La présente invention concerne un dispositif de levage de meubles. L'invention s'applique plus particulièrement à un dispositif destiné à soulever des meubles pour faciliter la pose d'un revêtement de sol. Lors de la pose d'un revêtement de sol tel qu'une moquette ou un linoléum dans une pièce, il est indispensable soit de vider la pièce de ses meubles, soit de soulever et de déplacer ceuxci de manière à les déposer sur le revêtement préalablement étalé au sol. Dans le premier cas, il s'ensuit une manutention fastidieuse et pénible et il faut généralement vider les meubles de ce qu'ils contiennent pour les alléger et éviter des dégâts; dans le second cas, il est nécessaire d'abord de soulever les meubles plus haut que la hauteur du rouleau formé par le revêtement de sol à dérouler et il faut ensuite les déplacer pour leur faire franchir l'obstacle constitué par ce rouleau, opération qui peut se révéler périlleuse surtout si les meubles sont lourds et encombrants. Le but de l'invention est donc de faciliter cette opération de pose des tapis de sol sous les meubles en proposant un dispositif permettant de soulever ceux-ci à bonne hauteur et de les y maintenir pendant que le revêtement est déroulé sous eux. Pour ce faire,le dispositif selon l'invention est essentiellement composé d'une paire de crics dont l'un est l'image de l'autre et réciproquement, ces crics comportant chacun un châssis supporté au sol par plusieurs pieds écartés, un chariot de levage à déplacement vertical le long dudit châssis,un moyen permettant de déplacer le chariot ainsi que des organes de guidage de celuici. PréférentiellementXchaque châssis porte des organes de guidage déterminant sur celui-ci une voie de guidage verticale déportée latéralement par rapport au centre dudit châssis. Le moyen assurant le déplacement du chariot est un vérin pneumatique, hydraulique ou mécanique,à crémaillère ou à vis. Les glissières sont constituées par des profilés à section en U par des tiges parallèles. L'invention va maintenant être décrite plus en détail en se référant à des modes de réalisation particuliers cités à titre d'exemples non limitatifs et représentés par les dessins annexés dans lesquels Fig. 1 représente une vue de face d'un cric selon l'invention, Fig. 2 représente une vue de dessus du cric de la figure 1, Fig. 3 est une coupe selon la ligne III-III de la figure 1. Fig. 4 représente une variante d'un cric selon l'invention, Fig. 5 illustre le mode d'emploi du dispositif pour la pose d'un revêtement de sol sous un meuble. Le dispositif selon l'invention se compose de deux crics de levage dont un exemplaire est représenté sur les figures 1 à 3 et dont l'autre exemplaire en est la réplique inversée, c'est-à-di- re que chaque cric du dispositif est l'image de l'autre et viceversa. Tel que représenté sur les figures 1 à 3, chaque cric 1 comporte un châssis repliable formé de deux montants latéraux inclinés 2 et 3 reliés entre eux par deux traverses 4 et 5 de longueurs différentes; deux profilés 6 à section en U sont soudés verticalement sur chant sur lesdites traverses tel que les deux gouttières verticales ainsi formées s'ouvrent en regard l'une de l'autre pour constituer deux rainures de guidage, la voie de guidage ainsi réalisée étant décentrée sur le châssis de telle sorte que la distance A entre l'axe de celle-ci et le pied du montant 2 soit inférieure à la distance B entre ledit axe et le pied du montant 3. Un chariot 7 formé de deux longerons parallèles 8 réunis par des entretoises 9 comporte de chaque côté deux galets 10 montés rotatifs sur chacun desdits longerons 8; l'écartement entre les deux paires de galets latérales du chariot est sensiblement égal à celui des deux profilés de guidage 6 du châssis de telle sorte que l'intérieur des ailes de ceux-ci sert de chemin de roulement aux galets 10. Une noix filetée 11 est fixée par soudure sur l'une des entretoises 9 du chariot 7 et une vis sans fin 12 est vissée dans ladite noix, cette vis étant orientée verticalement et supportée à sa partie haute par un palier de butée logé dans un boîtier 13 solidaire de la traverse supérieure 4 du châssis. L'entrainement de la vis 12 est assuré de manière classique