La présente invention concerne des perfectionnements â des tambours pour le traitement des peaux par voie humide. Plus particulièrement, ces perfectionnements concernent la construction de tambours destinés spécialement à la mise en oeuvre des diverses phases du processus de traitement des peaux par voie humide et permettent d'obtenir des avantages divers et importants. Sous un de leurs aspects, ces perfectionnements prévoient un agencement permettant d'obtenir des tambours dont les faces internes sont absolument lisses, sur lesquelles il ntest pas nécessaire de monter des pales, pivots, ergots ou autres saillies similaires comme dans les tambours traditionnels, la suppures sion de ces éléments évitant tout risque de détérioration des peaux à traiter, bien que. leur emploi reste facultatif. Avec les tambours présentant les perfectionnements selon l'invention, il est possible de mener à bien toutes les opérations de traitement par voie humide que comporte la section des bains de tannage d'une fabrique de cuir ainsi que des travaux de pelleterie (peaux et laine), ce qui est pratiquement impossible avec un tambour traditionnel. Dans les tambours traditionnels, l'action mécanique sur la peau dans le but de l'assouplir et d'ouvrir ses pores afin de la rendre mieux apte à absorber les produits tannants s'obtient en faisant tomber la peau depuis la partie supérieure du tambour, où elle est amenée par les pales ou ergots qui se trouvent à l'in térieur de ce dernier, jusqu'j ce qu'elle en touche le fond. Dans de nombreux cas, au moment de la chute de la peau, spécialement lorsque la quantité de bain à l'intérieur du tambour est réduite, l'action de la pale ou de l'ergot peut endommager la fleur de la peau et y laisser des marques qu'il est extrêmement difficile de faire disparaître au cours des opérations de finition ultérieures. Avec les tambours selon l'invention, ces inconvénients sont éliminés, étant donné que le traitement mécanique est obtenu par aspiration des peaux lorsqu'on les introduit dans des canaux tubulaires, de forme annulaire, dont est munie la face cylindrique externe du tambour et lorsqu'elles passent de ces canaux à l'intérieur du tambour, et aussi grâce à l'action réciproque entre les peaux à l'intérieur du tambour.Ces canaux peuvent avoir une section constante ou variable sur toute leur longueur et l'on obtient dans ce cas des vitesses différentes aux passages rétrécis et, par conséquent, un meilleur effet de frottement entre les peaux, qui les prépare à mieux recevoir et mieux absorber les agents chimiques, en obtenant un épuisement plus complet des bains ainsi que l'avantage de pouvoir travailler avec un titrage de bain plus avantageux que dans les tambours traditionnels et en évitant les dommages précités aux peaux traitées. Outre ces avantages, les tambours selon l'invention peb vent être plus largement dimensionnés et avoir ainsi une plus grao de contenance, facilitent les processus automatiques programmés, en travaillant avec des bains plus courts, avec l'économie demain d'oeuvre, d'eau et de produits qui en résulte. Les perfectionnements selon l'invention sont caractéri sés aussi par le fait qu'il est prévu sur le corps du tambour une paroi entourant les canaux de façon que ceux-ci soient masqués de ltextérieur, la face cylindrique du tambour présentant ainsi un aspect uniforme et continue, cette continuité n'étant interrompue que par les ouvertures extérieures des canaux, qui l'orifice de chargement et de déchargement, suivant le sens de travail. Grâce à cet agencement, on améliore l'efficacité des opérations et on obtient des ensembles plus compacts, d'un aspect esthétique plus uniforme. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique an nexé, représentant, à titre d'exemples non limitatifs, plusieurs formes d'exécution de ce tambour: Fig. 1 est une vue de côté d'un tambour muni de canaux de section constante, les parois latérales et la paroi externe des canaux étant lisses; Fig. 2 est une vue de face du tambour de fig. 1; Fig. 3 est une vue de côté du tambour lie fig. 1, mais représentant la face opposée; Fig. 4 est une vue en coupe d'un détail de l'extrémité par laquelle un des canaux débouche sur l'extérieur;; Fig. 5 est une vue en coupe dans laquelle sont représen tées les deux extrémités d'un canal1 celle par laquelle il débou- che sur I'extérieur et celle par laquelle il communique avec l'in térieur du tambour; Fig. 6 est une vue en coupe d'un détail d'un canal1 à 1' endroit où il communique avec l'intérieur du tambour; Fig. 7 est une vue en coupe du tambour de fig. 1, vu suivant B-C, où l'on aperçoit des canaux de même section; Fig. 