I La présente invention se rapporte à des isolateurs de chocs et de vibrations, utilisés pour relier des composants ensemble, et elle se rapporte plus particuliè- rement à de tels dispositifs qui offrent une retenue, avec isolement, entre les composants reliés ensemble par rapport à un mouvement relatif dans un plan choisi tout en permettant un mouvement relatif perpendiculairement à ce plan. Les isolateurs de chocs et de vibrations sont bien connus et largement utilisés. En particulier, de tels isolateurs relient élastiquement deux composants ensemble, formant en réalité un oscillateur mécanique accordé pour osciller à une fréquence inférieure à celle des vibrations à atténuer, d'une quantité dépendant de l'atténuation souhaitée. L'accord de l'oscillateur mécanique est accompli en faisant varier laraideur de l'isolateur; plus l'isolateur est raide, plus est élevée la fréquence accordée. La raideur d'un isolateur dépend, à son tour, non seulement de l'élasticité du matériau de construction de cet isolateur, mais également des dimensions(et, dans le cas d'unisolateur ayant un amortissement, de la quantité de déviation ou déformation) de l'isolateur. Les dimensions et la disposition du matériau élastique peuvent être modifiées, afin de modifier ainsi la quantité de raideur et par conséquent le degré d'atténua- tion, dans chaque direction, et des isolateurs o sont incorporés ces caractéristiques sont bien connus. Un problème particulier se pose quand un isolateur doit offrir une retenue dans toutes les directions sauf une direction choisie, tout en permettant un mouvement relatif libre des composants couplés dans cette direction préférée. Un tel isolateur est requis, par exemple, quand un composant qui est soumis à une dilatation thermique doit être monté et totalement retenu par plus d'un isolateur. Tandis qu'un ou plusieurs des isolateurs utilisés dans une telle application peuvent être dimen- sionnés de façon que leur élasticité naturelle tienne compte de la dilatation thermique, une telle tentative a pour résultat des isolateurs pouvant ne pas offrir une retenue adéquate dans d'autres directions, avec de plus un amortissement loin d'être optimal, en particulier en ce qui concerne les excursions des vibrations, parallèle- ment à la ligne ou aux lignes joignant les isolateurs. De tels isolateurs ont généralement également des propriétés d'atténuation asymétrique non-souhaitées. Dans une autre tentative, qui a trouvé une large application dans le montage des turbines pour avion, on fixe les composants ensemble par deux isolateurs, l'un offrant une retenue dans toutes les directions et l'autre offrant une retenue dans toutes les directions à l'exception d'une direction parallèle à la première. Pour atteindre cela, le second isolateur est fabriqué sous forme de deux cylindres concentriques libres de tourner l'un par rapport à l'autre, et cependant retenus à la fois axialement et radialement par des tampons élastiques. Cet isolateur est fixé solidement par l'un des deux cylindres à l'un des deux composants à relier de façon que les axes des cylindres concentriques se trouvent dans un plan qui est sensiblement perpendiculaire à la direction de la croissance thermique anticipée (c'est-à-dire dans un plan perpendiculaire à la direction du premier isolateur). Le cylindre libre de l'isolateur est fixé excentriquement par un accouplement universel approprié, au composant restant. Une différence de dilatation entre les composants est communiquée à l'isolateur sous forme d'une différence de rotation d'un cylindre par rapport à l'autre. Bien que ce type d'isolateur soit largement utilisé, il présente cependant des inconvénients. En clair, la quantité de mouvement linéaire relatif libré est limitée, en particulier si un alignement angulaire précis des composants doit être maintenu. Par ailleurs, le montage excentrique requis d'un composant, afin d'obtenir le couple pour convertir le mouvement linéaire en mouvement de rotation, produit un bras de levier par lequel les- charges vues par l'isolateur sont amplifiées. Alors de nouveau, dans les applications nécessitant que l'isolateur soit monté de façon que les axes des cylindres concentri- ques soient verticaux, ce montage excentrique assure une charge inégale des composants élastiques de l'isolateur par action de porte-à-faux. Cette charge asymétrique de l'isolateur doit être compensée par un raidissement asymétrique des éléments élastiques, avec; en conséquence, un