La présente invention concerne un procédé pour réduire certaines matières 9 l'aide d'hydrosulfite de sodium ou d'hydro sulfite de zinc en combinaison avec du borohydrure de sodium dans un milieu aqueux. La pratique courante consiste actuellemet à blanchir de l'argile ou de la pâte de bois dans un milieu aqueux à l'aide d'hydrosulfite de sodium (Na2S204) ou d'hydrosulfite de zinc (ZnS204). Pour blanchir de l'argile, on ajoute l'hydrosulfite à l'argile dans un milieu aqueux maintenu à un pH compris entre environ 3,0 et 4,5. Lors de son addition à l'argile, l'hydro- sulfite subit simultanément une réaction avec 1 argile et une décomposition facile, ce qui aboutit à la formation de bisulfite de sodium dans les conditions acides maintenues au cours de l'étape de blanchiment. I1 est souhaitable d'ajouter r-apidement la solution d'hydrosulfite et de la mélanger de façon homogène à l'argile, de manière à éviter des niveaux localisés élevés de blanchiment dans d'autres parties de l'argile.Pour obtenir le niveau et l'uniformité de blanchiment que l'on souhaite, il faut de grandes quantités d'hydrosulfite. Cela est excessivement onéreux et donne aussi de grandes quantités de bisulfite de sodium ou de bisulfite de zinc dont il faut se débarrasser d'une manière qui ne soit pas nuisible à l'environnement. Les mêmes critères s'appliquent au blanchiment de la pate de bois, sauf que le pH du milieu aqueux traité est généralement maintenu entre environ 4,5 et 7. On sait que l'on peut faire réagir du bisulfite de sodium avec du borohydrure d-e sodium pour former de l'hydro sulfite de sodium à -un pH d'environ 6,2. On sait également que l'on peut stabiliser des solutions de borohydrure de sodium avec de l'hydroxyde de sodium en maintenant le pH des solutions à une valeur supérieure à 11. On pense que ces pH élevés sont nécessaires pour réduire à son minimum ou éviter même la tendance bien connue du borohydrure de sodium s'hydrolyser rapidement dans des solutions aqueuses acides ou neutres. En se fondant sur ces fait-s, on a pensé que le borohydrure de sodium ne pour rait efficacement favoriser le blanchiment d'une argile maintenue dans un milieu environnant à pH acide pour réaliser ce blanchi ment. I1 a également été proposé dans le brevet des Etats Unis d'Amérique NO 3 290 161 d'effectuer le blanchiment de l'argile en ajoutant du borohydrure de sodium et du bisulfite de sodium à une suspension d'argile acide. Selon le brevet précité, ce procédé est plus efficace que l'utilisation de l'hyposulfite de sodium, du fait que l'on réalise, avec le procédé proposé dans le brevet, un blanchiment plus efficace et plus rapide de l'argile que le blanchiment obtenu avec de l'hydrosulfite de sodium.Cependant, le procédé n'est pas intéressant du fait que la teneur en soufre de l'effluent est au moins aussi élevée que celle obtenue dans un procédé de blanchiment utilisant de l'hydrosulfte de sodium, ce qui peut présenter un risque écologique pour l'environnement, La présente invention se fonde sur la découverte selon laquelle on peut ajouter du borohydrure de sodium à une compâsition réductrice aqueuse contenant des ions hydrosulfite afin de former, dans la suspension, des produits favorisant la réduction, en plus de la réduction obtenue grâce à l'hydrosulfite initialement ajouté à la suspension.De- façon étonnante, on a trouvé que le borohydrure réagit avec des sous-produits provenant de la décomposition de l'hydrosulfite, ou provenant d'autres réactions utiles de réduction, par exemple un blanchiment, de façon à former des produits favorisant la poursuite de la réduction, de préférence à l'hydrolyse du borohydrure de sodium, même aux faibles pH rencontrés dans les compositions d'argile ou de pâte de bois. On ajoute-à la matière soumise à réduction le borohydrure de sodium sous forme solide ou en dispersion dans une solution aqueuse stabilisée. Par souci de commodité, on va décrire l'invention