La présente invention est relative à des totalisateurs à rouleaux munis de pistes de codage en binaire, permettant à la fois la lecture clair et la transmission codée de leurs indications avec une erreur d'une unité au maximum. En vue de transmettre automatiquement à distance les indications affichées par un totalisateur à rouleaux, il est connu de disposer au droit de chaque chiffre des pistes convertissant en code binaire la valeur correspondante de ce chiffre. Une exploration de ces différentes pistes est ensuite effectuée par un capteur pour transmettre sous forme codée les indications du totalisateur au centre de traitement, par exemple un centre de facturation s'il s'agit d'horlogerie de compteurs d'abonnés d'un réseau de distribution d'eau, d'électricité etc.. Toutefois, cette disposition présente l'inconvénient que lors d'une transition sur une piste codée correspondant à un changement de chiffre en clair, le capteur effectuant la lecture se trouve à cheval sur deux types d'information logique, 0 ou 1; le capteur étant incapable par lui-même de discerner ce que sera la véritable information une fois la transition terminée, l'information qu'il transmet alors risque d'être entachée d'erreur. Un premier perfectionnement consiste à utiliser un code binaire réfléchi ou cyclique pour n'avoir qu'une seule transition sur les pistes codées lors du changement de chiffre sur un rouleau. Cependant, cette disposition ne lève pas l'incertitude sur l'ensemble des rouleaux, généralement au nombre de quatre ou cinq. Si par exemple le totalisateur est en train de passer de l'indication 39 à l'indication 40, il y aura une ambiguite sur chacun des deux chiffres, même si les indications sont transmises en code binaire réfléchi. Une autre solution consisterait à aligner les chiffres par des moyens mécaniques au moment de la lecture, de façon à éviter la présence de transitions de surfaces codées. Cette solution n'est pas à retenir en raison des complications et de l'encombrement résultant du blocage des rouleaux lors de leurs alignements effectués à la lecture. Un autre perfectionnement consiste à adopter un code totalement réfléchi de manière telle que, lors du passage d'un nombre au suivant, quel qutil soit, il n'existe toujours qu'une, et une seule, transition sur les pistes codées de l'ensemble des rouleaux. En d'autres termes, dans les informations lues par le capteur, l'indétermination résultant d'une ambigutté de positions des rouleaux ne porte au maximum que sur un bit. L'erreur commise est ainsi ramenée à une erreur d'une unité puisqu'il n'y a plus qu'une transition sur l'ensemble des rouleaux. Ceci implique que, quand on passe d'un nombre au suivant, il n'y ait aussi qu'un seul chiffre qui change, ou que, lorsque le chiffre de plus haut poids est affecté par la retenue, il soit le seul à changer. Dans une solution connue de ce genre, le totalisateur comporte des rouleaux munis de pistes de codage en binaire et sur chaque rouleau, les indications des pistes codées représentent, en code binaire réfléchi, les chiffres des unités des nombres 0 à 19 rangés suivant un code décimal réfléchi, chaque rouleau déterminant deux retenues sur le rouleau de rang supérieur correspondant. Ainsi, les nombres de 0 à 19 sont préalablement rangés sur les rouleaux suivant un code décimal réfléchi, et leur chiffre des unités est lui-même codé sur les pistes en binaire réfléchi. Comme on est amené ainsi à totaliser 20 incréments sur un même rouleau, il est nécessaire de prévoir deux retenues, chacune après une dizaine d'incréments.De cette manière, le chiffre de plus haut poids que concerne la retenue change, tandis que les chiffres de poids immédiatement inférieurs restent, eux, inchangés en vertu des propriétés du code décimal réfléchi. Cette solution laisse cependant subsister un inconvénient : il apparait, en effet, une difficulté de lecture sur le dernier rouleau du fait que les retenues ne sont pas reportées sur le rouleau suivant puisque celui-ci n'existe pas. Par suite, - d'une part, pour la lecture en clair il peut y avoir confusion entre deux positions symétriques correspondant à un même chiffre sur le dernier rouleau. Par exemple, dans le cas de quatre rouleaux, on peut confondre dans la lecture en clair, 9 280 correspondant à 09 280 avec 9 280 correspondant à 19 280 - d'autre part, en lecture codée, il peut aussi y avoir indétermination du fait que la retenue suivante n'est pas concrétisée. Par exemple 0 280 et 9 280 sont codés de façon identique. Pour