La présente invention concerne les machines à rainer les planches de bois en we d'un aboutage ultérieur. Elle concerne également toutes machines dont l'alimentation en matériel s'effectue par l'intermédiaire d'un tapis transporteur, ce matériel devant entre aligné le long d'une référence rectiligne. Elle a pour objet un procédé pour rainer les deux extrémités d'une planche de bois ainsi qu'une machine à rainer mettant en oeuvre ce procédé. Elle a pour objet également, d'une façon générale, un dispositif de mise à référence permettant d'aligner tout matériel le long d'une référence rectiligne. Parmi les planches brutes de diverses longueurs issues directement des coupes de bois, certaines comportent un grand nombre de noeuds qui les rendent impropres à la fabrication d'huisseries ou à la confection de divers ouvrages menuisés. Ces planches imparfaites étaient encore il y a quelques années utilisées pour l'élaboration de la pate à papier. Depuis l'apparition des colles modernes, elles ont pu etre récupérées en les découpant de part et d'autre des noeuds et en recollant les morceaux placés bout à bout. Cette dernière opération s'appelle l'aboutage : les planches sont préalablement rainées à chacune de leurs extrémités puis collées et emboitées par leurs rainures respectives (les rainures sont une juxtaposition de dents et de creux com plémentaires). Jusqu a présent les opérations de rainage du bois n'ont guère été autema- tisés pour deux raisons essentielles - d'une part, les planches à rainer sont de longueurs très diverses ce qui rend difficile leur mise à référence pour l'alimentation en continu d'une machine automatique, - d'autre part, les planches doivent entre rainées à leurs deux extrémité ce qui nécessite de les retourner et les remettre à référence après avoir rainé une première extrémité de ces planches pour les repasser dans la machine. Pour ces raisons, les opérations de rainage ont été jusqu'à présent essentiellement manuelles : après un premier triage des planches en catégories de longueurs similaires, un opérateur dispose les planches d'une mebme catégorie par paquets à une meme référence dans le plan tangent d'une fraise à rainer rotative puis, après une première découpe pour mettre ces planches à l'équerre, il effectue une première passe sur la fraise afin de rainer une première extrémité de ces planches ; après avoir saisi le paquet à la main et l'avoir retourné, il effectue les mimes opérations que pour la première extrémité des planches avec une secon de passe sur la fraise pour rainer la deuxième extrémité de ces planches. Certaines entreprises utilisent deux postes à rainer disposés en vis-à-vis entre lesquels se trouve un tapis à rouleaux ; dans ce dernier cas l'opération de retournement des planches est supprimée, ces dernières étant simplement transférées d'un poste à l'autre par une opération semi-manuelle. Au cours de ces opérations, la production est intermittente "par paquets"; les différentes opérations ne peuvent, par ailleurs, s'effectuer sans difficultés majeures que dans la mesure où les planches sont de longueurs à peu près similaires (classement par catégories). La présente invention a pour objet de pallier ces inconvénients. Elle propose dans ce but un procédé entièrement nouveau de rainage du bois permettant de rainer en continu une série de planches dont les longueurs peuvent varier dans une large gamme ainsi qu'une machine automatique à rainer mettant en oeuvre ledit procédé. Ce dernier consiste à - déplacer chaque planche à rainer parallèlement à elle-mebme de façon à déplacer la première extrémité de cette planche dans le plan de ré férence de la fraise tournante d'un premier poste à rainer puis, après rainage, - continuer le déplacement de la planche parallèlement à elle-m & e tout en changeant la référence de la planche c'est-à-dire en faisant coincider progressivement la deuxième extrémité de la planche avec le second plan de référence d'un second poste à rainer et rainer cette seconde extrémité par passage dans ce poste. Dans ce procédé, le transfert de la planche d'un poste à l'autre est con tint. D'une façon avantageuse, le transfert d'une référence à l'autre se fait en repoussant la planche transversalement à son déplacement à travers le premier plan de référence, de la longueur de la planche augmentée ou diminuée d'une longueur constante. De la sorte, les deux postes de rainage peuvent être disposés en vis-a-vis à quelques distances l'un de l'autre de part et d'autre de la ligne rectiligne moyenne de translation de la planche située entre les deux plans de référence parallèles de ces postes. Ces postes peuvent par ailleurs être orientés indifféremment vers ladite ligne rectiligne moyenne (planche repoussée de sa longueur diminuée d'une constante) ou vers l'extérieur de cette ligne (plan che repoussée de sa longueur augmentée d'une constante). L'application du procédé précédent à une série de planches se caractérise alors par les opérations suivantes - disposer les planches à rainer parallèlement entre elles dans une série de plans parallèles distants les uns des autres en prenant soin de placer la première extrémité de chacune des planches dans le premier plan de référence d'un premier poste de rainage ; dans la pratique, comme on le verra plus loin, il suffit d'aligner ces planches sur un premier tapis transporteur. - Translater alors ensemble dans un mouvement continu l'ensemble des planches suivant une direction parallèle au premier plan de référence d'un premier poste de rainage à un second poste de rainage placé en vis-à-vis par rapport au premier poste et dont le plan de référence est sensiblement parallèle au premier plan de référence de l'autre caté de la ligne moyenne de translation des planches. - Rainer la première extrémité de chacune des planches. - Entre les deux postes, repousser transversalement chacune des planches à travers le premier plan de référence de la longueur de la planche, augmentée d'une longueur constante ou diminuée d'une longueur cons tante n'excédant pas la longueur de la plus petite des planches, de façon à placer chacune des deuxièmes extrémités des planches dans le second plan de référence. Ce mouvement transversal est intermittent, il