MONTRE ELECTRONIQUE A AFFICHAGE ANALOGIQUE La présente invention concerne une montre électronique à affichage analogique. De façon plus précise l'invention se rapporte au montage dans la boîte de la montre des éléments constitutifs de celle-ci qui sont essentiellement un moteur, des axes d'aiguilles, des mobiles reliant le moteur aux axes d'aiguilles, une pile fournissant l'é- nergie au moteur et un circuit imprimé portant des circuits de commande du moteur y compris un résonateur à quartz. Dans les montres électroniques classiques à affichage analo- gique on trouve un mouvement logé dans une boîte munie d'une glace. L'armature du mouvement est constituée par deux plaques de base et des ponts intermédiaires qui sont reliés entre eux par des pieds. Les mobiles, les axes d'aiguilles et le rotor du moteur sont montés pivotants dans des paliers solidaires de ces différents ponts ou plaques. Le circuit imprimé est également fixé sur une de ces plaques, un logement pour la pile étant également prévu dans le mouvement. Il a déjà été proposé, pour réduire l'épaisseur globale de la montre, de supprimer l'armature du mouvement et de monter directe- ment les pièces mobiles et les éléments fixes sur le fond de la boîte et éventuellement sur la face interne du cadran. Il n'y a plus alors, à proprement parlé, de mouvement. Cette solution, décrite dans la demande de brevet français 7921863, permet de réduire de façon très importante l'épaisseur de la montre, mais la réalisation d'une telle montre est délicate. Cette solution n'est donc pas applicable au cas d'une montre de qualité courante. Dans le même but, il a également été proposé de monter en porte-à-faux les mobiles sur une platine unique. Les mobiles sont montés pivotant sur des micro-roulements à billes, eux-mêmes montéP sur des tenons faisant partie intégrante de la platine. Les roues ou pignons d'un même mobile sont donc nécessairement situés d'un même côté de la platine. Une telle solution est décrite dans le brevet suisse 610178. Il s'agit encore d'une solution assez com- plexe aussi bien quant à la fabrication qu'au montage de la montre. En outre, ce document est strictement limité à une montre mécanique et ne résoud donc pas le problème du montage du moteur. 2 2500648 Dans le brevet français 7615399, il est décrit un mouvement de montre de type classique avec deux plaques de base mais dans lequel le stator du moteur forme un pont intermédiaire dans lequel un des pivots de certains mobiles est monté pivotant, l'autre pivot étant monté dans une des plaques de base. Cette solution permet donc d'économiser un pont intermédiaire mais elle ne simplifie pas sensiblement la structure globale de la montre et ne permet aucune réduction d'épaisseur. Pour remédier à ces inconvénients un objet de l'invention est de fournir une montre électronique à affichage analogique présen- tant une structure simplifiée qui soit aisée à usiner et à monter en grande série, et qui présente une épaisseur relativement réduite tout en permettant un large espacement des différents composants pour améliorer la fiabilité de la montre. Ces buts sont atteints par l'invention grâce au fait que la montre selon l'invention comprend, à l'intérieur d'une boîte fermée par une glacè, une plaque unique fixée sur la paroi interne de la boîte. Sur cette plaque sont montés pivotants les axes d'aiguilles, les mobiles et le rotor du moteur. En outre, de préférence, les autres composants tels que la pile et le circuit électronique sont fixés sur le fond de la boîte. Il apparaît ainsi que les organes mécaniques mobiles sont effectivement montés sur une seule platine, ce qui simplifie l'usi- nage et le montage, mais que cette platine consitue à elle seule toute l'armature du mouvement, ce qui diminue considérablement le nombre de pièces. En outre, du fait que le circuit imprimé et la pile sont directement fixés sur le fond de boîte un gain d'épais- seur peut être réalisé. Selon un mode préféré de réalisation la plaque est constituée par le stator même du rotor. Il en résulte une simplification supplémentaire de la structure de la montre et donc une diminution correspondante du coût de fabrication. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention appa- raîtront plus clairement à la lecture de la description qui suit de plusieurs modes de réalisation de l'invention donnés à titre d'exem- ples non limitatifs. La description se réfère aux dessins annexés sur lesquels: - la figure 1 représente une vue de dessus simplifiée de la montre, le cadran et la glace étant enlevés pour mieux faire apparaître l'implantation des différents composants; - la figure 2a est une vue en élévation et en coupe selon la ligne Il-II de la fig. 1; - la figure 2b est une vue de détails de la figure 2a montrant le module moteur; - la figure 3 est une vue partielle de dessus montrant le mécanisme de correction de la montre; - la figure 4 est une vue en élévation et en coupe selon la ligne IV-IV de la figure 1 pour montrer l'implantation du mécanis- me de correction de la fig. 3; - la figure 5 est une vue en élévation et en coupe selon la ligne V-V de la figure 1, montrant l'implantation de la pile et d'une roue d'entraînement d'un disque de quantièmes et d'une roue des jours; - la figure 6 est une vue de dessus d'un mode préféré de réali- sation de la roue d'entraînement; et - la figure 7 est une vue de dessus d'un mode préféré de réali- sation du circuit imprimé de la montre. Les figures 1 et 2b montrent l'organisation générale de la montre selon l'invention dans le cas o celle-ci comprend des aiguilles des heures, des minutes et des secondes, ainsi qu'une couronne des quantièmes et une roue des jours de la semaine. La montre comprend une boîte 102 monocoque réalisée de préfé- rente en matière plastique injectée. En vue de dessus la boîte 102 a une forme générale circulaire munie de deux prolongements 102a et 102b servant entre autre, de cornes pour la fixation d'un bracelet non représenté. Le boîtier 102 forme un fond 104 ainsi qu'une paroi latérale 106 formant carrure-lunette. Le boîtier 102 est fermé par un cadran 108 et une glace 110. La glace 110 est chassée dans un épaulement 106a de la paroi latérale 106. La périphérie du cadran 108 s'appuie sur une partie 106b de la paroi latérale et est maintenu en place par le joint annulaire d'étanchéité 112 interpo- sé entre le cadran et la glace. L'espace interne limité par la boîte 102 et le cadran 108 4 25Q0648 contient tout d'abord un module-moteur. Selon le mode préféré de mise en oeuvre de l'invention le module moteur est réalisé à partir d'un moteur du type Lavet dans lequel le stator présente une surface plus importante que d'habi- tude. Ce stator joue à la fois le rôle normal de circuit magnéti- que guidant le champ magnétique créé par la bobine et le rôle de platine unique pour le montage des mobiles du module moteur. Ce stator est réalisé par exemple -avec un alliage ferro-nickel com- mercialisé sous la marque "Vacoperm". Il a par exemple une épais- seur de 0,7 mm. La figure 1 montre que le stator 2 à la forme générale d'un V dont les extrémités libres 2a et 2b sont raccordées aux oreilles 4 et 4' d'un noyau de bobine 6. La bobine 8 est bien sûr montée de façon classique sur le noyau 6. Sur une des branches du V formé par le stator 2 est percé un alésage sensiblement circulaire 10 dans lequel est logé le rotor du moteur. Au droit de l'alésage 10 des encoches 12 et 12' sont ménagées dans le stator pour définir avec l'alésage 10 les isthmes séparant les deux pôles du stator. Ainsi le stator 2 n'occupe qu'une portion de la surface de la montre. Par ailleurs le stator 2 est percé d'un certain nombre d'alé- sages pour le montage des mobiles du module moteur comme cela est mieux visible sur la figure 2. Sensiblement au sommet du V que forme le stator 2 est percé un alésage 14 servant au montage des axes d'aiguilles. Dans l'alé- sage 14 est chassé un tube de guidage 16 qui fait saillie hors de la face supérieure du stator. A l'intérieur du tube 16 est engagé l'axe des secondes 18. A l'extrémité inférieure 18a de cet axe est monté solidaire un mobile de secondes 20 constitué par une roue de secondes 20a et un pignon de secondes 20b. Sur la face externe du tube 16 est montée la chaussée 22. Celle-ci comprend de façon classique un tube 22a à l'extrémité duquel est montée l'aiguille des minutes, et une roue des minutes 22b ainsi qu'un pignon des minutes 22c. Cet ensemble est bien sûr solidaire en rotation. Sur la face externe du tube 22a de la chaussée 22 est montée la roue à