La présente invention concerne un procédé pour combattre des infections fongiques et bactériennes des plantes par lrutili sation de certains dérivés de la triazine ; des compositions anti fongiques et anti-bactériennes pour le traitement des plantes ainsi que certains dérivés nouveaux et particuliers de la triazi- neO La présente invention propose vn procédé pour combattre les maladies fongiques et bactériennes de plantes.Ce procédé consiste à appliquer aux plantes, ou à l'endroit où se trouvent les plantes, une quantité,ayant une activité fongicide ou bactéricide mais non phytotoxique, d'un dérivé de la triazine répondant à la formule générale : (où R1 est un radical alkyle, alcényle, cycloalkyle, phényle, halogéno-phényle ou adamantyle ; R2 est un radical alkyle ; ou bien pris avec R3 et l'atome d'azote adjacent, ES forme un noyau de pyrrolidine ;R3 est un atome d'hydrogène ou un radical alkyle, aleoxy, phényle ou amino ; et R4 est un atome d'hydrogène ou un radical alkyle) ou d'un de ses sels0 Ires composés de l'invention que lton préfère utiliser à titre de fongicides et bactéricides pour traiter les plantes sont les composés dans lesquels 2' est un radical alkyîe ayant 1 à 6 atomes de carbone ou est un radical cycloalkyle ; R2 est un radical alkyle ayant 1 à 4 atones de carbone ;R3 est un atome dthydro gène ; un radical alkyle ayant 1 à 4 atomes de carbone, un radical alcoxy ayant 1 à 4 atomes de carbone, phényle ou amino ; et R4 est un atome dthydrogène ou un radical alkyle ayant 1 à 4 atomes de carbone. On préfère encore davantage les composés répondant à la formule générale dans laquelle R1 st un radical alkyle ayant 1 à 6 atomes de carbone ou un radical cycloalkyle ; R2 est un radical alkyle ayant 1 à 4 atomes de carbone ; R7 est un atome d?hydrogene; et R4 est un atome d'hydrogène ou un radical alkyle ayant 1 à 4 atomes de carbone.Lorsque R4 est un atome dthydrogène, cet hydrogène est acide, et les composés formeront des sels avec les bases Des exemples de sels de ce genre comprenennent les sels de métaux alcalins, par exemple les sels de lithium, de sodium et de potassium, les sels de métaux alcalino-terreux, par exemple les sels de calcium et de magnésium, les sels d'ammonium, et les sels formés à partir d'amines primaires, secondaires ou tertiaires, par exemple les amines aliphatiques primaires,secondaires ou tertiai res,dans lesquelles le radical aliphatique ou bien chacun des deux ou trois radicaux aliphatiques contient d'un à 6 atomes de carbone.On peut commodément préparer les sels de composés dans lesquels R4 représente un atome d'hydrogène simplement en mélangeant la triazinedione en cause avec les proportions stoéchiométriques drun hydroxyde de métal alcalin, d'un hydroxyde de métal alcalino-terreux, d'ammoniaque ou d1une amine, dans un solvant ou un diluants L'eau constitue généralement le solvant ou le diluant qui convient le mieux;à cette fin. Selon un autre aspect, l'invention propose des compositions anti-fongiques et anti-bactériennes pour les plantes0 Ces compositions comprennent, à titre d'ingrédient actif, un dérivé de la triazine ou un de ses sels, selon les définitions données dans l'un quelconque des paragraphes précédents, ainsi qu'un excipient, véhicule ou support de l'ingrédient actif et2 à titre facultatif un agent surfactif ou tensio-actif. Des exemples particuliers de dérivés de la triazine qui sont utiles dans la pratique de l'invention sont présentés au tableau I ci-aprèsO TABLEAU I Ires composés du tableau I répondent à la formule générale TABLEAU I COMPOSE N R1 R2 R3 R4 POINT DE FUSION 1 4-chlorophényle CH3 CH3 H 264-266 2 C2H5 CH3 CH3 H 236-238 3 n-C4H9 CH3 CH3 H 184 4 C2H5 C2H5 C2H5 H 202 5 n-C4H9 C2H5 C2H5 H 127 6 cyclohexyle C2H5 C2H5 H 188-190 7 n-C3H7 CH3 CH3 H 183 8 cyclohexyle CH3 CH3 H 270 9 is C3H7 CH3 CH3 H 216-217 10 t-C4H9 CH3 CH3 H 201-203 (déc) 11 -CH2CH=CH2 CH3 CH3 H 187 12 n-C4H9 C2H5 H H 244 TABLEAU I (suite) s E 0 O U U2 N0 RI' R2 R3 R 4 rOINT