-a présente invention concerne la gaze'iiication.dtune matière carbone solide, en particulier des dechets. Les procédés antérieurs de gazéification des solides se classent principalemert en des procédés d'émission de gaz par extraction et en des procédés d'oxydation partielle Les procédés du type émission par extraction sont décrits dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique N t 055 334 "Process of Naking Gas" 'Procédé de production d'un gaz), NO 2 640 014 "Oil-Shale Eduction Process and Apparatus" Procédé et appareil d'extraction de schiste bitumineux) et N0 7 361 644 "Shale Retorting Process" (Procédé de distillation iSe schiste en cornue). Selon le brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 1 055 334 précité, on obtient du gaz par un procédé de distillation de charbon selon lequel on fait passer. entre des parois chauffées lama- tière productrice de gaz sous forme finement divisée et pendant quelle est séparée et distribuée dans un milieu sensiblement non oxydant, on distille la matière pendant un tel passage et l'on règle le mouvement de la matière et de ce milieu en lui conférant un mouvement vertical par des jets de gaz chauffés dirigés le long des parois chauffées et dans un sens transversal par rapport au sens du passage. On peut cependant noter que la distillation du charbon n'est pas une gazéificationO La distillation chasse la matière volatile déjà présente ; une gazéification crée des matières volatiles qui n'étaient pas présentes à l'origine6 Dans le procédé du brevet des Etats-Unis d'Amérique N 2 640 014 précité, on soumet une partie de la matière restant après l'extraction de l'huile du schiste dtalimer,tation à à une combustion donnant des cendres, et l'on utilise le gaz chaud résultant pour extraire le gaz et l'huile de la matière schisteuse d'alimentation. Selon le brevet précité des Etats-Unis d'Amérique N 3 361 644, on extrait des gaz et de lthuile du schiste en faisant passer un gaz chaud sans oxygène à contre-courant.par rapport à des particules descendantes de schiste.On obvient le gaz chaud en chauffant une portion du gaz effluent de la zone d'extraction0 On maintient la température à une valeur inférieure à environ 9850G dans la zone d'extraction pour éviter la formatIon dtun clinker par fusion des constituants de la cendre. Bye procédé précité du brevet des Etats-Unis dXAmérique N 3 361 64t est dans une large mesure un procédé de distillation et de pyrolyse, qui n'est pas base sur une réaction de gazéification comme la réaction de H20 avec une matière carbonée. Des procédés d'oxydation partielle sont décrits, par exemple, dans les brevets dl?s Etats-Unis dtAmérizue N0 1 977 684, N 2 592 377, N 2 657 986, N 2. 633 417, N 2 727 812, N 2 987 387, N 2 657 124 et N 3 025 149. Ces procédés font tous appel à une injection d'oxygène dans la zone de réaction. De même, on injecte habituellement de la vapeur d'eau dans la zone de réaction0 Le brevet des Etats-Unis d'Amérique N0 2 660 521 vise une oxydation partielle de gaz avec détente des gaz chauds résultants dans une turbine et, ainsi, la production d'énergie et l'obtention d'un gaz refroidi de synthèse.On règle la température dans la zone de réaction grâce au recyclage du gaz carbonique. le gaz carbonique est un diluant et il abaisse égaleent la température en raison de la réaction endothermique du gaz carbonique avec un hydrocarbure pour former de lXoxyde de carbone et de lthydrogè- neO la production de l:hydrogène et d'autres gaz combustibles à partir de déchets provenant de la fabrication du papier à partir de-morceaux de bois,etc,a été étudiée dans la littérature, par exemple dans le brevet des Etats-Unis d'-Amérique N 3 317 292. Dans la fabrication du papier, on soumet des morceaux de bois à une disgestion qui steffectue, par exemple, à l'aide d'un liquide aqueux contenant du sulfite de calcium, ce qui forme un produit résiduaire à base de lignine-sulfonate de calcium en solution et ce qui laisse de la pâte de bois. tomme décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N 3 317 292 précité, on peut transformer les substances résiduaires contenant des constituants organiques dérivés de la lignine en un mélange gazeux comprenant de l'hydrogène lorsque l1on 'met la matière résiduaire en contact avec de la vapeur d'eau dans une zone de réaction à une températ1ure élevée qui est de l'ordre d'au moins plusieurs centaines de degrés centi- grades les brevets des Etats-Unis d'Amérique N 1 777 449, intitulé "Erocess o, Producing Gas from Garbage" (Procédé de production de gaz à partir d'ordures ménagères) et le. brevet des Etats-Unis d'Amérique N 3 471 275 intitulé "Méthod of Disposal of Refuse" (Procédé d'élimination des rebuts) visent tous deux à produire- des gaz combustibles dans une cornue ou chaudière de distillation chauffée- de l'extérieur plutôt qu'à introduire des gaz chauds directement dans la chaudière. Les gaz combustibles produits grâce àla présente in- Invention peuvent servir dans des procédés qui brûlent le-gaz et produisent de l'énergie par la détente des gaz chauds résultants dans une turbine0 Une turbine à gaz fonctionne maintenant avec du gaz combustible (raturel ou provenant d'une raffinerie), avec des gaz de hauts-fourneaux, avec des mazout ou fuel-oil (ce qui comprend des résidus lourds), et il y a en service au moins une turbine à gaz qui brûle du gaz produit à partir de la houille. Comme décrit dans un rapport intitulé "New Fossil Fueled Power Plant Process Based on Lurgi Pressure Gasîfication of Coa1" (Nouveau procédé de fonetionnement dtune centrale ali mentée par du combustible fossile,fondé sur la gazéification du charbon ou de la houille sous pression selon Lurgi) de Faul F. H. Rudolph, présenté à un congrès ACS le 27 Mai 1970, on utilise à Lünen (République Fédérale d'Allemagne ou Allemagne de I 'Ouest) des turbines à gaz brûlant du gaz provenant du charbon ou de la houille pour entraîner des générateurs d'électricité. Comme indiqué dans ce rapport, on peut gazéifier du carbone, du charbon ou de la houille, en présence d'oxygène (ou d'air) et de vapeur d'eau à une température de 7900C. On purifie les gaz provenant de la zone de gazéification2 et qui consistent dans une large mesure en CO et H2, pour enlever la poussière de charbon et les cendres volantes qui risquent de nuire au fonctionnement des turbines à gaz. Après purification des gaz provenant du on'chauffe les gaz en échange avec de ltair qui entre2 on fait détendre ces gaz dans une turbine qui entrain le compresseur d'air du second étage, puis l'on fait brûler les gaz avec de l'air et on les détend dans une turbine à gaz, laquelle sert à entraîner un générateur d'électricité et le compresseur d'air du premier étage. La quantité d'air introduite dans la chambre de combustion est juste la quantité nécessaire pour la. combustion des gaz. On retire la chaleur de la chambre de combustion grâce à une formation de vapeur d-'eau, de sorte que la température d'entrée dans la turbine à gaz est d'environ 820 C. Le rapport Rudolph vise la gazéification du charbon et il mentionne également que l'ôn utilise d:autres installations de gazéification pour gazéifier des matières analogues comme du charbon subbitumineux et. -du. lignite. le procédé Rudolph demande une injection directe dtoxygène dans la zone de gazéification et aussi l'injection de vapeur d'eau pour faciliter le réglage de la température dans la zone' de réaction0 Selon la présente invention la Demanderesse propose un procédé- pour transformer une matière solide de déchets carbonés en des gaz combustibles0. Ce procédé comprend les opérations suivantes :: (a)on chauffe et fait réagir la matière carbonée de déchets avec des gaz réactifs dans une zone de gazéification afin dtobtenir les gaz combustibles, et lion retire les gaz-combusti- bles de la zone de gazéification (b) on brûle partiellement ou totalement une portion de ces gaz combustibles dans une zane de combustion du gaz de recyclage afin d'obtenir du gaz de recyclage chaud nue contenant essentiellement