"Procédé et appareil de contrôle pour garantir la fiabilité des robinetteries à servocommandes électriques, en parti culier dans les centrales nucléaires." La présente invention se rapporte à un procédé pour garantir la fiabilité des robinetteries à servocommandes électriques dans des installations difficilement accessibles, en particulier dans les centrales nucléaires, au moyen d'essais de fonctionnement périodiques des robinetteries. De tels essais ne permettaient jusqu'à présent que de déterminer si la robinetterie fonctionne normalement, c'està-dire s'ouvre ou se ferme. Dans le cas contraire, la robinetterie contrôlée a déjà besoin de réparations. I1 était par contre impossible jusqu'ici d'effectuer une détection préventive des défauts. Une telle détection préventive est toutefois particulièrement importante pour les installations difficilement accessibles, attendu que les travaux à y effectuer sont toujours compliqués. Dans les centrales nucléaires intéressées en premier lieu, cette complication provient de la nécessité d'assurer la protection contre les radiations. A cet égard, il y a lieu de tenir compte que précisément dans Bes centrales nucléaires, une amorce de défaillance, jusqu'ici non détectée, de la robinetterie, peut conduire à un arrêt total avec pour conséquence que le cotit de l'arrêt se monte à 1 million de DM par jour ou plus. Pour résoudre cette difficulté, l'invention propose de mesurer- les valeurs électriques de la servocommande avant le début du fonctionnement; de mesurer à nouveau ces mimes valeurs au cours de-contrôles consécutifs et, après comparaison des valeurs, d'éliminer les différences dépassant éventuellement une limite de tolérance par intervention dans la robinetterie et/ou la servocommande. Avec l'invention, on ne surveille donc pas simplement le fait que la robinetterie s'ouvre ou se ferme ou qu'elle occupe des positions intermédiaires également définies, mais à partir des valeurs électriques de la servocommande, on se fait une idée sur son état normal, en particulier neuf, donc exempt d'usures, de sorte qu'il est possible de déterminer les valeurs s'en écartant. Comme grandeur essentielle, on mesure la puissance nécessaire à l'ouverture ou à la fermeture. Cette puissance constitue en première approximation une valeur représentative de la facilité de marche de la robinetterie et peut par conséquent, étant donné qu'une difficulté de marche est l'indice d'un défaut, être prise comme référence pour déterminer de la nécessité d'une réparation. Comme valeurs électriques de la servocommande, on peut en outre déterminer les temps d'ouverture et de fermeture de la robinetterie ainsi que le bon fonctionnement des interrupteurs fin de course. En tout état de cause, l'invention permet une vérification très précise et avant tout préventive de l'état de la robinetterie, ce qui était impossible avec le contrôle de fonctionnement usuel pratiqué jusqu'ici. Dans un mode de réalisation éprouvé de l'invention, on mesure la puissance de la servocommande sur la course de manoeuvre de la robinetterie. A partir de cette mesure, on peut en cas de dérangements, déjà conclure qu'il convient de rechercher si par exemple une tige d'actionnement d'une valve se déplace difficilement dans une zone déterminée, et par conséquent semble défectueuse à cet endroit et nécessiter une réparation. La mesure de la puissance de même que d'autres mesures pratiquées sur les servocommandes peuvent s'effectuer avec un moteur polyphasé en mesurant le courant de chaque phase, on obtient par là une indication extrêmement précise. Cela permet en outre de déterminer si le moteur présente un défaut d'enroulement qui sinon ne serait pas encore perceptible. Le temps d'actionnement de la robinetterie peut être déterminé à l'aide d'une minuterie électrique afin de l'ajuster aux valeurs électriques de la servocommande. Ces minuteries électriques sont en outre généralement faciles à régler et peuvent être utilisées à des fins de commande. Les valeurs électriques peuvent avantageusement être inscrites dans un appareil enregistreur. Cela permet une in terprétation ultérieure exacte et facilite