Procédé de fabrication d'une fibre d'armature pour un matériau de construction minéral, et élément de construc- tion en un matériau de construction minéral armé de fibres La présente invention concerne d'une part un pro- cédé de fabrication d'une fibre d'armature, particulière- ment pour un liant hydraulique, comme par exemple un maté- riau de construction minéral contenant du ciment ou du platre comme matière première, par exemple pour des tu- yaux, des plaques et autres pièces de forme profilée. D'autre part, l'invention concerne un élément de construction tel qu'un tuyau, une plaque ou autre pièce de forme profilée en un matériau de construction armé de fibres contenant particulièrement un liant hydraulique, comme par exemple du ciment ou du plâtre. Il est connu de fabriquer des tuyaux, des plaques et autres pièces de forme prdfilée comme par exemple des faîtaux ou des moulures d'angle en des matériaux minéraux de construction auxquels sont mélangées des fibres d'ami- ante comme armature. Bien qu'il soit connu depuis long- temps que les fibres d'amiante sont dangereuses pour la santé et que Ès précautions sont indispensables pour les manipuler, il n'existe jusqu'à présent aucune fibre d'ar- mature pour des matériaux minéraux de construction comme matière première, comme par exemple pour des tuyaux, des plaques et autres pièces de forme profilée offrant des caractéristiques physiques avantageuses ues fibres d'amian- te sans être nuisibles pour la santé et également meil- leur marché. Des essais ont néanmoins déjà été tenté avec des fibres métalliques. Mais celles-ci sont trop gros- ses et trop raides pour être travaillées facilement. De plus, elles se déposent fortement dans des suspensions aqueuses.Des essais effectués avec des fibres de verre ont montré que ces dernières présentent une mauvaise dis- persion dans des suspensions aqueuses et forment volon- tier des tampons qui se déposent et s'évacuent trop vite pour permettre un traitement mécanique. De plus, les fi- bres de verre sont coûteuses. Des essais ont été égale- ment effectués avec des f-ibres synthétiques à base de polyestersou d'acétatesetc. quant à leur utilisation pour remplacer l'amiante. Ces fibres sont difficiles à disperser, elles forment souvent des paquets dans les mé- langeurs et ne sont par ailleurs pas suffisamment hydro- philes. Des recherches ont été faites sur des fibres de bois et ont conduit à constater que ces dernières exigent des traitementschimiques supplémentaires et qu'elles sont difficiles à traiter car la lignine et le sucre ont une mauvaise influence sur la solidité du produit. En fait, les tentatives d'utiliser des fibres non traitées, c'est- à-dire brutes ou naturelles, ont été abondonnées depuis fort longtemps car il n'a pas été possible d'éviter le risque d'incendie, leur tendance à la décomposition et aussi leur grande absorption d'eau. Aux inconvénients de l'amiante s'ajoute le fait qu'en raison de sa structure, elle tend à former des pa- quets et des flocons. Cela empêche un mélange homogène du béton d'amiante. Environ 151o de la teneur en amiante dans le mélange se trouve plutôt en paquets sous forme de rognons. Il n'est par exemple pas possible d'éviter que lorsque le béton est soumis à des intempéries, les rognons soient exposés et que l'amiante soit emportéepar le vent. Enfin, sur le plan de la rentabilité, il ne faut pas sousestimer le rôle du prix de l'amiante. L'utilisa- tion de l'amiante entraîne une augmentation des prix de production. L'invention a donc pour objet de proposer un procédé de fabrication d'une fibre d'armature pour des matériaux minéraux de construction comme matières premiè- res, par exemple pour des tuyaux, des plaques ou autres pièces de forme profilée, permettant de remplacer les fibres d'amiante utilisées jusqu'à présent et nuisibles à un haut degré pour la santé, tout en en conservant néanmoins les propriétés physiques avantageuses. L'in- vention a aussi pour objet de.proposer un élément de construction armé de fibres et exempt de fibres d'amian- te. Dans le procédé selon l'invention, ce