La présente invention a essentiellement pour objet une cellule électrolytique chlore-métal alcalin perfectionnée du type à diaphragme et plus particulièrement une cellule électrolytique capable de fonctionner sous de très grandes intensité; de courant et donnant peu de sous produits chlorates. Jusqu'à présent, l'intensité du courant électrique obtenu à partir d'une cellule électrolytique du type à diaphragme se situait aux environs de 10 A/dm , ce qui représente une valeur très faible par rapport à celle que l'on obtient avec les cellules du type à mercure. la principale raison de cette limitation de l'intensité du courant électrique réside en ce qu'il était très difficile de réaliser un diaphragme capable de supporter en fonctionnement une intensité de courant élevé. A ce jour, les diaphragmes généralement utilisés étaient par exemple des diaphragmes tels que ceux fabriqués en adsorbant directement des fibres d'amiante sur un réseau métallique formant cathode et ceux fabriqués en adsorbant des fibres d'amiante ou d'autres matériaux adsorbables disposés sur un papier d'amiante lui-même au contact du réseau métallique formant cathode, mais ces dispositifs ne pouvaient fonctionner lorsqu'on avait une intensité élevée du courant électrique, et ce pour les raisons suivantes. Dans le cas du premier type de diaphragme mentionné l'hydrogène engendré sur la face active de la cathode (réseau métallique) développe une force de poussée qui tend à arracher le diaphragme qui est solidement fixé à la surface de la cathode par un entrelac de fibres d'amiante, et lorsque la cellule électrolytique fonctionne sous un courant d'intensité élevé, la force d'arrachement augmente graduellement jusqu'à entraîner la rupture du diaphragme sous la poussée d'un dégagement accru d'hydrogène-. Par exemple dans le cas d'une opération nécessitant un courant électrique d'intensité élevée, il est nécessaire d'utiliser un diaphragme mince de façon à augmenter le volume du bain salin circulant ; néanmoins en pareil cas le dégagement il 'hydrogène occasionne facilement des ruptures partielles *M 25074 2 2100878 10 du diaphragme et le gaz s'échappe alors dans le compartiment anodique, ce qui fait que le chlore gazeux et l'hydrogène sont mélangés, avec le danger que cela représente. D'autre part si le diaphragme est prévu avec une solidité telle qu'il ne peut se rompre, quand l'hydrogène tend à se libérer dans le compartiment cathodique en exerçant sur le diaphragme une poussée vers le haut, les fibres d'amiante formant réseau sur la surface de la cathode sont arrachées et le diaphragme entier vient flotter à la surface du bain. Dans le cas du second type de diaphragme, celui-ci est essentiellement constitué par un papier d'amiante et n'est pas retenu solidement à la surface active de la cathode par un réseau, comme dans le cas précédent, de sorte que l'hydrogène dégagé peut s'échapper facilement dans le compartiment ^5 cathodique. Généralement, le volume du bain salin circulant à travers le papier d'amiante, même si celui-ci n'est pas trop épais, présentant par exemple une épaisseur de 0,4 mm, présente une vitesse linéaire de circulation qui correspond à un courant 2 électrique d'intensité" égale à 10 A/dm ce qui rend ce type 20 de diaphragme inutilisable dans une cellule électrolytique mettant en oeuvre des courants d'intensité élevée. En outre,en-dehors de ces diaphragmes, on utilise occasionnellement comme diaphragme un tissu'd'amiante, mais un tel diaphragme ne présente pas une perméabilité uniforme, ce qui 25 provoque une diffusion aisée du chlore et du métal alcalin et la formation corrélative de chlorates. On retrouve le même inconvénient que précédemment dans le cas d'un mince papier d'amiante ou d'un papier d'amiante dont l'épaisseur n'est pas uniforme, quand ils sont utilisés comme diaphragmes. 