L'invention est relative à une arme à feu portative comportant sur le canon un di spositi f1 diminuant progressivement l'énergie cinétique d'un projectile, présentant des régions diminuant par segments la section du canon. En raison de la loi allemande sur les armes du 19.9. 1972, en dehors des armes historiques, les seules armes à feu: qui n'exigent pas de certificat d'acquisition ou de possession d'arme sont celles dont l'énergie cinétique ne dépasse pas 7, 5 Joules. On connait déjà quelques possibilités d'obtenir, grâce à quelques manipulations sur le canon d'une arme, une réduction satisfaisante de l'énergie cinétique des projectiles. Par le certificat de modèle d'utilité allemand nO 73 45 054 on sait entre autres rétrécir l'ouvertflre de passage du projectile dans le canon à l'aide d'une matrice, à dents dirigées vers l'intérieur, réalisée en acier durci et disposée à proximité immédiate de la chambre de la cartouche. Cette possibilité connue, pour diminuer l'énerglid cinétique d'un projectile, est relativement complexe et coûteuse, du fait, par exemple, que la fabrication et la mise en place de la matrice d'acier spécial durci sont difficiles et coûteuses. L'invention a pour but de fournir une solution qui permette, d'une manière simple, de réduire la vitesse d'un projectile et, en particulier, d'empêcher complètement l'échappement de la pression du gaz le long du projectile et, par exemple, que l'expulsion de grains de plomb avec une cartouche d'un même calibre soit absolument empêchée et dans lequel la fabrication du canon soit particulièrement simple. Dans une arme portative du genre décrit au préambule, ce problème est résolu, conformément à l'invention, par le fait que les régions qui rétrécissent la section droiX du du canon sont réalisées sous la forme d'invagination réparties à peu près symétriquement sur le pourtour du canon. L'invention permet, avec des moyens simples, d'équiper le canon d'une arme à feu portative de telle manière qu'un projectile y soit très fortement freiné. La fabrication d'un tel canon est particulièrement simple et économique, grâce à la mise en oeuvre d'empreintes simples. Les grains de plomb d'une cartouche d1un même calibre, ne sont au contraire presque pas freinées et peuvent franchir le canon sans gêne, de même on peut aussitirer, par exemple, des étoiles de signalisation, qui sont allumées par une cartouche à blanc. Selon un mode de réalisation, l'invention prévoit que les invaginations sont disposées à la suite l'une de l'autre selon au moins deux sections suivant la direction longitudinale du canon, les invaginations d'une de ces sections étant décalées par rapport à celles de la seconde section, de telle-ma- nière que des vallées d'une de ces sections soient décalées par rapport à celles de la seconde section, de telle manière que les vallées d'une des sections soient alignées à peu près avec celles de l'autre section, ce qui permet alors de réduire encore la vitesse du projectile. Si le tir d'un projectile doit être absolument empê- ché, l'invention prévoit que les invaginations présentent, en direction de la ligne médiane du canon, une profondeur qui empêche un projectile d'être expulsé. Ceci peut être obtenu dans une seule région rien que par des invaginations. La mis; en oeuvre, dans une autre région, d'invaginations peut au contraire constituer une mesure de protection supplémentaire. I1 est alors particulièrement avantageux, comme l'in Invention le prévoit, de prévoir troisinvaginations par section évidée, car on obtient ainsi un mode de réalisation particulièrement avantageux des invaginations et les rampes montantes,for- mées par les sections évidées dans leurs régions initiales, peuvent très fortement retenir un projectile, les vallées formées entre les évidements permettant l'écoulement du gaz propulseur. Dans un mode de réalisation particulier, l'invention prévoit que les évidements sont ménagés dans un tube métallique mince et que le tube métallique, en position d'utilisation, est entouré par une chemise métallique. Grâce à ce mode de construction conforme à l'invention du canon de l'arme portative, la fabrication est particulièrement simple et économique du fait que les évidements sont faciles à former dans un tube métallique mince, la solidité indispensable du canon lui-même étant assurée par la chemise métallique. I1 s1 est révélé particulièrement avantageux que le canon soit constitué par un tube de laiton zingué. Ce tube de laiton moulé par injection peut alors être revêtu de zincvpar exemple dans un moule mais l'invention n'est pas limitée cependant à ce procédé. Par exemple, le canon, lorsqu'on utilise un seul métal, peut être fabriqué aussi au cours d'un procédé à fusion de cire ou un procédé analogue. L'invention est expliquée plus en détail ci-après, à l'aide d'un de ses modes de réalisation pris à titre préférentiel mais nullement limitatif, en se référant aux dessins annexés dans lesquels - La figure 1 est une vue en coupe longitudinale d'un canon dont les autres parties de l'arme portative n'ont été représentées que schématiquement, - la figure 2 représente, en coupe longitudinale, le