La présente invention est relative à un dispositif d'alimentation en combustible pour moteur thermique, du type à combustion interne et à allumage commandé, et elle concerne plus particulièrement, les dispositifs d'alimentation pour moteur à explosions. Pour assumer la fonction ci-dessus, on a déjà proposé un grand nombre de dispositifs, dénommés carburateurs, qui sont des appareils relativement complexes faisant intervenir un nombre important de pièces mobiles. Si ces appareils ont, semble-t-il, donné satisfaction jusqu'à présent pour assurer l'alimentation d'un moteur à explosions, on a constaté qu'ils ne permettaient pas de réaliser un réglage optimal du combustible délivré en fonction des différentes allures de marche, de charge ou de la température. On a constaté, notamment, que pour des réglages de proportions correctes pour des gammes de ralenti, de tels carburateurs n'étaient plus aptes, ensuite, à fournir un service convenable pour des allures de marche plus rapides. En outre, on a constaté aussi que, à partir d'un réglage optimal pour une allure de marche donnée, une augmentation de régime entraînait la présence de "trous de carburation" qui ne pouvaient être combattus que par un enrichissement initial ou par l'adjonction de dispositifs annexes venant encore compliquer la structure de l'appareil. En d'autres termes, il s'avère que les carburateurs actuels n'assument une fonction satisfaisante et acceptable pour les différentes allures de marche, qu'au détriment d'une consommation de combustible plus élevée que celle théoriquement nécessaire. Pour tenter de pallier cet inconvénient important, on a proposé aussi des dispositifs d'alimentation par injection directe ou indirecte. De tels dispositifs permettent un dosage beaucoup plus précis que les carburateurs et une distribution de combustible qui est plus en rapport avec la demande. Cependant, dé tels dispositifs sont plus complexes et plus onéreux et requièrent un réglage et un entretien ne pouvant être effectués valablement que par des professionnels spécialisés et qualifiés. La présente invention vise à remédier aux inconvénients ci-dessus en proposant un nouveau carburateur conçu pour délivrer un combustible sous pression relative. Un autre objet de l'invention est de fournir un carburateur dont la structure ne fasse intervenir qu'un minimum de pièces en déplacement relatif afin d'obtenir un produit d'un coût faible et d'un entretien pratiquement nul. Un autre objet de l'invention est de proposer un nouveau carburateur, de conception particulièrement simple, offrant, néanmoins, des grandes capacités de réglage et une grande faculté d'autoadaptation de ces réglages en fonction des exigences du moteur thermique qu'il est chargé d'alimenter et, notamment, des allures de marche ou variations d'allure de marche et de charge. Pour atteindre les buts ci-dessus, le carburateur polycombustible gavable est caractérisé en ce qu'il comprend - un papillon monté dans le corps par un axe de pivotement désaxé dans le sens pour lequel ledit papillon est en déséquilibre pneumatique dans le sens de l'ouverture, - une commande de libération en ouverture du pa pillon et de rappel forcé automatique en position de fermeture dudit papillon, - une coupelle disposée sur la face amont du papil lonet assurant la collecte et la répartition d'un combustible ainsi que la préparation d'un mélange air-combustible, - un doseur alimenté en combustible sous pression relative et interposé, entre la coupelle et une rampe d'appui et de réglage, pour être commandé en relation avec le pivote ment du papillon. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent de la description détaillée qui montre, à titre d'exemple, une forme de réalisation de l'objet de l'invention. La fig. I est une coupe-élévation,en partie arrachée, du carburateur conforme à l'invention. La fig. 2 est une vue en plan prise selon la ligne II-II de la fig. 1. La fig. 3 est une vue latérale partielle montrant un détail de réalisation de l'objet de l'invention. La fig. 4 est une coupe-élévation illustrant un détail constructif de l'objet de l'invention. La fig. 5 est une coupe transversale prise, à plus grande échelle, selon la ligne V-V de la fig. 1. Selon les fig. 1 et 2, le carburateur conforme à l'invention comprend un corps tubulaire 1 formant des brides extrêmes d'adaptation 2 et 3. Le corps tubulaire 1 comporte un obturateur interne 4 qui est constitué par un papillon 5 monté sur un axe de pivotement 6. Le papillon 5 divise le corps tubulaire 1 en deux chambres 7a et 7b, respectivement dénommées amont et aval, par rapport au sens de circulation selon la flèche f d'une veine d'air empruntant le corps tubulaire 1. L'axe 6 de pivotement est désaxé de manière à conférer au papillon 5 deux secteurs de surface différents Sa et 5b. L'axe de pivotement 6 est désaxé de manière que, dans une position verticale du corps tubulaire 1, la partie 5a, de plus grande surface, soit sollicitée dans le sens d'ouverture du corps tubulaire 1, tel que schématisé par la flèche f1. Le papillon 5 est ainsi placé en état de déséquilibre pneumatique avec tendance à l'ouverture en considération du sens de circulation selon la flèche f. La position désaxée de l'axe 6 peut être retenue en considération, uniquement, du papillon 5 ou encore être définie en prévoyant une position diamétrale audit axe centrée par rapport au corps tubulaire 1 et, dans un tel cas, le papillon 5 possède alors une partie 5b tronquée. Cette forme de réalisation est illustrée par la fig, 2 montrant que le corps tubulaire i est alors réalisé de façon complémentaire et comporte une face plane la parallèle a l'axe de pivotement 6 et constituant en quelque sorte, un méplat par rapport à l'enveloppe cylindrique du corps tubulaire 1. L'axe de pivotement 6 est associé, extérieurement au corps tubulaire 1, à une manivelle 8 calée angulairement et munie, à son extrémité libre, d'un oeilleton 9 (fig. 2 et fig. 3). L'oeil- leton 9 est disposé perpendiculairement au plan de la manivelle 8 et peut être soumis à rotation sur un axe A. L'oeilleton 9 constitue un organe de guidage pour une commande 10 de libération en ouverture du papillon 5 et de rappel forcé automatique en position de fermeture dudit papillon. La commande 10 comprend une tige rigide li qui est engagée, à glissement libre, dans l'oeilleton 9. L'une des extrémités de la tige 11 forme un crochet 12 pour l'ancrage d'un organe élastique 13, par ailleurs fixé, par exemple, sur une patte 14 portée par le corps tubulaire 1. L'organe élastique 13 sollicite la tige 11 en déplacement axial dans un sens pour lequel une butée 15, formée par ladite tige, prend appui sur l'oeilleton 9. Le sens de coulissement en rappel élastique imposé à la tige 11 est figuré par la flèche f2 et correspond à une rotation de la manivelle 8 dans le sens de fermeture du papillon 5. L'autre extrémité de la tige 11 est sollicitée positivement, à l'encontre de organe élastique 13, par une commande d'accélération, non représentée, qui peut être de tout type convenable. L'obturateur 4 est associé, également, à un organe d'opposition 15 constitué, selon l'exemple illustré aux dessins, par un ressort 16 du type hélicoldal, travaillant à la traction. Le ressort 16 est interposé par ses extrémités entre la manivelle 8 et une pièce d'ancrage fixe 17 qui est, par exemple, portée par la bride supérieure 3 du corps tubulaire 1. Le ressort 16 sollicite la manivelle 8, dans le sens de fermeture du'papillon 5, qui est ainsi, par cette action, normalement maintenu dans cet état lorsque le carburateur et/ou le moteur thermique alimenté sont en état de non fonctionnement. La position de butée fermée du papillon 5 peut être déterminée par différents moyens et, notamment, par le contact de son chant avec le corps tubulaire 1. La tension du ressort 16 est déterminée pour créer une contrainte de retenue antagoniste à la circulation selon la flèche f. En vue de permettre une adaptation précise de ce réglage de tension, la manivelle 