L'invention concerne un équipement terminal d'un système de transmission multiplex à répartition en fréquence, comportant dans sa partie émission un dispositif de traitement numérique formant, à partir des signaux des voies à émettre et convertis sous iorme numérique, un signal multiplex à répartition en fréquence à convertir sous forme analogique, comportant dans sa partie récep- tion un dispositif de traitement numerique formant, à partir du signal multiplex reçu et converti sous forme numérique, des signaux de voies séparés à convertir sous forme analogique. En téléphonie, un équipement terminal de ce genre est utilisé dans les systèmes de transmission à courants porteurs et un équipement standard traite 12 voies téléphoniques occupant chacune une bande 0-4 kH pour former un groupe primaire occupant la bande 60-108 kHz. On connaît à l'heure actuelle, des systèmes de traitement entièrement numérique, permettant d'effectuer les opérations de filtrage et de modulation requises dans un équipement terminal et évitant les éléments encombrants et coûteux utilisés dans les systèmes de traitement analogique antérieurs. Un système de traitement numé- rique de ee genre est décrit par exemple dans le brevet français nO 2 188 920 au nom de la demanderesse. Mais un équipement terminal pour un système de transmission à courants porteurs doit accepter comme signaux d'entrée des signaux de voie et de groupe analogiques et fournir des signaux de voie et de groupe analogiques et il se pose donc dans un équipement terminal avec traitement numériques le problème des conversions analogique-numérique et numérique-analogique de tous ces signaux. Ces conversions sont évidemment très coûteuses à réaliser Gi lton utilise un codeur et un décodeur pour chaque signal de voie et de groupe. Un moyen connu, permettant une certaine réduction du coût des conversions, consiste à n'utiliser qutun seul codeur travaillant en partage des temps pour effectuer la conversion analogiquenumérique des signaux de voie. La présente invention vise à fournir une solution plus complète et quasi-optimale à ce problème du cout des conversions, en permettant de n'utiliser en partage des temps qu'une seule unité de codage-décodage pour toutes les conversions à realiser, tout en évitant de façon inattendue les-problèmes de diaphonie que l'on pourrait craindre. Conformément à l'invention, un équipement terminal d'un système de transmission multiplex à répartition en fréquence comporte une unité de codage-décodage qui est commandée par un signal de commande déduit d'un générateur d'horloge pour fonctionner, pendant la durée d'une période d'échantillonnage du signal multiplex, comme un codeur pendant un premier et un second intervalle de temps avec une échelle de codage déterminée, puis comme un décodeur pendant un troisième et un quatrième intervalle de temps avec une échelle de décodage égale à celle de codage, des moyens de commutation étant connectés aux entrées pour codage et pour décodage de ladite unité et actionnés par des signaux de commande déduits du générateur d'horloge de façon que pendant la succession des quatre intervalles de temps précités l'unité de codage-décodage traite alternativement le signal multiplex et les signaux de voie, alors que d'autres moyens de commutation sont connectés aux sorties pour signaux codés et pour signaux décodés de ladite unité et actionnés en concordance avec les moyens de commutation précités pour répartir suivant des voies séparées les signaux traités pendant les quatre intervalles de temps précités. On peut utiliser avantageusement comme unité de codage-décodage, un codeur à réaction comportant un décodeur dans sa boucle de contre-réaction. La description suivante en regard des dessins annexés, le tout donné à titre d'exemple, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est un schéma montrant les diverses conversions à réaliser dans un équipement terminal avec traitements numériques. La figure 2 représente le schéma d'un équipement terminal conforme à l'inventiôn La figure 3 est un diagramme montrant la suite des opérations de codage et de décodage dans un équipement conforme à l'invention. La figure 4 est un diagramme montrant dans certaines conditions le niveau de différents signaux dans l'équipement de l'invention. La figure 5 est un diagramme destiné à expliquer comment s'effectue le codage de signaux très faibles. La