-1- La présente invention concerne la récupéra- tion des indices de chlore, et plus particulièrement la récupération des indices de chlore dans un procédé in- tégré d'oxychloruration et de combustion d'hydrocar- bures chlorés. De façon encore plus précise, l'inven- tion traite de l'amélioration de la récupération de l'indice de chlore dans un procédé o l'oxychloruration fait intervenir la mise en contact d'un sel fondu con- tenant les chlorures de valence élevée et basse d'un métal multivalent avec de l'acide chlorhydrique et de l'oxygène, qui est intégrée à la combustion d'hydrocar- bures chlorés. Les réactions d'oxychloruration utilisant de l'acide chlorhydrique et de l'oxygène sont bien connues dans la technique. L'un des types de réaction d'oxy- chloruration implique de mettre en contact un mélange d'un chlorure de métal multivalent à la fois dans son état de valence élevée et dans son état de valence faible, comme un mélange de chlorure cuivreux et de chlorure cuivrique, soit sous forme de masse fondue sans support, soit fixée sur un support approprié, avec de l'acide chlorhydrique et un gaz contenant de l'oxy- gène moléculaire pour augmenter la teneur en chlorure métallique de la valence la plus élevée;par exemple en chlorure cuivrique, et dans certains cas également aug- menter la teneur en oxyde du mélange, généralement sous forme d'oxychlorure. Un tel mélange peut alors être em- ployé pour la chloruration d'un hydrocarbure et/ou d'un hydrocarbure partiellement chloré, ou pour en re- cueillir des indices de chlore sous forme de chlore ga- zeux, ou dans d'autres buts. Un autre type de réaction d'oxychloruration implique de mettre en contact de l'acide chlorhydrique et de l'oxygène avec l'hydrocarbure ou l'hydrocarbure partiellement chloré, généralement en présence d'un ca- talyseur approprié, pour produire des hydrocarbures chlorés. Dans la plupart des cas, l'acide chlorhydri- que introduit dans l'oxychloruration ne réagit pas com- piètement, et dans de tels cas l'économie globale du procédé peut dépendre d'une récupération efficace de l'acide chlorhydrique n'ayant pas réagi. Les spécialistes connaissent également des procédés pour recueillir des indices de chlore à partir d'un hydrocarbure chloré; en particulier, un hydrocar- bure chloré que l'on ne peut transformer économiquement en un hydrocarbure chloré désiré, quelquefois mentionné ci-dessous comme hydrocarbure chloré usé. En général, on brûle l'hydrocarbure chloré pour produire un efflu- ent gazeux qui comprend de l'acide chlorhydrique, et qui dans certains cas peut comprendre en outre du chlore, les indices de chlore présents dans l'effluent de combustion étant ultérieurement recueillis pour être utilisés de façon économique. Ces procédés dépen- dent également d'une récupération économique de l'acide chlorhydrique à partir du gaz. Le brevet américain n0 3 968 200 décrit un procédé pour récupérer les indices de chlore dans un procédé qui intègre la combustion des hydrocarbures chlorés avec une réaction d'oxychloruration. Selon ce brevet, on brûle les hydrocarbures chlorés usés pour produire un effluent gazeux contenant de l'acide chlor- hydrique et du chlore, l'effluent gazeux étant alors mis en contact avec un sel fondu pour en recueillir les indices de chlore. L'acide chlorhydrique présent dans l'effluent provenant de l'étape de mise au contact du sel fondu est alors recueilli par une série d'étapes de trempage. Selon l'invention il est fourni un procédé o la combustion d'hydrocarbures chlorés est intégrée à -3- une réaction d'oxychloruration, et qui assure une ré- cupération efficace des indices de chlore. Selon l'in- vention, l'hydrocarbure chloré est brûlé pour produire un effluent de combustion qui contient les indices de chlore présents dans l'hydrocarbure chloré essentielle- ment sous forme d'acide chlorhydrique. On met alors l'effluent de combustion gazeux, contenant de l'acide chlorhydrique, avec de l'acide chlorhydrique aqueux pour recueillir