L'invention concerne un amortisseur destiné à amortir les vibrations d'un vilebrequin, en particulier dlun moteur à combustion interne, qui est placé de façon connue au bout d'un vilebrequin et est formé essentiellement d'une couche de matériau élastique - appelé également damper - reliant un moyeu fixé sur le vilebrequin à une masse d'inertie tournante ou volant d'inertie. De tels amortisseurs de vibrations rotatoires (torsionnelles etlou radiales y compris) s'utilisent dans les moteurs de véhicules automobiles. Le moyeu, qui est une pièce en tôle emboutie ou en fonte grise, est conformé de telle manière qu'un appui radial soit établi entre le volant d'inertie utilisé et le moyeu. Cette conformation particulière a pour but d'assurer que le volant tourne de façon stable à toutes les vitesses de rotation et ne soit pas décentré excessivement sous lteffet d'efforts produits par des balourds ou par des oscillations ou flexions radiales du vilebrequin. Les amortisseurs connus de ce type ont effectivement permis d'apporter des solutions satisfaisantes au point de vue dynamique. Ils ont cependant l'inconvénient qu'il faut utiliser soit un moyeu en fonte coûteux, soit un moyeu embouti qui limite le choix des matériaux à des tôles emboutissables dont la résistance est relativement faible et dont l'épaisseur maximale est également relativement faible. L'objet de l'invention est un-amortisseur type indiqué mais dont la construction est simplifiée par rapport aux amortisseurs connus et qui possède néanmoins des propriétés dynamiques équivalentes. Un amortisseur selon l'invention est essentiellement caractérisé en ce qu'un moyeu en tôle essentiellement plan est relié, de façon amovible ou inamovible et par l'intermédiaire d'une bague en élastomère ayant un profil cunéiforme, à une masse d'inertie annulaire dont la fréquence d'oscillation propre dans le sens radial correspond au moins à 1,5 fois la fréquence de rotation maximale du vilebrequin. Selon un mode de réalisation particulier, des masses d'inertie identiques ou différentes, mais dont la fréquence d'oscillation propre dans le sens radial correspond au moins à 1,5 fois la fréquence de rotation maximale du vilebrequin, sont disposées sur le côté avant et sur le côté arrière du moyeu. Selon encore un autre mode de réalisation, le moyeu possède un profil en forme d'assiette. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront plus clairement de la-description qui va suivre de plusieurs exemples de réalisation non limitatifs, ainsi que des dessins annexés, sur lesquels - - la figure 1 est une demi-coupe axiale d'un amortisseur selon l'invention monte sur le bout d'un vilebrequin; - la figure 2 est une demi-coupe analogue d'un amortisseur selon un exemple de réalisation comprenant un volant d'inertie en deux parties; et - la figure 3 est une demi-coupe analogue d'un amortisseur comprenant un moyeu en forme d'assiette. La figure 1 représente un amortisseur dont le moye; plan 1 est relié, de façon amovible ou inamovible et par l'intermédiaire d'une pièce annulaire 2 en élastomère, de préférence en caoutchouc, à profil cunéiforme, à un volant d'inertie 3. L'exemple représenté sur la figure 2 comprend deux masses d'inertie annulaires 3 et 3.1, disposées l'une sur le côté avant et l'autre sur le côté arrière du moyeu plan 1, avec interposition d'une bague en élastomère 2 ou 2.1. Conformément à l'invention, la plus petite des deux parties 3 et 3.1 de ce volant d'inertie divisé possède une fréquence d'oscillation propre dans le sens radial qui correspond au moins à 1,5 fois la fréquence de rotation maximale du vilebrequin. L'exemple de réalisation représenté sur la figure 3 comprend un moyeu 1 en forme d'assiette. Cette conformation particulière augmente la stabilité du moyeu en tôle, sans que cela nécessite l'utilisation d'une tôle se pretant à un emboutissage profond. La fabrication d'un amortisseur selon l'invention s'effectue selon des procédés connus en soi, de meme d'ailleurs que l'assemblague, lequel peut etre réalisé, par exemple, par le collage des pièces les unes aux autres. I1 est cependant possible aussi de disposer le moyeu et le volant unitaire ou divisé devant etre relié au moyeu dans un moule, d'injecter ltelas-tomère à l'état pâteux ou liquide dans l'intervalle ou les intervalles entre le moyeu et le volant et de produire la réticulation chimique ou la vulcanisation de l'élastomère dans le moule par un chauffage. Le montage d'un amortisseur selon l'invention sur le bout du vilebrequin s'effectuera généralement par des vis. Dans la plupart des cas, le moyeu 1 sera à cet effet pourvu de trous 4 pour le passage des vis. REVENDICATIONS 1. Amortisseur destiné à amortir les vibrations d'un vilebrequin, en particulier d'un moteur à combustion interne, caractérisé en ce qu'un moyeu en tôle essentiellement plan est relié, de façon amovible ou inamovible et par l'intermédiaire d'une bague en élastomère ayant un profil cunéiforme, à une masse d'inertie annulaire dont la fréquence d'oscillation propre dans le sens radial correspond au moins à 1,5 fois la fréquence de rotation maximale du vilebrequin. 2. Amortisseur selon la revendication 1 caractérisé en ce que des masses d'inertie identiques ou différentes, mais dont la fréquence d'oscillation propre dans le sens radial correspond au moins à 1,5 fois la fréquence de rotation maximale du vilebrequin, sont disposées sur le côté avant et sur le cbté arrière du moyeu. 3. Amortisseur selon la revendication 1 ou 2 caractérisé en ce que le moyeu possède un profil en forme d'assiette.