La présente invention concerne un groupement très compact d'effecteurs électromagnétiques, notamment d'électro-aimants. Des groupements très compacts d'électro-aimants sont nécessaires par exemple pour assurer la commande des différents postes, en alignement très serré, de certaines machines c'est le cas par exemple de certains métiexs tisser, dont la commande de différents organes nécessite un groupement très compact d'électro-aimants, formant par exemple une rangée avec un pas voisin de 12 millimetres. Des groupements très compacts de relais électromagnétiques sont d'autre part nécessaires par exemple pour constituer une matrice de commutation téléphonique, permettant de desservir un très grand nombre d'abonnés sous un encombrement réduit. Le groupement très compact d'effecteurs électromagnétiques, notamment d'électro-aimants,selon la présente invention, est caractérisé en ce qu'il comporte au moins un empilement alterné de noyaux magnétiques identiques, a plusieurs branches, et de séparateurs amagnétiques, et que des bobines d'excitation sont montées sur les branches d'ordre impair d'un noyau magnétique sur deux et sur les branches d'ordre pair des autres noyaux magnétiques, de telle sorte que chaque bobine de chaque noyau peut être dimensionnée de manière a occuper pratiquement tout l'intervalle entre les branches correspondantes, dépourvues de bobines, des deux noyaux les plus voisins. Grâce a cette disposition, la présente invention permet de réaliser par exemple une rangée d'électroaimants avec un pas aussi faible que par exemple 12 millimètres, les bobines d'excitation des différents électro-aimants pouvant cependant être dimensionnees d'une façon suffisamment large pour que lesdits électro-aimants exercent sur leurs armatures respectives, des forces d'attraction assez importantes pour permettre à ces dernières d'exercer des actions mécaniques sur des organes mobiles divers, par exemple dans un métier à tisser. Dans une forme de réalisation préférée de l'invention, chaque bobine de chaque noyau présente des dimen sions extérieures maximales qui sont, dans la direction de l'empilement, à peine inférieure à la somme des épaisseurs d'un noyau et de deux séparateurs, et, dans la direction perpendiculaire, à peine inférieure à la somme des largeurs de la branche correspondante du noyau et de son espacement avec la branche la plus voisine du même noyau.Dans le cas notamment de bobines d'excitation à contour extérieur rectangulaire ou carré, cette disposition préférée procure un taux maximal de remplissage de l'espace entre les différents noyaux et entre leurs différentes branches,par les conducteurs des différentes bobines d'excitation ; cette disposition permet donc d'obtenir, pour des noyaux et des séparateurs de dimensions déterminées, la force d'attraction maximale des électro-aimants ; inversement, une force d'attraction déterminée des électro-aimants peut être ainsi obtenue pour des dimensions minimales de leurs noyaux magnétiques et des séparateurs. Cette forme de rEalisa- tion préférée de l'invention permet donc d'optimaliser le rapport entre la force d'attraction des différents électro aimants du groupement considéré, et l'encombrement de ce groupement d'électro-aimants. Dans- une première forme de réalisation par ticulière de l'invention, chaque noyau magnétique, en forme de C, comporte seulement une première et une seconde branche, de mêmes sectionstransversales, des bobines d'excitation, qui produisent le même nombre d'ampère-tours, étant montées sur les premières branches seulement d'un noyau sur deux, et sur les secondes branches des autres noyaux. Les différents électro aimants d'un tel groupement sont donc pourvus chacun d'une bobine d'excitation unique, et ils exercent tous la même force d'attraction sur leurs armatures respectives. Dans une seconde forme de réalisation de l'invention, chaque noyau magnétique, en forme de E, comporte une branche médiane et deux branches extrêmes, chacune de section transversale sensiblement moitié de celle de la branche médiane, des bobines d'excitation, qui produisent le même nombre d'ampère-tours, étant montées seulement sur les deux branches extrêmes d'un noyau sur deux, et une bobine d'excitation, qui produit un même nombre d'ampère-tours, étant montée seulement sur la branche médiane de chacun des autres noyaux.Dans le cas d'un tel groupement, un électro-aimant sur deux comporte deux bobines d'excitation, les autres électro-aimants en comportant une seule ; en raison cependant des dimensionnements des branches correspondantes de leurs noyaux magnétiques respectifs et de leurs bobines d'excitation, l'attraction résultante que chaque électro-aimant a deux bobines exerce sur son armature peut être rendue égale à celle exercée par un électroaimant à bobine unique. Selon une autre caractéristique de l'invention, pour assurer