La présente invention concerne un procédé de fabrication d'un coussinet souple pour brosse pneumatique, un appareillage pour la mise en oeuvre du procédé, et une brosse pneumatique à coussinet souple obtenu par ce procédé. Par "brosse pneumatique", on entend désigner dans ce qui suit les brosses proprement dites, notamment les brosses à cheveux ou à vêtements, ainsi que les pinceaux, les balais et ustensiles analogues. Le terme "pneumatique" signifie que la semelle, c'est-à-dire l'embase dans laquelle sont plantés les soies, poils, ou fils métalliques ou de matière plastique, est souple et présente, vue de l'extérieur, une forme bombée convexe. Il y a donc, entre cette semelle souple et le support rigide de la brosse, 50lidaire du manche et dans lequel ladite semelle est encastrée, un certain espace, permettant des déformations de la semelle. Celleci peut être notamment en caoutchouc ou en matière plastique. Les soies, poils, fils, etc..., qui constituent la partie active de la brosse seront appelés dans ce qui suit "tirures". Ils sont engagés dans des trous de la semelle et sont en saillie, sur la face intérieure de celle-ci, suivant une faible longueur. Les parties en saillie de ces tirures seront appelées dans ce qui suit : "pions". Lorsque les tirures sont constituées de soies ou de fils souples, elles sont avantageusement repliées à 1800 à l'extrémité ou "tête" des pions. Lorsqu'elles sont constituées d'épingles, les têtes des épingles prennent appui sur la face intérieure de la semelle et ce sont ces têtes qui, alors, constituent les pions précités. Enfin, on appellera dans ce qui suit "coussinet" l'en- semble constitué au moins par la semelle et les tirures. Les brosses du type ci-dessus décrit présentent l'inconvénient que, lors de l'utilisation, et par suite des forces qui s'exercent sur les extrémités libres des tirures, celles-ci ont tendance à s1 enfoncer dans la semelle, puisque les pions sont libres de se déplacer dans l'espace entre le support de brosse et la semelle. Il faut donc prévoir, sur la face intérieure de la semelle, un moyen empêchant tout déplacement des pions vers l'intérieur. A cet effet, on a déjà prévu d'utiliser de la colle. Toutefois, l'épaisseur de colle nécessaire à une fixation efficace des pions est trop grande, ce qui diminue de façon importante la souplesse de la semelle, et supprime donc l'avantage principal de ce genre de brosse. Par contre, si l'on réalise une couche de colle d'épaisseur suffisamment faible pour que la souplesse de la semelle ne soit pas affectée, les pions ne tiennent pas. Le problème n'a finalement jamais été résolu la façon satisfaisante. Le but de la présente invention est de résoudre ce problème, en mettant en oeuvre des moyens simples et peu coûteux. Pour ce faire, la présente invention concerne tout d'abord un procédé de fabrication de coussinets pour brosses pneumatiques, un coussinet étant constitué par une semelle en un matériau souple destinée à être encastrée dans un support rigide de brosse et sur laquelle sont montées des tirures, lesquelles sont légèrement en saillie sur la face intérieure de la semelle, par des parties appelées pions, caractérisé en ce qu'il consiste à fixer sur la semelle, du côté où apparaissent lesdits pions, une contre-semelle souple, de préférence en le même matériau que celui qui constitue la semelle, ladite contre-semelle adhérant à la semelle suivant toutes les surfaces de celle-ci qui entourent lesdits pions, et suivant sa périphérie, grâce à quoi au moins les têtes des pions sont maintenues en place et sont empêchées de se déplacer vers l'intérieur, à savoir de pénétrer plus avant dans l'espace ménagé alors entre la contre-semelle et le support de brosse. Avantageusement, ladite fixation de la contre-semelle sur la semelle est réalisée par un apport de chaleur, de préférence grâce à une plaque chauffante que l'on applique avec une certaine pression contre la face extérieure de la contre-semelle. Lorsque la semelle est en caoutchouc, on prévoit d'une part une contre-semelle en caoutchouc non vulcanisé, et d'autre part que ledit apport de chaleur est suffisant pour réaliser alors la vulcanisation de ladite contre-semelle, en la faisant adhérer à la semelle, de la façon décrite plus haut. On prévoit bien entendu que ladite contre-semelle est constituée d'une feuille de caoutchouc assez mince pour faire conserver au coussinet toute