La présente invention concerne un procédé et une installation permettant de fractionner de l'air atmosphérique, pour produire au moins une fraction gazeuse plus riche en oxygène que l'air traité, ayant une teneur en oxygène au plus égale a 97-98 * en volume, appelée ci-après air enrichi en oxygène. Be fractionnement d'air atmosphérique, par exemple par liquéfaction et distillation, permet de produire des fractions gazeuses enrichies en oxygène, ayant différentes teneurs en oxygène, comprises entre celle de l'air et une teneur voisine de 100 *,selon les conditions opératoires du procédé utilisé. Parmi toutes ces fractions gazeuses de puretés différentes, on peut distinguer celles ayant des teneurs en oxygène inférieures à 97-98 % en volume, que l'on appellera ci-après "air enrichi", et celles ayant des teneurs supérieures à 97-98 96, que l'on appellera ci-après oxygène substantiellement pur". En effet, a bien des égards, l'air enrichi constitue un produit distinct de l'oxygène substantiellement pur. D'une part, l'air enrichi et l'oxygène substantielle- ment pur, produits industriellement par liquéfaction et distillation, se comportent différemment quant à leurs possibilités respectives d'enrichissement en oxygène par rectification. Be premier peut etre considéré comme un mélange. binaire d'oxygène et d'azote, si l'on néglige la quantité d'argon présente dans le mélange, relativement faible par. rapport a la quantité d'azote contenue par ce dernier i ltépuration en azote d'un air enrichi ne souffre en géné- ral aucune difficulté, étant donné les volatilités très différentes de l'oxygène et de ltazote.Par contre, le deuxième, dans les conditions usuelles et industrielles de son obtention par distillation d'air, peut être assimilé à un mélange binaire d'oxygène et d'argon, étant donné les quantités azote contenues dans le mélange, très faibles par rapport à celles d'argon. 't'épuration en argon d'oxygène substantiellement pur devient alors beaucoup plus difficile, et exige des conditions de rectification plus sévères (taux de reflux et nombre de plateaux de distillation), étant donné les vola- tilités peu différentes de l'oxygène et de argon. Il en résulte que l'enrichissement en oxygène d'un oxygène substantiellement pur coüte beaucoup plus cner que celui d'un air enrichi, aussi bien en investissements qu'en énergie consommée. D'autre part, dans l'industrie, les applications et les conditions opératoires d'utilisation de l'air enrichi et de l'oxygène substantiellement pur, sont en général bien différentes. Par exemple, l'oxygène substantiellement pur peut être utilisé dans la faDrication d'acier, avec une teneur en oxygène de 99,5 % en volume, alors que l'air enrichi peut etre employé pour enrichir le vent des hauts fourneaux. Dans le premier cas, l'oxygène substantiellement pur est généralement mis en oeuvre sous une haute pression (30 à 40 bars), de façon discontinue, et une sécurité d'approvisionnement demeure indispensable. Dans le deuxième cas, l'air enrichi est utilisé à plus basse pression (2 à 5 bars par exemple), de façon continue, et une sécurité d'approvisionnement n'est pas impérative puisque le haut fourneau peut travailler uniquement avec de l'air. Depuis un certaln temps, la demande en air enrichi n'a cessé de croître, étant donné son emploi dans des secteurs industriels de plus en plus nombreux et variés, parmi lesquels on peut citer l'amélioration des processus de combustion (augmentation de la température de flamme) dans la verrerie, la cimenterie, etc... L'air enrichi peut autre produit de différentes manières. Premièrement, on peut fabriquer directement l'air enrichi, à la pureté P en oxygène, par fractionnement d'air atmosphérique. Deuxièmement, on peut produire l'air enrichi de même pureté P, par mélange d'oxygène pur-et d'air atmosphérique. Troisièmement, on peut obtenir l'air enrichi de pureté o, par mélange d'oxygène impur, à la pureté p en oxygène, et d'air atmosphérique. Des études technico-économiques antérieures, effectuées et publiées par la Demanderesse, corrélant les dépenses en énergie et les frais d'investissement, ont montré que la troisième solution constituait bien souvent un optimum économique, notamment lorsque la pureté p de l'oxygène impur est comprise entre 50 et 70 % en volume. Dans de nombreux cas, pour produire industriellement de l'air enrichi en oxygène, on s'est contenté d'appliquer des procédés classiques de liquéfaction et de séparation d'air, en limitant la pureté de oxygène produit à une valeur au plus égale à 97-98 ffi en volume. Par conséquent, bien souvent, on n'a pas cherché à adapter les procédés classiques choisis, à cette qualité particulière d'oxygène. Ceci est particulièrement vrai lorsque la pureté recherchée avoisine 95 % en volume. De tels procédés de fractionnement, par distillation d'air atmosphérique, mettent classiquement en oeuvre une zone de fractionnement comprenant une colonne de distillation travaillant sous une haute pression (par exemple 5 à 6 bars absolus), une colonne de distillation travaillant sous une basse pression (par exemple 1,2 à 1,3 bars absolus), et un condenseur-vaporiseur couplant thermiquement les deux colonnes l'une avec l'autre, servant de condenseur pour la colonne sous haute pression et de vaporiser pour ia colonne sous basse pression. Ces différents éléments sont en général intégrés les uns dans les autres selon une "double colonne", bien connue des spécialistes de la distillation de l'air. Afin de produire par fractionnement au moins une fraction gazeuse plus riche en oxygène que l'air traité, on effectue en général les opérations suivantes a) on comprime de l'air atmosphérique à la haute pression, b) on épure un courant d'air ainsi comprimé, en eau et gaz carbonique, avant ou au cours du refroidissement effectué conformément à l'opération décrite au paragraphe c) ci-après. Dans le premier cas, il s'agit d'une épuration par adsorption et/ou par tout autre moyen d'épuration à température ambiante, disposée en amont du refroidissement, et indépendante de ce dernier. Dans le second cas, il s'agit d'une épuration frigorifique par condensation de l'eau et du gaz carbonique, effectuée dans des régénérateurs et/ou échangeurs réversibles, au cours du refroidissement de l'air comprimé, c) c) on refroidit, et éventuellement on liquéfie au moins par- tiellement le courant d'air comprimé, par échange d chaleur avec au moins une fraction gazeuse enrichie en azote, et une fraction gazeuse enrichie en oxygène, en cours de réchauffement sous la basse pression, et provenant toutes les deux du fractionnement de l'air traité, effectué conformément aux opérations décrites aux paragraphes d) et e) ci-après, d) on introduit au moins une partie du courant d'air refroidi et éventuellement partiellement liquéfié, dans la colonne de distillation sous haute pression, et on sépare dans cette dernière l'air introduit, en au moins un liquide riche en oxygène, recueilli en cuve de ladite colonne, et en au moins un liquide pauvre en oxygène, recueilli au-dessus du liquide riche, en tête de ladite colonne ; on condense dans le condenseur-vaporiseur au moins une partie du gaz enrichi en azote, obtenu en tête de ladite colonne, par échange de chaleur avec un liquide enrichi en oxygène, en cours de vaporisation, obtenu contormément à l'opération décrite au paragraphe e) ci-après, e) on introduit au moins une partie du liquide riche, et au moins une partie du liquide pauvre, respectivement dans une zone intermédiaire et en tête de la colonne de distillation sous basse pression, et on sépare dans cette dernière les liquides introduits, en au moins ladite fraction gazeuse enrichie en azote, obtenue en tête de ladite colonne, réchauffée conformément à l'opération décrite au paragraphe c), et en au moins un liquide enrichi en oxygène, recueilli en cuve de ladite colonne ; ce dernier est au moins en partie vaporisé dans le condenseur-vaporiseur, par échange de chaleur avec le gaz enrichi en azote, obtenu entête de la colonne sous haute pression conformément à l'opération décrite au paragraphe d), f) on assure au moins une partie de la production frigorifique nécessaire au fractionnement de l'air traité, par détente d'un courant gazeux substantiellement exempt d'eau et de gaz carbonique, disponible sous une pression au moins égale à la haute pression, au moins aussi riche en azote que le courant d'air comprimé et épuré, obtenu à l'issue des opérations décrites aux paragraphes b) et c).Dans un premier cas, il s'agit par exemple d'un courant gazeux prélevé sur l'air comprimé, épuré en eau et gaz carbonique, et refroidi conformément a l'opération décrite au paragraphe c), qui est alors partiellement réchauffé par échange de chaleur avec l'air comprimé en cours de refroidissement, puis détendu dans une turbine de la haute pression à la basse pression, avec production de travail mécanique, et finalement introduit ou "insufflé" dans la colonne sous basse pression.Dans un deuxième cas, il s'agit par exemple d'un courant gazeux prélevé sur le gaz enrichi en azote, obtenu en tête de la colonne sous haute pression, conformément à l'opération décrite au paragraphe d), qui est alors partiellement réchauffé par échange de chaleur avec l'air comprimé en cours de refroidissement, détendu dans une turbine de la haute pression à la basse pression, avec production de travail mécanique, réuni a la fraction gazeuse enrichie en azote provenant de la colonne sous basse pression, et finalement réchauffé avec cette dernière par échange de chaleur avec l'air comprimé en cours de refroidissement. Avec un tel procédé, l'air enrichi produit résulte au moins en partie de la vaporisation dans le condenseur-vaporiseur du liquide enrichi en oxygène, recueilli en cuve de la colonne sous basse pression coniormément à l'opération décrite au paragraphe e) cidessus. La fraction gazeuse enrichie en oxygène, ainsi obtenue, est au moins en partie évacuée de la cuve de la colonne sous basse pression, réchauffée jusqu'à la température ambiante par échange de chaleur avec l'air comprimé en cours de refroidissement, conformément à l'opération décrite au paragraphe c). la partie restante de cette mëme fraction gazeuse monte dans la colonne sous basse pression, a contre-courant du liquide de reflux. Si en employant le procédé de fractionnement défini précédemment, on produit