La présente invention concerne des compositions ignifuges et elle s'applique plus particulièrement, mais non exclusivement à l'ignifugation de matériaux poreux (c'est-à-dire impregnables), notamment le bois (y compris les produits de fibres de bois compressées du type "Isorel"). Le terme "ignifugation1, signifie, dans le sens de la présente description (y compris les revendications), une inflammabilité réduite et, en conséquence, il embrasse le retardement de la combustion et l'ignifugeage partiel. On connait le procédé consistant à ignifuger le bois et d'autres matériaux poreux en les imprégnant d'une solution aqueuse d'une grande variété de sels inorganiques, puis en lassant sécher le matériau ir.lprégné ou en provoquant ce séchage. En partiel culier, des sels ammoniaques conne le bromure d'a.m.monium, le chlorure d'ammonium, le sulfate d'ammonium, le phosphate de monoammonium, le phosphate de dia:nmonium, l'alun aamonique et le borate d'ammonium ont été largement utilisés à cet effet, isolément ou en diverses combinaisons. Certains surfactifs (c'est-à- dire des agents mouillants) ont été également incorporés dans des solutions aqueuses de sels inorganiques hydrosotubles retardant la combustion.En particulier, des surfactifs non ioniques à base d'éthoxylates à longue channe ont été recommandés à cet effet. Les compositions connues d'ignifugation n'ont pas donné entièrement satisfaction, du fait qu'il était difficile, par exemple avec le bois, d'obtenir des résultats constamment favo- rables sans utiliser des matières coûteuses et/ou sans appliquer des traite3ents coûteux. n général, il n'était pas possible d'ignifuger le bois de manière acceptable co:ercialement pour répondre aux exigences des matériaux de classe O, définis par les épreuves d'inflammabilité et de propagation du feu spécifiées dans les normes britanniques 476, 5ème partie (1968) et 6ème (1968), a."lendées en juillet 1970 par l'AMD 549.Cette norme britannique spécifie les exigences minimales d'ignifugeage pour des matériaux de construction destinés à être utilisés dans des locaux fr-quentés Far le public, tels que les h8tels, cinémas et théâtres en anaUleterre. L'un des buts de la présente invention est de fournir une composition ignifuge améliorée, susceptible par imprégnation de faire entrer le bois dans la classe 0. Un autre but de l'invention est de fournir une composition ignifuge améliorée qui soit relative-:ent peu coûteuse à la fabrication et à l'usage. Par ailleurs, l'invention a pour but de fournir une composition ignifuge améliorée qui, utilisée pour l'imprégnation de matériaux poreux, et notamment de bois, soit capable d'assuras une ignifugation constante et reproductible. Un autre but de l'invention est de fournir un procédé d'imprégnation amélioré, convenant particulièrement pour 1' im- prégnation de matériaux poreux, et notamment du bois, avec une composition selon l'invention. L'invention a encore pour but de fournir un procédé amélioré pour le séchage de matériaux poreux imprégnés d'une composition selon l'invention. Il a té découvert qu'on obtient une composition ignifugeante particulièrement efficace, du type constitué par une solution aqueuse d'un sel inorganique hydrosoluble retardant la combustion et d'un surfactif, lorsque le surfactif est un acide organique d'ester polyphosphorique ou un sel de cet acide. Ces acides d'ester et ces sels sont des surfactifs connus qui possèdent de bonnes propriétés de dispersant, d'agent mouillant et de détergent, mais il semble que leur usage se soit limité jusqutici à des applications pour spécialistes, comme la dispersion d'argile, de matières colorantes, de pigments et de monomères formateurs de résines.Autant qu'on le sache, il n'a jamais été suggéré ou indiqué qu'ils conviendraient particulièrement bien à une utilisation dans des compositions d'ignifugation. 3n conséquence, d'après la présente invention, il est proposé une composition d'ignifugation constituée par une solu- tion aqueuse d'un sel inorganique hydrosoluble retardant la combustion et d'un acide organique d'ester polyphosphorique ou d'un sel de cet acide, dans une proportion propre à réduire la tension superficielle. I1 est préférable que le surfactif soit le sel potassique de l'acide d'ester et un surfactif particulièrement préféré est le sel potassique d'un acide organique complexe d'ester polyphosphorique, tel que celui qui est commercialisé sous le nom de marque "S2ROD!X PE-90" par Dexter Chemical Corporation.La composition précise du "STROD%aC?- PE-90" est pas connue de l'auteur, -mais une analyse typique, établie par Wells Laboratories Zinc. et publiée par Berk Limitez, a donné les résultats suivants : Etat physique Liquide limpide, s'écoulant librement Couleur Paille Activité 90 % Humidité 10 % en poids au maximum pH (solution à 1 %3 6,9 - 7,3 Poids spécifique (30 C) 1,134 La proportion de surfactif contenue dans la composition dépendra de la nature précise de ce surfactif, mais elle sera suffisante dans tous les cas pour assurer une pénétration au moins partielle dans le matériau à imprégner, dans les conditions de traitement appliquées. La proportion optimale pour un surfactif particulier peut être déterminée facilement par simple expérimentation.D'habitude, cette proportion variera entre 0,25 % et 2 % (inclusivement), notamment entre 0,3 ç et 1 % (inclusivement) en volume. I1 semble que la tension superficielle préférée de la composition se situe dans la gamme