La présente invention se rapporte aux connecteurs électriques, et elle a pour objet un connecteur électrique perfectionné. Selon l'invention, un connecteur électrique comprend un premier élément qui est disposé en cours d'utilisation, au moins en partie dans un alésage formé dans un second élément, le premier élément et le second élément étant agencés de façon à pouvoir tourner l'un par rapport à l'autre, et une cavité dans laquelle on peut insérer un conducteur délimitée, en cours d'utilisation, par le premier élément et le second élément et partant, dans une direction générale parallèle à l'axe, d'une extrémité de l'alésage, l'agencement étant tel qu'après insertion, la rotation relative des éléments peut provoquer la fermeture du premier élément et du second élément sur un conducteur se trouvant dans la cavité et établir une force de serrage d'orientation générale radiale agissant sur lui. De préférence, l'un au moins des éléments comporte des saillies, constituées par exemple par striage ou moletage, agencées pour empêcher le mouvement circonférentiel d'un conducteur lorsque les éléments tournent l'un par rapport à l'autre s les saillies peuvent en outre faciliter la pénétration de la gaine isolante d'un conducteur et favoriser un bon contact électrique avec un conducteur. Dans un mode d'exécution préféré du connecteur, le premier élément et le second élément sont respectivement un élément de serrage en forme de came et un corps cylindrique creux. Le premier élément peut comporter une portion de support cylindrique dont le diamètre correspond à celui de l'alésage. Pour assurer une transition régulière entre la portion serrée d'un conducteur et la portion non serrée sortant du connecteur, le jeu radial entre le premier élément et le second élément peut varier dans la direction axiale du cylindre ; on peut y parvenir, par exemple, en donnant une forme convergente au premier élément. On peut ouvrir et fermer le raccord au moyen d'un outil simple tel qu'une clé "Allen", le premier élément ne nécessitant donc qu'un petit creux de section hexagonale pour recevoir l'outil. De préférence, le second élément comporte une portion extérieure de section transversale non circulaire sur laquelle il peut être serré ou immobilisé en rotation pendant l'ouverture et la fermeture du connecteur. le connecteur peut se présenter sous la forme d'une borne à monter sur un appareil, ou bien il peut entre à double extrémité pour relier deux conducteurs l'un à l'autre. Le premier élément peut être un élément de serrage en forme de came et le second élément un corps creux de forme convergente. le premier élément peut avoir une portion de support de forme convergente de même angle de convergence que l'alésage. De préférence, le corps a une forme tronconique. Le corps comporte aussi, de préférence, des saillies internes de direction générale axiale. Le connecteur peut comporter un capuchon terminal comportant une ouverture pouvant coopérer avec ladite cavité. On prévoit, de préférence, des moyens de retenue pour retenir de force le capuchon sur le corps du connecteur. Les moyens de retenue peuvent consister en des creux avec lesquels coopèrent des saillies. Par exemple, un corps de section transversale circulaire peut comporter une rainure circonférentielle et un rebord du capuchon terminal peut comporter une ou plusieurs saillies pouvant coopérer avec la rainure ; il peut y avoir avoir une seule saillie sur le capuchon, cette saillie se présentant sous la forme d'un bourrelet circonférentiel. Le connecteur peut comprendre des moyens de retenue pour retenir le premier élément axialement par rapport au second élément. Par exemple, une rainure circonférentielle formée sur l'un des éléments peut recevoir une saillie de l'autre élément. Le connecteur peut comprendre des moyens de limitation destinés à limiter ladite rotation relative. Par exemple, une rainure arquée de l'un des éléments peut recevoir une saillie ie de l'autre élément, ou bien une surface transversale se trouvant à une extrémité de l'un des éléments peut recevoir une saillie de l'autre élément. On peut combiner les fonctions des moyens de retenue et des moyens de limitation, comme dans le cas d'une rainure arquée formée dans une surface latérale de 1' un des éldients et une saillie coopérant avec elle se trouvant sur l'autre élément. Le connecteur peut comprendre en outre un creux dans l'un ou chacun des deux éléments, le ou chaque creux étant propre à recevoir un conducteur inséré dans le connecteur. De préférence, le