canon 24 qui comprend d'une part le tube 24a sur lequel est montée l'aiguille des heures et, d'autre part, la roue des heures 24b et 2500648 le pignon 24c. La figure 2b montre également la façon dont le rotor du moteur est monté dans l'alésage 10 du stator. Une pièce 26 en forme de jupe est enfoncée à force dans l'alésage 10. La paroi latérale 26a de la pièce 26 est donc solidaire du stator 10 et immobilisée en translation par la collerette 26b. Le fond 26c de la pièce 26 forme un palier 28. Une plaque 30 montée à force dans l'extrémité libre de la pièce 26 est munie d'un alésage 30a pour constituer un deu- xième palier pour le rotor du moteur. Ce rotor 32 comprend de façon classique un arbre 34 sur lequel est monté l'aimant 35. Une des extrémités de l'arbre 34 forme le pivot 34' qui est engagé dans le palier 28. L'autre extrémité de l'arbre 34 qui est plus épaisse et qui est référencée 34" est montée pivotante dans l'alésage 30a et se prolonge par deux ergots 36 et 36' qui jouent le rôle de pignon. de sortie. Il apparaît ainsi clairement que, lors de la réalisation du module moteur, le rotor 32 de ce moteur est déjà positionné par rapport au stator grâce à la présence des pièces 26 et 30 qui défi- nissent les paliers du rotor. On évite ainsi l'opération délicate de centrage du rotor par rapport au stator lors du montage d'en- semble du mouvement. Comme cela est visible sur la figure 2b les ergots 36 et 36' solidaires de l'arbre 34 du rotor engrènent avec la roue de secon- des 20a. La liaison entre le pignon 20b de secondes et les axes d'aiguilles d'heures et de minutes est réalisée à l'aide d'un ensemble de mobiles qui va être décrit ci-après. Le stator 2 com- porte un nouvel alésage 40 dans lequel est engagé à force un man- chon 42 muni d'une collerette 42a. Ce manchon comporte un alésage axial 42b servant de palier pour l'axe 44. L'axe 44 déborde de part et d'autre du manchon 42 c'est-à-dire de part et d'autre du stator 2. A l'une de ses extrémités est montée la roue de renvoi 46 placée sur l'arbre 44. Près de son autre extrémité se trouve le pignon 47 solidaire en rotation de l'axe 44. La roue engrène avec le pignon de secondes 20b tandis que le pignon 47 engrène avec la roue de minutes 22b il solidarise en rotation la roue 46 et le pignon 47 et d'autre part il sert d'axe de pivotement pour le mobile de minuterie 48. Celui-ci est constitué de façon classique par la roue 6 250648 48a et le pignon 48b. Ainsi, l'arbre 44 a une double fonction, il solidarise en rotation la roue 46 et le pignon 47 et, d'autre part, il sert d'axe de pivotement pour le mobile de minuterie 48. De façon classique, le pignon 47 engrène avec la roue des minutes 22b provoquant ainsi la rotation de la chaussée 22. La roue 48a du mobile de minuterie engrène avec le pignon 22c de la chaus- sée tandis que le pignon 48b du mobile de minuterie engrène avec la roue 24b des heures. Bien entendu les ergots 36 et 36' prévus à l'extrémité de l'arbre du rotor, et qui engrènent avec la roue de secondes 20a, pourraient être remplacés par un pignon de type classique. En outre, au lieu de monter le mobile de minuterie 48 sur un prolon- gement de l'axe 44, il serait possible de prévoir un axe supplé- mentaire solidaire du stator 2. Cependant une telle solution pré- senterait l'inconvénient d'augmenter le nombre d'usinages dans le stator. Les avantages du module moteur selon l'invention apparaissent clairement. Le premier avantage consiste dans le fait que cet ensemble est monobloc et qu'il peut donc être monté en usine. Le reste des orga- nes de la montre tels que les circuits intégrés, la pile, le réso- nateur, etc. pourront être montés ultérieurement. En d'autres termes la quasi-totalité des organes mécaniques sont déjà montés dans le module moteur. Un autre avantage de la présente invention réside dans la suppression des ponts pour n'utiliser qu'une platine unique qui, dans le mode préféré de réalisation de l'invention, est constitué par le stator du moteur lui-même. Il va de soi que cette technique de réalisation du module moteur serait applicable au cas o la montre ne comporterait pas d'aiguilles de secondes. Dans ce cas, deux solutions peuvent être adoptées. Selon la première solution l'aiguille des minutes est directement montée sur l'axe 