La présente invention est relative à un ensemble à tube de vioange, notarmment pour poche d'urostomie. Les poches ou sacs d'urostcmie du type d dci 3 d-.s les brevets des E.U.A. noS 3 523 534 et 3 822 704 peuvent être portés par les patients sans interruption pendant plusieurs jours ou plus avant d'être retirés et remplacés par une po- che ou un sac neuf. Pendant la période de port continu, une telle poche doit être périodicuement vidée de son contenu licuide, par manipulation d'un robirnet de vidange prévu a l'extré.mité inférieure de 1a poche. Bien que la vidange pé- riodicue soit un inconvénient nécessaire et acceptable pen- dant les heures au cours descuelles le patient est éveillé, il constitue un inconvénient désagréable pendant les heures de repos. On trouve couramment dans le commerce des poches à vi- dange qui sont conçues pour être raccordées à des tubes d'écoulement menant à des récipients de chevet de volume re- lativement grand, ce qui permet à l'exsudat de s'écouler continuellement dans lesdits récipients à travers les poches, de sorte que le sommeil de l'utilisateur n'a pas a être in- terrompu par la nécessité de vider périodiquement le conte- nu des poches. Bien que le principe de ces dispositifs soit correct, leur réalisation pratique n'a pas été entièrement réussie en raison d'une diversité de problèmes, qui compren- nent les diúflicultés de manipulation des robinets et rac- cords et de leur tendance à s'user rapidement et à fuir en cours d'utilisation ou à obstruer l'écoulement et à provo- quer une distension et éventuellement la rupture des poches. I1 existe également un risque consistant en ce que des for- ces excessives exercees pendant la manipulation d'un robinet ou pendant le raccordement ou la désolidarisation d'un tube de vidange peuvent appliquer des contraintes excessives sur les parois de la poche à vidange, en provoquant ainsi la dé- chirure de la poche et l'écoulement de son contenu. Ces ris- ques peuvent encore être augmentés lorsque les raccords et accessoires de la poche sont dissimulés à la vue directe par l'utilisateur ou encore lorsque l'utilisateur souffre d'un état ou d'une maladie telle que l'arthrite qui rend plus dif- ficile la manipulation du robinet et du raccord. Plus précisément, les poches à vidange du type courant sont quelquefois équipées de tubulures de vidange en matière plastique molle munies de capuchons amovibles faits de la me- me matière. Lorsqu'on a à raccorder un tube de vidange, on enlève simplement le capuchon et on attache un raccord séparé à la tubulure puis on raccorde le tube de l'appareil de vidan- ge à ce raccord. Bien que cette construction de raccordement à tubulure présente les avantages de mollesse et de souplesse, en réduisant ainsi les risques de rupture de la poche, elle présente des difficultés de manipulation qui sont augmentées par la nécessité d'utiliser une pièce additionnelle (le rac- cord). Par ailleurs, l'expérience montre que ces constructions sont plus sujettes aux fuites lorsqu'elles sont utilisées pen- dant des périodes prolongées. Dans un autre type de construction que l'on trouve dans le commerce, la poche à vidange est équipée d'un robinet à piston conçu pour être actionné par coulissement d'une pièce télescopique par rapport à une autre. Bien que le robinet de ce type soit avantageux en ce qui concerne la facilité de la manoeuvre, l'opération de raccordement du robinet à un tube de vidange est plus difficile. En outre, du fait que cette construction implique la présence de passages d'écoulement re- lativement étroits à travers le robinet, ces passages ont ten- dance à être obstrués par les composants plus visqueux ( par exemple les mucosités) de l'exsudat. Lorsque ces problèmes risquent de se présenter, les utilisateurs reçoivent l'instruc- tion de démonter les robinets avant le montage des tubes de vidange, et ce démontage accroît la complexité des phases de manipulation et risque de poser des problèmes à l'utilisateur, dont notamment la perte de pièces, dans l'exécution des phases de manipulation. Le but de l'invention est donc de réaliser un disposi- tif de vidange pour poche d'urostomie qui élimine les défauts et inconvénients des dispositifs de vidange de la technique antérieure. Plus précisément, l'invention a