La présente invention a pour objet une plateforme de travail supportée à ses extrémités par plusieurs ensembles de cylindres à étages multiples télescopiques et extensiblès pneumatiquement. L'utilisation de gaz comprimé dans ce but offre plusieurs avantages, mais l'un des inconvénients consiste en ce qu'un déplacement de poids sur la plate-forme d'une extrémité à l'autre fait normalement pencher la plate-forme. Selon la présente invention, les extrémités opposées des étages du dispositif de levage sont reliées entre elles par des cribles, de sorte que la plate-forme demeure horizontale à tout instant, indépendannnent de sa hauteur. En outre, bien que le dispositif de levage agisse normalement en allongeant les étages supérieurs en premier, il est conçu de façon que l'étage le plus bas puisse oestre allongé en premier, de façon que toute la structure supportée par les étages se trouvant au-dessus soit élevée en bloc, ce qui permet au-dispositif de levage de chevaucher des objets tels que des bureaux et des chaises. Les figures du dessin annexé donné à titre d'exemple non limitatif feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est une vue en perspective d'une plate-forme de travail, les cylindres étant dans leur état rétracté et les pieds-supports étant représentés en traits mixtes dans leur état sorti. La figure 2 est une vue en élévation suivant la ligne 2-2 de la figure 1 montrant des détails de construction d'un mode d'exécution des moyens de stabilisation et ltemplace- ment relatif par rapport aux étages des cylindres. La figure 3 est une coupe à échelle agrandie suivant la ligne 3-3 de la figure 1 représentant en détail l'élément vertical constituant un point d'ancrage pour les moyens de stabilisation et fixé à chaque étage du cylindre. La figure 4 est une vue schématique de la plateforme de travail à l'état allongé, représentant la liaison des éléments de stabilisation et des cylindres de support. La figure 5 est une vue en élévation d'une extrémité de la plate-forme montrant un mécanisme de verrouillage utilisé pour retenir l'étage inférieur en position allongée et montrant, en outre, le stabilisateur du type à trépied. La figure 6 est une vue agrandie du mécanisme de mise hors service des moyens de verrouillage ce la figure 5. La figure 7 est une vue agrandie de la combinaison formée par la poulie et le stabilisateur à masselotte qui est montée, dans le mode d'exécution préféré, à chaque angle de chaque étage des cylindres télescopiques. La figure 8 est une vue en perspective de la plate-forme dans la position allongée de l'étage de chevauchement ou inférieur, les autres étages étant maintenus dans leur état rétracté. La figure 9 est une vue en perspective de la plate-forme selon l'invention à l'état entièrement allongé. La figure 10 est une vue en perspective d'une plate-forme de travail, certaines portions étant représentées en traits mixtes pour mettre en relief les moyens de stabilisation et la liaison entre les cylindres et les pieds-supports. La figure 11 est une coupe des cylindres télescopiques représentant la structure interne permettant l'allongement sélectif des cylindres respectifs. La figure 12 est une coupe à échelle agrandie, suivant la ligne 12-12 de la figure 10. La figure 13 est une coupe verticale suivant la ligne 13-13 de la figure 12. La figure 14 est une vue schématique d'une installation de surpressurisation à piston de sonde pouvant fort bien être incorporée dans la plate-forme décrite ci-dessus. La figure 15 est une vue schématique d'un circuit pneumatique empêchant une surpressurisation dangereuse des cylindres télescopiques. Comme le montre la figure 1, un mode d'exécution préféré de la plate-forme de travail selon l'invention comprend quatre ensembles 2 de cylindres de levage télescopiques à l'étage 6 supérieur et de plus grand diamètre desquels est fixée une plate-forme de travail 4. Le cylindre 6 le plus grand joue le rôle de montant d'angle et supporte une barre de protection 8. Un bord vertical 10 s'étendant sur toute la périphérie de la plate-forme 4 empêche la chute accidentelle de petits objets pouvant rouler vers le bord de la plate-forme ou le heurter. Bien qu'on ait représenté la présente structure