L'invention a pour objet un stéthoscope muni d'un indicateur automatique pour la signalisation de la fréquence et du rythme, en particulier du travail du coeur ; ce stéthoscope étant destiné à des examens de thérapie. Jusqu'à présent, on connais des stéthoscopes uni- et biauriculaires pour des examens internes, cardiologiques et gynécologiques des femmes enceintes ainsi que pour d'autres examens. Les stéthoscopes connus comprennent des émetteurs acoustiques" à membranes et tubes, reliés à l'aide de conduits flexibles à des écouteurs. les stéthoscopes biauriculaires connus ont un circuit fermé, composé d'un tube et d'une membrane reliée, par des conduits flexibles, à des embouts en forme d'olives, bien ajustés à des méats auditifs externes. Les stéthoscopes permettent de percevoir les ondes acoustiques émises dans un champ de surface déterminée, par exemple celle d'un thorax, en empêchant leur dispersion dans l'air ambiant et en dirigeant les ondes à l'oreille d'un praticien. Le milieu conducteur des sons vers la membrane du tympan est formé par la colonne d'air comprise dans les conduits flexibles et la zone de la membrane et du tube. La réception des sons par un stéthoscope dépend des valeurs optimales de paramètres tels que le diamètre et l'épaisseur de la membrane, le diamètre du tube ainsi que la longueur et l'épaisseur des conduits flexibles qui les relient aux écouteurs. A l'aide du tube on entend les sons de basse fréquence et à l'aide de la membrane les sons de haute fréquence par l'application d'un filtre acoustique atténuant les sons de basse fréquence ce filtre étant#la membrane. Pour le tube : la peau d'une personne examinée constitue la membrane et le tissu hypoderme constitue l'atténuateur. Drsns un stéthoscope, la membrane est fixée de façon à être bien tendue et à avoir une haute fréquence naturelle d'oscillation ; une forte pression de la membrane sur la peau augmente l'effet d'amortisseur de manière que tous les sons de basse fréquence soient atténués. L'audibilité des sons, lors de la réception à l'aide d'un stéthoscope biauriculaire, s 'accroît par suite de l'addition des stimulis dans le système nerveux central d'un praticien. La force sonore d'audibilité des sons dépend de : l'intensité de l'onde acoustique, de la hauteur et de la fréquence des oscillations, de la tonalité et de la périodicité des oscillations et de la proportion de différentes fréquences. Une stéthoscopie effectuée par un médecin consiste à entendre et à différencier, dans le rythme cardiaque, outre sa grande fréquence et son rythme, la gamme et l'étendue des sons audibles émis par les systoles et les diastoles du coeur ainsi que ses bas et hauts souffles systoliques et les roulements diastoliques de l'artère pulmonaire et de l'aOrte lors de l'examen de patients, l'auscultation subjective, par des médecins, du travail du coeur en peu de temps était peu précise et exigeait une grande concentration et une perte de temps pour pouvoir définir la fréquence des battements du coeur et la cadence d'auscultation, lors de nombreux examens de patients, ne permettait pas de définir les paramètres essentiels du travail du coeur, c'est-à-dire la gamme et l'étendue des sons des systoles et des diastoles du coeur. En outre, lors de l'auscultation du "pouls du coeur" du foetus chez les femmes enceintes, le calcul de la fréquence et la définition du rythme du coeur exigeait une concentration excessive de la part du praticien, une position incommode à cause de difficultés d'auscultation du phénomène essentiel, comme le "bruit du diable" ainsi que les souffles systoliques et les roulements diastoliques du coeur, ainsi que des valves de l'aorte et de l'artère pulmonaire. les stéthoscopes connus jusqu'à présent présentent des défauts de construction car ils sont peu précis et l'auscultation à l'aide de récepteurs auriculaires (par une membrane ou un tube), de la fréquence et du rythme du coeur exige une grande