La fabrication des ancres à levées pour mouvements d'horlogerie et en particulier la mise en place des levées dans les échancrures pratiquées dans le corps de 1 r ancre, ont toujours été considérées jusqu'à maintenant comme des opérations extremement délicates à réaliser, nécessitant un personnel soigneusement qualifié et qui exigeaient de multiples contrles et des retouches jusqu'a ce que l'orientation et la profondeur d'engagement des levées dans les échancrures du corps d'ancre soient exactement déterminées. Bien qu'il existe déjà des installations qui réalisent automatiquement la mise en place des goupilles sur les corps d'ancre dans les ancres à goupilles, on considérait que la mécanisation de la pose des levées dans les ancres à levées se heurtait à des difficultés insurmontables. Le but de la présente invention est de proposer un procédé et une installation qui permettent de mécaniser la pose des levées dans les ancres à levées et d'obtenir un positionnement tout à-fait précis et régulier. Dans une forme de mise en oeuvre du procédé, il est prévu une opération de controle et de triage automatique de telle manière que seules les ancres satisfaisant à des conditions de réalisation qui peuvent être imposées de façon très précise, aboutissent à la station finale, les autres ancres étant automatiquement rebutées. La présente invention a pour premier objet un procédé de fabrication d'une ancre à levées pour mouvement d'horlogerie, caractérisé en ce qu'on place le corps de l'ancre préalablement pourvu de son arbre sur une table mobile, de manière qu'il puisse légé- rement se déplacer suf ladite table, puis on le fait passer successivement devant deux stations d'engagement automatique des levées par déplacement de la table, en le fixant dans chacune des stations dans une position- exactement déterminée par rapport aux organes de commande deX la station. Elle a également pour objet une installation pour la mise en oeuvre du procédé, caractérisée par une table tournante pourvue de socles de réception de corps d'ancre par une première station, de réception des corps d'ancre sur la table, et par deux stations d'engagement des levées, équipées de dispositifs fixation des corps d'ancre coopérant avec les socles pour fixer les corps d'ancre dans des positions exactement déterminées par rapport aux orga nes de commande des stations, les deux stations d'engagement comprenant des organes semblables. L'invention porte également sur les ancres fabriquées selon le procédé de l'invention. Le dessin annexé illustre une forme de mise en oeuvre du procédé et représente, à titre d'exemple, une forme d'execution de l'installation selon l'invention. La fig. 1 est une vue en plan schématique montrant les différentes stations de l'installation de mise en oeuvre du procédé, la fig. 2 est une vue en coupe à plus grande échelle de certains organes d'une des stations d'engagement des levées, la fig. 3 est une vue en plan de dessous de la tête de positionnement des corps d'ancre sur la table mobile, la fig. 4 est une vue en coupe partielle selon la ligne IV-IV de la fig. 3, la fig. 5 est une vue en coupe selon la ligne V-V de la fig. 3, la fig. 6 est une vue agrandie d'une partie de la fig. 5 montrant la tige et le manchon de positionnement des corps d'ancre, la fig. 7 est une vue en élévation partiellement coupée représentant à plus grande échelle une partie de la station d'engagement des levées de la fig. 2, la fig. 8 est une vue en plan des éléments visibles à la fig. 7, la fig. 9 est une vue en coupe verticale de la station d'encollage, la fig. 1O est une vue en plan de dessous de la station d'encollage, et la fig. 11 une vue en coupe selon la ligne 11-11 de la fig. 9. Les particularités du procédé de l'invention ressortiront de la description de l'installation qui le met en oeuvre. En effet, cette installation dont la disposition schématique est visible à la fig. 1 consiste de façon généraleen-une table tournante 1 sur laquelle sont amenés des corps d'ancre 2 et qui tourne sur elle-même pas à pas de façon à faire passer les corps d'ancre successivement dans six stations, la sixième étant une station de contrôle, d'extraction et de triage. Les details constructifs de la table tournas te ne sont pas représentés, car ils ne comportent aucune particula rité spéciale et peuvent être considérés comme connus. Les six stations que les corps d'ancre 2 parcourent successivement sont 1) la station de réception, 2) la première station d'engagement des levées, 3) la deuxième station d'engagement des levées, 4) la station d'ajustage des levées, 5) la station d'encollage, 6) la station de contrôle, d'extraction