L'invention concerne un procédé pour lier des étoffes. On sait lier une étoffe, telle qu'une nappe non tissée, en des zones séparées et bien espacées. Par exemple, des calandres comportant des surfaces surélevées sur au moins un rouleau ou cylindre ont été décrites comme fournissant un moyen pour lier, en des zones bien espacées les unes des autres, les nappes non tissées comprenant de la matière thermoplastique, et l'on a trouvé que ces calandres produisent des étoffes non tissées ayant un meilleur drapé en comparaison d'étoffes dans lesquelles les liaisons se produisent dans toute la nappe entre des fibres contiguës. On a décrit ailleurs l'utilisation de l'énergie des ultrasons pour lier des étoffes entre une corne d'antenne excitée par des uBsrasons et une enclume comportant des surfaces surélevées formant un dessin. Afin de fabriquer un produit acceptable à 11 échelle commerciale, il est souvent nécessaire d'effectuer, à titre d'opération soirée, une teinture ou une impression des étoffes ainsi produites. lie procédé d'impression par report ou transfert à chaud, qui est également connu sous le nom d'impression en phase vapeur, dtimpression sous l'action de la chaleur sèche ou de thermoimpression, implique de mettre une étoffe, contenant des fibres thermoplastiques ou synthétiques ou consistant en de telles fibras, en association avec des colorants dispersés qui sont sur une feuille inerte de support, comme du papier, et de soumettre la feuille, les colorants et l'étoffe à des conditions réglées de température et de pression de sorte que les colorants se subliment, passent en phase vapeur sur l'étoffe et pénètrent par sorption dans les fibres synthétiques de l'étoffe. Des propositions plus récentes, selon lesquelles on incorpore dans l'étoffe des matières liquides, comme des solutions d'acides minéraux, afin d'emprisonner et de fixer les colorants reportés ou transférés, ont permis détendre les techniques dtim- pression par report à chaud à des classes de colorants autres que les colorants dispersés. Ces derniers procédés exigent cependant un pré-traitemen# spécial des étoffes et une opération subséquente d'enlèvement par lavage des produit chimiques ajoutés, et ces deux types d'opérations augmentent le prix de revient du processus dtimpression. La quantité du colorant transféré ou reporté dépend du temps au cours duquel agissent les conditions permettant le-report (ce que 11on désignera comme étant la "durée de séjour") et de la température. Des durées de séjour excédant 15 secondes sont courantes. Cependant, des tentatives visant à diminuer les durées de séjour en augmentant la température n'ont pas été couronnées de succès, puisqu'il se produit une dégradation et une fusion de l'étoffe, ce qui crée un aspect glacé, lustré ou brillant qui est peu attrayant. La Demanderesse vient de découvrir qu'on peut lier une étoffe et l'imprimer en une seule opération sans lustrer notablement 11 étoffe, et qu'on peut opérer ainsi avec des colorants dispersés et, de façon simplifiée, avec d'autres classes de colorants, Selon un aspect de l'invention, par conséquent, la Demanderesse propose un procédé pour lier une étoffe consistant en (ou comportant) une matière thermoplastique fusible distribu#ée.Selon ce procédé, on met une feuille de report, supportant une encre comprenant un colorant pouvant être reporté ou transféré à chaud, en contact avec l'étoffe et l'on soumet la feuille et l'étoffe à l'action e la chaleur et de la pression en des zones espacées et bien séparées ; la matière thermoplastique devient ainsi adhésive et elle lie ou colle l'étoffe ; de même, le colorant est transféré ou reporté sur l'étoffe, au moins dans les zones correspondant à ces zones séparées. On utilisera habituellement le procédé de l'invention en association avec la liaison d'une nappe fibreuse non tissée, bien qu'on puisse utiliser ce procédé