L'invention est relative à un appareil pour la destruction électrique de végétaux sur pied. La destruction électrique des végétaux, par exemple pour le désherbage ou le débroussaillage, consiste â faire passer un courant électrique de forte intensité à travers la tige végétale sur pied, en établissant à la partie supérieure de la tige, un contact avec une pièce conductrice de l'électricité, reliée à un pile d'une génératrice électrique dont l'autre p8le est relié au sol. Le courant circule dans la tige, vers le sol, en provoquant un fort écbsaffement qui suffit à détruire le végétal au-dessus du sol. Au surplus, le courant circule également dans les racines, ce qui complète la destruction et la rend irréversible. Actuellement, le contact électrique avec les tiges végétal les se fait par une barre horizontale, transversale au sens d'avancement de l'appareil, ou par des chaises suspendues librement à un support transversal. Dans l'industrie électrique, on contact bien les problèmes posés par les résistances de contact entre deux pièces mobiles lune par rapport à l'autre, surtout quand l'intensité de courant est importante. Dans le cas de la destruction électrique de végétaux, le contact entre la tige et la barre conductrice ou autre se fait pratiquement suivant un point unique, lequel présente une résistance de contact très élevée. Il s'ensuit que la transmission de courant à la tige se fait dans de mauvaises conditions qui sont à l'origine d'étincelles violentes et d'une grande consommation d'énergie. L'invention a pour but de remédier à cet inconvénient en proposant un appareil dans laquelle contact électrique ci-dessus est amélioré. A cet effet, suivant une caractéristique de l'invention, l'appareil, qui comporte une source électrique dont une borne est électriquement reliée au sol et dont l'autre borne est électriquement reliée à un organe conducteur destiné à venir en contactevec les végétaux à détruire, est caractérisé par le fail qu'il comporte des moyens pour délivrer audit organe, au moins sur sa surface venant en contact avec les végétaux, un liquide conducteur de l'électricité. Au contact de l'organe conducteur avec la tige de végétal, il s'établit par phénomène de tension superficielle, une perle liquide dont la résistance électrique, Si elle n'est pas négligeable, est en tout cas bien inférieure à la résistance créée par le contact ponctuel à sec de l'art antérieur. il s'ensuit que le passage du courant élect vcre la tige et la perte d'énergie s'en trouvent améliorés. Ce liquide est par exemple de. l'eau, additionnée éventuellement de produits divers tels qu'électrolyte, chlorure de 50- dium, gélifiant, tenseur, agent mouillant, corps augmentant l'onctuosité ou la viscosité. le liquide est délivré à l'organe conducteur de contact, à partir d'un réservoir, soit directement par gravité soit, dans le cas de grand débit, par une pompe. Sur l'organe proprement dit, le liquide se distribue par ruissellement et/ou capillarité. Suivant une autre caractéristique de l'invention, utilisée avantageusement avéc la précédente, l'organe conducteur présente une surface de contact, plane ou non, dirigée vers l'avant et vers le bas par rapport à la direction d'avance de l'appereil pour augmenter dans le temps et dans l'espace son contact avec les végétaux. A cet effet, l'organe èst constitué par exemple par une barre plate inclinée comme indiqué ci-dessus ou par un rouleau cylindrique d'axe horizontal. Suivant une autre caractéristique avantageuse de l'invention, la surface de contact de l'organe conducteur avec les végétaux porte un revêtement souple qui se déforme élastiquement au contact des végétaux et qui, ainsi, augmente la surface de contact entre l'organe conducteur et les végétaux. Le revêtement souple peut être conducteur de l'électricité (brosse métallique ou autre); il peut aussi être isolant (par exemple du type éponge), auquel cas la conduction du courant est assurée par le liquide. On comprendra bien l'invention à la lecture de la description qui va suivre et en référence au dessin annexé dans lequel: Fiv.1 est une vue schématique latérale d'un appareil selon l'invention, dans se version portée à l'arrière d'un tracteur; Fig.2 montre, à plus grande échelle, un détail de l'appareil de la fig.1; Fiv.3 et 4 sont des vues analogues à la fig.2, illustrent une