La présente invention concerne un procédé pour la protection fores tière contre l'incendie, et un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé. Le secteur technique de l'invention est celui de la prévention et de l'intervention dans le cadre des incendies de forêts et est également relatif aux appareillages utilisés dans le domaine de la protection forestière. On connaît les dommages occasionnés par les incendies. Notamment pendant la période estivale et dans les forêts de résineux, toutes les conditions se retrouvent au sein de la végétation pour que la moindre imprudence entraîne inévitablement le déclenchement du feu, celui-ci prenant très rapidement des proportions impressionnantes. On sait également que les moyens mis en oeuvre dans ce domaine sont uniquement des moyens d'intervention et consistent è limiter la progression de l'incendie par l'utilisation de la troupe, des pompiers équipés de leurs moyens traditionnels et plus récemment, depuis déjà quelques années d'avions citernes qui déversent sur les foyers de grandes quantités d'eau en vue de souffler les flammes. L' expérience prouve que quelle que soit l'importance de ces moyens, il est très difficile d'arrêter la progression d'un incendie de forêt et bien entendu, notamment par vent violent. La présente invention se propose d'apporter une solution à de tels problèmes en vue de la protection des territoires forestiers. L'objectif à atteindre consiste essentiellement à reproduire sur la végétation à protéger des conditions climatiques telles, que tout début dtin- cendie, donc toute progression du feu soient impossibles. Cet objectif est atteint grâce au procédé pour la protection fores tière contre l'incendie selon l'invention, lequel est caractérisé en ce que lton détermine au moins un seuil dit " de déclenchement", en ce que l'on détecte une différence d'état de l'ambiance au sein de la végétation, en vue d'une situation critique favorable pour un déclenchement d'incendie, en ce que dès que le seuil de déclenchement est atteint, on fournit un signal commandant la mise en route d'un dispositif d'arrosage, afin de ramener l'ambiance dans laquelle règne la végétation, en dessous dudit seuil de déclenchement. Selon un mode d'application du procédé, la mise en marche du dispositif d'arrosage est déclenchée par au moins un hygromètre dont le seuil de déclenchement est compris entre quinze et cinquante pour cent d'humidité. Selon un autre mode d'application dudit procédé, la mise en marche du dispositif d'arrosage est déclenchée par au moins un thermomètre dont le seuil de déclenchement est compris entre quinze et trente-cinq degré centigrades. Selon un autre mode d'application du procédé, la mise en marche du dispositif d'arrosage est déclenchée par au moins un anémomètre dont le seuil de déclenchement est compris entre cinquante centimètres par seconde et cinq mètres par seconde. Le déclenchement du dispositif d'arrosage peut donc être également obtenu soit par au moins un hygromètre et au moins un thermomètre; soit par au moins un hygrometre et au moins un anémomètre; soit par au moins un thermomètre et au moins un anémomètre; soit enfin par au moins un hygromètre, au moins un thermometre et au moins un anémomètre, le signal fourni par chacun de ces appareils étant nécessaire pour le déclenchement dudit dispositif. Simultanément à la mise en route de ce dernier, on fournit un signal à une minuterie, laquelle au terme d'un temps déterminé en fonction des conditions climatiques du site, arrête le fonctionnement du dispositif d'arrosage, lequel est, pour l'application dudit procédé, un canon à eau dont le débit horaire est d'au moins cent mètres cubes. Le canon à eau, selon l'invention, lequel est monté à rotation sur un pylone, est caractérisé en ce qu'il se compose d'un tête tournante et d'un élément fixe relié au sommet dudit pylone, laquelle tête tournante comporte d'une part, au moins deux tubes s'étendant en opposition l'un par rapport à l'autre, lesquels tubes se terminent à leur extrémité libre, par un orifice calibré, et d'autre part, deux autres tubes s'étendant également en opposition l'un par rapport à