La présente invention concerne un procédé perfectionné de production de produits à base de lait de bovidés contenant des anticorps spécifiques vis-à-vis d'antigènes et qui ne se propagent pas dans la glande mammaire d'une vache laitière. Elle concerne notamment un procédé de production de lait de bovidés contenant des anticorps capables de neutraliser le virus de la gastroentérite infectieuse, affection redoutable pour les porcelets. On sait que des anticorps spécifiques apparaissent dans le colostrum et dans le lait d'un grand nombre d'animaux après l'introduction d'antigènes dans les glandes mammaires. Des études effectuées sur l'homme, sur le lapin, sur le porc et sur le mouton montrent que 1'un des anticorps protecteurs dans le lait de la mère qui allaite est un anticorps sécrétoire du type IgA, diffèrant de l'anticorps IgA du sérum par le fait qu'il possède un composant complexe, non globulinique, appelé "composant s8crétoire" et présentant un poids moléculaire assez élevé Contrairement à l'IgA du sérum, qui peut être produit par l'inoculation d'un antigène par voie parentérale, l'IgA sécrétoire est produit dans le lait des mammifères après exposition naturelle (orale) ou après stimulation locale de la glande mammaire avec des antigènes. On a constaté que les anticorps IgA sécrétoires sont très résistants aux enzymes protéolytiques et qu'ils sont donc capables de traverser l'estomac avec maintien de leur activité biologique et de persister, en tant qu'immunoglobulines majeures, tout au long de la lactation. C'est pourquoi l'on pense que 1'IgA sécrétoire est l'une des principales sources de la protection conférée par le lait. Dans la revue intitulée "Canadian Journal of Comparative Medicine, vol. XXII, n" 5 (1958), Mitchell & coll. ont signalé que les myxovirus qui provoquent la grippe et la peste aviaire ou maladie de Newcastle présentent en commun, en plus de la propriété d'agglutiner les érythrocytes de la volaille comme le font d'autres myxovirus, la propriété de se multiplier dans les glandes mammaires des vaches ou des chèvres qui allaient lorsqu'ils sont introduits par le canal galactophore du trayon dans la glande mammaire. Ils ont indiqué que cette multiplication se poursuit pendant environ une semaine et qu'à ce moment, le titre en virus diminue et le virus disparatt. Ils ont observé qu'un jour ou deux après la disparition du virus, des anticorps neutralisants apparais- sent dans le lait, d'abord à partir des zones infectées. De plus, ils ont constaté que la production d'anticorps se poursuivait pendant plusieurs mois et ils ont supposé que, pour certains, ceci pouvait durer pendant toute la vie de l'animai et que la glande mammaire ne pouvait pas être réinfectée par le virus. Ils ont en outre signalé que, si le virus était d'abord rendu inactif, la formation d'anticorps n'était pas amorcée et que des anticorps ne se formaient pas non plus si l'on inoculait des virus ne se multipliant pas dans la glande. En outre, ils ont indiqué que, suivant les travaux non publiés d'autres auteurs, les virus de l'encéphalomyélite (orientale, occidentale et vénézuélienne), de la vaccine et de la poliomyélite ne se multiplient pas dans la glande mammaire. De plus, ils ont constaté que les virus auxquels la glande est sensible ne sont pas classés dans la catégorie des hôtes et que le virus, s'il est introduit par d'autres voies que la voie sous-cutanée, ne parvient pas à infecter la glande ou à s'y localiser. Enfin, ils ont signalé qu'aucun travail n'avait été effectué pour déterminer si les anticorps spécifiques présents dans le lait assuraient la protection d'animaux sensibles s'ils leur étaient administrés par voie orale. Ces remarques de Mitchell & coll. sont en apparence partiellement contredites par des travaux ultérieurs de Mitchell & coll., consignés dans le "Canadian Journal of Microbiology", vol. 13, pages 1069 à 1078 (1967), où il est indiqué que le virus Adenovirius type ), injecté une seule fois dans la glande mammaire d'une chèvre laitière, ne réussit pas à se multiplier ou à produire des anticorps mais qu'il est capable d'engendrer des anticorps après une série de six injections successives, effectuées à intervalles de cinq jours, les anticorps atteignant un maximum douze jours après la sixième injection puis régressant alors rapidement jusqu'à un titre, constant, de 1:50. De plus, dans la même publication, ces auteurs signalent que la souche d'Enders du virus de la parotidite épidémique, parotidite à myxovirus, tout en se multipliant dans la glande, n'entratne la formation que d'un faible titre d'anticorps. Sont également apparemment en contradiction avec les résultats initiaux indiqués par Mitchell & coll. les travaux d'autres auteurs qui ont été capables de produire un anticorps de la poliomyélite en inoculant ce virus dans la glande mammaire, bien que ce virus ne se multiplie pas dans cet organe. Ces autres expérimentateurs ont également indiqué que le virus actif fournit un meilleur stimulus antigène que du virus mort. Dans la revue "Am.J.Vet.Res.", pages 819 à 824 (1959), Easterday & coll., en commentant les travaux de Mitchell & coll., ont fait remarquer qu'il semblait tout à fait évident, sur la base de leurs travaux et de ceux de Mitchell & coll., qu'un certain nombre de virus peuvent non seulement se multiplier en dedans de la glande mammaire mais peuvent également produire de l'inflammation. En outre, ces auteurs ont émis l'opinion que certains des cas idiopathiques de mastite, découverts par des vétérinaires, peuvent être le résultat d'une infection virale de la glande mammaire. Ils ont également fait ressortir que la question se pose de savoir si les virus, pour autant qu'il y en ait, sont des virus spécifiques de la glande mammaire ou d'autres types de virus. Ces auteurs ont indiqué qu'en plus du virus de la peste aviaire ou maladie de Newcastle, virus étudié par Mitchell & coll., le virus de la stomatite vésiculaire (fièvre aphteuse) et le virus de la vaccine, lorsqu'ils ont pénétré dans la glande mammaire d'un bovidé qui allaite, provoquent des réactions inflammatoires qui persistent pendant des durées variables et qui, dans la plupart des cas, stimulent la production d'une quantité considérable d'anticorps neutralisants. Dans un même ordre d'idées, d'autres expérimentateurs ont constaté que l'inoculation de virus vivant dans la glande mammaire d'un bovidé qui allaite provoque de l'infection et, dans certains cas, une grave réaction conduisant à une interruption temporaire du fonctionnement de la glande. Dans la revue intitulée "Can. J. Comp. Med. and Vet. Sci.", vol. 23, pages 47-49 (1959), Bannister & coll. ont signalé que la mastite était provoquée expérimentalement chez une vache par le virus de l'avortement enzootique des brebis, virus qui fait partie du même groupe que le lymphogranulome de la psittacose. Dans cette même revue, vol. 29, pages 57-62 (1965), Greig & coll. ont constaté que le pis de bovins non immunisés était aisément sujet à ltherpès bovin, dont le viruwprovoque une infection limitée mais aiguë, conduisant à une interruption temporaire du fonctionnement de la glande. Dans la revue "Berl. MUnch. tierrztl. Wschr.", vol. 78 (20), pages 386-389 (1965), Straub & coll. ont signalé que l'inoculation dans la glande mammaire de 2 cm3 d'une suspension d'entérovirus CBV-D fratchement récoltée, d'une teneur en virus de 10 5 TCID50, produit dans les quartiers infectés une mastite catarrhale aigus qui persiste pendant environ quatorze jours avant guérison. Parmi les premiers chercheurs qui ont posé en principe que l'agent étiologique de la mastite non spécifique est un virus, on compte Peterson & coll. qui, dans la revue "Cornell Veterinarian", vol. 28, pages 307-323 (1938), ont signalé des tentatives infructueuses pour transmettre de la mastite non spécifique à des vaches laitières allaitant normalement par injection dans leurs mamelles de lait anormal ou d'autres extraits. Ils en ont conclu qu'à défaut d?une preuve positive, la cause étiologique la plus probable de la mastite non spécifique serait un virus. De plus, en se basant sur des observations s'étendant sur une période de quatre années, dans des troupeaux exempts d'infection streptococcique des mamelles, ainsi que sur des observations portant sur deux vaches chez lesquelles on avait provoqué expérimentalement une mastite, ils ont admis que la période la plus importante dans l'incubation de la mastite non spécifique est probablement la seconde moitié de la période de gestation, lorsque les cellules épithéliales mammaires sont jeunes et subissent une division rapide, ce qui les rend ainsi particulièrement sujettes à l'infection à partir d'une source extérieure. Dans le brevet américain n 3 376 198, Peterson & coll. indiquent que des anticorps actifs contre des organismes pathogènes, y compris des virus vivants et des bactéries vivantes, peuvent être produits dans du lait normal, c'est-à-dire du lait fourni par des vaches exemptes de tout symptôme de mastite ou autre infection, en inoculant dans les lobes des glandes mammaires d'une vache gravide, soit par les canaux galactophores, soit au moyen d'une seringue hypodermique à travers l'enveloppe mammaire, un antigène provenant de 1 t organisme pathogène s'il est rendu non pathogène. Peterson & coll. indiquent que des virus vivants et des bactéries vivantes ont dté rendus non pathogènes et, de ce fait, appropriés à la mise en oeuvre de leur procédé, en tuant ou en désactivant ces virus ou ces bactéries. Peterson & coll. signalent également qu'après la mise bas, les concentrations en; anticorps, qui sont en régression, peuvent tre accrues en introduisant périodiquement, par piqûre dans la mamelle, des "recharges" de l'antigène choisi, au cours de la période de lactation ou, sinon, en injectant ces recharges par voie intraveineuse, intramusculaire ou sous-cutanée. Ils indiquent que de telles picores de recharge peuvent être espacées au gré de l'opérateur mais ne doivent pas être administrées à une fréquence telle qu'il puisse se produire une réaction anaphylactique. Pour la plupart des espèces d'cngulés, comme le signalent ces auteurs, cette durée est inférieure à environ dix à quatorze jours mais, de toute manière, il ne faut pas faire de piqûres plus fréquemment qu'un jour sur deux si l'on veut éviter une irritation locale et de la congestion. Dans la revue intitulée "Canadian Journal of Comparative Medicine", vol. j5, pages 166-168 (1969), Mitchell & coll. décrivent également une inoculation de la glande mammaire d'un ongulé, avant et après la mise bas. En particulier, ces auteurs signalent qu'après avoir inoculé Herpes simplex à une chèvre gravide, donc n'allaitant pas, cette chèvre a fourni, aprbs la mise bas, du lait contenant une faible quantité d'anticorps, cette quantité ayant pu être accrue légèrement, jusqu'à un titre de 1:50, par plusieurs injections du virus, à des intervalles irréguliers, un mois après la mise bas, même bien que le virus nuait pas été décelable dans