L'invention concerne l'amorçage de dispositifs explosifs, et plus particulièrement de cartouches à amorce périphérique, par exemple des cartouches à amorce périphérique du type "0,22". Le procédé de loin le plus courant pour amorcer des cartouches à amorce périphérique consiste à doser une quantité prédéterminée d'une composition d'amorçage mouillée dans des douilles vides correspondantes de cartouches à amorce périphérique, puis à refouler à force la composition d'amorçage mouillée dans le bourrelet de chaque douille au moyen d'un "poinçon de repoussage" tournant rapidement. Les douilles sont ensuite passées au four dans lequel la composition-d'amorçage est séchée, puis elles sont chargées d'un agent propulsif et, dans le cas de cartouches à balles, dotées de balles. Ce procédé est utilisé depuis de nombreuses années et il est bien connu de l'homme de l'art. Un autre procédé bien connu, mais moins couramment utilisé, est le procédé à "refoulage à sec". Ces deux procédés sont extrêmement dangereux, entre autres par le fait qu'ils ' impliquent la manipulation, à l'état mouillé ou à l'état sec, selon le procédé utilisé, d'explosifs primaires en vrac, par exemple du trinitrorésorcinate de plomb, et de compositions d'amorçage en vrac contenant de tels explosifs primaires. Le procédé de refoulage présente également ses inconvénients, en particulier en ce qui concerne le coût, car il est nécessaire de remplacer souvent les poinçons du fait de leur usure rapide. Le brevet britannique n0 1 569 874 décrit un procédé qui atténue sensiblement les dangers présentés par l'amorçage de dispositifs explosifs, en particulier de cartouches à amorce périphérique. Dans ce brevet, il est décrit, entre autres, un procédé perfectionné et relativement sûr pour amorcer des cartouches à amorce périphérique, ce procédé consistant (a) à doser une certaine quantité d'un mélange préalable sensiblement sec et relativement insensible dans chaque douille vide de cartouche, le mélange préalable contenant des constituants qui, en présence d'un milieu liquide de réaction, par exemple de l'eau, réagissent les uns 2. avec les autres en formant un composé explosif primaire très sensible, le mélange préalable contenant en outre un ou plusieurs ingrédients destinés à faire partie de la composition d'amorçage, (b) à doser une quantité dudit milieu liquide de réaction dans chaque douille de manière que lesdits constituants réagissent pour former le composé explosif primaire, (c) à forcer au moins une certaine partie de la composition d'amorçage mouillée résultante dans les bourrelets des cartouches, et (d) à faire sécher la composition. L'étape (b) peut être réalisée avant l'étape (a), bien qu'il soit préférable de doser d'abord le mélange préalable dans les douilles, puis d'ajouter le liquide de réaction. A titre d'exemple, le mélange préalable peut contenir, en quantités prédéterminées, comme constituants, de l'acide styphnique et de l'oxyde de plomb qui, en présence d'eau comme milieu de réaction, réagissent en formant du trinitrorésorcinate de plomb et, comme ingrédients, un comburant tel que du nitrate de baryum, une petite proportion d'un sensibilisateur tel que du tétrazène, et un agent de frottement tel que du verre en poudre. Le mélange préalable peut être commodément préparé en charges relativement importantes qui sont ensuite dosées dans les douilles et, étant donné qu'il est relativement insensible (car il ne contient pas de trinitrorésorcinate de plomb, comme c'est le cas des compositions généralement utilisées dans les procédés classiques d'amorçage), il peut être manipulé en vrac en toute sécurité, même à l'état sec. Ceci signifie, en particulier, que l'opération proprement dite consistant à introduire la composition d'amorçage dans la douille avant le repoussage peut être effectuée à l'aide d'un équipement automatisé, ce qui, dans les procédés classiques d'amorçage, est pratiquement impossible en raison des dangers soulevés par la manipulation des compositions d'amorçage en vrac. A titre d'explication, la sensibilité mentionnée ci-dessus et ci-après en ce qui concerne le mélange préalable est la tendance de l'ensemble de la masse sensiblement non enveloppée de ce mélange à exploser ou déflagrer rapidement par suite de l'application de chaleur, d'un frottement, d'un choc ou d'étincelles