i 2128462 La présente invention se rapporte à une matière rétro-réfléchissante et à un procédé pour la fabriquer, et «lie concerne plus particulièrement'une matière rétro-réfléchissante présentant des propriétés rétro-réfléchissantes améliorées 5 pour la lumière qui tombe suivant un angle important par rapport a une normale au plan de la surface de cette matière, et un procédé pour la fabriquer. Selon un premier aspect de l'invention, une matière rétro-réfléchissante comprend un grand nombre de perles sensi-10 blement sphériques, préparées à partir d'une matière transparente ou translucide présentant un indice de réfraction compris entre 1,7 et 2,0, lesdites perles étant réparties sur et encastrées dans une zone de la surface d'une matrice en matière plastique, ladite zone contenant les perles encastrées comportant 15 un relief superposé à sa surface garnie de perles. L'invention concerne aussi un procédé pour fabriquer une matière rétro-réfléchissante, dans lequel on répartit dans une monocouche, sur une zone de la surface d'une matrice de matière plastique pouvant être gaufrée, un grand nombre de 20 perles sensiblement sphériques préparées à partir d'une matière transparente ou translucide présentant un indice de » réfraction compris entre 1,7 et 2,0, pour former une zone garnie de perles à la surface de la matrice, et l'on soumet cette zone garnie de perles à l'action d'un outil ou d'une 25 combinaison d'outils de façon à encastrer les perles dans la surface de la matrice, si bien qu'un relief est superposé à la zone garnie de perles ainsi formée. L'expression "rétro-réfléchissante" utilisée dans le présent mémoire signifie qu'un faisceau ou un rayon 30 lumineux qui tombe sur la zone garnie de perles et en relief de la surface de la matière selon l'invention est réfracté et réfléchi d'une façon telle qu'une proportion importante de la lumière incidente est pratiquement renvoyée vers la source, dans un cône ou un coin présentant un petit angle au sommet, 35 même si la lumière arrive sur cette zone obliquement par rapport à la normale. Les perles utilisées dans la matière et le procédé conformes à la présente invention peuvent être en n'importe quelle matière transparente ou translucide, ou une combinaison 40 de telles matières, mais les perles doivent être telles qu'elles COPY 72 07037 2 2128462 ne soient pas fâcheusement déformées ou détériorées pendant la fabrication de la matière rétro-réfléchissante. Il y a lieu de mentionner certains verres minéraux comme matières appropriées pour les perles. Il convient d'utiliser les perles 5 de verre connues sous la dénomination de perles "Ballotini", dans la matière et le procédé conformes à la présente invention. Lorsque l'aspect esthétique de la matière selon l'invention est important, il est préférable que le diamètre des perles ne soit pas supérieur à 0,762 mm car, pour de plus grands 10 diamètres, l'aspect au jour de la matière selon l'invention n'est pas agréable. Pour ces applications, il est préférable que le diamètre des perles ne soit pas supérieur à 0,152 mm. L'indice de réfraction de la matière constituant les perles doit être compris entre 1,7 et 2,0 et, de préférence, 15 il doit être voisin de 1,9» On préfère un indice de réfraction voisin de 1,9 du fait que le foyer de la lentille constituée par une perle sensiblement sphérique est alors sur-ou très près de-la surface postérieure de la perle. Cela veut dire, bien entendu, que la proportion maximale d'un faisceau de lumière 20 tombant sur la surface antérieure d'une telle perle et réfléchi sur la surface postérieure après réfraction sera renvoyé pratiquement suivant le même trajet. On notera que, lorsque l'indice de réfraction de la matière constituant les perles s'écarte de la valeur de 1,9# l'angle au sommet du cône de lumière 25 rétro-réfléchie s'écarte du minimum. Pour obtenir un angle au sommet acceptable avec la matière selon l'invention, l'indice de réfraction de la matière qui constitue les perles doit être compris dans l'intervalle de 1,7 à 2,0 indiqué. L'angle au sommet idéal est de l'ordre de 10° mais il est normalement 30 un peu supérieur à cette valeur. Bien que cela ne soit pas essentiel, on préfère que, dans la matière selon l'invention, la portion de la surface d'au moins certaines des perles réparties sur une zone de la surface de la matrice de matière plastique et encastrées dans cette 35 surface, et entourées par la matrice en matière plastique, soient en contact avec une couche réfléchissante. De cette façon, une plus grande proportion de la lumière réfractée en pénétrant dans les perles peut être réfléchie sur la surface postérieure de ces perles. La couche réfléchissante peut comprendre une 40 partie d'une couche superficielle globale de la matrice de matière 72 07037 3 2128462 plastique qui fait bloc, ou bien une partie d'un revêtement global appliqué séparément sur la surface de la matrice de matière plastique, ou bien ce peut être une couche qui n'est présente qu'à la surface de séparation d'une perle et de la matrice 5 de matière plastique. On préfère cette dernière solution et, dans le procédé selon l'invention, on préfère donc recouvrir au moins certaines perles d'une couche réfléchissante avant de les répartir sur la zone de la surface de la matrice de matière plastique. Du fait que, dans la matière selon l'invention, 10 la lumière doit pouvoir pénétrer dans les perles, dans le procédé préféré, conforme à l'invention, après avoir encastré les perles recouvertes d'une couche réfléchissante et, de préférence, -, après avoir gaufré la zone garnie de perles, il faut retirer la couche réfléchissante des portions des perles qui sont à 15 nu. Ainsi, on peut préparer une matière rétro-réfléchissante selon l'invention dans laquelle les perles sont recouvertes chacune sur leur face postérieure d'une couche réfléchissante. On peut utiliser n'importe quelle matière réfléchissante dans la couche réfléchissante, par exemple de l'or, 20 de l'argent et de l'aluminium qui peuvent, par exemple, être dispersées dans des laques, de l'aluminium et d'autres métaux déposés sous vide, et des matières contenant des pigments blancs et/ou des charges comme le bioxyde de titane et le sulfate de baryum. La nature de la couche réfléchissante peut, 25 bien entendu, être imposée par le rendement de rétro-réflexion que l'on désire pour la matière selon l'invention, et par le procédé par lequel on doit la produire. Lorsque la couche réfléchissante est constituée par un revêtement à la surface des perles, il est préférable qu'elle soit constituée par de 30 l'argent qui a été déposé à la surface des perles, par exemple par des moyens chimiques. Selon le procédé préféré, on peut retirer une couche réfléchissante de la portion à nu d'une perle par n'importe quel procédé approprié qui n'a pas d'effet fâcheux 35 sur la zone de la couche réfléchissante comprise entre la perle elle-même et la matrice de matière plastique. Comme exemples de procédés pouvant être utilisés, il y a lieu de citer des procédés