changement asymétrique des propriétés d'atténuation et d'amortissement. Enfin, il faut noter que de tels isolateurs sont relativement complexes, nécessitant la fabrication et l'assemblage d'un certain nombre de pièces. En conséquence, la présente invention a pour objet un isolateur qui offre une retenue, avec isolement, entre deux composants reliés ensemble au moyen de cet isolateur, par rapport à un mouvement relatif dans un plan choisi, tout en permettant un mouvement relatif libre perpendiculairement à ce plan. Par ailleurs, la présente invention a pour objet de tels isolateurs o la possibilité du mouvement relatif libre dans une direction préférentielle n'est pas accompagnée d'effets néfastes de la performance de l'isolateur. Plus particulièrement, la présente invention a pour objet un tel isolateur o la possibilité du mouvement relatif libre dans une direction préférée est obtenue sans ajustement de la raideur, et par conséquent des propriétés d'atténuation, de l'isolateur dant toute autre direction. Par ailleurs, la présente invention a pour objet un isolateur o le mouvement relatif libre dans une direction préférée peut être relativement illimité sur son étendue, et peut être accompli sans changement de l'orientation des deux composants. La présente invention a de plus pour autre objet un tel isolateur qui est moins complexe, ne présente que peu de pièces, et est facile à fabriquer et à assembler. Ces objectifs et d'autres encore sont atteints selon la présente invention par un moyen de fixation absorbant les chocs qui de préférence a la forme d'un anneau à fiche filetée, la partie formant anneau du moyen de fixation étant pourvue d'une pièce d'insertion annulaire élastique, absorbant les chocs et les vibrations, ayant une âme tubulaire avec une surface interne cylin- drique et lisse. Ce moyen de fixation peut être attaché rigidement à l'un des deux composants à joindre à l'autre par la partie formant boulon, la partie formant anneau étant disposée de façon que l'âme tubulaire soit alignée parallèlement à la direction souhaitée de mouvement relatif libre. Le moyen de fixation est joint à l'autre des deux composants par une tige cylindrique, dimensionnée pour s'ajuster régulièrement et de façon coulissante dans l'âme tubulaire, en étant rigidement fixée à l'autre composant dans cette disposition afin d'être coaxiale avec l'âme. On notera que la liberté de la tige cylindrique et de l'âme pour se déplacer l'une par rapport à l'autre en direction axiale permet un mouvement relatif libre entre les deux composants ainsi reliés l'un à l'autre. En même temps, un mouvement relatif entre les deux composants dans to'ute autre direction comprimera radialement la pièce d'insertion annulaire absorbant les chocs séparant l'âme de la partie formant annieau de l'anneau à fiche. En conséquence, le moyen de fixation offre une retenue par rapport à un mouvement relatif, en même temps qu'un isolement contre les chocs et les vibrations, dans le plan de la pièce d'insertion annulaire, tout en permettant un mouvement relatif libre perpendiculairement à ce plan. Par ailleurs, comme le mouvement relatif libre est axial tandis que les forces de retenue de la pièce d'insertion annulaire sont radiales, il n'y a pas de couple entre le mouvement libre et le mouvement atténué, et en conséquence la possibilité du mouvement libre ne place aucune retenue sur les propriétés d'atténuation de l'isolateur. On notera également que l'isolateur selon l'invention subit le mouvement linéaire centralement et 5. non pas excentriquement, et par conséquent que la relation- angulaire entre les composants peut être maintenue malgré l'excursion dans la direction non-retenue. Cette configura- tion assure également que les charges amplifiées et en porte-à-faux ne seront pas intrinsèquement appliquées à l'élément élastique. De plus, on comprendra que letendue du mouvement relatif libre n'est limitée que par l'étendue de la tige cylindrique traversant l'isolateur. L'invention sera mieux comprise, et d'autres buts, caractéristiques, détails et avantages de celle-ci appara tront plus clairement au cours de la description explicative qui va suivre faite en référence aux dessins schématiques annexés donnés uniquement à titre d'exemple illustrant un mode de réalisation de l'invention et dans lesquels: - la figure 1 est une vue d'une forme préférée d'un isolateur fait selon les principes de la présente invention; - la figure 2 est une vue en