La présente invention a pour objet une machine agricole automotrice destinée- à faciliter l'écimage des plantes femelles de maïs qui produisent les grains de semence de mais hybride. Le secteur technique de l'invention est celui de la construction des machines agricoles. On rappelle que le maïs est une plante asexuée et que les semences de mals hydride sont obtenues par fécondation croisée des ovaires d'une plante de maïs d'une variété déterminée par du pollen provenant de la fleur d'une plante voisine d'une autre variété, Les graines de mais hydride sont impropres à la semence et on doit donc produire tous les ans par fécondation croisée, de nouvelles semences de mals hydride. Les semences de mais hybride sont produites en cultivant, dans un même champ, deux variétés de mais déterminées en alternant les rangées des deux variétés et en écimant, à un stade bien déterminé de la croissance, les fleurs des rangs de maïs de la variété dite femelle,- de sorte que les ovaires de ces plantes soient fécondés par le pollen produit par les rangs de plantes de l'autre variété dite variété mâle. Généralement, on alterne par exemple quatre rangs de plantes femelles pour un rang de plantes mâles ou bien six rangs de plantes femelles pour deux rangs de plantes mâles. Le travail d'écimage des plantes femelles consiste à arracher les fleurs situées à la partie supérieure de la plante en les détachant de la plante à une hauteur bien déterminée. Cette opération doit impérativement avoir lieu à un stade de croissance de la plante précis, dont la durée est de quelques jours seulement. Cette opération ne peut être conduite au moyen d'une machine qui sectionne rait toutes les plantes femelles à la même hauteur car, dans un champ donné, les hauteurs des fleurs varient avec la vigueur des plantes et certaines fleurs peuvent être couchées. Actuellement, l'opération d'écimage est faite manuellement par des opérateurs qui arrachent les fleurs de plantes femelles une à une Cet écimage manuel est mal commode à effectuer car il arrive que la hauteur des fleurs dépasse la hauteur d'un homme. D'autre part, la circulation entre les rangs de maïs est difficile. Il en résulte que le rendement des opérations manuelles d'écimage est faible ce qui tend à limiter les surfaces de maïs de semence exploitable par chaque cultivateur puisque la pédiode propice à ces opérations a une duree limitée à quelques jours seulement. L'objectif de la présente invention est de procurer une machine agricole automotrice destinée plus spécialement à ce travail d'écimage des plantes femelles, qui permette d'écimer simultanément un ensemble de quatre ou six rangs juxtaposés de plantes femelles, en augmentant le rendement de l'opération, tout en conservant un écimage par arrachement manuel des fleurs, qui est celui qui donne les meilleurs résultats et les meilleurs rendements. Cet objectif est atteint au moyen d'une machine agricole automotrice destinée à écimer manuellement les plantes femelles de maïs hybride de semence qui comporte un châssis enjambeur qui est porté par trois montants verticaux qui s appuient sur deux roues arriere écartées et sur une roue avant roulant entre les rangées de plantes femelles, lequel châssis porte des sièges, qui sont disposés chacun dans l'alignement d'une rangée de plantes femelles et sur chacun desquels prend place un opérateur qui écime les plantes femelles de la rangée correspondante à mesure que la machine avance dans le champ. Chacun des sièges est associé à un repose pied en forme de fourche à deux bras ouverte vers l'avant et ltopérateur qui occupe ledit siege pose chacun de ses pieds sur l'un des deux bras dudit repose pied, de sorte que le repose pied et les jambes de l'opérateur encadrent le rang de plantes femelles situées à l'avant de l'opérateur et guident les fleurs entre les jambes de l'opérateur. Le châssis est à hauteur réglable et les sieges sont fixés audit châssis par des moyens à hauteur réglable, de sorte que lesdits sieges sont placés sensiblement à hauteur des fleurs de maïs femelles et que les plantes de maïs passent sous le châssis apres avoir été écimées. La roue avant est à la fois motrice et directrice. Le châssis présente la forme générale d'un triangle reliant entre eux les trois montants verticaux, lequel triangle est délimité par des longerons latéraux symétriques par rapport à l'axe longitudinal et par une traverse placée au-dessus des roues arrière et lesdits sieges sont échelonnes le long desdits longerons latéraux, de sorte que chaque siège est décalé par rapport au siège voisin à la fois dans le sens transversal et dans le sens