avec quatre étages, il est clair que le nombre d'étages et la dimension des cylindres seront déterminés par le poids que la plate-forme supportera, la hauteur à laquelle la plate-forme sera utilisée, et d'autres facteurs de conception. La plateforme 4 joue également le rôle d'une base ou d'une structure de renforcement pour l'étage supérieur 6 et chacun des étages de support 7 comporte une base ou une structure rectangulaire 14 s'étendant sur toute sa périphérie, fixée aux étages par des brides de serrage 15. Le fond de chacun des cylindres télescopiques supportant la plate-forme de travail est supportée par une roue 16 montée sur une plaque de base 18. L'étage inférieur du cylindre rétractable est fixé à une douille 20 fixée à ladite plaque, mais il pourrait aussi être fixé à un goujon ou un montant. Sur la plaque 18 sont montées deux traverses rectangulaires 22 creuses qui sont parallèles. Deux piedssupports 24 sont montés télescopiquement dans les traverses 22 et sont extensibles en sens opposés pour constituer une base très large, environ trois fois plus large que la largeur à l'état rétracté. L'extrémité extérieure des pieds-supports 24 comprend un moyen de support fileté 26 entrant en contact avec la surface que lton fait tourner pour mettre sa plaque inférieure 27 en contact avec le plancher. De plus, la figure 1 montre également des éléments que l'on décrira avec davantage de détailsdansla suite le mécanisme de blocage des étages et de verrouillage 28, l'élé- ment de stabilisation 30 de type trépied, l'élément de commande )2 (monté, pour des raisons de commodité, sur une partie de la barre de protection 8 de façon qu'il puisse être déplacé d'une extrémité de la plate-forme à l'autre, si c'est nécessaire), et les montants rigides télescopiques 34. Comme le montre la figure 2, tous les étages télescopiques sont reliés par une structure horizontale rigide 14 qui comprend des éléments horizontaux en U 52 dirigés suivant la grande dimension de la plate-forme, réunis par des éléments de liaison en U 50 à leurs extrémités. Pour assurer la solidité et la rigidité, une plaque de liaison 54 est soudée aux éléments structuraux 50 et 52 pour former une structure triangulaire. Un élément 56 de direction générale verticale est fixé rigidement à la partie extérieure de l'élément de structure 52, et il joue à la fois le rôle de plaque de montage pour une poulie double 58 et de point d'ancrage 60 pour les câbles de stabilisation, comme on l'expliquera plus loin en se référant à la figure 7. En se référant à la figure 4, chacun des étages de la plate-forme télescopique se trouvant au-dessous de l'étage supérieur a une structure à laquelle est fixée une colonne montante verticale désignée par la référence générale 34 sur la figure 1, mais désignée ici spécifiquement par la référence 90 pour le montant inférieur. A la partie supérieure de la colonne verticale 90 est fixé un boulon d'ancrage 64 qui fixe l'une des extrémités d'un câble 66 qui descend sur une poulie double 58, parcourt toute la longueur de l'élément structural 62, passe sur une seconde poulie double 58, puis continue à descendre verticalement jusqu'à un second point d'ancrage 68.Le câble 66 a une longueur fixe et le déplacement de l'élément structural 52 vers le haut ou vers le bas sous la commande de l'opérateur déplace le câble 66 sur les deux poulies 58, ce qui le maintient constamment sous tension et stabilise l'étage particulier. Un tendeur 59 est prévu pour assurer une tension constante sur le câble. Grâce à l'utilisation de câbles antagonistes, la pression descendante exercée sur l'une des extrémités de la plate-forme produit une pression descendante égale sur l'autre extrémité et assure ainsi une dispoition horizontale continue de la plate-forme. Comme le montre la figure 4, chaque étage comprend un appareil de stabilisation semblable. Pour assurer la stabilité d'un bout à l'autre de la plate-forme, il suffirait d'un seul câble de ce type dirigé en sens opposés d'un bout à l'autre. Un second câble désigné par la référence 70 passe sur les mêmes poulies à double effet et il est ancré en des points 72 et 74. Bien qu'une telle paire représente tout ce qui est absolument nécessaire pour assurer