La présente invention a trait a un procédé de fabrication de filets étirés en matière plastique et- plus partiçulière- ment de filets obtenus par extrusion d'un tube de structure réticulé et dans lequel les brins de mailles sont inclinés obliquement par rapport a l'axe géométrique du tube. A titre d'illustration, un tel procédé d'extrusion se trouve décrit dans le brevet français 7.189.863 L'invention a également trait à un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé ainsi qu'aux filets obtenus. On sait déjà depuis longtemps étirer les filets en matière plastique, après extrusion, de façon à provoquer un allongement des brins de mailles et une orientation moléculaire correspondante, se traduisant par une augmentation de la taille des mailles et par conséquent, une diminution du grainage ainsi qu'une augmentation de la résistance des brins. Pour les filets du type précité, à brins inclinés par rapport à l'axe et qui sont dits 11â mailles losanges" par opposition à d'autres types de filets 11à mailles carrées dans lesquels certains des brins sont parallèles à l'axe du tube extrudé et d'autres perpendiculaires en s'etendant selon des cercles transversaux, on amène le tube extrudé entre deux paires de cylindres espacées et tournant à des vitesses différentes de façon à provoquer un allongement du filet. Dans les dispositifs connus, le filet tubulaire est amené sans précautions particulières au cylindre d'entrée et prend en fait la forme d'une gaine repliée plusieurs fois sur elle m#me qui est soumise à l'étirage. A la sortie de l'étireuse, le filet étiré dont les brins de mailles ont subi l'augmentation de longueur désirée est passé sur un dispositif de stabilisation comprenant une jeannette située à l'intérieur de la gaine tubulaire et provoquant une ouverture des mailles dans le sens transversal et une stabilisation correspondante qui résulte de la suppression des différents plis présentés par la gaine tubulaire lors de son étirage. Simultanément, on procède en général à la découpe pour transformer la gaine tubulaire en une nappe dont la largeur correspond au périmètre de la gaine tubulaire. On procède ensuite au conditionnement qui s'effectue en général sous forme de pochons produits par un empilage en accordéon de la nappe, les différents accordéons individuels obtenus par sectionnement périodique étant en général ensuite roulés pour former les pochons définitifs. Ces différentes opérations sont relativement longues, difficiles à contrôler et de ce fait, onéreuses. L'invention se propose donc de fournir un procédé de fabrication de filets souples étirés en matière plastique dans lequel ces opérations se trouvent simplifiées et dans lequel les dispositifs nécessaires à la mise en oeuvre du procédé soient moins importants et moins onéreux. En outre, de façon surprenante, l'invention permet de réduire considérablement le volume des filets conditionnés tels que les pochons jusqu'à diviser ce volume par deux, ce qui simplifie le stockage et la distribution des filets et constitue de ce fait, un avantage économique important. L'invention a pour objet un procédé de fabrication de filets souples étirés en matière plastique du type dit à mailles losanges dans lequel on extrude une gaine tubulaire en matière plastique à mailles losanges puis on étire la gaine extrudée destinée à etre conditionnée, caractérisé par le fait que l'on amène la gaine à l'état aplati sans plis à l'entrée du dispositif d'étirage, on maintient la gaine toujours aplatie sans plis pendant l'étirage, à la suite de quoi on découpe la gaine puis on la conditionne sans provoquer d'ouverture de mailles ni de stabilisation. Par filets souples en matière plastique selon l'invention, on entend des filets ayant un grammage compris entre 5 et 100 g/m2, des mailles losanges formées de brins ayant une longueur comprise entre 5 et 50 mm et un diamètre compris entre 0,1 et 0,5 mm. Ces filets sont en général présentés pour occuper en position d'utilisation déployée une largeur de l'ordre de 2 à 5 mètres. Conformément à l'invention, la gaine extrudée se trouve donc aplatie et amenée à passer sous forme de deux nappes régulières superposées, reliées entre elles en leurs deux bords latéraux, entre une première paire de cylindres, après quoi la gaine sous forme de