-1- I! 2004614 A la suite de recherches initiales effectuées par la demanderesse sur les procédés destinés à conférer des aptitudes variables à prendre la teinture à des fibres polyester, on a découvert : 1) que l'aptitude à prendre la teinture des fibres 5 polyester peut être remarquablement accrue par traitement thermique de ces fibres à des températures supérieures à leur point de fusion, tout en maintenant leurs caractéristiques mécaniques à-un niveau satisfaisant en pratique; et 2) que l'aptitude à prendre la teinture des fibres est améliorée dans une propor-x]Q tion croissante avec l'élévation de la température dans le traitement sus-mentionné à température élevée. Cette remarquable amélioration de l'aptitude à prendre la teinture ne peut pas être obtenue à des températures inférieures au point de fusion de ces fibres. On a également observé que si l'on teinte des >15 fibres avec un liquide ayant une chaleur latente de vaporisation ou une chaleur spécifique élevée préalablement au traitement à température élevée sus-mentionné et si ledit traitement à température élevée des fibres, qui ont été suffisamment mouillées par un tel liquide,est effectué pendant une période de temps 20 comprise entre des limites bien déterminées entre lesquelles le traitement ci-dessus à température élevée peut être toléré pour des fibres non recouvertes par ledit liquide, l'aptitude à prendre la teinture des fibres traitées n'est pas affectée par un tel traitement. La demanderesse a essayé de tirer astucieuse-25 ment parti des phénomènes ci-dessus pour réaliser diverses fibres de fantaisie. Autrement dit, la demanderesse a recouvert de façon non uni forme les surfaces des fibres d'un liquide inerte tel que l'eau avant ledit traitement thermique, le liquide ne doit jamais pouvoir dissoudre les fibreâ à traiter, dans les jO conditions de traitement. L'eau est le liquide optimal, pour des raisons aussi bien pratiques qu'économiques. L'expression "application.non uniforme" désigne soit l'état dans lequel un tel liquide est appliqué sur l'ensemble des surfaces des fibres thermoplastiques à traiter, la quantité fixée variant dans le sens de l'axe et/ou dans un plan perpendiculaire à l'axe des fibres, soit la façon dont le liquide est appliqué par intermittence sur les surfaces des fibres parallèlement à la direction de l'axe, la quantité fixée dudit liquide étant constante ou variable. Si l'on s1 exprime de manière plus concrète, dans 40 le cas d'un exemple typique, des parties A recouvertes de li- 69 08539 -2- II 2004614 quide et des parties B non recouvertes de liquide apparaissent sur la surface de la fibre. Le mode de formation des parties A et B peut varier. Par exemple, les parties A et B peuvent être disposées alternativement à intervalles réguliers dans le 5 sens de la longueur des fibres. Ou bien des parties B peuvent être présentes de manière aléatoire dans la partie A. Le résultat,prévu par la demanderesse, du traitement thermique des fibres ainsi préalablement traitées aux températures élevées mentionnées ci-dessus, était le suivant : alors que les parties B -10 devraient présenter une aptitude élevée à prendre la teinture puisqu'elles étaient directement en contact avec l'atmosphère à température élevée, les parties A seraient protégées de l'action de la chaleur par le liquide recouvrant lésdites parties. De plus, puisque la durée de chauffage à envisager est très Ï5 courte, lesfibres elles-mêmes sont a peine "chauffées pendant le traitement thermique si elles sont recouvertes par le liquide. Par conséquent, la quantité de chaleur appliquée aux parties A serait très faible tandis que celle appliquée aux parties B serait élevée. On en déduit que, par conséquent, l'aptitude à 20 prendre la teinture des parties A sera faible tandis que celle des parties B sera élevée. Compte tenu des prévisions ci-dessus, la demanderesse a mis en oeuvre le traitement préalable et le traitement thermique décrits- des fibres thermoplastiques et obtenu des fibres 25 présentant des aptitudes à prendre la teinture nettement différentes, ce qui a démontré l'exactitude des idées du demandeur. La quantité de colorant fixée était beaucoup moindre dans les parties A que dans les parties B. tm On a alors essayé d'établir les relations entre l'applica-30 tion d'un liquidé inerte et la conservation de l'ondulation de fibres déjà ondulées ainsi qu'avec l'aptitude latente à l'ondulation de fibres mélangées. On a ainsi appliqué par intermittences un liquide inerte sur les fibres ondulées ainsi que sur les fibres mélangées ayant une-aptitude latente à l'ondulation et on 35 les a soumises audit traitement thermique à haute température, ce qui a permis de découvrir que les ondulations existantes et l'aptitude latente à l'ondulation restent intactes dans les parties A tandis que ces propriétés se détériorent ou disparaissent dans les parties B. En particulier, quand lès fibres ayant une 40 aptitude latente à l'ondulation sont traitées à l'état? relâché 69 08539 -3- 2004614 (sans tension) dans de l'eau "bouillante ou de la Tapeur après le traitement thermique sus-mentionné, des ondulations intermittentes se forment dans la direction de l'axe de la fibre. Comme on l'a exposé ci-dessus, la présente invention a per-5 mis d'obtenir des succès en ce qui concerne l'obtention de fibres ayant une aptitude non uniforme à prendre la teinture et/ou une aptitude non uniforme à l'ondulation, grâce aux opérations combinées d'application non uniforme d'un liquide ayant une chaleur latente de vaporisation ou une chaleur spécifique relative-10 ment élevées, par exemple l'eau, sur les surfaces de fibres thermoplastiques synthétiques et de traitement thermique desdites fibres aux températures élevées spécifiées pendant un temps très court. L'invention a permis également d'obtenir des succès en ce 15 qui concerne l'obtention de fibres ayant une aptitude latente à l'ondulation non uni forme, en appliquant le même procédé à des fibres mélangées ayant une aptitude latente à l'ondulation. Si l'on se rapporte alors aux dessins ci-annexés : - La figure 1 est une vue schématique représentant un exem-20 pie de l'appareil utilisable pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention. - La figure 2 est une vue schématique représentant tin exemple de l'appareil destiné à chauffer les fibres selon la présente invention. 