résultat est obtenu par le fait que des fibres végétales coupées à longueur, particulièrement des fibres de tiges comme par exemple des fibres de lin sont d'abord ouvertes sui- vant les capillaires, sont ensuite séchées, puis sont imprégnées avec une suspension, de préférence de chaux dans l'eau, ou lait de chaux, et après un séchage inter- médiaire, les fibres brutes contenant de la chaux sont imbibées avec une solution de verre soluble contenant du formaldéhyde. Selon l'invention également, des fibres végétales coupées à longueur, particulièrement des fibres de tiges comme par exemple des fibres de lin, sont d'abord ouver- tes suivant les capillaires, sont ensuite séchées puis sont imbibées avec une solution de verre soluble contenant du formaldéhyde et, après un séchage intermédiaire, les fibres brutes imbibées sont imprégnées avec une sus- pension, de préférence de chaux dans l'eau, ou lait de chaux. Selon-ce procédé, la réactivité de la chaux et de l'acide silicique comme constituant du verre soluble e5t utilisé pour minéraliser des fibres végétales présentant, des capillaires. Ainsi, ces fibres possèdent toutes les propriétés physiques avantageuses des fibres d'amiante en ce qui concerne leur capacité de mise en oeuvre et leur résistance aux gaz industriels, à la for- mation des champignons, à l'attaque par les insectes, à la décomposition et la putréfaction, avec la grande résistance au feu de l'amiante. De plus, ces fibres -4 peuvent être utilisées dans le cadre des procédés con- nus, par exemple les procédés à tamis circulaire ou cy- lindrique, à toile sans fin, par dispersion, par extru- sion et par moulage. Par comparaison avec l'amiante, elles ne possèdent aucune propriété xiocive pour la santé. La fibre d'armature selon l'invention possède aussi la ré- sistance à la flexion et la résistance au cisaillement du verre soluble ainsi que la résistance à la traction d'une fibre végétale. Un autre avantage de la fibre' brute est qu'elle consiste en une fibre produite par l'agriculture locale qui non seulement est plus facile à transporter que l'amiante mais qui encore n'entraîne aucun frais d'importation. Des essais ont montré que des éléments de construction constitués par des matériaux minéraux de construction contenant des fibres végétales minéralisées possèdent des caractéristiques au moins 30% supérieures à celles des éléments correspondants compor- tant une armature de fibres d'amiante, en ce qui concerne la résistance à la flexion, dans les directions transver- sales et parallèles aux fibres. La fibre d'armature selon l'invention peut être utilisée avec n'importe quelle longueur. Cela permet d'obtenir une plus grande longueur d'encastrement des fibres. En outre, elle n'a pas la ten- dance néfaste de former des paquets et des flocons. La résistance à l'arrachement est au moins double de celle de l'amiante. De plus, des essais ont montré que des élé- ments de construction fabriqués avec des fibres d'arma- ture selon l'invention ne présentent plus l'efflorescence qui se rencontre fréquemment avec les éléments en ciment à l'amiante. Il est donc possible d'éviter également et efficacement l'écaillement des couches de peinture et des revêtements de décoration. Il faut en outre constater que par rapport à son volume, la fibre d'armature selon l'invention est moins chère que l'amiante. Les fibres végétales qui sont utilisées de préférence sont des fibres de tiges. Dans ce contexte, les fibres de lin s'avèrent particulièrement avantageuses car, conjointement avec des liants hydrauliques parti- culièrement, comme par exemple le ciment ou le plâtre, ou même avec des matériaux de construction en résine synthétique, elles donnent un matériau qui offre tous les avantages des produits à base de ciment d'amiante, mais sans en présenter les inconvénients. En dehors des fibres de lin, d'autres fibres végétales peuvent être prises en considération, comme le jute, le chanvre, la fibre de coco, le capoc, la ra- mie ou le chanvre de Manille. Leurs applications dépen- dent de la qualité et de la fonction du