l'invention est relative à un bouclier pour le percement de galeries souterraines, en particulier de tunnels, en demisection supérieure; ctest-à-dire de galeries dont le profil en travers est défini par un arc supérieur (arc de cercle ou d'ellipse par exemple) et par une corde géométrique inférieure approximativement horizontale, ce bouclier comprenant une coque rigide de protection qui épouse au moins en partie la forme de l'arc supérieur et qui est ouverte vers le bas, des moyens d'appui par l'intermédiaire desquels cette coque peut reposer sur le sol de la galerie et une série de vérins, appelés ci-après "vérins de translation", qui sont liés à la coque pour pousser celle-ci vers le front d'attaque au fur et à mesure du percement de la galerie. Ce bouclier est conçu pour travailler dans des terrains de moyenne ou de mauvaise tenue. Comme on le sait, une tee coque est destinée à assurer la protection des travailleurs et de la machine de creusement tout en laissant libre une section transversale suffisante pour que cette machine ait la liberté nécessaire d'évolution et pour que les déblais puissent être évacués vers ltarrière sans difficulté. L'invention a pour but de faciliter l'avancement du bouclier au fur et à mesure du percement de la galerie. Pour atteindre ce but, le bouclier conforme à l'invention est essentiellement caractérisé en ce que la coque est munie, le long de chacun de ses bords inférieurs, d'un sabot latéral qui est relié au bord voisin par des vérins, appelés ci-après "vérins de sabot", capables alternativement de soulager les sabots du poids de la coque et d'exercer sur les bords de celle-ci une poussée de bas en haut en prenant appui sur le sol de la galerie par l'intermédiaire des sabots et en ce que le bouclier comprend, à une certaine distance latérale de chacun des bords longitudinaux de la coque, au moins un pied terminé vers le bas par une semelle par rapport à laquelle la coque est guidée par une glissière parallèle à.l'axe longitudinal de la galerie et qui est reliée verticalement à la couque par l'intermédiaire d'un vérin appelé ci-apres "vérin de pied". les susdits moyens d'appui par lesquels la coque peut reposer sur le sol de la galerie sont donc constitués par la combinaison des sabots latéraux-et des pieds à semelles, avec leurs vérins respectifs. Pour faire avancer un tel bouclier, il suffit d'effectuer autant de fois qu'il est nécessaire le cycle d'opérations suivant : - manoeuvrer les vérins de pied pour faire reposer sur les pieds tout le poids du bouclier - manoeuvrer les vérins de sabot pour décharger les sabots latéraux - manoeuvrer les vérins de translation pour faire avancer la coque sur ses glissières, en appui sur les semelles des pieds - manoeuvrer les vérIns de sabot pour exercer sur les bords longitudinaux de la coque une poussée de bas en haut et pour reporteur ainsi le poids du bouclier sur les sabots ; et - manoeuvrer les vérins de pied pour décharger les pieds et pour permettre de faire avancer ceux-ci de la même distance que la coque. Les sabots latéraux ont de préférence un profil trapézordal qui est en saillie vers l'extérieur par rapport à la ligne géométrique prolongeant vers le bas l'arc susvisé. Grâce à un tel profil (en travers) trapézoTdal, les charges exercées par le bouclier sont transmises au sol par les sabots dans les meilleures conditions. De plus, l'espace dégagé vers l'arrière par les sabots à chaque avance du bouclier peut être occupé par des éléments d'appui préfabriqués dont la forme est optimale. Selon une construction avantageuse, chaque glissière est constituée par un guide femelle supérieur, qui est solidaire de la coque et dont le profil en U s'ouvre vers le bas, et par un guide mâle inférieur, qui est embolAté dans le guide femelle et qui est lié au pied correspondant. Chaque pied comprend de préférence deux axes d'articulation orthogonaux, étagés en hauteur, qui constituent ensemble un joint universel entre la semelle et la glissière, en particulier entre la semelle et le guide merle inférieur de la glissière. Dans ce cas, le vérin de pied est placé entre les deux axes d'articulation orthogonaux de chaque pied. Sur chaque pied, l'axe d'articulation supérieur est de préférence parallèle à la direction de la glissière, l'axe d'articulation inférieur