La présente invention concerne un moteur à aimants perma nents permettant la transformation d'énergie magnétique en éner gie cinétique, en particulier à des fins d'entraSnement et de chauffage. Dans un moteur à aimants permanents de la sorte on se propose d'utiliser lteffort exercé par un aimant sur un corps paramagnétique, pour réaliser une transformation d'énergie. Il est incontestable que, lors de l'attraction d'un corps paramagnéti que par un aimant, on peut au moins une fois transformer de l'é nergie, plus précisément de l'énergie magnétique potentielle en énergie mécanique. Mais on ne pouvait pas antérieurement répéter le processus sur le même corps sans dépense d'énergie, car il fallait que le corps, pour pouvoir s'éloigner de l'aimant, reçoi ve la même énergie que celle utilisée auparavant lorsqu'il s'é tait rapproché de l'aimant.Et on ne tient pas compte dans cette description des pertes par frottement ou désaimantation. L'iodée de principe dé 1 'invention -consiste à rendre la course du corps s'éloignant de l'aimant libre de toutes forces d'attraction ma gnétique. On a alors la possibilité de répéter le processus dé crit ci-dessus, et de transformer de l'énergie magnétique poten tielle en énergie mécanique La suppression dans des espaces déterminés de champs magnétiques et par conséquent des forces d'at traction correspondantes est auåourd'hui réalisée au moyen de l'effet d'écran d'un matériau très perméable, essentiellement pour mettre des appareils à l'abri des actions de champs magnéti ques perturbateurs.La présente invention doit s'apprécier non seulement en fonction de son accord avec les lois du magnétisme et de la mécanique, mais aussi avec le principe de la conserva tion de l'énergie. On ne peut discuter correctement de l'accord avec ce principe que si l'on tient compte de la différence fon damentale entre la libération dans l'art antérieur d'énergie par dé dégradation de réserves limitées existantes, énergie nucléai- re, énergie solaire, chaleur terrestre ou de l'une des sources d'énergies secondaires provenant des énergies primaires précéden tes d'une part, et la libération d'énergie magnétique permise par l'invention d'autre parte On sait que le magnétisme, condi tionné par la constitution atomique et la structure cristalline des matériaux paramagnétiques sous certaines conditions, ne souffre presque pas de dégradation énergétique. La faible dégras dation néammoins existante est à compenser par réaimantation. C'est pourquoi il faut considérer les choses d'une autre manière en ce qui concerne le principe de conservation de l'énergie. W. Westphal, édition Springer 1925/26, page 4, lignes 39-48, s' exprime ainsi sur les lois de la nature et leur extension ou leur restriction."Une loi établie sur la base de phénomènes physiques observés de façon sûre ne peut jamais en principe-être rendue caduque. Mais il peut arriver qu'un affinement des moyens d'observation ou une extension du domaine d'observation à un autre ordre de grandeur des phénomènes étudiés amène à reconnaS- tre que la loi en question n'a dans le domaine primitif d'observation qu'une validité de très grande approximation. Mais la loi ainsi complétée doit toujours renfermer en elle-même la loi primitive comme cas particulier ou approximation.Il s'agit donc toujours dans de tels cas d'une extension d'une loi déjà connue ou d'une réduction de son domaine de validité". Il ressort de la lecture de ces lignes que par le "l'agrandissement du domaine d'observation" la loi considérée"peut n'avoir une validité suffisante que pour le domaine primitif d'observation", c'est la raison pour laquelle le principe de conservation de l'énergie ne contredit pas l'invention. On connaît des forces comme la pesanteur et la force magnétique qui n' étaient pas utilisables jusqu'ici comme sources d'énergie. Ceci peut se comprendre sur l'exemple des conditions physiques représentées par un corps vis-à-vis de la terre. Dans le champ de pesanteur terrestre un corps est attiré par la terre. L'énergie libérée dans la course du corps vers la terre est égale à l'énergie nécessaire pour ramener le corps à sa position initiale, en ne tenant pas