L’invention a pour objet un pion d’arrimage (1) pour un câble comportant des mèches de renfort mécanique à l’intérieur d’une gaine isolante, notamment pour un câble optique. Le pion d’arrimage (1) comporte un corps allongé comprenant : une extrémité supérieure (10) formant partie de préhension; une extrémité inférieure (11) comprenant des moyens élastiques d’encliquetage (11a, 11b) pour permettre un ancrage du pion d’arrimage (1) dans un alésage correspondant d’un plot fixe de connexion, ladite extrémité inférieure (11) formant une fente (13) permettant le passage de mèches de renfort d’une portion d’extrémité dénudée d’un câble, et une partie intermédiaire (12) formant une zone d’enroulement autour de laquelle les mèches de renfort introduites dans la fente (13) peuvent être enroulées. Figure pour l’abrégé : Fig. 1 Pion d’arrimage pour câble, en particulier pour câble optique La présente invention concerne le domaine général des câbles, et plus précisément un pion d’arrimage pour câble, en particulier un câble comportant une ou plusieurs fibres optiques et des mèches de renfort mécaniques. Arrière-plan technologique Dans le domaine non limitatif des câbles optiques de télécommunications, il est connu de prévoir que le câble soit composé d’une gaine électriquement isolante entourant une ou plusieurs fibres optiques ainsi que des éléments de renfort mécaniques, typiquement des mèches d’aramide (par exemple en Kevlar, marque déposée), s’étendant dans la direction longitudinale du câble. Lorsqu’un tel câble est intégré dans un réseau électrique, le problème de la fixation mécanique du câble se pose. Il est connu notamment d’utiliser un boîtier de raccordement dans le but de pouvoir raccorder une extrémité d’un ou de plusieurs câbles optiques dans un réseau de télécommunications. Un tel boîtier constitue en général un volume réduit et peu accessible pour un opérateur, rendant les opérations de fixation difficiles. Une solution connue dans l’arrimage d’un câble optique consiste à dénuder une portion d’extrémité du câble (opération consistant à enlever la gaine isolante sur une portion d’extrémité donnée), à insérer l’extrémité du câble à l’intérieur d’un boîtier de raccordement sur une longueur suffisante pour pouvoir accueillir la portion dénudée et une portion de câble non dénudée (comportant la gaine isolante). La fixation du câble s’effectue alors en deux points : un premier arrimage est effectué sur la portion non dénudée du câble par l’intermédiaire d’un collier plastique formant serre-câble autour de la gaine du câble et d’une forme en T à l’intérieur du boîtier de raccordement. Les mèches d’aramides accessibles sur la portion d’extrémité dénudée du câble sont quant à elles tressées manuellement, et une extrémité de la tresse ainsi obtenue est arrimée à l’intérieur du boitier de raccordement au moyen d’une vis. Un opérateur doit donc non seulement réaliser manuellement une tresse avec les fibres d’aramide, mais doit également utiliser un outil (typiquement un tournevis) pour effectuer la fixation de la tresse en un point fixe du boîtier de raccordement. Une autre solution d’arrimage d’un câble à fibres optiques dans un boîtier de raccordement, décrite dans le document EP 2 288 949 B1 consiste en un dispositif de décharge de traction pour câbles, réalisé en au moins deux parties et présentant une partie extérieure et une partie intérieure, la partie intérieure étant réalisée de manière à pouvoir tourner par rapport à la partie extérieure et présentant une zone d'enroulement, le dispositif de décharge de traction présentant une butée pour le câble, la partie intérieure présentant dans sa partie supérieure une fente pour l'insertion d'au moins une partie du câble, en particulier des fibres de Kevlar, la partie du câble insérée dans la fente pouvant être enroulée autour de la zone d'enroulement par rotation de la partie intérieure par rapport à la partie extérieure. Un tel dispositif d’arrimage nécessite toujours l’emploi d’un outil de vissage afin de faire tourner la partie intérieure dans la partie extérieure. La