Les consommateurs réclament de plus en plus que les fruits leur soient vendus préemballés et groupés en un nombre défini de fruits qui en détermine le prix à la place du poids. De plus, les consommateurs préfèrent les fruits dont l'origine est garantie par ltemballage, ce qui impose que ces unités de vente soient emballées par l'expéditeur. Cependant, avec les emballages actuellement existants, une telle pratique majore sensiblement les dépenses, non seulement en emballages, mais aussi en transport, en manutention et en stockage. Ces emballages peuvent en effet se classer en deux catégories o d'une part ceux qui , concus pour un conditionnement à proximité des détaillants ne sont pas suffisamment résistants et " autoportants " pour les expéditions, ce qui nécessite de les regrouper dans une caisse légère ou de les ranger dans une caisse-palette, solution plus coûteuse que l'emballage traditionnel destiné à la vente au poids après transport sur palette ordinaire, d'autre part, ceux qui sont la réplique, à une échelle réduite, des plateaux classiques utilisés à la distributioEttont forcément plus coûteux pour le même poids de fruits.Dans le premier cas , il y a superposition d'unités de vente, d'unités de manutention manuelle et d'unités de transport, dans le deuxième, l'unité de manutention manuelle, de moins en moins nécessaire, disparaît, mais l'u- nité elle-meme devient plus coûteuse. Dans les deux cas , il y a également une augmentation très sensible, sinon du poids, du volume pour un même poids à manutentionner, à transporter et à stocker en raison du foisonnement résultant de la superposition des emballages ou de la moins bonne utilisation du volume extérieur lorsqu'on diminue la capacité du contenant sans modifier le volume de chacun des objets contenus ; il s'y ajoute, dans le cas de l'emploi comme constituant des emballages de matière plastique expansée, l'épaisseur plus importante des parois. Or, dans l'emballage traditionnel, les fruits sont déjà à la limite de densité admissible pour une facturation au poids pour les transports et les manutentions, et il est à craindre que la nouvelle pratique nentralne une modification des bases tarifaires. L'emballage objet de l'invention permet de remédier à ces inconvénients, d'une part en étant autoportant pour une faible dépense en emballage, d'autre part en présentant un coefficient de remplissage des palettes supérieur même à celui obtenu avec les emballages classiques de grande capacité utilisés pour la vente au poids, ceci grâce à l'imbrication des unités de vente constituant un même lit de palettisation, qui, par surcroît, confère à la charge pa lettisée une meilleure cohésion. Le papier, le carton et le film plastique rétractable ou étirable constituant cet emballage sont de faible coût, et l'originalité de l'invention réside particulièrement dans le remplacement des formes parallélépipédiques usuelles, causes de foisonnement, par des formes fonctionnelles épousant celles des fruits , d'oÙ il résulte l'emploi de moins de matière et une diminution des frais engendrés par la faible densité de la charge. L'emballage , objet de l'invention, en plus du film qui n' est mis en place qu' après remplissage, est constitué par deux composants, l'un en carton ondulé léger ou cartonnette, l'autre en papier fort résistant bien à l'humidité des fruits. Le constituant en papier est un croisillon en nid d'abeille formé par collage de feuilles de papier suivant des lignes parallèles tel que ceux couramment employés pour séparer les fruits à l'intérieur des caisses et supporter la charge du lit de fruits placés au dessus. Lorsque les dimensions de ces croisillons sont bien adaptées à celles des fruits, ils offrent une résistance très importante à l'écrasement, suffisante sans autre support vertical pour la charge usuelle en palettisation. L'on peut même les échancrer entre deux lignes de collage pour faciliter la préhension des fruits, et ceci présente en outre l'avantage de former des proéminences qui,en s'enfonçant Iégèremént dans le carton qui constitue la base de la barquette placée au dessus, évite le glissement latéral lors des manutentions. Le fond est obtenu à partir d'une feuille rectangulaire de carton ondulé ou de cartonnette sur laquelle on pratique à l'aide d'une presse des découpes et des lignes de pliage. Le croisillon en papier impose un rangement des fruits en quinconce et celuici est