La présente invention est relative à un procédé de défonçage ou frisage dtune pièce selon une ligne prédéterminée, ainsi qu'à une machine et à des gabarits pour la mise en oeuvre de ce procédé. Elle concerne plus particulièrement, mais non exclusivement, le défonçage ou fraisage de pièces plates par exemple pour les calibrer, les moulurer, y aménager des zones en creux ou en dégager des zones en saillie, etc.... Pour pratiquer de telles opérations à l'échelon industriel, on dispose actuellement de gabarits par exemple en bois découpé , dont la périphérie externe ou une découpe interne définit une ligne caractéristique du trajet que devra effectuer la fraise sur l'objet pour le façonner de façon voulue ; lors du façonnage d'une pièce, le gabarit est fixé sur cette pièce et l'ensemble est placé sur la table d'une défonceuse ou fraiseuse comportant, dans ltaxe de la fraise, un téton contre lequel on appuie respectivement la périphérie externe ou la périphérie de la découpe interne du gabarit ; au fur et à mesure du travail de la fraise, on déplace manuellement la pièce à travailler et le gabarit qui en est solidaire en veillant à maintenir celui-ci contre le téton. Cette opération est délicate et incommode, surtout si la pièce à travailler présente des dimensions importantes comme c'est le cas par exemple pour un limon d'éscalier ; en outre, elle nécessite la présence constante d'au moins une personne pour manipuler la pièce. Pour remédier à cet inconvénient, on a proposé de remplacer le téton de guidage contre lequel on appuie manuellement la pièce par un galet situé de façon identique, contre lequel un contre-galet appuie le gabarit ; l'un des galets est entraîné en rotation autour de son axe pour provoquer ce déplacement du gabarit et de la pièce quien est solidaire , le contre-galet maintenant cnnstamment contre le galet de la périphérie externe ou interne du gabarit. Un tel perfectionnement permet de faciliter les manipulations dans la mesure où le maintien du gabarit dans la position requise ne nécessite pas en soi d'intervention manuelle , mais on retrouve dans ce cas l'inconvénient dtune pièce se déplaçant sur la table de la défonceuse ou fraiseuse, avec les inconvénients d'encombrement de la machine et de llai de dégagementà.ménagef autour de celleci ; elle nécessite de toute façon une intervention manuelle pour aider le jeu de galets dans son travail. En outre, ces deux méthodes connues présentent des inconvénients liés à l'utilisation du gabarit tel qu'il se présente actuellement. En effet, un tel gabarit rigide découpé présente de nombreux inconvénients liés d'une part à sa rigidité et d'autre part à la nécessité de lui donner une épaisseur suffisante pour que son chant offre prise au téton ou au galet de guidage sur la machine. En effet, le gabarit rigide actuellement utilisé présente llin- convénient d'un encombrement important qui oblige à prévoir dans les ateliers les aires de stockage importantes pour les gabarits; en outre, son poids important dès que ce gabarit est destiné au travail d'une pièce préeentant des dimensions importantes le rend incommode à manipuler. Ces inconvénients sont d'autant plus sensibles que le gabarit rigide actuellement utilisé n'offre aucune souplesse dlutilisation. En effet, chaque forme à réaliser nécessite un gabarit particulier et il n'est dans la plupart des cas pas possible de prévoir la réalisation de plusieurs découpes différentes à partir d'un même gabarit ; en outre, il est difficile de modifier un gabarit existant pour réaliser par exemple une variante de la découpe qu'il est destiné à réaliser. A llutilisationsuntelgabarit se révèle également incommode du fait de l'impossibilité de passer au cours d'une même opération de coupe d'une forme intérieure à une forme extérieure et inversement, par exemple lorsque l'on veut découper et moulurer intérieurement et extérieurement un cadre ; lorsqu'un gabarit unique peut être utilisé pour ces deux opérations, il est nécessaire de démonter de la machine le gabarit à la pièce qui en est solidaire pour appliquer contre le téton ou le galet respectivement l'un ou l'autre des chants du gabarit, lesquels correspondent respectivement au travail intérieur et au travail extérieur de la pièce ; lorsqu'il n'est pas possible utiliser le même gabarit, par exemple si la distance entre les découpes intérieures et extérieures à réaliser est inférieure à lXépaisseur d'un gabarit, il est nécessaire de démonter l'ensemble du