La présente invention concerne une grue légère destinée à la réalisation de maçonneries du type à couches superposées, notamment en moellons ou pierre de grandes dimensions, cette grue comprenant un dispositif d'appui sur le sol, sur lequel est posée une tour pouvant tourner autour de son axe longitudinal et basculer autour d'un axe transversal, avec une flèche à double bras suspendu de manière démontable à l'extrémité supérieure de la tour, l'un des bras présentant un rail de circulation pour le chariot d'un appareil de levage et l'autre bras étant relié à un contrepoids amovible disposé au pied de la tour de grue. Les grues légères de ce genre servent, notamment sur des chantiers de constructions en hauteur, d'une part, à décharge les maçons d'opérations de travail pénibles, et, d'autre part, en même temps, à déposer, en position correcte, des moellons sur un lit de mortier préparé à cet effet, ces moellons ou blocs de mur étant au préalable disposés sur le sol ou sur un véhicule de transport, en une succession alignée correspondant à la structure de la maçonnerie à réaliser, étant saisis par une poutre de prise reliée au dispositif de levage de la grue et étant finalement déposés sur le lit de mortier préparé. Cette installation permet notamment la réalisation de maçonnerie, même avec des blocs de grand format qui, en raison de leur poids, ne pourraient être mis en place, par un travail purement manuel, que Qente- ment, sinon pas du tout, de telle sorte que l'avantage obtenu par le grand format des blocs du point de vue de la rapidité du travail peut être conservé, sans être compromis par une réduction de la rapidité du travail de pose. Une grue légère de ce genre est connue d'après le brevet DEflM- 77 23 958. Cette grue connue présente une tour constituée par un tuyau qui est supporté par une plateforme tournante et en plus, par l'interaé- diaire de haubans, sur un dispositif d'appui au sol, lequel est lui-mèmc constitué par un simple chassis déplaçable avec quatre roues d'appui. La flèche de cette petite grue est également constituée par un tube qui est supporté, de manière pivotable et démontable, sur la pointe d'extrémité de la tour, dans des paliers en demi-coquille ouverts vers le haut. Dans cette grue connue, en outre, la tour est équipée directement avec le con- trepoids, tandis que le bras opposé porteur de charge de la flèche est maintenu par haubans sur la tour.Cette petite grue ne convient, pour de nombreuses raisons, que dans une mesure très rédute au but recherché, car, d'une part, son appui au sol, par l'intermédiaire simplement de roues pivotantes, conduit à une chargeponctuelle très importante du plancher d'étage de la construction, laquelle peut, dans le cas de soulèvement de très grandes charges, dépasser la charge de trafic admissible des planchers d'étages dans des immeubles d'habitation. Pour cette raison, cette grue légère connue ne convient simplement qu'à des travaux de maçonnerie avec moellons de petit format. En outre, le haubanage direct de la tour par rapport au contrepoids comporte le risque d'une déformation de flexion de la flèche au cours du soulèvement d'une charge, ce qui a pour conséquence que, après saisie de la charge, le chariot de engin de levage doit être déplacé le long d'une voie inclinée par rapport à lthorizontale, de telle sorte que, dans le cas de très fortes charges, le déplacement du chariot sur le profilé de rail prévu sur le bras de flèche est rendu considérablement plus difficile. Du reste, des problèmes particuliers se posent par le fait que le bras de flèche, agrès dépôt de la charge, revient élastiquement dans sa position horizontale d'origine, ce qui a, à son tour, comme conséquence que la poutse de saisie, maintenant vide, encore accrochée à l'engin de levage, exécute des déplacements pendulaires qui risquent de provoquer des blessures du personnel occupé. I1 n1 est d'ailleurs pas exclu que, par ce redressement de retour du bras de flèche, la grue appuyée simplement par-les roues sur le sol