I1 existe de nombreux procédés pour empêcher que les accidents de voitures soient trop dangereux pour les enfants. Les uns retiennent le buste et le tronc, ce qui est en général le cas pour les appareils en forme de coque. Cependant, ces appareils risquent d'être très dangereux pour les vertèbres, en raison d'une musculature très faible pour les soutenir. Les vertèbres sont soumises à l'élongation par le poids de la tête projetée en avant avec force, pendant que le buste est retenu par les sangles en absorbant trop brutalement l'énergie du choc. D'autre part, l'enfant se sent quasiment ficelé et voyage dans des conditions incommodes et gênantes qui se traduisent par des cris et des protestations de nature à perturber la tranquilli- té de conduite nécessaire aux parents. Ces appareils, pour éviter que l'enfant ne glisse vers le bas, doivent être munis de sangles passant entre les jambes, ce qui n'est pas très indiqué pour les parties sexuelles des garçons. I1 existe d'autres catégories d'appareils qui utilisent des tables placées devant l'enfant, destinées à retenir celui-ci et à servir de bouclier pour le corps et la t8te. Ces appareils paraissent dangereux , car tout choc frontal sur la tête risque de provoquer une réaction qui, renvoyant celle-ci en arrière, provoque le "coup du lapin, ce qui est particulièrement mauvais pour les vertèbres. Certaines tables, presque rigides, présentent le défaut de n'agir que par absorption d'énergie sur la composante horizontale de la force d'inertie du corps projeté, et ceci par écrasement limité d'éléments ménagés à l'avant de la table. Le corps de l'enfant arrivant en butée sur la table tend à basculer autour de la ceinture comme charnière, sans qu'il y ait d'autre absorption d'énergie. La taste est donc projetée comme un fouet non seulement par rotation autour du bassin , mais également dans un mouvement de rotation de tout le corps autour de l'appui avant de la ceinture. Ce soulèvement fait parcourir une trajectoire plus grande de la taste et risque ainsi de toucher plus facilement l'arrière des sièges avant en provoquant le rejet brutal de la tête en arrière, suivant le n "coup du lapin". D'autres tables, pour éviter leur rotation autour du point d'appui de la ceinture, sont réalisées plus hautes, afin de mettre le centre de gravité du corps bien au-dessous du bord d'appui de la table. 1) cette disposition est gênante pour l'enfant dont la table est surélevée, les bras ne trouvant pas la positionlmrmale d'appui. 2) le contact est trop rigide sur le corps et notamment en cas de choc latéral. Pour tous ces systèmes, il est à noter que les enfants de 4 à 5 ans s'amusent fréquemment à faire basculer la table vers l'avant, et ceci d'autant plus facilement quelle n'a pas de point de retenue à l'arrière. L'enfant, à l'insu des parents, peut ne pas être protégé, ce qui est très grave. Le but de la présente invention est de supprimer tous ces inconvénients. A cet effet, l'invention a pour objet une table de retenue pour protéger les enfants transportés en automobiles, caractérisée en ce qu'elle est constituée par un bloc en matériau semi-souple placé entre le corps de l'enfant et un lien de retenue (2) fixé au véhicule automobile , ledit bloc comportant un logement épousant le corps de l'enfant, un évidement permettant le passage des jambes, et une gorge horizontale sur la face avals pour recevoir ledit lien. Avantageusement, la table comporte, de chaque celé, des organes de retenue du lien empêchant le basculement de la table aussi bien vers l'avant que latéralement. D'autres caractéristiques et avantages ressortiront de la description qui va suivre d'un mode de réalisation du dispositif de l'invention, description donnée à titre d'exemple uniquement et en regard du dessin annexé sur lequel Fig. 1 représente un siège d'automobile équipé d'une table selon l'invention retenant un enfant en position assise, Fig. 2 représente une vue en perspective de la seule table avec son lien de retenue. Sur les figures 1 et 2 est représentée une table de forme générale connue mais composée de mousse semi-souple présenXnt une gorge avant 1 dans laquelle passe une ceinture sous-abdominale de sécurité d'adulte (2). Celle-ci passe également dans une gorge (3) ménagée à droite etbi gauche de la table, dans le bas de celleci et vers l'arrière. Elle comporte, en outre, un évidement (4) pour laisser passer les jambes de l'enfant sans les serrer et un logement en arc de cercle (5) pour épouser le corps de l'enfant. Les bords (6) sont arrondis pour donner plus d'aisance et