame),de même que les copolymères correspondants. 15 Tous les acides dibasiques ou leurs dérivés qui sont capables de former des polyamides par réaction avec une diamine conviennent comme constituants du- polyamide. Les composés les plus courants de ce genre sont les acides dicarboxyliques et leurs dérivés. Des acides dibasiques convenables sont les acides 20 oxalique, malonicue, succinicue, glutarique, adipique, pimélique, subérique, azélaïque, sébaciaue, téréphtalique, isophtalique, hexahydrotéréphtalique et cyelohexylènedic arboxylique. Par "polyester", on entend aux fins de l'invent ion, 3.es homopolyesters et les copolyesters qui contiennent moins de 30% 25 d'un constituant modificateur qui est soit un second acide et/ ou un second diol. Les polyesters préférés aux fins de l'invention sont ceux issus de 1'éthylèneglycol et de l'acide téréphta-lique. Le copolyester peut comprendre, si on le désire, plus de trois constituants copolymérisables combinés et aussi des pro-30 portions mineures d'autres liaisons, comme des liaisons araide et éther. Tous les acides dibasiques ou leurs dérivés qui sont capables de former des polyesters avec des glycols conviennent comme constituants du polyester. Des acides dibasiques appropriés 35 sont notamment les acides téréphtalique, isophtalique, naphta-lènedicarboxylicues(l,5; 2,6; et 2,7), hexahydrotéréphtalique, dibenzoïoues, téréphtaliques substitués, oxalique, malonique, ^suecinique, adipique, subérique, et sébacique. Des glycols convenables sont ceux qui répondent à la 4-0 formule générale H0(CH2)n0K,où n = 2 à 10, c'est-à-dire l'éthy- 9 06995 7 2003793 lèneglycol et le décaméthylèneglycol pour les valeurs extrêmes, comme le diethylèneglycol, le butylèneglycol, le néopentylgly-col et le cyclohexanedimcthanol, de même que des diphcnols comme les Bisphénols et naphtalènediphsnols (1,4; 1,5; 2,6 et 2,7). 5 D'autres polyamides et polyesters propres à former des fibres appropriés sont définis, par ei-zsmple, dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique n° 2.071.250, 2.071.253> 2.130.523, 2.130.943, 2.190.770 et 2.465.319. Par "polyoléfines", on entend aux fins de l'invention 10 des homopolymères cristallins d'oléfir./s de 2 à 8 atomes de carbone, comme le polypropylène, le polyéthylène et le poly-4-a-méthylpentène, de même que des copolymères cristallins d'oléfi-nes. Il n'est pas possible de donner pour chaque cas parti-15 culier l'explication précise des effets de corrélation de chacun des trois constituants (polyamide, polyoléfine et polyester),en raison de la complexité de la structure et du nombre de variables opératoires qui affectent la morphologie du produit final. On est porté à croire cependant que la force interfaciale peu impor-20 tante entre les cor.stituc.nts qui forment les microfibrilles et ceux qui forment la matrice jouent un rôle considérable da.' \ la facilité de la fibrillation constatée avec ces systèmes. Par variation des quantités relatives des trois constituants du mélange, et par un choix judicieux des conditions opératoires à tous les 25 stades du procédé, on a découvert qu'il est possible de produire des fils fibrillés qui ont les propriétés exceptionnelles jusqu'à présent associées presque exclusivement aux fibres coupées. Ces propriétés exceptionnelles permettent d'utiliser les fils fibrillés (qui jusqu'à présent ne convenaient pour que la fabri-30 cation de nappes grossières, de filets, de poches et de sacs ou pour le retordage en ficelles et en cordes ) pour la fabrication de tissus pour vêtements et d'-autres tissus relativement plus onéreux. Les exemples suivants dans lesquels les parties sont en 35 poids, sauf indication contraire, illustrent des formes de réalisation particulières de l'invention. EXEMPLE 1.