double nappe ainsi obtenue défile toujours sans faire de plis pour passer enfin entre la paire de cylindres de sortie du dispositif d'étirage. Conformément à un mode de mise en oeuvre préféré de l'invention, la gaine après étirage est amenée à passer sur une jeannette de faibles dimensions comparées à celles des jeannettes utilisées pour la stabilisation dans l'art antérieur, cette jeannette présentant au moins un couteau permettant l'ouverture régulière de la gaine pour en faire un filet. Grâce aux dimensions réduites de cette jeannette, il ne se produit aucune ouverture substantielle des mailles qui présentent par conséquent une forme géométrique de losanges très pointus. En utilisant un seul couteau disposé latéralement, on peut ainsi obtenir un filet de matière plastique sous forme de deux nappes superposées réunies en l'un de leurs bords latéraux, la largeur commune des deux nappes étant particulièrement faible. Le filet peut ensuite étre facilement enroulé en pochons lesquels présentent pour une contenance égale, un volume en gros deux fois moindre à celui des pochons de l'art antérieur. L'invention a également pour objet un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé, ledit dispositif étant caractérisé par le fait qu'il comporte, de préférence immédiatement en aval de la deuxième paire de cylindres du dispositif étireur, une jeannette de petites dimensions, de forme de préférence sensiblement aplatie, munie de moyens de coupe sur au moins un de ses côtés, ladite jeannette étant maintenue flottante à l'intérieur de la gaine tubulaire qui défile en prenant appui par son extrémité postérieure sur une paire de cylindres entre lesquels passe le filet aplati. La jeannette peut avantageusement etre soutenue à son extrémité antérieure par un cylindre sur lequel elle repose, la nappe inférieure de la gaine passant entre la jeannette et le cylindre. Le dispositif peut avantageusement comporter en aval de la jeannette des moyens pour provoquer l'enroulement des pochons sans ouverture de la nappe. L'invention a également pour objet les filets ainsi obtenus qui se caractérisent par le fait qu'ils se présentent sous forme d'une nappe, obtenue par ouverture d'un tube, sans plis et avec des mailles non ouvertes en forme de losanges allongés et effilés. De préférence, le filet selon l'invention est présenté sous forme de pochons composés d'une double nappe réunie à l'un de ses bords et enroulée sur elle-méme ou autour d'un noyau. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparattront à la lecture de la description suivante, faite à titre d'exemple non limitatif et se référant au dessin annexé dans lequel - la figure 1 représente une vue schématique d'un dispositif selon l'invention, - la figure 2 représente une vue schématique agrandie du dispositif au niveau de la jeannette. Dans le but de fabriquer des filets de protection de cultures contre les oiseaux, on extrude par un procédé analogue à celui du brevet français 1.189.863 une gaine tubulaire 1 en polyéthylène à mailles losanges ayant des dimensions de 6 mm et un grammage de 300 g/m2. La gaine tubulaire 1 extrudée verticalement vers le bas est dirigée vers un premier cylindre de réflexion 2 pour étre adressée à un dispositif d'etirage. A partir du cylindre 2, la gaine tubulaire 1 prend une forme aplatie 3 à deux couches superposées réunies sur les bords latéraux. Le dispositif d'étirage comporte une première paire de cylindres 4, 5 à la suite de quoi la gaine aplatie 3 suit un trajet horizontal jusqu a la deuxième paire de cylindres 6, 7. Les cylindr#es 6,7 tournent à une vitesse plus importante que les cylindres 4 et 5 et, de ce fait, dans la portion de trajet horizontal 8 de la gaine, il se produit un étirage dans le sens de l'axe et par conséquent, un allongement des brins de mailles de 15 mm environ. Au début de ltoperation, la gaine est appliquée contre les différents cylindres de façon à rester parfaitement plane comme représentée sur le dessin, sans la formation d'aucun pli. L'étirage provoque également une fermeture des mailles, c 'est-à-dire un allongement de la grande diagonale du losange de mailles et un raccourcissement de la petite diagonale de sorte que l'on voit que lorsque la gaine dans son trajet 8 aborde la paire de rouleaux 6,7, sa largeur est