La présente invention concerne d'une façon géné- rale les réacteurs nucléaires du type à eau sous pression dits PWR, qui comportent, de manière connue, un circuit primaire ci-dessous dénommé RCP contenant l'eau sous pres- sion et composé d'une cuve, qui enferme le coeur nucléaire, et de boucles externes de refroidissement, chacune compor- tant au moins une pompe et un générateur de vapeur, ci- dessous dénommé GV, du type à tubes primaires raccordés à une boîte d'entrée et une boîte de sortie. Sur la branche chaude d'une des boucles de refroidissement, entre la cuve et le GV, est connecté un pressuriseur à vapeur, ballon dans lequel l'eau du RCP est chauffée à une température plus élevée que celle du coeur, avec un niveau libre de va- peur, pour maintenir dans le circuit une pression supérieure à la pression de vapeur saturante dans le coeur et empâcher l'ébullition. Ces réacteurs sont également pourvus d'un circuit de contrôle volumétrique et chimique, ci-dessous dénommé RCV, en dérivation sur les boucles de refroidisse- ment, pour assurer l'ajustage du volume d'eau du RCP compte tenu des dilatations et celui de l'état chimique de l'eau, dans laquelle est dissous de l'acide borique. Ce circuit RCV soutire l'eau dans une branche froide du RCP entre la pompe et le réacteur, la conduit pour traitement dans un bâtiment distinct du bâtiment du réacteur, et la réinjecte d'une part directement dans une autre branche froide du RCV, d'autre part dans les joints de pompes pour assurer un barrage de fuites, et enfin dans un système d'aspersion auxiliaire de la chambre de vapeur du pressuriseur, système normalement fermé lorsque le système principal d'aspersion peut fonctionner, c'est-à-dire quand les pompes du RCP sont en marche. Au cours du traitement RCV, l'eau est refroidie et détendue à une pression absolue de l'ordre de 2 bars sous atmosphère d'hydrogène, ce qui permet un dégagement partiel des gaz dissous. Les gaz incondensables qui se forment par radiolyse au sein de l'eau au cours du fonc- tionnement normal du réacteur, ou qui s'échappent des élé- ments combustibles, se dissolvent dans l'eau et sont éva- cués de cette manière. Pour la remise en marche du réacteur après un arrêt avec ouverture de cuve, on doit purger le RCP du gaz présent dans lés divers points hauts. On utilise normalement des purges locales, mais non placées à tous les points hauts, actionnées manuellement au cours de quelques cyclages de pression et de température, hors puissance nucléaire. Il y aurait avantage, pour accélérer cette opération, à disposer d'un système de purge susceptible de fonctionner pendant le démarrage et la marche en puissance du réacteur, et assurant la collecte de tous les points hauts. Le système de purge existant est surtout insuffi- sant quand on considère des accidents tels que celui surve- nu à la centrale de Three Mile Island en Avril 1979, o un défaut de refroidissement du coeur a donné lieu à une pro- duction importante de gaz incondensables, par réaction entre l'eau et le métal de gainage du combustible. Il est très probable que si ce gaz avait pu être évacué à mesure qu'il était produit la convection naturelle avec ébullition dans le coeur et condensation dans les générateurs de vapeur au- rait suffi pour largement limiter la surchauffe du coeur et sa détérioration. Au lieu de cela, le gaz incondensable s'est accumulé dans les zones hautes du circuit et a bloqué la circulation d'eau ou de vapeur dès l'arrêt des pompes. Les poches de gaz en divers endroits ont d'autre part rendu inintelligible à l'opérateur le comportement de son circuit, ce qui l'a dissuadé d'y remettre l'eau qui était nécessaire. Il s'agissait dans cet accident d'un réacteur à générateurs de vapeur droits, o la crosse que forme la ca- nalisation chaude d'alimentation, et la boite d'entrée du GV, constituent une zone haute dont la possibilité de purge est évidente. D'autres réacteurs PWR comportent des GV à tubes primaires en U renversé, connectés à des boites basses accolées d'entrée et de sortie. Dans un tel GV, des bulles charriées par l'eau primaire rentreraient dans les tubes et ressortiraient dans la boite froide sous l'effet du pompage; à l'arrêt de celui-ci le gaz accumulé remonterait dans les tubes et bloquerait également la circulation natu- relle. La présente invention a pour but principal de procurer, sur le circuit primaire des réacteurs à eau sous pression, une évacuation des gaz dégagés accidentel- lement, de manière à sauvegarder la possibilité de mise en convection naturelle. Un but