- On extrude en un monofilament d'un diamètre de 0,305 mm un mélange sec de 50 parties de pastilles de polycaprolactame d'un 40 poids moléculaire de 21.700, de 25 parties d'un poly(téréphtalate BAD OF»G 69 06995 8 2003793 d'éthylène) ayant une viscosité réduite dons le m-crésol de 0,2 dl/g et de 25 parties de polypropylène ayant un indice de fluidité de 7,4 g/10 minutes. Les conditions d'extrusion sont les suivantes : température du corps de l'extrudeuse 26û°C, tempéra-5 ture de la filière 271°C, vitesse de la vis 90 tours/minute, débit 20 ml/minute, vitesse de réception du filaient 121,92 mètres/ minute. On n'utilise pas de filtre dans 1'extrudeuse qui est une extrudeuse Reifenhauser de 12,5 nnn présentant un rapport longueur/ diamètre de 23:1. Le filanent est refroidi dans un bain d'eau 10 froide se trouvant à 2,54 CEÎ au-dessous de la filière. Un examen microscopique du filaient non étiré(en coupe) montre que le diamètre des particules polymères est de 1 à 10 microns; la majeure partie du polypropylène et du polycaprolactane se présentant en particules de 5 à 10 microns, tandis que le polyester remplit 15 les espaces entre les particules des deux autres polymères. On étire le monofilament à quatre fois sa longueur initiale sur un bloc chauffant maintenu à 160°C. On écrase ensuite légèrement le monofilainent étiré en le faisant passer entre deux rouleaux dont la passe mesure 0,076 ma. On fait ensuite passer 20 le filajnent écrasé dans un dispositif dans lequel un jet d'air sous 4,2 kg/ciâ^ le soumet à une action vibratoire ou flagellante turbulente. Ce traitement provoque une nouvelle fibrillation et une . nouvelle séparation des pellicules et augmente le volume du fil. L'examen microscopique montre que le fil a un denier moyen de 25 0,38 par fibrille. EXEMPLE 2.- 0n extrude à 280°C en un monofilejnent d'un diamètre de 0,51 mm un mélange sec de 60 parties de pastilles de polycapro-lactame d'un poids moléculaire de 18.000 (en l'occurrence le po-30 lymère vendu par la Demanderesse sous le nom de Plaskon 8201), de 20 parties de poly(téréphtalate d'éthylène) ayant une viscosité réduite dans le m-crésol de 0,3 dl/g et de 20 parties de polypropylène d'un poids moléculaire moyen de 296.000. Les conditions d'extrusion sont identiques à celles de l'exemple 1, ex-35 cepté que le débit est de 12,5 ml/minute et que la vitesse de réception du filament est de 45,72. mètres/minute. On étire le monôfilament. à 3 X à 100°C,puis à 1,5X à 150°C. On fait d'abord passer le filaient étiré dans un dispositif où il est soumis à une action énergique de flexion et de 40 frottement alternatifs qui provoque une fissuration considérable 9 06995 9 2003793 et la formation de nombreuses fibrilles. Toutefois, la plupart des fibrilles sont encore orientées très étroitement suivent l'axe du fil et les fibrilles individuelles sont encore très fortement serrées. On procède ensuite à l'ouverture de la structu-5 re en faisant passer le fil fibrillé mécaniquement dans une zone à jet d'air à grande vitesse. Le procédé de fissuration mécanique et de flagellation à l'aide d'un jet d'air d'un cordon extradé est décrit plus en "détail dans la demande de brevet allemand n° 13 07 145.9 du 5 novembre 1968 de la Demanderesse. Les 10 fibrilles du fil volumineux résultant ont un denier moyen de 3,0. Le fil a une ténacité de 1,3 g/denier à une torsion nulle. Les exemples suivants (3, 4 et 5) montrent que l'addition de quantités relativement faibles (à savoir 10% en poids) du troisième constituant augmente sensiblement la tendance du fila-.15 ment à se fibriller en un produit analogue à un fil. EXEMPLE 3,- A. On extrade en un nonofilament d'un diamètre de 0,51 mm un mélange sec (a) de 70 parties de pastilles de polycaprolactame d'un poids moléculaire moyen en nombre de 30.000, (b) de 30 par- 20 ties de poly(téréphtalate d'éthylène) d'une viscosité réduite dans le m-crésol de 0,2 dl/g et (c) de 10 parties de polypropylène d'un indice de fluidité de 7,4- Les conditions d'extrusion sont identiques à celles indiquées dans l'exemple 1, mais la vitesse de la vis est de 60 tours/ 25 minute et le débit de 12,5 ml/minute. La vitesse de réception des filaments est de 27,43 nètres/minute. On étire le monofilament