tube métallique formant la chemise intérieure du canon, après impression d'empreintes, - les figures 3 et 4 sont des coupes du tube métallique intérieur de la figure 2, suivant les lignes III-III et IV-IV,et - la figure 5 est une vue en élévation à grande échelle du canon suivant la direction de la flèche V de la figure 1.I L'arme à feu portative, désignée dans son ensemble par 1, n'est représentée que schématiquement sur la figure 1. I1 peut s'agir de n'importe quelle sorte d'arme à feu portative d'une carabine, d'un revolver, d'un revolver à canon basculant, d'une arme de poing, ou d'une arme analogue, par exemple aussi d'un pistolet Le canon 2 de cette arme se compose ici d'un tube métallique à paroi mince 3, constituant la paroi intérieure du canon, qui est entouré, comme on le voit notamment sur les figures i et 5, par une chemise métallique 4. Le tube métallique 3 peut être constitué par un tube de zinc, entouré d'une chemise 4 de zinc moulée par injection. Dans le tube métallique 3, dans deux segmets 5 et sont distribués régulièrement sur le pourtour trois invaginations qui, dans le segment 5ssportent la référence 7,et,dans le segment 6 > la référence 8,pour faciliter l'identification, mais les invaginations7et8sontde préférence'de même nature. Les invaginations 7 ou 8 qui s'avancent vers l'intérieur sont également formées de vallées 9 comme on le voit sur les figures 3 à 5. L'étendue radiale des invaginations 7 et 8 vers l'in térieur peut, comme on l'a représenté ici, être la même dans deux sections 5 et 6, mais elle peut aussi être différente selon le mode de fonctionnement attendu du canon. De même, les invaginations 7 et 8 peuvent, suivant leur: étendue longitudinale, être prévues d'wne hauteur allant en croissant en direction de la ligne médiane du canon. L'impression des invaginations 7 et 8 dans le tube métallique 3 à mince paroi forme pratiquement des rampes 10 qui réduisent très fortement la vitesse d'arrivée d'un projectile, ou, selon la profondeur de ces rampes, l'annihilent complètement. Un but d'utilisation particulier du canon selon l'invention réside en ce que, pour empêcher complètement l'expulsion d'un projectile, on tient compte du fait qu'à la suite de la section 5 portant les invaginations 7 est disposée la section 6 portant les invaginations 8. Pour empêcher qu'en raison de déformations plastiques éventuelles d'un projectile, celui-ci franchisse cependant la section 5 et soit expulsé ensuite canon, les invaginations 8 sont décalées par rapport aux invaginations 7 de telle manière que les vallées 10 soient alignées à peu ptès avec les vallées de l'autre section.Si dans ces conditions un projectile se déformait suffisamment pour qu'il franchisse des invaginations 7, des vallées et des surélévations correspondantes se formant dans le projectile, celui-ci serait à coup sûr retenu après avoir franchi la section 5, car ses surélévations imprimées se heurteraient alors aux invaginations de l'autre section 6 et le projectile serait ainsi retenu. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. Naturellement l'invention n'est pas limitée à la nature particulière de fabrication du canon, pas plus qu'à l'utilisation pour un type d'arme déterminé ou pour un calibre déterminé ou pour un nombre déterminé d'invaginationssur le pourtour ou les régions 5 et 6. Ce nombre peut être plus petit ou plus grand que dans l'exemple decrit et représenté ici. REVENDICATIONS 1. Arme à feu portative comportant sur le canon un dispositif diminuant progressivement l'énergie cinétique d'un projectile, présentant des régions diminuant par segments la section du canon, laquelle arme à feu est caractérisée en ce que les régions qui rétrécissent la section droite du canon sont réalisées sous la forme d'invaginations (7, b) réparties à peu près symétriquement sur le pourtour du canon (2). 2. Arme à feu portative selon la revendication 1, caracté risé'en ce que les invaginations (7, 8)sont disposées à la suite l'une de l'autre selon au moins deux sections (5, b) suivant la direction longitudinale du canon (2), les invaginations (7 ou 8) d'une de ces sections (5 ou ) étant décalées par rapport à celles (6 ou 5) de la seconde section (b ou 5) de telle manière que des vallées (9) d'une de ces sections (b ou 5) soient décalées par rapport à celles (ou 8) de la seconde section (5 ou b). 3. Arme à teu portative selon l'une quelconque des revendications I et 2, carac.érlsi en ce que les invaginatioris' (7 ou 8) présentent, en direction de la ligne médiane du canon, une profondeur qui empêche un projectile d'entre expulsé. 4. Arme à feu portative selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractériséeen ce que dans chaque section (5, 6) sont prévues trois invaginations (7, 8). 5. Arme à feu portative selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les invaginations (7, 8) sont ménagées dans un tube à paroi métallique mince (3), lequel, en position d'utilisation, est entouré par une chemise métallique (4). b. Arme à feu portative selon la revendication 5, carac térisée en ce que le canon (2) est constitué par un tube de laiton chemisé de zinc.