La pr-ésente invention concerne un frein de ski, ctest-à-dire un dispositif destiné à empêcher un ski de glisser dans la pente quard, une fixation de sécurité ayant déclenché lors d'une chute, le ski n'est plus relié au skieur. Un tel dispositif remplace donc une lanière de sécurité couram ment utilisée. Ce dispositif comporte généralement au moins un bras d'arrêt formant ntf bêche" , monté à rotation par rapport au ski. Cette bêche se trouve normalement dans une position active de freinage dans laquelle elle fait saillie sous la semelle du ski, Cette bêche est sollicitée vers cette position par un dispositif d'énergisation comporta't unorgane élastique. Lorsque Ia chaussure est engagée dans une fixation portée par le ski, elle maintien au contraire la beche dans une position inactive dans laquelle elle peut se trouver au-dessus de la surface supérieure du ski. Lors d'un déclenchement de la fixation du ski, la bêche passe en position active et pénètre plus ou moins dans la neige de manière à immobiliser le ski si bien que le skieur peut le récupérer facilement. Le ski ne risqué donc pas de dévaler la pente et de blesser le skieur se trouvant en aval ou de se perdre. On connaît déjà divers freins de ski dans lesquels l'axe de rotation de la bêche est parallèle au plan de la surface supérieure du ski mais incliné par rapport à l'axe longitudinal de ce dernier. Dans ces freins, la bêche est ramenée au-dessus du ski lors du chaussage mais au prix d'une course dé la bêche de 270 environ, ce qui exclut l'emploi de tels freinsavec des dispositifs dits "step-in" et des mécanismes d'énergisation intéressants. Dans ces freins, la bêche fait, par rapport à son axe de rotation matérialisé, un angle supérieur à 90 et elle décrit un cône. On connaît également d'autres freins dans lesquels l'axe de rotation de la bêche est situé dans un plan transversal par rapport au ski et est incliné de haut en bas et de l'extérieur vers l'intérieur. Dans ce cas, la bêche est perpendiculaire à l'axe et dans son mouvement de rotation, elle engendre-un plan situé en partie au-dessus du ski Toutes ces dispositions ne se sont pas révélées totalement satisfaisantes soit parce qu'elles ne permettent pas d'employer des mécanismes d'énergisation simples, soit parce qu'elles présentent un trop grand encombrement en hauteur La présente invention vise essentiellement à remédier ces inconvénients en procurant un frein de ski de c onception très simple obtenue grâce à une disposition particulière de l'axe de rotation de la bêche A cet effet, ce frein de ski comprenant au moins une bêche montée à rotation autour d'un axe entre une position inactive dans laquelle elle est maintenue escamotée au-dessus du ski, par la chaussure placée sur ce dernier , et une position active dans laquelle elle fait saillie sous la semelle du ski, et des moyens d'énergisation pour faire passer la bê che de sa position inactive à sa position active , est caractérisé en ce que l'axe de rotation de la bêche est incliné de haut en bas à la fois vers l'axe longitudinal du ski et vers l'avant ou l'arrière de ce dernier. Cette disposition particulière de l'axe de rotation qui est incliné par rapport aux trois plans de référence constitués par le plan horizontal de la surface supérieure du ski, le plan vertical passant par l'axe longitud inal du ski et le plan vertical transversal , permet à la bêche de passer de sa position inactive à sa position active et vice versa -par une rotation nettement inférieure à 1800 , en décrivant un cône. Du fait de cette course faible, le frein de ski suivant l'invention peut 'être associé sans difficulté à des dispositifs step -inconnus. Par ailleurs, en position inactive, la bêche est nettement au-dessus de la surface supérieure du ski et ne gêne en aucune manière l'utilisation de ce dernier. On décrira ci-après, à titre d'exemples non limitatifs, diverses formes d'exécutions de la présente invention en référence au dessin annexé sur lequel: Les figures 1, 2 et 3 sont des vues respectivement en