La présente invention se rapporte au traitement des eaux industriellXs-usées contenant du chrome, par exemple sous forme d'acide chromique, de chromates métalliques etc ... De tels effluents contenant des composés chromés ne peuvent plus être directement dEver- sés dans les égouts, rivieres ou ruisseaux en raison de la réglemen- tation Imposée par les responsables de ltenvironnement. Par ailleurs, le chrome est un métal cher et il est souhaitable du point de vue économique de récupérer des solutions traitées et les sels de ce métal.On recherche depuis longtemps un procédé economique conduisant non seulement à la séparation du chrome des effluents mais aussi à sa récupération efficace. Une méthode connue pour ltépuration des eaux industrielles usées contenant des composés de chrome comprend une réduction de l'ion chromique à l'aide de dioxyde de soufre, de bisulfite ou autres, suivie de la précipitation du chrome à l'aide d'une base telle que chaux ou autre matière analogue. Le chrome précipité est ensuite filtré. Une autre méthode connue comprend une précipitation du chrome par du barium en milieu aqueux acide en utilisant un acide fort, suivie d'une filtration pour séparer le chrome précipité. Ce dernier procédé opérant la précipitation directe du chrome, est non seulement plus coûteux que le procédé combinant une réduction au dioxyde de soufre et une précipitation à la chaux, mais il pose un problème supplémentaire concernant ltévaeuation du baryum des effluents avant leur déversement. L'application du procédé comportant une précipitation au baryum conduit à l'accumulation de concentrations élevées inacceptables en baryum dans les effluents, dont l'évacuation dans les égouts, rivières, ruisseaux et autres, nécessite au préalable une épuration. Be brevet américain n 3371034 au nom de RICHARDS a pour objet un procédé de précipitation directe utilisant du carbonate de baryum en solution aqueuse acidifiée à l'aide d'acide fort tel que l'acide nitrique ou chlorhydrique ou leurs sels. On rencontre au cours de ces procédés es difficultés pour séparer les composés solides de chrome des effluents comportant l'emploi å'un ou plusieurs bacs de décan tation, dont on évite l'utilisation dans le procédé conforme à la présente invention. La présente invention a pour objet un procédé pour la séparation et la récupdration du chrome à partir des eaus usées sous forme d'acide chromique et/ou de chromates métalliques par precipi- tation directe du chrome à l'aide de carbonate de baryum en solution aqueuse acidifiée par un composé acétique tel que ltacide acétique glacial à un pH acide compris de préférence entre 4,5 et 4,7 et par filtration des composés de chrome précipités sur des matériaux filtrants résistants ax acides pour des valeurs de pH comprises entre 2 et 6 environ et dont les dimensions de pores sont comprises de préférence entre 2 et 4 microns. De préférence, le rapport pondéral de carbonate de baryum et de composés de chrome contenus dans les eaux usées est de 2:1, le rapport pondéral de carbonate de baryum et d'acide acétique est de préférence 3 : 1. Le carbon de baryum et l'acide acétique sont mélangés en milieu aqueux soit préalablement à leur introduction dans les effluents contenant du chrome soit préalablement à l'addition des effluents contenant du chrome au mélange ainsi fratchement préparé de carbonate de baryum et d'acide acétique. Par conséquent, le but de la présente invention est un procédé intéressant du point de vue écologique et du point de vue économique pour séparer et récupérer le chrome à partir de solutions industrielles usées grtee à ltemploi, à titre d'agents de traitement,-du carbonate de barYum et d'acide acétique. D'autres caractérisatiques et avantages découlant de l'inven- tion pourront apparaître à la lumière de la description qui suit et du dessin illu trant à titre d'exemple non limitatif un moae