L'invention concerne un procédé pour synchroniser des récepteurs lors de la transmission de signaux modulés par impulsions codées et émis à une fréquence de cadence déterminée, à l'aide d'un mot de synchronisation contenu dans les signaux et dont la réception est contrôlée dans un récepteur. En télémétrie les données sont la plupart du temps codées dans le systme binaire et transmises en série. On désigne ce procédé par le terme de modulation par impulsions codées. Parmi tous les procédés de transmission c'est celui qui présente de loin la moins grande sensibilité aux parasites. Dans le cas de ce procédé il ne se produit aucune limitation de la précision de mesure par le système de transmission et une information digitale codée peut être exploitée directement par des installations électroniques de traitement des données. Dans des systèmes de modulation par impulsions codées chaque mot est const tué par une suite de positions binaires dont le nombre dépend de la précision requise.Les positions binaires d'un mot d'lnformation sont la plupart du temps codées dans le code binaire, c'est-àdire qu'lles sont ordonnées suivant des puissances croissantes de deux. Les valeurs de mesure rassemblées peuvent être réunies, pour la transmission, dans ce qu'on appelle des "trames de données". Ces trames de données ont des longueurs fixées de façon précise, mais différentes, et chaque valeur de mesure a une place déterminée dans une trame de données. Les trames de données sont émises la la suite les unes des autres sans espace interca- laire.La caractérisation du début d'une trame de données est réalisée au début de chaque trame à l'aide d'un mot de synchronisation de trame qui est constitué par un profil binaire de longueur déterminée et est construit selon des critères qui doivent assurer une identification aussi simple et sûre que possible. Lors de la préparatlon des données dans le récepteur il faut trouver dans la suite des signaux le mot de synchronisation et il faut vérifier si l'instant de synchronisation trouvé revient cériodiquement à un intervalle de temps égal a une longueur complète de trame. Les mots de synchronisation doivent donc être suffisamment différents de tous les autres mots utilisés pour la transmission de l'information. La présente invention a pour but de fournir un procédé du type décrit plus haut lors de l'utilisation duquel la sécuri- té d'un systme de modulation par impulsions codées contre les paras tes est améliorée et qui ne nécessite qu'une faible dépense par suite de l'utilisation conjointe de dispositifs de toutes façons nécessaires pour l'identification et le contrôle des mots de synchronisation. Ce problème est résolu conformément à l'invention grâce au fait que le mot de synchronisation est émis à une fréquence de cadence différen e de celle des autres signaux. Le mot de synchronisation se différencie donc tout d'abord uniquement par la durée des impulsions qui le représentent. De façon appropriée le mot de synchronisation est émis å une fréquence de cadence plus élevée et il commence par une durée d'impulsion qui ne se présente pas, lors de la transmission des signaux, avec une fréquence de cadence normale. il est approprié d'émettre le mot de synchronisation à une fréquence de cadence double et de commencer avec une impulsion d'un nombre de pas impair.La variation de la fréquence de cadence n'offre toute seule encore aucune certitude complète qu'un mot de synchronisation reçu n1 est pas exploité en tant qu'autre signal d'information dans le récepteur ou inversement. Si par exemple la fréquence de cadence pour le mot de synchronisation est double de la fréquence de cadence normale et si les durées d'impulsions et les pauses entre impulsions sont égales à un nombre entier de pas, un tel mot de synchronisation ne peut pas être différencié d'un mot d'information malgré sa fréquence de cadence double. Afin qutil ne se produise aucune confusion, on peut partir du fait que le récepteur est commuté sur une vitesse de cadence double uniquement lorsqu'un mot de synchronisation est attendu.Mais il est approprié de choisir le mot de synchronisation de telle manière qu'aucune confusion ne puisse se produire. A cet effet on peut commencer le mot de synchronisation avec une impulsion possédant un nombre impair de pas, par exemple 3. Une telle impulsion d'une durée de trois pas rapides correspond à une impulsion d'une durée d'un pas et demi normal. Une telle impulsion ne se présente pas lors de la transmission à une fréquence de cadence normale et peut donc servir de signal caractéristiaue pour un mot de synchronisation. On pourrait déjà utiliser cette impulsion elle-même comme mot de synchronisation ; mais un tel procédé serait trop sensible aux perturbations car déjà le simple allongement d'une impulsion normale d'une durée d'un pas ou le simple raccourcissement d'une impulsion d'une durée de deux pas pourrait être confondu avec une impulsion de synchronisation.C'est pourquoi à l'impulsion d'une durée égale à un nombre impair d'impulsions de cadence rapides sont adjoints en outre des changements d signaux qui doivent être aussi fréquents que possible et lo s desquels doivent apparaître des impulsions et des pauses entre impulsions dont la durée est égale à un nombre pair et à un nombre impair de périodes d'impulsions de cadence. Egalement il ne doit appa raître aucune impulsion dont la durée est égale à celle d'une impulsion de cadence, sinon la largeur de bande du canal de transmission devrait être doublée uniquement à cause de la transmission