La présente invention concerne des procédés de traitement d'une matière bolide de sorption et de séparation de mélanges. On a proposé de nombreux procédés de séparation des constituants de mélanges. Ces procédés comprennent notamment la distillation, la cristallisation fractionnée et des procédés dans lesquels un ou plusieurs des constituants sont adsorbés sélectivement sur un adsorbant convenable, de manière qu'ils soient récupérés ultérieurement par desorption après séparation du reste du mélange. Dans les procédés d'adsorption-désorption, on a proposé devers adsorbants. Parmi ceux-ci, on peut noter les tamis moléculaires dont la capacité d'adsorption dépend de la relation entre la configuration et la dimension des molécules des constituants du mélange. Les zéolites, naturelles et synthétiques, peuvent constituer des tamis moléculaires. Drautres adsorbants qui ont été utilisés pour des séparations par adsorption-désorption ne fonctionnent pas obligatoirement de la même manière que les tamis moléculaires. Dans certains cas,-leur mécanisme n'est pas totalement compris, mais on pense qu'urne adsorption préférentielle, au cours de laquelle l'aosorbant présente des affinités différentes aux divers constituants du mélange, joue un rible important dans la séparation pour laquelle l'adsorbant est utilisé. Certaines zéolites peuvent aussi présenter un processus de ce t-e, au le de constituer des tamis moléculaires. Les procédés proposés d'adsorption-désorption comprennent ltutilisation de lits fixes et mobiles d'adsorption. Selon un procédé, des quantités séparées et alternées de charge et de matière de désorption. sont introduites dans le lit fixe d'adsorbant et le raffinat et les produits extraits sont retirés alternativement a' la sortie du lit, Se:Ln un autre procédé, le déplacement d-u lit solide d'absorbant devant es points simulé d'alimentation et de retrait a été simulé.Selon ce proced le lit d'adsorbant est aussi fixe, mais la posi- tion de l'alimentation et du retrait est déplacée constamment autour du lit. Le déplacement simulé du lit, selon ce dernier procédé, présente des avantages tech-nlques et éconos.iques sur le procédé précédent dans lequel le lit et 1ventrée d'alimentation sont fixes. On a aussi proposé ltutilisation dtun lit réellement mobile et non pas en mouvement simulé, pour l'adsorbant au cours de la séparation des constituants du un mélange. On constate de façon surprenante selon lXinvention qu'une séparation excellente des divers constituants d'un mélange peut être réalisée lorsque la matière de sorption utilisée est traitée avant son utilisation Plus précisément, l'invention concerne un procédé de traitement d'une matière solide de sorption, comprenant le mélange de la matière de sorption avec au maximum 50 % de son poids, par rapport au poids de la matière solide de sorption, d'un-agent dispersant et stabilisant stérique, du type décrit dans la suite, dans un liquide capable de contenir un agent dispersant, appelé liqui.de de support. L'expression "agent dispersant et stabilisant stérique" désigne un agent dispersant choisi parmi un polymère ayant un poids moléculaire supérieur à 500 et de préférence à 1000 et soluble dans le liquide de support,.le polymère ayant une partie terminale qui présente une affinité vis-a-vis de la surface des particules de matière de sorption, et un copolymère séquencé ou greffé contenant deux types de constituants polymères, un type solvaté par le liquide organique de support (chaque segment particulier de ce constituant polymère ayant un poids moléculaire supérieur à 500 et de préférence à iooo), et un autre type, de polarité différente de celle du premier type et qui n1 est pratiquement par sol vaté, ce second type ayant une affinité pour les particules de matière de sorption et étant donc associé à cette matière. Le constituant polymère non-solvaté agit probablement comme un agent dSancrage en sXassociant aux particules de la matière de sorption, si bien qu'il se forme une couche stabilisante du constituant solvaté autour des particules. Des groupes fonctionnels tels que des groupes sulfoniques peuvent autre utilisés dans les parties terminales de l'agent dispersant de la première catégorie (polymère soluble dans le liquide de support) de manière qu'elles possèdent une affinité pour la surface des particules de matière de sorption. Des