n'entre ellemrne en mouvement dans son ensemble. Tous ces inconvénients ont pour conséquence que, avec une grue légère de ce type, un travail rapide et sur pour le but recherché n' est pas possible. En outre, le démontage de la grue légère, par exemple dans le but de la transporter d'im étage à un autre, implique une dépense de travail spéciale, car, en plus du travail de séparation de la flèche et de la tour, il est encore nécessaire de prévoir au démontage de la tour par rapport au châssis d'appui au sol. Plus particulièrement, dans le cas de maçonnerie avec des blocs hygroscopiques, comme par exemple des briques, il est absolument nécessaire que les blocs soient déposés et orientés avec précision sur le lit de mortier préparé, car de tels blocs, directement après leur pose sur le lit de mortier, ne peuvent plus etre orientés différemment, parce qu'ils absorbent d'un seul coup une grande quantité d'eau du mortier.Mais, en vue de pouvoir mettre en place une rangée de blocs dans les conditions de précision d'orientation nécessaires sur le lit de mortier, il faut assurer que l'engin de levage reste immobile sur la flèche pendant la pose, ce qui suppose que, lorsque la charge est supprimée, la flèche de la grue reste avec une sécurité absolue dans sa position horizontale et que, ainsi, le chariot roulant qui applique l'engin de levage sur la flèche, ne se déplace pas par luimême hors de la position précise réglée, en raison d'une flexion ou d'une inclinaison de la flèche. En outre, il faut prévoir la possibilité de déposer les blocs, ou la rangée de blocs, sur le lit de mortier, avec unevitesse de descente très réduite, réglable, ce qui, avec les engins de levage usuels, n'est pas possible, car leur vitesse de descente est beaucoup trop grande pour ce but. En conséquence, la présente invention a pour but de réaliser une grue légère, appropriée à maçonner en couches superposées des blocs, notamment de grandes dimensions, laquelle, avec une capacité de levage de charges suffisante, convienne, du point de vue de son poids propre et, notamment du point de vue de la répartition des charges pontuelles de son appui au sol, à sa mise en oeuvre sur des planchers d'étages d'immeubles d'habitation, et qui, en outre, puisse être déplacée d'un étage à l'autre sans dépense spéciale de montage, à mesure de l'avancement de la construction.Enfin, cette grue doit permettre une manipulation facile et sans efforts excessifs de la charge, même dans le cas d'un travail purement manuel, pour la mise en place lente et précise, telle qu'elle est désirée, des rangées de blocs à maçonner sur des lits de mortier préparés pour les recevoir. Conformément à la présente invention, ce problème est résolu avec une grue légère caractérisée en ce que la grue, formée principalement par une tour et une flèche, est de constitution rigide par ellemême et est mon tée,exclusivement par l'intermédiaire d'une couronne rotative sur billes, pour tourner autour d'un axe vertical, sur un dispositif d'appui au sol constitué par cinq plaques d'appui disposées en forme d'étoile réglables en hauteur chacune par un dispositif à broche filetée prévu à son extrémité extérieure, montées à l'extrémité de bras pivotants pourvus de roues orientables. La constitution rigide en soi de la tour et également de la flèche ainsi que la liaison entre tour et flèche permettent que la flèche, même dans le cas de prise de charge importante, reste absolument dans sa position horizontale et que, ainsi, le chariot de l'engin de levage puisse circuler le long d'une piste horizontale, d'où il résulte que le chariot, d'une part, dans le cas d'un travail purement manuel, puisse encore être déplacé facilement, et, d'autre part, n'ait pas tendance à se déplacer hors d'une position réglée. La constitution de l'appui au sol au moyen de cinq bras disposés en étoile et de plaques d'appui disposées à leurs extrémités et réglables en hauteur à l'aide de broches filetées, assure une bonne répartition des charges ponctuelles sur le