La présente invention concerne l'hydrolyse d'amidon en lévulose, notamment une hydrolyse reposant entièrement sur l'action enzymes. L'amidon est un glucide polymère de très haut poids moléculaire. Ses motifs monomères sont désignés par le terme "anhydroglucose", et l'hydrolyse totale de l'amidon donne le dextrose. Ce dernier peut,quant à lui, prendre la forme de lévulose par isomérisation catalysée par une base alcaline cu un enzyme. La catalyse enzymatique revit à l'heure actuelle une importance croissante à cause des améliorations récentes apportées à l'hydrolyse du dextrose en lévulose par ce type de catalyse. Le saccharose est, de beaucoup, le "sucre" le plus communément consommé dans le monde. C'est ce que l'on appelle ordinairement le sucre de table. Il s'agit d'un produit remarquablement stable dont la saveur sucrée est très prononcée. Toutefois, il ntest pas entièrement dépourvu de défauts, parce qu'il tend à cristalliser lorsqu'il est très concentré,au détriment de la texture et de l'aspect des produits alimentaires qui le renferment. De plus, certains trouvent que sa saveur sucrée manque d'intensité et de richesse. On utilise aussi le dextrose, mais il n'a pas le haut degré de sucrosité qui caractérise le saccharose. On estime, en général, que la saveur sucrée du dextrose est égale à environ 60-80 % de celle du saccharose, et le prix auquel le dextrose est vendu est donc inférieur à celui du saccharose dans la meme proportion. Comme le saccharose, le dextrose tend aisément à cristalliser. Par "contre, le lévulose cst encore plus sucré que le saccharose et il n'a pas cette tendance fâcheuse à cristalliser aisément. Malheureusement, le lévulose n'existe pas en grandes quantités à l'état naturel et, jusqu'à présent, sa préparation a été difficile. Il est depuis longtemps connu de le préparer à partir de saccharose par hydrolyse à l'acide chlorhydrique ou par hydrolyse enzymatique avec l'invertase, et cette hydrolyse donne le sucre dit "inverti",dont la moitié consiste en lévulose et l'autre moitié consiste en dextrose. L'hydrolyse globale de l'amidon en lévulose implique ordinairement trois étapes principales séparées, à savoir une liquéfaction de l'amidon, suivie d'une saccharification, suivie à son tour d'une isomérisation. Dans la première étape, une suspension aqueuse d1amidon est chauffée pour gélatiniser l'amidon et, en même temps,traitee avec une amylase ou un acide, pour transformer l'amidon en un produit intermédiaire d'hydrolyse dont la viscosité est considérablement réduite par rapport à celle qu'avait initialement la pate aqueuse d'amidon. Ensuite, dans la seconde étape, ce produit intermédiaire d'hydrolyse est saccharifié, c'est-à-dire qu'il est transformé en dextrose par traitement avec un enzyme saccharifiant, par exemple une gluco-amylase. Dans la troisième étape, ce produit (dextrose) est traité avec une isomérase,et il en résulte la formatioW coenant des proportions à peu près égales de dextrose et de lévulose, ou bien le dextrose est traité avec une base telle que l'hydroxyde de sodium, et on obtient alors un produit qui contient au maximum environ 30 % de lévulose. Les étapes définies ci-dessus sont conduites dans des conditions différentes de pH et de température, de manière que le rendement optimal soit obtenu dans chacune d'elles. Ainsi, il est nécessaire de modifier profondément ces paramètres à la fin de chaque étape, et il en résulte que le rendement global du procédé est considérablement réduit. En conséquence, la présente invention a pour but principal d'améliorer le rendement de l'hydrolyse de l'amidon en lévulose par un procédé direct, pratique et économique, mis en oeuvre à des températures relativement basses. L'invention parvient au but qutelle se propose