La présente invention se rapporte à un procédé de préparation d'éléments d'impression et aux nouveaux produits ainsi obtenus. L'impression moderne par photogravure est réalisée principalement à partir d'images attaquées chimiquement dans les cylindres qui sont utilisés sur des presses à nappes et on l'appelle généralement "rotogravure", bien que des plaques plates attaquées de manière semblable puissent être aussi bien employées. Sur des presses à alimentation par feuilles, l'élément d'impression est généralement une plaque de cuivre mince, enveloppée autour du cylindre. La préparation de la surface d'impression est essentiellement la même pour les cylindres et pour les plaques. Pour l'impression monochrome par la photogravure classique, un tissu ou un film de transfert en carbone revêtu de gélatine sensibilisée au bichromate est d'abord imprimé par contact à travers un positif à ton continu et puis on lui fournit une seconde exposition en contact avec un écran, se composant de lignes transparentes et de points carrés opaques, en quantité de 150 ou 175 pour 2,5 cm. Le rapport entre la largeur de ligne et la largeur de point est ordinairement 1 : 3. Le tissu en carbone exposé au film de transfert est alors humidifie et comprimé pour être en contact avec la surface de cuivre propre. De l'eau chaude est appliquée et le papier du tissu ou du support du film en carbone est retiré par pelage.La gélatine qui est transférée à la surface de cuivre est alors ultérieurement développée avec de l'eau chaude pour former un matériau résistant en gélatine, en relief. L'attaque chimique est réalisée avec une solution# i chlorure ferrique à 35 - 43 %. La so- lution attaque le cuivre jusqu'à des profondeurs différentes selon l'épaisseur du matériau résistant en gélatine, dans les zones ou aires à tons différents. Les zones ou aires correspondant aux lignes d'écran restent non attaquées et fournissent des parties hautes pour supporter une lame racleuse lors de l'impression. Pour de longs essais, le cylindre ou la plaque attaquée est chromé pour résister à l'usure. Pour l'impression multicolore, le principal procédé consiste à fabriquer un positif spécial à demi-tons avec une formation de points latéraux qui est semblable à la photogravure classique dans les ombres mais avec la dimension de points variable et avec un positif à ton continu pour chaque couleur. Ces produits sont imprimés successivement par contact, en coincidence, sur une feuille de tissu carboné, et la gélatine est transférée au cylindre de cuivre. Le développement et l'attaque sont essentiellement les m8- me que pour des cylindres monochromes. La surface d'impression se compose ainsi de cellules d'encre déconnectées, à diverses dimenw sions et à diverses profondeurs correspondant aux valeurs de tons souhaitées. Alors que l'impression par photogravure est un procédé préféré d'impression en raison de sa qualité supérieure, les procédés pour préparer des éléments d'impression par photogravure sont relativement coûteux, prennent du temps et sont généralement ainsi peu économiques pour des essais courts. En outre, les plaques de photogravure peuvent être utilisées seulement pour une image et l'image ne peut pas être retirée et la plaque ré-utilisée. Alors que les cylindres de photogravure peuvent avoir l'ancienne image retirée et le cylindre recouvert à nouveau pour la ré-utilisation, ceci constitue un procédé coûteux et prenant du temps. Ainsi, il serait souhaitable de pouvoir mettre au point un procédé pour la formation rapide et peu couteuse d'éléments d'impression par photogravure, bien adaptés à des essais courts. Dans l'impression par stencil, une feu#ille ayant un produit de charge poreux est ouverte à l'emplacement oû l'on désire réaliser un écoulement d'encre pour la formation d'image ; l'encre ne peut pas passer à travers les zones bloquées, non ouvertes. L'impression par stencil comprend à la fois l'impression par le procédé par écran et le tirage par miméographe. Les écrans à stencil peuvent être constitués par des matériaux photorésistants. Par exemple, la gélatine peut être revêtue sur un écran, sensibilisée par une solution de bichromate, séchée, exposée. et retirée par lavage pour donner un écran d'image. L'encre peut passer là ot la lumière n'a pas frappé. Dans le tirage par miméographe, les stencils à image se composent essentiellement de revêtements imperméables à l'encre coupés pour exposer une feuille perméable qui permet à l'encre de passer à travers. Les stencils sont enroulés autour d'un tambour rotatif d'un dispositif de tirage.Ce tambour est perforé pour permettre à l'encre brossée à travers le tambour de passer jusqu'au stencil vers le papier d'images envoyées contre le stencil sur le tambour. En général, les procédés pour produire des stencils et des éléments d'impression par photogravure sont coûteux et prennent du temps. C'est à ce problème que s'applique la présente invention. La demanderesse a maintenant découvert que des éléments d'impression par stencil