La présente invention se rapporte à un feutre brut à utiliser pour les toits, se composant de fibres minérales et de matib- re servant de liant, caractdrisd en ce qu'on y ajoute 0,5 à 50 ffi en poids, calculé par rapport au poids total, de caoutchouc vulcanisé, finement divisé, ou d'une autre matière haut polymère ayant des qualités dquivalentes. Les feutres pour toits, à base de feutre de laine ou de feutre de cellulose, tendent à absorber de l'humidité ou à céder de l'humidité Jusqu'd un certain degré dans diverses conditions climatiques. La teneur variable en humidité amènera le feutre à se dilater et à se contracter et ceci peut provoquer la formation de bulles dues à des occlusions de vapeur d'eau. Egalement, les fibres organiques tendront à se décomposer. I1 est ainsi souhaitable d1utiliser un feutre brut à base de fibres minérales et on a préalablement mis au point des fibres basées, par exemple, sur diverses qualités de fibres de verre. Les qualités les plus courantes ont un poids de 50 à 70 grammes par mitre carré. Ces produits (également appels toisons de verre) ont trouvé une utilisation importante comme base pour du feutre sousjacent. Pour ce feutre sous-jacent, on n'a pas beaucoup utilisé des qualités minces de toison de verre Une objection importante à l'utilisation de ces produits pour du feutre sous-Jacent est que le feutre brut a seulement une épaisseur d'environ 0,4 mm, tandis qu'un feutre de laine placé à la couche supérieure a environ 1,4 mm. S'il doit y avoir des crevasses dues à ltoxydation ou d'autres défauts dans le revêtement, des fuites pourraient facilement se produire dans ces feutres minces de fibre de verre, tandis que le feutre de laine a une épaisseur de feutre imprégné d'environ 1,4 mm.L'épaisseur du feutre brut affecte également les qualités de protection contre l'incendie Si on essaie de produire une toison de verre plus dpais- se (plus de 70 g/m2) à partir de fibres de verre continuellement étirées, qui sont alors coupées, ou à partir de fibres en brins de qualité supérieure, le prix du produit deviendrait facilement trop élevé. Pour maintenir les prix de revient à un niveau acceptable, on peut mélanger des fibres minérales bon marché (comme de la laine de verre, de la laine minérale, des qualités inférieures de fibres d'amiante et analogues). Ces fibres bon marché sont comparativement faibles et cassantes et une toison épaisse de verre avec ces fibres ajoutées serait cassante et rigide.On peut obtenir davan- tage de souplesse en utilisant une colle souple spéciale, mais alors le produit aura, en même temps, considérablement moins de résistance mécanique. L'objet principal de la présente invention est ainsi de prévoir un feutre brut minéral d'épaisseur suffisante, à un prix raisonnable, ayant aussi une souplesse suffisante et une résistance suffisante qui se maintiennent. Ceci est obtenu, selon la présente invention, lorsqu'on fournit à un mélange de fibres minérales et de liant 0,5 à 50 ffi en poids de caoutchouc vulcanisé, finement divisé, durant le procédé de production, par exemple, du feutre de verre épais. La poudre de caoutchouc est, par exemple, produite en pulvérisant de vieilles toiles (tissus) de pneus et on peut utiliser une poudre de caoutchouc dont la dimension est inférieure à celle d'une poudre passant au tamis dont l'ouverture de mailles est 0,420 mm (40 mesh).Cette poudre de caoutchouc est connue, par exemple, pour l'utilisation comme additif à des mélanges d'asphaltes, afin d'obtenir de meilleures qualités thermiques. Des toiles pulvérisées de pneus de véhicules à moteur se composeront d'un mélange de caoutchoucs utilisés pour des toiles de pneus, ctest-A-dire à la fois du caoutchouc naturel et du caoutchouc synthétique. L'expression "caoutchouc" utilisée ici comprend ainsi les deux genres mentionnés de caoutchouc. Le mélange de fibres minérales et de poudre de caoutchouc est cimenté au cours du procédé de production à la manière