longitudinal et que le poids des opérateurs est réparti sur les trois roues. Une machine selon l'invention comporte, de préférence, un groupe motoréducteur qui est placé sur ledit châssis au-dessus de la roue avant et qui entraîne celle-ci par un arbre de transmission et l'ensemble constitué par le groupe motoréducteur, l'arbre et la roue avant est placé sur un support qui est articulé par rapport au châssis autour d'un axe vertical. Le résultat de l'invention est une nouvelle machine agricole permettant d'écimer manuellement en un seul passage tout un groupe de quatre ou six rangées de plantes de mais femelles, placé entre des plantes mâles. Le nombre de sièges porté par la machine est, de préférence, égal à six, trois de chaque côté,et les deux sièges externes sont relevables. Ainsi une même machine peut être utilisée pour écimer en un seul passage, soit des groupes de quatre rangées juxtaposées de plantes femelles, en relevant les deux sièges externes, soit des groupes de six rangées juxtaposées de plantes femelles. Une machine selon l'invention présente l'avantage de faciliter le travail des opérateurs qui travaillent assis et qui se trouvent sensiblement à la hauteur où les fleurs de maïs doivent être écimées, ce qui réduit leur fatigue et augmente le rendement de l'opération. Le travail d'écimage est conditionné par la vitesse d'avancement de la machine, ce qui contribue à améliorer le rendement. La hauteur des fleurs varie légèrement d'une plante à l'autre. Grâce à leur position assise, les opérateurs peuvent saisir la fleur au niveau voulu, en se penchant plus ou moins et ces mouvements de flexion du tronc sont moins pénibles à effectuer que des mouvements en station debout. Les repose pieds placés à l'avant de chaque siège facilitent le travail des operateurs en guidant les fleurs vers eux à mesure que la machine progresse. Grâce à 11 inclinaison vers l'avant des bras qui relient les repose pieds aux sièges, les'repose pieds font fonction de releveurs des fleurs inclinées sur le côté. La disposition des sièges le long des longerons latéraux du châssis en forme de triangle permet de répartir le poids des opérateurs sur la roue avant de façon à améliorer l'adhérence de cette roue et sur les deux roues arrière de façon là améliorer la stabilité latérale tout en déplaçant chaque opérateur dans l'alignement d'une rangée de mais. Le ehâssis enjambeur se déplace au-dessus des plantes déjà écimées qui passent donc facilement sous le châssis. Seules les trois roues et les trois montants qui relient les roues au châssis circulent entre les rangs de mais ce qui permet de pénétrer facilement même dans des maïs ayant une très forte végétation. Pendant l'écimage la roue avant est bloquée en direction, de sorte que la machine avance seule dans le champ sans nécessiter un conducteur supplémentaire. Lorsque la machine est arrivée à l'extrémité des rangées, on débloque la roue avant. Grâce à l'articulation autour d'un axe vertical de l'ensemble formé par le groupe motoréducteur, la transmission et la roue avant et grâce à la forme triangulaire du châssis, cet ensemble articulé peutpivoter d'un angle voisin de 1800 dans chaque sens de sorte que le rayon de braquage de la machine est très faible et un espace libre de l'ordre de trois mètres qui est celui nécessaire aux autres machines agricoles, suffit pour retourner la machine avant décimer un nouveau groupe de rangées. Un petit motoculteur suffit largement pour entraîner la machine qui se déplace à faible vitesse et l'utilisation d'un motoculteur qui pivote en même temps que la roue motrice permet d'utiliser les poignées du motoculteur pour faire tourner la machine, ce qui simplifie beaucoup la construc -tion de celle-ci. De plus, elle évite d'immobiliser un groupe motoréducteur sur une machine qui est utilisée peu de temps. Bien entendu, bien qu'une machine selon l'invention soit conçue plus spécialement pour écimer des maïs, le châssis peut porter une plateforme qui peut servir à transporter des objets, par exemple, des caisses de fruits. La description suivante se réfère aux dessins annexés qui représentent, sans aucun caractère limitatif, un exemple réalisation d'une machine selon l'invention. La figure 1 est une vue de l'arrière de la machine. La figure 2 est une vue de dessus avec une partie en coupe selon II-II. La figure 3 est unie vue en élévation. Ces trois figures représentent une machine automotrice qui comporte un châssis enjambeur 1, de forme générale triangulaire, qui est supporté par trois montants verticaux 2a, 2b, 2c prenant appui chacun sur une roue 3, 4, 5. Chaque roue circule