pas d'oxygène ; et (c) on fait passer le gaz chaud de recyclage dans la zone de gazéification pour fournir à la matière carbonée de la chaleur et les gaz réactifs. La présente invention se fonde, parmi d'autres caracté ristiquesa sur la coebinaison dpune gazéification des déchets solides carbonés avec un réglage de-la température de la zone de gazéification, que l'on obtient en brûlant partiellement o entfflè- rement une portion des gaz provenant de la zone de gazéification et en recyclant ensuite les gaz chauds ainsi obtenus vers la zone de gazéification0 Il est fondamental, dans le procédé de la présente invention2 -d'effectuer les réactions de gazéification dans la zone de gazéification afin d'engendrer de l'hydrogène à partir des matières hydrocarbonées dans la zone de gazéification et aussi afin d'engendrer de llhydrogène à partir de H20 que lton ajoute dans-la zone de réaction par les gaz chauds de recyclage. La présente invention se fonde également sur une troisième carac- téristique ou un troisième concept d'importance fondamentale, selon lequel le présent procédé est extremement intéressant pour la transformation des déchets carbonés solides en du gaz combustible. I1 expression 11déchet carboné solide" sert ici à indiquer des ordures ménagères provenant dlune collecte municipale, les déchets industriels ou agricoles qui sont organiques, comme des solides cellulosiques,~les déchets provenant du setchage total ou partiel des eaux résiduaires, et des déchets solides carbonés analogues Un autre aspect fondamental de la présente invention est la réutilisation de H20 qui est vaporisé par le lavage ou le refroidissement de l'effluent du réacteur. Contrairement au procédé tel qutil est décrit, par exemple, dans le rapport Rudolph précité, dans le procécé de la présente invention on n1 introduit pas de vapeur d'eau ou dtoxygè- ne auxiliaire dans la zone de gazéification.Au contraire, dans le procédé de la présente inventicn, on règle de façon très avantageuse la température maximale de la zone de gazéification en ajstan-, à l'extérieur de la zone de gazéification, la température du gaz chaud de recyclage que piton renvoie vers la zone de gazéificaticnO On peut, bien entendu, régler selon la présente inven- tion la température régnant dans la zone de gazéification en réglant à la fois la quantité de gaz chaud de recyclage et la température de ce gaz de recyclage.Habituellement, on ajustera chacune de ces deux va-riables à un niveau optimal pour le procédé de la présente invention, afin d'obtenir les vitesses voulues de réaction des solides dans la zone de gazéification avec le minimum de dépenses d'énergie pour la compression du gaz de recyclage, mais cependant afin de maintenir dans la zone de gazéification les températures à une valeur inférieure à la température de fusion des cendres2 par exemple à une valeur inférieure à-environ 10950C. La combustion partielle du gaz de recyclage renvoyé vers la zone de gazéification peut s'effectuer, par exemple, à l'aide d'un brûleur disposé "dans le circuit". De préférence, on refroidit et nettoie les gaz obtenus de la zone de gazéification grâce à un lavage à I1 eau. Cette eau trouve en partie son chemin de retour vers la zone de gazéification grâce àîa portion des gaz qui sont recyclés pour fourrir de la chaleur et pour fournir des gaz de réaction à la zone de gazéification. Un supplément eau est fourni à la zone de gazéification et provenance des solides alimentant cette zone de gazéifi cation, car les su solides d'alimentation contiendront invariablement au moins un peu d'humidité Un supplément d'eau et de gaz carbonée que est produit par la combustion partielle du gaz de recyclage. Ainsi, il y aura présence de H20 et de C02 dans la zone de gazéifixation en vue dtune transformation du carbone et des hydrocarbures en de l'hydrogène et en de l'oxyde de carbone selon des réactions bien connues comme C+H2O- > H2+CO et C+C02-i200 La portion des gaz de la zone de gazéification que lton ne recycle pas vers