secondaire est de simplifier la remise en marche après ouverture du circuit primaire. On désire également modifier aussi peu que possible les dispositions précédemment adoptées- our les circuits pri- maires. A cet effet, selon l'invention, le pressuriseur est adapté pour servir d'organe de collecte des gaz pour la partie chaude du circuit primaire, grâce à un ensemble de tuyauteries ascendantes reliant des points hauts du circuit à l'espace interne du pressuriseur, celui-ci étant en outre muni en sa partie supérieure d'un système d'éva- cuation comportant un refroidisseur, l'eau condensée dans ce refroidisseur retombant par gravité dans le pressuriseur. On voit que selon l'invention plusieurs zones hautes du circuit primaire, et non seulement celle consti- tuée par le pressuriseur lui-même, sont purgées de leur gaz en direction de l'espace de vapeur du pressuriseur. D'autres avantages de la solution sont les suivants: - utilisant un autre système de purge, sans passage par le pressuriseur, on créerait de nouveaux niveaux libres, avec des possibilités d'oscillations hydropneumatiques et de méconnaissance de la situation du circuit; - on ajouterait des vannes, donc des risques d'incidents et de coups de bélier, et des nécessités de maintenance dans des lieux moins accessibles que le sommet du pres- suriseur; - le grand volume tampon constitué par le pressuriseur amortit l'effet des phénomènes brutaux; - le système d'évacuation du gaz du pressuriseur est à ins- taller de toute manière puisque le pressuriseur est bran- ché sur une canalisation susceptible de charrier du gaz; - ce système d'évacuation remplace en partie des vannes existant sur les pressuriseurs actuels, reliant le volu- me de vapeur à un ballon de décharge du pressuriseur. On décrira d'abord le système de collecte des gaz vers le pressuriseur, puis le système d'évacuation des gaz du pressuriseur. Une zone haute très importante est constituée par le sommet du couvercle de cuve et par les enveloppes des mécanismes qui lui sont attachés. Une canalisation d'évent pour cette zone ne peut pratiquement s'épanouir sur tous les sommets de ces enveloppes; on implantera donc la ca- nalisation près du sommet du couvercle, ou sur l'enveloppe d'un mécanisme central, les débouchés des autres enveloppes étant éventuellement pourvus de jupes déflectrices de type connu limitant l'ascension des bulles dans ces enveloppes. La canalisation suit un trajet ascendant jusqu'au pressu- riseur et peut s'y brancher soit en position basse, dans la zone la plus froide du pressuriseur correspondant à la température en sommet de cuve, soit au contraire en position haute sur le volume de vapeur. Dans le premier cas un cer- tain débit d'eau traverse normalement cette canalisation, du fait de la perte de charge dans la boucle de refroidis- semant, et entraîne les bulles vers le pressuriseur; le diamètre de la canalisation peut être petit, par exemple à 40 mm. Dans le second cas, l'eau s'équilibre sous un niveau libre dans la canalisation, sensiblement à l'ho- rizontale du niveau dans le pressuriseur, tandis que très peu-de vapeur en provenance du pressuriseur vient se con- denser dans la conduite calorifugée. Le diamètre de la canalisation peut être plus grand puisqu'il n'y a pas de débit d'eau et de risques associés de chocs thermiques. Dans les deux cas, la canalisation d'évent doit être bran- chée ou débranchée lors des manoeuvres portant sur le cou- vercle de cuve. D'autres zones hautes sont constituées par les boites d'entrée des générateurs de vapeur. Dans le cas des réacteurs PWR actuels à GV droits, la boite d'entrée est plus haute que le sommet du pressuri- seur; une amélioration consiste à relever le pressuriseur de telle manière qu'une canalisation ascendante puisse relier le point haut de cette bôîte (ou de sa crosse d'ali- mentation) à l'espace de vapeur du pressuriseur. Comme pour le couvercle de cuve, il s'établira un niveau libre dans cette canalisation et les gaz pourront se dégager vers le pressuriseur. Il ne paraît pas nécessaire de purger -égale- ment la boite de sortie des GV, car très peu de gaz est susceptible d'être entrainé vers le bas, et en cas d'arrêt des pompes ce gaz remonterait dans la boite d'entrée et en serait purgé. Dans le cas des réacteurs PWR actuels à GV à tu- bes en U renversé, des bulles de gaz charriées par l'eau primaire et arrivant dans une botte d'entrée de GV seront vraisemblablement entraînées vers la plaque à tubes qui forme le plafond de la boîte, et passeront dans les tubes. On peut cependant tenter