compte des pertes. D'un autre côté il n'est pas possible de mettre le corps "à l'abri" du champ de pesanteur terrestre. Ces considérations physiques vont être transposées à l'aimant, celui-ci représentant la terre et un corps magnétiquement doux, le corps pesant ci-dessus. De ce contexte physique on tire la conclusion qu'une libération d'énergie, en dehors d'un sens déterminé du processus, n'est pas davantage possible dans le cas de la force magnétique que dans celui de la pesanteur. Si l'on examine de plus près ces considérations physiques dans le cas de l'aimant, on doit reconnaitre deux différences décisives avec celui de la pesanteur. 1.- Il est possible dans le cas de l'aimant de séparer la course aller et la course retour dtun corps magnétiquement doux en rapprochement et en éloignement respectivement de l'aimant, de façon telle que le corps magnétiquement doux puisse d'abord être tiré entre les pôles opposés l'un à l'autre. Le corps ma gnétiquement doux peut alors sortir de la zone d'attraction du champ magnétique établi entre les pôles pour aller du côté oppo sé. 2.- Il est également possible d'obtenir des effets d'écran à li'encontre de champs (forces) magnétiques par une réfraction magnétique au moyen de matériaux à haute perméabilité. Ces deux différences décisives vis-à-vis de la pesanteur ne permettent plus d'aboutir à la conclusion que la force magnétique ne peut, comme la pesanteur, être utilisée en principe commue source d'énergie. La présente invention a pour but de proposer un dispositif permettant de transformer de énergie magnétique existante en énergie cinétique, en séparant les courses d'un corps magnétiquement doux en rapprochement et en éloignement respectivement d'un aimant et en introduisant une déviation de champ magnétique dans la course du corps magnétiquement doux s'éloignant de l'aimant, dans le dessein d'annuler le champ et par conséquent les forces magnétiques dans l'espace que le corps traverse alors. À cette fin et suivant une première forme de réalisation, un moteur à aimants permanents se caractérisé suivant l'invention en ce qu' il comporte des corps tournants, faits de couches toutes de direction axiale mais alternées en matériau magnéti- que doux et en matériau non magnétique, corps monté rotatif autour d'un axe dont ils sont équidistants, autour duguel ils sont régulièrement répartis et dont ils sont magnétiquement isolés, corps d'abord attirés, par l'intermédiaire de très forts champs avant de fuite, dans des champs symétriques d'aimants à deux faces polaires opposées - la plus forte attraction de chaque aimant venant de points polaires définissant une ligne axiale puis sortant de ces champs symétriques, après les avoir traversés, pour passer ensuite devant des corps déviateurs de champ extérieur, en matériau de haute perméabilité magnétique, rigidement liés les uns aux autres, montés mobiles en direction de la trajectoire des corps tournants et ayant pour rôle de dévier les très forts champs arrière de fuite, existant à leurs emplacements, par réfraction magnétique, vers le côté des aimants le plus éloigné de l'axe du moteur, autour de l'espace que traversent les corps tournants, et en ce que ces champs arrière de fuite qui diffèrent des champs avant de fuite Dar une largeur beaucoup plus étroite des entrefers, sont adaptés à l'intensité de ces derniers - pour que la;; symétrie des champs par rapport à leurs lignes axiales soit conservée - du fait que les aimants ont des parties évidées et remplies de matériau magnétique doux faisant partie du circuit magnétique desdits champs arrière de fuite. Suivant une seconde forme de réalisation un moteur à aimants permanents se caractérise suivant l'invention en ce qu'il comporte des corps faits de couches toutes de direction axiale mais alternées en matériau magnétique doux et en matériau non magné ils tique, corps montés rotatifs autour d'un axe dont/sont équidistants, autour duquel ils sont régulièrement répartis et dont ils sont magnétiquement isolés, corps d'abord attirés dans des champs symétriques d'aimants à deux faces polaires opposées - la plusforte attraction de chaque aimant venant de points polaires