La présente invention concerne un matelas, notamment un matelas a ressorts, qui est muni d'une housse ou autre habillage formant rembourrage pour en recouvrir la partie intérieure. Les matelas connus, par exemple ceux à ressorts, présentent généralement un habillage fermé et rembourre qui entoure une ossature munie de ressorts. Ce genre de matelas présente l'inconvénient de ne pouvoir être nettoyé que superficiellement, par exemple en les battant comme des tapis. Un nettoyage aussi sommaire, qui n'est en fait qu'un dépoussiérage, ne permet toutefois pas d'enlever les souillures plus profondes, comme celles qui ont pénétré avec l'humidité. I1 en résulte au bout d'un certain temps que le matelas est bon à jeter et doit être remplacé. On a tenté d'y remédier en utilisant un palliatif qui consiste à placer sur la face supérieure du matelas une pièce de tissu lavable ou alaise. Celle-ci n'apporte toutefois au matelas qu'une protection relativement inefficace contre la saleté.Pour les matelas de ce type qui garnissent des lits d'hôpitaux, notamment, la difficulté, voire la quasi impossibilité, d'un véritable nettoyage se manifeste de fa çon extrêmement gênante. Lorsqu'ils sont souilles de sang ou d'urine et, dans le cas de malades contagieux, lorsqu' ils sont contaminés par des germes pathogènes, on peut certes les stériliser, mais non les nettoyer Les housses de matière plastique ou les revêtements intérieurs de caoutchouc qu'on utilise également pour empêcher l'humidi- té de pénétrer dans le matelas présentent malheureusement l'inconvénient d'empêcher aussi l'absorption de la sueur. L'invention a donc pour objet de réaliser un matelas, et notamment un matelas à ressorts, qui, tout en é- tant du même type, présente l'avantage d'être facile à nettoyer et d'avoir des parties interchangeables. A cet effet, dans le matelas selon l'invention, la couche rembourrée tient de façon séparable à l'ossature ou autre structure intérieure du matelas. Cette couche peut donc, en totalité ou en partie, être ôtée pour être net toyée à fond. Il est alors particulièrement avantageux que ce rembourrage soit fait d'un matériau lavable et/ou stérilisable. Une opération de lavage permet de nettoyer à fond des rembourrages même fortement souillés. La couche de rembourrage peut être éventuellement de celles qu'on jette après usage, etant faite d'un maté- riau très bon marché comme la cellulose. Cette forme d'exécution peut s'avérer utile pour des raisons d'hygiène, lorsqu'il s'agit de matelas pour hôpitaux, exposés a' être souillés de sang ou d'excréments. Dans une autre forme exécution de l'invention, une couche de rembourrage qui recouvre la face supérieure et une partie des chants du matelas est assemblée de façon séparable avec un élément qui lui est opposé et oui la maintient en place, élément qui, notamment lorsqu'il s'agit d'un matelas rôversible, peut être une autre couche de rembourrage, recouvrant la face opposée et le reste des chants. La zone d'assemblage se trouve donc à l'extérieur de la face (ou des faces) de repos; elle ne gêne pas et elle est en outre facilement accessible. Il est prévu avantageusement pour l'assemblage de la couche de rembourrage avec l'élément opposé de maintien ou avec la couche de rembourrage opposée au moins une fermeture à crémaillère et/ou une bande à boucles et crochets et/ou une lisière avec des boutons ou autres organes de liaison de préférence lavables et/ou stérilisables. Suivant la destination du matelas et la fréquence du nettoyage nécessaire, on peut utiliser au choix la fermeture à crémaillère, la bande à boucles et crochets ou les moyens de boutonnage. Le force de retenue désirée et la facilité de manipulation jouent aussi un rôle dans le choix des moyens de fixation. La couche de rembourrage est éventuellement recouverte d'une housse amovible. Lorsque la saleté est superficielle, on peut alors se contenter d'enlever cette housse pour la nettoyer, ce qui diminue les frais et la dépense de temps en proportion. Dans une forme d'exécution plus élaborée de l'invention, une plaque de matériau souple, perméable à l'air, désinfectable et/ou stérilisable et/ou lavable peut être interposée, notamment de façon amovible, entre la couche de rembourrage et l'ossature munie de ressorts. Cette plaque constitue une couche intermediaire qui sert à répartir la pression et à protéger contre l'usure la couche de rembourrage proprement dite. Lorsqu'elle est amovible, on peut aussi en cas de besoin la nettoyer à fond ou la remplacer par une plaque neuve ou nettoyée. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l' aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé, représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de ce matelas: Fig. 1 est une vue en perspective écorchée d'un matelas selon l'invention; Fig. 2 est une vue en bout, en perspective et écor chée de ce matelas. Le matelas 1 représenté dans les figures est un matelas à ressorts, c'est-à-dire qu'il comporte une ossature intérieure 2 munie de ressorts. Cette ossature 2 est du type courant et comporte donc des cadres 2 reliés entre eux par des ressorts hélicoidaux de compression 4. Elle est, pour l'essentiel, enfermée de tous côtés dans une couche de rembourrage 5. Selon l'invention, cette couche de rembourrage est amovible et, à cet effet, elle est reliée le long des chants 6 du matelas à une autre couche de rembourrage, qui protège l'autre face du matelas, car dans cette forme d'exécution le matelas 1 est du type de ceux qui ont deux faces utilisables 7 et 7a et qui peuvent donc être retournés. Pour relier la couche de rembourrage supérieure à la couche de rembourrage inférieure, il est prévu dans la forme d'exécution représentée une fermeture a crémaillère 8, qui s'entend sur toute la longueur des chants 6. On peut alors séparer complètement la couche de rembourrage supérieure 5a de la couche de rembourrage inférieure 5b, ce qui simplifie les manipulations lors du nettoyage. Le cas échéant, il suffirait de prévoir la liaison amovible entre les deux couches Sa et 5b le- long d'un seul chant k, ou mieux, de trois chants, pour pouvoir séparer les couches l'une de l'autre et ôventuellement les rabattre sur ellesmêmes pour dépouiller l'ossature.Au lieu de la fermeture a crémaillère representée à la figure 1, on peut aussi utiliser une bande a boucles et crochets, ou encore par une bordure munie de moyens de boutonnage. Pour ménager la couche de rembourrage 5 et aussi pour obtenir une transmission uniforme de la pression, des plaques 9, faites d'un matériau souple et perméable à 1' air sont interposées entre l'ossature 2 et la couche de rembourrage 5. Un matériau comme le feutre peut convenir. Ces plaques 9 sont liées de façon amovible à l'ossature Z, étant munies à cet effet de boutons 10 à leurs extrémités repliées autour des longerons des cadres 2 De ce fait, le matelas 1 peut, dans la pratique, être démonté comple't- ment en ses éléments fondamentaux avec une grande facilité, de sorte qu'on peut, soit soumettre ces derniers à un nettoyage à fond, soit les remplacer éventuellement par des e- céments propres. On reconnait dans les figures une housse 11 pour la couche de rembourrage 5, qui est, comme cette dernière, faite de deux parties reliées l'une a l'autre au niveau des chants 6 du matelas. Cette housse il pourrait avoir éren- tuellement la forme d'un sac qu'on enfilerait sur le matelas par un côté. Les organes de liaison comme la fermeture à crémaillère 8a visible à la figure- 1 pourraient alors ê- tre supprimés. Au lieu de cette fermeture à crémaillère 8a, on peut aussi prévoir comme pour les deux couches une bande à boucles et crochets ou une bordure munie de moyens de boutonnage. Pour qu'un nettoyage a fond soit possible, il est essentiel dans le matelas selon l'invention que la couche de rembourrage 5 soit faite d'un matériau lavable et de préférence stérilisable. I1 est alors avantageux que ce ma tériau soit formé de fibres synthôtiques, notamment