ordinaire et à l'aide d'une colle convenable.Parmi des colles courantes pour cette production, on peut mentionner des colles en résine urée-formaldéhyde, des colles d'ester d'acide polyacrylique, des colles d'alcool polyvinylique ayant un degré élevé d'hydrolyse et d'autres colles connues et leurs mélanges. Les toisons peuvent être également produites de diverses manières. Probablement, la manière la plus courante consiste à former la toison d'abord suivant un procédé aérodynamique à sec ou selon un procédé à l'état humide dans un dispositif d'hydroformage. Lorsque la toison a été formée, la colle existant sous forme d'une dispersion ou d'une solution dans l'eau est, par exemple, appliquée à la toison par un procédé d'immersion (plongée) ou par un procédé de pulvérisation. La colle est alors séchée et durcie, si on le désire. La colle peut être également appliquée aux fibres avant que la toison ne soit formée, soit par un procédé dit "de dépôt au battoir", soit en mélangeant la solution de colle et les fibres avant que la toison ne soit formée dans le dispositif d'hydroformage. La poudre de caoutchouc dans la toison forme des nponts" ou des "tampons" flexibles, ce qui rend le feutre de verre plus flexible malard un poids élevé et une grande teneur en fibres cassantes, sans réduction considérable de résistance à la rupture. Un tel feutre aura une épaisseur d'environ 1 mm ou davantage, et des ruptures par oxydation et d'autres endommagements ne provoqueront pas de grand danger de fuite. Un tel feutre brut peut entre ainsi utilisé comme base pour un feutre de couche supérieure. Un autre avantage obtenu est que la poudre de caoutchouc contribue à rendre le feutre de verre plus volumineux (plus poreux). La poudre de caoutchouc contribue également à maintenir l'asphalte fixé dans le feutre (armature de l'asphalte). EXEIPL1E 2 On produit un feutre brut ayant un poids de 150 g/m2J ay- ant la coiposition suivante Des fibres textiles de verre de 50 g/m2 coupées en longueurs de 6 z (torons tailladés), de la laine de verre de 50 g/m2 (laine isolante), de la poudre de. caoutchouc de 32 g/m2, plus fine que la poudre passant au tamis dont 1'ouverture de mailles est 0,420 nm (4o mesh) produite par pulvérisation de toiles (tissus) de pneus de véhicules à moteur, et une colle d'alcool polyvinylique de 18 g/m2 ayant un degré élevé d'hydrolyse. L'épaisseur est environ 1 nin. Le produit a une résistance et une souplesse suffisantes, ainsi qu'un prix favorable.D'une manière simplifiée, on pourrait dire que les fibres textiles de verre avec la colle rendent le produit suffisamEent résistant, tandis que la laine de verre et la poudre de caoutchouc contribuent à donner au produit la résistance souhaitée et, ainsi, un renforcement de l'asphalte, et la poudre de caoutchouc est critique pour donner au produit la souplesse correcte. La production est réalisée comme suit : la matière fibreuse et la poudre de caoutchouc, en proportions convenables, sont mises en suspension dans une pulpe de grande dimension formée d'une solution d'alcool polyvinylique à environ 5 % (alcool polyvinylique à degré élevé d'hydrolyse). Après la mise en suspension, la pulpe est placée sur un dispositif d'hydroformage (dispositif d'hydroformage à fil incliné) et le feutre souhaité est formé. L'excès de colle est retiré par filtration ; le feutre est alors séché et la colle dans le feutre est durcie. La présente invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation qui viennent d'être décrits, elle est au contraire susceptible de variantes et de modifications qui apparattront à l'homme de l'art. REVENDICATION Feutre brut minéral pour la production de feutres pour des toits se composant de fibres minérales et d'un liant, carac térisé en ce qu'on fournit au feutre brut 0,5 à 50 % en poids, calculé par rapport au poids total, de caoutchouc vulcanisé, finement divisé, ou d'une autre matière haut polymère ayant des qualités équivalentes.