Cette invention concerne des laminoirs et plus particulièrement les laminoirs qui ont une seule disposition des cylindres et une seule structure des cylindres et qui sont dotés d'un seul système d'entraînement des cylindres. 5 Au cours des récentes années, les tolérances d'épaisseur des produits laminés, en particulier des plaques en acier laminées à froid, sont devenues de plus en plus sévères. Pour satisfaire ces tolérances, on a augmenté à un degré appréciable la précision d'épaisseur dans le sens longitudinal des maté-10 riaux laminés grâce à la mise au point rapide d'un procédé de réglage automatique de l'épaisseur, mais onnfe pas encore trouvé de procédé permettant de régler avec efficacité l'épaisseur dans le sens de la largeur des matériaux laminés. On sait naturellement qu'on a mis au point un procédé de cintrage des cylindres 15 de travail et qu'on l'utilise dans un laminoir à quatre cylindres comme mesure de contrôle de l'uniformité d'épaisseur dans le sens de la largeur du matériau laminé, et qu'on obtient des résultats très satisfaisants. Toutefois, dans le procédé de cintrage conventionnel des cylindres, l'action de réglage de 20 l'uniformité d'épaisseur ou ce qu'on appelle la capacité de correction de l'épaisseur est assez limitée et est particulièrement insuffisante lorsque la largeur des matériaux à laminer varie considérablement, et on ne peut pas obtenir de résultats réellement satisfaisants. On va expliquer ceci plus en détail 25 dans la suite du mémoire descriptif. De façon générale, afin d'obtenir des produits laminés dont la forme est satisfaisante, en particulier en ce qui concerne l'épaisseur dans le sens de la largeur, lés deux facteurs suivants sont très importants : 30 (1) Limitation de la flexion des cylindres de travail sous l'effet de la pression de laminage. (2) Augmentation de la capacité de correction de l'épaisseur et obtention d'une bonne uniformité d'épaisseur par cintrage des cylindres. 35 Le phénomène au cours duquel les cylindres de travail sont fléchis sous l'effet de la pression.de laminage peut être attribué au fait que les parties terminales opposées des cylindres de travail qui ne sont pas en contact avec le matériau qu'on lamine sont soumis au moment fléchissant provoqué par la 40 pression de contact avec les cylindres d'appui, et ce 72 04523 2 2125363 phénomène provoque tout naturellement une absence d'uniformité d'épaisseur très nette de la plaque laminée au niveau de la limite entre les parties des cylindres de travail qui sont en contact avec le matériau et les parties de ces mêmes cylindres 5 qui ne sont pas en contact avec le matériau à laminer, autrement dit au niveau des bords opposés de la plaque laminée. L'absence d'uniformité d'épaisseur s'accroît particulièrement au fur et à mesure que la largeur de la plaque laminée diminue par rapport à la longueur des cylindres de travail, car le moment fléchis-10 sant augmente et le fléchissement des cylindres de travail s'accroît. Par ailleurs, l'action de cintrage des cylindres dépend dans une large mesure du diamètre des cylindres de travail. Par exemple, lorsque le diamètre des cylindres de travail est petit, 15 l'action de cintrage des cylindres est limitée par les cylindres d'appui et son effet n'apparaît qu'au niveau des parties terminales des cylindres. En outre, étant donné que l'effort de flexion des cylindres est limité par la résistance mécanique des tourillons de cylindre et par la durée de vie des coussinets, 20 il n'est possible de régler l'action de cintrage des cylindres que dans un intervalle limité et il est pratiquement impossible de modifier le bombé des cylindres selon les besoins. En fin de compte, on doit modifier le bombé initial des cylindres chaque fois qu'on varie la largeur de la plaque laminée, comme 25 on le fait à l'heure actuelle. Si l'on ne prend pas cette mesure, il est impossible d'empêcher l'absence d'uniformité d'épaisseur dans le sens de la largeur de la plaque laminée, et ceci entraîne une altération importante de la qualité du produit. Toutefois, dans les laminoirs