On sait que l'on désire utiliser comme gaz propulseur dans un récipient du type "bombe aérosol1,, un mélange de plusieurs gaz liquéfiables ayant des tensions de vapeur différentes. On sait également que, pour obtenir un propulseur de caractéristiques constantes, il est nécessaire d'assurer la constance de la composition du mélange propulseur. C'est le cas en particulier, lorsque le mélange propulseur est constitué, d'une part, de protoxyde d1azote et d'autre part, d'au moins un chlorofluoroalcane connu sous la dénomination commerciale de "fréon" On a déjà proposé pour résoudre le problème technique de la surveillance et du contrôle de la concentration du mélange propulseur, de dissoudre le protoxyde d'azote gazeux dans les fréons liquides, cette dissolution s'effectuant par exemple, par circulation à contre-courant dans une colonne à garnissage.On a cependant constaté que, dans ce cas, pou obtenir un contrôle précis des concentrations dans les mélanges propulseurs, il était nécessaire de mettre en oeuvre un équipement de haute précision destiné à contrôler et éventuellement à régler, la température et la pression des deux fluides mis en présence, à savoir les fréons d'une part et le protoxyde d'azote d'autre part. L'appareillage de régulation en raison de la précision requise, statère être particulièrement délicat et de réglage difficile. On a proposé également, dans la demande de brevet français n 71-13553, d1effectuer le mélange de fréons et de protoxyde d'azote en phase liquide en opérant à température et pression convenables,cependant ce procédé exige, pour le maintien de la phase liquide, une dépense énergétique importante. La présente invention a pour but de proposer un nouveau procédé permettant d'obtenir un mélange constant de plusieurs gaz propulseurs avec une installation de prix de revient limité et avec des coûts de fonctionnement réduits. La présente invention a pour objet un nouveau procédé d'obtention d'un mélange d'ale moins deux gaz -ropulseurs ayant une concentration constante prédétermine@ et, en particulier, d'un mélange constitue, d'un premier g z, tel que le protoxyde azote, et d'un deuxième gaz, tel qu'un mélange de chîcrofluoro- alcanes connus sous la dénomination commerciale de "fréon" carac térisé par le fait que l'on alimente une cuve au moyen du deu sième gaz propulseur sous fore liquide, ladite cuve étant dispo- sée sur le plateau d'une balance permettant de limiter l'alimen- galion à un poids prédéterminé ; que l'on pompe e liquide contenu dals la cuve pour l'envoyer dans un saturateur dont la sor te communique avec la cuve précitée, ledit saturateur étant ali mente en outre, par le premier gaz propulseur en phase gazeuse so@s pression, l'alimentation en premier gaz propulseur étant @de la temperature et@ soumise a une régulation en fonction/ de@ la pression, qui rognent à l'interieur .de la çuve : qu'apres avoir atteint la pression fonction de la température pour un mélange donné, désirée/ et introduit dans la cuve une quantité predéterminée de premier gaz propulseur, on aintient la circulation du mélange à travers le saturateur en soutirant en parallèle, en aval de la pompe ue circulation, les quantités de mélange nécessaires à l'utilisation ; et que l'on maintient la pression désirée dans la cuve en cours de soutirage par alimentation ré Culée du saturateur en premier gaz propulseur, ledit soutirage étant effectué jusqu'à un niveau inférieur prédéterriné de la cuve. Dans un mode préféré de mise en oeuvre du procédé selon l'invention, l'alimentation en deuxième gaz propulseur s'effectue dans la partie basse du saturateur et ledit saturateur communique par sa partie basse avec la partie haute de ladite cuve ; la pompe de circulation aspire le mélange dans la cuve à la partie inférieure de celle-ci et la température du mélange est maintenue gracie à un échangeur alimenté, par exemple, en eau froide ; la pression à L'intérieur de la cuve est surveillée par au moins un dispositif manométrique permettant d'agir d'une part, sur une vanne d'alimentation en premier gaz propulseur placée en amont du saturateur et d'autre part, sur une vanne disposée sur une canalisation constituant un by-pass du saturateur ; dans le cas où le premier gaz propulseur est du protoxyde d'azote et le deuxième gaz propulseur un mélange de "fréons", la première vanne précitée est ouverte lorsque la pression dans la cuve est inférieure à la pression désirée et est fermée lorsque la pression dans la cuve est supérieure à la pi-ession désirée, la position de la deuxième vanne étant à l'in- verse de celle de la première ; la pression à l'intérieur de la cuve est surveillée au moyen d'une régulation continue, qui tient compte de la température