L'invention concerne d'une manière générale la technique de la production d'articles traversés d'ouvertures substantiellement rec-lilignes, parallèles et d'une section transversale remarquablement petite- 5 On a reconnu depuis longtemps qu'une masse en forme de feuille mince traversée d'ouvertures rectilignes d'une dimension extrêmement petite serait susceptible de se prêter à de nombreuses utilisations peut-être importantes. Dans le passé, on a réalisé des filtres métalliques en tissant 10 des fils métalliques pour former de fins tamis, mais les ouvertures résultantes, sont grossières- Selon une autre méthode, on mélange une fine poudre métallique avec une autre poudre qui peut être métallique, puis on fritte le mélange pour former une masse dense que l'on soumet ensuite à une attaque pour éliminer une des poudres- Le 15 produit résultant comporte des pores dont ni les dimensions ni les formes ne sont régulières- Des masses poreuses telles que des tub© en "Vycor" expansé et certains papiers-filtres comportent des ouvea?-tures d'une dimension minimum en coupe transversale, mais leurs possibilités d'utilisation sont très limitées parce qu'on ne peut 20 pas les produire avec des ouvertures rectilignes les traversant de part en part- En outre, elles sont inutilisables en vue d'un certain nombre d'applications pour lesquelles on désire une haute résistance mécanique de rupture à la traction, ' ou des propriétés é-lectriques ou métalliques- Bien que des filtres percés de part en 25 part de trous rectilignes de petite section transversale aient été préparés par irradiation d'une feuille de matière plastique et par attaque préférentielle de la matière qui s'est trouvée sur le parcours des trajectoires de rayonnement, cette méthode est inutilisable sur des métaux. 30 Conformément à l'invention, on peut former des ouvertures dans des feuilles d'alliage ayant subi une solidification directionnelle pour produire des articles se prêtant à des utilisations pour lesquelles des masses poreuses de la technique antérieure étaient impropres- L'invention permet aussi de produire des ouvertures 35 substantiellement cylindriques et parallèles, et de dimension substantiellement uniforme- En outre, en remplissant partiellement ou complètement ces ouvertures ou évidements, selon le cas, avec des matières convenablement choisies, on peut élaborer des masses composites se prêtant à une grande variétés d'applications spécia-40 les- 69 45555 2 2032304 L'invention pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit ainsi que du dessin ci-antiexé, lesquels complément et dessin concernent différents modes de réalisation de l'invention choisis à titre d'exemples non limi-5 tatifs et sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication. La fig. 1 est une coupe longitudinale grossie mille fois d'une mince feuille après 7 minutes d'attaque, et montre l'élimination partielle de tiges riches en chrome. La feuille a été préparée à partir d'une tranche transversale découpée dans un lingot de nickel 10 aluminium-ch±ome ayant subi une solidification directionnelle de la manière décrite dans l'exemple 2 ci-après- La figure 2 montre en plan et à un grossissement de mille fois la surface de la feuille représentée fig- 1 après attaque complète, et permet de distinguer les trous formés par élimination des tiges .15 riches en chrome dissoutes au cours de l'attaque- Si on cherche à le décrire grosso modo et d'une manière générale, un article élaboré selon l'invention est une masse solide comportant de multiples évidements ou ouvertures ayant en coupe transversale des dimensions minimum- Ges évidements et ouvertures 20 sont alignés, c'est-à-dire disposés avec leurs axes longitudinaux substantiellement parallèles les uns aux autres, et en tout cas les évidements et ouvertures sont des trous rectilignes d'un caractère différent de celui des passages tortueux caractéristiques des articles en "Yycor" expansé et en papier-filtre de la technique antéri-25 eure• Tels qu'ils sont utilisés ici, les termes "pore", "ouverture" ou "trou" doivent s'entendre comme désignant un trou s'étendant substantiellement en ligne droite depuis une surface de