50 Après une recherche de plusieurs années, on a découvert une structure de diaphragme présentant des caractéristiques aussi remarquables qu'une bonne perméabilité au bain, une grande solidité permettant de résister à des. pressions élevées de l'hydrogène dégagé, la possibilité de permettre l'obtention 55 d'une excellente cellule électrolytique chlore-métal alcalin, cellule qui s'avère capable de fonctionner sous une intensité 71 25074 3 2100878 2 de courant de l'ordre de 40 à 60 A/dm et qui n'entraîne qu'une infime production de chlorates au contact des électrodes métalliques. L'objet de la présente invention est une cellule électro-5 lytique chlore-métal alcalin du type à diaphragme, ladite cellule étant capable de fonctionner sous des intensités très élevées de courant électrique, tel que 40 à 60 A/dm . Selon l'invention on dispose d'un diaphragme comprenant 1 ou 2 réseaux constitués de filaments résistant à la corrosion •]q ou de fils de métal ou d'une résine synthétique et une couche constituée de fibree d'amiante, de fibres résistant à la corrosion et isolant,électriquement, à l'exception des fibres d'amiante, ces fibres étant par exemple des fibres de verre, des fibres de chlorure de polyvinylidène, des fibres de polypropylène, des fibres •|5 de polyfluoréthylène , des fibres de polyuréthane et des mélanges de tellesfibres; ou encore un mélange de fibres comprenant des fibres d'amiante et de carbone, ou des fibres précitées résistant à la corrosion et isolantseyëlectriquement; on utilise aussi des électrodes. Le diaphragme peut être réalisé en faisant 20 adsorber ou en revêtant le réseau avec lesdites fibres, un autre réseau étant posé au contact de la couche dans le cas où on utilise deux réseaux. La préparation du diaphragme peut s'effectuer soit à l'intérieur de la cellule, contre la surface de la cathode 25 ou près d'elle,soit à l'extérieur de la cellule. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description qui va suivre faite en référence aux dessins annexés donnés uniquement à titre d'illustration et dans lesquels : - la figure 1 est une vue en coupe partielle montrant une 30 cellule électrolytique selon l'invention, - la figure 2 est une vue de côté en élévation de cette cellule dont on a-enlevé une des parois avec coupe - partielle, - les figures 3»4 et 5 sont des vues partielles en coupe verticale montrant une structure d'un jeu d'électrodes et de 35 diaphragmas utilisés dans ladite cellule électrolytique, - les figures 6,7 et 8 sont des vues schématiques d'électrodes métalliques utilisées dans ladite cellule, 71 25074 4 2100873 - les figures 9, 10 et 11 sont des vues de côté en coupe verticale montrant une forme de fente ou de trou correspondant respectivement aux électrodes des figures 6,7 et 8, et - la figure 12 est une vue schématique d'une électrode métallique du type métal déployé. Dans la figure 3 on a repéré en 1 une cathode (constituée par un réseau métallique),en 5 le compartiment cathodique, en 4 un réseau, en 3 une couche formant diaphragme, en 2 une anode (constituée par une plaque métallique) et en 6 le compartiment anodique. Dans la présente anvartion Ha cathode petit être bien entendu constituée par un réseau métallique ou par un matériau analogue utilisé jusqu'à présent, mais on peut également utiliser une cathode comme montré dans les figures 4 et 5 telle qu'une plaque perforée de nombreux petits trous. Un réseau 4 est placé de façon à reposer face contre face sur la cathode 1 en laissant ou non un léger intervalle, l'ordre de grandeur optimum de la trame du réseau se situant aux alentours de 10 à 32 meshes (10 à 32 ouvertures par pouce linéaire,ou 4 à 13 ouvertures par cm linéaire). lorsque le réseau présente une trame trop serrée il devient difficile d'entrelacer ou entremêler les fibres sur le réseau quand le diaphragme est préparé par adsorbtion des fibres. D'autre part lorsque la trame du réseau est trop lâche, les fibres ne peuvent plus s'accrocher et s'entrelacer suffisamment, et le réseau forme une couche incomplète de fibres. De matériau constituant le réseau consiste de préférence en une résine