La présente invention se rapporte à un procédé permettant de rendre des articles façonnés, en particulier des revoetements de dossiers de moquettes en polyuréthannes > aptes au collage atlou à l'åp- plication de peintures, malgré la présence de résidus adhérents d'agents de démoulage utilisés à la préparation. On sait que les huiles ou cires de démoulage provo quent fréquemment sur les articles façonnés des types les plus variés des difficultés considérables à 11 occasion d'une application subséquente de colle ou de peinture. Spécialement dans le cas du collage de revetements de sols textiles portant des dossiers en polyuréthannes sur une aire. de ciment ou sur du bois, on constate que les très petites quantités de cires de démoulage adhérentes empêchent une fixation suffisante sur le sol par les colles usuelles, par exemple les colles en dispersion à base de latex ou dlacry- lates. A 11 occasion d'essais visant à améliorer l'aptitude au collage et à l'application de peintures, la demanderesse a trouvé que l'adJonction d'agents emulsionnants, d'agents mouillants et agents dispersants aux agents de démoulage permettait de parvenir, contre toute attente, à une amélioration considérable de l'aptitude au collage et à l'application de peintures. L'invention concerne en conséquence un procédé pour améliorer l'aptitude au collage et/ou à l'application de peintures d'articles façonnés en résines synthétiques préparés avec utilisation d'agents de démoulage, le procédé se caractérisant en ce que l'on ajoute aux agents de démoulage des agents émulsionnants, dispersants ou mouillants de type connu. Dans un mode de réalisation particulier du procédé selon l'invention, les agents émulsionnants, dispersants ou mouillants ne sont pas ajoutés à l'agent de démoulage, mais appliqués ultérieurement sur l'article façonné. Conformément à l'invention, on apprécie plus spécialement en tant qu'agents émulsionnants, le laurylsulfonate de sodium, des adducts de 3 à 10 moles d'oxyde d'éthylène sur l'alcool laurylique, un éther de polyglycol de 3-benzyl-4-hydroxy-diphényleJ le di-sec-butylnaphtalène- sulfonate, le dinaphtylméthane-sulfonate et/ou des adducts de 4 à 10 moles d'oxyde d'éthylène sur la stéarylamine. Cependant, on peut aussi utiliser par exemple des polyéthers de l'alcool @léylique et d'environ 50 inules dioxyde d'éthy-. lène, des polyesters de l'huile de ricin et de l'oxyde d'éthylène ou des polyéthers-esters de l'acide abiotique et d'environ 40 moles d'oxyde d'éthy- lène. D'une manière générale, on peut utiliser dans l'in- vention : les détergents tels que le produit du commerce Texapon de la firme Henkel (qui est un lauryl-sulfate de sodium), les alkyl-sulfates et -sulfona tes, des sels alcalins d'acides gras et des savons ; des agents émulsionnants, et dispersants tels que des polyéthers ou polyétbers-esters de l'oxyde d'éthylène et de l'alcool oléylique, de l'acide oléique, de l'alcool laurylique, de l'acide abiétique, de l'huile de ricin ou de la stéarylamine. Lorsqu'on les ajoute à l'agent de démoulage, ils provoquent une hydrophilisation de ce dernier et améliorent ainsi la moule labilité par les colles, qui sont surtout des produits aqueux, sans affecter dans une mesure notable l'effet de séparation au démoulage. Lors de l'application subséquente, et en raison du bon effet de moulage, on parvient LI une répartition régulière sur la surface conduisant,lors du collage ou de l'application de peintures des résultats aussi bons. Selon l'efficacité des agents émulsionnants ou mouillants et selon leur influence sur l'effet de séparation, on peut les utiliser en quantités de 10 à 80 % du poids de l'agent de démoulage Dans le cas d'application subséquente, il suffit en général de faibles quantités, par exemple de 10 X du poids de l'agent de démoulage, qu'on applique s l'état de solutions