La présente invention se rapporte au moulage des matik- res pulvérulentes ou granulaires dans le domaine de la métallurgie, des matières plastiques et des matières composites ainsi qu à l'é- quipement permettant d'effectuer de tels moulages. Dans le domaine de la métallurgie, des matières céramiques, des matières plastiques et des matières composites, or utilise un grand nombre de procédés pour fabriquer des objets mais la présente invention ne concerne que le moulage, sous pression, de matières en poudre ou granulaires. En particulier, la présente Invention se rapporte à un nouveau procédé de moulage d'éléments en forme qui ne sont pas fabriqués d'habitude en partant d'une matière en poudre. Par exemple, des éléments dont les formes comportent un évidement profond sont fabriquées couramment dans le cas des métaux par emboutissage profond en utilisant des matrices appropriées auxquelles on applique une pression élevée ; dans le cas des objets en matières céramiques présentant de telles formes, ils sont couramment coulées à llaide d'une barbotine; dans le cas des matières plastiques le procédé normal est le moulage par injection. Pour des raisons de commodité d'explication, la présente invention sera décrite ci-après principalement pour la technique des matières céramiques. les plaques, les tuiles, les briques et des liements de forme plate semblables ne sont pas difficiles à fabriquer à partir d'un mélange cru approprié en poudre ou sous forme granulaire,habituellement bien que non toujours,humidifié avec un peu de liquide et parfois en lui ajoutant un liant temporaire.Cependant, dans l'industrie des matières céramiques , lorsque l'objet qui doit être moulé présente un évidement relativement profond, tel que par exemple une tasse, ou bien un plat creux profond, ou lorsque l'objet nécessaire est relativement mince ou présente une configuration particulière, tel que par exemple une assiette ou une soucoupe dans le domaine des objets de table, le moulage est dthabitude effectué en utilisant une technique de coulée en barbotine ou une technique de coulée d'un corps en argile plastique. les difficultés qu'on éprouve pour utiliser un moule en acier classique afin de mouler des objets présentant des évidements en partant dsun mélange de matière céramique en poudre, ce procédé étant d'habitude ordinairement appelé un pressage en poudre, sont d'abord celles qu'on éprouve pour maintenir une répartition uniforme du mélange avant et pendant le moulage, et secondement celles qu'on éprouve pour obtenir une pression uniforme. En conséquence, de formes présentant des évidements ou des formes différentes qui ne sont pas planes et qui sont pressées en poudre présentent des densités irrégulières, des déformations des fissures ou bien se rompent dans le moulage, le démoulage ou pendant la cuisson au four qui suit. On sait que Si la fabrication par pressage de poudre de la vaisselle plate, c'est à dire des assiettes et des soucoupes, ne constitue pas la pratique normale, des recherches sont en cours sur ce sujet, lesquelles sont basées sur des pres ses à postes multiples utilisant des moules en acier. Cependant, aucune solution de ce problème ne peut -être appliquée à des éléments dont les formes présentent des évidements profonds. Suivant un premier aspect de la présente invention, xn procédé pour mouler un objet-en forme en partant dtun mélange cru en poudre ou granulaire, consiste à répartir une couche de ce mélange sur une feuille de caoutchouc, tel que défini ci-après, à disposer cette feuille et le mélange au-dessus de la matrice inférieure d'un moule, à amener l'une contre l'autre cette matrice inférieure et une matrice supérieure associée du moule, à former un objet en forme à l'aide du mélange se trouvant dans le moule, sous pression, à séparer les matrices et à enlever l'objet moulé. Suivant un autre aspect de la présente invention, un appareil servant mouler des objets en forme en partant d'un mélange cru en poudre ou granulaire comprend une matrice formant une position de moulage au-dessus de laquelle une courroie de transport en caoutchouc est agencée de manière àse déplacer, un moyen répartissant le mélange sur le transporteur à des intervalles espacés, et un moyen d'arrêt et de mise en marche automatique du transporteur agencé de manière à déplacer le mélange pour l'amener à une position de moulage et à maintenir le transporteur immobile