La présente invention est relative à un enrouleur ou dérouleur, notamment pour bobines de tôle, comprenant un arbre creux entrainé par un moteur, qui tourillonne dans un carter et dans lequel un arbre formant la queue d'un mandrin à expansion est monté solidaire en rotation mais libre en translation axiale, un mecanisme d'expansion à coins actionné par l'arbre de commande et destiné à commander le déplacement des segments du mandrin à expansion, segments qui sont munis de tiges au moyen desquelles ils coulissent radialement et sont immobilisés en translation axiale dans des glissières radiales ménagees dans la collerette terminale de l'arbre creux et un vérin de manoeuvre de 1 'arbre formant queue de mandrin, prévu à l'extrémité de arbre creux située à l'opposé du mandrin à expansion et relié, d'une part, à l'arbre creux et, d'autre part, à l'arbre queue de mandrin. Ces appareils doivent pouvoir être utilisés, non pas seulement pour un seul diamètre de bobines de tôle, mais au contraire pour des bobines présentant différents diamètres interieurs. Pour cela, l'appareil doit hêtre équipé d'un mandrin approprié pour chacun des différents diamètres intérieurs qui peuvent prendre les bobines de tôle. On peut par exemple prévoir des fourrures segmentees pour changer l'équipement du mandrin et adapter ce dernier à un autre diamètre intérieur de bobines, mais ceci implique, non seulement, des difficultés techniques, mais également une perte de temps considérable. Un autre moyen permettant d'adapter un enrouleur ou dérouleur à des bobines presentant différents diamètres intérieurs consiste à remplacer son mandrin par un mandrin possédant un diamètre différent.Toutefois, l'échange des mandrins interchangeables du type connu implique un temps de transformation relativement long, notamment dans le cas des mandrins prévus pour des bobines lourdes ou très lourdes, parce que cette opération suppose que le mandrin soit séparé de l'organe de commande du mécanisme d'expansion à coins. L'invention vise donc à réaliser un enrouleur ou dérouleur du genre défini au début sous une forme telle que le mandrin à expansion pui-sse être remplacé par un autre mandrin par des manoeuvres simples et rapides. Suivant l'invention, le problème est résolu par le fait que le vérin de commande du déplacement axial de l'arbre queue de mandrin et les segments du mandrin à expansion sont accouplés à l'arbre creux par des dispositifs de verrouillage et par le fait qu'après ouverture de ces dispositifs de verrouillage, on peut extraire de l'arbre creux le sous-ensemble composé du verin-, de l'arbre queue de mandrin, du mécanisme d'expansion à coins et du mandrin à expansion en le tirant vers le côté du mandrin à expansion et le remplacer par un autre sous-ensemble. Etant donné que, suivant l'invention, le vérin, l'arbre queue de mandrin, le mécanisme d'expansion à coins et le mandrin forment ensemble un sous-ensemble solidarisé, ce sous-ensemble peut, d'une part, être réuni à 1 'arbre creux d'une façon simple, à l'aide de dispositifs de verrouillage et, d'autre part, être remplacé par un autre sous-ensemble analogue, de sorte que le changement d'equipement de l'appareil n'exige aucune suppression des liaisons de transmission de la force motrice. Le remplacement d'un mandrin peut donc être exécute par des manoeuvres simples et rapides. La construction du sous-ensemble interchangeable et des liaisons destinees à l'accoupler à l'arbre creux doit naturellement permettre un verrouillage et un déverrouillage rapides. Suivant l'invention, on obtient une construction particulièrement avantageuse, par exemple grâce au fait que le dispositif de verrouillage qui retient le vérin est compose de deux mâchoires qui coulissent l'une par rapport à l'autre sur l'arbre creux et qui, lorsqu'elles sont ouvertes, ménagent entre elles une ouverture donnant passage au vérin, tandis que lorsqu'elles sont refermées, elles s'engagent dans une gorge d'arrêt creusée dans le vérin. Pour ouvrir