l'autre et comportant à leur extrémité libre un orifice calibré, lesquels autres tubes sont orientables par rapport à ladite tête tournante. Selon un mode de réalisation, lesdits tubes sont équidistants deux à deux de l'axe de ladite tête tournante et s'étendent à partir de celle-ci et ils comportent une partie droite sensiblement verticale, une partie coudée et une autre partie droite inclinée, de telle sorte que lesdites parties in clinées soient divergentes de bas en haut. Selon la dimension des tubes et la fonction des canons, les orifices calibrés sont des tuyeres ou des diaphragmes. La tête tournante portant lesdits canons comporte à sa partie inférieure, un manchon, généralement tronconique, évasé vers le bas, venant coiffer ledit élément fixe et coopérant avec un joint disposé à la partie supérieure de celui-ci, lequel manchon coopère avec des paliers afin de guider la rotation de la tête tournante et est obturé à sa partie inférieure par un chapeau évidé qui coopère avec un autre joint disposé à la partie inférieure dudit élément fixe Lesdits paliers sont, d'une part un roulement à billes immobilisé en translation à la partie supérieure du manchon et d'autre part un roulement à rouleaux coniques, sur lequel s'appuie la tête tournante lorsque le canon est entraîne en rotation sous la pression de l'eau, lequel roulement à rouleaux est immobilisé en translation sur ledit élément fixe. Le résultat de l'invention est ainsi un procédé pour la protection forestière contre l'incendie consistant à reproduire sur le territoire à protéger,des conditions climatiques notamment d'humidité, qui interdisent tout risque de declenchement d'incendie, la mise en oeuvre de ce procédé étant rendue possible notamment grâce au canon à eau selon l'invention situé audes sus de la végétation, dont la conception a pour effet de répartir sur toute la surface intérieure à sa portée, une pellicule d'eau d'une épaisseur régu lière. Le fonctionnement dudit canon est provoqué par des détecteurs d'humi ditéde température et de vitesse du vent, lesquels sont répartis sur le territoire forestier autour du canon en des lieux parfaitement déterminés en fonction de diverses indications portant notamment sur la nature du sol, de la variété de la végétation, de la météorologie et de l'hydraulique locale. On comprend que compte tenu du territoire à protéger, plusieurs canons à eau devront être utilisés et seront répartis en fonction de leur portée efficace et de la surface ainsi couverte, chacun de ces canons étant en liaison avec un ensemble de détecteurs, tels que cela vient d'être décrit. Les avantages du procédé et de son dispositif de mise en oeuvre se situent essentiellement au niveau du caractère préventif de l'invention. En effet, tout risque d'incendie est fortement diminué du fait que les conditions climatiques idéales de sécurité sont en permanence observées, le canon étant mis en conditions opérationnelles préventives dès qu'un des paramètres d'humidité, de température ou de vitesse du vent, situé dans la plage couverte par les appareils de détection est atteint. Bien entendu et cela découle de l'évidence, le dispositif serait automatiquement et immédiatement mis en marche au cas ou pour une raison indé terminée.un feu se déclarerait au moment où l'ambiance climatique atteindrait un des seuils critiques favorables au déclenchement et à l'évolution d'un incendie, l'installation devenant ainsi opérationnelle d'inteniention. On comprend aisément l'utilité du procédé selon l'invention et du dispositif pour sa mise en oeuvre au moment où précisément le monde a pris conscience des bienfaits des espaces verts et de la nécessité de préserver les territoires forestiers. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description suivante uniquement donnée à titre d'exemple non limitatif ainsi qu'au dessin annexé sur lequel - la figure I est une vue en perspective schématique d'une installation pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention. - la figure 2 est une demi-vue en coupe et une demi-vue extérieure d'un canon à eau trouvant son application dans ledit procédé. - la figure 3 est une vue de dessus dudit canon à eau. En préalable et avant de décrire une application du procédé selon l'ín- vention ainsi qu'un mode de réalisation du canon à eau pour sa mise en oeuvre, il convient d'attirer l'attention sur la nécessité de prendre un certain nombre de mesures afin de définir avec lesmaximum de précision l'ambiance climatique du milieu végétal. Ainsi sur le terrain, il importe d'établir la carte d'identité du sol et relever notamment la nature des couches supérieures du sol, de procéder à la dénomination du relief, de délimiter les zones à protéger sur des cartes topographiques, de limiter des zones de roches (type et qualité), le pouvoir du sol à retenir l'eau. Il faut également relever des informations relatives à la vé gétation notamment : procéder au traçage précis sur des cartes, des zones de végétation; établir par ordre décroissant, un tableau relatif aux variétés de la végétation; établir des listes de végétation existante et possible à venir; déterminer les zones habitées, les zones de séjours de vacances; les voies à grande circulation etc ... Il convient également de procéder à des relevés de météorologie locale, notamment : effectuer le relevé du maximum de données relatives au micro-climat local au niveau de la végétation; des zones de températures; des zones éventuellement protégées par les courants d'air dominants; relever la force et la direction des vents dominants; enquêter sur les périodes pluvieuses.sur la quantité d'eau maximale annuelle; enquêter sur les périodes de sècheresse; sur les températures atteintes; délimiter sur les cartes les zones abritées du vent. Il convient aussi de procéder à des enquêtes sur l'hydraulique locale et effectuer notamment le bilan de l'eau disponible; existence locale d'un point d'eau et de la quantité d'eau disponible sur place; relever la situation du territoire à protéger par rapport à d'éventuels fleuves ou barrages; dans le cas ou une alimentation en eau est nécessaire. définir sur place la position du ou des réservoirs; établissement des points idéaux pour positionner les canons à eau, éventuellement prévoir l'établissement des lignes de pente pour les tuyauteries d'alimentation entre la pompe et le canon,éventuellement établir la position des lignes électriques à haute tension. A partir des éléments recueillis sur le terrain, une étude précise devra être faite concernant la quantité d'eau nécessaire, la puissance à installer, la définition et la situation de l'installation proprement dite; enfin le coût de l'installation et de son entretien. Un mode d'application du procédé pour la protection forestière selon l'invention eonsiste à détecter au moyen de plusieurs hygromètres, thermomètres et anémomètres répartis au sein de la végétation, une différence d'état de l'ambiance climatique dans laquelle se trouve la végétation et de fournir simultanément à une minuterie un signal à un groupe motopompe alimentant un canon d'arrosage, lequel répartit sur toute la surface intérieure à sa portée, délimitée par une circonférence, une pellicule d'eau d'une épaisseur régulière. On se reporte ainsi à la figure 1 du dessin qui illustre une installation de protection forestière pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention. Cette installation est établie en zone forestière 1 et se compose d'un pylone 2 ancré dans le sol et au sommet 2a duquel est monté à rotation un canon à eau 3. Le pylone 2 est d'une hauteur telle que la partie la plus élevée du canon 3 soit située à une hauteur h de quatre à cinq mètres au-dessus du niveau moyen de la cime des arbres. Ledit pylone 2 est creux, de sorte que l'eau admise sous pression à sa base 2b soit dirigée jusqu'au canon 3. Cette eau sous pression est formée par un groupe motopompe 4, lequel est relié au pylone 2 par une tuyauterie 5. On notera que l'eau d'arrosage peut soit provenir d'une poche souterraine naturelle ou d'un cours d'eau peu éloigné du site à protéger, soit et tel que cela est illustré à la figure 1, d'un château d'eau, ou réservoir 6, lequel est éventuellement alimenté par une conduite 7. Le réservoir 6 est luimême relié au groupe motopompe 4 par une tubulure 8. Une