particulier de réalisation du procédé selon l'invention. La figure unique représente un schéma illustrant le procédé selon l'invention pour le traitement des eaux usées ou de rinçage contenant du chrome. Dans les phases finales du procédé de chromage, les pièces chromées subissent un lavage et rinçage dans un ou plusieurs bacs, dont le dernier est habituellement un bae de rinçage à chaud. Les pièces sont rincées dans le bac 1 au moyen d'une solution dans laquelle s'accumulent les ions de chrome susceptibles de contaminer l'environement. On évacue les eaux oontaminées d'un ou de plusieurs bacs i travers la conduite 2 ou par écoulement libre du bac de rinçage vers le traitement 3.L'effluent de rinçage est ensuite traits dans le bac de traitement avee du carbonate de baryum et un composé acétique introduit en 3, en proportion appropriee par rapport b la quantité de chrome présent dans les eaut eontaminées, selon la direction de la flèche identiquée sur le dessin. Le bac de traitement 3 est muni d'un dispositif d'agitation classique, de préférence à air, et la solution agitée dans le bae de traitement eat envoyée par La conduite 4 vers un filtre 5 dont les pores ont dea dimensions comprises entre 2 et 4 mierons. S'il s'avère nécessaire de poursuivre le traitement, l'effluent filtré passe par la conduite 6 dans un bac supplémentaire de maintien 7 ou bac contenant un système de filtration incorporé où lton aJoute par une conduite de L'avide sulfurique ou autre réactif pour prdoSpiter les traces de baryum, par exemple sous forme de sulfate de baryum, comme indiqu par la flèche. L'effluent résultant passe par la conduite 8 sers un filtre 9 dont les dimensions de pores-sont comprises entre 1 à 3 microns, pour séparer le sulfate de baryum formé. On peut directement rejeter le filtrat dans les égouts, rivières ou ruisseaux par la conduite 10 ou on peut alimenter en continu le bac de rinçage initial en faisant recycler lteffluent par la conduite 11* La miss en oeuvre du procédé selon l'invention nécessite un contr8le rigoureux concernant le carbonate de baryum et le compost acétique tel que l'acide acétique dans un domaine déterminé de valeurs de pH pour réaliser une précipitatíon directe des composés de chrome du type que l'on rencontre dans les eaux usées industrielles, par exemple dans les solutions de rinçage des installations de chro- mage ou revêtement par immersion pour séparer de ces effluents les ions chrome et autres constituants de métaux lourds sous forme de précipités faciles à séparer, lequel précipité contenant pratiquement la totalité des ions chrome et d'autres ions métaliques présents dans l'effluent par exemple du-bac de rinçage consécutif au chromage sous forme de chrome, acide chromique, chromates de chrome et autres chromates métalliques. Le but du procédé de l'invention est non seulment de séparer des composés de chrome, mais aussi de les récupérer et de les rége- nérer sous une forme dans laquelle ils sont directement rdutilisables pour le chromage ou pour obtenir un revêtement par immersion Be procédé selon l'invention permet la prdoSpitation directe du chrome à partir des eaux usées-soit par un procédé intermittent, soit par un procédé continu de façon à éviter la présence de concentrations élevées et indésirables du baryum résiduel dans les effluents et à réaliser la préeipitation de la totalité du chrome prisent dans les solutions usées. Le baryum résiduel éventulellement restant en solution, peut être facilement éliminé par addition d'acide sulfu- rique suivie de filtration, opérant ainsi simultanément une eonver- sion du baryum soluble en une forme insoluble de baryum (sulfate de baryum - Ba SO4) et celle du chromate de baryum en acide chromique pour sa réutilisation dans le procédé de chromage. Le baryum prdoi- pité est ensuite filtré des effluents résultants au moyen d'un mat6- riau de filtration