La présente invention concerne les appareils pour la production industrielle de l'ozone et a plus précisément, pour objet un ozoniseur tubulaire à haute fréquence. Cette invention peut être utilisée dans tous les cas où il s'agit de produire l'ozone en grandes quantités, jusqu'à des centaines de kilogrammes d'ozone par heure, de tonnes d'ozone par heure et même davantage Le domaine des applications possibles de l'ozone à l'heure actuelle est extrêmement étendu et continue rapidement à s'étendre. Il comprend les utilisations de l'ozone à titre d'oxydant wpur" en parfuierie, en pharmacie, à titre d'agent de blanchiment et de désinfectant dans l'industrie alimentaire, en hydrométallurgie des métaux non ferreux et des métaux rares où on l'emploie comme un oxydant énergique pour la séparation des différents métaux.L'ozone sert à l'épuration et l'assainissement des eaux potables dans les réseaux de distribution urbains, ainsi qu'à l'épuration des eaux résiduaires de l'industrie (essentiellement de celles qui sont polluées par le phénol). L'ozone est utilisé dans les branches les plus variées de l'industrie chimique (telles que l'oxydation des hydrocarbures, la fabrication des fibres synthétiques et des colorants de cuve les plus intéressants, la pétrochimie, à titre d'oxydant actif pour l'extraction de brome à partir des eaux de puits de forage, la préparation de réactifs chimiques, purs, etc.). Dans l'industrie de la cellulose et du papier, dans l'industrie textile l'ozone sert comme agent de blanchiment, comme oxydant pour la décontamination ( la neutralisation) des gaz résiduaires de diverses industries, contenant t 5, S02, NO et N02, des vapeurs de composés organiques, etc. Il est susceptible de servir également pour l'oxydation et la neutralisation des fumées des usines génératrices thermiques, des générateurs magnétohydrodynamiques, etc. Un grand nombre de ces procédés, étant donné la nécessité de la mise en oeuvre de grandes quantités d'ozone. (qui se chiffrent par des dizaines et des centaines de kilogrammes d'ozone ou des tonnes d'ozone par heure) ne peuvent être pratiquement utilisés qu'en présence d'ozoniseurs de grande capacité de production et suffisamment ramassés, capables de produire de telles quantitds d'ozone. A l'haure actuelle on connaît un grand nombre de constructions d'ozoniseurs, toutefois, tous ces appareils ne peuvent couvrir les besoins des procédés technologiques modernes en ozone en quantités se chiffrant par tonnes de ce produit. L'ozoniseur le plus perfectionné et proche par sa conception de l'ozoniseur faisant l'objet de la présente invention est décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 766 051 classe 204-321, et est capable de fonctionner sous des fréquences jusqu'à 5000 Hz. Le corps en matière plastique de cet appareil contient au moins un élément ozoniseur comportant une électrode basse tension exécutée sous forme d'un tube en matière diélectrique (notamment en verre) revêtu extérieurement de métal et une électrode haute tension sous forme d'un tube métallique logé à l'intérieur du tube de l'électrode basse tension. Les parois des tubes de l'électrode basse tension et de l'électrode haute tension orientées l'une vers l'autre forment une zone de décharge dans laquelle se forme l'ozone à partir d'un gaz oxygéné. Les parois opposées des deux électrodes sont refroidies par un écoulement de liquide : l'électrode haute tension est refroidie par un écoulement d'huile de silicone, tandis que l'électrode basse tension est refroidie à l'eau, qui remplit le corps de l'ozoniseur et l'espace entre les éléments ozoniseurs.L'huile de silicone qui refroidit toutes les électrodes haute tension de l'ozoniseur est répartie entre les électrodes au moyen de deux collecteurs formant les faces en bout de l'ozoniseur. Dans l'ozoniseur décrit on utilise à titre d'éléments porteurs, et soumis de ce fait à des contraintes mécaniques, des tubes à parois minces en matériau diélectrique, notamment en verre. Ces