l'échantillon attaqué jusqu'à la surface opposée- D'autre part, le terme "évide-30 ment" doit s'entendre comme désignant un trou s'étendant substantiellement en ligne droite depuis une surface de l'échantillon attaqué mais se terminant à l'intérieur de cet échantillon- De plus, le mot "phase" désigne une quantité de matière possédant substantiellement les mêmes propriétés telles que structure cristalline et 35; composition. Par l'expression "solidification directionnelle", on entend désigner la solidification de l'alliage dans une seule direction- 1 . En résumé, le procédé selon l'invention consiste à couler un alliage qui à l'état solide est composé d'au moins deux phases- L' 40 alliage coulé est solidifié directionnellement pour produire une 69 45555 3 2032304 structure dans laquelle une des phase est présente sous la forme de multiples tiges substantiellement parallèles s'étendant au travers de la deuxième phase qui sert de matrice. La structure directionnel lement solidifiée est attaquée pour éliminer sélectivement la phase 5 en forme de tiges pour former des ouvertures rectilignes s'étendant de part en part ou, si on le désire, des évidements. L'alliage selon l'invention est un alliage eutectique comportant au moins deux phases à l'état solide. Il suffit qu'il soit d'une composition qui par coulée et solidification directionnelle 10 produise la phase en forme de tiges- Une telle composition est exactement ou approximativement la composition eutectique. L'intervalle dont la composition peut s'écarter de la composition eutectique est déterminable empiriquement pour un alliage donné- Pour une majorité de ces alliages, un tel intervalle atteint jusqu'à en-15 viron 10 % en poids à partir de 1'eutectique- Il existe un certain nombre d'alliages eutectiques qui lorsqu' on les soumet à une solidification directionnelle comportent une phase présente sous la forme de tiges comme l'exige l'invention. Comme exemples représentatifs de ces alliages, on peut citer : 20 NiAl-Cr, Ni-W, NiAl-Mo, Al-Al^i, Ta-TagC, CoAi-Co, Cb-CbgC, Cb-Th, Ni-Ni1 ?Th2, Ni-NijP, Co-Co17Y2, Fe-FeSb, Cr-C, Ti-B, Ti-Th, V-Y^Si, Ni-lTijB, InSb-Sb, et Cu-Cr. Des alliages typiques d'alliages ayant des caractéristiques non-métalliques mais qui sont aussi utilisables selon l'invention sont NaP-LiF, LiP-KaCi, NàF-HaCl et NaF-HaEr-25 G-énéralement, lors de la mise en oeuvre du procédé selon l'in vention, les composants de l'alliage sont fondus ensemble pour obtenir une masse aussi uniforme que possible. La masse fondue est ensuite coulée, par mise en oeuvre d'une méthode classique, à la dimension désirée. 30 L'alliage coulé peut être directionnellement solidifié par un certain nombre de méthodes classiques qui "permettent le passage de l'interface solide-liquide dans une direction, c'est-à-dire un refroidissement de l'échantillon depuis une extrémité jusqu'à l'autre. Généralement, 1'appareillage comprend un moule vertical chauffé é-35 quipé d'un système de refroidissement à son extrémité inférieure (habituellement refroidissement par de l'eau) et de moyens pour régler l'allure de solidification, généralement en éloignant le moule contenant le lingot à une vitesse constante à partir de la source de chaleur utilisée pour fondre le lingot. 40 La phase en forme de tiges produite dans l'alliage direction- 69 45555 4 2032304 nellement solidifié dépend de la composition spécifique de l'alliage et de l'allure à laquelle il est solidifié- L'allure de solidification peut varier largement.. L'allure spécifique de solidification est déterminable empiriquement et dépend largement de la com-5 position particulière de l'alliage et de la dimension des tiges à produire- Une solidification directionnelle satisfaisante d'un certain nombre d'alliage est réalisable à une allure comprise entre _5 environ 1 x 10 centimètre par seconde et environ 0,1 centimètre par seconde. Plus l'allure.de solidification est rapide, plus les 10 tiges sont fines et rapprochées. Inversement, avec une allure de solidification plus lente il se forme moins de tiges mais ces tiges sont d'une manière correspondante d'un diamètre substantielle«-ment.plus gros. Une allure de solidification