i 2039128 La présente invention concerne l'horlogerie et plus particulièrement un mouvement de montre électronique. Depuis toujours, la précision de l'heure a été recherchée en horlogerie. Des instruments étalons d'une précision du vingt millionième sur 5 la base d'observations astronomiques ont été réalisés. Des instruments d'une précision encore supérieure ont .été proposés, et construits en utilisant les phénomènes d'absorption par les gaz et les émissions radioactives. Cependant, ces instruments de précision sont principalement des instruments de laboratoire de dimensions importantes et extrêmement coûteux. Par contre, 10 les montres portatives sont bien moins précises. Les montres les plus précises sont encore les montres mécaniques actionnées par les ressorts moteurs qui entraînent par l'intermédiaire d'un train d'engrenages et d'un échappement des aiguilles tournant devant le cadran. Cependant, quand ces montres sont des chronomètres, elles sont 15 coûteuses et relativement fragiles. Des montres électroniques ont été construites avec un oscillateur ayant une fréquence de 300 à 400 Hz, mais elles sont en général sensibles à la position, c'est-à-dire que la précision de l'indication de l'heure dépend de la position de la montre par rapport au champ de gravitation de la terre. De plus, ces montres électroniques sont 20 fragiles et coûteuses, elles nécessitent un système de cliquet délicat pour le transfert du mouvement rapide du vibrateur mécanique aux engrenages de la montre. Différentes combinaisons ont été proposées pour remplacer le système à cliquet, par exemple en utilisant l'interaction du mouvement de l'oscillateur mécanique avec un transducteur pour produire une impulsion faisant fonctionner 25 un moteur directement par l'intermédiaire de circuits diviseurs. Cependant, un tel système nécessite deux moteurs, c'est-à-dire en premier lieu, l'oscillateur mécanique et en second lieu, le moteur pour .l'entraînement du train d'engrenages, de sorte que ce système consomme trop d'énergie pour permettre son utilisation pratique dans une montre. 30 Un autre système qui a été utilisé dans des pendules comporte l'utilisation d'un oscillateur haute fréquence à cristal piézo-électrique dont la fréquence est réduite par une série de circuits de comptage descendant, c'est-à-dire de circuits diviseurs. Le signal sortant des circuits diviseurs est alors utilisé pour l'entraînement d'un moteur ou pour la commande d'un 35 circuit d'entraînement. L'invention a pour objet un instrument d'horlogerie d'une haute précision indépendamment de sa position matérielle ou physique, relativement robuste, et peu coûteuse. 70 08217 2 2039128 L'invention a aussi pour objet une.montre relativement petite, hautement précise, relativement peu sujette à des erreurs appréciables ou à un arrêt résultant d'un choc, et consommant suffisamment peu d'énergie pour pouvoir être alimentée par une petite pile électrique contenue dans le 5 boîtier de la montre. Un instrument d'horlogerie selon l'invention comporte un oscillateur à cristal piézo-électrique comme régulateur ou dispositif de base de temps. L'oscillateur à cristal piézo-électrique est de préférence suffisamment petit pour pouvoir être logé dans le boîtier de l'instrument. 10 Cet instrument est de préférence une montre avec un oscillateur à cristal d'une fréquence supérieure à 10.000 Hz, par exemple 60.000 Hz. La haute fréquence de l'oscillateur est réduite par plusieurs circuits de comptage descendant (diviseur) comportant de préférence des transistors à faible consommation d'énergie, tels que des transistors à effet de champ du type 15 métal-oxyde, c'est-à-dire à électrode de commande isolée par de l'oxyde. L'instrument d'horlogerie comporte aussi un circuit électronique séparé pour commander un oscillateur. Cet oscillateur est de préférence un balancier circulaire portant une bobine et oscillant à travers le champ de plusieurs aimants fixés sur la platine de l'instrument. Les aimants établissent trois 20 champs magnétiques de polarités alternées, par exemple des champs nord-sud-nord bien qu'il soit possible d'utiliser un aimant établissant seulement deux champs magnétiques alternés. En variante, les aimants peuvent être portés par le balancier circulaire, la bobine étant fixée sur la platine de l'instrument. Suivant un mode de réalisation préféré, une bobine unique montée sur le 25 balancier circulaire assure la fonction d'un dispositif d'entraînement pour faire osciller le balancier circulaire, du fait de sa réaction avec le champ magnétique, et assure aussi la fonction de détecteur pour rythmer les impulsions d'entraînement. Les circuits pour l'entraînement du balancier circulaire sont décrits dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 3.046.460 30 en particulier le circuit de la figure 4, et un système