étant donc perpendiculaire à cette direction. Grâce à cette construction, les pieds possèdent le degré de liberté qui leur est nécessaire pour participer à l'avancement du bouclier, quelles que soient les inégalités du sol de la galerie. Enfin, la coque, dont l'avant est agencé en taillant ou trousse coupante, se termine avantageusement à l'arrière par une partie en porte-à-faux, généralement munie de fentes longitudinales, à l'abri de laquelle peuvent être préparés des demi-anneaux de volte en voussoirs préfabriqués, selon les caractéristiques revendiquées dans la demande de brevet déposée au même nom et le même jour sous lettre système pour le percement de galeries souterraines-en demi-section supérieure et, =pour la pose de demianneaux de voûte en éléments préfabriqués". De plus, les susdites fentes longitudinales permettent à cette partie en porte-à-faux de se déformer élastiquement et de s'inscrire ainsi dans les courbes de la galerie en cours de creusement. L'invention va maintenant être expliquée plus en détail à l'aide des dessins annexés qui en illustrent un rnode de réalisation préféré. La figure 1 de ces dessins montre, en coupe longitudinale, un bouclier pour le percement de galeries souterraines et les cintres qui lui sont associés pour permettre la construction de demi-anneaux de voûte en voussoirs préfabriqués. La figure 2 représente le bouclier, en demi-coupe transversale selon la ligne II-II de la figure 1. La figure 3 représente le cintre de mise en place des voussoirs, en coupe transversale selon la ligne III-III de la figure 1. La figure 4 représente le cintre de compression des voussoirs, en demi-eoupe transversale selon la ligne IV-IV de la figure 1. La figure 5 représente, en perspective schématique, le bouclier des figures 1 et 2, vu de l'arrière par le côté droit. La figure 6 représente, en perspective schématique, l'ensemble du bouclier et des cintres des figures précédentes, également vu de l'arrière par le côté droit. Ainsi qu'il ressort des figures 1 et 6, la structure conforme à l'invention comprend un bouclier A, un cintre de mise en place des voussoirs 3 et un cintre de compression des voussoirs C. Cette structure estdestinée à percer des galeries souterraines dont le profil en travers, bien visible à la figure 3 (ainsi que partiellement aux figures 2 et 4), est défini par un arc supérieur a et par une corde géométrique inférieure b approximativement horizontale. Le bouclier À comprend t - une coque rigide de protection 1 qui épouse au moins en partie la forme de l'arc supérieur a ; - des moyens d'appui 2 par l'intermédiaire desquels cette coque 1 peut reposer sur le sol de la galerie ; et - une série de vérins hydrauliques de translation 3 qui sont liés à la coque 1 pour pousser celle-ci vers le front d'attaque au fur et à mesure du percement de la galerie. Seul le vérin de translation 3 qui est situa à la partie supérieure de la figure 1 est représenté en totalité. Le long de chacun de ses bords inférieurs longitudinaux 4, la coque 1 est munie d'un sabot latéral 5 qui est relié au bord 4 voisin par des vérins à double effet 6 appelés "vérins de sabot" et capables alternativement de soulager les sabots 5 du poids de la coque 1 et d'exercer sur les bords 4 de celle-ci une poussée de bas en haut en prenant appui sur le sol de la galerie par l'intermédiaire des sabots 5. Une liaison à emboftement (non représentée) est prévue entre la coque I et chaque sabot 5 pour obliger les sabots 5 à accompagner la coque 1 dans ses mouvements parallèles à l'axe de la galerie.A une -certaine distance latérale de chacun des bords 4 de la coque 1, le bouclier À comprend au moins un pied 7 (deux tels pieds selon le mode de réalisation représenté) terminé vers le bas par une semelle 8. Par rapport à cette semelle 8, la coque 1 est guidée par une glissière 9 parallèle à l'axe longitudinal de la galerie (c'est-à-dire parallèle au plan de la figure 1 et perpendiculaire au plan de la figure 2). La semelle 8 est reliée verticalement à la coque I par l'intermédiaIre d'un vérin de pied 10. Comme il ressort des figures 2 et 5, les sabots 5 ont un profil en travers qui est en saillie vers l'extérieur par rapport à la ligne géométrique prolongeant vers le bas l'arc a. Àu niveau de chacun de ses vérins 6, chaque sabot 5 comporte