La présente invention concerne un perfectionnement apporté aux éléments de couverture, notamment en argile cuite, de forme galbée. Le but poursuivi par l'invention est principalement de permettre de réunir le nombre optimal d'éléments du genre considéré dans une unité de production. Par unité de production, on entend la réunion, par empilage, dans un volume déterminé, d'un certain nombre d'éléments de couverture en vue de leur cuisson, de leur stockage, et de leur transport, dans des conditions optimales. Si l'empilage d'éléments de couverture de forme générale plane ne pose pas de problème particulier, il en va tout autrement d'éléments de couverture de forme galbée, telles que par exemple, les tuiles "romane" ou similaire, dont le galbe est de forme générale tronconique, allant en s'évasant de l'amont vers l'aval de la tuile. Ces éléments présentent, tant sur la partie plane se reliant au galbe, que sur le bord inférieur libre de ce galbe, une surface de pose destinée à recevoir la même surface de pose d'un élément voisin de la même file horizontale. Par ailleurs, ces éléments présentent une surface de référence qui est la surface du dessous de la tuile en contact avec les liteaux ou traverses de la charpente supportant les éléments de couverture et la tuile aval. Dans les éléments connus du genre considéré, la surface de pose et la surface de référence se situent dans des plans parallèles. L'invention consiste essentiellement à rendre ces surfaces non parallèles, et plus précisément à les faire converger vers l'aval de 1' élément. Le non parallélisme de ces deux genres de surface, suivant l'invention, permet, en compensant en quelque sorte la variation de la conicité du galbe, et tout en conservant l'arête supérieure du galbe, parallèle à la surface de référence, de ne pas augmenter la hauteur du pas d'empilage et, en définitive, de réunir le nombre maximal d'éléments dans l'unité de production définie plus haut. L'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui va suivre, d'une de ses formes possibles de réalisation. Il est bien précisé qu'il s'agit uniquement d'un exemple et que toutes autres formes, proportions et dispositions pourraient être adoptées sans s'écarter du cadre de l'invention. Au cours de cette description, on se réfère aux dessins ci-joint, qui montrent - Figure I, vue en perspective d'un élément galbe de couverture suivant l'invention, - Figure 2, une coupe longitudinale de cet élément suivant Il-Il de la figure 1, - Figures 3 et 4, des vues en coupe, respectivement côté amont et côté aval d'un empilage d'éléments. L'exemple traité se rapporte à une tuile "romane" ou similaire à cornet galbé tronconique 10, connue en elle-même. Cette tuile présente sur sa partie plane des saillies longitudinales continues, telles que 11, dont la surface supérieure constitue la surface de pose 12, destinée à recevoir la surface de pose 13, que présente le bord libre du cornet 10 de la tuile voisine de la même file horizontale. La surface de référence est la surface 14 du dessous de la tuile qui est en contact avec les liteaux ou traverses (non représentés) de la charpente. Le résultat que l'on cherche à atteindre est donc l'empilage par unité de volume du maximum d'éléments du genre décrit, étant observé que l'on veut conserver constamment le parallélisme entre l'arête supérieure du cornet 10 et la surface de référence, donc que la flèche "F" reste constante, que le pas d'empilage "p" ne soit pas amené à varier, et que la largeur "1" de la surface de pose du cornet reste également constante. Ce résultat est atteint, conformément à l'invention, par le fait que les plans de surface de pose 12, 13 et de surface de référence 14 de l'élément ne sont pas parallèles mais convergent du côté aval de l'élément. Comme on le voit sur la figure 2, la distance entre les deux plans diminue régulièrement de l'amont A vers l'aval B. Un exemple chiffré permettra de mettre en valeur le résultat que permet d'atteindre l'invention. Dans cet exemple, le plan de la surface de pose présente par rapport à la surface de référence, et du côté aval, une hauteur "a" de 20 mm. Du côté amont, il présente par rapport à la même surface, une hauteur de : a + b ; "b" étant égal dans l'exemple traité à 9 mm, c'est-à-dire une hauteur totale de 29 mm. Si les surfaces de pose et de référence étaient parallèles, on aurait, le pas d'empilage "p" étant de 38 mm, et compte tenu de la conicité du galbe, la flèche "F" devant rester constante, une hauteur d'empilage côté amont égale à : 38 + b, c'est-à-dire 47 mm. Or, le critère adopté pour la composition d'une unité de production est de 30 pièces, soit 30 x 38 mm. Si la hauteur "a" était, en raison du parallélisme des deux surfaces de pose et de référence, constante et donc identique à elle-même et à l'aval, on aurait 30 x 38 ~ 24, 25 éléments par unité, au lieu des 30 recherchés, ce qui se 4traduirait par une diminution du nombre d'éléments par unité, entrainant pour un même volume - une accélération du cycle de cuisson avec des dépenses énergétiques supplémentaires, - un accroissement du nombre de rotations des transports avec en corrélation, une augmentation des dépenses énergétiques, - une augmentation du volume de stockage. La réduction réalisée grâce à l'invention de la hauteur aval du galbe au-dessus du plan de référence permet donc, en réduisant la hauteur du galbe en amont, toutes autres cotes nécessaires étant conservées, d'écarter ces inconvénients, et en définitive, d'obtenir une unité de fabrication composée du nombre optimal d'éléments, d'où s'ensuit une économie d'énergie, et une réduction du volume de stockage, et une diminution du nombre des rotations de transport. Par ailleurs, l'invention permet de donner à l'élément une forme esthétique se rapprochant très sensiblement de celle des tuiles "canal". REVENDICATIONS 1 - Elément de couverture comportant une partie plane présentant, au moins, une saillie déterminant une surface de pose, et une partie galbée de forme générale tronconique, présentant également une surface de pose coopérant avec celle de l'élément voisin de la même file horizontale, l'élément présentant, d'autre part, une surface de référence constituée par la surface du dessous de l'élément en contact avec les liteaux ou traverses de la charpente recevant l'élément, cet élément étant caractérisé par un non parallélisme des plans des surfaces de pose et de référence. 2 - Elément de couverture suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les plans de surface de pose et de surface de référence convergent vers la partie aval de l'élément. 3 - Elément de couverture suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les plans de surface de pose et de référence convergent d'une quantité correspondante à la différence de conicité entre l'amont et l'aval de l'élément pour permettre l'empilage du nombre optimal d'éléments par unité de volume, sans variation du pas d'empilage ni de la flèche du cornet constituant le galbe.