1. Les systèmes de fermeture pour souliers actuelle- ment utilisés présentent différents inconvénients qui sont notam- ment les suivants: dans le système à lacets, le plus répandu, les lacets s'usent rapidement et cassent lors d'une traction énergique, enfin le laçage est relativement long à réaliser dans le système à bandes élastiques, celles-ci se détendent rapidement et en l'ab- sence de possibilité de réglage la chaussure a tendance à bailler; enfin, dans le système à courroie il n'y a qu'une possibilité de réglage et il faut chaque fois passer la courroie libre dans la bou- cle et rechercher la position permettant à l'ardillon de pénétrer dans le trou de la courroie libre correspondant à la traction opti- mum. Ce système de fermeture nécessite une traction supplémen- taire de la courroie pour pouvoir introduire l'ardillon dans le trou de la courroie et après cette introduction il se produit le recul de la courroie à sa position définitive. La présente invention a pour objet un dispositif de fermeture du type à courroie permettant d'obtenir deux réglages dont un permanent et fonction de la forme du pied et l'autre per- mettant d'assurer la fermeture proprement dite par un mouve- ment simple et rapide. Dans ce but, ce dispositif comprend deux systèmes de courroies fixés respectivement sur les faces extérieures et intérieures du soulier et reliés entre eux par une boucle fermée, l'un des sytèmes étant du type classique à deux courroies, l'une des courroies étant munie à son extrémité libre d'une boucle avec ardillon dans laquelle est introduite l'extrémité libre de l'autre courroie percée de trous pour le passage de l'ardillon et sur laquelle est enfilé le passant métallique de liaison avec l'autre système qui est à une seule courroie passant dans ledit passant métallique et replié sur lui-même, son extrémité libre venant s'accrocher sur un ergot fixe. 2 5 0 1 9 7 8 2. L'invention sera mieux comprise en se référant au.dessin représentant un mode de réalisation donné à titre d'exemple et dans lequel: la Fig. 1 est une vue en élévation du côté intérieur du soulier muni du dispositif suivant l'invention; la Fig. 2 est une vue en plan du soulier; la Fig. 3 est une vue en élévation du côté extérieur du soulier; la Fig. 4 est une coupe partielle à plus grande échelle de l'une des courroies suivant la ligne 4-4 de la Fig. 1; la Fig. 5 est une vue partielle en perspective du système de courroies de la Fig. 3. En se reportant au dessin, on voit que sur la face interne 1 de l'empeigne au niveau du cou de pied du soulier sont fixées deux courroies parallèles 2 qui comportent chacune, dans la partie en contact avec l'empeigne 1, un bouton comprenant un disque 3 incorporé dans la courroie 2, une tige 4 faisant saillie et une tête arrondie 5 (bouton tibi genre bouton de faux col) destinée à pénétrer dans des trous 6 ménagés dans la partie libre de la courroie 2. Sur la face externe 7 de l'empeigne, au niveau du cou de pied, sont fixées deux autres courroies parallèles 8 com- prenant chacune deux brins indépendants 9 et 10, le premier 9 étant fixé à la partie inférieure de l'empeigne et le deuxième étant fixé à la partie supérieure de l'empeigne. Les deux extré- mités libres des courroies 9 et 10 sont reliées entre elles de façon classique par une boucle 11 à ardillon 12 adaptée à l'extré- mité de la courroie inférieure 9 et dont l'ardillon 12 est destiné à pénétrer dans des trous 13 ménagés à l'extrémité libre de la courroie 10. 3. Chaque courroie 9, 10 est reliée à la courroie 2 correspondante au moyen d'un passant métallique 14 enfilé sur la courroie 10 et dans lequel la courroie 2 est introduite puis repliée sur elle-même de façon que son extrémité libre puisse être appliquée sur sa partie fixe, le bouton tibi 4, 5 pénétrant dans un des trous 6 en fonction du serrage désiré. On voit que gràce à cette disposition on utilise le système de courroies 9, 10 pour assurer, une fois la courroie 2 fermée, un premier réglage en fonction de la forme du pied, l'ouverture et la fermeture étant réalisées ensuite uniquement avec la courroie 2 par simple enclenchement ou déclenchement du bouton tibi 5, un deuxième réglage étant assuré par le choix des trous 6. Bien entendu, au lieu de systèmes à deux courroies parallèles, on pourrait utiliser des systèmes à une seule cour- roie ou à plus de deux courroies. D'autre part, la courroie 10, au lieu d'être fixée sur l'empeigne, pourrait être reliée direc- tement à la courroie 9 en dessous de la boucle 11. e 250 1978 4. REVENDICATIONS 1 - Dispositif de fermeture pour soulier du type à courroie, caractérisé en ce qu'il comprend deux systèmes de courroies fixés respectivement sur les faces extérieures et inté- rieures du soulier et reliés entre eux par un passant métallique (14), l'un des systèmes étant du type classique à deux courroies (9, 10), l'une des courroies (9) étant munie à son extrémité libre d'une boucle avec ardillon dans laquelle est introduite l'ex- trémité libre de l'autre courroie (10) percée de trous pour le passage de l'ardillon et sur lequel est enfilé le passant métal- lique (14) de liaison avec l'autre systèmé qui est à une seule courroie (2) passant dans ledit passant métallique et repliée sur elle-même, son extrémité libre venant s'accrocher sur un ergot fixe (5). 2 - Dispositif de fermeture suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'ergot fixe est en forme de bouton tibi à tige (4) et tète arrondie (5) destinée à pénétrer dans un -des trous ménagés dans l'extrémité libre de la courroie rabattue. 3 - Dispositif de fermeture suivant la revendication 1, caractérisé en ce que chaque système de courroies comprend plusieurs courroies parallèles.