s'interrompt dès que la seconde extrémité est mise à référence. Après astre passées à travers le second poste de rai nage, les planches sont trend férées vers l'abouteuse proprement dite. - Rainer la deuxième extrémité de chacune des planches. Pour mettre en oeuvre ce procédé nouveau, une machine à rainer selon l'invention se caractérise en ce qu'elle comporte - deux postes de rainage placés en vis-à-vis et décalés l'un par rapport b l'autre, les plans de référence de chacun des postes étant parallèles entre eux, - un moyen pour positionner et translater dans un mouvement continu les planches du premier poste de rainage au second poste et - un dispositif de changement de référence permettant de translater cha que planche entre les deux postes de rainage transversalement à leur direction de mouvement continu de façon à les déplacer parallèlement à elles-m & es jusqu'a coincidence de leur deuxième extrémité avec le deu xième plan de référence du second poste de rainage. Selon une caractéristique de l'invention, le moyen pour positionner et translater les planches d'un poste de rainage à un autre se compose d'au moins deux tapis transporteurs sans fin défilant dans la meme direction, I'un devant le premier poste de rainage, I'autre devant le second poste de rainage, les deux tapis se juxtaposant dans une zone comprise entre les deux postes (par zone de juxtaposition on entend zone dans laquelle un plan perpendiculaire à la direction d'avancement des tapis coupe les deux tapis). Chacun de ces tapis porte des glissières équidistantes dans lesquelles sont mises en place les planches à rainer.Les tapis sont synchronisés de telle sorte que, dans ladite zone de juxtaposition, les glissières correspondantes de chacun des tapis se trouvent alignées. II est ainsi possible, par un système mécanique vu plus loin, de repousser les planches d'un tapis vers l'autre pour changer la référence de ces dernières. Un moyen de blocage est prévu dans chaque glissière pour maintenir les planches dans leur position sur le tapis transporteur. Selon une caractéristique essentielle de l'invention, le dispositif de changement de référence est constitué d'une chaise sans fin à poussoirs guidée dans ses mouvements par des organes de guidage, disposée au-dessus du premier tapis dans la zone terminale située après le premier poste de rainage, une partie de ladite chaîne étant rectiligne et coupant en oblique le premier tapis sensiblement parallèlement à ce tapis. Cette chaise comporte un certain nombre de poussoirs à distances régulières qui s'engagent au cours du mouvement de la chatte entre les glissières du premier tapis ; l'un des organes de guidage de la charte assure par ailleurs un changement de direction à celle-ci en extrémité de ladite partie rectiligne. Un mécanisme d'asservissement synchronise les mouvements de la chaîne avec ceux du premier tapis eux-meXmes synchronisés avec ceux du second tapis de telle sorte que la vitesse d'avancement des poussoirs de la charte dans ladite partie rectiligne suivant la direction d'avancement du premier tapis soit égale à la vitesse d'avancement du premier tapis (ou du second tapis). Ainsi, au cours des mouvements de l'ensemble de la machine, les mouvements relatifs des poussoirs par rapport au premier tapis s'effectuent dans une direction parallèle à chaque glissière si bien que ces derniers glissent le long des glissières dans lesquelles ils se sont engagés et repoussent par ce biais les planches qu'elles contiennent dans les glissières du second tapis se trouvant, dans la zone de juxtaposition des tapis, à l'alignement. Le changement de direction vers l'extrémité de ladite partie rectiligne, dans une zone comprise entre les deux tapis, permet aux poussoirs de se séparer des planches qu'ils poussent par évolution naturelle de chaque poussoir et de la planche correspondante poussée dans deux directions différentes. A cet instant précis (séparation), la planche qui n'est plus poussée ne reste soumise, par l'intermédiaire du second tapis, qu'à un mouvement de translation parallèle à la vitesse de défilement des tapis. Toutes les planches se trouvent ainsi entre mises a une meAme référence correspondant à la séparation des poussoirs des planches. Selon une caractéristique complémentaire de l'invention, une pièce fixe de contre réaction est placée sur le passage des planches à rainer mises à référence par la chaîne à poussoirs, de telle sorte qu'en venant coopérer avec elle, les planches poussées par contre réaction dans lesdites glissières du second tapis soient soumises de nouveau à un mouvement de translation transversal à l'avan- cement des tapis. Cette pièce fixe permet de parfaire la mise à référence effectuée par la chaîne à poussoirs. La ligne de référence déterminée par cette dernière n'est en effet pas exactement rectiligne du fait de l'imprécision de l'instant au cours duquel chaque poussoir se sépare de la planche qu'il pousse (mouvement progressif et continu). Selon une caractéristique complémentaire de l'invention, le moyen de blocage des planches dans leurs glissières est entraîné en mouvement par un troisième tapis défilant entre les deux autres à la même vitesse que ces derniers. Selon une forme de réalisation préférée ce troisième tapis est constitué de trois chaînes distantes défilant dans un mebme plan, l'une des chaines étant de préférence sensiblement équidistante des deux autres. Une pièce métallique formant mors fixe pour le moyen de blocage relie les deux chaînes extrêmes en pont à intervalles réguliers tandis que la troisième chaine intermédiaire porte une série de pièces métalliques articulées sur les maillons et disposées à des intervalles de meAme longueur que les précédents.Cette pièce mobile articulée formant le mors mobile du moyen de blocage est rappelée vers la chatte intermédiaire par un système élastique s'appuyant sur lesdits maillons et comporte une queue recourbée de l'autre coté de l'articulation. Le fonctionnement de ce moyen de blocage est le suivant: une rampe est placée sous le troisième tapis dans la zone du premier tapis correspondant à l'introduction des planches à rainer. Cette rampe coopère avec ladite queue et permet d'écarter par contre réaction le mors mobile