la glande mammaire. La gastro-entérite infectieuse est une maladie virale du porc, très contagieuse et qui provoque de graves pertes économiques dans la plupart des régions du globe. Cette maladie peut atteindre des porcs de toutes races et de tous âges mais elle ntentraine une mortalité étendue que chez des porcelets très jeunes. La gastro-entérite infectieuse a été décrite pour la première fois en 1946, par Doyle & Hutchings (J.A.V.M.A., vol.108, pages 257-259) et elle a depuis lors été signalée non seulement dans de nombreux Etats des Etats-Unis mais aussi dans beaucoup d'autres pays. I1 semble généralement admis que la gastro-entérite infectieuse est provoquée par un virus appartenant au groupe des Coronavirus et qu'il n'existe qu'un seul type sérique de ce virus. Les symptômes de cette maladie varient avec l'age du porc qui en est atteint. Chez les porcelets très jeunes, la mortalité peut atteindre 100 tandis que les porcs infectés après le sevrage n'en meurent que rarement. Les symptômes cliniques primaires sont des vomissements et de la diarrhée, suivis d'une déshydratation. La mort est appareent provoquée par de graves perturbations de l'équilibre des électrolytes et par une acidose. On pense que les jeunes porcelets présentant de la résistance è une épidémie de gastro-entérite infectieuse sont protégés par le colostrum et par le lait de la truie qui les allaite. On considère que cette protection est assurée par une immunité lactogénique passive, assurée par un anticorps contenu dans le colostrum et dans le lait d'une truteimmunisée qui a été exposée au virus de la gastro-entérite infectieuse avant la mise bas. Du fait que ce virus opère à la surface de la muqueuse intestinale et non pas dans la circulation systémique, un apport continu de lait de truie est nécessaire pour la protection des jeunes porcelets. Des truies gravides auxquelles on administre le virus de la gastro-entérite infectieuse, dérivé de l'intestin, acquièrent cette immunité vis-g-vis du virus et protègent leurs nourrissons. Bien que cette technique ait généralement réussi à immuniser passivement la portée, elle est en fait assez risquée et, de plus, inacceptable en raison de la possibilité de perpétuer cette maladie ou de l'introduire dans des fermes non encore contaminées. I1 s'ensuit que des efforts ont été dépoyés pour utiliser le virus vivant, d'origine intestinale, en l'injectant dans la glande mammaire de truies gravides. Bien qu'il se soit produit une légère enflure de la glande mammaire ayant reçu l'injection, la mise bas a été normale et les truies sont restées cliniquement normales pendant et après la contamination expérimentale de leur portée. De plus, aucun symptôme clinique n'est apparu chez les porcelets nourrissons, après cette contamination. Ceci contredit apparemment des travaux antérieurs qui avaient montré que l1immu- nisation de truies par voie sous-cutanée ou intramusculaire ne permet pas de protéger leurs nourrissons. Des résultats analogues ontZeté signalés dans l'utilisation, au lieu du virus vivant provenant d'intestin, du virus vivant cultivé sur cellules. Des expérimentateurs canadiens ont remarqué que, lorsqu'on inocule dans les glandes mammaires de truies gravides du virus de la gastro-entérite infectieuse, cultivé pendant quarante passages dans des cultures sur cellules rénales de porc, on protège la portée résultante de la contamination artificielle tandis que les petits de portées se nourrissant à des truies ayant été immunisées par injection intramusculaire tombent malades ou mSme périssent. Les mêmes expérimentateurs canadiens ont également essayé l'inoculation, dans les glandes mammaires de truies gravides, de virus de la gastro-entérite infectieuse, rendu inactif, provenant d'une culture cellulaire sur cellules de porc. Ils ont constaté que l'inoculation intra-mammaire de l'un ou l'autre des vaccins, tout en stimulant à un certain degré l'immunité ( comme l'ont montré des mesures des titres en anticorps dans le sérum et dans le lait), n'assuraient pas une protection absolue étant donné que les porcelets nourrissons présentaient un certain état maladif. Toutefois, trois inoculations dans les glandes mammaires de la truie gravide, avec l'un ou l'autre des virus désactivés de la gastro-entérite infectieuse, provoquent non seulement des taux élevés d'anticorps dans le sérum et dans le lait mais aussi assurent une protection complète des porcelets nourrissons si l'on en juge par l'absence de tout symptôme clinique à la suite de la contamination expérimentale. Dans les brevets américains nO 3 479 430 et nO 3 585 108, Welter indique que dans le cas d'un virus de la gastro-entérite infectieuse, atténué par des passages rapides, en série, dans des cultures sur tissu entretenant la croissance, telles que des cultures sur rein de porc, et lorsqu'on inocule ce virus par voie intramusculaire, à des truies pendant les six dernières semaines de la gestation, cstraitement confère l'immunité à leurs nourrissons. Dans le brevet américain nO 3 704 703, Welter déclare qu'un virus de gastro-entérite infectieuse, cultivé sur cellules à faible passage (5 à 15 passages), lorsqu'il est rendu inactif puis inoculé de manière analogue, par voie intramusculaire, à une truie gravide, pendant les dernières semaines de la gestation, confère un haut degré d'immunité à la portée si l'on administre aux petits par voie orale, alors qu'ils sont âgés de quatre jours, 1000 doses infectieuses de ce virus. Dans le brevet américain n" 3 519 710, Bass déclare que l'immunisation active et directe contre la gastro-entérite infectieuse peut être conférée à des porcelets sensibles ou prédisposés, quelle que soit l'immunité de la mère nourricière, si l'on administre aux porcelets, par voie orale ou par voie parentérale, un vaccin constitué par le virus atténué de la gastro-entérite infectieuse, cultivé sur des cellules porcines, ce vaccin étant administré en une quantité suffisante pour susciter la production d'anticorps afin d'assurer l'immunité contre la gastro-entérite infectieuse. Toutefois, des travaux récemment communiqués par Ristic & coll. (15 février 1972) dans J.A.V.M.A, vol. 160, n" 4, contredisent quelques-uns des résultats de ces travaux antérieurs. Ristic a constaté que du virus de gastro-entérite infectieuse, cultivé sur cellules à fort passage et administré par voie orale, par voie intramammaire ou par voie intramusculaire, tout en stimulant le développement d'anticorps dans le colostrum et dans e sérum de truies exposées, capables de neutraliser l'effet cytopathique du virus de gastro-entérite infectieuse cultivé sur cellules, ne confère aucune protection à des porcelets contaminés, allaités par les truies vaccinées et, en outre, que le colostrum des truies, lorsqu'on le soumet à un essai de neutrallsation in vivo, est également négatif. On a constaté que les anticorps identifiés dans le colostrum des truies vaccinées sont, d'une manière prépondérante, de la classe IgG des immunoglobulines et non pas de la classe IgA des immunoglobulines isolées du colostrum de truies ayant reçu par vote orale, avant la mise bas, le virus vivant, d'origine intestinale, de la gastro-entérite infectieuse. Ristic a émis deux hypothèses pour tenter d'expliquer les différences immunogéniques entre le virus d'origine intestinale et le virus reproduit en culture sur cellules a) le virus cultivé sur cellules est un mutant du virus d'origine intestinale ou b) les deux virus, tout en étant sérologiquement semblables, sont des virus immunogéniquement différents. En expliquant l'effet protecteur de l'anticorps IgA présent d'une manière prédominante dans le colostrum et dans le lait d'une truie qui allaite et à laquelle on a inoculé, avant la mise bas, du virus vivant, d'origine intestinale, de la gastroentérite infectieuse, Ristic émet l'opinion que ceci est probablement dû au fait que cet anticorps est capable de résister aux enzymes protéolytiques et traverse ainsi l'estomac en restant fonctionnellement intact, apparemment en raison du fait qu'il possède le composant sécrétoire. D'autres chercheurs avaient auparavant indiqué que le virus cytopathique, cultivé sur cellules, de la gastro-entérite infectieuse peut ne pas être le seul agent étiologique de cette maladie et qu'un autre virus, non cytopathique, qui se développe dans les cultures sur cellules et qui peut produire des symptômes de gastro-entérite infectieuse avec, pour conséquence, la mort ou la résistance à une nouvelle infection, peut aussi être impliqué dans l'étiologie d'ensemble de la gastro-entérite infectieuse. En dépit de la pléthore des travaux effectués par des chercheurs dans les Universités et dans l'industrie et qui ont été consacrées à l'étiologie et à la prévention ou au traitement curatif de la gastro-entérite infectieuse, on admet aujourd'hui qu'on ne dispose pas encore d'un moyen entièrement satisfaisant pour immuniser, que ce soit activement ou passivement, des porcelets prédisposés à la maladie. Bien qu'il soit considéré comme inoffensif, le seul vaccin contre la gastro-entérite infectieuse qui soit autorisé aux Etats-Unis par la "Veterinary Biologies Division" du Ministère américain de l'Agriculture et qui est un vaccin de virus vivant modifié, atténué C un tel degré qu'il ne provoque pas la maladie ou la mort lorsqu'il est administré par voie orale à de jeunes porcelets privés de leur mère et âgés seulement de 72 heures, n'est que partiellement satisfaisant. D'autre part, l'immunisation passive de jeunes porcelets par le lait de truies auxquelles on a administré par voie orale le virus vivant, d'origine intestinale, de la gastroentérite infectieuse ne peut être mise à profit à cause du risque de propagation de la maladie. Meme si un vaccin satisfaisant contre la gastro-entérite infectieuse devait être élaboré et mis au point pour l'immunisa- tion passive des porcs, il serait encore sujet k certains inconvénients inhérents à sa nature. I1 y aurait en premier lieu, ce qui est particulièrement important, le coût élevé d'un tel programme de vaccination en raison de la nécessité de vacciner toutes les truies gravides, que l'on soit ou non en présence d'une épidémie de gastro-entérite infectieuse, parce que les truies ne peuvent conférer l'immunité lactogénique à leurs petits que si elles ont été vaccinées avant la mise bas. C'est en fait un programme du type d'une assurance et dont beaucoup de producteurs de viande de porc rechigneraient à en accepter le coût. En second lieu, l'immunité lactogénique peut être rompue par une grave attaque du virus de la gastro-entérite infectieuse ou si les jeunes porcelets ingèrent une quantité non adéquate du lait de truie, ceci étant dû par exemple à des anomalies dans le processus de lactation de la truie. Enfin, l'immunité lactogénique peut échouer si le titre des anticorps de la gastro-entérite infectieuse diminue d'une manière appréciable dans le lait de la truie au cours de la période de lactation. Des tentatives pour conférer l'immunité active à de