La présente invention concerne un procédé pour le séchage et la combustion subsséquente de boues dans lequel la boue est séchée au moyen des gaz de fumée chauds produits au cours de sa combustion. Il est déjà coniu des procédés de séchage de boues dans lesquels la boue est séchée au moyen de gaz de fumée chauds d'un four à mazout ou à gaz et est, dans certains cas, fractionnée jusqu'à la finesse d'une poudre. Un inconvénient majeur de ces procédés connus réside dans la forte quantité de chaleur et, par suite, de combustible nécessaire à l'évaportion de l'eau de la boue et qui, même en cas de déshydratation mécanique préalable de la boue, entraîne des frais d'exploitation très élevés tant que des combustibles de haute valeur et, par conséquent, coûteux, comme par exemple du mazout ou du gaz, doivent être utilisés. D'autre part, il est connu des 3tallations de combustion, par exemple des fours à couche fluidisée ou fours de combustion à grille à plusieurs zones, dans lesquelles de la boue est brûlée et 11 eau de celle-ci est en même temps évaporée lors de la combustion.Dans ce cas, le niveau de température dans la chambre de combustion est conditionné par le fait que la combustion ne doit pas être interrompue, c'est-à-dire que, dans l'espace servant à la fois de chambre de combustion et de chambre d'évaporation, il doit toujours régner une température minimale d'environ 80000. De ce fait, les gaz d'échappement quittent le four cependant également à une température d'environ 60000, ce qui signifie une déperdition de chaleur considérable qui ne peut être réduite que si la chaleur des gaz d'échappement est mise à profit, c'est-à-dire utilisée par exemple pour le préchauffage de l'air de combustion ou pour la production de vapeur dans une chaudière de récupération.Outre le fait qu'il n'existe souvent pratiquement aucun besoin d'une telle utilisation de la chaleur, cela nécessite des dépenses considérables en appareillages. La présente invention a pour objet d'éviter les inconvénients cités. Le procédé suivant l'invention est caractérisé en ce que l'eau de la boue est complètenent évaporée en amont du poste de combustion, en utilisant directement ou indirectement la chaleur des gaz de fumée, et la partie séchée de la boue ain si obtenue à l'état chauffé est en même temps fractionnée jusqu'à la finesse d'une matière pulvérulente, en ce que la matière sèche pulvérulente de la boue est ensuite séparée des vapeurs issues du séchage, puis est amenée au poste de combustion au moyen d'une partie de l'air de combustion et y est brulée en amenant la partie restante de l'air de combustion et en ce que seulement une partie des vapeurs débarassées de la matière séchée pulvérulente est amenée au poste de combustion pour refroidir les gaz de fumée ou en tant qu'air de combustion, En outre, la présente invention se rapporte à une installation pour la mise en application du procédé, qui est caractérisée suivant la présente invention en ce qu'elle comprend un appareil combiné de séchage et de fractionnement de boue, un dépoussiéreur de vapeurs monté en aval de cet appareil et un four à matière pulvérulente relié au dépoussiéreur par l'intermédiaire d'un conduit de dérivation de vapeurs, ainsi qu'un conduit à air de combustion relié à un conduit d'évacua- tion de matière pulvérulente du dépoussiéreur de vapeurs. Deux exemples de réalisation de l'installation, qui illustrent le procédé suivant l'invention, sont représentés schématiquement aux dessins annexés sous forme de diagrammes représentant l'écoulement de la matière. La fig. 1 montre le schéma de fonctionnement d'une installation utilisant la chaleur des gaz de fumée directement pour sécher la boue. La fig. 2 représente le fonctionnement d'une installation utilisant la chaleur des gaz de fumée indirectement pour sécher la boue. Suivant la fig. 1, la #o#s à sécher et à brûler ensuite et fn#roduile d3 marlere continue, à I'aide d'un dispo oisif d'alimentation 1, dans lan appareil de séchage et de frac t ennement 2, par exemple un dispositif sécheur et broyeur. Pour conférer une consistance optimale à la matière introduite, on peut ajouter à celle-ci éventuellement, par l'intermédiaire d'un dispositif d'addition 3, une quantité correspondante de boue pulvérulente déjà séchée. Au contact des gaz de