L'invention concerne les ralentisseurs à courants de Foucault. Elle s 'applique plus particulièrement aux ralentisseurs comprenant un stator inducteur muni de moyens de fixation sur un carter d'engrenage de transmission de véhicule automobile, tel que celui d'une boite de vitesses ou dtun pont, un rotor comportant une paire d'induits annulaires en matériau ferromagnétique situés de part et d'autre dudit stator et comprenant chacun un moyeu annulaire d'assemblage à un plateau de fixation solidaire d'un bout d'arbre sortant dudit carter. Ce plateau présente des trous anaux pour les pièces filetées de fixation d'une mâchoire à bride d'un joint de cardan de transmission du véhicule, dont le croisillon est logé à l'intérieur du rotor lorsque le ralentisseur est monté sur le véhicule. Les deux moyeux annulaires sont traversés par des trous axiaux pour le passage de vis de fixation du rotor sur ledit plateau de fixation. Un ralentisseur de ce genre a par exemple été représenté et décrit dans les brevets français nO 1 456 903 du 16 septembre 1965 et n" 1 493 757 du 22 juillet 1966. Pans les ralentisseurs connus de ce genre, le plateau de fixation portant les induits annulaires est serré entre leurs moyeux à l'aide d'une couronne de vis axiales traversantes qui assurent ainsi l'assemblage de ces induits. La position axiale relative correcte des induits annulaires et du stator doit être réglée avec grande précision, par exemple au moyen de cales insérées entre le plateau et les moyeux et dans les moyens de fixation ou le support du stator sur le carter. Or, du fait que les exigences d'encombrement du ralentisseur et de longueur des transmissions à cardans impliquent que l'ertrémité, c'estd-dire la bride à mâchoire du joint de cardan, soit maintenue le plus près possible du carter de boîte ou de pont, ce joint est logé dans une cavité délimitée radialement par l'induit et son moyeu annulaire le plus éloigné du carter, et axialement par le plateau de fixation. Ainsi, et compte tenu du diamètre intérieur du moyeu et de l'encombrement radial du croisillon, les vis ou écrous de blocage de la bride de machoire sont inaecessibles lorsque le ralentisseur est monté.C'est la raison pour laquelle, quand il y a lieu de démonter la transmission à cardans, par exemple pour changer des coussinets à aiguilles défectueux, on est obligé, pour accéder aux vis ou écrous de blocage, de démonter d'abord le rotor, donc de séparer ses deux induits annulaires. Lors du remontage, il est alors indispensable de procéder sur le véhicule à un nouveau règlage de la position relative des induits entre eux et par rapport au stator. Un tel règlage sur le véhicule est également indispensable après certaines réparations de la boîte de vitesses ou du pont, ou lorsqu'il y a lieu de changer les induits et/ou le stator du ralentisseur. L'un des buts du perfectionnement selon l'invention est de permettre de séparer du plateau le rotor, sans pour autant dissocier les induits, donc sans incidence sur le règlage initial de leur position relative axiale et angulaire. Un deuxième but est de permettre, toujours sans incidence sur le règlage initial, de séparer de la boîte ou du pont le rotor et le stator et de les extraire du véhicule en les faisant coulisser le long de la transmission à cardans dont l'extrémité opposée à celle qui est fixée sur le plateau a été libérée à cet effet. Un autre but encore est de faciliter l'extraction du ralentisseur dans les cas où le débattement angulaire limite d'une transmission à cardans relativement courte s'oppose à cette extraction~par 1' extrémité de la transmission opposée à celle qui est fixée sur le plateau. Le ralentisseur du genre indiqué au début de la présente description est caractérisé selon l'invention par le fait que les deux moyeux sont appliqués ceaxialement l'un contre l'autre, cependant que l'extrémité libre du moyeu situé du côté desdits moyens de fixation présente une face annulaire d'application contre le plateau de fixation. Des moyens de blocage peuvent ainsi solidariser les induits annulaires dans leur position correcte relative préalablement réglée par rapport au stator. Ces moyens de blocage comprennent avantageusement des vis engagées dans des trous axiaux lisses ménagés dans le moyeu de l'induit annulaire le plus éloigné desdits moyens de fixation et vissées dans des trous filetés ménagés dans le moyeu de l'induit le plus proche de ces moyens de fixation. Selon un mode de réalisation de l'invention, les deux parties de la mâchoire de joint, qui comportent les alésages pour les coussinets de deux tourillons opposés du croisillon, sont réalisées sous la forme de deux paliers à chapeaux dont les chapeaux sont fixés sur la partie de- mdchoire solidaire de la bride au moyen de vis bloquées dans des trous taraudés de cette partie. Ceci facilite d'abord l'extraction des induits annulaires non séparés et du stator dans les cas où le débattement angulaire limite d'une transmission à cardans relativement courte