de l'air enrichi en oxygène à la place de l'oxygène substantiellnent pur obtenu généralement dans les memes conditions, on abaisse de façon correspondante l'énergie consommée. En effet, dans des conditions identiques de~vaporisation du liquide enrichi en oxygène, dans le condenseur-vaporiseur, conformément à l'opération décrite au paragraphe e) ci-dessus, ledit liquide, en équilibre avec la fraction gazeuse enrichie en oxygène, soutirée de la cuve de la colonne sous basse pression, est moins riche en oxygène dans le cas de la production d'air enrichi que dans le cas de l'obtention d'oxygène substantiellement pur. La température de vaporisation est donc plus basse dans le premier cas que dans le second cas.De façon correspondante, dans des conditions identiques de condensation du gaz enrichi en azote, dans lecondenseur-vapo- riseur, conformément à l'opération décrite au paragraphe d) cidessus, et avec un même écart de température au travers de la paroi d'échange de chaleur du condenseur-vaporiseur, ledit gaz est alors condensé sous une haute pression plus basse dans le premier cas que dans le deuxième cas. L'énergie de compression de l'air atmosphérique (de la pression atmosphérique a la haute pression) se trouve donc diminuée dans le cas de l'air enrichi.A titre d'exemple, si l'on considère une basse pression de 1,58 atmosphères absolues tata), mesurée en cuve de la colonne sous basse pression, un écart de 2,50C au travers de la paroi d'écnange de chaleur du condenseurvaporiseur, et une condensation d'azote substantiellement pur en tëte de la colonne sous haute pression, la pression de condensation du gaz enrichi en azote, mesurée en tête de la colonne sous haute pression, est de 6,4 ata dans le cas d'une production d'oxygène substantiellement pur (à 99,5 % en volume d'oxygène), de 6,3 ata dans le cas d'une production d'alr enrichi a 95 ffi en volume d'oxygene (avec 2,2 fio d'azote et 2,8 % d'argon), et de 5,4 ata dans le cas d'une production d'air enrichi a 70 % en volume d'oxygène (avec 26 * a'azote et 4 % d'argon). Par rapport a l'oxygène substantiellement pur, on aiminue donc la haute pression de 0,1 et 1 ata,pour de l'air enrichi respectivement a 95 * et 70 s en oxygène. bi ces ecarts permettent de diminuer l'énergie de compression de l'air traite, il faut noter que les différences ainsi obtenues demeurent relativement faibles. Ainsi, pour la production de 1 000 tonnes par jour d'un melange gazeux oxygène-azote à 30 % d'oxygène, par mélange d'une fraction gazeuse enrichie en oxygène et d'air atmosphérique, si l'on examine l'énergie totale consommée dans la pratique, exprimée en kilowatt X heures(kWh) , et comp- tée par normal mètre cube (Nm3) d'oxygène pur équivalent, on obtient les chiffres ci-dessous,selon la pureté en oxygène de la fraction gazeuse enrichie en oxygène mélangée à l'air.: : Pureté de la fraction ga- Energie pratiquement consommée, zeuse enrichie, en % volu- en kWh/Nm) d'O2 pur équivalent mique d'02 99,5 0,41 95 0,38 70 0,39 (On entend par Nm3 d'oxygène pur équivalent, le nombre de Nm7 d'oxygène pur, nécessaire pour obtenir, par mélange avec de l'air atmosphérique, la même production journalière du mélange gazeux oxygène-azote à la pureté consldérée). Un gagne donc 7 et 5 % en energie totale consommée, en mélangant à de l'air une fraction gazeuse enrichie respectivement à 95 et 70 %, au lieu de l'oxygène pur. La diminution d'énergie consommée parait à priori bien inférieure à celle que l'on serait en droit d'attendre ; en effet, l'énergie théorique de séparation, exprimée en kWh/Nm3 d'oxygène pur équivalent, pour la même production journalière du mélange gazeux à 30 % oxygène, est respectivement de 0,0260 kWh, 0,0245kWh, et 0,0190 kWh, selon qu'on part respectivement d'oxygène pur à 99,5 *, d'air enrichi à 95 %, et d'air enrichi à 70 %, pour obtenir le mélange recherché à 30 % oxygène, soit des gains respectifs de 6 et 27 % dans les deux derniers cas, par rapport à de l'oxygène substantiellement pur à 99,5 %. Constatant que la mise en oeuvre des procédés classiques de liquéfaction et distillation d'air, pour produire de l'air enrichi en oxygène, ne permettait pas de diminuer l'énergie consommée, par rapport aux depenses énergétiques encourues pour la production d'oxygène substantiellement pur, dans des proportions suffisantes vis à vis de celles que lton serait en droit d'attendre théoriquement, la Demanderesse a considéré que les procédés classiques dé fractionnement, définis précédemment, devaient autre spécifiquement adaptés à la production d'air enrichi, afin de diminuer l'énergie consommée dans des proportions substantielles. La présente invention se propose donc de modifier le procédé de fractionnement d'air, défini précédemment, afin de le rendre parfaitement adapté à la production d'air enrichi, et de diminuer ainsi l'énergie consommée, dans des proportions importan -tes par rapport à l'énergie dépensée pour la production oxygène substantiellement pur. La présente invention a pour point de départ la propriété physique suivant laquelle le point d'ébullition d 'un mélange binaire d'oxygène et d'azote devient relativement inférieur à son point de rosée, pour des proportions décroissantes en oxygène, et l'observation suivant laquelle cette.propriété est particulièrement intéressante à exploiter dans le cas d'air enrichi ayant une te neur en oxygène inférieure à 97-98 % en volume.En effet, s'il de vivent possible de faire travailler ia cuve de la colonne de distil lation sous basse pression, a la température d'ébullition de l'air enrichi produit, et non à sa température de rosée comme dans le cas examiné précédemment, corrélativement cela permet d'abaisser encore plus la pression de la colonne de distillation travaillant sous haute pression, toutes les autres conditions opératoires é tant par ailleurs supposées identiques.Ainsi, dans les mêmes con ditions que celle envisagées dans l'exemple précédent, on peut alors abaisser la haute pression, mesurée en tête de la colonne correspondante, å 6,1 atmosphères absolues (ata) et à 4,3 ata, dans le cas de la production d'air enrichi respectivement à 95 et 70 % en volume d'oxygène, ce qui represente des gains sur la haute pression de respectivement 0,3 et 2,1 ata, par rapport à la pro duction dans les mêmes conditions d'oxygène substantiellement pur à 99,5 % (haute pression de 6,4 ata). Corrélativement, l'économie en énergie consommée s'accroît notablement par rapport au cas exa miné miné précédemment dans lequel la cuve de la colonne sous basse pression travaillait nécessairement au point de rosée de l'air enrichi produit. Pour tirer profit de ces propriétés particulières de l'air enrichi en oxygène, le procédé classique de fractionnement d'air, défini précédemment, est spécitiquement adapté à la produc tion d'air enrichi selon les modalités suivantes. -Tout d'abord, on met en oeuvre une zone de condensation vaporisation, distincte de la zone de fractionnement, et séparée de son condenseur-vaporiseur, comprenant un compartiment de vapo irisation travaillant sous une pression inférieure à la haute pres sion, et un compartiment de condensation travaillant sous une pression sensiblement égale à la haute pression.On obtient une fraction gazeuse enrichié en oxygène, constituant au moins la ma jeure partie de l'air enrichi produit, en effectuant les opéra tions simultanées suivantes g) en cuve de la colonne sous basse pression, on soutire exclusivement et sous forme liquide une partie du liquide enrichi en oxygène, on introduit la partie soutirée, comme liquide intermediaire, dans le compartiment de vaporisation, et on extrait simultanément de ce dernier ladite fraction gazeuse enrichie en oxygene, h) on introduit dans le compartiment de condensation, comme gaz de chauffage, un gaz disponible sous la haute pression, au moins aussi riche en azote que le courant d'air comprimé et épuré, obtenu a l'issue des opérations décrites aux paragraphes b) et c), on extrait simultanément dudit compartiment un liquide ayant une teneur en azote au plus égale a celle au gaz de chauffage choisi, et on introduit le liquide extrait dans la zone de fractionnement, i) dans la zone de condensation-vaporisation, on assure un échange de chaleur entre dlune part une partie gazeuse, au moins aussi riche en azote que le gaz de chauftage choisi, identique a ou obtenue par rectification de ce dernier, en cours de condensation dans le compartiment de condensation, et d'autre part une partie liquide, au moins aussi riche en oxygène que le liquide intermédiaire choisi, identique a ou obtenue par rectification de ce dernier, en cours de vaporisation dans le compartiment de vaporisation. Un procédé de fractionnement d'air par liquéfaction et distillation, conforme à la presente invention, permet donc de dissocier structurellement et fonctionnellement d'une part la vaporisation d'une partie du liquide enrichi en oxygène, effectuée dans le vaporiseur-condenseur de la zone de fractionnement, nécessaire au fonctionnement de la colonne de distillation travaillant sous la basse pression, et d'autre part la vaporisation de la partie restante (appelée liquide intermédiaire) de ce meme liquide, effec- tuée dans ladite zone de condensation-vaporisation, distincte de la zone de fractionnement, pour obtenir la fraction gazeuse enrichie en oxygène, constituant sinon la totalité tout du moins la majeure partie de l'air enrichi produit. Sn d'autres termes, selonl'inven- tion, le liquide enrichi en oxygène, vaplsrisé dans le condenseurvaporiseur de la zone de fractionnement, sert en totalité et exclusivement au fonctionnement de la colonne de distillation sous basse pression. A la différence du procédé de fractionnement défini précédemment, aucune partie vaporisée du liquide enrichi en oxygène n'est extraite de la cuve de la colonne sous basse pression, comme fraction gazeuse produite. Corrélativement, selon l'invention, comme la partie du liquide enrichi en oxygène, extraite comme liquide intermédiaire de la cuve de la colonne sous basse pression, et introduite dans le compartiment de vaporisation, est en genéral vaporisée en totalité dans ce dernier pour produire la fraction gazeuse recherchée, enrichie en oxygène, ceci implique que le liquide obtenu en cuve de 12 colonne sous basse pression, possède la mème teneur en oxygène que ladite fraction gazeuse, et