figure 6 représente une partie de ltéquipement de l'invention, munie de moyens de calibrage de l'unité de codage-décodage. La figure 1 est un schéma d'un équipement terminal pour multiplex à répartition en fréquence, montrant les différentes conversions à réaliser lorsque le traitement des signaux est numérique. On suppose par la suite qu'il s'agit d'un équipement standard de 12 voies téléphoniques. L'équipement comporte une partie émission 1 à l'entrée de laquelle sont appliqués 12 signaux de voies analogiques V1e à V1e2 et qui est destinée à former un signal de groupe primaire Ge, analogique, qui est transmis dans un système à courants porteurs vers une autre extrémité non représentée. La partie réception 2 reçoit de l'autre extrémité un signal de groupe primaire Gr, analogique, et est destinée à restituer les 12 signaux de voies V1r à V1r2, sous forme analogique. Dans la partie 1, les signaux de voies Ve à Ve qui occu- pent des voies de largeur 0-4 kHz sont échantillonnés chacun à 8 kHz et codés dans le dispositif de conversion analogique-numérique 3. Les 12 signaux de voie numériques en résultant sont appliqués au dispositif de traitement numérique 4 qui fournit, avec une fréquence d'échantillonnage de 112 kHz par exemple, un signal numerique correspondant aux 12 voies téléphoniques multiplexées en fré- quence, c'est-à-dire au groupe primaire. Ce signal numérique est appliqué au convertisseur numérique-analogique 5 qui fournit des échantillons décodés vers le filtre passe-bande F. A la sortie du filtre F, on obtient le signal de groupe primaire Ge, analogique, dans la bande 60-108 kHz. Dans la partie réception 2 le signal de groupe primaire reçu Gr est échantillonné à 112 kHz et codé dans le convertisseur analogique-numérique 6. Le signal numérique en résultant est appliqué au dispositif de traitement numérique 7 qui fournit 12 signaux numériques, correspondant aux 12 signaux de voies contenus dans le groupe primaire. Ces 12 signaux numériques échantillonnés chacun à 8 kHz sont appliqués au dispositif de conversion numérique-analogique 8 qui fournit des échantillons décodés correspondant aux 12 signaux de voies vers les filtres passe-bande F1 à F12. Ceux-ci four nissent les 12 signaux de voie V1r à V1r2 dans la bande 0-4 kHz. Les dispositifs de traitement numériques d'émission et de réception 4 et 7 sont connus et décrits par exemple dans la demande de brevet précitée nO 2 188 920. Mais une limitation à l'emploi de ces dispositifs numériques dans les équipements terminaux de systèmes de transmission par courants porteurs réside dans le cotit de réalisation de l'ensemble des conversions analogique-numérique et numérique-analogique.Une solution connue pour obtenir une certaine réduction du coût des conversions consiste à utiliser dans le dispositif de conversion 3, un codeur travaillant en temps partagé sur les 12 signaux de voie analogique V1e à V1e2 tandis que dans le dispositif de conversion 8, on peut utiliser un seul décodeur travaillant en temps partagé sur les 12 signaux de voie numérique V1r a V1r2. La présente invention fournit une solution encore plus avantageuse à ce problème. La figure 2 montre le schéma d'un équipement terminal conforme à l'invention, où sont figurés dans la partie émission 1, les signaux de voie à émettre Ve à Vue , le dispositif de traitement numérique 4 et le signal de groupe à émettre Ge disponible à la sortie du filtre F. Dans la partie réception 2 sont figurés le signal de groupe reçu Gr, le dispositif de traitement numérique 7 et les signaux de voie reçus V; à V1r2 disponibles aux sorties des filtres F1 àF 12 L'équipement de la figure 2 comporte suivant l'invention une unité de codage-décodage 10 formée essentiellement par les éléments d'un codeur à réaction, par exemple du type à approximations successives décrit par J.C.LAGARDE dans la -revue Câbles et Transmission, Juillet 1974, à la page 221. Ce codeur comprend un comparateur analogique 11 dont la sortIe est reliée à un dispositif logique 12 qui commande un décodent 13. La sortie du décodeur 13 est reliée par un circuit interrupteur 14 supposé pour l'instant fermé, à une entrée du comparateur analogique 11. Si à l'autre entrée du comparateur, reliée à la borne 15 de l'unité 10, on applique des échantillons d'un signal analogique, le signal numérique correspondant apparaît sur la sortie du dispositif logique de commande 