La présente invention concerne un procédé de préparation de gerbes de tronçons de ruban à base de fibres synthétiques de longueurs croissantes réunis à leurs extrémités) notamment pour constituer des amortisseurs pour ceintures.de sécurité, tels que ceux qui ont été décrits dans le brevet français NO 1.393.185 du 15 mai 1964. Elle concerne également la machine destinée à mettre en oeuvre ledit procédé. Ltamortisseur decrit dans le brevet ci-dessus est constitué par une gerbe de rubans destinée à se placer dans une boucle de la bretelle ou sangle de raccordement. Ladite gerbe est constituée par plusieurs rubans superposés et cousus qui offrent des résistances à la rupture et des longueurs régulièrement croissantes de manière à se rompre successivement les uns après les autres en opposant des efforts croissants. Pour réaliser ces gerbes, la méthode utilisée Jusqu'à présent consistait à découper les rubans à la longueur voulue puis à les réunir de manière convenable par couture, soudure ou autres pour qu'ils puissent être incorporés ultérieurement dans une boucle de la sangle. Ge procédé nécessite beaucoup de main d'oeuvre ; il est long et onéreux et ne permet pas d'atteindre les cadences de fabrication élevées exigées, par exemple, par l'industrie automobile. La présente invention est destinée à prévoir une machine originale susceptible de fabriquer lesdites gerbes beaucoup plus rapidement qu'à- la main. Comme le brevet mentionne ci-dessus stest révélé absolument nouveau lssétat de la technique en cette matière est inexistant. Toutefois, le procédé et la machine tiennent compte de- la propriété des dispositifs de thermo-coupe des textiles synthétiques selon laquelle les tissus ou rubans superposés coupés simultanément par un dispositif chauffant restent collés ensemble à proximité de la coupure par l'effet de fusion localisée des fibres à cet endroit. Le procédé se caractérise principalement par le fait que les rubans réunis et assemblés à leur extrémité par l?dpération de thermo-coupe précédente, passent dans au moins une série de pinces, et de guides sont très simultanément dans leur sens d'avancement par un organe de préhension, la gerbe ayant des longueurs de tronçons de rubans différentes et régulièrement croissantes à la suite du déplacement 'd'écarteurs dans une direction latérale par rapport à celle de ltavancement du ruban, la thermo-coupe de la gerbe, à son extrémité encore rattachée at rubans au cours du dévidage s'effectuant après le mouvement des écarteurs ayant déter miné la longueur correcte de chaque tronçon derubans de ladite ger be. Suivant une version particulière, le procédé est carac térisé par le fait que les rubans, réunis et assemblés à leur extré mité par l'opération de thermocoupe ayant séparé la gerbe précéden te, passent à travers deux séries de pinces distantes- llune de l'au- tre > entre lesquelles les rubans s'appuient sur des écarteurs mo biles latéralement par rapport au sens d'avancement des rubans, & sont tirés simultanément par un organe de préhension suivant une longueur correspondant à celle du plus long tronçon de ruban, ce qui a pour effet de rapprocher les écarteurs à leur espacement mini mum, puis par le fait que la première série de pinces se referme après quoi les écarteurs se déplacent simultanément de valeurs dif férentes pour raccourcir chaque tronçon de ruban de la longueur nécessaire, et enfin par le fait que la deuxième serie de pinces se referme pour bloquer la gerbe de ruban qui est immédiatement après séparée par thermo-coupe des rubans qui la composent. La machine destinée à mettre en oeuvre procédé défini ci dessus est caractérisée principalement par la combinaison a) dun dévidoir de plusieurs rubans de résistances dif férentes, b) de deux séries de pinces séparées l'une ou de l'autre d'une certaine distance et susceptibles de bloquer les rubans par serrage, c) d'autant d'écarteurs situés entre les deux séries de pinces qu1il y a de rubans, au moins la totalité moins un desdits écarteurs étant mobiles latéralement de valeurs différentes réglai bles par rapport au sens d'avancement des rubans, pour tirer plus ou moins ceux-cit d) d'un dispositif thermo-coupant encadré par deux couples de mors qui serrent les rubans les uns contre les autres au moment de la coupe, e) d'une mâchoire susceptible