pour but de réa- liser un robinet de vidange qui puisse être manoeuvré facile- ment, même lorsau'il est en dehors de la ligne de vision de l'utilisateur, qui soit d'une grande efficacité pour l'arrêt de l'écoule-ment du fluide lorsqu'il est placé en position de fermeture, même après des périodes d'utilisation prolongées, qui ne puisse pas être manipulé d'une manière susceptible de provoquer involontairement la séparation de ses éléments, qui ne risque pas d'obstruer l'écoulement (ceci grâce au fait que les passages intérieurs de ce robinet sont d'une section au moins aussi grande que celle du tube de vidange), et qui soit construit de telle manière que, même si l'on applique une force excessive et/ou si l'on utilise une technique mal appropriée pour manipuler ce robinet, le risque de défaillance du dispo- sitif ou de détérioration de la poche à vidange à laquelle le dispositif est raccordé soit inexistant ou du moins extrême- ment faible. Un autre but de l'invention est de réaliser un disposi- tif de vidange comprenant un tube de vidange équipé d'un rac- cord qui puisse être manoeuvré facilement et efficacement pour la fixation du tube à la tige creuse du robinet et pour décon- necter le tube de cette tige. En dépit de la facilité avec la- quelle on peut manoeuvrer le raccord pour le verrouiller et le déverrouiller par rapport à la tige, ce raccord forme sur la tige un joint extrêmement efficace et résistant aux fuites, et il coopère avec la tige de manière à produire un verrouillage de sécurité capable de résister à la désolidarisation en pré- sence de toutes les forces exercées sur le tube de vidange que l'on peut s'attendre à voir développer pendant l'utilisation du dispositif. En dehors d'une plus grande efficacité de fonc- tionnement, ce raccord, lorsqu'il est glissé en position de verrouillage, coopère avec la tige du robinet pour produire un bruit d'encliquetage audible qui garantit à l'utilisateur que les éléments sont solidement verrouillés l'un à l'autre. En bref, le dispositif de vidange comprend un corps adapté pour être monté dans une poche d'urostomie à l'extré- mité inférieure de cette poche, un tournant de robinet tubu- laire relié à ce corps avec possibilité de rotation, et un tube de vidange équipé à une extrémité d'un raccord destiné à coopérer de façon démontable avec la tige tubulaire du tour- nant de robinet. Le corps possède des parois qui définissent une chambre de sortie de forme générale cylindrique, cette chambre possédant une ouverture latérale et une ouverture d' extrémité inférieure. Le tournant du robinet comprend un man- chon qui est monté rotatif dans la chambre dudit corps, dans lequel il pénètre à travers l'extrémité inférieure de cette chambre, ce robinet possédant également une tige tubulaire ouverte à son extrémité qui fait saillie vers le bas au-des- sous du corps. Le manchon du robinet possède une lumière laté- rale qui peut être mise en coïncidence avec l'ouverture laté- rale du corps lorsque le tournant du robinet est tourné en position d'ouverture, cette lumière latérale étant hors de coïncidence avec ladite ouverture latérale lorsque le tournant du robinet est tourné dans sa position de fermeture. Des moyens de verrouillage bloquent le corps et le tournant du robinet en déplacement axial sans s'opposer en même temps à la rota- tion relative de ces éléments. Chacun des deux éléments constitués par le corps et le tournant du robinet est formé d'une matière plastique semi- rigide, la matière plastique du tournant du robinet étant plus rigide, ou moins souple, que celle du corps. Un bourre- let venu de matière est formé autour de la lumière latérale du tournant du robinet et s'applique à force sur la matière plus souple du corps pour établir un joint primaire ou inté- rieur très efficace. Un joint secondaire ou extérieur est for- mé entre un bourrelet annulaire prévu à l'extrémité inférieu- re du corps et la matière plus rigide du tournant du robinet, ce contact se produisant dans une rainure annulaire s'ouvrant vers le haut qui est formée dans le tournant du robinet, au- tour du manchon de ce tournant. Le corps comprend également deux prolongements laté- raux disposés diamétralement, ces prolongements présentant des surfaces latérales contenues dans des plans