Procédé et dispositif pour vérifier l'état mécanique d'une structure. L'invention a pour objet des procédés et des dispositifs pour vérifier l'état mécanique d'une structure composée d'un assem- blage de membrures, notamment d'une structure métallique immergée supportant une plateforme. Le terme membrure est employé dans un sens général pour désigner les divers éléments d'une structure qui peut être composée de poutrelles, de profilés, de tubes ou de barres. Le secteur technique de l'invention Et celui de la construc- tion des appareils de contr8le de l'état mécanique des structures. On connaît des procédés dits d'analyse vibratoire des structures selon lesquels on excite mécaniquement une structure dans des conditions déterminées et parfaitement reproductibles, on mesure chaque fois les signaux d'excitation et la réponse dynamique des di- vers éléments de la structure, on traite ces mesures pour en déduire une fonction de transfert qui est un rapport entre les signaux de réponse et les signaux d'excitation et on répète ces mesures à in- tervalles de temps. Si des- fissures de quelque importance sont apparues dans une poutrelle, la fonction de transfert de cette poutrelle est modifiée et la modification dépend de la taille et de la localisation du défaut. La répétition des mesures à intervalles de temps permet de déceler les fissures avant que le développement de celles-ci ne mette en danger la résistance mécanique de la structure. Une application particulièrement intéiessanLe de ces pro- cédés est la surveillance périodique de l'état mécanique des structu- res métalliques immergées qui supportent les plateformes de forage ou d'exploitation pétrolière en mer, qui sont soumises à un milieu am- biant agressif soit par corrosion, soit par fatigue due aux sollici- tations répétées de la houle. On sait que de graves accidents de rupture et de chavirement de ces plateformes se sont produits et il est important de disposer de procédés et de dispositifs efficaces et le moins onéreux possible pour surveiller l'état mécanique de ces structures de façon régulière afin de prévenir des accidents,d'assu- rer la sécurité du personnel et d'éviter des risques graves de pollu- tion de la mer. On exposera brièvement les bases théoriques des procédés de surveillance dynamique des structures selon l'invention afin de pré- ciser les termes utilisés. Lorsqu'un ou plusieurs chocs ou ébranlements successifs sont appliqués à une structure par une source d'excitation mécanique, celle- ci est soumise à des vibrations amorties et on peut mesurer pendant un intervalle de temps T, un signal d'excitation dynamique f(t) qui varie et qui peut être par exemple une pression, une force-Caundéplace- ment et un signal dynamique de réponse x(t) qui peut être par exemple une accélération, une vitesse, un déplacement ou une position. Le temps T est suffisant pour que les.signaux d'excitation et de réponse soient complètement amortis. On peut exciter globalement la structure et mesurer indivi- duellement les réponses de certaines membrures. Selon une caractéristique des procédés selon l'invention, on excite individuellement et ponctuellement chaque membrure à vérifier. Le signal de réponse d'une membrure dépend du point o on le mesure. Selon une autre caractéristique de l'invention, on mesure avantageusement la réponse d'une membrure au même point ou en un point très voisin de celui o l'on excite la membrure. Les signaux dynamiques d'excitation f(t) et de réponse x(t) sont traités pour en déduire une fonction de transfert. Selon l'invention, on applique d'abord aux signaux d'excita- tion et de réponse une transformation de FOURIER, c'est-à-dire que pour chaque fréquence w, on calcule les fonctions complexes F(w) = T f(t)e jwt dt et ( =0T _jwit j2 et X(U) = f x(t)e dt avec i= 1, ainsi que les fonctions conjuguées F(w) et X(). On calcule ensuite -La fonction SFF(Ỏ=F().F(n) dite auto-spectre d'excitation - et la fonction S (w) = F(w).X(w) dite spectre croisé XF excitation réponse. On calcule enfin une fonction de transfert H(w) égale au SXF(w) rapport SXF(w) La fonction de transfert H(w) est une fonction complexe qui dépend de la fréquence et dont le module présente un maximum ou un pic pour chaque fréquence correspondant à.une résonance du membre de la structure dont on mesure la réponse. - Un défaut mécanique, par exemple une fissure,se développant sur un membre d'une structure provoque une modification progressive des fréquences propres, laquelle se traduit par un déplacement des pics de la fonction de transfert. Les