L'invention est relative aux baies du genre des issues de secours, comportant un élément amovible, notamment vitré, maintenu normalement dans un encadrement extérieur ou huisserie fixe appartenant à un ensemble, en particulier à un véhicule roulant marin, ou aérien, cet élément étant susceptible dlêtre aisément extrait en cas de sinistre, par des moyens appropriés. I1 existe de nombreuses baies de ce type, dans lesquelles l'expulsion de l'élément amovible peut se faire de diverses manières. Certains comportent la possibilité de casser la vitre, lorsqutelle existe, mais, outre le danger que fait naître la présence des éclats, cette solution est impossible à réaliser dans le cas de verre ou plastique à haute résistance. D'autres comportent l'utilisation d'un joint d'étanchéité, interposé entre l'élé- ment amovible et son encadrement, joint qui est normalement fixé par un système à levier ou autre : ce genre de système est souvent compliqué, et présente l'inconvénient d'entre plus ou moins proéminent, ce qui gêne le lavage des véhicules.Au surplus, ce dégagement de l'élément mobile ne peut se faire que d'un seul coté, alors qu'il est souhaitable de pouvoir faire la dépose d'un côté ou de l'autre de la paroi ou façade supportant la baie. D'autres montages prévoient la possibilité de déposer l'élément mobile après extraction d'une clé de serrage (baguette en matière plastique) prévue sur un joint plastique à lèvres, mais cette dépose est difficile car les lèvres du joint offrent toujours une résistance importante, pour l'ensemble de la périphérie. L'invention propose une nouvelle solution-qui remédie à ces divers inconvénients, en offrant une grande facilité et simplicité de dépose, tout en permettant, si on le désire, une manoeuvre d'extraction complète aussi bien d'un coté que de l'autre, et en ne faisant appel à aucun outillage, ni aucun mécanisme spécial. Elle consiste, principalement, à agencer les baies du genre en question de façon telle que l'élément mobile soit lié à l'encadrement fixe par un joint à lèvres combiné avec des moyens propres à permettre, à l'aide d'au moins une poignée ou analogue, de provoquer l'arrachement des lèvres et, en conséquence, la libération dudit élément. Suivant un mode de réalisation préféré, le joint comporte des lèvres de part et d'autre de la baie, de sorte que l'élément mobile puisse être maintenu en place sans nécessiter de moyens presseurs, et les moyens d'extraction sont agencés de façon telle qu'on puisse, à volonté, arracher les lèvres d'un côté ou de l'autre de la baie. Pour permettre un montage aisé du joint, on combine, avec celui-ci, ainsi que connu, des clés-de serrage, lesquelles peuvent également, de préférence, être extraites en même temps que les lèvres. L'invention comprend, mises à part ces dispositions, certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement parlé ci-apres. Elle vise, plus particulièrement, certains modes d'application (ceux pour lesquels on l'applique aux baies de véhicules), ainsi que certains modes de réalisation, desdites dispositions et elle vise, plus particulièrement encore et ce à titre de produits industriels nouveaux, les baies du genre en question comportant application de ces mêmes dispositions, ainsi que les éléments spéciaux propres à leur établissement et les ensembles, notamment les véhicules, comprenant ces baies. Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que des dessins ci-annexés, lesquels complément et dessins sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication. Les figures 1 à 3, de ces dessins, montrent respectivement en élévation schématique, et à plus grande échelle, en coupes selon II-II et III-III figure 1, une issue de secours établie con formément à l'invention. Les figures 4 et 5 illustrent, respectivement dans deux positions opératoires différentes, et semblablement à la figure 2, une variante de l'invention. Les figures 6 et 7, enfin, illustrent semblablement, encore à plus grande échelle, d'autres variantes. Selon l'invention, et plus spécialement selon celui de ses modes d'application, ainsi que selon ceux des modes de réalisation, de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant par exemple d'établir une issue de secours pour véhicule, avec un élément vitré, on s'y prend comme suit ou de façon