pendant le moulage. Le procédé selon présente invention présente le double avantage de répartir uniformément le mélange avant et pendant le moulage, et de répartir uniformément la pression pendant ce dernier. tans le procédé selon l'invention, le mélange zeste à un obJet d'épaisseur uniforme en section droite est étalé uniformément sur une feuille de caoutchouc, cette feuille est disposée au-dessus de la matrice femelle inférieure d'un moule en deux piè ces comprenant une matrice mâle et une matrice femelle et la ma trice mâle supérieure associée est descendue sous pression, de manière à presser le mélange et sa feuille de caoutchouc qui le supporte, dans la matrice femelle. Pour la présente invention, le terme "caoutchouc" lorsqu'il est utilisé plus haut et ci-après signifie n'importe quelle matière élastomère naturelle ou synthétique appropriée. Après détente de la pression et recul de la matrice femelle, le caoutchouc se détend et reprend sa position horizontale initiale, l'objet moulé restant supporté par le caoutchouc. Btien que mise au point particulièrement pour des objets présentant des évidements profonds, la présente invention ne se limite pas à ceuxci. Le succès du procédé dépend de détails tels qu'un mélange cru approprié et sa-préparation, une répartition précise du mélange, du réglage du caoutchouc de telle sorte qu'il n'y ait aucun fléchissement de ce dernier avant le pressage, de 1'épaisseur et de l'élasticité du caoutchouc et du modèle des matrices. D'autres avantages et caractéristiques de la présente invention ressortiront au cours de la description détaillée qui va suivre, faite en regard des dessins annexés qui donnent à titre explicatif, mais nullement limitatif, plusieurs formes de réalisation conformes à l'invention. Sur ces dessins, La Fig. 1 est une coupe d'un poste de moulage d'un appareil servant à mouler des objets en forme suivant la présente invention, le moule étant représenté en position d'ouverture. La Fig. 2 est une coupe simplifiée, à une échelle agrandie, du moule représenté sur la Fig. 1, à une position de fermeture La Fig. 3 est une vue latérale représentant une autre construction de la courroie, La Fig; 4 est une coupe d'un poste de répartition du mélange, dans une variante d'appareil, servant à mouler des objets en forme également suivant la présente invention La Fig. 5 est une coupe d'un poste de moulage de 1rappa- reil de la Fig. 4 et La Fig. 6 est une vue en coupe simplifiée , à une échelle agrandie, du moule représenté sur la Fig. 5, à une position de fermeture. En se reportant aux Fig. 1 et 2, l'appareil qui est auto- matique, est utilisé pour produire, après cuisson, des plats rectan gulaires efr faience de 17 x il cm, d'une profondeur de 2,8 cm6 présentant une épaisseur de paroi de 0,25 cm. Chaque plat pèse 110 g. Les côtés du plat s'inclinent vers l'extérieur suivant un angle de 30 degrés par rapport à la verticale. Un mélange de faience est préparé par un malaxage et un filtrage sous pression classiquessuivispar une défloculation et par une addition d'eau pour former une barbotine à teneur élevée en matière solides(70 % de matièressolides qui est séchée par pulvér- sation jusqu a une teneur en humidité de 7 à 8 % et des dimensions de granulés de 250 microns et plus fins.Le mélange est dosé à la sortie d'une trémie (non représentée) équipée dtune porte réglable (non représentée également) qui se ferme et stouvre pendant qu'une courroie 1 se déplace en-dessous pour former cinq couchesuniformes 2 (dont une seule est représentée) de mélange de 25 x 18 cm et d'une épaisseur de 0,6 cm, espacées d'intervalles de 25 an en travers de la largeur de la courroie 1 qui est de 140 cm, d'unie épaisseur de 4mm et qui est en caoutchouc synthétique présentant une dureté au dromètre Shore de 30-55 à l'échelle A. La courroie 1 se déplace de 55 cm, s 'arretependant pendant secondes, puis repart vers l'avant sur une nouvelle distance de 55 cm, ce cycle se répétant d'une manière continue. Lorsque a courroie 1 starrête, cinq couches de mélange occupent des positions de moulage correctes au-dessus de cinq matrices femelles 3 (dont une seule d'entre elles est représentée).Ces matrices femelles 3 comportent chacune six ouvertures d'évent (dont quatre seuleaent sont représentées), chacune dans un coin et deux sur la base. L'une des ouvertures , 4a , de la base, est utilisée pour introduire de l'air à basse