La présente invention concerne les produits à fumer tels que les cigarettes, les cigares et les pipes, dans lesquels un boudin de tabac est fumé par une combustion progressive de l'une des extrémités à l'autre du boudin0 Elle concerne également un procédé pour fumer un boudin d'un produit à fumer, notamment de tabac, suivant lequel de l'air primaire est alimenté vers ltex- trémité en combustion du boudin et de l'air secondaire sur les cotés latéraux de ce derniers Lors de la combustion du tabac dans des cigarettes, des cigares, des pipes et similaires, on n'obtient qu'une combustion incomplète.Les substances non brillées et, parmi celles-ci, des poisons dangereux tels que la nicotine, le goudron et l'oxyde de carbone passent dans la bouche du fumeur et sont ainsi au moins partiellement absorbées par 1' organisme de celui-ci. Lorsque l'opération est effectuée rapidement, une quantité considbrable- ment plus importante de substances non brtlées nuisibles est absorbée par le fumeur que lorsque celui-ci fume relativement len tepaento On a essayé de réduire, au moyen de filtres, la quantité de substances nuisibles absorbée par le fumeur. Mais ceci n'est possible que dans certaines limites et entratne un effet négatif sur le goat de la fumée.De plus, on a tenté d'améliorer le processus de filtrage en mélangeant à la fumée, avant son passage à travers le filtre, de l'air frais. A cet effet, on a prévu des couvertures ou passages dans le cylindre entourant normalement le boudin de tabac pour le passage d'air secondaireo Dans le cas des cigarettes munies de telles ouvertures, on a réalisé ces dernières en rendant le papier de cigarettes perméable à l'air dans une zone axiale située au voisinage du filtre de la cigarette. Lesdits procédés et des procédés similaires pour l'introduction d'air secondaire permettent de condenser une partie desdites substances nuisibles contenues à l'état gazeux dans la fumée. Mais la combustion elle-mtme n'est pas influencée avantageusement. De plus, on a rendu-perméable à l'air l'ensemble du cylindre de papier et'on a ainsi obtenu une légère amélioration du processus de combustion. Cette amélioration n'est pas satisfaisante et ne peut pas entre accentuée parce que, lorsque la perméabilité du papier devient trop importante, la résistance du papier est réduite et la partie de l'air secondaire qui ne par ticipe pas à la combustion devient trop importante. L'invention a pour objet de réduire la teneur de substances nuisibles dans la fumée en rendant la combustion la plus complète possible sans introduire un excès d'air secondaire. A cet effet, l'invention conçoit un procédé pour fumer un boudin d'un produit à fumer, notamment du tabac, qui comprend les phases suivantes : allumage du boudin à l'une de ses extrémités, production d'une pression réduite entre ladite extrémité en combustion et l'autre extrémité du boudin, alimentation d'air de combustion primaire vers 1' extrémité en combustion du boudin et alimentation d'air de combustion secondaire en direction latérale dans le boudin et dans une zone axiale limitée située au voisinage du foyer de combustion et qui se déplace avec celui-ci le long du boudin. Suivant le procédé'selon l'invention, l'air secondaire est introduit au voisinage du foyer de combustion de manière qu'au moins une partie de l'air secondaire intervienne activement dans le processus de combustion pour obtenir une combustion plus complète. Simultanément, l'air secondaire sert à refroidir les parties du boudin situées au voisinage de la zone de combustion ainsi que les produits de combustion s'écoulant à partir de ladite zone de combustion en direction de l'autre ex trémité du boudin, lorsque le fumeur tire sur la cigarette ou similaire0 Gracie à cet effet de refroidissement, la chute de température derrière la zone de combustion devient plus impor- tante. Lorsqu'on obtient une quantité d'oxygène suffisante et ledit effet de refroidissement, on peut contrôler la combustion d'une manière telle que la quantité de substances nuisibles contenues dans le flux de produits de combustion s'écoulant à partir de la zone de combustion soit considérablement réduite. On ne réduit ainsi pas seulement les quantités de nicotine et de goudron mais également la teneur d'oxyde de carbone qui ne peut pas titre réduite à l'aide d'un filtre, parce que l'alimentation en oxygène amélioré provoque une combustion sensiblement complète de l'oxyde de carbone en dioxyde de carbone. De plus, le procédé selon l'invention présente l'avantage de permettre d'éviter les inconvénients inévitables provoqués par l'utilisation des filtres, par exemple la retenue de certains composés du