du mors fixe du moyen de blocage. Le premier et le troisième tapis sont agencés en cette zone de telle sorte que l'espace ménagé entre les deux mors soit dans l'alignement des glissières du premier tapis. Les planches sont introduites dans les glissières du premier tapis et entre les deux mors du moyen de blocage. La rampe d'une longueur déterminée s'efface quelques distances après ce qui permet au mors mobile de se refermer sur le mors fixe sous l'action du système de rappel élastique. La planche se trouve ainsi bloquée dans sa glissière.Etant mise à référence sur le premier tapis elle subit la première opération de rainage au cours de son transport sur le premier tapis puis, par l'action des poussoirs du système de changement de référence, elle est repoussée vers le second tapis en correspondance contre l'action de frottement des mors du moyen de blocage restant sous tension (action continue dudit système de rappel élastique). L'action de frottement précédemment décrite permet de faire glisser chacune des planches d'une façon continue dans leur glissière et de les immobiliser immédiatement à la seconde référence dès la séparation des poussoirs de ces planches. Ladite pièce fixe de contre réaction vient ensuite parfaire la référence contre l'action des mêmes forces de frottement et les planches sont rainées dans le second poste de rainage en étant transportées par le second tapis. Vers llex- trémité de ce second tapis, c'est-à-dire en extrémité de troisième tapis, une rampe semblable à celle disposée au début de ce troisième tapis permet, par le mécanisme décrit au paragraphe précédent, d'ouvrir les deux mors du moyen de blocage ; le transfert des planches vers l'abouteuse est alors possible. Lorsque la machine est destinée à recevoir des planches de diverses épaisseurs, un moyen de réglage, selon une caractéristique complémentaire de llin- vention, est prévu pour l'écartement maximal des mors de blocage. Une façon simple de réaliser cet écartement réglable consiste à prévoir la possibilité de déplacer la chaise intermédiaire du troisième tapis (supportant le mors mobile) par rapport aux deux chaînes extrêmes (supportant le mors fixe), par exemple en décalant les pignons d'entrninement ou de support de la chaine intermédiaire par rapport à ceux, correspondants, des choivnes extremes. Selon une caractéristique subsidiaire de l'invention, les glissières desdits premier et deuxième tapis sont formées par les espaces ménagés entre deux profilés métalliques s'emboîtant l'un dans l'autre. Chacun de ces profilés métalliques est supporté et entraîné par deux channes qu'il relie en pont. Chaque tapis comporte ainsi quatre chaises se décomposant en deux groupes de deux chaines reliées entre elles à distances régulières par des traverses en profilé métallique. Un moyen de réglage analogue à celui décrit pour le moyen de blocage permet, selon une caractéristique complémentaire de l'invention, de faire varier la dimension de l'espace ménagé entre les deux dits profilés métalliques clest-à- dire la largeur de la glissière (pour recevoir des planches de différentes épaisseurs), par exemple en prévoyant un décalage relatif des pignons de support et d'entralnement des deux groupes de deux chaines. Selon une caractéristique très subsidiaire de l'invention, un dispositif de blocage supplémentaire des planches dans leurs glissières est préw au niveau de chacun des postes de rainage. Ce dispositif comporte au moins une chenillette à galets presseurs s'élevant au-dessus du troisième tapis ou au-dessus du premier ou second tapis correspondant audit poste de rainage, cette chenillette étant supportée par un bâti mobile verticalement et tendue vers le bas par un système élastique. Lorsque les planches à rainer, bloquées entre les deux mors du moyen de blocage porté par le troisième tapis parviennent sous ce dispositif, elles sont fortement appliquées par ladite chenillette contre l'action dudit système élastique sur le fond des glissières ce qui évite leur déplacement éventuel vers le haut au cours de l'opération de rainage. Selon une autre caractéristique très subsidiaire de l'invention, la machine à rainer comporte deux postes d'encollage des extrémités rainées situés chacun immédiatement après un poste de rainage dans le sens d'avancement des tapis. La présente invention vient d'etre exposée dans son application très spécifique aux machines à rainer le bois. II est bien évident que son esprit général ne se limite pas à ce type de machine. Les postes de rainage pourraient en effet être remplacés par tout autre poste d'usinage sans sortir du cadre de l'invention, I'essentiel de cette dernière résidant dans la disposition des tapis transporteurs et dans le mécanisme de trans- fert d'un tapis à l'autre des matériels qu'ils transportent. Dans ces conditions, ledit dispositif de changement de référence peut se concevoir comme un dispositif plus général de mise à référence puisqu'il permet d'aligner sur une même droite des matériels en translation disposés sur un tapis transporteur. En particulier la chaîne à poussoirs peut etre remplacée par tout moyen permettant de mettre en mouvement des organes intercepteurs selon une trajectoire rectiligne coupant ce tapis. De même, la séparation du contact de l'organe intercepteur avec I'objet qu'il pousse peut entre réalisée de diverses manières. Un changement de direction de déplacement de l'organe intercepteur par rapport à la direction d'avancement du tapis transportant les matériels parait la solution la plus simple. On peut imaginer cependant que ltorgane intercepteur s'escamote par un système mécanique lorsqu'il parvient à un point donné de sa trajectoire rectiligne (une rampe coopérant avec un système de retrait élastique par exemple ou toute autre solution). On peut également imaginer que ce dispositif de mise à référence soit utilisé sur un seul tapis. Un exemple de réalisation consisterait ici à mettre en mouvement les organes intercepteurs selon deux trajectoires rectilignes concourantes, les angles respectifs de ces trajectoires par rapport à la direction d'avancement du tapis étant égaux (afin de rendre égales sur chacune de ces trajectoires les vitesses d'avancement des organes intercepteurs