La présente invention a pour objet un dispositif de protection contre les chocs, plus spécialement destiné aux casques de protection. Les casques de protection, et notamment ceux portés par les motocyclistes ou cyclomotoristes, comportent une coque extérieure résistante, rigide ou semi-rigide, et une paroi intérieure souple au contact de la tête de l'utilisateur. Entre ces deux parois, est généralement prévue une mince couche de rembourrage en mousse, dont les effets ne sont pas tant l'amortissement des chocs, que l'augmentation du confort de l'utilisateur. Dans d'autres cas se trouve une couche intercalaire, telle qu'en polystyrène, située entre la coque et la coiffe, destinée a' absorber une partie de lténergie du choc. Néanmoins, en cas de choc exercé ponctuellement sur le casque, l'effet de celui-ci est transmis quasi-inte-gralement à la tete de l'utilisateur, et ceci dans la zone environnant le point d'impact. C'est ainsi que l'on constate fréquemment des blessures extrêmement graves à la tête chez des motocyclistes porteurs d'un casque. La présente invention vise à remédier à ces inconvénients en fournissant un dispositif de protection contre les chocs, amortissant l'énergie provoquée par un impact avant que celle-ci n'atteigne la surface à protéger, A cet effet, dans ce dispositif comportant une paroi externe résistante destinée à recevoir des chocs et une paroi interne souple appliquée sur la surface a' protéger, au moins une cellule souple contenant un fluide est logée entre ces deux parois. Si l'on considère l'application de ce dispositif à un casque de protection, lorsqu'un choc est exercé sur celui-ci, l'énergie est transmise par la coque, qui se déforme éventuellement, à une cellule souple contenant un fluide liquide ou gazeux, cette cellule restituant ensuite lténergie qui lui a eté transmise. Du fait de la nature des matériaux constituant la cellule, qui sont souples et élastiques, et du contenu de la cellule qui est un fluide, lténergie absorbée par la cellule est retransmise dans toutes les directions. I1 va donc se produire une dispersion de cette anergie sur la totalitS de la calotte entourant la tête de l'utilisateur, si bien que celui-ci ne subira pas un choc ponctuel et dangereux. Avantageusement, le fluide est contenu dans un certain nombre de cellules, dont les bases, situées du c8té de la paroi interne souple, c'est-à-dire du côté de la tête de l'utilisateur, sont jointives. Cet agencement est intéressant en ce sens qutil est d'une réalisation relativement simple, et qu'il permet d'alléger l'ensemble dans le cas de fluide liquide du fait de la quantité relativement faible de fluide contenu dans les cellules vis-å-vis du volume total compris entre les parois extérieure et intérieure. D'autre part, le fait qu'il existe un certain vide entre les parois extérieure et intérieure facilite la déformation des cellules lorsque celles-ci restituent lténergie quelles ont absorbez, consecutivement à un choc, par reprise de leur forme initiale ou détente du fluide. Salon une forme d'exécution de l'intention, chaque cellule a une forme hémisphérique et possède un appui ponctuel sur la paroi extérieure du casque. Afin qu'il n'y ait pas de zone de moindre résistance du fait de la forme des cellules, celles-ci sont avantageusement disposées en quinconce. Selon une première forme d'esécution de ces cellules, cellesci sont indépendantes les unes des autres et sont munies de moyens permettant la fuite du fluide qu'elles contiennent au-dessus d'une pression prédéterminée. Lorsque, sous l'effet d'un choc, une cellule est comprimée, il se produit une augaentation de pression du fluide qu'elle contient, puis échappement de ce fluide. Cette chute de pression diminue la quantité d'énergie qui sera transmise à la toute de l'utilisateur. Dans une forme simple de mise en oeuvre, les moyens permettant ltéchappement de fluide-hors des cellules, sont constitués par des zones de moindre résistance ménagées dans celles-ci. Selon une autre forme d'exécution de l'invention, les cellules sont réalisées en un matériau élastique et communiquent entre elles par des orifices calibrés. Lor5quil-5e produit une augmentation de pression à l'intérieur d'une cellule, par exemple sous l'effet d'un choc, le fluide contenu dans cette cellule tend à passer dans les autres cellules, afin de réaliser un équilibrage des pressions dans toutes celles-ci. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexe représentant, à titre d'exemples non limitatifs, plusieurs formes d'exécution d'un casque de protection comportant application du dispositif selon l'invention : Figure 1 est une vue en perspective de ce casque, dont une partie a été arrachée Figure 2 est une vue en coupe et à échelle agrandie d'une partie de ce casque Figure 3 est une vue en coupe et à échelle agrandie d'une partie d'une autre forme d'exécution de ce casque ayant subi un choc. Le casque 2, représenté au dessin comporte, de façon tradi tonnelle, une coque extérieure 2 résistante réalisée en un matériau rigide ou semi-rigide. De façon traditionnelle également, ce casque comporte contre la tête de l'utilisateur une calotte souple 4. Entre la coque 2 et la calotte souple 4, sont prévues sur toute la surface de ces éléments, excepté au niveau des oreilles de l'utilisateur, des cellules 5. Dans la forme d'exécution représentee au dessin, les cellules 5 font partie attenante de la paroi souple 4. Chaque cellule 5 possède une forme sensiblement hémisphérique, de telle sorte que les bases des cellules 5, constituant la paroi souple 4 soient jointives, tandis que chaque cellule est en appui ponctuellement sur la coque 2 Pour réaliser une protection maximale, les différentes rangées de cellules 5 sont disposes en quinconce. Afin de ne pas perturber l'audition des sons extérieurs, il n'est pas prévu de cellules au niveau des oreilles de l'utilisateur. En outre, le casque présente, au niveau de chaque oreille, une découpe obturée vers l'avant par un volet profilé 6 recouvrant largement cette ouverture, afin de jouer un rôle amortisseur en cas de choc. Dans la forme d'exécution représentée à la figure 2, les cellules 5, qui contiennent chacune un fluide liquide 7 sont indépendantes les unes des autres. Elles présentent une zone de moindre résistance, permettant leur éclatement, et par suite un échappement de fluide en cas d'augmentation anormale de pression consécutive à un choc. Dans la forme d'exécution représentée à la figure 3, les cellules 5 sont réalisées en une matière élastique, et communiquent les unes avec les autres par des orifices calibrés 8. De ce fait, lorsqu'un choc est exercé sur le casque, provoquant par exemple une déforeation 9, il se produit une compression d'au moins une cellule 5, celle centrale dans le cas représenté au dessin. Du fait de cette augmentation de pression dans la cellule 5 centrale, le fluide va tendre à s'échappér de celle-ci et à passer, par les orifices calibrés 8, dans les cellules voisines qui vont de ce fait légèrement se déformer. Cet échappenent de fluide depuis la cellule ayant absorbé la quasi totalité de l'énergie due au choc, en direction des cellules voisines, permet une répartition des effets de celles-ci lors de sa retransmission, limitant les dosages causés à l'utilisateur. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule application de ce dispositif, ni à ses seuls modes de mise en oeuvre décrits ci-dessus à titre d'exemples ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réafisation, C'est ainsi notamment que les cellules pourraient contenir un fluide gazeux ou que la forme des cellules et leurs modes de communication éventuels pourraient être différents, sans que l'on sorte pour autant du cadre de l'invention. En effet, dans le cas où le fluide contenu dans les cellules est gazeux, celles-ci sont avantageusement de forme tronconique. - REVENDICATIONS i. - Dispositif de protection contre les chocs du type comportant une paroi externe résistante destinée a recevoir les chocs et une paroi interne souple appliquée sur la surface à protéger, caractérisé en ce qutentre les deux parois est logée au moins une céllule souple contenant un fluide. 2. - Application du dispositif selon la revendication 1 aux casques de protection. 3. - Casque selon la revendication 2, caractérisé en ce que le fluide est contenu dans un certain nombre de cellules, dont les bases, situées du côté de la paroi interne souple, c'est-à-dire du côté de la tête de l'utilisateur, sont jointives. 4. - Casque selon la revendication 3, caractérisé en ce que chaque cellule est ponctuellement en appui sur la coque formant la paroi extérieure du casque 5. - Casque selon l'une quelconque des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que chaque cellule a une forme hémisphérique. 6. - Casque selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé -en ce que chaque cellule a une forme tronconique. 7. - Casque selon l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisé en ce que les différentes cellules sont indépendantes les unes des autres et sont munies de moyens permettant la fuite du fluide qutelles contiennent au-dessus d'une pression prédéterminés. 8. - Casque selon la revendication 7, caractérisé en ce que les moyens, permettant ltéchappement de fluide hors des cellules, sont constitués par des zones de moindre résistance ménagers dans celles-ci. 9. - Casque selon l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisé en ce que les cellules sont réalisées en un matériau élastique et communiquent entre elles par des orifices calibrés.