jeunes porcelets (c'est-à-dire à des porcelets âgés de moins de deux semaines, pour lesquels le taux de mortalité est e plus élevé) par l'utilisation d'un vaccin atténué contre la gastroentérite infectieuse, suivant le procédé revendiqué dans le brevet américain n" 3 704 203, se sont soidées par un échec et l'on a constaté que ce vaccin était généralement inefficace en raison, pense-t-on, de l'immaturité immunogénique des jeunes porcelets. Enfin, on ne connatt aucun produit prophylactique ou thérapeutique, basé sur la chimiothérapie ou sur la thérapie par anticorps contre la gastro-entérite infectieuse, qui prévienne ou guérisse les cas de gastro-entrite infectieuse en cas de déclenchement d'une épidémie de cette maladie, et cela, bien que l'étiologie et la pathogenèse de cette maladie soient depuis longtemps tirées au clair, et il existe donc un besoin pour de tels produits prophylactiques ou thérapeutiques. Compte-tenu de l'état actuel de la technique en ce qui concerne la stimulation de la production d'anticorps dans la glande mammaire d'un bovidé qui allaite, l'invention a pour objet un procédé pour augmenter, dans le lait d'un bovidé qui allaite, la quantité d'anticorps spécifiques vis-à-vis d'un antigène qui ne se multiplie pas dans la glande mammaire d'un tel bovidé mais qui est capable de stimuler en réponse une réaction mesurable de formation d'anticorps. L'invention a également pour objet un produit laitier à base d'un lait de bovidé contenant des anticorps contre la gastro-entérite infectieuse et capable de protéger les jeunes porcelets sensibles ou prédisposés à cette maladie, des procédés pour la production d'un tel produit laitier, réalisables techniquement et éeonomiquement, et enfin, un procédé de protection des jeunes porcelets contre la gastro-entérite infectieuse par l'utilisation d'un tel produit laitier. La description qui va suivre, en référence aux dessins annexés, permettra de bien comprendre comment l'invention peut être mise en pratique. Le procédé suivant l'invention, destiné à augmenter, dans le lait des bovidés, la quantité d'anticorps spécifiques d'un antigène, consiste à stimuler de nouveau la glande mammaire d'un bovidé qui allaite avec un antigène qui ne se multiplie pas dans la glande mais qui est capable de stimuler en réponse une réaction mesurable de formation d'anticorps, à des intervalles d'au moins deux jours consécutifs au cours de la période de lactation de ce bovidé, la glande mammaire de ce bovidé ayant d'abord été préstimulée par l'antigène en inoculant celui-ci dans a glande du bovidé, soit pendant la période "sèche" précédant la mise bas, soit pendant les 24 heures suivant celle-ci. es figures 1, 2, 3 et 4 du dessin annexé sont des diagrammes faisant apparatre les titres en anticorps de gastroentérite infectieuse, déterminés in vitro, du lait obtenu respectivement des vaches n 10, n0 359, n" 102 et n" 406 qui ont été restimulées à des intervalles réguliers avec un virus vivant, immunogène, de gastro-entérite infectieuse, conformément au procédé suivant l'invention. Bien que l'invention puisse être mise en oeuvre avec ntimporte quel bovidé, on utilise normalement des vaches laitières et, en particulier, celles de races fournissant le plus fort rendement en lait, telles que la race Holstein. L'antigène qui peut être employé dans la mise en oeuvre de l'invention peut être toute substance qui, après injection dans lavande mammaire d'un bovidé qui allaite, 1) ne se multiplie pas dans la glande mammaire, 2) ne provoque dans celle-ci aucune réaction appréciable de mastite et 3) est capable de stimuler dans la glande mammaire une réponse en anticorps mesurable après une à six injections dans une seule glande mammaire à des intervalles de quatre à dix jours. Parmi les antigènes pouvant être utilisés, on peut mentionner n'importe lequel des virus, mycoplasmes, rickettsies, bactéries, champignons, protozoaires, protéines, substances allergènes, etc. qui présentent ces trois caractéristiques lorsqu'ils sont inoculés dans la glande mammaire d'un bovidé qui allaite. Parmi les antigènes qui peuvent présenter ces trois caractéristiques et qui peuvent donc, de ce fait, être utilisés dans la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention, on peut mentionner le virus de la gastro-entérite infectieuse, le virus de la diarrhée des veaux, la bactérie de la dysenterie des porcs, le virus Syncythial, le Mycoplasma, la bactérie Vibra cholera, le virus de la poliomyélite, la bactérie Escherichia coli (colibacille) la bactérie Shigella sp. et certains agents responsables d'affections respiratoires dans lesquelles la protection est associée avec de l'IgA sécrétoire produit localement. Tous les antigènes vivants, tels que des bactéries, des virus et des champignons, qui ne peuvent être utilisés tels quels parce qu'ils produisent une réaction appréciable de mastite, peuvent être rendus appropriés à la mise en oeuvre du procédé suivant i 1inven- tion en les traitant d'abord suivant les méthodes bien connues dans la technique, telles que l'atténuation, la désactivation ou la détoxification, pour neutraliser ou tout au moins diminuer jusqu'à un niveau acceptable leurs propriétés infectieuses et pathogènes vis-d-vis de la glande mammaire, en prenant soin de ne pas altérer sensiblement les caractéristiques immunogènes originales du micro-organisme vivant. En raison du fait que les micr comme le prouve la présence d'anticorps dans le lait de la vache. Si l'on observe, au cours de l'administration de ces piqûres d'essai, une réaction de mastite non imputable à quelque autre cause et si le volume et le dosage des piqûres n'est pas considéré excessif ou si, après six stimulations d'essai par des doses constantes ou progressivement croissantes, on ne décèle aueun anticorps dans le lait de la vache, on peut en déduire que la substance essayée n'est pas un antigène approprié à la mise en oeuvre de l'invention. Au contraire, si l'antigène qu'on se propose d'utiliser produit effectivement une réponse d'anticorps mesurable dans le pis de la vache, comme le montre alors la présence d'anticorps dans le lait de cette vache,sans que cet antigène ne présente aucun signe de multiplication et sans qu'il ne cause non plus aucune réaction appréciable de mastite, on peut le considérer comme étant un antigène approprié à la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention. Bien qu'habituellement on n'utilise qu'une seule espèce d'antigène latent par période de lactation, on peut, dans certains cas, utiliser un mélange d'antigènes pour produire un produit laitier immun contenant plus d'un type d'anticorps si des essais indiquent que ceci peut être réalisé sans provoquer une réaction de mastite et qu'on peut obtenir un taux acceptable d'anticorps. Quoi qu'il en soit, le même type ou les mêmes types d'antigène doivent être utilisés tout au long d'une même période de lactation. On obtient des résultats plus médiocres si de nouveaux types d'antigène latent sont utilisés pour la première fois après que la lactation a commencé. En outre, si le produit laitier immun est destiné à aider å protéger des animaux de la maladie provoquée par le micro-organisme dont provient l'antigène, l'antigène utilisé doit alors être tel qu'il stimule la production d'anticorps capables de neutraliser les micro-organismes tels qu'ils se présentent chez leurs hôtes naturels. On peut recourir à diverses méthodes pour déceler et doser les anticorps dans le lait de bovidés. Ces méthodes comprennent des essais sérologiques in vitro, dans lesquels on observe et on enregistre microscopiquement ou macroscopiquement les réactions entre l'antigène et l'anticorps du lait, et des essais de neutralisation in vivo, dans lesquels l'animal hôte est l'indicateur des résultats de l'essai. Pour que le traitement de restimulation suivant l'ffivention, en plusieurs jours consécutifs, produise réellement des rendements accrus d'anticorps de l'antigène latent, il est nécessaire que la glande mammaire de la vache soit pré-stimulée, soit au cours de la période non lactogène précédant la parturition, soit aussitôt que possible après le vêlage et pas plus tard que 24 heures après celui-ci, par au moins une et, de préférence, deux inoculations de l'antigène latent. Comme on a constaté que c'est la pré-stimulation dans la période de gestation précédant la parturition qui engendre en réponse la plus forte production d'anticorps chez le bovidé qui allaite, c'est la méthode que l'on préfère. Bien qu'une seule inoculation dans la glande mammaire pendant la période précédant la parturition entrasse iin rendement accru en anticorps dans le lait de la vache qui a vêlé, on préfère procéder à au moins deux et, dans certains cas, à trois inoculations ou davantage, dans la période précédant la parturition, pour porter à un maximum le rendement en anticorps. Si, pendant la période précédant la parturition , on procède à plus d'une inoculation, on constate de meilleurs résultats ai ces inoculations sont espacées d'environ une à deux semaines, la dernière inoculation étant faite environ une à trois semaines avant la date prévue pour le vêlage. Si l'on ne procède qu'à une seule inoculation pendant la période précédant la parturition, le mieux est également de l'administrer environ une à trois semaines avant le vêlage. Si l'on procède à la dernière ou à l'unique pré-stimulation en dedans de la période de six jours précédant immédiatement le vêlage, le rendement en anticorps dans le colostrum et dans le premier lait peut être réduit pour certains antigènes. De plus, si plusieurs pré-stimulations par certains antigènes sont effectuées, avant la parturition, à des intervalles trop rapprochés, par exemple à un à six jours l'une de l'autre (ou les unes des autres), il peut y avoir augmentation du risque de causer des dommages aux pis. Si l'on peut se contenter d'une moindre quantité d'anticorps ou si, pour une raison ou pour une autre, la vache n'a pas été pré-stimulée avant le vêlage, elle peut être pré-stimulée aussitôt que possible après le vêlage, le moment de l'injection n'étant pas postérieur à vingt-quatre heures après le vêlage. Dans ce dernier cas, on obtient, après plusieurs restimulations consécutives dans les jours qui suivent, une plus forte réponse par formation d'anticorps en procédant à une seconde inoculation dans les 18 à 30 heures suivant la première. Avant cette seconde pré-stimulation, il faut d'abord traire la vache une première fois. Le volume et les doses des pré-stimulations de préparturition ou des pré-stimulations effectuées dans les 24 heures suivant le vêlage doivent être du même ordre général que ceux utilisés dans la technique de restimulation en plusieurs jours consécutifs ("multiple consecutive day restimulation procedure") décrite ci-après. On commence normalement cette technique lorsque le taux d'anticorps dans le lait suivant le colostrum basse jusqu'à un niveau inacceptable du point de vue économique. Cet intervalle initial peut varier avec