convergents et qui se terminent dans des arêtes latérales à peu près pa- rallèles à l'axe du corps. En outre, le corps comprend une paroi supérieure qui rejoint lesdites arêtes latérales pour formez des coins, et deux languettes de relâchement de con- traintes, minces et souples, qui sont venues de matière avec le corps et qui font saillie radialement et vers le haut sur lesdits coins. La tige tubulaire du tournant du robinet est munie d'un épaulement annulaire espace au-dessus du niveau de l'ex- trémité inférieure ouverte de la tige, cet épaulement présen- tant une surface de verrouillage qui fait face vers le haut et une surface de came inclinée vers le bas et vers l'inté- rieur. Les moyens d'accouplement du tube de vidange présentent la forme d'un embout tubulaire souple qui est fixé au tube d'é- coulement et dimensionné de manière à recevoir à joint étan- che la partie inférieure de la tige du tournant du robinet. Ces moyens d'accouplement comprennent également des moyens de verrouillage présentés sous la forme d'une bague de verrouil- lage ovale souple qui s'étend dans un plan perpendiculaire à l'axe de ltembout tubulaire et est réunie à cet embout par deux bras souples. Normalement, la bague souple prend une con- figuration ovale dans laquelle son diamètre intérieur minimal est approximativement égal au diamètre extérieur de la tige et inférieur au diamètre de l'épaulement de verrouillage, qui est plus grand; toutefois, en appliquant une pression des doigts sur les extrémités opposées de la bague de verrouillage ovale, on peut déformer temporairement cette bague ou la remettre en forme, c'est-à-dire lui donner une configuration approximati- D5 vement circulaire dans laquelle son diamètre intérieur est plus grand que le diamètre de l'épaulement, ce qui permet de sé- parer l'embout de la tige du tournant du robinet. L'invention est exposée ci-après plus en détail à l'ai- de des dessins annexés, qui en représentent seulement un mode d'exécution. Sur ces dessins: - la Fig. 1 est une vue partielle en élévation de c8té d'un dispositif de vidange complet suivant l'invention, l'or- gane d'accouplement du tube de vidange étant représenté décon- necté de la tige du robinet pour la clarté du dessin; - la Fig. 2 est une vue en perspective éclatée montrant les principaux éléments du dispositif; - la Fig. 3 est une vue en perspective montrant le corps et le tournant du robinet séparés; - la Fig. 4 est une vue'de dessus du robinet; - la Fig. 5 est une vue en coupe longitudinale prise suivant la ligne 5-5 de la Fig.4 et montrant le robinet en po- - sition de fermeture; - la Fig. 6 est une coupe longitudinale analogue à la Fig. 5 et montrant le robinet en position d'ouverture; - la Fig. 7 est une vue partielle en coupe à plus gran- de échelle qui montre les relations entre le tournant et le corps; - la Fig. 8 est une vue partielle en coupe à échelle très agrandie montrant le contact linéaire qui établit le joint principal entre les éléments; - la Fig. 9 est une vue partielle en coupe à grande é- chelle, montrant les relations qui établis-sent le joint secon- daire; - la Fig. 10 est une vue en élévation de côté et en coupe montrant les relations entre le tournant du robinet et l'organe d'accouplement, en coupe longitudinale; - la Fig. 11 est une vue partielle en coupe très agran- die qui montre la formation du joint entre l'organe d'accou- plement et la tige du tournant du robinet; - la Fig. 12 est une coupe à échelle agrandie, prise 474859 suivant la ligne 12-12 de la Fig. 10. Sur les dessins (Fia. 1 et 2), la référence 10 désigne dans son ensemble une poche ou un sac d'ostomie comportant des parois avant et arrière 11 et 12 faites d'une matière en feuil- le thermoplastique souple imperméable aux fluides. La paroi avant 11 et la paroi arrière 12 sont réunies à joint étanche le long de leur périphérie par un joint 13 thermosoudé ou par un autre moyen approprié. Les parois souples peuvent être fai- tes de n'importe quelle matière thermoplastique efficacement imperméable aux gaz et aux liquides telle que, par exemple, un film de polyoléfine stratifié avec une matière écran appro- priée. Une matière du commerce qui est particulièrement bien appropriée comprend un polyéthylène à basse densité coextrudé avec une couche ou