La présente invention. concerne des dispositifs d'extraction assurant la mise en contact, puis la séparation par décantationde liquides partiellement immiscibles de densités différentes. Plus particulièrement, elle vise des tours drextraction et de séparation liquide/liquide, ainsi qu'un procédé et un dispositif destinés à améliorer le rendement de ces tours. Selon une technique connue d1 extraction liquide/ liquide, on-met le liquide' à traiter en contact avec un solvant pra- tiquement immiscible avec lui. Par exemple, on peut mettre un solvant sélectif liquide tel que phénol en contact avec une huile d1hy- drocarbures afin d'extraire des constituants aromatiques, naphténiques et/ou autres qui se dissolvent préférentiellement dans le solvant pour former une phase d'extrait liquide. Dlautres constituants tels quthydrocarbures paraffiniques et/ou autres non dissous forment. une phase de raffinat liquide contenant éventuellement une certaine quantité de solvant. La mise en contact de la charge d'alimentation liquide avec le solvant et l'extraction résultante s'opèrent en géné- ral à contre-courant dans une tour drextraction.Une tour d'extraction à circulation à contre-courant comprend une colonneverticale qui contient une série de plateaux horizontaux verticalement espacés. Pour permettre la circulation à travers la tour, on relie les uns aux autres les espaces séparant les plateaux par des votes de montée et de descente ou déversoir respectivement empruntées par les phases légère et lourde. Des conduits débouchent en divers points dans la tour pour y introduire du solvant et du liquide alimentaire et pour en évacuer les phases de. rafrinat et d'extrait. En fonctionnement, un liquide à densité relativement faible, dit ci-après liquide 11léger, tel qu'huile dthydrocar- bure alimentaire est introduit dans la tour pr#ès de la base de celle-ci, circule entre les plateaux et passe par les voies de montée du bas jusqu'en haut de la tour. Un liquide plus dense ou liquide "lourd"tel qutun solvant, est introduit dans la tour près du sommet, circule entre les plateaux de la tour et passe par les voies de descente ou déversoir du haut en bas de la tour.Des moyens-sont en général associés aux voies de montée, au. niveau de chacun des plateaux, pour disperser intimement l'un des liquides dans l'autre afin de faciliter le passage des constituants les plus arosatiques indésirables de l'huile alimentaire dans la phase solvant Il est aus Si prévu dans chaque espace séparant deux plateaux mne zone de décantation de la dispersion résultante où les liquides léger et lourd se séparent. On a proposé divers agencements de plateaux pour tours de séparation du genre décrit. Dans un agencement particulier de plateaux pour tour de séparation au phénol, ci-après dit à déversoir de plateau à sous-écoulement, l'espace séparant deux plateaux est divisé en deux zones a de dispersion et de décantation, par un sas disposé à peu près verticalement. En fonctionnement, une phase huile relativement légère se rassemble au-dessous de la surface d'un premier plateau et pénètre dans un sas associé.La phase légère s'écoule ensuite, à travers une boiteout#roirde soutirage entaillé en V, dans llespaee qui surmonte le sas et est dispersée dans la phase plus dense d'extrait phénol-solvant. Lsfiuile légère dispersée se rasse#mble par coalescence et se dépose sous la face inférieure du plateau immédiatement supérieur, puis le processus se répète. Certes, de tels déversoirs de plateaux fonctionnent dans l'ensemble de manière satisfaisante > mais obligent à ne pas dépasser des débits-limites d'alimentation en huile et/ou en phénol de traitement en vue de limiter-les pertes de rendement résultant dans certaines conditions opératoires, d'un entratnement excessif d'huile tant d'un plateau à l'autre que dans le courant d'extrait recueilli à la base.On peut parfois imputer l'entraRnement indé- sirable à une instabilité apparaissant dans le fonctionnement des plateaux, pour des débits d'alimentation relativement élevés, par suite d'un effet de poussée ascendante" : le liquide présent dans la zone de dispersion, au-dessus