premier élément et le second élément comportent un même nombre de creux agencés pour coopérer en tant qu'une ou plusieurs paires de creux, lorsque le connecteur est à l'état ouvert et non serré. Il peut y avoir, par exemple, trois paires de creux. Sur l'un ou chacun des deux éléments, les plats compris entre les creux peuvent présenter un profil semblable à une came, de sorte qu'une rotation relative entre les élément peut établir la force de serrage de façon progressive. Le profil peut varier sur la longueur de l'un ou chacun des deux éléments, de façon à provoquer un écrasement ou une entaille considérable à l'extrémité d'un conducteur, mais une détérioration faible ou nulle au point où le conducteur sort du connecteur 9 ainsi, on peut éviter l'affaiblissement du conducteur. Dans un agencement que l'on préfère particulièrement, le premier élément et le second élément sont vissés, et les creux sont formés dans une large mesure ou entièrement dans le filetage. L'un ou chacun des deux éléments peut comporter des fentes ou des ouvertures pour augmenter sa possibilité de déformation élastique. Le premier élément peut comporter une portion de contact accouplée, en cours d'utilisation, à une portion de contact correspondante d'un troisième élément, pour positionner le second élément par rapport au premier élément. Le premier élément peut être fait en deux parties corresrondantes. Les figures du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est une vue en perspective éclatée d'un premier mode d'exécution de l'invention. la figure 2 est une vue en perspective éclatée d'un second mode d'exécution de l'invention. Les figures 3A et 33 sont des vues en coupe transversale illustrant le fonctionnement des connecteurs. Les figures 3C et 3D sont des vues en coupe transversale de deux autres modes d'exécution. La figure 4 est une vue en perspective éclatée d'un premier mode d'exécution des moyens de retenue. La figure 5 est une vue éclatée d'un type de moyens de retenue et de limitation combinés. La figure 6 représente un type de moyens de limitations. La figure 6A est une coupe verticale des moyens de limitation de la figure 6. La figure 7 est une vue en coupe verticale d'un autre type de moyens de retenue. La figure 8 est une vue éclatée d'une variante du mode d'exécution de la figure 7. La fifure 9 est une vue éclatée d'une autre variante du mode d'exécution de la figure 7. La figure 10 est une vue éclatée d'un autre mode d'exécution de l'invention. Les figures 11A et 11B sont des vues en coupe transversale d'autres types de connecteur selon l'invention. Les figures 12A à 12E sont des vues d'un autre mode d'exécution de l'invention. Les figures 13A à 13C sont des vues en perspective de types de fentes facilitant la déformation. La figure 14 est une vue d'un ensemble de capuchon terminal. La figure 14A est une vue en coupe d'un tel capuchon terminal. La figure 15 est une vue en perspective d'un connecteur à deux extrémités. Les figures 16A et 16B sont des vues en coupe transversale d'un connecteur comportant une variante de moyens de limitation. En se référant à la figure 1, le connecteur qui y est représenté comprend un corps 1 sensiblement cylindrique qui loge en son intérieur en cours d'utilisation, bien qu'il soit représenté séparément pour des raisons de clarté, un élément de serrage 2 disposé de façon à tourner, comportant une portion de came en forme de limaçon convergente 3 et une portion de support cylindrique 4, cette dernière s'emboitant avec ajustage doux sur la portion correspondante de la surface intérieure du corps 1, de façon à maintenir l'élément intérieur centré coaxialement dans le corps. La partie de la surface intérieure du corps qui est adjacente à la surface de serrage en forme de came 3 comporte des stries 5. L'extrémité extérieure de l'élément 2 comporte un creux 6 de section hexagonale. En cours d'utilisation, un conducteur à bloquer dans le connecteur est inséré entre les stries 5 et la partie de la surface de serrage 3 ayant le plus faible rayon. On insère une clé "Allen" dans le creux 6 et on l'utilise pour faire tourner l'élément de serrage 2, de façon que le conducteur soit écrasé progressivement et que sa gaine isolante se rompe. La réalisation de la connexion est ainsi extrêmement rapide et simple. Les stries 5 empêchent le mouvement circonférentiel du conducteur, lorsque l'on fait tourner l'élément de serrage 2. Les stries contribuent en outre à l'établissement d'un bon contact électrique entre le conducteur et le connecteur. Dans