l'acide chlorhydrique à partir de l'effluent gazeux par absorption. On emploie alors l'a- cide chlorhydrique recueilli par l'absorption dans une réaction d'oxychloruration. On refroidit un gaz re- cueilli à partir de l'étape d'oxychloruration, qui contient de l'acide chlorhydrique, une certaine quanti- té d'oxygène et de la vapeur d'eau pour condenser l'a- cide chlorhydrique aqueux que l'on emploie dans l'étape d'absorption pour recueillir l'acide chlorhydrique à partir de l'effluent de combustion. Selon un mode de réalisation préféré, on introduit alors le gaz restant dans l'étape de combustion. De cette manière, il est possible de recueillir les indices de chlore présents dans le gaz à partir de la réaction d'oxychloruration, ainsi que les indices de chlore présents dans le gaz à partir de la combustion d'hydrocarbure chloré. En outre, l'oxygène éventuellement restant dans le gaz recueilli à partir de l'oxychloruration est effectivement utilisé dans la combustion: De plus, cette récupération s'ef- fectue en réduisant le débit vers la réaction d'oxy- chloruration. 3C Les réactions d'oxychloruration auxquelles l'invention est applicable sont de plusieurs types et comprennent: (1) la réaction entre l'oxygène moléculaire, l'acide chlorhydrique et un mélange de sels des formes de valence élevée et basse d'un chlorure métallique -4multivalent pour enrichir la teneur du mélange en chlorure métallique à valence la plus élevée, et, dans certains cas, selon la quantité d'oxygène em- ployée et selon les applications désirées, on peut encore enrichir le sel en oxygène, généralement sous forme d'oxychlorure; (2) la réaction entre l'oxygène moléculaire, l'acide chlorhydrique et l'hydrocarbure ou un hydrocarbure partiellement chloré, généralement un hydrocarbure aliphatique inférieur (de 1 à 4 atomes de carbone) ou un hydrocarbure aliphatique inférieur partielle- ment chloré pour produire un hydrocarbure chloré; (3) la réaction entre l'acide chlorhydrique et l'oxy- gène pour produire du chlore (généralement appelée réaction de Deacon, mais pour les objectifs de l'invention cette réaction est considérée comme une oxychloruration); (4) la réaction entre un oxychlorure du métal multiva- lent et l'acide chlorhydrique pour produire le chlorure métallique à valence la plus élevée; et (5) la réaction entre un oxychlorure du métal multi- valent, l'acide chlorhydrique et un hydrocarbure ou un hydrocarbure partiellement chloré pour produire un hydrocarbure chloré. L'invention s'applique en particulier à une réaction d'oxychloruration du type o l'on fait réagir de l'oxygène moléculaire, de l'acide chlorhydrique et un mélange salé des formes à valence élevée et basse d'un chlorure métallique multivalent pour enrichir la teneur du mélange en chlorure métallique à valence la plus élevée, et, comme il a été noté ci-dessus, la ré- action étant quelquefois également conduite de manière à augmenter la teneur en oxygène du mélange, générale- ment sous forme d'oxychlorure. En particulier, on em- ploie le mélange salé des formes à valence élevée et -5- basse d'un chlorure multivalent sous forme d'un mélange de sels fondus sans support. Ces sels fondus sont con- nus des spécialistes. Et des détails plus poussés sur ce point ne semblent pas nécessaires pour la compré- hension complète de l'invention. Comme les spécialistes le savent généralement, ces métaux multivalents ont plus d'un état de valence positive, et sont générale- ment les chlorures de fer, de manganèse, de cuivre, de cobalt ou de chrome, de préférence de cuivre. Ces mé- langes de sels fondus comprennent également générale- ment un abaisseur de point de fusion, qui est de pré- férence un chlorure de métal alcalin, ou qui peut être d'autres chlorures métalliques. L'invention est décrite plus précisément avec un de ses modes de réalisation présenté dans le dessin joint, le dessin étant un schéma de fonctionnement schématique simplifié d'un mode de réalisation de l'in- vention. Si l'on