de façon détaillée ci-après, en se référant au blanchiment de l'argile. On doit cependant comprendre que la présente invention peut servir dans n'importe quel procédé où l'on utilise de l'hydrosulfite pour réduire des matières comme de l'argile, de la pâte de bois, des colorants pour cuve, des mélanges polyestercoton, etc. Le procédé d'addition du borohydrure de sodium à la suspension d'argile n'est pas fondamental pour la présente invention, tant qu'on ajoute le borohydrure avant qu'il ne subisse une hydrolyse importante. Ainsi, le -borohydrure de sodium peut être ajouté en même temps que l'hydrosulfite de sodium ou de zinc (que l'on désigne collectivement ci-après comme étant de "lhydrosulfite") -au cours du blanchiment, en mélange avec de l'hydrosulfite de sodium, après l'addition de l'hydrosulfite de sodium, ou après le blanchiment au cours duquel l'hydrosulfite a été transformé de façon essentiellement complète en bisulfite de sodium ou en bisulfite de zinc (que l'on désigne collectivement ci-après comme étant du "bisulfite").Lorsqu'on l'ajoute sous forme de mélange, son pH est supérieur à 11 environ, afin de réduire à son minimum la décomposition de l'hydro- sulfite et celle du borohydrure de sodium. On peut commodément régler le pH de la solution, en ajoutant au mélange de l'hydroxyde de sodium en des concentrations convenables. Lorsque l'on ajoute le borohydrure de sodium après l'hydrosulfite, on peut ajouter le borohydrure sous forme particulaire ou sous forme d'une composition aqueuse dont le pH est supérieur à 11 environ. On règle commodément le pH d'une solution aqueuse de borohydrure de sodium en ajoutant des concentrations convenables d'hydroxyde de sodium, comme décrit dans- le brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 2 970 114. Comme indiqué dans ce brevet précité, on obtient une so-lution aqueuse stabilisée de borohydrure de sodium lorsque l'on inclut dans la composition au moins 35 Ó environ en poids d'hydroxyde de sodium, par rapport à la composition.Par souci de commodité, on préfère ajouter le borohydrure dè sodium sous forme de solution aqueuse et l'ajouter après l'addition de l'hy- drosulfite, de sorte que des produits de décomposition de l'hy drosulfite ou d'utiles produits de blanchiment de l'argile soient disponibles pour la réaction avec le borohydrure, ce qui réduit à son minimum la perte de borohydrure par hydrolyse. Le mécanisme exact de l'interaction ou de la réaction du borohydrure de sodium avec des parties de la suspension d'argile n'est pas connu. Cependant, on pense que le borohydrure de sodium réagit avec des sous-produits de décomposition de l'hydrosulfite ou de blanchiment à l'aide d'un hydrosulfite, ce qui comprend du bisulfite, pour former des ions contenant du soufre, lesquels favorisent la poursuite du blanchiment ré ducteur, de la même façon que s'opère un blanchiment réducteur à l'aide d'hydrosulfite ou d'une façon semblable. On pense aussi que l'un des principaux mécanismes de réaction implique la réaction du borohydrure avec le bisulfite provenant de l'hydro- sulfite ajouté à l'origine, afin de former de l'hydrosulfite supplémentaire, lequel, à son tour, provoque un supplément de blanchiment réducteur de l'argile.En fait, le boohydrure a pour rôle de recycler les produits de décomposition ou de blan chiment réducteur provenant de l'hydrosulfite pour former une espèce d'ion contenant du soufre et favorisant un supplément de blanchiment réducteur de l'argile. Ce procédé présente des avantages importants du fait que l'on peut nettement diminuer la quantité d'hydrosulfite ajoutée à l'origine à la suspension d'argile, ce qui assure une nette diminution correspondante des sous-produits contenant du soufre dans l'effluent de ce procédé. Le procédé de la présente invention convient pour servir avec-n'importe quel type d'argile pouvant actuellement être soumis à du blanchiment avec de l'hydrosulfite. On