pression qui empêche d'une manière effective la courroie de caoutchouc 1 de fléchir lorsqu'elle est immobile et qu'elle porte une-couche 2 de mélange immédiatement avant le pressage Les autres ouvertures d'évent 4 permettent à l'air de s'échapper et permettent un réglage plus efficace de la pression pneumatique. De plus, ces ouvertures d'évent 4 empechent l'air autre comprimé sous la courroie de caoutchouc 1 pendant le pressage.Elles permettent aussi à l'air de pénétrer à nouveau lorsque la pression a cessé d'agir, ce qui aide à détendre naturellement la courroie de caoutchouc 1 pour la ramener à sa position horizontale. Le cycle de moulage commence lorsque la courroie 1 sear- rête et que de l'air à basse pression est introduit d'une façon automatique, ceci étant suivi par la descente des matrices mâles associées 5 (dont une seule est représentée) qui sont lubrifiées à l'aide de silicone. Lorsque les matrices mâles 5 descendent, elles sont précédées chacune par un ensemble 6 de barre- de ser- rage chargé par un ressort qui maintient fermement la courroie de caoutchouc 1 le long des contours rectangulaires de 32 x 25 cm entourant chacune des cinq couches 2 de mélange. Ceci assure que pratiquement tout mouvement de la courroie de caoutchouc est limité pendant le moulage aux cinq surfaces de 32 x 25 cm qui sont emprisonnées par les ensembles 6 des barres de serrage. Lorsque les matrices mâles 5 descendent, la courroie en caoutchouc A et le mélange 2 sont déformés et prennent les formes des cavités présentées par les matrices asociées 5 et 3 (voir Fig. 2). te mélange qui forme finalement les parois latérales des pas plats ne tombeau ne tombe que sur une distance limitée n'ayant pas d'importance critique lorsque des parties de la courroie en caoutchouc 1 sont repoussées vers une position incline du fait que chacune des matrices mâles 5 emprisonne en fait la couche 2 de mélange entre elle-m8me et la courroie de caoutchouc 1 avant que cette chute puisse s 'effEctuer. Une caractéristique particulière du modèle de matrice meule 5 réside dans un étranflement de forme courbe 7 (Fig. 2) qui forme le bord du plat ei forme également un joint étanche au voisinage de ce bord entre la matrice mâle 5 et la courroie de caoutchouc 1 avant l'application de la totalité de la pression. Ceci présente l'avantage supplémentaire de laissér une bavure de moulage très mince qui doit être enlevée pendant une opération de finition ultérieure. Jusqu'au moment où la matrice mâle 5 est descendue de manière à emprisonner la totalité du mélange, très peu de pression a été transmise à ce dernier mais à partir de ce moment, la pression voulue est obtenue rapidement et elle est extrêmement uniforme sur toutes les parties du mélange. La pression utilisée est de 300 kg/ cm maintenue pendant une seconde. L'uniformité de la pression est due à l'effet isostatique du caoutchouc. Dans un moulage isostatique normal, la pression d1un fluide est appliquée à une enveloppe ou une surface élastomère de façon à exercer une pression régulière sur la totalité de sa surface. Dans le procédé selon l'invention, on obtient pratique ent le meme effet sans les complications couteuses de dispositifs appliquant la pression d'un fluide au caoutchouc. Après avoir formé~les plats, on détend la pression et on fait reculer les matrices maies. tes plates moulés se séparent des matrices mâles avec l'airez lubrifiant formé par un brouillard de silicone. La courroie en caoutchouc 1 se détend et reprend sa position horizontale avec l'aide e l'air qui traverse les ouver- tures d'évent 4 et 4a de la matrice femelle 3 , comme indiqué plus haut, et les plats restent supportés--par la courroie caoutchouc 1. La totalité du cycle de pressage présente une durée de onze secondes, apréquoi la courroie èn caoutchouc 1 se déplace vers l'avant en entraînant les plats moulés et en amenant cinq cou ches supplémentaires dé mélange à leurs postes dn moulage. Lorsque les plats moulés atteignent l'extrémité de la courroie en caoutchouc 1, ils sont pris par des transporteurs de transfert et passent par des stades de séchage automatique , de finition, de glaçage, de séchage et de cuisson pour aboutir à un examen final. La totalité de l'ensemble de production est commandée en utilisant des minuteries, des-commutateurs de fin de course et des vannes motorisées suivant des techniques d'automatisation connues. Un certain nombre de