Il est connu que les molécules renfermant l'ion C - Nainsi que les molécules renfermant l'ion Cr++++++ (chrome hexavalent) sont des molécules toxiques. Quand ces molécules sont présentes dans l'eau à l'état dissous, cette dernière accuse un très net caractère de toxicité. Il est connu que les effluents ou eaux résiduaires de certaines industries contiennent ces molécules à l'état dissous et par là sont toxiques, Ces effluents ou eaux résiduaires doivent subir un traitement propre à détruire ces molécules toxiques qu'ils renferment à l'état dissous, avant rejet dans les égouts, ou les milieux naturels. Faute de quoi, outre le danger mortel pour 11 homme ou pour les animaux qui ingurgitent des eaux toxiques, en ce qui concerne le rejet d'un effluent toxique dans un égoût urbain, cet effluent détruit les micro-organismes qui assurent dans la station l'épuration des eaux résiduaires par voie biologique, mettant ainsi la station hors d'usage. En ce qui concerne le rejet d'un effluent toxique dans un milieu naturel, tel que rivière ou lac, l'effluent provoque un déséquilibre écologique du milieu entralnant le dépérissement de la faune et de la flore. Il est connu que les molécules contenant l'ion C qui sont présentes dans un effluent à l'état dissous, peuvent être détruites par oxydation, avec formation de gaz carbonique et d'azote. Cette oxydation est obtenue par le moyen d'oxydants chimiques tels que l'oxygène, ltozone, l'eau oxygénée, les hypochlorites, l'acide de Caro (persulfates) et autres dans des conditions de pH déterminées. Il est connu que le Cr++++++ (hexavalent) toxique contenu dans des molécules présentes, à l'état dissous, dans des effluents ou eaux résiduaires, peut être réduit à l'état de Cr+++ (trivalent) qui ne présente aucun caractère de toxicité et peut être séparé de l'effluent par précipitation ou décantation. Cette réduction du chrome hexavalent en chrome trivalent est obtenue par différents réducteurs chimiques, tels le sulfate ferreux, le bisulfite de sodium, le sulfite de sodium, l'anhydride sulfureux et autres, dans des conditions de pH déterminées. Le but de la présente invention est de pourvoir à la réalisation d'un épurateur propre à l'épuration en continue des eaux polluées. L'invention vise premièrement la destruction en continu, au fil de liteau, des molécules renfermant l'ion C -D N , présentes à l'état dissous, dans les effluents ou eaux résiduaires industrielles ou autres, par oxydation chimique, avec formation de gaz carbonique et d'azote ; deuxièmement la réduction du Cr++++++(hexavalent) toxique, en continu, au fil de liteau, contenu dans des molécules qui se trouvent à l'état dissous dans l'effluent, en (trivalent) non toxique, qui peut ensuite être séparé de l'effluent par précipitation et décantation ; et troisièmement tous traitements en continu, au fil de l'eau, des eaux, effluents ou eaux résiduaires qui nécessitent des réactions chimiques spécifiques, éventuellement à un pH précis. A cet effet, l'invention a pour objet un appareil pour l'épuration par addition de réactifs d'eaux résiduaires chimiquement polluées, caractérisé en-ce qu'il comporte au moins un élément constitué de trois cuves circulaires concentriques de diamètre dif férent ayant un fond commun, la cuve extérieure comportant des moyens d'alimentation et des entrées respectivement pour l'effluent à traiter et pour le réactif, la cuve intermédiaire ayant une hauteur inférieure à celle de la cuve extérieure, la virole séparant cette cuve de la cuve centrale comportant des lumières sur son pourtour inférieur, la cuve centrale comportant un trop-plein adjacent à son bord supérieur, des moyens d'alimentation et une entrée de réactif étant prévue dans sa partie inférieure, et en ce que la cuve extérieure est munie de moyens de mesure de pH et la cuve centrale est munie de moyens de mesure de rH, les moyens d'alimentation en réactif dans la cuve extérieure étant asservis aux moyens de mesure de pH, et les moyens d'alimentation en réactif dans la cuve centrale et les moyens d'alimentation en effluents à trater étant asser# aux moyens de mesure de rH. Llinvention a également pour objet un procédé de fonctionnement de l'appareil, caractérisé en ce que l'on introduit l'ef- fluent à traiter dans la cuve extérieure, on ajuste le pH dans cette cuve par addition d'acide ou de base, à la valeur optimale connue pour la