et de triage. Seules les stations d'engagement des levées et d'encollage seront décrites en détail ci-après et cela pour des raisons qui apparaîtront en cours de route. La station de réception ne nécessite pas d'explications détaillées. Elle comporte des moyens pour amener les corps d'ancre 2 un à un et déjà pourvus de leur abre, comme on le verra par la suite, sur un support de pièce fixé à la table mobile. Ces supports de pièces sont conçus de façon que les corps d'ancre placés sur la table mobile puissent se déplacer le gercement afin d'être positionnés dans chaque station de façon tout à fait précise par les têtes de positionnement décrites plus loin. De façon schématique, on voit que les corps d'ancre posés sur la table 1 sont orientés de façon que la baguette d'ancre soit dirigée vers l'axe de rotation et soit maintenue par deux goupilles 19 et 20 appartenant aux têtes de positionnement, les bras de l'an- cre pourvus chacun d'une échancrure se trouvant le long de la périphérie de la table mobile. I1 convient de noter ici que les corps d'ancre comprennent des échancrures de forme générale rectangulaire dont un des flancs présente une saillie et dont la largeur est supérieure à celle de la levée. Une disposition de ce genre facilite en effet l'engagement de l'ancre par poussée dans 11 échancrure, la levée étant guidée par le flanc rectiligne de l'échancrure. A chaque rotation de la table mobile, un corps d'ancre placé dans la position de réception se déplace jusque dans la pre mière station d'engagement des levées. La tête de positionnement 5 qui appartient à cette station se déplace alors de haut en bas de façon à venir serrer le corps d'ancre et le fixer dans une position exactement déterminée par rapport aux organes de la station d'engagement en le maintenant sur son socle 6. Comme on le voit à la fig. 2, la tête de positionnement 5 est placée au-dessus de la table mobile 1 et plus exactement au-dessus du socle 6 sur lequel le corps d'ancre est placé.Le support 7 de la tête de positionnement est solidaire des organes de la station d'engagement des le vées. La tête de positionnement est guidée dans le sens vertical par le dispositif de guidage 8 et ses mouvements verticaux sont commandés en fonction du déroulement des opérations. La tête de positionnement 5 a pour fonction de fixer chaque corps d'ancre dans une position exactement déterminée par rapport aux organes de la station d'engagement et cela de façon que l'orientation des échancrures des bras du corps d'ancre permettent l'engagement des levées. Les détails de la tête de position sont représentés aux fig. 3 à 6. Le bâti 9, de forme cylindrique, présente une forure centrale 10 et est équipé à son extrémité inférieure d'un embout 11 et d'une plaque de maintien 12. La forure centrale lO sert de guidage au manchon de positionnement 13 dont l'extrémité en forme de canon traverse l'embout 11 et la plaque de maintien 12 pour déboucher à l'extrémité inférieure de la tête.Le ressort 14 sollicite ce manchon vers sa position avancée, tandis que la tige de dégagement 15 qui coulisse dans l'alésage du manchon 13 est sollicitée par un ressort 16 plus faible que le ressort 14 et présente à son extrémité inférieure un logement 17 qui s'engage sur le pivot de l'arbre 18 du corps d'ancre 2 tandis que l'extrémité cônique de l'alésage du manchon 13 vient tenir en place la collerette de l'arbre 18. Ainsi, par l'abaissement de la tête de positionnement 5, le corps d'ancre est fixé par son arbre dans une position centrée. Le dispositif de guidage à billes 8 élimine tout jeu dans le sens latéral. En outre, le ressort 14 soumet l'arbre à une certaine pression, tandis que le ressort 16 assure le degagement au moment où la tête 5 est relevée. L'orientation de l'ancre est fixée par les deux goupilles de positionnement 19 et 20. Comme on le voit aux fig. 3 et 4, la goupille 19 est fixe. Elle est chassée dans la plaque de maintien 12 tandis que la goupille 20 est ajustable. Elle est portée par un tourillon 21 qui est engagé dans un alésage de l'embout 11 et qui est tenu en place par une vis 22 appuyant le tourillon 21 à une de ses extrémités et une seconde vis 23 vissée à l'autre extrémité de l'alésage et qui sollicite le tourillon 21 par l'intermédiaire du ressort 24. Ainsi, la position exacte de la goupille 20 peut être réglée dans certaines limites, de sorte que ces goupilles s'enga gent sans jeu de chaque côté de la fourchette de l'ancre, comme on le voit à la fig. 3, lorsque la tête de positionnement vient en pla ce.Les arrondis des goupilles 19 et 2Q permettent une légère rotation du corps 2 pendant que la tête 5 