fumée qui, issus de la combustion de la boue, sont amenés par l'in termddiaire d'un conduit-4 et utilisés en tant que gaz de séchage, l'eau de la boue est complètement évaporée en un temps très court, par exemple en l'espace de quelques secondes, dans l'appareil sécheur et broyeur 2, la matière en même temps broyée étant, lors de cette évaporation, chauffée à une température comprise entre environ 60 et 1000 G. la matière à présent pulvérulente quitte, avec les gaz de séchage ou "vapeurs", qui ne sont que légèrement plus chauds, le dispositif sécheur 2 par l'intermédiaire d'un conduit 5 et est séparée des vapeurs dans un cyclone 5 monté en aval. Il existe toujours une légère différence entre la température des vapeurs sortant du dispositif sécheur 2 et celle de la matière séchée quittant celui-ci également. le courant de vapeurs sort du cyclone 6 en un endroit 7 et est divisé, après tassage par une soufflerie à vapeurs 8, en deux courants partiels de vapeurs 9 et 10. le courant partiel de vapeurs normalement le plus important 9 est amené en tant que gaz de refroidissement, par l'intermédiaire d'un conduit 11, à un four 12 pour la combustion de la matière sèche pulvérulente de la boue, et est mélangé dans ce four avec les gaz de fumée ch chauds issus de la combustion de la boue, qui se trouvent à une température d'environ b500C, en vue de refroidir ceux-ei, de façon à produire un gaz de séchage présentant une température relativement réduite de 6000C au maximum (dans la plupart des cas, la température du gaz utilisé pour le séchage de la boue se situera au-dessous de 5000C), lequel gaz de séchage est amené d'abord, par l'intermédiaire d'un conduit 12a, à un cyclone 13 en vue de son dépoussiérage et est ensuite, après avoir ainsi été épuré, introduit dans le dispositif sécheur 2 par l'intermédiaire d'un conduit de gaz 14 et du conduit 4 raccordé à celui-ci. Dans le cyclone 13, une grande partie des cendres issues du four à matière pulvérulente 12 est séparée du mélange de gaz de fumée et de vapeurs à utiliser en tant que gaz de séchage et est évacuée par l'intermédiaire d'un conduit d'évacuation de cendres 15 ainsi que d'un conduit 16. La matière sèche pulvérulente produite dans le dispositif sécheur 2 est brûlée dans le four à matière pulvérulente 12. l'air de combustion total à prévoir à cette fin est amené au four 12 par une soufflerie à air frais 17, par l'intermédiaire d'un conduit d'amenée 18 et de deux conduits air 19 et 20, l'ensemble de cet air étant divisé en un courant d'air primaire et un courant d'air secondaire et étant réglé de telle façon au moyen d'organes régulateurs 21 et 22 qu'il s'établisse, enotenant compte de toutes les pertes dans la chambre de combustion du four 12, une température de gaz de fumée d'au moins 85000 qui assure, d'une part, une combustion correcte de la matière séchée pulvérulente et, d'autre part, une désodorisation satisfaisante par brûlage des matières volatiles odorantes éventuellement produites lors de la combustion de la matière sèche de la boue. La matière sèche devant éventuellement être ajoutée, par l'intermUdiaire du dispositif d'adjonction 3, pour obtenir une consistance optimale de la matière à introduire dans le dispositif sécheur 2 n'entre pas dans le bilan quantitatif ou thermique puisque cette matière sèche ajoutée a la matière d'alimentation et recyclée par rapport au dispositif sécheur 2 et au cyclone 6 reste en continu dans le circuit, La matière sèche pulvérulente à brûler est introduite, par l'intermédiaire d'un dispositif transporteur 23, dans le conduit d'air primaire 19 et, par l'intermédiaire de celui-ci, dans le four à matière pulvérulente 12. le plus petit courant partiel de vapeurs 10, obtenu par la division du courant de vapeurs en deux courants partiels 9 et 10, est amené, par l'intermédiaire d'un conduit 24, à un filtre dépoussiéreur 25, puis est épuré dans celui-ci et en général soufflé dans l'atmophère libre. En cas de besoin, ce courant partiel 10 peut cependant, après son dépoussiérage, être dirigé par l'intermédiaire d'une soufflerie 26 à travers un dispositif de désodorisation 27 avant d'être soufflé dans l'atmosphère libre par l'intermédiaire d'un conduit d'évacuation par soufflage 28. La poussière séparée du courant partiel de vapeurs 10 dans le filtre