Pour concentrer par évaporation du lait et des produits laitiers on utilise de préférence des évaporateurs à courant descendant, fonctionnant selon des effets multiples. Les évaporateurs à courant descendant fonctionnent avec des quantités de liquide extrêmement faibles contenues a' chaque instant dans l'installation, du fait que le liquide à concentrer par évaporation ne forme qu'une pellicule très mince sur les parois intérieures des tubes chauffants de 1'évaporateur. En exploitation continue sans circulation (à passe unique ou "single passn) ce faible contenu de liquide se traduit par un court temps de passage. Ceci constitue un avantage important du fait qu'on cherche à ne pas détériorer les substances sensibles à la chaleur et relativement à la rapidité de mise en service et d'arrêt de l'installation. Mais ce faible contenu de liquide est également avantageux en ce qui concerne le nettoyage de l'évaporateur, car on peut utiliser moins de liquide de rinçage et de produits chimiques de nettoyage. Les évaporateurs i courant descendant peuvent théoriquement fonctionner avec une différence de température aussi petite que l'on veut entre la température de chauffage et la température d'ébullition du produit et également avec des tubes de grande longueur (habituellement 5 à 7 m); ils sont donc supérieurs aux évaporateurs à pellicule ascendante et aux évaporateurs à circulation naturelle en circuit fermé.Ces faibles différences de température permettent en effet une grande économie de chaleur et la grande longueur des tubes chauffants réduit le colt de fabrication du corps de l'évaporateur, surtout s'il s'agit d'évaporateurs à grand débit de production. par suite de l'augmentation du prix de l'énergie et de la nécessité d'utiliser des installations de débits de production de plus en plus grands, ces particularités importantes ont essentiellement contribué au fait que l'industrie laitière n'utilise pratiquement que des évaporateurs à courant descendant. La possibilitétdans les évaporateurs a courant descendant, destinés à concentrer du lait, des produits laitiers et aussi d'autres liquides sensibles à la température, d'abaisser les frais d'énergie, c'est-à-dire de consommation de vapeur, est limitée cependant par le fait que les températures d'ébullition utilisables sont comprises dans une plage étroite. La plus basse température d'ébullition pratiquement utilisable est d'environ 400 C, ceci compte tenu des conditions de refroidissement par eau et de l'augmentation, lorsque la température diminue, de la viscosité des produits.La température d'ébullition maximale utilisée dans une installation d'évaporation à courant descendant pour du lait écrémé ne doit toutefois pas dépasser normalement par exemple, 68in. Une température d'ébullition supérieure en trame la formation rapide,sur les surfaces chauffantes, de dé pâtis importants des composants albuminoides du lait, ce qui a pour conséquence de réduire le rendement d'évaporation et d'obliger à nettoyer l'installation au bout de périodes de temps plus ou ou moins courtes. L'intervalle de temps entre deux nettoyages peut être appelée "cadence de fonctionnement". Dans les industries laitières actuelles, de telles installations doivent être nettoyées au plus une fois par jour.La cadence de fonctionnement doit Entre par conséquent d'au moins 20 heures et le rendement de production ne doit, pendant cette durée, pas diminuer d'une manière appréciable. Dans l'exemple évoqué, avec une température d'ébullition maximale de 68~C, on dispose donc d'une plage de température d'ébullition de 68-40 P. 28-C. Habituellement cette plage de température est utilisée au maximum selon 'n effet#dn#ile,oe qui, pour les étages 2 à 4 fournit une chute moyenne de température par étage de 28/3 = 9,330C et une consommation spécifique théorique approchée de 1/4 = 25% rapportée à la quantité d'eau vaporisée.Cette consommation de vapeur peut être diminuée, lorsqu'on utilise le procédé de compression des vapeurs dégagées à jets de vapeur, jusqu'd environ 20%, c'est-à-dire à une valeur qui est à peu près égale à celle d'une installation d'évaporation à cinq étages. Lorsqu'on veut diminuer encore la consommation de vapeur, il faut augmenter le nombre d'étages de l'installation d'évaporation. Mais, si lon veut respecter des limites données pour les températures d'ébullition, ceci signifie que la chute de température brute donnée (dans l'exemple considéré 280C) doit encore être subdivisée, de sorte que la chute de température