s'oppose au retrait du ralentisseur par l'extrémité de la tranmission à cardans opposée à celle qui est fixée sur le plateau. Ensuite, il devient possible de réparer le joint, par exemple par le remplacement des coussinets à aiguilles, en laissant le ralentisseur en place. L'invention sera bien comprise à la lecture de la description détaillée suivante qui se réfère au dessin annexé. Celui-ci représente à titre d'exemple non limitatif un mode de réalisation de l'invention. La figure 1 montre, vue en coupe, la moitié supérieure d'un ralentisseur selon l'invention, monté sur un pont arrière de véhicule automobile utilitaire, un joint de cardan vu de eôté étant relié au plateau de fixation. La figure 2 est une demi-vue de face de la partie centrale de l'ensemble représenté sur la figure 1, la moitié de droite de la figure étant une vue croisillon de joint enlevé et la moitié de gauche une vue du plateau de fixation seul. La figure 3 montre, vu en coupe, un moyen de blocage rendant solidaires les induits annulaires Le ralentisseur représenté sur les figures à titre d'exemple est un ralentisseur à - stator hétéropolaire et à rotor à deux disques induits annulaires, tel que celui qui a été décrit et représenté dans le brevet français nO 1 456 903 du 16 septembre 1965. Le stator 1 comprend une couronne de bobines 2 dont les noyaux sont terminés à chaque extrémité par des épanouissements polaires 3. il est fixé sur le carter 4 d'un pont arrière par des moyens de fixation 5 constitués par un ou plusieurs supports 6 et des pattes 7. Des cales de règlage 8 sont insérées entre le support 6 et les pattes 7. Le rotor se compose de deux disques induits annulaires 9 et 10 munis d'ailettes de refroidissement 11 et reliés à des moyeux 12 et 13 en forme de manchons par des bras coudés 14 prolongeant une partie des ailettes et aboutissant dans les faces d'extrémités libres des moyeux. Un flasque 15 de guidage d'air relie les ailettes entre elles. Des vis 16 engagées dans des trous axiaux lisses 17 ménagés dans le moyeu 12 de l'induit annulaire 9 le plus éloigné des moyens de fixation 5 et vissées dans des trous filetés 18 du moyeu 13 de l'induit 10 le plus proche de ces moyens, maintiennent assemblés les deux induits dans leur position correcte relative préalablement réglée par rapport au stator ? au moyen de cales 19 insérées entre les faces en présence des moyeux 12 et 13 (fig. 3). D'autres vis plus longues 20 engagées dans des trous axiaux lisses 21 traversant les deux moyeux 12 et 13 sont vissées dans des trous taraudés 22 ménagés dans des pattes périphériques 23 d'un plateau de fixation 24 boulonné sur une bride d'extrémité 25 d'un bout d'arbre 26 sortant du carter 4. Ces vis 20 contribuent à serrer l'un contre l'autre les moyeux 12 et 13 et fixent le rotor sur le plateau 24 en serrant une face annulaire d'application 27 de l'extrémité libre du moyeu 13 situé du côté des moyens de fixation 5 contre le plateau 24.Comme on le voit, les pattes 23 sont engagées entre les bras coudés 14 de l'induit 10 et sont reportéesen arrière en direction du pont par rapport au niveau de la couronne de boulonnage du plateau sur la bride d'extrémité 25 du bout d'arbre 26. La bride 28 d'une mâchoire à bride 29 d'un joint de cardan de l'une des extrémités d'une transmission à cardans menante 30 est bloquée contre le plateau 24 au moyen d'écrous vissés sur des goujons 3t eux-mnes vissés dans ce plateau. Comme cela ressort des figures 1 et 2, les deux parties de la mâchoire à bride 29, qui comportent les alésages 32 pour les coussinets de deux tourillons opposés du croisillon 33, sont réalisées sous la forme de deux paliers à chapeaux dont les chapeaux 34 sont fixés sur la partie de mâchoire 35 solidaire de la bride 28,au moyen de vis 36 bloquées dans des trous taraudés de cette partie 35. Enfin, des parties circulaires 37 et 38 en saillie et en retrait complé mentaires sur deux faces en regard d'éléments coaxiaux à assembler assurent de façon classique l'alignement correcte de ces éléments. Les avantages de l'invention sont évidents. La position relative correcte tant angulaire (équilibrage) -qu'axiale des induits 9 et 10 entre eux et par rapport aux épanouissements polaires 3 du stator 1 étant réglée une fois pour toutes, l'extraction du ralentisseur hors du véhicule, ou simplement le seul fait de séparer du pont ou de la botte de vitesses le rotor et le stator, n1a plus d'incidence sur ce règlage. Par ailleurs, la possibilité de séparer en trois parties la mâchoire à bride 29 du joint de cardan facilite ladite extraction dans les cas où il n'y a pas lieu de faire coulisser le ralentisseur sur la transmission à cardans. il suffit alors de dévisser les vis 36 des chapeaux 34 du joint de cardan, de dégager la transmission 30 et de retirer les vis 39 d'assemblage des moyens de fixation 5 ainsi que les vis 20 des moyeux 12 et 13 pour extraire directement et sans manutention compliquée le ralentisseur. Bien entendu, l'invention n'est nullement 