La presente invention a pour objet un procédé d'obtention de mortier cellulaire. Actuellement on réalise des murs, des parpaings ou autres presentant des qualités d'isolation thermique et phonique en béton cellulaire. Ces betons cellulaires sont obtenus de maniere classique par mélange dans une bétonnière de gravillons, de sable, de ciment et d'eau, ou par mélange de gravillons de ciment et d'eau, en proportions variables, auxquels on ajoute un emulseur. Cet émulseur est introduit dans la masse que l'on mélange dans la bétonnière a l'intérieur de laquelle on injecte ensuite de l'air comprimé pour faire mousser l'ensemble. Les éléments réalisés en béton cellulaire présentent une grande resistance a la compression, mais ils ne résistent guère a la flexion. En effet, la cohésion entre le mortier et les gravillons est mauvaise; des ruptures se produisent par décollement des gravillons du mortier. Par ailleurs, le cout d'obtention de ces bétons est élevé, l'emploi de sable et de graviers constituant une charge énorme représentee notamment par les frais d'achat et de transport sur le lieu d'utilisation. La présente invention a pour but de remédier a ces inconvénients par l'obtention d'un mortier cellulaire, par conséquent sans sable ni gravillon, susceptible de remplacer avantageusement les bétons cellulaires actuellement utilisés, tout en assurant une meilleure isolation phonique et thermique avec de surcroît un gain de poids considerable, sans nuire a sa resistance. Le procédé d'obtention de mortier cellulaire selon l'invention consiste a préparer dans une bétonnière un mortier constitué de ciment et d'eau que l'on mélange de manière a obtenir une bouillie epaisse. Par ailleurs, dans un réservoir on produit de la mousse au moyen d'un générateur de type connu, par addition d'un émulseur dans une certaine quantité d'eau, dans laquelle on injecte de l'air comprimé a sept bars. On projette alors la mousse obtenue dans la bétonnière pour qu'elle se mélange avec la bouillie, que l'on malaxe jusqu'au moment où le mélange devient homogène. On peut alors procéder avec ledit mélange au moulage de différents eléments, mais il peut aussi être transporté au moyen d'une vis sans fin ou par tout autre moyen sur le lieu de son utilisation. Une variante du procédé ci-dessus consiste a placer sur une canalisation d'eau un hydro-injecteur de type "Giffard", au niveau duquel l'émulseur sera additionné à l'eau, en valeur relative déterminée, amené à un générateur de mousse dans lequel l'air sera injecté dans la solution. Un compteur de débit indiquant la quantité d'eau nécessaire au mortier cellulaire pourra avantageusement être integré à l'ensemble. Cet ensemble permet d'obtenir de la mousse de façon systématique et répétitive, sans interruption ni reglage. Il faut noter que par rapport aux procédés connus où l'émulseur est ajouté directement au mélange malaxé dans la bétonnière, mélange dans lequel on injecte ensuite de l'air pour obtenir un produit cellulaire, le procédé selon l'invention dans lequel on ajoute de la mousse au mortier contenu dans la bétonnière, que l'on malaxe ensuite pour obtenir une masse homogène, apporte des améliorations notables en ce qui concerne la qualité d'isolation thermique ou phonique des produits réalisés avec ledit mortier et notamment une résistance mécanique supérieure pennettant leur emploi dans différents domaines ou jusqu'ici leur fragilité les rendait impropres. A titre d'exemple on a réalisé un mortier cellulaire avec la composition suivante: - ciment prise lente : 10 kgs. - eau : 3,5 litres (taux augmenté ou diminué en fonction de la tempe rature sans toutefois depasser 9 à 10 %), le tout étant malaxé dans une bétonnière pour obtenir une bouillie épaisse, a laquelle on a ajouté 28,5 litres de mousse obtenue selon l'un des procédés sus-mentionnés a partir de - eau : 2,2 litres - émulseur : 15 grammes. Les valeurs ci-dessus sont données a titre indicatif et peuvent varier suivant la température ambiante, l'hygrométrie de l'air ou la valeur du produit final souhaité. Le mortier cellulaire selon l'invention est résistant, léger, et permet d'obtenir des surfaces lisses ou ayant l'apparence de la pierre de taille tout en restant très économique. De plus, il assure une meilleure isolation phonique et thermique. - REVENDICATIONS 1. Procédé d'obtention de mortier cellulaire consistant à préparer dans une bétonnière un mortier constitué de ciment et d'eau de façon a obtenir une bouillie épaisse d'une part, et d'autre part, a préparer dans un réservoir de la mousse par addition dans de l'eau, d'un émulseur, avec injection d'air comprimé, caractérisé en ce que la mousse ainsi produite est projetée et mélangee dans la bouillie constituant le mortier, que l'on malaxe jusqu'a ce que le mélange soit homogene. 2. Procédé d'obtention de mortier cellulaire selon 1, caractérisé en ce que la mousse injectée dans la bouillie constituant le mortier est obtenue de manière continue au moyen d'un hydro-injecteur monté sur une canalisation d'eau qui injectera l'émulseur en valeur relative déterminée dans l'eau, amené à un générateur de mousse.