en général la mëme teneur que l'air enrichi produit. Par conséquent, la température d'équilibre liquide-vapeur, régnant en cuve de la colonne sous basse pression, correspond à celle de l'air enrichi condensé, en équilibre avec sa propre vapeur, donc au point d'ébullition de l'air enrichi produit. Dans le cas antérieur, examiné précédemment, la température d'qui liore liquide-vapeur, régnant en cuve-de cette mëme colonne, correspondait à celle de 11 air enrichi sous forme gazeuse, en équilibre avec sa propre phase condensée, donc au point de rosée de l'air enrichi produit. Bien entendu, comme on le verra ci-après, lorsque le liquide intermédiaire, extrait de la cuve ae la colonne sous Dasse pression, est introduit en tëte d'un compartiment de vaporisation comportant des plateaux de distillation, et rectifié dans ce dernier d'une part en une partie liquide plus riche en oxygène que ledit liquide intermédiaire, recueillie et extraite au moins en partie, après vaporisation, en cuve dudit compartiment, et d'autre part en ladite fraction gazeuse moins riche en oxygène que ledit liquide intermédiaire, extraite en tête dudit compartiment, le liquide enrichi en oxygène, obtenu en cuve de la colonne sous basse alors pression, a/une teneur en oxygène un peu supérieure à celle de l'air enrichi.Mais dans tous les cas, cette teneur demeure inférieure à celle obtenue conformément à l'art antérieur, ctest-d-dire à celle d'un liquide enrichi en oxygène, en équilibre avec la fraction gazeuse recherchee, ou avec l'air enrichi produit. Par conséquent, mëme dans ce cas particulier, le même effet technique que celui souligné précédemment demeure vérifié, et permet de diminuer dans des proportions notables la haute pression nécessaire à la condensation de la fraction gazeuse enrichie en azote. 'ta présente invention n1 est pas limitée à un type parti culier de zone de condensation-vaporisation. Il peut s s'agir d'un échangeur de chaleur classique, à tubes droits ou à plaques, mais aussi d'une structure plus complexe dans laquelle le compartiment de vaporisation etXou le compartiment de condensation comportent des plateaux de distillation.Dans ce dernier cas, lorsqu'un compartiment comporte des plateaux de-distillation, il assure non seulement une fonction de vaporisation ou condensation, mais aussi une fonction de fractionnement ou enrichissement en oxygène ou azote du liquide intermédiaire choisi ou du gaz de chauffage choisi dans ce cas également, l'échange de chaleur, nécessaire d'un coté pour la condensation d'une partie gazeuse plus riche en azote que le gaz de chauffage choisi, ou de l'autre coté pour la vaporisation d'une partie liquide plus riche en oxygène que le liquide intermediaire choisi, peut ëtre assure par un condenseur-vaporiseur ayant la mëme st-ructure que celui rencontré pour la zone de fractionnement, si bien que la zone de condensation-vaporisation acquiert ainsi une structure similaire à celle de la zone de fractionnement, quoique leurs fonctions principales respectives soient essentiellement différentes, vaporisation-condensation dans le premier cas, et fractionnement dans le second cas. D1après ce qui précède, on comprend donc que le compartiment de vaporisation peut mettre en oeuvre des moyens de mise en équilibre liquide-vapeur, tels que des plateaux de distillation, et dans ce cas on fractionne dans ledit compartiment le liquide intermédiaire choisi, introduit en tête de ce dernier, en au moins la dite fraction gazeuse enrichie en oxygène, un peu moins riche en oxygène que ledit liquide intermediaire, extraite en tête dudit compartiment, et en au moins ladite partie liquide, plus riche en oxygène que ledit liquide intermédiaire, recueillie en cuve dudit compartiment, et au moins en partie vaporisée. conformément à l'operation décrite au paragraphe i) ciessus. Lorsque cette partie liquide revaporisée est au moins partiellement extraite en cuve du compartiment de vaporisation, on obtient ainsi une fraction gazeuse substantiellement pure en oxygène, qui est alors réchauffée par échange de chaleur avec de l'air comprimé en cours de refroidissement. On comprend alors tout l'intéret de ce mode important d'exécution de l'invention, puisque ce dernier permet non seulement ae produire de l'air enrichi, mais aussi de l'oxygène substantiellement pur, et cela sans modifier profondément les modalites essentielles de l'invention, aon en conservant substantiellement le gain énergétique résultant du principe expliqué précédemment. En eftet, le fait de produire une fraction gazeuse substantiellement pure en oxygène, n'affecte pratiquement pas la composition du liquide enrichi en oxygène, recueilli en cuve de la colonne sous basse pression, puisque, dans une large mesure, la zone de fractionnement et la zone de condensationtraporisation travaillent de façon relativement autonome.Mëme clans ce cas, on peut donc diminuer la pression de la colonne sous haute pression, et obtenir ainsi un gain appréciable sur l'énergie de compression de l'air traité. En appliquant les procédés classiques de liquéfaction et distillation d'air, envisagés précédemment, pour produire de l'o oxygène substantiellement pur en plus de l'air enrichi en oxygène, on aurait été amené à raJouter quelques plateaux dans le bas de la colonne sous basse pression, pour extraire d'une part l'oxygène substantiellement pur, sous forme gazeuse, en cuve de ladite colonne, et autre part l'air enrichi, sous forme gazeuse, quelques plateaux au-dessus de cette même cuve.Dans ce cas, on perdrait non seulement les avantages liés à l'invention, mais aussi ceux resultant de la production d'air enrichi avec un schéma classique de liquéfaction et rectification, puisque le liquide enrichi en oxygène, recueilli en cuve de la colonne sous basse pression, se= rait constitue par de l'oxygène liquide très pur, et corrélativement la haute pression se trouverait notablement augmentée. On comprend ainsi l'intérêt notable de cette variante particuliere de l'invention, car en produisant de l'oxygène substantiellement pur, on ne greve en rien le prix de revient de-l'air enrichi produit, puisque la haute pression demeure pratiquement incnangée. Autrement dit, selon l'invention, si l'installation de fractionnement est conçue pour produire également de l'oxygène substantiellement pur, on ne penalise pratiquement pas le coat de l'air enrichi. Ce mode particulier de realisation de l'invention va à l'encontre des difficultés de mise en oeuvre auxquelles on pouvait légitimement s'attendre. En effet, le fait de vouloir vaporiser dans le compartiment de vaporisation une partie liquide beaucoup plus riche en oxygènequele liquide intermediaire extrait de la cuve de la colonne sous basse pression, nécessite de pouvoir disposer dans le compartiment de condensation, travaillant a une pression voisine de la haute pression, d'une partie gazeuse ayant sous la haute pression une température de condensation plus élevée.Une partie gazeuse obtenue a partir d'air comprimé et épuré, peut certes convenir, mais ce choix n1 est plus approprié lorsque l'air enrichi produit a une faible teneur en oxygène (par exemple aux environs de 70 ), et que par conséquent la haute pression n' est plus suffisamment importante pour condenser totalement l'air prélevé et introduit dans le compartiment de vaporisation. Dans les conditions speditiques a I'înverftion, on a constaté, a l'encontre des difficultés exprimées ci-dessus, que la vaporisation d'oxygène liquide substantiellement pur, par échange de chaleur avec une partie gazeuse en cours de condensation sous la haute pression, est toujours possible si l'on tient compte des deux facteurs favorables suivants. D'une part, on peut abaisser sans difficulté la pression régnant dans le compartiment de vaporisation, a une valeur inférieure à la basse pression, ce qui diminue d'autant la température de vaporisation de lroxygène liquide substantiellement pur. En effet, le débit d'air enrichi, soutiré en tête du compartiment de vaporisation, demeure relativement faible par rapport au débit de la fraction gazeuse enrichie en azote, soutirée en tête de la colonne sous basse pression, et également le circuit de l'air enrichi n'a pas la complexité de celui de ladite fraction gazeuse enrichie en azote.Par conséquent, il n'est donc pas prohibitif, sur le plan des investissements, de réduire la perte de charge du circuit d'air enrichi, depuis son extraction en tete du compartiment de vaporisation jusqu'à sa sortie de 11installation à-température ambiante, pour-diminuer de façon correspondante la pression en cuve du compartiment de condensation, et donc la température de vaporisation de 1' oxygène substantiellement pur. D'autre part, il est possible d'augmenter la surface d'écnange de chaleur entre le compartiment de condensation et le compartiment de vaporisation, et donc de surdimensionner les moyens d'écnange de chaleur de la zone de conaensation-vaporisation, sans que cela soit également prohibitif sur le plan des investissements. En effet, il ne faut pas oublier que la zone de condensation-vaporisation ne traite qu'un débit de l'ordre de 20 % du débit d'air nominal, alors que la zone de fractionnement traite un débit équivalent aux 80 ffi restants.Il en resulte que l'on peut donc diminuer notablement l'écart de température au travers de la paroi d'échange de chaleur de la zone de condensation-vaporisation, et vaporiser ainsi l'oxygène substantiellement pur a une température plus basse, les conditions de condensation étant supposées identiques par ailleurs. De plus, on peut encore accroStre les difficultés présumées de vaporisation de l'oxygène substantiellement pur, en cuve du compartiment de vaporisation, en équipant le compartiment de condensation avec des moyens de mise en équilibre liquide-vapeur, tels que des plateaux de distillation, et en fractionnant dans le dit compartiment le gaz de chauffage introduit en cuve de ce dernier, en au moins un liquide moins riche en azote que le gaz de chauffage, extrait en cuve du compartiment de condensation, et en au moins une partie gazeuse plus riche en azote que ledit gaz de chauffage, obtenue en tëte dudit compartiment, et au moins partiellement condensée conformement à l'opération décrite au paragraphe i) ci-dessus. Dans-ce cas, la partie gazeuse, condensée comme indiqué précédamment, peut être au moins en partie extraite en tête du compartiment de condensation, comme fraction liquide substantielle ment pure en azote. 