Le sciage de pièces en métal se pratique de façon courante, notamment avec des scies à ruban, qui sont maintenant devenues classiques, mais c'est une opération qui est longue et pénible, notamment s'il s'agit de scier des métaux à haute résistance; en outre, les faces sciées sont loin dsâtre parfaitement dressées, ce qui fait qu'elles nécessitent fréquemment des reprises, et en particulier, bien souvent, un meulage. Pour pallier cet inconvénient, la présente invention a pour objet un procédé pour le sciage de pièces en métal, notamment avec des scies à ruban de type classique, caractérisé en ce qu'on adapte la scie pour réaliser un sciage électrolytique, sans aucun contact du ruban de la scie avec la pièce, ceux-ci étant réunis aux deux piles dtune source d'électricité susceptible de fournir plusieurs centaines à'ampères sous une tension de 20 à 30 ampères, par exemple, un électrolyte approprié, par exemple une solution de chlorure de sodium, étant projeté à l'endroit où le ruban de scie doit provoquer le sciage électrolytique de la pièce. Des moyens doivent entre prévus pour que le ruban de la scie soit constamment maintenu dans le plan de sciage, tout au moins dans la zone où le sciage est effectué, et pour que ce ruban progresse dans ce plan en meme temps que le sciage, aussi rapidement que la vitesse de sciage le permet, mais en évitant tout contact du ruban de la scie avec la pièce à scier. Pour faciliter la compréhension de l'invention, on en décrira ci-dessous une application particulièrement intéressante Si le dressage des faces des petits ressorts en spirale, dont le diamètre du fil est inférieur à un centfmè- tre par exemple, ne présente pas de sérieuses difficultés, il n'en est pas de méme pour les gros ressorts, pour lesquels ce dressage présente une importance beaucoup plus grande puisque, de sa qualité, découle la bonne utilisation desdits ressorts. Plusieurs procédés ont été proposés jusqu'ici, soit que le dressage soit fait avant l'enroulage, soit qu'il soit fait après l'enroulage, mais de toute façon, il est indispensable de le parfaire, en fin.d'opérations, par un meulage sur lapidaire. Or on a trouvé, suivant la présente invention, que cette sujetion pouvait être évitée et qu'il était possible de dresser de façon parfaite des faces de gros ressorts, déjà trempés, et par conséquent prêtes à être utilisées, par un sciage électrolytique, enutilisant le procédé suivant la présente invention. Le dessin annexé montre comment peut entre pratiqué ce sciage électrolytique. La figure 1 est une vue de face de la scie en cours d'opération. La figure 2 est une vue en plan du ressort après sciage. La scie représentée est une scie à ruban de type classique, comportant un bâti 1 sur lequel peut pivoter, autour d'un axe 2, un bras 3 sur lequel sont montées la poulie motrice 4, entraînée par le moteur 5, et la poulie de renvoi 6, sur lesquelles est tendu le ruban de scie 7; une poignée 8 permet de faire pivoter de la manière désirée le bras 3 autour de l'axe 2 et par consdquent le ruban de scie 7 pour le rapprocher ou l'éloigner de ia pie' ce à scier; des guides 9 et 10 permettent de rendre le brin actif 11 du ruban de scie perpendiculaire à l'axe du ressort à scier 12 maintenu sur le socle 1 entre deux pièces 3 et 14. L'électrolyte, par exemple une solution de chlorure de sodium, est projetée par une buse 15 à l'endroit où le brin 11 du ruban de scie 2 doit provoquer le sciage d'une des faces du ressort 12. Le ruban 7 de la scie et le ressort 12 sont reliés aux deux piles d'une source d'électricité qui peut fournir sous une tension de 20 à 30 volts par exemple plusieurs centaines d'ampères. La chaleur engendrée par le sciage est rapidement évacuée par le ruban de scie et le bâti de celle-ci, ce qui fait qu'on ne risque aucune déformation de ce ruban et notamment de son brin actif 11, maintenu strictement dans son plan par les guides 9 et 10. Non seulement on obtient ainsi, en une seule opération, conduite rapidement et avec peu de frais, un dressage parfait des deux faces d'appui du ressort, celles-ci étant rigoureusement identiques, mais encore on peut obtenir une cote rigoureuse de la longueur du ressort, d'autant mieux que ce dressage peut 8*rye fait sur un ressort ayant été soumis au préalable à l'opération de trempe. Il est du reste bien entendu que le mode de réaliser tion de la présente invention qui a été décrit ci-dessus, en référence au dessin annexé, a été donné à titre purement indicatif et nullement limitatif, et que de nombreuses modifications peuvent entre apportées sans qu'on s1 écarte pour cela du cadre de la présente invention. REVENDICATIONS 10 Procédé pour le sciage de pièces en métal, notamment avec des scies à ruban de type classique, caractérisé en ce qu!on adapte la scie pour réaliser un sciage électrolytique, sans aucun contact du ruban de la scie avec la pièce, ceux-ci étant réunis aux deux pôles d'une source d'électricité susceptible de fournir plusieurs centaines d'ampères sous une tension de 20 à 30 ampères, par exemple, un électrolyte approprié, par exemple une solution de chlorure de sodium, étant projeté à l'endroit où le ruban de scie doit provoquer le sciage électrolytique de la pièce. 20 Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le ruban de la scie est constamment maintenu dans le plan de sciage, tout au moins dans la zone où le sciage est effectué. 30 Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 et 22 caractérisé en ce que le ruban progresse dans le plan du sciage en même temps que le sciage, aussi rapidement que la vitesse de sciage le permet, mais en évitant tout contact du ruban de la scie avec la pièce à scier. 4 Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3 pour le dressage des faces des gros ressorts, caractérisé en ce que l'on utilise ut mince scie à ruban dont le brin actif est maintenu perpendiculairement à l'axe~du ressort, au moyen de deux guides, de façon connue en soi.