Lt invention concerne un dispositif de guidage vers la sortie d'immeubles, pour le sauvetage de personnes en danger. L'expérience montre que, dans l'état d'angoisse où se trouvent les hommes dans des circonstances de danger imaginaire ou réel, ils peuvent perdre tout comportement raisonnable ; il s'établit alors facilement ce que lton appelle la panique. Or, dans les terreurs paniques, les possibilités de sauvetage et de fuite qui existent ne sont pas ou ne sont plus perçues, sinon avec une lucidité insuffisante, si bien que des dommages corporels et vitaux, souvent évitables par des démarches insignifiantes, se transforment en catastrophes qui auraient pu être évitées par elles-mêmes. Ces comportements aberrants ont le plus souvent pour cause le manque de moyens suffisants et clairs d'orientation, mais aussi le fait que quand des possibilités d'orientation existent en nombre trop faible, l'unique trajet sûr et préalablement établi pour fuir la situation de détresse n' est pas emprunté ou les personnes en détresse choisissent une mauvaise direction, si bien qu'elles vont à contre-sens et se gênent mutuellement dans les passages de secours. Le but de l'invention est d'éviter de semblables situations et de mettre à la disposition des personnes en détresse un dispositif qui leur permette de s'échapper sûrement du lieu du sinistre ou de l'immeuble. Pour atteindre ce but, il est proposé d'après l'invention de disposer, le long des parois ou du plafond des passages de secours d'un immeuble, des rails par lesquels sont guidés, au moyen de roulettes ou similaires, des câbles ou channes placés à portée de main. Par l'expression passage de secours", il y a lieu d'entendre ici, non seulement le traJet qui débute à la sortie de secours (par exemple un escalier de secours), mais aussi la totalité du trajet à partir du point où se trouvent les personnes concernées et qu'elles doivent emprunter, aussi bien vers la sortie de secours qutau-delà de celle-ci,-jusqutà ce qu'elles soient en sécurité.Dans ces conditions, les rails peuvent être prévus dans le plafond, mais évidemment aussi à la hauteur du plafond ou à n'importe quelle hauteur voulue le long des murs du passage de secours. I1 convient de choisir la longueur des câbles ou des chapes de sorte qu'ils puissent être saisis par tout utilisateur - quelle que soit la taille de celui-ci - mais en évitant d'autre part le risque d'un faux-pas (par exemple en marchant sur le câble). Pour que les fuyards qui se rassemblent en provenance de différentes directions soient canalisés sûrement dans une direction à emprunter, il est prévu en outre que les rails soient munis d'aiguillages aux intersections ou aux débouchés de passages de secours. Selon une autre caractéristique, l'invention prévoit que les rails soient munis d'aiguillages à l'extrémité du passage de secours. Cette disposition offre l'avantage qu'au "terminus" les rails s'étendent parallèlement, de sorte que les fuyards puissent s'engager sur plusieurs voies et qu'il ne puisse se produire aucun embouteillage. Selon un mode de réalisation avantageux de l'invention, il est prévu pour les câbles des organes d'écartement, ces organes d'écartement comportant à leurs extrémités des tampons en forme de coupe qui sont montés à ressort dans les organes d'écartement. On parvient de cette manière à ce que les personnes ne puissent pas s'accrocher. On évite aussi de la sorte un encombrement excessif des cages d'escalier. L'utilisation de tampons en forme de coupe, montés à ressort, permet dsune part un guidage particulièrement satisfaisant du câble au niveau des aiguillages et des courbes ; d'autre part, ces tampons absorbent les chocs violents qui se produisent éventuellement sur les organes d'écartement ; ils ont donc un effet amortisseur. De préférence, les roulettes ou similaires sont équipées de dispositifs en soi connus de blocage ou de freinage. Ces dispositifs de blocage (par exemple des systèmes à roue libre) ne permettent le mouvement des roulettes que dans le sens voulu, c'est-à-dire dans la direction de la fuite, ce qui rend impossible un engagement dans la