La présente invention est relative à un appareil permettant de réaliser un hologramme de contenance rédui .e et, à un second appareil permettant de reconstituer la scène initiale ou l'objet initial à partir de cet hologramme de contenance réduire. 5 Un hologramme est une figure d'interférence qui représente la phase et l'amplitude d'un front d'onde portant une information tri-dimensionnelle d'une scène ou d'un objet. Un hologramme est, le plus communément réalisé par la réflexion d'un faisceau laser par un objet et en dirigeant un faisceau de lumière laser capable d'in-10 terférer avec le faisceau laser réfléchi si bien que ces deux faisceaux interfèrent en une position choisie à l'avance. Si l'on place un film photographique ou tout autre milieu d'enregistrement à proximité du plan d'interférence on enregistre un hologramme. Lorsque par la suite on éclaire cet hologramme enregistré avec le faisceau 15 laser, l'observateur voit une image tri-dimensionnelle de l'objet. Puisque les hologrammes fournissent des images tri-dimensionnelles, il est souhaitable de construire un système de télévision permettant de transmettre des hologrammes à la place d'images bi-dimensionnelles. Toutefois le contenu informationnel d'un hologramme réalisé comme 20 décrit ci-dessus est extrêmement élevé et nécessite une large bande de fréquences pour sa transmission si l'on utilise de l'appareillage électronique classique. Le nombre de points d'un hologramme classique qui doit être traité, c'est-à-dire la quantité d'information qui doit être trans-25 mise pour un hologramme complet dépend des dimensions de cet hologramme et de l'espacement entre franges d'interférence adjacentes. Cette quantité d'information s'exprime comme suit : L'espacement maximum d entre franges successives d'un hologramme est : \ 30 d = à (1) 2. S.'n ^&4 j-B2) . cfy- Qz)j où : A est 1?? longueur d'onde de la lumière laser utilisée pour former l'hologramme ; 0., est l'angle maximum d'ir.cidence sous lequel la lumière la-ser dispersée par l'objet frappe le milieu d'enregistrement ; $2 est l'angle d'incidence de la lumière laser sur le milieu d'enregistrement. Pour une question de simplicité la quantité sin (Ol +$2 40 V 2 ') 71 06438 2 2081050 e0^L ~®2 \ sera rePr®sen^®e ci après par le symbole T. les appareils de reconstitution électroniques classiques doivent recevoir au moins deux points par frange pour avoir une information 5 suffisante pour reconstruire un hologramme. Le nombre de points N le long d'une ligne traversant la surface d'un hologramme qui doit être transmis pour permettre de reconstruire la figure de franges existant le long de cette ligne est donné par l'équation : N = "b = 4 h Y ^2) 10 d/2 \ où : "b est la longueur de la ligne transmise qui est égale à la longueur d'un côté de l'hologramme. Puisque l'information emmagasinée le long de N lignes sera nécessaire pour reconstruire un hologramme complet, ou ^4bY \ ^ "vyv éléments d'information doivent être manipulés pour transmettre complètement un hologramme ordinaire enregistré dans un carré de côté b. Pour reconstituer un hologramme typique dans lequel •.& = &,= 30° ; \ 11 b = 10cm et .A = 0,6jX1.il faut transmettre 10 éléments d'information. 20 On ne connait pas d'appareil électronique capable de transmettre une telle quantité d'informations dans un intervalle de temps raisonnable et en utilisant une largeur de bande raisonnable. Divers efforts ont donc été faits pour réduire la quantité d'information emmagasinée dans un hologramme. 25 L'espacement entre franges adjacentes d'un hologramme dépend de l'angle de séparation maximum entre le faisceau de référence et la lumière diffusée par un objet lorsqu'un hologramme est formé. Lorsque cet angle de séparation maximum (0^ est grand, l'espacement entre franges adjacentes est petit et l'hologramiue contient 30 une quantité élevée d'informations. La quantité d'information emmagasinée dans un hologramme et par conséquent la quantité qui doit être manipulée pour transmettre cet hologramme peut être réduite en diminuent l'angle de séparation maximum (0^ +$2 ) lorsque l'on forme l'hologramme. Lorsque cet angle diminue, l'espacement entre 35 franges adjacentes croît. Ceci se fait facilement en modifiant l'angle sous lequel le faisceau de référence frappe l'hologramme. Cepen -dant lorsque l'information est réduite par cette méthode, la qualité de l'image qui peut être obtenue à partir de l'hologramme transmis est aussi réduite. On obtient une image à partir d'un hologramme 40 en éclairant l'hologramme avec un faisceau de lumière cohérente. 