lever cette indétermination, on a déjà proposé de prévoir sur le dernier rouleau un bit supplémentaire correspondant à la retenue de l'avant dernier rouleau. Un nombre de n chiffres codés suivant ce code totalement réfléchi s'exprime alors au moyen de 4 n + 1 bits. Toutefois, l'adoption de ce bit supplémentaire n'est pas satisfaisante d'un double point de vue - il nécessite une piste supplémentaire sur le dernier rouleau, ce qui conduit soit à augmenter la largeur de ce rouleau, soit à diminuer la largeur de ses pistes, et dans les deux cas, complique la fabrication des rouleaux du totalisateur, puisqu ils n'ont pas tous des caractéristiques dimensionnelles unifo- mes. - il implique un code à 4 n + 1 bits, le totalisateur ayant alors une capa n cité de 2.10 , ce qui complique aussi les circuits de traitement logique des informations. L 'invention vise à obvier à cet inconvénient en permettant de conserver un nombre uniforme de pistes sur tous les rouleaux d'un totalisateur moyennant une modification dans le codage du dernier rouleau de rang le plus élevé. Suivant l'invention, le totalisateur à rouleaux munis de pistes de codage en binaire dans lequel, sur chaque rouleau de rang inférieur, les indications des pistes codées représentent en code binaire réfléchi les chiffres des unités des nombres -0 à 19 rangés suivant un code décimal réfléchi et dans lequel chaque rouleau détermine deux retenues sur le rouleau de rang immédiatement supérieur, est caractérisé en ce que, sur le dernier rouleau de rang le plus élevé, les chiffres des unités des nombres 0 à 19 sont rangés suivant le code décimal naturel et codés suivant ledit code binaire réfléchi. Avec cette disposition dans laquelle le dernier rouleau possède ainsi deux séries identiques de graduations se reproduisant cycliquement tous les 1/2 tours, la capacité du totalisateur est raménée à 10 - et le levé de doute sur le dernier rouleau devient inutile. L'invention sera mieux comprise en se réferant à la description suivante et au dessin annexé qui représente, à titre d'exemple non limitatif, les développements de rouleaux d'un totalisateur conforme à l'invention. Sur ce dessin - la figure 1 représente le développement d'un rouleau de rang inférieur, - la figure 2 montre le développement du rouleau de rang le plus élevé conformément à l'invention. Sur la figure 1, on voit à droite le développement d'un rouleau de rang inférieur quelconque. Ce rouleau comporte deux séries de chiffres en clair UDN allant chacune de O à 9, 40 alluchons A et deux boucles de retenues BR1, BR2, ainsi que des pistes codées CBR adjacentes, à chaque chiffre UDN. Ces pistes représentent, suivant un code binaire réfléchi, le chiffre des unités UDR des nombres décimaux naturels NDN 0 à 19 rangés suivant un code décimal réfléchi NDR comme indiqué à gauche de la figure. Chaque boucle de retenue est disposée entre le 9 et le 0 des chiffres UDN, ou plus généralement de façon telle que la retenue ait lieu lors du passage de 9 à 0. En se référant maintenant à la figure 2 > on voit que sur le rouleau de rang le plus élevé,de structure identique au précédent, les pistes codées CER adjacentes aux chiffres UDN sur ce rouleau représentent cette fois, suivant le même code binaire réfléchi, les chiffres des unités UDN des nombres décimaux naturels NDN rangés suivant le code décimal naturel. Suivant la description précédente, la question du levé de doute sur le dernier rouleau ne se pose plus puisqu'il comporte deux moitiés identiques se reproduisant cycliquement à chaque demi-tour correspondant à chaque passage à 0, et qu'une seule de ces moitiés est tour à tour utilisée lorsque le contenu du totalisateur amène à passer sur la rangée de chiffres de poids le plus élevé de sa capacité. Ce dernier rouleau joue en quelque sorte le rôle équivalent d'un rouleau à 20 alluchons s'il était possible mécaniquement de l'accoupler au rouleau de rang précédent. REVENDICATIONS Totalisateur à rouleau munis de pistes de codage en binaire dans lequel, sur chaque rouleau de rang inférieur, les indications des pistes codées représentent en code binaire réfléchi les chiffres des unités des nombres à 19 rangés suivant un code décimal réfléchi, et dans lequel chaque rouleau détermine deux retenues sur le rouleau de rang immédiatement supérieur, caractérisé en ce que, sur le dernier rouleau de rang le plus élevé, les chiffres des unités des nombres O à 19 sont rangés suivant le code décimal naturel et codés suivant ledit code binaire réfléchi.