pour lier d'autres étoffes, comme par exemple des étoffes tissées, aiguilletées ou tricotées. Une caractéristique surprenante de l'invention est la durée de séjour extrêmement brève qui est requise afin de réaliser le report des colorants, en comparaison des durées de séjour nécessaires dans des techniques classiques d'im- pression par report à chaud. En fait, on a trouvé que des durées de séjour inférieures à une seconde sont parfaitement adéquates dans la plupart des cas. On peut convenablement effectuer une liaison selon le procédé de l'invention en faisant passer la feuille de report et l'étoffe dans l'emprise ou la zone de pincement d'une calandre dont au moins un des cylindres possède à sa surface un dessin formé par des zones surélevées. Il en résulte que l'étoffe est liée et que le colorant est reporté sur l'étof- fe au moins dans les régions ou zones où une partie surélevée d'un cylindre exerce une pression sur l'autre cylindre ou contre une partie surélevée de l'autre cylindre. La température des cylindres de la calandre et la pression exercée entre ces cylindres doivent être suffisantes pour provoquer la liaison et le report du colorant, et elles peuvent être supérieures à celles servant de façon classique pour des procédés de liaison ou d'impression par report à chaud. Cependant, puisque la liaison et le report du colorant s'effectuent principalement, sinon exclusivement, dans des zones bien espacées (correspondant aux surfaces surélevées ou aux zones de recouvrement des surfaces surélevées), le lustrage de l'étoffe qui se produit n'est pas suffisant pour endommager de façon notable l'aspect de l'étoffe. En outre, les plus fortes pressions provoquent un peu d'indentation de la surface de l'étoffe, ce qui contribue à masquer tout lustrage. Des calandres qui conviennent pour la mise en oeuvre de l'invention comprennent celles dans la demande de brevet britannique NO 1 245 088 , dans les demandes de brevet fran çais NO 75 13134 et NO 75 13135 déposées par la même Demanderesse le 25 avril 1975 et dans le brevet britannique NO 1 095 740. En variante, on peut mettre en oeuvre le procédé de l'invention en soumettant la feuille de report et l'étoffe à l'action de la chaleur et de la pression dans une emprise ou zone de pincement entre une corne excitée par des ultrasons et une enclume munie en surface d'un dessin formé par des zones surélevées : la matière thermoplastique devient ainsi adhésive et elle l-ie les fibres ensemble ; de même, le colorant passe par report sur la nappe au moins dans les zones où une surface surélevée correspond à la corne ou antenne soumise soumise à l'énergie des ultrasons. On préfère que l'étoffe avance dans la zone d'emprise ou de pincement entre l'enclume et la corne et, de façon commode, l'enclume peut avoir la forme d'un rouleau mené. De préférence, l'étoffe comprend au moins 50 %, encore mieux 70 %, d'une matière thermoplastique fusible qui est commodément sous forme fibreuse. Le terme "fibre" comprend aussi bien des fibres discontinues que des filaments continus. Si on le désire, l'étoffe peut être colorée, par exemple par des techniques classiques de coloration ou de teinture,ou bien les fibres de l'étoffe peuvent avoir été colorées lors du filage ou colorées en masse avant que l'on mette en oeuvre le procédé de la présente invention. lia feuille de report sera normalement un article relativement peu onéreux et qui résiste bien aux conditions auxquelles cette feuille sera exposée. lie papier constitue un matériau convenable, bien qu'on puisse employer de la feuille métallique mince, par exemple de la feuille d'aluminium,#et que, dans certains cas, on puisse même la préférer puisque l'aluminium a une bonne conductivité thermique, ce qui, dans le cas du calandrage, permet de réduire la température du cylindre de la calandre jusqutà une valeur inférieure au point de fusion de la