I1 est connu, dans la technique, de former des images optiques en utilisant des lentilles et des miroirs. Lorsqu'cn utilise des lentilles, cette utilisation est fondee sur les pro priétés de réfraction de la lumière dans les corps transparents D'autre part, l'utilisation des miroirs est basé sur les prurits de réflexion de la lumière de certaines surfaces dites "réfléchis santes". L'utilisation des lentilles est limitée à la formation d'images au moyen de radiations situées dans les gammes de lon gaurs d'ondes pour lesquelles certaines matières dites "optiques" sont transparentes et présentent des propriétés de réfraction convenables. Ceci exclut l'emploi de lentilles pour former des images dans certaines gammes de longueurs d'onde, par exemple, dans l'ultraviolet extrême. L'utilisation de surfaces réfléchissantes implique des angles d'incidence et de réflexion égaux en tous les points où les radiations frappent la surface réfléchissante. Il est nécessaire, pour pouvoir utiliser l'image formée par une surface réfléchissante que l'on puisse faire en sorte que cette image soit située du coté des radiations 'inc,identes. Ceci peut être réalisé en s'arrangeant pour que la normale a la surface réfléchissante passant par le centre de celle-ci forme un certain angle avec la direction d'in- cidence et partant, aussi, avec la direction de réflexion des radiations.Or, il est bien connu que les surfaces réfléchissantes les plus communes permettant de former des images, comme par exemple, celles ayant une forme sphérique ou parabolique introduisent des aberrations dans l'image, notamment, des défauts d'astigmatisme et de coma, dans le cas d'une incidence non-axiale. D'autre part, lorsque la normale à la surface réfléchissante coïncide avec la direction des rayons incidents, cn obtient sans doute une image ne présentant pas ces aberrations, mais cette image ne peut être utilisée qu'en interposant un élément optique, notamment, un élément de déviation qui, de son côté, interfère avec les radiations incidentes. I1 existe actuellement deux types principaux de téléscopes pour obtenir des images d'objets lointains. Le premier comprend une lentille achromatique, l'image formée par ces lentille étant examinée à travers un oculaire. Ce type de télescope est généralement qualifié de réfracteur, Le second type comporte un miroir sphérique ou parabolique disposé de façon que les rauia- tions incidentes soient parallèles aux normales à la surface de celui-ci. Ensuite, grâce à une déviation quelconque produite au moyen d'un élément interposé sur le trajet des radiations, l'image peut être vue à travers un oculaire. Un télescope réalisé selon ce principe est généralement qualifié de "réflecteur". Etant donné que les lentilles ne sont utilisables qu'avec certaines gammes de longueurs d'onde et que, d'autre part, les surfaces réfléchissantes produisent des défauts ou restreignent les radiations incidentes, il serait intéressant de pouvoir utiliser des éléments optiques réfléchissants dont les angles d 'inci- dence et de réflexion ne sont pas égaux et pouvant être choisis de manière à produire des images sans défaut avec une incidence non-axiale. Ce but est atteint en utilisant des réseaux de diffraction conformes à l'invention, permettant de supprimer ainsi à la fois les limitations de longueurs d'onde imposées par les lentilles et les inconvénients des surfaces réfléchissantes. En conséquence, selon la présente invention, un procédé pour obtenir la formation d'une image optique est principalement caractérisé en ce qu'on utilise, au moins, deux réseaux de diffraction mutuellement opposés ou antagonistes comme éléments optiques pour former l'image. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple nullement limitatif, en référence au dessin annexé, dans lequel - la figure 1 représente le schéma de deux réseaux de diffraction disposés de manière b se compenser mutuellement ;; - la figure 2 illustre un montage conforme à l'inven- tion pour former l'image d'un objet éloigné dans un plan focal - la figure 3 montre un montage conforme à l'invention, analogue à celui de la figure 2, mais qui comporte un réseau supplémentaire pour sélectionner une étroite gamme de longueurs d'onde pour les radiations incidentes - la figure 4 représente un montage conforme à l'in- Invention pour former I1 image d'un