plancher d'étage, de sorte qutil est possible de saisir des charges très importantes.En outre, l'appui au sol au moyen des plaques réglables en hauteur par broches filetées peut être réalisé sans effort et réglé à chaque instant en direction horizontale. Les galets orientables prévus en outre sur les bras de l'appui au sol servent à déplacer sans effort la grue, avec les plaques alors soulevées, à volonté sur le plancher d'étage. Suivant un mode de réalisation particulier de l'invention, la tour est formée par un mât à structure en forme de grille avec une surface de base rectangulaire et, notamment carrée et au moins les montants longitudinaux de la tour sont formés-par des profilés creux à section transversale à quatre pans. I1 est, en outre, prévu que la tour, sans autre dispositif d'appui, peut être assemblée rigidement avec une plaque rotative supportée sur le dispositif d'appui au sol par l'intermédiaire d'au moins une couronne rotative sur billes, rotative autour d'un axe vertical, étant reliée à la plaque, sur un côté, par l'intermédiaire d'un axe de basculement fixe dirigé transversalement à l'axe de la flèche. La constitution de la tour comme un mât à structure en grille, et notamment l'emploi de profilés creux pour les montants longitudinaux du mât, donne la possibilité d'une constitution absolument rigide de la tour, avec un poids propre aussi réduit que possible. Elle permet, en outre, de renoncer à d'autres dispositifs d'appui de la tour en reliant celle-ci directement avec la plaque rotative supportée sur le dispositif d'appui au sol.Suivant uneautre formede réalisation, il est, en outre, prévu que, au pied de la tour, en face de l'axe de basculement,est disposée une plateforme pour recevoir un contrepoids amovible, et que la plaque rotative est montée sur le dispositif d'appui au sol au moyen de deux couronnes à billes superposées, ainsi que par l'intermédiaire d'un axe disposé en prolongement de l'axe de la tour, inséré dans le dispositif d'appui au sol par un palier àbilles radial, ce qui assure la tour contre des couples de basculement. Dans le cadre de la construction rigide en soi de la grue, il est, en outre, prévu que la flèche à deux bras est constituée en une seule pièce et présente, d'une manière connue en soi, un bras plus long et un bras plus court, en possédant, sur toute sa longueur, une section trans versale en forme de trapèze et est constituée à la manière d'une paroi cloisonnée. Les longerons supérieur et inférieur de la flèche de grue sont alors, dans le but d'un poids aussi réduit que possible, formé par un profilé en caisson i section transversale en profil à quatre pans. Pour la liaison rigide en soi de la flèche avec la tour, il est prévu que la flèche, avec ses longerons supérieur et inférieur, est accrochée, dans des paliers réglables et à engagement de forme, disposés à ltextrémi- té supérieure de la tour, espacés entre eux verticalement et horizontalement. Les paliers de support pour les longerons de la flèche de grue sont formés, d'une part, par des entailles en forme de coins disposés transversalement à l'axe de la flèche dans des colonnes d'appui montées sur l'extrémité supérieure de la tour et, d'autre part, par des blocs rigides fixés sur les longerons de la flèche et à profil trapézoidal. On obtient ainsi que la flèche, en cas de besoin, puisse être soulevée sans autre mesure vers le haut hors des paliers de support mais soit cependant assemblée rigidement à la tour dans sa position supportée sur celle-ci. Les paliers pour la flèche sont disposés, sur l'extrémité supérieure de la tour, de manière réglable en position, de telle sorte que la flèche puisse être reliée rigidement à la tour, en plus de sa position horizontale, également dans une position inclinée s'étendant jusqu'à trente degrés. Pour un raidissage supplémentaire de la grue, il est prévu, suivant une autre caractéristique de l'invention, que le bras le plus court de la flèche est relié, par son extrémité libre, au moyen d'une tige rigide, montée