réaction envisagée et en ce que l'on mélange dans cette cuve centrale le réactif avec l'effluent, qui après avoir parcouru la cuve intermédiaire de haut en bas passe à travers les lumières du fond dans la cuve centrale afin de transformer au cours d'une réaction d'oxydo-réduction la matière polluante en un produit inoffensif pour l'homme et le milieu naturel,les moyens de mesure de rH per mettant de suivre le déroulement de la réaction et modifiant, en fonction de ce déroulement, les débits de réactif et d'effluent à traiter. Dans les dessins joints qui montrent schématiquement à titre d'exemples non limitatifs une réalisation de l'appareil de l'invention - la figure 1 représente en coupe verticale un élément d'épuration selon l'invention ; - la figure 2 représente en coupe horizontale un élément d'épuration - la figure 3 représente en coupe verticale un assemblage d'un élément d'épuration et une seule cuve centrale. Selon l'invention, l'appareil est constitué d'une cuve cylindrique verticale à l'intérieur de laquelle sont placées deux autres cuves cylindriques verticales de diamètre inférieur au diamètre de la première et différents entre eux, de telle sorte que les trois cuves soient concentriques. Ces trois cuves ont un fond commun Les viroles de cuves délimitent ainsi trois cuves autonomes qui se présentent sous forme d'une cuve centrale cylindrique verticale, entourée de deux cuves annulaires verticales de diamètre différent. Le matériau utilisé pour la construction des cuves peut soit de la tôle en acier au carbone ordinaire, soit de la tôle en acier inoxydable 18/8, soit du béton, soit des matières plastiques stratifiées, soit tous autres matériaux capables de résister à la poussée du liquide. En se référant à la figure 1, on donne ci-après une des eription du fonctionnement de l'appareil. On introduit dans cet ensemble de cuves l'effluent à traiter en continu et sous pression, à débit constant, tangentiellement à la virole extérieure 1. Le liquide est alors animé d'un mouve ment circulaire à l'intérieur de la cuve extérieure 4 > 4, élève dans celle-ci jusqu'au niveau supérieur, puis le liquide est évacué par débordement dans la cuve intermédiaire 5 > appelée également colonne d'écoulement. La base de la virole 3 séparant la colonne d'écoulement de la cuve centrale 6 comporte sur son pourtour des lumières 7 permettant le passage de l'effluent à partir de la colonne d'écoulement 5. Le niveau du liquide monte jusqu a la hauteur du trop-plein de la cuve 6 par lequel le liquide épur#é quitte l'appareil. La cuve extérieure 4 est destnée à l'ajustage du pH de l'effluent afin que le milieu convienne à la réaction chimique d'épuration qui se déroulera dans la cuve centrale 6. Pour l'élimination de l'ion C E N on emploie des oxydants chimiques tels que l'oxygène, ltozone, l'eau oxygénée, les hypochlorites, l'acide de Caro (persulfates). Pour la réduction du chrome hexavalent, on met en oeuvre des composés réducteurs tels que les sulfates ferreux, les bisulfites alcalins, les sulfites alcalins. Afin d'assurer un bon déroulement de la réaction envisagée on surveille étroitement le pH qui règne dans cette cuve en fonction de la réaction que l'on désire favoriser. Ainsi par exemple l'oxydation de l'ion CN en CNO à i'ai- de d'hypochlorite de sodium se produit de manière optimale à un pH compris entre 11 et 12, la transformation par le même réactif de CNO- en C02 et N2 à pH 7,5 a 8. Le pH optimal pour réduire le Cr hexavalent en Cr trivalent est compris entre 1,5 et 2,5. L'ajustage du pH de l'effluent dans la cuve extérieure annulaire 4 s'effectue automatiquement et d'une manière contrôlée, en continu, pendant l'ascension de l'effluent dans cette cuve. A cet effet, deux canalisations 9 sont soudées, sur la virole extérieure de la cuve annulaire 4, à quelques centimètres du dessus du niveau inSérieur decean dernièrç Ces deux canalisations, qui débouchent à l'intérieur de la cuve sont soudées aux deux extrémités d'un diamètre. Par ces canalisations on injecte, au moyen d'une pompe, les quantités nécessaires et suffisantes,# soit d'une base, soit d'un acide, en fonction du pH initial de l'effluent, pour ajuster le pH de ce dernier au pH optimal prévu. Pour la mesure du pli deux électrodes de mesure du pH, de type connu 10 et 11, sont immergées en permanence, à des niveaux différents, dans l'effluent animé d'un mouvement