La présente invention a pour objet une coque d'embarcation, et plus précisément dtembarcation d'une longueur approximative comprise entre 6 et 20 mètres. Les bateaux de plaisance, qu'il s'agisse de voiliers ou de bateaux à moteur, étaient, il y a quelques années, fabriqués presque exclusivement en bois. I1 a ensuite été imaginé de réaliser des coques en matière synthétique qui, si elles apportaient une grande amélioration en ce qui concerne la facilité d'entretien, ne donnent pas entièrement satisfaction car, selon l'utilisation envisagée, la matière synthétique est parfois trop fragile. Il a plus récemment été imaginé, notamment pour les unités comprises entre 10 et 20 mètres de longueur, de réaliser des coques en acier, qu'il s'vagisse de coques à bouchains vifs ou de coques en forme. Les avantages de la construction en acier sont certains en ce qui concerne la solidité de la coque. Néanmoins, de par la nature mame du matériau, les spécialistes ont été confrontés à des problèmes de corrosion qui, s'ils sont actuellement résolus, nécessitent néanmoins, de la part du propriétaire d'un tel bateau, une surveillance et un entretien réguliers de sa coque et du pont dans la mesure où celui-ci est également en acier. Les tôles d'acier utilisées pour la réalisation d'une coque possédant sensiblement les dimensions indiquées précédement ayant une épaisseur de l'ordre de 4 mm, sont soudées les unes aux autres,la rigidité de ltensemble étant assurée par des membrures, des lisses et des barrots. La technique de fabrication d'une unité en acier est relativement complexe en raison du grand nombre d'assemblages devant intervenir, d'une part, entre les éléments de renfort et les tôles et, d'autre part, entre les tôles elîes-memes. En effet, compte tenu de la faible épaisseur de celles-ci, les opérations de soudage sont très délicates. Il existe également des coques d'embarcation réalisées en alliage léger, notamment à base d'aluminium. Le principal intérAt d'une telle solution est d'éviter, à peu près totalement, les risques de corrosion. Les inconvénients essentiels de ces matériaux sont les difficultés qu'il y a à travailler les tôles du fait de leur faible tenue mécanique et de leur faible épaisseur, de l'ordre de 4 mm, comme dans le cas des coques en acier.D'autre part, toujours en raison de la faible tenue mécanique de ces tôles, les coques présentent un aspect plus ou moins bosselé, ce qui nuit donc à l'esthétique et exclut pratiquement l'utilisation de ces matériaux pour des unités supérieures à 10 ou 12 mètres, Enfin, la densité de ces alliages étant inférieure à celle de l'acier traditionnel nécessite des plans spécialement adaptés pour que la flottabilité soit satisfaisante et que le bateau se trouve bien dans ses lignes d'eau. In effet, il est pratiquement impossible de réaliser en alliage léger un bateau qui a été conçu pour être fabriqué en acier. La présente invention concerne une nouvelle coque métallique d'embarcation, remédiant aux inconvénients des coques existantes. A cet effet, cette coque, du type à bouchains vifs, ne comporte que des surfaces entièrement développables et est réalisée à partir de tôles en alliage léger d'épaisseur suffisante pour éviter les renforts classiques, tels que membrures, lisses ou barrots. Si le matériau utilisé est plus cher que l'acier normal, puisqu'il s'agit généralement d'un alliage à base d'aluminium, cette coque n'en présente pas moins des avantages très importants. 111e permet de réaliser une économie de matière au niveau des éléments de renfort, ainsi qu'net économie de main-d'oeuvre importante en raison de l'absence de ces éléments et des assembla- ges qu'ils imposent. De par la faible densité des matériaux utilisés, cette coque n'est pas plus lourde qu'une coque traditionnelle en acier, mais l'Spaisseur des tôles lui confère une très grande robustesse. Cette coque nécessite un entretien extrêmement limité en raison de la nature mime du matériau peu vulnérable a la corrosion, de la très forte épaisseur des tôles, et de l'insensibilité à la corrosion résultant d'une absence d'écroutssage du métal due â la construction totalement développable Toujours en raison de la forte épaisseur des tôles, les réparations sont effectuées extrêmement facilement sur une telle coque, et en outre la géométrie de la coque est parfaitement