produit final souhaité. Pour la. fabrication de la fibre d'armature, il importe d'abord de préparer les capillaires de la fibre végétale brute à sa minéralisation ultérieure, par un procédé approprié de traitement. L'opération de séchage qui succède à cette préparation a pour but d'éliminer complètement,si possible,le reste d'humidité afin de réduire au minimum la durée de l'imprégnation qui va suivre. En outre, cela produit un plus grand vo- lume vide pour l'absorption du produit de minéralisa- tion et un état initial constant pour toutes les charges, ce qui garantit également des caractéristiques constantes ainsi que mieux prévisibles du produit final. Après le séchage des fibres brutes, ces der- nières sont imprégnées avec une suspension, de préfé- rence de chaux dans l'eau (lait de chaux) puis, après un séchage intermédiaire, elles sont imbibées d'une so- lution de verre soluble contenant du formaldéhyde, ou elles sont d'abord imbibées de la solution de formal- déhyde et imprégnées ensuite avec du lait de chaux après un séchage intermédiaire. A cet égard il importe que, sous l'influence de l'acide silicique que contient le verre soluble, l'hydrate de chaux se transforme en silicate de calcium qui assure un remplissage homogène des capillaires des fibres végétales ainsi qu'un revêtement des membranes des cellules. Etant donné que le remplissage cristallin pé- nètre dans les parois déchirées des fibres et rejoint le revêtement extérieur également cristallin des fibres ou des paquets de fibres, lorsqu'elles sont mélangées avec le liant, les fibres s'accrochent intimement à ce der- nier par toute leur surface extérieure. Il est avantageux d'additionner à la solution assez de verre soluble pour qu'il subsiste un excédant suffisant pour se combiner ultérieurement dans le béton fibreux terminé avec l'hy- drate de chaux libéré par la silicification. L'accrochage complet de toutes la surface intérieure et extérieure des fibres avec le liant environnant entraîne un enrobage total des constituants organiques. Ainsi, l'élasticité naturelle des fibres végétales ne peut donc plus jouer défavorablement. Si les fibres brutes séchées sont d'abord im- prégnées de lait de chaux, ce dernier remplit les espaces vides dans les fibres ou les groupes de fibres. Au sé- change qui suit, la chaux se solidifie en se combinant avec l'eau de préparation sous forme d'hydroxyde de cal- cium. Cet état ne conduit d'abord qu'à une faible soli- dité. Par la combinaison avec l'acide silicique, il se produit néanmoins une baguette minérale de résistance relativementélevée à la traction et à la flexion. Il est toutefois également possible d'imbiber d'abord des fibres végétales avec une solution de verre soluble et de formaldéhyde et de les imprégner ensuite d'une solution de chaux après séchage. De cette manière, on obtient les mêmes propriétés avantageuses que selon le procédé qui consiste à imprégner d'abord et à imbiber ensuite. Le traitement des fibres avec la solution de verre soluble contenant du formaldéhyde peut se faire par immersion, arrosage ou aspersion. A cet égard, il est également avantageux que la solution de verre soluble contenant du formaldéhyde contienneaussi du silicate de potassium ou de sodium avec une dilution d'environ 10 à 20%.- Selon une autre caractéristique avantageuse de l'invention, après l'imrbibition avec la solution de verre soluble contenant duformaldéhyde ou après l'imprégnation. avec le lait de chaux, les fibres -égétales sont conduites au séchage final ou directement à la mise en oeuvre avec le matériau de construction minéral. Dans ce cas, le séchage final a pour fonction de mettre les fibres d'armature en état de supporter le stockage. Néan- moins, s'il n'y a pas lieu de recevoir et d'utiliser des fibres traitées et terminées sortant de magasin, il est possible que les machines de production soient précédées d'une installation d'imprégnation ou d'imbibition. Après un égouttage suffisant, les fibres traitées peuvent im- médiatement être additionnées au matériau de construction minéral. Des essais ont montré