La présente invention, due à la collaboration de Messieurs PHLIPOT Gorges, Achille et HAECK Jacques, Robert, Georges, et réalisée dans les Services de la Demanderesse, est relative à un procédé de transfert d'image par décalcomanie et aux produits formés par ce procédé. La présente invention est plus particulièrement relative à un procédé permettant de transférer une image initialement formée dans un produit photographique, tel qu'un film ou papier photographique, sur un support définitif, par exemple un support présentant un certain relief, tel qu'un support en pierre, en briques, en béton, un support en verre, en matière plastique ou un support en bois ou en tissu, en mettant en oeuvre une étape intermédiaire où l'on transfère l'image d produit photographique sur un support provisoire en papier pour former une décalcomanie qui sert ensuite au transfert définitif. La présente invention est aussi relative à un produitgpour décalcomanie obtenu à la fin de la dite étape intermédiaire et au produit portant l'image finale obtenu après le transfert définitif. Il existe des procédés variés pour réaliser le transfert d'une image d'un premier support à un deuxième support. Il est bien connu, par exemple, de transférer les couches, portant une image, d'un produit photographique sur des plaques de verre ou des plaques métalliques pour impression lithographique ou pour similigravure, par pelliculage d'un support approprié. On peut utiliser des produits photographiques, formateurs d'images, qui comprennent un support sur lequel sont appliquées, successivement, une couche favorisant le pelliculage, puis la ou les couches photosensibles aux halogénures d'argent, formatrices d'images argentiques ou en couleurs.Après exposition et traitement du produit photographique, on applique la face émulsionnée du produit portant l'image, sur un deuxième support, puis l'on peut facilement pelliculer, mécaniquement ou par d'autres moyens, le premier support grace à la couche de pelliculage qui favorise le détachement du premier support avec la couche de pelliculage, en laissant la couche émulsionnée portant l'image enduite de manière permanente sur le deuxième support. Un autre procédé de transfert d'image est décrit au brevet français 2 214 911, procédé qui consiste à transférer la ou les couches portant l'image formée dans un produit photographique, sur un deuxième support. Le produit photographique est avantageusement un papier photographique dont le support de papier est enduit d'une couche de polyéthylène et on réalise le transfert de l'image en appliquant une colle sur le produit photographique portant l'image que l'on applique en pression sur le deuxième support, puis en dissolvant le polyéthylène par un solvant sans action sur la colle et on pellicule le support de papier. On obtient une image transférée sur le deuxième support. Le procédé décrit au brevet français 2 214 911 n'est cependant pas utilisable lorsque le deuxième support est attaqué par le solvant ou bien présente une surface trop importante ou dont le relief est trop accidenté pour que le transfert soit réalisable. On connaît d'autres procédés pour réaliser le transfert d'une image d'un premier support à un deuxième support. Parmi ces procédés, on peut citer ceux qui utilisent une décalcomanie, c'est-à-dire un ensemble constitué essentiellement d'un support provisoire portant l'image de transfert, l'image initiale du premier support étant d'abord transférée sur le support provisoire pour former la décalcomanie,-puis transférée de la décalcomanie sur le deuxième support. Le procédé de transfert d'image- suivant l'invention comprend une première étape où l'on transfère une ou plusieurs couches, portant une image, d'un produit photographique sur un support de papier provisoire pour former une décalcomanie, puis une deuxième étape où l'on transfère l'image de la décalcomanie sur le support définitif. Dans la première étape (1) de ce procédé on applique une couche de colle hydrophile sur le dit support provisoire en papier et/ou sur la face portant l'image formée dans un produit photographique comprenant un support enduit d'une sous-couche d'un polymère hydrophobe et d'au moins une couche photosensible formatrice de la dite image, puis on amène le support provisoire au contact de la face image du produit photographique, on dissout la dite sous-couche de polymère hydrophobe du produit photographique portant l'image par un solvant organique sans action (a) sur le support et les constituants du produit photographique et (b) sur la dite colle hydrophile et enfin, on pellicule le support du produit photographique en laissant l'image, initialement portée par ce dernier, transférée sur le support provisoire en papier pour former la décalcomanie, et (2) dans la deuxième étape, on applique une couche d'adhésif ou de vernis sur le support définitif et/ou sur la face