A l'époque où les recherches sur l'utilisation des sources nouvelles d'énergie se développent d'une manière précipitée et difficile, le souci de tirer le meilleur parti des ressources existantes, est d'une importance primordiale. L'emploi des combustibles gazeux, qui a pris une extension considérable dans les domaines domestique et industriel, offre un large champ de réflexion en ce qui concerne lléconomie et la sécu- rité. L'utilisation la plus importante du gaz, concerne la cuisson des aliments; elle constitue une des 3lus simples réalités quotidienne pour tous. Si 1'on considère ce domaine, on constate que des perfection nements ont été apportés aux réchauds et cuisinières mais, que ces appareils n'en restent pas moins assez rudimentaires, juste bons à faire briller du gaz sous une casserole... ; qu'ils ne sont en fait, entre les mains de lrutilisateur, qu'un robinet et un allume-gaz; ce qui est étonnant de nos jours ! Les inconvénients de ces appareils sont nombreux et, ils ont parfois de tragiques conséquences car, leur bonne utilisation dépend d'un réglage judicieux et d'un contrôle vigilant; ee qui n'est pas toujours le cas, tant s'en faut ! .Ainsi, et sans parler de ltextinction accidentelle de la flamme, et de ses conséquences, il y a beaucoup de cas, en apparence négligeables, de mauvaises utilisation des appareils : soupes ou autres préparations cuites avec dix fois plus que la chauffe nécessaire, aliments et matières brillés, oubli d'un gaz allumé, etc... , tous ces faits sont des anomalies déplorables pour les ménages et pour la collectivité. La présente invention se propose de porter remède, dans une certaine mesure, à ces inconvénients; elle concerne l'application sur réchauds et cuisinières d'un dispositif permettant à la fois, de réaliser une économie certaine et importante de gaz et aussi, d'assurer une meilleure sécurité, tout en réduisant grandement le souci, voire l'inquiétude,qu'apporte l'allumage du gaz. La conception du dispositif est basée sur le raisonnement sui vant : - si, au moment de la mise en service d'un appareil, on pensait bien à ce qu'il y a lieu de faire et qu'on règle la hauteur de flamme en conséquence, il y aurait déjà beaucoup moins de problêmes. - si, de plues l'utilisateur était capable ou en situation d'exercer une surveillance soutenue de la marche des choses après allumage, il n'y aurait plus de problème du tout. Or,la réalité est différente '- 1 Le dispositif objet de l'invention es deux fonctions qui sont en rapport avec le raisonraemene qui précède. - la première, est d'obliger l'utilisateur à penser à la durée de de marche avec la hauteur de flamme choisie, car, s'il n'agit pas sur la commande prévue à cet effet, pour afficher d'abord cette durée, il ne pourra pas se servir de son appareil à gaz La Lez seconde, qui est dépendante de la première, est de réduire automatiquement la flamme au minimum, lorsque la durée affichée est écoulée, (cette fonction étant en quelque sorte la conscience de l'utilisateur, qui se manifeste à point nommé et sans déf il- lance). Limité à ces deux fonctions le dispositif n'apporte pas de complication réelle dans l'usage des appareils; il suscite seulement une réflexion au départ, qui aura t8t fait d'ailleurs d'entrer dans les habitudes et, qui entrainera à mesurer de mieux en mieux la quantité d'énergie nécessaire. L'utilisateur constatera aussi qu'une flamme réduite au minimum est très souvent bien suffisante pour maintenir l'ébulition, ou entretenir la cuisson, (surtout avec le gaz naturel). Le retour automatique au minimum de hauteur de flamme , a une importance considérabîn, tant sur le plan de lté- conomie, comme il est dit plus haut, que sur celui de la sécurité car, allumé ou non, un gaz qui 8t échappe en très faible quantité, ne présente pas un réel danger. Le dispositif représenté à titre d'exemple non limitatif, est caractérisé par l'intégration d'une minuterie, (ou autres systè mes équivalents),et de ses annexes, dans la commande d'ouverture et de fermeture a d'un robinet à gaz. D'autres caractéristiques et avantages apparaitront au cours de la description qui va suivre. Aux dessins annexés et donnés à titre d'exemple - Les figures de I à 4, représentent en vue de face, le bouton classique de manoeuvre d'un robinet à gaz d'une cuisinière, en