définissant une ligne axiale - puis sortant de la première moitié de ces champs symétriques, après l'avoir traversé, pour passer ensuite devant des corps déviateurs de champ intérieur, en matériau à haute perméabilité magnétique, rigidement liés les uns aux autres, montés mobiles en direction de la trajectoire des corps et disposés dans les secondes moitiés des aimants que les corps parcourent en second lieu, en ce que les deux pôles de chaque aimant sont creusés d'évidements si importants que lesdits corps déviateurs les remplissent en déviant les secondes moitiés des champs symétriques, par réfraction magnétique, vers le côté des aimants le plus éloigné de l'axe du moteur, autour de l'espace que-traversent les corps,et en ce que ces secondes moitiés des champs symétriques qui diffèrent des premières moitiés par une largeur beaucoup plus étroite des entrefers est adaptée à l'intensité de ces premières moitiés - pour que la symétrie des champs par rapport à leurs lignes axiales soit conservée - du fait que les secondes moitiés des aimants ont des évidements supplémentaires remplis de matériau magnétique doux faisant partie du circuit magnétique des secondes moitiés de champs symétriques0 Il est également possible d'utiliser le moteur à aimants permanents suivant l'invention simultanément comme source d'entrai- nement et comme source de tension électrique, car on peut appli quer la force d'attraction du moteur à Lin solénoïde fermé de gé nérateur dé courant, en disposant sur les corps tournants iso lés de ceux-ci des bobines en matériau électriquement conduc teur, de façon que les lignes de force des champs des aimants coupent cès bobines, les deux extrémités de chaque bobine étant conduites en direction de l'axe du moteur vers une connexion à un capteur de courante On peut aussi se servir du moteur à aimants permanents comme source de chaleur en provoquant volontairement de fortes pertes magnétiques et par conséquent de forts échauffements; il suffit de choisir convenablement le matériaudes aimants et le matériau magnétique doux des corps tournants pour créer des pertes qui échauffent les corps tournants et les aimants et d'évacuer la chaleur ainsi créée par un dispositif aspirant entraîné par le mouvement de rotation du moteur. Les avantages obtenus par l'invention tiennent essentiellement à ce que la source d'énergie se trouve dans le moteur luimême et à ce que cette source d'énergie, suivant le matériau choisi pour les aimants, peut ne s'épuiser qu'au bout d'une longue période de temps. Il est d'ailleurs possible de réactiver la source d'énergie par réaimantationO Ce moteur tournant permet une grande vitesse de rotation. La figure 2 représente un moteur dans lequel les champs magnétiques sont, comme il est connu en technique d'appareils de mesure, par rétrécissements concentrés sur de petites faces polaires, en employant des pièces de fer convenables. Comme en dehors des paliers le moteur ne présente pas de parties en contact, il n'est sujet qu'a' une faibleusure mécanique.Grâce au fait que le dispositif des corps déviateurs de champ est déplaçable on a une possibilité de régler la puissance. Si l'on amène ce dispositif-sur l'avant des champs symétriques, le moteur se trouve freiné. Si l'zon dispose sur les corps tournants des bobines électriquement conductrices et isolées de ces corps et qu'on ferme le circuit électrique ainsi créé, on établit un champ magnétique s'opposant à la rotation du moteur. Les deux efforts existant alors sont antagonistes, on peut alors retirer de l'énergie électrique à partir des deux extrémités de chaque bobine. On a la possibilité d'utiliser le moteur comme source d'entraînement de machines électriques ou mécaniques productrices de chaleur.Mais on peut aussi faire volontairement importantes les pertes magnétiques intrinsèques qui se transforment en chaleur et évacuer cette chaleur en se servant du mouvement de rotation du moteur. L'invention- sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit de deux exemples de réalisation et à l'examen des dessins annexés correspondants. - les figures la ib et lc représentent un élément d'un moteur suivant l'invention