la comparaison avec des valeurs préalablement déterminées, par exemple de la robinetterie neuve. Il est toutefois également possible d'utiliser des procédés d'enregistrement électriques, en particulier magnétiques, et ce pour des valeurs de mesure données aussi bien sous forme analoguque que sous forme numérique. Pour effectuer un contrôle ayant une meilleure valeur d'information, il peut en outre btre avantageux de déterminer les valeurs électriques pour deux tensions différentes. Par 1à, on a d'une part la possibilité de se rendre compte si la sécurité de fonctionnement reste préservée, même en cas de fluctuations de tension qui peuvent toujours se produire à partir du réseau et, d'autre part, en analysant le comportement en cas de tensions différentes, il est possible de diagnostiquer plus exactement des perturbations déterminées. Un appareil de contrôle ayant fait ses preuves pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention est caractérisé par le fait que les appareils nécessaires à la mesure des valeurs électriques sont réunis dans un boîtier portatif, que ce bottier renferme le dispositif de manoeuvre nécessaire à l'actionnement d'une servocommande, que ce dispositif de manoeuvre est couplé à un étage de commande qui comporte un programme mémorisé électroniquement et associé au fonctionnement d'une robinetterie, que cet étage de oommande est installé dans une partie du bottier séparée du dispositif de manoeuvre, et que le boîtier présente des éléments de connexion pour le raccordement amovible du dispositif de manoeuvre et de 1'é- tage de commande. Le nouvel appareil de contrôle est facile à manipuler et convient par conséquent parfaitement pour un contrôle rapide pendant le court instant disponible pour les réparations. Cette facilité de manipulation est favorisée par les connexions qui permettent même à un personnel inexpérimenté d'effectuer les mesures nécessaires au contrôle, attendu qu'il suffit de fermer et/ou de verrouiller des connecteurs qui peuvent être exactement marqués et, en cas de besoin, réalisés interchangeables. Il n'y a plus alors qu'à mettre en route le dispositif de manoeuvre à l'aide du programme mémorisé. L'interprétation des valeurs ainsi mesurées peut ensuite s'effectuer dans un poste aussi éloigné que l'on veut des robinetteries et aussi ultérieurement, si bien que l'on peut employer à cet effet un personnel qualifie sans qu'il soit gêné par la difficulté d'accès des robinetteries. q Dans un appareil de contrôle particulièrement universel, l'étage de commande renferme plusieurs programmes à chacun desqueIs est associé un bouton-poussoir placé sur le bottier et permettant de séléctionner le programme. En pareil cas, le bottier peut être muni d'un schéma de connexions qui correspond au moins en partie au dispositif de manoeuvre et à l'étage de commande et comporte une zone interchangeable en fonction du programme sélectionné. Cette représentation claire des connexions ainsi obtenue est également avantageuse lorsque le service est confié à une personnel spécialisé. I1 s'est en outre révélé qu'il était avantageux que le bottier comporte un interrupteur pour interrompre le fonctionnement programmé de la servocommande. Cela permet, par un arrêt d'urgence, d'éviter des destructions de la robinetterie et de la servocommande. Un tel agencement est particulièrement avantageux en liaison avec un autre perfectionnement de lin- vention selon lequel le bottier comporte au moins un bouton avec lequel un défaut peut être présélectionné dans le programme associé au fonctionnement. Un tel bouton de préslec- tion d'un défaut permet le contrôle de dispositifs de sécurité montés les uns derrière les autres, attendu que différents dispositifs de sécurité sont alors mis hors service, par exemple de façon que le bouton de présélection des défauts provoque le pontage ou la mise hors circuit d'un interrupteur de fin de course de la servocommande. Le schéma des connexions de l'appareil de contrôle peut comporter des lampes-témoins qui sont alimentées au moins en partie - l'intermédiaire des pièces de connexion. A chaque con- tact des pièces de connexion, on