image de la décalcomanie, on amène le support définitif au contact de la décalcomanie par l'intermédiaire -#~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ de la couche d'adhésif ou de vernis que l'on laisse durcir jusqu'à ce que l'image adhère au support définitif, puis on humidifie le support provisoire en papier pour le pelliculer et obtenir ainsi l'image transférée sur le support définitif. Pour réaliser la première étape du procédé suivant l'invention, on peut opérer par n'importe quel procédé approprié, mais on effectue avantageusement cette première étape par le procédé décrit au brevet français 2 214 911. Suivant un mode avantageux de réalisation, le procédé décrit à ce brevet consiste à transférer sur un support approprié une image photographique formée initialement dans les couches photosensibles d'un produit photographique dont le support est en papier qui est enduit d'une sous-couche d'une polyoléfine,telle que le polyéthylène ou le polypropylène. Des papiers photographiques, formateurs d'images en couleurs, utiles dans ce mode de réalisation, sont décrits, par exemple, au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 411 908.Le support de ces papiers photographiques comprend us feuille de papier sur lequel est appliquse,, par exemple par coulée ou par extrusion, une pellicule de matière polymère hydrophobe, telle que le polyéthylène. Sur ces supports de papier ainsi enduits, on applique ensuite les diverses couches d'émulsions photosensibles aux halogénures d'argent formatrices de l'image en couleurs. Les polymères qui servent à l'enduction des supports de papier utilisés dans ce mode de réalisation peuvent être très variés, mais leur choix n'est pas critique, dans la mesure où il est cependant nécessaire d'utiliser un solvant capable de dissoudre ce polymère, soit à froid soit à chaud, pour réaliser la décalcomanie. Si on choisit, par exemple, un acétate de cellulose, on utilisera comme solvant le chlorure de méthylène, si on choisit le polybutyral vinylique, on utilisera le toluène, le tétrahydrofuranne, etc, si on choisit le polyméthacrylate de méthyle, on utilisera le chloroforme ou le trichloroéthylène, si on utilise un terpolymère tel qu'un terpolymère de méthacrylate de méthyle, de chlorure de vinylidène et d'acide crotonique ou itaconique, on utilisera le diméthylformamide, etc. On utilisera, cependant avantageusement lorsque les supports sont en papier, des couches d'enduction en polyoléfine telle que le polyéthylène ou le polypropylène ou des copolymères d'éthylène et de propylène ou de butylène. On assure une bonne adhérence entre le support de papier proprement dit et la pellicule de polyoléfine en utilisant les techniques bien connues d'extrusion à une température d'environ 3000C à 35O0C, mais on peut encore améliorer cette adhérence, soit en calandrant le support de papier, soit en l'enduisant de gélatine ou d'amidon, soit en le soumettant à l'action d'une décharge corona, avant de procéder à l'enduction par la couche de polyoléfine.On obtient ainsi une sous-couche très mince de polyoléfine qui adhère très fortement au support de papier et qui, en outre, présente une très bonne adhérence pour les couches d'émulsion appliquées ultérieurement. Dans la mise en oeuvre du mode de réalisation, tel que décrit au brevet français 2 214 911, on encolle la surface libre du produit photographique portant l'Image à transférer, qui est habituellement constituée, ainsi que les couches sous-jacentes, de liants colloidaux hydrophiles tels que la gélatine. On utilise, pour cet encollage, une colle hydrophile préparée à partir de substances d'origine naturelle, telles que la gélatine, la dextrine ou la gomme agar-agar, ou bien des substances d'origine synthétique telles que le polyalcool vinylique ou l'hydroxy- éthylcellulose. On choisit avantageusement une colle capable d'agir rapidement après avoir été appliquée.On peut aussi utiliser d'autres adhésifs tels que ceux qui sont sensibles à la pression ou à la chaleur, mais il est nécessaire que la colle ou l'adhésif ne soit pas altéré par le solvant utilisé pour dissoudre la sous-couche de polymère hydrophobe. Au lieu d'appliquer la couche de colle sur l'image à transférer du produit photographique, on peut l'appliquer sur la feuille de papier pour décalcomanie, ou bien on peut l'appliquer simultanément sur l'image à transférer et sur la feuille de papier pour décalcomanie. Après encollage du produit photographique portant l'image à trans férer et/ou de la feuille de papier pour décalcomanie, on applique le dit produit photographique en pression sur un support provisoire, par exemple un support de papier pour décalcomanie, puis on procède au transfert de la ou des couches portant l'image sur le support provisoire en papier pour décalcomanie. Ce transfert est rendu possible gracie à l'action du solvant sur la sous-couche de