actuels c'est la coutume de 30 modifier fréquemment la largeur des matériaux laminés et, si l'on change les cylindres chaque fois que la largeur change, le rendement opératoire se trouve considérablement réduit. En outre, il faut alors prévoir un grand nombre de cylindres dont les bombés initiaux sont différents, ce qui augmente le nombre de 35 cylindres de rechange et ce qui augmente les frais opératoires, et par conséquent le coût de production. Un objet de la présente invention est de fournir un laminoir nouveau et efficace dans lequel la relation entre la variation de la largeur de la plaque laminée et la déformation des cylindres 40 de travail et la relation entre l'action de cintrage des 72 04523 3 2125363 cylindres et la longueur des cylindres d'appui sont combinées d'une manière ingénieuse, ce qui permet de résoudre les problèmes mentionnés plus haut. Du point de vue pratique, le laminoir comprend deux cylindres de travail supérieur et inférieur 5 supportés par des empoises métalliques qui peuvent se déplacer verticalement et qui exercent une action de cintrage sur les cylindres, deux cylindres intermédiaires supérieur .et inférieur qui sont disposés respectivement au-dessus et au-dessous desdits cylindres de travail de façon à être en contact avec ces derniers 10 et qui peuvent être déplacés dans le sens axial selon la largeur d'un matériau à laminer, et des cylindres d'appui disposés au-dessus et au-dessous desdits cylindres intermédiaires pour être en contact avec eux, lesdits cylindres intermédiaires étant déplacés dans le sens axial de façon réglable pour assurer, en 15 coopération avec l'action de cintrage des cylindres, l'uniformité d'épaisseur du matériau laminé. Autrement dit, dans la présente invention,il est fourni, comme moyen de limitation de la flexion des cylindres de travail sous l'action de la pression de laminage, deux cylindres inter-20 médiaires supérieur et inférieur qui sont déplacés dans le sens axial si bien qu'une extrémité de chaque cylindre est placée dans l'alignement d'une extrémité du matériau qu'on lamine, grâce à quoi une extrémité de chaque cylindre de travail a la même action de laminage que celle qu'on peut obtenir lorsqu'une 25 extrémité de chaque cylindre d'appui est dans l'alignement d'un bord de la plaque laminée, et ainsi le moment fléchissant mentionné plus haut se trouve abaissé. Toutefois, si l'on ne dispose que de ce moyen, l'action sur l'autre extrémité de chaque cylindre de travail est insuffisante, car les extrémités 30 opposées des deux cylindres intermédiaires supérieur et inférieur ne peuvent pas toujours coïncider avec les bords opposés du matériau qu'on lamine, en réponse à la variation de largeur dudit matériau. Toutefois, dans la présente invention, on peut résoudre ce problème en combinant ledit moyen et le moyen de 35 cintrage des cylindres. Autrement dit, dans le laminoir selon l'invention, l'une des extrémités de chaque cylindre de travail n'est pas limitée par le cylindre d'appui et l'effort de flexion se trouve donc extrêmement amplifié pour un effort de flexion donné. La flexion du cylindre de travail s'accroît 40 au fur et à mesure que la largeur de la plaque diminue, et 72 04523 2125363 par ailleurs, l'action de cintrage des cylindres s'accroît également, si bien qu'on peut pratiquement; éliminer l'absence d'uniformité d'épaisseur dans le sens de la largeur. On peut ainsi voir l'intérêt fonctionnel absolument remarquable dû à 5 la combinaison des moyens précités. Un autre objet de l'invention est de fournir un laminoir qui présente les caractéristiques décrites plus haut et qui est doté d'un nouveau système d'entraînement des cylindres qui permet l'entraînement desdits cylindres de travail et qui 10 provoque le déplacement axial des cylindres intermédiaires. Autrement dit, dans le laminoir décrit précédemment, on doit prévoir un moyen permettant de déplacer les cylindres intermédiaires dans le sens axial et de les maintenir dans la position désirée, outre des arbres de commande qui entraînent 15 des cylindres de travail. Le laminoir tend donc à avoir des dimensions plus grandes et une structure plus complexe. En outre, l'espace qui entoure la partie principale du laminoir se rétrécit de façon importante, ce qui rend l'entretien et le contrôle difficiles. 