ce mode d'exécution de l'invention, la variation axiale de jeu radial entre les éléments est assurée par la portion convergente 3 de l'élément 2. A cause de cette variation, le conducteur est serré très fortement à son extrémité et beaucoup moins fortement au point où il sort du connecteur, et il est donc moins susceptible de se rompre au voisinage du connecteur. Le corps cylindrique t comporte des parois minces, et il est constitué par une matière flexible comme du bronze phosphoreux qui subit une déformation élastique notable sous l'effet des forces de serrage engendrées lorsqu'on bloque un conducteur. La figure 2 représente un mode d'exécution de l'invention dans lequel la variation axiale de jeu radial entre les éléments est obtenue au moyen d'un corps tronconique 7, avec un élément de serrage 8 ayant une portion en forme de came de section transversale constante. L'élément de serrage 8 a une portion de came en limaçon 9 de section transversale constante, une portion de support tronconique 10 et un creux aaial 11 de section transversale hexagonale dans lequel on peut insérer une clé "Allen" pour faire tourner 1' élément. la portion 10 a le meme angle de convergence que la surface intérieure du corps 7, de sorte que les deux éléments restent centrés coasialesent, et la portion de la surface intérieure du corps 7 en regard de la surface de serrage 9 en forme de came comporte des nervures axiales 12. Elles immobilisent le conducteur par rapport au corps, comme le fond les stries dans le mode d'exécution de la figure 1. Encore une fois, le corps 7 est constitué par un métal flexible tel que le bronze phosphoreux. Les figures 3A et 3B se rapportent, de façon générale, aux deux modes d'exécution qui viennent d'être décrits. L'action des connecteurs pendant le blocage d'un conducteur est représentée sur les figures 3A et 3B, Sur la figure 3A, un conducteur 13 comportant une gaine isolante 14 a été inséré entre le corps d'un connecteur 15 et un élément en forme de came 16. Lorsqu'on fait tourner l'élément de serrage comme sur la figure 3B, on écrase le conducteur et sa gaine isolante se rompt, et l'on obtient un bon contact électrique. Le connecteur est représenté ici avec des stries 5, comme sur la figure 1. la figure 3C représente en coupe transversale mi mode d'exécution de l'invention dans lequel l'élément extérieur est en forme de came. Dans ce cas, un conducteur 13 est représenté comme étant inséré entre un corps en forme de came 17 et un élément de serrage cylindrique 18. On notera que cet agencement des deux éléments peut être utilisé dans n'importe lequel des modes d'exécution déjà décrits ou à décrire. Par exemple le mode d'exécution de la figure 1 pourrait être adapté de façon à comporter un corps en forme de came de section transversale constante et un élément de serrage convergent, ou bien le mode d'exécution de la figure 2 pourrait être adapté pour comporter un corps tronconique en forme de came avec un élément de serrage cylindrique. La figure 3D représente en coupe transversale une variante de 1' élément en forme de came, permettant de loger une paire de conducteurs. On notera que l'on peut réaliser KIKI connecteur de façon qu'il reçoive n'importe quel nombre de conducteurs, simplement en utilisant le nombre approprié de profils de came ou en choisissant convenablement la forme du profil de came sur l'élément de serrage. Les figures 4, 5 et 6 représentent différents modes d'exécution utilisant des moyens de retenue et des moyens de limitation, destinés respectivement à retenir un élément intérieur coaxialement dans un élément de corps, en opposition avec des forces axiales ainsi qu'avec des forces radiales, et à limiter la rotation relative des éléments lors du serrage. Du fait que ces figures ne sont destinées à illustrer que les moyens de retenue et de limitation, on n'a pas représenté d'autres caractéristiques telles que le jeu variant axialement entre les éléments, les stries ou nervures présentes sur l'un des éléments, et le creux de réception d'outil de l'élément de serrage. Sur la figure 4, un élément en forme de came 21 peut tourner dans un corps 22. Comme dans les modes d'exécution décrits précédemment, les deux éléments sont maintenus centrés coaxialement par la présence sur l'élément intérieur 21 d'une surface de portée 23 qui est en contact avec ajustage doux avec la portion correspondante de la surface intérieure du corps 22. L'élément intérieur est retenu à l'intérieur du corps, en opposition avec les forces axiales, au