L'invention concerne les coussins hémostatiques utilisés, notamment par les secouriates,pour arr#ter l'hémorragie des plaies accidentés. Le plus souvent, ces coussins sont constitués d'une masse spongieuse retenue en plsee au moyen d'une bande inextensible ou d'une bande élastique. Malgré leur utilité incontestable,ila peuvent présenter cependant des înconvénients,notamment quand ils sont posés par des secouristes inexpérimentés. En effet, peu après leur mise en place, et dans le cas d'hémorragie importante, le sang qui s'échappe de la plaie a tôt fait de traverser directement l'épaisseur du coussin, de sorte que le secouriste s'inquiète et est incité à enlever le coussin pour essayer de le poser d'une autre façon qu'il croit plus efficace, on perdant un temps précieux.En d'autres termes, on peut reprocher à ce genre de coussin de ne pas présenter,dans tous les cass,un obstacle suffisant. Un des buts de la présente invention est de fournir un coussin hémostatique qui ne présente pas cet inconvénient. A cet effet, suivant l'invention, le coussin est constitué d'un tampon spongieux sur une face duquel est intimement fixée une couche d'arrêt en un matériau souple et imperméable au sang. Gracie à cette structure particulière, le tampon spongieux favorise le phénomène de tension superficielle qui permet la diffusion et l'absorption du sang avec formation d'un coagulum sanguin au sein de la masse spongieuse par suite de l'action de freinage produite par la structure mtme de la masse spongieuse, tandis que la couche d'arrêt imperméable s'oppose ê la sortie directe du sang au droit de la plaie, en l'obligeant â s'étaler sur les côtés dans l'ensemble de la masse spongieuse, en raison de la contre-pression qu'elle crée; ainsi la diffusion du sang dans l'ensemble du coussin est facilitée, de m8- me que la coagulation qui retarde ou empêche la sortie du sang, tandis qu'au niveau de la brèche, la contre-pression formée contrecarre l'hémorragie. Sn d'autres termes, le coussin suivant l'invention offre au sang un volume plus grand que les coussins classiques et il exerce une action plus rationnelle, tout en rassurant le secouriste qui ne voit plus le sang s'écouler à l'extérieur. Un autre but de l'invention est de fournir un dispositif dont l'action se rapproche davantage de celle de la main qui nernet de doser cor rn .### coussin doit autre comprimé contre la plaie, en vue d'éviter les inconvénients très graves alun garrot hémostatique trop serré qui arrente complètement la circulation du sang dans le membre blessé. A cet effet, suivant une autre caractéristique de l'alven- tion, sur la face extérieure du coussin, repose une partie åt une bande élastique de contention munie de moyens de repérage de l'allongement qu'on lui fait subir, propres a fournir une indication sur la valeur de la tension qui lui est appliquée. Ainsi, l'utilisateur, même inexpérimenté, est capable de mettre le coussin en place dans les meilleures conditiona, ctesst-à- dire avec une pression capable d'arrêter l'hémorragie sans risquer d'interrompre la circulation dù sang dans lé membre blessé. L'autres caractéristiques de l'invention ressortiront de la description qui va suivre et de l'examen des dessins annexés qui montrent, a titre d'exemples, deux -modes de réalisation de 19invention. Sur ces dessins: Fig.1 est une vue de face de l'ensemble du coussin hémostatique et de sa bande de contention, suivant un premier mode de réalisation; Fig.2 est une coupe transversale faite suivant la ligne II-II de la fig.1; Fig.3 et 4 sont des vues analogues à celle de la fig.2 et illustrent la manière dont le coussin absorbe le sang; Fig.5 et 6 illustrent la manière de poser le coussin sur une cuisse; Fig.7 et 8 montrent, à plus grande échelle, un détail de la fig.1; Fig9 est une vue de face d'une variante; et Fig.10 est une coupe faite suivant la ligne I-X do la fig. 2, mais l'ensemble étant supposé retourné et posé sur un membre. Le coussin hémostatique désigné dans son ensemble par 1 sur la fig.1 et auquel est associée une bande de contention 2, présente la structure particulière qu'on peut voir sur la fig. 2. Il est composé d'un tampon spongieux 4 sur une face duquel est intimement fixée une couche d'arr8t 5 en un matériau souple et imperméable au sang. Le tampon spongieux 4 est en mousse de plastique, par e e t mélange de polyol temple un mélange d'isocyana#eacellules ouvertes, tandis que la couche d'arrêt 5 est en mousse de plastique à cellules fermées, par exemple du polyéthylène réticulé par irradiation. À titre de variante, la couche d'arr#t pourrait être constituée par une