exemples avantageux d'agents dispersants stabilisants stériques de la seconde catégorie (copolymère séquencé ou greffé), selon le procédé de Ipinven-tion, sont les agents décrits dans les brevets britanniques n0 I 122 397 et 1 123 61i, Le brevet britannique n01 122 397 précité décrit des agents dispersants qui sont des substances polymères comprenant une channe polymère qui n'est pas solvatée par le liquide organique de support et sur laquelle sont fixées en moyenne au moins cinq channes latérales qui sont solvatées parle liquide, le poids moléculaire des chaines latérales étant au moins égal à 500, le rapport pondéral des chastes latérales fixées à la chatte étant compris entre 0,1/1 et 5/1. Les agents dispersants décrits dans le brevet britannique n 1 123 611 précité sont sous forme du produit d'une réaction de condensation entre d'une part au moins un constituant dont le poids moléculaire est compris entre 500 et 5000 et qui peut être solvaté par le liquide organique de support, ce constituant contenant un groupe permettant une réaction de condensation, et d'autre part un autre constituant dont le poids moléculaire est égal à 250 au moins et dont la polarité diffère de-celle du constituant solva table ce second constituant étant relativement peu solvatable dans le liquide organique de support et contenant un groupe permettant une réaction de condensation avec le constituant solvatable, le rapport pondéral total du constituant solvatable au constituant non solvatable dans l'agent stabilisant étant compris entre 0,5/1 et 5/1. Dtautres-agents dispersants qui conviennent sont décrits dans les demandes de brevet britanniques nO 24 453/72, 36 938/72, 56 198/72 et 5 bd8|73, déposées par la Demanderesse, par exemple un copolymère séquencé de type AB de styrène et de t-butylstyrène ayant un poids moléculaire de 1 ordre de 12 000 et 6 000 respectivement.De préférence, la quantité utilisée agent dispersant stabilisant stérique atteint 20 au maximum du poids à sec de la matière solide de soition, une proportion convenable étant comprise entre 0,5 et 5 % du poids de la matière solide de sorption, mais des quantités qui se trouvent à l'extérieur de cette plage donnent aussi des propriétés avantageuses voulues à la matière de sorption. Le procédé de l'invention peut astre appliqué à des matières solides de sorption très diverses, notamment à des oxydes métalliques réfractaires, à des aluminosilicate métalliques, à diverses argiles, au charbon activé, et auxgels de silice. Les aluminisilicates métalliques déshydratés, comprenant en particulier les zéolites synthétiques et naturelles, sont particulièrement utiles. Le liquide de support peut entre minéral ou organique, et sa sélection dépend essentiellement de l'agent dispersant stabilisant stérique, ainsi que, dans une certaine mesure, de la nature du mélange des constituants qui doivent entre séparés. Les liquides minéraux qui conviennent sont l'eau, l'ammoniac liquide et l'anhydride sulfureux liquide. Lorsqu'il est organique, le liquide peut être de nature aliphatique, cyclo-.aliphatique ou aromatique. Des liquides qui conviennent sont le pentane, l'hexane, ltheptane, l'octane, le décane, le dodécane, le cyclohexane, la décaline, le benzène, le toluène, les alkylbenzènes en Cg et C10 et les naphtes solvants. La quantité utilisée de liquide peut êre comprise entre des limites très éloignées, la quantité étant telle que le volume de la phase de la matière solide de sorption peut atteindre 70 %. 11 est avantageux, notamment lorsque la matière solide de sorption est une zéolite, que le volume de la phase de la matière de sorption soit compris entre 10 et 50 %. Le procédé de l'invention peut être mis en oeuvre par mise en contact de la matière solide de sorption, de l'a- gent dispersant et du liquide de support dans un récipient convenable comprenant un dispositif d'agitation et de mélange des constituants. On constate qu'un broyeur à boulets convient bien à la mise en oeuvre du procédé de l'invention. Le mélange dans le broyeur à boulets est poursuivi, dans certains cas pendant un temps qui peut atteindre 100 h, jusqu'à ce que la matière de sorption soit dispersée dans le liquide de support. La quantité nécessaire d'agent dispersant peut être aJoutée dans le broyeur au début du mélange ou le cas échéant, par parties lors du mélange. D'autres procédés convenables