analogue. On fait comprendre essentiellement à cette baie, pour réunir son élément amovible, supposé constitué par un cadre 1 entourant une vitre 2, à l'encadrement correspondant 3 ou au bord de l'ouverture prévue dans la paroi du véhicule, un joint plastique de préférence continu 4, présentant des lèvres 5, 6 de part et d'autre du plan de la baie. Les lèvres extérieures 5 viennent enserrer par exemple des saillies 7 pénétrant dans la matière du joint, tandis que les lèvres intérieures 6 viennent presser contre les bords correspondants du cadre 1, un léger jeu 8 étant de préférence prévu entre les bord périphérique 9 dudit cadre et le fond du logement ainsi ménagé dans le joint. Pour permettre un montage aisé et assurer une bonne pres- sion d'étanchéité, on a recours à des clés de serrage de type connu,l0, venant s'insérer dans des saignées prévues à 'intérieur du joint. Puis, disposant de cet ensemble, on prévoit des moyens d'arrachage des lèvres, en particulier de celles, 6, coopérant avec l'élément mobile 1, 2, ces moyens étant de préférence ménagés de chaque coté de la baie, de sorte qu'on puisse à volonté assurer l'extraction d'un coté ou de l'autre de celle-ci. Ces moyens peuvent être agencés de multiples manières, étant par exemple commandés, sur la face considérée, à partir d'au moins une poignée 11, ménagée notamment à la partir supérieure de la baie, ainsi que visible figure 1. Dans le mode de réalisation représenté (figures 1 à 3), la poignée 11 est solidaire d'une pièce plate métallique 12, par exemple en acier inoxydable, en forme générale de S, qui vient enserrer la lèvre et dont l'extrémité 13 vient pénétrer et s'agraver à l'intérieur de la matière de la lèvre, à l'endroit où celle-ci se rattache au corps du joint 4, et même peut venir pénétrer à l'intérieur de la clé 10. Par un mouvement de basculement imprimé par l'opérateur à l'ensemble de la poignée 11, 12, dans le sens tel que F (fig.3), on provoque un arrachage local de la lèvre 6, qui entraîne également la clé 10. Cet arrachage local est facilité par la forme et la rigidité de la partie agrafée 12, qui agit par effet de levier en prenant appui sur la fenêtre ou son cadre en 14 (fig.5). Tous autres moyens pourraient être utilisés dans le même but. I1 est aisé ensuite à l'opérateur d'effectuer, l'arrachage ainsi amorcé, sur tout le pourtour de la baie. Avantageusement, les amorces de rupture ou de déchirure sont prévues, par exemple en 15 et 16 (fig.2), de part et d'autre de la zone de raccordement entre lèvre 6 et corps de joint 4, ce qui facilite l'arrachage. On fait en sorte, bien entendu, que l'ex- trémité 13 de la lame ou semblable 12 traverse la matière plastique au niveau des amorces ou saignées 15 et 16, lesquelles peuvent être prévues sur toute la longueur des joints. Au montage, l'accrochage sur la clé et le pinçage de l'en- semble de l'agrafe en S 12, 13 sont obtenus à l'aide d'un outillage approprié. Il est avantageux, suivant une disposition supplémentatre illustrée sur les figures 4 et 5, de prévoir des moyens pour faciliter la préhension de l'élément mobile 1, 2 en vue de son extraction, une fois l'arrachage réalisé sur la périphérie. Ces moyens consistent par exemple en des poignées telles que 17 logées, lors du montage, dans un. intervalle convenable 18 laissé libre entre joint 4 et cadre 1, poignées soumises si nécessaire à l'action de ressorts 19, de manière à être automatiquement éjectées après arrachage des lèvres, pour permettre à l'opérateur de tirer sur l'élément mobile 1, 2 9 extraire. Chaque poignée 17 est reliée par le ressort 19 ou par tout autre lien à un ergot 21 prévu sur le cadre 1. Dans les divers modes de réalisation représentés, on a supposé que les moyens d'arrachage étaient disposés de chaque côté. Mais, bien entendu, on pourrait ne les prévoir que d'un seul côté. I1 est également à noter que les dispositions prévues pour arracher les lèvres intérieures 6 pourraient semblablement être appli quées aux lèvres extérieures 5. Enfin, l'invention ne se limite pas non plus à des moyens propres à arracher à la fois les lèvres 6 ou 5 et les clés 10. On pourrait se contenter d'arracher les lèvres, sans agir sur les clés. Dans cet ordre d'idées, la figure 6 illustre un mode de réalisation dans lequel la lame 12 de la poignée, ou autre organe