La présente invention concerne un procédé pour produire une boite essentiellement conique en tôle mince par emboutissage profond d'un flan de tôle, procédé selon lequel le matériau du flan est amené à s'écouler, en frottant sur une arête arrondie d'emboutissage, par son emboutissage sur un élément d'outil à emboutir - sur un mandrin par exemple - de forme appropriée. Il est connu de fabriquer des boites d'emballage d'aliments par un tel emboutissage de tôle, en particulier de tôle de fer ou d'aluminium. Les boites ainsi produites ont normalement une forme essentiellement cylindrique. Elles ont certains avantages par rapport aux boites dont la paroi latérale pourvue d'un sertissage orienté suivant une génératrice est également sertie sur un fond de boite, notamment parce que les boites embouties évitent les problèmes de corrosion qu'entraînent les sertissures. Les boites embouties cylindriques demandent cependant beaucoup de place pour l'emmagasinage et le transport à vide parce qu'elles ne peuvent pas être emboîtées les unes dans les autres. Il serait par conséquent souhaitable de pouvoir produire des boites embouties coniques, qui peuvent être emboîtées les unes dans les autres, parce que cela permettrait de gagner beaucoup de place. On a déjà tenté de fabriquer des boites coniques destinées à être utilisées comme boites à conserves mais il n'a pas été possible jusqu'à présent de réaliser de telles bottes par emboutissage en tôle mince sans qu'il se forme des plis dans la paroi latérale des boites. Cette formation de plis est non seulement indésirable pour des raisons esthétiques mais également parce qu'elle complique considérablement la fermeture étanche de la boite par un couvercle si elle ne la rend pas totalement impossible. Le plissage de la paroi latérale des boites risque en outre d'entrainer la destruction des couches de revêtement normalement prévues sur le côté intérieur des boites. L'objet de l'invention est un procédé du type indiqué au début mais permettant de produire des boites coniques en tôle métallique mince sans qu'il se forme des plis dans la paroi latérale des boites, ainsi qu'un outillage d'emboutissage pour la mise en oeuvre de ce procédé. Selon l'invention, un procédé du type indiqué au début est essentiellement caractérisé en ce que, pendant l'emboutissage, le matériau du flan est amené à s'écouler et à s'emboutir sur l'élément d'outil à emboutir en frottant sur au moins trois arêtes arrondies d'emboutissage, les deux premières arêtes agissant suivant deux lignes circonférentielles mutuellement espacées sur l'une des faces du flan et la troisième arête agissant suivant une ligne circonférentielle située entre les deux premières lignes sur l'autre face du flan. Il s'est avéré que l'on peut ainsi produire des boîtes coniques embouties dont la paroi latérale est parfaitement lisse et ne présente aucun pli.Ce résultat est apparemment à attribuer au fait que les trois arêtes produisent une déformation simultanée du matériau du flan dans une zone qui est plus grande que dans le cas d'un emboutissage classique, où il n'y a qu'une seule arête d'emboutissage. De plus, la pression que la troisième arête exerce sur le matériau empêche la formation de plis qui se produiraient si le matériau était seulement embouti sur les deux premières arêtes, dont celle qui agit en dernier sur le matériau possède un plus petit diamètre que l'arête d'emboutissage qui agit en premier sur le matériau. Selon un mode de mise en oeuvre du procédé de l'invention, la troisième arête d'emboutiss#age repousse le matériau du flan pendant l'emboutissage dans l'intervalle entre les deux premières arêtes. Le matériau du flan est donc alternativement plié dans un sens et dans l'autre par les arêtes successives, ce qui entraîne un écoulement de matériau intense, dont l'effet antiplissage est particulièrement grand. Un autre mode de mise en oeuvre du procédé de l'invention dans lequel le flan est serré sur tout son pourtour avant le début de l'opération d'emboutissage, est caractérisé en ce que, vers la fin de l'opération d'emboutissage, la troisième arête est enfoncée à tel point entre les deux premières arêtes qu'il se forme dans la région du bord de la boite un profil échelonné constitué, à partir du bord de la boite, d'un rebord ou bord à sertir orienté à peu près radialement par rapport à l'axe