se réfère maintenant au dessin, on observe un réacteur d'oxychloruration au sel fondu, schématiquement indiqué de façon générale par 10, qui comprend des moyens appropriés, comme un garnissage, schématiquement désigné par 11, pour accroître le con- tact gaz-liquide. Le réacteur d'oxychloruration au sel fondu est conçu et mis en marche, comme le savent les spécialistes, pour recueillir les indices de chlore en enrichissant la teneur du mélange de sels fondus en chlorure métallique à valence la plus élevée. Tel que décrit en particulier, le mélange de sel fondu, qui O contient du chlorure cuivreux et du chlorure cuivrique, et qui comprend en outre, comme abaisseur de point de fusion, du chlorure de potassium, est introduit dans le réacteur par la canalisation 12. Il faut cependant com- prendre que l'on peut également utiliser d'autres mé- langes de sels fondus connus des spécialistes, bien que -b- le sel soit de préférence un mélange de sels fondus qui contient du chlorure cuivreux et du chlorure cui- vrique. Le réacteur d'oxydation 10 est en outre alimen- té en oxygène par la canalisation 14. Le réacteur 10 peut être en outre alimenté en acide chlorhydrique, par la canalisation 15, cet acide chlorhydrique étant soit un courant de recyclage provenant d'une autre partie de l'installation, soit de l'acide chlorhydrique fraî- chement introduit. Le réacteur 10 est en outre alimen- 1C té avec de l'acide chlorhydrique récupéré, comme il est dit ci-dessous, cet acide chlorhydrique récupéré prove- nant de la combustion d'un ou de plusieurs hydrocar- bure(s) chloré(s) et/ou étant de l'acide chlorhydrique récupéré à partir de l'effluent retirê du réacteur 10, comme il est dit ci-dessous. Cet acide chlorhydrique récupéré peut être fourni sous forme d'acide chlorhy- drique aqueux, quicomprend généralement également une certaine quantité de sel récupéré, dans la canalisation 16, ou sous forme de combinaison d'acide chlorhydrique aO gazeux dans la canalisation 17 et d'acide chlorhydrique aqueux, qui comprend une certaine quantité de sel récu- péré, dans la canalisation 18. Le réacteur 10 est mis en service de manière qu'à la suite du contact à contre-courant entre le sel fondu introduit par la canalisation 12, l'oxygène in- troduit par la canalisation 14 et l'acide chlorhydrique introduit dans le réacteur 10 par une ou plusieurs des canalisations 15, 16, 17 et 18, l'acide chlorhydrique est récupéré en enrichissant la teneur du sel en chlo- rure métallique à valence la plus élevée; à savoir en chlorure cuivrique. En outre, si nécessaire, le sel peut également être oxydé pour donner au sel une teneur en oxygène, à savoir sous forme d'oxychlorure de cuivre. Du chlore peut également être introduit dans le réac- teur 10, ce chlore étant récupéré dans le sel sous -7- forme de chlorure cuivrioue. Le réacteur d'oxydation 10 est généralement mis à fonctionner à une pression allant d'environ 1 atmosphère à environ 20 atmosphères, de préférence à une pression allant d'environ 3 atmosphères à environ 6 atmosphères. La température d'entrée du sel dans le réacteur d'oxydation est généralement comprise entre environ 3990C et environ 510'C, de préférence entre environ 410'C et environ 4490C. Le sel fondu, ayant une teneur enrichie en chlorure cuivrique, et qui peut comprendre en outre de l'oxygène, sous forme d'oxychlorure, est retiré du ré- acteur 10 par la canalisation 21 aux fins d'introduc- tion dans un second réacteur, schématiquement indiqué de façon générale par 22, qui comprend également le garnissage 23 pour augmenter le contact gaz-liquide. -Le réacteur 22 peut utiliser le sel fondu, ayant une teneur enrichie en chlorure cuivrique, de l'une quel- conque de très nombreuses manières différentes, con- nues des spécialistes. Ainsi, par exemple, on peut récupérer des indices de chlore à partir du sel fondu, sous forme de chlore gazeux. Ainsi, par exemple, un tel procédé est décrit dans le brevet américain n0 4 119 705. En outre, du chlore