La présente invention concerne la reproduction d'images et vise notamment un procédé et un appareil permettent de former ae manière efficace un motif ions que correspondant à à une image optique. En photographie électrostatique classique, sur papier ordinaire, on charge un photoconducteur isolat è l'aide d'une source 'ions éettant un effluve en couronne, on l'expose, on développe l'image formée par la charge a l'aide d'un révélateur, on reporte l'image développée sur du papier ordinaire et l'on fixe enfin l'image développe, en général par fusion. après report, on efface l'image résiduelle subsistant sur la surface du photoconducteur et l'on nettoie ce dernier avant de répéter le processus.Bien qu'on emploie du papier ordinaire, le processus est compliqué par la nécessité d'exécuter à la machine un certain nombre d'opérations différentes. En outre, le photoconducteur s'use au bout d'un certain temps au fait que sa surface subit des frottements répétés dus aux particules de révélateur, aux brosses de nettoyage et aux surfaces des feuilles de papier. Selon un procédé connexe, on utilise du papier conducteur à revêtement photoconducteur. On charge le photoconducteur (en général de l'oxyde de zinc, bien qu'on puisse utiliser des photoconducteurs organiques), puis on l'expose et l'on développe ensuite l'image. Ici, le photoconducteur n'est pas ré-utilisé, ce qui supprime l'inconvénient que constitue l'usure précitée. En outre, les opérations mécaniques, qui comportent quatre stades, sont simplifiées. L'inconvénient de ce processus est d'exiger du papier revêtu de photoconducteur. Or, les papiers revetus de photoconducteur sont nettement plus onéreux que le papier ordinaire non revêtu.En outre, vu le taux élevé de revêtement à l'aide de photoconducteur (qui est en général de 9 kg par rame américaine d'environ 280 m2), les papiers sont lourds et très différents au toucher du papier ordinaire. La présente invention a pour but principal de simplifier le processus classique d'électrophotographie sur papier ordinaire et l'appareil pour sa mise en oeuvre. Elle a encore pour but de proposer un procédé de reproduction d'image suivant lequel le photoconducteur n'entre pas en contact matériel avec le révélateur ou le papier. Le procédé et l'appareil suivant l'invention sont avantageux non seulement en ce qu'ils suppriment l'usure du photocon ducteur et réduisent le nombre d'opérations mécaniques, mais encore en ce qu'ils n'exigent pas de papier à revetement photoconducteur. En conséquence, par rapport aux procédés de reproduction électrostatique à l'aide de papier photoconducteur, le procédé suivant l'invention a l'avantage de réduire les frais de papier en permettant d'utiliser un papier revêtu de diélectrique qui évoque au toucher, ainsi que par son poids et son aspect, le papier collé ordinaire. L'invention a encore pour but de proposer un moyen de reproduction d'image grâce auquel les défauts du photoconducteur, et les poussières attirées et analogues n'apparaissent pas sur le tirage définitif, ces défauts étant effacés par intégration pendant l'exposition. Suivant l'invention, on utilise une toile ou grille à mailles fines revêtue de photoconducteur pour moduler dans l'espace un flux d'ions conformément à une image optique projetée sur cette toile ou grille. Le brevet des Etats-Unis d"Amérique nO 3.220.324 décrit un appareil et un procédé permettant d'engendrer une charge électrostatique suivant un motif correspondant à une image optique sur un élément récepteur de charge qui comporte une toile électriquement conductrice recouverte d'une couche photoconductrice. En se conformant à ce brevet, on constate que le contraste, c'est-à-dire le rapport entre les courants ioniques traversant la toile à l'état non éclairé et à l'état éclairé, est très faible. Dans des conditions optimales, ce rapport est voisin de 2. Suivant la présente invention, on utilise une toile ou une plaque perforée conductrice portant un revetement photoconducteur asymétrique. Quand on dit que le revêtement photoconducteur est "asymétrique", on veut dire que son épaisseur varie d'un point à l'autre autour des jours de la toile ou de la plaque perforée (l'absence totale de photoconducteur étant un cas extreme de variation d'épaisseur). Par suite de cette asymétrie, il est possible d'obtenir un contraste se chiffrant par plusieurs centaines. Suivant un mode préféré de réalisation de l'invention, on utilise une toile isolante tissée en filament monobrin de "Nylon" ou "Dacron" sur laquelle on applique d'abord un revêtement électriquement conducteur, puis un revêtement photoconducteur asymétrique0 La structure de la toile, son mode de formation et la nature de l'appareil permettant de former à l'aide de la toile des images visibles ressortiront plus clairement de la description qu'on va maintenant donner en se référant aux aessins annexés, sur lesquels : la figure 1 est une vue schématique d'un appareil propre à former sur une surface réceptrice d'image une image constituée par une charge électrostatique correspondant à une image optique projetée. Les figures 2, 2A et 23 sont des vues en coupe d'une toile conductrice modulatrice, montrant l'asymétrie du revetement photoconducteur de cette toile0 La figure 3 est une vue en coupe analogue montrant la géométrie d'une toile diélectrique ou isolante portant des revêtements asymétriques de matière conductrice et de photoconducteur. La figure 4 est une vue de détail d'une plaque métallique qui présente une série de perforations et porte un revêtement photoconducteur asymétrique. Les figures 3A et 4ss reproduisent à plus grande échelle certaines parties des figures 3 et 4. La figure 5 représente schématiquement un moyen propre à déplacer pendant l'exposition la toile à revêtement photoconducteur et les conducteurs d'effluve, La figure 6 représente un moyen assurant l'amenée en continu de toile modulatrice pendant le fonctionnement d'un dispositif de reproduction. La figure 7 illustre une variante selon laquelle on réalise à l'aide d'une toile à revêtement photoconducteur des reproductions dans lesquelles l'image définitive est formée sur du papier ordinaire, c'est-à-dire inapte à porter une image formée par une charge, et la figure 8 illustre un mode de réalisation suivant lequel on utilise une toile-grille pour assurer une isolation électrique entre le potentiel superficiel d'un organe récepteur de charge et le potentiel de la toile modulatrice. La figure 1 représente à titre d'exemple un appareil pour la formation d'images électrostatii;ues sur une surface réceptrice d'image; cet appareil