une commande très rapide de chaque effecteur du groupement très compact d'effecteurs, des moyens sont prévus pour envoyer dans la ou les bobines d'excitation du noyau correspondant un courant de commande très intense et de durée très brève, de l'ordre de quelques millisecondes, et un courant de maintien, beaucoup plus faible.Cette disposition est particulièrement avantageuse pour la réalisation de groupements très compacts d'électro-aimants puissants, en particulier pour la commande électromécanique des métiers à filer; en effet, l'intensité du courant de commande peut être choisie suffisante pour que l'armature de llélectro-aimant correspondant soit déplacée très rapidement sous l'action d'une force d'attraction très intense ; cependant, la durée très brève du courant de commande très intense évite que ce dernier ntechaufi la ou les bobines d'excitation de l'électro-aimant et ne les porte à une température élevée, d'autant plus dangereuse que, pour réduire l'encombrement, les conducteurs desdites bobines d'excitation doivent être enrobés avec des isolants, par exemple des vernis isolants, les plus minces possible.Cette disposition selon la présente invention permet donc de conférer une grande vitesse de réponse à un groupement très compact d'électroaimants puissants, sans qu'il en résulte un risque d'échauffe- ment excessif, et éventuellement de claquage des isolants de leurs bobines d'excitation, ni pendant la courte durée du courant de commande très intense, ni pendant les périodes de maintien, dont la durée n'est en aucune façon limitée, puisque le courant de maintien presente selon la présente invention, une intensité très inférieure à celle du courant de commande.La même disposition permet d'obtenir le même avantage d'une vitesse de réponse très élevée, dans le cas d'un groupement très compact de relais électromagnétiques1 destiné par exemple à constituer une matrice de commutation télépho- nique ; pour cette application également, la faible intensité des courants de maintien est particulièrement avantageuse. Selon une autre caractéristique avantageuse de l'invention, les séparateurs intercalés entre les différents noyaux magnétiques sont en métal amagnétique, par exemple en aluminium ou en cuivre. De tels séparateurs métalliques peuvent ainsi servir de radiateurs pour l'évacuation de la chaleur produite lors du fonctionnement des effecteurs électromagnétiques ; cette disposition permet donc d'accroitre encore l'intensité des courants de commande, et éventuellement de maintien, et par suite d'augmenter encore la force d'attraction et la rapidité de réponse d'un groupement très compact d'effecteurs électromagnétiques. A titre d'exemples, on a décrit ci-dessous et illustré schématiquement au dessin annexé plusieurs formes de réalisation de l'invention. La figure 1 est une vue partielle, en perspective, d'un empilement de noyaux magnétiques et de séparateurs amagnétiques. Les figures 2 et 3 montrent respectivement en élévation l'un des noyaux magnétiques et l'un des séparateurs de la figure 1. La figure 4 est une vue en coupe d'une première forme de réalisation d'un groupe très compact d'électroaimants suivant la présente invention. La figure 5 est une vue en coupe suivant la ligne V-V de la figure 4. La figure 6 est une vue en coupe, correspondant à la figure 4, d'une seconde forme de réalisation d'un groupement très compact d'électro-aimants selon la présente invention. La figure 7 est le diagramme des courants de commande et de maintien, utilisés pour l'excitation d'un groupement d'électro-aimants selon la présente-invention. La figure 8 est le schéma électrique d'une forme de réalisation préférée d'un dispositif électronique, selon l'invention, pour commander un effecteur électromagnétique. La figure 9 est le diagramme des courants de commande et de maintien produits par le dispositif de la figure 8. La figure 1 représente en perspective un empilement alterné de noyaux magnétiques identiques, 1, et de séparateurs amagnétiques, 2. Comme visible sur la figure 2, chaque noyau magnétique, 1, est en forme de E, et comporte donc une branche médiane la et deux branches extrêmes lb et lc. Chaque noyau, 1, est découpé par exemple dans une tle en fer extradoux, "calmé", c'est-à-dire non sujet au phénomène dit du "vieillissement magnétique" de la tôle, et présentant une haute perméa bilité, de valeur maximale de l'ordre de 6.000 ; à titre de variante, on peut utiliser par exemple un empilement comprenant des tales en fer-silicium de mêmes caractéristiques. De telles tôles conviennent particulièrement bien pour la réalisation des noyaux magnétiques d'électro-aimants destinés à être excités par des courants continus.Chaque séparateur, 2, est constitué, comme visible sur la figure 3, par une plaque rectangulaire d'un matériau qui peut être un isolant électrique (bakélite, bois...etc.), ou