à articulation, avec un contrepoids, disposé sur une plateforme, en face de l'axe de basculement de la tour, de telle manière que soit réalisé un champ de raidissage rectangulaire, délimité par le bras court de la flèche, le contrepoids, la tour elle-même et la liaison du bras de flèche avec le contrepoids. En vue d'assurer une orientation précise de la rangée de moellons à déposer sur le lit de mortier, lors de l'abaissement de cette rangée, il est prévu, suivant une autre caractéristique de l'invention5 que, dans le moyen de support de charge, câble ou chaine, de l'engin de levage est monté un cylindre de vérin hydraulique à huile pouvant être commando pour un réglage fin de la vitesse de descente de la charge. Cette vitesse de descente peut être maintenue, à volonté, aussi faible que possible, à l'aide d'un vérin, de telle sorte que, pendant le temps necessaire pour le dépot de la rangée de moellons, il reste un temps suffisant pour une orientation précise par rapport au lit de mortier sans iuaucu travail de rectification ultérieur-ne soit nécessaire. Le vérin hydraulique à huile consiste avantageusement en deux chant bres, séparées par un piston, réunies entre elles au moyen d'une conduite de pontage réglable dans sa section transversale de passage, auquel cas le piston est chargé par un ressort de rappel appuyé contre le couvercle du cylindre. La section de passage de la conduite de pontage peut être réglée, au moyen d'une soupape de commande actionnée à la main, de telle manière que la vitesse de descente de la charge puisse être réglée à volonté et que, notamment la descente puisse être interrompue à chaque instant. Pour cela, la soupape de commande est chargée par un ressort dans le sens de sa fermeture et est actionnable à la main contre cette force de ressort.En vue de permettre un écoulement de retour de l'huile hydraulique lors de la course de rétour du piston par le ressort de rappel, il est prévu une conduite de retour en dérivation sur la conduite de pontage, dans laquelle est montée une soupape.anti-retour qui, de son côté, s'oppose à ce que, lors de la descente de la charge, l'huile qui est sous pression sortant de la chambre de vérin puisse s'écouler librement dans la chambre de vérin exempte de pression située au-dessus. Enfin,. le cylindre et la tige de piston du vérin hydraulique à huile sont pourvus d'oeiuetons de suspension et le crochet de charge de l'engin de levage est engagé dans l'oeilleton du cylindre et dans l'oeilleton de la tige est engagé l'outil de prise, notamment une poutre de saisie. L'invention est expliquée ci-après en détail à laide d'un exemple de réalisation représenté aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue en élévation latérale d'une grue légère - la figure 2 est une vue en plan sur l'appui au sol de la grue de la figure i - la figure 3 est une vue en élévation latérale partielle de ltextrémité supérieure de la tour de la grue de la figure 1 - la figure 4 est une vue en élévation latérale de la flèche et de l'ex- trémité supérieure de la grue suivant les figures 1 et 3 - la figure 5 est une vue latérale partiellement en coupe de l'extrémité inférieure de la tour de la grue de la figure i - la figure 6 est une représentation schématique en coupe d'un vérin hydraulique commandé, monté dans le dispositif porteur de charge de la grue. La grue légère représentée dans la figure 1 se compose principalement d'une tour 1, d'une flèche à deux bras 2, d'un dispositif d'appui sur le sol 3, d'un contrepoids 4, d'un engin de levage 6 accroché au chariot cir culant, non représenté, sur des profilés de circulation 5, d'un organe porteur de charge 7, et d'une poutre de saisie de charge 8. Le dispositif d'appui au sol 3 présente rail bras d'appui 10 disposés en étoile à partir d'un corps central 9, et qui s appuient par l'intermédiaire de plaques 12, réglables en hauteur au moyen d'un mécanisme à broche filetée 11, sur le plancher d'étage 13 ou sur le sol.La totalité du poids de la grue et de la charge