dépoussiéreur 25 quitte le filtre 25 par la sortie de poussière 25a et est évacuée par l'intermédiaire du conduit à cendres et à matière pulvérulente 16. Un conduit de dérivation réglable 29 relie le conduit de gaz de séchage 14, en contournant le dispositif sécheur 2, directement au conduit 24 pour le plus petit courant partiel de vapeurs 10, de sorte qu'une partie du gaz de séchage peut être réunie avec le courant partiel de vapeurs 10, ensuite être épurée avec ce dernier dans le filtre dépoussiéreur 25, puje, en cas de besoin, être désodorisée dans le dispositif de désodorisation 27 et être évacuée par soufflage dans l'atmosphère libre par l'intermédiaire du conduit de gaz d'échappement 28.Au moyen d'un organe régulateur et obturateur 30 dans le conduit de dérivation 29 et d'un organe régulateur 31 dans le conduit de gaz de séchage 4, les quantités proportionnelles du gaz de séchage utilisé effectivement pour sécher la boue dans le dispositif sécheur 2, d'une part, et du gaz de séchage évacué par soufflage dans l'atmosphère libre conjointement avec le plus petit courant partiel de vapeurs 10, d'autre part, peuvent être régulées. le conduit de dérivation réglable 29 sert à adapter le processus de séchage de boue dans l'appareil sécheur et broyeur 2 à des situations de fonctionnement dans lesquelles l'ensemble de la quantité de matière sèche obtenue dans le dispositif sécheur 2 doit être brûlé dans le four à matière pulvérulente 12. En effet, dans ce cas, il est possible, en fonction de la valeur calorifique de la matière sèche et de la teneur en eau de la matière d'alimentation, qu'il se pro duise dans le four à matière pulvérulente 12 une quantité de gaz de fumée supérieure à celle nécessaire en tant que gaz de séchage pour le dispositif sécheur 2.Dans de tels cas, la partie excédentaire du gaz de séchage est réunie, par l'intermédiaire du conduit de dérivation 29 réglé de manière correspondante, directement avec le plus petit courant partiel de vapeurs 10 à souffler vers l'extérieur dans chaque cas et est, après dépoussiérage dans le filtre 25 et désodorisation éventuelle dans le dispositif désodorisateur 27, évacuée dans l'atmosphère libre. Si, par contre, de la matière sèche non brûlée peut être délivrée à-l'extérieur de l'installation, c'est-à-dire être utilisée, par exemple, en tant que succédané d'engrais ou d'amendement, alors il n'est brûlé dans le four à matière pulvérulente 12 naturellement qu' autant de matière sèche obtenue dans l'appareil sécheur et broyeur 2 qu'il n'en est nécessaire, en tant que gaz de séchage, pour sécher la boue dans le dispositif sécheur 2, auquel cas 1' organe régulateur et obturateur 30 du conduit de dérivation 29 est fermé. Dans ce cas, la quantité partielle à délivrer de la matière sèche non brûlée est évacuée de l'installation par l'intermédiaire d'un dispositif de sortie 32 et délivrée vers l'extérieur. le conduit de dérivation 29 est également fermé ou tout à fait inexistant dans un autre cas, à savoir lorsque la chaleur produite lors de la combustion de la matière sèche dans le four à matière pulvérulente 12 ne suffit pas pour sécher la matière d'alimentation dans le dispositif sécheur 2, c'est-à-dire pour évaporer entièrement sa teneur en eau, et lorsque, pour cette raison, un combustible additionnel, comme par exemple du mazout ou du gaz, amené par l'intermédiaire d'un conduit de combustible 33 est brûlé également dans le four à matière pulvérulente 12. les deux courants partiels de vapeurs 9 et 10 peuvent être régulés par des organes régulateurs lia, 24a prévus dans les conduits de vapeurs 11 et 24. les dispositifs d'alimentation, d'addition, de transport et d'évacuation 1, 3, 23 et 32 pour la matière sèche pulvérulente peuvent être réalisés par exemple sous la forme de transporteurs à vis à vitesse de rotation réglable, comme indiqué symboliquement à la fig. 1, par des lignes hélicoïdales. Grâce à la récupération d'une partie importante des vapeurs en tant qu'air de refroidissement destiné à refroidir les gaz de fumée du four à matière pulvérulente 12, les pertes de gaz d'échappement de l'installation deviennent très faibles et, par suite, le rendement thermique de celle-ci très élevé bien que le séchage de la boue dans le dispositif sécheur 2 se déroule- à des températures