La présente invention a pour objet un dispositif permettant au moyen d'un détecteur de métaux d'exercer un contrôle efficace sur les usagers des librairies et bibliothèques et de déceler ceux qui dissimulent des ouvrages en sortant de 11 établissement. On sait que la plupart des livres ne comportent pas de parties métalliques sinon en vue de dispositions ornementales, en quantité extrêment faible, insuffisante pour être décelée et,en tout cas exercer sur le détecteur une influence prépondérante vis à vis des menus objets métalliques portés par les usagers sur eux, tels que clés, monnaie, briquets, étuis, etc,.... Or, on ne peut envisager de munir un ouvrage d'une masse métallique importante, opération tout C fait insolite et iacompatible avec l'industrie du livre. L'utilisation d'encres magnétiques ou d'aimants minuscules, détectés par un magnétomètre,ne convient pas davantage au bût proposé cas leur effet à distance est très ténu et l'on se heurterait aux mimes causes de brouillage que précédemment expliqué. Or, il est possible avec certains types de détecteurs de métaux et tout au moins avec celui qui est l'objet du brevet français no 70.ou 48I du 14.1.70, au nom du demandeur, créé en vue de la détection des armes, d'obtenir une détection sélective entre les métaux ferromagnétiques et les autres métaux On peut, à l'inverse du réglage adopté pour la détection des armes formées de métaux ferromagnétiques, régler l'instrument pour qu'il ne réagisse que faiblement ou pas du tout aux métaux ferromagnétiqueset intensément aux métaux très bons conduoteurs de l'é lectricité. Cette première propriété diminue déjà considérablement le nombre des menus objets, causes de signaux parasites au cours du contrôle.En outre ce type de détecteur délivre un signal très importanttlorsque le métal considéré se présente sous forme de feuille,hors de proportion avec la masse du métal si la surface est importante. Un livre étant un assemblage de feuilles, il devient ainsi possible d'apporter une solution au problème ci-dessus analysé en harmonie avec les procédés de l'industrie du livre. En conséquence, la présente invention est essentiellement -ea- ractérisée par l'incorporation à un livre, de manière inamovible, de feuille d'un métal très bon conducteur de l'électricité, en quantité suffisante, tant par la surface que par l'épaisseur et le nombre des feuillets,-pour exercer sur le détecteur une influence nettement plus importante que celle des menus objets métalliques portés sur soi. Selon un mode préféré de réalisation, la feuille métallique garnit la couverture de ltouvrage de manière inamovible, notamment en utilisant pour la confectionner un carton au prélable plaqué de cette feuille. On conçoit, en effet, que l'incorporation de la feuille métallique à la couverture soit le moyen le plus efficace d'obtenir l'inviolabilité du dispositif alors que s'il concernait une page, il serait possible de l'arracher. En ce qui concerne le métal utilisé, l'invention vise de préférence l'emploi de feuille d'aluminium, d'une épaissir au moins égale à deux centièmes ie millimètre Enfin, pour permettre la protection des livres non munis du dispositif au cours de leur fabrication, l'invention prévoit de confectionner des panneaux de divers formats, enduits d'un adhésif et constitués de la feuille de métal utilisée, éventuellement garnie de papier ou d'un matériau plastique. Ces panneaux seront avantageusement collés contre les faces inr térieures des couvertures. L'utilité du présent dispositif se comprend aisément: C'est ainsi que, par exemple, dans une bibliothèque où disparaissent fréquement des livres, emportés par des usagers peu délicats, on ne peut songer à opérer une fouille systématique des personnes qui sortent, mesure vexatoire qui, même si elle était acceptée,ferait perdre trop de temps. Pour pouvoir interpeller un usager, il est nécessaire également d'avoir une sérieuse présomption Grâce au présent dispositif, utilisé conjointement avec un détecteur de métaux, tel que celui cité en préliminaires,installé à la sortie de l'établissement, il devient possible de déceler avec une grande sûreté les ouvrages dissimulés et de pratiquer toutes vérifications qui s'imposent,8 bon escient. I1 va de soi et il ressort de ce qui précède que l'invention ne se limite pas aux seules dispositions préférées,donnéesà titre d'exemple et qu'elle embrasse toutes leurs variantes. REVENDICATIONS 1) Dispositif anti-vol pour livres et ouvrages imprimés permettant d'exercer un contrôle, au moyen d'un détecteur de métaux, sur les usagers des librairies et bibliothèques, caractérisé par corporation, de manière inamovible, à un livrede feuille de métal très bon conducteur de l'électricité, en quantité suffisante,tant par la surface que par l'épaisseur,pour exercer sur le détecteur une influence prépondérante relativement à celle exercée par les menus objets métalliques portés sur soi. 2) Dispositif selon la revendication 1 dans lequel la-feuille de métal garnit de manière inamovible la couverture de l'ouvrage. 3) Dispositif selon les revendications 1 et 2 caractérisé par l'emploi de panneaux adhésifs destinés à être collés dans l'ouvrage et dans la constitution desquels entre de la feuille de métal. 4) Dispositif selon les revendications 1 , 2 et 3 dans lequel la feuille de métal utilisée est de la feuille d'aluminium d'une épaisseur au moins égale i deux centièmes de millimètre. 5) A titre de produits industriels nouveaux, livres et ouvrages imprimés munis en fabrication de tout ou partie des dispositions des revendications précédentes ainsi que panneaux adhésifs en métal pour la mise en oeuvre du dispositif.