trop rapide pour une composition d'alliage particulière peut avoir pour résultat la for-15 mation de tiges qui ne sont pas uniformes• En vue de la plupart des applications, les tiges peuvent mesurer depuis environ 1000 o Angstroms de diamètre jusqu'à environ 10 microns de diamètre. D'une manière correspondante, la densité des tiges peut se trouver 9 5 comprise depuis environ 10 jusqu'à environ 10 par centimètre 20 carré. Généralement, avant l'attaque, le lingot directionnellement solidifié est coupé dans une direction transversale par rapport aux tiges jusqu'à une dimension désirée pour l'attaque. On peut . recourir à tous moyens classiques tels que scie mobile, meule à 25 tronçonner, découpage par étincelage. Les tranches peuvent être de toute épaisseur désirée, dépendant largement de la résistance mécanique de l'alliage et de sa ductilité compte tenu de l'épaisseur désirée du produit final- La tranche d'alliage peut être attaquée directement, mais de préférence on la polit avant attaque 30 pour enlever la couche superficielle distordue formée au cours de l'opération mécanique de tranchage. Un tel polissage est utilisable aussi pour diminuer l'épaisseur de la tranche jusqu'à la valeur désirée, par exemple celle d'une mince feuille. L'agent d'attaque particulier utilisé dépend largement de la 35 composition spécifique de la phase constituant les tiges à éliminer, mais aussi de la composition de la matrice au travers de laquelle passent ces tiges. De telles compositions sont connues d'après les diagrammes de phases publiés dans la littérature. Si le diagramme de phases n'est pas disponible, les compositions sont 40 facilement déterminablea en ayant recours aux techniques normales BAD ORIGINAL- 69 45555 5 2032304 de métallographie et d'analyse aux rayons X. Il convient que le réactif d'attaque utilisé attaque sélectivement la phase en forme de tiges mais n'affecte pas notablement le reste de l'échantillon, l'attaque peut s'effectuer d'un certain nombre de manières 5 classiques. Par exemple, l'échantillon d'alliage peut être plongé dans une solution de l'agent d'attaque jusqu'à ce que les tiges soient enlevées en laissant des trous. Toutefois, on on désire des évidements plutôt que des trous, il convient de ne mettre qu'une seule surface de l'échantillon en contact avec l'agent d'attaque 10 jusqu'à ce que les tiges soient attaquées de façon à former des é-videments de la profondeur désirée» Dans certains cas, et plus spécialement lorsque l'échantillon est en forme de mince feuille, on a recours de préférence à une attaque électrolytique parce qu'il est possible de la conduire rapidement mais à une allure dont on 15 reste facilement maître. A la fin de l'attaque, l'échantillon est de préférence rincé à l'eau ou avec un réactif neutralisant pour empêcher toute poursuite de l'attaque- Lors de la mise en oeuvre de l'invention, l'épaisseur spécifique de l'échantillon peut varier largement et dépend notanment de 20 son utilisation finale. Les valeurs minimum et maximum de l'épaisseur sont limitées par 1'attaquabilité de la phase qui sert de matrice aussi bien que par celle de la phase dont sont constituées les tiges à éliminer. Il suffit que l'échantillon soit assez épais pour constituer une pellicule continue. Les trous ou évidement for-25 més par élimination des tiges sont d'une dimension substantiellement uniforme. Leur section transversale dépend de la grosseur des tiges. En vue de la plupart des applications, un diamètre convenable des trous ou évidements formés par élimination de la phase cona- 0 tituant les tiges se trouve compris entre environ 1000 Angstroms et 30 environ 10 microns- Toutes les proportions et quantités indiquées ici doivent s'entendre en poids, sauf spécification contraire expresse- Ci-après sont donnés différents exemples', bien entendu non limitatifs, de mise en oeuvre de l'invention. Dans les exemples sui-35 vants, on utilise un appareillage classique pour réaliser une solidification directionnelle de l'alliage ; il comprend un four à induction pour fondre l'alliage, et une "embase refroidie à l'eau pour en assurer la solidification. Exemple 1.