armoire électrique 9 alimentée par le réseau électrique aérien 10, (ou souterrain, non représenté) est reliée au groupe motopompe 4 et comporte tous les appareillages et organes de commande et de protection habituellement utilisés dans de telles installations, tels que notamment . un interrupteur général, des disjoncteurs et des fusibles de protection; les organes de com- mande de marche/arrêt du moteur de la pompe; un relai de commande manuelle ou mécanique etc ..... Le groupe motopompe 4 et son armoire de commande 9 sont disposés dans un abri Il. On notera que dans le cas où l'alimentation en eau est produite par un réservoir 6, une sécurité de réserve d'eau est prévue, de sorte que si la réserve d'eau est insuffisante, ou pratiquement inexistante, il soit impossible que le dispositif puisse se mettre en marche. Pour ce faire, un détecteur de niveau 12 monté sur le réservoir 6 arrête automatiquement le groupe motopompe 4 dès que le niveau de l'eau est trop bas. On prévoit notamment que ledit detecteur de niveau 12 puisse commander automatiquement le remplissage du réservoir 6 dès que le niVeau critique de l'eau est atteint. Telle qu'elle vient d'être décrite l'installation pourrait être mise en marche manuellement au cas où le territoire a protéger serait sous la surveillance d'un personnel employé à cet effet. On comprend qu'un tel dispositif doit être à fonctionnement automatique pour que la protection forestière soit réalisée à moindre frais, compte tenu que plusieurs installations de ce type devront être réalisées pour couvrir en totalité le territoire forestier à protéger. On notera ici que la portée des canons à eau pourront être de l'ordre de deux cents mètres à un kilomètre, leur débit horaire étant au minimum de cent mètres cubes. Afin de réaliser l'automaticité d'une installation de protection, on a prévu selon l'invention, une pluralité de détecteurs dont le nombre, le type et la disposition sont déterminés en fonction des éléments recueillis sur le terrain, et après étude de ces derniers. Tous les détecteurs sont à seuils réglables. Selon un mode d'application du présent procédé, il est prévu de déclencher le fonctionnement du canon à eau 3 a partir de trois paramètres, de telle sorte que les trois signaux fournis par lesdits détecteurs soient nécessaires pour la mise en route de l'installation. Ces paramètres ont été choisis au niveau du degré d'humidité, de la température et des courants d'air dominants. Ainsi, ces détecteurs sont des hy gromètres 13, thermomètres 14 et anémomètres 15 dont les signaux sont transmis à l'armoire de commande 9 du groupe motopompe 4 par l'intermédiaire d'un redresseur de courant équipant ladite armoire 9. Simultanément au signal fourni à ladite armoire, chacun desdits détecteurs 13/14/15, commande une minuterie 16 avec laquelle ils sont reliés. Celle-ci est branchée en série sur l'alimentation électrique du groupe motopompe 4 et a pour effet de le stopper au terme d'une période définie en fonction des relevés climatiques préalablement effectués. On conçoit que, compte tenu de ces relevés, l'installation puisse nécessiter plutôt certains détecteurs que d'autres soirs appropriés. Ainsi telle installation pourra être mise en marche sous les signaux combinés d'hygromètres et de thermomètres, alors que telle autre le sera sous la commande de thermomètres et d'anémomètres. On notera que le choix des appareils détecteurs et de leur combinaison est pour chaque site à protéger un cas particulier et qu'il est donc très difficile d'en prévoir toutes les combinaisons. Chacun desdits hygromètres, thermomètres et anémomètres fournit un signal dès qu'il atteint un seuil dit "de déclenchement". Ce seuil est réglable pour permettre l'aménagement de l'installation en fonction des informations relevées sur place. A titre d'exemple le signal fourni par les hygromètres sera compris dans une plage allant de quinze à cinquante pour cent d'humidité, celui fourni par les thermomètres sera compris dans une plage allant de quinze à trentecinq degrés centigrades, enfin celui fourni par les anémomètres sera compris dans une plage allant de cinquante centimètres par