La présente invention concerne des compositions germici- des à l'iode nouvelles et améliorées, dans lesquelles les teneurs diode, en présence d'adjuvants organiques contenant au moins des atomes de carbone, d'hydrogène et d'oxygène, sont maintenues pendant une certaine période de temps en présence d'iodure, par l'addition d'iodate et le maintien du pH dans la gamme comprise entre 5 et 7. Le but de la présente invention est de fournir des com- positions à l'iode ayant une stabilité de l'iode élémentaire considérablement accrue au stockage, l'iode élémentaire étant formulé avec des adjuvants tels que détergents organiques, sol- vants, stabilisants de mousse, épaississants, agents tampons ou similaires qui contiennent des atomes de carbone, d'hydrogène et d'oxygène (et qui peuvent également contenir d'autres atomes, notamment d'azote, de phosphore, de soufre, etc.). Dans de telles compositions, la concentration diode élémentaire diminue presque toujours au stockage, s'abaissant fréquemment très au-delà des taux acceptables à l'étiquetage. La présente invention enseigne comment on peut maintenir les teneurs en iode élémentaire, par l'addition d'iodate et maintien du pH dans la gamme comprise entre 5 et 7. Cet enseignement est particulièrement intéressant dans les situations o l'on veut maintenir l'iode élémentaire à des teneurs inférieures à 1 %, pouvant même être réduites à 0,O1 environ. La littérature concernant les produits à base d'iode et de détergent, faite principalement de brevets et de notices de - présentation des produits, contient de nombreux exemples de pro- duits germicides à l'iode contenant 0,5 à 20 % d'iode, Il n'y a guère d'exemples de produits iodés qui ne contiennent que 0,1.% d'iode ou moins. Cette lacune s'explique par deux très bonnes raisons. La première raison est que presque tous les produits iodés offerts à la vente sont en réalité des concentrés d'un type ou d'un autre. Les modes d'emploi prescrivent ordinairement leur dilution à l'eau - d'habitude des dilutions de l'ordre de 1: 100 à 1 lOOJavec de l'eau, afin d'assurer en tout état de cause une concentration variant entre quelques ppm d'iode titrable et peut-être 150 ppm d'iode dans les conditions d'emploi. Après usage, le produit dilué est jeté, eu égard au fait que la teneur en iode de la dilution n'est stable que quelques heures, et non pendant des semaines ou des mois. Pour tout produit destiné à être utilisé après dilution à l'eau, il y a intérêt à concentrer sa teneur en iode, plutôt que de la diluer, de telle sorte que le produit soit "économique" dans le cadre de son utilisation finale, au point de pouvoir concurrencer d'autres substances germicides. La seconde raison pour laquelle les produits à base de détergent et d'iode contiennent rarement 0,1 % d'iode ou moins tient à ce qu'il était et à ce qu'il est (jusqu'à maintenant) pratiquement impossible de maintenir une dose garantie d'iode à un niveau aussi bas. Par exemple, un produit iodé typique dont l'étiquette garantit 1,6 % d'iode contiendra ordinairement-1,8 % d'iode environ ou davantage à la fabrication, et cette hauteur peut tomber à 1,5 % d'iode deux ans après sa fabrication, Si le même produit, ayant la même teneur en détergent, était préparé avec 0,1 % d'iode seulement au départ, sa teneur en iode tombe- rait probablement à 0 % en l'espace de quelques semaines - et certainement en l'espace de quelques mois - par réaction lente de l'iode avec les éléments organiques de la formulation. Il existe certains types de produits iodés qui ne sont ordinairement pas dilués avant l'usage - notamment des composi- tions pour le lavage des mains, des produits de bain des pis de bovins en prévention des mastites et des produits topiques. Il est fréquent que de tels produits n'aient pas besoin d'une forte teneur en iode pour être efficaces, encore que certains prépa- rateurs jugent que cette teneur doit être beaucoup plus élevée que ce qui est nécessaire, de telle sorte que l'iode qui est perdu soit dans une proportion acceptable, en considérant le pourcentage de perte par rapport à la quantité spécifiée sur l'étiquette. Par