La présente invention se rapporte à un procédé pour la fabrication de décalcomanies à appliquer par repassage ainsi qu'aux décalcomanies mêmes obtenues par l'application de ce procédé. On a déjà proposé de fabriquer des décalcomanies à appliquer par repassage, particulièrement pour les textiles, en imprimant par sérigraphie sur une couche de support en papier. Ce procédé- offre de multiples inconvénients: limitation des possibilités de production à 500-600 feuilles à l'heure et par couleur; faible adhésion de la décalcomanie sur le support, d'où facilité d'être endommagée; extensibilité limitée tout au plus à 200%, ce qui est insuffisant pour certains textiles; mélange des couleurs lors de l'application par repassage.En appliquant ce procédé il est impossible d'obtenir une reproduction fine, du fait qu'on ne peut pas utiliser une trame plus fine que 80; la nécessité de laisser sécher le papier après chaque impression de couleur a pour effet de produire des modifications dans le format du papier, de sorte qu'un bon repérage après chaque impression en couleur est pratiquement impossible. On a également proposé de fabriquer les décalcomanies par impression offset ou typographique sur papier, surtout sur papier végétal. On ntest cependant pas parvenu à obtenir une reproductinn correcte des couleurs après transfert sur coton par repassage. Ce procédé présente en outre le grand inconvénient que les décalcomanies ne résistent pas au lavage. Par application de l'invention, tous les inconvénients précités sont totalement éliminés. La décalcomanie nouvelle conforme à l'invention, se caractérise en ce qu'au transfert imprimé est associée au moins une couche d'une matière thermoplastique. Cette dernière est principalement destinée à assurer la fixation dudit transfert sur le substrat désiré étant rendue adhésive par la chaleur lors du repassage. Divers procédés peuvent être mis en oeuvre pour obtenir une décalcomanie conforme à l'invention. Un premier procédé consiste principalement en l'impression en image inversée de la décalcomanie sur une mince couche de matière thermoplastique. Suivant une première variante d'exécution, on obtient la décalcomanie en imprimant en image inversée sur un film de polyéthylène au moyen dtencres résistant au lavage et aux variations de température. Suivant une seconde variante d'exécution, la mince couche de matière thermoplastique est appliquée sur une couche de support, est imprimée et est ensuite recouverte d'une autre couche mince de matière thermoplastique. Ces couches minces peuvent etre appliquées par sérigraphie, étant chaque fois séchées, de préférence dans un four de séchage à 90-1200C. Un deuxième procédé consiste à imprimer le transfert sur un papier normal, de préférence brillant ou glacé, à l'aide d'encres thermosensibles (connues sur le marché sous la désignation "Sublistatic") puis à recouvrir le transfert ainsi imprimé d'une couche de matière thermoplastique. Dans ce cas, il est souhaitable que ladite couche de matière thermoplastique ne déborde pas des limites du transfert, sauf a courir le risque d'une détérioration de ce dernier lors de l'enlèvement du papier, après repassage. A titre d'information, deux exemples d'exécution seront décrits ci-après. Exemple 1 On imprime, au moyen d'une ou de plusieurs encres résistant au lavage et aux changements de température un film de polyéthylène d'une épaisseur de 0,06 mm. Après séchage la décalcomanie peut immédiatement être utilisée. I1 suffit pour cela d'appliquer le côté imprimé du film contre l'objet désiré, tel que par exemple une pièce de toile, de recouvrir l'autre côté du film d'un papier au silicone et de repasser le tout, par exemple au moyen d'un fer à repasser chaud. Après transfert de la décalcomanie par repassage, on enlève le papier. Exemple II Sur un papier végétal au silicone on applique par sérigraphie une couche de matière synthétique, consistant par exemple de Mahler FB 1800 Clear Medium (dénomination commerciale) que l'on peut se procuter dans le commerce. Après séchage on imprime la décalcomanie en image inversée sur la couche de matière synthétique. Ure deuxième couche de Mahler FB 1800 Clear Medium est alors appliquée sur la première couche imprimée et séchée par la suite. On obtient ainsi une image qui est pour ainsi dire emprisonnée entre deux couches de protection. La décalcomanie se trouve ainsi totalement préservée au cours des manipulations ultérieures ainsi que pendant l'opération de transfert par repassage, qui pourra même s'effectuer au moyen d'un fer à repasser ordinaire. La présence de la matière thermoplastique favorise l'adhérence de la décalcomanie sur la matière sur laquelle on la transfère. Dans les deux exemples la décalcomanie pourra être imprimée suivant n'importe quel procédé d'impression désiré: offset, typographie, flexographie tamponnage. Il n'existe aucune limitation à la finesse, aux couleurs et aux tons. Il est bien évident, que par l'application de l'invention toutes les possibilités des divers procédés connus pour l'impression du papier pourront être exploitées pour la fabrication des décalcomanies. Ces dernières ne déteignent pas et résistent au lavage, présentent une extensibilité atteignant 350%, et peuvent être appliquées sur les textiles, le bois, le papier, les matières synthétiques,le métal dépoli. Le procédé qui vient d'être présenté est par surcroît fort intéressant du point de vue économique. Bien entendu diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Décalcomanie à appliquer par repassage à la chaleur, caractérisée en ce qu'elle comporte un transfert imprimé auquel est associée au moins une couche d'une matière thermoplastique. 2.- Procédé pour la fabrication d'une décalcomanie selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il consiste principalement à imprimer la décalcomanie en image inversée sur une mince couche de matière thermoplastique. 3.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait que la décalcomanie est constituée par une encre, ou respectivement des encres qui résistent au lavage et aux variations de température. 4.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé par le fait que la mince couche de matière thermoplastique est un film de polyéthylène. 5.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait que ladite couche mince de matière thermoplastique est appliquée sur une couche de support, avant d'etre imprimée. 6.- Procédé selon la revendication 5, caractérisé par le fait qu'il consiste encore en l'application sur la première couche de matière thermoplastique imprimée d'une seconde couche de matière thermoplastique. 7.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 5 ou 6, caractérisé par le fait que lesdites couches de matière thermoplastique sont appliquées au moyen d'un procédé d'impression bien connu en soi, au cours duquel on utilise comme liquide une matière thermoplastique dissoute. 8.- Procédé selon la revendication 7, caractérisé par le fait qu'après l'application de chacune des couches de protection en matière thermoplastique, celle-ci est séchée à 90-1200C. 9.- Procédé pour la fabrication d'une décalcomanie selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à imprimer le transfert sur une couche support, à l'aide d'encres thermosensibles (Sublistatic), puis à recouvrir ce transfert d'une couche d'une matière thermoplastique. 10.- Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que ladite couche support est un papier normal, de préférence luisant ou glacé.