La présente invention concerne des pansements absorbants qui n'adhèrent pas à la blessure, ainsi qu'un procédé pour les fabriquer. On connait déjà depuis longtemps la fabrication 5 de pansements absorbants, dont la surface ne colle pas sur la blessure, mais qui sont néanmoins suffisamment absorbants pour absorber les sécrétions de la blessure et les éliminer ainsi des régions qui guérissent. Ces pansements ou protections de blessures participent ce qui n'est toutefois pas sans_ importance à la • 10 guérison de la blessure, par le fait qu'ils assurent toujours une surface de blessure sèche qui peut naturellement guérir plus rapidement. Pour parvenir à ce but, on tisse d'abord des matériaux habituels d'un genre et d'une façon connus et on dépose une couche absorbante. En raison du type de tissage particulier, 15 les fibres isolées de l'étoffe conduisent à un mouvement relatif lors de l'absorption de l'humidité et empêchent ainsi une adhérence sur la blessure, â mesure que le temps s'écoule, ce mouvement relatif se fait cependant plus lentement ou bien cesse complètement, de sorte qu'après un délai prolongé avec des pan-20 sements de ce genre une adhérence à la blessure peut se produire. On a également recommandé comme protection de blessures des feuilles métalliques et de préférence en métaux qui entraînent en raison de leur effet oligodynamique, une désinfection de la blessure, c'est-à-dire par exemple des feuil-25 les d'aluminium ou d'argent. Ces feuilles doivent être perforées pour permettre une évacuation des sécrétions de la blessure et être doublées par une couche absorbante. L'inconvénient de ce genre de pansement réside dans le fait que la perforation ne conduit qu'à une évacuation insuffisante des sécrétions prove-30 nant de la blessure, qu'en ou^cre des feuilles métalliques minces ou extra-minces ne sont mécaniquement pas très résistantes et qu'enfin, qu'un effet trop fortement oligodynamique agit non seulement comme bactéricide, mais peut en outre gêner dans une certaine mesure la guérison de la blessure. 35 On en est donc venu à remplacer les feuilles par un treillis soit en utilisant un réseau métallique ou bien une étoffe à mailles larges est pourvue à la surface des fibres d'un revêtement métallique. Ce type de pansement laisse passer de 72 16086 2 2135321 façon suffisante les sécrétions de la blessure, il y a en outre la possibilité en raison du tissage à inailles larges que la couche absorbante déposée' vienne au contact de la blessure et que non seulement le réseau métallique ou le treilli métallisé et la 5 couche sous-jacente absorbante adhèrent à la blessure. De plus, des revêtements de blessures provoquent un certain frottement mécanique à la surface de la blessure qui n'agit naturellement pas dans le sens recherché. On a également proposé de recouvrir un molleton de 10 fibres, à la surface des fibres, d'une mince couche métallique et de doubler le molleton à fibres métallisées ainsi obtenu, d'une couche absorbante. Bien qu'une combinaison de ce genre ait donné jusqu'ici les meilleurs résultats, la métallisation des fibres du molleton est relativement compliquée à effectuer. Pour déposer 15 un fin revêtement métallique à la surface des fibres, il est nécessaire que le molleton soit métallisé par vaporisation sous vide avec le métal en question.Ceci constitue un processus de travail qui est relativement complexe et surtout à l'échelle de la fabrication industrielle, qui ne peut se faire que relative-20 ment lentement. Enfin, on sait déjà estamper des molletons métallisés sous vide en particulier de sorte qu'il n'y a qu'un contact ponctuel du molleton avec la surface de la blessure. Ce molleton estampé et métallisé est également pourvu d'une couche absorbante. 25 Avec des molletons de ce genre, il est également connu d'enduire les parties qui font saillie de la surface estampée d'une couche de résine acrylique. On obtient de la sorte un produit qui est enduit par points de résine acrylique, de sorte que l'espace intermédiaire entre les points forme un système de canaux par les-30 quels s'écoulent les sécrétions de la blessure qui peuvent pénétrer, à travers le molleton, dans la couche absorbante. Les points de résine acrylique eux-mêmes ne sont pas perméables à l'humidité. Tous ces pansements connus présentent des incon-35 vénients plus ou moins prononcés. Par exemple, le pansement dont la surface de protection de la blessure a été pourvue d'un revêtement métallique sous vide poussé, n'adhère pas à la blessure et, selon le type de revêtement métallique vaporisé sous 72 16086 3 2135321 vide, il agit comme accélérateur plus ou moins rapide de guérison sur la blessure, mais