tubes, lorsqu'ils sont utilisés soit comme électrodes basse tension, soit comme électrodes haute tension, doivent entre fixés à demeure dans la plaque tubulaire et de ce fait, outre les contraintes mécaniques de la plaque tubulaire et de leur poids propre, doivent encaisser le poids de l'eau de refroidissement qui circule dans les électrodes. L'observation de toutes ces conditions impératives, de pair avec les conditions extrêmement sévères imposées aux dispositifs d'étanchéité desdits tubes diélectriques, en particulier en verre, dans la plaque tubulaire, est extrêmement difficile. En outre, dans le système de refroidissement des électrodes basse tension l'eau remplit librement tout le vaste espace intertubulqire du corps de l'ozoniseur, ce qui-ne permet d'obtenir qu'un bas coefficient de transmission de chaleur des électrodes basse tension au liquide de refroidissement, alors que le refroidissement des électrodes haute tension est réalisé par une huile de silicone, c'est-à-dire par un agent frigorigène caractérisé par une haute viscosité, un bas coefficient de transfert de chaleur et une faible capacité calorifique, ce qui ne permet pas non plus d'atteindre une haute inten6ité~de refroidissement ni des électrodes haute tension, ni des électrodes basse tension. Pareil système de refroidissement ne permet pas d'utiliser tous les avantages d'utilisation d'un courant de fréquence augmentée. Ainsi, bien que dans l'ozoniseur décrit le contact immédiat du liquide de refroidissement avec des barrières diélectriques les protège contre le claquage thermique, le régime des températures de la zone réactionnelle de l'ozoniseur en cas de travail sous des fréquences augmentées reste extrêmement poussé et défavorable à la synthèse de l'ozone. Etant donné le système aussi peu efficace de refroidissement des électrodes de l'-ozoniseur décrit, l'efficacité de son travail, même en cas de synthèse de l'ozone à partir de l'oxygène, reste extrêmement modeste . Aux fréquences de l'ordre de 2000 Hz, lorsque la concentration de l'ozone obtenu est de 1,5 à 1,6% en poids, la consommation d'énergie pour la synthèse de l'ozone à partir de 1' oxygène dans ledit ozoniseur, dans le meilleur des exemples cités dans le brevet américain considéré, est de 10,6 kth pour 1 kg d'ozone (4,8 kWh pour une livre), alors que la productivité de lvozoniseur est de 1000 à 4200 g d'ozone pour 1m2 de surface de la zone de décharge (80 à 100 g d'ozone pour 1 pied carré). partant de là, 1' objectif visé par l +résente invention consiste à créer un ozoniseur d'une conception qui permette, sans réduire le rendement énergétique en ozone, d'augmenter la productivité de 50 à 100 fois sans accroStre les cotes d'encombrement, ni le cotit de l'unité IQ solution consiste en ce que, dans un ozoniseur tubulaire haute fréquence dont le corps loge au moins un élément ozoniseur, comportant une électrode basse tension exécutée sous forme d'un tube et une électrode haute tension également réalisée sous forme d'un tube logé à l'intérieur du tube de l'électrode basse tension, les parois des tubes des électrodes basse tension et haute tension orientées l'une vers l'autre forment une zone de décharge dans laquelle il y a formation de l'ozone à partir d'un gaz oxygéné, et dont au moins l'une d'elles est revêtue dans la zone de décharge, d'un diélectrique, alors que leurs parois opposées sont refroidies par une circulation de liquide, suivant l'invention le tube de l'électrode basse tension a une chemise de refroidissement alors qu'à l'intérieur du tube de l'électrode haute tension est placé un noyau, ce qui augmente la vitesse linéaire de l'écoulement du liquide de refroidissement et, de ce fait, intensifie le refroidissement. Il est avantageux qu'à l'une des extrémités de chaque électrode haute tension soit prévue une bride fabriquée d'une seule pièce avec ladite électrode et venant buter contre un collecteur, et qu'à l'autre extrémité soit pratiqué un filetage destiné à un écrou de fixation