une ame de chlorure de polyvinylidène de même surface. Cette matière se trouve dans le commerce sous la désignation "Saranex" auprès de la Dow Chemical Company, Mi- dland, Michigan, E.U.A. Le panneau arrière de la poche d'ostomie est muni, con- formément à la pratique habituelle, d'une ouverture réceptrice de l'orifice artificiel, qui est entourée d'une pièce enduite d'un adhésif médical classique sensible à la pression. Ni l'ou- verture ni la pièce ne sont représentées sur les dessins parce qu'elles se trouveraient à proximité de l'extrémité supérieure de la poche, mais ces éléments sont bien connus et on en trou- ve des descriptions, par exemple, dans les brevets des E.U.A. nos 3 804 091, 3 759 260, 3 822 704 et 3 523 534. Les détails de l'ouverture réceptrice de l'orifice artificiel, de la pièce de fixation adhésive, de la garniture d'étanchéité qui peut être utilisée pour former un joint étanche efficace autour de l'orifice artificiel, et des moyens d'attache, qui peuvent re- vêtir la forme d'une courroie, sont tous représentés et décrits dans ces brevets. Le dispositif de vidange est désigné dans son ensemble par la référence 15 et comprend un corps 16, un tournant de robinet 17 et un ensemble à tube de vidange 18. L'ensemble à e474859 tube de vidange comprend un tube de vidange souple 19, stan- dard; fait de chlorure de polyvinyle ou d'une autre matière appropriée, et un organe d'accouplement 20. Cet organe est adapté pour se monter à joint étanche sur la tige du tournant 17 du robinet d'une façon qui sera décrite dans la suite, ces éléments étant représentés séparés l'un-de l'autre sur la Fig. 1 pour la clarté du dessin. Il va de soi que, pendant les heu- res de veille, le porteur de l'appareil d'ostomie maintient normalement ces éléments désaccouplés avec le tournant du ro- binet en position de fermeture, tandis que les éléments sont ordinairement couplés, avec le tournant du robinet en position d'ouverture (représenté en traits interrompus sur la Fig. 1) lorsque le porteur est au repos ou alité ou immobilisé pour une autre raison. Dans ces dernières conditions, l'extrémité opposée du tube de vidange souple est raccordée ou engagée dans un récipient de chevet approprié 21, posé sur le sol ou, en tout cas, à un niveau suffisamment bas au-dessous du por- teur de la poche pour garantir un écoulement par gravité,ap- proprié. Le corps 16 et le tournant 17 du robinet forment ensem- ble un robinet qui commande la vidange de la poche 11. Le corps comprend une paroi 22 de forme générale cylindrique qui délimite une chambre de sortie cylindrique 23 possédant une ouverture latérale 24 et une ouverture d'extrémité inférieure 25, comme on l'a représenté le plus clairement sur la Fig.3. Ce corps comprend également une paroi supérieure 26 qui pré- sente une ouverture centrale 27. Deux prolongements 28 et 29 font saillie latéralement sur le noyau cylindrique du corps, ces prolongements étant dis- posés diamétralement, le premier prolongement 28 possédant une plus grande dimension radiale que l'autre prolongement 29. Le prolongement 28 est défini par des parois latérales 28a, un fond 28b et une paroi supérieure 28c (Fig. 2 et 3). Les parois latérales s'étendent vers l'extérieur dans des plans conver- gents pour se terminer par une arête latérale 30 qui s'étend verticalement, c'est-à-dire dans une direction parallèle à l'axe de la chambre cylindrique 23. Les parois de fond et la- térales 28b et 28a se combinent avec une paroi intérieure 28d pour définir une cavité 31 qui est adjacente à la chambre 23 et communique directement avec cette chambre à travers l'ou- verture latérale 24. Ainsi qu'on l'a représenté sur les Fig. 2 à 5, la paroi supérieure 28c présente une ouverture 32 qui ouvre la cavité 31. Pour augmenter la rigidité et la résistan- ce mécanique de cette pièce, le corps peut également présenter une cloison ou un voile 33 qui divise la cavité 31, mais il va de soi que cette cloison peut être omise lorsqu'on estime inutile de prévoir un renforcement. De même que le prolongement 28, le prolongement 29 com- prend deux parois latérales convergentes 29a et une paroi su- périeure 29c. Les parois latérales 29a font saillie vers l'ex- térieur et convergent pour former une argte latérale 34 qui est parallèle à l'arête 