Bac irrigateur et aérateur de terre pour petites cultures La présente invention concerne un bac pour petites cultures telles que persil, fines herbes, radis, fleurs et analogues. La conception de ce bac assure l'irrigation et l'aéra- tion de la terre de manière automatique, ce qui rend son emploi agrafe et commode. Le bac conforme à l'invention est très peu encombrant et peut être utilisé à l'intérieur d'une habitation ou sur un balcon aussi bien qu'à l'extérieur (villes, jardins, campagne). On connaît déjà des dispositifs qui assurent l'irrigation et l'aération de la terre placee dans un récipient. Mais certains de ces dispositifs constituent un tout dont les éle- ments sont inaccessibles. Il en est ainsi, par exemple, des bacs à réserve d'eau qui comprennent un seul récipient pour l'eau et pour la terre. La séparation de l'eau et de la terre est obtenue au moyen d'une paroi horizontale solide pour supporter le poids de la terre et perméable pour autoriser l'action capillaire d'une mèche qui trempe dans l'eau. On connait aussi le brevet français 1.104.711 qui de cri t un dispositif d'irrigation comprenant trois organes :un vase à niveau constant, un canal collecteur et un ensemble saturateur. Hormis le vase, les deux autres organes sont entièrement noyés dans la terre ou placés sur le fond d'un réceptacle dont ils sont independants. Ils ne constituent pas un ensemble léger, autonome et accessible. Le brevet français 1.152.961 décrit un support qui doit maintenir un pot de fleur banal au-dessus d'une cuve remplie d'eau et qui presente un trou central par lequel une mêche peut être engagée pour s'étendre depuis la cuve jusqu'à 1 'in- térieur du pot, par le trou inférieur dont selui-ci est muni. Les caracteristiques de ce brevet ne concernent que le support (ou grille), car les autres éléments sont standards et ne jouent aucun rôle original. La présente invention remédie aux inconvenients des dispositifs connus et procure des avantages nouveaux. Elle sera bien comprise par la description détaillée ci-après faite en reference au dessin annexé. Bien entendu, la description et le dessin ne sont donnés qu'à titre d'exemple indicatif et non limitatif. La figure 1 est une vue schématique en coupe d'un bac conforme à l'invention associe à un second bac servant de reserve d'eau. La figure 2 est une vue schématique partielle en perspective d.'un autre mode de réalisation du bac conforme à l'invention. La figure 3 est une vue schematique montrant la face supérieure d'un bac conforme à l'invention. L'invention a pour objet un bac devant recevoir de la terre pour des petites cultures, bac du type comprenant au moins un orifice inférieur par lequel de l'eau d'irrigation peut être introduite par capillarité, caractérisé en ce qu'il comprend un corps qui détermine un volume pour contenir de la terre et au moins deux pieds creux qui sont munis chacun d'au moins un pertuis au voisinage de leur base et qui debouchent dans le fond du bac, lequel fond est traversé d'orifices, ce bac étant destiné à être pose par ses pieds sur une surface au-dessus de laquelle de l'eau courante ou dormante doit s'étendre à un niveau plus bas que celui du fond du bac. Selon un mode & réalisation particulier, les pieds affec- tent la forme de patins allongés. Selon une variante, ces pieds ont une section triangulaire. Selon une autre variante, les pieds ont une section rectangulaire. En se reportant à la figure 1, on voit un mode de realisation de l'invention selon lequel le bac 1 comprend un corps composé d'un fond 2, ici rectangulaire, et de parois latérales 3 dont la hauteur est établie pour determiner avec le fond 2 un volume convenable pour contenir de la terre, compte-tenu des caractéristiques des cultures envisagées (profondeur des racines, hauteur des tiges, etc...). Le bac 1 comprend aussi des pieds creux 4 qui affectent la forme de patins allongés et ont une section triangulaire. Chaque pied 4 est muni de pertuis 5 au voisinage de sa base et débouche dans le fond 2 du bac 1. Si les dimensions des pertuis 5 doivent être relativevement grandes, ils peuvent être prévus dans l'axe du pied 4 car, alors, ils débouchent en partie sur les côtes du pied et ne sont pas masqués lorsque le bac 1 est posé sur les pieds 4. Si, à l'inverse, les dimensions des pertuis 