La présente invention a pour objet un dispositif détecteur pouvant entre en particulier utilisé sur les véhicules automobiles pour déceler automatiquement une forte accélération ou décélération, telle que celle QA se produit en cas de choc, et commander un appareil de protection. Commue on le sait, des recherches sont actuellement faites pour munir l'intérieur des véhicules automobiles, en particulier à la base du pare-brise, de sacs en matière souple, qui, en cas de choc, doivent entre gonflés de façon quasi-instantanée par un gaz approvisionné sous pression dans un ou plusieurs réservoirs. I1 s'agit donc d'ouvrir très vite les robinets prévus, afin que le gonflage des sacs soit aussi rapide que possible. La demanderesse s1 est donc posé le problème de réaliser un dispositif capable de détecter un choc, ou m8me le freinage brutal qui peut le précéder, et de donner aussitôt une impulsion de commande pouvant entre transmise aux appareils de protection. Le dispositif qu'elle a imaginé et qui fonctionne par inerte tie, comporte une masse en matière lourde montée sur une tige qui est supportée dans une cage ou un bottier, de manière à pouvoir osciller en tous sens par rapport à la position de repos de son axe et la masse est, de plus, montée coulissante sur la tige. De la sorte, les oscillations de la tige détectent les accélérations ayant une composante perpendiculaire à la position de repos de son axe, tandis que le coulissement de la masse inerte sur la tige détecte les accélérations parallèles à l'axe de la tige0 Des chocs dans différentes directions peuvent ainsi gtre détectés. Des ressorts réglables sont prévues, tant pour le rappel de la tige dans sa position de repos, que pour le rappel de la masse inerte le long de la tige, le réglage de ces ressorts permettant de déterminer le seuil des accélérations pour lesquelles le dispositif entre en fonctionnement0 En outre des contacts électriques sont disposés de manière à être fermés pour une certaine amplitude d'oscillation de la tige ou de coulissement de la nasse inerte0 Ces contacts peuvent etre réalisés très simplement entre le boftier lui-meme fait en métal et des appendices portés par la tige et la masse inerte, lesquels sont isolés électriquement du bottier pour eAtre reliés à un p81e du circuit électrique de commande. La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut entre réalisée, les particularités qui ressortent tant du dessin que du texte faisant, bien entendu, partie de ladite invention, La figalre unique est une vue en coupe axiale d'un mode de réalisation d'un dispositif selon l'invention, en position de repos, Be dispositif représenté sur le dessin comporte un bottier cylindrique 1 en métal bon conducteur, par exemple en cuivre, fermé à une extrémité par un bouchon 2 en matière isolante et à ltextrémité opposée, par un bouchon 3 en métal bon conducteur. Dans l'axe de ce bottier est agencée une tige 4 en métal bon conducteur, qui traverse un trou Sa du bouchon isolant 2 et qui est maintenue, d'une part par une-pièce 5 fixée sur la tige par ure vis 6, d'outre part-, par une rondelle 7 en métal appuyée contre le bouchon isolant 2 par un ressort 8 enroulé autoux de la queue filetée de la tige sur laquelle se visse un écrou 9 comprimant plus ou moins le ressort 8 La tige traverse la rondelle 7 avec un certain jeu, De plus, la pièce 5, en appui par sa périphérie sur le bouchon 2, s'engage dans ce bouchon par un prolongement cynique ou sphérique 10, laissant donc un vide entre lui et la surface interne du trou 2a du bouchon Comme on le comprend, il résulte de cet agencement que la tige 4, tout en étant maintenue en position de repos dans l'axe du bottier Â l'extrémité supérieure de la tige, un corps lourd Il de forme général cylindrique est monté sur ladite tige, de manière à pouvoir y coulisser. La position de repos de ce corps est déterminée par les action antagonistes de deux ressorts 12, 13. Be ressort 12 est comprimé entre le corps 11 et un écrou 14 vissé sur l'extrémité de la tige-, tandis que le ressort 13 est comprimé entre la masse Il et une butée 15 fixée sur la tige par une vis 16. Le corps Il peut ainsi coulisser sur la tige, en faisant jouer les ressorts0 Si lton suppose, par exemple, que le dispositif ainsi décrit est fixé sur une voiture automobile, de manière que l'axe du cylindre a soit vertical, toute accélération ou'décélération horizontale aura pour effet, en raison de l'inertie de la tige 4 et surtout du corps lourd 11, de produire une inclinaison de la tige par rapport à l'axe du bottier 1, à l'encontre de l'action du ressort 8o Si cette accélération ou décélération est suffisante, compte tenu du réglage de la force du ressort 8 assuré par l'écrou 9, une collerette annulaire 20 prévue en saillie à la périphérie du corps 11, ou l'un des appendices répartis autour