par ailleurs que le traite- ment des fibres brutes peut aussi être appliqué avec un mélange qui contient déjà tous les constituants selon le procédé, c'est-à-dire de la chaux, de l'eau, de lacide silicique et du formaldéhyde. Cependant, une telle solution mélangée n'est utilisable que pendant une pério- de relativement courte car la chaux et l'acide silicique réagissent immédiatement l'un avec l'autre. Il en résulte qu'il est possible de remettre en oeuvre qu'une faiblecharge qui en outre doit être contrôlée continuellement car, après une durée d'utilisation possible qui dépendde la tempéra- ture, de l'âge du mélange (vie en pot) ainsi que de l'âge des constituants (durée de stockage) la formation d'un bloc minéralisé n'est plus possible. Il y a seulement préci- pitation de particulesde poussière en forme de pellicules. Un tel procédé serait donc sujet à des perturba- tions, avec des pertes de temps, et également plein de risques en raison de son imprévisibilité. Il ne serait en outre pas rentable en raison des changements perma- nents de bain. Les intervalles de temps auxquels la possibilité d'utilisation de ce mélange doit être con- trôléene peuvent être déterminés étant donné que les conditions déterminantes changent continuellement. Des influences importantes sont par exemple les variations de température ambiante, l'échauffement du bain par la chaleur de réaction, l'adjonction d'eau fraîche, l'âge des constituants individuels ainsi que la valeur du pH qui change continuellement au cours de la vie en pot, et la dureté croissante de l'eau. Dans certains cas, il est possible d'utiliser du lait de ciment à la place du lait de chaux. Mais un problème posé par le lait de ciment est néanmoins la longue durée de prise et également le fort retraitlors d'unséchage rapide prématuré. Avec une nouvelle humidifi- cation, une cimentation des particules de ciment n'est plus possible. Même dans le cas d'utilisation directe des fibres encore humides sortant du bain il se produit un- retrait par gel. Il est douteux qu'un accrochage suffisant avec la surface des fibres végétales puisse être obtenu de façon sûre. La faculté des fibres végétales d'absorber en quel- que sorte l'agent de minéralisation est encore améliorée selon l'invention lors-qu'avant l'ouverture des capillaires, les fibres végétales sont libérées autant que possible des particules de bois. A cet effet, les fibres peuvent être traitées de la même manière que pour la fabrication des tissus. Bien entendu, le blanchiement est supprimé. Au lieu de cela, après le peignage, les fibres sont ébouillantées et foulées pour en éliminer tous les restes de bois (copeaux), la chlorophyle séchée, la moelle et autres impuretés. De cette manière, il est possible de gagner beaucoup de place libre pour le liquide minéralisant. En outre, l'ouverture des capillaires assure que le formaldéhyde n'esL pas absorbé par des con- stituants quelconques mais qu'il. peut être évacué avec l'excédent d'eau en direction des paroiscellulaires. Avec cette évacuation d'eau, le formaldéhyde est filtré par les parois cellulaires. De cette manière, les constituants organiques deviennent résistants contre la décomposition, les champignons, l'attaque des insectes et les atmosphères agressives,c'est-à-dire que la durée de leur conservation est allongée. Selon une autre caractéristique avantageuse de l'invention, les fibres végétales sont coupées à une longueur de l'ordre de 4 à 25 mm. Cela assure l'ouverture des capillaires auxcèux extrémités,de sorte qu'une tran- sition progressive est obtenue entre le remplissage miné- ral des fibres et le liant qui les entoure. Selon l'invention, il est en outre essentiel que les fibres imbibées et/ou imprégnées soient remuées et secouées continuellement, aussi bien pendant le séchage intermédiaire que pendant le séchage final. Les mouve- ments et les secousses continuels sont importants pour qu'il ne se forme pas de grumeaux pierreux qui de - vraient ensuite être broyés, ce qui détruirait assuré- ment les petites tiges à l'intérieur des capillaires. Dans le cadre