concentration et dépense de temps de la part d'un médecin. En outre, il est difficile à un praticien de définir exactement le rythme et de compter les battements de coeur en fonction du temps, lors d'examens individuels et plus encore, lors d'examens en série de malades. les défauts précités sont parfaitement éliminés par un stéthoscope conforme à l'invention. l'invention a pour but d'accroftre l'efficacité et la rapidité des examens médicaux internes, en rendant possible l'appréciation précise, rapide et automatique du rythme et le calcul simultané de la fréquence de travail du coeur. Ce but est atteint à l'aide d'un système qui comprend un capteur microphonique fixé sur le conduit flexible et relié par un convertisseur à un voyant clignotant en fonction de la fréquence et du rythme et qui est couplé, par une photodiode, à un microcompteur horaire de fréquence, à remise à zéro automatique, alimenté à partir d'une source de courant continu par un commutateur, un dispositif d'alimentation, et un micro-amplificateur ; ce capteur étant disposé du c#té de la membrane d'auscultation et du tube, dans l'émetteur acoustique du stéthoscope ou dans un autre endroit quelconque du dispositif médical permettant une auscultation automatique. L'avantage d'un stéthoscope conforme à l'invention est une auscultation facile et une détermination automatique par voie optique, précise et rapide du rythme avec calcul simultané de la fréquence du travail du coeur. En outre, à l'aide d'un tel stéthoscope il est possible d'effectuer simultanément l'auscultation par un médecin et automatiquement par un dispositif médical électronique pour contrôler la régularité des examens effectués du travail du coeur, gracie à un branchement d'un oscillographe miniaturisé sur l'émetteur acoustique du stéthoscope. La signalisation automatique par l'indicateur de la fréquence et du rythme du travail du coeur s'opère indépendamment de l'auscultation du travail du coeur par le médecin ou bien elles ont lieu simultanément au cours de l'exécution d'examens d'autres paramètres compliqués du travail du coeur, par exemple de la gamme des bruits cardiaques. Un stéthoscope conforme à l'invention est représenté sur les dessins annexés dans lesquels - la figure 1 représente schématiquement, vu de dessus un émetteur acoustique avec un tube de stéthoscope - la figure 2 représente, vu de coté, la partie inférieure du stéthoscope de la figure 1, avec un indicateur automatique et un dispositif médical électronique - la figure 3 représente, vu de dessous, l'émetteur acoustique des figures 1 et 2 - la figure 4 représente un schéma permettant d'expliquer le fonctionnement du stéthoscope des figures 1 à 3. Le stéthoscope avec indicateur automatique, représente sur les dessin se présente sous la forme d'un système composé d'un stéthoscope I couplé à un dispositif médical électronique Il, permettant une auscultation automatique. le stéthoscope I comprend une membrane I pour l'auscultation et un tube 2 fixés dans un émetteur acoustique 3. Du côté de la membrane d'auscultation 1 et du tube 2 est fixé sur le conduit flexible 4, un capteur microphonique 5 et 6 destiné à ausculter automatiquement et à mesurer la fréquence ainsi qu'à signaler le rythme de travail du coeur. l'émetteur acoustique 3 est couplé, à l'aide de conduits flexibles d'arrivée 7, 8 à des récepteurs auriculaires de stéthoscope 9, 10 destinés à l'auscultation par un médecin. Le dispositif électronique du stéthoscope Il comprend un micro-convertisseur il couplé au capteur microphonique 5, 6 et à un voyant clignotant 12 indiquant la fréquence et le rythme ; ce voyant 12 étant alimenté à partir d'un dispositif d'alimentation miniaturisé 14 par un microamplificateur 13. Le voyant clignotant 12 est relié par un flux lumineux à une photodiode 15 et à un micro-compteur horaire de fréquence 16 muni d'un moyen de remise à zéro automatique. Tous les éléments de ce dispositif du stéthoscope