71 06438 3 2081050 L'hologramme sépare ce faisceau primitif en faisceaux diffractés et non diffractés qui doivent être séparés d'un angle aussi grand que l'angle maximum d'incidence de l'énergie rayonnée par l'objet pendant la construction de l'hologramme. Si l'angle de séparation iuaxi-5 mum + ©2^ n'est pas choisi suffisamment grand pour créer une figure de franges qui maintienne les faisceaux diffractés et non diffractés suffisamment séparés, l'image produite à partir de l'hologramme est superposée au faisceau de reconstitution. Ce faisceau affaiblit l'image en réduisant sensiblement le contraste de l'image et 10 peut même réduire le rapport signal sur bruit à un niveau inférieur au niveau de l'intelligibilité. Dans une autre méthode connue permettant de réduire la quantité d'information on forme d'abord un hologramme classique. Un équipement électronique transmet ensuite l'information emmagasinée le 15 long d'une bande horizontale étroite de l'hologramme. Cette bande horizontale étroite contient l'information d'image pour la scène entière représentée par l'hologramme complet duquel la bande a été extraite, parce que dans un hologramme chaque point contient un peu d'information relative à tout autre point de la scène représentée 20 par cet hologramme. Cette bande étroite peut par conséquent être u-tilisée pour reconstruire une image complète. La résolution d'une image produite par ce moyen n'est pas aussi bonne que celle d'une image produite en utilisant l'hologramme complet et elle ne contient en particulier pas suffisamment d'infoxmation de perspective ou de 25 parallaxe pour produire un effet tri-dimensionnel dans une direction perpendiculaire à la bande étroite. Toutefois cette bande étroite contient toute 1'information perspective dans la direction horizontale, c'est-à-dire suivant la longueur de la bande, qui était contenue dans l'hologramme complet. Un observateur humain ne réclame d'in-30 formation en perspective que selon -une ligne joignant le centre de ses deux yeux pour avoir un effet tri-dimensionnel. C'est parce que les deux yeux de l'observateur regardent une scène du même point avantageux le long de ces perpendiculaires ; ils ne sont séparés que le long de la ligne reliant les pupilles des deux yeux. Une image 35 formée à partir d'un hologramme classique contient de l'information relative à la perspective dans toutes les directions dans le plan de l'image et fournit par conséquent une image tri-dimensionnelle à un observateur. L'image formée en utilisant seulement l'information d'une bande horizontale étroite aura la même information perspective 40 ^ms la direction horizontale qui est celle de la ligne relent les 71 06438 4 2081050 pupilles d'un observateur regardant l'hologramme d'une manière normale. Cette méthode réduit effectivement la quantité d'information qui doit être manipulée pour transmettre un hologramme. Un désavantage majeur de cette méthode réside dans le fait qu'il faut un appa--5 reillage électronique complexe et sophistiqué pour produire un tel hologramme, l'appareil de réception doit être à même de réaliser une série de copies identiques de la bande transmise qui sont assemblées côte-à-côte. Si l'on ne passe pas par cette étape intermédiaire et que l'on veuille reproduire une image directement à partir de la 10 bande étroite, l'observateur voit l'image comme s'il la regardait au travers d'une fente étroite et il est obligé de remuer la tête dans la direction perpendiculaire à la bande étroite pour voir l'image entière. la présente invention permet d'éviter ces inconvénients. 