élévation, en plan et de profil schématiques d'une bêche pivotante d'un frein de ski suivant l'invention. Les figures 4 et 5 sont des vues respectivement en élévation et plan d'une forme d'exécution d'un frein de ski. Les figures 6 et 7 sont respectivement des vues en élévation et en plan d'une variante d'exécution du frein de ski La figure 8 est une vue en coupe transversale, à plus grande échelle'd'un dispositif d'énergisation de la bêche , cette dernière étant en position active. La figure 9 est une vue en coupe axiale faite suivant la ligne IX-IX de la figure 8. Le frein de ski suivant l'invention, dont les éléments constitu tifs principaux sont représentés schématiquement sur la figure 1, comporte essentiellement une bêche 1, constituant un bras d'arrêt destiné à se planter dans la neige, laquelle est montée à rotation autour d'un axe 2 matérialisé par un pivot 3 monté dans un palier 4 porté par le ski. L'axe imSéel 2 de rotation de la bêcha 1 est indiqué par ses projections dans trois plans perpendiculaires à savoir sa projection xz dans un plan horizontal (figure 2) , sa projection yy dans un plan vertical et longi tudinal, c-'est-à-direparallEel te ski ski(fig.l) et sa projection zz dans un plan vertical et transversal (figure 3). Suivant l'inventinn, cet axe 2 est incliné par rapport au plan horizontal du ski ( projection yy ) et également par rapport à un plan vertical transversal (projection xx ). Ltaxe 2 est donc incliné de haut en bas vers l'intérieur du ski et vers l'arrière de ce dernier. Suivant une autre caractéristique de l'invention, la bêche 1 et son pivot 3 forment un angle inférieur à 900. Sur toutes les figures du dessin, la beche 1 est représentée en trait plein en position inactive, et en trait interrompu en position active. Dans la première position inactive, la bêche 1 s'étend au-dessus du ski, en étant sensiblement parallèle à la surface supé rieure de ce dernier Elle s'étend, vers l'arrière du ski, à partir du pivot 3. De préférence, la bêche I forme une seule pièce coudée avec le pivot 3. Pour passer en position active, la bêche I décrit une portion de cane d'axe 2 et de sommet 6 constitué par le coude de la bêche I et du pivot 3 matérialisant l'axe. On a représenté sur les figures 1 à 3 les ellipses projections du cercle de base décrit par l'extrémité libre de la boche 1 si cette dernière pouvait décrire un cme complet. En trait fort est indiquée, sur ces ellipses, la partie de la trajectoire effectivement suivie par l'extrémité de la bêche 1 entre ses positions active. - et inactive. On décrira maintenant, en se référant plus particulièrena ent aux figures 4 et 5, une première forme d'exécution du frein suivant l'invention. Dans ce cas, la bêche I et le pivot 3 sont constitués par une tige ou un fil de diamètre important présentant des propriétés d'élasticité, par exemple, un fil de~fer en acier à ressort . Comme précédemment, le pivot 3 qui matérialise l'axe de rotation de la bêche 1 est incliné de haut en bas vers l'axe médian da - - inférieure SK1 et vers 1 arrière cie ce dernier. Ge pivot est prolonge, a son extrémité/ opposée au coude 6 formant le sommet du cône décrit. Dar une branche lonzi- interne sensiblement tudinale/ 7 s'etendant vers l'avant eHparallèle à la bêche 1 proprement dite. En position inactive (figure 5), la branche antérieure 7 se trouve appliquée sur la face supérieure du ski, à proximité de l'axe longitudinal de ce dernier, tandis que la bêche postérieure 1 s'étend parallèlement à la surface supérieure du ski, à un certain niveau au-dessus de ce dernier, vers l'arrière. La branche 7 est à son tour prolongée, à son extrémité antérieure, par une âme transversale 8 dcnt l'extrémité est repliée vers l'arrière en formant un coude. Ce coude se prolonge vers l'arrière du ski ex,terne par une branche/9 qui est inclinée vers l'axe du ski, donc se rapproche de q l'extérieur la branche antérieure, interne 7.La'Dranche externe est à son tour repliée, vers/ à son extrémité postérieure ,pour for mer un doigt extrême