Pour certains besoins de transport, il existe des convoyeurs ou transporteurs dans lesquels un dispositif de commande à mouvement alternatif fait avancer des supports pour le matériau à transporter. Ce type de convoyeur a des avantages par rapport à un autre type de convoyeur ou de transporteur, d'emploi plus courant, dans lequel un organe de trainage ou de poussée animé d'un mouve- ment continu fait avancer des supports de matériau tels que des chariots. Le convoyeur à commande intermittente à mouvement alterna- tif convient particulièrement, primo, quand le matériau doit être transporté sur un parcours très long et pouvant en même temps être doté d'une certaine pente, du moins sur des portions de parcours relativement grandes, secundo, dans un système de transport avec un tracé complexe comportant de nombreux embranchements. Dans le pre- mier cas, les dispositifs de commande à mouvement de va-et-vient peuvent être employés sur des distances limitées, sur des pentes montantes par exemple ou lorsque la vitesse des chariots transpor- tant le matériau doit être réglée, tandis que les chariots ou autres supports peuvent avancer par gravité sur les portions restantes de la voie. Dans le second cas, l'emploi d'organes de tratnage à mou- vement continu pose des difficultés parce que leur commande dans un système de transport à plusieurs embranchements peut devenir très compliquée. Souvent, il faut en plus des dispositifs de trans- fert de matériau complexes aux points d'embranchement. Les convo- yeurs à commande va-et-vient sont alors plus avantageux et ils sont même difficiles à remplacer par des convoyeurs d'autres types dans certaines applications. Les convoyeurs à commande va-et-vient ont cependant des inconvénients. Les organes d'entraînement destinés à faire avancer les chariots ou autres supports doivent être accouplés à des dispositifs de commande particuliers qui sont à installer aux endroits nécessaires le long de la voie. Ces dispositifs sont sou- vent compliqués et volumineux et prennent la forme d'unités spé- ciales disposées à côté de la voie et demandant des structures de support et des fixations particulières. Selon l'invention, la voie du convoyeur consiste en un rail sous forme d'un profilé creux dont le passage longitudinal intérieur est complètement fermé dans un ou plusieurs tronçons lon- gitudinaux et s'ouvre à l'extérieur par une ouverture longitudinale dans un ou plusieurs autres tronçons. Le tronçon fermé ou chaque tronçon fermé comporte, dans son passage intérieur, des bouchons qui délimitent entre eux un ou plusieurs espaces cylindriques ou cylindres, renfermant chacun un piston solidaire d'une tige de pis- ton. Cette dernière fait saillie d'une extrémité du cylindre, à travers un bouchon. Les tronçons longitudinaux ouverts du rail contiennent des organes de forme allongée et de préférence flexibles, qui sont attachés aux tiges de piston et sont munis d'organes d'entraînement, lesquels font saillie à l'extérieur du rail par les ouvertures longitudinales des tronçons ouverts. Un chemin de roule- ment ou de glissement pour des chariots ou autres supports de maté- riau est formé sur la surface extérieure du rail, près des ouvertures longitudinales, de manière que les organes d'entraînement peuvent venir en contact avec les chariots à travers ces ouvertures. Chaque cylindre formé comme décrit à l'intérieur du rail peut ftre alimenté en fluide de pression par des canalisatisng, en vue du déplacement en avant et en arrière du piston ou de chaque piston, suivant que le fluide est introduit d'un cOté ou de l'autre du piston. Chaque mouvement du piston est transmis par sa.tige à l'organe de forme allongée et aux organes d'entraînement.qui sont portés par lui et qui font avancer les chariots en conséquence dans la direction de transport. Par cette disposition, l'invention simplifie considé- rablement les convoyeurs b commande va-et-vient et facilite leur installation, grâce à la réalisation simple et compacte des disposi- tifs de commande et leur incorporation directe dans la voie du convoyeur. De plus, les dispositifs de commande ou vérins selon l'invention sont utilisables à de nombreuses fins, non seulement pour faire avancer des supports de matériaux les plus divers mais aussi pour d'autres fonctions. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront plus clairement de la description qui va suivre d'exemples de réalisation non limitatifs, ainsi que des dessins annexés, sur lesquels: 24901 99 la figure 1 est une vue en perspective d'une par- tie de convoyeur selon l'invention; - la figure 2 est une coupe transversale du convoyeur au droit d'un dispositif de commande selon l'invention; - les figures 3 a et b sont des coupes axiales du convoyeur, prises suivant la ligne III-111 de figure 2, la figure 3b se raccordant à l'extrémité droite de figure 3a; et - les figures 4 et 5 sont respectivement une coupe transversale et un détail en élévation latérale d'un arrêtoir ins- tallé sur la voie du convoyeur. La figure 1 représente une partie d'un convoyeur selon l'invention. Ce convoyeur comprend une voie de roulement constituée par un profilé formant un rail 1, sur lequel circulent des chariots 2 destinés à transporter du matériau suspendu aux chariots par des crochets 3. Le rail 1 est supporté par un bâti non représenté. Sur une première portion 4 de la partie de voie représentée, celle-ci est inclinée vers le bas dans le sens du transport, de sorte que les chariots 2 avancent soue l'effet de leur propre poids. Sur la portion de voie 4 est installé un arrêtoir d'alimentation 5 pour retenir les chariots et pour les libérer un à un suivant le séquence désirée sous l'impulsion d'un dispositif de commande. Un chariot 2 libéré par l'arrêtoir 5 roule de lui-même jusqu'au point 6 qui est le point le plus bas de la partie de voie représentée et qui constitue dans ce cas une station d'attente pour le matériau. La portion de voie 7 faisant suite à ce point le plus bas est une montée, sur laquelle les chariots 2 doivent être avancés par un dispositif de commande, dont la figure 1 ne montre que certains éléments, à savoir deux taquets d'entraînement 8 et un arrêtoir 9. La montée 7 du rail 1 est suivie par une portion 10 qui est de nouveau inclinée vers le bas dans le sens du transport. La figure 2 représente le rail 1 en coupe transver- sale. On voit qu'il est formé d'un profilé tubulaire, possédant une lumière ou passage principal 11 de diamètre relativement grand et deux lumières ou canaux 12 et 13 de plus faible diamètre. Sur sa partie supérieure renfermant le passage 11, le rail présente deux faces latérales parallèles 14 qui sont délimitées en bas par des rebords latéraux 15 avec des dessus 16. En haut, le rail porte deux nervures 17 de faible hauteur, pouvant servir de guides pour le dis- positif de commande, comme expliqué par la suite. Sous les rebords latéraux 15 se trouvent deux rainures 18, une sur chaque c8té, qui peuvent servir au montage d'une glissière de protection 19, comme représenté pour un côté. Sur le dessous, le rail possède une rainure en queue d'aronde pour la fixation et la support du rail, lequel est monté sur un bâti par des dispositifs de serrage pénétrant dans la rainure 20. La section qui vient d'être décrite est celle d'un tronçon de rail essentiel pour lginvention, Il n'est pas nécessaire que le rail possède une telle section sur toute sa longueur. Suivant les applications prévues le rail peut avoir différentes sections, par exemple des sections conçues pour la fixation d'appareils auxi- liaires ou pour des suspensions ou des fixations de rail autres que celle mentionnée ci-dessus et utilisant la rainure 20 sur le dessous. Dans tous les cas, la voie formée