L'invention concerne un appareil pour trier et calibrer des poissons vivants, constitué d'un bâti comportant une trémie d'alimentation, de deux grilles superposées formées de profils tubulaires longitudinaux délimitant des couloirs de circulation, l'écartement entre les grilles étant réglable, et de plusieurs goulottes évacuant les poissons calibrés vers des bassins de réception. Dans ce domaine, on connait un appareil à trier pour la pisciculture comportant une cuve dont le fond est constitué de deux grilles superposées l'une d'elles au moins étant mobile, formées d'éléments rectilignes situés dans un même plan à un écartement fixe prédéterminé et disposés pour que ceux d'une grille puissent s'encastrer par rapport à ceux de l'autre, la profondeur de cet encastrement délimitant, entre les éléments consecutifs voisins des deux grilles, des couloirs avec au fond, une ouverture longitudinale dont la largeur croit de I'entrée vers la sortie de l'appareil, des moyens d'arrosage étant en outre prévus pour maintenir en milieu aqueux les sujets soumis à ce triage, ainsi que des trémies pour les recevoir classés par catégorie. La présence d'eau n'étant pas suffisante pour assurer, d'une manière satisfaisante, le cheminement des poissons dans les couloirs, un perfectionnement a été apporté audit appareil. Un dispositif dans lequel la grille inférieure, supportée par un balancier oscillant, est animée de déplacements alternatifs sensiblement longitudinaux, la fixation des éléments de la grille supérieure étant rendue élastique, afin que les sujets ne risquent pas d'être endommagés par coincement ou autrement, lors desdites vibrations. L'inconvénient majeur des appareils connus réside dans le fait que le courant d'eau d'une part, les vibrations des grilles d'autre part, ne suffisent ni à permettre un passage régulier des poissons ni à empêcher qu'ils se recroquevillent et ne présentent pas de ce fait leurs flancs d'une façon qui permette de mesurer leur calibre réel. Le but de l'invention consiste à créer un appareil assurant la précision du calibrage ainsi qu'un débit important tout en évitant les blessures que pourrait causer aux poissons une manipulation trop brutale ; en bref, il s'agit de parfaire lafiqualité du triage de la truite portion. Les normes requises par le comme ce sont en effet précises, la truite d'élevage doit peser 200g en France, 400g en Allemagne, 170g en Italie. Un autre but de l'invention consiste à diminuer le cout de fabrication de l'appareil, par suppression notamment du dispositif produisant les vibrations des grilles destinées à faire avancer le poisson dans les couloirs de calibrage, et de la pompe à haute pression nécessaire, dans les appareils connus, pour faire progresser les poissons dans lesdits couloirs. L'appareil selon l'invention est caractérisé par le fait que des moyens mécaniques assurent la progression des poissons dans les couloirs de calibrage et mettent en position chaque poisson dans l'espace déterminé qui mesure son calibre sans deformation ni traumatisme. Les principaux avantages apportés par l'invention sont - une progression continue et progressive des poissons dans les couloirs de calibrage - le maintien des poissons dans la position qui correspond à la mesure de leur calibre - la possibilité de supprimer un courant d'eau à forte pression, nécessaire dans les appareils connus pour faire avancer les poissons, parce que les moyens mécaniques assurant la progression des poissons empêchent ceux-ci de rester plus de quelques secondes dans les couloirs de triage - la possibilité de n'avoir qu'une amenée d'eau à basse pression, uniquement pour conduire les poissons tries et calibrés dans les bassins de réception;; - une augmentation très importante du débit de poissons triés et calibrés - une réduction du poids de l'appareil qui pèse moins de cent kg et peut être amené à pied d'oeuvre, entre les bassins d'élevage, par un seul homme. D'autres avantages ressortiront de la description qui va suivre d'une forme d'exécution non limitative de l'appareil selon l'invention et du dessin dans lequel La figure 1 est une coupe longitudinale de l'ensemble de l'appareil. La figure 2 est une coupe transversale selon II-II de la figure 1. La figure 3 est un détail de la plaque de réglage d'ouverture des grilles. On se réfère à la figure 1. L'appareil est constitué par un bati 1 monté sur un support 2 muni de roues 3 dont la fusée 4 est fixée sur une poutrelle 5 pivotant sur un tourillon 6 soudé sur la jambe inférieure Za du support 2 de façon à être escamotée en position de travail de l'appareil qui doit alors reposer au sol sur les deux jambes Za de son support 2. L'extrémité libre de la jambe supérieure 2b du support 2 est insérée dans une ferrure 7 fixée sur le bâti 1 par un boulon 8 autour duquel elle peut pivoter légèrement pour faire varier la pente du bâti par rapport au sol et par un goujon 9 passant à travers une ouverture oblongue 7a de la