exemple, si les éléments organiques d'un produit iodé réagissent avec 0,2 % d'iode environ dans le temps corres- pondant à la durée de conservation en magasin du produit, et si les spécifications d'étiquetage de l'E.P.A ou de la F.D.A. exigent que le produit ne contienne pas plus de 110 % et pas moins de % de la quantité d'ingrédient actif iodé déclarée sur l'éti- quette, le préparateur est obligé de fixer la teneur en iode déclarée sur l'étiquette à un niveau ne s'abaissant pas au-dessous de 1,0 %, car ce n'est qu'ainsi qu'il pourra fabriquer à 1,40 % et aboutir aussi bas que 0, 90 % à la fin de la durée garantie de conservation en magasin, ce qui correspond à une chute de 0,2 % de la teneur en iode, en restant dans la limite des spécifications de l'agence de réglementation. En fait, les l % d'iode dans le produit pourront être dix fois ou plus supérieurs à ce qui est nécessaire du point de vue de l'efficacité. Dans le cas de bains de pis de bovins, l'iode en supplé- ment, au-delà de ce qui est nécessaire du point de vue de l'effi- cacité, pose un problème par le fait qu'il renforce inutilement les teneurs en iode du lait, par absorption cutanée ou par lavage insufisant des pis avant la traite. Dans le cas de compositions pour le lavage des mains, l'iode en supplément donne une couleur sans attrait, attaque les bijoux (bagues, etc.) portés sur les mains et laisse fréquemment une coloration jaune temporaire de la peau. On sait que les iodates et iodures réagissent en pré- sence d'ions hydrogène en donnant de l'iode élémentaire et de l'eau, suivant l'équation 103 + 5I + 6H ----y 3I2 + 3H20 On sait aussi que cette réaction est très rapide à un bas pH, par exemple 1, 2 ou même 3 et qu'elle est ralentie aux valeurs plus élevées du pH, étant presque inhibée.à un pH de 7 ou plus. Certaines compositions sèches contenant un iodate, un iodure et un excès d'acide solide ont été proposées en tant que moyen pour obtenir l'iode proprement dit au moment o le produit est dissous dans l'eau. La présente invention se propose de mettre à profit cette réaction pour obtenir une libération très lente d'iode suffisamment lente pour n'avoir jamais été appliquée auparavant à cet effet - afin de contrebalancer la perte lente d'iode dans des compositions iodées qui contiennent des substan- ces organiques solubles dans l'eau. Les compositions de la présente invention contiennent de l'iode élémentaire dans une proportion qui ne dépasse ordinaire- ment pas 1 %, mais se situe plus généralement dans la gamme comprise entre 0,01 % et 0,25 % d'iode; des ions iodure (prove- nant d'une source quelconque) à raison d'au moins 0,025 % se situant de préférence dans la gamme comprise entre 0,05 % et 0,5 %; des ions iodate (provenant d'une source quelconque) à raison d'au moins 0,005 %, de préférence entre 0,05 % et 0,1 %; une ou des substances organiques (détergent ou solvant par exem- ple) qui contiennent des atomes de C, H et 0, dans une propor- tion de 1 à 50 %; et des moyens de contr8le du pH, réalisés d'habitude par l'introduction d'un agent tampon (citrate, phos- phate, etc.) capable de maintenir le pH dans la gamme de 5 à 7, Le maintien du pH dans la gamme étroite de 5 à 7 est essentiel: en effet, audessous du pH 5, il a été constaté que la réaction de l'iodate et de l'iodure se déroulait trop rapide- ment pour pouvoir être mise à profit dans le sens de la présente invention et qu'elle produisait de l'iode plus -vite que nécessai- re, ce qui se traduit par une teneur trop élevée en iode élémen- taire, un épuisement trop rapide de l'iodate et finalement l'ab- sence de compensation des pertes d'iode par régénération d'iode. La gamme de concentration d'iodure selon la présente invention n'est pas caractérisée par des limites tranchées. La limite inférieure préférée de cette gamme, de 0,05 %, représente une quantité qui doit être présente ordinairement pour pouvoir réagir en porportion suffisante avec l'iodate. La limite supé- rieure préférée assure d'une part un grand "réservoir" o puiser et, d'autre part, la plus forte concentration nécessaire lorsque- de grandes quantités