sa souplesse, et pour que la fixation soit assurée sans qu'il soit nécessaire de prévoir un chauffage trop important, pouvant endommager les pions. Lorsque la semelle est en matière plastique, on prévoit d'une part une contre-semelle également en matière plastique, de préférence en la même matière plastique, et d'autre part que ledit apport de chaleur est suffisant pour faire adhérer la contre-semelle sur la semelle par auto-soudage, à savoir par fusion superficielle de la matière plastique à l'interface entre la semelle et la contre-semelle. Selon un mode de mise en oeuvre de l'invention, on peut prévoir que ladite plaque chauffante comporte, sur sa face destinée à s'appliquer sur la face extérieure de la contre-semelle, un ensemble d'alvéoles répartis de sorte à venir exactement coiffer les pions lorsque ceux-ci sont recouverts par la contre-semelle, les surfaces séparant lesdits alvéoles constituant alors des surfaces de pression susceptibles d'appliquer la contre-semelle sur la semelle, autour desdits pions et à sa périphérie. Selon un autre mode de mise en oeuvre de l'invention, particulièrement avantageux lorsque la semelle et la contre-semelle sont en matière plastique, on prévoit une phase supplémentaire du procédé, selon laquelle on réalise séparément la contre-semelle, notamment par injection, dans un moule comportant siru'edeoes f un ensemble de saillies et etsurltmEre un eemble d1alvéoles dont le posiio- "haent et lenatie crespondent au positionnement et au nombre des pions, par suite de quoi on obtient une contre-semelle pouvant venir exactement coiffer les pions. L'avantage de cette variante réside dans le fait quta- lors, pour faire adhérer la contre-semelle sur la semelle, il n'est besoin de prévoir qu'un apport de chaleur relativement faible, puisque cet apport n'a plus besoin de réaliser la déformation de la contre-semelle à l'endroit où celle-ci coiffe les pions. Cet apport de chaleur doit seulement être suffisant pour faire adhérer la contre-semelle sur la semelle, suivant les surfaces de celle-ci qui entourent les pions, et suivant sa périphérie. Il en résulte l'avantage très important, notamment dans le cas de la matière plastique, que l'on ne risque pas de trop chauffer celle-ci, ce qui la fondrait complètement ou endommagerait les pions. En outre, la plaque chauffante n'a plus besoin, alors, de présenter des alvéoles sur sa face destinée à venir au contact de la face extérieure de la contre-semelle et elle peut donc être constituée d'une simple grille, ou d'une plaque perforée, dont les orifices viennent s'engager sur les parties saillantes de la face extérieure de la contre-semelle, correspondant aux alvéoles précités du moule, pour faire s'appliquer la contre-semel le contre la semelle, suivant les surfaces de celle-ci qui entourent les pions, le pourtour ou cadre de la grille appliquant quant à lui la périphérie de la contre-semelle sur la périphérie de la semelle. Une telle grille représente évidemment une masse à chauffer inférieure à celle d'une plaque de chauffage pleine, ce qui contribue à diminuer l'apport nécessaire de chaleur, et rend l'opération beaucoup plus courte (quelques secondes seulement). Avantageusement, lorsque la contre-semelle est disposée sur la semelle, on peut prévoir par ailleurs de créer une dépression du côté de la face extérieure de la semelle, à savoir du côté des tirures, pour que l'air compris entre la semelle et la contre-semelle s'évacue par les trous de passage des tirures dans la semelle, grâce à quoi la contre-semelle est aspirée, convenablement appliquée contre la semelle, et déformée à l'endroit des pions, pour coiffer ceux-ci. La présente invention concerne encore un appareillage pour la mise en oeuvre du procédé ci-dessus décrit, dans l'une ou l'autre de ses variantes. Un appareillage conforme à l'invention comporte essentiellement, à cet effet : un corps de support creux, susceptible d'une part de supporter une semelle de brosse par sa périphérie, et d'autre part -de recevoir l'ensemble des tirures dans un logement interne ; une plaque à aiguilles disposée dans ledit logement, et dont les aiguilles, en passant entre les tirures, sont susceptibles de supporter par leurs extrémités la face inférieure de la semelle ; une plaque susceptible de s'appliquer sur les pions des tirures, par l'intermédiaire d'une contre-semelle souple recouvrant lesdits pions ; et des