La présente invention se rapporte d'une façon.générale aux procédés de traitement de bicarbonate de sodium qu'on récupère à partir des solutions d'une réaction de préparation d'adiponitrile, et elle concerne plus particulièrement un procédé de traitement de 5 bicarbonate de sodium qu'on obtient à titre de sous-produit au cours de la préparation d'adiponitrile (qu'on appellera ci-après ADN) par une hydrodimérisation de 1'acrylonitrile (appelé ci-après AN) à l'aide d'un amalgame sodique et d'anhydride carbonique dans une solution aqueuse d'AN en présence d'un catalyseur et/ou d'un solvant. 10 Au cours du procédé de production d'ADN par hydrodimérisation d'AN en solution aqueuse avec un amalgame sodique, le sodium de l'amalgame réagit avec l'eau de manière à former de l'hydroxyde de sodium et la réaction devient ainsi alcaline. En conséquence, la pratique courante consiste à neutraliser la réaction par une teehni-15 que quelconque. On connaît déjà les procédés de neutralisation d'une telle réaction à l'aide d'un acide tel que l'acide chlorhy-drique, sulfurique, nitrique, phosphorique ou carbonique. Cependant, en vue de maintenir le pH de la réaction à une valeur aussi constante que possible, on a intérêt à utiliser un acide qui exerce aus-20 s^/ùn effet-tampon. En particulier quand on utilise un acide carbonique comme agent de neutralisation, il est possible et par conséquent très avantageux d'insuffler cet acide dans la solution de réaction sous forme d'anhydride carbonique gazeux, ce qui a également pour effet d'agiter le système. 25 Quand on utilise de l'anhydride carbonique comme agent de neu tralisation, l'hydroxyde de sodium et l'acide carbonique réagissent ensemble pour donner du bicarbonate de sodium et du carbonate de sodium. Le rapport entre le bicarbonate de sodium et le carbonate de sodium produits varie en fonction du rapport entre la vitesse de 30 réaction/dani°i^amalgame et la vitesse d'introduction des ions de l'acide carbonique neutralisant. Quand la proportion en ions sodium est plus forte et quand celle en ions d'acide carbonique est plus faible, on obtient davantage de carbonate de sodium. Quand la proportion en ions sodium est plus faible et quand celle en ions 35 acide carbonique est plus élevée, on obtient davantage de bicarbonate de sodium. Comme on exécute habituellement la réaction dans un excès d'anhydride carbonique afin d'empêcher une augmentation du pH du système de réaction , la proportion du carbonate de sodium obtenu sera en général plus faible que celle fau bicarbonate de so-4g dium obtenu. Dans ces conditions, un mélange à prédominance 69 17719 2 2009743 qui contient des quantités moindres de carbonate de sodium de bicarbonate de sodium /sera simplement appelé dans la suite du présent mémoire "bicarbonate de sodium". L'invention concerne un procédé de traitement d'un tel bicarbonate de sodium contenant des petites quantités de carbonate de sodium. 5 Quand on utilise de l'anhydride carbonique comme agent de neu tralisation lors de la production d'ADN par hydrodimérisation d'AN avec un amalgame sodique, la solution contiendra, après l'achèvement de la réaction, non seulement du bicarbonate de sodium, de l'AN et du ADN (produit de réaction) mais également le plus souvent 10 un solvant et un catalyseur. C'est ainsi que le mélange de réaction contient également tin solvant organique tel que le diméthylformami-de, le diméthylacétamide, 1'acétonitrile, 1'hexaméthyl-phosphamide ou le diméthylsulfoxyde, ainsi qu'un catalyseur destiné à empêcher les réactions secondaires, par exemple une petite quantité d'un 15 sel de tétra-alcoylammonium, d'un sel de tétra-alcoylphosphonium, d'un sel de tétra-alcoylarsonium, une trialeoylphosphine, un composé d'un sel métallique de phosphine, de l'acide nitrilotriacétique ou une acétylacétone métallique. Le système de réaction contient également des sous-produits de réaction tels que le propionitrile, 20 1'éthylène-cyanohydrine, le succinonitrile, le méthylglutalonitri-le, l'éther bis-cyanéthylique ou un oligomère d'AN. La quantité de bicarbonate de sodium