La présente invention concerne un chalut électrifié, comprenant une poche à embouchure antérieure présentant une ligne de flotteurs supérieure, une ligne de plombs inférieure et deux ailes latérales, ce chalut électrifié étant tiré par un bateau par l'intermédiaire d'au moins un cable entratnant une perche transversale dont les deux extrémités sont reliées aux ailes de la poche, et comprenant en outre une anode dispo sBe sur la perche à proximité de l'embouchure de la poche, et une cathode immergée à proximité du bateau, l'anode et la cathode étant alimentées par un circuit électrique produisant des impulsions périodiques. Le chalut électrifié est un engin de pêche testé depuis une quinzaine d'années, et qui a fourni d'assez bons ré sultans en milieu tropical. Toutefois, le principe de fonctionnement des chaluts électrifiés connus, utilisant l'effet électrotaxique des impulsions électriques dites "en créneaux ou 1rectangulaires" n'a pas permis de développement souhauté de ces chaluts, en raison des contraintes qu'il impose. En effet, outre le codt particulièrement élevé des circuits électriques utilisés dans ces chaluts connus, la puissance électrique n8cessaire, dans les eaux conductrices ou très conductrices, atteint des valeurs élevées, voire difficilement accessibles. Le but de la présente invention est précisément de proposer un chalut électrifié qui, en gardant une efficacité de poche comparable à celle des chaluts électrifiés connus, est de construction beaucoup plus simple, partant de coût plus bas, et requiert une puissance électrique nettement inférieure. A puissance électrique égale, le chalut de l'invention peut donc être utilisé dans des eaux beaucoup plus conductrices, ou présente une efficacité de pêche sensiblement supérieure. L'invention repose sur la découverte de l'effet électro taxique important de certaines formes d'impulsions électriques, mOrne de tension relativement basse, dont résulte une efficacité de pêche très satisfaisante, surtout lorsqu'il se combine à des caractéristiques particulières de structure matérielle de la poche du chalut. Le chalut conforme à la présente invention est essen- tiellement caractérisé en ce que l'anode est disposée au milieu de la perche et en ce que lesdites impulsions périodiques sont essentiellement constituées par des portions d'alternances successives de meme signe provenant d'un signal sensiblement sinusoSdal déclenché en dehors de son passage au potentiel zéro. Un mode particulier de réalisation de l'invention sera décrit ci-après, à titre indicatif et nullement limitatif, en référence au dessin annexé, sur lequel - la figure 1 est une vue en perspective montrant la poche et l'attelage du chalut électrifié de l'invention. - la figure 2 est un diagramme montrant l'évolution, en fonc tion du temps t, de la tension V représentant les impulsions électriques utilisées dans le chalut électrifié de l'invention. - la figure 3 est un schéma électrique représentant un montage utilisable pour produire les impulsions de la figure 2. Le chalut électrifié de l'invention comprend une poche 1 présentant une embouchure antérieure 2 bordée par une ligne de flotteurs supérieure 3, une ligne de plombs inférieure 4, et deux ailes latérales 5a, 5b. Ce chalut est tiré par un bateau (non visible), de préférence par l'intermédiaire d'un câble unique 6 dont les deux extrémités 6a, 6b sont rendues solidaires des extrémités 7a, 7b d'une perche 7, elles-memes reliées aux ailes 5a, 5b de la la poche 1, chacune par l'intermédiaire de deux cordes 8a, 8b, lOa, lOb. Le système d'éléctrification de ce chalut électrifié comprend un groupe électrogène fournissant par exemple une tension alternative en 220 V à 50 périodes analogue à la tension du secteur, un circuit (figure 3) produisant, à partir de cette tension alternative, des impulsions périodiques présentant une tension à alternances de mtme signe (figure 2), une cathode immergée à proximité du bateau (non visible) et une anode 9. L'anode 9 est un anneau métallique circulaire ou sensiblement circulaire, d'un diamètre compris entre 10 et 30 cm, et par exemple égal à 20 cm, fixée au milieu de la perche 7 elle-même constituée d'un matériau isolant, tel que le chlorure de polyvinyle, le plan de l'anneau constituant cette anode étant perpendiculaire à la direction de traction de la poche 1, c'est-à-dire sensiblement perpendiculaire à la direction générale du cible 6. En outre, les impulsions périodiques délivrées entre les électrodes sont essentiellement constituées par des portions B d'alternances successives A de même signe, provenant d'un signal sinusoïdal ou sensiblement sinusoïdal S déclenché en D en dehors de son passage Z au potentiel zéro '(V = o). De préférence, (figure 2), chacune des portions B d'alternances A, dans l'espace temporel complémentaire ZD de chacune de ces portions B, à l'intérieur de la mdme alternance A du signal S, est précédée par un signal C dont la tension