La présente invention a pour objet une biellette de suspension de véhicule automobile comportant une première extrémité longitudinale (14), une seconde extrémité longitudinale (16), et un corps creux allongé qui s’étend entre la première extrémité (14) et la seconde extrémité (16), caractérisée en ce que la biellette (10) est réalisée en une seule pièce par une technique de fabrication additive, le corps (12) creux allongé est délimité par enveloppe (18) allongée, et le corps (12) creux allongé est renforcé intérieurement par une série de croisillons (32) de renfort qui s’étendent dans un plan parallèle à un axe longitudinal (D) reliant la première extrémité longitudinale (14) à la seconde extrémité longitudinale (16). Par exemple, les croisillons (32) de renfort sont formés en relief sur une portion de la face interne (21) d’une paroi latérale (20) de l’enveloppe (18) allongée. Figure pour l'abrégé : 3 BIELLETTE DE SUSPENSION OBTENUE PAR UNE TECHNIQUE DE FABRICATION ADDITIVE Domaine technique de l’invention La présente invention concerne une biellette de suspension de véhicule automobile. L’invention concerne plus particulièrement une biellette de suspension obtenue par une technique de fabrication additive utilisant un métal ou un polymère / composite. Arrière-plan technique De manière connue, une biellette de suspension est par exemple réalisée par forgeage, notamment en alliage d’aluminium. Les conceptions connues et ce type de techniques de production permettent à la biellette de satisfaire aux différentes contraintes liées d’une part à la résistance de la biellette et aussi à sa capacité de fusibilité. L’invention vise à proposer une biellette de masse réduite qui satisfait à ces différents types de contraintes de conception. L’invention propose une biellette de suspension de véhicule automobile comportant : - une première extrémité longitudinale, notamment configurée pour être reliée à un autre composant de la suspension ou à un élément de la caisse du véhicule ; - une seconde extrémité longitudinale, notamment configurée pour être reliée à un autre composant de la suspension ou à un élément de la caisse du véhicule ; - et un corps creux allongé qui s’étend entre la première extrémité et la seconde extrémité, caractérisée en ce que : - la biellette 10 est réalisée en une seule pièce par une technique de fabrication additive ; - le corps creux allongé 12 est délimité par enveloppe allongée ; - et le corps creux est renforcé intérieurement par une série de croisillons, notamment adjacents, de renfort qui s’étendent dans un plan parallèle à un axe longitudinal reliant la première extrémité longitudinale à la seconde extrémité longitudinale. Il est ainsi possible de renforcer la pièce localement tout en permettant une réduction de la quantité de matière dans les zones ou portions non sollicitées, ou les moins sollicitées. Cette conception procure aussi une fonction de fusibilité qui est obtenue par une grande déformation sans rupture de la biellette. Selon d’autres caractéristiques de l’invention : - chaque croisillon de renfort est constitué d’une paire de traverses de renfort agencées en croix ; - l’enveloppe du corps creux comporte au moins une paroi latérale allongée, et les croisillons de renfort sont formés en relief à partir d’une portion de la face interne de la au moins une paroi latérale ; par exemple, quatre croisillons de renfort sont agencés dans des zones à fortes sollicitations afin de diminuer la plastification de la biellette. ; - l’enveloppe du corps creux allongé comporte au moins deux parois latérales allongées opposées, et les croisillons de renfort sont formés en relief à partir d’une portion de la face interne de chacune des au moins deux parois latérales ; - chaque portion de la face interne d’une paroi latérale allongée s’étend longitudinalement depuis une extrémité longitudinale du corps creux allongé - le corps allongé comporte une série de trous d’allégement qui sont formés dans des portions longitudinales de l’enveloppe allongée qui sont dépourvues de croisillons de renfort ; - les croisillons de renfort s’étendent dans un plan longitudinal interne à l’enveloppe allongée ; - le plan longitudinal est un plan longitudinal médian du corps allongé ; - le corps allongé peut comporter une âme interne de renfort qui s’étend longitudinalement à l’intérieur de l’enveloppe, avec au moins une portion longitudinale de cette âme interne de renfort est constituée par les croisillons de renfort ; - l’âme interne de renfort est conformée en une plaque interne qui relie entre elles deux parois opposées de l’enveloppe et elle peut comporter des évidements dont une série délimite les croisillons de renfort ; - le corps allongé comporte une série de trous d’allégement qui sont formés au moins dans