La présente invention a pour objet un circuit de sélection et de maintien de liaisons de lignes, en particulier mais non exclusivement de lignes téléphoniques. Lorsque plusieurs lignes téléphoniques peuvent être connectées sur une seule sortie qui, par exemple, peut être reliée a entrée d'un répondeur téléphonique, il est nécessaire de disposer d'un circuit de sélection qui, d'une part, permette la mise en communication d'une ligne quelconque avec ladite sortie et, d'autre part, interdise, lorsque cette ligne est branchée sur la sortie, l'accès à cette sortie a toutes les autres lignes téléphoniques raccordées au circuit de sélection. Ce problème se pose en particulier lorsque, la nuit, toutes les lignes réseau doivent être ramenées, au moyen d'un commutateur a bascule, sur 11 entrée dtun répondeur téléphonique.Des circuits de ce type existent actuellement mais ils sont constitués par des systèmes a relais dont les performances et la fiabilité se révèlent assez fréquemment insuffisantes. La présente invention a pour objet un circuit de sélection qui, en utilisant les composants électroniques modernes a haute performance disponibles sur le marché, présente une bonne fiabilité avec un encombrement et un coût réduits. Selon la présente invention, le circuit de sélection et de maintien de liaisons téléphoniques comprenant un ensemble d'entrées et une sortie unique, est caractérisé en ce que 11 actionnement du relais associé à une ligne quelconque interdit l'établissement des communications sur les autres lignes. Selon une autre caractéristique de I1 invention les lignes techniques extérieures sont couplées au circuit de sélection et de maintien au moyen de photocoupleurs, réalisant une séparation galvanique entre les lignes et le circuit de sélection et de maintien. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront au cours de la description qui va suivre dtun mode de réalisation, en regard des figures qui représentent : - la figure 1 un schéma de principe - la figure 2 un mode de réalisation préféré. Sur la figure i, le circuit de sélection et de maintien D permet la connection d'une entrée quelconque de l'ensemble des entrées E1 , E2 , .,... En sur la sortie S, de telle manière que si l'une quelconque des entrées Et est connectée à la sortie S, toutes les autres entrées sont inhibées tant que dure la communication entre E et S. Comme on le verra par la suite, les circuits annexes de sécurité permettent, par temporisation, d'éviter le blocage d'une entrée sur la sortie, en cas de défaillance de l'appareil placé en sortie. La figure 2 représente un mode de réalisation effectif d'un circuit selon l'invention. Seules figurent sur le dessin, la première entrée E1 et la dernière entrée E n Il va de soi que les autres entrées ont la même structure que l'entrée E1. A chaque entrée E correspond un relais 16 inclus dans le circuit de sélection, relais qui présente quatre contacts 161, 162, 163 et 164. Lors de l'établissement d'une communication téléphonique, sur l'entrée E1 par exemple, le récepteur d'appel est composé, comme connu en soi, d'un condensateur 1, d'une résistance 2, d'un pont de diodes 3, les bornes d'entrée du circuit constitué par les contacts 161 et 162 étant reliées à une diagonale du pont 3, la seconde diagonale étant fermée, à travers une résistance 4 et une photodiode 5. La photodiode est protégée par une diode Zener 6. La photodiode 5 est associée à un photorécepteur 7, de manière à former un photocoupleur. Une résistance 58 réduit la sensibilité du photocoupleur afin d'éviter les déclenchements intempestifs du récepteur d'appel sur des décharges de capacités en lignes ou de courants parasites.Le fonctionnement du récepteur d'appel est tout à fait classique. On sait, en effet, que les signaux d'appel sont, en téléphonie, constitués par un signal de 80 Volts émis à une fréquence de 50 Hertz. Le condensateur 1 empêche le passage de la composante continue et seule la composante alternative traverse le pont de diodes dans lequel elle est redressée. Ce redressement se traduit par une suite dtimpulsions qui sont acheminées par le photocoupleur et, à travers une diode 8, sur une sonnerie ou un ronfleur 54. Une seconde diode 9 dérive le courant disponible à la sortie du photocoupleur vers le circuit de commande du relais de connection. Le condensateur 10 -filtre le courant pulsé libéré par le photocoupleur. Le courant apparaissant sur la sortie de la diode 9 est amplifié par le transistor 15 polarisé par les résistances 12 et 13. Le courant provenant de la diode 9 est appliqué sur la base du transistor 15 à travers une résistance 14, le collecteur du transistor 15 étant connecté au relais 16 alors que l'émetteur est dérivé vers une autre partie du circuit, comme cela sera expliqué par la suite. Le condensateur 14 retarde le fonctionnement du transistor 15 de façon à éviter l'enclenchement