rèprésente, dans cet espace temporel complémentaire ZD, une fraction inférieure à l'unité, et par exemple voisine du tiers, de la tension, fonction du temps t, de cette alternance A.Des essais ont montré que l'effet électrotaxique de ces impulsions était excellent, même et surtout lorsque leur tension de crête était au plue égale à 110 volts. Ces impulsions sont produites par tout moyen accessible & l'homme de l'art en matière de circuits électroniques. En particulier, ces impulsions peuvent être produites par le circuit représenté sur la figure 3 comnu dans son intégralité et décrit en détail dans un ouvrage de vulgarisation écrit par W. SOROKINE, intitulé "50 Montages Electroniques Thyristors à réaliser soi même" et édité aux "Editions Radio" en 1977. La figure 3 indique sur ce schéma, outre les interrupteurs S1 et S2, les diodes D1 à D4, les transistors T1 à T3 et le thyristor Th1, les résistances R1 à Rg et le condensateur C avec leur valeur, en vue de permettre sa réalisation.Ce montage, & thyristor commandé, permet d'obtenir un courant redressé une seule alternance, de mdme période, à tension graduellement variable de O à 200 Volts. il est employé avec ouvert et S2 fermé pour obtenir les impulsions de la figure 2. La cathode utilisée est par exemple constituée par un grillage de fer galvanisé fixé sur un cadre d'aluminium et 2 ayant une surface de o,6 m . Dans les conditions décrites, avec une distance de 35m entre les électrodes, dans une eau de forte conductivité, de tordre de 1300 FS/cm (micro Siemens/cm), c'est-à-dire de 1300 e 10-6 cm,SZ'1 ce qui correspond à une résistance de 15 entre électrodes, un courant inférieur à 4 A a donné de bons résultats. Le chalut représenté sur la figure 1 a été conçu pour travailler à proximité immédiate du fond. Comme le montre cette figure, la ligne de plombs 4 se trouve, par rapport à la direction de traction de la poche 1, en arrière de la ligne de flotteurs 3. En outre, la perche 7 se trouve, pendant l'utilisation du chalut, sensiblement au niveau de la ligne de plombs. Ses dimensions sont relativement faibles, ce qui réduit la puissance nécessaire pour sa traction; à titre d'exemple, la perche mesure 1,30 m, la ligne de flotteurs 120 m, la ligne de plombs mesure i m et se trouve 0,50 m derrière la ligne de flotteurs, la profondeur totale de la poche à partir de la ligne de flotteurs est de 2,50 m. La vitesse du bateau est par exemple de l'ordre de 2 km/h. Le cabre 6 a une longueur totale de 70 m et est utilisé en double, ce qui permet de répartir facilement les longueurs de chaque côté et d'équilibrer ainsi la traction lorsque les traits ne sont pas rectilignes. REVENDICATIONS 10 Chalut électrifié, comprenant une poche à embouchure antérieure présentant une ligne de flotteurs supérieure, une ligne de plombs inférieure et deux ailes latérales, ce chalut électrifié étant tiré par un bateau par l'intermédiaire d'au moins un câble entraînant une perche transversale dont les deux extrémités sont reliées aux ailes de la poche, et comprenant en outre une anode disposée sur la perche à proximité de l'embouchure de la poche, et une cathode immergée à proximité du bateau, l'anode et la cathode étant alimentées par un cir uit produisant des impulsions périodiques, caractérisé en ce que l'anode 9 est disposée au milieu de la perche 7 et en ce que lesdites impulsions périodiques sont essentiellement constituées par des portions B d'alternances successives A de même signe provenant d'un signal S sensiblement sinusoïdal déclenché en dehors de son passage Z au potentiel zéro. 20 Chalut électrifié suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'est juxtaposé dans le temps t, à côté de chacune des portions A d'alternances B et dans l'espace temporel complémentaire ZD de chacune de ces portions à l'intérieur de la mSme alternanceA dn signal S sensiblement sinusoïdal dont elle dérive, un signal C représentant, dans cet espace temporel complémentaire, une fraction inférieure à l'unité de cette alternance. 30 Chalut électrifié suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la tension de crête desdites portions B d'alternances constituant lesdites impulsions est au plus égale à 110 V. 40 Chalut électrique suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'anode 9 est constituée par un anneau métallique dont le plan est perpendiculaire à la direction de traction de la poche. 50 Chalut électrique suivant la revendication 4, caraotérisé en ce que le diamètre de l'anneau constituant l'anode est compris entre 10 et 30 cm. 60 Chalut électrique suivant l'une quelconque des reven dications précédentes, caractérisé en ce que la ligne de plomb 4 se trouve, par rapport à la direction de traction de la poche, en arrière de la ligne de flotteurs 3. 70 Chalut électrique suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la perche 7 se trouve, pendant l'utilisation du chalut, sensiblement au niveau de la ligne de plombs 4.