électrostatiques 3. apparaissant en un point quelconque de cette masse. Par conséquent, cette tendance du mélange préalable devrait être relativement faible, voire nulle, en particulier lorsqu'il est manipulé, soit à la main, soit par une machine, dans des conditions normales d'usine, par rapport à certains composés explosifs primaires tels que le trinitrorésorcinate de plomb et des compositions en contenant qui présentent une telle tendance à un degré très élevé, en particulier lorsqu'elles sont sèches. Cependant, le mélange préalable sec peut contenir de petites quantités, par exemple jusqu'à 10 %, de certaines matières sensibles telles que le tétrazène qui, bien que dangereuses à l'état sec et pratiquement pas altérées, sont suffisamment diluées par d'autres matières relativement insensibles, faisant partie du mélange préalable, pour que ce dernier puisse être manipulé en vrac en toute sécurité. Les étapes (c) et (d) mentionnées précédemment sont, comme déjà indiqué, classiques dans ce domaine et l'étape de repoussage avec ses inconvénients mentionnés précédemment. L'invention a pour objet d'améliorer le procédé décrit dans le brevet nO 1 569 874 précité, dans la mesure o il concerne l'amorçage de cartouches à amorce périphérique. L'invention a en particulier pour objet d'éviter l'utilisation de poinçons de repoussage tournant à grande vitesse pour forcer la composition d'amorçage dans les bourrelets des douilles de cartouches à amorce périphérique. Le procédé d'amorçage d'une cartouche à amorce périphérique selon l'invention comprend les opérations consistant: (a) à doser dans la douille d'une cartouche à amorce périphérique une quantité prédéterminée d'un mélange préalable sensiblement sec, homogène, poudreux et relativement insensible, comprenant des constituants qui ne réagissent pas les uns avec les autres dans ce mélange, mais qui, en présence d'un milieu liquide de réaction, réagissent en formant un composé explosif primaire, 4. (b) à tasser le mélange préalable afin qu'il remplisse sensiblement le bourrelet de la douille de la cartouche, (c) à doser une quantité prédéterminée dudit milieu liquide de réaction dans la"douille, puis (d) à provoquer ou à permettre le séchage de la matière dans la douille. Le mélange préalable peut, dans le cas de certains composés explosifs primaires, être constitué uniquement desdits constituants, c'est-à-dire que l'explosif d'amorçage final ne comprend que le composé explosif primaire, ainsi que tout sous-produit résiduel de la réaction entre les composants. Cependant, en général, il contient également un ou plusieurs ingrédients destinés à faire partie d'une composition d'amorçage. Des exemples de ces ingrédients ont été indiqués précédemment. Le terme "constituant" utilisé dans le présent mémoire désigne une matière qui, en présence d'un milieu de réaction convenable, réagit chimiquement avec au moins un autre constituant" en formant un composé explosif primaire, et le terme "ingrédient" désigne une matière qui reste pratiquement inchangée du point de vue chimique pendant la réaction des constituants et qui, par conséquent, si elle est présente dans le mélange préalable, est également présente comme telle dans la composition finale d'amorçage. Bien que le seul composé explosif primaire particulier mentionné précédemment soit le trinitro- résorcinate de plomb, qui est le composé le plus couramment utilisé pour l'amorçage des cartouches à amorce périphérique, d'autres composés explosifs primaires peuvent être utilisés ainsi qu'il est évident à l'homme de l'art. Le milieu liquide doit évidemment convenir à la réaction en question et il doit pouvoir se volatiliser lorsqu'il est soumis à un échauffement modéré. Ce milieu est de préférence constitué par de l'eau ou au moins est à base d'eau. La réaction entre l'oxyde de plomb et l'acide styphnique, par exemple, se produit aisément en présence d'un milieu constitué à peu près totalement d'eau. 5. Dans une variante du procédé selon l'invention, au moins l'un des constituants, mais non la totalité des constituants et/ou au moins l'un des ingrédients peuvent, lorsque cela est approprié, tre contenus dans le milieu liquide de réaction, soit en solution, soit en suspension. Le dosage du mélange préalable et du milieu liquide de réaction dans la douille de la cartouche à amorce