goût du tabac dans le filtre. Suivant le procédé selon l'invention, le goflt de la fumée se développe d'une manière naturelle en fonction des caractéristiques de la combustion seule. De plus, on évite ainsi avantageusement la résistance à l'écoulement de la fumée provoquée dans des mesures plus ou moins importantes par tous les filtres. L'alimentation de l'air secondaire facilite plutôt le processus d'aspiration de la fumée sans dissoudre d'une manière nuisible les composants aromatiques de la fumée. Le procédé selon l'invention permet de contrôler l'alimentation de l'air secondaire et/ou le déroulement de la combustion de différentes manières. La quantité d'air secondaire ajoutée à la fumée peut Titre contrôlée. A cet effet, le procédé selon l'invention consiste b contrôler l'alimentation en air secondaire en fonction des caractéristiques du processus de combustion, et de préférence à contrôler l'alimentation en air secondaire en fonction de la température de combustion. De plus, on peut influencer le degré de combustion, la vitesse de combustion, la distribution des températures, les dimensions de la zone de combustion et des paramètres similaires.On peut obtenir un résultat particulièrement intéressas dans un dispositif particulier en assurant un contrôle automatique de la quantité d'air secondaire alimenté en fonction de ltintensité de la combustion0 Ceci permet d'équilibrer la différence entre un fumer lent et un fumeur rapide dans ce cas, la quantité d"air secondaire admise augmente avec les températures plus élevées produites par des aspirations intenses très peu espacées entre elles dans le temps. L'augmentation de la quantité d'air secondaire admise assure, lorsque les rapports entre les différents processus en présence sont réglés convenablement, une composition $ensiblement uniforme de la fu- mée obtenue. Suivant un autre mode de réalisation, le procédé selon l'invention consiste à faire varier l'alientation d'air secon- daire en fonction de la progression du foyer de combustion pour adapter l'alimentatien d'air secondaire a=x conditions continuellement changeantes du processus de combustion. On sait, par exemple, que les produits de combustion et de vaporisation inoffensifs et nuisibles s'accumulent graduellement dans le boudin, au voisinage de lwextrémite arrière deune cigarette ou si- milaire.Ces produits sont, pour une grande partie, responsables du godet particulier de la fumée et ne doivent ainsi pas être retirés complètement. Le procédé selon l'invention permet, en augmentant graduellement l'alimentation d'air secondaire au fur et à mesure que la zone de combustion avance vers l'extrémité arrière du boudin pour ainsi compenser ladite accumulation et pour ainsi maintenir une concentration sensiblement constante desdits produits, de remédier à cet inconvénient. Ladite accumulation des produits de combustion et de vaporisation est également obtenue avec une combustion sensiblement complète et ceci au début de la combustion0 Dans ce cas, le changement désagréable du gobt de la fumée est particulièrement apparent et le perfectionnement obtenu au moyen du procédé selon l'invention est particulièrement remarquable. Pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, l'invention concerne un dispositif et notamment une cigarette qui est du type comprenant une enveloppe cylindrique en une matière combustible entourant le boudin du produit d fumer. Selon l'invention, ladite enveloppe comprend des ouvertures normalement fermées, qui sent ouvertes lors de l'avance du foyer de combustion pour permettre une alimentation d'air de combustion secondaire dans le boudin et dans une zone située au voisinage de la zone de combustion de celui-ci0 De préférence, lesdites ouvertures comprennent des moyens d'obturation thermosensibles qui maintiennent lesdites ou verturs fermées sous des conditions norags et les ouvrent lorsqu'ils atteignent une température élevée comprise entre la température ambiante et la tempsrature obF-;nue dans la zone de combustion du boudin. Suivant un autre mode de salivation du dispositif selon l'invention, ladite enveloppe comporte deux couches de matières ayant des coefficients d'expansion thermique différents et qui sont reliées entre elles au moins dans certaines zones de l'enveloppe, lesdits moyens d'obturation constitués par des clapets de soupapes étant repliés à partir de l'enveloppe par l'augmentation de la température au voisinage de la zone de combustion avançant0 Cet effet est similaire à l'effet bi-métallique bien connu. Dans un dispositif de ce type, l'ensemble du cylindre ou enveloppe peut présenter deux couches.Mais il est également possible de