La présente invention est relative à du verre feuilleté et à des méthodes pour le fabriquer. L'invention concerne, en particulier, du verre armé ou grillagé, c'est à dire comprenant des fils de métal ou en tout autre matériau. Ces fils ont pour rôle d'augmenter la sécurité du verre en cas d'incendie. Au cours d'un incendie, les vitres non armées tendent à se casser et les morceaux cassés sten détachent en ouvrant un passage aux flammes, ce qui permet au feu de s'étendre. Par contre, avec des vitres armées, le verre se casse, mais les morceaux ne tombent pas et tendent à rester en place maintenus par les fils. Cependant, la vitre armée présente un inconvénient sérieux en ce qui concerne l'aspect blessure occasionnée à l'homme. En particulier, si une personne heurte une vitre armée de la main ou d'un membre, ce qui n'est pas si rare quand on utilise du verre armé dans une porte, et si le coup porté est assez fort, la main et le bras de la personne passent à travers la vitre, ce qui cause en même temps des blessures au bras et à la main. Cependant, le principal inconvénient du verre armé tient à ce que, quand la personne s'efforce de retirer sa main du verre cassé, les fils maintiennent les morceaux de verre coincés contre le bras ce qui rend le retrait de celui-ci dangereux et difficile. Suivant la présente invention, le verre feuilleté comprend deux plaques de verre collées ensemble au moyen d'une couche adhésive ou collante de butyral de polyvinyle, l'une des plaques de verre au moins étant en verre armé. Le verre feuilleté, suivant l'invention, possède une bonne résistance contre le feu, mais est également renforcé contre les chocs puisque formé de deux plaques collées ensemble. Dans un exemple de réalisation préféré, seule une des plaques est en verre armé. De préférence le verre des deux plaques est le meme et transparent, la couche adhésive étant également transparente. Les vitres feuilletées suivant l'invention conviennent à une utilisation dans des portes auxquelles on demande d'être résistantes au feu et solides. Les vitres de l'invention conviennent particulièrement aux portes d'écoles ou d'hopitaux. Egalement suivant l'invention, il est prévu une méthode de fabrication de verre feuilleté comprenant la mise en sandwich entre deux plaques de verre, dont au moins une est en verre armé, de butyral de polyvinyle collant le verre, le chauffage de l'ensemble ainsi formé pour ramollir le matériau collant et sa cuisson dans un autoclave pendant un temps suffisant pour fixer les deux plaques ensemble. De préférence, le sandwich est déplacé au-dessus de réchauffeurs pour ramollir le matériau de fixation et, quand il est mou, les plaques sont pressées l'une contre l'autre par des rouleaux de serrage. L'autoclave est de préférence pressurisé pendant l'opération de cuisson. Sous une forme préférée de l'invention, les plaques de verre comprennent une plaque en verre armé de 6 mm d'épaisseur et une plaque de verre non armé de 2 mm d'épaisseur, la couche adhésive de butyral de polyvinyle ayant une épaisseur de 1 mm, ce qui donne à la vitre feuilletée une épaisseur totale de 9 mm. Les plaques de verre sont soigneusement lavées avant d'être plaquées. Le butyral de polyvinyle servant d'adhésif est flexible et se présente en rouleau, de la poudre étant étalée entre les couches du rouleau de manière à éviter qu'elles n'adhèrent, ce qui conduit à laver le butyral de polyvinyle pour enlever la poudre et pour assurer que le matériau adhésif a la teneur voulue en humidité. Le verre lavé et le matériau adhésif sont amenés ensemble sous forme de feuilles dans une enceinte à air conditionné. Les feuilles sont déplacées sur des rouleaux au-dessus de réchauffeurs pour ramollir le matériau adhésif et l'ensemble feuilleté passe entre des rouleaux presseurs pour presser les plaques de verre l'une contre l'autre. On répète les phases de chauffage et de pression, puis l'ensemble feuilleté est placé dans un autoclave chauffé et pressurisé afin de réaliser une liaison solide entre le verre et le materiau adhésif ou matériau de soudure. La température à laquelle le matériau adhésif est porté est d'environ 700C. 2 La température de l'autoclave est de 1200C, la pression de 7 kg/cm environ et la cuisson dans l'autoclave dure jusqu'à 5 heures. La liaison du butyral de polyvinyle et du verre est assurée par les groupes hydroxyles dans le matériau adhésif et dans le verre, la liaison ayant plus particulièrement lieu par les atomes d'hydrogène dans les groupes hydroxyles. La figure unique ci-joint montre schématiquement les différentes phases de la fabrication de la vitre feuilletée. En 10, on peut voir un ensemble de lavage de plaque de verre, muni de dispositifs 12 pour projeter de l'eau et de brosses de nettoyage 14. En 16, on a un transporteur qui reçoit les plaques de verre 18 et 20 et la couche de liaison intermédiaire 22, tous sous forme de feuilles. La plaque 18 est armée tandis que la plaque 20 ne l'est pas. Les plaques 18 et 20 sont pressées l'une vers l'autre par les rouleaux pinceurs 24 et chauffées par les réchauffeurs 26. Les ensembles feuilletés sont ensuite transferrés dans l'autoclave 28 où ils sont chauffés en atmosphère pressurisée pour terminer la liaison ou soudure entre le verre et la couche adhésive. Bien que la présente invention ait été ci-dessus décrite en relation avec un exemple particulier de réalisation, il faut comprendre que ladite description n'a été faite qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite pas la portée de cette invention. REVENDICATIONS 7) Vitre à couches superposées caractérisée en ce qu'elle comprend deux plaques de verre collées ensemble au moyen d'une couche adhésive ou de collage en butyral de polyvinyle, l'une au moins des plaques de verre étant en verre armé. 2) Vitre à couches superposées suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'une seule desdites plaques de verre est armée. 3) Vitre à couches superposées suivant la revendication 2, caractérisée en ce que le verre des deux plaques est le meme et transparent et que la couche de collage est aussi transparente. 4) Héthode de fabrication de vitre à couches superposées caractérisée en ce qu'on met en sandwich entre deux plaques de verre, dont au moins une est en verre armé, du butyral de polyvinyle collant le verre, en ce qu'on chauffe le sandwich obtenu pour ramollir le matériau de collage et en ce qu'on procède à la cuisson dudit matériau de collage dans un autoclave pendant un temps suffisant pour ancrer les deux plaques de verre. 5) Méthode de fabrication de vitre à couches superposées suivant la revendication 4, caractérisée en ce que le sandwich est déplacé au-dessus de réchauffeurs et en ce que, quand le matériau de collage est ramolli, les plaques sont pressées l'une contre l'autre, de préférence au moyen de rouleaux pinceurs. 6) Méthode de fabrication de vitre à couches superposées suivant la revendication 4 ou 5, caractérisée en ce que l'autoclave est pressurisé pendant la cuisson dudit matériau de collage.