obtenue représente environ 1,5 fois celle du ADN produit (en poids). En vue de réduire la quantité de la solution de réaction que 1'on doit manipuler pendant 25 la récupération, on peut augmenter la concentration de 1'ADN obtenu dans la solution, après l'achèvement de la réaction, par un moyen approprié quelconque, par exemple par évaporation. Cependant, la solubilité du bicarbonate de sodium (sous-produit) dans la solution de réaction est tellement faible que la majeure partie de ce bicar-30 bonate de sodium est sous forme d'un cristal dans la solution de réaction et, une fois la réaction terminée, la solution devient une suspension. On sépare à l'aide d'un appareil de filtration ou d'un séparateur centrifuge la solution de réaction contenant,le bicarbonate 35 de sodium (dans cet état ou après avoir séparé le mercure à l'aide d'un séparateur de décantation muni d'un agitateur) en une phase cristalline de bicarbonate de sodium et une phase de solution. L'invention concerne justement le procédé de traitement du bicarbonate de sodium qui a été ainsi séparé de la solution de réaction. 40 Comms les cristaux du bicarbonate de sodium séparé contiennent 69 17719 3 2009743 en général de 10 à 50# de la solution de réaction, il est indispensable de récupérer efficacement les substances organiques déjà mentionnées qui sont présentes dans la solution de réaction. Quand on chauffe les cristaux de bicarbonate de sodium renfer-5 mant la solution et qu'on sèche ou calcine ces cristaux dans cet état de manière à les convertir en carbonate de sodium et en même temps à évaporer, séparer et récupérer les substances organiques, non seulement l'ADN et les autres substances ayant des points d'é-bullition élevés ont des points d'ébullition tellement élevés qu'il 10 devient difficile de les récupérer efficacement, mais encore, en raison de la présence d'une forte proportion de telles substances ayant des points d'ébullition élevés sous forme d'un oligomère, il se produit des dépôts de carbonate de sodium et d'autres matières sur la paroi du four de calcination. 15 En conséquence, les principaux buts de l'invention sont : - de récupérer efficacement des substances organiques déposées sur le bicarbonate de sodium qui a été séparé de la solution de réaction ayant servi à la production d'adiponitrile ; - de produire du carbonate de sodium à.partir de bicarbonate 20 de sodium séparé d'une solution de réaction qui a servi à former de 1'adiponitrile ; et - de produit-e du carbonate de sodium très pur à partir du bicarbonate de sodium qui a été séparé d'une solution de réaction ayant servi à former de 1'adiponitrile. 25 A la suite de dL verses recherches que la Demanderesse à effec tuées pour aboutir aux objectifs énoncés, on a découvert que si l'on lave avec du AN du bicarbonate de sodium séparé d'une solution de réaction qui a servi à la production d'adiponitrile et qu'ensuite on calcine le produit à une température de 70 à 300°C, on 30 peut convertir le bicarbonate de sodium en carbonate de sodium et en même temps récupérer efficacement les substances organiques qui se sont déposées sur le bicarbonate de sodium pendant la production de ADN. On a également découvert que si l'on brûle le carbonate de sodium à une température plus élevée (à l'état récupéré ou 35 après transformation en une cendre compacte), on peut obtenir du carbonate de sodium d'une plus grande pureté. Quand on lave avec AN un gâteau de bicarbonate de sodium séparé d'une solution de réaction, la solution déposée sur le bicarbonate de sodium sera en grande partie remplacée avec de l'AN, et 40 on récupère dans la liqueur de lavage de l'ADN et d'autres substan 69 T7719 4 2009743 ces ayant des points d'ébullition élevés. Quand on calcine le bicarbonate de sodium à une température de 70 à 300°C, on récupère aisément l'AN dont le point d'ébullition est faible. De plus, quand on brûle le carbonate de ëodium ainsi obtenu à une température plus 5 élevée (dans cet état ou après sa transformation en une cendre compacte), les substances organiques restantes seront brûlées et par conséquent