par le rail 1 possède au moins un tronçon qui se distingue au moins de celui dont la section est repré- sentée sur la figure 2 par le fait que- son passage intérieur Il est fermé tout autour, c'est-à-dire que la fente 62 visible entre les deux nervures 17 n'existe pas. Comme le montre la figure 2, les dessus 16 des rebords latéraux 15 sont conçus pour supporter les roulettes 21 des chariots2. Les faces latérales 14 servent au guidage des roulettes 21. Les deux roulettes de chaque chariot sont montées sur un axe 22 qui se pro- longe d'un côté par un bras 23 se terminant en bas par le crochet 3 déjà mentionné (non représenté sur la figure 2). Comme indiqué pré- cédemment et comme on peut le voir sur la figure 2, le passage inté- rieur Il du profilé formant le rail 1 est utilisé pour le montage de différents organes de commande, comprenant notamment une chaîne de trainage ou de poussée 24 animée d'un mouvement alternatif, qui seront décrits par la suite. - Les figures 3a et 3b forment ensemble une seule coupe axiale (la figure 3b devant être placée à droite de la figure 3a) du rail 1 en amont de la pente 7 de la figure 1, à gauche de l'arrêtoir 5. Le sens de transport des chariots 2 est indiqué sur la figure 3a par une flèche 25. D 2490 199 de prévoir un bouchon de ce côté, ni un perçage transversal pour l'alimentation de la chambre ainsi formée en fluide de pression. Le ou les cylindres 40 formés dans le passage inté- rieur 11 du rail constituent, avec le piston 36 ou les pistons 36, 46, et éventuellement d'autres pistons encore, un vérin pneuma- tique, comme c'est le cas ici, ou un vérin hydraulique. La force développée par ce vérin est transmise par la tige de piston 38. Dans l'exemple représenté, une liaison doit donc Etre établie entre cette tige et les chariots 2 pour faire avancer ceux-ci sur la montée 7. A cet effet, la tige de piston 38 présente une chape 48 qui fait partie du piston 46 et qui est reliée par un axe 50, tra- versant un trou 49 de la chape, à la chaîne 24 représentée en coupe sur la figure 2. Cette chaîne est constituée de maillons 52 ayant des extrémités fourchues. L'extrémité fourchue du premier maillon entoure la chape 48 et est également traversée par l'axe 50. Le deuxième maillon 52 de la chaîne entoure l'extrémité fourchue extérieure du premier maillon 52 et les autres maillons se suivent de la même manière. Une extrémité fourchue de chaque maillon est donc plus large que l'autre. Dans chaque maillon, un galet 54 (voir également figure 2) qui présente une gorge médiane 55 et des joues latérales 56 est disposé à l'intérieur de l'extrémité fourchue plus étroite. Ce galet peut être inscrit dans un cercle dont le diamètre ext légèrement plus petit que le diamètre du passage intérieur 11 du rail. La chaîne 24 peut donc rouler par ces galets 54 dans ce passage. L'extrémité fourchue extérieure et le galet 54 sont chaque fois montés sur une extrémité fourchue intérieure, présentant à cet effet des protubérances formant axes à l'intérieur et à l'exté- rieur, pénétrant dans des trous latéraux du galet et de la fourche extérieure, comme cela ressort de la figure 2. Les maillons 52, tous identiques dans l'exemple repré- senté, présentent en outre des trous transversaux 57 pour un axe 58 sur lequel est monté basculant un taquet d'entraînement 59. A son extrémité voisine de l'axe de basculement, le taquet présentent une surface de butée 61 par laquelle il peut venir s'appliquer, en une position relevée d'entraînement de chariot, contre une partie trans- versale médiane 60 reliant deux parties latérales du maillon.Ainsi, le taquet ne peut pas basculer vers l'arrière ou la gauche au-delà de la position relevée représentée figure 3b, à laquelle un ressort de torsion non représenté tend à le maintenir. Par contre, le cliquet peut être rabattu vers l'avant sur la chaîne, comme indiqué