modifications et de raffinements rentrent dans le cadre de l'invention. Par exemple, un problème se pose pour des objets à paroi mince et à coins aigus. Dans ce cas, (Fig. 3) on utilise une feuille de caoutchouc mince 8 disposée audessus de la courroie de transport en caoutchouc principale1 et en cas de besoin un lubrifiant 9 tel que du talcest--spsé entre LdS- deux feuilles l et 8o Avec des objets présentant des coins aigus, la détente du caoutchouc,lorsque la pression de moulage cesse-d'agir,applique une tension au-dessous de l'objet en produisant des fissures au voisinage des coins. L'utilisation de la seconde feuille mince en caoutchouc 8 permet de résoudre ce problème. D'autres modifications se rapportant à la courroie de transport consistent à utiliser un certain nombre de courroies individuelles traversant un ensemble de moulage à cavités multiples au lieu d'une seule courroie de grande largeur. Une caractéristique principale du procédé décrit ci-dessus réside dans la texture légèrement granulaire qui est produite par le caoutchouc sur le dessous de 11 objet moulé. Cette configuration peut être modifiée pour des raisons esthétiques en utilisant des courroies portant des dessins spéciaux, par exemple des modèles tissés ou repoussés, ou bien suivant n'importe quelle configuration voulue, à condition seulement de n'apporter aucune gêne aux caractéristiques de pressage qui sont nécessaires.On peut obtenir le même effet en utilisant des caoutchoucs individuels munis de dessins disposes sur une courroie de transport simple ou dans des évidements d'une courroie de transport Dans le cas d'objets dont l'épaisseur n'est pas uniforme, on peut utiliser une couche de mélange non uniforme soit en utilisant des caoutchoucs de forme spéciale soit en utilisant une courroie mince au-dessus d'un ensemble appliquant un vide qui maintient le caoutchouc sur sa surface à l'aide du vide. Cet ensemble de formage peut être destiné à un seul élément de forme. particulière (comme dans le cas de la caisse d'aspiration 13 de la Fig. 4) ou bien il peut être construit de telle sorte que n'importe quelle partie voulue de l'ensemble puisse etre levée ou abaissée, de façon à produire temporairement une saillie ou un évidement dans le caoutchouc. Une couche de mélange est alors répartie sur le caoutchouc, laque couche présente une épaisseur non uniforme, de la manière voulue. Le vide est interrompu lorsque le caoutchouc prend sa position plane normale. Le caoutchouc qui porte le mélange suivant. la disposition non uniforme voulue avance pour être moulé. Dans une autre variante de la présente invention, des objets terminés comportant des évidements et / ou des saillies peuvejt être obtenus en utilisant une couche uniforme initiale mais dans laquelle une masse plus importante ou. moindre de matière est disposée à des emplacements espacés suivant n importe quelle configuration voulue. Les évidements et/ou les saillies sont formés à ces emplacements au cours d'une opération de moulage suivante. Pour obtenir ces régions dont la masse est plus'împor- tante, un mandrin d'une configuration donnée est utilisé pour comprimer la matière suivant cette configuration et les évidements qui sont formés de cette façon sont remplis d'une quantité supplémentaire de matière en poudre ou de matière granulaire afin de former à nouveau une couche dont l'épaisseur est uniforme. On peut obtenir le même effet en utilisant initialement une couche plus épaisse que cela n'est nécessaire, en comprimant des parties de la couche au moyen d'un mandrin ou gabarit présentant la configuration voulue et en enlevant ensuite la matière non comprimée jusqu'au niveau des parties comprimées afin de former à nouveau une couche d'épaisseur uniforme comportant des parties plus denses espacées.Pour de la vaisselle plate classique, telle que des assiettes et des soucoupes, la surface granulaire qui est produite par le caoutchouc est dans de nombreux cas indésirable. Le plus souvent, il faut un fini lisse et ce dernier peut etre obtenu en usinant le dessous de l'objet. En variante à l'usinage, afin d'obtenir un fini lisse, les objets peuvent être moulés en utilisant l'appareil représenté sur les Fig. de 4 à 6, et en utilisant une feuille élastomère d'une épaisseur qui n'est pas supérieure aux dimensions des granulés du mélange, dont l'épaisseur est de préférence moindre et en maintenant la-teuille sous tension