'ta encore, alors que les conditions de vaporisation de l'oxygène substantiellement pur sous forme liquide, eh cuve du compartiment de vaporisation, sont à priori devenues encore plus difficiles, il est néanmoins possible de condenser de l'azote substantiellement pur sous forme gazeuse, en tête du compartiment de condensation. Ceci résulte des memes observations que celles énoncées précédemment, à savoir que la perte de charge du circuit d'air enrichi, et/ou l'écart de température entre le compartiment de vaporisation et le compartiment de condensation, peuvent être diminués sans que cela représente un investissement supplémentaire prohibitif. Bes résultats obtenus grace à l'invention peuvent être illustrés par référence à l'exemple donné précédemment, pour la production d'un mélange oxygène-azote à 30 % d'oxygène. Par mise en oeuvre de la présente invention, l'énergie dépensée pour la préparation du mélange recherche est de 0,375 et 0,34 kWh par Nm3 d'o- xygène pur équivalent, si l'son part d'air enrichi respectivement à 95 et 70 ffi pour produire par addition d'air ledit mélange.Cela représente un gain de respectivement 8,5 et 17 ffi par rapport à lté- nergie de référence dépensée pour la production du même mélange oxygène-azote à partir d'oxygène substantiellement pur à 99,5 *, et un gain respectivement de 1,5 et 12 ffi de l'énergie de référence par rapport à une production classique d'air enrichi selon la technique examinée précédemment. La présente invention est maintenant décrite par référence aux dessins annexés dans lesquels ~ la figure 1 représente une installation de fractionnement d'air atmosphérique, par liquéfaction et distillation, permettant de produire de l'air enrichi ayant une teneur en oxygene égale à 95 ffi en volume, - la figure 2 représente une autre installation de fractionnement d'air atmosphérique, conforme à l'invention, permettant de produire à la fois de l'air enrichi, à 95 ,% d'oxygène en volume, et de l'oxygène substantiellement pur, à 99,5 % en volume, - la figure 3 représente une autre installation de fractionnement d'air atmosphérique, conforme à la présente invention, permettant de produire à la fois de l'air enrichi, à 95 ffi oxygène en volume, de l'oxygène substantiellement pur, à 99,5 % en volume, et de l'azote substantiellement pur à quelques vpm d'impuretés, - la figure 4 représente de façon simplifiée une autre instai- lation de fractionnement d'air atmosphérique, conforme à l'inven- tion, permettant de produire de l'air enrichi en oxygène, à 70 % en volume, - la figure 5 représente de façon simplifiée une autre installation de fractionnement d'air atmosphérique, conforme à l'inven- tion, permettant de produire de l'air enrichi en oxygène, à 70 ffi en volume, et sous pression, - la figure ó représente de zaçonsimplitiee l'installation de fractionnement d'air atmosphérique, représentée à la figure 3, et modifiée conformément a l'invention pour pouvoir produire temporairement de l'oxygène substantiellement pur, à 99,5 % en volume, à la place de l'air enrichi en oxygène, a 95 % en volume, produit principalement, - la figure 7 représente une autre installation de fractionnement d'air atmosphérique, conforme à l'invention, permettant de produire à la fois de l'air enrichi en oxygène, à 95 % en volume, de l'oxygène subst ltiellement-pur, à 99,5 % en volume, et de l'azote substantiellement pur, a quelques vpm d'impuretés. L'installation de fractionnement d'air atmosphérique, représentée a la figure 1, comprend a) un compresseur 9 pour comprimer l'air atmosphérique, b > un moyen d'épuration en eau et gaz carbonique (échangeurs réversibles), communiquant avec ie refoulement du compresseur 9, pour épurer le courant d'air comprimé, ce moyen d'épuration étant confondu avec la ligne d'échange de chaleur 10 définie au paragrapne c) ci-après, c) une ligne d'échange de chaleur 10, comprenant un ou plusieurs échangeurs réversibles en parallèle, dont au moins un passage chaud il communique avec le refoulement du compresseur 9, et dont au moins un passage froid i2 ou 13 communique avec la tête d'une colonne de distillation 4 destinée a travailler sous basse pression, telle que définie au paragraphe d) ci-après, ceci afin de refroidir et éventuellement au moins partiellement liquéfier le courant d'air comprimé, par échange de chaleur avec au moins une fraction gazeuse enrichie en azote, en cours de réchauffement, d) une zone de fractionnement 1 comprenant ladite colonne de distillation 4 sous basse pression, une colonne de distillation 3 destinée à travailler sous haute pression, et un condenseur-vaporiseur 5 couplant thermiojiement les deux colonnes l'une avec lau- tre, servant de condenseur pour la colonne 3 sous haute pression, et de vaporiseur pour la colonne 4 sous basse pression, la cuve de la colonne sous haute pression 3 communiquant d'une part avec au moins un passage chaud il de la ligne d'échange tO, et d'autre part avec une zone intermédiaire de la colonne sous basse pression 4, une zone supérieure de la colonne sous haute pression 3, c'est-àdire sa tête, communiquant avec la tête de la colonne sous basse pression 4, tout ceci afin de fractionner-au moins une partie du courant d'air refroidi et éventuellement au moins partiellement liquéfié, en au moins ladite fraction gazeuse enrichie en azote, et au moins un liquide enrichi en oxygène. La cuve de la colonne sous basse pression comprend exclusivement une sortie 19 réservée au liquide enrichi en oxygène. e) une turbine de détente 14 ou 14', assurant au moins une partie de la production frigorifique néce saire au fractionnement de l'air traité, pour détendre avec production de travail mécanique, un courant gazeux substantiellement exempt d'eau et de gaz carbonique, disponible sous la haute pression, au moins aussi riche en azote que ledit courant d'air comprimé et épuré ; dans le cas présent le courant gazeux choisi est constitué par une partie du gaz enrichi en azote, obtenu en tête de la colonne sous haute pression 3, f) une zone de condensation-vaporisation 2, distincte de la zone de fractionnement 1, et séparée de son condenseur-vaporiseur 5, comprenant d'une part un compartiment de vaporisation 6 destine à travailler sous une pression inférieure a la haute pression, dont une entrée 15 communique avec la sortie 19 de la cuve de la colonne sous basse pression 4, pour l'introduction, comme liquide intermédiaire, dtau moins une partie du liquide enrichi en oxygène, et dont une sortie 16 communique avec un passage froid 20 de la ligne d'échange 10, en vue d'obtenir une fraction' gazeuse enrichie en oxygène, réchauffée, constituant au moins une partie de l'air enrichi produit, et d'autre part un compartiment de condensation 7 destiné à travailler sous une pression sensiblement égale à la haute pression, dont une entrée 17 est réservée à l'introduction d'un gaz de chauffage, disponible sous la haute pression, au moins aussi riche en azote que le courant d'air comprimé et épuré, et dont une sortie 18 communique avec la zone de fractionnement, et plus précisément avec la colonne sous basse pression 4, en vue d'évacuer vers cette dernière un liquide ayant une teneur en azote egale a celle du gaz de chauffage ; la zone de condensation-vaporisation 2 comprend également des moyens d'échange de chaleur 8 (tunes droits et verticaux), en vue de condenser dans le compartiment de condensation 7 une partie gazeuse aussi riche en azote que le gaz de chauffage choisi, et de vaporiser dans le compartiment de vaporisation 6 une partie liquide aussi riche en oxygène que le liquide intermédiaire choisi Dans le cas présent, 11 entrée 17 du compartiment de condensation 7 communique avec la tête de la colonne sous haute pression 3, alors que la sortie 18 du même compartiment communique avec la tinte de la colonne sous basse pression 4. mn fonctionnement, avec l'installation représentée à la figure 1, on effectue les opérations suivantes a) au moyen du compresseur 9, on comprime l'air atmosphérique introduit par le conduit 21, a la haute pression, D) au cours du refroidissement effectué dans la ligne d'échange 10 (écnangeurs réversibles), conformément à l'opération décrite au paragraphe c) ci-après, on épure un courant d'air comprimé, circulant dans le conduit 22, en eau et gaz caronique, c) dans la ligne a'rechange 10, et plus précisément dans les passages chauds 11 de cette dernière, on refroidit, et éventuellement on liquéfie au moins partiellement le courant d'air comprimé, par échange de chaleur avec d'une part une fraction gazeuse enrichie en azote, circulant dans les passages froids 12 et 15 de la ligne d'échange 10, d'autre part une fraction gazeuse enrichie en oxygène, circulant dans les passages froids 20 de la ligne d'écnange, et également avec un courant gazeux destiné à être détendu de la haute pression a la basse pression ,dans la turbine de détente 14, conformément à 11 opération décrite au paragraphe f) ci-après, et circulant dans un passage froid 21 de la ligne d'échange 10.Les fractions gazeuses enrichies respectivement en azote et oxygène proviennent toutes les deux du fractionnement de l'air traité, effectué conformément aux opérations décrites aux paragraphes d) et e) ci-après, d) on introduit, au moyen du conduit 23, la totalité du courant d'air refroidi et éventuellement partiellement liquéfié, en cuve de la colonne de distillation sous haute pression 3, et on sépare dans cette dernière l'air introduit, en au moins un liquide riche en oxygène, recueilli en cuve de cette colonne 3, et extrait par le conduit 24, et en au moins un liquide pauvre en oxygène, recueilli au-dessus du liquide riche, en tête de la colonne 3, et extrait par le conduit 25 ; on condense également dans le conden- seur-vaporiseur 5 au moins une partie du gaz enrichi en azote, obtenu en tête de la colonne 3, par échange de chaleur avec un liquide enrichi en oxygène, recueilli en cuve de la colonne sous basse pression 4, en cours de vaporisation, et obtenu conformément à l'opération décrite au paragraphe e) ci-après, e) après sous-refroidissement, respectivement dans les échangeurs 26 et 27, on introduit le liquide riche et le liquide pauvre, respectivement dans une zone intermédiaire et en tête de la colonne de