en traits mixtes figure 3b, dans la gorge 55 entre les joues 56 du galet qui le précède. Les maillons ne portent pas tous un taquet 59. Comme il ressort de la description suivante, les taquets sont pré- vus à une certaine distance les uns des autres. Les extrémités libres des taquets 59 peuvent faire saillie à l'extérieur du rail à travers la fente 62 déjà mentionnée se trouvant entre les ner- vures 17 (voir figure 2), pour venir s'appliquer contre l'axe 22 au milieu d'un chariot 2. La chaîne 24 décrite et représentée est conçue pour faire avancer les chariots 2 sur la montée 7 du rail 1 par l'inter- médiaire des taquets 59. A cet effet, les taquets peuvent basculer entre la position relevée pour faire avancer les chariots un à un sur la pente 7 et la position rabattue, à laquelle ils peuvent être amenés, contre la force du ressort de torsion, par le contact avec l'axe 22 d'un chariot pendant le mouvement de retour de la chaîne, au cours duquel le taquet ou leG taquets est ou sont ramenés derrière un ou plusieurs chariots avant une nouvelle course de travail. L'arrêtoir 9 mentionné dans la description de la figure 1 sert à empêcher les chariots 2 de redescendre pendant le retour de la chaîne. Cet arrêtoir comporte un bâti 63 (figure 1) formé par un morceau de profilé en U ouvert sur le côté et fixé en bas dans la rainure 20 du rail 1, comme on peut le voir figure 5, de sorte que le rail supporte l'arrêtoir. L'aile supérieure 64 du profilé 63 porte un cliquet basculant 65 qui est chargé par un ressort dans le sens de son abaissement, laissant passer les chariots pendant qu'ils montent sur la pente dans la direction de transport, mais s'abaissant à l'arrière des chariots pour les empêcher de redescendre. L'arrêtoir 9 est donc un appareil automatique, les chariots relevant le cliquef pour le passage pendant leur avance par le vérin pneuma- tique. Le vérin formé des éléments décrits incorporés dans le rail tubulaire 1 est utilisé pour faire avancer du matériau à transporter sur le rail, formant un chemin de roulement. Des vérins semblables et également intégrés dans le rail 1 peuvent cependant être utilisés aussi pour d'autres fonctions, pour différentes fonctions de commande par exemple. Il est notamment possible, comme décrit ci-après, de prévoir un tel vérin pour la commande de l'arrâ- toir d'alimentation 5 représenté sur la première portion de voie visible sur la figure 1. Il est possible encore, comme c'est le cas ici, bien que cela ne ressorte pas clairement des dessins, d'utiliser un seul et même vérin pneumatique comme celui représenté sur la figure 3 pour faire monter les chariots 2 sur la pente 7 et pour commander l'arrêtoir 5 de la façon décrite ci-après. Cet arrâtoir a pour but de faire avancer les chariots 2 un à un selon une séquence prédéterminée dans le temps, indépendamment.de l'arrivée de nouveaux chariots par la portion descendante 4 de la voie. Les chariots 2 peuvent donc former une queue devant l'arrâtoir 5, lequel les libère un à un, de sorte qu'ils roulent de l'arrêtoir vers le point 6, c'est-à-dire vers le point le plus bas o il est supposé qu'il se trouve une station d'attente pour le matériau. Comme on peut le voir sur les figures 4 et 5, l'arrâ- toir 5, dont la construction correspond grosso modo à celle de l'arrétoir 9, comprend un bâti formé d'un morceau de profilé en U 66 dont le côté ouvert est dirigé vers le côté. A son extrémité, l'aile supérieure 67 du profilé porte deux ailettes parallèles 68 qui sont dirigées vers le bas et définissent entre elles une rainure 69. L'aile inférieure 70 du profilé est fixée dans la rainure 20 en queue d'aronde en bas du rail 1. Dans la rainure 69 est monté bas- culant, autour d'un axe 77, un cliquet 76 qu'un ressort 71 charge en direction de sa position basse représentée sur la figure 4. A partir de cette position, le cliquet 76 peut