bien de préférence un métal amagnêtique, par exemple de l'aluminium ou du cuivre, bon conducteur de la chaleur. Chacun des noyaux, 1, et des séparateurs, 2, est pourvu de perçages, de mêmes diamètres, 3 ou 4, qui peuvent être alignés comme visible sur la figure 1 pour permettre le passage de broches ou de tiges filetées, destinées à l'assemblage de l'empilement, par exemple au moyen d'écrous.Dans l'exemple de réalisation illustré, chaque noyau magnétique, 1, a été découpé dans une tôle d'épaisseur 7 mm ; comme sa branche médiane, la, a une largeur de 14 mm, tandis que chacune de ses branches extrêmes, lb et lc, a une largeur moitié, de 7 mm, la section transversale de chaque branche extrême, qui est de 49 mm2, est moitié de la section transversale de ladite branche médiane (98 mu2). Comme chaque séparateur, tel que 2, a une épaisseur de 5 Ma dans l'exemple considéré., l'empilement illustré sur la figure 1 présente un pas de 12 mm ; il peut bien entendu comporter un nombre quelconque de noyaux, 1, empilés dans le sens de la flèche F (figure 1). Comme visible sur les figures 4 et 5, des bobines d'excitation, 5b et 5c, qui produisent le même nombre d'ampère-tours, sont montées seulement sur les deux branches extrêmes, lb et lc respectivement, d'un noyau magnétique, 1, sur deux, et une bobine d'excitation 5a, qui produit un même nombre d'ampère-tours, est montée seulement sur la branche médiane, la, de chacun des autres noyaux. Dans l'exemple de réalisation illustré, chacune des bobines d'excitation, Sa, 5b, 5c, comporte une carcasse intérieure en matériau isolant, notamment en forme de tube à section carrée, 6b ou 6c, ou à section rectangulaire, 6a, qui est 'manne à ses deux extrémités de joues, telles que 6b1 et 6b2 (figure 5), également à contour rectangulaire ou carré.L'enroulement de chacune desdites bobines d'excitation est constitué par un fil conducteur (non représenté), qui présente une section transversale la plus importante possible compte tenu des dimensions extérieures de la bobine, et qui est isolé extérieurement par un vernis d'émaillage tres mince ; ce conducteur est bobiné, de préférence à l'aide d'une machine connue, sur la carcasse telle que 6b, en spires jointives, de façon à remplir tout l'intervalle entre les joues supérieure 6b1 et inférieure,6b2, de ladite carcasse. L'ensemble du bobinage peut être ensuite muni d'un isolant extérieur, par exemple d'un enrobage isolant, s'étendant de façon continue entre les deux joues 6b1 et 6b2 de la carcasse 6b ; cette dernière forme ainsi un bloc tubulaire compact, qui est ensuite enfilé sur la branche correspondante du noyau magnétique, par exemple la branche lb.A titre de variante, chaque branche d'un noyau magnétique 1 qui doit être munie d'une bobine d'excitation peut être gainée avec un isolant mince, de préférence thermorétractable, pour que ledit isolant s'applique étroitement contre la branche à section rectangulaire ou carrée, en particulier au niveau de ses angles vifs par un procédé connu, on réalise alors une bobine sans carcasse, en utilisant un fil conducteur enrobé avec un enduit thermoadhérent, ladite bobine sans carcasse, de forme tubulaire et compacte,étant ensuite enfilée sur la branche correspondante du noyau. Dans le cas de la forme de réalisation qui est illustrée sur les figures 4 et 5, et qui comporte des bobines d'excitation,les unes,5a, à contour extérieur rectangulaire, et les autres, 5b et 5c, à contour extérieur carré, chacune desdites bobines, 5a, 5b, 5c, présente, dans la direction de l'empilement (indiquée par la flèche F sur la figure 4), une dimension extérieure (m unale), A, qui est à peine inférieure à la somme des épaisseurs d'un noyau, 1, et de deux séparateurs, 2, c'est-à-dire à peine inférieure à 17 mm ; dans la direction perpendiculaire à F, les bobines à contour carré, 5b et 5c, ont la même dimension extérieure, A = 17 mm, tandis que les bobines à contour rectangulaire, 5a, ont une dimension extérieure B à peine inférieure à la somme des largeurs de la branche médiane, la, du noyau correspondant et de son espacement avec l'une des branches extrêmes, lb et lc, du même noyau ; Si cet espacement a la valeur de 10 mm,indiquée sur la figure 2, chaque bobine à contour extérieur rectangulaire, 5a, peut avoir, dans la direction perpendiculaire à F, une dimension extérieure B à peine inférieure à la somme des largeurs de la branche médiane correspondante, la, du noyau 1, et de son espacement avec les branches extrêmes lb et lc, c'est-à-dire à peine inférieure à 24 mm.Avec ce dimensionnement, on voit clairement sur la figure 4 que l'on obtient une valeur pratiquement maximale pour le coefficient de remplissage par les bobines d'excitation, des interaalles entre les branches d'un même noyau et entre les différents noyaux 1. Bien entendu, la présente invention n' est pas limitée à