à 4 X sa longueur initiale à 160°C. On étire une autre portion du n-ame monofilament à 3,5 X sa longueur initiale à 160°C. On écrasa légèrement les deux filaments étirés en les faisant 30 passer entre deux rouleaux ménageant une passe de 0,051 On fait passer ensuite les filaments écrasés dans un dispositif dans 2. lequel ils sont soumis à un jet d'air de 4,2 kg/cm exerçant une action de flagellation ou de vibration turbulente. Ce traitemnnt .provoque "xae noir/elle fibrillaticn et la séparation des fibrilles 35 et augmente le volume du fil. B. On reprend le procédé décrit en Armais en omettant l'addition des 10 parties de polypropylène. Les fils obtenus en A, comparés avec les fils obtenus en B, produits d'une façon analogue mais ne contenant pas i.O de .polypropylène, sont nettox.ant supérieurs en ce qui concerne 9 06995 10 200379 le pouvoir couvrant, le moelleux et la finesse. On examine au microscope les fils faits clés filaments étirés à ^00%. Le fil A contenant du polypropylène est fibrillé jusqu'à un denier moyen par fibrille de 0,33. Le fil Bjexempt 5 de polypropylène,est fibrillé jusqu'à un denier moyen par fibrille de 1,2. exemple u.~ A. Or extrade en un monofilament d'un diamètre ^ 0,51 ^ un mélange sec de 65 parties de polypropylène d'un raolf'n- 10 laire moyen viscosimétrique de 300.000, de 35 parties de polyca-prolactane d'un poids moléculaire moyen en nombre de 13« 000 et de 10 parties de poly(téréphtalate d'éthylène) d'une viscosité réduite dans le m-crésol de 0,2 dl/g. Les conditions d'extrusion sont identiques à celles indiquées dans l'exemple 3. 15 On extrade une portion de ce filament à 3,5 X sa longueur initiale, puis on l'écrase comme dans l'exemple 1 entres des rouleaux ménageant un passe de 0,051 mm et on le fait passer dans un dispositif à jet d'air comme décrit dans la demande de brevet allemand n° 18 07 145.9 de la Demanderesse. 20 Le fil obtenu,appelé filament A,a un moelleux, une fi nesse et un pouvoir couvrant plus grands que ceux d'un fil, appelé filament B,produit d'une manière identique,mais ne contenant pas & poly(téréphtalate d'éthylène). L'e microscopique montre -^uc; le filament B n'est pas complètement fibrillé et qu'il contient 25 des fibrilles d'un denier très élevé, alors que le filament A est fibrillé uniformément en fibrilles d'un denier relativement fin. A' On étire une autre portion du ~onofilament à 4 X la longueur initiale, puis on l'écrase entre des roulerux qui mên.-30 gent une passe de 0,051 mm, après quoi on le traite au moyen d'un jet d'air. La comparaison du filament obtenu en A' avec un filament B', produit d'une façon analogue mais ne comprenant pas de polyester*, révèle des différences analogues à celles constatées 35 entre les filaments A et B, à savoir que le filament A' est complètement fibrillé en un fil moelleux d'un faible denier moyen par fibrille, tendis que le filament B',après traitement au moyen du. jet BAD ORIGINAL 06995 ii 2003793 A" On étire une autre portion encore du monofilament, appelé A" à 4 ^ sa longueur initiale, puis on 1'écrase entre dos rouleaux ménageant une passe de 0,076 mm, après quoi on le traite au moyen du jet d'air. On obtient un produit analogue à tin 5 fil qui présente une structure finement fibrillée. Un filament, appelé filament B", produit d'une façon analogue nais ne contenant pas de polyester n'a nullement l'aspect d'un fil et reste sensiblement non fibrillé. Cet exemple fait ressortir 1'amélioration que permet d'obtenir l'addition du troisième constituant; cette 10 amélioration n'est pas limitée à un ensemble particulier de conditions opératoires,mais est réalisée facilement et nettement mise en évidence par une comparaison avec un produit dans lequel est omis l'un des trois constituants polymères critiques. EXEMPLE 5. - 15 On extrude en un monofilament d'un diamètre de 0,51 mm un mélange sec de 62 parties de poly(téréphtalate d'éthylène) d'une viscosité réduite dans le m-crésol de 0,6 dl/g, de 38 parties de polypropylène