30 et à l'axe central de la chambre cy- lindrique 23. Les arêtes latérales 34 et 30 peuvent être lé- gèrement arrondies en coupe de manière à ne pas former des arê- tes coupantes. De même, les surfaces latérales et supérieure du corps se rejoignent le long d'arêtes qui sont arrondies de manière à ne pas constituer des arêtes vives pouvant risquer de couper le film thermoplastique de la poche à vidange 10. Aux coins supérieurs du corps, o les arêtes latérales 30 et 34 rejoignent les parois supérieures 28c et 29c respecti- vement, sont prévues deux languettes planes flexibles 35, qui font saillie radialement et vers le haut sur les coins et sont contenues dans le même plan que les arêtes latérales et l'une dans le méme plan que l'autre. Dans l'exemple décrit, ces lan- guettes sont allongées latéralement et présentent un contour largement arrondi, c'est-à-dire qu'elles ne présentent pas d'angles capables de percer ou de couper le film de la poche. Etant donné que l'ensemble du corps est moulé en une matière plastique semi-rigide mais souple ou élastique comme par exem- ple un polyéthylène à densité moyenne ou à basse densité, les ú474859 languettes 35 fléchissent et se comportent de cette façon com- me des éléments de relâchement de contraintes pour protéger la matière de la poche du contact dangereux avec les coins supérieurs du corps et avec les arêtes latérales de ce corps. Le tournant 17 du robinet est de même moulé en urema- tière plastique semi-rigide, bien que cette matière soit plus rigide, ou moins souple et moins élastique que la matière du corps 16. Le polyéthylène à haute densité s'est révélé parti- culièrement efficace en qualité de matière pour la fabrication du tournant du robinet, mais on peut également utiliser une autre matière polymère telle que le polypropylène. Le tournant 17 du robinet comprend une partie tubulaire 36 formant manchon 36 qui est montéerotative dans la chambre 23 du corps. En se reportant en particulier à la Fig. 3, on peut voir que cette partie tubulaire est munie d'une lumière latérale qui, sous l'effet de la rotation du tournant peut être mi'sen co:ncidence ou hors de coïncidence avec l'ouvertu- re latérale 24 du corps. Lorsque le tournant est amené a sa position de fermeture, un bourrelet 38 largement arrondi qui entoure la lumière 37 est appuyé à force contre la paroi sou- ple délimitant la chambre cylindrique 23, pour établir un joint primaire entre ces éléments. Les Fig. 7 et 8 montrent que ce contact entre la matière plus rigide du tournant 17 et la matière plus souple du corps 22 se traduit par une défor- mation légère mais perceptible du corps, en produisant ainsi un contact serré qui garantit l'établissement d'un joint étan- che efficace. Le tournant du robinet comprend également une partie 39 formant tige tubulaire qui est coaxiale au manchon 36 et fait saillie vers le bas pour former un prolongement du manchon. La tige est ouverte à son extrémité inférieure et délimite un pas- sage d'écoulement 40 de forme générale cylindrique. Lorsque le tournant du robinet est tourné dans sa position d'ouverture (Fig.6), la lumière latérale 37 du manchon est en coincidence directe avec l'ouverture latérale 24 du corps et communique il avec la cavité 31 de ce corps qui est ouverte vers le haut. Le liquide peut donc s'écouler de l'intérieur de la poche d'ostomie dans la cavité 31 ouverte vers le haut, et, ensuite, dans le passage 40 en traversant les ouvertures alignées 24 et 37. Il est important que la section de la lumière 37 soit approximativement égale à la section du passage d'écoulement et au moins aussi grande que cette section, et que, par conséquent, elle soit au moins aussi grande que la section intérieure du tube d'écoulement souple 19. Etant donné que l'ouverture latérale 24 du corps, et également l'ouverture supérieure 32 de ce corps, possèdent chacune une section su- périeure à celle de la lumière latérale 37, le robinet n'im- pose aucun étranglement appréciable à l'écoulement du fluide hors de la poche 10. Par ailleurs, grâce à la dimension rela- tivement grande de ces ouvertures et de cette lumière, les risques d'obstruction du dispositif de vidange par des mucosi- tés ou autres constituants visqueux de l'exsudat sont très ré- duits. Comme on peut le voir