L'invention concerne les lentilles cornéennes dans leur adaptation au profil de l'oeil. Dans ce domaine, plusieurs solutions sont apportées - Lentilles dites "dures", offrant une grande qualité et stabilité optique et chimique. Cependant, établies suivant le profil de l'oeil à un moment T donné, elles ne peuvent, par leur rigidité, suivre son évolution morphologique normale, - lentilles dites "molles", permettant, par leur souplesses de suivre I 'évolution morphologique normale du profil cor néen. Cependant, elles présentent les inconvénients suivants :. agression microbienne : du fait de leur poro sité, elles se chargent d'environ 40% de liquide lacrymal, et ne peuvent éviter l'infiltration et la stagnation de particules nocives; instabilité du paramètre optique : la lentille est calculée optiquement en fonction dtune hydratation définie; or le flux lacrymal varie suivant les individus, les périodes quotidiennes et les perturbations physiologi ques occasionnelles: ceci entraîne une modification de la puissance optique initials. L'invention a pour but de permettre à la lentille de suivre les variations normales du profil cornéen tout en conservant à celle-ci les qualités inhérentes aux lentilles dites "dures". La lentille extensible, objet de l'invention, ( PI. 1/3 fig. I et 2) est constituée des éléments indépendants suivants : - une calotte sphérique centrale # atM 3,5 à 4 mm. - une zone annulaire intermédiaire p a/ # b # 4 à 7 mm. - une zone annulaire extérieure # b/ c # # 7 à IO,5 mimez comportant en périphérie le cordon scléro-limbique. Le nombre des éléments constitutifs/est fonction de la dimension de la cornée ( la lentille décrite correspond à une cornée fortement dimensionnée: I0,5/II mm.) Dans les cas médians, deux éléments seront suffisants (Pl.III/3 fig.8). Tout procédé d'obtention de ces éléments I est valable: - ébauches découpées par procédé de reproduction, Haute Tension, etc, - moulage-estampage simultanés des éléments lenticulaires - moulages indépendants des éléments lenticulaires cons- tituants, le paramètre initial étant : courbure cornéenne moyenne/puissance. Ces dldments I, en Polymdthacrylate de Méthyle par ex.( ou toute autre résine offrant des garanties et caractéristiques physiques et chimiques voisines : hydrophilie, neutralité, transmission lumineuse) seront moulés sur R moyen, puis reliés par des cordons complets 2, ou partiels (éclisses) 5 de largeur 0,25 mm. env. ( P1. 1/3 fig.I et 2 ). Le matériau constituant ces cordons 2 ou éclisses 5 sera nécessairement souple (mécaniquement inerte). Ces derniers permettront au corps lenticulaire-de suivre une variation de la oourbe R intérieure de tangence par procédé d'extension, extension (f2/fI - Pl. II/3 fig. 3 et 4) normale et axiale au plan de base de la lentille. Uh rodage suivant une courbe RI mini et une courbe R2 maxi sera effectué respectivement : - en calotte centrale sur p a' - # a'/ # a - en zone annulaire intermédiaire sur # a / # b' - # b' / # b - en zone annulaire extérieure sur pl b / # c' - # c' / # c ( P1. II/3 fig.3) ( Afin d'éclaircir l'exposé et simplifier les croquis, il a été fait abstraction du témoin-épargne annulaire de moulage conser vé dans chacune de ces trois zones. D'autre part, le terme "rayon" est utilisé pour faire apparaître plus commodément la notion d'évolution). Lorsque la lentille, objet de l'invention, est soumise à un déploiement correspondant à une variation de rayon intérieur de 0,5 mm. maxi ( R2 = 8,2 mm. par ex, # RI = 7,7 mm. par ex. P1.II/ 3 fig. 3), il en résulte des flèches résiduelles théoriques ayant sensiblement les valeurs maxima suivantes : - de # a' # # a ( calotte centrale): de 0#5# env. - de # b' # # b ( anneau intermédiaire) : de 0#8# env. - de # c' # # c ( anneau extérieur) : de 0-15# env. Le déploiement inverse (P1. II/3 fig.4) donnerait sensiblement les mêmes valeurs, compatibles avec l'épaisseur du film lacrymal. La liaison des éléments I ( en Polyméthacrylate de Méthyle "PMM", par EX.) peut être obtenu par : - apport d'un cordon 2 en matériau de même nature incomplé- tement réticulé ( gel ); - greffe d'un cordon 2 en Chlorure de Folyvinyle "PVC" souple activé; - greffe d'un cordon 2 constitué d'un mélange intime d'un gel de PMM incomplètement réticulé et d'un élastomère compatible; - recouvrement ( soit sur la face antérieure, de préférence, soit sur la face postérieure de contact Y des éléments I par une chape 3 (Pl.II/3 fig.5) en PVC souple, activé, ou tout autre élastomère compatible, ( Dans ce cas, les séparations entre chacun des éléments I pourront être faibles :: 0,I5 mm. env.) Dans tous les cas précités, l'ensemble des éléments I et 2 sera soumis à une copolymérisation à basse température( ou rayonnements autres) pouvant s'effectuer par activation en présence de Diéthylène Glycol et d'un réactif ( péroxyde organique par ex. avec addition de Dibutylphtalate pour le PVC ), stabilisé et neutralisé ( éléments