résistant aux acides ayant de pr4Sérenee une dimension de pores comprise entre 1 et 3 microns.Pour indisolubiliser le baryum résiduaire, le pH de la solution doit être augmenté A l'aide d t une base, par exemple de l'mmoniaque, de la soude eto, à un pH d'environ 6,5 avant de recycler les filtrats vers les bacs de chromage ou d'immersion ou avant de les rejeter dans le réseau local d'égouts. Le procédé selon l'invention, bien qu'il exige un ajusetement des parambtres concernant la concentration de carbonate de baryum utilisé par rapport à la teneur en composés de chrome ainsi qu'un ajustement des proportions pondérales de carbonate de baryum et d'acide acétique et du pH auquel s'effectue la précipitation directe, présente une combinaison extraordinairement favorable des avantages considérables qui, à la connaissance de ltauteur, ne possède aucun autre procédé de séparation et de récupération de chrome. Ces avantages sont les suivants : Le procédé permet une pr4- cipitation directe, séparation et réeupération de pratiquement tout le chrome présent dans les effluents aqueux. Au cours de la récupération N ne se forme pas de boues, de façon que toute l'opération de séparation et de récupération peut se dérouler sans le colms- tage des filtres et sans la nécessité de disposer des bacs secondaires ou de décantation.Le procédé selon l'invention permet done une séparation rapide et adéquate de chrome au moyen de la filtration ainsi qu'une présipitation en une seule étape et ltélimination de tout le baryum résiduaire ou de son excès qui reste présent après la séparation du chrome. Le procédé permet de traiter les eaux usées, ctest-å-dire d'effectuer la séparation et la récupération du chrome à partir d'effluents aqueux, quel que soit leur concentration en chrome et quel que soit leur volume. De ce fait, le procédé est applicable à toute sorte de solutions usées et milieux aqueux. Le procédé se prote bien à une séparation et récupération en continu avec recyclage du chrome pour sa rdutilisation dans une installation de ohromage, puisque la précipitation, filtration et séparation du chrome (et du baryum) ne nécessite ni délai, ni d'appareillage complémentaire tel que bacs de stockage ou de décantation. La présente invention offre ainsi un procédé à la fois économique et bénéfique pour l'environement, de séparation et de récupération de composés de chrome à partir des solutions industrielles usées. Avant d'ajouter du carbonate de baryum et de l'acide acétique aux eaux usées contenant du chrome par l'intermédiaire de la conduite 2 débouchant dans le bac de traitement 3 ? il est ndees- saire de déterminer la quantité de chrome présente dans les eaux industrielles usées. La raison en est de savoir combien on doit ajouter de carbonate de baryum et d ' acide acétique. Une analyse de la soLution contenant le chrome permet de eonnattre la teneur en chrome présent. Connaissant cette teneur on mélange du carbonate de bazyu avee de l'acide acétique, on verse immédiatement le mé lange ainsi formé aux solutions contenant du chrome se trouvant dans le bac de traitement 5 et on agite vigoureusement avant et pendant la filtration. L'effluent ainsi traite est soutiré du bac de traitement 3 par la conduite 4 et introduit dans le filtre 5. La proportion employée de carbonate de baryum doit ddpendre de la quantité de chrome présent et varie de 1,5 à 3 7 5 parties en poids de carbonate de baryum par partie en poids de chrome. Habituellement la proportion utilisée de carbonate de baryum au chrome présent se situe entre 1,8:1 et 2,2:1. Comme indiqué ci-dessus, la proportion en poids de carbonate de baryum par rapport au chrome présent est de préférence égale à environ 2,0:1.Par ailleurs, le rapport pondéral de carbonate de baryum à l'acide acétique (de préférence l'acide acétique glacial) se situe entre 2 :-1 et 4 : 1 et il est de préf4- renée égal à 3 : 1. Be