seconde à cinq mètres par seconde. On On se reporte maintenant aux figures 2 et 3 qui illustrent un mode de réalisation d'un canon à eau selon l'invention. Ce dernier se compose essentiellement de deux parties : un élément fixe 17 et une tête tournante 18 qui porte les canons proprement dits. Ledit élément fixe 17 est une partie de tube cylindrique qui comporte à sa base une bride de raccordement 17a. Cette dernière coopère avec une autre bride 2c solidarisée à la partie supérieure du pylone 2 et est fixée par des boulons à la bride 2c. Un joint torique 19 dispose dans une gorge 17b de la bride 17 assure l'étanchéité à cet endroit. La tête tournante 18 se compose d'un manchon 20 évasé vers le bas adoptant la forme généralement tronconique d'une cloche, lequel manchon 20 coiffe l'élément fixe 17 à sa partie supérieure et s'étend sur la majeure partie de sa longueur.Il comporte à son extrémité haute, une bride 20a, percée de douze trous taraudés 20b, lesquels sont situés sur une circonférence concentrique à l'axe de rotation XX1 de ladite tête tournante. Ce manchon 20 forme en com binaison avec l'élément fixe 17, un joint dit "tournant" afin d'assurer l'étanchéité entre la tête 18 et l'élément fixe 17.Le guidage de la rotation de la tête tournante 18 est obtenu au moyen de deux paliers à roulement, l'un à billes 21 situe du côté de la partie supérieure de l'élément fixe 17, l'autre à roulements à rouleaux coniques 22, situé du côté à la partie inférieure dudit élément 17. Le roulement à billes 21 est en appui sur un écrou-butée 23 coopérant avec une partie filetée de l'élément fixe 17 et est immobilisé en translation par une entretoise tubulaire 24 s'étendant entre les deux roulements 21/22. Le roulement à rouleaux coniques 22 vient en butée sur un épaulement 17c de l'élément fixe 17 et est également immobilisé par un chapeau 25 évidé en son milieu pour être traversé par l'élément fixe 17, et obturant l'espace annulaire compris entre le manchon 20 et ledit élément 17.Ledit chapeau est vissé sur le manchon 20 et comporte un épaulement 25a sur lequel s'appuie le roulement à rouleaux 22. Un joint torique 26 disposé dans une gorge périphérique 17d de l'élément fixe 17 assure I'étanchéité entre le chapeau 25 et ledit élément Un autre joint torique 27, disposé dans une autre gorge périphérique 17p, pra- tiquée à la partie supérieure de l'élément fixe 17 assure l'étanchéité entre la partie rétreinte 20c du manchon 20 et ledit élément fixe 17. On notera que le roulement à rouleaux coniques 22 est disposé de telle sorte que les axes des rouleaux divergent de bas en haut, afin que, lors de la mise en pression du canon, les efforts dus à la poussée de l'eau et ayant tendance à soulever la tête tournante soient ramenés sur l'axe dudit élément fixe. La lubrification du joint dit "tournant" est effectuée sous pression afin de donner au dispositif les qualités propres à un matériel d'une grande fiabilité. Les canons proprement dits sont fixés sur une bride pleine 28, percée au droit de chaque canon. Cette bride 28 est fixée à la bride 20a du manchon 20 au moyen de douze vis 29 qui traversent la bride 28 et qui coopèrent avec les trous taraudés 20b de ladite bride 20a. Cette dernière comporte une gorge 20d concentrique à l'axe de la tête tournante Xxi dans laquelle gorge est disposé un joint torique d'étanchéité. Les canons équipant ladite tête tournante sont, suivant un mode de réalisation, au nombre de six et sont disposés en opposition deux à deux. Les canons dont la portée est la plus grande sont ceux dont le diamètre nominal est le plus important. Ils sont repérés 30 sur le dessin, sont formés à partir d'un tube cylindrique par exemple du type 20/27 et comportant chacun une partie droite 30a sensiblement perpendiculaire à la bride 28, une partie coudée 30b et une autre partie droite 30c, laquelle est inclinée suivant un angle pouvant être compris dans une plage allant de 27 à 350. Ils comportent également a leur extrémité libre une tuyère 30d dont le calibrage de l'orifice de sortie, la longueur et la conicité sont établis, comme cela est bien connu, en fonction du débit, de la portée et du