matière thermoplastique. Par suite, on amé- liore les possibilités de mise en oeuvre, puisque l'on élimine le risque de l'adhérence de la matière thermoplastique fondue aux cylindres chauds de la calandre. La feuille de report peut être préchauffée avant d'atteindre l'emprise ou zone de pincement, et l'on effectue commodément ce chauffage en provoquant la mise en contact de cette feuille avec un cylindre chauffe, tel que l'un des cylindres de la calandre, avant que l'étoffe et la feuille de report ne viennent au contact llune de l'autre dans la zone de pincement ou l'emprise de la calandre. Si on le désire, la feuille de report peut entre enduite d'un agent facilitant la séparation, comme des cires de silicones. lies colorants que l'on peut utiliser dans la présente invention sont constitués par n'importe quel colorant de la classe des colorants dispersés pouvant directement se sublimer à la température de travail et qui constituaient jusqu'à présent la classe la plus utilisée des colorants pour l'impression par report. De façon surprenante, on peut utiliser aussi des colorants dispersaèles ayant une moindre volatilité, ce qui empechait normalement de les utiliser dans les techniques classiques d'impression par report.De meme, on peut utiliser des colorants réactifs qui sont normalement transférés ou reportés# en présence d'un agent liquide de fixation existant dans l'étoffe. Bien entendu, il est nécessaire que le colorant possède de l'affinité pour la classe de matières thermoplastiques présentes dans étoffe. En outre, la formulation de l'encre contenant le colorant doit être telle que l'encre puisse être reportée sur l'étoffe, ctest-à-dire que son affinité pour le matériau constituant la feuille de support ne doit pas être trop grande. Selon la nature du colorant et de lamatiere thermoplastique contenue dans l'étoffe, il peut ou non s'avérer nécessaire de traiter l'étoffe, après une impression effectuée selon la présente invention, afin de fixer le colorant. Par exemple, la Demanderesse trouve que les colorants dispersés sont fortement fixés sur des étoffes contenant des polyesters, sans aucune opération supplémentaire de fixation. Par ailleurs, avec des colorants que l'on imprime classiquement par report à chaud avec un liquide de fixation présent dans l'étoffe, on peut ne pas faire appel à î'-agent de fixation et obtenir une bonne solidité du colorant grAce à un simple stade de vaporisage. Lorsque la matière thermoplastique comprend un polyamide, la Demanderesse trouve qu'il est généralement nécessaire de soumettre l'étoffe à un vaporisage et d'effectuer ensuite un simple lavage dans de l'eau chaude pour obtenir une solidité adffrlate du colorant. Dans certains cas, le post-traitement effectué à l'aide de la vapeur d'eau peut servir à distribuer le colorant dans l'étoffe au-delà des zones qui, dans le cas du calandrage, sont soumises à une pression maximale la où une surface sur un cylindre de la calandre pince l'étoffe contre l'autre cylindre, ou bien, dans le cas du traitement par des ultrasons, là où une zone surélevée ou de bossage de l'enclume correspond à la corne soumise à l'action des ultrasons. On peut produire selon le procédé de l'invention d'attrayantes étoffes comportant des dessins ou motifs imprimés sur chaque surface en mettant les deux surfaces de l'étoffe en contact avec les feuilles de repart supportant les formulations de colorant. Par -exemple, les dessins peuvent être de -la même couleur ou de couleurs différentes, ou bien un côté peut comprendre un dessin de couleurs différentes cependant que l'autre coté comporte une impression à une seule couleur. L'invention est encore décrite dans les exemples non limitatifs suivants et en référence à la figure unique annexée. On a effectué des essais de solidité du colorant sur l'étoffe en opérant selon les méthodes des normes britanniques suivan tes