gabarit et de la pièce de la machine, de séparer le gabarit de la pièce, de fixer sur celle-ci un deuxième gabarit en réglant avec précision la position de ce dernier par rapport à la découpe réali sée au moyen du premier gabarit, puis de replacer ltensemble sur la machine pour poursuivre le travail. Ces opérations sont fastidieuses, pénibles si la pièce à travailler e t par conséquent le gabarit présentent des dimensions importantes ; en outre, dans le deuxième cas, il est nécessaire de prévoir plusieurs gabarits pour l'usinage d'une même pièce, avec les inconvénients qui en résultent au niveau du stockage notamment. Un autre inconvénient des procédés actuellement connus réside en ce que, du fait des types de guidage pratiqués, la forme en plan du gabarit doit être strictement identique à la ligne de coupe de la fraise ou s'en déduire par homographie, la fraise restant toujours au contact de la matière à travailler sans possibilité de dé sagement ; ceci se révèle gênant lorsqu'il s'agit de réaliser des votifs présentant en plan la forme d'une pointe, où le déplacement relatif de la pièce et de la fraise imposé par le gabarit se traduit par un contournement tangentiel de la pointe, sans aucun dégagement, ce. qui aboutit souvent à casser cette pointe et à provoquer un échauffement de la matière autour de celle-ci, avec pour conséquence son noircissement s'il s'agit de bois, du fait du contact prolongé avec la fraise dans cette zone. Un autre inconvénient des gabarits actuellement utilisés réside dans la nécessité de limiter la largeur d'une découpe pratiquée à la largeur de coupe de la fraise. De façon générale, en d'autres termes, compte tenu de leur épaisseur en plan, de tels gabarits n'autorisent qu'un travail sui vant une ligne dont les éventuels retours sur elle-même, par alternance de zones convexes et concaves, ne peuvent être suffisamment rapprochés pour que les découpes de largeur égale au diamètre de la fraise qui en résultent sur la pièce travaillée communiquent entre elles Le but de la présente invention est de remédier à l'ensemble de ces inconvénients en proposant un nouveau procédé de défonçage ou fraisage industriel et un nouveau type de gabarit beaucoup plus commode à utiliser et offrant beaucoup plus de possibilités. A cet effet, l'invention propose de maintenir la pièce à travailler fixe et de provoquer le déplacement de la fraise sur celleci par lecture optique d'un trait définissant sur un gabarit plan un parcours identique à celui de l'axe de la fraise sur la pièce à travailler. L'un des avantages de cette méthode réside en ce que la pièce à. travailler est fixe et en ce que les seules interventions nécessaires sont la mise en place et le retrait de la pièce respectivement avant et après son travail, et la surveillance de la machine au cours de son travail; il il'n'est pas nécessaire de prévoir autour de la machine a gaire de dégagement importante en vue du déplacement de la pièce en cours de travail, et ensemble des contraintes liées à ce déplacement de la pièce lorsque 1 lXon a recours aux méthodes traditionnelles disparaissent. Les inconvénients liés à la rigidité et à la nécessaire épaisseur du gabarit dans le cas des méthodes traditionnelles disparaissent également, et il est possible de réaliser le gabarit sur un support souple tel que du papier, que lgon pose sur une table de lecture faisant partie de la machine avant le travail de la pièce de tels supports sont beaunoup plus faciles à manipuler car ils sont plus légers ; ils peuvent en outre être stockés soit suspendus à la façon des plans, soit en rouleau , dans un cas comme dans llau- tre sous un encombrement de beaucoup inférieur à celui des gabarits traditionnels en matériau rigide ; de tel s gabarits sont en outre dtun coût réduit ; de plus, ils ne risquent pas de subir de car détériorations au cours du travail ils ne sont soumis à aucune contrainte mécanique contrairement aux gabarits rigides actuellement utilisés. Enfin, dans la mesure où le trait définissant sur le gabarit le trajet de la fraise présente une épaisseur très faible par rapport au diamètre de celle-ci, il est possible de faire parcourir à la fraise tout trajet, et notamment des trajets tels que les découpes pratiquées sur la pièce se rejoignent pour créer des zones en dépression présentant des dimensions en plan bien supérieures à la largeur de coupe de la fraise ; en outre, lorsqu'il s'agit de réaliser des motifs en forme de pointe, il est possible