met l'argile en suspen-sion dans une composition aqueuse contenant l'hydrosuîfite et dont on maintient le pH habituellement entre environ 2,8 et environ 4,5, de préférence entre environ 3,0 et environ 4,0. On fait passer cette composition dans des mélan geurs à cuve et des cuves de retenue, avant de séparer l'argile pour assurer un blanchiment complet et homogène de l'argile. Dans la pratique usuelle, on ajoute à la suspension d'argile un acide, comme l'acide sulfurique, ou de l'alun ou une combi naison de ces deux produits, afin de réduire le pH jusqu'å une valeur inférieure à 4,0 environ, puis l'on introduit l'hydrosulfite dans le mélange résultant. Dans le procédé de la présente invention, on préfère introduire le borohydrure de sodium après l'introduction de l'hydrosulfite de sodium, afin de réduire à leur minimum les pertes par décomposition du borohydrure de sodium par hydrolyse aux dépens de la transformation des sous produits de l'hydrosulfite en des espèces contenant du soufre et favorisant la poursuite du blanchiment de l'argile. Ainsi, on peut introduire le borohydrure de sodium avec 1' hy- drosulfite ou après celui-ci. Un procédé commode d'introduction du borohydrure de sodium dans la suspension consiste à prélever sur le courant principal un courant latéral de la suspension avant d'introduire l'acide. On introduit ensuite le borohydrure de sodium dans le courant latéral et l'on réintroduit la com position résultante dans le courant principal en un point situé en aval de l'introduction de l'acide et de l'hydrosulfite dans ce courant principal. Ce courant latéral peut être introduit commodément dans le courant principal du côté aspiration d'une pompe ou en amont d'un mélangeur, de sorte que le borohydrure de sodium est mélangé immédiatement et de façon homogène au courant principal.On sépare ensuite, par exemple par filtration, l'argile et le milieu aqueux. En général, on traite le filtrat en vue de son évacuation, plutôt que de le recycler, puisqu'il contient h-abituellement des ions inopportuns contenant du fer et qu'il convient de ne pas réintroduire dans l'argile. En opérant de cette façon, on diminue sensiblement la quantité d'hydrosulfite nécessaire pour obtenir un niveau donné de blanchiment. La concentration d'hydrosulfite que l'on ajoute à la suspension de l'argile dépend de la blancheur initiale de l'argile et de la couleur finale qu'on souhaite pour celle-ci. Généralement, afin d'améliorer la dispersion du borohydrure de sodium dans la suspension, on préfère diluer le borohydrure de sodium dans de l'eau en utilisant jusqu a un maximum d'environ 100 parties en poids d'eau par partie de borohydrure de sodium, et en utilisant, de-préférence, environ 10 parties d'eau par partie du borohydrure de sodium. On peut également effectuer une dilution en incorporant du borohydrure de sodium à un courant latéral de la suspension et en réintroduisant ce- courant latéral dans le courant principal de la suspension.Généralement, on désire blanchir l'argile jusqu'à un niveau d'environ 85 à 90 80, selon la mesure effectuée à l'aide de l'indice de blancheur G.E., et la concentration relative du borohydrure de sodium par rapport à l'hytAdrosulfite est d'environ 0,5 à environ 505 en poids, cependant que la concentration relative du borohydrure de sodium par rapport à l'argile que l'on utilise se situe entre environ 0,05 et environ 0,75 5, de préférence entre environ 0,2 et environ 0,4 Ó en poids.La concentration du borohydrure de sodium va également dépendre de la couleur initiale et de la couleur finale voulue de l'argile , de la quantité d'hydrosulfite que l'on utilise initialement et de la quantité des sous-produits de l'hydrosulfite présents dans la suspension d'argile. Généralement, la concentration de borohydrure de sodium que l'on utilise pour traiter argile se situe entre environ 0,00025 , Ó et environ 0,075 ea en poids, par rapport au poids