procédés de surveillance dynamique des structures ont été utilisés à ce jour en appliquant un ou plusieurs chocs ou ébran- lements mécaniques à l'ensemble de la structure et en mesurant les réponses des différents membres de la structure. Cette méthode exige que l'excitation ait une énergie suffisante pour ébranler l'ensemble de la structure. Pour ébranler l'ensemble d'une structure aérienne posée sur le sol, on a utilisé un vérin hydraulique qui prend appui sur un point fixe ancré au sol et qui applique une force variable à la structure. Un tel appareil n'est pas utilisable en mer. On a également utilisé un vérin dont une des parties est solidaire de la structure à exciter et dont l'autre partie est soli- daire d'une masse mobile. Le vérin impose un mouvement relatif entre la masse mobile et la structure et exerce sur cette dernière une force variable due à l'effet d'inertie de la masse mobile. Pour obtenir une force suffisante capable d'ébranler l'ensemble d'une structure, on doit utiliser une masse mobile importante, de l'ordre de 1.000 à 3.000 Kg. Le poids et l'encombrement d'un tel appareil ne permettent pas une utilisation sous-marine pour vérifier des structures immergées. Un objectif de la présente invention est de procurer des moyens relativement légers et peu coûteux permettant d'ffectuer rapide- ment et fréquemment des mesures d'excitation et de réponse dynamique des différents éléments d'une structure, plus particulièrement d'une structure immergée, et de localiser avec précision les membres de la structure sur laquelle sont apparus des défauts dont l'importance met en danger la solidité de la structure. Un autre objectif de la présente invention est de procurer des dispositifs d'excitation et de mesure des signaux d'excitation et de réponse de certains membres d'une structure immergée qui soient peu encombrants et peu onéreux au point qu'il est possible de les lais- ser à demeure sur les éléments à surveiller afin que les excitations et les mesures soient faites chaque fois aux mêmes endroits et dans des conditiond rigoureusement identiques. De plus cette solution permet de raccorder les dispositifs d'excitation et de mesure à la surface et de disposer en permanence sur les plateformes d'un dispo- sitif de vérification qui permet de multiplier les contrôles sans entraîner des frais importants du fait que l'on supprime ainsi la nécessité de recourir chaque fois à des plongeurs pour aller mettre en place les appareils de mesure sur les différents membres de la structure. Un procédé selon l'invention pour vérifier l'état mécanique d'une structure composée d'un assemblage de membrures, notamment d'une structure métallique immergée comporte, de façon connue, les opérations suivantes: on excite mécaniquement ladite structure et on mesure simultanément les signaux dynamiques d'excitation et les signaux dynamiques de réponse de certaines membrures, on répète les mêmes opérations dans le temps et on surveille l'évolution des répon- ses desdites membrures. Un procédé selon l'invention se distingue des procédés connus par le fait que l'on excite individuellement et ponctuellement chaque membrure à vérifier, que l'on mesure la réponse de chaque membrure au point d'excitation ou en un point très voisin et qu'on applique aux signaux un traitement défini ci-dessus, qui permet d'établir une fonction de transfert H(w) qui présente des pics qui correspondent aux fréquences propres de la membrure. Un dispositif selon l'invention pour vérifier l'état mécani- que de certaines membrures d'une structure composée d'un assemblage de membrures, notamment d'une structure métallique immergée est caractérisé en ce qu'il comporte un dispositif d'excitation mécanique qui est fixé rigidement à ladite membrure et qui permet d'ébranler mécaniquement celleci, un capteur qui est incorporé audit dispositif et qui capte les signaux dynamiques d'excitation de ladite membrure, un capteur qui est fixé à ladite membrure et qui capte les signaux dy- namiques de réponse de ladite membrure et des moyens pour enregis- trer simultanément les signaux émis par lesdits capteurs pendant une durée suffisante pour qu'ils soient complètement amortis. De préférence, le dispositif d'excitation mécanique compor- te un vérin à double effet dont le piston est relié par une tige à une masselotte située à l'intérieur d'un boîtier étanche rempli de gaz, lequel boîtier est fixé rigidement à ladite membrure. Selon un mode de réalisation préférentiel le fond du boltier étanche repose sur une enclume qui est fixée