la vaporisation sous vide poussé est cependant difficile à conduire et, dans tous les cas, elle est onéreuse, de sorte que les pansements de ce genre sont dans 1'en-5 seuble fort coûteux alors que de divers points de vue, on pourrait disposer d'autres substances qui présentent des propriétés d'accélérer la guérison et/ou de désinfecter, à la surface d'un pansement qui n'adhère pas à la blessure. Un pansement qui rj.'adhère pas à la blessure et qui présente à sa surface des 10 substances accélérant la guérison et/ou désinfectantes, substances qui en outre sont peu coûtéuses et peuvent être fabriquées i-acilement n'est, jusqu'à présent pas connue, bien que correspondant à un besoin réel. Or, la demanderesse a découvert que l'on pouvait 15 fabriquer un pansement de façon sensiblement plus simple qu'il n'était jusqu'ici connu, qui non seulement permet l'évacuation sûre et rapide des sécrétions de la blessure, comme il est déjà connu, mais qui contient en surface des substances accélérant la guérison et/ou désinfectantes d'un type particulier, et qui 20 en outre peut se fabriquer nettement plus vite et pour moins cher que les pansements actuellement connus. Conformément à la présente invention, on dispose d'un pansement qui est constitué par un molleton et/ou d'une couche de cellulose simple ou multiple, doublée le cas échéant 25 l'une couche agissant comme absorbant ou comme renforcement, caractérisé en ce que la couche du côté de la blessure est recouverte d'une couche de résine acrylique anti-adhérente discontinue qui peut en outre contenir des pigments comme l'oxyde de zinc, l'oxyde d'aluminium, de la poudre d'aluminium ou de la 30 poudre d'argent et/ou d'autres substances germicides et retardant la croissance des germes ou des dispersants, de sorte que la couche de molleton éventuellement présente est constituée d'un taois renforçateur de fibres cinces d'une épaisseur de 0,02 à 0,5 mm en fibres hy:.rop!iiles et/ou hydrophobes d'une force 35 de fibre de 1,5 à 15 deniers qui présente un poids de 12 à 60 g au mètre carré. 72 16086 4 2135321 Le molleton de fibres ou la couche de cellulose ainsi formés sont doublés d'une couche absorbante et fixés sur l'ensemble de la surface ou par sections. Lorsque le tapis mince de fibres de renforcement est constitué par des fibres hydro-5 philes, le revêtement de résine acrylique sur les fibres individuelles rend ces fibres plus ou moins hydrophobes, de sorte que l'espace intermédiaire entre les fibres demeure et assure des passages suffisants pour la sécrétion de la blessure. On peut néanmoins utiliser aussi des fibres hydrophobes pour le panse-10 ment selon la présente invention, et l'on peut signaler comme matières appropriées par exemple des polyamides, des polyesters, des polyoléfines et autres matières synthétiques, mais aussi des fibres de cellulose par exemple rendues hydrophobes par dépôt d'un revêtement de silicone. 15 II est évidement possible, mais non toujours né cessaire, de soumettre la cellulose utilisée à un traitement préalable avant le dépôt de la couche de résine acrylique. On peut citer comme exemple de traitement préalable de ce genre une imprégnation avec une émulsion ou une solution de résine 20 acrylique dépourvue d'adjuvants, de sorte que la couche de cellulose se trouve mécaniquement renforcée, mais sans toutefois que sa perméabilité à l'air ou à l'humidité en soit sensiblement influencée défavorablement. Il est en outre possible comme prétraitement, d'effectuer une imprégnation avec une autre substance 25 par exemple une solution ou une émulsion de silicone, pour rendre une couche au moins de cellulose, à savoir celle des couches de cellulose qui se trouve en contact avec la blessure dans le pansement terminé, suffisamment hydrophobe. L'avantage particulier du pansement selon la pré-30 sente invention réside dans le fait que sa fabrication s'effectue d'une façon simple et peu coûteuse, par impression du tapis mince de fibres de renforcement avec une émulsion de résine acrylique qui contient les pigments ou les substances actives indiquées précédemment. Un procédé d'impression peut se faire 35 comme il est connu de façon nettement moins onéreuse que d'autres processus d'imprégnation et en particulier une vaporisation sous vide poussé de la surface du molleton. La présente invention concerne en outre un procédé de fabrication d'un pansement 72 16086 5 2135321 qui est caractérisé en ce qu'on assemble une couche simple ou multiple de cellulose éventuellement imprégnée de son côté avec une dispersion de résine acrylique, une dispersion de silicone, ou analogue, et le cas échéant, renforcée par un doublage avec 5 une couche mince