La présente invention est relative a des perfectionnements apportés au mode de conditionnement de l'atmosphère d'un habitacle et elle vise plus particulièrement, quoique non exclusivement, celui des locaux tels que maisons individuelles, appartements, commerces, bureaux, etc.... On connait un grand nombre de procédés pour le conditionnement des locaux : radiateurs à circulation d'eau chaude, air pulsé, faisceaux de tuyauteries à circulation d'eau chaude disposés dans les murs, plafonds ou planchers. Chacun de ces modes de conditionnement présente des avantages mais aussi des inconvénients. C'est ainsi que par exemple si l'on dispose d'un chauffage central par radiateurs il est difficile, voire impossible, de faire circuler dans ceux-ci de l'eau réfrigérée pour refroidir l'atmosphère si besoin est. On peut réaliser un abaissement de la température ambiante de manière beaucoup plus simple en utilisant de l'air pulsé refroidi. Ce dernier procédé présente les inconvénients bien connus d'être bruyant et salissant en particulier au droit des bouches de soufflage. Le procédé de conditionnement qui vise à remédier aux inconvénients sus-mentionnés, est principalement remarquable en ce qu?il consiste d'abord à réaliser des passages étanches dans l'épaisseur des parois d'un habitacle, puis à relier ceux-ci en circuit fermé et enfin à établir dans lesdits passages une circulation de gaz porté à la température désirée. Le gaz peut être soit chauffé soit refroidi suivant la saison. race à des vannes convenablement disposées, on peut supprimer la circulation de gaz dans certaines parties des passages dé manière a ne conditionner qu'une portion de l'habitacle. Pour la mise en oeuvre procédé précité, on utilise des cloisons comprenant chacune un élément extérieur épais, un second élément mince situé à une certaine distance du premier en direction de l'intérieur et au moins une canalisation principale de forte section située dans l'espace compris entre les deux éléments etdont la face tournée vers l'extérieur est pourvue d'un revêtement isolant. Les cloisons peuvent etre également constituées de deux éléments jointifs comportant chacun une dépression de manière à ce qu'en assemblant ces éléments on réalise à l'intérieur de la cloison une canalisation de forte section. On relie ensemble, de manière étanche, les canalisations pratiquées dans les cloisons de façon à constituer un circuit fermé dans lequel on place au moins un appareil d'aspiration/refoulement tel qu'un ventilateur approprié. On dispose dans la tubulure de refoulement de ce ventilateur un aérotherme susceptible de chauffer ou de refroidir l'air qui le traverse. Bien entendu, on peut placer dans certaines des cloisons des sources de chaleur ou de froid complémentaires de manière à parfaire le conditionnement. Il est également possible de relier la sortie de l'appareil d'aspiration/refoulement à certains points de la canalisation principale de manière à court-circuiter une partie de celle-ci dans le cas où on ne veuille conditionner qu'une portion seulement -de ltha- bitacle. On réalise ainsi le parfait conditionnement d'un local grâce au maintien à température constante de sa structure générale, ce qui supprime pratiquement toute dilatation des cloisons de sorte qu'on peut utiliser pour celles-ci des matériaux différents sans risque de fissures. L'air étant recyclé en permanence, la consommation d'énergie est plus faible que celle des appareils conventionnels. Ce mode de conditionnement élimine également les inconvénients de l'air pulsé qui est bruyant, déssèche l'air et provoque le brassage des poussières. Si l'on a affaire à un'local dont certaines cloisons extérieures sont plus exposées au chaud ou au froid que d'autres, on peut inverser'la distribution de manière à ce que celles-ci reçoivent en premier l'air le plus chaud ou le plus froid. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 et 2 sont des schémas de la distribution du gaz dans les différentes cloisons d'un local. Fig. 3 est une coupe partielle à plus grande échelle d'une cloison de ce local. Fig. 4 montre schématiquement en élévation la disposition des canalisations dans une cloison suivant l'invention. Fig. 5 est une vue semblable à celle de fig. 4 mais montrant une variante d'exécution. On a représenté schématiquement en fig. 1 et 2 une habitation de quatre pièces comportant quatre murs extérieurs respectivement 1, 2, 3 et 4 et dont le centre est occupé par une chaufferie 5 dans laquelle est installé au moins un ventilateur, non représenté, dont la tubulure de refoulement traverse un aérotherme, qui ne figu re pas sur le dessin, et se raccorde à l'une des extrémités d'une canalisation 6, située soit dans le sol soit dans une cloison inter médiaire 7, et dont l'extrémité opposée aboutit dans un passage 8 pratiqué dans le mur 2. On notera que l'aérotherme précité peut être soit chauffé soit refroidi. Chaque mur 1, 3 et 4 comporte également un passage respectivement 9, 10 et 11, de manière à réaliser une boucle fermée passant dans les murs 1, 2, 3 et 4. Le passage Il est relié à l'entrée du ventilateur par une canalisation 12. En fonctionnement, l'air réchauffé par l'aérotherme traverse d'abord ce dernier, puis la canalisation 6 suivant la flèche F1, il se répartit ensuite de manière égale dans les deux branches du passage 8 pour revenir au ventilateur par la canalisation 12, suivant la flèche F2. Grâce à un système connu de by-pass, non montré, on peut inverser le sens de refoulement du ventilateur de manière-que l'air se déplace dans le sens contraire des flèches F1 et F2 pour des raisons qu'on expliquera mieux plus