et par photogravure peuvent être préparés de manière peu coûteuse et rapidement de manière à pallier les inconvénients des procédés précédents Plus particulièrement, un procédé à vitesse de caméra pour préparer des éléments d'impression par stencil et par photogravure est fourni. Le procédé pour former l'élément d'impression par photogravure consiste à mettre en contact un élément ayant une image électrostatographique latente avec un élément de photogravure ayant de multiples creux ou interstices, tel qu'un rouleau d'encrage de photogravure, cet élément de photogravure ayant dans les creux, en dessous du plan de contact, une matière liquide mais durcissable qui est imperméable à un fluide d'impression, qui ne peut pas être dissoute par ce fluide d'impression et qui peut être retirée de l'élément de photogravure par l'attraction électrostatique. Alors, l'élément de photogravure et l'élément d'image latente électrostatographique sont séparés en l'absence de lumière et, de ce fait, le liquide est amené à être retiré des creux dans la zone ou aire d'image par attraction électrostatique.Le liquide restant sur L'seulement de photogravure est alors durci pour former un élément d'impression par photogravure à image (ou pourvu d'image), se composant de vides réceptifs vis-à-vis de l'encre suivant une configuration par image. Les vides ou les creux sont désignés dans la technique sous le nom de "parties creuses" ou "cellules". La demanderesse a trouvé que, lorsque les interstices ou les vides d'un écran sont remplis par un revêtement avec une ma tière liquide mais durcissable qui est imperméable à un fluide d'impression, qui ne peut pas être dissoute par ce fluide d'impression et qui a une viscosité et une conductibilité pour permettre l'enlevement par attraction électrostatique, l'écran peut être mis en contact en l'absence de lumière avec un élément ayant une image latente électrostatique, et les éléments séparés pour amener le liquide à être retiré de l'écran par attraction électrostatique dans les zones chargées de l'image pour fournir des vides dans une configuration par image, et le liquide peut être durci dans les zones ou aires restantes pour former un original de stencil pourvu d'image.Ainsi, comme le stencil est formé à partir d'un écran, il n'est pas nécessaire d'utiliser des solutions d'attaque pour former l'image, mais plutôt le liquide peut être retiré de l'écran pour fournir des vides par simple attraction électrostatique. En outre, il n'est pas nécessaire de former des revêtements sensibles à la lumière sur l'écran, car l'image peut être formée facilement et rapidement sur un papier photoconducteur, tel qu'un original classique en oxyde de zinc, et l'écran pourvu d'image par mise en contact de l'original chargé avec l'écran 'et séparation des éléments afin de retirer le liquide de l'écran suivant une configuration par image. En outre, les stencils peuvent être préparés à partir des matières classiques et employés pour l'impression par le procédé par écran et le tirage par miméographe. Les écrans qui peuvent être employés pour le stencil d'impression comprennent des mailles, des tissus ou des étoffes formés à partir de n'importe quelle matière pouvant être tissée, telle que la soie, le nylon, le produit dit Dacron et des fibres semblables, ainsi que des fils métalliques tels que, par exemple, sous forme d'acier inoxydable. L'écran aura de préférence 'des mailles dont l'ouverture est 0,149 x 0,149 (100 x 100 mesh) à 0,058 mm x 0,058 mm (250 x 250 mesh), bien que des écrans plus grands et plus petits puissent être employés. Les rouleaux de photogravure de dispositifs classiques d'application d'encre. peuvent être employés en tant qu'éléments de photogravure pour fabriquer l'élément d'impression par photogravure selon la présente invention. Ces rouleaux qui sont disponibles dans le commerce peuvent être pourvus de poches ou de rainures. Les rouleaux typiques ont 180 - 200 cellules pour 2,5 cm bien qu'ils puissent en avoir aussi peu que 120, ou présenter un nombre de cellules aussi élevé que 220. Le pas ou distance entre les parties hautes est approximativement 0,14 mm, et la profondeur des cellules est environ 0,1 mm.Des sources commerciales comprennent les sociétés dites Consolidated Engraving, Modem Engraving Machine Company et Pamarco. te rouleau peut être constitué de matieres classiques telles que de l'acier, du laiton, de l'acier ino xydable, du cuivre, du zinc ou une matière plastique, et les cellules fournies au rouleau par des procédés classiques. Par exemple, un rouleau peut être produit par photofabrication. Par ce procédé, un rouleau de laiton est revêtu par une couche de matériau photorésistant et une diapositive revêtue est étirée en travers du rouleau. Le matériau photorésistant est alors exposé, par exemple avec un arc au carbone, réglé à approximativement 10 cm de distance et concentré à travers une fente de 2,5 mm dans un masque, avec un temps d'exposition d'environ 4 minutes.Le matériau photorésistant