de molleton ou bien avec un tapis de fibres de renforcement d'une épaisseur de 0,02 à 0,5 mm et une force de fibre de 1,5 à 15 deniers qui pèse de 12 à 60 g/m2, qu'on imprime avec une dispersion de résine acrylique, qui contient des pigments des substances actives ou analogues et enfin, qu'on double avec 10 une couche absorbante et que celles-ci sont reliées ensemble par couture, soudure ou collage etc. On peut citer parmi les pigments en premier lieu des substances solides qui ont un effet accélérant la guérison de la blessure. Des substances solides de ce genre sont par exem-15 pie des oxydes métalliques comme l'oxyde de zinc, ou l'oxyde d'aluminium, ou bien aussi des métaux sous forme pulvérulente comme en particulier la pgudre d'aluminium ou la poudre d'argent. On peut signaler parmi les substances solides des désinfectants comme entre autres des suifonamides ou des antibiotiques. Con-20 formèrent au procédé selon la présente invention, les substances solides, pigments et particules de substances actives sont enrobées dans la couche de résine acrylique et ne représentent donc pas une sur-couche cohérente dans le sens de l'état connu de la technique, et par le fait que les particules individuelles sont 25 ncyées dans la couche de résine acrylique, ceci confère en outre une meilleure souplesse au revêtement de blessure fabriqué selon la présente invention. Four fabriquer les pansements conformément à la présente invention, on réunit la surface de protection de la blessure, fabriquée par impression avec la dispersion de ré-30 sine acrylique, avec une matière absorbante d'un genre quelconque comme par exemple de la ouate de cellulose, un molleton de coton ou analogues, et avec la couche absorbante. La ^réunion peut se faire d'une façon en elle-iï-êr.e connue, par exemple en utilisant des molletons de protection des blessures en fibres 35 thermoplastiques par soudure, ou bien par collage, par coûture ou analogue. Lorsque la réunion s'effectue-par couture, conformément au but,- on peut le faire avec des .fibres hydrophobes, qui ont été de leur côté traitées avec la dispersion correspondante de résine acrylique. 72 16086 6 2135321 Las exemples suivants doivent mieux illustrer encore la présente invention sans pour autant qu'elle y soit limitée. Exemole 1 On imprime avec une dispersion d'ester de poly-5 acrylo-isobutyle un molleton de fibres de polyamide liées ther-miauement, de 2,5 deniers et d'une épaisseur de 0,07 mm. La dispersion utilisée a la composition suivante : Ester de polyacrylo-isobutyle 15 parties en poids Oxyde de zinc 15 " " 10 Eau 69 " " Agent dispersant industriel habituel 1 " " La couche de protection de blessure ainsi obtenue est doublée d'une couche absorbante en molleton de cellulose cousu, épaisseur 10 mm, de 560 g/m2 et reliée avec la couche 15 absorbante par application d'aiguilles à souder en points de piqué. On obtient ainsi un pansement qui comme le montre les expériences ne fait pas adhérence sur la blessure et qui exerce sur la blessure un remarquable effet accélérant la guérison. Exemple 2 20 On procède comme à l'exemple 1, mais on utilise toutefois une dispersion de résine acrylique de composition suivante : Ester polyacrylo-isobutylique 15 parties en poids Poudre d'aluminium 10 " " 25 Eau 74 » " Agent dispersant industriel habituel 1 " " Le molleton imprimé est cousu en points de piqué avec une couche d'ouate de cellulose de 5 mm d'épaisseur environ et de 240 g/m2 de doublage, et avec des fibres de polyamide qui 30 ont été de leur côté recouvertes de la même dispersion que celle utilisée pour l'impression. Le pansement ainsi doublé présente de même de remarquables propriétés accélérant la guérison. La vitesse de production lors de l'impression atteint 50 m/minute. Exemple 3 35 On répète le processus de l'exemple 1, à ceci près qu'on utilise une dispersion de résine acrylique de composition, suivante : 72 16086 7 2135321 Ester de polyacrylo-isobutyle 1,5 parties en poids Solution aqueuse à 1 % de borate phényl-mercurique 10 " " Eau 75 " » 5 On imprime le molleton à vitesse de production de 50 m/minute ; les autres manipulations se font comme il est décrit à l'exemple 2. Le pansement obtenu présente des propriétés, accélérant la guérison, remarquables, l'adhérence avec la blessu re ne se produit en aucun cas. 10 Exemple 4 On fait passer dans un bain d'imprégnation une largeur de cellulose en deux couches à 22 g/m2 par couche et on 1'imprègne ainsi avec une dispersion de résine acrylique. On essore l'agent d'imprégnation en excès et on fait passer la lar-15 geur de cellulose entre plusieurs cylindres de séchage qui présentent -une température de 120°C. La