d'en retenir une partie et de l'envoyer au pressuriseur. On remarque d'abord que le taux de bulles sera maximal au voisinage d'une certaine généra- trice de la tubulure d'entrée, proche de la génératrice supérieure. Les filets d'eau de la zone correspondante peuvent être déviés par un baffle formant écope et envoyés dans une cloche à l'intérieur de la boîte, le sommet de cette cloche étant relié au pressuriseur. Selon une autre disposition, on pourrait profiter de l'arrivée dissymétrique de l'eau dans la boite d'entrée pour y favoriser un mouvement de rotation dont l'axe arrive sur la paroi hémisphérique de la boite et non sur la plaque à tubes, les bulles se concentrant dans la zone axiale et se trouvant également prélevées près de la paroi par l'in- termédiaire d'une cloche. Il est encore possible de remplacer la canalisa- tion de diamètre important (ô 365 mm par exemple), qui relie le pressuriseur à l'une des boucles, par des canalisations de moindre diamètre (e 200 mm par exemple) reliant le pres- suriseur à chacune des boites chaudes. Une telle canalisa- tion devrait âtre implantée aussi haut que possible sur la paroi de boîte, pour que les bulles défléchies par les systèmes de baffles puissent s'y engouffrer directement dans leur trajet ascendant. La difficulté réside dans le Z466840 fait que la pénétration en diamètre relativement important devrait ainsi se trouver dans la zone de raccordement entre la plaque à tubes et la paroi de boîte, ce qui est peu réalisable. En revanche, un conduit de faible diamètre peut être foré en biais entre la base de la plaque à tubes et sa surface latérale, sans inconvénient mécanique notable. Pour ces raisons, on envisage surtout dans l'invention des cana- lisations de faible diamètre entre les boites-d'entrée des GV et lé pressuriseur, ces canalisations connectant, à l'intérieur des boites, des cloches d'accumulation de gaz. Pour ces réacteurs à GV à tubes en U renversé, il est cependant plus important de prger les boîtes de sortie o le gaz risque de s'accumuler. On constate qu'en marche normale la pression dans cette boite est inférieure d'en- viron 15 m d'eau à celle qui règne dans l'espace de vapeur du pressuriseur; la possibilité d'un éventage direct vers le pressuriseur, sans retour du gaz dans les tubes en U. n'existerait donc que pour une marche au ralenti des pompes. On ne peut d'autre part préconiser un relèvement de 15 m du pressuriseur, car les canalisations de connexion ne doivent pas être trop longues. Dans ces conditions, on est obligé de prévoir une installation distincte pour la purge de ces boîtes. L'installation la plus simple consiste en un t:ube ascendant connecté aussi haut que possible sur la boite et relié à un ballon froid muni d'un détecteur de niveau et d'une vanne supérieure de vidange vers l'installation de traitement et stockage des gaz. La collecte des gaz dans les boites d'entrée et de sortie dont la plaque à tubes constitue le plafond est d'autre part favorisée si cette plaque est bombée vers le bas,favorisant ainsi le passage du gaz dans les tubes im- plantés le long de la périphérie et non dans ceux implan- tés près du centre. En cas de purge incomplète, du gaz pourra, à l'arrêt des pompes, désamorcer les tubes péri- phériques mais non les autres. On pour:Lt aussi penser à prolonger vers le bas les débouchés dF tous les tubes, créant une couche supérieure de piégeage, mais la réali- sation de ces prolongements parait trop difficile. On décrira maintenant le système d'évacuation des gaz du pressuriseur, ce système ayant pour objet de refroidir le mélange de vapeur et de gaz, de renvoyer l'eau condensée vers le circuit primaire, et d'acheminer les gaz incondensables et leur vapeur résiduelle vers un récipient de stockage à pression moyenne situé à l'inté- rieur du bâtiment de confinement du réacteur, de manière que les incidents éventuels ne se traduisent pas par des relâchements externes de gaz radioactifs. A cet effet, le pressuriseur est donc muni dans sa partie supérieure d'un conduit d'évacuation sur lequel est interposé un refroidisseur, l'eau condensée s'écoulant gravitairement à contre-courant vers le pressuriseur. Dans sa forme la plus simple, ce refroidisseur se- rait constitué par un tube ascendant non isolé dans l'air, aboutissant par un orifice de décharge et une vanne de coupure à un ballon de stockage. Cependant, pour parer rapidement des accidents importants, on pourra utiliser go pour le refroidissement une eau initialement froide, par exemple celle de l'installation existante de