- • On prépare un alliage eutectique composé de 40 $ * 40 de nickel, 20 % d'aluminium et 40 $ de chromé (chacun à 99,9 # de 69 45555 6 2032304 pureté) en fondant les composants sous argon dans -un creuset en alumine. L'alliage fondu est coulé sous argon dans un moule en cuivre pour produire un lingot cylindrique de 2,2 cm de diamètre et 15 cm de longueur. On place le lingot dans un creuset en alumine et on 5 lui fait subir une solidification directionnelle à une. allure de 4 x 10"4 cm/seconde dans l'argon. Un examen métallographique des deux extrémités et le long de la longueur du lingot révèle qu'il s'y est formé une phase en forme de tiges substantiellement perpendiculaires aux plans des deux ex-10 trémités du lingot. On tronçonne le lingot transversalement par rapport à la direction de croissance des tiges» Chaque tranche est épaisse d'environ 0,250 mm. Les couches, superficielles distordues engendrées au cours de l'opération de tronçonnage sont enlevées à la main à l'aide de papiers abrasifs, puis les surfaces sont polies 15 avec des alumines abrasives à"grains descendant jusqu'à 0,3 micron. Chaque tranche est ensuite placée sur une machine à polir vibrante où elle est polie avec des alumines abrasives à grains de 0,05 micron jusqu'à ce que ses surfaces soient substahtiellement complètement exemptes de distorsion. Chaque tranche est amincie jusqu'à 20 une épaisseur comprise entre 50 microns et aussi peu que moins de 25 microns. Un examen au micrdscope des surfaces polies révèle la présence de sections transversales uniformément réparties de tiges riches en chrome dans une matrice riche en nickel-aluminium. Un de ces échantillons de mince feuille est monté en anode dais 25 une cellule électrolytique classique comportant comme électrolyte une solution aqueuse à 3 % d'acide oxalique. On utilise de l'acier inoxydable comme cathode. On applique à là cellule un potentiel de 3 volts en courant continu pendant une minute. La, feuille attaquée est ensuite rincée à l'eau et examinée.- Des micrographies électro-30 niques d'une réplique en carbone coulée ombrée au platine fttontrent que les tiges en chrome ont été enlevées par l'attaque en laissant subsister des évidements profonds d'environ 1 micron, dont 90 % mesurent environ 0,5 micron de diamètre tandis que les autres mesurent un peu moins de 0,5 micron de diamètre- La dentité de ces é- 7 35 videment sur la feuille attaquée est d'environ 7 x 10 par centimètre carré (comptage sur une micrographie dont le grossissement est connu)- • Exemple.. 2.- On utilise- une des minces feuilles préparées dans .. l'exemple 1- On la monte en anode dans une cellule électrolytique 40. classique: en utilisant de. 1.'acier inoxydable, comme cathode- L'élec- 69 45555 7 2032304 trolyte est une solution aqueuse à 3 % d'acide oxalique contenant une goutte d'un agent mouillant (vendu sous la marque "Âquet" par Manostat Corp., New York, N. Y., E.U.A.) pour 100 ml de l'électro-lyte. On applique à la cellule un potentiel de 3 volts en courant 5 continu. On contrôle périodiquement l'allure d'attaque des tiges par prélèvement de sections transversales de la feuille et en les examinant métal&cgraphiquement• Après 7 minutes d'attaque, l'examen d'une section longitudinale de la feuille montre une élimination 10 partielle des tiges riches en chrome : c'est ce que montre la fig«1* Après 30 minutes d'attaque, la feuille est retirée de la cellule, rincée à l'eau et examinée. Les tiges riches en chrome ont été entièrement éliminées à partir de la feuille ; une micrographie de la feuille dans cet état est reproduite fig. 2. 