lluti- lisation de bobines d'excitation présentant des contours extérieurs carrés ou rectangulaires ; elle s'étend également à l'emploi de bobines d'excitation ayant des contours extérieurs de formes différentes, par exemple circulaire ou ovale ; cependant, avec ces dernières formes, on ne peut obtenir que des valeurs inférieures pour le coefficient de remplissage des intervalles de l'empilage de noyaux par les bobines d'excitation. Bien entendu, les différentes branches des différents noyaux magnétiques, 1, au lieu d'avoir des sections transversales rectangulaires ou carrées, pourraient, elles aussi, avoir des sections transversales circulaires, ovales ou d'autres formes. Comme d'une part, les branches extrêmes lb et lc de chaque noyau magnétique, 1, ont chacune une section transversale moitié de celle de la branche médiane, la, du noyau correspondant, et que, d'autre part, les différentes bobines d'excitation, 5b et Sc, montées sur les branches extrêmes lb et lc d'un même noyau, sont réalises de manière à produire respecti vement des nombres d'ampère-tours égaux entre eux et chacun sen siblement égal au nombre d'ampère-tours que chaque bobine, 5a, montée sur une branche médiane la d'un noyau 1 est adaptée pour produire, il est évident que chaque électro-aimant à deux bobi nes, 5b et 5c, tel que celui visible sur la figure 5, exerce sur son armature, 7, des forces d'attraction dont la résultante est egale à la force d'attraction qu' exerce sur son armature un électro-aimant à une seule bobine d'excitation, médiane, Sa. Dans la seconde forme de réalisation qui est illustrée schématiquement en coupe sur la figure 6, chaque noyau magnétique, 1, en forme de C, comporte seulement une première branche lb et une seconde branche lc, de même sections transversales, par exemple rectangulaires t des bobines d'excitation identiques, 5b et 5c, réalisées de manière à produire chacune le même nombre d'ampère-tours, sont montées, les unes, 5b, sur les premières branches, lb, seulement d'un noyau 1 sur deux, et, les autres, 5c, sur les secondes bran ches, lc, des autres noyaux 1.Cette seconde forme de réa lisation offre, sur celle illustrée sur les figures 4 et 5 et précédemment décrite, l'avantage de ne comporter qu'un seul type de bobines d'excitation, ce qui est avantageux à divers points de vue ; en particulier, la réalisation des carcasses 6b et 6c de ses bobines, notamment en matière synthétique, nécessite un moule unique. Bien entendu, la présente invention pourrait être également mise en oeuvre avec des noyaux magnétiques comportant chacun plus de trois branches, des bobines d'exci tation étant montées sur les branches d'ordre impair d'un noyau magnétique sur deux, et sur les branches d'ordre pair des autres noyaux magnétiques, de telle sorte que chaque bobine de chaque noyau puisse être dimensionnée de manière à occuper pratiquement tout l'intervalle entre les branches correspondantes, dépourvues de bobines, des deux noyaux les plus voisins, Pour assurer une commande très rapide des électro-aimants très compacts illustrés sur les figures 4 à 6, on prévoit de préférence, selon la présente invention, des moyens pour envoyer dans la bobine d'excitation unique, 5a, de l'électroaimant à commander, ou bien, simultanément, dans ses deux bobines d'excitation, 5b, 5c (figure 4), d'abord un courant de commande très intense, Ic (voir la figure 7), pendant une durée très brève (par exemple tl-to = 3 millisecondes), puis un courant de maintien Im, beaucoup plus faible, pendant une durée appropriée (t2-tl), qui n'est pratiquement pas limitée. On connaît déjà différents moyens, notamment électroniques, qui permettent par exemple d'appliquer une tension continue de 48 volts aux bornes de la bobine unique ou de chaque bobine de l'électro aimant à commander, pendant une durée de quelques millisecondes, puis de réduire brusquement (à l'instant tl sur la figure 7) la tension appliquée, par exemple à 12 volts seulement. La durée d'application du courant de commande Ic peut être prédéterminée, par exemple en utilisant une bascule monostable elle peut être aussi déterminée par l'intermédiaire d'une bascule bistable, dont le rebasculement, à l'instant tl, est commande positivement par la fin du mouvement d'attraction de l'armature de l'électro-aimant, saisie par un capteur ap proprié. Même si les conducteurs des bobines d'excitation des électro-aimants ne sont pourvus que d'isolants très minces, la durée du courant de commande, très intense, Ic,est insuffisante pour produire un dégagement de chaleur dangereux ; inversement, pendant la période de maintien, qui peut sans inconvénient être très longue, l'intensité du courant de maintien, Im, est insuffisante pour produire un dégagement de chaleur dangereux. Comme on l'a déjà indiqué, les séparateurs amagnétiques, 2, jouent en outre, lorsqu'ils sont constitués en