douchage auxi- liaire du pressuriseur, qui doit rentrer dans le RCP. Le refroidisseur peut être du type à serpentin, l'eau réchauf- fée s'écoulant finalement par la pomme de ladouche auxi- Maire du pressuriseur, ou du type à contact, comportant un massif de contact constitué par exemple d'anneaux Ras- chig, parcouru de bas en haut par le mélange de vapeur et de gaz et de haut en bas par l'eau de refroidissement. Le débit d'eau de refroidissement doit bien entendu cor- respondre approximativement à ce qui est nécessaire pour condenser le débit de vapeur qui s'échappe. Le contr6le du bon réglage peut être obtenu au moyen de sondes de tem- pérature disposées dans la zone haute et la zone basse du refroidisseur: la z6ne haute doit être suffisamment froide et la zone basse suffisamment chaude. Il parait indiqué de fixer le débit d'eau de refroidissement et de régler en conséquence le débit de gaz résiduel, avec une mesure de celui-ci. Le ballon de stockage o arrive le gaz avec de la vapeur résiduelle sera avantageusement muni d'un système catalyptique d'oxydation de l'hydrogène et du tritium, pour réduire le volume gazeux. L'eau condensée pourra être éva- cuée, p.ar exemple vers une ligne de drainage existante re- cueillant des fuites de joints de vannes. Le ballon sera dimensionné, en volume et en pression admissible, de manière à parer par exemple un dégagement d'hydrogène correspondant à l'oxydation de toutes les gaines du combustible. On'rappelle que dans les installations actuelles, il existe un dispositif de décharge du pressuriseur, com- portant un ensemble de vannes télécommandées et un ensemble de soupapes tarées de sOreté, reliant le volume de vapeur du pressuriseur à un ballon de décharge muni d'un arrosage interne pour condenser la vapeur. Les vannes télécommandées sont actionnées automatiquement-lorsque le système de doué chage à l'intérieur du pressuriseur est insuffisant pour limiter une montée transitoire en pression. L'accident de Three Mile -Island a montré que le ballon de décharge était insuffisant lorsqu'une vanne restait bloquée ouverte. Il est évidemment intéressant de faire jouer à ce ballon 'de décharge le r8le du ballon de stockage selon l'invention, le dispositif d'évacuation des gaz étant alors branché sur ce ballon de décharge et sa vanne d'ouverture, avecurefroidis- sement simultané, étant actionnée en priorité par rapport aux autres vannes en cas d'élévation intempestive de pres- sion. Le système est alors équivalent à un douchage supplé- mentaire et peut éviter le remplissage du ballon de déchar- ge. Bien entendu, il convient en plus de s'assurer que les douchages internes et le dispositif selon l'invention ont ensemble une puissance derefroidissement suffisante pour que l'on évite très généralement l'ouverture des autres vannes. L'invention sera mieux comprise à la lecture qui suit de divers exemples de mise en oeuvre du dispositif de purge, objet de l'invention, exemples qui seront décrits à titre illustratif et non limitatif en se référant aux figures 1 à 4 ci-jointes sur lesquelles: - La Figure 1 représente schématiquement l'ensemble du circuit primaire d'un réacteur du type à générateurs de vapeur droits, muni d'un dispositif de purge selon l'in- vention. - La Figure 2 représente l'ensemble du circuit primaire d'un réacteur du type à générates rs de vapeur à tubes en U renversé, muni d'un dispositif de purge selon l'invention. - La Figure 3 représente le sommet d'un pressuriseur muni d'un dispositif de purge selon l'invention. - La Figure 4 représente la base d'un générateur de vapeur du type à tubes en U renversé, équipé de dispositifs de collecte du gaz selon l'invention. Sur la Figure 1 sont représentés la cuve 1 du réacteur nucléaire à eau sous pression, à générateurs de vapeur droits, le coeur 2, la canalisation 3 dite froide d'entrée d'eau primaire dans la cuve, la canalisation 4 dite chaude de sortie d'eau primaire, le pressuriseur 5 et sa jonction 6 avec la canalisation 4, la boîte d'entrée 7 du générateur de vapeur, le faisceau de tubes 8 transmettant la chaleur au circuit secondaire, la boîte de sortie 9 du générateur de vapeur, la pompe 10, la canalisation 11 de prélèvement vers le circuit RCV et une canalisation 12 de retour du RCV, la canalisation 13 de prélèvement sur la canalisation 3 pour le douchage du pressuriseur, et sa vanne de règlage 14. Une canalisation ascendante 15, pourvue d'une bride de déconnexion, relie une des enveloppes 16 de mécanismes sur le couvercle de la cuve 1, au volume de va- peur du pressuriseur. Une