La présente invention concerne un procédé pour subdiviser en portions une natte d'une matière amenée de façon continue sous la forme de tiges, en particulier d'une natte de linO Elle concerne en même temps un appareil pour la mise en oeuvre du procédé. La transformation de plantes de lin en fibres destinées à la filature s'effectue en plusieurs stades. Avant que la graine ne soit tout à fait mure, on déterre les plantes, on les lie en gerbes et on les laisse sécher sur lesol, Après avoir sectionné les liens entourant les gerbes, on répartit les tiges, de lin sur une bande transporteuse qui les amène à une machine à dréger ou à égruger) dans laquelle les graines sont enlevées à l'aide d'un peigne. Le lin venant de la machine à dréger est conduit en forme de natte par une bande transporteuse à un dispositif lieur, dans lequel le lin est réuni en bottes, qui sont soumises ensuite à une opération de rouissage destinée à séparer les fibres des restes de tiges. Le-dispositif lieur doit recevoir des portions individuelles aptes à être liées Ce travail est effectué par un homme qui se tient en service auprès de la bande alimentant le dispositif lieur et est chargé de subdiviser la natte arrivant de façon continue, Il sépare des deux mains le lin entremêle, retient d'une main le courant de lin amené et achemine de l'autre main la matière libérée vers le dispositif lieur, Toutes les six à dix secondes, il doit pour celà manoeuvrer une pédale qui met en action le dispositif lieur, L'ouvrier se tenant sur une jambe pendant la manoeuvre de la pédale et devant séparer la natte de lin toutes les six à dix secondes exécute donc un travail extrêmement pénible.De sa capacit de travail dépend en outre la production de la machine à drégerO L'invention a pour but de réaliser un proc8dé et un appareil, qui élimi- nent ces inconvénients et permettent un déroulement entièrement automatique et mécanique de cette opération Le procéda conforme à l'invention, par lequel ce but est atteint, est caractérise en-ce que la matière est amenée par deux transporteurs en série à un commutateur qui, lorsqu'une quantité déterminée de matière s'est accumulée, envoie des signaux au premier transporteur et à un commutateur à retard, signaux qui mettent le premier transporteur à l'arrêt et font démarrer le commutateur à retard, lequel remet ensuite en mouvement le premier transporteur au bout d'un temps déterminé (t1). Dans le cas où chaque portion doit être bottelé simultanément, à l'aide d'un dispositif lieur connu en soi, il peut être prévu un commutateur qui, commandé par la matière accumulée, envoie en même temps un signal à un deuxième commutateur à retard, qui est mis en service et actionne le dispositif lieur au bout d'un temps détermine (t2)0 L'appareil mettant en oeuvre le procédé est caractérisé en ce qu'il comprend deux transporteurs en série et un commutateur, qui est installé après ceux-ci en direction du transport et est relié à un mécanisme interrupteur pour le premier transporteur, ainsi qu'à un commutateur à retard, qui est lui-m8me relie à un mécanisme contacteur pour le premier transporteur. Lorsqu'on utilise le dispositif lieur précité pour botteler les portions à l'aide de ficelle ou de fil métallique, le commutateur installé après les transporteurs peut strie relié à un deuxième commutateur, raccordé son tour à un mécanisme contacteur pour le dispositif lieurs On a constaté que les tiges da lin peuvent être véhiculées et retenues temporairement de manière avantageuse lorsquton utilise un transporteur, qui comporte une bande munie de rangées de doigts ou de profilés d'entratnement et suspendue à charnières au moyen de barres ou de tubes guidant la matière en forme de tiges0 Les doigts du transporteur déplacent les tiges en les faisant glisser le long des barres ou des tubes de guidage. Gr ce à la suspension à charnières, il est certain que le transporteur agit toujours avec une même pres sion sur la natte de linO La suspension, au moins du premier tran;porteur, présente de préfrence deux points d'articulation à charnière, dont chacun se trouve au-dessus d'une estrémit du transporteur0 Dans ce cas, le transporteur peut se déplacer parallèlement à lui-même, ainsi que s'incliner sous l'effet de surpaisseun brusques de la natte de lin0 En principe, le deuxième transporteur peut être également une bande munie de rangées de doigts ou de profilés d'entratnement et suspendue à charnières au moyen d'une paire de barres ou de tubes de gui dague0 En variante, le deuxième transporteur peut être muni de plusieurs pointes suspendues à charnière, auxquelles un bras tournant imprime un mouvement alternatif tel que le déplacement des pointes en direction de circulation du transporteur ait lieu à une hauteur moindre que le déplacement en direction opposée. Pour empêcher le lin d'être entraSné vers le haut sur un rouleau de renvoi, il est avantageux que les doigts ou les prof s