L'invention concerne la fabrication de poignées transversales sur lesquelles on appuie pour ouvrir une serrure et que l'on connait sous le nom de béquilles. On connait depuis longtemps des béquilles dites "béquilles en fer forgé" par exemple, formées chacune de plusieurs brins métalliques torsadés entre eux selon une forme enveloppe cylindrique à renflement médian. Ces béquilles présentent un aspect esthétique et robuste. Pour fabriquer ces béquilles, on a recours aux procédés manuels de la ferronnerie d'art qui comprennent notamment des opérations manuelles de formage sur calibre, de cintrage, de vrillage, de soudage des différents brins. Toutes ces opérations nécessitent un personnel hautement qualifié déployant une grande adresse et dépensant une grande énergie physique. D'autre part, il est important de parvenir à l'heure actuelle à la réduction des coûts de fabrication, sans altération de la qualité, de manière à affronter une concurrence vive avec d'autres produits. Le but de la présente invention est donc de réaliser un noweau procédé de fabrication de béquilles métalliques permettant d'une part pour un maximum d'opérations un passage à la fabrication de série assurant un-gain de temps très important et d'autre part n'altérant aucunement les qualités d'esthétique t de robustesse des béquilles forgées manuellement.Bien au contraire, avec ce procédé, le trajet des brins métalliques torsadés est plus régulier et donne un aspect plus harmonieux et plus vigoureux à l'ensemble par un mouvement hélicotdal plus respecté Pour parvenir à ce but, le procédé de fabrication d'une bé- quille métallique selon l'invention comporte les étapes suivantes,prises en combinaison s - on tord en hélice entre eux une pluralité de brins métalli- ques de grande longueur autour d'un fil centreur de manière à obtenir un toron hélicoïdal de pente comprise entre 300 et 600 d'angle par rapport à son axe longitudinal, - on extrait ledit fil centreur, - on tronçonne ledit toron sur une longueur suffisante prédé terminée correspondant à la fabrication d'une béquille, - on soude à chaque extrémité entre eux les brins métalliques dudit toron tronçonné, - on comprime fortement axialement ledit toron tronçonné dans la cavité d'un moule de forme correspondant à la forme en veloppe désirée extérieure de la béquille, - puis chauffé à environ 600 C on ouvre faiblement ledit toron comprimé par une torsion inverse du sens de la torsion d'enroulement en hélice. De façon préférentielle, après le tronçonnage et avant le soudage des extrémités, on introduit à chaque extrémité dudit tronçon un court brin métallique ou noyau de renforcement qui permet d'éviter tout affaissement ou ovalisation des extrémités du tronçon au moment du soudage. De plus, un tel noyau peut constituer éventuellement la matière d'une boule terminant la béquille. De façon judicieuse, le toron hélicoïdal est formé de 5 ou 6 brins métalliques. Un autre but de la présente invention est de fournir des moyens permettant la mise en oeuvre du procédé selon l'invention. Tout particulièrement, l'invention a pour but un mécanisme permettant l'opération de compression axiale du tronçon torsadé dans laquelle les brins torsd8s sont refoulés contre la paroi interne d'une cavité correspondant à la forme enveloppe désirée de la béquille. Ce but est atteint avec un mécanisme appelé dans la suite mécanisme de formage par refoulement constitué essentiellement de deux étampes profilées de manière que leur face en regard détermine une cavité de forme correspondant à ia forme enveloppe désirée de la béquille,ladite cavité étant prolongée de part et d'autre de son plan vertical par une ouverture d'axe horizontal pour le placement de l'une et l'autre extrémité du toron hélicotdal, de moyens d'application d'un effort de compression sur ledit toron selon l'axe de l'une et l'autre couverture, et d'un moyen de déplacement d'au moins une étampe selon une direction verticale permettant l'ouverture et la fermeture des deux étampes. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparaitront dans la description qui va suivre d'un exemple de réalisation non limitatif de l'objet de l'invention et du dessin annexé dans lequel : La figure 1 représente les différents brins métalliques autour du fil centreur avant la torsion hélicotdele. La figure 2 représente les différents brins métalliques autour du fil centreur après la torsion hélicotdale. La figure 3 représente le toron hélieordal tronçonné La figure 4 représente le toron hélicobdal tronçonné et soudé. La figure 5 représente le toron hélicotdol après l'opération de formage par refoulement. La figure 6 représente schdmatiquement le dispositif pour la mise en oeuvre de l'opération de torsion en hélice. La figure 7 représente schématiquement le dispositif pour la mise en oeuvre de l'opération de formage par refoulement. La figure 8 représente une béquille métallique, produit du procédé selon l'invention. Dans une première phase, on dispose un certain nombre de brins 1 en acier doux, en nombre égal à 6 dans cet exemple, autour d'un fil centreur 2 (voir figure 1). Ces brins métalliques 1 peuvent être de grande longueur, 3 mètres par exemple. Ils sont disposés, avec le fil centreur 2 sur le dispositif de la figure 