synthétique ou en un métal présentant la propriété de résister à la corrosion du catholyte; un réseau fait de fer ou d'acier inoxydable est avantageux du point de vue du prix de revient, de la solidité, de la facilité avec laquelle il peut être travaillé et de la prévention de la formation des chlorates. Si on utilise un réseau de résine synthétique, le chlorure de polyvinylidène, le polypropylène, le polyfluoréthyjène et analogues constituent des matériaux convenables, et en outre il est préférable de prévoir un réseau de fils fait à partir de fibres courtes plutôt qu'à partir de fibres ou filaments 71 25074 5 2100878 longs car les fibres peuvent facilement être tordueset entrelacées lorsqu'on prépare le diaphragme, de façon à produire un diaphragme uniforme et solidement fixé. Dans le cas des réseaux métalliques, si le réseau est 5 parfaitement connecté électriquement à la cathode, il fonctionne comme cathode avec l'inconvénient que l'hydrogène se dégage à la surface du réseau de façon défavorable pour autant que le réseau ne soit pas constitué en un matériau présentant un potentiel d'hydrogène élevé. 10 II n'est pas nécessaire néanmoins de prévoir une entretoise ou analogue pour faire isolant entre la cathode et le réseau, et il est bien préférable que la cathode et le réseau soient placés de façon à être grosso-modo en contact, en quelquespoints seulement, par simple pose du réseau "sur la cathode. 15 Avec une telle connexion électrique, l'hydrogène se dégage faiblement au niveau du réseau, par conséquent ledit réseau fonctionne comme écran électrique en raison de la charge négative qui s'y exerce et empêche la diffusion des ions OH~ en direction du compartiment anodique, ce qui a pour effet de 20 réduire la formation des chlorates sans déchirer la couche. Un effet semblable peut également être obtenu avec des réseaux de résines synthétiques (mais pas dans le cas de réseaux métalliques), s'il est possible d'avoir sur le réseau un par des procédés d'adsorption ou de revêtement analogues à ceux de l'art antérieur dans lesquels des fibres sont adsorbées ou appliquées directement en revêtement sur le réseau métallique (cathode). Il est préférable que l'adsorption ou l'application 30 sous forme de revêtement des fibres soit complétée de façon à obtenir une uniformité d'adsorption ou de revêtement air toute la surface du réseau 4, l'épaisseur de la couche adsorbée ou formant revêtement (donnés ci-après comme épaisseur du diaphragme) étant en outre adaptéeà l'intensité du courant électrique utilisée. 35 Par exemple, si on désire travailler avec une intensité de p courant de 40 A/dm en utilisant comme fibres des fibres d'amiante, il est préférable que l'épaisseur du diaphragme soit itiel négatif ? (zeta) de charge électrique. La couche formant diaphragme 3 est préparée sur le réseau 4 25 71 25074 6 2100878 de l'ordre de 2 mm, et si on désire ensuite line intensité plus élevée, il faudra le rendre plus mince. Cependant si le diaphragme est trop mince, on rencontre un obstacle : il devient alors difficile en effet d'avoir un 5 point neutre dans la couche formant diaphragme, ce qui entraîne un accroissement notable de la formation des chlorates. Pour éviter cet inconvénient, on peut utiliser les méthodes suivantes : (1) on ajuste un mélange en proportion de fibres de diamètre différent (en général lorsque le diaphragme 10 est préparé à partir de fibres mélangées contenant line grande quantité de fibres longues et épaisses,la perméabilité à la solution devient bonne) et (2) on ajuste un mélange en proportion et/ou on choisit une ou plusieurs sortes de fibres telles que des fibres de carbone et divers types de fibres résistantes 15 à la corrosion et isolantes électriquement (sauf les fibres d'amiante) comme déjà mentionné. Et il est souhaitable que les méthodes (1) et (2) soient mises en oeuvre de façon à maintenir l'épaisseur adéquate de la couche qui permet d'empêcher la réduction de perméabilité au bain. Par exemple, la