15 l'invention concerne une structure optique extrêmement sim ple permettant de créer un hologramme à contenu informationnel réduit fournissant une image ayant des informations de parallaxe le long d'une dimension prédéterminée mais peu ou pas d'informations de parallaxe le long de la dimension perpendiculaire à la dimension pré-20 déterminée, le terme "information de parallaxe" est utilisé pour désigner l'information nécessaire pourfiurnir une image ayant plus d'une vue en perspective, c'est-à-dire une image tri-dimensionnelle. Suivant l'invention un faisceau laser illumine un objet qui réfléchit le rayonnement lumineux suivant un chemin donné. La lumiè-25 re réfléchie par l'objet passe au travers d'une lentille cylindrique qui focalise cette lumière dans une direction. Un faisceau laser de référence est également produit qui est capable d'interférer avec la lumière réfléchie de l'objet. Le faisceau de référence est dirigé de façon à rencontrer la lumière réfléchie et focalisée dans une di-30 mension dans le plan focal de la lentille cylindrique. Un film photographique ou tout autre milieu d'enregistrement est placé à proximité de ce point d'intersection et enregistre l'hologramme produit. Du fait que la lentille cylindrique focalise la lumière dans une dimension, une image produite à partir d'un tel hologramme possède un 35 contenu élevé d'information de parallaxe dans la direction dans laquelle la lentille cylindrique ne fournit pas de focalisation et peu ou pas d'information de parallaxe dans la direction dans laquelle la lentille cylindrique focalise la lumière. C'est-à-dire que l'hologramme possède juste assez d'information pour fournir une image ayant 40 une vue perspective unique suivant cette autre dimension. 71 06438 5 2081050 La lentille cylindrique et, les autres éléments utilisés pour réaliser l'hologramme à information réduite sont disposés de façon telle que lorsqu'une image est produite à partir de cet hologramme et lorsqu'un observateur regarde cet ce image de façon classique, la 5 dimension qui contient l'information de parallaxe est parallèle à la ligne joignant les pupilles de l'observateur : Un tel hologramme fournit donc une image tri-dimensionnelle complète à un observateur. L'ho logramme de l'invention peut être transmis avec une largeur de bande inférieure à celle qui est normalement exigée puisque l'hologramme 10 contient moins d'information que d'habitude. L'hologramme de l'invention ne contient d'information de parallaxe que le long de la di mension horizontale. Une image peut toutefois être reconstituée de façon classique à partir de cet hologramme à information réduite. L'information contenue ou la figure de franges produite le 15 long de la dimension contenant l'information de parallaxe ei grande quantité dans l'hologramme de l'invention est identique en quantité à celle contenue le long de la dimension correspondante d'un hologramme classique, c'est-à-dire 4b T . Cette quantité d'information doit A 20 être manipulée pour transmettre l'information contenue dans toute ligne parallèle à cette dimension de l'hologramme. Toutefois, seulement a éléments d'information, équation dans laquelle "a" est la dimension r de l'image et "r" la résolution de l'image qu'il y a lieu de former, doivent être manipulés pour transmettre l'information se trouvant le long de toute ligne parallèle à l'autre dimension de cet hologramme qui comprend peu ou pas d'information de parallaxe. La quantité a 25 représente le nombre d'éléments d'information qui doivent être trai-30 tés pour transmettre l'information correspondant a une simple ligne d'une image en perspective telle qu'une photographie. Par conséquent ( a ) éléments d'information doivent être traités pour transmettre une photographie ordinaire de même que /4bY] éléments d'infor- 35 mation doivent être traités pour transmettre un hologramme classique. Puisque l'appareil de l'invention comprend des moyens pour focaliser suivant une dimension mais pas suivant l'autre, on voit qu'il y a seulement lieu de traiter I\L = 4bY . a éléments d'information A 40 pour transmettre complètement un hologramme produit par les moyens 71 06438 6 2081050 de la présente invention. Si l'on reprend les mêmes valeurs numériques que ci-dessus, et si l'on prend en outre : a = 10 cm et r = 5 lignes par millimètre, on obtient : K, = 4bT . a = 4.10.sin 30" . 10 = 1 ,6.10 (3) 5 "X" r 6.10-5 0,02 Ce chiffre est à comparer avec les 10"^ éléments d'information qu'il y a lieu de traiter pour transmettre l'hologramme correspondant réalisé par des moyens classiques. 