prévoir la deuxième coche seulement dans les zones de la première couche dans lesquelles sont pratiquées des ouvertures pour le passage de 1 ' air secondaire0 En déterminant convenablement la configuration des entailles pratiquées au moins dans l'une des couches de l'enveloppe, on peut influencer la configuration et la distribution des passages obtenus lors de la combustion0 D'une manière générale, les entailles sont avantageusement des entailles en ZUWO Suivant un autre mode de réalisation avantageux, les entailles présentent une configuration convenable et sont distribuées convenablement pour assurer que lesdits clapets de soupape guident 1' air secondaire dans une direction prédéterminée0 De préférence, lesdites entailles sont fermées par une matière d'obturation qui devient fluide sous l'effet d'une température élevée comprise entre la température ambiante et la température règnant au niveau axial de la combustion dudit boudin. La partie de l'enveloppe découpée partiellement par les entailles et qui est normalement maintenue au niveau de la surface de l'enveloppe par ladite matière d'obturation (qui ferme également les entailles) peut ainsi entre repliée sous l'effet de la température plus élevée après la fusion de la matière d'obturation. Suivant une autre variante du dispositif suivant 1' in- vention, l'une desdites couches de l'enveloppe est constituée d'une matière déposée sur l'autre couche sous forme d'une solution ou d'une suspension. On peut, par exemple, utiliser une en veloppe en papier à cigarettes classique, sur la surface extérieure de laquelle est déposée une couche d'acétate de cellulose par projection d'une fine couche de vernis d'acétate qui est séchée ensuite.Etant donné que le coefficient d'expansion thermique et les produits de décomposition thermique de l'acétate de cellulose sont différents de ceux du-papier à cigarettes, on obtient le repliage recherché des parties en forme de clapets de l'enveloppe, lorsque la température augmente suffisamment0 Dans une telle construction, lesdites entailles peuvent autre découpées avant l'application de la couche de vernis Normalement, il n'est pas nécessaire d'utiliser une matière dwobtu- ration supplémentaire pour maintenir les parties découpées dans leur position de fermeture. Suivant un mode de réalisation particulièrement simple, lesdites ouvertures sont constituées par des trous ou fentes fer mées par une matière qui perd ses caractéristiques de liant sous l'effet de la combustion approchante. Suivant un mode de réalisation encore plus simple, ladite enveloppe est en une matière perméable à l'air, en particulier en un papier poreux, lesdites ouvertures étant constituées par les porès de ladite matière perméable et étant fermées par une matière perdant ses propriétés de liant sous l'effet de la combustion approchante. En variante, l'enveloppe comprend une première couche d'une matière imperméable à l'air et une deuxième couche contenant une matière d'obturation ou qui est constituée par une telle matière0 Dans tous les cas, la matière d'obturation peut être du type qui est rendu fluide sous l'effet de la combustion. Des matières poreuses, par exemple du papier i cigarettes poreux, sont distribuées dans le commerce ou peuvent store fabriquées sans difficultés. De préférence, ladite matière d'obturation contient au moins une certaine quantité d'une matière qui est détruite ou volatilisée i des températures élevées comprises entre la température ambiante et la température règnant dans la zone de combustion du dispositif. On obtient encore des avantages particuliers lorsque ladite matière d'obturation comprend une matière de remplissage résistant à la chaleur telle que le kaolin, la poudre d'oxyde d'aluminium, la poudre de quartz ou similaire et un liant détruit ou volatilisé à des températures élevées. De telles compositions, comprenant une matière de remplissage et un liant, sont particulièrement avantageuses pour des enveloppes peu épaisses, par exemple en papier à cigarettes, parce qu'elles ne produisent pas seulement l'effet d'obturation recherché mais renforcent également l'enveloppe et la rendent moins transparenk En fonction des propriétés recherchées pour les matières d'obturation, l'homme de l'art peut choisir ou préparer des matières convenables0 On choisira bien entendu des matières d'ob- turation, des vernis ou des composés de ceux-ci qui sont détruits ou volatilisés sous l'effet de la chaleur mais qui ne provoquent aucune décomposition des produits de combustion qui pourrait détériorer le gobt de la fumée. De préférence, ladite matière volatilisée à des températures élevées est du groupe comprenant la cellulose