présente invention a pour but de proposer une solution d’arrimage pour un câble comportant des mèches de renfort mécanique à l’intérieur d’une gaine isolante ne nécessitant pas l’emploi d’un outil tel qu’un outil de vissage. Plus spécifiquement, la présente invention a pour objet un pion d’arrimage pour un câble comportant des mèches de renfort mécanique à l’intérieur d’une gaine isolante, le pion d’arrimage comportant un corps allongé comprenant : une extrémité supérieure formant partie de préhension; une extrémité inférieure comprenant des moyens élastiques d’encliquetage pour permettre un ancrage du pion d’arrimage dans un alésage correspondant d’un plot fixe de connexion, ladite extrémité inférieure formant une fente permettant le passage de mèches de renfort mécanique d’une portion d’extrémité dénudée d’un câble, et une partie intermédiaire formant une zone d’enroulement autour de laquelle les mèches de renfort mécanique introduites dans la fente peuvent être enroulées. Dans un mode de réalisation possible, les moyens élastiques d’encliquetage sont constitués de pattes élastiques de fixation s’étendant axialement et délimitant ladite fente, chaque patte élastique de fixation étant destinée, lorsque le pion d’arrimage est en position d’ancrage, à immobiliser le pion sur un épaulement correspondant du plot fixe de connexion. Les moyens élastiques d’encliquetage sont par exemple constitués de deux pattes élastiques de fixation situées de manière symétrique par rapport l’axe longitudinal du pion d’arrimage. La surface externe des pattes élastiques de fixation peut comporter une forme chanfreinée permettant de diminuer les efforts d’un opérateur lors d’une opération d’encliquetage ou de désencliquetage du pion d’arrimage. Dans un mode de réalisation possible, l’extrémité supérieure formant partie de préhension comporte une base évasée. Le pion peut comporter en outre une collerette entre la partie intermédiaire et l’extrémité inférieure, ladite collerette étant destinée à prendre appui sur le plot fixe de connexion dans la position d’ancrage du pion d’arrimage. Dans ce cas, la partie intermédiaire a de préférence une section transversale plus faible que la section transversale de la collerette et que la section transversale de la base évasée. La collerette comprend de préférence au moins une encoche radiale. La partie intermédiaire est de préférence cylindrique. Le pion d’arrimage est de préférence réalisé en matière plastique. Brève description des figures La description qui va suivre en regard des dessins annexés, donnés à titre d’exemples non limitatifs, fera bien comprendre en quoi consiste l’invention et comment elle peut être réalisée. Sur les figures annexées: illustre deux vues (a) et (b) d’un mode de réalisation possible d’un pion d’arrimage conforme à la présente invention; illustre quatre vues (a) à (d) schématisant le mode opératoire pour ancrer l’extrémité d’un câble sur un plot fixe 3 de connexion au moyen du pion d’arrimage de la . Description de mode(s) de réalisation Dans les figures, les éléments identiques ou équivalents porteront les mêmes signes de référence. Les différents schémas ne sont pas à l’échelle. Le pion d’arrimage 1 dans le mode de réalisation illustré sur les figures est destiné à permettre l’ancrage d’une extrémité d’un câble 2 comportant des mèches 20 de renfort mécanique à l’intérieur d’une gaine isolante 21, typiquement un câble optique, sur un plot fixe 3 d’une platine de connexion (non représentée). La platine de connexion peut être par exemple un élément intégré à l’intérieur d’un boîtier de raccordement. Comme visible sur les deux vues (a) et (b) de la , le pion d’arrimage 1 comportant un corps allongé, de préférence en matière plastique, comprenant : une extrémité supérieure 10; une extrémité inférieure 11, et une partie intermédiaire 12. L’extrémité supérieure 10 forme une partie de préhension. L’extrémité inférieure 11 comprend des moyens élastiques d’encliquetage pour permettre un ancrage du pion d’arrimage 1 dans un alésage 30 correspondant du plot fixe 3 de la platine de