relativement basses. La quantité de gaz d'échappement correspond à la quantité de gaz de fumée, produite lors de la eombustion de la matière sèche avec de l'air frais, augmenté de la vapeur d'eau dégagée lors de l'évaporation de l'eau de boue dans le dispositif sécheur 2. ta quantité minima'e )air frais est déterminée par le plus petit excédent d'air qui est nécessaire à la combustion de la matière sèche dans le four à matière pulvérulente 12. L'appareil de séchage et de fractionnement 2 pourrait, par exemple, être constitué par un broyeur à marteaux dans lequel des marteaux rotatifs frappent la matière contre des saillies stationnaires, l'espace de fractionnement fermé de toutes parts de mani-ère étanche aux gaz étant parcouru par les gaz de séchage chauds dans le même sens que la matière à sécher. Pour fractionner et sécher la boue, on pourrait également utiliser l'appareil connu sous le nom de "cyclo-sécheur" dans lequel la ratière à sécher est centrifugée au moyen d'un gaz chaud et est ainsi fractionnée et séchée. La température relativement basse du gaz de séchage, qui, dans la plupart des cas, est inférieure à 50000 et au maximum 60000, la courte durée de séjour et le chauffage, limité ainsi à une température d'environ 10000, de la matière ont pour effet qu'il ne se produit pratiquement pas d'odeur puisque des substances volatiles ne sont pas dégagées. C'est pourquoi, en général, une désodorisation des vapeurs n'est pas nécessaire. Cependant, dans les cas où une désodorisation des vapeurs est désirable, une combustion catalytique peut, par exemple, être prévue derrière le filtre dépoussiéreur 25. Le niveau de température de 300 à 40000 nécessaire à une telle combustion peut etre obtenu avec une quantité relativement faible de combustible additionnel, par exemple du mazout ou du gaz, puisque la quantité de gaz d'échappement à désodoriser n'est également que relativement faible. Cette quantité de combustible additionnel peut encore être réduite lorsque, au moyen d'un échangeur de chaleur habituellement utilisé en cas de combustions catalytiques, une grande partie de la chaleur notable du gaz sortant est transmise au gaz entrant. Pour ce cas éventuel d'une désodorisation des vapeurs, il est prévu le dispositif de désodorisation déjà cité 27 auquel le combustible additionnel à utiliser pour la combustion catalytique est amené par l'intermédiaire d'un conduit de combustible 34. La fig. 2 qui représente à nouveau schématiquement le fonctionnement d'une installation dans laquelle la chaleur des gaz de fumée est utilisée indirectement pour sécher la boue, des éléments identiques à ceux représentés à la fig. 1 sont désignés par les mêmes chiffres que dans cette dernière. Contrairement à l'installation de la fig. dans laquelle la chaleur des gaz de fumée est utilisée directement pour sécher la boue, dans le cas de la fig. 2, tous les gaz de fumée qui quittent l'installation passent d'abord à une température relativement élevée d'environ 850OC à travers la chambre de combustion du four a altière pulvérente 12 et transmettent alors leur chaleur notable dans un échangeur de chaleur 102 aux gaz-de séchage cui sont constitués par un ré- lange de vapeurs et d'air fils. Je ce 2- t, d'une #art, les gaz de fumée, après leur passage par la chambre de combustion, ne viennent plus en contact avec la boue et, d'autre part, les gaz de séchage, qui sèchent#la boue, ne contiennent ni gaz de fumée ni cendres. Par conséquent, dans l'installation de la fig. 2, d'une part, une sortie de substances malodorantes dans l'atmosphère libre est exclue dans tous les cas, même sans utilisation d'un dispositif désodorisateur (voir 27 de la fig. 1) prévu en amont de la sortie des gaz de fumée et, d'autre part, cette forme de réalisation du procédé etjou de l'ins- tallation suivant la fig. 2 est recommandable surtout lorsqu'il s'agit d'installations dans lesquelles la matière sèche non brûlée et délivrée est destinée à être utilisée par exemple en tant que fourrage et ne doit, par consé?uent, pas venir en contact avec des produits de combustion, c'est-à-dire des gaz de fumée et/ou des cendres. Comme dans le cas de l'installation de la fig. 1, la boue, zven'uellement après mélange en retour de matière sèche par l'intermédiaire du dispositif d'addition 3, est introduite