La présente invention se rapporte au décolmatage notamment détartrage de conduits, par exemple conduits de corps de chauffe, notamment sous forme de serpentins, en particulier pour les chauffe-eau. En général, lorsqutun serpentin de chauffe-eau est colmaté par le tartre, l'usager fait appel à son installateur qui procède à un échange standar, opération relativement conteuse. Le détartrage effectué par l'installateur ou autre professionnel, tel que plombier, consiste en général à immerger le serpentin dans un bac rempli d'agent détartrant. Mais cette mise en oeuvre de détartrage demande un matériel spécialisé et des précautions qui ne sont pas à la portée d'un usager non professionnel. La présente invention a pour objet un dispositif de décolmatage notamment détartrage d'un conduit qui peut être utilisé d'une manière simple et facile par n'importe quel usager professionnel ou non, sans exiger une présence pendant le détartrage. Suivant l'invention, un dispositif de décolmatage d'un conduit ayant une zone colmatée, est caractérisé en ce qu'il comporte une capacité fermée adaptée à contenir un agent décolmatant liquide et ayant un moyen de sortie du dit agent, des moyens de raccordement du dit moyen de sortie de la capacité à une extrémité du conduit, ces moyens de raccordement étant tels que le dit moyen de sortie soit placé en bas de la capacité et situé à un niveau supérieur à celui de l'extrémité la plus proche de la zone colmatée du conduit, la dite capacité ayant des moyens amorçage pour injecter une petite quantité d'agent par le dit moyen de sortie via les dits moyens de raccordement dans la zone colmatée du conduit pour amorcer une réaction de décolmatage laquelle se poursuit d'elle-meme. Dans le cas du détartrage, l'agent détartrant, par exemple acide chlorhydrique réagit sur le tartre pour donner naissance à un gaz sous pression. C'est l'énergie développée par ce gaz qui sert de moteur au processus de détartrage, en faisant avancer le front de la réaction chimique dans le conduit. On déclenche la réaction en introduisant la petite quantité de détartrant dans le conduit. L'intervention de l'opérateur est dès lors terminée, il peut disposer de son temps pendant le détartrage qui peut prendre de un quart d'heure à plusieurs heures suivant l'agent détartrant. Après l'opération, il suffit de dé connecter les pièces, de jeter la capacité et de rincer et récupérer les moyens de raccordement puis de rincer le conduit et de le remonter avec des joints neufs. Aucun contact n'a lieu ni avec l'agent détartrant, ni avec les vapeurs corrosives. On vérifie le bon fonctionnement, en constatant l'intermittence d'une remontée de bulles dans la capacité. En vue de l'injection d'une petite quantité d'agent dans le conduit pour l'amorçage, la capacité est avantageusement prévue avec un volume variable par exemple sous forme d'une cartouche déformable ou d'une seringue. Ou encore, la capacité est agencée de façon à pouvoir etre chauffée par exemple par la chaleur de la main pour provoquer une dilatation d'un matelas d'air prévu dans la capacité au dessus de l'agent liquide. On peut aussi prévoir une entrée d'air obturable sur la capacité, située de préférence à l'opposé du moyen de sortie d'agent. En ouvrant cette entrée d' air, on permet à l'agent de s'échapper en petite quantité après quoi on referme l'entrée d'air. De préférence, la capacité consiste en une cartouche déformable transparente ou translucide. Dans une forme d'exécution, les moyens de raccordement comportent un raccord coudé dont chaque extrémité est vissable dans un écrou de l'extrémité du conduit, tandis que chaque autre extrémité est vissable sur la cartouche en assurant la perforation de celle-ci. La cartouche présente une bonne résistance à l'éclatement, du fait qu'elle est vissée à l'intérieur du raccord. Les deux extrémités du raccord ont avantageusement des diamètres extérieurs différents de façon à s'adapter respectivement à deux dimensions d'écrous. La présente invention a également pour objet un procédé de décolmatage, notamment détartrage d'un conduit, caractérisé en ce qu'il consiste à raccorder à une extrémité du conduit, une capacité fermée contenant un agent décolmatant, à faire passer une petite quantité d'agent de la capacité