La présente invention concerne un revetesent de surface, et plus particulièrement un revêtement de surface réalisé en plaques (éléments ou pièces légères) qui s'appliquent sur une surface, préalablement préparée, et qui sont fixées en place pour obtenir une nouvelle surface apparente montrant le décor (dessin ou gravure) des faces visibles des plaques qui la constituent. Les revêtements de surface connus jusqu'à présent sont constitués d'unités indépendantes, généralement en céramique, et qui sont montés sur la surface à revetir au moyen de l'application préalable d'une couche adhérente inter médiaire qui durcit postérieurement à la mise en place de ces unités et les maintient dans la position désirée lais, de cette manière, il reste généralement, entre les unités mises en place, un intervalle ou une fente, qu'il faut remplir postérieurement par une substance appropriée, qui peut être distincte de celle de la couche intermédiaire, si l'on désire obtenir une surface uniforme de liaison entre unités et éviter l'accumulation de saletés dans ces fentes. Ce type de revêtement comporte en pratique de nombreux inconvénients, dont l'un est que ces unités indépendantes se détériorent facilement tant lors de leur transport que de leur mise en place. D'un autre cOté, même si pour unir entre elles ces unités, les fentes citées sont remplies par une substance distincte de celle de la couche intermédiaire, on ne peut éviter la formation dans les intervalles de pellicules de saleté formées par incrustation de particules de poussière présentes dans l'air ambiant, pellicules qui sont difficiles à éliminer meme au moyen d'un nettoyage approprié. Les revetements de surface connus jusqu à présent ont soulevé, pour les raisons qui viennent d'être énoncées, des problèmes d'aseptie et d'hygiène lors de leur utilisation dans des cliniques, hôpitaux, salles d'opération, salles à manger populaires, etc... Un autre inconvénient que présentent les revêtements de surface connus jusqu a présent est que les vernis qui recouvrent le revêtement se détériorent sous l'action prolongée des substances liquides, ou par le fait qu'ils sont soumis à des températures rigoureuses. Quand les mortiers semi-solides ne contiennent pas une préparation adéquate qui facilite l'adhérence durable des pièces de revêtement à la surface, au cours du temps il se forme, entre la surface recouverte et le revêtement, une poche d'air qui provoque le soulèvement du revêtement La plaque ou élément de revêtement selon la présente invention permet d'obtenir une surface finale parfaite qui se différencie de celles qui peuvent etre obtenues avec les revêtements connus jusqu à présent en ce qu'elle ne présente pas d'intervalle ou fente entre les pièces ou éléments qui la constituent (fentes qui devaient etre remplies avec une autre substance), lesdites plaques ou éléments étant fermement ajustées sur la surface grâce à une simple application par pression. Des plaques ou éléments de revêtement selon 1'invention seront décrits en se référant aux figures suivantes, données à titre d'exemples non limitatifs: - la figure 1 est une perspective par dessous de deux moitiés d'élément qui sont deux réalisations différentes selon 11 invention; - la figure 2 est une coupe transversale des deux moitiés de l'élément de la fi fure 1; - la figure 3 est une vue en plan des deux moitiés de l'élément de la figure 1 avec ses bords non eneore pliés, e'est-à-dire à l'état plat. En se référant aux dessins, la référence 1 indique une plaque ou élement de revêtement selon l'invention; cet élément présente une partie plane 2, représentée avec une forme carrée, mais qui peut avoir n'importe quelle forme, et dont les bords, dentés ou perforés, sont repliés vers l'arrière formant un angle droit ou aigu avec la face intérieure de la plaque (fig. 2). La plaque ou élément de revetement est généralement en acier inoxydable, elle peut aussi être en un autre métal, ou en matériau approprié, recouveru ou non selon l'application à laquelle il est destiné; de même, la face apparente peut recevoir un dessin ou une décoration, soit par estampage, par gravure ou par recouvrement au moyen d'un matériau approprié. La