L'invention concerne un procédé en vue de la production de cellules monolithes en béton armé, notamment de garages parallélépipédiques ouverts sur la face frontale et comportant des parois latérales, une paroi arrière, une paroi supérieure et une paroi de fond, procédé pour l'application duquel l'on introduit une armature, sous forme de cage, dans le compartiment de moulage, qui est délimité par un coffrage correspondant à la position d'utilisation de la cellule et qui reçoit ensuite la coulée de béton, à la suite de quoi la cellule, au moins prédurcie, est décoffrée dans sa position d'utilisation pour etre dirigée, à l'aide d'une palette roulante, sur la station de production suivante. L'invention se rapporte en outre à un dispositif en vue de la mise en oeuvre du procédé, à l'aide d'un coffrage, dont le compartiment de moulage est composé d'un coffrage central, de préférence rétractable, et d'un coffrage extérieur comportant un certain nombre de panneaux de coffrage coordonnés aux parois de la cellule au même titre que la palette roulante. L'invention s'applique essentiellement à la fabrication en série des cellules en béton armé qui, après leur décoffrage, sont appelées à passer par des postes de traitement complémentaires en vue d'etre crépies ou d'être équipées de toits et de portes basculantes, etc.. L'invention s'applique en particulier à la fabrication en chatte de cellules en béton armé1 qui sont déplacées à l'aide de véhicules, équipés d'un châssis traditionnel, c'est-à-dire d'un châssis de camion, doté d'une carrosserie spéciale appropriée, étant donné que l'invention permet la production de cellules de dimensions très précises respectant scrupuleusement le poids prescrit.Cette meme invention, qui se prête tout particulièrement à la réalisation de garages préfabriqués, atteint un haut degré de mécanisation nécessaire à la fabrication en série, qui, pour des raisons de rationalisation, s'impose pour ce genre de constructions. L'invention part d'une installation de fabrication en chable, objet de la demande allemande mise à l'inspection publique sous le N" 21 61 301, qui prévoit la manipulation du coffrage central et du coffrage extérieur dans deux stations de traitement successives. Selon ce procédé connu, le fond, doté de l'armature appropriée, est préfabriqué sur la palette roulante. Puis le coffrage central, réalisé en amont de la station équipée du coffrage extérieur, est posé sur la plaque de fond et l'armature est complétée en conséquence. Finalement, la palette roulante, portant le panneau de fond et la cage de l'armature complète, est dirigée dans le coffrage extérieur ouvert dans lequel la cellule prend sa position d'utilisation. Après le coulage du béton complémentaire dans le creux de moulage et après le durcissement de la cellule, l'on procède à la dépose du coffrage extérieur, qui est dirigé sur la station en amont, ainsi qu'à la dépose du coffrage central. Ainsi libérée, la cellule est véhiculée dans la station de traitement suivante. La fabrication préalable du fond de la cellule qui ne permet qu'une mécanisation très faible et la manipulation du coffrage central, entre les deux stations de coffrage, se traduit par une utilisation médiocre et guère satisfaisante du coffrage approprié. Par ailleurs et selon la demande allemande publiée sous le numéro 21 41 560, le coffrage central ainsi que le coffrage extérieur sont logés dans une station de coffrage aménagée dans une fosse dans laquelle la cage de l'armature est introduite par le haut et suspendue à l'aide d'une grue. On obtient ainsi une position favorable au bétonnage, dans laquelle les arêtes frontales de la cellule se trouvent en bas et dans un plan horizontal. Cette position permet de couler la totalité du béton qui passe par les panneaux en position verticale, avant de pénétrer dans le panneau frontal en position horizontale. Ce procédé connu simplifie la mise en place de l'armature et le bétonnage de la cellule et améliore en meme temps le degré de mécanisation du processus.Par contre, ce dernier exige, d'une part, la mise en place d'engins de levage d'une grande puissance, tant au-dessus de la fosse que pour le transport de la cellule décoffrée et, d'autre part, une station de basculement permettant, dans un mouvement d'oscillation, d'installer les cellules entreposées sur un cadre de coffrage fixe, en position d'utilisation avant de les déposer sur la palette roulante. Ces étapes de travail supplémentaires et les installations appropriées nécessaires s'opposent à toute amélioration du degré de mécanisation. Finalement et selon la demande allemande mise à l'inspection publique sous le numéro 24 