dans un intervalle entre deux rangées de plantes de maïs. Les roues arrière 4 et 5 sont écartées, de telle sorte que quatre rangées de maïs se trouvent entre les deux roues, deux de chaque côté de la roue avant 3 qui est située sur l'axe longitudinal x xl de la machine.Les montants 2a, 2b, 2c sont de hauteur réglable. Par exemple, ils sont constitués par deux tubes de section différente qui coulissent télescopiquement un dans l'autre. Des clavettes 6 engagées dans des perforations ou des vis à pointeau, permettent de régler la hauteur Le châssis 1 comporte deux longerons latéraux la et lb qui sont symétriques par rapport à l'axe longitudinal x xl et qui convergent sur cet axe vers l'avant et il comporte egalement-une traverse le qui est placée au-dessus des roues arrière. Les longerons la, lb et la traverse le délimitent un triangle dont le sommet est dirigé vers l'avant. Ils supportent une plateforme 7, par exemple un platelage en métal déployé, qui peut servir à transporter des outils ou des objets divers. Six sièges 8 sont échelonnés à raison de trois le long de chaque longerons la et lb. L'écartement latéral entre sièges correspond à l'écartement habituel entre deux rangées voisines de maïs qui est de l'ordre de 75 cm et chaque siège se trouve placé au-dessus d'une rangée de mais lorsque la machine progresse entre les rangées. Chaque siège 8 est porté par un tube 8a qui coulisse dans un collier ou fourreau 8b fixé au longeron. Une vis pointeau 8c permet de régler la hauteur du siège. Ainsi, on peut faire varier la hauteur du châssis grâce aux montants télescopiques 2a, 2b, 2c et régler la hauteur des sièges, de sorte que la machine peut être adaptée à la hauteur de végétation moyenne d'un champ donné, de telle sorte que les fleurs de mals femelles 9 se trouvent sensiblement à la hauteur des opérateurs 10 qui sont assis sur les sièges 8 et qui éciment les plantes femelles en arrachant manuel le ment les fleurs 9. Chaque siège 8 est équipé d'un marchepied 11 en forme de fourche ouverte vers l'avant, Les marchepieds il sont reliés au siège correspondant par des bras lia, inclinés vers l'avant, Ainsi, les bras inclinés des repose pieds et les jambes de l'opérateur encadrent les plantes d'une rangée et servent à relever et à guider celles-ci vers l'opérateur lorsque la machine avance. La forme ouverte des repose pieds permet de laisser le passage aux tiges une fois que les fleurs ont été arrachées, de sorte qu'il suffit que les tiges se courbent légèrement comme le montre la figure 3, pour passer sous les sièges. Les marchepieds des deux sièges avant comportent une seule branche et l'opérateur place son deuxième pied sur une des barres de la structure du châssis. La roue avant 3 est à la fois motrice et directrice. Elle est entraînée en rotation au moyen d'un petit motoculteur 12 et par l'intermédiaire d'un arbre de transmission 13 qui est formé de deux arbres canelés ou de deux tubes carrés qui coulissent télescopiquement l'un par rapport à l'autre. L'arbre 13 est relié à la sortie de la boîte de vitesse 14 du motoculteur et à un réducteur 15, qui est monté sur l'arbre de la roue avants par des joints cardan 16. Le motoculteur 12 est fixé sur un support 17 qui est porté par le montant avant 2a. L'ensemble constitué du support 17 portant le motoculteur, du montant 2a et de la roue avant 3 est relié au châssis 1 par deux chapes articulees 18a et 18b qui définissent un axe d'articulation vertical z zl. Les poignées 12a du motoculteur permettent de faire pivoter l'ensemble articulé autour de l'axe z zl d'un angle voisin de 1800 dans les deux sens de sorte que la machine peut tourner dans un espace très réduit. Le support 17 est prolongé vers l'arrière par un bras 17a qui est articulé autour d'un axe transversal 19. On a représenté en pointillés sur la figure 3, la position relevée du bras. Le bras 17a porte une fourche l7b 'qui s' engage sur un longeron ld du châssis comme on le voit sur la partie en coupe de la figure 2, lorsque le bras l7a est dans la position rabattue. Dans cette position, l'ensemble articulé est solidaire du châssis et la machine progresse en ligne droite en étant auto-guidée par la roue avant qui suit un sillon entre deux rangées. C'est la position adoptée pendant la progression dans le champ de sorte que la machine ne nécessite aucun conducteur pendant le travail. Cette position sert aussi au remorquage sur route en soulevant la roue avant. Les deux sièges arrière sont portés par des supports en console 20 qui débordent du châssis au delà des roues arrière. Chacunede ces consoles 20 est articulé autour d'un axe