du tiroir de soutirage du caisson à déversoir entaillé en V à sous-écoulement,a une densité assez faible, du fait de la présence de gouttelettes dispersées, et le niveau d'huile monte automatiquement d'un c8té du déversoir du sas pour compenser cette baisse de densité.Le déversoir du sas est bien conçu pour fonctionner en présence d'une telle poussée, mais le fonctionnement devient instable quand la présence -d'une #quantité excessive d'huile dans la zone de dispersion rend cette poussée relativement importante. A ce régime instable, de l'huile passe de plusenplus rapidement du sas dans la zone de dispersion jusqu'à épuisement de l'huile et remplissage du sas par la phase phé- nolw ce qui arrête l'écoulement d'huile. Au bout d'un certain temps, la phase huile reparatt dans le sas et le -cycle se répète. Ces hausses cycliques du débit d'huile, qui devient plusieurs fois supérieur à sa valeur moyenne, provoque un brassage excessif, une séparation incomplète des phases et I'entratnement précité huile dans la phase extrait au solvant. On pense que des facteurs très variés contribuent à faire apparattre un excès d'huile dans la zone de dispersion et à engeddrer une poussée ascendante dépassant-la valeur admissible Parmi ces facteurs figurent : la faible vitesse de décantation de l'hulle, l'importance du débit d'alimentation en huile, la faiblesse du rapport phénol de traitementihuile, la ségrégation des zones de dispersion et de décantation résultant de ce que le sas est trop haut, l'excès d'entratnement entre plateaux (notamment d t huile dans la phase solvant), la présence dans le sas dthuile encore en dispersion parce que son temps de séjour sous le plateau nia pas permis la coalescence et une instabilité dynamique dans la mise en route provoquant un dépassement de la poussée d'équilibre du fait que le débit d'huile est temporairement élevé quand le plateau commenue à fonctionner. Dans certains appareils d'extraction de liquide où la tension superficielle à liinterface est faible des difficultés peuvent résulter de ce que la vitesse de séparation est médiocre et lton ressent donc le besoin d'un plateau spécialement conçu pour éviter que la dispersion soit trop poussée pour établir de bonnes conditions de décantation et de coalescence des gouttelettes. Or, on a découvert que, si un déversoir de plateau à sous-écoulement est sensible à de légères variations des conditions opératoires, c'est beaucoup parce que le débit d'écoulement de la phase légère dans la zone de dispersion varie lors dçvaria- tions du niveau atteint par cette phase Par exemple, quand-le niveau atteint par la phase légère au-dessous du plateau monte légèrement, la section de passage-offerte au-dessous du déversoir à encoche en V augmente rapidement, ce qui fait baisser beaucoup la résistance à ltécoulement pour une hausse relativement faible du débit. Suivant des aspects généraux du procédé selon l'in vention, dans une tour dtextraction liquide/liquide comportant des plateaux de circulation transversaux verticalement espacés et des sas qui divisent les espaces séparant les plateaux en des zones de dispersion et de décantation,la phase légère passe dans la zone de dispersion d'un plateau qui comporte un sas percé d'orifices et un moyen propre à faire varier automatiquement la section de pas sage effective offerte par ces orifices à la phase légère, sensi blement en fonction des variations du niveau atteint par la phase légère au-dessous du plateau intéressé de façon que le débit de phase légère demeure sensiblement constant pour un ensemble donné de conditions opératoires. Selon l'invention, dans une tour pour la mise en contact de liquides circulant à contre-courant qui contient plu sieurs plateaux de circulation à contresens, verticalement espacés, destinés à assurer une extraction liquide/liquide entre des phases partiellement immiscibies de densités relativement faible et for te, ces plateaux comportant chacun un sas qui divise espace sé parant deux plateaux en deux zones, de dispersion et de décantation, il est prévu, dans chaque zone de dispersion, un sas percé d'une ou verture -et un moyen