l'invention concerne un équipement pour la réparation (rejointoiement) de joints défectueux par projection d'un mortier spécial, notamment à base de ciment, de sable et d'amiante, dans des conduites non visitables dont le diamètre est en générai compris entre 150 et 6Gú millim#tres. lans le brevet français n0 72 20813 publié sous le n0 2.141.322, o a décrit un équipement pour l'inspection, les essais d'étanchéité et l ' étancherlent par injection de joints défectueux dans des conduites non visitables, caractérisé en ce qu'il comprend une caméra de télévision en circuit fermé, reliée à un écran par un câble enroulable sur un treuil, un dispositif d'éclairage adapté au diamètre de la conduite à inspecter et fixé de façon amovible sur la caméra, un manchon d'injection gon fiable accouplé à la caméra, des miens pour déplacer dans la conduite la caméra et le manchon d'injection, des moyens pour injecter dans une chambre d'injection formée par le manchon d'injection lorsqu'il est gonflé de l'eau sous pression pour tester l'étanchéité de la partie de la conduite située en face de cette chambre, ou des produits à base de résines spéciales pour étancher un joint déficient, et un tuyau pour l'envoi dans le manchon d'injection d'air comprimé en vue de le gonfler jusqu'à ce qu'il vienne en contact avec la paroi de la conduite et réalise ainsi une étanchéité pour la chambre d'injectiçn. Cet équipement fonctionne de façon satisfaisante, mais il s'applique essentiellement aux égouts en service, et il est apparu intéressant de rechercher un dispositif permettant le rejointoiement de raccords notamment dans des conduites d'eau en fonte. Il convient en effet de noter que les problèmes que pose la réparation de conduites d'eau potable diffèrent de ceux que pose la ré#aration d'un égout, car il est bien évident que le matériau utilisé pour le rejoîntoiernent doit être compatible avec l'eau potable. Dans tous les cas, il et indispensable de mettre momentanément la conduite hors service pendant la vérification de l'étanchéité et/ou le rejointoiement proprement dit. On a donc eu l'idée de remplacer le manchon d'injection par un dispositif de conception entièrement difiérente, et en conséquence un équipement suivant l'invention comprend une caméra en circuit fermé à laquel ] e est fixé de façon amovible un dispositif d'éclairage approprié, des moyens pour assurer le rejointoiement, des moyens pour déplacer l'ensemble de l'équipe- ment le long de la conduite entre deux regards de visite ou trous d'hommes consécutifs, et des moyens pour assurer l1alimen- tation de cet ensemble en énergie, et est caractérisé en ce qu'il comprend en outre : a) un chariot à une extrémité duquel est fixé un câble de traction permettant de déplacer l'équipe- ment, sur lequel un moteur de, préférence électrique est monté à demeure et sur lequel une tête centrifugeuse de projection de mortier pour assurer le rejointoiemet, actionnée par le moteur précité, ainsi que la caméra avec son dispositif d'éclairage, peuvent être montées de façon amovible ; et b) un dispositif de ventilation pour éviter des projections accidentelles de mortier sur l'objectif de la caméra et sur son dispositif d'éclairage. De préférence, on améliore l'action du courant d'air précité en disposant un obturateur au moins à l'entrée de la partie de la conduite située en amont du tronçon à réparer. De préférence également, un jeu de brosses rotatives destinées à nettoyer les joints à traiter peut être monté à la place de la tête centrifugeuse et être entraîné par le moteur précité. Dans ce cas, on prévoit de préférence un second cable de traction placé à l'autre extrémité du chariot et permettant de ramener celui-ci à son point de départ pour effectuer le rejointoiement après avoir, au cours d'une première passe, nettoyé les joints à réparer. Sur le dessin annexé, on a représenté schématiquement le principe d'un équipement suivant l'invention. On voit sur la figure une conduite non visitable (1), circulaire de diamètre compris entre 15G et 600 millimètres, et présentant, à des distances variables pouvant être de l'ordre de 100 à 150 mètres, des regards de visite (2) et (2'). La conduite (1) est formée d'éléments successifs raccordés par des joints (3), et elle peut constituer une canalisation pour un fluide quelconque, eaux potables-ou eaux usées notamment. Il arrivefréquemment que des joints soient défectueux et soient à l'origine d'infiltrations dans le terrain qui entou- re la conduite. Si, pour les égouts, il est parfois possible de remédier à ces inconvénients par des injections sans mise hors service des ouvrages, cette méthode ne peut être utiiisée#pour les canalisations d'eau potable. Dans ce cas, l'étanchement des joints doit être réalisé par un rejointoiement avec un mortier à base de ci31eslt. A cet effet, en peut utiliser 11 équipement selon llin- vention. Cet équipement comprend deux éléments essentiels : une caméra de télévision en circuit fermé avec ses accessoires, c'est-à-dire notamment un dispositif d'éclairage et un écran (monitor), et un dispositif