La présente invention a trait un dispositif de blocage en position déployée de deux éléments télescopiques, et plus partie lièrement de ceux du mat d'une grue. Afin de pouvoir bloquer les éléments télescopiques des mats de grues, on a déjà proposé plusieurs systèmes qui permettent d'immobiliser la partie supérieure a une position déterminée. Toutefois, ces systèmes présentent l'inconvénient d'etre compliqués et ils exigent donc une finition qui en augmente le colt, L'invention vise - remédier a cela grâce a un dispositif de construction et d'utilisation simples. A cet effet l'on prévoit dans la partie basse de l'élément supérieur qui coulisse dans celui inférieur, au moins un organe articulé pourvu d'une encoche suscepvtible de venir s'encliqueter automatiquement sur un goujon dudit élément inférieur. Le dessin annexé, donné b titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques quille présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer. Fig. 1 est une vue par dessus montrant l'agencement du dispositif conforme a l'invention par rapport aux deux éléments télescopiques. Fig. 2 a 7 illustrent schématiquement le fonctionnement d'un dispositif suivant l'invention. On a représenté dans l'ensemble des figures deux éléments tÉlés- copiques 1, 2 d'un mat de grue par -exemple prévu a section rectangulaire. L'élément supérieur 1 est réalisé a la manière connue pour coulisser dans celui inférieur 2. Dans la partie basse de l'elément 1, et de façon décalée par rapport à son axe longitudinal, on a prévu une tige cylindrique traversante 3 tourillonnant dans des paliers 4, 5. A chacun de ses bouts, donc à l'extérieur de l'élément 1, est calé un organe d'encliquetage 6 dont l'extrémité libre est découpée d'une encoche 7. Les deux dents 8 et 9 (fig. 2) qui définissent cette encoche sont prévues de longueurs inégales pour des raisons qu'on comprendra mieux lors de la description du mode de fonctionnement. Par ailleurs on a place un ressort de tension 10 dont les extrémités sont accro chées d'une part a l'organe ou cliquet 6, juste au-dessus de l'en coche 7, d'autre part a 11 angle inférieur de l'élément 1, opposé a la tige 3. En outre sur les faces internes de l'élément inferieur 2, cor repondant a celles de l'élément 1 qui portent les cliquets 6, sont fixés perpendiculairement deux goujons Il de faible longueur et situés sur l'axe médian de ces faces. Le mode de fonctionnement de ce dispositif est le suivant A l'état replié du mat, c'est-à-dire lorsque l'élément mobile 1 est totalement rentré ou presque a l'intérieur de l'élément 2 (fig. 2), les ressorts 10 rappellent les cliquets 6 vers le bas en position oblique de telle sorte qu'une ligne géométrique 12 verticale passant au droit de chaque goujon 11 se trouve située entre la tige 3 et la dent la plus courte 9. On note que les cliquets sont alors orientés obliquement vers l'intérieur de l'élément 1 par rapport cette tige 3, si bien que l'arrête a de chaque cliquet fait face au goujon 11. Lorsqu'on relève l'élément 1 par un moyen quelconque, chaque cliquet 6 vient porter contre le goujon il correspondant. Cette action des goujons change l'orientation des cliquets qui pivotent pour venir en position verticale (fig. 3). L'extension de l'élément 1 se poursuivant il arrive un moment où l'extrémité de la dent courte échappe au goujon 11.Le cliquet pivote alors brusquement jusque ce que sa dent longue 8 vienne prendre appui contre ledit goujon du fait de l'action de rappel exercée par le- ressort 10 (fig. 4) En laissant redescendre par gravité l'élément 1 a l'intérieur du second, l'encoche 7 de chaque cliquet 6 vient chevaucher le goujon il, ce qui assure le blocage cette position des deux éléments l'un par rapport a l'autre (fig, 5). Pour rentrer a nouveau les deux éléments l'un dans l'autre, il suffit de relever suffisamment l'élément 1 pour que la dent 8 passe au-dessus du goujon 11 afin que le cliquet 6 soit totalement libéré de l'emprise de ce dernier et qu'il reprenne sa situation oblique de repos correspondant la position détendue du ressort 10. (fig. 6}. On fait redescendre ensuite l'élément 1, tandis que le côté 6b des cliquets situé du coté de la dent 8 la plus longue porte contre les goujons 11, pour provoquer a nouveau leur basculement qui amene l'encoché 7 en position tournée vers le haut (fig. 7). Ce mouvement de baisse doit être effectué jusqu'a ce que l'extrémité des dents 8 ait dépasse lesdits goujons 11, en direction du bas ce qui entraîne la libération des cliquets 6 et leur retour en position de repos (fig. 2). Il doit d'ailleurs entre entendu que la description qui prScede n'a été donnée qu'a titre d'exemple et qu'elle ne limite nullcmtent le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. En particulier, l'intéret d'un tel dispositif étant de pouvoir régler de façon simple la hauteur d'un mât, on peut prévoir plusieurs couples de goujons en vis- -vis le long des faces internes de l'élément inférieur de ce mât. REVENDICATIONS 1. Dispositif de retenue en position déployée de deux éléments télescopiques, notamment de ceux du mât d'une grue, caractérisé en ce que l'un des éléments est équipé au niveau de sa partie rentrante d'au moins un organe articulé comportant des moyens de venir se bloquer sur un goujon prévu sur l'autre élément, ou de s'en dégager par simple manoeuvre d'extension ou de contraction de l'élément mobile par rapport a l'autre. 2. Dispositif suivant la revendication I, caractérisé en ce que les moyens de blocage consistent en une encoche prévue à l'ex trémie libre de l'organe articulé et délimitée par deux dents de longueurs inégales. 3. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe articulé est associé a un système de rappel élastique tel qu'a son état détendu l'organe se trouve en position oblique, tandis que la ligne géométriquè passant au droit de chaque goujon interfère avec la ligne joignant l'axe d'articulation de l'organe et le fond de l'encoche de ce dernier. 4. Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé en ce que le système de rappel élastique est constitué par un ressort de tension solidaire d'une part de l'extrémité libre de l'organe articulé, d'autre part du bas de l'élément télescopique mobile. 5. Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé en ce que la dent la plus courte de l'organe articulé est située du c8té de l'encoche orienté vers l'extrémité du ressort solidaire de l'élé- ment mobile.