éliminées, de sorte qu'on obtient du carbonate de sodium très pur. Lors de la récupération des substances organiques ayant des 10 points d'ébullition/dans le gâteau de bicarbonate de sodium, on peut utiliser des solvants organiques des types précités, comme le méthanol, l'éthanol ou l'acétonitrile, dans les mêmes conditions. Cependant si l'on utilise un tel solvant organique, sa séparation et sa récupération sont coûteuses et son utilisation n'est donc pas 15 économique. Le AN utilisé en qualité de solution de lavage selon l'invention est une matière première utilisée dans la réaction et par conséquent, on peut simplifier le procédé êt le rendre très é-conomique si l'on utilise AN comme liquide de lavage. Le stàde de lavage avec AN,'selon l'invention englobe également la remise en 20 mélange et la mise en suspension du bicarbonate de sodium avec AN, que l'on fait suivre d'une filtration. Suivant l'invention, quand on calcine le bicarbonate de sodium pour le convertir en carbonate dé sodium, on obtient également de l'anhydride carbonique en une quantité molaire équivalente à celle 25 du carbonate de sodium. On voit donc que la quantité de gaz produite pendant la calcination est importante et que la récupération des substances organiques (par exemple par refroidissement et condensation) est une opération relativement facile. C'est ainsi qu'on peut évaporer et récupérer dans une certaine mesure des substances ayant 30 un point d'ébullition élevé comme l'ADN. La proportion d'AN qu'on utilise pour le lavage n'a pas besoin d'être toujours élevée, mais peut représenter environ 1 à 7 ou le plus souvent 2 à 4 fois environ la quantité de bicarbonate de sodium (sur une base pondérale). On peut parfaitement utiliser une température de calcination 35 supérieure à 70°C environ. Quand la température de calcination est faible, non seulement la conversion du bicarbonate de sodium en carbonate de sodium est lente mais en outre, les réactions de polymérisation et d'hydrolyse des substances organiques contenues dans le bicarbonate de sodium se développent plus facilement et la récupé-40 ration de ces substances organiques est insuffisante. On peut par- 69 .17719 5 2009743 falternent effectuer la calcination à une température plus élevée. Comme cependant aucun avantage particulier ne découle d'une calcination à une température plus élevée, cette température sera com-prise entre environ 70 et 300°C, de préférence/15.0 et 250°C et 5 mieux encore entre 160 et 230°C environ. En particulier, lorsque la proportion de AN utilisé pour le lavage est faible, c'est-à-dire environ double (ou même plus faible) de celle du bicarbonate de sodium, on a intérêt à calciner à une température de plus de 170°C. La durée de calcination doit être suffisante pour récupérer 10 les substances organiques et elle est naturellement en rapport avec la température. Dans l'intervalle indiqué des températures cette durée est de préférence comprise entre environ 20 minutes et 2 heures. On peut obtenir du carbonate de sodium très pur en brûlant le 15 carbonate de sodium brut calciné, sous cette forme, à une température-' élevée. Cependant le carbonate de sodium brut calciné présente l'inconvéïiient d'être sous forme d'une cendre légère et par conséquent susceptible de voltiger à la façon d'une poussière, si bien qu'on a intérêt à convertir le produit en une cendre plus lourde 20 ou plus dense. Pour préparer une cendre lourde, on peut faire appel à l'une des techniques usuelles pour une telle opération, c'est-à-dire on peut mélanger la cendre légère avec environ 16 à 18# d'eau par rapport au poids de la cendre ou bien on peut dissoudre d'abord cette 25 cendre dans l'eau et ensuite la cristalliser. Le procédé consistant à dissoudre d'abord la cendre dans l'eau et ensuite à la cristalliser est le procédé usuel qu'on applique au raffinage de composés minéraux et organiques. Il n'est pas toujours-efficace d'appliquer ce procédé à la cendre légère après calcination selon l'invention. 