moyens de chauffage de ladite plaque. Selon un mode de réalisation, ladite plaque comporte, sur sa face destinée à venir s'appliquer sur la contre-semelle, un ensemble d'alvéoles dont le nombre et le positionnement correspondent au nombre et au positionnement des pions. Selon un autre mode de réalisation, ladite plaque est constituée d'une grille ou d'une plaque perforée dont les orifices correspondent aux pions, en nombre et en positionnement, grâ- ce à quoi ladite plaque peut alors s'appliquer sur une contresemelle préfabriquée dans un moule, par exemple par injection, et présentant des saillies correspondanis, susceptibles d'être coiffées extérieurement par ladite grille. Avantageusement, on prévoit de faire déboucher, dans ledit logement interne du corps de support, une prise d'aspiration, permettant de mettre ledit logement en dépression par rapport à la pression regnant entre la semelle et la contre-semelle. L'invention sera de toute façon mieux comprise à la lecture de la description sui suit de différents modes de réalisation, donnés à titre d'exemples nullement limitatifs, en regard des figures du dessin annexé dans lequel - la figure 1 représente, en coupe, un appareillage pour la mise en oeuvre d'un procédé conforme à l'invention - les figures 2 à 4 représentent en coupe des variantes de plaques supérieures de chauffage - la figure 5 représente en coupe un moule d'injection d'une contre-semelle en matière plastique ; et - la figure 6 représente en coupe une autre variante de plaque supérieure de chauffage. L'appareillage représenté à la figure 1 comporte un corps creux 1 comportant un logement interne 2 débouchant sur les deux faces opposées et parallèles 3 et 4 du corps 1. L'ouverture dans la face supérieure 4 permet le passage de l'ensemble des tirures 5 fixées sur une semelle souple 6 de brosse pneumatique, de sorte que ces tirures occupent le logement 2, tandis que la semelle 6 est supportée par sa périphérie sur le bord de ladite ouverture. Le corps 1 est par exemple en aluminium.Les tirures 5 sont engagées dans des trous de la semelle 6, régulièrement répartis, et sont constituées par exemple par des soies animales, par des brins de matière plastique, etc, ou par le mélange de plusieurs poils ou tiges de matières différentes ; lorsque les tirures sont souples, on peut prévoir qu'elles sont pliées en leur milieu sous un angle de 180 , l'endroit de la pliure, en saillie sur la face supérieure de la semelle 6, constituant un pion 7 légèrement en saillie sur ladite face. Les tirures pourraient aussi être constituées par des aiguilles métalliques également engagées dans les trous de la semelle 6, les pions étant alors constitués par les tetes des aiguilles, en saillie sur la face supérieure de la semelle. Par ailleurs, le fond du logement 2 du corps creux de support 1 est occupé par une plaque métallique, par exemple en aluminium, référencée en 8, dans laquelle sont fixées et s'étendent perpendiculairement à sa surface des pointes métalliques 9. Les extrémités supérieures des pointes 9 peuvent être coniques ou à section droite, mais elles supportent de toute façon la semelle 6, dont la face qui est tournée vers l'intérieur du logement 2 vient en appui sur leurs extrémites. Conformément à l'invention, et afin d'élaborer des moyens propres à empêcher que les tirures ne soient repoussées dans l'espace ménagé entre la semelle souple 6 et le support rigide de la brosse, lors de l'utilisation de celle-ci, on a prévu de recouvrir la face supérieure de cette semelle par une contre-semeLe souple 10. Dans le cas où la semelle 6 est en caoutchouc, on prévoit une contre-semelle 10 en caoutchouc non vulcanisé, tandis que, lorsque la semelle 6 est en matière plastique, on prévoit une contre-semelle 10 réalisée de préférence en la même matière plastique. Dans le mode de réalisation représenté sur la figure 1, on a prévu en outre une plaque supérieure 11 pouvant être fixée sur la face supérieure 4 du corps creux de support 1 et comportant sur sa face inférieure des alvéoles 12 régulièrement répartis, et dont le nombre et le positionnement correspondent respectivement au nombre et au positionnement des pions 7. La plaque supérieure 11 peut être pourvue de moyens de chauffage quelconques (non représentés), de sorte qu'elle réalise l'adhésion de la contre-semelle 10 sur la semelle 6, suivant les surfaces de cette semelle qui entourent