convenable de balancier circulaire et d'aimants est aussi représenté sur les figures 1-3, 8-10 et 13-16 du brevet cité. Les impulsions dérivées des circuits compteurs diviseurs sont utilisées pour synchroniser le fonctionnement normal du mouvement d'horlogerie 35 électronique. La fréquence des impulsions est de préférence relativement élevée par rapport aux oscillations normales. Par exemple, à la sortie des circuits compteurs, la fréquence peut être de 40.000 Hz, et la fréquence normale d'oscillations du balancier circulaire être de 3- Hz. Cette fréquence 70 08217 3 2039128 de synchronisation relativement élevée permet de réduire le nombre de circuits compteurs. L'oscillateur, c'est-:à-dire le balancier circulaire, est muni d'une broche faisant avancer pas à pas, directement ou indirectement -. par l'intermédiaire d'un mécanisme à ancre,une première série dé roues 5 faisant tourner les aiguilles de la montre. Ce type de système de commande à balancier circulaire à piton est classique dans les montres et les nombreuses années d'utilisation montrent qu'il est sûr et robuste. L'instrument selon l'invention est d'une haute précision en raison de sa synchronisation à l'oscillateur piézo-électrique. Dè plus, il 10 est relativement résistant aux chocs en raison du système de commande à piton et ancre du balancier circulaire, il est relativement peu coûteux parce qu'un grand nombre de pièces (balancier circulaire, circuit d'entraînement, train d'engrenages, et autres) peuvent être les mêmes que les pièces utilisées pour des montres électriques relativement peu coûteuses et d'une précision modérée 15. ou être similaires à ces pièces, et il consomme relativement peu d'énergie, car> comme la montre fonctionne d'une façon à peu près précise sans synchronisation, cette synchronisation demande peu de puissance. Les caractéristiques de l'invention ressortiront plus particulièrement de la description suivante, donnée à titre d'exemple et faite en se 20. référant aux dessins annexés sur lesquels : - la figure 1 est le schéma général du circuit d'une montre électronique suivant un mode de mise en oeuvre de l'invention ; - la figure 2 est une coupe d'une partie d'une montre suivant un mode de mise en oeuvre de l'invention ; 25 - la figure 3 est une coupe suivant la ligne 3-3 de la figure 2, - la figure 4 est une coupe suivant la ligne 4-4 de la figure 3 ; - la figure 5 est une coupe montrant une variante de combinaison d'aimants ; - la figure 6-est le schéma d'un circuit de commande suivant un 30 mode de mise en oeuvre de l'invention ; ' - - - les figures 7, 7A. et 7B sont des diagrammes utilisés pour expliquer le système d'entraînement selon l'invention ; - la figure 8 est un diagramme montrant la tension induite dans la bobine et des ondes de courant, "produites théoriquement à la sortie du circuit 35 de la figure 6- ; - l'a- figure 9A est un diagramme montrant les champs des aimants ; - la figure 9B est un diagramme montrant les tensions induites dans la bobine par le champ de la figure- 9A ; ' 70 *08217 4 2039128 - les figures 10A et 10B sont des vues schématiques en plan des aimants montrant les positions de la bobine pendant son mouvement à travers le champ magnétique ; - la figure 11 est un diagramme montrant les tensions combinées 5 induites dans la bobine ; - la figure 12 est une vue schématique en plan d'une variante de structure d'aimants, - la figure 13 est un diagramme des tensions induites dans une bobine par la structure de la figure 12 ; 10 - la figure 14 est une, vue en plan d'une variante de structure à deux aimants, montrant les positions de la bobine pendant son mouvement à travers les champs magnétiques ; - les figures 15A et 15B représentent les tensions pendant les mouvements avant et de retour de la bobine dans le cas de la structure de 15 la figure 14 ; - les figures 16A et 16B représentent les tensions induites et la synchronisation de ces tensions, pendant deux mouvements différents de retour de la bobine dans le cas de la structure de la figure 14, et - la figure 17 représente les tensions combinées induites dans 20 la bobine dans le cas de la structure à deux aimants de la figure 14. La- figure 1 est le schéma général des circuits d'une montre électronique comportant plusieurs sous-circuits. Le régulateur est un oscillateur haute fréquence 10. Cet oscillateur haute fréquence est de préférence un oscillateur électronique à cristal piézo-électrique ayant une 25 fréquence supérieure à 10.000 Hz. La haute fréquence des impulsions de l'oscillateur 10 est divisée, par un circuit diviseur 11. Le circuit diviseur peut être, par exemple, formé par une série de circuit» basculeurs couplés en tandem. Cependant, le circuit diviseur 11 peut être formé par plusieurs oscillateurs à relaxation ayant des constantes de temps prédéterminées. Par 30 exemple, les oscillateurs à relaxation peuvent être connectés en cascade en tandem (c'est-à-dire en série) avec des rapports de division et de réduction de 7/1, 7/1 et 7/1. Le signal à la fréquence réduite est transmis à travers le conducteur 12 à un circuit de commande 13 de la montre. Le circuit 13 est synchronisé par le signal sortant du diviseur, et; même en l'absence de 35 synchronisation, il produit une impulsion sortante de commande. Le circuit de commande envoie une impulsion d'entraînement à la bobine 14 qui réagit physiquement avec un aimant 15. Le balancier circulaire de la montre peut porter la bobine 14 ou l'aimant 15. 