réalisé à 1200 par l'équidistance des lignes de collage. Chaque alvéole s inscrit donc dans un hexagone régulier, ce qui permet d'obtenir le maximum de densité. Le contour extérieur de la barquette est donc formé par une succession de pans formant entre eux des angles rentrants ou sortants de 1200. Les découpes et plis du carton matérialisent ce contour, les parties repliées verticalement permettant de maintenir le croisillon qui aura été déployé juste avant le garnissage. Le film rétractable ou étirable maintient ce pliage et rend solidaires le fond, le croisillon et les fruits. A titre d'exemple la figure 1 représente en plan un tel emballage réalisé pour un groupe de 10 fruits avec les croisillons 1 ,avec leur ligne de collage 2 et le fond 3. La figure 2 représente le carton de fond avec ses découpes en trait plein 4 ses lignes de pliage en tirets 5 et les pointus de collage 6. L'on remarque que l'extrémité étroite de la barquette nécessite un double pliage qui permet, gr ce à un point de colle adhésive de maintenir à sa place le croisillon déployé en attendant la pose du film. La figure 3 montre le mode d'imbrication des unités de vente pour la constitution d'un lit de palettisation. L'on remarquera qui n'y a aucune place perdue et que les fruits seraient aussi rapprochés entre deux barquettes que s'ils étaient rangés sur un grand croisillon couvrant toute la surface du lit de palettisation si le film n'avait pas tendance à suivre une ligne courbe dans les parties en creux au lieu d'épouser le contour en creux dans les parties concaves du polygone. Si l'on prend la précaution de serrer les unités de vente les unes contre les autres immédiatement à la sortie du tunnel de rétraction, le film est encore assez malléable pour épouser plus étroitement le contour apparent de la barquette. Différentes méthodes,manuelles autant que mécaniques sont utilisables pour la mise en oeuvre de ltemballage. Dans tous les cas, les opérations successives suivent les mêmes principes 10 - Placer le carton rectangulaire dans un plateau de la forme de l'embal- lage, ce qui provoque le pliage et éventuellement le collage des parties à double pliage dans la partie rétrécie. 29 - Placer sur le fond le croisillon après l'avoir déployé 3 - Placer les fruits dans les alvéoles ainsi formées en commençant par la partie rétrécie, ce qui provoque le maintien à sa place de la partie restante du croisillon. 4" - Soulever délicatement l'ensemble et le pousser par les parties repliées du fond sur la table de fardelage. Dans le cas d'un film étirable, lton pourra mettre en place le film sur le plateau, avant le carton de fond, puis après garnissage l'étirer et le souder à la même place. 5 - Ranger immédiatement sur palette de manière à imbriquer les barquettes entre elles le plus étroitement possible. 6"- Dans la constitution des différents lits de palette, placer les barquettes alternativement dans un sens et dans l'autre de manière à ce qu'unie barquette s'appuie sur au moins deux autres. Lors d'expéditions nécessitant une protection particulière des fruits, l'on enveloppera la palette entière soit dans une housse rétractable, soit avec une ceinture étirable complétée par un couvercle en carton, soit par un ensemble de feuilles de carton ondulé maintenu parun feuillard. L'invention, spécialement adaptée pour la distribution des fruits peut être utilisée pour tous objets fragiles de forme circulaire et de dimensions uniformes. REVENDICATIONS 1 - Barquette autoportante à fardeler sous film plastique caractérisée par un contour en forme de polygone régulier avec angles de 1200 soit saillants soit rentrants, correspondant à un assemblage d'hzxagones réguliers envelop- pant le contour de chacun des objets contenus. 2 - Barquette autoportante selon la revendication 1 et caractérisée par la superposition d'un croisillon en papier en forme de nid d'abeille sur un fond en carton obtenu à partir d'une feuille rectangulaire comportant des entailles et des lignes de pliage lui donnant la forme polygonale objet de la revendication 1. 3 - Barquette autoportante selon les revendications 1 et 2 caractérisée par des échancrures entre les lignes de collage du croisillon destinées à faciliter la préhension des objets contenus et à former à la partie supérieure de l'emballage des proéminences qui en s'enfonçant légèrement dans le fond de la barquette placée au dessus en empêchent le glissement.