de prévoir un dégagement de la fraise au niveau de la pointe, ce qui permet de travailler la pièce de part et d'autre de cette pointe mais dleffec- tuer le contournement de celle-ci à distance, sans risque de la casser et sans risque d'échauffer la matière dans cette zone. En outre, il est possible de prévoir sur un même support par exemple de papier plusieurs gabarits correspondants soit à des lignes de coupe différentes d'une même pièce, et notamment des lignes de coupe intérieures et extérieures, soit à des pièces différentes, avec possibilité de faire passer la tête de lecture d'une ligne à l'autre soit automatiquement si ces lignes sont sécantes ou se prolongent, soit manuellement après écartement de la fraise par rapport à la pièce si ces lignes sont distinctes, ce qui permet de réaliser sans manipulation les découpages intérieurs et les découpages extérieurs dune pièce, nu de réaliser un ensemble de pièces, ou de prévoir sur un même gabarit différentes variantes de forme utilisables au choix ou même des découpes sans lien entre elles et que l'on peut utiliser au choix, ce qui permet de réduire le nombre des ga barrits à conserver dans un atelier, de façon tout à fait générale. Il est à noter que ceci rend possible des fabrications objets en continu par découpage si l'on place sur la table de défonçage fraisage de la machine par exemple plusieurs planches juxtaposées, que l'on découpe en suivant une ligne de coupe fermée convenablement choisie pour que la fraise se déplaçant de façon continue le long de cette ligne travaille d'abord une planche, puis passe à l'autre pendant que l'on change la première, puis quittela deuxième pour travailler sur la nouvelle planche, et ainsi de suite, une planche sur deux terminée étant ainsi échangée contre une planche neuve pendant que la fraise travaille sur une autre planche. Le procédé selon l'invention, pour le défonçage ou fraisage d'une pièce-selon une ligne prédéterminée, est caractérisé en ce qué llon trace sur un support un tracé identique au trajet de ltaxe de la fraise pour réaliser un défonçage ou fraisage selon la dite ligne, on provoque le parcours du dit tracé par une tête de lecture mobile par rapport au support et l'on traduit le déplacement de la dite tête par un déplacement identique simultané de l'axe de rotation d'une fraise sur la pièce. L'invention sera mieux comprise si lton se réfère à la description ci-dessous, relative à un mode de mise en oeuvre non limitatif, ainsi qu'aux dessins annexés qui font partie intégrante de cette description. La figure 1 montre une vue de dessus d'une machine pour la mise en oeuvre du procédé. La figure 2 montre une vue de face de cette machine, suivant la flèche II de la figure 1. Les figures 3 à 6 illustrent, sur des vues en plan de pièces à travailler selon l'invention telles que des planches, en trait mixte ou en pointillés suivant s'il s'agit de découpes sur des zones à conserver ou de découpes sur des zones de déchet, des découpes et pratiquées par la fraise, en trait plein le trajet suivi à ce t effet par l'axe de cette fraise, supposé perpendiculaire au plan de la figure, ce parcours étant une ligne idertique à la ligne suivie sur le gabarit par la tête de lecture pour que la fraise suive ce parcours. Les figures 1 et 2 montrent respectivement en 1 et 2 une table de lecture et une table de travail disposées côte à côte et présentant vers le haut une face supérieure sensiblement horizontale propre à recevoir respectivement un gabarit 3 et une pièce à trarailler 4 telle qu'une planche. Respectivement de part et d'autre de la table 2 sont disposés deux rails horizontaux, parallèles, respectivement 5 et 6, qui portent un portique 7 apte à se déplacer le long de ces rails 5 et 6, suivant leur direction générale, sous l'action d'un moteur 13. Le portique 7 comporte, au-dessus de la table de travail 2, deux glissières 8 horizontales et orientées transversalement par rapport à la direction générale commune des rails 5 et 6, lesquelles glissières portent , à coulissement suivant leur direction générale sous l'action d'un ensemble moteur 14, un chariot mobile 9 portant vers le bas, en regard de la table de travail 2, une fraise 10 montée à rotation autour dtun axe 11 perpendiculaire au plan général de la face supérieure de la table de travail 2, sous llaction d'un moteur 15. La table de lecture 1 est située au-delà du rail 6 par rapport à la table de travail 2, et lune des glissières 8 se prolonge