La présente invention, due à la collaboration de M. Raymond MARCHEIX, se rapporte à un procédé économique de réalisation d'une jonction à rotule entre deux tuyaux, notamment pour ltéchappement de véhicules automobiles. On connatt les problèmes d'endurance posés par l'échap- pement des véhicules, en particulier lorsque ceux-ci sont munis d'un moteur transversal. En effet, les débattements de ce dernier sont générateurs de contraintes mécaniques élevées qui se répartissent en particulier dans les diverses tubulures d'échappement, lesquelles servent alors de limiteur de débattement, ce pourquoi elles ne sont pas prévues. Pour pallier cet inconvénient, il est usuel de prévoir, en aval ou en amont de la descente de l'échappement, une rotule qui permette d'absorber les débattements du moteur, diminuant ainsi les contraintes mécaniques auxquelles est soumis ltéchap- pement. De telles rotules sont généralement fabriquées par la technique dite de "repoussage" en partant d'un tube étiré-soudé. Ces tubes, s'ils sont de qualité courante, cTest-à-dire si le cordon de soudure intérieur n'a pas été arasé, ne conviennent pas, car la proportion de pièces obtenues envoyées au rebut est trop importante. Il est par suite nécessaire de passer à une qualité de tube supérieure, donc plus onéreuse, selon laquelle le cordon de soudure interne longitudinal a été arasé. M & #e dans ce cas, cependant, le rebut est 1lflportant. De plus, un montage conforme à ce qui précède implique lgutilisation de deux brides de maintien complémentaires destinées à assurer la mise en place des différents éléments constituant la jonction. La présente invention a pour but une jonction à rotule simplifiée et économique, faisant appel à une autre technique de fabrication des divers constituants de la rotule. Elle sera illustrée à titre d'exemple non limitatif au regard des figures 1 à 4 ci-jointes, qui représentent respectivement - Figure 1 : Une vue de face deela jonction par -brides et rotule de deux éléments de l'échappement, selon la technique anté rieure. - Figure 2 : Une coupe schématique d'un tube étiré-soudé en cours de conformation par repoussage pour donner lieu à une rotule, selon la technique antérieure. - Figure 3 : Une vue en perspective éclatée de la jonction à rotule selon l'invention. - Figure 4 : Une coupe longitudinale au niveau de la jonction assemblée. En référence #à la figure 1, on voit les deux éléments à joindre, le tuyau 1 en provenance de la tubulure d'échappement et le tuyau 2 réuni au pot 3. La mobilité des deux éléments est assurée au niveau de l'évasement 4 du tuyau 2 et de la rotule 5, conformée par repoussage et soudée en 6 au tuyau 1. Le maintien en place de la rotule 5 et de l'extrémité évasée 4 est effectué au moyen de deux brides 7-8, embouties de façon à présenter des évasements 9-10 coopérant avec les éléments à assembler, et solidarisées par les boulons d'accouplement 11-12 combinés avec les ressorts hélicoidaux 13-14. A la figure 2, on voit l'opération de conformation de la rotule 20, par déformation de l'extrémité d'un tube 21, au moyen d'un mandrin rotatif 22 de forme correspondante. On conçoit bien que les fortes tensions auxquelles est soumise l'extrémité du tube, au cours de l'allongement considérable qu'il subit alors, sont susceptibles de faire éclater la soudure longitudinale 23 du tuyau 21. La figure 3 montre les différents constituants de la jonction selon l'invention ; on retrouve comme parties communes à la représentation précédente, le tube 2 à l'extrémité évasée 4, la bride 7 qu'il supporte, les boulons d'accouplement 11-12, leurs ressorts hélicoidaux 13-14 et le tube 1 à assembler. La caractéristique principale de la jonction selon l'invention est représentée par l'élément mixte 30, obtenu par simple emboutissage d'un flan de tole plein,de qualité courante. On profite de cette opération pour cpnformer simultanément la partie centrale hémisphérique 31 dont la forme s'adapte à la partie évasée 4 du tube 2 et la seconde bride d'assemblage munie de ses ouvertures. Cet élément 30 est ensuite soudé en 7 sur le tube 1 à la place de la rotule 5 classique. La figure 4 représente la jonction assemblée : la partie faisant fonction de rotule 31 peut effectivement se mouvoir dans la partie évasée 4 de forme correspondante du tube 2, ces deux éléments complémentaires étant maintenus solidement en contact par les boulons d'accouplement 11-12 ; ceux-ci traversent les ouvertures 15-16 de la bride 30 largement dimensionnées afin de permettre de tels déplacements. On notera que les pièces 30, outre le fait qu'elles sont obtenues de façon simple et avec un minimum de rebuts, font gagner une bride par jonction ainsi que liQpération concomitante de montage. REVENDICATIONS 1 - Jonction à rotule entre deux tuyaux, notamment pour l'échap- pement de véhicules automobiles, caractérisée par le fait qu'elle est effectuée, d'une part, entre ltextrémité évasée d'un premier tuyau, qui est en outre muni d'une première bride, et, diantre part, un élément mixte constituant à la fois une seconde bride, soudée sur le second tuyau, et un élément de rotule par sa forme centrale proéminente complé mentaire de celle de la partie évasée du premier tuyau, des boulons d'accouplement des brides munis de ressorts héli cotidaux traversant ces dernières sont, par ailleurs, disposés de façon à maintenir en place ladite jonction à rotule. 2 - Jonction à rotule selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'élément mixte est obtenu par emboutissage simple d'un flan de tôle plein, de qualité courante, conformant ainsi simultanément la bride, ses ouvertures et la partie centrale faisant fonction de rotule.