Domaine technique. La présente invention concerne des perfectionnements aux mitres de cheminées, c 'est-à-dire le dispositif qui coiffe le conduit de fumée ou d'aération depassant le toit. Problème posé. Les deux problèmes essentiels posés depuis très longtemps pour des conduits de cheminées, qu'elles soient destinées A un appareil à combustion ou simplement à une aération, sont d'empêcher l'introduction des précipitations atmosphériques et de favoriser le tirage. Etat de la technique antérieure et inconvénients. Depuis des siècles on a essayé de résoudre ces pro blases avez e nombreux Qisposi, ce qui prouve que la so- lution n'est Jamais trouvée parfaitement. Un dispositif particulièrement répandu consiste en un simple chapeau conique placé au-dessus du conduit. La difficulté est dans les proportions et les dimensions pour obtenir de meilleurs compromis entre la protection et le tirage. Si on rapproche trop le chapeau, on a une protection efficace mais on dimlnue le tirage. Si on l'éloigne, le tirage est amélioré mais la protection est illusoire en cas de précipitation chassant obliquement ou même horizontalement. De toute façon, la présence de ce chapeau conique dévie les filets d'air autour du chapeau suivant des veines qui tournent leur convexité au voisinage du bord du chapeau, c'est-à-dire qu'il se produit, à l'endroit de la sortie normale de la cheminée, une surpression suivant un phénomène aérodynamique bien connu. Cette surpression est nuisible au tirage et favorise l'introduction des précipitations dans le conduit. Ce dernier inconvénient est particulièrement gê nant pour des cheminées devant être raccordées à des gaines de ventilation qui, dans les constructions modernes, sont parfois réalisées en matériaux sensibles à l'humidité, tels que du carton. I1 existe aussi des mitres, en matériaux divers, composés généralement d'un embout ou casque percé de trous. Leurs inconvénients sont similaires à ce qui vient d'être expliqué car les phénomènes aérodynamiques sont du même ordre et provoquent les mêmes effets. I1 existe aussi un problème de l'endroit de la traversée du toit par le conduit car si les cheminées sont généralement verticales, les toits sont touJours inclinés et lorsque les cheminées sont cylindriques, il faut réaliser les trous de passage en forme d'ellipse dont l'excentricité dépend de l'inclinaison du toit. I1 existe bien des tuiles spéciales Ou des plaques appropriées mais elles ne peuvent pas répondre à toutes les inclinaisons proposées et, de toute façon, il est tout à fait inesthétique et impropre techniquement de disposer la partie de cheminée faisant saillie au-dessus du toit de façon autre que verticale. Exposé de l'invention. La mitre de l'invention est caractérisée principalement par la combinaison d'un déflecteur montant extérieurement Jusqu'au bord du conduit et, d'un chapeau sensiblement plat recouvrant le déflecteur et ce conduit, de dimensions pratiquement identiques au déflec- teur, ledit chapeau ayant une forme qui, en liaison avec ledit déflecteur, guide l'écoulemant du vent suivant une veine qui se rétrécit et s'élargit successivement et, en tout cas, s'incurve, avec sa concavité vers le bas, au-dessus de l'ouverture du conduit. En général, le conduit est cylindrique à section circulaire, le déflecteur est tronconique et le chapeau a la forme d'une assiette creuse retournée. Toutefois cette forme n'est pas exclusive car on pourra prévoir un conduit à section carrée ou rectangulaire avec un déflecteur en forme de tronc de pyramide. En plus, on prévoit que le conduit présente des moyens d'étanchéité au passage de l'eau, à l'endroit de la Jonction avec le toit, cette étanchéité étant réalisée généralement par une collerette fixée de façon étanche au conduit et coiffant un élément à rebord du toit si bien qu'elle a la même inclinaison que ledit toit. Une autre particularité de l'invention réside dans le fait que le conduit, vertical au-dessus de la collerette, est perpendiculaire au plan de la collerette sous celle-ci. Solution au problème et avantage. Le déflecteur redresse les filets d'air d'un vent horizontal ers le haut tandis que le chapeau plat les rabat vers le bas pour qu'ils suivent encore ce déflecteur à la sortie de la mitre. I1 se produit donc, entre le déflecteur et le chapeau, un phénomène d'écoulement où les filets d'air tournent leur concavité vers l'ouverture du conduit tandis que la veine d'air est amincie au niveau de celui-ci en constituant un effet "venturi" qui provoque une aspiration dans le conduit. L'effet de tirage est par conséquent amplifié. Ce courant rationnel évite d'ailleurs les rentrées de pluie ou de flocon de neige. En outre, le chapeau relativement proche du déflecteur et de l'ouverture du conduit protège efficacement celle-ci. Par ailleurs, à la Jonction avec la toiture, la