a FUSION Fr VW' uo 0 13 (M rI 3H7 -pyrro1idino H 259-261 CU - v H I L I a\ I r r I r I iL' VI Ch 1-yrro1idinc B H N > H 3 S -N W WH 292-29,3 15 O cU Cu rl CH3 Q\ CU OJ (U H Hrl ~ 3 150C3H7 CH3 CH3 x x xx 18 o-C3H7 CH3 phenyl H 225-226 19 cyclohexyle CH3 H > s 6 m t:: 'T''T1 C2H5 s m ~x m x x x t 21 n-'C4H9 S- ., H H 2L'7-2L'8 hh 22 n-C4H9 9H3 H H > V\3 23 n-C6H13 CH3 v- H H v I u u o o o El U O CH3 -H-CR2-CH 9H3 CH3 H 168-169 a > jazz H , t: N s X s s -s X I tn x &commat; :n n = x a) n n N 1: H V O V I C > D O': V O , &verbar; I H W =t J fiD n I 9 O z O O O O tv V O o > X &verbar; o n a to xD tv ) - Cfs O ~I N n ~. J In m c1 r1 , t1 1 N t%J N tU . tV N Q O V TABLEAU I (suite) ^ o o Pt U2 a Fr r O 0\ Fcd o\rn r- ONPc Rv -rcu r(CVrl H I I Oa > wcuOco oH N N rI N N N R2 r1 CU CR DE FUSION Pr ~ . ~. . ~~ . 27 :CH2CH(CH3)2 CH3 CH3 n n wr m n O O O x O n H 196-197 n - . ~ Ln 30 cyclohexyle CH3 H CH3 262 M 5: X u X r N 5: X O O E; O C) C2H5 H x X 32 so-C3H7 CH3 H CH3 224 F 33 io-C u\ 3 rc\ M cu 6 5: C cu 6, X r cu X N X U ,V C) U V V CH3 CH3 CH3 98 35 n-C4R'9 n-C3H7 n-C H7 H 110 36 n-C6H13 C2H5 C2H5 H 108-109 37 n,-CH9 I? 226-227 a) ^ &commat;; 38 Pyclohexyle CH31"' ,NH2 CH3 H hX hh h h U P- X X X P- Cc X X 39 -a > X - CH3 CH3 H Cl n rl M E u u o o o u u o x o' x u cd Nt rt rl I, I r( f \0 3 cO I iso-,C3H7 C2H5 H H 228 t R a O H 04 O X N N N N tA tA n n n v 3 O m V lies dérivés énumérés ci-dessus sont tous nouveaux. Dans un autre aspect, par conséquent, la présente invention comprend les dérivés particuliers de la triazine présents dans le tableau I ci-dessus. On peut préparer les composés répondant en termes généraux à la formule (I) ci-dessus par des procédés décrits dans la demande de brevet français N0 74 36 435 déposée par la meme Demanderesse le 31 Octobre 1974o Ainsi2 dans un procédé, on fait réagir un dérivé de la guanidine répondant à la formule (II) où A et R7 peuvent Qtre chacun un atome d'hydrogène ou un radical aliphatique) avec un ester chloroformique ClCO2R8 (où R8 est un groupe hydrocarbyle, de préférence un groupe alkyle ayant 1 à 6 atomes de carbone, par exemple un groupe méthyle ou éthyle), ou de préférence, avec un carbonate de dialkyle : (R80)2co pour obtenir un intermédiaire (III). On fait ensuite réagir encore cet intermédiaire avec tui isocyanate R1NCO, où R1 a n'importe lequel des sens qui lui ont été attribués ci-dessus0 Ire produit de la réaction que lton obtient ainsi se cyclise en une triazinedione, comme indiqué dans le schéma ci-après On peut effectuer la transformation de (III) en (IV) en présence d'une quantité catalytique d'une amine tertiaire, de préférence une trialkylamine dans laquelle chacun des trois groupes alkyles contient 1 à 6 atomes de carbone. On peut effectuer dans l'eau la réaction de l'ester chloroformique ClCO2R8 avec la guanidine. En variante, on peut effec tuer la préparation de ltéthoxy-carbonyl-guanidine en-faisant réagir du carbonate de diéthyle avec la base libre de guanidine en solution éthanolique. Dans ce procédé, on prépare de préférence la guanidine libre dans de l'éthanol en ajoutant une proportion molaire dtéthylate de sodium à un sel de guanidine dans de l'étha- nol. Ires composés particulièrement préférés comprennent ceux portant les NOs 30 et 40 dans le tableau ci-dessus. Dans des essais dtactivite fongicide , le composé N 40 du tableau I a permis de bien combattre la rouille du blé, Puccinia recondita, lorsqu'on applique ce composé à la dose de 50 parties par million, aussi bien dans un essai d'élimination ou dSéra- dication que dans un essai de protection, Le composé N 30 du-tableau I a permis, à la faible dose dtapplication de 9 parties par million dans un essai d'action indirecte par déplacement (essai systémique ;; ctest-a-dire un essai dans lequel on arrose abondamment le sol entourant les racines des plantes à ltaide d'une solution du composé) de bien combattre la rouille de l'avoine, Puccinia hordei, et la rouille couronnée de