et les déri vés de cellulose tels que l'acétate de cellulose, l'amidon et d'autres adhésifs et liants ne comprenant que des atomes de carbone, d'hydrogène et dwoxygèneO Selon l'invention, ladite matière d'obturation est déposée sur ladite enveloppe sous forme d'un revêtement superficiel, mais, de préférence, ladite matière d'obturation est déposée sur la surface intérieure de l'enveloppe et/ou ladite matière d'obturation est contenue au moins partiellement dans la structure de ladite enveloppe. On peut déposer la matière d'obturation de différentes manières sur l'enveloppe. Souvent, il est facilement possible de déposer la matière sur toute la surface de l'enveloppe, par exemple sous forme d'une solution, d'une émulsion ou d'une suspension qui est séchée ensuite. De plus, selon l'invention, ladite enveloppe est imprégnée diun oxydant notamment du nitrate d'alcali. De tels agents d'oxydation sont souvent utilisés dans la préparation des boudins de tabac pour cigarettes et servent à assurer une vitesse de combustion minimale lorsque i1air n'est pas aspiré à travers le boudin. Lorsqu'on dépose de tels agents d'oxydation sur l'en- veloppe ou le cylindre, ils contribuent à réaliser le but de l'invention en augmentant l'alimentation en oxygène et améliorent ainsi l'action destructive de l'air secondaire sur les produits nuisibles produits par une combustion incomplète0 De la mme manière, lvenseloppe peut être imprégnée avec d'autres substances utilisées normalement pour le traitement du tabac.Selon l'invention, ladite enveloppe est imprégnée avec du sucre ou avec une substance concernant du sucre0 L'imprégnation avec du sucre peut également constituer une matière d'obturation thermosensible. L'enveloppe n'est pas nécessairement appliquée sur la surface extérieure du boudin de tabac ou similaire0 Suivant un autre mode de réalisation selon l'invention, ledit boudin de produit à fumer a la configuration d'un tube, ladite enveloppe étant constituée par un manehon logé dans le conduit dudit tube et présentant des ouvertures et des moyens d'obturation thermosensibles0 D'autres réalisations et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre et en se référant aux dessins annexés, sur lesquels Fig. 1 est une vue en coupe axiale schématique d'une partie d'une cigarette classique, Fig. 2 est une vue similaire à celle représentée à la figure 1 et à une plus grande échelle d'un mode de réalisation d'une cigarette selon l'invention, Fig. 3 est une vue en coupe axiale partielle à une plus grande échelle de l'enveloppe d'un autre mode de réalisation de la cigarette selon l'invention, Fig. 4 à 6 montrent des vues en coupe axiale, en coupe radiale et en élévation de côté respectivement de différentes modifications de la cigarette selon l'invention, Fig. 7 à 10 montrent encore d'autres modifications d'un mode de réalisation similaire à celui représenté à la figure 3, et Fig. Il est une vue en coupe schématique d'une pipe à fumer selon l'invention. La figure 1 illustre schématiquement le déroulement de la combustion dans une cigarette classiques La cigarette repre- sentée à cette figure comporte une enveloppe ou un cylindre de papier 1 entourant un boudin de tabac 2 La zone de combustion 3 est indiquée par des hachures ondulées. De l'air frais ou primaire est aspiré dans la direction des flèches 4 pour entretenir la combustion, et le produit de combustion s'écoule dans la direction des flèches 5.En considérant que la perméabilité à l'air du papier à cigarettes est normalement négligeable, la zone de combustion 3 n1 est alimentée avec de 11 oxygène qu'à partir de l'extrémité avant (extrémité droite aux figures 1, 2 et 4) de la cigarette par le courant d'air primaire représenté par les flèches 40 Lors d'une telle alimentation, par exemple lors d'une aspiration d'air unique à partir de liextrémité avant de la cigarette, on obtient des conditions typiques pour une combustion incomplète.L'oxygène contenu dans l'air aspiré est consommé rapidement lors de son arrivée dans la zone de combustiono Les gaz chauds quittant la zone de combustion dans la direction des flèches 5 chauffent les parties de tabac voisines de ladite zone 3 à des températures relativement élevées sans provoquer une réelle combustion à cause d'un important manque d'oxygène. Tous les composants du tabac volatils à ces températures sont ainsi vaporisés dans lesdites zones et sont entratnés par le flux des produits de combustion dans la direction des flèches 5. Ces com posants sont condensés ou déposés dans des mesures plus ou moins importantes dans des zones plus froides de la cigarette et sur le tabac ou sur des particules de fumée en