rigidement à ladite membrure, laquelle enclume comporte un puits central dans le fond duquel est placé un capteur d'excitation et ladite masselotte com- porte un marteau en relief qui pénètre dans ledit puits. Avantageusement, un tampon amortisseur est intercalé entre le marteau et le capteur d'excitation. Selon un mode de réalisation préférentiel, le vérin est un vérin pneumatique et le corps cylindrique dudit vérin comporte une cloison transversale contre laquelle ledit piston vient en butée en position de repos, laquelle cloison est traversée par un orifice de faible section et un joint torique entoure ledit orifice et lorsque le piston est en butée contre ledit joint, un espace intermédiaire subsiste entre le piston et ladite cloison et ledit joint sépare de façon étanche cet espace intermédiaire dudit orifice. L'invention a pour résultat la possibilité de détecter des fissures ou des défauts de différentes membrures composant une struc- ture, notamment une structure métallique immergée, à partir de l'obser- vation de l'évolution de la réponse dynamique de cette structure à une excitation dynamique individuelle et ponctuelle de celle-ci. Un avantage de l'invention réside dans le fait que les dispositifs d'excitation et de mesure utilisés forment un ensemble peu encombrant et de faible poids facile à manipuler sous l'eau. Les dispositifs selon l'invention sont faciles à entretenir et très fiable. De plus, le coût de construction de ces dispositifs est relativement faible, de telle sorte que l'on peut équiper chaque membrure à surveiller d'un dispositif qui reste en place en permanence ce qui permet de multiplier les mesures. La description suivante se réfère aux dessins annexés qui représentent, sans aucun caractère limitatif, un exemple de réalisation et d'utilisation d'un dispositif selon l'invention. La figure I est une vue d'ensemble du dispositif. La figure 2 est une coupe de la figure I selon II-II. La figure I représente une membrure 1 d'une structure qui fait partie par exemple d'une structure immergée composée d'un assemblage de tubes d'acier, par exemple d'une structure supportant une plateforme de forage en mer. Sur ce tube on a fixé rigidement au moyen de colliers 2 et 3, d'une part, un dispositif d'excitation mé- canique 4 et, d'autre part, un capteur de réponse dynamique 5. Dans l'exemple représenté, le capteur de réponse 5 est placé à proximité de l'excitateur 4. Il peut également être contenu dans le même boîtier que l'excitateur 4. La figure 2 représente une coupe transversale à plus grande échelle du dispositif d'excitation mécanique 4 fixé sur une membrure tubulaire 1 par un collier 3. Le dispositif 4 comporte un vérin, de préférence un vérin pneumatique à double effet, composé d'un corps cylindrique 6 et d'un piston 7 qui définissent deux chambres 8 et 9 séparées par le piston. Le piston 7 est relié par une tige 10 à une masselotte Il dont la masse est de quelques dizaines de kilogrammes. Les deux chambres 8 et 9 sont reliées respectivement par des conduits flexibles 12 et 13 à un distributeur qui alimente l'une en air comprimé pendant que l'autre est mise en basse pression, par exemple à la pression atmosphérique ou à la pression hydrostatique environ- nante. Ce distributeur permet d'inverser les pressions. La masselotte Il a par exemple une forme cylindrique et elle se déplace axialement dans un bottier cylindrique étanche 14 qui la guide et qui est rempli d'air ou d'un gaz. Le fond du bottier 14 prend appui sur un bloc 15, appelé enclume. Le bloc 15 comporte, sur chacune de ses deux faces parallèles à l'axe du tube 1, deux plaques parallèles 16, formant une chape en forme de fourche, qui supporte un axe 17. Chacun des axes 17 porte une tige filetée 18 qui passe entre les deux plaques et qui peut pivoter autour de l'axe 17. Un collier 2 qui est constitué par exemple par un câble en acier, passe autour du tube 1 et est fixé par ses deux extrémités sur les deux tiges filetées 18. Des écrous 19 permettent de mettre le collier en ten- sion et de rendre l'enclume 15 solidaire du tube 1. Bien entendu, la fixation de l'enclume sur le tube pourrait être remplacée par tout autre dispositif de fixation équivalent au collier 2. L'enclume 15 comporte un puits central 15a dans le fond duquel est placé un capteur 20 qui est par exemple un capteur de force ou un capteur de pression piézométrique. Le capteur 20 est surmonté d'une plaquette 21 en un matériau amortissant, par exemple en caoutchouc synthétique. La masselotte Il présente; à l'extrémité dirigée vers