La présente invention concerne des perfectionnements aux joncteurs de numérotation dans les centraux téléphoniques et plus parti culièrement un dispositif de protection des organes d'un central au cas où la terre ou une tension électrique d'un fil du secteur serait accidentellement présente sur un fil de ligne téléphonique. L'invention concerne en outre la mise en application dudit dispositif sur un central susceptible de recevoir des appels en provenance d'un cadran ou d'un clavier d'appel de poste téléphonique. Lorsqu'au décrochage d'un poste d'abonné, une terre est présente sur un fil de ligne, le central n'est pas averti de cet incident qui pourrait, dans certains cas, empêcher toute numérotation ou toute émission de la phonie. De meme lorsque le secteur "Force" (110 ou 220 volts alternatifs) tombe accidentellement sur un fil de ligne, certains organes du central risqueraient d'être détériorés. Les moyens mis en oeuvre pour signaler ces deux anomalies sont adaptables sur un même joncteur du central, pour recevoir soit la numérotation d'un poste à clavier émettant la combinaison de deux fréquences vocales, soit celle d'un poste à cadran délivrant des impulsions d'un courant continu. On sait que la façon usuelle de superviser la boucle d'un pos- te d'abonné consiste à faire passer un courant continu dans les enroulements d'un relais compris dans le joncteur. A l'heure actuelle, la présence de la terre sur un fil de ligne n'est pas signalée au central et la numérotation ne peut avoir lieu ; par ailleurs, si une tension de secteur électrique est présente sur un fil de ligne, les organes de protection, notamment des contacts de relais montés en série avec des fusibles, risquent d'être détériorés outre que la numérotation reste encore impossible à effectuer. La présente invention obvie à ces inconvénients en fournissant un dispositif perfectionné de protection et de supervision adaptable un joncteur, ce dernier pouvant être commun à la numérotation par cadran ou par clavier d'appel d'un poste téléphonique. Le joncteur perfectionné selon l'invention, du type comportant un pont d'alimentation à selfs dont deux sont respectivement reliées un fil de ligne d'une part et à une borne de la batterie d'alimentation en courant de ligne d'autre part, est essentiellement caractérisé par le fait qu'il comprend un dispositif de protection et de signalisation relatives à une mise à la terre d'un fil de ligne et éventuellement un dispositif de protection contre la présence d'une tension de secteur électrique sur la ligne, le dispositif relatif à la mise à la terre d'une ligne comprenant un transistor alimentant un relais de commutation dans son collecteur, la base dudit transistor étant connectéé à la terre à travers un diode et à la jonction entre une résistance de détection et l'extrémité de la première self du pont d'alimentation opposée à celle reliée à un fil de ligne, ladite résistance étant reliée à la borne "Terre" de la batterie d'alimentation en courant de ligne, l'autre borne de ladite batterie étant reliée à l'extrémité de la seconde self opposée à l'extrémité reliée à l'autre fil de ligne, par une seconde résistance. Suivant d'autres caractéristiques - la base du transistor est reliée à la terre par l'intermédiaire d'une diode de protection contre les surtensions inverses - le joncteur comporte en outre un dispositif de protection contre la présence d'une tension de secteur électrique sur la ligne, comportant un transistor de commande d'un relais de coupure de ladite ligne, monté en série dans son circuit collecteur, dont l'émetteur est relié à la terre par l'intermédiaire d'au moins une diode et dont la base est reliée à un circuit de fixation du point de fonctionnement dudit transistor, comportant une résistance reliée à la terre, un pont de diodes en opposition, en parallèle sur les fils de la ligne, au point de jonction desquelles est reliée la base par l'intermédiaire d'une résistance, et un circuit de filtrage résistance-condensateur des tensions-secteur présentes audit point de jonction - les dispositifs de protection tels que définis ci-dessus peuvent être inclus dans un joncteur commun de numérotation par cadran ou par clavier, le relais de commutation du dispositif relatif à la mise à la terre de la ligne n'étant pas excité pendant la numérotation par clavier et agissant dans ce cas én supervision, et agissant en codeur dans le cas de la numérotation par cadran. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés sur lesquels - la figure 1 représente un schéma d'une boucle usuelle d'un poste d'abonné - la figure 2 représente un schéma d'un dispositif de protection et de supervision de la présence de la terre sur la ligne, selon l'invention, appliqué à la numérotation par cadran - la figure 3 représente un schéma d'un dispositif selon l'invention permettant en outre la protection amure les surtensions ; et - la figure 4 représente un schéma d'un dispositif selon l'in- vention en combinaison avec un circuit commun de numérotation par cadran ou par clavier d'appel. Sur ces dessins, les mêmes références désignent les mêmes éléments. En se référant à la figure 1, la façon usuelle de superviser la boucle d'un poste d'abonné consiste à faire passer un courant continu dans les deux enroulements 1 et 2 d'un relais Re. Quand la terre T, qui est aussi le ptle (+) de la batterie B, touche le fil 11 de ligne, un courant parcourt une partie de la ligne 11, le poste d'abonné PA, la ligne 12, la self S2 du pont d'alimentation P, l'enroulement 2 du relais Re et rejoint le pôle (-) de la batterie. Le relais Re reste tiré et ne signale en rien cette anomalie au central. De même, lorsque la terre T tombe sur le fil 12, un courant suit une partie de cette ligne 12, la self S2 du pont d'alimentation P, l'enroulement 2 du relais Re qui, de ce fait, reste tiré. Le (+) ne traversant plus le contact K du cadran du poste d'abonné PA, aucune numérotation ne pourrait se faire. Dans le cas où la liaison est déjà établie sur le joncteur de conversation, le poste, n'ayant plus de courant d'excitation de son microphone, reste définitivement muet. Dans un central usuel, des fusibles f sont généralement prévus pour fonctionner quand le-réseau "Force" tombe sur un fil de ligne. Dans les centraux actuels, les courants de ligne traversent des contacts ct de relais miniatures ou de relais à tige. Lorsqu'un réseau "Force" tombe accidentellement sur un fil de ligne, les contacts se détériorent bien avant la fusion relativement tardive des fusibles. De nouveaux moyens de protection doivent dont être envisagés. Les centraux modernes pouvant recevoir la r.umdrotation soit en bifrouence des postes à clavier, soit en impulsions de courant continu des postes à cadran, des "auxiliaires" epécialisés doivent être prévus. Or la présente invention permet la réception sur un même auxiliaire des deux types de numérotation, tout en assurant la protection et la supervision du fonctionnement du central. En se référant à la figure 2, le dispositif de base selon l'invention est destiné 10- à la réception de la numérotation en impulsions de courant continu 2 - à la supervision JO- à la signalisation de la présence d'une terre sur l'un ou l'autre des fils de ligne. Le dispositif, de référence générale D, comporte un transistor TRI dont l'émetteur est relié à la terre, qui est également reliée au pble (+) de la batterie B du central. La base dudit transistor est reliée à la terre, d'une part à travers une diode DI et, d'autre part, à travers des résistances rl et r3. La résistance r3 est branchée en série entre le pôle (+) de la batterie B et une ex- trémité de la self S1 du pont d'alimentation P et dont l'autre extrémité est reliée à la ligne 11. La résistance rl est connectée entre la base dudit transistor et le point de jonction de la résis- tance r3 et de la self S1. Le collecteur du transistor TR1 est en série avec un relais rapide N, à travers une résistance r2.Une résistance r4 est montée entre l'extrémité de la seconde self S2 du pont P et le pble (-) de la batterie B, les résistances r3 et r4 remplaçant ainsi respectivement les enroulements 1 et 2 du relais usuel Re selon la figure 1. Le poste d'abonné PÂ étant décroché, un courant continu