La présente invention a pour objet un dispositif pour le prélèvement de sécrétions bronchiques à des fins d'analyses bactériologiques, chimiques et cytologiques. Selon une première possibilité, un tel préLèvement est réalisé par passage d'une sonde dans la trachée artère, l'extrémité libre de celle-ci étant amenée sur le lieu de prélèvement. Par aspiration dans la sonde, est prélevée une certaine quantité de sécrétions à analyser. Le principal inconvénient de cette solution est que, au cours de la mise en place de la sonde, celle-ci frotte contre des tissus autres que ceux à prélever, se remplissant partiellement de ceuxci, ce qui fausse les résultats du prélèvement souhaité. Par ailleurs, les différentes manipulations de recueil des sécrétions sont génératrices d'incertitudes, voire d'erreurs au niveau de l'analyse. Selon une autre possibilité visant à remédier aux inconvénients de la technique précitée, l'extrémité libre de la sonde est obturée par de la colle formant un bouchon. Lorsque la sonde est en position, il est procédé à l'injection d'air ou de sérum physiologique sous pression dans celle-ci, de manière à réaliser le perçage du bouchon. Le prélèvement est alors réalisé par aspiration de la manière décrite précédemment. Cette solution est peu satisfaisante en ce sens qu'elle risque de laisser insitu des résidus de colle. La présente invention vise à remédier à ces inconvénients. A cet effet, le dispositif qu'elle concerne comprend une sonde dont l'ouverture, située du côté prélèvement, est obturée par un opercule pouvant être percé, à l'intérieur de laquelle est monté un cathéter de longueur supérieure réalisé en un matériau relativement rigide, ce cathéter étant susceptible de coulisser dans la sonde avec étanchéité à l'extrémité non obturée de celle-ci, et étant relié à un dispositif d'aspiration. Avantageusement, l'opercule placé en bout de la sonde est constitué par une pellicule de gélatine. En position de départ, l'extrémité de la sonde, située du côté prélèvement,est obturée par l'opercule de gélatine, le cathéter étant situé en retrait de cette extrémité à l'intérieur de la sonde. La sonde est introduite dans la trachée artère du patient, de manière traditionnelle jusqu'a ce que son extrémité libre se trouve en regard du lieu de prélèvement. De par sa rigidité relative, il est possible de faire coulisser le cathéter dans la sonde, de manière à réaliser le perçage de l'opercule de gélatine, et de faire dépasser légèrement le cathéter hors de la sonde. Il est à noter à ce sujet que le passage d'une très faible quantité de gélatine dans l'organisme du patient ne crée absolument aucune trouble, contrairement aux colles synthétiques. Il est procédé ensuite au prélèvement des tissus par aspiration dans le cathéter. Il est remarquable qu'au début de l'aspiration, le cathéter est absolument propre, et n'a pas été au contact d'autres tissus situés sur le passage de la sonde. Selon une autre possibilité, l'extrémité du cathéter, située à l'opposé du prélèvemen 5 olidaire à l'intérieur de la sonde d'une portion de tubulure rigide susceptible de coulisser avec étanchéité dans l'embout monté à l'extrémité correspondante de la sonde. Ceci permet de faciliter le déplacement relatif du cathéter et de la sonde, pour faire sortir le cathéter de la sonde, du côté où le prélèvement doit être effectué. Avantageusement, et pour limiter les manipulations, ce dispositif comporte un tuve destiné à recueillir le prélèvement, monté entre le cathéter et le dispositif d'aspiration. Selon une forme intéressante d'exécution de l'invention,dans ce dernier cas, le tube destiné à recueillir le prélèvement est logé à l'intérieur d'une enceinte tubulaire fermée à l'une de ses extrémités par un bouchon, l'extrémité du cathéter et la tubulure allant au dispositif d'aspiration traversant l'enceinte par deux perçages ménagés à proximité de l'ouverture de celle-ci, le bouchon présentant une partie en forme de jupe pénétrant à l'intérieur du tube, dans laquelle sont ménagées deux fentes qui, permettant le passage de l'extrémité du cathéter et de la tubulure associée au dispositif d'aspiration, sont limitées par des bords coupants. Lors de la réalisation du dispositif, letube de prélèvement ainsi que l'enceinte dans laquelle il est logé sont stérilisés. Lorsque le tube de prélèvement est rempli d'une quantité suffisante de tissu à prélever, il est procédé au pivotement du bouchon fermant l'enceinte, de telle sorte que celui-ci