La présente invention concerne un procédé d'agglomération de cyanure de sodium et des "briquettes anhydres qu'on forme à partir de cyanure de sodium aggloméré. La production du cyanure de sodium par l'évapora-5 tion de solutions aqueuses de ce cyanure est déjà "bien connue. Cependant, le produit séché qu'on obtient de cette façon est une matière cristalline fine dont la manipulation est malaisée en raison du caractère irritant et toxique de la poussière qui se forme au cours d'une telle manipulation. On utilise 10 dans l'industrie plusieurs techniques d'agglomération pour tâcher de surmonter cet inconvénient, et on mentionnera notamment les procédés de fabrication de comprimés, de pastilles ou de briquettes à partir de la matière cristalline. Cependant, les produits agglomérés qu'on pouvait obtenir jusqu'à 15 maintenant par des techniques de ce genre sont sujets à la détérioration et aux cassures pour une raison ou pour une autre au cours de la manutention industrielle normale et, dans ces conditions ,1e problème des poussières est encore une fois posé. Les raisons ne sont pas toujours les mêmes mais elles 20 sont habituellement liées aux paramètres suivants : manque d'uniformité de la mollesse interne des produits, densité insuffisante et l'établissement de liaisons peu résistantes entre les particules individuelles. La présente invention a pour objet un procédé qui 25 consiste à agglomérer des cristaux de cyanure de sodium ayant une teneur en humidité ne dépassant pas 0,05% en poids par l'action combinée de chaleur et de pression pour obtenir une feuille ou un ruban translucide et non-cristallisé de cyanure - de sodium; à briser la feuille ou le ruban de cyanure de sodium 30 en granules d'une grosseur maximum de 4,76 mm. avec un maximum de 10 à 25% de granules plus fins que 0,297 nm,* à trier les granules selon les besoins de manière que le produit granulaire ne contienne pas plus de 20% de fines inférieures à 0,297mm et à recycler les fines restantes de l'appareil de triage à 35 1'agglomérateur. ■ L'invention a également pour objet une briquette en cyanure de sodium qui comprend une portion interne formée de granules ayant une surface plane entre des granules qui présentent une liaison dont la résistance est essentiellement aussi 40 importante que la résistance au clivage d'un cristal de cyanure 69 18602 2 2010219 de sodium et dont la dureté Shore D est d'au moins 65 et est essentiellement uniforme, et une portion externe agglomérée .®rant une dureté plus élevée, ladite briquette présentant une densité relative d'au moins 0,97 environ et une "vitesse de 5 dissolution" (ce paramètre Plus loin) équivalant à environ 8 à 11 minutes de temps/de dissolution. D'autres buts et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va en être faite ci-après en se référant aux dessins annexés sur lesquels : 10 La figure 1 est un schéma d'écoulement général du procédé selon l'invention; La figure 2 est un graphique montrant la durabilité d'une briquette en fonction de la température de la charge granulaire à des pressions variées; 15 La figure 3 est un graphique montrant la durabilité d'une briquette en fonction de la pression de formage à une température de la charge granulaire de 170°C; Les figures 4a ét 4b sont des graphiques montrant l'uniformité des briquettes en fonction de la nature de la 20 charge granulaire; La figure 5 est un graphique montrant le poids spécifique des briquettes en fonction des pressions de formage à une température de la charge granulaire de 170°C; La figure 6 est un graphique montrant le rapport entre 25 la densité des briquettes et la densité des cristaux en fonc-■ tion de la pression de formage à une température de la charge granulaire de 170°0; et La figure 7 est un graphique montrant le temps de la mise en solution ( ou de dissolution) des briquettes en fonction 30 de la pression de formage à une température de la charge granulaire de 170°C. En se référant à la figure 1, le cyanure de sodium cristallin, obtenu par concentration ( par évaporation) d'une solution aqueuse préparée par réaction chimique entre l'acide cya-35 nhydrique et la soude caustique aqueuse, est séparé de la liqueur mère par filtration sur un appareil composite 10 comprenant un tambour rotatif de séchage et un filtre» On introduit de l'air chaud dans la hotte du filtre au moyen d'un ventilateur d'élimination de