et fermer ce dispositif de verrouillage, il suffit de commander d'une façon appropriée le mecanisme d'entrainement des mâchoires, par exemple constitué lui-même par un vérin.Pour pouvoir commander les segments du mandrin par l'intermédiaire du mécanisme d'expansion à coins, l'arbre queue de mandrin doit pouvoir se déplacer dans la direction axiale. Le vérin qui est relié, d'une part, à l'arbre queue de mandrin et, d'autre part, à l'arbre creux doit donc pouvoir être bloque en translation par rapport à l'arbre creux. Les mâchoires du dispositif de verrouillage de retenue du vérin s'engagent à cet effet dans une gorge d'arrêt annulaire du vérin et cet engagement etablit entre l'arbre creux et le vérin non seulement une liaison par action de force mais également une liaison par sûreté de forme. Pour pouvoir se déplacer radialement sous l'action du me- canisme d'expansion à coins, les segments du mandrin doivent être retenus dans la direction axiale. Le dispositif de verrouillage qui fixe les segments du mandrin dans la direction axiale doit toutefois libérer la translation axiale de ces segments lorsqu'on veut extraire le sous-ensemble intercangeable par un deplacement axial.Pour que cette libération de la translation axiale puisse être effectuée d'une façon simple et rapide, et suivant une autre caractéristique de l'invention, le dispositif de verrouillage, qui bloque la translation axiale des segments du mandrin à expansion, est composé de plaques de verrouillage qui coulissent sur la collerette de l'arbre creux pour venir recouvrir au moins partiellement les glissières de guidage des tiges de guidage des segments, glis sières qui présentent une ouverture dirigée vers le mandrin, de manière que ces tiges de guidage des segments puissent s'y engager. Lorsque ces plaques de verrouillage sont dégagées des glissières, on peut extraire directement le mandrin du dispositif de verrouillage par translation axiale. Poun fermer le dispositif de verrouillage, il suffit de repousser les plaques de verrouillage de maniere qu'elles recouvrent partiellement les glissières. Suivant une autre caracteristique particulierement avantageuse, chaque intervalle entre deux glissières adjacentes du dispositif de verrouillage presente une plaque de verrouillage, les plaques se deplaçant suivant les rayons bissecteurs des angles compris entre les axes des glissieres adjacentes, entre une position interieure ou de fermeture, dans laquelle les plaques recouvrent partiellement les glissières et une position extérieure ou d'ouverture, dans laquelle les plaques degagent entièrement les glissières. Cette construction apporte une possibilité avantageuse de loger le dispositif d'entrainement des plaques de verrouillage à l'intérieur de la collerette en dépit des dimensions relativement faibles des intervalles compris entre les glissieres de guidage, puisque les plaques de verrouillage n'ont à décrire que des déplacements en translation radiale. Suivant une autre caractéristique de l'invention, pour donner aux plaques de verrouillage un guidage qui leur garantisse une grande sécurité de fonctionnement, chaque plaque de verrouillage est munie d'une nervure de guidage par laquelle elle est guidée dans une glissière radiale de la collerette de l'arbre creux, cette nervure etant chargée par un ressort et formant le cylindre d'un vérin dont le piston prend appui sur la collerette, de pré- férence sur le fond intérieur de la glissière correspondante. Lorsque le vérin ainsi constitué reçoit une pression, la nervure formant le cylindre est repoussée vers l'extérieur dans la glissière radiale de la collerette en surmontant la force du ressort, du fait que le piston prend appui sur le fond de cette glissière radiale.Par consaquent, lorsque les vérins reçoivent la pression, les plaques de verrouillage libèrent les glissieres qui reçoivent les tiges de guidage des segments du mandrin à expansion, de sorte que ce mandrin peut être extrait de l'arbre creux avec son