d'entraînement soiont recourbés de manière que leur côté arrondi se trouve en direction du transport. Plusieurs formes de réalisation de l'invention sont décrites ci-aprè en référence au dessin annexé, dans lequel - la Fig. 1 est une vue schématique de l'appareil selon l'in Invention - la Fig. 2 représente en élévation de profil une première forme d'exécution pratique des transporteurs de l'appareil selon l'invention .;; - la Figo 3a représente un détail encerclé dans la Fig. 2 par une ligne en traitsmixtes IIIa - la Fig. 3b est une coupe faite le long de la ligne III-III de Fig. 3a - la Fig. 4 représente en élévation de profil une deuxième for me d'esUcution des transporteurs de l'appareil selon l'invention Les appareils représentés ont pour mission de subdiviser en portions une natte forme de tiges de lin et amenés à une machine à dr4ger, par exemple par un transporteur se déplaçant de façon continue, chaque portion tant liee par une ficelle. Les bottes de lin ainsi formées sont soumises à une opération de rouissage, destine à séparer les fibres des restes de tiges. Ainsi qu'il ressort du schéma de Fig. 1, l'appareil contient deux transporteurs en strie 1, 2, un dispositif lieur connu en soi dont on n'a représente qu'un électro-aimant 3 et des bandes convoyeuses 4, ainsi-que des commutateurs 3, 6 et 7. La natte de lin, dans laquelle les tiges sont orientes à peu près perpendiculairement au plan du dessin, est amenée par les transporteurs 1 et 2 au dispositif lieur, dans lequel la matière s'accumule et exerce une pression sur un bras oscillant 5a du commutateur 5. Dès que s'est accunulle une quantité déterminée de lin, le bras 5s touche un contact 5b du commutateur 5. Il se forme ainsi un si gnal, qui est amené par une ligne 8 à un mécanisme interrupteur du moteur 9 entratnaet le transporteur 10 Le signal donné par le commutateur 5 est envoyé par une dérivation 10 à un commutateur à retard 6, qui est mis en action et au bout d'un intervalle de temps de t1 secondes émet par une ligne 11 un signal commandant le méca- nisme contacteur du moteur d'entraînement 9 Le commntateur à retard 7 reçoit pareillement le signal du commutateur 9 par une dérivation 12.Le commutateur 7 ainsi actionne envoie au bout de t2 secondes, par la ligne 13, un signal à ltelec- tro-aimant 3 du dispositif lieur qui enroule une fioelle ou un fil métallique autour du lin qui s'est accumulé dans le dispositif. A l'arr8t du transporteur 1, la matière s'accumule à l'extré- mité d'entrées Aussit8t que le transporteur 2 démarre de nouveau, la matière accumulée est amenée au dispositif lieur dans le temps disponible de t2 secondes. Après ltexpiration de ce laps de temps, le dispositif lieur est mis en service, de sorte que toute la portion est entourée dlun lien. La botte formée de cette manière est déverse du dispositif lieur sur un autre transporteur non représente. Le transporteur est remis en mouvement au bout de t1 secondes. Dans les deux formes de réalisation (Fig. 2 et 4), le trans- porteur 1 contient une bande sans fin montée oscillante en 14 par deux barres de guidage 15 et 160 La bande est munie d'un bord en saillie 17, qui s'engage dans une gorge du rouleau d'entratnement et du rouleau de renvoi, La bande porte de plus deux ranges de doigts d'entraînement 18, de forme recourbée identique et disposes par leur c8t arrondi en direction du transport Grâce à cette disposition, la matière se détache facilement des doigts sur le rouleau de renvoi et n'est pas souleviez Les doigts 18 peuvent être aussi bien fixes à une channe se trouvant à l'intérieur de la bande. Dans ce cas, les doigts 18 traversent la bande de part en part. La Fig. 3b montre comment la natte de lin est déplacez par les doigts 18 le long des barres de guidage 19 et 16. En raison de sa suspension oscillante, le transporteur peut se déplacer lorsque l'épaisseur de la natte change, Dans le mode d'exécution suivant la Fig. 4, le transporteur, par ailleurs d'agence- ment identique, est articulé autour de deux axes 14 et 19 Les deux axes 14 et 19 se trouvent approximativement au-dessus de l'axtrémi- té du transporteur, qui peut être ainsi déplacé parallèlement à lui-mêmeO Le transporteur 1 peut toutefois s'incliner en même temps autour de l'un des axes 14 et 19 ce qui est particulièrement favorable pour l'absorption des accumulations se formant pendant les arrêts répétés de t1 secondes du transporteur 1. Dans la forme de réalisation suivant la Fig. 2, le transporteur à fonctionnement continu 2 est exécuté sensiblement de la même manière que le transporteur 1 de la forme de réalisation suivant la Fig0 4. Il contient une bande munie de rangées de doigts dtentraine- ment recourbés, qui est suspendue à charnières en deux points 20, 21 au moyen des barres de guidage 15, 16. Le transporteur 2 selon la Fig 4 présente neanmoins une construction toute différente0 De part et d'autre du rouleau entratué du transporteur 