La présente invention concerns, d'une manière générale, les réseaux téléphoniques de transmission avec établissement des communications et les dispositifs d'appel perfectionnés de ces réseaux. Ces dispositifs d'appel font partie de l'équipement de ligne qui doit assurer les fonctions suivantes : - fournir l'além@@tation du poste et le superviser, - Détecter la fréguence et la trausformer en signaux de commande de la sonne, - Détecter la numérotation effectuée sur un poste, - Détecter les états raccroché et décroché du poste, - Réaliser l'arrêt de l'appel, - Transmettre les courants de conversation. Dans les réseaux téléphoniques récents, les procédés d'appel- sont désignés sous le nom "d'appel par tonalités". Ces procédés mettent en oeuvre des dispositifs utilisant des signaux d'appel de faible énergIe électrique constitués par des signaux de fréquence élevée à faible tension, mais on ne peut pas les détecter dans les postes téléphoniques classiques équipés de sonneries électromécaniques. Cet appel par tonalités peut convenir dans les nouveaux centraux téléphoniques utilisant des points de connexion électroniques, mais il présente l'inconvér nient d'obliger à remplacer les sonneries des postes téléphoniques actuels par des amplificateurs de ces fréquences, équipements beaucoup plus coûteux que les sonneries électromécaniques. D' autres dispositifs d'appel plus classiques utilisent généralement un signal de courant alternatif de fréquence basse (25 ou 50 Hz) et de tension élevée. Cependant, avec les progrès réalisés dans le domaine des réseaux téléphoniques électroniques-, l'utilisation de ces dispositifs exclut le transit de la fréquence d'appel par le réseau de connexion à points électroniques organisés en matrioes à thyristors ou à transistors MOS. Ces points possèdent de bon- nes caractéristiques de transmission pour les-signaut de o ca- versation, mais ne supportent pas l'énergie élevée des signaux d'appel à haute tension et basse fréquence. Dans ce cas, seul le signal d'appel à très faible énergie produit à partir d'équipements communs du central téléphonique transite à travers le réseau de connexion électronique. du central jusqu'à l'équipement individuel de ligne situé au central. Un inconvénient du dispositif précédent est qu'il nécessite encore un élément électromécanique. D'autre part, l'arrêt d'appel n'est pas automatique dans l'équipement de ligne. C'est l'unité centrale qui le commande. Ce procédé est donc coûteux. La présente invention obvie aux inconvénients ci-dessus en fournissant un circuit appel comportant des composants uniquement électroniques et fiables, peu coûteux et d'encombrement réduit, ledit circuit permettant notamment l1arreAt automatique de l'envoi en ligne de la fréquence d'appel. Le circuit d'appel selon l'invention est essentiellement caractérisé par le fait que, dans l'équipement de ligne, chacun des deux fils de ligne est directement relié aux bornes d'un transformateur de ligne équilibré dont les bornes de l'enrou- lement secondaire sont respectivement reliées au réseau de connexion, une prise médiane dudit enroulement secondaire étant reliée à un circuit détecteur de fréquence d'appel, les fils de ligne étant en outre reliés à un circuit d'alimentation en courant continu par l'intermédiaire d'une self dont un enroulement est relié au générateur de fréquence d'appel lui-m8me commandé par un circuit de verrouillage relié audit circuit détecteur de fréquence, un premier fil de ligne comportant un condensateur en série entre la connexion à la self d'alimenta- tion et le transformateur de ligne. Suivant d'autres caractéristiques - le circuit d'appel comprend en outre un circuit de détection des changements d'état, raccroché ou décroché, du poste pendant 12 appel, constitué par deux photocoupleurs dont les diodes de eorimande sont respectivement disposes en série avec la self d'alimentation dll second fil de ligne et en série avec le circuit de verrouillage, les sorties des photocoupleurs étant reliéeS à un circuit logique, - le circuit de verrouillage est constitué par un photothyristor dont la diode de commande est connectée entre la sortie du détecteur de fréquence et la sortie du circuit logique. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés sur lesquels la figure 1 représente un schéma synoptique général d'un ensemble de commutation téléphonique et la figure 2 représente un schéma du dispositif selon l'invention compris dans un équipement de ligne. En se référant à la figure 1, un poste téléphonique 1 est raccordé à un équipement de ligne 2 par l'intermédiaire d'une ligne téléphonique à deux fils a, b. L'équipement de ligne peut être relié à un circuit commun d appel 4 à travers un réseau de connexion D.Chacun des équipements 2, 3, 4 est relié à l'équipement commun de contrôle 6. L'équipement de ligne 2 est relié par les points SI et S2 à un générateur de courant/d'appel 5 non décrit, car ne faisant pas partie intégrante de l'invention. Ce générateur est commun à un certain nombre d'équipements de ligne 2 et délivre sur ses sorties Si et S2 un courant alternatif d'appel à tension élevée et à basse fréquence capable de faire fonctionner la sonnerie d'un poste téléphonique. En se référant à la figure 2, un poste téléphonique est représenté schématiquement en 1. Celui-ci est relié à ltéqui- pement de ligne par les fils de ligne a et b. Cette ligne téléphonique a, b est aiguillée sur lten- roulement primaire d'un translateur Ti par l'intermédiaire d'un condensateur C2. Le condenSateur C2 évite qu'une dérivation du courant continu d'alimentation de la ligne téléphonique ne se ferme dans le primaire de Ti. Le translateur Ti, équilibré, assure l'isolement et la transmission des signaux alternatifs modulés de conversation avec un affaib7issement moindre. Il comporte deux enroulements secondaires équilibrés qui sont montés en série de telle façon que les flux continus créés par le courant de maintien s'annulent. Deux diodes Zener d2 et d3 connectées aux bornes du primaire de TI constituent des éléments de protection. Elles sont destinées à absorber les tensons perturbatrices dues à des phénomènes transitoires. Ces tensions prennent naissance sur la ligne téléphonique ; elles se propageraient au secondaire du translateur T1 et risqueraient soit de détériorer les éléments électroniques du réseau de connexion, soit de libérer intempestivement la chaîne établie. Dans l'état décroché, le poste est alimenté par l'équipe- ment de ligne à travers la ligne a et b. '12 alimentation steffec- tue par la batterie d'accumulateurs à courant continu B et la terre connectée à travers les selfs L1 et L2. Ces selfs d'alimentation L1 et B2 présentent une faible résistance en continu et une forte impédance pour les fréquences de la boucle phonique de 300 à 3400 Hz. Les résistances RI et R2,en série avec ces selfs, limitent le courant en cas de court-circuit au niveau de la ligne. Le circuit d'alimentation est complété par la diode DPH1, entre le fil b et la résistance R2, d'un photocoupleur agissant comme circuit de détection des changements d'état du poste. Une capacité C1, aux bornes de l'ensemble DPH1-résistance R2, avec la diode Zener D1 dans le circuit de la diode DPH1, sont des éléments de protection du photocoupleur et régulent le courant dans la diode du photocoupleur. Dans l'état décroché, les diodes DPH1 et dl sont traversées par le courant continu d'alimentation en ligne, le photocoupleur est alors saturé et il fournit sur son collecteur TPH1 une tension assimilable à un niveau logique "0" et à la sortie de l'inverseur logique W1 de son circuit collecteur un état logique "1". Par contre, à l'état raccroché, aucun courant ne traverse le circuit, le photocoupleur est bloqué et fournit un état logique "0" à la sortie de Wl et un état "1" à la sortie de la porte NOW-E? W3 elle-même reliée à la sortie de l1inver- seur W2. Le photocoupleur permet de caractériser l'état décroché du poste par rapport à l'état raccroché et, de ce fait, il peut détecter la numérotation formes à partir du cadran du poste qui apparatt comme une succession logique de O et de 1 à la sortie S de W3 qui fournit l'information à l'équipement commun de supervision 6 (figure 1). Parallèlement à ce photocoupleur TPH1, un photocoupleur TPH2 est relié également à la sortie S. Il est commandé par la diode DPH2 qui détecte 11 envoi du signal d'appel sur les