peut par exemple associer une lampe-témoin de façon que le fonctionnement de la connexion puisse être vérifié sans difficulté. Cette vérification est importante lorsqu'il s'agit, comme déjà indiqué, d'un personnel non qualifié. Comme lampes-témoins, on peut en particulier utiliser des diodes luminescentes. Sur l'appareil de contrôle, on peut en outre installer un panneau d'affichage indiquant le sens du champ tournant pour les servocommandes avec moteur à courant triphasé. Par ailleurs, il est avantageux de prévoir un commutateur à touches pour des actionnements brefs de la servocommande de la robinetterie à contrôler, attendu que cela permet un fonctionnement de contrôle convenant pour l'approche de positions déterminées, par exemple des positions finales. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description d'un mode de réalisation pris comme exemple, mais non limitatif, et illustré par le dessin annexé, sur lequel la figure unique représente sensiblement en perspective une valve avec servocommande électrique et l'appareil prévu pour son contrôle. La valve 1 d'une largeur nominale de par exemple 100 mm appartient à une installation de purification de réfrigérant pour un réacteur à eau légère. Sa tige 2 qui est de façon connue raccordée à un clapet non représenté est actionnée par une servocommande électrique 3. Cette servocommande comporte un mécanisme 4 sur la face supérieure duquel est installée une manette 5 avec poignées 16 pour l'actionnement d'urgence de la valve 1. Pour le fonctionnement normal, un moteur électrique 7 d'une puissance de par exemple 0,5 kW est monté par bride sur le mécanisme 4. Ce moteur 7 est un moteur asynchrone à courant triphasé. I1 est alimenté en tension par une ligne électrique 10 qui se termine dans un connecteur 11. Ce connecteur aboutit à une boite de jonction, non représentée, du moteur électrique 7. Une autre ligne électrique 12 comportant un connecteur 13 est prévue pour la transmission des signaux de commande, par exemple pour le raccordement d'interrupteurs fin de course qui sont associés au mécanisme 4 ou à la tige 2. L'appareil de contrôle 15 se présente extérieurement sous la forme d'un boîtier parallélépipédique 14 comportant une plaque frontale 16 qui, pour le transport, peut être fermée par un couvercle non représenté. A cet effet, on insère le couvercle dans des crochets fermés 17 placés sur la face inférieure 19, munie de pieds en caoutchouc 18, de l'appareil de contrôle 15 et on le fixe ensuite sur la face supérieure 21 par des systèmes de fermeture rapide connus 20. Au centre de la face supérieure 21, se trouve une poignée 22 permettant de transporter l'appareil de contrôle 15 pesant par exemple environ 20 kg. Dans une entaille 25 de la plaque frontale 16 sont installées quatre connexions multipolaires avec connecteurs 26, 27, 28 et 29 de section transversale rectangulaire. Parmi ceuxci, le connecteur 28 aboutit par l'intermédiaire du câble 10 au moteur 7, tandis que le connecteur 27 est relié par le cable 12 aux interrupteurs fin de course, aux interrupteurs réagissant au couple ou analogues, montés sur le mécanisme 4. Le connecteur 29 est prévu pour le raccordement au réseau et est de ce fait relié par l'intermédiaire d'une ligne 30 à une source de tension qui fournit un courant triphasé de par exemple 380 V. A partir du raccordement au réseau, on peut également amener à l'appareil de contrôle 15 d'autres tensions, en particulier des petites tensions ou des tensions continues aux fins de commande, dans la mesure où elles ne sont pas transformées dans l'appareil de contre lui-même à partir du courant triphasé précité. Le connecteur 26 peut, en cas de besoin, être raccordé par un câble 31 à d'autres interrupteurs fin de course, interrupteurs réagissant au couple ou dispositifs de commande, qui sont nécessaires pour le fonctionnement de la servocommande 3. Dans la plaque frontale 16, sont en outre installés trois ampèremètres identiques 33, 34 et 35 qui sont disposés en une rangée les uns acôté des autres et qui mesurent, le cas échéant par l'intermédiaire d'un convertisseur de courant, le courant pour le