comprend une plaque 10, électriquement conductrice, sur laquelle repose un papier conducteur 12 pourvu d'un mince revêtemnt:diélectrique 14. Une toile, grille -ou plaque perforée 16 de-modulation 'effluve répartit le courant ionique qui atteint la surface du papier diélectrique en fonction d'une image optique projetée sur elle. I1 est prévu une source d'effluve en couronne qui peut comprendre un ou plusieurs fils fins 18. La tension entretenant l'effluve en couronne est fournie par une source d'alimentation 20.Le support 10 du papier est maintenu à un potentiel choisi, fourni par une source d'alimentation 21. Des commandes électroniques 24 permettent de mettre simultanément en action les sources d'alimentation 20, 21, et la source d'éclairage d'un projecteur 22. Le projecteur 22 fournit l'image à reproduire, qui est mise au point sur une toile 16. Bien que, dans cette réalisation, l'image optique soit fournie par un projecteur du genre pouvant servir à projeter des images de microfilm pour en obtenir des tirages, il va sans dire qu'au projecteur 22, on peut substituer soit un affichage opéré par tube à rayons cathodiques à l'aide d'une optique de projection, soit un document original et une optique de projection pour reproduction de bureau classique, soit encore toute autre source convenable d'image optique, selon l'application prévue pour l'appareil, On notera que, bien que l'exposition soit opérée dans les exemples choisis par voie optique (lumineuse), on peut appliquer à la toile d'autres formes d'énergie auxquelles le photoconducteur utilisé soit sensible.Ces autres formes d'énergie comprennent d'une manière générale les rayons X, rayons gamma et rayonnements de particules alpha et bêtaO La figure 1 ne représente qu'un seul conducteur d ' ef- fluve en couronne 18. Pour obtenir un effet de couronne uniforme sur une aire plus grande, on peut utiliser plusieurs conducteurs d'effluve, tous reliés en parallèle à la source d'alimentation 20. Pour que l'intensité d'effluve soit suffisante, le diamètre du conducteur d'effluve doit être inférieur à 250 g et, pour simplifier la manipulation du conducteur, il doit être supérieur 25 .Le diamètre de conducteur préféré pour cette application est de 50 . Lorsqu'on utilise un seul conducteur d'effluve situé à environ 25 mm au-dessus de la toile modulatrice 16, il y a charge uniforme, en fonction de l'image optique projetée, du papier diélectrique sur une aire qui couvre, sur le papier, une longueur égale à celle du conducteur d'effluve et une distance de 25 à 50 mm normalement à la direction du conducteur d'effluve. Pour rendre la charge plus uniforme, on peut déplacer le ou les conducteurs 'effluve, pendant l'exposition, dans un plan paral lèle à la toile. La figure 1 montre un papier diélectrique 1z, de tels papiers étant vendus par divers fabricants de papier et largement utilisés dans les organes imprimeurs et enregistreurs de calculateurs fonctionnant à grande vitesse. On peut remplacer le papier revêtu de diélectrique par l'une des nombreuses pellicules en matières plastiques très diverses, d'épaisseurs allant de 0,25 à 127 .On a formé des images satisfaisantes sur des pellicules de polyester et d'acétate et, en fait, toute pellicule ayant un temps de relaxation diélectrique supérieur à quelques secondes et une épaisseur comprise dans la gamme précitée, est utilisable dans l'appareil représenté sur la figure le Etant donné qu'au cours et jusqu'à la fin du développement au révélateur, la densité d'image finale est proportionnelle à la densité de charge du revêtement diélectrique, des variations d'épaisseur du revêtement diélectrique ne font pas varier la densité d'image finale, de sorte qu'il n'est pas essentiel, dans cette application, que le revêtement diélectrique soit uniforme. La figure 1 représente des moyens assurant le transport mécanique du papier (outre la pellicule) de matière plastique diélectrique sous la toile à modulation d'effluve, l'immobilisation du papier pendant l'exposition, puis l'extraction du papier hors du poste de formation d'image; ces organes mécaniques sont bien connus du technicien . Dans l'exemple illustré par la figure 1, la toile modulatrice est maintenue au potentiel de la masse. Dans ce cas, les potentiels du conducteur d'effluve 18 et de la plaque de soutien 10 doivent être de sens opposés.Ainsi, si l'on maintient le conducteur d'effluve à un potentiel positif, il faut maintenir la plaque de soutien à un potentiel négatif pour que des ions positifs émis par le conducteur d'effluve soient accélérés vers le papier diélectrique après avoir traversé les mailles de la toile 16. En variante, on peut maintenir la plaque de soutien 10 au potentiel de la masse, la toile 16 à un potentiel positif et le conducteur d'effluve 18 à un potentiel positif encore plus élevé. On peut monter un seul conducteur d'effluve sur un chariot et le déplacer, pendant exposition, de part en part de la toile pour assurer l'exposition de celle-ci à un courant d'efflu ve uniforme. Dans ce cas, on peut utiliser un agencement de formation d'image par balayage, bien connu du technicien et utilisé dans un certain nombre de machines à reproduire du commerce, pour projeter une partie en mouvement de l'image, située au niveau du conducteur d'effluve. La différence de potentiel à prevoir entre le conducteur d'effluve 18 et la toile 16 doit être au moins suffisante pour amorcer un effet de couronne ctest-à-dire d'au moins 4 à 5 kV. Plus elle est élevée, plus le courant ionique est intense et donc, plus la charge du papier diélectrique est rapide et le temps d'exposition nécessaire bref. La tension d'effluve atteint sa limite supérieure quand des étincelles jaillissent entre le conducteur d'effluve 18 et la toile 16, cette valeur-limite étant bien entendu fonction de l'espacement entre ces deux organes. On a adopté suivant l'invention, avec de bons résultats, des tensions d'effluve atteignant 25 kVo La tension à appliquer entre la toile 16 et la plaque de soutien 10 dépend de l'espacement entre ces organes et de la définition que doit présenter l'image électrostatique formée sur l'orgape de support de charge.Si cette tension est trop élevée pour un espacement donné, des étincelles jaillissent entre l'organe récepteur de charge et la toile 16. De plus, pour de hautes tensions avec un espacement donné, la définition de la charge-image est assez grande pour qu'on observe, dans le motif de charge formé sur l'organe récepteur de charge, un motif réticulé correspondant à la toile 16. Le champ électrique préféré, dans cette région, est de 8 kV/cm, ce