L'invention a pour objet un bac à glaçons à usage domestique. Les bacs à glaçons utilisés dans le domaine domestique, notamment dans les compartiments à glace des armoires frigorifiques, peuvent être divisés en trois catégories principales - ceux rigides, - ceux semi-rigides et, - ceux souples. Les bacs rigides sont généralement constitués en aluminium ou parfois en résine synthétique ; ils comportent des cloisons amovibles qui sont soit rigides, soit articulées. Ces bacs rigides donnent toute satisfaction en ce qui concerne la production des glaçons, mais ils ne permettent pas un démoulage facile des glaçons, ce qui amène le plus souvent les utilisateurs à faciliter le démoulage en plaçant l'ensemble bac et glaçons dans un courant d'eau chaude. Indépendamment de la difficulté de démoulage, il en résulte une consommation de calories illogique et inutile. Les bacs semi-rigides, habituellement moulés en polyéthylène, ne présentent pas,du moins dans leur premier temps d'utilisation, les mêmes inconvénients de démoulage, car il-s sont suffisamment plastiques pour se déformer et permettre ainsi le démoulage des glaçons. Si le démoulage des glaçons se fait donc dans des conditions relativement faciles, notamment dans les premiers temps d'utilisation du bac, il n'en est cependant pas de même après une certaine période d'utilisation. I1 se produit, en effet, une érosion mécanique du bac par des glaçons, érosion qui fait perdre à la résine constituant le bac ses qualités anti- adhérentes. En vieillissant, le bac semi-rigide devient, en outre, plus ou moins cassant au froid ; et au passif de ce genre de bac,il' convient encore de signaler un mauvais rendement, car leur paroi en résine synthétique doit être relativement épaisse, ce qui conduit à un mauvais échange thermique entre le compartiment producteur de glace et le bac. Les bacs de la troisième catégorie, c'est-à-dire ceux en matière soupleS sont généralement constitués en caoutchouc. Ils permettent, au moins théoriquement, un démoulage facile ; mais ce démoulage n'est facile que pendant un temps relativement court, car la matière les constituant perd rapidement ses qualités anti-adhérentes. Ils présentent,en outre; pour inconvénients d'être onéreux et d'absorber à la température ordinaire les odeurs qui peuvent régner dans une armoire frigorifique. Indépendamment de ces trois catégories principales de bacs à glaçons, il existe bien une autre catégorie dans laquelle les glaçons sont produits dans des petits compartiments individuels en résine synthétique. Il s'agit li, toutefois, d'une solution des plus malcommodes car le démoulage des glaçons dans ces compartiments individuels est une opération très difficile, car l'utili-sateur a toujours beaucoup de peine pour déformer un compartiment individuel qui, de lui-même, est déjà difficile à tenir enmain. Pour permettre le démoulage, il faut pratiquement toujours avoir recours à liteau chaude, ce qui est un grave inconvénient. Il n'existe donc pas finalement de bacs à glaçons présentant à la fois les avantages d'être peu onéreux, d'avoir un bon rendement en production de glaçons et de permettre un démoulage facile et rapide des glaçons. L'invention pallie cette lacune en proposant un bac à glaçons constitué en combinaison par une structure rigide ou semi-rigide dont la face inférieure est ouverte et dont celle supérieure est fermée, mais présente des orifices, et par un film de résine synthétique souple fixé sur- cette structure et formant, au travers desdits orifices, des poches servant à la réception de l'eau et à la formation des glaçons. Diverses formes d'exécution sont bien entendu possibles. C'est ainsi que, suivant l'une d'elles, le bac consiste en un film de résine synthétique semi-rigide mis en forme pour constituer deux joues verticales parallèles dont les bords supérieurs sont reliés par une surface plane comportant une pluralité d'orifices, et en un film de résine synthétique souple relié à la face extérieure du'film précité par thermoformage et-comportant, obtenues par cette opération de thermoformage, les poches passant au travers desdits orifices. L'invention sera bien comprise d'ailleurs à l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de ce bac à glaçons Figure i en est une vue en perspective Figures 2 et 3 en sont, à échelle agrandie, des vues en coupe transversale suivant 2-2 de figure 1, respectivement, en position d'utilisation et en position de de moulage d'un glaçon Figures 4, 5, 6, 7 et 8 sont des vues en coupe illustrant la fabrication de ce bac à glaçons. Comme le montre la figure i, ce bac à glaçons se présente sous la forme d'une barquette désignée de façon générale par 1. Cette barquette est formée de deux joues latérales longitudinales 2 reliées à la partie supérieure par un fond 3, dans lequel sont percés des trous 4 ayant par exemple la forme