mecanisme de commande. Lorsque les vérins de commande des plaques de verrouillage sont mis à l'échappement, ces plaques sont rappelees à leur position intérieure ou de fermeture, chacune sous l'action d'un ressort qui charge leur nervure. Pour que les segments du mandrin à expansion ne risquent de faire obstacle au montage du mandrin, ils doivent être amenés dans une position déterminée, dans laquelle ils occupent également une certaine position relative par rapport à l'arbre queue de mandrin. Le plus simple est certainement de placeur les segments du mandrin dans la position qui donne à ce mandrin le diamètre minimum. Cette position doit rester maintenue pendant le changement du mandrin. Suivant l'invention, pour obtenir ce résultat, la tige de guidage d'au moins un segment du mandrin à expansion porte une goupille de sûreté radiale, mobile en translation suivant sa longueur-qui peut s'engager dans une cavité correspondante de l'arbre queue de mandrin lorsque le segment considéré se trouve dans sa position de diamètre minimum du mandrin. Cette goupille de sûreté bloque alors l'arbre queue de mandrin dans sa position axiale par rapport aux segments du mandrin, de sorte que le mecanisme d'expansion à coins se trouve ainsi bloque pour interdire tout déplacement radial des segments. Ce blocage du mécanisme d'expansion à coins doit, de préférencè, se produire automatiquement à chaque changement de mandrin, afin qu'on ne puisse pas l'oublier. A cet effet, et suivant une autre caracteristique de l'invention, la collerette de l'arbre creux renferme, dans la région de chacun des segments du mandrin qui sont munis d'une goupille de sûreté, un vérin radial rappelé par ressort, et qui, lorsqu'il reçoit la pression voulue, repousse la goupille de sûreté vers sa position de blocage en surmontant la force de son ressort et en entraînant cette goupille par l'intermédiaire d'un entraîneur qui s'accouple à celle-ci par un mouvement axial du segment correspondant.Etant donné que la transmission de la pression aux vérins de commande des goupilles de sûreté peut être couplée sans difficultés à la transmission de la pression aux vérins de commande des dispositifs de verrouillage, cette construction assure un verrouillage automatique des segments du mandrin. Etant donne que, par ailleurs, la goupille de sûreté s'accouple a l'entraîneur mu par le vérin par un mouvement parallèle à l'axe de l'arbre, le mandrin peut être extrait de l'arbre creux bien que l'entrafnement de la goupille de sûreté soit logé dans la collerette de cet arbre creux. Le fait que les dispositifs d'entraînement des goupilles de sûreté soient loges dans la collerette terminale de l'arbre creux apporte non seulement la possibilité de raccorder les vérins de ces dispositifs à une alimentation en fluide sous pression par des moyens simples, mais également l'avantage de pouvoir utilitser les mêmes mécanismes d'entrainement des goupilles de sûreté pour tous les mandrins montés dans l'arbre creux.Le mouvement de montage du mandrin dans l'arbre creux a également pour effet d'accoupler l'entraîneur à la goupille de sûreté, de sorte que, lorsque les vérins des dispositifs de verrouillage et des goupilles de sûreté sont mis à l'échappement, les ressorts qui agissent sur ces vérins ramènent automatiquement les dispositifs de verrouillage et les goupilles de sûreté à leur position de départ. Pour éviter que les goupilles de sûreté mises en prise avec les cavités de l'arbre queue de mandrin ne se dégagent intempestivement de ces cavites pendant les opérations d'échange du mandrin ou de rangement de ce mandrin dans le magasin, et suivant une autre caractéristique de 1 'invention, chaque goupille de sûreté peut être retenue dans sa position de blocage par un dispositif d'arrêt a ressort monté dans la tige du segment. L'action de ce dispositif d'arrêt à ressort est surmontée sans difficulté par celle des ressorts de rappel des vérins de commande des goupilles de sûreté, de sorte qu'il n'est