La présente invention se rapporte d'une manière générale aux machines à essorer et concerne plus particulièrement une machine permettant de nettoyer par essorage des petites pièces métalliques ou autres revêtant par exemple la forme de vis ou d'écrous. On connait déjà des machines du type précité pour nettoyer des pièces métalliques, c'est-à-dire pour les débarrasser de toute trace d'huile, ou autres impuretés après qu'elles aient été fabriquées. Ces machines antérieures comportaient d'une manière générale un panier d'essorage tournant à grande vitesse dans une cuve. Cette cuve formait une goulotte assurant ltévacuation des pièces après qu'elles aient été essorées dans le panier sous l'effet de la force centrifuge. L'huile était recueillie sur les parois de la cuve d'où elle s'écoulait vers l'extérieur par gravité, éventuellement au moyen d'une goulotte circulaire. Le fond du panier était escamotable pour permettre l'évacuation des pièces essorées. Ces machines présentaient un certain nombre d'inconvé-- nients. Tout d'abord, elles étaient très conteuses à la réalisation et à l'entretien. Il convenait en effet de prévoir des moyens particuliers, tels que notamment un vérin, pour assurer le mouvement de bas en haut du fond du panier. Et l'association de ces moyens permettant un mouvement vertical, avec des pièces en rotation posait des problèmes délicats. En outre, ltencosbrement de de ces machines, notamment en hauteur, était très important, de sorte que l'accessibilité de la machine, soit à l'introduction des pièces, soit à leur récupération, était difficile. En effet, ou bien l'alimentation des pièces s'effectuait à une hauteur trop importante, ou bien la récupération desdites pièces était trop basse. Au surplus, le système escamotable n'était pas fiable car, il convenait de le faire fonctionner par secousses si l'on voulait éviter que les pièces restent collées sur le fond escamotable du panier. Il faut enfin noter que l'essorage des pièces était aléatoire, car on n'obtenait pas une bonne dispersion desdites pièces à l'intérieur du panier. L'invention a notamment pour but de remédier aux inconvénients ci-dessus en proposant une machine compacte, peu conteuse à la réalisation et à l'entretien, d'un faible encombrement et assurant un essorage parfait des pièces à essorer. Plus précisément5 l'invention a pour objet une machine permettant de nettoyer par essorage des pièces, telles que par exemple des petitc-s pièces métalliques revêtant la forme de vis, écrous ou analogues et du type comportant des moyens assurant 1'alimentation desdites pièces dans un élément tournant à grande vitesse pour qu'elles soient essorées sous l'effet de la force centrifuge, cette machine étant caractérisée en ce que ledit élément rotatif est constitué par un réceptacle logé à 1 t intérieur d'une enveloppe et solidaire de celle-oi, lequel réceptacle, tournant avec l'enveloppe, reçoit les pièces en provenance des moyens d'alimentation et assure leur projection et leur répartition uniforme contre la paroi interne de l'enveloppe où elles sont essorées. Suivant une autre caractéristique de l'invention, le réceptacle précite présente la forme d'une cuvette ayant sensiblement la forme d'un cône inversé dont le sommet est relié à l'enveloppe par un bras ou analogue. On comprend déjà que lorsque les pièces parviendront dans la cuvette, cette dernière du fait de sa conicité et de sa rotation, les projettera sur la paroi de l'enveloppe. Les expériences de la demanderesse ont prouvé qu'on obtient une distribution homogène des pièces sur toute la hauteur de la paroi interne de lgenveloppe grâce à une accélération de la vitesse de rotation. Suivant une autre caractéristique de l'invention, l'enveloppe précitée est ouverte de façon permanente à sa partie inférieure, de sorte que, lorsque l'enveloppe s'arrête de toucrns, les pièces, après essorage, tombent par gravité et sont récupérées. Il n'y a donc plus besoin de prévoir un fond escamotable, comme c'était le cas des machines antérieures0 Selon une autre caractéristique de l'invention, la partie inférieure de l'enveloppe forme un moyeu dont est solidaire le réceptacle précité, tandis que la partie supérieure de l'enveloppe forme un capot ou analogue monté sur le moyeu et percé de trous, comme cela est connu en soi. Selon encore une autre caractéristique de l'invention, les moyens d'alimentation en pièces sont constitués par une trémie fixe dont la partie inférieure débouche au-dessus de la cuvette conique après passage au travers de la partie supérieure formant capot de l'enveloppe0 On réduit ainsi notablement l'encombrement