aqueuses au pistolet, par enduction ou à la brosse. Parmi les composants de départ à utiliser conformément à l'invention dans la préparation des articles façonnés, on citera les polyisocyanates aliphatiques, cycloaliphatiques, araliphatiques, aromatiques et hétérocycliques tels que décrits par exemple par W. Siefken dans Justus Iiebigs Annalen der Chemie, 562, pages 75 à 136, et par exemple les diisocyanates d'4thylEne, de l,4-tétraméthyl#ne;; de 1, 6-hexaméthylène, de 1,12-dodécane, le 1,3 diisocyanate de cyclobutane, le 1,3- et le 1,4-diiso- cyanate de cyclohexane et leurs mélanges quelconques, le l-isocyanato-3'3,5 triméthyl-5-isocyanato-méthyl-cyclohexane (deuxième fascicule publié de la demande de brevet de la République Fédérale d'Allemagne n0 1 202 785, brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 401 190), les diisocyanates de 2,4- et de 2, 6-hexahydrotoluylène et leurs mélanges quelconques, les diisocyanates dthexahydro-1,3- et/ou -1,4-phénylène, les diisocyanates de perhydro-2, 4'- et/ou -4,4'-diphénylméthane, les diisocyanates de 1,3- et 1,4-phénylène, les diisocyanates de 2,4- et 2,6-toluylène et leurs mélanges les 2,4'- et/ou 4,4'-diisocyanates de diphénylméthane, le 1,5-diisocyanate de naphtylene, le 4,41 > 4"-triisocyanate de triphénylméthane, les polymé thylène-polyphényl-polyisocyanates tels qu'obtenus par condensation anilineformaldéhyde et phosgénation subséquente et décrits par exemple dans les brevets britanniques n0 874 430 et 848 671, les m- et p-isocyanatophénylsulfonyl-isocyanates du brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 454 606, les polyisocyanates d'aryle perchlorés tels que décrits par exemple dans le brevet français n0 1 356 627 ou le brevet belge n0 632 073 (brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 277 138), les polyisocyanates portant des groupes carbodiimide tels que décrits dans le brevet allemand n0 1 092 007 (brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 152 162), les diisocyanates décrits dans le brevet des Etats-Unis d'bmérique n0 3 492 330, les polyisocyanates portant des groupes allophanate tels que décrits par exemple dans le brevet britannique n0 994 890, le brevet belge n0 761 626 et la demande de brevet hollandais publiée n0 71/02 524, les polyisocyanates portant des groupes isocyanurate tels que décrits par exemple dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 001 973, les brevets allemands n0 1 022 789, 1 222 067 et 1 027 394, le brevet français n0 70/20 815 ou le# brevet belge n0 751 550 et le premier fascicule publié de la demande de brevet de la République Fédérale d'Allemagne n0 2 004 048, les polyisocyanates portant des groupes uréthanne tels que décrits par exemple dans le brevet belge n0 752 261 ou dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 394 164, les polyisocyanates portant des groupes urée acylés décrits dans le brevet allemand n0 1 230 778, les polyisocyanates portant des groupes biuret tels que décrits dans le brevet allemand n0 1 101 394 (brevets des Etats-Unis d'Amérique n0 3 124 605 et 3 201 372) et dans le brevet britannique n0 889 050, les polyisocya- nates préparés par des réactions de télomérisation, tels que décrits par exemple dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 654 106, les polyisocyanates portant des groupes ester et mentionnés pàr exemple dans les brevets britanniques n0 965 474 et 1 072 956, le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 567 763 et le brevet allemand n4 1 231 688, les produits de réaction des isocyanates mentionnés ci-dessus avec des acétals selon le brevet allemand n4 l 072 385, les polyisocyanates contenant des résidus d'acides gras polymères selon le brevet des Etats-Unis d'Amérique no 3 455 883. On peut également utiliser les résidus de distillation contenant des groupes isocyanate