pas necessaire de prévoir de dispositif de déblocage spécial pour les goupilles. Les dessins représentent schematiquement un exemple de réalisation de l'objet de l'invention. La figure 1 est une vue en coupe axiale représentant un enrouleur ou dérouleur suivant l'invention avec son arbre creux et un mandrin a expansion interchangeable logé dans cet arbre. La figure 2 est une vue en coupe axiale représentant l'arbre creux dont le mandrin est supposé enleve. La figure 3 est une vue en partie en coupe du sous-ensemble interchangeable, y compris du mandrin. La figure 4 est une vue à plus grande échelle représentant le dispositif de verrouillage destiné à retenir le vérin de manoeuvre axiale de l'arbre queue de mandrin. La figure 5 est une vue en élévation et également a plus grande échelle representant le dispositif de verrouillage qui retient axialement les segments du mandrin. La figure 6 est une vue en élévation de la glissière de guidage de la tige d'un segment du mandrin, prise dans la direction de coulissement de la glissière. La figure 7 est une vue en coupe axiale d'une goupille de sûreté destinée à bloquer le mécanisme d'expansion à coins et du dispositif de commande de cette goupille La figure 8 représente en coupe axiale et à plus grande échelle le mécanisme de commande des plaques du dispositif de verrouillage destiné a retenir les segments du mandrin. Ainsi qu'il ressort en particulier de l'examen de la figure 1, l'enrouleur ou derouleur suivant l'invention est essentiellement composé d'un arbre creux 4 qui tourillonne dans un carter 1 par l'intermédiaire de roulements 2, qui est entra9né par l'intermédiaire d'une roue dentée 3, et dans lequel est logé l'arbre 5 formant- la queue du mandrin à expansion. L'arbre creux 4 est composé de deux demi-arbres 6 et 7 et de la roue dentee 3, les demi-arbres 6 et 7 etant fixés aux faces radiales de la roue dentée 3 par des brides. Ce mode de fixation donne une construction simple grâce à laquelle non seulement l'arbre creux 4, mais également l'arbre queue de mandrin 5, peuvent être entraînes par l'intermé- diaire de la roue dentée 3.Etant donné que l'arbre queue de mandrin commande le déplacement radial des segments 9 du mandrin 10 par l'intermédiaire d'un mécanisme à expansion à coins 8, il doit etre monté solidairement en rotation, mais libre en translation axiale à l'intérieur de l'arbre creux 4. A cet effet, la roue dentée 3 est reliez à cet arbre queue de mandrin 5 par une liaison à cannelures multiples 11. Pour commander les déplacements axiaux de l'arbre queue de mandrin 5, l'appareil comprend un vérin 12 dont le cylindre 13 est formé par l'arbre 5 lui-même. Le fluide sous pression est transmis au vérin 12 par un raccord tournant 14 et par des passages 15 et 16 percés dans le piston 17 de ce vérin. Le vérin 12 est relié à l'arbre creux 4 par une liaison déblocable constituée par un dispositif de verrouillage 18, de sorte que l'on peut extraire l'arbre queue de mandrin 5, avec le vérin 12 et son raccord tournant 14, de l'arbre creux 4 en le tirant vers le côté du mandrin 10. Le dispositif de verrouillage 18 est composé de deux mâchoires 19 qui sont guidées à coulissement l'une par rapport à l'autre dans des fentes 20 menagées dans un flasque d'extrémité 21 fixé rigidement à l'arbre creux 4. Le flasque 21 présente alors naturellement une ouverture de passage appropriée pour recevoir la partie saillante du vérin 12.Pour la commande du dispositif de verrouillage 18, les mâchoires 19 sont reliées entre elles par des vérins 22 sous l'action desquels elles peuvent se rapprocher ou s'éloigner l'une de l'autre. Lors.de la fermeture du dispositif de verrouillage, les mors 23 des mâchoires 19 s'engagent dans une gorge d'arret annulaire 24 ménagée dans le vérin 12 et maintiennent alors le piston 17 du vérin 12 rigidement solidaire de l'arbre creux 4 par sûreté de forme. Après ce verrouillage, la transmission de la pression au piston 17 détermine une translation de l'arbre queue