La présente invention concerne un procédé d'élevage, en bassin, de poissons de mer ou d'eau douce, notamment de larves et d'alevins, le produit obtenu et le dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé. Le secteur technique considéré est celui de la pisciculture et plus particulièrement celui de l'alimentation de larves, alevins et adultesJde mer ou d'eau douce, depuis la naissance jusqu'à la commercialisation. Dans ce domaine, plusieurs méthodes d'alimentation sont employées On utilise des proies naturelles que l'on distribue au fur et à mesure des besoins ou bien on emploie des produits artificiels. Les principaux inconvénients de telles pratiques proviennent d'abord du fait que cette distribution demande une main-d'oeuvre importante puis du fait que ces proies, si elles ne sont pas consommées rapidement par les individus, sont perdues par sédimentation ou flottation. De plus, elles se dégradent dans le temps, entraînant la pollution de l'eau du bassin et l'on enregistre une perte des quantités organoleptiques et un refus de leur ingestion. On a effectué alors des recherches sur l'alimentation optimale des larves et alevins et l'on a noté que les proies humides offraient plus d'attrait que les proies sèches. Cependant l'utilisation de tels produits pose des problèmes de conservation, de stockage et de distribution. On a aussi remarqué, dans le cas de l'élevage des larves notamment, que la fréquence des repas l'emportait sur la quantité distribuée dans les critères optimaux de croissance. Pour réaliser un élevage dans les meilleures conditions, il faut donc une main-d'oeuvre qualifiée pour effectuer et surveiller la distribution à périodes plus ou moins rapprochées selon la nécessité et subir le mimimum de pertes, en évitant ainsi la pollution. Le problème à résoudre est la distribution en produits ayant gardé leurs qualités organoleptiques et leur attrait auprès des individus avec le minimum de perte et de pollution de l'eau du bassin. On cherche donc à réaliser une automatisation de la distribution en continu de produits parfaitement conservés jusqu'à la consommation immédia- te dans une quantité correspondant à celle ingérée par les individus au moment de cette distribution. On atteint cet objectif par un procédé où, dans une première étape on congèle, à une température d'au plus -180C, un mélange comprenant de l'eau et la ration alimentaire d'un nombre connu d'individus pour une durée déterminée, ledit mélange étant placé dans un moule cylindrique disposé horizontalement et l'on obtient un bloc cylindrique congelé; dans une seconde étape, on conserve ledit bloc congelé à une température d'au plus OOC; dans une troisième étape, on place ledit bloc congelé verticalement au-dessus du bac d'élevage, de telle sorte qufau moins l'extrémité inférieure dudit bloc est soumise à la température ambiante et qu'ainsi la décongélation progressive dudit bloc procure une alimentation en continu desdits individus. En outre, ledit mélange comporte au moins 50% de zooplancton pour les larves, de broyat de poisson pour les alevins et adultes,de l'un et/ou de l'autre pour les individus allant de 0,8 à Ig. et,dans le cas de l'élevage d'alevins et d'adultes,au moins un produit pris dans le groupe suivant: poudres alimentaires, farines de poissons, farines d'algues, antibiotiques, vitamines, cellulose, déchets de semoulerie, déchets de distillerie, éventuellement un liant pris dans le groupe des produits suivants : alginates, gélatines. La quantité d'eau dudit mélange est choisie pour que le temps de gel de cette eau corresponde à celui pour lequel est prévue la ration alimentaire dudit bloc. Dans ce mode préférentiel, on calorifuge ledit bloc lorsqu'il est disposé verticalement au-dessus du bac délevage et l'on peut placer ledit bloc soit au-dessus de l'eau, soit son extrémité inférieure en contact avec liteau. Dans ce dernier cas, l'on pousse ledit bloc progressivement dans l'eau à une vitesse déterminée pour faire coincider le temps de décongélation dudit bloc et le temps pour lequel est fixée la ration alimentaire contenue dans ledit bloc. En outre, préférentiellement, le procédé comporte une opération de brassage, en continu, de l'eau du bac pour permettre à la ration alimentaire de se conduire comme des produits pélagiques et éviter la sédimentation ou la flottation. Le produit destiné à l'élevage, en bac, de poissons et obtenu par ce procédé est constitué par un bloc cylindrique de glace renfermant des proies naturelles d'au moins un desdits produits suivants : zooplancton, poissons, en quantité correspondant à la