par étage diminue. Comme on l'a dit, les évaporateurs à courant descendant peuvent bien fonctionner avec des différences de température très faibles, mais leurs surfaces chauffantes augmentent alors en proportion inverse pour diminuer la différence de température.Cette augmentation inévitable des surfaces chauffantes entraîne des frais d'investissement plus importants, auxquels carespondent lorsqu'on augmente le nombre d'étages, des diminutions de plus en plus petites de la consommation de vapeur, c'est-à-dire des frais d'énergie, de sorte que l'augmentation du nombre d'étages n'est, très rapidement, plus rentable. Il importe ainsi d'augmenter la chute totale de température en même temps que le nombre d'étages. Du fait qu'un ne peut que difficilement envisager d'étendre vers le bas, c'est-à- dire jusqu'à des températures inférieures à environ 409CI la plage des températures d'ébullition, cette plage doit être étendue vers le haut, cest-à-dire au delà de la valeur limite précitée d'environ 68-C. L'invention a donc pour but dty parvenir, ceci sans réduction de la cadence de fonctionnement. L'invention,due à Joachim WIEGAND > - Fritz HESS, Volkhardt ILLGNER, est fondée sur le fait que la formation de dépôts sur les surfaces chauffantes, entre autres, dépend non seulement de la température d'ébullition mais encore de l'état de mouvement du lait ou du produit analogue à concentrer par évaporation et que l'écoulement laminaire, qui se produit toujours dans les tubes chauffants des évaporateurs à courant descendant, de la pellicule de liquide qui descend favorise le dépôt de l'albumine et des éléments analogues précipités. Dans un écoulement laminaire fait défaut le renouvellement intensif nécessaire des couches de liquide les plus voisines des parois. De même l'ébullition du liquide n'y change rien, du fait que l'épaisseur de la couche est très faible (inférieure à 1 mm).L'état de mouvement est essentiellement différent, et bien plus avantageux en ce qui concerne le renouvellement permanent des particules de liquide les plus proches des parois, dans les évaporateurs à courant ascendant dans lesquels le liquide à concentrer par évaporation est amené, comme l'on sait, par en bas aux tubes chauffants. Dans ce cas aussi, du fait que le liquide est amené sous forme surchauffée, 1'ébullition commence dès que le liquide est introduit dans les tubes chauffants; mais les tubes sont initialement plus ou moins remplis -de liquide, ce liquide étant maintenu en mouvement intense par les bulles de vapeur formées, qui se dirigent vers le haut. Lorsque l'évaporation augmente, il se forme une pellicule ascendante, les vapeurs qui s'en dégagent faisant monter le liquide le long des parois intérieures des tubes. Mais, toutes autres doses égales par ailleurs, cette pellicule est plus épaisse et en écoulement en pratique turbulent, du fait que l'action élévatoire des vapeurs dégagées doit dépla cer le liquide à l'encontre de la pesanteur.En réalité, la perte de charge, dans des conditions comparables, dont est le siège un tube évaporateur fonctionnant à courant ascendant, est plus grande que dans un tube fonctionnant à courant descendant; ceci résulte de l'interaction plus intense entre le liquide et les vapeurs dégagées. A l'avantage d'un état de mouvement plus avantageux dans les évaporateurs à courant ascendant, s'oppose l'inconvénient que les tubes chauffants sont remplis de liquide, jusqu'à une certaine hauteur, et ceci d'autant plus que la différence de température est plus faible et que la pression absolue ou la température d'ébullition est plus basse.La moindre énergie des vapeurs#dégagées oblige à utiliser des tubes chauffants plus courts. par rapport aux évaporateurs à courant descendant, ceci constitue un inconvénient d'autant plus grand que le rendement de production de l'évaporateur considéré est plus grand. Il sera donc avantageux de combiner le fonctionnement à courant ascendant et le fonctionnement à courant descendant, de manière à mettre à profit leurs avantages respectifs tout en évitant leurs inconvénients. Pour cela, conformément à l'invention , pour la concentration par évaporation de liquides sensibles à la chaleur et formant des dépôts, tels que le lait, les produits laitiers et des produits analogues, dans des installations d'évaporation à plusieurs étages, on procèdera de telle manière que, dans la région des températures d'ébullition supérieures, au moins un étage fonctionne en courant ascendant et que, dans la région des températures