Essai de lavage I.S.O. NO 3 : BS 3661/17 :1963 Solidité à la sueur acide : BS 3661/12 : 1963 Solidité au frottement : BS 2667 : 1961 On a établi la variation de couleur sur une échelle de Grey, comme spécifié dans la norme BS 2662 : 1961, et l'on a établi la formation de taches sur des échantillons d'étoffes adjacentes sur une échelle de Grey, comme spécifié dans la norme BS 2663. EXEMPLE 1 On produit sur une machine "Rando Webber" fournie par Curlator Corporation, une nappe (pesant 150 g/m2) de fibres frisées à deux composants de polyester. lies fibres ont une gaine formée d'un copolymère de téréphtalate d'éthylène et d'isophtalate d'éthylène (il y a 15 moles pourcent de groupes iso phtalate) entourant une partie centrale ou ame de téréphtalate de polyéthylène, le rapport volumétrique entre Blâme et la gaine étant de 67 à 33. On étire les fibres jusqu'à- une masse linéiquée de 3,3 décitex et une longueur de 58 mm, et on les frise mécaniquement par une technique utilisant un appareil de compression à 3,5 frisures par centimètre avec un rapport ou taux de frisage de 34 %.On effectue un léger aiguilletage de la masse (23 aiguilles par centimètre carré des deux côtés pénétration des aiguilles : 4 mm). Sur la nappe 4 (sur la figure unique annexée) on place une feuille de report (2), formée d'un dépôt humide de colorants dispersés rougeâtres consistant en du rouge dispersé CI 4, de l'orangé dispersé CI 1 et du jaune dispersé CI 3 (de tels colorants étant représentatifs des colorants qui conviennent pour servir dans des procédés classiques d'impression avec report à chaud) sur une feuille de papier, le colorant étant au contact de la nappe, et l'on fait passer le tout dans la zone de pincement d'une calandre. Les cylindres 6 et 8 définissant la zone de pincement comportent des aires surélevées (ou bossages) formant un dessin sur leurs surfaces. Voici ime description de ces cylindres le cylindre supérieur (6) Diamètre : 19,68 cm, longueur : 1 m. On obtient le dessin en surface en découpant un file#tage à droite à 14 départs avec un pas de 3,55 cm, fournissant 10 zones continues de bossages par 2,54 cm de longueur avec une largeur axiale de 1,73 mm, puis en réalisant un moletage à gauche avec 14 filets par 2,54 cm, inclinés à 30 par rapport au sens axial, ce qui laisse des bossages isolés ayant une largeur circonférentielle de 0,76 mm.Cette opération fournit des bossages rectangulaires mesurant 1,73 mm sur 0,76 mm, dont la longueur est sensiblement dans le sens axial mais s'en écarte d'un faible angle due~30, Cylindre inférieur (8) C'est un tube en. acier à paroi mince, ayant un diamètre extérieur de 12,75 cm et un diamètre intérieur de 11,42 cm ; longueur : 1 m. il est capable de se conformer aux variations localisées et transitoires de la pression de serrage ou de pinçage de façon à garantir que la pression de serrage est maintenue à un niveau sensiblement uniforme, comme décrit dans la demande française de brevet NO 74 01494 déposée par la même Demanderesse le 16 janvier 1974. On obtient le dessin en surface en découpant un filetage à gauche à un seul départ, avec 14 filets par 2,54 cm, en lsissant un bossage ou une zone continue de 0,76 mm de largeur axiale puis en décou#pant des rainures horizontales dans le sens axial, ce qui laisse des zones isolées ayant une largeur circonférentielle de 1 ,73 mm. Ces opérations fournissent des bossages ou zones rectangulaires mesurant 0,76 mm sur 1 ,73 mm, dont la longueur est dans le sens de la circonférence. On chauffe le cylindre supérieur jusqu'à une température de surface de 2150C et l'on chauffe le cylindre inférieur jusqu'à une température de surface de 1950C. On fait passer la nappe et la feuille de report dans la zone de pincement à la vitesse de 3 m par minute, après quoi on sépare la feuille de report de la nappe et l'on enroule chacune, respectivement, sur les rouleau. 