en trois vues différentes - la figure 1d représente le corps 3 au moment où il sort du champ de forces 7, une partie du corps3 se trouvant alors dans l'espace dépourvu de-champ du corps 12 déviateur de champ extérieur. L'aimant 8 est de structure symétrique, en d'autres termes son champ de forces atteint sa plus grande intensité aux points polaires 10 se trouvant sur la droite axiale 9, et va en s'affaiblissant régulièrement vers l'extérieur, moyennant quoi sur les trajets 21, 22, le sens de la force magnétique, qui du fait du champ s'exerce sur le corps 3, est représenté par les flèches; ces deux trajets ne sont pas de même longueur. Sans doute les effets produits par les forces magnétiques en des points des trajets 21, 22, équidistants de la droite axiale 9, c'est-à-dire symétriques par rapport à cette droite, sont-ils égaux. Mais au champ agissant sur le trajet 22, il manque le trajet 23 et les forces agissant au long de ce dernier trajet, pour donner sur le corps 3 les mêmes actions que sur le trajet 21. Le champ qui agirait normalement sur le corps 3 est dévié par le corps 12 dit précisément déviateur de champ extérieur. Si lTon retranche la somme des forces agissant sur le corps 3 dans le sens de la flèche de la ligne 22, de la somme des forces agissant dans le sens de la flèche de la ligne 21, il y a un reste qui est dans le sens de la flèche de la ligne 21, et qui est provoqué par ladite déviation et la suppression des forces agissant normalement sur le trajet 23, au moyen du corps 42 déviateur de champ extérieur. Cette force différentielle est utilisable comme source d'énergie.Pour mieux distinguer les différents domaines du champ magnétique total on a choisi de le décomposer ainsi qu'il suite Le champ magnétique total comprend le champ de fuite 13, le champ symétrique 7 et le champ de fuite 6. Les champs de fuite 6, 13 ont la même intensité, malgré que les largeurs d'entrefer soient différentes0 Cette égalité est rendue possible par la localisation de chaque ligne d'induction dans l'aimant, chaque ligne d'induction étant fermée sur ellemême. C'est pourquoi certaines parties 15 de l'aimant 8 sont raccourcies par évidement, l'espace ainsi rendu libre étant rempli d'un matériau magnétique doux 16, les parties 15 appartenant à la région du champ de fuite 13. En raccourcissant ces parties d'aimant on adapte le champ aux largeurs plus étroites des entrefers 14. C'est de cette façon que l'on rétablit la symétrie du champ magnétique total.La déviation du champ de fuite 13 est provoquée par le fait que l'on crée, autour de l'espace traversé par le corps 3 au long du trajet 23, un court-circuit magnétique par réfraction du champ dé fuite 13 dans le corps 12. On sait que d'après la loi d'Ohm le courant électrique passe de préférence par la plus petite résistance qui lui est opposée; de façon analogue en vertu de la "loi d'Ohm du magnétisme', le flux magnétique Q passe de préférence par la plus petite résistance qui lui est opposée Comme le montrent les figures la et 1d, il existe des entrefers 20, à gauche et à droite ainsi qu'au dessous du corps 3. Mais comme le rapport des réluctances entre matériau à haute perméabilité et l'air peut aller jusqu'à I : 140 000, il est facile de comprendre que le flux magnétique dans le champ-de fuite 13 n'a pas à passer par les entrefers 20 et le corps 3 mais par le corps 12 hautement perméable et dit déviateur de champ ex térieur. On peut dire en résumé ce qui suit.Les forces d'attraction s'exerçant sur le corps 3 lors du trajet 21 - où de l'énergie magnétique potentielle est transformée en énergie cinétique - sont plus grandes que les forces de sens contraire s'exerçant lors du trajet 22 - où de l'énergie cinétique est transformée en énergie magnétique potentielle. Grâce à la déviation du champ au moyen du corps 12, on rend inactive une partie des forces antagonistes du trajet 23. Lors d'une traversée de l'aimant par le corps il reste donc dans celui-ci un excédent d'énergie. Première démonstration. Soit à démontrer que lors d'une traversée du corps 3 sur les trajets 21, 22 et 23 on dispose d'un reste d'énergie dans le sens 11. D'après la loi élémentaire