L'invention se rapporte à une structure nouvelle des circuits de contrôle électrique à Basse Tension des postes de transformation et de répartition à Très Haute Tension, Haute Tension et Moyenne Tension. Dans la conception actuelle de ces postes, une batterie deaccumula- teurs centrale, généralement à 127 volts, assure l'alimentation nécessaire au fonctionnement des commandes, des signalisations, des automatismes, et particulièrement des protections des lignes, des transformateurs et des machines tournantes. Le contrôle de la disponibilité permanente de la source 127 V constitue un problème préoccupant car sa défaillance, lors de l'apparition de défauts au niveau du poste ou; en aval, est la cause de graves incidents pouvant aller jusqu'a la destruction partielle ou totale du poste. De nombreuses dispositions sont prises dans ces postes pour tenter de réduire la production de ces incidents. Un relais voltmétrique à maximum et à minimum surveille la tension de la batterie 127 V par l'intermédiaire d'une autre batterie indépendante, généralement à 24 ou 48 V. Les chargeurs régulés en tension de la batterie sont doublés. Un dispositif "testeur de batterie', comme par exemple décrit au Brevet nO 7816226 du 31 Mai 1978, mesure périodiquement la résistance interne afin de déceler les ruptures de circuits ou les pertes d'électrolyte. Des contrôles du fonctionnement de la batterie sont effectués sur les points suivante : niveau et densité de l'électrolyte, force électromotrice des éléments, régime de charge, mesure de la capacité résiduelle, etc... Les différentes fonctions du poste, qui comportent les protections, les automatismes, les commandes, les signalisations etc.., sont séparées en circuits appelés Tranches et Sous/Tranches. Les circuits correspondant à chaque Tranche et Sous/Tranche sont alimentés depuis la batterie à travers des disjoncteurs sélectifs, destinés à l'élimination d'une partie de circuit qui présenterait un court-circuit, afin de réaliser un ilotage permettant aux parties restées saines de continuer à fonctionner. En conséquence, toutes les communications de circuit entre tranches s'effectuent par l'intermédiaire de circuits spécialisés associés à de nombreux relais de découplage pour réaliser l'isolement galvanique.La présence permanente de la tension continue au niveau des tranches, ainsi que leur fonctionnement sont surveillés par une Tranche générale, elle-même contrôlée par une batterie indépendante à 24 ou 48 V. Tous ces circuits de formation de Tranches et Sous/Tranches, essentiellement destinés à limiter les risques d'incidents, ne participent pas directement au fonctionnement du poste. Cependant, ils représentent une part importante et coûteuse des circuits et rendent les schémas de filerie complexes. La batterie et ses circuits sont à potentiel flottant par rapport à la terre, de fanon qu'une mise à la terre accidentelle de l'un des pôles n'interrompe pas le fonctionnement. Un détecteur d'isolement produit dans ce cas une alarme en vue de provoquer une intervention rapide. Cette disposition rend les circuits très réceptifs aux inductions parasites ttigsibles à la conservation et au bon fonctionnement des installations. En effet, la filerie, en principe isolée, présente une capacité par rapport à la terre mais aussi des capacités de couplage avec les circuits à Haute Tension générateurs de parasites (lignes, jeux de barres, section*ers, disjoncteurs, etc...).D'autre part, la structure imbriquée des circuits favorise la création de boucles réceptives aux inductions électromagnétiques qui apparaissent lors des courts-circuits du réseau, à l'enclenchement de batteries de condensateurs, etc... Les appareillages qui fonctionnent à l'aide de composants électroniques disséminés dans les tranches sont difficiles à protéger contre ces inductions parasites. Les circuits à courant continu 127 V sont classés en installation de première catégorie dans les textes relatifs à la sécurité des travailleurs. En conséquence, les interventions sur ces circuits sont dangereuses et doivent cependant etre effectuées sous tension pendant les opérations de dépannage et de contrôle. Progressivement, les relais électromécaniques sont remplacés par des circuits électroniques qui fonctionnent généralement sous des tensions comprises entre 5 et 15 V. En conséquence, la tension 127 V est mal adaptée. Elle fût choisie à l'origine des postes lorsque les réseaux alternatifs étaient à la tension 127 V