30 En vue d'un raffinage suffisant de la cendre légère par dissolution et cristallisation, il est indispensable d'utiliser une forte proportion de charbon actif. Etant donné que la cendre légère contient une forte quantité de substances organiques qui sont difficilement adsorbables par le charbon actif, on n'aboutit pas à des 35 résultats valables à moins d'employer une quantité de charbon actif trop importante pour être économique. Si l'on lave le carbonate de sodium cristallisé avec une grande quantité d'eau, on peut obtenir une certaine quantité de produit raffiné mais il est difficile d'utiliser en circulation continue la liqueur-m^re, la perte de carbo-40 nate de sodium est importante et tout le procédé n'est plus écono 69 17719 6 2009743 mique. En conséquence, même quand on prépare une cendre lourde en dissolvant la cendre légère dans l'eau et en la cristallisant, on est quand même contraint d'utiliser le stade de brûlage selon l'invention. Ainsi lorsqu'on traite du bicarbonate de sodium qui est un 5 sous-produit lors de la préparation de l'ADN, un stade de combustion est indispensable. En conséquence le procédé consistant à dissoudre la cendre légère dans l'eau et à la cristalliser pour obtenir une cendre lourde n'est pas économiquement rentable sauf lorsqu'il y a lieu de chasser les matières minérales qui sont difficile) lement solubles dans l'eau, ce qui est le cas des substances contenues dans la cendre légère. La* température correcte de combustion pour le carbonate de sodium brut de calcination est supérieure à environ 250°C. Cependant à une température plus élevée, par exemple au-dessus de 850°C, le 15 carbonate de sodium réagit avec l'oxyde de fer et donne du ferrate de sodium qui introduit une coloration et a une répercussion fâcheuse sur la qualité du carbonate de sodium produit. Quand la température de combustion est plus faible, les substances organiques ne brûlent pas suffisamment et on est contraint de raffiner le car-20 bonate de sodium résultant par recristallisation ou une technique équivalente. Par conséquent la température de combustion doit être comprise entre environ 250 et 850°C, de préférence entre environ 350 et 800°C et mléux encore entre 550 et 750°C. La durée de combustion est en rapport avec la température mais est en général com~ 25 prise entre 15 minutes et 2 heures environ. Le procédé de traitement thermique en deux stades, c'est-à-dire consistant d'abord à calciner le bicarbonate de sodium qui est le sous-produit de la préparation de l'ADN et ensuite à le brûler de la façon décrite est à la fois économique et permet d'obtenir du 30 carbonate de sodium hautement raffiné. La source de la chaleur de combustion peut être d'un type ordinaire quelconque. C'est ainsi qu'on peut utiliser un combustible solide, liquide ou gazeux. L'appareil sera choisi selon la nature du combustible. Cet appareil de chauffage peut être de l'un des 35 types à enfournement, à acheminement ou à agitation de la matière. Cependant, on préfère un appareil rotatif à aération, ou un appareil à agitâtion du type à gorge, à cylindre ou à plateau plat. En ce qui concerne la mise en contact de la matière avec de l'air chaud dans chacun des appareils, on a' le choix entre le chauffage direct ou 40 indirect et aussi entre le fonctionnement à contre-courant ou en 69 17719 7 2009743 courants parallèles, selon les préférences. Les exemples suivants, dans lesquels les parties et les pourcentages sont en poids sauf indication contraire, illustrent l'invention. 5 Exemple 1 On soumet à une séparation par centrifugation du bicarbonate de sodium constituant un sous-produit lors de la préparation de l'ADN par hydrodimérisation de AN en utilisant du diméthylformamide comme solvant et ensuite on lave avec AN en une quantité qui est 10 triple de celle du bicarbonate de sodium solide (en poids sec! l'analyse du gâteau de bicarbonate de sodium montre qu'il contient 71,8# de bicarbonate de sodium, 27,2# d'AN, 0,63# d'eau, 0,14# d'ADN, 0,23# de diméthylformamide et une faible proportion d'autres substances organiques (l'oligomère représente normalement de 3 à 15 8# par rapport au poids de l'ADN). On calcine 1 kg