brouillard 11 à travers-un dispositif de chauffage 40 d'air 15 et une conduite 12, à une température comprise entre 69 18602 3 2010219, 250° et 450°0 et de préférence entre 375 et 400°C. L'air chaud effectue un certain séchage préalable du tourteau de filtrage et réduit les exigences ultérieures de séchage au cours-des . stades suivants du procédé. Le pré-séchage réduit suffisamment 5 la teneur en humidité (au-dessous de 5% eoa poids) pour qu'une alimentation continue sans encollage et agglutination puisse., être maintenue vers le venturi i4 du dispositif de séchage à l'air. Le cyanure de sodium partiellement séché progresse 10 sur un transporteur-mélangeur 15 qui subdivise le tourteau partiellement séché de manière, qu'aucun fragment supérieur à environ 5 cm ne reste dans le produit et dans ces conditions on peut maintenir une alimentation uniforme du venturi de séchage 14. Dans l'appareil de séchage 15, on chauffe de l'air 15 essentiellement exempt d'anhydride carbonique et cet air est introduit dans le venturi 14 par une conduite 16 à une température comprise entre environ 275° et 400°C et de préférence entre 350° et 375°C. On achemine par'des moyens pneumatiques les cristaux humides de cyanure de sodium ( contenant de 2 à 5%» 20 mais le plus souvent environ 3% d'eau) et on les sèche par voie adiabatique dans une conduite 17 jusqu'à un. état à peu près entièrement sec, c'est-à-dire avec une teneur en humidité inférieure à environ 0,05% et de préférence inférieure à 0,03% en poids. On règle la température et le rapport air chaud/matiè-'25 res solides du courant acheminé dans le venturi 14 de manière que le produit sec déchargé du transporteur 17 soit à une température comprise entre 175° et 250°G et de préférence entre 180° et 225°0. Le produit séché est'envoyé dans un cyclone 18 afin de déposer les matières solides dans une caisse 19 alimen-30 tant 1'agglomérateur, alors que l'air de séchage est envoyé à un ventilateur 20 à travers une conduite 21. On agglomère les fines séchées de cyanure de sodium par la chaleur et la pression dans une presse à rouleaux 22 et on obtient une feuille ou ruban translucide non-cristallisée ayant 35 une densité comprise entre 1,55 et 1,59 et une épaisseur qui est avantageusement comprise entre environ 3,17 et 4,76mm. On peut effectuer 1'agglomération des fines avec des températures at sous d.es pressions comprises dans des intervalles étendus. Par exemple, la température peut varier entre 125° et 225°Q 40 alors que la pression de compression peut être comprise entre 69 18602 4 2010219 environ 350 et 1050 "bars ."bien que les conditions préférées soient une température de 180° à 225°C et une pressiofe^de 420 à 700 bars. Dans ces conditions, on convertit les fines en une feuille ou ruban continu semi-plastique (possibilité de pliage) ayant une 5 texture uniforme sans aucune évidence de cristallisation et. un caractère translucide qui est celui du quartz laiteux,, la densité étant comprise entre 1,55" et 1,59» Une épaisseur de ruban notablement supérieure à environ 4-,76mm (par exemple d'environ 6,35 mm ou plus) est en général caractérisée par un manque 10 d'uniformité d'agglomération, probablement en raison de la difficulté à maintenir une alimentation continue et uniforme. A cette difficulté s'ajoute l'action naturelle d'agglutination des matières solides car le tassement est plus poussé,de sorte que les forces de compression tendent à se disperser et à 15 être faussées. Si l'on considère ce phénomène conjointement avec le fait qu'un ruban plus épais doit être "coupé" un plus grand nombre de fois pour permettre de descendre à une granu-lométrie de 4,76 mm, on constate que pendant le broyage on obtient un nombre excessif de fines. 20 On envoie la feuille agglomérée semi-plastique dans un appareil de pré-fragmentation 23 dans lequel le produit est partiellement brisé en paillettes irrégulières d'une dimension d'environ 2,5 à 5,1 cm et ensuite à un granulateur 24'qui est un broyeur à marteaux d'un type modifié spécialement étudié pour une 25 réduction réglée de la granulométrie» Du fait que les cristaux de cyanure de sodium ont été agglomérés en une feuille ayant les propriétés précitées, on peut réaliser une réduction granu-lométrique dans l'appareil de pre-fragmentâtion• 23/dans le granulateur 24 sans produire des quantités importantes de fines 30 indésirables. Par un choix d'un