caractéristique préférentielle, suivant deux modes de réalisation; et Piges à 8 sont des vues analogues aux fig.2 à 4, illustrant une autre caractéristique préférentielle, suivant quatre modes de réalisation. L'appareil selon l'invention montré schématiquement à la fig.1 comporte un bâti 1 porté à l'arrière d'un tracteur agricole (non représenté), par le système 2 dit "trois points" de celui-ci. Le bâti n porte une génératrice 3, par exemple de 20.000 V pour une puissance de 80ex, entrainée par la prise de force 4 du tracteur. Le bâti 1 porte un bras vertical 5 qui s'enfonce dans le sol 6 par un soc 7. Le bras 5 et le soc 7 sont en métal bon conducteur de l'électricité; le bras 6 est relié par un conducteur 8 à la borne négative 9 de la génératrice. Le bâti 1 porte à l'arrière et sur le c8té une barre horizontale 10, transversale au sens d'avance A du tracteur. Cette barre peut avoir une longueur importante, par exemple de 10 à 1Zm. On prévoit en général une seule barre 10, sur un c8té du bâti 1, mais on pourrait par exemple prévoir deux barres symétriques, une de chsque côté. La barre 10 est en métal conducteur de l'électricité, par exemple en cuivre, et elle est reliée électriquement à la borne positive Il de la génératrice par un conducteur ll'o Le bâti 1 porte aussi un réservoir 12 contenant un liquide 13 conducteur de l'électricité. Ce liquide est de préférence de l'eau, additionnée éventuellement de produits divers tels gu'électrolyte, chlorure de sodium, gélifiant, tenseur, agent mouillant, corps augmentant l'onctuosité ou la viscosité. De la partie inférieure du réservoir 12 part une canalisation 14, commandée par une vanne 15 de réglage et/ou de coupure du débit, et aboutit à une rampe 16 située à l'aplomb de la bar re 10 et s'étendant sur la même longueur que celle-ci. On conçoit que, lorsque la vanne 15 est ouverte, le liquide 13 s'écoule par gravité, suivant un débit réglé, du réservoir 12 sur la barre 10. Le cas échéant, on pourrait délivrer le liquide 13 par une pompe doseuse. Comme montré à la fig.2, le liquide 13 tombe par gravité sur la barre 10, sur toute la longueur'de celle-ci, suivant des filets ou un goutte-à-goutte. Le liquide ruisselle sur la surface de la barre. Le réservoir 12 et les canalisations, et le cas échéant, la pompe, sont électriquement isolés du bâti 1 car le liquide 13 risque de les relier à la borne positive 11. Quand un végétal 17 sur pied entre en contact avec la barre 10, le liquide présent sur la barre 10, dans la zone de contact de celle-ci avec le végétal, crée une poche ou perle de liquide 14, essentiellement par capillarité due à la tension superficielle du liquide. De ce fait, la zone de contact électri-que entre la barre 10 et le végétal 17 est constituée, non seulement par la zone de contact matériel entre le végétal et la barre, mais également par la poche 14 de liquide. De ce fait, la résistance électrique du contact barrevégétal se trouve considérablement réduite par rapport à ce qu' elle serait si le contact se faisait à sec; la résistance électrique de contact peut être assimilée à deux résistances en parallèle, l'une résultant du contact matériel barre-tige et l-'au- tre de la poche 14. Le passage du courant de la barre 10 dans le végétal s'en trouve amélioré en conséquence, sans consommation d'énergie excessive. Bien que cela soit connu, on rappellera que le courant I circule le long du végétal 17, vers le sol 6 et jusque dans les racines 18 en y détruisant toute vie par effet Joule. On a montré à la fig.3 une variante pour la barre 10. Dans cette réalisation, la barre 10 est constituée par une lame inclinée vers.le bas et l'avant par rapport au sens d'avancement A, par exemple de 450. Cet agencement permet un contact barrevégétal sur une plus grande longueur et pendant plus longtemps. Le mouillage de la surface de travail de la lame 10 par le liquide 13 se fait par ruissellement par dessus le bord supérieur de la lame et/ou à travers des ajours 19 pratiqués dans la lame. Dans la variante de la fig.4, la barre 10 est remplacée par un rouleau, éventuellement tournant par réglage pas à pas ou en continu, qui lui aussi présente au végétal une surface de contact inclinée vers le bas et l'avant par rapport au sens d'avancement A. Le mouillage du rouleau 10 par le liquide 13 se fait soit par ruissellement, soit par