15 La mince feuille attaquée est mécaniquement résistante et sou ple. Son épaisseur est de 25 microns- Son examen métallographique révèle que les trous passent complètement au travers de la feuille et sont substantiellement d'espacement et de diamètre uniformes* Spécifiquement, environ 90 % des trous ont environ 0,6 micron de 20 diamètre, les 10 % restants étant d'un diamètre légèrement inférieur à environ 0,6 micron. La matrice en nickel-aluminium de la mince feuille attaquée n'est pas notablement attaquée par l'agent d1attaque. Exemple 3■- Dans le présent exemple, on détermine les carac-25 téristiques de la membrane que constitue la mince feuille attaquée produite de la manière décrite dans l'exemple 2. On monte la mince feuille attaquée produite dans l'exemple 2, mesurant environ 20 microns d'épaisseur, entre deux rondelles en matière plastique ("Lucite") avec de la résine époxy pour l'y main-30 tenir en place, et on laisse sécher à l'air. On monte cette structure de façon que la mince feuille attaquée recouvre une ouverture ménagée à une extrémité d'une chambre réalisée en matière plastique ("Lucite"). Par une deuxième ouverture, on introduit de l'eau dans la chambre et on applique de la pression à cette eau. Une pipette 35 est montée à l'extérieur de la chambre dans le voisinage de la mince feuille pour recueillir toute l'eau qui passe au travers de cette membrane que constitue la mince feuille attaquée. On applique à l'eau contenue dans la cellule des pressions atteignant jusqu'à 0,12 atmosphère. On répète le même 40 mode opératoire mais en utilisant, à la place d'eau, une solution 69 45555 8 2032304 méthanol-eau à 50-50 (en volumes) aussi bien qu'une solution étha-nol-eau à 50-50 (en volumes)» les pores dans, la mince feuille attaquée sont déterminés de façon à avoir une perméabilité d'écoulement directement proportionnelle à la pression appliquée et inver-5 sement proportionnelle a la viscosité de la solution comme le prédit la théorie de l'écoulement visqueux, c'est-à-dire la loi de Poiseuille : a . .L. NATt r -At>) Débxt = 8 t| ^ Par exemple, une pression de 0,10 ataoephère sur l'eau con- 10 tenue dans la cellule a pour résultat une perméabilité d'écoulement cm3 de 0,21 2 tandis que la même pression appliquée à une cm sec atm solution méthanol-eau à 50-50 (en volumes) a pour résultat une per- c_3 méabilité d'écoulement de 0^12 g " ' * e"t» quand elle est cm sec atm appliquée à une solution éthanol-eau à 50-50 (en volumes) donne une 3 15 perméabilité d'écoulement de 0,082 - cm sec atm la membrane est mécaniquement résistance et souple. On répète le mode opératoire en appliquant des pressions atteignant jusqu'à environ 30 atmosphères sur l'eau contenue dans la chambre sans détériorer la membrane métallique maintenue mécanique-20 ment. Exemple 4»- Dans le présent exemple, les caractéristiques de rejet de sel en solutions aqueuses de la membrane de l'exemple 3 sont déterminées et comparées à celles d'une membrane d'acétate de cellulose. 25 l'appareil utilisé dans l'exemple 3 est utilisé aussi dans le présent exemple, sauf que l'on utilise un tube capillaire à passage de 0,254 mm à la place de la pipette et que l'on monte deux électrodes parallèles espacées d'environ 203 mm sur le tube capillaire, une extrémité de chaque électrode passant transversalement au tra-*-30 vers d'une paroi du tube et se terminant à la paroi opposée. Les électrodes sont en argent-chlorure d'argent. Dans le présent exemple, les caractéristiques de rejet de sel en solutions aqueuses de la membrane de l'exemple 3 sont déterminés et comparées à celles d'une membrane en acétate de cellulose. Cet-35 te méthode est basée sur le changement de conductivité de la solution après son passage à force au travers de la membrane. Plus précisément, la conductivité dans le tube capillaire transportant BAD ORIGINAL 69 45555 9 2032304 le liquide effluent est comparée à celle, préalablement obtenue, de solutions de concentrations connues du sel dans le capillaire. C'est-à-dire que le taux de rejet du sel, basé sur le chlorure total, est : °i - °r 5 H = ^ f 1 où B. = taux de rejet Ci = concentration (mole/litre) de la solution amenée C„ = concentration (mole/litre) de la solution effluente à partir de la membrane- 10 A des fins de comparaison, on monte la membrane en. acétate de cellulose à la place de la membrane métallique attaquée et on répète les essais dans les mêmes conditions- La membrane en acétate de cellulose est une membrane du type "Loeb" de 0,089 mm d'épaisseur, les essais de rejet sont effectués sur les deux membranes spécifi-15 ées ci-dessus (NiAl-Cr attaqué et acétate de cellulose) sous la pression relativement basse Ap de 2,0 atmosphères, c'est-à-dire sous une pression supérieure à la pression atmosphérique, en utilisant de l'azote gazeux pur sec et une vitesse d'agitation de 500 tours/minute- Les résultats du taux de rejet sur les deux types '20 de membranes sont donnés dans le Tableau suivant : Taux de rejet# Membrane Membrane en en acétate de Solution NiAi{Cr) cellulose 25 0,01 M tfaCl 11 11 0,01 M NaCl (plus 10"4 M ZrOCl2) 32 0,01 M NaCl (plus 250 ppm de chlorure — 33 d'alcoyl-diméthyl-benzylammonium) 0,01 M CaCl2 15 54 30 0,01 M CaCl2 (plus 10"4 M ZrO.Cl2) ' 54 0,01 M MgCl2 29,5 55 0,01 M MgCl2 (plus 10~4 M ZrOCl2) 55 0,01 M AlCl3 57. 