la zone de gazéification sert de référence de la manière antérieurement décrite dans le rapport Rudolph0 Le procédé de la présente invention peut aussi servir avantageusement à la gazéification d'une matière carbonée solide en général.Cependant, on effectue de préférence certaines modi fications, par exemple dans le lavage ou le refroidissement de la zone de réaction, lorsque l'on envoie du lignite, de la tourbe, du charbon, etc, vers la zone de gazéification0 Lorsque l'on envoie du lignite, de la tourbe, du charbon pulvérisé, etc, vers la zone de gazéification, les gaz chauds et bruts provenant de la zone de gazéification ne sont de préférence pas immédiatement refroidis par lavage à l'eau mais, au contraire, ils sont d'abord refroidis à laide d'un courant d'huile destiné à enlever la matière particulaire et à permettre ainsi une récupération avantageuse de chaleur d'une portion de l'effluent de la zone de gazéification sans encourir le risque d'un très grave encrassement d'un échangeur de chaleur. L'invention se comprendra mieux à l'examen de La (les- cription détaillée suivante de l'invention,faite en regard des dessins annexés. Ces dessins sont des diagrammes schématiques d'écoulement des fluides dans le procédé et ils illustrent des modes préférés de réalisation de la présente invention, lorsque elle est appliquée à la gazéification de matières d'alimentation du procédé, du type des-déchets résultant d'une colIectemunici- pale (figure 1) et lorsqu'elle est appliquée à la gazéification du lignite, du charbon, de la tourbe, etc (figure 2). En se référant plus particulièrement à la figure 1, on voit que des déchets solides sont introduits par une conduite 1 dans une zone de gazéification 2.-Les déchets solides peuvent être choisis en provenance de divers types d'alimentations comme des ordures ménagères obtenues par collecte municipale (papier, pelures d'oranges, graisses, os, matières plastiques, etc), des déchets agricoles (tigesou chaume de blé, etc) ; des déchets, de préférence sous forme sèche, provenant d'eaux résiduaires ou usées, etc. On peut considérer que, dans la zone de gazéification, les solides subissent une série de stadesou de'réactions comprenant, par exemple, une distillation de H20, ume distillation des huiles s une pyrolyse et des réactions de gazéification comme antérieurement mentionnée Dans la présente invention, il faut que des réactions de gazéification se produisent dans la zone de gazéification. Les cendres sont soutirées du bas de la zone de gazéi fication, comme indiqué par la conduite 3. Un courant gazeux est retiré de la zone de gazéification, comme indiqué par la conduite 40 Ce courant gazeux est refroidi- et lavé, pour en enlever les particules, par de l'eau introduite dans le~lacTeur 6 par une conduite 7 et une conduite de recyclage 8. De l'eau d'appoint,comportant un carbonate alcalin (Na2CO3 ou E2CO),est introduite par une conduite Spour la réaction avec les acides forts comme HCl pouvant se former dans le gazéificateur et aussi pour vaporiser la plupart de l'eau en vue dtune utilisation efficace dans le gazéificateur.Une faible po- tion de 11 eau d'appoint est finalement recyclée, sous forme d'une boue contenant des solides, par des conduites 9 et 10 vers le gazéificateur 2. L'eau empote de préférence vers le gazéificateur 2 du carbonate alcalin ayant réagi et qui exerce également des effets catalytiques bénéfiques pour la réaction des déchets solides dans le gazéificateur 2, comme plus amplement décrit dans le brevet français N 71 15 148 déposé le 28 Avril 1971. les boues lourdes et-l'-eau sont retirées du laveur 6 pa: une conduite 9 et passent dans un décanteur 11* les boues huilevsesF l'eau et le carbonate alcalin ayant de préférence réa gi passent dans le gazéificateur 2 par l'intermédiaire de la con duite 10 provenant du deeanteur. Un courant dshuile purifiée est prélevé en un point intermédiaire du décanteur 11 par une condui te -12. les gaz chauds provenant du gazéificateur 2 par la conduite 4 sont à