et qu'il existait dans ces postes des circuits dits "Normal-Secours" pouvant fonctionner indifféremment en courant alternatif ou continu. De nombreuses propositions ont été faites pour améliorer la représentation schématique très complexe des circuits. Le mode de représentation le plus utilisé est le schéma développé pour chaque'Tranche et Sous/Tranche divisé en folios eux-mêmes subdivisés en sections. Pour suivre le cheminement d'un circuit, il est nécessaire de se reporter à plusieurs schémas de Tran-ches, Sous/Tranches, folios et sections. A titre indicatif, le schéma d'une Tranche transformateur HT totalise plus de 10 mètres de papier au format 21 x 29,7. En conséquence, chaque fil doit être repéré numériquement et à l'aide d'embouts de couleur comportant en plus des signes conventionnels. L'ensemble des circuits à Basse Tension du poste est actuellement réalisé en grande partie sur le site et met en oeuvre de nombreux accessoires tels que plaques à bornes, interrupteurs de tranches, armoires de regroupement, châssis de relayages de dimensions importantes résultant de l'utilisation, sous forme imbriquée, de fils et câbles de forte section. Il s'ensuit l'occupation de surfaces importantes de génie civil. L'invention a pour objet une nouvelle structure des circuits de con trôle à Basse Tension des postes électriques à Haute Tension destinée à supprimer les inconvénients précédemment indiqués dans les postes réalisés suivant les principes techniques actuels. A cet effet, les protections internes et externes des transformateurs, des lignes et des machines tournantes actuellement utilisées, et qui fonctionnent à partir d'une batterie centrale à courant continu, sont remplacées par des protections ne nécessitant pas de source auxiliaire pour assurer leur fonctionnement.Ces protections autonomes, comme par exemple décrites au Brevet nO 7328766 du 7 Août 1973, au Brevet nO 7424493 du 15 Juillet 1974 et son certificat d'addition nO 7530479 du 6 Octobre 1975, au Brevet nO 7535274 du 19 Novembre 1975, prélèvent l'énergie nécessaire à leur fonctionnement et au déclenchement des disjoncteurs correspondants sur les transformateurs réducteurs de courant placés sur les circuits à protéger appartenant aux transformateurs, aux lignes, aux machines tournantes etc... La batterie 127 V perd son rôle prépondérant et, en conséquence, il devient possible d1organiser différemment les circuits à Basse Tension que l'on peut séparer en deux groupes de fonctions bien distincts. Le premier groupe comprend les protections indispensables pour assurer la sécurité des installations du poste et du réseau (transformateurs, lignes, machines tournantes) et dont la défaillance peut être la cause d'incidents graves. Cette fonction est avantageusement confiée aux protections autonomes qui ne nécessitent pas de source auxiliaire pour leur fonctionnement. Le deuxième groupe de fonctions comprend les automatismes dont les circuits sont regroupés et peuvent indifféremment être réalisés en technologie traditionnelle à relais, ou électronique, ou encore programmée dans un calculateur. Le rassemblement de ces circuits, appelés automatismes regroupés, facilite leur mise en oeuvre pratique et économique et, lorsqu'ils sont constitués de composants électroniques, il devient plus facile de prendre des dispositions globales et efficaces propres à assurer leur protection contre les tensions parasites induites et, en conséquence, la garantie de leur bon fonctionnement. Aux fonctions de ce deuxième groupe appartiennent également les commandes, les télécommandes, les signalisations, les télémesures de l'ensemble du poste. Les circuits de commandes, de télécommandes, de signalisations et de télémesures des protections autonomes font également partie des fonctions du deuxième groupe. Seuls les circuits actifs des protections autonomes aptes à assurer la sécurité du poste appartiennent aux fonctions du premier groupe. La batterie à 127 V continu est supprimée et remplacée par une batterie 31 sur le dessin 3/3 délivrant un premier niveau de tension 44.à+50 volts. Une prise sur cette batterie constitue un deuxième niveau àeF12/D V. 43. Le pôle moins est réuni à une terre de référence 34 constituée d'un conducteur isolé de forte section réuni à la terre en un seul point 45. Cette batterie est utilisée à l'alimentation des circuits des fonctions du deuxième groupe, telles que par exemple 35. 36. 37. 