L'invention concerne un bras d'essuie-glace, en particulier pour un véhicule automobile. On sait qu'en général un bras d'essuie-glace est un ensemble comprenant une pièce ou noix servant à son montage sur un arbre d'entraînement en mouvement oscillant, cette noix étant montée elle-même à pivotement autour d'un axe transversal sur une extrémité d'un carter solidaire d'une tige porte-raclette. Un ressort est logé dans le carter et est fixé à ses extrémités respectives sur la noix et sur le carter ou sur la tige porte-raclette, de façon que, en position de service, il exerce sur le carter et sur la tige porte-raclette un couple de rotation autour dudit axe transversal d'articulation permettant ainsi d'appliquer la raclette sur la surface à balayer avec une pression prédéterminée. Le ressort utilisé jusqu'à présent est un ressort à boudin travaillant en tension ou en compression selon les réalisations, qui est associé à une tige-guide lorsqu'il s'agit d'un ressort travaillant en compression, ou à un pontet et un axe d'accrochage lorsqu'il s'agit d'un ressort travaillant en traction. L'invention a pour but de réduire le prix de revient d'un tel bras tout en améliorant ses qualités. Elle propose pour cela un bras d'essuie-glace du type décrit plus haut, caractérisé en ce que le ressort de rappel est un ressort à lame dont les extrémités sont introduites dans des logements appropriés de la noix et du carter ou de la tige. On a constaté que l'utilisation d'un ressort plat à lame à la place d'un ressort à boudin permet d'une part de simplifier le façonnage, puisqu'un tel ressort peut être obtenu par une simple opération d'emboutissage, de simplifier également l'assemblage puisqu'il suffit d'introduire les extrémités de la lame ressort dans des logements de la noix et du carter ou de la tige porte-raclette, de réduire le nombre de pièces constitutives du bras, puisqu'il n'est plus nécessaire d'utiliser une tige-guide ou un pontet et un axe d'accrochage, d'où il résulte un abaissement du prix de revient du bras d'environ 5 à 6 %, et permet également d'obtenir qpe la force d'appui, résultant de l'action du ressort, de la raclette sur la surface à balayer est à peu près insensible aux variations de courbure de cette surface. Dans la description qui suit, faite à titre d'exemple, on se réfère aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 représente schématiquement un bras d'essuie-glace selon l'invention - la figure 2 est une vue en coupe longitudinale de ce bras - la figure 3 est une vue agrandie d'un détail de la figure 2 ; et - la figure 4 est un graphe représentant schématiquement la force développée par le ressort plat en fonction de sa variation de longueur. Le bras d'essuie-glace 10 représenté au dessin comprend, de façon classique, une pièce 12 ou noix de montage sur un arbre d'entraînement, un carter 14 et une tige ou barre 16 dont une extrémité est introduite dans le carter 14 à l'opposé de la noix 12 et fixée à ce carter par un rivet 18 et dont l'autre extrémité est recourbée et forme un crochet 20 pour le montage d'une raclette comprenant une lame racleuse en caoutchouc ou analogue. La noix 12 comprend un manchon 22 traversé par un passage tronconique 24 de montage sur un arbre d'entraîne- ment non représenté, et une patte 26 à surface périphérique 28 sensiblement cylindrique, cette patte 26 étant traversée librement par une goupille transversale 30 dont les extrémités sont portées par ou fixées sur les joues latérales 32 du carter 14. Ces joues 32 parallèles, qui s'étendent de part et d'autre de la patte 26 de la noix 12, sont réunies entre elles par une paroi transversale 34 du carter et s'étendent sensiblement jusqu'à l'extrémit-é de ce carter opposée à la noix 12. L'extrémité de la tige ou barre plate 16 formant porte-raclette, qui est fixée au carter 14 par le rivet 18, s'étend sensiblement jusqu'au milieu de celui-ci et est pliée ou coudée en L de façon à présenter une partie 36 s'étendant obliquement vers le bas à partir de la paroi transversale 34 du carter 14. Cette partie oblique 36 présente une fente ou rainure transversale 38 recevant l'extrémité 40 d'un ressort plat 42 formé d'une lame à configuration sensiblement parallélépipédique rectangle. L'autre extrémité 44 du ressort 42 est introduite dans un logement approprié 46 de la surface périphérique'28 de la partie 26 de la noix 12. On voit en figure 3 que ce logement 46 comprend une rainure transversale 48 de forme arrondie, coopérant avec l'extrémité arrondie du ressort 42, cette rainure 48 débouchant sur la surface périphérique 28 de la partie 26 par un orifice limité par deux parois 50 divergentes formant entre elles, à partir de la rainure 48, un angle sensiblement égal au débattement angulaire maximum de l'extrémité 44 du ressort 42, dont les deux positions extrêmes ont été représentées en trait fantôme en figure 3. La première extrémité 40 du ressort est montée dans la fente ou rainure 38 précitée de façon à y être sensiblement encastrée, l'extrémité 40 pouvant comporter à cet effet une pointe ou un doigt axial introduit dans un trou correspondant de la partie 36. Le carter 14 et le bras 10 en général peuvent être réalisés en métal ou en matière plastique. Ce bras est assemblé de la façon suivante la tige ou barre 16 est fixée au carter 14 par le rivet 18 ou analogue, puis le