25 - Les figures 3 et 4 sont des vues schématiques représentant des variantes de l'appareil destiné à appliquer lé liquide sur les fibres. - La figure 5 est i*Q-e vue par côté à grande échelle d'un exemple de fibres polyester teintes, ayant une aptitude variable 30 à prendre la teinture, qui ont été obtenues selon l'invention. - La figure 6 est une vue par côté à grande échelle de fibres ondulées non uniformément, obtenues en appliquant le procédé selon l'invention à des fibres thermoplastiques déjà ondulées. - La figure 7 est une vue par côté à grande échelle de fi-35 bres teintes présentant à la fois une aptitude non uniforme à 1'ondulation et une aptitude variable à prendre la teinture, qui sont obtenues en appliquant le présent procédé à des fibres polyester déjà ondulées. - La figure 8 est une vue par côté agrandie de fibres obte-40 nues en appliquant le présent procédé à des fibres mélangées BA0 ORIGINAL 69 08539 "4- 2004614 ayant une aptitude latente à l'ondulation et en les traitant ensuite par l'eau bouillante à l'état relaxé. - La figure 9 est une courbe représentant la relation entre la température de traitement thermique et l'aptitude relati- 5 ve à prendre la teinture de fibres du type polyester. - La figure 10 est une courbe représentant la relation obtenue empiriquement entre la température et" la durée dû traitement thermique pour des fibres type polyester. - La figure 11 est une courbe représentant la relation ob-10 tenue empiriquement entre la température de traitement thermique et le taux d'ondulation résiduel dans le cas de fibres ondulées de téréphtalate de polyéthylène. - La figure 12 est une courbe représentant la relation obtenue empiriquement entre la durée et la température du traite- 15 ment thermique de fibres ondulées de téréphtalate de polyéthylène . - La figure 13 est une courbe représentant la relation obtenue empiriquement entre la durée et la température de traitement thermique de fibres de poly- 6-capramide ondulées. 20 - La figure 14- est une courbe représentant la relation en tre la température de traitement thermique et les taux de retrait d'une fibre de téréphtalate de polyéthylène et d'une fibre d1isophtalate-téréphtalate de polyéthylène dans l'eau, tcuil lante. 25 Un mode de mise en oeuvre du procédé selon la présente in vention sera décrit ci-après, en se référant à la figure 1 sur laquelle un filé 1 est débité par des rouleaux débiteurs 2, puis passe par le dispositif de chauffage 4 via un tambour 3 d'alimentation en liquide et est enroulé par un bobinoir 6, Tia des 30 rouleaux récepteurs 5« Dans ce mode de mise en oeuvre, le liquide peut être appliqué contre le filé par intermittences parallèlement à l'axe de ce dernier, en utilisant le tambour 3 comportant des dents régulières ou irrégulières, les dents - tout au moins - de ce rou-35 leau étant plongées dans le liquide se trouvant dans la cuve 3*« Par conséquent, quand on fait tourner le tambour 3 dans une direction fixe, le filé 1 avance, venant en contact avec les points les plus éloignés de l'axe des dents. La quantité de liquide ramassée par le filé varie en' fonction de facteurs tels 40 que la vitesse d'avance du filé, la vitesse de rotation, la g/VP OBiGlNAL 08539 -5- 2004614 forme et le nombre de dents dudit tambour. Il est également possible d'utiliser plusieurs tambours d'alimentation en liquide pour réaliser divers motifs d'application du liquide parallèlement à l'axe du filé ou de la fibre, le dispositif d'application 5 d'un liquide n'est évidemment pas limité au tambour 3 représenté sur le mode d'exécution de la figure 1 mais on peut utiliser tout dispositif approprié à condition que l'objectif sus-mentionné d'application du liquide soit atteint. Par exemple, on peut laisser tomber le 1 .quide à partir d'un tube 10 de petit 10 diamètre sous forme de filets de petit diamètre sur le filé 1 se déplaçant, l'écoulement du liquide étant interrompu par intermittences, grâce à un secteur 9 qui tourne dans la direction de la flèche, comme on le-~voit sur la figure 3» Avec ce dispositif, on peut également réaliser l'application non uniforme du liquide 15 parallèlement à l'axe du filé. De même, dans le cas du tambour 3» on peut tirer parti de plusieurs secteurs 9 pour réaliser plusieurs motifs d'application non uniforme du liquide. De même, comme indiqué sur la figure 4-, on peut utiliser un jet 11 à la place du tambour 3- Dans ce dernier cas, divers motifs d'application 20 non uniforme du liquide parallèlement à 11axe du filé peuvent être réalisés de manière semblable, par projection continue ou intermittente du liquide. Le traitement thermique du filé ainsi préalablement traité est réalisé dans l'appareil de chauffage 4. On préfère en géné-25 ral ion gaz comme moyen de chauffage. Par conséquent, une substance gazeuse à la température élevée désirée, telle que de l'aiuj de l'azote ou de la vapeur d'eau etc..., est introduite dans une chambre cylindrique 4 comme indiqué sur la figure 2. Afin de m maintenir constante la température de traitement thermique, le 30 gaz à une température prédéterminée peut être introduit par l'entrée 7 placée à une extrémité de la chambre 4 cylindrique, et ce gaz est évacué par une sortie 8 à l'extrémité opposée. On peut réaliser un chauffage semblable par des moyens autres que le dispositif de la figure 1, par exemple l'irradiation par un rayon-35 nement infra-rouge du filé qui se déplace ou bien la mise en place de fils de chauffage électrique contre les parois de la surface latérale d'une chambre de chauffage cylindrique. La température du traitement selon la présente invention est égale ou supérieure à la température de fusion des fibres 40 synthétiques thermoplastiques à traiter. La"température de 69 08539 -6- 2004614 traitement thermique" se rapporte à la température de l'agent de chauffage à proximité des surfaces des fibres en cours de traitement dans la zone de chauffage, laquelle peut être déterminée par des procédés classiques,. avec un couple thermo-électrique 5 par exemple. L'effet d'un tel traitement thermique dépend principalement de la température dudit traitement et de sa durée. Plus cette température est élevée, plus le temps nécessaire pour obtenir le résultat désiré est court. Ce temps peut être déterminé à par-10 tir de la vitesse du filé passant par la zone de chauffage et de la longueur de cette zone de chauffage. Ce temps doit être très court, de l'ordre de 0,01 à 0,1 seconde. Cependant, une durée trop courte du traitement thermique ne permet pas d'obtenir un résultat satisfaisant. Par contre, un traitement thermique 15 exagérément long provoquera une fusion complète des fibres, rendant la mise en oeuvre du procédé impossible. En général, il est nécessaire que la température de traitement soit comprise entre le point de fusion des fibres traitées et 2 000°C,tandis que sa durée est comprise entre 0,01 et 0,9 s. 20 Quand cette dernière durée est supérieure à 0,9 s, les parties des fibres traitées non protégées par le liquide inerte tendent à fondre, et l'effet protecteur du liquide sur les autres parties est diminué ou annulé, puisque la température est déterminée de façon à être au moins égale à celle de fusion des fibres. Par 25 conséquent, la durée appropriée du traitement thermique ne doit pas dépasser 0,9 s, en accord avec le principe fondamental de la présente invention, à savoir conférer instantanément aux fibres des propriétés remarquablement non uniformes du fait du traitement à température élevée et aussi du point de vue d'une mise en 30 oeuvre économique. Il est évident que, plus la durée de traitement est courte, plus le rendement du présent procédé est élevé. Par contre, conformément à l'invention, il est nécessaire d'appliquer un liquide inerte sur les fibres avant le traitement thermique, avec une 35 non-uniformité contrôlée, opération qui doit être effectuée très rapidement, en fonction de la vitesse de déplacement du filé dans la zone de chauffage. Par conséquent, du point de vue de la mise en oeuvre pratique, pour obtenir sans discontinuité un motif d'application du liquide réglé à volonté, il est recommandé que "*■0 la durée du traitement thermique soit au moins égale à 0,01seconde. 