La présente invention concernelechauffage par effet Joule des matières thermoplastiques, dans lequel au moins deux sources d'énergie sont reliées chacune à au moins deux électrodes placées dans la matière thermoplastique, ainsi que le .réglage- du chauffage assuré par le passage d'un courant dans la matière,entre les sources. Un four électrique comporte habituellement au moins deux électrodes immergées dans le verre fondu et reliées à une alimentation en courant alternatif. La résistivité du verre fondu est telle que le courant qui circule entre les électrodes dégage de la chaleur par effet Joule. Le verre fondu a un coefficient négatif de température et en conséquence, audessous d'une température critique, la résistivité est suffisamment forte pour que l'intensité du courant soit limitée à une valeur inférieure à celle qui permet l'entretien de la fusion électrique. L'énergie transmise à la chambre du four peut êtm réglée par modification proportionnelle ou réglage de la phase de la tension appliquée par un dispositif convenable, comprenant par exemple des thyristors triodes à blocage inverse. Comme, en cours de fonctionnement normal, la commande fonctionne entre 92 et 95 96 de la valeur maximale de manière que l'utilisation de l'appareillage soit efficace, et, dans le cas d'un réglage des phases, conduit dans la plage du cycle de tension qui donne un facteur favorable de puissance, ni l'intensité ni la tension ne peuvent être accrues de façon importante de manière que la température du verre fondu soit élevée. Ainsi, par exemple, lorsque la température du verre fondu tombe au-dessous de la valeur critique, l'état fondu ne se maintient pas électriquement. En conséquence, les fours électriques nécessitent en général plusieurs brûleurs destinés à diriger de la chaleur par radiations à la face supérieure de la matière contenue dans la chambre du four.Ces radiations fondent la matière jusqu'à ce que celle-ci atteigne la température critique au-dessus de laquelle la résistivité du verre fondu est suffisamment faible pour qu'un courant suffisant circule entre les électrodes au cours d'un fonctionnement normal du four de chauffage électrique. Un four électrique peut fonctionner dans des conditions telles que la température du verre fondu tombe au-dessous de la valeur critique pour laquelle le chauffage par effet Joule assuré par les sources d'énergie électrique alimentant les électrodes suffit à l'élévation de la température. A une température donnée pour un verre donné, la résistance du verre entre les électrodes qui sont reliées à la même source, devient si élevée que la tension disponible ne permet plus l'obtention du chauffage voulu par effet Joule, c'est-à-dire compensant les pertes de chaleur. L'invention concerne l'ap plicationde quantités supplémentaires réglées d'énergie à un four électrique de fusion de verre, par rapport à la quantité disponible en fonctionnement normal.Lorsque la température du verre fondu est tombée au-dessous de la température critique pour laquelle lténergie normalement disponible ne suffit plus à ramener le verre fondu à la température de travail, les connexions réalisées selon l'invention sont particulièrement avantageuses. L'augmentation de la puissance est obtenue par connexion d'une électrode d'une source de courant à celle d'une autre, les deux sources étant à des potentiels différents au cours d'au moins une partie prépondérante de chaque période du signal de tension, si bien que le circuit du courant dans le verre fondu est amélioré, la résistance totale présentée aux tensions étant réduite.Lorsque l'énergie supplémentaire a porté la température du verre fondu à une valeur supérieure à la température critique, la commande peut être réglée de manière qu'elle assure un déclenchement tardif dans le denicycle de la forme d'onde composite, le chauffage normal étant maintenu. Dans le cas de sources de courant alternatif ayant des phases analogues, l'interconnexion des électrodes des paires différentes d'électrodes appariées dont la polarité est opposée par un trajet de faible impédance, par exemple un cabale, assure le doublage en réalité de la tension imposée à la masse de verre entre d'autres électrodes des différentes paires complémentaires. L'interconnexion de sources ayant des phases différentes peut aussi assurer efficacement l'application d'une tension accrue à la masse de verre, entre les électrodes reliées aux sources différentes par un circuit série.Ainsi, lorsque les sources sont déphasées de 600 et lors que les électrodes sont reliées de manière que les tensions instantanées soient déphasées de 120 , la tension efficace est égale à 1,732 fois les tensions individuelles des sources, lorsque celles-ci ont la même tension. Les mêmes sources appliquent une tension égale à leur tension nominale lorsque les électrodes qui sont reliées reçoivent des tensions instantanées déphasées de 600. La tension accrue imposée par l'interconnexion, bien qu'elle accroisse localement efficacement la dissipation d'énergie dans le verre entre les électrodes, peut conduire à une condition d'emballement si elle se maintient lorsque le chauffage par effet Joule élève réellement la température du verre. Le coefficient négatif de température du verre provoque la réduction de la résistance dans le circuit auquel les tensions ajoutées sont appliquées, à un degré qui peut dépasser la capacité des éléments des sources d'énergie électrique, par exemple au-delà de la capacité des transformateurs ou des thyristors.Les conditions d'emballement peuvent être évitées par un contrle précis des paramètres électriques ou des conditions thermiques dans la partie qui est affectée, et par déconnexion de l'interconnexion des sources, par exemple par ouverture d'un commutateur dans le câble lorsque le résultat voulu a été atteint. Les conditions d'emballement peuvent aussi être évitées par réduction des tensions des sources, par l'intermédiaire de leurs commandes séparées, mais cette disposition réduit aussi l'énergie disponible dans les zones de chauffage primaire entre les électrodes appariées. Les dispositifs décrits peuvent transmettre diverses tensions entre des électrodes reliées à des sources différentes suivant les déphasages, si bien qu'un certain réglage des tensions imposégau verre entre les groupes d'électrodes est obtenu par réglage du déphasage entre les électrodes qui sont interconnectées. Par exemple, trois paires d'électrodes d'une cuve de chauffage de verre fondu, alimentées par des primaires de transformateurs montés en triangle par une alimentation triphasée de manière que les alimentations séparées soient déphasées de 1200, permettent un réglage des tensions appliquées aux électrodes qui sont au contact du verre par exemple par polarisation des secondaires et des connexions aux électrodes de manière que les électrodes des paires adjacentes aient des tensions déphasées de 60 ou 1200 les unes par rapport aux autres.Ainsi, une connexion peut être formée entre les électrodes de chaque paire qui ont des tensions