un métal amagnétique,le rôle de radiateurs thermiques,qui favorisent la dissipation de la chaleur dégagée au cours du fonctionnement des électro-aimants. Par ailleurs, le refroidissement naturel, ou éventuellement forcé, des bobines d'excitation des différents électro-aimants d'un groupement très compact selon la présente invention est favorisé par la disposition alternée des bobines d'excitation dans la direction F de l'empilement, comme visible sur les figures 4 et 6. Pour toutes ces raisons, le groupement d'ef fecteurs électromagnétiques selon la présente invention n'a qu'une consommation électrique réduite, et, malgré sa compacité, sa température de fonctionnement est peu élevée, même si chaque effecteur est commandé avec une grande fréquence de répétition, et des temps de repos relativement courts. La figure 8 représente le schéma électrique d'un dispositif électronique selon la présente invention pour commander la bobine, 5, d'un effecteur électromagnétique, par exemple l'une des bobines, 5a ou 5b et 5c, de l'un des électro-aimants du groupement compact selon la présente invention, qui est illustré sur la figure 4. Le dispositif illustré sur la figure 8 comporte deux bornes d'entrée, S1 et S2, pour l'application du signal de commande, s, dela bobine 5, qui peut se présenter comme une impulsion de courant ou de tension, d'amplitude sensiblement constante, et relativement faible, et de durée, tm, correspondant sensiblement à la valeur choisie pour le temps de maintien de l'electro-aimant commandé par la bobine 5. Le dispositif est alimenté en énergie electrique à partir d'une borne P1, qui est reliée à une borne d'une source de courant continu de par exemple +24 Volts, et à partir d'une borne P2, qui est reliée à une autre source de courant continu de par exemple -15 Volts ; les autres bornes de ces deux sources de courant continu peuvent être reliées à la masse M du dispositif. Entre les bornes,Sl et S2, d'application du signal de commande sont connectées en série les diodes,D1 et D2, de deux coupleurs opto-électroniques, 1 et 02, d'un type connu. I1 s'agit de diodes électroluminescentes qui, lorsqu'elles sont alimentées par le signal de commande appliqué aux bornes S1 et S2,envoient des faisceaux lumineux de commande respectivement sur les bases des transistors, T1 et T2, des coupleurs et et 2 . Le collecteur du transistor T1 est relié à la borne d'alimentation P1 à travers une diode D3 et une résistance R1, valant par exemple 12000 ohms.Un condensateur-réservoir, C1, dont la valeur peut être par exemple voisine de 50 ou de 100 microfarads, est inséré entre le point commun à la diode D3 et à la résistance R11 d'une part, et un point N1, en série avec une résistance R2 valant par exemple 220 ohms. L'émetteur du transistor,Tlt du coupleur, 01, est relié en parallèle, au point N1, à travers une résistance R3, valant par exemple 27000 ohms, et à un condensateur, C21 valant par exemple 3,3 ou 4,7 microfarads.L'autre armature du condensateur, C2, est reliée,d'une part, à travers une diode, D4, au point N1, et, d'autre part, à travers une diode, D5, de même polarité que la diode D41 à la base d'un transistor,T3, dont le collecteur est relié au point commun à la diode D3 et à la résistance R1 à travers une résistance, Rq, valant par exemple 1,5 kiloohms. La base du transistor T3 est donc d'autre part reliée au point N1 à travers un condensateur, C3, valant par exemple 4,7 nanofarads, en parallèle sur une résistance R6, valant par exemple 2200 ohms et en série avec une résistance R5, par exemple de même valeur. La base d'un transistor de puissance, T4, est reliée, d'une part, à l'émetteur du transistor T3, et d'autre part, au point commun aux composants R5, R6 et C3. Un condensateur, C4, valant par exemple 4,7 nanofarads, est en outre inséré èn parallèle sur la résistance R5.Le point N1 est d'autre part connecté, à travers une diode de polarité appropriée, D6, à l'une des extrémités de la bobine, 5, de l'electro-aimant à commander, l'autre extrémité de cette bobine étant reliée à la borne a d'ali- mentation Le collecteur du transistor, T2, est relié à la borne d'alimentation, P11 à travers une résistance R7, valant par exemple 10 kiloohms. Son émetteur est relié à la base d'un transistor T5, dont le collecteur est également relié à la borne d'alimentation P1 à travers une résistance R8, valant par exemple 2,2 kiloohms.Un condensateur, C5, valant par exemple 4,7 nanofarads, et une résistance, Rgf valant par exemple 2,2 kiloohms, sont connectés en parallèle entre la base et l'émetteur du transistor T5 ; ce dernier est en outre relié à la base d'un transistor, T6, à travers une résistance, R101 valant par exemple 470 ohms Le collecteur du transistor, T6, est relié directement à la masse, M, du dispositif Son emetteur est relié, d'une part, à la masse, M, à travers une résistance, R111 