peut être appliquée sur le plancher d'étage 13 sur une grande surface par-l'intermédiaire des plaques d'appui 12, de telle sorte que la charge ponctuelle du plancher soit relativement réduite. L'utilisation de cinq bras d'appui 10 permet en outre d'assurer une stabilité extrêmement sure de la grue sur le plancher. L'emploi des dispositifs à broche filetée pour l'abaissement des plaques d'appui 12 permet en outre d'orienter le dispositif d'appui 3 de la grue dans une position absolument horizontale, indépendamment de l'état particulier du plancher d'étage ou du sol. Pour le cas où la grue doit etre déplacée dans son ensemble sur le plancher d'étage ou sur le sol 13, des roulettes orientables 14 sont, en outre, prévues sur les bras d'appui 10 qui donnent la possibilité , après dégagement des plaques d'appui 12, d'un déplacement de la grue en toute direction désirée. La tour 1 de la grue est constituée comme un mât à structure en forme de grille, dont au moins les montants ou longerons verticaux 15 sont constitués par des profilés en caisson à section transversale en profil à quatre pans. Les entretoises de raidissage 16, 17 du mât en grille peuvent présenter n importe quel profil approprié. A son extrémité inférieure, la tour 1 de la grue est pivotable autour d'un axe 18 de basculement, et elle est reliée à une plaque rotative 19 avec laquelle elle peut être solidarisée rigidement dans la position d'orientation choisie au moyen de boulons ou analogues prévus sur son autre face. La plaque rotative 19 est, de son coté, montée à rotation autour de l'axe de la tour, sur le corps central 9 du dispositif d'appui au sol, par l'intermédiaire de deux couronnes de paliers à billes 20 et 21 superposées. La plaque rotative 19 est, en outre, pourvue d'un tourillon 22 engagé dans l'axe de la tour et dirigé vers le bas, lequel est supporté à l'intérieur du corps central 9 du dispositif de support par l'intermédiaire d'un palier radial 13 qui s'oppose au basculement de la tour. A son extrémité supérieure, la tour 1 porte des paliers d'appui 24 et 25 (figure 3) pour recevoir le longeron supérieur 26 et le longeron in férieur 27 de la flèche 2. Les paliers 24 et 25 sont constitués par des entailles 28 en forme de coins, orientées transversalement à l'axe de la flèche, formées dans des colonnes 29 et 30 saillantes sur l'extrémité supérieure de la tour. On dispose ainsi, pour les deux longerons supérieurs 26, comme montre la figure 4, pour une flèche présentant une section transversale triangulaire ou trapézoldale, deux paliers dans une seule colonne 30, tandis que chacun des longerons inférieurs 27 de la flèche 2 coopèrent avec une colonne plus courte 29. Les trois colonnes sont disposées symétriquement, tandis que les paliers 25 et 24 sont décalés vers le haut et latéralement. Sur les longerons supérieurs 26 et les longerons inférieurs 27 de la flèche 2 sont prévus, pour leur part, des blocs rigides 31 ayant une section transversale en profil de trapèze qui, reposent, engagés par leur forme, dans les paliers 24 et 25, de telle sorte qu'est réalisée une liaison rigide entre la tour 1 et la flèche 2. La flèche 2 est dans son ensemble constituée également comme une poutre à structure à grille et elle est reliée directement au contrepoids 4, par l'intermédiaire d'une tige 33 (figure 1). Ce dernier est disposé de manière amovible sur une plateforme 34 prévue au'pied de la tour, diamétralement opposée à son axe de basculement 18. La tige 33 est reliée au bras de flèche 32 et à la platef orme 34 chaque fois par une articulation.Grâce à la configuration rigide de la tige 33, on obtient, dans l'exemple de réalisation représenté, un champ de raidissage à surface de base rectangulaire, qui est délimité, d'une part, par le bras de flèche 32 et la plateforme 34 ainsi que le contrepoids 4, et, d'autre part, par la tige 33 et la tour 1. Ainsi, on est assuré que la grue, dans son ensemble, est de construction abso- lument raide et rigide et que des déformations de courbure aussi bien de