instantanées déphasées de 1200. Avec une telle disposition, la tension entre les deux autres électrodes est élevée à 1,732 fois la tension appliquée par chaque source ; avec une autre connexion des électrodes déphasées de 600, la tension aux bornes des autres électrodes est portée à la valeur de la tension de chaque source. Ces réglages peuvent être réalisés sélectivement et permettent un certain réglage de la tension appliquée entre les zones. L'invention concerne la connexion d'électrodes alimentées par des sources séparées de courant qui imposent un-courant primaire et un chauffage par effet Joule de zones de chauffage de verre fondu placées entre des électrodes appariées. Un certain réglage supplémentaire du chauffage du verre fondu est ainsi assuré. Un réglage plus- précis ou meilleur peut être obtenu à l'aide d'un circuit de commande placé dans la connexion des sources.La connexion comprenant le circuit de commande, lorsqu'elle est faite entre deux bornes d'entrée de deux groupes d'électrodes appariées, peut être réglée de manière qu'elle ajuste l'impédance électrique efficace de la masse de verre comprise entre les électrodes des groupes appariés, par exemple par réglage de la partie de la forme d'onde alternative provenant de l'addition algébrique des tensions appliquées aux sources séparées, dans une région localisée du verre entre les groupes. Cette région localisée de verre est disposée entre les électrodes reliées aux autres bornes des sources reliées. Les trajets de conduction dans la masse de verre sont disposés entre les électrodes des groupes appariés différents alimentés par des sources séparées qui sont-à des potentiels différents. La connexion des électrodes des groupes différents par un circuit réglable assure la formation d'un shunt par rapport au trajet dans la masse de verre, de manière réglée, si bien que la conduction entre les électrodes et la chute de tension dans cette région sont modifiées et qu'un changement inverse de la chute de tension dans la région du verre qui forme la contre-partie est assuré. Un type de commande de la connexion comprend deux thyristors triodes à blocage inverse montés en parallèle et polarisés en sens inverses, les gâchettes étant commandées de manière que les thyristors conduisent pendant une période choisie du demi-cycle de la tension appliquée, lorsqu'ils sont polarisés dans le sens direct. Dans une variante, la connexion de shunt peut être assurée par des commandes saturables à bobine qui assurent le déphasage, ces deux types de commande pouvant aussi être combinés. Dans un mode de réalisation simple mais moins efficace, un rhéostat peut être utilisé pour la modification de l'impédance efficace. D'autres caractéristiques et avantages de l'inven- tion ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés sur lesquels - la figure I est une coupe schématique d'un four de fusion de verre, suivant la ligne 1-1 de la figure 2 - la figure 2 est une vue en plan schématique du four de fusion de verre de la figure 1, et elle représente aussi le circuit électrique d'alimentation comprenant des sources ayant des phases analogues, reliées à plusieurs zones de chauffage primaire dans le verre fondu, ayant des circuits d'interconnexion munis de commandes séparées réglant le chauffage par effet Joule dans diverses zones, selon l'invention - les figures 3A à 31 représentent diverses formes d'onde de tension du circuit de la figure 2, correspondant à l'alimentation, au réglage de zone primaire, à la charge de zone primaire, au réglage entre les zones et à la charge entre les zones, pour des réglages correspondant à des quantités élevée et faible d'énergie - la figure 4 est une vue schématique en plan des circuits de circulation du courant entre les électrodes dans la masse de verre du four de la figure 2, dans un mode de réalisation - la figure 5 est une vue en plan d'un four de fusion de verre du type des figures 1 et 2, et elle représente un circuit électrique d'alimentation triphasée, les phases séparées étant appliquées à plusieurs zones de chauffage primaire dans le verre fondu, des connexions entre les phases comprenant des commandes séparées réglant le chauffage par effet Joule entre les zones, selon l'invention ; et - les figures 6A à 61 représentent des formes d'onde de tension observées lors d'un chauffage par effet Joule par une alimentation polyphasée commandée du type représenté sur la figure 5, les diverses formes d'onde représentant la tension d'alimentation triphasée, les tensions de secondaire au transformateur, y compris la tension appliquée aux deux zones considérées, la commande de zone primaire, les charges de zone primaire (figures 6D et 6F), la commande entre les zones et la charge entre les zones. Les figures 1 et 2 représentent un four de fusion de verre ayant une chambre Il comportant des parois latérales 12 et 13, une paroi arrière 14, une paroi avant 15 et un fond 16. La composition fond dans la chambre 11 et le verre fondu est retiré de celle-ci par la gorge 17 formée dans la paroi 15, puis il passe dans le canal 18. Celui-ci répartit le verre fondu à des avant-corps non représentés et le verre permet alors la fabrication de divers produits. Le barrage 19 pénètre dans le verre fondu qui s'écoule dans la gorge 17 et empêche la pénétration dans le canal 19 des impuretés ou de la composition qui flottent. La composition froide est introduite dans la chambre Il alors que le verre fondu est retiré, de manière que le niveau des constituants du verre soit constant dans le four. Lorsque le four comporte une voûte ou un toit, placé au-dessus de la chambre et destiné à recueillir les produits de combustion des brûleurs et les émissions du verre fondu, la composition est en général ajoutée à la paroi 14 par un dispositif classique non représenté. La chambre Il peut être aussi ouverte à sa partie supérieure et une couche supérieure de composition non représentée est maintenue sur le verre fondu qui est chauffé électriquement par effet Joule. Lorsque l'énergie électrique disponible ne suffit pas à porter le four à sa température de fonctionnement, la chaleur supplémentaire est fournie à la face supérieure des constituants du verre à l'aide de brûleurs qui fondent la couverture de composition du haut vers le bas.L'invention permet la suppression de ces brûleurs, par addition d'énergie électrique supplémentaire dans le verre fondu à partir des sources normales de chauffage électrique par effet Joule. Des électrodes 21, 22, 23, 24, 25 et 26 passent à travers le fond 16 et pénètrent dans le verre fondu contenu dans la chambre 11. Les électrodes sont par exemple des tiges de molybdène d'environ 5 à 7,5 cm de diamètre. Les parties supérieures de ces électrodes sont maintenues au-dessous de la face supérieure du verre fondu car l'exposition à l'air ou à la composition non fondue provoque une érosion rapide par oxydation et abrasion. L'alimentation 27 est une source de courant alternatif monophasé qui alimente chaque paire d'électrodes par l'intermédiaire d'un transformateur