pH de solutions de traitement des effluents contenant du chrome se situe au cours de la préeipitation du chrome entre environ 3,0 et 6,0. Normalement le pH de ces solutions varie entre environ 4,2 à 5,0, et il est situé de préférence entre 4,5 et 4,7. Be pH optimal stabilisé est d'environ 4,6 et il convient à l'application du procédé selon l'invention à la majeure partie des eaux usées contenant du chrome. De nombreux matériaux filtrants résistants aux acides (dans les limites de pH compris entre 2 et 5) peuvent être employés dans le dispositif de filtration 5 pour une filtration des composés de chrome-préeipités à partir de solutions usées, toutefois la préférence est donnée aux matières plastiques synthéthiques organiques et fibreuses, telles que polyesters, polyamides, polyéthylènes ete, et notamment aux filtres en fibres de polyester connus sous la dénomination Dacron. De tels filtres doivent avoir une dimension de pores située entre environ 0,5 et 6 microns et de préférence entre 2 et 4 microns. Be baryum résiduaire présent dans les solutions usées traitées en excès par rapport à la réglementation en vigueur con- cernant ltenvironnement, peut être aisément éliminé par l'addition d'acide sulfurique aux eaux usées suivie de filtration sur un filtre fin résistant aux acides dont la dimension des pores se situe entre environ i et 3 microns. L'addition d'acide sulfurique conduit aussi à la conversion du chrome précipité à l'état tel qu'il puisse être directement réutilisé comme acide chromique dans les installations industrielles de chroxage. De gurcroStt les eaux usées résultantes peuvent être réutilisées pour le chromage après la séparation et la filtration du bary.us. Tenant compte de dispossitions d'ergout, son pH toutefois doit être augmenté au moyen d'une substance basique telle que l'ammo niaque, la soude ete, à un pH d'environ 6 h 7, par exemple-habituel- lement entre 6,5 et 7. Bien que non indispeneable, le pH peut être élevé de cette façon avant le recyclage des effluents usés dans les bacs de chromage. Pour favoriser un contact Intime entre les composés de chrome présents dans les solution3 industrielles usées et les agents aqueux de traitement contenant du carbonate de baryum et de L'avide acétique, il est recommandé d'agiter vigoureusement les solutions, par exemple au moyen d'une agitation à air, agitation mécanique, manuelle ou autre moyen adéquat.Les solutions ainsi mises en contact et ayant réagi peuvent être immddiatement filtrées sur un matériel filtrant réssistant aux acides, par exemple aur un filtre en fibres de polyester Dacron dont la dimension des pores est de prSfdrence entre 2 et 4 microns. Un autre avantage du procédé selon l'invention réside dans le fait que la totalité des-eaut usées peut être recyclée et réutilisée de façon continue en tant que eau de rinçage dans le procédé de ehro- mage et que tout le chrome peut être récupéré sous forme d'acide chromique i l'état relativement pur. En faisant varier la eoneentration d'acide acétique utilisé au cours de la précipitation des eomposée de chrome, on doit veiller à éviter un excès d'acide acétique. Un excès d'acide acétique peut en effet conduire à une réaction dRiieiente avec le chrome présent donnant lieu à la formation de l'acétate de chrome, qui représente une forme soluble du chrome. On admet tomme hypothèse que pui-sque ltélectrolyte faible conduit les ions, savoir l'acid acétique, sa fonction au cours du procédé de séparation du chrome et de précipi- tation est critique par rapport au phénomène de conversion de carbonate de baryum soluble en chromate de baryum insoluble, C'est ainsi que r on évite la nécessité d'attaquer chimiquement des impuretés métalliques et autres qui peuvent précipiter ensemble avec le chrome, puisque l'acide faible n'a pas d'effet défavorable i leur encontre c'est-i-dire il ne les convertit pas à ltétat d'acdtate