la stabilité suivant l'autre dimension, il s'est avéré désirable d'utiliser deux mécanismes de stabilisation à cibles de ce type le long de chaque bord longitudinal de la plate-forme, ce qui assure la stabilité dans toutes les directions. En se référant à présent à la figure 3, les éléments nécessaires pour constituer le montant vertical ou point d'ancrage supérieur pour le câble de stabilisation sont représentés, L'élément vertical correspondant au cylindre inférieur ou le plus petit est le support extérieur et il est désigné par la référence 90. Les étages qui font suite vers le haut et, par suite, les cylindres de plus en plus grands comprennent des éléments verticaux respectifs 92, 94, 96 fixés à leurs étages respectifs. Tous les supports verticaux ont une forme en J en section transversale et sont bloqués entre eux, en constituant ainsi une structure à guidage automatique tout en permettant aux supports d'occuper moins de place au total.Chacun des supports verticaux 90 et 92 à 96 comprend deux câbles qui y sont généralement enfermés, ces câbles étant guidés vers leurs fixations supérieures ou inférieures fixées conformément à la description spécifique concernant l'étage inférieur . La poulie double qui sera décrite plus loin se trouve en général au bas de chacun des éléments de support verticaux. Lorsqu'on désire utiliser la plate-forme dans sa position de chevauchement représentée sur les figures 5 et 8, on place l'appareil de blocage, désigné par la référence générale 28 sur la figure 1, en position de fonctionnement. Comme le montrent les figures 1, 5, 8 et 9, les éléments essentiels du mécanisme 28 comprennent un montant vertical 100 fixé rigidement à la structure inférieure qui entoure la plate-forme 4. Une cheville 104 est agencée pour s'accoupler avec la cornière 102 et la tige verticale 100 en reliant ainsi entre eux tous les étages des éléments télescopiques, à l'exception de l'étage inférieur ou étage de plus petit diamètre. Du gaz sous pression est introduit dans l'installation, après le blocage du mécanisme 28, obligeant le cylindre inférieur à s'allonger et en faisant monter 1'ensemble dans la position représentée sur la figure 5. Lorsque le cylindre inférieur est entièrement allongé, un mécanisme de verrouillage 110 sollicité par ressort s'accroche sur un barreau horizontal 112 qui constitue également un support pour le troisième pied 30 de trépied. Lorsque le mécanisme de verrouillage 110 est bloqué sur le barreau 112, l'appareil d'accouplement est relâché par retrait de la cheville 104. La plate-forme peut alors être allongée jusqu a n'importe quelle hauteur désirée, sans effet défavorable sur la stabilité des pieds 38 de chevauchement. Le verrou 110 est monté pivotant sur un support 114 fixé à la structure et il est normalement sollicité par ressort vers la position représentée sur la figure 5. Pour maintenir le verrou 110 dans sa position désaccouplée, on tire vers le haut un anneau 120 situé en haut de la barre verticale ereuse 100 et on le fait tourner (figure 6) de façon que des pattes 122 partant diamétralement vers l'extérieur de la cheville 123 ne puissent traverser le trou 124 pratiqué dans le haut du montant ou barreau 100. A la partie inférieure de la cheville 123 de l'anneau 120 est fixé un câble 126 qui traverse en descendant l'intérieur du montant ou barreau vertical creux 100 et de là > sort vers l'extrémité postérieure du verrou 110.En tirant vers le haut la cheville 120, on fait pivoter le verrou autour de son axe, ce qui fait passer le verrou 110 dans une position où il n'est pas en contact avec le barreau 112. Le déplacement du verrou 110 vers une position de désaccouplement allonge le ressort 128. Lorsque le verrou est dans la position désaccouplée comme on l'a décrit plus haut, on peut rétracter la colonne entière pour la déplacer. Un second câble 130 peut être fixé à l'anneau 120, et il monte jusqu'au sommet de la barre où doit se trouver un second anneau 132 permettant à un opérateur se trouvant sur la plate-forme 4 de manoeuvrer le verrou en se tenant débout. Le pied 30 du trépied de renforcement part de l'élément horizontal 112 et il lui est fixé à pivotement. Un prolongement télescopique 134 se trouve dans