polymère hydrophobe, tel que la polyoléfine, qui sépare le support photographique initial de la ou des couches portant l'image. On peut solubiliser cette sous-couche en utilisant des solvants variés, comme décrit ci-dessus, suivant la nature du polymère hydrophobe.On peut opérer à froid ou au voisinage de la température de ramollissement ou même de la température de fusion du polymère, suivant le polymère utilisé et le choix du solvant. Dans le cas des polyoléfines, la dissolution à froid est difficile, sinon impossible, à réaliser et il est souhaitable d'opérer à une température comprise entre environ 80 C et 1500C. Le solvant utilisé, qui est déterminé par la nature du polymère hydrophobe à dissoudre, doit remplir, en outre, plusieurs conditions essentielles, à savoir qu'il doit être sans action sur la colle hydrophile qui a servi à enduire la face image du produit photographique ou du support provisoire en papier pour décalcomanie et sans action sur le support de ce dernier et sur les constituants des couches portant l'image à transférer.En outre, si on opère le transfert provisoire à chaud, on utilisera avantageusement un solvant dont la température d'ébullition est supérieure à la température de fusion du polymère hydrophobe. L'opération du transfert provisoire est réalisée habituellement en quelques minutes, sa durée étant par exemple comprise entre 2 et 10 minutes, avantageusement entre 3 mn et 5 mn. Le support du produit photographique initial se sépare de la ou des couches portant l'image qui restent fixées sur le support provisoire en papier pour décalcomanie. A la fin de la première étape du procédé suivant l'invention, on obtient une décalcomanie photographique qui comprend un support de papier usuel sur lequel a été transférée la ou les couches portant l'image du produit photographique initial. Cette image peut être une image argentique ou une image en couleurs obtenue par n'importe quel procédé photographique usuel. Cette décalcomanie est archivable et peut entre conservée jusqu'au moment du transfert sur le support définitif. On effectue ensuite la deuxième étape du procédé suivantlinvention où l'on transfère l'image de la décalcomanie sur le support définitif. A cet effet, il est nécessaire d'appliquer la décalcomanie sur le support définitif par l'intermédiaire d'une couche d'adhésif ou de vernis qui facilite le pelliculage du support provisoire en papier de la décalcomanie. On peut, par exemple, appliquer une couche d'un vernis constitué par une solution de paraffines solides ou de cires microcristallines naturelles ou synthétiques dans un solvant hydrocarboné sur la face image de la décalcomanie que l'on applique ensuite en pression sur le support définitif, on laisse sécher, puis on imbibe d'eau le support provisoire en papier de la décalcomanie, que l'on peut pelliculer facilement.Suivant un autre mode de réalisation, on enduit,la surface du support définitif d'un adhésif contenant, par exemple, un polymère, en solution ou en dispersion, préparé par une réaction de polymérisation ou de polycondensation, tel qu'un~ polymère préparé à partir de monomères à insaturation oléfinique ou une résine polyester, polyépoxy ou polyuréthanne, puis on applique en pression la décalcomanie par la face image, on laisse sécher et enfin on opère comme décrit ci-dessus, en imbibant d'eau le support de papier de la décalcomanie et en le pelliculant. On peut utiliser des adhésifs très variés dans la mise en oeuvre de la deuxième étape du procédé suivant l'invention. On peut utiliser, comme adhésifs, des polymères hydrophiles ou hydrophobes préparés à partir de monomères à insaturation éthylénique. Parmi les polymères hydrophiles on peut mentionner les solutions aqueuses ou hydroalcooliques des polyalcools vinyliques. Parmi les polymères hydrophobes, on pourra utiliser les solutions de polyacétate de vinyle dans l'alcool ou dans des mélanges d'acétone et d'alcool, tel que le produit Kodaflat de la Société Eastman Kodak et le produit Rhodopas B de la Société Rhone-Poulenc. D'autres polymères hydrophobes utiles comprennent les solutions de caoutchoucs naturels ou synthétiques dans des solvants organiques, tels que le xylène ou l'acétate d'éthyle. Des solutions de caoutchoucs synthétiques particulièrement appropriées sont les colles au Néoprène. On peut utiliser des polymères, obtenus par polycondensation, en solution dans un monomère à insaturation oléfinique qui assure la réticulation du polymère, par exemple une solution de résine polyester, ou une résine alkyde, dans du styrène.On peut aussi utiliser d'autres résines de polycondensation durcissables, par exemple des résines époxy durcissables par les groupes époxy résiduels, grâce à des agents durcissants tels que des polyamines, des polyamides ou des polysulfures. Enfin, il est à remarquer que le procédé suivant l'invention qui utilise deux