vient se mettre en place. L'embout Il comporte encore deux ouvertures dans chacune desquelles est engagée une des pièces de guidage 25 dont les faces inférieures exactement rectifiées guident les levées lors de leur engagement, comme on le verra plus loin. Ces faces inférieures présentent un biseau qui facilite le positionnement des levées en hauteur. Pour éviter tout risque de rupture des pierres, les pièces 25 sont tenues en place par des ressort 26 s'appuyant sur des tenons 27 chassés dans l'embout. lies embouts et les pièces de recouvrement sont fixés de façon amovible au bâti 9 par des vis 28 et des goupilles de guidage 29 assurant la précision de la réalisation. Les stations d'engagement des levées, de même que la station d'ajustage peuvent etre guipées de têtes de positionnement de ce genre. La fig. 2 est une vue générale de l'une des stations d'engagement des levées. Elle montre, outre la tête due positionnement, les éléments suivants Le bâti fixe 30 est monté sur un socle 31 qui porte également le support 7 de la tête 5. il porte lui-même le magasin 32 dans lequel les levées à mettre en place sont empilées. La plaque antérieure 33 du bâti 30 qui s'étend en regard de la table mobile 1 porte deux axes de guidage rigoureusement parallèles et horizontaux 34 et 35 fixés l'un au dessus de l'autre et qui guident par des dispositifs à roulements à billes 36 et 37 le socle baladeur 38.Ce dernier porte la pièce de réception des levées désignées par 39 et dont les détails d'exécution seront décrits plusloin. Il est, d'autre part, actionné au moyen d'un vérin 40 dont la tige 41 est accrochée à la plaque 42. Cette dernière est solidaire de la tige 43 qui coulisse dans un alésage du bâti 38 et qui porte à son ex trémité un piston 44. Un dispositif à roulement à billes assure également le coulissement sans jeu de la tige 43 dans l'alésage de la pièce 38, les directions des déplacements étant rigoureusement parallèles à celles des tiges 34 et 35.Lorsque le vérin 40 est com mandé de façon à déplacer la tige 41 vers la gauche, à partir de la position extrême de cette tige, le piston 44 commence par se dépla cer librement dans l'alésage central du bâti 38 puis bute contre le manchon du dispositif de guidage à bille et entraîne le bâti 38. On peut introduire de l'air comprimé devant le piston 44, de sorte que lors de son mouvement de retour, le socle 38 est immédiatement entraîné vers la droite et cela jusqu'à ce-que la pièce de fermeture 45 bute contre la paroi 33. Dès ce moment, ltevacuation de l'air comprimé qui remplit le cylindre devant le piston 44 permet de déplacer encore sur une certaine distance la plaque 42 vers la droite tandis que la pièce 38 reste immobile. Comme on le voit toujours à la fig. 2, la plaque 42 entraîne, par l'intermédiaire du manchon 46, la tige de commande 47 qui traverse le dispositif de guidage 48 solidaire du bâti 38. La tige 47 est accrochée par son extrémité antérieure au poussoir 49 qui constitue la partie active du dispositif d'engagement, et qui est représenté plus en détail aux fig. 7 et 8. Ainsi, le poussoir 49 suit exactement les mouvements de la tige 41 du vérin 40, tandis que le bâti baladeur 38 qui porte la pièce de réception 39 suit ces mouvements avec un certain retard dans le sens de droite à gauche et possède une course plus faible. Le poussoir 49 traverse un alésage ménagé dans la pièce de réception 39 et se termine dans une échancrure 50 ménagée à l'avant de cette pièce I1 porte à son extrémité une lame rectifiée 51 qui s'étend dans la fente 50 et qui est légèrement plus étroite que les levées 52 empilées dans le magasin 32. La longueur de la fente 50 est légèrement supérieure à celle de la lame 51 de manière à permettre un déplaceinent relatif entre le poussoir 49 et la pièce 39. C'est ce qui permet au dispositif décrit de recueillir les levées une a une à la base du magasin 32 et de les engager dans les fentes des divers corps d'ancre. En effet, comme on le voit à la fig. 8, la station d'engagement des levées est disposée en regard de la table tournante de façon que la direction du déplacement de la pièce 39 et du poussoir 49 soit exactement parallèle à l'orientation de l'une des encoches du corps d'ancre et que la fente 50 soit exactement dans le prolongement-de cette encoche. Le fonctionnement de la station est le suivant : Lors d'un premier mouvement de la tige de vérin 41 de droite à gauche à la fig. 2, le piston 44 entraîne le bloc 38 et la pièce 39 vers l'arrière jusqu'à ce que la partie antérieure élargie 53 de la fente 50 se trouve sous l'empilage des levées 52. Le déplacement relatif de la tige 41 par rapport au