ration alimentaire d'un nombre déterminé d'individus, pendant une durée qui correspond sensiblement à celle de la décongélation totale dudit bloc. L'appareil pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention comporte un tube, de longueur au moins égale à celle dudit bloc cylindrique et de diamètre intérieur légèrement supérieur à celui dudit bloc disposé verticalement au-dessus du bac d'élevage et destiné à recevoir ledit bloc cylindrique et une grille disposée à l'extrémité inférieure dudit tube de manière à parceler la portion inférieure dudit bloc s'échappant dudit tube lors de la décongélation. Il comporte eniQutre une eouche isolante enveloppant la périphérie dudit tube et un boucho isolant disposé à son extrémité supérieure, un moyen pour pousser ledit bloc cylindrique vers le bas à une vitesse déterminée pour que le temps de décongélation totale dudit bloc corresponde sensiblement à celui pour lequel la ration alimentaire dudit bloc est prévue. Des variantes prévoient en outre d'adjoindre, à l'extrémité inférieure dudit tube, une grille permettant la division de la portion alimentaire dudit bloc lors du dégel; un diaphragme pour éviter le contact entre portion alimentaire et eau; un diffuseur d'air pour réaliser un brassage de l'eau. Le résultat de l'invention est procédé d'élevage de poissons marins ou dulcaquicoles, un produit nouveau destiné à l'alimentation de ceuxci et un appareil pour la mise en oeuvre du procédé. L'avantage principal de l'invention est l'alimentation en continu dans des conditions optimales : pas de perte de produits alimentaires, ni pollution de l'eau d'élevage, main-d'oeuvre minimale. Le produit utilisé pour l'alimentation des individus répond aux exigences qualitatives et quantitatives à tout moment, du fait de sa conservation jusqu'à la consommation immédiate. L'alimentation en continu permet d'augmenter la fréquence des distributions qui est favorable à la croissance, plus particulièrement chez les larves. Le fait de distribuer un produit renfermant de l'eau offre de nombreux avantages. On remarque notamment qu'il est mieux accepté par les individus qu'un produit sec. L'invention voit son application à la pisciculture marine ou dulcaquicole, notamment. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre de plusieurs exemples de réalisation et en se référant aux dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 représente une coupe longitudinale d'un premier mode de réalisation de l'appareil selon l'invention, - la figure 2 représente une coupe longitudinale éclatée d'un second mode de réalisation de l'appareil selon l'invention. I - PROCEDE Le procédé selon l'invention concerne l'élevage de poissons d'eau de mer ou d'eau douce en bac qui se divise en plusieurs étapes - la congélation, à la température d'au plus -180C, du produit destiné à être distribué aux individus à élever, - la conservation dudit produit à la température d'au plus OOC, - la distribution dudit produit par une décongélation progressive qui permet l'alimentation en continu d'un nombre d'individus donné pendant une durée déterminée par le temps de décongélation dudit produit. La congélation se fait de façon courante et porte sur le mélange d'une ration alimentaire de quantité correspondant à la quantité devant être distribuée pour un nombre d'individus donné pendant un temps donné dans de l'eau en quantité déterminée de telle sorte que le temps de dégel de l'eau est sensiblement égal au temps de distribution de la ration alimentaire. Ce mélange est contenu dans un tube cylindrique disposé horizontalement. Ainsi,le mélange, en se congelant, deviendra un bloc de la forme d'un boudin cylindrique où l'eau gelée sera répartie uniformément sur toute la longueur dudit bloc dans la partie haute, et où les composants de la ration alimentaire occupent la partie basse du tube disposé horizontalement. La conservation se fait de façon usuelle et n'est pas limitée dans le temps par la détérioration qualitative des aliments. Lorsque l'on a besoin d'une certaine ration alimentaire, on prend un bloc congelé et l'on coupe celui-ci à la longueur désirée puis l'on procède à l'étape de distribution suivante: On place le bloc cylindrique verticalement au-dessus de l'eau du bac d'élevage, de telle sorte que l'extrémité inférieure dudit bloc va se décongeler peu à peu et va laisser s'échapper une portion de la ration alimentaire qui sera de suite ingérée par les individus. La distribution de la ration totale contenue dans le bloc va être ainsi étalée dans le temps pour la durée de décongélation totale du bloc entier.On voit