moyen d'une rainure circonférentielle 24 pratiquée dans sa surface, recevant un bourrelet circonférentiel (non représenté) se trouvant sur la surface intérieure du corps 22. Le bourrelet est formé en emboutissant le corps, comme on l'a indiqué par la référence 25. Sur la figure 5, un élément 26 a encore une fois une portion de portée 27 en contact avec ajustage doux avec la portion correspondante de la surface intérieure d'un corps 28, et la retenue axiale est ici assurée au moyen d'une cheville radiale 29 se trouvant à l'intérieur du corps, qui est reçue lors du montage par une rainure circonférentielle 30 de l'élément de serrage. En réalisant la rainure 30 de façon qu'elle ne fasse qu'une partie du tour de l'élément 26, on peut limiter le mouvement angulaire des éléments comme on le désire. On notera que, si cet effet de limitation n'est pas nécessaire, on peut utiliser cet agencement à cheville et rainure pour ne réaliser qu'ale retenue axiale, en prolongeant simplement la rainure sur tout le pourtour de l'élément intérieur. Sur la figure 6, un corps 31 comprend essentiellement un tube massif 33 dans lequel a été formée une section évidée supérieure 34 pour recevoir l'élément intérieur. Pour limiter le mouvement relatif des deux éléments, on prévoit une cheville axiale 35 sur la base de l'intérieur du corps, destinée à entrer en contact, à la limite de rotation, avec une surface axiale transversale 36 se trouvant sur la base de l'élément 32. Une surface de support 37 est en contact avec ajustage doux avec la portion correspondante de l'intérieur 34. L'agencement est dans son ensemble représenté en coupe sur la figure 6A. La figure 7 représente un autre type de moyens de retenue, convenant particulièrement pour des connecteurs qui doivent être montés dans un bloc isolant. Dans ce cas, un corps 39 se présente sous la forme d'ur. tube creux, ouvert à ses deux extrémités, et comportant sur sa surface intérieure un épaulement annulaire 41 qui forme en fait une portion inférieure du tube de diamètre intérieur supérieur. L'élément intérieur 42 comprend une section en forme de came 43 dont le diamètre maximal s'emboîte avec ajustage doux dans la section supérieure de pl,us petittadiamètrge du tube, et un bossage de retenue 44 formé sur sa section inférieure, de diamètre suffisamment grand pour qu'il s'emboite avec ajustage doux et de façon à pouvoir tourner dans la section inférieure du tube, tout en étant retenu par l'épaulement 41. Le bossage de retenue joue également le rôle d'un bossage de centrage. L'ensemble du connecteur est inséré après montage dans un trou formé dans un bloc isolant 40, la base du bossage 44 reposant au fond du trou. La figure 8 représente une variante du mode dtexécution précédent dans laquelle, pour faciliter la fabrication et le montage, l'élément intérieur est formé séparément (par exemple, par extrusion) en deux sections : une sectinn en forme de came 47 et un bossage de retenue 48. Les deux sections sont réunies par un ajustage à force entre une cheville 50 se trouvant sur la surface supérieure du bossage de retenue et une ouverture 49 pratiquée dans la surface inférieure de la section en forme de came, ouverture qui peut être avantageusement la portion infé rieure de l'ouverture pour outil formée à la surface supérieure, auquel cas il y a une ouverture continue qui traverse toute l'étendue de la section en forme de came. Le corps 45 se présente de nouveau sous la forme d'un tube creux avec un épau lement interne 46. La figure 9 représente une autre variante de la figure 7. Dans ce cas encore, l'élément intérieur est réalisé en deux sections : une section en forme de came 52 et un bossage de retenue 53, réunis par un ajustage à force entre une cheville 56 et une ouverture 55. Cependant, dans ce cas, l'élément de retenue est une bride 54 pouvant coopérer avec la surface inférieure 57 du corps 51 qui se présente sous la forme d'un tube sans épaulement. On notera que, lorsqu'on doit insérer un connecteur selon cette variante dans un trou formé dans un bloc isolant, il faut laisser du jeu entre le fond du trou et le bord inférieur 57 du tube 51, de façon que la bride 54 puisse y être logée avec possibilité de rotation. Dans le mode d'exécution non modifié de la figure 7 et dans les variantes des figures 8 et 9, on notera que l'on peut produire une variation de jeu radial, comme dans tous les modes d'exécution de l'invention, en effilant l'élément intérieur et/ou l'élément extérieur. Par exemple, on peut effiler les tubes constituant