L'invention concerne un madrier en bois lamellé collé pour la construc- tion de parois verticales extérieures et intérieures, présentant sur chants pour l'assemblage par superposition, au moins un tenon et une mortaise oppo- sés. Dans ce domaine on connait (brevet CH No 480 518) la réalisation de madriers composés de plusieurs couches de planches collées à plat, les cou- ches intermédiaires étant constituées chacune dtau moins deux planches em- boitées 15une sur ltautre et les couches extérieures d'une seule planche donnant - l'ensemble l'aspect dtun madrier massif. De plus ces madriers sont munis de redans et de saillies permettant ltasw semblage par emboitement des madriers les uns sur les autres. Les redans et rainures prévus pour assurer une superposition sans faille entre les madriers maintiennent précisément constante la tension capillaire qui nait entre surfaces jointives lors du ruissellement de lteam de pluie le long des parois extérieures, ou de l'eau de condensation le long des parois intérieures. Lthumidité peut pénétrer par capillarité entre les madriers et exercer une action déformante qui diminue le pouvoir isolant de parois en bois. Le madrier réalisé selon l'invention est caractérisé par le fait qu'au moins une rainure de décompression de tension capillaire est ménagée dans le sens hsgitudinal, de part et d2autre de la base du tenon d'assemblage des madriers entre eux. Le principal avantage obtenu par cette rainure consiste dans le fait quelle joue le rôle bien connu de flla rainure goutte dteauX7 existant sur toutes les ta blettes de recouvrement des entablements de portes et fenêtres. Ainsi, lorsque l'humidité crée une tension capillaire entre les madriers cette tension est d'autant plus forte que les surfaces humides sont plus rap prochées, la rainure, créant une poche d'air, annule la tension capillaire et empêche l'humidité de progresser à travers la paroi. L'invention concerne encore un madrier en bois lamellé collé dont l'âme est composée de planches de largeur inégales, collées à plat entre deux pIano ches de largeur égale formant les deux faces apparentes du madrier. Dans les réalisations connues les planches constituant le madrier sont asZ semblées avant collage par bouvetage sur chant. I1 est donc indispensable qutelles soient préalablement délignées aux dimensions requises pour qutétant assemblées, elles constituent le madrier recherché. Au moment du collage à plat, il faut exercer une pression latérale sur le chant des planches interZ nes, de façon à ce que les bouvets stassemblent sans bailler. Le madrier réalisé selon l'invention est encore caractérisé par le fait que des espaces jouant le rôle de joints de dilatation sont prévus entre les chants de planches internes. Les avantages apportés par ces joints de dilatation concernent la réduction des coûts de fabrication en évitant le délignage précis et le bouletage des plant ches internes. De plus, la présence d'espaces vides a' à ltintérieur du madrier permet de compenser les dilatations éventuelles des planches extérieures en meme temps qu'ils améliorent le coefficient d'isolation tant phonique que thermique des madriers. Les avantages du madrier ressortiront mieux de la description qui va suivre dtune forme d'exécution non limitative et du dessin annexé dans lequel: La figure 1 est une vue en coupe du madrier La figure 2 est une vue en coupe de deux madriers superposés. On se référe à la figure 1. Le madrier est constitué par deux planches 1 4 de largeur égale qui for- ment ses faces extérieures entre lesquelles sont collées à plat deux couches 2, 2a et 3, 3a de planches d'inégales largeurs. LXemploi, pour les couches internes 2, 2a, 3, 3a, de planches dtinégales largeurs mais de mê24e épais seur permet dtutiliser des bois de moindre valeur commerciale et d'abaisseur ainsi le prix de revient du madrier dontj par ailleurs, la longueur peut être très importante et indépendante de la largeur des planches qui le constituent. Ces madriers sont superposés sur leurs chants dans un sens déterminé par la forme desdits chants2 le chant inférieur a une forme concave 9, 10 dont les bords 11, 12 sont chanfreinés, le centre comporte un tenon 5 de part et d'autre duquel sont creusées des rainures 7, 8 dites rainures de décor pression de tension capillaire. Le chant supérieur comporte un profil convexe 13, 14 de part et d'autre d'une mortaise 6 qui reçoit le tenon 5 du madrier superposé. Les planches internes 2 et 3a sont de même largeur il en est de même pour les planches 2a et 3. La compldmentarité de la largeur de ces planches de même épaisseur par rapport à la largeur totale du madrier est calculée de façon à laisser entre les planches 2 et 2a un espace 15 et entre les planches 3 et 3a un espace 16 qui joue le role de joint de dilatation De plus, ces espaces 15, 16 emprisonnent, sur la longueur du madrier, des couches d'air qui améliorent l'efficacité des parois construites avec de tels madriers tant au point de vue déperdition de chaleur interne de la construction que sur celui de la transmission de bruit de part et d'autre des parois Le volume des espaces 15 et 16 n'a pas besoin d'etre rigoureusement calculé, il en résulte que la précision du délignage latéral des planches internes 2, 2a, 3, 3a n'a pas besoin d'entre grande puisque leurs chants ne sont pas jointifs L'invention a été décrite à propos de formes de réalisation particulières, mais il est bien entendu qu'on peut y apporter diverses modifications et diverses variantes sans pour cela changer l'esprit de l'invention . REVENDICATIONS 1 . Madrier en bois lamellé collé pour la construction de parois verticales extérieures et intérieures présentant sur ses chantes, pour l'assemblage par superposition, au moins un tenon et une mortaise opposés, caractérisé par le fait qu'au moins une rainure de décompression de tension capillaire est aménagée dans le sens longitudinal, de part et d'autre de la base du tenon d'assemblage des madriers entre eux 2 . Madrier selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les chants d'assemblage sont convexes du côté des mortaises et concaves, à bords chanfreinés, du côté des tenons 3. Madrier en bois lamellé collé dont l'amie est composée de planches de largeurs inégales, collées p à plat entre deux planches de largeur égale, formant les deux faces apparentes du madrier, caractérisé par le fait que des espaces jouant le rôle de joints de dilatation sont prévus entre les chants des planches internes