propre à faire varier automatiquement la sec tion de passage effective offerte par l'ouverture à la phase lé -gère, sensiblement en fonction du niveau atteint par la phase lé gère au-dessous du plateau intéressé, de façon que le débit de pha se légère demeure sensiblement constant. Suivant des aspects plus particuliers du dispositif selon l'invention, ehaque sas c#omporte une série de déversoirs ou barrages sensiblement verticaux dont la hauteur augmente progressi vement dans le sens d'écoulement de la phase légère. Ces déversoirs sont suspendus à une plaque horizontale, en forme de segment de cer cle, située au-dessous de la zone de dispersion. Une multiplicité d'orifices sont ménagés dans cette plaque, entre les déversoirsset la phase légère traverse verticalement les espaces et les orifices ménagés entre déversoirs vo-isins pour passer.dans la zone de dis persion.Avec un plateau ainsi agencé, L'ensemble de déversoirs maintient automatiquement le niveau atteint par la phase liquide légère au-dessous du plateau, entre les limites souhaitéesset ménage un temps convenable pour la décantation et la coalescence des gouttelettes, dans une large gamme de débits de phase légère, du fait que des barrages sont automatiquement ajoutés ou supprimés sur le trajet emprunté par la phase légère selon que le débit de phase-légère augmente ou diminue. Suivant un autre aspect encore de l'invention, il est prévu un déflecteur plat qui traverse la zone de dispersion suivant une direction générale horizontale pour améliorer le fonctionnement du plateau. Sur les dessins annexés Fig. 1 représente schématiquement une tour agissant par contact liquide-liquide réalisée suivant llinventione Fig. 2 est une vue en coupe suivant la--ligne 2-2 de la figure 1. Fig. 3 représente à grande échelle, en perspective, ltun des sas qu'on voit sur la figure 1 et montre un jeu de déversoirs réalisé suivant l'invention. Fig. 4 est une vue de profil du sas montré sur la figure 3, et Fig. 5 représente de profil un agencement de plateau selon une variante. Sur les figures 1 et 2, on voit en 10 une tour formée d'une paroi en plaques métalliques 11, cylindrique, pour la mise en contact de liquides sensitolement immîscibles. La tour comporte une série de plateaux dont trois sont représentés en 12 > 14 et 16, sensiblement horizontaux et verticalement espaces dans la tour. Les plateaux sont réalisés par assemblage de plaques métalliques et montés en positions préfixées dans la tour par des moyens classiques, par exemple par soudage. Les plateaux sont du type à sas comportant des déversoirs en cascade et les espaces les séparant sont divisés en des zones de dispersion et de décantation. Chaque plateau 12 présente un sas 18 à surface définie par des sections inclinée 17 et horizontale 19. Le sas 18 divise espace qui surmonte le plateau 12 en deux zones, de décantation 20 et de disper sion 22. La zone de décantation s'étend d'une surface verticale 23 à une plaque de descente ou trop plein 60 qu'on décrira plus loin. La zone de dispersion s'étend de la surface verticale 23 jusqu'à une section verticale 25 d'un déflecteur de descente 66 qu on décrira plus loin.De même, le plateau 14 comporte un sas 24 divisant l'espace qui le surmonte en des zones de décantation 26 et de dispersion 28, et le plateau 16 un sas 30 divisant aussi l'espace supérieur en des zones de décantation 32 et de dispersion 34. Pour simplifier l'exposé, on ne décrira que trois plateaux 12j 14 et 16, mais d'autres plateaux du genre décrit peuvent être interposés entre les plateaux 12 et 14. La tour reçoit en continu une charge d'alimentation, telle qu'huile d'hydrocarbure, par un conduit d'entrée 40 qui traverse un trou 41 percé dans la paroi 11 de la tour. Cette charge alimentaire passe d'un embout d'entrée 40 dans un conduit 42 qui dessert un débouché 46 situé au-dessous de la face inférieure du plateau 16. Un solvant liquide tel que phénol, formant la phase lourde, arrive en continu dans la tour par un embout d'entrée 48 qui traverse un trou 49 ménagé dans le haut de la paroi. Le courant de phénol déversé par le trou 49 est dirigé par un déflecteur