La présente invention a pour objet un procédé de traitement de peaux en particulier de peaux de vison femelle, permettant d'économi- ser une grande quantltE de peaux, par une meilleure utilisation de ces dernières, et de réduire simultanément le nombre d'heures de travail pre- paratoire de ces peaux, avant le clouage des vêtements qui précède leur découple sur un patron modèle. Si une économie de peaux peut être réaliste par ce nouveau procéda, meme par rapport aux fabrications de manteaux en pleine peau, par contre, une économie de main d'oeuvre ne peut etre obtenue que par rapport à l'emploi des procédés connus d'allonge permettant de rdduire la largeur de bandes de peauxd'un seur -tenant, tout en augmentant simultand- ment leur longueur jusqu'à une valeur correspondant à celle des manteaux à confectionner. -Le nouveau procède permet en effet, par un assemblage judicieux des différentes parties de la peau, et par l'utilisation de parties,jugdes jusqu'à ce jour inutilisables, d'obtenir des bandes longues de largeur et de longueur comparables à celles des bandes obtenues par les procédées d'allonge classiques, et sans utiliser deux peaux de vison femelle accoue plues pour obtenir la longueur requise. Par ailleurs, il y a lieu de remarquer qu'il est tries difficile, dans les procédés classiques d'allonge utilisant, pour chaque bande, deux peaux de vison femelle, de dissimuler complètement par des coupes de mélan- ge les différences de longueur de poils pouvant exister entre l'arrière et l'avant respectifs de deux peaux voisines, compte tenu du fait qu'on ne peut utiliser les parties de la peau comprises entre la tête et les pattes avant de l'animal, pas plus d'ailleurs que la queue et les pattes arrière Le nouveau procédé selon la prsente invention, est caractéri- sé notamment par le fait, qu'on assemble bout à bout une partie de chacune desdites peaux correspondant au dos de l'animal, et un ensemble avec couture centrale, constitué par assemblage de deux flancs, en ne supprimant que la partie en pointe, très plate et toujours très foncée, qui correspond à la tette de l'animal, et en conservant la queue, qui sera utilisée au maximum par un travail allonge classique permettant de dimi- nuer la largeur de la peau au voisinage de la queue et de gagner au contraire au moins une partie de la longueur de cette queue Une autre caractéristique essentielle du nouveau procedd, re- side dans le fait que, pour gagner en largeur à l'endroit du raccordement entre les deux parties de la peau ainsi mises bout à bout, c'est-à-dire au niveau d'une couture de mélange permettant d'atténuer les différences de longueur de poil, d'ailleurs assez réduites dans ce cas, entre la par tie de la peau obtenue aux dépens des flancs et des entreflancs et celle correspondant au dos de l'animal, on insère, au voisinage de cette couture de mélange, un petit filet d'apte en forme d'olive, qui est prélevé dans le dos à un endroit donnant la hauteur de poil idéale par rapport à l'arê- te avoisinant la tête de l'animal, et par rapport aux deux pattes arrière de ce dernier. I1 y a lieu de remarquer, qu'en combinaison avec le nouveau procedd, un travail d'allonge de type classique mais limité simplement à quelques bandes étroites, découpées de préférence dans la partie de la peau correspondant aux flancs et entreflancs, peut titre utilisé pour obtenir la longueur totale requise pour les manteaux à confectionner. L'invention vise également, bien que de façon subsidiaire, un travail d'allonge limite, utilisable à voXontd sur des peaux d'un seul tenant obtenues par une seule incision au milieu du ventre de la bête, ou sur la partie voisine de la queue de l'animal, des bandes obtenues par le nouveau procédé susvisé, et destins à permettre d'utiliser au moins par. tiellement la longueur de cette queue pour arriver à la longueur requise, correspondant, suivant le cas, à celle desdits manteaux, ou à celle de leurs manches, ou pour réaliser une économie de peaux dans la confection de cola à poils descendants. En particulier, un travail d'allonge effectué par découplage d'un nombre réduit de bandes étroites, et par un décalage approprié de ces bandes, permet, dans le cas de peaux d'un seul tenant, d'utiliser la totalité de la longueur de la queue, et de n'éliminer que les extrémités des pattes arrière de l'animal, en comblant l'espace compris entre ces pattes et ladite queue. Les caracteristiques de la présente invention seront mieux comprises à la lecture de la description qui suit de deux modes de mise en oeuvre du procédé selon la présente invention, modes de mise en oeuvre donnés à titre d'exemples non limitatifs et décrits en se référant au dessin annexe sur lequel - la fig.l est une vue en plan, montrant les positions relatives du dos de la bEte et de ses flancs