69 08539 -7- 2004614 Quand la température dépasse 2 000°C, les difficultés de maintien d'un comportement sta"ble augmentent. Divers problèmes doivent être résolus, par exemple ceux concernant l'élément chauffant, la matière réfractaire et le matériau calorifuge 5 etc..., avant la réalisation d'un appareil destiné à un chauffage stable au-dessus de 2 000°0. A des températures aussi élevées un calorifugeage simple et efficace est difficile à réaliser. Pour les raisons pratiques sus-mentionné es, des températures de traitement thermique ne dépassant pas 2 000°C sont préféra-10 "bles. Par conséquent, en mettant en oeuvre le présent procédé, la température et la durée du traitement thermique doivent être choisies dans les intervalles mentionnés ci-dessus, quelles que soient la nature ou les dimensions des fibres à traiter, la 15 combinaison appropriée de valeurs de la température et de la durée de traitement varie quelque peu, suivant le produit désiré, de la manière décrite ci-après. 1) Préparation de fibres ayant une aptitude variable à la teinture : 20 la figure 5 représente un exemple de fibres polyester aux quelles on a appliqué le présent procédé. L'échantillon a été teint après Tin traitement thermique. Dans ce mode d'exécution, on a en particulier pour objectif de conférer une aptitude variable à la teinture. Dans le cas de la figure 5i les parties^à 25 caractériser par une faible aptitude à prendre la teinture sont celles qui sont recouvertes de liquide et par conséquent ne sont pas chauffées ou seulement légèrement chauffées. Par contre, les parties B caractérisées par une aptitude élevée à prendre la teinture n'ont pas été recouvertes de liquide et par conséquent 30 sont chauffées directement. Une telle aptitude variable à prendre la teinture selon l'invention peut être conférée de préférence aux fibres polyester obtenues à partir de polyesters-homopolymè-res ou copolymères, dans lesquels la totalité ou la majeure partie du constituant acide est l'acide téréphtalique tandis que 35 la totalité ou la majeure partie du glycol constitutif est l'é-thylène glycolt et aux fibres obtenues à partir des mélanges contenant comme constituants principaux de tels polyesters homo-polymères ou copolymères. Ces fibres sont obtenues par filage classique suivi d'un étirage avec un traitement thermique facul-4-0 tatif. Les filés en multifilaments sont particulièrement à pré- 69 08539 -8- 2004614 férer. Les fibres polyester traitées selon la présente invention ont une aptitude à prendre la teinture très variable et conservent en même temps des propriétés mécaniques satisfaisantes pour diverses applications pratiques. 5 La corrélation entre la température du traitement thermique et l'aptitude relative à prendre la teinture est représentée sur la figure 9. Les résultats de la figure 9 ont été obtenus avec un filé de téréphtalate de polyéthylène chauffé pendant 0,15 s dans de l'air à température élevée, sous une tension de 0,08g/d* 10 On voit nettement sur la courbe qu'on obtient ur^ aptitude satisfaisante à prendre la teinture dans de l'air chaud à des températures supérieures au point de fusion de l'échantillon de filé (260°C). L'aptitude à prendre la teinture est remarquablement accrue quand l'écart de température positif par rapport au 15 point de fusion augmente. Cette tendance est toujours très nette. Si l'on se reporte à nouveau à la figure 5» les parties recouvertes au préalable de liquide sont peu influencées par la chaleur pendant le traitement thermique et par conséquent ce traitement thermique a peu d'effet, autrement dit leur aptitude 20 à prendre la teinture est faible. En opposition nette avec ce (fui précède, les parties sont chauffées directement et le traitement thermique agit fortement, autrement dit leur aptitude à prendre la teinture est élevée. Par conséquent, quand on teint un filé ainsi traité, on observe une différence nette en ce qui 20 concerne les nuances de la couleur entre les parties A^ et B^. Dans ce qui précède, l'expression "aptitude relative à prendre la teinture" se rapporte à des chiffres déterminés comme suit. Les fibres échantillon sont teintes dans un bain tinctorial bouillant d'écarlate "dispersol Fast Scarlet B" dont le pourcen-30 tage de colorant en poids par rapport à celui de la matière à traiter est de 4- %, pendant 30 mn, puis 50 mS des fibres teintes sont dissoutes dans 20 ml d'o.chlorophénol. L'aptitude relative à prendre la teinture est déterminée en mesurant la densité optique de la solution ainsi obtenue à 515 j exprimée sous for-35 me de nombre indice en se reportant à la densité optique ainsi mesurée des fibres échantillon non traitées, prises comme unité. Si l'on applique le présent procédé à des fibres polyester-, la durée _t du traitement thermique exprimée en secondes diffère pour chaque type particulier de fibres. Par exemple, pour les fi-4-0 bres de fort denier, il faut augmenter la durée _t. Si l'on consi- 69 08539 -9- 2004614 dère l'exemple d'un filé en multifilaments de 75 deniers, 36 filaments, on a constaté empiriquement que les limites supérieures et inférieures de _t peuvent être déterminées par les équations ci-après dans lesquelles T (°C) est la température de trai-5 tement et Tm (°C) est la température de fusion des fibres polyester. Limite inférieure de t : LogT - logTm =-0,592 - 0,588 log t (a^) limite supérieure de t : 10 logCT-Tm) = 1,576 - 1,085 log t 0^) Si l'aptitude relative à prendre la teinture est de 1,5 : logT - logTm =-0,390 - 0,588 log t (c^). Les relations définies par les trois équations empiriques ci-dessus sont représentées sur la figure 10 dans laquelle _t est 15 porté en abscisses et T est porté en ordonnées. Dans le cas présent, la température de fusion Tm est de 260°C. La courbe a^ représente la limite inférieure et la courbe b^ représente la limite supérieure. Dans la région x^ au-dessous de la limite inférieure, le traitement thermique est inefficace et dans la région 20 au-dessus de la limite supérieure, le procédé devient impos sible à mettre en oeuvre. Pour des raisons pratiques, dans le cas du filé en multifilaments de 75 deniers, 36 filaments, l'aire hachurée par des doubles hachures de la figure 10 peut être considérée comme re-25 présentant la zone d'application optimale de la présente invention. Il est facile de voir que, lorsque le denier des fibres à traiter augmente, ladite zone sur le graphique est déplacée du côté des températures plus élevées et des durées plus longues. A . De même, lorsque le denier total de la fibre diminue, cette zone 30 est déplacée du côté des températures inférieures et des durées plus courtes. Cette règle générale est également appliquée aux cas 2 et 3 décrits ci-après. 