et obtenus dans la fabrication industrielle des isocyanates, éventuellement en solution dans un ou plusieurs des polyisocyanates mentionnés ci-dessus. On peut également utiliser des mélanges quelconques des polyisocyanates mentionnés ci-dessus. En règle générale, on préfère utiliser les polyisocyanates dont l'approvisionnement industriel est facile, par exemple le diisocyanate de 2,4- et le diisocyanate de 2,6-toluylène et leurs mélanges quelconques, les polyméthylène-polyphényl-polyisocyanates tels qu'obtenus par condensation aniline-formaldéhyde et phosgénation subséquente, et les polyisocyanates portant des groupes carbodiimide, des groupes uréthanne, des groupes allophanate, des groupes isocyanurate, des groupes urée ou des groupes biuret ("polyisocyanates modifiés"). Parmi les autres composants de départ à utiliser conformément à l'invention dans la préparation des articles façonnés, on citera des composés portant au moins deux atomes d'hydrogène réactifs vis-à-vis des isocyanates et présentant un poids moléculaire qui est en général de 400 à 10000. On entend par là, en dehors de composés portant des groupes amino, thiol ou carboxyle, de préférence des composés polyhy droxylés, en particulier des composés portant de 2 à 8 groupes hydroxy, spécialement ceux qui ont un poids moléculaire de 800 a 10000, de préférence de 1000 à 6000, et par exemple des polyesters, polyéthers, polythioéthers, polyacétals, polycarbonates, polyester-amides contenant au moins 2, en général 2 à 8, de préférence 2 à 4 groupes hydroxy tels qu'ils sont connus pour la préparation de polyuréthannes homogènes et alvéolaires. Les polyesters portant des groupes hydroxy et dont il est question sont par exemple des produits de réaction d'alcools poly valents, de préférence divalents, éventuellement accompagnés d'alcools trivalents, avec des acides carboxyliques polyvalents, de préférence divalents, A la place des acides polyearboxyliques libres, on peut utiliser dans la préparation des polyesters les anhydrides correspondants ou les esters d'alcools inférieurs correspondants ou leurs mélanges. Les acides polycarboxyliques peuvent Autre de nature aliphatique, cycloaliphatique, aromatique et/ou hétérocyclique et éventuellement substitués, par exemple par des atomes d'halogènes, et/ou insaturés. On citera par exemple les acides succinique, adipique, subérique, azélatque, sébaccique, phtalique, isophtalique, trimellitique, les anhydrides phtalique, tétrahydrophtalique, hexahydrophtalique, tétrachlorophtalique, endomêthylènetétrahydrophtalique, glutarique, ltacide et l'anhydride maliques, l'acide fumarique, les acides gras dimères et trimères, par exemple ceux de l'acide oléique, éventuellement en mélange avec des acides gras monomères, le téréphtalate de diméthyle, le téréphtalate de bis-glycol.Parmi les alcools polyvalents, on citera par exemple l'éthyleneglycol, le 1,2- et le 1,3-propylineglycol, le 1,4- et le 2,3-butylèneglycol, le 1,6-hexane diol, le 1,8-octane diol, le glycol néopentylique, le cyclohexane-diméthanol (1,4-bis-hydroxyméthyl- cyclohexane), le 2-méthyl-l,3-propane diol, le glycérol, le triméthylol propane, le 1,2, 6-hexane triol, le 1,2,4-butane triol, le triméthylol éthane, le pentaérythritol, le quinitol, le mannitol et le sorbitol, le méthyl- glucoside et également le diéthylènegiycol, le triéthylèneglycol, le tétra éthylèneglycol, les polyéthylèneglycols, le dipropylèneglycol, les poly propylèneglycols, le dibutylèneglycol et les polybutylèneglycols. Les polyesters peuvent porter des groupes carboxyle dans certaines positions termina les. Et on peut également utiliser des polyesters de lactones, par exemple de 1' #caprolactone, ou d'acides hydroxycarboxyliques, par exemple de l'acide 'u-hydroxycaprotque. De même, les polyéthers en question portant au moins 2 et en général 2 à 8, de