18. Dans ce cas il faut évidemment modifier le rapport d'engrenage et la vitesse de rotation du mo- teur. L'aiguille des heures est alors montée sur ce qui constitue la chaussée sur la figure 2b. Bien entendu dans ce cas, le mobile de minuterie 48 est supprimé et c'est le mobile constitué par la 7 WM25648 roue 46, l'axe 44 et le pignon 47 qui constitue le mobile de minu- terie. Une autre solution consiste à supprimer complètement l'axe 18 et la roue des secondes 20a. Dans ce cas bien sûr la roue de trans- mission 46 doit engrèner directement avec la sortie du rotor. Il faut encore dans ce cas bien sûr modifier la vitesse de rotation du moteur et le rapport d'engrenage entre le pignon de sortie du moteur et la roue de transmission 46. Ces variantes présentent les mêmes avantages que le premier mode de réalisation. En particulier, dans tous les cas, il existe au moins un mobile qui comprend un axe traversant la plaque unique constituée de préférence par le stator du moteur, et deux roues ou pignons montés sur cet axe et disposés de part et d'autre de la plaque unique. Comme le montre mieux la figure 5, le stator 2 et le noyau de bobine 6 sont fixés sur le fond 104 par thermo-soudage. Les extré- mités 2a et 4 du stator et du noyau de bobine sont percées d'un alésage 120 et 122. Un tenon 124 faisant partie intégrante du fond 104 pénètre dans ces alésages. Par déformation à chaud de la tête 124a du tenon on obtient d'une part la liaison entre le stator 2 et le noyau de bobine 6 et d'autre part la fixation de l'ensemble dans le boîtier, l'oreille 4 du noyau de bobine s'appuyant sur une portée 126 du fond de boîte. Il en va bien sûr de même pour la liaison de l'extrémité 2b du stator et de l'oreille 4' du noyau de bobine. Plus généralement, la fixation du stator (ou de la plaque unique) est réalisée en engageant des prolongements faisant partie intégrante de la boite dans les trous de fixation ménagés dans le stator (ou la plaque unique). L'extrémité libre des prolongements est chauffée pour produire une déformation de l'extrémité. De plus, la figure 2a montre que la bobine 8 est placée dans un logement 130 ménagé dans le fond 104. Il en résulte un gain d'épaisseur. Selon le mode préféré de réalisation de la montre, celle-ci comprend une couronne 132 des quantièmes et un disque 134 des jours de la semaine. Les indications portées par la couronne 132 et le disque 134 sont visibles à travers une fenêtre 136 ménagée dans le cadran 108. La couronne 132 est guidée en rotation par la périphérie 140a 8 25CO648 d'une plaque de maintien 140, quant au disque des jours 134 il est monté fou sur la roue à canon 24. Le disque 134 et la couronne 132 sont entraînés en rotation par une roue entraîneuse 142 qui engrène avec le pignon 24c de la roue à canon. La roue d'entraînement 142 sera décrite plus en détails ultérieurement en liaison avec la figure 6. Sur la figure 1 la référence 200 symbolise un mécanisme de correction qui est représenté plus en détails sur les figures 3 et 4. Le mécanisme 200 comprend essentiellement une tige de commande 202 à l'extrémité de laquelle est monté un pignon 204 coopérant avec un renvoi denté 206. Le mécanisme peut engrener avec une première roue dentée 208 qui est la roue de correction de la date et avec une deuxième roue dentée 210 de correction de l'heure. Le renvoi 206 est monté pivotant autour d'un axe 230 qui peut être déplacé comme on l'expliquera ultérieurement mais qui reste paral- lèle aux axes des roues 8 et 10. La tige 202 comporte d'abord une couronne 212 pour que l'uti- lisateur de la montre puisse manoeuvrer la tige en translation et en rotation. Elle comprend ensuite une longueur de guidage 214 qui coopère avec une rainure de guidage 216 de la boîte 102 de la montre pour guider la tige 202 en translation et en rotation. Cette zone de guidage 214 est munie d'une gorge 220 pour la mise en place d'un joint d'étanchéité 222. Elle comprend, en outre trois gorges 226a, 226b, 226c qui coopèrent avec une extrémité 228a d'un ressort 228 pour définir trois positions axiales de la tige 202. Sur la figure 3 l'extrémité 228a du ressort-228 est en prise avec la gorge 226a pour définir la position neutre de la tige. A son extrémité la tige 202 comprend enfin le pignon denté 204. De préférence