étapes de transfert fournit une image transférée sur le support définitif qui est droite par rapport à l'original. Il n'y a donc pas lieu de procéder à un tirage inverse de l'original. Il peut être avantageux de protéger l'image transférée sur le support définitif contre les agents extérieurs, en particulier contre l'action de la lumière ambiante, l'oxygène et l'humidité de l'air, etc.On peut, par exemple, appliquer sur l'image transférée sur son support définitif une couche d'un vernis protecteur tel que ceux qu'on utilise habituellement pour protéger les images photographiques en couleurs. Ce vernis usuels. usuels. protecteur contient avantageusement un agent anti- U.V. et un agent de matage/ Le procédé suivant l'invention permet donc de transférer sur n'importe quel support définitif les couches portant l'image, en noir et blanc ou en couleurs, formée dans un produit photographique dont le support comprend une sous-couche d'un polymère hydrophobe. Comme produit formateur de l'image initiale, on peut utiliser n'importe quel produit photographique à condition que son support soit enduit d'une couche de polymère hydrophobe, éliminable par dissolution dans un solvant approprié au cours de la première étape du procédé suivant l'invention.Comme mentionné ci-dessus, le support du produit photographique peut être un support de papier enduit d'une couche de polyoléfine telle que le polyéthylène, mais ce support peut être aussi un film d'une substance polymère enduit d'un substratum d'un polymère destiné à favoriser l'adhérence des couches formatrices d'image sur le support. On peut utiliser n'importe quel film photographique enduit d'une couche d'un tel polymère, par exemple un film de polytéréphtalate d'éthylène enduit d'un substratum constitué par une couche d'un terpolymère d'acrylate d'alkyle, de chlorure de vinylidène et d'acide itaconique.Lorsqu'on utilise un support de film polymère enduit d'un substratum en polymère assurant l'adhérence des couches formatrices d'image, il est nécessaire que le solvant utilisé au cours de la première étape du procédé suivant l'invention dissolve uniquement le substratum polymère sans altérer le film polymère ni les constituants des couches portant l'image du produit photographique. On peut utiliser des produits photographiques très variés pour former l'image initiale à transférer, à condition que leurs supports satisfassent aux conditions définies ci-dessus. Ces produits photographiques peuvent comprendre la plupart des composés photosensibles formateurs d'images en noir et blanc ou en couleurs, mais on utilisera avantageusement des produits photographiques aux halogénures d'argent. Comme on l'a mentionné ci-dessus, les couches portant l'image formée dans le produit photographique initial peuvent être transférées sur des supports définitifs très variés, y compris les supports en pierre, platre, béton, les supports en bois, en verre et en matière plastique, en particulier les supports de ce type présentant un relief accidenté pour lesquels la décalcomanie obtenue à la fin de la première étape est particulièrement appropriée au transfert définitif. On peut ainsi obtenir des décorations murales, rupestres, sur bois, etc., soit intérieures, soit extérieures, particulièrement appréciées. On peut aussi mettre en oeuvre le procédé suivant l'invention pour la reproduction des tableaux originaux de peintres sur des supports, tels que ceux qui ont été décrits ci-dessus, ainsi que sur des supports en tissus, tels que les supports de toile de coton, de chanvre, de lin, etc.On peut aussi utiliser le procédé suivant l'invention pour transférer des photographies sur des panneaux de parti cules de bois agglomérées,revêtus de couches de matière plastique, pour obtenir des panneaux décorés utiles dans l'ameublement, etc. Les exemples suivants illustrent l'invention. Exemple 1 Cet exemple illustre le transfert d'une photographie en couleurs formée sur un papier photographique comprenant un support de papier enduit de polyéthylène, sur un support définitif constitué par un bloc de pierre, brut de carrière. On utilise, comme photographie originale à transférer, un tirage d'une diapositive en couleurs Kodak Ektachrome 64 sur papier photographique en couleurs Kodak Ektachrome 14 RC, le tirage de la diapositive étant réalisé à l'endroit. Ce papier photographique de tirage comprend un support de papier gélatiné enduit par extrusion d'une couche de polyéthylène, moyenne densité, contenant 10% de dioxyde de titane, de 10 pm d'épaisseur, traitée ensuite par décharge corona. Sur ce support, on applique ensuite successivement les trois éléments formateurs d'image, usuels, respectivement sensibles au rouge, au vert et au bleu et contenant un coupleur non-diffusible, formateur de colorant, respectivement bleuvert, magenta et jaune. Après exposition et traitement photographique, on obtient une