peut être alors développé avec les matières appropriées suggérées par le fabricant du matériau photorésistant,# et attaqué avec une matière classique telle que du chlorure ferrique. Lorsqu'une longue durée d'utilisation n'est pas exigée, l'élément de photogravure peut être constitué d'une matière plastique telle qu'un polyester (produit dit Mylar), un polyacetate, un-polycarbonate, une polysulfone et analogues. Comme la#matière plastique est facilement déformée, les cellules peuvent être comprimées en un film flexible de la matière plastique. Le film de matière plastique peut être alors mis à adhérer à une plaque ou à un tambour. Les matières liquides convenant au remplissage des interstices d'un élément d'écran ou de photogravure comprennent des cires, et un grand nombre de monomeres polymérisables naturels et de polymères synthétiques qui ont une faible viscosité ou peuvent être amenés à avoir une faible viscosité. Il est seulement nécessaire que la matière soit suffisamment liquide, lorsqu'elle est ap pliquée à l'élément de photogravure, pour qu'elle remplisse les cellules ou les rainures, que la matière puisse être durcie de ma nière telle qu'elle soit imperméable au fluide d'impression employé, qu'elle ne puisse pas être dissoute par ce fluide d'impression, et que le liquide puisse être retiré des cellules ou des rainures par attraction électrostatique. Ainsi, on peut apprécier qu'on peut utiliser un grand nombre de matières. Les matières liquides qui peuvent être employées pour remplir les interstices de l'écran et des éléments de photogravure comprennent des matières qui sont durcissables à la température ambiante, ou à une température élevée, et qui peuvent être durcies ou cuites par refroidissement, par l'air ou par une certaine forme d'énergie de rayonnement, telle que la chaleur et la lumière ultraviolette. Des polymères photodurcissables qui peuvent etre cuits par la lumière sont particulièrement préférés, car il n'est pas nécessaire de régler la température de l'élément de photogravure. Le liquide particulier employé dépendra de la durée d'utilisation souhaitée de l'original d'impression, des substrats auxquels il doit être mis à adhérer et d'autres variables telles-que le prix de revient et la disponibilité. On peut utiliser des cires qui sont solides à la température ambiante et peuvent être rendues liquides à une température élevée. Des exemples à titre d'illustration comprennent : la cire d'abeille, la cire de carnauba, les cires paraffiniques et analogues. Des cires préférées sont celles fondant en dessous de 1000C et, de préférence encore, en dessous de 600C.- Des polymères liquides qui peuvent être employés pour remplir les interstices de l'écran ou de l'élément de photogravure comprennent des matières thermoplastiques à faible viscosité, des matières plastiques thermodurcissables, des résines thermodurcissables et des photopolymères.Des exemples de matières thermoplastiques convenables sont le polyéthylène, le polypropylène, des copolymères éthylène-acétate de vinyle, du polyéthylène modifié par du propylène, des polyacétals, des produits acryliques polymères, des terpolymères acrylonitrile-butadiène-styrène (ABS), le polystyrène, des produits cellulosiques, le produit dit shellac, un polyéther chloré, des produits chimiques fluorés, des polyamides (nylons), des polyimides,# des produits phénoxy et des produits vinyliques. Des exemples de matières thermoplastiques convenables sont des aminoplastes (résines urée-formaldéhyde, résine mélamine- formaldéhyde), des produits phénoliques, des produits époxydés, l'oxyde de diphényle, des polyuréthanes, du polyester, des phtalates de diallyle et des silicones. Des exemples de résines thermodurcissables sont les résines vinyliques, acryliques, alkydes, de polyurethane, de silicone, phénoliques et époxydées. Des monomères polymérisables peuvent être aussi employés pour remplir les interstices de l'écran ou de l'élément-de photogravure. Par exemple, des monomeres tels qu'un méthacrylate de méthyle, d'éthyle et de propyle, le styrène et la pivalolactone, peuvent être employés avec un initiateur. Des initiateurs qui peu vent être utilisés pour polymériser les monomères mentionnés pré cédemment (autres que la pivalolactone) comprennent des matières classiques telles que, par exemple, le peroxyde de benzoyle et l'azobis(isobutyronitrile). Un initiateur pour la pivalolactone est la triphénylphosphine. On peut em#ployer un certain nombre de matières et il est seulement nécessaire que l'initiateur ou le catalyseur soit soluble dans le monomère ou très finement dispersé. Des exemples de photopolymères convenables sont les résines cinnamiques d'alcool polyvinylique, de cellulose, d'amidon et la résine époxydée formée entre l'épichlorhydrine et le 4,4'isopropylidènediphénol. Des revêtements en polyméthacrylate et en polyamide peuvent être aussi employés lorsqutils sont mélangés avec des matières polymérisables photosensibles. L'écran ou l'élément de photogravure peut être