l'avoine, Puccinia coronata.Contre la rouille du blé, Puccinia recondita, ce composé a également bien permis de combattre la malamie à la faible dose d'application de 5 parties par million. On peut utiliser les dérivés de la triazine comme des fongicides ou des bactéricides que l'on applique isolément, mais on les incorpore de préférence dans une composition comprenant un diluant en plus du dérivé de la triazine, et on peut les utiliser à des fins agricoles et herbicides0 Les dérivés de la triazine et les compositions qui.les contiennent ont diverses activités contre divers chamnignons pathogènes pour les plantes et les jevnes pousses et, par exemple, contre les champignons suivants :: Brysiphe graminis (blanc des graminées) sur lrorge Puccinia recondita (rouille) sur le blé Puccinia hordéi (rouille) sur l'avoine Pytophthora infestans (mildiou) sur les tomates Puccinia coronata (rouille brune) sur lXavoine Plasmopara viticola (mildiou de la vigne) sur la vigne UnciNula necator (ol.dium de la vigne) sur la vigne Podosphaera leucotricha (blanc du pommier) sur les pommes. Ires dérivés de la triazine, et les compositions qui les contiennent, ont également des activités diverses contre diverses maladies bactériennes des plantes propagées par le feuillage, et notamment, contre les suivantes Xanthomonas oryzae (brtlure bactérienne du riz) Erwinia amylovora (feu bactérien des poires) Pseudomonas tonato (tavelure bactérienne de la tomate) Xanthomonas vesicatoria (tache bactérienne du poivre) Pseudomonas tabaci (maladie du feu sauvage du tabac) Pour combattre les infections fongiques et bactériennes des plantes, le taux d'application des composés de la triazine selon l'invention variera, selon le composé particulier que l'on choisit d'utiliser, selon la maladie a combattre et selon l'espèce particulière de plante jouant le rôle de l'hôte de la maladie. Cependant une dose d'application non-phytotoxique est nécessaire,com- présenté ci-après, à titre exemple, en se référant tout particulièrement aux exemples 11 et 12. Pour mettre pratiquement en oeuvre le procédé de lrinven tionSon peut traiter les plantes cultivées en vue d'une récolte, les plantes, les graines ou le sol par n'importe lequel des modes opératoires bien connus et établis servant en agriculture et pour la protection des futures récoltes.Ainsi, par exemple on peut appliquer le composé actif sous forme de solides, de liquides, de solutions, de dispersions, d'émulsions, et toutes ces formes peuvent comprendre, en plus de la substance active, n'importe quel autre adjuvant utile à des fins de formulation ou n'importe quelle autre substance à activité biologique, par exemple en vue d'aug- menter le nombre des maladies que l'on combat ainsi0 On peut appliquer, par exemple, de telles substances et formulations solides ou liquides parntimpopte quelle technique classique, par exemple par saupoudrage ou bien lton peut appliquer autrement les substances des formulations solides sur les surfaces des plantes cultivées, du produit des récoltes, des plantes, des graines ou du sol, ou sur ntimporte quelle partie ou ensemble de parties de ces plantes ou graines ou, par exemple, en appliquant les liquides ou les solutions,par exemple par des techniques de trempé, de projection par pulvérisation, deprojection d'un brouillard ou d'imbibition0 Ire procédé de l'invention est donc utile pour traiter les plantes, des graines, des fruits récoltés, des légumes ou des fleurs coupées, qui sont infestés, ou qui risquent titre infestés, par n'importe laquelle des maladies fongiques ou bactériennes particulières précitées. Ire terme "graines" entend inclure les formes de propagation des plantes en général et ce terme comprend, par exemple, les tiges aériennes découpées, les tiges souterraines, les tubercules, les rhizomes, etc. Comme antérieurement noté, on utilise de préférence les dérivés de la triazine en mélange avec un diluant solide ou li quine lies mélanges ainsi obtenus sont désignés