moteur 7 de la servocommande, et ce dans les trois phases du réseau à courant triphasé. Dans la plaque frontale 16, une lampe-témoin de champ-tournant 36 et une lampe d'alarme de champ-tournant 37 sont placées au voisinage des ampèremètres 33, 34, 35. La lampe-témoin du champ-tournant 36 indique la présence de la tension dans l'ordre de phase correcte pour le moteur 7, tandis que la lampe d'alarme 37 s'allume lorsque l'ordre de phase pour le moteur 7 ne correspond pas au sens de rotation prévu unitairement.Entre les lampes 36 et 37 se trouvent trois lampes de contrôle 38, 39 et 40 indiquant la tension pour les phases R, S et T du courant triphasé. Ainsi, les lampes de contrôle 38, 39 et 40 sont nettement associées aux ampèremètres 33, 34 et 35. A côté de l'ampèremètre 33 sont disposés des panneaux d'affichage numériques 42 et 43 qui reproduisent les temps d'actionnement de la robinetterie. Le panneau 42 affiche le temps écoulé jusqu'à l'arrêt de la robinetterie, tandis que le panneau 43 indique le temps écoulé jusqu'à la réponse des interrupteurs fin de course. A côté des panneaux d'affichage des temps 42, 43, sont installés deux fois sept boutons-poussoirs disposés les uns au-dessus des autres en deux rangées 45 et 46. Sur ces derniers, les boutons de la rangée supérieure 45 servent à la sélection des modes d'arrêt qui sont attribués à chacune des servocommandes à contrôler. Ces différents modes sont expliqués ultérieurement. Les boutons de la rangée inférieure 46 servent i simuler différents cas de perturbations lors du contrôle de la servocommande, comme cela sera expliqué également ultérieurement, et comprennent en outre un interrupteur 47 pour la protection du moteur. Sur la plaque frontale 16 est en outre prévu un schéma de connexions désigné globalement par 50. Dans le cadre de ce schéma 50, est montée une platine interchangeable 51 maintenue par des crampons 52. La platine 51 peut être changée en fonction du programme de travail de la servocommande à contrô- ler, programme qui est extrait d'une mémoire électronique pour un étage de commande non visible logé dans le boîtier 14, mis-en route par les boutons-poussoirs 45 et rendu actif. Par conséquent, pour les différents cas d'utilisation, on dispose toujours sur la plaque frontale 16 du schéma de connexions adéquat, c'est-à-dire conforme à la commande du moteur. Dans le tracé de ce schéma 50 se trouvent des diodes luminescentes 54. Elles désignent les points de couplage qui sont réalisés avec les connecteurs 26 à 29 et s'allument lorsque les points de couplage sont fermés par introduction des broches des connecteurs. L'étage de commande dans le boitier est séparé des Lignes à courant fort de façon qu'aucune perturbation de l'électronique ne soit à craindre. Dans le tracé du schéma de connexions 50 de la plaque frontale 16 sont en outre prévus d'autres organes d'actionnement. Parmi ceux-ci, on compte un interrupteur d'urgence 55 qui est en relief sous la forme d'un bouton d'actionnement rouge placé en évidence. Un autre commutateur 56 permet de commuter sur la marche à impulsions. Le moteur 7 de la servocommande 3 n'est alors plus mis sous tension qu'en fonction de la durée de l'actionnement des boutons, et cette marche à impulsions se rapporte aux deux interrupteurs (boutons) 57 et 58 qu'il faut enfoncer pour un actionnement de la servocommande dans le sens de "l'ouverture" et dans le sens de "la fermeture" de la valve 1. Le déplacement enclenché par les interrupteurs 57 et 58 peut, au cas où aucune marche à impulsions n'est prévue, être interrompu à tout moment par un bouton d'arrêt 60.Pour le contrôle du fonctionnement des lampes témoins disposées dans le schéma 50, on utilise un bouton 61. On va décrire ci-après quelques opérations effectuées lors du contrôle de la valve 1 qui est désignée ici sous le terme de robinetterie, car de tels essais sont également utilisés pour les clapets, les vannes ou analogues. Avant l'actionnement de la servocommande 3, il faut procéder à un réglage grossier au niveau des interrupteurs fin de course. Ensuite, lors de l'actionnement d'une touche de libération 62, et du bouton 57 (ouverture) ou du bouton 58 (fermeture), la robinetterie se déplace dans le sens correspondant jusqu'à la position finale et s'arrête automatiquement. Pour arrêter le système d'entraînement 3 avant la position finale ou en cas de perturbations, en marche automatique, on actionne la touche d'arrêt 60 (sans libération) et en marche à impulsions, on relâche la touche de libération et de commande. Lors de la marche de la servocommande 3, on pesure deux temps, à savoir le temps de marche totale depuis le démarrage de la servocommande jusqu'à l'arrêt (panneau d'affichage 42), ainsi que le temps de marche depuis le démarrage jusqu'à la réponse du premier interrupteur fin de course (panneau d'affichage 43). Avec ces deux temps, on positionne les interrupteurs fin de course pour l'arrêt, l'annonce en retour et le pontage, et ce, en fonction des modes d'arrêt, par exemple, dans le sens de l'ouverture, un interrupteur fin de course et, dans le sens de la fermeture, un autre interrupteur fin de course. I1 y a lieu de tenir compte que - avec le mode d'arrêt 1 qui est sélectionné par le bouton-poussoir 64 de la rangée 45, ce sont les interrupteurs réagissant au couple qui provoquent l'arrêt. Ces interrupteurs dans le sens de l'ouverture et dans le sens de la fermeture, réagissent à l'augmentation du couple de la tige 2 de la valve lors de l'application du clapet sur le corps ou le siège de la valve. Avec le mode d'arrêt 2 (bouton-poussoir 65) l'arrêt est provoqué par des interrupteurs fin de course. Pour la superposition de protection, on utilise des interrupteurs réagissant au couple. Avec le mode d'arrêt 3 (bouton-poussoir 66), l'arrêt est provoqué dans le sens de l'ouverture par un interrupteur fin de course et dans le sens de la fermeture par un interrupteur réagissant au couple. La superposition de protection est assurée par un autre interrupteur réagissant au couple. Pour les modes d'arrêt 4, 5 et 7, on prévoit les boutonspoussoirs 67, 68 et 70 de l'appareil de contrôle 15. Ils comportent un interrupteur fin de course dans le sens de l'ouverture et dans le sens de la fermeture ainsi que pour le pontage à la position intermédiaire dans le sens de l'ouverture. En pareil cas, avec le mode d'arrêt 4, l'arrêt dans le sens de l'ouvertureoet effectué par un interrupteur réagissant au couple et dans le sens de la fermeture par un interrupteur fin de course. Le pontage du couple à la position intermédiaire dans le sens de l'ouverture est assuré par l'autre interrupteur fin de course ci-dessus mentionné. La superposition de protection dans le sens de la fermeture est assurée par I'intrupteur réagissant au couple. Avec le mode d'arrêt 5, l'arrêt est effectué dans le sens de l'ouverture par un interrupteur réagissant au couple et dans le sens de la fermeture par un interrupteur réagissant au couple. Le pontage du couple à la position intermédiaire dans le sens de l'ouverture est assuré par un interrupteur fin de course. Avec le mode d'arrêt 7, l'arrêt est effectué dans le sens de l'ouverture par un interrupteur fin de course et dans le sens de la fermeture par un interrupteur réagissant au couple. Le pontage à la position intermédiaire dans le sens de l'ouverture est assuré par un interrupteur fin de course. La superposition de protection dans le sens de l'ouverture est assumée par un autre interrupteur réagissant au couple. Pour le mode d'arrêt 6 qui est sélectionné par le boutonpoussoir 69, un interrupteur fin de course fonctionne à chaque fois dans le sens de l'ouverture et dans le sens de la fermeture. Pour le pontage à la position intermédiaire dans le sens de l'ouverture et dans le sens de la fermeture, on prévoit également à chaque fois un interrupteur fin de course. En pareil cas, l'arrêt dans le sens de l'ouverture est effectué par un interrupteur réagissant au couple et la superposition de protection est assurée par un autre interrupteur réagissant au couple. L'arrêt dans le sens de la fermeture est effectué également par un interrupteur réagissant au couple et la superposition de protection est assurée par un autre interrupteur réagissant au couple. Dans les différents modes