La présente invention concerne une plaque de béton à plusieurs couches pourvue d'un ancrage de liaison constitué en métal et qui est ancré dans l'une des couches de béton au moyen d'une tige de maintien constituée en un autre métal, cette tige étant enfichée à travers-une boucle recourbée ou un oeilleton de ancrage de liaison. L'invention s'étend à un organe de liaison par ancrage de ce genre ainsi qu'à la tige de maintien. Des plaques de béton à plusieurs couches du type en question ici se composent généralement d'une première couche de béton, sur laquelle est disposée une couche isolante de la chaleur, par exemple en matière expansée en mousse, sur laquelle est disposée à nouveau une autre couche de béton. Etant donné que la couche isolante de la chaleur ne peut pratiquement transmettre aucune force, il est nécessaire que les deux couches de béton soient réunies entre elles par des ancrages de liaison qui sont engagés dans chacune des couches de béton et qui traversent la couche isolante de la chaleur. Ces ancrages de liaison sont, dans la majorité des cas, ancrés dans les armatures de chaque couche de béton au moyen de tiges de maintien. Pour assurer la résistance à la corrosion, les ancrages de liaison sont toujours constitués en acier inoxydable. Cette matière est coûteuse de sorte que les tiges de maintien sont de préférence constituées en acier normal. On a constaté que, dans des conditions déterminées, par des tensions électrolytiques au point de contact d'un ancrage de liaison en acier résistant à la corrosion et d'une tige de maintien en acier ordinaire, il se produit une corrosion de contact qui, naturellement, doit être- évitée en raison de l'affaiblissement de section transversale qutelle entrain. La présente invention a donc pour but d'éviter cette corrosion de contact dans le cas d'ancrages de liaison constitués en acier résistant à-la corrosion et de barres ou tiges de maintien constituées en acier ordinaire. Lt invention concerne à cet effet une plaque du type ci-dessus caractérisée en ce que, à l'emplacement du contact entre la tige de maintien et l'ancrage de liaison est prévue, sur l'ancrage de liaison, une couche intermédiaire qui isole électriquement la tige de maintien de l'ancrage de liaison. On obtient ainsi que la tige de maintien et ancrage de liaison soient électriquement séparés et que le potentiel de contact ne se traduise pas par des courants électriques et des réactions chimiques. La couche intermédiaire peut être prévue aussi bien sur l'ancrage de liaison que sur la tige de maintien, ou sur les deux, de sorte que l'invention concerne aussi bien la plaque de béton à plusieurs couches dans son-ensemble que l'ancre de liaison pourvue de la couche intermédiaire et également la tige de maintien. La couche intermédiaire peut être fixée soit sur l'ancrage de liaison, soit sur la tige de maintien. Cela facilite le montage car il n'est pas nécessaire d'apporter à la construction une attention particulière au positionnement correct de la couche intermédiaire. Suivant un mode de réalisation, la couche intermédiaire peut être constituée par un revêtement de la tige de maintien ou de ancrage de liaison dans la zone du point d'application, revêtement déposé par immersion. L'ancrage de liaison est généralement constitué en fils de grosse section qui sont engagés avec des extrémités coudées dans les deux plaques de béton et qui sont traversées, sur la face extérieure des armatures, par les tiges de maintien. Les extrémités coudées peuvent facilement être pourvues de la couche intermédiaire isolante par trempage. Cette méthode se recommande également pour les tiges de maintien. Dans une autre forme de reali- sation, la couche intermédiaire peut être constituée comme une section de tube ou de tuyau souple qui enveloppe la tige de maintien ou l'ancrage de liaison dans la zone du point de contact, et qui, pour faciliter sa mise en place, est coupée le long de sa longueur. Ce sectionnement apporte l'avantage que le morceau de tube ou de-tuyau souple n'a pas à etre enfilé axialement sur une très grande longueur, mais peut être appliqué par une simple pression en direction transversale. Il est compréhensible que, avec les ancrages de liaison constitués en fil métallique, la couche intermédiaire recouvre une longueur