diverses positions, avec la commande rotative coaxiale de réglage de la durée, qui lui est associée. Derrière ces deux organes mo biles, deux secteurs fixes sont gravés sur la façade de la cuisi nière; chacun d'eux représente un déplacement angulaire du levier de réglage de la durée, équivalent à I5 mn - La figure 5, est une vue de dessus de l'ensemble du dispositif, allant du boisseau du robinet à son bouton de manoeuvre, avec + coupe longitudinale partielle. - La figure 6, correspond à la coupe S - F suivant flèche, de la fig. 5 - La figure 7, est la coupe E - B suivant flêche, de la fig.5 Selon l'exemple d'exécution donné par les figures de I à 7, le dispositif comprend : les organes de commande, disposés à l'exté- rieur, sur la façade de la cuisinière, fig. I à 4 et 5, qui sont: le bouton classique de manoeuvre du robinet I, la commande rotative coaxiale de réglage de la duree comportant deux prises manueilles solidaires 2 et 2 bis, dont l'une 2 différenciée de l'autre 2 bis, constitue le repère de position du réglage de la durée, en rapport avec les deux secteurs fixes 3 et 3 bis gravés sur le capotage de l'appareil.Le boisseau ou partie mobile d'un robinet à gaz classique assisté du dispositif objet de l'invention (fig;5,6 et 7) et comprenant :le boisseau du robinet 4, l'axe du boisseau 5,et la vis de liaison 6, le ressort de renvoi 7 de l'axe 5, la vis 8 de verrouillage du boisseau dans l'encoche 9; ces divers éléments supportés par le flasque 10 solidaire du réchaud. Un axe creux fixe II vissé sur le flasque IO supporte une cage rotative I2, reliée à un ressort de rappel 13. La cage I2 comporte sur une de ses faces unz denture circulaire 14, sur laquelle est engrené un pignon d'entrainement 15 d'un système ralentisseur de mouvement, (non représenté). La partie supérieure de la denture 14 est un secteur denté I6, qui vient en prise avec le pignon à rochet 17 d'une minuterie,(non représentée), qui est logée, comme le ra lentisseur, entre le flasque IO et la face de le cage rotative 12. Sur la face opposée de la cage 12 sont montés les organes d'immobilisation de ladite cage: Un cliquet I8 porté par une piè ce 19 qui oscille autour d'un axe 20 solidaire de la cage I2. Ce cliquet I8,dans un sens de rotation, vient au contact du cran 21 de l'excentrique 22 solidaire de l'axe fixe II(position d'immobilisation de la cage I2). La pièce I9 porteuse du cliquet 18 oscille sur son axe 20 lorsque la cage 12 se déplace et cela, par contact alterné des deux faces opposées 23 et 24 de l'évidement 25 sur la vis 26 solidaire de l'axe fixe II. Cette pièce 19 qui bascule d'un côté et de l'sutre,est retenue en position par frottement sur sa base 27 sous la pression du ressort 28. Cette face de la cage I2 porte aussi la commande de réglage de la durée avec ses deux prises manuelles 2 et 2 bis, (fig. I à5 > , qui se trouvent placées dans le prolongement des parties 29 et 30 de la fig. 7. L'extrémité de cette structure en 2 cercle 31 forme un palier 32 de la cage I2 qui tourillonne sur l'arbre fize II. La partie cylindrique d'extrémité formant palier, entraine la pièce 33 portée par l'axe 5, par l'intermédiaire d'un clabotage 34, qui laisse une certaine liberté de rotation entre ces deux éléments 32 et 33. Un ressort 35 assure le maintien et le rappel de la pièce 332 qui constitue avec la vis 36 le verrouillage du boisseau 4 en position de fermeture. (La vis 37 retient la cage I2 sur l'axe fixe II). Le fonctionnement du dispositif est le suivant - .1.- Le bouton de manoeuvre I est fermé (2), la commande de réglage de la durée 2 et 2 bis à l t arret. Le cliquet I8 fig.7 au contact du cran 21, la vis 8 fig.5 est en position verticale et repoussée, avec l'axe 5, par le ressort 7 dans l'encoche de verrouillage 9. La vis 36 est position verticale à l'exterieur de la pièce 33 qui interdit le coulissement de l'axe 5 puisque cette pièce 33 fait obstacle au déplacement de l'axe 5 par la vis 36, donc à l'ouverture du robinet à gaz. - Fig. 2.