une échancrure 11 qui est ouverte vers le haut et vers l'axe longitudinal de la galerie et qui sert à abriter l'un de ces vérins 6. Chaque sabot 5 est équipé d'un vérin de translation 12 analogue aux vérins de translation 3 et parallèle à ceux-ci. Chaque glissière 9 est constituée par un guide femelle supérieur 13, qui est solidaire de la coque 1 et dont le profil en U s'ouvre vers le bas, et par un guide mâle inférieur 14, qui est emboîté dans le guide femelle 13 et qui est lié au pied 7 correspondant. Comme il ressort notamment des figures 1 et 5, la coque 1 a intérieurement une construction en nid-d'abeilles et certaines des tôles verticales transversales 15 de cette construction peuvent comprendre des prolongements inférieurs 15a qui servent à relier la coque 1 au guide femelle 13. Chaque pied 7 comprend deux axes d'articulation orthogonaux 16 et 17, étagés en hauteur. Lt axe 16, parallèle à l'axe de la galerie, est placé entre le guide mâle 14 et le haut d'un bâti télescopique 18 tandis que l'axe 17, perpendiculaire à l'axe de la galerie, est placé entre le bas du bati télescopique 18 et la semelle 8. Chaque vérin de pied 10 est logé à l'intérieur d'un bâti télescopique 18 de façon à en provoquer l'allongement ou le raccourcissement. Ainsi qu'il ressort notamment de la figure 2, les vérins de sabot 6 sont légèrement inclinés dans un plan- transversal, vers le bas et l'extérieur, parallèlement à la partie adjacente de l'arc a. La surface inférieure des sabots 5 comprend une partie plane horizontale 19 qui est suivie, vers l'extérieur, d'une partie plane 20 inclinée de façon à être approximativement perpendiculaire aux vérins 6 qui sont situés du meAme coté. tes semelles 8 ont un profil trapézoïdal aplati aussi large que possible, compte tenu de la présence des sabots 5 et de la nécessité de laisser libre une voie de desserte centrale au-dessous du bouclier A. Vers cette voie, les semelles 8 peuvent être garnies d'une planche de protection 21 permettant le roulage d'engins et pouvant être remplacée après usure. Chaque semelle 8 ou série longitudinale de semelles 8 est équipée d'un vérin de translation 22 qui-n'a été représenté qu'aux figures 1 et 3. Lorsque,de la manière représentée aux figures 1, 5 et 6, il existe des séries d'au moins deux semelles 8, les semelles 8 de chaque série doivent bien entendu être reliées entre elles de façon à se déplacer toutes ensemble. La coque 1, dont l'avant est agencé eh taillant ou trousse coupante 23 (figure 1), est constituée à sa partie extérieure par un ensemble de tales pleines jointives, imperméable aux déblais et aux eaux d'infiltration, dont le profil est identique au moins en majeure partie à l'arc a. À sa partie inférieure, cet ensemble de t8les se termine par un auvent 24 qui, à l'avant, épouse la forme extérieure des sabots 5. Cet ensemble de tôles de la coque 1 se termine à l'arrière par une partie en porte-à-faux 25 munie de fentes longitudinales 26. Cette partie en porte-à-faux 25, c'està-dire constituée simplement par une épaisseur de tôles sans moyens de raidissement, s'étend vers l'arrière au-delà des sabots 5, des semelles 8 et des guides femelles 13 des glissières 9.Les fentes 26 intéressent approximativement la moitié arrière de la partie en porte-à-faux 25 et sont ouvertes vers l'arrière. Dans leurs parties qui ne sont pas solidaires de la coque 1, des sabots 5 ou des semelles 8, les vérins de translation 3, 12 et 22 dépassent vers l'arrière au-dessous de la partie en porte-à-faux 25, de façon à pouvoir prendre appui sur des demi-anneaux de volte en voussoirs préfabriqués ou sur d'autres points fixes. Le cintre de mise en place des voussoirs B, qui est représenté isolément à la figure 3, est disposé immédiatement en arrière des sabots 5 et semelles 8. Ce cintre B est muni de moyens d'appui 27 par lesquels il peut reposer sur le sol de la galerie et qui sont agencés, comme les semelles 8, pour dégager une voie centrale de desserte. De plus ces moyens d'appui 27 sont agencés pour dégager deux espaces latéraux suffisants pour permettre d'introduire et de faire reposer sur le sol de la galerie des éléments d'appui préfabriqués 28 (figures 3, 4 et 6) dont la dimension, parallèle à l'axe de la galerie, est égale à celle, désignée par "module", de voussoirs 29 qui servent