distillation sous Dasse pression 4, et on sépare dans cette dernière les liquides introduits, d'une part en ladite fraction gazeuse enrichie en azote, obtenue en tête de la colonne 4, extraite par le conduit 28, réchauffée tout sabord dans les échangeurs 26 et 27, et ensuite dans les passages froids 12 et 13 de la ligne d'echange 10, conformément à I'opération décrite au paragraphe c), et d'autre part en un liquide enrichi en oxygène, recueilli en cuve de la colonne 4, ce dernier étant vaporisé dans le condenseur-vaporiseur 5, par échange de chaleur avêc le gaz enrichi en azote, obtenu en tête de la colonne sous haute pression 3, conformément à l'opération décrite au paragraphe d) ci-dessus. la vaporisation du liquide enrichi en oxygène,dans le condenseur-vaporiseur 5, a exclusiveiient pour but d'assurer le fonctionnement de la colonne sous basse pression 4, à l'exclusion de toute production d'une fraction gazeuse enrichie en oxygène, pouvant être extraite en cuve de la colonne 4, f) la production frigorifique nécessaire au fractionnement de l'air traité, est assurée par détente isentropique (c'est-à-dire avec production de travail mécanique), dans la turbine 14 ou 14', d'un courant gazeux substantiellement exempt d'eau et de gaz carbonique, disponible sous la haute pression, au moins aussi riche en azote que le courant d'air comprimé et épuré circulant dans le conduit 23, obtenu à l'issue des opérations décrites aux paragra phes b) et c).Dans le cas présent, le courant gazeux choisi pour la détente est constitué par une partie du gaz enrichi en azote obtenu en tête de la colonne sous haute pression 7, et extraite par le conduit 29. Cette partie soutirée est réchauffée partiellement dans un passage froid 21 de la ligne d'échange 10, détendue dans la turbine 14 de la haute pression à la basse pression, et4 finalement réunie par le conduit 30 à la fraction gazeuse enrichie en azote, extraite par le conduit 28, avant son passage dans la li gna d i échange 10. La totalité de l'air enrichi produit, extrait de l'installatlon par le conduit 31, et comprimé par le compresseur 32, résulte d'une vaporisation de liquide enrichi en oxygène, tel que recueilli en cuve de la colonne sous basse pression 4, conformément a I'opération.décrite au paragraphe e) ci-dessus. la fraction gazeuse enrichie en oxygène, ainsi obtenue, circulant dans le conduit 16, est réchauffée dans les passages froids 20 de la ligne d'échange 10, par échange de chaleur avec l'air comprimé provenant du conduit 22, en cours de refroidissement dans les passages chauds 11 de cette mëme ligne d'échange. Conformément à 1'invention, on obtient la fraction gazeuse enrichie en oxygène, circulant dans le conduit 16, en effectuant les opérations simultanées suivantes g) en cuve de la colonne sous basse pression 4, on soutire exclusivement, et sous forme liquide, par le conduit 19, une partie du liquide enrichi en oxygène, on détend dans la vanne 33 la partie soutirée, et on- introduit cette dernière, comme liquide intermediaire, par le conduit 15, dans le compartiment de vaporisation 6. Ce dernier travaille donc sous une pression inférieure à la basse pression.Le totalité du liquide intermédiaire introduit dans le compartiment de vaporisation 6, constitue alors une partie liquide en cours de vaporisation, et est vaporisée directement en échange de chaleur avec une partie gazeuse, conformément à l'opé- ration qui sera décrite ci-après au paragraphe i), pour obtenir une fraction gazeuse enrichie en oxygène, extraite par la sortie 16 du compartiment de vaporisation 6, ayant une teneur en oxygène identique à celle du liquide intermediaire introduit par l'entrez 15 dudit compartiment, h) on introduit par l'entrée 17 du compartiment de condensation 7, comme gaz de chauffage, un gaz disponible sous la haute pression, au moins aussi riche en azote que le courant d'air com privé et épuré, circulant dans le conduit 23, et obtenu a î issue des opérations décrites aux paragraphes b) et c) il s'agit en l'occurrence d'une partie du gaz enrichi en azote obtenu en tête de la colonne sous haute pression 3 conformément à ltoperation décrite au paragraphe d), extraite par le conduit 34. la totalise du gaz de chauffage ainsi cnolsi, introduite par l'entrée 17 dans le compartiment de condensation 7, constitue alors une partie gazeuse en cours de condensation, et est condensée totalement et directement en échange de chaleur avec la partie liquide mentionnée pre- cédemment, conformément à l'opération décrite plus précisément au paragraphe i), pour obtenir un liquide extrait simultanément par la sortie 18 du compartiment de condensation 7, ayant une teneur en azote identique a celle au gaz de chauffage introduit par l'en- trée 17 de ce mime compartiment. be liquide ainsi extrait est introduit dans la zone de fractionnement 1, et plus précisément en tte de la colonne sous basse pression 4, par le conduit 35. i) dans la zone de condensation-vaporisation 2, on assure un échange de chaleur, au moyen des tubes aroits 8, entre a' une part la partie gazeuse en cours de condensation dans le compartiment 7, ayant la même teneur en azote que le gaz de chauffage choisi et introduit par le conduit'17, et a'autre part la partie liquide en cours de vaporisation dans le compartiment 2, ayant la même teneur en oxygène que le liquide intermédiaire choisi et introduit par le conduit 15. A titre d'esempLe, avec le procédé décrit précédemment, la haute pression mesurée en cuve et en tête de la colonne 3 est respectivement de 5,4 atmosphères absolues (ata), et de 5,3 ata, alors que la basse pression mesurée en cuve de la colonne 4 est de 1,5 ata. La-fraction gazeuse enrichie en azote est extraite en tête de la colonne 4 sous une pression de 1,3 ata. L'ecart de tem- pérature dans le condenseur-vaporiseur 5 est de 20C. Avec un écart de 1,5 C dans la zone de condensation-vaporisation 2, il est pos faible de produire de l'air enrichi en oxygène, ayant une teneur en ce constituant de 95 ffi en volume. l'installation représentée a la figure 2, differe de celle détaillee par référence å la figure 1, essentiellement par le tait que le compartiment de vaporisation 6 incorpore des moyens de mise en équilibre liquide-vapeur 36, tels que des plateaux de dis tillation. De façon correspondante, l'entrée 15 et la sortie 16 du compartiment 6, réservées respeetivement au liquide intermédiaire et à la traction gazeuse enrichie en oxygène, sont disposées toutes les deux en tete du compartiment de vaporisation 6, tandis que ce dernier est pourvu a sa partie inférieure d'une cuve pour la reception d'une partie liquide, plus riche en oxygene que le liquide intermédiaire introduit par 11 entrée 15. En conséquenee, le fonctionnement de l'installation conforme a la figure 2. diffère de celui détaillé par référence a la figure 1, essentiellement par le fait que l'on fractionne dans le compartiment de vaporisation 6 le liquide intermédiaire introduit en tete de ce dernier- par le conduit 15, d'une part en une fraction gazeuse enrichie en oxygène, moins riche en oxygène que le liquide intermediaire choisi, extraite en tête du compartiment 6 par le conduit 16, et d'autre part en une partie liquide, plus riche en oxygène que le liquide intermédiaire choisi, recueillie en cuve du compartiment de vaporisation 6, et au moins en partie vaporisée conformément à I1 opération décrite au paragraphe i) précedent. Cette partie liquide, après vaporisation dans la cuve du compartiment 6, est au moins en partie extraite de ce dernier, par le conduit de sortie 77, comme fraction gazeuse substantiellement pure en oxygène. Celle-ci est alors réchauffée dans un passage froid 38 de la ligne d'échange 10, par échange de chaleur avec de l'air comprimé en cours de refroidissement, circulant dans un passage chaud 11 de cette meme ligne d'échange. Bien entendu, il est parfaitement possible d'ajuster la composition de l'air enrichi produit, en mélangent la fraction gazeuse enrichie en oxygène, extraite en tête du compartiment de vaporisation 6 par le conduit 16, et au moins une partie de la fraction gazeuse substantiellement pure en oxygène, extraite én cuve du compartiment de vaporisation 6 par le conduit 37. De même, la partie liquide recueillie en cuve du compartiment de vaporisation 6, peut étiré au moins partiellement extraite sous forme liquide par le conduit 39, sous-refroidie dans l'échah- geur 27, ét soutirée comme fraction liquide substantiellement pure en oxygène, par le conduit 40. L'installation de fractionnement représentée à la figure 3, diffère de celle detaillée par référence a la figure 2, essentiellement par le fait que le compartiment de condensation 7 incorpore des moyens de mise en équilibre liquide-vapeur 50, tels que des plateaux de distillation. De façon correspondante, l'entrée 17 et la sortie 18 du compartiment 7, réservées respectivement au gaz de chauffage provenant de la tête de la colonne 3 sous haute pression, et au liquide évacué simultanément dudit compartiment, sont disposées en cuve et à la partie inférieure du compartiment de condensation 7. L'e dernier est également pourvu a sa partie supérieure d'une tête ou dôme, permettant d'obtenir une partie gazeuse plus riche en azote que le gaz de chauffage choisi et introduit par le conduit 17. Be fonctionnement de l'installation représentée a la figure fa diffère de celui détaillé par référence à la figure 2, essentiellement par le fait que l'on fractionne dans le compartiment de condensation 7, le gaz de chauffage introduit en cuve de ce dernier par le conduit î7, d'une part en un liquide, moins riche en azote que le gaz de chauffage choisi, extrait en cuve du compartiment 7 par le conduit 18, et d'autre part en une partie gazeuse,, plus riche en azote que le gaz de chauffage choisi, obtenue en tête du compartiment de condensation 7, et -cond,ensée conformément à l'opération décrite au paragraphe i) ci-dessus. Cette partie gazeuse, condensée dans les moyens d'échange de chaleur 8 ou condenseur-vaporiseur, peut etre au moins en partie extraite, sous forme liquide, en tête du compartiment 7 par le conduit 51, comme fraction liquide substantiellement pure en azote. Cette dernière est alors sous-refroidie dans l'échangeur 27,, et soutirée par le conduit 52. Avec l'installation conforme à la figure 9, les conditions de fonctionnement de la zone de