simple feuille de matière plastique continue. Le coussin est, par exemple, de forme générale parallèlépipèdique dont la longueur, la largeur et l'épaisseur sont, respectivement, de l'ordre de 14cm, 1Ocm, et 2cm. Dans une forme particulière d'exécution, on a obtenu le tampon spongieux 4 par compressigi à chaud dans le rapport de 4 à 1, d'une mousse de'mélange d'isocyanate/à cellules ouvertes de manière à lui conférer une structure physique tr#s proche de celle du latex naturel. La couche d'arrêt 5 et le tampon spongieux 4 peuvent être rendus intimement solidaires l'un de leutre par tous moyens classiques appropriés, par exemple par collage ou par fusion. La bande de contention 2, dans l'exemple, est une bande en tissu élastique munie de moyens de repérage de l'allongement qu'on lui fait subir propres à fournir une indication sur la valeur de la tension qui lui est appliquée. Ces moyens sont constitués par des représentations graphiques portées au moins par la face extérieure de la bande et déformables visiblement en mame temps que ladite bande. D'une manière plus précise, ces représentations graphiques sont constituées, dans l'exemple, par des rectangles 7 imprimés en travers sur la bande, c'est-à-dire avec leurs petits côtés "c" disposés dans le sens de la longueur de la bande (voir aussi Big.7). Ainsi, lorsque on exerce une tension sur la bande, la longueur des grands ct- tés "d" disposés transversalement ne varie pratiquement pas, tandis que les petits côtés "c" s'allongent avec la bande. Pour un certain allongement de la bande, les rectangles deviennent donc des carrés. Lorsqu'on met en place le coussin hémos- tatique de la manière qui sera décrite en détail plus loin, il suffit donc de tendre la bande de la quantité Juste suffisante pour que les rectangles soient transformés en carrés, on obtient ainsi le degré de compression optimum du coussin hémostatique sur la plaie, puisque le tarage graphique en question a été établi pour qu'il en soit ainsi. A cet effet, en vue de faciliter l'utilisation du dispositif et de la rendre plus sûre, on a muni la bande de l'inscription: 11Transformer les rectangles en carrés", comme indiqué sur la fig.1. Pour fabriquer une telle bande, on part d'un tissu approprié auquel sont incorporés des fils de gomme dans le sens de la channe, on stabilise sa structure par un traitement à la vapeur, et l'on procède ensuite à l1impression des représenta- tions graphiques telles que les rectangles 7. On sait que la pression optimum avec laquelle un coussin hémostatique doit astre appliqué est obtenue pour une valeur différente de la tension de la bande, selon qu'il s'agit d'un membre de section relativement grande ou de section relativement petite; cette tension devant autre d'autant plus faible que le rayon de courbure de la section du membre considéré est p 1 u s p e t i t .Ainsi, à titre d'exemple, on peut indiquer que, pour une intervention sur un membre de petite section, tel que avant-bras, pied ou cheville, un allongement de 20% de la bande est souhaitable, tandis que, pour un membre de plus forte section, tel qu'un bras ou une Jambe, un allongement de l'ordre de 30% convient mieux. fli ce qui concerne la cuisse, il est possible d'exercer des allongements supérieurs sans risques, en raison de l'importance du rayon de cour- bure de ce membre et de la diminution du nombre de brins' de recouvrement de la bande. On pourra munir la bande de plusieurs échelles de rectangles différents dimensionnés en Conséquence. Sur la fig.1, on a indiqué, à titre dwexemples, deux échelles 8, 9. La manière d'interpréter ces échelles est consignée sur une étiquette Il collée sur la face externe de la couche d'ar r8t 5; la présence de cette étiquette offre , en outre, l'avantage d'empocher l'utilisateur de poser le coussin à l'envers sur la plaie. Le coussin hémostatique qu'on vient de décrire peut s'uti- liser de la manière suivante On le pose sur la plaie comme indiqué en I sur la fig.5, en l'occurrence il s'agit d'une plaie sur une cuisse 13, l'éti- quette Il se trouvant sur le dessus de manière que la partie du coussin hémostatique 1 en contact avec la plaie soit le tampon spongieux 4 (Fig.2), puis on le fixe au moyen de la bande de contention 2 (Sig.1 et 6) que l'on tend de la quantité Juste suffisante pour que les rectangles 7 imprimés sur la bande soient transformés en carrés comme expliqué plus haut, pour effectuer cette opération, on se réfère évidemment à l'échelle de tarage de tension qui correspond au membre considéré, c'est-a- dire une cuisse dans l'exemple, en suivant les indications portées sur l'étiquette 