de l'invention, l'opération de sé- chage c'est-à-dire la réaction du verre soluble, l'éli- mination de l'excédent d'eau et la séparation des fibres individuelles est influencée favorablement si les fibres sont séchées dans un tambour à tourbillonnement d'un appareil à air chaud (chaudière, tunnel ou similaire). Dans ce cas, la température Peut atteindre environ 3000C. Après un refroidissement, les capillaires des fi- bres se contractent et enserrent encore-plus étroitement les petites tiges minérales. Selon l'invention, il suffit dans la plupart des cas que les fibresbrutes après leur préparation soient séchées jusqu'à un reste d'humidité de moins de 10%o envi- ron. A cet égard, il est avantageux qu'avec un reste d'humidité des fibres d'environ 8%,la durée d'imbibition avec la solution de verre soluble contenant du formal- déhyde soit de l'ordre de 10 à 12 minutes. Si cependant l'humidité restante des fibres est de l'ordre de 2% ou moins, une durée d'imbibition d'environ 2 à 4 minutes suffit. Etant donné qu'il ne faut pas négliger la dureté de l'eau toujours variable, des essais préliminaires - en laboratoire seront effectués. En outre, la température et la pression ont aussi une influence sur la durée du traitement. Si des enceintes sous vide peuvent être uti- lisées, les résultats attendus peuvent encore en être améliorés. L'invention concerne aussi un.élément de construc- tion sous la forme d'un tuyau, d'une plaque ou toute autre pièce de forme profilée-consistant en un matériau de con- struction armé de fibres,particulièrement un liant hydrau- lique, comme par exemple du ciment ou du plftre dont les fibres d'armatures consistent en des fibres végétales minéralisées. La minéralisation des fibres végétales pro- duit non seulement un renforcement de ces fibres et en élimine l'élasticité mais en outre, elle permet l'accro- chage de la partie organique avec les constituants inorga- niques du matériau de construction, de sorte que les fi- bres d'armature de ce genre offrent une forte résistance à la rupture. De préférence, les capillaires et les parois cel- lulaires des fibres végétales sont renforcés ou envelop- pés de silicate de calcium. Il importe en outre que dans l'élément de construc- tion selon l'invention, les fibres végéta-les consistent en des fibres de tiges, de préférence des fibres de lin. Pour des revêtements muraux ou des couvertures de toAtsnormaux, la proportion de fibres dans un élément de construction selon l'invention est de l'ordre de Y,, du poids du mélange. Cette proportion peut naturellement être augmentée selon les besoins, par exemple pour des éléments de sol porteurs, des marches d'escalier, ou pour des revêtements de batiment qui sont exposés à de fortes charges de vent ou de neige. Dans ce cas, il est avantageux que la proportion des fibres minéralisées ne dépasse pas environ 12% du poids du mélange. D'autres caractéristiques et avantages de l'inven- tion apparaîtront au cours de la description qui va sui- vre d'un exemple de réalisation et en se référant au des- sin annexé sur lequel: La Figure 1 est une vue en perspective d'un élé- ment de construction selon l'invention, et les Figures 2 et 3 sont respectivement une coupe transversale et une coupe longitudinale à très grande échelle de l'élément de la figure 1, dans la région d'une fibre d'armature encastrée, correspondant auxparties II et III. La Figure 1 représente donc un élément de construc- tionll profilé, de section transversale angulaire, qui peut par exemple trouver une application comme un faiteau. En dehors d'un élément profilé 1 de ce genre à section angulaire, il est également possible de réaliser un élément de construction en forme de plaque, en forme de tuyau ou profilé de toute autre mahière. L'élément de construction 1 est fabriqué en un ma- tériau de construction minéral, armé par des fibres. Comme le montrent plus particulièrement les figures 2 et 3, le matériau de construction consiste en un liant hydraulique 2, par exemple du ciment et en des fibres-végétales 3 minéralisées constituées à leur tour par des