soluble. De cette façon, d'autres métaux(présents sous forme de chromnates) sont également arrêtés sur le filtre et rendus suffissmment insolu- bles pour permettre leur élimination par filtration sur des matériaux filtrants dont la dimension de pores est de 2 à 4 microns. La pratique du procédé de ltinvention enceigne qu'ensiron 10 de baryum ajouté pour précipiter le chrome se retrouve danz le filtrat sous forme d'acétate soluble de baryum.Comme indiqué oi-dessus, on peut le séparer en faisant passer la solution filtrée à travers la conduite 6 dans le bac de traitement de baryum 7, dans lequel on verse de l'aoid-e sulfurique pour former du sulfate insolubLe de baryum, que l'on peut filtrer en faisant passer l'effluent par la conduite 8 dans le dispositif de filtration 9 contenant un filtre en fibres résistant aux acides du type décrit précédement mais dont les dimensions de pores sont d'environ 1 à 3 microns. L'eau claire filtrée peut ensuite être recyclée diretement ou rejetée. Il eat toutefois préférable, comme cela a été dit, d'augmenter le pH de l'effluent à un pH d'environ 6,5 à 7 par addition de soude caustique ou autre. ExemPle I s 255g de chrome pur et dissous sous forme d'acide chromique liquide ont été ajoutés i environ 761 d'eau contenue dans un réser- -voir en plastique pour reconstituer artifioiellement la composition de l'effluent de liquide usé à concentration connue en composés solubles de chrome. Dans un récipient en plastique séparé, on a introduit 510g de ear- bonate de baryum dans environ 0,951 d'eau. Ensuite on a ajouté 170g d'acide acétique glacial et la totalité de la solution de traitement ainsi préparée a été versée dans le réservoir rempli de 761 d'eau contenant du chrome et on a ajouté le mélange. Le pH a été ajusté à environ 4w6 par addition de 170g d'smmoniaque. On a poursuivi l'agitation et on a filtré en faisant passer l'effluent sur un filtre en fibres de Dacron ayant des pores de 2 à 4 microns. Après avoir passé sur le filtre environ 22,71 de la solution conte nant du chrome, on a prélevé un échantillon de 25 cm3 pour analyser la teneur en chrome. Un deuxième échantillon a été prélevé après filtration d'environ 45,41 de solution, puis un troisième échantillon après le passage sur le filtre du restant de la solution mesurant environ 3,81. Bes trois échantillons ont été soumis à la détermination de leurs teneurs en chrome dont les résultats sont indiqués ci-après. Bes analyses ont été effectuées à l'aide d'un appareil d'analyse "Spectronic 202', fabriqué par Bausch et Lomb, en utilisant un montage photoélectrique de 545mm (pour mesurer la teneur en chrome) et en employant des tubes d'essai de 25,4mm. Tableau I Echantillon Mesure lue * % en poids de chrome 1er 100 0 2ème 97 0,012 3ème 100 ~ * 100 : signifie l'absence de chrome ExemPle II : On a opéré comme dans l'exemple I en utilisant 761 de solution usée provenant de la précipitation, de la filtration et de la séparation du chrome selon le mode opératoire indiqué dans l'exemple I, laquelle solution a été versée dans un tonneau de capacité appropriée. Ensuite 255g de chrome pur et dissous a étd ajouté à cette eau avee une addition simultanée de 510g de carbonate de baryum, 170g d'acide acétique et 170g d'ammoniaque, puis on a agité le milieu. Trois échantillons ont été prélevés, séparément de la façon indiquée dans ltexemple I. Dans chaque récipient conte- nant ltéchantillon on a ajouté environ 15 cm) d'acide sulfurique pour séparer le baryum résiduel restant dans la solution après fil- tration qui a permis d'éliminer le précipité de chromate de baryum. On a constaté que le précipité formé consistant en sulfate de baryum insoluble et pratiquement tout le baryum présent se sépare de la solution et se dépose au fond de chaque récipient. On a augmenté le pH de chaque filtrat acidifié à l'acide sulfurique d'environ 3 à 5 à un pH d'environ 6,5 