de mélange sont le broyage à l'aide de billes, et avec toutes sortes dtappareillages de dispersion et de broyage. Le mélange est avantageusement réalisée température ambiante. La matière solide de sorption qui a été traitée selon le procédé de l'invention peut entre utilisée dans des procédés très divers de séparation. Ltinvention concerne aussi un procédé de séparation des constituants dtun courant de charge sous forme d-'un mélange,le procédé comprenant la mise en contact du c-ourant de charge avec une matière solide de sorption qui peut fixer sélectivement au moins un constituant du courant de charge, la matière de sorption étant sous forme d'une dispersion avec un agent dispersant stabilisant stérique comme décrit précédemment, dans un liquide de support, formant ainsi un courant de matière de sorption contenant un ou plusieurs constituants de la charge, fixes sélectivement. Le cas échéant, le QU les constituants fixés sélectivement peuvent zetre séparés de la matière solide de sorption de toute manière connue. Les propriétés physiques de la matière de sorption, du liquide de support ou véhicule liquide et du courant de charge déterminent dans une certaine mesure la sélection de la matière de sorption et du liquide de support pour tout courant particulier de charge. Ainsi, la matière de sorption fixe de préférence le ou les constituants choisis de façon plus importante que le liquide de support. De plus, lorsqu'unie distillation est utilisée pour la séparation du ou des co-nstituants fixés et de la matière de sorption et du liquide de support, il est avantageux que ce liquide ait une température dtébullition supérieure à celle des constituants fixés.Ceux-ci peuvent étire séparés par-distillation en tête de colonne, le liquide de support et la matière de sorption étant retirés en queue de manière qu'ils soient utilisés à nouveau le cas échéant. Le contact entr-e le courant de charge et la dispersion de matière de sorption peut entre réalisé par exemple par barbotage du courant de charge sous forme vapeur dans une quantité fixe de dispersion de matière de sorption. Cependant, la séparation est bien plus efficace lors de la circulation du courant de charge et de la dispersion de matière de sorption dans ure zone de séparation, soit dans le mweme sens soit avan tageusement à contre-courant. Dans un mode de réalisation avantageux, le véhicule liquide de la dispersion de sorption peut titre au moins en partie le courant de charge. Le cas échéant, le ou les constituants fixés sélectivement peuvent entre séparés de la matière solide de sorption de manière connue. Lorsque les constituants sont séparés de la matière de sorption, par exemple par entrainement ou traitement à l'aide d'une matière de désorption, la matière séparée de sorption est avantageusement recyclée pour zetre utilisée à nouveau. Le procédé de l'invention convient particulièrement bien à la séparation des constituants des charges formées de mélanges dthydrocarbures. De telles charges comprennent par exemple des mélanges de paraffine normale et d'isoparaffine et des mélanges de xylènesLors de la séparation des mélanges d'hydrocarbures, la matière de sorption est avantageusement du type des zéolites. On pense que, lors de l'utilisation d'une dispersion de zéolite pour la séparation d'un mélange de paraffines normales et d'isoparaffines,la zéolite Joue le role d'un tamis moléculaire, permettant la pénétration de la structure de la zéolite par les paraffines normales et non par les isoparaffines.D'autre part, on pense que, lors de l'utilisation de dispersions de zéolite pour la séparation du paraxylène des mélanges d'hycrocarbures aromatiques en C8, la zéolite favorise la séparation par adsorption préférentielle du paraxylène D'autres caractéristique et avantages de l'inven- tion ressortiront mieux de la description qui va suivre d'exem- ples purement illustratifs de mise en oeuvre, faite en référence aux dessins annexés sur lesquels les figures I et 2 représentent des schémas d'installations destinées à la mise en oeuvre du procédé de l'invention.I EXEMPLE 1 On prépare une dispersion d'une zéolite par mélange de 126,5 g de poudre séchée de zéolite Y de sodium avec253 g de décaline sèehe (véhicule liquide) et 5 g d'une solution à 24 96 en poids dans l'heptane d'un agent dispersant stabilisant stérique 1 376/92, dans un broyeur à boulets