jet de diffusion à obtenir. Les deux canons 30 sont diamétralement opposés afin d'assurer l'équili- brage de la tête pendant sa rotation, leurs parties 30a sont équidistantes de l'axe XXI. De manière à atteindre la portée moyenne et de couvrir la surface annulaire intermédiaire, la tête tournante comporte deux autres canons 31. Ces canons sont formés à partir d'un tube cylindrique, par exemple du type 8/10 et comportent chacun une partie droite 31a sensiblement perpendiculaire à la bride 28, une partie courbe 31b et une autre partie droite inclinée 31c suivant un angle compris dans une plage allant de 15 à 27". Ils comportent à leur extrémité libre, comme les canons 30, une tuyère 31d. Leurs parties 31a sont également équidistantes de l'axe XXI. Ces canons 31d ont aussi pour fonction de provoquer l'entrainement en rotation de la tête tournante. Cette rotation étant obtenue par réaction des jets d'eau issus des tuyères 31c. Afin de permettre le réglage de la vitesse de rotation de ladite tête, chacun des canons 31 est orientable par rapport à la bride 28. Cette disposition est rendue possible grâce à des raccords à bague et écrou 32, disposés à la partie inférieure des canons 31, lesquels suivant que l'on desserre ou que l'on serre l'écrou 32a autorisent ou non le pivotement desdits canons 31. Tel que l'illustre la figure ss et comme il se doit, de maniere à constituer un couple, les parties 3lcdes canons 31 doivent être bloquées dans une position parallèle l'une à l'autre. L'effet de couple est obtenu avec plus ou moins d'intensité suivant que les canons 31 sont orientés du côté de la flèche F ou du côté de la flèche F1. Le débattement pratique des canons étant de a = 900, le couple maximum sera obtenu dans la position A, alors qu'il est nul dans la position B. L'orientation des canons 31 suivant une position comprise dans la plage de l'angle a determinera le couple nécessaire pour communiquer la vitesse V de rotation de la tête tournante. La surface la plus proche de la périphérie du pylone 2 est couverte par deux autres canons 33.Ces canons sont formés à partir d'un tube cylindrique, par exemple du type 6/8 et comportent chacun une partie droite 33a sensiblement perpendiculaire à la bride 28, une partie coudée 33b et une autre partie droite 33c inclinée suivant un angle compris dans une plage allant de 5" a 15". Ces canons 33 comportent à leur extrémité libre un opercule calibré, ou diaphragme,33d. Comme les canons 30 et 31, leurs parties 33a sont équidistantes de l'axe XX1 de ladite tête tournante. Comme on peut le voir sur la figure 3, leurs parties inclinées 33c sont parallèles entre elles et sont d'une orientation différente de celle des canons fixes 30. Tels qu'ils sont représentés, ils sont perpendiculaires à une ligne vvî, formant un angle ss de 450 avec l'axe des canons 30. Tous les canons 30, 31 et 33 divergent de bas en haut. Bien entendu, sans sortir du cadre de l'invention, diverses modifications pourront être apportées par l'homme de l'art au procédé selon l'invention ainsi qu'au dispositif qui viennent d'être décrits à titre d'exemple. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour la protection forestière contre l'incendie, caractérisé en ce que l'on détermine au moins un seuil dit "de déclenchement", en ce que l'on détecte une différence d'état de l'ambiance au sein de la végétation en vue d'une situation critique favorablepour un déclenchement d'incendie, en ce que, dès que le seuil de déclenchement est atteint on fournit un signal commandant la mise en marche d'au moins un dispositif d'arrosage, afin de ramener l'ambiance dans laquelle règne la végétation en dessous dudit seuil de déclenchement. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la mise en marche du dispositif d'arrosage est declenchée par au moins un hygromètre dont le seuil de déclenchement est compris entre quinze et cinquante pour cent d'humidité. 3 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la mise en marche du dispositif d'arrosage est déclenchée. par au moins un thermomètre dont le seuil de déclenchement est compris entre quinze et trence-cinq degrés cen tigrades. 