les pions 7, et suivant la périphérie de ladite semelle. Dans le cas où la semelle et la contre-semelle sont en caoutchouc, l'apport de chaleur de la plaque supérieure 11 doit être suffisant pour provoquer la vulcanisation de la contre-semelle 10. Dans le cas où semelle 6 et la contre-semelle 10 sont en matière plastique, l'apport de chaleur doit être suffisant pour réaliser l'adhésion de la contre-semelle 10 sur la semelle 6, également autour des pions 7 et à la périphérie de la semelle 6, par fusion superficielle de la matière plastique à l'interface entre la semelle 6 et la contre-semelle 10. On conçoit que les alvéoles 12 de la plaque supérieure Il permettent aux pions 7 d'être exactement coiffés par la contre semelle 10 qui est alors déformée par lesdits pions de sorte à venir s'appuyer sur le fond desdits alvéoles. On a représenté en 13 sur la figure 1 un passage ménagé dans l'une des parois latérales du corps t. Ce passage 13 peut être relié à des moyens d'aspiration quelconques (non représentés), de sorte à créer une dépression dans le logement 2. L'air contenu dans l'espace ménagé entre la semelle 6 et la contre-semelle 10 est alors évacué de cet espace en passant par les trous de la semelle 6 qui sont traversés par les tirures 5. Ainsi, la contresemelle 10 est convenablement appliquée par toute sa partie centrale et par sa périphérie, contre la semelle 6. L'appareillage qui vient d'être décrit permet ainsi d'obtenir un coussinet de brosse pneumatique perfectionné, compor tant-essentiellement la semelle 6, l'ensemble des tirures 5 et la contre-semelle 10. Cette contre-semelle empêche efficacement que les tirures ne pénètrent plus en avant dans l'espace ménagé entre la contre-semelle 10 et le support rigide de la brosse, lorsque le coussinet est encastré dans un support, et ceci sans que le coussinet perde sa souplesse. Dans le cas où la semelle 6 est en caoutchouc, on pourrait prévoir, afin de rendre la contre-semelle 10 plus solide, d'utiliser une feuille mince composite constituée par exemple d'une feuille de toile recouverte,des deux côtés ou éventuellement seulement sur sa face inférieure, d'une couche de caoutchouc non vulcanisé. La feuille de toile empêche alors plus efficacement que les extrémités des pions 7 ne percent la contre-semelle 10 lorsque la brosse est utilisée. On pourrait prévoir également de remplacer la plaque supérieure 11 par un coussin de caoutchouc-mousse, lequel serait appliqué sur la contre-semelle 10 par une plaque chauffan- te plane. Là encore, on obtiendrait que la contre-semelle 10 épouse parfaitement la forme des pions 7 et s'applique par toute sa surface à la fois sur les pions 7 et sur les surfaces supérieures de la semelle 6 qui entourent ces pions de même que sur la périphérie de ladite semelle. On pourrait prévoir également de remplacer la plaque supérieure 11 par une plaque comportant un lamage unitaire susceptible de recouvrir l'ensemble des pions 7, par suite de quoi l'usinage de ladite plaque 11 serait notablement simplifié. Dans ce cas, il est souhaitable de prévoir un apport d'air sous pres sion à l'intérieur dudit lamages, pour que, là encore, la contre- semelle 10 coiffe convenablement tous les pions 7 et vienne en contact avec les surfaces supérieures de la semelle 6 qui entourent lesdits pions. Une telle plaque supérieure 11 à lamage unique pourrait également être chauffée par tout moyen convenable, par exemple par résistance électrique, par convexion d'un courant d'air chaud etc... On peut aussi envisager d'utiliser une plaque supérieure Il comportant des alvéoles 12 tels que ceux qui sont représentés à la figure 1, et comportant en outre, dans les espaces séparant lesdits alvéoles, un ensemble d'aiguillesl4 susceptibles d'augmenter la pression avec laquelle la contre-semelle 10 est appliquée sur le semelle 6 autour des pions 7. Ces aiguilles 14 peuvent etre amovibles, ce qui permet d'adapter leur nombre et leur disposition à la configuration et aux dimensions de la semelle (voir figure 2). Des plaques Il dxfférentes, mais mettant en oeuvre de telles aiguilles 14 sont représentées aussi aux figures 3 et 4. A la figure 3, il s'agit d'une plaque à lamage unique 15 ; a la figure 4, il s'agit d'une plaque pleine. Dans ce dernier cas, on peut prévoir des aiguilles 14 un peu plus longues, de sorte que la plaque il ne se situe pas trop près de la contre-semelle, pour que