10 l'invention concerne en même temps un appareil permettant de reconstituer une image à partir de l'hologramme à contenu restreint précédemment réalisé. Cet appareil comprend des moyens pour engendrer un faisceau de lumière cohérente pour illuminer 1'hologramme/!'observateur regarde l'hologramme au travers d'une lentille cylindrique 15 et voit une image tridimensionnelle à une distance prédéterminée de 11hologramme. D'autres modes de réalisation de l'invention incorporent des moyens permettant de changer le rayon de courbure des faisceaux la ser utilisés à la réalisation de l'hologramme et/ou à sa lecture. Ce-20 ci permet à l'opérateur de modifier la distance séparant l'hologramme de l'invention de l'image qui en est réalisée. Finalement l'appareillage de l'invention peut être incorporé dans un dispositif de télévision permettant d'émettre et de recevoir des images tridimensionnelles, l'appareillage de l'invention est par-25 ticulièrement avantageux dans ce cas car il réduit la quantité d'information qui doit être transmise sans réduire de façon significative l'effet tri-dimensionnel pour l'observateur. D'autres caractéristiques ressortiront de la description qui va suivre et qui n'est donnée qu'à titre d'exemple. A cet effet on 30 se reportera aux dessins ci-joints dans lesquels : - la figure 1 est une représentation schématique en perspective de l'appareillage de l'invention conduisant à la formation d'un hologramme contenant une quantité d'information réduite ; - la figure 2 est une représentation schématique en perspective de 35 l'appareillage de l'invention permettant de reproduire une image à partir de l'hologramme réalisé dans la figure 1 ; - la figure 3 est une variante de réalisation de l'appareillage de la figure 1 ; - la figure 4 est une variante de réalisation de l'appareillage de 40 la figure 2 ; 71 06438 7 2081050 - la figure 5 est une représentation schématique d'un système d'émission et de réception de télévision incorporant l'appareillage de la présente invention. Suivant le mode de réalisation de la figure 1, l'appareil 5 10 comprend des moyens 12 pour engendrer un faisceau de référence 14 de lumière laser dirigé de façon à frapper un film photographique 16 ou tout autre milieu d'enregistrement, et pour fournir simultanément un second fiasceau 18 de lumière laser dirigé de façon à frapper un objet 20 et à être réfléchi par lui. Une lentille cylindrique 10 22 est disposée de façon à transmettre la lumière réfléchie par l'objet 20 en direction du film 16. Ce dernier est disposé dans le plan focal arrière de la lentille 22. Tous les éléments de l'appareillage sont placés de façon que le faisceau de référence 14 et le faisceau réfléchi par l'objet 20 se croisent à proximité du film 16. Cette 15 intersection crée une figure d'interférences ou hologramme qui est enregistré sur le film 16. lia distance qui doit être maintenue entre l'objet 20 et la lentille 22 , et la distance I>2 qui doit être maintenue entre la lentille 22 et le film 16 pour former une image dans le plan approprié et par conséquent réaliser un hologramme sur le 20 film 16 sont liées entre elles par la relation : 1 + _l_ = J_ D1 D2 P1 (4) dans laquelle F-^ est la distance focale de la lentille 22. L'appareillage 12 fournit un faisceau laser à rayons paral-25 lèles de large surface transversale de façon à illuminer convenablement l'objet 20 entier et le film 16. L'appareillage 12 est classique. Il comprend : une source 24 produisant un faisceau laser 25 ; un objectif 26 de focalisation sur une ouverture 28. Une lentille sphéri-que 30 produit un faisceau laser 32 à rayons parallèles de large sur-30 face transversale. Un écran semi-transparent 34 divise le faisceau 32 en un faisceau de référence 14 et en un second faisceau 1b. Le faisceau laser 18 réfléchi par l'objet 20 est dispersé sur un grand angle solide si bien qu'il n'a plus la forme initiale à rayons parallèles. La lentille cylindrique 22 qui est placée entre 35 l'objet 20 et le film 16 agit pour focaliser le faisceau dispersé dans une dimension au niveau du plan du film 16, si bien que les faisceaux lumineux provenant de tous points de l'objet sont concentrés en un seul point du film 16, dans le sens défini par l'axe 36 sur ce dernier, tandis qu'ils restent dispersés dans la dimension du film 16 40 définie par l'axe 38. Ce lieu de points définit une ligne parallèle 71 06438 8 2081050 à l'axe 38. le faisceau de