métallique plat 50 vers l'agencement de déflecteurs et de voie de descente d'un sas, comme on ltexposera plus loin. Le solvant-traverse la zone de dispersion 22 et franchit le sas 18 pour passer dans la zone de décantation 20 en progressant dans la tour. Une phase extrait liquide est soutirée de la tour par un embout de sortie d'extrait 52, situé en bas de la paroi 11. Une phase raffinat,plus légère, est aussi extraite de la tour par un embout de sortie 54, situé en haut de la paroi 11 de la tour. Chaque structure de plateau comporte des voies de descente et de montée, celle de montée étant définie par l'ensemble du sas. Telles que représentées sur la figure 1, les voies de descente 55, 57 et 59 sont définies par des parties de la paroi 11 de la tour et par des plaques métalliques 60, 62 et 64 respectivement, disposées en regard de ces parties de paroi et suspendues aux plateaux 12, 14 et 16 respectivement. Les voies de descente établissent entre les plateaux un trajet permettant à la phase de liquide lourde de s'écouler du haut en bas de la tour 10. Par exemple, la voie de descente ou trop plein 55 établit un trajet drécoulement vers ltespace séparant les plateaux 12 et 14 à partir de la zone de décantation 20 de 1 espace surmontant le plateau 12.Pour éviter d'agiter la phase légère présente dans les sas des divers plateaux, on munit les plateaux 12, 14 et 16 de déflecteurs 66, oe et 70 respectivement, situés en regard, le premier,-du déflecteur dtentrée 50, le secondXde la voie de descente 55 etc le troisième, de la voie de descente 57. Pour permettre à une proportion faible de la phase lourde séparée par décantation de passer dans le sasw on prévoit d'autres voies de descente définies par des plaques 72, 74 et 76 qui partent respectivement des déflecteurs 66, 68 et 70et se terminent au-dessus du fond du sas.Ces dernières voies de descente forment des conduits amenant une fraction de la phase -lourde dans les sas sans agiter ni entratner la phase légère en cours de montée, qui traverse les orifices multiples. On va maintenant considérer les figures 3 et 4 qui représentent en détail, à titre d'exemple, le sas 24 montré sur la figure 1. Les sas 18 et 30 des plateaux supérieur 12 et inférieur 16 ainsi que ceux des autres plateaux éventuels de la tour ont tous la même structure. Le sas 24 évite le recyclage indésirable de phase lourde de la zone de décantation 26 dans la zone de dispersion 28 du plateau 14 et permet à la phase ldgère de passer de dessous le plateau dans la zone de dispersion 28.Il définit en outre un ressaut qui empêche la phase dense située au-dessus du plateau de s'écouler à contre-sens à travers la zone de dispersion et de franchir ainsi le plateau en#dérivation. Comme noté plus haut, le sas présente un déversoir ou barrage défini par des surfaces inclinée 77 et horizontale 79 et fait saillie vers le haut par rapport à l'ensemble du-plateau. Le sas comporte un bac 82 et une paroi sensiblement verticale 84 qui pénètre dans le renfoncement défini sous le barrage 80. La paroi 84 joue le rôle de déversoir que la phase légère 86 franchit, quand son niveau s'élève, pour passer dans ltenceinte surmontant le bac 82 du sas.On lé sait, la phase légère atteint et franchit le sommet du déversoir 84 du fait que sa densité est plus- faible que celle de la phase solvant. Selon une caractéristique- de l'invention, le sas comporte encore une plaque horizontale 88 d'où partent vers le bas un jeu de plaques 90 à 104 interposées sur le trajet emprunté par la phase légère. Une multiplicité orifices ménagés à travers la plaque 88 assurent la dispersion de la phase légère provenant de dessous cette plaque dans la phase lourde présente dans la zone de dispersion 28. La phase légère dispersée monte et se rassemble par coalescence au-dessous de la face inférieure du plateau immédiatement supérieur ou, s'il s'agit du plus haut des plateaux, dans le haut de la tour, d'où elle est extraite de la tour. Les plaques suspendues 90 à 104 du jeu formant des déversoirs à profondeurs- échelonnées et nommées ci-après g déversoirs en cascade", sont agencées en cascade de manière que