audessus de cette table 1, au-delà du rail 6, et porte sur son prolongement une tête de lecture optique 12 mobile suivant èa direction générale transversale par rapport à la direction générale des rails 5 et 6, sous l'action d'un moteur 16. De façon connue en soiv le niveau de la fraise 10 par rapport à la face supérieure de la table de travail 2 est réglable pour autoriser le réglage de la profondeur de travail de la frais e 10 dans la pièce 4, pour travailler celle-ci soit à proximité immédiate de sa face supérieure, soit plus profondément et jusqu' à la traverser de part en part, jusqu'à sa face inférieure,pour pratiquer un découpage. La tête de lecturecptique 12 est connue en elle-même, et telle que, une fois qu'on Ma placée à l'aplomb d'un trait tel que 17 porté par la face supérieure du gabarit 3, elle pilote aussi bien l'ensemble moteur 16 propre à la faire évoluer le long de la glissière 8 que l'ensemble moteur 13 propre à faire évoluer l'ensemble du persique 7 la portant, ainsi que la fraise, de façon à se déplacer le long de l'un des deux bords de ce trait et à parcourir par con séquert un trajet qu'il définit. En outre, l'ensemble moteur 16 est couplé avec ensemble moteur 14 de telle sorte que tout déplacement de la tête de lecture optique 12 le long de la glissière 8 se traduise par un déplacement identique de la fraise 10 le long de cette glissière. Ainsi, compte tenu de ce que la tête de lecture optique 12 et la fraise 10 sont portées par le même portique 7 et subissent par conséquent les mêles déplacements suivant la direction longitudinale des rails 5 et 6, l'axe de la fraise 10 parcourt dans un plan horizontal un trajet identique à celui de la tête de lecture 12, c'està-dire au trajet défini par le trait 17 du gabarit 3. Au cours de ce mouvement, la fraise 10 réglée à la profondeur de coupe voulue pratique dans la pièce 4 des découpes présentant, respectivement de part et autre d'une ligne moyenne reproduisant la ligne 17, deux profils symétriques complémentaires de celui de la fraise, l'ensemble présentant une largeur totale égale au diamètre de celle-ci. En choisissant judicieusement la forme de la ligne 17, il est possible d'obtenir ainsi non seulement des rainures d'une largeur fixe égale au diamètre de la fraise, mais également différents dessins dont quelques exemples vont être décrits à présent en référence aux figures 3 à 6. La figure 3 illustre la réalisation en continu, au moyen d'un gabarit unique, d'un limon d'escalier, La pièe:de épart est une planche rectangulaire 4a, dans laquelie la mise en oeuvre du profilé selon l'invention permet de pratiquer les rainures communi crantes propres à recevoir les marches (rainure 18) et les contremarches (rainure 19) et dé découper le contour extérieur du limon 20 dans la planche. On illustré en trait mixte le contour du limon 20 obtenu et le contour des rrusles communicantes 18 et 19 qui sont sécantes avec ce contour, et en trait plein fort le trajet correspondant de l'axe 11 de la mèche, dans un plan horizontal, lequel trajet est identique au trajet défini par une ligne comparable à la ligne 17 sur le gabarit 3 pour la tête de lecture 12 ; on a par ailleurs représenté en pointillés la trace de la fraise sur la chute 21, c'està-dire sur la partie de la planche 4a extérieure au limon 20 après découpage de celui-ci. On voit que le trajet 22 de l'axe de la fraise, lequel est identique au tracé du gabarit, est en tout point parallèle au contour périphérique 23 du limon 20, à la même distance de ce contour 23 égale au. rayon de la fraise, vers l'extérieur du contour 23. La largeur de chacune'des zones 19 correspondant aux contremarches est égale au diamètre de la fraise et, dans ces zones, le trajet 25 de l'axe de la mèche, identique au tracé du gabarit, comporte un trat unique situé dans l'axe de la zone 19 et, en ce qui concerne la zone 19 sécante du contour 23 du limon 20 sécant du trajet 22 i Par contre, dans les zones 18 correspondant aux marches, qui présentent une largeur supérieure au diamètre de la fraise > le trajet 24 de l'axe de celle-ci, là encore identique au trajet tracé sur le gabarit, comporte une pluralité de lignes sensiblemer;;t rectilignes et parallèles distantes deux à deux d'une valeur inférieure au damètre de la fraise et qui définissent un trajet en zizgag joignant lestrajets25 correspondant à deux emplacements de contremarches 19 consécutifs. Ainsi, si l'on se réfère à lune des rainures 18 correspondant à l'une des