de la machine. La trémie est avantageusement munie d'un clapet permettant l'introduction cyclique d'un certain nombre de pièces à essorer. On notera ici qu'on obtient un gain de productivité notable avec ia machine selon l'invention car il n1 est pas nécessaire, comme auparavant, de vider le panier en l'ouvrant après l'essorage des pièces, de rapprocher le fond du panier pour le fermer et de le remplir à nouveau. Selon une autre caractéristique de l'invention, la trémie est solidaire d'un bâti qui supporte un moteur d1entratnement de la partie inférieure ou moyeu de l'enve- loppe. La trémie est reliée au bâti par une enveloppe extérieure. Le bâti comporte des rainures ou analogues permettant la récupération des huiles d'essorage après passage au travers des orifices du capot et écoulement le long de ladite enveloppe extérieure. En outre, ce bâti comporte avantageusement un redan pour recevoir un récipient destiné à contenir les pièces sortant de l'enveloppe après essorage. D'autres buts, caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront mieux dans la description détaillée qui suit et se réfère aux dessins annexés dans lesquels - La figure 1 est une vue schématique en élévation d'une machine à essorer selon l'art antérieur, et - La figure 2 est une vue en élévation avec arrachements et coupes partielles montrant une machine conforme à la présente invention. On se reportera tout d'abord à la figure 1 illustrant l'état de la technique relativement aux machines du type considéré. La machine représentée comporte essentiellement un panier d'essorage 1 susceptible d'être entraîné à grande vitesse au moyen d'un moteur 2. Le fond 3 du panier 1 peut être escamoté au moyen d'une tige 4 de vérin 5. On a montré en 7a un volet ou analogue actionné par un vérin 7 et permettant l'introduction d'une certaine quantité de pièces 6, telles que des écrous. Il est aisé de comprendre que, lorsqu'une certaine quantité de pièces a été essorée, le fond 3 du panier 1 est actionné vers le bas comme on l'a montré en 3a sur la figure, pour permettre l'évacuation des pièces par la goulotte 8. L'évacuation de l'huile ou autres impuretés s'effectue suivant les flèches portées sur la figure 1, par une rainure 9 et une buse ou analogue 9a. La machine qui vient d'être décrite présente les inconvénients exposés précédemment et que l'on rappellera brièvement : cotit important à la réalisation et à l'entre- tien en raison du fond escamotable 3, encombrement notable, accessibilité difficile à l'introduction et à la récupération des pièces, et essorage aléatoire de celles-ci. Suivant l'exemple de réalisation représenté sur la figure 2, une machine conforme à l'invention comprend essentiellement une enveloppe 10 formant panier d'essorage, ouverte à sa partie inférieure, comme on l'a montré en 11, et montée en rotation sur la partie supérieure 12 d'un bgti 13. Des plots ou analogues 14 assurent un montage élastique de la partie supérieure 12 sur le bâti 13. L'enveloppe 10 comprend une partie inférieure formant moyeu 15 et une partie supérieure formant cApot 16, lequel capot est percé d'orifices sur sa périphérie, comme montré sur la figure. L'enveloppe 10 est entraînée en rotation par un moteur 18. Plus précisément, ce moteur entraîne en rotation la partie inférieure formant moyeu 15 de ltenvelop- pe 10 grâce à une poulie 19 montée sur l'arbre de sortie 20 du moteur, et une courroie montrée schématiquement en 21. Un réceptacle 17 qui, suivant exemple de réalisation présenté, revêt la forme d'une cuvette conique est logé à l'intérieur de l'enveloppe 10 et rendu solidaire de ladite enveloppe grâce à un bras ou analogue 22. Pour réaliser l'assemblage précité et comme on le voit bien sur la figure 2, la cuvette 17 est de préférence reliée au moyeu 15 par l'intermédiaire du bras 22. Au-dessus de la cuvette 17, est agencée une trémie fixe 23 dont la partie inférieure 24 débouche au-dessus de ladite cuvette après passage au travers de la partie supérieure de l'enveloppe 10, comme on l'a montré en 25. Un clapet ou analogue 26 est prévu dans la trémie 23 pour permettre l'introduction d'une certaine quantité de pièces dans la cuvette 17. Ce clapet peut être relié à des moyens (non représentés) permettant l'introduction cyclique dans le réceptable 17 des pièces provenant par exemple d'un appareil élévateur 27 solidaire du bâti 13 de la machine. Comme il apparaît clairement sur la figure 2, la trémie est solidaire du bâti par l'intermédiaire d'une enveloppe extérieure 30 destinée à recevoir les huiles ou autres impuretés d'essorage sortant du capot 16. Au droit de l'enveloppe 