connexion. L’extrémité inférieure 11 forme une fente 13 permettant le passage de mèches 20 de renfort mécanique d’une portion d’extrémité dénudée du câble 2. Enfin, la partie intermédiaire 12, de préférence cylindrique, forme une zone d’enroulement autour de laquelle les mèches 20 de renfort mécanique introduites dans la fente 13 peuvent être enroulées. Les moyens élastiques d’encliquetage sont constitués de pattes élastiques de fixation qui s’étendent axialement (parallèlement à l’axe longitudinal du pion 1) et qui délimitent la fente 13. Chaque patte élastique de fixation est destinée, à immobiliser le pion 1 sur un épaulement correspondant du plot 3 de la platine de connexion lorsque pion d’arrimage 1 est en position d’ancrage (voir , vue (d)). Dans le mode de réalisation non limitatif illustré sur les figures, les moyens élastiques d’encliquetage sont constitués de deux pattes élastiques 11a, 11b de fixation situées de manière symétrique par rapport l’axe longitudinal du pion d’arrimage 1. La surface externe des pattes élastiques 11a, 11b de fixation comporte de préférence une forme chanfreinée 14 permettant de diminuer les efforts d’un opérateur lors d’une opération d’encliquetage ou de désencliquetage du pion d’arrimage 1. Comme visible sur la , la partie intermédiaire 12 s’étend entre une base évasée 15 de l’extrémité supérieure 10 formant partie de préhension et une collerette 16 entre la partie intermédiaire 12 et l’extrémité inférieure 11, la base inférieure de cette collerette 16 étant destinée à prendre appui sur le plot 3 de la platine de connexion dans la position d’ancrage du pion d’arrimage 1 (voir , vue (d)), par exemple sur la partie supérieure de l’alésage 20. Dans le mode de réalisation non limitatif illustré, la section transversale de la partie intermédiaire 12 est plus faible que la section transversale de la collerette 16 et que la section transversale de la base évasée 15. Ceci évite avantageusement que les mèches enroulées autour de la zone d’enroulement puissent s’échapper axialement. La collerette 16 comprend de préférence au moins une encoche 17 radiale pour faciliter le passage des mèches depuis la fente 13 vers la zone d’enroulement 12. Le mode opératoire pour ancrer l’extrémité d’un câble 2 sur un plot fixe 3 de connexion au moyen du pion d’arrimage 1 est de préférence le suivant (voir ) : On dénude une portion d’extrémité du câble 2 à ancrer de manière à rendre accessibles les mèches 20 de renfort mécanique de ce câble 2 (voir vue (a) ) ; On fait un nœud 22 à l’extrémité libre de l’ensemble des mèches 20 de renfort mécanique ; On fait passer les mèches 20 de renfort mécanique dans la fente 13 du pion 1 et on utilise le nœud 22 pour mettre l’ensemble de mèches en butée (voir vue (b) ) ; On enroule l’ensemble de mèches 20 de renfort mécanique autour de la zone d’enroulement de la partie intermédiaire 12 du pion 1 (voir vue (c) ) ; et On place le pion 1 dans la position d’ancrage en introduisant l’extrémité inférieure 11 du pion 1 dans l’alésage 30 correspondant du plot 3 de la platine de connexion, jusqu’à encliquetage des moyens élastiques d’encliquetage (voir vue (d) ). Une forme ergonomique est avantageusement donnée à l’extrémité supérieure 10 formant partie de préhension, de manière à faciliter la manipulation pour un opérateur lors de la mise en œuvre des étapes c à e ci-dessus. L’opérateur peut ainsi tenir le pion 1 d’une main par cette extrémité supérieure tandis qu’il introduit avec son autre main l’ensemble de mèches muni de son nœud de butée 22 dans la fente 13, puis guide cet ensemble au travers de l’encoche 17 pour l’enrouler autour de la zone d’enroulement 12, puis positionne enfin le pion 1 dans la position d’ancrage par encliquetage dans l’alésage correspondant. Le pion d’arrimage selon l’invention présente un certain nombre d’avantages par rapport aux solutions connues. En particulier, l’opérateur n’a plus à utiliser un outil spécifique tel qu’un tournevis. L’opérateur est par ailleurs beaucoup moins contraint puisque les opérations préparatoires à l’ancrage d’un câble (telles