marches et si l'on désigne par 26 le bord de cette rainure 19 destiné à être placé en haut et par 27 son bord destiné à être placé en bas, on voit que le trajet 24 comporte un premier trait rectiligne 24a prolongeant à 900 la ligne 25 correspondant à la contremarche immédiatement inférieure , en direction de la ligne 25 correspondant à la contremarche immédiatement supérieure, puis un deuxième trait rectiligne 24b situé parallèlement au trait 24a, à une distance de celui-ci inférieure au diamètre de la fraise, et relié à l'extrémité de ce trait 24a opposée à sa liaison avec le trait 25 correspondant à la contremarche immédiatement inférieure par un trajet courbe 24c ; à l'opposé du trajet courbe 24c, le trajet 24b se prolonge au-delà du prolongement de la ligne 25 correspondant à la contremarche immédiatement inférieure par nne zone courbe 24b qui le relie à un tronçon rectiligne 24e situé sensiblement dans le prolongement de la ligne 24a, à une distance de celleci inférieure au diamètre de la fraise et sur une longueur également inférieure à ce diamètre ; à l'opposé du tronçon courbe 24d, le tronçon rectiligne 24e se prolonge par un autre tronçon rectiligne 24f orienté à angle droit par rapport à lui, jusqu'à un trait rectiligne 24g parallèle auxtraits 24a et 24b, au-delà de ce dernier par rapport au premier, à une distance du trait 24b inférieure au diamètre de la fraise ; à l'opposé du tronçon 24f, le tronçon 24g est relié au tronçon rectiligne 25 correspondant à la contremarche immédiatement supérieure par l'intermédiaire d'un décrochement 24h vers le tronçon 24c. Pour ménager en une opération dans un.e planche 4a le contour du limon 20 et les différentes rainures communicantes 18 et 19 et après avoir déposé sur le table de travail 2 la planche 4a et suI la table de lecture 1 un support quelconque tel qu'une feuille de papier portant sur sa face supérieure un trait reproduisant les trajets 22, 24 et 25 décrits ci-dessus, on amène manuellement la tête de-lecture 12 à l'extrémité de l'alternance de lignes 24 et 25 la plus éloignée de l'intersection avec la ligne 22, c'est-à-dire dans 28 l'exemple illustré à l'extrémité libre du tronçon rectiligne 24g correspondant à la marche supérieure pUIS, après avoir mis en route le moteur 15 et descendu la fraise 10 à la profondeur voulue dans la matière de la planche 4a, on provoque le parccurs automatique du trait porté par le gabarit par le lecteur optique 12, lequel parcours s'accompagne d'un parcours en plan identique de 'axe de la fraise qui.rcour ainsi successivement les lignes 24 à 25 alternées puis, à l'intersection de la ligne 25 correspondant à la contremarche inférieure avec le trajet 22 correspondant au contour 23 du limon, entreprend ce trajet 22 dans le sens des aiguilles dtune mnntre ou en sens inverse suivant le côté du trait du gabarit correspondant au tronçon 24g dans lequel la lecture a commencé ; en effet, le lecteur optique 12 lit un côté du trat par contraste contre ce trait et le fond sur lequel il se détache > et suit son parcours en restant toujours de ce même côté du trait. Ainsi, Si lion prend soin d'accroire la profondeur de coupe de la fraise lorsque celle-ci quitte le tronçon 25 de son parcours correspondant à la contremarche inférieure pour parcourir le trajet 22, on découpe le contour du limon 20 dans la planche 4a après y avoir aménagé les rainures 18 et 19. Naturellement, le mode de mise en oeuvre illustré à la figure 3 ne constitue qu'un exemple de réalisation en continu, au moyen d'un gabarit unique, du rainurage intérieur d'une pièce et du découpage extérieur de-celle-ci. La figure 4 illustre quant à elle un exemple de moulurage extérieur réalisé selon ltinvention, et plus précisément la réalisation d'un motif'en pointe. Comme précédemment, on a représenté par un trait plein le trajet de l'axe de la fraise, c'est-à-dire le tracé du gabarit reporté sur la pièce, par un trait mixte la forme de la découpe qui résulte d'un tel trajet sur la pièce, et par un pointillé la découpe qui en résulte sur le déchet, symétriquement de la découpe de la pièce par rapport au trajet de l'axe de la fraise. Si l'on se limite aux zones autres que la pointe, on voit que, dans ce cas comme dans le cas du découpage extérieur du limon illus tré à la figure 3, le trajet de l'axe de la fraise, identique au tracé du gabarit, est situé parallèlement à la découpe à r éaliser sur la pièce, à une distance de cette découpe égale au rayon de la fraise ; il en est ainsi également dans les zones 29 et 30 de ce trajet correspondant aux flancs 31 et 32 de la pointe et jusqu'à proximité immédiate de la zone 33 correspondant au sommet 34 de celle-ci ; dans cette zone 33, toutefois, le trajet de l'axe de la fraise s'écarte du sommet 34 à réaliser. Ainsi, lorsque la tête de lecture 12 suit le trait du gabarit posé sur la table de lecture 1, la fraise dont l'axe suit le parcours 35 sur la planche 4b posée sur la table de travail 2 de la machine > par exemple dans le sens des aiguilles d'une montre comme le schématise la flèche 36 de la figure 4, façonne d'abord le flanc 31 de la pointe en suivant le trajet 29 jusqu'au sommet 34 puis au-delà de celui-ci slécarte de ce sommet 34 par exemple en poursuivant son mouvement / tangentiellement par rapport au flanc 31 dans la zone de celui-ci située à proximité immédiate du sommet 34 ; la fraise revient ensuite par exemple tangentiellement à la zone du flanc 32 à former située à proximité immédiate du sommet 34 pour réaliser ce flanc puis poursuivre le parcours 35 à une distance du contour à réaliser égale au rayon de la fraise. I1 est ainsi possible de réalisera par exemple en mouluration extérieure d'un panneau en relief 37, des pointes parfaitement net et tes au niveau desquelles la matière conserve le même aspect que sur le reste de la pièce, en l'absence d'un contact prolongé avec la fraise. La figure 5 illustre un exemple de découpage ou de moulurage intérieur et extérieur une pièce telle qu'un cadre en utilisant un même gabarit. On a figuré sur la planche 4c dans laquelle doit être découpé le cadre 38 en 39 le parcours de l'axe de la fraise correspondant au contour extérieur 40 de ce cadre et en 41 le trajet de l'axe de lafraise correspondant au contour intérieur 42 de ce cadre l'un et l'autre de ces trajets étant identiques auxtraitsportéspar le gaba rit > dans des positions relatives identiques ; le trait 39 est situé à l'extérieur du contour périphérique 40, à une distance de celuici égale au rayon de la fraise; le trait 41 est par contre situé à l'intérieur du trait 42, également à une distance de celui-ci égale au rayon de la fraise. Le découpage s'effectue dans ce cas en plaçant la tête de lec ture 12 en regard de l'un des bords du trait du gabarit correspondant au trajet 41, en provoquant le parcours de ce trait par la tête de lecture et par conséquent le parcours simultané du trait 41 par l'axe de la fraise, laquelle découpe le contour intérieur 42 du cadre 38 lorsque ce parcours est terminé, on dégage la fraise de la matière et l'on amène manuellement la tête de lecture à l'aplomb de l'un des bords du trait du gabarit correspondant au trajet 39 et, après avoir provoqué la pénétration de la mèche dans la matière, on provoque le parcours simultané du trait du gabarit par la tête de lecture et du trait 39 par l'axe de la fraise, ce qui produit le découpage extérieur du cadre 38 suivant la ligne 40 ; ces deux découpages peuvent s'accompagner d'un moulurage de la pièce, éventuellement différent pour l'intérieur et l'extérieur si l'on change de fraise entre les deux parcours. La figure 6 illustre un exemple d'application du procédé selon l'jnvention au découpage extérieur en continu, par exemple dans des planches, de plusieurs objets identiques ou non. Comme précédemment, on a illustré par un trait plein fort le trajet de l'axe de la fraise, identique au tracé du gabarit suivi par la Fête de lecture 12 pour que l'axe de la fraise sui.ve ce parcours, par un trait mixte la périphérie des pièces découpées et par un pointillé la découpe résultant du parcours dans les chutes Dans l'exemple illustré où chaque objet à réaliser présente une forme circulaire, le trajet correspondant de llaxe de la mèche est également circulaire, de même que le tracé du gabarit, à une distance du contour extérieur de la pièce égale au rayon de la fraise, vers l'extérieur. Dans le cas de ce mode de mise en oeuvre du procédé, on dessine air le gabarit les parcours de l'axe de la fraise correspondant au découpage des différents objets, en juxtaposant ces parcours, et l'on relie deux parcours voisins par un trait unique ; chaque parcours est ainsi relié à deux parcours voisi.ns, à l'exception de deux des parcours qui ne sont reliés respectivement qutà un parcours voisin. La figure 6 illustre ainsi dix parcours circulairesjuxtaposés 43 disposésen deux groupes alignés parallèlement, respectivement 44 et 45 ; deux des parcours 43 en