préférence 2 à 3 groupes hydroxy, sont ceux de types connus qu'on obtient, par exemple, par polymérisation d'époxydes comme l'oxyde d'éthylène, l'oxyde de propylène, l'oxyde de butylène, le tétrahydrofuranne, l'oxyde de styrène ou l'épichlorhydrine sur eux-m#mes, par exemple en présence de BF3, ou par addition de ces époxydes éventuellement en mélange ou successivement, sur des molécules de départ portant des atomes d'hydrogène réactifs, par exemple l'eau, des alcools ou des amines comme l'éthylèneglycol, le 1,3- ou le 1,2-propylèneglycol, le triméthylolpropane, le 4,4'-dihydroxydiphénylpropane, l'aniline, ltethanolamlne, ltethy- lènediamine. On peut également utiliser des polyéthers de saccharose tels que décrits par exemple dans les deuxièmes fascicules publiés des demandes de brevets de la République Fédérale d'Allemagne n0 1 176 358 et 1 064 938. Dans de nombreux cas, on préfère les polyéthers portant des proportions prépondérantes (jusqu'à 90 % en poids de tous les groupes OH présents dans le polyether) de groupes OH primaires. On peut également utiliser ces poly éthers modifiés par des polymères vinyliques, tels que formés par exemple par polymérisation du styrène et de l'acrylonitrile en présence de poly éthers (brevets des Etats-Unis d'Amérique no 3 383 351, 3 304 273, 3 523 063, 3 110 695, brevet allemand n0 1 152 536, ainsi que des poly- butadiènes:: portant des groupes OH Parmi les polythioéthers on citera en particulier les produits de condensation du thiodiglycol sur lui-mtme etlou sur d'autres glycols, des acides dicarboxyliques, du formaldéhyde, des acides aminocar- boxyliques ou des amino-alcools Selon la nature du deuxième composant, les produits obtenus sont des polythinêthers mixtest des polythioétheresters, des polythioétheresteramides. Parmi les polyacétals, on citera par exemple les composés qu'on peut préparer à partir de glycols comme le diéthylèneglycol,, le triéthylèneglycol, le 4,4'-dihydroxyéthoxy-diphényldiméthyl-méthane et l'hexanediol et de formaldéhyde. On peut également préparer des polyacétals qui conviennent dans l'invention par polymérisation d'acétals cycliques. Parmi les polycarbonates portant des groupes hydroxy, on citera ceux de types connus et qu'on peut préparer par exemple par réaction de diols comme le 1,3-propanediol, le 1,4-butanediol, et/ou le 1,6-hexanediol, le diéthylèneglycol, le triéthylèneglycol, le tétraéthyîène glycol, avec des carbonates de diaryle comme le carbonate de diphényle ou avec le phosgène Parmi les polyester-amides et polyamides, on citera par exemple les condensats principalement linéaires obtenus à partir d'acides carboxyliques polyvalents saturés et insaturés ou de leurs anhydrides et d'amino-alcools polyvalents saturés et insaturés, diamines, polyamines et leurs mélanges. On peut également utiliser des composés polyhydroxylés qui contiennent déjà, des groupes uréthanne ou urée et des polyols naturels éventuellement modifiés comme l'huile de ricin, les hydrates de carbone, l'amidon. On peut encore utiliser dans l'invention des produits d'addition d'oxydes d'alkylène sur des résines phéno1-form#ldéhyde ou urée-formaldéhyde, On trouvera la description de représentants de ces composés à utiliser dans l'invention par exemple dans les ouvrages High Polymers, volume XVI, "Polyurethanes, Chemistry and Technology", Saunders Frischt Interscience Publishers > New York, London,volume I, 1962, pages 32 à 42 et 44 à 54 et volume II, 1964, pages 5 et 6 et 198 et 199, et Kunststoff Handbuch, volume Vil, Vieweg-Höchtlen, Carl-Hanser-Verlag, Munich, 1966, par exemple aux pages 45 à 71. Naturellement, on peut aussi utiliser des mélanges des composés mentionnés ci-dessus portant au moins 2 atomes d'hydrogène réactifs vis-à-vis des isocyanates et ayant un poids moléculaire de 400 à 10000, par exemple des mélanges de polyéthers