de l'argile présente dans la suspension. On peut utiliser de plus grandes concentrations en hydrosulfite et/ou en borohydrure de sodium, mais l'on obtient alors peu d'amélioration de la qualité du blanchiment, et l'augmentation des dépenses en ces matières ne se justifie pas dans les conditions présentes. Les conditions de température et de pH que l'on utilise dans ce procédé sont celles généralement rencontrées dans la pratique classique du blanchiment de l'argile. Ainsi, la température se situe pour le blanchiment de l'argile entre environ 250 et 800C, et l'ajustement du pH s'effectue par addition d'acides minéraux, comme l'-acide sulfurique, et/ou d'alun, à la-suspension. Généralement, la suspension aqueuse contient environ 5 à 75- Ó en poids d'argile, et elle contient habituellement environ 15 à 35 Ó en poids d'argile. La suspension peut également contenir les additifs usuels pour le traitement de l'argile, comme des phosphates, du carbonate de soude et autres agents de dispersion.On doit comprendre que le procédé de la présente invention peut servir avec n'importe quelle argile soumise de façon classique à un blanchiment réducteur à l'hydrosulfite, comme du kaolin, des bentonites, des montmorillonites, etc. Le procédé de la présente invention que l'on préfère pour blanchir de la pâte de bois diffère un peu du procédé de blanchiment de l'argile, et la différence résulte du fait que, lors du blanchiment de la pâte de bois, des ions de métaux inopportuns, ctmme les ions ferriques, ne sont généralement pas présents en des quantités supérieures à des traces. Cette différence donne une meilleure possibilité de recycler les compositions aqueuses usagées et séparées de la pâte de bois blanchie, pour réintroduire ensuite la composition aqueuse dans le procédé, en vue de mettre en suspension la pâte de bois. On introduit l'hydrosulfite dans la suspension formée par la pâte de bois, après avoir ajusté le pH de cette suspension à une valeur comprise entre environ 4,5 et environ 7. On peut également introduire le borohydrure de sodium avec l'hydrosulfite, ou par la suite, commodément en introduisant un courant latéral dans le courant principal de pâte de bois. On mélange ensuite la composition résultante dans des conditions permettant d'obtenir le blanchiment voulu. On sépare ensuite la pâte de bois blanchie, par exemple par filtration ou tamisage, et l'on recycle la composition aqueuse séparée ou "eau blanche", pour la mélanger à de la pâte de bois, afin de former une suspension de pâte de bois destinée à du blanchiment. L'eau blanche recyclée contient des ions contenant du soufre, des produits de décomposition de l'ion hydrosulfite comme des ions bisulfite qui sont transformés ensuite en hydrosulfite par réaction avec le borohydrure de sodium. L'addition du borohydrure de sodium diminue la quantité d'hydrosulfite qu'il faut ajouter à l'étape de blanchiment.L'eau blanche séparée de la pâte de bois blanchie peut être continuellement recyclée, et l'on peut parvenir à un équilibre permettant d'effectuer à des taux relativement constants des additions d'hydrosulfite et de borohydrure de sodium, la quantité d'hydrosulfite de sodium que l'on ajoute étant destinée à compenser des pertes sous forme de bisulfite. La concentration d'hydrosulfite que l'on ajoute à la suspension de pâte de bois dépend de la couleur initiale de cette pâte et de la couleur finale qu'on désire pour elle. Lorsqu'on traite de la pâte de bois, on peut diminuer dans le procédé de la présente invention la concentration d'hydrosulfite nécessaire pour obtenir un niveau ou degré donné de blanchiment, lorsque le volume du courant de recyclage augmente, mais cette concentration se rapproche d'une concentration relativement constante nécessaire lorsqu'on retire du procédé l'eau blanche recyclée et lorsque les produits de décomposition de l'ion hydrosulfite, produits qui contiennent du soufre, s'épuisent