fractionnement 1 demeurent pratiquement inchangées, pour une production dtair enrichi à 95 %, tandis que le compartiment de condensation 7 et le compartiment de vaporisation 6 travaillent respectivement sous une pression de 5,2 ata, mesurée en tette du compartiment 7, et une pression de 1,3 ata, mesurée en cuve du compartiment 6, avec un écart de température dans la zone de condensation-vaporisation 2, de l'ordre de 1,50C. il est ainsi possible de produire de l'air enrichi à 95 %, évacué du compartiment 6 sous une pression de 1,2 ata, de l'oxygène substantiellement pur à 99,) 48 en volume, aussi bien sous forme liquide que gazeuse, et de l'azote substantiellement pur à quelques vpm d'impuretés, aussi bien sous forme liquide que sous forme gazeuse. L'installation précédemment décrite peut être utilisée à profit à la fois pour enrichir le vent d'un haut tourneau par mélange d'air atmospherique et de l'air enrichi produit, et pour alimenter une aciérie en oxygène substantiellement pur, lorsque l'unité alimentant habituellement cette dernière est défaillante. Dans ce cas, la marche normale de 19 installation, c'est à-dire pour l1alimentation des hauts fourneaux en air enrichi, correspond au procédé détaillé précédemment. Pour une unité produisant 1 000 à 1 500 tonnes par jour d'air enrichi, le débit détendu dans la turbine 14, nécessaire pour la tenue frigorifique de l'instal- lation, correspond environ a 6-7 % du débit d'air traité introduit dans le conduit 21. Pour une production d'air enrichi, on constate que le rendement d'extraction en oxygène d'une telle installation est excellent.Ceci permet d'accroître sgns inconvénient le débit détendu dans la turbine 14, jusqu'à 20 % et même plus du débit d'air introduit dans le conduit 21, sans que cela modifie substantiellement le rendement d'extraction en oxygène. En conséquence, cela permet de produire sous Iorme liquide au moins une partie e dés fractions extraites de l'installation. Lorsque les hauts fourneaux travaillent à charge réduite, en diminuant la production gazeuse de l'installation, il est possible de détendre un débit maximum dans Les turbines 14 et.141 del'installation, et de 'produire ainsi encore plus de liquide que dans le cas précédent. C'est pourquoi l'unité représentée a la figure 3 comporte deux turbines 14 et 14's la seconde servant de rechange en marche normale, et pouvant fonctionner en parallèle avec la première lorsque l'installation fonctionne å sa pleine capacité en liquide. suivant les cas, l'installation représentée à la figure 3 peut être conçue pour un fonctionnement intégral à une pureté en oxygène de 95 % (air enrichi), ou à une pureté de 99,5 ffi en oxygène (oxygène substantiellement pur), ou pour un fonctionnement permettant de produire simultanément une majeure partie d'air enrichi et une mineure partie d'oxygène substantiellement pur. A titre d'exemple, une unité telle que représentée à la figure 3 permet en marche normale de produire 30 000 Nm3jh d'oxygène pur équivalent dans un air enrichi à 95 %, 1 300 Nm3/h d'oxy- gène gazeux substantiellement pur a 99,5 %, et l'équivalent sous forme liquide de 1 300 Nm3/h d'azote pur a 1 vpm d'oxygène.Cette même unité, en dépannage, peut produire 28 40V Em)/h d'oxygène gazeux a 99,5 % de pureté, l'équivalent sous forme liquide de 1 300 Nm3/h d'azote pur a 1 vpm d'oxygène ou de 27 000 Em3/h d'oxygène gazeux a' 99,5 % de pureté, et l'équivalent sous forme liquide de 1 300 .Xm)/h d'oxygène à 99,5 %. Dans les mëmes conditions, lorsque les deux turbines 14 et 14' travaillent simultanément, la quantité de liquide produite peut atteindre l'équivalent de 3 500.Nm3/h d'oxygène, soit 120 tonnes par jour d'oxygène L'installation de fractionnement, schématisée a la figure 4, diffère de celle représentée a la figure i par le fait que l'en- trée 17 du compartiment de condensation 7 communique avec au moins un passage chaud 11 de la ligne d'échange 10, par l'intermédiaire d'un conduit de liaison 53 reliant d'une part la cuve de la colonne sous haute pression 3 et d'autre part 11 entrée 17, et par le fait que la sortie 18 du compartiment de condensation 7 communique avec une zone intermédiaire de la colonne sous usasse pression 4, par l'intermédiaire d'un conduit de liaison 54. De façon correspondante, le fonctionnement de l'instal- lation conforme à la figure 4 diffère de celui décrit par référence à la figure I, par le fait que le gaz de chauffage choisi. introduit dans le compartiment de condensation 7 par son entrée 17, est obtenu à partir du courant d'air comprimé et épuré, présent dans le conduit 23, et résultant des opérations décrites aux paragraphes b) et c) ci-dessus, puisqu'unie partie de l'air introduit en-cuve de la colonne 3 est acheminée par/conduit 57 dans le compartiment de condensation 7. Simultanément, le liquide extrait du compartiment 7, par sa sortie 18, est introduit par le conduit 54 dans une zone intermédiaire de la colonne sous basse pression 4. Les conditions de fonctionnement d'une telle installation sont les suivantes - haute pression mesurée en cuve et en tete de la colonne 3 respectivement 3,7 ata et 3,6 ata, - ba-sse pression mesurée en cuve et en tête de la colonne 4 respectivement 1,5 ata et 1,3 ata, - écart de température au vaporiseur-condenseur 5 : approximativement 2oU, - ecart de température dans la zone de condensation-vaporisation 2 : approximativement 20C, - pression dans le compartiment de condensation 7 : 3,7 ata, - pression dans le compartiment de vaporisation 6 : 1,3 ata, - l'air enrichi produit contient 70 % en volume d'oxygène. L'installation representée à la figure 5 diffère de celle schematisée a la figure 4, essentiellement par le fait que le compartiment de condetlsation 7, a sa partie inférieure, joue le rale d'un séparateur permettant ae séparer un gaz du liquide évacué du compartiment 7 par la sortie 18, et par le fait que le compartiment de condensation comporte une sortie supplémentaire 56, réservée audit gaz, disposée au-dessus de la sortie 18 réservée audit liquide, et communiquant avec la zone de fractionnement 1, plus précisément avec la cuve de la colonne sous basse pression 3, par l'intermédiaire du conduit de liaison 57. A l'inverse du cas de la figure 4, le conduit 23 amenant le courant d'air épuré et comprimé com-. munique avec le compartiment de condensation 7, tandis que le con-. duit de liaison 53 relie comme précédemment la cuve de la colonne 3 et la cuve du compartiment 7. Dans ce cas, la sortie 18 du compartiment de condensation 7 communique avec ia cuve de la colonne 3. Par ailleurs, une pompe 55 est disposée sur le conduit 19 reliant la cuve de la colonne 4 et I1 entrée 15 du compartiment de vaporisation 6. Be fonctionnement de i1 installation conforme à la figure 5 diffère de celui décrit à propos de la figure 4, par le fait qu'au cours de l'échange de chaleurr effectué conformément à l'opération décrite au paragraphe i) ci-dessusj la partie gazeuse présente dans le compartiment 7 est seulement condensée partiellement, -et séparée à la partie inférieure dudit compartiment, d'une part en un gaz ayant une teneur en azote inférieure à celle du gaz de chauffage choisi, c1est-à-dire à celle de l'air comprimé et épuré circulant dans le conduit 23, ce gaz étant extrait du çompartiment 7 par la sortie 56, et d'autre part en un liquide ayant une teneur en azote inférieure a celle du gaz de chauffage choisi, extrait du compartiment 7 par la sortie 18, conformément a l'opération décrite au paragraphe h) ci-dessus. -Le gaz extrait par la sortie 56 est ntro- duit par le conduit 53 en cuve de la colonne sous haute pression 3. Grâce à la pompe 55, le compartiment de vaporisation 6 travaille sous une pression supérieure a la basse pression. Avec une installation conforme a la figure 5, a titre d'exemple, toutes les autres conditions restant identiques a celles énoncées pour la figure 4, il est possible de produire de l'air enrichi à 70 *, sous une pression de 1,7 ata. 't'installation représentée a la figure 6, diffère de celle représentée a la figure 3 par le fait qutelle a été spécifiquement adaptée a une production temporaire d'oxygène substantiellement pur, å la place de l'air enrichi principalement produit. A cette fin, elle comporte un conduit d'équilibrage de pression 57, reliant la cuve du compartiment de vaporisation 6 et celle de la colonne sous basse pression 4. se L'utilité et les avantages d'une telle adaptatin/com- prennent en examinant le fonctionnement de l'installation conforme à la figure 6, lorsque cette derniere produit de l'oxygène substantiellement pur. Normalement dans un tel cas, on obture le conduit 16, et on extrait la fraction gazeuse substantiellement pure en oxygène, en cuve du compartiment de vaporisation 6, par le conduit d'évacuation 57. Be liquide enrichi en oxygène, disponible en cuve de la colonne sous basse pression 4, a donc la même teneur en oxygène que celle de la fraction gazeuse substantiellement pure en oxygène, soutirée par le conduit 37. il en est de même pour la partie liguide présente dans la cuve du compartiment de vaporisation 6. Du fait de la présence des plateaux de distillation 36 dans le compartiment 6, la pression régnant en cuve de ce dernier est en général plus élevée que celle existant en cuve de la colonne sous basse pression 4.Comme le compartiment de condensation 7 et la colonne sous haute pression 3 travaillent sous des pressions sensiblement voisines, il en résulte que c'est la température de vaporisation régnant en cuve du compartiment 6 qui gouverne la haute pression de la colonne 3. Cette dernière est donc plus élevée que celle qui serait nécessaire pour effectuer la vaporisation de l'oxygène substantiellement pur dans le condenseur-vaporiseur de la zone de fractionnement 1. Si par contre, on ouvre le conduit d'équilibrage 57, il en résulte que les pressions en cuve de la colonne 4 et en cuve du compartiment 7 deviennent égales, puisqu'alors les moyens de distillation 76 cessent dè fonctionner. La haute pression devient alors gouvernée par la température de vaporisation de l'oxygène substantiellement pur, sous la basse pression régnant en cuve de la colonne 4. il est alors possible de diminuer corrélativement la haute pression. A titre d'exemple, en marche oxygène pur, une installation conforme a la figure 6 travaille dans les conditions suivantes - haute