la couronne 212 et le pignon 204 sont réalisés en même temps que les autres usinages de la tige 202. Le renvoi denté 206 est monté pivotant autour d'un axe 230 solidaire d'une extrémité 232a d'un levier 232 qui sera ultérieu- rement appelé "bascule". L'axe 230 est de préférence constitué par le clou 230' de la figure 4. La bascule 232 est montée pivotante autour d'un axe 234 solidaire du bâti de la montre. La bascule 232 proprement dite se prolonge au-delà de l'axe 234 par un prolonge- 9 25'0648 ment 236 formant une lame de ressort. L'extrémité 236a du prolon- gement 236 est en butée contre la paroi 102 de la boîte de montre. Ainsi l'extrémité 236a le la lame élastique est immobile selon la direction de déplacement de la tige 202. Enfin le mécanisme comprend une butée 240 solidaire du bâti qui peut coopérer avec un ergot 241 solidaire de la bascule 232. La butée est placée de telle manière que, lorsque la tige 202 est au repos, c'est-àdire dans la position représentée sur la figure 1, le renvoi 6 n'engrène pas avec le pignon 4 et que la lame 236 soit légèrement précomprimée. Cette butée mécanique peut bien sûr être réalisée par tout moyen convenable. Lorsque la tige 202 est complètement enfoncée, ce qui corres- pond à la position neutre, la tige peut être tournée sans qu'elle agisse sur les roues 208 ou 210. La tige 202 est maintenue dans cette position du fait que l'extrémité 228a du ressort est engagée dans la gorge 226a. La lame de ressort 236 est définie de telle manière que, pour cette position de la tige 202, l'ergot 241 de la bascule soit maintenu contre la butée 240 par la précompression du ressort 236. Le renvoi 206 est en prise avec la première roue 208, mais pas avec le pignon 204 de la tige 202. Une rotation de la tige est donc sans effet. Lorsque l'utilisateur veut corriger les quantièmes il amène la tige 202 dans une position à moitié sortie. Le renvoi 206 ne bouge pas et reste donc en prise avec la roue 208. La course de la tige est telle que le pignon 204 vient en prise avec le renvoi 206. Le levier 250 ne bouge pas et est maintenu en place par la lame 236 qui applique l'ergot 241 sur la butée 240. Quant à la tige, elle est maintenue dans cette position par le fait que l'extrémité 228a du ressort 228 pénètre dans la gorge 226b. Si l'utilisateur fait alors tourner la tige, la rotation du pignon 204 entraîne celle du renvoi 206 qui à son tour fait tourner la roue 208 permettant ainsi, la correction de la date du fait que la roue 208 engrène avec la couronne des dates 132 par l'intermédiaire du renvoi 209. La tige dans sa position complètement sortie permet d'entraî- ner la roue 210. Lors du passage de la première position active à cette deuxième position active, la translation de la tige 202 entraîne le pivotement de la bascule 232 autour de son axe 234 par action du pignon 204 sur le renvoi 206 ou par action du pignon 204 directement sur la bascule 230. Lors de ce mouvement le renvoi 206 vient en prise avec la roue 210. Après avoir libéré la roue 208, la tige est maintenue dans cette position par l'extrémité 228a du ressort qui pénètre dans la gorge 226c. Dans cette position, l'uti- lisateur, en tournant la tige 202, fait tourner la roue 210 de correction de l'heure. La course de pivotement de la bascule est déterminée de telle manière que, dans les deuxième et troisième positions de la tige, le renvoi 206 engrène effectivement avec le pignon 204. Comme le montre les figures 1 et 4 la roue 210 engrène avec une roue 250 qui engrène elle-même avec le mobile de minuterie 48. En position complètement sortie la tige 202 permet donc de corriger les heures et les minutes. De préférence les roues 210 et 250 sont montées pivotantes sur des axes consitués par les tenons 252 et 254 faisant partie intégrante du fond de boîte 104. L'embase 256 de l'ergot 254 traverse un alésage 258 du stator 2. Il participe ainsi égalment à la fixation de celui-ci. En outre les roues 210 et 250 sont maintenues par la plaque de maintien 140. - En se référant maintenant à la figure 5, il apparaît que la pile 260 servant à alimenter la montre est logée dans une cavité 262 ménagée dans un partie épaisse 264 de la boîte de montre, partie qui déborde dans le prolongement 102a. la cavité 262 est fermée par une trappe de