La présente invention concerne d'une part un dispositif de confection d'un panneau composé de plaques, notamment de carreaux de céramique, reliées latéralement entre elles par jointoyage, ce dispositif comportant une chambre à vide sur laquelle est disposée une grille constituée en une matière élastiquement souple, dont le quadrillage a des dimensions adaptées à celles des carreaux et dans les intervalles de laquelle débouchent des percées ménagées dans la paroi de la chambre à vide. L'invention concerne d'autre part un procédé de mise en oeuvre d'un tel dispositif. Les dispositifs du genre décrit ci-dessus maintiennent de manière simple à l'écartement voulu les carreaux appliqués sur la grille par leur face de parement, tout en laissant les intervalles entre eux entièrement libres et accessibles, de sorte que ces intervalles peuvent tre remplis de liant sans qu'aucune entrave rende cette opération malaisée. Un autre avantage important de ces dispositifs réside dans le fait que si l'on choisit convenablement la matière dont est composée la grille celleci pénètre dans les intervalles entre carreaux, du côté de la face de parement de ceux-ci, en s'incurvant légèrement, de la mme façon que par la technique classique artisanale de jointoyage. Il a cependant été constaté que le poids propre des carreaux, notamment lorsqu'il s'agit de carreaux plats, ne suffisait pas pour engendrer sur la grille une assise suffisamment étanche pour permettre la création d'un vide. I1 faut alors tout d'abord appuyer un peu sur les carreaux, ce qui peut tre effectué au moyen du corps de lestage décrit dans la demande de brevet publiée en Rép. Féd. d'Allemagne sous le n OS 2 130 223. Mais ce corps de lestage est, à cause du grand poids qu'il doit avoir lorsqu'il s'agit de confectionner un panneau de dimensions relativement grandes, extrmement difficile à manu-tentionner et ne peut tre déplacé qu'à l'aide d'une grue. De plus, pour compenser les inégalités inévitables de l'ensemble des carreaux constituant le panneau, ce corps de lestage doit tre muni au moins d'un coussin ou tampon, lorsqu'il ne faut pas aller jusqu'à prévoir, comme indiqué dans ladite demande de brevet, des presses hydrauliques individuelles. Le but de 11"invention est de concevoir un dispositif plus simple. Selon l'invention, un dispositif du genre décrit en préambule comporte, disposé de manière étanche sur la chambre à vide, un châssis qui entoure la grille et qui présente une face d'étanchéité pour une mince feuille souple étendue sur lui et à laquelle correspond une contreface d'étanchéité prévue sur un cadre de serrage amovible. Le mode opératoire selon l'invention en faisant usage du dispositif ainsi conçu consiste essentiellement à déposer les carreaux sur la grille, à poser la mince feuille sur ledit châssis et à enserrer cette feuille entre le châssis et le cadre de serrage, à faire ensuite le vide dans la chambre à vide puis, après avoirretiré le cadre de serrage et la feuille, à remplir de liant les intervalles entre carreaux. La mince feuille qui assure l'étanchéité de l'ensemble des carreaux par rapport à l'extérieur s'oppose à ce que, lors de la mise sous vide de la chambre à vide, une trop grande quantité d'air ne soit aspirée au travers-de zones initialement non étanches entre les carreaux et la grille. Grâce à cette feuille la dépression produite dans la chambre à vide peut rapidement atteindre une valeur à laquelle les carreaux sont si fortement appliqués sur la grille qu'il n'existe plus aucune fuite et que l'on peut alors retirer cette feuille. La manutention de la feuille et du cadre presseur-lequel d'ailleurs peut tre tout simplement posé sur la feuille-est incomparablement plus facile, plus simple et plus rapide que celle d'un corps de lestage. Le matériel nécessaire n'est plus qu'une fraction minime de celui qui était requis jusqu'à présent. Malgré cela, le dispositif selon l'invention travaille, grace à la possibilité qu'offre la feuille d'épouser parfaitement la surface des~carreaux, avec une sûreté de fonctionnement qui ne peut tre atteinte avec un corps de lestage lourd et rigide en combinaison avec un coussin de gomme ou mme avec des organes presseurs séparés. Un mode opératoire particulièrement avantageux et également inventif est possible lorsque, selon une autre caractéristique de l'invention, 1'espace compris entre la feuille et la paroi supérieure de la chambre à vide y compris la grille et les carreaux peut lui aussi tre mis sous vide. L'introduction du liant dans les joints peut alors tre effectuée en appliquant celui-ci puis en remettant la feuille en place avec le cadre presseur, après quoi 1espace compris entre la paroi supérieure de la chambre à vide y compris la grille et les carreaux est relié à une source de vide jusqu'à ce que le liant se soit répar- ti. Avec ce mode opératoire la pression pneumatique qui agit sur la feuille comprime le liant et le contraint à se répartir sur ce qui sera le panneau et à pénétrer jusque dans les interstices les plus petits et les plus