diode doivent être rétablies ou, à un pH tamponné à une valeur plus élevée, plus proche de 7, lorsqu'une plus forte concentration diodure est souhaitable pour accroître la vitesse de formation de l'iode. La gamme de l'ion iodate, provenant d'une source quel- conque, doit débuter à 0,005 % environ, de manière à assurer finalement la présence d'environ 0,02 % d'iode en supplément dans une formulation. Dans la plupart des applications pratiques, on peut adopter une quantité de 0,05 à 0,10 %. Sur la base de consi- dérations économiques, on peut choisir des quantités plus élevées. La substance organique fait partie intégrante de la pré- sente invention, en ce sans que dans toutes les applications en- visagées, il s'agit de maintenir la concentration d'iode élémen- taire dans un milieu aqueux contenant des substances organiques telles qu'un solvant, un solubilisateur de l'iode, un agent for- mant un complexe avec l'iode, etc., un détergent ou similaires. Lliode élémentaire réagit plus ou moins avec toutes ces substan- ces organiques qui contiennent du carbone, de l'hydrogène et de l'oxygène ("C, H et 0"). En l'absence d'une telle substance contenant C, H, 0, la présente invention n'a aucune raison d'e- tre. La présente invention est applicable pratiquement à toutes les sortes d'liode complexé"l aqueux antérieurement connues, dont des exemples typiques sont fournis par les brevets des Etats-Unis 2 931 777, 2 759 869, 3 028 299, 3 028 300 et bien d'autres. L'éthanol, le propanol, l'isopropanol, le propylène glycol, la glycérine, le polyéthylène-glycol sont des exemples de solvants contenant C, H et 0 qui sont utilisés ordinairement avec l'iode. Ces exemples sont donnés seulement à titre d'indi- cation, et non de limitation. En tant qu'exemples d'agents surfactifs contenant C, H et 0, utilisés ordinairement avec l'iode, on citera des éthoxylates d'alcoylphénols, d'alcools de longueur modérée, de polyoxypropylène, des détergents anioniques qui sont sulfatés, sulfonés, phosphatés, carboxylés. Là encore, ils sont donnés à titre d'indication et non de limitation. De même, l'invention peut être mise en pratique avec de l'iode en combinaison avec d'autres substances contenant C, H et 0, notamment des substances cationiques et des substances ampho- tères. L'invention ne se limite pas à un type particulier de substance contenant C, H et 0. Peu importe si l'iode est forte- ment complexé, faiblement complexé ou pas complexé du tout. C'est peutêtre avec les compositions d'iode faiblement complexé que l'invention semblera avoir le plus d'intérêt, car c'est elles qui présentent généralement le plus de pertes d'iode lorsqu'elles sont conservées en magasin, en comparaison de l'iode fortement complexé. Exemple 1 On a préparé une série de compositions iodées avec et sans addition d'iodate. Les échantillons ont été conservés pen- dant une période atteignant une semaine, *dans des flacons de verre, à la température ambiante (20-252C) et à 50C pour l'é- preuve classique d'entreposage accéléré, visant à simuler un entreposage prolongé à la température ambiante. Dès qu'une composition sans iodate de type ancien (par exemple IA, 2A, etc.) avait perdu la totalité de son iode dans le four à 50aC,son équivalent contenant l'iodate (par exemple lB, 2B, etc.) était extrait et analysé. Après que le dernier des échantillons de la série "A" eut perdu son iode, moins d'une semaine après le début de l'entreposage à 502C, tous les échantillons maintenus à la température ambiante ont été analysés et les résultats ont été enregistrés. Ingr6dieXï lB I 2A 2B 3A 3B 4A 4B A I B Glyorine 50,0% 500 0, 0% 10, 0% Propylêne- glyool 0 0 50,0% 0,0 % 0 0 L0,0% lo0,0 O O PEG 400 O O O O 50,0% 0,0% O 0 0 O Iode 0,1% 0,1% 0,1% 0,1% 0,1% 0,1% 0,1% 0,1% 0,1% 0,1% Iodure de sodium 0, 25% 0,25% 0,25% 0,25% 0,25% 0,25% 0,25% 0,25% 0,25% 0,25% lodate de sodium 0 0,20% 0,20% 0 0,20% 0 0,20% O 0,20% Acide citrique 1,0% 1,0% 1, 0% 1,0 o% 1,0% 10%1,0% 1,0% 1,0% 1,0% Hydroxyde de qse l qe. qs. qse. qs. qs. qs. qS. qs. qs. sodiumi pH 6,2 pH 6,2 pH 6,7 pH 6,7 pH 6,7 pH 6,7 pH 6,3 pH 6,3 pH 6,3 pH 6,3 Eau qs 100% qs 