suivant la direction d'avancement du tapis). II suffirait de prévoir, dans le cas ou l'organe intercepteur est engagé dans une glissière et dans le cas où le changement de direction se ferait non immédiatement mais suivant une ligne courbe (système à chaînes par exemple) un espace ménagé dans la glissière pour laisser échapper l'organe intercepteur de cette glissière au moment ou il change de direction suivant ladite ligne courbe. L'organe intercepteur retraverserait ainsi le tapis dans le sens inverse en restant dans une position située entre deux glissières par exemple. Enfin la disposition meme des différents tapis transporteurs telle qu'elle apparaît dans la forme de réalisation de l'invention décrite ci-après n'est qu'une solution technique parmi d'autres, aucunement limitative. On peut imaginer en effet sans sortir du cadre de l'invention, que les planches à rainer transportées par le premier tapis sont repoussées à travers le premier plan de référence et largement au-delà de ce plan vers le second tapis. Les postes de rainage sont dans ce cas orientés en vis-à-vis mais chacun vers l'extérieur de la ligne de translation moyenne des planches (cas où les planches sont repoussées de leur longueur augmentée d'une constante). II suffirait alors de disposer un autre tapis, coupé par le dispositif de changement de référence, défilant entre le premier et le second tapis mais uniquement dans la zone de juxta position de ces derniers pour assurer le transfert des planches d'un tapis (premier) à l'autre (second). Dans le meme ordre d'idées, la disposition d'un troisième tapis transportant les moyens de blocage de chacune des planches dans les glissières est particulièrement avantageuse. Elle n'est cependant pas nécessaire et pourrait etre remplacée par un système de blocage par tapis (premier et second) sans sortir du cadre de l'invention. L'invention peut etre mise en oeuvre en fait dans toute machine alimentée en continu en matériels divers par des systèmes de tapis transporteurs, ces matériels devant être mis à référence avant l'introduction dans la machine. La présente invention ayant maintenant été exposée sous sa forme générale, elle sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit en regard des dessins annexés, lesquels description et dessins ne sont donnés qu'à titre d'exemple non limitatif. Sur ces dessins - la figure I représente schématiquement le plan général d'une machine à rainer selon l'invention, - la figure 2 est une perspective générale de la machine à rainer conforme au plan de la figure I, - la figure 3 est une vue en perspective suivant la flèche F du plan de la figure I d'une partie du dispositif de changement de référence selon l'invention, quelques maillons de la chaîne à poussoirs étant vus en détail, - la figure 4 est une perspective des moyens de blocage des planches à rainer, - la figure 5 montre en détail la constitution des tapis transporteurs des planches ayec leurs glissières et le système de réglage de la largeur des glissières (vue suivant G de la figure 1), - la figure 6 représente en perspective le dispositif presseur à chenillettes disposé devant chaque poste de rainage. Selon les figures T et 2 on peut voir respectivement en plan vue de dessus et en perspective générale une machine à rainer selon l'invention. Cette machine comprend deux postes de rainage 5 et 5' disposés en vis-b- vis mais décalés l'un par rapport à l'autre le long d'une ligne de translation mo yenne (symbolisée par l'axe 44) des planches à rainer lut9. Deux tapis transporteurs 1 et i' défilent respectivement devant les postes de rainage 5 et 5'. Ces tapis se juxtaposent dans une zone médiane comprise en tre les deux postes de rainage 5 et 5'. Dans cette zone de juxtaposition se trouve disposé au-dessus du tapis I le système de changement de référence 3 permettant de translater les planches mises à une première référence 50 sur le premier tapis transporteur 1 vers le second tapis transporteur 1'. La pièce de contre réaction triangulaire 58 permet d'ajuster les planches transportées par le second tapis transporteur 1 ' à la seconde référence 51 du second poste de rainage 5'. Dans le détail, les tapis I et I' sont exactement identiques du point de vue de la construction. Ils portent, chacun, une série de glissières équidistantes. Ces glissières sont formées par l'espace ménagé entre deux profilés métalliques 13 et 14 (13' et 14'). Ces profilés métalliques sont respectivement portés par deux groupes de deux chaines parallèles 42 et 41 (42' et 41'). Les groupes de chaînes 41 et 42 (41' et 42') peuvent etre décalés l'un par rapport à l'autre de façon à régler la largeur des glissières. Ce système de réglage montré en détail à la figure 5 sera décrit plus loin. Entre les tapis I et 1' défile un troisième tapis 2 portant les moyens de blocage des planches à rainer dans chacune des glissières des tapis I et 1'. Ce moyen de blocage est constitué d'un mors fixe ou mors d'appui 45 et d'un mors mobile ou mors de bridage 46. Le mors fixe est porté par deux chaines extrêmes symbolisées par les traits d'axe 43 et le mors mobile par une chaîne intermédiaire symbolisée par le trait d'axe 44. Le détail du mécanisme de blocage vu à la figure 4 fait l'objet d'une description dans les lignes qui suivent. Le dispositif de changement de référence 3 est constitué d'un bâti fixe rigide 36 abritant un couloir en circuit fermé. Ce couloir en circuit fermé est constitué d'un chemin de roulement 39 comportant dans sa partie médiane un espace libre (fente) 38. Le chemin de roulement 39 comporte une partie rectiligne 52 coupant en oblique le tapis 1. Sur ce chemin une chaîne à poussoirs 34 est guidée par la fente 38 à travers laquelle les maillons de cette chaîne 34 sont enga3és. Les détails de cette chaîne et du chemin de roulement sont ws en regard de la figure 3 ci-après. Cette chaine 34 est entrai'née en rotation par un pignon 31 situé sensiblement à la verticale de l'espace ménagé entre le tapis 2 et le tapis I. Ce pignon 31 opère un changement de direction à ladite chaine 34 en extrémité de ladite partie rectiligne 52. On peut remarquer également que le bâti fixe 36 du dispositif de change ment de référence 3 comporte une partie