impliquant l'abrasion et la dissolution. Lorsque la couche réfléchissante est constituée par de l'argent, par exemple, 40 on peut l'éliminer efficacement par traitement par une solution 72 07037 2128462 d'acide, par exemple d'acide chromique ou d'acide nitrique. La matrice de matière plastique peut être constituée par n'importe quelle matière plastique thermoplastique ou thermodurcissable pouvant être gaufrée, ou par un mélange 5 de telles matières. On gaufrera normalement les résines thermodurcissables avant leur durcissement final. Comme exemples de résines thermodurcissables, il y a lieu de citer les résines à base de polyesters non saturés, les résines époxy et la résine phénol-formaldéhyde, ainsi que des précurseurs 10 de polyuréthane. On préfère cependant les matières thermoplastiques à cause de la facilité avec laquelle on peut les gaufrer et de la gamme de flexibilités dont on dispose. Comme exemples de matières thermoplastiques, il y a lieu de citer le chlorure de polyvinyle rigide ou flexible, le polystyrène, des 15 copolymères acrylonitrile-butadiène-styrène, le polyméthacrylate de méthyle, des polyamides, des polycarbonates, des polyuréthanes thermoplastiques, le téréphtalate de polyéthylènè, le poly-éthylène et le polypropylène. Parmi ces matières, on préfère le chlorure de polyvinyle flexible, du fait que non seulement 20 cette matière est facile à gaufrer en continu, mais qu'elle peut aussi être plastifiée, par exemple par du phtalate de dioctyle et d'autres plastifiants bien connus, pour lui donner des propriétés de drapé qui la rendent appropriée pour être utilisée dans la fabrication des vêtements. 25 La matrice en matière plastique peut être transparente, translucide ou opaque. En conséquence, la résine thermoplastique ou thermodurcissable de la matrice peut contenir des agents de coloration, comme des pigments et des colorants. La résine peut aussi contenir des additifs, comme des adjuvants de 30 traitement, des plastifiants, des lubrifiants et des stabilisants. On notera que l'on peut stratifier la matrice en matière plastique avec un substrat constitué par une matière plastique identique ou différente, ou par une autre matière, ou bien revêtir ce substrat de ladite matière plastique, et que 35 l'on peut, dans le procédé selon l'invention, effectuer cette stratification avant, pendant ou après le stade d'insertion des perles et de gaufrage. Dans la matière selon l'invention, les perles peuvent être encastrées dans n'importe quelle mesure, pourvu qu'au moins 40 une petite proportion de la zone de la surface de chaque perle 72 07037 2128462 qui doit être rétro-réfléchissante reste directement accessiblé à la lumière. Il est préférable d'encastrer chaque perle à une profondeur au moins légèrement supérieure à son rayon, de façon qu'elle puisse être retenue mécaniquement dans la matrice 5 en matière plastique, aussi bien, que par un adhésif. Dans certains cas, la totalité de la perle peut se trouver au-dessous de la surface de la matrice, une fenêtre subsistant cependant au-dessus de la perle pour permettre l'accès direct de la lumière de façon qu'elle atteigne la perle. Cet agencement est parti-10 culièrement désirable si, par exemple, il faut protéger les perles contre l'abrasion. Dans le présent mémoire, l'expression "encastré dans" signifie qu'au moins une partie de chaque perle se trouve dans un creux formé par la perle dans la matrice. 15 La monocouche de perles peut être une couche de perles continue ou non qui peut contenir n'importe quel nombre de perles jusqu'au maximum qui, dans le cas de perles de diamètres sensiblement identiques, correspond aux perles disposées suivant un réseau hexagonal serré. Lorsque les 20 perles sont disposées suivant ion réseau hexagonal serré, elles sont à leur densité maximale. Dans le présent mémoire, la densité de perles est définie comme le nombre moyen de perles par millimètre carré de surface de matrice avant encastrement et gaufrage, sur la zone considérée. 25 La zone garnie de perles et en relief (gaufrée) peut constituer la totalité ou seulement une partie de l'ensemble de la surface de la matrice en matière plastique qui doit être accessible à la lumière lorsqu'on utilise normalement la matière. Lorsque la zone garnie de perles et en 30 relief n'est qu'une partie de la zone totale, elle peut constituer une partie d'un signe, d'un dessin ou d'un motif d'ensemble. Dans de tels cas, la somme des aires des zones garnies de perles et en relief de la surface constitue, de préférence, de 5 % à 95 % de l'aire totale de la surface. Au-dessous de 5 %, l'effet 35 rétro-réfléchissant de la surface est négligeable et, au-dessus de 95 la surface ne peut guère être distinguée d'une surface garnie totalement de perles. Lorsque la zone garnie de perles et en relief ne constitue qu'une partie de l'ensemble de la surface de la matrice 40 il est préférable que la densité de perles soit élevée et, mieux 72 07037 2128462 encore, voisine du maximum. Lorsque la zone garnie de perles et en relief constitue la totalité de la surface de la matrice, la densité de perles peut aussi atteindre le maximum mais, si pratiquement toutes les perles sont recouvertes chacune, 5 sur leur face postérieure, d'une couche réfléchissante opaque et masquent ainsi chacune de la surface de la matrice en matière plastique en empêchant de la voir pendant le jour, il est préférable que la densité de perles soit inférieure au maximum pour une monocouche, pour un diamètre de perle moyen 10 particulier. Dans tous les cas, cependant, il est préférable que la densité de perles soit d'au moins 2 car, au-dessous de ce chiffre, le taux de rétro-réflexion de la matière selon l'invention est inférieur à un minimum acceptable pour la plupart des applications, par exemple pour des applications 15 à la sécurité routière. Lorsque la matrice en matière plastique est transparente ou translucide, la densité de perles peut atteindre le maximum mais, lorsque pratiquement toutes les perles sont recouvertes chacune, sur leur face postérieure, d'une couche 20 opaque réfléchissante, il est préférable de faire en sorte qu'elle soit inférieure au maximum, par exemple égale à 95 % du maximum au plus, pour une monocouche pour un diamètre de perle moyen particulier et, de préférence au moins égale à 2 et, mieux encore, comprise entre 3 et 14, le maximum étant dicté, bien entendu, 25 par ce diamètre de perle moyen. De cette façon, on peut conserver un certain degré de transmission lumineuse dans la matière rétro-réfléchissante selon l'invention, ce qui la rend partiellement transparente ou translucide le jour et rétro-réfléchissante la nuit. Parmi les applications de cette matière, il y a 30 lieu de citer des gaînes de protection ne subissant pas l'usure par la pluie pour des obstacles dont les détails doivent être vus le jour, mais dont la totalité doit être vue facilement la nuit. Comme exemple d'obstacle, on peut citer un cône de signalisation routière peint comportant une section centrale blanche 35 et des sections