20 Afin de résoudre ces problèmes, la présente invention fournit un laminoir qui présente les caractéristiques décrites plus haut et qui est construit de telle façon que l'entraînement de chaque cylindre de travail ainsi que le déplacement axial du cylindre intermédiaire correspondant sont effectués par le même arbre 25 de commande. Grâce à ce type de construction, on peut simplifier de façon remarquable la structure du laminoir dans son ensemble et on peut diminuer de façon spectaculaire le prix de revient de l'installation. Un autre objet encore de l'invention est de fournir un 30 laminoir dont les caractéristiques sont celles décrites plus haut, et dans lequel la pression axiates'exerçant sur les cylindres intermédiaires qui peuvent se déplacer dans le sens axial a une action efficace. Pratiquement, le laminoir est caractérisé en ce que les arbres de commande qui entraînent 35 les cylindres de travail et provoquent le déplacement axial des cylindres intermédiaires, traversent un ensemble réducteur de vitesse-cage à pignons permettant d'attaquer les cylindres et sont accouplés à un dispositif de déplacement axial des cylindres et de retenue des cylindres. De cette manière, le dispositif 40 de retenue et de déplacement axial de cylindre n'a pas besoin 72 04523 5 2125363 d'être dispesé dans l'espace restreint qui entoure la partie principale du laminoir et peut être placé à l'arrière de l'ensemble réducteur de vitesse-cage à pignons,ce qui facilite l'entretien et le contrôle. En outre, la pression axiale 5 s'exerçant sur les cylindres intermédiaires peut être reçue par le dispositif de retenue et de déplacement des cylindres, sans qu'il soit besoin de prévoir un moyen supplémentaire. Les cylindres de laminage selon la présente invention constituent chacun un type de laminoir à plusieurs étages comportant lC £ ou 6 cylindres, mais n'ont pratiquement aucun des défauts qui caractérisent les laminoirs conventionnels à plusieurs étages, comme on peut le voir plus loin. En effet, dans les laminoirs conventionnels à plusieurs étages, l'espace qui entoure les cylindres de travail inférieur 15 et supérieur est si restreint qu'on ne peut pas y monter les accessoires nécessaires pour assurer un laminage régulier, tels que les moyens nécessaires,à l'entrée et à la sortie de la' cage de laminoir,pour guider la plaque laminée, les dispositifs nécessaires pour protéger les cylindres contre les détériorations 20 par les éclats dtis à la cassure du matériau laminé,et les moyens de refroidissement destinés à refroidir les cylindres de travail. En outre, l'espace restreint qui entoure les cylindres de travail supérieur et inférieur compromet inévitablement l'exploitabilité et la sécurité en cours d'entretien et de 25 contrôle. Dans les laminoirs de la présente invention, on résoud pratiquement ces problèmes grâce à la nouvelle disposition des cylindres qui assure un espace suffisamment important autour des cylindres de travail. La Figure 1 est une vue en élévation frontale d'un mode de 30 réalisation du laminoir selon la présente invention ; La Figure 2 est une vue représentée dans le sens des flèches II-II de la Figure 1 ; La ?igure 3 est une vue d'un autre mode de réalisation de l'invention représentée dans le sens des flèches III-III de la 35 Figure 4 ; La Figure 4 est une vue latérale en coupe du laminoir représenté sur la Figure 3 ; La Figure 5 est une vue en coupe d'un type du joint universel utilisé dans le laminoir de l'invention ; 40 La Figure 6 est une vue en plan supérieured'un type 72 04523 6 2125363 du dispositif de retenue et de déplacement axial des cylindres, dispositif utilisé dans le laminoir de l'invention ; La Figure 7 est une illustration schématique représentant la dispositiondes accessoires du laminoir de l'invention ? 