d'atteindre par un procédé d'hydrolyse de l'amidon en lévulose, qui consiste à mélanger un amidon granulaire avec de l'eau, une amylase bactérienne, de la gluco-amylase et une isomérase, à une température d'environ 40 à environ 700C, inférieure à la température de gélatinisation commençante de 12 amidon, et à un pT d'environ 5,0 à environ 7,0. La réussite de ce procédé est due en grande partie à l'action synergique de l'a-amylase bactérienne, de la gluco-amylase et de l'isomérase, qui permet une production efficace de lévulose à une seule température et à un seul pH. On peut utiliser l'une quelconque des formes d'amidon ordinairement disponibles, par exemple l'amidon de maïs, l'amidon de grains cireux, la fécule de manioc, de pomme de terre ou de patate douce, l'amidon de blé, la fécule de sagou, amidon de sorgho, etc. Les amidons de grains cireux et non cireux donnent satisfaction. Comme on l'a précisé, l'amidon est granulaire. La semoule de maTs et d'autres matières premières à forte teneur en amidon peuvent étre utilisées avantageusement. La matière première à laquelle on donne la préférencee est l'amidon de maTs, parce qu'il est facile de se le procurer. Un avantage important du procédé de l'invention réside dans le fait qu'on peut le mettre en oeuvre en utilisant une suspension aqueuse à teneurs relativement fortes. La teneur en matières sèches de la suspension d'amidon est généralement comprise entre environ 10 et environ 70 % ; ordinairement, la teneur en matières sèches est de 20 à 50 *. Naturellement, les concentration utilisées peuvent entre plus faibles et, en général, à mesure que la concentration diminue, le degré de solubilisation de l'amidon diminue également et, pex conséquent, le rendement en lévulose augmente.Toutefois, en pratique, il est très désirable,dans la plupart des cas,d'utiliser des volumes faibles, ctest-à-dire de fortes concentrations d'amidon. Cela évite ou tout au moins réduit les frais considérables de concentration du mélange hydrolysé avant la séparation finale du lévulose. Toutefois, il arrive que l'avantage d'un rendement élevé suffise à contrebalancer cet inconvénient, et une concentration en matières sèches environ 10 % est alors préférable. Le procédé de l'invention permet de liquéfier au moins 90 % de l'amidon d'une suspension aqueuse à 30-40 %. De plus, l'amidon non dissous peut être recyclé, afin d'améliorer le rendement global, c'est-à-dire de liquéfier l'amidon initialement non dissous puis de l'hydrolyser en lévulose. Un avan tage qui résulte de ce recyclage réside dans le fait qu'une proportion appréciable de l'activité enzymatique est ainsi ré cupérée également. L'amidon liquéfié ainsi obtenu a un équivalent de dextrose (E.D.) de 90-95. L'expression "équivalent de dextrose est utilisée pour désigner la teneur en sucres réducteurs de l'hydrolysat isomérisé,exprimée par le pourcentage en poids de dextrose sur base sèche. L'a-amylase bactérienne que l'on utilise déploie avantageusement son activité à un pH relativement bas, c'est-àdire dans la gamme d'environ 5,0 à environ 7,0, et aussi à des températures relativement basses, à savoir au-dessous de la température à laquelle un amidon particulier se gélatinise. Des sources avantageuses de ces a-amylases comprennent certaines espèces de micro-organismes du genre Bacillus, par exemple B. subtilis, B. licheniformis, B. coagulants et B. amyloliquefaciens. Des a-amylases convenables ont été décrites dans la demande de brevet autrichien N 4836/70 et dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N 3 697 378. Des amylases particulièrement convenables sont extraites de B. licheniformis, comme décrit dans la demande de brevet autrichien précitée.Il est particulièrement avantageux d'utiliser l'a-amylase