à fabriquer la voûte par demi-anneaux successifs de longueur égale au module. Ce module est désigné par m à la figure 1 et il est par exemple de Tordre de 80 cm. Ainsi qu'on peut le constater par comparaison entre les figures 2 et 3, les éléments d'appui 28 ont, au moins sur leur partie éloignée du centre de la galerie, un profil en travers identique à celui des sabots 5 qui leur libère donc l'espace nécessaire au fur et à mesure de l'avancement du bouclier A. Le cintre de mise en place B comprend une paire decintres élémentaires de roulement 30 dont les profils sont ouverts l'un vers l'autre (ainsi qu'il ressort de la figure 1) pour constituer ensemble une voie transversale de roulement pour un chariot 31 et qui sont écartés l'un de l'autre, parallèlement à l'axe de la galerie, d'une distance supérieure au module m (voir la figure 1). De chaque c8té, ce chariot 31 porte deux galets inférieurs 32 et deux galets supérieurs 33 qui roulent respectivement sur les bandes inférieures et supérieures des cintres élémentaires 30. Le chariot 31 porte aussi un bras de manutention articulé 34 qui est muni d'un dispositif de préhension 35 pour les voussoirs 29. Il peut être mû par exemple par un moteur électrique (non montré), alimenté par des frotteurs 36, et être équipé de vérins hydrauliques 37 pour manoeuvrer son bras 34. Le cintre de mise en place B comprend en outre une paire de cintres élémentaires de maintien 38 (ou cintres de coffrage) qui sont plus voisins de l'emplacement de la voûte que les cintres élémentaires de roulement 30 et qui sont écartés l'un de l'autre, parallèlement à l'axe de la galerie, d'une distance inférieure au module m (voir la figure 1), à l'exception de leur sommet où ils sont écartés suffisamment pour constituer une ouverture 39 (figure 3) permettant le passage d'un seul voussoir 29. Les cintres élémentaires d'une même paire 30 ou 38 ne sont reliés entre eux que par leur partie inférieure. A cet effet, par exemple, les cintres élémentaires de roulement 30 sont reliés directement entre eux par des entretoises basses 40 et chaque cintre élémentaire de maintien 38 est fixé au cintre élémentaire de roulement 30 voisin à l'aide de goussets 41. Cette construction permet de constituer chaque cintre élémentaire de maintien 38 en deux tronçons qui sont séparés l'un de l'autre au niveau de l'ouverture 39 (voir la figure 3). Selon le mode de réslisation représenté, les moyens d'appui 27 sont constitués de deux plateaux horizontaux 42 sur lesquels le cint-re B repose par l'intermédiaire de vérins de relevage 43, logés chacun dans un bati télescopique 44. Deux de ces bâtis télescopiques 44 sont disposés sur chaque plateau 42. L'élément inférieur de chaque bâti 44 est fixé à son plateau 42, tandis que son élément supérieur est fixé à l'un des cintres élémentaires de roulement 30, chaque entretoise 40 reliant rigidement entre eux deux tels éléments supérieurs. Ainsi qu'il ressort de la figure 3, c'est aux plateaux 42 que sont attelés respectivement les vérins de translation 22 qui équipent les semelles 8 tandis que les vérins de translation 3 et 12 sont situés de façon à s'appuyer respectivement sur les voussoirs 29 et sur les éléments d'appui 28 du demi-anneau de voate qui vient d'être achevé. Le cintre de compression des voussoirs C, qui est représenté isolément à la figure 4, est porté par les plateaux 42, en arrière du cintre de mise en place des voussoirs B. Des moyens de poussée, capables d'agir vers le haut et vers l'extérieur, sont disposés entre le cintre C et les plateaux 42. Ce cintre C est divisé en trois arcs rigides, savoir un arc central - 45 et deux arcs latéraux symétriques 46, qui sont reliés entre eux par deux axes d'articulation horizontaux 47, parallèles à l'axe longitudinal de la galerie, et qui forment à leur partie supérieure un coffrage à peu près continu 48. Les susdits moyens de poussée comprennent deux poutres télescopiques verticales 49 entre les deux éléments de chacune desquelles est monté un vérin de poussée 50. L'élément inférieur de chaque poutre, télescopique 49 est fixé au plateau 42 tandis que son élément supérieur est lié rigidement à l'arc central 45 du cintre C.Les moyens ae poussée susvisés comprennent encore deux vérins de poussée obliques 51 dont chacun est articulé, d'un côté, à