du relais par une impulsion brève de courant parasite reçu sur la ligne.La diode 17 est simplement une diode de protection du transistor 15 vis-à-vis des extra-courants libérés par le bobinage du relais 16. Ce relais 16 connecte la ligne appelante à la sortie unique du circuit par basculement des contacts 161 et 162. La liaison entre l'entrée E1 et la sortie S est ainsi établie. Elle persistera jusqu'à ce que la communication soit interrompue par raccrochement du combiné de la personne qui était en ligne (ou la déconnexion du répondeur). Le contact étant ainsi établi, il importe que les autres appels soient bloqués pour éviter toute interférence. L'inhibition des autres relais 16 est effectuée par le transistor 18 qui joue le rôle d'interrupteur bloquant le circuit d'attraction des relais lorsque l'un d'eux a été sollicité. Pour la compréhension du fonctionnement du circuit, on rappelle que la tension positive (+12 Volts par exemple) est à la masse. La polarisation du transistor PNP 18 est assurée par une résistance 19 connectée à une source de tension de -12 Volts. De même, une résistance 20 limite l'intensité dans la diode électro-luminescente 21 qui émet un signal d'occupation du circuit destiné à indiquer qu'une ligne est actuellement en liaison avec la sortie S. Une diode 23 et une résistance 24 alimentent la base du transistor 25 qui en se saturant ferment le circuit de maintien du relais 16. Au niveau de la sortie, une résistance 32 et deux photocoupleurs 33 et 34 montés tête-bêche décèlent le courant de boucle provoqué par la réponse du circuit répondeur ou de tout autre circuit utilisateur branché entre les bornes de sortie S. Suivant le sens du courant continu de boucle provoqué par la réponse du circuit monté à la sortie, un seul photocoupleur fonctionne et réalise, comme c'était le cas pour le circuit d'appel, une séparation galvanique entre le circuit de lignes téléphoniques et les circuits de commande. Les réistances 35 et 36 réduisant la sensibilité des photocoupleurs 33 et 34 afin d'éviter leur déclenchement intempestif par des décharges de capacité ou des courants parasites. Les émetteurs des phototransistors des photocoupleurs sont connectés par l'intermédiaire des résistances 37 et 38 montées en diviseur de tension sur la base du transistor 39. Lorsque, par suite de l'apparition d'un courant sur la base d'un transistor 39, celui-ci se sature, une tension est développée sur la base du transistor 42, à travers les résistances 40 et 41, de sorte que le transistor 42 se sature et devient conducteur. En se saturant, le transistor 42-ferme le circuit de maintien du relais 16 quelques secondes avant que le transistor 25 ne soit bloqué. Le blocage du transistor 25 est réalisé de la façon -suivante : un condensateur 28 est chargé par une ligne partant du contact 164 du relais 16 et passant à travers la diode 26 et la résistance 27. Le condensateur 28 constitue avec les résistances 29 et 30, un diviseur de tension qui, après un temps déterminé et, par exemple, 8 secondes, vient saturer le transistor 31 dont le fonctionnement provoque le blocage du transistor 25. Le condensateur 43, la résistance 44 et la résistance 41 maintiennent le transistor 42 à l'état de saturation, compte tenu de la constante de temps du condensateur 43 quelques instants après la libération de la ligne, libération provoquée soit par le raccrochage du poste téléphonique qui était en ligne ou par 11 arrêt du répondeur automatique ou de tout autre circuit utilisateur connecté au pont de sortie. La saturation du transistor 18 qui, comme on l'a vu précédemment, sert d'interrupteur au circuit dtinterdíc- tion ou de sélection, est commandé par l'apparition dtune tension développée sur l'émetteur du transistor 15 lorsqu'un signal d'appel se produit. Dans un premier temps, la saturation du transistor 18 provoque l'attraction du relais 16. qui, par son contact 164 permet la saturation du transistor 25, lequel ferme un second circuit de maintien relais 16 par son contact 163. Le contact 164 en bloquant le transistor 18 permet de bloquer les relais autres que celui correspondant à la ligne d'appel.Fuis, par l'action du circuit de temporisation constitué par le condensateur 28 et les résistances 29 et 30, le transistor 25 est bloqué un certain temps après la mise en communication de la ligne appelante et de la sortie. Le maintien du relais 16 est alors obtenu au moyen de la saturation du transistor 142, saturation qui persiste tant que la boucle de sortie reste fermée. Au niveau de la sortie, le condensateur 47 shunte, pour les courants alternatifs d'appel et de conversation uniquement, le détecteur de courant continu formé par les composants 32, 33 et 34, les deux diodes Zener 45 et 46 n'étant utilisées qu'à la protection des photocoupleurs 33 et 34, la thermistance 48 et la résistance 49 forment un régulateur de tension