6 qui comprend un mandrin 3 de rotation et un mandrin 4 à déplacement latéral pour compenser la réduction de longueur du toron en cours de formation0 La rotation du man- drin 3 entraine le torsadage des brins métalliques pour former un toron 6 représenté sur la figure 2. Le toron souhaité présente un angle d'hé- lice compris entre 300 et 600 d'angle. Le fil centreur 2 est ensuite extrait du toron 6 formé. Le toron obtenu à partir de brins métalliques d'une longueur de 3 mètres est de longueur voisine de 2ru,45 Pour réaliser-les béquilles, on découpe ladite longueur de toron en tronçons de longueur suffisante prédéterminée correspondant à la fabrication d'une béquille, par exemple en tronçons de I27. On obtient alors un toron tronçonné également référencé 6 dans lequel on vient introduire à chaque extrémité un court brin métallique 7 (figure 3). Puis, les brins métalliques sont soudés entre eux et avec le noyau 7 à chaque extrémité du toron 6. Un toron h8licordal tronçonné toujours référencé 6 est représenté sur la figure 4. Le soudage des ex trématés peut être effectué par tout moyen approprié, notamment à l'aide d'une presse à souder électromagnétique fonctionnant selon un procéda de soudure par point, l'extrémité du toron à souder étant disposée entre deux électrodes de forme concave sensiblement cylindriques et la soudure se faisant par plusieurs points en tournant sur lui-mSme le toron. Le toron hélicoïdal tronçonné et soudé est ensuite disposé dans le mécanisme représenté sur la figure 7 et appelé mécanisme de formage par refoulement. Ce mécanisme est constitué par deux étampes 8 et 9, l'étampe étant déplaçable selon un mouvement de descente verticale lui permettant de venir s'appliquer sur la face supérieure de l'étampe 9 lors du forage, et de remonter après l'opération. Ce mouvement de descente peut être assuré par tout moyen approprié, notamment un vérin 10 et son organe d'actionnement non représenté dans les détails. Les faces en regard des étampes 8 et 9 sont creusées de manière à former une cavité 11 dont la forme correspond à la formeenveloppe extérieure de la béquille à réaliser (voir figure 8). Cette cavité est prolongée de part et d'autre de son plan vertical moyen par une o wer- ture 12a, respectivement 12b de forme cylindrique lorsque les étampes sont fermées. Le toron à former est posé sur les faces d'appui inférieures des ouvertures 12a et 12b, donc sur l'étape 9. L'étampe 8 est descendue et appliquée sur l'étampe 9. Simultanément, un effort de compression important est appliqué pour les vérins de refoule ent identiques I3a et I3b sur les faces d'extrémité du toron hélicoidal. Sous l'action de ces efforts symbolisés par les flèches P, le toron refoule et vient épouser la forme de la cavité interne 11. On obtient un toron refoulé 6a de la figure 5. Enfin pour obtenir la béquille finie de la figure 8, on procède à l'ouverture du toron refoulé en le chauffant à environ 600O et en le tordant faiblement, un quart de tour par exemple, en sens inverse du sens de toronnage. REVENDICATIONS 1 - Procédé de fabrication d'une béquille métallique destinée not ment à une serrure, caractérisé en ce qu'il comporte les étapes suivantes, prises en combinaison t - on tord en hélice entre eux une pluralité de brins métalli- ques de grande longueur autour d'un fil centreur de manière à obtenir un toron hilicoSdal de pente comprise entre 300 et 600 d'angle par rapport à son axe longitudinal, - on extrait ledit fil centreur, - on tronçonne ledit toron sur une longueur suffisante prédé terminée correspondant à la fabrication d'une béquille, - on soude à chaque extrémité entre eux les brins métalliques dudit toron tronçonné, - on comprime fortement axialement ledit toron tronçonné dans la cavité d'un moule de forme correspondant à la forme enveloppe désirée extérieure de la béquille, - puis, chauffé à environ 600 , on ouvre faiblement ledit toron comprimé par une torsion inverse du sens de la torsion d'enroulement en hélice. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, de plus, entre le tronçonnage et avant le soudage des extrémités, on introdvit à chaque extrémité dudit tronçon un court brin métallique ou noyau de renforcement qui permet d'éviter tout affaissement ou ovalisation des extrémités du tronçon au moment du soudage. 3 - Procédé selon l'une-quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le nombre de brins métalliques pour la formation du toron hilicoidal est égal à 5 ou 6. 4 - Mécanisme de formage par refoulement pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est constitué essentiellement de deux étapes (8,9) profilées de manière que leur face en regard détermine une cavité (11) de forme correspondant à la forme-enveloppe désirée de la béquille, ladite cavité (11) étant pro longée de part et d'autre de son plan vertical par une ouverture d'axe horizontal (12a,12b) pour le placement de l'une et l'autre extrémité du toron hilicoidal formé selon le procédé de la revendication 1, de moyens d'application d'un effort de compression (P) sur ledit toron selon l'axe de l'une ou l'autre owerture,et d'un moyen de déplacement (10) d'au moins une étampe selon une direction verticale permettant l'ouverture et la fermeture des deux étampes (8,9).