70 08217 5 2039128 La figure 2 représente schématiquement un mode de réalisation pratique de montre selon l'invention. La figure 2 représente un mouvement de montre qui comporte une platine supérieure 20 et une platine inférieure 21 espacées d'une distance convenable. Un axe de balancier peut osciller entre 5 un palier 23 de la platine supérieure 20 et un palier 24 de la platine inférieure 21. Une roue de balancier circulaire 25 est fixée sur l'axe 22. Une bobine électrique 26, de forme ronde, trapézoïdale ou autre, comportant un grand nombre de spires de fil fin est fixée sur la roue de balancier 25. Un shunt 27 en matière magnétique tel que du fer doux est placé au-dessus de 10 la roue du balancier. Ce shunt 27 est fixé à l'une des platines de la montre. Un goujon 28 est fixé à la platine 20 et l'extrémité extérieure d'un premier spiral 29 est fixé à ce goujon. L'extrémité intérieure du spiral 29 15 est fixée à un moyeu fixé à l'axe 22 du balancier. Une connexion électrique, par exemple par un fil, est établie entre le moyeu ou le spiral 29 et une sortie de la bobine 26. Un second goujon 30 est fixé à une pièce en matière isolante 31 fixée à la platine supérieure 20. L'extrémité extérieure du second spiral 32 est fixée au goujon 30 et son extrémité intérieure est fixée 20 à un second moyeu isolé fixé à l'axe 22 du balancier. Un fil conducteur connecte le spiral 32 à l'autre sortie de la bobine 26. La bobine est ainsi connectée électriquement par l'intermédiaire des spiraux 29 et 32 aux goujons 28 et 30 qui sont ainsi les bornes de connexion électrique de la bobine. Une structure d'aimant 33 est placée en dessous de la roue du 25 balancier. Cette structure est de préférence placée sur une plaque shunt intérieure 34 en matière magnétique telle que du fer doux et qui est fixée à la platine inférieure 21. La structure d'aimant est de préférence, de la façon représentée sur les figures 2, 3 et 4, une pièce unique en matière céramique magnétique aimantée dans la direction axiale pour former en fait 30 trois aimants établissant trois champs magnétiques à travers lesquels oscille la bobine. Les champs magnétiques sont disposés de la façon représentée pour établir à la face supérieure la combinaison nord-sud-nord et à la face inférieure (c'est-à-dire contre le shunt inférieur) la combinaison sud-nord-sud. Comme le montre la figure 3, la roue de balancier 25 comprend 35 un cercle extérieur 35 avec une partie élargie 36 formant un contrepoids et permettant l'équilibrage. La bobine 26 est tenue entre les branches 37 et 38 prolongeant le rayon 39 de la roue de balancier. 70 08217 6 2039128 Suivant le mode de réalisation de la figure 5, la roue de balancier 25 supporte la bobine 26 en dessous du shunt 27. Les trois champs magnétiques sont établis par trois aimants séparés 40, 41 et 42 qui sont aimantés dans la direction axiale pour établir du côté de leurs extrémités 5 supérieures des champs nord-sud-nord. Le shunt magnétique inférieur est supprimé et les aimants 40, 41 et 42 sont fixés directement à la platine inférieure 21 qui est enmatière non magnétique, par exemple en laiton. Suivant une variante, les deux aimants 40 et 41 sont seuls 10 utilisés et l'aimarit 42 est supprimé. Un circuit de commande ou d'entraînement de montre selon l'invention est représenté sur la figure 6. Le circuit de la figure 6 représente un oscillateur à relaxation comportant deux transistors complémentaires. Un transistor PNP 50 est connecté à travers une résistance 53 à la borne négative 15 de la batterie ou de la pile 52. Le collecteur du transistor 50 est connecté par une résistance 54 à la base du transistor NPN 55. L'émetteur du transistor 55 est connecté par une résistance 56 à la borne négative de la pile 52. Le collecteur du transistor 55 est connecté à un point' commun A et à la bobine 26. L'autre sortie de la bobine est connectée à la seconde extrémité de la résistance 20 51. Le point A est couplé par le condensateur 58 à la base du transistor 50. Le signal de synchronisation est appliqué à travers le conducteur 59 à l'émetteur du transistor 50. La bobine 56 oscille de la façon indiquée ci-dessus à travers les champs magnétiques. Cette