8 et la pièce d'ancrage 17 comportent des moyens 18 et 19 de réglage de tension. Ces moyens peuvent, par exemple, être constitués par des trous échelonnés axialement le long de la manivelle 8 et de la pièce 17 qui peut, de façon complémentaire, posséder une courbure centrée sur l'axe 6 comme représenté à la fig. 1. Le carburateur comprend un circuit 20 d'alimentation en combustible. Ce premier circuit, dit de ralenti et d'accompagnement, comprend, selon les fig. 1 et 4, une pièce 21 adaptée sur le corps 1 pour être placée au niveau du point de contact entre la partie 5b et le corps. La pièce 21 délimite intérieurement une chambre 21a, à la base de laquelle débouche une canalisation 22 d'amenée de combustible, contrôlée par un ajutage calibré 22a. La base de la chambre 21a communique avec la chambre 7b par un conduit 21b débouchant sous le papillon 5 et dont la section de passage peut être réglée par un restricteur 211. La chambre 21a communique également avec plusieurs autres conduits 21c s'étageant à des niveaux supérieurs au conduit 21b. Les conduits 21c sont obturés par le papillon 5 occupant sa position de fermeture comme représenté aux fig. 1 et 4.La capacité 21a communique également, par sa partie supérieure, avec un trou 21d qui débouche dans la chambre 7a, largement au dessus du papillon.5 en position fermée. La chambre 21a contient un clapet 23 maintenu par un ressort 23a en position haute d'ouverture de l'ori- fice de la canalisation 22 et des trous 21b et 21c. Un trou incliné 21c fait communiquer la chambre 7a avec le conduit supérieur 21c et présente une section supérieure à ce dernier. Le carburateur selon l'invention comporte un circuit d'alimentation 24 dit principal. Ce circuit 24 comprend une coupelle 25 montée sur la face du papillon 5 dirigée à l'encontre du sens de circulation selon la flèche f. La coupelle 25 est montée, par l'intermédiaire d'organes de fixation 26, de manière à être réglable le long d'un axe A' qui est perpendiculaire à l'axe de pivotement 6. Les organes de fixation 26 peuvent être, par exemple, des vis coopérant avec des lumières allongées 27 ménagées dans la coupelle 25 parallèlement et de part et d'autre de l'axe A'. La coupelle 25 délimite une cuvette 28 dite de centrage d'un doseur et de collecte d'un combustible délivré. La cuvette 28 communique, par un conduit de transfert 29, avec un bassinet 30 qui est, par exemple, ménage dans l'épaisseur de la coupelle, parallèlement à l'axe A'. Le conduit de transfert 29 peut être un perçage ou encore une rainure pratiquée à partir de la surface supérieure de la coupelle 25. Le bassinet 30 assume une fonction de répartition du combustible collecté et présente, à partir de son fond, des ajutages calibrés 31 qui communiquent, en permanence, quelle que soit la position de réglage de la coupelle 25, avec des trous divergents 32 pratiqués dans l'épaisseur du papillon 5 pour déboucher au niveau de la face de ce dernier orientée vers la chambre aval 7b.Le bassinet 30 est limité, perpendiculairement et à son extrémité opposée à la cuvette 28, par un dosseret 33 s'élevant d'une mesure supérieure à l'épaisseur de la cuvette 25. Le dosseret .33 comporte, également, un ou plusieurs ajutages calibrés 34 analogues aux ajutages 31. Selon une réalisation non représentée, le bassinet est délimité par une fenêtre traversant la coupelle. Ceci permet de supprimer les ajutages 31 ainsi qu'éventuellement les évidements de communication avec les trous 32. il peut être prévu aussi de ménager au moins un ajutage 31 débouchant directement dans la cuvette 28. Outre sa fonction de collecte du combustible, la cuvette 28 assume le centrage de l'extrémité inférieure d'un doseur 34 disposé à l'intérieur du corps tubulaire 1 dans la chambre 7a. Le doseur 34 comprend un corps tubulaire cylindrique 35 délimitant une chambre 36 qui est en relation permanente, par un embout 37, avec une tuyauterie 38, souple, d'amenée de combustible sous pression relative. La tuyauterie 38 est alimentée, par