périphérique peut être effectué au moyen d'un appareil de dosage conçu pour distribuer les quantités relativement faibles nécessaires dans le contexte de l'invention. A titre d'exemple, une douille de cartouche à amorce périphérique du type "0,22" nécessite généralement d'environ 20 à 30 mg de composition d'amorçage, c'est-à-dire que l'appareil de dosage du mélange préalable doit pouvoir distribuer de façon relativement précise des quantités de cet ordre de grandeur. La quantité correspondante et demandée de milieu liquide de réaction est de l'ordre, par exemples de quelques microlitres, par exemple d'environ 3 à 6 mierolitres. L'appareil de dosage est avantageusement capable de distribuer simultanément ou en succession rapide la quantité demandée de mélange préalable ou de milieu liquide de réaction dans un grand nombre de douilles de cartouches. Le procédé de l'invention peut donc être utilisé dans des opérations industrielles exigeant la production d'un grand nombre, généralement de plusieurs millions, de cartouches par semaine. Un exemple d'appareil convenable de dosage est représenté sur le dessin annexé. L'opération (b) de tassement du procédé de l'invention remplace, en fait, l'opération classique de repoussage et elle peut être effectuée au moyen d'un poinçon convenablement profilé. Le tassement est avantageusement réalisé en deux étapes, de préférence après que la dose de mélange préalable a été répartie régulièrement sur le culot de la douille de la cartouche. Cette répartition régulière peut être obtenue par vibration ou par tapotement. La première étape de l'opération préférée de tassement utilise un poinçon à peu près cylindrique à tête arrondie et dont le diamètre extérieur est légèrement inférieur au diamètre intérieur de la douille. Par exemple, dans le cas de douilles de cartouches du 6. type "0, 22", le diamètre extérieur du poinçon peut être d'environ 5,08 mm. Le tassement est effectué par introduction du poinçon dans la douille et application d'une charge axiale à ce poinçon, par exemple une charge comprise entre 40 et 100 daN, la surface arrondie du poinçon forçant au moins une certaine partie du mélange préalable dans le bourrelet et formant, avec ce mélange, un congé le long de la périphérie du fond de la douille, à proximité du bourrelet. Une rotation du poinçon n'est pas nécessaire, mais peut être effectuée si cela est souhaité, auquel cas des charges axiales inférieures peuvent être utilisées, par exemple des charges de 2 à 5 daN. Par exemple, le poinçon peut être tourné lentement, par exemple à une vitesse de 1 tour en 1 à 2 secondes, un ou plusieurs tours pouvant être effectués dans un sens ou dans l'autre ou dans les deux sens. On obtient ainsi une répar- tition particulièrement bonne du mélange préalable, avec une usure minimale du poinçon. La seconde étape de l'opération préférée de tassement utilise un poinçon à peu près cylindrique à tête plate et un tassement supplémentaire est effectué par l'application, à ce poinçon, d'une charge axiale, généralement de l'ordre de 130 daN. De même que précédemment, il est inutile de faire tourner le poinçon. Dans la seconde étape, le congé de mélange préalable formé précédemment est écrasé, ce qui améliore le tassement du mélange préalable dans le bourrelet. Il convient de noter qu'il est inutile de tasser la totalité du mélange préalable dans le bourrelet. Il est évident qu'après l'opération de tassement décrite cidessus, une certaine quantité du mélange préalable est présente sous la forme d'une couche mince et tassée recouvrant pratiquement la totalité du culot de la douille de la cartouche. Les poinçons utilisés lors des deux étapes sont de préférence en acier durci et poli, bien qu'il soit possible d'utiliser des poinçons réalisés dans d'autres matières relativement résistantes à l'usure. La conception des poinçons et les charges de tassement nécessaires dépendent en grande partie de la nature physique du mélange préalable et les chiffres indiqués précédemment ne sont donnés qu'à titre 7. indicatif. Les conditions optimales peuvent être déterminées par simple essai. Après l'addition du milieu liquide de réaction, il est apparu avantageux de soumettre la douille de la cartouche à une pression réduite qui améliore l'imprégnation du milieu liquide de réaction dans le mélange préalable