de 25 à 30 (inclusivement), en particulier de 26 à 28 (inclusivement) dynes/cm, mesurée au Stalagomètre. De préférence, les sels inorganiques retardant la combustion qui sont utilisés dans les compositions de l'invention sont le bromure d'ammonium, le chlorure d'ammonium, le phosphate de monoammonium, le phosphate de diammonium et des mélanges de ces sels. Un lange de ces phosphates d'ammonium, le cas échéant avec du chlorure d'ammonium, est actuellement préféré. Ces sels inorganiques hydrosolubles retardant la combustion et d'autres encore sont déjà utilisés de façon connue en soi dans des compositions d'ignifugation et, par suite, leurs doses relatives et absolues peuvent être facilement déterminées par le spécialiste, au besoin après une simnle expérimentation, pour obtenir le degré voulu d'ignifugation.Ces proportions varieront d'un matériau poreux à l'autre, en fonction notamment de la porosité et de l'inflammabilité de ce matériau. Toutefois, les compositions aqueuses d'ignifugation selon l'invention contiendront d'habitude 15 % à 40 ,?o (inclusivement) et notamment 20 ?,3 à 30 fe (inclusivement) en poids de ces sels inorganiques. Lorsque les compositions doivent servir à imprégner le bois, il est préférable que leur poids spécifique à la température arnbiante se situe entre 1,07 et 1,17 (inclusivement) et notamment entre 1,10 et 1,13 (inclusivement). D'autre part, il est également préférable que la composition soit pratiquement neutre, c'està-dire que son pH se situe entre 7,0 et 7,2 (inclusivement). Les résultats obtenus avec les compositions de l'invention peuvent etre améliorés par l'utilisation d'un sel -inorganique qui est soluble dans un polyalcoylène-glycol miscible à l'eau, notam- ment le polyéthylène-glycol, ainsi que par l'introduction du polyalcoylène-gLycol dans la composition, dans une proportion suffisante pour retarder le lessivage du sel par l'eau à partir du matériau imprégné. Cette proportion de polyalcoylène-glycol est qualifiés ci-après de "quantité retardant le lessivage". Dtaprès un mode de réalisation préféré de l'invention, il est donc fourni une composition d'ignifugation, constituée par une solution aqueuse d'un sel inorganique hydrosoluble qui est également soluble dans un polyalcoylène-glycol mis cibla à l'eau, d'un acide organique d'ester polyphosphorique ou d'un sel de cet acide dans une proportion réduisant la tension superficielle, et d'un polyalcoylène-glycol miscible à l'eau dans une quantité retardant le lessivage. Le polyalcoylène-glycol sera d'habitude un polyéthylèneglycol, ayant notaient un poids moléculaire compris dans la gamme de 1500 à 7000 (inclusivement). La quantité de polyalcoylène glycol présente dans la composition sera suffisante pour retarder le lesivage du sel inorganique par l'eau à partir d'un matériau poreux imprégné de la solution aqueuse, puis séché. Cette quantité sera opportunément de l'ordre de 2 % à 10 , (inclusivement), en particulier 5 ?o à 10 ,? (inclusivement) en poids par rapport à la composition et/ou le l'ordre de 10 , à 50 % (inclusivement), de préférence 20 % à 40 % (inclusivement) en poids sur la base du poids du sel inorganique. Les compositions de l'invention sont destinées principale- ment, rayais non exclusivement à l'imprégnation de bois (y compris les produits de fibres de bois comprimées du type "Isorel", ainsi que les produits de bois stratifiés tels que le contreplaqué et les panneaux artificiels de bois tels qu'agglomérés et panneaux de particules). On peut appliquer n1 importe lequel des procédés couramment utilisés pour imprégner le bois avec des comnositions aqueuses, en particulier le traitement dit "à pleines cellules", dans lequel le bois est mis en présence de la eomnosition aqueuse sous pression. Dans les traitements modernes selon la technique classique "à pleines cellules", le bois est placé dans un récipient sous pression et un vide préliminaire, c'est-à-dire une pression sous-atmosphérique, est établi. Ce vide préliminaire est dlhabi- tude de 560 mmHg ou moins et il est appliqué rendant une période de 15 à 60 mn. La composition aqueuse est alors introduite dans le récipient et soumise à une pression, ordinairement de l'ordre de 8,43 à 12,65 kg/cm au manomètre pendant une période de 1 à 6 h selon la nature du bois à traiter.Des pressions plus basses, de 0,70 à 2,10 kg/cm par exemple, peuvent titre appliquées dans le cas de panneaux de particules ou d'autres matériaux synthéti- ques en panneaux. La pression est ensuite détendue et la récipient est vidé du liquide, puis un vide final, par exemple de 500 mmEg de pression manométrique ou moins, est appliqué pendant une brève période, par exemple de 15 à 45 mn. On considère en général que les hautes pressions sont souhaitables pour que le traitement "à pleines cellules" soit efficace et, par suite, qu1 il est avantageux d'appliquer des pressions voisines de la résistance à 2 la compression du bois.Des pressions atteignant 70,30 kg/cm ont été utilisées en Australie pour imprégner des bois d'oeuvre d'origine locale (voir Wood Preservation Leaflet, British flood Preserving Association, 1973). Toutefois, il a été découvert qu'au moins quand on utilise les compositions de la présente invention, il est possible d'imprégner le bois de manière satisfaisante par un procédé du type "à pleines cellules" sans qu'il soit nécessaire d'appliquer des pressions ultra-atmosphériques, si le vide partiel initial est maintenu pendant que le bois est mis en contact avec la composition. Ainsi, d'après un autre mode dd réalisation préféré de la présente invention, il est proposé un procédé d'imprégnation de matériaux poreux, et notamment de bois, consistant à placer le matériau à imprégner dans un récipient, à abaisser la pression dans ce récipient jusqu'à un vide partiel, à maintenir le vide partiel dans le récipient tout en introduisant une composition aqueuse dtignifuat-on selon l'invention de façon à immerger le matériau et pendant une période ultérieure suffisante, de manière à imprégner au moins partiellement ce matériau avec la composi- tion. I1 convient de n'extraire les gaz du récipient pour y établir le vide partiel que pendant la mise sous vide initiale et pendant l'immersion consécutive (c'est-à-dire l'introduction de la composition aqueuse de l'invention), puis le récipient est fermé de manière étanche lorsqu'il est rempli au niveau voulu, afin de maintenir le vide partiel. D'habitude, le vide partiel se situera dans la gamme comprise entre 254 et 889 mmEg (inclusi- ve-1ent), e particulier entre 635 et 762 mmHg (inclusivement) au manomètre et il sera maintenu pendant 5 à 20 mn après le remplissage (c'est-à-dire l'immersion).Cependant, d'autres valeurs de vide et de durée peuvent autre appliquées si on le désire pour des applications particulières. Les conditions onti- males varieront en fonction de la nature et du volume du matériau à traiter, ainsi que de la composition utilisée. Ces conditions peuvent tr déterminées par une simple expérimentation. Dans le cas de la composition préférée, faite de 24 ffi en poids d'un mélange de phosphates de mono- et de diammonium, de 5 % en poids de polyéthylène-glycol, de I ,% en volume ae matière colorante fluorescente Tipanal et de 0,5 Sa en volume de STRODEX PE-30, il a été constaté qu'arec un vide partiel de 736 miIg, les contreplaqués et les panneaux de copeaux exigent environ 5 mn d'immersion pour une imprégnation pratiquement totale, tandis que les panneaux d'isorel demandent quelque 10 mn d'immersion pour atteindre un niveau comparable d'immersion. Ordinairement, le récipient dans lequel le matériau est traite, sara complètement rempli du matériau poreux, car il n'est d'habitude chargé de liquide quv partiellement, typiquement à 85 ou 90 %, afin de ménager un volume gazeux dans lequel le vide partiel est établi.Si l'on ne prend pas des dispositions particulières pour faire tourner le récipient ou faire circuler de quelque autremanière le liquide qu'il contient, seule la partie immergée du matériau dans le récipient sera correctement imprégnée D'autre part, il est fortement conseillé--de veiller à ce que le matériau poreux soit chargé dans le récipient de telle manière que le liquide puisse passer librement entre les panneaux ou autres pièces de ce matériau, ce qui facilite un abrègement des durées d'immersion. Un tel mode de chargement est connu en soi et pratiqué classiquement dans les procédés d'imprégnation "à pleines cellules!1. I1 est avantageux de faire passer ou de laisser passer un gaz à travers la composition d'imprégnation après que le matériau a été immergé pendant la durée voulue, afin de remuer ce matériau. Ce gaz, qui est habituellement 11 air, peut opportunément détendre le vide dans le récipient. Le matériau imprégné, obtenu d'après le procédé préféré qui a été décrit ci-dtssus ou d'après tout autre procédé approprie d'imprégEation, peut entre séché par l'une quelconque des méthodes de séchage pratiquées classiquement pour sécher des matériaux imprégnés de compositions aqueuses. zizis le séchage du bois imprégné de compositions aqueuses est d'habitude une opération longue et/ou coûteuse qui détermine souvent la capacité d'une installation d'imprégnation de bois.Les progrès effectuées dans le domaine du séchage du bois n'ont pas abouti à une méthode efficace et relativement rapide, en harmonie avec les améliorations apportées par la présente invention du point de vue des compositions et des procédés d'imprégnation. I1 a été proposé de conditionner le bois en le disposant en piles placées en rangée dans un séchoir équipé d'un ou de plusieurs groupes de chauffage-deshumidification, par exemple des conditionneurs de bois d'oeuvre Drymatic (fabriqués par Westair Dynamics Limitez), situés d'un c6té de la rangée, et en faisant circuler l'air chauffé à travers les piles dans la direction perpendiculaire à la rangée et à travers le ou les déshumidificateurs. Or, il a été découvert qu'on peut augnenter dans une mesure importante le rendement du chauffage en faisant circuler l'air chauffé dans la direction longitudinale de la rangée, le ou les déshumidilicateurs étant situés dans une posi- tion différente pour se trouver dans ce courant d'air. De cette manière, il est possible de réduire jusqu'air deux-tiers, en comparaison du séchage par courant d'air transversal proposé antérieurement, la période nécessaire pour sécher une quantité donnée de bois avec une consommation donnée d'énergie. Dans certains cas, il est meme inutile de chauffer l'air. Ainsi, d'après un autre mode de réalisation préféré de la présente invention, il est proposé un procédé de séchage de matériaux poreux imprégnés d' une composition dt ignifugation selon l'invention, procédé de séchage qui consiste à empiler ces matériaux en une rangée de -piles, à faire circuler de l'air à travers les piles dans la direction longitudinale de la rangée et à déshumidifier l'air au moins une fois au cours de chaque cycle de circulation. Ordinairement, l'air en circulation sera réchauffé, au moins pendant une période initiale de séchage. I1 est commode de ne faire circuler l'air à travers les piles que dans un sens et de le ramener de l'extrémité aval à l'extrémité amont de-la rangée par une conduite de retour située à distance de cette rangée. D'habitude, les matériaux à sécher seront empilés avec un intervalle vertical de 15 à 30 mm environ entre chaque couche de la pile, afin d-- faciliter le passage d'air à travers la pile. S'agissant de bois plaqué, il est préférable que les pièces soient disposées par paires, les feuilles de placage étant située face à face, afin d'éliminer tout risque d'endormngement au cours du séchage. Une rangée peut être faite d'un nombre quelconque de piles et les moyens d déshumidification, les moyens de chauffage éventuellement prévus et les moyens de circulation de l'air seront disposés en tenant compte de la longueur de la rangée. Par exemple, chacun de ces moyens est opportunément placé tous les 6 ou 10 m dans la direction longitudinale de la rangée.Mais il est préférable que le séchage s' effectue dans un local construit à cette fin, dans lequel ces moyens sont situés dans une conduite de retour qui relie les extrémités aval et amont de la rangée, à distance et nota!-ment au-dessus de celle-ci. Les moyens de chauffage peuvent comprendre ou être constitués par un ou des serpentins de condensation du réfrigérant prévus dans les moyens déshumidificateurs, de façon déjà connue en soi pour le séchage du bois. Des éléments chauffants surplé- mentaires peuvent être prévus pour élever la temtérature de l'air en circulation en cas de besoin, notazmsnt pendant la phase de séchage initial. Pour le séchage du bois, il est préférable que la température initiale soit de l'ordre de 21 à 26OC pendant quelques heures, par exemple 4 ou 5 h, puis de 10 à 21oC pendant le reste de la période de séchage, c'est à dire 2 à 5 jours. Les moyens de nise en circulation de l'air peuvent conprendre ou être constitués par un ou plusieurs ventilateurs qui, de prélérence, sont situés immédiatement en aval de la ranrée. Le procédé sera ordinairement appliqué dans un local isolé thermiquement, afin de réduire les pertes de chaleur dans l'atmosphère ambiante. Il a été également découvert qu'on peut parvenir à un séchage relativement efficace et peu coûteux du bois sans nécessité de recycler l'air, si on déshumidifie l'air avant qu'il n'entre en contact avec le bois et si on ne fait passer qu'une fois l'air ainsi déshumidifié à travers le bois. Cela vaut aussi pour le système précité de l'état antérieur de la technique, dans lequel l'air circule dans la direction transversale de la rangée. Ainsi, d'après un autre mode de réalisation de l'invention, il est proposé un procédé du séchage de matériaux poreux inpré- gnés d'une composition d' ignifugation selon l'invention, procédé de séchage qui consiste à empiler les matériaux en une rangée de piles et à ne faire passer qu'une fois, à travers cette rangée, un courant d'air déshumidifié qui est ensuite rejeté dans l'atmosphère. On notera que le courant d'air est déshumidifié avant d'entrer en contact avec le bois et qu'il n'est pas recyclé, mais prélevé en permanence dans l'atmosphère. On peut faire passer l'air à travers les viles dans une direction transversale par rapport à la rangée, mais il est préférable de le faire passer dans la direction longitudinale de la rangée. I1 est souhaitable que l'air déshumidifié soit réchauffé, par exemple par le déshumidificateur lu -même, à une température qui ne dépasse habituellement pas 15 C; dans les conditions ambiantes de chaleur, il se peut qu'un tel réchauffement ne soit pas nécessaire. L'air peut être opportunément aspiré à travers les piles par un ventilateur au moins, nonté en aval de ces piles et, de préférence, par au moins un ventilateur supplémentaire interposé entre le déshumidificateur et les piles. Comme on l'a déjà indiqué, les,carftéristiques de séchage de l'invention ont été conçues plus particulierernent pour le séchage du bois, mais il est manifeste qu'elles peuvent être adootées pour le séchage d'autres matériaux poreux, par exemple le carton imprégné de compositions d'ignifugation selon l'inven- tion. les exemples qui suivent sont relatifs à des compositions d'ignifugation selon la présente invention. Dans chaque cas, les solutions ont été préparées par addition des sels inorganiques à de l'eau du robinet et par agitation jusqu'à dissolution de ces sels. Puis le surfactif a été ajouté, suivi de la matière colorante et/ou du polyéthylène-glycol éventuellement présents dans la composition. Si on le désire, on peut effectuer l'addition des ingrédienQs dans un ordre différent. Àu besoin , le pE a eté réglé aux alentours de 7,2. Tous les pourcentages se rapportent au poids des matières solides, à l'exception du Strodex dont le pourcentage est en volume. Exemple 1 Bromure d'ammonium 20 % Biphosphate de diammonium 4 % Acide borique 4% Strodex PK-90 1 Borax 1 % Tinapal (matière colorante luminescente) 0,5 ffi Poids spécifique (18-20 C) 1,17 Exemple 2 Bromure d'a-monium 16 % Biphosphate de diammoniun 8 % Strodex PE-90 1 % Polyéthylène-glycol 10 % Exemple 3 Phosphates de monoammonium et de diammonium 24 % Strodex PE-90 0,5 % Polyéthylène-glycol 5 % Tinapal 0,5 % Exemple 4 Phosphates de monoammonium et de diammonium 24 % Polyéthylène-glycol 5 % Tinapal 1 % Strodex PE-90 0,5 Exemple 5 Bromure d 'aiamonium 10 % Biphosphate de diammonium 10 % Acide borique 10 % Strodex PE-90 1 Exemple 6 Biphosphate de diammonius 20 % Acide borique 10 % Strodex PK-90 1% Exemple 7 Biphosphate de diammonium 30 % Strodex PK-90 1% exemple 8 Bromure d'ammonium 10 % Acide borique 20 % Strodex PE-90 1 % La composition de l'exemple 1 peut être diluée à l'eau jusqu'à un rapport composition/eau de 2:3 par exemple, selon le bois d'oeuvre à traiter.De façon générale, les bois durs nécessitent des teneurs en matières solides plus élevées et les teneurs en matières solides inférieures à 20 % sont plus précisément destinées aux matériaux type Isorel et aux panneaux de particules. Les compositions des exemples 2, 3 et 4 conviennent pour tous les bois d'oeuvre, celles des exemples 5, 6 et 7 sont destinées aux matériaux type Isorel, aux panneaux de particules et aux contreplaqués de qualité inférieure; celle de l'exemple 8 a été formulée pour les matériaux type Isorel et pour les panneaux de particules. Les compositions d s exemples 1 à 8 peuvent etre utilisées pour imprégner le bois à l'aide de I'appareil représenté schématiquement sur la fig. I des dessins annexés. D'après la fig. 1, un appareil pour l'imprégnation de matériaux type Iscrel ou d'autres matériaux imprégnables, et en particulier d'autres bois, comprend un récipient de pression 1 ayant une capacité de 100 m3 par exemple. Une conduite de vide 2 s'étend depuis le haut du récipient 1, par l'intermédiaire d'une soupape 3, jusqutà une pompe à vide 4 équipée d'un vacuo mètre 5. Une conduite de pression 6 4 stétend également depuis le haut du récipient 1 et rejoint un compresseur 8 par l'intermédiaire d'une soupape 7, un manomètre étant prévu dans cette conduite immédiatement au-dessus du récipient 1.L'arrivée de liquide au récipient 1 est assurée par une conduite d'alimentation 10 qui s'étend, avec interposition dtune pompe auxiliaire 11, depuis un réservoir de liquide 12. A proximité du récipient 1, cette conduite lt bifurque en branches 10' et 10" qui débouchent respectivement à l'arrière et au fond du récipient et contiennent des soupapes 13, 14 respectivement pour contrler le débit de liquide vers et à partir du récipient. En service, le réservoir 12 est rempli de la composition d'ignifugation et le récipient est chargé par exemple de 8,50 de feuilles d'Isorel de 4 mm d'épaisseur -et mis sous un vide de 736 mmRg au moyen de la pompe 4. Ce vids est appliqué pendant 5 mn environ, puIs la soupape 3 est fermée et les soupapes 13, 14 sont ouvertes pour laisser le liquide s'écouler du réservoir 12 dans le récipient 1. La pompe auxiliaire ll sert à renforcer l'aspiration exercée par le vide sur le liquide pour remplir le récipient 1. Lorsque le récipient 1 est à demi-plein, la soupape 14 est fermée et au moment où il est complètement plein, la soupape 13 est également fermée et de l'air comprimé est envoyé par le compresseur 8 jusqu'à ce qu'une pression manométrique de 0,70 kg/cm2 soit atteinte. Cette pression est maintenue pendant 10 mn environ et les soupapes 13, 14 sont alors ouvertes pour permettre au liquide de refluer dans le réservoir 12 sous l'effet de cette pression, assistée de la pompe 11. La soupape 13 est moment où le niveau du liquide dans le récipient est à mihauteur, puis, quand le récipient est vide de liquide, on ferme la soupape 14 et le vide est appliqué de nouveau à 736 mmHg.Ce vide est maintenu pendant 5 mn environ, puis détendu et le liquide extrait de l'Isorel (227 litres-environ) est renvoyé dans le réservoir 12 par la conduite 10". Le vide de 736 im:iiig est appliqué de nouveau pendant 5 mn, puis détendu et le liquide ainsi extrait de l'Isorel (90 litres environ) est renvoyé dans le réservoir 12 par la conduite 10". L'Isorel imprégné hunide est extrait du récipient 1 et séché dans une atmosphère déshumidifiée. Le plein du réservoir 12 est rétabli avec 454 litres environ de la composition d1ignifugation et le traitement est répété sur une deuxième charge d'Isorel. - Les compositions des exemples 1 à 8 peuvent être également utilisées pour inprégner du bois au moyen de l'appareil représente schénatiquement sur la fig. 2 des dessins ci-annexés. D'après la fig. 2, un appareil pour imprégner par exemple un matériau poreux en forme de feuilles comprend un récipient sous pression 20 de 100 m3 par exemple. Une conduite de vide 21, issue du haut du récipient 20, rejoint par l'intermédiaire d'une soupape 22 une pompe à vide 23 équipée d'un vacuomètre 23a. Une conduite d'alimentation en liquide 24 relie le récipient 20 à un réservoir de liquide 25 et contient une soupape 26 et une pompe 27. Une conduite d'alimentation en air 28, contenant une soupape 29, relie le récipient 20 à une source d'air qui peut être l'atmosphère ou, en cas de besoin, un compresseur d'air. En service, le réservoir 25 est rempli de la composition aqueuse d'ignifugation. Le récipient est alors chargé par exemple de 8,50 m3 de feuilles d'Isorel de 4 mm d'épaisseur et, après fermeture des soupapes 26, 29 et ouverture de la soupape 22, mis sous un vide de 736 mSEg au manomètre au moyen de la pompe 4. Ce vide est appliqué pendant 5 mn environ, puis la soupape 26 est ouverte et du liquide passe dans le récipient 20 par la conduite 24. Si nécessaire, l'écoulement de liquide est renforcé par la pompe 27. Lorsque le récipient 20 est rempli aux 7/8 environ, on ferme la soupape 26.Pendant cette période de remplissage, la pompe maintient le vide dans le récipient 20, mais peu après la fermeture de la soupape 26, la soupape 2 est également fermée, ce qui isole le récipient 20 sous une pression sous-atmosphérique de l'ordre de l'ordre de 711 mmEg au manomètre. Le récipient 20 est maintenu dans cet état isolé pendant 10 mn environ, puis la soupape 29 est ouverte rouir laisser l'air de la conduite 28 traverser sols forme de bulles le liquide contenu dans le récipient, afin de remuer les panneaux de bois.Au moment où le récipient est à la pression atmosphérique ou à une pression supérieure si de l'air comprimé est délivré par la conduite 28, la soupape 26 est ouverte et le liquide est renvoyé par la pompe 27 dans le réservoir 25 pour être réutilisé. L'Isorel imprégné humide est extrait du récipient 1 ou 20 et séché dans une atmosphère déshumidifiée. L'un des procédés possibles pour sécher le bois itapregne par exemple par l'une ou l'autre des méthodes décrites ci-dssus en référence aux fi. 1 et 2, va maintenant être décrit à l'aide des fig. 3 et 4. La fig. 3 est une vue antérieure en perspective d'un appareil de séchage du bois et la fig. 4 est une vue en coupe longitudinale de l'appareil de la fig. 3. D'après ce qui est représenté sur les fig. 3 et 4, I'appareil pour sécher le bois comprend une enceinte 31 formée de parois latérales rectangulaires 32, 33, disposées parallèlement à distance l'une de l'autre et réunies par des parois supérieure et inférieure 34, 35 respectivement. L'extrémité posférieure de l'enceinte est fermée par une paroi arrière 36, tandis que son extrémité antérieure est fermée par un panneau supérieur fixe 37 et par une porte latérale articulée 38. Toutes ces parois, le panneau et la porte sont isolés thermiquement. Par exemple, chacun d'entre eux est formée de panneaux de bois séparés par un vide intermédiaire ou de bois revêtu d'un matériau d'isolation thermicue. Une cloison de séparation 39 s'étend parallèlement à la paroi supérieure 34, au niveau du bas du panneau antérieur 37. Cette cloison s'étend entre les parois latérales 32, 73 et pratiquenent sur toute la longueur de l'enceinte (voir fig. 4). L'extrémité antérieure du passage défini entre les parois 34 et 39 est fermée par un panneau 40 situé à distance en arrière du panneau 37. Plusieurs orifices 41 (dont un seul a été représenté sur les dessins) sont pratiqués dans le panneau 40 et un ventilateur ultra-rapide 42 est monté dans chacun d'entre eux. Uh ou plusieurs conditionneurs de bois Westair Drymatic (fabriqués par ;restair Dynamos Limited) sont placés dans le passage entre les parois 34 et 39 vers leur extrémité arrière et l'évacuation d'eau du ou des déshumidificateurs est reliée par un tuyau 44 à un tonnelet 45 situé à l'extérieur de la paroi arrière 36. Les angles antérieurs et postérieurs de 11 enceinte 31 sont recouverts inlérieurement de plaques courbes qui favorisent un écoulement d'air uniforme, selon ce qui est indiqué par les flèches sur la fig. 4. Plusieurs éléments d'emboitement 47 élastiquement flexibles, en forme de "U" inversé, sont suspendus à la paroi 38 en des points équidistants de sa longueur. Le dispositif est également équipé d'un thermomètre 48 et d'un hygromètre 49 qui indiquent respectivenent la température et le degré d'hurnldité. son outre, une trappe d'inspection 34a est prévue dans la paroi 34 immédiatement au-dessus du ou des déshumidificateurs 43. son service, des feuilles de bois, par exemple d'Isorel, imprégnées d'une cosnposition aqueuse d'ignifugation sont empilées à distance verticale les unes des autres sur des éléments d'écartement qui maintiennent un intervalle de 20 mm entre chaque couche de la pile. Plusieurs piles sont dressées de cette manière, puis chargées dans l'enceinte 31 à travers la porte 38. Dans la direction longitudinale de l'enceinte, les piles sont placées à distance les unes des autres, de sorte que chacune d'entre elles soit saisie par l'un ou plusieurs des éléments d'emboîtement 47. Les dimensions relatives des piles et des éléments 47 sont choisies de telle manière que les éléments 47 s'emboitent sur les deux côtés et le haut des piles respectives. les éléments d'écartement sont placés de façon à ne pas entraver l'écoulement longitudinal d'air à travers les intervalles ménagés dans chaque pile et, de préférence, les feuilles sont disposées de sorte que leur fil s'étende dans la direction longitudinale. lorsque la rangée de piles a été placée dans l'enceinte, on ferme la porte 38 et on met en marche las ventilateurs 42 et le ou les déshumidificateurs 45. Un élément chauffant sutplémen taire (non représenté ou incorporé dans le ou les déshumidifica- teurs) peut être également mis en marche, afin que la temp & ature dans l'enceinte atteigne 26OV environ, température qui est maintenue pendant une période de ltordre-de 4 h.L'élément chauffant supplémentaire est alors mis hors service et la tempé- rature est maintenue par le ou les déshumidificateurs à 15-21 C pendant 2 à 5 jours Jusqu'à ce que les feuilles soient sèches. Pendant ces périodes de séchage initial et de séchage principal, les ventilateurs font circuler Itair dans le sens des flèches de la fig. 4, d'où il résulte que l'air traverse longitudinalement la rangée de piles et est déshumidifié à chaque cycle. De cette lanière, les feuilles sont séchées avec beaucoup plus d'efficacité qu'avec tout autre procédé connu de l'auteur dans l'état antérieur de la technique. On se réfèrera maintenant à la fig. 5, qui est une vue schématique en coupe longitudinale d'un appareil de séchage du bois, pour décrire un autre procédé possible, actuellement moins préféré, de séchage du bois imprégné par exemple par l'une ou l'autre des méthodes décrites ci-dessus en référence aux fig. 1 et 2. D'après ce qui apparait sur la fig. 5, un appareil de séchage du bois comprend une enceinte tubulaire allongée 51 dont la section transversale est pratiquement rectangulaire et qui est muni respectivement à ses extrémités d'une admission d'air 52 et d'un échappement d'air 53. L'admission 52 est alimentée en air déshunidifié provenant d'un déshumidificateur 54, par exemple un conditionneur de bois Westair Drymatic (fabriqué par Westair Dynamics Linited).Un ventilateur électrique 55 est prévu dans l'admission 52 pour aspirer l'air à partir du déshumidificateur et le refouler dans l'enceinte 51. Ud ventilateur 56 semblable est prévu dans l'échappement 53 pour renforcer l'évacuation de l'air d l'enceinte dans l'atmosphère, dans laquelle l'échappement 53 rejette l'air utilisé. Plusieurs éléments d'emboîtement 57 élastiquement flexibles, en forme de "U" inversé, sont suspendus au toit de l'enceinte 51, à intervalles équidistants sur sa longueur. En service, des feuilles de bois, par exemple d'Isorel, imprégnées d'une composition aqueuse d'ignifugation, sont empi Iées distance verticale les unes des autres sur des éléments d'écartement qui maintiennent un intervalle de 90 mm entre chaque couche de la pile. Plusieurs piles sont formées de cette manière et sont chargées dans l'enceinte 51 par une porte (non représentée), de manière à être espacées dans la direction longitudinale. Chaque pile est saisie par un ou plusieurs éléments d'emboite-ment 57 et les dimensions relatives des piles et de ces éléments 57 sont choisies de telle manière que ces éléments s'appliquent contre les deux cotés et contre le haut des piles respectives. les éléments d'écartement sont placés de façon à ne pas entraver l'écoulement longitudinal d'air à travers les intervalles ménagés dans chaque pile et, de préférence, les feuilles sont disposées de sorte que leur fil s'étende dans la direction longitudinale. Lorsque la rangée de piles a été placée dans l'enceinte, on ferme la porte par laquelle elles ont été chargées et on met en marche les ventilateurs 55, 56 et le déshumidificateur 54. Un élément chauffant incorporé dans le déshumidificateur ou d'autres moyens de chauffage peuvent être prévus pour maintenir la température voulue de l'air, qui ne dépassera pas 15 C dans les conditions habituelles. De l'air frais provenant de l'atmos- phère ambiante est déshumidifié dans le dêshumidificateur 54 et aspiré par le ventilateur 55 dans l'enceinte. L'air passe à travers les piles dans une direction généralement longitudinale et est aspiré par le ventilateur 56 à travers ltéchappement 53 pour être rejeté dans l'atmosphère. On fait passer de l'air à travers ltenceinte 51 de la manière décrite ci-dessus jusqu'à ce que le bois ait séché au taux d'humidité voulu (2 à 5 jours habituellement). De cette façon, en dépit du fait que l'air n'est pas recyclé, mais est rejeté dans l'atmosphère après un seul passage à travers l'encein- te, le bois est séché de manière efficace. Un matériau type Isorel, qui a été imprégné avec une composition correspondant à l'un quelconque des exemptes 1 à 8 et par le procédé décrit particulièrement ci-dessus en référence à la fig. 1 ou à la fig. 2, puis qui a été séché dans une atmosphère déshumidifiée, est complètement imprégné du sel inorganique contenu dans les compositions et il répond aux exigences de la classe O des matériaux, telle que définie prdcédei;;ment. De même1 d'autres produits à base de bois peuvent être ignifugés de façon à satisfaire ces exigences par le ne procédé, bien que quelques modifications concernant les proportions relatives des ingré- dients de la composition d'imprégnation et les paramètres opérationnels puissent être nécessaires pour compenser les différences de densité et -de nature du bois. ITéanmoins, toutes les sortes de bois peuvent être ignifugées de cette manière, y compris les bois durs, les bois tendres, le contreplaqué, les vanneaux de partiel cules, les panneaux de fibres de bois 'et les panneaux de copeaux. Si l'on utilise les compositions contenant du polyéthylène-glycol, on note une baisse signilicative de la vitesse à laquelle les sels inorganiques sont enlevés par lessivage du bois imprégné et séché, cowparativement avec l'emploi de compositions qui étaient identiques, mis à part le fait qu'elles étaient dépourvues de polyéthylène-glycol. A l'occasion d'un essai en vue d'évaluer les avantages de la présence de pol-yéthylène-gLycol, des échantillons de panneaux de copeaux, de bois dur, de contreplaque et de bois tendre ont été imprégnés avec des compositions correspondant à l'un ou plusieurs des exemples 2, 3 et 4, puis comparés avec des échantillons identiques, traités dans les mêmes conditions avec des compositions ne se distinguant de celle de l'exemple considéré que par l'absence de polyétliylène-glycol. Puis les échantillons imprégnés ont été séchés et testés d'après la Norrue britannique 476, partie A. Tous les échantillons atteignaient le niveau de qualité spécifié dans cette épreuve. On a ensuite entreposé des échantillons identiques à l'air libre pendant six mois avait de les soumettre aux essais. Ceux des échantillons entreposés qui avaient été imprégnés avec des compositions ne contenant pas de polyéthylène-glycol ont subi une perte noyenne de 15 do on ce oui concerne les caractéristiques de retardement de la combustion et de 5 % pour ce oui est de leur teneur en ratières solides. Par contre, ceux dss échantillons entreposés qui avaient été traités avec des compositions contenant du polyéthylène-glycol n'ont présenté aucune perte appréciable de leurs qualités ou de leur teneur en matières solides. I1 se..ble, d'après les fabricants du Strodex PE-90, que ce produit est le sel potassique d'un ester polyphosphaté d'un alcool aliphatique et, conjointement, d'un composé organique contenant de lthydrogene réactif. De tels esters sont des agents surfactifs connus et sont décrits dans le mémoire du brevet américain no 3 380 927 délivré le 30 avril 1968 à la Dexter Chemical Corporation. REVENDICATIONS 1. Conposition d'ignifugaticn, constituée par une solution aqueuse d'un sel inorganique hydrosoluble retardant la combustion et d'un surfactif dans une proportion suffisante pour réduire la tension superficielle, caractérisée en ce que le surfactif est un acide d'ester polyphosphorique ou un sel de cet acide. 2. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que le surfactif est un sel potassique d'un acide organique d1ester polyphosphorique. 3. Composition selon la revendication 2, caractérisée en ce que le surfactif est un sel potassique d'un acide organique complexe d'ester polyphosphorique. 4. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que le surfactif est présent dans une proportion de 0,25 fio à 3 % (inclusivement), de préférence 0,3 % à 1 % (inclusivement) en volune par rapport à la co^2position. 5. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que la tension superficielle de la composition est de 25 à 30 (inclusivement), de préférence 26 à 28 (inclusivement) dynesfem. 6. Conposition selon la revendication 1, caractérisée en ce que le sel inorganique est un sel d'ammonium. 7. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que le sel inorganique est présent dans une proportion de 15 % à 40 % (inclusivement), de préférence 20 % à 30 ffi en poids par rapport à la composition. 8. Composition selon 7a revendication 1, caractérisée en ce que son poids spécifique à la température at1biante se situe dans la ga nme de 1,07 à 1,17 (inclusivement), de préférence 1,10 à 1,13 (inclusivement). 9. Composition selon la rev ndication 1, caractérisée en ce qu'elle est pratiquement neutre, ayant par exemple un pH de 7,0 à 7,2 (inclusivement). 10. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que le sel inorgailique est soluble dans un polyalcoylène-glycol miscible à l'eau, et en ce que le composition contient ce polyalcoylène-glycol mis cible à l'eau dans une proportion suffisante pour retarder le lessivage. 11. Composition selon la revendication 10, caractérisée en ce que le polyalcoylène-glycol est un polyéthylène-glycol ayant de préférence un noirs moléculaire dans la ganme de 1500 à 7000 (inclusivement). 12. Conposition selon la revendication 10, caractérisée en ce que la proportion de polyalcoylène-glycol sst de l'ordre de 2 % à 10 , (inclusivement), de préférence 5 O à 10 % (inclusivement) en poids par rapport à la composition. 13. Composition selon la revendication 10, caractérisée en ce que la proportion de polyalcoylène-gRycol est de l'ordre de 10 % à 50 ffi (inolusivement), de préférence 20 % à 40 % (inclusivement) en poids sur la base du poids du sel inorganique. 14. Utilisation de la composition selon la revnndication 1 dans un procédé d'imprégnation d'un matériau poreux, consistant à placer le matériau dans un récipient, à réduire la pression dans le récipient jusqu'à un vide partiel, à introduire la composition dans le récipient de manière à immerger le matériau, à laisser le matériau immergé dans la composition jusqu'à ce qu'il ait été au moins partiellement imprégné de composition et à séparer le matériau imprégné de la composition résiduelle, caractérisée en ce que le vide partiel dans le récipient est maintenu pendant l'introduction de la composition et tandis que le matériau est immergé dans la composition. 15. Utilisation selon la revendication 14, caractérisée en ce que le vide partiel est de l'ordre de 250 à 889 mm Rg de vide manOmétrique (inclusivement), de préloérence 635 à 762 mm Iig de vide manométrique (inclusivement). 16. Utilisation selon la revendication 14, caractérisée en ce qu'on laisse ou on fait passer un gaz à travers la composition dtimprégnation après que le matériau a été immergé pendant la durée voulue, afin de remuer le matériau imprégné. 17. Procédé de séchage d'un matériau poreux imprégné d'une composition selon la revcndication 1, consistant à empiler le matériau en une rangée de piles, à faire circuler de l'air à travers les piles et à déshumidifier cet air au moins une fois au cours de chaque cycle de circulation, caractérisé en ce luron fait circuler l'air dans la direction longitudinale de la rangée. 18. Procédé de séchage d'un matériau poreux imprégné d'une composition selon la revendication 1, consistant à enpiler le matériau en arXe rangée de piles, à faire circuler de l'air à travers les piles et à déshumidifier l'air, caractérisé en ce que l'air est déshumidifié avant son passage à travers les piles et est déchargé dans l'atmosphère après n'être passé qu'une seule fois à tratrers les piles.