coupe transversale de l'isolateur de la figure 1, faite suivant la ligne 2-2; et - la figure 3 est une vue, partiellement en coupe, dans la même direction que la figure 2, montrant l'isolateur joignant deux composants. Sur toutes les figures, des repères identiques désignent des composants identiques. En se référant aux figures 1 et 2, on peut y voir un isolateur contre les vibrations, fait selon les principes de la présente invention, qui, dans un mode de réalisation préféré, comprend un anneau à fiche ou boulon à oeil en forme de cOne 20, un organe élastique et annulaire 30, et une Mme tubulaire 32. Dans un mode de réalisation préféré destiné à une connexion entre une structure de pylohe d'un avion à réaction et un montage T5 de moteur, tous les composants sont en métal, comme de l'acier, le boulon 20 et l'âme 32 étant en acier trempé et l'élément élastique 30 étant en une maille d'acier comprimé. On comprendra cependant que la présente invention a d'autres applications et que par conséquent d'autres matériaux peuvent être employés dans des isolateurs de vibrations faits selon les principes de l'invention, à condition que les matériaux possèdent les propriétés mécaniques requises (c'est-à-dire résistance et rigidité dans le cas du boulon 20 et de l'àme 32 et élasticité dans le cas de lélément élastique 30) pour l'application voulue. Ainsi, par exemple, le boulon 20 et l'âme 32 pourraient être en aluminium, en bronze ou même en des polymères tels qu'un polycarbonate, un sulfure de poly- phénylène et analogues, tandis que l'élément élastique 30 pourrait êtreenun élastomèrenaturel ou synthétique ou en un feutre ou en liège. -15 Le boulon 20 se compose de la partie formant oeil ou anneau 22, d'une partie formant tige 24, et d'une partie de boulon 26. Dans un mode de réalisation préféré, la partie 22 a la forme générale d'un cylindre circulaire droit et creux ayant une étendue axiale quelque peu plus petite ou égale à son diamètre externe, bien que l'on puisse comprendre que d'autres rapports de dimensiornssont possible. La partie formant tige 24 s'étend radialement à partir d'un point médian sur la surface externe de la partie formant oeil 22, sur une distance choisie principale- ment sur la base-de la séparation souhaitée entre les composants à joindre l'un à l'autre par l'isolateur. Dans un mode de réalisation préféré, la partie 24 a sensiblement la forme d'un tronc de cône circulaire droit, dont la base plus large a un diamètre de l'ordre de l'étendue axiale de la partie formant anneau 22. Coaxiale à la partie formant tige 24 et s'étendant de son extrémité distale par rapport à la partie formant anneau 22, se trouve la partie de boulon 26. Dans un mode de réalisation préférée, la partie de boulon 26 est filetée et son diamètre est sensiblement identique à celui de la base de plus petit diamètre de la tige conique 24. De préférence, l'oeil ou anneau, la tige et le boulon 22, 24 et 26 sont faits en une seule pièce, bien que l'on comprenne qu'ils pourraient être fabriques séparément puis assemblés. Les dimensions de ces diverses parties du boulon à oeil 20 sont établies par des moyens bien connus dans les techniques mécaniques, en considérant entre autres, la grandeur de la charge à supporter et la résistance du matériau de construction. Le creux dans la partie 22 a la forme d'un alésage cylindrique sensiblement concentrique qui la traverse, dont la partie majeure est délimitée par la surface cylindrique 27, comme on peut le voir en se référant à la figure 2. Sur une courte distance axiale à chaque extrémité de l'alésage, le diamètre de la surface interne de la partie 22 est quelque peu plus petit que celui de la surface externe 27, pour former ainsi des brides radiales internes 28. Les dimensions de la surface cylin- drique 27 et des brides 28 sont établies principalement en considérant l'utilisation de l'isolateur, comme on le décrira ci-après. Dans l'alésage de la partie 22 définie par la surface cylindrique 27 s'adapte très serré un élément élastique annulaire 30, qui y est maintenu captif contre un mouvement parallèle à l'axe de la surface cylindrique par les brides radiales internes 28. A cette fin, l'élément élastique annulaire 30 est dimensionné pour avoir la même étendue axiale que la séparation entre les brides radiales internes 28 de la partie 22, et le même diamètre externe que celui de la surface cylindrique 27. L'épaisseur radiale de l'élément élastique annulaire 30 est établie, entre