de Coulomb la force magnétique F a pour expression F = mî.m2 r où mi, m2 sont des masses magnétiques et r la distance qui les sépare. Un pôle magnétique de l'aimant 8 (masse magnétique m1) exerce sur le corps 3 en matériau magnétiquement doux et devenu magnétique par effet d'induction du champ (masse magnétique m2) une force F qui est aussi fonction de la distance r entre ces deux masses magnétiques. Le sens de la force est déterminé par celui des lignes de force = c'est la ligne droite joignant le corps 3 (masse magnétique m2) au pôle magnétique considéré de l'aimant 8 (masse magnétique m1).Comme ce phénomène se produit aussi bien du côté du pôle nord que de celui du pôle sud de l'aimant, la direction et le sens de la force résultante sont, sur le trajet 21, ceux Il du mouvement. Sur le trajet 22, le sens de la force résultante est opposé à celui 17 du mouvement. Par contre sur le trajet 23 il n'y a pas de force exercée par l'aimant sur le corps. Il y a lieu cependant de considérer que du fait des tailles du corps et de l'aimant, il n' y a pas une force unique mais tout un ensemble de forces à agir sur le corps 3. Les forces de cet ensemble sont suscitées à des distances r différentes et sur des masses magnétiques m2 également différentes du fait des variations des effets de l'induction sur le corps 3.Par conséquent en un point déterminé du trajet 21 ou du trajet 22, la somme en question des forces exercées sur le corps est de. la forme Comme cette somme varie d'un point à l'autre du trajet 21, le travail W21 effectué sur ce trajet 21 est l'intégrale prise sur le trajet 21 et où F est considérée comme une fonction de l'abscisse s représentative de la position du corps à chaque instant. Sur le trajet 21, on transforme de 1 énergie magnétique potentielle en énergie-cinétique. Sur le trajet 22 on transforme au contraire de l'énergie cinétique en énergie magnétique potentielle. Du fait de la symétrie du champ magnétique, les forces résultantes s'exerçant sur le corps en deux positions (respectivement du trajet 21 et du trajet 22) équidistantes de la ligne axiale 9, sont égales et de sens opposés. D'un autre côté le travail W22 effectué sur le trajet 22 est de la même forme que le précédent Ce qui est capital pour la présente démonstration, c'est qu'en deux points quelconques des trajets 21, 2? respectivement (le trajet 23 étant mis à part), mais symétriques par rapport à la ligne axiale 9, les forces résultantes qui s1 exercent sur le corps 3 sont égales et de sens opposés. C'est pourquoi les travaux de ces forces à partir de ladite ligne axiale sont de même valeur, comme correspondant à des longueurs égales de par cours.Mais comme le trajet 23 est dépourvu de lignes de force, il faut nécessairement qu1il existe un certain travail, qui est fonction de la différence des longueurs des trajets 21, 22 et qui se présente sous forme d'énergie cinétique du corps 3, au moment où celui-ci sort de la région d'attraction de l'aimant. Il s'agit de l'énergie différentielle utilisable W21 - W22 Comme ce processus de formation d'une énergie différentielle peut se répéter, puisqu'elle se produit à chaque traversée de l'aimant par un corps 3, elle constitue une véritable source d'énergie Seconde démonstration Par déviation du champ extérieur de fuite 13 au moyen du corps 12, on crée sur le trajet 23 un espace dépourvu de champ. D'après'l'ouvrage précité de W. Westphal, éditions Springer à Berlin-Heidelberg, 1925/26, page 387, lignes 4 à 27, on a au passage d'un milieu dans un autre oÙ #1, #2 sont les angles d'incidence et de réfraction ou vice- versa d'une ligne de force à la surface de séparation des deux milieux et 1, 2 les perméabilités correspondantes de ces deux milieux. À la surface de séparation on a donc une cassure (réfraction) des lignes d'induction ss ou des lignes de champ ji Si gU2 > / 1 (par exemple en passant de l'air à un matériau ferromagnétique) on a #2 > #1, ce qui veut dire que la ligne de force se réfracte en s'éloignant de la normale au point d'incidence; dans le sens inverse la ligne de force se réfracte en se rapprochant de la normale. Alors que dans le cas des matériaux para et