objet élcigné suivant trois segments de longueurs d'onde différents des radiations incidentes et qui permet, à l'aide de tubes-image de convertir les radiations invisibles en radiations visibles ; et, - la figure 5 montre un mode de réalisation pour produire une image achromatique d'un objet dans un plan focal. Dans tous les exemples de réalisation de l'invention, les trajectoires des radiations ont été choisies de manière que les rayons centraux suivent, approximativement, le plan passant par les normales orientées vers les points centraux des réseaux et qui sont perpendiculaires aux stries parallèles-des réseaux à ces points centraux. En se référant à la figure 1, on voit un réseau de diffraction 2 qui comporte, de façon classique, une série de stries parallèles équidistantes, la référence 4 désignant, dans son entier un réseau de diffraction similaire. Un rayon incident 1 frappe le point central 3 du réseau 2 et est diffusé par diffraction sous la forme d'un rayon diffusé 9 qui rencontre la surface du réseau 4 å son point central 5. Le rayon diffusé par la diffraction du point 5 de la surface du réseau 4 est indiqué en 6 sur la figure 1. Les stries des deux réseaux 2 et 4 sont orientées de telle sorte qu'elles sont parallèles aux points centraux 3 et 5.De plus, sur la figure 1, on a également tracé la normale 7 au point central 3 du réseau 2, ainsi que la normale 8 du point cen tral 5 du réseau 4. ct1 i désigne sur la figure 1 l'angle d'inci- dence compris entre le rayon incident 1 et la normale 7 ; de même Fl désigne l'angle de diffraction entre le rayon 9 diffusé par le réseau 2 au point 3 et la normale 7 ; 2 indique l'angle dtinci- dence entre ledit rayon et la normale 8 à la surface du réseau 4 ; et P 2 indique l'angle entre le rayon diffusé 6 par le réseau 4 au point 5 et la normale 8. Les angles q1 et 2 seront, par définition, qualifiés de npositifs". L'angle Fl sera considéré comme positif lorsque le rayon 9 diffusé par le point 3 est situé du même côté de la normale 7 que le rayon incident 1 du point 3, et sera aussi affecté du signe plus lorsque l'angle d'incidence è d la surface du réseau 2 sera égal à zéro. L'angle 2 sera considéré comme positif lorsque le rayon 6 diffusé par le point 5 de la surface du réseau 4 sera située du même côté de la normale 8 que le rayon 9 frappant le point 5 en provenance du point 3. Les réseaux 2 et 4 sont considérés comme ayant des diffractions mutuellement contraires ou antagonistes lorsqu'ils ont été placés de manière que la dispersion du réseau 4 tend à annuler celle du réseau 2. Avec la convention des signes concer nant les angles ss1, &alpha;2 et ss2 spécifiée ci-dessus, ceci impli- que, dans l'application la plus commune des réseaux de diffraction, où les expressions (sinoC1 + sin ss1) et (sincC2 + sin 2) sont toutes deux plus grandes que zéro, que les réseaux 2 et 4 doivent avoir une relation géométrique telle l'un par rapport à l'autre, qu'une augmentation de l'angle de diffraction de la surface du réseau 2, indiqué par Ç 1 implique aussi une augmentation de l'angle d'incidence vers la surface du réseau 4, indiqué par 2. Les équations connues suivantes sont valables en ce qui concerne la diffraction des deux réseaux (I) Xml = d1 (sin &alpha;1 + Sin n (II) #m2 = d2 (sinoC2 + sin dans lesquelles les symboles &alpha;1, ss1, &alpha;2, ss2 représentent les grandeurs de la figure 1 spécifiées ci-dessus.Dans ces expressions, ml indique ce qu'il est convenu d'appeler "l'ordre spectral" du rayon 9 diffusé par la diffraction du point 3 de la surface du réseau 2, dl est ltespacement des stries du réseau 2, m2 exprimant de même l'ordre spectral du rayon 6 diffusé par la diffraction du point S de la surface du réseau 4, d2 étant l'espacement des stries du réseau 4 et #est la longueur d'onde du rayon 9 diffusé par le point 3 par diffraction dans l'ordre spectral m1 et est simultanément la longueur d'onde du rayon 6 diffusé par le point S par diffraction dans l'ordre spectral m2. A partir des expressions (I) et (II), on trouve l'expression ci-après pour la dispersion combinée des longueurs d'onde des deux réseaux 2 et 4, définie, de manière classique, par la dérivée dss2/dx , où dss2 peut être interprété comme une variation angulaire infinitésimale de l'angle de diffraction ss2 causée par un rayon dont la longueur d'onde dépasse