venant buter contre un autre collecteur, le vissage de ce dernier écrou ayant pour effet de tendre l'électrode haute tension dans l'axe de l'électrode basse tension correspondante, alors que pour le centrage des électrodes haute tension dans les électrodes basse tension aux extrémités de chaque élément ozoniseur sont prévues des douilles de centrage dont chacune est exécutée sous forme d'un gobelet en matière isolante avec un orifice ménagé au fond pour la mise en place des extrémités rétrécies des électrodes haute tension et avee des orifices dans les parois latérales pour le passage du gaz ozonisant, chaque douille de centrage étant appliquée par le collecteur correspondant contre l'un des collets d'ajustement aux extrémités de chacune des électrodes basse tension mentionnées, ce qui permet de réaliser le centrage desdites électrodes haute tension dans les électrodes basse tension à 0,1 mm près. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre d'un exemple non limitatif de réalisation de l'invention, en se référant aux dessins annexés dans lesquels : - la figure 1 représente une vue en coupe longitudinale verticale d'un ozoniseur tubulairehate fréquence à éléments multiples, suivant l'invention ; - la figure 2 représente une vue en coupe transversale d'un ozoniseur tubulaire haute fréquence suivant l'invention. Une version concrète d'exécution d'un ozoniseur tubulaire haute fréquence suivant l'invention comporte un corps 1 (figure 1) logeant un ou plusieurs éléments ozoniseurs 2. Sur la figure citée on a représenté un ozoniseur prévu pour sept élements ozoniseurs 2 dont six sont disposés suivant un cercle autour d'un élément ozoniseur situé au centre (figure 2). Toutefois, il faut noter que le nombre d'éléments ozoniseurs peut entre supérieur ou inférieur suivant la productivité requise de l'ozoniseur. 'a disposition des éléments ozoniseurs dans le corps et sa forme peuvent être quelconques. Chaque élément ozoniseur 2 (figure 1 et figure 2) a une électrode basse tension 3 exécutée sous forme de deux tubes coaxiaux, dont un tube extérieur 4 et un tube intérieur 5, le tube extérieur 4 formant une chemise d'eau pour rendre turbulent et accroStre la vitesse linéaire de l'écoulement de lteau auprès de la paroi à refroidir de l'électrode basse tension 3 et une électrode haute tension 6 exécutée sous forme d'un tube 7 de section variable avec un évasement 8 dans sa partie médiane et un rétrecissement 9 aux extrémités, et logé à l'intérieur du tube 5 de l'électrode basse tension. A l'une des extrémités de l'électrode haute tension 6 est prévue une bride 10, alors qu'à l'autre extrémité on a prévu un filetage pour l'écrou de fixation 11 .. Dans la partie évasée 8 du tube 7 de l'électrode haute tension 6 est installé coaxialement le noyau 12 (de préférence creux) qui vient remplir la partie centrale de l'évasement 8 du tube 7 de ltélectrodebRe tension 6 pour rendre turbulent et accroître la vitesse linéaire de l'écoulement de l'eau refroidissant l'électrode 6. Le noyau 12 est centré à l'intérieur de la partie évasée 8 du tube 7 de l'électrode haute tension 6 au moyen de quelques entretoises de centrage 13. Les parois opposées des tubes 5 et 7, respectivement, de l'électrode basse tension 3 et de l'électrode haute tension 6, forment la zone de décharge (la zone réactionnelle) 14. Les deux parois sont revêtues d'une couche 15 de diélectrique qui forme une barrière diélectrique. Toutefois il faut noter que, dans certains cas, pour assurer le fonctionnement normal de l'ozoniseur, il suffit qu'une seule desdites parois opposées soit recouverte de diélectrique. En outre l'ozoniseur représenté comporte un ensemble destiné à l'arrivée du liquide refroidissant l'électrode -basse tension 3. Cet ensemble comporte une pipe d'arrivée 16 installée dans la paroi du corps 1, deux diaphragmes 17 et 18 disposés parallèlement et qui forment ensemble l'enceinte 19, alors que le tube 4 danil'interstice entre les diaphragmes 17 et 18 a des orifices 