L'invention concerne une installation de fermeture formée de serrures à cylindre rotatif et de clés plates et elle a pour objet de rendre aussi difficile que possible, ou méme impossible, la fabrication d'une clé passe-partout ou maîtresse à partir d'une clé secondaire ou subordonnée. I1 est connu que 1 l'on peut fabriquer des clés maîtresses à partir de clés secondaires en enlevant des nervures de profil. Cela est possible dans des installations oA les clés mattresses se distinguent des clés secondaires par un nombre réduit de nervures de profil ou par l'absence de celles-ci, la 'forme des encoches pour l'engagement des gâchettes a cheville ou à lamelles étant la même dans tous les cas.Pour éviter qu'une clé dont les nervures de profil ont été limées ne puisse etre utilisée sans autorisation comme clé maîtresse, on a propos, selon le brevet français N" 1 487 597 un dispositif de blocage profilé, formé d'une ou plusieurs chevilles d'arrêt effectuant un palpage latéral, montées dans des perçages du cylindre rotatif et dont les extrémités extérieures n'affleurent la surface de l'enveloppe du cylindre que lorsque le profil de la clé a l'épaisseur prédéterminée.Si celle-ci est réduite ou si le profil est complètement absent, les chevilles d'arrêt ne sont pas repoussées jusqu'à la génératrice de l'enveloppe du cylindre et il se produit un blocage de la serrure par le fait qu'après une rotation initiale du noyau du cylindre, un doigt du bottier associé au plan de palpage s'engage et tombe dans le perçage de la cheville d'arrêt restée partiellement libre. L'invention a pour but d'assurer par des moyens simples une sécurité encore plus grande contre la fabrication non-autorisée d'une clé maîtresse à partir d'une clé secondaire, en ce sens que l'enlèvement de matière de la clé, usuel par ailleurs, se révèle précisément comme étant une mesure non appropriée A l'obtention de la clé maîtresse. L'invention a pour objet une installation de fermeture formée de serrures à cylindre et de clés plates correspondantes, dans laquelle sont montés, dans des perçages des cylindres, des éléments de blocage qui palpent l'épaisseur du profil de la clé et qui, pour une épaisseur prédéterminée du profil, sont repoussés vers l'extérieur dans une mesure telle que leurs extrémités extérieures affleurent la génératrice de l'enveloppe du cylindre, tandis que si le profil est réduit ou absent, ils laissent subsister dans les perçages un espace non rempli dans lequel une broche du boîtier peut s'engager et tomber avec une action de blocage après une rotation initiale du cylindre.Le principe de base de l'invention réside en ce que la clé maltresse ou passe-partout comporte, à l'emplacement de palpage des éléments de blocage, une encoche de mise en place aplatie et, dans la région adjacente du coté plat, au moins une nervure dépsaaant le profil, les nervures étant conçues pour repousser les éléments de blocage dans la position de libération du cylindre, en ce que la clé secondaire est munie, au même emplacement de palpage des éléments de blocage, d'une encoche profonde, cependant que la ou lesnervure(s) dépassant le profil sont absentes, et en ce que la broche du noyau associé aux encoches de mise en place présente une partie supérieure étagée et une tige correspondante, dont le diamètre est égal à 1 'apais- seur des nervures latérales de ia clé mattresse à l'emplacement de palpage, cette tige de la broche du noyau, de même que les nervures de la clé maîtresse, étant aptes à repousser les éléments de blocage dans la position de libération du cylindre. L'invention est caractérisé en ce que les éléments de blocage sont formés de chevilles non sollicitées par des ressorts, présentant des extrémités de palpage étagées dont l'Epais- seur correspond à la longueur du tronçon étagé de la broche du noyau avec sa pointe et en ce que le diamètre des tiges des chevilles est égal à celui de la broche du bottier associée. Selon une autre caractéristique de l'invention, les chevilles de blocage agissent perpendiculairement au canal de clé. La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut etre réalisée. Dans les figures on a désigné par 1 le cylindre rotatif et par 2 le bottier qui l'entoure. 