et d'une commande. Par exemple, le transformateur 28 a un primaire relié à l'alimentation 27 et un secondaire monté entre les deux électrodes 21 et 22.Le courant passe entre les électrodes 21 et 22 par l'intermédiaire du circuit formé par le secondaire du transformateur 28, la commande 29 et le verre fondu. La commande 29 peut être par exemple un circuit saturable à bobine ou un circuit comprenant des thyristors triodes à blocage inverse parallèles et polarisés en sens inverses, dont le déphasage est commandé de manière que le courant ne circule pas dans les parties choisies de chaque cycle de la tension, habituellement symétriquement pour chaque demi-cycle. L'intensité du courant entre les électrodes 21 et 22 est trans formée an chaleur lors de la circulation dans le verre fondu, si bien que celui-ci est chauffé par effet Joule. Les électrodes 23 et 24 sont reliées au secondaire d'un transformateur 31 et à une commande 32 alors que les électrodes 26 et 27 sont reliées au secondaire d'un transformateur 33 et à une commande 34, si bien que les parties médiane et avant de la chambre Il sont chauffées par effet Joule, de la même manière que les électrodes 21 et 22 chauffent la partie arrière. La forme d'onde de tension de la source 27 et des secondaires des transformateurs 28, 31 et 33 est représentée sur la figure 3A pour deux cycles complets ou 7200. Comme tous les groupes d'electrodes reçoivent de l'énergie de l'alimentation 27, les formes d'onde sont en phase. La tension entre les électrodes 21 et 22, 23 et 24, et 25 et 26 a toujours la même forme d'onde générale de la figure 3A modifiée par l'effet de l'arrêt par les commandes 29, 32 et 34.Bien qu'on ait représenté les formes d'onde modifiées par le blocage par les commandes, il faut noter que, dans dertaines conditions de chauffage, une connexion directe entre les électrodes donne la modification voulue du chauffage sans arrêt par les commandes.-Dans un tel cas, la connexion entre les électrodes est efficace en l'absence des commandes. Les figures 3B et 3D représentent le blocage assuré par les commandes 29 et 32 pour des exemples de réglage, lorsque le chauffage par effet Joule doit être plus important dans la zones électrodes 21 et 22 que aans celle des électrodes 23 et 24. Les figures 3C et 3E repré sentent la forme d'onde de tension entre les électrodes 21 et 22, et 23 et 24 lorsque.les commandes respectives conduisent. Comme la charge de verre fondu est essentiellement de type résistif, les formes d'onde de tension représentent aussi des formes d'onde d'intensité. Les formes d'onde des figures 3A à 3E représentent des tensions classiques dont la phase est réglée pour une charge essentiellement résistive de verre fondu chauffée par effet Joule. A titre illustratif, le réglage de la phase assuré pour deux zones primaires de chauffage dans le verre fondu est tel que la zone comprise entre les électrodes 21 et 22 reçoit plus d'énergie que la zone comprise entre les électrodes 23 et 24. Ce réglage de la phase est obtenu par arrêt de la tension de la forme d'onde appliquée par les sources respectives représentées par les transformateurs 28 et 31 pendant une partie de chaque demi-cycle de la tension sinusoi- dale.Bien qu'une utilisation efficace de l'installation impose un fonctionnement normal pendant plus de 95 5 environ du cycle, c'est-à-direpratiquement pendant la totalité de chaque demi-cycle comme-indiqué graphiquement sur l'échelle de l'illustration, on a représenté la commande 29 qui arrête cha que demi-cycle pour les 15 premiers degrés environ sur la figure 3B si bien que la tension appliquée n'agit efficace mentsur le verre entre les électrodes 21 et 22 que pendant les 1650 restants de chaque demi-cycle comme représenté sur la figure 3C, c'est-à-dire entre 15 et 1800 et entre 195 et 3600 à chaque cycle. La commande 32 est déphasée par rapport à la commande 29 et donne la forme d'onde décrite dans la suite.La commande 32 empêche le passage du courant pendant les 30 premiers degrés de chaque demi-cycle comme représenté sur la figure 3D et transmet les 1500 restants de chaque demi-cycle aux électrodes 23 et 24 comme représenté sur la figure 3E. Le réglage de la température est obtenu dans le verre fondu de la cuve Il par séparation des sources de chaleur dans des zones ou régions délimitées par les électrodes interconnectées. Sur la figure 2, les électrodes 21 et 22 délimitent une première zone primaire, les électrodes 23 et 24 une seconde et les électrodes 25 et 26 une troisième. Des quantités différentes d'énergie peuvent être appliquées aux diverses zones suivant la quantité de chaleur nécessaire au traitement des constituants du verre, par exemple lors de la fusion de la composition, de l'affinage du verre fondu, et du traitement du verre avant retrait de la cuve et utilisation finale. Les groupements de zones peuvent être de diverses formes.Par exemple, il peut être souhaitable que deux zones de chaque rangée d'électrodes le long de l'axe longitudinal du four (non représenté) soient disposées de manière que l'électrode externe d'un côté du plan longitudinal central vertical du four soit reliée à la même source que l'électrode interne de l'autre côte du plan, dans les deux zones. Ces zones et leur réglage sont en général assurés de manière que le verre ait le profil thermique voulu sur la longueur du trajet d'écoulement vers la région de retrait du verre. Ainsi, l'interconnexion des zones accroissant la quantité d'énergie selon l'invention a tendance à perturber les profils thermiqaes normaux. Cette perturbation est tolérable pour l'établissement des températures dans le verre fondu, permettant l'obtention des profils thermiques voulus par réglage électrique normal dans les zones. Habituellement, seule une plage limitée de réglages électriques est possible dans les zones car celles-ci sont destinées à fournir l'énergie au cours d'une opération normale ;table dans laquelle les commandes 29, 32 et 34 conduisent pendant plus d'environ 90 à 95 Vo du cycle de la tension. Même lorsqu'une masse de verre fondu se refroidit à une température inférieure à celle qui est nécessaire au produit voulu mais cependant supérieure à la température critique au-dessous de laquelle le chauffage électrique normal ne peut pas être maintenu et la température ne peut pas être élevée, par exemple lorsque l'alimentation de la cuve Il est interrompue pendant une courte période, la remise à l'état normal avec des commandes réglées de manière qu'elles laissent pratiquement la totalité du cycle de tension peut prendre 4 à 5 h.Grâce aux connexions réalisées entre les zones et lorsque la commande conduit pratiquement pendant 100 % de la durée du cycle, la même quantité de verre, dans la même installation, atteint la température de travail en 75 à 20 mn. L'utilisation de zones interconnectées par les commandes selon l'invention implique l'établissement d'une condition qui peut être réglée de manière que l'emballement soit évité. Ainsi, comme le coefficient négatif de température de la résistance