pour réaliser le rejointoiement des joints par projection de mortier afin d'assurer leur étanchéité. La caméra est représentée en (4). Elle est équpée d'un dispositif d'éclairage, non représenté, adapté au diamètre de la conduite (1) à réparer et fixé en tête de la caméra. Un câble (5) enroulable sur un treuil non représenté relie la caméra (4) à un écran de télévision et à un dispositif de contrtle et de réglage (non représentés) faisant partie d'un groupe de commande et portés par exemple par une camionnette laboratoire (6) située à proximité du regard (2). La caméra (4) est étanche et du type transistorisé1 et ses dimensions lui permettent de se déplacer dans des conduites ayant au moins 150 mm de diamètre. On indiquera ci-après la façon dont la caméra est utilisée. D'après l'invention, le dispositif de rejointoiement est constitué par une tette centrifugeuse de projection de mortier désignée par (7) et actionnée par un moteur (8) de préférence électrique. la tête de projection (7) est alimentée en mortier par un tuyau souple (9) d'une façon qui sera décrite plus loin, et le moteur (8) est alimenté par un câble non représenté relié par exemple à un troupe électrogène porté également par la camionnette (6). a tête de projection (7) est montée avec son moteur (8) sur un chariot (10) susceptible d'être déplacé dans le sens de la flèche F par un câble ( qui s'enroule sur un treuil (12) placé au voisinage du regard (2). De préférence, la fixation de la tête de projection (7) est également amovible, et un jeu de brosses rotatives non représenté peut être monté à sa place et actionné par le moteur 8. Le chariot (10) porte an outre un dispositif (13) pour la fixation amovible de la caméra (4). a Enfin, un aspirateur, représenté Far la flèche (14) et placé au-dessus du regard (2'), ou un ventilateur, représenté par la flèche (15) et placé à proximité du regard (2), crée un courant d'air de (2) vers (2') qui a pour but d'éviter des projections de fines particules de mortier sur l'objectif de la caméra (4) ou sur son dispositif d'éclairage. Pour augmenter l'efficacité de ce courant d'air, un obturateur (16) est de préférence placé au moins à l'entrée du tronçon amont de la conduite (i) éloignée du regard (2) et adjacent au regard (2'). Eventuellement, un second obturateur analogue (non représenté) peut être placé à l'entrée du tronçon aval de la conduite (~)) adjacent au regard (2). Si la tête centritugeuse (7) est montée de façon amovible, on prévoit de préférence un second câble de traction (19) relié à un treuil (20) placé au voisinage du regard (2'). On va maintenant décrire le fonctionnement de l'installation, en supposant que le tronçon à réparer est rectiligne et comporte deux accès (2) et (2') espacés au maximum de 150 mètres l'un de l'autre. Ce tronçon, préalablement nettoyé le mieux possible, est tout d'abord inspecté au moyen du dispositif de télévision en circuit fermé. A cet effet, la caméra (4) peut entre introduite dans la conduite (1) par le regard (2'), et l'on déroule peu à peu le câble d'alimentation (5), par un moyen quelconque fonction de la nature et de l'utilisation de la conduite (1)-. Par exemple, s'il s'agit d'une canalisation sèche, on fixe l'extré- mité du câble (5) à une barre ou à un tube rigide, et lton pousse l'ensemble le long de la conduite, en adaptant éventuellement bout à bout des tronçons successifs de cette barre ou de ce tube, Jusqu'd ce que l'avant du câble arrive jusqu'au fond du regard (2).A ce moment, un opérateur situé au fond de ce regard saisit le câble (5) et le relie par un moyen quelconque à un treuil-porté par la camionnette (6), en le faisant passer de préférence sur une poulie de renvoi (17) à gorges multiples montée de façon quelconque dans le regard (2). En même temps, le support rigide provisoire est retiré par un moyen quelconque. Si la conduite contient une certaine quantité d'un liquide, on munit le câble (5) d'un système approprié de flotteurs, et on le laisse descendre sous l'action du courant jusqu'au fond du regard (2), où il est saisi comme indiqué préckdemment. Après cette inspection, la caméra (4) est installée sur le support (13) du chariot (10) qui supporte le moteur (8). On introduit le chariot (îo) dans la eonddite (1) par le regard (2'), on introduit le câble électrique (5'), le câble de traction (11) et e tu#au souple (9) par la rebard 2), el; les amène au chariot (10) d'une façon analogue à celle qui a été. indiquée précédemment pour la caméra (4), on les relie aux différents appareils, et l'on met en lace l'obturateur (16).De préférence, les câbles (5) et (11) et le tuyau (G) passent sur d'autres #or- ges de. la poulie de renvoi (17), le câble (11) est relié -comme indiqué- au treuil (12), et le tuyau (9) est relié à un ensemble malaxeur-pompe à mortier (18) placé à proximité du regard (2), de préférence par l'intermédiaire d'un tambour (non représenté) sur lequel le tuyau (9) s'enroule en même temps que le chariot (1C) se déplace dans le sens de la fleche F. On commence par placer le jeu de brosses rotatives sur le