les profondeurs des plaques placées respectivement dans liécoulement de la phase légère augmentent légèrement d'une plaque à l'autre vers la plaque d'extrémité 104, Ces déversoirs en cascadeainsi qué le caisson de sas et d'autres organes, stétendent en travers de la tour suivant des cordes du cercle défini par celle-ci. Sur les figures 1 et 4, la phase légère s découle de droite à gauche sous la face inférieure du plateau 14.Elle pénètre dans le sas en franchissant le déversoir ou chicane 84 et se répartit sous un nombre variable de déversoirs en cascade 90 à 104, selon le niveau qu'elle atteint au dessous du plateau 14. Ainsi, à mesure que la quantité de phase légère située sous leilateau 14 augmente, ce qui fait descendre l'interface 106 séparant la phase légère 86 de la phase phénol 107, la phase légère se répartit automatiquement dans le sas sous un nombre plus grand de déversoirs en cascade et traverse un nombre accru en conséquence d'orifices de la plaque 88.Quand la quantité de phase légère présente. sous le plateau 14 diminue, la phase légère ne passe dans le sas que sous un nombre plus faible de déversoirs en cascade et rencontre donc moins d'orifices de sortie de la plaque 88. Ainsi la phase légère traverse un étranglement variable qui lui conserve automatiquement un débit stable et sensiblement constant dans le temps pour un ensemble donné de conditions opératoires, le nombre d'orifices offerus à la phase légère étant aussi ajusté automatiquement selon les variations du débit d'alimentation en huile. Une caractéristique importante du jeu de déversoirs en cascade-est que la section de passage offerte varie de manière absolument automatique, par eS- fet d'équilibre hydraulique, sans qu'il soit besoin de pièces mobiles.Ainsi, le niveau atteint par la phase légère sous le plateau est maintenu entre des limites relativement étroites de sortexque le temps disponible pour la décantation et la coalescence des gouttelettes est sensiblement indépendant du débit. Le degré d'entraSnement d'un plateau à l'autre et vers le bas de la tour est plus faible avec ltageneement selon l'invention qu avec les déversoirs de plateaux à sous-écoulement de structures connues. Plus particulièrement, un essai de fonctionnement simulé révèle que le pourcentage d'entraînement d hui- les est, avec le plateau décrit, de 4% pour un débit quotidien d'alimentation en huile de 1711 hl par jour par m2 alors qu avec un plateau classique perfectionné du type à déversoir à sous écou- lement, il est de 9% pour un débit quotidien de 1198 hl par jour par m2. L'entrainement d'huile dans la fraction phénol recueillie à la base est relativement faible avec le plateåu selon l'inven- tion parce qu une séparation additionnelle est assurée au-dessous du plateau le plus bas.Dans les conditions sus-indiquées, il se révèle Etre de 1 tant pour le plateau selon l'invention que pour le plateau perfectionné précité, alors qu'il est d'environ 10 pour un déversoir de plateau à sous-écoulement selon la technique antérieure, à fonctionnement ins#table, avec un débit quotidien d'en 2 viron 684 hl par jour par m . Si l'on prolonge le temps de désémul- sification selon la méthode Herschel, le pourcentage dientraSne- ment augmente plus vite avec le plateau classique perfectionné qu'avec celui selon l'invention. On constate l1entrainement de phénol dans la phase huile, après décantation sous le plateau et immediatement avant redispersion sur le plateau supérieur, et l'on observe que cet entraSnement crat à peu près linéairement avec le débit drajimentation en huile, tant avec le plateau selon l'invention qu'avec le plateau classique perfectionné Toutefois, pour un débit quotidien de 855 hl par jour par m2, le pourcentage d'entrarnement est d'environ 6# selon liinvention alors qu'il est de 15 avec le plateau classique amélioré. Un plateau agencé comme décrit åusqutà présent offre divers avantages : les déversoirs en cascade assurant la dis tribution ou dispersion stabilisent le niveau On peut donc supprimer le déflecteur qu'il faut jusqu'à présent associer aux plateaux à déversoir franchi par dessous. De ce fait, le