Il-est connu, en pharmacie, d'opérer un micro-enrobage, ou un micro-encapsulage, avec des principes actifs, soit en poudre, soit liquides, mais actifs à faible dosage, auquel cas ils sont préalablement éteints dans une poudre inerte. Il est également connu, par exemple dans une cartouche de ehasse, de remplacer les plombs par du gros sel. Il est encore connu de remplacer les cartouches d'un fusil par une seringue-fléchette contenant un hypnotique à l'état de solution, cette seringue-fléchette étant utilisée pour endormir à distance un fauve; cette méthode fait appel à une force de propulsion importante, pour atteindre à grande distance des fauves, ayant en outre un cuir épais; appliquée à l'homme, elle serait dangereuse. La présente invention a pour objet un procédé d'autodéfense contre un agresseur au moyen d'une arme classique, fusil, pistolet ou révolver, et de projectiles logés ou non dans des cartouches suivant que leur propulsion est obtenue au moyen d'une charge de poudre ou bien au moyen d'air comprimé ou de gaz carbonique sous pression, ces projectiles contenant un soporifique, caractérisé en ce que l'on utilise des projectiles ayant pour effet d'endormir quasi-immédiatement l'agresseur sans le blesser, ces projectiles étant des granules d'une substance soporifique produisant un endormissement quasi-immédiat, ces granules étant enrobés d'une substance hydrosoluble et non toxique et étant mis en présence d'un desséchant logé dans la cartouche ou dans le magasin de l'arme. L'invention concerne également, pour la mise en oeuvre de ce procédé, une arme d'autodéfense constituée d'une arme classique, j fusil, pistolet ou révolver et de projectiles logés ou non dans des cartouches suivant que leur propulsion est obtenue au moyen d'une charge de poudre ou bien au moyen d'air comprimé ou de gaz carbonique sous pression, ces projectiles contenant un soporifique, caractérisée en ce que les projectiles sont des granules d'une substance soporifique produisant un endormissement quasi-immédiat, ces granules étant enrobés d'une substance hydrosoluble et non toxique et étant mis en présence d'un desséchant logé dans la cartouche, par exemple à la place de la bourre, ou dans le magasin de l'arme.Le desséchant peut entre le gel de.silice, l'alumine ou tout autre desséchant sous forme de pastille habituellement utilisé en pharmacie. En effet, on est contraint, pour une action rapide, de faire appel à un produit d'enrobage des granules immédiatement hydrosoluble, mais ce produit, en l'absence de desséchant, risque de s'agglomérer au cours de la conservation, laquelle conservation doit répondre aux normes du Ministère de la Santé, la substance active des granules étant toxique. Le produit d'enrobage doit être lui-même non toxique et assez dur pour résister à la force de propulsion. On peut citer le sel, les sucres et toute substance non toxique, ou pouvant avoir aussi un effet dtendormissement, et susceptible de former un enrobage dur des granules. La substance produisant l'endormissement peut être un narcotique ou un somnifère. Elle est de préférence un anesthésique puissant choisi parmi ceux utilisés en chirurgie par voie injectable; on peut citer le pentobarbital et ses sels, notamment son sel de sodium. Les granules préparés avec l'anesthésique auront un diamètre en rapport avec celui du canon de l'arme employée; les granules seront évidemment plus petits dans le cas d'un pistolet ou d'un révolver que dans celui d'un fusil; il existe, par exemple, des cartouches de 12 ou 16 pour les fusils de chasse et des pistolets 6,35; 7,65; 8; 9 etc... Il convient d'assurer la meilleure répartition des granules pour atteindre le plus de vaisseaux possible. La granulation est également calculée en fonction de la force de propulsion, qui fait appel à des poudres différentes et qui doit être telle- que la portée moyenne reste située à environ 15 mètres, en assurant une pénétration sous cutanée à travers les vetements, mais sans prendre le risque d'une blessure plus grave lésant des organes internes.La dureté de l'enrobage variera aussi en fonction de la force de propulsion. La dimension des granules et l'épaisseur et la nature de l'enrobage doivent donc être calculées ou être déterminées expérimentalement pour chaque