100% qs 100 qe 100% qs 100% qs 100% qe 10o qe 100% qs 100% qs 100% Àeneur imii- tiale en iode 0 10% 0,10% 0,10% 0,10% 0,10% 0,10% 0,10% 01 0, 0,10% 0,10% Tenour en iode stookage a four à 500 0,00% 0,04% 0,00% 0,04% 0,00% 0,07% 0,00% 0,07% 0,00% 0,08% Teneur en iode stockage à la tempo ambîahte (une semaine) 0,08% 0,10% 0, 08% 0,10% 0, 07% 0, 10% 0,07% 0,10% 0,08% 0,10% Co Les résultats font apparaître une amélioration specta- culaire de la stabilité de l'iode dans la série "B" en comparai- son de la série "A" du type ancien, en conséquence directe de l'addition d'iodate aux compositions, sur toute l'étendue de la gamme de pH comprise entre 6 et 7 environ. Les échantillons de la série "A" ont perdu beaucoup plus diode que ceux de la série "B", même après une semaine seulement à la température ambiante. Les compositions de l'exemple 1 contiennent de la gly- cérine, du propylène-glycol, du polyéthylène-glycol 400 (PEG 400) et de l'acide citrique en tant que substances organiques contenant C, H, O qui ont tendance à réagir avec l'iode. Dans cet exemple particulier, aucune substance surfactive n'a été utilisée, de manière à montrer que le nouvel enseignement s'étend au-delà des -applications du type complexation détergent-iode. Il a été découvert que la vitesse à laquelle une quanti- té donnée d'iodure et diodate réagit, pour une concentration particulière d'ions hydrogène, n'est pas la même en présence de substances contenant C, H et 0, en comparaison des mêmes concen- trations d'iodure, diodate et d'ions hydrogène dans l'eau pure.La situation devient assez compliquée par le fait que quand des substances contenant C, H et O sont présentes, ces substances réagissent avec l'iode déjà pré.sent dans la composition. Lorsque les compositions iodées contiennent des substances organiques qui sont plus réactives, on peut équilibrer au mieux les pertes d'iode en A) abaissant le pH dans la gamme de 5 à 7, B) utilisant plus d'iodure et C) utilisant plus d'iodate. On peut faire varier ces paramètres un par un, deux par deux ou tous les trois à la fois. Lorsque les compositions iodées con- tiennent moins de substances organiques à base de C, H, O ou des substances organiques qui ne sont que légèrement réactives avec l'iode, on peut, si on le désire, utiliser moins d'iodure, moins d'iodate et régler un pH plus élevé dans la gamme de 5 à 7. Dans cette gamme de 5 à 7, il existe un pH optimum permettant de compenser au plus près la perte d'iode par formation d'iode in situ à partir de l'odure et de l'iodate dans les compositions iodées de la présente invention. Cet optimum se situe d'habitude dans les limites de la gamme préférée du pH, entre 5,5 et 6,5. Les compositions de l'exemple 1 ou des compositions similaires contenant plus ou moins de glycérine, de propylène- glycol, de PEG 400 ou similaires, conviennent à l'utilisation dans des bains de pis de vaches à la suite de la traite, en tant que mesure préventive des mastites. L'iode dans ces compositions est moins solidement complexé que dans des formules typiques de bains de pis à l'iode, contenant environ 1 % d'iode, 0,4 % d'io- dure et environ 10 % d'un détergent non ionique. L'iode moins complexé tuera les bactéries plus rapidement qu'un iode plus complexé. Point plus important, la teneur totale en iode des compositions de l'exemple 1 est inférieure à 0,5 %, par rapport à 1,5 % environ dans les bains de pis classique à l'iode élémen- taire à 1 %, ce qui rend les compositions de l'exemple 1 moins dangereuses en ce qui concerne le risque de contamination par inadvertance du lait par l'iode. On peut modifier les compositions de l'exemple 1 en y ajoutant des épaissisants et des agents complexants de l'iode, notamment des détergents éthoxylés, du PVP, des composés d'ammo- nium quaternaire, des détergents amphotères, etc. pour obtenir tout degré voulu de complexation de l'iode. Quelle que soit la composition finale, la teneur voulue en iode élémentaire peut être maintenue par addition d'iodate et maintien du pH dans la gamme de 5 à 7. Exemple 2 On a préparé une série de compositions iodées, convenant pour le lavage