L'ardoise est généralement extraite par exploitation au fond par forage et minage. Bien que les charges d'explosif placés dans les trous forés soient dimmensionnées de manière que les tirs poussent et ne projettent pas, il faut staccommoder d'une grande par tie de casse. En outre le travail d'extraction est interrompu par le minage. Le matériau en plaques utilisable est ensuite trié à la main et transporté. Le matériau inutilisable est emballé sur place ou également transporté et transformé en poudre d'ardoise ou déchargé sur teril. L'invention a pour objet de supprimer les inconvénients liés à ce procédé d'extraction. Ledit objet est réalisé en premier lieu, conformément à l'invention, par un procédé d'extraction de l'ardoise, par lequel l'ardoise est découpée sous forme de plaques rectangulaires d'environ 1 à 3 m de longueur des côtés, par des traits de scie verticaux et horizontaux dans des parois passant dans des plans de fendage des gisements. Par un développement du procédé, les plaques d'ardoise sont extraites, après le sciage de trois arêtes de coupe se touchant à angle droit, par fendage hors du mur au moyen de coins enfoncés sur llarête de coupe médiane. Un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé décrit est conformé sous forme de chariot dit scieur de la manière suivante : sur un châssis roulant est disposé un bras porteur orientable en tous sens et supportant un affût sur lequel est montée, mobile en va et vient une scie circulaire dont la lame est cômman- dée hydrauliquement. Tous les mouvements du châssis roulant, du bras porteur, de l'affût et de la scie circulaire peuvent être commandés utilement à partir d'un poste de commande installé sur le châssis roulant au moyen de commandes oléohydrauliques (moteurs linéaires et rotatifs). Au moyen d'un chariot scieur comportant les particularités indiquées ci-dessus, on est en mesure d'extraire du gisement des plaques d'ardoise de la grandeur désirée presque sans casse et en état d'être transportées. Le chariot scieur est servi par un seul homme et il est automoteur, ce qui permet d'effectuer les changements de place sans grande perte de temps. Le positionnement de la lame de scie pour la coupe désirée s'effectue hydrauliquement par le bras porteur orientable en tous sens. A partir d'une position du chariot, on peut positionner et exécuter successivement les différents plans de coupe, par exemple, coupe de faîte, coupe de chant, coupe de sole. La lame de scie est commandée par un moteur à huile réglable à variation continue. On peut donc utiliser des lames de scie de diamètres différents.La vitesse de coupe au fond correspond à celle des scies commandées électriquement et de puissance comparable. Un rinçage à l'eau suffisant de la lame de scie est prévu pendant la coupe. Un contrôleur incorporé de la pression d'eau empêche de scier sans eau. Le chariot scieur travaille le plus avantageusement en dressant ; il peut toutefois aussi travailler bien et économiquement en plateur ou en demi-dressant. Dans les ateliers de finissage au jour, on coupe l'ardoise depuis des années sur des machines stationnaires ; les lames de scie sont commandées exclusivement par des moteurs électriques. On sait parla pratique au fond que des essais sont entrepris pour permettre l'extraction de l'ardoise entièrement ou partiellement sans forage ni minage. Dans l'un des cas, il s'agit de bras haveurs dont les channes sont commandées électriquement. Ce dispositif est lourd et peu maniable, il n'est pas automoteur et ne peut pas être positionné hydrauliquement à volonté pour les différents plans de coupe nécessaires. Dans un autre cas, un moteur électrique avec une lame de scie est monté sur une poutre longitudinale fixée sur deux chevalets et disposé par une chaîne avec manivelle. Ce dispositif ne peut être utilisé qu'en plateur. Il est transporté, positionné et servi manuellement. L'invention est plus amplement expliquée ci-dessous à l'aide d'un dessin représentant un exemple de réalisation, dessin dans lequel - la figure 1 représente le chariot scieur conforme à l'invention en vue de coté et positionné pour une coupe de raîte ; - la figure 2 représente le même chariot scieur positionné pour une coupe de chant. Le chariot scieur représenté comporte un châssis roulant 1, sur les côtés duquel est vissé un chariot à chenilles 2. Sur le côté frontal avant se trouve un étançon hydraulique 3 pour immobiliser le châssis 1 à la positon de travail. Les moteurs commandant les pompes à huile et les moteurs propulseurs sont logés dans le châssis. Un bras porteur 5 est monté pivotable sur une colonne verticale 4 montée mobile à rotation sur le châssis. A l'extrêmité du bras porteur 5 est disposé un affût 6 avec dispositif de sciage de manière à permettre de positionner une lame de scie 13 en n'importe quels plans de coupe au moyen de vérins hydrauliques à double effet 7, 8, 9, 10 et 11 ainsi que d'une commande rotative 12. La commande du système hydraulique est obtenue par des soupapes à quatre voies non représentées et actionnées à partir du siège 14 du conducteur. Un chariot transporteur 15, sur lequel est monté le dispositif de sciage, est mû en va-et-vient sur des rails de l'affût 6 par un vérin hydraulique 16 au moyen de câbles. Le dispositif de sciage est constitué d'un cadre 17, dans lequel est disposé un moteur hydraulique de scie 18 pouvant être déplacé à l'aide de vérins hydrauliques 19. La lame de scie diamantée 13 est fixée sur un arbre 20 monté sur roulements à billes de manière à pouvoir être utilisée dans une large mesure. Une caisse à eau 21 est montée pivotable et contient les amenées pour le rinçage à l'eau. Une ligne en tirets 22 indique la coupe en raite exécutée lors du positionnement de la lame de scie 13 représenté à la figure 1. A la figure 2, la lame de scie 13 est positionnée pour une coupe de chant verticale qui y est aussi indiquée par une ligne en tirets 23. Il va de soi qu'en lieu et place des dispositifs à chenilles, on peut aussi utiliser, pour propulser le chariot, des dispositifs à roues garnies de pneumatiques. Les pompes hydrauliques peuvent être commandées par des moteurs électriques, Diesel ou à air comprimé, auxquels est anené le fluide moteur, dans le premier et le dernier cas, de manière usuelle par des câbles ou des tuyaux souples suspendus librement. REVENDICATIONS 1. Procédé d'extraction de l'ardoise, de préférence dans des gisements en dressant, caraccérisé en ce que l'ardoise est découpée sous forme de plaques rectangulaires d'environ 1 à 3 m de longueur des côtés par des traits de scie verticaux et horizontaux dans des parois des gisements passant daiss des plans de fendage. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les plaques d'ardoise sont extraites, après le sciage de trois arêtes de coupes se touchant à angle droit, par fendage hors du mur au moyen de coins enfoncés près de l'arête de coupe médiane. 3. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'un bras porteur d'un affût et orientable en tout sens est disposé sur un châssis, sur lequel affût est disposée une scie circulaire avec une lame de scie commandée hydrauliquement et pouvant être déplacée en va-et-vient. 4. Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé en ce que tous les mouvements du châssis, du bras porteur, de l'affût et de la scie circulaire peuvent être commandés à partir d'un poste de service disposé sur le châssis au moyen de commandes oléohydrauliques (moteurs linéaires et rotatifs).