réglable 37 susceptible de donner la tension voulue à la chaîne 34 circulant dans la fente 38 du chemin de roulement 39 (un système à vis précisément aperçu en 37 sur les figures I et 2 permet d'écarter plus ou moins cette partie mobile 37 de la partie fixe 36 et d'allonger plus ou moins le chemin de roulement). Les poussoirs 35 de la chaîne 34 sont espacés régulièrement sur les maillons de cette dernière de telle sorte que dans la partie rectiligne 52, la projection de la distance séparant deux poussoirs consécutifs sur la direction d'avancement des tapis soit égale à la distance entre deux glissières voisines.On comprend très bien, dans ces conditions, que lorsque la vitesse de la chaihe à poussoirs 34 est synchronisée avec la vitesse d'avancement du tapis I de telle sorte que dans ladite partie rectiligne 52 la vitesse d'avancement des poussoirs 35 suivant la direction d'avancement du tapis soit égale à la vitesse d'avancement de ce tapis 1, les poussoirs 35 engagés dans les glissières de ce tapis I évoluent dans un mouvement relatif par rapport à ce tapis le long des glissières transversales de ce tapir Les poussoirs peuvent ainsi pousser les planches à rainer que contiennent ces glissières. II suffit simplement de régler au départ la position de la chaise pour que les poussoirs 35 de ladite partie rectiligne 52 soient effectivement engagés dans les glissières. Les mouvements du tapis 1' sont également synchronisés avec ceux du tapis 1 de telle sorte que la vitesse d'avancement du tapis 1' soit égale à la vitesse d'avancement du tapis 1. Les glissières du tapis I' sont d'autre part mises à l'alignement de celles du tapis I dans leur zone de juxtaposition. Au cours des mou vements de ces tapis I et 1', les glissières des tapis I et 1' évoluant à la mame vitesse dans la meme direction, restent ainsi à cet alignement, De même, le tapis 2 est synchronisé et agencé pour que l'espace ménagé entre le mors fixe 45 et le mors mobile 46 soit constamment à l'alignement des glissières du tapis I ou 1' qu'il longe successivement. Le mécanisme de synchronisation et d'entraînement des tapis I, 1', 2 et du dispositif de changement de référence 3 peut se concevoir très simplement de la façon suivante : un moteur 17 fixé au sol entraîne par l'intermédiaire du pignon 8 et d'une chaîne 20 le pignon 19 solidaire de l'axe 16'. Sur cet axe 16' sont fixés les quatre pignons d'entraînement des deux groupes de chaines 41', 42' du tapis 1' ainsi que les trois pignons d'entraînement des deux chaines extrêmes 43 et de la chaîne intermédiaire 44 du tapis 2. En utilisant sept (quatre plus trois) pignons de même taille, les tapis I et 1' évoluent à la même vitesse. Sur cet axe 16' est préwe une prise de mouvement 21 (pignon de chaîne). Une chaîne ciné matique 25 reliant le pignon 21 au pignon 22 permet d'entraîner l'axe 27 horizon tal solidaire du pignon 22.Un renvoi d'angles par couple conique 28 permet d'en traîner un axe vertical symbolisé aussi par 28 sur lequel est fixé au-dessus du dis positif de changement de référence 3 un pignon 29. Une chaîne cinématique 32 horizontale communique les mouvements du pignon 29 au pignon 30, cette chaî- ne étant tendue par un système de tension 33. Sur le meme axe vertical de ce pignon 30 est fixé un peu plus bas, au niveau de la chaîne à poussoirs sensible ment horizontale 34, le pignon d'entraînement 31 de cette chaîne. La vitesse d'avancement de cette chaîne à poussoirs est ainsi toujours proportionnelle à cel le des tapis 2 et 1'; à l'aide d'un rapport approprié du couple conique 28 on peut la synchroniser exactement comme décrit plus haut.Sur l'axe 27 est fixé un se cond pignon 23 permettant, par l'intermédiaire de la chaine 26, d'entraîner un second pignon 24 solidaire de I 'axe 15 sur lequel sont fixés les quatre pignons d'entraînement des deux groupes de chaines 41 et 42 du tapis 1. En donnant un diamètre de même valeur aux pignons 21, 22, 23 et 24, la vitesse du tapis I se trouve constamment égale à la vitesse des tapis 1 ' eut 2. La synchronisation est alors complète. Au niveau de chaque poste de rainage 5 et 5', on peut distinguer la frai se à rainer rotative 6 (6') venant rainer les extrémités des planches mises en pla ce sur le tapis I (I'), bloquées par le mors mobile 46 contre le mors fixe 45 du moyen de blocage porté par le tapis 2. Au niveau de chaque poste de rainage on peut distinguer également le dispositif presseur à chenillettes. Ce dispositif est constitué d'un bâti mobile 10 (10') portant deux axes 53, 54 (53', 54'). Deux chenillettes 11, 12 (II' et 12') sont tendues respectivement dans deux plans verticaux de part et d'autre du bâti 10 (10') entre deux groupes de deux pignons solidaires de chacun des axes 53, 54 (53', 54'). Le bâti mobile 10 (10') est guidé dans ses mouvements verticaux au moyen de deux colonnettes 7 (7'). Le volant 8 (8') permet au moyen d'un système classique à tige filetée de régler la hauteur des chenillettes 11, 12 (11', 12') au-dessus du tapis 2. Les détails de structure de ce dispositif presseur ainsi que son fonctionnement sont vus ci-après en regard de la figura 6. Sur la figure I on peut voir également au niveau des postes de rainage, I'emplacement des postes éventuels d'encollage 9 (9'). On peut signaler à cette occasion que la mise en place de deux postes d'encollage présente un intérêt particulier lorsque l'on utilise une colle avec un durcisseur. II suffit en effet d'appliquer le durcisseur à une première extrémité (poste 9) et la colle proprement dite à l'autre extrémité (poste 9') puis d'abouter automatiquement ultérieurement chaque première extrémité avec chaque seconde extrémité des planches. Par rapport à la figure I, on peut apercevoir sur la perspective de la figure 2 le bâti 55 (55') du poste de rainage 5 (5') supportant le bâti mobile 10 (10') du dispositif presseur. On peut apercevoir également à ce niveau l'axe 40 de la fraise à rainer 10 (non représentée sur la perspective), tout le mécanisme d'entraînement de cette fraise étant situé à l'intérieur du caisson de propreté 56. A la partie supérieure 57 de ce caisson, sensiblement plane, on peut disposer le poste d'encollage 9 (idem 57', 9'). Enfin, on aperçoit très bien sur la perspective de la