de ce gâteau de bicarbonate de sodium contenant du liquide, pendant une heure à 210°C dans un four rotâtif à chauffage par vapeur. On récupère de cette façon 99*1# de l'AN, 97*4# de l'ADN et 98,0# du diméthylformamide contenus dans le gâ-20 teau, au moyen d'un appareil de refroidissement accouplé à l'appareil de calcination. On mélange intimement la cendre légère ainsi obtenue avec 17# d'eau (par rapport au poids de la cendre légère) et on brûle à 550°C pendant 30 minutes dans un appareil rotatif de chauffage à air chaud. Quand on analyse le carbonate de sodium raf-25 finé selôn la norme K 1201 de JIS (1959)* on constate que la densité apparente est de 1,14, le degré de réduction par chauffage est inférieur- à 0,01#, les alcalis totaux (exprimés en Na2C0^) représentent 99,3#, le chlorure de sodium demeure au-dessous de 0,003# et la fraction insoluble dans l'eau représente 0,14#, tous ces pour-30 centages étant donnés par rapport au poids total du carbonate de sodium raffiné. De plus, quand on prépare une solution aqueuse de 10# de carbonate de sodium raffiné et qu'on mesure le pouvoir absorbant à 420 millimicrons, on constate que le pouvoir absorbant est de 99,5# et une absence pratiquement totale de coloration. 35 Exemple 2 On procède comme dans l'exemple 1 mais, dans un premier cas sans effectuer de lavage avec AN et, dans d'autres cas en utilisant des quantités différentes d'AN pour laver le gâteau, les résultats des analyses des gâteaux non lavés ert des gâteaux lavés 40 étant résumés dans le tableau I. On répète la technique de récupé 69 17719 8 2009743 ration de l'exemple 1 sur des gâteaux obtenus par séparation centrifuge du bicarbonate de sodium (sous-produit lors de la préparation de l'ADN par hydrodimérisation de l'AN) en utilisant les divers solvants énumérés dans le tableau II. Les tableaux I et II in-5 diquent également l'analyse des gâteaux calcinés. Le tableau I donne les résultats d'analyse après lavage sans AN et après lavage avec des quantités différentes d'AN exécutés sur du bicarbonate de sodium obtenu comme sous-produit dans la réaction de dimérisation/ hydrogénation et séparé par centrifugation^de cette réaction, avec 10 du diméthylformamide en qualité de solvant. Le tableau II montre les résultats des analyses sur des gâteaux après lavage avec AN en une quantité pondérale triple de celle du bicarbonate de sodium, ce dernier ayant été obtenu à titre de sous-produit dans des réactions d'hydrodimérisation comportant l'utilisation de solvants au-15 très que le diméthylformamide et étant ensuite séparé par centri-fugation de la réaction. Les quantités d'oligomère et des autres sous-produits de réaction sont tellement faibles qu'on peut les négliger et par conséquent, on n'a pas indiqué leurs pourcentages dans le tableau. Dans le tableau III, on indique les pourcentages 20 d'AN, d'ADN et de solvant dans les gâteaux lavés qu'on récupère par calcination. Le tableau IV montre l'analyse du carbonate de sodium après calcination (technique selon JIS K 1201-1959) ainsi que le pouvoir obsorbant à 420 millimicrons d'une solution aqueuse de 10# de carbonate de sodium. 25 TABLEAU I Analyse des gâteaux provenant du procédé d'hydrodimérisation avec du diméthyformamide en qualité de solvant Echan- Quanti- Composition du gâteau après lavage avec AN tillon té d'AN (# en poids) N° utilisée pour l'a- Bicarbo- AN ADN Eau Diméthylfor- vage du nate de mamide gâteau sodium (fois du poids du gâteau) 1 0 73,^ 3,54 7,90 3,16 12,00 30 2 3 71,8 27,20 0,14 0,63 0,23 3 5 70,2 29,17 0,08 0,40 0,15 4 7 71,5 28,02 0,06 0,31 0,11 5 ■ 10 70,9 28,82 0,04 0,18 0,06 6 15 70,1 29,71 0,03 0,12 0,04 69 17719 9 2009743 TABLEAU II Analyse des gâteaux provenant des procédés d'hydrodimérisation avec des solvants différents (1'AN de lavage représente 3 fois le poids du gâteau) 5 Echan- Type de solvant tillon N° 7 8 10 9 Diméthylsulfoxyde Acétonitrile Diméthylacétamide Composition du gâteau après lavage avec AN (# en poids) Bicarbonate de sodium 74,6 68,9 70,6 AN ADN Eau Solvant 24.53 0,12 0,67 0,18 30,24 0,06 0,58 0,22 28.54 0,11 0,61 0,14 