dans le conduit pour amorcer une réaction chimique, et à laisser se poursuivre la réaction en observant son bon déroulement par l'apparition de bulles dans la capacité par intermittence. Un autre objet encore de l'invention est une panoplie de présentation d'un dispositif de décolmatage, notamment détartrage, caractérisée en ce qu'elle comporte un support recevant d'une part au moins un exemplaire de la capacité et d'autre part les moyens de raccordement. Des formes d'exécution de l'invention sont ci-après décrites à titre d'exemple en référence aux dessins annexés, dans lesquels: la figure 1 est une vue en élévation d'un dispositif de détartrage suivant l'invention en position de fonctionnement la figure 2 montre à plus grande échelle le raccord coudé de ce dispositif; la figure 3 est une vue à plus grande échelle encore d'une extrémité de ce raccord coudé adapté à perforer la cartouche; la figure 4 est une vue de la cartouche avant perforation; la figure 5 est une panoplie comportant plusieurs cartouches; la figure 6 est une vue analogue à la figure 5 mais dans laquelle la panoplie est prévue avec une seule bouteille remplissable; la figure 7 illustre amorçage au moyen d'une capacité consistant en une cartouche déformable;; la figure 8 concerne une variante d'amorçage par une capacité en forme de seringue; la figure 9 concerne une autre variante d'amorçage par une capacité chauffable; la figure 10 concerne une autre variante encore d'amorçage par une capacité ayant une entrée d'air obturable. On se référera d'abord à la figure 1 où l'on voit en 10 le serpentin d'un corps de chauffe d'un chauffe-eau présentant deux extrémités 11 munies chacune d'un écrou 12. En vue du détartrage de ce serpentin 10, on utilise un dispositif se composant d'une capacité de volume variable 13 adaptée à contenir un agent détartrant par exemple de l'acide chlorhydrique plus ou moins concentré notamment de l'acide à 200 Baumé ou ayant une concentration plus faible. Le dispositif comporte également des moyens de raccordement, notamment sous forme d'un raccord coudé 14, interposé entre cette capacité 13 et une des extrémités 11 du conduit 10. La capacité 13 est constituée par une cartouche déformable transparente ou translucide (figure 4) comportant une bouteille de forme appropriée 15 en toute matière appropriée déformable résistant à l'action de l'agent détartrant et présentant un goulot fileté 16. Sur le goulot fileté 16, est vissé un bouchon 17 adapté à autre collé sur le dit goulot 16 en vue de l'étanchéité. Le b ou- chon 17 présente un embout fermé 18 ayant un filetage 19. Le raccord coudé 14 (figures 2 et 3) a deux extrémités filetées extérieurement 20 et 21. Les extrémités 20 et 21 ont des diamètres extérieurs différents correspondant respectivement à deux dimensions usuelles pour les écrous 12. Par exemple une des extrémités 20 est adaptée à être vissée dans un écrou 12 correspondant à un conduit de 15mm/21 mm tandis que l'extrémité 21 est adaptée à être vissée dans un écrou 12 correspondant à un conduit de 12 mm/17 mm. Le raccord coudé 14 comporte également à chaque extrémité un perçage taraudé 22 adapté à être vissé sur l'extrémité filetée 19 des cartouches 13. Alors que les filetages extérieurs 20 et 21 ont des dimensions différentes dans un but d'adaptation à des conduits de diverses dimensions, le perçage taraudé 22 a exactement la même dimension à chaque extrémité puisqu'il est destiné à s'adapter à la seule dimension de l'extrémité filetée 19 de la cartouche 13. A chaque extrémité du raccord coudé 14, est prévu un embout conique de perforation 23 (figures 2 et 3) adapté à perforer l'extrémité 18 de la cartouche lorsque le perçage taraudé 22 est vissé sur l'extrémité 19, ceci d'une manière parfaitement étanche. L'embout 23 comporte un perçage 24 permettant de faire communiquer la bouteille 15 avec le raccord 14. A la figure 1, on voit qu'une des extrémités du raccord coudé 14 est vissée en 22-19 sur la cartouche 13, tandis que l'autre extrémité est vissée en 21 sur l'écrou 12 d'une extrémité 11 du conduit à détartrer 10. On appréciera que les deux extrémités 11 du serpentin 10 ont une sortie horizontale. On place une extrémité du raccord 14 avec un joint sur une extrémité du serpentin 10 et on bloque