La présente invention se rapporte à des soupapes pour limiter une pression, et a pour objet une telle soupape présen- tant une construction nouvelle et améliorée permettant une bonne commande manuelle de la soupape. Suivant l'invention, une soupape pour limiter une pression possède une chambre sous pression présentant un passage d'entrée pour la pression, un clapet mobile commandant-la communication entre la chambre sous pression et un passage de sortie, le clapet étant soumis en fonctionnement à la pression dans la chambre, laquelle tend à ouvrir le clapet, et un ressort de commande qui tend à fermer le clapet, la caractéristique de la soupape étant que le ressort de commande est constitué par une lame de ressort dont on peut faire varier la tension en déplaçant manuellement une pièce en contact avec la lame. La soupape comprend de préférence un rupteur électrique disposé de façon à être actionné par des déplacements du ressort, de sorte que, par exemple, un déplacement du ressort par le clapet à la suite d'une augmentation de la pression du système peut avoir pour effet d'actionner le rupteur afin de mettre hors circuit le compresseur ou un autre dispositif produisant l'augmentation de pression. C'est ainsi que la soupape peut & re incorporée dans une installation en qualité de régulateur de pression fonctionnant automatiquement pour éliminer la pression en excès, pour limiter les élévations de pression et pour faire apparattre des élévations de pression dans le cas où la pression du système tomberait au-dessous dune valeur prédéterminée. Une telle soupape peut par exemple être incorporée avantageusement dans un système de suspension pour véhicule dans lequel de l'air sous pression alimente une ou plusieurs béquilles de suspension, à partir soit d'une source extérieure soit d'une source montée sur le véhicule, à travers une soupape unidirectionnelle, et la soupape de limitation de la pression est utilisée comme régulateur de pression. Cette forme de soupape de limitation de la pression va maintenant être décrite en détail, uniquement à titre d'exemple, en se référant au dessin ci-joint, dans lequel les figures 1 et 2 sont respectivement une coupe-élévation latérale ét une coupeélévation terminale de la soupape. La soupape représentée sur le dessin comprend un corps 101 terminé à une extrémité par un chapeau 102 présentant un pas sage 103 pour la pression. Le corps présente un alésage cylindrique pour un piston étanche 104 traversé par un passage 108 pour limiter la pression. Le piston présente un collier dont une face radiale sert de siège de squpape 107 à un clapet tubulaire 111 qui à son bord supérieur entre en ou sort de, contact étanche avec le siège 107 pour commander la communication entre le passage 108 et le passage de sortie 122, qui comprend de préférence une soupape unidirectionnelle (non représentée) pour mettre une limite inférieure, par exemple d'environ 1 atm, à la pression dans le système à commander. Le clapet 111 est sollicité dans sa position de fermeture par un ressort de commande 106 ayant la forme d'un ressort cantilever possédant une extrémité enroulée fixée autour d'un arbre excentrique 123. L'extrémité libre du ressort 106 peut entrer en contact avec le plongeur d'un micro-rupteur 19 qui est "ouvert" quand le plongeur est maintenu enfoncé. Le ressort 106 est également en contact avec un support 124 pouvant coulisser axialement dont l'extrémité opposée s'appuie sur une surface de came 126 d'un bouton de commande tournant 127. La surface de came 126 est inclinée par rapport à l'axe du support 124, de sorte que la rotation du bouton-127 produit un déplacement axial concomitant du support. Comme représenté, la surface 126 peut présenter des renfoncements 128 de repérage. En fonctionnement, le passage 103 pour la pression est relié au système sous pression, tel que les béquilles d'une suspension de véhicule, et le micro-rupteur 19 commande l'excitation d'un ensemble moteur-compresseur. La soupape a été représentée dans sa position de basse pression. Pour augmenter la pression dans la béquille, on fait tourner le bouton de commande de façon à élever le support 124 et déplacer ainsi le ressort cantilever 106 , qui élève en mdme temps le clapet et le piston et permet la fermeture du micro-rupteur. Le compresseur fonctionne de façon à élever la pression dans la béquille, qui est retransmise à travers le passage 103 pour la pression, jusqu'à ce que la pression agissant sur le clapet plongeur suffise pour équilibrer la force du ressort, et le ressort est déplacé à nouveau vers le bas pour ouvrir à nouveau le micro-rupteur. Pour abaisser la pression dans la