bobine a deux fonctions, c'est-à-dire qu'elle se comporte en détecteur (pour le rythme) et en élément 25 de commande. Quand le courant circule à travers la bobine, celle-ci provoque l'oscillation mécanique du balancier. Le déplacement de la bobine dans les champs des aimants provoque une fprce contre-éLectromotrice qui déclenche le passage de l'impulsion de commande ou d'entraînement. Le circuit de commande de la figure 6 est de préférence déclenché 30 par trois sources indépendantes de la façon suivante. (1) La force contre-ëlectromotrice induite dans la bobine 26 du fait de son mouvement dans le champ des aimants et à travers le condensateur 58 pour modifier la tension sur la base du transitor 50. Cette modification de la tension provoque la conduction du transistor 50qui à son tour provoque la 35 conduction du transistor 55 pour le passage du courant de la pile à travers la bobine 26. L'impulsion de commande produite par le transistor 55 a une durée indépendante de la force contre-électromotrice. Quand la force contre-électromotrice disparaît du fait du courant dans le sens direct, ce courant 70 08217 7 2039128 subsiste pendant une durée déterminée par les éléments de constante de temps du circuit, en particulier par le condensateur 58 et la résistance 59. (2) Le circuit est déclenché de façon indépendante pour 1^utodémarrage de la montre. Ce circuit est auto-oscillant du fait de la connexion de la base 5 du transistor 50 à la borne négative de la pile 52 à-travers la résistance 53. Même en l'absence de mouvement du balancier, un train d'impulsions est produit pour démarrer ce.mouvement. (3) Le circuit produit une impulsion déclenchée du fait de l'inpulsion de synchronisation reçue par^le conducteur 59. Le signal de synchronisation reçu 10 par le conducteur 59 est additionné à la force contre-électroîsotrice normalement insuffisante pouf la production d'une impulsion de déclenchement. Le signal de synchronisation est réglé pour qu'en l'absence de force contre-électromotrice il ne soit pas suffisant pour déclencher le circuit de commande. Il sera supposé un oscillateur mécanique ayant certaines pertes (amortissement), caractérisé 15 par sa fréquence propre non amortie et un rapport d'amortissement t, (rapport entre l'amortissement réel et l'amortissement critique). Si l'oscillateur subit une impulsion courte unique, il oscille sinusoi'dalement à-la fréquence amortie u/j^ = avec une amplitude décroissant exponentieHement. Pour maintenir une amplitude constante, une impulsion courte (c'est-à-dire une 20 impulsion d'une durée courte par comparaison à la période d'oscillations) est appliquée pendant chaque cycle. Le point d'application de cette impulsion pendant le cycle est une condition importante. La fréquence ne reste à la valeur ^qs/'I-\ ^ que si l'impulsion apparaît au point neutre (décalage nul, vitesse maximale).. Si l'impulsion apparaît plus tôt la fréquence augmente, 25 et si elle apparaît plus tard, la fréquence décroît. Si représente l'angle de phase auquel apparaît .l'impulsion, pour- des valeurs faibles de la variation, de la .fréquence est donnée par -Par exemple si = 3° = 0,05 radian et ^ - 0,01 (valeur pouvant être considérée comme valable pour un balancier circulaire), = 0,0005 qui correspond à 43 secondes par 30 jour. - • Tant que est faible (c'est-à-dire quand cos ^fest à peu près ■égal à un) et que la durée de l'impulsion est courte -par comparaison à la période, une impulsion de forme et de durée arbitraires petit être remplacée pour les besoins de. l'aialyse par une impulsion" rectangulaire équivalente de 35 hauteur unité ayant la même aire que l'impulsion originale: (figuré 7). Deux impulsions rectangulaires P^ et P^ apparaissant à et^ et "ayant respectivement des largeurs et peuvent être remplacées par une impulsion unique P^ ayant le même moment autour du point*?= 0 que les deux impulsions initiales. 70 08217 2039128 w3 = wx + w2 w f ± w f + w V 3 3 1 T1 2 '2 W f f w f f = 1 1 2 2 3 5 W1 + W2 Si l'impulsion P^ reste constante et si la largeur et/ou la position^ de l'impulsion restent constantes, la position"^ ^e est décalée. Cela est illustré par les figures 7 A et 7B. Dans la montre décrite ci-dessus, la bobine montée sur la roue 10 de balancier passe successivement devant trois pôles magnétiques de polarités alternées. La tension induite dans la bobine en fonction de l'angle de phase est représentée sur la figure 8. Le circuit de commande (figure 6) a une action régénératrice. Quand la tension au point A tombe même momentanément en dessous de la valeur (figures 8 et 11), les deux transistors deviennent 15 conducteurs et une impulsion de courant traverse la bobine. Le courant reste établi jusqu'à ce que la pente de courbe de tension atteigne une valeur positive. En l'absence de synchronisation, l'impulsion P^ est seule présente, et la montre tourne à une vitesse déterminée par les constantes du balancier. Quand une impulsion de synchronisation arrive par le conducteur 59, 20 l'impulsion apparaît en plus de l'impulsion P^. L'effet résultant des deux impulsions est représenté par une impulsion équivalente P II apparaît ainsi que l'impulsion P^ a lieu à une valeur négative de c'est-à-dire avant le point neutre, et par suite elle accélère la montre. De plus, la position de P^ dépend du point "Pauquel l'impulsion de synchronisation est appliquée. 