la longueur d'onde Ade la quantité d \, à condition que les deux réseaux 2 et 4 aient des diffractions contraires On peut annuler la dispersion combinée des longueurs d'onde produite par les deux réseaux 2 et 4 en plaçant les deux réseaux 2 et 4 de façon que :: d d 2 = 0 d# L'expression (III) montre que la dispersion des longueurs d'onde s annule lorsque la condition suivante est satisfaite (IV) cos 2 l (sincc2 + sin ss2) ) = eos M2 (sin 91 + sin ss1) L'expression ci-dessus peut être transformée en utilisant les équations (I) et (II), ce qui permet d'obtenir la condition suivante qui est équivalente, dans son contenu, à la condition exprimée par l'équation (IV) La condition (IV) ou (V > peut être satisfaite de manière à annuler à un degré plus ou moins grand la dispersion des longueurs d'onde se produisant dans une gamme de longueurs d'onde donnée. L'annulation de la dispersion des longueurs d'onde des deux réseaux indique que les rayons ayant une longueur d'onde différente de X repartent de la surface du réseau 4, approximativement sous le même angle de diffraction 02 par rapport à la normale de la surface de ce réseau 4, au point d'incidence des différents réseaux sur cette surface. Il est possible, selon l'invention, d'utiliser cette annulation de la dispersion des longueurs d'onde pour la formation d'images. Un montage pour produire l'image d'un objet éloigné a été représenté sur la figure 2, et constitue une application particulière des réseaux représentés d'une manière générale sur la figure 1. Sur la figure 2, la référence 10 désigne un rayon venant d'un objet éloigné, ce rayon frappant un réseau de diffraction plan Il à son point central 12. Par hypothèse, on admet que l'ob- jet dont ces rayons proviennent, est si éloigné que tous les rayons frappant la surface du réseau 11 sont parallèles au rayon 10. Sur la figure 2, les références 13 et 14 se rapportent a deux rayons ayant des longueurs d'onde différentes qui, après diffrac tion, par la surface du réseau il quittent le point central 12 de cette surface.Le rremier rayon 13 rencontre un réseau concave 15, de type connu, ayant par exemple, une surface sphérique à son point central 16, duquel il repart après diffraction, dans la direction de la normale 19, abaissée sur la surface du réseau 15 au point 16. Le second rayon 14 de la figure 2 rencontre la surface du réseau 15 au point 18. Les deux réseaux 11 et 15 sont orientés de telle sorte que le rayon incident 10, le rayon 13 et la normale à la surface du rayon 15 au point 16 sont situés dans un même plan, ce plan étant perpendiculaire aux lignes des réseaux il et 15 aux points 12 et 16 respectivement. Sur la figure 2, le rayon diffusé au point 16 dans la direction de la normale, a été référencé i9, celui diffusé au point 18 étant désigné par 20. Sur la figure 2, on reconnaît les angles &alpha;1, ss1 et 12 de la figure 1. Toutefois, l'angle t2 est nul dans le montage représenté sur la figure 2. Le rayon désigné 13, qui après une diffraction de l'ordre spectral m1 est diffusé en direction du réseau 15 sous un angle de diffraction par rapport à la normale 21 du réseau il au point central 12 de la surface de celui-ci, a la longueur d'onde l. Le rayon 14 diffusé par le même point 12 a la lon gueur d'onde A +## et est diffusé par le point 12 à la surface du réseau 11 avec l'angle de diffraction ss1 + # ss1. Tous les rayons de l'objet éloigné ayant la longueur d'onde ; et qui, de ce fait, frappent la surface du réseau 11 parallèlement au rayon 10, vont ainsi quitter la surface du réseau 11 parallèlement au rayon 13, même après une diffraction par celleci de l'ordre spectral m1. Ces rayons parallèles qui frappent la surface du réseau 15, vont être focalisés en un point 22 situé sur la normale du réseau s'étendant du point 16 au point 17. On sait que l'image produite à ce foyer est exempte des défauts d'astigmatisme et de coma. La distance entre le foyer 22 et le point 16 de la surface du réseau 15 est donnée par l'expression mathématique suivante R 1 + cos &alpha; 2 et cette distance est donc celle qui permet de produire une image sans défaut de l'objet distant avec des rayons de longueur d'onde A. Ce mode de formation de l'image par diffraction suivant la normale d'un réseau concave est utilisé, cntre autres, dans les spectrographes. de Wadsworth. Dans I'expression