peut être récupéré à partir du sel aux fins d'utilisation dans la production d'hydrocarbures chlorés, comme il est dit, par exemple, dans la demande de brevet américain n0 879 802 du 21 février 1978 ou dans la demande de brevet américain nO 2 687 du 11 janvier 1979. Dans de tels cas, on peut introduire un gaz d'extraction dans le réacteur 22 par la canalisation 24. Le réacteur 22 peut également être employé pour la production d'hydrocarbures chlorés, comme le savent les spécialistes, auquel cas on introduit égale- ment une charge hydrocarbonée et de l'acide chlorhy- -8- drique et/ou du chlore dans le réacteur 22 par la cana- lisation 24. Un tel procédé est connu des spécialistes, et aucun détail supplémentaire sur ce point n'est con- sidéré comme nécessaire pour une compréhension complète de l'invention. Le sel fondu retiré du réacteur 22 par la canalisation 12 est employé dans le réacteur 10, comme il est dit ci-dessus. On emploie un gaz contenant de l'acide chlor- hydrique n'ayant pas réagi, de la vapeur d'eau, éven- tuellement des composants introduits avec l'acide chlor- hydrique et l'oxygène, ainsi que les composants éven- tuellement introduits avec l'oxygène; par exemple l'a- zote lorsqu'on emploie l'air ainsi que le sel entraîné est retiré du réacteur 10 par la canalisation 31, et comme il est dit ci-dessus, ce gaz est alors soumis à un refroidissement afin d'en condenser l'acide chlor- hydrique aqueux. Comme il est dit en particulier ci- dessous, cette récupération de l'acide chlorhydrique aqueux à partir du gaz dans la canalisation 31 s'effec- tue par application d'un refroidissement par trempage avec contact direct du gaz; cependant, il faut com- prendre qu'on peut également employer d'autres moyens de refroidir le gaz pour condenser l'acide chlorhydrique aqueux dans l'esprit et la portée de l'invention, bien qu'on préfère un refroidissement par trempage, tel que décrit particulièrement. Le gaz dans la canalisation 31 est directe- ment mis en contact avec l'acide chlorhydrique aqueux jC dans la canalisation 32 pour réaliser son refroidisse- ment par trempage avec contact direct, le mélange gaz- liquide résultant dans la canalisation 35 étant intro- duit dans une unité de séparation-refroidissement par trempage, schématiquement indiquée de façon générale par 34. On retire l'acide chlorhydrique aqueux condensé -9- du séparateur 34 par la canalisation 35, et on en fait passer une fraction dans la canalisation 36, qui com- prend un réfrigérant approprié 37 pour fournir le li- quide de trempage dans la canalisation 32. Un emploie la fraction restante de l'acide chlorhydrique aqueux condensé, dans la canalisation 38, dans un absorbeur schématiquement indiqué de façon gé- nérale par 39, comme il est dit ci-dessous. Le gaz re- tiré du séparateur 34 par la canalisation 41 est re- froidi par trempage avec contact direct avec de l'a- cide chlorhydrique aqueux dans la canalisation 42, et un mélange gaz-liquide dans la canalisation 43 intro- duit dans une unité de séparation par trempage, indi- quée généralement de façon schématique par 44. L'acide chlorhydrique aqueux condensé est retiré du séparateur 44 par la canalisation 45 et on en fait passer une pre- mière fraction par la canalisation 46, qui comprend un réfrigérant 47 pour fournir le liquide de trempage par contact direct dans la canalisation 42. La fraction 2G restante de l'acide chlorhydrique aqueux condensé dans la canalisation 48 est introduite dans un absorbeur, indiqué généralement de façon schématique par 39, comme il est dit ci- dessous. L'acide chlorhydrique aqueux condensé comprend le sel entraîné dans l'effluent reti- ré du réacteur 10. Bien que le mode de réalisation ait été par- ticulièrement décrit avec deux étapes de refroidisse- ment par trempage, il faut comprendre que l'on peut employer plus ou moins de deux étapes de ce genre dans 3G l'esprit et la portée de l'invention. En général, on recueille l'acide chlorhydri- que aqueux à partir de