d'attrapper 15extrémité de la gerbe et de la tirer en se déplaçant dans le sens d'avancement des rubans, ) de moyens coordonnant les mouvements des différents organes qui viennent d'entre mentionnés. La description ci-après donne un exemple non limitatif de la machine obJet de l'invention qui est illustrée par les dessins annexés dans lesquels La figure 1 est une vue schématique en élévation de len- semble de la machine, Les figures 2 à 8, sont les schémas simplifiés correspondants à chacune des phases de fonctionnement de la machine. Au début de la machine se trouve un dévidoir 1 qui supporte plusieurs rouleaux de rubans de résistances différentes. Ce dévidoir n1 est pas représenté à la figure 1, mais il est schématisé à la figure 2. Les rubans 2, 3, 4, 5, 6 passent sur des guides 7, 8, 9, 10, 11, puis dans une série 12 de pinces, sur des écarteurs 13,14, 15, 16, 17, sur une deuxième série 18 de pinces et entre deux cou- plis 1 et 20 de mors entre lesquels se déplace un dispositif thermo -coup nt 21. Les séries de pinces 12 et 18 sont séparées l'une de l'autre d'une certaine distance et les écarteurs 13 à 17 sont mo- biles latéralement par rapport au sens dravancement des'rubans 2 à 6. Les écarteurs 13 à 17 sont des tringles fixées à l'extrémi- té de tiges 22, 23, 24, 25 qui leur sont perpendiculaires et oscil- lent autour d'axes 26, 27, 28, 29, parallèles aux tringles 14, 15, 16, 17.De cette façon, lesdites tringles peuvent se déplacer latéralement entre les deux séries de pinces pour tirer plus ou moins sur les rubans. Le mouvement d'oscillation des tiges 22, à 25 se fait à l'aide de poussoirs 30, 31, 32, 33 qui viennent s'appliquer latéralement contre les tiges 22, 23, 24, 25 les poussoirs 30 à 33, se déplacent simultanément car ils sont tous bloqués sur un suport 34 qui se déplace dans le sens de l'axe des poussoirs 30 à 33. La position des poussoirs 30 à 33 dans le support 34 est réglable longitudinalement et peut être bloquée à l'aide de vis de serrage telles que 35. Lors du déplacement du support 35, les poussoirs 30 à 33, viennent successivement en contact des tiges 22 à 25. Ltécarteur 13 relatif au ruban 2 est simplement fixé au bâti 36 de la machine et, par conséquent, reste immobile. La machine comporte encore une mâchoire 37 susceptible d'attrapper l'extrémité de la gerbe 38 et de la tirer en se dépla- çant dans le sens d'avancement des rubans, (flèche 39). Les séries de pinces 12 et 18 sont constituées par autant de plaquettes 40 plus une qu'il y a de rubans. Les plaquettes 40 sont maintenues latdralement par des guides non représentés. Elles sont rapprochées l'une de l'autre pour bloquer les rubans 2 à 6, au moyen d'un poussoir 41 actionné par un mécanisme non représen- té qui va être décrit ci-après. Chaque plaquette 40 posséde un re- bord recourbé à angle droit, ledit rebord comportant une échancrure calibrée dans laquelle glisse le ruban. Les plaquettes 40 sont ré parties dans les pinces 12 et 18 pour guider les rubans suivant leur disposition. Dans l'exemple choisi, le ruban 6 est le plus étroit tan dis que le ruban 2 est le plus large et les autres rubans ont des sections régulièrement décroissantes en passant du ruban a au ru ban 6. Par conséquent, des échancrures ont des dimensions corres pondantes. Pour coordonner les mouvements dela mâchoire 37, des mors 19 et 20, du dispositif termo-coupant 21, du support 34'et du pous soir 41, on dispose des moyens mécaniques, électromécaniques, pneu matiques, ou hydrasliques, qui n'ont pas été représentés en détails suivant les nécessités et les commodités de leur @mploi. les dit férents moyens serviront A actionner les organes suivant les sé- quences qui vont etre expliquées. ci-après et qui sont illustrées dans les figures 2 à 8, dans lesquelles on a éliminé les rubans 5 et 6 ainsi que les organes qui leur correspon@aient, pour clari fier le fonctionnement. Lorsquton utilisera des moyens mécaniques, ceux- ci seront à base de bielles, manivelles, cames et leviers, dont la commande sera réalisée par un seul moteur électrique.Lorsgu qu'on utilisera des moyens électromécaniques, on un ou plusieurs moto-réducteurs dont les rotations seront synchro- nisées, ainsi que des solénoides qui seront cormodea à utiliser pour actionner les poussoirs 30, 31, 32, 33 et 41 ainsi que les mors 19, 20 et