20 pour le passage du liquide de refroidissement dans la chemise de refroidissement de l'électrode basse tension 3 vers l'espace ménagé entre les tubes 4 et 5. En outre l'ozoniseur représenté comporte un ensemble destiné au départ du liquide qui refroidit l'électrode basse tension 3. Cet ensemble comporte une pipe de départ 21 montée dans la paroi du corps 1, deux diaphragmes parallèles 22 et 23 qui forment à eux deux l'enceinte 24 qui communique, par l'intermédiaire d'orifices 25 ménagés dans le tube 4 et situés dans l'intervalle entre les diaphragmes 22 et 23, avec l'espace entre les tubes 4 et 5. Ainsi le liquide de refroidissement ne remplit qu'une partie très faible du corps 1 de l'ozoniseur, rien que les chemises d'eau dtroites au voisinage des parois des électrodes basse tension 3 et des enceintes étroites à l'intérieur des électrodes haute tension 6 entre la partie évasée 8 du tube 7 et le noyau 12, alors que tout l'interstice 26 des tubes dans le corps î de l'ozoniseur ainsi que l'enceinte 27 à l'intérieur du noyau 12 de ltélectrode haute tension 6 restent vides. Tout cela allège considérablement 1' ozoniseur et permet d'intensifier considérablement le refroidissement aussi bien des électrodes basse tension 3 que des électrodes haute tension 6 de l'ozoniseur avec une consommation minimale d'eau pour le refroidissement. L'ozoniseur tubulaire haute fréquence comporte également deux collecteurs 28 et 29 qui forment les faces en bout du corps 1 de l'ozoniseur tubulaire et qui servent respectivement à l'arrivée de l'eau aux électrodes haute tension 6 de l'ozoniseur et au départ de l'eau de ces électrodes. Dans chacun des collecteurs 28 et 29, à l'aide desdites brides 10 et des écrous de fixation 11 vissés aux extrémités des électrodes haute tension 6, sont fixées respectivement les extrémités rétrécies opposées 9 de toutes les électrodes haute tension 6. Chaque collecteur 28 et 29 comporte une pipe designée respectivement par 30 et 31 pour le passage du liquide de refroidissement, alors que le collecteur 28 comporte en outre une borne 32 pour l'arrivée du courant haute tension. Lesdits collecteurs 28 et 29 sont réunis au corps 1 de l'ozoniseur tubulaire au moyen des électrodes haute tension 6 qui viennent buter par leurs brides 10 contre le collecteur 28, tandis que par leurs écrous de fixation 11 lesdites électrodes butent respectivement contre le collecteur 29 et de ce fait les collecteurs se trouvent appliqués contre le corps 1 de l'ozoniseur tubulaire par l'intermédiaire des douilles isolantes désignées respectivement par 33 et 34, exécutées en une matière isolante, disposées suivant le périmètre du corps 1 et isolant électriquement les collecteurs 28 et 29 du corps 1. Lesdites douilles isolantes 36 et 34 sont montrées sur la figure 1 partiellement en coupe. Dans certains cas, les douilles 33 et 34 peuvent etr t rises dans la masse avec les douilles de centrage 35. A chaque extrémité de chaque élément ozoniseur 2 il y a une douille de centrage 35 en forme de gobelet exécutée en une matière isolante et ayant des orifices 36 dans Sa paroi latérale et un orifice 37 au fond. Par l'orifice 37 passe l'extrémité rétrécie 9 de l'électrode haute tension 6 avec son diamètre d'ajustement 38. Chaque douille de centrage 35 vient buter par son fond contre le collecteur respectif 28 ou 29 ; par son autre extrémitd elle pénètre dans l'un des ajustements 39 aux extrémités de l'électrode basse tension 3. Grâce à cela, lors du serrage des collecteurs 28 et 29 au moyen des brides 10 et des écrous de fixation il aux extrémités des électrodes haute tension 6, on obtient l'isolement élec-trique, la fixation, la mise en tension et le centrage de toutes les électrodes haute tension 6 dans les électrodes basse tension 3 avec la précision requise de 0,1 mm environ. Entre les faces du corps 1 de l'ozoniseur tubulaire et les collecteurs 28 et 29 se forment des enceintes 40 et 41 qui communiquent avec la zone de décharge 14 par des orifices 36 des