L'invention concerne un starter à lueur muni d'un tube à décharge dans lequel se trouvent une électrode constituée par une bilame ainsi qu'une deuxième électrode coopérant avec celle-ci, ce starter comportant également un dispositif de protection 5 qui est en contact thermique convenable avec le trajet de décharge situé entre les électrodes et chauffé par une décharge à lueur et qui court-circuite ce trajet lorsqu'une température limite supérieure est atteinte. Un starter à lueur connu du genre mentionné ci-dessus 10 est décrit par exemple dans le brevet britannique N° 55^-* 225. Le dispositif de protection y est formé par un deuxième dispositif constitué par une bilame, placé dans le starter à lueur et court-circuitant le trajet entre les électrodes principales lorsqu'une grande quantité de chaleur est développée dans le 15 starter. Cette deuxième bilame complique ce starter connu. Il en est surtout ainsi puisque cette deuxième bilame doit être dimen-sionnée de façon que lorsqu'elle est fermée, le courant qui traverse la bilame doit également la maintenir fermée. Un autre inconvénient du starter connu est que sa construction compliquée 20 ne permet pas de se fier convenablement à la sécurité du fonctionnement du starter. Le but de l'invention est d'obtenir un starter à lueur qui appartient au genre mentionné dans le préambule et qui est muni d'un dispositif de protection simple fonctionnant de manière 25 fiable. Un starter à lueur conforme à l'invention, muni d'un tube à décharge dans lequel se trouvent une électrode constituée par une bilame ainsi qu'une deuxième électrode coopérant avec celle-ci , ce starter comportant également un dispositif de protec-30 tion qui est en contact thermique convenable avec le trajet de décharge situé entre les électrodes et chaufé par une décharge à lueur et qui court-circuite ce trajet lorsqu'une température limite supérieure est atteinte, est remarquable en ce que le dispositif de protection est muni d'un organe auxiliaire en matière 35 isolante subissant une déformation permanente à la temperature limite supérieure, alors que par suite de cette déformation, une partie du dispositif de protection applique un conducteur électrique, raccordé à la première électrode, contre un conducteur électrique qui est raccordé à l'autre électrode. Ce starter à lueur 40 conforme à l'invention a l'avantage d'être très simple et de fon- 72 13005 ' 2133691 tionner de manière sûre. Le dispositif de protection peut servir à empêcher un trop fort développement de chaleur dans le starter lui-même. Toutefois, il se peut également que le dispositif de 5 protection soit conçu en vue de protéger une lampe à décharge dans la vapeur de mercure à basse pression, équipée d'électrodes préchauffées et amorçée à l'aide de ce starter, contre des essais d'amorçage répétés, par exemple si cette lampe approche la fin de sa durée de vie. La protection consiste alors à éviter les 10 scintillements gênants dans l'espace où cette lampe est suspendue. Comme c'est couramment le cas, le starter à lueur peut être muni d'une enveloppe qui est par exemple métallique. Suivant un mode de réalisation avantageux d'un starter à lueur conforme à l'invention, l'enveloppe est en matière synthé-15 tique. Ce mode de réalisation a l'avantage que le dispositif de protection élimine pour ces starters le risque d'incendie éventuel. L'emploi d'une enveloppe en matière synthétique pour des starters à lueur est connu. Voir par exemple le certificat d'utilité allemand ("Gebrauchsmuster") N° 1.922.109. 20 XI se peut également que le dispositif de protection se trouve dans le tube à décharge. Suivant un mode de réalisation préféré du starter à lueur, le dispositif de protection se trouve à l'extérieur du tube à décharge mais à l'intérieur d'une enveloppe éventuelle. 25 Un avantage de ce mode préféré est que dans le tube à décharge, le fonctionnement de la bilame n'est pas entravé par d'autres complications, puisque dès à présent, le dispositif de protection est entièrement séparé mécaniquement du tube à décharge. Suivant un autre mode de réalisation préféré du starter 30 à lueur, équipé d'ion condensateur qui shunte le trajet de décharge et qui se situe à l'extérieur du tube à décharge,les deux conducteurs électriques du dispositif de protection coïncident au moins en partie avec les deux conducteurs d'alimentation du condensateur . 