référence 14 coupe les rayons réfléchis par l'objet 20 à-proximité du film 16 si bien qu'une figure d'interférence ou hologramme 14 est formé sur le fHa 16. Du fait de la focalisation dans une dimension fournie par la lentille cylindrique 5 22, l'hologramme 40 enregistré sur le fSm 16 a uœ information réduite car l'information, de parallaxe est contenue seulement suivant la dimension parallèle à l'axe 38. L'hologramme 40 contient seulement suffisamment d'information dans la direction parallèle à l'axe 36 pour fournir une image en perspective unique. Un appareil électro-10 nique sura à traiter seulement 4bY . a éléments d'information pour À r transmettre complètement et permettre de reconstruire l'hologramme produit par l'appareil 10. Suivant le mode de réalisation de la figure 2,l'appareil 42 1 5 comprend un équipement 44 produisant un faisceau laser 46 de rayons lumineux parallèles et il projette ce faisceau 46 sur l'hologramme 40. Le faisceau 46 est un faisceau de reconstruction parce qu'une image de la scène originale est formée lorsque le faisceau 46 frappe l'hologramme 40. L'équipement 44 est identique à celui de la fi-20 gure 1. Le faisceau 46 est dirigé de façon à frapper l'hologramme 40 sous le même angle que le faisceau 14 frappait le film 16 en formant l'hologramme. Cet angle peut être quelque peu modifié quand une légère distorsion de l'image peut être tolérée. L'appareil 42 comporte également une lentille cylindrique 48 placée directement 25 derrière l'hologramme 40. Lorsque le faisceau laser 46 à rayons parallèles frappe l'hologramme 40, un observateur 50 regardant l'hologramme 40 au travers de la lentille 48 voit une image tridimension nelle 52 de l'objet 20. La distance focale de la lentille 48 et la distance de l'ho-30 logramme 40 à la lentille 48 doivent être choisies de façon que les deux dimensions transversales des images 52 soient vues avec le même agrandissement . L'information emmagasinée le long de la dimension définie par l'axe 36 de l'hologramme 40 fournit me composante de l'image et l'information emmagasinée le long de la dimension 35 définie par l'axe 38 fournit une seconde composante de l'image. Lorsque ces deux composantes d'image sont focalisées à la même distance d'un observateur et reçoivent le même agrandissement ,. l'observateur voit une image exacte, et lisible de l'objet. Lorsque le faisceau de reconstruction 46 frap-40 Pe l'hologramme. 40, l'information emmagasinée suivant la dimension 71 06438 9 2081050 de l'axe 38 forme 11116 composante d'image à une distance particulière D^ de l'hologramme 40. La lentille 48 n'a pas d'effet sur la distance de l'hologramme à laquelle cette première composante est formée ni sur son agrandissement.Toutefois, la lentille 48 focalise l'information emmagasinée suivant la dimension de l'axe 36 de l'hologramme 40. La lentille 48 intervient donc pour déterminer l'agrandissement et la distance de l'hologramme à laquelle cette seconde composante de l'image est formée. Pour arriver au résultat désiré à savoir d'avoir les deux composantes d'images avec le même agrandissement et formées à la même distance de 1'hologramme 40, la distance entre l'hologramme 40 et l'image 52 reconstituée, et la distance D^ entre l'hologramme 40 et la lentille cylindrique 48 doivent satisfaire à l'équation suivante : J^2 * D3 + P4 = P3 (5) D1 D4 Dl+ D2 L'équation (5) correspond à l'agrandissement de l'image vue par un observateur. L'agrandissement de l'image croit avec Dl+ D2 Pour former une "image lisible" par un observateur, les distances et D^ doivent être choisies de façon à satisfaire aux deux équations suivantes ainsi qu'à l'équation d'agrandissement (5). La distance D^ séparant l'hologramme 40 de la composante d'image formée à partir de l'information emmagasinée parallèlement à l'axe 38 de l'hologramme 40 est déterminée par l'équation holographique : - 1 +1+1+1=0 (6) Dl+D2 R1 D3 R2 dans laquelle et R^ sont les rayons de courbure respectifs des faisceaux de référence et de reconstruction dont la valeur est infinie dans le cas où. les faisceaux sont à rayons parallèles comme les faisceaux 14 et 46. Dans ce cas l'équation se simplifie en : D3 = Dl+ D2 (7) C'est-à-dire que la composante d'image formée à partir de l'information emmagasinée parallèlement à l'axe 38 de