du mélange pompé par la pompe de circulation, ladite régulation agissant sur l'ouverture progressive d'une vanne disposée sur l'alimentation en premier gaz propulseur du saturateur ; le circuit d'alimentation en premier gaz propulseur comporte une vanne que l'on ferme, de préférence au tomatiquerient, lorsc,u'tme quantité prédéterminée de premier gaz propulseur a été délivrée au saturateur. La présente invention a également pour objet, le produit industriel nouveau que constitue une installation permettant de mettre en oeuvre le procédé ci-dessus défini, caracterisé par le fait qu'elle comporte en premier lieu, au moins un réservoir de deuxième gaz propulseur sous ferme liquide alimentant par une pompe, au moins une cuve disposée sur le plateau d'une balance, chaque cuve étant surmontée d'un saturateur alimenté par le premier gaz propulseur en phase gazeuse sous pression ; en deuxième lieu, pour chaque cuve précitée, une pompe de circulation aspirant à la partie inférieure de ladite cuve, le liquide contenu dans la cuve et le refoulant, de préférence à travers un échangeur de chaleur, vers un circuit d'utilisation et/ou en tête du saturateur précité ; en troisième lieu, un dispositif de distribution de premier gaz propulseur en phase gazeuse, disposé sur le plateau d'une balance, et comportant, par exemple, une bouteille qui renferme ledit premier gaz propulseur en phase liquide et qui alimente un évaporateur associé à au moins un détendeur et enfin, en quatrième lieu, des moyens de régulation permettant de surveiller la pression à linté- rieur de la cuve et de la maintenir à la valeur désirée en agissant sur des vaines d'alimentation disposées sur le circuit d'alimentation du premier gaz propulseur, une vanne étant prévue sur ce circuit pour arrenter l'alimentation en premier gaz propulseur lorsque la quantité prédéterminée de ce gaz a été atteinte, selon les indications de la balance qui porte la bouteille de premier gaz propulseur, les indications de la balance qui porte la cuve et son saturateur associé permettant d'une part, d'arrêter l'alimentation en deuxième gaz propulseur lorsque la quantité prédéterminée a été délivrée et d'autre part, d'arrêter le soutirage destiné à l'utilisation lorsque le niveau dans la cuve a atteint une limite inférieure. Dans un mode préféré de réalisation de l'installation selon l'invention, les moyens de régulation permettant de maintenir la pression à l'intérieur de la cuve dans une gamme entou- rant une valeur prédéterminée, sont constitués par au moins un manomètre à contacts agissant à la fois sur une vanne d'alimen tation en premier gaz propulseur du saturateur et sur une vanne @uv@ant un by-pass de ce saturateur, l'une de ces vannes @@@nt @uverte lorsque @'autre est @ermée ;; @@s moye@s @e régulation per@et@ant de maintenir @a pression à l'interi@ur de la @uve, @@uvent comporter également, d'une part, un enregistreur continu de pression et d'autre part, un enregistreur de tempéra ture détectant la température du mélange aspire à la partie in @rieure de la cuve, ces c;eux indications permettant un asservissement de l'ouverture d'une vanne disposée sur l'alimentation en premier gaz propulseur du saturateur ; un même réservoir de stockage du deuxième az propulseur alimente en parallèle, plusieurs cuves assorties de leur saturateur associé, chacune des cuves étant susceptible de fournir une alimentation en mélange de gaz propulseur @estiné à une même utilisation, toutes les alimentations étant disposées en parallèle. On constate que l'installation selon l'invention, permet en utilisant plusieurs cuves associees chacune a un saturateur, d'alimenter en permanence une utilisation, bien ciuc l'obtention d'un mélange saturé dans une cuve demande un certain laps de temps. Il était donc particulièrement intéressant, pour limiter la nombre de cuves à disposer en parallèle pour une même chaîne d'utilisation, de mettre en oeuvre, un saturateur particulièrement efficace permettant d'obtenir rapidement le mélange d'un gros tonnage de gaz propulseurs.Dans ce but et dals le cadre de l'invention, on a mis au point un saturateur de type particulier utilisant la diffusion du premier gaz propulseur en phase gazeuse sous pression a' travers un matériau poreux dont la surface est arrosée Par une circulation du mé sous pression -lange liquide/ contenu dans la cuve à laquelle est associé le saturateur en cause. La presente invention a donc également pour objet, le roduit industriel nouveau que constitue un saturateur permettant de dissoudre dans une phase liquide un gaz soluble dans ladite phase, caractérisé par le fait qu'il comporte au moins un corps cylindrique poreux à l'intérieur duquel est pratiquée une canalisation