35 Un avantage de ce mode préféré est que les conducteurs électriques ont un double rôle. En effet, ils servent notamment à fournir un courant électrique au condensateur, ainsi qu'au dispositif de court-circuitage. La liaison entre les deux conducteurs peut être réalisée 40 de différentes façons. Suivant un premier autre mode de réalisa- COPY J 72 13005 3 2133691 tion préféré, l'organe auxiliaire est un anneau contractile entourant les deux conducteurs entre lesquels la distance originale à l'endroit de cet anneau est tellement faible qu'après la déformation permanente, l'anneau constitue également la partie de dis-5 positif de protection qui applique les deux conducteurs l'un contre 1'autre. Dans ce cas, on profite de l'avantage que l'anneau contractile remplit un double rôle, en effet, l'anneau joue alors à la fois le rôle d'organe auxiliaire et le rôle de la partie du dis-10 positif de protection appelée à appliquer les deux conducteurs électriques l'un contre l'autre. Dans un mode de réalisation préféré suivant, l'organe auxiliaire est un morceau de matière isolante situé entre les deux conducteurs, alors qu'au moins un de ceux-ci est soumis à une 15 précontrainte mécanique tendant à déplacer ce conducteur vers l'autre conducteur. Un avantage de ce mode de réalisation est .que la partie du dispositif de protection appelée à appliquer les deux conducteurs l'un contre l'autre, appartient à un de ces conducteurs. 20 Un autre mode de réalisation préféré du starter à lueur conforme à l'invention a la particularité que le premier conducteur est formé par un ressort et par une partie de conducteur s'étendant vers une des électrodes, ledit ressort en serrant d'une part ladite partie de conducteur et d'autre part 1'organe auxili-25 aire élaboré autour de l'autre conducteur. Un avantage de ce mode préféré est que la mise en place du dispositif de protection est très simple. En effet, il suffit alors de disposer d'un ressort et d'une petite tubulure isolante. Ce dispositif de protection peut alors être associé à un starter 30 existant. Suivant une autre variante de l'invention, chacun des deux conducteurs est muni d'un organe auxiliaire en matière isolante, un ressort conducteur de l'électricité enserrant ces deux organes. 35 Ce mode de réalisation également offre l'avantage de pouvoir réaliser de manière très simple le dispositif de protection à l'aide d'un ressort et de quelques pièces isolantes. Les dispositifs de protection peuvent être équipes d'un ressort de traction ou d'un ressort de pression. '40 La description suivante, en regard des dessins annexéSj ie COPY 72 13005 ~k~ 2133691 tout donné à titre d'exemple, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est une vue en perspective d'un starter à lueur muni d'un condensateur, d'une plaque de fond et d'une 5 enveloppe qui pour la clarté de la figure a été représentée à quelque distance des composants précités. La figure 2 montre une partie du dispositif représenté sur la figure 1, cette partie étant munie du dispositif de protection conforme à l'invention. 10 La figure 3 correspond à la figure 2, mais ladite partie est équipée d'un dispositif de protection réalisé en variante. La figure 4 correspond aux figures 2 et 3» ladite partie étant munie d'un autre dispositif de protection. Sur la figure 1, le tube à décharge 1 d'un starter à 15 lueur est muni de deux électrodes 2, 3,constituées par des bila— ir.es. L'électrode 2 est raccordée au conducteur 4, l'électrode 4 étant raccordée au conducteur 5- Ces conducteurs 4, 5 conduisent à une plaque de fond 6, en matière synthétique. De l'autre côté de cette plaque, les conducteurs 4, 5 sont raccordés à deux 20 pattes 7>8. Encore deux autres conducteurs 9, 10 sont raccordés le premier au conducteur 4 et l'autre au conducteur 5, et conduisent à un condensateur 11. La référence 12 sur la figure 1 indique une enveloppe en matière synthétique qui glisse autour du tube à décharge' 1 et le condensateur 11 lorsque l'enveloppe est déplacée 25 vers la plaque 6. Sur la figure 2, la référence 11 indique de nouveau le condensateur représenté sur la figure 1, les références 9 et 10 indiquant les conducteurs électriques. Une partie du conducteur 10 est entourée d'une petite tubulure 13 en matière synthétique 30 isolante, par exemple le polyéthène, ayant un diamètre d'environ 1,5 mm. La référence 14 montre un ressort par exemple en acier, c'est-à-dire un matériau bon conducteur de l'électricité. XI faut veiller à ce qu'à la température que peut acquérir le starter à lueur, le matériau constituant le ressort reste suffisamment élas-35 tique. Ce ressort 14 enserre d'une part le conducteur 9 et d'autre part la tubulure tj. Lorsque dans le starter à lueur répondant à la combinaison des figures 1 et 2, un faible développement de chaleur se produit lorsqu'un arc se forme entre les électrodes 2, 3 il ne produit 40 rien à l'endroit de la tubulure 13 et du ressort 14. Ce n'est que COPY 72 13005 5 2133691 dans le cas où sous l'effet de plusieurs arcs formés rapidement l'un à la suite de l'autre, ou sous l'effet d'arcs entre tenus pendant des durées très longues entre les électrodes 2 et 3, il se produit dans le tube 1 un développement de chaleur important au 5 point de conduire à la température limite supérieure, que le matériau du tube 13 s'amollira. Sous l'effet de l'élasticité du ressort 14, le entre les électrodes 2 et 3 est alors court-circuité, et cela notamment par l'intermédiaire des constituants 9, 14, 10. Par ce court-circuit, la décharge à lueur dans le tube à décharge 10 est arrêtée, de sorte que l'on évite dans la tube la continuation du développement de la chaleur. Par conséquant, on empêche la température de devenir supérieure à