diamagnétiques cet effet est très faible, il est extrêmement marqué dans le cas des matériaux ferromagnétiques (par exemple 1 de l'air très peu différent de e O du vide, du du fer beaucoup plus grand que 1 de l'air).Donc une ligne de force tombant presque perpendiculairement à la surface limitrophe d'un matériau ferromagnétique est déviée, à l'inté rieur de celui-ci, en direction presque parallèle à ladite surface 6 vice-versa. Les figures 403, 404 de l'ouvrage précité font ressortir ce comportement des lignes d'induction sous forme d'un résultat expérimental et sous forme de schéma simplificateur. Les lignes de force entrent avec forte réfraction dans un cylindre de fer et se prolongent en lui sans entrer dans l'espace intérieur pour ressortir ensuite du côté opposé par une réfraction de sens inverse. Ceci est d'une grande importance pratique. L'espace enfermé par le cylindre de fer est pratiquement dépourvu de champ.Mais ceci est encore plus intéressant dans le cas d'un espace entouré annulairement par du fer (effet d'écran du fer). On peut aussi placer dans une cuirasse de fer des appareils que l'on veut soustraire aux actions de champs magnétiques extérieurs, par exemple du champ magnétique terrestre ou des champs créés par de forts courants électriques. La figure 1d montre une partie du corps 3 dans un espace dépourvu de champ. D'après la loid'0hm du magnétisme # = (H)/ Rm où (E) est la force magnétomotrice et R la réluctance, le flux m magnétique (b a tendance à emprunter le chemin de moindre réluctance. la réluc où 1 est la distance, 2 la perméabilité relative, p celle du vide et A la section, est fonction décroissante de la perméabilité = donc elle croît fortement dans un entrefer.Le champ de fuite 13 a des lignes de force de longueur 7 qui passent par deux entrefers 14 et par le matériau de haute perméabilité constitutif du corps 12, d'où une réluctance Par contre un champ qui passe directement par certaines régions du corps 12 et du corps 3 (figure 1d) doit franchir les deux entrefers 14 et les deux entrefers 20, d'où une réluctance La comparaison des réluctances opposées par les deux chemins montre que celle passant par le corps 3 est très supérieure du fait des entrefers 20. Troisième démonstration. On peut représenter les échanges d'énergie sur un aimant par le deuxième quadrant de la boucle d'hystérésis. Dans l'ouvrage t'Dauermagnet technik" (Technique des aimants permanents) de G. Hennit, éditions Franzis à Münich, 1952, page 17, lignes 34 à 43 et page 18 lignes 1 à 18 et figure 4a, on peut relever ce qui suit "Pour étudier les échanges d'énergie qui se font sur un aimant permanent il est nécessaire de discuter sur la boucle d'hystérésis, la seule partie intéressante étant celle du deuxième quadrant que représente la figure 4a et qui est dite courbe de désaimantation0 Dans un circuit magnétique fermé il règne après aimantation et coupure consécutive du champ magnétisant dans le matériau de l'aimant une réduction qui-est dite rémanente vraie et est désignée par ssr. La position correspondante du point représentatif est alors sur l'axe des ordonnées, puisque H est nul, et qu'il n'y a pas de lignes de forces à sortir du circuit magnétique idéalement fermé.Il en résulte que la quantité d'énergie ss.E dont on dispose est nulle Si l'on interrompt le circuit magnétique par un entrefer, il y a des lignes de force à passer par cet entrefer et on dispose d'une énergie d'entrefer f3H, la nou velle valeur de l'induction ss étant plus petite que pr et dite induction rémanente apparente.Comme les lignes de force dans l'entrefer sont de sens opposé à celui des lignes d'induction à l'intérieur du matériau, elles ont une action de désaimantation et le point représentatif, en fonction de la valeur It à 1 de ce champ démagnétisant, se déplace sur la boucle d'hystérésis jusqu'en un point d'ordonnée ss à 1. Le produit Rai x Bal donne alors la quantité d'énergie correspondant au nouveau point représentatif, c'est-à-dire l'énergie d'entrefer dont on dispose. Les lignes de force sortant dans l'entrefer ne peuvent fournir du travail qu'une seule fois, par exemple attirer un morceau de fer. Oeci une fois