supérieure et inférieure rouges fluorescentes. Si ce cône est recouvert d'un manchon en matière rétro-réfléchissante transparente du type mentionné ci-dessus, de façon que la surface rétrO-réfléchissante soit à l'extérieur, on peut voir les sections rouge et blanche du cône le jour et la nuit, 40 du moment que la densité de perles n'est pas trop faible et que 72 07037 7 2128462 l'observateur n'est pas trop près, et 11 apparaît que l'ensemble du cône émet une lueur argentée rétro-réfléchie lorsqu'il est éclairé par un faisceau lumineux. Ainsi, l'ensemble du cône devient facilement visible la nuit lorsqu'il est 5 éclairé par un faisceau lumineux. Sans le manchon, seule la portion blanche du cône est éventuellement visible le jour et la nuit. On notera que, lorsque la matrice est constituée par une matière plastique transparente ou translucide, elle peut 10 être stratifiée avec un substrat plat, ou bien elle peut comporter un signal, un motif ou un dessin imprimé, formé par enduction ou par stratification, sur l'une ou l'autre de ses surfaces, et la zone garnie de perles et en relief peut s'étendre sur la totalité ou seulement sur une partie de la 15 surface antérieure. Lorsque la zone garnie de perles et en relief s'étend sur la totalité de la surface, la densité de perles peut être telle que l'on puisse voir, le jour, le signe, le motif ou le dessin en même temps que ce qui est derrière la matrice transparente ou translucide, mais que l'on voie seulement 20 une lueur de rétro-réflexion d'ensemble lorsqu'on l'éclairé la nuit. Dans ce but, lorsque pratiquement toutes les perles sont recouvertes chacune, sur leur face postérieure,d'une couche opaque réfléchissante, la densité de perles ne dépasse pas, de préférence, 95 % du maximum pour une monocouche et 25 pour un diamètre de perles particulier et, de préférence, elle est au moins égale à 2 ou, mieux encore, comprise entre 3 et 14, la densité de perles maximale étant dictée par le diamètre de perle moyen. Lorsque la zone garnie de perles et en relief s'étend sur une partie seulement de la surface de la matrice 30 en matière plastique, on peut, bien entendu, faire en sorte que cette zone corresponde à une partie d'un signe (ou signal), d'un dessin ou d'un motif, de façon que cette partie du signe, du dessin ou du motif puisse être vue la nuit lorsqu'on l'éclairé. Pour obtenir une intensité rétro-réfléchie élevée à partir 35 d'une zone relativement peu étendue, il peut être désirable de faire en sorte que la densité de perles soit comprise entre 20 % et 100 % du maximum pour une monocouche, pour un diamètre de perle moyen particulier, mais l'exigence d'une transparence ou translucidité de jour maximum peut imposer une limite 40 supérieure. 72 07037 8 2128462 Lorsque la matrice en matière plastique est opaque, la densité de perles peut avoir une valeur quelconque comprise entre 2 et le maximum pour une monocouche et pour un diamètre de perle moyen particulier. Cependant, comme dans les cas 5 précédents, lorsque la zone garnie de perles et en relief s'étend sur toute la surface de la matrice, la densité de perles peut atteindre le maximum, mais il est souvent désirable d'obtenir une différence entre l'aspect de jour et l'aspect de nuit de la matière rétro-réfléchissante selon l'invention et, lorsque 10 pratiquement toutes les perles sont chacune recouverte d'une couche réflectrice opaque sur leur face supérieure, on fait en sorte que la densité de perles de la zone garnie de perles et en relief soit inférieure au maximum, par exemple jusqu'à 95 % du maximum, pour une monocouche pour un diamètre de perle 15 particulier et qu'elle soit, de préférence, égale à au moins 2 ou, mieux encore, comprise entre 3 et 14, la densité de perles maximale étant dictée par le diamètre de perle moyen. De plus, dans tous les cas pouvant être comparés avec ceux qui ont été décrits pour une matrice transparente ou translucide, lorsque 20 la zone garnie de perles et en relief s'étend sur une partie seulement de la surface d'une matrice opaque, il est souvent souhaitable de faire en sorte que la densité de perles de cette zone soit relativement élevée, par exemple de 20 % à 100 % du maximum, pour un diamètre de perle moyen particulier dans 25 une monocouche. Comme dans le cas de la matrice plastique transparente ou translucide, la matrice opaque peut comporter un signe, un motif ou un dessin formé par impression, par enduction ou par stratification, à sa surface et la zone garnie de perles 30 et en relief peut s'étendre sur la totalité ou seulement sur une partie de la surface. On notera que l'on peut obtenir l'effet rétro-réfléchissant désiré par surimpression ou masquage de portions de la zone garnie de perles. Par exemple, la totalité de la 35 surface d'une matrice en matière plastique peut être garnie de perles jusqu'à une densité élevée. On peut alors former en surimpression sur cette surface garnie de perles un dessin ou un motif ouvert pour réduire la zone rétro-réfléchissante de cette surface. 40 Pour protéger la surface garnie de perles et en relief 72 07037 9 2128462 de la matière rétro-réfléchissante selon l'invention contre l'action nocive de la saleté et des intempéries, on peut par exemple disposer une couche supérieure transparente ou translucide protégeant la surface garnie de perles et en relief, mais, 5 pour que les propriétés rétro-réfléchissantes de la matière selon l'invention ne soient pas trop amoindries, la couche supérieure ne doit pas, de préférence, entrer en contact avec plus de 50 % des perles, au moins lorsqu'on désire profiter des propriétés rétro-réfléchissantes. La raison en est que la présence d'une 10 couche supérieure en contact avec une perle modifierait l'indice de réfraction relatif de la perle, ce qui modifierait alors la position du foyer par rapport à la surface postérieure de la perle et modifierait ainsi les propriétés rétro-réfléchissantes de cette perle. 15 Un autre moyen pour protéger la surface garnie de perles et en relief consiste à appliquer un revêtement ou une couche transparent(e) ou translucide suffisamment mince pour qu'il puisse s'adapter sur toute son épaisseur à une proportion importante de la surface à nu de chaque perle. L'épaisseur 20 de ce revêtement ou de cette couche ne doit, en aucun cas, être suffisante pour influencer la position du foyer de l'une quelconque des perles d'une façon telle que les propriétés rétro-réfléchissantes de la matière selon l'invention soient influencées dans une mesure fâcheuse. 