62 352, l'armature n'est pas fixée sur le coffrage central. Ce dernier est soulevé en même temps que l'armature et déposé avec celle-ci sur une table basculante constituant le coffrage extérieur. Après le basculement du coffrage dans la position respective la plus favorable au bétonnage, l'on procède au coulage du béton en plusieurs phases distinctes et en fonction de la position du coffrage. C'est ensuite dans la dernière position de bétonnage que l'on procède à la dépose du coffrage central. Puis, après le basculement dans la position initiale, c'est-à-dire dans la position d'utilisation du coffrage extérieur et à fortiori de la cellule durcie, l'on assure la dépose complète du coffrage. Si, sur la base de la méthode de coffrage ainsi préconisée l'on veut rendre le bétonnage indépendant de la réalisation complète de l'armature, relier le coffrage central au coffrage extérieur ou dissocier ce coffrage central du coffrage extérieur et transférer finalement la cellule de la table basculante sur la palette roulante, l'on devra mettre en oeuvre un nombre important de coffrages, d'une part, et de nombreux engins de levage, d'autre part. Comparé aux autres procédés connus, le procédé connu préconisé par cette demande publiée exige de nombreuses étapes de fabrication supplémentaires et des installations de levage annexes, qui prolongent et compliquent le processus de production. 1l incombe ainsi à l'invention d'adapter le procédé de base connu de manière que la cage de l'armature, représentant l'armature complète de la cellule, fabriquée en dehors du coffrage et sans faire usage ni du coffrage central, ni d'un engin de levage quelconque en utilisant les seuls éléments de l'installation, soit incorporée dans le compartiment de moulage fermé dans lequel la cellule pourra être bétonnée dans une seule phase de travail et dans laquelle elle pourra être décoffrée, dans sa position d'utilisation, sur la palette roulante et sans l'intervention d'un engin de levage quelconque. Le problème ainsi posé est résolu par le fait que l'armature, entièrement terminée, est roulée dans le compartiment de moulage avant d'être basculée dans une position dite de bétonnage dans laquelle, selon un procédé connu en soi, les arêtes frontales des parois de la cellule se trouvent en bas et dans un plan horizontal en permettant ainsi de couler la totalité du béton, alors que la cellule est basculée à nouveau dans la position d'utilisation pour y être entièrement décoffrée, avant d'être dirigée sur la station de traitement suivante. Selon ce procédé, le compartiment de moulage, voire les cellules, après avoir effectué un mouvement de basculement approprié, ne peuvent se trouver que dans l'une des deux positions distinctes dans laquelle ils adoptent, à chaque fois, une position optimale, ce qui permet, d'une part, de loger, à l'aide de la palette roulante, la cage de l'armature dans le compartiment de moulage et, d'autre patt, de bétonner la cellule au cours d'une seule opération de bétonnage. I1 apparaft, par ailleurs, que le basculement simultané de tous les éléments du coffrage et, le cas échéant, de la cellule, n' exige qu'une seule station de coffrage et permet de supprimer la station de basculement, étant donné que la palette roulante sert en meme temps de panneau de coffrage de la cellule. L'avantage de l'invention apparaft donc essentiellement dans la simplification du processus et dans la réduction du coat des installations, sans que les cellules fralchement coulées soient sollicitées plus fortement qu'elles ne l'ont été jusqu'alors. L'invention permet ainsi de réaliser des cellules de dimensions très précises tout en améliorant le degré de rationali sation. Selon une autre forme de réalisation de l'invention, le coffrage et le décoffrage de la cellule s'effectuent par simple pivotement vers l'intérieur, respectivement vers l'extérieur, des panneaux de coffrage extérieurs à ltexception du panneau de fond. Cette méthode permet de surseoir aux engins de levage utilisés jusqu'alors pour le déplacement des panneaux de coffrage extérieurs. En application de l'invention, il est possible également de faire basculer la cellule vers l'avant et vers l'arrière autour de l'arête inférieure de sa paroi frontale. Pour ce faire on devra disposer d'un dispositif d'entrat- nement de préférence hydraulique, réalisable d'une manière relativement simple. 