ci-dessus, R repre- sente le rayon de courbure de la surface concave du réseau au point 16. En analogie avec ce qui précède, le rayon incident de l'objet frappant le réseau 11 et ayant une longueur d'ondeX+ va, après diffraction, s'éloigner parallèlement au rayon 14. On peut montrer que si l'angle # ss1 est petit et si les réseaux 11 et 15 sont disposés de manière que la diffraction s'annule, c'est à-dire de manière à remplir la condition (V), on peut aussi obtenir la formation d'une image de l'objet dans la longueur d'onde # + ## sur la normale du réseau reliant le point 16 au point 17. Cette image se forme à une distance du point 16 situé le long de ladite normale, déterminée par le développement en série suivant par rapport à l'angle a dans laquelle &alpha;2, comme précédemment, désigne l'angle d'incidence du rayon 13 sur le réseau 15, R étant le rayon de courbure de la surface du réseau 15 au point 16, D désignant la distance entre le centre 12 de la surface du réseau 11 et le centre 16 de la surface du réseau 15, tandis que la quantité est le terme résiduel contenant les termes de second ordre et d'ordre plus élevé de # ss1. Cette expression met en évidence que si l'on choisit la distance D de façon à remplir la condition suivante (VI) D = Rcos &alpha;2 la formation de l'image des rayons de longueurs d'onde # + ##~ va coincider approximativement avec celle des rayons de longueur d'onde #. Les expressions (V) et (VI) constituent ensemble les conditions nécessaires pour produire une image approximativement achromatique de l'objet. L'expression (VI) implique que le réseau doit être placé de manière que le centre 12 de la surface de celui ci soit situé sur le cercle dit de "Rowland" du réseau concave 15. On voit donc qu'en disposant les deux réseaux comme le montre la figure 2, on obtient des images achromatiques qui sont, dans une large mesure, exemptes de défauts, comme les images qu'on peut obtenir à l'aide de surfaces réfléchissantes que les rayons lumineux frappent à angle droit par rapport à la normale, mais avec l'avantage appréciable qu'il est possible, sans avoir recours è des éléments de déviation, de produire les images selon l'invention à l'exterieur du trajet des rayons incidents. Il est à prévoir que les montages conformes à l'inventwon trouveront de nombreux domaines d'applicationskour former des images avec des radiations ne permettant pas d'utiliser des lentilles, par exemple, avec des rayons dont la longueur d'onde se situe dans l'ultra-violet. Un agencement conforme à l'invention, tel que celui représenté sur la figure 2, et qui est étudié pour satisfaire les conditions (V) et SI) constitue un nouveau type de montage télescopique. En analogie avec les montages de-télescope de la technique antérieure appelés "réfracteurs'T et "réflecteurs", le montage télescopique décrit ci-dessus, conforme à l'invention sera qualifié par la suite de "diffracteur". La présente invention offre aussi de nouvelle possibilités pour former des images dans les limites de certains intervalles de longueurs d'onde en raison de la liberté de choix concernant l'espacement des stries et l'ordre spectral que permet la condition CV). Ceci est illustré par le montage de la figure 2. En effet, si la radiation incidente a une longueur d'onde qui diffère de la quantité ## de la longueur d'onde #, cette différen- ceétant assez grande pour que après diffraction par le réseau 11 sous l'angle de diffraction B, > 1 la radiation ne rencontre pas la surface du réseau 15, il est bien évident qu'elle ne contribuera pas à la formation de l'image. Par un choix judicieux de I1 espacement des stries et de l'ordre spectral des réseaux il et 15, pour lesquels les conditions (V) et (VI) sont satisfaites, on peut obtenir des images achromatiques de l'objet à l'intérieur de plages de longueurs d'onde déterminées ayant diverses largeurs. Ceci est illustré par les deux exemples principaux qui vont être décrits maintenant. Dans ces exemples, les lignes des réseaux 11 et15 ont le même espacement et ont été disposées les unes par rapport aux autres de manière que la diffusion des deux réseaux soit du même ordre spectral, c'est-à-dire, pour qu'on ait d1 d, m1 = m . De ce choix initial découle, par la condition (V), qu'on a aussi 91 =oC2 , c'est-à-dire, que les réseaux doivent être disposés de façon que leurs