différentes vaches recevant le même antigène ou avec des vaches recevant des antigènes différents et, de ce fait, on ne peut spécifier aucune valeur exacte du laps de temps. D'une manière générale, pour la plupart des antigènes, un intervalle d'environ cinq à dix jours est le délai normal. Les restimulations multiples de la glande mammaire du bovidé qui allaite sont effectuées de préférence de telle manière qu'il s'écoule un laps de temps de 18 à 26 heures entre deux inoculations consécutives. Si l'on observe un délai inférieur à environ 18 heures, la production subséquente d'anticorps peut en être diminuée. Si l'on observe un délai supérieur à environ 26 heures, on court le risque que les pis de la vache deviennent gorgés de lait et s'enflamment, les rendant ainsi sujets à une infection bactérienne et à des dommages, avec pour conséquence une perte possible de la production future de lait. Dans ce qui précède comme dans ce qui suit et dans les revendications, l'expression ;ours consécutifs" désigne toute série de deux ou plusieurs restimulations auxquelles on procède de telle manière qu'il y ait un intervalle d'environ 18 à 26 heures entre deux quelconques de ces restimulations, bien qu'il puisse y avoir des cas dans lesquels ces restimulations sont effectuées le même jour, lorsqu'elles sont effectuées à moins de 24 heures d'intervalle, ou avec un jour d'écart, lorsqu'elles sont effectuées à plus de 24 heures d'intervalle. Pour accrottre au maximum l'efficacité du traitement de restimulation en plusieurs jours consécutifs, on ne trait les vaches de préférence qu'une seule fois et à un moment aussi rapproché que possible de l'administration des piqûres de restimulation et avant celles-ci. Si la traite est effectuée plus d'une fois ou relativement longtemps, par exemple 4 heures ou davantage, avant la restimulation, les rendements subséquents n anticorps peuvent être sensiblement réduits. C'est pourquoi la période comprise entre la traite et la restimulation doit être maintenue à un minimum pratique et les vaches ne doivent être traites qu'une seule fois dans l'intervalle de temps compris entre deux piqûres consécutives. Après la dernière restimulation en plusieurs jours consécutifs, il est préférable d'effectuer la première traite de la vache environ 18 à 24 heures après l'inoculation si l'on veut obtenir une production maximale d'anticorps. Toutefois, dans le cas d'une vache qui est très bonne laitière, il peut être nécessaire, avant chacune des inoculations de restimulation, de la traire partiellement avant l'expiration des périodes préférées de 18 à 26 heures avant des traites complètes, si les pis deviennent trop pleins de lait et distendus et si la vache ne peut supporter une attente de 18 à 2U heures entre deux traites sans risquer un endommagement de ses pis. Bien qu'on soit normalement assuré que des restimulations effectuées pendant deux jours consécutifs sont l'optimum pour la plupart des antigènes, il peut y avoir certains antigènes qui fournissent un maximum d'anticorps si l'on a recours à des restimulations en trois jours consécutifs. Si l'on constate qu'un programme de trois inoculations est particulièrement avantageux et si l'on observe un tel programme, il est alors bien entendu que les techniques préférées, décrites ci-dessus, en ce qui concerne le nombre et le moment des traites, seraient également applicables et devraient être observées si l'on désire obtenir un rendement maximum en anticorps. Dan la mise en oeuvre, suivant l'invention, du traitement de restimulation en plusieurs jours consécutifs, il convient de remarquer que la réponse en anticorps augmente rapidement, au cours des un à deux jours après la restimulation du dernier jour consécutif, jusqu'à un rendement maximum dont on a constaté dans certains cas qu'il pouvait atteindre jusqu'à seize fois le taux d'anticorps avant restimulation, puis qu'elle régresse vrogressivement, jusqu'à environ le titre antérieur. Bien que e nombre de jours de production accrue d'anticorps puisse varier entre différentes séries de restimulations et aussi entre différeras antigènes, il convient normalement de remarquer environs que des rendements accrus peuvent être obtenus pendanQ atre à dix jours, délai au bout duquel on peut de nouveau avoir recours au traitement de restimulation en plusieurs jours consécutifs pour stimuler de nouveau la production des anticorps du lait. Pour la plupart des antigènes, le moment optimal pour répéter les restimulations multiples sera en général le premier ou le second jour suivant la chute jusqu'au premier taux de restimulation. Toutefois, dans certaines situations, la réponse d'anticorps qui se poursuit peut être suffisante pour justifier la continuation de la traite pendant un certain nombre de jours si une analyse économique indique que la valeur des anticorps produits ne justifie pas une restimulation immédiate. De toute manière, on prévoit que, pour la plupart des antigènes latents, l'intervalle économique optimal entre des inoculations en deux ou plusieurs jours consécutifs est compos entre quatre et dix jours et, de préférence, entre cinq et huit jours, en prenant soin que les séries de restimulations consécutives ne soient pas rapprochées au point de provoquer une paralysie immunologique du pis ou d'engendrer une réaction de mastite. Tant dans le cas des pré-stimulations effectuées avant la mise bas ou dans les 24 heures suivant le vêlage que dans le cas des restimulations en plusieurs jours consécutifs > il est préférable que chaque quartier de la glande mammaire soit inoculé, de préférence en utilisant une seringue hypodermique et unev aiguille insérée dans l'enveloppe du pis en un point tout proche de la base du trayon, de telle manière que l'antigène Injecté atteigne la poche du pis. Bien qu'on puisse égaiement procéder par introduction dans les trayons de chaque quartier, cette manière de procéder peut introduire des micro-organismes pathog- nes dans la glande et n'est donc pas aussi recommandable. Bien entendu, de quelque manière que l'on opère, il convient de procéder à l'administration dans des conditions aseptiques. Si l'on n'effectue pas l'inoculation dans tous les quartiers, la quantité d'anticorps obtenue dans le lait peut être diminuée. Pour la plupart des antigènes, le volume injecté dans chaque quartier doit être compris entre environ 1 et 10 cm3, Des volumes inférieurs à environ 1 cm3 peuvent ne pas assurer une bonne répartition de l'antigène dans le pis tandis qu'une quantité supérieure à environ 10 cm3 peut provoquer une mastite et un endommagement éventuel du pis. Pour certains antigènes, une dose de 10 cm3 peut même être excessive et, dans ces cas, la dose maximale ne devrait pas dépasser environ 5 à 7,5 cm3. La concentration de l'antigène devra donc être réglée normalement de manière à ce qu'on puisse utiliser par quartier cette dose d'injection préférée, de 1 à 10 cmg, Dans ce même ordre d'idées, lorsque la concentration de l'antigène dans le milieu liquide de suspension est trop faible, nécessitant ainsi des doses de plus d'environ 10 cm3 par quartier pour chaque inoculation, on peut concentrer ce liquide par des moyens tels que la lyophilisation ou la perévaporation. D'une manière idéale et si possible, la concentration de l'antigène dans les doses doit être située au taux optimal ou juste au-dessous de celui-ci > tel qu'il est chez l'hotte dans lequel il est produit. Le dosage optimal (volume titre de l'antigène) des inoculations de pré-stimulation et de restimulation qui est nécessaire pour porter au maximum la production d'anticorps varie suivant le titre d'antigène utilise, mais il peut être aisément déterminé par une expérimentation préliminaire de tout antigène donné. A ce propos, la dose d'antigène utilisée pour déterminer si cela convient à la mise en oeuvre de l'invention peut servir de point de départ pour de tels essais préliminaires. En général, cette dose sera dictée par des considérations économiques, c'est à-dire qu'on utilisera la dose minimale compatible avec un fort rendement en anticorps. Au-dessus d'une certaine dose, de nouvelles augmentations de rendement seraient si minimes qu'elles ne justifieraient pas le coût de l'antigène supplémentaire utilisé. Enfin, la dose de l'antigène latent ne doit pas être trop élevée pour ne pas provoquer de la paralysie immunogène, de la mastite ou autre dérèglement de la glande mammaire. Le traitement de production d'anticorps par les restimulations en plusieurs jours successifs, selon l'invention, doit normalement être poursuivi aussi longtemps que la vache produit un rendement acceptable en lait et que l'on constate que ce lait contient un taux intéressant d'anticorps. Etant donné que les vaches laitières continuent habituellement à produire du lait en des rendements commercialement acceptables pendant 5 mois et, dans certains cas, pendant jusqu'à 7 mois après le vêlage, le traitement par restimulations multiples peut être poursuivi pendant 5 mois et, le cas échéant, pendant jusqu'à 7 mois si l'on continue d'obtenir un lait contenant un taux économiquement intéressant d'anticorps. Au contraire, si le taux ------------ d'anticorps diminue pendant les derniers mois de la période de lactation, augmentant ainsi le coût jusqu'à un niveau inacceptable, ou s'il se produit une réaction de mastite, on peut alors décider, bien entendu, d'interrompre les restimulations suivant l'invention. De toute manière, quel que soit le passé de la production laitière de telle ou telle vache et si l'on pense s'en servir après son prochain vêlage pour produire des anticorps pour le même antigène ou pour un antigène différent, il convient de lui tarir son lait environ 8 à 10 semaines avant la date prévue pour son vêlage afin d'assurer une bonne aptitude à la production de lait dans sa période de lactation suivante, conformément à la pratique d'un bon élevage de vaches laitières. Les vaches qui sont restimulées par le procédé suivant l'invention sont de préférence traites suivant des méthodes aseptiques pour réduire au minimum la contamination du lait par des micro-organismes pathogènes. Le lait entier, immun, obtenu par la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention, peut être utilisé directement tel qu'il est produit, par exemple en tant que supplément curatif ou prophylactique à la nourriture. Suivant une autre variante, ce lait immun peut être en outre purifid ou concentré, par exemple en écrémant le lait entier pour obtenir un produit à base de lait écrémé dans le but d'améliorer la stabilité au stockage ou d'accrottre la concentration en anticorps dans le produit. Si l'on désire un produit laitier immun et exempt de caséine, on peut traiter le lait écrémé avec une substance appropriée à la précipitation de la caséine, par exemple de l'acide acétique, de l'acide lactique, de l'acide phosphorique, de la présure, etc., et l'on élimine la caséine ainsi précipitée pour obtenir un petit-lait contenant la majorité des anticorps présents dans le lait entier