du verre est tel que plus le verre est chaud plus sa résistance est faible et plus il transmet des courants importants, la tension efficace dans la zone localisée du verre fondu, affectée par l'interconnexion, est réduite par réglage de la commande. Ainsi, lorsque la limite de capacité en courant des sources se rapproche, il est avantageux que les connexions et les réglages normaux du circuit de chauffage soient maintenus pour la source primaire d'énergie dans chaque zone, la conduction du circuit entre les zones diminuant si bien que l'installation est mieux réglée thermiquement. Les interconnexions entre les électrodes appariées reliées à différentes sources réduisent l'impédance dans le verre fondu dans une région-localisée comprise entre les zo nes. Ainsi, dans la région comprise entre la zone des électrodes 21, 22 et celle des électrodes 23 et 24, il existe des différences de potentiels entre les électrodes 22-23 et 21-24 qui peuvent être appliquées en étant cumulées entre l'une de ces paires d'électrodes par connexion de l'autre des paires suivant un trajet de faible impédance qui shunte la résistance du verre entre l'autre paire. Un commutateur 52 et une commande 55 montés entre les électrodes 22 et 23 appliquent la somme de la tension entre les électrodes 21 et 22 et de la tension entre les électrodes 23 et 24 au verre qui se trouve entre les électrodes 21 et 24 lorsque le commutateur 52 est fermé sous l'action de la commande 55. Le commande 55 peut être du même type que les commandes primaires 29, 32 et 34, mais elle ne nécessite pas d'élimination d'une composante continue, qui est normalement utilisée dans les commandes primaires. Ainsi, des thyristors triodes à blocage inverse montés en parallèle et à polarités inverses, ayant un dispositif de déclenchement synchronisé à la tension appliquée à la commande et de type classique, peuvent être utilisés pour la commande 55. De manière analogue, des zones localisée de chauffage intense par effet Joule entre les zones primaires peuvent être délimitées par le circuit comprenant le commutateur 53 et la commande 56, entre les zones primaires des électrodes 23-24 et 25-26 et par le circuit comprenant le commutateur et la commande 57 entre les zones primaires des électrodes 21-22 et 25-26. Bien que les bornes de sortie des secondaires des transformateurs 28, 31 et 33 soient reliées à des paires séparées d'électrodes, le verre fondu forme d'autres circuits entre les paires d'électrodes. La figure 4 représente les six électrodes de la figure 2, les électrodes 21 à 26, et les 15 trajets possibles pour le courant entre les électrodes prises deux à deux. Le trajet 35 transmet le courant entre les électrodes 21 et 22 depuis les bornes de sortie du secondaire du transformateur 28 et la commande 29 comme représenté sur la figure 2. Le chauffage par effet Joule sur le trajet 35 peut être exprimé sous la forme du carré de la tension appliquée au trajet (entre les électrodes 21 et 22) divisé par la résis tance. Un autre trajet primaire de courant est placé entre les électrodes 23 et 24, comme indiqué par la référence 36.De manière analogue, le chauffage par effet Joule est réalisé entre les électrodes 25 et 26 suivant le trajet 37. Comme les électrodes 21, 23 et 25 sont au même potentiel, aucun courant ne passe dans les trajets 38, 39 et 41 si bien que le chauffage par effet Joule est nul. Les électrodes 22, 24 et 26 sont au même potentiel si bien qutil ne circule pas de courant dans les trajets 42, 43 et 44, de sorte que le chauffage par effet Joule est nul. Les électrodes qui sont à des potentiels instantanés différents provoquent le passage d'un courant suivant les trajets d'interconnexion même lorsque les électrodes sont alimentées par des sources différentes de tension, puisque des circuits sont disponibles entre les sources lorsque cellesci conduisent le courant. Habituellement, les circuits placés entre les électrodes directement reliées aux différentes sources comprennent deux trajets dans le verre fondu.Par exemple, entre les électrodes 21-22 de la source 28 et 29 et les électrodes 23-24 de la source 31 et 32, il se forme des trajets 45 et 46 compris dans un circuit série comprenant l'élec- trode 21, létrajet 45, l'électrode 24, le secondaire de la source 31, la commande 32, l'électrode 33, le trajet 46, l'électrode 22, le secondaire 28, la commande 29 et l'élec- trode 21 à nouveau. Les tensions en phase sont ainsi additionnées au double des amplitudes maximales individuelles de l'onde sinusoTdale et forment une partie d'une onde sinu soIdale représentée par le court intervalle de conduction imposé par le déclenchement des commandes 29 et 32. Dans les formes d'onde représentées, une condition indiquée correspond à la conduction de la commande 32 au temps t2 qui est postérieur,dans le cycle, au déclenchement de la conduction t1 dans la commande 29. Si on suppose que les tensions des sources 28 et 29 et des sources 31 et 32 ont la même amplitude maximale et si on suppose que les trajets du courant dans la masse de verre sont rés;stifs et de même valeur, suivant les trajets 45 et 46, la tension aux bornes de chaque trajet correspond à la forme d'onde de chaque source commen çant au temps t2 pour chaque demi-cycle de la forme d'onde sinusoîdale comme représenté par le trait plein initial et le trait interrompu final de la forme d'onde Y de la figure 3G. Lorsque l'une des impédances des trajets 45 et 46 est réduite par exemple par un trajet monté en shunt à l'ex- térieur de la masse de verre, la tension appliquée à l'autre trajet est une plus grande partie de la somme algébrique des tensions des sources montées en série 28-29 et 31-32. Ainsi, si un shunt résistif essentiellement nul est monté suivant le trajet 46, par exemple par fermeture du commutateur 52 et conduction de la commande 55, la somme des tensions est appliquée au trajet 45. Une connexion directe peut être faite par le commutateur 52 à un cable ou une ligne commune monté entre les électrodes 22 et 23. Cependant, comme le chauffage par effet Joule devient efficace et comme la résistivité du verre à température élevée du trajet 45 diminue, la résistance diminue et le courant augmente ainsi.Une condition d'emballement peut apparaître et peut nécessiter soit l'élimination totale du shunt à faible impédance par ouverture du commutateur 52, soit la réduction des tensions appliquées par réglage de l'une des commandes 29, 32 au moins. Comme il est souhaitable que les commandes 29 eut 32 fonctionnent pratiquement à 100 % du cycle de condition et qu'il est souvent souhaitable qu'un chauffage croissant par effet Joule soit maintenu au-delà de la valeur correspondant aux tensions entre les zones, selon l'invention, une commande est montée dans le trajet de shunt et règle la partie de l'intervalle dans laquelle les tensions entre les zones présentent un shunt de faible résistance monté aux bornes du trajet 46. En fait, les formes d'onde de tension appliquées séparément auxtrajets 45 et 46, représentées par la forme d'onde