ne pas blesser. Le matériau constituant la table est une mousse semi rigide (exemple mousse de polyuréthane). Sa résistance est calculée pour absorber une quantité importante d'énergie sans qu'un enfant de 3 à 11 ans, puisse venirwpar par basculement de sa tête, heurter l'arrière des sièges avant. Au repos, l'enfant a devant lui une table qui ne le gêne pastcar pas trop haute,et sur laquelle il peut taper autant qu'il le veut, sans faire ni bruit, ni marque, ni détérioration. I1 ne peut , d'autre part, la faire basculer, les gorges latérales 3 empêchant ce mouvement. Il est retenu sans aucune contrainte du buste, ni aucun serrage des membres inférieurs. En cas de choc frontal, ce qui est le plus fréquent - dans un premier temps, le corps est projeté enavant, parallèlement à lui-même. La ceinture 2 se tend, et, par son élasticité, absorbe une première partie de l'énergie. - le corps de la table qui s'écrase progressivement absorbe une deuxième partie de l'énergie, - en s 'écrasant, la table se déforme et vient s'appuyer sur les cuisses et le haut du bassin, ce qui plaque l'enfant contre le siège en ltempêchant de de glisser et en le retenant - dans un troisième temps, le bas du corps étant en appui, le haut du corps pivote autour de la gorge 1 en entratnant la table dans son basculement. Comme celle-ci est retenue par les gorges latérales 3, ces dernières agissent comme absorbeur d'énergie en s'opposant progressivement à cette rotation tout en forçant la table à s'appuyer davantage sur les cuisses pour retenir le corps sur la partie la moins fragile de l'individu.La rotation accompagnée se fait plus-progressive et la trajectoire de la tête est moins longue horizontalement, ce qui est favorable. - erfin, dans un quatrième temps, le corps bascule et prend appui sur la table qui s'écrase progressivement dans le sens vertical, en absorbant encore une partie de l'énergie. L'appui du corps sur la table qui s'écrase en partie n' est pas dangereux car il reporte l'effort sur une grande surface et ne peut provoquer d'accidents abdominaux, le bas du bassin et le haut des cuisses contribuant eux-mêmes à la rétention. La table peut également être réalisée en matière déformable sous une pression relativement importante et s'écraser en partie au-dessus de cette pression, comme c'est le cas par exemple de certains polystyrènes expansés. La table présenterait alors un effet de coussin moins bon mais, par contre, en fin de course, donnerait une réaction de ressaut moins importante. Dans les chocs latéraux, la table avec ses points de retenue bas et arrière, donne un meilleur résultat en s'opposant davantage au renversement latéral. Les points de retenue latéraux-postérieurs, peuvent être de diverses natures, par exemple fixés à la table en faisant partie d'une armature métallique interne ou rapportée. Ces points d'accrochage peuvent être également, comme on l'a vu plus haut, munis d'absorbeurs d'énergie, ressort, caoutchouc etc.... REVENDICATIONS 1. Table de retenue pour protéger les enfants transportés en automobiles, caractérisée en ce qu'elle est constituée par un bloc en matériau semi-souple placé entre le corps de l'enfant et un lien de retenue (2) fixé au véhicule automobile, ledit bloc comportant un logement épousant le corps de 1 'enfant, un évidement permettant le passage des jambes, et une gorge horizontale sur la face avant pour recevoir ledit lien. 2. Table suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu' elle comporte, de chaque côté, des organes de retenue du lien empêchant le basculement de la table aussi bien vers l'avant que latéralement. 3. Table suivant la revendication 2, caractérisée en ce que lesdits organes sont constitués par des gorges réalisées dans la masse de la table, de préférence à la partie postéro-inférieure de la table. 4. Table suivant la revendication 2 caractérisée en ce que lesdits organes sont fixés par des éléments intermédiaires présentant des caractéristiques d'absorption d'énergie par compres- sion. 5. Table suivant la revendication 2, caractérisée en ce que lesdits organes sont fixés par des points absorbant l'énergie par simple rupture ou déformation. 6. Table suivant l'une des revendic tions 1 à 5, caractérisée en ce que le matériau souple est une mousse de matière plastique. 7. Table suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que le matériau est semi-rigide et à déformation non élastique. 8. Table suivant l'une des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que le lien est une ceinture de sécurité sous-abdominale d'adulte.