type approprié et du nombre de marteaux, de la vitesse des rotors et de la dimension du. tamis interne, on réussit à obtenir dans le granulateur 24 .. un produit "brut dans lequel la proportion de particules d'une granulométrie inférieure à 0,297 mm ne dépasse; jamais 10 à 35 25%jle complément étant constitué de granules -d'une granulométrie comprise entre 0,297 et 4,76 mm. Alors qu'on peut, utiliser des marteaux de divers types er que ces marteaux peuvent .fonctionner à des vitesses (mesurées sur les pointes des marteaux) comprises entre environ 15,24 et 30,48 m/seconde , les conditions 40 préférées pour obtenir les produits broyés souhaitables comportent 6ad Original 69 18602 5 2010219 l'emploi de marteaux dont les vitesses sont comprises entre environ 18,29 et 22,86 m/seconde. De même, alors que les tamis granulométriques peuvent être de types divers, on préfère l'emploi de tamis ayant une surface ouverte d'au moins 60%, les ou-5 vertures étant réglées pour laisser passer les plus grosses particules qu'on désire incorporer dans le produit„ Cependant, si la température du ruban est trop faible ou si ce ruban a été formé sous.une pression d'agglomération trop faible, la proportion de fines produites pendant la granulation augmente rapidement 10 s-*1 dépasse aisément 50% du produit broyé brut. On introduit le cyanure de sodium granulé dangla gorge d'un venturi 25 qui alimente pneumatiquement un appareil de triage 26 à travers une conduite 27» L'air nécessaire pour acheminer le produit granulé pré-densifié est envoyé dans le 15 venturi 25 à partir du ventilateur 20 à travers une conduite 28 et cet air est essentiellement le même (exempt d'anhydride carbonique) que celui servant à acheminer les cristaux humides à 1'agglomérateur. L'appareil de triage 26 effectue un triage granu-20 lométrique du produit dans une enceinte d'air chaud et de façon que le produit qui sort du triage contienne moins de 20% en poids de préférence de 10 à 15% seulement de fines d'une granu-lométrie inférieure à 0,297 mm ( ce qui veut dire que le maximum de fines d'une granulométrie inférieure à 0,297 mm ne dépasse 25 pas 15% du produit total), le triage étant effectué à une température élevée. Une partie du produit granulé dense est déviée dans une conduite 29 aboutissant à . un réservoir 30 contenant le produit granulaire. La partie restante du produit granulé et pré-densifié est envoyée dans une conduite 31 desservant la 30 cuve d'alimentation 32 d'un appareil de briquetage d'où le produit arrive dans une presse rotative de briquetage 33• Pour aboutir à la combinaison désirée de propriétés à savoir une densité uniforme, une bonne durabilité et une vitesse réglée de mise en solution du produit briqueté, la tem-35 pérature du produit granulaire pré-densifié et trié doit être comprise entre 125° et 200°C et on effectue le briquetage du produit granulaire'sous une pression comprise entre environ 350 et 3160 bars, cependant pour obtenir ce produit préféré ayant les meilleures qualités, on soumet la charge granulaire 40 prédensifiée à un briquetage à une température de 150° à 175°C et 69 18602 6 2010219 sous une pression d'environ 7000 à 9130 bars» Dans ces dernières conditions, on obtient une briquette tenace et durable qui est caractérisée par une densité relative élevée, une dureté interne uniforme et une vitesse élevée de dissolution. Les études concernant la fracture et la cristallograpliie de la 5 structure granulaire interne font ressortir qu'il existe une surface plane entre les granules et que la liaison entre les granules individuels a atteint une valeur essentiellement égale à la résistance au clivage des cristaux de cyanure de sodium eux-mêmes. On peut produire une briquette durable qui peut être 10 manutentionnée dans des tambours, sur des transporteurs, etc, sans cassures et sans dégagement de poussières. Après briquetage, on fait passer les briquettes sur un tamis rotatif 34- dans lequel les "ailettes" ou couches minces du matériau qui sont fixées à la périphérie de l'axe central 15 des briquettes sont éliminées et ensuite les briquettes sont acheminées dans le réservoir 35» On recycle les fines séparées dans le trieur 26 (c'est-à-dire les particules inférieures à 297 microns) dans le réservoir 19 alimentant l'agglomérateur, à travers une con-20 duite 36 et à l'aide du ventilateur 37» Les fines sont déposées dans le réservoir 