douilles de centrage 35. Dans la paroi du corps 1 sont installées deux pipes 42 et 43 qui communiquent avec lesdites enceintes 40 et 41 pour l'arrivée du gaz à ozoniser et le départ de l'ozone obtenu. En outre, sur le corps 1 de l'ozoniseur est prévue une borne 44 pour la mise à la terre du corps 1 et des supports 45 pour I'installation de l'ozoniseur. Au coula de l'utilisation, l'ozoniseur suivant l'invention peut occuper une position quelconque : horizontale, verticale ou inclinée. Il convient de noter que dans la construction suivant l'invention de l'ozoniseur tubulaire haute fréquence, la couche 15 de diélectrique (barrière diélectrique) appliquée sur les parois des électrodes métalliques 3 et 6 n'est soumise: à aucune charge mécanique, celle-ci étant entièrement encaissée par des pièces métalliques portantes. Cela facilite sensiblement les conditions de travail des barrières diélectriques et augmente considérablement la fiabilité de fonctionnement de 1' ozoniseur. L'ozoniseur suivant l'invention fonctionne de la façon suivante. Le gaz à ozoniser (l'air ou l'oxygène) est admis par exemple par la pipe 42 dans l'enceinte 40 et ensuite par les orifices 36 des douilles de centrage 35 dans la zone de décharge 14 (voir le sens de la flèche A). Le courant haute tension à fréquence accrue (1000 à 20 000 Hz) passe par la borne 32 située sur le collecteur 28, par les extrémités rétrécies 9 des tubes 7 et par les électrodes haute tension 6. Dans la zone de décharge t4 apparaît alors une décharge tranquille" dans laquelle l'oxygène se transforme en ozone. Ensuite, le courant passe par l'électrode basse tension 3, par le corps 1 de I'ozoniseur et par labcrne 44 à la terre ou au pôle basse tension de la source d'alimentation (non représenté). Le gaz sortant de la zone de décharge 14 et contenant l'ozone traverse les orifices 36 des douilles de centrage 35 et arrive dans l'enceinte 41 d'où il ressort par la pipe 43 située dans le corps 1 de l'ozoniseur. Le refroidissement de l'électrode basse tension 3 par le liquide (de préférence par l'eau) intervient de la manière suivante. L'eau venant de la canalisation d'eau (voir la direction de la flèche B) arrive par la pipe 16 dans ltenceinte 19, et ensuite, par les orifices 20 des tubes 4, dans les chemises de refroidissement des électrodes basse tension 3, c'est-à-dire dans les interstices étroits entre les tubes 4 et 5. Grâce au fait que dans ces conditions l'écoulement de l'eau de refroidissement des électrodes basse tension 3 devient turbulent, sa vitesse linéaire est sensiblement augmentée dans la chemise de refroidissement à l'intérieur de l'espace étroit entre les tubes 4 et 5, et l'efficacité du refroidissement des éléctrodes basse tension 3 est améliorée. Cela permet de réduire eonsidérabiment l'intensité du régime thermique du gaz dans la zone de décharge 14 en comparaison de n'importe quels autres ozoniseurs dans lesquels on ne prend aucune mesure spéciale pour la formation de l'écoulement d'eau de refroidissement. Cela permet d'augmenter considérablement la charge énergétique tolérée de la zone de décharge 14 de I'ozoniseur sans compromettre l'efficacité de la synthèse de l'ozone. L'eau qui part des électrodes basse tension 3 par les orifices 25 des tubes 4 arrive dans l'enceinte 24, et sort ensuite de l'ozoniseur par la pipe 21. Le refroidissement des électrodes haute tension 6 de l'ozoniseur par un écoulement de liquide (de préférence par l'eau) intervient de la manière suivante. L'eau venant d'un dispositif approprié qui permet de prévenir un court-circuit haute tension sur la terre (voir le sens de la flèche C) arrive par la pipe 30 au collecteur 28.Sortant de là l'eau est distribuée par tous les éléments ozoniseurs 2 et parvient par les parties creuses rétrécies 9 des tubes 7 de section variable dans les parties médianes évasées 8 des électrodes haute tension 6. Gråce à la présence des noyaux 12 dans la partie évasée des tubes 7 des électrodes haute tension 6, l'écoulement