Jusqu'à présent, pour la réalisation de chenaux et de gouttières, de conduites de descente des eaux pluviales, des couvertures de toits, des habillages de banquettes et appuis de fenêtres et analogues, on utilise en général de la tôle d'acier galvanisée. L'expérience montre que cette tôle, malgré sa galvanisation, est corrodée en quelques années et doit mêmes au bout d'un délai relativement court, être déjà pourvue d'une couche d'une peinture de protection si l'on veut éviter des dommages plus importants.La tôle d'acier galvanisée est à vrai dire relativement bon marché à l'achat, mais sujette à l'oxyda- tion, en particulier dans les régions industrielles où le dégagement de gaz d'échappement est important, de sorte que les couches de peinture déjà nécessaires au bout de quelque temps augmentent non seulement la dépense de travail, mais entraînent également des frais d'entretien accrus. Les tôles d'aluminium sont également attaquées prématnrément et détruites par les gaz d'échappement industriels. Le matériau qui a le mieux fait ses preuves pour les travaux de ferblanterie dans le bâtiment, c'est la tôle de cuivre qui de plus, par suite de la formation de vert-de-gris, offre encore un attrait architectural particulier. Toutefois la tôle de cuivre est chère et elle ne peut, par suite, être utilisée que dans de rares cas. La présente invention a pour objet de pallier ces inconvénients et de créer une tôle qui réponde aux besoins de la ferblanterie du bâtiment et qui, comparativement à la tôle de cuivre, entraîne à l'achat des frais considérablement moindres, tout en présentant autrement d'aussi bonnes propriétés. La tôle pour travaux de ferblanterie qui fait l'objet de l'invention se caractérise par une couche centrale portante en tôle d'acier non galvanisée (tôle noire) qui est pourvue des deux côtés d'une feuille de recouvrement en cuivre qui est soudée sur toute sa surface. Grâce à la soudure, on obtient une liaison intime des feuilles de cuivre avec la tôle noire, de sorte que cette dernière est totalement protégée des influences atmosphériques et que la tôle composite présente la même durabilité que le cuivre pur qui ne nécessite pas d'enduit de protection ou analogue. Le coût de la tôle conforme à l'invention n'est que de 30 à 40 % environ de celui d'une tôle de cuivre de même épaisseur, du fait que la couche portente médiane en tôle noire, qui ne coûte pas cher, représente une économie importante en tôle de cuivre coûteuse et du fait que la soudure des feuilles de cuivre ne présente pas de difficultés particulières. Cette soudure peut avoir lieu en plongeant la tôle d'acier (tôle noire) dans un bain détamage et en laminant directement par dessus les feuilles de cuivre ayant subi un traitement préalable correspondant. REVENDICATIONS 1. Tôle pour les travaux de ferblanterie du bâtiment, caractérisée par le fait qu'elle comporte une couche centrale portante en tôle d'acier non galvanisée (tôle noire) qui est pourvue des deux côtés d'une feuille de recouvrement en cuivre qui est soudée sur toute sa surface. 2. Procédé pour la fabrication a une tôle telle que défine dans la revendication 1, caractérisée par le fait qu'il consiste à étamer sur les deux faces une tôle noire et à la recouvrir immédiatement, sur chacune de ses faces, par laminage, d'une feuille de cuivre ayant subi un traitement préalable correspondant.