1;mitée à l'exemple décrit et représenté, elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans qu'on s'écarte pour cela de l'esprit de l'invention. Ainsi par exemple, l'invention peut s'appliquer entre autres aux ralentisseurs homopolaires, à enroulements coaxiaux, à pièces polaires imbriquées cylindriques et à rotor dit "à double cloche", tels que le ralentisseur décrit dans le brevet français nO 1 493 757 du 2-2 juillet 1966. Suivant une variante, les vis de blocage 16 peuvent être retirées quand le ralentisseur est monté sur le pont ou la boute de vitesses et remplacées par des vis traversantes dont la partie lisse conserve le même diamètre, mais dont la partie filetée de diamètre plus faible coopère avec les trous tarau- dés 22 du plateau 24. Enfin, il est évident qu'un couvercle spécial de la boîte ou du pont peut contenir un roulement venant renforcer les roulements existant normalement dans la boîte ou le pont et que des pièces intermédiaires peuvent être intercalées en cas de besoin entre le plateau 24 et l'arbre normal de sortie de la boîte ou d'entrée dans le pont. REVENDICATIONS 1 - Ralentisseur à courants de Foucault comprenant un stator inducteur muni de moyens de fixation sur un carter d'engrenage de transmission de véhicule automobile tel que celui d'une boite de vitesses ou d'un pont, un rotor comportant une paire d'induits annulaires en matériau ferromagnétique situés de part et d'autre dudit stator et comprenant chacun un moyeu annulaire d'assemblage à un plateau de fixation solidaire d'un bout d'arbre sortant dudit carter, plateau présentant des trous axiaux pour les pièces filetées de fixation d'une mâchoire à bride d'un joint de cardan de transmission du véhicule, dont le croisillon est logé à l'intérieur du rotor lorsque le ralentisseur est monté sur le véhicule, les deux moyeux annulaires étant traversés par des trous axiaux pour le passage de vis de fixation du rotor sur ledit plateau de fixation, ce ralentisseur étant caractérisé par le fait que les deux moyeux (12 et 13) sont appliqués coaxialement l'un contre l'autre, cependant que l'extrémité libre du moyeu (13) situé du côté desdits moyens de fixation (5) présente une face annulaire d'application (27) contre ledit plateau de fixation (24). 2 - Ralentisseur selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'au moins une cale de règlage (19) est insérée entre les moyeux (12 et 13). 3 - Ralentisseur selon la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait que la position correcte du stator (1) par rapport au rotor est ajustable au moyen de cales de règlage (8) insérées dans lesdits moyens de fixation (5). 4 - Ralentisseur selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que des moyens de blocage solidarisent les induits annulaires (9 et 10) dans leur position correcte relative préalablement réglée par rapport au stator (1). 5 - Ralentisseur selon la revendication 4, caractérisé par le fait axiaux que les moyens de blocage comprennent des vis (16) engagées dans des tro lisses (17) ménagés dans le moyeu (12) de l'induit annulaire (9) le plus éloi gné desdits moyens de fixation (5) et vissées dans des trous filetés (18) ménagés dans le moyeu (13) de l'induit annulaire (10) le plus proche de ces moyens. 6 - Ralentisseur selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que les deux moyeux (12'et 13) sont traversés par des trous axiaux lisses (21) de passage pour lesdites vis de fixation (20) qui coopèrent avec des trous taraudés (22) ménagés dans ledit plateau de fixation (24) pour serrer ladite face d'application (27) contre ce plateau. 7 - Ralentisseur selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que son rotor est monté sur le plateau de fixation (24) sur lequel est fixée, au moyen desdites pièces filetées, ladite mâchoire à bride (29). 8 - Ralentisseur selon la revendication 7, caractérisé pas le fait que les deux parties de ladite mâchoire (29), qui comportent les alésages (32) pour les coussinets de deux tourillons opposés dudit croisillon (33), sont réalisées sous la forme de deux paliers à chapeaux dont les chapeaux (34) sont fixés sur. la partie de mâchoire (35) solidaire de la bride (28),au moyen de vis (36) bloquées dans des trous taraudés de cette partie (35). 9 - Ralentisseur selon l'une des revendications 6, 7 et 8, du type à stator hétéropolaire et à disques induits annulaires munis d'ailettes de refroidissement et reliés à des moyeux en forme de manchons par des bras coudés prolongeant de préférence une partie des ailettes et aboutissant dans les faces d'extrémités libres des moyeux, caractérisé par le fait que lesdits trous taraudés (22) coopérant avec lesdites vis de fixation (20) sont situés dans des pattes périphériques (23) a'engagement entre lesdits bras coudés (14). 10 - Ralentisseur selon lsune des revendications 1 à 9, caractérisé par le fait que le plateau de fixation (24) est une pièce rapportée fixée au moyen de vis sur une bride terminale (25) du bout d'arbre (26).