qui correspond à une tension appliquée de 10 kV pour un espacement de 13 mm ou de 1 kV pour un espacement de 1,3 mm. Avec un tel champ électrique, le courant d'effluve qui traverse la toile 16 et atteint l'organe récepteur de char ge épouse suffisamment les lignes de champ pour qu'on obtienne aisément une définition de 6 à 10 paires de lignes au millimètre avec des toiles comptant 130 à 200 mailles au centimètre. Avec des champs électriques de 20 à 40 kW/cm, des étincelles jaillissent occasionnellement et les mailles de la toile se dessinent sur l'image. avec des champs inférieurs à 1,2 kV/cm, on observe un étalement d'ions et une dégradation consécutive de la définition de l'image. Les temps d'exposition à adopter sont une fonction complexe de la tension d'effluve, de l'espacement de l'effluve à la toile, de ltéclairement de la toile, de la nature du potoconduc- teur, ainsi que de la nature de l'organe récepteur de charge et que du mode de dve1oppement par lequel on transforme l'image électrostatique en image visible. D'une manière générale, l'éclai remet de la toile, assuré par incandescence, doit être de 10 à 500 lux et le temps d'exposition de 0,1 à 3 secondes0 La figure 2 montre en coupe droite une toile métallique revêtue de photoconducteur. La toile 30 peut être en n'importe quel métal ou alliage et est typiquement en laiton, acier inoxydable, aluminium ou bronze phosphoreux.Le nombre de fils au centimètre, qui définit la grandeur des mailles, peut aller de 40 à 400. La définition est, pour une toile comptant 80 fils/cm, de 2 à 4 paires de lignes au millimètre et, pour une toile comptant 200 fils/cm de 7 à 14 paires de lignes au millimètre. Le revêtement photoconducteur 32 représenté est décalé de 450 par rapport à une perpendiculaire à la toile. En conséquence, les mailles portent un revêtement photoconducteur plus épais d'un côté que de l'autre côté (ce second c8té pouvant être complètement dépourvu de revêtement).En prévoyant ainsi un revêtement photoconducteur asymétrique, on obtient un contraste, ou rapport entre les coefficients ae transmission des zones sombres et des zones claires, beaucoup plus élevé que lorsque le revêtement photoconducteur entoure uniformément les mailles de la toile ou est déposé par évaporation normalement au plan de la toile. On note un relèvement du contraste pour des "angles de dépôt" de 15 à 750, des valeurs de 30 à 600 assurant les plus forts contrastes0 Un mode préféré d'application du photoconducteur sur la toile 30 est le dépôt sous vide. On place la matière à vaporiser dans un creuset ou nacelle métallique qu'on chauffe électriquement.La toile à revêtir, soutenue au-dessus du creuset présente une certaine inclinaison, généralement de 450. L'orientation de l'armure de la toile n'est pas critique : la chaine ou la trame peut être parallèle au sol ou avoir sur ce dernier une inclinaison quelconque sans que le contraste s'en trouve fâcheusement affecté. La figure 2A est une vue de détail en coupe de la toile et indique comment le revêtement photosensible 32 est disposé sur les fils de support 30 de manière asymétrique par rapport aux jours de la toile. La figure 3t est une vue analogue montrant la disposition du revêtement photoconducteur 37 et du revêtement é lectriquement conducteur 36 sur le filament isolant de support 340 La figure 4A est une vue de détail avec grossissement de la plaque perforée de la figure 4. La figure 2B est une vue schématique en coupe droite d'une grille à structure asymétrique appropriée. Ici, un plus grand nombre de fils fins 30 sont tendus pour former une grille à fils parallèles. Les fils ont typiquement un diamètre de 25 et un entraxe de 65 . Seuls des fils alternés sont revêtus d'une couche photoconductrice 32. On peut revêtir d'avance ces fils alternés par immersion dans un bain de sélénium fondu, par dépit de vapeurs sous vide ou par l'une quelconque de diverses techniques pour l'obtention de tels revêtements. On forme la grille en enroulant simultanément les deux fils, dont l'un porte un revêtus ment photoconducteur et dont l'autre est nu, sur un mandrin pour former une grille ayant la structure précise voulue. La figure 3 illustre un autre mode de réalisation de l'invention suivant lequel la toile 34 est en matière isolante. Des matières isolantes typiques utilisables suivant l'invention sont tissées en filaments monobrins de polypropylène, polyester ou polyamide. Ces toiles tissées se trouvent dans le commerce aves des grandeurs de mailles allant jusqu'à moins de 45 y et sont extrêmement robustes et beaucoup moins coûteuses que les toiles métalliques correspondantes. La figure 3A montre une toile diélectrique 34 portant, par-dessous, un revêtement conducteur 36 et, par-dessus, un revêtement photoconducteur 37 décalé à 450 par rapport à une perpendiculaire à la toile, les deux revêtements se touchant par chevauchement ou d'une autre manière pour être électriquement reliés ensemble.La couche conductrice est de préférer ce formée par dép8t sous vide de matière électriquement conductrice telle qu'aluminium, or ou "Nichrome". On obtient de bons résultats en remplaçant la toile tissée par une grille de fils faiblement espacés, les fils étant soit en matière conductrice, comme illustré par la figure 2, soit des filaments monobrins isolants qu'on revêt ultérieurement de matière conductrice, comme représenté sur la figure 3. Un support de photoconducteur selon une variante est représenté sur la figure 4, qui est une vue en coupe droite d'une plaque perforée. On peut réaliser la plaque de support 38, d'une épaisseur de 25 à 130 , en ménageant par attaque à l'acide une multiplicité de trous dans la surface de la plaque, puis en ap Pli@uant aur celle-ci un revêtement photoconducteur faisant un angle avec une erpendiculaire à la toile, comme illustré par la figure 4. @n variante, la plaque 38 peut être formée 'une feuille en @@tière plastique présentant @ussi une série de trous ménagés dans sa surface par attaque à l'acide.Si l'on utilise une feuille -e support isolante, on @épose une matière conductrice sur les bords des trous et sSr la face inférieure Ce la plaque, sensiblement comme illustré par la figure 3. Les toiles tissées peuvent présente une armure e toile orainaire ou une armure croisée, Toutefois, pour une armure croisée, la définition suivant une direction est légèrement dé radée. Dans de nombreux cas, on note que le contraste augmente si l'on monte la toile de façon à diriger son côté revêtu de photoconducteur vers les conducteurs d'effluve. Le contraste est un peu plus file quand le côt revêtu c