l'é- crou 12 pour assurer l'étanchéité. L'autre extrémité du raccord 14 est alors placée verticalement vers le haut. On introduit la cartouche 13 dans cette extrémité du raccord et en vissant en 22-19, on procède à la mise en communication du liquide détartrant contenu dans la cartouche 13 avec le raccord 14, la cartouche 13 étant ainsi placée la tête en bas. L'ensemble cartouche 13, raccord 14 et serpentin 10 se trouve ainsi assemblé de manière étanche et seule l'autre extrémité du serpentin-n'est pas obturée. Le moyen de sortie 18 de la cartouche 15 est placé en bas de celle-ci et est situé à un niveau Nl supérieur au niveau N2 de l'extrémité la plus proche E de la zone entartrée Z du conduit 10. On déclenche la réaction chimique (figures 1 et 7) en pin ayant à la main le corps déformable 15 de la cartouche 13 pour introduire une petite quantité de liquide détartrant dans le serpentin 10. L'intervention de l'opérateur est terminée. I1 peut disposer de son temps pendant le détartrage qui peut prendre de un quart d'heure à plusieurs heures suivant la concentration du liquide et le degré d'entartrement du serpentin. Après l'opération, l'usager revient déconnecter les pièces, jeter la cartouche vide 13, rincer et récupérer le raccord coudé 14, rincer le serpentin 10 et remonter le corps de chauffe avec des joints neufs. Aucun contact n'a lieu ni avec le liquide détartrant, ni avec les vapeurs corrosives. On s'assure du bon fonctionnement en constatant l'alternance d'une remontée des bulles dans la bouteille transparente 13. La période d'intermittence est de quelques secondes. Plus particulièrement, on constate la montée de bulles dans la bouteille 15 pendant cinq à quinze secondes, puis rien pendant cinq à quinze secondes, puis à nouveau desbulles qui remontent dans la cartouche etc... Ces valeurs ne sont données qu'à titre indicatif et dépendent essentiellement de la nature et la concentration du liquide de réaction. Le détartrage provoque des vomissements par spasmes à l'extrémité libre une fois que la réaction est amorcée, puis des dégagements de bulles lorsque la réaction s'achève. On appréciera que le dispositif est d'une utilisation rapide et ne nécessite pas la présence de l'opérateur pendant le détartrage proprement dit. L'appareil permet d'utiliser des liquides de réaction forts tels qu'utilisés par les plombiers (par exemple acide chlorhydrique à 20 Baumé) sans risque de contact du liquide ou de vapeurs corrosives et nocives avec la peau, les vêtements, les objets métalliques ou autres. I1 faut noter l'étanchéité absolue à tout moment en amont de la réaction, là ou le pouvoir actif du liquide est maximum. Par contre, après la réaction, à la sortie libre du serpentin, le pouvoir actif est pratiquement annulé, le liquide est dénaturé. S'il s'agit d'un acide, son pH a remonté au voisinage de 7. Les différents métaux en jeu sont donc protégés de la corrosion du liquide : extérieur métallique du corps de chauffe, outils de l'opé- rateur, métaux sur les lieux, bacs de vidange, tuyaux d'écoulement. L'appareil permet aussi d'utiliser avantageusement des liquides de réaction faibles sans nécessiter une opération très longue. En outre, l'appareil présente l'avantage d'être utilisable avec des doses (figure 5) grâce aux cartouches 13. Chaque dose, est calculée pour servir pour le débouchage d'un chauffe-eau peu ou moyennement entartré. Si le serpentin est très entartré on utilise deux doses. Dans le cas où le détartrage nécessite une pluralité de doses, il est préférable de ne pas rincer entre deux doser, mais plutt de procéder au remplacement immédiat de la première cartouche par la suivante. Le dispositif est avantageusement présenté sous forme d'une panoplie ayant un support plan 25, par exemple en carton qui reçoit d'une part plusieurs exemplaires de cartouches 13 d'autre part le raccord coudé 14 (figure 5) et également une notice explicative 26, le tout recouvert d'un plastique transparent. Dans la variante représentée à la figure 6, la panoplie désignée par 25' comporte toujours le raccord 14 mais au lieu de plusieurs cartouches 13, il reçoit simplement une ou plusieurs bouteilles remplissables 13' munies du bouchon 17 et de l'embout perçable 18. La variante de la figure 6 permet d'éviter le