25 Si la montre tourne normalement lentement d'une valeur importante, "f est presque égale à - 30°, l'impulsion P~ est large et l'impulsion P est décalée ^ J vers la gauche. Si la montre est seulement un peu lente, l'impulsion Pest étroite et l'impulsion P^ est à peu près identique à l'impulsion P^. Si la montre tourne vite, l'impulsion de synchronisation provoque seulement une 30 impulsion P^ très étroite (1 microseconde) qui n'a pas d'effet, et il n'y a pas de synchronisation. Par suite, la marche de la montre est initialement un peu lente (sans synchronisation) de sorte que l'arrivée de l'impulsion maintient le balancier en concordance avec l'impulsion de synchronisation qui à son tour est 35 commandée par l'oscillateur à cristal. Sij pour une raison quelconque, la synchronisation n'a pas lieu de façon momentanée, la montre continue à tourner à une vitesse plus faible jusqu'à l'apparition d'une nouvelle impulsion de vr;rhronts911on en position représentée sur La figure 8. La perte de temps dans 70 08217 9 2039128 le cas de 48 Hz avec un balancier oscillant normalement à 3 Hz est de l'ordre d'environ 1/48 seconde. Les trois aimants produisent des champs magnétiques nord-sud-nord de la façon représentée sur la figure 9, à travers lesquels circule la 5 bobine. La force contre-élecrromotrice est représentée sur la figure 9B sur laquelle il est supposé que les champs sont largement espacés. En fait, les champs magnétiques sont étroitement voisins les uns des autres, de sorte que les forces contre-électromotrices sont combinées. Les figures 10A et 10B montrent différentes positions de la bobine 26 pendant son mouvement à travers 10 des champs magnétiques, ces deux figures représentant une même structure magnétique pour des positions différentes pour rendre l'illustration plus claire. Les expositions de la bobine à des temps successifs sont I, II, III, IV et V, et III représente la position centrale quand la bobine est directement au-dessus de l'aimant central. Le côté avant de la bobine est repéré par la 15 lettre "a" et le côté arrière par la lettre "b". La figure 11 représente la force contre-électromotrice qui est l'addition algébrique des tensions induites dans la bobine par les champs magnétiques. Par exemple, b partie croissante indiquée lia + Ilb indique la tension III quand le côté avant de la bobine passe à la position lia et le côté arrière de la bobine passe 20 à la position Ilb (la position II est représentée sur la figure 9A). Les impulsions de synchronisation 71, 72 et 73 ont lieu à une fréquence élevée par rapport à l'oscillation du balancier circulaire. Par exemple, une fréquence de synchronisation de 48 Hz est utilisée de préférence avec un balancier oscillant à 3 Hz. En supposant que le balancier oscillé 25 de 210° dans chaque sens (c'est-à-dire une oscillation complète de 840° dans les deux sens) ^ ^ 52° qui est l'espacement des impulsions de 4o synchronisation. Les impulsions de synchronisation 72 et 73 n'ont aucun effet. Par contre quand l'impulsion 71 est additionnée algébriquement à la force contre-électromotrice, elle tombe en dessous de (point 74) et déclenche 30 le circuit de commande. Le circuit de commande est à nouveau déclenché sans l'aide d'une impulsion de synchronisation au point 75, le circuit de commande provoque une impulsion de commande à travers la bobine deux fois pour chaque / sens de l'oscillation, c'est-à-dire quatre fois pour chaque oscillation complète, ou douze fois dans le cas d'un balancier oscillant à 3 Hz. 35 Si la vitesse du balancier ralentit, le déclenchement au point 74 de la figure 11 est suffisant, même avec une force contre-électromotrice plus faible pour déclencher le circuit de commande et pour rétablir la vitesse correcte du balancier. Comme il a été indiqué, la durée de l'impulsion dépend 70 08217 10 2039128 de l'arrivée de la tension croissante à une certaine valeur positive. Cette valeur est atteinte plus tôt, c'est-à-dire pour une largeur plus faible d'impulsion, quand la vitesse du balancier est trop élevée. Le mouvement suivant la variante des figures 12 et 13 utilise au 5 moins quatre champs magnétiques. Ce mouvement assure aussi la synchronisation qui peut décélérer le balancier. La combinaison de la figure 2 comporte quatre aimants 80, 81, 82 et 83 