donnant ainsi à la fumée une coloration plutôt grise que bleue. La cigarette selon l'invention représentée à la figure 2 comporte également une enveloppe 11 en papier à cigarettes et qui entoure étroitement un boudin de tabac. Le papier à cigarettes présente des ouvertures 12a. Ces ouvertures sont constituées, dans le mode de réalisation représenté à la figure 2 let d'une manière similaire dans le mode de réalisation représenté à la figure 3) pour des raisons de clarté par des trous distribués régulièrement sur l'enveloppe Il ; mais elles peuvent cotre d'une configuration quelconque et être disposées, d'une manière convenable quelconqueO Elles peuvent se présenter sous forme de trous g de fentes, d'entailles, de perforations, d'ouvertures similaires ou encore store constituées par les pores d'une enveloppe 11 en une matière poreuse.Lorsque les ouvertures sont, par exemple, constituées par des trous tels que représentés à la figure 2 leur diamètre peut ttre-de l'ordre de 0,1 au à 0,3 Il et l'en- veloppe Il présente de l'ordre de 10 à 30 trous par cm2. Les ou ouvertures sont normalement fermées par une matière d'obturation 13 qui perd sa cohérence mécanique et ainsi sa fonction d'obturation sous l'influence de la combustion, par exemple sous l'influence de l'augmentation de la température produite par la combustion. Les passages ou ouvertures situés au voisinage de la zone de combustion sont ainsi ouverts et permettent l'arrivée d'air additionnel ou secondaire en direction latérale dans le boudin de tabac. On n'obtient ainsi pas seulement une alimentation de l'air 4 dans le boudin de tabac assurée par le différentiel de pression appliqué à la cigarette mais également une alimentation d'air secondaire 15 à travers les ouvertures 12a situées au voi- sinage de la zone de combustion. Cet air secondaire 15 constitue une alimentation additionnelle d'oxygène pour les zones intérieures et le bord intérieur de la zone de combustion 30 La matière d'obturation n'est, bien entendu, pas nécessairement logée à l'intérieur des ouvertures, comme montré pour des raisons de simplicité à la figure 2, mais elle peut être disposée sur l'une ou les deux surfaces de l'enveloppe Ilo Dans le mode de réalisation représenté à la figure 3, l'enveloppe est constituée d'une feuille extérieure 16 et dune feuille intérieure 18o La feuille extérieure 16 présente des ouvertures 12b et peut entre une feuille de papier à cigarettes, tandis que la feuille intérieure 18 est en une matière d'obturation qui est détruite ou décomposée sous l'influence de la zone de combustion avançant. Dans le mode de réalisation représenté aux figures 4 à 6, 1'enveloppe présente des entailles fermées par une matière d'obturation adhésive. La configuration desdites entailles est déterminée de manière que la matière d'obturation devienne ineffective et soit décomposât lorsque la zone de combustion avance dans le voisinage des entailles respectives et que le courant d'air secondaire 15 s'écoule dans une direction prédéterminéet à travers les passages 12, 12d formés sous 1 l'action de la pression réduite produite à l'intérieur de la cigarette lorsque le fumeur tire sur celle-cio Dans le mode de réalisation représenté i la figure 4, l'air secondaire 15 s'écoule sensiblement dans une direction opposée à celle du courant d'air primaire.Dans le mode de réalisation représenté à la figure 5, les entailles 12d sont disposées d'une manière telle que l'air secondaire 15 pénètre dans la cigarette dans une direction sensiblement circonférentielle. En utilisant des entailles en forme de UN, telles que représentées à la figure 6, on obtient une distribution d'air secondaire particulièrement uniforme dans la cigarette parce que les entailles sont disposées en rangées circonférentielles espacées entre elles et orientées alternativement en directions opposées, de manière que les ouvertures 12e dirigent l'air secondaire alternativement dans des directions opposées, Dans les modes de réalisation représentés aux figures 7 à 10 l'enveloppe est constituée par deux couches, notamment une couche plus épaisse 21 et une couche moins épaisse 22.Lesdites couches présentent différentes caractéristiques d'expansion ther mique, de manière que l'enveloppe se bombe, d'une manière similaire à celle des ensembles bimétalliques, sous l'effet de l'augmentation de température provoquée par la zone de combustion avan çant, et qu'on obtienne ainsi la formation des passages 12f pour l'arrivée de l'air secondaire.Dans les modes de réalisation suivant les figures 7 et 8, ia couche moins épaisse 22 présente un coefficient d'expansion plus important que la couche plus épaisse 21, tandis