10 et 12. On trouve que les fibres se sont collées ensemble selon un dessin de zones indentées et séparées pour former une étoffe non tissée. En outre, le colorant a été transféré par report sur l'étoffe, les zones ayant subi l'indentation (qui correspondent aux positions où les bossages des deux rouleaux se sont chevauchés) étant teintes en rouge, d'autrez zones (correspondant à des positions où un bossage d'un cylindre a coïncidé avec un espace entre des bossages sur l'autre cylindre) sont légèrement roses, ce qui indique le report d'une faible quantité de colorant. On soumet l'étoffe à des essais de détermination de la solidité du colorant, et les résultats obtenus sont indiqués au tableau 1. (Les échelles de Grey ont des valeurs de 1 à 5 ; 5 indique ltabsence de changement de teinte ou l'absence-de for mation de taches; 1 indique une variation très Importante de la teinte ou une formation considérable de taches). TABLEAU 1 Essai S M N C Essai ISO de lavage NO 3 4-5 5 3-4 Essai à l#ueur (pH 5,5) 5 - 4-5 5 Essai de frottement à sec - - - 4-5 Essai de frottement humide - - - 4-5 S désigne la cotation de la variation de teinte de l'échan- tillon ou de l'éprouvette M désigne la cotation des taches sur une étoffe blanche adjacente en polyester non tissé N désigne la cotation des taches sur une étoffe blanche adjacente en "Nylon" bouffant C désigne la cotation des taches sur une étoffe adjacente blanche en coton. EXEMPLE 2 On produit de la même façon que celle décrite dans l'exemple 1 une nappe pesant 150 g/m2 et formée de fibres à deux composants en du polyamide frisé. La fibre possède une gaine en "Nylon 6" entourant une âme en "Nylon 66", le rapport volumétrique entre l'amie et la gaine étant de 50:50. On étire les fibres jusqu'à une masse linéique de 3,3 dtex, une longueur de 50 mm et on les frise mécaniquement dans un appareil de compression à 4,0 frisures par centimètre à un taux ou rapport de frisage de 30 /0. On soumet la nappe à un aiguilletage léger comme dans l'exemple 1. On met une feuille 2 de papier de report, portant un dessin floral imprimé formé par du jaune lianasol 4G (jaune réactif Cl 39), de l'orangé Lanasol (orangé réactif CI 29), du rouge Lanasol G (rouge réactif 83), du bleu Lanasol 3G et 3R (bleu réactif CI 69 et bleu réactif CI 50, respectivement) en contact avec la nappe comme ci-dessus et l'on fait passer la nappe et la feuille de report dans la calandre décrite dans l'exemple 1. ("Lanasol" est une marque commerciale de Ciba-Geigy Lite.) Dans ce cas, là température du cylindre supérieur est de 2350C et la température du cylindre inférieur est de 2150C. Les autres conditions sont inchangées. On trouve que les fibres sont liées ensemble selon un dessin formé de zones indentées bien séparées afin de former une étoffe liée et non tissée. Le colorant s'est transféré ou reporté aux zones correspondant aux zones d'indentation, mais ce colorant n'est pas solide. On fait passer l'étoffe à l'état mou dans un appareil de vaporisage dans lequel on traite l'étoffe par de la vapeur à faible pression (sensiblement à la pression atmosphérique) durant 10 minutes, puis on la sèche à l'air. Ce traitement fixe les colorants et les distribue également au-delà des zones liées par indentation, de sorte que la quasi-totalité de la surface de l'étoffe est colorée. On soumet une portion de l'étoffe à un rinçage par traitement dans de l'eau tiède (600C), et l'on soumet les portions rincée et non rincée de l'étoffe à des essais de solidités du colorant. Les résultats obtenus sont présentés au Tableau Il. TABLEAU il Essai Echantillon non Echantillon rincé rincé S M C S M C Essai de lavage ISO NO 3 4-5 4-5 - 4 5 Solidité au frottement (humide) - - 2 - - 4 Solidité au frottement (à sec) - - 3-4 - - 4-5 S et C ont le même sens que pour le tableau I; M indique la cotation des taches formées sur une étoffe blanche adjacente en