5 La Figure 8 est un diagramme représentant la distribution d'épaisseur d'un matériau laminé qui a été laminé par un laminoir conventionnel à quatre cylindres ; et La Figure S est un diagramme semblable à celui de la Figure 8 mais qui représente la distribution d'épaisseur d'un 10 matériau laminé qui a été laminé par le laminoir de l'invention. On va décrire un mode de réalisation de la présente invention en se référant aux dessins. Reportons-nous aux Figures 1 et 2 : deux cylindres de travail 2 et 3 qui sont disposés dans le sens vertical et qui laminent un matériau 1 à laminer 15 sont supportés par des empoises métalliques 4, 4' et 5,5' montées dans la cage du laminoir qui comprend deux montants 6.et 6'. Les empoises métalliques sont disposées, de façon à se déplacer verticalement, dans les saillies gauche et droite 7 et 8 de£ montants correspondants 6 et 6'. Dans les saillies 20 7 et 8, se trouvent également disposés des vérins hydrauliques 9 et 10 destinés à cintrer les cylindres de travail. Donc, bien que le laminoir soit un laminoir à étages multiples, on obtient facilement le cintrage des cylindres de travail tout comme dans un laminoir conventionnel à quatre cylindres. Deux cylindres 25 intermédiaires 11 et 12 qui sont amenés en contact avec les cylindres de travail supérieur et inférieur 2 et 3 sont disposés de telle sorte que leur axe soit sensiblement dans l'alignement vertical de l'axe desdits cylindres de travail. Ces cylindres intermédiaires 11 et 12 sont soutenus par deux 30 cylindres d'appui supérieurs et deux cylindres d'appui inférieurs qui sont désignés respectivement par les chiffres 25, 26 et 27, 28. En outre, au moins une des extrémités de chacun des cylindres intermédiaires 11 et 12 se rétrécit progressivement et prend une forme conique ou toute autre forme appropriée. Dans le mode 35 de réalisation représenté, l'extrémité droite 13 du cylindre intermédiaire 11 s'effile et prend une forme conique, tandis que l'extrémité opposée 14 du cylindre intermédiaire 12 s'effile en prenant une forme conique. Les extrémités des cylindres intermédiaires peuvent avoir une forme cylindrique. Les 40 cylindres intermédiaires 11 et 12 ont respectivement à l'une 72 04523 7 2125363 de leurs extrémités des prolongements 15 et 16 destinés à provoquer un déplacement axial desdits cylindres, et lesdits prolongements 15 et 16 sont raccordés par des accouplements à plateaux 17 et 18 grâce auxquels les cylindres intermédiaires sont raccordés à des 5 moyens d'entraînements appropriés (non représentés) constitués par des dispositifs hydrauliques ou des moteurs électriques. Chacun des accouplements à plateaux 17 et 18 est constitué d'un palier 19, d'un corps de palier 20, d'un plateau intermédiaire d'accouplement 21, d'une pièce métallique 22, d'une extrémité 10 d'une broche 23 et d'un pivot 24. Les cylindres d'appui 25 et 26 sont supportés par des empoises métalliques 29 et 29' montées dans les montants 6 et 6' de la cage, et les cylindres d'appui 27 et 28 sont supportés par des empoises métalliques similaires 30 et 30', par l'intermédiaire d'un coussinet 31 de tourillon 15 de cylindre. Ces empoises métalliques présentent respectivement dans leur partie centrale des évidements 32 et 33 destinés à loger les cylindres intermédiaires 11 et 12. Sur les Figures 1 et 2, les numéros de référence 34 et 35 désignent des vérins hydrauliques d'équilibrage des cylindres d'appui r les numéros de repère 36 20 et 36' désignent les vis de pression raccordées aux empoises métalliques 29 et 29' et appuyant sur les cylindres ; le chiffre de repère 37 désigne les accouplements permettant l'entraînement des cylindres d'appui et le chiffre de repère 38 désigne des broches. 