l'effluent retiré du réacteur en réalisant un refroidissement de l'effluent à une température de l'ordre d'environ 38 " à environ 935C, n5 à une pression de l'ordre d'environ C,35 à environ -100,70 kg/cm Cn emploie alors le gaz restant après le re- froidissement pour condenser l'acide chlorhydrique aqueux, dans la canalisation 51, qui contient une cer- taine quantité d'oxygène, une certaine quantité d'acide chlorhydrique et des matières inertes, comme l'azote, qui peuvent avoir été introduites avec l'oxygène, dans une zone de combustion d'hydrocarbures chlorés, indi- quée généralement de façon schématique par 52. La zone d'incinération ou de combustion des hydrocarbures chlo- rés 52 est alimentée en hydrocarbures chlorés à brûler dans la canalisation 535 en oxygène, si nécessaire dans la canalisation 54, et en combustible, si néecessaire dans la canalisation 55. On fait fonctionner la zone d'incinération ou de combustion 52 à des températures et des pressions permettant de brûler les hydrocarbures chlorés de manière à récupérer les indices de chlore es- sentiellement sous forme d'acide chlorhydrique. Ainsi, selon le mode opératoire préféré, l'effluent de combus- tion ne doit pas contenir plus d'environ 100 ppm de chlore. En général, on fait fonctionner la zone d'inci- nération 52 à une température de sortie de l'ordre de 10380C à 2282 0 afin d'assurer que les indices de chlore sont recueillis essentiellement sous forme d'a- cide chlorhydrique. Comme le savent les spécialistes, les hydrocarbures chlorés qui sont introduits dans la zone de combustion 52 sont généralement des hydrocar- bures plus lourdement chlorés qui ne peuvent être re- convertis économiquement pour donner le produit chloré désiré. Les hydrocarbures fortement chlorés de ce genre et leur combustion sont connus des spécialistes, et il ne semble donc pas nécessaire d'en donner des détails plus poussés pour une compréhension complète de l'in- vention. En général, la sortie de l'incinérateur est munie d'une chaudière de récupération des chaleurs perdues pour produire de la vapeur. Cn retire un effluent de combustion de l'in- cinérateur 52 par la canalisation 57. L'effluent de combustion dans la canalisation 57 contient de l'acide chlorhydrique obtenu à partir de la combustion des hydrocarbures chlorés introduits par la canalisation 53, ainsi que l'acide chlorhydrique éventuellement présent dans le gaz introduit dans l'incinérateur 52 par la canalisation 51. En outre, comme il est dit ci- dessus, l'effluent de combustion dans la canalisation 57 contient moins de 100 ppm de chlore. On introduit l'effluent de combustion dans la canalisation 57 au fond de l'absorbeur 39 afin d'en recueillir l'acide chlorhydrique. Com eil est montré en particulier, l'ab- sorbeur 39 comprend trois zones de contact gaz-liquide, désignées par. 41a, 41b et 41c, définies par des dispo- sitifs de contact gaz-liquide appropriés comme, par exemple, des lits garnis. L'acide chlorhydrique aqueux dans la canalisation 48 est introduit au sommet de la zone 41a, et l'acide chlorhydrique aqueux dans la cana- lisation 38 est introduit au sommet de la zone 41b. En outre, de l'acide chlorhydrique aqueux, comme il est dit ci-dessous, est introduit au sommet de la zone 41c par la canalisation 61. Grâce au contact à contre- courant entre l'acide chlorhydrique aqueux et l'efflu- ent de combustion introduit par la canalisation 57, l'acide chlorhydrique présent dans l'effluent de com- bustion est absorbé par l'acide chlorhydrique aqueux. )0 On fait fonctionner l'absorbeur dans des conditions permettant de recueillir l'acide chlorhydrique présent dans l'effluent d'incinérateur sous forme d'acide chlor- hydrique aqueux. Gn fait fonctionner le sommet de l'ab- sorbeur à une température permettant d'assurer l'enlève- ment de l'eau et la température du fond est à une va- _12- leur permettant de recueillir une solution d'acide chlorhydrique à 10 % à 21 % en poids; par exemple 930C à 12100C. La fraction