3 désigne le canal de clé dans lequel on introduit la clé 4, 4a, 4b représentée en coupe verticale sur les figures 1 à 3 et en élévation latérale sur les figures la à 3a. Le profil de la clé est palpé, dans les régions de petit côté comportant les encoches de mise en place, par des éléments de blocage agissant dans le sens latéral et constitués par les chevilles 7 et 8, montées dans des perçages étagés 5 et 6 du cylindre et présentant des extrémités de palpage tournées à un diamètre plus réduit 7a et 8a et des tiges qui ont l'épaisseur de la broche du bottier 15 associée à l'emplacement de palpage.La broche du noyau 10, coopérant avec l'encoche de mise en place de la clé a l'emplacement de palpage des chevilles de blocage et montée dans le perçage du noyau du cylindre 9, présente un col rétréci iOa et une pointe lOb adaptée pour s'engager et tomber dans l'encoche de mise en place qui lui est présentée. La figure 1 représente la clé maîtresse ou passepartout qui comporte à l'emplacement de palpage des chevilles de blocage 7, 8 une encoche de mise en place aplatie 11 et se raccordant latéralement à celle-ci, les nerVures de profil 12, 13 qui dépassent le profil de la clé au moins en cette région du petit côté et qui, lorsque la clé est introduite, sont palpées par les chevilles de blocage 7, 8.Lesnervuresde profil latérales ont l'épaisseur requise pour ètre capables de repousser les chevilles 7, 8 vers l'extérieur jusqu' ce que celles-ci arrivent à affleurer avec leurs extrémités extérieures la génératrice 19 de l'enveloppe du cylindre et empEchent ainsi la broche du bOttier 15 associée à ce plan de la serrure de s'engager, après un début de rotation du cylindre, dans les creusures 20, 21 des perçages 5 ou 6 (selon le sens de rotation du cylindre). Entant donné que les broches de retenue du noyau et du bottier sont en alignement, on peut faire tourner le cylindre et ouvrir la serrure. La figure 2 montre la cle dépendante 4a qui présente, à ltemplacement de palpage des chevilles de blocage 7, 8, une encoche de mise en place profonde 14, permettant à la broche du noyau 10 de monter notablement plus haut que ne le permettait l'encoche aplatie 11 de la clé maîtresse 4. En raison de lten- coche profonde 14, entraînant en cet endroit une suppression de matière de la clé, des nervures latérales correspondant aux nervures 12, 13 de la clé maîtresse ne peuvent pas être prévues ici. On a déjà mentionné que l'encoche profonde de mise en place 14 permet à la broche du noyau 10, elle-même poussée par le ressort de compression, non représenté, de la broche du bottier 15, de monter plus haut que dans le cas de la clé de la figure 1. De ce fait, la tige de la broche du noyau 10, présentant le diamètre entier, arrive dans la région des chevilles 7, 8. Etant donné que, par hypothèse, l'épaisseur de la tige 10 de la broche du noyau 10 est égale à l'épaisseur des nervures de profil 12, 13 de la clé mattresse 4, les chevilles sont de nouveau repoussées vers l'extérieur dans une mesure telle que par leurs extrémités extérieures, elles arrivent à affleurer la génératrice 19 du cylindre et ne permettent pas le blocage par engagement de la broche du bottier 15 dans l'un des perçages de cheville 5, 6 après une rotation initiale du cylindre. Les broches 10, 15 de la clé maîtresse (figures 1, la) ont une position basse, repoussée vers le bas, alors que dans le cas de la clé dépendante (figures 2, 2a) elles remontent vers le haut. affin d'en assurer l'équilibrage, dans les positions des broches 10, 15 qui dépendent de l'encoche aplatie de la clé mattresse et de l'encoche profonde de la clé dépendante, on prévoit avantageusement une plaquette intermédiaire 22. On comprend qu'avec la clé mattresse on peut action ner toutes les serrures de l'installation parce que les nervures 12, 13 qui doivent leur présence à l'encoche aplatie 11, ont pour effet que les chevilles 7, 8 soient repoussées dans tous les cas à leur position d'alignement, les dimensions des broches du noyau et du boîtier étant en outre prévues telles qu'avec l'encoche aplatie de la clé mattresse, une position d'alignement soit atteinte pour toutes les serrures. I1 en est autrement pour les clés secondaires qui ne peuvent servir qu'à actionner la serrure à laquelle elles sont associées. Elles présentent toujours à l'emplacement de palpage une encoche plus profonde que la clé mattresse et, pour chaque serrure, est prévue individuellement une subdivision des gachettes qui est adaptée seulement à la profondeur de l'encoche de la clé correspondante. Parallèlement à cela, la variation usuelle du profil des clés peut encore entre prévue, Comme on l'a indiqué plus haut, l'invention vise à rendre si difficile la fabrication non-autorisée d'une clé maîtresse à partir d'une clé secondaire qu'elle devienne pratiquement impossible.La raison en est que celui qui voudrait le faire est obligé de former une encoche aplatie à l'endroit ou la clé secondaire présente une encoche profonde. Pour y arriver, il faut un apport de matière, ce qui comporte de grandes difficultés. Cependant, cette