des mains dans le but d'éliminer et de tuer les bactéries véhiculées, avec et sans addition d'iodate. Les échan- tillons ont été stockés pendant deux semaines à la température ambiante (21-252C) et à 35QC dans des récipients de verre pour simuler un stockage prolongé des produits à la température ambian- tes L'iode a été dosé avant et après le stockage. Avec ces compo- sitions, il a été constaté qu'une proportion aussi faible que 0,002 % d'iode élémentaire donnait des résultats supérieurs à ceux de 50 ppm de chlore suivant le "test de concentration équi- valente germicide de chlore actif" de l'A.O.A.C. On a-vait l'habi- tude d'utiliser, pour le lavage des mains, des compositions iodées contenant 0,75 à 1,0 % d'iode élémentaire, ce qui constitue ma- nifestement un excès important par rapport à la quantité nécessai- re pour exterminer les bactéries passagères. Des compositions iodées de lavage des mains contenant environ 0,1 % d'iode élémen- taire ou moins seraient mieux acceptées par les consommateurs, car elles laissent une moindre coloration jaune, moins d'odeur, moins de souillures, etc. A cet égard, une teneur en iode se situant quelque part entre 0,1 % et 0,01 % d'iode élémentaire est satisfaisante. Les compositions les plus appropriées tournent autour de 0,025 %, ce qui donne un produit de couleur paille foncée avec une mousse presque incolore. Ingred i ent Sulfate de lauryle, sel de NH4 D iethanol= amide lau- rique Iode Iodure de sodium Iodate de sodium Acide citrique Hydroxyde de sodîiu Eau Teneur inl- t iale en iode Teneur finale en iode T oambiane JP A pds/pds) ,0% 2,0% 0, 05% 0,25% o t 0% qs IH 695 qs 100% 0,05% 0 002% o B ,0% 2,0% 0,05% 0,05% 1,0% qs plH 6,5 qs 100% 0, 05% C ,0%O 2,0% 0,05% 0,25% 0, 01% 1,0% qs pH 6p5 qs 100%' 0,05% 0, 008% 0,002% D ,0 % 2,0% 0,05% 0,25% 0,20% 1, qsa pH 6,5 qs 1.00% 0,05% 0,065% O 070% ,0% 2,0% 0,05% 0,25% 0,05% , 9 OJ 2, 0% 0,05% 0, 10% 0e 20% 1,0% qs pl 6,5 qs 100% 0,05% 0,037% 0,035% G r ,0% 2,0% 0, 05% 0,25% 0,05% 1,0% qs pH 7,0 qs 100% 0,05% 0,006% 0,002% i ,c 2, C 0,05% 0,25% 1,0% qs pH 7,5 (je 100% 0,05% o o qs pH qs 6,5 % p p- ro Co co 0,05% 0,025% 0,020%d g1 2465418-- La composition 2A ne peut pas être considérée comme un exemple de la présente invention, car elle ne contient pas d'io- date. Par contre, elle est représentative de la technique anté- rieure, un exemple dans lequel la teneur en iode est tombée de 0,050 % à 0,0002 % à la température ambiante (21 - 26ZC) au bout de deux semaines. Du fait qu'il n'y a pas d'iode présent dans l'échantillon maintenu à 35QC, cela signifie que l'efficacité de cette composition ne peut pas être garantie après un mois environ. La composition 2B, avec absence d'iodure dans l'échan- tillon hormis la petite quantité formée à partir de l'iode par réaction avec la substance organique, ne convient pas non plus pour la vente. Dans d'autres expériences, on a constaté qu'il fallait qu'au moins 0,025 % en poids environ d'ions iodure soient présents pour maintenir la production d'iode à un niveau valable au moyen de l'iodate. La composition 2C est un exemple illustrant le cas limite de possibilité d'utilisation, en raison d'une teneur minimale en iodate. Il n'y a qu'environ 0,0088 % d'ions iodate dans cette composition, quantité qui est bientôt épuisée et ne peut plus servir de réserve pour la poursuite d'une produc- tion satisfaisante d'iode. La composition 2D est indiquée en tant qu'exemple dans lequel l'une ou l'autre des concentrations d'io- dure ou d'iodate doit être abaissée quelque peu si l'on veut éviter le léger excès d'iode. Une autre solution possible con- sisterait à élever le pH au voisinage de 7,0. Les compositions 2E et 2F sont des exemples typiques de compostions satisfaisantes qui, bien que n'ayant pas exactement la même force que lors de leur préparation originelle, sont stables. Les compositions 2G et 2H forment une paire montrant qu'un pH de 7,0 est limite et qu'un pH de 7,5 ne sert à rien, alors même que la concentration en ions hydrogène diffère de très peu. La composition 2I sans additiôn de tampon donne des résultats aussi satisfaisants que son