38. ainsi que ceux non actifs des protections autonomes du premier groupe 39b. Les deux niveaux de tension 50 V et 12/15 V appartiennent à la catégorie dite à Très Basse Tension, considérée non dangereuse, et qui n'est pas soumise à réglementation particulière pour les interventions des travailleurs. Le niveau+50 V de la batterie assure plus particulièrement l'alimentation des circuits nécessitant une puissance relativement importante, tels que par exemple les moteurs de commande des régleurs en charge de la tension et des disjoncteurs, les bobines d'enclenchement etc... ou bien des dispositifs actuellement construits pour fonctionner à cette tension, tels que certains enregistrewrs d'évènements, télécommandes etc... Le niveau +12/15 V alimente les autres circuits du deuxième groupe de fonctions cons truits pour fonctionner à cette tension et de technologie généralement électronique ou à faible courant. Deux chargeurs monophasés simplifiés assurent la charge des deux niveaux de la batterie. Les circuits de formation de Tranches et Sous/Tranches sont supprimés. I1 en résulte une simplification importante des circuits et, en conséquence, une réduction du temps nécessaire à la mise en oeuvre et des coûts. Le faible niveau des tensions continues utilisé, associé aux circuits à faible consommation, ou fonctionnant à l'aide de composants électroniques, autorise l'emploi de fils fins pour réaliser les circuits. Tous les matériels et techniques mettant en-oeuvre des fils fins à faible niveau d'isolement peuvent être utilisés. A titre d'exemple non limitatif, une forme de réalisation est décrite ci-après, suivant le dessin 3/3, mettant en oeuvre des matériels et accessoires couramment utilisés en téléphonie suivant une disposition adaptée à la nouvelle structure, spécifique des postes à Haute Tension. Un répartiteur du genre téléphonique 30 centralise le schéma du poste dont les circuits sont établis à l'aide de jarretières 13. Seuls les circuits actifs des protections autonomes ne transitent pas par le répartiteur. I1 comporte tous les points de test 15 des circuits du poste pour effectuer aisément les contrôles et les dépannages. Le répartiteur 30 est mis en communication radiale directe avec les diverses fonctions du poste, telles que 35a 39b, à l'aide de câbles du genre téléphonique 14 organisés par paires torsadées 14a et placés sous écran statique isolé 32, et réuni à un circuit de terre de référence 34. Selon une forme de réalisation représentée sur le dessin annexé 1/3 Fig.l le répartiteur central comporte des ferrures ou fermes verticales affectées d'un numéro d'ordre 1 2 3 4 5 et répartis en deux groupes. Le groupe de gauche sur le dessin, comprenant les fermes 1 2 et 3, revoit des réglettes 6 servant d'aboutissement et de point de relais entre les câbles téléphoniques 14 et les fonctions du poste, par exemple 35. 36. 37. 38. 39a. Les réglettes comportent, pour le raccordement des fils, des broches qui peuvent être du type à enroulage (wrapping), soudé, vissé, ou dit termipoint. Le dessin 1/3 Fig.2 rappelle, pour la compréhension de ce qui suit, le procédé couramment utilisé pour effectuer le repérage des fils groupés par paires aboutissant sur les réglettes 6. Une réglette 6 fixée au premier rang en haut de la ferme, suivant dessin 1/3 Fig.l, porte le numéro 31. Elle comporte des broches traversantes isolées, disposées horizontalement, en nombre pair et numérotées 1.2.3.4.5.6. Les groupes de broches 1.2 - 3.4 - 5.6 destinés chacun à recevoir les deux fils d'une paire, couleur et accompagnement, constituent des niveaux verticaux 1.2.3. etc... L'identification d'une paire est donnée par un nombre formé par le numéro de la réglette suivi du numéro du niveau et, enfin, de celui des deux broches de la paire considérée, soit par exemple 31-2-5.6. Le groupe de fermes de droite 4.5 sur le répartiteur, suivant dessin 1/3 Fig.l, reçoit des blocs de passage à coupure 15. Un bloc de passage 15 conçu pour recevoir 10 paires, selon une forme de réalisation comme citée en exemple sur le dessin 1/3 Fig.3, comporte 20 broches à la partie supérieure (amont) numérotées de gauche à droite et groupées par paires 1.2 3.4 - 5.6 etc... jusqu'à 19.20 et destinées à recevoir les paires téléphoniques. I1 comporte à la partie inférieure (aval), en face des précédents, 20 broches groupées par paires 1.2 - 3.4 - 5.6 etc... pour recevoir égale ment les paires téléphoniques. Chaque broche est prolongée vers l'arrière et recourbée pour former un contact élastique mettant