sur les Fig. 7 et 9, la paroi cy- lindrique 22 du corps comprend une jupe annulaire 41 dirigée vers le bas qui présente une surface interne 41a inclinée vers le bas et vers l'intérieur. Le tournant 17 du robinet comprend une paroi annulaire 42 venuede matière qui est espacée vers l'extérieur par rapport au manchon 36 pour délimiter une gor- ge annulaire 43 qui reçoit à glissement et à joint étanche la jupe 41 du corps. A l'état détendu, c'est-à-dire avant l'as- semblage des éléments, la jupe 41 possède à son extrémité in- úérieure une épaisseur ou largeur légèrement plus grande que la largeur de la gorge 43, Par conséquent, lorsque les élé- ments sont assemblés, la jupe 41 qui, comme le reste du corps 16, est faite d'une matière polymère plus élastique que la matière du tournant 17, est légèrement comprimée ou déformée pour établir un contact étanche formant joint dans la zone de contact x indiquée sur la Fig. 9. Ce contact entre la surface interne 41a normalement inclinée qui est prévue à l'extrémité ú474859 inférieure de la jupe 41 et la surface externe du manchon 36 établit un joint secondaire auquel est largement due la sup- pression des fuites externes du robinet. Le joint primaire dé- crit plus haut, qui protège également des fuites externes, a pour principale fonction de supprimer les fuites internes, c'est-à-dire de garantir l'efficacité du robinet en position de fermeture. Le manchon tubulaire 36 du tournant 17 du robinet pos- sède également une paroi supérieure ou terminale 44, cette paroi terminale portant un organe de fixation 45 venu de ma- tière qui fait saillie vers le haut et est fendu de manière à former deux crochets flexibles 45a qui s'appuient contre un épaulement 46 formé dans l'ouverture supérieure 27 du corps pour verrouiller le corps et le tournant du robinet en dépla- cement axial relatif sans cependant s'opposer à la rotation relative de ces éléments (Fig.7). La résistance à la sépara- tion axiale est largement supérieure à la force qu'un utili- sateur peut exercer sur le dispositif de vidange dans la ma- nipulation du robinet ou-de l'ensemble à tube de vidange 18. * Il n'y a donc pratiquement pas de risque de voir les deux élé- ments du robinet se séparer l'un de l'autre et provoquer un écoulement accidentel du contenu de la poche. Le tournant du robinet porte deux prolongements laté- raux disposés diamétralement qui correspondent approximative- ment aux prolongements latéraux 28 et 29 du corps. Le prolon- gement 47 fait saillie radialement vers l'extérieur sur une plus grande distance que le prolongement 48. Les deux prolon- gements 47 et 48 sont contenus dans un même plan, le plan com- mun passant par 1 'axe du corps du robinet. Ainsi qu'on l'a représenté sur la Fig. 5, la dimension latérale du prolonge- ment 47 est approximativement égale à la dimension correspon- dante du prolongement 28; de même, la dimension latérale du prolongement 48 est approximativement égale à la dimension correspondante du prolongement 29. L'utilisateur peut donc fa- cilement se rendre compte au toucher et sans examen visuel que ^474859 le tournant 17 du robinet se trouve dans sa position de ferme- ture. Dans cet état, le robinet prend sa configuration la plus compacte, les prolongements latéraux des deux éléments étant en coïncidence comme représenté sur le dessin. Pour ouvrir le robinet, on tourne le tournant 17 de 1800 pour le placer dans sa position déportée représentée sur la Fig. 6. Etant donné que les prolongements du tournant du robinet ne sont plus en coïncidence avec les prolongements correspondants du corps de ce robinet, l'utilisateur peut ici également se rendre compte facilement, au toucher, que le tournant 17 du robinet se trou- ve dans sa position d'ouverture totale. Les éléments 16 et 17 portent des éléments d'arrêt qui aident l'utilisateur à placer le tournant 17 soit dans sa po- sition d'ouverture totale, soit dans sa position de fermeture totale. Comme le montrent les Fig. 3, 5 et 6, les prolongements 47 et 48 du tournant portent des butées ou arrêts 49 et 50 res- pectivement, tandis que le corps 16 porte un seul élément d'ar- rêt 51 dirigé vers le bas. Lorsque le tournant est en position de fermeture, les arrêts 49 et 51 sont en contact entre eux comme indiqué sur la Fig. 5, tandis