des portions d’au moins une des deux parois, entre des zones de raccordement des croisillons de renfort avec l’enveloppe allongée. Brève descriptions des figures D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront au cours de la lecture de la description détaillée qui va suivre pour la compréhension de laquelle on se reportera aux dessins annexés dans lesquels : – la est une vue en perspective d’un premier exemple de réalisation d’une biellette de suspension selon l’invention ; – la est une vue en section par un plan transversal du corps allongé de la biellette de suspension représentée à la ; – la est une vue en coupe par un plan longitudinal médian du corps allongé de la biellette de suspension représentée à la ; – la est une vue analogue à celle de la qui représente un second exemple de réalisation d’une biellette de suspension selon l’invention ; – la est une vue en perspective et en coupe par un plan transversal de la biellette de suspension représentée à la ; – la est une vue en perspective et en coupe par un plan longitudinal médian de la biellette de suspension représentée à la ; – la est une vue en plan et en coupe par un plan longitudinal médian de la biellette de suspension représentée à la . Description détaillée de l'invention Pour la description de l'invention et la compréhension des revendications, on adoptera à titre non limitatif et sans référence limitative à la gravité terrestre les orientations verticale, longitudinale et transversale selon le repère V, L, T indiqué aux figures dont les axes longitudinal L et transversal T s’étendent dans un plan horizontal. Par convention, l’axe longitudinal L est orienté de l’arrière vers l’avant. Dans la description qui va suivre, des éléments identiques, similaires ou analogues seront désignés par les mêmes chiffres de référence. Premier exemple de réalisation Figures 1 à 3. On a représenté à la un premier exemple de réalisation d'une biellette de suspension 10 qui est essentiellement constituée d'un corps allongé 12 qui s'étend longitudinalement entre une première extrémité 14 et une seconde extrémité 16 de raccordement de la biellette 10 à différents composants (Non représentés) appartenant à d'autres éléments mobiles de la suspension d'une roue de véhicule automobile ou bien à la structure de caisse et par exemple à un berceau. Chaque extrémité 14,16 est ici conformée en une douille cylindrique d'axe A1, A2. À titre d'exemple non limitatif, la biellette 10 présente une symétrie générale de conception par rapport à un plan vertical et longitudinal médian PLM représenté à la et les axes A1 et A2 sont orthogonaux à ce plan de symétrie. Ainsi, le corps 12 est un corps allongé selon la direction générale longitudinale D passant par les deux axes A1 et A2, et qui s’étend depuis la première extrémité arrière 14 jusqu’à la seconde extrémité avant 16 selon l'orientation de l'axe longitudinal L. La biellette de suspension 10 est réalisée de préférence en une seule pièce par une technique de fabrication additive, aussi appelée « impression 3D ». Le corps allongé 12 est un corps creux qui se présente sous la forme d'une enveloppe allongée 18. A la , on a représenté le profil général de l'enveloppe 18. Ce profil se présente sous la forme d'un quadrilatère fermé qui est ici un trapèze comportant : - deux parois latérales longitudinales et opposées 20 ; - une paroi supérieure longitudinale 22 et une paroi longitudinale inférieure 24 globalement horizontales. À titre non limitatif, les parois 20 et 24 sont sensiblement planes, tandis que la paroi supérieure 22 présente ici un profil incurvé dont la convexité est orientée vers l'intérieur 26 de l'enveloppe 18. En section, par rapport au plan horizontal moyen dans lequel s'étend la paroi supérieure 22, chaque paroi latérale 20 forme un angle aigu alpha. De même, par rapport au plan horizontal moyen dans lequel s'étend la paroi inférieure 24, chaque paroi latérale 20 forme un angle interne et aigu bêta. L'épaisseur moyenne «E » des différentes parois 20, 22 et 24 peut varier le long du corps allongé 12. À titre d'exemple non limitatif, les valeurs de ces paramètres géométriques sont les suivantes : - l’épaisseur E est inférieure ou égale à 10 millimètres - l’angle alpha est compris entre dix et cinq degrés d’angle - l’angle bêta est compris entre quarante-cinq et cent degrés d’angle - le nombre de croisillons de renfort est déterminé en fonction de la longueur du corps allongé 12 et des performances de renfort déterminées attendues. À partir de la première extrémité arrière 14, le corps creux 12 est renforcé par une série de traverses de renfort 30 qui sont formées en relief, ici sur la face interne 21 de chacune des deux parois latérales opposées 20. En section, chaque traverse de renfort 30 présente par