en relation une broche amont et aval 1 ainsi que 2 etc... jusqu'à 20.Un alvéole 22 permet l'accès aux deux contacts de chaque paire 1.2 - 3.4 - 5.6 etc... I1 est ainsi possible, à l'aide de fiches spéciales, d'accéder aux informations transmises avec ou sans interruption du circuit. Les blocs de passage constituent des niveaux numérotés de 1, en haut de la ferme, puis 2, 3 etc... vers le bas. Un bloc de passage fixé par exemple sur la ferme 5, occupant le niveau 40, est désigné par 540. Une paire téléphonique aboutissant aux broches 15.16 de ce même bloc sera identifiée comme suit : 540 - 15.16. En référence au dessin 1/3 Fig.l, et consécutivement à la structure radiale proposée, tout circuit composé des deux fils d'une paire chemine par exemple entre une fonction 36 et 37 de la façon suivante : depuis la fonction 36, par le câble téléphonique 14, vers une réglette 6 du répartiteur, par des jarretières 13 de couleurs spécialisées suivant la nature des circuits, un bloc de passage 15 avec entrée en amont et sortie en aval, jarretières 13, réglette 6, câble téléphonique 14 et enfin vers la fonction 37. Lorsque plusieurs fonctions sont en communication, les circuits émetteurs des fonctions sont mis en parallèle au niveau amont avant leur transit dans le bloc de passage. Les circuits récepteurs de fonctions sont mis en parallèle au niveau aval après leur transit dans le bloc de passage. Cette disposition est dite à double jarretiérage. Dans le cas où une fonction-39a sur le dessin 1/3 Fig.l comporte des circuits immuables, le cheminement peut se faire directement depuis cette fonction 39a par le câble 14 au bloc de passage 15. Ensuite, comme précédemment, après transit dans le bloc de passage 15, le circuit est acheminé par les jarretières 13 vers la ou les réglettes 6. Cette disposition simplifiée est appelée à simple jarretiérage. Dans cette disposition, et pour des raisons pratiques, le câble téléphonique arrive en amont des blocs de passage, quel que soit le sens émetteur ou récepteur du circuit. Dans ce cas,.c'est la couleur de la jarretière raccordée en aval qui indique par son code de couleur le sens de cheminement du circuit. Il apparaît, les câbles de liaison 14 restant fias, qu'une modification du schéma du poste s'effectue aisément par les jarretières 13. 30 Le répartiteur qui centralise le schéma du poste est avantageusement construit en usine et dimentionné pour tenir compte des extensions prévisibles du poste. En ce qui concerne les fonctions assurées par les protections autonomes, seuls leurs circuits de signalisations, de télémesures et de commandes transitent par le répartiteur. Leurs circuits actifs sont regroupés le plus près possible autour des transformateurs de courant et du disjoncteur pour une plus grande sécurité de fonctionnement. Les tensions parasites à Haute Fréquence induites dans les circuits à Basse Tension résultent d'ondes de choc émises à la manoeuvre des appareils de coupure à Haute Tension ou transmises lors de surtensions atmosphériques par voie capacitive. Les circuits induits entrent en oscillations amorties dont la fréquence, qui peut atteindre plusieurs MégaHertz, est définie par les constantes électriques réactives et capacitives des dits circuits. Une autre cause, déjà évoquéé, résulte d'inductions électromagnétiques dans les circuits bouclés provoquant la circulation de courants parasites. Ces courants produisent en outre des surtensions aux bornes des impédances constituant ces boucles. En vue de limiter les tensions parasites induites à une valeur compatible avec l'utilisation de circuits mettant en oeuvre des composants électroniques, les fonctions appartenant au deuxième groupe, telles que 35à 39b, sont organisée s en deux systèmes de circuits, suivant les indications de principe du dessin 3/3. Le premier système de circuits établit des liaisons radiales directes 14 entre chaque fonction 35 à 39b et le répartiteur 30, par le moyen de fils fins du genre câble téléphonique munis d'écrans statiques. Le second système de circuits comprend la batterie à Très Basse Tension 31 à deux niveaux de tension, associée à 3 lignes pour l'alimentation des fonctions, par exemple 35 à 39b (autres que les protections autonomes 39a). Une première ligne + 50V,44 alimente les circuits précédemment définis, nécessitant une puissance relativement importante, et les dispositifs construits pour fonctionner à cette tension. Une deuxième ligne + 12/15 V.43 alimente les