25 Etant donné la structure décrite plus haut, lorsque les cylindres intermédiaires 11 et 12 sont disposés de telle façon que leurs extrémités coniques 13 et 14 se trouvent de part et d'autre du matériau 1 à laminer, les cylindres de travail 2 et 3 sont déformés par le moment fléchissant provoqué par la pression 30 de contact avec les cylindres d'appui, et on peut ainsi empêcher, dans une large mesure,une pression de laminage excessive qui sinon s'exercerait sur le matériau 1 par l'intermédiaire des extrémités opposées des cylindres de travail. En outre, on peut obtenir une action de cintrage efficace sur les cylindres grâce 35 aux vérins hydrauliques 9 et 10, étant donné que l'une des extrémités d'une part,du cylindre de travail 2 et d'autre part du cylindre de travail 3 n'est pas limitée par les cylindres d'appui. Au cas où la largeur du matériau 1 varierait, on peut obtenir un résultat de laminage satisfaisant : il suffit pour 40 y parvenir de déplacer les cylindres intermédiaires 11 et 12 72 04523 8 2125363 dans le sens axial grâce aux sources d'entraînement (non représentées) par l'intermédiaire des accouplements à plateaux 17 et 18, si bien que les extrémités coniques 13 et 14 desdits cylindres se trouvent placées au niveau des bords opposés du 5 matériau 1. Ainsi, on peut toujours éviter une absence d'uniformité d'épaisseur dans le sens de la largeur du matériau laminé et on peut toujours obtenir un produit de qualité supérieure en empêchant la déformation des cylindres de travail sous l'effet de la pression de laminage et en augmentant l'action de cintrage 10 des cylindres, même si la largeur du matériau à laminer varie. On va décrire un autre mode de réalisation de la présente invention avec référence aux Figures 3 à 6. Deux cylindres de travail supérieur et inférieur 46 et 47 dont les extrémités opposées sont supportées par des empoises métalliques 52 et 53 15 montées dans une cage 41 du laminoir, peuvent tourner. Des empoises métalliques 52 et 53 sont disposées, de façon à pouvoir se déplacer verticalement, respectivement dans l'intérieur des saillies gauche et droite 54 et 55 de la cage 41 du laminoir. Dans les saillies 54 et 55 sont également disposés des vérins 20 hydrauliques 56 et 57 destinés à cintrer les cylindres de travail supérieur et inférieur et un vérin hydraulique 63 d'équilibrage des cylindres d'appui. Deux cylindres intermédiaires supérieur et inférieur 44 et 45, respectivement en contact avec les cylindres de travail 46 et 25 47, sont disposés de façon à ce que leur axe soit sensiblement dans l'alignement vertical de l'axe desdits cylindres de travail supérieur et inférieur,et leurs extrémités opposées sont supportées par des empoises métalliques 50 et 51. Le diamètre des cylindres intermédiaires 44 et 45 diminue progressivement à l'une 30 des extrémités de ces cylindres qui prend une forme conique ou toute autre forme appropriée l'extrémité conique de chacun de ces cylindres intermédiaires étant opposée à l'extrémité conique de l'autre cylindre intermédiaire. Dans le mode de réalisation représenté, l'extrémité droite 64 du cylindre intermédiaire 44 35 s'effile en une forme conique et l'extrémité opposée 65 du cylindre intermédiaire 45 s'effile également en une forme conique. Au-dessus et au-dessous des cylindres intermédiaires 44 et 45, deux cylindres d'appui supérieur et inférieur 42 et 43 sont prévus, leur axe étant sensiblement dans l'alignement vertical 40 de l'axe des cylindres précédents et leurs extrémités opposées 72 04523 9 2125363 étant supportées par des empoises métalliques 48 et 49 montées dans la cage 41 du laminoir. Des vis de réglage 62 permettant d'ajuster la position des cylindres sont fixées à la face supérieure de l'empoise métallique 48, et des vérins hydrauliques 5 61 et des cylindres 60 sont prévus au-dessous de l'empoise métallique 49 de façon à appuyer sur les cylindres. Les empoises métalliques 50 et 51 se logent respectivement dans des évidements 58 et 59 formés dans les empoises métalliques 4-8 et 49 qui supportent les cylindres d'appui, de façon à assurer le dépla-10 cernent des cylindres intermédiaires 44 et 45 dans le sens vertical et dans le sens axial. Par ailleurs, les arbres de commande 70 et 71 qui entraînent les cylindres de travail 46 et 47 et provoquent le déplacement axial des cylindres intermédiaires 44 et 45, sont raccordés à 15 l'une des extrémités desdits cylindres intermédiaires 44 et 45, par l'intermédiaire des joints universels correspondants 72 