fibres individuelles 4 de cellulose. Les écorces déchirées, comme cela sera expliqué en détail par la suite, sont désignées par 5. L'élément de construction 1 peut être fabriqué de la manière suivante; Tout d'abord, des fibres végétales, de préférence- des fibres de lin sont préparées par peignage, échaudage et foulage de manière à en éliminer dans la mesure du possible tous les restes de bois (copeaux), la chloro- phyle desséchée, la moelle et autres impuretés. De cette manière, les espaces libres, c'est-à-dire les capillaires dans les fibres de lin sont largement ouverts. Les fibres brutes avec les capillaires ouverts de cette manière sont ensuite séchées. Un volume libre dans les fibres brutes, suffisant pour le traitement qui va suivre est déjà obtenu quand l'humidité qui reste représente 8%o ou moins. Les fibres brutes séchées sont maintenant imprég- nées avec une solution de chaux. L'imprégnation peut se faire par immersion. De cette manière, la solution rem- plit les volumes vides des fibres 3. Pendant le séchage intermédiaire des fibres 3 qui suit, pouvant se faire par exemple dans-un tambour à tourbillon d'un appareil d'air chaud, l'hydrate de chaux se solidifie et l'eau s'évapore. Ensuite, les fibres 3 contenant de la chaux sont imbibées avec une solution de verre soluble contenant duformaldéhyde. Cette imbibition peut se faire par exemple par immersion. En raison de l'acide silicique que.contient le verre soluble, l'hydrate de chaux se transforme en silicate de calcium 6 qui remplit complè- tement les capillaires et les espaces vides des fibres 3 et qui pénètre également par les parois cellulaires 5 déchirées par la préparation, de sorte que ces dernières sont également revêtues par le silicate de calcium 6. Après avoir été imbibées avec-la solution de verre soluble et de formaldéhyde, les fibres 3 sont encore une fois séchées ce qui peut également se faire dans un tambour à tourbillon d'un appareil à air chaud. Au cours du séchage, l'eau est éliminée par évaporation ou par osmose par les capillaires et les parois cellulaires 5, de sorte que le formaldéhyde est filtré par les parois cellulaires 5 et assuie leur longue conservation. Les fibres végétales 3 minéralisées et séchées de cette manière peuvent alors être mélangées avec un liant hydraulique, comme par exemple du ciment 2, et par la si- licification du ciment, l'excédent correspondant du verre soluble se combine avec l'hydrate de chaux qui se libère. Comme le montrent les figures 2 et 3, les fibres végétales 3 individuelles sont enrobées dans le liant 2, ce qui permet d'obtenir une liaison intime du silicate de calcium 6 remplissant les capillaires et enrobant les parois cellulaires, avec le liant hydraulique 2. La longueur a des fibres 3 est de l'ordre de 4 à 25 mm. Ce matériau de construction constitué par des fibres végétales 3 minéralisées et un liant hydraulique 2 peut être utilisé selon les procédés à tamis circulaire ou cylindrique, à toile sans fin, par dispersion, par ex- trusion ou par moulage pour former des plaques, des tuyaux ou autres pièces de forme profilée, par exemple l'Lélément de construction profilé angulaire de la figure 1. 1k REVENDICATIONS 1 - Procédé de fabrication d'une fibre d'arma- ture pour un matériau de construction minéral contenant particulièrement un liant hydraulique, comme par exemple du ciment ou du pl'âtre, comme matière première pour par exemple des tuyaux,des plaques ou autres pièces de forme profilée, procédé caractérisé en ce que des fibres végé- tales (3) coupées à longueur, particulièrement des fibres de tiges comme par exemple des fibres de lini sont d'abord ouvertes suivant les capillaires, sont ensuite séchées, puis sont imprégnées avec une suspension, de préférence de chaux dans l'eau, ou lait de chaux, et après un séchage intermédiaire, les fibres brutes conte- nant de la chaux sont imbibées d'une solution de verre soluble contenant du X formaldéhyde. 