produit, l'entrefer se trouve de nouveau fermé en tout ou partie, en d'autres termes, la quantité d'énergie dont on disposait n'existe plus, le champ extérieur a disparu, et le point représentatif est de nouveau renvoyé sur l'axe des ordonnées ou non loin de là (mais évidemment à une ordonnée différente de celle d'origine ssrs voir la page 21 dudit ouvrage). Pour retirer le morceau de fer il faut dépenser du travail, l'entrefer redevient libre, les lignes de force sortent et un certain montant d'énergie d'entrefer ssa x Ea est reconstitué. A la figure 4a la surface rectangulaire de côtés Ha1 et ssa1 correspond à la quantité d'énergie magnétique potentielle qui sest transformée en énergie cinétique lorsque le corps 3 parcourt le trajet 21. A la figure 4b la surface rectangulaire de côté Za2 et correspond à la quantité d'énergie magnétique potentielle qui, lors du parcours par le corps 3-du trajet 22, est nécessaire pour éloigner le corps 3 de l'aimant. Cette quantité d'énergie est reprise sur l'énergie cinétique du corps 3. Le point représentatif 24 correstpond à l'endroit où le corps 3 s'engage dans l'espace dépourvu de champ du fait du corps déviateur 12. il est facile de comprendre en comparant les deux surfaces rectangulaires hachurées des figures 4a et 4b, qu'apres a traversée de l'aimant, le corps 3 doit conserver un excédent d'énergie cinétique. Lorsque le corps 3 s'engage dans l'espace dépourvu de champ (trajet 23) le champ magnétique dans le corps 3 s'effondre et comporte à cet endroit comme antagoniste, mais non lors du suivi trajet 23/ensuite par le corps. Il en résulte au point de transition une petite perte d'énergie. On sait que la quantité d'énergie ssE présentée par les corps magnétiques doux est très faible. On connaît en technique des relais des circuits qui permettent de transformer l'énergie due à l'effondrement du champ en chaleur. La figure 2a représente une forme de réalisation du moteur dans laquelle on utilise au mieux l'espace dont on dispose. Le matériau magnétique est disposé au long ou bord extérieur moyen nuant quoi on a la possibilité de concentrer le champ 7 près de l'axe au moyen de pièces en fer. Dans cet arrangement il y a lieu aussi de réaliser la symétrie nécessaire du champ. La figure 2b est une vue en coupe suivant A-S du moteur de la figure 2a. Elle montre qu'il est possible de disposer plusieurs moteurs, chacun en forme générale de disque, sur un même arbre. Sur cet arbre on peut également monter un rotor à ailettes de ventilateur, pour évacuer les pertes d'énergie, qui se présentent sous forme de chaleur. Les figures 3a, 3b, 3c représentent des éléments d'un motueur correspondant à une seconde forme de réalisation. La figure 3d représente le corps 3 dans l'espace dépourvu de champ et présentant les entrefers 18, 19. Toutes les figures 3a à'3d donnent le principe de la seconde de forme de réalisation- d'un moteur suivant l'invention. Dans cette seconde forme de réalisation, la déviation du champ se fait dans la moitié inférieure de l'aimant 8, On établit alors, comme dans la première forme de réalisation un champ symétrique, par le fait que la réduction de la largeur d'entrefer 18 est compensée par le raccourcissement de limant 15. Quand le corps parcourt le trajet21 il est attiré par la partie avant du champ 7. Quand le corps franchit la ligne axiale 9, il entre dans l'espace dépourvu de champ, créé par réfraction des lignes de force sur le corps 17 déviateur du champ intérieur. Comme dans la première forme de réalisation le chemin direct des li gnes-de force par le corps 3 et par'les entrefers 19 de réluc tances relativement grandes et barré. il ne se produit pas ici de force de rétention, car cette partie du champ 8 est déviée par le corps 17. il en résulte que le corps reste détenteur d'une certaine énergie cinétique qui s'est formée par la transformation d'énergie magnétique potentielle en énergie cinétique. REVENDICAIONS In Moteur à aimants permanents permettant la transformation d'énergie magnétique potentielle en énergie cinétique, caractérisé par le fait qu'il comporte des corps (3), faits de couches toutes de direction axiale mais alternées