l'un des plateaux 42 et, de l'autre, à l'un des arcs 46 du cintre G. Ainsi qu'il ressort de la figure 1, la partie en porte-àfaux 25 s'étend au-dessus des cintres B et C lorsque ceux-ci sont tous deux pratiquement adossés à la coque 1. On obtient ainsi un système dont le fonctionnement est le suivant. A la figure 1, on distingue trois demi-anneaux successifs de vote que lton peut désigner par E, y et G. Comme expliqué cidessus,chaque demi-anneau est constitué de deux éléments d'appui 28, d'un certain nombre de voussoirs courants 29, à profils emboîtant dissymétriques, et d'un voussoir de clé 52 à profils emboîtant symétriques (figure 4). Les voussoirs d'extrémité 29a ne doivent présenter qu'une surface alemboitement. Il est clair que la seule nécessité d'emboiter- le voussoir de clé 52 dans les vous soirs courants voisins 29 ne permet pas de serrer la votre lors de la pose.Par ailleurs, les tolérances de fabrication des voussoirs obligent à prévoir un jeu supplémentaire relativement important. Lors de cette pose, il existe donc du jeu, non seulement selon la longueur de l'arc a, mais encore radialement. C'est d'ailleurs la présence d'un tel jeu radial qui permet de laisser au-dessus des demi-anneaux F et G la partie en porte-àfaux 25. A la figure. 1, seul le demi-anneau E est bloqué à sa position définitive et le jeu radial en question a donc étésupprimé à son niveau. Le demi-anneau F est posé mais non bloqué et le demi-anneau G est en cours de pose. Pour effectuer cette pose -et comme illustré à a figure 3, on met le chariot 31 et le bras 34 à la position indiquée en 31a et 34a de façon à pouvoir saisir un voussoir 29 sur le sol de la galerie ou sur un véhicule de transport ; les deux éléments d'appui 28 et plusieurs des voussoirs 29 ont alors été préalablement mis en place. Puis on fait rouler le chariot 31 jusqu'à la position représentée en trait plein en relevant le bras 34 de façon à faire passer le voussoir 29 considéré par l'ouverture 39, après quoi on peut faire rouler le chariot 31 jusqu'à la position indiquée en 31b pour déposer ce voussoir 29 soit sur l'élément d'appui 28, soit sur un voussoir 29a ou 29 préalablement posé. On recommence ces opérations jusqu'à la pose du voussoir de clé 52. Entre-temps, la machine de creusement (non représentée) a fait avancer le front de taille d'une distance approximativement égale au module m. Il a donc été possible de faire avancer le bouclier A de la même distance, soit généralement en plusieurs passes successives si le terrain a une mauvaise tenue-, soit en une seule passe si le terrain est favorable. À cet effet - on manoeuvre les vérins de pied 10 pour faire reposer sur les pieds 7 tout le poids du bouclier À - on manoeuvre les vérins de sabot 6 pour décharger les sabots latéraux 5 - puis on manoeuvre les vérins de translation 3 et 12, qui prennent appui sur le demi-anneau de voûte bloqué E par l'intermédiaire des demi-anneaux de vote F et G, pour faire avancer la coque 1 (avec ses sabots 5) sur les glissières 9, en appui sur les semelles 8 par l'intermédiaire des vérins 10 - on manoeuvre ensuite les vérins de sabot 6 pour exercer sur les bords longitudinaux 4 de la coque 1 une poussée de bas en haut et pour reporter ainsi le poids du bouclier À sur les sabots 5 ; et - on manoeuvre alors les vérins de pied 10 pour décharger les pieds 7 et pour permettre de faire avancer ceux-ci de la même distance que la coque, à l'aide des vérins 22 placés entre les semelles 8 et les plateaux 42. Entre l'arrière de la coque 1 et le demi-anneau G, on a ainsi libéré (parallèlement à l'axe de la galerie) une distance supérieure au module m et la partie en porte-à-faux 25 a dégagé le demi-anneau F et abrite maintenant un tronçon non revêtu de l'excavation et le demi-anneau G. Ce tronçon non revetu peut alors être garni de la manière indiquée ci-dessus tandis qu'on peut procéder au blocage du demi-anneau F. À cet effet, on a préalablement placé des vérins de compression perdus 53 (figure 4) entre chaque élément d'appui 28 et le voussoir voisin 29a. Comme il ressort de la figure 3, l'élément d'appui 28 et ce voussoir 29a ont avantageusement une forme telle que, lorsqu' il9 sont en contact l'un de l'autre,ils permettent la mise en place des vérins 53.Il suffit alors de provoquer l'allongement des vérins 