La présente invention a pour ,objet un dispositif pour la monture des verres de regard destinés permettre d'observer des processus dans des appareils, des éléments de robinetterie et des tuyauteries, soumis à des différences de pression considérables par rapport à l'ambiance. On sait que lton peut monter des verres de regard entre une lunette et une-bride# sur des joints élastiques. La lunette de ces montures est conformée et-dimensionnée de manière à ne pas venir au contact direct avec la bride de la monture même si elle était pressée fortement contre celle-ci. Cette disposition a pour but de serrer le verre du regard de la façon la plus étanche et ferme possible. On a essayé de tenir compte de la fragilité du verre en utilisant des clefs dites dynamométriques pour le serrage de la lunette. En fait, l'utilisation de ces moyens connus ne permet pas d'obtenir un serrage vraiment uniforme de la lunette, ce qui a pour conséquence - lorsque la pression différentielle augmente - que le verre éclate beaucoup plus tpt qu'on ne pouvait s'y attendre compte tenu de sa résistance. On ne peut donc mettre à profit la résistance du verre que dans une très faible proportion et le constructeur est obligé,d'observer des coefficients de sécurité correspondants. Les verreries ont réussi à fournir des verres pour regards très résistants qu'on peut utiliser malgré cet inconvénient, au moins dans le cas de surpressions~de service faibles et moyennes. Pour des pressions de service élevées qui, souvent, sont inévitables dans l'industrie chimique, il a fallu renoncer à l'utilisation de verres de regards montés de cette façon pour des raisons de sécurité et cela à partir déjà d'une limite relativement basse. Dans de tels cas il a faillu remplacer le regard vitré, simple et avantageux par des dispositifs d'observation com pliques 3 d'un autre genre. La Demanderesse a trouvé que les inconvénients de la monture connue des verres de regard peuvent être évités si la lunette peut être serrée contre la bride jusqu'au moment où des portées spécialement prévues viennent s'appliquer l'une sur l'autre et si le verre est étroitement serré entre les joints lorsque la lunette est ajustée et repose sur la bride. On obtient ainsi une pression de serrage limitée, particulièrement uniforme ; le verre du regard est tenu libre de toute contrainte et cela même au cas où les moyens de serrage ne sont pas serrés de façon uniforme, car les forces de vissage en excès ne sont plus conduites à travers lés joints et ne sont plus absorbées par le verre. On connaît, en fait, dans la construction d'appareils, des joints à serrage limité pour -l'assemblage de pièces au repos, mais ils n'ont été utilisés, jusqu'à présent, que pour des. raccords simples à brides. On a, toutefois, apparemment hésité à monter des verres de regard ou des éléments d'appareils similaires conformément . l'invention en y adaptant le principe des. joints serrage limité, car on s'attendait à ce que de telles montures- deviennent perméables à cause du serrage différentiel des joints qui, déjà, pour des pressions de service très faibles est notable. Ces hésitations ne sont plus justifiées et de nombreux essais viennent de le confirmer. Des verres de regard d'un diamètre de 150 mm et d'une épaisseur de 15~mu qui, lors de l'utilisation des montures connues, ont déjà éclaté à- des pressions relatives comprises entre 40 et 70 atmosphères résistent et restent foànches avec une monture conforme à l'invention à des pressions d'essai comprises entre 120 et 150 atmosphères. Comme joints d'étanchéité peuvent être utilisés pratiquement tous ceux que l'on monte d'habitude sur du verre. Mais il y a avantage à utiliser au montage simultanément des joints avec des déformabilités différentes et à disposer le joint moins déformable ou plus dur sur le coté de la basse pression. On obtient une étanchéité particulièrement bonne lorsqu'un des joints consiste en un joint torique et l'autre en un joint plat. Une très bonne étanchéité est également obtenue lorsque les joints ont la même forme mais une dureté différente. La lunette peut être serrée contre la bride de la monture à l'aide de boulons, de clavettes ou similaires ; il est particulièrement avantageux d'utiliser des vis. Les portées de la lunette et de la bride peuvent être constituées par plusieurs bandes d'appui, disposées l'une en regard de l'autre. Hais il y a avantage à monter des bandes qui entourent le contour du regard à des intervalles égaux. La forme du regard peut être adaptée à chaque cas particulier sans diminuer les avantages décrits. L'invention peut donc être appliquée à des regards ronds, ovales et rectangulaires. La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. Les figures 1 à 3 sont des vues en coupe de la monture du verre du regard. La portée 3 de la lunette 1 repose sur la portée 3a de la bride 2. Le verre 4 est serré entre les joints 5. Des vis 6 sont prévues pour le serrage. Dans l'exemple de la figure 1, il est prévu sur le verre du regard un joint plat sur le côté lunette et un joint torique sur le côté bride. Les joints ont la même dureté. Le joint plat est plus difficilement déformable. Dans l'exemple de la figure 2 7 les joints ont la même forme. Le joint du côté lunette est plus dur. Dans l'exemple de la figure 3, le joint est disposé a la manière d'un manchon autour du verre du regard. La pression de serrage agit par l'intermédiaire des brides du joint. REVENDICATIONS 1. Une monture pour verres de regard dans laquelle le verre est monté sur des joints élastiques entre une lunette et une bride, caractérisée en ce que la lunette (1) peut être serrée contre la bride (2) jusqu'au moment où des portées spécialement prévues viennent s'appliquer l'une sur l'autre et en ce que le verre (4) est serré entre des joints (5) lorsque la lunette est ajustée et repose sur la bride. 2. Une monture pour verres de regard selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'un des joints est constitué par un joint torique et l'autre par un joint plat.