en matériau magnétique doux et en matériau non magnétique , corps montés rotatifs autour d'un axe (1) dont ils sont équidistants, autour duquel ils sont régulièrement répartis et dont ils sont magnétiquement isolés (en 2), corps d'abord attirés, par l'in- termédiaire de très forts champs avant de fuite (6), dans des champs (7) symétriques d'aimants (8) à deux faces polaires opposées - la plus forte attraction de chaque aimant (8) venant de points polaires (10) définissant une ligne axiale (9) - puis sortant de ces champs symétriques (7), après les avoir traversés, pour passer ensuite devant des corps (12) déviateurs de champ extérieur, en matériau de haute perméabilité magnétique, rigidement liés les uns aux autres, montés mobiles en direction (11) de la trajectoire des corps (3) et ayant pour rôle de dévier les très forts champs arrière de fuites (13), existant à leurs emplacements, par réfraction magnétique, vers le côté des aimants (8) le plus éloigné de l'axe du moteur, autour de l'espace que traversent les corps (3), et que ces champs arrière de fuite (13) qui diffèrent des champs avant de fuite (6) par une largeur (14) beaucoup plus étroite des entrefers, sont adaptés à l'intensité de ces derniers - pour que la symétrie des champs (7) par rapport à leurs lignes axiales (9) soit conservée - du fait que les aimants (8) ont des parties (15) évidées et remplies de matériau magnétique doux (16) faisant partie du circuit magnétique desdits champs arrière fuite (13). 2.- Moteur à aimants permanents permettant la transformation d'énergie magnétique en énergie cinétique, caractérisé par le fait qu'il comporte des corps (3), faits de couches toutes de direction axiale mais alternées en matériau magnétique doux (4) et en matériau non magnétique (5), corps montés rotatifs autour d'un axe (1) dont ils sont équidistants, autour duquel ils sont régulièrement répartis et dont ils sont magnétiquement isolés (en 2), corps d'abord attirés dans des champs (7) symétriques d'aimants (8) à deux faces polaires opposées - la plus forte attraction de chaque aimant (8) venant de points polaires (10) définissant une ligne axiale (9) - puis sortant de la première moitié de ces champs symétriques (7), après l'avoir traversé, pour passer ensuite devant des corps (17) déviateurs de champ intérieur, en matériau à haute perméabilité magnétique, rigidement liés les uns aux autres, montés mobiles en direction (11) de la trajectoire des corps (3) et disposés dans les secondes moitiés des aimants (8) que les corps (3) parcourent en second lieu, que les deux pôles de chaque aimant (8) sont creusés d'évidements si importants que lesdits corps déviateurs (17) les remplissent en déviant les secondes moitiés des champs symétriques (7), par réfraction magnétique, vers le côté des aimants (8) le plus éloigné de l'axe du moteur, autour de l'espace que traversent les corps (3), et que ces secondes moitiés des champs symétriques (7) qui diffèrent des premières moitiés par une largeur (18) beaucoup plus étroite des entrefers est adaptée à l'intensité de ces premières moitiés - pour que la symétrie des champs (7) par rapport à leurs lignes axiales (9) soit conservée - du fait que les secondes moitiés des aimants (8) ont des évidements supplémentaires (15) remplis de matériau magnétique doux (16) faisant partie du circuit magnétique des secondes moitiés de champs magnétiques (7). - 3.- Moteur à aimants permanents selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que sur les corps (3), iso- lées de ceux-ci, sont disposées des bobines en matériau électriquement conducteur, de façon que les lignes de force des champs des aimants coupent ces bobines, et que les deux extrémités de chaque bobine sontoenduites en direction de l'axe du moteur vers une connexion à un capteur de courant. 4.- Moteur à aimants permanents selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que le-matériau des aimants (8) et le matériau magnétique doux des corps (3) sont choisis pour créer des pertes qui échauffent ces aimants et ces corps, et que la chaleur ainsi créée est évacuée par un dispositif aspirant entraîné par le mouvement de rotation du moteur.