ressort 42 est mis en place entre l'extrémité 36 de la tige 16 et son logement 48 de la noix 12 avant montage de celle-ci, après quoi il suffit de pousser la noix 12 en direction de la tige 18 entre les joues latérales 32 du carter 14 et de monter la goupille ou le rivet 30 en place, ce qui a pour effet de maintenir les différentes pièces dans la position représentée en figure 1, correspondant à la position de repos du bras dans laquelle le couple de rotation autour de l'axe 30 exercé par le ressort 42 sur le carter 14 et la tige 16 (la noix 12 étant supposée fixe) est sensiblement nul. Quand le bras est en position de service représentée en figure 2, le carter 14 et la tige 16 ont légèrement tourné autour de l'axe 30 par rapport à la noix 12, et sont soumis à un couple de rotation exercé par le ressort 42, tendant à les faire tourner dans le sens indiqué par la flèche 52. Il est avantageux que le ressort 42 soit légèrement précontraint ou cambré en position de repos, pour une raison qui va être expliquée ci-dessous en référence à la figure 4. Cette figure représente la courbe de variation de la force élastique de rappel F exercée par le ressort 42 en fonction de sa variation de longueur AL résultant de son flambage. On voit que la force F croît très rapidement à partir de l'origine, puis de façon beaucoup moins importante, en fonction de la variation de longueur AL. Si l'on donne une précontrainte au ressort 42 en position de repos, se traduisant par une variation de sa longueur ALo et une force élastique Fo et si L1 (correspondant à une force F1) est le maximum de la variation de longueur AL du ressort en position de service, on comprend que la force variera très peu de Fo à F1 quelle que soit l'inclinaison que prendront le carter 14 et la tige 16 par rapport à la noix 12 en position de service, si ALo correspond à un point où la pente de la courbe F est relativement faible. Il en résulte que la pression d'appui de la lame racleuse sur la surface à balayer sera sensiblement constante sur toute cette surface, malgré les variations de courbure de cette surface traduisant par des variations de la cambrure du ressort 42. Pour fixer les idées, on précisera, uniquement à titre d'exemple non limitatif, que, pour un ressort plat 42 ayant une longueur d'environ 65 mm, la variation maximum de longueur est d'environ 1,8 mm ce qui permet de développer une force d'appui de la raclette-sur la surface à balayer d'environ 800 g. L'utilisation d'un ressort plat 42 travaillant au flambage à la place d'un ressort à spires jointives travaillant en compression ou en traction permet également de diminuer l'encombrement en hauteur du carter 14, car, selon l'invention, la distance entre l'axe d'articulation de la noix 12 sur le carter 14 et le point de montage du ressort 42 sur la noix est deux fois plus faible que la distance entre cet axe d'articulation et le point de montage d'un ressort à spires jointives, pour une même force d'appui dans les deux cas. Le carter 14, qu'il soit réalisé en métal ou en matière plastique, peut également comprendre des nervures ou saillies propres à servir de butées au ressort plat 42 afin de limiter son flambage et modifier la forme de la courbe F de la figure 4. On peut ainsi déterminer une pression optimale de la raclette d'essuie-glace sur la surface à balayer en fonction des diverses positions prises par le bras au cours du balayage. Bien entendu, la forme de réalisation qui a été décrite et représentée n'est donnée qu'à titre d'exemple et l'on comprend que le ressort plat 42 peut être monté de toute façon appropriée entre la noix 12 et le carter 14 ou la tige 16, pour autant qu'il travaille au flambage en position de service. REVENDICATIONS 1. Bras d'essuie-glace, en particulier pour véhicule automobile, comprenant une pièce ou noix propre à être montée sur un arbre d'entraînement et qui est articulée autour d'un axe transversal sur une extrémité d'un carter solidaire d'une tige porte-raclette, et un ressort de rappel logé dans le carter et s'étendant entre ladite noix et ladite tige ou le carter, caractérisé en ce que le ressort est un ressort à lame dont les extrémités sont introduites dans des logements appropriés de la noix et du carter ou de la tige. 2. Bras selon la revendication 1, caractérisé en ce que le ressort travaille au flambage. 3. Bras selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le ressort est un ressort plat à configuration sensiblement parallélépipédique rectangle. 4. Bras selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'une extrémité du ressort est encastrée dans une rainure du carter ou de la tige, tandis que son autre extrémité pénètre dans une rainure de la noix à parois divergentes permettant le débattement angulaire de ladite lame. 5. Bras selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'extrémité de la lame logée dans la rainure de la noix et le fond de cette rainure sont arrondis. 6. Bras selon l'une des revendzcations précédentes, caractérisé en ce que le ressort est précontraint. 7. Bras selon lune des revendications précédentes, caractérisé en ce que le carter présente des nervures ou saillies propres à limiter la cambrure du ressort lors du fonctionnement de 1 'essuie-glace. 8. Bras selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est réalisé en métal ou en matière plastique.