donc que le temps de fonte détermine celui de distribution d'une quantité d'aliments donnée à un nombre d'individus donné et que l'on pourra jouer sur ces paramètres en vue de modifier l'alimentation des individus. Une plus grande quantité d'eau allongera la durée de décongélation de l'ensemble du bloc et diminuera la portion alimentaire par l'unité de temps. On a prévu aussi d'augmenter la durée de décongélation en calorifugeant le bloc cylindrique sur sa périphérie et son extrémité supérieure. Par ailleurs, l'étape de distribution peut se faire de deux façons ou l'on fait affleurer l'extrémité inférieure du bloc cylindrique à la surface de l'eau, ou on la place au-dessus de celle-ci. Dans le premier cas, le glaçon ayant tendance à flotter, il conviendra de pousser ledit bloc ou de le faire fondre par un courant d'eau. Une autre amélioration du procédé consiste à réaliser un brassage de l'eau du bac au voisinage de l'extrémité inférieure dudit bloc, afin d'éviter aux portions alimentaires en se décongelant de flotter ou tomber au fond, ce qui provoquerait des pertes et une pollution à longue échéance. Ce brassage assure aux portions alimentaires un mouvement comparable à celui des proies naturelles. Les individus ainsi leurrés les ingèreront plus facilement. Le procédé constitue une méthode de nutrition des poissons en général qui, par sa distribution en continu, évite les pertes habituelles des proies par flottation, sédimentation, la dégradation des proies et donc la pollution de l'eau du bac. Elle permet aussi d'augmenter la fréquence de distribution des portions alimentaires, ce qui est très favorable à l'élevage des larves pour lesquelles le nombre de distribution importe plus que la quantité proposée. La conservation de ces aliments permet d'éviter une perte des qualités organoleptiques et de l'attirance exercée sur les individus, remarquée lors du vieillissement des proies. En outre, la distribution de produits humides est mieux acceptée que celle des produits secs. Il faut noter enfin qu'une décongélation lente offre l'avantage d'une moindre perte des "jus de décongélation" contenant notamment les pro téines. II - PRODUIT Le produit obtenu à la fin de la première étape du procédé ci-dessus est constitué par un bloc cylindrique de glace renfermant la ration alimentaire d'un nombre donné d'individus pour une durée qui est sensiblement le temps de décongélation totale dudit bloc. Cette ration alimentaire est de composition variant selon la nature des individus à élever et comporte un élément primordial : zooplancton et/ou poissons. La nourriture destinée aux larves de poissons (jusqu a environ Ig.) est constituée, pour au moins 50 % du poids total de la ration alimentaire, exclusivement de proies zooplanctoniques et celle donnée aux juvéniles (supérieurs a Ig.) est préférentiellement constituée par du broyat de poisson, pour des raisons économiques. Lors de l'étape intermédiaire entre l'état larvaire et l'état juvénile (de 0,8 à Ig.) il est prévu, en variante, d'utiliser un mélange de zooplancton et de poisson broyé. En variante, on peut ajouter divers additifs : additifs alimentaires ou vétérinaires, liants. Parmi les additifs alimentaires ou vétérinaires, citons, à titre d'exemple non limitatif : les poudres alimentaires, les farines de poisson, les farines d'algues, les antibiotiques, les vitamines, la cellulose, les déchets de semoulerie, les déchets de distillerie. Parmi les liants, citons, à titre d'exemple non limitatif : les alginates et gélatines, liants plus particulièrement utilisés pour donner, avec les éléments alimentaires, une composition se décongelant sans se déliter. Les additifs alimentaires sont destinés à former une pâte avec l'élément primordial et plus spécialement avec les poissons dans l'élevage d'alevins. Les additifs vétérinaires permettent de combattre des maladies ou des carences en vitamines, par exemple. Le zooplancton désigné ci-avant se rapporte à des proies naturelles marines ou dulcaquicoles, comprenant, à titre non limitatif : crustacés, roti fères, ciliés, copépodes, daphnies. Les poissons destinés aux alevins et aux adultes sont, préférentiellement, pour des raisons économiques, des déchets de chalut ou "poissonsfourrages" et préférentiellement broyés. Ils sont marins ou dulcaquicoles. A cette ration alimentaire ainsi définie s'ajoute une quantité d'eau qui varie au cours de la croissance des individus. Au début de l'élevage, les larves de poissons étant petites consomment des rations alimentaires peu im portantes,(qnelques grammes par jour sont absorbés par 100 000 