le pied 30. La liaison entre la structure se trouvant à la base de la plateforme et le pied de stabilisation 30 comprend une barre de liaison articulée 136 reliée au pied 134 de façon que le degré d'allongement du pied 134 détermine l'angle du pied 30 avec la verticale. Le pied 134 peut être bloqué dans 1 'une quelconque de plusieurs positions au moyen d'un écrou à oreilles ou d'une cheville 138. Une barre de liaison articulée 136 permet de faire pivoter le pied 30 jusqu'à une position voisine des extrémités de la plate-forme, lorsqu'elle n'est pas en cours d'utilisation. En outre, le pied 30 a une longueur telle qu'il est suffisamment écarté du sol lorsque le prolongement 134 est rétracté, ce qui permet de déplacer facilement la plate-forme. En se référant à présent à la figure 7, les détails structuraux de la combinaison formée par la fixation et la poulie double rattachée au stabilisateur, sont représentés. A un élément structural horizontal 50 est fixée une plaque verticale 150 comportant dans une partie un boulon 152 la traversant et constituant un point d'ancrage pour l'une des extrémités du dispositif de stabilisation à câbles. De même, deux poulies coaxiales 154, 156, sont fixées à la plaque 150; elles constituent les moyens de guidage de deux câbles opposés, comme on l'a décrit plus haut. Comme le montre la figure 8, la plate-forme de travail est représentée dans sa position de chevauchement, c'est-à-dire que le cylindre inférieur est allongée et que les pieds-supports et le pied du trépied de stabilisation sont en position de fonctionnement. I1 est clair que, lorsque la plate-forme est dans cette position, on pourrait la placer audessus d'un bureau ou d'un autre objet situé au-dessous de l'em- placement de travail désiré. Lorsque l'étage inférieur de la plate-forme est bloqué en position, comme on l'a décrit cidessus, les étages restants peuvent être allongés à la hauteur désirée.Comme le montre la figure 9, la tour est représentée dans une position complètement allongée et il est clair que, bien que la hauteur soit très grande par rapport aux dimensions effectives de la base de la plate-forme, l'adjonction du trépied stabilise le pied, et les pieds-supports assurent des conditions de travail parfaitement stables. On va se référer à présent aux figures 10, 12 et 1D, sur lesquelles on a représenté un second mode d'exécution de l'invention. Comme le montre la figure 10, les cylindres télescopiques qui supportent et règlent la hauteur de la plateforme de travail sont représentés en traits mixtes et avec arrachement, seule la section supérieure de la figure subsistant, ce qui permet de voir la structure de stabilisation. Des cylindres télescopiques, désignés par la référence générale 200, se trouvent aux angles extrêmes et fonctionnent pratiquement de la même façon que les cylindres télescopiques décrits plus haut. Diagonalement, à l'intérieur du cylindre télescopique 200, se trouve un bottier cylindrique creux 202 qui joue le rôle de réceptacle des supports rigides 208 nécessaires lorsque la plate-forme est dans son état aplati. La structure de base du mode d'exécution que l'on va décrire à présent est quelque peu différente de celle du mode d'exécution qui a été décrit précédemment, mais le concept de la plate-forme stabilisée est identique. Dans le premier mode d'exécution, la plate-forme comportait des supports terminaux verticaux 90 à 96 qui constituaient une base pour les câbles de stabilisation. La plate-forme comprenait deux câbles opposés qui étaient de longueur fixe et passaient par les poulies et leur image vue dans un miroir était en escalier de chaque coté de la plate-forme. Un déplacement d'une charge d'une extrémité de la plate-forme à l'autre équilibrait à cause de la non-extansibilité des câbles, la charge sur les cylindres opposés de façon efficace, ce qui assurait la stabilité de la plate-forme.Si la forme de l'aire de travail de la plate-forme est proche de celle d'un carré, et non d'un rectangle, la possibilité qu'un déplacement de poids entrasse une surface de travail en pente devient plus probable. Un excès de poids le long d'un bord peut faire pencher la plate-rorme dans une direction perpendiculaire à la direction de