également espacés et qui sont polarisés dans la direction axiale parallèlement à l'axe d'oscillation du balancier. La bobine 26 couvre 10 simultanément les faces de deux aimants. L'onde de la force contre-électromotrice est représentée surla figure 13. Normalement, l'impulsion de synchronisation 84 provoque une accélération du balancier quand elle apparaît avant l'axe médian ou central 85. La vitesse de synchronisation est choisie pour que si la vitesse du balancier est trop élevée, une impulsion 15 de synchronisation 84a apparaisse à la troisième excursion négative 86 de l'onde de tension. Le circuit de commande est rendu conducteur à un instant provoquant effectivement la décélération du balancier. Normalement, l'impulsion de synchronisation de décélération apparaît après l'excursion négative 86, en 87 et n'a pas d'effet sur le système. Dans le cas où la vitesse du 20 balancier est trop élevée, l'impulsion de synchronisation d'accélération apparaît en 88, c'est-à-dire avant la première excursion négative de l'onde de tension, et elle ne déclenche pas le passage de l'impulsion de commande. Le système synchrone selon l'invention permet une plus grande liberté pour l'étude de la montre. Par exemple, les aimants peuvent être 25 placés sur la roue de balancier et deux bobines fixes peuvent être utilisées, l'une pour la détection et l'autre pour l'entraînement, l'amplitude de l'oscillation du balancier peut être réduite parce que le balancier ne détermine pas la régulation et la fréquence de la synchronisation peut être un multiple entier de la fréquence du balancier. 30 Suivant le mode de réalisation de la figure 14, l'aimant 90 est un aimant en matière céramique ferro-électrique fixé à la platine ou à un shunt et comportant deux zones polarisées axialement, bien que d'autres types d'aimants établissant deux champs magnétiques polarisés de sens opposés puissent être utilisés. Comme le montre la figure 14, les zones 35 magnétiques sont un pôle nord 91 et un pôle sud 92. Cet aimant est utilisé avec le même circuit de synchronisation que celui décrit par rapport à la figure 1, et il peut être utilisé avec la structure mécanique décrite par rapport aux figures 2, 3, 4 et 5. La roue de balancier porte une bobine 93 ;omme 70. 08217 11 2039128 dans le cas de la bobine 26 de la figure 3. La bobine 93 est représentée sur la figure 14 dans cinq positions I, II, III, IV et V. En position I la moitié avant de la bobine se trouve au-dessus du pôle nord 91, en position III le centre de la bobine coïncide avec le centre de l'aimant 90, de sorte que 5 la bobine 93 se trouve à la fois au-dessus du pôle sud 92 (de la façon indiquée en Illb) et du pôle nord 91 (de la façon indiquée en Illa). En position IV la bobine est principalement au-dessus du pôle sud 92 et en position V le côté arrière de la bobine 93 est au-dessus du pôle sud 92 (côté avant et côté arrière désignant les côtés de la bobine suivant le sens du déplacement). 10 L'expression "mouvement avant" est utilisée pour désigner le mouvement dans le sens des aiguilles d'une montre suivant la figure 14, et l'expression "mouvement de retour" signifie le mouvement en sens inverse, des aiguilles d'un montre. La flèche de la figure 14 indique le mouvement de retour. 15 Pendant le mouvement en avant, une tension ayant approximativement la forme de l'onde 95 de la figure 15a est induite dans la bobine. L'onde 95 comporte une première partie croissante 96, une partie décroissante dans le sens négatif 97 qui déclenche l'impulsion de commande et une seconde partie croissante 98. Les impulsions de synchronisation qui peuvent être l'impulsion 99 20 dans la partie 96, l'impulsion 100 dans te partie 97, et l'impulsion 101 dans la partie 98, n'ont aucun effet. Elles ne provoquent de décalage d'aucune partie de l'onde, ni aucune addition ni soustraction pour acune des impulsions de commande. Autrement dit, pendant le mouvement avant, la tension induite additionnée algébriquement aux impulsions de synchronisation ne tombe pas 25 en dessous de la tension de sens négatif (de la façon indiquée par la droite en traits mixtes 102) nécessaire pour provoquer la conduction, c'est-à-dire pour déclencher le circuit de commande. - La tension induite est utilisée pendant .le mouvement de retour pour synchroniser la montre. Cette tension induite 103, représentée sur la 30 figure 15B, comporte une première partie faiblement négative 104, «ne partie positive plus importante 105 et une seconde partie-faiblement-négative 106. Aucune de ces parties n'arrive en dessous de la droite de tension.de déclenchement 102, et,en l'absence d'une impulsion de synchronisation, aucune ne provoque le déclenchement du circuit de commande. 35 La figure 16 représente la tension induite pendant le mouvement de retour. . L'onde 103a comporte une première partie négative 104a, avec une impulsion de synchronisation. 