La présente invention a pour objet un nouveau type de chariot particulièrement destiné à y pondre des têtes d'animaux abattus, à lis transporter commodément et à les stocker, principale ment des têtes de porcs, de veaux et de moutons. I1 est de pratiq ue courante, dans les abattoirs de taille moyenne ne possédant pas de moyens de manutention hautement mécanisés, de placer les têtes d'animaux au fur et à mesure qu'elles sont detachées, dans.des chariots-bassines ou des chariots-bacs. Les têtes sont donc empiLées les unes sur les autres et sont emme nées dans des-locaux frigorifiques où on les accroche une à une à des charrassons ou "dents de loup" en attendant d'être livrées aux commerçants-détaillants ou soumises à des traitements ultérieurs. En effet, il n'est pas possible de laisser les têtes dans les bacs où elles n1 auraient pas la ventilation nécessaire à leur refroidissement. Une telle façon de faire, si elle a 11 avantage de la simplicité des moyens mis en oeuvre, présente cependant des inconvénients majeurs. En premier leu, elle nécessite une manutention onéreuse. En second lieu, les têtes dans l'état où elles se trou vent lorsqu'elles sont dans les bacs, retiennent encore un peu de sang ; les têtes qui sont situées à la partie supérieure de l'empi lement vont donc souiller celles qui sont situées au-dessous d'elles I1 s1 ensuit une détérioration de la présentation préjudiciable à la vente ou nécessitant un travail de nettoiement. La présente invention vise à supprimer les inconvénients sus-nommés en donnant en outre à l'utilisateur une--grande facilite d'étalage et d'accès. Un dispositif conforme à l'invention, destiné au trans port et au stockage des têtes d'animaux est constitué par - une cage comprenant un châssis rectangulaire possédant quatre côtés latéraux, antérieur et postérieur formés par quatre fers en U, le dit chqssis supportant deux longerons inférieurs en fers en U montés sur la face supérieure du dit châssis, la cage comprenant aussi de préférence quatre montants tubulaires (deux antérieurs, deux postérieurs,) six-traverses tubulaires (antérieu res, postérieures et inférieures, médianes, supérieures2 reliant sur les côtés antérieurs et postérieurs du châssis les montants tubulaires et deux longerons supérieurs en fers en U reliant les traverses tubulaires supérieures de la face antérieure et de la face postérieure du châssis - des mâts-supports, de préférence au nombra de six, dont deux mâts dits antérieurs, deux mâts dits médians et deux mâts dits posté# rieurs, reposant sur les longerons inférieurs par l'intErmédiaire de butées plates à bille et maintenus verticaux par des petits tourillons venant prendre place dans des coussinets soudés sur les longerons supérieurs ; chaque mat-support comporte au premier tiers de sa hauteur, au deuxième tiers de sa hauteur-et légèrement audessous de son sommet, un premier, un deuxième et un troisième groupe de quatre crochets dits charasson-s- ou. "dents de loup", à 90* l'un de l'autre ; chaque mât comporte en outre au-dessus du premier. et du deuxième groupe de crochets une tale-d'égouttage de forme cônique axée sur le mât ; chaque tôle d'égouttage est munie dans sa partie la plus basse d'un tuyau d'égouttage dont la longueur est d'environ un tiers de la longueur du mât-support, le dit tuyau d'é- gouttage descendant le long du mât - un train de six roues dont les moyeux sont montés deux à deux sur trois essieux solidaires du châssis, essieu du milieu étant surbaissé légèrement par rapport aux deux autres par un coussinet de surbaissement. La description des diverses parties et leur assemblage seront mieux compris en se référant aux figures annexées. La Fig. 1 est une vue en coupe du chariot selon un plan vertical passant par les axes de mâts situés sur un mEme côté, vue effectuée depuis le côté opposé. La Fig. 2 est une vue en coupe depuis la face antérieure du chariot, coupe selon AA- de la Fig. I. La Fig. 3 est une vue perspective du chariot sur lequel trois têtes ont été accrochées à un mât Sur ces figures, on remarque - un châssis formé par un cOté antérieur 1, un côté postérieur 11 et deux côtés latéraux 2, côtés constitués par des fers en U - Montés sur la face supérieure du châssis, deux longerons inférieurs 3, des montants tubulaires antérieurs 4 et postérieurs 41, des traverses tubulaires antérieures 5, 6 et 7 et postérieures 51, 61 et 71 - Montés sur les traverses tubulaires supérieures, antérieures et postérieures I et 7', deux longerons supérieurs 8, chacun de ces deux longerons comportant trois coussinets 9 et de@ écrous de fixation 81 et 82 des dits longerons aux traverses 