1l est ainsi parfaitement possible d'assurer la commande tant du dispositif d'oscillation que du dispositif de basculement par l'installation d'entrathement de préférence hydraulique. A cet effet, il stest avéré comme particulièrement avantageux de faire osciller les panneaux de coffrage pivotants extérieurs autour des arêtes du panneau frontal. Ainsi chacune des plaques qui compoeent les panneaux de coffrage effectue un trajet différent, comparé aux panneaux proprement dits, ce qui contribue amplement à vaincre les forces d'adhérence. Le procédé défini par l'invention peut également etre appliqué de manière que les forces en présence, à vaincre lors du basculement du coffrage dans la position de bétonnage, d'une part, et de la position de bétonnage dans la position d'utilisation de la cellule, d'autre part, se trouvent réduites au minimum. Ce problème se trouve résolu par le fait que le compartiment de moulage de la paroi supérieure, fermé dans la position de bétonnage, peut etre ouvert dans cette meme position, avant le basculement en retour de la cellule dans sa position d'utilisation. Etant donné que le compartiment de moulage n'est fermé qu'à partir du moment où le coffrage atteint sa position de bétonnage, il apparaft que la partie, constituant l'obturateur de ce coffrage n'a pas à etre soulevée, tout comme il y a lieu de ne pas tenir compte de ce meme obturateur lors du basculement en retour du décoffrage, étant donné qu'il aura été désolidarisé du coffrage basculant au moment où celui-ci se trouvait en position de bétonnage.L'avantage de ce procédé réside dans le fait que les couples de basculement peuvent etre contrôlés plus facilement surtout que l'on sait que, lors du basculement du coffrage dans une direction donnée, le couple de versement initialement positif se réduit progressivement pour se transformer en couple négatif, qui doit etre amorti et contrôlé Par ailleurs, dans sa position de départ, qui est identique à la position de travail, le compartiment de moulage n'est pas seulement ouvert sur le côté frontal de surface relativement réduite, qui constitue l'ouverture de coulée, mais aussi et surtout sur la paroi supérieure constituant le plafond.Ces ouvertures facilitent dans certains cas la mise en place de l'armature à l'intérieur du décoffrage, notamment dans le cas où la cage de l'armature n'est complétée et rectifiée que dans le compartiment de moulage. Selon encore une autre forme de réalisation de l'invention, permettant d'économiser le travail et l'énergie lors de l'ouverture et de la fermeture du compartiment de moulage, ce dernier est immobilisé en position de bétonnage, alors que le dispositif de commande du panneau supérieur est actionné pendant les opérations d'ouverture et de fermeture. Les avantages incontestables de l'invention apparaissent essentiellement dans le cadre de la fabrication de cellules, notamment dans le cadre de la production de garages préfabriqués en béton armé, dont le plan de la toiture se termine sur un bord saillant, également en béton armé7 dit "bord en attique" (voir demande allemande publiée sous le N" 24 31 606 - notamment la figure 31). La paroi supérieure en forme d'auge, qui en résulte, exige pratiquement et notamment pour les garages monolithes préfabriqué6, un coffrage spécifique du bord du toit. Selon les méthodes de production connues à l'heure actuelle on rabat, après le tonnage du toit, ce coffrage de rebord, qui dans sa position définitive ainsi acquise est rempli de béton.Le décoffrage se fait, après le durcissement du béton coulé, par relèvement du rebord dans sa position initiale. De telles opérations, toujours onéreuses, prolongent inutilement le processus de fabrication. Selon encore une autre forme de réalisation de l'invention, la fabrication de cellules dotées d'un toit à rebord saillant, du type défini ci-dessus, est amplement facilitée par le fait que le compartiment de moulage comporte un rebord du toit et s'ouvre, dans la position de bétonnage, perpendiculairement au plan du panneau de la paroi supérieure. Ainsi le rebord du toit peut être inclus dans le processus de fabrication sans provoquer des opérations supplémentaires, étant donné que le mouvement de l'ouverture élimine le blocage susceptible d'être provoqué par les surfaces du rebord. Le toit des garages préfabriqués, en béton armé, doit comporter obligatoirement un écran de protection empêchant l'infiltration de l'humidité. Jusqu'à présent, la mise en place de cet écran exigeait une opération suppld- mentaire qui s'effectuait à l'extérieur de la station de bétonnage. En ampli cation de l'invention, cette opération est également incluse dans le processus du bétonnage. Cette mise en place est facilitée par le fait qu'un écran d'étanchéité est relié fixement au dispositif de commande de la paroi supérieure avant la fermeture du compartiment de moulage et reste incorporé dans la cellule après le décoffrage. D'autres