rempli par des moyens classiques. Par exemple, il peut être immergé dans la matière liquide ou revêtu par barre de traction. Les matières thermoplastiques et les cires qui sont solides à la température ambiante peuvent être transformées en une masse à faible viscosité par la chaleur, afin de pouvoir les rendre électrostatiquement amovibles. Les polymères thermodurcissables sont liquides à la température ambiante ou en dessous de leur température de cuisson et les photopolymères sont liquides jusqu a ce qu'ils soient cuits, par exemple par la lumière ultraviolette. Les matières employées nse doivent pas contenir de quantité appréciable de solvant, afin que 11 évaporation n'entraîne pas la formation de poches acceptant l'encre, dans les zones ou aires non pourvues d'image. Si on le désire, un élément d'impression peut être préparé en remplissant les interstices de l'écran ou de l'élément#de photogravure, à température élevée, avec une cire ou une matière thermoplastique et en laissant la matière durcir par refroidissement. Lorsqu'on désire fournir une image sur l'écran ou l'élément de photogravure, la matière peut être ramollie par la chaleur afin de fluidiser cette matière pour permettre son enlèvement dans les zones d'image\ par attraction électrostatique. Pour empêcher l'enlèvement du fluide à partir d'un élément de photogravure dans les zones non pourvues d'image par suite de contact physique quand l'élément de photogravure et ltélélnent de formation d'im#age sont mis en contact, il est nécessaire que l'élément de photogravure soit raclé, après que les cellules ont été remplies et avant la formation d'image, avec une lame racleuse flexible, telle qu'un caoutchouc mou, du nylon ou du polyuréthane. De cette manière, le fluide est retiré des parties hautes et du sommet des cellules en dessous du plan de contact, si bien que, lorsque l'élément de p#hotogravure est mis en contact avec l'élément d'image, le fluide est retiré-de l'élément de photogravure seulement dans les cellules correspondant aux zones pourvues d'image par attraction électrostatique et non à partir des zones non pourvues d'image par contact physique. Après la formation d'image, le durcissement de la matière dans les zones non pourvues d'image et l'encrage de l'élément résultant d impression par photogravure, il est à nouveau nécessaire d'utiliser une lame racleuse flexible afin de retirer l'encre en dessous du plan de contact.Ceci est nécessaire parce que le rouleau de photogravure est pourvu de cellules à la fois dans les zones pourvues d'image et dans les zones non pourvues d'image, bien que les creux à image soient plus profonds. En conséquence, si une lame racleuse flexible n'était pas employée, l'élé- ment de photogravure n'imprimerait pas à partir des zones à image et des zones non'pourvues d'image. Pour imprimer à partir de l'été ment d'impression par photogravure, qui se compose de parties hautes et de parties creuses à la -fois dans les zones d'image et dans les zones sans image mais où les parties creuses sont plus profondes dans les zones d'image, il est nécessaire de racler avec une lame racleuse flexible pour retirer l'encre des parties creuses d'ombre dans les zones sans image, avant le transfert de l'image encrée à un élément récepteur.Un exemple de réalisation préféré consiste à charger le rouleau de photogravure, l'élément récepteur, ou les deux, afin de transférer l'encre par attraction electrostati que uniforme. Lorsque les parties creuses de l'élément d'impression par photogravure à image sont peu profondes et/ou que l'élément récepteur est constitué d'une matière élastique telle qu'un papier déformable, l'encre peut être transférée en pressant simplement l'élément récepteurdans les parties creuses encrées de l'élément d'impression par photogravure. Pour empêcher l'enlèvement de la matière liquide à partir d'un réseau d'écran (c'est-à-dire des- fils ou des lignes de l'écran) et à partir des interstices dans les zones ou aires non pourvues d'image par suite du contact physique lorsque l'écran et l'élément de formation d'image sont mis en contact et séparés, il peut être nécessaire que l'écran, après que les vides ont été remplis et avant la formation d'image, soit soumis à l'action d'une lame racleuse flexible, telle qu'un caoutchouc mou, du nylon ou un polyuréthane. De cette manière, le fluide est retiré des parties hautes et en dessous des plans de contact des interstices si bien que, lorsque l'écran est mis en contact avec l'élément de formation d'image et séparé de cet element, le liquide est retiré de l'écran par attraction électrostatique dans les zones chargées de l'image et non pas à partir des zones non chargées par contact physique. Que l'on exige ou non l'action d'une lame racleuse sur l'écran, cela dépend du procédé d'application de la matière liquide, de son aspect consistant et de son affinité pour le réseau d'écran. L'image électrostatique par laquelle le liquide-est retiré des interstices de l'écran ou de l'élément de photogravure