ci-après sous le nom de compositions. De préférence, les compositions comprennent un agent tensio-actif ou surfactif Ires compositions solides peuvent être, par exemple, sous la forme de poudres pour le saupoudrage ou elles peuvent prendre la forme de granules.Des diluants solides convenables comprennent, par exemple, le kaolin, la bentonite, le kieaelguhr, la dolomite, le carbonate de calcium, le talc, la magnée en poudre et la terre à foulon, Des compositions solides peuvent également être sous la forme de poudres dispersables ou de grains comprenant, en plus de l'ingrédient actif, un agent de mouillage pour faciliter la dispersion de la poudre ou des grains dans des liquides.Dc tcls poudres ou grains peuvent corprendre des charges, des agents de maintien en suspension etcO lies compositions liquides comprennent les solutions, dispersions et émulsions aqueuses contenant l'ingrédient actif, de préférence en présence dtun ou plusieurs agents surfactifsO On peut utiliser de l'eau ou des liquides organiques pour préparer des solutions, des dispersicns ou des émulsions de l'ingrédient actif0 lies compositions liquides de l'invention doivent également conte nir un ou plusieurs inhibiteurs de la corrosion, par exemple du bromure de lauryl-isoquinoléinium. lies agents surfactifs peuvent appartenir au type cationi- que, anionique ou non ionique, Des agents convenables du type cationique comprennent, par exemple, le bromure de cétyl-triméthyl- ammonium. Des agents convenables du type anionique comprennent, par exemple, des savons, des sels de monoesters aliphatiques de l acide sulfurique, par exemple le lauryl-sulfate de sodium ; et des sels de composés aromatiques sv1fonésjF par exemple un dodécylbenzène-sulfonate, du lignosulfonate de sodium, de calcium ou d'ammonium, du butyl-naphtalène-sulfonate, et un mélange des sels sodiques de l'acide diisopropylnaphtalène-sulfonique et de l'acide triisopropyl-naphtalène-sulfonique.Des agents convenables du type non ionique comprennent, par exemple, les produits de condensation de l'oxyde d'éthylène avec des alcools gras comme l'alcool oléylique et l'alcool cétylique, ou avec des alkyl-phénols comme l'octyl-phéuol, le n.onyl-phén.ol et l'octyl-crésol. D'autres agents non ioniques sont les esters partiels provenant d'acides gras à longues channes et dtanhydrides du type hexitol, par exemple le mono-laurate e sorbitol, et les produits de condensation de ces esters partiels avec 11 oxyde d'éthylène et les lécithines. Ires compositions destinées à servir sous formule de solu- tions, dispersions ou émulsions aqueuses sont généralement fournies sous la forme d'un couceiitré contenant une proportion élevée de l'ingrédient actif, et l'on dilue ce concentré en lui ajoutant de l'eau avant de l'utiliser. On exige habituellement de ces concentrés qu'ils supportent un magasinage pendant des périodes prolongées et, après ce magasinageS qu'ils soient capables d'une dilution à l'eau afin de former des préparations aqueuses restant homogènes pendant une période suffisante de temps pour permettre leur application à l'aide dtun équipement classique de pulvérisation. En général, des concentrés peuvent commodément contenir de 10 à 85 % et de préférence de 25 à 60 % en poids de l'ingrédient actif. Une trme particulièrement préférée de concentré est un concentré émulsionnable comprenant une solution d'un dérivé de la triazine répondant à la définition ci-dessus, dans un solvant organique contenant un agent surfactlfO Lorsqutil faut s'en servir, on peut facilement disperser le concentré dans de l'eau par une agitation permettant d'obtenir une émulsion diluée convenant pour la pulvé- risation. Des préparations diluées prêtes à servir peuvent conte nir diverses quantités de l'ingrédient actif selon le but à atteindrez Cependant, des préparations diluées peuvent contenir entre 0,0005 % et 0,1 % en poids de l'ingrédient actif. On doit comprendre que les compositions fongicides servant dans la