107 qui est additionnée algébriquement à cette partie. La combinaison de l'impulsion 107 et de la partie 104a est suffisamment 70 08217 12 2039128 négative pour descendre en dessous de la droite de déclenchement 102a. Par suite le circuit de commande est déclenché et produit une impulsion de commande. La partie induite 104a et l'impulsion de commande résultant apparaissent quand la bobine pénètre dans les champs des aimants, c'est-à-dire quand la bobine est dans les positions I et II (au-dessus du pôle nord 91) 5 et avant l'axe médian 110. Par suite, l'impulsion supplémentaire de commande agit pour accélérer la bobine quand elle se trouve dans cette position, la force d'entraînement étant dans le sens inverse des aiguilles d'une montre et aidant par suite le mouvement dans ce sens. Si l'équilibre des fréquences 10 est exact, l'impulsion de synchronisation apparaît dans la partie 105a de la tension induite. Cette impulsion de synchronisation 108 n'a aucun effet car elle ne peut pas provoquer une impulsion supplémentaire de commande. * Ainsi que le montre la figure 16B, quand là vitesse de la bobine est trop élevée, la tension induite 103b est la même que celle de la figure 16A. 15 Cependant, l'impulsion de synchronisation 109 apparaît dans la partie 106b à laquelle elle est additionnée algébriquement, ce cjii Éit tomber la tension totale en dessous de la ligne de déclenchement 102a', et provoque par suite le déclenchement du circuit de commande. La partie 106b et l'impulsion de commande résultante apparaissent quand la bobine 93 est au-dessus du pôle 20 sud 92, dans les positions IV et V, quand l'impulsion de commande apparaît à un instant où la bobine se trouve au-delà de l'axe médian 110 (qui est entre les pôles 91 et 92), elle retarde le mouvement de retour de la bobine, et par suite, elle ralentit le balancier. Comme le montre la figure 17, l'onde de la tension induite pendant 25 le mouvement de retour comporte une première partie négative 104c correspondant aux positions I et II de la bobine, une partie positive 105c correspondant aux positions Illa et Illb de la bobine et une troisième partie négative 106c correspondant aux positions IV et V de la bobine. Comme pour les autres modes de mise en oeuvre, les aimants peuvent 30 être portés par la roue du balancier et la bobine peut être fixée à la platine. De même, comme dans les cas précédents, le circuit décommandé ou d'entraînement est un multivibrateur à action régénératrice, de sorte que n'importe quelle largeur ou forme de l'impulsion de déclenchement permet le déclenchement pour la production d'une impulsion de commande. Le circuit est de préférence un 35 oscillateur à relaxation ou un multivibrateur astable d'un autre type, comportant deux transistors complémentaires. Bien entendu, la description qui précède n'est pas limitative et l'invention peut être mise en oeuvre suivant d'autres variantes sans que l'on sorte de son cadre. 70 08217 13 2039128 REVENDICATIONS 1. Instrument d'horlogerie comportant une source de courant électrique, un oscillateur haute fréquence comme régulateur, un circuit 5 diviseur connecté à la source de courant pour réduire la fréquence de cet oscillateur, une bobine et un dispositif magnétique dont l'un est porté par un élément mécanique basse fréquence pouvant osciller et un dispositif d'affichage de l'heure actionné par l'élément mécanique basse fréquence, caractérisé en ce que le dispositif magnétique établit au moins deux champs 10 magnétiques de polarités alternées, l'instrument comportant un circuit de commande dont la sortie est connectée à la bobine, le circuit de commande étant connecté au circuit diviseur pour être synchronisé par celui-ci. 2. Instrument d'horlogerie selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément mécanique basse fréquence est une roue de balancier 15 fixée sur un axe de balancier circulaire, la bobine est une bobine unique et le dispositif magnétique comporte trois aimants ayant des pôles alternativement dans des sens opposés dans la direction de l'axe du balancier. 3. Instrument d'horlogerie selon la revendication 1, caractérisé en ce que le circuit de commande est un oscillateur à relaxation comportant 20 deux transistors complémentaires. 4. Instrument d'horlogerie selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'oscillateur haute fréquence est un oscillateur à cristal piézoélectrique. 5. Instrument d'horlogerie selon la revendication 1, caractérisé 25 en ce que l'élément mécanique basse fréquence est une roue de balancier fixée sur un axe de balancier circulaire, la bobine est une bobine unique et le dispositif magnétique comporte quatre aimants. 6. Instrument d'horlogerie suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la bobine unique est portée par la roue de balancier. 