d'une autre façon dans le procédé.Initialement, on utilise l'hydrosulfite en des concentrations comprises entre environ 0,2 et environ 1,5 Pó en poids, par rapport au poids de la pâte de bois sèch-e, et? à mesure que le procédé se déroule, on se rapproche d'une plus faible exigence pour la concentration, laquelle se situe entre environ 0,1 et 0,75 PÓ en poids par rapport au poids de la pâte de bois sèche. De façon correspondante, pour parvenir à un niveau donné de blanchiment, la concentration en borohydrure de sodium est initialement plus faible et elle augmente à mesure qu'augmente la concentration des ions contenant du soufre et provenant des produits de décomposition de l'ion hydrosulfite, et à mesure que la quantité d'hydrosulfite nécessaire diminue.La concentration en borohydrure de sodium augmente jusqu'à une valeu-r relativement constante d'environ 0,6 kg de borohydrure de sodium par kilogramme d'hydrosulfite de sodium. Dans ce cas également, l'augmentation de la concentration de l'hydrosulfite et/ou du borohydrure de sodium aboutit à améliorer peu ou à ne pas améliorer de façon importante le blanchiment de la pâte de bois, et les frais supplémentaires liés à cette augmentation ne se justifient donc pas. Les conditions de température, de pH, de consistance ou densité et le temps de blanchiment que l'on utilise pour la pâte de bois sont celles généralement rencontrées dans la pratique classique du blanchiment d'une pâte de bois. Ainsi, on maintient généralement la température entre environ 380C et environ 820C et l'on maintient généralement le pH entre environ 4,5 et 7. Lors de la teinture en cuve, on ajoute l'hydrosulfite et la soude caustique au bain de teinture pour maintenir le colorant sous forme réduite. Puisque les produits de décomposition de l'hydrosulfite sont acides, il faut utiliser un excès de soude caustique dans le bain de teinture. Dans le procédé de la présente invention, on ajoute le borohydrure de sodium au bain de teinture en cuve, on ajuste le pH à une valeur comprise entre 6,0 et 7,0 avec l'acide (de préférence l'acide sulfurique), ce qui augmente le pouvoir réducteur de l'hydrosulfite d'origine et est destiné à assurer une meilleure maitri se des produits acides de décomposition et des produits de réaction de l'hydrosulfite. On conduit le procédé de l'invention dans les conditions de températures, pH, etc., que l'on utilise normalement dans les procédés de réduction pour la teinture en cuve. Les exemples non limitatifs suivants sont destinés à illustrer la présente invention. Exemple 1 Le présent exemple illustre le fait que le procédé de la présente invention permet de diminuer notablement la quantité d'hydrosulfite nécessaire pour obtenir une blancheur d'argile équivalant à la blancheur obtenue par un procédé utilisant l'hydrosulfita seulement. On a obtenu comme suit les données indiquées au tableau I : on forme une su-spension d'argile comprenant 25 gÓ en poids d'argile dans de l'eau ; elle a un pH de 3,0 et on la maintient à environ 32 C. On agite modérément la suspension pour la maintenir relativement homogène pendant 1' addi- tion de l'hydrosulfita de sodium et du borohydrure de sodium. On conduit le blanchiment réducteur durant 30 minutes environ pendant lesquelles on continue l'agitation. On sépare ensuite l'argile par filtration de la suspension et l'on sèche l'argile à environ 105 C dans une étuve. On soumet ensuite chaque argile à des essais de -détermination du pourcentage de réflectance sur l'échelle de blancheur (;.E. On ajoute le borohydrure de sodium sous forme de "BORITE" (marque commerciale de Ventron Corporation), ce produit comportant 12 % en poids de borohydrure de sodium, environ 40 S d'hydroxyde de sodium et environ 48 % d'eau. TABLEAU I Type d'argile Quantité utilisée(en kg/2 t) Blancheur de G.E. Na2S204 "Borite" à faible blancheur - - 84,1 3,0 0 86,3 1,5 0,7 86,0 6,0 0 87,0 3,0 1,4 86,9 9,0 0 87,1 4,5 2,1 86,9 4,5 18,7 87,4 à grande blancheur - - 88,0 9,0 0 89,5 4,5 2,1 89,6 4,5 .18,7 89,5 1,0 18,7 89,6 à faible blan-cheur - - 84,9 3,0 O 1 87,0 1,5 6,22 87,5 1,5 6,2 87,9 6,0 0 1 87,6 3,0 12,521 87,8 3,0 12,5 88,1 9,0 0 @ 87,6 4,5 18,72 87,9 4,5 18,7 88,2 1On ajoute simultanément le "Borite" et l'hydrosulfite. 