25 On notera que l'on peut colorer toute couche supérieure protectrice, tout revêtement ou toute couche de façon que la lumière incidente et rétro-réfléchie soit filtrée pendant qu'elle le/la traverse. Ce filtrage peut être complémentaire de celui qui peut être effectué par les perles mêmes qui 30 peuvent être entièrement colorées ou comporter une couche de coloration complète ou partielle. Le relief qui est superposé à la zone garnie de perles peut être n'importe quel relief superficiel ou traversant qui est tel que la surface de la zone en relief garnie de perles 35 soit perturbée de telle façon que les axes d'au moins certaines des lentilles définies par les portions à nu des perles ne soient pas perpendiculaires au plan de la matrice en matière plastique. Ce relief est, de préférence, tel que l'intensité relative de la lumière rétro-réfléchie, lorsque la zone garnie de perles 40 et en relief est éclairée par un faisceau lumineux parallèle 72 07037 2128462 tombant suivant un certain angle compris entre 35° et 80° par rapport à la normale au plan de cette zone, exprimée en pourcentage de l'intensité de la lumière rétro-réfléchie lorsque la lumière incidente est normale au plan de ladite zone en relief, 5 soit accrue par rapport à l'intensité ralative obtenue de la même façon pour une matière rétro-réfléchissante analogue préparée au moyen de la même matière plastique de constitution de la matrice, mais pour laquelle la zone de la surface contenant des perles encastrées ne comporte pas de relief superposé. L'angle 10 d'incidence pour lequel l'augmentation d'intensité relative commence à devenir nette varie pour les différents types de relief à la fois en ce qui concerne la profondeur et le dessin. Le relief doit être tel que, lorsque l'angle d'incidence augmente, une augmentation de l'intensité relative soit apparente pour 15 un certain angle compris entre 35° et 80° et, de préférence, entre 53° et 80°. Lorsqu'on met en oeuvre le procédé selon l'invention, on peut répartir des perles sur une zone de la surface de la matrice.en matière plastique de bien des façons différentes. 20 Par exemple, selon un procédé préféré, on pulvérise sur ladite zone un solvant qui rend poisseuse la surface de la matrice, puis on y applique (en saupoudrant) des perles sèches en suspension dans l'air, pendant une durée suffisante pour obtenir la densité de perles requise dans cette zone. Les perles collent à la 25 surface rendue poisseuse que l'on sèche juste après. Ainsi, les perles peuvent être maintenues en position pour faciliter la manipulation ultérieure de la matrice garnie de perles au cours des stades subséquents du procédé. Si la matrice présente une surface poisseuse par nature, comme ce peut être le cas 30 si, par exemple, elle est constituée par une résine à base de polyester non saturé, on peut appliquer les perles à sec (en saupoudrant), l'air étant le milieu de suspension. On peut aussi faire tomber les perles sur la zone d'une façon réglée appropriée, par exemple à travers un tamis ou un grillage. 35 Lorsque la surface de la matrice est constituée par une matière thermoplastique, on peut, par exemple, laisser tomber ou saupoudrer les perles à sec, mais chauffées à une température telle que, lorsqu'elles entrent en contact avec la surface, cette surface ramollisse suffisamment pour assurer une liaison entre elle-40 même et les perles. On peut, bien entendu, rendre la surface 72 07037 2128462 poisseuse par application, par exemple, d'une mince pellicule d'adhésif sensible à la pression. On peut aussi appliquer les perles en utilisant des forces électrostatiques, en produisant une charge d'un certain signe sur la matrice et une charge 5 de signe opposé sur les perles, les perles étant alors attirées vers la matrice. Selon le degré de ténacité requis et les conditions, l'utilisation de forces électrostatiques peut suffire, par elle-même, pour maintenir les perles en position, et l'utilisation simultanée d'un adhésif peut, par conséquent, 10 être inutile. On peut déposer les perles sur une zone choisie par une technique d'impression. L'un de ces procédés utilise un rouleau grave en creux dans les portions en creux duquel sont déposées les perles qui peuvent ensuite être redéposées, en correspondance exacte avec les portions en creux, sur la 15 surface de la matrice plastique. Un autre procédé met en jeu l'impression sur adhésif, par exemple, un réseau de points sur la surface de la matrice de sorte que, lorsqu'on applique un excès de perles, seules les zones comportant l'adhésif retiennent des perles. Lorsque la matrice plastique a pour origine une 20 résine coulée, un précurseur de résine ou un plastisol par exemple, au lieu de répartir les perles sur une surface de la matrice de résine préalablement durcie ou gélifiée, ou bien partiellement durcie ou gélifiée, on peut d'abord répartir les perles à la surface d'une nappe ou d'une bande de support 25 provisoirement recouverte d'adhésif détachable par exemple, et couler sur elles la résine, le précurseur de résine ou le plastisol, en stabilisant alors la résine par refroidissement, durcissement ou gélification, comme il convient. On peut alors détacher du support la matrice en matière plastique dans une 30 surface de laquelle sont encastrées les perles, et gaufrer la surface garnie de perles juste après. On peut aussi gaufrer la surface garnie de perles pendant qu'elle est en contact avec la nappe ou la bande de support, en déformant cette nappe ou bande de support avant, pendant ou après avoir stabilisé la 35 résine coulée par exemple, ou même en utilisant une nappe ou bande de support qui, un certain temps avant l'application de la résine par exemple, a été gaufrée, décapée ou gravée en creux. On notera qu'on peut utiliser un grand nombre de techniques pour répartir et, s'il le faut, faire adhérer les perles à la 4-0 surface de la matrice en matière plastique et les techniques 72 07037 2128462 précédentes ne sont que des exemples des techniques que l'on peut appliquer séparément ou en combinaison entre elles selon les exemples, ou suivant toute autre combinaison. Pour améliorer l'adhérence des perles à la matrice plastique à un stade 5 quelconque du procédé, on peut utiliser des agents de copulation. Un exemple d'un tel agent pouvant être utilisé dans le procédé selon l'invention est le N-bis-(béta-hydroxyéthyl)-gamma-amino-propyl-triéthoxy-silane. On peut appliquer ces agents aux perles avant leur application à la matrice en matière plastique, 10 même si elles comportent déjà une couche réfléchissante. L'outil ou la combinaison d'outils pouvant être utilisé dans le procédé selon l'invention peut comprendre n'importe quel outil qui provoque, dans des conditions appropriées, l'encastrement des perles dans la matrice et donne à 15 la surface de la matrice garnie de perles ainsi formée un relief superposé. L'outil peut être, par exemple, un rouleau à gaufrer, un plateau ou une plaque à gaufrer que l'on peut appliquer par pression à la surface de la matrice en matière plastique. La nature de la matière plastique constituant la 20 surface de la matrice et la nature du relief imposeront, en même temps que le type d'outil utilisé, les conditions de température, de pression et de durée selon lesquelles on doit mettre en oeuvre le stade de gaufrage dans le procédé conforme à l'invention. 