celle à laquelle l'enveloppe 12 en matière synthétique est portée à fusion ou s'enflamme. Sur la figure 3i les références 9' et 10' s'indiquent de 15 nouveau deux conducteurs conduisant au condensateur 11. Une pièce isolante, indiquée par 13'> entoure une partie du conducteur 10'. Dans ce cas, le conducteur 9* est soumis à une précontrainte mécanique telle que le conducteur a tendance de vouloir se déplacer vers la conducteur 10'. Le fonctionnement du dispositif de pro-20 tection représenté sur la figure 3 correspond en grands trai.ts à celui du dispositif représenté sur la figure 2. Lorsque dans le tube à décharge 1 il se produit un trop fort développement de chaleur, la matière isolante constituant!; ^a pièce 13® s'amollit, et un contact électrique est aussi établi entre d'une part la 25 partie qui au fil 9' donne sa précontrainte mécanique, et d'autre part le conducteur 10', de sorte que l'on réalise le court-circuit désiré du trajet entre les électrodes 2, 3 du dispositif représenté sur la figure 1. Sur la figure 4 enfin, il s'agit d'un dernier mode de 30 réalisation d'un dispositif de protection, les références 9'® et 10'' indiquant les deux conducteurs qui conduisent au condensateur 11. En un seul endroit, ces deux conducteurs sont maintenant incurvés l'un vers L'autre dans une certaine mesure, et y sont entourés d'un anneau contractile 13 ; dans le cas envisagé, cet 35 anneau est en téflon. A une température comprise entre 1-4-0 et 160CC, cet anneau se contracte dans une mesure telle à annuler la distance entre les conducteurs, cette distance étant à l'origine égale à 2 mm; de cette façon, les deux conducteurs entrent en contact. Dans ce cas également, le trajet entre les électrodes 2 -40 et 3 est court-circuité. (pour les électrodes, voir la figure 1) Copy 72 13005 6 2133691 Les propriétés de la matière constituant l'anneau 15 doivent être telles que la température qui a donné lieu à un retrait aussi important que les conducteurs entrent en contact, soit inférieure à la température à laquelle la matière s'amollit. Le téflon répond 5 à cette exigence. Par conséquent, les exemples de réalisation décrits fournissent tous un dispositif de protection simple d'un starter à lueur. COPY j 72 13005 7 2133691 Revendications : 1. Starter à lueur muni d'une tube à décharge dans lequel se trouvent une électrode constituée par une bilame ainsi qu'une deuxième électrode coopérant avec celle-ci, ce starter comportant également un dispositif de protection qui est en contact thermique 5 convenable avec le trajet de décharge situé entre les électrodes et chauffé par une décharge à lueur, et qui court-circuite ce trajet lorsqu'une température limite supérieure est atteinte, caractérisé en ce que le dispositif est muni d'un organe auxiliaire en matière isolante subissant une déformation permanente à 10 la température limite supérieure, alors que par suite de cette déformation, une partie du dispositif de protection applique un condensateur électrique, raccordé à la première électrode, contre un conducteur électrique qui est raccordé à l'autre électrode. 2. Starter à lueur selon la revendication 1, équipé d'une 15 enveloppe élaborée autour du tube à décharge, caractérisé en ce que cette enveloppe est en matière synthétique. 3. Starter à lueur selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le dispositif de protection se trouve à l'extérieur du tube à décharge, mais à l'intérieur d'une enveloppe éventuelle. 20 4. Starter à lueur selon la revendication 3, équipé d'un condensateur qui shunte le trajet de décharge et qui se situe à l'extérieur du tube à décharge, caractérisé en ce que les deux conducteurs électriques du dispositif de protection coïncident au moins en partie avec les deux conducteurs d'alimentation du 25 condensateur. 5. Starter à lueur selon la revendication 3 ou 4, caractérisé en ce que 1'organe auxiliaire est un anneau contractile entourant les deux conducteurs entre lesquels la distance originale à l'endroit de cet anneau est tellement faible qu'après la défor- 30 mation permanente, l'anneau constitue également la partie de dispositif de protection qui applique les conducteurs l'un contre 1'autre. 6. Starter à lueur selon l'une des revendications 1, 2, 3 ou 4, caractéi'isé en ce que l'organe auxiliaire est un morceau de 35 matière isolante, situé entre les deux conducteurs, alors qu'au moins un de ceux-ci est soumis à une précontrainte mécanique tendant à déplacer ce conducteur vers l'autre conducteur. 7. Starter à lueur selon la revendication 6, caractérisé en ce que le premier conducteur est formé par un ressort et par une Copy 72 13005 8 2133691 partie de conducteur s'étendant vers une des électrodes, ledit ressort enserrant d'une part ladite partie de conducteur et d' autre part l'organe auxiliaire élaboré autour de l'autre conducteur. 8. Starter à lueur selon la revendication 6, caractérisé en ce que chacun desdeux conducteurs est muni d'un organe auxiliaire en matière isolante, un ressort conducteur de l'électricité enserrant ces deux organes.