et de polyesters. Parmi les composants de départ à utiliser le cas échéant selon l'invention, on citera également des composés portant au moins 2 atomes d'hydrogène réactifs vis-à-vis des isocyanates et présentant un poids moléculaire de 32 à 400. Ici encore, on entend par là des composés portant des groupes hydroxy et/ou amino ettou thiol et/ou car boxyle, de préférence des groupes hydroxy et/ou amino, et qui servent d'agents d'allongement de chaînes ou d'agents réticulants. Ces composés contiennent en général de 2 à 8 atomes d'hydrogène réactifs vis-à-vis des isocyanates, de préférence 2 ou 3 atomes d'hydrogène réactifs.Comme exemples particuliers de ces composés, on citera l'éthylèneglycol, le 1,2et le 1,3-propylèneglycol, le 1,4- et le 2,3-butylèneglycol, le 1 > 5-pentane diol, le 1 > 6-hexanediol, le 1,8-octanediol, le glycol néopentylique, le 1,4-bis-hydroxyméthyl-cyclohexane, le 2-méthyl-1,3-propanediol, le glycérol, le triméthylolpropane, le 1,2,6-hexanetriol, le triméthyloléthane, le pentaérythritol, le quinitol, le mannitol et le sorbitol ; le diéthylèneglycol, le triéthylèneglycol, le tétraéthylèneglycol, les polyéthylèneglycols de poids moléculaire allant jusqu'à 400, le dipropylèneglycol, les polypropylèneglycols de poids moléculaire allant jusqu'à 400, le dibutylèneglycol, les polybutylèneglycols de poids moléculaire allant jusqu'à 400, le 4,4'-dihydroxydiphénylpropane, la dihydroxyméthyl-hydroquinone, la mono-, la di- et la tri-éthanolamine > le 3-aminopropanol,ltethylène- diamine, le 1,3-diaminopropane, le I-thio-3-aminopropane > l'acide 4-hydroxyou -amino-phtalique, l'acide succinique, l'acide adipique, l'hydrazine, la N,N'-diméthylhydrazine, le 4X4w-diaminodiphénylmétanela toluylènediamine, la méthylène-bis-chloraniline, les esters méthylène-bis-anthraniliques ou diaminobenzoïques, les chîorophénylène-diamines isomères. Dans ce cas également, on peut utiliser des mélanges de plusieurs composés portant au moins 2 atomes d'hydrogène réactifs vis à-vis des isocyanates et présentant un poids moléculaire de 32 à 400. Conformément à l'invention, on peut utiliser également des composés polyhydroxylés contenant à l'état de fine dispersion ou à l'état dissous, des polyadducts ou polycondensats à haut poids moléculaire. On obtient de tels composés polyhydroxylés modifiés en provoquant des réactions de polyaddition (par exemple des réactions entre dés polyisocyanates et des composés aminés) ou des réactions de polycondensation (par exemple entre le formaldéhyde et des phénols et/ou des amines) directement, in situ, dans les composés portant les groupes hydroxy dont il a été question ci-dessus.De tels procédés sont décrits, par exemple, dans les brevets français n0 1 381 996, 1 469 457, 74/16 307, 75/15 491, 76/008 073, 75/15 492, 76/34 196, 76/34 197, 76/34 198 ou dans les brevets belges n0 814 836, 829 122, 839 805, 829 123, 848 191, 848 192, 848 194 et dans le premier fascicule publié de la demande de brevet de la République Fédérale d'Allemagne n0 2 550 862. Toutefois, on peut aussi en opérant comme décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 869 413, le brevet français n0 76/34 199 ou le brevet belge n0 848 193, mélanger une dispersion aqueuse finie de polymères avec un composé polyhydroxylé et éliminer ensuite l'eau du mélange. Lorsqu'on utilise des composés polyhydroxylés modifiés de ce type comme composants de départ dans le procédé de polyaddition des polyisocyanates, on obtient dans de nombreux cas des résines de polyuréthannes dont les propriétés mécaniques sont considérablement améliorées. Conformément à l'invention, on peut utiliser conjointement pour la préparation des articles façonnés l'eau et/ou des substances organiques volatiles comme agents gonflants. Parmi les agents gonflants organiques, on citera par exemple l'acétone, l'acétate