19 par un cyclone 38 et l'air qui s'échappe par la conduite 39 est pris en charge par un ventilateur 4-0 qui l'envoie dans un épurateur e.t un condenseur 41, par une conduite 42, où l'air est refroidi à une température de 50° 25' à 60°G tandis que l'acide cyanhydrique et les poussières éventuelles de cyanure de sodium sont éliminés de cet air. L'air arrive ensuite dans un autre épurateur 4-3 par une conduite 44- où sont enlevés l'eau éliminée pa37Ùne opération de séchage et le restant des cyanures. L'air chaud servant au 30 pré-séchage du tourteau sur le filtre 10 est également refroidi et purifié dans une tour 4-3 pour le débarrasser de la liqueur entraînée, après quoi cet air rejoint la conduite 44 par une conduite 4-5. L'air revient au ventilateur 11 par une conduite 46 et ensuite il arrive dans le dispositif de chauffage 15 par une conduite 47, de sorte que cet air est recyclé au procédé Le fait d'enfermer entièrement l'air et de le remettre continuellement en circulation permet d'.éviter toute exposition du cyanure de sodium à l'action de l'anhydride carbonique. Ce 69 18602 7 2010219 circuit d'air fermé en combinaison avec le séchage adiabatique permet de réduire notablement les teneurs en carbonate du sodium et en formiate de sodium dans le produit, de sorte qu'un titrage du cyanure de sodium donne une valeur minimum de 99%» 5 Les propriétés physiques remarquables des briquettes de cyanure de sodium ressortent plus clairement à l'examen des Figures 2 à 7» Les cristaux de cyanure de sodium dont la teneur en humidité est inférieure à 0,03% en poids ont été pré-densifiés à une température de 180° à 190°0 sous une pression d'agglomération 10 d'environ 490° à 560 bars dans une presse à rouleaux horizontaux, la charge granulaire de l'appareil de briquetage contient 88% de granules d'une grosseur comprise entre 0,297 et 4,76mm et 12% de granules inférieurs à 0,298mm. On forme des briquettes avec ces granules dont la densité à l'état particulaire est d'au moins 15 Ij55 et on utilise pour cela des pressions et des températures variées. On soumet ensuite les briquettes aux essais suivants : Vitesse de dissolution 20 Pour déterminer la vitesse de dissolution de bri quettes de cyanure d'une forme ovale dans 1'eau,on place un total d'environ 227g Résistance à l'écrasement On place la briquette que l'on désire soumettre à cet essai de champ sur le plateau inférieur d'une presse de laboratoire Carver. On interpose entre le plateau supérieur de la 40 presse et le côté supérieur de la briquette un cylindre d'acier 69 18602 8 2010219 ayant 2,54 cm de diamètre.*On élève progressivement la pression hydraulique. On enregistre la pression manométrique, aux moments suivants : (1) 1'apparition de-la première fissure visible qui se développe le long du grand radian transversal de la face supé-5 rieure de la briquette et (2) le moment où la briquette s'effrite et s'effondre. On considère que la résistance à l'écrasement est la pression à laquelle apparaît la première fissure visible . Pureté On effectue les essais de dureté à la température 10 ambiante dans une atmosphère à faible humidité relative (inférieure à 35%)- Pour mesurer la dureté interne, on coupe les briquettes en deux le long de l'axe principal dans un plan perpendiculaire à celui qui réunit le bord menant et le bord arrière de la briquette.On utilise un papier émeri à grain 15 extra-fin. pour "poncer" à une forme lisse les surfaces exposées par le sectionnement. On mesure la dureté externe sur la surface désirée de la briquette entiere le long de la ligne de sectionnement/. Cette enveloppe externe, plus dure, s'étend sur environ 2,54mm de l'épaisseur de la briquette, bien que cette valeur varie d'un 20 point à un autre sur la briquette et aussi varie dans une.certaine mesure en fonction des pressions de briquetage. On applique à certains points choisis le long de l'axe entrai-de la briquette un duromètre Shore (D2240, Type D selon A3TM) et on obtient ainsi une valeur de "dureté"» On applique une pression suffisante 25 pour assurer un contact ferme entre la plaque de référence du duromètre et la surface soumise à l'essai. On relève les valeurs indiquées sur le cadran (0 à 100) moins d'une seconde après l'établissement du premier contact et on enregistre directement ces valeurs pour mesurer la dureté relative» 30 Masse volumique Pour réduire au minimum les