ferrure 7.Une arrivée d'eau 10 à basse pression est aménagée sur le bâti 1 de façon à permettre l'évacuation des poissons triés et calibrés par les goulottes 11 suspendues sous le bâti 1 et reliées aux bassins de réception par des tubes 12 en plastique semi-rigides. La liaison entre les goulottes ll et les tubes 12 est assurée par des plateaux 13 télescopiques sur lesquels glissent, sans heurts, les poissons triés. Le fait que ces plateaux 13 soient télescopiques permet le déplacement des goulottes 11 en fonction des calibres que l'on veut obtenir. Le bâti 1 porte, sur sa face supérieure, les deux grilles de calibrage dont ltécartement l'un par rapport à l'autre détermine la série de calibres que l'on veut obtenir, séries qui permettent aussi bien le triage des alevins que le calibrage des truites portion.Cet écartement est différent à l'en trke et à la sortie des poissons, il est réglé au moyen de plaques 14 reliées à la grille supérieure mobile par des écrous à oreilles 15. Une trémie 16 sert à l'alimentation de l'appareil en poissons, le moteur 17 qui anime, par une cour roie 18, les moyens mécaniques assurant la progression des poissons dans les couloirs de calibrage, est suspendu à la trémie 16. Une vis 19, munie d'un contre-écrou 29, permet le réglage de la tension de la courroie 18.Lesdits moyens mécaniques sont constitués par une bande transporteuse 21 pour chaque couloir de calibrage, montée chacune sur deux poulies 22, 23 dont l'une 22 seulement est motrice, l'autre 23 n'étant que réceptrice, chaque groupe de poulies 22, 23 tournant sur deux arbres 24, 25 dont les axes géométriques sont perpendiculaires à ceux des couloirs de calibrage, l'arbre 24 porteur des pou lies motrices tournant sur deux paliers 26 fixés au bâti 1 de l'appareil, l'arbre 25 porteur des poulies réceptrices 23 tournant sur deux paliers mobiles 27 montés coulissants sur deux tubes 28 parallèles situés de part et d'autre de l'ensemble des bandes 21, de façon à maintenir la tension desdites bandes par des ressorts compensateurs 29 concentriques aux tubes 28. Lesdits tubes 28 sont articulés, par leur extrémité opposée à celle portant les paliers 27, sur un point d'appui autorisant un certain débattement angulaire de l'ensemble des bandes 30 par rapport au bâti. Une telle disposition de l'ensemble des bandes et moyens d'animation de celles-ci autorise le soulèvement de l'arbre 25 par pivotement autour de l'arbre moteur 24 de façon à permettre l'examen des couloirs de triage ou leur nettoyage. Chaque bande transporteuse 21 comporte des palettes souples 30 reparties sur la surface extérieure et tournant avec elle. Les palettes 30 sont disposées sur la bande 21 à une distance déterminée en fonction des calibres que l'on veut obtenir. L'extrémité libre desdites palettes a une forme exactement complémentaire du profil supérieur des ele- ments tubulaires formant les couloirs de triage, de façon à balayer lesdits couloirs et à délimiter un espace nécessaire et suffisant pour que les poissons pris entre deux palettes successives d'une part, la bande transporteuse et les parois des couloirs d'autre part, ne puissent se recroqueviller. Chaque bande transporteuse 21 est maintenue, pendant son défilement contre la grille inférieure, par un sabot 31 dont la tension d'appui est réglée par une tige à ressort 32 fixée sur une barre 33 joignant perpendiculairement les deux tubes 28. La figure 2 montre la superposition des éléments constituant l'appareil. La grille inférieure est constituée par des éléments tubulaires 34, de forme triangulaire et surmontés d'une arête 34a rectiligne, continue sur toute leur longueur. La grille supérieure est constituée par des poutrelles 35 arrondies sur le chant 35a qui pénètre entre les arêtes 34a des éléments tubulaires 34. Les palettes 30, dont la forme particulière de leur extrémité libre est exactement complémentaire des couloirs de triage 36, balaie ceux-ci en obligeant les poissons à glisser le long des parois lisses de chaque couloir. L'emplacement disponible pour les poissons dans les couloirs est délimité par la bande et deux palettes 30 successives d'une part, le chant arrondi 35a des poutrelles 35 de la grille supérieure, l'arête 34a, les flancs 34b des éléments triangulaires 34 de la grille inférieure d'autre part. Pour obtenir le calibrage recherché, on procède au réglage des grilles par déplacement vertical de la grille supérieure formée des poutrelles 35 de façon à ce que leurs chants 35a pénètrent plus ou moins profondément entre les éléments tubulaires 34 formant la grille inférieure fixe. La modification de l'écartement entre les deux grilles, ne change pas le parallélisme rigoureux des poutrelles 35 et des éléments tubulaires 34. La précision du réglage de l'écartement entre les grilles résulte de l'emploi de plaquettes 14 formant équerre avec le bâti sur lequel elles appuient par leur semelle 14a. La grille supérieure est ainsi maintenue par quatre plaquet