éloignés. Si l'on a inséré des éléments de fixation et/ou des nervures de renforcement du panneau, le liant flue le long de ces éléments et/ou nervures et les entoure complètement. Les inclusions d'air dans le liant ou à ses faces limitrophes, dont la présence diminuerait la résistance du panneau, disparaissent par aspiration. Le supplément de matériel nécessaire pour assurer cet avantage se limite pratiquement à une conduite de plus, avec un robinet, entre la pompe à vide et l'espace compris entre la feuille et la paroi supérieure de la chambre à vide, cette conduite débouchant dans cet espace par exemple au travers du châssis posé sur la chambre à vide. Il y a intért à ce que ledit espace soit raccordéà la pompe à vide par l'intermédiaire d'un robinet d'étranglement afin que l'on puisse établir dans cet espace une pression un peu plus élevée que dans la chambre à vide. D'autres dispositions pouvant servir à réaliser l'in- vention de manière avantageuse apparaîtront dans la description d'un exemple d'exécution de l'invention faite ci-après avec référence au dessin dont la figure unique est une vue en coupe schématique. Une chambre à vide 1 de faible hauteur est raccordée, au moyen d'une conduite 2 munie d'un robinet d'arrt 3, à une pompe à vide 4. Sur la face supérieure de cette chambre est disposée une grille 5 composée de bandes de caoutchouc alvéolaire. Sur cette grille ont été posés des carreaux de céramique 6, leur face tournée vers le bas, avec entre eux un intervalle égal à la largeur d'un joint normal 7. La grille 5 est, dans ce but, adaptée aux dimensions des carreaux et à leur écartement. Les bandes dont est composée cette grille sont à peine plus larges que les joints 7, de sorte que les surfaces d'appui des carreaux 6 sont relativement petites. Les intervalles entre les bandes constituant la grille 5 sont reliés à la chambre à vide 1 par de grands évidements 8 ménagés dans la paroi supérieure de cette chambre. Sur la chambre à vide 1 est disposé un châssis 9, composé de profilés en U, avec interposition d'un joint mou élasti- que 11 en forme de bande, par exemple en néoprène. Une autre conduite de vide 14 qui traverse le profilé en U et est munie d'un robinet d'arret 12 et d'un robinet d'étranglement 13 relie à la pompe à vide 4 l'espace 15 entouré par le châssis 9. Une feuille très résistante 16 en matière plastique est étendue sur le châssis 9 de manière à déborder un peu tout autour de lui et à reposer sans tension sur le dos des carreaux 6. Au-dessus du châssis 9 repose sur cette feuille 16, par son propre poids, un cadre de serrage 18 composé également de profilés en U dont la face inférieure est revtue d'un joint 17 sous forme de bandes. L'espace 15 entouré par le châssis 9 entre la feuille 16 et la face supérieure de la chambre à vide 1 y compris la grille 5 et les carreaux 6 se trouve ainsi fermé de manière étanche. On opère comme suit avec le dispositif selon l'inven- tion : Après mise en place des carreaux 6, puis de la feuille 16 déposée sur eux et serrée sur le châssis 9 au moyen du cadre presseur 18 pour assurer l'étanchéité, on ouvre le robinet d'ar- rt 3 pour faire le vide dans la chambre 1. A cause des défauts d'étanchéité aux faces de contact des carreaux 6 sur la grille 5, de l'air provenant de l'espace 15 est tout d'abord aspiré. Etant donné que de ce fait la pression qui règne à l'extérieur aux faces de contact des carreaux diminue, l'afflux d'air passant par les zones non étanches diminue et la pression au-dessous des carreaux dans la chambre à vide peut tre abaissée davantage, de sorte que la pression atmosphérique qui agit par le dessus sur les carreaux applique ceux-ci plus fortement. En outre, les carreaux se trouvent appliqués encore plus fortement par le fait que la feuille, là où elle ne trouve pas d'appui, c'est-à- dire à coté des carreaux, doit supporter par sa propre résistance à la traction la différence manométrique entre l'air extérieur et l'air raréfié dans l'espace 15, de sorte que cette feuille exerce une composante verticale sur les carreaux. En fin de compte ceux-ci appuient bientôt si fortement sur la grille 5 que tout défaut d'étanchéité a disparu et que par conséquent on peut retirer la feuille 16 après avoir enlevé le cadre presseur 18. L'étanchéité nécessaire est obtenue d'autant plus vite que les surfaces par lesquelles les carreaux reposent sur la grille 5 sont petites, en utilisant pour constituer celle-ci des bandelettes de gomme relativement étroites, de sorte que la pression unitaire exercée sur ces bandelettes est élevée. On peut alors procéder au jointoyage des carreaux, au moyen d'une masse de coulée duroplastique, par exemple d'une résine époxy ou d'un polyester. Mais il est également possible, et tout à fait avantageux, de déposer simplement la masse de coulée puis de remettre en place la feuille 16 sur le châssis et de la pincer contre ce dernier, après quoi on ouvre le robinet d'arrt 12 pour engendrer un vide également dans l'espace 15, de sorte que la masse de coulée se trouve étalée