phctoconducteur est Ciri- gé à l'oppos@ des conducteurs d'effluve. L'un des nombreux avantages de l'appareil suivant l'invention, par rapport aux appareils classiques de photographie électrostatique, réside dans la possibilité de réduire la résisti vité dans l'otscurité exigée du photoconducteur. La capacité d'une plaque ou 'un tambour xérographique au sélénium typique est voisine de 100 pf/cm. Si l'on charge une telle plaque sous 500 V et que le taux de dissipation admissible soit de 100 V ou moins ep un temps de 1 seconde (délai minimum entre la charge et le développement de l'image), un calcul simple montre que le courant d'obscurité travdersant la plaque doit être inférieur à 10-8 A/cm2, 10 ou la résistance en obscurité de la plaque supérieure à 5 x 10@@ ohm/cm2 d'aire de la plaque. Dans un appareil typique de modulation par toile du genre décrit, le courant d'effluve atteignant la toile peut être de l'ordre de 3 x 10-6 h/cm2. Pour qu'on obtien- ne une modulation efficace du courant d'effluve traversant la toile, on estime que la tension doit baisser d'an moins 100 V dans le revêtement photoconducteur de la toile. ainsi, le photoconducteur doit avoir une résistance dans l'obscurité supérieure à 3 x 107 ohm/cma d'aire de la toile. Ainsi, la résistance dans l'obscurité exigée du photoconducteur revotant la toile est 1 000 fois plus faible que pour les photoconducteurs utilisés en photographie électrostatique classique.Grâce à cet abaissement de la valeur-limite admissible, on peut utiliser des photoconducteurs beaucoup plus variés, notamment à plus haute sensibilité et/ou à réponse au rouge plus tendue. Des photoconducteurs déposés sous vide, tels que sulfure de cadmium, sgléniure de zinc-cadmium et sulfure de cadaium qui prsentent, à l'abat déposé sous vide, une résistivité trop faible pour la photographie électrostatique classique, sont indiqués pour la préparation de toiles suivant l'invention. n outre, les alliages de sélénium à réponse au rouge étendue, tels qu'alliages sélénium-tellure à plus de 10 % de tellure et qu'alliages sélénium-arsenic contenant au moins 50 % d'arsenic, peuvent aussi être utilisés suivant l'invention. Bien qu'on puisse aisément opérer le dépôt asymétrique de photoconducteur sur toile conductrice ou non, par dépôt de vapeurs sous vide, on peut aussi préparer des toiles revêtues de photoconducteur à l'aide de couches de liant photoconducteur. Un mode préféré de formation d'une telle toile consiste à projeter, au pistolet à air comprimé, la couche de liant photoconducteur sur la toile avec un certain biais. On peut projeter sur la toile de l'oxyde de zinc convenablement dopé et sensibilisé aux colorants ou du sulfure de cadmium dopé dispersé dans un solvant convenable avec l'un quelconque d'un certain nombre de liants adéquats, sous l'angle voulu pour former une toile de commande d'ions asymétriques efficace.Du fait qu'on peut, comme noté plus haut, admettre une plus faible résistivité en obscurité, la concentration en pigment photoconducteur du liant qu'on peut utiliser sur les toiles est nettement supérieure à celle qu'il faut adopter pour les techniques électrophotographiques classiques, ce qui permet de réaliser des surfaces dotées d'une meilleure photosensibilité. En variante, un autre mode de préparation de toiles revêtues de couches de liant consiste à déposer par gravité de la poudre sur une toile maintenue inclinée sur l'horizontale, ce dép8t s'opérant dans un bain de liquide. On réalise le dépit en faisant d'abord soutenir une toile, inclinée à 450 environ sur lthorizontale, sur le fond d'un grand récipient. On verse dans ce dernier une suspension de particules photoconductrices dans un liquide et on laisse les particules se déposer sur la toile sous l'action de la pesanteur. Le liant peut être soit dispersé, soit effectivement dissous dans le liquide.Une fois les particules déposées sur la toile, on siphonne le liquide hors du récipient et on laissa la toile sécher dans ce derniers Cn peut aussi mettre en oeuvre suivEnt l'invention des photoconducteurs organiques ncorpor-s à une couche ae liant. Ou peut utiliser suivent l'invention des plotoconduc- teurs dotés de "mémoire" ou 2 haute usure, tels que certains tv- pes de ZnO, si l'on désire séparer l'exposition du temps effectif de charge d'un organe récepteur a'ions. Comme indiqué plus haut, on peut supprimer le motif dessiné par la toile sur l'organe porteur de charge en opérant avec des champs électriques assez faibles pour que la toile ne soit pas définie sur l'organe porteur de charge. Dans les toiles en fils métalliques ou en filaments de matière plastique monobrins, à mailles très fines qu'on peut se procurer dans le commerce à bon marché, on constate certains défauts d'uniformité du tissage, c'est-à-dire certaines petites variations aléatoires de l'espacement des mailles qui se traduisent par des irrégularités du réseau apparaissant dans l'image développée sur l'organe porteur de charge. On peut supprimer ces légères irrégularités du réseau de lignes apparaissant dans la reproduction en déplaçant la toile sur une faible distance pendant l'exposition. La figure 5 illustre schématiquement un mode d'obtention de ce mouvement.Ici, la toile modulatrice 16 et une série de conducteurs d'effluve 18 sont montés ensemble sur une charpente rigide 40, montée de façon qu'on puisse la déplacer transversalement de gauche à droite et sollicitée par ressort vers une came 42 entrainée par un moteur 44 à vitesse faible. Le moteur 44 est excité pendant l'exposition, de sorte que les conducteurs d'effluve et la toile se déplacent par rapport à la feuille réceptrice diélectrique pendant l'exposition. Un mouvement d'amplitude ne dépassant pas 2,5 mm suffit en général à éliminer de 1 image développée tous les défauts d'uniformité de la toile. On constate que la vitesse maximale à laquelle on peut déplacer la toile pendant exposition sans brouiller l'image est d'environ 25 à 50 mm/s, selon l'intensité du courant d'effluve appliqua à la toile et le délai de réponse du revêtement photoconducteur.On déplace avantageusement la toile suivant deux directions, par exemple par mouvement de translation circulaire ou en huit. Outre qu'il élimine les irrégularités de la toile ce l'image développée, le mouvement imprimé à la toile penchant exposition a l'avantage de supprimer d'autres défauts tels ceux dûs au dép8t aléatoire sur la toile de saletés et poussières. Pour supprimer les irrégularités suivant les deux di rections des fiis ou filaments formant la toile, le mouvement imprimé à elle-ci ne doit pas avoir lieu suivant l'une