- La commande de réglage de la durée 2 est au milieu du premier secteur,la durée affichée est donc de 8 mn (environ). La cage I2, fig.5, en tournant par l'action des prises 2 et 2 bis, a entrainé la pièce 33,qui a libéré lavis 36, ce qui a permis le coulissement de l'axe 5 et la sortie de l'encoche 9 de la vis 8; le boisseau 4 a été ouvert au maximum (o) .La cage I2,fig.7, ayant tourné, comme il est dit ci-dessus, a fait basculer la pièce I9; au contact de la partie 23 sur le vis 26, le cliquet I8 est venu en position haute; il a donc échappé le cran 21 quand la cage I2 est revenue en sens inverse; en mame temps le secteur denté I6 venant en prise avec le pignon 17 et l'ayant entraîné, l'action de la minuterie s'est engagée pur le temps affiché. - Fig. 3.- Le mécanisme est dans la même situation que ci-dessus, fig.2, sauf, que le temps affiché est 23 mn (environ), soit la totalité du premier secteur I5 mn, plus la moitié du second secteur 8 mn. Le bouton I règle une hauteur de flamme moyenne - Fig, 4.- La durée affichée, fig.2 ou fig. 3, s'est écoulée, le secteur denté I6 fig.6, solidaire de la cage I2, s'est trouvé libéré par la rotation du pignon I7 de la minuterie; la cage I2 ayant son cliquet I8, fig.7, en position haute a été rappelée par son ressort 13; dans ce mouvement la pièce 33, fig.5, 2 tourné et entraîné I'axe 5, par l'intermédiaire de la vis 36. (Pour éviter l'extinc- tion de la flamme, le rappel de la cage 12, sous l'impulsion du ressort I3, est tempéré par un ralentisseur de mouvement I5, à engrenages ou autres systèmes). Le boisseau 4, fig.5, ayant tourné est dans la position de hauteur minimum de flamme (R). Dans cette position du bouton de manoeuvre I, si l'utilisateur désire régler différemment la flamme pour continuer ses opérations, il devra nécesEairement afficher de nouveau une durée sinon, le bouton 1 reviendra toujours à la position (R). Si l'utilisateur cesse dF faire usage de Sa cuisinière, il tournera le bouton I pour refermer le robinet (F). Le bouton I iig,5, entraînera la cage T2, porteuse de la commande de réglage de la durée 2 et 2 bis, par l'intermédiaire de la pièce 33 et de la vis 36, et le cliquet 18, mia en position basse par le basculement de lance I9 venue en contact de la vis 26 par sa partie 24 immobilisera la cage I2 sur le cran 21. L'axe 5 repoussé par le ressort 7 engagera la vis 8 dans l'encoche de verrouillage 9; en même temps la vis 36 libérera la pièce 33 qui reviendra en butée, sous l'action du ressort 35, ce qui interdira l'enfoncement du bouton I Revendications I.- Dispositif conditionnant 1 t ouverture d'un robinet d'une cuisinière à gaz, à une action pré-rab1e sur la commande d'un limiteur de durée d'utilisation, raracterisf par l'intégration dans une cuisinière, d'un mécanisme comportant une pièce qui S'oppose à l'ouverture du robinet, si l'action d'affichage n'a pas été excutée. 2.- Dispositif selon la revendication I, dont le limiteur de durée déclenche le retour automatique du robinet de gaz, dans la position de réglage minimum ii;), à la fin de la durée fixée; caractérisé par une cage mobile retenue puis libérée, par le limiteur de durée et agissant sur le robinet, par l'action d'un ressort de rappel et par l'intermédiaire d'une pièce constituant en même temps, le moyen de verrouillage du robinet. 3.- Dispositif selon les revendications I et 2; le robinet de gaz étant rappelé en position minimum (R), ne peut être mis dans une autre position de service, sans action préalable sur la commande du limiteur et affichage d'une durée; caractérisé par un secteur denté venant en prise avec la minuterie, et par une cage mobile, son ressort de rappel et la pièce d' entraine- ment du robinet. 4.- Dispositif selon revendications I et 2, caractérisé par le fait que l'immobilisation du robinet en position de fermeture (F), ainsi que le passage à la position minimum(R), à la fin de la durée affichée, se font à l'aide d'un cliquet à double effet, monté sur un support oscillant. 5.- Dispositif selon la revendication 4, caractérisé par le fait qu'après immobilisation du robinet en position de fermeture (2), le verrouillage du robinet s'opère à l'aide dune pièce entraînée par un clabot et rappelée par un ressort. 6.- Dispositif selon revendication I caractérisé par le fait qu'au robinet classique se trouve associée une commande rotative coaxiale d'un limiteur de durée, qui comporte deux prises manuelles diamétralement opposées. 7.- Dispositif selon revendication 2 caractérisé par le fait qu'il comporte un ralentisseur de mouvement du robinet, qui a pour effet d'éviter l'extinction de la flamme.