surfaces striées soient parallèles aux points centraux 12 et 16.A partir de ce choix initial, on trouve au moyen des équations (I) et (II) que tout l'agencement représenté sur la figure 2 doit être orienté pour que les radiations venant de l'objet frappent le réseau 11 parallèlement à la normale 10 de celui-ci. Le choix de cette disposition est la caractéristique la plus facilement perceptible du montage du diffracteur. Lorsqu'on utilise des réseaux "striés" c'est-à-dire, dans lesquels chaque strie a approximativement un profil en escalier, l'angle de gravure (blaze angle) doit être choisi de façon à obtenir un maximum d'énergie.Dans levas considéré, ceci implique que les angles de gravure du réseau plan 11 et du réseau concave 15 soient :2l/2= /2 Dans les cas où on désire obtenir une plage de longueurs tonde étendue dans laquelle se forme une image achromatique, on adopte un espacement relativement peu serré de façon que les constantes d1 et d2 des réseaux soient grandes par rapport à la plus grande longueur d'onde participant à la formation de l'image. Avec un tel choix, les radiations incidentes sont diffusées par le réseau il et, ainsi,/par le réseau 15 dans des ordres spectraux élevés, c'est-à-dire que ml et m2 sont beaucoup plus grands que 1. Les longueurs d'onde des radiations quittant le réseau 11 après diffraction dans les divers ordres spectraux sous l'angle de dif fraction 01 , sont déterniinées par l'équation (I > ci-dessous qui donne # = d1 sin ss1 m2 L'équation ci-dessus montre que, dans des ordres spectraux très voisins, ces longueurs d'onde sont très rapprochées quand l'ordre spectral m1 est élevé. C'est pourquoi il suffit de permettre a un élément de petite longueur d'onde de chaque ordre spectral m1 de frapper le réseau concave 15, de sorte que toute la plage de longueur d'onde désirée dans laquelle l'image doit se former se compose de petits segments de longueurs d'onde de plusieurs ordres spectraux.Ceci implique aussi que plus les ordres spectraux dans lesquels on opère sont élevés, plus les stries du réseau sont espane2s, plus la variation totale t B1 de l'angle de diffraction ss1, que le réseau concave 15 doit capturer pour former l'image, sera petite. En accord avec ce qui précède, ceci implique que la correction achromatique dc l'image est encorde améliorée davantage. Dans les cas où or. ne désire utiliser qu'une étroite plage de longueurs d'onde pour former l'image achromatique de l'objet, on doit choisir d'opérer dans des ordres spectraux infé rieurs, par exemple, m1 = m2 = 1 ou 2, ce qui implique des réseaux Il et 15 formés de stries très serrées.Si l'on opère, par exemple, dans l'ordre spectral 1, ceci implique que l'espacement des stries des deux réseaux 11 et 15 doit être choisi conformément à l'expres- sion suivante d1 = d2 = #sin ss1 dans laquelle lest la longueur d'onde centrale du segment de longueur d'onde des radiations destinées à former l'image et où, comme précédemment, ss1 = &alpha;2 est respectivement l'angle de diffraction du réseau 11 ou l'angle d'incidence sur le réseau 15, à la longueur d'onde X . Etant donné qu'on a choisi une forte densité de stries, la dispersion des longueurs d'onde par le réseau Il sera grande. De ce fait, seules les radiations dont la longueur d'onde ne diffère que légèrement de Xvont frapper le réseau concave 15 et vont ainsi, participer à la formation de l'image. La distribution des intensités autour de la longueur d'onde centrale de la plage de longueurs d'onde contribuant à la formation de l'image aura une forme en cloche.On trouve qu'avec un montage dans lequel, par exemple, #= 1500 , m1 = m2 = 1, d1 = d2 = 0,417 (la densité des A, m1 = m2 = 1, di dg 2 stries étant 2400/mm) R = 1000 mm, ss1 = 2 = 21,10, D = R cos &alpha;2 = 933 mm et avec deux réseaux ayant une surface striées carrée de 40 mm de côté, que la largeur dite de "demi-valeur" de la courbe en cloche est d'environ 1600 . Dans ce montage, une image se forme dans un segment centré autour de 750 A, dans les ordres spectraux m1 = m2 = 2, une image se formant dans un segment centré autour de 500 A, dans les ordres spectraux m1 = m2 = 3, etc. Toutefois, la perturbation apportée par ces ordres spectraux supérieurs peut habituellement être restreinte, par exemple, par un choix judicieux du détecteur. La largeur de demi-valeur spécifiée peut, en