équi- valent tamponné 2F. Mais cela provient uniquement du fait que le pH a toujours été de 6,3 aux deux températures, en l'absence de- tampon. Dans les circonstances o le pH risque d'être perturbé dans une mesure appréciable, l'addition du tampon est essentielle. D'autres compositions, non présentées ici, avec utilisation de tampons au lactate et au phosphate, donnent les mêmes résultats. A un pH inférieur à 5, il est pratiquement impossible de contrô- ler la production d'iode à partir de l'iodate ajouté. Pour ce qui est du but de la présente invention, l'iode est produit trop rapidement pour avoir la moindre utilité. A un pH de 5 et au- dessus jusqu'à 7, un choix judicieux de l'iodure et de l'iodate peut résoudre le problème de la stabilité. Exemple 3 On a préparé, avec et sans addition diodate, une série de compositions iodées, convenant comme bain de pis pour vaches laitières à titre de mesure préventive des mastites. Les échan- tillons ont été stockés pendant deux semaines dans des récipients de verre à 50QC pour simuler un entreposage prolongé des produits à la température ambiante, puis l'iode y a été dosé à la fin de cette période. CO Ln ' 1t0' (%oot esuq) BI O'O O'O 5'0 SZ'O 5 '0 5'0 'O1 0 O 'T epoI '0 S '0 0 S0 o'o 0 5'o %0 5enbTzTo epToy '6 9V-6 95'6 95'6 95'6 95'6 95'6 9 '6 ga OT Tuo.U H ty ga D! 4ueSTp9.iuI Les compositions de l'exemple 3 qui n'entrent pas dans le cadre de la présente invention sont celles qui ne contiennent pas d'iodate, à savoir 3A, 3C, 3E et 3G. La première composition 3A serait acceptable en tant que produit, en dépit d'une perte d'iode de 0,2 % en l'espace de deux semaines à 502C, ce qui équi- vaut grosso modo à une année à la température ambiante, car elle pourrait être mise dans le commerce à 1,1 % et tomberait alors à 0,9 %, ce qui constitue une perte acceptable. La composition 3C ne pourrait probablement pas être vendue comme bain de pis en effet, la perte d'iode pendant la période d'essai accélérée a été de 0, 2 %, soit 40 % en grandeur relative par rapport à la valeur d'origine. Les compositions E et G sont inenvisageable en tant que produits commerciaux. Par contre, les mênmes compositions avec des teneurs en iodate de 0,05 à 0,20 % (compositions 3B, 3D, 3F et 3H) sont nettement améliorées du point de vue de la stabilité de l'iode élémentaire; et des compositions telles que 3F et 3H offent un avantage particulier en tant que bains de pis, eu égard au très faible risque de contamination du lait par inadvertance. A unpl inférieur à 5, par exemple à 4,5, il n'est pas possible d'ajouter l'iodatecar la concentration de l'iode dans la formule de bain de pis augmente en fait à l'entreposage, comme on a pu le constater. Tout détergent ou véhicule ou complexant de l'iode, ac- ceptable en tant qu'élément d'une composition aqueuse à l'iode élémentaire, peut être également utilisé dans le cadre de la présente invention et on peut démontrer que la composition résul- tante présente une meilleure stabilité de l'iode après addition d'iodate et réglage du pH dans la gamme de 5 à 7. Du fait qu'il est possible de faire varier aussi large- ment la nature et les proportions des composés organiques con- tenant du carbone, de l'hydrogène et de l'oxygène, ainsi que d'autres adjuvants, il est difficile de définir l'invention en ce qui concerne les proportions ou les gammes de proportions des différents éléments0 Mais cela ne doit poser aucun problème à ceux qui souhaitent appliquer la présente invention, car pour toute composition iodée particulière que l'on veut commerciali- ser, les niveaux optimaux de concentrations des ions iodure et des ions iodate ainsi que le réglage optimal du pH dans les limites de la gamme de 5 à 7 peuvent être déterminés par quel- ques comparaisons du genre ici présenté, en particulier dans l'exemple 2. Bien que l'on cherche une stabilité de l'iode pen- dant une période prolongée, de l'ordre des mois ou des années, une indication significative de la stabilité à long terme à la température ambiante peut être obtenue par le "viellissement accéléré", par exemple par entreposage pendant deux semaines à 