2 - Procédé de fabrication d'une fibre d'arma- ture pour un matériau de construction minéral contenant particulièrement un liant hydraulique, par exemple du ciment ou du plître, comme matière première, par exemple pour des tuyaux, des plaques, ou autres pièces de forme profilée, procédé caractérisé en ce que des fibres végé- tales (3) coupées à longueur, particulièrement des fibres de tiges, comme par exemple des fibres de lin, sont d'abord ouvertes-suivant les capillaires, sont ensuite séchées, puis sont imbibées avec une solution de verre soluble contenant. du formaldéhyde et, après un sé- chage intermédiaire, les fibres brutes imbibées sont im- prégnées avec une suspension de préférence de chaux dans l'eau, ou lait de chaux. 3 - Procédé selon la revendication 1 ou 2, carac- térisé en ce que la solution de verre soluble contenant *du formaldéhyde contient du silicate de potassium ou de sodium avec une dilution d'environ 10 à 20%. 4 - Procédé selon l'une quelconque des revendi- cations 1 à 3, caractérisé en ce que les fibres végétales (3) après avoir été imbibées avec la solution de verre soluble contenant du formaldéhyde ou après leur im- prégnation avec le lait de chaux, sont conduites à un séchage final ou à une mise en oeuvre immédiate avec le matériau de construction minéral. 5 - Procédé selon l'une quelconque des revendica- tions 1,2 ou 4, caractérisé en ce que, avant l'ouverture des capillaires, les fibres végétales (3) sont libérées dans la mesure du possible des particules de bois. 6 - Procédé selon l'une quelconque des revendica- tions 1, 2,4 ou 5, caractérisé en ce que l'ouverture des capillaires des fibres végétales (3) est effectuée par peignage, échaudage et foulage suivis d'un séchage. 7 - Procédé selon l'une quelconque des revendica- tions 1, 2 ou 4 à 6, caractérisé en ce que les fibres végétales (3) sont coupées à une longueur d'environ 4 à mm. 8 - Procédé selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 7, caractérisé en ce que les fibres (3) imbi- bées ou imprégnées ou inhibées et imprégnées sont remuées et secouées aussi bien pendant le séchage intermédiaire que pendant le séchage final. 9 - Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que les fibres (3) sont séchées dans un tambour à tourbillon d'un appareil à air chaud, à savoir d'une chaudière, d'un tunnel ou similaire. - Procédé selon l'une quelconque des revendi- cations 1 à 9, caractérisé en ce que après leur prépara- tion, les fibres brutes sont séchées jusqu'à un reste d'humidité inférieur à environ 1o%. Il - Procédé selon l'une quelconque des revendi- cations 1 à 10, caractérisé en ce qu'avec un reste d'hu- midité dans les fibres de l'ordre de 8%, la durée d'im- bibition avec la solution de verre soluble contenant du formaldéhyde est de l'ordre de 10 à 12 minutes. 12 - Procédé selon l'une quelconque des revendica-- tions 1 à 10, caractérisé en ce qu'avec un reste d'humi- dité dans les fibres de l'ordre de 2%, la durée d'im- bibition avec la solution de verre soluble contenant du formaldéhyde est de l'ordre de 2 à 4 minutes. 13 - Elément de construction sous la forme d'un tuyau, d'une plaque ou autre pièce de forme profilée, constitué par un matériau de construction contenant par- ticulièrement un liant hydraulique armé de fibres comme par eXemple du ciment ou du pl1tre, élément caractérisé en ce que les fibres d'armature (3) sont des fibres vé- gétales minéralisées. 14 - Elément selon la revendication 13, carac- térisé en ce que les capillaires et les parois cellulai- res (4) des fibres-végétales (3) sont consolidées ou en- robées de silicates de calcium (6). 15 - Elément selon la revendication 13 ou 14, caractérisé en ce que les fibres végétales (3) consistent en des fibres de tigesde préférence des fibres de lin. 16 - Elément selon l'une quelconque des revendi- cations 13 à 15, destiné à une application non porteuse, caractérisé en ce que la proportion des fibres végétales (3) minéralisées est de l'ordre de 5% du poids du mélange. 17 - Elément selon l'une quelconque des tevendi- cations 13 à 15, destiné à une application porteuse, ca- ractérisé en ce que la proportion des fibres végétales (3) minéralisées ne dépasse pas 12% environ du poids du mélange.