individus) mais doivent être nourries en continu. La ration alimentaire est incorporée dans de la glace dont le seul rôle est d'étaler la distribution dans le temps. La proportion de glace par rapport aux aliments est très importante. Ultérieurement, les poissons ayant grandi, la ration alimentaire augmente et apporte, du fait de sa congélation, une quantité de frigories telle que la quantité de glace à adjoindre dans le bloc peut être diminuée. Lorsque les poissons ont passé le stade larvaire (juvéniles en croissance ou adultes), ils sont capables d'avaler en peu temps une quantité de nourriture très importante, ce qui diminue le rôle de la distribution en continu. La congélation représente, dans ce cas, outre une préservation de la nourriture, une forme de liant. III - APPAREIL L'appareil pour la mise en oeuvre du procédé et, plus particulièrement, pour la distribution du produit ou bloc congelé est représenté dans deux modes de réalisation sur les figures I et 2. Les parties communes de ces deux modes de réalisation sont les suivantes - un tube cylindrique 5 disposé verticalement au-dessus d'un bac 3 d'élevage des poissons, dont au moins l'extrémité inférieure 4 est à la température ambiante. La longueur dudit tube est au moins égale à celle du bloc I cylindrique congelé renfermant la ration alimentaire à distribuer et le diamètre interne dudit tube est légèrement supérieur à celui dudit bloc I que l'on va introduire longitudinalement dans le tube 5. - une collerette 6 entourant ledit tube 5 pour permettre le maintien du tube 5 verticalement au-dessus de l'eau du bac par l'intermédiaire de tout dispositif connu 7, enserrant le tube 5 et reposant sur les bords du bac 3. - une grille 8 disposée à l'extrémité inférieure 4, assurant la division de la portion du bloc prête à s'échapper de cette extrémité pour distribuer des particules alimentaires de dimensions correspondant à celles pouvant etre ingérées par les individus. Au fur et à mesure que ceux-ci croissent, les dimensions acceptées croissent également et une grille à maille supérieure peut alors etre placée. Dans les variantes préférentielles, il est adjoint un manchon isolant 9 entourant le tube 5 sur toute sa longueur à l'exception de l'extrémité inférieure 4 délimitant un volume correspondant à celui de la portion alimentaire qui se décongèlera progressivement et un bouchon isolant 10 que l'on place une fois le bloc alimentaire 1 introduit dans le tube 5. A la figure 1, est représenté en outre un moyen 1I pour pousser le bloc I dans l'eau. Ce moyen 1I peut etre tout dispositif connu de l'Homme de l'Art pour remplir la meme fonction, tel qu'un piston, un ressort de raapel etc ... Dans le cas où l'extrémité 4 trempe dans l'eau, il est intéressant d'adjoindre à cette extrémité un diaphragme qui constitue un écran évitant le contact entre la nourriture de la portion allant s'échapper et l'eau du bac avant la décongélation de cette nourriture, assurant ainsi un étalement de celle-ci particulièrement nécessaire pour les larves. Le diaphragme permet aussi de doser la quantité de nourriture tombant par unité de temps. Le mode de réalisation de la figure I concerne plus spécialement l'élevage des alevins. La nourriture dispensée aux alevins et adultes présente une viscosité très élevée et le moyen 11 représenté en figure I a pour but de forcer cette nourriture à s'extruder. Du fait que celle-ci est constituée d'un amalgame de composants alimentaires, la grille 8 est obligatoire et permet de fabriquer des '!bouchées". Il faut noter en outre que ce mode offre l'avantage de distribuer une nourriture qui n' a pas le temps de se déliter dans l'eau et donc il n'est plus nécessaire d'adjoindre un des liants précités pour remédier à l'inconvénient de dégradation qui avait été observé dans d'autres méthodes. Sur la figure 2, outre les éléments communs indiqués ci-dessus, on a représenté un embout 12 destiné à retenir la grille à l'extrémité inférieure 4 et à permettre le nettoyage de l'appareil ainsi que le changement de grille, notamment dans le cas où l'on veut prendre une grille de mailles de dimensions supérieures s'adaptant mieux aux besoins des individus en croissance. Il est aussi adjoint un diffuseur d'air 13 placé sous la grille 4, pour assurer un brassage de lteau,en continu, dans la zone du bassin recevant les portions alimentaires décongelées. Ce brassage, comme indique plus haut, permet d'éviter flottage et sédimentation et d'assurer un meilleur leurre des individus. On a également représenté un bouchon 14, utilisé pendant la congélation du bloc qui est retiré ensuite