la mâchoire 37 i les différents organe seront lyn- chronisés et coordonnés à partir dBune commande centrale réunies dans un boîtier. les différents mouvements des organes pourront également être commandés par des vérins pneumatiques qui recevront de l'air à partir d'un distributeur central, Une commande analogue sera réalisée à l'aide de vérins hydrauliques. On va maintenant expliquer le fonctionnement de la machine qui sera toujours le même, quel que soit le dispositif de commande adopté. En se reportant à la figure 2, les différents organes sont dessinés dans la position qui survient immédiatement après la coupe de gerbes 38, dès que le dispositif thermo-coupant 21 s'est retiré. Les pinces 12 sont ouvertes et les rubans 2, 3, 4, libérés. Les écarteurs 14, 15, sont à fond de leur course extension ; ler mors 19 et 20 sont écartés et la mâchoire 37 est ouverte dans sa position de retour. Dans la position suivante, représentée à la figure 3, la mâchoire 37 avance entre les mors 25 et se referme en saisissant les rubans 2, 3, 4 qui sont collés par l'opération de thermo-coupe précédente. La mâchoire 37 recule alors dans le sens indiqué par la flèche 39 d'une valeur correspondante à la longueur du plus long tronçon de ruban qui est le ruban le plus large, c'est-à-dire le ruban 2. Lors de ce mouvement de la mâchoire 37, les écarteurs 13, 14, 15 se rapprochent l'un de l'autre jusqu'a être à leur position de rapprochement maximum qui est représenté a la figure 4. Dans le temps suivant, représenté à la figure 5, les pinces 12 se referment en serrant les rubans 2, 3, 4. La mâchoire 7 s'ouvre pour libérer Xe-s extrémité des rubans 2, 3, 4. Dans le temps de fonctionnement représenté à la figure 6, les pinces 12 sont touJours serrées et les écarteurs 14, 15, ntrent en action pour tirer en arrière des rubans 3 et 4. L'écar- teur 15 a une course plus grande que l'écarteur 4 de façon tirer une portion de ruban 4 plus longue que la portion de ruban 3. Le déplacement des écarteurs 14 et 15 est calculé pour laisser dans la gerbe 38 en préparation, la longueur exacte de tronçon de ruban qui doit y demeurer. Dans les phases de fonctionnement qui viennent d'être e-- pliquées et qui sont illustrées dans les figures 2 à 6, les mors 19 et 20 sont écartés. Dans la phase de fonctionnement illustrée à la figure 7, les pinces 12 sont serrées et les mors l9et 20 se referment tandis que le dispositif thermo-coupant 21, qui peut être une lame chauffée, descend entre les deux paires de mors 19 et 23 pour couper les trois rubans 2, 3, 4 et constituer la gerbe 38. Dans la phase de fonctionnement représentée S la figure 8, les pinces 12, les mors 19 et 20 s'écartent, tandis que le dispositif thermo-coupant 21 se relève si oien que la gerbe 38 est libérée et peut être utilisée dans les opérations de fabrication ultérieure de l'amortisseur. La figure o correspond sensiblement à la pnase de fonc @tionnement de la figure 2, et la machine est prete pour une succesion d'opérations suivantes pour réaliser une autre gerbe 38. Le dispositif thermo-coupant 21 soude, non seulement les extrémités des rubans 2, 3, 4, qyi sont du côté des mors 19, mais encore ils soudent une extrémité de ruban dans la gerbe 38. La succession de ces opérations peut se réaliser rapidement et on comprend que la fabrication desgerbes 38 à l'aide de cette machine et en utilisant ce procédé, est infiniment plus rapide que la confection manuelle de ladite gerbe. REVENDICATIONS 1.) PROcédé de préparation de gerbes de tronçons de rubans à base de fibres synthétiques, de longueurs croissantes réunies à leurs extréiités, notamment pour constituer des amortisseurs pour ceintures de sécurité tels que ceux décrits dans le brevet français n 1.393.185 du 15 mai 1964, c a r a c t é r i s é par le fait que les rubans, réunis et assemblés à leur extrémité par l'opération de thermo-coupe précédente, passent dans au moins une série de pinces, et de guides, sont tirées simultanément dans leur sens davan- cement par un organe de préhension, la gerbe ayant des longueurs de tronçons de rubans différentes et régulièrement croissantes b la suite du déplacement d'écarteurs dans une direction latérale par rapport à celle de l'avancement du ruban, la thermo-coupe de la gerbe, à son extrémité encore rattachée aux rubans an cours de dévidage, s'effectuant après le mouvement des écarteurs, ayant dé-@@mine @terminé la longueur correcte de chaque tronçon de ruban de ladite gerbe. 