de ce corps, entrera en contact avec le bottier lo Ainsi, sera provoquée la fermeture d'un circuit électrique dont les bornes 17 sont reliées respectivement au bottier i et à la rondelle 7 en liaison conductrice avec la tige par l'intermédiaire du ressort 8 et de l'écrou 9. Un relais sensible, placé dans ce circuit électrique, se trouvera alors actionné pour commander 1' ouverture des robinets de gaz servant à gonfler les sacs de protection. Pour obtenir un contact prolongé assurant en tous les cas la fermeture du circuit pendant un temps suffisant pour la réponse du relais, on peut prévoir, sur la tige 4, soit une collerette élastique 18 en métal, soit des lames élastiques réparties circulairement et entrant en contact, en fléchissant élastique layent, avec une collerette 19 fixée à l'intérieur du boîtier 40 Ces lames peuvent être fixées par exemple sur la butée 15. Bes composantes d'une décélération ou d'un choc, parallèles à l'axe de la tige 4, sont détectées par déplacement du corps il le long de la tige. Dans ce déplacement, qui se fait à llencon- tre de l'un des ressorts 12, 13, le corps il entre en contact soit avec le bouchon métallique 3, qui ferme le boftier 1, soit avec une collerette 21, solidaire de l'intérieur du bottier, Pour ne détecter que des déplacements du corps Il résultant dune accélération ou décélération importante et éviter que le corps Il ne se déplace dans le mouvement normal de la suspension du véhicule, on peut le munir d'un crantage comprenant, par exemple, une petite bille 22 pressée contre la tige 4 par un ressort 23 et engagée normalement dans une empreinte 24 de la tige0 D'autres empreintes 25 correspondant respectivement aux deux positions extrêmes du corps il, où il est en contact soit avec le bouchon 3, soit avec la collerette 21, tendent à immobiliser le corps il dans ltune ou l'autre de ces positions, On peut ainsi maintenir la durée du contact pour obtenir avec sécurité la réponse du relais. il va de soi que les modes de réalisation décrits ne sontque des exemples et l'on pourrait les modifier, notamment par substitution d'équivalents techniques, sans sortir pour cela du cadre de l'invention0 Par exemple, à la place d'un bottier fermé, comme décrit en regard du dessin on pourrait utiliser une cage plus ou moins ouverte, comportant les parties de paroi nécessaires pour assurer les contacts avec la masse il dans ses diverses positions REVENDICATIONS 10 Dispositif servant à détecter de fortes accélérEtions ou décélérations d'un véhicule pour commander un appareil de protection des passagers, caractérisé en ce que ce dispositif, fonctionnant par inertie, comporte une masse en matière lourde montée sur une tige qui est supportée dans un boStier ou une cage, de manière à pouvoir osciller en tous ens par rapport à la position de repos de son axe, les oscillations de la tige détectant ainsi les décélérations ayant une composante perpendi cuiaire à la position de repos de son axeO 2 Dispositif selon Ja revendication 4, caractérisé en ce que la masse est montée coulissante sur la tige, de sorte lue son coulissement détecte l-s accélérations parallèles à 'axe de la tige. 3. Dispositif selon la revendication I ou 2, caractérisé en ce que la tige est appuyée élastiquement contre le bord d'un trou pratiqué dans une rondelle isolante fixée sur le bottIer0 4o Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'appui de la tige contre la rondelle isolante se fait par l'intermédiaire d'une pièce présentant un prolongement conique ou sphérique engagé dans le trou pour le centrage de la tige. So Dispositif selon la revendication 3 ou 4, caractérisé en ce que la force élastique de rappel de la tige provient d'un ressort en appui sur la rondelle isolante et serré plus ou moins sur l'extrémité de la tige qui fait saillie hors de cette rondelle. 6O Dispositif selon l'une des revendications 2 à 5, caractérisé par un crantage prévu sur la tige pour immobiliser la masse en matière lourde dans sa poItion de repos et dans ses positions extrêmes où -lle vient faire contact avec ure partie solidaire du bottier. 7 DIspositif elon l'e des revendications précédentes -e-, caractérisé en ce lue la tige eb ç boîtier, @@@@@@ électrique- ment l'un de l'autre, sont reliés à deux borncs d'un circuit électrique, qui se trouve ainsi fermé en cas de contact entre un élément de la tige et )n élément du bottier e qui comporte un relais de commande des appareils de protection0 8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'un appendice en saillie autour de la masse en matière lourde peut venir en contact avec le bottier pour une certaine amplitude d'oscillation de la tige. 9O Dispositif selon la revendication 7 caractérisé en ce qu'une ou plusieurs lames élastiques de contact prévues sur la tige coopèrent avec une saillie annulaire du boîtier.