20n ajoute le "Borite" dix minutes après 1'hydrosulfite. Ainsi qu'on le voit sur le tableau I, les argiles obtenues après traitement par le procédé de la présente invention sont essentiellement au moins aussi blanches que les argiles obtenues par blanchiment à 1' hydrosulfite. Cependant, le procédé de la présente invention permet d'utiliser des quantités nettement moindres d'hydrosulfite pour obtenir une blancheur équivalente. De même, comme on le voit sur le tableau I, on obtient une meilleure blancheur de l'argile lorsqu'on ajoute le borohydrure de sodium après l'addition de lthydrosuî fite de sodium. Exemple 2 Le présent exemple illustre le fait que l'on obtient la même blancheur ou une blancheur meilleure de l'argile gra- ce au procédé de la présente invention, en comparaison de la blancheur d'argile que l'on obtient par un procédé utilisant l'hydrosulfite de sodium seul. Le présent exemple illustre également le fait que le présent procédé permet d'utiliser nettement moins d'hydrosulfite pour obtenir une meilleure blancheur de l'argile, et le fait que la blancheur varie avec le pH. On a obtenu les résultats présentés au tableau Il à l'aide de kaolin sous forme d'une suspension aqueuse-à environ 25 % en poids d'argile. On traite l'argile de la même façon que celle décrite à l'exemple 1, sauf qu'on fait varier, par addition d'acide sulfurique, le pH-des différentes suspensions comme indiqué sur le tableau II. TABLEAU Il Quantité utilisée (en kg/2 tonnes) Blancheur Na2S204 "Borite" p-H G.E. 81,7 4 0 4,5 85,6 6 .0 4,7 85,7 8 0 4,7 85,7 10 0 4,6 85,4 2 1 4,4 85,5 3 1,5 4,5 85,7 4 2 4,5 85,8 5 2,5 4,7 85,7 4 0 3,2 85,7 6 0 3,2 86,2 10 0 3, 86,3 2 1 3,1 86,4 3 1,5 3,2 86,7 4 2 2,9 87,2 5 2,5 3,3 87,1 Exemple 3 Le présent exemple illustre le fait que le procédé de la présente invention peut utiliser de l'hydrosulfite de sodium ou de l'h > edrosulfite de zinc pour blanchir de l'argile. On a obtenu les données présentées au tableau III en opérant comme suit. On forme une suspension contenant environ 20 % en poids de kaolin, qui a un pH compris entre 6,0 et 7,0 et que l'on maintient à environ 25oC. La source de l'hydrosulfite de sodium est "K-Brite" (provenant de Virginia Chemical Corp.) et la source de borohydrure de sodium est du "Borite". Pour les données ci-après, la dissolution de 120 g de "K-Brite" dans 1 litre d'eau donne 79,7 g (par litre) d'hydrosulfite titrable et 21,6 g (par litre) de bisulfite de sodium. L'hydrosulfite de zinc est obtenu à partir d'anhydride sulfureux (ou dioxyde de soufre) et de poudre de zinc. Par dissolution dans l'eau, il donne de l'hydrosulfite titrable et du bisulfite de zinc. On agite la suspension pour former une composition homogène et l'on ajoute l'hydrosulfite à la suspension puis l'on ajoute du "Borite" selon les quantités indiquées au tableau III. On effectue des essais avec une combinaison dthydrosulfite de zinc et de "Borite", une combinaison d'hydrosulfite de sodium et de "Borite", une combinaison de bisulfite de sodium et de "Borite", de 1'hydrosulfite de zinc seul ou de l'hydrosulfita de sodium seul.On effectue les essais en remplaçant environ 50 S et environ 66 % de l'hydro- sulfite de zinc sur la base d'un remplacement correspondant à des unités équivalentes de blanchiment, et non sur la base d'un remplacement pondéral. On conduit le blanchiment durant 12 minutes environ dans des conditions d'écoulement dans un tube de matière plastique. On sépare ensuite l'argile par filtration et on la sèche à 1000C environ dans une étuve. On soumet chaque argile à des essais de détermination du pourcentage de réflectance sur l'échelle de blancheur G.E. Hydrosulfite de zinc (kg/2 tonnes) Sulfite de sodium (kg/2 tonnes) TABLEAU III "Borite" (kg/2 tonnes) Bisulfite de sodium (kg/2 tonnes) Alun (kg/2 tonnes) pH jusqu'à fixation pH a partir de la fixation % de blancheur (kaolin non blanchi - Blancheur : 84,7 - pH 6,2) 1,94 - - - 6,8 - 4,8 87,3 3,89 - - - 7,1 - 4,7 88,2 7,78 - - - 7,1 - 4,3 88,2 11,67 - - - 12,2 - 4,2 88,4 1,94 - 0,68 - 12,4. 