30, et sur la partie supérieure 12 du bâti 13, sont prévues des rainures, gorges ou analogues, telles que 28 et éventuellement des moyens d'évacuation et de récupération de l'huile d'essorage. On a montré en 29 un récipient pour recueillir les pièces après essorage. Ce récipient est placé dans un redan prévu dans le bâti de la machine de façon à se trouver en dessous du fond ouvert 11 de l'enveloppe 10. Le fonctionnement de la machine se déduit immédiatement de la description qui précède. On introduit une certaine quantité de pièces, telles que des écrous, dans la cuvette 17 qui évidemment tourne avec l'enveloppe 10. Grâce à la forme conique de la cuvette, les pièces, sous l'effet de la force centrifuge, sont projetées contre la paroi interne du capot 16.La répartition uniforme des pièces sur toute la hauteur du capot 16 est avantageusement réalisée grâce à la vitesse de rotation progressive de la cuvette 17. L'essorage des pièces s'effectue par consequent dans les meilleures conditions, et l'huile ou les autres impuretés s'échappant par les orifices du capot sont récupérées dans les rainures 28.Lorsque l'opération d'essorage est terminée, il suffit d'arrêter le moteur 18 pour que les pièces essorées tombent tout simplement par gravité dans le récipient 29 grâce au fond ouvert 11 de l'enveloppe 10. il est bien entendu que les diverses opérations d'ouverture et de fermeture du clapet, de mise en route et d'arrêt du moteur peuvent être conjuguées suivant la séquence voulue grâce à des moyens appropriés, et cela sans sortir du cadre de la présente invention. On a donc réalisé une machine à essorer compacte, peu coûteuse à la réalisation et à l'entretien et permettant des performances optimales d'essorage. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée au mode de réalisation décrit et illustré qui n'a été donné qu'à titre d'exemple. L'invention comprend tous les équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1 - Machine permettant de nettoyer par essorage des pièces, telles que par exemple des petites pièces métalliques revêtant la forme de vis, écrous ou analogues et du type comportant des moyens assurant l'alimentation desdites pièces dans un élément tournant à grande vitesse pour qu'elles soient essorées sous l'effet-de la force centrifuge, caractérisée en ce que ledit élément rotatif est constitué par un réceptacle logé à l'intérieur d'une enveloppe et solidaire de celle-ci, lequel réceptacle, tournant avec l'enveloppe, reçoit les pièces en provenance des moyens d'alimentation et assure leur projection et leur répartition uniforme contre la paroi interne de l'enveloppe où ellès sont essorées. 2 - Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que le réceptacle précité présente la forme d'une cuvette sensiblement conique dont le sommet est relié à l'enveloppe par un bras ou analogue0 3 - Machine selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que l'enveloppe précitée est ouverte de façon permanente à sa partie inférieure pour permettre l'évacuation et la récupération des pièces essorées. 4 - Machine suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la partie inférieure de l'enveloppe forme un moyeu dont est solidaire la cuvette précitée, tandis que la partie supérieure de l'enveloppe forme un capot ou analogue montré sur le moyeu et percé d'orifices, comme connu en soi. 5 - Machine suivant l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que les moyens d'alimentation en pièces sont constitués par une trémie fixe dont la partie inférieure débouche au-dessus de la cuvette après passage au travers de la partie supérieure formant capot de 1 'enveloppe. 6 - Machine suivant l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la trémie est munie d'un clapet ou analogue. 7 - Machine suivant l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la trémie est solidaire d'un bâti qui supporte un moteur d'entraînement de la partie inférieure ou moyeu de l'enveloppe. 8 - Machine suivant 1'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la trémie est reliée au bâti par une enveloppe extérieure, tandis que des rainures ou analogues sont prévues dans le bâti pour récupérer les impuretés d'essorage après écoulement le long de ladite enveloppe extérieure. 9 tachine suivant la revendication 7 ou 8, caracté risée en ce que le bt;i comporte un redan pour recevoir un récipient recueillant les pièces essorées. 10 - Machine suivant l'une des revendications précédentes, caractérizée en ce qu'un appareil élévateur à courroie est associé au asti de la machine pour acheminer les pièces dans la trémie précitée.