qui limite à une valeur donnée (et, par exemple, à 40 mA) l'intensité du courant continu en ligne. Le condensateur 50 shunte le régulateur de courant afin de ne pas limiter le courant de conversation proprement dit. Lors de chaque appel, les résistances 51 et 52 polarisent la base du transistor 53 qui, en se saturant, provoque le fonctionnement du ronfleur 54 ou de tout autre dispositif d'alarme conforme aux normes de l'Administration des Postes et Télécommunications. La diode Zener 55 protège le transistor 53 des extra-courants dus au ronfleur 54. Lorsque la liaison entre une ligne quelconque et la sortie est établie et qu'un appel se présente sur une autre ligne téléphonique, les trains dtimpulsions d'appel sont transmis au ronfleur 54 pzr le photocoupleur de cette ligne et le transistor 53, mais le transistor 15 correspondant à cette nouvelle ligne d'appel reste bloqué et n'ac- tionne pas le relais 16 car son émetteur n'est pas alimenté. En effet, le transistor 18 est à ce moment bloqué par une tension positive qui est appliquée sur la base par le contact 164 du relais 16 de la ligne téléphonique connectée à la sortie. Lorsque le poste ou le répondeur libère la communication en cours, la coupure de courant continu dans les diodes des photocoupleurs 33 et 34 provoque le blocage du transistor 39 qui entraîne, après un léger retard dû à la charge du condensateur 43, le blocage du transistor 42 qui coupe le circuit de maintien du relais 16. En ramenant ce contact en position de repos (position qui est celle qui a été représentée sur la figure 2), le relais 16 prépare la ligne téléphonique pour la réception du nouvel appel et, par son contact 163 décharge rapidement le condensateur 28 sur la résistance 56. I1 va de soi que des modifications peuvent être apportées au mode de réalisation qui vient d'être décrit, notamment par substitution de moyens techniques équivalents, sans sortir pour cela du cadre de la présente invention. REVENDICATIONS 1.- Circuit de sélection et de maintien de liaisons. de lignes, notamment pour lignes téléphoniques, comprenant un étage de traitement d'appel et un étage de commutation proprement dit commandé par le premier étage de traitement d'appel constitué pour chaque ligne d'un redresseur à double alternance, caractérisé en ce que chaque sortie dudit étage de traitement d'appel est connectée, d'une part, à un moyen d'alarme commun (54) et, d'autre part, à un organe de commande (15) agissant sur un organe commutateur (16) établissant le contact entre la ligne considérée et la sortie du circuit et inhibant le fonctionnement des autres commutateurs. 2.- Circuit selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe commutateur précité est constitué par un relais, dont deux premiers contacts (161, 162) établissent la liaison entre la ligne et la sortie, un troisième contact (163) assurant le maintien du relais d'une ligne déterminée tant que la communication n'est pas interrompue, un quatrième contact (164) bloquant le fonctionnement des organes de commande (15) des autres lignes. 3.- Circuit selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les organes (15) de commande précités sont constitués par des transistors dont la base est connectée à l'étage de détection d'appel, dont le collecteur est connecté à la borne de commande du relais et dont l'émetteur est relié à une ligne commune à tous les émetteurs. 4.- Circuit selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la ligne commune à tous les émetteurs des organes (15) est reliée à un interrupteur (18) fermé par le quatrième contact (164) précité de l'un quelconque des organes commutateurs (16). 5.- Circuit selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le troisième contact précité (163) assure le maintien du relais au cours de la liaison par application sur la borne de commande dudit relais d'une tension prélevée sur le collecteur d'un transistor sur la base duquel est appliqué un signal prélevé à la sortie du circuit. 6.- Circuit selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la tension de maintien du relais (16) est prélevée sur le point commun aux collecteurs de deux transistors (25, 42), le transistor (25) étant rendu conducteur, au moment du traitement de l'appel puis se bloquant au bout d'un certain temps sous l'influence du circuit de temporisation (28, 29, 30, 31) alors que le transistor (42) devient conducteur sous l'action du signal prélevé sur la ligne de sortie dudit circuit, lorsque la communication est établie. 7.- Circuit selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'un photocoupleur couple pour chaque ligne, l'étage du traitement d'appel (3) et l'organe de commande (15). 8.- Circuit selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le signal de maintien du relais correspondant à la ligne en liaison avec la sortie est prélevé au moyen d'un photocoupleur.