4,2 4,4 88,2 3,89 - 1,36 - 15,2 4,3 4,3 88,7 5,83 - 2,04 - 15,2 4,3 4,4 88,8 1,30 - 0,91 - 12,2 4,2 4,3 87,2 2,59 - 1,81 - 12,2 4,3 4,2 88,8 3,89 - 2,72 - 18,5 4,3 4,3 89,1 1,94 - 0,90 - 14,2 4,0 4,0 87,7 1,94 - 1,36 - 14,2 4,1 4,0 87,5 1,94 - 1,82 - 11,2 4,1 4,2 87,85 1,94 - 2,27 - 11,2 4,1 4,3 88,3 1,94 - 2,72 - 13; ;D 4,1 4,3 88,4 1,94 - 5,45 - 18,2 4,3 4,5 88,4 - - 0,68 1,79 12,2 4,0 3,9 86,4 - - 2,71 2,39 11,6 4,3 4,3 87,6 (kaolin non blanchi - blancheur 82,3 - pH 5,5) (réduit à partir de 6,2 avec H2504) - 3,02 0,45 - 13,5 4,2 4,3 86,8 - 3,02 1,82 - 17,2 4,4 4,3 87,2 - 3,02 3,17 - 20,3 4,6 4,3 86,6 - 4,52 1,36 - 14,2 4,4 4,3 86,7 - 4,52 2,72 - 16,2 4,5 4,4 86,9 - 2,26 - - 12,1 4,0 4,1 84,8 - 4,52 - - 12,1 4,1 4,2 85,7 - 9sO5 - - 14,0 4,4 4,3 86,7 1,19 - 0,19 - 12,2 3,9 3,9 83,4 1,90 - 0,62 - 12,2 4,0 4,2 85,5 2,42 - 1,72 - 12,2 4,5 4,8 86,3 2,90 - 1,53 - 11,3 4,3 4,6 87,0 1,93 - 1,93 - 14,4 4,2 4,3 85,8 1,42 - 0,10 = 10,1 4,0 4,0 84,2 Ainsi qu'il ressort du tableau III, le procédé de la présente invention donne un gain de blancheur dans virtuellement tous les cas par rapport à l'utilisation de I'hydrosulfite de sodium seul ou de l'hydrosulfite de zinc seul. Dans chaque cas, le procédé de la présente invention demande moins d'hydrosulfite à l'origine pour obtenir un niveau donné de blancheur. Exemple 4 Le présent exemple illustre le fait que le procédé de la présente invention peut servir à blanchir de la pâte de bois. On prépare une pâte à partir d'une pâte mécanique à 3 Ó de bois dans de l'eau. On ajuste le pH de la pâte à environ 4 avec de l'acide sulfurique. On effectue le blanchiment durant 1,0 heure à 6O0C en utilisant les compositions d'agents présentées dans le tableau IV suivant. On effectue le traitement de blanchiment avec de l'hydrosulfite de sodium seul, avec un mélange ~d'hydrosulfite de sodium et de borohydrure de sodium sous forme de "Borol" ( Marque commerciale d'un produit de Ventron Corporation, Comportant 12,0 % en poids de borohydrure de sodium, environ 40,0 % en poids d'hydroxyde de sodium et environ 48,0 ,0 en poids d'eau)ou en ajoutant successivement l'hydrosulfite de sodium puis du "Borol".On obtient des pourcontages ou niveaux de traitement de blanchiment avec de l'hydrosulfite de sodium et du "Borol" en utilisant des mélanges à 50:50 d'équivalents et à 75:25 d'équivalents / 1 g d'hydrosulfite de sodium équivaut à 0,0639 g de borohydrure de sodium ou 0,533 g de "Borol"7 . Le blanchiment obtenu pour la pâte, que l'on applique la composition de blanchiment sous forme de mélange ou par addition successive des constituants, est dans la plupart des cas nettement supérieur à ce qu'on obtient avec la même quantité d'hydrosulfite de sodium à 100 % isolément. Les résultats obtenus sont présentés au tableau IV. TABLEAU IV Mélange Na2S2O4-"Borol" (50:50 d'équivalents) Na25204 "Borol" Blancheur (kg/2 tonnes) (kg/2 tonnes) (Elrepho) 0 0 64,3 5 0- 67,6 10 O 70,3 15 0 70,8 20 0 71,0 2,5 1,3 67,7 5,0 2,7 69,0 7,5 4,0 69,9 10,0 5,3 70,4 Addition de "Borol" 15 minutes après Na2S2O4 Na2S204 "Borol" Blancheur (kg/2 tonnes) (kg/2 tonnas) (Elrepho) 0 0 64,6 5 Q 69,1 10 0 71,5 15 0 72,0 20 0 72,0 2,5 - - 1,3 68,6 5,0 50.50 2,7 69,7 7,5 des équivalents 4,0 71,0 10,0 5,3 71,2 3,8 0,7 68,2 7,5 -75:25 1,3 70,4 11,3 des équivalents 2,0 71,9 15,0 2,7 72,1 Exemple 5 Le présent exemple illustre le fait que le procédé de la présente invention peut servir à réduire des colorants pour cuve. On ajoute diverses quantités et concentrations de