extraite de la souche NCIB 8061 de 8. licheniformis ; d'autres micro-organismes spécifiques comprennent les souches NCIB 8059, ATCC 6598, ATCC 6634, ATCC 8480, ATCC 9945A et ATCC 11 945 de B. licheniformis. L'une de ces préparations d'a-amylase est produite sous le nom commercial de "THERMAMYL" par le Novo Terapeutisk Laboratorium, Copenhague,Danemark. Le produit "THERMAMYL" est caractérisé par les propriétés suivantes (a) il est stable à la chaleur (b) il déploie son activité dans une large gamme de pH ; et (c) son activité et sa stabilité thermique sont indépendantes d'une addition d'ion calcium. Les caractéristiques analytiques d'une préparation convenable sont données ci-après matièreDsèches, % 94,6 activité d'a-amylase, unités/g de préparation 9124 Protéine, % sur base sèche 21,2 Sels minéraux, % sur base sèche 64,4 Calcium, % sur base sèche 4,9 D'autres a-amylases convenables comprennent le produit liquide "w1E 60" et le produit solide "THERMAMYL 120, qui ont les caractéristiques analytiques suivantes "THERMAMYL "THERMAMYL 60" 120" Matières sèches, % 35,4 98,8 Activité d'&alpha;;- amylase, unités/g de produit 1156 2105 Protéine, % sur base sèche 26,5 21,2 Sels minéraux, sur base sèche 60,1 91,2 Calcium, % sur base sèche 0,04 0,72 Sodium, % sur base sèche 12,3 12,2 Le tableau suivant donne d'autres exemples convenables d'&alpha;-amylases disponibles: TABLEAU I Préparation enzymatique Firme productrice Forme Activité "Rhozyme H-39" Rohm & Haas poudre 4874 U/g "Takamine HT-1000" Miles poudre 3760 U/g "Tenase n Miles liquide 2043 U/ml "Dex-Lo MM" Wallerstein liquide 1213 U/ml "Novo SP-96" Novo poudre 7310 TT/g "Novo B. subtilis" Novo liquide 1599 U/ml "Kleistasse GM-16" Daiwa Kasai poudre 26 593 U/g "Kleistasse L-1" Daiwa Kasai liquide 1918 U/ml "Rapidase Société SP-250" Rapidase , poudre 11 655 U/g Franc e La quantité d'a-amylase bactérienne que l'on doit utiliser va d'environ 1,0 à environ 25 unités/g d'amidon sur base sèche. L'utilisation de quantités plus grandes n'offre aucun avantage pratique ; l'amélioration de la liquéfaction de l'amidon qui résulte de l'utilisation de plus de 25 unités dta-amylase par g ne couvre pas la dépense supplémentaire d'enzyme. L'activité d'a-amylase d'un enzyme se détermine comme suit: On fait réagir l'enzyme avec une solution étalonnée d'amidon, dans des conditions particulières. On détermine l'activité enzymatique d'après le degré d'hydrolyse de l'ami- don, qui se traduit par une réduction de l'aptitude à la coloration par l'iode et que l'on mesure par spectrophotométrie. L'unité d'activité d1a-amylase bactérienne est la quantité d'enzyme nécessaire pour hydrolyser 10 mg d'amidon par minute dans les conditions de l'essai. La méthode peut entre appliquée à des a-amylases bactériennes, y compris des préparations industrielles et excepté des matières dont l'activité saccharifiante est importante. On dissout 0,3 à 0,5 g d'échantillon solide ou 0,3 à 1,0mol d'un échantillon liquide dans une quantité suffisante de solution aqueuse de chlorure de calcium 0,0025 M pour obtenir une solution d'enzyme dont l'activité 0,25 unité/ml. On agite un mélange de 10 ml de solution à 1 % d'amidon de Lintner, en équilibre thermique à 600C, et de 1 ml de l'échantillon d'enzyme à titrer, et on maintient le mélange pendant exactement 10 minutes dans un bain à température constante de 600C. On prélève un échantillon de 1 ml que l'on ajoute à un mélange de 1 ml de solution aqueuse d'acide chlorhydrique 1 M et environ 50 ml d'eau distillée. On détermine ensuite l'aptitude à la coloration par l'iode de cet échantillon acidifié en ajoutant 3,0 mi d'une solution aqueuse d'iode à 0,05 %, en diluant à un volume de 100 ml avec de l'eau distillée et en agitant correctement.L'absorption de la