Pour lutter contre le feu dans les locaux administratifs, bureaux, etc..., on met en oeuvre des moyens visant à s'opposer à l'émission de fumées, à la création de courants d'air et aussi à constituer des écrans résistants coupe-feu placés au niveau des passages, des portes, des gaines de ventilation ou de chauffage et de toutes autres communications. On prévoit aussi le plus souvent de disposer des écrans ou des panneaux coupe-feu destinés à réaliser par le plafond une protection des planchers ou dalles de niveau de manière à limiter pendant un temps donné la transmission de la chaleur dans un local superposé à celui dans lequel un incendie s'est déclaré. tes moyens mis en oeuvre actuellement pour isoler les étages supérieurs pendant un temps donné sont extrêmement onéreux, dtTiciles à monter ou à fixer et le plus souvent d'aspect esthétique discutable. ta présente invention vise à résoudre ce problème en créant un faux plafond susceptible de présenter tout aspect esthétique désiré et capable de réaliser une protection efficace pendant un temps donné d'un plancher ou d'une dalle de niveau but en étant constitué par des éléments simples et d'un prix de revient intéressant. Conformément à l'invention, le faux plafond est constitué par au moins un élément comprenant un panneau solide épais accroché à la face inférieure d'un plancher ou d'une dalle de niveau par des organes de suspension formant également dans leurs parties proches de la face supérieure du panneau des pinces pour le maintien et la mise sous tension d'une nappe ajourée s'étendant parallèlement A ladite face et supportant un matelas en matière ignifuge. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Des formes de réalisation de l'objet de l'invention sont représentées, à titre d'exemples non limitatifs, aux dessins annexés. La fig. 1 est une perspective partielle de l'objet de l'invention. ta fig. 2 est une coupe-élévation partielle à plus grande échelle correspondant à la fig. 1. ta fig. 3 est une coupe-élév tion partielle montrant une variante de réalisation de l'objet de l'invention. La fig. 4 est une coupe-élévation partielle représentant une autre forme d'exécution. La fig. 5 est une coupe-élévation partielle illustrant une variante de réalisation de l'un des éléments constitutifs de l'objet de l'invention. Suivant les fig. 1 et 2, le faux plafond est de préférence constitué par des éléments modulaires 1 identiques disposés côte à côte pour couvrir toute la surface d'une séparation d'étage 2 par exemple un plancher ou une dalle de niveau. Chaque élément modulaire comprend un panneau épais 3 dont la matière est choisie pour résister par elle-m & e à l'action directe du feu pendant une fraction du temps requis par exemple un quart ou un tiers de ce temps. Le dessin montre que le panneau 3 est de préférence réalisé en bois naturel ou régénéré revêtu d'un enduit ignifuge ou d'une matière intumescente. le panneau 3 est associé à des organes de suspension 4 qui sont constitués par des équerres métalliques dont les branches 5 sont fixées sur la face supérieure du panneau 3 par des vis à bois 6. Les branches 5 présentent aussi des trous 7 pour la mise en place de vis métalliques 8 par exemple du type "Parker" destinées à assurer la fixation sur les branches 5 de contre-plaques 9 également métalliques.La branche 5 et la contre-plaque 9 de chaque organe de suspension forment les mâchoires d'une pince 10 capable de serrer et de maintenir une nappe ajourée 11 constituée par un treillis métallique, un grillage, une feuille de métal déployé ou autre réseau éventuellement coupe flammes à la manière d'une lampe de minceur. Les pinces 10 permettent par alite de mettre sous tension 1 nappe il qui s'étend parallèlement au panneau 3. d cet effet, les faces en regard de la branche 5 et de la contre-plaque 9 peuvent présenter un état de surface rugueux, moletté ou cranté pour éviter tout,risque de glissement de la nappe 22. Cette dernière est destinée à supporter un matelas 12 plus ou moins compact en matière ignifuge par exemple de laine de roche, qui est simplement posé sur la nappe 71 et sur les pinces 10. La nature de la matière constitutive, son épaisseur et sa compacité sont choisies pour que le matelas 12 préaente une résistance propre à la chaleur ainsi qu'à l'action directe du feu égale à la fraction de temps complémentaire à celle du panneau 3 pour correspondre au temps requis. La longueur des branches 13 des organes de suspension 4 est déterminée pour qu'après fixation sur le plancher ou la dalle de niveau 2 la face supérieure du matelas 12 soit séparée de ce dernier par un volume d'air isolant 14. la liaison des branches 13 et du plancher 2 peut autre assurée de plusieurs façons convenables par des organes de fixation 15 choisis en fonction de leur résistance mécanique et aussi de la nature de la matière constitutive du plancher. tes fig. 1 et 2 montrent que l'élément modulaire est réalisé de façon simple par l'association de produits relative ient bon marché mais capables de résister convenablement à l'action du feu pour assurer la protection par le plafond d'un plancher ou d'une dalle de niveau en vue d'isoler un étage supérieur d'un local dans lequel un incendie s'est déclaré. En effet, le