collerette réalise une étanchéité à la pluie et son inclinaison facilite les problemes d'adaptation de la sortie de cheminée à la toiture. Enfin l'inclinaison relative des deux tronçons du conduit permet de prévoir un trou circulaire pour le passage de celui-ci dans la toiture en évitant tous les inconvénients du perçage d'un trou en forme d'ellipse qui est délicat à percer. Brève description des figures. La figure 1 est une vue en perspective du conduit et de la mite de l'invention adaptée à une toiture inclinée. La figure 2 est une vue en perspective d'un conduit à mitre simplifié. La figure 3 est une coupe verticale shématique montrant l'écoulement des veines d'air dans la mitre. Description de deux modes de réalisation. En se reportant à la figure 1, on voit la mitre 1 disposée à la partie supérieure d'un tronçon de conduit 2 qui traverse une toiture schématisée par le trait plein 3 et qui est prolongée par un tronçon de conduit inférieur 4. Les tronçons de conduits supérieur et inférieur 2 et 4 sont cylindriques à section circulaire, cette section correspondant aux sections normalisées pour les conduits de cheminées pour foyer ou pour les conduits d'aération. A la Jonction des deux tronçons 2 et 4, à l'endroit de la traversde de la toiture 3, est prévue une collerette 5 qui est soudée au tronçon de conduit supérieur 2 suivant une inclinaison qui correspond à celle de la toiture 3.On n'a pas représenté dans les dessins la tuile spéciale de la toiture 3 qui comporte un trou circulaire avec rebord dirigé vers le haut et qui s'adapte sous la collerette 5 qui, elle, comporte un rebord dirigé vers le bas, de diamètre plus grand que le rebord de la tuile spéciale. On comprend facilement que cette disposition realise une étanchéité efficace suivant un dispositif employé de longue date dans les toitures. Le tronçon de conduit inférieur 4 est prévu pour recevoir, sur sa périphérie extérieure, le conduit qui est retenu par des lamelles élastiques 6, 7. Dans la version représentée à la figure 2 > le tron çon de conduit supérieur 8 est destiné à entourer un conduit inférieur sur lequel il se serre grâce au collier de serrage 9. L'élasticité du bord du tronçon 8 est réalisée par des fentes telles que 10. La mitre proprement dite se compose d'un déflecteur tronconique 11 qui s'adapte au bord supérieur des tronçons 2 ou 8 et qui descend au fur et d mesure que l'on s'éloigne de son axe. Elle comprend aussi un chapeau 12 qui a la forme d'une assiette creuse retournée et qui est supportée par des colonnettes 13, 14 qui sont soudées à l'intérieur du tronçon supérieur 2 ou 8. La figure 3 représente, de façon claire, le fonctionnement de la mitre de l'invention. On a représente un vent venant de la gauche matérialisé par les flèches 15. Ce vent est soulevé par le déflecteur 11 et la veine est laminée entre la partie supérieure de ce déflecteur et le fond du chapeau 12 qui oblige ladite veine à s'incurver comme la succession des flèches 15 en provoquant une aspiration dans le conduit 2 suivant la flèche 16. On voit par ailleurs que le chapeau 12 a des bords qui sont très peu au-dessus du niveau supérieur du déflecteur 11, c' est-à-dire de la partie supérieure du tronçon 2. I1 en résulte que des précipitations atmosphériques, déviées par le chapeau 12, ne peuvent pas s'introduire dans le conduit 2. REVENDICATIONS 10/ Perfectionnements aux mitres de cheminées, notamment d'aération, c a r a c t é r i s é s par la combinaison - d'un déflecteur montant extérieurement jusqu'au bord du conduit, - et, d'un chapeau sensiblement plat, recouvrant le déflecteur et le conduit, de dimension pratiquement identique au déflecteur, ledit chapeau ayant une forme qui en liaison avec ledit dé déflecteur, guide l'écoulement du vent suivant une veine qui se rétrécit et s'élargit successivement et, en tous cas, s'in curve, avec sa concavité vers le bas, au-dessus de l'ouverture du conduit. 2-/ Mitre, telle que définie dans la revendication 1, c a r a c t é r i s é e par le fait que le conduit est cy lindrique à section circulaire, le déflecteur est tronconique et le chapeau a la forme d'une assiette creuse retournée. 3-/ Mitre, telle que définie dans l'une ou l'autre des revendications 1 ou 2, prise isolément, c a r a c t é r i s é e par le fait que le conduit présente des moyens d'étanchéité au passage de i'eau à la Jonction avec le toit. 4-/ Mitre, telle que définie dans la revendication 3, c a r a c té r i s é e par le fait que l'étanchéité est réalisée par une collerette fixée de façon étanche au conduit et coiffant un élément à rebord du toit si bien qu'elle a la même inclinaison que ledit toit. 5-/ Mitre, telle que définie dans la revendication 3, c a r a c t é r i s é e par le fait que le conduit vertical au-dessus de la collerette est perpendiculaire au plan de la collerette sous celle-ci.