La présente invention concerne un dispositif de manoeuvre d'une porte coulissante. Il s'agit d'une porte à laquelle il faut faire subir un déplacement vertical pour la faire passer de sa position de fermeture à sa position de coulissement ou vice-versa. Unetelle porte est décrite par exemple dans le brevet français nO 74 déposé le 18 avril 1974 aux noms des présentes Demanderesses. Le dispositif de manoeuvre selon la présente invention comporte une came montée à pivotement sur une partie, ouvrant ou dormant, de la porte et une butée fixée à l'autre partie de la porte, la came étant apte à prendre appui sur la butée, pendant une fraction de sa course de pivotement, de façon à provoquer un déplacement vertical relatif de l'axe de rotation de la came par rapport à ladite butée pendant ce pivotement, ce qui assure le déplacement vertical de ouvrant pour son passage de sa position de fermeture à sa position de coulissement ou vice-versa. La manoeuvre de la came du dispositif de la présente invention permet, au prix d'un effort minime, de réaliser la levée progressive ou la descente progressive de l'ouvrant, même s'il s'agit d'un ouvrant équipé d'une vitre épaisse et donc relativement lourd. Dans une réalisation préférée, ce dispositif joue aussi la fonction d'une serrure. Dans ce cas, selon l'invention, ladite came est prolongée par un croc, la came à croc jouant le rible d'un pêne, tandis que la partie de la porte qui est munie de ladite butée comporte une gâche. On notera qu'une telle serrure ne comporte pas de ressort. La suppression du ressort permet de simplifier la structure de la serrure et d'en assurer la longévité de service. On décrira ci-après des réalisations-d'un dispositif conforme à la présente invention et servant de serrure, en référence aux figures du dessin joint, la description et les figures faisant également parti de l'invention. Sur les figures - la figure 1 est une perspective éclatée d'une réalisation de serrure - les figures 2 et 3 sont des coupes verticales de la serrure, respectivement en position de fermeture et en position d'ouverture, et - les figures 4 et 5 sont des coupes verticales d'une variante de réalisation de la serrure, respectivement en position de fermeture et en position d'ouverture. Les serrures représentées comportent un pène 1 et une gâche 2 à monter, respectivement, dans une feuillure de l'ouvrant et dans une feuillure du dormant, ou vice-versa. Le pène est monté à pivotement dans un carter en deux parties 3a et 3b muni d'une ouverture latérale allongée 4 pour le passage du pêne. Dans la réalisation des figures 1 à 3, le carter du pène est fixé sur le côté gauche de l'ouvrant 5 de la porte tandis que la gâche est fixée au montant gauche 6 du chambranle de la porte. Dans la réalisation des figures 4 et 5, le carter du pène est fixé au montant droit 7 du chambranle de la porte tandis que la gâche est fixée sur le cdté droit de l'ouvrant 8. On peut utiliser n importe quel moyen de commande pour faire pivoter le pêne. Dans la réalisation représentée, on a montré seulement un épaulement cylindrique 9 que présente sur chaque face le pêne autour d'un orifice polygonal 12 et qui est destiné à pivoter dans des orifices cylindriques en rapport 11 et 12 des deux moitiés 3a et 3b du carter, le pivotement étant obtenu sous l'action d'une poignée (non représentée) dont l'axe est en prise dans la perforation 12. Le pène 1 de la serrure comporte un croc la précédé d'une surface de came lb d'abord rentrante puis en saillie en sorte que la distance d entre cette surface et l'axe géométrique 13 de rotation du pène augmente progressivement au fur et à mesure que l'on s'éloigne du croc. La gâche 2 a la forme d'un bottier à section en U qui présente dans le fond une ouverture allongée 14 pour le passage du croc la et qui est muni intérieurement d'un téton ou rouleau 15 situé à proximité de l'extrémité de l'ouverture qui doit retenir le croc. Dans la réalisation des figures 1 à 3, il s'agit de l'extrémité haute 14a tandis que dans la realisation des figures 4 et 5, il s'agit de l'extrémité basse 14b. Le dispositif fonctionne comme indiqué ei-après. On suppose au départ que la serrure est à l'état de fermeture, le croc la du pène étant en prise dans l'ouverture 14 de la gâche (figure 2 ou figure 4). Un pivotement du pêne vers le bas (figure 3) ou vers le haut (figure 5) à partir de la position de fermeture provoque progressivement et simultanément par le contact de la surface de came lu sur la butée d'appui 15 un éloignement de l'ouvrant par rapport au dormant et une élévation de l'ouvrant. Les positions finales respectives de l'ouvrant et du dormant sont représentées respectivement sur la figure 3 dans le cas où le pène est fixé à ouvrant et sur la figure 5 dans le cas où la gâche est fixée à l'ouvrant. REVENDICATIONS 1. Dispositif de manoeuvre d'une porte coulissante et à déplacement vertical entre sa position de fermeture et sa position de coulissement, caractérisé par le fait qu'il comporte une came montée à pivotement sur une partie, ouvrant ou dormant, de la porte et une butée fixée à l'autre partie de la porte, la came étant apte à prendre appui sur la butée, pendant une fraction de sa course de pivotement, de façon à provoquer un déplacement vertical relatif de l'axe de rotation de la came par rapport à ladite butée pendant ce pivotement, ce qui assure le déplacement vertical de l'ouvrant pour son passage de sa position de fermeture à sa position de coulissement ou viceversa. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ladite came est prolongée par un croc, la came à croc jouant le r81e d'un pène, tandis que la partie de la porte qui est munie de ladite butée comporte une gâche. 3. Serrure selon la revendication 2, caractérisée par le fait que ladite butée est fixée à la gâche. 4. Serrure selon la revendication 2 ou 3, caractérisée par le fait que ladite butée est située à proximité de la partie de la gâche qui retient le croc en position de fermeture.