longitudinal 21 de sorte que l'on peut la relever comme le montre en pointillés la figure 1. Cette disposition permet de diminuer l'encombrement en largeur sur route. Elle permet également de relever les deux sièges arrière lorsque la machine est utilisée pour écimer des cultures comportant quatre rangées de plantes femelles alternant avec la rangée de plantes mâles de sorte que les sièges arrière ne butent pas contre les fleurs mâles. La même machine à six sièges peut donc être utilisée dans tous les modes de culture qui sont habituellement pratiqués pour obtenir des semences de maïs hybride. Bien entendu, sans sortir du cadre de l'invention, les diverses parties constitutives de la machine qui vient d'être décrite à titre d'exemple, pourront être remplacées par des parties équivalentes remplissant les mêmes fonctions. REVENDICATIONS 1 - Machine agricole automotrice destinée à écimer manuellement les plantes femelles de mais hybride de semence, caractérisée en ce qu'elle comporte un châssis enjambeur qui est porté par trois montants verticaux qui s'appuient sur deux roues arrière écartées et sur une roue avant roulant entre les rangées de plantes femelles, lequel châssis porte des sièges, qui sont disposés chacun dans l'alignement d'une rangée de plantes femelles et sur chacun desquels prend place un opérateur qui écime les plantes femelles de la rangée correspondante à mesure que la machine avance dans le champ, 2 - Machine agricole selon la- revendication 1, caractérisé en ce que chacun desdits sièges est associé à un repose pied en forme de fourche à deux bras ouverte vers l'avant et l'opérateur qui occupe ledit siège, pose chacun de ses pieds sur l'un des deux bras dudit repose pied de sorte que le repose pied et les jambes de l'opérateur encadrent le rang de p-lantes femelles situées à l'avant de l'opérateur et guident les fleurs entre les jambes de I'opérateur. 3 - Machine agricole selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que ledit châssis est à hauteur réglable et lesdits sièges sont fixés audit châssis par des moyens à hauteur réglable, de sorte que lesdits sieges sont placés sensiblement à hauteur des fleurs de mais femelles et que les plantes de mais passent sous le châssis après avoir été écimées. 4 - Machine agricole selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, carac térisée en ce que la roue avant est à la fois motrice et directrice, 5 - Machine agricole selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que ledit châssis présente la forme générale d'un triangle reliant entre eux les trois montants verticaux, lequel triangle est délimité par des longerons latéraux symétriques par rapport à l'axe longitudinal et par une traverse placée au-dessus des roues arrière et lesdits sièges sont échelonnés le long desdits longerons latéraux, de sorte que chaque siège est décalé par rapport au siege voisin à la fois dans le sens transversal et dans le sens longitudinal et que le poids des opérateurs est rEparti sur les trois roues. 6 - Machine agricole selon l'une quelconque des revendications 4 et 5, caractérisée en ce que ladite machine comporte un groupe motoréducteur qui est placé sur ledit châssis, au-dessus de la roue avant et qui entraine celle-ci par un arbre de transmission et l'ensemble constitué par le groupe motoréducteur,. l'arbre.et la roue avant est placé sur un support qui est articulé par rapport au châssis autour d'un axe vertical. 7 - Machine selon la revendication 6, caractérisée en ce que ledit support articulé comporte des moyens permettant de le solidariser avec ledit châssis pendant le déplacement de la machine dans un champ de mais. 8 - Machine selon l'une quelconque des revendications 6 et 7, caractérisée en ce que ledit groupe motoréducteur est constitué par un motoculteur de faible puissance muni de poignées qui servent à faire pivoter ledit support articulé autour dudit axe vertical pour retourner la machine lorsqu'elle arrive en bout de champ. 9 - Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, comportant six sièges, trois de chaque côté, caractérisée en ce que les deux sièges arrière sont placés sur des consoles articulées et relevables, de telle sorte que l'on peut réduire ltempâtement en largeur sur route et ltutili- ser pour écimer soit des champs comportant des groupes de quatre rangées soit des groupes de six rangées de plantes femelles entre les rangés de plantes mâles. 10 - Machine selon l'une quelconque des revendications 2 à 9, caractérisée en ce que lesdits repose pieds sont reliés au siège par des bras incli nés vers le bas en allant du siège vers le repose pieds