panneau 3 et le matelas 12 forment des écrans successifs qui e'opposent tout à tour à l'action directe du feu ou de la chaleur sur le plancher 2. On est assuré ainsi de maintenir dans le local superposé et pendant le temps requis une température infé meure à celle susceptible de provoquer la mise en feu spontanée de papiers, archives ou matériels de bureau.En outre, l'attaque et la destruction du premier écran ne réduit pas la résistance du second fondé par le matelas 12 qui reste toujours supporté par la nappe il et par les organes de suspension 4. Par ailleurs, la propension à l'expansion de la matière ignifuge sous l'action de la chaleur réalise un jointoiement des différents interstices entre les éléments contigus lors de la montée a tespSratgr*. Pour améliorer la tenue et la résistance des éléments modulaires comme décrit ci-dessus on peut envisager de disposer dans le volute 14 des gaines, destructibles ou non, pour le transport ou la pulvérisation statique de fluides liquides ou gazeux de refroidissement. Outre les qualités de protection et de faible prix de revient il y a lieu de remarquer que le panneau 3 de chaque élément modulaire forme le plafond visible du local correspondant. On peut de la sorte réaliser de nombreux effets esthéti ques et au besoin utiliser ces panneaux comme supports pour la mise en place facile de placages, parements ou revêtements décoratifs. La fig. 5 montre que les équerres de suspension peuvent être pour certaines d'entre elles au moins, déportées au-delà en 4a et en deçà en 4b du bord correspondant des panneaux Da et 3b de deux éléments modulaires la et lb contigus. Sn outre, il peut entre prévu également de décaler latéralement les équerres de deux éléments modulaires contigus pour faciliter les opérations d'assemblage et de fixation. Dans le même but, on peut envisager de réaliser les organes de suspension 4 de façon différentes par exemple comme cela est illustré par la fig. 4. Selon cette figure chaque organe de suspension 4c comprend une équerre dont la branche 13c forme un crochet 16 destiné à être engagé dans une lumière 17 présentée par une patte coudée 1E préalablement fixée ou scellée sur la face inférieure du plancher 2. La fis. 5 montre une variante de réalisation suivant laquelle la patte coudée 18 foir- me également un crochet 19 orienté en regard du crochet 16. Dans un tel cas le calage latéral est assuré par une ou plusieurs butées 20 rapportées sur les pattes coudées 18* Pour améliorer les caractéristiques coupe-feu, il peut être prévu de placer par dessus le matelas 12 une feuille ou couche de matière réfléchissante telle qu'en aluminium. L'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation représentés et décrits en détail car diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1 - Faux plafond coupe-feu pour la protection de planchers et dalles de niveau, caractérisé en ce qu'il est constitué par au moins un élément comprenant un panneau solide épais accroché à la face inférieure d'un plancher ou d'une dalle de niveau par des organes de suspension formant également dans ieurs parties proches de la face supérieure du panneau des pinces pour le maintien et la mise sous tension d'une nappe ajourée s'étendant parallèlement à ladite face et supportant un matelas en matière ignifuge. 2 - Faux plafond suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément constitutif du faux plafondcomprend un panneau en bois recouvert d'un enduit ignifuge et ou intumescent et accroché au plancher par des organes de suspension en forme d'équerre. 3 - Faux plafond suivant l'une des revendications t et 2, caractérisé en ce que les équerres sont fixées par l'une de leurs branches sur la face supérieure du panneau et par leur autre branche sur le plancher. 4 - Faux plafond suivant l'une des revendications X à 3, caractérisé en ce que ia branche de chaque équerre fixée sur le panneau supporte une contre-plaque amovible formant avec ladite branche une pince de serrage pour le maintien et la mise sous tension de la nappe. 5 - Faux plafond suivant l'une des revendications t à 4, caractérisé en ce que chaque équerre comprend une branche verticale fixée directement sur le plancher. 6 - Faux plafond suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que chaque équerre comporte une branche verticale formant un crochet coopérant avec une patte coudée coiplémentaire fixée au plancher. 7 - Faux plafond suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la nappe est constituée par un réseau ou treillis métallique éventuellemen; coupe flamme 8 - Faux plafond suivant l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le matelas est constitué par de la laine de roche. 9 - Faux plafond suivant l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les organes de suspension sont décalés relativement pour deux éléments contigus constitutifs du faux plafond. 10 - Faux plafond suivant l'une des revendications t à 9, oar?ctérisé en ce que le matelas s'étend à distance de la face inférieure du plancher pour délimiter avec ce dernier un volume d'air isolant. 11 - Faux plafond suivant l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que le matelas en matière ignifuge est recouvert par une feuille en matière réfléchissante.