fonctions du deuxième groupe, à faible consommation ou comportant des circuits électroIli'nes. Enfin, une troisième ligne de terre de référence 34, constituée d'un conducteur isolé de forte section, communique avec toutes les fonctions du poste, y compris les protections autonomes 39a, en vue de réaliser une masse commune. La ligne 34 est réunie au moins de la batterie, et en un seul point, à la terre générale du poste 45. De ce fait, elle ne peut être parcourue par les courants parasites circulant dans le sol. En conséquence, la ligne de terre de référence 34 est utilisée exclusivement pour la mise à une masse commune à toutes les fonctions, le retour du courant des sources + 12/15 V et + 50 V au moins de la batterie, et enfin, la mise à une masse commune des écrans isolés des câbles téléphoniques assurant les liaisons entre fonctions. Au niveau des lignes + 12/15 V et + 50 V les parasites à basse fréquence sont mis en court-circuit par la faible résistance interne de la batterie 31, de l'ordre de quelques centièmes d'ohm. Pour ces fréquences de quelques dizaines de KHz l'impédance d'onde des lignes peut être considérée négligeable. Pour les parasites à Haute Fréquence la longueur de ces lignes est à prendre en considération. Par exemple, pour une vitesse de propagation de 150 m par seconde une ligne de 75 m de longueur entre en oscillation quart d'onde à la fréquence de 500 KHz. Un noeud de tension se produit au point de mise à la terre, soit le pôle moins de la batterie. Un ventre de tension apparait au niveau d'une fonction située à l'extrémité de la ligne considérée, soit 75 mètres pour 500 KHz. On empêche la production de ce ventre de tension en abaissant l'impédance de la ligne en ce point, par exemple à l'aide d'un filtre passe-bas ou d'un condensateur aselfique de valeur convenable associé,- si nécessaire, à des écrêteurs de tension rapides du genre connu à oxyde de zinc ou diodes de Zener par exemple. Suivant le dessin 3/3, on voit que les lignes 43 et 44 sont mises en court-circuit avec la terre de référence 34,pour les fréquences élevées, à l'aide de condensateurs 33 au niveau de chaque fonction empêchant les montées en tension. En conséquence, une signalisation, une commande etc,.. 9 issue de la fonction 39b à partir.du + 12/15 V ou du + 50 V est acheminée obligatoirement par la couleur de la paire du câble téléphonique 14a à travers le répartiteur 30, vers le récepteur 10 de la fonction 37 et revient par l'accompagnement de la même paire 14a, à travers le répartiteur 30, vers la fonction émettrice 9. La paire 14a, constituée de fils torsadés, se trouve soustraite aux inductions électromagnétiques. Cette paire est, d'autre part, enfermée à l'intérieur du blindage électrostatique 32 du câble téléphonique, relié à la ligne de terre de référence 34, où elle ne peut présenter de liaison capacitive avec les circuits inducteurs à Haute Tension.Toute boucle, entre les fonctions 39b et 37 par exemple, constituée de l'ensemble des lignes 43 et 44, de la terre de référence 34, et des deux conducteurs de la paire téléphonique 14a, est interrompue au niveau de la fonction 37 par l'organe récepteur 10 qui assure l'isolement galvanique. Autrement dit, la protection de l'ensemble des circuits contre les tensions parasites peut être définie de la façon suivante L'organisation de la filerie en structure radiale permet d'éviter la formation de boucles et facilite le contrôle des niveaux de Tension aux extrémités des liaisons où se situent les fonctions comportant le matériel à protéger. La protection contre les tensions induites par voie capacitive est assurée par des circuits placés sous écrans statiques reliés à la terre de référence 34. Les parasites à Basse Fréquence en mode commun et différentiel sont mis en court-circuit sur les lignes 43 et 44 par la faible résistance interne de la batterie 31. Les parasites à Haute Fréquence en mode commun et différentiel sont mis en court-circuit aux points d'utilisation des lignes 43 et 44 à l'aide de filtres passe-bas ou de condensateurs aselfiques de capacité suffisante associés éventuellement à des écrêteurs de tension rapides. Les inductions par voie électromagnétique sont empêchées, d'une part, par l'utilisation de fils torsadés pour l'acheminement et le retour des circuits et, d'autre part, en réalisant un isolement galvanique entre deux fonctions même faiblement éloignées pour éviter la formation de boucles. Dans la nouvelle structure proposée, la