ou l'autre de ces directions.La direction de mouvement préférée fait un an gle de 450 avec les deux directions des fils0 En dehors d'un mouvement rectiligne, on peut prévoir un mouvement en translation circulaire ou en zi-zag pour éliminer convenablement de l'image les défauts d'uniformité de la toile, et l'on peut se procurer aisément le mécanisme à substituer à la came 42 pour engendrer de tels mouvements. La figure 6 représente à titre d'exemple un moyen propre à déplacer la toile pendant l'exposition et à amener simultanément de la toile de remplacement dans la région d'exposition. Comme représenté, de la toile 46, d'une largeur de 10 à 45 cm, selon le format désiré pour la reproduction, et portant un revêtement photoconducteur asymétrique, est déroulée d'un tambour d'alimentation 45. Un tambour 47 reenroule la toile ayant traversé la zone d'exposition. En fonctionnement, la toile avance, pendant chaque exposition, d'environ 1,6 mm. Ainsi, après tirage de une ou plusieurs centaines de reproduction, la toile est complètement remplacée par de la toile vierge provenant du tambour 45. Or, avec de nombreuses toiles revêtues sous vide, on a obtenu pour chaque toile plusieurs milliers de reproductions sans dégradation de la qualité. Dans la description donnée jusqu'à présent de 1 'inven- tion, on a mentionné l'utilisation de papier ou de pellicules de matière plastique à revêtement diélectrique. Outre ces matières, on peut utiliser suivant l'invention des papiers, dits "plasti quesn, fabriqués à partir de matières plastiques. Les papiers ordinaires classiques, fabriqués à partir de cellulose, ont en général des teneurs en humidité et en ions libres telles qu'ils'ne pourraient porter une charge-image électrostatique pendant l'intervalle de temps nécessaire à la mise en oeuvre de l'invention. Toutefois, par traitement convenable de papiers ordinaires, on peut former des images suivant l'invention. On peut rendre les papiers collés ou papiers couchés ordinaires suffisamment isolants en les portant d'abord à une température de 120 à 2000C pendant quelques secondes. On peut opérer dans un petit four. Sitôt le papier retiré du four et pendant qu'il se refroidit, on lthumecte à l'aide d'un hydrocarbure. Un hydrocarbure préféré à cette fin est le solvant aliphatique fabriqué et vendu sous le nom commercial @'"Isop@r" par la Société dite "Humble Oil & Refining Company".Du papier @insi traité peut porter en surface une charge lectrostatique pendant un temps rolongé. Toutefois, il suosiste une certaine con@uctibilit latérale, @e sorte qu'après avoir porté une charge-image sur la surface du papier, il faut procéder au diveloppement dans un dolai de l à r secondes pour éviter de trop dégrader la définition. L'image électrostatique latente forée ar la toile peut aussi servir à enregistrer une image à l'aide c'une pellicule thermoplastique déformable en polystyrène, "St-aybelite", "Picco- lastic" ou autre polymère synthétique déformable. après formation de l'image électrostatique sur la surface de la pellicule, on développe l'image latente en ramollissant la pellicule par chauffage ou exposition à des vapeurs de solvant, d'une maniere bien connue du technicien. Les toiles modulatrices d'effluve suivant l'invention peuvent servir non seulement à la fornation d'images permanentes, mais encore à des opérations d'affichage, à l'aide de pellicules cristallines e liquide cholestérique. Ici, on remplace le papier revêtu de diélectrique montré sur la figure 1 par une pellicule cristalline liquide et la plaque de support 1G par une feuille de verre portant, du côté de la pellicule, un revêtement conducteur transparent. Sons l'action du champ électrique formé par les ions atteignant la surface libre de la pellicule cristalline liquide, les pouvoirs optiques de dispersion et/ou de réflexion de cette pellicule se modifient, ce qui provoque l'affichage sur la pellicule -'une image visible.Des substances cholestériques convenant pour cette application sont décrites dans les brevets britanni ues nOS 1.123.117 et 1.167.486, ainsi que dans les articles de L. @elamed et D. Rubin paru dans "Applied Physics Letters", 16, 4, 149 (1970) et de J.J. @ysocki, J. Adams et @. Haas paru dans "Physics Review Letters", 20, 19, 1024 (1968). La figure 7 représente un appareil dans lequel l'image est d'abord développée sur une courroie sans fin intermédiaire et ensuite reportée sur une feuille ou bande de papier ordinaire. Sur la figure, on a représenté une courroie sans fin en matière plastique 62, de préférence en polyester et portant sur sa face intérieure un revêtement conducteur, montée sur des rouleaux 64 et 70. On forme une image électrostatique sur cette courroie à l'aide d'une toile modulatrice d'effluve, d'un conducteur d'ef fluve et drune source de projection, comme décrit à propos de la figure 1. Une fois formée, l'image électrostatique est développée par immersion dans un bain de révélateur 66. Dans la région séparant les rouleaux 64 et 70, l'image développée est partiellement séchée, puis reportée sur une feuille ou bande de papier 72, le papier et la pellicule en matière plastique étant maintenus en contact par les rouleaux 70.L'image est fixée sur le papier et le solvant résiduel est éliminé pendant le chauffage du papier par un radiateur 74. Une brosse de nettoyage 76 débarrasse la courroie sans fin en matière plastique des résidus de révélateur0 Au lieu de la courroie sans fin en matière plastique représentée sur la figure 7, on peut utiliser un tambour conducteur à surface isolante dure, par exemple en émail vitreux. Dans un appareil à tambour, les stades opératoires sont les mêmes, On forme l'image électrostatique à l'aide d'un conducteur d'effluve et d'une toile modulatrice d'effluve; on développe l'image électrostatique à l'aide d'un révélateur électrostatique sec ou li vide; on reporte l'image sur une feuille ou bande de papier ordinaire, puis on nettoie le tambour.Cet appareil est assez compliqué, jutais assure en fait plusieurs avantages par rapport à la photographie électrostatique classique sur papier ordinaire. Un avantage principal réside dans le fait que le photoconducteur n'entre janais en contact matériel avec le révélateur ni le papier et ne Subit donc pas l'usure apparaissant habituellement pendant le tirage électrophotographique classique sur papier ordinaire. La surface isolante, dure, d'un tambour démaillé résiste à l'abrasion et sa longévité est donc très supérieure à celle d'un tambour en sélénium classique. Les courroies sans fin en matière plastique s'usent fortement, mais sont faciles à