placement des câbles. Pour empêcher cette possibilité d'instabilité, même dans une seule direction, les câbles de stabilisation représentés sur la figure 10, bien que fonctionnant sur le même principe ont une configuration en croix, sous la plate-forme tout comme à la partie inférieure de chaque étage des éléments de support extensibles. La plate-forme a une forme générale rectangulaire, comportant une base pourvue d'eléments de liaison 204 et, en outre, des roues pour faciliter son déplacement. Dans ce mode d'exécution, les roues sont montées sur des bras pivotants 206 de direction générale horizontale qui peuvent passer d'une position dans laquelle ils sont de façon générale au-dessous de la plateforme, comme on l'a représenté en traits mixtes, à une position allongée vers l'extérieur, représentée en traits pleins, où ils s'étendent à l'extérieur des montants et jouent le rôle piedssupports. Plusieurs montants à emboetement individuels 208 partent vers le haut des supports de roues 206 et des éléments de liaison 204; chacun est lié à la base de chaque section cylindrique indivlduelle de chaque étage. Les montants 208 constituent un élément rigide, relativement fixe, supportant les poulies 210 et assurant ainsi la configuration en marches dtescaiter. Le câble de stabilisation 212 est fixé à l'élément de base, monte en passant par la poulie 210, passe sous la plate-forme suivant une ligne constituant une diagonale pour la forme retangulaire de la plate-forme et passe par une seconde poulie, et monte ensuite au sommet du montant 208.Cette confi guration se répète pour chaque étage et pour chaque angle, de sorte que les cibles de stabilisation se croisent au-dessous de la plate-forme ainsi qu'en haut de chaque étage. La structure rectangulaire 214 comporte des entretoises d'angle de consolidation 215 assurant la forme rectangulaire et la rigidité de la structure. La forme en J des éléments 208 permet aux élé- ments de se déplacer mutuellement en direction verticale, tout en conservant ùn degré de contact latéral important, ce qui consolide lesdits éléments 208, même lorsqu'ils sont allongés. Le haut de chaque élément en J 208 comporte une butée 216 qui non seulement empêche l'allongement excessif des éléments 208, mais joue aussi le rôle de point d'ancrage pour le câble 212. L'élément de protection périphérique 218 qui va d'un angle à l'autre au-dessous de la plate-forme enferme les câbles 212 tout en augmentant la rigidité de l'ensemble de la structure. Comme on l'a noté plus haut, il est souvent nécessaire et certainement désirable que le plate-forme de travail puisse prendre un état de chevauchement, de façon qu'on puisse l'utiliser autour de bureaux ou d'objets analogues sans qu'il y ait lieu de déplacer les objets se trouvant sur le chemin. La figure îl illustre une variante d'approche de la position de chevauchement, qui est différente de l'approche mécanique décrite plus haut. Comme le montre la figure 11, les ensembles de -cylindres télescopiques sont représentés quelque peu schématiquement; cependant, le mécanisme interne est représenté clairement. La partie supérieure 220 du piston 222 du cylindre suivant immédiatement le cylindre situé le plus bas a la configuration d'une sonde qui monte à travers les pistons respectifs 224, 2?6 du second étage et du troisième étage de l'ensemble de cylindres rétractés. I1 est clair que, bien que l'on n'ait représenté que cinq étages, on pourrait facilement appliquer le mécanisme à autant d'étages qu'on le désire.La sonde 220 comporte un alésage intérieur 228 à la portion supérieure duquel est fixée une soupape à piston 230 normalement fermée sollicitée parressort. Le piston supérieur 232 comporte deux conduites 234, 236 d'amenée d'air et il comporte une cavité 238 pour recevoir la partie supérieure de la sonde 220. Le piston 232 comporte une saillie descendante 240 qui repose sur le haut de la soupape 230 lorsque l'ensemble de cylindre est dans son état rétracté, maintenant la soupape 230 à l'état ouvert. Un joint torique 242 étanchéise la zone périphérique à l'extérieur de la sonde 220, en empêchant les fuites autour de cette sonde. L'air introduit par la conduite 236 descend dans la cavité 238 à travers la