y assimilable, est attachée seulement à la lèvre 6, au droit d'une fente faisant amorce d'arrachage en 15. Une variante est montrée sur la figure 7, selon laquelle on se contente d'attacher la poignée 11 ou sa base 12, directement à la livre 6, en ménageant une fente entre les rainures 15 et 16 sur la longueur de la poignée, un effet de levier n'étant pas prévu dans ce cas. En suite de quoi, quel que soit le mode de réalisation adop té, on peut réaliser des issues de secours dont le fonctionnement est tel qu'il suffit à l'usager, pour entraîner l'élément amovi ble de la baie, d'exercer un effort sur la poignée 11, 12 ou semblable pour amorcer une déchirure de la ou des lèvres correspondantes, et, une fois cet amorçage realisé, de poursuivre l'ac- tion jusqu'à enlèvement complet, ce qui libère ledit élément. Il ne reste plus qu'à basculer ce dernier, ce qui peut être facilité par la seconde poignée 17, lorsqu'elle existe. Un tel ensemble présente de nombreux avantages par rapport aux baies du genre en question déjà existantes, notamment : - une plus grande simplicité d'exécution, - possibilité, si on le désire, d'agir d'un côté ou de l'autre de la baie, - facilité et rapidité de la manipulation. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Baie du genre des issues de secours, notamment pour véhicules, avec un élément amovible relié à l'encadrement fixe de la baie par un joint à lèvres, caractérisée par le fait qu'elle comporte, pour assurer la libération dudit élément, des moyens, manoeuvrables par exemple à l'aide d'une poignée, pour permettre à l'usager d'opérer le déchirement d'une au moins des lèvres du joint. 2. Baie selon la revendication 1, avec tout le long du cadre extérieur de l'élément mobile un joint comportant des lèvres se rabattant contre ledit cadre, caractérisée par le fait que les moyens d'extraction comportent un organe fixe à la lèvre considérée et ayant une forme telle que, par une action de levier exercée par une poignée ou autre sur cet organe, on puisse amorcer la déchirure d'au moins une levure. 3. Baie selon les revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que l'organe d'extraction est constitué par une lame métallique qui vient passer sous la lèvre et dont l'extrémité libre traverse celle-ci, de préférence à l'endroit ou la lèvre se raccorde au corps du joint. 4. Baie selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractériséepar le fait que le joint comporte, en outre, des clés en matière plastique, en soi connues, pénétrant dans des saignées que comporte le joint à l'extérieur. 5. Baie selon les revendications 3 et 4, caractériséepar le fait que l'extrémité de l'organe d'extraction traverse paltiel- lement la clé correspondante, de sorte que la manoeuvre dudit organe permette d'extraire à la fois la lèvre du joint et sa clé. 6. Baie selon la revendication 3, caractérisée par le fait que la lame constituant l'organe d'extraction est pincée à sa base de façon à s' appuyer à la fois contre la surface intérieure et contre la surface extérieure de la lèvre. 7. Baie selon les revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que de légères saignées sont prévues le long de la partie amincie reliant au corps du joint la lèvre à déchirer, pour permettre de faciliter la déchirure. 8. Baie selon les revendications 3 et 7, caracterisée par le fait que la lame d'extraction, à son extrémité, se présente au droit de la saignée correspondante. 9. Baie selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée par le fait que des moyens sont prévus pour saisir l'élément mobile en vue de son extraction après que la déchirure de la levre ait été obtenue. 10. Baie selon la revendication 9, caractérisée par le fait que ces moyens sont montés à l'intérieur d'un intervalle séparant de l'intérieur du joint le bord extérieur du cadre de l'élément mobile, et sont libérés par l'action d'un ressort après que la lèvre ait été déchirée. 11. Baie selon les revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que l'organe d'extraction, avec sa poignée, est fixé directement sur la surface extérieure de la levure à déchirer (figure 7). 12. Baie selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisée par le fait que des moyens d'extraction sont prévus de chaque côté de l'élément amovible à extraire.