initial. Si on le désire, par exemple à des fins analytiques, on peut même obtenir un produit encore plus pur en relarguant la fraction de gamma-globulines du petit-lait, contenant la majeure partie des anticorps, au moyen d'un sel capable de précipiter les gamma-globulines, par exemple du sulfate d'ammonium, du sulfate de sodium, etc. Après lavage et séchage, on peut utiliser la fraction précipitée de gamma-globulines sous forme d'un produit solide ou, au contraire, on peut la remettre en dispersion dans un milieu dispersant approprié. Enfin, si on le désire, on peut isoler les différents anticorps présents dans la fraction de gamma-globulines en redissolvant le précipité de gamma-globulines dans un milieu solvant approprié et en soumettant la solution résultante à une chromatographie sur colonne ou à un traitement par électrophorèse. L'un quelconque des produits laitiers immuns fluides précités peut être ensuite concentré, si on le désire,par des moyens tels que l'évaporation sous vide, en observant des conditions de température et de durée qui réduisent à un minimum la perte de pouvoir anticorps. On peut aussi transformer llun quelconque de ces produits en un produit solide, pratiquement privé du milieu de dispersion, par des procédés tels que le séchage par atomisation ou le séchage sous vide, les températures utilisées étant choisies pour réduire au minimum les pertes d'anticorps, ou encore, par lyophilisation. De tels produits solides peuvent être utilisés tels quels ou peuvent être remis en dipersion dans un milieu dispersant approprié par l'utilisateur de fin de channe. Quelle que soit la forme sous laquelle il se présente, chacun des produits décrits ci-dessus est considéré comme étant un produit laitier contenant des anticorps, expression qui est contenue dans les revendications. Avant leur utilisation, de tels produits doivent normalement être conservés à des températures réduisant à un minimum la perte en pouvoir anticorps. Dans ce même but ou pourAréserver la stérilité, on peut incorporer, à l'un quelconque de ces produits laitiers immuns, des stabilisants ou des agents de conservation , par exemple un composé de Kaopectate, du thimerosal (ou éthylmercurithiosalicylate de sodium) ou des antibiotiques. Les produits laitiers immuns peuvent être utilisés pour aider à prévenir ou à traiter des maladies provoquées par le microorganisme dont dérive l'antigène. Ces produits peuvent être parti culièrement efficaces pour aider à mattriser des maladies entériques dans lesquelles l'agent causal se multiplie dans le tractus gastro-intestinal. Dans de tels cas, on peut nourrir de ces produits laitiers immuns des animaux menacés ou malades, pour aider à prévenir ou à guérir la maladie, en supplément à la nourriture ou à du liquide, d'une manière analogue à celle actuellement utilisée pour les antibiotiques. Dans des affections respiratoires, les produits davantage purifiés, tels que la fraction de gamma-globulines, peuvent être administrés en une solution biologique appropriée, sous forme atomisée, aux zones menacées ou infectées. Pour des troubles organiques, de telles fractions purifiées de lait immun peuvent être au mieux administrées par voie parentérale dans des milieux de dispersion biologiques appropriés. Les produits laitiers immuns les plus purifiés, tels que le petit-lait ou les fractions de gamma-globulines, peuvent également être utilisés comme réactifs analytiques pour identifier, caractériser ou doser des espèces inconnues ou des quantités inconnues d'un micro-organisme particulier dont ils sont spécifiques. Enfin, on peut les utiliser pour séparer un micro-organisme d'un mélange de micro-organismes par des procédés analogues à ceux utilisés, suivant le brevet américain n" 3 692 897, pour l'isolement immunologique de spermatozoides. Exemple Préparation de l'antigène de gastro-entérite infectieuse utilisé pour 1 inoculation du bovidé. L'antigène de gastro-entérite infectieuse utilisé pour la préstimulation et la restimulation du bovidé était le produit de l'isolement d'un virus de gastro-entérite infectieuse de l'Ohio, multiplié chez de jeunes porcelets âgés de trois jours et récolté à partir de ceux-ci en procédant de la manière suivante. Le virus de la gastro-entérite infectieuse de l'Ohio a été isolé des tissus intestinaux et muqueux de jeunes porcelets au cours d'une épidémie de gastro-entérite infectieuse dans la région de Spencerville, Ohio (Etats-Unis) en 1968-1969. lie virus isolé a été identifié comme étant l'agent pathogène de la gastroentérite infectieuse parce qu'il produisait des symptômes de cette maladie, tels que des vomissements,de la diarrhée aqueuse et de la déshydratation, lorsqu'il était administré à de jeunes porcelets âgés de trois jours et, en oucre, parce qu'il donnait des taches semblables à celles de virus de gastro-entérite infectieuse préalablement identifié lorsqu'on le colorait avec des anticorps contre la gastro-entérite infectieuse conjugués avec de la fluorescéine. On a alors utilisé ce virus de la gastro-entérite infectieuse de l'Ohio, obtenu au cours de cette épidémie, pour préparer un virus de réserve de gastro-entérite infectieuse. On a administré par voie orale, à de jeunes porcelets âgés seulement de trois jours, une dose infectieuse de ce virus de gastro-entérite infectieuse de l'Ohio et, après qu'ils furent devenus gravement malades, on les a sacrifiés. On a alors extrait et purifié, suivant le procédé décrit par Ristic & colt. dans l'article mtib "Electron Microscopy and Ether Susceptivity of Transmissal of Gastroenteritis Viruses of Swine" de la revue Am. J. Vet. Res., vol. 26 (1965) pages 609-616, le contenu intestinal et le tissu muqueux des jeunes porcelets infectés. Plus particulièrement, les jeunes porcelets ayant été infectés par l'extrait de,virus de gastro-entérite infectieuse de l'Ohio et présentant des symptômes typiques de la gastro-entérite infectieuse ont été sacrifiés 48 heures après le début de l'infection. On a retiré l'iléon, le jéjunum et le duodénum, on les a placés dans des récipients en verre et on les a conservés à -65 C pendant au moins 24 heures. On a alors décongelé les tissus à 4 C et on les a mis en suspension dans une solution saline, tamponnée à 0,15 mole par litre de phosphate, contenant 1 000 unités de pénicilline, 2,5 mg de streptomycine et 5 unités de mycostatine par cm3 de solution, dans un volume suffisant pour fournir une dispersion à 20% (en poids par volume). On a homogénéisé les tissus, ainsi mis en suspension, dans un mélangeur électrique, à 4 C, pendant environ 2 minutes et on a alors centrifugé à 10 000 g pendant 20 minutes à 49C. On a ensuite purifié davantage le liquide surnageant résultant pour éliminer tout virus contaminant éventuel ou toute bactérie éventuelle en l'étalant en couche au-dessus de couches à gradients de densités de sucrose non diffusé (10, 20, 30 et 40% en poids de sucrose), contenues dans des tubes en matière plastique de 50 cm3 pour centrifugeuse, et en centrifugeant le contenu de ces tubes à 41 000 g pendant 30 minutes à 40C. On a recueilli la bande de produit se formant entre les couches à 10 et à 20 de sucrose et l'on a déterminé qu'il s'agissait d'un virus fortement virulent de gastro-entérite infectieuse, présentant un titre de DL50 de 10 5 par cm3, comme le montre l'essai de titrage décrit ci-après. On a préparé l'antigène du virus de gastro-entérite infectieuse en administrant le virus de réserve de gastro-entérite infectieuse à de jeunes porcelets âgés de trois jours, exempts de germes pathogènes spécifiques, logés dans des éléments d'isolement individuels, chaque porcelet recevant par voie orale, deux heures après une alimentation antérieure, une dose de 105 unités DL50 du virus de la gastro-entérite infectieuse. On a nourri les porcelets en leur donnant, trois fois par Jour, 100 cw3 d'une composition lactée constituée par du lait pasteurisé, des oeufs et un mélange minéral. On a sacrifié, 48 heures après l'infection, les porcs infectés présentant des symptômes typiques de gastro-entérite infectieuse, on en a retiré l'iléon, le jéjunum et le duodénum et on les a conservés dans des pots en verre à -65"C pendant au moins 24 heures. On a ensuite décongelé à 4"C les tissus infectés et on les a émulsionnés pendant une à deux minutes dans un mélangeur électrique préalablement refroidi. On a alors introduit progressivement, dans le mélangeur, de la solution saline froide équilibrée de Hanks (appelée ci-après "HBSS"), à un pH de 7,2 et en un volume suffisant pour faire une suspension d'intestin à 10 en poids par volume (10 g des tissus intestinaux émulsionnés dans 90 cm3 de HBSS) et l'on a centrifugé la suspension dans des tubes de 250 cm3 en matière plastique, à 10 000 g pendant 20 minutes à 4 C. On a recueilli le liquide surnageant résultant, contenant en suspension l'antigène du virus de gastro-entérite infectieuse, on l'a refroidi, on a ajouté 0,05 cm3 de sérum de veau, 100 unités de pénicilline et 100 gammas de streptomycine par cm3 de suspension de virus, et l'on a conservé l'antigène final de virus de la gastro-entérite inrec- tieuse dans des flacons pour vaccins, à -65CC, jusqu l'utilisation. On a déterminé la virulence de l'antigène du virus de la gastro-entérite infectieuse en titrant ce virus chez des porcelets âgés de trois jours, les résultats obtenus étant exprimés en dose létale 50 (DL50),ctest-à-dire la plus forte dilution de virus qui tue encore 50 des porcelets de trois jours auxquels on a inoculé par voie orale l'antigène du virus de la gastro-entérite infectieuse. On procède au titrage de la DL50 en diluant la suspension d'antigène du virus de la gastro-entérite infectieuse avec une solution saline équilibrée de Hanks (HBSS), d'un pH de 7,2, en utilisant des dilutions de dixième en dixième, en commençant par 1:10 et en allant jusqu'à une dilution de 1:1 000 000. Un centimètre cube de chaque produit de dilution de virus a été administré par voie orale à chacun de six porcelets âgés de trois jours, deux heures après une première alimentation, après quoi on les a gardés dans des éléments d'isolement individuels et on les a nourris trois fois par jour avec la composition à b relevé chaque jour les symptômes éventuels de gastro-entérite infectieuse et l'on a noté les taux de mortalité sept jours après l'inoculation du virus de gastro-entérite infectieuse. En se basant sur les taux de mortalité observés, on a calculé la DL50 par la méthode de Reed & Muench, décrite dans Am. J. Syg., vol. ii, pages 493-497 (1938). On a constaté qu'une série de lots de l'antigène du virus de la gastro-entérite infectieuse, préparés et essayés comme décrit ci-dessus, présentent des titres de contagiosité d'une DL50 comprise entre 10-5 et 10-5,5 par cm3. De plus, lorsque des doses de 5 cm3 des lots de l'antigène du virus de gastro-entérite infectieuse (5 x 105 DL50) ont été administrées à des truies gravides, sérologiquement négatives au virus de la gastro-entérite infectieuse, quatre semaines avant les