l'hologramme 40 se forme à la même distance de ce dernier que celle séparant l'objet 20 du film 16. Pour former la composante d'image produite à partir de l'information emmagasinée parallèlement à l'axe 36 de l'hologramme 40 à la même distance D^ de cet hologramme, la lentille 71 06438 10 2081050 cylindrique 48 ayant une distance focale est placée à une distance de l'hologramme 40 donnée par l'équation de la lentille : 1 = 1 - _1 (8) F2 D4 D3 + D4 5 Lorsque toutes les distances sont choisies de façon à satis faire les trois dernières équations, l'observateur 50 voit ure image tridimensionnelle complète avec information de parallaxe le long d'un axe de cette image lorsque le faisceau 46 illumine l'hologramme 40. L'image 52 se forme à une distance de l'hologramme. Les deux 10 composantes formant l'image 52 sont soumises au même agrandissement. La position de l'observateur 50 regardant l'image 52 peut varier quel' que peu dans la mesure où la distance entre la lentille 48 et l'observateur 50 n'est pas supérieure à la distance focale de la lentille 48. 15 L'appareil 54 illustré à la figure 3 diffère de celui de la figure 1 par le fait qu'il incorpore une lentille 56 permettant de, modifier le rayon de courbure du faisceau de référence 14. La lentille 56 peut être choisie pour provoquer soit une convergence soit une divergence du faisceau 14. L'Inclusion de la lentille 56 change le 20 rayon de courbure du faisceau 14 et par conséquent change les distances relatives qui doivent être maintenues entre les différents éléments de l'appareil destiné à réaliser un hologramme ainsi que de celui destiné à la. restitution d'une image. Lorsque le faisceau de référence 14 n'est pas à rayons parallèles, l'image holographique 25 s'écrit : S + S = (9) *1 v3 \ + D2 Oette équation indique clairement que la distance peut être augmentée ou diminuée par rapport aux distances D-^ et sim-30 plement en diminuant ou en augmentant la valeur de R^- L'utilisation de ]a lentille 56 permet donc à un observateur de modifier les valeurs respectives de et comme il le dé sire. Cette facilité est très appréciable. En effet en agissant sur ces valeurs relatives on peut agir sur la quantité qui Dl+ D2 définit l'agrandissement. La sélection d'une lentille particulière pour obtenir tout rayon de courbure désiré est bien connue. On se contentera d'énoncer une régie générale : lorsque la puissance de la lentille 56 croit 35 71 06438 11 2081050 la grandeur absolue du rayon de courbure décroît ; une lentille divergente conduit à une valeur positive du rayon de courbure tandis qu'une lentille convergente conduit à une valeur négative du rayon de courbure. 5 La figure 4 représente un appareil de reproduction d'image identique à l'appareil 42 de la figure 2 à part l'inclusion d'une lentille 59 dans le faisceau de reconstruction 46. Toute relation souhaitée entre les distances D-^> et peut être obtenue par une sélection appropriée de la lentille 59. La sélection d'une lentille 10 59 permet à un opérateur de modifier la courbure du faisceau de reconstruction si bien que l'équation de l'image holographique (6) peut être satisfaite pour des distances désirées D-l'^2 ^3 particulières. Comme c'était le cas à propos de la figure 3, la sélection d'une lentille particulière pour obtenir tel rayon de courbure dési-15 ré est bien connue du technicien. La figure 5 illustre un système de télévision 60 complet, fonctionnant en temps réel et qui comprend un appareil 62 émettant le contenu d'information réduit de l'hologramme suivant la présente invention à partir de son point d'origine, et un appareil de réception 20 et de reconstitution 64 qui reconstruit l'hologramme et produit une i-mage tridimensionnelle pour l'observateur. L'émetteur 62 comporte ure lentille 66 qui focalise l'hologramme enregistré 40 à l'entrée c'est-à-dire sur le photo-détecteur d'une caméra vidicon modifiée 68. Si la figure d'interférence est formée directement sur la face 25 d'entrée de la caméra., la lentille 66 devient inutile. La différence entre la caméra 68 et une caméra normale est simplement que la caméra 68 est réalisée avec un balayage plus lent permettant de convertir un plus grand nombre d'éléments d'information optiques en signaux éléctriques le long des lignes de balayage pa-30 rallèles