mauvaise direction, tandis que les dispositifs de freinage produisent un ralentissement avant les courbes et les descentes (par exemple au passage etc.) et empêchent également les heurts entre les personnes qui fuient. Selon une autre forme de réalisation, la présente invention est caractérisée par la disposition d'un masque respiratoire protecteur et/ou de lunettes de protection sur chaque câble. Par ailleurs, il est prévu d'adjoindre des dispositifs de rappel aux masques respiratoires protecteurs et/ou aux poignées des câbles. Dans ces conditions, il est avantageux qu'en cas de gêne respiratoire par la fumée ou similaires, les appareils protecteurs nécessaires soient immédiatement à la disposition de la personne qui fuit, à portée de main de celle-ci. Dans de semblables cas d'urgence, elle peut maintenir avec une main le masque ou similaire devant son visage, tandis qu'elle tient le câble par l'autre main. L'utilisation de dispositifs de rappel (par exemple de ressorts) pour les masques respiratoires protecteurs facilite considérablement la "disponibilité" de ceux-ci. En outre, on évite ainsi qu'au cas où ils ne sont pas utilisés, les appareils protecteurs puissent osciller ou tourner, ce qui gênerait. Pour respecter l'aspect esthétique du local, il est proposé par ailleurs que le dispositif soit caché au moyen de volets pivotants ou similaires qui, en position de fermeture, contiennent les câbles et les masques respiratoires protecteurs. Ces volets peuvent être manoeuvrables à la main, pneumatiquement, hydrauliquement, électriquement ou par une combinaison de ces modes d'en tratnement, à partir d'un poste central ou même, indépendamment de leur emplacement, au moyen d'impulsions de radio. Dans les cas où la disposition recouverte au-dessous du plafond serait difficile ou conteuse, les extrémités des câbles et les masques respiratoires protecteurs peuvent être également logés dans des armoires incorporées ou en saillie qui peuvent être disposées dans les murs des passages de secours. Pour garantir une mise en oeuvre aussi rapide que possible du dispositif selon la présente invention, il est enfin proposé que les volets du faux-plafond ou de l'armoire incorporée ou en saillie puissent être commandés automatiquement par des systèmes d'alarme ou similaires en soi connus. Ces systèmes peuvent être des installations de crépines d'incendie, des détecteurs d'eau, de gaz et de flammes ou de fumée, etc. Selon un autre mode de réalisation, les volets peuvent s ouvrir spontanément après avoir été déverrouillés et leur ouverture peut être signalée en retour au poste central. De même, le fait qutune personne s'est saisie par exemple d'un masque respiratoire protecteur peut être indiqué au poste central, par exemple sous la forme d'un signal optique. Des systèmes selon l'invention sont illustrés schématiquement par les dessins annexés, sous plusieurs formes de réalisation choisies à titre d'exemples. La fig. I représente la disposition d'un rail avec des roulettes et un câble. La fig. Ia représente le câble muni respectivement de poignées et de masques respiratoires protecteurs ou de lunettes de protection. La fig. 2 est une vue antérieure correspondant à la fig. I avec un caisson de recouvrement, un ou des' volets pivotants et un. câble lové. La fig. 2a est une vue correspondant à la fig. 2, avec un faux-plafond. La fig. 3 représente un passage de secours équipé du diapo- sitif selon l'invention, les volets étant fermés. La fig. 3a représente le passage de secours de la fig. 3, les volets étant ouverts. La fig. 4 est une vue du dispositif de la fig. I, avec armoire incorporée. La fig. 5 est une vue latérale de rails et d'organes d'écar- tement pour les câbles. La fig. 5a est une vue latérale des organes d'écartement de la fig. 5 pour les cables, au passage d'une courbe. La fig. 5b représente un tampon en forme de coupe monté à ressort dans un organe d'écartement, correspondant au détail "A" de la fig. 5a. La fig. 6 illustre la disposition d'aiguillages à la fin d'un passage de secours. La fig. 7 est une vue de l'intérieur d'une armoire incorporée ou en saillie