FR 2472346 A3 19810703 FR 8027051 A 19801219 La présente invention concerne des pralines. En confiserie, on appelle praline une sucrerie constituée par une enveloppe en matière comestible, normalement solide, renfermant une garniture qui peut être solide, semisolide (pâteuse ou crémeuse) ou liquide. La matière comestible formant l'enveloppe peut être du sucre (saccharose), mais est le plus souvent un chocolat de composition appropriée. Quant à la garniture, elle était à l'origine de type solide et formée d'une amande ; toutefois, on peut tout aussi bien utiliser d'autres solides, par exemple des noisettes. Les garnitures les plus appréciées en général sont semi-solides. I1 peut s'agir, par exemple, de compositions de fondant mou à parfums divers, de crèmes de nougat, de crèmes et pâtes de guimauve et de compositions de caramel mou. Les garnitures liquides ou de "liqueur" sont très diverses et peuvent être ou non alcoolisées. Les garnitures liquides non alcoolisées sont typiquement des sirops aqueux de sucre parfumés avec des aromes naturels ou synthétiques, par exemple extraits de café ou extraits de fruits.Les garnitures liquides alcoolisées sont typiquement constituées par des sirops de sucre additionnés de boissons alcooliques, telles que cognac, whisky, gin, rhum, Chartreuse ou même vin. Le gout d'une praline dépend principalement du choix de la garniture. La présente invention a pour but principal, à la fois, d'élargir la gamme de goûts dont on dispose et d'améliorer la saveur des pralines, c'est-à-dire la sensation gustative qu'éprouve le consommateur en mordant dans la praline. A cette fin, l'invention a pour objet une praline comprenant - une enveloppe en chocolat, - une cloison, aussi en chocolat, divisant l'intérieur creux de l'enveloppe en deux chambres hermétiquement séparées, - une garniture pâteuse ou crémeuse contenue dans une première des chambres, - et une garniture liquide contenue dans la seconde desdites chambres. De préférence; la garniture citée en premier lieu est une creme de nougat molle et légère préparée selon des recet tes généralement connues, dotée d'un goût plaisant, mais avec certaines réserves dues à son relent oléagineux. Dans ce cas, la garniture liquide contenue dans la seconde chambre précitée réduit beaucoup ou supprime même ce relent oléagineux lorsqu'on mord dans la praline et contribue simultanément à faire apparaître un goût ou arôme nouveau, amélioré. Par exemple, le goût de la crème de nougat s'accorde remarquablement bien avec ceux de garnitures liquides non alcoolisées telles que café concentré (édulcoré ou non) et de nombreuses garnitures liquides alcoolisées telles que cognac, rhum ou whisky, par exemple. Ainsi, quand le dégustateur mord la praline, les deux garnitures se mélangent dans la bouche, engendrant un goût et une sensation agréables. Selon un mode de réalisation concret, l'enveloppe en chocolat comprend de préférence une section inférieure tronconique et une section supérieure bombée, la cloison étant située dans le plan imaginaire qui sépare les deux sections. La garniture liquide est de préférence contenue dans la section inférieure. On va maintenant décrire à titre d'exemple un mode de réalisation de l'invention en se référant au dessin annexé, sur lequel - la figure 1 est une vue en élévation d'une praline selon la présente invention - la figure 2 est une vue en plan de la praline ; et - la figure 3 en est une vue en coupe verticale suivant la ligne III-III de la figure 1. Sur le dessin, la référence générale 1 désigne l'ensemble de la praline, dont l'enveloppe en chocolat 4 est formée d'une section inférieure tronconique 2 et d'une section supérieure bombée 3 de forme hémisphérique. Les deux sections se rejoignent hermétiquement par leurs bords dans un plan de séparation virtuel P. La référence 5 désigne la cloison en chocolat située dans le plan P qui divise l'intérieur creux de l'enveloppe en deux chambres, inférieure 6 et supérieure 7. La chambre inférieure 6 contient une garniture liquide 8 et la chambre supérieure 7, une garniture pâteuse ou crémeuse 9. Pour obtenir la praline, on procède comme suit : on préfaçonne séparément les sections 2 et 3 de l'enveloppe ; on dépose dans ces sections les garnitures respectives; on referme la section 2 remplie de liquide avec du chocolat fondu pour obtenir la cloison 5 ; on chauffe modérément les bords des deux sections ; et l'on réunit ensemble les deux sections pour obtenir une soudure périphérique joignant les sections en un corps d'un seul tenant. REVENDICATIONS 1. Praline caractérisée en ce qu'elle comprend - une enveloppe en chocolat (4) - une cloison (5), aussi en chocolat, qui divise l'in térieur creux de l'enveloppe en deux chambres (6, 7) hermétiquement séparées l'une de l'autre, --une garniture pâteuse ou crémeuse (9) contenue dans une première des chambres (7), - et une garniture liquide (8) contenue dans la seconde desdites chambres (6). 2. Praline selon la revendication 1, caractérisée en ce que la garniture citée en premier lieu est une crème de nougat molle et légère. 3. Praline selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que l'enveloppe comprend une section inférieure tronconique (2) et une section supérieure bombée (3), la cloison (5) s'étendant dans le plan virtuel de séparation des sections. 4. Praline selon la revendication 3, caractérisée en ce que la garniture liquide est contenue dans la section inférieure tronconique.