d'ascension permanent à 1'intérieur dela cuve annulaire 4. Ces électrodes sont immergées à des niveaux difrérents, car le rôle de l'une des électrodes est supplémentaire au rôle de l'autre. Les deux électrodes enregistrent la valeur du pH, chacune à leur niveau, en permanence. Une seule électrode à la fois transmet les données à un central électronique. Dans le cas éventuel, où il se produirait une interférence dans la zone d'entrée entre le circuit d'effluent et le circuit de réactif, cette interférence pourrait avoir pour conséquence que l'électrode du niveau inférieur enregistre et transmette une valeur de pH, qui ne soit pas la valeur réelle du pH du milieu. Dans ces conditions la mesure est corrigée par l'électrode du niveau supérieur, dans une zone où le liquide est mécaniquement plus calme.Elle se substitue à l'électrode de niveau inférieur pour transmettre les données au central électronique. On conçoit alors que les niveaux choisis pour placer les électrodes sont fonction de la vitesse de passage de l'effluent dans 1 t appareil, ou ce qui revient au même, du débit/heure de l'ef- fluent Ce système est conçu pour assurer une grande fiabilité à l'appareil en ce qui concerne l'ajustage de l'effluent au pH optimal. Ce dernier est très important car il peut non seulement retarder les réactions mais donner des réactions différentes à celles prévues, parfois même dangereuses quand il est mal ajusté. Les électrodes sont connectées à un central électronique auquel elles transmettent la valeur du pH de l'effluent sous la forme d'un potentiel. Au préalable on fixe au central électronique la consigne à savoir le pH optimal de la réaction chimique prévue. Pratiquement cela consiste en un réglage de la fourchette sur un potentiomètre gradué en valeur du pH. Par l'intermédiaire d'un relais électrique, le central électronique asservit les pompes (marche-arrêt) qui ont pour fonc tiondb transférer l'acide ou la base provenant des citernes de stockage, au niveau inférieur de la cuve extérieure annulaire 4, par les deux tubulures soudées à la base de la virole de la cuve, et dont il a été fait mention précédemment, et des tuyaux appropriés, par exemple en matière plastique. En fonction du pH de l'effluent, transmis par les électrodes sous forme d'un potentiel, le central électronique met en marche ou arrête la pompe à réactif, jusqu'à ce que le pH de l'effluent soit égal au pH de la consigne enregistrée. Normalement c'est l'électrode du niveau inférieur qui transmet les données au central électronique. L'électrode de niveau supérieur dite "électrode de sur veillancet qui enregistre également en continu le pH de l'effluent à son niveau, sans le transmettre au central électronique, se substitue automatiquement par basculage électronique à l'électrode de niveau inférieur et assure la même fonction que cette dernière, c'est-à-dire elle transmet ses données au central électronique, dans le cas éventuel où, pour une raison quelconque, l'effluent à son niveau n'aurait pas atteint le pH de consigne. La figure 2 montre un tube circulaire, 14, placé au niveau inférieur de la cuve extérieur annulaire, qui distribue de l'air surpressé dans le liquide > par le moyen de buses inclinées à 300 par rapport à l'horizontal4 non représentées dans les dessins, dans le sens du mouvement circulaire de effluent déjà amorcé par l'admission tangentielle de ce dernier dans la cuve. Cette insuflation d'air produit donc deux effets, la pression d'air accentue le mouvement circulaire de l'effluent dans le bassin et, d'autre part assure par brassage du milieu un bon contact ena e l'effluent et le réactif. Au niveau supérieur de la cuve extérieure annulaire 4 l'ef- fluent ayant le pH optimal pour la réaction envisagée est évacué par débordement dans la colonne annulaire intermédiaire 5. Le rôle de la cuve intermédiaire 5 est d'assurer le transfert en continu de l'effluent, ajusté au pH optimal, du niveau suparieur de la cuve extérieure annulaire 4, au niveau inférieur de la cuve centrale cylindrique 6. La section de la colonne 5, ainsi que la section desslu- mières pratiquées à la base de sa virole intérieure, sont calculées de telle sorte que leur débit de transfert soit supérieur au débit d'entrée de l'effluent dans l'appareil, afin d'éviter tout engorgement et turbulence de l'effluent. Dans la cuve 6 se déroule la réaction chimique en vue de détruire