caractéristiques et avantages du coffrage permettant de mettre en oeuvre le procédé défini par l'invention ressortiront de la description ci-après, donnée uniquement à titre d'exemple, nullement limitatif, en référence aux dessins annexés, sur lesquels la figure 1 est une vue en élévation du coffrage défini par 1 'inventicn, ainsi que d'une partie des installations de la chaise de fabrication qui s'y raccorde; la figure 2 est une vue de dessus des éléments de la figure 1; la figure 3 reprend les installations de la figure 2, mais sans la palette roulante et sans le coffrage; la figure 4 reprend les installations de la figure 1 en schématisant le coffrage de la paroi extérieure ainsi quel'installation hydraulique dans différentes positions du coffrage;; la figure 5 schématise les éléments de la figure 4 après le décoffrage de la cellule; la figure 6 est une vue en élévation schématique d'une partie des installations de la chaise de production des garages préfabriqués en béton armé, notamment de la station de bétonnage; la figure 7 est une vue en élévation des éléments de la figure 6 schématisant le décoffrage, en position d'utilisation de la cellule; la figure 8 est une vue en élévation des éléments des figures 6 et 7 représentant le coffrage en position de bétonnage; la figure 9 est une vue en élévation des éléments de la figure 8 représentant le coffrage pendant l'opération de basculement; la figure 10 est une vue schématique d'une coupe du coffrage rétracta Me - en position rétrécie de ce dernier, à l'intérieur d'un garage en béton armé préfabriqué, partiellement durci;; La figure 11 est une vue du coffrage, avec la face frontale ouverte du garage en béton armé préfabriqué et le coffrage extérieur dégagé; et la figure 12 est une vue sur la face opposée de la cellule avec une partie seulement du coffrage extérieur. Selon l'exemple de réalisation représenté sur le dessin, la station de coffrage 1 se trouve dans une fosse 2, dont la profondeur correspond pratiquement à la hauteur des cellules. La fosse 2 est équipée d'une voie 3 constituée des rails 4 et 5 et assurant la circulation des palettes roulantes 6 (figure 2). La la-rgeur de la fosse 2 est telle que ses parois longitudinales 7 et 7' ainsi que la paroi transversal e 8 apparaissant sur la figure 2, perpendiculaires entre elles, délimitent ainsi l'espace libre nécessaire au déplacement des éléments. Entre la station de coffrage 1 et l'extrémité opposée d'une station contigae 9, la fosse 2 est découverte de manière qu'elle puisse loger une cage d'armature complète 10 entreposée sur une palette roulante 6.Pour la mise en place de la cage d'armature 10, il y a lieu de respecter un intervalle déterminé 11 entre l'armature 10' de la paroi de fond de la cellule et la face supérieure 12 du panneau de décoffrage, constitué par le plateau de la palette roulante 6. De la station 9, on accède à une autre station 13 de la fosse 2, protégée par une couverture 14. Cette partie tunnelisée 15 abrite les cellules frafchement décoffrées en vue de leur séchage, voire de leur durcissement. La station 13 est reliée à d'autres stations dans lesquelles les cellules sont soumises à différentes opérations de finissage. Le fond 16 de la fosse ne porte pas uniquement les rails 4 et 5 de la voie de circulation 3 des palettes, mais aussi deux sections de voie en courbe 17 et 18, qui assurent chacune le guidage o et le support d'un panneau de coffrage 19, 20. Par ailleurs, ce même fond 16 porte les selles d'appui 21 des articulations 22, reliées par un même axe de rotation 23. Les paliers des articulations 22 sont logés dans les extrémités 24 des longerons 25, 26, d'un cadre dont les poutres transversales 27, 28 et les poutres diagonales 29 et 30 apparaissent sur la figure 3.Ce cadre basculant 31 (figure 4) peut être actionné par un culbuteur hydraulique télescopique à quatre étages 32, dont la flèche télescopique s'articule autour d'un palier oscillant 33 logé dans une excavation 34 pratiquée dans le fond 16 de la fosse 2. Ce même télescope est représenté par des traits interrompus sur la figure 5. Le cadre basculant 31 est conçu de manière que la face inférieure de la palette roulante 6 puisse se glisser sur les longerons 25 et 26 et se trouver ainsi portée par ces derniers. Ce même cadre basculant 31 porte par ailleurs, une installation 40 comportant un châssis 41 et un coffrage intérieur 42. Ce coffrage intérieur 42 ne figure sur le dessin que pour mémoire, étant donné que sa structure est connue en soi et qu'il est conçu de manière que les faces inférieures des panneaux de coffrage des parois puissent être rapprochées les unes des autres. Cette