temps de coalescence est porté au maximum; il n y a pas redispersion d hui- le sous le plateau et la poussée ascendante" qui rend le fonctionnement du plateau instable pour des débits d'hulule importants, est contrecarrée du fait que le débit d'huile est réduit à la traversée des orifices.On obtient ce résultat en combinaison avec d'autres aspects avantageux du sas, dont la zone de dispersion isolée permet d'obtenir une dispersion et une décantation relativement satisfaisantes. La structure du plateau assure encore un certain nombre d'avantages : la phase légère peut franchir le dernier déversoir 104 (figure 3) et traverser des orifices 105 qu'il présente si les orifices de la plaque 88 ne suffisent pas à assurer l'écoulement du fait d'un débit excessif. La montée des gouttes de phase légère à travers les voies de descente est positivement interdite. Les voies de descente desservant les fonds de sas suppriment les espaces morts au-dessous des fonds de sas. On peut interposer efficacement, au-dessous du plateau le plus bas, des matériaux favorisant la coalescence. Le jeu de déversoirs réduit nettement le risque de voir des corps étrangers boucher les interstices ménagés sous les barrages et ne provoque pratiquement pas de perte de charge. Par contre, il y a perte de charge à la traversée de la plaque à orifices 88.L'écoulement à travers cette plaque est essentiellement turbulent et le coefficient de traversée de la plaque est indépendant de la viscosité de la phase légère. Un avantage important du plateau décrit réside dans la suppression de 1 t instabilité apparaissant avec les déversoirs de plateaux à sous-écoulement selon la technique antérieure, la zone de dispersion effective demeurant toutefois relativement grande. Le ressaut du sas, qui fait saillie à 23 cm environ audessus de la surface du plateau, entre les zones de dispersion et de décantation, permet de placer la plaque à orifices 88 au niveau du plateau. Ainsi, dans l'agencement décrit, le bas de la zone de dispersion est sensiblement au niveau du plateau, ce qui permet de disposer pour la dispersion, au-dessus du plateau, d'un espace relativement grand, tout en évitant le recyclage de phase lourde en provenance de la zone de décantation.Plus particuliè- rement, la hauteur de la zone de dispersion, mesure# à partir d'une plaque 88, est toujours supérieure à 25 cm On réduit nettement l'accumulation dans la tour de gouttelettes d'huile échappant à la coalescence et leur extrait nement ultérieur dans la phase phénol en prévoyant, au-dessous-du plateau 16, une unité de coalescence 44 (figure 1). La coalescence est accélérée gracie à cette unité 44 qui augmente l'aire disponible et est particulièrement mouillable par l'huile.Cette unité 44, située au-dessus du plateau 16,provoque la coalescence- des gouttelettes d'huile entratnées dans la phase phénol à partir du plateau situé au-dessus d#elle.L'accumulation d'émulsion sous ce plateau s'en trouve nettement réduite et la phase phénol quittant le tour est bien débarrassée des gouttelettes d'huile, ce qui ramène, dans toutes les conditions opératoires, le pourcentage d'en- traînement d'huile en deçà de 1%. L unité 44 peut par exemple entre formée de toiles d'acier 106, enfilées et soutenues sur le tube 42 d'amenée de l'huile alimentaire, plus bas que le débouché 46 et situé au-dessous du plateau 16. Dans les tours relativement grandes, d'un diamètre d'environ7,6 m, l'espacement entre plateaux, en général relativement grand,peut être de l'ordre de 91 cm. Quand l'espacement entre plateaux est de cet ordre, les zones de dispersion ménagées entre plateaux sont relativement hautes, l'énergie de brassage assez importante et ltémulsion formée sous l'effet de brassage énergique devient relativement stable et échappe à la décantation. De plus, quand la hauteur des zones de dispersion est de l'ordre de 91 cm, du liquide repasse en proportion assez importante de la zone de décantation dans celle de dispersion, ce qui geone la décantation. Selon une autre caractéristique de l'invention, il est prévu un déflecteur ou plaque d'impact 110 (figure 5), disposé dans la zone de