valant par exemple 10 kiloohms, et, vautre part, à sa base, à travers une résistance, R12 valant par exemple 4,7 kiloohms, en parallèle sur un condensateur, C6, valant par exemple 4,7 nanofarads.Par ailleurs, l'émetteur du transistor, T6, est relié à la meme extrémité de la bobine, 5, de l'électro-aimant à commander, que la diode, D6 à travers une diode, D7, de même polarité que la diode D6. Ente les bornes de la bobine 5 est enfin connectée une résistance, R131 valant par exemple 22 ohms, en série avec une diode, D de même polarité que les diodes D6 et D7. Le dispositif illustré sur la figure 8 et précédemment décrit fonctionne de la façon suivante Des que le signal de commande s-est applique aux bornes, S1 et S2, les diodes, D1 et D21 des deux coupleurs et et 2 rendent conducteurs les transistors correspondants, T1 et T2. Le condensateur C1, avait été précédemment chargé dans le circuit suivant 1) P1 , D3 , C1 , R2 B N1 g D6 , 5 , p2 Dès que le transistor T1 est rendu conducteur par le signal de commande, le condensateur C1 commence à se décharger dans le circuit suivant 2) C1 , R1 , T1 , C2 , D5 . Comme,d'autre part,le condensateur, C1, envoie également un courant, par l'intermédiaire de la résistance R4, dans le collecteur du transistor T3, ce dernier, dont la base est polarisée à travers la diode, D5, dans le circuit 2) ci-dessus, devient conducteur et rend également conducteur le transistor de puissance T4. Un courant de commande très intense, Ic (figure 9), est donc envoyé à travers la bobine, 5, de l'électro-aimant à commander, à travers le circuit suivant 3) P1 , T4 , D6 5 5 , P2 Cependant, le condensateur, C2, qui était pratiquement déchargé avant l'application du signal de commande, s, se charge progressivement dans le circuit 2) ci-dessus. Sa constante de charge a par exemple une valeur voisine de 50 millisecondes pour C2 = 4 microfarads.Au bout d'une durée At ayant cet ordre de grandeur,la décharge du condensateur C1 et la charge du condensateur C2 dans le circuit 2) ci-dessus cessent pratiquement, si bien que le transistor, T3, cesse d'être polarisé à travers la diode D5 ; il bloque par suite le transistor, T4, ce qui a pour effet de couper le circuit 3) ci-dessus d'alimentation de la bobine 5 ; le courant de commande, Ic, qui avait donc commencé à traverser la bobine 5 à l'instant, tO, initial du signal de commande, prend fin à l'instant tl = to + & ; la durée, bt,du courant de commande, Ic, peut être ajustée par exemple entre 5 et 200 millisecondes, en ajustant les valeurs des composants R1, C1 et C2, comme on l'a indiqué précédemment. L'intensité du courant de commande Ic peut être suffisamment élevéepour produire une commande très rapide de l'electro-aimant par sa bobine, 5, ainsi qu'on l'a expliqué précédemment ; les caractéristiques du transistor de puissance, T4, doivent évidemment être adaptées à l1intensité désirée pour le courant de commande Ic ; en cas de besoin, un ou plusieurs autres transistors de puissance, tel que le transistor, T7, représenté en tireté sur la partie droite de la figure 8, peut être -connecté en parallèle sur le transistor de puissance T4, pour obtenir des valeurs particulièrement élevées du courant de commande Ic. Par ailleurs, dès que le transistor T2 du coupleur 02 est devenu conducteur, c'est-à-dire dès l'instant initial, t01 du signal de commande s et du courant de comesde Ic, la base du transistor T5 a été polarisée de telle façon qu'il est également devenu conducteur, et a rendu de même conducteur le transistor T6.Un courant de maintien, Im, (en tireté sur la figure 9) est aussitôt établi à travers le circuit suivant, qui passe également par la bobine 5 de l'électro-aimant à commander 4) M , T6 t D7 , 5 , P2 Cependant, ce circuit, et le courant de main- tien, Im, qui le traverse, sont maintenus aussi longtemps que les transistors T6, T5 et T2 sont conducteurs, c'est-à-dire pendant toute la durée, tm, du signal de commande appliqué aux bornes S1 et S2. I1 est d'autre part évident que 11 intensité du courant de maintien, Im, est notablement inférieure, par exemple de trois à six fois inférieure à l'intensité du courant de commande Ic. Le dispositif selon la présente invention illustré sur la figure 8 et précédemment décrit, offre donc la particularité de produire et d'envoyer dans la bobine 5 de l'électro-aimant à commander, simultanément un courant de main- tien, Im, de même durée, tm, que le signal de commande, -et un courant de commande, d'intensité, Ic, très supérieure à celle, Im, du courant de maintien, le courant de commande s'établissant dès le début, to, du signal de commande, et ayant une du.re prédéterminée, At, de par exemple 5 à 200 millisecondes, ind epen- dante de la durée, tm, du signal de commande. Le dispositif de commande selon la pressente invention offre les avantages suivants 10. Du fait que le courant