installation 40 comporte des éléments verticaux 43, dotés de palier oscillants 44, 45, qui assurent l'articulation des panneaux de coffrage extérieurs 19, 20. Ces derniers sont maintenus sur des leviers à deux bras 46. Le bras libre de ces leviers est relié à un cylindre oscillant 47, dont la butée est fixée sur la traverse horizontale 48 de l'installation 40. Ces éléments 48 sont maintenus sur des traverses 49 qui constituent la butée pour les cylindres de levage 50 d'un panneau de coffrage supérieur 51, fixé sur un levier oscillant à deux bras 52. Les traverses 48 du cadre sont équipées de verrous 53 sur pivots 35, qui s'engrènent dans des selles d'appui en forme de crochets 56, qui prennent appui sur le sol 16 de la fosse 2 dès que le coffrage se trouve dans la position schématisée dans la figure 1. L'installation représentée et commentée ci-dessus permet de réaliser des garages préfabriqués 60 du type représenté dans la figure 5. Dans cette position horizontale, correspondant à la position d'utilisation, le garage 60 repose, par sa paroi de fond 61, sur la face supérieure de la palette roulante 6. La paroi frontale 62 exige l'utilisation d'un panneau de coffrage extérieur. En ce qui concerne le coffrage intérieur, celui-ci comporte le panneau 63 (figure 1) coordonné à la paroi frontale. Le garage 60 comporte également deux parois longitudinales 64, ainsi qu'une paroi supérieure 65 portant un attique 68. Ce dernier est produit par un caisson 66 se trouvant sur la face inférieure 67 du panneau de coffrage 51 de la paroi supérieure. Dans une première étape, la palette 6 est dirigée dans la station 9 dans laquelle la cage d'armature 10 complète est déposée sur la palette 6 dans la position définitive, tant par rapport à la face supérieure 12 de la palette 6 que par rapport au compartiment de moulage 70 du coffrage (figure 2). A cet effet, les panneaux de coffrage 19, 20 et 51 peuvent prendre la position écartée qui correspond à la position de décoffrage. Cette position des panneaux de coffrage 19, 20 est commandée par le mouvement de recul des pistons dans les cylindres 47, ce qui provoque le déplacement des galets 72 et 73 sur les portions de voie en courbe 17 et 18. La cage d'armature est transportée à l'aide de la palette roulante 6 dans le compartiment de moulage 70 ouvert (ou déjà fermé).Puis, sous l'effet du mouvement d'avance des pistons des cylindres oscillants 47 et 50, les panneaux de coffrage 19, 20 et 51 se déplacent dans le sens des flèches 74 et 75 et provoquent ainsi la fermeture du compartiment de moulage. Après le verrouillage entre la palette et les panneaux de coffrage extérieurs 19, 20, le télescope, commandé par le dispositif moteur 32, fait pivoter le coffrage autour de l'axe 23 et le place dans la position finale de la figure 4. Dans cette position, la paroi frontale définitive 62 se trouve au sommet, ce qui permet de supprimer le panneau de coffrage extérieur. Par ailleurs, les arêtes frontales 76 des parois en position verticale du fond 61, du plafond 65 et des parois longitudinales 6 se trouvent à la base du coffrage et dans un même plan horizontal. Dans cette position, la totalité du béton peut être coulée dans le coffrage. Pendant l'opération du bétonnage, c'est le compartiment de coffrage, y compris le fond, dont la palette constitue le panneau de coffrage extérieur, qui est rempli en premier lieu. Le bétonnage de la paroi frontale 62 constitue l'opération finale du processus. Dans ces conditions seule cette paroi frontale doit être égalisée et lissée avant le durcissement du béton. Dès que le béton est sec, le dispositif moteur 32 commande le basculement en retour du coffrage jusqu'à ce que les pivots de verrouillage s'enclenchent dans les crochets 56. Puis l'on actionne le coffrage intérieur 42, dont les panneaux se rapprochent les uns des autres et provoquent ainsi le décoffrage de la face intérieure des parois. Par tailleurs, l'on procède à la libération des verrous 80 et l'on provoque le mouvement de recul des pistons dans les cylindres 47 et 50 qui commandent l'ouverture du compartiment de moulage. La cellule ainsi entièrement décoffrée est sortie de la station de montage 1 à l'aide de la palette 6 qui traverse la station 9 pour se diriger dans la station 13. Une nouvelle palette 6 équipée d'une cage d'armature complète est descendue sur la voie 3 et l'on engage le processus suivant. Le nombre des verrous 80 n'est pas limité. Dans le cas général l'on considère qu'un seul est suffisant, surtout lorsque le cadre basculant 31 offre une souplesse suffisante. Un tel verrou se compose nécessairement d'une console 81 perforée, recevant un goujon de