Y, sont combinées par la mise à l'état conducteur de la commande 55, par exemple au temps t3, si b > en que l'amplitude maximale de l'onde sinu soIdale pendant le reste du demi-cycle passe de V à 2V dans le trajet 45 comme représenté par la forme d'onde W de la figure 3G. La tension de blocage de la commande 55 est représentée par la forme d'onde X qui, au temps t2, reçoit une tension qui est arrêtée jusqu'au temps t3 comme représenté sur la figure 3F. Ainsi, la tension qui doit être arrêtée est imposée initialement à chaque demi-cycle au temps t2 lorsque les deux commandes conduisent et le blocage se termine lors du déclenchement commandé en phase de la commande 55 au temps t3. Entre ces moments, une partie de la forme d'onde exprimée par Vsin (ct est présente dans le trajet 46 et est arrêtée par la commande 55. La description qui précède montre qu'une forme d'onde en gradins est imposée au trajet 45. La première partie de la forme d'onde dans l'intervalle compris entre t2 et t3 est une forme d'onde Y ayant une transition au temps t3 jusqu'à la tension appliquée pendant le reste de chaque demicycle, sous la forme 2Vsint. Lorsque la résistance du trajet 45 diminue, la tension augmentée entre les zones est appliquée pendant une période plus courte du cycle par retard du déclenchement de la commande 55. Le réglage de cette dernière peut être indépendant du réglage des commandes 29 et 32 si bien que les zpnes primaires de chauffage peuvent continuer à fonctionner dans les conditions de chauffage maximal imposées lorsque le chauffage entre les zones est réduit à l'état d'auilibre dans leque la moitié des tensions additionnées est imposée à chacun des trajets 45 et 46. Les formes d'onde des figures 3H et 31 représentent respectivement les réglages de la commande 45 lors d'un fonctionnement à faible puissance. La figure 3H représente la tension de blocage de la commande 55 et la tension aux bornes du trajet 46 lorsque la commande est déclenchée à 1350 et 3150 dans chaque cycle, comme indiqué au temps t4 pour chaque demi-cycle. La disposition des électrodes dans la chambre 11 du four de la figure 2 dépend de la résistivité du verre fondu, de la puissance totale disponible à partir de l'alimentation 27 et de la température de travail qui doit être maintenue,pour un nombre prédéterminé d'électrodes et pour une dimension donnée de la chambre. De plus, il existe un gradient de température, une réduction de la température de la partie centrale de la chambre Il aux parois latérales 12 et 13 et à la paroi 15 étant donné les pertes de chaleur par les parois, et une réduction très nette de la température au niveau de la paroi 14 lorsque la composition est ajoutée dans cette région, si bien qu'il apparaît une différence de résistances entre deux paires d'électrodes également espacées. En conséquence, il faut noter que les différentes électrodes doivent pouvoir être connectées sélectivement de manière que leur source les place à des potentiels instantanés différents. Lors de la mise en oeuvre des sources alimentées en courant monophasé comme représenté sur la figure 2, les connexions permettent de shunter le trajet 48 par l'intermédiaire du commutateur 53 et de la commande 56 réglant la tension imposée au trajet 47 et le courant qui y circule, et des connexions peuvent shunter le trajet 49 par l'intermédiaire du commutateur 54 et de la commande 57, de manière que le courant et la tension efficaces dans le trajet 51 soient accrus de façon réglée. Bien que la résistance des trajets 47, 48, 49 et 51 puisse différer de celle des trajets 46 et 45, les principes de fonctionnement des commandes 56 et 57 sont les mêmes que ceux de la commande 55. De plus, le cas échéant, des combinaisons de deux ou plusieurs circuits peuvent être utilisées pour le chauffage par effet Joule de plusieurs trajets simultanément. Le chauffage intensifié et réglé entre les zones par effet Joule, par disposition d'un shunt réglé entre les électrodes reliées à des sources différentes, convient aussi aux installations polyphasées. La figure 5 représente un four électrique pratiquement identique à celui de la figure 2, comportant une chambre59 et des électrodes 61, 62, 63, 64, 65 et 66. Cependant, l'alimentation 67 est une source de courant alternatif triphasé qui transmet l'énergie à chacune des paires d'électrodes par l'intermédiaire d'un transformateur et d'une commande.La première phase du courant alternatif est appliquée aux électrodes 61 et 62 par le transformateur 68 et la commande 69, la seconde phase aux électrodes 63 et 64 par l'intermédiaire du transformateur 71 et de la commande-72 et la troisième phase aux électrodes 65 et 66 par l'intermédiaire du transformateur 73 et de la commande 74. Les formes d'onde de tension entre les électrodes, pour les paires de la figure 5, sont représentées par la figure 6B sous forme déphasée de 600, par polarisation des secondaires des transformateurs comme indiqué par les points sur la figure 5, à partir de tensions de primaires qui sont déphasées de 1200 comme représenté sur la figure 6A. Une interconnexion comprenant un commutateurnorma- lement ouvert 75 relie les électrodes 62 et 63. Lorsqu'une quantité supplémentaire d'énergie électrique est nécessaire, le commutateur 75 peut être fermé et met en court-circuit le trajet 46 de la figure 4 si bien que la résistance totale diminue et la tension présentée augmente si bien que le courant augmente. L'augmentation du courant accroît la dissipation d'énergie dans la zone comprise entre les paires 61, 62 et 63, 64.Uneinterconnexion comprenant un commutateur normalement ouvert 76 relie les électrodes 63 et 65. Le commutateur 76 peut être fermé et met en court-circuit le trajet 39 de la figure 4 en réduisant ainsi la résistance totale présentée aux tensions, si bien que le courant augmente.Le courant accru accroit la dissipation d'énergie dans la zone comprise entre les paires 63-64 et 65-66. Une troisième interconnexion comprenant un commutateur normalement ouvert 77 relie les électrodes 62 et 65. Le commutateur 77 peut être fermé et met en court-circuit le trajet 51 de la figure 4 si bien que la dissipation d'énergie est accrue dans la chambre 59. il faut noter que l'interconnexion des électrodes 62 et 63 peut aussi être réalisée entre les électrodes 61 et 64, que l'interconnexion entre les électrodes 63 et 65 peut aussi être réalisée entre les électrodes 64 et 66, et que l'interconnexion des électrodes 62 et 65 peut aussi être réalisée entre les électrodes 65 et 66, la quantité d'énergie transmise augmentant de la même manière. De plus, les tensions obtenues aux paires d'électrodes peuvent être déphasées par connexion convenable à l'aide de commutateurs correspondant aux commutateurs 75, 76 et 77 de manière que la région de chauffage intensifié soit localisée comme voulu, comme décrit en référence à la figure 2. Comme dans le cas des figures 2 et 3A à 31, les for mes d'onde des figures 6A à 61 des diverses zones de chauffage entre les groupes d'électrodes ou électrodes appariées de la