type d'arme, et pour chaque type de poudre, ou pour une propulsion satisfaisante par air comprimé ou gaz carbonique sous pression; un rapport optimum doit autre trouvé entre le diamètre des granules, la dureté de l'enrobage et la force de propulsion, pour que le but recherché soit atteint, à savoir une pénétration seulement sous-cutanée des granules à une distance d'environ 15 mètres. Une charge de poudre donne la propulsion la plus violente et l'air comprimé la propulsion la moins forte.A une propulsion violente correspondront un plus gros diamètre des granules et une plus grande dureté de 1 'enrobage A titre d'exemple, une cartouche de chasse de 16, contenant de la poudre noire, en contiendra deux fois moins qu'avec une chevrotine, le granule projectile ayant sensiblement le mgme format que la chevrotine, mais contenant seulement 10 mg de pentobartital, l'enrobage alors robuste constituant le reste. Il convient de signaler un avantage particulier du procédé d'autodéfense suivant l'invention, lorsque le soporifique utilisé est aussi ce que l'on appelle un "sérum de vérité", comme par exemple le penthotal de sodium. Dans ce cas, non seulement on conduit l'agresseur au sommeil, mais encore, pendant son sommeil, on peut lui demander aisément des renseignements utiles pour la police (idene titi, domicile etc.) sur lui-meme et sur ses éventuels complices, susceptibles de s'être enfuis précipitamment, en voiture par exemple. L'invention a donc aussi pour objet un procédé-d'autodéfense tel que défini plus haut et caractérisé en ce que l'on utilise des projectiles contenant comme substance soporifique un produit dénommé sérum de vérité, ce qui permet d'obtenir de l'agresseur endormi des renseignements utiles pour la police sur lui-même et sur ses éventuels complices. L'invention concerne encore des projectiles perfectionnés destinés à mieux pénétrer les vêtements et les canaux sanguins secondaires de l'agresseur visé. A cet effet, les granules sont remplacés par des comprimés très petits, d'une dureté et, par conséquent, d'une densité contrôlables par la force de compression utilisée, ces comprimés ayant en outre une forme présentant des arêtes et des pointes, au lieu d' avoir la forme classique d'un disque. On peut choisir par exemple une forme en étoile, prismatique, pyramidale ou similaire. les arêtes et les pointes, qui tranchent et qui percent, jointes à la dureté convenablement réglée du comprimé, facilitent la pénétration du projectile. Pour fabriquer les comprimés, on peut mêler le produit actif (par exemple pentobarbital ou penthotal de sodium), intimement et avant compression, à un produit hydrosoluble (par exemple sucre), la proportion des deux substances dépendant du type de propulsion utilisé et de la distance de tir prévue. On fabrique ensuite les comprimés, la force de compression pouvant être réglée à volonté pour l'obtention de densités pouvant varier de 1 à 2, par exemple, la dureté et par conséquent la densité choisies étant fonction des diverses distances moyennes de tir envisagées. On a ainsi une possibilité de mise en forme galénique très rigoureusement adaptable aux conditions d'emploi de l'arme d'autodéfense et, notamment, aux distances de tir considérées, les paramètres réglables étant la quantité de l'excipient hydrosoluble, la dureté du mini-comprimé, soit la force de compression utilisée, et la forme du mini-comprimé (en étoile, prismatique etc..). La présente invention vise donc en outre un procédé de dé fense contre un agresseur au moyen d'une arme classique avec laquelle on utilise comme projectiles lesdits mini-comprimés, et elle vise également une arme d'autodéfense constituée d'une arme classi que et de projectiles qui sont lesdits mini-comprimés. Des modifications de détail du domaine des équivalents techniques peuvent être apportées à l'invention, sans que l'on s'écarte pour cela de son domaine. - REVEMDICATIONS 1.