et 73. Les arbres de commande 70 et 71 sont accouplés à leur tour, par l'intermédiaire de joints universels 74 et 75, aux arbres cannelés 77 et 78 qui traversent un ensemble réducteur de vitesse-20 cage à pignons 76. Les arbres cannelés 77 et 78 sont raccordés respectivement à des dispositifs 87 et 88 de retenue et de déplacement axial des cylindres, par l'intermédiaire d'accouplements 81 et 82 qui comportent chacun un palier de butée 79, lesdits-dispositifs 87 et 88 de retenue et de déplacement axial descylin-25 dres comprenant respectivement des arbres 83 et 84 animés d'un mouvement de va-et-vient et des cylindres hydrauliques 85 et 86. Chacun des accouplements 72, 73, 74 et 75 (joints universels) illustrés sur la Figure 5, ont la structure suivante : un manchon intérieur 90 emmanché par retrait sur l'arbre de commande 70 et 30 un manchon extérieur 92 fixé sur le cylindre intermédiaire 44 par une goupille 94 sont accouplés l'un à l'autre de façon à -pouvoir tourner, au moyen d'engrenages 91 et 93, et en outre lesdits manchons intérieur et extérieur 90 et 92 sont accouplés l'un à l'autre au moyen d'un manchon d'accouplement 95 compor-35 tant une tête sphérique 96, une plaque de compression 97 et un écrou 98. Le palier de butée 79 supporte des arbres cannelés 77 et 78 de façon à ce qu'ils puissent tourner et reçoit également les poussées qui s'exercent sur les cylindres intermédiaires 44 et 45. 40 Les dispositifs 87 et 88 de retenue et de déplacement axial 72 04523 10 2125363 des cylindres provoquent le déplacement axial des cylindres intermédiaires 44 et 45 et maintiennent également lesdits cylindres intermédiaires dans des positions prédéterminées en recevant les poussées qui s'exercent sur lesdits cylindres. 5 Les dispositifs de retenue et de déplacement des cylindres peuvent être du type utilisant un mécanisme à vis et à bielle, tel que celui représenté sur la Figure 6. En effet, les dispositif représenté sur la Figure 6 anime d'un mouvement de va-et-vient l'arbre cannelé 77 grâce à une bielle 101 qui 10 pivote autour d'un bâti 100 raccordée à l'ensemble réducteur de vitesse-cage à pignons 76, et à un joint universel 102. L'autre extrémité de la bielle loi est raccordée à un écrou 104 par un levier 103. L'écrou 104 est monté, de façon à effectuer un mouvement de va-et-vient, sur une vis 106 montée,de 15 façon à tourner,sur un bâti 105. Un moteur électrique 107 fait tourner la vis 106, par l'intermédiaire de poulies 108 et 109 et d'une courroie 110. Par ailleurs, un arbre de transmission 115 raccordé à un moteur électrique d'entraînement des cylindres (non représenté) est raccordé, par l'intermédiaire d'un accouple-20 ment 116, à un pignon 117 qui est prévu dans l'ensemble réducteur de vitesse-cage à pignons 76. Le pignon 117 engrène avec un pignon supérieur 118 qui engrène avec un pignon inférieur 119. Les deux pignons 118 et 119 sont supportés,de façon à pouvoir tourner,par un bâti 122, par l'intermédiaire de paliers 25 correspondants 120 et 121. En outre, les pignons 118 et 119 sont percés respectivement de trous axiaux que traversent les arbres cannelés 77 et 78 ,et les cannelures 123 et 124 sont formées dans lesdits trous axiaux de façon à assurer le mouvement de va-et-vient des arbres cannelés 77 et 78 et de façon 30 à les faire tourner. Etant donné ce mode de construction, lorsque le moteur électrique (non représenté) qui entraîne les cylindres est mis en marche, tous les cylindres intermédiaires 44 et 45,les cylindres de travail 46 et 47 en contact avec lesdits cylindres 35 intermédiaires 44 et 45, et les cylindres d'appui 42 et 43 peuvent tourner synchroniquement grâce à l'arbre de transmission 115, à l'ensemble réducteur de vitesse-cage à pignons 76, aux arbres cannelés 77 et 78 et aux arbres de commande 70 et 71. En outre, en déplaçant de façon réglable les cylindres intermé-40 diaires 44 et 45 dans le sens axial grâce aux dispositifs 87 et 88 72 04523 ii 2125363 de retenue et de déplacement des cylindres, par l'intermédiaire des arbres cannelés 77 et 78, des arbres de commande 70 et 71, etc, de façon à placer les extrémités coniques 64 et 65 desdits cylindres au niveau des bords opposés du matériau à laminer, 5 les cylindres de travail 46 et 47 sont déformés par le moment provoqué par la pression de contact avec les cylindres d'appui 42 et 43, et on peut ainsi éviter une pression de laminage excessivement élevée qu'exerceraient sinon sur le matériau à laminer les extrémités opposées desdits cylindres de travail. 