solution, par rapport à celle de l'eau distillée, est mesurée à 620 nm dans une cellule de 2 cm. On effectue une mesure similaire de l'absorption d'un blanc consistant en la solution normalisée d'amidon additionnée d'eau au lieu de solution d'enzyme. L'activité enzymatique, en unités/g ou /ml, est donnée par le rapport : (absorption du blanc - absorption de l'échantillon) x facteur de dilution x 50 absorption du blanc x 10 x 10 La gluco-ainylase peut entre l'une quelconque des préparations bien connues d'amylase, notamment celle que l'on extrait de micro-organismes des genres Aspergillus, Endomyces et Rhizopus. Une gluco-amylase particulièrement avantageuse s'obtient par le procédé décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N 3 042 584, dans lequel une préparation d'amylase fongique est débarrassée de l'activité indésirable de transglucosidase par traitement en milieu aqueux avec une argile. La quantité de gluco-amylase que l'on doit utiliser varie d'en- viron 0,1 à environ 5,0 unités/g d'amidon (sur base sèche). Si lion se base sur le rendement de la gluco-amylase par rapport à son prix, on en utilise de préférence environ 0,25 unité/g d'amidon (sur base sèche). l'es unités d'activité de gluco-amylase se déterminent comme suit Le substrat est un hydrolysat acide d'amidon de maTs d'équivalent de dextrose égal à 15-18, en solution aqueuse diluée à 4,0 g de substance sèche par 100 ml de solution. On introduit à la pipette exactement 50 ml de solution dans une fiole jaugée de 100 ml. On ajoute dans la fiole 5,0 ml de solution tampon 1,0 M d'acétate de sodium et d'acide acétique (pH 4,3). On place la fiole dans un bain-marie réglé à 600C et, au bout de 10 minutes, on ajoute la quantité convenable de préparation d'enzyme Exactement 120 minutes après l'addition de la préparation d'enzyme, on ajuste la solution au point de virage de la phtaléine du phénol avec une solution normale d'hydroxyde de sodium. On laisse ensuite refroidir la solution d'enzyme à la température ambiante et on ajuste son volume. On détermine la teneur en sucres réducteurs, que l'on exprime en dextrose, de l'échantillon dilué et d'un témoin non additionné de préparation d'enzyme.L'activité de gluco-amylase est calculée d:après la relation S-B A= 2 x E dans laquelle: A = unités d'activité de gluco-amylase par ml (ou par g) de préparation d'enzyme S = sucres réducteurs dans l'échantillon hydrolysé par l'enzyme, grammes par 100 ml B = sucres réducteurs dans le témoin, grammes par 100 ml E = quantité utilisée de préparation d'enzyme, mi (ou g). "S" ne doit pas dépasser 1,0 g par 100 ml. L'isomérase peut entre tout enzyme de ce type capable de transformer le dextrose en lévulose. On connaît actuellement de nombreux enzymes de ce type, principalement ceux qui sont élaborés par des micro-organismes du genre Streptomyces, notamment S. albus YT-N 5 (ATCC N 21 132). D'autres espèces comprennent S. bobiliae, S. fradiae, S. roseochromogenes, S. olivaceus, S. californicus, S. vinacens, S. virginiae, S. olivochromogenes et S. phaeochromogenes. On peut aussi utiliser des isomérases élaborées par des micro-organismes du genre Arthrobacter, par exemple A. nov. sp. NRRL B-3724, A. nov. NRRL B-3725, A. nov. sp. NRRL B-3726, A. nov. sp. NRRL B- 3727 et A. nov. sp. NRRL B-3728 (nov. sp. = nova species). On mentionne également les isomérases élaborées par des micro-organismes du genre Lactobacillus, par exemple t. brevis, L. mannitopens et L. buchneri ainsi que par Aerobacter cloacae et A. aerogenes. La quantité dtisomérase que l'on doit utiliser varie environ 0,1 à environ 20 unités et notamment d'environ 0,2 à environ 2,0 unités/g d'amidon sur base sèche. Les unités d'activité dtisomérase se dterminent comme suit La méthode implique une