où l'on introduit le gaz à dissoudre, ledit corps cylindrique étant entouré, avec un faible jeu annulaire, d'un man- chon alimenté à l'une de ses extrémités par la phase liquide où doit se dissoudre le gaz précité, ladite phase liquide s'écou- lant autour du corps cylindrique poreux en anneau de faible épaisseur. Dans un mode préféré de réalisation du saturateur se lon l'inventiolX, le saturateur comporte un carter sensiblement cylindrique recouvert d'un couvercle où sont accrochés plusieurs ensembles constitués d'un corps poreux cylindrique et d'un man- chon ; le couvercle porte six ensembles régulièrement répartis autour de l'axe dudit couvercle, l'alimentation en phase liquide destinée aux espaces annulaires entourant les corps cylindriques poreux étant amenée, sensiblement selon l'axe du couvercle, à l'intérieur d'une chambre qui communique avec les six espaces annulaires précités ; le carter du saturateur communique par sa partie inférieure avec la cuve d'une installation selon l'invention, telle que précédemment définie et le remplissage de la cuve avec le deuxième gaz propulseur, s'effectue par une canalisation qui débouche dans la partie inférieure du carter du saturateur. On constate qu'avec un tel saturateur, dans le cas où le premier gaz propulseur est du protoxyde d'azote et où le deuxième gaz propulseur est un mélange de "fréons", la dissoliition, pour une quantité totale de trois tonnes de gaz propulseurs liquides contenant environ 4 % de protoxyde d'azote, est obtenue en un laps de temps compris entre 60 et 90 mn environ. On voit donc que, si l'on utilise deux cuves montées en parallèle pour l'ail- mentation d'une même channe d'utilisation, on pourra distribuer a la chaste d'utilisation, environ 2 tonnesZheure de mélange propulseur. Pour mieux faire comprendre l'objet de l'invention, on va en décrire maintenant, à titre d'exemple purement illustratif et non limitatif, un mode de réalisation représenté sur le dessin annexe. Sur ce dessin - la figure 1 représente, schématiquement, une installation selon l'invention, comportant deux cuves montées en parallèle et assurant l'alimentation d'une même chaîne d'utilisation - la figure 2 représente, en détail, une coupe axiale du saturateur associé à l'une des cuves de l'installation de la figure 1. L'installation qui ya etre décrite en détail est destinée à réaliser un mélange constitué d'une part, de 4 F en poids de protoxyde d'azote et d'autre part, de 96-Cr eii poids d'un mé lange de "fréons" renfermant environ 92 Ct en poids de trichloro- monofluorométhane et 8 O,o en poids de dichlorodifluorométhane. Le mélange de "frons" est stocke cans un réservoir 1 à température amciante. Le réservoir 1 a une capacité de 100 m3. @e mélange de "fréons" est extrait du réservoir 1 grâce à une @ompe @ et un cispositif de régulation 3 permet d'arrêter la @ompe @ lorsque @'on arrive au niveau inférieur du réservoir 1. On @ prévu un circuit de décharge 4, muni d'une soupape de scu- rité J pour recycler le débit ae la pompe 2 dans le réservoir 1 au cas où @ucune alimentation en mélange de "fréons n'est demandée. bn clapet anti-retour 6 est disposé à la sortie de la pompe 2. a pompe 2 alimente en parallèle, par deux canalisations 7a, 7b, deux ensembies identiques 8a, 8b et pour plus de clarté de la figure, on a représenté uniquement, sur la figure 1, le détail de l'ensemble Sa, étant entendu que l'ensemble Bb est en tout point identique à l'ensemble 8a.Les deux ensembles 8a, 8b sont destinés à alimenter en parallèle. car l'intermédiaire et des Vannes 9/9aet de la canalisation 10, une chaîne d'utilisation 11 destinée à assurer le remplissage en gaz propulseur de bombes aérosol. On a prévu sur la canalisation 10 un accumulateur d'é- nergie anti-bélier 12. Le mélange de gaz propulseur, qui est délivré à la channe d'utilisation 11, corres ond à la formulation, qui a été indiquée ci-dessus. On va décrire maintenant en détail, les éléments constitutifs de l'ensemble 8a. L'ensemble 8a comporte une cuve 13 d'un volume d'environ 2 m3, alimentée à sa partie supérieure, par l'intermédiaire d'une vanne 14, par un saturateur désigné par 15 dans son ensemble. Le saturateur 15 comporte un carter 16, surmonté d'un couvercle 17. A la partie inférieure du carter est branchée une canalisation d'alimentation 18 reliée par une tuyauterie souple 19 à la canalisation 7a. Dans la zone de la liaison entre les canalisations 7a et 19, on a disposé d'une part, une vanne 20, d'autre part, une purge 21 et enfin, une électro-vanne 22. L'ensemble constitué par la cuve 13 et le saturateur 15, est monté grâce à une embase 23 sur le plateau 24 d'une balance.Un dispositif à cellule 25 permet de repérer des valeurs prédeterminées du poids