d'éthyle, des alcanes halogénés comme le chlorure de méthylène, le chloroforme, le chlorure d'éthy liane, le chlorure de vinylidène, le monofluorotrichlorométhane, le chloro difluorométhane, le dieblorodifluorométhane et également le butane, l'hexane, l'heptane, ou l'éther éthylique. On peut également provoquer un effet de gonflement par addition de substances qui se décomposent à des températures supérieures à la température ambiante avec libération de gaz, par exemple d'azote, entre autres des composés azoSques comme l'azo-isobutyronitrile. On trouvera la description d'autres exemples d'agents gonflants et des détails sur leur mode d'utilisation dans l'ouvrage Kunststoff-Handbuch, volume VII, Vieweg-Htchtlen, Carl-Hanser-Verlag, Lunch 1966, par exemple aux pages 108 et 109, 453 à 455 et 507 à 510. Conformément à l'invention, on fait aussi souvent appel à des catalyseurs. Parmi les catalyseurs à utiliser conjointement, on citera ceux de types connus, par exemple des amines tertiaires comme la triéthylamine, la tributylamine, la N-méthylmorpholine, la N-éthylmorpholine, les N-alkylmorpholines dans lesquelles le radical alkyle dérive des alcools gras de coco, la N,N,N',N'-tétraméthyl-éthylène-diamine, le 1, 4-diaza-bicyclo- [ 2. 2.2)-octane, la N-méthyl-N'-diméthylaminoéthylpipéra- zine, la N,N-diméthylbenzylamine > l'adipate de bis-(N,N-diéthylaminoéthYle), la N N-diéthylbenzylamine > la pentaméthyl-diéthylène-triamine, la N, N-dimé- thyl-cyclohexylamine, la N,N,N',N' -tétraméthyl-l, 3-butanediamine, la N,N-dimé- thyl-b#ta-phényléthylamine, le 1,2-diméthylimidazole, le 2-méthylimidazole. On citera également parmi les catalyseurs les bases de Mannich connues d'amines secondaires comme la diméthylamine et d'aldéhydes, de préférence le formaldéhyde, ou de cétones comme l'acétone, la méthyléthylcétone, la cyclohexanone, et de phénols comme le phénol, le nonylphénol, le bisphénol. Parmi les amines tertiaires portant des atomes d1hydro- gène actifs vis-à-vis des groupes isocyanate et qu'on peut utiliser comme catalyseurs, on citera par exemple la triéthanolamine, la tri-isopropanolamine la N-méthyldiéthanolamine, la N-éthyldiéthanolamflne, la N > N-diméthyl- éthanolamine, et leurs produits de réaction avec des oxydes d'alkylène comme l'oxyde de propylène et/ou l'oxyde d'éthylène. Parmi les catalyseurs, on citera en outre des silamines portant des liaisons carbone-silicium telles que décrites par exemple dans le brevet allemand n0 1 229 290 (correspondant au brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 620 984) et par exemple la 2,2,4-triméthyl-2-silamorpholine et le 1,3-diéthylaminométhyl-tétraméthyl-disiloxanne. Parmi les catalyseurs, on citera également des bases azotées comme les hydroxydes de tétra-alkylammonium, ainsi que des hydroxydes alcalins comme l'hydroxyde de sodium, des phénates alcalins comme le phénate de sodium ou des alcoolates alcalins comme le méthylate de sodium. On peut également utiliser comme catalyseurs des hexahydrotriazines. Conformément à l'invention > on peut encore utiliser comme catalyseurs des composés organiques de métaux, en particulier de l'étain. Parmi les composés organiques de l'étain on utilise de préférence des sels stanneux d'acides carboxyliques comme l'acétate stanneux, l'octanoate stanneux, l'éthylhexanoate stanneux et le laurate stanneux, et des composés stanniques comme l'oxyde de dibutyl-étain, le dichlorure de dibutyl-étain, le diacétate de dibutyl-étain, le dilaurate de dibutyl étains le maléate de dibutyl-étain, ou le diacetate de dioctyl-étain. Naturellem#nt tous les catalyseurs mentionnés ci-dessus peuvent titre utilisés à l'état de mélanges. On trouvera la description d'autres représentants des catalyseurs à utiliser selon l'invention ainsi que des détails sur leur mode d'action dans Ilunststof-Handbuch, volume