12, reliée à la sortie 16 de l'unité 10 avec des éléments binaires en série fournis à un rythme H déterminé par le générateur d'horloge 17.L'unité 10 ainsi constituée peut fonctionner en décodeur si l'interrupteur 14 est ouvert ; on applique alors un signal numérique formé d'échantillons codés avec des éléments binaires en série à l'entrée du disposi tif logique de commande 12 qui est reliée à l'entrée 18 de l'unité 10 et les échantillons décodés apparaissent à la sortie du décodeur 13 reliée à la sortie 19 de l'unité 10. Suivant l'invention, l'unité de codage-décodage 10 est commandée par un signal C1 fourni par le générateur de commande 20 et déduit du générateur d'horloge 17 ; ce signal de commande C1 agit sur l'interrupteur 14, pour que l'unité 10 fonctionne, pendant la durée de chaque période d'échantillonnage du signal multiplex, comme un codeur pendant un premier intervalle de temps 5 et un second intervalle de temps t2 puis comme un décodeur pendant un troisième intervalle de temps 23 et un quatrième intervalle de temps 74. 3 Avec l'unité de codage-décodage 10 décrite ci-dessus, l'échelle de codage est évidemment la meme pendant les intervalles Z1 e \52 et 2 elle est égale à l'échelle de décodage pendant les intervalles 23 3 et 4. A l'entrée pour codage 15 de l'unité 10 sont connectés des moyens de commutation constitués en fait par le circuit d'échantillonnage E du signal multiplex à coder Gr et les circuits d'échantillonnage E1 à E12 des signaux de voie à coder V1 à V1e2. A l'entrée pour décodage 18 de l'unité 10, est connectée la borne commune du circuit commutateur à deux positions 21 dont une borne 22, connectée à la sortie du dispositif de traitement numérique émission 4, reçoit les échantillons à décoder du signal multiplex Ge et dont la borne 23, connectée à la sortie du dispositif de traitement numérique réception 7, reçoit en série les échantillons à décoder des signaux de voie V1r à V1r2. Ces moyens de commutation sont actionnés par des signaux de commande fournis par le générateur de commande 20 de fa çon que pendant les intervalles de temps précités t 2 Z3, 7 4 l'unité de codage tO traite alternativement des échantillons de signal multiplex et des échantillons de signaux de voie On peut voir que deux variantes sont possibles en ce qui concerne la succession des échantillons traités par l'unité 10.Dans une première variante, pendant les intervalles t Z2, Z3 > Gr l'unité 10 traite succes 1' 4' sivement les échantillons à coder du signal multiplex Gr, les échantillons à coder des signaux de voie V1e à V1e2, les échantillons codés du signal multiplex Ge et les échantillons codés des signaux de voie V1r à V1r2. Dans une seconde variante, l'unité 10 traite successivement les échantillons à coder des signaux de voie V1e à V1e2, les échantillons à coder du signal multiplex Ge, les échantillons codés des signaux de voie V1 à V12 et les échantillons codés du signal multiplex Ge.Ces deux variantes fournissent des résultats analogues et par la suite, on décrit plus particulièrement la première variante. A la sortie 16 pour signaux codés de l'unité 10 est connectée la borne commune du circuit commutateur à deux positions 24 qui répartit les échantillons traités pendant les intervalles et t2 > respectivement sur la borne 25 et sur la borne 26. Sur la borne 25 on obtient ainsi les échantillons codés du signal multiplex Gr qui sont appliqués à l'entrée du dispositif de traitement numérique réception 7. Sur la borne 26 on obtient en série les échantillons codés des signaux de voie Ve1 à V1e2, qui sont appliqués à l'entrée du dispositif de traitement numérique émission 4.A la sortie 19 pour signaux décodés de l'unité 10 sont connectés les circuits interrupteurs E' et E'1 à E'12 qui répartissent les échantillons traités pendant les intervalles #3 et #4, respectivement vers le filtre F et vers les filtres F1 a F12 La figure 3 précise sous forme d'un diagramme en fonction du temps, ce qui a été indiqué ci-dessus au sujet des signaux traités par l'unité de codage-décodage 10 et permet en même temps de préciser les différents signaux de commande nécessaires. Sur l'axe des temps Ot, on a représenté une succession de périodes de temps T1, T2, etc..., égales chacune à la durée T d'une période d'échantillonnage du signal multiplex : T = dans l'exemple choisi.On 112 kHz examine plus particulièrement une période de temps 81 égale