fixation de la plaque sur la surface s'effectue au moyen de dents, perforations, ou combinaison des deux qui peuvent être pratiquées sur toute la périphérie de la plaque ou seulement sur certains de ces cOtés, ou même sur une partie seulement de ces côtés, Ainsi, par exemple, on peut avoir des eas dans lesquels il est nécessaire d'utiliser des plaques avec des dents ou des perfora- tions seulement sur la moitie de deux crêtés opposés, par exemple dans le cas ou l'on sait que la surface revêtue ne sera soumise à aucun type de contact. Les dents 3 de fixation peuvent avoir diverses formes, par exemple en queue d'aronde, triangulaire ou rectangulaire, elles peuvent être formées sur le bord même des cOtés replies de 1 élément ou bien dans les cOtés; de même, elles peuvent être formées par des perforations effectuées dans ces côtés, auquel cas,la fixation s'effectue conjointement gracie aux dents et aux perforations comme on peut le voir dans la moitie droite de chacune des fig. 1 à 3. On peut également effectuer les perforations sans découper, e'est-à- dire de manière que la matière découpée reste comme crevé dirige vers l'intérieur selon la périphérie de la perforation, lesquels crevés joueront le même rôle que les dents. Logiquement, quand les côtés pliés doivent former des angles aigus avec le plan de la plaque, les extrémités de ces côtés sont coupées de manière oblique, comme on le voit sur la moitié gauche des figures, et quand ces côtés doivent rester perpendiculaires au plan de la plaque, leurs extrémités sont coupées perpendiculairement comme on le voit sur la moitié droite des figures. Si on utilise uniquement les perforations sur les côtés de fixation, lesdites perforations peuvent avoir également les formes les plus diverses, comme il a été indiqué pour les dents, étant entendu que l'on a montré dans les dessins des perforations triangulaires 4 qui, dans le cas indiqué, coopèrent avec les dents 5 obtenues par poinçonnage de ces perforations. Naturellement, un ou plusieurs des côtés de la plaque ou élément de revêtement peut avoir une courbure plus arrondie par exemple pour l'obtention d'une finition adéquate. Pour revêtir une surface avec les éléments ou plaques que l'on vient de décrire, il suffit de fixer lesdits éléments métalliques individuels par incrustation de ces dents 3 dans la surface à revêtir, au moyen d'une pression déterminée sur chaque élément après application sur la surface à revêtir d'une couche de matière durcissable en état semi-solide ou pâteux dans laquelle les dents se clouent et restent fermement fixées une fois que ladite matière s'est durcie D'un autre côté, la jonction parfaite entre les éléments adjacents s'obtient au moyen de l'inclinaison que possèdent les bords dentelés des pièces, et qui permet l'ajustement desdites pièces sur la surface à revêtir, afin d'obtenir une surface apparente totalement plane et uniforme, sans qu'il soit nécessaire d'appliquer une matière intermédiaire puisque lesdits éléments restent parfaitement ajustés. REVENDICATIONS 1) Plaque de revêtement, dont la face apparente peut avoir reçu un décor (formes en relief estampées ou gravées dans la plaque elle-même ou recouvrement adhésif avec des dessins ou couleurs divers), caractérisée en ce qu'elle est constituée d'une plaque en métal, matière synthétique ou analogue, de forme polygonale, avec au moins sur deux de ces côtés et au moins sur une partie de la longueur de ces côtés, des rebords formés par la plaque elle-même et dirigés à l'opposé de la face apparente de la plaque, lesdits rebords possédant des dents et/ou des perforations de formes diverses, qui sont enfoncées dans la surface à revêtir quand celle-ci contient un adhésif pâteux, par exemple mortier ou autre, capable de durcir, pour former par la juxtaposition exacte des plaques une surface apparente uniforme sans joints apparents. 2) Plaque de revêtement selon la revendication 1, caractérisée en ce que les rebords qui possèdent les dents sont pliés vers l'arrière d'un angle égal ou supérieur à 90 par rapport au plan du corps de la plaque, c'est-à-dire que ces rebords peuvent converger ou non vers la partie postérieure de la plaque.