2) Obtention de fibres ondulées de manière non uniforme : Pour la préparation de fibres selon l'invention^ondulées 35 manière non uniforme, une condition préalable doit être satisfaite, à savoir que les fibres thermoplastiques à traiter doivent être ondulées au préalable. Evidemment, l'ondulation constituant le traitement préalable est réalisée de façon sensiblement uniforme sur toute la longueur des fibres. A titré d'exemple, un 40 produit résultant de l'application du présent procédé à une fi- 69 08539 --lo- 2004614 "bre thermoplastique ondulée est représenté sur la figure 6, sur laquelle des parties fortement ondulées Ag et des parties faiblement ondulées apparaissent successivement dans le sens de l'axe. Les parties A^ sort celles qui avaient été recouvertes 5 au préalable d'un liquide inerte et qui sont faiblement chauffées. Avant la mise en oeuvre du présent procédé, la totalité des fibres était à l'état ondulé, comme les parties Ag- Après l'application non uniforme d'un liquide et un traitement à température élevée selon la présente invention, les ondulations ont 10 disparu dans les parties Bg (qui sont chauffées directement). Pour déteiminer les mécanismes de formation de ces ondulations non uniformes, le demandeur a exécuté les expériences nécessaires pour déterminer la variation du taux d'ondulation en fonction des variations de la température au cours du traitement 15 à température élevée de fibres ondulées classiques qui ne sont pas recouvertes d'un liquide inerte. La figure 11 représente les résultats de ces expériences. Les fibres échantillon utilisées au cours de ces expériences étaient des fibres de téréphtalate de polyéthylène de 50 deniers, 24 filaments, qui étaient ondu-20 lées par fausse torsion à 210°C. Les fibres échantillon étaient chauffées dans l'air pendant 0,12 s et la relation entre la température de traitement thermique et le taux d'ondulation résiduel a été étudiée. On a utilisé comme appareil de chauffage un four électrique cylindrique de 30 cm de longueur et de 2,1 cm 25 de diamètre intérieur. Le "taux d'ondulation résiduel" était déterminé par la formule ci=-après : Taux d'ondulation résiduel (%) : —L - 1— x 100 Avant la relaxation dans l'eau bouillante® on appliquait à une" longueur fixe de la fibre échantillon une tension de 0,1 30 g/d. Après le traitement de relaxation, on exprimait par L la longueur du même- échantillon sous une tension de 0,1 g/d. De même, dans l'équation ci-dessus, 1 est la longueur de la fibre non traitée et _1 celle de la fibre traitée, toutes deux mesurées sous une tension de 0,001 g/d, après le traitement de relaxa-35 tion dans l'eau bouillante. Si l'on se reporte à la figure 11, on a porté en abscisse la températaire du traitement thermique et en ordonnées le taux d'ondulation résiduel calculé comme ci-dessus. Il est facile de voir d'après le graphique que les ondulations sont réduites ou 69 08539 -n- 2004614 supprimées en un temps très court, par le traitement thermique à des températures supérieures au point de fusion des fibres (265°C dans le cas représenté). On peut voir, d'après les résultats expérimentaux ci-dessus, 5 que la variation du taux d'ondulation des parties (figure 6) est une chose parfaitement logique et le fait que les parties Ag, qui étaient protégées d'un échauffement direct par le liquide, conservent leur taux d'ondulation origine^ est également évident du point de vue théorique. 10 Le taux d*ondulation .noauniforme des fibres préparées confor mément à la présente invention est, de plus, modifiable par des procédés tels qu'une application non uniforme d'un liquide sur la totalité des surfaces des fibres ondulées, l'application inter mittente mais régulière .d'un liquide parallèlement à l'axe des 15 fibres, l'application intermittente et irrégulière d'un liquide^ etc... On a également découvert que, en particulier dans le cas du traitement thermique de fibres de polyamide ondulées, 1'élimination des ondulations est obtenue plus efficacement quand les fi-20 bres restent plus longtemps dans la zone de chauffage. Comme on l'a exposé à propos de la préparation des fibres ayant une aptitude variable à prendre la teinture, dans 1'article 1) précédent, l'effet du traitement thermique dépend principalement de la température et de la durée de ce traitement. Autrement dit, il faut 25 moins de temps pour obtenir le résultat prévu quand on élève la température, ce qui augmente le rendement du procédé. En tout cas, il est nécessaire pour l'obtention des fibres envisagées -ayant des ondulations irrégulières - d'établir une différence nette en ce qui concerne les taux d'ondulation des parties des 30 fibres recouvertes d'un liquide inerte et des parties non recouvertes dudit liquide. En l'exprimant en fonction du taux d'ondulation résiduel, cette différence doit de préférence correspondre à au moins 15 %• Les conditions auxquelles doit satisfaire un tel ensemble de traitements doivent être choisies en te-35 nant compte de la condition ci-dessus. Par exemple, quand on procède à des expériences sur des fibres de téréphtalate de polyéthylène qui ont été ondulées par fausse torsion à 190°C, sous forme de multifilaments (50 deniers, 24 filaments), on obtient les relations empiriques ci-après en ce qui concerne les limites 40 supérieures et inférieures de la durée _t du traitement thermique. 