supporté par le plateau 24 ; le dispositif 25 commande l'électro-vanne 22. La cuve 13 est calo rifusee et comporte extérieurement une canalisation 26 servant au repérage des niveaux grace à trois dispositifs 27a, 27b, 27c repérant respectivement le niveau maximum ue l'on tolère dans la cuve, un niveau c'alarme et le niveau minimum correspondant au vidage de la cuve ; les dispositifs 27b,27c peuwent éventueller.ent être reliés à des avertisseurs sonores et/ou optiques. La canalisation verticale 26 comporte un robinet de purge 28. Le dispositif de repérage 27c peut agir sur un dispositif de sécurité 29 permettant d'arrêter le vidage de la cuve 13. Le vidage de la cuve 13 steffectue par une canalisation 30 qui est branchée sur la cuve 13 dans sa partie inférieure, la cana lisation 30 constituant l'alimentation d'une pompe 31, la liaison entre la canalisation 30 et la pompe 31 est assurée par une conduite flexible 32. Un thermomètre 33 permet de lire la température du mélange qui circule dans la canalisation 30 ; un thermo-couple 34 permet d'envoyer des indications électriques proportionnelles à la température du mélange circulant sur un enregistreur de température 35 fonctionnant en continu. La pompe 31 débite sur un filtre 36 et alimente par l'intermédiaire d'un échangeur de température 37, deux canalisations 38 et 39. L'échangeur de température 37 est alimenté en eau froide par la vanne 40 et liteau est évacuée par la vanne 41. Le but de cet échangeur est de maintenir sensiblement constante la température du mélange, que l'on fait circuler au moyen de la pompe 31, température qui a une tendance 2 s 'élever, d'une part, en raison du passage dans la pompe 31 et d'autre part, en raison de la dissolution qui s'opère dans le saturateur 15 ; 11 évolution de la température peut être maintenue, de cette façon, inférieure à un degré centigrade en 1 heure. La canalisation 38 alimente le saturateur 15 par l'intermédiaire d'un flexible 64a soit par l'intermédiaire de la soupape 42, soit par l'intermédiaire d'une vanne 43 et d'une électro-vanne 44. La mise en route de la pompe 31 commande l'ouver- ture de l'électro-vanne 44.La canalisation 39 est munie dt une électrovanne 45 qui alimente les vannes 9 et 9a et par conséquent, la channe d'utilisation 11. Après contrôle du bon mélange, l'ouverture de ltélectro-vanne 45 s'effectue manuellement et commande la er- meture de l'électro-vanne 44t. Le protoxyde d'azote destins à être dissous dans le mélange de "fréons" est contenu dans une bouteille sous pression 46 portée, par l'intermédiaire d'une embase 47, sur un plateau de balance 48, ia balance étant munie d'un disposé il 49 permettant de repérer l'obten- tion d'un poids prédéterminé. La bouteille 46 alimente, par l'intermédiaire d'un conduit souple 50 et d'une vanne 51, un vaporiseur 52, sur la sortie duquel est disp@sé un détendeur primaire 53. On a prévu un accumulateur tampon 5, muni d'une soupape de sûreté 55, sur la sortie du vaporiseur 52. A la sortie du vaporiseur 52, le protoxyde ?':zote est gazeux et Il a une pression d'environ 25 bars ; après le détendeur 3, le protoxyde d'azote a une pression d'environ 7 bars. Un détendeur seconda te 56 est relié au detendeur 53 par l'intermé- dinire d'une vanne 57 et permet d'ajuster la pression du protoxyde d'azote à une valeur comprise entre 5 et 6 bers, avec une précision de 50 nzillibars. Un manomètre 58 permet de lire la pression du pro toxyde d'azote en aval du détendeur secondaire 56. L'alimentation en protoxyde d'azote s'effectue par l'intermédiaire d'une électrovanne 59 en direction d'une canalisation 60 qui alimente des tubu lures d'admission 61 pénétrant dans le saturateur 15.La canalisation 60 est ironie d'un clapet anti-retour 62 et d'une vanne 63 elle est reliée à l'électro-vanne 59 par l'intermédiaire d'un conduit souple 64 et de deux voies parallèles 65 et 66 comportant, la premie- re, une vanne 67 et la seconde, une vanne à ouverture exponentielle 68. Ia canalisation 60 débouche donc dans le saturateur 15 par les admissions 61, trais on a prévu une liaison 69 constituant un by-pass du saturateur 15 et muni d'une électro-vanne 70, la lisaison 69 reliant directement la canalisation 60 à la partie inférieure du saturateur 15, c'est-à-dire, à la vanne 14. La pression gazeuse qui règne à l'intérieur au saturateur 15, est envoyée, par 11 intermédiaire de la canalisation 71 et du robinet 72, sur deux manomètres à contact 73a, 73b, disposés en parallèle et jouant sensiblement le meme role de régulation ; les manomètres à contact 73a, 73b commandent l'ouverture de la vanne 59 et la fermeture de la vanne 70, lorsque la pression dans le saturateur, c'est-à-dire la tension de vapeur dans la cuve 13 est inférieure à la valeur prédéterminée que l'on désire, cette valeur étant d'ailleurs fonction de la température lue sur le thermomètre 73 ; de même les deux manomètres à contact 73a, 73b commandent la fermeture de la vanne 59 et l'ouverture de la vanne 70, lorsque la pression dans la cuve 13 dépasse la pression que l'on désire. I1 résulte de cette disposition que, si la vanne à ouverture exponentielle 68 est isolée et by-passée par la vanne 67, l'installation peut fonctionner avec une régulation par tout ou rien appliquée sur la vanne électromagnétique 59 par les mano-contacts 73a ,. 