photographie trichrome sur papier. On applique, d'autre part, une couche de colle hydrophile sur un support provisoire pour décalcomanie constitué par une feuille de papier, non couché, très perméable à l'eau. On prépare la colle hydrophile en mélangeant 1,5 ml de glycérine à 20 g d'une solution aqueuse de dextri#ne à 15%, à la température de 450C. On refroidit la couche de colle, ce qui provoque sa gélification, et sur cette couche de colle encore humide, on applique la face image du papier photographique tel que décrit cidessus. On presse soigneusement le papier photographique contre la feuille de papier encollée, puis on place l'ensemble dans un châssis pneumatique à membrane souple, puis l'on fait le vide dans l'enceinte du châssis et on maintient l'ensemble sous vide pendant 15 mn. On remet à la pression atmosphérique, puis on laisse sècher complètement. On plonge ensuite l'ensemble dans une cuve contenant du perchloréthylène porté à l'ébullition, pendant 5 mn. Le support de papier se décolle alors et les couches portant l'image en couleurs restent fixées sur le support provisoire en papier pour décalcomanie. On sort la décalcomanie du bain liquide de perchloréthylène à ébullition et on la maintient 10 mn dans la phase vapeur de ce bain pour dissoudre le polyéthylène qui aurait pu être entraîné dans les fibres du support de papier provisoire, ce qui aurait pour effet de diminuer sa perméabilité à l'eau, et enfin on sort la décalcomanie à l'air et on la laisse sècher.On obtient ainsi une décalcomanie stable en conservation qui peut être facilement archivée. Lorsqu'on désire réaliser le deuxième transfert sur le support définitif constitué,par exemple,par un bloc de pierre, brut de carrière, on applique sur ce dernier une couche d'adhésif hydrophobe tel que la colle Kodaflat de la Société Eastman Kodak, on. laisse sécher 30 s la couche de colle, puis on y applique la face image de la décalcomanie et on assure un contact aussi parfait que possible. Après 3 mn de mise en contact, l'adhérence de la photographie au support définitif est satisfaisante et on peut humidifier le support de papier provisoire au moyen d'une éponge imbibée d'eau, et pelliculer facilement ce dernier. On laisse sécher la photographie transférée sur son support de pierre, puis on peut la protéger contre l'atteinte des agents atmosphériques par une couche de vernis protecteur usuel.On obtient ainsi une photographie en couleurs sur support de pierre en relief, présentant un bel effet décoratif. Exemple 2 Cet exemple illustre le transfert d'une photographie argentique, noir-blanc, formée sur un film photographique comprenant un support de polytéréphtalate d'éthylène enduit d'un substratum polymère, sur un support définitif constitué par un bloc de béton, brut de coffrage. On utilise,comme photographie originale à transférer,une photographie formée dans un film photographique argentique usuel, tel que le produit Kodak Professional Copy Film, qui comprend un support de polytéréphtalate d'éthylène enduit d'un substratum constitué par un terpolymère de méthacrylate de méthyle, de chlorure de vinylidène et d'acide itaconique, sur lequel est appliquée une couche d'émulsion photosensible aux halogénures d'argent. On encolle un support de papier provisoire pour décalcomanie que l'on applique sur la photographie noir-blanc formée sur le film Kodélio, en opérant comme décrit à l'Exemple 1. On plonge ensuite l'ensemble dans une cuve contenant du diméthylformamide à la température ambiante, pendant 5 mn. On détache alors le support de film de polytéréphtalate d'éthylène de l'image argentique qui reste fixée sur le support provisoire en papier pour décalcomanie. On sort ensuite la décalcomanie à l'air, on la lave à l'alcool et on la laisse sécher. On effectue ensuite le deuxième transfert sur un support définitif nréalablement eint en blanc constitué par un bloc de béton, brut de coi rage, en operant comme décrit à l'exemple 1. Exemple 3 On reproduit le mode opératoire de l'exemple 1, mais on utilise, comme original à transférer, la photographie en couleurs, au format désiré, sur papier Kodak Ektachrome 14 RC, d'une peinture artistique, et comme support définitif, une toile de lin, telle que celle qu'on utilise comme support dans les reproductions de tableaux de peintre. On obtient ainsi une reproduction sur toile d'un tableau, présentant une bonne qualité. REVENDICATIONS 1 - Procédé de transfert d image où l'on forme, en une première étape, une décalcomanie, en transférant l'image sur un support provisoire en papier, puis, en une deuxième étape, on transfère l'image de la décalcomanie sur le support définitif, caractérisé en ce que (1) dans la première étape, on applique une couche de colle hydrophile sur le dit support provisoire en papier et/ou sur la face portant l'image formée dans un produit photographique comprenant un support