que, dans les modes de réalisation suivant les figures 9 et 10 la couche plus épaisse 21 présente un coefficient d'expansion thermique plus important que la couche moins épaisse 22. Dans les modes de réalisation suivant les figures 7 et 9 les deux couches 21, 22 forment une structure continue.Mais, dans les modes de réalisation suivant les figures 8 et 10, l'enveloppe comporte une couche moins épaisse continue 22 qui est munie seulement en certains endroits d'un revêtement plus épais 210 L'enveloppe représentée à la figure 10 présente des entailles disposées en rangées circonférentielles et qui servent à produire des passages 12g en un nombre et dans une disposition prédéterminés.Lorsque les entailles présentent une conriguration convenable, par exemple en t'Uw telle que représentée à la figure 6, on obtient des flans repliés sous l'action de la différence de pression et/ou la différence des coefficients d'expansion ther runique à partir de l'enveloppe et qui travaillent d'une manière similaire au fonctionnement d'un clapet de soupapes La figure Il montre une pipe conprenant une tette 25 dans laquelle est logé un élément cylindrique 26. L'élément 26 est fermé à son extrémité reposant sur le fond de la tette 25 et présente des ouvertures ou passages 12h normalement fermés par une matière d'obturation. Cette matière perd sa consistance ou est décomposée sous l'influence de la combustion, de manière que de l'air secondaire 15 puisse être aspiré dans le boudin de tabac 2 à travers les ouvertures situes au voisinage de la zone de combustion0 L'élément 26 peut, bien entendus comprendre, au lieu desdites ouvertures fermées par une matière d'obturation, deux couches de différents coefficients d'excpansion thermique0 Bien entendu, liinvention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés, on peut y apporter de nombreuses modifications de détails, sans sortir, pour cela, du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour fumer un boudin d'un produit à fumer, notamment de tabac, suivant lequel de l'air primaire est alimenté vers l'extrémité en combustion du boudin et de l'air secondaire sur les cotés latéraux de ce dernier, caractérisé en ce qu'il consiste à alimenter le boudin avec de l'air secondaire seulement dans une zone axiale située au voisinage du foyer de combustion du boudin et qui avance le long de celui-ci suivant la progression de la combustion. 2- - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend les phases suivantes : allumage du boudin à l'une de ses extrémités, production d'une pression réduite entre ladite extrémité en combustion et l'autre extrémité du boudin, alimentation d'air de combustion primaire vers l'extrémité en combustion du boudin et alimentation d'air de combustion secondaire en direction latérale dans le boudin et dans une zone axiale limitée située au voisinage du foyer de combustion et qui se déplace avec celui-ci le long du boudin. 30 - Procédé suivant la revendication 2 caractérisé en ce qu'il consiste à contrôler l'alimentation en air secondaire en fonction des caractéristiques du processus de combustion. 40 - Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce qu'il consiste à contrôler l'alimentation en air secondaire en fonction de la température de combustionO 5" - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à faire varier l'alimentation d'air secondaire en fonction de la progression du foyer de combustion. 6 - Dispositif, notamment cigarette, pour fumer un boudin d'un produit à fumer, en partis-ulier du tabac, suivant le procédé selon la revendication 1, et qui est du type comprenant une enveloppe cylindrique en une matière combustible entourant le boudin du produit à fumer, caractérisé en ce que ladite enveloppe comprend des ouvertures normalement fermées qui sont ouvertes lors de l'avance du foyer de combustion pour permettre une alimentation d'air de combustion secondaire dans le boudin et dans une zone située au voisinage de la zone de combustion de celui-ci. 7" - Dispositif suivant la revendication 6, caractérisé en ce que lesdites ouvertures comprennent des moyens d'obturation thermosensibles qui maintiennent lesdites ouvertures fermées sous des conditions normales et les ouvrent lorsqu'ils atteignent une température élevée comprise entre la température ambiante et la température obtenue dans la zone de combustion du boudin. 8' - Dispositif suivant la revendication 7, caractérisé en ce que ladite enveloppe comprend une série d'ouvertures constituées par des entailles d'une configuration correspondant à celle d'un clapet de soupape pour permettre l'alimentation d'air secondaire seulement lorsque ledit clapet est plié par rapport à ladite enveloppe. 