73b ; dans ce cas, sur ces mano-contacts, on affiche la plage de pression admissible en fonction de la température stabilisée du mélange et en fonction du pourcentage d'erreur admissible sur la composition du mélange.La prise de pression 71 alimente également un enregistreur de pression continu 74, qui est relié à l'enregistreur de température 35 et qui est programmé de telle sorte qu'automatiquement, en fonction de la température notée par l'enregistreur 35, on établisse une valeur de pression de référence, la pression existant à l'intérieur de lc cuve 13 étant comparée en permanence à cette pression de référence et donnant lieu, lorsqu'elle lui est inférieure, à une ouverture asservie de la vanne motorisée à ouverture exponentielle.On peut préciser que l'asservissement obtenu au moyen des enregistreurs 35 et 74 steffec- tue,dans le détail, de la façon suivante : les indications reçues de la prise de température 34 par l'enregistreur 35 sont envoyées sur un"opérateur de rapports" 101 , les indications replies de la prise de pression 71 par l'enregistreur 74 sont envoyées sur "l'opé- fourni rateur de rapports" 101, et le signal/par l'opérateur de rapports" 101 est envoyé sur un convertisseur 102 et transmis à un relais à seuil 103,qui est en liaison avec un manotransmetteur 104 alimenté par la prise de pression 71.Le réglage des différents appareils de la chatne d'asservissement ci-dessus décrite est effectué de façon que si la composition du mélange obtenu sort d'une gamme prédétermi- née correspondant aux tolérances d'erreur admissibles, le relais à seuil reçoit, à la fin de la channe d'asservissement, une information permettant au porteur dudit relais de fermer toutes les électrovannes de sécurité de 1 ' installation, c'est-à-dire en particulier, les électr@vannes 45, 59 et 9a. I1 convient d'indiquer que lorsque la régulation continue, constituée par les enregistreurs 35 et 74,fonctionne, la vanne 67 est normalement fermée. La coexistence de la régulation continue 35-74 et de la régulation à réglage manuel 73a-73b a été prévue pour augmenter la sécurité de l'installation. Le dispositif à cellules 49 commande, lorsque le poids prédéterminé est atteint, la fermeture de l'électro-vanne 59. Sur la figure 2, on a représenté plus en détail le saturateur 15 de l'installation, qui vient d'être décrite. Le saturateur 15 comporte un carter sensiblement cylindrique 16, raccordé à sa partie inférieure par une bride 75 avec 12 vanne 14 de l'installation. Latéralement se branche sur la partie inférieure du carter 16, par l'intermédiaire d'une bride 76, l'extrémité de la canalisaticn 18 de l'installation. Le carter cylindrique 16 est muni, à sa partie supérieure, d'une bride horizontale 77 sur laquelle est posté un cou- vercle plat 17, constitué d'un plateau inférieur 78 et d'un plateau supérieur 79, vissé par des boulons 80 sur le plateau 78. Entre la zone centrîle du plateau inférieur 78 et le plateau supérieur 79, on a ménagé une chambre 81 à l'intérieur de laquelle débouche la canalisation 38 de l'installation.Le plateau irSérieur/comsorWe, n bordure de a chambre 81, six perforations régulièrement répar -::s autour de l'axe du plateau 17. A l'intérieur de chacune de ces perforations, est disposé un ensemble constitué d'un manchon 82 en tourbant un cylindre de pierre poreuse 83 selon l'axe duquel est prévu un évidement cylindrique 84. A l'intérieur de l'évidement 84, selon l'axe de l'ensemble 82-83, est disposée une canalisation 85, qui est soudée à sa partie supérieure sur une pastille 86, boulonnée sur le plateau supérieur 79 du couvercle 17.La partie inférieure de la canalisation 85 est filetée et coopère avec un écrou 86a qui maintient un disque d'extrémité 87 grâce auquel l'ensemble 82-83 est rendu solidaire du couvercle 17. Le corps cylindrique poreux 83 est bloqué entre le disque d'extrémité 87 et une texte 88, qui s'appuie contre le plateau supérieur 79 du couvercle 17. Un jeu annulaire est assuré entre le manchon 82 d'une part, et le corps cylindrique poreux 83, le disque 87 et la tente 88, d'autre part. Ce jeu a une épaisseur d'environ 1 mm et un diamètre moyen