semblable à celle de la fig. 4, mais contenant des masques respiratoires protecteurs. La fig. 8 est une coupe dans le plan passant par la ligne A-B de la fig. 7. La fig. 9 est une vue latérale d'une armoire incorporée avec volet pivotant vers le bas. La fig. IO représente l'armoire incorporée avec un volet qui est mobile vers le bas parallèlement au mur. La fig. II représente l'armoire incorporée avec un volet pivotant latéralement. Dans la forme de réalisation représentée sur la fig. I, des rails 4 sont montés sur le plafond I du passage de secours (couloir ou similaire) au moyen d'organes de suspension 2 et de retenue 3. Dans les rails 4 sont guidés, au moyen de roulettes 5, des câbles 6 qui sont maintenus à distance les uns des autres par des organes d'écartement 7. Les câbles 6 comportent des poignées 8 qui peuvent être réalisées sous la forme de noeuds ou de boucles. Aux câbles 6 sont attachés des masques respiratoires protecteurs 9 qui peuvent être attirés contre la force antagoniste de dispositifs de rappel 9a (ressorts ou similaires). D'après ce qui est représenté sur la fig. 2 et 2a, il est adjoint, au plafond I, des coffres de recouvrement IO qui comportent des volets II pivotant vers le bas. Ces volets II servent au logement des câbles 6 et de masques respiratoires protecteurs ou de lunettes de protection 9 (lorsque le volet est fermé). Quand les volets II pivotent vers le bas, les câbles 6 tombent ou se déroulent et sont alors à portée de main. Dans l'exemple de la fig. 2a, le coffre de recouvrement IO est constitué par un faux-plafond. Les fig. 3 et 3a représentent le dispositif selon linvention, à l'état respectivement fermé et'ouvert des volets. Dans l'exemple de réalisation de la fig. 4, des armoires encastrées sont logées dans les murs du passage de secours, armoires qui reçoivent l'extrémité des câbles 6 avec des masques respiratoires protecteurs ou des lunettes de protection. On peut aussi placer dans ces armoires encore d'autres moyens de secours, comme par exemple des trousses de pansement. La fig. 5 illustre la disposition des organes d'écartement 7 pour les câbles 6. Ces organes 7 comportent des tampons en forme de coupe 7 qui donnent lieu à un guidage optimal des câbles au niveau des aiguillages et des courbes (fig. 5a). De préférencé ces tampons en forme de coupe sont montés à ressort dans les organes d'écartement 7, afin d'absorber les chocs brutaux (fig.5b); cette suspension à ressort peut être réalisée pneumatiquement, hydrauliquement ou avec des ressorts mécaniques. A la fin du passage de secours, les différents rails 4 peuvent courir parallèlement au moyen d'aiguillages 20 qui sont disposés à la manière des cordes d'une harpe, de sorte qu'il ne puisse pas se produire à cet endroit un embouteillage de personnes entassées. La fig. 6 montre l'agencement de rails ainsi disposés parallèlement. Sur la vue d'élévation reproduite sur la fig. 7, des masques respiratoires protecteurs ou lunettes de protection 19 sont fixés au moyen de supports mobiles I3 dans une armoire encastrée ou en saillie I2. Dans l'exemple de réalisation illustré par la fig. 9, le dessus I2a de l'armoire I2 présente un prolongement I2b qui fait un peu saillie sur le mur de la pièce ou du passage de secours, de sorte qu'en position fermée, le volet I7 soit incliné vers l'intérieur de la pièce par rapport à l'armoire ou au mur du bâtiment et qu'à l'ouverture de son verrou, il bascule vers l'extérieur automatiquement, c'est-à-dire sous l'effet de son propre poids. Aux supports 13 sont adjoints des contacts I4 (fig. 8) qui, au moment où les masques respiratoires protecteurs ou lunettes de protection I9 sont saisis ou prélevés, transmettent une impulsion sur une ligne I5 vers une botte de distribution ou de raccordement électrique I6 qui est connectée à un poste central par une ligne I5a. Dans ce poste est déclenché un signal (optique et/ou acoustique) qui indique qu'un masque respiratoire protecteur a été saisi, ainsi que l'endroit où cela s'est produit et, par suite, donne la position de la personne à secourir. Dans 1exemple de la fig. IO, le volet 17 est agencé