outre, être réduite en utilisant des réseaux plus serrés. Dans le premier exemple, l'invention est utilisée pour former une image achromatique dans une large plage de longueurs d'onde sans qutil en résulte une diffusion angulaire excessive par le réseau ;l. Dans le second exemple ci-dessus, cn utilise l'invention pour produire une image achromatique dans une section déterminée des longueurs d'onde des radiations-incidentes. Les réseaux de diffraction conformes à la présente invention peuvent aussi être combinés avec d'autres éléments optiques. Un exemple d'une telle combinaison est représenté sur la figure 3. Sur cette figure, on reconnaît le réseau plan Il et le réseau concave 15 précédent utilisés dans le diffracteur de la figure 2. Toutefois, au lieu de permettre aux radiations de l'ob- jet éloigné de frapper directement le réseau plan 11, comme c'était le cas sur la figure 2, celles-ci rencontrent d'abord un réseau plan 30 duquel les radiations diffusées sont dirigées vers le réseau plan 11. Les stries du réseau plan 30 sont disposées parallèlement à celles du réseau plan 11.Le réseau 30 est placé de façon que la dispersion des longueurs d'onde résultant de sa diffraction coopère avec le réseau plan ll. En choisissant le montage de la figure 3, il est possible d'utiliser uniquement des réseaux serrés du fait de la dispersion coopérante des longueurs d'onde des réseaux 30 et 11 pour sélectionner un segment de longueur d'onde étroit de manière à former l'image achromatique. Il est ainsi même possible de renforcer, au moyen du réseau plan ainsi ajouté, les propriétés de sélection des longueurs d'onde précédentes du montage de la figure 2. Pour mieux illustrer les applications possibles de l'invention, la figure 4 montre un montage comprenant un réseau plan 40 qui est frappé par les radiations venant de objet éloigné. Sur cette figure, on a également représenté des réseaux concaves 41, 42 et 43 qui sont disposés, par rapport au réseau plan 40, de façon à satisfaire les conditions (V) et(VI) nécessaires pour former une image achromatique conformément aux principes du diffracteur représenté sur la figure 2 pour chaque réseau concave associé au réseau plan 40. En conséquence, aux points 44, 45 et 46, se forment des images achromatiques sans défaut de ltobjet éloigné. Par un choix judicieux de Ici densité des stries des réseaux concaves et du réseau plan et en plaçant convenablement les réseaux concaves 41, 42 et 43, de manière qu'ils capturent des bandes de longueurs d'onde différentes des radiations diffusées par ie réseau 40, on peut obtenir des images achromatiques de l'objet dans trois bandes de longueurs d'onde différentes des radiations incidentes On voit donc que l'invention peut être utilisée afin de former, simultanément, plusieurs images achromatiques d'un obJet dans différentes bandes de longueurs d'onde. En permettant aux images 44, 45 et 46 d'être focalisées sur les photocathodes de trois tubes-image 47, 48 et 49, représentés schématiquement, les trois images ainsi obtenues peuvent être utilisées pour engendrer des images de télévision en couleurs en appliquant la même technique que celle utilisée dans les caméras de télévision en couleurs classiques. Avec un montage tel que celui de la figure 4, et en limitant la longueur des trois bandes de longueurs d'onde, par exemple, dans la gamme de l'ultra-violet invisible à l'oeil humain, il devient possible d'engendrer des images en couleurs dans des radiations visibles au moyen des images perçues par les tubes 47, 48 et 49 dans le domaine de l'ultra-violet.Un tel montage utilise la vision des couleurs de l'oeil et la capacité d'analyse unique du cerveau humain pour analyser des images de radiations invisibles pour l'homme. Une telle procédure conforme à l'invention s'appelle une transposition chromatique d'une image. Le mode de réalisation représenté sur la figure 5 est conçu pour produire une image achromatique d'un objet dans un plan focal. Cet objet est indiqué en 50. Les radiations provenant de l'objet frappent un réseau concave 51. Ce réseau divise, par diffraction, les radiations incidentes en différentes longueurs d'onde et forme une image de l'objet dans ces longueurs d'onde dans un plan focal imaginaire indiqué en 52 sur la figure 5. Après le plan focal 52, les radiations rencontrent un second réseau concave 