de mandrin 5 à l'intérieur de l'arbre creux 4. Ce mouvement de translation de l'arbre queue de mandrin se traduit par un déplacement du mécanisme d'expansion à coins 8 et, de ce fait, par un déplacement des segments 9 du mandrin 10 à expansion. Pour pouvoir determiner le déplacement radial des seg ments 9 du mandrin 10 a expansion, les segments 9 doivent être montés d'une manière qui les laisse libres en translation radiale, mais qui les immobilise en translation axiale. A cet effet, l'arbre creux 4 de l'appareil porte, sur son demi-arbre- creux 6, une collerette terminale 25 présentant des glissières radiales 26 servant de guides pour des tiges de guidage correspondantes 27 portées par les segments 9.Toutefois, et ainsi qu'il ressort en particulier de l'examen des figures 2 et 6, ces glissières 26 s'ouvrent en direction du mandrin 10 de sorte que les tiges de guidage 27 des 9 peuvent s'y engager par un mouvement parallèle à l'axe de l'arbre creux. Le blocage de la translation axiale des segments 9 du mandrin à expansion par rapport à l'arbre 4 est assuré uniquement par des plaques de verrouillage 28 qui se déplacent ensuite par translation pour venir couvrir partiellement les glissières 26. Dans l'exemple de réalisation represente, le dispositif de verrouillage comprend une seule plaque de verrouillage 28 dans chaque intervalle entre deux glissières 26. Chacune des plaques de verrouillage 28 présente une nervure 29 qui est engagée dans une glissière radiale 30 ménagée dans la collerette terminale 25, de sorte que ces plaques 28, qui sont retenues dans les glissières 30 par des contre-plaques 31 correspondantes, peuvent se déplacer suivant les rayons bissecteurs des angles formés par les axes des glissieres 26 adjacentes, pour se déplacer entre une position interieure ou de fermeture, dans laquelle elles recouvrent partiellement les glissières 26, et une position exterieure ou d'ouverture, dans laquelle elles dégagent entièrement les glissières 26. Pour commander les plaques de verrouillage 28, l'appareil comprend des vérins auxquels le fluide sous-pression peut être transmis par une conduite 32, le cylindre de chaque verin étant forme par la nervure de la plaque 28 correspondante et son piston 34 prenant appui sur le fond intérieur 35 de la glissière 30. Lorsque le piston 34 reçoit la pression, la nervure 29 est donc repoussée radialement vers l'extérieur par le piston 34, puisque le piston lui-même est immobilisé par appui sur la collerette 25. L'organe de rappel de chaque plaque de verrouillage 28 est constitué par un ressort 36 qui prend appui, d'une part sur la nervure 29 de cette plaque et, d'autre part, sur la collerette 25.Pour obtenir des conditions de montage simples, la collerette 25 est percée de trous repartis sur sa surface circonferentielle, à travers lesquels on met les ressorts 36 en place et que l'on recouvre ensuite au moyen d'opercules 38 fixés à l'aide de vis 37. Pour monter un mandrin à expansion dans l'arbre creux 4, il suffit d'enfoncer ce mandrin dans l'arbre 4 jusqu'à ce que les tiges de guidage 27 des segments 9 soient appuyées à plat sur le fond des glissières 26 de la collerette terminale 25 de l'arbre creux 4. Lorsque le dispositif de verrouillage constitué par les plaques de verrouillage 28 est fermé, ce qu'on obtient simplement en mettant les vérins33, 34 à l'échappement5 le mandrin est verrouillé dans l'arbre 4 en bonne position pour le fonctionnement et l'appareil est prêt à fonctionner. Pour être certain d'obtenir toujours les mêmes cotes sur les éléments qui interviennent lors des opérations de montage et de montage du sous-ensemble composé du mandrin 10, du mecanisme d'expansion à coins 8, de l'arbre queue de mandrin 5 qui sert a actionner le mecanisme d'expansion et du vérin 12, il faut que le mécanisme d'expansion à coins soit bloque dans une position déterminée. A cet effet, on bloque la translation des segments 9 du mandrin 10 sur l'arbre queue de mandrin 5 au moyen d'une goupille