figure 2 les bâtis 47 et 48 supportant les tapis 1, 1' et 2. Des moyens de guidage non représentés s'appuyant sur ces bâtis et guidant les diverses chaînes d'entraînement de ces tapis assurent la parfaite planéité de la surface de transport et une bonne rigidité au niveau des postes de rainage (les planches doivent être étroitement bloquées). Le fonctionnement de la machine à rainer qui vient d'etre décrite est le suivant : les planches à rainer sont mises en place automatiquement dans les glissières du tapis T entre le mors fixe 45 et le mors mobile 46 en position ouverte en début de ce tapis I, à la référence 50. Au fur et à mesure de la translation des planches transpodées par le tapis 1, chaque mors mobile 46 se referme sur le mors fixe 45 conformément au mécanisme décrit plus loin pour bloquer chaque planche mise à référence dans sa glissière. Au niveau du premier poste de rainage 5, chaque planche passe sous les chenillettes 11 et 12 dudit dispositif presseur. L'action de ces chenillettes a pour effet de presser les planches contre le fond des glissières et éviter ainsi tout déplacement vers le haut au cours de l'opération de rainage qui suit.Ainsi étroitement bloquée, une première extrémité des planches est rainée par passage sur la fraise 6 du premier poste de rainage 5. Cette première extrémité est ensuite éventuellement encollée (poste d'encollage 9). Au cours de sa translation sur le tapis transporteur 1, chaque planche vient ensuite rencontrer un poussoir 35 de la chaîne à poussoirs 34 du dispositif de changement de référence 3 qui s'est ,engagé dans la glissière de cette planche. L'action de ces poussoirs a pour effet de repousser les planches, contre l'action de frottement des moyens de blocage portés par le tapis 2, vers le tapis I' dont les glissières sont en correspondance.En extrémité de la partie rectiligne 52 de la trajectoire des poussoirs, le changement de direction imprimé à ces derniers dans une zone située entre le tapis 2 et le tapis I, provoque la séparation de chaque poussoir de la planche qu'il pousse qui, soumise à la seule translation du tapis 1', poursuit son chemin vers le second poste de rainage 5'. Ces planches rencontrent alors la pièce de contre réaction triangulaire 58 qui les repousse jusqu'à la seconde référence exacte 51 du second poste de rainage 5'. Ainsi mises à référence les deuxièmes extrémités des planches subissent les mêmes opérations de rainage et d'encollage que les premières extrémités par passage dans le poste de rainage 5' et le poste d'encollage éventuel 9' tout en restant étroitement bloquées par lesdits moyens de blocage et le dispositif presseur à double chenillettes 11', 12'. En bout de tapis 1', lesdits moyens de blocage s'ouvrent pour permettre l'évacuation des planches vers une abouteuse automatique non représentée. Sur la figure 3, on peut apercevoir en détail la chaîne à poussoirs 34 s'élevant dans un plan horizontal au-dessus du tapis I (non représenté) dont les glissières contiennent les planches à rainer 49 (deux de ces planches ont été représentées sur la figure). Ce détail étant vu sensiblement suivant la flèche F du schéma de la figure re 1, seule une portion de ladite partie rectiligne 52 apparait. La chaîne à poussoirs est constituée de maillons classiques avec en alternance un maillon externe 63 et un maillon interne 64. A distance régulière sur la chaîne, l'une des deux pièces d'attache d'un maillon externe située d'un meme côté de la chaine 34, en l'occurrence à la partie supérieure de cette chai- ne sur la figure 3, a été remplacée par une pièce métallique plus épaisse 60, traversée par un axe transversal sur lequel sont fixées de part et d'autre des roulettes 61. Cette pièce métallique est articulée à la pièce d'attache inférieure 65 de façon classique et boulonnée à sa partie supérieure par les boulons 62. L'un des axes de ce maillon a été remplacé par une pièce spéciale dont la partie inférieure, de section cylindrique par exemple, dépasse largement du maillon pour former un poussoir 35. La chaîne à poussoirs ainsi constituée est pendue à travers une fente ou espace libre 38 ménagé dans le chemin de roulement 39. Ce chemin est relié au bâti 36 du dispositif de changement de référence comme on le voit sur la figure 3 au moyen de fers de liaison soudés 66. Les maillons pendant à travers la fente 38 sont retenus par les roulettes 61 qui roulent sur le chemin 39. La chaine 34 se trouve ainsi guidée dans ses mouvements tout au long du chemin de roulement 39 par la fente 38. Le système d'entraînement de cette chaîne, classique, au moyen du pignon 31 n'a pas été représenté. Sur la figure 3 également on a montré comment la vitesse absolue de chaque poussoir 35 se décomposait, dans la partie rectiligne 52, en une vitesse Va suivant la direction d'avancement du tapis I et une vitesse Vt transversale au tapis et parallèle aux glissières de ce dernier. II est facile de comprendre que, par rapport au tapis I évoluant lui-meme à la vitesse Va, les poussoirs sont soumis au seul mouvement transversal de vitesse relative Vt et repoussent dans la direction f les planches se trouvant dans les glissières ob il se sont engagés. Sur la figure 4 apparaît en détail la constitution du tapis 2 portant lesdits moyens de blocage des planches à rainer dans leur glissière. Les pièces d'attache latérales de chacun des maillons extérieurs 85 des chaînes extrêmes 43 sont constituées de pièces en U (référencées aussi 85) reliées entre elles par un pont 45 entre les deux chaînes extreAmes. Dans la pratique, I'ensemble de deux pièces en U 85 et du pont 45 est moulé sous la forme d'un élément unique. Sur la figure on aperçoit trois de ces éléments séparés les uns des autres par deux maillons internes 86. La pièce 45 constitue le mors fixe du moyen de blocage. Le mors mobile 46 est fixé à deux loues latérales 89 formant étrier, ces joues étant articulées à distance régulière sur les axes des maillons constitutifs de la chaîne intermédiaire classique 44, ces maillons passant entre les deux joues (sur la figure, articulation autour de l'axe 87). Ces joues latérales 89 se prolongent à l'opposé des mors 46 par des queues recourbées 91 portant en extrémité des roulettes 92. Le mors