détermination spectrophotométrique du cétose produit à partir d'une solution de glucose, dans un ensemble normalisé de conditions. La préparation d'enzyme que l'on doit titrer est tout d'abord diluée de manière qu'elle renferme 1 à 6 unités d'isomérase par ml. On prépare une solution-mère renfermant les composants suivants Composant Quantité MgS04.7H20 0,1 M 1 ml CoCl2.6H2O 0,01 M 1 ml Tampon au phosphate 1 M, pH 7,5 0,5 ml D-glucose anhydre 1,44 g Eau distillée, quantité suffi sante pour un volume total de 7,5 ml On conduit une isomérisation enzymatique en ajoutant 1 ml de la préparation d'enzyme à 3 ml de la solution-mère, et en faisant incuber le mélange pendant 30 minutes à 600 C. A la fin de la période dtincubation, on prélève un échantillon de 1 ml que l'on désactive dans 9 ml d'acide perchlorhydrique 0,5 N. L'échantillon désactivé est ensuite dilué à un volume total de 250 ml. A des fins de comparaison, on conduit un essai témoin en remplaçant par 1 mi d'eau le ml de préparation d'enzyme sous la forme d'une solution, au début de la période d'incubation. Le cétose est ensuite dosé par la méthode à la cystéine et à l'acide sulfurique (voir Dische et collaborateurs, "J. Biol Chem." 192, page 583 (1951)). Aux fins de ce titrage, une unité d'isomérase est définie par la quantité d'activité enzymatique requise pour produire une micromole de lévulose par minute dans les conditions définies d'isomérisation. Comme on l'a mentionné, la température du mélange réactionnel,dans le procédé de l'invention,doit être comprise entre environ 40 et environ 700C. Ordinairement, la température est choisie vers la partie supérieure de cette gamme, compte tenu de ce qu'elle doit entre inférieure à la température à laquelle l'amidon se gélatinise. Un avantage particulier de ce procédé réside dans le fait qu'il évite les températures élevées. Cela permet de réaliser une économie considérable sur le coft de la chaleur fournie au procédé, et minimise la formation de corps colorés, dtoù une économie sur les frais de raffinage. Le choix du pH dépend des enzymes particuliers que lton utilise dans le procédé. Uhéoriquement, les enzymes de liquéfaction , de saccharification et d'isomérisation devraient déployer leurs activités optimales à peu près au même pH, mais cela est peu susceptible de se produire en pratique. Naturellement, la gluco-amylase est l'enzyme saccharifiant et son activité optimale se situe dans la gamme de pH de 3,5 à 5,0. L'optimum d'activité de l'a-amylase se situe à un pH de 5,5 à 7 et son activité à un pH inférieur à 5 ntest pas suffisante pour activer la liquéfaction désirée de l'amidon. Bes isomérases déploient généralement leur activité maximale à des pH encore plus élevés, par exemple de l'ordre de 7,0 à 9,0.On ne pouvait donc pas s'attendre à ce que ces trois enzymes coopèrent tous à un seul et mEme pH, ce qu'ils font effectivement. Un pH convenable,aux fins de la présente invention,se situe dans la gam- me d'environ 5,0 à environ 7,0. Le mélange à hydrolyser doit renfermer des ions magnésium et cobalt. Ils peuvent être introduits sous la forme de sulfate de magnésium hexahydraté (MgSO4.6H20) et de chlorure de cobalt heptahydraté (CoCl2.7H20). Les quantités de ces sels ou d'autres sels hydrosolubles de magnésium et de cobalt doivent entre choisies de manière qu'il y ait, par litre, environ 0,005 à environ 0,1O mole d'ions magnésium et environ 0,0001 à environ 0,005 mole dtions cobalt. Ces ions, aux concentrations indiquées, exaltent l'activité de ltisomérase et ne semblent pas perturber l'activité des autres enzymes. Bien quton connaisse l'effet bénéfique qutexerce l'ion calcium sur l'activité des a-amylases, il est inutile d'ajouter cet ion au mélange à hydrolyser de la présente invention et, dans