25 On notera que l'outil utilisé pour encastrer les perles dans la matrice ne doit pas être obligatoirement le même que c'elui qui superpose un relief à la zone garnie de perles mais, ce qui correspond au désir normal de réduire au minimum le nombre de stades de tout procédé, on préfère effectuer 30 l'encastrement et le gaufrage en même temps avec un seul outil. Cependant, lorsque l'encastrement et le gaufrage se suivent, on peut effectuer l'encastrement en utilisant, par exemple, un outil lisse, comme un rouleau lisse appliqué dans des conditions normales de pression et de température. On notera également 35 que l'outil utilisé au cours de l'encastrement pourrait être aussi utilisé pour répartir les perles à la surface de la matrice en matière plastique, un tel outil pourrait être, par exemple, un rouleau d'impression offset ou un rouleau d'impression en gravure. 40 Après avoir gaufré la surface de la matrice plastique 72 07037 13 2128462 on rendra, bien entendu, la surface en relief relativement stable, par exemple en durcissant la résine thermodurcissable ou en refroidissant la résine thermoplastique constituant ladite surface. L' invention est décrite avec davantage de détails dans les exemples non limitatifs qui suivent et se réfèrent aux figures du dessin annexé sur lequel : Les figures 1, 2 et 3 représentent lfes motifs de gaufrage utilisés dans les exemples 2, 3 et 4 respectivement, les outils de gaufrage correspondants utilisés comportant, bien entendu, des creux qui constituent des négatifs, des motifs représentés, les zones sombres correspondent donc aux endroits en saillie des outils de gaufrage. Les figures 4 et 5 sont des vues respectives semi-schématiques en plan et en élévation latérale de l'appareil utilisé dans les exemples pour déterminer la variation d'intensité relative de la lumière rétro-réfléchie avec l'angle d'incidence sur les matières rétro-réfléchissantes. La figure 6 représente les courbes obtenues en traçant un graphique des résultats des mesures d'intensité rétro-réfléchie relative pour les matières rétro-réfléchissantes préparées au cours des exemples 1 à 5• 72 07037 " 2128462 EXEMPLE 1 : Cet exemple décrit la préparation d'un échan-tillon-témoin de matière plastique garnie de perles mais sans relief. 5 On utilise, comme matière première, une feuille de 0,381 mm d'épaisseur de chlorure de polyvinyle noir plastifié présentant la composition suivante : Parties en poids Chlorure de polyvinyle 10 "Breon 125/10" (British Geon Ltd). 100 "Bisoflex 791" (B.P. Chemicals U.K. Ltd) 48 Pâte de blanc de céruse 3 Stéarate de plomb 1/2 15 Noir de carbone 1 On pulvérise légèrement,sur une zone d'une grande surface de la feuille de chlorure de polyvinyle, du cyclo-hexanone. On laisse alors reposer la feuille, jusqu'à ce que la zone choisie devienne poisseuse. 20 On argente par la technique suivante des perles "Ballotini Grade T5", fournies par Ballotini Manufactu-ring Co.Ltd., et présentant les caractéristiques suivantes î Indice de réfraction : 1,9 Diamètre de perles : supérieur à 0,889 mm 0 # 25 supérieur à 0,737 mm supérieur à 0,381 mm inférieur à 0,381 mm 0 à 10# 90 à 100# 0 à 10#. On ajoute environ 500 parties en poids de perles à une solution de 20 parties de nitrate d'argent dans 2 500 parties 3® d'eau que l'on a traitée par une solution d'hydroxyde d'ammonium à environ 10#, jusqu'à ce que le précipité formé initialement soit presque redissous. On ajoute alors au mélange environ 17 parties de dextrose dans 55 parties d'eau puis l'on ajoute immédiatement après 10 parties d'une solution préparée préala-35 blement de 10 parties d'hydroxyde de potassium dans 200 parties d'eau. On agite le mélange 5 minutes, puis l'on ajoute le reste de la solution d'hydroxyde de potassium, et l'on continue à agiter pendant 10 minutes. Au bout de cette période, on retire la solution aqueuse des perles que l'on lave plusieurs fois avec 72 07037 15 2128462 de l'eau fraîche et que l'on sèche enfin à l'air à 150°C. On distribue à l'air comprimé les perles "Ballotini" argentées ainsi préparées sur la surface de la feuille, jusqu'à ce que le nombre moyen de perles réparties et 5 adhérant sur la surface rendue poisseuse soit d'environ 6,46. 10^ par mètre carré, ce qui correspond à une densité de perles de 6,46. On élimine alors la plus grande partie de la cyclo-hexanone de la zone de la feuille en la soumettant à l'action d.'un courant d'air chaud, jusqu'à ce qu'elle ne soit 10 plus poisseuse. On place alors la feuille entre ,deux plaques de polissage plates, et l'on insère l'ensemble dans une presse où on le soumet aux conditions suivantes : 1) A la pression de contact, on augmente la température de l'ensemble de la température ambiante à 120°C, 15 cette opération demandant 3 minutes. 2 2) On augmente la pression à 7 kg/cm , et l'on refroidit alors l'ensemble de 120°C à la température ambiante, le cycle de refroidissement durant 4,5 minutes. Après avoir retiré la feuille de la presse, on 20 élimine l'argent des surfaces à nu des perles en immergeant pendant 30 secondes la feuille dans une solution d'acide ch.ro-mique préparée à partir de 25 parties de bichromate de potassium, 92 parties d'acide sulfurique concentré et 3 000 parties d'eau, toutes ces parties s'entendant en poids. Lorsqu'on retire la 25 feuille de la solution de l'acide chromique, on la rince à fond à l'eau et on la sèche à l'air. On détermine la densité de perles par la technique suivante. Avant l'encastrement et le gaufrage, on 30 monte la feuille garnie de perles de façon que la zone garnie de perles soit dans le champ de vision d'un microscope mobile d'un grandissement de 10. On insère un réticule comprenant 100 carrés de 0,68l mm de coté chacun dans le microscope, et l'on règle le microscope de façon qu'il n'y ait pas de parallaxe 35 entre l'image de la feuille et l'image du réticule. On compte le nombre de perles qui apparaissent dans chaque carré du réticule, et l'on obtient ainsi le nombre total de perles à l'intérieur du réticule. On répète ces opérations à des intervalles de 2,54 cm suivant la longueur et la 72 07037 16 2128462 largeur de la zone garnie de perles, dans un carré de 15,24 cm de côté, et l'on obtient le nombre total de perles dans trente six zones de réticule et, à partir de ce nombre, on calcule le nombre de perles par mètre carré. 5 Les exemples 2, 4 et 5 décrivent la prépa ration de matières rétro-réfléchissantes en relief selon l'invention, à des fins de comparaison avec 1'échantillon-témoin de l'exemple 1. EXEMPLE 2 : 10 On répète les opérations de l'exemple 1, aux exceptions suivantes près : £Z 1) On applique environ 9,10. 10 perles par mètre carré, ce nombre correspondant à une densité de perles de 9,1. 15 2) On remplace la plaque de polissage supé rieure de l'ensemble par une plaque de gaufrage dans laquelle est gravé un négatif du motif représenté sur la figure 1. La profondeur de gravure maximale est de 0,178 mm. 3) La pression appliquée pendant le cycle de p 20 refroidissement de l'opération de compression est de 10,5 kg/cm . EXEMPLE 3 : On répète les opérations de l'exemple 2, aux exceptions suivantes près : fï 1) On applique 7*52. 10 perles par mètre carré, 25 nombre correspondant à une densité de perles de 7#52. 