en continu tar l'intermédiaire du dispositif d'alimentation I dans l'appareil sécneur et broyeur 2 et l'eau contenue dans la boue est évaporée complètement, en l'espace de quelques secondes, à l'intérieur de cet appareil, après quoi la matière séchée en forme de poudre-est à nouveau séparée dans le cyclone 6 monté en aval. Ici aussi, le courant de vapeurs aspiré à partir du cyclone 6 par la soufflerie à vapeurs 8 est divisé en deux courants partiels 9- et 10 dont le premier est ici aussi amené au four à matière pulvérulente 12.Cependant, dans le présent cas, le courant partiel de vapeurs 9 n'est pas utilisé, comme dans l'installation de la fig. 1, en tant que gaz de refroidissement pour refroidir les gaz de combustion chaux dans le four à matière pulvérulente 12 mais sert en tant qu'air de combustion qui est amené par l'in termédiaire d'un oonduit 100 au four 12.L'autre courant partiel de vapeurs 10 reste, également à la différence de l'ins- tallation de la fig. 1 (où il est soufflé dans l'atmosphère libre), dans le circuit de séchage et est amené, par l'intermédiaire d'un conduit 101, à un échangeur de chaleur 102, après avoir encore été mélangé avec de l'air frais provenant de la soufflerIe à air frais 17 et introduit, en un endroit 101a, dans le conduit à vapeurs 101 par l'intermédiaire d'un conduit de dérivation 104 relié au conduit d'alimentation 18 de la soufflerie 17.Dans l'échangeur de chaleur 102, le mélange de vapeurs et d'air frais est chauffé à une température de 6000C au maximum par les gaz de fumée chauds qui, provenant du four 12 et dirigés à contrecourant de ce mélange, sont amenés par l'intermédiaire d'un conduit à gaz de fumée 103 à l'échangeur de chaleur à une température d'environ 8500C, ce chauffage du mélange de vapeurs et d'air frais s'accompagnant d'un refroidissement correspondant# de ces gaz de fumée.Ensuite, le courant partiel de vapeurs 10 ainsi chauffé est dirigé par l'intermédiaire d'un conduit à vapeurs 105 dans l'appareil sécheur et-broyeur 2 dans lequel il est à nouveau utilisé en tant que gaz de séchage pour l'évaporation complète de l'eau de la boue, tandis que les gaz de fumée refroidis sont dirigés par lrintermédiaire d'un conduit 106 vers le filtre dépoussiéreur 25 et sont soufflés par ce dernier, éventuellement à l'aide d'un ventilateur à tirage par aspiration, dans l'atmosphère libre par l'intermédiaire du conduit à gaz d'échappement 28.Dans l'installation de la fig. 2, comme dans celle de la fig. 1, la matière sèche pulvérulente à brûler est introduite par l'intermédiaire au dispositif transporteur 23 dans le conduit à air frais 19 et par l'intermédiaire de celui-ci dans le four à matière pulvérulente 12, alors que la partie de la matière sèche à délivrer, par exemple en tant que fourrage, est évacuée de l'installation par l'intermédiaire du dispositif d'évacuation 32. le procédé de séchage et de combustion expliqué cidessus à l'aide des fig. 1 et 2 est fondé sur les considéra- tions de principe suivantes. La matière sèche pulvérulente obtenue à partir de la boue, qu'il s'agisse d'une boue traitée à l'état humide ou préalablement déshydratée mécaniquement, et ensuite séparée des gaz de séchage ou vapeurs constitue en premier lieu un combustible dont la valeur calorifique peut, par exemple, dans le cas de boues municipales suivant le type de boue à sécher, varier dans les limites suivantes Matière à sécher Valeur calorifique Hu en kcal/kg de matière sèche Sapropèle avec des préci pitantsflio'rgauiques environ 1 500 kcal/kg Sapropèle avec des précipitants organiques environ 2 000 kcal.kg Boue franche avec des précipitants organiques environ 3 000 kcal/kg Ces valeurs calorifiques suffisent, en règle générale, à permettre à la matière sèche pulvérulente d'être brûlée dtelle-même, c'est-à-dire sans l'aide d'un combustible additionnel de haute valeur, de manière autonome dans un four à matière pulvérulente. les gaz de fumée ainsi produits sont à présent utilisés, soit directement, soit indirectement, pour sécher la boue. Dans ces conditions, la chaleur contenue dans les gaz de fumée issus de la combustion de la matière sèche suffit normalement, lorsqu'il s'agit de boue sapropélique, à sécher des tourteaux de boue présentant une teneur en eau d'environ 50 à 60 %.Dans le cas de boue fraîche, grâce