changer et sont relativement peu coûteuses par rapport à un tambour en sélénium. On constate que lorstuton charge la surface d'un organe récepteur de charge sous tension élevée par rapport à celle régnant entre la toile 16 et la plaque de support 10, il y a déformation de l'image e Cette déformation est provoquée par des champs établis, la surface de l'organe récepteur, entre des régions chargées et non chargées. I1 en résulte une incurvation du faisceau ionique engendré par l'effluve de nature à réduire la largeur des lignes non chargées. En second lieu, quand une haute tension est établie sur une aire assez importante, il y a dans cette région une rduction du champ local régnant immédiatement eu-dessous de la toile 16 et une diffusion ultérieure 'ions qui passent à travers la toile dans cette région.Cet effet n'est pas grave pour des tensions de charge modérées, notamment lorsqu'une forte tension est applique antre ir toile lo et la contre-électrode 10. lors de la charte e pellicules de matière plastique relativement épaisses, qui exile de fortes tensions superficielles (par exemple de plusieurs milliers de volts pour une pellicule de polyester ou d'acétate de 75 à 130 d'épaisseur), on note des déformations. La figure 8 montre un moyen permettant de résoudre ce problème. L'appareil est identique à celui de la figure 1, mais comporte une seconde toile à mailles fines 100, dont le potentiel est établi par une source d'alimentation 102o Cette toile conductrice à mailles fines est séparée de la surface de l'organe récepteur de charge par une distance très faible de l'ordre de 130 à 640 . Le potentiel de la toile, établi par la source d'alimentation 102, est maintenu entre ceux de la contre-électrode 10 et de la toile 16. Cette toile joue le même rôle que la grille-écran d'un tube à vide électronique du type tétrode classique, assurant une isolation entre le potentiel régnant à la surface de l'organe récepteur de charge et les potentiels régnant dans la région située entre les toiles 100 et 16.Ainsi, des potentiels superficiels peuvent s'établir sans provoquer la diffusion de faisceau ionique ni les déformations précitées. On constate l'apparition dans l'image, du fait de la forte définition, de motifs moirés correspondant au chevauchement des mailles des toiles 100 et 16. Pour supprimer ce défaut, on peut faire vibrer la toile loeou la déplacer à l'aide d'un ensemble moteur-came 104 fonctionnant comme décrit à propos de la figure 5. Les exemples ci-dessous, dépourvus de tout caractère limitatif, illustrent la mise en oeuvre du procédé et de l'appareil faisant l'objet de la présente description. EXEMPLE 1. On tend une toile en bronze phosphoreux à armure de toile ordinaire, à mailles de 37 , sur un châssis en laiton carré à dimension intérieure de 10 cm et extérieure de 12,7 cm. On brase la toile en bronze phosphoreux sur le châssis. On monte ce dernier dans un appareil de revêtement sous vide, à une distance moyenne de 30 cm d'un creuset ou nacelle en quartz monté dans un dispositif de chauffage en tantale, en inclinant la toile à 450. On place danse creuset d'évaporation une charge de 30 g de sélénium de qualité xérographique. On met l'appareil sous dépression de 10 5 torr et l'on évapore le sélénium contenu dans la nacelle pour le poser sur la toile, durant 45 minutes. Pendant l'évapo- ration, on porte par chauffage électrique la toile à 9000. On constate que l'épaisseur du revêtement de sélénium est de 25 y, On retire la toile de l'appareil de dépit sous viCie et on la monte dans l'appareil représenté sur la figure 1. On dispose un conducteur d'effluve de 15 cm, formé d'un fil de platine de 89 R de diamètre à 25 mm au-dessus ae la toile.La distance de la toile à la plaque conductrice est de 12,7 mm. On détermine le contraste, exprimé ici par le rapport entre les courants ioniques atteignant la contre-plaque conductrice 10 quand la toile photoconductrice est dans l'obscurité et quand cette toile est éclairée, en branchant un électromètre "Keithley", modèle "600 A" entre l'électrode 10 de soutien du papier et la source d'alimentation 21. Avec un potentiel de contreélectrode de -5 kV et un potentiel d'effluve de +16 kV, le courant d'obscurité est de 24 AA et le courant obtenu lorsqu'on éclaire uniformément la toile par incandescence, avec un niveau d'éclairement de 108 lux, est de 0,3 pA. Le contraste est donc de 80.Avec un potentiel d'effluve de +12 kV, le courant est, en obscurité, de 11 WA et, sous éclairement, de 0,15 MA, ce qui donne un contraste de 75. On voit, d'après ces mesures, que le contraste est plus élevé pour un potentiel d'effluve plus faible. Dans ce cas, toutefois, l'intensité d'effluve est plus faible et il faut prolonger le temps d'exposition pour charger le papier diélectrique. À- vec un espacement toile-papier de 12,7 mm, il suffit d'appliquer un potentiel de -3 kV pour accélérer les ions vers la surface d'un papier revêtu de diélectrique et obtenir encore dans l'image développée une définition de 3 paires de lignes/mm. On obtient des reproductions d'une image projetée en plaçant sur la contre-électrode 10 des feuilles de papier revêtues de diélectrique. On projette sur la toile une image dont 1'éclairement dans les zones claires est de 108 lux et l'on applique simultanément des potentiels d'effluve et de contre-électrode; le temps total d'exposition est de 3 secondes. On retire ensuite le papier de la contre-électrode et on le plonge dans un récipient contenant un révélateur électrostatique liquide qui com@@rte @es particules @ charge positive et @ une teneur en so l@@es @e l @.Du fait @u@ la c@@nge superficielle du papier est positive et l c@@rge des p@rti@ules de révél@@eur également po- sitive, l'i@@@. o@tonue est un n' tif. Lorr@@@'a projette cette im@ge sur l@ toile et @u'o. év@ioppe l'in ge électrostatigue la tente @u r@vélateur liquiée compart@nt des partieules à charge n gative, l'image divelo@@ e est @ositive, et présente par exe@- ple des c@@ @tères en @oir sur fond bl nc, comme l'original positif. @@@ fois le p pier r@tir@ du révélateur, on débarrasse à l@ raclette sa surface de l'excés de liquide et on le sèche dans un courant d'air, de préférence chauffé. L'inage est de haute qualité et présente un fond négligeable et une densité maximale de 1,1. Le temps de d@velop. ement est de 3 secondes. EXELILE 2 (tec@nique antérieure). On prépare une toile modulatrice de courant ionique, revêtue de sélénium, comme @@crit @ons l'exemple 1 sauf que pendant l'évaporation, on dispose la toile normalement a la trajectoire d'évaporation. Des évaluations faites dans