76 0,01 M A1C13 (plus 10"4:» ZrOCi2) .58,5 35 Comme le montre le- Tableau ci-dessus, l'addition de petites quantités d'un sel hydrolysable tel que ZrOCl2 peut améliorer les taux de rejet et les rendre comparables à ceux observés dans le cas de l'acétate de cellulose. 40 Quand on compare les perméabilités de membranes de NiAl-Cr et 69 45555 10 2032304 d'acétate de cellulose, on constate que la perméabilité de la membrane métallique est au moins trois fois plus grande que celle de la membrane d'acétate de cellulose• On constate que la perméabili- 3 2 té de l'acétate de cellulose est inférieure à 810 cm /dm jour atm 5 tandis que pour la membrane en NiAl-Cr attaqué elle est supérieure o à 2,5 litres/dm jour atm. Ges valeurs ont été toutes deux évaluées sous Ap = 2 atmosphères- Etant donné que la membrane métallique est mécaniquement résistante et souple, des débits de transmission de plusieurs centaines de litres seraient facilement réalisa-10 bles sous des pressions supérieures. Exemple 5-- Dans le présent exemple, on montre que la membrane métallique de l'exemple 3 peut éliminer du fer et la coloration du fer à partir de solutions aqueuses de chlorure de fer- On utilise le même appareil que celui décrit pour l'exemple 3- 15 On force une solution 0,01 M de FeCl., au travers de la membra- / 2 ne métallique sous une pression d'azote gazeux de 2,1 kg/cm . Le liquide effluent est limpide et incolore alors que la solution initiale était de la couleur jaune brunâtre typique quand les ions fer-riques sont présents. Le taux de rejet dans ce cas est de 63 # ba-20 aé sur le fer total» Cette valeur est déduite des résultats d'une analyse quantitative par voie humide classique. La perméabilité de la membrane métallique attaquée à l'égard 2 de la solution 0,01 M FeCl, sous Ap = 2,1 kg/cm est d'environ 3,25 2 litres/dm jour atm. Ce filtre est donc utilisable pour éliminer 25 du fer à partir d'eaux résiduaires, saumâtres ou de puits contaminées par du fer, ainsi que d'eaux de ville ainsi contaminées. Exemple 6.- On prépare un alliage contenant 56,5 $ de nickel, 25,5 % d'aluminium et 19 f» de molybdène (chacun à environ 99,9 % de pureté) en fondant les composants sous àrgon dans un creuset en a-30 lumine- L'alliage fondu est coulé sous argon dans un moule en cuivre pour produire un lingot d'environ 2,2 cm de diamètre et 15 cm de longueur. On place le lingot dans un creuset en alumine et on lui fait subir une solidification directionnelle à une allure de 6 x 10~4 cm 35 à la seconde. Un examen métallographique des deux extrémités et le long de la longueur du lingot révèle qu'il est composé de tiges riches en molybdène dans une matrice riche en nickel-aluminium dans laquelle les tiges sont substantiellement perpendiculaires aux plans des deux extrémités du lingot. On tronçonne le lingot trans-40 versalëment par rapport à la direction de croissance des tiges- 69 45555 h 2032304 Chaque tranche est épaisse d'environ 1,27 mm. Les couches superficielles distordues engendrées au cours de l'opération de tronçonnage sont enlevées par polissage mécanique jusqu'à obtention d'une surface d'un poli miroir. Un examen métallographique de 11 échantEL-5 Ion poli résultant montre une répartition uniforme de tiges riches en molybdène généralement perpendiculaires à la surface de coupe. On place l'échantillon en anode dans une cellule électrolytique classique contenant comme électrolyte une solution aqueuse à 3 # d'acide oxalique. On utilise de l'acier inoxydable comme cathode. 