suppression des circuits de formation de tranches, qui permet la communication électrique directe entre fonctions ainsi que l'organisation de la filerie en structure radiale, met en évidence la suppression des circuits dérivés. En conséquence, il devient possible de supprimer les schémas développés très complexes actuellement utilisés qui sont remplacés gar de simples répertoires de fonctions destinés à retrouver instantanément tous les points d'aboutissement des circuits appartenant à chaque fonction. Les répertoires de fonction sont associés à chaque fonction et se composent par exemple de tableaux au format A4 (21 x 29,7) divisés en colonnes suivant les indications du dessin 2/3. La colonne 1 indique le numéro de la paire correspondante à un circuit au départ de la fonction considérée. La colonne 2 indique en clair l'utilisation du circuit de la paire. La colonne 3 définit sur le bloc de passage 15 le repérage numérique du point d'aboutissement de la paire correspondant au circuit à contrôler ou à dépanner. Les colonnes 4 et 5 indiquent la nature des signaux transités à travers les blocs de passage 15, pour la couleur et l'accompagnement de chaque paire, afin de faciliter les contrôles et les dépannages. La colonne 6 indique sur la réglette 6 le repérage du point d'aboutissement d'une paire issue d'une fonction. Pour la disposition en simple jarretiérage cette réglette et la colonne correspondante ne sont pas utilisées. La colonne 7 indique les liaisons éventuelles de la paire avec d'autres fonctions. Si les répertoires de fonctions remplacent avantageusement les schémas développés traditionnels, il subsiste évidemment les schémas propres aux fonctions qui se trouvent considérablement simplifiés par suite de la suppression des formations de Tranches. La nouvelle structure des circuits à Basse Tension des postes électriques facilite la mise en oeuvre et l'exploitation des postes et permet un abaissement important des coûts d'établissement et d'entretien. Elle procure en outre une plus grande sécurité de fonctionnement, par suite de la simplification des circuits et du fonctionnement des protections qui s'effectue indépendamment de toute source auxiliaire. Le dessin annexé 3/3 rassemble les principes précédemment exposes en vue de réaliser, à titre d'exemple, les protections et le contrôle des installations à Haute Tension 40. Les protections autonomes 39a, appartenant au premier groupe de fonctions, fonctionnent à partir de lténergie prélevée sur les transformateurs de courant 41 et font déclencher les disjoncteurs 42. Les fonctions du deuxième groupe sont représentées par 35. 36. 37. 38 ainsi que les signalisations, commandes, télémesures 39b associées aux protections autonomes 39a. PLVENDICATlONS 1. Circuits à Basse Tension appelés aussi circuits de Contrôle électrique des Postes à Très Haute Tension, Haute Tension et Moyenne Tension, destinés à assurer la protection et la conduite des matériels de puissance comprenant les transformateurs, les lignes, les machines tournantes etc... Circuits à Basse Tension, réalisés à l'aide de fils et câbles de forte section, représentés à l'aide de schémas développés et comprenant les protections, les automatismes, les commandes et télécommandes, les signalisations, les alarmes, les mesures et télémesures etc... partagés en Tranches et Sous-Tranches électriques ilotables et alimentés par une source auxiliaire à courant continu, constituée d'une batterie d'accumulateurs centrale, généralement à 127 V et à potentiel flottant par rapport à la terre.Circuits à Basse Tension caractérisés par la mise en oeuvre de protections fonctionnant sans source auxiliaire, l'adoption d'une nouvelle structure pour assurer le fonctionnement des circuitS autres que les protections, soit les automatismes, les commandes et télécommandes, les signalisations, les alarmes, les mesures et télémesures groupés en fonctions Les dites fonctions étant d'une part alimentées depuis une batterie d'accumulateurs, réunie à une terre de référence et comportant deux niveaux à Très Basse Tension classés non dangereux, les dites fonctions comportant d'autre part des circuits constitués de fils fins, du genre téléphonique, organisés en structure radiale directe convergeant depuis chaque fonction vers un répartiteur qui centralise le schéma du poste et les points de test pour effectuer les contrôles et les dépannages.Circuits à Basse Tension mettant en oeuvre des répertoires de fonctions en remplacement des schémas développés et enfin la mise en oeuvre de dispositions spécifiques à cette nouvelle structure pour se prémunir contre les courants et les tensions parasites à Basse et Haute Fréquence induits par les circuits de puissance à Haute Tension. 