pression mesurée en tête de la colonne 3 : 5,5 ata, - basse préssion mesurée en cuve de la colonne 4 : 1,35 ata, - écart de température au vaporiseur-condenseur de la zone 1 1 ,50C, - pression mesurée en tète du compartiment 7 : 5,4 ata, - pression mesurée en cuve du compartiment 7 : 1,35 ata, - écart de température dans la zone de vaporisation-condensation : 1,40C, - pureté de l'oxygène produit : 99,5 % en volume. L'installation de fractionnement représentée à la figure 7 diffère de celle représentée à la figure 3, essentiellement par le fait que d'une part 11 entrée 17 du compartiment de condensation 7 communique par le conduit 53 avec la cuve de la colonne de distillation sous basse pression 3, et d'autre part une zone intermédiaire du compartiment de condensation 7 est reliée par les conduits 60 et 61 à la tete de la colonne de distillation sous basse pression 4. Corrélativement, le fonctionnement de l'installation représentée à la figure 7 diffère de celui explicité à propos de la figure 3, par le fait qu'on fractionne dans le compartiment de condensation 7 le gaz de chauffage introduit dans ce dernier par l'entrée 17, clest-à-dire de l'air comprimé dans le cas présent, en une portion liquide supplémentaire extraite par le conduit 60, ayant une teneur en azote sensiblement égale à celle du liquide pauvre recueilli en tête de la colonne sous haute pression 3, extrait par le conduit 25 conformément à 11 opération décrite au paragraphe d) ci-dessus. Cette portion liquide est envoyée par les conduits 60 et 61, après sous-refroidissement dans l'échangeur 27, en tête de la colonne de distillation sous basse pression 4. Par conséquent, selon ce mode d'exécution, la partie inférieure du compartiment de condensation 7 et la colonne sous haute pression 5 travaillent en parallèle. A titre d'exemple, on trouvera dans le tableau ci-dessous les conditions de fonctionnement de l'installation représentée à la figure 7. Comme indiqué précédemment, la présente invention s'applique essentiellement à la fourniture d'air enrichi et d'oxygène substàntiellement pur pour les besoins de la sidérurgie.(hauts four neaax et aciérie). Composition Courants en % volumique Débit en Pression Tempera O N2 A Nm3/h en ata ture en C 22 20,96 78,11 0,93 1000 6,3 3o 31 95 2,2 2,8 209,584 1,16 27 62 1,40 98,14 0,46 650 1,02 27 65 1,40 98,14 0,46 97,629 1,11 27 64 i vpm 100 8vpm 33,927 1,20 27 63 1,40 98,16 0,44 0 27 5? i vpm 100 8 vpm 8,86 ou 0 1,49 - 193,1 40 99,5 û 0,5 8,2 ou 0 - 185 23 20,96 78,11 0,93 1 000 6,11 - 169 53 20,96 78,11 U,93 299,925 6,11 - 169 24 38,25 60,40 1,35 51,3,071 6,11 - 172,2 66 38,25 60,40 1,35 513,071 1,49 - 175,9 25 173,117 6,01 - 175,9 35 4 95,41 0,59 274,036 1,37 - 185,4 29 1,40 98,16 0,44 169,848 6,01 - 176 71 40 1,40 98,16 0,44 169,848 5,93 - 128 30 1,40 98,16 0,44 169,848 - 169,3 15 95,00 2,20 2,80 209,584 1,47 28 1,40 98,14 0,46 577,781 1,37 - 192,9 16 93,50 2,93 3,57 i57,188 37 99,5 o 0,5 52,396 75 95 2,2 2,8 209,584 1,47 - 179,2 18 155,961 6,11 - 172,2 60 100,919 6,03 - '175,9 61 100,919 1,37 - 185,4 51 9,118 ou 0 5,93 - 176,5 58 9,118 ou O - 190 59 0,258 ou 0 1,37 - 193-,1 66 33,927 5,93 - 176,5 - REYESDICATIONS 1 Procédé de fractionnement d'air atmosphérique, en vue de produire 'au moins une fraction gazeuse plus riche en oxygène que l'air traité, dite air enrichi, ayant une teneur en oxygène au plus égale à 97-98 ffi en volume, mettant en oeuvre une zone de fraction nement comprenant une colonne de distillation travaillant sous une haute pression, une colonne de distillation travaillant sous une Dassé pression, et un condenseur-vaporiseur couplant thermiquement les deux colonnes l'une avec l'autbe, ledit procédé comprenant les opérations suivantes a) on comprime l'air atmosphérique à la haute pression, b > on épure un courant d'air comprimé en eau et gaz carDonique, avant ou au cours du refroidissement effectué conformément à l'opération décrite au paragraphe c), c) on refroidit, et éventuellement on liquéfie au moins partiellement le courant d'air comprimé, par échange de chaleur avec au moins une fraction gazeuse enrichie en azote, en cours de réchauf'fement sous la basse pression, et provenant du fractionnement de Itair traité, effectué conformément aux opérations décrites aux paragraphes d) et ej, d) on introduit au moins une partie du courant d'air refroidi et éventuellement partiellement liquéfié, dans la colonne de distillation sous haute pression, et on sépare dans cette dernière l'airrintroduit, en au moins un liquide riche en oxygène, recueilli en cuve de ladite colonne, et en au moins un liquide pauvre en oxygène, recueilli au-dessus du liquide riche, et on condense dans le condenseur-vaporiseur au moins une partie du gaz enrichi en azote, obtenu en tete de ladite colonne, par échange de chaleur avec un liquide enrichi en oxygène, en cours de vaporisation, obtenu conformément à l'opération décrite au paragraphe e), e) on introduit au moins une partie du liquide riche et au moins une partie du liquide pauvre, respectivement dans une zone intermédiaire et en tête de la colonne de distillation sous basse pression, et on sépare dans cette dernière les liquides introduits, en au moins ladite fraction gazeuse enrichie en azote, obtenue en tête de ladite colonne, réchauffée conformément à l'opération décrite au paragraphe c), et en au moins un liquide enrichi en oxy gène, recueilli en cuve de ladite colonne, ce dernier étant au moins en partie vaporisé dans le condenseur-vaporiseur, par échange de chaleur avec le gaz enrichi en azote, obtenu en tête de la colonne sous haute pression, conformément à l'opération décrite au paragraphe d), ) on assure au moins une partie de la production frigorifique nécessaire au fractionnement de l'air traite, par détente d'un courant gazeux substantiellement exempt d'eau et de gaz carbonique, disponible sous une pression au moins égale à la haute pression, au moins aussi riche en azote que le courant d'air comprimé et épuré, obtenu à l'issue des opérations décrites aux paragraphes b) et c), au moins une partie de l'air enrichi résultant d'une vaporisation de liquide enrichi en oxygène, tel que recueilli dans la colonne sous basse pression, conformément à l'opération décrite au paragraphe e), suivie d'un réchauffement de la fraction gazeuse enrichie en oxygène ainsi obtenue, par echange de chaleur avec de l'air comprimé en cours de refroidissement, ce procédé étant caractérisé en ce qu'on met en oeuvre une zone de condensation-vaporisation, distincte de la zone de fractionnement, et séparée de son condenseur-vaporiseur, comprenant un compartiment de vaporisation travail lant sous une pression inférieure à la haute pression, et un compartiment de condensation travaillant sous une pression sensiblement égale à la haute pression, et on obtient ladite fraction gazeuse enrichie en oxygène, en effectuant en outre les opérations simultanées suivantes g) en cuve de la colonne sous basse pression, on soutire exclusivement et sous forme liquide une partie du liquide enrichi en oxygène, on introduit la partie soutirée, comme liquide intermédiaire, dans le compartiment de vaporisation, et on extrait simultanément de ce dernier ladite fraction gazeuse enrichie en oxygène, h) on introduit dans le compartiment de condensation, comme gaz de chauffage, un gaz disponible sous la haute pression, au moins aussi riche en azote que le courant d'air comprimé et épuré, obtenu à l'issue des opérations décrites aux paragraphes b)-et c), on extrait simultanément dudit compartiment un liquide ayant une teneur en azote au plus égale à celle du gaz de chauffage choisi, et on introduit le liquide extrait dans la zone de fractionnement, i) dans la zone de condensation-vaporisation, on assure un échange de chaleur entre une partie gazeuse, au moins aussi riche en azote que le gaz de chauffage choisi, en cours de condensation dans le compartiment de condensation, et une partie liquide, au moins aussi riche en oxygène que le liquide intermédiaire choisi, en cours de vaporisation dans le compartiment de vaporisation. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le gaz de chauffage choisi, introduit dans le compartiment de condensation, est une partie du gaz enrichi en azote, obtenu en tête ae la colonne sous haute pression conformément a l'opération décrite au paragraphe d), et en ce qu'on introduit le liquide extrait simultanément du compartiment de condensation, en tete de la colonne sous basse pression. 7.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le gaz de chauffage choisi, introduit dans le compartiment de con-densation, est obtenu à partir du courant dtair comprimé et épuré, résultant des opérations décrites aux paragraphes b) et c), et en ce qu'on introduit le liquide extrait simultanément du compartiment de condensation, dans une zone intermédiaire de la colonne sous basse pression. 4.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'au cours de l'échange de chaleur, effectué conformément à l'opé- ration décrite au paragraphe i); ladite partie gazeuse est condensée totalement. 5.- PrOcédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'au cours de 11 échange de chaleur, effectué conformément à l'oopération décrite au paragraphe i), ladite partie gazeuse est con densée partiellement, et séparée a la partie inférieure du compartiment de condensation en un gaz extrait dudit compartiment, ayant une teneur en azote supérieure à celle du gaz de chauffage choisi, et en ledit liquide, ayant une teneur en azote inférieure à celle du gaz de chauffage choisi, extrait du compartiment de condensation conformément à ltopération décrite au paragraphe h), et en ce qu'on introduit le gaz extrait dans la zone de fractionnement. 6.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le compartiment de vaporisation travaille sous une pression au moins égale a la basse pression. 7.- Procedé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le compartiment de vaporisation travaille sous une pression au plus égale à la basse pression. 8.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le compartiment de vaporisation met en oeuvre des moyens de mise en équilibre liquide-vapeur, tels que des plateaux de distillation, et on fractionne dans ledit compartiment le liquide intermédiaire, introduit en tête dudit compartiment, en au moins ladite fraction gazeuse enrichie en oxygène, moins ricne en oxygène que ledit liquide intermédiaire, extraite en tête dudit compartiment, et en au moins ladite partie liquide, plus riche en oxygène que ledit liquide intermédiaire, recueillie en cuve dudit compartiment, et au moins en partie vaporisée conformément à 11 opération décrite au paragraphe i). 