VII, Viewer-lidchtlen, Carl-Hanser-Verlag, Munich 196b, par exemple aux pages 96 à 102. En règle générale, les catalyseurs sont utilisés en quantités d'environ 0,001 à 10 % du poids des composés portant au moins 2 atomes d'hydrogène réactifs vis-à-vis des-isocyanates et présentant un poids moléculaire de 400 à 10000. Conformément à l'invention on peut aussi utiliser conjointement des additifs tensioactifs tels que des agents émulsifiants et des stabilisants des mousses. Parmi les agents émulsifiants, on citera par exemple les sels de sodium des sulfonates de l'huile de ricin ou les sels d'amines d'acides gras comme l'oléate de diéthylamine ou le stéarate de diéthanolamine. On peut également utiliser comme additifs tensioactifs des sels alcalins ou d'ammonium d'acides sulfoniques comme l'acide dodécyl benzènesuîfonique ou l'acide dinaphtylméthanedisulfonique > ou d'acides gras comme l'acide ricinoléique, ou d'acides gras polymères. Parmi les stabilisants des mousses, on citera surtout des polyéther-siloxannes, spécialement du type solubles dans l'eau. Ces composés ont en général une structure consistant en un copolymère de l'oxyde d'éthylène et de l'oxyde de propylène relié à un reste de polydiméthylsiloxanne. On trouvera une description de stabilisants des mousses de ce type par exemple dans les brevets des Etats-Unis dtAmérique n0 2 834 748, 2 917 480 et 3 629 308 Conformément à l'invention > on peut encore utiliser des retardateurs de réaction, par exemple des substances à réaction acide comme l'acide chlorhydrique ou des halogenures d'acides organiques, ainsi que des régulateurs de structure cellulaire de types connus, par exemple des paraffines ou des alcools gras ou des diméthylpolysiloxannes, et des pigments ou colorants, des agents ignifugeants de types connus en soi, par exemple du phosphate de tris-chloréthyle, du phosphate de tricrésyle, du phosphate ou polyphosphate d'ammoniumss des stabilisants contre le vieillissement et les influences climatiques, desplastifiants et substances fongiw statiques et tiactériostatiques, desmatières de charge telles que le sulfate de baryum, le kieselguhr, le noir de carbone ou- la craie dispersée. On trouvera d'autres exemples d'additifs tensioactifs et stabilisants des mousses, régulateurs de structure cellulaire, retardateurs de réaction, stabilisants, substances ignifugeantes, plastifiants, colorants et matières de charge, additifs fongistatiques et bactériostatiques à utiliser le cas échéant dans l'invention et des détails sur leurs modes d'utilisation et d'action dans Kunststoff-Handbuch, volume VII, Vieweg HUchtlen, Carl-Hanser-Verlag, Nunich 1966, par exemple au; pages 103 à 113. Les composants sont mis à réagir selon l'invention par les techniques connues en un stade, au prépolymère ou au semi-prépolymère > fréquemment à l'aide d'appareillages mécaniques, par exemple de ceux décrits dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 2 764 565. On trouvera des détails sur des appareillages utilisables également dans l'invention dans l'ouvrage Kunststoff-Handbuch, volume VII, Vieweg-Höchtlen, Carl-Hanser-Verlag > Mbnich 1966, par exemple aux pages 121 à 205. Les articles façonnés sont préparés, conformément à l'invention, dans des moules. A cet effet, le mélange de réaction est introduit dans un moule. Le matériau du moule peut consister en un métal tel que l'aluminium ou en une résine synthétique telle qu'une résine époxydique. Le mélange de réaction gonfle dans le moule et forme l'objet moulé. On peut opérer de manière å obtenir une pièce moulée dont la structure de surface est alvéolaire, mais on peut également opérer de manière à obtenir une pièce moulée A peau compacte et noyau alvéolaire. A cet égard, on peut opérer selon l'invention en introduisant dans le moule une quantité du mélange de réaction juste suffisante