polyamide non tissé. EXLE 3 On prépare divers papiers de report, portant des colorants dispersés ayant une faible volatilité.ce qui en empêche l'utilisation dans une~technique classique d'impression avec report à chaud. On met ces papiers en contact avec l'étoffe décrite dans l'exemple 1 et l'on fait passer le tout dans la calandre, dans les mêmes conditions opératoires de celles indiquées dans 1 'exemple 1. On détermine la solidité des colorants, en suivant l'essai ISO de lavage n03, et les résultats obtenus sont indiqués au tableau III, où S, M et N ont le sens indiqué à propos du Tableau I. TABLEAU III COLORANTS S .M N Jaune dispersé CI 42 (CI 10338) 5 5 5 Colorant de l'exemple 1 du brevet britannique n0 1 256 093 (jaune) 5 5 5 Colorant de l'exemple 5 du brevet britannique n0 1 256 093 (jaune) 5 5 5 Colorant de l'exemple 1 du brevet britannique n0 1 020 ?03 (jaune) 5 5 4-5 Colorant de l'exemple 7 du brevet britannique n0 1 016 246 (jaune) 5 5 5 Orangé dispersé CI 13 (CI 26080) 5 5 4-5 Brun dispersé CI 1 (CI 11152) 5 5 4-5 Colorant de l'exemple 9 du brevet britannique n0 859 900 (rouge) 5 5 4-5 Colorant de l'exemple 5 du brevet britannique n0 1 049 039 (bleu marine) 5 5 5 Colorant de l'exemple 38 du brevet britannique n0 1 284 932 (turquoise) 5 5 5 Colorant de l'exemple 7 du brevet britannique n0 1 284 932 (bleu) 5 5 4-5 EXEMPLE 4 En utilisant des échantillons de l'étoffe de fibres de polyamide , tellesque décritesdans l'exemple 2,et la calandre de l'exemple 1, on reporte comme ci-dessus divers colorants réactifs d'une feuille de papier de support sur la nappe, et l'on détermine la solidité des colorants ainsi reportés en utilisant l'essai ISO de lavage n03 après un traitement de fixation par de la vapeur d'eau. lies résultats obtenus sont présentés au tableau IV. TABLEAU IV COLORANT sans nettoyage 5 mn de nettoyage à à 600c S M N S M N Jaune "Nylomine P3R" * (jaune réactif C.I. 34) 4 4-5 4-5 4 4-5 4-5 Noir ""Nylomine P2R" * (noir réactif C.I. 11) 4 4-5 4-5 4-5 4-5 4-5 Rouge "Procion MX5B" + (rouge réactif C.I. 2) 4 5 5 5 5 5 Jaune 1,Procion MX8G" + (jaune réactif C.I. 7) 4 5 5 5 4-5 5 * On détermine la solidité après 1 minute de traitement par de la vapeur d'eau à la pression atmosphérique. + On détermine la solidité après 10 minutes de traitement par de la vapeur d'eau à la pression atmosphérique. ("Nylomine" et "Procion" sont des marque commerciales de Imperial Chemical Industries Limited). -AEXEMPLE 2 On forme une nappe pesant 120 g/m2 et consistant en les fibres à deux composants de polyestersldécrites dans l1exem- ple 1,et l'on fait passer la nappe, dont une surface est au contact d'une formulation de colorants dispersés à faible volatilité supportée sur une feuille de papier, entre une corne soumise à l'énergie des ultrasons et une enclume en forme de cylindre mené. On fait fonctionner la corne ou antenne à 20 -KHz avec une amplitude de 25 il d'une crête à l'autre et on l'applique sur l'enclume avec une pression manométrique de 1,4 bar. Le cylindre (enclume) porte un dessin de zones carrées (ou bossages) de 0,5 mm de côté, disposées en échiquier ou en quadrillage ; il y a 16 zones-par 2,54 cm de longueur. On trouve que la nappe est liée sous l'action de l'énergie des ultrasons qu'on applique et, en outre, le colorant est passé par report sur l'étoffe dans les zones correspondant aux bossages existant sur le cylindre. On observe qu'une plus grande quantité de colorant est reportée par transfert lorsque la feuille de report est disposée entre la nappe et le cylindre que lorsque cette feuille est disposée entre la nappe et l'enclume. On détermine la solidité du colorant après un essai de lavage ISO n 3. Les résultats obtenus sont indiqués au tableau V suivant TABLEAU V COLORANT Emplacement de la feuille S M N de report ~~~~~~~~~~~~~~ Jaune dispersé entre antenne et nappe 4-5 5 4 C.I. 43 (CI 10338) entre enclume