verrouillage, fixé sur la palette à la hauteur du point 82, ainsi que d'une deuxième console 83 dotée de deux fourchons 84, perforés aux points 85 qui, pour la réception du goujon, sont fixés sur les panneaux de coffrage extérieurs 19, 20. Comme on peut le voir sur la figure 6, les limites intérieures du compartiment de moulage sont constituées par un coffrage central 101 fixé sur un cadre 102, dont les éléments constitutifs horizontaux 103 et verticaux 104 dépassent les limites de ce coffrage intérieur et forment ainsi la limite frontale du compartiment de moulage. Le cadre 102 oscille autour d'un axe horizontal 106, qui est logé dans les selles d'appui 105. Cet axe se trouve à la hauteur de l'rêne frontale inférieure du garage en béton armé préfabriqué. Sur la face opposée au coffrage central 101, le cadre 102 est étayé par un support 107 doté de pivots horizontaux 108, qui s'enclenchent dans des crochets d'arret 109. Ces crochets d'arrêt permettent de faire concorder le cadre 102 et, a fortiori, le coffrage central, avec la position d'utilisation de la cellule. Une voie 110 qui s'étend sous le coffrage central 101 assure le déplacement de la palette roulante 111 dotée de roues à boudins. Sur la figure 6, qui schématise la position de départ du processus de production d'un garage en béton armé préfabriqué, on reconnatt une cage d'armature 114 posée sur la palette 111. Cette cage est constituée par l'armature des différent es parois du garage monolithe préfabriqué. En conduisant la palette roulante dans la station de bétonnage, on fait pénétrer le coffrage central 101 dans la cage d'armature 114 qui est ainsi immobilisée et prete au bétonnage. Le cadre 102 des figures 11 et 12 s'appuie sur des consoles 115 d'un cadre auxiliaire 116. Ce dernier est doté des paliers 117 de quatre cylindres hydrauliques dont deux d'entre eux, en l'occurence les cylindres 118 et 119, s'articulent sur l'un des panneaux extérieurs mobiles 120, alors que les cylindres 121 et 122 s'articulent sur un autre panneau extérieur mobile 123. Les deux panneaux extérieurs 120 et 123 assurent le coffrage extérieur des parois longitudinales du garage préfabriqué et sont montés sur galets 124, 125. Le cas échéant, ces galets peuvent être coordonnés à des rails de roulement appropriés.Sur l'extrémité opposée de la cellule, c'està-dire sur le coté frontal fermé 126 du coffrage central 101,. se trouve un cadre d'assise non spécialement représenté et équipé de consoles 127 dans lesquelles s'articulent des cylindres dont on aperçoit le cylindre 128 coordonné au.coffrage extérieur 120. Un autre cylindre est coordonné de la même manière au coffrage extérieur 123. Etant donné que les deux coffrages extérieurs sont identiques, les commentaires se limiteront au seul coffrage extérieur 120. Celui-ci comporte sur son arête inférieure 129 une console 130, engrenée dans une griffe 131 qui coulisse sur un palier lisse 132 sous l'action de la tige de piston 133 du cylindre 128. Ce déplacement est matérialisé par les flèches 134 et peut atteindre environ 0, 70 m. Comme on peut le voir sur la figure 7, le mouvement de recul des cylindres 118, 119, 121, 122 et 128 provoque la fermeture du compartiment de moulage. Les verrous 136, actionnés par des cylindres pousseurs hydrauliques 135, permettent de verrouiller la palette roulante 111, placée sous le coffrage central 101, tant avec le coffrage extérieur engagé 123, qu'avec le coffrage extérieur 120, non spécialement représenté sur le dessin. De tels verrouillages hydrauliques 137 assurent également le blocage des panneaux extérieurs 120, 123, avec le cadre 102 de la figure 7. Dans une fosse 138, aménagée sous la station de bétonnage 139 (figure 8), se trouve une selle d'appui 140 logeant le palier oscillant du cylindre télescopique 142 doublé, qui, sur son extrémité opposée, starti- cule sur un cadre qui n'est pas représenté sur le dessin et qui s'appuie en-dessous de la palette 111. Ce cadre est d'ailleurs relié fixement à cette palette. Les éléments commentés ci-dessus constituent, dans leur ensemble, un dispositif de levage qui permet de faire osciller le coffrage de la position horizontale de la figure 7, qui correspond à la position d'utilisation de la cellule dans la position verticale, représentée par la figure 8. Dans cette dernière position, les pivots 108 se dSgagent automatiquement des crochets d'arret 109. Dans la station de bétonnage 139 (figure 9), le panneau de coffrage 145, qui est coordonné au plafond du garage préfabriqué et qui, constitué d'une seule pièce, comporte le coffrage du rebord saillant, de la toiture 146, se trouve en position verticale.Ce panneau de coffrage 145 est fixé sur un chevalet 147 qui peut etre déplacé perpendiculairement au plan du panneau de coffrage 145, c'est-à-dire entre une position de coffrage et une position de décoffrage et dans le sens indiqué par les flèches 149. Les extrémités des flèches indiquent la position de coffrage, d'une part, et la position de décoffrage, d'autre part. Dans la pratique, l'intervalle entre les deux pointes peut être relativement réduit. 