exemple un profil trapézoïdal. Les traverses de renfort 30 sont associées deux par deux pour former une série de croisillons de renfort 32. Ainsi, comme on peut le voir à la , à partir de la première extrémité 14, une portion longitudinale arrière de la face interne 21 de chaque paroi latérale 20 comporte quatre croisillons 32 successifs et adjacents. Deux traverses de renfort 30 d'un même croisillon 32 sont sensiblement orthogonales. Les extrémités opposées supérieure et inférieure de chaque traverse de renfort 30 sont respectivement adjacentes à la face interne 23 de la paroi supérieure 22 et à la face interne 25 de la paroi inférieure 24. Les traverses de renfort 30 formées en relief sur les faces internes 21 peuvent s’étendre jusqu’au niveau du plan vertical et longitudinal médian PLM. À titre d'exemple non limitatif, on a représenté aux figures 1 et 3 des trous d'allégement 34 formés à travers la paroi de l'enveloppe allongée 18. Dans chaque paroi latérale 20, les trous d'allégement 34 sont ici réalisés sous la forme d'une série de trois trous 34. Les trous d'allégement 34 sont formés dans une portion de chaque paroi latérale 20 ne comportant pas de croisillons de renfort 32, et ici à titre d'exemple dans la portion avant qui s'étend longitudinalement vers l'arrière à partir de la seconde extrémité avant 16. Sans sortir du cadre de l'invention, tant des croisillons de renfort 32 que des trous d'allégement 34 peuvent être formés dans d'autres portions et dans d’autres portions du corps allongé 18. Comme on peut le voir la , la technique de fabrication additive, qui peut être métal ou polymère / composite, mise en œuvre pour la production de la biellette de suspension 10 permet de réaliser simultanément et en une seule pièce des parties accessoires telles que par exemple la patte externe de fixation 36. Second exemple de réalisation Figures 4 à 7. Le second exemple de réalisation illustré aux figures 4 à 7 se distingue essentiellement du précédente en ce que les traverses de renfort 30 et les croisillons de renfort 32 qu'ils constituent sont constitués par une portion d'une âme centrale 40 en forme de plaque interne. La définition générale du profil en section de l'enveloppe creuse allongée 18 est la même que celle décrite en détail en référence au premier exemple de réalisation. À titre d'exemple non limitatif, les valeurs de ces paramètres géométriques de la paroi de l’enveloppe allongée 18 sont les suivantes : - l’épaisseur E est inférieure ou égale à 10 millimètres - l’angle alpha est compris entre dix et cinq degrés d’angle - l’angle bêta est compris entre quarante-cinq et cent degrés d’angle - la géométrie et l’étendue de l’âme centrale allongée 40 sont déterminées en fonction des performances de renfort attendues. Le corps allongé 12 est renforcé par l’âme centrale 40. L’âme centrale 40 est constituée par une plaque centrale réalisée en une seule pièce avec le corps allongé creux 12. L'âme centrale 40 est agencée dans le plan longitudinal médian PLM et, comme on peut le voir notamment à la , elle s'étend ici intérieurement sur toute la longueur de l'enveloppe allongée 18 entre ses deux extrémités arrière 14 et avant 16. Les bords longitudinaux supérieur et inférieur de l'âme centrale 40 s'étendent de tout le long de la face interne 23 de la paroi supérieure 22 et de la face interne 25 de la paroi inférieure 24, respectivement. Dans cet exemple de réalisation, et à titre non limitatif, les croisillons de renfort 32 appartiennent à la portion avant de l'âme centrale 40 qui s'étend longitudinalement vers l'arrière à partir de l'extrémité avant 16. Les croisillons de renfort 32, ici au nombre de trois, sont réalisés à la faveur d'évidements 42 qui sont formés dans les bords longitudinaux supérieur et inférieur de l'âme centrale 40, dans la portion avant correspondante de cette dernière. À la , les trois croisillons 32 sont matérialisés par trois croix tracées en trait pointillé. Les sommets de l'équivalent des traverses de renfort 30 selon le premier exemple de réalisation se rejoignent au niveau des bords longitudinaux supérieur et inférieur pour constituer une série de trois croisillons de renfort 32 adjacents. À titre non limitatif, et comme on peut le voir à la , l'âme centrale 40 soit prolonge longitudinalement vers l'arrière - au-delà de la portion avant renforcée par les croisillons de renfort 32 - par une portion arrière qui participe aussi à la fonction de renfort. De même que le profil et le nombre des évidements 42 qui déterminent le nombre et la capacité de renforcement des croisillons de renfort 32, la portion arrière de l'âme centrale 40 peut être pleine, ou bien ajourée telle que cela est par exemple illustré au moyen d'une série de trous ou lumières 44, ici au nombre de trois. S'agissant de