à l'axe 38. Le balayage le long de l'axe 36 se fait à vitesse normale. La caméra 68 convertit l'hologramme optique 40 en signaux électriques. Lorsque la caméra 68 convertit l'hologramme en signaux électriques elle change simplement la nature mais non la substance de la figure de signaux. Les signaux électriques de la 35 caméra 68 sont transmis à un modulateur 70 dans lequel ils sont appliqués à une onde porteuse produite par un générateur 72. L'onde porteuse modulée est amplifiée dans un amplificateur 74 et transmise par une antenne 76. L'appareil de reconstitution 64 comprend une antenne récep-40 trice 78 transmettant les signaux reçus à un démodulateur 80. Ce 71 06438 12 2081050 dernier sépare l'onde porteuse de l'information holographique, le signal d'information traverse un amplificateur 82 puis commande le fonctionnement d'un tube à faisceau cathodique modifié 84. Pour réaliser cette commande le signal d'information est transmis à un circuit de 5 déviation 86 et à une grille de commande 88 du tube 84. Ce dernier comprend un canon à électrons 90 qui balaye la surface de sortie 92 du tube 84. le chemin de balayage suivi par le faisceau d'électrons est déterminé par les potentiels qui sont appliqués aux plaques de déviation 94 comme dans un tube classique, le fonctionnement des 10 plaques de déviation 94 est commandé par le circuit de déviation 86 si bien que le faisceau d'électrons balaye la surface de sortie 92 en synchronisme avec le balayage de la caméra vidicon modifiée 68. La surface de sortie 92 comprend une mince couche d'une substance cristalline de KDP recouverte d'une couche 96 non conductrice, le 15 cristal de KDP est un phosphate diacide de potassium HELjPO^. Les caractéristiques de ce cristal ont été décrites dans un article de G. Marie "Un nouveau dispositif de restitution d'images utilisant un effet électro-optique : le tube Titus", paru dans Philips Res. Reports, volume 22,1967, pages 110-132. Un cristal de KDP est une 20 substance biréfringente.Lorsqu'une tension est appliquée le long d'un axe d'une surface cristalline de KDP., la biréfringence est modulée si bien que de la lumière polarisée frappant le cristal soit sera modulée en phase, soit subira une rotation optique suivant la direction de polarisation de la lumière incidente. Une ré-25 partition de charges est placée sur la surface de sortie 92 par le faisceau d'électrons frappant le revêtement non conducteur 96 qui recouvre la surface cristalline de KDP. La nature de cette répartition de charge est déterminée par le potentiel de grille 88. C'est-à-dire que les électrons frappant la surface de sortie vont amener 30 un potentiel à se former sur la partie de la surface frappée qui correspond au potentiel de la grille 88. Un potentiel relativement négatif s'établit sur une portion deDa surface de sortie lorsqu'un potentiel relativement négatif est maintenu sur la grille de commande 88 et un potentiel relativement positif s'établit sur une 35 portion de la surface de sortie lorsqu'un potentiel relativement positif est maintenu sur la grille de commande 88. Puisque le potentiel sur la grille 88 est commandé par le signal d'information lorsqu'un faisceau d'électrons en provenance du canon 90 balaye la surface de sortie 92, la répartition de la tension qui est maintenue 40 au travers de la surface de sortie correspond à la répartition de 71 06438 13 2081050 de l'intensité de l'hologramme 40. Une source laser 98 dirige un faisceau laser sur la surface de KDP qui est polarisée de façon appropriée si bien qu'il est modulé en phase par cette surface. La répartition de potentiel sur la surface 92 est telle que le faisceau 5 laser est modulé de façon à produire la mène répartition d'image que celle qui correspond au résultat de la projection du faisceau de reconstruction 46 de la figure 2 sur l'hologramme 40. Cette réparti-/d'image tion/devient une image lisible, c'est-a-dire pleine de signification pour un observateur 50 lorsqu'elle est regardée au tra.vers de la len-10 tille cylindrique 48. Bien entendu l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation représentés et décrits qui ne l'ont été qu'à titre d'exemples. Il appartiendrait au technicien d'y apporter de nombreuses modifications sans pour autant sortir du cadre de la présen-15 te invention. Par exemple, lorsque l'on forme un hologramme, la lumière n'a pas besoin d'être réfléchie par un objet. Elle pourrait être transmise au travers d'un objet tridimensionnel transparent ou partiellement transparent. On peut utiliser d'autres sources de lumière cohérente qu'une source laser. On peut utiliser un miroir cy-20 lindrique à la place d'une lentille. L'appareil 64 de la figure 5 module en phase un faisceau de lumière laser pour produire une image de sortie. On peut facilement modifier l'appareil pour produire une image de sortie par modulation d'amplitude du faisceau laser. 