erreurs dues aux irrégularités, l'échantillon utilisé pour cet essai est considéré commeêtant de 10 briquettes choisies comme représentatives des conditions de formage utilisées. On détermine le poids (en gram-35 mes) de cet échantillon de dix briquettes à la première .décimale près, c'est-à-dire avec une précision aux, plus proches 50mg. On transfère les briquettes dans un récipient étalonné et-on ajoute un volume connu de pétrole lampant blanc sec ou d'un autre non-solvant. On relève le volume combiné de l'ensemble des 40 briquettds et du liquide avec une précision de 0,1 ml et on 69 18602 9 2010219 on obtient le volume des "briquettes par une simple opération de soustraction." On calcule alors le poids spécifique des briquettes comme suit : Masse volumique = Poids des briquettes 5 Volume des briquettes On effectue tous les essais à la température ambiante. La précision de cette détermination est bien inférieure à 0,1%. Densité relative 10 La densité relative concerne la briquette toute entière et il s'agit d'un chiffre calculé qui est le rapport de la densité mesurée à l'état aggloméré (masse volumique) à la densité vrai^es cristaux qui est 1,596» A une densité relative de 1,00, la densité agglomérée serait la même que la densité 15 vraie du cristal. Les résultats de ces essais sont représentés sur • les figures 2 à 7» La figure 2 montre la répercussion de la température de la charge et de la pression de formage sur la durabilité des briquettes en cyanure de sodium (exprimée par 20 la force de compression nécessaire pour briser ou écraser une briquette). Bien que la tendance générale ait été anticipée, on ne s'éttendait pas à la convergence apparente des valeurs p de forces pour les pressions de 2109 et 4218 kg/cm aux tempé-latures plus élevées. (A : 1265 kg/cm2, B 2109 kg/cm2, C 4218 25 kg/cm2). Sur la figure 3, on a représenté les résultats d'autres recherches. Cette figure démontre clairement les conditions des performances maximales, qui ont déjà été suggérées par la figure 2. La baisse de durabilité sous une pression p 30 supérieure à 3164 kg/cm indiquée par des essais de fracture semble être le résultat de la présence de plans internes de tension qui agissent comme des points d'un début de clivage. Cette allégation est eorroborée par les résultats qui apparaissent sur les figures 5 et 6 montrant que les densités agglomérées 35 de 1,594 peuvent être obtenues sous des pressions de formage 2 de 2100 kg/cm à une température de la charge de 170°C, alors que la densité du cristal particulier est de 1,596. Ceci correspond à une densité relative de 0i998 (voir figure 6). Aux près-sions supérieures à 3163 kg/cia^ et une fois qu'on a obtenu une 40 densité relative de 1,0 l'excès de pression est absorbé par les 69 18602 10 2010219 forces de frottement et par *le développement des tensions internes. Une densité relative d'au moins 0,97 est une valeur critique basée sur une détermination minutieuse de la densité des briquettes. Cette valeur correspond à une masse volumique des briquet-5 tes d'environ 1,55» Quand la densité relative est de 0,961 (masse volumique 1,53), les briquettes sont notablement moins durables et bien que leurs vitesses de dissolution soient plus élevées, elles sont beaucoup moins satisfaisantes en manutention par suite des ruptures et des dégagements de poussières. 10 Les briquettes que l'on fabrique sous des pres sion jusqu'à 3163 kg/cm à partir de charges pré-agglomérées ou pré-densifiées manifestent une augmentation de l'uniformité interne comme on peut le voir sur les graphiques comparatifs des figures 4a et 4b. 15 Etant donné que la vitesse de dissolution du cya nure de sodium en briquettes est un facteur important pour de nombreux usages finals, on a montré sur la figure 7 la répercussion des pressions de formage à 170°U sur cette propriété particulière. Cette figure indique que pour obtenir une vitesse de 20 dissolution d'environ 8 à 11 minutes, la pressions de formage 560 et environ ? requise doit être comprise entre environ j 1054 kg/cm .On préfère une vitesse de dissolution de 9 à 10 minutes et une près- x 2 sion correspondante de formage d'environ 700 à 913 kg/cm . Les briquettes fabriquées dans les conditions 25 préférées indiquées présentent une surface lisse et continue, ■ d'une uniformité marquée et exempte de porosité visible même avec un grossissement de 4 à 8 fois. On peut