la réalisation de trous d'allégement dans l'enveloppe allongée 18, on a représenté à titre non limitatif dans ce second exempt de réalisation, d'une part une série de dix trous d'allégement 34 formée dans chaque paroi latérale 20. Ces séries sont complétées par une autre série de trous et de lumières 33 formés dans la paroi supérieure 22, et par une autre série de trous et de lumières 35 formés dans la paroi inférieure 24. Dans le cadre de la prestation de résistance au choc et d’absorption de l’énergie de choc sur une roue d’un train arrière, il est nécessaire d’avoir une tenue mécanique suffisante de la biellette pour les chocs de faible énergie, mais aussi une fusibilité maîtrisée pour les chocs de forte énergie. En parallèle il ne faut pas surdimensionner la biellette pour des raisons de masse et coût. La biellette pièce doit aussi répondre à d’autres prestations telles que la tenue en endurance. La mise en œuvre d’un procédé d’impression 3D métal ou polymère / composite permet de limiter la masse et d’intégrer plusieurs fonctions à la pièce pour satisfaire à l’objectif de masse minimale et ainsi limiter la consommation du véhicule. La conception selon l’invention permet, pour une géométrie et des dimensions existantes d’une biellette de suspension, de réaliser les autres prestations (choc non endommageant et tenue en endurance). Biellette (10) de suspension de véhicule automobile comportant : - une première extrémité longitudinale (14) ; - une seconde extrémité longitudinale (16) ; - et un corps creux allongé qui s’étend entre la première extrémité (14) et la seconde extrémité (16), caractérisée en ce que : - la biellette (10) est réalisée en une seule pièce par une technique de fabrication additive ; - le corps (12) creux allongé est délimité par enveloppe (18) allongée ; - et le corps (12) creux allongé est renforcé intérieurement par une série de croisillons (32) de renfort qui s’étendent dans un plan parallèle à un axe longitudinal (D) reliant la première extrémité longitudinale (14) à la seconde extrémité longitudinale (16). Biellette (10) de suspension selon la revendication 1, caractérisée en ce que chaque croisillon de renfort est constitué d’une paire de traverses de renfort agencées en croix. Biellette (10) selon la revendication 1, caractérisée en ce que l’enveloppe (18) allongée du corps (12) creux allongé comporte au moins une paroi latérale (20) allongée, et en ce que les croisillons (32) de renfort sont formés en relief à partir d’une portion de la face interne (21) de ladite au moins une paroi latérale (20). Biellette (10) selon la revendication 3, caractérisée en ce que l’enveloppe (18) allongée du corps (12) creux allongé comporte au moins deux parois latérales (20) allongées opposées, et en ce que lesdits croisillons (32) de renfort sont formés en relief à partir d’une portion de la face interne (21) de chacune desdites au moins deux parois latérales (20). Biellette (10) selon l’une quelconque des revendications 3 ou 4, caractérisée en ce que chaque dite portion de la face interne (21) d’une paroi latérale (20) allongée s’étend longitudinalement depuis une extrémité longitudinale du corps (12) creux. Biellette (10) selon l’une quelconque des revendications 3 à 5, caractérisée en ce que le corps (12) creux allongé comporte une série de trous (34) d’allégement qui sont formés dans des portions longitudinales de l’enveloppe (18) allongée qui sont dépourvues de croisillons (32) de renfort. Biellette (10) selon la revendication 1, caractérisée en ce que lesdits croisillons (32) de renfort s’étendent dans un plan longitudinal interne à l’enveloppe (18) allongée. Biellette (10) selon la revendication 7, caractérisée en ce que ledit plan longitudinal est un plan longitudinal médian du corps (12) creux. Biellette (10) selon l‘une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le corps (12) creux allongé comporte une âme (40) interne de renfort qui s’étend longitudinalement à l’intérieur de l’enveloppe (18) allongée, et en ce qu’au moins une portion longitudinale de cette âme (40) interne de renfort est constituée par lesdits croisillons (32) de renfort. Biellette (10) selon la revendication 9, caractérisée en ce que l’âme (40) interne de renfort est conformée en une plaque interne qui relie entre elles deux parois opposées (22, 24) de l’enveloppe (18) allongée et qui comporte des évidements (42) dont une série délimite lesdits croisillons (32) de renfort. Biellette (10) selon la revendication précédente, caractérisée en ce que le corps (12) creux allongé comporte une série de trous d’allégement (33, 35) qui sont formés au moins dans des portions d’au moins une desdites deux parois (22, 24), entre des zones de raccordement desdits croisillons (32) de renfort avec l’enveloppe (18) allongée.