que, lorsque le robinet est entièrement ouvert, le contact est établi entre les arrêts et 51 (Fig.6). Le robinet est fixé à l'extrémité inférieure de la po- che 10, comme représenté sur la Fig. 1, le corps 16 étant dis- posé entre les parois 11 et 12 de la poche, à l'extrémité in- férieure de cette poche, le tournant 17 émergeant au-dessous de la poche. Bien que l'on puisse utiliser divers moyens pour fixer le corps du robinet aux parois de la poche de telle ma- nière que le contenu fluide de cette poche ne puisse s'échap- per que par les passades du robinet, on estime qu'un mode par- ticulièrement efficace de fixation consiste à thermosouder di- rectement les bords inférieurs des parois de la poche aux sur- faces latérales du corps 16 en matière thermoplastique, dans le prolongement des zones de thermosoudure 13 qui réunissent leÄs parois de la poche l'une à l'autre. La tige tubulaire 39 du tournant 17 du robinet est mu- nie d'un épaulement annulaire 55 situé à une certaine distan- ce au-dessus de l'extrémité inférieure de cette tige et au- dessous des prolongements latéraux 47 et 48. La configuration de cet épaulement est clairement visible sur la Fig. 7, sur laquelle on peut voir que l'épaulement possède une surface de verrouillage 55a qui fait face vers le haut et s'étend dans un plan perpendiculaire à l'axe de la tige, et une surface b inclinée vers l'intérieur et vers le bas et formant un pro- fil de came. Cet épaulement coopère avec l'organe d'accouple- ment 20 de l'ensemble à tube de vidange pour assembler les é- léments avec possibilité de démontage de la façon qui sera dé- crite plus bas. L'organe d'accouplement 20 est formé d'une seule pièce en une matière plastique tenace et souple qui possède une mé- moire élastique notable. Bien que l'on puisse utiliser n'im- porte laquelle d'une grande diversité de matières, on a obte- nu des résultats particulièrement efficaces lorsque l'organe d'accouplement est fabriqué en une résine acétal vendue dans le commerce sous la désignation de "Delrin" par E.I; du Pont de Nemours, Wilmington, Delaware, E.U.A. Cet organe comprend un raccord ou embout tubulaire 60, une bague de verrouillage 61 et deux bras ou pattes 62 qui réunissent le raccord à la bague de verrouillage. Ainsi qu'on l'a clairement indiqué sur les Fig. 1, 2, 10 et 12, la bague de verrouillage 61 est coaxiale au raccord tubulaire 60, et elle est de configuration non cir- culaire ou ovale. Lorsque la bague de verrouillage flexible et élastique 61 se trouve dans son état normal ou détendu, son diamètre intérieur minimal (c'est-à-dire le diamètre intérieur mesuré sur son petit axe) est approximativement égal au diamè- tre extérieur de la tige 39 et inférieur au diamètre extérieur de l'épaulement 55 (Fig.12). Lorsque les éléments sont à l'é- tat assemblé, comme on l'a indiqué sur les Fia. 10 et 12, la bague de verrouillage 61 est retenue par la surface de ver- rouillage 55a de l'épaulement qui fait face vers le haut, de sorte qu'il ne peut pas se séparer ou s'arracher de la tige. Toutefois, en exerçant une pression avec les doigts dans le sens des flèches 53 tracées sur la Fig. 12, on peut facilement remettre la bague de verrouillage ovale à une configuration approximativement circulaire (représentée en traits interrom- pus), dans laquelle la bague possède un diamètre intérieur à peu près uniforme et supérieur à celui de l'épaulement de ver- rouillage 55. En serrant simplement la bague pour lui donner sa configuration à peu près circulaire, l'utilisateur peut donc facilement détacher l'organe d'accouplement de la tige 39. Dans la meilleure forme de réalisation, les bras fle- xibles 62 rejoignent la bague de verrouillage ovale 61 dans les zones de plus forte courbure de cette bague. Ces positions facilitent la manoeuvre de l'organe d'accouplement puisque l'utilisateur peut facilement trouver la position des bras au toucher et, simplement en resserrant ces bras l'un vers l'au- tre comme on l'a représenté sur la Fig. 12, remettre la bague à sa forme. peu près circulaire de déverrouillage. Le raccord tubulaire 60 est dimensionné de manière à recevoir la partie inférieure de la tige 39, plus précisément la partie de cette tige qui se trouve au-dessous de l'épaule- ment de verrouillage 55, L'intérieur