La présente invention concerne des systèmes d'avertissement de l'existence de conditions anormales dans les locaux d'aboniiés au téléphone, lorsque ces conditions ne sont pas déjà surveillées. Au moyen de ces systèmes, tout circuit téléphonique d'abonné peut, de 5 plus, devenir un moyen de surveillance universel de contacts électriques, 11 n'a été proposé que peu de systèmes téléphoniques d'alarme capables de déceler l'existence de conditions anormales tout en n'exigeant cependant pas une réponse rapide pour fonctionner correc— 10 tement. De ces systèmes, les plus répandus simulent, en cas d'urgence, le décrochage du combiné téléphonique et signalent un état anormal en répondant en permanence à des appels d'interrogation par un signal "occupé". Une telle technique donne lieu à plusieurs sortes d'objections qui en diminuent considérablement l'utilité pra-15 tique. En premier lieu, l'équipement de commutation du bureau central téléphonique peut se trouver bloqué pendant des heures et même des jours, ce qui peut avoir un effet défavorable sur le service normalement assuré au public aux heures de trafic-de pointe. En second lieu, si la localité desservie par un bureau central venait à être 20 saturée par de tels systèmes, une coupure générale de l'alimentation en énergie de durée suffisante pourrait aussi bloquer le service public si l'action préventive collective des abonnés individuels protégés n'était pas suffisante pour éviter ce blocage. En troisième lieu, si un blocage au bureau central déclenchait la visite des lo-25 eaux d'abonnés par un agent réparateur du service téléphonique, il pourrait en résulter une déconnexion de ligne. Lestappels d'interrogation ne provoqueraient plus la réponse "occupé" et, si l'on n'était pas averti par ailleurs par l'organisme d'exploitation téléphonique de cette déconnexion, le système tomberait en défaut. En quatrième 30 lieu, l'emploi d'une telle technique est limité aux'abonnés à lignes individuelles privées, par opposition aux abonnés à lignes partagées, ce qi1i constitue une importante' restriction aux avantages offerts au public. Tel est, par exemple, le cas dans les zones rurales, qui requièrent cependant le plus une protection contre les défauts du 35 système de distribution d'énergie, et ne pourraient en bénéficier du fait qti'un service téléphonique à lignes individuelles n'y existe souvent pas. En cinquième lieu, en raison des trois premières objections ci—dessus énoncées, la question des tarifs applicables avec la technique actuelle est quelque peu embrouillée, ce qui tend I4O à créer une attitude négative de la part de nombreux exploitants 71 36686 8AD ORIGINAL 71 36686 2 2112461 téléphoniques, en même temps qu'à développer, chez certains d'entre eux, une tendance à l'obstruction contre ces systèmes et à décourager les abonnés à lignes individuelles d'employer ceux-ci, ou à les en dissuader. En sixième lieù, l'aspect moral d'informations obte-5 nues par des appels non taxés est quelque peu discutable» Le principal objet de l'invention est de fournir aux abonnés téléphoniques de tout type un système d'alarme peu coûteux et cependant sûr et qui remédie à ïa plupart.sinon à l'ensemble des inconvénients ci-dessus énuméréso 10 On connaît déjà des systèmes dans lesquels une condition anor- maie existant dans le local d'abonné, par exemple line élévation de température, ferme un contact placé en série avec un contact clignotant excité par la tension continue d'alimentation de la ligne téléphonique» L'ensemble en série de ces deux contacts est connecté en 15 parallèle avec la ligne, ce qui a pour effet l'apparition d'une signalisation visuelle clignotante au bureau central au cas où le premier desdits contacts vient à être fermé» On connaît également une variante des systèmes précédents dans laquelle est prévu un interrupteur supplémentaire disposé au poste 20 d'abonné protégé et permettant à volonté la mise en service ou la suppression du système de protection. Selon la présente invention, on prévoit un dispositif de surveillance des conditions existant à une époque donnée dans un local contenant un poste d'abonné et d'alarme au cas où lesdites conditions 25 deviennent, anormales, comprenant un circuit placé en parallèle sur la ligne téléphonique desservant ledit poste, ledit circuit comportant un ensemble en série de deux contacts, l'un desdits contacts passant de l'un à l'autre des états ouvert ou fermé selon que lesdites conditions sont normales ou anormales, l'autre desdits contacts 30 étant périodiquement et alternativement ouvert ou fermé sous l'action d'un organe de commande lui-même actionné par un courant d'appel d'interrogation transmis audit poste d'abonné à partir d'une station centrale ou d'un autre poste d'abonné relié à cette dernière station, grâce à quoi ladite station ou