dates prévues pour leur mise bas, leurs nourrissons étaient protégés lorsqu on leur administrait, à partir de ltEge de trois jours, 100 DL50 du virus NADL de la gastro-entérite infectieuse. L'antigène du virus de la gastro-entérite infectieuse a été conservé à -65 C jusqu'au moment de l'emploi. Lorsqu'on a procédé aux essais standard, on n'a pu identifier aucune bactérie, aucun champignon ni aucun mycoplasme dans l'antigène du virus de la gastro-entérite infectieuse. Inoculation à des bovidés de l'antigène du virus de ia gastroenterite infectieuse. On a utilisé six vaches, gravides, de la race Holstein, âgées de cinq à neuf ans et ne produisant plus de lait. On a injecté dans leurs pis, dans chaque quartier, 5 cm3 (10-5 DL50 par cm3) des antigènes du virus de la gastro-entérite infectieuse décrits dans le tableau I des pages 33 à 40, en un point situé approximativement à 4 cm au-dessus de la base du trayon, en utilisant des seringues en polypropylène à jeter après emploi et des aiguilles en acier n 22, suivant le programme d'inoculation indiqué dans le tableau I. Après le vêlage, on a inoculé ces vaches, ainsi qu'une vache supplémentaire ne recevant pas d'inoculations avant parturition et ce, dans l'heure précédant la traite, en deux jours consécutifs, aux jours de postparturition indiqués dans le tableau I (on a observé des intervalles de 22 à 24 heures) pour stimuler de nouveau la production d'anticorps actifs contre la gastro-entérite infectieuse. Le colostrum a été recueilli dans les douze heures suivant le vêlage et, ensuite, on a trait les vaches deux fois par jour pendant les intervalles de six ou sept jours entre deux piqûres de restimulation, à l'exception des périodes suivant les inoculations de restimulation, lorsque les vaches n'étaient traites qu'une seule fois, environ 22 à 24 heures après chaque inoculation. Titre de l'anticorps actif contre la gastro-entérite infectieuse dans le colostrum et dans le lait de bovidés inoculés. Le titre des anticorps actifs contre la gastro-entérite infectieuse et contenus dans le colostrum et dans le lait de post-parturition, tous deux filtrés et écr8més, a été déterminé in vitro et in vivo de la manière décrite dans les remarques 4 et 5 au bas du tableau I, pour les jours après volage indiqués dans ce tableau. Les données concernant le titre en anticorps actifs contre la gastro-entérite infectieuse ont montré que deux inoculations en prB-parturition des vaches n" 102 et 406, par l'antigène du virus de gastro-entérite infectieuse isolant de l'Ohio, étaient apparemment suffisantes pour stimuler, dans le colostrum de post-parturition et dans le lait des quelques premiers Jours, une concentration en anticorps actifs contre la gastro-entdrite infectieuse et protégeant les porcelets aussi forte que l'ont fait trois inoculations en pré-parturition des vaches n" 10 et n" 359. Toutefois, après nouvelle stimulation, il a semblé qu'une réponse en anticorps légèrement plus grande était obtenue chez les vaches n" 10 et nO 359 recevant trois inoculations avant parturition. On n'a pas constaté que l'utilisation d'inooulations intramusculaires chez la vache n" 406 > pour compléter les inoculations intra-mammaires, augmentait la réponse en anticorps de la gastro-entérite infectieuse, que ce soit dans le colostrum, dans le premier lait ou dans le lait obtenu après de nouvelles stimulations, par comparaison à la vache nO 102 qui recevait seulement des injections intra-mammaires et, de ce fait, ces inoculations intramusculaires semblent superflues. I1 apparatt qu'une série de doubles restimulations d'une vache qui allaite (vache n" 42) ne provoque pas une réponse sensiblement utile en anticorps de la gastro-entérite infectieuse si l'on commence pour la première fois les inoculations après un laps de temps appréciable après le vêlage. Au contraire, si les pré-stimulations par antigène du virus de la gastro-entérite infectieuse sont commencées aussitôt que possible après le volage et, de toute manière, pas plus tard que 24 heures après celui-ci et si les restimulations en plusieurs jours consécutifs sont données ensuite à des intervalles réguliers optimaux, on peut obtenir un taux beaucoup plus élevé d'anticorps actifs contre la gastro-entérite infectieuse. On obtient de meilleurs résultats en procédant à une seconde pré-stimulation dans les 18 à 30 heures suivant la première pré-stimulation. Les données concernant le titre en anticorps de la gastro-entérite infectieuse montrent en outre qu'une série de piqûres de restimulation unique, contenant chacune, par quartier, 5 x 10-5 DL50 de l'antigène du virus de gastro-entérite infectieuse et administrées à des intervalles d'une semaine (vache n 368) ne stimulent pas un taux utile de réponse d'anticorps de la gastro-entérite infectieuse, tel que mesuré par l'essai de titrage in vitro, bien que la vache ait été inoculée en préparturition. D'après les titres extrêmement faibles ayant été observés, on pourrait s'atendre à ce que, sur la base des relations existant entre les autres titres in vitro et in vivo consignés dans le tableau I, le titre in vivo ne serait pas plus élevé qu'environ 1:1, ou 100 unités BPP (pour "Baby Pig Protective Units" = "unités de protection des porcelets") et ne serait très probablement pas inférieur à 1:1 pour l'un quelconque des titres in vitro de 1:10 ou moins, observés pour l'une quelconque des périodes de piqûres de restimulation unique après la première. De cette observation, on peut conclure que, tandis qu'un taux intéressant d'anticorps peut être obtenu dans les deux premières semaines après le vêlage quand une vache a été inoculée en préparturition, ce ne serait pas économiquement réalisable, sur une période de lactation de 5 à 7 mois, de produire des anticorps actifs contre la gastro-entérite infectieuse en appliquant seulement un traitement de restimulation par piqûre unique si chaque dose d'inoculation par quartier ne contenait qu'au plus 5 x 105 unités de DL50 de 1'antigène du virus de la gastroentérite infectieuse. Au contraire, si l'on accrott la dose de l'antigène du virus de la gastro-entérite infectieuse au-delà de cette quantité et si la vache a d'abord été pré-stimulée, soit pendant sa période "sèche" de pré-parturition, soit dans les 24 heures suivant le vêlage, comme décrit ci-dessus pour le traitement préféré de double restimulation, on obtient des rendements plus élevés en anticorps actifs contre la gastro-entérite infectieuse. En particulier, si l'on doit appliquer un traitement de restimulation unique, il convient d'inoculer dans chaque quartier, au moment de chaque restimulation unique, une quantité sensiblement plus grande, par exemple environ 7 à 10 x 10 5 unités de DL50, ou même davantage, de l'antigène du virus de la gastro-entérite infectieuse. Si cela est nécessaire pour empêcher des réactions indésirables dans le pis, dues au volume excessif, on peut administrer la dose d'inoculation unique sous une forme plus concentrée que les doses d'inoculation utilisées pour le traitement de double restimulation, de manière à réduire à un taux acceptable le volume de la dose. Les teneurs en anticorps actifs in vitro contre la gastro-entérite infectieuse pour la vache nO 31 indiquent que l'antigène du virus, provenant du Laboratoire National d'Etude des Maladies des Animaux, appelé ci-après "virus NADL" (NADL = National Animal Disease Laboratory), est d'une efficacité sensiblement égale pour stimuler une réponse d'anticorps actifs contre la gastro-entérite infectieuse chez une vache chez laquelle on a procédé à des inoculations, tant avant la parturition qu'après la parturition, conformément au procédé suivant l'invention. Les titres en anticorps actifs in vitro contre la gastroentérite infectieuse pour les vaches n" 10, n 359, n" 102 et n 406 sont respectivement représentés sous forme de diagrammes dans les figures 1, 2, 3 et 4 du dessin annexé, ces diagrammes indiquant les teneurs pour chacun des jours dans les intervalles compris entre les séries de piqûres de restimulation. Ces figures montrent que la double restimulation à des jours consécutifs, à des intervalles de six ou sept jours, engendre pendant les trois ou quatre jours suivant la dernière restimulation une réponse en production d'anticorps qui est de 4 à 32 fois multiple et que, pendant les deux ou trois jours restants de la plupart des intervalles, le taux en anticorps se maintient encore à un titre utile de 1:20, ce qui est généralement équivalent, comme le montrent les données du tableau I, à au moins un titre de protection des porcelets de 1:2, soit 200 unités BPP. Bien qu'un intervalle arbitraire de six jours ait été choisi entre les séries d'inoculations de restimulation après la seconde série, il semble évident, d'après les données reportées sur les figures 1, 2, 3 et 4, qu'on aurait pu obtenir une production encore plus grande d'anticorps actifs contre la gastroentérite infectieuse en observant des intervalles plus courts, par exemple quatre ou cinq flours,entre les séries des inoculations de restimulation, à condition que ces inoculations ne provoquent pas une paralysie immunogénique ou une réaction de mastite dans le pis. L'opportunité de tels intervalles plus courts serait bien entendu à déterminer par des analyses de prix de revient pour déterminer si la valeur ajoutée de la production accrue d'anticorps peut plus que contrebalancer l'augmentation de prix de revient résultant de doubles restimulations plus fréquentes. Inversement, de telles analyses économiques pourraient indiquer que le prix de revient minimum des anticorps actifs contre la gastro-entérite infectieuse pourrait astre réalisé en observant, entre des restimulations multiplets, des intervalles plus longs, tels que des intervalles de sept à dix jours, ou aussi longtemps que le taux d'anticorps se maintient à une valeur économiquement intéressante dans le lait des vaches. Effet protecteur du lait de vache contenant des anticorps actifs contre la gastro-enterite infectieuse. Gn a consigné dans le tableau II des pages 4S et 42 les résultats d'une série d'expériences effectuées pour déterminer les propriétés protectrices de différents échantillons de lait filtré et écrémé, ces échantillons ayant été obtenus à différents intervalles après le vêlage de vaches ayant été restiulées conformément au procédé suivant l'invention. Ces données indiquent qu'une dose Journalière de 32 000 unités BPP protégeait de la mortalité tous les jeunes porcelets auxquels on avait administré une dose égale à 100 fois la DL50 du virus NADL, tandis qu'une dose journalière de 16 000 unités BPP n'a protégé, sur 24 porcelets soumis à cet essai, que 15 d'entre eux. Les résultats ont en outre confirmé que le taux d'unités BPP, déterminé pour n'importe quel échantillon de lait de vache, est en rapport avec l'effet protecteur réellement observé lorsque ce lait est administré à titre prophylactique à de jeunes porcelets déjà contaminés. Sur la base de cette observation, on a conclu que, pour être