une température d'environ 315 C et le lavage à liteau dans le laveur aboutit au refroidissement de ces gazjusqu'à une température d'environ 177 C à 232 C avant l'enlève- ment de ces gaz par une conduite 13. la matière gazeuse de la conduite 13 est ensuite scin dée en deux courants ; un premier courant 14 destiné à un nouveau recyclage vers la zone de gazéification 2 et un second ccurant 15 úe l'on peut désigner comme un courant de gaz constituant le produit du procédé. On introduit de préférence le courant de gaz consti tuant un produit du procédé dans une zone 16 de production d'é nergie, où lton utilise de préférence un système comportant une turbine à gaz et qui est semblable à celui indiqué dans le rap port précité de Rudolph et/ou pour la production de vapeur d'eau. En variante, le gaz de la conduite 15 peut-servir d'autres façons, par exemple de combustible à faible pouvoir calorifique ou bien comme gaz d'alimentation pour la production de gaz de synthèse, par exemple dans des procédés nécessitant l'utilisation dlhydrogè- ne et/ou dtoxyde de carbone. Dans ce dernier cas, on fournira au brûleur 24, disposé dans le circuit, de l'oxygène pur par une conduite 20 plutôt que de fournir de l'air comprimé, comme dans le cas général envisagé par la figure 1. Ovolt que l'huile récupérée passe du décanteur par une conduite 12 vers le système de production d'énergie. En vari- ante, on peut retirer à titre de produit lthuile ainsi récupérée, comme indiqué par une conduite 21. Lut énergie électrique est de préférence engendrée dans la zone 16 par un générateur électrique entrainé par une turbine à gaz, laquelle turbine à gaz est à son tour mue par la combus tion des gaz constituant un produit du procédé et par la combus tion ae l'huile récupérée, selon les désirs2 et que Iton introduit respectivement par les conduites 15 et 12. On indique schématiquement que 5'énergie électrique sort en 18.On montre que du gaz d2échappemert, provenant de la combustion1 dans la zone 16 de production dténergie, du gaz produit par le procédé, sort par une conduite 19o Une partie de l'énergie engendrée par la turbine à gaz dans la zone 16 sert de préférence à entraîner un compresseur d'air destiné à fournir axe l'air comprimé pour la combustion dans la zone 16 et, comme indiqué par la conduite 20, destiné à servir dans le dispositif de combustion 24 du gaz de recyclage. On voit que de l'air (atmosphérique) entre par une conduite 17 dans la zone 16 pour alimenter le compresseur d'air. Les gaz de recyclage provenant du laveur 6 passent par un compresseur 22 des gaz de recyclage et par une conduite 23dans le dispositif 24 de combustion de ces gaz de recyclage. De 11 air comprimé ou de ltoxygène sous pression est introduit par une conduite 20 dans le dispositif 24 de combustion des gaz de recycla ge. le dispositif 24 de combustion des gaz de recyclage est de préférence un brûleur disposé dans la canalisation. Le gaz de recyclage partiellement brûlé est retiré du dispositif 24 de c-ombustion du gaz de recyclage habituellement à une température d'environ 9250C,et il passe par une conduite 25 vers le bas de la zone 2 de gazéification pour fournir åes gaz réactifs et pour assurer un réglage de la température ainsi- que pour fournir à la zone 2 de gazéification la chaleur nécessaire. En se référant maintenant plus particulièrement à la figure 2, on voit que des solides carbonés sont introduits par une conduite 1 dans une zone 2 de gazéification. Les solides carbonés peuvent être choisis parmi diverses alimentations comme du lignite, de la tourbe, du charbon, du bois, de la cellulose, ou parmi dtautres matières solides carbonées. Cependant, les solides ne constituent pas un mélange de matières aussi diverses que dans le cas antérieurement décrit du mode de réalisation concernant une alimentation formée par des 11déchets'1, comme des ordures ménagères provenant d'une collecte municipale. De préférence, les solides carbonés sont sous forme pulvérisée pour augmenter l'aptitude des solides à