d'un poids moléculaire moyen viscosimétrique de 300.000 et de 10 parties de polycaprolactame d'un poids 20 moléculaire moyen en nombre de 13.000. Les conditions d'extrusion sont les suivantes : température de la zone 1 du corps de l'extrudeuse 271°C, température de la zone 2 : 293°C, température de la filière 293°C, débit 12,5ml/ninute, vitesse de la vis 45 tours/minute, refroidissei^ent : bain d'eau froide disposé à 25 5,08 cm au-dessous de la filière. La vitesse de réception du filament est de 36,58 mètres/minute. On étire une portion du monofilament A à 150°C à 3,5X sa longueur initiale. On étire une seconde-portion du monofilament à 160°C à 4-X sa longueur initiale. On transforme alors 30 en fils par le procédé indiqué dans l'exemple 1 les monofilaments étirés. Comparés avec des fils B,produits d'une manière identique mais ne contenant pas de polycaprolactame, les fils A ont une finesse nettement supérieure. Les fils exempts de polycapro-35 lactame accusent une fibrillation extrêmement faible sinon nulle. Un examen microscopique des fils faits des filaments étirés à 69 06995 12 2003793 Les améliorations résultant de l'addition du troisième constituant sont davantage illustrées par le tableau qui résume les résultats des exanens microscopiques obtenus dans les exemples ci-dessus. > ■ o sO o TABLEAU O- sO COMPARAISON DU DENIER MOÏEN PAR FIBRILLE DE FILS FIBRILLES PRODUITS A PARTIR DE MELANGES DE DEUX OU DE TROIS POIYMERES Rapport Polycapro- Polypropylène Poly(téré- Nombre de Denier laqyen d'oti- lac tarie phtalate consti- par fibrille rage d'éthylène) tuants 4 50 25 25 3 0,38 4,5 60 20 20 3 3,0 4 70 10 30 3 0,83 4 70 30 2 1,2 4 35 65 10 3 2,3 4 35 65 2 pas de fibril- lation 3,5 10 38 62 3 20 38 62 2 pas de fibril- lation 4 10 38 62 3 3,8 4 38 62 2 6,7 H vo t J O O UJ -o U> 69 06995 14- 2003793 REVENDICATIONS 1.- Procédé de production d'un fil fibrille, caractérisé on ce qu'on extrade un cordon unitaire d'un mélange intime consistant essentiellement, sur base pondérale, en lOfî au mini- 5 mura et en oOTj au maximum et de préférence en 3u à 7G;t de chacun des trois constituants suivants (a) un polyamide propre à former des fibres, de préférence du polycaprolactame ou du polyhexaméthylène-adipanide, (b) un polyester propre à former des fibres? de préférence du poly(téréphtalate d'éthylène),et (c) une p:-1 y,.1 éfine 10 propre à forner des fibres, de préférence du polypropylène, on oriente le cordon extrudé en l'étirant en un ou plusieurs stades à une température s'échelonnant de la température d'extrusion à la température ambiante, on soumet éventuellement le cordon à des traitements supplémentaires et à un recuit, puis on crée dans 15 le cordon orienté des fissures,spécialement par des moyens mécaniques et/ou par l'utilisation d'un Jet d'air, de façon à le transformer en un fil fibrillé relativement volumineux. 2.- rîélange intime, caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement, sur base pondérale, en 10^ au minimum et en 80;1 20 au maximum et de préférence en 30 à 70/? de chacun des constituants suivants (a) un polyamide propre à former des fibres, de préférence du polycaprolactame ou du polyhexaméthylèneadipamide, (b) un polyester propre à former des fibres, de préférence poly(téréphtalate d'éthylène),et (c) une polyoléfine propre à 25 former des fibres, de préférence du polypropylène. 3.- Filament étiré ou non, produit par extrusion, suivie éventuellement d'étirage, d'un mélange suivant la revendication 2o 4.- Cordon fibrillé, caractérisé en ce qu'il comprend un produit extrudé orienté consistant essentiellement base 30 pondérale, en 10^ au minimum et en 80£- au maximum de chacun des constituants suivent (a) un polyamide propre à former, des fibres^ de préférence du polycaprolactame ou du polyhexaméthylèneadipamide, (b) un polyester propre à.former des fibres, de préférence du poly(téréphtalate d'éthylène),et (c) une polyoléfine propre 35 à former des fibres, de préférence du polypropylène. BAD ORIGINAL