béquille, on fait tourner le bouton de commande de façon à abaisser le support 124, après quoi la pression d'air agissant sur le clapet 111 le pousse vers le bas, à l'encontre du ressort 106, pour supprimer l'étan- chéité avec le siège 107 et permettre à l'air de s'échapper vers le passage de sortie 122 jusqu'à ce que la pression soit suifisam- ment réduite pour permettre à la force du ressort d'équilibrer à nouveau la pression sur le clapet. Ainsi, pour toute position donnée du bouton de commande, il existe une pression correspondante d'équilibre dans le système. Si cette pression est dépassée, l'excès est éliminé par un déplacement du clapet vers le bas par rapport au piston, comme décrit ci-dessus. On peut verrouiller l'arbre excentrique 123 dans toute position désirée de réglage angulaire pour corriger la charge initiale du ressort 106 et compenser ainsi les tolérances de fabrication et d'assemblage. La soupape peut être fabriquée principalement de constituants en matière plastique pour diminuer le cobt de la fabrication. On notera qu 'on peut disposer le bouton de commande de façon qu'il ait des positions intermédiaires entre sa position de pression élevée et sa position de pression basse en le calibrant convenablement et en y ménageant des renfoncements correspondants 128 de repérage. On peut placer la soupape en toute position commode sur un véhicule, soit sur la planche de bord, où on peut la manoeuvrer au moyen d'un bouton tournant, comme représenté, ou d'un bouton tirette ou d'un levier de secteur denté. Ou bien encore on peut a placer loin de la planche de bord et la faire fonctionner par exemple au moyen d'un câble Bowden. Ces variantes et modifications et d'autres seront naturellement possibles dans le cadre de la présente invention telle qu'elle est définie par les revendications ci-après. REVENDICATIONS 1. Soupape de limitation d'une pression possédant une chambre sous pression présentant un passage d'entrée pour la pression, un clapet mobile commandant la communication entre la chambre sous pression et un passage de sortie, le clapet étant soumis en fonctionnement à la pression dans la chambre, laquelle tend à ouvrir le clapet, et un ressort de commande qui tend à fermer le clapet, la caractéristique de la soupape étant que le ressort de commande est constitué par une lame de ressort dont on peut faire varier la tension en déplaçant manuellement une pièce en contact avec la lame 2. Soupape suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la lame de support est supportée en cantilever. 3. Soupape suivant la revendication 2, caractérisée en ce que la lame de ressort est en contact à une extrémité avec un support transversal à cette lame, ce support pouvant être déplacé manuellement longitudinalement pour modifier la tension de la lame de ressort 4. Soupape suivant la revendication 3, caractérisée en ce qu'on effectue le déplacement longitudinal du support au moyen d'un bouton tournant de commande possédant une surface de commande inclinée par rapport à l'axe longitudinal du support. 5. Soupape suivant l'une des revendications 2, 3 et 4, caractérisée en ce qu'une extrémité de la lame de ressort est enroulée autour de, et fixée à, un excentrique monté tournait sur une partie fixe de la soupape de telle façon que la rotation de l'arbre a pour effet de régler la tension initiale de la lame, cet arbre pouvant etre verrouillé dans sa position choisie de réglage an gulqire. 6. Soupape suivant l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comprend un rupteur électrique destiné à agir en réponse au déplacement de la lame de ressort. 7. Soupape suivant l'une des revendications 2 à 5, caractérisée par un rupteur électrique possédant un élément de fonctionnement pouvant entrer en contact avec une partie de la lame de ressort et fonctionnant par déplacement de la lame de ressort quand la soupape fonctionne 8. Soupape suivant l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que le clapet de la soupape a la forme d'un tube fermé à une extrémité, le bord de l'extrémité opposée du clapet coopérant avec un siège de soupape annulaire présenté par un piston mobile coulissant de façon étanche dans la chambre de pression et possédant un passage mettant la chambre sous pression en commu cation permanente avec l'intérieur du clapet. 9. Soupape suivant l'une des revendications précédentes, incorporée dans un système-de suspension de vésicule dans lequel de l'air sous pression alimente une ou plusieurs béquilles de suspension à travers une soupape unidirectionnelle, la soupape de limitation de la pression fonctionnant dans le système comme ré gulateur de pression.