certains cas préférés, il est recommandable de ne pas en ajouter du tout, parce que cet ion semble nuire à l'ac- tivité de ltisomérase et, par conséquent, au rendement final en lévulose. Comme le fait apparattre l'exemple 1, une proportion de 73 % de l'amidon est solubilisée en 18 heures, le rendement en lévulose dtant de 29,3 % (sur la base de l'amidon solubilisé). Au bout de 42 heures, les chiffres correspondants sont de 81 ffi d'amidon solubilisé et 36,3 % de lévulose ; et au bout de 67 heures, les chiffres correspondants sont de 91 % et 38,9 %. Dans l'exemple 2, l'amidon est solubilisé à plus de 98 % au bout de 48 heures et 40,7 % de cet amidon solubilisé ont alors été hydrolysés en lévulose. L'invention est illustrée par les exemples suivants, donnés à titre non limitatif. Exemple 1 On ajoute à une suspension aqueuse d'amidon de maTs granulaire à 32,7 % (d = 1,145),0,01 mole d'ion magnésium (sous la forme de sulfate de magnésium hexahydraté) et 0,001 mole d'ion cobalt (sous la forme de chlorure cobalteux heptahydraté) et on ajuste le pH à 5,7. On ajoute une solution aqueuse normale de carbonate de sodium en quantité nécessaire pour maintenir le pH à ce niveau. On maintient la température à 600C et cn ajoute 0,075 % (6,8 unités d'activité par g d'amidon) d'a-amylase, 0,1 % (0,2 unité d'activité par g d'amidon) de gluco-amylase et 0,8 % (0,33 unité d'activité par g d'amidon) d'isomérase de Streptomyces albus YT-5.On obtient les résultats suivants Temps Heures 18 42 67 Matières sèches dans le filtrat 24 % 26,4 % 29,8 % Equivalent de dextrose du filtrat 93,6 % 94,4 % 94,1 % Teneur en lévulose du filtrat 29,3 %* 36,5 fio* 38,9 %* Teneur en dextrose du filtrat 62 %* 57,4 fo* 53,8 %* * sur la base des matières sèches La fraction soluble est, naturellement, le filtrat obtenu par filtration du mélange hydrolysé. ta filtration est sans difficulté, parce qu'il n'y a pas d'amidon gélatinisé dans le mélange hydrolysé. La quantité d'amidon granulaire obtenue lorsque la réactlon indiquée ci-dessus est terminée, représente 4 % du total. Exemple 2 On ajoute des ions cobalt et des ions magnésium, comme indiqué dans I'exemple 1, à une suspension aqueuse à 40,9 % (d = 1,188) d'amidon de maïs granulaire. On ajuste le pH à 5,7 et on le maintient à cette valeur pendant toute la durée de l'hydrolyse, par 11 addition de la quantité nécessaire de solution normale de carbonate de sodium. On maintient la température à 600C et on ajoute 0,15 % (13,7 unités d'activité par g d'amidon) d'a-amylase "T}ERMA ", 0,1 % (0,2 unité d'activité par g d'amidon) de gluco-amylase et 0,8 % (0,33 unité d'activité par g d'amidon) d'isomérase de Streptomyces albus YT-5. On maintient la suspension à 600C pendant 48 heures, puis on la filtre. Le filtrat est caractérisé par les données analytiques suivan tes Matières sèches 40,2 % Equivalent de dextrose 91,5 % Lévulose 40,7 % * Dextrose 51 % * Substances minérales (ion sulfate, % sur base sèche). 0,35% Recherche de amidon Négative * sur la base des matières sèches. Exemple 3 On prépare une suspension aqueuse à 25 % en poids d'amidon de mazes granulaire contenant les ingrédients suivants 125 g d'amidon de maSs 250 ml de tampon aqueux de phosphate de potassium 1,0 N, pH 7,5 5 ml de sulfate de magnésium hexahydraté 1,0 N 5 ml de chlorure de cobalt heptahydraté 0,1 N Solution aqueuse de chlorure de calcium, quantité suffisante pour une concentration en ion calcium de 100 mg/kg. a-amylase (Bacillus licheniformis, 5 unités d'acti vité/g d'amidon (base sèche)) Gluco-amylase (1,0 unité d'activité/g d'amidon) (base sèche)) Isomérase (Streptomyces olivochromogenes, 10 unités d'activité/g d'amidon (base sèche)). La suspension aqueuse ddfinie ci-dessus est maintenue à 600C pendant 24 heures, le pH étant