2. Circuits à Basse Tension, suivant revendication 1 caractérisés par la formation d'un premier groupe de fonctions constitué de protections du genre connu dites protections autonomes, fonctionnant sans source auxiliaire, pour assurer les protections des lignes, des transformateurs, des machines tournantes contre les courts-circuits et les anomalies de fonctionnement. Par exemple, les protections autonomes 39a prélèvent l'énergie nécessaire à leur fonctionnement et à commander l'ouverture des disjoncteurs 42 sur les transformateurs réducteurs de courant 41 installés sur les circuits des matériels à protéger 40. Les protections autonomes formant le premier groupes de fonctions 39a comportent leurs circuits à courant fort spécifiques installés au plus près des transformateurs de courant 41 ct des disjoncteurs 42. 3. Circuits à Basse Tension suivant revendications 1 et 2 caractérisés par la formation d'un deuxième groupe de fonctions, autres que les protections autonomes, comprenant : les automatismes, les commandes et télécor mandes, les signalisations, les mesures et télémesures, telles que par exemple 35. 36. 37. 38. Sont comprises dans ce deuxième groupe de fonctions, les commandes, les signalisations, les mesures 39b associées aux protections autonomes 39a mais ne participant pas au fonctionnement de leurs circuits actifs spécifiques. 4. Circuits à Basse Tension suivant revendication 3 caractérisés par la subdivision des fonctions du deuxième groupe en un premier système de circuits 14, organisés en structure radiale directe depuis chaque fonction du deuxième groupe, par exemple 35. 36. 37. 38. 39a, vers un point central 30, à l'aide de fils fins du genre téléphonique comprenant des paires torsadées 14a placées sous écran statique isolé. 5. Circuits à Basse Tension suivant revendications 3 et 4 caractérisés par la subdivision des fonctions du deuxième groupe en un deuxième système de circuits comprenant une batterie à Très Basse Tension 31 à deux niveaux de tension pour l'alimentation des fonctions appartenant au deuxième groupe de fonctions, telles que par exemple 35. 36. 37. 38. 39a, par les lignes 43 et 44 avec retour par le circuit 34 au moins de. la batterie. La tension du premier niveau, comprise entre + 12 et + 15 V, est favorable à l'alimentation des circuits à faible consommation, ou fonctionnant à l'aide de composants électroniques. La tension du deuxième niveau, + 50 V, est destinée à l'alimentation des circuits nécessitant une puissance plus importante ou construits pour fonctionner à cette tension. Ces deux niveaux sont classés dans la catégorie à Très Basse Tension non dangereuse. 6. Circuits à Basse Tension suivant revendication 5 caractérisés par la mise en oeuvre d'une ligne 34 constituée d'un conducteur isolé de forte section pour constituer un circuit de terre de référence commun : aux fonctions du premier et du deuxième groupe, par exemple 35. 36. 37. 38. 39a 39b, au moins de la batterie, aux écrans statiques des câbles du genre téléphonique 14 et, en un seul point, avec la terre générale du poste 45. 7. Circuits à Basse Tension suivant revendication 4 caractérisés par la centralisation de l'ensemble du schéma du poste dans un répartiteur 30. le répartiteur 30, par eyer.:ple du genre tfAléphonique, comporte dos borniers d'aboutissement du genre rgettes 6 adaptés å recevoir sur des broches les fils fins du genre téléphonique issus directement de chaque fonction appar tenant par exemple au deuxieme groupe 35. 36. 37. 38. 39b. Les circuits entre dc--ux ou plusieurs fonctions sont, au niveau du répartiteur 30, mis en communication depuis les points d'aboutissement 6, à l'aide de connexions du gfel.re iarretifJres 13 qui concrétisent le schéma du poste.Ces connexions 13 cheminent à travers des blocs de passage 15 qui centralisent les points de test pour assurer les contrôles et les dépannages du poste. Les connexions 13 raccordées par les méthodes connues : vissage, enroulage (wrapping), soudage, ou dite termipoint, sont facilement amovibles pour effectuer les modifications ou les extensions du schéma. Le répartiteur 30 est à double jarretiérage lorsque les connexions 13 cheminent à travers le bloc de passage 15 depuis les points d'aboutissement 6 des fonctions. I1 est à simple iarretiérage lorsqu'une fonction comporte des circuits immuables qui peuvent être raccordés directement au bloc de passage 15. 