69 08539 -12- 2004614 Limite inférieure : logT - logTm =-0,775 - 0,652 log t (a2? Limite supérieure : log(T-Tm) = 1,424 - 1,100 log t Cb2) Si le taux d'ondulation résiduel désiré est de 70 % 5 logT - logTm =-0,636 - 0,652 log t ..... (cg)- Les relations définies par les trois formules empiriques ci-dessus peuvent être représentées comme sur la figure 12, dans laquelle jfc est porté en abscisses et T en ordonnées. La courbe 10 a2 représente la limite inférieure et la courbe b^ la limite supérieure. Dans l'aire X^ au-dessous de la limite inférieure, le traitement thermique est inefficace et dans l'aire Y^ au-dessus de la limite supérieure, le présent procédé est impossi ble à mettre en oeuvre. Comme sur la figure 10, l'aire hachurés 15 par des doubles hachures de la figure 12 représente la zone à 11 intérieur de laquelle le présent procédé est commodément mis en oeuvre. Si l'on choisit également un exemple de traitement thermique de fibres de poly-£-capramide en multifilaments de 70 de 20 niers, 12 filaments, qui ont été ondulées par fausse torsion à 160°C, on peut établir les formules empiriques ci-après : Limite inférieure de t : logT - logTm =-0,435 - 0,612 log t »Caj) Limite supérieure de t : 25 log(T-Tm) = 1,791 - 0,853 log t ....(b^ Si le taux d'ondulation résiduel désiré est de 70 % : logT - logTm =-0,318 - 0,621 log t (c^). Les relations définies par les trois équations ci-dessus sont représentées sur la courbe de la figure 13, dans' laquelle 30 la zone de mise en oeuvre commode correspond à l'aire hachurée par des doubles hachures (dans ce cas, la température de fusion Tm est de 223°C). Les fibres synthétiques thermoplastiques, auxquelles on peut appliquer le traitement ci-dessus conduisant à un taux d'ondulation variable, engtofent toutes les fi-35 bres préparées à partir de polymères thermoplastiques, telles que les fibres polyester, polyamide, polyvinyliques et polyolë-finiques etc... Il existe plusieurs manières d'onduler.et de traiter les fibres préalablement à la mise en oeuvre du présent procédé. Autrement dit, des fibres ondulées préparées par un 40 procédé connu, par exemple la fausse torsion ou l'ondulation le 69 08539 -13- f 2004614 térale sont utilisables. Selon l'invention, les écarts entre les taux d'ondulation peuvent être modifiés à volonté dans un intervalle étendu, allant d'un contraste net à une différence peu visible. Quand les 5 fibres ainsi obtenues sont transformées en articles tricotés ou tissés, elles présentent d'excellentes propriétés telles qu'un toucher et une apparence uniques en leur genre et un degré de gonflement élevé. 3) Préparation de fibres ayant une aptitude variable à 10 prendre la teinture et ondulées irrégulièrement. Dans l'article 2) ci-dessus, on applique le procédé selon l'invention à des fibres thermoplastiques déjà ondulées de manière à obtenir des fibres non uniformément ondulées. Tin tel mode d'exécution peut également être mis en oeuvre avec des fi-15 bres polyester ondulées, dans lesquelles les ondulations dans les parties recouvertes de liquide restent intactes tandis que les ondulations dans les autres parties sont réduites ou éliminées. Par contre, dans l'article 1, quand des fibres polyester ordinaires, non ondulées sont traitées par le présent procédé, 20 elles acquièrent une aptitude variable à prendre la teinture. Autrement dit, les parties des fibres directement exposées à la chaleur sont teintes de façon intense. Le demandeur en a donc déduit que cette aptitude variable à prendre la teinture pourrait également être conférée à des fibres polyester ondulées. 25 L'exactitude de cette déduction a déjà été.démontrée par de nombreuses expériences. Autrement dit, quand le présent procédé est appliqué à des fibres polyester déjà ondulées et que les fibres non uniformément ondulées obtenues sont teintes, le produit est teint en une couleur de nuances variables. La figure 30 7 représente un exemple de produit de ce genre. Si l'on se reporte au dessin, les parties A^ sont recouvertes d'un liquide inerte et par conséquent sont faiblement échauffées, par conséquent sont caractérisées par une faible différence en ce qui concerne la densité d'ondulation et l'ap-35 titude à prendre la teinture par rapport aux fibres ondulées non traitées. Par contre, les parties étaient directement exposées au chauffage et les ondulations en ont été éliminées et elles présentent une grande aptitude à prendre la teinture. Comme dans ce qui précède, quand le présent procédé est 40 appliqué à des fibres .polyester ondulées, on obtient un produit 69 08539 -14- 2004614 non uniformément ondulé et teint de manière non uniforme. 4) Procédé destiné à conférer une aptitude latente non uniforme à l'ondulation à des fibres mélangées : Une aptitude à l'ondulation non uniforme et latente peut 5 également être conférée à des -fibres mélangées, conformément à la présente invention. Ce mode d'exécution particulier est applicable à des fibres mélangées ayant une aptitude latente à l'ondulation, gui peuvent être ondulées quand elles sont traitées à chaud à l'état relaxé, par exemple des fibres à base de polyes-10 ter et de polyamide mélangées. Les fibres mélangées utilisées comme matière première peuvent être non étirées, étirées ou avoir été traitées par la chaleur dans des conditions ne les transformant pas en fibres ondulées, avant la mise en oeuvre du présent procédé. Il est bien connu que, dans le cas de ces fi-15 bres mélangées ayant une aptitude latente à l'ondulation et obtenues par filage simultané en fusion à travers le même orifice de polymères ayant des retraits thermiques différents, la densité et les dimensions des ondulations obtenues après un traitement thermique sans tension dépendent dans une large mesure des 20 écarts entre les retraits à chaud des constituants de la fibre. Par conséquent, on en déduit facilement qu'on pourra agir sur la formation des ondulations en modifiant le retrait thermique du constituant ou des constituants avant les traitements thermiques sans tension. Par contre, on a observé que le retrait à chaud 25 des fibres thermoplastiques diminue considérablement quand elles sont soumises à un traitement thermique à température élevée, conformément à la présente invention. On a représenté sur la figure 14 la relation entre la réduction du retrait dans l'eau bouillante et la température de traitement thermique, en ce qui 30 concerne les fibres de téréphtalate de polyéthylène et en copolymères de ce dernier. Sur le graphique de la figure 14, les ordonnées représentent le retrait de la fibre dans l'eau bouillante et les abscisses la température de traitement thermique selon la présente invention. De même d désigne des fibres de 35 téréphtalate de polyéthylène de 75 deniers, 36 filaments et e_ des fibres de copolymères de 75 deniers, 36 filaments de téréphtalate de polyéthylène contenant 10 °/o en poids d'acide iso-phtalique, rapporté au poids total des constituants acides. La durée de traitement était de 0,04 s à toute•température. Par 40 exemple, une fibre mélangée constituée par du téréphtalate de 69 08539 -15- 2004614 polyéthylène et un copolymère de téréphtalate de polyéthylène et d'isophtalate de polyéthylène ayant des retraits à chaud dans l'eau "bouillante de, respectivement, 7 % et 12,3 % possède une aptitude latente à l'ondulation. Cependant, quand le trai-5 tement thermique à haute