d'ébullition inférieures, au contraire,au moins un étage fonctionne en courant descendant. On connaRt bien des combinaisons de fonctionnement à courant ascendant et à courant descendant, mais seulement d'une manière telle que parmi les tubes d'un seul et même corps d'évaporateur, une partie est parcourue par le liquide à concentrer, de bas en haut et l'autre partie de haut en bas. Mais la totalité des tubes, aussi bien ceux fonctionnant en courant ascendant que ceux fonctionnant en courant descendant, sont chauffés, dans ces évaporateurs connus, à l'aide de vapeur à même pression età même température et tous les tubes communiquent aussi avec un seul et même espace collecteur de vapeurs dégagées. Par conséquent, il règne aussi dans tous les tubes à peu près la même pression et la même température d'ébullition.Ce genre d'évaporateur connu a pour but de réduire l'encombrement en hauteur de l'appareillage et de simplifier le problème de la régularité de distribution du liquide entre les divers tubes. Le procédé conforme à l'invention combine le fonctionnement en courant ascendant et le fonctionnement en courant descendant dans des installations de concentration par évaporation à plusieurs étages composées d'au moins deux corps d'évaporateurs. Dans ces corps d'évaporateurs règnent donc, du fait du mode de fonctionnement à plusieurs étages, des températures et des pressions différentes. La combinaison forme à l'invention consiste donc à utiliser, en fonction de la température, des corps d'évaporateurs fonctionnant en courant descendant ou en courant ascendant, et ceci de telle manière que, dans la région des températures d'ébullition supérieures, au moins un étage fonctionne en courant ascendant et que, dans la région des températures d'ébullition inférieures, au moins un étage fonctionne en courant descendant. Dans une installation de concentration par évaporation à deux étages, par exemple, constituée de deux corps d'évaporateurs, l'invention prévoit que le corps d'évaporateur constituant le premier étage, dans lequel règnent la température la plus élevée et la pression la plus élevée, soit un évaporateur à courant ascendant et que le corps d'évaporateur constituant le second étage soit au contraire un évaporateur à courant descendant. La possibilité, sans réduire la cadence de fonctionnement, de fonctionner avec une température d'ébullition plus élevée dans le premier étage, a pour conséquence que la différence de température disponible pour le second étage est plus grand que dans le cas d'une installation fonctionnant uniquement en courant descendant.La surface chauffante nécessaire est réduite cependant, eu égard à la différence de température supérieure, de sorte que la construction de ce corps d'évaporateur exige moins de matériau, donc est meilleur marché. D'autre part, le débit massique de produit à concentrer augmente dans chaque tube, car, pour des dimensions de tubes identiques, la diminution de la surface chauffante se traduit par une diminution du nombre des tubes chauffants. Ceci constitue un avantage pour l'exploitation de l'évaporateur à courant descendant, car il diminue le risque de voir se former des pellicules trop minces.Il sty ajoute que la température d'ébullition supérieure (en comparaison du fonctionnement uniquement à courant descendant) du premier étage abaisse la viscosité du produit à évaporer, avec pour conséquence une meilleure transmission de chaleur et pour antre conséquence de pouvoir, pour cette raison, travailler ici encore avec une surface chauffante plus petite. Dans une installation d'évaporation à deux étages fonctionnant en courant descendant, il faut mettre en oeuvre une pompe pour amener le produit, recueilli à la partie inférieure d'un des corps d'évaporateur, jusqu la hauteur de l'autre corps d'évaporateur.Dans la combinaison conforme à l'invention du fonctionnement en courant ascendant et du fonctionnement en courant descendant, on peut se passer d'une telle pompe, de sorte qu'à cet égard aussi le coût de l'installation est diminué, abstraction faite en outre de l'avantage de la simplifisatlon technique. Dans une installation de concentration par évaporation à trois étages, par exemple, constituée de trois corps d'évaporateurs, l'invention offre deux possibilités soit d'utiliser deux évaporateurs à courant ascendant comme premier et comme second étage et un évaporateur à courant descendant comme troisième étage, soit d'utiliser un évaporateur à courant ascendant comme premier étage et deux