une réaction et pour en permettre un écoulement plus uniforme dans ltappareil. On peut considérer que les solides subissent dans la zone de gazéification une série de stades ou de réactions comprenanti par exemple, une distillation de H20, une distillation des huiles, gyrolyse et des réactions de gazéification, comme antérieu- rement mentionné.Dans la présente invention, il faut qutil y ait des rections de gazéification dans la zone de gazéifications Les cendres sont retirées du bas de la zone de gazéification, comme indiqué par une conduite 3o Un courant gazeux est retiré de la zone de gazéification, comme indiqué par une conduite 4. Ce courant gazeux est refroidi et. lavé pour en enlever les particules par de lthvile introduite dans le laveur 5 par une conduite 6 et par une conduite de recyclage 7. Les boues lourdes sont soutirées du dispositif 5 de lavage à lthuile par une conduite 8 et renvoyées au gazéificateur par une conduite 9 en vue d1 une transformation supplémentaire en des gaz combustibles constituant un produit du procédé.Un courant d'huile clarifiée est soutiré d2un point intermédiaire du dispositif 5 de lavage à 1huile par une conduite 10 . Ce cou rant dt ile clarifiée est remis en circulation par une pompe il et puis par des conduites 12 et 6 vers la partie supérieure du dispositif de lavage à l'huile ou ce courant est introduit en vue de laver les gaz chauds qui sont introduits par la conduite 4 dans le laveur. Les gaz chauds sont introduits à une température d'en- viron 53800 dans le laveur et le processus de lavage par lthuile aboutit à un refroidissement de ces gaz jusqu'à une température d'environ 3700-4270C avant leur retrait par une conduite 13. La matière gazeuse se trouvant dans la conduite 13 est ensuite scindée en deux courants ; un premier courant 14 destiné à un nouveau recyclage vers la zone de gazéification et un second courant 15 que l'on peut désigner comme étant un courant de gaz constituant un produit du procédé. Le courant de gaz constituant un produit du procédé est introduit dans une zone 16 de récupération de chaleur et/ou de production de vapeur d'eau, où de la vapeur d'eau peut être produite comme indiqué par une conduite 47 quittant la zone 16. le. gaz combustible produit (et refroidi) est retiré par une conduite 18 de la zone 15 de récupération de chaleur. On fait ensuite passer ce gaz vers les zones suivantes de traitement et d'utilisation, par exemple pour le soumettre à un traitement destiné à enlever le soufre de ce gaz puis à utiliser le gaz comme combustible à faible pouvoir calorifique ou comme alimentatiode procédés de production de gaz de synthèse, par exemple des procédés qui néeessitent l'utilisation de l'hydrogène et/oude l'oxyde de carbone. Comme indiqué par une conduite 19, on retire également de l2huile récupérée de la zone lac L'huile récupérée peut servir dans le procédé comme indiqué par une conduite 2Q, ou bien l'on peut retirer à titre de produit cette huile récupérée, comme indiqué par les conduites 21 et 22 On retire de la zone 16, par une conduite 23, de 11 eau récupérée (eau résiduairé) et on l'utilise-de préférence à l'in- térieur du procédé de la présente invention, comme on peut le voir par une référence à un bouilleur 24.De l'eau d'appoint, qui peut éventuellement être nécessaire pour le procédé de la présente invention, peut également entre introduite dans le bouilleur 24, comme-indiqué par les conduites-25 et 23. Si l'on se réfère maintenant de nouveau à la première portion des gaz provenant de la zone de gazéification, c'est-àdire la portion des gaz de la zone de gazéification que l'on reeycle, on fait passer ces gaz par une conduite 14 puis par une conduite 26 dans un pot de refroidissement 27e Avant son introduction dans le pot de refroidissement 27, le gaz de recyclage est traité par une pulvérisation dthuile à la jonction 28. La jonction 28 reçoit de l'huile qui a été prélevée, par exemple, par les conduites 10 et 29 du laveur à huile 5, et l'on peut également ajouter de