canalisation ascendante 17 relie le point haut de la canalisation 4 à ce même volume de va- peur, le pressuriseur étant placé suffisamment haut pour que des surfaces de séparation eau-vapeur s'établissent dans les canalisations 15 et 17, en équilibre de niveau avec celle existant dans le pressuriseur. Un échangeur condenseur 18 est implanté au sommet du pressuriseur 5 il comporte un serpentin 19 alimenté par la canalisation 12 à travers une vanne de réglage 20, son eau réchauffée retombant dans le pressuriseur. La sortie de l'échangeur 18, pourvue d'une vanne de réglage 21, est connectée au ballon de décharge 22. On a figuré une des autres canali- sations 23 reliant le pressuriseur à ce ballon de déchar- ge, selon l'art antérieur. Le ballon 22 est pourvu d'une installation 24 de recombinaison catalytique de l'hydrogè- ne. Sur la figure 2 sont représentés, avec la même numérotation, les éléments correspondants d'un réacteur nucléaire à eau sous pression à générateur de vapeur avec tubes en U renversé. Les différences portent sur la collec- te des boîtes d'entrée et de sortie du générateur. La boî- te d'entrée 7 est munie d'une canalisation de collecte 17 branchée aussi haut que possible au voisinage de la plaque à tubes 24 et arrivant au pressuriseur, tandis que la boîte de sortie 9 est dotée d'une nouvelle canalisation ascendante 25, également branchée aussi haut que possible, aboutissant à un ballon de dégazage 26 normalement froid, vidangé en partie supérieure par une canalisation 27 munie d'une vanne 28 et aboutissant au ballon 22 de-stockage gazeux. Des sondes de niveau 29 et 30 dans le ballon 26 permettent de piloter la vanne 28 pour maintenir un niveau libre dans ce ballon. La figure 3 représente le sommet du press_:iseur équipé, en variante, d'un condenseur du type à contact. La virole principale du pressuriseur 5 est prolongée vers le haut par un corps cylindrique 35 de diamètre plus faible, sur lequel débouchent les canalisations dz purge 15 et 17. Le condenseur est constitué par un panier 36, suspendu sous le couvercle du-corps 35, et dans lequel le massif de contact 37 est constitué d'éléments de contact tels que des anneaux Raschig. La canalisation 12 traverse ce couvercle et permet l'arrosage du massif 37; l'eau s'échappe à la base du panier 36 par un grillage latéral 38. Lors du fonctionnement, le gaz provenant des canali- sations 15 et 17 est ainsi susceptible de rentrer dans le panier par le grillage 36 en se mélangeant relativement peu à la vapeur du pressuriseur. Le gaz asséché sort au sommet du couvercle par la vanne 21. La température dans le massif est surveillée à divers niveaux par des sondes , ce qui permet de déterminer la tranche d'épaisseur sur laquelle se produit effectivement la condensation, et de la maintenir entre des limites convenables par action sur les vannes 20 et 21e La Figure 4 représente la partie inférieure du générateur de vapeur à tubes en U renversé, correspondant à la Figure 2, avec l'option d'une plaque à tubes 24 bombée vers le bas, de manière à écarter vers la périphérie les gaz susceptibles de d'accumuler dans les boites 7 et 9. On a figuré un exemple de baffle 50 susceptible de piéger au moins une partie des bulles charriées par le courant d'eau primaire débouchant dans la boite 7, par la canalisation 4, et concentrées selon la génératrice supérieure de cette dernière. A cet effet, le baffle 50 forme une écope au- dessus du débouché de la canalisation 4 et se raccorde au débouché de la canalisation 17. L'eau captée par cette écope laisse monter ses bulles et redescend vers le débit principal de part et d'autre du débouché de la canalisation 4, selon la flèche 51. Les canalisations 17 et 25 pénètrent dans les bottes par des forages obliquesdans l'épaisseur de la plaque à tubes, évitant la zone à concentration de con- trainte formée par le raccordement de cette plaque à l'hé- misphère inférieur. Ces forages sont tubés d'acier inoxy- dable raccordé par soudure au revêtement interne des boites :Io et aux canalisations elles-mêmes, puisque toutes les parois en contact avec l'eau du RCP doivent être inoxydables. On voit donc que le dispositif de purge du circuit * primaire, objet de l'invention, permet de pallier de façon simple les difficultés de dégazage se manifestant sur les réacteurs nucléaires à eau sous pression, ce qui présente le grand intérêt d'assurer la permanence de la circulation naturelle dans le circuit primaire en cas de formation de gaz dans le circuit et de défaillance des pompes pri- maires. La mise en oeuvre