à température ambiante pendant 100 h. L'agent dispersant 1 376/92 est un copolymère séquencé ho de styrène et de t-butylstyrène, de poids moléculaire 12 000 et 6 000 respectivement. La zéolite dispersée ne contient pratiquement pas de particules ou d'aggrégats de diamètre supérieur à 2 microns.Le produit est sous forme d'un gel thixotrope, alors qutun produit analogue préparé sans agent dispersant a une consistance piteuse rigide. Le gel de zéolite contenant imagent dispersant ne présente pas de dépit, après un repos prolongé, et, lorsqu'il est agité, il a les propriétés d'un liquide. EXEMPLE 2 On disperse une zéolite par mélange de 1,27 kg dtune poudre séchée de zéolite (zéolite Y ayant subi un échange de cations par le sodium) avec 1,04 kg de tétramère hydrogéné de propylène ("EC 180") formant le véhicule liquide, et 60 g d'agent dispersant stabilisant stérique "CS 181' dissous dans 600 cm3 de "EC 180". Le mélange est réalisé au broyeur à boulets pendant 16 h à température ambiante. L'agent dispersant "CS 18" est un copolymère à channes latérales, ayant un squelette en copolymère acrylonitrile-styrène comprenant des channes latérales de poly(styrène-t-butylstyrène) de poids moléculaire de l'ordre de 5 000. (La quantité d'acry.lonitrile est de l'ordre de 20 % en poids).Lors diun examen microscopique, il apparat que la zéolite dispersée ne contient pratiquement pas de particules ou dtaggrégats dont le diamètre est supérieur à 1,5 micron environ. Le produit forme une suspension thixotrope alors queue produit analogue préparé sans agent dispersant a une consistance piteuse rigide. La dispersion de zéolite contenant ltagent dispersant se sépare lentement, après un repos prolongé, sous forme d'un liquide transparent et d'une matière solide dispersée. Les deux phases peuvent autre mslargées à nouveau par agitation douce. EXEMPLES 3 A 6 On répète la mise en oeuvre de exemple 2, mais on remplace l'agent dispersant "CS18" par d'autres agents dispersants stabilisants stériques. Ces agents dispersants sont les suivants EXEMPLE 3 agent dispersant 1 562/35 qui est un copolymère séquencé AB de styrène et de t-butylstyrène de poids moléculaire 20 000 et 10 000 respectivement. EXEMPLE 4 : agent dispersant 1 562/74 qui est un copolymère séquence AS de styrène et d'isoprène de poids moléculaire 10 000 et 5 000 respectivement. EXEMPLE 5 : agent dispersant "CS 8" qui est un copolymère à channes latérales analogue à l'agent "Cs 18" mais contenant environ 87 46 en poids dtacrylonitrile EXEMPLE 6 : agent dispersant "CS 11" qui est un copolymère à channes latérales analogue à l'agent "CS 18" mais contenant 18 % en poids dtacrylonitrile. Dans tous les cas, les produits se séparent lentement en un liquide transparent et une dispersion relativement dense, mais ils peuvent entre facilement mélangés à nouveau par agitation douce. EXEMPLE 7 On réalise une expérience montrant la séparation, par mise en oeuvre du procédé de l'invention, de constituants d'un mélange de xylènes à laide de l1apparell schématiquement représenté sur la figure 1. Une chaudière 1 chauffée électriquement est placée à la base d'une colonne 2 chauffée et contenant une garniture en toile d'acier inoxydable. La chaudière comporte un agitateur 3. Une solution de xylène pénètre dans la chaudière par l'entrée 4 La matière de sorption pénètre par l'entrée 5 à la partie supérieure de la colonne 2, par l'intermédiaire d1un préchauffeur 6. La amalisation 7 est une sortie partant de ltextrémité suSlerieure de la colonne 2 et parvenani à un con denseur 8.Le liquide condensé peut autre soit retiré par la canalisation 9, en vue d'un stockage, soit renvoyé dans la colonne par la canalisation 10. Une sortie Il de la chaudière 1 constitue un déversoir et permet aussi le recyclage de la matière. La dérivation 12 constitue un tube empochant le siphonnage. Au cours de l'expérience, le dispositif fonctionne à reflux total. On introduit dans la chaudière 1 du tétramère hydrogéné de propylène ("EC 18011 dont la température d'ébullition est de 179-1800C), chauffé à sa température dtebulli- tion Une zéolite Y de sodium, préparée comme décrit dans l'exemple 2 pénètre par la canalisation 5 dans le préchauffeur 6 et elle est préchauffée à 1700C environ. Elle pénètre dans la colonne 2 avec un débit de 2 cm3 mnçSimurtanément,2,5 cm3/mn d'une solution contenant 12,5 g de paraxylène