moteur (8) à la place de la tête de projection (7) et l'on tracte le chariot dans le sens de la flèche F en enroulant le câble (11) sur le treuil (12). la caméra (4) permet de vérifier si le joint à réparer a besoin d'un nettoyage complémentaire et, dans l'affirmative, l'on met alors en marche le jeu de brosses a l'aide du moteur (8j pour assurer le nettoyage. lors- que les joints à réparer sont tous nettoyés et que le chariot (10) est au fond du retard (2), on le démonte, on l'extrait par le regard (2) et on le remet en place par le regard (2') après avoir remplacé les brosses tournantes par la tête centrifugeuse (7); on peut alors procéder au rejoirltoiement proprement dit. riais de préférence, dans ce cas, on a prévu un second câble de traction (19) fixé au chariot (10) avant que celui-ci ne soit descendu dans le regard (2') et, alors que pendant le nettoyage des joints par brossas, ce câble se déroule du treuil (2), on utilise ce câble pour ramener le chariot (îo) au fond du regard (2') lorsque le nettoyage est terminé, le câble (11) se dérou- lant alors du treuil (12). Après remplacement du jeu de brosses rotatives -ar la tête centrifugeuse (7), on procède alors au rejointoiement.A cet effet, le mélange approprié de ciment, de sable et d'amiante destiné au rejoI#toiement est effectué dans le malaxeur-pompe (18) et pompé jusqu'à la tête (7), qui est mise en route pour essais et réglage du débit les réglages étant effectués, l'ensemble est tracté dans le sens de la flèche F, sous l'action du câble (11), le câble (19) se déroulant du treuil (2G), et la caméra (4) permet de positionner le chariot de façon que la tête projeteuse (7) se trouve en face du joint (3) à réparer. le mortier est alors projeté, et ltoperation est con tôlée par la caméra (4), dont l'objectif est protégé contre les pulvérisations de mortier par le courant d'air de (2) vers (2'). Chaque joint (3) défectueux est ainsi traité successivement, et à la fin de l'opération, l'ensemble de l'équipement est récupéré par le regard (2). Si l'on a prévu un câble (19), ce dernier peut être séparé du chariot (10) avant que commence le rejointoiement proprement dit. REV 3NDI CATI GNS 1 - Ensemble utilisable dans un équipement pour la réparation par rejointoiement de joints défectueux (3), par pro jeôtion d'un mortier, dans des conduites non visitables (1) dont le diamètre est compris entre 15C et 600 millimètres, caractérisé en ce qu'il comprend en combinaison une caméra (4) de télévision en circuit fermé à laquelle est fixé de façon amovible un dispositif d'éclairage approprié, un moteur (8), des brosses rotatives pour le nettoyage des joints å traiter, et une tête centrifugeuse (7) pour la projection d'un mortier spécial à base de ciment, de sable et d'amiante sur le joint à réparer, les brosses et la tête centrifugeuse étant actionnées par le moteur précité. 2 - équipement pour la réparation par rejointoiement dé joints défectueux (3), par projection d'un mortier spécial notamment à base de ciment, de sable et d'amiante, dans des conduites non visitables (1) dont le diamètre est compris entre 150 et 600 millimètres, comprenant une caméra (4) de télévision en circuit fermé à laquelle est fixé de façon amovible un dispo sitif d'éclairage approprié, des moyens (7) pour assurer le rejointoiement, des moyens (îi) pour déplacer l'ensemble de l'é- quipement le long de la conduite entre deux regards de visite ou trous d'homme (2), (2') consécutifs, et des moyens (5,9) pour assurer l'alimentation de cet ensemble en énergie ou en matériau de rejointoiement, et caractérisé en ce qu'il comprend en outre : a) un chariot (in), à une extrémité duquel est fixé un cible de traction (11) permettant de délacer l'équipement, sur lequel un moteur (8) de préférence électrique est monté demeure et sur lequel une tête centrifugeuse (7) pour la projection de mortier en vue d'assurer le rejointoiement, actionnée par le moteur précité, ainsi que la caméra (4) avec son dispositif d'éclairage peuvent être montées de façon amovible en (13); et b) un dispositif de ventilation (14) ou (15) pour éviter des projections accidentelles de mortier sur l'objeùtif de la caméra et sur son dispositif d'éclairage. 3 - Equipement suivant la revendication 2, caractérisé en ce que, pour améliorer l'action du courant d'air précité, on dispose un obturateur (163 au moins à l'entrée de la partie de la conduite (i) située en amont du tronçon à réparer. 4 - Equipement suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu'un jeu de brosses rotatives destinées à nettoyer les joints à traiter est monté sur le chariot (10) à la place de la tête centrifugeuse (7) et est entratné par le moteur (8). 5 - équipement suivant la revendication 4, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un second câble de traction (19) placé à l'autre extrémité du chariot (10) et enroulé sur un treuil (20) placé à côté du second regard (2'), pour ramener le chariot à son point de départ en vue du rejointoiement proprement dit, après exécution du nettoyage des joints à l'aide du jeu de brosses.