respectée du fait de toute absence de risque de déformation toujours pour les mimes raisons lors de l'assemblage des tôles par soudure. L'architecte naval doit calculer le déplacement de l'exb-rca- tion sans recherche particulière de légèreté, afin que les bordées soient d'une épaisseur nettement plus forte que dans la construction traditionnelle en alliage léger sur membrures, lisses ou barrots. Avantageusement, l'épaisseur des rôles en alliage léger est telle que le rapport entre l'épaisseur d'une tôle en alliage léger et l'épaisseur d'une tôle en acier utilisée pour la réalisation d'une embarcation similaire est sensiblement égal au rapport entre les densités respectives de l'alliage léger et de l'acier considérés. Le procédé de fabrication de cette coque d'embarcation, consiste à réaliser un gabarit comportant plusieurs couples qui, assemblés les uns aux autres, correspondent à différentes sections transversales de la coque. de manière à reproduire la forme gsné- rale de celle-ci, puis à positionner les différentes tôles sur le gabarit avant de procéder à l'assemblage de celles-ci par soudage. I1 est bien évident que la coque est réalisée à ltenvers avant d'être dégagée du gabarit et retournée en vue de la mise en place du pont. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant, d'une part, une coque traditionnelle de navires en acier et, d'autre part, une coque conforme à l'invention. Figures 1 et 2 sont deux vues très schématiques respectivement en perspective et en coupe transversale d'une embarcation traditionnelle en acier acier Figures 3 et 4 sont deux vues conformes à figures 1 et 2 respectivement, d'une embarcation conforme à l'invention Figure 5 est une vue en perspective d'un gabarit pour le montage d'une coque selon l'invention* Les figures 1 et 2 représentent une coque 2 traditionnelle en acier. il s'agit d'une coque présentant des bouchains vifs 2. Elle est réalisé à partir d'un certain nombre de tôles 4, 5 et 6 qui sont soudées les unes aux autres, la rigidité étant assurée par des membrures 7. L'épaisseur des tôles utilisées est de l'ordre de 4 mm. Dans le cas de l'embarcation 8 selon l'invention, celle-ci comporte un certain nombre de tôles 9, 10, 11 correspondant toutes à des surfaces entièrement développables, assemblées les aux autres par soudage. L'épaisseur des tôles est de l'ordre de 12 -. Compte tenu des caractéristiques de cette coque, il n'est pas nécessaire de prévoir d'éléments de renfort. Aussi, afin de permettre son montage est-il prévu un gabarit 12, par exemple en bois. Ce gabarit comporte un certain nombre de couples 13 qui, assemblés les uns aux autres par des entretoises 14, correspondent à différentes sections transversales de la coque, afin de reproduire la forme générale de celle-ci. Les tôles sont positionnées au fur et à mesure sur le gabarit, cintrées et assemblées par soudage aux tôles adjacentes. Après réalisation de la coque, celle-ci est soulevée afin d'bure dégagée du gabarit 12 et retournée en vue de la mise en place du pont. Co e il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de cette coque d'embarcation décrite ciAdessus à titre d'exemple ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. - REVENDICATIONS 1. - Coque d'embarcation, du type à bouchains vifs, caract6risée en ce qu'elle ne comporte que des surfaces entièrement développables et est réalisée à partir de tôles en alliage léger d'épaisseur suffisante pour éviter les renforts classiques, tels que membrures, lisses ou barrots. 2. - Coque d'embarcation selon la revendication 1, caractérisé en ce que ltépaisseur des tôles en alliage léger est telle que le rapport entre l'épaisseur d'une tôle en alliage léger et l'épaisseur d'une tôle en acier utilisée pour la réalisation d'une embarcation similaire est sensiblement égal au rapport entre les densités respectives de l'alliage léger et de l'acier considérés. 3. - Procédé de fabrication d'une coque d'embarcation selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'il consiste à réaliser un gabarit comportant plusieurs couples qui, assemblés les uns aux autres, correspondent à différentes sections transversales de la coque de manière à reproduire la forme générale de celle-ci, puis à positionner les différentes tôles sur le gabarit avant de procéder à l'assemblage de cellesci par soudage.