dispersion au-dessus de la plaque à orifices 88. Ce déflecteur comporte une section plate 112 et, sur son bord, un rebord rabattu 114. Le rebord 114 peut typiquement s'étendre sur une distance verticale d'environ 15 cm. Il dissocie une fraction de l'émulsion, l'huile séparée passe par des tuyaux de. montée 116 sous le plateau supérieur. Toutefois, les tuyaux ne sont pas assez larges pour laisser passer la totalité de l8dmulsion, dont la fraction restante franchit la tranche du rebord 114 pour passer dans la zone-de décantation principale. Cette plaque d'impact stimule particulièrement la désémulsirication, réduit le recyclage de la zone de décantation dans celle diémulsion et accroît l'aire de désémulsification offerteà l'huile.Il augmente entait de 25 à 35% l'aire efficace de la tour et réduit beaucoup l'entrainement d'un plateau à l'autre. Le table.au I illustre la réduction Imprimée au pourcentage d'entraînement en interposant des plaques d'impact entre des plateaux distants de 91 cm,par rapport à une tour exempte de plaques d'impact à plateaux espaces de 61 et de 91 cmt Le pourcentage d'entraînement d'huile augmente beaucoup, en l'absence d + laques dlimpact, quand l'espacement passe de 61 à 91 cm. Toutefois, comme le montre le tableau, on peut obtenir sensiblement les mêmes résultats avec un espacement entre plateaux de 91 cm que quand cet espacement est de 61 cm si l'on utilise la plaque d'impact décrite. TABLEAU I Pourcentage d'huile entraînée dans la phase phénol pour divers espacements de plateaux à déversoirs en cascade Espacement Pourcentage d'huile dans la phase entre plateaux phénol, dans la voie de descente - (1) (2) 61 cm 5 2,5 91 cm 18 9 91 cm - avec plaques d'impact 5. 2 (1) débit d'huile équivalent à 684 hl/jour/m et 200% de phénol de traitement. (2) Débit d'huile équivalant à 411 hl/jour/m et 300% de phénol de traitement. Ainsi,î#inventîon offre un procédé et un dispositif perfectionnés pour l'action par contact liquide-liquide et la séparation dans une tour agissant par contact comportant des plateaux d'écoulement à contre-courant comportant des sas à barrages de hauteurs échelonnées. Le procédé et le dispositif sont particulièrement avantageux en ce qu'ils font varier automatiquement la section de passage offerte à phase légère, de façon que celle-ci s'écoule à un débit sensiblement constant et que le niveau qu'elle atteint au-dessous du plateau varie seulement dans un intervalle étroit admissible. REVENDICATIONS 1. Dispositif agissant par contact liquide-liquide de séparation de-liquides, comprenant une tour de séparation verticale dans laquelle on introduit et on met en contact un premier et un second liquide partiellement immiscibles, ayant respectivement des densités forte et faible, pour séparer ces liquides en une phase raffinat relativement légère et une phase extrait relativement lourde, la tour comportant une série de plateaux verticalement espacés, séparés par des espaces où la phase raffinat se décante en une couche qui s'écoule sous une surface inférieure desdits plateaux et la phase extrait se décante en une couche qui s'écoule sur une surface supérieure desdits plateaux, ce dispositif étant caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de descente, associés chacun à un plateau, offrant un trajet d'écoulement qui permet au premier liquide, ou phase extrait, de passer de dessus un plateau au-dessous de ce plateau; des moyens de montée, associés chacun à un plateau, offrant un trajet d'écoulement qui permet au second liquide ou phase raffinat, de passer de dessous un plateau au-dessus de ce plateau, chaque moyen de montée étant horizontalement espacé du moyen de descente correspondant et comprenant un sas divisant transversalement l'espace qui surmonte le plateau en deux zones, de dispersion et de décantation, ce sas présentant des orifices, d'une certaine section globale, offrant un trajet d'écoulement qui permet à la phase raffinat de passer deFes sous la face intérieure d'un premier plateau dans un espace surmontant ce plateau et qui provoquent la dispersion de la phase raffinat, puis sa coalescence en une couche située sous la face inférieure du plateau imniediatement supérieur; un moyen propre à faire varier automatiquement la section de passage effective globale offerte par lesdits orifices à la phase raffinat sensiblement en fonction des variations du niveai atteint par la couche de phase raffinat au-dessous du plateau associé, afin de maintenir sensiblement constant le débit de phase raffinat, le dispositif étant encore caractérisé en ce qu il comporte un déflecteur de descente sensiblement horizontal, situé en face de la sortie de chaque moyen de descente pour.