présente invention peuvent comprendre, en plus dtun ou plusieurs dérivés de la triazine, un ou plusieurs composés ayant une activité biologique. L'invention est illustrée, mais non limitée, par les exemples suivants Exemple 1 Ire présent exemple illustre la préparation de composés selon l'invention, tels qu'ils sont énumérés dans le tableau I. (a) Préparation du carbamate intermédiaire : On ajoute 123:5 g (une mole) de chlorhydrate de N,Ndiméthylguanidine à une solution de 112,2 g (2 moles) d'hydroxyde de potassium dans 300 ml environ d'eau. On agite la solution et on la maintient entre -10 C et -5 C par un refroidissement, cependant que l'on ajoute, en une période de 45 minutes, 108,5 g (Xne mole) de chloroformiate d'éthyle, Une fois l'addition achevée, on laisse la solution se réchauffer jusqutà la température ambiante, on évapore l'eau sous vide, et l'on extrait le résidu par 300 ml de chloroforrie bouillant. Or refroidit les extraits, on les déshydrate et on les évapore pour obtenir un solide huileux jaune Une recristallisation dans un mélange de 2:1 de toluène et d'éther de pétrole (point d'ébullition 40 -60 C) donne le dérivé cristallin blanc de carbamate (formule III), R8=C2H5, R6=R7=CH3), ayant un point de fusion compris entre 73 et 76 C. (b) Préparation de la. triazinedione = On dissout le dérivé de carbamate ainsi obtenu dans du toluène anhydre (environ 100 ml pour 15 g de carbamate) et l'on chauffe au reflux avec une proportion molaire d'isocyanate d'éthyle et un peu de triéthylamine anhydre (servant de catalyseur) durant 16 heures. On enlève ensuite le toluène sous vide et l'on fait recristalliser le résidu dans de l'éthanol, ce qui dor,ne la triazine-dione sous forme d'un solide fibreux blanc dont le point de fusion se situe à 236 -238 C. En utilisant la guanidine appropriée comme matière de départ et l'isocyanate aliphatique convenable, on prépare les 4-amino-triazine-diones suivantes (Tableau II ci-après), par le mode opératoire ci-dessus. TABLEAU II R1 R POINT DE FUSION C C4H9 C2H5 244 iso C3H7 C2H5 228 iso C3H7 CH3 280-282 n hexyle C2H5 218-220 n C4H9 n C4H9 247-248 iso C3H7 iso C3H7 235-237 n C4H9 CH3 241-242 Exemple 2 On prépare un concentré émulsionable en mélangeant les ingrédients indiqués ci-après, selon les proportions indiquées, et en agitant le mélange jusqu'à dissolution de la totalité des constituants. Composé N 30 du tableau I 10 ffi Dichlorure d'éthylène 40 % Dodécylbenzène-sulfonate de calcium 5 % "Lubrol" L 10 % "Aromasol" R 35 % Exemple 3 On prépare une composition, sous forme de grains faciles à disperser dans un liquide comme l'eau: en broyant ensemble les trois premiers constituants indiqués ci-après, en présence d'un supplément dteau et en incorporant ensuite l'acétate de sodium par mélange, On sèche le mélange résultant et on le fait passer à travers un tamis (0a35-0,15 mm dtouverture de mailles) pour obtenir la dimension voulue des grains. Composé NO 40 (du tableau I) 50 f "Dispersol" T 25 % "Lubrol" APN 5 1,5 % Acétate de sodium 2D,5 % Exemple 4 Ors broie ensemble les ingrédients énumérés ci-après, selon les proportions indiquées, pour produire une formulation de poudre facilement dispersables dans des liquides Composé N 30 (du tableau I) 45 % "Dispersol" T 5 % "Lissapol" NX 0,5 % "Cellofas" B600 2 % Acétate de sodium 47,-s % Exemple 5 Or dissout l'ingrédient actif (composé N 40 du tableau I) dans un solvant2 et lton pulvérise le liquide résultant sur les granules de terre à foulon.On laisse ensuite le solvant s'évaporer pour obtenir une composition granulaire Composé N 40 (tableau I) 5 % Granules de terre à foulon ou de kaolin 95 % Exemple 6 On prépare une poudre pour saupoudrage en selon les proportions indiquées, l'ingrédient actif avec du talc Composé NO 30 (du tableau I) 5 go Talc 95 Exemple 7 On prépare une formulation en soumettant les constituants indiques ci-après à un broyage dans un broyeur à billes et en formant une suspension aqueuse du mélange ainsi broyé