température est appliqué à cette fibre, l'écart entre les retraits thermiques des constituants diminue quand on élève la température du traitement thermique et l'aptitude latente à l'ondulation de la fibre mélangée est modifiée. Dans le mode d'exécution représenté sur la figure 14-, l'écart 10 entre les retraits à chaud peut être réduit pratiquement à zéro. La fibre mélangée perd alors son aptitude latente à l'ondulation. Par conséquent, lorsque l'application non uniforme d'un liquide et le traitement thermique ultérieur selon le présent 15 procédé sont appliqués d'une manière générale à des fibres mélangées ayant une aptitude latente à l'ondulation, les écarts des retraits à chaud des constituants des fibres dans les parties exposées directement à la chaleur varient de façon appréciable, c'est-à-dire diminuent en général. Par conséquent, quand 20 une fibre ainsi traitée est ensuite traitée par la chaleur à l'état relaxé, des ondulations se forment de façon différente dans les parties recouvertes de liquide et dans les parties non recouvertes de liquide. En général, l'aptitude latente à l'ondulation de ces dernières parties est réduite ou même complète-25 ment supprimée. A titre d'exemple, le produit obtenu par un mode d'exécution dans lequel le liquide inerte est appliqué sur un filé ayant une aptitude latente à l'ondulation à intervalles régu- m liers parallèlement à son axe est représenté sur la figure 8. 30 Ce dessin représente évidemment l'état du filé après tin traitement à l'eau bouillante d'une dtirée d'environ 30 mn à l'état relaxé, succédant au traitement selon l'invention. • Du fait du traitement à l'eau bouillante, le filé ainsi obtenu ondule dans les parties A^ qui sont recouvertes de liquide et, par conséquent, 35 qui ont subi faiblement l'action de la chaleur. Sur le dessin, représente les parties du filé directement exposées à l'action de la chaleur. Dans le traitement thermique ci-dessus des fibres ayant une aptitude latente à l'ondulation, la tension est un facteur 40 pour l'obtention du résultat cherché. Dans certains cas, les 69 08539 ~16~ 2004614 ondulations dans les fibres mélangées se développent au cours du traitement thermique si ces fibres sont maintenues sans tension. Par conséquent, il est nécessaire d'appliquer une tension aux fibres pendant le•traitement thermique si l'on veut 5 empêcher une telle formation d'ondulation intéressant ces fi- —4- bres, à savoir une tension d'au moins '1,10 g/d. Les avantages communs de la présente invention en ce qui concerne les modes d'exécution 1 à 4 décrits ci-dessus sont les suivants : Le procédé selon cette invention peut être mis en 10 oeuvre de façon continue à très grande vitesseT par exemple des fibres peuvent être traitées selon ce procédé à une vitesse atteignant 1 000 m/mn. Ce procédé peut être mis en oeuvre en tant que phase d'une série de traitements continus suivant une opération d'étirage ou diverses opérations d'ondulation; 15 ou bien il peut être mis en oeuvre sous la forme d'un traitement distinct indépendant, avec une mise en oeuvre simple et un grand rendement. Il est également possible - conformément à l'invention - de conférer une aptitude à prendre la teinture et une aptitude variable à l'ondulation à des fibres thermo-20 plastiques à des taux variant à volonté. Exemple 1 : On fait passer un filé de téréphtalate de polyéthylène étiré et durci à chaud (75 deniers, 36 filaments, viscosité intrinsèque 0,62; au = 0,161) à travers un tube cylindrique chauffé électriquement de 30 cm de longueur avec un 25 diamètre intérieur de 1,9 cm et on le traite de façon continue en le tirant à travers une masse d'air chauffé à 400°C, à une vitesse d'enroulement de 70 m/ta. sous une tension de 0,27 g/d. A ce moment, ce filé est aspergé d'eau en un point se trouvant 10 cm en amont de l'entrée du tube chauffé, comme représenté sur 30 la figure 4. Le filé traité ainsi obtenu, lorsqu'il est teint (30 mn dans un bain tinctorial bouillant contenant 4 % en poids par rapport au poids de la matière à traiter d'écarlate "Dis-persol Fast Scarlet B", par conséquent le même produit que dans les exemples ultérieurs) donnait lieu à un motif bien visible, 35 du type "poivre et sel", de nuances profondes et claires. Le filé ainsi traité a une ténacité de 4,8 g/d, un allongement de 19,5 % et un module d'Young de 76,5 g/d (ce filé avait, avant traitement, une ténacité de 4,9 g/d, un allongement de 25,9 % et un module d'Young de 88,9 g/d). Par ailleurs, si, à titre de 40 comparaison, l'expérience est exécutée en abaissant simplement 69 08539 -17- 2004614 la température de traitement à 250°C, on n'observe pas de variation de nuance. Exemple 2 : On traite par la chaleur un filé de téréphtalate de polyéthylène non durci à chaud (75 deniers, 36 filaments, 5 viscosité intrinsèque 0,61; ^n = 0,141) avec le même appareil et dans des conditions et avec un mode opératoire identique à ceux de l'exemple 1. Un motif constitué par des nuances profondes et claires, très marqué, du type poivre et sel apparaît sur le filé ainsi obtenu lorsqu'on le teint. Le filé ainsi obtenu a une téna-10 cité de 4,6 g/d, un allongement de 20,4 % et un module d'Young de 77»2 g/d. (Ce filé, avant ce traitement, avait une ténacité de 4,6 g/d, un allongement de 28,8 g/d et un module d'Young de 75,3 g/d). Exemple 3 : On traite le filé de téréphtalate de polyéthy-15 lène utilisé dans l'exemple 2 comme dans l'exemple 1, sauf que la température de traitement est de 750°C, la vitesse d'enroulement de 300 m/m et la tension au moment du traitement de 0,027 g/d. On observe une variation de nuance très nette, du type "poivre et sel" lorsqu'on teint le fil ainsi traité et ce filé 20 a line ténacité de 3,9 g/d, un allongement de 32 % et un module d'Young de 43,2 g/d. Exemple 4 : On applique tout d'abord de l'eau par intermittences au filé de téréphtalate de polyéthylène utilisé dans l'exemple 1, lequel est traité à chaud en utilisant l'appareil 25 de traitement thermique employé dans 1'exemple 1, dans le sens de son axe longitudinal, en utilisant un dispositif d'application du liquide semblable à celui représenté sur la figure 3 et on le soumet ensuite de façon continue à un traitement thermique dans de l'air chauffé à 580°C, sous une tension de 0,27 g/d, à une 30 vitesse d'enroulement de 150 m/m. Le filé ainsi obtenu une fois teint présente des variations marquées de nuance avec une périodicité de 15 cm. De plus, la partie de nuance foncée de la fibre ainsi traitée a une ténacité de 4,7 g/d, un allongement de 22,6 % et un module d'Young de 77,4 g/d et conserve, par conséquent^ ses 35 propriétés mécaniques dans une proportion tout à fait suffisante pour les applications pratiques. Témoin 1 : L'expérience est exécutée exactement comme dans l'exemple 4, sauf que la température