pratique situés à des extrémités respectives correspondantes des groupes alignés 44 et 45 ne sont reliés par un trait unique 46 qu'à un parcours analogue voisin, mais tous les autres parcours 43 sont reliés à deux parcours voisins par un traiSux4 es 46, y compris les trajets 43 situés à l'extrémité des groupes 44 et 45 opposée à lXextrémité évoquée plus haut, qui sont reliés entre eux par un trait unique 46. Ainsi, si l'on amène manuellement la tête de lecture sur un bord quelconque d'un trait du tracé du gabarit correspondant à l'un des traits de liaison 46 ou si l'on amène cette tête manuellement sur le trait du gabarit correspondant à un tracé fermé 43 par le bord de ce trait correspondant à l'extérieur du parcours fermé la tête de lecture parcourt successivement les différentes parties des différents tracés fermés en passant de l'un à l'autre en suivant l'un ou autre des bords des lignes 46. Si, comme il est illustré, la planche unique posée sur la table de travail 2 de la machine est remplacée par deux planches juxtaposées 4d et 4e correspondant respectivement aux deux groupes 44 et 45, il est possible de remplacer l'une des planches par une planche neuve après que cette planche ait été découpée, pendant que la fraise travaille sur vautre planche, et ainsi de suite, le passage de la fraise d'une planche à l'autre s'effectuant automatiquement au niveau du trait de haision 46 joignant deux tracés fermés 43 d'extrémité du fait que la tête de lecture optique 12 suit le tracé du gabarit de façon continue et peut parcourir ce tracé plusieurs fois successivement. Naturellement, de nombreuses variantes de mise en oeuvre de l'invention pourraient être déduites des exemples de mise en oeuvre décrits ci-dessus ; la réalisation du gabarit correspondant peut être aisément déduite par l'Homme de 1'Art des exemples ci-dessus. I1 est à noter que le procédé selon l'invention peut s'appliquer de façon générale au défonçage ou au frai sage de tous les matériaux se prêtant à un tel traitement et notamment du bois, des matières plastiques, du verre, des métaux, etc... ; il peut être également utilisé en gravure pour la reproduction de motifs en série. En outre, bien que tous les exemples choisis correspondent à un déplacement de llaxe de la fraise suivant un plan, c'est-à-dire suivant deux dimensions, il est possible de piloter selon l'invention dans une fraise ; trois dimensions en provoqu ant la lecture simultanée de deux gabarits par deux têtes de lectureranalogues à la tête de lecture 12, dont l'une communique à la fraise ses coordonnées en plan et dont l'autre lui communique ses coordonnées suivant une troisième dimension. REVENDICATIONS 1) Procédé de défonçage ou fraisage dlune pièce selon une ligne prédéterminée, caractérisé en ce que 1 on trace sur un support un tracé identique au trajet de l'axe de la fraise pour réaliser un défonçage ou fraisage selon la dite ligne, on provoque le parcours du dit tracé par une tête de lecture mobile par rapport au support, et llon traduit le déplacement de la tête par un déplacement identique simultané de l'axe de rotation dXune fraise sur la pièce. 2) Procédé selon la revendication 1, pour réaliser un contour périphérique intérieur ou extérieur d'un motif , caractérisé en ce que l'on trace le dit tracé sur un support, sensiblement parallèlement à une ligne identique au dit contour, à une distance de celle-ci sensiblement égale au rayon de la fraise vers l'intérieur s'il s'agit d'un cnntourzntérieur et vers l'extérieur s'il s'agit d'un contour extérieur. 3) Procédé selon la revendication 2, pour la réalisation d'un contour périphérique externe comportant une pointe, caractérisé en ce que l'on trace sur le support le dit tracé sensiblement parall èle à une ligne identique au contour, à une distance de celle-ci sensi blement égale au rayon de la fraise vers 1 t extérieur, y compris dans les zones correspondant auxflancsde la pointe à proximité immédiate de celle-ci, et en ce que l'on joint les zones du tracé correspondant auxflansde la pointe par une ligne située à une distance du point de identique au contour la dite ligne /correspondant au sommet de la pointe supérieure au rayon de la fraise. 4) Procédé selon la revendication 1, pour réaliser un motif en creux en forme de rainure ou de fente de largeur égale au diamètre de la fraye, caract érisé en ce que l'on trace sur le support un tracé identique à la ligne moyenne de la rainure à réaliser. 