à la durée # d'une période d'échantillonnage d'un signal de voie # = 1 dans l'exemple choisi. Pendant les périodes de temps suc 8 kHz cessives #2, #3 etc... égales à #, l'unité 10 traite les mêmes signaux. Pendant la période de temps #1, il se produit 14 périodes de temps T1 à T14 de durée T. En correspondance avec le nombre de signaux de voie à traiter (nombre égal à 12), 12 périodes de temps T1 à T12, ont été divisées en quatre intervalles de temps #1, #2, #3, #4. On reviendra par la suite sur une utilisation possible des périodes de temps T13 et T14. La ligne 3a au-dessous de l'axe Ot, indique par la lettre C que pendant les intervalles de temps #1 et #2, l'unité lO fonc tionne en codeur et par la lettre D que pendant les intervalles de temps #3 et #4 l'unité 10 fonctionne en décodeur. La forme du signal de commande C1 de l'interrupteur 14 ressort clairement des indi cations portées sur la ligne 3a. Sur la ligne 3b, on a indiqué les différents signaux traités par l'unité 10, au cours des intervalles t1 Z 3 t4 T 1 2' 3' 4' ce traitement pouvant être un codage ou un décodage suivant les in dications portées sur la ligne 3a. Pendant les intervalles Z 1' l'unité 10 code les échantillons du signal multiplex Gr qui lui sont fournis sur son entrée 15 par le circuit d'échantillonnage E actionné par un signal de commande de fréquence 112 kHz, correspondant aux instants t1. Pendant les intervalles successifs t2 des périodes de 2 temps T1 à T12, l'unité 10 code les échantillons des signaux de voies V1e à v1e2 qui lui sont fournis en répartition dans le temps sur son entrée 15 par les circuits d'échantillonnage E1 à E12.Chaque circuit d'échantillonnage est actionné par des signaux de commande à la fréquence de 8 kHz, avec un décalage entre circuits successifs de 112 kHz Le circuit commutateur 24 connecté à la sortie 16 de l'uni- té 10 fonctionne en concordance avec les intervalles #1 et #2, d'une part pour diriger les échantillons Gr codés pendant les intervalles #1 vers le dispositif de traitement 7, d'autre part pour diriger les échantillons V1e à V1e2 codés pendant les intervalles #2, vers le dispositif de traitement 4. On notera que dans la représentation de la figure 1, ce dispositif 4 travaille en série sur les échantillons codés de signaux de voie V1e à V1e2, répartis dans le temps.On pourrait aussi répartir les échantillons codés des signaux Ve à V e sur 12 des voies séparées, avec un dispositif 4 travaillant en parallèle. Pendant les intervalles 23, l'unité 10 décode les échantillons codés du signal multiplex Ge qui sont fournis à la sortie du dispositif de traitement 4 et qui sont dirigés sur l'entrée 18 par le circuit commutateur 21. Pendant les intervalles successifs #4, des périodes de temps T1 à T12, l'unité 10 décode les échantillons codés des signaux de voies Vr à V12 qui sont fournis, 72 dans le temps, à la sortie du dispositif de traitement 7 et qui sont dirigés vers l'entrée 18 par le circuit commutateur 21.Ce dernier est actionné par un signal de commande tel que son contact 22 soit fermé pendant les intervalles #3 et son contact 23 soit fermé pendant les intervalles #4. Le circuit interrupteur E' connecté à la sortie 19 de l'unité 10 fonctionne en concordance avec les intervalles #3 pour diriger les échantillons Ge décodés vers le filtre F. Les circuits interrupteurs E'1 à E'12 fonctionnent en concordance avec les différents intervalles #4 pour diriger les échantillons décodés V1r à V1r2 vers les filtres F1 à F12. Les indications portées sur la ligne 3b de la figure 3 correspondent aux échantillons traités par l'unité 10 dansia première variante. Pour obtenir les échantillons traités par l'unité 10 dans la seconde variante, il suffit d'intervertir d'une part les indications portées dans les intervalles lrt et t2 d'autre part les indications portées dans les intervalles T3 et t4. 