couche 20 formant diaphragme sera préparée par aspiration d'une épaisse boue de fibres mélangées contenant environ 90$ en poids de fibres d'amiante et environ 10$ en poids de fibres de carbone dans une solution caustique sur un réseau appliqué sur la cathode, le diaphragme ainsi préparé a une meilleure perméabilité au bain 25 qu'un diaphragme préparé uniquement à partir de fibres d'amiante. Si les fibres constituant la couche tendent à se fixer de manière lâche les unes aux autres ou à gonfler dans le bain, on peut éviter cela en disposant un autre réseau sur la face externe de la couche, ledit réseau étant constitué d'un matériau résistant 30 à la corrosion de l'anolyte. Si on augmente la quantité de fibres de carbone jusqu'à plus de 10$ en poids, la couche se gonfle assez pour nécessiter la pose d'un autre réseau pour maintenir dans la couche une certaine forme et épaisseur (comme montré à la figure 5). Dans ce cas 35 le fonctionnement de la cellule électrolytique peut être amélioré et en outre un diaphragme préparé dans ces conditions présente une excellente longévité. 71 25074 7 2100878 Bien que la fibre de carbone soit un conducteur électrique, la couche composée de fibres mixtes comportanl/ênviron 30$ en poids de fibres de carbone et 70$ en poids de fibres d'amiante, peut constituer une partie importante du diaphragme sans qu'il 5 apparaisse de défauts dans le fonctionnement électrique de la cellule, même lorsque le diaphragme est fixé aux électrodes. Il a été découvert en outre que lorsqu'on utilise un diaphragme ayant deux réseaux et une couche, ladite couche constituée de fibres mélangées ou non (sauf des fibres d'amiante) 10 présentant line résistance à la corrosion et des propriétés d'isolation électrique, telles que des fibres de verre, des fibres de chlorure de polyvinylidène, des fibres de polypropylène, des fibres de polyfluoréthylène , des fibres de polyuréthane ou leurs mélanges pouvait également être utilisée sans entraîner 15 aucun trouble dans le fonctionnement de la cellule. l'épaisseur d'un diaphragme utilisable dans le cadre de l'invention est de l'ordre de 1 à 10 mm et de préférence compris entre 2 et 6 mm. En ce qui concerne les matériaux utilisés pour l'anode 20 2 dans le cadre de l'invention, il n'y a pas de limitation spéciale mais une anode en métal donne un meilleur résultat qu'une anode en carbone pour des intensités élevées de courant électrique. la figure 4 montre un exemple d'un jeu d'électrodes/êt du 25 diaphragme précité et la figure 5 montre également un autre exemple du jeu de l'invention. Dans les figures 4 et 5, les repères 3, 4,5 et'6 concernent le mânemoyen que celui indLqré dan^fe. description de la figure 3. Dans ces figures on aperçoit en 7 les cathodes, en 8 les anodes et en 9 le 30 réseau faisant face à l'anode. Dans les figures 4 et 5 toutes les électrodes 7 et 8 présentent de nombreux trous ou fentes et en outre ces trous ou fentes sont prévus de manière à s'ouvrir vers le haut. Ainsi les gaz dégagés peuvent facilement se décharger entre les électrodes, 35 ce qui permet à la surface des électrodes de se maintenir en activité et rend superflu l'emploi d'un réseau métallique à la cathode comme il était pratiqué dans l'art antérieur. Il est 71 25074 2100878 possible de mettre une ou plusieurs parties de l'anode 8 au contact du diaphragme (figure 4) ou de la surface du réseau 9 (figure 5) et ainsi le diaphragme est maintenu de façon sûre et peut éviter de tomber, et en outre il devient possible de 5 le soumettre à l'action d'un fort courant électrique et de faire fonctionner facilement une cellule sous une intensité de courant élevée en utilisant des cathodes en plaques. la structure de l'électrode montrée dans les figures 4 et 5 n'est donnée qu'à titre d'exemple, et il est possible de 10 mettre en oeuvre plusieurs électrodes de structure différente , telles qu'une électrode présentant des gouttières qui peuvent être aménagées en coupant (partiellement) et en courbant une plaque d'électrodes, et une électrode présentant simplement de nombreux petits trous. 