TABLEAU III Substances organiques récupérées par calcination Echan- Quantités récupérées (# en poids des quantités correspon-tillon dantes dans le gâteau lavé) 15 N° AN ADN Solvant 1 98,4 88,3 96,7 2 99,1 97,4 98,0 3 99,0 97,7 96,2 20 4 99,2 94,5 95,3 5 99,1 92,5 97,6 6 98,9 92,4 94,9 7 98,4 96,6 97,8 8 96,8 95,8 98,2 25 9 98,2 96,4 - 98,1 TABLEAU IV Analyse du carbonate de sodium après calcination Echan- Masse Perte Total Oxyde Fraction Pouvoir tillon volumi- par des al- ferrique insolu- absorbant N° que ap- chauf- calis pds) ble dans {%) parente fage (#pdsen l'eau 30 (g/cnr ) pds) NagCO^) (#. pds) 1 0,83 0,48 98,8 0,0030 0,45 28,4 2 0,85 0,36 99,0 0,0029 0,36 34,1 3 0,72 0,41 99,7 0,0029 0,34 38,2 4 0,88 0,28 99,5 0,0030 ' 0,25 41,6 35 5 o,79 0,33 99,4 0,0033 0,23 44,4 69 17719 10 2009743 6 0,77 0,19 99,3 0,0032 0,22 45,9 7 0,78 0,33 99,3 0,0029 0,30 34,2 8 0,8l 0,31 99,1 0,0028 0,24 50,0 9 0,83 0,28 99,2 0,0028 0,32 38,6 5 Dans chaque cas on mélange le carbonate de sodium calciné avec 17# d'eau par rapport au poids du carbonate et on brûle à 550°C pendant 30 minutes dans un four rotatif à air chaud (comme dans l'exemple l). Dans le tableau V ci-après, on indique les résultats des analyses JIS du carbonate de sodium raffiné ainsi obtenu, les 10 pourcentages étant par rapport au poids total du carbonate de sodium bj?ûlé. TABLEAU V Analyse du carbonate de sodium brûlé Echan Masse Perte Total Oxyde Fraction Pouvoir 15 tillon volumi- par des al ferrique insolu absorbant N° que ap chauf calis (# pds) ble dans (#) parente fage (#pds en l'eau (g/cm3) (# pds) Na2C0^) (# Pds) moins de 1 1,14 0,01 99,2 0,0029 0,13 99,5 20 2 1,14 tl 99,3 0,0030 0,14 99,5 3 1,21 H 99,7 0,0029 0,12 99,5 4 1,17 II 99,2 0,0031 0,16 99,5 5 1,14 M 99,3 0,0030 0,12 99,6 6 1,11 11 99,4 0,0032 0,11 99,6 25 7 1,16 ff 99,2 0,0028 0,12 99,5 8 1,14 ff 99,4 0,0030 0,11 99,5 9 1,15 tt 99,1 0,0030 0,10 99,6 Exemple 3 On mélange le carbonate de sodium calciné (échantillon N°2 30 de l'exemple 2) avec VJ% d'eau par rapport à son poids et on brûle. Dans le tableau VT, on indique la répercussion de la température de combustion sur le carbonate de sodium raffiné ainsi obtenu, les pourcentages étant donnés par rapport au poids total du carbonate de sodium brûlé. 69 17719 ii 2009743 TABLEAU VI Analyse du carbonate de sodium après combustion Tempe- Masse Perte rature Volumi- par de com- que ap- chauf- bustion rente fage (°C) (g/cm3) {% pds) Total des alcalis (#pds en Na2C0 ) Oxyde ferrique pds) 250 350 10 450 550 650 750 850 0,85 1,01 1,19 1,14 1,25 1,24 1,52 0,08 moins de 0,01 11 U t! 99.1 99,0 99,0 99,3 99.2 99,8 99,7 0,0021 0,0032 0,0024 0,0030 0,0031 0,0029 0,0027 Fraction insoluble dans l'eau {% Pds) 0,16 0,12 0,13 0,14 0,09 0,11 0,08 Pouvoir absorbant 83,7 96.4 99,2 99.5 99.5 99.6 89,2 15 Exemple 4 On prépare du carbonate de sodium calciné ou cendre légère de la même façon que l'échantillon N° 2 dans l'exemple 2 mais on traite ce produit de trois façons différentes. Dans le cas de l'échantillon N°l, on brûle les cendres légères 20 dans cet état comme il est décrit dans l'exemple 1 (550°C pendant 30 minutes). Pour 11 échantillon N°2, on dissout les cendres légères dans l'eau, on filtre la solution résultante, on cristallise le carbonate de sodium de cette solution (par évaporation d'eau) et on sèche les cristaux résultants à 280°C. Pour l'échantillon N° 3, on 25 traite la cendre légère de la même façon que l'échantillon N° 2 et ensuite on brûle les cristaux séchés de la façon décrite dans l'exemple 1 (550°C pendant 30 minutes). L'analyse du carbonate de sodium résultant dans chaque cas est indiqué dans le tableau VTI (les pourcentages étant donnés par 30 rapport au poids total du carbonate de sodium résultant). TABLEAU VII Analyse des carbonates de sodium provenant de traitements différents de la cendre légère obtenue par calcination Echan- Masse Perte Total Oxyde Fraction Pouvoir 35 tillon Volumi- par des al ferrique insolu absorbant N° que ap- chauf calis (fo pds) ble dans rente^ fage ($pds en le phos- ( g/cm-' ) (#pds) Na2C03) pore (#pds) moins 1 0,86 de 0,01 99,2 0,0031 0,14 99,5 hr. 2 1,14 0..08 moins 99,1 0,0013 0,08 84,3 3 1,16 0, 01 99,3 0*0010 0,08 99,6 69 17719 12 2009743 1. Cendre légère brûlée dans cet état sans modification. 