pour éviter tout plissage pendant les opérations consistant à déposer le mélange et à le mouler. En se reportant maintenant aux Fig. de 4 à 6, un mélange de porcelaine est préparé par malaxage, filtrage sous pression, défloculation avec addition d'eau pour former une barbotine d'une teneur de 70 % en matières solides qui est ensuite séchée par pulvérisation pour obtenir une teneur en humidité de 7 à 8 % et une dimension de granulés de 150 microns et plus fins. le mélange granulaire est réparti par une caisse navette (non représentée) sur une feuille de chlorure de polyvinyle tendue 20, à surface lisse et d'une épaisseur de 100 microns afin de produire une assiette d'un diamètre de 28 cl. La caisse-navette forme une couche uniforme 1) de mélange sur une surface plane.Dans le cas de l'assiette, il faut une quantité supplémentaire de mélange pour un pied 12 (la bordure annulaire qu'on voit sur le dessous de l'assiette Figb En conséquence, on utilise une caisse d'aspiration 13 (Fig. 4) munie d'un évidement annulaire 14, au poste de répartition du mélange. Un vide est appliqué par de petites ouvertures 15 de la caisse d'aspiration afin de tirer la feuille 10 de chlorure de polyvinyle dans l'évidement. Le mélange fourni par la caisse-navette forme de ce fait une couche uniforme à l'exception de la plus' grande épaisseur qui se trouve à l'endroit de l'évidemment annulaire 14. La suppression du vide plus l'introduction d'air à une faible pression pour interrompre l'étanchéité entre la caisse d'aspiration 13 et la feuille 10 de chlorure de polyvinyle permettent à celle-ci de se redresser et de faire passer l'anneau de mélange supplémentaire sur le dessus de la couche de mélange pour former un anneau 16 sur la surface supérieure de la couche il de celui-ci. La feuille 10 de chlorure de polyvinyle se déplace au-dessus d'une table 17 jusqu'au poste de moulage où elle e st supportée au-dessus- d'une cavité 18 du moule en la maintenant sous tension et par de l'air à faible pression introduit dans la cavité. Le pressage s'effectue comme décrit pour les Fig. 1 et 2, à l'exception du fait qu'il n'y a aucun effet isostatique avec la feuille 10 qui est très mince; On obtient des régimes.de production plus rapides en utilisant un vide -appliqué à la cavité 18 au moment où la matrice mâle 5 vient toucher le mélange pendant sa descente. Il est préférable d'utiliser un vide appliqué par l'intermédiaire d'un raccord 19 de cette manière, et d'actionner une- soupape de vide à l'aide d'une commande regi-able montée sur le plateau supérieur 20 de la presse. Le raccord 19 sert également à permettre à de l'air à basse pression de pénétrer dans la cavité 18. Le modèle d'étranglement 7 de laHg. 2 est modifié et prend la forme d'une surface plane 21 (voir Fig.- 6) permettant de l' utiliser avec des courroies de transport très minces. On~a a trouvé que les assiettes ainsi produites avaient une surface aussi lisse que celle obtenue avec des moules en acier elles ont été cuites ksour les dégourdir, glacées et cuites pour les lustrer de la ma nière normale sans qu'il soit nécessaire & prévoir aucune autre opération de lissage sur le dessous, c'est à dire sur le côté qui est en contact avec la feuille ee chlorure depolyvinyle. Des objets fabriqués suivant la présente invention à l'aide de métaux subissent normalement des procédés de frittage normaux, les matières plastiques sont mûries à la chaleur suivant les besoins et les matières composites subiraient tout traitement thermique approprié à leur composition. Il va dé soi que la présente invention n'a été décrite et représentée qu'à titre explicatif, mais nullement limitatif, et qu'elle est susceptible. de diverses variantes sans sortir de son cadre. FEVENDICATIONS 1. Procédé pour mouler-un objet endorme à partir d'un. mélange cru en poudre ou en~graeulés, caractérisé en ce qu'il consiste à répartir une couche de ce mélange sur une feuille de caoutchouc, à disposer cette feuille et le mélange au-dessus de matrice inférieure d'un moule , à amener l'une contre l'autre ladite matrice inférieure et une matrice supérieure associée du moule, à former un objet mis en forme à l'aide du mélange dans le moule, sous pression, à séparer les matrices et à enlever l'objet moulé. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la feuille de caoutchouc estsupportée pour éviter qu'elle ne fléchisse avant que les matrices soient amenées l'une contre 1 'autre. 