15 Quatre exemples d'électrodes pouvant être utilisées dans la cellule électrolytique de l'invention sont montrés dans les figures 6, 7, 8 et 12. Le diaphragme de l'invention peut être utilisé avec une cathode et une anode du type conventionnel en association 20 avec l'électrode précitée. Selon l'invention, même si l'hydrogène se dégage très vigoureusement lors d'un fonctionnement sous une forte d'intensité de courant, il peut passer de façon régulière à travers les fentes ou trous vers le compartiment cathodique sans 25 aucune rupture ou chûte du diaphragme grâce au réseau 4 et à la couche formant diaphragme de l'invention qui sont très flexibles, et un espace étroit est prévu entre la surface active de la cathode et le réseau 4 de manière à amortir le choc de la pression d'expansion engendrée par le dégagement vigoureux 30 &e l'hydrogène. Comme il en a déjà été fait mention ci-dessus, on peut ainsi mener à bien une électrolyse sous des intensités de courant élevéesqi'cnre pouvait même pas imaginer auparavant, par exemple une intensité de l'ordre de 40 à 60 A/dm et de plus 35 l'invention permet de réduire l'encombrement et le coût de la construction, l'entretien et les réparations d'une installation de cellules électrolytiques. 1 i 25074 9 2100878 On trouvera ci-après quelques exemples de fonctionnement avec la cellule électrolytique du type à diaphragme de l'invention mais bien entendu l'invention n'est nullement limitée à ces exemples. 5 Exemple 1 Dans une cellule électrolytique chlore-métal alcalin du type à diaphragme vertical telle que montrés dans les figures 1 et 2 on a utilisé comme anode une anode métallique telle- que représentée dans la figure 3 et ayant une largeur de 500 mm et une 10 hauteur de 600 mm et comme cathode un réseau métallique en fer tel que représenté dans la figure 3 présentant les mêmes dimensions que celles de l'anode. On a préparé un diaphragme par adsorption de fibres d'amiante sur un réseau de fer à mailles d'un calibre de 14 meshes (5 ouvertures par cm linéaire) 15 qu'on a posé sur la cathode. Le diaphragme avait une épaisseur de 2 mm. Et l'anode et la cathode ont été montées de façon à ménager un intervalle entre anode et cathode de 12 mm. Dans les figures 1 et 2, on a repéré en 1 une cathode, en 2 une anode, en 3 une couche formant diaphragme, en 10 une paroi latérale, 20 en 11 la plaque formant fond, en 12 le couvercle de la cellulef en 13 irne borne anodique, en 14 une amenée de courant anodiquë ? en 15 une borne cathodique, en 16 un orifice de sortie, du catholyte , en 17 un orifice de sortie de l'hydrogène, en 18 un support de cathode, en 19 un compartiment de catholyte, en 25 20 un cordon de fixation de l'anode,en 21 une alimentation du bain électrolytique, en 22 un orifice d'évacuation du chlore et en 23 les passages pour les amenées de courant anodique. (Dans les figures 1 et 2, les réseaux 4 et 9 montrés dans les figures 4 et 5 n'ont pas été représentés). 30 La cellule a été mise en fonctionnement avec un courant 2 d'une intensité de 40A/dm et on a mesuré les valeurs de la tension de la cellule électrolytique, la température de 1'électrolyte,1a concentration en soude caustique et en chlorates dans le catholyte et le taux d'hydrogène contenu dans le chlore 55 gazeux (gaz anodique). Les résultats figurent dans le tableau 1 ci-après- Maigri la longue durée de 1'opération on n'a relevé-aucun arrachement ou aucune autre altération du diaphragme et 71 2§0?4 10 2100878 le taux de chlorates présentsdans le catholyte s!est avéré extrêmement faible. Exemple 2. On a utilisé la même cellule électrolytique du type 5 à diaphragme vertical que dans l'exemple 1. On a remplacé l'anode de l'exemple 1 par une anode métallique pourvue d'une structure du type déployé et ayant 500 mm de largeur et 800 mm de hauteur, la grandeur de l'intervalle entre les électrodes et l'épaisseur dndiaifaragre cacrcspcndajflé'à 6 ma et 2. nsm *jq respectivement, et toutes les autres conditions étaient identiques à celle de l'exemple 1; en particulier 1'électrolyse a été effectuée sous un.courant d'une intensité de 40 2 A/dm et on a procédé à des mesures identiques à celle de 1'exemple 1. 