la tour que de la flèche sont exclues avec sécurité. Dans l'organe de support de charge 7 de l'engin de levage 6 est intercalé un cylindre de vérin hydraulique 35 qui sert à la régulation de la vitesse d'abaissement de la poutre de prise de charge 8 directement avant le dépôt d'une rangée de blocs de construction 36 sur un lit de mortier. Ce vérin hydraulique 35 se compose d'un cylindre 37 fermé par un couvercle 38 et un fond 39, ainsi que d'un piston 40 par lequel le cylindre est partagé en une chambre supérieure 41 et une chambre inférieure 42, et auquel est raccordée une tige de piston 43. Le piston 40 est chargé par un ressort de rappel 44 qui s'appuie contre le couvercle 36 du cylindre. En outre, les deux chambres de cylindre 41 et 42 sont réu nies entre elles par une conduite de pontage et d'étranglement 46 qui peut être obturée au moyen d'une soupape 45 chargée par ressort.A la soupape 45 est affecté un levier de commande 48, actionnable à la main, et chargé par un ressort de rappel 47. En outre, il est prévu une conduite de retour de fluide 49 dérivée de la conduite de pontage 463 et dans laquelle est montée une soupape anti-retour 50. Sur le couvercle de cylindre 38 est raccordé un oeilleton 51 dans lequel, normalement, s'engage le crochet de support de charge de l'engin de levage. A la tige de piston 43 du piston 40 est raccordé un autre oeilleton 52, auquel la charge est suspendue. Lors de la mise en service du vérin hydraulique, il est possible, pour l'abaissement de la charge, d'ouvrir plus ou moins grande la conduite de pontage 46, au moyen de la soupape 45, de telle sorte que le piston 40, et, avec lui la charge, chassent, par leur propre poids, de l'huile hors de la chambre 42 et que celle-ci passe, à travers la soupape 55, étranglée de la manière désirée, dans la chambre 41, de telle sorte qu'est assurée une descente extrême ment lente de la charge. Après décharge du piston 40, par décrochage de la charge, le piston 40 est ramené par ie ressort de rappel 449 dans sa position de départ supérieure, l'huile qui est ainsi chassée hors de la chambre 41 revenant, à travers la conduite de retour 49 dans la chambre 42. Revendications 1. Grue légère pour maçonneries par couches, notamment en moellons ou pierres de grand format , comprenant un dispositif d'appui au sol, une tour montée sur lui, de manière à pouvoir tourner autour de son axe longitudinal et basculer autour d'un axe transversal, avec une flèche à deux bras, accrochée de manière démontable sur l'extrémité supérieure de la tour, dont un bras présente un rail de circulation pour le chariot d'un engin de levage, et dont l'autre bras est relié à un contrepoids amovible, disposé au pied de la tour, grue caractérisée en ce que l'en- semble formé par la flèche (2) et la tour (1) est constitué comme une unité rigide en soi et est montée exclusivement, pour pouvoir tourner autour d'un axe vertical par l'intermédiaire d'au moins une couronne à roulements à billes, sur un dispositif d'appui au sol (3), formé par cinq bras d'appui (10), disposés en étoile, pourvus à leur extrémité extérieure chacun d'une plaque d'appui (12) réglable en hauteur au moyen d'une broche filetée (11) et de roulettes orientables (14). 2. Grue selon la revendication 1, caractérisée en ce que la tour (1) est formée par un mât à structure en grille à surface de base polygonale et, notamment carrée, et dont les montants longitudinaux (15) sont formés par des profilés en caisson à section transversale à quatre pans, cette tour (1) pouvant être reliée rigidement, sans autre soutien, avec une plaque tournante (19) supportée par l'intermédiaire d'au moins une couronne de roulements à billes (20), pour pouvoir tourner autour d'un axe vertical, sur le dispositif d'appui au sol (3), en étant et restant reliée en permanence avec la plaque (19) par un axe de basculement (18) fixe, dirigé transversalement à l'axe de la flèche. 