9' - Dispositif suivant la revendication 8, caractérisé en ce que lesdits clapets de soupape guident l'air secondaire dans une direction prédéterminée. 10' - Dispositif suivant la revendication 8, caractérisé en ce que ladite enveloppe comporte deux couches de matières ayant différents coefficients d'expansion thermique et qui sont re liées entre elles au moins dans certaines zones de l'enveloppe, ledit clapet de soupape étant replié a' partir de l'enveloppe par l'augxentation de la température au voisinage de la zone de combustion avançant. 110 - Dispositif suivant la revendication 10, caractéri s en ce que l'une desdites couches de l'enveloppe est constituée d'une matière déposée sur l'autre couche sous forme d'une solution ou d'une-suspension. 12' - Dispositif suivant la revendication 11, caractérisé en ce que ladite matière déposée sous forme de solution ou de suspension est du groupe comprenant la cellulose et les dérivés de cellulose, tels que l'acétate de cellulose, l'amidon, le sucre et d'autres adhésifs ou liants ne contenant que des atomes de carbone, d'hydrogène et d'oxygène 13' - Dispositif suivant la revendication 8, caractérisé en ce que lesdites entailles sont fermées par une matière d'obturation qui devient fluide sous l'effet d'une température élevée comprise entre la température ambiante et la température règnant au niveau axial de la combustion dudit boudin. 14' - Dispositif suivant la revendication 6, caractérisé en ce que lesdites ouvertures sont constituées-par des trous ou fentes fermées par une matière qui perd ses caractéristiques de liant sous l'effet de la combustion approchante. 15' - Dispositif suivant la revendication 6, caractérisé en ce que ladite enveloppe est en une matière perméable à l'air, en particulier en un papier poreux, lesdites ouvertures étant constituées par les pores de ladite matière perméable et étant fermées par une matière perdant ses propriétés de liant sous 1' effet de la combustion approchantee 16' - Dispositif suivant la revendication 15, caractérisé en ce que l'enveloppe comprend une première couche d'une matière imperméable à l'air et une deuxième couche contenant une matière d'obturation ou qui est constituée par une telle matière. 17' - Dispositif suivant la revendication 13, caracté- risé en ce que ladite matière d'obturation contient au moins une certaine quantité d'une matière qui est détruite ou volatilisée à des températures élevées comprises entre la température ambiante et la température règnant dans la zone de combustion du dispositif. 18' - Dispositif suivant la revendication 17, caractérisé en ce que ladite matière d'obturation comprend une matière de remplissage résistant à la chaleur; telle que le Kaolin, la poudre d'oxyde d'aluminium, la poudre de quartz ou similaire et un liant détruit ou volatilisé à des températures élevées. 19e - Dispositif suivant la revendication 17, caractéri sé en ce que ladite matière volatilisée à des températures élevées est du groupe comprenant la cellulose et les dérivés de cellulose tels quel'acétate de cellulose, l'amidon et d'autres adhésifs et liants ne comprenant que des atomes de carbone, d'hydrogène et d'oxygène. 20- - Dispositif suivant la revendication 16, caractérisé en ce que ladite enveloppe est imprégnée avec du sucre ou avec une substance contenant du sucre. 21e - Dispositif suivant la revendication 13 caractérisé en ce que ladite matière d'obturation est déposée sur ladite enveloppe sous forme d'un revttement superficiel0 22 - Dispositif suivant la revendication 21, caractérisé en ce que ladite matière d'obturation est déposée sur la surface intérieure de l'enveloppe0 23' - Dispositif suivant la revendication 13, caractérisé en ce que ladite matière d'obturation est contenue au moins partiellement dans la structure de ladite enveloppe. 24- - Dispositif suivant la revendication 14, caractérisé en ce que ladite matière d'obturation est déposée sur toute la surface de ladite enveloppe0 25- - Dispositif suivant la revendication 24, caractérisé en ce que ladite matière d'obturation est déposée sur ladite enveloppe sous forme d'une solution, d'une suspension ou d'une émulsion séchée après son dépôt. 26- - Dispositif suivant la revendication 6, notamment pipe à fumer, caractérisé en ce que ledit boudin de produit à fumer a la configuration d'un tube, ladite enveloppe étant constituée par un manchon logé dans le conduit dudit tube et présentant des ouvertures et des moyens d'obturation thermosensiblesO 270 - Dispositif suivant la revendication 6, caractérisé en ce que ladite enveloppe est imprégnée d'un oxydant, notamment du nitrate d'alcali.