15 Cette fois encore, malgrés la longue durée de l'opération, on n'ajHlevé aucun arrachement ou aucune autre altération du diaphragme et le taux de chlorates présents dans le catholyte s'est avéré très faible. Exemple 3. 2o On a remplacé le réseau de fer à trame de 14 meshes (5 ouvertures par cm linéaire) de l'exemple 2 par un réseau Saran de 14 meshes (5 ouvertures par cm linéaire), toutes les autres conditions restant identiques à celle de l'exemple 2. I'électrolyse a été effectuée sous un courant d'une intensité 2 25 de 40 A/dm et on a procédé aux mêmes"' mesures. Malgré la longue durée de l'opération ôryÉi'a relevé aucun arrachement ou aucune altération du diaphragme et le taux de chlorates présents dans le catholyte s'est avéré très faible. Exemple 4. 30 On a remplacé le diaphragme de 1'exemple 2 qui provoquait une adsorption des fibres d'amiante, par un diaphragme préparé par adsorption de fibres d'amiante contenant environ 10$ en poids de fibres de carbone sur le même réseau de fer que dans " l'exemple 2, le diaphragme ayant une épaisseur de 3 mm, après 35 quoi on a placé sur la couche d'amiante un réseau de titane à maille de 14 meshes (5 ouvertures par cm linéaire) de.façon à maintenir la couche en place. 1'électrolyse a été effectuée ■?1 25074 11 2100878 2 sous un courant d'une intensité de 60 A/dm . j,es autres conditions ont été identiques à celles de l'exemple 2 et les résultais des mesures sont montrés dans le tableau 1. Malgré la longue durée de 1'opération, en n'a relevé aucun 5 arrachement ou. aucune altération du diaphragme et le taux de chloratesprésentsdans le catholyte s'est avéré très faible. Exemple Comparatif 1. Dans une cellule électrolytique verticale chlore-métal alcalin du type à diaphragme analogue à celle de l'exemple 1, 10 la couche formant diaphragme a été préparée par adsorption de fibres d'amiante directement sur la cathode formant réseau métallique, suivant le procédé de l'art antérieur. L'épaisseur du diaphragme était de 4 mm. Les autres conditions étaient toutes identiques à celle de l'exemple 1 et 1'électrolyse 15 a été effectuée sous un courant d'intensité égale à 20 A/dm . Les mêmes valeurs ont été mesurées. On a trouvé une teneur du catholyte en soude caustique très supérieure du fait que la résistance de la menbrane était élevée et le taux de chlorates présent^&ans le catholyte s'est avéré notablement 20 accru. Exemple Comparatif 2. Dans une cellule électrolytique verticale chlore-métal alcalin du type à diaphragme analogue à celle de l'exemple précédent, on a prévu pour le diaphragmeuxe épaisseur de 2 mm 25 et 1'électrolyse a été effectuée sous un courant 'd'intensité égale à 40 A/dm2*. Toutes ie.s. autres conditions étaient identiques à celles de l'exemple précédent. De même les mêmes valeurs ont été mesurées.'On a constaté qu'une partie du diaphragme avait été arrachée, ce qui avait entraîné un 30 mélange de l'hydrogène dégagé dans le chlore gazeux dégagé à l'anode et était devenu dangereux. Le taux de chlorates présents dans le catholyte' s'est avéré notablement accru.. - ~ Bien entendu l'invention n'est nullement limitée aux modes et aux exemjiesde réalisation décrits qui ne l'ont été 35 qu'à titre d'illustration, l'invention comprenant tous les équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons si celles-ci sont réalisées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. TABLEAU 1 K> LTt O Densité du courant électrique Température de 1' électro-lyte Epaisseur du diaphragme Composilicn gazeuse à l'anode Composition du catholyte Tension de la cellule Intervalle entre électrode A/dm2 °C mm ci2 $ h2 % NaOH (g/litre) NaŒlO,, (g/litre v > mm Inventiai Exemple 1 40 80 2 98,5 0 140 0,1 4,8 12 2 n If 1! ff fl H 0,1 3,71 6 3 M M Il fl ff fl 0,1-02 3,79 6 4 60 If 3 ff fl ff 0,1 -021 4,2 6 Exenple comparatif 1 20 ff 4 ff ff 250 4 3,75 12 2 40 11 2 80 1 6 140 . 