d'arrêt ce sont uniquement les temps des interrupteurs fin de course qui sont indiqués dans le panneau d'affichage 48. Pour, avec les modes d'arrêt 4, 5 et 7, mesurer et régler le temps écoulé jusqu'à la réponse de l'un des interrupteurs fin de course à réponse en retour et avec le mode d'arrêt 6, le temps écoulé jusqu'à la réponse des deux interrupteurs fin de course à réponse en retour pour le sens de l'ouverture et de la fermeture, on procède de la façon suivante La robinetterie est certes mise en route avec le mode d'arrêt approprié, mais est ensuite immédiatement commutée sur le mode d'arrêt 1 pendant la marche. Le temps écoulé jusqu'à la réponse peut alors être lu sur le panneau d'affichage 48. Dans les robinetteries qui sont normalement mises en route par le sous-ensemble prioritaire donc un dispositif de commande automatique, et fonctionnent d'après les modes d'arrêt 2 et 4, l'interrupteur fin de course doit être positionné de façon qu'il arrête la servocommande dans le sens de la fermeture après que l'interrupteur fin de course de pontage a répondu. A cet effet, il faut actionner une touche 72 de la rangée 46 des boutons-poussoirs. Pour mesurer le temps écoulé jusqu'à la réponse de l'interrupteur fin de course, il faut également que la touche 73 de la même rangée de boutons-poussoirs soit actionnée. Pour le positionnement7 il faut, après actionnement du bouton 56, utiliser de préférence la marche à impulsions pour permettre une approche du point de coupure recherché de l'in- terrupteur fin de course à régler. Après cela, on peut procéder à un réglage fin à l'arrêt. Comme le temps de réponse est remis en route à chaque processus de coupure, il suffit de ne couper qu'une seule fois. Les interrupteurs réagissant au couple sont déjà réglés par le fabricant du système de commande. Lors du contrôle du fonctionnement, on peut également simuler des défauts sur les robinetteries réglées. Pour un arrêt avec le couple de protection, dans tous les modes d'arrêt en fonction de la course, on neutralise les interrupteurs fin de course, pour le sens de la fermeture par une touche 74 et, pour le sens de l'ouverture, par une touche 75 de la rangée 46 de boutons-poussoirs. En cas de réponse du couple de protection, le signal de perturbation apparaît alors. Pour le mode d'arrêt 6, on neutralise le couple normal, et ce pour le sens de la fermeture par une touche 76 et pour le sens de l'ouverture par une touche 77, de sorte que pour l'arrêt on utilise le couple de protection superposé. Pour un contrôle de la surtension et de la sous-tension, l'alimentation électrique de l'appareil se fait avec 110 % de la tension nominale (par exemple avec transformateur-régulateur). Avec cette tension, la robinetterie est amenée en position finale et arrêtée par l'interrupteur réagissant au couple. L'extraction à partir de cette position finale s'effectue avec 80 Xde la tension nominale. Si cela ne suffit pas, on peut augmenter la sous-tension par palier (à chaque fois de 5 %) et répéter l'ensemble du processus. On peut reconnaître par là si la robinetterie est défectueuse ou si un autre moteur doit être monté sur la servocommande. Lors des travaux de contrôle, on observe s'il y a même absorption de courant des trois phases et lors des contre-essais, on compare avec le procès verbal d'origine. En cas d'une absorption irrégulière de courant, on peut conclure à un courtcircuit entre spires ou à un court-circuit à la terre du moteur, tandis qu'une absorption trop élevée de courant est l'indice d'une dureté de fonctionnement de la robinetterie. Grâce à la normalisation des connecteurs et des raccords et grâce à l'emploi d'adaptateurs de contrôle pour les robinetteries à l'abri des accidents hypothétiques les plus graves, les contrôles de fonctionnement et les contre-essais prennent très peu de temps. Pour les essais effectués dans les centrales nucléaires, un raccordement de 380 v suffit. REVENDICATIONS 1.