pile 266 formant obturateur. La pile est maintenue entre la paroi supérieure 262a de la cavité 262 et la trappe 266. La changement de pile ne nécessite donc aucun démonta- ge. La figure 5 montre également que la roue d'entraînement 142 est montée pivotante autour d'un tenon 268 faisant partie intégrante de la paroi 262a. Cette figure montre enfin que la partie supérieure de la pile 260 est située à un niveau supérieur à celui du stator 2. Il en résulte un gain substantiel d'épaisseur. Par ailleurs la cavité 262 assure un certain confinement de la pile, confinement qui n'est interrompu que par les traversées des brides de connexion électrique. La figure 6 montre, en vue de dessus, un mode préféré de réalisation de la roue d'entraînement des quantièmes 142. Elle est réalisée par exemple en cupro-berylium. Elle comporte sur sa péri- il 25'0648 phérie une denture 142a qui engrène avec le pignon 24c de la roue à canon. Cette roue comprend deux évidements 150 et 152 qui définis- sent deux bras 154 et 156 incurvés faisant partie intégrante de la roue. Chaque bras comporte un épanouissement 158 ou 160 à son extrémité. Ces épanouissements sont repliés pour être finalement perpendiculaires au plan de la roue. Le pliage a été symbolisé par les zones en pointillés 158' et 160'. Les parties 158 et 160 peu- vent être en prise d'une part avec des dents 132a ménagées sur le rebord interne de la couronne des quantièmes 132 et d'autre part avec des dents 134a réalisées sur la face inférieure du disque des jours 134. Ces dents sont obtenues par exemple par découpage et pliage du disque 134. Les bras élastiques 156 et 154 permettent le désengagement des parties repliées 158 et 160 d'avec les dents 132a de la couronne des quantièmes lorsque l'utilisateur effectue une correction de date à l'aide de la tige 202. Ce désengagement est obtenu par la déformation élastique du bras 156 ou 154 dans le sens de leur courbure pour un sens donné de rotation. Ce mode d'obtention de la roue d'entraînement 142 est parti- culièrement intéressant car il ne nécessite que des opérations de découpage et de pliage de la tôle formant la roue. Cependant l'é- lasticité des bras ainsi obtenue est suffisante pour assurer un bon fonctionnement du mécanisme. Jusqu'ici, la description a surtout concerné les organes mécaniques de la montre. En se référant à la figure 7, il va être décrit le circuit électronique permettant de commander le moteur de la montre. Comme cela est bien connu, il se compose essentiellement d'un résonateur encapsulé dans un boîtier cylindrique 300 et muni des bornes 300a et 300b, qui forme la base de temps, d'un circuit intégré 302 qui traite les impulsions délivrées par le résonateur 300, et de pistes conductrices reliant ces composants entre eux ainsi que ces composants à la pile 260 et à la bobine 8 du moteur. Selon le mode préféré de réalisation de l'invention ces pistes conductrices sont prédécoupées ou prégravées, puis elles sont fixées sur la face supérieure 104a du fond de boîte 104. Le fond de boîte qui est en matériau isolant joue le rôle de substrat isolant du circuit imprimé. Sur les figures 2a et 4, la référence 304 12 2500648 symbolise ces pistes conductrices. Plus précisément ces pistes comprennent les pistes 306 et 306' qui relient les bornes 300a et 300b du résonateur aux bornes 302a et 302b du circuit intégré, les pistes 308 et 308' qui relient les bornes 302c et 302d du circuit intégré à la bobine du moteur, la piste 310 qui relie la borne négative de la pile 260 à la borne 302e du circuit intégré, la piste 312 qui relie le pôle positif dé la pile 260 à la borne 302f du circuit imprimé et enfin la piste 314 qui relie la borne 302g du circuit intégré à une entrée de remise à zéro. En fait, ces pistes ne sont pas toutes planes. L'extrémité 3f0a de la piste 310 est pliée, la portion en poin- tillés 310' symbolisant l'extrémité de la piste avant pliage. Comme cela est visible sur la figure 5 l'extrémité 310a est pincée entre l'électrode supérieure 260a de la pile 260 et la paroi supérieure 262a. De même les extrémités des pistes 308 et 308' sont repliées pour leur soudage sur les bornes 302c et 302d du circuit intégré, les parties en pointillés symbolisant ces extrémités avant le pliage. En outre la piste 314 a une