par addition goutte à goutte d'une solution d'ammoniaque de façon à ne pas dépasser le seuil de 6,5. Bes éehan- tillons d'essais ont été soumis à l'analyse, comme dans l'exemple I, dont les résultats figurent sur le tableau suivant :: Tableau II --- -~Y-"-" Echantillon Mesure lue % en poids de chrome 4ème 98 0,06 5ème 100 0 6ème 100 0 Exemple III : Conformément aux méthodes exposées dans les exemples 1 et II, 340g d'acide chromique ont été ajoutés à 761 d'eau pour upe recons titution artifieielle d'eau usde provenant du procédé de chromage. Dans un récipient séparé, on a dissous 680g de carbonate de baryum dans 946cm3 d'eau Ensuite, on a versé 226,8g d'acide acétique glacial dans 473 cm3 d'eau. On a observé un dégagement gazeux. Le liquide de traitement contenant du carbonate de baryum et de l'acide acétique a été mélangé avec le liquide contenant du chrome préparé auparavant et le mélange a été agité vigoureusement. On a mesuré, après l'agitation poursuivie pendant 10 minutes, le ph qui se situait entre 4,5 et 4,7. On n'a pas ajouté d'ammoniaque puisque le pH avait déjà la valeur désirée.On a filtré le mélange en poursuivant l'agi- tation sur un filtre en Dacron dont la dimension des pores était de 2 à 4 microns. Apres que 761 ont été filtrés, on a prélevé un échan- tillon d'essai. Le second échantillon a été prélevé après filtration de 381 environ, etle dernier échantillon après filtration d'environ 64,31. Bes échantillons ont été analysés selon la méthode exposée dans ltexemple I et les résultats suivants ont été obtenus : Tableau III Behantillon Messure lue % de poids de chrome 1er 98 0,012 2ème 100 0 3ème 100 0 Exemple IV: Cet exemple Torte sur ltutilisation de L'eau usée contaminée par le chrome provenant du procédé de chromage E-35-Z Udylite. Les résultats d'analyse ont permis de constater la présance de 156g environ de chrome dans un dhantillon de 18,91. Le liquide de traitement a été préparé en mélangeant 312g de carbonate de baryum avec 473 cm3 d'eau. Ensuite on a ajouté à ce milieu 114g d'acide acétique et le mélange total a été versé à l'eau usée contenant du chrome (environ 18,9 litres). L'ensemble a été agit pendant deut å trois minutes et le pH constaté était de 4,5-4,6 environ. L'addition d'ammoniaque était superlue, car le pH avait la valeur souhaitée pour la conduite du procédé. Tout en poursuivant l'agitation, on a procédé à la filtration du mélange eaux usées au chrome - liquide de traitement. Be premier échan- sillon a ét prélevé après filtration de 1891 d'eau sur le filtre en Dacron dont la dimeneion des pores était de 2 à 4 microns. Un second échantillon a été prélevé après filtration d'environ 7,61, un troisième échantillon après qu'il ne restait 15,1 l et finalement un quatrième échantillon après qu'il ne restait plus que 1,891 pour être filtré. Ces échantillons ont été analysés selon la méthode exposée dans l'exemple I et les résultats obtenus sont résumés dans le tableau suivant Tableau IV Echantillon Mesure lue % en poids de chrome ler 100 0 2ae 100 0 3ème 100 0 4èms 100 0 On remarquera qu'aucune addition d'ammoniaque n'a été faite dans le procédé de l'exemple IV pour élever le pH au-dessus de la valeur du pH de la solution obtenue normalement au cours du procddd. Ceci a été le cas en raison du fait que les substances de traitement utilisées ainsi que leurs coneentrations et taux en poids pratiqués, étaient tels que le pH atteint d'environ 4,6 était déjà celui qu'il est recommandé de maintenir de préférence au cours du procédé selon l'invention. Bien qu'un tel cas caractérise l'application du procédé aus solutions usées provenant du chromage industriel, il indique aussi que dans de nombreux autres eas un très faible ajustement du pH peut être nééssaire. Un tel aspects intéressant du procédé selon l'invention est le changement de oolosaeion gui se produit dant les solutions usées eon- tenant