bloc 38 est accompagné d'un déplacement de la lame 51 dans la fente 50 et de la tige 49 par rapport à la pièce 39, de sorte que le logement 53 se libère pour recevoir une des levées 52.A ce moment, l'air comprimé est admis devant le piston 44 et lors de la course de retour du vérin 40, la levée qui a pénétré dans la fente 53 est déplacée jusqu'à ce que la pièce 39 atteigne sa position antérieure et bute contre le socle 6, le logement 53 étant alors exactement en regard de 1 'une des encoches du bras de l'ancre. L'air est alors évacué devant le piston 44 et la fin du mouvement de la tige 41 déplace le poussoir 49 et la lame 51 qui pousse la levée sous une des pièces de guidage 25 et la met en place, sa face inférieure étant exactement à fleur de la face inférieure du corps d'ancre 2. La levée est engagée à une profondeur d'environ 0,02 mm au-del de sa position finale. Le dispositif de commande central de l'installation relève alors la tête de positionnement 5 et la table tournante 1 effectue une rotation de 600. Le corps d'ancre parvient alors à la seconde station d'engagement où un dispositif identique à celui qui est représenté à la fig. 2, mais orienté différemment engage une seconde levée dans l'autre encoche de l'ancre. A l'étape suivante, le corps d'ancre pourvu de ses deux levées parvient dans la station d'ajustage. Les deux stations d'engagement des levées sont en effet réglées de façon que ces dernières pénètrent au-del de la position qu'elles doivent finalement occuper. La station d'ajustage, qui n'est pas représentée en détail au dessin, a alors pour fonction de déplacer légèrement les levées dans le sens inverse à celui de leur engagement de manière à les amener dans la position exacte voulue.Cette station comporte une tête de positionnement analogue à la tete 5, deux organes de butée 54 et 55 pourvus de détecteurs électroniques réglables au moyen de vis micrométriques 56 et 57 par rapport à l'axe du corps d'ancre tel qu'il est fixé par la tête de positionnement, et deux leviers de commande 58 et 59 qui sont commandés-par des moteurs 60 et 61. Une fois que le corps d'ancre a été fixé dans cette station, les moteurs 60 et 61 sont mis en marche et les tiges filetées montées sur roulements à billes 62 et 63 provoquent le déplacement des leviers 58 et 59 qui poussent les levées jusqutà ce que leur plan de repos bute contre des faces orientées en conséquence des butées 54 et 55. Le contact des levées avec les butées 54 et 55 provoque l'arrêt des moteurs.Le positionnement des levées est ainsi réalisé de façon exacte. Dans une autre forme d'exécution de l'installation décrite, la station d'ajustage des levées pourrait, le cas échéant, être supprimée, la mise en place pouvant se faire de façon suffisamment précise dans les stations d'engagement représentées par la fig. 2. Au cours du prochain pas de la table mobile, l'ancre parvient dans la station d'encollage dont certaines particularités sont représentées aux fig. 9, 10 et 11. La difficulté à résoudre pour construire cette station consistait à réaliser des moyens qui amènent automatiquement une quantité de colle dosée avec précision au-dessus des extrémités arrières des levées en évitant tout dépôt de colle aux endroits indésirables. La station d'encollage comprend, monté sur une coulisse mobile 64 un socle 65 qui guide un piston de dosage 66 mobile longitudinalement dans un alésage du socle, et une tige de distribution 67 étalement mobile dans un alésage parallèle au premier.L'avant du socle 65 présente un logement 68 qui sert de reservoir à la colle etqui est fermé à son extrémité inférieure par une plaque mobile 69 accrochée à l'extré- mité antérieure de la tige 67. Cette plaque mobile coulisse entre des éléments d'étanchéité 70 logés dans la paroi du réservoir 68 et une plaque de distribution fixe 71 qui est munie au voisinage de son extrémité antérieure de deux segments de tube 72 espacés l'un de l'autre de la distance qui sépare les fonds des deux encoches des corps d'ancre 2. Au-dessus de la plaque 71 est monté un équipage mobile qui comporte un bloc 73 équipé de deux aiguilles 74 guidées par des tiges verticales 75 et 76. Le bloc 73 présente dans sa face arrière un logement 77 dans lequel est engagée la tête de la bascule 78.Cette dernière pivote autour d'un axe horizontal sur le socle 65 de manière que son extrémité supérieure se trouve devant l'extrémité du piston de dosage 66 tandis que son ex trémité inférieure se trouve devant le piston 79 qui est sollicité par le ressort 80. Comme on le voit à la fig. 9, si le piston 66 est déplacé vers la droite, guidé par le tenon de la vis 81, la bascule 78 