ledit autre poste reçoit, en cas de 35 conditions anormales dudit local, un signal de retour d'appel périodiquement interrompu différant audiblement du signal normal de retour d'appel» Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, ledit organe est constitué par la sonnerie dudit poste d'abonné surveillé. kO L'invention comprend, de manière générale, tua circuit d'alarme SAD ORIGINAL 71 36686 3 2112461 comportant un commutateur de détection normalement ouvert ou fermé et placé en série avec un commutateur de commande, normalement ouvert, connecté en travers d'une ligne téléphonique d'abonné. Le commutateur détecteur est disposé pour être fermé ou ouvert et pour 5 être maintenu fermé ou ouvert par des moyons appropriés de détection lorsque se présentent des conditions anormales, tandis que le commutateur de commande est positionné de façon à être fermé et ensuite à être périodiquement ouvert par l'action magnétique de la sonnerie du téléphone quand celui-ci ost excité par une tension d'appel. Le 10 circuit d'alarme connecté en travers de la ligne téléphonique est donc, ou bien périodiquement coiiuecté par tin commutateur détecteur fermé lors d'une alarme, sous l'action du commutateur de commande lui-même actionné par la sonnerie, ce qui fait eue l'appelant qui interroge entend une sonnerie interrompue indiquant l'alarme, ou 15 bien ce circuit est temporairement déconnecté par l'ouverture du commutateur détecteur pendant les alarmes, ce qui fait que l'appelant qui interroge entend une sonnerie normale, ce qui signifie maintenant l'alarme. Lorsqu'on utilise le conmutateur détecteur avec un état normal ouvert, si la période de commande de fermeture 20 du commutateur de commande est courte, l'appel sera périodiquement interrompu; mais si cette période est longue, le téléphone répond automatiquement en coupant l'appel par des silences. Dans l'un et l'autre de ces deux cas, la sonnerie est interrompue de manière audible, quelles que soient la période ou les autres caractéristiques 25 de l'interruption pai* ce conmutateur, s'il existe un écart suffisant par rapport à la condition normale pour- mettre on évidence un état d*îalanne ou une condition anormale, pour un abonné appelant effectuant un appel d'interrogation. Dans une application courante de l'invention, par exemple, un 30 "thermostat* est fermé et maintenu formé par l'action des températures anormales sur un bimétal ou sur tout autre moyen approprié de détection de température; un commutateur de commande agissant par déclic est momentanément fermé par la frappe périodique d'un marteau de sonnerie sur le levier de commande dudit commutateur, ce qui a pour 35 effet d'interrompre périodiquement l'appel revenant aux appelants pour interrogation lors d'un état d'alarme. Bien que le "commutateur détecteur" dans l'exemple ci—dessus ait été décrit comme étant un thermostat à bimétal, il est évident que n'importe quels autres moyens physiques, optiques ou chimiques kO permettraient tout aussi bien de commander un commutateur, pourvu 3AD "ï 71 36686 k 2112461 que ces derniers moyens soient adaptés à la condition d'alarme de I laquelle on veut être averti, c'est-à-dire la température dans le cas présent; de tels moyens sont bien connus. De la même manière, n'importe quel commutateur de commande capable de revenir automati— 5 quement à son état normal ouvert, indépendamment des moyens qu'il emploie à cet effet, peut aussi bien servir comme commutateur à action par déclic pour le but visé par l'invention. Il est également évident et il doit être aussi bien compris, en se référant à cet égard au dessin annexé, que tout dispositif électromagnétique, tel 10 qu'une bobine de sonnerie, qui peut être excitée par la tension d'appel lorsqu'un poste téléphonique d'abonné est appelé, peut aussi être utilisé pour actionner le commutateur de commande à la place ^ de la sonnerie et pour produire le même état d'interruption d'appel. ^ « Se référant au dessin ci-joint, la figure unique montre sché-15 matiquement le dispositif prêt à être utilisé. Les éléments situés à la droite de la ligne hachurée, qui seront désignés par le numéro de référence 1, doivent être considérés comme étant installés dans les locaux protégés et sont donc désignés ici comme "le poste d'abonné". Ces locaux peuvent être un local commercial, une fabri— 20 que, une habitation ou un local analogue. A l'intérieur des locaux en question, les éléments encadrés par une ligne en trait interrompu seront généralement désignés par le numéro de référence 11 et doivent être considérés comme comprenant la sonnerie du téléphone, dans une réalisation préférée de l'invention. Il doic cependant être compris 25 que l'on n'a représenté que les parties les plus importantes relatives à la spécification et comprenant, dans un sens général, tout autre