8 est une vue similaire â fig. 7, mais représentant des canaux de sections différentes; Fig. 9 est une vue de côté d'un tambour dans lequel les canaux ont une section qui varie périodiquement sur toute leur longueur, leurs parois latérales étant ondulées tandis que leur paroi externe est lisse;; Fig. 10 est une vue en plan du tambour de fig. 9; Fig. 11 est une vue de face d'une autre forme d'exécution du tambour selon l'invention, dans laquelle la section des canaux varie sur toute leur longueur, leurs parois latérales é- tant lisses et leur paroi externe étant ondulée; Fig. 12 est une vue de côté de ce tambour; Fig. 13 est une vue de face d'un tambour muni de canaux pour grandes dimensions; Fig. 14 est une vue en plan du tambour de fig. 13; Fig. 15 est une vue de côté d'un tambour muni de canaux pour dimensions normales; Fig. 16 est une vue en plan d'un ensemble de tambour pour dimensions normales;; Fig. 17 est une vue de face d'un tambour dont les canaux ont une section qui varie sur toute leur longueur, leurs parois latérales et leur paroi externe étant ondulées et une partie du tambour étant représentée en coupe pour montrer le double fond, le compartiment et la communication avec l'extérieur; Fig. 18 est une vue en coupe du tambour de fig. 17, montrant la coupe longitudinale d'un canal et les perforations existant dans le double fond; Fig. l9 et 20 sont deux vues en coupe représentant deux variantes de réalisation du tambour; Fig. 21, 22 et 23 représente de maniere fortement sché matisée les diverses positions adoptées par chaque canal dans un tambour à trois canaux; Fig. 24 est une vue en coupe longitudinale des canaux. Comme le montrent les figures, le tambour selon l'invention comporte un corps cylindrique 1, dont les extrémités sont fer mées chacune par un fond 2, plat ou bombé, la paroi cylindrique du tambour étant munie de portes ou de regards 3 permettant d'observer ce qui se passe à l'intérieur du tambour et servant aussi à 1' entretien. Sur chacune des faces laterales du tambour est monté un flasque 4, d'axe horizontal et de noyau creux, pour l'entre du liquide à l'intérieur du tambour. Sur l'une des faces latérales se trouve une poulie 5, relié par une courroie de transmission 6 à un groupe moteur 7, pour l'entraînement en rotation du tambour dans les deux sens. Les flasques montés sur les faces latérales servent Sus- si à l'appui de paliers respectifs 8 associés à un support 9 et assurant le montage en rotation du tambour. Le groupe moteur est placé sur un autre support 10, à peu de distance du tambour. Cé dernier comporte des doubles fonds perforés 11, disposés sur les côtés ou s'étendant partiellement le long de la paroi cylindrique du tambour. Le compartiment 12 formé entre les doubles fonds et la paroi du tambour communique avec l'extérieur et a pour fonction de permettre l'évacuation du liquide 13 de l'intérieur du tambour lorsque celui-ci ne peut être évacué par les canaux en même temps que les peaux. Pour le réglage de cette évacuation, il est prévu des robinets 14 situés à l'extérieur. Les tambours de grands dimensions présentent quelques différences en ce qui concerne leur construction générale. Le tambour proprement dit présente alors un seul flasque 15 monté à une de ses extrémités, l'autre extrémité étant libre et munie d'une porte de visite 16. Le tambour reçoit le mouvement par son extrémité munie du flasque 15, d'un groupe moteur 17 qui l'entraine dans les deux sens. Ce type de tambour comporte une infrastructure 18 munie de galets 19, qui supportent le tambour en rotation et peuvent être associés, en totalité ou partiellement, à un système d'entrainement 20 du tambour.Dans ce cas, ce dernier -est muni d'un seul double fond 21, à l'extrémité munie du flasque 15 et de la poulie ou autre organe d'entrainement et, comme dans la forme d'exécution précédente, le compartiment délimité entre ce double fond et le fond proprement dit, désigné par la référence 22 (fig. 14), communique avec 1'extérieur, la sortie du liquide étant réglée au moyen due robinets Le principe général de l'invention consiste à munir la face externe de la paroi cylindrique du tambour d'un ou de plusieurs canaux de forme tubulaire et annulaire, qui ne s'étendent pas sur tout le pourtour circulaire du tambour, d'une même sec tion 24 (fig. 7) ou de sections différentes 25 (fig. 8), dont les points de départ et de sortie sont distincts et peuvent être situes dans un meme plan perpendiculaire à l'axe longitudinal du tambour ou dans des plans différents. Ces canaux sont bouchés à une extrémité 28 et ouverts à l'extrémité opposée 27, cet orifice de sortie étant orienté dans le sens