3 Pendant les périodes de temps successives de durée # = 1 , le fonctionnement de l'unité 10 est le même. Sur la figu- 8 kHz re 3, on a représenté le début de la période de temps 2 suivant la période de temps #1 , avec la période de temps T15 qui correspond à la période de temps T1. Sur la figure 3 les intervalles de temps #1, #2, #3, #4 ont été supposés contigus et égaux. En pratique, ces intervalles peuvent etre séparés par des temps morts et par ailleurs, comme le codage requiert plus de temps que le décodage, il est avantageux que les intervalles de temps 2, t soient supérieurs aux intervalles 2 de temps Z 4. A première vue, on pourrait craindre que, dans l'équipement de l'invention, l'utilisation d'une seule unité pour coder et décoder les signaux de voie et de groupe, pose de graves problèmes de diaphonie entre voies, créés en particulier par différentes capacités parasites ou non. Cette diaphonie provient par exemple, lors de'la succession de deux opérations de codage, de la présence a' l'en- trée pour codage 15 de l'unité 10 d'une capacité de maintien 27 qui est destinée à garder en mémoire l'amplitude de chaque échantillon à coder pendant le temps de codage et qu'il est difficile de décharger complètement par la fermeture du contact 28 entre deux temps de codage. Il en résulte un signal résiduel à ltinstant d'apparition de l'échantillon suivant à coder qui est une cause de diaphonie. On rappelle que dans un équipement terminal de téléphonie à courants porteurs l'affaiblissement de diaphonie intelligible entre voies doit être au moins de 74 dB lorsque la sortie de la partie émission 1 (marquée Ge) est bouclée sur l'entrée de la partie réception 2 (marquée Gr). On peut mesurer la diaphonie dans cette situation en émettant un signal dans une voie, Vle par exemple, et en mesurant les signaux reçus V2r à V1r2 dans l'une quelconque des autres voies. Cette valeur de 74 dB d'affaiblissement de diaphonie en bouclage, implique que dans chaque partie, émission ou réception, l'af faiblissement soit au moins de 80 dB. C'est cette dernière valeur qui est utile par la suite. Or on va montrer que dans l'équipement terminal de l1in- vention, appliqué à la téléphonie à courants porteurs, cette contrainte de diaphonie de 80 dB se traduit au niveau de l'unité de codage-décodage par une contrainte beaucoup plus faible. Ceci résulte à la fois de tordre des opérations effectuées dans l'unité 10 et de certains niveaux des signaux à coder et à décoder qui résultent des recommandations du CCITT. Ces niveaux sont représentés sur le diagramme de la figure 4 dans échelle de l'unité de codage-décodage 10. Cette échelle est représentée par la distance entre la ligne 0 correspondant à un niveau de signal zéro et la ligne M correspondant au niveau maximum de signal que l'unité 10 peut coder ou décoder, niveau appelé par la suite niveau d'écretage. Les traits verticaux CG CV, DG, DV représentent respectivement, dans l'ordre où ils se présentent pour la première variante aux entrées de unité 10, un échantillon de signal de groupe à coder, un échantillon de signal de voie à codeur, un échantillon de signal de groupe à décoder, un échantillon de signal de voie à décoder. Ces échantillons sont représentés avec des niveaux que l'on va maintenant préciser. D'après les recommandations du CCITT, le niveau d'écretage du signal de groupe primaire 12 voies doit être de + 19 dBmO, c'est-à-dire qu'un signal de voie émis dans une voie au niveau nominal O dBmO produit dans le groupe un signal à 19 dB au-dessous du niveau d'écretage. Sur la figure 4, on a représenté l'échantillon de signal de groupe CG à coder avec ce niveau de 19 dB au-dessous du niveau d'écretage M. Par ailleurs, on respecte les recommandations du CCITT, si l'on choisit comme niveau dtécretage d'un signal de voie la valeur de + 4 dBmO, c'est-à-dire que le niveau nominal d'un signal de voie est à 4 dB au-dessous du niveau d'écrêtage. Sur la figure 4, on a représenté l'échantillon de signal de voie CV à coder avec ce niveau de 4 dB au-dessous du signal dtécretage M. D'autre part un signal de groupe primaire formé par des voies qui ont été écretées (par exemple à + 4 dBmO) a une dispersion d'amplitude réduite et on peut admettre que le niveau d'écretage pour un tel signal de groupe peut etre pris à + 13 dBmO. Un tel signal de groupe est à 13 dB au-dessous du niveau d'écretage. Sur la figure 4, on a représenté l'échantillon de signal de groupe DG à décoder avec ce niveau de 13-dB au-dessous du niveau d'écretage M. Enfin l'échantil- lon de signal de voie DV à décoder est représenté avec un niveau de 4 dB au-dessous du niveau d'écrêtage M. Compte tenu de ces différents niveaux, on peut maintenant préciser les affaiblissements de diaphonie Af requis dans l'unité 10 après chaque opération de codage et de décodage, pour assurer dans chaque sens un affaiblissement de diaphonie de 80 dB. Lors du codage de l'échantillon de signal de