extrémité courbe repliée 314a pour former une lame flexible de contact électrique. La zone en pointillés 314' figure l'extrémité de la piste avant pliage. La piste 312 a une forme plus complexe. Son extrémité 312a est pliée pour formr le contact positif sur le flanc de la pile 260. La zone en pointillés 312'a représentant cette extrémité avant pliage. Cette piste 312 comprend en outre 4 languettes élastiques 312b qui, une fois repliées servent à la fixation du boîtier du résonateur 300. Les zones en pointillés 312'b montrent les languettes 312b avant pliage. Enfin chaque piste comporte au moins un trou portant la référence générale 316. On va maintenant expliquer le mode préféré de réalisation et de montage du circuit électronique sur le fond de boîte 104. On réalise d'abord dans une plaque de cuivre, par exemple d'une épais- seur égale à 0,15 mm, l'ensemble des pistes 308 à 314 en prévoyant en outre des ponts minces référencés 318 pour relier mécaniquement entre elles les différentes pistes, certains de ces ponts 318 étant représentés hachurés sur la figure 7. Sur cet ensemble de pistes ne formant qu'une seule pièce on réalise les pliages déjà mentionnés. Ensuite on soude ou colle les bornes 302a à 302g du circuit intégré 13 2500648 aux extrémités des pistes correspondantes, on met en place le résonateur 300 dans ses pattes de fixation 312b et on soude ou colle les bornes 300a et 300b du résonateur sur les extrémités des pistes correspondantes. Après leur fixation, ces deux composants assurent par eux-mêmes la liaison mécanique entre les pistes con- ductrices. Il est alors possible de couper les ponts 318 tout en ayant toujours une liaison mécanique entre les pistes. Après cette opération, l'ensemble est posé sur la face supérieure 104a du fond de boîte, de telle manière que des ergots faisant partie intégrante du fond de boîte en matière plastique thermo-fusible pénètrent dans les trous 316 prévus dans les pistes conductrices. En déformant à chaud les têtes de ces ergots on obtient une fixation par thermo- soudage de l'ensemble du circuit électronique sur le fond de boîte. Il apparaît tout d'abord que ce mode de réalisation du circuit imprimé permet de faire l'économie du substrat isolant classique. Ensuite, la fabrication de l'ensemble du circuit imprimé se prête très bien à une production en grande série, compte tenu de la nature des étapes mises en oeuvre et du fait qu'en permanence les éléments de piste conductrice sont mécaniquement reliés entre eux. En outre cette technique s'applique particulièrement bien au cas o le substrat isolant est constitué par le fond de boîte puisqu'il n'y a plus aucune opération à faire subir au circuit électronique après sa fixation, opérations qui seraient particulièrement déli- cates dans ce cadre particulier. Enfin, ce mode de fabrication donne un ensemble modulaire qui comprend déjà tous les éléments de liaison électrique, y compris les brides de pile. Il découle de l'ensemble de la description prédédente que l'agencement particulier de la montre permet de réaliser un espa- cement et un isolement poussé des composants de la montre tout en gardant à celle-ci une épaisseur globale (glace comprise) très raisonnable, par exemple égale à 8 mm, l'épaisseur entre la face externe du fond de boîte et la face interne du cadran étant de l'ordre de 4,5 mm. En outre, du fait qu'il existe effectivement un module moteur et un module électronique, se présentant chacun sous forme d'un ensemble, le montage final de la montre est très simplifié et il ne comporte plus d'étapes délicates. 14 25A0648 De plus, la suppression d'éléments chers comme les ponts de rouage et les paliers, ou de composants délicats à usiner, comme le pignon coulant permet, en liaison avec la simplification du monta- ge, d'abaisser sensiblement le coût de la fabrication sans nuire à la fiabilité et à la précision de la montre. Enfin, il est clair qu'on ne sortirait pas de l'invention en réalisant une montre du type décrit précédemment qui ne comporte- rait ni affichage des quantièmes ni affichage des jours de la semaine. Il est également clair que, si le circuit électronique décrit ci-dessus était remplacé par un circuit imprimé classique avec substrat isolant, le substrat étant par exemple collé ou fixé sur le fond de boîte, on ne sortirait pas non plus de l'invention. 