de maintien est établi avant l'interruption du courant de commande, les phénomènes transitoires qui accompagnent inévitablement cette interruption du courant de commande sont largement masqués par le courant de maintien, et restent pratiquement sans effet sur le maintien de l1électro-aimant,précédemment excité vs le courant de commande ; il y a également une réduction sensible des parasites électriques dus à ces phénomènes transitoires 20.La durée du courant de commande étant indé- pendante de celle du courant de maintien, en cas de perturta- tions quelconques dans le dispositif de commande selon la pré- sente invention, il y a necessairement interruption du courant de commande à l'instant to + #t, ce qui élimine certainemen-t tout risque lié à une prolongation intempestive du courant-sse commande,très intense (surchauffe de la bobine de l'électro- aimant et éventuellement claquage de ses isolants électriques). 30. En cas de défaillance de l'une des deux sources de courant électrique, connectées respectivenent aux bornes d'alimentation, P1 et P21 il peut se produire que. seul le courant de commande ou le courant de maintien soit établi cependant, dans le premier cas, 1 t interruption du courant de commande survient très rapidement, et en toute sécurité, la seule conséquence de l'absence du courant de maintien étant le relâchement de l'electro-aimant. Dans le second cas, le courant de maintien, s'il est insuffisant pour exciter l'electro-aimant, l'est également pour produire une surchauffe ou une détérioration quelconque de la bobine de l'électro-aimant. Le temps de repos (tr sur la figure 9) qui sépare l'interruption du courant de maintien à lXinstant t2, du début d'un nouveau signal de commande, à l'instant t3, doit être tel que le condensateur C1 se soit rechargé suffisamment, dans le circuit 1) ci-dessus, depuis la précédente interruption de sa décharge, à l'instant tl ; la fréquence de répétition du courant de commande Ic est donc limitse par la constante de temps du circuit 1) de charge du condensateur C1 r on peut aisément dimensionner cette constante de temps de telle façon que le signal de commande de l'électro-aimant puisse être répété jusqu'à cinq à six fois par seconde.Cette fréquence de repetition n'est pratiquement pas limitez par l'énergie électrique qui subsiste dans la bobine 5 à la coupure des courants qui la traversent, car cette énergie est dissipée de façon classique à travers le circuit R13-D8. Les diodes, D6 et D7, ont pour rôle essentiel de découpler les connexions,à la bobine S,des circuits produisant respectivement le courant de commande Ic et le courant de maintien Im. Selon une autre caractéristique avantageuse du dispositif suivant présente invention, les collecteurs de tous les transistors de puissance, tels que T4 et éventuellement T7, associés aux effecteurs d'un même groupement d'une part, et ceux de tous les transistors T6 autre part, sont reliés respectivement à deux plaques métalliques, servant de radiateurs thermiques. Le dispositif électronique selon la présente invention, qui est illustré sur la figure 8 et a été précédemment décrit, est susceptible de nombreuses variantes, entrant toutes dans le cadre de l'invention. L'emploi des coupleurs opto-électro niques 1 et 2 est avantageux, mais non indispensable. Le signal de commande pourrait attaquer en parallèle les électrodes de commande de deux transistors. Au lieu d'être réalisé, comme illustré sur la figure 8, le circuit produisant le courant de commande Ic pourrait être constitué par une bascule électronique monostable, d'un type approprié quelconque, dont le temps de basculement aurait une valeur appropriée, At, et qui serait commandée par le front avant du signal de commande, à l'instant t0 (figure 9). REVENDICATIONS 1.- Groupement très compact d'effecteurs électromagnétiques, notamment d' électro-aimants, caractérisé en ce qu'il comporte au moins un empilement alterné de noyaux magnétiques identiques, à plusieurs branches, et de séparateurs amagnétiques, et que des bobines d'excitation sont montées sur les branches d'ordre impair d'un noyau magnétique sur deux et-sur les branches d'ordre pair des autres noyaux magnétiques, de telle sorte que chaque bobine de chaque noyau peut être dimensionnée de manière à occuper pratiquement tout l'intervalle entre les branches correspondantes, dépourvues de bobines, des deux noyaux les plus voisins. 2.- Groupement d'effecteurs électromagnétiques selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque bobine de chaque noyau présente des dimensions extérieures maximales qui sont, dans la direction de l'empilement, à peine inférieure à la somme des épaisseurs d'un noyau et de deux séparateurs, et dans la direction perpendiculaire, à peine inférieure à la somme des largeurs de la branche correspondante du noyau et de son espacement avec la branche la plus voisine du même noyau. 