de rotation du tambour pendant son travail. Ces canaux sont réalisés à partir de profilés tubulaires en arc de cercle, montés sur le corps du tambour et communiquant avec l'intérieur de celui-ci par des lumières 26 à une de leurs extrémités, l'autre extrémité débouchant sur l'ex rieur par un orifice - (cf. fig. 4, 5 et 6).Bien que ces lumières 26 puissent être placées n'importe où entre les deux extrémités descanaux, il est préférable de les placer le plus près possible de l'extrémité bouchée 28 . Les lumières 26 des différents canaux sont décalées entre elles de la même manière que les orifices de sortie 27. Grâce à cet agencement, on obtient une face interne du tambour entièrement lisse, le montage de pales, de pivots, d' ergots et autres saillies n'étant pas nécessaire comme dans les tambours traditionnels, ce qui élimine tout risque de détérioration des peaux à traiter. On peut toutefois utiliser ces pales, pivots et organes équivalents, si on le désire. Dans une autre forme d'exécution, un-tambour 30 est muni de fonds plats 31, comme à la fig. 19, ou de fonds bombés 32, comme à la fig. 20. Dans ces deux figures, on voit que le tambour proprement dit 30-est muni sur sa paroi cylindrique d'un certain nombre de canaux =, à la manière de turbines, dont les caractéristiques générales ont été indiquées plus haut. Suivant la forme d'exécution, ces canaux peuvent ou non etre jointifs, mais ils conservent toujours leur forme tubulaire. On retr-ouve dans cette forme d'exécution les mêmes éléments que précédemment, par exemple un-regard 34, un élément d'entraînement li qui, associé au groupe moteur, assure la rotation du tambour, des tourillons, etc. L'intérieur du tambour comporte des chambres ou compartiments formés entre le double fond et le fond proprement dit du tambour: la chambre 36 est celle de recyclage, tandis que la cham bre 22 est celle d'admission, leur fonction variant suivant les liquides qui y circulent. La paroi des doubles fonds est perforée et ces perfora tisons 38 sont décalées de façon à laisser passer le liquide et non les peaux. A l'intérieur de la chambre de recyclage, il est prévu des éléments tels que des pales, avec un tube collecteur central ou un tube hélicoïdal, etc., de façon que dans un des sens de rotation du tambour ou dans les deux sens l'eau qui se dépose soit évacuée de façon ininterrompue a l'extérieur du tambour, à travers les tubulures prévues à cet effet, l'eau entrant par l'autre extrémité du tambour, avec interposition a volonté d'un élé- ment chauffant qui porte le bain à la température désirée et l'y maintient. Grâce à cet agencement et a la présence de robinets aux endroits appropriés, on peut réaliser l'évacuation duliquide, le prélèvement d'échantillons ainsi que régler le recyclage du bain Pour une meilleure compréhension, des flèches indiquent aux fig. 19 à 24 le parcours du liquide lors de son recyclage et de son évacuation. Les fig. 21, 22 et 23 montrent lespositions différentes occupées par les canaux d'un tambour de traitement qui en comme porte trois. Dans ces figures, la sortie vers l'extérieur est indiquée par Z , tandis que 40 désigne la lumière par laquelle chaque canal communique avec l'intérieur du tambour. Le décalage des canaux et l'action de contrepoids du bain permettent de réaliser de grandes économies d'énergie. On peut voir aux fig. 21 a 23 que les canaux ne sleten- dent pas sur tout le pourtour circulaire du tambour, car il faut prévoir le chargement et l'évacuation des peaux. En conséquence, la paroi externe des canaux présente une ouverture 39, qui ne communique pas directement avec l'intérieur du tambour, puisque la paroi cylindrique de ce dernier constitue la paroi interne du canal, dans laquelle est ménagée une ouverture 40 et qui se prolonge en 41 jusqu'à toucher la paroi externe du canal. I1 en résulte un circuit que suivent les peaux pour entrer dans le tambour et en sortir pendant le traitement, conformément aux sens des flèches F a la fig. 21. La fig. 24 est une coupe longitudinale des canaux, dans laquelle des flèches indiquent le circuit suivi-par le bain etles peaux. La flèche 42 indique l'entrée du canal, tandis que la fl & che 43 indique la sortie des peaux et des liquides vers l'extérieur dans le sens de déchargement du tambour. On On peut voir aux fig. 19 et 20 une enveloppe continue 44, qui forme la face cylindrique visible du tambour et s'détend sur toute la longueur de ce dernier, quel que soit le nombre des canaux dont elle forme la paroi externe dans les zones où ils se trouvent. Cet agencement améliore la construction des canaux et permet d'obtenir un ensemble plus compact. Comme il va de soi et comme il ressort de ce qui précède, l'invention ne se limite pas aux formes d'exécution qui bien nent d'être décrites à titre d'exemples seulement; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. Par exemple, on peut varier la configuration géométrique du tambour selon l'invention, faire appel à d'autres matières et à des moyens plus commodes pour sa réalisation, sans s'écarter des caractéristiques définies dans les revendications ci-après. - REVEXDICATIONS 1.