transversal 10 logé dans un palier de guidage 11, dans lequel elle peut être immobilisée en translation. On voit d'après ce qui précéde que la branche interne 7 ,l'âme transversale 8 et le branche externe 9 forment une ganse s'ouvrant vers l'arrière et qui est déformable élastiquement. Le palier 11 de guidage du doigt extrême transversal 10 est situé en avant par rapport au palier de rotation 4 pour le pivot 3. Lorsque la bêche est en position active (indiquée en trait interrompu sur les figures 4 et 5), les branches 7 et 9 et l'âme 8 s'étendent vers l'avant au-dessus du ski et forment une pédale sur laquelle vient prendre appui le talon de la chaussure 12 lors du rechaussage. La bêche 1 est maintenue en position active par suite de sa tension propre, due à une déformation de la tige ou du fil élastique la constituant, ou bien sous l'action d'un dispositif d'énergisation approprié pouvant être notamment incorporé dans le palier 4. La pédale formée par les deux branches 7 , 9 et l'âme 8 constitue également une ganse dont les deux branches latérales 7, 9 forment un angle - variable et qui de ce fait peut accumuler une certaine énergie par suite de sa déformation élastique.Lorsque le talon de la chaussure 12 appuie sur la pédale 7, 8, 9, la bêche 1 passe de sa position active à sa position inactive, en tour nant sensiblement dans le sens des aiguilles d'une montre, comme il est indiqué par les fIèches sur les figures 4 et 5. Lors de ce mouve ment de pivotement, la branche interne 7 vient à un certain moment se plaquer contre la surface du ski alors que l'âme 8 et la branche externe 9 sont encore inclinées vers le haut et vers l'extérieur du ski. En continuant d'exercer une pression au moyen du talon de la chaussure 12 sur l'âme 8 et la branche externe 9, on déforme la ganse en torsion autour de l'axe de la branche interne 7 et on accumule ainsi une certaine énergie élastique qui est restituée lors du déclenchement et qui favorise le passage de la bêche 1 de sa position inactive à sa position active. On peut naturellement envisager tout autre conformation de la pédale formant une pièce avec la bêche 1 pour lui permettre de se déformer en flexion et/ou torsion, et ce afin d'accumuler une certaine énergie. Dans la variante d'exécution représentée sur les figures 6 et 7, le pivot 3 du frein est prolongé vers l'avant par la branche longitudinale interne 7 et l'âme transversale 8. Ce tte dernière constitue une pédale de rechaussage sur laquelle prend appui le talon de la chaussure 12 soit directement, soit par l'intermédiaire d'une plaquette 13 articulée sur le ski, à sa partie antérieure, autour d'un axe transversal 14. Dans ce cas, il est nécessaire de prévoir un dispositif d 'énergisation annexe pour faire passer la bêche 1 de sa position inactive à sa position active , du fait que la bêche pivote librement dans son palier 4 sans être soumis à aucune sollicitation élastique. Pour assurer cette énergiation, on p eut prévoir , dans le palier 4 , un dispositif tel que celui représenté sur les figures 8 et 9. Ce dispositif comprend un piston 15 logé dans un évidement 16 ménagé dans le corps du palier 4 transversalement par rapport à l'axe de rotation 2 du pivot 3 de la bêche. Ce piston 15 est repoussé constamment contre la surface latérale du pivot 3 par un ressort de compression 17 disposé dans le logement 16. Le pivot 3 présente un méplat diamétral 3a contre lequel vient s'appliquer à plat le piston 15 lorsque la bêche est en position active qui est celle représentée sur les figures 8 et 9.Dès que la b êche s'écarte de sa position active pour passer en position inactive, l'une des arêtes extrêmes délimitant le méplat 3a repousse le piston 15 à l'encontre de l'action du ressort 17 , ce qui a pour effet de bander ce dernier en vue du passage automatique de la bêche en position active. Un tel dispositif d'énergisation ne peut être employé que dans le cas où la course de pivotement de la bêche 1 s'étend au maximum sur 900. Ce dispositif de conception particulièrement