tassé, ce qui assure que sensiblement la quantité totale des constituants est soumise à la réaction nécessaire, formant le composé explosif primaire. Par exemple, les douilles peuvent être soumises à un cycle d'évacuation/admission d'air dans une enceinte convenable. Alors que le mélange préalable est encore mouillé, c'est-à-dire avant l'opération de séchage,il est apparu préférable d'ajouter à la douille de la cartouche une petite quantité d'un vernis convenable ou de toute autre matière de revêtement formant une mince pellicule sur la composition d'amorçage. Une telle pellicule sert à empêcher la composition d'amorçage de sortir des douilles et de se répandre au cours des manipulations qui suivent, et elle améliore l'aptitude à exploser en masse des douilles. Une matière de revêtement préférée comprend une gomme laque qui peut être dosée sous forme d'une solution dans des essences méthylées indus- trielles, à l'intérieur des douilles de cartouches au moyen d'un appareil analogue à celui utilisé pour doser le milieu liquide. Une solution préférée comprend environ 25 % en poids, par volume, et une pellicule convenable se forme au bout d'une courte période de repos dans un râtelier de séchage ventilé. Dans une variante du procédé, une matière de revêtement peut être contenue dans le milieu liquide de réaction lui-même, par exemple sous la forme d'une dispersion. Des exemples de matières convenables de revêtement pouvant être dispersées dans le milieu préféré de réaction, à savoir l'eau, comprennent certains polymères acryliques, par exemple le polymère du type "Texicryl 13-205", fourni par la société Scott Bader. Si la matière de revêtement est appliquée par ce procédé, l'opération d'évacuation est de préférence supprimée, car elle tend à déranger la pellicule de revêtement qui se forme sur la composition d'amorçage. Il est inutile 8. d'indiquer que la pellicule de revêtement doit être perméable à la vapeur d'eau afin de permettre le séchage de la composition d'amorçage. La dernière opération du procédé de l'invention, c'est-à-dire l'étape de séchage, peut être effectuée, par exemple, au moyen d'un four ou d'un séchoir, de façon classique. L'invention sera décrite plus en détail en regard du dessin annexé à titre d'exemple nullement limitatif et sur lequel: - la figure 1 est une vue schématique, avec coupe partielle, d'un appareil à doser simultanément le mélange préalable dans plusieurs douilles de cartouches à amorce périphé- rique; - la figure 2 est une élévation, avec coupe longitudinale partielle, d'un poinçon utilisé lors d'une première étape de tassement du mélange préalable; - la figure 3 est une élévation, avec coupe longitudinale partielle, d'un poinçon utilisé lors d'une seconde étape de tassement du mélange préalable; et - la figure 4 est une élévation schématique d'un appareil convenant au- dosage du milieu liquide de réaction simultanément dans plusieurs douilles. de cartouches à amorce périphérique. La figure 1 représente un appareil destiné à doser une quantité prédéterminée d'un mélange préalable 1, sensiblement sec, de constituants et d'ingrédients, simultanément dans un grand nombre de douilles 2 de cartouches à amorce périphérique. Cet appareil comprend une plaque inférieure fixe 3- qui présente, par exemple, un réseau de 500 trous 4 et ajutages 5, une plaque intermédiaire mobile 6 qui présente un réseau de 500 trous 7 et une plaque supérieure fixe 8 qui présente un réseau analogue de 500 trous 9. Les douilles vides 2 de cartouches sont placées en position verticale dans un bac 10 disposé au-dessous de l'ensemble à plaques. Les trous de la plaque supérieure 8 et ceux de la plaque 6 sont alignés entre eux mais, initialement, comme montré sur la figure 1, les trous 4 de la plaque inférieure 3 9. ne sont pas alignés avec les trous précédents, les parties non perforées de la plaque inférieure 3 fermant ainsi les fonds des trous 7 de la plaque intermédiaire 6. Les plaques étant ainsi disposées, une quantité de mélange préalable homogène 1, sensiblement sec, est appliquée par raclage sur la surface supérieure de la plaque 8. Les trous 7 de la plaque 6 se remplissent donc de ce mélange préalable en quantité dépendant du volume de ces trous. La plaque 6 est ensuite glissée latéralement dans le sens indiqué par la flèche A afin que ses trous 7 soient