soupape 230 normalement fermée mais maintenue ouverte et en longeant la conduite 228. L'air envoyé sur le piston 244 de l'ensemble de cylindré inférieur au-dessous du piston 222 fait monter le piston 222, c'est-à-dire soulève l'étage suivant immédiatement le plus bas. Ce déplacement est contraire à ce qui se produirait normalement, du fait que les ensembles de cylindres décrits ici et plus haut sont inversés, ctest-à-dire que le plus grand cylindre est en haut et le plus petit cylindre en bas. En introduisant de l'air en le faisant passer vers le bas par les pistons 224, 226 les plus grands, le piston 222 est le plus grand, en ce qui concerne l'aire sur laquelle agit le gaz comprimé, et il est soulevé en premier. Après l'introduction d'une quantité d'air suffisante dans l'étage suivant immédiatement l'étage inférieur, il se produit un léger soulèvement de l'étage supérieur, ce qui ferme la soupape 230 et permet ainsi séquentiellement l'allongement des autres étages de l'ensemble de cylindres. La dimension relative de la surface supérieure de la cavité 238 déterminera le degré de surpressurisation de l'étage inférieur dans cette séquence de l'ensemble. Cependant, on peut éviter cette surpressurisation en introduisant du gaz par la conduite 234 dès que l'étage suivant immédiatement l'étage inférieur est entièrement allongé. Si l'on désire élever l'étage supérieur en premier, on peut le faire en introduisant simultanément du gaz par les deu-: conduites 234 et 236, ce qui expose à la pression toute l'aire du piston 232, qui est la plus grande. Comme on l'a noté plus haut, dans le dispositif a levage pneumatique utilisant un ou plusieurs ensembles de cylindres télescopiques, la colonne allongée peut être renforcée, et par conséquent plus rigide ou stable, par augmentation de la pression dans la colonne au-delà de la pression requise pour soulever la charge prédéterminée. Pour obtenir les meilleurs résultats, il faut le faire étage par étage, en créant une surpression dans chaque étage inférieur avant de permettre à l'étage situé au-dessus de s'allonger et en maintenant la pression-dans charrue étage,jusqu'à ce que le dispositif de levage redescende à ce point. On peut facilement modifier la structure de la figure 11 pour constituer une installation d'échappement antirebondissement. Pour former cette installation, on inverse l'ensemble de cylindres, on relie les conduites d'alimentation et d'échappement au plus grand cylindre de l'ensemble et lton ajoute l'évent 250, représenté en tirets. En cours de fonctionnement, le gaz de support est 7acué du plus grand et donc du plus bas de deux cylindres contigus, la sonde provoque 1 'ouverture de la soupape qui suit immédiatement. Cette structure permet au gaz de s'échapper progressivement et, par suite, sans provoquer de mouvement ascendant brusque lorsque le gaz provenant du plus petit cylindre pénètre rapidement dans le plus grand cylindre. L'installation de surpressuriation du piston de sonde représenté sur la figure 14 permet d'obtenir le résultat désiré, en offrant un moyen pour pr ltcrminer avec précision la pression à atteindre dans chaque état, et un moyen pour empêcher l'étage suivant de s'allonger jusqu a ce que cette pression soit maintenue. Cette installation constitue également un moyen pour maintenir la pression dans chaque étage, indépendamment des autres, jusqu'à cet étage particulier à abaisser. La figure 14 représente un ensemble de cylindres télescopiques à plusieurs étages dans sa position rétractée ou abaissée. La partie supérieure dgun piston 300 constitue une sonde 302 et est étanchéisée par un joint torique 304. Une soupape 306 chargée par ressort est maintenue en position ouverte par un piston' 308. Cèt ensemble d'interaction est reproduit entre le piston 308 et un piston adjacent 310. I1 est clair que l'on peut.utiliser l'installation pour autant d'étages supplémentaires qu'on le désire. L'air introduit par le haut de l'ensemble de cylindres 312 traverse les pistons 310, 308 et 300 et les soupapes ouvertes 306 et 314, en soulevant le plus grand étage puisque le piston 300 a la plus grande surface. Lorsque le second étage est entièrement allongé, il ne se produit plus de mouvement, jusqu a