coupe, d'une part le cathéter et, d'autre part la tubulure reliée à la source de dépression au ras de l'enceinte, la jupe du bouchon assurant la fermeture avec étanchéité de celle-ci. L'enceinte et le tube de prélèvement qu'elle contient sont ensuite envoyés au laboratoire d'analyses. Il est à noter qu'au cours de toutes ces opérations, le tube de prélèvement demeure en conditions stériles. Cette solution est intéressante car extrêmement simple à mettre en oeuvre pour l'utilisateur et procurant une excellente précision au niveau des résultats de 1'analyse car les tissus prélevés ne sont pas influencés par le milieu extérieur et, éventuellement, contaminés avant analyse. Selon une autre forme d'exécution, le tube destiné a recueillir le prélèvement est de forme cylindrique et présente dans sa paroi deux ouvertures associées a des raccords respectivement pour le cathéter et pour le dispositif d'aspiration, le bouchon présentant une partie en forme de jupe pénétrant à l'intérieur du tube et de longueur telle que son bord libre soit situé du côté du fond du tube par rapport aux ouvertures que présente celui-ci, la jupe présentant en outre deux trous occupant la même position angulaire que les ouvertures ménagées dans le tube. Cet agencement présente l'intérêt d'être plus simple que le précédent au niveau du tube de préèvement. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemples non limitatifs deux formes d'exécution de ce dispositif Figure i en est une vue avant utilisation et avant montage Figure 2 en est une vue en cours d'utilisation Figure 3 en est une vue en fin d'utilisation Figure 4 est une vue partielle en coupe et à échelle agrandie d'une variante d'exécution de ce dispositif. Le dispositif représenté aux figures i à 3 comprend une sonde 2 dont l'ouverture située du côté du prélèvement est obturée par une pellicule de gélatine 3. A l'intérieur de la sonde 2 est monté un cathéter 4 de longueur supérieure à celle-ci, et réalisé en un matériau relativement rigide. Ce cathéter est monté de manière à pouvoir coulisser avec étanchéité à travers un manchon 5 situé à l'extrémité de la sonde 2 opposée au prélèvement. Comme montré au dessin, le cathéter pénètre à l'intérieur d'un tube 6 destiné à recevoir un prélèvement. Ce tube 6 est obturé de manière étanche par un bouchon 7. Du tube 6 sort une tubulure 8 associée à un dispositif de dépression constitué par une seringue 9. Le tube de prélèvement 6 est destiné à être logé dans une enceinte tubulaire 10. Le cathéter 4 et la tubulure 8 traversant des perçages 12 ménagés dans l'enceinte 10 à proximité de l'ouverture 13 de celle-ci. L'ouverture 13 est destinée à être obturée par un bouchon 14 présentant une jupe 15 destinée à prendre appui sur la face interne de l'enceinte 10. Comme montré à la figure 2, le bouchon 14 présente, dans sa jupe 15, deux fentes 16 destinées à permettre le passage du cathéter 4 et de la tubulure 8 respectivement. Les deux fentes 16 sont limitées par des bords coupants. D'un point de vue pratique, l'utilisation de ce dispositif est la suivante. La sonde 2 est introduite par la trachée arrière du patient jusqu'à ce que son extrémité libre se trouve dans la zone de prélèvement. Il est alors procédé à un déplacement relatif du cathéter 4 et de la sonde 2, de manière que le cathéter perce la gélatine 3, comme montré à la figure 2. Par déplacement du piston de la seringue 9 dans un sens de dépression, il est procédé au prélèvement d'une certaine quantité de tissu qui pénètre dans le tube de prélèvement 6. Une fois la quantité de sécrétion souhaitée à l'intérieur du tube de prélèvement 6, il est procédé à un pivotement de l'ordre de 900 du bouchon 14 dans l'enceinte 10. Les bords coupants des deux fentes que présente le bouchon assurent le sectionnement, respectivement, du cathéter 4 et de la tubulure 8 au ras de l'enceinte 10. Dans cette nouvelle position, le bouchon 14 assure également, comme montré à la figure 3, la fermeture étanche de l'enceinte 10 au niveau des perçages 12 de celle-ci. L'ensemble constitué par l'enceinte 10 et le tube de prélèvement 6 qu'elle contient peut être envoyé au laboratoire à des fins d'analyses. Sur le raccord 5 est montée une tubulure 17 obturable par un bouchon, permettant de réaliser si besoin est une injection à l'aide d'une seringue. Le dispositif représenté à la figure 4 possède le même agencement général que celui décrit précédemment, avec les différences suivantes : l'extrémité du cathéter opposée à