amenés en alignement avec les trous 4 de la plaque 3 et avec les entrées des douilles vides 2 de cartouches pour qu'une quantité mesurée de mélange préalable, contenue dans chacun des trous 7, tombe en passant dans les trous 4 de la plaque 3 et dans les ajutages correspondants 5, à l'intérieur des douilles 2 de cartouches. Le processus peut ensuite être répété avec un autre groupe de douilles vides de cartouches, après que la plaque 6 a été ramenée dans sa position initiale. Dans les formes préférées de réalisation, l'ensemble à plaques et le dispositif de raclage du mélange préalable font partie d'un module qui peut être abaissé automatiquement pour positionner les extrémités des ajutages 5 juste à l'intérieur des douilles vides 2, puis qui peut être élevé pour que les ajutages se dégagent des douilles 2 après que le mélange préalable a été dosé dans ces dernières. L'actionnement de la plaque intermédiaire 6 est également automatisé, de préférence, de même que l'alimentation en mélange préalable 1 et l'étalement par raclage de ce mélange. Après que le mélange préalable 1 a été dosé dans les douilles 2, il peut être réparti uniformément sur les culots des douilles, si cela est souhaité, par mise en vibration du bac , La figure 2 représente un poinçon 11 à peu près cylindrique, destiné à être utilisé dans la première étape de l'opération de tassement du mélange préalable. Le tronçon inférieur 12 du poinçon présente une surface arrondie 13 qui, lorsque le poinçon est abaissé dans une douille à amorce périphérique contenant le mélange préalable, tend à repousser 10. à force le mélange vers le bourrelet de la douille et à le faire pénétrer dans ce bourrelet. Il est apparu que l'application au poinçon 11 d'une charge de 40 à 100 daN est suffisante pour obtenir le tassement souhaité bien que, comme indiqué précédemment, des charges inférieures puissent être utilisées et que, dans certaines circonstances, des charges supérieures puissent être également utilisées. Le poinçon est de préférence réalisé en acier doux durci et son extrémité inférieure est avantageusement polie. Dans le cas de douilles à amorce périphérique du type "0,22", la dimension a du poinçon 11 est d'environ 5,08 mm et la surface arrondie 13 présente un rayon d'environ 1,65 mm. La figure 3 représente un poinçon à peu près cylindrique 14 destiné à être utilisé dans la seconde étape d'une opération de tassement du mélange préalable. Dans ce cas, le poinçon est un simple poinçon plat et une force de l'ordre de 130 daN lui est avantageusement appliquée. De même que dans la première étape de tassement, des charges supérieures ou inférieures peuvent cependant être utilisées si cela est approprié. Dans le cas de douilles de cartouches du type "0,22", la dimension b est de préférence d'environ ,03 mm. De même que précédemment, ce poinçon est avantageusement réalisé en acier doux durci et son extrémité inférieure est polie. Lors de chaque étape de tassement, un seul poinçon 11 (ou 14) peut être utilisé pour tasser ou compacter successivement le mélange préalable. En variante, dans une forme préférée de réalisation, un grand nombre de poinçons, montés, par exemple, dans une plaque de support, est utilisé pour tasser simultanément le mélange préalable dans un nombre correspondant de douilles pouvant être supportées, pendant le tassement, dans le bac 10. De même que précédemment, les étapes de tassement sont de préférence automatisées. Après le tassement du mélange préalable, une certaine quantité de milieu liquide de réaction, par exemple de l'eau, est ensuite dosée dans chaque douille à amorce périphérique. La figure 4 représente un dispositif convenant au dosage de la petite quantité de liquide demandée, géné- 1 1. ralement quelques microlitres, simultanément dans un certain nombre de douilles de cartouches à amorce périphérique. Ce dispositif comporte plusieurs doigts 15 montés dans une plaque 16 de support et formant un réseau correspondant à celui des douilles 2 placées dans le bac 10 de la figure 1. Au cours d'une première opération, les doigts 15 sont abaissés dans un bac (non représenté) contenant de l'eau ou tout autre milieu de réaction, puis ils sont retirés de manière qu'une gouttelette 17 reste sur chaque doigt. La dimension de la gouttelette dépend, entre autres, de la vitesse à laquelle les doigts 