10 On applique un potentiel de 3 volts en courant continu pendant 30 minutes. L'échantillon attaqué est ensuite rincé à l'eau et examiné métallographiquement.. La phase constituée par les tiges riches en molybdène a été substantiellement sélectivement éliminée jusqu'à une profondeur de 50 microns en laissant une matière métallique at-15 taquée dans laquelle les évidements mesurent approximativement de 0,3 à 0,5 micron de diamètre, comme on le détérmine à l'aide d'un microscope à faisceau d'électrons. On utilise ensuite cet échantillon métallique attaqué comme original pour en préparer une réplique en polymère. Plus précisé-20 ment, une feuille en. acétate de cellulose de 0,127 mm d'épaisseur est ramollie dans de l'acétone à la température ambiante ordinaire puis appliquée contre la surface attaquée, comportant des évidements, de l'échantillon. Après séchage, la surface d'acétate de cellulose adjacente à la surface attaquée de l'échantillon consti-25 tue une réplique négative de cette surface. La matière attaquée selon l'invention comporte généralement un • ensemble uniforme d'évidements ou de trous rectilignes, substantiellement parallèles et qui habituellement sont substantiellement cylindriques et de section transversale uniforme sur la totalité de 30 leur longueur, laquelle section dépend largement de la- grosseur des tiges à attaquer. Le solide en question -percé de trous est particulièrement intéressant à utiliser comme filtre, surtout comme membrane pour filtrer des matières très fines. Dans un tel filtre, on obtient le meilleur débit avec la feuille la plus mince étant 35 donné qu'elle oppose la moindre résistance (ou la moindre traînée) au fluide qui passe au travers. Selon un mode de réalisation de l'invention, en vue d'applications particulières, la matrice en saillie dans l'échantillon attaquée est elle-même amincie ou rendue pointue par des méthodes clas-40 siques telles, par exemple, que celle consistant à retirer lente 69 45555 12 2032304 ment cette portion de la matrice hors de 11électrolyte afin qu'elle se trouve elle-même électrolytiquement attaquée» Selon un autre mode de réalisation de l'invention, l'article produit par mise en oeuvre du procédé en question sert d'original, 5 de gabarit ou de poinçon pour la production de répliques peu coûteuses de matières dotées de propriétés avantageuses» De telles répliques peuvent être faites d'une manière classique avec un certain nombre de matières capables de se conformer aux évidements ou trous formés par attaque» Par exemple, une pellicule d'un polymère 10 peut être posée sur une surface de la masse attaquée» Pour obtenir une bonne réplique des évidements ou trous, le montage résultant peut être chauffé pour ramollir le polymère, et on peut obtenir une meilleure conformation par application d'un vide» On peut ensuite laisser la pellicule se solidifier, après quoi on la détache de l'o-15 riginal, dont elle constitue une réplique négative de la surface» Cette surface de la réplique peut ensuite servir de support sur lequel on dépose une autre pellicule pour qu'elle s'y conforme. Quand la pellicule déposée est séparée du support , elle est substantiellement identique à l'original, c'est-à-dire que si l'origi-20 nal est un filtre, elle constitue un filtre substantiellement identique. le produit selon l'invention dans lequel les portions en saillie de la matrice sont amincies est spécialement utilisable pour produire, par tirage de répliques, des filtres à pores amincis. De 25 tels filtres sont intéressants pour permettre un plus grand débit de fluide pour une dimension limite donnée. L© degré de conicité des pores dans la réplique servant de membrane ou filtre peut être réglé en agissant sur la dimension des portions amincies de la matrice par des techniques d'attaque classique aussi bien qu'en agis-30 sant sur l'épaisseur de la pellicule constituant la réplique. Selon encore un autre mode de réalisation de l'invention, on peut former des masses composites en vue. d'une grande variété d'applications spéciales en remplissant les trous ou évidements de l'article attaqué selon l'invention avec une matière étrangère, c'est-à-35 dire différente de celle constituant l'article attaqué- Par exemple, on peut les remplir d'une matière supraconductrice ou les remplir de particules de fer pour produire une