enduit d'une sous-couche d'un polymère hydrophobe et d'au moins une couche photosensible formatrice de la dite image, puis on amène le support provisoire au contact de la face image du produit photographique, on dissout la dite sous-couche de polymère hydrophobe du produit photographique portant l'image par un solvant organique sans action (a) sur le support et les constituants du produit photographique et (b) sur la dite colle hydrophile et enfin, on pellicule le support du produit photographique en laissant l'image, initialement portée par ce dernier, transférée sur le support provisoire en papier pour former la décalcomanie et (2) dans la deuxième étape, on applique une couche d'adhésif ou de vernis sur le support définitif et/ou sur la face image de la décalcomanie, on amène le support définitif au contact de la décalcomanie par l'intermédiaire de la couche d'adhésif ou de vernis que l'on laisse durcir jusqu'à ce que l'image adhère au support définitif, puis on humidifie le support provisoire en papier,et on le pelliculèP obtenir ainsi l'image transférée sur le support définitif. 2 - Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que, dans la première étape, on transfère l'image formée dans un produit photo graphique dont le support est une feuille de papier enduit d'une sous couche d'un polymère ou d'un copolymère d'oléfine, sur un support provisoire en papier pour former la décalcomanie. 3 - Procédé conforme à la revendication 2, caractérisé en ce que le polymère ou le copolymère d'oléfine est un polymère ou un copolymère d'éthylène, de propylène ou de butylène. 4 - Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que, dans la première étape, on transfère l'image formée dans un produit photo graphique dont le support est un- film de polytéréphtalate d'éthylène enduit d'une sous-couche d'un terpolymère de méthacrylate de méthyle, de chlorure de vinylidène et d'acide itaconique, sur un support provisoire en papier pour former la décalcomanie. 5 - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que, dans la première étape, on utilise l'image argentique formée dans un produit photographique aux halogénures d'argent. 6 - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que, dans la première étape, on utilise l'image en couleurs formée dans un produit photographique aux halogénures d'argent auxquels# sont associés des composés formateurs d'image de colorants. 7 - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que#, dans la première étape, on utilise un solvant organique choisi dans le groupe constitué par le trichloréthylène et le perchloréthylène pour dissoudre la sous-couche de polyoléfine du support du papier photographique. 8 - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 7, carac térisé en ce que, dans la première étape, on utilise une colle hydrophile contenant une substance choisie dans le groupe constitué par la gélatine, la dextrine et la gomme agar-agar. 9 - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que, dans la première étape, on enduit le support provisoire en papier d'une couche de colle hydrophile. 10 - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que, dans la première étape, on enduit la face image du produit photographique d'une couche de colle hydrophile. 11 - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que, dans la première étape, on utilise un support de papier provisoire pour. décalcomanie, constitué par une feuille de papier, non couchée, très perméable à l'eau. 12 - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que, dans la deuxième étape, on transfère l'image de la décalcomanie sur un support définitif choisi dans le groupe constitué par les supports en pierre, plâtre ou béton, les supports en bois, les supports en verre ou en matière plastique et les supports en tissus. 13 - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que,dans la deuxième étapeaon applique sur la surface du support définitif une couche d'un adhésif choisi parmi les solutions aqueuses ou hydroalcooliques des polyalcools vinyliques et les solutions des caoutchoucs naturels ou synthétiques dans les solvants organiques. 14 - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que, dans la deuxième étape, on applique une couche d'un vernis constitué par une solution de paraffines solides ou de cires microcristallines naturelles ou synthétiques dans un solvant hydrocarboné sur la face image de la décalcomanie. 15 - Application du procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 14, sous la forme d'une décalcomanie sur papier, stable en conser- vation, susceptible d'être transférée sur des supports très variés, caractérisée en ce qu'on l'obtient à la fin de la première étape du dit procédé. 16 - Reproduction d'image par transfert, caractérisée en ce qu'elle est réalisée par un procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 14.