- Procédé d'autodéfense contre un agresseur au moyen d'une arme classique, fusil, pistolet ou révolver, et de projectiles logés ou non dans des cartouches suivant que leur propulsion est obtenue au moyen d'une charge de poudre ou bien moyen d'air comprimé ou de gaz carbonique sous pression, ces projectiles contenant un soporifique, caractérisé en ce que l'on utilise des projectiles ayant pour effet d'endormir quasi-immédiatement l'agresseur sans le blesser, ces projectiles étant des granules d'une substance soporifique produisant un endormissement quasi-immédiat, ces granules étant enrobés d'une substance hydrosoluble et non toxique et étant mis en présence d'un desséchant logé dans la cartouche ou dans le magasin de l'arme. 2.- Arme d'autodéfense constituée d'une arme classique, fusil, pistolet ou révolver, et de projectiles logés ou non dans des cartouches suivant que leur propulsion est obtenue au moyen d'une charge de poudre ou bien au moyen d'air comprimé ou de gaz carbonique sous pression, ces projectiles contenant un soporifique, caractérisée en ce que les projectiles sont des granules d'une substance soporifique produisant un endormissement quasi-immédiat, ces granules étant enrobés d'une substance hydrosoluble et non toxique et étant mis en présence d'un desséchant logé dans la cartouche ou dans le magasin de l'arme. 3.- Arme d'autodéfense suivant la revendication 2, caractérisée en ce que la dimension desdits granules est fonction du type de l'arme et du type de l'agent de propulsion des granules et en ce que la nature, l'épaisseur et par suite la dureté de l'enrobage sont fonction du type dudit agent de propulsion. 4.- Arme d'autodéfense suivant la revendication 2 ou 3, caractérisée en ce que le soporifique est un narcotique, ou un somnifère, ou un anesthésique puissant choisi parmi ceux utilisés en chirurgie par voie injectable. 5.- Arme d'autodéfense suivant la revendication 4, caractérisée en ce que ledit anesthésique est le pentobarbital ou l'un de ses sels. 6.- Arme d'autodéfense suivant l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisée en ce que le soporifique est un produit dénommé sérum de vérité, tel que le penthotal de sodium. 7.- Arme d'autodéfense suivant l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisée en ce que la substance hydrosoluble d'enrobage des granules de substance soporifique est le sel, ou un sucre, ou toute substance non toxique, ou pouvant avoir aussi un effet d'endormissement, et susceptible'de former un enrobage dur des granules. 8.- Arme d'autodéfense suivant l'une quelconque des revendications 2 à 7, caractérisée en ce que le desséchant est le gel de silice, ou l'alumine, ou tout autre desséchant sous forme de pastille habituellement utilisé en pharmacie. 9.- Procédé d'autodéfense suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'on utilise des projectiles contenant comme substance soporifique un produit dénommé sérum de vérité, ce qui permet d'obtenir de l'agresseur endormi des renseignements utiles pour la police sur lui-m8me et sur ses éventuels complices. 10.- Procédé d'autodéfense suivant la revendication 1 ou 9, caractérisé en ce que lesdits projectiles sont des microcomprimés, d'une dureté et par conséquent d'une densité contrôlables par la force de compression utilisée, ces comprimés ayant en outre une forme présentant des arêtes et des pointes, de tels projectiles étant destinés à mieux pénétrer les vêtements et les canaux sanguins secondaires de l'agresseur visé. 11.- Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce qu'en fonction des distances de tir envisagées, on règle les proportions de la substance sop rifique et de la substance hydrosoluble ainsi que la force de compression pour la fabrication des mini-comprimes, et on choisit en conséquence la forme de ceux-ci. 12.- Procédé suivant la revendication 10 ou 11, carac térisé en ce que l'on donne au mini-comprimé une forme en étoile, ou prismatique, ou pyramidale. 13.- Arme d'autodéfense suivant l'une quelconque des revendications 2 à 8, caractérisée en ce que lesdits projectiles sont des mini-comprimés ayant une forme présentant des arêtes et des pointes, la dureté et la forme des mini-comprimés étant choisies pour que les projectiles pénètrent aisément les vêtements et les canaux sanguins secondaires de l'agresseur visé. 14.- Arme d'autodéfense suivant la revendication 13, caractérisée en ce que les mini-comprimés ont une densité variant de 1 à 2. 15.- Arme d'autodéfense suivant la revendication 13 ou 14, caractérisée en ce que les mini-com,primés ont une forme en étoile, ou prismatique, ou pyramidale.