et entreflancs, après sectionnement d'une peau en forme de fourreau retourné, d'une part au milieu du ventre de la bête, et d'autre part à la limite entre le dos et les flancs la fig.2 est une vue en plan de deux parties latérales de ladite peau visibles sur la fig.l, après assemblage le long d'une couture-me- diane, effectue entre les entreflancs.après élimination des pattes avant non utilisées dans - la suite du procédé selon l'invention ;; la fig .3 est une vue en plan montrant l'assemblage entre la peau visible sur la fig.2 et la partie médiane, correspondant au dos de l'animal, de la peau représentée sur la fig.l, ainsi que la petite pièce en olive prélevez dans ladite partie médiane pour accrottre la largeur de la bande à l'endroit d'une couture de mélange pratiquez au niveau dudit assemblage;; la fig .4 est également une vue- en plan montrant le détail de la découpe pratiquée en vue de ladite couture de mélange - la fig .5 est une vue en plan montrant les positions relativas prises par les parties flancs et dos précédemment assemblées, après penetration de la partie dos à l'intérieur de la partie flancs, ainsi qu'un travail simplifie d'allonge, pratique conformément à l'invention au voisinage de la queue de l'animal ;; et la fig.6 est une reprdsentation schematique d'un travail d'allonge pouvant étre effectue sur la partie posterieure d'une peau d'un seul tenant, en vue de réduire la largeur de cette partie postérieure, tout en-comblant l'espace compris entre laqueue et-les pattes arrière de façon à pouvoir supprimer ces dernières tout en utilisant la totalité de la longueur de la queue. On voit sur la figure 1, la façon dont, à partir -d'un. fourreau retourne, on obtient un élément 1 correspondant au dos de l'animal et deux parties 2 correspondant aux flancs et entreflancs de l'animal, les pattes avant 3 restant solidaires des flancs 2, de meme que les pattes arrière 4, tandis que la queue 5, ouverte selon les procédés classiques, pourra être utilisas au maximum comme on l'expliquera plus loin. On voit sur la figure 2, que les deux parties 2 sont assemblées entre elles le long d'une couture médiane 6, réunissant lai bords internes 7 de ces deux flancs. La partie arrière de l'ensemble des deux flancs 2 réunis entre eux par la couture mediane 6, est assemble de façon à permettre ensuite de couper les pattes arrière 4 le long de bords 8 destinés à étre cousus sur ion bords 9 de la partie médiane 1 de la peau de l'animal. Cet assemblage est visible en particulier sur la figure 3 oW l'on voit également 1' incision . que l'on pratique en 10, au niveau de l'arête centrale, à l'endroit le plus favorable pour obtenir une hauteur de poil voisine de cel-le des parties antérieures 11 du dos 1, visibles également sur la figure 1, et des parties postérieures 12 des flancs 2, visibles sur la figure 2. On voit sur la figure 4, que la partie en olive sectionnée en 10 est-placée en 13, au niveau d'une couture de mélange que l'on réalise le long d'une ligne de découpe 14 que l'on pratique dans les parties précitées 11 et 12 et le long de trois fentes, dont deux portant le nombre de référence 15, sont logées dans la partie postérieure des deux flancs 2 assemblés par la couture 6, la troisième, portant le nombre de référence 16, étant pratiquée dans a partie antérieure du flanc 1, de façon à permettre d'imbriquer l'une dans autre les deux parties de la peau que l'on veut assembler bout à bout, selon une technique connue ne faisant pas partie proprement dite de la présente invention, mais permettant néanmoins, dans le cas du nouveau procédé, en combinaison avec olive 13, d'accroître la largeur de la bande au voisinage du raccordement entre les bords 3et 9 au prix d'une très faible diminution de longueur de l'ensemble des deux parties de peau ainsi assemblées bout à bout. On voit sur la figure 5, què, conformément à cette technique connue, la partie médiane de deux coutures d'assemblage entre les bords 8 et 9, se trouve décalée par rapport à la position initiale de ces coutures. L'olive 10 prélevée dans le dos et qui était visible sur la figure 3 se trouve alors remplacée par une couture 17. On voit également sur la figure 5, la façon dont on peut faire subir un travail d'allonge simplifié,--en pratiquant des incisions 18 et 19 dans la partie postérieure du dos 1, dans le prolongement des bords de la queue 9, de telle façon quten fermant par une couture 20 la partie des incisions 18 et 19 voisine de leur point d'intersection, on puisse descendre le triangle visible en 21 jusqu'à une position 22 visible sur la droite de la figure 5, et pour laquelle une partie de la queue 5 se trouve utilisée. On voit enfin sur la figure 6, que1 dans le cas d'une peau d'un seul tenant, ouverte de façon classique, on peut pratiquer un travail d'allonge