10 En outre, étant donné que l'une des extrémités de chacun des cylindres de travail 46 et 47 n'est pas limitée par les cylindres d'appui 42 et 43, on peut obtenir grâce aux vérins hydrauliques 56 et 57 une action de cintrage remarquable du cylindre. En outre, dans les laminoirs de l'invention décrits ci-dessus, 15 on peut prévoir un espace suffisamment important autour des cylindres de travail sans que le diamètre desdits cylindres soit particulièrement grand. Il est donc possible de prévoir des dispositifs de guidage 130 et 131 supérieur et inférieur de la plaque laminée, des dispositifs de protection 132 et 20 133 contre les éclats et des dispositifs de refroidissement 134 et 135 qui soient suffisamment près des cylindres de travail, comme le montre la Figure 7. Les Figures 8 et 9 illustrent les distributions d'épaisseur (dQ) de matériaux laminés d'épaisseurs différentes qu'on a laminés 25 avec les mêmes laminoirs. La Figure 8 représente les résultats du laminage par un laminoir conventionnel à quatre cylindres et la Figure 9 représente les résultats de laminage obtenus avec le laminoir de l'invention. Les cylindres de travail utilisés avaient un diamètre de 250 mm et une longueur de 1420 mm. On a 30 effectué l'opération de laminage sur trois types de matériaux ayant respectivement une largeur de 760 mm, 920 mm et 1220 mm, les efforts de flexion étant respectivement de 0, 10 tonnes et 20 tonnes. Les symboles Al, A2 et A3, Bl, B2 et B3, Cl, C2 et C3 représentés sur les Figures indiquent les numéros des essais. En 35 abscisse, on a la distance (1) exprimée en mm et calculée à partir du centre du matériau laminé, dans le sens de la largeur. 72 04523 12 2125363 N° de l'essai Effort de flexion s'exerçant sur les cylindres (tonnes) Largeur de la plaque (mm) Al 0 760 A2 10 II A3 20 II Bl 0 920 B2 10 II B3 20 If Cl 0 1220 C2 lo II C3 20 tf Comme il est évident d'après la Figure 8, dans le laminoir conventionnel à quatre cylindres, l'effort de flexion des cylindres est insuffisant lorsque la largeur de la plaque est petite et est excessivement important lorsque la largeur de la plaque 5 est grande, et, même si l'on choisit les meilleures conditions de A3, B3 et Cl, on ne peut pas compenser du tout la déformation des cylindres de travail par l'effort de flexion s'exerçant sur les cylindres, et en conséquence, il se produit un manque d'uniformité d'épaisseur très important. 10 Au contraire, comme le montre la Figure 9, dans le laminoir de l'invention, l'action de cintrage des cylindres se trouve remarquablement amplifiée et la déformation des cylindres de travail est pratiquement compensée, quelle qv~ soit la largeûr matériau à laminer, que sa largeur soit petite ou qu'elle soit 15 grande. En effet, il est facile de comprendre que en choisissant les conditions optimales de A3, B3 et Cl, on peut améliorer de façon remarquable la précision d'épaisseur de la plaque laminée, par rapport à celle du laminoir conventionnel à quatre cylindres, quelleque soit l'épaisseur du matériau à laminer. 72 04523 13 2125363 REVENDICATIONS 1. Laminoir, caractérisé en ce qu'il comprend deux cylindres de travail inférieur et supérieur supportés par des empoises métalliques que l'on peut déplacer respectivement dans le sens 5 vertical et qui exercent une action de cintrage sur les cylindres, deux cylindres intermédiaires supérieur et inférieur qui sont disposés respectivement au-dessus et au-dessous desdits cylindres de travail de façon à être en contact avec eux et que l'on peut déplacer dans le sens axial selon la largeur d'un matériau à 10 laminer, et des cylindres d'appui disposés au-dessus et au-dessous desdits cylindres intermédiaires de façon à être en contact avec eux, lesdits cylindres intermédiaires étant déplacés dans le sens axial de façon réglable pour assurer, en coopération avec l'action de cintrage des cylindres, l'uniformité d'épaisseur 15 du matériau laminé. 