avec de l'eau. Composé N 40 (tableau I) 40 % "Dispersol" 10 % "Lubrol" 1 % Eau 49 % Exemple 8 On prépare une formulation de poudre dispersable en mélangeant les ingrédients indiqués ci-après et en broyant ensuite le mélange jusqu'à obtention d'un mélange poussé des constituants Composé N 30 (du tableau I) 25 % "Aérosol" OT/B 2 % "Dispersol" AC 5 % Kaolin 28 % Silice 40 % Exemple 9 Le présent exemple illustre la préparation de deux formulations de poudre dispersableO Dans chaque cas, on mélange tous les ingrédients selon les proportions indiquées et lton broie ensuite le mélange dans un broyeur, Composé N 40 (du tableau I) 25 % "PERMINAL" BX 1 % "Dispersol" T 5 % Polyvinylpyrrolidone 10 % Silice 25 % Kaolin 34 % Or! produit exactemet la même formulation en utiliCSnt le composé N 30 du tableau lo Exemple 10 On formule les ingrédients indiqués ci-après en une poudre dispersable, en mélangeant et broyant les ingrédients selon les proportions indiquées Composé N 40 (du tableau I) 25 % "kéroisol" OT/B 2 "Dispersol" A 5 % Kaolin 68 % On prépare exactement la même formulation en utilisant le composé N 30 du tableau I au lieu du composé N0 40. Dans les exemples 2 à 10 ci-dessus, les pourcentages sont indiqués sur une base pondérale Voici une explication concernant les compositions ou substances représentées par les diverses marques commerciales indiquées dans les exemples ci-dessus o "LUBROL L" est un produit de condensation d'une mole de nonylphénol avec 13 proportions molaires d'oxyde d'éthylène. "AROMASOL" R est un mélange de solvants du type alkylbenzènes. "DISPERSOI n T et AC est un mélange de sulfate de sodium et dun produit de condensation du formaldéhyde avec le sel de sodium de l'acide naphtalène-sulfonique. "LUBROL" APN 5 est un produit de condensation dSune mole de nonylphénol avec 5,5 moles dioxyde de naphtalène. "CELLOFAS" B 600 est un épai.ssissant du type carboxyméthylcallulose sodique. "LISSAPOL" NX est un produit de condensation dtune mole de nonylphénol avec 8 moles dtoxyde d'éthylène. "AEROSOL" OT/B est du dioctyl-sulfosuccinate de sodium, "PERMINAL" BX est un lakyl-naphtalène-sulfonate de sodium. Exemple 11 On soumet les dérivés de la triazine à des essais contre des maladies fongiques très diverses du feuillage des plantes. Dans l'essai, on pulvérise une composition. comprenant une solution ou suspension aqueuse du composé d'essai, sur le feuillage de plantes non infectées, On arrose abondamment aussi, à l'aide de la composition, le sol dans lequel les plantes poussent0 Sauf indication expresse du contraire, les compositions que l2on utilise pour la pulvérisation et l'arrosage contiennent 100 parties par million (ppm) du composé d'essai. Après la pulvérisation et l'arrosage, on expose les plantes à l'infection des maladies que l'on désire combattre, et l'on expose également des plantes témoins qui n'ont pas été traitées par le composé. Après un certain nombre de jours, qui dépend de la maladie particulière, on effectue une cotation visuelle du degré d'extension de la maladie, en pourcentage de la maladie établie sur les plantes témoins qui n'ont pas été traitées par le composé d'essai, selon le schéma suivant de cotation s Cotation Extension de la maladie, en pourcen- tage par rapport à la maladie des plantes témoins 0 61 à 100 1 26 à 60 2 6 à 25 3 0à5 4 pas de maladie Au tableau III et au tableau IV ci-après, les noms des maladies figurent à la colonne 1, et l'on indique à la colonne 2 le temps qui s'est écoulé entre l'exposition des plantes à l'in- fection et la cotation du degré d'extension de la maladie. Ires tableaux IV et VI donnent des résultats des essais0 TABLEAU III MALADIE ET PLANTE INTERVALLE DE TEMPS LETTRE DE CODE (1) (jours) PLASMOPARA VITICOLA 7 A (raisin) UNCINULA NECATOR 10 B (raisin) PODOSPHAERA LEUCOTRICHA 10 C (pomme) (1) Cette lettre de code indique la maladie dans le tableau IV. TABLEAU IV COMPOSE N MALADIE (TABLEAU I) 5 P 3 3 6 3 3 3 7 3 3 9 3 P 3 10 3 | P p 12 0 3 