peut être formée par des moyens classiques tels que la xérographie. Par ce procédé, l'image est formée sur un élément photorécepteur de formation d'image, tel qu'un original en papier d'oxyde de zinc ou un tambour de sélénium. Ensuite, l'image latente électrostatograp##iique sur l'élément pourvu d'image est mise en contact avec l'écran ou l'élément de photogravure en l'absence de lumière, et les deux élé- ments amènent le liquide à être retiré de l'écran ou de l'élément de photogravure dans les zones correspondant aux zones chargées. Le liquide restant sur l'écran ou sur l'élément de photogravure peut être alors durci par refroidissement, par la chaleur, par l'air, par la lumière ultraviolette ou analogues, le traitement particulier dépendant de la matière employée comme liquide. On peut former des images de sens positif ou de sens négatif. En plus des photorécepteurs mentionnés, on peut employer d'autres photorécepteurs classiques. Des photorécepteurs typiques comprennent des matières minérales telles que le sulfure de cadmium, le sulfoséléniure de cadmium, le sulfure mercurique, l'oxyde de plomb, le sulfure de plomb, le séléniure de cadmium et leurs mélanges dispersés dans un liant ou sous forme de couches homogènes. Des photorécepteurs organiques typiques comprennent des pigments tels que les quinacridones, les carboxanilides, les triazines et analo gues. Le photorécepteur contenant l'image latente électrostatographique peut être mis en contact directement avec l'écran ou l'élément de photogravure, ou bien l'image latente électrostatographique peut être d'abord transférée à une matière diélectrique, telle qu'un polyester dit Mylar, et la matière diélectrique mise en contact avec l'écran ou l'élément de photogravure.En outre, l'image électrostatographique peut être formée sans l'utilisation d'un photoconducteur en appliquant un stencil métallique sur un élément diélectrique, tel qu'un film de polyester, et la surface chargée selon la configuration dans le stencil. Le film chargé est mis en contact avec l'écran ou l'élément de photogravure séparé, et le fluide durci dans les zones sans image, tel que décrit précédemment. Lorsqu'on désire fabriquer une image positive à partir d'une image qui est de sens négatif, on peut charger et exposer un photoconducteur à un rayonnement électromagnétique activant pour fournir une image négative et polariser (charger) l'élément de photogravure à un potentiel qui est approximativement le même que celui existant dans les zones de l'image qui sont un potentiel supérieur, si bien que, lorsque les deux éléments sont mis en contact et séparés, les zones sans image sont développées pour fournir un élément d'impression par écran ou par photogravure avec une image qui est de sens positif. Des encres typiques et des équipements d'impression typiques peuvent être employés avec les élements d'impression par photogravure de la présente invention. Les encres typiques comprennent des encres du type caoutchouteux ou oléophile, ayant le composant de véhicule pour les pigments d'encre dérivant de diverses matières oléphiles, telles que des hydrocarbures aromatiques et aliphatiques, des vernis, des huiles siccatives, des laques et des résines du type solvant. On doit choisir une encre ou un fluide d'impression qui est compatible avec l'élément d'impression revêtu. Les matières liquides mais durcissables peuvent être retirées des interstices de l'écran ou de l'élément de photogravure et l'encre enlevée des interstices pour former l'élément d'impression par action capillaire, même si la viscosité est élevée, quand les éléments sont mis en contact avec l'élément de formation d'image et l'élément de récepteur, respectivement, pendant un temps relativement long. Cependant, on préfère que les matières liquides aient une viscosité et une résistivité suffisamment faibles pour qu'elles puissent être rapidement retirées en utilisant un champ électrostatique. Presque toutes les matières sont suffisamment conductrices pour qu'il soit seulement nécessaire d'avoir une résistivité inférieure à 1013 ohms/cm, et, pour les matières qui sont en dessous de cette conductibilité, on peut ajouter un électrolyte courant tel qu'un sel.De manière semblable, la viscosité n'est pas un paramètre critique et il est seulement nécessaire, pour avoir des résultats optima, que la matière liquide et l'encre puissent être sélectivement retirées par un champ électrostatique. L'élément d'impression par stencil pourvu d'image peut être fixé à une tireuse ou à un châssis classique, tel que du bois ou de l'acier, et l'écran placé contre un élément récepteur par des moyens classiques. Les exemples suivants serviront à illustrer la présente invention. Toutes les parties et tous les pourcentages dans les exemples et partout ailleurs dans la description et dans les revendications sont en poids, sauf indication contraire. EXEMPLE 1 Un rouleau en acier pour quadraphotogravure ayant un diamètre de 12 cm (dit Pamarco 200), ayant des parties hautes et