de 71 mm : il communique à sa partie supérieure avec la chambre 81, et à sa partie inférieure avec le volume intérieur du carter 16. La canalisation 85 est munie sur toute la longueur de l'évidement 84 de perforations 89. A la partie inférieure du carter 16 est également raccordée la canalisation 71 de l'installation. Le fonctionnement d'une telle installation est facilement compréhensible. Lorsque l'on met en marche la pompe 2, le mélange de frdons,contenu dans le réservoir 1, est envoyé par l'une des canalisations 7a ou 7b en direction de l'une des cuves des ensembles 8a ou 8b associés à la channe d'utilisation 11. Celle des cuves, qui n'est pas en cours de remplissage, permet l'alimentation de la chat- ne 11 par l'intermédiaire des vannes 9 et 9 a. Lorsque l'on assure le remplissage de la cuve 13, le mélan- ge de fréons est envoyé parla canalisation 18 et la vanne 14 jusqu'à ce que le plateau 24 de la balance ait fait déclencher le dispositif 25, ce qui provoque la fermeture de la vanne électromagnétique 22. On a ainsi disposé à l'intérieur de la cuve 13 une quantité prédéterminée du mélange de fréons à utiliser. Dès le début du remplissagev on a mis en marche la pompte 31 et l'on assure, par la canalisation 38, une circulation du fréon à travers le saturateur 15. On peut ainsi lire la température du fréon sur le thermomètre 33 ou envoyer l'indication ccrrespondante par le thermo-couple 54 sur le régula- teur 35. On déduit de la connaissance de cette température la pression que l'on désire réaliser à l'intérieur de la cuve 13, compte tenu de la composition du mélange que l'on veut obtenir.On règle en conséquence les deux manomètres à contact 73a-73b ou l'on programme en conséquence le régulateur continu 74 et l'on met en marche le vaporiseur 52 en ouvrant la vanne 51. Le protoxyde d'azote, contenu dans la bouteille 46,est vaporisé et alimente, par la canalisation 60,les canalisations d'admission 61 qui sont raccordées aux canalisations 85 du saturateur 15.Le protoxyde d'azote traverse les perforations 39 et diffuse à travers la pierre poreuse du cylindre 83. Le mélange mis en circulation dans la canalisation ? pénètre dans la chambre 81 puis dans les jeux annulaires compris entre les manchons 82 et les cylindres poreux 83. I1 en résulte une très bonne diffusion du protoxyde d'azote à l'intérieur au liquide recyclé par la canalisation 38 et on peut ainsi obtenir rapidement la dissolution de la quantité désirée de protoxyde d'azote dans le mélange de fréons.Lorsque la quantité voulue de protoxyde d'azote a été délivrée par la canalisation 60, le dispositif 49 ferme la vanne électromagnétique 59,ce qui coupe l'alimentation en protoxyde d'azote mais maintient néanmoins la circulation due à la pompe 31 par la canalisation 58. On matintient ainsi dans la cuve 15 un équilibre permanent du mélange réalisé avec la vapeur qui le surmonte. La présence de l'échangeur 57 permet de maintenir sensiblement constante la température du mélange obtenu,cette température étant,par exemple, comprise entre 15 et 17 C. Lorsque l'on désire utiliser le mélange contenu dans la cuve 13,on commande manuellement l'ouverture de la vanne électromagnétique 45 > ce qui ferme la vanne électromagnétique 44.On maintient en permanence le recyclage pendant l'opération de soutirage, qui s'effectue par la canalisation 39,et l'on peut,en agissant sur la vanne 59,par les régulations 73a-73b,maintenir pendant le soutirage une proportion constante d'un protoxyde d'azote à l'intérieur de la cuve 13. I1 est bien entendu cue le procédé et l'installation ci- dessus décrits ne sont aucunement limitatifs et pourront donner lieu à toutes modifications désirables, sans sortir pour cela cuve cadre de l'invention;en particulier,une même chaîne d'utilisation pourra gtre associée à un nombre quelconque d'ensembles tels que Sa disposés en parallèles,ces ensembles pouvant coopérer avec un ou plusieuns réservoirs de fréons analogues au réservoir l.De plus4il est possible de commander les sécurités de l'installation et les signa- isations sonores ou lumineuses au moyen d'un dispositif permettant o surveiller la composition cu mélange obtenu et de ferrer toutes les vannes en cas de dépassement des seuils prédéterminés que l'on s'est fixés, A cet effet, on dispose à la sortie de la cuve 13, entre cette cuve et le dispositif de sécurité 29, une pompe-étalon qu renferme e mélange exactement dosé de "fréons" et de protoxyde d'asote que l'on veut obtenir. La pompe-étalon est reli6e par une caralisation à l'un des compartiments d'une capsule manométrique, dont l'autre compartiment est relié à la prise de pression 71. Lorsque 'e mélange, qui sort de la cuve 13, a la composition désirée, sa tension Je