turbulent de liteau passe à grande vitesse par l'espace étroit à l'intérieur des électrodes haute tension 6, les refroidit activement et sort dans le collecteur 29 d'où il est évacué de l'ozoniseur tubulaire haute tension par la pipe 31. Gracie à ce système de refroidissement par liquide, on obtient un refroidissement efficace des électrodes haute tension 6, dont l'efficacité est proche de celle du refroidissement des électrodes basse tension 3, ce qui permet de réduire sensiblement l'intensité du régime thermique du gaz dans la zone de décharge 14 et augmenter, grace à cela, la charge énergétique tolérée de la zone de décharge 14 de l'ozoniseur sans réduire le rendement énergétique en ozone Jusqu'à une fréquence du courant d'alimentation de l'ozoniseur de 10 000 à 20 000 Hz et davantage. Il faut noter qu'un tel système de refroidissement intense des électrodes de l'ozoniseur par un écoulement turbulent de liquide (de préférence d'eau) dans les interstices intertubulaires étroits des électrodes basse tension et haute tension et un tel système de centrage des électrodes haute tension dans les électrodes basse tension permettent de réduire d'environ de moitié la consommation d'énergie pour la synthèse de l'ozone et d'augmenter très considérablement la productivité de l'ozoniseur par comparaison avec tous les ozoniseurs connus. Les sens de mouvement indiqués des écoulements du liquide de refroidissement dt du gaz ozonisé, qui sont représentés sur la figure 1 par des flèches, peuvent être arbitraires. Elles n'exercent pratiquement aucune influence les unes sur les autres. L'ozoniseur tubulaire haute fréquence suivant l'invention est un appareil métallique avec refroidissement par écoulement d'eau aussi bien des électrodes basse tension que des électrodes haute tension revalues d'une couche de diélectrique, notamment d'émail silicate, de verre, etc. L'ozoniseur suivant l'invention peut Btre utilisé dans des branches d'industrie quelconques où il s'agit de préparer l'ozone en grandes quantités ou bien lorsqu'il s'agit de réaliser une unité extrêmement ramassée. Les ozoniseurs tubulaires conçus suivant l'invention permettent d'augnenter de 50 à 100 fois la productivité en comparaison de celle des ozoniseurs basse fréquence existants, e'est-à-dire qu'ils permettent d'obtenir dans les ozoniseurs en conservant leurs cotes d'encombrement existantes (notamment 3000 x 1400 x 1500 mm3), 50 à 100 kg d'ozone par heure et davantage au lieu de 1 à 2 kg ozone par heure.Gracie à cela, les investissements nécessaires à la création des unités d'ozonisation peuvent être réduites de 30 à 50 fois en comparaison des ozoniseurs basse fréquence existants Ia consommation des matières premières (air, oxygène) et leurs caractéristiques techniques lors de l'utilisation des ozoniseurs haute fréquence restent pratiquement les mêmes que lors de l'utilisation des ozoniseurs basse fréquence. La consommation d'énergie pour la production de l'ozone dans les ozoniseurs haute fréquence baisse quelque peu par comparaison avec la consommation d'énergie dans les ozoniseurs basse fréquence. L'ozoniseur de conception conforme à l'invention, comportant un revêtement diélectrique des deux électrodes, fonctionne très efficacement en permettant d'obtenir, dans la synthèse de l'ozone à partir de l'oxygène, un gaz ozonisé d'une concentration de 118 mg/l (environ 6% en volume ou environ 8,5 en poids) pour une consommation d'énergie de 5,5 kwh seulement pour 1 kilogramme d'ozone.Pour des concentrations de 21,6 à 35,0 mg/l, ctest-à-dire de 1,5 à 2,5 en poids de l'ozone obtenu, la consommation d'énergie dans l'ozoniseur suivant l'invention baisse respectivement jusqu'à 4,6 et 4,9 kwh pour 1 kg d'ozone, ce qui est sensiblement (de plus de deux fois) supérieur à l'efficacité de n'importe lequel des ozoniseurs connus précités, y compris celle faisant l'objet du brevet des Etats-Unis d'Amérique no 3 766 051 , suivant lequel la consommation d'énergie pour la synthèse de l'ozone à partir