stockage de l'acide en panoplie tout en assurant un remplissage et une mise en oeuvre commodes. Aux figures 1, 4, 5, 6 et 7, la capacité 13 est prévue avec un volume variable pour l'amorçage et celui-ci est réalisé à la figure 7 par pressage à la main de la cartouche 15 prévue déformable. Dans la variante représentée à la figure 8, la capacité de volume variable est réalisée sous forme d'une seringue 27 ayant un piston 28 à l'opposé du moyen de sortie d'agent 18. Dans une autre variante (figure 9), la capacité peut être prévue sous forme d'une bouteille à volume constant 29 ayant une bonne conductibilité thermique et l'amorçage est réalisé en chauffant la capacité à la main, ce qui dilate un matelas d'air prévu dans la capacité au dessus de l'agent liquide et fait avancer celui-ci jusqu'à la zone entartrée du conduit. Dans une autre variante encore (figure 10), la capacité présente une entrée d'air 30 située à l'opposé du moyen de sortie d'agent 18 et obturable par un robinet 31. L'amorçage est réalisé en ouvrant le robinet 31, ce qui permet de faire tomber une petite quantité d'agent, après quoi, le robinet 30 est fermé pour que la réaction se poursuive par effet de pressurisations intermittentes. REVEND ICAT IONS 1) Dispositif de décolmatage d'un conduit ayant une zone colmatée, caractérisé en ce qu'il comporte une capacité fermée adaptée à contenir un agent décolmatant liquide et ayant un moyen de sortie du dit agent, des moyens de raccordement du dit moyen de sortie de la capacité à une extrémité du conduit, ces moyens de raccordement étant tels que le dit moyen de sortie soit placé en bas de la capacité et situé à un niveau supérieur à celui de l'extrémité la plus proche de la zone colmatée du conduit, la dite capacité ayant des moyens d'amorçage pour injecter une petite quantité d'agent par le dit moyen de sortie via les dits moyens de raccordement dans la zone colmatée du conduit pour amorcer une réaction de décolmatage, laquelle se poursuit d'elle-mEme. 2) Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la capacité est transparente ou translucide. 3) Dispositif suivant la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que les moyens d'amorçage cnnsistent dans le fait que la capacité est de volume variable. 4) Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé en ce que îa capacité de volume variable est une cartouche déformable. 5) Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé en ce que la capacité de volume variable est une seringue. 6) Dispositif suivant la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que les moyens d'amorçage consistent dans le fait que la capacité est de bonne conductibilité thermique et présente au dessus de l'agent un matelas gazeux dilatable sous l'effet de la chaleur. 7) Dispositif suivant la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que les moyens d'amorçage comportent une entrée d'air obturable. 8) Dispositif suivant une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que les moyens de raccordement comportent un raccord coudé dont chaque extrémité est vissable dans un écrou de l'extrémité du conduit, tandis que chaque autre extrémité est vissable sur la capacité. 9) Dispositif suivant la revendication 8, caractérisé en ce que le vissage du raccord sur la capacité assure l'ouverture par perforation de son moyen de sortie. 10) Dispositif suivant la revendication 8 ou la revendication 9, caractérisé en ce que les deux extrémités du raccord ont des diamètres extérieurs différents de façon à s'adapter respeetivement à deux dimensions d'écrous. 11) Procédé de décolmatage d'un conduit, caractérisé en ce qu il consiste à raccorder à une extrémité du conduit une capacité fermée contenant un agent décolmatant > à faire passer une petite quantité d'agent de la capacité dans le conduit pour amorcer une réaction chimique créant un dégagement gazeux et à laisser se poursuivre la réaction en observant son bon déroulement par l'apparition de bulles dans la capacité par intermittence. 12) Panoplie de présentation d'un dispositif de décolmatage suivant une quelconque des revendications 1 à 10 caractérisée en ce qu'elle comporte un support recevant d'une part au moins un exemplaire de la capacité et d'autre part les moyens de raccordement.