l'huile au gaz de recyclage à la j-onction 28 par des conduites 30 et 31 provenant du bouilleur 24, comme représenté à la figure -2. le courant de recyclage, co1ftenant de l'huile introduite par pulvérisation dans ce courant à la j onction 28, est introduit par une conduite 26 dans le pot 27 de refroidissement ou le gaz chaud de recyclage est refroidi davantage, de préférence par vaporisation d'une eau chaude de chasse ou de purge (eau résiduaire) provenant du bouilleur 24 et qui est introduite par une conduité 32 dans le pot de refroidissement 27.L'utilisation de l'eau chaude de charge pour refroidir les gaz chauds de recyclage constitue un mode particulièrement préféré de mise en oeuvre de 7a présente invention, car cela contribue à donner une efficacité relativement élevée au procédé global de la présente invention tout en éliminant un problème de rejet d'une eau résiduaire. l'huile est retirée du bas du pot de refroidissement 27 par une conduite 33 et elle est pompée par une pompe 34 vers une conduite 35 aboutissant au bouilleur 24. les gaz refroidis de recyclage sont retirés à une tem pérature d'environ 1770C à 260 C, par une conduite 36, du pot de refroidissement 27 et ils contiennent une quantité suffisante de vapeur d'eau pour la réaction de gazéification dans la zone 2, y compris l'eau formée par la combustion dans un dispositif de combustion 37 pour permettre le réglage de la température de la réaction de gazéification qui se produit dans la zone 2. Cependant, la quantité du gaz de recyclage, ainsi que la température de ce gaz de recyclage quittant le dispositif 37 de combustion des gaz de recyclage, est la variable primaire ou principale permettant de régler la température -maximale et -la vitesse de réaction dans la zoné 2 de gazéification0 De même, comme indiqué à la figure 2, on peut augnenter la quantité de vapeur doleau se- trouvant dans le gaz de recyclage envoyé au gazéifieateur grâce à de la vapeur d' eau provenant du bouilleur 24 et que l'on fait passer par une conduite 38 dans le courant de gaz de recyclage. Un supplément de vapeur dseau peut également être produit par le bouilleur 24 et passe par une conduite 43.Ainsi, on règle dans le procédé de la présente invention la quantité de H20-introduite dans le gazéificateur grâce à la quantité d'eau vaporisée dans le gaz de recyclage- dans le pot de refroidissement 27 ; en second lieu, grâce à la quantité de vapeur dteau introdui- te dans le gaz de recyclage par la conduite 38 ; et, en troisième lieu, par la quantité des gaz brûlés et par la température de combustion dans le dispositif 37 de combustion des gaz de recyclage. les gaz de recyclage provenant du pot de refroidisse- ment 27 passent par un compresseur-des gaz de recyclage 39 et puis par une conduite 40 vers le dispositif 37 de combustion de ces gaz de recyclage. De l'air comprimé on de l'oxygène sous pression, selon l'utilisation finalè du gaz ainsi produit, est introduit par une conduite 41 dans la chambre 37 de combustion des gaz de recyclage. Le dispositif 37 de combustion des gaz.de recyclage est de préférence un brûleur placé dans la canalisation ou dans le circuit. Le gaz de recyclage partiellement brûlé est retiré, habituellement à une température d'environ 10370C, du dispositif 37 de combustion des gaz de recyclage et il passe par une conduite 42 vers le bas de la zone 2 de gazéification pour fournir des gaz réactifs, permettre un réglage de la température et fournir la chaleur nécessaire à la zone 2 de gazéification. il va de soi que la présente invention n'a été décrit et représentée qu:à titre illustratif, mais non limitatif, et qutelle est susceptible de recevoir diverses variantes entrant dans-son cadre et dans son esprit0 ROVEBEDICATIONS Procédé pour transformer des déchets carbonés solides en des gaz combustibles, ce procédé étant caractérisé en ce quton chauffe et fait réagir les déchets avec des gaz réactifs dans une zone de gazéification pour obtenir des gaz combustibles que l'cn retIre de la zone de gazéification, la zone de gazéification ne comportant essentiellemeni pas dtoxygène moléculaire et le chauffage étant eSSectué jusqurà une température de gazéification on brûle pamtiellement ou totalement une portion des gaz combustibles dans une zone de combustion des gaz de recyclage, pour obtenir des gaz chauds de recyclage ne comportant essentiellement pas dSoxygène moléculaire ; ét l'on fait passer les gaz chauds de recyclage dans la zone de gazéification pour fournir à cette zone 7e chauffage et les gaz réactifs destinés à la réaction avec les déchets. 