7 et 71 ;; -SSix butées à bille dont la partie fi-e I3 est solidaire des longerons infrieurs 3 et dont la partie mobile I2 est solidaire de mâts 10 - Six mâts 10 comportant chacun un premier groupe inférieur de quatre crochets I5I, un deuxième groupe médian de quatre crochets152, un troisième groupe de quatre crochets supérieur I53 et comportant aussi une première tôle d'égouttoge inférieure I4I munie de son tuyau d'égouttage I6I et une deuxième tôle d'égout- tage supérieure 142 munie de son tuyau d'égouttage 162 - Un train de roulement comprenant ix roues I8 et leur; moyeu, un essieu antérieur 20 et pOstérieur 22 et 'leurs coussinets d'essieu 23, un essieu médian 21, ses coussinets de surbaissement 24 et ses coussinets d'essieu 23. On peut remarquer que chacun des mâts d'un disposi tif conforme à l'invention peut tourner librement autour de son axe ce qui permet à n'importe quelle tête accrochée à un charrasson d'être présenté sur l'-une des faces latérales du chariet et ce qui rend ainsi très facile l'accès à toutes les têtes accrochées. On remarque également que le sang s'égouttant d'une tête tonbe dans la tôle- d'égouttage scus-jacente d'où il est évacué soit vers la tôle inférieure, soit vers le sol par l'inter@édiaire du tuyau d'égouttage ; pour les têtes accrochées aux charrassons inférieurs il est évident que le sang s'écoule directement sur le sol ; on voit qu'ainsi aucune tête n'est @a@illée par le sang qui s'égoutte @@s têtes plac@@@ au-dessus d'elle. On remarque aussi que la disposition des tête@ a@@r@- chées aux charrassons @ermet une libre circulati@n de l'air @ntre ces têtes et de ce fait leur bon refr@idissement, quand le chariot est dans un local frigorifique. I1 faut noter enfin que soixante douze têtes d'animaux de taille moyenne tels que veaux, porcs ou moutons, peuvent êtr ainsi disposées en vue de leur transport ou de leur stockage sur un dispositif conforme à l'invention. REVENDICATIONS I.- Dispositif de transport et de stockage de pièces de viande provenant de l'abattag2, comprenant un châssis mobile monté sur roues et des crochets dits- charrassons, caractérisé par - au moins un m t-support monté sur le châssis mobile et comportant au moins un étage d'eu moins deux crochets disposés de façon symétrique par rapport à l'axe du dit mât - des moyens pou maintenir le màt en position verticale - des moyens pour permettre au dit mât de tourner librement autour de son axe. 2.- Dispositif selon la revendication I comportant en outre - des moyens pour abriter les pièces accrochées aux étages inférieurs d'un même mât, lorsque chaque mât comporte plusd'un étage de crochets de l'égouttement de sang provenant des pièces accrochées au-dessus d'elles, et, - des moyens pour évacuer le sang recueilli aux étages supérieurs vers les étages inférieurs et en définitive vers le sol. 3.- Dispositif selon les revendications I et 2 incorporant six mâts-supports comprenant chacun une base et un sommet, montés sur le châssis mobile et comportant chacun trois étages équidistants de quatre crochets faisant entre eux des angles égaux aux multiples de l'angle droit et dans lequel - les moyens pour maintenir les mâts en position verticale sont des longerons supérieurs pourvus de trois coussinets chacun, les dits longerons reposant sur des traverses tubulaires, les dites traverses tubulaires reposant elles-mêmes sur quatre montants tubulaires qui sont eux-mêmes solidaires du châssis mobile, le tout constituant une cage rigide - les moyens pour permettre aux mâts de tourner librement autour de leur ae sont d'une part des butées plates à bille comprenant une partie fixe et une partie mobile dont les pa-ties fixes sont solidaires du châssis et dont les parties mobiles supportent les bases des mats, et d'autre part, des tourillons disposés dan I' axe et au sommet de chacun des mâts, tourillons venant prendre place dans les coussinets dont sont pourvus les longerons supérieurs ; ; - les moyens pour abriter les pièces accrochées aux étages infé rieurs de l'égouttement de sang provenant des pièces accrochées au-dessus d'elles sont constitués par des tôles d'égouttage de forme cOnique dont la concavité est t-ournee vers le haut et dont l'axe se confond avec celui du mât dont elles sont solidaires, les dites tôles d'égouttage étant disposées au-dessus des étages inférieurs de crochets - les moyens pour évacuer pour évacuer le sang recueilli aux étages supérieurs sont constitués par des tuyaux d'égouttage prolongeant la concavité de chacune des tôles d'égouttage et descendant le long des mâts jusqu'à l'étage inférieur dans lequel les dits tuyaux débouchent librement.