8. Circuits à Basse Tension selon l'ensemble des revendications 3, 4, 5, 6 et 7 caractérisés par la mise en oeuvre de répertoires de fonctions destinés à simplifier la représentation schématique des circuits et venant en remplacement des schémas développés actuellement utilisés. Un répertoire de fonction est constitué d'un tableau propre à chaque fonction et divisé en colonnes. I1 comporte au moins, par exemple dans une première colonne, le numéro d'ordre de toutes les paires, telles que 14a appartenant à tous les circuits au départ de la fonction 39b. I1 comporte ensuite, pour chaque paire, dans une colonne 2, l'indication en clair de l'utilisation du circuit de la paire, dans une colonne 3, suivant une méthode connue en technique téléphonique, le nombre composé des numéros d'identification des deux fils de la paire 14a aboutissant, par l'intermédiaire des connexions 13, sur les deux broches d'un bloc de passage 15, dans les colonnes 4 et 5, la nature des signaux transmis par la couleur et l'accompagnement de la paire constituant le circuit qui transite à travers le bloc de passage 15 en vue de permettre les contrôles et dépannages, dans la colonne 6, le nombre définissant, de la même façon que pour colonne 3, les deux broches du point d'aboutissement 6 des fils de la paire issue directement de la fonction. Dans le cas du simple jarretiérage, cette colonne ainsi que la représentation du point d'aboutissement 6 ne sont pas utilisées. Enfin, dans une colonne 7, l'indication des liaisons éventuelles du circuit de la paire avec d'autres fonctions. 9. Circuits à Basse Tension selon revendications 5 et 6 caractérisés par les dispositions prises en vue de limiter les tensions parasites à Haute et Basse Fréquence induites dans le deuxième système de circuits par le moyen de condensateurs aselfiques associés à des écrêteurs de tension rapides constituant des filtres passe-bas. Le deuxième système de circuits comprend la batterie à Très Basse Tension à deux niveaux de tension 31, la ligne 43, la ligne 44 et le-circuit de terre de référence 34, pour l'alimentation des fonctions du deuxième groupe, par exemple 35. 36. 37. 38. 39b. Les condensateurs aselfiques 33 associés à des écrêteurs de tension rapides du genre connu, par exemple diodes de Zener, ou VDR (Voltage Dépendent Resistor), mettent en court-circuit, au niveau de chaque fonction, les tensions parasites à Haute et Basse Fréquence éventuellement induites sur les lignes 34. 43. 44. 10. Circuits à Basse Tension selon l'ensemble des revendications 3, 4, 5, 6 et 7 caractérisés par la disposition prise en vue de limiter, par le moyen d'éléments récepteurs de découplage galvanique, les tensions parasites résultant de courants induits par voie électromagnétique dans le premier système de circuits. appartenant au deuxième groupe de fonctions, assurant les liaisons radiales à l'aide de fils fins du genre téléphonique entre les fonctions en passant par le répartiteur central.A cet effet, toute boucle réceptive aux inductions électromagnétiques, constituée par exemple d'une liaison entre un circuit émetteur 9 d'une fonction 39b et un circuit récepteur d'une fonction 37, même faiblement éloignée, comprenant l'ensemble des lignes 34. 43. 44 et enfin les liaisons 14a, est obligatoirement interrompue au niveau de la fonction 37 par un élément récepteur de découplage galvanique 10 qui peut être par exemple un relais, un photocoupleur, un condensateur basculant. 11. Circuits à Basse Tension selon l'ensemble des revendications 3, 4, 5, 6, 7 et 10 caractérisés par la disposition prise en vue de limiter les tensions parasites résultant de courants induits par voie électromagnétique dans le premier système de circuits assurant les liaisons radiales à l'aide de fils fins du genre téléphonique entre chaque fonction émettrice et les éléments récepteurs de découplage galvanique 10 appartenant à d'autres fonctions. A cet effet, par exemple, tout circuit émetteur 9 d'une fonction 39b est obligatoirement acheminé par le premier fil de la paire 14a du cible du genre téléphonique 14 à travers le répartiteur 30 vers l'élément récepteur de découplage galvanique 10 d'une fonction 37 et revient à la fonction de départ 39b par le deuxième fil torsadé avec le premier fil de la meme paire 14a.