loin. La sortie du ventilateur peut être également reliée par -des canaux 13 et 14 respectivement aux passages 9 et 10. On peut aussi insérer dans les canalisations 6 et 12 et dans les canaux 13-et 14, une vanne d'arrêt 15 qui permet de réaliser différentes formes de circulation de l'air. Comme on l'a montré en Tig. 2, la vanne 15 du canal 14 étant fermée, la circulation de l'air chaud est renforcée dans le passage 9 du mur 1 de sorte que la pièce A bénéficie d'un chauffage plus important. Lorsque le-mur 2 est plus particulièrement exposé au froid, les pièces C et D qu'il délimite sont bien entendu plus froides que celles A et B adjacentes au mur opposé 4. Dans ces conditions, la circulation d'air s'effectue comme on l'a expliqué plus haut, de manière à ce que l'air le plus chaud, c'est-à-dire celui qui sort de l'aérotherme suivant la flèche rî, pénètre en premier lieu dans le passage 8 du mur le plus froid. En été, si l'on désire rafraîchir l'atmosphère de l'habitation, on peut envoyer dans-l'aérotherme un fluide froid de manière à ce que l'air qu'il traverse soit refroidi. Dans les mêmes conditions que celles indiquées ci-dessus, c'est la température du mur 4 qui doit être plus abaissée que celle du mur 2. On inverse alors le sens de la circulation d'air comme on l'a expliqué plus haut. Les murs 1, 2, 3 ou 4, peuvent par exemple être réalisés sous la forme de panneaux extérieurs 16 établis de manière usuelle, c'està-dire par banchage, au moyen de dalles juxtaposées etc..., et de parois intérieures 17. Ces dernières sont préfabriquées et constituées préférablement par du plâtre. Les bords inférieur et supérieur des panneaux 16 et des parois 17 sont réunis par un chaînage 18 comportant un revêtement isolant 19 en contact avec les bords considérés desdits panneaux et parois. De cette façon il ne se crée aucun pont thermique entre le panneau 16 et la paroi 17. Dans l'espace 20 déterminé entre les panneaux 16 et les parois 17 précités, on place au moins une conduite ou passage 9 réalisé en une matière mince et dont la face tournée en direction du panneau extérieur 16 reçoit une couche isolante 21. On peut utiliser pour la fabrication du passage 9 de la matière plastique, du carton des feuilles métalliques convenablement agencées, etc.... Comme montré en-fig. 4, on peut disposer dans l'espace 20 plusieurs passages 9', 9", passant celui 9' au-dessus du bord supérieur des portes 22 et des fenêtres 23 et l'autre en-dessous de leur bord inférieur, le passage 9 étant préférablement enterré au droit du seuil de la porte. Comme montré en fig. 5,-chaque mur pourrait être réalisé par deux éléments longitudinaux jointifs 24 et 25, le premier nettement plus épais que le second étant placé à l'extérieur. Chaque élément 24, 25 est alors pourvu de dépressions 26, respectivement 27, s'étendant sur toute leur longueur et qui se trouvent en visà-vis de manière à former au moins un passage 28 dans lequel l'air réchauffé ou refroidi circule. Suivant un autre mode d'èxécution, non représenté, on pourrait inclure dans chaque mur un élément réalisé en un matériau à alvéoles ouverts se correspondant de telle façon que l'air envoyé par le ventilateur puisse se déplacer dans ces éléments. Il doit-d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. Comme il va de soi, des sourees de chaleur ou de refroidissement complémentaires pourraient être disposées dans certaines au moins des conduites. De plus bien qu'on ait cité l'air comme fluide de conditionnement on pourrait utiliser tout autre gaz. R E VEND IC A T I ON s 1 - Procédé de conditionnement de l'atmosphère d'un habitacle, caractérisé en ce qu'il consiste d'abord à réaliser des passages étanches dans l'épaisseur de ses parois, puis à relier ceux-ci en circuit fermé, et enfin à établir dans lesdits passages une circulation de gaz porté à la température désirée. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu' il consiste à chauffer le gaz. 3 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu il consiste à refroidir le gaz. 4 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il consiste à court-circuiter une partie des passages. 5 - Cloison destinée à la mise en oeuvre du procédé suivant 1' une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comprend un élément extérieur épais, un second élément mince situé à une certaine distance du premier en direction de l'intérieur et au moins une conduite principale de forte section située dans l'espace compris entre les deux éléments et dont la face tournée vers l'extérieur est pourvue d'un revêtement isolant. 6 - Cloison destinée à la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle est constituée par deux éléments jointifs comportant chacun au moins une dépression située en vis-à-vis de celle de l'autre élément. 7 - Cloison destinée à la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle est réalisée au moins en partie au moyen d'un matériau à alvéoles ouverts se correspondant. 8 - Habitacle réalisé au moyen de cloisons mises en oeuvre suivant l'une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisé en ce que les conduites des cloisons sont reliées entre elles de manière étanche tandis qu'elles sont branchées avec au moins un appareil d'aspiration/refoulement comportant une source de chaleur et/ou de froid. 9 - Habitacle suivant la revendication 8, caractérisé en ce que des canaux sont prévus entre l'appareil d'aspiration/refoulement et certains points de la conduite principale. 10 - Habitaeie suivant la revendication 9, caractérisé en ce que des sources de chaleur complémentaires sont disposées dans certaines au moins des conduites.