sorties S1-S2 du générateur de courant d'appel (6, figure 1). En l'absence de signal d'appel, l'état logique est 1 à l3entree de l'inverseur logique W4 relié au collecteur de TPH2, donc 0 à l'entrée de W2 et 1 à l'entrée de W3. La capacité C4, en dérivation sur l'entrée de W2, est déchargée. Quand une demi-alternance négative de ce signal est présente sur DPH2, l'état logique passe à 0 à l'entrée de W4. La capacité C4 se charge. L'état logique à l'entrée de W2 passe à 1 après le temps de charge e = R8.C4 et impose en S un niveau 1. Les raisons de cette inhibition et de ce retard sont exposées en détail ci-après. Pendant le reste du temps de présence du signal d'appel sur DPH2, la capacité C4 est déchargée et le niveau à l'entrée de W3 est 1. En résumé, le niveau logique sur la sortie S - est égal àl si le poste est raccroché; - est égal à 0, si le poste est décroché pendant les demi-alternances positives du signal sur S1 et S2, avec un léger décalage da temps. Le signal d'appei de faible énergie et de haute fréquence est émis à partir du circuit commun d'envoi appelé joncteur son- neur 4 (figure 1) et transite à travers le réseau de connexion électronique 3 (figure 1) jusqu'à l'équipement de ligne par les points M et N. Le circuit détecteur connecté au point milieu au transformateur de ligne est constitué d'un circuit décodeur de fréquence W5, de préférence du type intégré, de la résistance R9 et du condensateur C3 qui permettent de centrer la bande passante du détecteur sur la fréquence à détecter. Les condensateurs C5 et C6 règlent cette bande passante.La sortie du décodeur de fréquence W5 est reliée à la sortie de W3 par la diode DTHI du photothyristor THY, par une diode d6 et par la résistance R10 qui est reliée en C à une tension convenable. La résistance R10 et la tension en C sont prévues pour que, si un signal dSappel,est présent en M .et N, la diode DTHI ne conduise que si le niveau logique en S est un 1. La diode d6 permet dtisoler entre elles les sorties des deux circuits logiques. D'autre part, la tension d'appel disponible sur les points de sortis S1, S2 du générateur d'appel est émise en ligne à travers le troisième enroulement L3 des selfs d'alimentation et par l'intermédiaire du photothyristor THY et de DPH2, diode du photocoupleur TPH2, en série avec des résistances R11 et R12, elle-même reliée à la sortie S1. Le photothyristor THY est commandé par la diode DTHY placée en sortie du circuit détecteur W5 et cet ensemble constitue un circuit de verrouillage. La résistance R6 règle le courant d'amorçage du thyristor THY dans son circuit de commande. La capacité C8, en parallèle avec R6, évite un amorçage intempestif dû à des parasites. La diode DPH2 permet de détecter l'envoi du courant d'appel pendant une demi-alternance négative de celui-ci. Elle sert à commander le photocoupleur TPH2 et, par suite, à permettre la modification du niveau logique de S en fonction du décrochage du poste. Une diode Zener d4, aux bornes de l'ensemble DPH2-R12, protège le photocoupleur en maintenant une tension à ses bornes et en limitant le courant. Le fonctionnement du dispositif est décrit en détall ci-après Quand le poste est raccroché, l'état logique est 1 en S comme indiqué précédemment. Dans ces conditions, si le signal d'appel est présent en M et N, la fréquence est détectée par W5 et, à la Dremière demi-alternance négative, la diode DTHI conduit et commande ainsi le photothyristor. Le photothyristor étant amorcé, le signal d'appel, présent en Si, S2, est envoyé en ligne. Sa diode DPH2 conduit dès la premIère demi-alternance négative de ce signal. Cependant, à l'amorçage du photothyristor, le courant appel dérive dans les selfs d'alimentation. Il est déphasé de # par rapport à l'onde incidente, ce qui rend conducteur TPH1. Il faut donc inhiber la sortie S, sinon l'unité de supervision interpréterait, à l'amorçage du photothyristor, un décrochage, du fait que cette impulsion dure environ 10 ms. Cette inhibition est permise par la résistance R8 et la capacité C4. Un niveau 0 est présent à l'entrée de W2 pendant la charge de la capacité et, en raison du déphasage de it entre le passage de 0 à 1 en sortie de W4 et le début du passage