2) On remplace la plaque de gaufrage par une plaque de gaufrage dans laquelle est gravé un négatif du motif représenté sur la figure 2. La profondeur de gravure maximale est de 0,076 mm. 30 EXEMPLE 4 : On répète les opérations de l'exemple 2, aux exceptions suivantes près : £ l) On applique 6,86. 10 perles par mètre carré, ce nombre correspondant à une densité de perles de 6,86. 35 2) On remplace la plaque de gaufrage par une plaque de gaufrage sur laquelle est gravé un négatif du motif représenté sur la figure 3« La profondeur de gravure maximale est de 0,076 mm. 72 07037 17 2128462 EXEMPLE 5 : On répète les opérations de l'exemple 2, aux exceptions suivantes près : 1) On applique 10,4. 10 perles par mètre carré, 5 ce nombre correspondant à une densité de perles de 10,4. 2) On remplace la plaque de gaufrage par une plaque de gaufrage dans laquelle est gravé un négatif d'un motif dont le dessin est semblable à celui qui est représenté sur la figure 1 mais d'une structure plus fine et 10 présentant donc une aire superficielle encore p,lus grande. La profondeur de gravure maximale est de 0,076 mm. On découpe alors des spécimens d'aires égales, à raison d'une par portion garnie de perles comprimée et débarrassée d'argent des échantillons préparés selon les 15 exemples 1 à 5# puis on les soumet aux opérations d'essai suivantes . On monte l'appareil représenté sur les figures 4 et 5. Sur les figures 4 et 5# la référence 1 désigne un spécimen rotatif autour d'un axe vertical sur un rapporteur 2; 20 la référence 3 désigne une source émettant un faisceau lumineux qui est envoyé, par l'intermédiaire d'un miroir 4, sur le spécimen duquel la lumière rétro-réfléchie est captée par un photo-multiplicateur 5 auquel est relié un galvanomètre 6. L'angle 6 correspond à l'angle d'incidence du faisceau incident 25 et l'angle 0 est réglé de façon à être égal à 1,5°. On note les indications du galvanomètre en l'absence d'échantillons. On effectue ces lectures la lampe allumée, mais sans échantillon présent. En prenant chacun des spécimens tour à tour, on insère un spécimen dans le porte-30 spécimen qui supporte ce spécimen en position pratiquement plane et sans déformer fortement le relief sur la zone examinée, et on le dispose de façon que la face garnie de perles soit en regard du photomultiplicateur, puis on le fait tourner de façon que l'angle © soit égal à 5°. On effectue alors les 35 lectures au galvanomètre. On augmente alors cet angle © par paliers jusqu'à 85°, et l'on note les indications du galvanomètre à chaque palier. On représente alors ces indications en fonction de l'angle 6, et en extrapolant le graphique obtenu, on obtient une valeur qu'aurait donné une lecture du galvano-40 mètre pour © = 0°, en l'absence de lueur de réflexion spéculaire. 72 07037 2128462 On corrige alors les lectures du galvanomètre en l'absence d'échantillons. Pour tenir compte de la diminution de l'aire de la projection du spécimen dans la direction du photo-5 multiplicateur lorsque Q est différent de zéro, on rapporte alors les lectures du gavanomètre corrigées à l'unité d'aire du spécimen en les multipliant par sécante 0» On exprime alors les .chiffres ainsi obtenus en tant que pourcentages du chiffre obtenu pour Q égal à zéro. Ces chiffres de pourcentage finals 10 qui correspondent au rapport de l'intensité relative de la lumière rétro-réfléchie lorsque la lumière incidente est oblique par rapport à la normale au spécimen, à celle obtenue lorsque la lumière incidente est normale, sont alors portés sur un graphique en fonction de l'angle d'incidence, et l'on 15 obtient une courbe pour chaque spécimen, comme le montre la figure 6 où les numéros de référence attribués aux courbes correspondent aux numéros des exemples et aux spécimens respectifs. de réflectivité par unité de surface, R en ordonnées et angle d'incidence A° en abscisses). 20 EXEMPLE 6 : On utilise, comme matière première, une feuille de 0,^8 mm d'épaisseur de matière plastique transparente présentant la composition suivante . Parties en poids 25 Chlorure de polyvinyle "Breon 125/ 10" (British Geon Ltd) 100 "Bisoflex 791" (B.P. Chemicals U.K. Ltd) 31 Stabilisant "Lankro Mark c" 30 (Lankro Chemicals Ltd.) 1/2 Stabilisant 'ïjankro Mark PL" (Lankro Chemicals Ltd) 1/8 Stéarate de cadmium 1/4 Stéarate de baryum 1/4 35 On rend poisseuse la totalité d'une grande surface de cette feuille, on la garnit de perles, on la comprime et l'on en retire le revêtement d'argent, de la même façon qu'on le fait pour la zone garnie de perles, comprimée et débarrassée de son revêtement d'argent préparée dans l'exemple 1. 72 07037 19 2128462 On rend poisseuse la totalité d'une grande surface d'une feuille semblable, on la garnit de perles et on la gaufre de la même façon que pour la zone garnie de perles et en relief préparée dans l'exemple 2. On donne à chacune des feuilles 5 ainsi préparée la forme de manchons tronconiques que l'on fait passer chacun sur des cônes de signalisation routière peints en rouge et en blanc fluorescents, de façon que les surfaces garnies de perles soient à l'extérieur. Le jour, les zones rouges et blanches des cônes sont clairement visibles à travers 10 le manchon et, la nuit, lorsqu'on les éclaire par un faisceau lumineux, les deux manchons donnent une lueur argentée rétro-réfléchie recouvrant complètement les zones rouges et blanches à la fois, mais on peut voir clairement une plus grande proportion de la surface incurvée du manchon gaufré. 15 On notera que, lorsque les perles ne comportent pas chacune une couche postérieure réfléchissante opaques non seulement la matrice en matière plastique ou un revêtement réfléchissant quelconque qui se trouve sur elle peut être visible entre les perles, mais il sera visible à travers les 20 perles; donc, pour obtenir une différence entre l'aspect de jour et l'aspect de nuit d'une matière rétro-réfléchissante, il n'est pas toujours nécessaire de limiter la densité de perles à une valeur inférieure au maximum pour une mono-couche et pour un diamètre de perles particulier. Lorsqu'on utilise des perles 25 non enduites, par exemple, la densité de perles peut être la densité maximale, comme il est illustré dans les exemples 7 et 8 qui suivent. EXEMPLE 7 : On répète les opérations de l'exemple 6, sauf 30 que l'on utilise constamment les perles "Ballotini Grade T5" indiquées dans l'exemple 1, mais sans les argenter, de sorte que l'opération d'élimination du revêtement d'argent de cet exemple est supprimée; de plus, on continue à ajouter des perles jusqu'à ce que l'on obtienne une moncouche de perles 35 pratiquement complète (c'est-à-dire la densité de perles maximale). On examine les produits comme dans l'exemple 6. Le jour, les zones rouges et blanches des cônes sont nettement visibles à travers les manchons et la nuit, lorsqu'on les 40 éclaire par un faisceau lumineux, les deux manchons donnent un 72 07037 2128462 éclat argenté rétro-réfléchi complet sur les zones rouges comme sur les zones blanches; cependant on peut voir nettement une plus grande partie de la surface incurvée du manchon gaufré. 