moyen électromagnétique fonctionnant de manière analogue à une sonnerie excitée par la tension d'appel. Le système d'alarme est étudié pour fonctionner en c omb inai s on 30 avec le réseau téléphonique public comprenant un appareillage d'appel direct à distance par le cadran du téléphone. La station centrale 2 du réseau est connectée au poste d'abonné par les fils de ligne 3 et 4 qui se terminent, dans une boîte de jonction 5» sur les contacts 6 et 7 respectivement. Les autres postes d'abonnés 35 sont traités collectivement sous le nom de*postes extérieurs8K. Ces derniers postes sont également connectés à ladite station centrale par des fils ou d'autres moyens de connexion 9 et 10. Un abonné ou son délégué peut appeler par le cadran de son poste le poste de l'abonné protégé à partir de tout poste extérieur par tous moyens ^ 40 convenables manuels ou automatiques, par exemple un calculateur, de fbad origjjé& 71 36686 5 2112461 façon à s'assurer des conditions qui existent dans ce poste protégé. A l'intérieur du poste d'abonné 1, les fils téléphoniques 13 connectent la boîte de jonction 5 au poste téléphonique d'abonné 12. Le circuit d'alarme 17» 14, 18, 15, 19 comprend un conmutateur dé— 5 tecteur 14 normalement ouvert ou fermé, un commutateur de commande 15 normalement ouvert et des connexions 17, 18 et 19 reliant ces commutateurs en série l'un avec l'autre et connectant l'ensemble en parallèle avec la ligne à doicc fils 3, 4. La sonnerie 11 ou un dispositif analogue comprend, selon une i-éalisation proférée, un 10 marteau 16 ou, dans une autre réalisation, une bobine ou un électroaimant . En exploitation téléphonique normale, un appel vers le poste d'abonné non surveillé à partir d'm poste extérieur a pour effet de produire un signal d'appel continu ou un signal d'occupation 15 selon qu'il existe ou non des circuits disponibles ou selon qu'un autre appel du même abonné est en cours ou non. Etant donné que l'état d'occupation constitue un événement assez rare et habituellement de courtn durée, la sonnerie "ininterrompue" se produit normalement lorsqu'on appelle le poste téléphonique non surveillé à 20 partir d'un poste extérieur. XI est évident, d'après ce qui précède, que, si l'on prévoyait des moyens de connecter automatiquement le poste d'abonné protégé à un poste appelant extcrieur lors de conditions anormales des locaux protégés, il serait nécessaire qu'il se produise alors un signal pouvant être reconnu comme ayant une 25 caractéristique différente de la sonnerie normale continue d'appel de postes extérieurs. Pour l'abonné appelant ou pour son délégué, humain ou mécanique, procédant périodiquement à des appels (ce qui suppose qu'il sache que le poste protégé n'est pas autrement surveillé) cette connexion a pour effet d'interrompre la sonnerie d'une 30 manière audible suffisamment différente de la manière continue qui caractérise les conditions normales pour constituer un avertissement de l'existence de conditions anormales en tui temps assez court pour permettre une intervontion préventive. XI y a lieu d'attirer l'attention, en ce qui concerne le des-35 sin, sur la partie de celui-ci qui montre un moyen de déclencher automatiquement l'émission d'un ri,-,nul à la station centrale 2 et aux postes extérieurs d'abonnés 8 à partir du poste d'abonné 1 et de causer ainsi des appels d'interrogation résultant dans la réception de si. naux d'appel interrompus de manière audible aussi long-40 temps que persistent des conditions anormales dans le local protégé. bad original.^ 71 36686 6 2112461 C'est ce qui est réalisé par le circuit d'alarme 17, 14, 18, 15, 19, qui comprend un commutateur détecteur normalement ouvert en série avec un commutateur de commande normalement ouvert actionné par le dispositif de sonnerie 11 ou un dispositif analoguej les fils 17, 5 18 et 19 connectent en série ces commutateurs, dont l'ensemble est connecté en parallèle sur les fils de ligne 3 et 4. Le dispositif de sonnerie 11, représenté selon une réalisation préférée, comprend un marteau de sonnerie 16 disposé de manière à actionner le commutateur de commande 15» Ainsi, lorsque les conditions ambiantes dans 10 les locaux protégés s'écartent suffisamment de la normale pour être considérées comme anormales, jusqu'à un point défini par le réglage du commutateur détecteur 1^, ce commutateur 1*t est amené à se fermer et à être maintenu fermé par des moyens détecteurs adaptés à la condition à surveiller. A ce moment,' le commutateur de commande 15 15 est dans son état ouvert normal. Des appels d'interrogation lancés d'un poste extérieur quelconque 8 vers l'appareil téléphonique d'abonné 12 exciteront donc la bobine de sonnerie 11, ce qui aura pour effet de faire vibrer le marteau de sonnerie 16 et, par suite, de lui faire frapper périodiquement le levier de