1l importe essentiellement que l'on évite l'effet de blocage des bords saillants du toit. Un jeu d'environ 10 cm est en général considéré comme suffisant. Dans la position du coffrage schématisée dans la figure 8, les panneaux de coffrage des parois extérieures 123 sont verrouillés sur le panneau de coffrage 145 de la toiture. Ce verrouillage s'effectue à l'aide des dispositifs de verrouillage hydrauliques 150, qui ont été décrits plus amplement dans le cadre des commentaires relatifs à la figure 7. C'est à partir de ce moment que l:on peut procéder à la coulée du béton par la paroi frontale encore ouverte, à laquelle on a coordonné le panneau frontal 126 du coffrage central. La face extérieure libre de la paroi frontale est égalisée et lissée à la main. Dans la position du coffrage de la figure 10, la cellule 153 avec le bord du toit en saillie 154 constitue un ensemble monolithe avec cinq cotés fermés, c'est-à-dire deux parois longitudinales 155, une paroi supérieure (plafond) 156, une paroi de fond 157 et une paroi frontale 158. La dépose du coffrage central s'effectue en rapprochant ses panneaux. A cet effet, le panneau de coffrage 159 de la paroi supérieure 156 coulisse, d'une part, dans des guidages 160, 161, disposés perpendiculairement au plan des panneaux 159, et, d'autre part, sur un certain nombre de barres articulées 162, reliées par une barre de commande commune 163. L'énergie d'entrafnement nécessaire est fournie par un cylindre pousseur 165. Comme cela a déjà été souligné dans les commentaires relatifs à la figure 6, l'arrivée de la palette roulante 6 dans la station de bétonnage provoque la pénétration du coffrage central 101 à l'intérieur de la cage armature 114. Puis, sous l'effet des pistons pousseurs correspondants, c'est-à-dire sous l'effet des cylindres hydrauliques des figures 11 et 12, le compartiment de coffrage est fermé sur les parois longitudinales 155 par les panneaux de coffrage extérieurs 120 et 123. Après le verrouillage des éléments, le coffrage est basculé, sous la poussée des cylindres télescopiques 142, décrits dans le cadre des commentaires relatifs aux figures 8 et 9, dans la position de bétonnage de la figure 8 en passant par la position intermédiaire illustrée dans la figure 9.Le déplacement du chevalet 147, en direction de la flèche de gauche 149, provoque la fermeture du compartiment de moulage à l'aide du panneau de coffrage 145 qui, sous l'effet du verrouillage hydraulique, se trouve relié fixement au coffrage. Seule la paroi supérieure du compartiment de moulage reste ouverte, mais se trouve néanmoins fermée complètement vers l'intérieur par le panneau frontal 126 du coffrage central 102. Après la coulée du béton et après l'égalisation et le lissage de la paroi frontale 158 de la cellule 153, on laisse le béton atteindre le degré de durcissement exigé par le décoffrage. Ce durcissement peut être facilité voire accéléré en assurant le chauffage des coffrages intérieur et extérieur. Les équipements nécessaires au chauffage ne sont pas reproduits sur les dessins. Pour le décoffrage de la cellule, l'on débloque le verrou 150 et lton fait coulisser le chevalet dans le sens de la flèche de droite 149 de la figure 9. Puis l'on fait basculer le coffrage dans sa position initiale (figure 7) en passant par la position intermédiaire schématisée dans la figure 9. Dans la position initiale représentée dans la figure 7, les consoles 130 sont engagées dans les griffes 131. En actionnant les cylindres décrits plus amplement dans le cadre des commentaires relatifs aux figures 11 et 12, les panneaux de coffrage extérieurs 120 et 123 sont écartés sur toute leur surface. Puis, les panneaux du coffrage central, schématisés dans la figure 10, sont rapprochés du centre et la palette roulante 111, portant la cellule en position d'utilisation, peut quitter la station de bétonnage pour être dirigée sur l'une au moins des différentes stations de finissage en vue par exemple de l'application d'une couche de peinture extérieure, ou de la mise en place d'une porte ou pour tout autre travail jugé nécessaire. REVENDICATIONS 1) Procédé en vue de la production de cellules monolithes, en béton armé, notamment de garages parallélépipédiques, ouverts