de traitement est de 300°C. Cependant, la durée de traitement est insuffisante dans ce cas et, 40 par conséquent, un motif comportant des variations de nuance 69 08S39 -18- 2004614 n'apparaît pas sur le filé traité, après teinture. Par contre, ' quand la même expérience est exécutée, mais avec une température de traitement de 1 200°C, les effets du traitement thermique sont très exagérés, ce qui -a pour conséquence que le filé fond 5 et se rompt de manière à rendre impossible la poursuite de l'expérience. Exemple 5 : On traite un filé de téréphtalate de polyéthylène qui a été ondulé par le procédé dit de fausse torsion (150 deniers, 48 filaments) dans de l'air chaud à 450°C, avec des vi-10 tesses de déroulement et d'enroulement de.150 m/mn, en utilisant l'appareillage de traitement thermique déjà utilisé dans l'exemple 1. Dans ces conditions, on applique par intermittences du tétrachlorure de carbone sur le filé en utilisant l'appareil représenté sur la figure 3, cette application étant réalisée 15 en laissant le tétrachlorure de carbone s'écouler vers le bas sous la forme d'un mince filet en amont de l'entrée du tube chauffé et en interrompant par intermittences ce courant en un point placé au-dessus du filé, le filé ainsi traité se transforme en un filé comportant, à intervalles d'environ 10 m, des 20 parties longues d'environ 50 cm où 1'ondulation est légère, le produit obtenu en tricotant à l'aide du filé ainsi traité a """ apparence bizarre par comparaison avec celui tricoté en utilisant le filé non traité. Exemple 6 : On traite un filé de poly- £ -capramide (70 25 deniers, 12 filaments) qu'on a ondulé par le procédé de fausse torsion, à une température de 800° et avec des vitesses de déroulement et d'enroulement de 300 m/mn, en utilisant l'appareillage de traitement thermique de 11 exemple 1. Dans ces conditions on applique de l'eau par intermittences ainsi qu'irrégulièrement 30 au filé en mettant en contact ce filé avec un morceau de feutre en amont de l'entrée du tube chauffé grâce auquel de l'eau arrive en permanence par capillarité à l'emplacement du filé et en plaçant en un point immédiatement en amont du point où le morceau de feutre vient en contact avec le filé un dispositif 35 pour écarter par intermittences ledit morceau de feutre du filé. Le filé ainsi traité se transforme en un filé comportant à intervalles de 5 à 10 m des parties d'environ 50 cm de long qui ne sont que légèrement ondulées. Exemple 7 : On traite un filé ôfe poly- £-capramide identi-40 que à celui de l'exemple 6 en utilisant le même appareil de 69 08539 -19- 2004614 traitement thermique que dans cet exemple, à une température de traitement de 5>00°C, et des vitesses de déroulement et d'enroulement de 100 m/mn, l'eau étant appliquée dans ce cas en utilisant l'appareil de mouillage par le liquide représenté sur la 5 figure 1. Le filé ainsi traité se transforme en un filé comportant par intermittences, dans le sens de sa longueur, des parties d'environ 50 cm de long qui sont complètement dépourvues d'ondulations et d'autres parties d'environ 5 à 10 .m de long où des ondulations identiques à celles existant sur le filé in-10 troduit au départ restent intactes. Exemple 8 : On traite à chaud un filé de téréphtalate de p.Qlyéthylène identique à celui de l'exemple 5 en utilisant l'appareillage de traitement thermique de l'exemple 1, ce traitement étant réalisé de façon continue dans de l'air chauffé à 700°C, 15 avec des vitesses de déroulement et d'enroulement de 150 m/kn et en appliquant une tension pratiquèment nulle. Dans ces conditions, de l'eau est mise en contact par intermittences et irrégulièrement avec le filé par la mise en place, comme indiqué sur la figure 1, en ion point se trouvant 10 cm en amont de l'entrée du 20 tube chauffé et dans le sens de la longueur du filé, de deux tambours comportant des parties partiellement évidées, les deux tambours tournant à des vitesses circonférentielles différentes pour réaliser le mouillage par l'eau. Le filé ainsi traité se transforme en un filé comportant des parties différentes et espacées 25 au hasard dans lesquelles les ondulations sont complètement absentes sur une distance de 3 à 20 cm, à intervalles compris entre 0,3 m et 20 m. Ces parties du filé qui ont été recouvertes d'eau ont conservé intactes les ondulations qui existaient dans le filé introduit à l'origine. Le produit tricoté obtenu en tri-30 coteint à mailles lâches ce filé ainsi traité se transforme en un article tricoté très artistique comportant des parties transparentes à la manière d'une broderie. De plus, ce filé traité, du fait que 1'effet du traitement thermique qu'il a subi est plus marqué que dans le cas du filé 35 de l'exemple 5? possède en même temps la propriété de donner naissance à un motif comportant des nuances variées après teinture . Exemple 9 : On traite un filé de téréphtalate de polyéthylène (75 deniers, 36 filaments) qui a été ondulé par le procédé 40 de la fausse torsion, en utilisant l'appareil de chauffage de 69 08539 -20- 2004614 l'exemple 1, avec une température de l'air chaud de 650°C et en utilisant,comme liquide appliqué de la paraffine liquide, le procédé utilisé et les conditions étant par ailleurs identiques à ceux décrits dans l'exemple 8. Le filé ainsi traité, 5 comme dans le cas du filé de l'exemple 8, comporte par intermittences des parties disposées au hasard ne comportant pas du tout d'ondulations et ayant subi une fusion partielle ainsi d'autres parties dans lesquelles les ondulations du filé ln-tTo-duit à l'origine sont restées intactes. Quand on talut ce filé . 10 les parties dépourvues d'ondulations sont teintes en une nuance très profonde, ceci étant le signe d'une aptitude variable à prendre la teinture. Les articles tricotés à partir du filé ainsi traité ont non seulement une apparence artistique comme dans le cas des articles de l'exemple 5, mais ont aussi un as-15 pect attrayant à cause des variations de leur aptitude à prendre la teinture. Exemple 10 : Un filé de téréphtalate de polyéthylène identique à celui de 1'exemple 9 est traité en utilisant le même appareillage et en opérant dans les mêmes conditions que dans 20 cet exemple. Du tétrachlorure de carbone est alors appliqué par intermittences sur le filé en utilisant l'appareil de mouillage par un liquide utilisé dans l'exemple 6. Le filé ainsi traité se transforme en un filé comportant des parties successives d'environ 30 cm de longueur pratiquement dépourvues d'ondula-25 tions et des parties de 5 à 20 m de longueur dans lesquelles les ondulations existantes sont un peu moins nombreuses que dans le filé introduit à l'origine. Exemple 11 : On traite un filé de téréphtalate de polyéthylène de denier total 50, 24 filaments, comportant- des ondu-30 lations obtenues par le procédé de