et nappe 4-5 5 4 Orangé dispersé entre antenne et nappe 4-5 4-5 4-5 C.I. 13 (CI 26080) entre enclume et nappe 4 4-5 4-5 REVENDICATIONS 1. Procédé pour lier une étoffe consistant en une matière thermoplastique fusible ou comportant une telle- matière thermoplastique fusible distribuée, ce procédé étant caractérisé en ce qu'on met une feuille de report supportant une encre comprenant un colorant reportable ou transférable à chaud en contact avec l'étoffe ; et l'on soumet l'étoffe et la feuille à l'action de la chaleur et de la pression en des zones espacées et bien séparées, de sorte que la matière thermoplastique devient adhésive et lie ou colle l'étoffe, et que le colorant est transféré par report sur l'étoffe au moins dans les zones correspondant aux zones distinctes précitées. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'étoffe est une nappe fibreuse non tissée. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on soumet I'étoffe durant moins d'une seconde à l'action de la chaleur et de la pression. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on applique la chaleur et la pression dans la zone de pincement ou de serrage (ou emporté) d'une calandre, (l'un au moins des cylindres de cette calandre ayant en surface un dessin formé de zones surélevées ou bossages; l'étoffe est liée ou collée, et le colorant y est transféré par report au moins dans les zones où un bossage d'un cylindre a exercé une pression contre l'autre cylindre ou contre un bossage de l'autre cylindre. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 a 3, caractérisé en ce qu'on fournit de la chaleur et de la pression dans une zone de serrage entre une corne ou antenne subissant l'action d'ultrasons et une enclume munie en surface d'un dessin comportant des zones surélevées ou des bossages, de sorte que la matière thermoplastique devient adhésive et que les fibres collent ou sont liées ensemble et de sorte aussi que le colorant passe par report sur la nappe au moins dans les zones où un bossage correspond à l'antenne soumise aux ultrasons. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la matière thermoplastique est sous forme fibreuse. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que le colorant comprend au moins un colorant dispersé. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'au moins l'un des colorants dispersés possède une faible volatilité qui en aurait empêché l'utilisation dans les techniques classiques d'impression avec report à chaud. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la matière thermoplastique est un polyester. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le colorant comprend au moins un colorant réactif. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que la matière thermoplastique est un polyamide. 12. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que í tettoffe est colorée. 13. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la feuille de report est en papier. 14. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que la feuille de report est une feuille de métal. 15. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la feuille de report est chauffée avant d'être mise au contact de l'étoffe. 16. Procédé selon la revendication 4, ou selon l'une quelconque des revendications 6 à 14, caractérisé en ce qu'on chauffe la feuille de report, par contact avec un cylindre de la calandre, avant la mise en contact avec l'étoffe. 17. Procédé selon l'une quelconque des revendications 5 15, caractérisé en ce que la feuille de report est interposée entre l'étoffe et l'enclume. 18. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on met les deux côtés de l'étoffe en contact avec des encres comprenant des colorants placés sur une feuille de report leur servant de support. 19. étoffe teinte, produite par le procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes.