Chssis de fauteuil roulant pour personnes handicapées. L'invention a pour objet an ohAssis de fauteuil roulant pour personnes handicapées, comportant deux cadres latéraux sur lesquels les roues avant et arrière sont montées à pivotement, les deux roues avant ou les deux roues arrière étant, en m8me temps, orientables. Les châssis classiques pour fauteuils roulants, ou engins analogues, sont rigides, chacune des quatre roues entant suspendue séparément et élastiquement. On évite ainsi à la personne assise dans le fauteuil les chocs provenant dtinégalités du chemin. a outre, cette construction permet aux quatre roues de rester constamment en contact avec le sol, ce qui constitue un critère de sécurité absolument indispensable. Par suite de cette suspension individuelle, la construction connue est relativement compliquée, notamment à L'égard du mécanisme de pilotage des roues avant ou arrière. L'invention a donc pour but de créer un châssis du type visé qui, malgré une construction très sinople, garantisse les avantages de cette suspension individuelle complexe. Cet objectif est atteint, selon l'invention, par un châssis dont les cadres latéraux sont reliés entre eux par trois, ou plus de trois, barres de liaison dont deux se coupent en croix, de telle manière que lesdits cadres soient mobiles, l'un par rapport à l'autre, chacun dans son propre plan, lesdites barres étant raccordées auxdits châssis latéraux de façon qu'en vue de c8té, deux points de fixation au maximum soient sur une même droite, tandis que ltélasticité propre des barres et/ou leurs rac- cordements élastiques aux cadres autorisent un déplacement élastique relatif de ces derniers. Grtce à cette solution, le chtssis garantit une qualité de roulement comparable à celle d'un châssis à sus- pension individuelle des roues, malgré l'absence d'une telle suspension. Il suffit, pour cela, que les deux cadres latéraux, dont chacun porte à rotation une roue avant et une roue arrière, soient reliés entre eux, de la mani- re préconisée par l'invention, par trois, ou plus de trois, barres de liaison. La substance proprement dite de l'in vention réside donc dans une construction élastiquement résiliente du châssis lui-mSme, qui donne aux roues un déplacement à rappel élastique dans leurs plans, suivant une direction sensiblement perpendiculaire aux axes de rotation desdites roues. Grtce au fait que deux des barres de liaison sont disposées en croix1 les deux ohSasis ne peuvent évidemment se déplacer que parallèlement à eux-mmes, c'est-à-dire perpendiculairement au plan défini par les deux barres de liaison en croix et autour d'un axe perpendiculaire à leurs plans, pour autant que les deux barres en croix soient reliées entre elles, à leur point de croisement, soit de façon rigide, soit par un élément d'assemblage permettant une rotation autour d'un axe vertical. On obtient ainsi un mouvement de translation et une rotation. La troisième des trois barres nécessaires sert essentiellement à maintenir les deux chlsssia latéraux à un écartement prescrit ou à les y stabiliser en améliorant la solidité de l'ensemble. Lorsque les deux barres de liaison croisées ne sont assemblées à leur point de croisement que par un anneau, une bague ou une agrafe, etc., ce qui permettrait un décalage réciproque desdites barres, il est prévu de placer une quatrième barre de liaison qui doit outre raccor dée aux châssis latéraux de telle manière que les deux barres en croix ne puissent effectuer de translation réciproque, de préférence en alignant, en vue de c8té, ses points d'attache au chassies avec ceux des barres croisées. Gracie à cet agencement, la cinématique du châssis, décrite ci-dessus, est conservée. La quatrième barre de liaison sert de préférence de stabilisateur supplémentaire assurant un espacement précis des deux cadres latéraux. Lorsque le cadre latéral est formé d'un longeron inférieur, sensiblement horizontal, et d'un longeron supérieur sensiblement parallèle au précédent, la quatrième barre est reliée aux deux longerons inférieurs de manière à lui laisser un débattement angulaire de quelques degrés autour de son axe, ainsi qu'un débattement pivotant autour des axes des longerons. Les deux barres de liaison en croix se raccordent, de préférence, aux longerons inférieurs des cadres latéraux, tandis que la troisième barre réunit les deux longerons sapérieurs. La troisième et la quatrième s'étendent à peu près perpendiculairement aux longerons supérieurs et inférieurs des châssis latéraux, c'est-à-dire transversalement par rapport au sens de la marche. Pour assurer le rappel des deux chAs is latéraux, mobiles réciproquement, à leur position normale en alignement, l'une, au moins, des barres de liaison croisées prend la forme d'une tige élastique, de préférence celle d'un ressort à lames. On obtiendra un comportement élastique excellent en réalisant toutes les barres de liaison sous la forme de tiges élastiques, de préférence de ressorts à lames, ou bien en raccordant au moins les barres non élastiques aux longerons respectifs par l'intermédiaire d'éléments élastiques tels que blocs de caoutchouc, ressorts à disques, etc. Les deux barres disposées en croix sont assemblées entre elles au moyen d'une bague ou d'un anneau qui les entoure, par une agrafe, etc. Grâce à cet agencement, la rotation réciproque des deux cadres latéraux autour d'un axe perpendiculaire aux plans que ces derniers définissent est limitée dans la direction qui tend à entraîner la séparation des deux barres en croix, de la meme manière que dans la direction opposée. Etant donné que les fauteuils roulants du type visé sont généralement propulsés par des moteurs alimentés par batteries, ces dernières, qui sont relativement pesantes, doivent reposer sur un support séparé. Ce dernier est en appui, selon l'invention, en trois points compris entre les deux cadres latéraux de telle façon que sa présence ne gêne pas les déplacements relatifs desdits cadres. De préférence, le support de batterie s'articule en un point, par son c8té situé à l'avant dans le sens de la marche, avec la quatrième barre qui relie les deux longerons ån- férieurs, son caté postérieur reposant sans rigidité sur ces deux longerons inférieurs.La mise en appui sur les deux longerons inférieurs s'effectue par exemple par l'in- termédiaire d'axes transversaux émergeant latéralement du support de batterie, lesdits axes pouvant être coiffés d'une gaine en matière plastique pour éviter les bruits de crissement pendant les mouvements relatifs des deux cadres latéraux. L'invention est expliquée ci-après de façon plus détaillée à l'aide d'un-exmple d'exécution sans caractère limitatif, représenté dans la figure unique du dessin an nixe. Le chAsssis 16, indiqué schématiquement à la figure, se compose de deux cadres latéraux 1, 2 dont chacun porte, par une articulation à rotation, une roue avant et une roue arrière (non représentées au dessin). Ces deux roues sont en même temps orientables, soit à l'avant, soit à l'arrière. Les deux châssi latéraux verticaux 1, 2, sont réu nis par quatre barres de liaison 3, 3', 4 et 5. Ces barres se raccordent respectivement aux longerons supérieurs et inférieurs 10, 10t des cadres latéraux 1, 2, lesdits longerons s' étendant dans la direction de la marche et étant sensiblement horizontaux. Pour assurer une liaison stable entre les deux cadres latéraux 1, 2, il faut au moins trois barres de liaison, à savoir les barres 3, 3', disposées en croix et raccordées aux deux longerons inférieurs 10, et la barre supérieure 5, raccordée aux deux longerons supérieurs 10', sensiblement horizontale et s'étendant perpendiculairement au sens de la marche entre les deux cadres 1, 2. Une des spécifications reste que, lorsqu'il n'y a que trois barres de liaison, deux seulement des points d'attache des barres au cadre, vus de c8té, peuvent se trouver sur une même droite, ou, en d'autres termes, la troisième barre 5 se trouve dans un autre plan que les deux barres croisées 3, 3', ces dernières pouvant d'ailleurs se trouver dans un plan quelconque orthogonal aux plans définis par les chas- sis latéraux 1, 2.En outre, si l'on n'utilise que trois barres de liaison, il convient de respecter la spécification selon laquelle les deux barres croisées 3, 3' doivent être soit assemblées rigidement à leur point de croisement, soit reliées de façon à pouvoir tourner autour d'un axe perpendiculaire aux deux barres 3, 3'. La liaison rigide peut être obtenue, par exemple, en réunissant les deux barres sons la forme d'une pièce monobloc en X. Si cette pièce en X est rigide, les attaches qui la relient aux deux cadres latéraux doivent Titre constites d'éléments compensateurs élastiques, par exemple de ressorts à disques, de blocs en caoutchouc, etc. La liaison rotative, elle, peut être constituée par une articulation à rivet ou à vis. Dans la pratique, pour des motifs de rationalité constructive, il est toutefois prévu de disposer une quatrième barre de liaison, ainsi qu'vil est indiqué dans l'exemple d'exécution illustré au dessin et dont les détails ressortent des explications qui suivent. Dans l'exemple d'exécution représenté, les trois barres de liaison 3, 3' et 5, nécessaires pour réaliser la liaison stable entre les deux cadres latéraux 1 et 2, ont la forme de ressorts à lames. Le raccordement aux longerons 10, 10' des deux cadres 1, 2 s'effectue au moyen de pinces de serrage 6, 6' et 6", lesquelles définissent les points de raccordement des barres 3, 3' et 5 aux cadres. Le dessin permet de constater que les barres de liaison 3, 3' et 5 sont raccordées aux cadres 1, 2 de telle manière que deux seulement des points de raccordement 6, 6', 61' se trouvent sur une m8me droite. Les ponts de fixation d'un cadre se trouvent donc aux sommets d'un triangle situé dans le m8me plan que ledit cadre.Il en résulte une construction spatiale statique déterminée. Les barres de liaison 3, 3' et 5 sont assemblées avec les pinces de serrage 6, 6' et 6" au moyen de vis 15, ce qui donne auxdites barres, par rapport aux pinces, un seul jeu, qui est une rotation autour de l'axe défini par la vis 15. Les barres 3, 3' et 5 n'ont donc qu'un seul degré de liberté, défini par les vis 15. Â ceci s'ajoute, bien entendu, la légère mobilité due à l'élasticité des res sorts Les deux barres de liaison 3, 3' raccordées aux longerons inférieurs 10 des deux cadres latéraux 1, 2, lesquelles sont disposées en croix, sont réunies à leur point de croisement par une bague d'assemblage 8 qui les entoure.Ainsi, le mouvement réciproque de rotation des deux cadres 1, 2 autour d'un axe 17 perpendiculaire à leurs plans est-il limité dans le sens dans lequel les deux barres 3, 3' tendraient à s'éloigner llune de l'autre. Dans le sens opposé, la rotation relative des deux cadres latéraux 1, 2 est limitée par le couple antagoniste créé par l'appui réciproque que les deux barres croisées 3, 3' se fou:rnisssent . Les barres de liaison 3, 3' et 5, qui sont des ressorts à lames, sont raccordées aux cadres latéraux 1, 2, par l'intermédiaire des pinces de serrage 6, 6' et 6" décrites ci-dessus dans des conditions telles que chacune des barres n'est mobile, par rapport au cadre, que par rotation autour d'un axe défini par la vis d'assemblage 15, sensiblement vertical, provoquant ainsi des moments de rappel agissant sur les deux cadres 1, 2 pour tendre à les amener vers la position normale qu'ils ont quittée, à savoir la position dans laquelle ils se -recouvrent. Bien entendu, les barres de liaison 3, 3' et 5 résistent au flambage et maintiennen; de ce fait, une distance prescrite entre les deux cadres 1 et 2. La barre supérieure 5, raccordée aux deux longerons supérieurs 10' des cadres î, 2, a pour utilité particulière de main tenir lesdits cadres 1, 2, en position verticale. Pour obtenir les propriétés cinématiques nécessaires dans cet agencement, on a prévu, dans l'exemple d'exécution selon la figure, une quatrième barre de liaison 4 qui se raccorde aux- deux longerons inférieurs 10 des cadres latéraux 1, 2. Les points de raccordement de la quatrième barre 4 et des longerons inférieurs 10 ont été notés 9 au dessin. Ce raccordement de la barre 4 aux longerons 10 a été agencé de telle manière que la barre puisse tourner de quelques degrés autour de l'axe du longeron correspondant, de même qu'autour de son propre axe. Ainsi, la quatrième barre 4 ne limite pas le mouvement élastique réciproque entre les deux cadres 1, 2. Cette barre 4 n' est d'ailleurs pas un ressort à lames, mais un profilé rigide creux. Le montage de la batterie (au plomb) nécessaire pour la propulsion est assuré par un support de batterie 12 qui se compose d'un cadre parallèlepipédique de profilés en L. Ce cadre repose par son cOté antérieur, considéré dans le sens de la marche, sur un pivot Il en saillie vers le haut, disposé sur la quatrième barre 4, tandis que le cOté opposé, ou postérieur, est en appui sur les longerons inférieurs ou sur une branche coudée verticale 18 les reliant aux longerons supérieurs. En ces points, l'articulation est réalisée à l'aide d'axes porteurs 13, 14 appartenant au support 12 dont ils font saillie latéralerent à partir de l'extrémité postérieure des côtés de ce dernier. Ces axes peuvent entre coiffés d'une gaine en matière plastique afin d'éviter des crissements pendant les déplacements réciproques des deux châssis latéraux 1 et 2. Pour la même raison, l'articulation du pivot Il en saillie au centre de la quatrième barre de liaison 4, légèrement incurvée vers le haut pour former un étrier de support, peut porter l'avant du support de batterie 12 par un palier en matière plastique. Gracie à cette suspension en trois points du support de batterie et notamment à l'articulation centrale antérieure dudit support sur la quatrième barre de liaison 4, les mouvements réciproques des deux cadres latéraux 1, 2 ne sont pas g8nés par la présence dudit cadre ou support 12. EViDICAEIONS 1.- Châssis de fauteuil roulant pour personnes handicapées, comportant deux cadres latéraux sur lesquels les roues avant et arrière sont montées à pivotement, les deux roues avant ou les deux roues arrière étant, en même temps, orientables, caractérisé en ce que les deux cadres latéraux (1, 2) sont reliés entre eux par trois, ou plus de trois, barres de liaison (3, 3', 5) dont deux sont disposées en croix, de telle manière que lesdits cadres puissent se déplacer l'un par rapport à l'autre dans leurs propres plans, que lesdites barres de liaison (3, 3', 5) sont raccordées auxdits cadres latéraux (1, 2) en des points de raccordement (6, 6', 6") tels que, en vue latérale, deux, au plus, de ces points soient sur une même droite et que lesdites barres (3, 3', 5) aient un débattement élastique mutuel yâce à leur élasticité propre et/ou à leur assemblage élastique avec les cadres latéraux (1, 2). 2.- Chtssis selon la revendication 1, caractérisé en ce que quatre barres de liaison (3, 3', 5 et 4) sont prévues, leurs raccordements aux cadres latéraux (1, 2) étant disposés de telle manière qu'en vue latérale, trois au plus de leurs points de raccordement (6, 6t et 9) soient alignés. 3.- Ch ssis selon la revendication 1, caractérisé en ce que, si les cadres latéraux (1, 2) comportent cha cun un longeron inférieur (10) sensiblement horizontal et un longeron supérieur (10') sensiblement parallèle au précédent, les barres de liaison disposées en croix (3, 3') sont rattachées aux longerons inférieurs (10) taudis que la troisième barre (5) relie entre eux les longerons supérieurs (10'). 4e- Châssis selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que la quatrième barre de liaison (4) relie entre eux les deux longerons inférieurs (10) des cadres latéraux (1, 2) et qu'elle ala forme d'un barreau rigide. 5.- Châssis selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la trosiième barre de liaison (5) et les deux barres en croix (3, 3') sont des barreaux élastiques, de préférence des ressorts à lames. 6.- Chassies selon la revendication 1, caractérisé en ce que toutes les barres de liaison sont élastiques et qu'elles sont, de préférence, constituées de ressorts à lames. 7.- Châssis selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les barres de liaison disposées en croix (3, 3') sont assemblées rigidement à leur point de croisement à l'aide dtune bague ou d'un anneau (8) qui les entoure, ou bien par une a agrafe, ou équivalent. 8.- Châssis selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que l'assemblage entre les barres de liaison (3, 3', 4, 5) et les cadres latéraux (1, 2) ou leurs longerons (10, 10') est réalisé à l'aide de blocs de caoutchouc, de ressorts à disques ou d'autres organes élastiques analogues. 9.- Chlssi selon la revendication 4, caractérisé en ce que la quatrième barre de liaison (4) se raccorde aux longerons inférieurs (10) en laissant un jeu angulaire de quelques degrés permettant à ladite barre de pivoter autour des axes desdits longerons ainsi qu'autour de son propre axe. 10.- Châssis selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'un support de batterie (12) est appuyé en trois points (11, 13, 14) entre les deux cadres latéraux (1, 2) de telle manière qu'il ne gêne pas les déplacements réciproques desdits cadres latéraux. 11.- Chssssis selon la revendication 10, caractérisé en ce que le support de batterie (12) est articulé par l'un de ses côtés, de préférence le côté antérieur considéré dans le sens de la marche, en un point de la quatrième barre de liaison (4), tandis que le côté opposé est en appui, substantiellement sans rigidité, sur les deux longerons inférieurs (10) des chSssis latéraux (1, 2), de préférence par l'intermédiaire d'axes de support latéraux émergeant du cadre de la batterie. 12.- Châssis selon la revendication 1, caractérisé en ce que, dans un agencement ne comportant que trois barres de liaison (3, 3' et 5), les deux barres en croix (3, 3t) sont réunies par un assemblage rigide et résistant, notamment que lesdites barres forment une pièce monobloc. 13.- Châssis selon la revendication 12, caractérisé en ce que la pièce monobloc qui constitue les deux barres de liaison en croix (3, 3') est rigide, mais que leurs points de raccordement (6, 6') aux cadres latéraux (1, 2) comportent des éléments de compensation élastiques. 14.- Chassies selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les barres de liaison croisées (3, 3') se trouvent dans un plan quelconque orthogonal aux plans sous-tendus par les cadres latéraux (1, 2), mais que la troisième barre (5) est extérieure audit plan quelconque.