et 12,5 g de métaxylène pour 100 cm3 de tétramère hydrogéné de propylène ("EC 180") sont pompés par l'entrée 4 dans la chaudière, sous agitation. Tout le condensat est rassemblé.Après un retard de quelques minutes, on détecte dans le condensat des xylènes par chromatographie en phase gazeuse, les quantités relatives de paraxylène et de métaxylène étant de 1/6 (10 mn après le début), 1/8 (62 mn) et 1/8 (102 mn). Le bilan massique montre que la zéolite et le liquide qui déborde de la chaudière sont enrichis en paraxylène. EXEMPLE 8 On simule une extraction continue solide-liquide à contre-courant, au laboratoire, à l'aide d'une série de tubes de centrifugeuse contenant une zéolite dispersée. Chaque tube contient initialement 10 cm3 de zéolite dispersée (préparée comme décrit dans l'exemple 2). On ajoute 0,5 cm3 drun mélange 1/1 de paraxylène et de métaxylène dans le tube représentant le point d'alimentation du dispositif dtextraction.Après mise à l'équilibre, chaque tube subit une centrifugation, permettant la séparation d'une dispersion épaisse et d'un liquide transparent qui passe alors dans d'autres tubes qui simulent le déplacement de la matière solide vers le bas et du liquide vers le haut d'une colo-nne dtextraction. Après plusieurs cycles du type décrit, permettant l'obtention de conditions presque stationnaires, le courant de "raffinat" a un rapport paraxylèneX métaxylène de l/10. Le bilan massique indique que la matière des courants extraits est enrichie en paraxylène.Un courant dans lequel le rapport du paraxylène au métaxylène est porté à 0,6/1 est aussi introduit les échan illoxns de mélanges de xylènesutilisésayant un volume de 4 cm3. La récupération de l t extrait enrichi en-paraxylène est réalisée par distillation, 85 % environ du paraxylène de l'extrait étant récupérés. On constate que le rendement de récupération peut être amélioré par addition d'une petite quantité de mésitylène dans le ballon de distillation. On récupère alors 93 % environ du paraxylène. EXEMPLE 9 On utilise une dispersion d'une poudre de zéolite Y de sodium préparée comme décrit dans exemple 1, pour séparer du paraxylène d'un mélange de métaxylène et de paraxylène. La figure 2 indique schématiquement comment est réalisée la séparation. La dispersion de zéolite est préparée dans un broyeur 21 à boulets puis passe par une canalisation 22 à la partie supérieure du dispositif 23 de séparation. Un mélange de métaxylène et de paraxylène (20 0/ de paraxylène pour 80 Xo de métaxylène) parvient au dispositif 23 par la canalisation 24 d'entrée. Dans le dispositif 23, la charge de xylène et la dispersion de zéolite viennent en contact à contre-courant à 1400C et à la pression atmosphérique. La contamination par l'eau est évitée de façon convenable. Un courant riche en métaxylène et pauvre en paraxylène est retiré en teste du dispositif 23 de séparation par la canalisation 25. La dispersion de zéolite qui est alors riche en paraxylène est retirée du dispositif 23, en queue, par la canalisation 26 et parvient au dispositif 27 dgex- traction. Dans celui-ci, la zéolite et le paraxylène sont séparés, ce dernier étant retiré en tête par la canalisation 28. Du paraxylène pur recyclé est renvoyé au dispositif 23 de séparation par la canalisation 29 le cas échéant, de manière que la séparation dans le dispositif 23 soit réglée et améliorée. La dispersion de zéolite dans la décline est retirée du dispositif 27, en queue, par la canalisation 30, puis recyclée soit directemenet vers le dispositif 23 par les canalisations 30, 31 et 22, soit dans le broyeur 21. Le procédé de l'invention permet aussi l'utilisation d'un dispositif de séparation à lit réellement mobile. Le procédé décrit est bien plus simple que les procédés connus à lit mobile simulé, comprenant le déplacement continu des points d'entrée de charge et de retrait du produit.De plus, Itappareillage nécessaîreàla mise en oeuvre du procédé de l'invention est très simple, si bien que le prix en est réduit. Il est bien entendu que l'invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir de son cadre, qui est défini dans les revendications annexées. REVENDICATIONS 1. Procédé de traitement dune matière solide de sorption, caractérisé en ce qu'il comprend le mélange, dans un liquide capable de maintenir en suspension un agent dispersant, de la matière de sorption avec au