de sûreté 39 qui s'engage dans une cavite 40 de l'arbre 5 lorsque les segments 9 occupent la position qui donne le diamètre minimum du mandrin. Du fait de ce blocage5 tous les sous-ensembles interchangeables se présentent toujours dans le même état pour le montage, ce qui facilite considérablement le changement d'équipement. Afin de supprimer la nécessité de bloquer le mécanisme d'expansion à coins 8 par une manoeuvre spéciale et de supprimer ainsi le risque de fausse manoeuvre qui serait lié à cette nécessité, chaque goupille de sûreté 39 est actionné par un vérin 41 qui lui est spécialement affecté et logé dans une cavite radiale 42 de la collerette terminale 25. Le piston 43 de ce vérin 41 est charge par un ressort 44 qui joue le rôle d'élément de rappel et il est relié à la goupille de sûreté 39 par un entraîneur qui établit une liaison de transmission du mouvement entre ce vérin et cette goupille. L'entraînement 45 est constitué de maniere à pouvoir s'accoupler à la goupille de sûreté 39 par un mouvement orienté parallèlement à l'axe de l'arbre creux 4, de sorte que rien ne fait obstacle à l'emmanchement du sous-ensemble mandrin dans l'arbre 4. Dans l'exemple de réalisation représenté sur la figure 7, I 'entraîneur 45 comprend un doigt à pointe tronconique qui traverse une bouton nière radiale 46 ménagée dans la tige 27 du segment 9 correspondant, pour s'engager dans une cavité correspondante 45 de la goupille de sûreté 39. Lorsque la pression est transmise au piston 43, la goupille de sûreté 39 est donc repoussée radialement vers l'inté- rieur jusqu'à ce qu'elle s,engage dans la cavité correspondante 40 menagée dans l'arbre queue de mandrin 5.Lorsque la goupille de sûreté 39 occupe cette position, une bille à ressort 48 s'encliquette dans un cran d'arrêt correspondant 49 ménagé dans la goupille de sûreté 39 et évite que cette goupille ne se dégage intempestivement de la cavité 40 lorsque l'entraîneur 45 a eté lui-même extrait de cette goupille. Par contre, lorsque la goupille de sûreté 39 se rétracte sous l'action du ressort 44, par suite de la suppression de la pression sur le piston 43, l'encliquetage formé par la bille 48 et le cran d'arrêt 49 cede sans qu'il soit nécessaire de prevoir un moyen de déverrouillage spécial. Dans l'enrouleur ou le dérouleur suivant l'invention, le changement de mandrinconstitue donc une opération rapide et simple puisque la fixation du sous-ensemble interchangeable, composé du mandrin 10 proprement dit, du mécanisme d'expansion à coins 8, de l'arbre queue de mandrin 5 et du vérin 12 de manoeuvre de cet arbre 5 est obtenu par simple manoeuvre du dispositif de verrouillage 18 et du dispositif de verrouillage composé de plaques 28. Le changement de sous-ensemble ne nécessite aucune rupture de moyens de transmission de la force motrice. Seules les conduites d'alimentation des conduits 15 et 16 doivent être debranchees du raccord tournant 14. Les autres vérins sont portés par l'arbre creux, de sorte que l'on n'a pas à les débrancher. Il est seulement nécessaire de les alimenter en fluide sous pression, mais ceci ne pre- sente aucune difficulté, puisque l'arbre creux reste immobile lors du changement de mandrin. Il suffit donc de brancher sur des raccords prévus sur l'arbre creux les conduites qui ont été initialement débranchées du raccord tournant 14. REVENDICATIONS 1. Enrouleur ou dérouleur, notamment pour bobines de tôle, comprenant un arbre creux entraîné par un moiteur, qui tourillonne dans un carter et dans lequel un arbre formant la queue d'un mandrin à expansion est monté solidaire en rotation, mbis libre en translation axiale, un mecanisme d'expansion à coins actionné par l'arbre queue de mandrin et destiné à commander le déplacement des segments du mandrin à expansion, segments qui sont munis de tiges au moyen desquelles ils coulissent radialemant et sont immobilisés en translation axiale dans des glissières radiales menagees dans la collerette terminale de l'arbre creux et