5 sont relativement petites, il faut prevoir ces pertuis sur le côté des pieds 4. Une autre solution consiste à prévoir à la base des pieds 4 des reliefs 4 a qui s'étendent au-delà du niveau des pertuis 5 (Fig. 2).. Le fond 2 est traversé de trous 6 dans ses zones comprises entre, autour et à 1 'extérieur des pieds 4 afin de laisser passer de l'air depuis l'extérieur du fond 2 vers l'inte- rieur du bac 1. Selon une variante de l'invention applicable lorsque le bac est réalisé en une matière relativement élastique, les orifices qui traversent le fond sont formes par des fentes en croix (Fiy. 2). Ainsi, il est possible de déco8mater ces orifices, quand cela est nécessaire, en agissant.avec le doigt sûr les petites languettes 6 a que les fentes 6 b déterminent. L'usage du bac qui vient d'être decrit est le suivant Le bac 1 est posé par ses pieds 4 sur une surface A audessus de laquelle de l'eau B, courante ou dormante, s'étend à un niveau a plus bas que celui, , du fond 2. Puis, on remplit le bac 1 avec de la terre, en prenant soin qu'elle remplisse bien les pieds 4 et atteigne les pertuis 5 car, ainsi, elle joue le rôle d'une mèche et fait monter de l'eau, par capillarité, à travers les pertuis 5 et irriguetoute la masse de terre. Cela est d'autant mieux réa- lisé que les pertuis 5 sont bien calibres et correctement répartis. L'humidité est automatiquement mintenue, comme cela est connu en soi, pui-sque la terre absorbe plus ou moins d'eau selon que les plantes en demandent beaucoup ou peu et selon que l'évaporation est importante ou faible. La différence qui existe entre les niveaux a et ss déter- minent un espace d'air dans lequel débouchent les orifices 6, de sorte que la terre est constamment aérée. Selon les caractéristiques de l'invention, les pieds sont moins longs que le fond du bac et s'étendent, de prê- férence, à une certaine distance des côtés dudit fond. Sur la figure 3, on voit une telle disposition selon laquelle il existe une distance x entre chaque extrémité des pieds 4 et le bord du fond 2 le plus proche. De même, on voit que les pieds 4 les plus extérieurs s 'étendent à une distance L des cotés du fond 2. Ainsi, l'air et l'eau circulent aisément autour des pieds 4 et l'air peut se renouveler constamment. Selon une variante de l'invention, des pieds 4 en formerde patins allongés ont une section sensiblement rectangulaire. En outre, l'un des pieds 4 au moins doit recevoir une bande cellulosique telle que carton ondulé, tissu, nappe non tissée, ou analogue, avantageusement imprégnée de produits favorables à la croissance des cultures, notamment des engrais. Ces dispositions sont illustrées par la figure 2 sur laquelle on voit que chaque pied 4 a une section sensiblement rectangulaire afin de recevoir et de maintenir une bande de carton ondulé 7. La hauteur de ces bandes est telle, qu'après insertion dans le pied 4 correspondant, elles s'étendent au-dessus de la face intérieure du fond 2 selon une hauteur z pour que cette partie depassante soit noyée dans la terre. Les pieds 4 sont munis de reliefs 4 a qui s'étendent au-delà du niveau des pertuis 5 car, avec cette variante, la base des pieds 4 est trop large pour que les pertuis 5 débouchent en partie sur les côtés des pieds 4. Mais, comme cela a eté précisé plus haut, on peut aussi prévoir les pertuis 5 sur les côtés eux-mêmes et ne pas prévoir de reliefs 4 a. Les bandes 7 jouent le rôle de meches et conduisent l'eau depuis les pertuis 5 vers la masse de la terre. C'est pour procurer une bonne irrigation à la terre que les bandes 7 sont enfoncées selon la hauteur z. Lorsque les bandes sont impregnées de produits, l'eau se charge en les traversant et nourrit la terre. La cellulose elle-même se dégrade lentement et donne à la terre un surplus de fertilise. La colle qui est utilise pour réunir les differentes parties qui constituent une bande de carton ondulé doit, de préférence, être du type bio-degradable pour contribuer aux soins de la terre. Au fur et à mesure que les bandes 7 se désintègrent, elles font place à de la terre-qui, en s'enfonçant, remplit les espaces créés. Naturellement, si cela est nécessaire, on peut favoriser ce phénomène en tassant la terre ou, au contraire, remettre des bandes 7 neuves. Selon un mode de réalisation de l'invention, le bac