de manière à tomber vers le bas, verticalement ou parallèlement au mur, le long de guides (par exemple de rails), lorsqu'il a été déverrouillé ; d'après la fig. II, les volets 17 sont montés de manière à pivoter latéralement. L'opération de déverrouillage du volet ou des volets I7 peut s'effectuer mécaniquement à la main ou sous la commande d'un poste central ou de systèmes d'alarme précoce. Dans ces conditions, le déverrouillage peut être également "signalé en retour" à un poste central (de même que dans le cas du mouvement des supports I3). REVENDICATIONS I. Dispositif de guidage vers la sortie d'immeubles pour le sauvetage de personnes en danger, caractérisé en ce qu'il est disposé, le long des parois ou du plafond des passages de secours d'un immeuble, des rails (4) sur lesquels sont guidés, au moyen de roulettes (5) ou similaires, des câbles ou channes (6) placés à portée de main. 2. Dispositif selon la revendication I, caractérisé en ce que les rails (4) sont munis d'aiguillages aux intersections ou aux débouchés de passages de secours. 3. Dispositif selon la revendication I ou 2, caractérisé en ce que les rails (4) sont munis d'aiguillages (W) disposés à la manière des cordes d'une harpe à l'extrémité du passage de secours (fig. 6). 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications I à 3, caractérisé en ce qu'il est prévu des organes d'écartement (7) pour les câbles (6) et en ce que les organes d'écartement (7) comportent à leurs extrémités des tampons en forme de coupe (7) qui sont montés à ressort dans ces organes d'écartement (7) (fig. 5b). 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications I à 4, caractérisé en ce que les roulettes (5) ou similaires sont équipées de dispositifs en soi connus de blocage ou de freinage. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications I à 5, caractérisé par la disposition d'un masque respiratoire protecteur ou de lunettes de protection (9) sur chaque câble (6). 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications I à 6, caractérisé en ce que des dispositifs de rappel (8a) sont adjoints au masque ou aux masques respiratoires protecteurs (9) et/ou aux poignées (8) des câbles (6). 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications I à 7, caractérisé en ce qu'il est adjoint au dispositif (2 à 9a) un coffre de recouvrement (IO) muni de volets pivotants (II) qui, en position de fermeture, contiennent les câbles (6) et les masques respiratoires protecteurs (9). 9. Dispositif selon ltune quelconque des revendications I à 8, caractérisé en ce que des armoires encastrées ou en saillie (I2) sont disposées sur les murs des passages de secours pour recevoir les câbles (6) et des masques respiratoires protecteurs (9) (fig. 4). IO. Dispositif selon l'une quelconque des revendications I à 9, caractérisé en ce que les volets (II) du coffre de recouvrement (IO) ou des armoires encastrées ou en saillie (I2) sont susceptibles d'être commandés automatiquement par des systèmes dtalarme en soi connus. II. Dispositif selon la revendication IO, caractérisé en ce que l'élément de verrouillage pour le ou les volets (I7) de l'armoire (I2) peut être déverrouillé mécaniquement à la main ou à partir d'un poste central par des impulsions électriques ou similaires, et en ce que les volets (17) sont mobiles, à partir de leur position verticale, vers l'avant ou vers le côté ou perpendiculairement au mur (fig. 9 - II). I2. Dispositif selon la revendication 9 ou IO, caractérisé en ce qu'il est disposé, dans l'armoire ou les armoires encastrées ou en saillie (I2), des supports mobiles (13) dont les mouvements lors du prélèvement de masques respiratoires protecteurs (9) déclenchent au moyen de contacts (I4) des impulsions qui peuvent être transmises sur un panneau de contre approprié ou un dispositif similaire situé dans un poste central, pour y déclencher de préférence des signaux optiques. 13. Dispositif selon la revendication II, caractérisé en ce que lors du déverrouillage de l'élément de verrouillage du ou des volets (I7), un signal de préférence optique est produit dans un poste central.