l'extre- mité de prélèvement est solidaire, à l'intérieur de la sonde, d'une portion de tubulure rigide 18 traversant l'embout 5 avec étanchéité. Cet agencement rend facile le déplacement relatif du cathéter et de la sonde. Dans l'embout débouche également une tubulure 19 pouvant être reliée à un appareil de ventilation, permettant de réaliser un prélèvement même pendant la ventilation. Le tube de prélèvement 20 est de forme cylindrique et comporte deux ouvertures 22 et 23 équipées de raccords 24 et 25 respectivement pour la tubulure 18 et le dispositif d'aspiration non représenté au dessin. Ce tube est obturé par un bouchon 26 présentant une jupe 27 dont le bord est situé du côté du fond du tube par rapport aux ouvertures 22 et 23. Dans la jupe 27 sont ménagés deux trous 28 et 29 occupant la même position angulaire que les ouvertures 22 et 23 respectivement. Pour réaliser le prélèvement, le bouchon est positionné de telle sorte que les trous 28 et 29 se trouvent en regard des ouvertures 22 et 23 du tube.En fin de prélèvement, il suffit de faire pivoter le bouchon de quelques degrés pour que la jupe du bouchon obture les ouvertures 22 et 23 isolant ainsi le volume intérieur du tube avant débranchement de la tubulure 18 et du dispositif d'aspiration, et envoi au laboratoire. Comme il ressort de ce qui précède, l'invention apporte une grande amélioration à la technique existante en fournissant un dispositif de conception simple, extrêmement pratique de mise on oeuvre et procurant des résultats d'une grande précision. Comme il va de soi, 1'invention ne se limite pas aux deux seules formes d'exécution de ce dispositif de prélèvement de sécrétions bronchiques, décrites ci-dessus à titre d'exemples elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. C'est ainsi notamment que l'extrémité de la sonde pourrait ne pas être rectiligne, mais béquillée, que le dispositif d'aspiration pourrait ne pas être constitué par une seringue, ou que ltopercule placé en bout de la sonde pourrait être constitué par un film de polychlorure de vinyle sans que l'on sorte pour autant du cadre de l'invention. - REVENDICATIONS i. - Dispositif pour le prélèvement de sécrétions bronchiques, caractérisé en ce qutil comprend une sonde dont l'ouverture située du côté prélèvement est obturée par un opercule pouvant être percé, à l'intérieur de laquelle est monté un cathéter de longueur supérieure réalisé en un matériau relativement rigide, ce cathéter étant susceptible de coulisser dans la sonde avec étanchéité à l'extrémité non obturée de celle-ci, et étant relié à un dispositif d'aspiration. 2. - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'opercule placé à l'extrémité de la sonde située du côté prélèvement est constitué par une pellicule de gélatine. 3. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications i et 2, caractérisé en ce que l'extrémité du cathéter située à est l'opposé du prélèvemenT7Wolidaire, à l'intérieur de la sonde d'une portion de tubulure rigide susceptible de coulisser avec étanchéité dans l'embout monté à l'extrémité correspondante de la sonde. 4. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comporte un tube destiné à recueillir le prélèvement monté entre le cathéter et le dispositif d'aspira tion. 5. - Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que le tube destiné à recueillir le prélèvement est logé à l'intérieur d'une enceinte tubulaire fermée à l'une de ses extrémités par un bouchon, l'extrémité du cathéter et la tubulure allànt au dispositif d'aspiration traversant l'enceinte par deux perçages ménagés à proximité de l'ouverture de celle-ci, le bouchon présentant une partie en forme de jupe pénétrant à l'intérieur du tube, dans laquelle sont ménagées deux fentes qui, permettant le passage de l'extrémité du cathéter et de la tubulure associée au dispositif d'aspiration, sont limitées par des bords coupants. 6. - Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que le tube destiné à recueillir le prélèvement est de forme cylindrique et présente dans sa paroi deux ouvertures associées à des raccords respectivement pour le cathéter et pour le dispositif d'aspiration, le bouchon présentant une partie en forme de jupe pénétrant à l'intérieur du tube et de longueur telle que son bord libre soit situé du côté du fond du tube par rapport aux ouvertures que présente celui-ci, la jupe présentant en outre deux trous occupant la même position angulaire que les ouvertures ménagées dans le tube.