11. Dans cet exemple, ce sera échelle n02 qui comporte des carrés 7 avec des grands cOtés "dl" (Fig. 8) dont la longueur ne variera pas au cours de la mise en place de la bande tendue sur le membre blessé 13, tandis que leurs petits cOtés "c1t subiront un allongement d'une valeur de 30% comme représenté en traits pointillés de manière à devenir égaux aux grands côtés "dl". Pour un membre moins gros, par exemple un bras, on aurait utilisé ltéchelle n 1 qui comporte des rectangles 7 dont les petits côtés "c" auraient a subir un allongement de 20% par exemple, comme représenté sur la fig.7 pour devenir égaux aux grands cotés "d". Le sang qui s'échappe de la plaie est absorbé par le coussin, comme indiqué en 16 sur Fig.3 et 4, dans la limite de la pression opposée à l'hémorragie par la mousse et l'étirement de la bande élastique. Le large contact entre le sang et l'air ambiant qui reste possible grSce à l'utilisation d'une mousse à cellules ouvertes favoriserait le processus piiysiologique de la coagulation. La couche d'arrêt empoche le débordement de l'hémorragie dans le cas où ceile-ci imbiberait toute l'épaisseur du cous- sin signe que l'étirement de la bande de contention est insuf fisallt. Ainsi, le coussin est capable de faire cesser une hémorragie externe dans les conditions les plus favorables tout en permettant la conservation de la circulation sanguine dans le membre considéré. Le coussin hémostatique qu'on vient de décrire est destiné su traitement des cas d'hémorragies les plus graves, mais, pour des blessures moins importantes nécessitant cependant la mise en place d'un pansement compressif, on peut utiliser un ensemble un peu plus simple, c'est-à-dire un coussin 1 (Fig.9 et 10) de dimensions plus modestes, par exemple de 55mm x 45mm et de 15mm d'épaisseur, avec une bande de contention 21 en tissu extensible élastique muni d'une substance adhésive 22 qui, en plue de son rtle de maintien du coussin dans une position centrale bien précise, ce qui facilite son application, permet de fixer le pansement sur le membre bles- sé tout en assurant une légère contention suffisante pour s'opposer à la pression du sang, par le jeu de la tension superficielle du sang imbibé, puis coagulé à l'intérieur du tampon spongieux. Les bandes peuvent avoir, par exemple, une largeur de l'ordre de 8cm et une longueur comprise entre environ 30 et 60cm. De tels pansements peuvent autre conditionnés dans des emballages appropriés, stériles ou non, de format réduit, faciles à ranger dans des trousses de secours. il est évident qu'on ne sortirait pas du cadre de lin- vention en incorporant au coussin hémostatique en question, des produits divers appropriés, notamment des substances mE- dicamenteuses. RECENDICAXIONS 1.- Coussin hémostatique caractérisé en ce qu'il est constitué d'un tampon spongieux (4) sur une face duquel est intimement fixée une couche darrat (5) en un matériau souple et imperméable au sang. 2.- Coussin hémostatique suivant la revendication 1, ca ractérisé en ce que le tampon spongieux (4) est en mousse de plastique à cellules ouvertes. 3.- Coussin hémostatique suivant les revendications 1. ou 2, caractérisé en ce que la couche d'arrêt (5) est une mou8- se de plastique à cellules fermées, par exemple du polyéthylia réticulé par irradiation. 4.- Coussin hémostatique suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la couche d!grrat (5) est une feuille de matière plastique continue. 5.- Coussin hémostatique suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que, sur sa face externe, repose une partie d'une bande élastique (2) de contention munie de moyens (7) de repérage de l'allongement qu'on lui fait subir, propres à fournir une indication sur la valeur de la tension qui lui est appliquée. 6.- Coussin hémostatique suivant la revendication 5, caractérisé en ce que les moyens de repérage de l'allongement de la bande de contention (2) sont constitués par des représentations graphiques (7) portées par la bande, de préférence sur ses deux faces, et déformables visiblement en mame temps que la bande. 7.- Coussin hémostatique suivant la revendication 6, ca- ractérisé en ce que les représentations graphiques portées par la bande de contention (2) sont des rectangles (7) dont les grands côtés (d) sont disposés en travers sur la bande et pr~- sentent une longueur égale à celle de leurs petits cotés (c) lorsque la bande est à l'état libre, augmentée d'un allongement égal à celui qui leur est conféré lorsque la bande (2) subit un allongement correspondant à la tension qu'elle doit avoir pour fournir l'effet de contention désiré.