borohydrure de sodium à une composition de bain de teinture, puis l'on détermine la quantité d'hydrosulfite de sodium ainsi engendrée. Puisque le borohydrure de sodium est ajouté en mélange avec une base caustique, on ajoute diverses quantités d'acide sulfurique pour maintenir un pH de solution de 11,3. Dans chacun des essais résumés au tableau V, on a déterminé par observation visuelle la réduction du colorant pour cuve. La composition du bain de teinture que l'on traite comprend 14,09 g par litre de colorant indigo, 1,49 g par litre d'hydrosulfite de sodium, 38,09 g par litre de sulfite de sodium et 40,89 g par litre d'une base caustique (à 100 %). Dans chaque cas, on transfère un échantillon (100 ml) de la composition du bain de teinture dans un bécher de 250 ml placé sur un agitateur magnétique. On immerge des électrodes de détermination du pH dans la composition 2 de façon à pouvoir suivre le pH. On ajoute,tout en agitant, le borohydrure de sodium et la base caustique à la composition du bain de teinture. On soumet un échantillon (3 ml) du bain de teinture à une analyse de détermination de 1'hydrosulfite de sodium résiduel. Puis l'on ajoute au bain de teinture la quantité d'acide sulfurique nécessaire pour neutraliser la base caustique (sous deajoutée avec le borohydrure de sodium. On prélève un échantillon (3 mi) de la composition du bain de teinture résultant, environ 30 secondes après l'addition d'acide sulfurique,~et l'on détermine par analyse l'hydrosulfite-de sodium total. La différence entre les concentrations dthydrosulfite de sodium déterminées avant et après l'addition d'acide sulfurique, représente I'hydrosulfite de sodium engendré. TABLEAU V Echantillon Borchydrure Rapport NaBH4 H2SO4 Hydrosulfite Hydrosulfite % de rende sodium molaire théorique engendré dement NaOH/NaBH4 ajouté ajouté 1 12 % NaBH4 3,4 0,15 g 0,6 g 2,76 g 0,217 g 7,8 40 NaOH 2 5 % NaBH4 8,0 0,15 g 1,47 g 2,76 g 0,562 g 20,4 42 NaOH 3 1,4 % NaBH4 26,7 0,15 g 4,0 g 2,76 g 0,770 g 27,9 40 NaOH REVENDICATIONS 1. Procédé pour réduire une matière qui est une suspension aqueuse de pâte de bois, ayant un pH compris entre environ 4,5 et 7 ou une suspension aqueuse d'argile ayant un pH compris entre environ 2,8 et 4,5, selon lequel on utilise de I'hydrosulfite de zinc, de l'hydrosulfite de sodium ou un de leurs mélanges, au cours duquel l'ion hydrosulfite est transformé en des sous-produits comportant des ions contenant du soufre, et iron sépare ultérieurement la pâte de bois ou l'argile des sous-produits comportant des ions contenant du soufre, le procédé é-tant caractérisé en-ce qu'on ajoute du borohydrure de sodium à la matière à traiter pour transformer les sous-produits en une espèce comportant - des ions contenant du soufre et pouvant réaliser la poursuite de la réduction de la matière que l'on traite. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on ajoute à la matière que l'on traite le borohydrure de sodium sous forme d'une solution aqueuse stabilisée. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on ajoute à la matière que l'on traite le borohydrure de sodium après y avoir ajouté 1'hydrosulfite. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la quantité de borohydrure de sodium que l'on ajoute se situe entre environ 0,5 et 50 du poids de l'hydrosulfit-e ajouté à la matière que l'on traite. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la matière que l'on traite est une suspension d'argile. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la matière que l'on traite est une pâte de bois en suspension. 7. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la matière que l'on réduit est une pâte de bois en suspension ; après la réaction avec le borohydrure de sodium, on sépare la pâte de bois de l'eau contenant les sous-produits comportant des ions contenant du soufre, et l'on recycle l'eau ainsi séparée pour la mélanger avec de la pâte de bois à réduire.