i 2068808 Pour le pansement de plaies on utilise actuellement presque exclusivement des matières textiles. Les matières utilisées doivent répondre aux conditions suivantes : 1. pas d'irritation de la plaie 5 2. capacité d'absorption élevée 3. résistance élevée . 4. pas d'adhésion à la plaie par formation de croûtes 5. pas d'accumulation thermique. •Les pansements et autres matériaux utilisés jusqu'ici ne 10 répondent que partiellement à ces conditions. Le matériau de pansement suivant l'invention, décrit ci-après, répond à toutes les conditions imposées. Pour sa fabrication, on utilise une nappe de fibres liée avec du collagène. Certes, la liaison des nappes de fibres avec la pâte de col-15 lagène est déjà connue. A cet effet, une nappe de fibres lâche est imprégnée avec la pâte de fibres de collagène, est séchée et est soumise à un traitement de finition. Le produit final peut servir de cuir synthétique. Des procédés de cette nature ont déj-été décrits dans la littérature technique. 20 Lors de la fabrication de ces matériaux connus, on essaie d'atteindre une distribution aussi honogène que possible des fibres et du liant (le collagène). Conformément à l'invention toutefois, le matériau fibreux sera enrichi, sur une face, de collagène. En effet, il a été 25 constaté que le pansement répond d'une meilleure manière au but poursuivi si sa teneur en collagène augmente. Ce phénomène est probablement dû au fait que le collagène et les bords de la plaie ont la même composition chimique. Pour la fabrication du matériau de pansement suivant l'in-30 vention, on met par exemple en suspension, dans un grand excès d'eau, tin mélange de fibres comprenant par parties égales la f -branne et la cellulose. L'eau contient également la pâte de fibres de collagène. Ce mélange est ensuite versé sur une toile métalli que ou un tamis incliné. Sur cette toile subsiste ensuite une 35 nappe de fibres avec une proportion de 5 à 10 % de collagène, suivant la quantité de pâte de fibre de collagène ajoutée. A l'extrémité supérieure de la toile métallique inclinée se trouve un réservoir contenant une dispersion de collagène. On fait couler cette dispersion sur la toile sous-jacente. A cette 70 43272 2 2068808 occasion, le collagène s'enrichit â la surface de la nappe qui, elle, contient déjà du collagène. L'excès d'eau est aspiré de la manière traditionnelle. Ensuite on sèche la nappe humide, en la faisant passer par 5 une chambre de séchage ou en la guidant sur un cylindre de séchage. Il se produit alors une consolidation du matériau. Par après, le collagène présent dans la nappe doit être tanné. Cette opération a lieu d'une manière très simple par le fait que la nappe de fibres, à présent consolidée avec du colla-10 gène, est arrosée d'une solution aqueuse contenant des aldéhydes, de préférence du glutaraldéhyde.L'aldé de tanne alors le collagène. . Conformément à une forme de réalisation de l'invention, on ajoute encore à la suspension des fibres textiles et de col-15 lagène dans un excès d'eau, de faibles quantités (jusqu'à 10 % par rapport au poids global du produit final) d'une poudre thermoplastique, comme par exemple une poudre d'acétate de polyvinyle. « Cela présente l'avantage que le produit final peut etre soudé le long de lignes déterminées. On peut de la sorte fabri-20 quer d'une manière extrêmement simple les compresses dites absorbantes. Lors de la fabrication de ces compresses, on utilise deux couches ou épaisseurs du matériau suivant l'invention. Les deux couches qui contiennent de la poudre thermoplastique,, sont appliquées l'une sur l'autre de manière telle que les faces pau-25 vres en collagène viennent en contant l'une avec l'autre. Entre les deux couches est encore disposée une couche supplémentaire à base de fibres pures à très forte capacité d'absorption. Ensuite on peut souder cette structure à trois couches le long des bords, par la méthode haute fréquence ou impulsions 30 thermiques. A cette occasion, la poudre thermoplastique présente dans les deux couches extérieures ramollit,, ce qui permet d'atteindre une liaison solide de toutes les couches. Si on soude le long des bords une structure à trois couches de forme carrée, on obtient une compresse. Celle-ci permet, sur 35 ses deux faces, à cause de la teneur élevée en collagène, le traitement de la plaie et elle est en outre en mesure, grâce à la présence de la couche intermédiaire très absorbante, d'aspirer de grandes quantités de sécrétions de la plaie. 70 43272 3 2068808 On obtient des résultants particulièrment favorables si l'on ajoutes à la place des fibres de viscose, des fibres de polypropylène aux couches extérieures. Le matériau suivant l'invention peut encore servir à d'au-5 très usages. C'est ainsi par exemple que le matériau obtenu en recouvrant de chlorure de polyvinylidène la face pauvre en collagène convient pour l'emballage de chair â saucisses et peut servir de boyau artificiel. La face enrichie en collagène peut gonfler et aussi rétrécir, ce qui assure une application intime 10 au produit à emballer. D'autre part, le chlorure de polyvinylidène adhère d'une manière excellente à la face pauvre en collagène. Si on appliquait sur la face enrichie en collagène, il s'en détacherait. Le chlorure de polyvinylidène est totalement imperméable à 15 la vapeur d'eau et à l'air, ce qui est absolument nécessaire pour beaucoup d'applications. Une simple feuille de chlorure de polyvinylidène pourrait être utilisée pour l'emballage du produit. Toutefois, si on fabrique un boyau artificiel avec une telle feuille, il s'appliquerait très mal contre la masse de chair 20 à saucisses.il y aura une formation de plis et de rides, ce qui porte préjudice à l'aspect du produit emballé. Si l'on combine la feuille de chlorure de polyvinylidène avec une étoffe non tissée suivant l'invention, liée par le collagène (et enrichie en collagène sur une face) les boyaux, après 25 avoir été remplis de chair à saucisses,s'appliqueront toujours intimement contre cette chair à saucisses. 70 43272 2068808 REVENDICATIONS 1.- Etoffe non tissée, constituée par une nappe de fibres liée avec du collagène, caractérisée par le fait que la concentration du liant collagène augmente le long de la section transversale totale de la nappe de fibres. 5 2.- Etoffe non tissée selon la revendication 1, caractéri sée par le fait que la face pauvre en collagène de l'étoffe est doublée d'une feuille en matière plastique, notamment d'une feuille de chlorure de polyvinylidène. 3.- Application de l'étoffe non tissée suivant la revendi-10 cation 33 caractérisée par le fait qu'elle sert de matériau d'emballage pour saucisses. 4.- Application de l'étoffe non tissée suivant la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle sert de matériau de pansement. 15 5.- Pansement constitue de deux couches d'étoffe non tissée selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'entre ces deux couches est disposée une couche de fibres très absorbante, les faces enrichies en collagène des deux couches superficielles étant orientées vers l'extérieur. 20 6.- Matériau de pansement selon la revendication 5S carac térisé par le fait que les deux couches superficielles ont une certaine teneur en poudre thermoplastique. 7.- Matériau de pansement selon la revendication 6, caractérisé par le fait que les trois couches sont soudées l'une à 25 l'autre en certains points ou le long de certaines lignes.