71 06438 14 2081050 REVENDICATIONS 1) Appareil pour construire un hologramme de contenu d'information réduit et pour reconstituer une image tridimensionnelle pour 5 un observateur à partir de cet hologramme de contenu informationnel réduit, caractérisé en ce que dans sa première partie l'appareil comprend des moyens pour extraire suivant une dimension l'information disponible pour la création d'un hologramme avant l'intersection du faisceau de lumière cohérente modulée par un objet avec un faisceau 10 de référence, cette intersection conduisant à un hologramme contenant une information en perspective réduite suivant l'un de ses axes, et en ce que dans sa seconde partie, l'appareil comprend-des moyens pour focaliser dans une direction le signal d'image reproduit à partir de l'hologramme précédent de façon à réaliser une image visible pour 1 5 un observateur. 2) Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens pour extraire suivant une dimension l'information disponible pour la création d'un hologramme comprennent des moyens pour focaliser suivant une dimension le faisceau de lumière cohérente mo- 20 dulée par un objet, ces moyens étant disposés sur le chemin dudit faisceau. 3) Appareil suivant la revendication 2, caractérisé en ce que les moyens pour focaliser suivant une dimension le faisceau de lumière cohérente modulée par un objet comprennent des moyens optiques tels 25 que lentille ou miroir de longueur focale disposés à une distance D-, de l'objet, tels que : 1 + 1 = 1 où D„ est la distance sépa- Di D2 Pi rant les moyens optiques de l'image formée par ces moyens optiques. 4) Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce 30 que dans sa première partie et/ou dans sa seconde partie il comprend des moyens pour modifier le rayon de courbure soit du faisceau de lumière cohérente de référence, soit du faisceau de lumière cohérente de reconstitution. 5) Appareil suivant les revendications 1 et 2, caractérisé 35 en ce que les moyens pour focaliser dans une direction le signal d'image reproduit à partir de l'hologramme et les moyens pour focaliser suivant une dimension le faisceau de lumière cohérente modulée par l'objet sont disposés respectivement sur les chemins des faisceaux correspondants en des positions devant satisfaire aux trois équations 40 suivantes : 71 06438 15 2081050 - équation d'agrandissement : D2 • D3+ _ D-^ D1 D4 Dl+ D2 - équation de l'image holographique - 1 +1+1+1 -L J_ = 0 D1 + D2 R1 D3 R - équation de lentille 1 - 1 1 ^2 D3 + ®4 dans lesquelles : - et I>2 sont définies comme dans la revendication 3 ; - est la distance entre l'hologramme et l'image reconstituée ; - T?2 es^ -*-a distance focale des moyens pour focaliser dans une direction le signal d'image reproduit à partir de l'hologramme et est la distance entre l'hologramme et ces moyens ; - R^ et R2 sont des rayons de courbure définissant la nature des rayonnements cohérents utilisés respectivement dans la construction de l'hologramme et de l'image. 6) Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est incorporé dans un système émetteur et récepteur de télévision tridimensionnelle. 7) Appareil suivant la revendication 6, caractérisé en ce qu'il utilise à l'émission une caméra vidicon modifiée. 8) Appareil suivant les revendications 6 et 7, caractérisé en ce qu'il utilise à la réception un tube à faisceau cathodique modifié ayant un écran supportant à l'intérieur une mince couche de KDP recouverte d'une couche non conductrice, cet écran recevant à la fois le faisceau d'électrons de balayage et un faisceau de lumière cohérente, le balayage s'effectuant en synchronisme avec celui de la caméra vidicon modifiée du dispositif émetteur.