- Perfectionnements aux tambours de traitement des peaux par voie humide, du type de ccux comportant un corps cylindrique fermé a ses deux extrémités par des fonds plats ou bombés, munis chacun d'lln fiasque d'axe horizontal et de noyau creux pour l'entrée du liquide à l'intérieur du tambour, caractérisés en ce qu'ils consistent à prévoir sur la Tace externe de la paroi cy cylindrique du tambour un ou plusieurs canaux de forme annulaire qui ne s'étendent pas sur tout le pourtour circulaire du tambour, les dits canaux ayant une section uniforme ou variable et présentant des points de départ et d'arrivée distincts, situés dans un même plan perpendiculaire à 1 'axe horizontal du tambour ou dans des plans différents, en ce que les canaux ont une extrémité bouchée et l'autre extrémité ouverte, qui constitue un orifice orienté dans le sens de rotation du tambour, en ce que les canaux sont formés par des éléments tubulaires annulaires associés au corps cylindrique du tambour et présentent chacun une lumière par laquelle ils communiquent avec l'intérieur du tambour, lumière placée entre les deux extrémités du canal respectif et de préférence plus prs de l'extrémité bouchée, les lumières des canaux étant décalées entre elles de la même manière que les orifices de sortie, en ce que les canaux ont pour fonction de permettre l'intro dllction .' l'intérieur du tambour du produit, qu'il s'agisse de liquides, de solides ou des peaux,afin que lorsque le tambour est entraîné en rotation, les dits produits, après avoir effectué un parcours circulaire, pénètrent d'eux-mêmes à l'intérieur du tamhour par la zone de communication prévue, en ce qe du fait que les zones de communication entre les canaux et l'intérieur du tambour sont décalées d'un canal 2 1 l'autre, le produit qui s'y trou ve, qu'il s'agissc de peaux ou de liquides, une fois le tambour mis on marche passe d'un canal quelconque à l'intérieur du tambour et de celui-ei ;; un autre canal, opération qui se répète plusieurs fois an cours du traitement, en ce que du fait que la section des canaux peut être variable i@ se preduit des rétrécissemonts du passage p@ndant le parcours circulaire du produit, avec pour conséqueuce une augmentation de la vitesse de circulation de ce dernier, I liquides ou peaux, et iin effet de frottement plus puissant entr@ les peaux, qui les prépare de façon optimale à suhir l'action des agents chimiques, dont ils absorbent une plus grande quantité, @tilisant ainsi les bains au maximum, et en ce que la paroi cylindrique du tambour est munie de portes ou de regards pour permettre un contrôle visuel. 2.- Tambour selon la revendication 1' caractérisé en ce qu'il comporte des doubles fonds perforés, placés sur les côtés ou s'étendant en regard d'une partie de la paroi cylindrique, définissant encre eux et la paroi associée du tambour un con par timent qui communique avec l'extérieur et qui a pour fonction d' assurer l'évacuation du liquide lorsque cette opération ne peut s'effectuer par les canaux en meme tes que l'évacuation des peaux, des rohinets étant prévus pour le réglage de cette évacua- tion. 3.- Tambour selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que lorsqu'il est de grandes dimensions, il est muni d'un seul flasque par lequel il reçoit le mouvement de rotation fourni par l'organe moteur associé, une infracture munie de galets étant prévue pour supporter le tambour en rotation, les dits galets pouvant assurer, en totalité ou en partie, l'entraînement en rotation du tambour. 4.- Tambour selon l'une quelconque des revendications 1 . 3, caractérisé en ce que les canaux peuvent avoir une section identique ou des sections différant d'un canal à l'autre. 5.- Tambour selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte une enveloppe uniformément cylindrique co@stituant sa paroi cylindrîq;ue visible, qui forme la paroi externe des canaux annulaires, dont le nombre est choisi arbitrairement et qui peuvent être jointifs ou séparés les uns des autres, ladite enveloppe étant munie d'ouvertures décalées les unes par rapport aux autres et qui correspondent aux orifices de sortie par lesquels les canaux débouchent sur l'extérieur.