l'appareil de la figure 1 révèlent que le courant d'obscurité est de 7,3 A et le courant sous éclairement de 108 lux de 4,6 A, ce qui donne un contraste de 1,6. On f-it un certain nombre d'essais pour obtenir de bonnes reproductions de l'image lumineuse, de la manière décrite dans l'exemple 1. Cn ne parvient en aucun cas a obtenir un fort contraste entre les zones claires et les zones sombres du papier. On obtient un niveau de fond levé et une densité' d'image faible. L'exemple 2 indique les résultats obtenus en procédant selon le brevet des Etats-Unis d'Amériquem n 3.220.324. Il est destiné à souligner les avantages obtenus par la mise en oeuvre de l'invention. Les exemples ci-dessous mettent en évidence la diversité des p@otoconducteurs, des techniques de dépôt et des agencements géométriques des toiles qu'on peut adopter suivant l'invention. TABLEAU I. Exemples : 3 4 5 6 Photoconducteur : Sélénium : Sélénium : Sélénium : Sélénium Tellure@ Arsenic @@ Technique de Evaporation Evaporation Evaporation Evaporation dépgt :sous vide :sous vide :sous vide :sous vide Epaisseur du pho toconducteur ( ) 20 20 20 TABLEAU I (suite). Exemples : : : 4 : 6 Temp. du support ( C) 80 80 70 70 "Angle de dépôt" ( C) 45 45 45 45 Nature de la Mailles de Mailles de Mailles de Mailles de toile 44 . Fila- 44 . Fila- 44 . Acier 44 . Acier ment de ment de inoxydable inoxydable "Dacron" "Dacron" monobrin monobrin Couche conduc- :Entièrement:Entièrement: néant : néant trice :formée par formée par : évaporation: évaporation: : à 450 sur normale aux: la perpen- : surfaces de: circulaire :part et du côté op-:d'autre de : posé au la toile : photocon :aucteur Eclairement (lux) 10 10 : 6 6 Contraste (rapport des courant de charge zones : 15 : 22 : 18 : 21 claires/zones : : : sombres) @ Alliage déposé sous vide formé de 12 % de tellure atomique et de 88 % de sélénium atomique préparé en fondant ensemble les constituants avant évaporation0 M : Alliage déposé sous vide formé de 50 % de sélénium atomique et de 50 ,%' d'arsenic atomique, préparé en fondant ensemble les constituants avant évaporation. TABLEAU I (suite). Exemples : 7 7 : 8 : 9 : 10 Photoconducteur Sulfure de Séléniure Liant oxyde Sélénium : cadmium de cadmium de zinc Pliolite (90-10) Technique de Dépôt sous Dépôt sous Projection Dépôt sous dépot vide vide au pistolet vide épaisseur du pho toconducteur ( ) 10 : 10 : 25 : 10 Temp. du support non : non 27 . 70 ( C) contrôlée contrôlée "Angle de dépôt" ( C) : 45 : 45 : 45 : 45 TABLEAU I (suite). Exemples : : . 8 : : 9 : 10 nature de la Toile à :.Toile à Toile à- Feuille de toile mailles de :mailles de ::mailles de cuivre de 44 R en a- .44 en a- 44 en a- 50 cier inoxy- cier inoxy- cier inoxy paisseur à dable dable dable trous de 50 de diamè tre et à pas de 100 @@@ @@ @@@ , ménagés par attaque à :à l'acide Couche conduc- : trice : néant : néant : néant : néant Eclairement (lux) 2 2 10 20 Contraste (rapport des : courants de charge zones : 8,1 : 6,4 : 11,1 : claires zones : sombres : : EXEMPLE 11 (technique antérieure). Pour souligner encore l'infériorité des toiles à revêtement photoconducteur symétrique par rapport à celle à revêtement asymétrique, on revêt de sélénium:, sur les deux faces, une toile en acier inoxydable à mailles de 44 , de 15 x 15 cm, par une technique assurant l'obtention sur les fils d'un dépôt uniforme ou symétrique. Qn monte la toile dans un châssis entraîné par moteur en translation circulaire, en l'inclinant à 450 sur la direction d'évaporation du sélénium. La distance moyenne de la nacelle à la toile est de 38 cm et l'on vaporise 60 g de sélénium contenu dans la nacelle, qu'on maintient à 2600C. Après évaporation totale, on retourne la toile en lui donnant la même inclinaison et on la revêt de la même manière sur la face opposée. Sur la toile ainsi retournée et conservant la même inclinaison, les fils sont uniformément recouverts de photoconducteur, ce qui donné une toile à revêtement symétrique. Les conditions d'essai sont les suivantes : tension d'effluve +14kV avec un espacement de 25 mm, toile au potentiel de la masse, potentiel de plaque accélératrice -5 kV avec un espacement de 12,7 mm, éclairement de 1507 lux, mesuré en régime stable. Le contraste se révèle n'être que de 2,1 d'un côté de la toile et de 2,6 de l'autre côté. EXEMPLE 12. On applique sur plusieurs toiles, sur les deux faces, des revêtements photoconducteurs asymétriques, l'une de ces opérations étant décrite ci-dessous à titre d'exemple. On reveut de sélénium., par évaporation sous vide une toile en acier inoxydable à mailles de 44 tj montée sur châssis, angle de dép8t" étant de 450 et la charge de la nacelle étant de 60 g. On retourne ensuite la toile et on la fait pivoter de 1800, puis on dépose sur sa face opposée 5 g seulement de sélénium.Ce mode de revêtement accuse l'asymétrie que présente, par rapport aux mailles, le dépôt observé de l'un ou de l'autre côté de la toile. es mesures opérées en régime stable, dans les conditions indiquées dans l'exem- ple 11, montrent que le contraste est, sur le côté de la toile portant le dépôt de 60 g, de 900 sous éclairement de 118 lux. Sur le côté opposé, à revêtement plus mince, on note un contraste moindre, bien que relativement élevé, de 32 sous éclairement de 75 lux. EXEMPLE 13. On prépare plusieurs toiles pour déterminer l'effet de l'angle de dépôt sur l'obtention d'une asymétrie. On tend une toile à armure de toile et à mailles de 44 , en acier inoxydable de nuance A.I.S.I. 304 et on la scelle sur un châssis mesurant extérieurement 18 x 18 cm et à ouverture de 15 x 15 cm. On décape cinq toiles par dégraissage aux vapeurs de solvant, puis on les revêt de sélénium par évaporation sous vide dans des conditions identiques, sauf en ce qui concerne l'angle de dépôt. Les conditions sont les suivantes : température du support 90 C, charge de sélénium 65 g, distance cible-nacelle 46 cm, température de nacelle d'évaporation 250 à 27000, pression c x 10-5 5 torr. Les "angles de dépôt" ou inclinaisons sur la direction d'évaporation sont de 15, 30, 45, 50 et 75 .Les résultats sont portés ci-dessous dans le tableau Il. Bien que l'inclinaison ne soit pas ci- tique, sa valeur optimale est de 30 à 45 . Les conditions opératoires sont : tension d'effluve + 14 kV avec espacement de 25 mm, toile au potentiel de la masse, potentiel de toile accélératrice -5 kV avec 12,7 mm d'espacement, eclairement de 1 507 lux avec interruption périodique à raison de 100 périodes/mn. TABLEAU II. Angle de débat ( C). 