largeur de cellulose ainsi obtenue est ensuite estampée par passage entre cylindres d'estampage chauffés à 110°C dont les extrémités sont chargées par environ 4 à 6 tonnes 20 L'estampage est conduit assez profond pour que la largeur de cel lulose soit poreuse (ou sous la forme de petites fentes). Ceci se fait pour renforcer la perméabilité aux fluides. Cette largeur de cellulose liée chimiquement est ensuite imprimée avec une dispersion contenant une substance 25 active d'ester de polyacrylo-isobutyl. La dispersion utilisée présente la composition suivante : Ester de polyacrylo-isobutyle 15 parties en poids Oxyde de zinc 15 " 11 _ fin h » jiau 30 Agent dispersant 1 " " La couche de protection de la blessure est doublée par une couche de molletosi aosorbqnt. Le pansement ainsi obtenu n'adhère pas à la blessure et agit comme accélérant de la guérison. 35 Exemple 5 On procède comme à l'exemple 4, mais toutefois oour imprimer, on utilise une dispersion de résine acrylique de composition suivante ; 72 16086 8 2135321 Ester de polyacrylo-isobutyle 15 parties en poids Poudre d'aluminium 10 " " Eau 74 " " Dispersant 1 « « 5 Le revêtement de blessure ainsi obtenu est doublé d'une couche de cellulose de 5 mm d'épaisseur et de 140 g/m2 fixés par estampage. Ce pansement présente de même des propriétés accélérant la guérison remarquables. La vitesse de production à l'im-10 pression atteint 50 m/minute. Exemple 6 On procède comme il est'décrit à l'exemple 4 en utilisant une dispersion de résine acrylique de composition suivante : 15 Ester de polyacrylo-isobutyle 15 parties en poids v Solution aqueuse à 1 % de borate de phényl-mercurique 10 " " Eau 75 " " Avant l'impression, on se dispense dans ce cas de 20 l'estampage ; l'impression de la largeur de cellulose imprégnée s'effectue sur les deux faces avec une vitesse de 50 m/minutes. Là encore, on obtient un pansement:avec de remarquables propriétés d'accélération de la guérison. Exemple 7 25 On procède d'abord comme il est décrit au premier paragraphe de l'exemple 4, à ceci près qu'on utilise une largeur de cellulose à une seule couche qu'on double avec un tapis mince de fibres de polyamide de 2,5 deniers et de 0,07 mm d'épaisseur. Après avoir essoré l'agent d'imprégnation, on obtient un panse-30 ment qui, après passage à l'étape d'estampage direct sur la face cellulose, est imprimé à l'aide de Iq dispersion contenant la substance active décrite à l'exemple 4. L'impression s'effectue elle-même à l'écran, de sorte qu'on obtient une couche imprimée discontinue. Le panse»:.ent obtenu présente outre ses remarquables 35 propriétés d'accélération de la guérison, des propriétés remarquables de résistance, en particulier à l'état humide. 72 16086 9 2135321 REVENDICATIONS 1 - Pansement constitué par un molleton et/ou couche de cellulose en une ou plusieurs couches, doublé le cas échéant par une couche absorbante ou renforçatrice, caractérisé en ce que la couche faisant face à la blessure est recouverte 5 d'une couche de résine acrylique anti-adhérente discontinue, qui peut comporter en outre des pigments comme l'oxyde de zinc, l'oxyde d'alunliniun, de la poudre d'aluminium ou de la poudre d'argent et/ou d'autres substances germicides ou retardant la croissance des gerbes ou des agents dispersants. 10 2 - Pansement selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couche de molleton est constituée d'un tapis mince renforçateur de fibres d'une épaisseur de 0,02 à 0,5 mm en fibres hydrophiles et/ou hydrophobes d'une force de fibres de 1,5 à 15 deniers et d'un poids de 12 à 60 g/mètre carré. 15 3 - Pansement selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la couche de cellulose est en outre im- . prégnée d'une résine acrylique, d'une résine de silicone ou analogues. 4 - Pansement selon la revendication 2, caractérisé 20 en ce que les fibres du tapis de fibres est constitué de fibres de cellulose siliconées. 5 - Procédé de fabrication d'un pansement selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on assemble une couche simple ou multiple de cellulose qui est déjà de son 25 côté imprégnée éventuellement avec une dispersion de résine acrylique, une dispersion de silicone ou analogues, et le cas échéant doublée avec une couche renforçatrice mince de molleton ou avec un tapis de fibres de renforcement d'une épaisseur de 0,02 à 0,5 mm et d'une force de fibre de 1,5 à 15 deniers et un poids 30 de 12 à 60 g/m2, imprégné avec une dispersion de résine acrylique qui contient des pigments, des substances actives ou analogues et doublée enfin d'une couche absorbante et qu'on les relie ensemble par couture, soudure ou collage ou par un autre moyen de fixation.