5) Procédé selon la revend:%cation 1 , pour réaliser un motif en creux présentant dans toutes les directions une largeur supérieure au diamètre de la fraise, caractérise en ce que l'on trace sur un support, à l'intérieur d'un contour identique à celui du motif, une ligne sinueuse présentant une pluralité de zones dont chacune est reliée, respectivement à l'une et I de ses extrémités, à l'une des zones immédiatement voisines, la distance entre deux zones voisines étant au plus égale au diamètre de la fraise et la distance entre les zones les plus proches du contour étant égale au rayon de la fraise. 6) Procédé selon les revendications-4 et 5, pour la réalisation d'un mbtif comportant au moins une première zone en forme de rainure d'une largeur égale au diamètre de la fraise et une deuxième zone de largeur supérieure au dit diamètre, les dites zones communiquant, caractérisé en ce que la dite ligne sinueuse correspondant à la deuxième zone présente une extrémité commune avec la ligne correspondant à la première zone et en ce que l'on provoque le parcours des deux lignes successivement à partir de l'autre extrémité de l'une ou l'autre de ces lignes. 7) Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on trace sur un même support les tracés correspondant à plusieurs lignes de défonçage ou fraisege. 8) Procédé selon les revendications 2 et 7,pour réaliser un contour périphérique externe et un contour périphérique interne d'un motif: , caractérisé en ce que l'on trace sur un même support les tracés correspondant respectivement à l'un et l'autre contours et en ce que llon provoque le parcours successif de l'un puis de autre en amenant manuellement la tête de lecture de l'un à l'autre et en dégageant la fraise de la pièce lors du dit passage de l'un à l'autre. 9) Procédé selon l 'une quelconque des revendications précédentes, pour la réalisation d'un contour périphérique d'une pièce et d'une rainure ou fente sécante du dit contour, caractérisé en ce que l'on trace sur un support les lignes sécantes correspondant respec ou fente tivement aux dits contours et à la dite rainure/, en ce que l'on provoque la lecture de la dite ligne de sa zone correspondant. à l'extrémité de la rainure ou fente opposée à son intersection avec le con- tour vers sa zone correspondant à la dite intersection, puis la zone de la ligne correspondant au contour. 10) Procédé selon les revendications 2 et 7, pour la réalisation d'un contour périphérique externe fermé d'au moins deux pièces caractérisé en ce que lton trace sur un même support deux tracés juxtaposés correspondant respectivement à l'un et l'autre contours et en ce que l'on relie les deux tracés par une ligne unique, deux au moins des tracés étant reliés à un seul autre tracé, et en ce que l'on provoque le parcours par la tête de lecture des tracés et de la ligne de liaison entre ceux-ci. 11) Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon lune quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qutil comporte, sur un bâti : - une table de lecture recevant le tracé identique au trajet de l1axe de la fraise, - une table de travail recevant la pièce, - une tête de lecture optique au-dessus de la table de lecture, - une fraise au-dessus de la table de travail, la dite fraise étant mantée à rotation sur elle-même autour d'un axe sensiblement perpendiculaire au plan général-de la dite table, - des moyens pour provoquer un déplacement de la tête de lecture le long du tracé et un mouvement couplé de la fraise tel que son axe se déplace au-dessus de la table suivant un trajet homographique du tracé. 12) Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce que les deux tables sont disposées côte à côte, suivant les plans paral vièles ou confondus, en ce que la fraise et la tête de lecture sont portas par un même support susceptible de se déplacer suivant une direction prédéterminée parallèle au plan respectif des deux tables, en ce qu'il est prévu des moyens d'entraînement du support suivant la dite direction, des moyens pour déplacer respectivement la tête et la fraise par rapport au support suivant une direction perpendiculaire à la dite direction et parallèle au plan des tables, les moyens pour déplacer la tête et les moyens d'entraînement du support étant commandés par la dite tête de telle sorte qu'elle suive le tracé et les moyens pour déplacer la fraise étant couplés aux moyens pour déplacer la tête de telle sorte que l'axe de la fraiseet la dite tête parcourent des trajets homographiques.