suit le chemin suivant : pble (+) de la batterie, résistance r3, self S1, ligne 11, poste d'abonné PA, ligne 12, self 32, résistance r4 et pole (-) de la batterie. La chute de tension créée par ce courant aux bornes de la résistance r3 est détectée par le transistor TR1 qui fait fonctionner le relais N. La résistance rl limite le courant de commande de la base du transistor TR1. La diode D1 entre base envers et terre protège ce dernier des surtensions/ comms le cas où un réseau "Force" tombe accidentellement sur un fil de ligne.De même, une diode D2 aux bornes du relais N et la résistance r2 proti- lors de gent le transistor TR1 contre la surtension produite / la retombée du relais N. Celui-ci suit avec fidélité les impulsions du cadran, même lorsque la ligne d'abonné atteint 12 kilombtres et que la tension de la batterie est au niveau le plus bas de 44 volts ; ces chiffres étant des valeurs imposées par l'Administration Française des P.T.T. le bon fonctionnement du relais N est dt, d'une part, à la rapide saturation du transistor TR1 donnant un courant maximal au relais quelle que soit la longueur de la ligne et d1autre part à la résistance r2, en serie avec un enroulement du relais pour le rendre plus rapide. Une particularité de la détection sur la résistance r3 qui est reliée à la terre réside dans le fait que le relais N ne fonctionne pas quand une terre tombe sur l'un ou l'autre des fils de ligne, aucun courant ne traversant la résistance r3 de détection. le central attendant la montée du relais N, est donc averti qu'il y a "faute". En se référant à la figure 3, le dispositif de référence générale E, assurant la protection des contacts ct des relais miniatures, des selfs S1, 52, du pont d'alimentation P, des résistances r3, r4 de détection ou d'autres organes du central, est construit autour d'un transistor TR2. Ce transistor R2 a son émetteur relié à la terre à travers les diodes D5, son collecteur alimente un relais F par la tension + W. Sa base est connectée, d'une part, à la résistance r7 reliée elle-même à la terre, d'autre part à la résistance r6 dont l'autre extrémité est le point commun du condensateur C1 et de la résistance r5. Cette dernière rejoint les deux fils de ligne par les groupes de diodes D3 et D4.Quand un réseau "Force" tombe sur le fil 11, un courant alternatif traverse la ligne 11, les contacts Cuti, le contact fl, la self S1, la résistance r3 et la terre. La chute de tension aux bornes de S1 et r3 dérive un courant utile à travers les diodes D7 qui ne laissent passer que l'alternance positive, laquelle est filtrée par la résistance r5 et le condensateur C1. La résistance r7 et les diodes D5 fixent le seuil de fonctionnement du relais F qui, en tirant rapidement, isole par l'ouverture des contacts ft et f2, les organes du central. De même, lorsque le réseau "Force" tombe sur le fil 12, un courant traverse la ligne 12, les contacts Ct2, la self S2 et la résistance r4, le pôle (-) de la batterie et revient à la terre. Dans le cas présent, il faut que l'alternance positive du réseau arrive à vaincre la tension négative de la batterie B dont le pôle (+) est à la terre, avant de pouvoir dériver un courant dans le bon sens vers les diodes D4 qui commandent la montée du relais F, lequel reste tiré, tant que le courant "secteur" demeure en ligne. Comme dans le cas précédent, par l'ouverture des contacts fl, f2 du relais F, les organes du central tels que S2, r4 s'isolent du secteur "Force". En outre, un courant "très faible" dt au choix des grandes valeurs des résistances r5, r6, r7 parcourt donc les contacts ct que l'on voulait protéger. Les objectifs de protection sont ainsi obtenus et une information peut être donnée par un contact auxiliaire du relais F. Comformément à la présente invention, on peut réaliser un même auxiliaire au central pour recevoir la numérotation venant soit d'un poste à cadran, soit d'un poste à clavier muni des dispositifs D et E décrits ci-dessus. A titre d'exemple d'exploitation, on peut supposer que pour composer les numéros des correspondants, la téléphoniste d'une société dispose d'un poste à clavier