nocifs ). Tout autre procédé de liaison ( soudure, collage, etc.) des éléments I et 2 entre eux est envisageable, sous condition de compatibilité des matériaux. Les éléments I à assembler pourront être placés sur une forme de révolution (recouverte d'un film anti-adhésif souple) comportant deux rangées de trois picots télèscopiques de centrage qui, lors du démoulage, libèreront des trous 4 (Pl.I/3 fig. 2) d'activation de pompage lacrymal. Les éléments I pourront également autre placés sur une forme à courbure réglable voir conformateur déposé précédemment sous le numéro 73-17862 ). Dans les deux cas cités, le film souple permettra, par léger fluage, de maintenir les cordons 2 hors des surfaces de contact. Le moyen mécanique d'obtention du déploiement n'est pas limité au schéma de principe utilisé jusqu'à présent (P1.I/3 - II/3). D'autres possibilités sont envisageables : - canaux issus de la zone centrale, débouchant à ltextérieur de la lentille (P1.III/3 fig.II et I4 ), ou aboutissant en péri phérie de celle-ci (P1.III/3 fig.6.9.IO) - un ou plusieurs canaux circulaires complets ou partiels (P1.IIIi3 fig.7 et 8) - ajourages (P1.III/3 fig.I2 et I3) Dans ces cas, les extensions se feront soit par déploiement simple axial, ou helicot al, ou combinaison des deux. La lentille extensible, objet de l'invention, offre donc à la fois les avantages des lentilles dites "dures" ainsi que ceux des lentilles dites "molles". De plus, le principe inhérent à cette lentille ouvre un autre domaine d'utilisation intéressant : en effet, dans ses variantes préférentielles ( éléments I indépendants : P1.I/) fig. I et 2 - P1.II/3 fig. 3.4.5 - P1.IIIt3 fig. 8), elle offre, avant liaison, un choix d'éléments I de puissances optiques, de rayons de courbure intérieure, voire de matériaux d'indice de réfraction, différents, permettant ainsi de réaliser des len-tilles multifocales ainsi que des lentilles à éléments de courbure très différents t kératocônes ). En @utre, le choix peut porter sur la coloration des éléments I ( recherche d'effets optiques ou simplement esthétiques) L'invention n'est pas limitée aux spécifications, descriptions et moyens $d'obtention décrits et représentés, mais en couvre au contraire toutes les variantes. REVENDICATIONS I. Lentille cornéenne extensible caractérisée par le fait qu'elle est constituée d'une calotte sphérique centrale, d'une zone annulaire intermédiaire et d'une zone annulaire extérieure, éléments indépendants, en matériau plastique rigide, reliés entre eux par des oordons de matériau neutre, souple et inerte (procédé de greffe, soudage,ou autres), afin de permettre au corps lenticulaire, par procédé d'extension axiale simple, une variation de courbure de la face de contact. 2. Lentille cornéenne selon la revendication I, caractérisée par le fait que chacun des éléments rigides de la lentille, moulé suivant la courbe moyenne relevée, comporte deux bandes annulaires rodées suivant les courbes maxi et mini prévues. 3. Lentille cornéenne selon la revendication I, caractérisée annulaires par le fait que le nombre des éléments rigides/peut autre inférieur ou supérieur à deux. 4. Lentille cornéenne selon la revendication I, caractérisée par le fait que la liaison des éléments rigides peut Btre effectuée à l'aide de portions de cordon (éclisses) de matériau souple, neutre et inerte. 5. Lentille cornéenne selon la revendication I, caractérisée par le fait que la liaison des éléments rigides peut titre effectuée à l'aide d'une chape, extérieure ou intérieure, en matériau souple, neutre et inerte. 6. Lentille cornéenne selon la revendication I, caractérisée par le fait que la puissance optique de chacun des éléments peut Entre différente ( par courbure extérieure ou matériau d'indice de réfraction différents). 7. Lentille cornéenne selon la revendication I, caractérisée par le fait que la coloration des éléments constituants peut être différente. 8. Lentille cornéenne selon la revendication I, caractérisée par le fait que le procédé d'obtention de l'extension est atteint par découpage ou estampage dtune lentille en matériau rigide, suivant un ou plusieurs canaux, spiralés ou autres, issus de la calotte centrale, aboutissant à la zone annulaire périphérique, et dans lesquels est inséré le matériau d'inertie. 9. Lentille cornéenne selon la revendication 8, caractérisée par le fait que les canaux débouchent en périphérie de la lentille. IO.Lentille cornéenne extensible caractérisée par le fait que la calotte sphérique centrale est reliée à la zone annulaire périphérique par plusieurs pattes spiralées à profil intérieur sphérique, obtenues, soit par assurage du corps lenticulaire ( ajourages ultérieurement remplacés par un matériau souple, inerte et neutre), soit rapportées afin rassurer la jonction entre la calotte sphérique centrale et la zone annulaire extérieure Dans ce dernier cas, elles seront elles mimes en matériau souple, inerte et neutre.