fausse torsion, en utilisa^-11 appareillage de l'exemple 1, une température de traitement de 600°C et des vitesses de déroulement et d'enroulement de 300 m/ mn. On applique alors de l'eau contre le filé ett un point situé 10 cm en amont de l'entrée du tube chauffé en utilisant deux 35 tâifibours de mise en contact avec de l'eau comportant des dentelures et tournant à des vitesses circonférentielles différentes= Le filé ainsi traité se transforme en un filé comportant des parties successives disposées au hasard de 3 à 5 cm de long et ne comportant aucune ondulation, qui sont séparées par des in-40 tervalles compris entre 30 cm et 2 m. 69 08539 -21- 2004614 Par contrequand on exécute la même expérience, en portant la température de traitement à 1 300°C, et la vitesse de traitement à 900 m/mn, on obtient un filé semblable, ondulé par intermittences. Cependant, dans ce cas, les parties où les ondu-5 lations ont été supprimées deviennent plus rectilignes que dans le cas décrit ci-dessus. Exemple témoin 2 : On recommence les opérations de l'exemple 11, sauf qu'on utilise une température de traitement de 270°C et une vitesse de traitement de 300 m/mn. Dans ce cas, du fait 10 que la durée du traitement est insuffisante, les ondulations des parties qui n'ont pas été recouvertes d'eau ne sont pas modifiées du tout, autrement dit elles sont dans le même état qu'avant le traitement. Par conséquent, la teinture ne fait pas apparaître des variations de nuance. 15 Par ailleurs, quand on réalise la même expérience, mais avec une température de traitement de 950°C et une vitesse de traitement de 300 m/mn, l'effet du traitement thermique est si exagéré que le filé fond et se rompt, rendant ainsi impossible la poursuite de l'expérience. 20 Témoin 3 : On recommence les opérations de l'exemple 6, sauf que la température de traitement est de 40QoG. Dans ce cas, à cause de l'insuffisance de la durée du traitement, on n'observe aucun changement quel qu'il soit concernant les ondulations des parties n'ayant pas été mouillées par l'eau. Par contre, 25 quand on réalise la même expérience avec une température de traitement de 1 000°C, l'effet du traitement thermique- est s-i important que le filé fond et se rompt, rendant ainsi impossible la poursuite de l'expérience. Exemple 12 : On traite par la chaleur un filé mélangé ayant 30 une aptitude latente à l'ondulation du type "étiré côte à côte" (45 deniers, 7 filaments) contenant du polyhexaméthylène adipami-de (point de fusion voisin de 265°C) et 20 % en poids d'un copo-lymère d'hexaméthylène sébacamide et de polyhexaméthylène adipa-mide ( point de fusion voisin de 230°C) par de l'air chaud à 35 600°C, avec des vitesses de déroulement et d'enroulement de 150 m/mn, en utilisant l'appareillage employé dans l'exemple 1. Dans ces conditions, on applique de l'eau non uniformément dans le sens longitudinal du filé, comme dans l'exemple 7. Si le filé ainsi traité est soumis à un traitement de relaxation pendant 30 40 mn dans de l'eau bouillante, des ondulations se forment non uni 69 08539 -22- 2004614 formément dans la direction de l'axe du filé, en correspondance avec les parties recouvertes d'eau sus-mentionnées. Exemple 13 : On traite par la chaleur un filé mélangé ayant une aptitude latente à l'ondulation et identique à celui 5 de l'exemple 12, en utilisant l'appareillage de traitement thermique dans l'exemple 1, la température de traitement par la chaleur étant de 900°C, les vitesses de déroulement et d'enroulement de JOO m/mn. Dans ces conditions, on applique de l'eau par intermittences dans le sens de la longueur du filé; comme dans 10 l'exemple 4-, en un point en amont de l'entrée du filé dans le tube chauffé. Quand on soumet à l'action de l'eau bouillante pendant 30 mn le filé ainsi traité, à l'état relaxé, des ondulations se forment à intervalles réguliers dans le sens de la longueur du filé. 15 Exemple 14 : On traite par la chaleur un filé mélangé du g type ayant une aptitude latente à l'ondulation étiré côté à côté" (75 deniers, 12 filaments) constitué par du téréphtalate de polyéthylène (température de fusion voisine de 260°C) et 10 % en poids drun copolymère d'acide isophtalique et de têré-20 phtalate de polyéthylène (température de fusion voisine de 24-0°C) comme dans l'exemple 12, en faisant passer le filé à travers de l'air chaud à 910°C, les vitesses de déroulement et d'enroulement étant de 300 m/mn, et en le mettant en contact avec de l'eau en utilisant des tambours provoquant un mouillage 25 par ce liquide. Quand le filé ainsi traité est soumis dans l'eau bouillante à un traitement de relaxation d'une durée de 30 mn, des ondulations se forment au hasard dans le sens longitudinal . Exemple 15 : On pulvérise du tétrachlorure de carbone sur 30 le filé mélangé ayant une aptitude latente à l'ondulation de l'exemple 14, en utilisant le pulvérisateur représenté sur la figure 4,.après quoi ce filé est traité par la chaleur dans de l'air chauffé à 400°C, en utilisant le même appareil de traitement thermique que dans l'exemple 1, avec des vitesses de dérou-35 lement et d'enroulement de 70 m/mn. Quand le filé ainsi traité est soumis à un traitement de relaxation dans l'eau bouillante d'une durée de 30 mn, un motif irrégulier et compliqué constitué par des ondulations se forme dans le sens longitudinal du filé. 69 08539 -23- 2004614 E_E_7_E_E_D_I_Ç_A_T_I_0_ÏÏ_§ 1.- Procédé de traitement thermique de fibres thermoplastiques, caractérisé par le fait que l'on met en contact de façon irrégulière lesdites fibres thermoplastiques avec un liquide 5> inerte vis-à-vis de ces fibres, par exemple de l'eau, et qu'on soumet ces dernières à un traitement thermique sans contact pendant une courte durée dans une atmosphère à température élevée, maintenue supérieure à leur température de fusion. 2.- Procédé de traitement thermique de fibres thermoplas-10 tiques selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est appliqué à des fibres polyester pour leur conférer une aptitude variable à prendre la teinture. 3-~ Procédé de traitement thermique de fibres thermoplastiques selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est ap-15 plâlqué à des fibres thermoplastiques ondulées pour conférer à celles-ci des ondulations non uniformes. 4.- Procédé de traitement thermique de fibres thermoplastiques selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est appliqué à des fibres polyester ondulées pour leur conférer des 20 ondulations non uniformes et une aptitude variable à prendre la teinture. 5.- Procédé de traitement thermique de fibres thermoplastiques selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est appliqué à des fibres mélangées ayant une aptitude latente à l'on- 25 dulation, pour leur conférer une aptitude latente non uniforme à l'ondulation.