les corps, ou seulement leurs surfaces intérieures, et les utiliser avec des éléments de came à faces parallèles, ou bien l'on peut utiliser des éléments de came convergents ou effilés avec des éléments de tube non effilés. Dans ces modes d'exécution, les bossages de retenue ne doivent pas être effilés, de façon à faciliter le montage du connecteur. Cependant, les bossages doivent être en contact glissant, et leur permettant de tourner, avec la surface intérieure du tube de corps de façon à constituer des dispositifs de centrage, comme dans les modes d'exécution précédents. Alors que les sections des éléments de serrage qui entrent en contact avec le connecteur sont métalliques pour produire un contact électrique sain et une accumulation d'énergie dans la liaison réalisée, les sections des éléments qui n'entrent pas en contact avec le conducteur bloqué n'ont pas à entre métalliques. En particulier, les bossages 48 et 53 peuvent entre en matière isolante, par. exemple en matière plastique, la figure 10 représente un autre exemple de connecteurs montés dans un bloc isolant. Dans ce. cas, l'élément intérieur en forme de came 57 coopère avec un corps tubulaire 58 formé sur un élément tubulaire multiple 59. les tubes 58 se trouvent dans des trous d'un bloc isolant 60a, et un autre bloc isolant 60b est fixé par des moyens appropriés au bloc 60a pour maintenir fermement en place 1'élément tubulaire multiple 59. Des tétons de retenue 61 sont moulés sur ce bloc isolant inférieur 60b ; leurs tettes 62 sont agencées pour être reçues dans un trou 63, qui peut entre l'ouverture re pour outil décrite ci-dessus, formé dans la base de l'élément en forme de came 57. Plusieurs connecteurs peuvent entre reçus ensemble en un seul bloc, et ils peuvent être reliés électriquement, comme l'indique la référence 64, ou isolés les uns des autres, coono l'indique la référence 65. Les tétons de retenue 61 ont alors pour rôle à la fois de retenir et de centrer les cames 57 dans les connecteurs. On peut encore une fois effiler l'élément intérieur et ou l'élément extérieur. Bien que les exemples précédents aient été décrits dans I'hypothèse où les connecteurs sont montés dans des blocs isolants, on peut utiliser des agencements semblables dans des connecteurs non montés. Les figures 11A et 11B illustrent l'utilisation de creux formés dans l'un ou chacun des deux éléments pour positionner de façon forcée le conducteur inséré avant blocage. La figure 11A représente en coupe transversale un connecteur, en position "ouverte", comprenant un corps 66 dans lequel ont été formés des creux 67, ici représentés au nombre de trois, et un élément intérieur en forme de came 69 comportant un nombre de profils de came 68 égal au nombre de creux 67. Dans cette position ouverte, on peut insérer des conducteurs dans les ouvertures formées conjointement par les creux 67 et les portions de petit rayon du profil de came. Lorsqu'on fait tourner l'élément intérieur dans le sens sinistrorsum, on bloque le conducteur et l'on rompt sa gaine isolante, comme dans les modes d'exécution précédents. La figure 11B représente un connecteur semblable dans lequel des creux sont formés non seulement dans le corps 66, mais également dans un élément intérieur 73 en forme de came. Dans la position ouverte, des conducteurs sont insérés dans les ouvertures formées conjointement par les creux 67 et des creux 71 formés dans l'élément intérieur 73 placé en position adjacente. Lors de la rotation, les conducteurs sont serrés entre le corps et les profils de came 72. L'utilisation de creux, selon la description donnée cidessus, au lieu de stries ou de nervures, s'applique à n'importe lequel des modes d'exécution décrits. Les figures 12A à 12F représentent un type de connecteur utilisant des creux, comme le montre la figure 11. Dans ce cas, les deux éléments sont vissés et les creux sont formés principale- ment dans le filetage. Un corps comprend un alésage sensiblement cylindrique comportant des creux 75, représentés encore une fois au nombre de trois, le profil de l'ouverture obtenue étant conforme à la figure 12A. Un élément intérieur 76, représenté en élévation sur la figure 12B et en coupe transversale sur la figure 12C, est essentiellement une vis de blocage sans tête dans laquelle certaines portions des filets ont été complètement évidées le long d'axes parallèles à l'axe de la vis, pour constituer des creux 77 formés entre les portions restantes du filet et la tige 78. Les autres portions du filet qui constituent des plats 