5 EXEMPLE 8 : On utilise, comme matière première, une feuille de 3*81 mm d'épaisseur de chlorure de polyvinyle rouge flexible présentant la composition suivante : Parties en poids. 10 "Breon 120/10" 100 "Bisoflex 791" 48 Pâte de blanc de céruse 3 Stéarate de plomb 0,5 "Irgalite Red R/Ç" (Geigy (UK) Ltd.) 0,4 15 On rend poisseuse la totalité d'une grande surface de la feuille en l'arrosant légèrement de cyclo-hexanone. On envoie alors au pistolet pulvérisateur des perles "Ballotini Grade T5" mentionnées dans l'exemple 1, mais 20 sans les argenter, sur la surface rendue poisseuse jusqu'à ce que l'on obtiennent une monocouche complète (densité de perles maximale). On élimine alors la plus grande partie de la cyclo-hexanone de la surface garnie de perles en la soumettant à l'action d'un courant d'air chaud jusqu'à ce 25 qu'elle ne soit plus poisseuse. On soumet alors la feuille garnie de perles ainsi préparée au cycle de compression de l'exemple 2. Le jour, le produit semble rouge, mais dans les conditions nocturnes et lorsqu'on l'éclairé par un faisceau 30 lumineux et qu'on l'observe à une distance de 7,60 m, on voit un éclat de rétro-réflexion de couleur prédominante argentée, seule une légère nuance rose supplémentaire étant perceptible. EXEMPLE 9 : On prépare une matière à base de chlorure de 35 polyvinyle flexible à support de tissu de la façon suivante : On applique une pâte de chlorure de poly-vinylique naturel ("Grade PCT/60/2761/0000") fournie par Vinatex Ltd,à la face en relief d'un tissu de coton de 142 à 170 g ("Black 7607")j fourni par Carrington & Dewhurst Ltd., 72 07037 " 2128462 p suivant un poids d'enduction de 70 g/m . On chauffe alors le tissu enduit dans un four présentant une température d'air de l40°C, pendant 15 minutes, pour gélifier la pâte de chlorure de polyvinyle., puis on la laisse refroidir. 5 On prend une feuille-échantillon de la matière à base de chlorure de polyvinyle à support de tissu préparée ci-dessus, et on arrose la surface du chlorure de polyvinyle de cyclohexanone. On envoie alors des perles sèches argentées."Ballotini Grade T5", mentionnées à propos de 10 l'exemple 1, sur la surface rendue poisseuse par solvant, jusqu'à ce qu'on obtienne une densité de 10 sur toute la surface. On élimine alors la cyclo-hexanone de la feuille au moyen d'un courant d'air chaud. On place la feuille garnie de perles ainsi produite entre deux plaques de polissage plates, 15 et l'on insère l'ensemble dans une presse où on le soumet aux conditions de compression décrites dans l'exemple 1. Après avoir retiré la feuille comprimée de la presse, on élimine le revêtement d'argent des surfaces à nu des perles en traitant la surface garnie de perles par une solution d'acide chromique 20 comme celle utilisée dans l'exemple 1, la durée de contact étant 30 secondes, en prenant soin d'éviter le contact entre l'acide et le tissu. Après traitement, on rince à fond la surface à l'eau et on la sèche à l'air. Lorsqu'on observe la surface garnie de perles 25 du produit final à une distance de 90 cm sous vin éclairage diffus, on ne peut pas déceler la présence des perles et la feuille semble noire. Lorsqu'on éclaire la même surface par un faisceau lumineux dans un environnement qui, sinon, est sombre, un observateur situé juste derrière la source lumineuse, 30 à une distance de 4,5 m de la feuille, observe que la feuille émet un éclat argenté de rétro-réflexion qui semble recouvrir toute la surface. EXEMPLE 10 : On répète les opérations de l'exemple 9 ci? 35 dessus jusqu'à et y compris l'élimination de la cyclo-hexanone de la feuille par un courant d'air chaud. On place la feuille garnie de perles ainsi préparée entre deux plaques de compression plates, la surface de la plaque en contact avec la surface garnie de perles de 40 la feuille comportant une gravure en creux constituant le 72 07037 22 2128462 négatif du motif représenté sur la figure 1, la profondeur de gravure maximale étant de 0,18 mm. On insère alors l'ensemble dans une presse où il subit les conditions de compression appliquées dans l'exemple 9, sauf qu'au lieu d'appliquer une 2 2 5 pression de 7 kg/cm , on applique une pression de 10,5 kg/cm . Après avoir retiré la feuille garnie de perles et en relief de la presse, on supprime le revêtement d'argent des surfaces à nu des perles, comme on l'a décrit dans l'exemple 9 ci-dessus. 10 A un panneau découpé dans la feuille de chlorure de polyvinyle à support de tissu garnie de perles et en relief, on donne la forme d'un cylindre de 10,2 cm de diamètre, la surface garnie de perles et en relief étant à l'extérieur. A un panneau découpé dans une feuille produite 15 selon l'exemple 9, on donne la forme d'un cylindre semblable de façon que la surface garnie de perles soit à l'extérieur. On éclaire les deux cylindres par un faisceau lumineux dans un environnement qui, sinon, est sombre, et un observateur qui se trouve juste derrière la source lumineuse à une dis-20 tance de 4,5 ni des cylindres observe que l'on peut voir une plus grande proportion de la surface incurvée du cylindre préparé à partir de la feuille garnie de perles et en relief que de la surface incurvée du cylindre préparé à partir de la feuille garnie de perles mais sans relief. 25 EXEMPLE 11 : On enduit de façon continue un tissu de coton en relief de 152 à 170 g ("Black 7607"), fourni par Carrington Dewhurst Ltd., la face en relief suivant un poids d'enduction de 70 g/m , de pâte de chlorure de polyvinyle 30 naturel ("Grade PCT/6O/276I/OOOO"), fournie par Vinatex Ltd. On envoie alors sur la face enduite du tissu ainsi enduit, des perles argentées "Ballotini Grade T5", comme celles utilisées dans l'exemple 1, pour obtenir une densité de perles de 10. On fait passer immédiatement la matière ainsi garnie de perles dans 35 un four à air chaud de 4,5 m de long, présentant une température d'air de l60°C, à une vitesse de 2,3 m/mn, pour gélifier le revêtement de pâte de chlorure de polyvinyle qui porte les perles. On fait alors passer par charges discontinues, la matière garnie de perles obtenue que l'on refroidit, dans une 40 machine à gaufrer rotative où la température de la feuille 72 07037 23 2128462 est amenée à environ 155°C par passage sur des rouleaux métalliques revêtus de polytétrafluoréthylène de 45,7 cm de diamètre et maintenus à environ 155° > et tournant à une vitesse périphérique de 12,6 m/mn. On chauffe alors brusquement 5 la surface garnie de perles de la feuille en la faisant descendre verticalement, sa surface garnie de perles tournée vers ùn appareil de chauffage à rayonnement infrarouge placé à une distance de 20,3 cm et comprenant une batterie d'éléments radiants agencés pour donner une puissance de O 10 chauffage de 3*1 W/cm . On fait alors descendre\la feuille dans une emprise de gaufrage comprenant un rouleau de gaufrage refroidi à l'eau de 12,7 cm de diamètre et un rouleau d'appui en caoutchouc de 12,7 cm de diamètre, la surface garnie de perles de la feuille étant en contact avec le rouleau de 15 gaufrage. La feuille de chlorure de polyvinyle à support de tissu, garnie de perles et en relief, ainsi produite est refroidie et mise en charges. Le rouleau de gaufrage comporte une gravure en creux constituant un négatif du dessin représenté sur la figure 1, la profondeur de gravure maximale 20 étant de 0,178 mm. Lorsqu'on compare la matière garnie de perles et en relief préparée de la façon décrite ci-dessus, après suppression du revêtement d'argent comme il a été décrit dans l'exemple 9, avec une matière garnie de perles mais sans 25 relief, produite selon l'exemple S, de la façon décrite dans l'exemple 10 ci-dessus, la proportion de la surface incurvée du cylindre obtenue à partir de la matière garnie de perles et en relief que l'on pouvait voir facilement dans les conditions d'essai est supérieure à celle du cylindre obtenu à partir de 30 la matière sans relief. 