ajusté à 6,0 par des additions éventuelles d'hydroxyde de potassium en solution aqueuse. On filtre le mélange hydrolysé et on ajuste le pH du filtrat à 4,5 par addition d'acide chlorhydrique, puis on le fait bouillir pour désactiver les enzymes. La matière sèche représente 44,9 % de l'amidon granulaire initial, ce qui signifie que 55,1 % de cet amidon ont été solubilisés. On constate que cet amidon solubilisé obtenu comme produit a une teneur en dextrose de 51,2 % et une teneur en cétose (lévulose) de 20,6 %, sur base sèche dans les deux cas. Exemple 4 On répète le mode opératoire de 11 exemple 3, à la différence que l'on maintient le pH à 6,5 pendant toute la durée des opérations. La proportion solubilisée d'amidon est de 48,8 % et la teneur en dextrose de cette proportion solubilisée est de 36,1 % ; la teneur en cétose (lévulose) est de 23,0 %. Dans le présent mémoire, toutes les parties et tous les pourcentages, sauf indication contraire, sont exprimés en poids. Il va de soi que la présente invention n'a été décrite qu'à titre explicatif, mais nullement limitatif, et que de nombreuses modnfications peuvent y entre apportées sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1. Procédé d'hydrolyse directe d'amidon granulaire en lévulose, caractérisé par le fait qu'il consiste à mélanger un amidon granulaire avec de l'eau, une a-amylase bactérienne, une gluco-amylase et une isomérase telle qu'une glucose-isomérase élaborée par un microorganisme du genre streptomyces, tel que Streptomerces albus, à une température d'environ 40 à environ 700C et à un pH d'environ 5,0 à environ 7,0 et à maintenir l'amidon sous une forme essentiellement granulaire jusqu'à ce qu'un hydrolyse sat soluble ait été produit,tout amidon insoluble résiduel étant sous une forme essentiellement granulaire et non gélatinisée. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que l'a-amylase bactérienne est élaborée par Bacillus licheniformis. 3. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que l'amidon consiste en amidon de mais. 4. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que la concentration de l'amidon est comprise entre environ 10 et environ 70 %. 5. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que la quantité utilisée d'a-amylase bactérienne est choisie de manière qu'il y ait environ 1,0 à environ 25 unités d'activité par gramme d'amidon sur base sèche. 6. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que la quantité utilisée de gluco-amylase est choisie de manière qu'il y ait environ 0,1 à environ 5,0 unités d'activité par gramme d'amidon sur base sèche. 7. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que la quantité utilisée de glucose-isomérase est choisie de manière qu'il y ait 0,1 à environ 20 unités d'activité par gramme d'amidon sur base sèche. 8. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que le mélange à hydrolyser est sensiblement exempt d'ions calcium. 9. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé ar le fait que l'isomère est élaborée par un organisme du genre Arthrobacter ou Streptomyces, par exemple Stretomvces albus YT-5 (ATCC N 21 132). 10. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que l'&alpha;-amylase bactérienne élaborée par une souche de Bacillus, par exemple Bacillus licheniformis du groupe comprenant les souches NCIB 8061, NCIB 8059, ATCC 6598, ATCC 6634, ATCC 8480, ATCC 9945A et ATCC 11945. 11. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que la proportion solubilisée d'amidon est égale ou supérieure à 90 %. 12. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que l'amidon non dissous est recyclé. 13. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que la gluco-amylase est élaborée par un microorganisme fongique.