du mot de synchronisation. Le procédé selon l'invention est particulièrement approprié pour des systèmes qui fonctionnent avec un code de contrôle ou de correction, par exemple un code cyclique de Hemming. Le mot de synchronisation peut alors correspondre entièrement à la constitution du code utilisé et il peut être contrôlé à l'aide du dispositif de contrôle de code, présent dans la mesure où il ntest représenté que par un profil binaire qui ne se différencie en rien d'un profil binaire possible et également permis par ailleurs. A titre d'exemple on a décrit ci-dessous et illustré schématiquement au dessin annexé un mode d'exécution du procédé conforme à l'invention. La figure représente un schéma-bloc d'un dispositif prévu pour la mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention. Les signaux provenant d'un émetteur non représenté sont envoyés S un registre d'entrée constitué par les registres partiels ER1 et ER2. A partir du registre d'entrée ER1 les signaux parviennent dans un dispositif de traitement VA dans lequel ils sont traités, dans le cas normal, d'une façon non expliquée ici en déta.l. Le mot de synchronisation, qui doit être représenté par les états de signaux mémorisés, est mémorisé dans une mémoire S. Le contenu de la mémoire S est comparé à cehi du registre d'entrée ER1 dans un comtarateur V. Les signaux d'entrée sont envoyés, en plus du registre d'entrée ER, à un d scriminateur PLD de longueur d'impulsions qui délivre un signal de sortie lorsque la longueur des impulsions n'est pas un multiple entier de la durée normale dtimpul- sion du générateur de cadence TG. Le comparateur V est mis en marche par le s gnal de sortie du discriminateur PLD de longueur d'impulsion. Ainsi on est assuré qu'il ne peut délivrer un signal de sortie que lorsqu'un mot de synchronisation est effectivement présent. On suppose qu'on attend l'arrivée d'un mot de synchronisation. L'installation VA de traitement commute par conséquent un générateur TG de cadence sur la fréquence de cadence double de sorte que les informations parvenant dans les registres partiels d'entrée ER1 et ER2 sont décalées par le générateur TG de cadence avec la fréquence de cadence double. On suppose ensuite que le mot de synchronisation est arrivé et est décalé suffisamment dans le registre d'entrée pour que les états de signaux mémorisés se trouvent dans ledit registre. La comparaison des contenus entre la mémoire S de mots de synchronisation et le registre partiel d'entrée ER1 donne un résultat positif et le comparateur V délivre un signal à l'installation de traitement VA à laquelle est de ce fait notifié que l'instant de synchronisation est présent.Simultanément une impulsion de commande est envoyée au générateur TG de cadence qui ramène ce dernier à la fréquence de cadence normale. Si un mot d'information possède accidentellement la même suite de signaux que le mot de synchronisation, un instant de synchronisation n'est cependant pas indiqué car dans ce cas le discriminateur PLD de longueurs d'impulsions ne répond pas. Mais même lorsque par suite d'une erreur de transmission, une impulsion d'un mot de synchronisation est modifiée de telle manière que le discriminateur de longueurs d'impulsions répond, aucun instant de synchronisation n'est encore communiqué étant donné qu'il n'y a aucune coincidence des états de signaux dans le registre partiel ERI et dans la mémoire S. Le registre partiel d'entrée ER2 contient des chiffres de contrôle qui peuvent être exploités dans l'installation de traitement VA en même temps que le mot de synchronisation et avec lesquels est contrôlée l'exactitude formelle aussi bien du mot de synchronisation que de chaque autre mot. Une erreur se produisant dans le mot de synchronisation peut alors être corrigée. R E V E rt D I C A T I O N S 1 - Procédé pour synchroniser des récepteurs lors de la transmission de signaux modulés par impulsions codées et émis à une fréquence de cadence déterminée, à l'aide d'un mot de synchronisation contenu dans les signaux et dont la réception est contrôlée dans un recepteur, caractérisé par le fait que le mot de synchronisation est émis à une fréquence de cadence différente de celle des autres signaux. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'on utilise comme mot de synchronisation un mot admis dans une autre partie d'un télégramme. 3 - Procédé suivant l'une des revendications 1 ou 2 caractérisé par le fait que le mot de synchronisation est émis avec une fréquence de cadence plus élevée et commence avec une durée d'impulsions qui ne se présente pas lors de la transmission des signaux avec une fréquence de cadence normale. 4 - Procédé suivant la revendication 3, caractérisé par le fait que le mot de synchronisation est émis avec une fréquence de cadence double et commence avec une impulsion possédant une durée égale à un nombre impair de pas. 5 - Procédé suivant l'une des revendications 3 ou 4, caractérisé par le fait que la réception d'une durée d'impulsion n'apparaissant pas avec une fréquence de cadence normale lors de la transmission des signaux est contrôlée et qu'après l'arrivée d'une telle impulsion, l'arrivée des impulsions suivantes du mot de synchronisation est surveillée. 6 - Procédé suivant la revendication 5, caractérisé par le fait qu'après l'arrivée de l'impulsion possédant une durée n'apparaissant pas lors de la transmission des signaux, l'arri- vée d'autres impulsions ou de pauses entre impulsions, possédant une durée n'apparaissant pas lors de la trnnsmission des signaux, est surveillée.