voie CV > un signal parasite de diaphonie est produit par 11 opération précédente, à savoir le codage de l'échantillon de signal de groupe CG. Comme le niveau de ce dernier est à 15 dB au-dessous de l'échantillon CV (voir figure 4), I'affaiblissement de diaphonie Af requis est 80 dB - 15 dB = 65 dB. Lors du décodage de 11 échantillon de signal de groupe DG, un signal parasite de diaphonie est produit par l'opération pré- cédente, à savoir le codage de l'échantillon de voie CV. Or d'après la figure 4 le niveau de ce dernier est supérieur de 9 dB au niveau de 11 échantillon DG, ce qui semble très défavorable du point de vue diaphonie. Cependant, on doit tenir compte du fait que la fréquence d'échantillonnage d'un signal de voie est dans l'exemple choisi 14 fois plus faible que celle du signal de groupe, de sorte que la diaphonie de la voie sur le groupe crée au cours d'une période d'échantillonnage d'un signal de voie un échantillon parasite de diaphonie au niveau + 9 dBmO - Af, suivi de 13 échantillons nuls correspondant aux autres voies qui sont au repos.Or un tel signal a une distribution spectrale très particulière : il correspond à un signal parasite dans chaque bande élémentaire (4 kHz) du multiplex ayant une amplitude 14 fois plus faible que celle du signal total, clest-à-dire 23 dB en-dessous du niveau (9 dBmO - Af) de l'échantillon parasite. Le signal parasite réparti dans chaque voie est donc + 9 dBmO - Af - 23 dB. L'affaiblissement de diaphonie Af requis est donc dans ce cas de 80 dB + 9 dB - 23 dB = 66 dB. Lors du décodage de l'échantillon de signal de voie DV, le signal parasite de diaphonie est produit par le décodage de l'échantillon de signal de groupe DG. Comme d'après la figure 4 le niveau de ce dernier est à 9 dB au-dessous de l'échantillon DV, l1affaiblissement de diaphonie Af requis est 80 dB - 9 dB = 71 dB. Enfin, lors du codage de l'échantillon de signal de groupe CG un signal parasite de diaphonie est créé par le décodage de l'échantillon de signal de voie DV. La figure 4 montre que le niveau de ce dernier est supérieur de 15 dB au niveau de l'échantillon CG et il en résulte que le signal parasite de diaphonie a dans le groupe un niveau de 15 dBmO - Af. Mais comme plus haut ce signal parasite se répartit dans 14 voies où dans chacune d'elles il a donc un niveau + 15 dBmO - Af - 23 dB. L'affaiblissement de diaphonie Af requis dans ce cas est donc : 80 dB + 15 dB - 23 dB = 72 dB. Finalement on voit que pour tenir dans chaque sens de transmission un affaiblissement de diaphonie entre voies de 80 dB, les affaiblissements de diaphonie Af requis entre deux opérations successives dans Itunité de codage-décodage 10* sont de 65 et 66 dB après les deux opérations de codage et de 71 et 72 dB après les deux opérations de décodage. Il est d'ailleurs avantageux que les affaiblissements de diaphonie Af les plus élevés se trouvent après les deux opérations de décodage ; en effet celles-ci demandent des temps plus faibles que les opérations de codage et permettent ainsi d'obtenir des affaiblissements de diaphonie plus élevés. Dans le cas de la deuxième variante on peut montrer de la meme manière, que les affaiblissements de diaphonie Af requis sont de 71 et 72 dB après les deux opérations de codage et de 65 et 66 dB après les deux opérations de décodage. Comme on l'a expliqué ci-dessus à l'aide du diagramme de la figure 3, dans chaque période de temps t = 8 1 , on utilise 12 périodes de temps T1 à T12 égales chacune à 1121kHz' pour coder et décoder 12 signaux de voie et le signal multiplex. Il reste donc 2 périodes de temps T13 et T14 qui sont disponibles et qu'il est avantageux d'utiliser pour effectuer des opérations de calibrage de ltunité 10. Ltune de ces périodes de temps T13 par exemple peut etre utilisée pour un ajustage du zéro de l'échelle de codage. En effet un mauvais calage du zéro de l'échelle de l'unité 10 peut procurer des erreurs importantes pour des signaux à coder très faibles. Ainsi à la figure 5, on a représenté sur le diagramme Sa, les tensions de référence + u et - u qui dans le codeur correspondent exactement aux éléments binaires de plus faible poids + 1 et - 1.Les niveaux pour lesquels le codeur prend la décision de coder une tension par u u + 1 ou O et - 1 ou O sont * 2 et - 2 Si le zéro de l'échelle est bien centré, et si à l'entrée du codeur, se produit une tension parasite vp montrée