exemple, à partir d'un réservoir-tampon alimenté lui-même par une pompe soutirant d'un réservoir principal. Le corps tubulaire cylindrique 35 contient, intérieurement, un piston coulissant 39 qui est sollicité en perma nence en course d'extension par rapport au corps 35 par un organe élastique 40, par exemple, un ressort hélicoïdal travaillant à la compression, disposé à l'intérieur de la chambre 36.Le piston 39 est prolongé par une aiguille tronconique 41 dont la petite base est prolongée par une rotule 42 prenant appui, sous l'action du ressort 40, contre le fond de la cuvette 28. Le piston télescopique 39 forme, au niveau de son raccordement avec la grande base de l'aiguille 41, une portée 43 qui est destinée à coopérer avec un siège d'appui 44 formé par l'extrémité inférieure du corps tubulaire 35. Le siège 44 définit un orifice central traversé par l'aiguille 41. La fig. 3 montre que le corps tubulaire 35 et le piston 39 délimitent, entre eux, des passages axiaux 45 dont la fonction apparait dans ce qui suit. Le corps 35 prend appui, par son extrémité opposée sur une rampe 45 qui est disposée1 à l'intérieur du corps tubulaire 1, de façon à être placée dans un plan axial diamétral passant par l'axe A'. La rampe d'appui 45 est montée sur le corps tubulaire 1 par des moyens de réglage 46, par exemple, constitués par des pattes de serrage 47 coopérant avec des lumières axiales 48, de la paroi du corps 1. Les moyens 46 sont prévus pour conférer, à la rampe 45, une inclinaison dans son plan diamétral. Cette inclinaison est, comme montré par la fig. 1, conférée pour que l'extrémité de la rampe 45, correspondant à la surface 5a du papillon 5, soit située dans un plan inférieur à l'autre extrémité. Le ressort 40 maintient, en permanence, le doseur 34 entre la cuvette 28 et la rampe 45 avec laquelle le corps 35 coopère, de préférence, par un galet de roulement 49. Le corps 35 forme, à l'extrémité correspondante et dans ce but, de préférence, deux pattes 50 destinées au support d'un axe 51 de rotation du galet 49. Le réglage d'inclinaison de la rampe d'appui 45 est effectué pour que, dans la position de fermeture du papillon 5, tel qu'illustré par la fig. 1, la portée 43 du piston télescopique 39 soit en appui sur le siège 44. L'orifice annulaire du siège 44 se trouve ainsi fermé. L'une au moins des pattes 50 du doseur 34 est reliée par une lumière 50a à une tringle rigide 52, s'étendant transversalement à l'intérieur de la chambre 7a et traversant la paroi du corps tubulaire 1 par l'intermédiaire d'un guide de coulissement 53. A l'extérieur du corps 1, la tringle 52 est attelée à l'élément mobile et sensible 54, d'une capsule pneumatique 55. L'élément mobile 54 est en permanence sollicité par un organe élastique 56 pour pousser la tringle dans le sens de la flèche f3. Ltorgane mobile 54 est, de préférence, constitué par une membrane souple délimitant, avec le boîtier de la capsule, une chambre 57 en relation, par une canalisation 58, avec un embout 59 formé par le corps tubulaire 1 pour communiquer avec la chambre 7b. De préférence, la capsule 55 est montée sur le corps 1 de manière à pouvoir coulisser dans le sens de la flèche f3. Le bottier de la capsule pneumatique 55 est relié à une commande 60, dite d'enrichissement, pouvant être un starter manuel ou automatique. Le carburateur décrit ci-dessus fonctionne de la façon suivante. Dans la position représentée à la fig. 1, le carburateur n'est soumis à aucune sollicitation extérieure et le papillon 5 est maintenu dans sa position de fermeture. L'entraSnement en rotation du moteur thermique produit, dans cet état, une dépression dans la chambre 7b. Un flux d'air dans le sens de la flèche f s'établit à l'intérieur du corps tubulaire et emprunte le trou 21e le conduisant dans la chambre 21a. l'arrivée de ce flux d'air produit dans la chambre un mélange air-combustible qui emprunte le conduit 21b pour être délivré dans la chambre 7b selon le réglage apporté par le restricteur 211. Un tel mélange