des parties creuses à 200 lignes pour 2,5 cm, a été chauffé jusqu'à une température de plus de 520C au moyen d'un canon de chauffage dit Will Scientific Co et puis revêtu par une cire paraffinique liquide, à point de fusion de 50 - 520C (dit Bolar Chemîcal#413), et puis la cire raclée au moyen d'une lame racleuse en plastique pour enlever la cire en dessous du plan de contact. Un papier photorécepteur en oxyde de zinc (dit Bruning 2000) a été chargé par effet corona négatif et exposé à une diapositive positive en halogénure d'argent, en produisant une image latente électrostatographique de sens positif.Le papier chargé a été mis en contact à la main sur le rouleau de photogravure dans l'obscurité et puis séparé. A la lumière de la pièce, on a trouvé une image positive de cire sur le rouleau, se composant de poches vides et une image de cire correspondante a été observée sur le photorécepteur. On a laissé le rouleau de photogravure durcir à la température ambiante pendant 24 heures et puis l'encre a été appliquée par un produit d'addition de liquide goutte à goutte et l'excès d'encre retiré par lame racleuse, en dehors des parties creuses, avec une lame en plastique. Une feuille de papier photorécepteur en oxyde de zinc (dit Bruning 2000) a été uniformément chargée par effet corona négatif, mise en contact avec le rouleau et puis séparée. On a observé la reproduction de l'image d'origine sur le papier d'oxyde de zinc.L'encrage, l'enlèvement par lame racleuse et le transfert d'encre ont été répétés de nombreuses fois, l'image d'origine étant reproduite sur le papier revêtu d'oxyde de zinc. EXEMPLE 2 Le mode operatoire général de l'exemple 1 est répété, avec les exceptions suivantes. On combine un monomère polymérisable (43 grammes d'acrylate de dicosyle), à la température ambiante, avec 0,16 gramme de 2,2'-azobis(2-méthyl-propionitrile) dissous dans 10 cm3 de chlorure de méthylène, et le mélange est maintenu à la température ambiante pour faire évaporer le chlorure de méthylène. Ce. mélange est alors chauffé jusqu a 50 à 60 OC et revêtu sur un rouleau en acier pour quadraphotogravure dit Pamarco 655 Q. Le rouleau est raclé, mis en contact dans l'obscurité à 500C avec un papier d'oxyde de zinc, chargé et pourvu d'image, et puis séparé du papier. A la lumière de la pièce, une configuration d'image se composant de cellules vidées est observée sur le rouleau.Le rouleau est chauffé jusqu'à 900C pour polymériser le monomère dans les zones sans image et on laisse le rouleau refroidir jusqu'à la température ambiante. De l'encre est alors appliquée, suivi de raclage et mise en contact du rouleau avec des feuilles de papier pour transférer l'image encrée. EXEMPLE 3 Un élément de photogravure en acier est rempli par une cire par le mode opératoire de l'exemple 1. Un papier photorécepteur en oxyde de zinc est uniformément chargé par effet corona négatif et exposé à une image d'halogénure d'argent, de sens négatif. L'élément de~photogravure est polarisé négativement jusqu a approximativement le même potentiel de charge que celui existant dans les surfaces du papier photorécepteur à potentiel supérieur. L'élément de photogravure et le papier sont pressés ensemble par un rouleau à main dans l'obscurité et séparés. A la lumière de la pièce, on voit une image positive sur l'élément de photogravure. On laisse l1élé- ment de photogravure refroidir jusqu'à la température ambiante, et, de ce fait, la cire durcit.Après refroidissement, l'élément de photogravure est encré et comprimé, et les images transférées à un papier chargé uniformément d'une manière positive, en produisant ainsi des images de sens positif à partir d'une source négative. EXEMPLE 4 Un stencil a été préparé comme suit. Un écran en acier inoxydable, dont lbuverture des mailles est 0,177 x 0,177 mm (80 x 80 mesh), a été chauffé jusqu'à une température au-dessus de 500C à l'aide d'un canon de chaleur dit Will Scientific Company, et puis revêtu par une cire paraffinique liquide à point de fusion de 50 - 520C (produit dit Bolar Chemical tu1413) en plongeant l'écran dans la cire fondue. Un papier photorécepteur en oxyde de zinc (dit Brunning 2.000) a été. chargé par effet corona négatif et exposé à une diapositive positive en halogénure d'argent, en produisant une image latente électrostatographique de sens positif. Le papier chargé a été mis en contact à la main avec l'écran dans l'obscurité, et puis séparé.On a laissé l'écran refroidir jusqu'à la température ambiante pour durcir la cire. A la lumière de la pièce, on a trouvé une image positive de cire sur l'écran, se composant de vides ou de perforations dans la configuration d'image. L'écran a été alors placé sur une feuille de papier et un rouleau d'encre a été passé sur l'écran pour amener de force l'encre à travers les vides, et puis l'image a été reproduite sur le papier. L'étape d'impression a été répétée plusieurs fois et on a obtenu des tirages à bon contraste. EXEMPLE 5 Le mode opératoire de l'exemple l a été répété, mais