éviter une agitation de la phase raffinat dans le sas, et un déflecteur sensiblement vertical, interposé entre chaque moyen de montée et le moyen de descente correspondant et partant vers le haut dudit déflecteur de descente jusqu au voisinage de la base du moyen de descente associé pour empocher le liquide legerou phase raffinat, de monter dans le moyen de descente et séparer à peu près positivement ce moyen de descente de la phase raffinat située au-dessous de la surface du plateau immediatement supérieur. 2. Dispositif selon la revendication l, caractérisé en ce qu'il comporte une plaque-déflecteur d'impact hôrizon- tale située dans chaque espace séparant deux plateaux, au-dessus du moyen de montée associé, et agencée pour nsetre traversée que par la fraction de phase raffinat qui arrive de dessous à travers le moyen de montée, cette plaque d'impact présentant sur un de ses bords un rebord rabattu vers le corps de la plaque d'impact, 3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2-;;earac- térisé en ce que le moyen faisant varier automatiquement la section globale effective desdits orifices comprend une surface percée d'une série d'orifices et un ensemble de déversoirs sensiblement ver ticaux, partant vers le bas de cette surface et dont les hauteurs augmentent progressivement dans le sens d'écoulement de la phase raffinat. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que ladite surface percée d'orifices présente un ensemble de rangées d'orifices et en ce que les déversoirs en cascade dirigés vers le bas sont disposés de manière à orrrir un trajet découle ment à travers un nombre plus ou moins grand de rangées d'orifices, selon les variations de niveau de la phase raffinat résultant de fluctuations du débit d'alimentation de la tour et/ou du débit de raffinat obtenu. 5, Disposltlf selon 1 t une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que ledit sas comporte un bac et un tiroir de soutirage qui définissent un espace séparé des liquides situés sous le plateau associé,et en ce qu t un au moins des dév.ersoirs dirigés vers le bas dudit ensemble est espacé d'une face dudit bac pour offrir un trajet d'écoulement à la phase raffinat quand le sas est engorgé. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que le dernier des déversoirs dirigés vers le bas est percé d'une série d'orifices offrant une voie d'écoulement. 7. Dispositif selon 1 une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il comporte un déflecteur situé en face de chaque moyen de descente pour éviter une agitation de la phase extrait ou du liquide lourd. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il comporte un moyen de descente allant dudit déflecteur à l'intérieur dudit sas et qui se termine près du bac du sas pour amener de la phase extrait dans le sas. 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que la tour comporte un plateau inférieur et un moyen stimulant la coalescence, situé au-dessous d u plateau inférieur et formé par un empilage de toiles métalliques horizontales. 10. Procédé pour la mise en contact et la séparant tion de liquides dans le dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'on envoie une phase légère dans une zone de dispersion définie par deux plateaux, munie d'un sas comportant un moyen propre à faire varier automatiquement les dimensions effectives d'un étranglement présenté à la phase légère, sensiblement en fonction des variations de niveau subies par la phase légère située sous le plateau adjacent, afin que le débit de sensiblement sensiblementconstant dans le temps.