L'invention est relative à la détection de l'eau et plus genérale- ment de tous liquides électrolytiques dans un isolant liquide et en particulier daifs un carburant du type essence ou gas oil. Dans llétat actuel de la technique, il n'existe nue le procédé qui consiste à enduire la jauge d'une pâte qui change de couleur en présence d'eau. Mais ce procédé manuel ne permet pas un contrôle permanent et des incidents dûs à la négligence peuvent se produire. La pressente invention a pour objet de permettre un contrô- le permanent, capable d'émettre des signaux d'avertissement de contrôle ou de commande. Avec cet objet en vue, l'invention prévoit l'utilisation d'un couple de deux métaux différents faisant apparaî-treune différence de potentiel appréciable, de l'ordre le 0,4 volt, quand ils sont plongés dans un liquide électrolytique, le circuit de détection étant calculé pour que le courant soit de l'ordre de quelques "micro" ampères (condition de sécurité). Cette tension, convenablement amplifiée permet d'obtenir des signaux qui peuvent entre utilisés pour l'avertissement et le contrôle. Pour la mise en oeuvre du procédé on utilisera soit une sonde porteuse des deux métaux convenablement isolés l'un par rapport à l'autre, soit une sonde porteuse d'un seul métal, l'autre électrode étant constituée par les parois du réservoir. Mais on peut aussi utiliser deux électrodes fixes places à niveau convenable, l'une des électrodes pouvant également être constituée par les parois du réservoir. On donnera ci-après divers exemples de l'idée inventive sans que le demandeur entende limiter la portée générique de son invention à l'exemple ou aux exemples spécifiques choisis pour l'illustration. Dans les dessins joints, les figures 1 et 2 sont respectivement des schémas de deux dispositifs pouvant être fixés à l'extrémité d'une sonde. Les figures 3 à 5 sont des schémas d'électrodes montées à poste fixe dans des réservoirs. La figure 6 est un schéma des circuits électriques pour l'amplification des signaux recueillis par le procédé de détection selon l'invention. La figure 1 représente un bout de sonde constitué dans son ensemble par une masse isolante 1, dans la masse de laquelle on a inclus par moulage ou autrement, une électrode en acier inoxydable 2 et une électrode 2 en acier galvanisé ou ordinaire. La différence de potentiel entre les deux électrodes 2 et 3 apparat aux bornes A et B représentées schématiquement, les conducteurs entre les électrodes et les bornes étant noyés dans la masse isolante. La figure 2 représente également un bout de sonde constituée par un manchon 4 en acier galvanisé représentant une première électrode. Ce manchon est rempli par une masse isolante 5 et cette masse isolante est elle-même traversée par une tige en acier inoxydable 6 constituant la deuxième électrode. La tige 6 est reliée à la borne A et le manchon 4 à la borne B où par conséquent on peut faire apparaître la différence de potentiel. Dans la figure 3 on a représenté schématiquement le réservoir lui-même désigné par 2. Dans ce réservoir plonge une tige 8 en acier inoxydable, reliée électriquement à la borne A. Cette tige 8 traverse le réservoir ou le couvercle du réservoir par une pièce isolante 2. La deuxième électrode est constituée par la paroi elle-même du réservoir 7 qui est reliée électriquement à la borne B. Dans la figure 4, on a désigné par 10 le réservoir dont la paroi est toujours reliée électriquement à la borne B. La deuxième électrode est constituée par une tige 12 qui pénètre dans le róser- voir en traversant le couvercle d'un trou d'homme ou de vidange situé latéralement à la partie inférieure du réservoir, de manière que la tige 12, qui dans cet exemple est horizontale, soit le plus proche possible du fond du réservoir et rende ainsi possible la détection de la moindre couche d'eau. Cette tige est reliée à la borne A. Dans la figure 5 le réservoir est désigné par t3 et présente un trou d'homme ou de vidange à sa partie inférieure formé par un couvercle 14 , ce couvercle est traversé d'une manière isolante par la tige en acier inoxydable 15, reliée à la borne A. La paroi du réservoir est toujours reliée à la borne B. Dans le schéma de figure 5, on a représenté le schéma électrique d'une installation commandant le fonctionnement de deux lampes de signalisation 20 et 21, 20 étant par exemple une lampe rouge et 21 une lampe verte, la lampe rouge étant destinée à signaler la présence dteau tandis que la lampe verte surveille le fonctionnement de l'ensemble de l'installation. On a repris sur ce schéma les bornes A et B et on a désigné par 22 le potentiomètre pour le réglage de la sensibilité. TR1 et TR2 sont les deux transistors de l'amplification. 23 est une résistance réglable permettant de déterminer un seuil de fonctionnement. TR3 est le transistor du multivibrateur, 24 étant une résistance variable permettant de régler la cadence de clignotement. On a désigné par 25 un thyristor. L'ensemble est alimenté aux bornes 26 et 22 par du courant redressé, avec le condensateur de filtrage 28, On a désigné par 29 deux condensateurs et par 30 les résistances de réglage. L'ensemble constitue un multivibrateur à seuil de fonctionnement réglable et à haute impédance d'entrée. La faible différence de potentiel qui apparat aux bornes A et B sera donc amplifiée et provoquera,,si elle est suffisante, le clignotement de la lampe rouge. Il est possible d'imaginer d'autres schémas de fonctionnement pour des valeurs plus ou moins grandes de la résistance du circuit électrique. Si, au lieu d'un signal lumineux, on préfère obtenir un signal sonore, il sera possible d'intercaler dans le circuit représenté un relaisélectro-mécanique qui déclenchera le circuit dtunappareil sonore. Il est possible égalemel-t de mettre en service par ledit relais un moyen d'évacuation de lteau tel qu'une moto-pompe d'épuisement. REVENDICATIONS 10/ - Procédé de détection d'eau dans les carburants, caractérisé en ce que l'on utilise la tension qui apparatt en présence d'eau entre deux électrodes de métaux différents et en ce que ladite tension est utilisée comme signal d'entrée dans un circuit d'amplification de signalisatiûn ou de commande. 20/ - Dispositif de mise en oeuvre du procédé selon 1, caractérisé en ce que l'une des deux électrodes au moins est support tée au bout d'une sonde permettant d'atteindre la partie la plus basse du réservoir. 30/ - Dispositif de mise en oeuvre du procédé selon 1, caractérisé en ce que au moins l'une des électrodes est supportée par une tige fixe de manière à ce que l'électrode soit au voisinage de la partie la plus basse du réservoir. - - Dispositif selon 2 ou 3, caractérisé en ce que l'une des électrodes est constituée par la paroi elle-même du réservoir.