502C ou dans certaines autres conditions de température et de temps, considérées comme appropriées pour la composition parti- culière et pour l'usage auquel elle est destinée. On notera également qu'il n'est pas essentiel, pour mettre en pratique avec succès la présente invention, que la teneur en iode reste la même d'un bout à l'autre d'une période prolongée d'entreposage. Ce qui est important, c'est plut8t qu'uoe éventuelle variation de la concentration d'iode soit maintenue dans les limites admissibles pour le type particulier du produit. C'est ainsi qu'on peut considérer comme entrant dans le cadre de la présente invention les solutions germicides d'iode dans lesquelles les choix optimaux de concentration d'ions iodure et iodate et de pH dans la gamme de 5 à 7 pour une composition particulière sont tels que la teneur en iode au cours d'un entre- posage prolongé reste dans les limites de la gamme de variation admissible pour une composition de ce genre. Différentes variantes et modifications des compositions germicides iodées décrites dans le présent mémoire peuvent venir à l'esprit du spécialiste en la matière et dans la mesure o de telles variantes et modifications sont englobées par les revendi- cations ci-années, il est bien entendu qu'elle font partie de la présente invention. REVENDICATIONS 1. Composition germicide iodée, se composant d'une solu- tion aqueuse d'iode élémentaire dans une proportion efficace pour la destruction des germes et ne dépassant pas 1,0 % environ, et d'au moins une substance organique qui réagit lentement avec l'iode, choisie dans le groupe constitué par des polymères com- plexants de l'iode, des agents tensio-actifs, des alcools, des polyols et des solvants hydrosolubles, cette substance organique entrant pour 1 à 50 % en poids dans ladite composition, caracté- risée en ce que les pertes d'iode au cours d'un entreposage pro- longé, dues à la réaction en question, sont contrôlées par l'in- troduction, dans la composition, de sources équilibrées d'ions iodure à raison de plus de 0,025 % et d'ions iodate à raison de plus de 0,005 %, tout en maintenant le pH dans la gamme comprise entre 5 et 7. 2. Composition germicide iodée selon la revendication 1, caractérisée en ce que le pH est maintenu dans la gamme comprise entre 5,5 et 6,5. 3. Composition germicide iodée selon la revendication i, caractérisée en ce que le maintien du pH est favorisé par l'in- troduction d'un agent tampon. 4. Composition germicide iodée selon la revendication 1, caractérisée en ce que la proportion d'iode élémentaire se situe dans la gamme comprise entre 0,01 et 0,25 %. 5. Composition germicide iodée selon la revendication 1, caractérisée en ce que la substance organique est constituée par au moins un adjuvant choisidans le groupe formé par des substance tensio-actives, des stabilisants de mousse, des agents comple- xants, des épaissants et des solvants. 6. Composition germicide iodée selon la revendication 5, caractérisée en ce que les adjuvants sont choisis de manière à donner lieu à une composition propre à une application topique sur des tissus animaux. 7. Composition germicide iodée selon la revendication 6, caractérisée en ce que les adjuvants sont choisis de manière à donner lieu à une composition propre à être utilisée comme pro- duit pour le lavage des mains. 8. Composition germicide iodée selon la revendication 6, caractérisée en ce que les adjuvants sont choisis de manière à donner lieu à une composition propre à être utilisée comme bain de pis pour bovins. 9. Composition germicide iodée selon la revendication 1, caractérisée en ce que la concentration d'ions iodure se situe dans la gamme comprise entre 0,05 % et 0,5 % environ et la con- centration d'ions iodate se situe dans la gamme comprise entre 0,005 % et 0,2 % environ. 10. Composition germicide iodée selon la revendication 1, caractérisée en ce que la concentration d'iode est de 0,01 à 0,1 % environ, la concentration d'ions iodure est de 0,05 à 0,5 % environ, la concentration d'ions iodate est de 0,05 à 0,1 % environ et le pH se situe dans la gamme comprise entre 5,5 et 6,5.