RHéOSTAT UTILISABLE NOTAMMENT COMMB VARULTEUR DE VITESSE. On sait qu'on peut faire varier la vitesse d'un moteur asynchrone en modifiant sa tension d'alimentation. On peut utiliser à cet effet un rhéostat; mais les rhéostats dégagent des calories dont l'évacuation est relativement difficile; on ne les utilise de ce fait actuellement que temporairement, pour assurer le démarrage des moteurs. On peut également employer des dispositif s à triacs. Cependant ces dispositifs sont coûteux, perturbent le réseau d'alimentation, engendrent des bourdonnements dans le moteur quand il tourne à faible vitesse, et n'ont qu'une plage de réglage limitée. La présente invention a pour objet un rhéostat dans lequel les calories dégagées sont évacuées trEs facilement et qui peut, par suite, être utilisé de manière continue pour faire fonctionner un moteur asynchrone à faible vitesse. Le rhéostat selon l'invention est caractérisé en ce qu'il comprend une résistance portée par la partie inférieure d'un caloduc ou tube à chaleur, un curseur de réglage monté mobile sur cette résistance, les bornes du rhéostat étant connectées à l'extrémité in férieure de cette résistance et à ce curseur, et des moyens pour évacuer les calories dégagées par 1' extrémité supérieure du caloduc. Lorsqu'on utilise le rhéostat, les calories engendrées par le courant traversant la résistance sont transportées en dehors de cette résistance, à l'extrémité libre supérieure du caloduc où elles sont facilement dissipées dans l'atmosphère. La résistance peut être bobinée sur la partie inférieure du caloduc ou sur mandrin métallique emmanché sur cette partie inférieure; le caloduc peut être constitué par un tube métallique, celui-ci ou le mandrin étant recouvert d'une matière électriquement isolante au droit de la résistance. Cet isolant doit cependant entre bon conducteur de la chaleur; les meilleurs résultats sont obtenus par une couche d'alumine; on peut également utiliser un vernis ou un émail. Les moyens pour évacuer les calories dégagées par l'extrémité supérieure du caloduc peuvent etre constitués par de simples ailettes. Mais, dans un mode de réalisation particulier de l'invention, dans lequel le rhéostat est interposé sur le circuit d'alimentation du moteur d'un ventilateur, l'extrémité supérieure du caloduc est placée dans le circuit d'air du ventilateur. Ce circuit d'air refroidit le caloduc en entrainant les calories dégagées par la résistance. On a décrit ci-après, à titre d'exemple non limitatif un mode de réalisation du rhéostat selon l'invention avec référence à la figure unique du dessin annexé qui est un schéma de ce rhéostat. Tel qu'il est représenté au dessin, le rhéostat est destiné au réglage de la vitesse d'un moteur 1 entraînant un ventilateur 2, par exemple le ventilateur d'une hotte de cuisine. Ce rhéostat comprend un caloduc 3 constitué par un tube, par exemple, métal lique, contenant une faible quantité d'un liquide caloporteur 4 et incliné par rapport à l'horizontale. La partie inférieure du tube 3 est emmanchée dans un tube de cuivre 5 recouvert d'une couche 6 d'alumine, d'émail ou de vernis. Une résistance 7 est bobinée sur le tube 5 et l'extrémité inférieure de cette résistance est connectée à une borne 8. Sur la résistance 7 peut se déplacer un curseur 9 connecté à une borne 10. Le rhéostat est connecté en série avec le moteur 1 et la partie supérieure du tube 3 est disposée dans le flux d'air émis par le ventilateur 2.Cette partie supérieure, qui est maintenue par un collier de fixation 11, avec interposition d'un manchon isolant 12, porte à son extrémité des ailettes de refroidissement 13. En fonctionnement, le rhéostat permet de régler la tension d'alimentation du moteur 1, donc la vitesse de rotation du ventilateur 2. Les calories dégagées par la partie de la résistance comprise entre son extrémité inférieure et le curseur 7, chauffent le liquide caloporteur 4 et le vaporisent. Les vapeurs viennent se condenser dans la partie supérieure du caloduc qui est refroidie par l'air soufflé par le ventilateur 2; les calories sont ainsi dissipées dans l'air ambiant de sorte que le rhéostat peut Outre utilisé de manière continue pour faire actionner le moteur 1 à vitesse réduite. I1 va de soi que la présente invention ne doit pas être considérée comme limitée au mode de réalisation décrit et représenté, mais en couvre, au contraire, toutes les variantes. REVEND AT IONS 1. - Rhéostat utilisable notamment pour faire varier la vitesse d'un moteur asynchrone 1, caractérisé en ce qu'il comprend une résistance 7 portée par la partie inférieure d'un caloduc ou tube à chaleur 3, un curseur de réglage 9 monté mobile sur cette résistance, les bornes 8 et 10 du rhéostat étant connectées à l'ex trémité inférieure de cette résistance et à ce curseur, et des moyens pour évacuer les calories dégagées par 1' extrémité supérieure du caloduc. 2. - Rhéostat selon la revendication 1, caractérisé en ce que la résistance 7 est bobinée sur le caloduc ou sur un mandrin 6 métallique emmanché sur ce caloduc. 3. - Rhéostat selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le tube du caloduc 3 est métallique. 4. - Rhéostat selon la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce que le mandrin 5 ou le tube métallique 3 du caloduc est recouvert d'une matière électriquement isolante 6 au droit de la r6- résistance. 5. - Rhéostat selon la revendication 4, caractérisé en ce que la matière isolante 6 est de l'alumine, un émail ou un vernis. 6. - Rhéostat selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les moyens pour évacuer les calories dégagées par 1' extrémité supérieure du caloduc peuvent être constituées par de simples ailettes 13. 7. - Rhéostat selon l'une des revendications 1 à 6, interposé sur le circuit d'alimentation du moteur d'un ventilateur 2, caractérisé en ce que la partie supérieure du caloduc 3 est placée dans le circuit d'air du ventilateur.