masse de verre peuvent être considérées comme des tensions de blocage de commande et des tensions de charge appliquées à la masse de verre. Les figures 6C et SE représentent les tensions de blocage des commandes 69 et 72 respectivement, agissant sur les tensions appliquées aux secondaires 68 et 71 comme représenté sur la figure 6B. Les tensions résultantes appliquées à la masse de verre entre les électrodes 61 et 62 (trajet 35 sur la figure 4) et entre les électrodes 63 et 64 (trajet 36) sont représentées sur les figures 6D et 6F lorsque les zones de chauffage primaire fonctionnent et que la commande est proche de son réglage maximal.Pendant l'intervalle compris entre le début de chaque demi-cycle et le déclenchement des commandes, celles-ci forment un circuit ouvert, par exemple entre les temps t a et tb pour la commande 69 et les temps t c et td pour la commande 72. Le réglage de la longueur des intervalles entre ces temps permet le réglage du chauffage primaire par effet Joule. Le chauffage intensifié peut être obtenu par interconnexion des zones de chauffage primaire par une impédance faible placée entre une électrode d'une zone et une électrode de l'autre zone. L'intensification la plus grande du chauffage est obtenue par connexion des électrodes ayant les tensions instantanées séparées par le plus grand déphasage, les électrodes ayant un déphasage de 1200 dans le cas considéré étant préférables à celles ayant un déphasage de 600.La liaison des électrodes déphasées de 1200, pour une même amplitude maximale, conduit à l'obtention d'une tension dont l'amplitude maximale est égale à 4, soit 1,732 fois celle des tensions d'origine, avec la forme représentée sur la figure 6G. Comme représenté sur la figure 6G, la forme d'onde sinusoîdale dans les trajets diagonaux 46 et 45 pour l'alimenration triphasée de la figure 5, comprend des transitions nettes lorsque les commandes ne conduisent pas. Ces transitions apparaissent clairement en considération des trajets conducteurs dans la masse de verre dans les divers états de conduction au cours d'un cycle de tension. Lorsque la tension de référence du transformateur 68 commence son cycle et jusqu'au temps tb, la commande est arrêtée alors que la commande 72 conduit et le circuit ouvert de la commande 69 empêche l'application du potentiel entre les électrodes 6162 et 63-64 comme représenté en 101 sur la figure 6G.Après tb, la commande 69 conduit et la commande 72 continue à conduire si bien que l'addition en série des tensions des transformateurs 68 et 73 crée une forme d'onde sinusoidale partielle dans la commande 69, l'électrode 61, le trajet 45, l'électrode 64, le secondaire 71, la commande 72, ltélectro- de 63, le trajet 46, l'électrode 62, le secondaire 68 et la commande 69 à nouveau. Ce trajet reste fermé jusqu'à tc, la commande 72 passant alors à l'état de blocage et la forme d'onde revenant à l'origine en 102 sur la figure 6G. Au temps td, la commande 72 conduit en sens opposé à celui du demi-cycle précédent et la forme d'onde de la figure 6G revient à la forme d'onde sinusoi-dale comprenant les tensions additionnées des secondaires 68 et 71.Ensuite, la commande 69 est bloquée lorsque la tension du secondaire 68 recoupe la valeur neutre, et reste dans cet état pendant l'intervalle t a tb pendant lequel la tension composite passe à une valeur neutre comme indiqué par la référence 103. La tension composite revient sur la forme d'onde sinusoidale des tensions ajoutées jusqu'à ce que la commande 72 passe à l'état bloqué lorsque la tension du secondaire 71 passe à zéro vers une valeur positive pendant un autre intervalle tC-td dans lequel la tension composite passe à la valeur neutre 104. Après td, la partie terminale du cycle est terminée par une transition de la forme d'onde composite à la valeur neutre vers un autre palier 101 au début d'un nouveau cycle de référence, pour le secondaire 68..Lorsque le commutateur 75 est fermé, les tensions entre les électrodes 61 et 62 comme représenté sur la figure 6D et 63 et 54 comme représenté sur la figure 6F sont reliées en étoile par le trajet 45 de la figure 4. L'addition des tensions Vsin wt + Vsin(wt + 600) provoque l'apparition de la forme d'onde de la figure 6G entre les électrodes 61 et 64, qui peut être considérée comme 1,732 Vsin(vvt + 300). Lorsque le commutateur 76 est fermé, les tensions entre les électrodes 63 et 64 et 65 et 66 forment un montage étoile avec le trajet 43 de la figure 4.L'addition de ces tensions Vsin( st - 1200) + Vsin( Vsin( L'addition de ces tensions Vsin t + Vsin( t - 600) donne la forme d'onde 1,732 Vsin(oJt - 300) entre les électrodes 61 et 66. Lorsque les trois tensions entre les électrodes sont en phase comme représenté sur la figure 3A, les tensions peuvent être ajoutées suivant les trajets 45, 40, 47, 48, 49 et 51 et donnent une tension d'amplitude supérieure à n'importe laquelle de ces tensions considérées seules. Cependant, lorsque les tensions entre les électrodes sont déphasées comme représenté sur la figure 6B, les tensions s'ajoutent et donnent un déphasage et une augmentation d'amplitude d'un facteur a ou 1,732, comme représenté sur la figure 3G, qui est inférieur au facteur 2 obtenu pour les tensions dans le cas de la figure 3C, pour les mêmes trajets de courant. Les tensions déphasées s'ajoutent et leur amplitude augmente suivant les trajets 39, 43, 45, 46, 49 et 51, et s'ajoutent aussi avec seulement un déphasage suivant les trajets 38, 41, 42, 44, 47 et 48. En conséquence, lorsque les tensions déphasées sont utilisées, la réduction de puissance suivant certains des trajets, par rapport aux tensions en phase, est décalée du fait de l'énergie supplémentaire transmise par les trajets, lorsqu'aucun courant ne circule avec les tensions en phase, si bien que la puissance totale dissipée par la tension polyphasée entre les électrodes est pratiquement la même que lorsque les tensions sont en phase. Cependant, lorsque la fermeture des commutateurs 75, 76 et 7j réduit la résistance totale du circuit et donne un montage étoile pour les tensions entre les électrodes dans les trajets de courant dans lesquels aucun courant ne circule avec les tensions en phase, lraugmentation d'énergie est supérieure à celle qui est obtenue avec les tensions en phase. Bien que l'énergie totale dissipée soit accrue avec une interconnexion d'électrodes complémentaires polyphasées, énergie localisée la plus grande donc le chauffage le plus intense par effet Joule est obtenu avec les installations monophasées interconnectées du type décrit en référence à la figure 2 puisque le plus grand potentiel entre les électrodes reliées à des sources différentes peut être créé par le déphasage de 1800 entre les électrodes convenablement choisies des deux groupes.Ainsi, lorsqu'une interconnexion est faite entre des électrodes reliées à des sources différentes, l'utilisation d'une commande selon l'invention est la plus efficace pour les interconnexions entre des sources de même phase, pour la réduction de la tension créée par ces sources