de l'ancrage plus grande que la partie engagée dans les couches de béton, ce qui réalise une protection non seulement contre le contact avec le fer de maintien, mais également contre le contact avec les armatures de la couche de béton qui sont généralement constituées en acier ordinaire. La couche intermédiaire peut également être constituée comme une simple plaquette posée entre la tige de maintien et ancrage de liaison, auquel cas il faut cependant faire en sorte que, lors du montage de l'armature et de la coulée de la couche de béton, la plaquette ne soit pas déplacée ou ne tombe. Une forme de réalisation plussûre de ce point de vue consiste à constituer la couche-intermédiaire comme une pièce de forme à rapporter entre la tige de maintien et l'ancrage de liaison, cette pièce présentant des évidements pour recevoir les parties voisines de la tige et de l'ancrage. La forme de la pièce en question dépend évidemment de la forme de l'ancrage de liaison. Elle peut être fixée, par l'intermédiaire des évidements, sur l'ancrage de liaison et sur la tige de maintien, de sorte qu'elle puisse servir en outre d'auxiliaire de montage. L'invention sera mieux comprise -en regard de la description ci-après et des dessins annexés représentant des exemples de réalisation de l'invention, dessins dans lesquels : - Les figures 1 à 4 montrent différentes formes de réalisation d'ancrages de liaison; - Les figures 5 à 9 montrent différentes formes de réalisation de la couche intermédiaire. La figure 1 représente une coupe à travers une plaque de béton à plusieurs couches qui comprend une première couche de béton I, une couche isolante de la chaleur 2 en polystyrène expansée en mousse 2 et une seconde couche de béton 3 disposée sur la face de la couche isolante 2 la plus éloignée de la couche de béton 1. La couche de béton 1 contient une armature 4 et la couche de béton 3 une armature 5, constituées chacune de nappes de fils d'acier ordinaire. La couche de béton 1 et la couche de béton 3 sont maintenues entre elles par un ancrage de liaison 6 qui présente une forme de V et qui s'accroche, par des extrémités recourbées 11 sur les armatures 4 et 5 et qui est maintenu, par sa partie de dos, sur les armatures 4, 5, ainsi que sur les plaques de béton correspondantes 1,3, au moyen de tiges de maintien 10 enfilées. Les figures 2 à 4 montrent seulement chacune la nappe d'armatures inférieure 4 et sa coopération avec les ancrages de liaison. Dans la figure 2, il s'agit d'un ancrage en M en fil métallique recourbé dans cette forme. La figure 3 représente un ancrage en couronne 8 en fil métallique recourbé en forme d'ondulations ou en zig-zag. La figure 4 représente un ancrage de liaison 9 en tôle recourbée en forme de S qui stappuie, par des évidements prévus dans les sommets de l'S, sur les fils de l'armature 4 et qui est ancrée sur les armatures au moyen de tiges de maintien 10 qui sont enfilées dans les ouvertures 13. Les ancrages de liaison 6, 7, 8, 9 des figures 1 à 4 sont constitués en acier résistant à la corrosion et les tiges de maintien 10 en acier ordinaire. Aux points d'appui 14 des tiges de maintien 10 sur les ancrages 6 à 9, se trouvent alors des emplacements auxquels peut se produire une corrosion de contact. Pour éviter cette corrosion, sont prévues, entre les ancrages et les tiges de maintien, des couches intermédiaires, dont la formation est expliquée ci-après à l'aide des figures 5 à 9. Dans la figure 5, l'extrémité inférieure de la partie recourbée 11 est pourvue d'un recouvrement 15 appliqué par trempage, en matière synthétique visqueuse, qui sépare électriquement le crochet 11 de la tige de maintien 10. Le recouvrement 15 peut s'étendre, de la manière représentée dans la figure 5,- dans une zone déterminée de chaque c8té du point de contact entre la tige de maintien 10 et l'extrémité recourbée 11 de l'ancrage, en vue d'éviter également, le cas échéant, des contacts avec les barres d'armature voisines de la couche de béton correspondante. Conformément à la figure 6, il est prévu, sur la partie recourbée 11, une section de tube 16 qui entoure l'ancrage dans la zone de son contact avec la tige de maintien 10. La section de tube ou de tuyau souple 16 est fendue longitudinalement sur sa face extérieure éloignée de la tige de maintien 