vapeur relevée par la prise de pression 71 est égale à la tension de vapeur du liquide étalon renfermé dans la pompe- étalon ; par conséquent, la membrane de la capsule manométrique est soumise à 12 même pression sur ses deux faces ; au contraire, s'il y a une variation dans la composition du mélange obtenu dans la cuve 13, la membrane de la capsule manométrique est soumise à une pression différentielle. Si cette Dression différentielle atteint la valeur d'erreurs limite que Iron s'est fixée, et qui correspond à la tolérance admis- sible pour la composition du mélange, un élément lié à la membrane de la capsule manométrique vient fermer un contact électrique pour commander la fermeture de toutes les vannes de sécurité de l'installation. Un tel dispositif peut eAtre utilisé, soit à la place de l'une des commandes de sécurité antérieurement décrites, soit, e plus, à titre de sécurité complémentaire. REVEND ICA T IONS 1 - Procédé d'obtention d'un mélange d'au moins deux gaz propulseurs ayant une concentration constante prédéterminée et, en part i- culier, d'un mélange constitué d'un premier gaz, tel que le protoxyde d'azote, et d'un deuxième gaz, tel qu'un mélange de cholofluoroalcanes connus sous la dénomination commerciale de "fréons", caractérisé par le fait que lton alimente une cuve au moyen du deuxième gaz propulseur sous forme liquide > ladite cuve étant disposée sur le plateau d'une balance permettant de limiter Ilalimentation à un poids prédéterminé ; que l'on pompe le liquide contenu dans la cuve pour envoyer dans un saturateur dont. la sortie communique avec la cuve précitée, ledit saturateur étant alimenté en outre, par le premier gaz propulseur en phase gazeuse sous pression, l'alimentation en premier gaz propulseur étant soumise à une régulation en fonction de la température et de la pression, qui règnent à l'intérieur de la cuve ; qu'après avoir atteint la pression désirée fonction de la température pour un mélange donné, et introduit dans la cuve une quantité prédéterminée de premier gaz propulseur, on maintient la circulation du mélange à travers le saturateur, en soutirant en parallèle en aval de la pompe de circulation, les quantités de mélange nécessaires à l'utilisation ; et que l'on maintient la pression désirée dans la cuve en cours de soutirage par alimentation régulée du saturateur en premier gaz propulseur, ledit soutirage étant effectué jusqu a un niveau inférieur prédéterminé de la cuve. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'alimentation en deuxième gaz propulseur s'effectue dans la partie basse du saturateur, ledit saturateur communiquant par sa partie basse avec la partie haute de la cuve. 3 - Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que la pompe de circulation aspire le mélange dans la cuve à la partie inférieure de celle-ci, la température du mélange étant maintenue grâce à un échangeur alimenté, par exemple, en eau froide. 4 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractéri sé par le fait que la pression à l'intérieur de la cuve est surveillée par au moins un dispositif manométrique permettant d'agir d'une parts sur une vanne d'alimentation en premier gaz propulseur placée en amont du saturateur et, d'autre part, sur une vanne disposée sur une canalisation constituant un by-pa.' du saturateur. 5 - Procédé selon la revendication , 4, mis en oeuvre dans ic cas ou le premier gaz propulseur est du protoxyde c'azo- @ @@ le deuxième gaz propulseur un mélange de "fréons" , carac tersé par le fait: que la prem.iLre vanne commandée par le c;ispo- sitif manométrique est ouverte lorsque la pression cLans la cuve Ust inférieure à la pression désirée, et fermée lorsque ladite pression est supérieure à la pression désirée, la position de la deuxième vanne étant à l'inverse de celle de la première. o - Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que la pression à l'intérieur de la cuve est surveillée au moyen d'une régulation continue, qui tient compte de la température du mélange pompé par la pompe de circulation, ladite régulation agissant sur l'ouverture progress ve d'une vanne disposée sur l'alimentation en premier gaz propulseur du saturateur. 7 - Procédé selon l'une des revendications 1 à ó, caractérisé par 1 fait que le circuit d'alimentation en premier gaz propulseur comporte une vanne que l'on ferme, de préférence automatiquement, lorsqu'une quantité prédéterminée de premier gaz propulseur a été délivrée au saturateur. 