celle-ci ne soit pas trop chauffée. La longueur dépassante des aiguilles 14 peut être par exemple de 10 mm environ. Dans le cas où la semelle 6 et la contre-semelle 10 sont en matière plastique, il peut être treks avantageux de prévoir une phase supplémentaire du procédé selon lequel la contre-semelle 10 est fabriquée séparément. A cet effet, on peut utiliser un moule 16 te que celui qui est représenté sur la figure 5, dont l'une des faces présente des alvéole17et l'autre des saillies 17'. Il suffit alors d'injecter de la matière plastique dans le moule 16 pour obtenir directement une contre-semelle analogue à la contre-semelle 10 représentée à la figure 1. On pose alors cette contre-semelle sur la semelle 6, de sorte que ses alvéoles (correspondant aux saillies 17' du moule) coiffent exactement les pions 7, par suite de quoi il suffit de la chauffer pour qu'elle adhère convenablement à la semelle 6, comme précédemment. Il ntest alors nécessaire de mettre en oeuvre qu'un apport de chaleur relativement faible, du fait que cet apport n'est aucunement utilisé pour ltélaboration des déformations dans la contre-semelle 10, mais seulement pour produire une fusion superficielle de la matière plastique à l'interface entre la semelle et la contre-semelle. On ne risque pas, grâce à cette disposition, de mettre en oeuvre un apport de chaleur trop élevé, qui risquerait de détériorer définitivement la matière plastique et éventuellement les pions 7 des tirures 5. On peut d'ailleurs diminuer encore l'apport de chaleur nécessaire, en prévoyant dans ce cas de remplacer la plaque1gu périeure 11 par une simple grille ou par une plaque perforée/venant couvrir les parties en saillie de la face supérieure de la contre-semelle pour appliquer celle-ci contre la semelle 6, à l'endroit des surfaces de celle-ci qui entourent les pions 7. Une telle plaque perforée, recouvrant une telle contre-semelle 10, fabriquée par injection de matière plastique, est représentée à ti- tre d'exemple à la figure 6. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. Notamment, la contre-semelle pourrait être élaborée in situ, en prévoyant sur la semelle, autour desdits pions, une paroi latérale de moule, à savoir un moule ouvert vers le haut, et dans lequel cn déverserait, par exemple, de la matière plastique granul aire ou liquide. Une plaque chauffante serait ensuite rapportée sur le dessus dudit moule, pour le fermer, ce qui provoquerait alors la polymérisation de ladite contre-semelle et son adhésion à la semelle. Dans le cadre de l'invention1 on peut également fixer une contre-semelle, par exemple en matière plastique, sur une semelle en un matériau différent , par exemple en caoutchouc. Pour ce faire, il suffit d'enduire de matière plastique la face de la semelle qui est destinée à venir au contact de la contre-semelle. REVENDICATIOI4S Procédé de fabrication d'un coussinet souple pour brosse pneumatique, un coussinet étant constitué par une semelle en un matériau souple destinée à être encastrée dans un support rigide de brosse et sur laquelle sont montées des tirures, lesquelles sont légèrement en saillie sur la face intérieure de la semelle, par des parties appelées pions, caractérisé en ce qu'il consiste à fixer sur la semelle, du côté où apparaissent lesdits pions, une contre-semelle souple, de préférence en le même matériau que celui qui constitue la semelle, ladite contre-semelle adhérant à la semelle suivant toutes les surfaces de celle-ci qui entourent lesdits pions, et suivant sa périphérie, grâce à quoi au moins les têtes des pions sont maintenues en place et sont empêchées de se déplacer vers l'intérieur, à savoir de pénétrer plus avant dans l'espace ménagé alors entre la contre-semelle et le support de brosse. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite fixation de la contre-semelle sur la semelle est réalisée par un apport de chaleur, de préférence grâce à une plaque chauffante que l'on applique avec une certaine pression contre la face extérieure de la contre-semelle. 3. Procédé selon la revendication 2, selon lequel on prévoit une contre-semelle en caoutchouc non vulcanisé, la semelle étant en caoutchouc, caractérisé en ce que ledit apport de chaleur est suffisant pour réaliser la vulcanisation de ladite contre-semelle en la faisant adhérer à la semelle. 