Il comme le micro-convertisseur li, le micro-amplificateur 15, la photodiode 15, le micro-compteur 16, sont alimentés à partir d'une source de courant continu 17 grace à un commutateur 18 et au dispositif d'alimentation miniaturisé 14. le principe de fonctionnement du stéthoscope décrit plus haut est le suivant. Après avoir appliqué la membrane t ou le tube 2 à un endroit prédéterminé sur la peau d'un patient examiné, il est possible à un médecin d'ausculter, à l'aide du stéthoscope I et simultanément ou successivement d'indiquer automatiquement le rythme et la fréquence du travail du coeur par signalisation du voyant clignotant 12 et le calcul du micro-compteur horaire 16. En outre, il est possible d'ausculter automatiquement par le dispositif médical électronique Il et au médecin d'ausculter à l'aide du stéthoscope I, avec possibilité de contrôler l'examen du travail du coeur sur l'oscillographe couplé par le capteur microphonique 5 ou 6 et le circuit supplémentaire de la photodiode, avec un oscillateur de relaxation. L'auscultation du travail du coeur par le médecin consiste à appliquer sur la peau du thorax la membrane 1 ou le tube 2 et à recevoir les sons audibles sur la membrane du tympan à l'aide des récepteurs auriculaires 9, 10 ; le milieu conducteur des sons à la membrane du tympan étant constitué de la colonne d'air comprise dans les conduits flexibles 7, 8 et la zone de la membrane 1 et du tube 2. Pour l'auscultation automatique aves signalisation de la fréquence et du rythme du travail du coeur, il suffit de presser le commutateur 18 et d'appliquer sur la peau du thorax d'un patient, la membrane 1 ou le tube 2 solidaire de l'émetteur acoustique 3 et du capteur microphonique 5 ou 6 du stéthoscope I. Par la membrane 1 et le capteur microphonique 5 ou par le tube et le capteur microphonique 6 sont captés les sons particuliers au travail du coeur. La membrane 1 appliquée sur la peau constitue un filtre acoustique qui atténue les sons de basse fréquence de sorte qu'il est possible d'écouter les sons de haute fréquence engendrés par le travail du coeur. Lorsque le tube 2 est appliqué sur la peau, cette dernière constitue "la membrane" et le tissu hypoderme constitue un atténuateur des sons de haute fréquence, de sorte qu'il est possible d'écouter les sons de basse fréquence résultant du travail du coeur. Les sons définis du travail du coeur, captés par le capteur microphonlque 5, 6 sont convertis dans le micro-convertisseur il et, après être ai#plifiés par le micro-amplificateur 13, ils enclenchent le voyant t2 dont le flux clignotant signalise l'eurythmie ou l'arythmie du travail du coeur. En outre, le flux clignotant du voyant 12 éclaire périodiquement la photodiode 15 mettant en marche le micro-compteur horaire 16 qui mesure la fréquence du travail du coeur pendant une minute par exemple et qui ensuite se remet automatiquement à zéro en débranchant le voyant clignotant 12. R3VEIEDICAtIONS 1. Stéthoscope à indicateur automatique pour la signalisation de la fréquence et du rythme, notamment du travail du coeur, comprenant membrane, tube, conduits flexibles et récepteurs auriculaires, caractérisé par le fait qu'il comporte un système formé d'un capteur microphonique 5, 6 fixé sur un conduit flexible 4 couplé par un micro-convertisseur 11 à un voyant clignotant en fonction de la fréquence et du rythme 12 et qui est connecté par une photodiode 15 à un micro-compteur horaire de fréquence 16 à remise automatique à zéro, alimenté à partir d'une source de courant continu par un interrupteur 18, un dispositif d'alimentation 14 et un micro-amplificateur 13. 2. Stéthoscope selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le système comprenant le capteur microphonique 5, 6, est situé du c3té de la membrane d'auscultation 1 et du tube 2, dans l'émetteur acoustique 3 du stéthoscope I ou dans un autre endroit quelconque du dispositif médical Il d'auscultation automatique.