2 ) Procédé tel que défini dans la revendication 1, c a r a c t é r i s é par le fait que les rubans, réunis et assemblés leur extrémité par l'opération de thermo-coupe ayant séparé la gerbe précédente, passent à travers deux séries de pinces distantes ltune de l'autre, entre lesquelles les rubans s'appuient sur des écarteurs mobiles latéralement par rapport au sens d'avancement des rubans, et sont tires simultanément par'un organe de préhension suivant une longueur correspondant à celle du plus long tronçon > ruban, ce qui a pour effet de rapprocher les écarteurs à leur espacement minimum, puis par le fait que la preaire série de pinces se referme, après quoi les écarteurs se déplacent simultanément de valeurs différentes pour raccourcir chaque trongon de ruban de la longueur nécessaire, et enfin, par le fait que la deuxième série de pinces se referme pour bloquer la gerbe de ruban qui est immé- diatement après séparée par thermo-coupe des rubans qui la composent. 30) Machine destinée à mettre en oeuvre le procédé défini dans la revendication 2, c a r a c t é r i s é e par le combinaison a) d'un dévidoir de plusieurs rubans de résistances dif férentesv b) de deux séries de pinces séparées ltune de l'autre d'une certaine distance et susceptible de bloquer des rubans par serrage, c) autant d'écarteurs situés entre les deux séries de pinces qu'il y a de rubans, au moins la totalité moins un desdits écarteurs étant mobiles latéralement de valeur réglable par rapport au sens d'avancement des rubans pour tirer plus ou moins sur ceux-ci, t d) d'un dispositif thermo-coupant encadré par deux couples de mors qui serrent les rubàns les uns contre les autres au moment de la coupe, e) d'une mâchoire susceptible d'attrapper l'extrémité de la gerbe et de la tirer en se déplaa çant dans le sens d'avancement des rubans, f) de moyens coordonnant les mouvements des différents organes qui viennent d'être mentionnés. 40) Machine telle que définie dans la revendication 3, c a r a c t é r i s é e par le fait que les pinces sont constituées par autant de plaquettes plus une qui il y a de rubans, lesdites plaquettes pouvant être écartées ou rapprochées les unes des autres pour libérer ou bloquér les rubana, lesdites plaquettes comportant des moyens de guidage des rubans constitués notamment par des dchan- crures calibrées- dans les rebords relevés de chaque plaquette. 50) Machine telle que définie dans la revendication 3, -a a r a c t é r i s é e par le fait que les écarteurs sont des tringles fixées à llextrdmitd de tiges perpendiculaires, lesdites tiges oscillant autour taxes parallèles aux tringles à leurs autres extrémités, lesdits axes étant disposés de manière que les tringles puissent se déplacer latéralement entre les deux séries de pinces pour tirer plus ou moins les rubans, les amplitudes d'oscilla'tion,, des tiges étant réglables et d'importances croissantes sur les rul@ bans considérés. 60) Machine, telle que définie dans la revendication 5, ç a r a c t é r i s é e par le fait que l'oscillation des tiges est réalisée par des poussoirs de longueur réglable qui se déplacent simultanément obliquement par rapport aux tiges et viennent successivement en contact de -celles-ci. 70) Machine > telle que définie dans la revendication 3, c a r a c t é r i s é e par le fait que les moyens de coordination des mouvements des organes , sont mécaniques, à base de bielles, manivelles, cames et leviers actionnés par un moteur électrique. 80-) Machine > telle que définie dans la revendication 3, ,c a r a c t é r i s é e par le fait que les moyens de coordination des mouvements des organes sont électromécaniques, à base de moto-réducteurs, solénoides, et sont actionnés par une commande centrale. 9 ) Machine, telle que définie dans la revendication 3, ç a r a c t é r i s é e par le fait que les moyens de coordination des mouvements des organes, sont pneumatiques, à base de vérins actionnés par un distributeur central. 10 ) Machine, telle que définie dans le revendication 3, ç a r a c t e r i s é e par le fait que les moyons de coordination des mouvements des organes sont llvdrauliques, l base de vérins c-tionnés par un distributeur central.