de fibres de polyester, et/ou de fibres naturelles, comme la laine. Les plaques intermédiaires 9 et la housse 11 sont, elles aussi, faites de préférence d'un matériau lavable, désinfectable et stérilisable, de sorte qu'on peut soumettre à un nettoyage efficace toutes les couches qui entourent l'ossature de ressorts 2. La couche de rembourrage 5 peut aussi être du type jetable et être à cet effet faite d'un matériau bon marché comme la cellulose, notamment lorsque le matelas 1 est destiné à un lit de malade.On peut ainsi remplacer l'une des deux parties Sa, 5b de la couche de rembourrage, ou les deux, lorsqu'elles sont sales ou uses. En bref, l'invention fournit un matelas dans lequel même la couche de rembourrage peut être soumise a un nettoyage complet, ce qui augmente la longévité du matelas. D'autre part, lorsqu'elles sont très sales, les parties du matelas peuvent être facilement remplacées, ce qui est de toute façon plus économique que de remplacer le matelas tout entier, comme c'était le cas jusqu'ici pour les matelas de ce type. La possibilité de laver la couche de rembourrage, ainsi que les autres éléments de couverture et la housse, apporte aussi une amélioration considérable du point de vue de l'hygiène. Comme il va de soi et comme il ressort de ce qui précède, l'invention ne se limite pas à la forme d'exécution qui vient d'être décrite à titre d'exemple seulement; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. - REVENDICATIONS 1.- Matelas, notamment à ressorts, muni d'une couche de rembourrage en forme de housse ou autre habillage, pour en recouvrir la partie antérieure, caractérisé en ce que la couche de rembourrage (5) tient de façon séparable à la partie intérieure qu'elle recouvre. 2.- Matelas selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couche de rembourrage (5) est faite d'un matériau lavable etjou ste rili sable 3.- Matelas selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couche de rembourrage (5) est du type "jeta- ble" et faite par exemple de cellulose. 4.- Matelas selon la revendication 1 ou la revendication 2, caracte'risô en ce que la couche de rembourrage (5) est faite de fibres synthétiques, notamment de fibres de polyester, ou de fibres naturelles comme la laine. 5.- Matelas selon l'une quelconque des revendications 1 a 4, caractôrisô en ce qu'une couche de rembourrs- ge (5, 5a) qui recouvre l'une des grandes faces du matelas (i) et une partie des chants (6) de celui-ci est assemblée de façon séparable, de préférence dans la zone des dits chants (6), avec un élément opposé qui la maintient en place ou, lorsqu'il s'agit d'un matelas réversible, avec une autre couche de rembourrage (5b) qui recouvre l'autre grande face du matelas. 6.- Matelas selon la revendication 5 caractérisé en ce qu'il est prévu pour l'assemblage de la couche de rembourrage (5a) avec l'élément opposé de maintien ou a vec la couche de rembourrage opposée (5b) au moins une fermeture à crémaillère (8) et/ou une bande à boucles et crochets et/ou une bordure munie de moyens de boutonnage. 7.- Matelas selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 6, caractérisé en ce que la couche de rembourrage (5) est munie d'une housse (11) également amovible. 8.- Matelas selon la revendication 7, caractérisé en ce que la housse (11) est aussi formée de deux parties assemblables dans la même zone que celle de l'assemblage de la couche de rembourrage. 9.- Matelas selon la revendication 7 ou la revendication 8, caractérisé en ce qu'il est prévu pour l'assemblage des deux parties de la housse (iî) une fermeture à crémaillère (8a) e-t/ou une bande a boucles et crochets et/ ou une bordure munie de moyens de boutonnage. 10.- Matelas selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'une plaque (9) de maté- riau souple, perméable a l'air, désinfectable et/ou stérisable et/ou lavable est interposée entre la couche de rembourrage (5) et la partie intérieure, notamment une ossature à ressorts (2).