2500648 REVENDICATIONS 1. Montre électronique à affichage analogique comprenant une boîte (102) fermée par une glace (110) et, à l'intérieur de la boîte, des axes d'aiguilles (18, 22a, 24a), un moteur comportant un rotor (32) et un stator (2) muni d'une bobine (8), des moyens pour coupler ledit rotor aux dits axes d'aiguille, une pile (260) pour alimenter ledit moteur et un circuit électronique pour commander ledit moteur, ladite montre se caractérisant en ce qu'elle comprend en outre une plaque unique percée d'au moins une traversée dans laquelle est monté pivotant au moins un axe (44) pour lesdits moyens de couplage, ladite plaque comportant en outre des moyens (16) pour monter pivotant lesdits axes d'aiguilles et des moyens formant deux paliers (26, 30) pour le rotor (32), et des moyens (124, 120) pour fixer ladite plaque dans ladite boîte (102). 2. Montre électronique selon la revendication 1 caractérisée en ce que ladite boîte (102) est monocoque et comprend un fond (104) et une paroi latérale (106), ladite pile (260) et ledit circuit électronique étant fixés sur le fond (104) de ladite boîte (102). 3. Montre électronique selon l'une quelconque des revendica- tions 1 et 2, caractérisée en ce que la plaque unique est le stator (2) du moteur. 4. Montre électronique selon l'une quelconque des revendica- tions 2 et 3 dans laquelle le circuit électronique comprend une pluralité de pistes conductrices (306 à 314), un résonateur (300) et un circuit intégré (302), caractérisée en ce que ladite boîte (102) est réalisée en un matériau isolant et en ce que lesdites pistes conductrices (306 à 314) sont directement fixées sur le fond (106) de la boîte, ledit circuit intégré (302) et ledit résonateur (300) étant fixés sur des extrémités desdites pistes conductrices. 5. Montre électronique selon la revendication 4, caractérisée en ce que ladite boîte (102) est réalisée en un matériau qui est de plus thermofusible et en ce que lesdites pistes conductrices (306 à 314) sont fixées sur le fond (104) de boîte par thermo-soudage. 6. Montre électronique selon la revendication 5, caractérisée en ce que au moins une extrémité (312a) d'une piste conductrice (312) est pliée pour former une bride de connexion pour la pile (260). 7. Montre selon l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisée en ce que ledit fond de la boîte (104) comporte une région plus épaisse (264) dans laquelle est réalisé un logement (262) muni d'une ouverture vers l'extérieur de la montre, en ce que ladite pile (260) est placée dans ledit logement (262) et en ce que ladite ouverture est fermée par un obturateur (266), ladite pile (260) étant enserrée entre une paroi supérieure (262a) dudit loge- ment et ledit obturateur (266). 8. Montre selon la revendication 7, caractérisée en ce qu'une partie de ladite pile (260) est située à un niveau supérieur à celui de ladite plaque unique (2). 9. Montre selon l'une quelconque des revendications 2 à 8, caractérisée en ce qu'elle comprend en outre une couronne d'affi- -chage des quantièmes (132) et un disque d'affichage des jours de la semaine (134) disposés entre ladite plaque (2) et un cadran (108), et une roue (142) d'entraînement de ladite couronne (132) et dudit disque (134), ladite roue (142) comportant une denture périphérique (142a) et deux évidements (150, 152) ne débouchant pas dans ladite denture et définissant chacun un bras élastique (154, 156) faisant partie intégrante de ladite roue et comportant à son extrémité libre une portion repliée (458, 160) sensiblement perpendiculaire- ment au plan de la roue pour engrener avec ladite couronne (132) et ledit disque (134). 10 Montre selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que ladite boîte (102) est réalisée en un maté- riau isolant et thermo-fusible, lesdits moyens de fixation compre- nant des prolongements (124) faisant partie intégrante de la boîte, lesdits prolongements (124) traversant des trous de fixation (120) ménagés dans ladite plaque, l'extrémité (124a) desdits -prolonge- ments étant déformée à chaud pour assurer la fixation de la plaque sur la boîte (102). 11. Montre selon la revendication 10, caractérisée en ce que ladite plaque est le stator (2) du moteur.