lorsque la température. augmente et lorsque la résistance de la masse de verre localisée qui est affectée est réduite. Dans le cas de sources polyphasées interconnectées, les tensions qui peuvent être créées entre les électrodes alimentées par des sources différentes sont réduites en fonction de la différence de phases entre ces tensions. Ainsi, une connexion entre des tensions déphasées de 1500 donne. une tension plus importante que celle qui est obtenue avec un déphasage de 1200. Comme représenté pour l'installation de la figure 5, lorsque deux groupes sont déphasés de 600 comme indiqué pour les électrodes placées d'un même cêté de l'ensemble d'électrodes, il existe un déphasage de 1200 entre les électrodes des groupes différents des cités opposés de l'ensemble des électrodes. Il est très avantageux qu'une commande soit placée dans 1'interconnexion des électrodes des groupes complémentaires différents ayant le plus grand déphasage des tensions instantanées. Dans l'installation triphasée de la figure 5, cette caractéristique est obtenue par montage d'une commande entre les électrodes dont les tensions instantanées sont déphasées de 1200, la commande 78 étant placée dans l'interconnexion du commutateur 75 entre les électrodes 62 et 63, la commande 79 dans l'interconnexion du commutateur 76 entre les électrodes 63 et 65 et la commande 81 dans l'interconnexion du commutateur 77 entre les électrodes 65 et 62. Les formes d'onde de la tension de blocage et de la tension de chauffage intense sont représentées pour la commande 78 et la région de verre fondu du trajet 45 entre les électrodes 61 et 64 sur les figures 6H et 61. La tension aux bornes de l'interconnexion du commutateur 75 et de la commande 78 est représentée sur la figure 6I. Le déphasage des commandes telles que 78 est tel qu'un signal entretenu de gâchette est maintenu pendant le reste de chaque demi-cycle de la tension appliquée après le déclenchement. Ainsi, la commande du déclenchement des commandes est synchronisée à la forme d'onde de la tension appliquée à la commande et, pour des tensions intensifiées très élevées, le déclenchement est réalisé précocement dans chaque demi-cycle si bien que la commande conduit pendant 95 96 environ du cycle. Sur la figure 6H, le blocage apparaît entre les temps te et tfs te représentant le début du demi-cycle de la tension appliquée et tf étant l'instant correspondant au déphasage'voulu.La tension appliquée entre les électrodes 61 et 62 se trouve à la valeur neutre au cours de l'intervalle de blocage de la commande 78 comme représenté par les références 105, 106, 107 et 108. Au temps tfS ces intervalles se terminent et la tension passe à la valeur correspondant à l'angle de déclenchement, déterminée d'après l'é- quation de base 1,732 V nt. A ce moment, le trajet de passage du courant comprend la commande 69, l'électrode 61, le trajet 45, l'électrode 64, le secondaire 71, la commande 72, la commande 78, le commutateur 75, le secondaire 68, la commande 69 et à nouveau l'électrode 61.Lorsque la commande 69 est bloquée, la commande 72 conduit et la commande 78 reçoit un signal continu de gâchette et reste conductrice si bien que l'électrode 62 a pratiquement le même potentiel que l'électrode 63, la tension du transformateur 71 entretenant la conduction dans la commande 78 comme indiqué par la forme d'onde de la figure 6F, entre ta et tb, les parties 111, 112, 113 et 114 étant des éléments de la forme d'onde sinusoîdale correspondant à la figure 6F.Lorsque la commande 69 a commencé à conduire, la forme d'onde aux bornes des électrodes 61-64 revient à la forme sinusoîdale classique jusqu'à t c - td, la commande 72 étant alors bloquée et la forme d'onde sinusoIdale de la figure 6D agissant efficacement comme indiqué par les références 116, 117, 118 et 119 qui sont des éléments de la forme d'onde sinusofdale correspondant à la figure 6D.Les trajets de circulation de courant pendant ces intervalles comprennent la commande 78 et, partant du secondaire 68, passent par la commande 69 lorsque celle-ci conduit ou la commande 72 lorsqu'elle conduit, l'électrode 61, le trajet 38, l'électrode 63, la commande 78, le commutateur 75 et le secondaire 68 à nouveau Le blocage de la conduction du trajet à faible impédance entre les électrodes des différents groupes peut être réalisé par commande du déphasage ou par commande de l'amplitude. Le signal de référence libérant le blocage par exemple au temps tf de la figure 6H, peut être une des formes d'onde composantes de l'onde composite, par exemple prélevée aux secondaires des transformateurs, ou une forme d'onde composite provenant des divers secondaires, ou la forme d'onde composite réelle représentée par la figure 6G.Tous ces signaux de référence peuvent être utilisés pour la commande classique du déphasage. Dans une variante, le blocage peut être libéré lorsque la commande de référence atteint un seuil de déclenchement. La référence peut aussi être une composante de l'onde composite ou celle-ci. L'intervalle de blocage de l'onde composite dans ] 'une des commandes disponibles doit être réglable sur une partie importante de chaque demi-cycle et ainsi au-delà des 90 premiers degrés de chaque demi-cycle. De préférence, la plus grande souplesse de réglage est obtenue avec une plage de blocages de la commande entre les zones allant de la conduction efficace totale (pratiquement 100 O/o de conduction) jusqu'à une conduction efficace négligeable (pratiquement arrêt de 100 '6), avec soit des paliers élémentaires relativement petits entre ces limites, soit un réglage variable constamment entre ces limites. Les formes d'onde des figures-6A à 61 supposent le déclenchement des commandes des électrodes respectives pendant la plus grande partie du cycle des tensions. Lors-qu'un intervalle réduit de déclenchement est utilisé, une lar ge encoche apparaît dans les formes d'onde, et les formes d'onde composites appliquées dans les zones des électrodes ont plusieurs encoches qui peuvent avoir des largeurs différentes. il faut noter que de nombreuses variantes peuvent être apportées au procédé et à l'appareil destinés à accroître la quantité d'énergie appliquée pour l'élévation de la température du verre fondu assurant une fusion électrique normale. selon l'invention. Ainsi, il faut noter que par exemple les dispositions des électrodes dans la cuve, les interconnexions des zones et les dispositions des sources peuvent être modifiées. il est bien entendu que l'invention nta été décrite et représentée qutà titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1. Four destiné au chauffage de verre fondu par effet Joule, du type qui comprend une chambre destinée à contenir les constituants du verre et au moins deux groupes d'électrodes placés dans la chambre, une tension alternative séparée étant appliquée à chaque groupe, une telle tension ayant une valeur instantanée différente de celle de l'autre groupe, une tension alternative prépondérante étant appliquée entre les deux groupes d'électrodes, le four étant caractérisé en ce qu'un trajet conducteur de courant, ayant une faible impédance,.est formé sélectivement par un commutateur de commande entre l'une des électrodes du premier groupe et l'une des électrodes du second groupe. 