pendant les heures de travail. La nuit venue, elle renvoie, par la clé Ren, sa ligne vers un poste à cadran PA, installé par exemple chez le gardien. Celui-ci, en manoeuvrant son cadran, ne pourrait appeler personne, dans le cas où la ligne était spécialisée pour recevoir les deux fréquences d'un poste à clavier. La figure 4 représente schématiquement un exemple de réalisation qui permet de recevoir sur un même joncteur les deux types de numérotation. Dans le cas d'un poste à clavier, lorsqu'on appuie sur un bouton K, le courant continu, qui traversait le poste, est dérivé vers les générateurs des deux Iréquences F1, F2. Celles-ci sont envoyées vers le central où seul, le récepteur-clavier RC les détecte pour donner un code compréhensible au central. L'enfoncement du bouton K fait varier relativement peu le courant de ligne ; le relais N compris dans le dispositif9,dont le seuil de fonctionnement est fixé à un niveau bas, ne tombe pas et sert de supervision. Dans le cas d'un poste à cadran, lorsqu'on manoeuvre le cadran, le courant continu est huché par le contact I. Ces interruptions de courant sont interprétées par le relais N du dispositif D qui les transforme en code pour le central. le récepteur-clavier RC dont l'entrée est isolée du courant continu par deux condensateurs C2, C3 reste insensible aux coupures du contact I du cadran d'appel. il est bien entendu que la présente invention n'a été décrite et représentée qutà titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir du cadre de ladite invention, qui est défini dans les revendications annexées. REVENDICATIONS 1. Joncteur téléphonique perfectionné du type comportant un pont d'alimentation à selfs/dont deux sont respectivement reliées à un fil de ligne d'une part et à une borne de la batterie d'alimentation en courant de ligne d'autre part, caractérisé par le fait qu'il comprend un dispositif de protection et de signalisation relatives à une mise à la terre d'un fil de ligne et éventuellement un dispositif de protection contre la présence d'une tension de secteur électrique sur la ligne, le dispositif relatif à la mise à la terre d'une ligne comprenant un transistor alimentant un relais de commutation dans son collecteur, la base dudit transistor étant connectée à la terre à travers une diode et à la jonction entre une résistance de détection et l'extrémité de la première self du pont d'alimentation opposée à celle reliée à un fil de ligne, ladite résistance étant reliée à la borne "Terre" de la batterie d'alimentation en courant de ligne, l'autre borne de ladite batterie étant reliée à l'extrémité de la seconde self opposée à l'extrémité reliée à l'autre fil de ligne, par une seconde résistance. 2. Joncteur selon la revendication 1, dans lequel la base du transistor est reliée à la terre par l'intermédiaire d'une diode de protection contre les surtensions inverses. 3. Joncteur selon la revendication 2, dans lequel le joncteur comporte en outre un dispositif de protection contre la présence d'une tension de secteur électrique sur la ligne, comportant un transistor de commande d'un relais de coupure de ladite ligne, monté en série dans son circuit collecteur, dont l'émetteur est relié à la terre par l'intermédiaire d'au oins une diode et dont la base est reliée à un circuit de fixation du point de fonctionnement dudit transistor, comportant une résistance reliée à la terre, un pont de diodes en opposition, en parallèle sur les fils de la ligne, au point de jonction desquelles est reliée la base par l'intermédiaire d'une résistance, et un circuit de filtrage résistance-condensateur des impulsions présentes audit point de jonction. 4. Joncteur selon la revendication 3, dans lequel des dispositifs de protection contre la présence de la terre ou d'une tension secteur sur la ligne sont inclus dans un joncteur commun de numérotation par cadran ou par clavier, le relais de commutation du dispositif relatif à la mise à la terre de la ligne n'étant pas excité pendant la numérotation par clavier et agissant dans ce cas en supervision, et agissant en codeur dans le cas de la numérotation par cadran.