l'enclume, une partie en relief lia, qui fait fonction de marteau, qui pénètre dans le puits central 15a et qui vient frapper le tampon 21 avec une vitesse de l'ordre de 4 à 5 m/sec et une force de l'ordre de 40 à 90 KN. Le r8le du tampon 21 est de filtrer les fréquences éle- vées et de concentrer l'énergie du choc dans la bande de fréquences contenant les fréquences de résonance de la membrure le qui sont des fréquences relativement basses, généralement inférieures à Hz. Le tampon 21 a également pour fonction d'éviter tout re- bond de la masselotte Il qui perturberait les mesures. Le cylindre 6 du vérin est relié au boîtier 14 par des vis 22 ou tout autre moyen de fixation équivalent avec inter- position d'une couche 23 d'un matériau souple, par exemple d'un élastomère, destiné à absorber les réactions que le corps du vérin 6 pourrait exercer sur le boîtier 14. Le capteur 20 est connecté à la surface par un câble 25 qui transmet les signaux captés, par exemple à un appareil d'enre- gistrement analogique ou numérique. Le vérin 6 comporte une cloison transversale, 26 percée d'un orifice central 27. En position haute, le piston 7 vient en butée contre la cloison 26. Un joint torique 28 est logé dans une gorge de la face supérieure du piston ou dans une gorge de la face inférieure de la cloison 26 et entoure-l'orifice 27. L'espace 29 qui est intermédiaire entre le dessus du pis- ton et la face inférieure de la cloison 26 et qui est situé à l'extérieur du joint torique 28, est mis en communication par un conduit capillaire 30 avec un flexible 31, qui est contenu dans le même câble ombilical que le câble 25. Ce flexible 31 communique avec la surface et maintient l'espace 29 à basse pression lorsque le piston 7 est immobilisé en position haute. Le fonctionnement du dispositif d'excitation mécanique 4 est le suivant. Au départ, la chambre 9 est en haute pression, le piston 7 est en butée contre la cloison 26 et la masselotte est en position haute comme le représente la figure 1. Pour exciter mécaniquement la membrure 1, on inverse le distributeur situé hors de l'eau, de sorte que la pression croît progressivement dans la chambre 8 et décroît dans la chambre 9. Le piston est soumis à deux poussées antagonistes. Soit SM la surface du piston, S la section droite de l'orifice 27, P8(t) et P9(t) les pressions respectives à un ins- tant t dans la chambre 8 et dans la chambre 9. Le piston quittera la position en butée contre la cloison 26 à un instant to o P8(to).Sm = P9(to).SM. A un instant to+s, e étant un intervalle de temps très faible, le piston 7 n'est plus en appui contre la cloison 26, le joint torique 28 n'assure plus aucune étanchéité et la pression P8(t) s'applique sur toute la face supérieure du piston, soit sur une section S M. Le conduit -30 étant de faible section, l'air comprimé ne peut s'échapper en quantité nota- ble par ce conduit en un temps très bref. A cet instant, le piston se trouve soumis brusquement à une force dirigée vers le bas égale à SM[ P8(t)-Pg(t)q, qui est sensiblement égale à P8(t).(SM - S). Ainsi, si la surface S de l'orifice 27 est dix fois m plus petite que la section SM du piston, pour une surface de piston de l'ordre de 100 cm2 et une haute pression de l'ordre de 12 bars, la force qui est appliquée brusquement au piston est de l'ordre de 10 KN. Si la masse totale du piston et de la masselotte est de l'ordre de 50 Kg, la masselotte Il se trouve propulsée vers l'en- clume avec une accélération de l'ordre de 200 m/s2 et exerce donc sur l'enclume un choc violent, qui est transmis à la membrure I et qui ébranle celle-ci. La réaction du corps 6 du vérin pendant cette phase est absorbée par les couches amortissantes 23 et 24 de sorte que la membrure 1 est excitée seulement par le choc de la masselotte sur l'enclume. Le capteur 20 qui est situé entre la masselotte et l'enclume capte les forces transmises par la masselotte à l'enclume etde là, à la membrure et le signal variable délivré par le capteur correspond donc à l'excitation mécanique de la membrure, qui est appliquée localement à celle-ci. On remarquera que sous la seule condition que l'on utilise chaque fois de l'air comprimé à la même pression, le vérin 6 muni d'une cloison 26 percée d'un orifice 27 permet d'appliquer chaque fois à la masselotte Il la même accélération et donc d'exciter cha- que fois la membrure I dans les mêmes conditions, ce qui est préférablepour l'étude de l'évolution de la réponse de la membrure. De plus, comme on le voit, le dispositif d'excitation 4 est un dispositif simple