avant l'introduction du bloc dans le tube 5. Le dispositif représenté en figure 2 repose, par les mêmes moyens qu'en figure 1, sur les bords du bac 3 et son extrémité inférieure affleure à la surface de l'eau dudit bac. Cet appareil est préférentiellement destiné à la distribution de rations alimentaires pour des larves. Pour permettre la fonte de l'extrémité du bloc trempant dans l'eau, on assure le brassage de celle-ci par le diffuseur 13. En outre, il faut noter que dans l'élevage larvaire, la grille nla qu'un rôle accessoire qui empêche le glaçon de sortir du tube. En effet, la nourriture elle-meme ne comportant principalement que du zooplancton, elle a déjà une forme particulaire qui n'a pas besoin d'etre divisée. Par contre, à l'opposé du cas de l'élevage des juvéniles, le diaphragme est beaucoup plus utile, il améliore l'étalement de la nourriture dans le temps en retardant la tombée dans l'eau. IV - EXEMPLES A - Produit Des expérimentations ont porté sur un produit de composition suivante lors de l'élevage d'alevins de loups. En poids humide En poids sec Poisson blanc 58 Z 37,6 Z Déchets de sardines 19 Z 12,25 % Crabes 7 Z 7,50 Z Farines de Hareng 10,5 Z 30,46 Z Soluble de distillerie 3 Z 8,7 Z Parines varech 2,15 Z 6,51 Z Avec de tels régimes, du 27 Juin 1978 au 2 Octobre 1978, sous une température de 19 à 230C, une ration alimentaire de l'prdre de 4 % du poids sec par jour, les poissons sont passés de 1,6g. à 22,2g. et leur taux de conversion était de 1,93.Dans l'expérience parallèle sur granulé, le taux de conversion était un peu meilleur (1,5) mais la croissance plus lente (1,6 à 18g.) car les animaux ingéraient journellement une ration inférieure (3,2% du poids sec par jour). La différence de croissance est, de ce fait, liée à une meilleure ingestion des produits humides. On a obtenu des taux de conversion de 1,1 avec le boudin alimentaire. En conséquence, l'aliment à base de poisson broyé assure une garantie d'acceptation, car il est naturel; il n'a pas subie traitements biochimiques modifiant ses qualités organoleptiques (séchage, réaction de Maillard, acidification, oxydation); il contient de l'eau de qualité (eau intracellulaire et non eau de réhydratation). Le mode de conservation par congélation est le plus apte à maintenir ces qualités initiales. Enfin, l'aliment à base de poisson broyé présente des avantages que les nourritures industrielles n'ont pas. Le plus important d'entre eux est que l'éleveur peut à sa guise intervenir sur la composition du boudin et ainsi apporter des soins vétérinaires ou alimentaires particuliers à son cheptel - l'ajout d'antibiotiques garantit un traitement efficace des épi démies par certitude de l'ingestion des médicaments. Lorsque les granulés contiennent des antibiotiques, ceux-ci sont, dans la majorité des cas, des produits à large spectre d'action mais parfois insuffisamment efficaces.Notre aliment autorise l'utilisation d'antibiotiques sélectifs à doses plus faibles; - en cours de croissance les besoins alimentaires des animaux (pro téines, glucides, lipides) évoluent : agir sur le régime permet de l'adapter aux exigences du moment; - les vitamines sont facilement dénaturées. Les ajouter quelque temps avant la distribution est une garantie de préservation contrairement aux granulés secs qui stockés longtemps avant consommation voient leur teneur vitaminique chuter. B - Appareil On a étudié l'influence des paramètres susceptibles d'agir sur la vitesse de décongélation des blocs cylindriques et l'on a trouvé que 1 ) - dans le cas d'un tube 5, non isolé, - le temps t de décongélation du bloc, à 260C, et sa section s sont liés par la relation suivante t = 19,5 s + 73,2 mn cm2 longueur et volume ayant peu d'importance, - la charge en plancton n influe pas sur la vitesse de décongélation, - les vitesses de décongélation varient avec la longueur du bloc et le taux de circulation de l'eau si la partie inférieure 4 du tube est "léchée" par un courant d'eau. 20) - Dans le cas d'un tube 5 calorifugé, - la durée de décongélation varie avec le volume de glace et la surface du bloc mise en contact avec l'eau en circulation. On a ensuite construit un appareil qui permet, selon l'ouverture du diaphragme, d'atteindre des temps de décongélation compris entre 7 heures (diaphgrame ouvert au maximum) et 28 heures (diaphragme fermé), le bloc cylindrique étant de 0,75 m. de long, 0,076 mètre de diamètre et le manchon isolant étant en polystyrène expansé ayant 0,03 mètre d'épaisseur. Bien entendu, sans sortir du cadre de l'invention, diverses modifications par des moyens équivalents