un vérin de manoeuvre de l'arbre queue de mandrin prevu à l'extrémité de l'arbre creux située à l'opposé du mandrin à expansion et relié, d'une part, à l'arbre creux et, d'autre p-art, a l'arbre queue de mandrin, cet enrouleur ou derouleur étant caractérisé par le fait que le vérin (12) et les segments (9) du mandrin à expansion (10) sont accouplés à l'arbre creux (4) par des dispositifs de verrouillage (18, 28) et par le fait qu'on peut, après ouverture des dispositifs de verrouillage (18, 28), extraire de l'arbre creux (4) le sous-ensemble composé du vérin (12), de l'arbre queue de mandrin (5), du mecanisme d'expansion a coins (8) et du mandrin à expansion (10)- en le tirant vers le côté du mandrin (10) et le remplacer par un autre sousensemble. 2. Enrouleur ou dérouleur suivant la revendication 1, carac terisé par le fait que le dispositif de verrouillage (18), qui retient le vérin (12), est composé de deux machoires (19) qui coulissent sur l'arbre creux (4) et qui, lorsqu'elles sont ouvertes, ménagent entre elles une ouverture (23) donnant passage au vérin (12), tandis que, lorsqu'elles sont refermées, elles s'engagent dans une gorge d'arrêt (24) creusée dans le vérin (12). 3. Enrouleur ou dérouleur suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait que le dispositif de verrouillage qui bloque la translation axiale des segments (9) du mandarin à expansion est composé de plaques de verrouillage (28) qui coulissent sur la col lerette (25) de l'arbre creux (4) pour venir recouvrir au moins partiellement les glissières (26), lesquelles présentent une ouverture dirigée ver le mandrin (10) expansion, de manière que les tiges (27) des segments (9) puissent s'y engager. 4. Enrouleur ou dérouleur suivant la revendication 3, caractérisé par le fait que chaque intervalle entre deux glissières (28) adjacentes présente une plaque de verrouillage (28), les plaques (28) se déplaçant suivant les rayons bissecteurs des angles comRris entre les axes des glissierés (26) adjacentes, entre une position intérieure ou de fermeture, dans laquelle les plaques (28) recouvrent partiellement les glissieres (26) et une position extérieure ou d'ouverture, dans laquelle les plaques (28) dégagent entierement les glissières (26). 5. Enrouleur ou dérouleur suivant la revendication 4, caractérisé par le fait que chaque plaque de verrouillage (28) est guidee par une nervure (29) engagée dans une glissière (30) de la collerette (25) de l'arbre creux (4), cette nervure (29) étant chargée par un ressort et formant le cylindre (33) d'un vérin dont le piston (34) prend appui sur la collerette (25), de préférence sur le fond interieur (35) de la glissière radiale (30) correspondante. 6. Enrouleur ou dérouleur suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que la tige de guidage (27} d'au moins un segment (9) du mandrin (10) à expansion renferme une goupille de sûreté radiale (39) qui coulisse suivant sa longueur et qui p.eut s'engager dans une cavité correspondante (40) ménagée dans l'arbre queue de mandrin (5) lorsque les segments (9) du mandrin occupent la position qui donne à ce mandrin son diamètre minimum. 7. Enrouleur ou dérouleur suivant la revendication 6, ca ractérisé par le fait que la collerette (25) de l'arbre creux (4) renferme, dans la région de chacun des segments (9) du mandrin (10) à expansion qui sont munis d'une goupille de sûreté (39), un vérin radial (41) rappelé par ressort et qui, lorsqu'il reçoit la pression voulue, repousse la goupille de sûreté (39) vers sa position de blocage, en surmontant la force de son ressort et en entraînant cette goupille (39) par l'intermédiaire d'un entraineur,(45) qui s'accouple à la goupille sous l'effet d'un mouvement axial du segment (9) correspondant. 8. Enrouleur ou derouleur suivant la revendication 6 ou 7, caracterise par le fait que la goupille de sûreté (39) est retenue dans sa position de blocage par un dispositif d'arrêt à ressort monté dans la tige (27) du segment correspondant.