ce que la pression agissant contre l'aire de cavité du piston 308 ait suffisamment augmenté pour provoquer l'allongement du troisième étage. Cette période de transition est connue sous le nom de période de surpressurisation. Le joint torique 304 empêche la pression d'agir sur l'aire totale du piston 308, ce qui garantit que l'aire de la portion de cavité déterminera seulement la pression de soulèvement nécessaire. Pvec le piston 308, la soupape à soulèvement 306 se fermera en bloquant la pression dens le premier étage. En ajustant l'aire de la cavité ou le diamètre de la sonde, on peut empêcher l'étage supérieur de s'allonger jusqu'à ce qu'une pression prédéterminée soit atteinte dans le reste de l'ensemble de cylindres, sans qu'il y ait lieu d'utiliser une soupape de régulation de débit. La figure 15 représente un schéma de régulation de surcharge à action différée. De l1air sous pression traverse une conduite 350, pénètre dans une soupape 952 normalement ouverte et remplit une chambre volumétrique 354 avant que le retard réglé par une soupape à pointeau 356 puisse actionner le dispositif d'actionnement-pilote, en fermant la soupape et en coupant la pression d'alimentation d'une soupape de commande de pied 358. Pour actionner le dispositif de levage, on enfonce la soupape supérieure se trouvant sur la commande 358, en appliquant à l'installation, à partir de la chambre volvmétrique 354, une pression suffisante pour déclencher le mouvement. Un moulinet 362 chargé par un ressort, qui est relié à la base du dispositif de levage par un câble, commence à tourner, de sorte que les prolongements en forme de lames élastiques frottent une soupape 366 de levage rapide, en laissant fuir de l'air du circuit et en laissant la soupape 352 s'ouvrir et continuer d'alimenter en pression l'installation. Si le mouvement ascendant cesse, la commande de pied 358 est enfoncée, le moulinet 362 cesse de tourner, ce qui permet à une augmentation de pression d'actionner, par l'intermédiaire de la soupape à pointeau, le dispositif de commande-ptl-te pour fermer la soupape 352 avec un retard pré Séterr.,iné. L'alimentation de la commande de pied est alors coupée, ce qui évite l'établissement d'une surpression dangereuse. Gn rétablit la surcharge en abaissant le dispositif de levage, csA sorte que desprol.cn~cinents élastiques 364 situés sur le moulinet 362 entrent de nouveau en contact avec la soupape 366, suffisamment pour évacuer le circuit-pilote et ouvrir la soupape 352 ou, en variante, par une soupape de rétablissement manuelle 368. La caractéristique fondamentale de cet ensemble mécanique à moulinet est le montant ou pivot à déclenchement élastique 370 qui est placé par rapport à la sonde sur la soupape 366 de façon que les prolongements en forme de lames élastiques 364 soutent momentanément arrêtés pendant la rotation du moulinet et qu'ils sautent alors au-delà de ce pivot en actionnant suffisamment la sonde se trouvant sur la soupape 366 pour maintenir le circuit-pilote évacué. Ce point de pivotement à saut est absolument nécessaire pour garantir que le moulinet ne s arrête pas accidentellement dans une position où les prolongements en forme de lames élastiques maintiendraient la sonde ouverte en permanence, ce qui empêcherait la commande à action différée de fonctionner. Ainsi, il y a lieu de noter que l'invention offre une plate-forme de travail ayant la possibilité de chevaucher des objets se trouvant juste au-dessous de la zone de travail et, en outre, présentant de la stabilité consistant en ce qu 'un déplacement de poids d'une extrémité à l'autre de la plate-forme ne modifie pas sensiblement la position de ladite plate-forme. La combinaison de la stabilité horizontale avec les pieds-supports en contact avec le plancher et les mécanismes à trépieds donne à la plate-forme supportée par des cylindres pneumatiques une stabilité inconnue jusqu'à présent. I1 est clair que l'air utilisé pour allonger les cylindres télescopiques peut provenir d'un réservoir transportable ou bien directement d'un compresseur. REVENDIGATIONS 1.