et peu onéreux et l'on peut fixer un dispositif à chacune des membrures à surveiller et les laisser à demeure sur celles- ci, ce qui présente l'avantage d'exciter la membrure rigoureusement au même endroit lors de chaque vérification, ce qui est essen- tiel pour que les différences de réponse soient significatives. De plus, en laissant en place les appareils sur chaque membrure à surveil- ler, on évite des frais élevés de mise en place par des plongeurs et on peut multiplier à peu de frais les vérifications. Un dispositif selon l'invention comporte, en outre, un capteur destiné à mesurer la réponse dynamique de la membrure I au choc de la masselotte Il sur l'enclume. Le capteur 5 est par exemple un accéléromètre placé à l'intérieur d'un boîtier étanche 32 qui est fixé au tube I par un collier 3 du même type que le collier 2. L'accéléromètre com- porte des pointes 33, 34 qui sont maintenues au contact du tube 1. Les pointes 33 et 34 sont, de préférence, parallèles à l'axe du vérin 6 et elles détectent les variations de l'accéléra- tion transversale du tube dans la direction parallèle à l'axe du vérin, qui est la direction du choc. L'accéléromètre 5 est relié à la sur- face par un câble 35 qui retransmet les signaux captés à un appa- reil de traitement ou à un enregistreur analogique ou numérique. Bien entendu, l'accéléromètre 5 pourrait être remplacé par tout autre capteur dynamique tel qu'un capteur de vitesse, de force, de pression, de déplacement ou de position. Les signaux transmis par le capteur 5 sont enregistrés pendant une durée déterminée, de l'ordre de plusieurs secondes, qui est supérieure à la durée nécessaire pour que la réponse de la mem- brure I au choc de la masselotte soit complètement amortie. Le capteur 20 mesure un signal d'excitation variable f(t) et le capteur 5 mesure simultanément un signal de réponse variable x(t). De préférence, lors de chaque opération, on provoque plu- sieurs chocs successifs de la masselotte séparés par des espaces de temps suffisants pour que la réponse à chaque choc ait eu le temps de s'amortir complètement et on effectue une moyenne des signaux d'exci- tation f(t) et de réponse x(t) pour faciliter le traitement. Comme on l'a vu plus haut, le traitement consiste à appli- quer aux signaux une transformation de FOURIER qui permet de calculer les fonctions complexes F(w) et X (), puis on calcule les fonctions SFF(w) et SXF (w) et la fonction de transfert H(w) égale au rapport de ces fonctions, dont le module présente des pics qui correspondent auxfréquences de résonance de la membrure 1. Une fissuration de cette membrure d'une certaine importance, entraîne un déplacement des pics. Par rapport aux procédés et dispositifs connus selon lesquels on excite globalement une structure, le procédé et le dispositif se- lon l'inventionselon lesquels on excite individuellement chaque membrure de la structure, présentent de nombreux avantages. Les dispositifs utilisés sont simples. Ils comportent une seule pièce en mouvement placée à l'intérieur d'un boîtier étanche. Ils ne comportent aucun circuit électronique sous-marin. Cette simplicité assure une bonne fiabilité. La sécurité d'un dispositif selon l'invention est totale tant du point de vue des risques de pollution de la mer que du point de vue de la sécurité du personnel. Il ne présente aucun risque de pollution de la mer en cas de rupture d'un flexible hydraulique ni aucun risque d'électrocution du personnel. Un dispositif selon l'invention est peu encombrant et son poids apparent dans l'eau peut être nul ou très réduit, ce qui permet à des plongeurs de le transporter facilement sous l'eau pour le fixer aux membrures de la structure. En cas de rentrée accidentelle d'eau de mer dans l'appareil, il suffit de nettoyer celui-ci, de le sécher et on peut le remettre en service. Les dispositifs selon l'invention présentent l'avantage de nécessiter un équipement complémentaire très réduit, à savoir une réserve d'air comprimé qui peut être par exemple une bouteille du type utilisé pour alimenter les appareils respiratoires de plongée, un détendeur et une vanne ou un distributeur inverseur qui permet de déclencher le choc. R E V E N D I C A T I O N S - Procédé pour vérifier l'état mécanique de certaines membrures d'une structure composée d'un assemblage de membrures, notamment d'une structure métallique immergée, selon lequel on excite méca- niquement ladite structure, on mesure simultanément les signaux dynamiques d'excitation et de réponse desdites membrures, on ré- pète les mêmes opérations