La présente invention concerne des perfectionnements relatifs aux chariots gerbeurs automoteurs, ces perfectionnements permettent de constituer une pile de palettes et de la transporter sans aucune intervention manuelle. I1 s'agit de collecter avec un tel chariot des palettes dispersées et de les mettre en tas. Jusqu'à présent, cette opération était effectuée manuellement. Or, les palettes qui peuvent être en bois, en tôle ou en matière plastique, sont d'un encombrement important et leur manipulation n'est pas facile. De plus, les palettes en bois (les plus fréquemment employées) constituées par un plateau porteur dans les angles duquel sont disposés au moins 4 tasseaux, peuvent peser jusqu'à 25 kg. La manutention de telles palettes est donc une opération fatigante et dangereuse, qui peut entrainer des accidents ; ceux-ci sont provoqués d'une part par le poids de la palette et d'autre part par sa constitution meme : échardes du bois ou tasseaux mal positionnés ou arrachés par de nombreuses manipulations. I1 fallait donc trouver un dispositif simple évitant au maximum l'intervention manuelle et supprimant de ce fait de nombreux risques d'accidents. C'est ce que propose l'invention en apportant à un chariot gerbeur classique, des perfectionnements permettant de manière simple et rapide de constituer une pile de palettes. Le chariot suivant l'invention est de type connu : un chariot gerbeur automoteur comportant un mât vertical sur lequel sont montées deux fourches mobiles verticalement pour prendre et soulever des palettes. L'invention consiste à aménager un tel chariot en lui adjoignant de chaque côté du mat vertical, et au-dessus du niveau des fourches (lorsque celles-ci sont en position basse) des moyens pour retenir, après descente des fourches, les palettes soulevées, et des moyens pour commander l'effacement et la remise en position desdits moyens de retenue. On peut ainsi constituer au-dessus des moyens de retenue, une pile de palettes qu'on complète par le bas, les moyens de retenue sont effacés pour laisser le passage à une nouvelle palette et sont remis en position de retenue juste avant la descente des fourches seules. Dans une version préférée de l'invention, les moyens pour retenir les palettes sont portés par deux bras horizontaux solidages du màt vertical, chaque bras portant deux taquets de retenue. Les moyens pour commander l'effacement et la remise en position des taquets sont des détecteurs excités par le passage des fourches dans leur mouvement ascendant. L'effacement des moyens de retenue commandé par des détecteurs excités lors du mouvement ascendant des fourches, présente l'avantage suivant : en positionnant précisément les détecteurs sur le trajet des fourches, on commande l'effacement des taquets juste au moment où la pile de palettes repose déjà sur la palette portée par les fourches. Ainsi les taquets ne sont mis en mouvement que lorsqu'ils sont libres de toute charge. De même, la remise en position s'effectue alors que le poids de l'ensemble de la pile est encore supporté par les fourches. Les moyens de retenue sont commandés pour pivoter autour d'un axe vertical et avantageusement, les deux taquets de chaque bras horizontal sont commandés pour pivoter l'un vers l'autre. En effet les points d"attache des taquets de chaque bras sont, pour assurer plus de stabilité à la pile de palettes, éloignés au maximum l'un de l'autre ; pour limiter l'encombrement, les taquets tournent alors vers l'intérieur lorsqu'ils s'effacent. De plus, les moyens de retenue sont agencés pour pouvoir pivoter également vers le haut autour d'un axe horizontal. Le mouvement qu'on pourrait effectuer manuellement, est utile lorsqu'une palette est mal positionnée sur les fourches ou, ce qui est plus fréquent, lorsque les tasseaux entre plateaux sont mal positionnés ou défectueux. Dans ce dernier cas, on arrete la palettisation, la palette abimée est déchargée et mise au rebut ou à l'atelier de réparation. On effectue ainsi un tri entre les palettes correctes et celles qui sont défectueuses. S'il s'agit simplement d'un mauvais positionnement, il suffit de dégager le taquet qui revient ensuite à sa position d'origine sous son propre poids. La description qui va suivre, en référence aux dessins annexés, ne constitue qu'un exemple non limitatif du dispositif suivan-t l'm- vention. ta figure 1 est une vue schématique du chanot suivant 1'inven- tion. La figure 2 est une vue de dessus dudit chariot. La figure 3 est une vue de détail des moyens de retenue. Suivant les figures 1 et 2, le chariot gerbeur comprend un mât vertical 1 sur lequel sont montées coulissantes les fourches 2. De chaque côté, des bras horizontaux 3 sont fixés au mât 1 et portent chacun deux moyens de retenue positionnés pour s'insérer entre les tasseaux des palettes. Les moyens de retenue, plus visibles sur la figure 3, se composent d'un taquet 4 doublement