déterminer la densité des briquettes par voie directe, comme il a été décrit ci-dessus sans aucune préparation supplémentaire. Les 30 briquettes qu'on fabrique dans des conditions en dehors des intervalles indiqués, par exemple sous une pression de formage plus basse et/ou à une plus faible température de charge, présentent fréquemment une porosité même visible à l'oeil nu. On doit enrouer les briquettes de ce genre d'une mince couche ou 35 pellicule de laque limpide ou d'une autre suDstance imperméable et les laisser sécher entièrement avant de pouvoir procéder à l'essai de densité spécifique. En l'absence d'un tel traitement, 1^ liquide pénètre dans les briquettes et toutes les déterminations seront faussées. 40 II convient de faire remarquer que le procédé de 69 18602 ii 2010219 l'invention permet également de fabriquer des granules et des briquettes en cyanure de potassium, .bien que du peint de vue industriel le cyanure de potassium soit moins important que le cyanure de sodium, sur le plan de la demande industrielle, un 5 tel procédé peut permettre de satisfaire occasionnellement les exigences en cyanure de potassium et dans ce cas on effectue les opérations indiquées à partir de cristaux de cyanure de potassium. Il va de soi que la présente invention n'a été décrite 10 et représentée qu'à titre explicatif, mais nullement limitatif, et qu'elle est susceptible de diverses variantes sans sortir de son cadre. LEGENDE DES DESSINS Fig 2. D Force de rupture en (Kg) 15 " E Température de la charge de la presse à briqueter Fig 3 D Force de rupture en (Kg). 2 3 F Pression de formage (Kg/cm x Kr) G Composition de la charge H 4,76 à 0,297 mm 20 I au-dessous de 0,297 mm J Température de la charge 170°C Fig 4a K Dureté Shore (type D) L Briquette améliorée provenant d'une charge préagglomérée 25 M Dureté interne mesurée sur une coupe transversale parallèle à la surface du rouleau N Dureté externe 0 Distance de traverse, % Fig 4b K Dureté Shore (type D) 30 P .Briquette formée sans pré-agglomération de la charge M Dureté interne mesurée sur une coupe transversale parallèle à la surface du rouleau N Dureté externe 35 0 Distance de traverse, % Fig. 5 Q Poids spécifique R Charge granulaire pré-densifiée à environ 170°C 2 3 F Pression de formage (kg/cm x 10-\) Fig. 6 S Densité relative ( Pr = P ) 40 P„ 69 18602 12 2010219 iaSEHDE DES DESSINS (suite) Fig. 6 T Charge pré-densifiée à environ 170°C " " U Densité agglomérée " "Y Densité du cristal 2 3 " " F Pression de formage (kg/cm x lCr) Fig. 7 W Temps de solution (minutes) o z " " F ■ Pression de formage (kg/cm x l(r ) 69 18602 15 2010219 REVBtDICAIIOHS 1 - Procédé de production de cyanure de sodium aggloméré , qui consiste à agglomérer des cristaux séchés de cyanure de sodium en un produit translucide, pré-densifié et non-cristallisé 5 et à soumettre le produit pré-densifié à une réduction granulomé-trique réglée. 2 - Procédé selon la revendication 1, dans lequel les cristaux séchés de cyanure de sodium ont une teneur en humidité inférieure à environ 0,05% en poids. 10 3 - Procédé selon les revendications 1 et 2, dans lequel on exécute l'agglomération à une température comprise entre. 125 et 225°C et sous une pression comprise entre 333 et 3000 "bars. 4 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, 15 dans lequel on exécute la réduction granulométrique réglée en brisant le produit pré-densifié en paillettes irrégulières et en granulant ces paillettes irrégulières. 5 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, dans lequel on trie la matière de granulométrie réduite de 20 manière à obtenir un produit trié qui ne contient pas plus de 20# environ de fines inférieures à 0,297mm. 6 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, dans lequel on transforme la matière réduite en briquettes. 7 - Procéd^ëelon l'une des revendications 1 à 6, 25 dans lequel on effectue l'acheminement de la charge à l'un ou l'autre des appareils de traitement par des moyens pneumatiques en utilisant pour cela&n cireuitï'Œaè d'air chaud essentiellement exempt d'anhydride carbonique, cet air servant en même temps à effectuer le séchage adiabatique de la charge pendant l'ache-30 minement vers le stade d'agglomération. 8 - A titre de produit industriel nouveau,le cyanure de sodium aggloméré quand il est sous une forme obtenue par le procédé selon l'une des revendications 1 à 7»