mobile 46 est, par ailleurs, rappelé vers le mors fixe 45 au moyen de ressorts 90 tendus entre les joues 89 et les axes des maillons de la chaise 44. Le fonctionnement des moyens de blocage décrit est ainsi clair : en disposant sous le tapis 2 une rampe (non représentée) de forme appropriée, les queues 91 venant coopérer avec cette rampe par l'intermédiaire des roulettes 92 au cours de l'avancement du tapis suivant la direction g écartent par contre réaction le mors mobile articulé du mors fixe. De telles rampes placées en début de tapis I et en fin de tapis 1' provoquent l'ouverture automatique des moyens de blocage pour les opérations d'introduction des planches à rainer et d'évacuation des planches rainées ; un effacement de ces rampes en provoque par contre la fermeture automatique nécessaire pour les opérations de rainage et de changement de référence. La position relative des pignons classiques d'entraînement des chaînes 43 et 44 est de préférence réglable suivant un mécanisme analogue à celui décrit pour les glissières du tapis 1' en figure 5, de façon à ajuster l'écartement maximum entre le mors fixe 45 et le mors mobile 46 en fonction de la largeur des planches à rainer. Sur la figure 5 apparaît un détail du tapis 1' vu suivant la flèche G de la figure 1. On aperçoit notamment une chaîne de chaque groupe 41', 42' montées chacune sur un pignon d'entraînement correspondant solidaire de l'axe 16'. Les deux pièces d'attache de chacun des maillons extérieurs de ces chaines sont constituées respectivement de pièces en U 80, 81 sur lesquelles sont soudés respectivement en 82 et 83 les profilés métalliques 13' et 14' de chacune des glissières du tapis 1'. On peut voir très nettement sur cette figure 5 que les chaines 41' et 42' peuvent être décalées l'une par rapport à l'autre au moyen d'un accouplement mobile sur l'axe 16', cet accouplement étant susceptible d'entre bloqué dans une position déterminée au moyen des boulons 84. Sur la figure 6 on aperçoit très distinctement le bâti 10' à deux flasques latéraux supportant les deux chenillettes 11' et 12' du dispositif presseur mis en place devant le poste de rainage 5'. En particulier on peut voir sur cette figure une planche 49 placée dans une glissière ménagée entre deux profilés 14', 13' et bloquée par le mors mobile 46 contre le mors fixe 45 correspondant du moyen de blocage porté par le tapis à l'alignement de cette glissière. On peut voir également sur cette figure en avant de la planche 49, une glissière ne contenant pas de planche et pour laquelle par conséquent le mors mobile 46 apparaît en butée vers le mors fixe 45 du moyen de blocage correspondant. Sur cette figure 6 on peut voir en outre des équerres 70 de rigidité supportant la plaque d'appui 71 reliée au bâti mobile 10' (soudée par exemple) sur laquelle viennent prendre appui les ressorts 72 agissant sur la chenillette li' par l'intermédiaire des tampons 73 pour tendre cette chenillette vers le bas. La hauteur du bâti mobile 10' au-dessus du tapis correspondant 1 ' est ajustée en fonction de la hauteur moyenne des planches à rainer (les sections des planches étant nécessairement sensiblement similaires pour un aboutage ultérieur). La position de ce bâti 10' est réglée pour que les planches 49 passant sous les chenillettes 11' et 12' soulèvent ces dernières contre l'action des ressorts 72 en faisant tourner ces deux chenillettes. Les planches 49 se trouvent ainsi appliquées vers le bas sur le fond des glissières. L'invention ayant maintenant été exposée et son intérêt justifié sur un exemple détaillé, la demanderesse s'en réserve l'exclusivité pendant toute la durée du brevet sans limitation autre que celle des termes des revendications ciaprès. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour rainer les deux extrémités d'une planche qui consiste à - translater dans un premier mouvement la planche parallèlement à elle meme de façon à faire translater une première extrémité de cette plan che dans un premier plan de référence d'un premier poste de rainage et - rainer cette première extrémité, - translater dans un second mouvement la planche parallèlement à elle même, de façon à lui faire traverser ledit premier plan de référence et à déplacer sa deuxième extrémité jusqu'à coincidence avec le second plan de référence d'un second poste de ratinage, translater dans un troisième mouvement la planche parallèlement à elle meAme de façon à faire translater sa deuxième extrémité dans ledit se cond plan de référence et - rainer cette deuxième extrémité. 2 - Procédé pour rainer en continu une série de planches par application du procédé selon la revendication 1 à chacune d'elles, ledit procédé étant CARACTE RISE EN CE QU'il consiste à : - disposer les planches à rainer parallèlement entre elles dans une série de plans parallèles distants les uns des autres, la première extrémité de chacune des planches étant située dans le premier plan de référence diun premier poste de rainage, translater ensemble dans un mouvement continu l'ensemble des planches suivant une direction parallèle audit premier plan de référence de sor te que l'ensemble desdits pions parallèles contenant les planches à rai ner traversent successivement ledit premier poste de rainage puis un second poste de rainage orienté en vis-à-vis par rapport au premier poste et dont le plan de référence, dit second plan de référence, est parallèle audit premier plan de référence, rainer la première extrémité de chacune des planches, translater, dans un second mouvement intermittent entre les deux dits premier et second postes de rainage, chacune desdites planches à rai ner dans chacun de leur dit plan parallèle, suivant la direction com mune de toutes les planches orientées de la deuxième extrémité vers la première extrémité de chacune d'elles, d'une longueur égale à cel le de la planche augmentée ou diminuée d'une longueur constante, de façon à faire coincider lesdites deuxièmes extrémités de chacune des planches avec ledit second plan de référence, - rainer la deuxième extrémité de chacune des planches. 