tes 14 identiques, percées de trous, représentées sur la figure 3. Chaque trou, dûment repéré, correspond à un ecartement donnant un calibrage dans une fourchette déterminée, parce qu'un boulon 15, muni d'un écrou à oreilles, fixe la plaquette 14 sur la grille en passant à travers son cadre par une fente calibrée 37 qui maintient le parallélisme des éléments 34, 35, constituant les grilles. Par exemple, pour calibrer des truites devant peser entre 150 et 220g pièce, à 1'entrez de l'appareil côté déversement du poisson à trier dans la trémie, les deux plaquettes sont réglées sur 18mm, et, catie sortie de l'appareil, elles sont réglées sur 24mm,ce qui correspond à l'ouverture normale pour ce calibrage. L'intervalle libre entre les grilles étant croissant de l'en- trée à la sortie, au fur et à mesure de leur progression, en commençant par les plus petits à l'entrée et les plus gros à la sortie, les poissons stéliminent par les goulottes 11 dès qu'ils ont trouvé l'intervalle correspondant à leur épais seur. REVENDICATIONS 1. Appareil pour trier et calibrer des poissons vivants, constitué d'un bâti comportant une trémie d'alimentation, de deux grilles superposées formées de profils tubulaires longitudinaux déterminant des couloirs de calibrage, l'écartement entre les grilles étant réglable, et de plusieurs goulottes évacuant les poissons calibrés vers les bassins de réception, caractérisé par le fait que des moyens mécaniques assurent la progression des poissons dans les couloirs de calibrage et mettent en position chaque poisson dans l'espace déterminé qui mesure son calibre sans déformation ni traumatisme. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les moyens mécaniques sont constitués par une bande transporteuse (21) pour chaque couloir de calibrage, montée chacune sur deux poulies (22, 23) dont l'une (22) seulement est motrice, l'autre (23) n'étant que réceptrice, chaque groupe de poulies (23, 23) tournant sur deux arbres (24, 25) dont les axes géométriques sont perpendiculaires à ceux des couloirs de calibrage, l'arbre (24) porteur des poulies motrices tournant sur deux paliers (26) fixés au bâti (1) de l'appareil, l'arbre (25) porteur des poulies réceptrices tournant sur deux paliers mobiles (27) montés coulissants sur deux tubes (28) parallèles situés de part et d'autre de l'ensemble des bandes (21),de façon à maintenir la tension desdites bandes par des ressorts compensateurs (29) concentriques aux tubes (28) lesquels sont articulés à leur extrémité opposée sur un point d'appui autorisant un certain débattement angulaire par rapport au bâti (1). 3. Appareil selon la revendication 2, caractérisé par le fait que la bande transporteuse (21) comporte des palettes souples (30) réparties sur la surface extérieure de la bande et tournant avec elle. 4. Appareil selon la revendication 3, caractérisé par le fait que les palettes (30) sont disposées sur la bande (21) à une distance déterminée en fonction des calibres que l'on veut obtenir et que l'extrémité libre desdites palettes a une forme exactement complémentaire du profil supérieur des profils tubulaires formant les couloirs de triage de façon à balayer lesdits couloirs et à délimiter un espace nécessaire et suffisant pour que les poissons-pris entre deux palettes successives d'une part, la bande transporteuse et les parois des couloirs d'autre part, ne puissent se recroqueviller. 5. Appareil selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé par le fait que chaque bande transporteuse (21) est maintenue contre la grille inférieure pendant son défilement, par un large sabot (31) monté sur des res sortie(32) prenant appui sur une barre (33) joignant les deux tubes (28) porteurs de l'arbre (25) des poulies réceptrices (23). 6. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que les goulottes d'évacuation (11) peuvent être déplacées sur le châssis en fonction des calibres recherchés et de la quantité de poissons obtenue par calibre, la liaison entre chaque goulotte et le bâti étant assurée par au moins deux plateaux télescopiques (13) sur lesquels glissent les poissons. 7. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que le bâti (1) est supporté par deux cadres en forme de V reliés entre eux, dont l'une des branches (2a) est parallèle au sol dans la position de travail et munie de roues (3) escamotables, l'autre branche (2b) supportant le bâti en deux points (8) situés de part et d'autre des grilles de triage, disposés de façon à permettre une modification de l'inclinaison du bâti. 8. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que l'écartement entre la grille inférieure fixe et la grille supérieure mobile est variable et déterminé par quatre plaquettes (14) identiques, percées de trous numérotés, qui se déplacent dans le sens transversal, sont munies d'une semelle (14a) portant sur le bâti et sont fixées à la grille supérieure par un boulon (15) prisonnier dans une rainure verticale (37).