la substance toxique Xpolluante contenue dans l'effluent à l'état dissous. Cette réaction s'effectue automatiquement et d'une manière contrôlée, pendant l'ascension de l'effluent dans cette cuve. Cette ascension est assurée par la pression statique de la colonne liquide contenue dans la cuve extérieure annulaire 4 comme décrit ci-dessus A-cet effet une canalisation 15 débouchant au niveau inférieur de la cuve 6 est soudée au centre du fond de cette cuve. Par cette canalisation, on injecte, au moyen d'une pompe, la quantité nécessaire et suffisante de réactif propre à assurer la réaction chimique de destruction de la substance toxique ou polluante contenue dans l'effluent à l'état dissous. Les réactifs que l'on peut utiliser pour ces réactions d'épuration ont été indiqués plus haut. Dans la cuve centrale 6 sont placés deux électrodes de mesure rH 12 et 13, c'est-à-dire pour la mesure du potentiel de la réaction d'oxydo-réduction, de type connu. Les électrodes sont immergées à des profondeurs différentes dans l'effluent contenu dans cette cuve et qui se déplace selon un mouvement ascendant continu. Ces électrodes, plongées dans le milieu où se déroule une réaction d'oxydò-réduction, permettent de suivre sa progres sion et de reconnaltre son accomplissement. Dans le cas du chrome hexavalent par exemple, on mesure à travers le potentiel le rapport entre Cr+++ et Cr ++++++. Quand le chrome hexavalent a disparu, le potentiel devient le potentiel de référence de l'électrode. Les deux électrodes pour la mesure des potentiels d'oxydo réduction sont immergées à des niveaux différents pour la même raison qutindiquée ci-dessus pour les électrodes de pli Ces électrodes sont également connectées à un central électronique auquel est asservi le système de pompage pour alimen ter la cuve en réactif. Comme dans le cas des électrodes de pHss 1? central réagit par rapport à une consigne préalablement reçue. Ici également l'électrode inférieure 13 assure normalement le contrôle, tandis que 1 1électrode supérieure 12 a une fonction de surveillance et se substitue automatiquement par basculage électronique à l'électrode inférieure dans le cas où la réaction de destruction de la substance polluante ne serait pas terminée. Au fond de la cuvefun tube perforé circulaire,non nonreprésen té dans les dessins, débite de l'air sous pression afin de brasser le milieu réactionnel. Afin de pouvoir contrôler de manière sûre le bon fonction nement de l'appareil, il a été prévu d'enregistrer dans le central électronique qui assure la supervision des opérations, une consigne supplémentaire. Cette consigne est la suivante Si l'électrode du niveau supérieur de la cuve centrale 6 où se déroule la réaction chimique, ne parvient pas à palliera déficience de l'électrode du niveau inférieur, ctest-à-dlre, si elle persiste à transmettre au central électronique un potentiel supérieur au potentiel de fin de réaction, au bout d'un temps de 1 à 2 minutes, en fonction de la capacité de ltappareil, le cen tral électronique arrête la pompe qui alimente l'appareil en effluent à traiter, ou ferme la vanne dans le cas d'une alimentation par gravité. Ainsi le fonctionnement de l'appareil est interrompu.Cela est notammént le cas #quand un incident s'est produit (manque de réactif dans les citernes de stockage, fuite, pompe bouchée, etc...) Simultanément, le central électronique déclenche un signal sonore d'alerte. De cette manière l'appareil selon l'invention ne peut rejeter un effluent non complètement traité. Il est également prévu de régler par l'intermédiaire du central électronique le débit d'alimentation en effluent à traiter. En effet, les effluents industriels n'ont pas une teneur constante en substances toxiques ou polluantes. Cette- teneur varie d'un moment#à l'autre au cours de la journée de travail, en fonction des opérations industrielles. A titre d'exemple on cite en ce qui concerne les cyanures quelques sources -de pollution instantanées. Le rejet de fonds de creuset contenant des cyanures dans un atelier de traitementsthermiques, ou bien encore l'opération de trempe à l'eau de pièces sortant d'un bain de cyanures auront pour effet d'accrottre momentanément la teneur en cyanure de l'effluent. En ce qui concerne le chrome hexavalent, on peut citer la vidange d'une cuve de chromage, ou son débordement, ce qui aura pour effet d'augmenter momentanément la