est réalisé en un materiau bio-dégradable, tel que du carton, avantageusement imprégné de produits favorables à la croissance des cultures, notamment des engrais. Ainsi, le bac lui-meme se dégrade lentement et apporte à la terre à la fois la matière dont il est constitue et les produits qu'il contient. Ce mode de réalisation est choisi quand on peut remplacer le bac peu avant sont entière consommation. Le bac conforme à l'invention peut être réalise en tout matériau voulu selon ses applications : béton pour des deco- rations florales en ville ou dans des jardins (cultures sur dalle), matière synthetique moulée pour de petites cultures sur balcon etc... On peut, par exemple, en placer un ou plusieurs dans un bassin, un cours d'eau, une fontaine, un "buffet d'eau" etc.. Mais, selon une caracteristique de l'invention, le bac est associe à une cuve individuelle qui doit contenir de l'eau et dont le périmètre de son bord superieur est plus grand que celui du fond du bac, afin qu'il subsiste un espace pour le passage d'air vers le dessous du bac. C'est cette disposition que l'on a représentée sur la figure 1. La surface A est la face intérieure du fond 8 d'une cuve 9 determinée par ce fond 8 et des parois latérales 10. La différence entre les périmètres du bord superieur des parois 10 et du fond 2 cree un espace w par lequel l'air ambiant peut passer vers le dessous du bac 1. Le bac 1 et, le cas échéant, la cuve 9 peuvent presenter des poignées (non représentées) ou des rebords respectivement 3 a et 10 a, eventuellement munis d'encoches, pour faciliter leur manipulation. Ils peuvent aussi être associes à des supports, par exemple en fils metalliques pour permettre de les placer sur un appui de fenêtre. Plusieurs ensembles peuvent être placés les uns au-dessus des autres, sur un support à étages décalés pour cbtenir une surface de culture relativemer.t grande malgré un espace au sol réduit. L'invention n'est donc pas limitee aux seuls modes de réalisation décrits et représentes mais en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1 - Bac devant recevoir de la terre pour des petites cultu res, du type comprenant au moins un orifice inférieur par lequel de l'eau d'irrigation peut être introduite -par capillarité, caractérisé en ce qu'il comprend un corps qui détermine un volume pour contenir de la ter re et au moins deux pieds creux qui sont munis chacun d'au moins un pertuis au voisinage de leur base et qui débouchent dans le fond du bac, lequel fond est traver sé d'orifices, ce bac étant destiné à être posé par ses pieds sur une surface au-dessus de laquelle de l'eau cou rante ou dormante doit s'etendre à un niveau plus bas que celui du fond du bac. 2 - Bac selon la revendication 1, caractérise en ce que les pieds affectent la forme de patins allongés. 3 - Bac selon la revendication 2, caractérisé en ce que les pieds sont moins longs que le fond du bac et s'éten dent, de préférence, à une certaine distance des côtés dudit fond. 4 - Bac selon la revendication 2, caracterise en ce que les pieds ont une section triangulaire. 5 - Bac selon la revendication 2, caractérisé en ce que les pieds ont une section sensiblement rectangulaire. 6 - Bac selon la revendication 1, caractérisé en ce que le bac étant réalise en une matière relativement elastique, les orifices qui traversent le fond sont formes par des fentes en croix. 7 - Bac selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'au moins. l'un de ses pieds doit recevoir une bande cellulo sique telle que carton ondule, tissu, nappe non tissee, ou analogue, avantageusement zmpregnee de produits favo rables à la croissance des cultures, notamment des engrais. 8 - Bac selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est réalisé en un matériau bio-dégradable, tel que du carton, avantageusement imprégné de produits favorables à la croissance des cultures, notamment des engrais. 9 - Bac selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est associé à une cuve individuelle qui doit contenir de l'eau et dont le périmètre de son bord supérieur est plus grand que celui du fond du bac, afin qu'il subsiste un espace pour le passage d'air vers le dessous du bac. 10 - Bac contenant de la terre et au moins un végétal, selon l'une quelconque des revendications 1 à 9 ci-dessus.