capillarité depuis une alimentation axiale du rouleau par une canalisation ajourée. On a montré aux fig.5 à 8 une autre caractéristique de l'invention, appliquée à deux types d'organe 10 de contact, grâce à laquelle on augmente la surface de contact entre l'organe et le végétal. Suivant cette caractéristique, la surface de l'organe de contact destinée à coopérer avec le végétal est souple pour pouvoir se déformer élastiquement sous l'action du végétal. Suivant l'exemple de la fig.5, la lame 10, par ailleurs identique à celle de la fig.3, présente, sur sa surface de travail, une multitude de poils 20, à la manière d'une brosse. Ces poils sont de préférence en métal conducteur de l'électricité, par exemple en cuivre. Le liquide 13 mouille les poils 20 par ruissellement et/ou par capillarité. Quand un végétal vient au contact des poils 20, il s'insère plus ou moins profondément entre eux, ce qui augmente la surface de contact. Bien qu'il semble préférable dButiliser des poils 20 conducteurs, il peut être envisagé d'adopter des poils isolants; dans ce cas, seul le liquide 13 assure alors le passage du cou sont. Dans la variante de la fig.6, les poils 20 de la fig.5 sont remplacés par une structure 20 spongieuse, fibreuse, pelucheuse ou cellulaire, conductrice ou non, qui, en fonctionnement, a le même rôle que les poils 20. On a montré aux fig.7 et 8 deux variantes dans lesquelles on a utilisé respectivement les poils 20 de la fig.5 et la structure 20 de la fig.6 pour garnir la surface du rouleau 10 de la fig.4. Les mêmes considérations que pour les fig.4 -à 6 s'appliquent à ces deux variantes. Il ressort de ce qui précède que l'appareil selon l'inven tion permet de réaliser un contact électrique amélioré entre l'organe conducteur et le végétal, ce qui se traduit par une réduction appréciable de la consommation d'énergie à ce niveau et permet d'utiliser une source d'énergie de puissance moindre. REVENDICATIONS 1.- Appareil pour la destruction de végétaux sur pied, par voie électrique, notamment pour le désherbage et le débrou.ssail- lage, comportant une source électrique (3) dont une borne (9) est électriquement reliée au sol (6) et dont l'autre borne (11) est électriquement reliée à un organe conducteur (10) destiné à venir en contact avec les végétaux (17) à détruire, caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens (12, 14, 15, 16) pour délivrer audit organe (10), au moins sur sa surface venant en contact avec les végétaux (17), un liquide conducteur de l'électri- cité (13). 2.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le liquide (13) est de l'eau, additionnée éventuellement de produits divers tels qu'électrolyte, chlorure de sodium, gélifiant, tenseur, agent mouillant, corps augmentant l'onctuosité ou la viscosité. 3.- Appareil selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que le liquide (13) est délivré par gravité à partir d'un réservoir (12) et des canalisations (14, 16). 4.- Appareil selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que le liquide (13) est délivré par une pompe. 5.- Appareil selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens de dosage du débit de liquide (13) vers l'organe (10). 6.- Appareil selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait qu'il comporte une rampe (16) à l'aplomb de l'organe (10) et sur la même longueur que celui-ci. 7.- Appareil selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que l'organe (10) est un rouleau alimenté a axialement par une canalisation ajourée. 8.- Appareil selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que l'organe conducteur (10) présente une surface de contact, plane ou non, dirigée vers l'avant et vers le bas par rapport à la direction d'avance (A) de l'appareil pour augmenter dans le temps et dans l'espace son contact avec les végétaux (17). 9.- Appareil selon la revendication 8, caractérisé par le fait que l'organe conducteur (10) est une lame ajourée ou un rouleau, tournant ou non. 10.- Appareil selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé par le fait que la surface de contact de l'organe conducteur (10) avec les végétaux porte un revêtement (20), conducteur ou non, par exemple une structure en brosse, en éponge ou de nature fibreuse, pelucheuse ou cellulaire, propre à se déformer élastiquement au contact des végétaux (17).