teneur du chrome hexavalent dans l'effluent. A l'occasion d'un tel accroissement de matière polluante, la durée du traitement par volume d'effluent doit être prolongée, c'est-à-dire il faut diminuer le débit dans l'appareil) pour que le traitement soit efficace. A cet effet, un second circuit du central éelctronique enregi#stre en continu les valeurs potentiomètriques du pH et du rH fournies par les quatre électrodes. Ce second circuit commande le débit de la pompe d'alimen talion de l'effluent dans l'appareil par asservissement, en fonction de la teneur en matière polluante présente dans 1'effluent- à l'instant considéré. On règ#le ainsi la vitesse moyenne de passage de l'effluent dans l'appareil de sorte que le temps de contact avec le réactif soit suffisamment long pour assurer une réaction chimique complète. De cette manière l'appareil selon l'invention traite en continu au fil de l'eau et sans difficultéj des effluents indus triels dont la teneur en matière polluante ou toxique varie d'un instant à l'autre. De ce fait, la présence d'une cuve d'homogénéisation de la teneur en matière polluante dans l'effluent, placé en amont des stations de traitement devient inutile selon l'invention. L'électrode de mesure du rH12 du niveau supérieur de la cuve centrale cylindrique 6 est connectée à un troisième central électronique auquel il transmet en continu la valeur du potentiel oxydo-réduction, de l'effluent à-la sortie de l'appareil. Ce central électronique asservit un système d'enregistrement en continu qui transcrit sur un graphique enroulé sur un tambour mobile, la valeur du potentiel de l'effluent à sa sortie, sous forme d'une courbe. Il y a des traitements qui doivent être effectués en plus d'un stade Dans ce cas on amène l'effluent traité, sortant de la cuve 6 vers un second appareil dans lequel on surveille le milieu afin qu'il permette le bon déroulement de la réaction subséquente. On peut à ce sujet citer le cas de la destruction de l'ion CN-. Dans un premier stade, à un rH compris entre 11 et 12 on transforme l'ion CN- en CNO , tandis que dans un second stade, à un pH compris entre 75 et 8, on transforme l'ion CNO en C02 et Le second appareil est alors constitué par une seule cuve. Une telle disposition est montrée dans la figure 3, où la seconde cuve 15 est placée plus bas que l'appareil 16 et reliée à ce dernier par un conduit 17 qui alimente la cuve 15 par gravité à partir de l'appareil 16 L'effluent traité sort par le trop-plein 18. L'injection de réactif dans la cuve 15, non représentée, est automatique et contrôlée comme décrit plus haut. Le réactif est ici de l'acide pour neutraliser la soude formée pendant la réaction. Contrairement aux procédés connus de traitement en continu, au fil de l'eau, consistant à assurer simultanément dans une même cuve, l'ajustage de effluent au pH optimal et son traitement par réaction chimique, en additionnant simultanément base ou acide et réactif chimique, l'appareil selon l'invention est conçu de telle manière qu'avant prêtre soumis à la réaction chimique, propre à détruire les substances toxiques ou polluantes qu'il contient, l'effluent est préalablement ajusté au pH optimal de la réaction, ce pH est préalablement rigoureusement contrôlé, ce qui donne 1'as- surance d'obtenir une homogénéité de la valeur du pH dans toute la masse de l'effluent.On supprime de cette manière le risque de l'exis- tence de zones dans l'effluent qui ne soient pas au pH optimal. L'importance de cette homogénétté devient évidente quand on se reporte par#exemple au cas de l'oxydation de l'ion CN-, En effet, pour un pH CNO , mais il y a formation de chlorure de cyanagène CNC1, substance volatile et poison violent, très dangereux pour le voisinage; pour rC# 4q; 3, l'ion cyanure CN nXest pas oxydé en ion cyanate CNO , mais il y a formation d'acide cyanhydrique HCN, gaz toxique dangereux pour le voisinage. En ce qui concerne la réduction du chrome hexavalent en chrome trivalent, il est connu que pour 3# pH#L 4, le chrome hexavalent n'est que partiellement réduit, et l'on rejette dans les milieux naturels des effluents contenant encore un produit toxique ; pour un pli, > 5, la totalité du chrome hexavalent échappe à la réduction. Les effluents ainsi traités ne peuvent être rejetés dans les égouts ou milieux naturels, qu t après avoir subi un traitement de neutralisation pour les ramener à un pH