autres, par les propriétés souhaitées d'atténuation de l'isolateur, comme ceux qui sont compétents en la matière pourront le comprendre. En concevant l'isolateur, il faut noter que la déviation ou- déformation radiale maximum d'un segment de l'élément élastique 30 est plus faible que l'épaisseur radiale de l'élément élastique au moins de la somme des dimensions radiales de la bride 28 (sur la partie 22) et de la bride 34 (sur le noyau 32 que l'on décrira ci-après). Comme on l'a mentionné précédemment, l'élément élastique annulaire 30 se compose de préférence d'une maille en métal comprimé (de tels organes sont connus dans la technique des isolateurs contre les chocs et les vibrations et sont décrits, par exemple, dans le brevet U.S. NO 3 073 557), bien que d'autres matériaux puissent être utiles dans certaines applications. L'élément élastique et annulaire 30 peut être fabriqué soit en une seule pièce ou, comme cela est illustré sur la figure 1, sous forme d'un assemblage d'un certain nombre de secteurs annulaires individuels et élastiques 31. Tandis que l'élément élastique annulaire à plusieurs secteurs qui est illustré est formé de six secteurs annulaires élastiques de dimensions égales 31, le nombre de secteurs individuels utilisés pour former l'anneau complet, et l'étendue annulaire de chaque secteur, peuvent évidemment être modifiés si on le souhaite. Par ailleurs, on comprendra que les secteurs annulaires et élastiques ne doivent pas être dimensionnés angulairement de façon à s'assembler en un anneau complet, mais ils peuvent être conçus afin de laisser des espaces circonférentiels si on le souhaite. De telles modifications permettent de concevoir des isolateurs pouvant avoir des propriétés variables d'isolement dans des directions radiales diffé- rentes, ou pouvant supporter une charge importante dans une direction radiale préférée tout en présentant des propriétés sensiblement uniformes d'isolement dans toutes les directions radiales. Dans l'organe élastique et annulaire 30 est concentriquement placée l'âme 32. L'âme 32 a sensiblement la forme d'un tube cylindrique circulaire et droit dimensionné pour s'adapter très serré dans l'organe élastique annulaire 30 et le traverser. L'âme 32 en étendue axiale, correspond à la partie 22. Chacune des extrémités de l'Ame 32 est pourvue d'une bride radiale externe 34 disposée afin de faire sensiblement face aux brides radiales internes correspondantes 28 dans un boulon totalement assemblé 20. Dans un mode de réalisation préféré, l'âme 32 est pourvue d'un manchon 36, sous forme d'un tube cylindrique circulaire et droit dont le diamètre correspond au diamètre interne de l'âme 32 et dont la longueur axiale correspond à celle de l'âme. Le manchon 36 est disposé concentriquement dans l'âme 32. Le manchon 36, qui est facultatif, forme une surface d'appui. Par conséquent, si on l'utilise, le manchon 36 est fabriqué en un matériau approprié à faible coefficient de friction. En ce qui concerne l'assemblage de l'isolateur, on notera que le procédé d'assemblage de l'élément élastique annulaire 30 et de l'âme 32 dans la partie 22 dépend de la nature de l'élément élastique 30. Ainsi, si l'élément élastique annulaire 30 est un corps unitaire, il peut âtre préassemblé à l'âme 32 en l'étirant ou en le formant autour de l'âme, et ensuite ce sous-ensemble peut être forcé, par compression de l'élément élastique, à l'intérieur de l'alésage de la partie 22. Par ailleurs, et en particu- lier dans le cas o l'élément élastique annulaire 30 se compose d'un certain nombre de secteurs élastiques 31, l'assemblage peut être très facilement accompli en assemblant d'abord l'élément élastique annulaire dans l'alésage de la partie 22 puis en y fixant ensuite l'âme 32. On notera également qu'un élément élastique annulaire en lastomère peut être moulé sur place. Tandis que les brides 28 et 34 servent à fixer l'élément élastique annulaire 30 dans la partie 22, et l'âme 32 dans l'élément élastique annulaire, les brides peuvent également servir à maintenir l'élément élastique annulaire 30 en compression axiale. Cela peut être souhaitable dans certains types d'isolateurs et pour certains procédés de fabrication. Par exemple, l'élément élastique 30 peut être formé par la compression axiale d'une semelle tubulaire de maille métallique ayant une étendue axiale initiale supérieure à celle de la partie 22 et subséquemment encore comprimée et maintenue sous compression par l'un ou l'autre (ou les deux) groupes de brides. En se référant maintenant à la figure 3, on peut y voir unisolateur fait selon l'invention, joignant deux composants 38 et 40. A titre d'exemple, le composant 38 peut être une bague de montage de moteur à réaction et le composant 40 peut être la structure de pylone d'un avion à réaction. Le composant 38 présente des montants 42 qui ont des trous alignés pour recevoir un boulon fileté 44. Les montants 42 supportent le boulon 44 parallèlement à la direction souhaitée de mouvement relatif libre entre les composants. Le boulon 44 est dimensionné pour s'adapter coulissant à travers le manchon 36, et il est fixé par un écrou 46. On notera qu'un isolateur donné peut être adapté pour correspondre à des boulons 44 de différents diamètres, en changeant de façon appropriée le manchon 36. Les montants 42 sont dimensionnés pour supporter le boulon 44 afin de former un jeu entre la partie 22 formant anneau et le composant 38 quand le boulon 20 est fixé au composant par les montants 42 et le boulon 44. Les montants sont espacés d'une plus grande distance que la quantité de mouvement relatif souhaité entre les composants 38 et 40, de plus de l'étendue axiale de la partie 22. Face à l'emplacement du boulon 44, le composant 40 est pourvu d'une ouverture 47 configurée pour se conformer à la partie formant tige 24 et à la partie formant boulon 26 du boulon à anneau. L'ouverture 47 a un axe qui est sensiblement perpendiculaire à la direction souhaitée de mouvement relatif libre et elle est dimensionnée de façon que, quand le boulon 20 repose solidement dans l'ouverture, un jeu soit maintenu entre les composants 38 et 40 sur toute l'excursion du mouvement relatif entre les composants Si le mouvement libre relatif possible entre les composants 38 et 40 est un mouvement préférentiel à partir d'une relation initiale entre les composants, la disposition des montants 42 et de l'ouverture 47 sera telle que, à la condition initiale, la partie 22 du boulon 20 sera déplacée le long du boulon 44 vers le montant 42 opposé au mouvement préférentiel d'une quantité appropriée. Autrement, la disposition des montants et de l'ouverture sera normalement telle que la partie formant anneau soit centrée. Le boulon est fixé au composant 40 par l'écrou 48 sur la partie formant boulon 26. En utilisation, l'ajustement coulissant entre le manchon 36 et le boulon 44 permet un mouvement relatif libre entre les composants 38 et 40 axialement le long du boulon 44 entre les points de contact de la partie formant anneau 22 et des montants 42. Des mouvements linéaires relatifs entre les composants perpendiculairement au mouvement possible sont vus comme des déplacement&-radiaux de compression par l'élément élastique annulaire 30. Parmi les degrés de liberté de rotation entre les composants, seuls ceux autour d'axes orthogonaux à l'axe du boulon 44 imposeront des charges sur l'isolateur, tant que le boulon 44 et le boulon 20 sont libres de tourner l'un par rapport à l'autre autour de ce dernier axe. Dans des installations normales, un isolateur supplémentaire, éloigné du boulon 20, restreindra le mouvement relatif de rotation des composants 38 et 40 autour d'axes normazt à l'axe du boulon 44. Ainsi, on peut voir que dans des installations normales, l'isolateur ne voit pas de moments pouvant tendre soit à amplifier la charge subie par l'isolateur ou provoquer une charge irrégulière - On notera que diverses modifications peuvent être effectuées sans s'écarter sensiblement du cadre de l'inven- tion. Ainsi, par exemple, tandis que la forme cOnique de la partie formant tige 24 facilite la mise enplace précise et stable de l'isolateur par rapport au composant 40, cette tige peut être fabriquée en un cylindre ou autre forme appropriée, par exemple, de-façon que sa coupe transversale soit carrée, rectangulaire, ou triangulaire; par ailleurs, elle peut également être calée pour faciliter l'orientation de l'élément annulaire élastique 30. On peut également noter que, dans certains cas, les axes de la partie formant tige 24 et de la partie de boulon 26 peuvent être plus avantageusement établis à un angle autre qu' étant sensiblement perpendiculaires à l'axe de l'élément annulaire élastique 3À. Par ailleurs, il est envisagé que la partie de boulon 26 et la partie de tige 24 puissent avoir la même forme en coupe transversale et/ou la même dimension maximum. Dans une autre modification possible, on utilise la partie de boulon 26 non-filetée mais reliée au composant 40 d'une autre façon, par exemple en soudant ou par un adhésif ou par des bagues de blocage en forme de C. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée au mode de réalisation décrit et représenté qui n'a été donné qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons si celles- ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre de la protection comme revendiquée. R E V E N D I C A T I 0 N S t 1.- Moyen de fixation supportant une charge et absorbant les chocs et les vibrations, caractérisé en ce qu'il comprend: un boulon à oeil (20) comprenant une partie formant oeil (22), traversée d'un alésage, une partie formant tige allongée (24) s'étendant de ladite partie formant oeil et une partie de boulon (26) fixée à ladite partie formant tige à l'extrémité distale par rapport à ladite partie formant oeil, pour permettre la fixation dudit boulon à oeil à une structure de support; un corps annulaire absorbant les chocs et les vibrations (30) monté dans ledit alésage; et un moyen pour fixer ledit corps dans ledit alésage. 2. - Moyen de fixation selon la revendication 1, caractérisé en ce que la partie formant tige (24) précitée a sensiblement la forme d'un cône circulaire droit et tronqué ayant un diamètre maximum sensiblement égal à la dimension maximum de la partie formant oeil précitée, et un diamètre minimum sensiblement égal à celui de la partie de boulon précitée. 3.- Moyen de.fixation selon la revendication 2, caractérisé en ce que la partie formant oeil (22) précitée a une étendue axiale et un diamètre externe qui sont sensiblement égaux l'un à l'autre. 4.- Moyen de fixation selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend de plus une âme tubulaire (32) concentrique et à l'intérieur du corps précité absorbant les chocs et les vibrations. 5.- Moyen de fixation selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'âme (32) précitée est fixée dans le corps précité par deux brides radiales externes (34) fixées à ladite Ame et situées à ses extrémités opposées. 6.- Moyen de fixation selon la revendication 1, caractérisé en ce que le moyen précité pour fixer le corps précité dans l'alésage précité comprend deux brides radiales internes (28) fixées à la partie formant oeil précitée et situées aux extrémités opposées dudit alésage. 7.- Moyen de fixation selon la revendication 1, caractérisé en ce que le corps annulaire précité absorbant les chocs et les vibrations se compose d'une maille en métal comprimé. 8.- Moyen de fixation selon la revendication 1, caractérisé en ce que le corps annulaire précité se compose d'un certain nombre de secteurs annulaires élastiques. 9.- Moyen de fixation absorbant les chocs et les vibrations pour interconnecter une bague de montage sur une turbine d'avion avec une structure de pylone de moteur dudit avion, caractérisé en ce qu'ilcomprend: un boulon à oeil (20) ayant une partie formant oeil (22) traversée d'un alésage, une partie formant tige allongée (24) s'étendant radialement à partir de ladite partie formant oeil et une partie de boulon fileté (26), ladite tige étant sensiblement sous forme d'un c8ne circulaire droit et tronqué s'effilant à partir dudit oeil vers ladite partie de boulon fileté, ladite partie de boulon fileté étant fixée en alignement axial à ladite tige, à l'extrémité distale par rapport audit oeil, pour permettre la fixation dudit boulon à oeil à ladite structure; un corps annulaire absorbant les chocs et les vibrations (30) composé d'une maille en métal comprimé inséré dans ledit alésage; et une âme tubulaire (32) concentrique audit corps absorbant les chocs et les vibrations et à l'intérieur de lui, ladite âme étant de plus pourvue d'une surface interne d'un fini sensiblement lisse; ladite âme étant adaptée à recevoir un boulon de montage (44) pour fixation coulissante dudit moyen de fixation à ladite bague de montage afin de permettre un mouvement relatif libre entre ladite bague de montage et ladite structure de pylone dans une direction parallèle à 1 ' axe dudit boulon de montage tout en offrlt une btenoe élastique à des mouvements relatifs entre ladite bague de montage et ladite structure dans toutes les autres directions. 10.- Moyen de fixation selon la revendication 7, caractérisé en ce que la maille en métal comprimé précitée est formée sous une compression axiale d'un organe en maille en métal tubulaire et est retenue par deux brides portées par le boulon à oeil précité.