avec les exceptions suivantes. La cire dans l'exemple 1 est rempla- cée par une gomme d'élastomère au silicone catalysé mais non cuit (30 % en poids de poly(diméthylsiloxane) dans le xylène, vendue par la société dite Dow Corning sous la désignation Silastic t 182 pour l'utilisation comme agent de libération pour le papier), et l'écran raclé avec une lame flexible. Après formation d'image, l'écran est placé dans un four pendant approximativement 2 heures à 1700C et la gomme de silicone durcie. On a obtenu des tirages à bon contraste d'image, en employant l'écran. L'appréciation de certaines des valeurs de mesures indiquées ci-dessus doit tenir compte du fait qu'elles proviennent de conversion d'unités anglo-saxonnes en unités métriques. La présente invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation qui viennent d'être décrits, elle est au contraire susceptible de variantes et de modifications qui apparaltront à l'homme de l'art. REVENDICATIONS l - Procédé de préparation d'un élément d'impression, caractérisé en ce qu'i-l consiste à mettre en contact un élément ayant une image électrostatique avec un élément ayant de multiples interstices, cet element ayant des interstices contenant, dans les interstices, une matière liquide durcissable, à séparer les éléments et, de ce fait, le liquide est retiré des interstices par attraction électrostatique dans les zones ou aires d'image chargées, et à durcir le liquide dans les zones ou aires non pourvues d'image pour former un élément d'impression. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément ayant de multiples interstices est un écran. 3 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément ayant de multiples interstices est un élément de photogravure ou d'électrogravure. 4 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément durcissable liquide est un silicone. 5 - Procédé de préparation d'un élément d'impression par photogravure, caractérisé en ce qu'il consiste à mettre en contact, en l'absence de lumière, un élément ayant une image électrostatographique latente avec un élément ayant de multiples cellules et contenant dans ces cellules, en dessous du plan de contact, une matrière liquide mais durcissable qui est imperméable au fluide d'impression, qui ne peut pas être dissoute par ce fluide et qui a une viscosité suffisamment faible pour permettre l'attraction électrostatique, à séparer les éléments et, de ce fait, le liquide est retiré des cellules par attraction électrostatique dans les zones ou aires chargées de l'image, et à durcir le liquide dans les zones non pourvues d'image, afin de former un élément d'impression par électrogravure pourvu d'image. 6 - Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'image sur l'élément d'image est formée par voie xérographique. 7 - Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'élément pourvu d'image comprend un papier photorécepteur en oxyde de zinc. 8 - Procédé d'impression, caractérisé en ce qu'il consiste à encrer un élément d'impression par photogravure, comprenant des parties hautes et des parties creuses dans les zones d'image et sans image, où les parties creuses dans les zones sans image sont suffisamment peu profondes pour que l'encre, qui y est déposée, puisse être retirée avec une lame racleuse flexible et les parties creuses dans les zones pourvues d'image sont suffisamment profondes pour que l'encre qui y est déposée ne puisse pas être retirée par une lame racleuse flexible, à racler I'élément de photogravure avec une lame racleuse flexible pour retirer l'encre dans les parties creuses des zones sans image, et à mettre en contact l'élé- ment de photogravure avec un élément récepteur pour transférer l'image encrée. 9 - Procédé selon la-revendication 8, caractérisé en ce que l'élément d'impression par photogravure est polarisé pour aider à transférer l'encre à 11 élément récepteur. 10 - Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'élément d'image contient une image qui est de sens négatif tel'élément de photogravure a été polarisé à un potentiel qui est approximativement le même que celui existant dans les zones de l'élément d'image qui sont à potentiel supérieur si bien que, lorsque les éléments sont séparés, on fournit une image sur l'élément d'impression qui est de sens positif. Il - Procédé selon la revendication 8 ou la revendication 9, caractérisé en ce que l'élément récepteur est polarisé. 12 - Procédé de préparation d'un stencil, caractérisé en ce qu'il consiste à prévoir un écran convenable, à revêtir les vides de cet écran avec une matière liquide mais durcissable qui est imperméable à un fluide d'impression, qui ne peut pas être dissoute par ce fluide et qui a une viscosité et une conductibilité suffisantes pour permettre un enlèvement par attraction électrostatique, à mettre en contact écran revêtu, en l'absence de lumière avec un élément ayant une image latente électrostatographique, à séparer les éléments et, de ce fait, le liquide est retiré de l'écran par attraction électrostatique dans les zones chargées de l'image pour fournir des vides dans une configuration par image, et à durcir le liquide dans les zones non chargées pour former un stencil pourvu d'image. 