évaporateurs à courant descendant comme second et troisième étage. D'une manière analogue, la combinaison conforme à l'invention s'applique à des installations à quatre et à cinq étages, l'installation à quatre étages offrant trois possibilités d'agencement et l'installation à cinq étages quatre possibilités.Le choux du mode de réalisation qu'il est préférable d'utiliser dans chaque cas particulier dépend des caractéristiques du produit, des conditions de fonctionnement et de la longueur à adopter pour les tubes chauffants. Indépendamment de cela et indépendamment du nombre d'étages,on obtient toujours les mêmes avantages par rapport à une installation d'évaporation fonctionnant uniquement en courant descendant,comme on l'a exposé ci-dessus à propos d'une installation à deux étages. Pour la mise en oeuvre du procédé, conforme à l'invention, de combinaison des fonctionnements à courant ascendant et desçen- dant, il est important d'établir, pour le fonctionnement à courant ascendant, des conditions telles que l'évaporation commence immédiatement à l'entrée du produit à concentrer dans les tubes chauffants, que l'on obtienne, sur toute la longueur des tubes chauffants, des vitesses élevées et une turbulence intense de l'écoulement à deux phases, de liquide et de vapeurs dégagées,et que, même pour une faible différence entre la température de chauffage et la température d'ébullition, on obtienne de grandes hauteurs d'ascension de la pellicule de liquide.Ces résultats sont assurés par la limitation, conforme à l'invention, du fonctionnement en courant ascendant, à la région des températures d'ébullition supérieures; à ces résultats contribuent d'autre part favorablement les dispositions connues d'introduction sous forme surchauffée du produit à concentrer et/ou d'injection de vapeur, eu égard à l'opération recherchée. Conformément à 1'invention, on obtient encore une amélioration des conditions d'écoulement, dans le fonctionnement à courant ascendant, en utilisant des tubes chauffants de forme particulière. On sait déjà que des tubes chauffants réalisés selon le brevet D.T. n' 1.519.658 permettent d'obtenir de meilleures conditions de transmission calorifique dans des évaporateurs à courant descendant et dans des évaporateurs à courant ascendant. Ces tubes à écoulement hélicoïdal présentent des rainures intérieures hélico#dales qui sont réalisées de telle manière qu'à périmètre de tube constant, la section utile du tube croisse suivant la direction longitudinale de celui-ci.Des essais comparatifs ont montré que de tels tubes, par rapport à des tubes normaux de section droite circulaire et de diamètre constant, fournissaient dans des évaporateurs à courant ascendant, toutes autres choses égales d'ailleurs, des hauteurs d'ascension plus élevées et avaient moins tendance à fonctionner d'une manière pulsatoire. Ceci constitue, pour la mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention, une propriété particulièrement importante du fait, qu'en tenant compte de la combinaison avec des évaporateurs à courant descendant, la longueur des tubes chauffants doit être aussi grande que possible même dans les étages fonctionnant en courant ascendant.Des essais comparatifs effectués avec du lait écrémé dans un évaporateur à courant descendant usui et un évaporateur à courant ascendant équipé de tubes à écoulement hélicoidalaont prouvé d'autre part que les conditions particulières d'écoulement danslesttes à écoulement hélicoSdal permettaient, en fonctionnement à courant ascendant, d'utiliser une température d'ébullition supérieure d'environ 80C avec la même cadencereat de fonctionnement.Alors que dans un évaporateur à courant descendant, la formation de dépôts entrainait, des températures supérieures à 700C et pour la même cadence de fonctionnement, une diminution inadmissible du rendement de production, cette situation ne se produisait, dans l'évaporateur à courant ascendant équipé de tubes à écoulement hélicordal, qu'à des températures d'ébullition supérieures à 78ex. Du fait que 80C constituent une différence de température suffisante pour un étage d'évaporation, une installation de concentration par évaporation à plusieurs étages conforme à l'invention, pour le traitement par exemple de lait écrémé, peut être équipée d'un étage supplémentaire sans diminution des différences de température ou sans augmentation des surfaces chauffantes des étages d'évaporation fonctionnant dans des plages de température inférieures à 700C. L'invention est