est suffisant pour assurer l'alimentation du moteur thermique pour une plage de fonctionnement correspondant au ralenti. Dans cet état de fonctionnement, le réglage de proportions convenables peut, éventuellement, être effectué par l'intermédiaire du restricteur 211. il y a lieu de noter que dans cet état le doseur 34 est fermé et ne délivre aucun combustible. Le papillon 5 est maintenu dans la position qu'il occupe, malgré la différence de pression régnant dans les chambres 7a et 7b, par appui de l'oeilleton 9 sur la butée 15 de la tige Il immobilisée par l'action du ressort de rappel 13 et par la commande d'accélération. Lorsque le régime de rotation du moteur thermique doit être élevé, la commande d'accélération est déplacée de manière à pousser la tige 11 dans le sens contraire à la flèche f2. La butée 15 s'efface ainsi de l'oeilleton 9, ce qui produit, non pas une commande positive en ouverture du papillon 5, comme dans les constructions des carburateurs traditionnels, mais, au contraire, une libération de ce dernier qui est alors uniquement sollicité, à l'encontre de la retenue exercée par l'organe d'opposition 16, en ouverture dans le sens de la flèche f1 par la différence de pression régnant entreles chambres 7 et 7b. L'ouverture progressive du papillon démasque, au fur et à mesure, les conduits 21c qui se comportent en pertuis d'accompagnement délivrant un supplément de mélange combustible assurant l'alimentation du moteur pour des plages de rotation supérieures au régime de ralenti et correspondant, par exemple,à celles des bas régimes. Le pivotement du papillon 5 dans le sens de la flèche f1 a aussi pour effet de repousser le piston 39 à l'intérieur du cylindre 35, par l'intermédiaire de la cuvette 28 de la coupelle 25. La course de rétraction du piston 39 assure la mise sous contrainte du ressort 40 et produit l'éloignement de la portée 43 par rapport au siège 44. Les passages 45 communiquent ainsi avec l'orifice du siège 44 lequel est calibré par l'aiguille 41. Du combustible s'écoule depuis la chambre 36, suit l'aiguille 41 et se trouve collecté par la cuvette 28 avant d'emprunter le conduit de transfert 29 pour s'écouler dans le bassinet 30.Le flux d'air, circulant dans le sens de la flèche f, assure, au niveau des ajutages calibrés 31, la prise en charge d'une partie au moins du combustible délivré qui est, ensuite, forcé dans les trous divergents 32, au niveau desquels s'effectue une pulvérisation et une préparation du mélange air-combustible soumis à homogénéisation dans la chambre 7bile circuit principal 25 réalise ainsi un apport complémentaire au mélange issu du circuit de ralenti qui devient inefficace lorsque la différence de pression tend à s'annuler entre les orifices des trous et conduits du circuit 20. Au fur et à mesure de l'ouverture du papillon 5 dans le sens de la flèche fl, le circuit principal 25 prend ainsi le relais du circuit 20 et fournit un débit de combustible croissant avec la course de rétraction du piston 39 dont l'aiguille 41 dégage progressivement l'orifice du siège 44 du fait de sa conicité. La pulvérisation et la préparation du mélange combustible sont assurees ensuite, lorsque les grands angles d'ouverture sont atteints, par le ou les ajutages calibrés 34 qui sont, alors, soumis à l'influence directe du flux d'air circulant dans le sens de la flèche f. Le nombre et l'orientation des ajutages 34 sont choisis pour assurer une bonne répartition du mélange dans la chambre 7b. Le fonctionnement décrit ci-dessus fait donc apparaître que le papillon 5, lorsqu'il est libéré de la retenue exercée par la commande 10, est directement sensible au débit d'air traversant le corps tubulaire 1 et agit directement sur le doseur 34 qui delivre la quantité de combustible correspondant à la mesure de débit d'air effectuée par le papillon 5. il y a lieu de noter aussi que l'action de l'organe d'opposition 15 permet d'éviter un pivotement libre brutal du papillon 5 soumis à une différence de pression subite par exemple