3. Procédé suivant la revendication 2, carac-taisé en ce que la feuille de caoutchouc est supportée au moyen de la pression d'un fluide agissant sur son dessous. 4. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les éléments de la feuille de caoutchouc qui entourent le mélange sont serrés avant d'appliquer la pression à ce dernier. 5. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la feuille de caoutchouc est serrée entre les matrices avant d'appliquer la totalité de la pression. 6. Procédé- suivant ltune quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on dispose au-dessus de la première feuille de caoutchouc une feuille de caoutchouc suppXémen- taire qui est plus mince que la première. 7. Procédé suivant l-a revendication 6, caractérisé en ce qu'un lubrifiant est disposé entre les deux feuilles de caoutchouc. 8. Procédé suivant 1' une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'une feuille de caoutchouc présentant un dessin est utilisée pour imprimer ce dessin sur l'objet moulé. 9. Procédé suivant l'une quelconque & revendications précédentes, caractérisé en ce que la courroie de caoutchouc est maintenue au-dessus d'un ensemble appliquant un vide, de façon à donner une configuration à la courroie de caoutchouc avant de répartir sur celle-ci la couche de mélange. 10. Procédé suivant l'une quelconque des revendications de 1 à 5, caractérisé en ce que la feuille de caoutchouc présente une épaisseur qui n'est pas supérieure àux dimensions des granulés du mélange. 11. Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce que la feuille, de caoutchouc est maintenue sous tension afin d'éviter d'etrepLs$de pendant que les matrices sont amenées l'une contre l'autre. ! 12. Appareil servant à mouler des objets en forme en partant d'un mélange cru en poudre ou en granulés, caractérisé en ce qu'il comprend une matrice formant une position de moulage au-dessus de laquelle une courroie de transport en caoutchouc est agencée de manière à se déplacer, un moyen répartissant le mélange sur le transporteur à des intervalles espacés, un moyen d'arret et de mise en marche altomatique pour le transporteur agencé de manière à amener le mélange à une position de moulage et -à maintenir le transporteur immobile pendant le -moulage. 13. Appareil suivant la revendication 12, caractérisé en ce quton utilise plusieurs matrices. t4. Appareil suivant la revendication 12 ou la revendication 14, caractérisé en ce qu'on utilise- plusieurs courroies de transport - en caoutchouc. 15. Appareil suivant la revendication 12, la revendication 13 ou la revendication 14, caractérisé en ce que la matrice ou chacune d'elles comprend une matrice male supérieure et une matrice femelle inférieure entre lesquelles passe la courroie de transe port en caoutchouc. 16. Appareil suivant la revendication 15, caractérisé en ce que la matrice femelle inférieure est pourvue d'un conduit permettant d'envoyer un fluide sous pression sur le dessous de la feuille pour empêcher celle-ci de fléchir. 17. Appareil suivant la revendication 15 ou la revendication 16, caractérisé en ce que des ouvertures sont formées dans la matrice femelle inférieure pour permettre à l'air de s'en échapper lorsque les matrices sont amenées l'une contre l'autre. 18. Appareil suivant les revendications 15, 16 ou 17, caractérisé en ce que des moyens servent à serrer des parties de la feuille de caoutchouc autour de la mtrice pendant que les deux éléments de celle-ci sont amenés l'un contre l'autre. 19. Appareil suivant l'une quelconque des revendications de 15 à 18, caractérisé en ce que la matrice male supérieure est pourvue d'une saillie l'entourant, cette saillie étant agencée de manière à serrer la feuille de caoutchouc entre les matrices avant d'appliquer la totalité de la pression dle moulage. 20. Appareil suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé enl ce qu une courroie de caoutchouc supplémentaire est disposée au-dessus de la courroie de transport en caoutchouc ou au-dessus de chacune d'elles,cette courroie supple- mentaire étant plus mince que ladite courroie de transport en caoutchouc. 21. Appareil suivant l'une quelconque des revendications de 12 à 20, caractérisé en ce qu'un ensemble servant à former un vide est disposé en-dessous- de la courroie de caoutchouc ou endessous de chacune d'elles, à l'opposé du moyen répartissant le mélange.