par deux pignons coniques 14 et 15 en prise logés dans le boîtier 13, l'un des pignons étant claveté en bout de la vis 12 et l'autre pignon étant fixé à une extrémité d'une manivelle 16. Des patins 17 et 18 sont prévus respectivement à la base des montants 2 et 3 du châssis pour augmenter la surface portante et éviter de poinçonner le revêtement de sol. A l'extrémité inférieure des longerons 8 du chariot 7 sont soudées des pattes d'accrochage 19 qui s'étendent sensiblement horizontalement vers l'avant du châssis de manière à pouvoir s'engager sous le meuble à soulever et à le supporter pendant l'o- pération de levage. Etant donné que chaque châssis 1 ne repose que sur deux patins 17 et 18, lorsque les pattes d'accrochage 19 supportent le meuble en avant du plan du châssis, ce dernier a tendance à basculer vers le meuble et à s'appuyer contre celui-ci; pour éviter de rayer les meubles au cours de leur déplacement vers le haut, il est donc prévu une barre d'appui 20 horizontale, fixée transversalement sur les deux longerons 6 du chariot et recouverte de matière souple telle que de la mousse plastique ou du caoutchouc, du feutre ou encore simplement de la toile. Le cric représenté sur les figures 1 à 3 comporte un châssis repliable de manière à réduire son encombrement pendant le transport. A cet effet, les deux traverses 4 et 5 sont composées de deux tronçons articulés bout-à-bout, l'articulation 21 de la traverse supérieure 4 et l'articulation 22 de la traverse inférieure 5 étant alignées à l'aplomb l'une de l'autre et comportant un axe commun de pivotement parallèle au plan du châssis, de telle sorte que la partie droite du cric représenté sur la figure 1 puisse être rabattue contre la partie gauche de celui-ci, ce qui réduit sensiblement de moitié son encombrement en longueur. Selon une variante représentée sur la figure 4, les crics du dispositif selon l'invention comportent un châssis formé d'un cadre central rigide sur lequel s'articulent latéralement deux pieds 25 et 26, le cadre central étant constitué par deux profilés parallèles 6 à section en U soudés sur deux traverses parallèles 23 et 24 orientées perpendiculairement; autrement ditlces crics possèdent la même partie de levage que ceux représentés sur les figures 1 à 3,c'est-8-dire les mêmes profilés 6 déterminant la même voie de guidage, le même chariot à déplacement vertical 7 et le même système de levage vis-écrou.Seul le châssis diffère en ce que les deux traverses supérieure 23 et inférieure 24 sont rigides et de même longueur et en ce que les deux montants latéraux 25 et 26 sont articulés à leur extrémité sur la traverse supérieure 23 par des articulations à axes horizontaux perpendiculaires au plan du châssis respectivement 27 et 28; lesdits montants sont inclinés et munis chacun d'une jambe de force rigide respectivement 29 et 30 dont l'extrémité libre comporte un oeillet quissmis en coincidence avec un trou correspondant ménagé à chaque extrémi- té de la traverse inférieure 24, permet l'introduction d'une broche respectivement 31 et 32. Ces jambes de force 29 et 30de de longueurs inégales,permettentde maintenir les deux montants 25 et 26 obliques et inégalement écartés du chariot de levage avec le montant 26 le plus éloigné de celui-ci et les broches 31 et 32 amovibles autorisent le repliement desdits montants le long des profilés 6 de guidage qui réduit de moitié l'encombrement latéral du cric et facilite son transport. A noter que,pour assurer une bonne assise du cric surle sol, le cric de la figure 4 comporte des patins 33 et 34 articulés autour d'axes horizontaux respectivement 35 et 36 sur les mon- tants 25 et 26. Le fonctionnement du dispositif selon l'invention est le suivant (cf. figure 5) Avant l'opération de pose du revêtement 40 sur le sol 41, le meuble 42 à soulever est écarté du mur 43 de la pièce d'une distance L permettant le passage d'une personne entre les deux. Ensuite > le revêtement 40 est déroulé sur le sol 41 jusqu'à ce que la partie encore enroulée vienne buter contre le pied du meuble 42. On place alors les deux crics symétriques du dispositif selon l'invention, un de chaque côté du meuble 42 de manière à l'en- cadrer latéralement, et