sous l'effet de la pression de l'air extérieur et refoulée dans les joints. Les avantages de ce mode opératoire et la possibilité d'insérer en mme temps des armatures, éléments de fixation, etc., ont déjà été indiqués plus haut. La pression dans l'espace 15 peut, à l'aide du robinet d'étranglement 13, tre maintenue un peu plus élevée que dans la chambre à vide ; elle peut par exemple y tre supérieure de 100 à 200 Torr. Après avoir cassé le vide dans l'espace 15 on peut retirer la feuille 16 et, après avoir cassé le vide dans la chambre à vide 1, on peut retirer le panneau fini. Mme lorsque ce panneau comporte beaucoup plus de carreaux, dans les deux dimensions, que celui qui a été représenté au dessin avec un petit nombre de carreaux pour plus de simplicité, le jointoyage suffit à lui seul à assurer à ce panneau une résistance tout à fait suffisante par exemple pour une utilisation en tant qu'élément d'habillage de façade ventilée par l'arrière. Si cependant on veut renforcer ce panneau, il est particulièrement avantageux d'appliquer une couche de fibres de verre en mme temps que l'on procède à la compression de la masse de coulée par la feuille de matière plastique 16 sous l'action du vide. REVENDICATIONS 1.-Dispositif de confection d'un panneau composé de plaques, notamment de carreaux de céramique, reliées latéralement entre elles par jointoyage, ce dispositif comportant une chambre à vide sur laquelle est disposée une grille constituée en une matière élastiquement souple, dont le quadrillage a des dimensions adaptées à celles des carreaux et dans les intervalles de laquelle débouchent des percées ménagées dans la paroi de la chambre à vide, étant remarquable en ce qu'il comporte, disposé de manière étanche sur la chambre à vide, un châssis qui entoure la grille et qui présente une face d'étanchéité pour une mince feuille souple étendue sur lui et à laquelle correspond une contreface d'étanchéité prévue sur un cadre de serrage amovible. 2.-Dispositif selon la revendication 1, remarquable en ce que la face d'étanchéité est revtue d'une matière faisant joint, molle et élastique. 3.-Dispositif selon la revendication 1 ou 2, remua2-- quable en ce que la contreface d'étanchéité est revtue d'une matière faisant joint, molle et élastique. 4.-Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, remarquable en ce que la matière de la grille est suffisamment souple pour s'incurver légèrement dans les intervalles entre carreau2vlorsque l'on fait le vide dans la chambre à vide. 5.-Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, remarquable en ce que les barreaux de la grille sont à peine plus larges que les intervalles entre carreaux. 6.-Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, remarquable en ce que la feuille est en matière synthétique. 7.-Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, remarquable en ce que l'espace délimité par la feuille souple et la paroi supérieure de la chambre à vide y compris la grille et les carreaux peut tre mis sous vide. 8.-Dispositif selon la revendication 7, remarquable en ce que dans 1'espace ainsi délimité la dépression manométri- que peut tre réglée à une valeur plus élevée que dans la chambre vide. 9.-Dispositif selon la revendication 8, remarquable en ce que ledit espace et la chambre à vide sont reliés à une pompe à vide commune, un robinet d'étranglement étant interposé entre cette pompe et ledit espace. 10.-Procédé de mise en oeuvre du dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, remarquable en ce que l'on place sur la grille les carreaux à assembler pour confectionner un panneau, leur face tournée vers la grille, avec entre eux l'intervalle nécessaire au jointoyage, après quoi on pose sur le châssis la mince feuille que l'on enserre entre le chas- sis et le cadre de serrage, et en ce que l'on fait le vide dans la chambre à vide puis, après avoir retiré le cadre presseur et la feuille, on applique le liant dans les intervalles entre carreaux et on casse le vide dans ladite chambre après prise du liant. 11.-Procédé selon la revendication 10 en opérant avec un dispositif selon l'une quelconque des revendications 7 a 9, remarquable en ce que pour introduire le liant dans les intervalles entre carreaux on l'applique puis on remet la feuille en place avec le cadre presseur, après quoi l'espace compris entre la paroi supérieure de la chambre à vide y compris la grille et les carreaux est relié à une source de vide jusqu' ce que le liant se soit réparti, après quoi on casse le vide dans ledit espace et on retire la feuille. 12.-Procidé selon la revendication 11, remarquable en ce que le vide établi dans ledit espace est, exprimé en Torr, supérieur de 100 à 200 à celui établi dans la chambre à vide. 13.-Procédé selon la revendication 11 ou 12, remar- quable en ce qu'avant de remettre la feuille sur le châssis on met en place des éléments de fixation et/ou d'armature du pan neau. 14.-Procédé selon l'une quelconque des revendications 10 à 13, remarquable en ce que le liant est un duroplast.