9.- Procédé selon la revendication 8, caractéritlé en ce que la partie liquide > recueillie en cuve du compartiment de vaporisation, vaporisée conformément à l'opération décrite au paragraphe i), est au moins en partie extraite en cuve du compartiment de vaporisation, comme fraction gazeuse substantiellement pure en oxygène, et rechautfée par écnange de chaleur avec de l'air comprimé en cours de refroidissement. 1 Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'on ajuste la composition de l'air enrichi produit par mélange de la fraction gazeuse enrichie en oxygene, extraite en tëte du compartiment de vaporisation, et d'au moins une partie de la fraction gazeuse substantiellement pure en oxygène, extraite en cuve du compartiment de irisation. 11.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que.la totalité du liquide intermédiaire introduit dans le compartiment de vaporisation, identique à ladite partie liquide en cours de vaporisation ,est vaporisée directement en échange de chaleur avec ladite partie gazeuse en cours de condensation, conformément à l'opération décrite au paragraphe ij, pour obtenir ladite fraction gazeuse enrichie en oxygène, ayant la mëme teneur en oxygène que celle dudit liquide intermédiaire. 12.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la tonalité du gaz de chauffage introduit dans le compartiment de condensation, identique à ladite partie gazeuse en cours de condensation, est condensée directement en échange de chaleur avec la dite partie liquide en cours de vaporisation, conformément à l'opération décrite au paragraphe i), pour obtenir ledit liquide extrait simultanément dudit compartiment, ayant la mëme teneur en azote que celle dudit gaz de chauffage. 13.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le compartiment de condensation met en oeuvre des moyens de mise en équilibre liquide-vapeur, tels que des plateaux de distillation, et on fractionne dans ledit compartiment le gaz de chauffage, introduit en cuve dudit compartiment, en au moins ledit liquide extrait en cuve dudit compartiment, moins riche en azote que ledit gaz de chauffage, et en au moins ladite partie gazeuse, plus riche en azote que ledit gaz de chauffage, obtenue en tëte du compartiment de condensation, et au moins en partie condensée, conformément a l'opération décrite au paragraphe i). 14.- Procédé selon la revendication 13, caracterisé en ce que ladite.partie gazeuse, obtenue en tête du compartiment de condensation, condensée conformément å l'opération décrite au paragraphe i), est au moins en partie extraite en tête du compartiment de condensation, comme fraction liquide substantieIlement pure en azote. 15.- Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce qu'on fractionne dans le compartiment de condensation, le gaz de chauffage introduit dans ce dernier, en une portion liquide supplementaire, axant une teneur en azote sensiblement égale a celle du liquide pauvre recueilli dans la colonne sous haute pression, conformément à l'opération décrite au paragraphe d), et en ce qu'on introduit cette portion liquide, recueillie dans une zone intermédiaire du compartiment de condensation, en tête de la colonne de distillation sous basse pression. 16.- Installation de fractionnement d'air atmosphérique, destinée principalement à produire au moins une fraction gazeuse plus riche en oxygène que l'air traité, dite air enrichi, ayant une teneur en oxygène au plus égale à 97-98 % en volume, du genre comprenant a) un compresseur pour comprimer l'air atmosphérique, b) un moyen d'épuration en eau et gaz carbonique, communiquant avec le refoulement du compresseur, pour épurer un courant d'air comprimé, ledit moyen d'épuration étant distinct ou confondu avec la ligne d'échange de chaleur définie au paragraphe c), c) une ligne d'échange de chaleur, comprenant un ou plusieurs échangeurs en parallèle, par exemple des échangeurs réversibles, dont au moins un passage chaud communique avec le-refoulement du compresseur, et dont au moins un passage froid communique avec la tëte d'une colonne de distillation destinée à travailler sous basse pression, définie au paragraphe d), en vue de refroidir et éventuellement au moins partiellement liquéfier le courant d'air comprime, par rechange de chaleur avec au moins une fraction gazeuse enrichie en azote, en cours de réchauffement sous la basse pression, d) une zone de fractionnement-comprenant ladite colonne de distillat on sous basse pression, une colonne de distillation destinée à travailler sous haute pression, et un condenseur-vaporiseur couplant thermiquement les deux colonnes l'une avec l'autre, servant de condenseur pour la colonne sous haute pression, et de vaporiseur pour la colonne sous basse pression, la cuve de la colonne sous haute pression communiquant d'une part avec au moins un passage chaud de la ligne d'échange, et d'autre part avec une zone intermédiaire de la colonne sous basse pression, une zone supérieure de la colonne sous haute pression communiquant avec la tête de la colonne sous basse pression, en vue de fractionner au moins une partie du courant d'air refroidi et éventuellement partiellement liquéfié, en au moins ladite fraction gazeuse enrichie en azote, et en au moins un liquide enrichi en oxygène, e) une turbine de détente assurant au moins une partie' de la production frigorifique nécessaire au fractionnement de l'air traité, pour détendre un courant gazeux substantiellement- exempt d'eau et de ga carbonique, disponible sous une pression au moins égale à la haute pression, au moins aussi riche en azote que ledit courant d'air comprimé et épuré, cette installation étant caractérisée en ce que la cuve de la colonne sous basse pression comprend exclusivement une sortie réservee au liquide enrichi en oxygène, et ladite installation comprend en outre une zone de condensation-vaporisation, distincte de la zone de fractionnement, et séparée de son condenseur-vaporiseur, comprenant d'une part un compartiment de vaporisation destiné à travailler sous une pression inférieure à la haute pression, dont une entrée communique avec ladite sortie de la cuve de la colonne sous basse pression, pour l'introduction, comme liquide irtermé- diaire, d'au moins une partie dudit liquide enrichi en oxygène, et dont une sortie communique avec un passage froid de la ligne d'échange, en vue d'obtenir une fraction gazeuse enrichie en oxygène, réchauffée, constituant au moins une partie de l'air enrichi produit, et d'autre part un compartiment de condensation destine à travailler sous une pression sensiblement égale à la haute pression, dont une entrée est:::réservée à l'introduction d'un gaz de chauffage, disponible sous la haute pression, au moins aussi riche en azote que le courant d'air comprimé et épuré, et dont une sortie communique avec la zone de fraction-nement, en vue d'évacuer vers cette dernière un liquide ayant une teneur en azote au plus égale à celle du gaz de chauffage, et en ce que ladite zone de condensation-vaporisation comprend des moyens d'échange de chaleur en vue de condenser dans le compartiment de condensation une partie gazeuse au moins aussi riche en azote que le gaz de chauffage, et de vaporiser dans le compartiment de vaporisation une partie liquide au moins aussi riche en oxygène oue le liquide intermédiaire. 17.- Installation selon la revendication 16, caractérisée en ce que 11 entrée du compartiment de condensation communique avec la tëte de la colonne sous haute pression, alors que la sortie du dit compartiment communique avec la tête de la colonne sous basse pression. 18.- Installation selon la revendication 16, caractérisée en ce que l'entrée du compartiment de condensation communique avec au moins un passage chaud de la ligne d'échange, alors que la sortie dudit compartiment communique avec une zone intermédiaire de la colonne sous basse pression. 19.- Installation selon la revendication i6, caractérisée en ce que le compartiment de condensation, à sa partie inférieure, joue le rôle d'un séparateur, pour séparer un gaz du liquide évacué du compartiment de condensation, et en ce que ce dernier comporte uae sortie supplémentaire, réservée audit gaz, disposée au-dessus de la sortie réservée audit liquide, communiquant avec la zone de fractionnement. 20.- Installation selon la revendication 16, caractérisée en ce que le compartiment de vaporisation incorpore des moyens de mise en équiliore liquide-vapeur, tels que des plateaux de distillation, en ce que l'entrée et la sortie dudit compartiment, réservées respectivement au liquide intermédiaire et à la fraction ga zeuse enricnie en oxygène, sont disposées toutes les deux en tête du compartiment de vaporisation, et en ce que ce dernier est pourvu à sa partie inférieure d'une cuve, pour la réception d'une partie liquide. 21.- Installation selon la revendication 16, caractérisée en ce que le compartiment de condensation incorpore des moyens de mise en équilibre liquide-vapeur, tels que des plateaux de distil la-tion, en ce que l'entrée et la sortie dudit compartiment, réser vées respectivement au gaz de chauffage et au liquide extrait simultanément, sont disposees en cuve et-à la partie inférieure du compartiment de condensation, et en ce que ce dernier est pourvu à sa partie supérieure d'une tête pour l'obtention d'une partie gazeuse. 22.- installation selon la revendication 20, caractérisée en ce que la cuve du compartiment de vaporisation est reliée à la cuve de la colonne sous basse pression par un conduit d'équiliera- ge de pression-. 23.- ise en oeuvre particulière de 1'installation conforme à la revendication 22, en vue de produire temporairement une fraction gazeuse substantiellement pure en oxygène, à la place de l'air enrichi produit principalement, caractérisée en ce qu'on obture la sortie du compartiment ae vaporisation, réservée a la fraction gazeuse enrichie en oxygène, on ouvre le conduit d'équilibrage, et on évacue la fraction gazeuse substantiellement pure en Oxygène,, par la cuve du compartiment de vaporisation.