du dispositif, objet de l'inven- tion, présente encore un certain nombre.d'avantages sup- plémentaires parmi lesquels on peut citer: - une économie de temps lors des arrêts nécessités par l'entretien ou le rechargement du réacteur, puisque les problèmes de dégazage n'interviennent plus lors du remplissage du circuit, - une indication fiable de la quantité d'eau présente dans le circuit, d'après la mesure du niveau au pres- suriseur, puisque les accumulations de gaz en d'autres zones du circuit sont supprimées, ce qui permet d'assu- rer le pilotage en connaissance de cause et en particu- lier le rechargement en eau si une fuite indétectée s'est produite, - le stockage des gaz radioactifs à l'intérieur de l'en- ceinte de confinement du réacteur, dans un ballon prévu à cet effet, directement à la pression de stockage sans passage intermédiaire. REVENDICATIONS 1. Dispositif de purge du circuit primaire d'un réacteur à eau sous pression, comprenant de façon connue la cuve du réacteur proprement dit, un pressuriseur à vapeur avec chauffage auxiliaire destiné à maintenir dans ledit circuit une pression empêchant l'ébullition, et au moins un générateur de vapeur du type à tubes primaires entre une boîte d'entrée et une boîte de sortie, ainsi qu'un circuit de contrôle volumétrique et chimique en dérivation sur le circuit primaire, caractérisé en ce que le pressuriseur comporte en sa partie supérieure un conduit d'évacuation muni d'un système de refroidissement, constituant ainsi un condenseur visà-vis du mélange de vapeur et de gaz incondensables évacués du pressuriseur, et permettant le retour au pressuriseur de l'Eau condensée. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'une canalisation ascendante relie le sommet du couvercle du réacteur à un point de la paroi du pressuriseur. 3. Dispositif selon la revendication 1, le réacteur étant du type à générateurs de vapeur droits, caractérisé en ce que le pressuriseur est placé à un niveau suffisamment élevé pour qu'une canalisation ascendante relie le point haut du circuit (à l'entrée du générateur de vapeur) avec un point de la paroi du pressuriseur. 4. Dispositif selon la revendication 1, le réacteur étant du type à générateurs de vapeur à tubes en U renversé, caractérisé en ce qu'une canalisation ascendante relie la partie haute de la boite d'entrée, près de la plaque à tubes, avec un point de la paroi du pressuriseur. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que des déflecteurs à l'intérieur de la boîte d'entrée favorisent la concentration des bulles de gaz charriées par le courant d'eau, vers une cloche de collecte reliée à la canalisation ascendante. 6. Dispositif selon la revendication 1, le réacteur étant du type à générateurs de vapeur à tubes en U renversé, caractérisé en ce qu'une canalisation ascendante relie la partie haute de la boite de sortie à un ballon de décanta- tion muni d'une vanne supérieure de vidange des gaz. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que la plaque à tubes du générateur de vapeur est bombée vers le bas. 8. Dispositif selon l'une des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que les diverses canalisations ascen- dantes sont collectées avant leur liaison avec le pressu- riseur. 9. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le système de refroidissement est un échangeur à parois métalliques, un circuit étant parcouru dans le- sens ascendant par le mélange de gaz et de vapeur à condenser, et l'autre circuit dans le sens descendant par de l'eau initialement froide. 10. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le système de refroidissement est un échangeur à contact, parcouru dans le sens ascendant par le mélange de gaz et de vapeur à condenser, et dans le sens descendant par l'eau de refroidissement et l'eau condensée. 11. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que des sondes de température sont Implantées à la base et au sommet du système de refroidissement, leurs indications étant utilisées pour le pilotage de la vanne de décharge située au sommet du conduit d'évacuation. 12. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le conduit d'évacuation aboutit à un récipient de stockage des gaz équipé d'un système de recombinaison catalytique de l'hydrogène. 13. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le débit du mélange de gaz et de vapeur évacué avec condensation peut atteindre la valeur nécessaire à la limitation de la pression dans le circuit primaire lors des comportements transitoires du réacteur nucléaire.