2. Laminoir selon la revendication 1, caractérisé en ce que les deux cylindres intermédiaires supérieur et inférieur prennent appui respectivement sur deux cylindres d'appui supérieurs et deux cylindres d'appui inférieurs, et que lesdits cylindres 20 d'appui supérieurs et inférieurs de chaque paire sont supportés par les deux mêmes empoises métalliques montées dans une cage du laminoir de façon à pouvoir se déplacer verticalement. 3. Laminoir selon la revendication 1, caractérisé en ce que les deux cylindres intermédiaires supérieur et inférieur sont 25 respectivement en contact avec un cylindre d'appui supérieur et un cylindre d'appui inférieur, cylindres disposés de façon à ce que leur axe soit sensiblement dans l'alignement vertical de l'axe desdits cylindres intermédiaires, et en ce que chaque cylindre intermédiaire est supporté par une empoise métallique 30 qui peut se déplacer verticalement et qui se loge dans un évidement formé dans l'empoise métallique qui supporte le cylindre d'appui. 4. Laminoir selon la revendication 1, caractérisé en ce que les deux cylindres de travail supérieur et inférieur sont 35 respectivement supportés par des empoises métalliques montées, de façon à pouvoir se déplacer verticalement, à l'intérieur de saillies gauche et droite formées sur une cage de laminoir, et en ce que des vérins hydrauliques destinés à cintrer lesdits cylindres de travail sont placés dans lesdites saillies. 40 5. Laminoir, caractérisé en ce qu'il comprend deux cylindres 72 04523 14 2125363 de travail supérieur et inférieur,deux cylindres intermédiaires supérieur et inférieur qui sont disposés respectivement au-dessus et au-dessous desdits cylindres de travail et qui peuvent être déplacés dans le sens axial selon la largeur d'un 5 matériau à laminer, des cylindres d'appui disposés au-dessus et au-dessous desdits cylindres intermédiaires de façon à être en contact avec eux, et des arbres de commande qui entraînent lesdits cylindres de travail et font se déplacer dans le sens axial lesdits cylindres intermédiaires, lesdits cylindres 10 intermédiaires étant déplacés dans le sens axial de façon réglable de façon à assurer , en coopération avec l'action de cintrage des cylindres, l'uniformité d'épaisseur du matériau laminé, et l'entraînement de chaque cylindre de travail ainsi que le déplacement axial du cylindre intermédiaire correspondant 15 étant effectués par le même arbre de commande. 6. Laminoir selon la revendication 5, caractérisé en ce que les arbres de commande qui entraînent lesdits cylindres de travail et font se déplacer dans le sens axial lesdits cylindres intermédiaires sont respectivement accouplés auxdits cylindres 20 intermédiaires. 7. Laminoir selon la revendication 5, caractérisé en ce que les arbres de commande qui entraînent lesdits cylindres de travail et font se déplacer dans le sens axial lesdits cylindres intermédiaires sont accouplés, par l'intermédiaire d'un ensemble 25 réducteur de vitesse-cage à pignons entraînant les cylindres, à des dispositifs de déplacement et de retenue des cylindres correspondants placés à l'arrière dudit ensemble réducteur de vitesse-cage à pignons. 8. Laminoir selon la revendication 7, caractérisé en ce que 30 l'une des extrémités dudit arbre de commande est accouplée,' par l'intermédiaire d'un joint uriversel, au cylindre intermédiaire correspondant et son autre extrémité est accouplée, par l'intermédiaire d'un joint universel, à un arbre cannelé qui traverse un pignon prévu dans ledit ensemble réducteur de vitesse-cage à 35 pignons, en ce que ledit arbre cannelé est accouplé au dispositif de déplacement et de retenue des cylindres, par un accouplement comportant un palier de butée, et en ce que, en outre, ledit pignon est raccordé à un moteur électrique d'entraînement des cylindres.