efficace, la quantité de lait de vache administrée aux jeunes porcelets doit être réglée d'après la concentration des unités BPP contenues dans ce lait. En d'autres termes, il convient que le titre en unités BPP soit utilisé comme standard pour déterminer la puissance et, de ce fait, la quantité requise pour n'importe quel échantillon donné ou pour des échantillons combinés du lait de vache administré à de jeunes porcelets à titre prophylactique. Dans ceux des cas où la contamination naturelle est supérieure à celle indiquée dans le tableau II ou lorsqu'on désire un plus haut degré de protection, on peut administrer aux jeunes porcelets davantage que les 32 000 unités BPP utilisées dans ces expériences, pour assurer une protection plus absolue si le caractère économique de la situation le rend souhaitable. Par ailleurs, si une contamination naturelle de caractère moins infectieux est ressentie ou prévue, on peut utiliser avec de bons résultats une quantité considérablement plus faible que 32 000 unités BPP. Dans ce même ordre d'idées, dans les situations normales de contamination naturelle, on prévoit qu'une dose d'environ 16 000 unités BPP, administrée quotidiennement à chaque porcelet jusqu'à l'âge d'environ 10 à 14 jours, peut être suffisante pour conférer la protection optimale d'un point de vue économique, en considérant le prix de revient du produit laitier immun par comparaison aux pertes causées par la mort de porcelets insuffisamment protégés ou qui sont les petits derniers d'une portée. Etant donné que cet optimum, déterminé par des considérations écanomiques, peut dépendre de nombreux facteurs, par exemple la gravité de la gastro-entérite infectieuse qui affecte l'élevage du producteur, l'environnement des porcelets sensibles ou fragiles, l'époque de l'année, les conditions météorologiques prédominantes, etc., il n'est pas possible d'esquisser d'une manière absolue la quantité qu'il conviendrait d'appliquer à chaque situation. Toutefois, après une expérience limitée, avec des quantités différentes, le taux optimal d'unités BPP peut être aisément établi par le producteur de viande de porc pour sa situation particulière. En plus de son utilisation à titre prophylactique, le lait de vache contenant des anticorps actifs contre la gastro-entérite infectieuse peut également être administré à titre curatif pour le traitement de la gastro-entérite infectieuse, en particulier lorsque la maladie n'a pas encore progressé trop loin. Au cours des premiers stades de cette maladie, avant que ne se soit produite une atrophie considérable des villosités intestinales, on pourrait s'attendre à ce que les anticorps présents dans le lait de vache produit par le procédé suivant l'invention neutralisent efficacement le virus de la gastro-entérite infectieuse et empêchent ainsi le développement des effets tardifs, produisant la mortalité, de cette maladie. Même de jeunes porcs atteints de gastro-entérite infectieuse à un stade avancé peuvent présenter un plus fort pourcentage de guérison si on leur administre un produit laitier suivant l'invention en des quantités neutralisant le virus de la gastro-entérite infectieuse, en raison de la rapide régénération, observée chez les porcelets, des villosités intestlnales. Tandis que, dans l'exemple ci-dessus > on a utilisé un virus vivant, d'origine intestinale, de gastro-entérite infectieuse en tant qu'antigène du virus de cette maladie, on pourrait également utiliser n'importe quel autre virus vivant de la gastroentérite infectieuse et présentant des propriétés immunisantes telles que,stil est administré à une truie gravide, sérologiquement négative vis-à-vis de la gastro-entérite infectieuse, quatre semaines avant la date prévue pour la mise bas, en une quantité fournissant des doses infectieuses égales à 5 x 105 DL50 du virus (soit 5 cm3 de la suspension de virus), on stimule la production d'anticorps dans son cdostrum et dans son lait d'une manière propre à protéger ses petits contre une introduction par voie orale de 100 DL50 du virus NADL. Le mot "protéger" signifie ici que, tandis que quelques-uns des porcelets nourrissons peuvent présenter une certaine morbidité, aucun des porcelets nourrissons par ailleurs sains et recevant une quantité adéquate du lait de la truie ne devrait mouroir de la gastro-entérite infectieuse due à oe virus. En effectuant cet essai, on peut déterminer si un autre virus, vivant, de gastro-entérite infectieuse, obtenu à partir d'autres sources, par exemple un virus cultivé sur cellules dans des conditions favorables, serait un antigène approprié du virus de gastro-entérite infectieuse utilisable dans la mise en oeuvre de l'invention, soit par lui-même, soit en mélange avec un virus vivant, d'origine intestinale, de la gastro-entérite infectieuse. Si l'on doit utiliser de tels mélange, leur aptitude en tant qu'antigènes du virus de la gastro-entérite infectieuse peut être déterminée en administrant à la truie gravide le mélange considéré, de la manière décrite ci-dessus > pour déterminer si ces mélanges présentent le caractère immunogène nécessaire pour stimuler, dans la glande mammaire d'un bovidé qui allaite, la production d'anticorps protégeant de la astro-entérite infec tieuse. Pour des raisons de brièveté, on appelera tout antigène (ou mélange d'antigènes) de virus vivant de gastro-entérite infectieuse qui présente les caractéristiques énoncées ci-dessus "un virus vivant, immunogène, de gastro-entérite infectieuse". Si le lait de bovidé contenant des anticorps de la gastro-entérite infectieuse doit être utilisé comme nourriture ou comme supplément liquide pour des porcelets afin de les protéger contre la gastro-entérite infectieuse,on peut le traiter de la manière décrite ci-après pour fournir un produit laitier stérile, exempt de micro-organismes pathogènes. Après filtration, on fait passer le lait entier dans un séparateur de crème pour fournir un lait écrémé auquel on ajoute alors 2 cm3 de bêta propiolactone par 1 000 cm3 de ce lait écrémé. On traite ce mélan ge en étuve pendant deux heures à 370C, puis on le conserve pendant au moins 24 heures à 40C avant l'utilisation. Après ce traitement, ce lait écrémé fournit des résultats négatifs quant à la présence de bactéries, de mycoplasme ou de virus. Ce traitement s'avère sans influence sur le nombre d'unités BPP dans le lait écrémé. De jeunes porcelets auxquels on a administré trois fois par jour 27 cm3 de ce lait traité, contenant 400 unités BPP par cm3, n'ont présenté aucun symptôme de maladie et ont résisté à une dose de 100 DL du virus NADL, administrée 48 heures après le début du 50 programme d'alimentation. Suivant une variante, on peut utiliser, au lieu de la bêta-propiolactone, d'autres produits chimiques d'un effet stérilisant équivalent, tels que l'oxyde d'éthylène, l'oxyde de propylène et l'épichlorhydrine, comme décrit dans le brevet américain n" 2 705 696, pour priver les produits laitiers suivant l'invention de tout micro-organisme pathogène sans diminuer sensiblement le pouvoir anticorps. Si on le désire, on peut concentrer ou lyophiliser le lait écrémé ainsi traité pour obtenir un produit laitier plus puissant. On peut aussi isoler la fraction de petit-lait avant le traitement avec la bêta-propiolactone comme décrit ci-dessus et l'utiliser alors telle quelle ou, sinon, concentrer ou lyophiliser ce petit-lait avant de l'utiliser. Que ce soit avec le lait écrémé ou avec le petit-lait on observe une rétention maximale des anticorps actifs contre la gastro-entérite infectieuse si ces produits sont conservés à 4 C avant l'utilisation. L'expression "produit laitier de bovidé contenant des anticorps actifs contre la gastro-entérite infectieuse" signifie que ce produit (qu'il s'agisse du colostrum ou du lait entier, ou encore du lait écrémé, du petit-lait ou des fractions de gammaglobulines qu'on peut obtenir à partir du lait entier ou du colostrum) contient des anticorps capables, dans un essai de neutralisation in vivo tel que celui décrit dans la remarque 5 en annexe du tableau I, dtheutraliser le virus vivant, NADL, de gastro-entérite infectieuse. TABLEAU I Immunisation de bovidés, avant et après parturition, par de l'antigène d'un virus de gastro-entérite infectieuse (1) et dosage dans le colostrum et dans le lait (2) de l'anticorps actif contre la gastro-entérite infectieuse. Dosage des anticorps actifs contre la gastro-entérite infectieuse. titre de Jours des Jours des oulture titre de inoculations inoculations Jours de sur protection Point de effectuées effectuées lactation cellules des poros unités BPP Vache l'inocu- avant la après la après (essai in (essai in par cm3 de n lation parturition parturition parturition vitro) (4) vivo) (5) lait (6) 0 1:640 1:8 800 intra- 34, 22, 8 1 1:320 1:16 1 600 10 mammaire (3) 2 1:320 1:2 200 8 1:160 1:8 800 intra- 6 et 7 9 1:640 1:8 800 mammaire (3) 10 1:160 1:8 800 16 1:160 1:4 400 intra- 14 et 15 17 1:320 1:4 400 mammaire (3) 18 1:80 1:2 200 23 1:160 1:2 200 intra- 21 et 22 24 1:160 1:2 200 mammaire (3) 25 1:40 1:2 200 30 1:40 1:2 200 intra- 28 et 29 31 1:320 1:2 200 mammaire (3) 32 1:160 1:2 200 37 1:20 1:4 400 intra- 35 et 36 38 1:80 1:2 200 mammaire (3) 39 1:20 1:2 200 359 0 1:640 1:16 1 600 intra- 43, 29, 15 1 1:320 1:16 1 600 mammaire (3) 2 1:160 1:4 400 TABLEAU I (suite) Dosage des anticorps actifs contre la gastro-entérite infectieuse. titre de Jours des Jours des culture titre de inoculations inoculations Jours de sur protection Point de effectuées effectuées lactation cellules des poros unités BPP Vache l'inocu- avant la après la après (essai in (essai in par cm3 de n lation parturition parturition parturition vitro) (4) vivo) (5) lait (6) 8 1:320 1:16 1 600 intra- 9 1:640 1:16 1 600 359 mammaire (3) 6 et 7 10 1:640 1:8 800 16 1:320 1:16 1 600 intra- 14 et 15 17 1:320 1:8 800 mammaire (3) 18 1:160 1:8 800 23 1:160 1:8 800 intra- 21 et 24 1:320 1:8 800 mammaire (3) 25 1:320 1:8 800 30 1:40 1:4 400 intra- 31 1:80 1:4 400 mammaire (3) 28 et 29 32 1:20 1:4 400 371:160 1:8 800 intra- 35 et 36 38 1:160 1:4 400 mammaire (3) 39 1:80 1:4 400 0 1:160 1:16 1 600 102 intra- 30, 16 1 1:80 1:16 1 600 mammaire (3) 2 1:40 1:16 1 600 8 1:160 1:8 800 intra- 6 et 7 9 1:320 1:4 400 mammaire (3) 10 1:40 1:2 200 TABLEAU I (suite) Dosage des anticorps anticorps actifs contre la gastro-entérite infectieuse. titre de Jours des Jours des culture titre de inoculations inoculations Jours de sur protection Point de effectées effectuées lactation cellules des pores unités BPP Vache l'inocu- avant la après la après (essai in (essai in par cm3 de n lation parturition parturition parturition vitro) (4) vivo) (5) lait (6) 16 1:20 1:2 200 intra- 17 1:80 1:4 400 102 mammaire (3) 14 et 15 18 1:40 1:4 400 23 1:40 1:4 400 intra- 21 et 22 24 1:160 1:4 400 mammaire (3) 25 1:160 1:4 400 30 1:80 1:4 400 intra- 28 et 29 31 1:160 1:4 400 mammaire (3) 32 1:40 1:2 200 37 1:80 1:2 200 intra- 35 et 38 38 1:80 1:2 200 mammaire (3) 39 1:20 1:2 200 intra- 0 1:320 1:4 400 mammaire (3) 36, 8 1 