79 ont été aplaties pour constituer un profil en forme dc came, et les portions restantes du filet forment les parties circulaires de la section transversale La position "ouverte" du connecteur est représentée sur la figure 12D. Dans ce cas, les creux 77 et 75 coopèrent entre eux pour former des ouvertures dans lesquelles on peut insérer des conducteurs 80. Lors de la rotation, comme le montre la figure 12E qui représente un connecteur partiellement "fermé", les profils de came 79 se referment sur les conducteurs, rompant la gaine isolante par la pression appliquée, et serrant le métal du conducteur. Dans ce mode d'exécution, on rend la connexion plus solide par une rotation ultérieure qui amène les portions non retirées du filet au contact du conducteur, l'entaillent et le maintenant donc encore plus fermement. On peut obtenir une force de serrage progressive sur la longueur du fil, dans ce mode d'exécution, en conformant l'élément intérieur comme le montre la figure 12F, où la longueur des portions aplaties 79 du filet augmente du pied au sommet de la vis. Cela signifie que le jeu radial entre les éléments augmente le long de la ligne XY, de sorte que les profils de came 79 sont effectivement effilés. Bien que la vis elle-même doive, bien entendu, être électriquement conductrice, on peut, si on le désire, la rendre creuse et insérer une portion centrale isolante. On peut, comme dans les modes d'exécution précédents, faire tourner l'élément intérieur au moyen d'un outil tel qu'une clé "Allen" insérée dans une ouverture appropriée formée dans sa surface supérieure, ou au moyen d'un tournevis classique inséré dans une fente d'entrainement 81. On préfère la première solution, car elle permet de laisser inutilisé le minimum d"'espace de tête ou de place au-dessus du connecteur, tout en permettant de réaliser ou de supprimer les connexions. Cette condition de place minimale inutilisée est une caractéristique utile de tous les modes d'exécution de l'invention, qui permettent également, du fait que les éléments de serrage en forme de came ont leurs axes parallèles au conducteur bloqué, l'utilisation la plus efficace de l'espace se trouvant dans le plan perpendiculaire au conducteur- relié. Cela permet d'obtenir une densité de remplissage très élevée dans les composants à bornes multiples, caractéristique d'autant plus désirable que la miniaturisation des systèmes électriques augmente. L'lmportance de l'énergie de déformation emmagasinée dans les éléments du connecteur lorsqu'il est dans une position serrée de blocage d'un conducteur a déjà été mentionnée. Pour garantir qu'une grande quantité d'énergie de déformation soit emmagasinée élastiquement dans le connecteur, il est désirable que le corps du connecteur soit constitué par une matière facilement déformable élastiquement, comme le bronze phosphoreux ou, dans le cas de connecteurs dans lesquels le corps ne peut être rendu facilement déformable de cette façon, de pratiquer des fentes ou des ouvertures dans les éléments pour faciliter la déformation. Dans le cas des connecteurs non montés dans des blocs massifs, on peut construire le corps de façon à garantir une grande quantité d'énergie de déformation emmagasinée élastiquement. Par exemple, on peut considérer un connecteur dont les éléments sont en bronze phosphoreux et qui doit bloquer un fil conducteur de cuivre de 0,5 mm de diamètre (sans gaine isolante). Si l'on suppose un écrasement à 0,25 mm au bout du fil, un écrasement nul au point où le fil sort du connecteur, et une longueur de connexion de 7,1 mm, la force nécessaire est de 0,028 x 1360 = 38 kgS (1360 kgf = résistance à l'écrasement du cuivre recuit). Dans le cas d'un corps de bronze phosphoreux tubulaire de 0,75 mm d'épaisseur de paroi, on peut montrer qu'une charge ponctuelle de 38 kgf déviera a paroi de 0,025 mm. Une paroi de tube d'épaisseur inférieure à 0,75 mm subirait une déformation permanente sous une telle charge, tandis qu'une paroi de tube plus épaisse, par exemple de 1,25 mm, serait beaucoup plus rigide et permettrait une déviation de seulement 0,006 mm environ, en emmagasinant ainsi seulement 0,25 de l'énergie emmagasinée par la paroi de 0,75 mm. Ainsi, dans ces circonstances, une paroi de 0,75 mm donne le maximum d'énergie de déformation emmagasinée élastiquement et, par suite, la permanence électrique optimale. Cependant, dans de nombreux modes d'exécution, en particulier dans ceux qui nécessitent que l'élément extérieur soit un bloc solide, éventuellement en matière isolante