de telle sorte que les patins 17 ou 33 des montants 2 ou 25 les plus rapprochés des chariots de levage 7 des deux crics reposent sur la partie étalée de revêtement de sol tandis que les patins 18 ou 34 des montants 3 ou 26 les plus éloignés des chariots reposent sur le sol nu, à la base du mur, les châssis des deux crics enjambant de ce fait la partie encore enroulée du revêtement de sol. On engage alors les pattes d'accrochage 19 des chariots de levage 7 sous le meuble 42 en faisant au besoin basculer légue rement celui-ci pour faciliter leur passage et l'on soulève le meuble en actionnant progressivement les manivelles 16 des deux crics. Lorsque le meuble a atteint une hauteur supérieure au diamètre D du rouleau de revêtement de sol se trouvant à sa base, on déroule la partie restante du revêtement sous le meuble et jusqu'au pied du mur. I1 suffit alors d'abaisser les chariots pour reposer le meuble sur le revêtement étalé, de retirer les deux crics puis de couper le revêtement au ras du mur avant de repousser le meuble contre celui-ci. En permettant de dérouler le revêtement sous le meuble et d'éviter ainsi d'avoir à déplacer ce dernier pour lui faire franchir la partie encore enroulée dudit revêtement, on supprime une opération périlleuse ainsi que des pertes de temps et des efforts inutiles. Bien entendu ,la portée de l'invention n'est pas limitée aux seuls modes de réalisation décrits ci-dessus mais elle couvre également toutesvariantesqui ne différeraient que par des détails. C'est ainsi que, évidemment, les châssis des crics composant le dispositif selon l'invention peuvent être simplifiés et ne comporter aucune articulation au niveau des traverses 4,5 ou 23,24 mais, dans ce cas, ils sont plus encombrants et plus difficiles à transporter. De mêmeZles profilés 6 à section en U peuvent être avantageusement remplacés par des tiges de guidage cylindriques sur lesquelles sont montés coulissants des manchons soudés aux longerons 8 du chariot de levage. Au lieu de prévoir des organes de guidage vertical, les profilés ou les tiges de guidage du chariot de levage peuvent aussi être fixés obliquement sur le châssis du cric de telle sorte que le levage du meuble s'accompagne d'une translation permettant d'éloigner celui-ci simultanément à la fois du sol et du mur selon une trajectoire oblique s'écartant de ceux-ci, par exemple dans le plan bissecteur du dièdre formé par le plancher et le mur de la pièce. REVENDICATIONS 1. Dispositif de levage de meubles, notamment en vue de faciliter la pose d'un revêtement de sol, caractérisé en ce qu'il est essentiellement composé d'une paire de crics dont l'un est l'image de l'autre et réciproquement, ces crics comportant chacun un châssis supporté au sol par plusieurs pieds écartés, un chariot de levage à déplacement vertical le long du châssis, un moyen pour déplacer ledit chariot et des organes de guidage de celui-ci. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les organes de guidage du chariot déterminent sur le châssis une voie de guidage verticale déportée latéralement par rapport au centre dudit châssis. 3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le moyen pour déplacer le chariot de levage est essentiellement constitué par un système vis-écrou. 4. Dispositif selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les organes de guidage du chariot sont formés par deux profilés à section en U fixés parallèlement et en regard sur le châssis. 5. Dispositif selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les organes de guidage du chariot sont formés par deux tiges cylindriques parallèles fixées au châssis. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en-ce que le châssis est repliable et comporte des montants latéraux reliés par des traverses superposées formées de tronçons articulés,les articulations réunissant lesdits tron çons bout à bout étant alignées et comportant un axe commun parallèle au plan du châssis. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le châssis est repliable et comporte un cadre central supportant l'ensemble de levage et deux pieds latéraux articulés sur ledit cadre autour d'axes perpendiculaires au plan de celui-ci.