simple peut donc être avantageusement mis en oeuvre dans le frein de ski suivant l'invention puisque la bêche 1 tourne de moins de 90 autour de son axe 2, pour passer de sa position active à sa position inactive et vice versa. Dans toutes les. formes d'exécution de l'invention qui ont été décrites, l'axe de rotation 2 de la bêche et le pivot 3 qui le matérialise ont été représentés et décrits comme étant inclinés de haut en bas vers l'intérieur du ski et vers l'arrière. Toutefois, cette disposition n'est pas limitative car une disposition similaire , mais toutefois inverse pourrait être envisagée, dans la mesure où le frein de ski serait actionné par la partie antérieure de la chaussure. Dans ce cas, l'axe de rotation 2 serait incliné vers l'intérieur du ski et vers l'avant, la bêche 1 s'étendant alors vers l'avant du ski. Il convient de remarquer qu en position inactive, aucune partie du frein ne dépasse la largeur du ski ce qui est très favorable à la pratique du ski. I1 est bien entendu que les modes d'application et de réalisation qui ont été mentionnés ont été donnés à titre purement indicatif et nullement et qu'il pourrait être conçu diverses variantes sans sortir pour autant de l'esprit de l'invention C'est ainsi que lton pourrait énergiser deux bêches avec une seule boucle telle que montrée aux figures 4 et 5, ou bien simplement en les reliant par un fil déformé élastiquement au rahaussage gr ce à la convergence des axes. RE VENDICAT IONS Frein de ski comprenant au moins une bêche montée à rotation autour d'un axe entre une position inactive dans laquelle elle est maintenue escamotée au-dessus du ski , par la chaussure placée sur ce dernier, et une position active dans laquelle elle fait saillie sous la semelle du ski, et des moyens d'énergisation pour faire passer la bêche de sa position inactive à sa position active, caractérisé en ce que l'axe 2 de rotation de la bêche 1 est incliné de haut en bas à la fois vers l'axe longitudinal du ski et vers l'avant ou l'arrière de ce dernier. 2. Frein de ski suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la bêche 1 forme , avec son axe de rotation 2, un angle inférieur à 900. 3. Frein de ski suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la bêche 1 forme une seule pièce avec un pivot 3 raccordé à la biche par un coude. 4. Frein de ski suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisé en ce que la bêche 1 est réalisée en une tige ou un fil de fer de grand diamètre qui est prolongée, de l'autre coté de itaxe de rotation 2, par une pédale de rechaussage. 5. Frein de ski suivant la revendication 4, caractérisé en ce que la pédale de rechaussage comprend une branche interne 7 issue du pivot 3 et prolongeant ce dernier en s'étendant à ltopposé de la bêche 1 , cette branche interne 7 se terminant par une âme 8 repliée transversalement. 6. Frein de ski suivant la revendication 5, caractérisé en ce que la pédale de rechaussage comprend une branche externe 9 issue de l'extrémité externe de l'âme transversale 8 , s'étendant en direction de la branche 7 et terminée par un doigt 10 s'étendant transversalement et logé dans un palier de guidage Il , la branche interne 7 , l'âme transversale 8 et la branche externe 9 constituant une ganse susceptible de subir une déformation élastique par torsion autour de l'axe de la branche interne 7 lorsque la pédale de rechaus sage est appliquée sur la surface superieure-dr ski par la chaussure. 7. Frein de ski suivant la revendication 5, caractérisé en ce que la beche I est sollicitée par un mécanisme d'énergiaation indépendant et en ce que le frein comporte une plaquette alliaire 13 prenant appui sur P âme transverçile 8 et articulée autour d'un axe transversal 14. 8. Frein de ski suivant la revendication 7, caractérisé en ce que le mécanisme d1énergisation est logé dans 1 p lier 4 du pivot 3 et comporte un piston 15 monté à coulissement dans un logement 16 du palier et repoussé par un ressort 17 contre un méplat diamétral prévu dans la surface latérale du pivot 3.