4 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la mise en marche du dispositif d'arrosage est déclenchée par au moins un anémomètre dont le seuil de déclenchement est compris entre cinquante centimètres par seconde et cinq mètres par seconde. 5 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à4 , caractérisé en ce que la mise en marche du dispositif d'arrosage est déclenchée par au moins un hygromètre et par au moins un thermomètre, le signal fourni par chacun de ces appareils étant nécessaire pour le déclenchement dudit dispositif. 6 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la mise en marche du dispositif d'arrosage est déclenchée par au moins un hygromètre et par au moins un anémomètre, le signal fourni par chacun de ces appareils étant nécessaire pour le déclenchement dudit dispositif. 7 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la mise en marche du dispositif d'arrosage est déclenchée par au moins un thermomètre et par au moins un anémomètre, le signal fourni par chacun de ces appareils étant nécessaire pour le déclenchement dudit dispositif. 8 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la mise en marche du dispositif d'arrosage est déclenchée par au moins un hygromètre, par au moins un thermomètre et par au moins un anémomètre, le signal fourni par chacun de ces appareils étant nécessaire pour le dé clenchement dudit dispositif. 9 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que simultanément à la mise en marche du dispositif d'arrosage, on fournit un signal à une minuterie, laquelle au terme d'un temps déterminé, en fonc tion des conditions climatiques, arrête le fonctionnement du dispositif d'ar rosage. 10- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que ledit dispositif d'arrosage est un canon à eau dont le débit horaire est d'au moins cent mètre cubes. 11- Canon a eau trouvant son application dans le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, lequel est monté à rotation sur un pylone, ca ractérisé en ce qu'il se compose d'une tête tournante et d'un élément fixe relié au sommet dudit pylone, laquelle tête tournante comporte d'une part, au moins deux tubes s'étendant en opposition l'un par rapport à l'autre, lesquels tubes se terminent à leur extrémité libre par un orifice calibré, et d'autre part, deux autres tubes s'étendant également en opposition l'un par rapport à l'autre et comportant à leur extrémité libre un orifice cali bré, lesquels autres tubes sont orientables par rapport à ladite tête tour nante. 12- Canon selon la revendication 11, caractérisé en ce que lesdits tubes sont équidistants deux à deux, de l'axe de ladite tête tournante et s'étendent à partir de celle-ci et en ce qu'ils comportent une partie droite sensi blement verticale, une partie coudée et une autre partie droite inclinée de telle sorte que lesdites parties inclinées soient divergentes de bas en haut. 13- Canon selon l'une quelconque des revendications 11 et 12, caractérisé en ce que les tubes orientables sont montés sur des raccords filetés. 14- Canon selon l'une quelconque des revendications il à 13, caractérisé en ce que lesdits orifices calibrés sont des tuyères. 15- Canon selon l'une quelconque des revendications 11 à 13, caractérisé en ce que lesdits orifices calibrés sont des diaphragmes. 16- Canon selon l'une quelconque des revenuications il a 15, caractérisé en ce que la tête tournante comporte à sa partie inférieure,un manchon venant coiffer ledit élément fixe et coopérant avec un joint dispose a la partie supérieure de celui-ci, lequel manchon coopère avec des paliers afin de guider la rotation de la tête tournante, et est obturé à sa partie infé rieure par un chapeau évidé coopérant avec un autre joint disposé a la par tie inférieure dudit élément fixe. 17- Canon selon la revendication 16, caractérisé en ce que la tête tournante est guidée en rotation par un roulement à billes, immobilise en translation à la partie supérieure du manchon et s'appuie, lorsque le canon est entrai- né en rotation sous la pression de l'eau d'arrosage, sur un roulement à rouleaux coniques dispos à la partiesinférieuredu manchon, et immobilisé