en cas d'actionnement non progressif de la commande d'accélération. De cette façon, le flux d'air est toujours astreint à traverser les trous 32 ou 34 à travers lesquels le combustible est forcé pour produire une bonne pulvérisation favorable à une homogénéisation ultérieure du mélange dans la chambre 7b. En outre, le papillon 5 est ainsi toujours à même de coopérer avec le doseur 34 pour assurer la fourniture d'un combustible correctement dosé. Une action sur la commande 10, dans le sens contraire la flèche f3, en vue de réduire le régime de rotation du moteur, a pour effet d'amener la butée 15 à agir sur l'oeilleton 9 et à réaliser, ainsi, une commande positive de la manivelle 8 dans le sens de fermeture du papillon 5. Un fonctionnement contraire à celui décrit ci-dessus intervient, alors, pour ce qui concerne les circuits 25 et 20. L'examen de la fig. 1 permet de constater que l'action de l'organe d'opposition 15 se réduit progressivement à l'ouverture du papillon 5 étant donné que le bras de levier, défini par la manivelle 8, possède une longueur effective diminuant au fur et à mesure de l'ouverture. Le réglage adéquat de la fonction d'opposition peut intervenir au moyen des organes 17 et 19 d'adaptation des extre- mités du ressort 16. Le réglage de proportion nécessaire à la fourniture d'un mélange combustible correct est assuré par l'intermédiaire de la coupelle 25. En effet, par les vis 26, il est possible de déplacer la coupelle le long de l'axe A'. Un tel déplacement vers la gauche selon la fig. 1 permet d'obtenir une ouverture plus rapide et plus importante du doseur 34 et un déplacement vers la droit, un effet contraire. On sait que les conditions de fonctionnement d'un moteur thermique ne sont pas constantes et varient en fonction de la charge appliquée ou de l'ouverture plus ou moins brutale du papillon 5. Ceci est, notamment, le cas dans l'application du moteur thermique à un véhicule automobile, pendant les phases de conduite où l'accélérateur est brutalement relâché et que l'inertie du véhicule entraîne alors la rotation du moteur. Dans un tel cas de fonctionnement, on conçoit que le débit d'essence délivré n'a pas à être maintenu identique à celui des conditions de fonctionnement normales. La présence de la capsule 55 et de la rampe 45 permet d'apporter une solution à ce problème. En effet, lorsque le papillon 5 est brutalement fermé, la dépression dans la chambre 7b croit. L'organe mobile 54 est alors sollicité et entraîne la tringle 52 dans le sens contraire à la flèche f3. 'le doseur 34 est ainsi déplacé dans le même sens, de sorte que la rampe 45 provoque la fermeture au moins partielle de l'orifice du siège 44 par la course relative d'extension de l'aiguille 41. il en résulte un appauvrissement correcteur automatique. On sait aussi que lorsqu'un moteur thermique est chargé, il devient nécessaire de modifier la proportion de combustible dans le mélange d'alimentation. Cette fonction est aussi assumée par la capsule 55 et la rampe 45. En effet, lorsque le papillon 5 s'ouvre progressivement, la dépression dans la chambre 7b décroît. Le ressort 56 pousse alors la tringle 52 dans le sens de la flèche f3 pour solliciter le déplacement du doseur 34 le long de la rampe 45. Il en résulte une course de rétraction relative entre le corps 35 et le piston 39. Dans ces conditions, la section de passage de l'orifice du siège 44 s'agrandit, de sorte qu'il en résulte un enrichissement momentané du mélange par augmentation de proportion du combustible. En d1autres termes, la capsule 55, en coopérant avec la rampe 45, forme, automatiquement, un correcteur de richesse assurant l'enrichissement du mélange-dans des conditions de fonctionne- ment en charge du moteur thermique et, un appauvrissement de ce mélange en cas de fonctionnement sous faible charge. il est connu aussi que le fonctionnement d'un moteur thermique nécessite un enrichissement jusqu'à ce que la température optimale de fonctionnement soit atteinte. La commande 60 est