3 4,8 12 rv> KJ O O 00 "-4 OO 71 25074 13 2100878 R E ¥ E- S D I CATIONS !. Une cellule électrolytique chlore-métal alcalin du typé à diaphragme comportant un diaphragme et des électrodes métalliques résistant à la corrosion, ladite cellule électrolytique étant caractérisée en ce que le diaphragme comprend une couche de fibres résistant à la corrosion et isolante électriquement et un réseau fixé à ladite couche sur la face de la cathode ou deux réseaux fixés à ladite couche de chaque côté regardant les électrodes. 2. Cellule électrolytique selon la revendication 1, caractérisés en ce que ladite couche est constituée de fibres d'amiante ou de fibres mélangées comprenant au moins 90$ en poids de fibres d'amiante et au plus 10$ en poids de fibres résistant à la corrosion et isolantes électriquement, non constituées par des fibres d'amiante, et par exemple constituées p.ardes fibres de carbone. 3. Cellule électrolytique selon la revendication 1, caractérisée en ce que le diaphragme comprend deux réseaux et une couche de fibres résistantes àla corrosion et isolantes électriquement non constituées par des fibres d'amiante ou des fibres mélangées comprenant moins de 90$ en poids de fibres d'amiante et plus de 10$ en poids de fibres résistantes àlacorrosion et isolantes électriquement, non constituées par des fibres d'amiante." 4. Cellule électrolytique selon l'une des revendications précédentes caractérisée en ce que les fibres précitées résistant à la corrosion et isolante^llectriquement, non constituées par des fibres d'amiante, sont des fibres de verre, des fibres de chlorure de polyvinylidène, des fibres de polypropylène, des fibres de polyfluoiéthylène , des fibres de polyuréthane ou un mélange de ces- fibres. 5. Cellule électrolytique selon la revendication 1, cai'acterisee en ce que le diaphragme comprend deux réseaux et une couche de fibres mélangéœ constituées d'au moins 70$ en poids de fibres d'amiante et d'au plus 30$ en poids de fibres de carbone. 71 2Ê074- 2100878 6. Cellule électrolytique L'une 5 ou non de titane, de fer revêtu ou non de platine, 7. Cellule électrolytique selon l'une des reven: ie.dt Lona précédentes caractérisée en ce que le réseau précité est constitué par des monofilaments, fils ou analogues en résine réai. étant a la corrosion de l'électrolyte, en chlorure de polyvinylMène, en 10 polypropylène, en polyfluoréthylène., en polyuréthsne. 8. Cellule électrolytique selon l'une des i evendicai.inn? précédentes caractérisée en ce que le réseau comprenl de 1 à 13 ouvertures environ par cm linéaire. 9. Cellule électrolytique selon l'une des reverdioat:i o:og 15 précédentes caractérisée en ce que la couche prccitc* prfv-nte une épaisseur de l'ordre de 1 à 10 mm et avant ngeusc.-ioet de l'ordre de 2 à 6 mm. 10. Cellule électrolytique selon l'une des m«r.diCc-. tiens précédentes caractérisée, en ce que les électrodes luétaiiiques 20 sont constituées par des réseaux ou par des plaques métalliques pourvues ou non de trous ou de fentes, les cathodes es ésent ent avantageusement un grand nombre de trous et de xentor: tandis ' que les anodes peuvent ou non présenter des trous ou des f-jr-te?>, lesdites électrodes étant fabriquées en un métal tel pai exemple 25 Que le fer, le titane, le platine, le fer revêtu ue Gitane eu de platine, les alliages de platine et de rhodium, le ruthénium ou l'irridium. 11. Cellule électrolytique selon l'une des revendiea tions précédentes, caractérisée en ce qu'un réseau du diaphragme est 30 grossièrement accroché à la cathode sauf si cette dernière est constituée par une plaque métallique plane. 12. Cellule électrolytique selon la revendication 11, caractérisée en ce que le diaphragme■est préparé par adsorption' ou revêtement des fibres sur le réseau déployé à côté de la cathode 35 et accorché à elle.