1:320 1:4 400 406 et intra- 2 1:160 1:4 400 musculaire(7) intra- 8 1:80 1:8 800 mammaire (3) et 6 et 7 9 1:160 1:8 800 intra- 10 1:80 1:8 800 musculaire(7) TABLEAU I (suite) Dosage des anticorps actifs contre la gastro-entérite infectieuse. titre de Jours des Jours des culture titre de inoculations inoculations Jours de sur protection Point de effectuées effectuées lactatio cellules des porcs unités BPP Vache l'inocu- avant la après la après (essai in (essai in par cm3 de n lation parturition parturition parturition vitro) (4) vivo) (5) lait (6) intra- 16 1:160 1:8 800 mammaire (3) 14 et 15 17 1:80 1:4 400 406 et intra- 18 1:40 1:4 400 musculaire (7) intra- 23 1:40 1:2 200 mammaire (3) 21 et 22 24 1:80 1:4 400 et intra- 25 1:80 1:2 200 musculaire (7) 7 1:40 aucune protection des porcelets intra- aucune inocu- 5 et 6 8 1:40 aucune protection 42 mammaire (8) lation des porcelets 9 1:20 aucune protection des porcelets 14 1:40 1:1 100 intra- 12 et 13 15 1:20 1:1 100 mammaire (8) 16 1:10 aucune protection des porcelets TABLEAU I (suite) Dosage des anticorps actifs contre la gastro-entérite infectieuse. titre de Jours des Jours des culture titre de inoculafions inoculations Jours de sur protection Point de effectuées effectuées lactation cellules des poros unités BPP Vache l'inocu- avant la après la après (essai in (essai in par cm3 de n lation parturition parturition parturition vitro) (4) vivo) (5) lait (6) 21 1:20 1:1 100 42 intra- 19 et 20 22 1:20 aucune proteotion mammaire (8) des porcelets 23 1:10 aucune protection des porcelets 0 1:640 1 1:160 intra- 2 1:80 368 mammaire (3) 42, 28, 14 5 1:40 7 1:80 intra- 6 8 1:80 mammaire (3) 10 1:40 16 1:10 intra- 14 17 1:20 mammaire (3) 18 1:10 23 1:20 intra- 21 24 1:20 mammaire (3) 26 1:10 29 1:10 30 1:10 intra- 28 31 1:20 mammaire (3) 32 1:10 TABLEAU I (suite) Dosage des articorps actifs contre la gastro-entérite infectieuse. titre de Jours des Jours des culture titre de inoculationns inoculations Jours de sur protection Point de effectuées effectuées lactation cellules des porcs unités BPP Vache l'inocu- avant la après la après (essai in (essai in par cm3 de n lation parturition parturition parturition vitro) (4) vivo) (5) lait (6) 0 1:160 intra- 43, 29, 15 1 1:16 31 mammaire (3) 2 1:80 8 1:40 6 et 7 9 1:160 10 1:80 16 14 et 15 17 1:80 18 1:80 23 1:40 21 et 22 24 1:40 25 1:80 30 1:20 28 et 29 31 1:20 32 1:40 37 1:20 35 et 36 38 1:20 39 1:20 Remarques : 1) on a utilsé l'antigène du virus de gastro-entérite infectieuse isolé du virus de gastro-entérite infectieuse de l'Ohio pour les vaches n 10, n 359, n 102, n 406, n 42 et n 568. TABLEAU I (suite) On a utilisé le virus NADL de la gastro-entérite infectieuse comme antigène pour la vache n 31. Ce virus NADL était une souche Miller n 3 du virus de gastro-entérite infectieuse, souche recueillie brs d'une épidémie de gastro-entérite infectleuse à la ferme de M. Eli C. Miller, à Fredricksburg, dans l'Ohio (U.S.A.) en 1965. On a fait passer treize fois, dans des cultures primaires sur cellules rénales de porc, à des intervalles de 6 à 8 jours, une suspension d'intestin grêle obtenue d'un porcelet nourrisson atteint de gastro-entérite infectieuse. Le produit du treizième passage dans la culture sur cellules a été filtré à travers un filtre à pores de 0,54 microns et a été utilisé pour contaminer un porc exempt de germes. Ensuite, on a effectue deux passages de plus dans des pores exempts de germes, en utilisant des suspensions d'intestin grêle filtrées à travers un filtre à pores de 0,45 microns. 2) Le lait titré a été filtré sur un tampon filtrant Kendall sans gaze et il a été écrémé par passage dans une écrémeuse DeLaval n 108. 3) 5 cm3 de 10-5 unités de DL50 de l'antigène du virus de la gastro-entérite infectieuse ont été injectés dans chaque quartier, tant avant qu'après la parturition, en un point situé à environ 4 cm au-dessus de la base du trayon, en utilisant une seringue en polypropylène (à jeter) et une aiguille en acier n 22. 4) La plus forte dilution, de moitié en moitié, de lait écrémé par de la solution saline équilibrée de Hanks (HBSS), commençant à 1:10 (1 volume de lait et 9 volumes de HBSS) qui neutralise un volume égal de virus de gastro-entérite infectieuse obtenu par passage sur culture cellulaire haute de Purdue contenant 1 000 TC-DL50 TABLEAU I (suite) 5) La plus forte dilution, de moitié en moitié, du lait par de la solution saline équilibrée de Hanks (HBSS), -- commençant à 1:2 (1 volume de lait et 1 volume de HBSS) qui neutralise un volume égal de virus NADL de gastro-entérite infectieuse contenant 100 DL50 pour des porcelets nourrissons âgés de trois jours, par cm3, après avoir été maintenu en étuve à 37 C pendant une heure, comme déterminé par l'absence de toute mortalité pendant 7 jours chez deux porcelets nourrissons âgés de trois jours et à chacun desquels on a administré 2 cm3 de ce mélange maintenu en étuve. 6) 100 x titre protecteur du porc. 7) Une dose supplémentaire de 5 cm3 de 10-5 unités de DL50 d'antigène du virus de la gastro-entérite infectieuse a été également injectée par voie intramusculaire. 8) Comme pour la remarque 1), à cette seule différence qu'on a seulement effectué des injections après la parturition. TABLEAU II Relation existant entre le titre protecteur de porcelets d'échantillonsindividuels (1) du lait immun et la protection conférée aux porcelets nourrissons contre la contamination par le virus de la gastro-entérite infectieuse (2). Résultats de la contamination (5) Quantité totale Quantité totale d'unités BPP Lait@ n jours unités BPP3) de lait adminis- reçues chaque N des après par cm3 de tré quotidiennement jour par chaque porcelets Morbidité Mortalité parturition lait à chaque porcelet (4) porcelet d'essai 0-2 1 600 40 cm3 64 000 12 0/12 0/12 8-10 800 40 cm3 32 000 12 2/12 0/12 16-18 800 40 cm3 32 000 12 0/12 0/12 23-25 400 40 cm3 16 000 12 6/12 4/12 30-32 400 40 cm3 16 000 12 6/12 5/12 Remarques : 1) Les échantillons de lait ne provenaient pas tous de la même vache. Tous les échantillons du lait recueilli après la parturition étaient obtenus de vaches qui avaient été soumises à une double restimulation, excepté pour le colostrum, obtenu les deux premiers jours après le vêlage. Tous les échantillons de lait ont été filtrés et écrémés. 2) La contamination consistait en 100 DL50 de virus NADL de gastro-entérite infectieuse, administrées par voie orale à chaque porcelet norrisson, suivant la première alimentation à l'âge de 3 jours. TABLEAU II (suite) 3) Unités BPP, désignant des unités de protection de porcelets nourrissons (en anglais, "Baby Pig Protective Units"). 4) Administré à des porcelets nourrissons, par dose de 10 cm3, quatre fois par jour, en commençant à l'âge de deux jours et en continuant pendant les sept jours suivants. En plus, du lait de vache ordinaire a été mis à la disposition de chaque porcelet dans une gamelle. 5) Basé sur les observations journalières faites sur les porcelets nourrissons pendant sept jours après contamination. REVENDICATIONS 1.- Procédé pour augmenter, dans le lait d'un bovidé en période de lactation, la quantité d'anticorps spécifiques vis-àvis d'un antigène qui ne se multiplie pas dans la glande mammaire et qui ne provoque dans celle-ci aucune réaction notable de mastite mais qui est capable de stimuler une réponse mesurable en anticorps, caractérisé par le fait que a) au cours de la période commençant environ 60 jours avant le volage et finissant environ 48 heures après celui-ci, on soumet la glande mammaire d'un bovidé gravide à une pré-stimulation par cet antigène et b) à des intervalles d'au moins deux jours consécutifs au cours de la période de lactation de ce bovidé, on effectue ensuite une nouvelle stimulation de la glande mammaire par cet antigène. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que la glande mammaire ne secrète pas de lait et qu'on la soumet à la pré-stimulation au cours de la période de 60 jours précédant le vêlage mais pas au cours de la période de 48 heures suivant celui-ci. 3.- Procédé suivant la revendication 2, caractérisé par le fait que l'antigène est une bactérie ou un virus immunogène et vivant. 4.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'on n' effectue la pré-stimulation de la glande mammaire que pendant la période de 48 heures suivant le vêlage. 5.- Procédé suivant la revendication 4, caractérisé par le fait que l'antigène est une bactérie ou un virus immunogène et vivant. 6.- Procédé suivant la revendication 4, caractérisé par le fait qu'on soumet la glande mammaire à deux pré-stimulations, la première étant faite environ dans les 24 heures suivant le vêlage et la seconde, environ 18 à 24 heures après la première. 7.- Procédé suivant la revendication 6, caractérisé par le fait que l'antigène est un virus issunogène, vivant, de la gastro-entérite infectieuse. 8.- Produit laitier de bovidés contenant des anticorps actifs contre la gastro-entérite infectieuse. 9.- Procédé de protection d'un porcelet nourrisson contre la gastro-entérite infectieuse, caratérisé par le rait qu'on nourrit l'animal avec un produit laitier de bovidé contenant des anticorps actifs contre la gastro-entérite infectieuse, en une quantité suffisante pour empêcher cet animal de mourir de cette maladie. 10.- Procédé suivant la revendicatIon 9, caractérisé par le fait qu'on administre le produit laitier de bovidé au porcelet nourrisson avant son Infection par le virus de la gastroentérite infectieuse. 11.- Procédé suivant la revendication 9, caractérisé par le fait qu'on administre au porcelet nourrisson le produit laitier de bovidé après son infection par le virus de la gastroentérite infectieuse. 12. Procédé d'obtention, dans le lait d'un bovidé en période de lactation d'anticorps actifs contre la gastro-entérite infectieuse, caractérisé par le fait que a) au cours de la période commençant environ 60 jours avant le vêlage et finissant environ 48 heures après celui-ci, on soumet la glande mammaire du bovidé à une pré-stimulation par un virus immunogène, vivant, de la gastro-entérite infectieuse et b) à des intervalles d'au moins quatre jourS consécutifs au cours de la période de lactation de ce bovidé, on effectue ensuite une nouvelle stimulation de la glande mammaire par une dose unique de ce virus immunogène de la gastro-entérite infectieuse. 13.- Procédé suivant la revendication 12, caractérisé par le fait que la glande mammaire ne sécrète pas de lait et qu on la soumet à la pré-stimulation au cours de la période de 60 jours précèdant le vêlage mais pas au cours de la période de 48 heures suivant celui-ci. 14.- Procédé suivant la revendication 12, caractérisé par le fait qu'on n'effectue la pré-stimulation de la glande mammaire que pendant la période de 48 heures suivant le vêlage. 15. - Procédé suant la revendication 14, caractérisé par le fait qu'on soumet la glande mammaire à deux pré-stimulations, la première étant faite environ dans les 12 heures suivant le vêlage et la seconde, 18 à 30 heures après la première.