sur la figure 3, ayant une amplitude inférieure à U le codeur fournira comme cela est souhaitable une succession de bits "0". Par contre, si des dérives produisent un décalage du zéro de échelle de par exemple + 2u, le codeur verra à son entrée la tension u + v représentée par la courbe vp' et la sortie du codeur 2 p p fournira comme le montre le diagramme 5b une suite de "O" et de "1'.' On a donc un effet néfaste d'amplification de très faibles tensions parasites pratiquement inévitables. Sur la figure 6, on montre le moyen d'effectuer un recalage automatique du zéro de l'échelle du codeur. Sur cette figure on a représenté une partie de l'équipement de la figure 2, avec des éléments référencés de la même manière. On voit notamment l'unité 10 dont l'entrée pour codage 15 est connectée aux circuits d'échantillonnage E1 à E12 et E qui sont commandés comme on l'a expliqué pendant les périodes de temps T1 à T12. Pour effectuer le recalage du zéro, un autre circuit d'échantillonnage E r actionné par un signal du circuit de commande 20, échantillonne pendant chaque pério de T13 une tension de référence égale a - et les échantillons résul 2 tants sont appliqués à l'entrée 15.Pendant chaque période T13, l'unité 10 est également commandée pour fonctionner en codeur, au moyen d'un signal de commande fermant le contact 14. A la sortie 16 pour signaux codés, un dispositif 29 extrait pendant chaque période T13, le bit de plus faible poids des échantillons codés de la ten sion de référence U Suivant que le zéro de l'échelle du codeur est 2 parfaitement calé, ou décale dans le sens positif ou dans le sens négatif, cette suite de bits de plus faible poids des échantillons U2 codés, contient en moyenne autant ou plus ou moins de "1" que de "O". La sortie du circuit 29 est connectée à un circuit intégrateur formé par une résistance 30 et un condensateur 31 ; en supposant qu'à la sortie du circuit 29, les "1" et les "O" soient représentés respectivement par des tensions négative et positive de même amplitude, on obtient aux bornes du condensateur 31 une tension ayant une amplitude et un signe convenables pour corriger le décalage du zéro de l'échelle du codeur. Cette tension de correction est appliquée à l'entrée 32 du comparateur 11, à travers la résistance 33, tandis que la sottie du circuit de décodage 13 est reliée à l'entrée 32 par la résistance 34. Pendant les périodes de temps T14, on peut effectuer un autre calibrage de l'unité 10 consistant à assurer la symétrie des parties positives et négatives de l'échelle. Pour cela, on utilise d'après la figure 6 deux circuits d'échantillonnage ER et ER' qui sont actionnés par des signaux du circuit de commande 20 pour échantillonner pendant chaque période T14, respectivement des tensions de référence UR et - UR. Les échantillons résultants sont appliqués à entrée 15 et l'unité 10 est commandée pour fonctionner en codeur. A la sortie 16 pour signaux codés, un dispositif 35 extrait pendant chaque période T14, les échantillons codés des tensions Up et - UR et compare leurs valeurs. A partir du résultat de cette comparaison, le dispositif 35 élabore un signal de correction qui agit dans le décodeur 13 pour y modifier des valeurs relatives de tensions de référence de façon à assurer la symétrie par rapport à zéro des échantillons codés des tensions UR et UR, REVENDICATIONS 1. Equipement terminal d'un système de transmission multiplex à répartition en fréquence, comportant dans sa partie émission un dispositif de traitement numérique formant, à partir des signaux de voie à émettre et convertis sous forme numérique, un signal multiplex à répartition en fréquence à convertir sous forme analogique, comportant dans sa partie réception un dispositif de traitement numérique formant, à partir du signal multiplex reçu et converti sous forme numérique, des signaux de voie séparés à convertir sous forme analogique, cet équipement étant caractérisé en ce qu'il comporte une unité de codage-décodage qui est commandée par un signal de commande déduit d'un générateur d'horloge pour fonctionner, pendant la durée d'une période d'échantillonnage du signal multiplex, comme un codeur pendant un premier et un second intervalle de temps avec une échelle de codage déterminée, puis comme un décodeur pendant un troisième et un quatrième intervalle de temps avec une échelle de décodage égale à celle de codage, des moyens de commutation étant connectés aux entres pour codage et pour décodage de ladite unité et actionnés par des signaux de commande déduits du générateur d'horloge de façon que, pendant la succession des quatre intervalles de temps précités, l'unité de codage-décodage traite alternativement le signal multiplex et les signaux de voies, alors que d'autres moyens de commutation sont connectés aux sorties pour signaux codés et pour signaux décodés de ladite unité et actionnés en concordance avec les moyens de commutation précités pour répartir suivant des voies séparées les signaux traités pendant les quatre intervalles de temps précités. 