commande ou le 20 moyen de commande équivalent du commutateur de conmande 15» Le commutateur détecteur 14 étan- maintenu fermé pendant la durée des conditions anormales, la fermeture périodique du commutateur de com— mante 15 met aussi le circuit d'alarme en parallèle sur la ligne téléphonique 3, 4 et, par suite, établit une connexion périodique 25 avec la station centrale 2 ou avec tout poste extérieur 8 appelant le pos te protégé 1„ Sur un appel d1 interrogation, la connexion périodique ainsi établie entre les postes 1 et 8 cause une sonnerie interrompue à une cadence audible. Si des appels d'interrogation sont faits avec une fréquence raisonnable vis-à-vis des risques 30 surveillés, un tel signal pourra servir de moyen efficace d'alarme permettant en temps voulu une intervention préventive» Aussi long-temps que les conditions resteront anormales, les appels d'interrogation continueront à provoquer une telle sonnerie interrompue» Lorsque les conditions normales seront rétablies, le commutateur 35 détecteur 14 retournera à la position dans laquelle il ouvre le circuit d'alarme, ce qui remettra le poste téléphonique d'abonné 12 dans sont état de fonctionnement normal. Les appels provenant d'un poste extérieur 8 se traduiront par l'audition à ce poste d'un signal de retour d'appel normal , ininterrompu, indiquant l'existence 4o de conditions satisfaisantes dans le local 1, à l'égard du risque BAD ORIGINAL 71 36686 7 2112461 surveillé. Se reportant aux objections ci-dessus énumérées, au sujet des systèmes similaires d'alarme téléphoniques actuellement employés, deux perfectionnements introduits par l'invention seront apparents» 5 Premièrement, le blocage de 1 'ér.uipement de commutation du bureau central est complètement évité dans tous les cas pratiques du fait qu'une liaison entre la station centrale et le poste protégé n'existe que pendant lus appels dirigés vers cette dernière station, et seulement pendant la durée des conditions anormales. Par suite, les 10 effets donnant lieti aux cinq premières objections sus-énoncées sont éliminés. En second lieu, tout, les appels lancés vers le poste protégé pendant la durée des conditions anormales, qu'il s'agisse d'appels d'interrogation ou d'autres, peuvent donner lieu à une réponse automatique, avec la taxation correspondante. Ce dernier 15 résultat peut être obtenu si la période de fe meture du commutateur de commande est rendue assez longue pour simuler le temps nécessaire à un abonné pour décrocher la récepteur téléphonique. De cette manière, la sixième objection peut être éliminée, à la discrétion de 1 ' abonné. 3AD 71 36686 8 2112461 REVENDICATIONS 1 — Système de surveillance par contacts électriques ou électroniques des conditions physiques, optiques ou chimiques existant dans des locaux contenant un poste téléphonique d'abonné, utilisant un circuit placé en parallèle sur la ligne téléphonique desservant 5 ledit poste, ledit circuit comportant un ensemble en série de deux contacts, l'un desdits contacts passant de l'un à l'autre des états ouvert ou fermé selon que lesdites conditions sont normales ou anormales, caractérisé en ce que l'autre desdits contacts est périodiquement ouvert ou fermé sous l'action d'un organe de commande lui-10 même actionné par un courant d'appel d'interrogation transmis audit poste d'abonné à partir d'une station centrale ou d'un autre poste d'abonné relié à cette dernière station, grâce à quoi ladite station ou ledit autre poste reçoivent, en cas de conditions anormales dudit local, ou bien un signal de retour d'appel périodiquement inter-15 rompu, ou bien un signal normal de retour d'appel, selon que le contact premièrement nommé est normalement ouvert ou fermé. 2 - Système selon la revendication 1, dans lequel ledit organe de commande est constitué par le marteau d'une sonnerie agissant sur le levier de commande d'un commutateur de commande à déclic. 20 3 - Système selon la revendication 1,.destiné à la surveillance de la température dans lesdits locaux, dans lequel ledit contact premièrement nommé est celui d'un thermostat et est connecté en série avec ledit autre contact, normalement ouvert et porté par un commutateur de commande, ledit thermostat étant agencé de façon que 25 son contact soit fermé ou ouvert et maintenu fermé ou ouvert par ion moyen physique, optique ou chimique lorsque la température ambiante s'écarte de la normale, dans un sens ou dans l'autre, d'une quantité prédéterminée, tandis que ce dernier contact devient ouvert ou fermé quand la température ambiante retourne à la normale, ledit 30 commutateur de commande étant agencé pour être fermé ou ouvert sous l'action d'une sonnerie, d'une bobine de sonnerie ou de moyens électromagnétiques similaires excités par la tension de sonnerie d'appels dirigés vers ledit poste d'abonné. &AD OR/Qfl^