3 13 -3 3 p 15 4 3 4 16 2 3 O 20 O 3 4 21 0 3 3 22 O 4 34 4 3 P 35 o 4 3 37 P 4 O 33 4 3- 3 39 3 2 40 3 3 0 "P" indique que le composé est trop phytotoxique pour fournir une indication intéressante de l'activité anti-fongique. "-" indique l'absence d'essai. TABLEAU V MALADIE ET PLANTE INTERVALLE DE TEMPS NOM DE CODE DE (jours) LA MALADIE (1) Puccinia recondita 10 D (blé) ERYSIPHE GRAMINIS (orge) 10 E (1) lie nom de la code de la maladie est utilisé au tableau V10 TABLEAU VI COMPOSE N LETTRE DE CODE DESIGNANT LA MALADIE (TABLEAU I) D E TAUX D'APPLICATION TAUX D'APPLICATION DE 100 ppm DE 100 ppm 1 3 2 3 0 4 3 0 6 3 22 0 3 TAUX D'APPLICATION DE 50 ppm 9 3 2 10 3 - - 1 13 P 4 14 P - 3 15 3 1 16 0 4 17 3 18 - 3 - - 0 20 - o 4 21 0 3 23 0 4 24 3 4 25 3 2. 26 0 o 3 27 3 2 TABLEAU VI (suite) LETTRE DE CODE DESIGNANT LA MALADIE (TABLEAU I) TAUX D'APPLICATION TAUX D'APPLICATION DE 100 ppm DE 50 ppm 27 3 2 28 3 4. 29 2 2 30 3 1 31 3 1 32 3 1 34 3 p 37 3 1 38 1 3 TAUX D'APPLICATION DE 25 ppm 3 3 3 7 0 2 il 1 1 12 0 4 19 4 1 20 0 4 33 3 h 35 1 4 36 O 4 TABLEAU VI (suite) COMPOSE N LETTRE DE CODE DESIGNANT LA MALADIE TABLEAU I D E TAUX D'APPLICATION TAUX d'APPLICATION DE 100 ppm DE 10 ppm 5 P 4 8 3 3 Exemple 12 On a essayé les composés dérivant de la triazine contre diverses maladies bactérier.nes des plantes, transportées par le feuillage, dans une serre, Pour évaluer 1 action anti-bactérienne on utilise un propagateur de brouillard pour faciliter l'infec- tion des plantes traitées grâce à des conditions de grande humidité. On pulvérise une solution aqueuse, contenant diverses concentrations du composé chimique dressai, sur les plantes, ou bien l'on arrose abondamment les racines de ces plantes à ltaide dtune telle solution aqueuse. Au bout de 48 heures, on inocule aus-plantes le microorganisme approprié à la maladie. lies inocu lattions sont accompagnées de blessures faites aux plantes, ce qui est nécessaire pour que ltinfection bactérienne se produise. Im- médiatement après, on place les plantes dans des conditions de grande humidité. On applique de l@ "agrimycine" (sulfate de streptomycine à 17 %) à la dose de 2000 ppm et de 1000 ppm comme traitement normal et l'on applique de l'eau comme témoin. Au bout de 8 jours, on cote les symptômes0 lie tableau VII ci-après indique les résultats de cette cotation, selon une échelle allant de O à 4 et qui indique le degré d'extension de la maladie5 cette échelle ayant la signification suivante Echelle de cotation Pourcentage d'extension de la maladie 0 61-100 1 26-60 2 6-25 3 0-5 4 pas de maladie Maladie et plante Lettre de ccde indiquant la. maladie X nthomonas oryzae (brûlure bactérienne du riz) A Erwinia amylovora (feu bactérien des poires)' B Pseudomonas tomato (tavelure bactérienne de la tomate) C TABLEAU VII COMPOSE N TAUX D'APPLICATION LETTRE DE CODE INDI (TABLEAU I) (ppm) QUANT LA MALADIE A A B C 4 200 1 0 2 R/F 11 200 2 0 3 | R/F 20 200 3 0 3 R/F 18 100 1 3 - R/F 2 100 - 3 0 3 R et F 7 50 2* 3 3 R et F R/ indique un essai combinant un arrosage des racines et une pulvérisation des feuilles. R et F indique des essais individuels d'arrosage des racines et de pulvérisation des feuilles, * indique un résultat obtenu par un essai comportant seulement une pulvérisation des feuilles, REVENDICATIONS la Triazine-dione caractérisée en ce quelle est choisie parn-i la 1-(4-cklorophényl)-4-(diméthylamino)triazine-di.ones la 1-éthyl-4-diméthylamino-triazine-dione ; la 1-(n-butyl)-4-diméthyl amino-triazine-dione ; la 1-éthyl-4-diéthylamino-triazine-dione ; la 1-(n-butyl)-4-diéthylamino-triazine-dione ; la 1-cyclohexyl-4- diéthylamino-triazine-dione ; la 1-(n-propyl)-4-diméthylaminotriazine-dione ; la 1-cyclohexyl-4-diméthylamino-triazine-dione ; la 1-isopropyl-4-diméthylamino-triazine-dione ; la 1-tertio-butyl4-diméthylamino-triazine-dione; la 1-(1-n-propényl)-4-diméthylaminotriazine-dione ; la 1-(n-butyl)-4-(éthylamino)-triazine-dione ; la 1-isopropyl-4-(1-pyrrolidino)-triazine-dione ; la 1-cyclohexyl4-(1-pyrrolidino)-triazine-dione ; la 1-isopropyl-4-(méthyl-éthyl- amino ) -triazine-dione ; la 1-(n-hexyl)-4-diméthylamino-triazine- dione ; la 1-isopropyl-4-diméthylamino-triazine-dione ; la 1-isopropyl-4-(méthyl-phényl-amino)-triazine-dione ; la i -cyclohexyl- 4-méthylamino-triazine-dione ; la 1-(n-hexyl)-4-éthylamino-triazine dione ; la 1-(n-butyl)-4-(n-butylamino)-triazine-dione; la 1-(nbutyl)-4-méthylamino-triazine-dione ; la 1-(n-hexyl)-4-méthyl ami no-triazine-dione ; la 1-(1-méthyl-propyl)-4-diméthylamino-tria- zine-dione ; la 1-(1-éthyl-propyl)-4-diméthylamino-triazine-dione ; la 1-adamantyl-4-diméthylamino-triazine-dione ; la 1-(3-méthyl propyl)-4-diméthylamino-triazine-dione ; la 1-isopropyl-4-(1méthyl-hydrazino)-triazine-dione ; la 1-cyclohexy1-4-éthylamino- triazine-dione ; la 1-cyclohexyl-4-méthylamino-5-méthyl-triazinedione ; la 1-cyclohexyl-4-éthylamino-5-méthyl-triazine-dione ; la 1-isopropyl-4-méthylamino-5-méthyl-triazine-dione ; la 1-isopropyl 4-(méthyl-méthoxyamino)-triazine-dione ; la 1-cylcohexyl-4-dimé- thyl-amino-5-méthyl-triazine-dione ; la 1-(n-butyl)-4-(di-n-pro pyl-amino)-tnazine-dione ; la 1-(n-hexyl)-4-diéthylamino-triazine- dione ; la 1-(n-butyl)-4-pyrrolidinyl-triazine-dione ; la 1-cyclo- hexyl-4-méthyl-hydrazino-5-méthyl-triazine-dione ; la 1-(n-octyl)- 4-diméthylamino-triazine-dione ; et la 1-isopropyl-4-éthylamino- triazine-dioneO 2.Composition anti-fongique et anti-bactérienne pour les plantes,caractérisée en ce qutelle comprend, à titre d'ingré- dient actif, une quantité non-phtytotoxique, mais efficace du point de w.e fongicide ou bactéricide, dtun dérivé de triazine répondant à la formule (où R1 est choisi parmi un radical alkyle, alcényle, cycloalkyle, phényle, halogéno-phényle et adamantyle ; lorsqu'ils sont pris séparément, R2 est un radical alkyle ; 5 est choisi parmi un atome d'hydrogène, un radical alkyle, alcoxy, phényle et amino ; et lorsqu'ils sont pris avec l'atome adjacent d'azote, R2 et R3 peuvent former un radical pyrrolidino ; et R4 est choisi parmi un atome d'hydrogène et un radical alkyle) , ou d'un de ses sels, avec un véhicule, et, éventuellement, un agent surfactif. 3. Composition selon la revendication 2, caractérisée en ce que, dans la formule générale de ltingrédient actif, R1 est choisi parmi un radical alkyle ayant 1 à 6 atomes de carbone et un radical cycloalkyle ; R2 est un radical alkyle ayant 1 à 4 atomes de carbone ;R3 est choisi parmi un atome d'hydrogène, un radical alkyle ayant 1 à 4 atomes de carbone, un radical alcoxy ayant 1 à 4 atomes de carbone, un radical phényle et un radical amino ; et R4 est choisi parmi un atome d'hydrogène et un radical alkyle ayant 1 à 4 atomes de carbone0 40 Composition selon la. revendication 2, caractérisée en ce que, dans la formule générale de l'ingrédient actif2 R1 est choisi parmi un radical alkyle ayant 1 à 6 atomes de carbone et ull radical cycloalkyle ; R2 est un radical alkyle ayant 1 à 4 atomes de carbone ;R3 est un atome d'hydrogène ; et R4 est choisi parni un atome d'hydrogène et un radical alkyle ayant 1 à 4 atomes de carbone0 50 Composition selon la revendication 2, caractérisée en ce que, l'ingrédient actif est constitué par au moins une des triezine-diones selon la revendication 1, et notamment par la 1cyclohexyl-4-méthylamino-5-méthyl-triazine-dione cu par la 1-iso- propyl-4-éthylamino-triazine-dione. 6. Procédé pour combattre les maladies fongiques et bactériennes des plantes, ce procédé étant caractérisé en ce qlJ'cn applique aux plantes ou à l'endroit où poussent ces plantes, une q,uantité,à action fongicide ou bactéricide mais non phtytotoxique, d'au moins un ingrédient actif d'une composition selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, notamment sous la forme d'une telle composition anti-fongique et anti-bactérienne. 7e Procédé pour préparer les triazine-diones selon la revendication 1, caracterisé en ce qu'on opère comme décrit dans l'exemple lo