4. Procédé selon la revendication 2, selon lequel on prévoit une contre-semelle en matière plastique, la semelle étant également en matière plastique, caractérisé en ce que ledit apport de chaleur est suffisant pour faire adhérer la contre-semelle sur la semelle par auto-soudage, à savoir par fusion superficielle de la matière plastique à l'interface entre la semelle et la contresemelle. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que ladite plaque chauffante comporte, sur sa face destinée à s'appliquer sur la face extérieure de la contre-semelle, un ensemble d'alvéoles répartis de sorte à venir exactement coiffer les pions lorsque ceux-ci sont recouverts par la contre-semelle, les surfaces séparant lesdits alvéoles constituant alors des surfaces de pression susceptibles d'appliquer la contre-semelle sur la semelle, autour desdits pions et à sa périphérie, 6.Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on prévoit une phase supplémentaire selon laquelle on réalise séparément la contre-semelle, no tannent par injection de matière, de préférence de la matière plastique, dans un moule comportant au moins sur l'une de ses faces un ensemble de saillies nt le positionnement et le nombre correspondent au positionnement et au nombre des pions, par suite de quoi on obtient une contre-semelle pouvant venir exactement coiffer les pions. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications i à 5, caractérisé en ce que l'on élabore la contre-semelle in situ, en déposant la matière dont elle doit être constituée à l'intérieur d'une paroi latérale de moule ouvert vers le haut et posé sur la semelle, une plaque chauffante étant ensuite rapportée sur le dessus dudit moule pour le fermer et durcir ladite matière, ce qui permet ainsi d'obtenir la contre-semelle et son adhésion à la semelle. 8. Appareillage pour la mise en oeuvre du procédé conforme à l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte : un corps de support creux, susceptible d'une part de supporter une semelle de brosse par sa périphérie, et d'autre part de recevoir l'ensemble des tirures dans un logement interne ; une plaque à aiguilles disposée dans ledit logement, et dont les aiguilles, en passant entre les tirures, sont susceptibles de supporter par leurs extrémités la face infÉrieure de la semelle ; une plaque susceptible de s'appliquer sur les pions des tirures, par l'intermédiaire d'une contre-semelle souple recouvrant lesdits pions ; et des moyens de chauffage de ladite plaque. 9. Appareillage selon la revendication 8, caractérisé en ce que ladite plaque comporte, sur sa face destinée à venir s'appliquer sur la contre-semelle, un ensemble d'alvéoles dont le nombre et le positionnement correspondent au nombre et au positionnement des pions. 10. Appareillage selon la revendication 8, caractérisé en ce que ladite plaque est constituée d'une grille ou d'une plaque perforée dont les orifices correspondent aux pions, en nombre et en postionnement, grâce à quoi ladite plaque peut alors s'appliquer sur une contre-semelle préfabriquée dans un moule, par exem ple par injection, et présentant des saillies correspondantes, susceptibles d'être coiffées extérieurement par ladite grille. 11. Appareillage selon l'une quelconque des revendications 7 à 9, caractérisé en ce qutil comporte une prise d'aspiration débouchant dans ledit logement interne du corps de support creux, et permettant de mettre ledit logement en dépression par rapport à la pression régnant entre la semelle et la contre-semelle. 12. Appareillage selon l'une quelconque des revendications 8 à li, caractérisé en ce que ladite plaque susceptible de s'appliquer sur les pions des tirures, par l'intermédiaire d'une contre-semelle souple recouvrant lesdits pions, est pourvue d'aiguilles dont le nombre et le positionnement correspondent au nombre et au positionnement des surfaces de ladite semelle qui entourent les pions, et dont les extrémités sont adaptées à exercer une certaine pression sur lesdites surfaces. 13. Brosse pneumatique à coussinet souple,caractérisée en ce que ledit coussinet comporte des tirures montées sur une semelle souple, légèrement en saillie sur la surface intérieure de ladite semelle par des parties appelées pions1 et une contresemelle souple, de préférence en la même matière que la semelle, et adhérant à celle-ci,en coiffant lesdits pions1 à la fois par les surfaces supérieures de la semelle qui entourent lesdits pions et par la périphérie de ladite semelle.