opération ne suffit pas encore pour ouvrir les serrures de façon générale. I1 faut encore d'autres adjonctions de matière afin de former, à côté de l'endroit où à été formée l'encoche aplatie, les nervures depassant le profil. En leur absence, l'ouverture de la serrure est impossible, car, après une rotation initiale du cylindre, la broche du ratier s' engage et tombe dans l'un des perçages de cheville non remplis et bloque le cylindre. La figure 3 illustre une tentative de fabriquer une clé maîtresse à partir d'une clé secondaire en apportant, à l'endroit où la cle secondaire présente une encoche profonde 14, indiquée en tireté sur la figure 3a, assez de matière pour obtenir en cet endroit l'encoche aplatie Il obligatoire pour la clé mal- tresse. Si l'on introduit cette fausse clé dans la serrure, on arrive bien, comme le montre la figure 3, à obtenir un alignement entre la broche du noyau 10 et la broche du bottier 15, permettant de faire tourner initialement le cylindre. Mais ensuite il se produit un blocage du cylindre, du à l'absence des nervures latérales 12, 13, telles que montrées par la figure 1. Comme le montre la figure 3, la clé manipulée ne permet pas de repousser les chevilles 7, 8 vers l'extérieur dans une mesure telle qu'elles remplissent complètement leurs perçages en direction de la génératrice 19 de l'enveloppe du cylindre. Les chevilles 7, 8 s'appliqueront plutôt par leurs extrémités de palpage 7a, 8a contre l'extrémité étagée îOa de la broche du noyau 10, ce qui fait que dans les perçages 5, 6, il reste un espace non rempli et que dans l'un de ces espaces, selon le sens de rotation du cylindre, en passant par les creusures 20, 21, la broche du bottier correspondante 15 s'engagera et bloquera la serrure. On comprend par ce qui précède qu'il faut deux opérations pour passer de la clé secondaire à la clé maîtresse ou passe-partout. La première consiste à combler l'encoche profonde pour en faire une encoche aplatie et la deuxième consiste à constituer des nervures sur le coté de la région de la clé qui porte l'encoche aplatie. Etant donné que les deux opérations nécessitent un apport de matière et que celui-ci doit être considéré sur le plan technique comme absolument anti-économique, l'invention doit être considérée comme une contribution très appréciable à la sécurité contre les imitations. REVENDICATIONS 1.- Installation de fermeture formée de serrures à cylindre et de clés plates correspondantes, dans laquelle sont montés, dans des perçages des cylindres, des éléments de blocage qui palpent ltépaisseur du profil de la clé et qui, pour une épaisseur prédéterminée du profil, sont repoussés vers l'extérieur dans une mesure telle que leurs extrémités extérieures affleurent la génératrice de l'enveloppe du cylindre, tandis que si le profil est réduit ou absent, ils laissent subsister dans les perçages un espace non rempli dans lequel une broche du bottier peut B'engager et tomber avec une action de blocage après une rotation initiale du cylindre, installation caractérisée en ce que la clé maîtresse ou passe-partout (4) comporte, à ltemplacement de palpage des éléments de blocage, une encoche de mise en place aplatie (11) et, dans la région adjacente du coté plat, au moins une nervure (12, 13) dépassant le profil, les nervures (12, 13) étant conçues pour repousser les éléments de blocage dans la position de liMé- ration du cylindre, en ce que la clé secondaire (4a) est munie, au meme emplacement de palpage des éléments de blocage, d'une encoche profonde (14), cependant que la ou les nervure(s) dépassant le profil sont absentes, et en ce que la broche du noyau (103 associé aux encoches de mise en place (11, 14) présente une sortie supérieure étagée (lOa] et une tige correspondante, dont le dia mètre est égal à l1épaisseur des nervures latérales (12, 13) de la clé mattresse (4) à l'emplacement de palpage, cette tige de la broche du noyau, de méme que les nervures (12, 13) de la clé mattresse, étant aptes à repousser les éléments de blocage dans la position de libération du cylindre. 2.- Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que les éléments de blocage sont formés de chevilles (7, 8) non sollicitées par des ressorts, présentant des extrémités de palpage étagées(7a, 8a) dont l'épaisseur correspond à la longueur du tronçon étagé (lova) de la broche du noyau avec sa pointe (lOb) et en ce que le diamètre des tiges des chevilles est égal à celui de la broche du boîtier (15). 3.- Installation selon les revendications 1 et 2, caractérisée en ce que les chevilles de blocage (7, 8) exercent leur action perpendiculairement au canal de clé (3).