restante de l'effluent de com- bustion est retirée de l'absorbeur 39 par la canalisa- tion 62, et cette fraction restante est pratiquement dépourvue d'acide chlorhydrique (l'effluent peut con- tenir des quantités d'équilibre d'acide chlorhydrique). En outre, ce gaz comprend des matières inertes comme l'azote qui sont présentes dans l'effluent provenant du réacteur d'oxychloruration 10 et de l'incinérateur 52. L'effluent dans la canalisation 62 peut être conve- nablement traité, par exemple, dans la zone 63 avec une base aqueuse afin de retirer le reste d'acide chlorhy- drique. On recueille le gaz restant à partir de la zone dans la canalisation 64, et peut être purgé hors du système. On retire l'acide chlorhydrique aqueux, qui contient généralement de l'acide chlorhydrique en une quantité de 10 % à 21 %, de l'absorbeur 39 par la cana- lisation 66 et on en fait passer une fraction par la canalisation 67 qui comprend un réfrigérant 68 aux fins d'introduction dans l'absorbeur par la canalisation 61. La fraction restante dans la canalisation 71, qui comprend généralement également une certaine quanti- té de sel qui a été entraîné dans l'effluent à partir du réacteur d'oxychloruration 10, selon les exigences thermiques et l'équilibre du réacteur d'oxychloruration , peut être directement introduite dans le réacteur d'oxychloruration 10 par la canalisation 16. Cependant, dans certains cas, l'introduction d'acide chlorhydrique aqueux par la canalisation 16 bouleverse l'équilibre thermique du réacteur d'oxychloruration 10, et dans de tels cas on peut faire passer la totalité ou une frac- tion de l'acide chlorhydrique aqueux de la canalisation -13- 71 à travers la canalisation 72 aux fins d'introduc- tion dans un vaporisateur, schématiquement indiqué de façon générale par 75, o l'on chauffe l'acide chlor- hydrique aqueux de manière à réaliser une vaporisation d'au moins une fraction de cet acide chlorhydrique aqueux. Cet acide chlorhydrique aqueux est retiré du vaporisateur 73 par la canalisation 17 aux fins d'in- troduction dans le réacteur d'oxychloruration 10. La fraction non vaporisée, qui est retirée du vaporisateur 73 par la canalisation 74, est introduite dans le réac- teur d'oxychloruration 10 par la canalisation 18. On fait passer une fraction de la matière de la canalisa- tion 74 à travers la canalisation 75 qui comprend un réchauffeur approprié 7b aux fins d'introduction dans le vaporisateur 73 par la canalisation 77 pour satis- * faire ainsi aux exigences thermiques pour la vaporisa- tion. Ainsi, selon le mode de réalisation décrit, les indices de chlore sont efficacement recueillis à partir d'un hydrocarbure chloré usé, sous forme d'acide chlorhydrique, et cet acide chlorhydrique est récupéré grâce à l'emploi d'un sel fondu aux fins de récupéra- tion ultérieure sous forme de chlore et/ou d'utilisa- tion dans un procédé requérant des indices de chlore, sans nécessité d'accroître les exigences totales de ca- pacité et de débit vers le réacteur d'oxychloruration 10. En outre, les indices d'oxygène présents dans l'effluent provenant du réacteur d'oxychloruration 10, C) dans la canalisation 31, sont finalement utilisés en introduisant le gaz dans l'incinérateur 52. De plus, l'acide chlorhydrique présent dans l'effluent dans la canalisation 31 à partir du réacteur d'oxychloruration est récupéré aux fins d'utilisation dans le réacteur d'oxychloruration 10 simultanément avec la récupération -14- de l'acide chlorhydrique produit à partir de la combus- tion des hydrocarbures chlorés usés. Bien que l'invention ait été décrite en se référant à un de ces modes de réalisation particuliers, il faut comprendre que la portée de l'invention ne s'y limite pas. Ainsi, par exemple, le réacteur d'oxychlo- ruration 10 pourrait être un réacteur pour réaliser une oxychloruration autrement que par l'emploi d'un sel fondu, comme il a été décrit en particulier. Comme autre solution, selon la composition de l'effluent dans la canalisation 