circulaire représentée au dessin, mais pouvant avoir toute autre forme. Cette barquette 1 est en fait constituée par deux éléments, à savoir un élément intérieur 2a et un élément extérieur 2b. Celui 2a est réalisé dans un film constitué en une matière semi-rigide, par exemple en polystyrène et celui 2b est réalisé dans un film constitué en une matière souple, par exemple notamment en un film complexe à base de polypropylène et de polyéthylène. Les films constitutifs des deux éléments 2a et 2b peuvent avoir, par exemple, des épaisseurs de 500 à 600 P pour le premier et 150 p pour le second.Il est important de noter que le film constitutif de l'élément extérieur 2b a pour rôle non seulement de revêtir extérieurement ltélément 2a, mais aussi de former des poches 5 qui passent au travers des orifices 4 aménagés dans ltélément intérieur 2a. Les poches 5, qui sont ainsi constituées en une matière souple, ont une hauteur totale qui est sensiblement égale à la hauteur des joues de la barquette 1, ctest-à-dire du bac à glaçons. Ces poches 5 sont destinées à servir de petits réservoirs individuels pour l'eau destinée à la fabrication des glaçons. En d'autres termes, ces poches 5 sont destinées à former les compartiments à glaçons. Pour produire des glaçons, il suffit donc de mettre de l'eau dans les poches 5 et d'introduire ltensemble de la barquette 1 avec l'eau contenue dans ses compartiments 5 à l'intérieur du compartiment à glace de l'armoire frigorifique. La mise en place de la barquette 1 dans ce compartiment est d'autant plus facile que ses joues 2 se comportent à la manière de lugeons qui lui permettent de glisser facilement sur le fond du compartiment à glace. En raison de la très faible épaisseur du film constituant les poches 5, la production des glaçons est très rapide ; et leur démoulage en vue de leur utilisation se fait ensuite dans des conditions de grande facilité et de grande rapidité. Il suffit, en effet, de prendre la barquette 1 en main, de la retourner et d'exercer avec un doigt de la main une poussée sur chaque poche 5 hors de laquelle le -glaçon doit être démoulé. Cette poussée est illustrée par le flèche 6 de figure 3. En raison des qualités anti-adhérentes du film complexe utilisé pour'la fabrication des poches 5, le démoulage des glaçons est facile et pratiquement instantané. Un tel bac à glaçons peut être fabriqué suivant divers procédés et c'est ainsi qu'i titre d'exemple les diverses phases d'un procédé de fabrication sont illustrées aux figures 4 à 8. Les figures 4 et 5 montrent en coupe, respectivement le film 2b et le film 2a, ce dernier étant représenté avec ses orifices 4. La figure 6 représente ces deux films après superposition la figure 7 représente ces deux films superposés, après mise en place sur la matrice 7 d'un moule dans lequel sont aménagés des alvéoles correspondant aux poches ou compartiments 5 du bac à fabriquer. L'obtention des poches ou compartiments 5 est réalisée par thermoformage en même temps que la liaison dô-finitive'entre les films 2a et 2b au moyen dtune matrice qui n'est pas représentée au dessin. Il ne reste ensuite qu'à dégager la coque formée par les deux films 2a, 2b et les poches hors du moule et à placer ltensemble sur un appareillage qui permet de replier les deux films 2a, 2b suivant deux lignes parallèles de'part et d'autre des poches 5, afin de permettre la formation des deux joues de la barquette que constitue finalement le bac à glaçons. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution et au seul procédé de-fabrication de ce bac à glaçons qui ont été décrits ci-dessus à titre d'exemples ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. - REVENDICATIONS 1. - Bac à glaçons à usage domestique, caractérisé en ce qu'il est constitué en combinaison par une structure rigide ou semirigide dont la face inférieure est ouverte et dont celle supérieure est fermée, mais présente des orifices, et par un film de résine synthétique souple fixé sur cette structure et formant, au travers desdits orifices, des poches servant à la réception de l'eau et à la formation des glaçons. 2. - Bac à glaçons selon la revéndication i, caractérisé en ce qu'il consiste en un film de résine synthétique semi-rigide mis en forme pour constituer deux joues verticales parallèles dont les bords supérieurs sont reliés par une surface plane comportant une pluralité d'orifices, et en un film de résine synthétique souple relié à la face extérieure du film précité par thermoformage et comportant, obtenues par cette opération de thermoformage., les poches passant au travers desdits orifices. 3. - Bac à glaçons selon les revendications i et 2, caractéri sé en ce que sa structure est constituée par un film de polystyrene rigide et ses poches à glaçons sont constituées par un film souple complexe à base de polypropylène et de polyéthylène.