15 30 45 60 75 Contraste 4 170 170 120 5 Sans que cette hypothèse ait aucun caractère limitatif, on pense que la toile asymétrique de modulation de cour@nt ionique fonctionne per un @éc nisme impliquant le réglage du transport @'ions à travers les jours @e la toile par un champ électrique transvversal, c'est-@-dire qui s'étend suivant le plan de la toile et est engendré grêce à l'asymétrie du revêtement photocon ducteur porté par la toile, On n'a décrit qu'un nombre limité de modes de réalisation de e l'invention, mais le technicien pourra bien entendu concevoir diverses modifications et variantes rentrant dans le cadre de l'invention, d--fini par les revendications ci-dessousO RiiICATI0ito 1. appareil destin à moduler un courant ionique en fonction l'une image optique, caractérisé en ce qu'il comporte un élément électriquement conducteur (16) présentant une série d'emplacements perméables aux ions répartis en un ensemble ordonné et portant une couche de matière photosensible (32) qui a une disposition asymétrique autour desdits emplacements. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte une source d'ions (18) située d'un côté dudit élément (16), un organe récepteur de charge (14) situé de l'autre côté de cet élément et un moyen (22) propre à former une image optique sur l'élément (16). 3. Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que ladite image optique est formée du côté de l'élément (16) di rigé vers ladite source d d'ions, 4. appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que ledit élément est une toile métallique (16) dont les jours constituent lesdits emplacements perméables aux ions. 5. appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que la toile (16) est en fil métallique. 6. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il comporte un moyen (40) accouplé à l'élément (16) pour le déplacer pendant le fonctionnement de 1'appareil sensiblement normalement à la direction de propagation du courant ionique. 7. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte une source d'ions (18) et une pellicule cristalline de liquide cholestérique sensible aux champs électriques, disposées de part et d'autre de l'élément (16). 8. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte une source d'ions (18) et une pellicule thermoplastique déformable situées de part et d'autre de l'élément (16). 9. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément (16) est en matière non conductrice et porte une couche conductrice (36) en contact électrique avec la couche photosensible (37). 10. Appareil selon la revendication 9, caractérisé en ce que l'élément (16) est une toile tissée en filaments organiques. 11. Appareil selon la revendication 9 ou 10, caractérisé en ce que la couche conductrice (36) est située d'un coté et la couche photosensible (37) de l'autre côté de l'élément (16), ces couches étant en contact électrique l'une avec l'autre. 12. appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que ledit élément est formé d'une série ne fils (30) agencés pour définir entre eux une multiplicité de jours, ladite couche photosensible (32) étant portée par ces fils et ayant, suivant une coupe perpendiculaire auxdits fils (30), une forme générale de croissant. 13. Toile formée d'une série de fils t30) agencés pour définir entre eux une multiplicité de jours, caractérisée en ce qu'une couche photosensible (32) portée par lesdits fils entoure asymétriquement lesdits jours, 14. Toile selon la revendication 13, caractérisée en ce que la couche photosensible (32) portée par les fils (30) a, suivant une coupe perpendiculaire à tous les fils (30), une forme de croissant. 15. appareil selon la revendication 12 ou 14, caractérisé en ce que la couche photosensible (32) est disposée sur un secteur de la périphérie de chaque fil (30) qui présente un décalage angulaire d'environ 15 à 750 par rapport à une perpendiculaire audit élément. 16. appareil selon la revendication 15, caractérisé en ce que ledit décalage est d'environ 45 . 17. Toile selon la revendication 13, caractérisée en ce qu'elle est tissée et en ce que lesdits fils (30) sont métalliques. 18. Toile selon la revendication 13, caractérisée en ce que lesdits fils (30) sont non-métalliques et sont revêtus, sur une première partie de leur surface, d'une couche photosensible (37) et, sur une seconde partie de leur surface, dtune couche électriquement conductrice (36), ces couches étant en contact électrique l'une avec l'autre. îc;. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 5, 7 ou 5', car@cterisé en ce que ledit élément (lo) est une plaque perforée (figure 4)0 2G'. appareil selon l'une quelconque des revendications 4 à 12, caractérisé en ce qu'il cohorte un moyen (45) propre à amener de la toile vierge (46) dans une région d'exposition afin de permettre le fonctionnement continu et répété dudit appareil. cl. Appareil selon la revendication ;, caractérisé en ce que ledit organe récepteur de charge comprend une surface réceptrice d' mage (62), un moyen propre a développer pour la rendre visible l'image portée par la surface (or2) et un moyen (70) propre à reporter l'image visible formée par développement sur la surface (62) sur un organe d'enregistrement permanent (72). 22. appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'une seconde toile (100) est placée tout près de l'organe récepteur de charge (14) et en ce qu'un moyen (102) maintient cette seconde toile (ici) au potentiel voulu. 23. Appareil selon la revendication 21, caractérisé en ce que ladite surface réceptrice d'image est celle d'un tambour conducteur revêtu d'une couche isolante. 24. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit élément est une courroie sans fin (46). 25. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément électriquement conducteur est une grille (16) de fils électriquement conducteurs (30) parallèles entre eux et en ce que des fils (30) alternés sont revêtus d'une couche photosensible (52). 26. Procédé de fabrication d'une toile (16) destinée à moduler des ions émis par une source d'effluve en couronne (18) et à transmettre une image à un organe récepteur (14) incorporé à un appareil xérographique, caractérisé en ce qu'on provoque un déplacement de la matière photosensible (32) suivant une direction donnée, on interpose sur la trajectoire une toile (16) formée d'un élément qui présente une série d'évidements répartis sur l'une de ses faces et on oriente ladite toile sur ladite trajectoire de façon que le plan contenant lesdits évidements fasse avec ladite direction donnée un angle de 15 à 75 . 27. Procédé selon la revendication 26, caractérisé en ce que ledit angle est d'environ 45 .