3.- Groupement d'effecteurs électromagnétiques selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que chaque noyau magnétique, en forme de C, comporte seulement une première et une seconde branche, de mêmes sections transversales, des bobines d'excitation qui produisent le même nombre d'ampère-tours étant montées sur les premieres branches seulement d'un noyau sur deux, et sur les secondes branches des autres noyaux. 4.- Groupement d'effecteurs électromagnétiques selon l'une quelconque des revendications 1 eut~2, caractérisé en ce que chaque noyau magnétique, en forme de E, comporte une branche médiane et deux branches extrêmes, chacune de section transversale sensiblement moitié de celle de la branche médiane,des bobines d'excitation qui produisent le même nombre d'ampère-tours étant montées seulement sur les deux branches extrêmes d'un noyau sur deux, et une bobine d'excitation qui produit un même nombre d'ampère-tours, étant montée seulement sur la branche médiane de chacun des autres noyaux. 5.- Groupement d'effecteurs électromagnétiques selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que, pour assurer une commande très rapide de chaque effecteur, des moyens sont prévus pour envoyer dans la ou les bobines d'excitation du noyau correspondant, d'abord un courant de commande très intense et de durée très brève, de l'ordre de quelques millisecondes, puis un courant de maintien, beaucoup plus faible. 6.- Groupement d'effecteurs électromagnétiques selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les séparateurs sont en métal amagnétique, par exemple en aluminium ou en cuivre. 7.- Groupement d'effecteurs électromagnétiques selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les séparateurs sont en isolant électrique, par exemple en bakélite ou en bois. 8.- Application d'un groupement d'électro-aimants selon l'une quelconque des revendications 1 à 7 à la commande électromagnétique d'une machine telle qu'un métier à tisser. 9.- Application de groupements de relais électromagnétiques selon l'une quelconque des revendications 1 à 7 à la constitution d'une matrice de commutation téléphonique. 10.- Dispositif electrDnique pour ramender au moins un effecteur électromagnétique, faisant par exemple partie d'un groupement très compact de tels effecteurs, selon l'une quelconque des revendications 1- à 7, dispositif caractérisé en ce qu'il comprend des circuits connectés en parallèle à la bobine de l'effecteur électromagnétique, pour produire et y envoyer un courant de maintien de même durée que le signal de commande, et, simultanément, un courant de commande, d'intensité très supérieure à celle du courant de maintien, le courant de commande s'établissant dès le début du signal de commande, et ayant une durée prédéterminée, sst, de par exemple 5 à 200 millisecondes, indépendante de la durée du signal de commande. 11.- Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que le circuit produisant le courant de commande comprend au moins un premier transistor,qui est maintenu conduc teur pendant la durée prédéterminée, At, par le courant de dé charge dtun premier condensateur, dont le circuit de décharge comporte lui-même au moins un second transistor, commandé par le signal de commande. 12.- Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce que le circuit de décharge du premier conden sateur comporte un second condensateur, connecté à ltelectrode de commande du premier transistor à travers au moins une diode ainsi éventuellement qu'un troisième transistor. 13.- Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce que le circuit produisant le courant de main tien comprend au moins un premier transistor, dont le circuit de commande comporte au moins un second transistor, commandé par le signal de commande. 14.- Dispositif selon la revendication 13, caractérisé en ce que les seconds transistors des circuits pro duisant respectivement le courant de commande et le courant de maintien font respectivement partie de deux coupleurs opto électroniques, dont les diodes respectives sont connectées en série entre les bornes d'application du signal de commande. 15.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 10 à 14, caractérisé en ce que les circuits produisant respectivement le courant de maintien et le courant de commande sont connectés en parallèle à la bobine de l'effecteur respectivement à travers des diodes de mêmes polarités. 16.- Dispositif selon l'une quelconque des re vendications 11 à 15, caractérisé en ce que les collecteurs de tous les transistors traversés par les courants de commande des effecteurs d'un même groupement d'une part, et ceux de tous les transistors traversés par les courants de maintien desdits effecteurs d'autre part, sont reliés respectivement à deux plaques mé talliques, servant de radiateurs thermiques.