du chrome pendant la precipitation au moyen de liquide de traitenebt de carbonate de baryum et d'acide acétique et apris la filtration du chrome.L'effluent usé contenant du chrome en prove- nance de bacs de revêtement au chrome ou d'immersiont que l'on envoie dans le bac de traitement, possède une coloration rouge sale ou trou- ble. Cette eoloration vire brusquement au Jaune citron au contact de la liqueur de traitement de carbonate de baryum et d'acide acétique de aoncentrations spéciffiées ci-dessus, ce qui indique la formation de chromate de baryum insoluble. Au cours dela filtration, ce précipité jaune se sépare sur le filtre et le filtrat résultant est de couleur claire et transparent tomme l'eau. REVENDICATIONS 1. Procédé de séparation et de récupération du chrome contenu dans les effluents aqueux comprenant le traitement de ces effluents avee un composé de baryum en milieu acide pour précipiter des composés de chrome et la séparation par filtration de ces derniers, caractérisé en ce que lton traite lesdits effluents avec du carbonate de baryum et un composé acétique en milieu aqueux dont le pH est inférieur à Ç, le rapport en poids du carbonate de b ryum par rapport au chrome présent pouvant varier entre 1,5 et 3,5 et celui du carbonate de baryum au composé acétique entre 2 et 4, on filtre les eomposés précipités de chrome dans un premier matériau filtrant résistant aux acides, on réeupère le chrome ainsi séparé, on élimine le baryum présent dans le filtrat en l'aditionnant d'acide sulfurique qui fait précipiter le baryum sous forme de sulfate de baryum insoluble et en faisant passer l'effluent ainsi traité à l'acide sulfurique sur un deuxième matériau filtrant pour séparer le sulfate de baryum insoluble formé, et on recueille lteffluent ayant été filtré pour la réutilisation de son contenu en chrome dans un procédé de chromage. 2. Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que le composé acétique est de l'acide acétique. 3. Procédé conforme à la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'on agite vigoureusement lteffluent contenant du chrome et le milieu aqueux de carbonate de baryum et d'acide acétique. 4. Procédé conforme à la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le pH au moment de la mise en contact du milieu aqueux de carbonate de baryum et d'acide acétique et de~l'effluent contenant du chrome est compris entre 4,2 et 5,0. 5. Procédé conforme à la revendication 4, caractérisé en ce quele rapport en poids du carbonate de baryum relativement au chrome présent est d'environ 1,8 à 2,2 et celui du carbonate de baryum relativement à l'acide acétique d'environ 30 6. Procédé conforme à la revendication 5, caractèrisè en ce que le rapport en poids du carbonate de baryum relativement au chrome présent est d'environ 2 et le pH de lteffluent contenant du chrome et du milieu aqueux de carbonate de baryum et d ' acide acétique se situe entre 4,5 et 4,7 environ. 7. Procéda conforme i l'une des revendioations 1 à 6, caractérisé en ce que ledit premier matériau filtrant résistant aux acides est en fibres de polyester dont les dimensions de pores varient de 2 à 4 microns. 8. Procédé conforme à l'une des revendications 1 à6, caractèrisè en ce que ledit deuxième matériau filtrant résistant aux acides possède des pores dont les-dImensiolu varient entre 1 et 3 microns. 9. Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que l'effluent d'eau usde provenant du premier filtre résistant aux acides est traité à l'acide sulfurique pour précipiter tout le baryum présent sous forme de sulfate de-baryum, que lton sépare au moyen d'un deuxième filtre résistant aux acides, l'effluent résultant étant rdutilisé dans un procédé de ohromage. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'on augmente le pH de l'effluent d'eau usée à une valeur comprise entre 6 et 7 environ préalablement i sa réutilisation.