à la valeur calorifique plus élevée de sa matière sèche, cette limite se trouve accrue en conséquence et se situe à peu près à un niveau de 70 à 75 % de teneur en eau. les teneurs en eau cite des tourteaux de boue correspondent senslblement ì une déhydratation effectuée au moyen de filtres-presses jusqu'à obtention dune teneur en eau de 50 à 60%,à ou au moyen de filtres a vide, de presses à tamis sans fin ou de centrifugeuses jusqu'à obtention d'une teneur en eau de 70 à 75 %, et cela chaque fois avec conditionnement chimique.Si, cependant, la teneur en eau des tourteaux de boue ou de la boue à sécher est plus importante, il faut briller supplémentairement une quantité correspondante d'un combustible additionnel sous forme de mazout, gaz etc. Si, par contre, lors de la combustion de la matière sèche, il se dégage une quantité de chaleur supérieure à celle nécessaire pour sécher la boue ou les tourteaux de boue, une partie correspondante de la matière sèche peut, dans certaines conditions, être délivrée ou vendue en tant qu'amendement, succédané d'engrais ou matière de base organique pour engrais à humus. les gaz de combustion chauds produits dans le four à matière pulvérulente peuvent à présent ou bien être utilisés directement pour sécher la boue, comte indiqué à la fig. 1, ou bien transmettent, par utilisation indirecte de la chaleur, leur chaleur notable dans un échangeur de chaleur d'abord à un gaz de séchage, de préférence aux vapeurs résultant du séchage de la boue, qui servent alors, après avoir été ainsi chauffées, à leur tour de caloporteur intermédiaire et sont utilisées ensuite en tant que tel pour sécher la boue, comme représenté à la fig. 2. A la différence des fig. 1 et 2, il serait également possible, pour transporter la matière pulvérulente dans le four 12, de prévoir une soufflerie séparée, par exemple une soufflerie à pistons rotatifs, l'air transporteur étant utilise en tant que partie de l'air de combustion et la quantité d'air restante étant fournie par d'autres souffleries. Au lieu de prévoir dans l'installation suivant la fig. 1 deux conduits d'air de combustion 19 et 20 pour l'air primaire et l'air secondaire, le four 12 pourrait, en utilisant une ou plusieurs souffleries, également être alimenté en air primaire, secondaire et tertiaire, ce qui est également le cas pour l'installation de la fig. 2. Au lieu de raccorder, dans l'installation de la fig. 1, le conduit 24, prévu pour les vapeurs excédentaires à souffler dans l'atmosphère libre, derrière la soufflerie à vapeurs 8 au conduit à vapeur il reliant le cyclone 6 au four 12, le conduit prévu pour les vapeurs excédentaires pourrait également déjà être raccordé au conduit Il en amont de la soufflerie à vapeur 8, comme indiqué à la fig. t par la ligne en pointillé 24b. Dans ce cas, les vapeurs excédentaires sont également aspirées à travers le conduit 24 par la soufflerie 26. XEVlD12DICATIOliS 1 - Procédé pour le séchage et la combustion subséquente de boue dans lequel la boue est séchée en amont du four 12 en utilisant indirectement la chaleur de combustion de la boue et au moyen d'un milieu de séchage gazeux chauffé par les gaz de combustion de la boue, la partie sèche de la boue obtenue étant alors réduite en poussière qui est ensuite séparée des vapeurs, produites par le séchage de la boue, et amenée dans le four 12 pour y être brûlée en ajoutant de l'air de combustion, caractérisé en ce que l'eau de la boue est complètement évaporée en une seule opération au moyen d'une partie 10 des vapeurs produites lors du séchage des boues et chauffées par les gaz de combustion de la boue, la partie sèche chauffée ainsi obtenue à partir de la boue est en même temps fractionnée et réduite en poussière, en ce qu'au moins une partie de la matière sèche pulvérulente et séparée des vapeurs est acheminée vers le four 12 au moyen d'une partie 9 de l'air de combustion utilisée comme air porteur et en ce que la partie 10 des vapeurs utilisée à l'évaporation de l'eau de la boue est d'abord additionnée à de l'air frais et maintenue en circulation permanente dans un circuit de séchage fermé 101, 105, 2, 5, 6, 7, 8, 101a et évitant le poste de combustion 12, ce mélange d'air et de vapeur étant chauffé en amont du poste de séchage 2 des boues par les gaz de combustion chauds des boues et est ensuite utilisé comme gaz de séchage pour la boue, tandis que la partie résiduelle 9 des vapeurs est amenée au four 12 en tant qu'air de combustion 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est additionné à la matière sèche et pulvérulente, en vue de sa combustion au moyen de l'air frais qui lui est fourni, conjointement avec la partie résiduelle 9 des vapeurs amenées à la matière en tant qu'air de combustion, suffisamment d'air de combustion supplémentaire pour qu'on puisse atteindre et maintenir dans la zone de combustion 12 au moins une température de 850 C. 3 - Procédé suivant. l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la partie 10 des vapeurs, utilisée en tant que gaz de séchage, est amenée à la boue à sécher à une température ne dépassant pas 6000C, 4 - Procédé suivant l'une dès revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il est ajouté à la boue, avant son séchage et en vue de la maintenir à une consistance uniforme pendant leprocessus de séchage, une quantité correspondante de la matière sèche pulvérulente séparée de la partie 10 des vapeurs utilisées en tant que gaz de séchage. 5 ~ Procédé suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la partie excédentaire de la matière sèche, disponible en plus de la quantité de matière sèche à brûler et nécessaire du point de vue thermique pour le séchage de la boue, est évacuée à l'état non brûlé, puis stockée et pasteurisée à une température située entre 60 et 10000, dans un récipient isolé thermiquement et cet excédent est utilisé en tant qu'amendement, succédané d'engrais ou matière première organique pour engrais à humus ou bien en tant que nourriture pour animaux. 6 - Procédé suivant l'une des revendications 1 å 4, caractérisé en ce que pour obtenir la chaleur pour le séchage de la boue un combustible additionnel, par exemple, du mazout ou du gaz, est amené au four 12 et brûlé en même temps. 7 - Installation pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce qu'elle comprend un seul appareil combiné de séchage et de fractionnement de boue 2, un dépoussiéreur de vapeur 6 monté en aval et relié à un four de matière pulvérulente 12 par l'intermédiaire d'un conduit de dérivation 100 pour la partie 9 des vapeurs utilisées en tant qu'air de combustion, en ce qu'un conduit d'air de combustion 19, servant de conduit d'air porteur pour le transport de la poussière de boue et conduisant au four de matière pulvérulente 12, est raccordé à un conduit d'évacuation de matière pulvérulente 23 du dépoussiéreur de vapeurs 6, en ce que le four de matière pulvérulente 12 est relié par l'i- termédiaire d'un conduit de gaz~de combustion 103 au coté primaire d'un échangeur de chaleur 102 è partir duquel un conduit de gaz de fumée 106 amène les gaz, par l'intermédiaire d'un filtre dépoussiéreur 25 dans l'atmosphère, tandis que le coté secondaire de l'échangeur de chaleur 102 est inséré dans un circuit fermé de séchage 101, 105, 2, 6, 8, 101as faisant passer une partie 10 des vapeurs utilisées à l'évaporation de l'eau de boue à travers l'appareil de séchage et de fractionnement de boue 2 et le dépoussiéreur de vapeurs .6, ce circuit étant relié par l'intermédiaire d'un conduit de dérivation de vapeurs 101 au conduit de vapeurs 100 menant du dépoussiéreur 6 au four de matière pulvérulente 12, et en ce qu'un conduit d'air frais 104#est dérivé du conduit d'air de combustion 19, raccordé à une soufflerie d'air frais 17, et est branché sur le circuit fermé de séchage 101, 105, 2, 6, 8, 101a, en un endroit 101a se trouvant en amont de l'échangeur de chaleur 102. 8 - Installation suivant la revendication 7, caractérisée en ce que des dispositifs mélangeurs en retour 3 et d'évacuation 32 pour la matière sèche pulvérulente sont raccordés au dépoussiéreur de vapeurs 6. 9 - Installation suivant l'une des revendications 7 et 8, caractérisée en ce qu'un conduit d'amenée 33 pour un combustible additionnel est relié au four de matière pulvérulente 12. 10 - Installation suivant l'une des revendications 7 à 9, caractérisée en ce qu'il est monté en aval du dépoussiéreur de vapeurs 6 une soufflerie à vapeurs 8 qui est placée en amont de l'endroit de bifurcation des deux conduits de dérivation IGO, 101 pour les deux courants partiels de vapeurs 9 et 10.