1 sont disposées des pointes 22, -articulées en 23 sur un bras 24, susceptible de tourner autour d'un point fixe 25. Un bras d'entratnement rotatif 27 est articulé en 26 sur les pointes 22. Un moteur non représenté peut faire tourner ee bras 27 autour d'un arbre 28 en direction de la flèche du dessin.Les pointes 22 décrivent de ce fait une trajectoire représentée par une ligne en trait mixte, dont la partie orientée approximativement dans le prolongement de la direction de circulation du transporteur 1 se trouve à une hauteur moindre que la partie de la trajectoire orientée en direction opposée4 Dans la partie la plus basse de la trajectoire de-s pointes 22, le lin est amené au dispositif lieur, tandis que les pointes ne viennent pas aa contact du lin dans la zone supérieure de la tra jeetoire. Le commutateur 5 représenté à la Fig. 4 est d'exécution- légère- ment différente. Sur le bras 5a articulé en 29 est fixé un segment 30 engrenant avec une roue dentée 31. Sur l'arbre de la roue dentée 31 est calée une roue non représentée munie de dents ou do doigts, à l'aide desquels la roue peut autre entratuée en rotation par le lin amené. Le mouvement de rotation est transmis par la roue dentée 31 au segment 30, ce qui fait osciller le bras 5a en direction du contact 5b. Il va de soi que différentes modifications peuvent être apportées dans le cadrudo l'invention aux formes de ralisation repré sensées. L'invention conduit à un appareil à fonctionnement entièrement automatique permettant de subdiviser périodiquement une natte amenée en continu. Etant donné que le commutateur 5 donne un signal chaque fois qu'une quantité déterminée de lin stest accumulée dans le dispositif lieur, l'appareil agit quelle que soit la quantité amenée. Le procédé de l'invention peut Outre appliqué aussi bien à d'autres stades de l'élaboration du lin, où il est nécessaire de former des gerbes ou des bottes à partir d'un courant amené de fagon continue. On peut envisager notamment une utilisation après la récolte, pour former en gerbes le lin séché sur le sol. - REVENDICATIONS - 1 - Procédé de subdivision en portions d'une natte d'une ma tière amenée de façon continue sous la forme de tiges, en particulier d'une natte de lin, caractérisé en ce que la matière est amenée par deux transporteurs en série à un cominitateur qui, lorsqu' une quantité déterminée de matière s'est accumulée, envoie des signaux au premier transporteur et à un commutateur à retard, ces 8i- gnaux mettant le premier transporteur à l'arr8t et faisant démarrer le commutateur à retard, lequel remet ensuite en mouvement le premier transporteur au bout d'un temps déterminé (t1). 2 - Procédé selon la revendication 1 pour le bottelage simul tané de chaque portion formée à l'aide d'un dispositif lieur connu en soi, enroulant un lien ou un fil métallique autour de la portion, caractérisé en ce que le commutateur actionné par la matière accumulet envoie en m8me temps un signal à un deuxième commutateur á retard, qui est déclenché et actionne le dispositif lieur au bout d'un temps déterminé (t2). 3 - Appareil mettant en oeuvre le procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'il comprend deux transporteurs en série (1, 2) et un commutateur (5) qui est installé après ceux-ci en direction du transport et est relié à un mécanisme interrupteur pour le premier transporteur (1) ainsi qu'à un commutateur à retard (6), lui-meme relié à un mécanisme contacteur pour le premier transporteur (1). 4 - Appareil selon la revendication 3, comportant un dispositif lieur peur botteler les portions à l'aide d'un lien ou d'un fil métallique, caractérisé en ce que le commutateur (5) installé après les transporteurs est relié à un deuxième commutateur (7), raccordé lui-même à un mécanisme contacteur du dispositif lieur (3, 4)0 5 - Appareil selon l'une quelconque des revendications 3 et 4, caractérisé en ce qu'au moins le premier transporteur (1) est une bande munie de rangées de doigts ou de profilés d'entratnement (18). et suspendue à charnieres au moyen de barres ou de tubes (15, 16) guidant la matière en forme de tiges. 6 - Appareil selon la revendication 5. caractérisé en ce que la suspension, au moins du premier transporteur, présente deux axes d'articulation (14, 19), dont chacun se trouve au-dessus d'une ex trémité du transporteur. 7 - Appareil selon l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisé en ce que le deuxième transporteur (2) est mnni de plusieurs pointes (22) suspendues à charnière, auxquelles un bras teurnant (27) imprime un mouvement alternatif tel que. le déplacement des pointes suivant le sens de circulation du transporteur (î, 2) a lieu à une hauteur moindre que le déplacement dans le sens opposé. 8 - Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que les doigts ou les profilés d'entraînement (18) sont recourbés de nanièro que leur côté arrondi se trouve orienté dans le sens du transport