dans le temps et on surveille l'évolu- tion des réponses desdites membrures, caractérisé en ce que l'on excite individuellement et localement chacune des membrures à vé- rifier, on mesure simultanément les signaux d'excitation et de réponse de ladite membrure pendant une durée suffisante pour qu'ils soient complètement amortis, on traite lesdits signaux pour en dé- duire un rapport entre les signaux simultanés qui varie avec la fréquence et qui présente des pics correspondant aux fréquences propres de résonance de ladite membrure et, lorsque ces opérations sont répétées dans le temps, on surveille les déplacements éven- tuels desdits pics qui indiquent des modifications mécaniques de ladite membrure. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on excite chaque membrure à vérifier en un point de ladite membrure et on mesure les signaux de réponse de ladite membrure au meme point ou en un point très voisin. 3 - Procédé selon l'une quelconque des revendications I et 2, carac- térisé en ce que le traitement des signaux d'excitation f(t) et de réponse x(t) comporte les opérations suivantes: - on applique auxdits signaux une transformation de FOURIER qui permet d'obtenir les fonctions complexes F(w) et X(w) et les fonctions conjuguées F(w) et X(X); - on calcule les fonctions. SXF(w) = F(W).F(w) et FiF ( = F(û).X(w); SXF(W) - et on calcule une fonction de transfert H(W) = S( S FF(WA) qui présente des pics correspondant aux fréquences propres de ladite membrure. 4 - Dispositif pour vérifier l'état mécanique de certains membrures d'une structure composée d'un assemblage de membrures (1), notam- ment d'une structure métallique immergée, caractérisé en ce qu'il comporte un dispositif d'excitation mécanique (4) qui est fixé rigidement à ladite membrure (1) et qui permet d'ébranler mécani- quement celle-ci, un capteur (20) qui est incorporé audit dispo- sitif et qui capte les signaux dynamiques d'excitation de ladite membrure, un capteur (5) qui est fixé à ladite membrure et qui capte les signaux dynamiques de réponse de ladite membrure et des moyens pour enregistrer simultanément les signaux émis par lesdits capteurs (4 et 5) pendant une durée suffisante pour qu'ils soient complètement amortis. - Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que ledit dispositif d'excitation mécanique (4) comporte un vérin (6) à dou- ble effet dont le piston (7) est relié par une tige (10) à une masselotte (11) située à l'intérieur d'un bottier étanche (14) rempli de gaz, lequel boîtier est fixé rigidement à ladite mem- brure. 6 - Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que le fond dudit boîtier étanche repose sur une enclume (15) qui est fixée rigidement à ladite membrure, laquelle enclume comporte un puits central (15a) dans le fond duquel est placé un capteur d'excita- tion (20) et ladite masselotte comporté un marteau en relief (lia) qui pénètre dans ledit puits. 7 - Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'il comporte un tampon amortisseur (21) intercalé entre ledit marteau (lia) et ledit capteur d'excitation (20). 8 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 5 à 7, carac- térisé en ce que ledit vérin (6) est un vérin pneumatique et le corps cylindrique dudit vérin comporte une cloison transversale (26) contre laquelle ledit piston vient en butée en position de repos, laquelle cloison est traversée par un orifice (27) de faible section et un joint torique (28) entoure ledit orifice (27) et lorsque le piston (7) est en butée contre ledit joint (28), un espace intermédiaire (29) subsiste entre le piston (7) et ladite cloison (26) et ledit joint (28) sépare de façon étanche cet espace intermédiaire (29) dudit orifice (27). 9 - Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que ledit espace intermédiaire (29) est relié par un conduit capillaire (30) de faible section à un conduit flexible (31) qui communique avec la surface et qui maintient ledit espace intermédiaire à basse pression lorsque le piston (7) est en butée. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 5 à 9, caractérisé en ce que chacune des deux chambres (8 et 9> dudit vérin est reliée à un distributeur ou une vanne d'inversion qui permet d'envoyer un gaz comprimé dans l'une des chambres et de mettre l'autre chambre simultanément à basse pression. Il - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 5 à 10, carac- térisé en ce que le corps cylindrique dudit vérin (6) est relié, de façon étanche, audit bottier (14) avec interposition d'une couche (23) d'un matériau souple.