2. Procédé selon la re-rendication 1, caractérisé en ce que, en ajustant la température des gaz chauds de recyclage avant de faire passer ces gaz dans la zone de gazéification, on maintient la température régnant dans cette zone de gazéification à une valeur inférieure à la température de fusion des cendres résultantes. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, en ajustant la quantité du gaz chaud de recyclage fournie à la zone de gazéification, on maintient la température régnant dans la zone de gazéification à une valeur inférieure à la température de fusion des cendres résultantes. 4. Procédé selon la revendication 2, caractérise en ce quton ajuste la température en refroidissant les gaz combustibles par lavage à liteau avant la combustion. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce quton fait passer l'eau utilisée pour le refroidissement vers un bouilleur-de vapeur d'eau destiné à fournir de la chaleur pour engendrer la vapeur d'eau et en ce quton combine la vapeur dreau résultante avec la portion des gaz combustibles avant cette combustion. 6.Procédé pour- transformer une matière carbonée solide en des gaz combustibles, ce procédé etant caractérisé en ce quton chauffe et fait réagir la matière avec des gaz réactifs dans une zone de gazéifiéation pour obtenir les gaz combustibles et l'on retire les gaz combustibles de la zone de gazéification, la zone de gazéification ne comportant essentiellement pas d'oxygène molé- culaire et le chauffage étant effectué jusqu'à une température de gazéification ; on brûle partiellement oU complètenent une portion des gaz combustibles, dans une zone de combustion des gaz de recyclage, pour obtenir des gaz chauds de recyclage ne comportant essentiellement pas d t oxygène noléculaire ; et l'on fait passer les gaz chauds de recyclage dans la zone de gazéification pour lui fournir de la chaleur et les gaz réactifs destinés à la réaction avec la matière carbonée. 7. Procédé pour transformer une matière carbonée solide de déchets en des gaz combustibles, ce procédé étant caractérisé en ce quton forme les gaz combustibles par un chauffage et une réaction des déchets avec des gaz réactifs chauds dans une zone de gazéification, le chauffage étant effectué jusqu'à une température de gazéification ; on retire de la zone de gazéification les gaz combustibles, puis l'on refroidit et lave a teau ces gaz ainsi retirés -; on fait passer les gaz lavés dans une zone de combustion des gaz et lton forme les gaz réactifs chauds en soumettant- une portion de ces gaz lavés et refroidis à une combustion partielle ou totale dans la zone de combustion, les gaz réactifs ne contenant essentiellement pas-dtoxygène ; et l'on fait passer ces gaz réactifs chauds dans la zone de gazéification pour fournir à cette zone la chaleur et les gaz réactifs destinés à la réaction avec les déchets, 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'eau de lavage et de refroidissement contient au moins un carbonate alcalin. 9.- Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que les gaz combustibles retirés sont à une température dtau moins 3150C environ et les gaz refroidis sont à nne température comprise entre environ 1710C et 2320C. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce quton engendre de lténewgie électrique en faisant brûler le reste des gaz combustibles et en entralnant par les gaz brûlés une combinaison de turbine à gaz et de générateur électrique.