acticulé ; autour d'un axe vertical 8 et autour d'un axe horizontal 9. La rotation autour de l'axe 8 est assurée par les vérins pneumatiques 5 (ou un organe moteur équivalent), par l'intermédiaire d'accouplements élastiques 6. Les vérins sont sous la dépendance des détecteurs 7 de passage des fourches, disposés sur le mât 1 sur la trajectoire des fourches 2 et sont agencés pour faire pivoter les taquets 4 de chaque bras l'un vers l'autre. Une possibilité de pivotement vers le haut, autour de l'axe horizontal 9, est ménagée pour parer aux blocages éventuels. Le dispositif fonctionne de la manière suivante : le but de l'invention est de collecter et d'entasser des palettes qui peuvent être dispersées sur une grande surface. Le chariot n'étant pas chargé, les fourches sont engagées sous le plateau porteur de la première palette et soulèvent celle-ci. En passant devant le détecteur de passage 7 inférieur, elles mettent en action les vérins 5 qui entrainent le pivotement vers leur position effacée, des taquets 4 l'un vers l'autre. Lorsque le plateau porteur de la palette dépasse le niveau des taquets, les fourches atteignent le deuxième détecteur. Celui-ci entraîne le retour des taquets 4 vers leur position de retenue ; les fourches peuvent alors descendre, la palette restera retenue par les taquets 4 qui sont positionnés sous son plateau porteur. Le chariot est alors amené à prendre une deuxième palette de la meme manière ; les taquets 4 s'effacent lorsque les fourches atteignent, sur le mât, une hauteur déterminée par le détecteur inférieur. Il faut noter que cette hauteur est telle qu'elle correspond à un niveau légèrement supérieur à celui où le plateau porteur de la palette montante entre en contact avec le bas de celle qui est déjà en place. Celle-ci est donc légèrement soulevée par la palette ascendante au moment où les taquets s'effacent. La remise en position a également lieu alors que l'empilement est encore entièrement supporté par les fourches. Le mouvement des taquets s'effectue donc toujours lorsqu'ils sont libres de toute charge évitant ainsi leur torsion.Toutefois les accouplements élastiques 6 absorbent les à-coups qui pourraient se produire en cas d'accrochage de la palete et des taquets. L'opération est renouvelée à chaque palette. Lorsqu'une pile complète est constituée, il suffit de monter les fourches avec la dernière palette, la pile reposant sur celle-ci les taquets sont bloqués en position d'effacement. On peut ainsi transporter et déposer la pile à l'endroit voulu. Dans le cas où une palette déformée ou défectueuse est prise par les fourches et soulevée, les taquets, ou le taquet correspondant à l'endroit du défaut de la palette, est soulevé en pivotant autour de son axe 9 sous la poussée de la palette. En effet, les défauts entraînent le plus souvent une augmentation de la hauteur de la palette. Cette dernière déplace notablement la pile reposant sur les taquets avant que le signal d'effacement (passage des fourches devant le détecteur inférieur 7) ne leur soit donné. La pression de la palette montante entraine alors le pivotement du ou des taquets concernés autour de leur axe 9. On arrete alors la palettisation. Gn constate ainsi que par ce système on peut non seulement empiler des palettes sans intervention manuelle mais également effectuer un tri parmi les palettes ramassées : les palettes défectueuses entrainant un arret de la palettisation peuvent etre retirées et mises au rebut ou en réparation. REVENDICATIONS 1) Chariot gerbeur automoteur du type comportant un mat vertical sur lequel sont montées deux fourches mobiles verticalement potr prendre et soulever des palettes, caractérisé par le fait qu'il est prévu, de chaque côté du mât vertical et au-dessus du niveau des fourches en position basse, des moyens pour retenir les palettes après descente des fourches et des moyens pour commander l'effacement et la remise en position desdits moyens de retenue. 2) Chariot suivant la revendication 1 caractérisé par le fait que les moyens pour retenir les palettes sont portés par deux bras horizontaux solidaires du mat. 3) Chariot suivant la revendication 2 caractérisé par le fait que chaque bras horizontal porte deux taquets de retenue des palettes 4) Chariot suivant la revendication 1 caracterisé par le fait que les moyens de commande sont des détecteurs de passage excités lors du mouvement ascendant des fourches. 5) Chariot suivant la revendication 4 caractérisé par le fait que les moyens de retenue sont commandés par lesdits détecteurs pair tourner autour d'un axe vertical. 6) Chariot suivant les revendications 3 et 5 caractérisé par le fait que les deux taquets de chaque bras horizontal sont commandés pour pivoter l'un vers l'autre. 7) Chariot suivant la revendication 1 caractérisé par le fait que les moyens de retenue sont agencés pour pivoter vers le haut autour d'un axe horizontal.