15 sont retirés, de l'aire de la surface de la partie immergée de chaque doigt et de la viscosité et de la tension superficielle du milieu. La tension superficielle du milieu peut être ajustée par l'addition d'un agent convenable tel qu'un agent tensio-actif ou un alcool. Les doigts 15 sont ensuite abaissés dans les douilles respectives 2 contenant le mélange préalable jusqu'à ce-que les doigts, ou au moins les gouttelettes 17, touchent les culots respectifs des douilles 2. Chaque gouttelette est alors absorbée par le mélange préalable. Les doigts 15 sont ensuite retirés des douilles 2 et l'opération est répétée sur un autre groupe de douilles 2. Après que le milieu liquide de réaction a été ajouté, les douilles sont de préférence soumises à une dépression pour les raisons indiquées précédemment. Le mélange préalable, à l'état mouillé, peut d'abord recevoir une petite quantité de vernis qui est de préférence constitué de gomme-laque dissoute dans de l'essence méthylée. Le vernis peut être dosé au moyen d'un dispositif analogue ou identique à celui montré sur la figure 4. On laisse ensuite les douilles reposer dans le bac 10 pendant une courte période de temps, par exemple environ 10 minutes, période pendant laquelle le vernis se solidifie suffisamment pour former sur la composition d'amorçage une pellicule qui sert, entre autres, à améliorer l'aptitude à l'explosion en masse des douilles amorcées et qui permet également aux douilles d'être manipulées en vrac, dans n'importe quelle orientation, sans que la composition d'amorçage s'en écoule. Les douilles amorcées sont ensuite dirigées vers des boites 12. dans lesquelles elles sont séchées dans un four ou dans un séchoir chauffé à la vapeur d'eau. Dans le cas de cartouches à amorce périphérique du type "0,22", un temps de séchage d'environ 2 heures à une température d'environ 40-601C suffit normalement, bien que des temps de séchage plus longs puissent être nécessaires pour un séchage en vrac. Les cartouches à amorce périphérique amorcées selon le procédé décrit cidessus peuvent ensuite être traitées de la manière habituelle. L'exemple suivant illustre le procédé de l'invention. Un mélange préalable homogène, sensiblement sec, contenant les matières suivantes, est préparé en quantité suffisante pour amorcer plusieurs dizaines de milliers de cartouches à amorce périphérique du type "0,22" CONSTITUANTS: - Acide styphnique 24,9 % en poids - Monoxyde de plomb 23,0 % en poids INGREDIENTS: - Tétrazène 4,6 % en poids - Nitrate de baryum 22,4 % en poids - Verre pilé 25,0 % en poids - Pigment bleu 0,1 % en poids Le tétrazène, utilisé comme sensibilisateur et classé comme composé explosif primaire, est dangereux à l'état non altéré et sec, mais ilpeut être manipulé en toute sécurité lorsqu'il est mouillé. Il est donc avantageusement incorporé dans le mélange préalable par mélange, à l'état mouillé, avec le verre et le monoxyde de plomb afin de constituer une pâte humide, le mélange étant ensuite séché et mis sous forme de poudre pour constituer une poudre prati- quement insensible qui est ensuite mélangée aux matières sèches restantes du mélange préalable. En raison de la dilution importante de l'ingrédient constitué par le tétrazène sec dans le mélange préalable, ce dernier, à l'état sec, est relativement insensible et il peut être manipulé en vrac en toute sécurité, manuellement ou par une machine. 13. On dose ensuite environ 30 mg du prémélange sec dans chaque douille de cartouche à amorce périphérique à l'aide de l'appareil représenté sur la figure 1. Les doses de mélange préalable sont ensuite tassées dans les bourrelets des douilles par l'opération de tassement ou de compactage en deux étapes, décrite précédemment en regard des figures 2 et 3. Au cours de la première étape, on utilise un poinçon en acier arrondi sous une charge d'environ 40 daN. Lors de la seconde étape, on utilise un poinçon en acier plat sous une charge d'environ 130 daN. Environ 6,5 microlitres d'eau à la température ambiante, contenant un agent convenable qui réduit sa tension superficielle, sont ensuite dosés dans chaque douille à l'aide du dispositif montré sur la figure 4. Les douilles sont ensuite soumises à une dépression dans une enceinte pendant environ 20 secondes puis, dans des conditions normales de pression, un volume analogue de 25 % en poids/volume de gomme-laque dans de l'essence rnéthylée industrielle, est introduit dans chaque douille. Après avoir reposé pendant 10 minutes, les douilles sont séchées pendant 16 heures à 40- C. Les douilles amorcées sont ensuite chargées d'un agent propulsif et reçoivent une balle, de la manière habituelle. Il est évident que dans le cas de cartouches "à blanc", l'opération de mise en place des balles est supprimée. Les cartouches à amorce périphérique du type "0,22" ont donné des résultats très satisfaisants lors des essais classiques de sensibilité, de balistique, de précision et d'aptitude à l'explosion en masse. 