10, en 17, de sorte qu'elle peut être facilement placée sur-la partie recourbée llo Conformément à la figure 7, il est prévu, entre la partie recourbée Il et la tige de maintien 10, une plaquette en matière synthétique 18 qui assure la séparation électrique désirée. Dans la figure 8, la pièce intermédiaire est constituée par une pièce de forme 19 qui a la forme d'un cylindre partagé suivant son axe. Du côté extérieur, cette pièce présente une rainure 20, qui reçoit la partie recourbée îl et qui est telle que la pièce 19 peut être fixée à déclic sur la partie recourbée 11. Le long de l'axe, la pièce 19 présente, dans la surface de partage 21, une rainure 22 qui reçoit la tige de maintien 10 avec fixation également par déclic. La pièce de forme 19 sert alors en même temps, à séparer électriquement la courbure 11 et la pièce de maintien 10 à fixer les pièces entre elles, et également à répartir les forces et à éviter de trop grandes tensions de pression. La figure 9 montre une partie çde la figure 4, dans laquelle la couche intermédiaire sur la tige de maintien l0a la forme d'un morceau de tube ou de tuyau souple 23 enfilé sur elle, qui sépare électriquement ancrage de liaison 9 aux ouvertures 13 de la tige de maintien. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation ci-dessus décrits et représentés, à partir desquels on pourra prévoir d'autres formes et d'autres modes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 10) Plaque de béton à plusieurs couches pourvue d'un ancrage de liaison constitué en métal et qui est ancré dans l'une des couches de béton au moyen d'une tige de maintien constituée en un autre métal, cette tige étant enfichée à travers une boucle recourbée ou un oeilleton de l'ancrage de liaison, plaque caractérisée en ce que, à l'emplacement (14) du contact entre la tige de maintien (10) et l'ancrage de liaison (6, 7, 8, 9) est prévue, sur l'ancrage de liaison, une couche intermédiaire qui isole électriquement la tige de maintien de l'ancrage de liaison. 20) Plaque de béton à plusieurs couches comportant un ancrage de liaison constitué en métal et qui est ancré dans l'une des couches de béton au moyen d'une tige de maintien enfichée dans une extrémité recourbée ou dans une ouverture de l'ancrage et constituée en un autre métal, plaque caractérisée en ce que, au point de contact avec la tige de maintien, il est prévu sur l'ancrage une couche intermédiaire qui l'isole électriquement de la tige de maintien. 30) Plaque de béton à plusieurs couches comportant une tige de maintien ancrage constituée en métal, pour le maintien d'un ancrage de liaison constitué en un autre métal, par insertion dans une extrémité recourbée ou une ouverture de l'ancrage, plaque caractérisée en ce que, au point de contact avec l'ancrage, il est prévu sur la tige une couche intermédiaire qui l'isole électriquement de l'ancrage. 40) Plaque de béton suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la couche intermédiaire est prévue soit sur l'ancrage, soit sur la tige de maintien. 50) Plaque de béton suivant la revendication 4, caractérisée en ce quelea couche intermédiaire est constituée par un recouvrement appliqué dans la zone de contact sur l'ancrage ou sur la pièce de maintien. 60) Plaque de béton suivant la revendication 5, caractérisée en ce que le recouvrement est réalisé par immersion des pièces en question. 70) Plaque de béton suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que la couche intermédiaire est constituée par un morceau de tube ou de tuyau souple qui entoure la tige de maintien ou l'ancrage de liaison dans la zone de leur contact. 80) Plaque de béton suivant la revendication 7, caractérisée en ce que le morceau de tube ou de tuyau souple est fendu dans le sens de la longueur en un endroit. 90) Plaque de béton suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que la couche intermédiaire est constituée par une plaquette disposée entre la tige de maintien et l'ancrage. 100) Plaque de béton suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que la couche intermédiaire est constituée par une pièce de forme qui est disposée entre la tige de maintien et l'ancrage de liaison, les domaines de la pièce de forme voisins de la tige et de l'ancrage étant pourvus d'évidements pour recevoir ces éléments.