compris entre 6 et 8,5 conformément à la législation en vigueur. Cela est obtenu en dirigeant l'effluent traité à la sortie de l'appareil, vers une cuve de neutralisation. La neutralisation est obtenue en versant dans cette cuve suivant le cas, soit de la soude, soit de l'acide. Une autre méthode consiste à mélanger judicieusement dans la cuve, des effluents d'autres provenances dont le pH est différent du pH de l'affluent sortant de l'appareil. Le mélange s'ajuste ainsi au pH autorisé ou tout au moins s'en rapproche, ce qui permet un économie de soude ou d'acide. Quand l'effluent sortant de l'appareil contient du chrome et d'autres métaux lourds, la plupart de ceux-ci précipitent sous forme d'hydroxydes à un pH voisin de 8. Dans ces conditions la cuve de neutralisation sert égal en ment de cuve de décantation, au fond duquel se déposent les hydroxydes de métaux lourds. L'eau du niveau supérieur de la cuve est alors clarifiée par décantation elle présente un pH autorisé, on la rejette sans inconvénient- dans les égouts L'appareil de l'invention peut être construit selon une gamme de puissance qui est fonction du débit heure moyen de l'ef- fluent à traiter, ainsi que des teneurs limites du pollant dans lteffluent. L'appareil est compact, ses dimensions sont peu. encombrantes, ce qui permet de l'insérer facilement dans une chaine de fabrication. Quand il est construit en ttle d'acier, il est facilement déplaçable et son poids est relativement peu élevé. A titre d'exemple on mentionne qu'un appareil conforme à l'invention capable de traiter 10 m heure d'effluent a un poids de 450-kgs environ, ce qui permet de le déplacer avec un quelconque chariot élévateur. Le diamètre extérieur est de 2 mètres, la hauteur de 1 m 50. Un tel appareil construit en matières plastiques stzatifiées pèse 150 kg seulement. REVENDICATIONS 1. Appareil pour l'épuration par addition de réactifs d'eaux résiduaires chimiquement polluées, caractérisé en ce qu'il comporte au moins un élément constitué de trois cuves circulaires concentriques de diamètre différent ayant un fond commun, la cuve extérieure comportant des moyens d'alimentation et des entrées respectivement pour effluent à traiter et pour le réactif, la cuve intermédiaire ayant une hauteur inférieure à celle de la cuve extérieure, la virole séparant cette cuve de la cuve centrale comportant des lumières sur son pourtour inférieur, la cuve centrale comportant un trop-plein adjacent à son bord supérieur, des moyens d'alimentation et une entrée de réactif étant prévus dans sa partie inférieure, et en ce que la cuve -extérieure est munie de moyens de mesure de pH et la cuve centrale est munie de moyens de mesure de rH, les moyens d'alimentation en réactif dans la cuve extérieure étant asservis aux moyens de mesure de pli, et les moyens d'alimentation en réactif dans la cuve centrale et les moyens d'alimentation en effluents à traiter étant asservis aux moyens de mesure de rH. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en-ce que les cuves extérieure et centrale comportent des moyens #d'agi- station. 3. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'un élément de mesure de pH et un élément de mesure de rH sont disposés dans les parties supérieures des cuves respectives et un élément de mesure de pH et un élément de mesure de rH sont disposés dans les parties inférieures des cuves respectives. 4. Procédé de fonctionnement de l'appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on introduit l'effluent à traiter dans la cuve extérieure, on ajuste le pH dans cette cuve, par addition d'acide ou de base, à la valeur optimale connue pour la réaction envisagée et en ce que l'on mélange dans cette cuve centrale le réaction avec l'effluent qui, après avoir parcouru la cuve intermédiaire de bas en haut passe-à travers les lumières du fond dans la cuve centrale, afin de transformer au cours d'une réaction d'oxydo-réduction, la matière polluante en un produit inoffensif pour l'homme et le milieu naturel; les moyens de mesure de rH permettant de suivre le déroulement de la réaction et modifiant, en fonction de ce déroulement, les débits de réactif et d'effluent à traiter. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que lton opère la destruction de matière polluante en plusieurs stades à pH différents dans autant d'éléments de traitement qu'il y a de stades de destruction.