feuille ferromagnétique à un seul domaine orienté- Dans le produit selon l'invention, on peut produire un ensemble 40 de pores répartis d'une manière substantiellement uniforme et dont 69 45555 13 2032304 le diamètre peut être réglé. Ce produit est particulièrement intéressant comme collimateur pour des particules de rayonnements qui provoquent sur leurs trajectoires des dommages dans des substances telles que des polymères, et plus spécialement dans des polycarbo-5 liâtes. Ces trajectoires de rayonnements s'attaquent plus aisément que le reste du polymère et sont donc utilisables en vue d'un certain nombre d'applications* l'utilisation de la mince feuille métallique poreuse attaquée selon l'invention comme, collimateur garantit l'obtention de pores de dimensions uniformes dans les polymères 10 irradiés, selon un dessin régulier et sans recouvrements après l'attaque. Ceci est important dans des applications à la micro-filtra-tion telles que pour la filtration de cellules cancéreuses. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite aucunement à ceux de ses modes 15 d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus spécialement envisagés \ elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. 69 45555 14 2032304 Revendications 1. Procédé pour la préparation d'un article avec des ouvertures ou évidements substantiellement parallèles, lequel procédé est caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement : à élaborer un 5 alliage coulé qui à l'état coulé solide soit composé d'au moins deux phases ; à solidifier directionnellement ledit alliage coulé pour produire une masse à l'intérieur de laquelle une phase est présente sous forme de multiples tiges substantiellement parallèles passant au travers d'une matrice composée de la deuxième phase ou 10 des autres phases ; et à attaquer lesdites tiges pour former les-dits évidements ou lesdites ouvertures• 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on effectue ladite attaque électrolytiquement. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en que que ' 15 l'on donne audit alliage une composition eutectique ou ne s'écartant que d'environ 10 fo de cette composition eutectique. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'on utilise un alliage dont au moins un élément est un métal* 5. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que 20 l'on utilise un alliage qui est non-métallique. 6. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'on utilise un alliage NiAl-Cr* 7. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que 1'on utilise un alliage NiAl-Mo. 25 8. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on effectue ladite solidification à une allure comprise entre environ 1 x 10-^ cm/seconde et 0,1 cm/seconde. 9- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on donne à ladite masse directionnellement solidifiée la forme d' 30 un lingot, on découpe ledit lingot transversalement pour produire une tranche de lingot, et on attaque lesdites tiges à partir de ladite tranche de lingot- 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que l'on polit ladite tranche de lingot jusqu'à obtention d'une feuille 35 avant l'attaque. 11. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que l'on amincit par attaque au moinè une portion de la matrice adjacente aux ouvertures ou évidements. 12. Produit élaboré par mise en oeubre du procédé selon la 40 revendication 1 . 69 45555 15 2032304 13» Produit selon la revendication 12, caractérisé en ce que lesdits évidements ou ouvertures contiennent une matière étrangère. 14. Produit élaboré par mise en oeuvre du procédé selon la revendication 11. 5 15. Article qui est substantiellement une réplique de la por tion attaquée du produit selon la revendication 12. 16. Article qui est substantiellement une réplique de la portion attaquée du produit selon la revendication 14. 17. Produit selon la revendication 12, caractérisé en ce que 10 les ouvertures ou évidements sont rectilignes, sont d'une dimension substantiellement uniforme en coupe transversale sur la totalité de o leur longueur, et ont un diamètre compris entre environ 1000 Angstroms et environ 10 microns-