être repoussé vers le haut. En position basse, il est en appui contre l'axe 22 d'un chariot 2 dis- posé sur le rail 1. Le cliquet 76 présente une surface de butée 78 dont l'inclinaison est si forte que l'axe 22 du chariot n'est pas capable de relever le cliquet contre l'action du ressort 71. La figure 4 montre que le cliquet 76, à l'avant de la surface de butée 78, présente une surface ou rampe 79 de plus faible inclinaison, mais avec laquelle l'axe 22 ne peut pas venir en contact parce qu'elle est flanquée de deux joues 80 dirigées vers le bas. La figure 5 montre que le rail 1 au droit de l'arrê- toir 5 contient une chaîne 81 du type décrit dans ce qui précède et qui porte un taquet d'entraînement 82 semblable anctaquets 59 décrits. La chaîne 81 peut être animée de mouvements en avant et en arrière par un vérin pneumatique du type décrit dans ce qui précède. Il peut s'agir d'un vérin séparé si l'on désire commander la libération successive des chariots 2 par l'arrêtoir 5 indépen- damment de l'avance consécutive des chariots sur la montée 7 de la voie. Cependant, comme il faut généralement évacuer de la station d'attente 6 autant de chariots qu'il en arrive dans cette station à partir de l'arrêtoir 5, il sera souvent possible d'uti- liser le même vérin pour commander l'arrêtoir 5 et pour faire monter les chariots ensuite sur la pente 7. A cet effet, le vérin est installé dans un tronçon fermé du rail 1 en amont de l'arrêtoir5 et une chaîne suffisamment longue et portant le nombre de taquets voulu s'étend dans le tronçon ouvert suivant de la voie. Le taquet 82 en position relevée passe avec son extrémité supérieure sous le début de la rampe 79 du cliquet 76. Ensuite, le taquet continuant à avancer, il soulève le cliquet 76, en le faisant tourner dans le sens des aiguilles d'une montre dans la représentation de la figure 4. La surface de butée 78 tourne de ce fait dans le même sens autour de l'axe de basculement 22, de sorte que, en raison de l'inclinaison de la voie vers le bas, le chariot 2 passe sous le cliquet 76 et roule vers le point le plus bas 6. Pendant son mouvement de retour, le cliquet 82 peut passer par l'arrêtoir 5, de même qu'un ou plusieurs nouveaux cha- riots 2, parce qu'il est alors rabattu vers l'avant par le cliquet ou par les axes 22 des chariots, comme décrit dans ce qui précède relativement aux taquets 59. Pendant le fonctionnement du convoyeur, la voie, c'est-à-dire le rail 1, est raccordé par sa portion descendante 4 à un point d'arrivée ou d'alimentation pour les chariots 2. Comme il a été mentionné au début, un tel point peut être formé par un dispositif de transfert installé au point de raccordement d'un embranchement sur une voie de convoyeur principale. Il peut s'agir aussi, par exemple, d'un point de départ d'un système de transport dans un magasin ou d'un autre point d'alimentation ou de chargement. La portion de voie 4 étant inclinée vers le bas, les chariots 2 descendent sur elle jusqu'à ce qu'ils rencontrent l'arrêtoir 5. Là, le premier chariot sera retenu par le cliquet 76. Si d'autres chariots arrivent par la portion de voie 4 avant que le chariot ainsi retenu ne soit libéré, ils s'aligneront derrière le premier chariot. Comre déjà indiqué, l'arrêtoir 5 a pour but de faire avancer les chariots 2 un à un à des moments déterminés; à cet effet, le vérin pneumatique incorporé dans le rail 1 est manoeuvré au moment voulu par un distributeur commandé de façon appropriée, manuellement par exemple, de sorte que de l'air comprimé ou un autre fluide de pression est envoyé par l'un des flexibles et un raccord 44 dans le canal 12 puis par les perçages transversaux 42 et 47 dans les cylindres 40 à l'arrière des pistons 36 et 46. La chambre située à l'avant du piston 36 est en même temps mise à l'échappement à travers le perçage transversal 41 et-le canal longi- tudinal 13 du