3. Grue selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que, au pied de la tour (1) diamétralement opposée à l'axe de basculement (18) est disposée une plateforme (34) destinée à recevoir un contrepoids amovible (4), la plaque tournante (19) étant supportée, au moyen de deux couronnes de roulements à billes superposées (20 et 21), sur le dispositif d'appui au sol (3) et étant assurée contre des couples de basculement par l'intermédiaire d'un tourillon (22) disposé en prolongement de l'axe de la tour, et monté dans celle-ci par l'intermédiaire d'un palier radial (23). 4. Grue selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la flèche (2) à deux bras est constituée en une seule pièce qui présente, de la manière connue, un bras plus long (5) et un bras plus court (32), et elle possède, sur toute sa longueur une section transversale en forme de trapèze et une constitution à structure en grille. 5. Grue selon la revendication 4, caractérisée en ce que, au moins le longeron supérieur (26) et le longeron inférieur (27) de la flèche (2) sont constitués par un profilé en caisson avec section transversale à quatre pans. 6. Grue selon la revendication 5, caractérisée en ce que la flèche (2) est suspendue avec son longeron supérieur (26) et son longeron inférieur (27), dans des paliers de support (24 et 25) à engagement de forme, de position réglable, disposés à espacement vertical et horizontal à l'ex- trémité supérieure de la tour. 7. Grue selon la revendication 6, caractérisée en ce que les paliers (24 et 25) de support pour les longerons (26 et 27) de la flèche (2) sont formés par des entailles en forme de coins dans des colonnes d'appui (29 et 30) montées sur l'extrémité supérieure de la tour, et ils coopèrent avec des blocs rigides (31) à profil trapézoldal fixés sur les longerons (26,27) de la flèche (2). 8. Grue selon la revendication 7,-caractérisée en ce que, sur le côté inférieur du bras le plus long de la flèche, entre des longerons, est disposé un rail profilé de circulation (5) pour le chariot d'un engin de levage (6). 9. Grue selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que le bras le plus court (32) de la flèche (2) est relié, par son extrémité libre, au moyen d'une barre rigide articulée (33), avec un contrepoids (4) disposé sur la plateforme (34), diamétralement opposé à l'axe de basculement (18) de la tour (1), de telle manière que soit réalisé un champ de raidissage rectangulaire, délimité par le bras court (32) de la flèche (2), le contrepoids (4) ainsi que la plateforme (34), la tour (1) et la liaison (33) entre le bras de flèche (32) et le contrepoids (4). 10. Grue selon la revendication 1, caractérisée en ce que, dans l'or- gane de support de charge (7), câble ou chaîne, de l'engin de levage (6), est monté un vérin hydraulique à huile (35), comme commande de réglage fin de la vitesse de descente de la charge. 11. Grue selon la revendication 10, caractérisée en ce que le cylindre de vérin hydraulique (35) présente deux chambres (41 et 42) séparées par un piston (40) et reliées entre elles par une conduite de pontage (6) à section transversale réglable, le piston étant chargé par un ressort de rappel (44) appuyé contre le couvercle de cylindre (38). 12. Grue selon la revendication i1, caractérisée en ce que la section transversale de passage de la conduite de pontage (46) est réglable au moyen d'une soupape de commande (45) actionnable à la main, laquelle est chargée, en position fermée, par un ressort. 13. Grue selon la revendication 12, caractérisée en ce que, dans une conduite de retour de fluide hydraulique (49) reliant la conduite de pontage (46) avec l'une des chambres (42) du cylindre de vérin, est montee une soupape anti-retour (50). 14. Grue selon la revendication 13, caractérisée en ce que le cylindre (37) et la tige de piston (43) du vérin hydraulique (35) sont pourvus d'oeilletons (51 et 52), le crochet de charge de l'engin de levage (6) étant accroché à l'oeilleton (51) du cylindre (37) et l'outil de prise, notamment une poutre de saisie (8),étant accroché à l'oeilleton (52) de la tige de piston (43).