72 07037 24 2128462 REVENDICATIONS I.- Matière rétro-réfléchissante, caractérisée en ce qu'elle comprend un grand nombre de perles sensiblement sphériques préparées à partir d'une matière transparente ou trans-5 lucide présentant un indice de réfraction compris entre 1,7 et 2,0, lesdites perles étant réparties sur une zone de la surface d'une matrice en matière plastique et encastrées dans ladite zone, laquelle contient les perles encastrées comportant un relief superposé à sa surface garnie de perles. 10 2.- Matière selon la revendication 1, caractérisée en ce que les perles sont des perles de verre. 3.- Matière selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que le diamètre des perles n'est pas supérieur à 0,762 mm. 15 4.- Matière selon la revendication 3> caractérisée en ce que le diamètre des perles n'est pas supérieur à 0,152 mm. 5.- Matière selon l'une quelconque des revendications 1 à 4,caractérisée en ce que l'indice de réfraction de la matière qui constitue les perles est approximativement égal à 1,9* 20 6.- Matière selon l'une quelconque des-revendications 1 à 5,caractérisée en ce que la portion de la surface d'au moins certaines des perles qui est encastrée dans la matrice en ma-ière plastique est en contact avec une couche réfléchissante. 7.- Matière selon la revendication 6, caractérisée 25 en ce que la couche réfléchissante n'est présente que sur la face de contact d'une perle et de la matrice en matière plastique . 8.- Matière selon la revendication 7, caractérisée en ce que la couche réfléchissante est présente sous forme de 30 revêtement sur la surface de la perle. 9.- Matière selon la revendication 8, caractérisée en ce que le revêtement est un revêt f^ent d'argent. 10.- Matière selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que la matrice en matière plastique est 35 en chlorure de polyvinyle flexible. II.- Matière selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisée en ce que la matrice en matière plastique est superposée à un substrat, ou bien en ce que le substrat en est revêtu. 72 07037 25 2128462 12.- Matière selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisée en ce que les perles sont encastrées dans la matrice en matière plastique à une profondeur sensiblement égale au diamètre des perles, et en ce qu'une fenêtre 5 subsiste au-dessus de chaque perle pour permettre à la lumière d'accéder directement à ladite perle. 13.- Matière selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisée en ce que l'aire de la zone garnie cfe perles et en relief de la surface de la matrice en matière 10 plastique constitue de 5 à 95 % de l'aire total è. de la surface. 14.- Matière selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisée en ce que la densité de perles est d'au moins 2 perler par millimètre carré de surface dans la zone garnie de perles. 15 15.- Matière selon l'une quelconque des revendica tions 6 à 14, caractérisée en ce que les perles sont recouvertes sur leur face postérieure par une couche opaque réfléchissante, et en ce que la densité de perles n'est pas supérieure à 95 % de la densité maximale possible des perles pour un diamètre de 20 perle moyen particulier. 16.- Matière selon l'une quelconque des revendica-ions 1 à 15, caractérisée en ce que la matrice en matière plastique comporte un signe, un motif ou un dessin formé par enduction ou stratification à sa surface, et en ce que la zone 25 garnie de perles s'étend sur la totalité ou une partie de ce signe, ce motif ou ce dessin. 17.- Matière selon l'une quelconque des revendications 1 à 16,caractérisée en ce que la surface garnie de perles et en relief est .recouverte d'une couche de revêtement ou couche supérieure 30 protectrice transparente ou translucide qui n'amoindrit pas dans une mesure notable les propriétés rétro-réfléchissantes de ladite matière. 18.- Matière selon l'une quelconque des revendications 1 à 17, caractérisée en ce que le relief est tel que, 35 lorsque la zone garnie de perles et en relief est éclairée par un faisceau lumineux parallèle tombant suivant un certain angle compris entre 35° et 80° par rapport à la normale au plan de cette zone, l'intensité relative de la lumière rétro-réfléchie, calculée en tant que pourcentage de l'intensité de 40 la lumière rétro-réfléchie lorsque la lumière incidente est 72 07037 26 2128462 normale au plan de la zone en relief, est plus grande que l'intensité relative obtenue de la même façon pour une matière rétro-réfléchissante semblable, préparée au moyen de la même matière constituant la matrice en matière plastique, mais 5 pour laquelle la zone de la surface contenant des perles encastrées ne comporte pas de relief superposé. 19.- Matière selon la revendication 18, caractérisée en ce que le relief est tel qu'une augmentation d'intensité ■ relative est apparente à un certain angle compris entre 53° 10 et 80°. 20.- Vêtement, caractérisé en ce qu'il est constitué entièrement ou partiellement par une matière rétro-réfléchissan te selon l'une quelconque des revendications 1 à 19. 21.- Procédé de préparation d'une matière rétro-15 réfléchissante, caractérisé en ce que l'on répartit dans une monocouche, sur une zone de la surface d'une matrice de matière plastique pouvant être gaufrée, un grand nombre de perles sensiblement sphériques préparées à partir d'une matière transparente ou translucide présentant un indice de réfraction 20 compris entre 1,7 et 2,0, pour former une zone garnie de perles à la surface de la matrice, et l'on soumet ladite zone garnie de perles à l'action d'un outil ou d'une combinaison d'outils de façon à encastrer les perles dans la surface de la matrice, et qu'un relief soit superposé à la zone garnie de 25 perles ainsi formée. 22.- Procédé selon la revendication 21, caractérisé en ce que' l'on effectue simultanément l'encastrement des perles et le gaufrage de la zone garnie de perles. 23.- Procédé selon la revendication 22, caractérisé 30 en ce que l'on effectue l'encastrement et le gaufrage au moyen d'un rouleau de gaufrage, d'un plateau de gaufrage ou d'une plaque de gaufrage.