du raccord tubulaire com- prend une partie étranglée 60a qui possède un diamètre inté- rieur légèrement plus petit que le diamètre extérieur de la tige lorsque le raccord se trouve dans son état détendu. Lors- qu'on emboîte les éléments l'un dans l'autre, l'une des deux surfaces tronconiques inclinées opposées de la partie étranglée 6Oa du raccord attaque la surface arrondie 39a prévue a l'ex- trémité inférieure de la tige, pour repousser ou faire fléchir la paroi de la tige vers l'intérieur par effet de came dans le sens de la flèche 64, ainsi qu'on l'a représenté avec exa- gération sur la Fig. 11. On produit de cette façon un joint étanche aux fluides entre la surface interne du raccord 60 et la surface externe de la tige 39. Ce joint n'est pas limité à une position précise sur la longueur de la tige (il est formé au moment o la tige entre pour la première fois en contact avec la zone de diamètre minimal de la surface interne 60a du raccord, et il reste effectif lorsque les éléments sont emmanchés télescopiquement plus loin l'un dans l'autre), et ce joint n'exige aucune orientation angulaire particulière du raccord par rapport à la tige. Lorsqu'on fait monter le raccord vers sa position de verrouillage total, la bague de verrouillage 61 attaque la surface inférieure inclinée 55b de l'épaulement 55 pour écar- ter à force les parties latérales de la bague, jusqu'à ce que cette bague franchisse l'épaulement. A l'instant o la bague franchit l'épaulement, ses parties latérales opposées revien- nent à la position représentée en traits continus sur la Fig. 12, avec un bruit audible d'encliquetage qui informe l'utili- sateur que les éléments sont entièrement verrouillés. La partie terminale inférieure convergente 60b du rac- cord (Fig.10) peut être fixée de façon permanente au tube de vidange souple 19 par n'importe quel moyen approprié. On peut utiliser le thermosoudage, le collage au solvant ou une fixa- tion mécanique, ou encore une combinaison de ces moyens de fi- xation. Lorsqu'on utilise une prise mécanique par friction, la surface externe de la partie 60b peut être munie de côtes an- nulaires pour éviter toute séparation accidentelle entre le tube de vidange et le raccord. - REVENDICATIONS - 1.- Ensemble à tube de vidange adapté pour être accouplé à une tige d'écoulement tubulaire (39) d'une poche à vidange (10), cette tige présentant un épaulement de ver- rouillage annulaire (55) disposé en un point intermédiaire de sa longueur, cet ensemble étant caractérisé en ce qu'il comprend un tube de vidange souple (19) muni à l'une de ses extrémités d'un organe d'accouplement (18) , cet organe d'accouplement comprenant un embout tubulaire souple (60) fixé au tube (19), une bague de verrouillage ovale flexible I0 (61) coaxiale audit embout (60) et espacée axialement de ce dernier, et deux bras flexibles (62) qui relient la bague (61) à l'embout (60), ladite bague (61) présentant à l'état détendu un diamètre intérieur minimal approximativement égal au diamètre extérieur de la tige tubulaire d'écoulement (39) I5 et inférieure au diamètre maximal de l'épaulement de ver- rouillage (55) qui fait saillie sur le pourtour de cette tige (39), ladite bague (61) étant capable de prendre une configuration approximativement circulaire lorsqu'on exerce sur elle une force de resserrement. 2.- Ensemble suivant la revendication 1, caractéri- sé en ce que l'embout (60), la bague (61) et lesbras (62) sont faits d'une seule pièce en une matière plastique souple. 3.- Ensemble suivant la revendication 1, caractéri- sé en ce que lesdits bras sont disposés diamétralement et rejoignent ladite bague ovale en des parties de cette der- nière qui présentent la plus forte courbure. 4.- Ensemble suivant la revendication l,caractéri- sé en ce que ledit embout tubulaire (60) présente une surfa- ce interne comportant une partie de diamètre réduit (60a). 5.- Ensemble suivant la revendication 4,caractérisé en ce que ladite partie de surface interne de diamètre ré- duit (60a)est disposée en un point intermédiaire de la lon- gueur dudit raccord (60) et est encadrée par des parties de surfaces internes tronconiques inclinées vers l'intérieur qui mènent à cette partie de diamètre réduit et sont dispo- sées axialement de part et d'autre de cette partie.