pour que la mousse formée remplisse exactement le moule. Mais on peut également introduire dans le moule une quantité du mélange de réaction supérieure à celle qui est nécessaire pour remplir de mousse l'intérieur du moule.Dans ce dernier cas, on travaille donc avec "surcharge"; un tel mode opératoire est décrit par exemple dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique n0 1 178 490 et 3 182 104. Dans cette préparation des articles façonnés, on utilise conjointement des "agents de démoulage externes" connus, par exemple des huiles de silicones. Mais on peut en outre utiliser également des "agents de démoulage internes~', éventuellement en mélange avec des agents de démoulage externes tels que décrits par exemple dans les brevets français n0 72/15 725 et 74/05 237 ou les brevets belges n0 782 942 et 811 005. Les exemples qui suivent illustrent l'invention sans toutefois en limiter la portée ; dans ces exemples, les indications de parties et de pourcentages stentendent en poids sauf mention contraire. EXEMPLE 1 Sur un tissu pour moquette on applique par la technique d'inversion un revetement de dossier de polyuréthanne en utilisant un agent de démoulage (solution d'une cire de polyéthylène dans le trichloréthanes produit du commerce Acmosil 180 V de la firme Acmos Tietjen & Co., Bremen, RFA). On colle des bandes de 5 cm de largeur de cette moquette, non traitée et après application et séchage d'une solution aqueuse à 10 % d'un agent émulsionnant (polyéther de l'alcool oléylique et de l'oxyde d'éthy lène) sur la face postérieure du polyuréthanne à l'aide d'une colle pour moquette (produit du commerce Thomsit Universal, de la firme Henkel) sur des panneaux de copeaux. Sur les bandes non traitées, on mesure 3 jours plus tard, à la balance à ressort, une adhérence de 2 à 3 kg sur les bandes. Le revêtement de dossiers se décolle facilement. Les échantillons traités par l'agent émulsionnant ont par contre une adhérence de 8 à 12 kg et,dans la plupart des cas, le reve- tement de dossiers se déchire. EXEMPLE 2 A la place du produit du commerce Acmosil 180 V seul, on utilise des mélanges de ce produit et d'une solution à 10 % de Texapon dans des rapports de 2:1, 1:1 et 1:2 dans le 1,l,l-trichloréthane et on utilise ces mélanges comme agents de démoulage. Les adhérences passent de 5 à 8 et 12 kg avec des proportions croissantes de Texapon. EXEMPLE 3 On combine les opérations des exemples 1 et 2. Avec une adjonction de 10 % seulement de Texapon à l'agent de démoulage, et dans le cas du traitement subséquent par l'agent émulsionnant, on mesure des valeurs maximales d'adhérence qui se situent entre 12 et 14 kg. Dans les exemples qui précèdent, pour l'étude de l'aptitude au collage, on a utilisé une colle universelle en dispersion à base de polyacrylate avec charge minérale et une colle en dispersion à base de latex également chargée. R E V E N D I C A T I O N S 1. Procédé pour améliorer l'aptitude au collage et/ou à l'application de peintures d'articles façonnés en résines synthétiques préparés avec utilisation d'agents de démoulage, le procédé se caractérisant en ce que l'on ajoute aux agents de démoulage des agents émulsionnants, dispersants ou mouillants de types connus. 2. Procédé selon la revendication l, caractérisé en ce que, au lieu d'ajouter les agents émulsionnants, dispersants ou mouillants à l'agent de démoulage, on les applique par la suite sur l'article façonné. 3. Procédé selon la revendication l ou 2, caractérisé en ce que l'on utilise > comme agents émulsionnants, du laurylsulfonate de sodium, des adducts de 3 à 10 moles d'oxyde d'éthylène sur l'alcool laurylique, un éther de polyglycol de 3-benzyl-4-hydroxy-biphényle, un di-sec-butylnaphtalène-sulfonate, un dînaphtylméthane-sulfonate etlou des adducts de 4 à 10 moles d'oxyde d'éthylène sur de la stéarylamine.