14. REVENDICATIONS 1.-- Procédé pour amorcer une cartouche à amorce périphérique en plaçant dans le bourrelet de cette cartouche une certaine quantité d'explosif d'amorçage comprenant un composé explosif primaire, le procédé consistant: (a) à doser dans la douille à amorce périphérique une quantité de mélange préalable sensiblement sec, en poudre, relativement insensible, comprenant, en proportions prédéterminées, au moins deux matières qui, en présence d'un milieu liquide de réaction, réagissent entre elles pour former ledit composé explosif primaire; (b) à doser une quantité dudit milieu liquide de réaction dans la douille afin que lesdites matières réagissent ensemble pour former le composé explosif primaire; et (c) à faire sécher l'explosif d'amorçage, le procédé étant caractérisé en ce que, avant l'addition de ladite quantité de milieu liquide (17) de réaction, la quantité de mélange préalable est tassée pour remplir sensiblement le bourrelet de la douille (2) de la cartouche. 2. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la quantité de mélange préalable est tassée par avance axiale d'un poinçon (11) à peu près cylindrique dans la douille (2) de manière que le poinçon pénètre dans l'extrémité ouverte de la douille et vienne en contact avec le mélange préalable, le tronçon extrême avant (12) du poinçon étant configuré de manière à repousser à force, dans le bourrelet, une quantité dudit mélange préalable suffisante pour que ce mélange remplisse sensiblement ledit bourrelet. 3. - Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le tronçon eXtrême-avant (12) du poinçon (11) se présente sous la forme d'un cylindre circulaire droit, la transition (13) entre la surface cylindrique et la face extrême dudit tronçon étant arrondie. 4. - Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que ladite quantité de mélange préalable est tassée en deux étapes, la première étape utilisant un poinçon (11) selon la revendication 3 et la seconde étape utilisant un "480933 15.- poinçon (14) dont le tronçon extrême avant se présente sous la forme d'un cylindre circulaire droit. 5. - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que, après l'addition du milieu liquide (15) de réaction, mais avant le séchage de l'explosif d'amorçage, l'intérieur de la douille (2) de cartouche est soumis à un cycle de vide partiel/admission d'air afin de favoriser l'imprégnation du milieu liquide (15) de réaction dans sensiblement la totalité du mélange préalable tassé. 6. - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que, après l'addition du milieu liquide de réaction, mais avant le séchage de l'explosif d'amorçage, une certaine quantité d'un milieu liquide, contenant une matière filmogène, est dosée dans la douille (2) de manière que, lors du séchage de l'explosif d'amorçage, la matière filmogène forme une pellicule sur la surface de cet explosif d'amorçage. 7. - Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que la matière filmogène est une gomme- laque. 8. - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que ledit milieu liquide (15) de réaction contient une matière filmogène de manière que, lors du séchage de l'explosif primaire, cette matière forme une pellicule sur la surface de l'explosif d'amorçage. 9. - Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que la matière filmogène est un polymère acrylique. 10. - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que l'explosif d'amorçage est une composition contenant ledit composé explosif primaire et un ou plusieurs autres ingrédients, le mélange préalable contenant, en proportions prédéterminées, lesdits un ou plusieurs autres ingrédients qui sont mélangés auxdites matières. a