du courant dans les selfs, le passage à 1 à l'entrée de W2 réalise l'inhibition au moment où TPHî est conducteur sous l'effet de ce courant. Btinhibition est levée sous l'effet du passage de 0 à I sur TPH2 à la fin de la demi-alternance négative, qui met un 1 à l'entrée de W3. La sortie S passera à 0 au décrochage. Il en est de même si le décrochage a lieu après la deu xième demi-alternance négative sur 51 S2 ou après la troisième, etc. Dès le décrochage du poste,la diode THY n'est donc plus alimentée,le thyristor ne conduit plus dès le premier passage à 0 du signal d'appel sur S1 et S2 qui n2 est donc plus transmis en ligne. Parallèlement, l'unité centrale observant le décrochage, supprime la fréquence d'appel en M et N, ce qui assure donc l'ar- rêt automatique de l'envoi en ligne de la fréquence d'appel. Conformément à l'invention, le fart que les deux fils de vignes sont reliés directement à l'équipement de ligne an niveau de l'enroulement primaire d'un transformateur de tension confirme l'isolement et la liaison avec le réseau de connexion électronique, le générateur de courant d'appel étant connecté au troisième enroulement de la self d'alimentation en courant continu du poste. Le détecteur de fréquence élevée commande le générateur de courant d'appel par l'intermédiaire d'un commutateur électronique, ce qui permet d'isoler le réseau de connexion du circuit d'appel, celui-ci étant commun à un certain nombre d'équipements, le détecteur étant connecté au point milieu du transformateur de ligne. La détection des changements d'état du poste a lieu au moyen d'un dispositif à photocoupleur et ceci pendant la phase d'appel, en observant l'état du dispositif précédent pendant une demi-alternance de la fréquence d'appel. Un autre avantage de la présente invention est que toutes les fonctions assurées sont effectuées à l'aide de composants fiables, peu motteux et d'encombrement réduit. Aucun composant générateur de bruit comme les relais n'est utilisé. Cet équipement entièrement électronique permet également de diminuer le poids des interfaces avec les autres unités électroniques non décrites, faisant partie d'une installation téléphonique. Il est bien entendu que la présente invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et quton pourra y apporter toute équivalence technique sans sortir de son cadre, qui est défini dans les revendications annexées. REVENDICATIONS 1. Circuit d'rappel pour installations de téléphonie auto- matique, du type dans lequel un poste téléphonique est muni dune sonnerie électromécanique, relié à un équipement de ligne lui-même associé à un réseau de connexion, à un circuit de controlle d'équipements de ligne et à un générateur de fréquence d'appel, caractérisé par le fait que, dans l'équipement de ligne, chacun des deux fils de ligne est directement relié aux bornes d'un transformateur de ligne équilibré dont les bornes de ltenroulement secondaire sont respectivement reliées au réseau de connexion, une prise médiane dudit enroulement secondaire étant reliée aun circuit détecteur de fréquence d'appel, les fils de ligne étant en outre reliés à un circuit d'alimentation en courant continu par lfintermédiaire d'une self dont un enroulement est relié au générateur de fréquence d'appel lui-même commandé par un circuit de verrouillage relié audit circuit détecteur de fréquence, un premier fil de ligne comportant un condensateur en série entre la connexion à la self d'alimentation et le transformateur de ligne. 2. Circuit d'appel selon la revendication ?, caractérisé par le fait qu'il comprend en outre un circuit de détection des changements d'état, raccroché ou décroché, du poste pendant l'appel, constitué ' par deux photocoupleurs dont les diodes de commande sont respectivement disposées en série avec la self d'alimentation du second fil de ligne et en série avec le circuit de verrouillage, les sorties des photocoupleurs étant reliées à un circuit logique. 3. Circuit d'appel selon la revendication 2, caractérisé par le fait que le circuit de verrouillage est constitué par un photothyristor dont la diode de commande est connectée entre la sortie du détecteur de fréquence et la sortie du circuit logique