21, un tel effluent pourrait être mis en dérivation par rapport à l'inciné- rateur et être introduit dans l'absorbeur 39 aux fins de récupération de l'acide chlorhydrique éventr-.llement restant. Comme il doit être apparent, l'invention peut s'appliquer à une large variété de procédés qui em- ploient des sels fondus, dans lesquels le sel fondu est oxydé (oxychloré) en mettant en contact le sel fondu avec de l'oxygène et de l'acide chlorhydrique, et o les indices de chlore sont récupérés à partir d'un com- posé organique chloré, sous forme d'acide chlorhydrique, par incinération, cet acide chlorhydrique étant ulté- rieurement utilisé pour la production de produits inté- ressants grâce à l'emploi d'un sel fondu. Dans la plu- part des cas, les hydrocarbures chlorés usés qui sont brûlés dans l'incinérateur sont ceux qui sont produits, comme sous-produits dans le procédé qui utilise le sel fondu; cependant, il faut comprendre que l'on peut également employer des composés organiques chlorés pro- venant de sources extérieures dans un tel incinérateur pour en recueillir les indices de chlore. L'invention est particulièrement intéressante en ce qu'elle permet une récupération efficace d'acide chlorhydrique, sans qu'il soit nécessaire de faire pas- -15- ser de 5rands volumes de gaz à travers le réacteur d'oxychloruration (oxydation). En outre, les indices d'oxygène qui peuvent être présents dans l'effluent provenant du réacteur d'oxychloruration sont efficace- ment utilisés dans le procédé. En outre, dans de nom- breux cas, l'effluent gazeux provenant de l'oxydant comprend des quantités secondaires d'hydrocarbures, et en faisant passer cet effluent à travers l'incinérateur, on y fait brûler ces hydrocarbures, assurant ainsi la purge finale d'un gaz plus pur. - R7VENDIOATiQ!.NS - 1 - Irocédé pour intégrer la récupération des indices de chlore à partir d'un composé organique chloré par combustion avec une réaction d'oxychlorura- tion, caractérisé en ce qu'il consiste: à faire braler le composé organique chloré pour en recueillir les indices de chlore essentielle- ment sous forme d'acide chlorhydrique; à mettre un effluent de combustion gazeux provenant de ladite combustion au contact avec de l'acide chlorhydrique aqueux pour recueillir l'acide chlorhydrique présent dans l'effluent de combustion gazeux par absorption; à employer l'acide chlorhydrique recueilli par l'absorption dans une réaction d'oxychloruration; à recueillir à partir de la réaction d'oxy- chloruration un effluent gazeux contenant de la vapeur d'eau et de l'acide chlorhydrique; à refroidir l'effluent gazeux pour condenser l'acide chlorhydrique aqueux, et à employer l'acide chlorhydrique aqueux con- densé dans ladite absorption, grâce à quoi on récupère l'acide chlorhydrique dans l'effluent provenant tant de l'oxychloruration que de la combustion aux fins d'uti- lisation dans l'oxychloruration. 2 - Procédé selon la revendication 1, carac- térisé en ce que l'effluent gazeux comprend de l'oxy- gène, que l'on recueille un gaz restant à partir du re- froidissement de l'effluent gazeux et que l'on emploie 3C ledit gaz restant dans ladite combustion. 3 - Procédé selon la revendication 2, carac- térisé en ce qu'au moins une fraction de l'acide chlor- hydrique récupéré est employée dans l'oxychloruration sous forme d'acide chlorhydrique aqueux. -17- 4 - Frocédé selon la revendication 2, carac- térisé en ce qu'au moins une fraction de l'acide chlor- hydrique récupéré est employée dans l'oxychloruration sous forme d'acide chlorhydrique aqueux vaporisé. 5 - Procédé selon la revendication 2, carac- térisé en ce que l'acide chlorhydrique aqueux récupéré par l'absorption contient de 10 à 21 % en poids d'acide chlorhydrique. 6 - Procédé selon la revendication 2, carac- I0 térisé en ce que l'effluent de combustion contient moins de 100 ppm de chlore. 7 - Procédé selon la revendication 2, carac- térisé en ce que la réaction d'oxychloruration est une oxychloruration au sel fondu.