50, 51 et 53 pour comprimer le demi-anneau F, dans le sens de sa longueur, en le poussant contre la paroi de l'excavation. En raison de leur forme et de leur dimension, les éléments d'appui 28 absorbent les efforts de compression exercés par les vérins 53 sans risquer de poinçonner le sol de la galerie. Les axes d'articulation 47 facilitent cette opération. À l'aide d'un mortier à prise rapide, il est alors possible d'établir un joint de matage 54 dans l'intervalle qui a été établi lors de la compression entre chaque élément d'appui 28 et le voussoir voisin 29a. Le demi-anneau F se trouve bloqué définitivement dès que ce joint 54 a fait prise. A ce moment, le cintre C peut être libéré par mise à la décharge des vérins 50 et 51. Pour faciliter la manutention des voussoirs 29, 29a, ceux-ci sont de préférence agencés pour ne former ensemble qu'un revêtement provisoire qui doit ensuite être complété par application d'une couche intérieure en béton, en général coffré. De toute façon, qu'il soit provisoire ou définitif, ce revêtement a la particularité de s1 appuyer à sa base directement sur le terrain, après mise en compression. Le cycle d'opérations qui vient d'être décrit se répète autant de fois qu'il est nécessaire* La structure progresse ainsi pas à pas d'une distance égale au module. REVEMDICAUI0gS 1. Bouclier pour le percement de galeries souterraines, en particulier de tunnels, en demi-section supérieure, c'est-à-dire de galeries dont le profil en travers est défini par un arc supérieur (arc de cercle ou d'ellipse par exemple) et par une corde géométrique inférieure approximativement horizontale, ce bouclier comprenant une coque rigide ae protection qui épouse au moins en partie la forme de l'arc supérieur et qui est ouverte vers le bas, des moyens d'appui par l'intermédiaire desquels cette coque peut reposer sur le sol de la galerie et une serie de vérins de translation, qui sont liés à la coque pour pousser celle-ci vers le front d'attaque au fur et à mesure du percement de la galerie, caractérisé en ce que la coque est munie, le long de chacun de ses bords inférieurs, d'un sabot latéral qui est relié au bord voisin par des vérins de sabots, capables alternativement de soulager les sabots du poids de la coque et d'exercer sur les bords de celle-ci une poussée de bas en haut en prenant appui sur le sol de la galerie par l'intermédiaire des sabots et en ce que le bouclier comprend, à une certaine distance latérale de chacun des bords longitudinaux de la coque, au moins un pied terminé vers le bas par une semelle par rapport à laquelle la- coque est guidée par une glissière parallèle à l'axe longitudinal de la galerie et qui est reliée verticalement à la coque par l'intermédiaire d'un vérin de pied. 2. Bouclier selon la revendication 1, caractérisé en ce que les sabots latéraux ont un profil trapézoîdal qui est en saillie vers l'extérieur par rapport à la ligne géométrique prolongeant vers le bas l'arc susvisé. 3. Bouclier selon l'une des revendications I et 2, caractérisé en ce que chaque glissière est constituée par un guide femelle supérieur, qui est solidaire de la coque et dont le profil en U s'ouvre vers le bas, et par un guide mâle inférieur, qui est emboîté dans le guide femelle et qui est lié au pied correspondant. 4. Bouclier selon l'une quelconque des revendications I à 3, caractérisé en ce que chaque pied comprend deux axes d'articulation orthogonaux, étagés en hauteur, qui constituent ensemble un joint universel entre la semelle et la glissère en particulier entre la semelle et le guide mâle inférieur de la glissière. 5. Bouclier selon la revendication 4, caractérisé en ce que le vérin de pied est placé entre les deux axes d'articulation orthogonaux de chaque pied. 6. Bouclier selon l'une des revendications 4 et 5, caractérisé en ce que, sur chaque pied, l'axe d'articulation supérieur est parallèle à la direction de la glissière, l'axe d'articulation inférieur étant donc perpendiculaire à cette direction. 7. Bouclier selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la coque, dont l'avant est agencé en taillant ou trousse coupante, se termine à l'arrière par une partie en porte-à-faux. 8. Bouclier selon la revendication 7, caractérisé en ce que la partie en porte-à-faux est munie de fentes longitudinales.