non-élastique, l'énergie de déformation ne peut être emmagasinée élastiquement par la de corroder le connecteur et les conducteurs qui y sont fixés. On peut introduire cette charge de graisse simplement et efficacement avec des connecteurs selon l'invention en prévoyant un capuchon terminal, comme le montre la figure 14. Le connecteur représenté ici à titre d'exemple comporte un corps tubulaire 89 et un élément intérieur en forme de came 90. Un conducteur 91 est représenté bloqué dans le connecteur, le capuchon terminal 92 ayant été précédemment vissé sur le conducteur au moyen du trou 93. Dans le cas de connecteurs conçus pour bloquer plusieurs conducteurs, on forme le même nombre de trous 93 dans le capuchon terminal, chacun coopérant avec une ouverture de serrage de conducteur formée dans le connecteur. Comme on l'a représenté, une clé "Allen" 94 utilisée pour faire tourner l'élément intérieur 90 pour effectuer le blocage n'a pas encore été retirée d'un creux 96 pour outil. Comme on l'a représenté dans la coupe transversale partielle de la figure 14A, le capuchon terminal 92 comporte un rebord 95 qui est reçu, lorsqu'on retire la clé 'tAllen" et que l'on fait descendre en glissant le capuchon terminal sur l'extrémité du connecteur, dans une rainure circonférentielle 97 pratiquée dans le corps 89, pour souder fermement le capuchon au connecteur. Le capuchon terminal est préalablement rempli de graisse. On notera que les différentes caractéristiques des modes d'exécution représentés ci-dessus peuvent être combinées entre elles de nombreuses façons différentes de celles représentées ci-dessus. Les connecteurs électriques selon l'invention peuvent se présenter sous la forme de bornes montées sur des appareils, ou de connecteurs à double extrémité destinés à raccorder des tronçons de crible. La figure 15 indique un exemple de ce dernier type. Dans ce cas, un connecteur à double extrémité comprenant deux connecteurs 98 réunis base à base est représenté. Les connecteurs peuvent être de n importe quel type selon l'invention. Une section centrale 99 comporte des faces planes, ou est conçu autrement pour pouvoir être serré fermement, pendant que les éléments intérieurs 100 des connecteurs sont entratnés en rotation. Les connecteurs décrits utilisent très efficacement une faible quantité de matière pour emmagasiner de l'énergie lors du blocage d'un fil et ils conviennent donc particulièrement pour raccorder des conducteurs d'aluminium. On peut raccorder des conducteurs torsadés en utilisant des dimensions de connecteur suffisamment supérieures. Bien nue l'an puisse bloquer certains tyes de. conducteur en réalisant une lalson électrique saine sans retirer préalablement la Faine isolante du conducteur, on peut carrasse de grands conducteurs (autrement trop #ands pour un connecteur particul-er) de leur gaine isolante avant d'effec- tuer le raccord Un autre moyen pour limiter le degré de rotation relative des éléments est représenté sur les figures 16A et 16B. Sur les figures 16A et 163, un élément intérieur à profil de came 102 pouvant tourner dans un élément extérieur 104 comporte un épaulement 106 destiné à entrer en contact avec le conducteur 13 pendant la rotation et empêcher ainsi une rotation ultérieure. la figure 16A représente le connecteur "ouvert" ot la figure 16B le représente "fermé". Rz=VENDICATIONS 1. Connecteur électrique, caractérisé en ce qu'il comprend un premier élément qui est, en cours d'utilisation, disposé au moins partiellement dans un alésage d'un second élément, le premier élément et le second élément étant agencés pour pouvoir tourner l'un par rapport à l'autre, et une cavité dans laquelle un conducteur peut entre inséré délimitée, en cours d'utilisation, par le premier élément et le second élément et s'étendant dans une direction générale parallèle à l'axe à partir d'une extrémité de l'alésage, l'agencement étant tel qu'après l'insertion, une rotation relative des éléments peut faire se refermer le premier élément et le second élément sur un conducteur se trouvant à l'intérieur de la cavité et engendrer une force de serrage d'orientation générale radiale s'exerçant sur lui. 2. Connecteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'un au moins des éléments comporte des saillies agencées pour empêcher un conducteur de se déplacer circonférentiellement, lorsque les éléments tournent l'un par rapport à l'autre. 3. Connecteur selon la revendication 2, caractérisé en ce que les saillies sont conformées de façon à faciliter la pénétration dans la gaine isolante d'un conducteur et à favoriser un bon contact électrique avec un conducteur. 4. Connecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le premier élément et le second élément sont respectivement un élément de serrage en forme de came et un corps cylindrique creux. 5. Connecteur selon la revendication 4, caractérisé en ce que le premier élément comporte une portion de support cylindrique de même diamètre que l'alésage. 6. Connecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le premier élément et le second élément sont respectivement un élément de serrage en forme de came et un corps creux de forme convergente. 7. Connecteur selon la revendication 6, caractérisé en ce que le premier élément comporte une portion de portée convergente dont l'angle de convergence correspond à celui de l'alésage. 8. Connecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le jeu radial entre le premier élément et le second élément varie dans la direction axiale de l'alésage. 9. Connecteur selon l'une quelconque des revendications t à 8, caractérisé en ce qu'il comporte un creux dans le premier élément pour recevoir un outil destiné à faire tourner ledit premier élément. 10. Connecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'il se présente sous la forme d'une borne destinée à être montée sur un appareil. 11. Connecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'il est à double extrémité pour raccorder deux conducteurs. 12. Connecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce qu'il comporte un capuchon terminal comportant une ouverture pouvant coopérer avec ladite cavité. 13. Connecteur selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de retenue pour retenir de façon forcée le capuchon sur le corps dudit connecteur. 14. Connecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de retenue pour retenir le premier élément axialement par rapport au second élément. 15. Connecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de limitation pour limiter le degré de rotation relative des éléments. 16. Connecteur selon la revendication 15, caractérisé en ce que les moyens de limitation comprennent un épaulement se trouvant sur un élément, agencé pour arrêter une rotation ultérieure en entrant en contact avec un conducteur. 17. Connecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 16, caractérisé en ce qu'il comporte un ou plusieurs creux dans l'un ou chacun des deux éléments, le ou chaque creux étant propre à recevoir un conducteur inséré dans la cavité. 18. Connecteur selon la revendication 17, caractérisé en ce que des plats en forme de came sont interposés entre les creux. 19. Connecteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le premier élément et le second élément sont, en cours d'utilisation, engagés par vissage, et en ce qu'il comporte un ou plusieurs creux dans l'un ou chacun des deux éléments, le ou chaque creux étant propre à recevoir un conducteur inséré dans la cavité. 20. Connecteur selon l'une quelconque des revendications t à 19, caractérisé en ce que l'un ou chacun des deux éléments comporte des fentes ou ouvertures pour augmenter sa ou leur déformabilité élastique. 21. Connecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 20, caractérisé en ce que le premier élément comporte une portion de contact qui entre, en cours d'utilisation, en contact avec une portion de contact correspondante d'un troisième élément pour positionner le second élément par rapport au premier élément. 22. Connecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 21, caractérisé en ce que le premier élément est constitué par deux parties de formes complémentaires. 23. Connecteur électrique, caractérisé en ce qu'il comprend un premier élément reçu au moins partiellement dans un second élément, les deux éléments pouvant tourner l'un par rapport à l'autre autour d'un axe de rotation, le premier élément et le second élément comportant des première et seconde portions respectives de surface opposées, la distance radiale entre lesdites portions de surface diminuant progressivement dans un premier sens circonférentiel dlune région de séparation maximale à une région de séparation minimale et diminuant brusquement, dans le sens circonférentiel opposé, d'une région de séparation maximale à une région de séparation minimale, de sorte qu'un conducteur inséré entre lesdites surfaces opposées subit une force de serrage orientée radialement augmentant progressivement, lorsque les éléments tournent l'un par rapport à l'autre.