maximum 50 / de son poids d'un agent dispersant stabilisant stérique qui est soit un polymère dont le poids moléculaire est supérieur à 500 et de préférence à 1000, qui est soluble dans le liquide de mise en. suspension et qui comprend une partie terminale ayant une affinité pour la surface des particules de la matière de sorption, soit un copolymère séquencé ou greffé contenant deux types de constituant polymère, un premier type étant solvaté par le liquide organique de mise en suspension (le poids moléculaire de chaque segment séparé de ce constituant étant supérieur à 500 et de préférence à 1 000) et le second type, de polarité différente, étant relativement non solvaté et ayant une affinité pour les particules de sorption si bien qutil stassocie à celles-ci. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'agent de dispersion est un polymère dont le poids moléculaire est supérieur à 500, qui est soluble dans le liquide de mise en suspension et qui a un groupe fonctionnel comme partie terminale, avantageusement un groupe sulfonique. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que agent dispersant est une substance polymère comprenant une channe polymère qui n'est pas solvatée par le liquide organique de mise en suspension et à laquelle sont fixées en moyenne au moins cinq channes latérales qui sont solvatées par le liquide, le poids moléculaire des chastes latérales étant au moins égal à 50, le rapport pondéral des channes latérales à la chaine principale étant compris entre 0,1/1 et 5/1. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ''agent dispersant est le produit dtune réaction de condensation entre d'une part au moins va constituant dont le poids moléculaire est compris entre 500 et 5 000 et qui peut être solvaté par le liquide organique de mise en suspension et contient un groupe permettant une réaction de condensation1 et 'autre part un autre constituant dont le poids moléculaire est au moins égal à 250 et dont la polarité est différente de celle du constituant solvatable, ce second constituant étant relativement non solvatable dans le liquide organique et contenant un groupe permettant une réaction de condensation avec le constituant solvatable, le rapport pondéral total du constituant solvatable au constituant non solvatable dans 1 t agent dispersant étant compris entre 0,5/1 et 5/1. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ltagent dispersant est un copoly2ère séquencé comprenant au moins un motif polymère non solvaté par le liquide de mise en suspension et au moins un motif polymère terminal solvaté par le liquide. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la quantité utilisée d'agent dispersant stabilisant stérique est égale au maximum à 20 % et de préférence est comprise entre 0,5 et 5 46 du poids à sec de la matière solide de sorption. 7. Procédé selon ltune quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la matière solide de sorption est un aluminosilicate métallique déshydraté, avantageusement une zéolite synthétique ou naturelle. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la quantité de liquide de mise en suspension est telle que le volume de la phase solide de la matière de sorption constitue an maximum 70 46 et avantageusement 10 a' 5C 56 du volume total. 9. Procédé de séparation des constituants drun mélange formant un cov.rant de charge, ledit procédé étant caractérisé en ce qutil comprend la mise en contact du courant de charge avec une matière solide de sorption qui est capable de fixer sélectivement au moins un constituant du courant de charge, la matière solide de sorption étant sous forme d'une dispersion de cette matière avec.un agent dispersant stabilisant stérique formé par traitement sùivant un procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, si bien qu'un courant de matière de sorption contenant un ou plusieurs constituants fixés sélectivement du courant de charge est formé. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que le contact entre le courant de charge et la dispersi.on de matière de sorption est réalisé par circulation du courant de charge et de la dispersion dans une zone de séparation, avantageusement à contre-courant. 11. Procédé selon l'une des revendications 9 et 10, caractérisé en ce que le courant de charge est un mélange d'hydrocarbures, de préférence un mélange de xylènes.