2. Four selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un troisième groupe d'électrodes dans la chambre, une troisième source de tension alternative alimentant le troisième groupe d'électrodes et un dispositif de connexion sélective d'un trajet de circulation de courant, ayant une faible impédance, entre une électrode du premier groupe et une électrode du troisième groupe qui est à une tension instantanée différente de celle des électrodes des deux premiers groupes, une tension alternative prépondérante étant appliquée entre le premier et le troisième groupe d'électrodes. 3. Four selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif destiné à relier sélectivement un trajet de circulation de courant, ayant une faible impé- dance, entre une électrode du second groupe et une électrode du troisième groupe qui est à une tension instantanée différente de celle de l'électrode du second groupe, une tension alternative prépondérante étant appliquée entre le second et le troisième groupe d'électrodes. 4. Four selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif appliquant une tension alternative aux bornes des électrodes du premier groupe applique une tension à la même fréquence que celle de la tension alternative appliquée par le dispositif d'application d'une tension alternative aux électrodes du second groupe, ces deux tensions étant à la même fréquence, et l'électrode du premier groupe et l'électro de du second groupe qui sont destinées à être sélectivement reliées par le trajet à faible impédance ont des polarités opposéees. 5. Four selon la revendication 1, caractérisé en ce que les dispositifs d'application d'une tension alternative aux bornes du premier et du second groupe d'électrodes appliquent des tensions ayant la même fréquence et un déphasage relatif, 6. Four selon la revendication 5, caractérisé en ce que le dispositif d'application de tension à la seconde paire d'électrodes est déphasé de manière que la tension instantanée imposée présente un petit déphasage entre certains groupements d'électrodes du premier groupe et des électrodes du second groupe, et un déphasage important entre d'autres groupements d'électrodes du premier groupe et des électrodes du second groupe. 7. Four selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend une commande placée dans le trajet conducteur et destinée à modifier sélectivement la conduction électrique du trajet sur une plage de conduction. 8. Four selon la revendication 7, caractérisé en ce que la commandemodifiant la conduction électrique du trajet est réglable sur une plage comprise entre une conduction efficace complète et une conduction efficace négligeable. 9. Four selon la revendication 7, caractérisé en ce que la commande du trajet de conduction comprend des thyristors de commande montés en parallèle et en sens inverses,et un dispositif de déclenchement assurant la commande des thyristors pour un angle réglable de phase. 10. Four selon la revendication 9, caractérisé en ce que la commande destinée à modifier sélectivement la conduction électrique du trajet est un dispositif réglable d'arrêt de parties choisies qui sont symétriques par rapport à l'axe neutre du courant alternatif qui circule dans le trajet. 11. Four selon la revendication 7, caractérisé en ce que les sources séparées de courant alternatif reliées à des groupes appariés d'électrodes qui sont reliés par le trajet conducteur ont la même fréquence et le même déphasage, et les électrodes reliées ont des tensions instantanées opposées imposées pendant la plus grande partie de chaque cycle par les sources respectives alimentant les groupes appariés respecti:fs. 12. Procédé d'accroissement de l'énergie dissipée par effet Jodle pour le chauffage de verre fondu d'une masse contenånt au moins deux groupes d'électrodes, à l'aide de sources dt courant alternatif reliées individuellement à chaque groupe d'électrodes, ledit procédé comprenant la liaison d'une électrode d'un groupe à une électrode d'un autre groupe par un trajet conducteur à faible impédance, de manière que les sources séparées appliquant une tension aux groupes respectifs d'électrodes soient montées en série par rapport à une partie de la masse de verre fondu. 13. Procédé de chauffage d'une masse de verre fondu par effet Joule, deux groupes au moins d'électrodes étant placés dans la masse de verre fondu, une tension alternative étant appliquée séparément à chaque groupe, la température du verre fondu étant détectée dans les régions comprises entre es groupes, ledit procédé étant caractérisé en ce que des polarités électriques opposées sont appliquées pendant la plus grande partie de la période de la tension alternative aux électrodes des groupes les plus proches d'une région du verre dans laquelle la détection indique oUe ' température doit être élevée, et les sources sont montées en série entre les électrodes du premier et du second groupe qui sont les plus proches d'une région dont la détection indique quelle nécessite une élévation de tem- pérature. 14. Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que la connexion des sources l'une à l'autre comprend la connexion d'un trajet à faible impédance entre les bornes de sortie des sources qui sont opposées aux bornes de sortie reliées aux électrodes du premier et du second groupe qui sont les plus proches d'une région dans laquelle la détection indique que le verre fondu doit subir une élévation de température. 15. Procédé de chauffage de verre fondu par effet Joule, deux groupes d'électrodes au moins étant disposés dans le verre fondu, les électrodes de chaque groupe étant espacées, et les groupes étant aux-mêmes espacés, une tension alternative étant appliquée à chaque groupe par une source propre a ce groupe, fonctionnant à proximité de sa tension efficace, ledit procédé étant caractérisé en ce qutil comprend l'intensification du chauffage par effet.Joule du verre fondu, par connexion de la source alimentant le premier groupe et fonctionnant près de sa tension efficace avec la source du second groupe fonctionnant près de sa tension efficace, en série entre au moins une électrode du premier groupe et au moins une électrode du second groupe, et par réduction de la tension entre le premier et le second groupe d'électrodes avant augmentation du courant entre les groupes d'électrodes à une valeur imposant un courant correspondant à la capacité de la source à chacune des sources. 16. Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce que les électrodes des groupes différents sont reliées électriquement par un trajet conducteur externe au verre fondu, le procédé comprenant la réduction de la conduction dans le trajet conducteur lorsque la conductivité électrique du verre fondu entre les zones de chauffage chauffées par les grou pes adjacents d'électrodes, augmente.