13 - Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce-que les vides de l'écran sont revêtus par un silicone. 14 - Procédé selon la revendication 12, caractérisé#en ce que l'image sur l'élément d'image est formée par voie xérographique. 15 - Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que l'élément d'image comprend un papier photorécepteur en oxyde de zinc. 16 - Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que l'écran est un écran à mailles. 17 - Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que écran est formé d'acier inoxydable. 18 - Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que l'écran a une dimension de mailles comprise entre 0,250 mm et 0,044 mm (60 à 325 mesh). 19 - Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que l'écran a une dimension de mailles comprise entre 0,149 mm et 0,058 mm (100 à 250 mesh). 20 - Procédé d'impression, caractérisé en ce qu'il consiste à prévoir un écran convenable, à revêtir les vides de l'écran par une matière liquide mais durcissable, qui est imperméable à un fluide d'impression, qui ne peut pas être dissoute par ce fluide et qui a une viscosité et une conductibilité suffisantes pour permettre l'enlèvement par attraction électrostatique, à mettre en contact cet écran revêtu, en l'absence de lumière, avec unélément ayant une image latente électrostatographique, à séparer les éléments et, de ce fait, le liquide est retiré da l'écran par attraction électrostatique dans les zones de charge de l'image afin de fournir des vides dans une configuration par image, à durcir le liquide dans les zones non pourvues d'image pour former un stencil à image, à mettre en contact le stencil résultant avec un elément récepteur d'image, et à faire passer de l'encre à travers ces vides pour former ainsi une image encrée sur l'élément récepteur. 21 - Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que 11 écran est revêtu par la matière liquide et raclé avec une lame flexible pour retirer le liquide du plan de contact si bien que, lorsque l'écran est mis en contact avec l'élément de charge et séparé de cet élément, le liquide est retiré de l'écran seulement par attraction électrostatique. 22 - Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que l'élément d'image latente électrostatographique contient une image qui est de sens négatif et l'écran est polarisé à un potentiel qui est approximativement le même que celui existant dans les zones de l'élément d'image qui sont à un potentiel supérieur si bien que, lorsque les éléments sont séparés, une image est fournie, qui est de sens positif. 23 - Procédé selon la revendication 20, caractérisé en ce que l'écran est revêtu par la matière liquide et raclé par une lame flexible pour retirer le liquide à partir du plan de contact si bien que, lorsque l'écran est mis en contact avec l'élément d'image et en est séparé, le liquide est retiré de l'écran seulement par attraction électrostatique. 24 - Elément d'impression par photogravure, caractérisé en ce qu'il comprend des parties hautes et des parties creuses dans les zones ou aires à image et sans image, les parties creuses étant plus profondes dans les zones à image. 25 - Elément d'impression, caractérisé en ce qu'il comprend des parties hautes et des parties creuses à la fois dans les zones d'image et sans image, où les parties creuses dans les zones non pourvues d'image sont suffisamment peu profondes pour qu'une lame racleuse flexible puisse retirer sensiblement toute l'encre déposée dedans, et les parties creuses dans les zones pourvues d'image sont suffisamment profondes pour qu'une lame racleuse flexible ne puisse pas retirer sensiblement la totalité de l'encre qui y est déposée. 26 - Elément d'impression par photogravure, caractérisé en ce qu'il comprend des parties hautes et des parties creuses dans les zones à image et sans image, où il y a 180 à 220 parties creuses pour 2,5 cm. 27 - Elément d'impression par photogravure, caractérisé en ce qu'il comprend des parties hautes et des parties creuses dans les zones à image et sans image, ou il y a de 180 à 200 parties creuses pour 2,5 mm. 28 - Elément selon l'une quelconque des revendications 24 à 27, caractérisé en ce qu'il est de forme cylindrique. 29 - Elément d'impression par photogravure non pourvu d'image, caractérisé en ce qu'il comprend des parties hautes et des parties creuses, où les parties creuses contiennent, en dessous du plan de contact, une matière qui peut être liquéfiée et une par tie retirée pour former l'image et le restant durci pour permettre l'impression à partir de l'élément pourvu d'image. 30 - Elément d'impression selon la revendication 29, ca ractérisé en ce que les parties hautes et les parties creuses sont formées à partir d'un métal et les parties creuses contiennent une matière thermoplastique.