que les opérations schématisées sur les vues (a), (b) et (c) de la peuvent être effectuées dans une zone dégagée. Ceci constitue un réel avantage par rapport aux solutions existantes dans lesquelles l’opérateur doit réaliser les différentes opérations dans un espace très réduit, limité au boîtier de raccordement, d’autant qu’il est souvent nécessaire de réaliser l’ancrage d’une pluralité de câble dans un même boîtier de raccordement. L’arrimage est en outre complètement réversible : tout câble peut être facilement désolidarisé par une simple opération de désencliquetage du pion d’arrimage. Il n’est en outre plus nécessaire de réaliser un tressage des mèches (obligatoire dans le cas d’une fixation par vis. L’utilisation d’un pion à la place d’une vis est en outre avantageuse car elle évite tout risque de foirage de vis. Par ailleurs, les solutions de fixation à vis imposent de livrer des lots de vis par sachet afin d’éviter de perdre des vis. Lorsque le pion conforme à l’invention est réalisé en matière plastique, il est possible de fabriquer une grappe, c’est-à-dire un ensemble de pions moulés en même temps dans un même moule, ce qui réduit les coûts de fabrication et rend inutile l’utilisation de sachets. Pion d’arrimage (1) pour un câble (2) comportant des mèches (20) de renfort mécanique à l’intérieur d’une gaine isolante (21), le pion d’arrimage (1) comportant un corps allongé comprenant : une extrémité supérieure (10) formant partie de préhension; une extrémité inférieure (11) comprenant des moyens élastiques (11a, 11b) d’encliquetage pour permettre un ancrage du pion d’arrimage (1) dans un alésage (20) correspondant d’un plot fixe (3) de connexion, ladite extrémité inférieure (11) formant une fente (13) permettant le passage de mèches (20) de renfort mécanique d’une portion d’extrémité dénudée d’un câble (2), et une partie intermédiaire (12) formant une zone d’enroulement autour de laquelle les mèches (20) de renfort mécanique introduites dans la fente (13) peuvent être enroulées. Pion d’arrimage (1) selon la revendication 1, dans lequel les moyens élastiques d’encliquetage sont constitués de pattes élastiques (11a, 11b) de fixation s’étendant axialement et délimitant ladite fente (13), chaque patte élastique (11a, 11b) de fixation étant destinée, lorsque le pion d’arrimage (1) est en position d’ancrage, à immobiliser le pion (1) sur un épaulement correspondant du plot fixe (3) de connexion. Pion d’arrimage (1) selon la revendication 2, dans lequel les moyens élastiques d’encliquetage sont constitués de deux pattes élastiques (11a, 11b) de fixation situées de manière symétrique par rapport l’axe longitudinal du pion d’arrimage (1). Pion d’arrimage (1) selon l'une quelconque des revendications 2 ou 3, dans lequel la surface externe des pattes élastiques (11a, 11b) de fixation comporte une forme chanfreinée (16) permettant de diminuer les efforts d’un opérateur lors d’une opération d’encliquetage ou de désencliquetage du pion d’arrimage (1). Pion d’arrimage (1) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel l’extrémité supérieure (10) formant partie de préhension comporte une base évasée (15). Pion d’arrimage (1) selon l’une quelconque des revendications précédentes, comportant en outre une collerette (16) entre la partie intermédiaire (12) et l’extrémité inférieure (11), ladite collerette (16) étant destinée à prendre appui sur le plot fixe (3) de connexion dans la position d’ancrage du pion d’arrimage (1). Pion d’arrimage (1) selon les revendications 5 et 6, dans lequel la partie intermédiaire (12) a une section transversale plus faible que la section transversale de la collerette (16) et que la section transversale de la base évasée (15). Pion d’arrimage (1) selon l’une quelconque des revendications 6 ou 7, dans lequel la collerette (16) comprend au moins une encoche (17) radiale. Pion d’arrimage (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce la partie intermédiaire (12) est cylindrique. Pion d’arrimage (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est réalisé en matière plastique.