de la boite, d'une partie à peu près parallèle à la majeure partie de la surface latérale de la boite mais situéeradialement à l'extérieur de cette surface , et d'une troisième partie qui est sensiblement perpendiculaire à l'axe de la boîte et qui se raccorde à la paroi latérale conique de la boite.Il est ainsi possible, dans une seule opération d'emboutissage, c'est-a-dire dans une seule passe, non seulement de donner la forme finale voulue å la boite mais de doter en plus la région de son bord d'un gradin qui se prête excellemment -à la fixation d'un couvercle sur la boite. Un outillage pour la mise en oeuvre de ce procédé se compose d'un premier outil et d'un deuxième outil, conçus pour être fixés coaxialement l'un en face de l'autre, l'un sur la partie mobile (coulisseau) et l'autre sur la table d'une presse, et pourvus de faces de serrage annulaires dirigées l'une vers l'autre et formant ensemble un serre-flan, le premier outil portant au centre, a l'intérieur de sa face de serrage, une bague d'emboutissage présentant une empreinte ou cavité d'emboutissage essentiellement conique, tandis que l'autre outil porte au centre, a l'intérieur de sa face de serrage, un mandrin à emboutir possédant une forme conique complémentaire à celle de l'empreinte d'emboutissage, le mandrin étant susceptible d'être engagé dans l'empreinte par un mouvement relatif, auquel s'opposent des ressorts ou d'autres organes élastiques, entre la face de serrage du premier outil et le mandrin porté par le deuxième outil. Selon l'invention, un tel outillage est essentiellement caractérisé en ce que la surface interne de la bague d'emboutissage, délimitant l'empreinte conique, possède du côté dirigé vers l'autre outil une embouchure a profil échelonné portant deux arêtes arrondies d'emboutissage, tandis que l'autre outil comprend, entre sa face de serrage et le mandrin central et coaxialement à ce dernier, une bague axialement mobile par rapport au mandrin qui est poussée par des ressorts ou d'autres organes élastiques en direction du premier outil et qui porte son extrémité dirigée vers le premier outil une troisième arête arrondie d'emboutissage dont la distance de l'axe commun des deux outils est comprise entre les distances des deux premières arêtes d'emboutissage de cet axe.Un tel outillage permet, conformément au procédé de l'invention, de transformer un flan serré entre les deux outils en une boite dont la paroi latérale est lisse et sans pli. Selon une caractéristique de l'outillage, l'épaisseur de la bague disposée autour du mandrin correspond sensiblement à I'es,cement radial des deux premières arêtes d'emboutissage et cette bague est sensiblement alignée axialement avec l'intervalle radial entre les deux premières arêtes. Le matériau du flan peut ainsi être distribué de façon optimale pendant l'opération d'emboutissage, sans que la bague gêne le matériau pendant sa déformation. Selon une autre caractéristique, une butée fixe limite le mouvement axial de la bague disposée#autour du mandrin dans le sens contraire à celui dans lequel les organes élastiques poussent cette bague. De cette manière, la bague, portant la troisième arête d'emboutissage, peut, vers la fin de l'opération d'emboutissage, presser la partie marginale du flan fermement contre l'embouchure a profil échelonné du premier outil pour conférer a la région du bord de la boite ledit profil échelonné, si bien qu'après cette seule opération d'emboutissage, la boite est prête recevoir un couvercle. Selon encore une autre caractéristique, la bague disposée autour du mandrin possède a son extrémité éloignée du premier outil une saillie dirigée radialement vers l'intérieur et s'appliquant contre un épaulement prévu sur le mandrin et dirigé vers le côté opposé au premier outil. Grâce a cette caractéristique, le mouvement de la bague en direction du premier outil, notamment sous l'effet des organes élastiques, est limité lorsque l'outillage s'ouvre, c'est-à-dire lorsque les deux outils s'écartent l'un de l'autre, si bien que la bague est maintenue dans le deuxième outil. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront plus clairement de la description qui va suivre d'un exemple de mise en oeuvre non limitatif, s'appliquant à une boite de forme particulière, ainsi que des dessins annexés, sur lesquels - la figure 1 est une vue en perspective d'une boite produite selon le procédé et au moyen d'un outillage selon l'invention; - la figure 2 est une coupe axiale d'un outillage selon l'invention, représenté à 11 état ouvert; - la figure 3 est une demi-coupe axiale de l'outillage de la figure 2 en une position intermédiaire entre l'ouverture complète et la fermeture complète; et - la figure 4 correspond à une partie de la demi-coupe axiale de la figure 3 mais à la position de fermeture complète de l'outillage. La figure 1 représente une boite 21 d'une forme de réalisation préférée, pouvant être produite selon le procédé de l'invention. Elle comprend un corps de boite 22 portant en haut une embouchure à profil échelonné qui est formée, à partir du bord de la boite, d'un rebord radial à sertir 23, d'une partie 10 qui se raccorde à l'intérieur du rebord, est orientée à peu axialement mais située radialement à l'extérieur du corps de boite 22 et, enfin, d'une partie radiale 24 qui relie la partie axiale 10 å la paroi latérale conique du corps de boite. La boite représentée possède une section circulaire perpendiculairement à son axe mais il est å noter que le procédé et des outillages selon l'invention permettent également de produire des boites ayant des sections droites d'autres formes. La forme conique du corps de boite 22 permet d'empiler de telles boites en les emboîtant les unes dans les autres à llétat vide, ce qui est particulièrement appréciable en raison du gain de place ainsi réalisable par rapport aux boites cylindriques. Grâce a l'embouchure échelonnée représentée, un couvercle peut être posé sur la partie radiale 24 puis fixé sur la boite par rabattement vers l'intérieur du rebord à sertir 23. Le couvercle peut être conçu pour une ouverture suivant une ligne sensiblement parallèle mais radialement extérieure au bord intérieur de la partie radiale 24, de sorte que des morceaux de couvercle qui resteraient éventuellement attachés à la boite après son ouverture ne gênent pas le vidage du contenu de la boite. Cela est particulièrement souhaitable lorsque la boite sert d'emballage à un produit pâteux ou épais tendant à conserver la forme de la boite au moment de son extraction. La figure 2 représente un outillage permettant de produire une boite du type de celle de la figure 1 selon le procédé de l'invention. Cet outillage comprend un premier outil 2, appelé matrice dans ce qui va suivre, qui est représenté en haut sur la figure 2, ainsi qu'un deuxième outil 3, appelé poinçon dans ce qui va suivre, qui est représenté en bas. La figure 2 montre l'outillage à l'état ouvert. La matrice 2 est conçue pour être montée sur le coulisseau d'une presse et le poinçon 3 est conçu pour être monté sur la table d'une presse, ce qui est la disposition préférée, mais il est parfaitement possible d'inverser cette disposition. La matrice 2 représentée en haut dans l'exemple de réalisation d'un outillage selon l'invention de la figure 2 comprend un support 25, sur lequel est montée une pièce annulaire extérieure 26 dont l'axe est sensiblement parallèle aux mouvements de l'outillage lorsque celui-ci est monté dans la presse. Dans la pièce annulaire extérieure 26 est disposée, coaxialement par rapport à cette pièce, une bague d'emboutissage 7 possédant une cavité ou empreinte centrale conique d'emboutissage 8 dont la forme correspond à la forme du corps de boite conique 22 à produire. A l'embouchure de l'empreinte conique 8, la paroi interne de la bague d'emboutissage 7 porte deux arêtes arrondies d'emboutissage 11 et 12 qui sont disposées de manière que l'embouchure de l'empreinte 8 possède un profil échelonné qui correspond au profil échelonné désiré sur L'embouchure de la boite 21 à produire. Dans l'exemple représenté sur la figure 2, les parties mentionnées de la matrice, c'est-à-dire le support 25, la pièce annulaire extérieure 26 et la bague d'emboutissage 7, sont disposées fixes les unes par rapport aux autres et de manière que les extrémités dirigées vers le poinçon 3 de la pièce 26 et de la bague d'emboutissage 7 soient alignées dans le sens radial, de sorte que cette extrémité de la pièce annulaire extérieure 26 peut servir de face de serrage 15 pour le serrage d'un flan 19 (figures 3 et 4) entre la matrice 2 et le poinçon 3. Le support 25 présente un alésage axial central dans lequel est disposée une chandelle d'éjection 18 