2. Equipement selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'unité de codage-décodage comporte un circuit comparateur et un dispositif logique de commande d'un circuit décodeur, ces éléments étant associés lors du fonctionnement en codeur pour former un codeur à réaction dans lequel la sortie du circuit décodeur est connectée à une entrée du circuit comparateur dont l'autre entrée reçoit le siçnal à coder, alors que lors du fonctionnement en décodeur, le signal à décoder est appliqué au dispositif logique de commande. 3. Equipement selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les moyens de commutation connectés à l'entrée pour codage de l'unité de codage-décodage sont constitués par des circuits d'échantillonnage du signal multiplex et des signaux de voie, le circuit d'échantillonnage du signal multiplex étant actionné de façon à répartir les échantillons du signal multiplex dans les premiers intervalles de temps -ou les seconds intervalles de temps- , les circuits d'échantillonnage des signaux de voies étant actionnés de façon à répartir les échantillons des différents signaux de voie dans les seconds intervalles de temps - ou les premiers intervalles de temps - se produisant pendant la durée d'une période d'échantillonnage de signal de voie. 4. Equipement selon l'une des revendications 1 à 3 caractérisé en ce que les moyens de commutation connectés à la sortie pour signaux codés de l'unité de codage-décodage sont actionnés pour diriger les échantillons codés pendant les premiers et seconds intervalles de temps -ou les seconds et premiers intervalles de temps-, respectivement vers les dispositifs de traitement numérique émission et réception. 5. Equipement selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les moyens de commutation connectés à l'entrée pour signaux codés de l'unité de codage-décodage sont actionnés pour diriger vers cette entrée, pendant les troisièmes intervalles de temps - ou les quatrièmes intervalles de temps -, les échantillons codés fournis par le dispositif de traitement numérique d'émission et pendant les quatrièmes intervalles de temps - ou les troisièmes intervalles de temps -, les échantillons codés fournis par le dispositif de traitement numérique de réception. 6. Equipement selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les moyens de commutation connectés à la sortie pour signaux décodés de l'unité de codage-décodage sont actionnés pour diriger les échantillons décodés pendant les troisièmes et quatrièmes intervalles de temps - ou les quatrièmes et troisièmes interv- les de temps -, respectivement vers la sortie de l'équipement pour signal multiplex analogique et vers les sorties de I'équipemant pour signaux de voie analogiques. 7. Equipement selon l'une des revendications 1 à 6, dans lequel la durée de chaque période d'échantillonnage de signal de voie est supérieure d'un certain intervalle de temps excédentaire à la durée requise pour coder et décoder les signaux de voie et les signaux multiplex, caractérisé en ce que ces intervalles de temps excédentaires sont utilisés pour des opérations de calibrage de l'uni té de codage-décodage. 8. Equipement selon la revendication 7, caractérisé en ce que pendant chaque intervalle de temps excédentaire l'unité de codage-décodage est commandée pour fonctionner en codeur, son entrée pour codage étant connectée à au moins un circuit d'échantillonnage actionné pour échantillonner un signal de référence pendant les intervalles de temps excédentaires, des moyens de commutation connectés à la sortie pour signaux codés de ladite unité étant actionnés pour diriger les échantillons codés pendant lesdits intervalles de temps excédentaires vers un dispositif de calibrage de l'unité de codage-décodage.