8 - installation permettant de mettre en oeuvre le procédé selon l'une des revendications I à 7, caractérisée par le fait qu'elle comporte en premier lieu, au moins un réservoir de deuxième gaz propulseur sous forme liquide alimentant par une pompe, au moins une cuve disposée sur le plateau d'une balance, chaque cuve étant surmontée d'un saturateur alimenté par le premier gaz propulseur en phase gazeuse sous pression ; en deuxième lieu, pour chaque cuve précitée, une pompe de circulation aspirant à la partie inférieure de ladite cuve, le liquide contenu dans la cuve et le refoulant, de préférence à travers un échangeur de chaleur, vers un. circuit d'utilisation et/ou en tete du saturateur précité . en troisième lieu, un dispositif de distribution de premier gaz propulseur en phase gazeuse, disposé sur le plateau d'une balance, et comportant, par exemple, une bouteille qui renferme ledit premier gaz propulseur en phase liquide et qui alimente un évaporateur associé à au oins un détendeur ; et enfin, en quatrième lieu, des moyens de régulation permettant de surveiller la pression à l'intérieur de la cuve et de la maintenir à la valeur désirée en agissant sur des vannes d'alimentation disposées su, le circuit d'alimentation du premier gaz propulseur, une vanne étant prévue sur ce circuit pour arrenter l'alimentation en premier gaz propulseur lorsque la quantité prédéterminée de ce gaz a été atteinte selon les IndIcatIons de la balance qui porte la bouteille de premier gaz propulseur, les indications de la balance qui porte la cuve et son saturateur asso cié permettant d'une part, d'arreter l'alimentation en deuxième gaz propulseur lorsque la quantité prédéterminée a été délivrée et d'autre part, d'arreter Le soutirage destiné à l'utilisation lorsque le niveau dans la cuve a atteint une limite inférieure. 9 - installation selon la revendication g > caractérisée par le fait que les moyens de régulation permettant de maintenir la pression à l'intérieur de la cuve dans une gamme entourant une valeur prédéterminée, sont constitués pa.r au moins un manomètre à contacts agissant à la fois sur une vanne d'alimentation en pre crier gaz propulseur du saturateur et sur une vanne ouvrant un oy- pass de ce saturateur, l'une de ces vannes étant ouverte lorsque l'autre est fermée. 10 - installation selon l'une des revendications 8 ou caractérisée par le fait que les moyens de régulation permettant de maintenir la pression à l'intérieur de la cuve, comportent, åTune part, un enregistreur continu de pression et > d'autre part un enregistreur de température détectant la température du me ian- ge aspiré à la partie inférieure de la cuve, ces deux indications permettant un asservissement de l'ouverture d'une vanne disposée sur l'alimentation en premier gaz propulseur du saturateur. 11 - installation selon l'une des revendications 8 à 10, caractérisée par le fait qu'un même réservoir de stockage du deuxième gaz propulseur alimente en parallèle plusieurs cuves assorties de leur saturateur associé, chacune des cuves étant susceptible de fournir une alimentation an mélange de gaz propulseur destiné à une même utilisation, toute les alimentatIons étant disposées en parallèle. 12 - Saturateur utilisable en particulier, pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1 à 7, et pour la réalisation de l'installation selon l'une des revendications 8 11, ce saturateur permettant de dissoudre dans une phase liquide un gaz soluble dans ladite phase, caractérisé par le fait qu'il comporte au moins un corps cylindrique poreux à l'intérieur duquel est pratiquée une canalisation où l'on introduit le gaz à dissoudre, ledit corps cylindrique étant entouré, avec un faible jeu annulaire, d'un ancon alimenté à l'une de ses extrémités par la phase liquide où doit se dissoudre le gaz précité, ladite pesse liquide s'écoulant autour du corps cylindrique poreux en anneau de faible épaisseur. 1 - Saturateur selon la revendication i2, caractérisé par le fait qu'il comporte un carter sensialement cylindrique re ccuvert d'un couvercle ou sont accrochés plusieurs ensemoles constitués d'un corps poreux cylindrique et d'un manchon. 14 - Saturateur selon la revendication 13, caractérisé par le fait que le couvercle porte six ensembles régulièrement répartis autour de son axe, l'alimentation en phase liquide destinée aux espaces annulaires entourant les corps cylindriques poreux étant amenée, sensiblement selon l'axe du couvercle, à l'lntérieur d'une chambre qui communique avec les six espaces anr,ulaires des six ensembles portés par le couvercle. 15 - Saturateur selon l'une des revendications 12 à 14, utilisé à l'intérieur d'une installation selon l'une des revendications 8 à 11, caractérisé par le fait que son carter communique, par sa partie inférieure, avec une cuve de mélange de l'installation et qu'une canalisation servant au remplissage de la cuve avec le deuxième gaz propulseur débouche dans la partie inférieure du carter du saturateur.