en découpant un certain nombre de bandes 23, de façon à déplacer la partie postérieure élargie 24 des flancs 2 pour l'amener jusqu'8 la po- sition 25 visible sur la droite de ladite figure 6, position pour laquelle les pattes 4 peuvent être sectionnées le long dlune ligne tran8versale 26 se trouvant au niveau du bout de la queue 5. L'utilisation dlun tel travail d'allonge pour réduire la largeur de la partie postérieure d'une peau d'un seul tenant et pour combler ltespace compris entre les pattes 4 et la queue 5, en vue d'utiliser la totalité de la longueur de la queue, dérive de la même idée inventive que le déplacement du triangle 21 jusqu'à la position 22 visible sur la figure 5, le travail classique d'allonge le long des bandes 23 permettant toutefois d'assurer un effet d'allonge bien supérieur à celui pouvant être obtenu par le simple décalage d'une piece de peau triangulaire comme le triangle 21 dans un sens opposé au travail d'imbrication entre les parties 1 et 2 de la peau, qui est caractéristique de la technique des coutures de mélange. Il est bien entendu, que l'on peut apporter encore aux modes de réalisation qui viennent d'tre décrits divers changements, perfectionnements ou additions, et que l'on peut remplacer certaines opérations par des opérations équivalentes sans altérer pour cela l'économie générale de l'invention. REVEN M CATIONS 1. Procédé permettant de gagner sur la longueur d'une peau, en particulier d'une peau de vison femelle ou d'autre fourrure noble de faible longueur en utilisant une partie au moins de la longueur de la queue de l'animal, ledit procédé étant caractérisé par le fait : qu'on pratique des entailles triangulaires symétriques présentant un angle aigu-tourné vers la partie antérieure de la peau, dans la partie du dos de l'animal avoisi nant ladite queue, et qu'on décale les parties de la peau ainsi découpées en direction de la pointe de cette queue, en rapprochant parades coutures les deux bords voisins des angles aigus précites. 2. Procédé suivant la revendication 1, applicable en particu lier aux peaux ouvertes d'un seul tenant, pour la confection de manches de manteaux de vison femelle ou autre fourrure noble de faible longueur, ledit procédé étant caractérisé par le fait : qu'au lieu de pratiquer les dites entailles, on effectue un travail d'allonge classique limité à une faible largeur totale, par incisions en biais de la peau entre les bords de la partie médiane de cette peau et les parties comprises entre les pat tes arrière et la queue de l'animal, de façon, par décalage des bandes les unes par rapport aux autres, à pouvoir utiliser- la totalité de la lon gueur de ladite queue, tout en réduisant la largeur maximale de l'arribre de ladite peau, et en reportant lesdites pattes arrière au-delà'de l'ex- trématé de cette queue en vue de pouvoir ensuite les éliminer. 3. Procédé permettant de réaliser des bandes longues tassez étroi- tes, en particulier pour manteaux de vison femelle, ou d'autre fourrure noble de faible longueur en utilisant la quasi-tdtalit de la peau de l'animal, mais sans procéder à un travail d'allonge classique sur toute la longueur de cette peau, ledit procédé étant caractérisé par le fait qu'on ouvre la peau en séparant d'une part le dos et d'autre part les deux flancs solidaires des pattes avant et arrière de l'animal ; qu'on eli- mine ensuite les deux pattes avant en ouvrant ces pattes de façon apprprie ; qu'on assemble entre eux ces deux flancs par leurs bords opposés à ceux correspondant au milieu du ventre de l'animal ; qu'on assemble ensuite la partie arrière de la bande ainsi obtenue, voisine desdites pattes arrière, après élimination de la partie dure de ces pattes, avec une partie entaillée correspondant à l'avant du dos de l'animal, en éliminant les parties dures et habituellement foncées de la tete de cet animal ; qu'on effectue cet assemblage le long de deux coutures symétriques formant un V ayant son sommet tourné vers le centre du dos de l'animal ; qu'on pra tique ensuite une couture de mélange de type classique au niveau dudit assemblage, en rajoutant simultanément, au centre de ladite couture de mélange, un élément d'apte en olive, prélevé dans le dos de l'animal, et présentant la hauteur de poil requise par rapport à celle de la partie antérieure de ce dos, et de la partie posterieure de la bande obtenue par assemblage des deux flancs précités ; et qu'on ferme par une couture les bords de l'entaille engendrée dans le dos de la peau par ledit prélèvement. 4. Procède suivant la revendication 3, caractérisé par le fait: que, pour parfaire éventueil-ent la longueur de la bande ainsi obtenue par assemblage du dos et des flancs, on pratique un travail d'allonge, de pre- férence dans la partie arriere relativement large des flancs de l'animal.