2. Cendre légère cristallisée et séchée à 280°C. 3. Cendre légère cristallisée, séchée et brûlée. Dans les exemples 1 et 2 on utilise 1'acrylonitrile comme a-5 gent de lavage, mais on peut utiliser un mélange d'acrylônitrile et d'un solvant organique qui est utilisé dans une réaction d'hydrodimérisation. En ce qui concerne la réaction d'hydrodimérisation par laquelle on obtient, à titre de sous-produit, le bicarbonate de sodium 10 qui fait l'objet des traitements indiqués dans les exemples précédents, on peut utiliser l'un des procédés appropriés bien connus et notamment l'un de ceux qui font l'objet des brevets français N° 1.564.837, 1.541.272, 1.535.374 et 1.504.398. 69 17719 13 2009743 REVENDICATIONS 1/ Procédé de traitement de bicarbonate de sodium obtenu à titre de sous-produit au cours d'un procédé de production d'adiponitrile par hydrodimérisation d'acrylônitrile, consistant à 5 introduire un amalgame sodique et de 1'anhydride carbonique dans une solution aqueuse d'acrylônitrile pour former ainsi une solution de réaction, caractérisé en ce qu'on sépare le bicarbonate de sodium constituant le sous-produit de la solution de réaction, on lave le bicarbonate de sodium avec de 1'acrylonitrile, 10 on calcine le bicarbonate de sodium lavé à une température d'environ 70 à 300°C afin de convertir cè bicarbonate de sodium en carbonate de éodium et, en même temps, on récupère les substances organiques déposées sur le bicarbonate de sodium lavé. 2/ Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce 15 qu'on effectue la calcination à une température comprise entre environ 150 et 250°C. 3/ Procédé selon la revendication 1, ..caractérisé en ce qu'on effectue la calcination pendant une durée comprise entre environ 20 minutes et 2 heures. PO 4/ Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on utilise pour le' lavage de 1'acrylonitrile en une quantité représentant, en poids, environ 1 à 7 fois la quantité de bicarbonate de sodium. 5/ Procédé de traitement de bicarbonate de sodium obtenu à P5 titre de sous-produit au cours d'un procédé de production d'adiponitrile par hydrodimérisation d'acrylônitrile, consistant à introduire un amalgame sodique et de 1'anhydride carbonique dans une solution aqueuse d'acrylônitrile en présence .d'un catalyseur et/ou d'un solvant pour former ainsi une solution de réaction, 30 caractérisé en ce qu'on sépare le bicarbonate de sodium constituant le sous-produit de la solution de réaction, on lave le bicarbonate de sodium avec de 1'acrylonitrile, on calcine le bicarbonate de sodium lavé à une température comprise entre environ 70 et 250°C afin de convertir le bicarbonate de sodium en 35 carbonate de sodium, tout en récupérant les substances organiques déposées sur le bicarbonate de sodium lavé et finalement on brûle le carbonate de sodium calciné à une température comprise entre environ 250 et 850°C de sorte qu'on obtient du carbonate de sodium d'une pureté élevée. f 40 6/ Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'on 69 17719 14 2009743 effectue la calcination à une température comprise entre environ 150 et 250°C. 7/ Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'on brûle le carbonate de sèdium calciné à une température comprise 5 entre environ 350 et 800°C. 8/ Procédé selon la revendication 5> caractérisé en ce qu'on transforme le carbonate de sodium calciné en une centre lourde qu'on brûle ensuite. 9/ Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'on 10 tffectue la calcination pendant une durée d'environ 20 minutes à 2 heures. 10/ Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'on brûle le produit calciné pendant une durée comprise entre environ 15 minutes et ? heures. 15 11/ Procédé selon la revendication 1 ou 5, caractérisé en ce qu'on utilise, .comme agent de lavage; un mélange d'acrylônitrile et d'un solvant organique qui est utilisé dans la réaction d'hydrodimérisation.