3 - Machine pour rainer en continu une série de planches mettant en oeuvre le procédé selon la revendication 2, ladite machine étant CARACTERISEE EN CE QU'elle comprend - deux postes de rainage placés en vis-à-vis et décalés l'un par rapport b l'autre, les-plans de référence -dits premier et second plans de référen ce- de chacun des postes -dits premier et second postes- étant parail8- les entre eux, - un moyen pour positionner et translater dans un mouvement continu les planches du premier poste de rainage au second poste de rainage, - un dispositif de changement de référence permettant de translater cha que planche à rainer parallèlement à elle-meAme entre les deux postes de rainage à travers le premier plan de référence d'une position dans laquelle une première extrémité de ladite planche est en coincidence avec le premier plan de référence à une position dans laquelle la deu xième extrémité de ladite planche est en coincidence avec le second plan de référence du second poste de rainage. 4 - Machine selon la revendication 3- CARACTERISEE EN CE QUE le moyen pour positionner et translater comprend - au moins deux tapis transporteurs sans fin portant chacun une série de glissières parallèles équidistantes, les deux tapis étant synchronisés dans leur mouvement de telle sorte que chaque glissière d'un tapis se trouve dans l'alignement d'une glissière correspondante du tapis voisin dans la zone de juxtaposition de ces deux tapis, les deux tapis minimaux se décomposant en un premier tapis défilant devant le premier poste de rainage un deuxième tapis défilant devant le second poste de ratinage les deux tapis se juxtaposant dans une zone comprise entre les deux postes de rainage, - un moyen de blocage des planches à rainer dans les glissières des tapis. 5 - Machine selon la revendication 4 CARACTERISEE EN CE QUE ledit dispositif de changement de référence est constitué d'une chaîne sans fin à poussoirs, guidée dans ses mouvements par des organes de guidage, disposée au-dessus du pre mier tapis après le premier poste de rainage, une partie de ladite chaîne étant rectiligne et coupant en oblique le premier tapis sensiblement parallèlement à ce tapis, l'un des organes de guidage assurant un changement de direction de la chat, ne en extrémité de ladite partie rectiligne, lesdits poussoirs s'engageant au cours du mouvement de la chaîne entre lesdites glissières dudit premier tapis, les mouvements de la chable étant synchronisés avec ceux des tapis pour que la vitesse d'avancement des poussoirs de la chaîne dans ladite partie rectiligne suivant la direction d'avancement du premier tapis soit égale à la vitesse d'avancement du premier tapis. 6 - Machine selon ia revendication 5 CARACTERISEE EN CE QUE ledit dispositif de changement de référence comporte en outre une pièce fixe de contre réaction placée après la chaine à poussoirs sur le passage des planches à rainer, ladite pièce étant conformée de façon à parfaire la référence en repoussant par contre réaction lesdites planches dans la glissière du deuxième tapis jusqu'à une position prédéterminée. 7 - Machine selon l'une des revendications 4 à 6 CARACTERISEE EN CE QUE ledit moyen de blocage est porté par un troisième tapis parallèle aux deux autres dits premier et deuxième tapis, ledit troisième tapis étant synchronisé à la meme vitesse et défilant entre les deux dits premier et deuxième tapis et entre les deux dits premier et second postés de rainage. 8 - Machine selon la revendication 7 CARACTER1SEE EN CE QUE ledit moyen de blocage est constitué - d'un premier mors fixe reliant en pont les deux maillons de deux chais nes parallèles distantes - d'un second mors mobile articulé sur une troisième chaîne placée entre les deux précédentes et entraînées à la mebme vitesse, ledit second mors étant rappelé vers le premier mors par un système élastique, le second mors comportant à l'une de ses extrémités une queue recourbée l'ensemble des trois chaînes et des deux mors constituant ledit troisième tapis et, - d'une rampe placée sous la troisième chaise vers chacune des deux extrémités du troisième tapis (de sorte que ladite queue recourbée vienne coopérer avec ladite rampe (lorsque la chaîne se déplace, ce qui permet d'écarter le second mors du (premier mors en extrémité de tapis. 9 - Machine selon la revendication 8 CARACTERISEE EN CE QUE la position de ladite troisième chaine peut etre réglée par rapport à celle des deux chaihes sup portant le premier mors, par exemple au moyen d'un système de pignons d'enftai- nement dont les positions respectives sont réglables sur l'arbre d'entrarhement de ces pignons, (de sorte que l'écartement maximal entre le premier et le second mors peut (entre réglé. 10 - Machine selon l'une des revendications 4 à 9 CARACTERISEE EN CE QUE ledit premier et deuxième tapis sont constitués, chacun, de quatre chantes paral ribles entraihées à meme vitesse qui se répartissent en deux groupes de deux chat- nes, les deux chaînes d'un meAme groupe étant reliées entre elles à distancesrégu- lières par des traverses en profilé métallique formant pont, les espaces ménagés entre deux traverses à proximité qui appartiennent à deux groupes distincts constituant lesdites glissières. Il - Machine selon la revendication 10 CARACTERISEE EN CE QUE la position relative des deux groupes des deux chaines peut être réglée, par exemple au moyen d'un système de pignons d'entrainement dont les positions respectives sont réglables sur l'arbre d'entraînement de ces pignons, (de sorte que la largeur de la glissière peut titre réglée en fonction de l'épair (seur des planches à rainer. 12 - Machine selon l'une des revendications 3 à 11 CARACTERISEE EN CEQU'el- le comporte en outre un moyen de blocage supplémentaire des planches à rainer dans leur glissière au niveau de chacun des postes de rainage. 13 - Machine selon la revendication 12 CARACTERISEE EN CE QUE ledit moyen de blocage supplémentaire comprend au moins une chenillette à galets presseurs s'élevant au-dessus du tapis correspondant audit poste de rainage, ladite chenillette étant supportée par un bâti mobile en hauteur et tendue vers le bas par un système élastique. 14 - Machine à rainer selon l'une des revendications précédentes CARACTERISEE EN CE QU'elle comporte en outre deux postes d'encollage situés chacun immédiatement après un poste de rainage dans le sens d'avancement des tapis.