notablement diminuée. De façon classique, -la gaine tubulaire peut être soumise pendant son trajet à différents traitements thermiques et entre par exemple immergée dans de l'eaa. A la sortie du dispositif d'étirage, la gaine défini- tivement étirée dans son trajet 9 est adressée à un rouleau de réflexion 10 et de là à un dispositif de coupe qui comporte une jeannette aplatie 11 à bords antérieurs 12 arrondis et retenue à l'arrière par deux cylindres 13,14 tournant en sens inverses. La gaine entoure la jeannette comme représentée sur la figure 2 et passe ensuite entre les deux cylindres 13 et 14 qui empêchent le mouvement en arrière de la jeannette qui tend à étre entraînée par le frottement de la gaine. De façon avantageuse, la jeannette peut entre supportée vers sa partie antérieure par un cylindre supplémentaire 15. La jeannette présente sur l'un de ses côtés un couteau fixe 16 qui permet d'ouvrir la gaine qui dans son trajet terminal 17 en aval des rouleaux 13,14 se présente donc sous forme de deux couches planes superposées reliées uniquement en l'un de leurs bords latéraux. Comme on le voit sur le dessin, la largeur de la jeannette est sensiblement égale à la largeur de la gaine dans son trajet 9 de sorte qu'aucune ouverture substantielle des mailles ni aucune stabilisation ne se produisent. En fait, la jeannette est uniquement destinée à assurer un bon centrage de la gaine pendant l'opération de découpe. Après la découpe, la gaine est enroulée en pochons 17 grâce à des moyens de coupe et d'enroulement non représentés qui permettent à chaque fois de sectionner la gaine 14 lorsque le pochon est complet. Pour un filet destiné à avoir, en situation d'utilisation, une largeur de 5 mètres sur une longueur de 10 m, les dimensions d'un pochon sont de 18 cm en diamètre et 25 cm en hauteur. On comprend que le procédé selon l'invention permet non seulement de réduire le volume du pochon final mais encore d'accé lérer le procédé et d'éviter les différents traitements de stabilisation pouvant comporter notamment un passage dans un milieu liquide. L'invention permet donc d'utiliser des dispositifs moins lourds et plus faciles à entretenir et à contrôler tout en permettant également d'accélérer la vitesse- de fabrication. Bien que l'invention ait été décrite à propos d'une forme de réalisation particulière, il est bien entendu qu'elle n'y est nullement limitée et qu'on peut lui apporter diverses modifications sans pour cela s'éloigner ni de son cadre, ni de son esprit. 1. Procédé de fabrication de filets souples étirés en matière plastique du type dit à mailles losanges dans lequel on extrude une gaine tubulaire en matière plastique à mailles losanges, puis on étire, dans l'axe de défilement, la gaine extrudée et destinée à etre conditionnée, caractérisé par le fait que l'on amène la gaine à l'état aplati, sans plis, à l'entrée du dispositif d'éti- rage, on maintient la gaine toujours aplatie sans plis pendant l'étirage, à la suite de quoi on découpe la gaine puis on la conditionne sans provoquer d'ouverture de mailles ni de stabilisation. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on amène la gaine après étirage à passer sur une jeannette de faibles dimensions présentant au moins un couteau permettant l'ouverture régulière de la gaine pour en faire un filet, la largeur de la jeannette étant insuffisante pour provoquer une expansion ou une stabilisation des mailles. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que l'on enroule ensuite le filet en pochons. 4. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait qu'il comporte une jeannette de petites dimensions de forme sensiblement aplatie munie de moyens de coupe sur au moins un des ses caties, ladite jeannette étant maintenue flottante à l'interieur de la gaine tubulaire qui défile en prenant appui par son extrémité postérieure sur une paire de cylindres entre lesquels passe le filet aplati. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé par le fait qu'il comporte un cylindre sur lequel repose l'extrémité antérieure de la jeannette. 6. Filets caractérisés par le fait qu'ils sont obtenus par le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3. 7. Filets selon la revendication 6, caractérisé par le fait qu'ils sont conditionnés sous forme de pochons.