30 7. Instrument d'horlogerie comportant une source de courant, un oscillateur haute fréquence comme régulateur» un circuit diviseur pour réduire la" fréquence de cet oscillateur, une bobine et un dispositif magnétique dont l'un est porté par un élément mécanique basse fréquence pouvant osciller, un circuit de commande connecté à la source de courant et un dispositif d'affichage 35""de l'heure actionné par l'élément mécanique basse fréquence, caractérisé en ce que la sortie du circuit de commande est connectée à la bobine et le circuit 3e~comthande est connecté au circuit diviseur pour être synchronisé parcelui-ci, : * le circuit de commande étant un multivibrateur à effet régénérateur. 70 08217 14 2039128 8. Instrument d'horlogerie selon la revendication 7, caractérisé en ce que le circuit de commande est un multivibrateur astable. 9. Instrument d'horlogerie selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'élément mécanique basse fréquence est une roue de balancier 5 fixée sur un axe de balancier circulaire, la bobine est une bobine unique et le dispositif magnétique comporte trois aimants polarisés alternativement dans des sens opposés dans la direction axiale de l'axe du balancier circulaire. 10. Instrument d'horlogerie selon la revendication 7, caractérisé 10 en ce que le circuit de commande est un oscillateur à relaxation comportant deux transistors complémentaires. 11. Instrument d'horlogerie selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'oscillateur haute fréquence est un oscillateur à cristal piézoélectrique. 15 12. Instrument d'horlogerie selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'oscillateur basse fréquence est une roue de balancier fixée sur l'axe d'un balancier circulaire, la bobine est une bobine unique et le dispositif magnétique comprend quatre aimants. 13. Instrument d'horlogerie selon la revendication 7, caractérisé 20 en ce que la bobine est une bobine unique portée par la roue du balancier. 14. Instrument d'horlogerie selon la revendication 7, caractérisé en ce que le signal sortant du circuit diviseur est additionné algébriquement à la force contre-électromotrice induite dans la bobine par le dispositif magnétique pour la production d'une impulsion d'excitation de commande 25 provoquant la production d'une impulsion de commande par le circuit de commande. 15. Instrument d'horlogerie selon la revendication 14, caractérisé en ce que l'impulsion d'excitation apparaît avant ou après une impulsion principale de commande afin que le circuit de commande produise au moins deux impulsions de commande pour chaque oscillation de l'élément mécanique. 30 16. Instrument d'horlogerie comportant une source de courant, un oscillateur haute fréquence comme régulateur,un circuit diviseur pour réduire la fréquence de l'oscillateur, un élément mécanique basse fréquence pouvant osciller et un dispositif d'affichage de l'heure actionné par l'élément mécanique basse fréquence, caractérisé par une bobine et deux aimants polarisés 35 dans des sens opposés, l'élément mécanique basse fréquence portant l'un de ces derniers éléments, un circuit de commande sous la forme d'un multivibrateur à action régénératrice connecté à la source de courant, la sortie du circuit de commande étant connectée à la bobine, et le circuit de commande étant 70 08217 15 2039128 connecté au circuit diviseur pour être synchronisé par celui-ci et le signal sortant du circuit diviseur étant additionné algébriquement à la force contre-électromotrice induite dans la bobine par les deux aimants pour la production d'une impulsion d'excitation» cette impulsion drexcitation 5 provoquant la production d'une impulsion de commande supplémentaire par le circuit de commande pendant le mouvement de retour de l'élément de commande et seulement quand ce mouvement n'est pas en synchronisme avec l'oscillateur haute fréquence. 17. Instrument d'horlogerie selon la revendication 16, caractérisé 10 en ce que le circuit de commande est un multivibrateur astable. 18. Instrument d'horlogerie suiant la revendication 16, caractérisé en ce que l'élément mécanique basse fréquence est une roue de balancier fixée sur un axe de balancier circulaire, la bobine est une bobine unique, et les aimants sont polarisés dans la direction axiale de l'axe du balancier 15 circulaire. 19. Instrument d'horlogerie selon la revendication 16, caractérisé en ce que le circuit de commande est un oscillateur à relaxation comportant deux transistors complémentaires. 20. Instrument d'horlogerie selon la revendication 16, caractérisé 20 en ce que l'oscillateur haute fréquence est un oscillateur à cristal piézoélectrique. 21. Instrument d'horlogerie selon la revendication 16, caractérisé en ce que la bobine est une bobine unique portée par la roue du balancier circulaire.