prévue pour répondre à un tel besoin. Dans un tel cas, la commande 60 est sollicitée dans le sens de la flèche f4, de manière à déplacer la capsule pneumatique 55 dans le sens de la flèche f3. La tringle 52 vient alors agir dans le même sens sur le doseur 34 qui est déplacé le long de la rampe d'appui 45. il en résulte une ouverture plus grande de la section de passage de l'orifice du siège 44 et, par suite, une augmentation momentanée de la proportion de combustible délivré pour un régime donné. Ainsi que cela ressort de ce qui précède, le carburateur conforme à l'invention permet, avec des moyens structurels simples, de répondre favorablement à toutes les conditions de fonctionnement d'un moteur thermique et d'ajuster exactement la proportion de mélange pour tous les régimes devant être adoptés. il en résulte des conditions optimales de fonctionnement permettant d'améliorer le rendement et d'effectuer une économie notable de la consommation de combustible. Il y a lieu de noter que la simplicité structurelle du carburateur permet une adaptation rapide à tous les types de combustibles. En outre, une telle conception permet d'obtenir un produit d'ensemble à un faible coût de revient et de fournir un dispositif d'alimentation présentant des conditions de fonctionnement constantes dans le temps sans nécessiter d'entretien particulièrement délicat. Un autre avantage du carburateur selon l'invention tient au fait que la liberté du papillon à l'ouverture au fur et à mesure de l'effacement de la commande d'accélération, ainsi que l'alimentation du doseur 34 sous pression relative permettent de réaliser une suralimentation par gavage au moyen d'un flux d'air délivré sous pression dans le sens de la flèche f. La fig. 1 montre encore que le corps 1 comporte un conduit 61 d'intercommunication entre les chambres 7b et 7a. Le conduit 60 est muni d'un clapet anti-retour 62 s'ouvrant dans le sens de la flèche f5. Le conduit 61 et le clapet 62 sont prévus pour permettre l'évacuation de surpression susceptible de naître dans la chambre 7b et connue sous le nom de retour au carburateur. Une telle disposition permet de garantir le papillon 5 contre les risques de colncement ou de détérioration de l'axe 6. Il y a lieu de noter que le circuit de ralenti et d'accompagnement permet aussi de réaliser une économie de combustible. En effet, à supposer que le papillon 5 soit brutalement fermé, la dépression s'élevant dans la chambre 7b devient supérieure à l'action du ressort 23a. Le clapet 23 est ainsi ramené en position de fermeture simultanée des conduits 21b et 21c supprimant tout apport de mélange combustible dans la chambre 7b. Une telle phase se rencontre, notamment, lors d'une décélération brutale dans le cas d'un véhicule automobile. Un avantage du même ordre peut aussi être obtenu dans le cas évoqué ci-dessus où la veine d'air est fournie sous pression relative par un moyen de suralimentation. En effet, l'augmentation de pression dans la chambre 7a est transmise au clapet par le trou 21d et repousse le clapet lorsqu'elle devient supérieure à l'action du ressort. L'invention n'est pas limitée à l'exemple décrit et représenté, car diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS : 1 - Carburateur polycombustible gavable du type comprenant un corps tubulaire comportant intérieurement un obturateur à papillon divisant ledit corps en une chambre amont et une chambre aval par rapport au sens de circulation d'une veine d'air empruntant le corps, caractérisé en ce qu'il comprend un papillon (5) monté dans le corps (1) par un axe de pivotement (6) désaxé dans le sens pour lequel ledit papillon est en déséquilibre pneu matique dans le sens de l'ouverture, - une commande (10) de libération en ouverture du papillon et de rappel forcé automatique en position de fermeture dudit papillon, - une coupelle (25) disposée sur la face amont du papillon (5) et assurant la collecte d'un com bustible ainsi que la préparation d'un mélange air-combustible, - un doseur (34) alimenté en combustible sous pression relative et interposé, entre la cou pelle (25) et une rampe (45) d'appui et de réglage, pour être commandé en relation avec le pivotement du papillon. 