53, dont la dispersion a été étudiée pour qu'il annule la dispersion du réseau 51, produisant ainsi une image pratiquement achromatique de l'objet 50 dans un second plan focal 54.L'agencement représenté sur la figure 5 convient particulièrenent bien aux procédures de formation.d'images dans lesquelles il est utile d'éliminer les radiations d'une ou plusieurs longueurs d'onde. Cette élimination peut êtreacccmplie, par exemple, en plaçant un écran dans le plan focal 52 de façon à intercepter une partie du spectre produit par le réseau 51. Ainsi, aucune radiation correspondant aux longueurs d'onde qui sont arrêtées par l'écran dans le plan focal 52 ne contribue à la formation de l'image acnroma- tique qui est produite dans le plan focal 54. L'élimination de ces longueurs d'onde est particulièrement utile pour l'enregistrement des spectres de Raman. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées aux exemples représentés et décrits, sans sortir pour autant du cadre de l'invention. En effet, il est bien évident que l'invention peut tout auss9ien être exécutée en permettant aux radiations de circuler de façon que les rayons centraux de l'agencement forment des angles avec les plans passant par les normales élevées aux points centraux des réseaux et qui sont perpendiculaires aux lignes des réseaux auxdits points centraux. REVENDICATIONS 1. Procédé pour produire par voie optique l'image dlun objet, caractérisé en ce qu;on utilise, au moins, deux réseaux de diffraction (2, 4) mutuellement opposés ou antagonistes comme éléments optiques pour former l'image. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, au moins, les stries de au moins deux réseaux de diffraction mutuellement opposés ( 2, 4) sont approximativement parallèles, aux points centraux ( 3, 5) des surfaces striées, dans les positions imaginaires que ces réseaux occupent quand tous les éléments optiques susceptibles d'être interposés sur le trajet des rayons entre lesdits réseaux ont été enlevés. 3. Procédé selon la revendication I ou 2, caractérisé en ce qu'on choisit la forme, la densité des stries et l'espacement mutuel des réseaux de fagon que la dispersion des longueurs d'onde du premier réseau (2) soit, au moins, approximativement annulée par le second réseau (4). 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que pour former l'image, on utilise des gammes de longueurs d'onde limitées des radiations diffusées par l'un des réseaux. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les réseaux comprennent un réseau plan (11) et un réseau concave (15), l'image étant produite sur la normale à la surface du réseau concave passant par le centre (16) de ce réseau. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'on utilise un réseau concave (15) ayant une surface sphérique. 7. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'on utilise un réseau concave (15) dont la surface est une parabololde de révolution. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisé en ce qu'on utilise des réseaux (11, 15) ayant la même densité de lignes. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'on dispose le réseau plan (11) de manière que les radiations (10) frappent sa surface approximativement à angle droit. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'on dispose le réseau plan fll) et le réseau concave (15) ltun par rapport à l'autre de façon que leurs surfaces striées soient, au moins approximativement, parallèles en leurs points centraux (12, 16). 11. Procédé selon l'une quelconque des revendications 5à 10, caractérisé en ce quton choisit la distance (D) séparant les points centraux (12, 16) des surfaces des réseaux de manière qu'elle soit approximativement déterminée par le produit du rayon de courbure (R) de la surface du réseau concave (15) à son point central (16) et du cosinus de l'angle (oye2) que les radiations (13) frappant le réseau concave forment avec la normale à la surface dudit réseau concave au centre de celui-ci. 12. Procédé selon l'unie quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce qu'on forme une image d'un seul et même objet en utilisant, au moins, deux gammes limitées de longueurs d'onde des radiations provenant de celui-ci. 13. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisé en ce que les réseaux comprennent deux réseaux concaves (51, 53).