expliquée plus-en détail ci-après à l'aide d'un de ses modes de réalisation, pris à titre illustratif mais nullement limitatif, en se référant aux dessin annexé dont la fifure unique représente schématiquement une installation de concen ration par évaporation à quatre étages, chauffés directement et montés en série en ce qui concerne la circulation du produit et de la chaleur, dans laquelle le premier étage est constitué par un évaporateur à courant ascendant et les trois autres par des évaporateurs à courant descendant. On n'a représente sur ce schéma que les éléments essentiels de l'installation et non-les éléments auxiliaires tels que, par exemple, ceux nécessaires à la ventilation et au maintien en dépression. On a indiqué en détail sur ce schéma les circulations de matières suivantes. Le produit, c'est-à-dire la substance soumise au traitement, a été désigné, selon l'état sous lequel il se présente,par A pour le produit initial à concentrer, par Fi, F2 et F3 pour le produit préconcentré et par C pour le produit concentré final. La vapeur, selon l'état sous lequel elle se présente, a été désignée par B pour la vapeur initiale, par B1, B2 et B3 pour la vapeur dégagée destinée au chauffage et par B4 pour la vapeur dégagée destinée a être condensée finalement. Les divers étages d'évaporation portent les références I, II, III et IV, selon leur ordre de succession, de sorte que dans ces conditions I désigne le premier étage d'évaporation, il le second.... etc. Le premier étage d'évaporation I comporte, comme canalisa tions > la canalisation d'arrivée du produit 11, la canalisation de départ du produit 16 et la canalisation d'arrivée de fluide chauffant 17. Les corps chauffants et séparateur du premier étage I comprennent la chambre d'arrivée du produit 12, les tubes chauffants 13, l'enveloppe latérale 14 et l'espace séparateur 15. Le second étage d'évaporation Il comporte la canalisation d'arrivée du produit 211 qui constitue la prolongation de la canalisation de départ du produit 16 du premier étage d'évapora tion I > lacanalisation de départ du produit 26, la canalisation d'arrivée de fluide chauffant 27 et la pompe 28. Les corps chauffants et séparateur du second étage d'évaporation Il comprennent la chambre d'arrivée du produit 22, les tubes chauffants 23( l'enveloppe latérale 24 et l'espace -séparateur 25. Le troisième étage à'évaporathon III comporte la canalisation d'arrivée du produit 31 > qui est raccordée au côté de refoulement de la pompe 28 du second étage d'évaporation Il, la chambre d'arrivée du produit 32, les tubes chauffants 33, l'enveloppe latérale 34, 1'espace séparateur 35, la canalisaSlon de départ du produit 36, la canalisation d'arrivée 'du fluide chauffant 37 et la pompe 38. Le quatrième étage d'évaporation IV est raccordé, par l'intermédiaire de la canalisation d'arrivée du produit 41, au côté de refoulement de la pompe 38 et comprend-en outre la chambre d'arrivée du produit 42, les tubes chauffants 43 > l'enveloppe latérale 44, l'espace séparateur 45, la canalisation de départ du produit 461 la canalisation d'arrivée du fluide chauffant 47 et la pompe 48 qui refoule le produit concentré obtenu C dans la canalisation de départ du produit 51, tandis que les vapeurs dégagées, destinées à être condensées, sont extraites du séparateur 45 par la canalisation de départ du fluide chauffant 57. Les températures d'ébullition du produit vont de 780C, dans l'étage d'évaporation I et diminuent par échelons jusqu'à 450C dans l'étage d'évaporation IV. Le mode de fonctionnement de l'installation est le suivant, Le liquide A à concentrer par évaporation, par exemple du lait, est amené dans l'installation par la canalisation d'arrivée du produit Il du premier étage I. Cet étage est constitué par un évaporateur à courant ascendant qui se compose du corps chauffant 13, 14 disposé verticalement et de l'espace séparateur 15. Cet étage est chauffé par de la vapeur B provenant d'une installation extérieure, qui est amenée par la canalisation d'arrivée de fluide chauffant 17. Le liquide à concentrer stélève, à partir de la chambre d'arrivée du produit 12, dans les tubes chauffants 13 selon le principe de la pompe Mammouth, c'est-à-dire sous l'action ascensionnelle des bulles de vapeur, qui se dégagent à l'ébullition.Le liquide et les vapeurs dégagées se déplacent ainsi dans le même sens de bas en haut, opération au cours de laquelle le liquide, entraîné par le courant de vapeur dégagée, s'élève à partir d'une certain#e hauteur sous