pourront être apportées par l'Homme de l'Art aux moyen, produit et procédé qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs. REVENDICATIONS 1 - Procédé d'élevage, en bac, de poissons de mer ou d'eau douce, depuis la naissance jusqu a la commercialisation, notamment de larves et d'alevins, caractérisé en ce que, dans une première étape, on congèle, à une tempéra ture d'au plus -180C. un mélange comprenant de l'eau et la ration alimen taire d'un nombre connu d'individus pour une durée déterminée, ledit mé lange etant placé dans un moule cylindrique disposé horizontalement et que l'on obtient un bloc cylindrique congelé; dans une seconde étape, on con serve ledit bloc congelé à une température d'au plus OOC; dans une troi sième étape, on place ledit bloc congelé verticalement, au-dessus du bac d'élevage, de telle sorte qu'au moins l'extrémité inférieure dudit bloc est soumise à la température ambiante et qu'ainsi la décongélation pro gressive dudit bloc procure une alimentation en continu desdits individus. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit mélange comporte au moins 50% de proies naturelles prises dans le groupe des pro duits suivants : zooplancton, broyat de poissons marins ou dulcaquicoles, le zooplancton étant préférentiellement réservé aux larves et le broyat de poissons aux individus d'au moins Ig. 3 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2, caractérisé en ce que ledit mélange comporte une quantité d'eau telle que le temps de dégel de cette eau correspond au temps pour lequel est prévue la ration alimen taire dudit bloc. 4 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 d'élevage d'alevins ou d'adultes, caractérisé en ce que ledit mélange comporte en outre au moins un produit pris dans le groupe suivant : poudres alimentaires, fari nes de poissons, farines d'algues, antibiotiques, vitamines, cellulose, déchets de semoulerie, déchets de distillerie. 5 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que ledit mélange comporte en outre un liant pris dans le groupe des alginates et gélatines. 6 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que dans la troisième étape, on place ledit bloc dans un manchon iso lant. 7 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'on place ledit bloc au-dessus du bac d'relevage de façon que son extrémité inférieure affleure à la surface de l'eau et que lton pousse le dit bloc à une vitesse correspondant au rapport hauteur de bloc décongelé par temps de décongélation. 8 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que dans la troisième étape, on brasse l'eau dudit bac, en continu, pour éviter la sédimentation ou la flottation de la ration alimentaire. 9 - Produit destiné à l'élevage, en bac, de poissons et obtenu à la fin de la première étape du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il est constitué par un bloc cylindrique de glace renfermant des produits alimentaires en quantité correspondant à la ration alimentaire d'un nombre déterminé de poissons pendant une durée qui cor respond sensiblement à celle de la décongélation totale dudit bloc. 10- Appareil pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des re vendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'il comporte un tube, de longueur au moins égale à celle dudit bloc cylindrique et de diamètre intérieur légèrement supérieur à celui dudit bloc, disposé verticalement au-dessus du bac d'élevage et destiné à recevoir ledit bloc cylindrique. 11- Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il comporte en outre un manchon isolant entourant ledit tube et un bouchon isolant dis posé à l'extrémité supérieure dudit tube. 12- Appareil selon l'une quelconque des revendications 10, 11, caractérisé en ce qu'il comporte en outre un moyen pour pousser ledit bloc vers l'eau dudit bac à une vitesse correspondant au rapport hauteur de bloc déconge lé par temps de décongélation. 13- Appareil selon l'une quelconque des revendications 10 à 12, caractérisé en ce qutil comporte en outre un diaphragme disposé à l'extrémité infé rieure dudit tube, évitant ainsi le contact entre la portion alimentaire et l'eau dudit bac. 14- Appareil selon l'une quelconque des revendications 10 à 13, caractérisé en ce qu'il comporte en outre un diffuseur d'air pour provoquer un bras sage de l'eau dudit bac. 13 Appareil selon l'une quelconque des revendications 10 à 14, caractérisé en ce qu'il comporte en outre une grille disposée à l'extrémité inférieure dudit tube de manière a parceler la portion inférieure dudit bloc s'échap pant dudit tube lors de la décongélation.