- Dispositif de levage de plate-forme télescopique actionné pneumatiquement, à étages multiples, caractérisé en ce qu'il comporte au moins un dispositif à cylindres de levage télescopiques, à étages multiples, vertical à chaque extrémité du dispositif de levage; des moyens pour envoyer sélectivement du gaz sous pression simultanément aux ensembles de cylindre de levage ou l'en évacuer pour faire s'allonger et se rétracter simultanément les ensembles de cylindres de levage; un élément de base fixé à l'extrémité inférieure de chaque étage de cylindre, les éléments de base correspondant aux étages situés au-dessus des étages inférieurs étant des structures horizontales rigides s'étendant dans le sens de la longueur du dispositif de levage et étant reliés à des étages de cylindres correspondants, chaque structure comportant des poulies montées à ses deux extrémités, l'élément de base supérieur comportant une plate-forme de travail allongée qui lui est fixée et s'étend dans le sens de la longueur du dispositif de levage, chaque élément de base se trouvant au-dessous de la section de base supérieure comportant au moins une colonne verticale et montante qui lui est fixée à chacune de ses extrémités; et un câble flexible pour chaque colonne, ledit câble ayant une extrémité fixée à un élément de base à 1 'extré- mité dudit élément de base opposée à l'emplacement de ladite colonne, le câble montant alors et passant sur une poulie se trouvant sur l'élément de base situé juste au-dessus, puis sur une poulie se trouvant à l'autre extrémité de l'élément de base immédiatement supérieur, et montant ensuite jusqu'à l'extrémité supérieure de la colonne, où il est fixé. 2. - Dispositif de levage selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour allonger l'étage inférieur des cylindres de lavage, avant l'allongement de l'un quelconque des étages situés au-dessus pour permettre à l'étage inférieur de chevaucher des objets. 3.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour allonger l'étage inférieur des ensembles de cylindres de levage avant l'allongement de l'un quelconque des étages de cylindres situés au-dessus, et pour allonger ensuite étage supérieur des ensembles de cylindres de levage avant l'allongement de l'un quelconque des étages de cylindres situés au-dessous. 4.- Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que les ensembles de cylindres de levage télescopiques ont leurs plus grands cylindres en haut, de sorte que les étages supérieurs s'allongent normalement en premier, ledit dispositif comprenant des moyens de verrouillage pour verrouiller ensemble les structures rigides de façon que l'étage inférieur des ensembles de cylindres de levage s'allonge en premier, lesdits moyens de verrouillage pouvant être ensuite relâché de sorte que l1allongement normal de l'étage supérieur en premier peut ensuite avoir lieu. 5.- Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que chaque ensemble de cylindres de levage comprend plusieurs éléments cylindriques à extrémité fermée stemboitant, celui qui a le plus grand diamètre étant le plus haut, et une sonde creuse montante faisant corps avec le cylindre suivant immédiatement le plus petit, ladite sonde s'étendant sur toute l'épaisseur de la base des cylindres à l'état rétracté et comportant une soupape normalement ouverte à son extrémité supérieure, ladite soupape étant maintenue ouverte, tant que les cylindres, à l'exception de celui qui a le plus petit diamètre, sont rétractés, la sonde présentant une surface exposée inférieure à la surface de l'extrémité fermé du piston de plus petit diamètre de sorte que, lors de l'introduction de gaz sous pression, le piston de plus petit diamètre s'allonge en premier. 6. - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qutil comporte deux ensembles de cylindres de levage parallèles et écartés à chaque extrémité dudit dispositif. 7.- Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que les câbles allant d'une extrémité à l'autre d'une structure sont dirigés diagonalement par rapport à ladite structure. 8.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens réagissant au mouvement d'allongement ascendant des ensembles de cylindres de levage en interrompant automatiquement le courant de gaz sous pression vers les ensembles de cylindres de levage lorsque le mouvement d'allongement ascendant cesse.