sur la face frontale et comportant des parois latérales, une paroi arrière, une paroi supérieure et une paroi de fond, procédé pour l'application duquel l'on introduit une armature, sous forme de cage, dans le compartiment de moulage qui est délimité par un coffrage, correspondant à la position d'utilisation de la cellule et qui reçoit ensuite la coulée de béton, à la suite de quoi la cellule, au moins pré durcie, est décoffrée dans sa position d'utilisation pour etre dirigée, à l'aide d'une palette roulante, sur la station de production suivante, caractérisé en ce que l'armature entièrement terminée (10) est roulée dans le compartiment de moulage (70) avant d'être basculée dans une position dite de bétonnage dans laquelle, selon un procédé connu en soi, les aretes frontales (76) des parois (61 à 65) de la cellule se trouvent en bas et dans un plan horizontal en permettant ainsi de couler la totalité du béton, alors que la cellule (60) est basculée à nouveau dans sa position d'utilisation pour y être entièrement décoffrée avant d'etre dirigée sur la station de traitement suivante (13). 2)Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le coffrage et le décoffrage de la cellule (60) s'effectuent par simple pivotement vers l'intérieur ou vers l'extérieur des panneaux de coffrage extérieur (19, 20, 51), à l'exception du panneau de coffrage de fond (6). 3) Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la cellule (60) bascule vers l'avant et vers l'arrière autour de l'arete inférieure de sa paroi frontale. 4) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les panneaux de coffrage pivotants extérieurs (19, 20, 51) oscillent autour des arêtes de la paroi frontale (76). 5) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le compartiment de moulage de la paroi supérieure (65), fermé dans la position de bétonnage, est ouvert dans cette meme position, avant le basculement en retour de la cellule,dans sa position d'utilisation. 6)Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que le compartiment de moulage est immobilisé en position de bétonnage, alors que le dispositif de commande de la paroi supérieure (45, 46) est actionné pendant les opérations d'ouverture et de fermeture. 7) Procédé selon l'une des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que le compartiment de moulage comporte un rebord (54) du toit et s'ouvre, dans la position de bétonnage, perpendiculairement au plan du panneau de la paroi supérieure (56). 8) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'un écran d'étanchéité est relié fixement sur le coté intérieur du dispositif de commande (45, 46) de la paroi supérieure avant la fermeture du compartiment de moulage et reste incorporé dans la cellule après le dé coffrage. 9) Dispositif en vue de la mise en oeuvre du procédé défini par l'une quelconque des revendications 1 à 8, à l'aide d'un coffrage dont le compartiment de moulage est composé d'un coffrage central de préférence rétractable et d'un coffrage extérieur comportant un certain nombre de panneaux de coffrage coordonnés aux parois de la cellule, au meme titre que la palette roulante, caractérisé en ce que les panneaux de coffrage (19, 20), qui concourent avec le panneau de coffrage (5 1), coordonné à la paroi supérieure (65), sont verrouillables sur la palette roulante (6) sur laquelle s'appuie un dispositif de levage (32) du coffrage, oscillant autour d'une articulation (22). 10) Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que le coffrage comporte un cadre basculant (31) dont les éléments (25, 26) servent d'appui à la palette roulante (6), ainsi qu'une installation (40) assurant la fixation du coffrage central (42) et I'articulation des panneaux de coffrage extérieurs (19, 20, 51). 11) Dispositif selon l'une des revendications 9 et 10, caractérisé en ce que les panneaux de coffrage (19, 20, 51) sont maintenus sur des leviers à deux bras (46, 52) qui oscillent autour des articulations (44, 45) et qui sont actionnés par des cylindres hydrauliques (47, 50). 12) Dispositif selon 1'une quelconque des revendications 9 à 11, caractérisé par des verrous (53) comportant des goujons (55) qui s'enclenchent dans des consoles en forme de crochets (56). 13) Dispositif selon ltune quelconque des revendications 9 à 11, caractérisé en ce que au moins le panneau de coffrage (145), coordonné à la paroi supérieure (156) et comportant le coffrage du rebord du toit (146) se trouve en position verticale fixé sur un chevalet (147), qui se déplace perpendiculairement au plan du panneau de coffrage (145) entre la position de coffrage, d'une part, et la position de décoffrage, d'autre part.