forme de pellicule le long de la paroi intérieure des tubes. Dans l'espace séparateur 15,le liquide préconcentré F1 est séparé des vapeurs dégagées B1. Le liquide est amené du premier étage d'évaporation I dans la chambre d'arrivée du produit 22 du second étage d'évaporation Il, par l'intermédiaire de la canalisation de départ du produit 16etila canalisation d'arrivée du produit 21. De là le liquide se répartit entre les tubes chauffants 23 et s'éroule, de haut en bas, sous forme de pellicule, suivant les parois intérieures des tubes chauffants verticaux, et se trouve en ébullition. Dans cette opération la pesanteur qui pro duit le mouvement du liquide estassistée par l'action d'entrains ment de la vapeur dégagée qui s'écoule également vers le bas. Dans l'espace séparateur 25, monté à la suite du corps chauffant 23, 24, le liquide F2 et les vapeurs dégagées B2 sont SéparéS l'un de l'autre. Les vapeurs dégagées chauffent l'étage d'évaporation III suivant. Le liquide préconcentré est alors amené, par la pompe 28 et par 11 intermédiaire des canalisations de départ du produit 26 et d'arrivée du produit 31 au troisième étage d'évaporation III. Dans le troisième étage d'évaporation III, comme dans le quatrième IV se reproduisent alors les phénomènes de séparation du liquide et des vapeurs dégagées. Le liquide concentré final C est alors évacué, pour son traitement ultérieur, par exemple une dessication,par l'intermédiaire des canalisations de départ du produit 46 et d'-arrivée du produit 5i et de la pompe 48. Les vapeurs dégagées B4 sont ensuite condensées dans une installation auxiliaire qui n'a pas été reproduite ici. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède,l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spe- cialement envisagés;elle en embrasse au contraire, toutes les variantes. -REVENDICATIONS 1.- Procédé pour concentrer par évaporation des liquides sensibles à la chaleur et formant des dépôts, notamment du lait, des produits laitiers et des produits analogues, dans des installations d'évaporation à plusieurs étages, caractérisé en ce que dans la région des températures d'ébullition supérieures, au moins un étage fonctionne en courant ascendant et que, dans la région des températures d'ébullition inférieures, au contraire, au moins un étage fonctionne en courant descendant. 2.- procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'à un étage fonctionnant en courant ascendant sont associés plusieurs étages fonctionnant en courant descendant ou vice-versa. 3.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'on utilise un étage fonctionnant en courant ascendant et plusieurs étages, disposés à la suite de celui-ci, fonctionnant en courant descendant. 4.- Dispositif, pour la mise en oeuvre du procédé selon lune quelconque des revendications 1 à 3, comportant plusieurs étages d'évaporation, caractérisé en ce que, dans la région des températures d'ébullition supérieures est prévu au moins un étage d'évaporation à courant ascendant (I) et dans la région des températures d'ébullition inférieures est prévu au moins un étage d'évaporation à courant descendant (II, III, IV). 5.- Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'à un étage d'évaporation à courant ascendant (I) sont associés plusieurs étages d'évaporation à courant descendant (lI, III, IV) ou vice-versa. 6.- Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il est prévu un étage d'évaporation à courant ascendant (I) et plusieurs étages d'évaporation à courant descendant (II, III, IV) disposés à la suite de celui-ci. 7.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4,5 et 6, caractérisé en ce qu'au moins les tubes (13) de l'é tage (I),oU ,oudes étages, à courants ascendants sont réalisés sous la forme de tubes à écoulement hélicoidal, chaque tube comportant des rainures hélicoIdales réalisées de telle manière qu'à périmètre de tube constant, la section utile du tube augmente en direction longitudinale. 8.- Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que les tubes (23,33,43) de l'étage ou des étages d'évaporation à courant descendant (II,III,IV) sont réalisés aussi sous forme de tubes à écoulement hélicoidal. 9.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 7 et 8, caractérisé en ce que les rainures débouchent en avant des extrémités des tubes (13,23,33,43). 10.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 7 à 91 caractérisé en ce que chaque tube (13,23,33,43) présente plus de deux rainures, de préférence trois ou quatre.