2 - Carburateur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le papillon (5) est associé à une commande (10) de libération en ouverture et de rappel forcé en fermeture comprenant une manivelle (8) calée sur l'axe de pivotement (6) et traversée librement par une tringle de commande (11) qui comporte une butée (15) maintenue en appui contre la manivelle par un organe élastique de rappel (13) agissant sur la tringle dans le sens correspondant à la fermeture du papillon, ladite tringle étant sollicitée positivement contre l'action de l'organe élastique par une commande d'accélération. 3 - Carburateur selon la revendication 2, caractérisé en ce que le papillon (5) est associé à une commande comprenant une manivelle (8) sur laquelle agit un organe d'opposition (15). 4 - Carburateur selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'organe d'opposition (15) est constitué par un ressort (16) travaillant à la traction qui est monté sous tension entre des points de fixation et de réglage de tension (18-19) portés par la manivelle (8) et par un support fixe d'ancrage (17). 5 - Carburateur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la coupelle (25) est montée réglable sur le papillon le long d'un axe (A') perpendiculaire à l'axe de pivotement (6). 6 - Carburateur selon la revendication I ou 5, caractérisé en ce que la coupelle (25) présente, en alignement avec son axe de réglage, une cuvette (28) de centrage du doseur (34) et de collecte du combustible délivré par ce dernier, un conduit de transfert (29) faisant communiquer la cuvette (28) avec un bassinet de répartition (30), communiquant avec des trous de pulvérisation (32) ménagés à travers le papillon, un dosseret (33) limitant le bassinet perpendiculairement à l'axe de ce dernier et au moins un ajutage calibré de pulvérisation et de préparation (34) prévu dans le dosseret. 7 - Carburateur selon la revendication 5 ou 6, caractérisé en ce que la coupelle (25) présente une cuvette (28) qui est située, en superposition de plan, au delà de l'axe de pivotement (6) et à l'opposé du secteur (5a) de papillon de plus grande surface. 8 - Carburateur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le doseur (34) est constitué par un corps tubulaire (35) relié à une arrivée de combustible sous pression relative et contenant un piston coulissant (39), sollicité en extension par un ressort (40), délimitant avec le corps des passages axiaux (45) et prolongé par une aiguille axiale tronconique (41) prenant appui, par sa petite base, dans la cuvette de la coupelle et coulissant à travers l'ouverture centrale d'un siège (44) d'appui.formé par le corps qui est monté, par son extrémité opposée à l'aiguille, en appui sur une rampe fixe (45) s'étendant orthogonalement par rapport à l'axe de pivotement (6) et en amont du papillon (5). 9 - Carburateur selon la revendication 1 ou 8, caractérisé en ce que le doseur (34) prend appui par un galet tournant (49) sur la rampe (45) qui est montée sur le corps du carburateur par des moyens (46) de réglage, ledit doseur (34) étant relié par une tige rigide (52) à une capsule pneumatique (55) dont l'élément mobile (54) est influencé, par la dépression régnant dans la chambre aval (7b), à l'encontre d'un organe de rappel (56) sollicitant ladite tige dans le sens de déplacement du doseur provoquant la rétraction de l'aiguille à l'intérieur du corps. 10 - Carburateur selon la revendication 9, caractérisé en ce que la capsule pneumatique (55) est reliée à une commande d'enrichissement (60). 11 - Carburateur selon la revendication I, caractérisé en ce que le corps comporte un conduit (61) d'intercommunication entre les chambres ('a et 7)b, un tel conduit étant contrôlé par un clapet anti-retour (62) s'ouvrant dans le sens de circulation chambre aval (7b) - chambre amont (7a).