pivote autour de son axe et sa tête déplace l'équipage mobile 73 vers le bas le long des tiges 75 et 76. Les aiguilles 74 peuvent pénétrer dans les segments de tube 72 en traversant les ouvertures 82 ménagées dans la plaque coulissante 69 si la tige 67 est elle-même à ce moment dans sa position avancée.Après le mouvement d'avance du piston 66, le ressort 80 assure le basculement de la pièce 78 et l'extraction des aiguilles 74 ainsi que le retour du piston 66 dans sa position initiale.Les doses de colle contenues dans les tubes 72 ont alors été transférées sur les extrémités arrires des levées et il suffit de ramener la plaque coulissante 69 dans sa position arrière par déplacement de la tige 67 pour que les ouvertures 82 se trouvent dans le fond du réservoir 68 et puissent se garnir d'une nouvelle dose de colle. Le mécanisme de commande du piston 66 et de la tige 67 n'est pas représenté au dessin. I1 sera combiné avec une commande de la coulisse 64 agencée de telle façon qu'après le dépôt d'une dose de colle sur un corps d'ancre, l'ensemble du distributeur de colle désigne de façon générale par 83 à la fig. 1 soit déplacé vers l'extérieur afin que le corps de chauffe 84 vienne se placer au-dessus de l'ancre. Ce corps de chauffe assure la fusion et la solidification rapides de la colle. Le corps de chauffe 84 peut é- tre d'un type quelconque et agir, soit par rayonnement, soit par induction, soit, le cas échéant par chauffage diélectrique. Ainsi, le fonctionnement de la station d'encollage implique un déplacement alternatif des organes de la station au-dessus de la table mobile de façon à amener tout d'abord le dispositif d'encollage, puis le corps de chauffe au-dessus des points où la colle est à déposer. Quant au dispositif d'encollage lui-même,son fonctionnement implique aussi un double déplacement, d1 une part de la plaque 69 dont les orifices se garnissent de colle et viennent se placer sous les aiguilles 64, et d'autre part, du dispositif d'extraction dont les aiguilles 74 déplacent les doses de colle à travers les tubes 72 pour les amener en place. Avantageusement, le réservoir de colle 68 sera équipé d'un vibreur qui facilitera l'engagement de la dose de colle voulue dans les ouvertures 82. La colle peut être contenue dans le réservoir 68 sous forme de poudre, composée d'un seul ou de plusieurs constituants différents, la transformation de cette poudre en un fluide capable de lier les levées au corps d'ancre se faisant sous l'action du corps de chauffe 84. Finalement, les ancres terminées parviennent à la station de contrôle. Dans cette station également, les ancres sont fixées au moyen d'une tête de positionnement, telle que la tête 5. Les levées, de même que le corps de l'ancre sont alors en contact avec des organes de mesure 85, 86 et 87 (fig. 1) qui indiquent sur les cadrans des appareils 88, 89 et 90 les grandeurs caractéristiques à contrôler soit la position de chacune des levées et la position de l'axe de l'ancre. Les appareils de mesure 88, 89 et 90 sont des appareils à contacts électroniques de maximum et de minimum. Les impulsions que ces appareils émettent sont comparées dans une logique électronique (non représentée) qui détermine si l'ancre est acceptable ou doit être rejetée.Selon le résultat de la comparaison, un organe de triage 91 est amené dans une position ou dans une autre et lorsque l'ancre est éjectée de la table, après relèvement de la tête de positionnement, et conduite dans un canal de guidage, elle se déplace automatiquement vers le récipient des pièces rejetées ou vers celui des pièces admises. L'installation décrite est ainsi apte à effectuer toutes les opérations de mise en place et de fixation des levées. Les dispositifs de contrôle et de surveillance n'ont pas été décrits, ni les dispositifs de programmation de l'installation. Les fonctions à assurer peuvent l'être par des moyens connus sans poser de difficultes insurmontables. Les commandes peuvent être du type pneumatique, électrique, hydropneumatique ou à vide. De préférence, tous les déplacements d'organes mobiles seront surveillés et verrouillés les uns par rapport aux autres de façon qu'un défaut de fonctionnement d'un élément empêche le fonctionnement des éléments suivants. Les vannes, les tuyères, de même que les organes électroniques peuvent être pourvus de dispositifs de contrôle évitant toute fausse manoeuvre. On peut ainsi réaliser une installation entièrement automatique qui assure le montage des levées sur une ancre à levée avec une précision correspondant aux exigences que l'on rencontre dans la fabrication des mouvements à ancre de bonne qualité, ce que l'on n'avait pas jugé possible jusqu'à maintenant. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication d'une ancre à levées pour mouvement d'horlogerie, caractérisé en ce qu'on place le corps de l'ancre préalablement pourvu de son arbre sur une table mobile, de ma nière qu'il puisse légèrement se déplacer sur ladite table, puis on le fait passer successivement devant deux stations d'engagement automatique des levées, par déplacement de la table, en le fixant dans chacune des stations dans une position exactement déterminée par rapport aux organes de commande de la station. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on amène ensuite l'ancre dans une station de contrôle automatique qui vérifie la position des levées par rapport au corps de l'ancre et sépare les ancres correspondant aux tolérances de celles qui n'y correspondent pas. 3. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce qu'on engage -les levées dans les échancrures des corps d'ancre jusqu'à une profondeur supérieure à la profondeur voulue puis dans une station d'ajustage, on ajuste la position des levées en les déplaçant d'une quantité contrôlée vers l'extérieur. 4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'on fait passer les ancres pourvues des levées dans une station d'encollage travaillant automatiquement, de manière à fixer les levées au corps d'ancre avant de faire passer les ancres dans la station de contrale. 5. Installation pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisée par une table tournante pourvue de socles de réception de corps d'ancre, par une première station, de réception des corps d'ancre sur la table, et par deux stations d'engagement des levées, équipées de dispositifs de fixation des corps d'ancre coopérant avec les socles pour fixer les corps d'ancre dans des positions exactement déterminées par rapport aux organes de commande des stations, les deux stations d'engagement comprenent des organes semblables. 6. Installation selon la revendication 5, caractérisée en ce que les dispositifs de fixation des corps d'ancre sur la table mobile comprennent chacun un manchon de positionnement capable de s'engager sur l'arbre d'une ancre,~ce manchon étant mobile axialement sans jeu latéral et contre l'action d'un ressort, deux goupilles ajustées de manière à s'engager de part et d'autre de la four chette du corps d'ancre et deux blocs de guidage destinés à se placer chacun au-dessus de l'une des échancrures du corps d'ancre,les blocs de guidage, le manchon et les goupilles étant montés sur un bâti commun. 7. Installation selon la revendication 6, caractérisée en ce que ledit manchon présente à son extrémité une embouchure tronconique et est équipé d'une tige d'extraction mobile axialement contre l'action d'un ressort distinct de celui qui sollicite le manchon, l'extracteur présentant à son extrémité un logement destiné à s'engager sur le pivot de l'ancre. 8. Installation selon la revendication 6, caractérisée en ce qu'une des goupilles est fixe tandis que l'autre est réglable latéralement. 9. Installation selon la revendication 5, caractérisée en ce que chaque station d'engagement des levées comprend un poussoir actionné par un organe de poussée guidé selon une direction rigoureusement parallèle au plan de la table de travail, ce poussoir comportant à son extrémité une lame coulissant dans une fente d'un coulisseau de guidage, ce dernier étant agencé de façon à recueillir les levées à la base d'un magasin pour les déplacer parallèlement à elles-mêmes et les présenter devant l'échancrure du corps d'ancre, alors que ladite lame les engage ensuite dans ladite échancrure. 10. Installation selon la revendication 5, caractérisée en ce qu'elle comporte en outre une station d'encollage des levées dans les échancrures du corps d'ancre. 11. Installation selon la revendication 10, caractérisée en ce que la station d'encollage comporte une plaque coulissante munie de deux ouvertures et des moyens pour déplacer cette plaque entre une position de réception dans laquelle les ouvertures se garnissent chacune d'unedose de colle et une position d'encollage dans laquelle les dites doses de colle sont transférées chacune sur l'extrémité arrière d'une des levées. 12. Installation selon la revendication 10, caractérisée - en ce que la station d'encollage comporte un bâti-mobile au-dessus de ladite table et se déplaçant entre deux positions, ce bâti comportant, d'une part, des moyens de distribution de colle, et d'autre part, un corps de chauffe susceptible de venir se placer audessus des levées après l'opération d'encollaqe. 13. Ancre fabriquée selon le procédé de la revendication