- Procédé pour garantir la fiabilité des robinetteries à servocommandes électriques dans des installations difficilement accessibles, en particulier dans les centrales nucléaires, au moyen d'essais de fonctionnement périodiques des robinetteries, caractérisé par le fait que l'on mesure les valeurs électriques de la servocammande avant le début du fonctionnement , que l'on mesure ces mêmes valeurs à nouveau au cours de contrôles consécutifs et que l'on élimine les différences déterminées par comparaison desdites valeurs et situées au-dessus d'une limite de tolérance par intervention dans la robinetterie et/ou la servocommande. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la puissance de la servocommande est mesurée sur la course de manoeuvre de la robinetterie. 3.- Procédé selon la revendication 1 ou 2, pour une servocommande à moteur polyphasé, caractérisé par le fait que l'on mesure le courant dans chaque phase. 4.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que l'on mesure le temps d'actionnement de la robinetterie à l'aide d'une minuterie électrique. 5.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que l'on inscrit les valeurs électriques avec un appareil enregistreur. 6.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que l'on mesure les valeurs électriques pour deux tensions différentes. 7.- Appareil de contrôle pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que les appareils (33,34,35) nécessaires à la mesure des valeurs électriques sont réunis dans un boîtier portatif (14), que ce boîtier (14) renferme le dispositif de manoeuvre (rangée de boutons 45) nécessaire à l'actionnement d'une servocommande (3), que ce dispositif de manoeuvre est couplé à un étage de commande qui comporte un programme mémorisé électroniquement et associé au fonctionnement d'une robinetterie (1), que cet étage de commande est installé dans une partie du boîtier (14) séparée du dispositif de manoeuvre et que le bottier présente des connecteurs (26 à 29) pour le raccordement amovible du dispositif de manoeuvre et de l'étage de commande. 8.- Appareil de contrôle selon la revendication 7, caractérisé par le fait que l'étage de commande comporte plusieurs programmes et qu'à chacun de ces programmes est associé un bouton-poussoir (64 à 70) placé sur le bottier (14) et sélectionnant le programme. 9.- Appareil de contrôle selon la revendication 8, caractérisé par le fait que le bottier (14) est muni d'un schéma de connexions (50) qui correspond au moins en partie au dispositif de manoeuvre et à l'étage de commande et comporte une zone interchangeable (51) en fonction du programme sélectionné. 10.- Appareil de contrôle selon la revendication 7 ou 8, caractérisé par le fait que le bottier (14) comporte un interrupteur (55) pour l'interruption du fonctionnement, prédéterminé par le programme, de la servocommande (3). 11.- Appareil de contrôle selon l'une quelconque des revendications 7 à 10, caractérisé par le fait que le bottier (14) comporte au moins un bouton (72 à 77) avec lequel un défaut peut être présélectionné dans le programme associé au fonctionnement. 12.- Appareil de contrôle selon la revendication 11, caractérisé par le fait que le bouton (72 à 77) présélectionnant un défaut provoque le pontage ou la mise hors circuit d'un interrupteur fin de course du système de commande. 13.- Appareil de contrôle selon l'une quelconque des revendications 7 à 12, caractérisé par le fait que dans le tracé du schéma de connexions sont disposées des lampestépoins (54) qui sont alimentées au moins en partie par les connecteurs. 14.- Appareil de contrôle selon la revendication 13, caractérisé par le fait qu'à chaque contact des connecteurs est associée une lampe-témoin (54). 15.- Appareil de contrôle selon la revendication 13 ou 14, caractérisé par le fait qutil comporte des diodes luminescentes (54) servant de lampes-témoins. 16.- Appareil de contrôle selon l'une quelconque des revendications 7 à 15, caractérisé par le fait qu'un panneau d'affichage (36) est prévu pour irdiquer le sens du champtournant des servocommandes avec moteur à courant triphasé. 17.- Appareil de contrôle selon l'une quelconque des revendications 7 à 16, caractérisé par le fait qu'un interrupteur à touches (56) est prévu pour le bref actionnement de la servocommande (3) de la robinetterie (1) à contrôler.