de l'oxygène pour une concentration de 1,5 à 1,6% en poids de l'ozone obtenu se chiffre par 10,6 kWh pour 1 kg d'ozone (4,8 kWh pour 1 livre d'ozone). Lorsqu'on utilise un ozoniseur conforme à l'invention dans lequel une seule des électrodes est revêtue de diélectrique (comme c'est le cas pour l'ozoniseur suivant le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 766 051), pour une concentration de 3,0 en poids de l'ozone obtenu la consommation d'énergie n'est que de 5,0 kWh pour 1 kg d'ozone, alors que dans le brevet des Etats-Unis no 3 766 051 la consommation d'énergie est de 10,6 kwh pour 1 kg d'ozone, la concentration de l'ozone obtenu étant de 1,5 à 1,6%en poids. Le débit de l'ozoniseur suivant l'invention, calculé par unité de surface de la zone de de charge, est très élevé et dépasse sensiblement celui de tous les ozoniseurs connus. Par exemple, dans l'ozoniseur à revêtement diélectrique des deux électrodes, à une fréquence du courant d'alimentation de 1000 Hz, le débit peut atteindre 3,0 kg d'ozone par mètre carré et par heure. Dans un ozoniseur à revêtement diélectrique d'une seule électrode, à une fréquence du courant d'alimentation de 1500 Hz, le débit peut atteindre 8 à 10 kg d'ozone par heure et par mètre carré. Dans le cas de l'alimentation des ozoniseurs par un courant d'une fréquence plus élevée, le débit des ozoniseurs est multiplié par un facteur encore plus élevé. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés, qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des dquivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REYENDICATIONS f. Ozoniseur tubulaire haute fréquence, du type comprenant un corps dans lequel sont montés au moins un élément ozoniseur comportant une électrode basse tension exacutée sous forme d'un tube et une électrode haute tension, exécutée également sous forme d'un tube et logée à l'intérieur du tube formant l'électrode basse tension, les surfaces mutuellement en vis-à-vis de l'électrode basse tension et de l'électrode haute tension formant entre elles une zone de décharge dans laquelle se forme l'ozone à partir d'un gaz contenant de l'oxygène, au moins l'une desdites surfaces étant revêtue d'une matière diélectrique, tandis que leurs surfaces opposées sont refroidies par circulation d'un liquide, caractérisé en ce que le tube formant l'électrode basse tension comporte une chemise de refroidissement tandis qu'à l'intérieur du tube formant l'électrode haute tension est logé un noyau, ce qui augmente la vitesse linéaire de l'écoulement du liquide refroidisseur et intensifie de ce fait le refroidissement. 2. Ozoniseur tubulaire haute fréquence suivant la revendication t, caractérisé en ce que, à l'une des extrémités de chaque électrode haute tension, est prévue une bride fabriquée d'une seule-pièce avec elle et prenant appui contre un collecteur d'eau de refroidissement, tandis qu'à son autre extrémité est prévu un filetage pour un écrou de fixation prenant appui contre un autre collecteur d'eau de refroidissement et dont le vissage a pour effet de tendre l'électrode haute tension le long de l'axe de l'électrode basse tension correspondante, tandis que pour le centrage des électrodes haute tension dans les électrodes basse tension, aux extrémités de chaque élément ozoniseur sont montées des douilles de centrage dont chacune est exécutée sous forme dlun gobelet en matière isolante dont le fond comporte un orifice pour la mise en place de l'extrémité rétrécie correspondante de l'électrode haute tension, et dont les parois latérales comportent des orifices pour le passage du gaz ozonisé, chaque douille de centrage étant appliquée par le collecteur correspondant contre une surface d'ajustement périphérique ménagée à l'extrémité correspondante de chacune desdites électrodes basse tension, ce qui permet de réaliser le centrage de chacune desdites électrodes haute tension dans l'électrode basse tension correspondante avec une précision comprise dans les limites de + 0,1 mm.