rail 1. Dans cet exemple, l'espace cylindrique situé à l'avant du piston 46 communique avec l'extérieur à travers la fente longitudinale 62 du tronçon de rail ouvert faisant suite au tronçon fermé dans lequel est installé le reste du vérin pneuma- tique. Les deux pistons et la tige 38 sont de ce fait avancés dans le sens de transport (flèche 25 sur la figure 3). La chaîne 24, donc aussi le taquet 82 et/ou les taquets 59. participent à ce mouvement. Le taquet 82 passe sous la rampe 79 du cliquet 76 et soulève ce dernier, de sorte que l'axe 22 du premier chariot peut passer sous la surface de butée 78 et que ce chariot roule vers le point 6 en raison de la descente de la portion de voie 4. Dans l'exemple décrit ici, la-chaîne 24 se prolonge au-délà du point 6 dans la portion de voie formant la montée 7, o elle porte, comme déjà décrit, les taquets 59 (désignés par 8 sur la figure 1). Pendant leur avance, puisqu'ils ne peuvent pas être rabattus vers l'arrière en raison de l'appui de la surface de butée 61 sur la partie transversale 60 du maillon de chaîne considéré, les taquets 59 peuvent faire monter, l'un un chariot 2 depuis le point 6 jusqu'à l'arrêtoir 9, l'autre un chariot 2 ayant passé le cliquet 65 de l'arrêtoir 9 depuis celui-ci jusqu'à la portion de voie 10. Pendant le retour, les taquets 59 peuvent être rabattus vers l'avant à la position en traits mixtes sur la figure 3. Le retour du taquet 59 du haut ne peut donc pas faire redescendre le chariot 2 qui vient d'être monté jusque derrière le cliquet 65 dans l'arrêtoir 9. Ce chariot sera remonté sur la partie supérieure de la pente 7 par le taquet 59 du haut lors de l'avance consécu- tive de la chaîne 24. Les chariots 2 peuvent ainsi être avancés un à un par les cliquets 59 portés par la chaîne 24 sur la pente 7 par le vérin incorporé dans le rail 1. Suivant la course du vérin, la disposition des arrêtoirs, le nombre de taquets et la longueur de la montée, les chariots peuvent être remontés en une ou plusieurs fois, c'est-à-dire en un ou plusieurs mouvements alternatifs du vérin, jusqu'à la portion de voie 10 qui est de nouveau inclinée vers le bas et sur laquelle les chariots avancent par gravité jusqu'à un point de déchargement, une autre station d'attente ou un autre point de réception de chariots. Un avantage considérable apporté par l!invention est que la majeure partie au moins de la voie peut être constituée par un rail de section uniforme ou sensiblemant uniforme. Des modifica- tions peu importantes sur le rail m!me permottent la formation à l'intérieur de lui de vérins pneumatiques ou hydrauliques pour faire avancer les supports pour le matériau & transporter, pour commander leurs mouvements ou pour commander des appareils auxi- liaires divers installés le long de la voie. Selon un mode de réali- sation, le rail forme un chemin de roulement pour des chariots ou autres supports de matériau à transporter et constitue en même temps un dispositif de support et de montage (rainure 20 en queue d'aronde) pour des appareils auxiliaires, des arrêtoirs par exemple. Le rail, fabriqué de préférence sous forme d'un profilé extrudé, remplit par conséquent de nombreuses fonctions, malgré le fait qu'il est formé simplement d'un profilé continu ayant sensiblement la même section partout. Il est toutefois dans le cadre de l'inven- tion de constituer la voie de plusieurs parties longitudinales ayant des sections différentes. Sur de longues voies par exemple, certaines parties contenant un ou plusieurs vérins et portant du 2 490 199 matériel auxiliaire peuvent être réalisées comme il vient d'être décrit, tandis que d'autres parties, servant uniquement au trans- port et inclinées vers le bas par exemple, de sorte qu'il n'est pas nécessaire d'y installer des vérins, peuvent être réalisées différemment. REVENDICATIONS 1 - Convoyeur comprenant une voie (1) conçue pour soutenir des supports (2) de matériau à transporter, de manière que ceux-ci soient déplaçables le long de la voie, et un dispositif de commande pour déplacer les supports le long de certaines portions au moins de la voie, le dispositif de commande comprenant des organes d'entraînement (59) qui effectuent un mouvement de va-et-vient le long de la voie et sont conçus pour faire avancer un ou plusieurs supports (2) dans la direction de transport désirée et pour pouvoir se déplacer librement dans le sens de retour, caractérisé en ce que la voie, ou tout au moins sa partie principale, consiste en un rail (1) sous forme d'un profilé creux dont le passage intérieur (11) est complètement fermé dans un ou plusieurs tronçons longitu- dinaux et s'ouvre à l'extérieur par une ouverture longitudinale (62) dans un ou plusieurs autres tronçons longitudinaux, le tronçon fermé ou chaque tronçon fermé comportant, dans son passage intérieur, des bouchons (26, 32) qui délimitent entre eux un ou plusieurs espaces cylindriques ou cylindres (40), renfermant chacun un piston (36) solidaire d'une tige de piston (38) qui, à travers un bouchon, fait saillie d'une extrémité du cylîndre, le ou chaque tronçon longi- tudinal ouvert du rail contenant un organe (24) de forme allongée et de préférence flexible, qui est mobile dans le sens de la longueur du passage intérieur du rail, attaché à la tige de piston(38) et muni d'au moins un organe d'entraînement (59), lequel fait saillie à l'extérieur du rail à travers l'ouverture longitudinale (62), un chemin de roulement, de glissement ou analogue pour les supports de matériau (2) étant formé sur la surface extérieure du rail, près de l'ouverture longitudinale (62), de manière que l'organe d'entraînement (59) peut venir en contact avec les supports (2) à travers l'ouverture (62), le -cylindre (40) pouvant être alimenté en fluide de pression par des canalisations, de sorte que le piston (36) ou chaque piston peut être déplacé en avant et en arrière, suivant que le fluide est introduit d'un côté ou de l'autre du pis- ton, ce qui provoque le déplacement par la tige de piston (38) de l'organe (24) de forme allongée et de l'organe d'entrâînement (59) porté par lui, de sorte que l'organe d'entraînement (59) fait avancer un ou plusieurs supports (2) dans la direction de transport désirée. 2 - Convoyeur selon la revendication 1, caractérisé en ce que, outre le passage intérieur (11), le rail (1) possède au moins deux canaux longitudinaux (12, 13) qui communiquent avec le passage intérieur dans les limites du cylindre (40), de même qu'avec une source de fluide de pression, si bien que les canaux (12, 13) constituent lesdites canalisations. 3 - Convoyeur selon la revendication 1 ou 2, caracté- risé en ce que l'organe (24) de forme allongée est agencé pour com- mander des appareils auxiliaires de la voie, des arrêtoirs (5) par exemple. 4 - Convoyeur selon l'une quelconque des revendica- tions précédentes, caractérisé en ce que plusieurs pistons (36, 46) sont reliés à la même tige de piston (38) afin de multiplier la force exercée par le fluide de pression et déterminée par le pro- duit de la face utile du piston et de la pression du fluide. - Convoyeur selon l'une quelconque des revendica- tions précédentes, caractérisé en ce que l'organe (24) de forme allon- gée est une chaîne dont les maillons sont munis de galets (54) rou- lant dans le passage intérieur (11) du rail et dont au moins certains maillons portent des organes d'entraînement (59). 6 - Convoyeur selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'organe d'entraînement (59) est un taquet disposé bascu- lant sur la chaîne (24), qui fait saillie à travers l'ouverture (62) et est retenu en une position relevée pendant l'avance dans la direction désirée et qui est rabattu vers la chaîne pendant le mou- vement de retour.