pour éjecter la boite formée d'un flan 19. La chandelle 18 est manoeuvrée dans le sens axial par un mécanisme non représenté après l'ouverture de l'outillage. Le poinçon 3 représenté en bas sur la figure 2 comprend un support 27 en forme de godet cylindrique qui reçoit, coaxialement au support 27, une bague de serrage 28 que des ressorts ou d'autres organes élastiques 17 poussent en direction de la matrice 2 et dont la face extrême 16 dirigée vers la matrice forme avec la face de serrage 15 un serre-flan pour le serrage d'un flan entre la matrice 2 et le poinçon 3 de l'outillage. Dans la bague de serrage 28 est disposée coaxialement une bague 4 dont l'extrémité dirigée vers la matrice 2, extrémité qui est alignée radialement avec l'extrémité correspondante de la bague de serrage 28, forme une#arête simple ou double d'emboutissage 6 qui, dans le sens axial, est alignée avec l'intervalle radial entre les deux arêtes d'emboutissage 11 et 12 de la matrice.La bague 4 est également poussée élastiquement en direction de la matrice 2, par des organes élastiques 13. La bague 4 entoure coaxialement un mandrin a emboutir central 5 qui porte du côté de la matrice une surface latérale conique 9 complémentaire à la surface interne conique de L'empreinte 8 de la bague d'emboutissage 7. Le mandrin 5 est monté fixe par rapport au support 27 du poinçon 3. La partie du mandrin 5 qui est éloignée de la matrice 2 peut avoir la forme d'un cylindre dont le diamètre est plus petit que le diamètre maximal de la partie conique du mandrin 5, de sorte qu'il se forme sous cette partie conique un épaulement 29 qui limite le mouvement de la bague 4 en direction de la matrice 2 sous l'effet des organes élastiques 13 lorsqu'une partie saillante dirigée radialement vers l'intérieur de la bague 4 vient s'appliquer#ontre cet épaulement. La partie cylindrique du mandrin 5 est entourée coaxialement d'une butée 30 fixée sur le fond du support 27 en forme de godet et limitant le mouvement de la bague 4 dans le sens de son éloignement de la matrice 2. La bague de serrage 28 peut être entourée coaxialement d'une bague de découpage 31 qui est solidarisée de l'extrémité dirigée vers la matrice 2 du support 27. La face dirigée vers la matrice de la bague de découpage 31 porte un bord radialement intérieur formant un trayant 1 qui sert au découpage du flan 19 en coopération avec le bord extérieur de la face inférieure de la pièce 26 faisant partie de la matrice 2 lorsque cette dernière est pressée contre le poinçon 3. lorsque, comme représenté sur la figure 2, la bague de découpage 31 fait radialement saillie vers l'intérieur par rapport a la paroi interne du support 27, elle peut coopérer avec un épaulement extérieur de la bague de serrage 28 pour limiter le mouvement de cette bague en direction de la matrice 2 sous la poussée des organes élastiques 17. Le mode de fonctionnement de l'outillage représenté sur la figure 2 sera expliqué plus en détail dans ce qui va suivre relativement aux figures 3 et 4. Alors que la matrice 2 et le poinçon 3 sont écartés l'un de l'autre, comme représenté sur la figure 2, une feuille de métal est introduite à peu près perpendiculairement à l'axe commun de ces deux parties de l'outillage. La presse ferme ensuite l'outillage, de sorte que la tôle est serrée entre les faces 15 et 16. Pendant la suite du pressage, la bague de découpage 31, par son tranchant 1 et en coopération avec le bord extérieur de la pièce annulaire extérieure 26 de la matrice 2, découpe dans la tôle un flan 19, lequel reste serré entre les faces 15 et 16.La poursuite du pressage de la matrice 2 contre le poinçon 3 provoque en outre, comme on peut le voir sur la figure 3, la pénétration de la bague 4 dans l'embouchure de l'empreinte 8 de la bague d'emboutissage 7, contre la force des organes élastiques 137 de même que la pénétration de la partie conique du mandrin 5 dans l'empreinte conique 87 de sorte que le flan 19 est déformé par emboutissa e sur les deux arêtes d'emboutissage ll et 12 de la paroi interne de la bague d'emboutissage 7 et sur l'arête d'emboutissage 6 située entre elles de la bague 4.L'extrémité dirigée vers la matrice 2 du poinçon 5 pousse en mène temps la partie centrale du flan vers le haut et dans l'empreinte conique 8, pendant que la partie du flan située entre l'arrondi de la face extrême du mandrin 5 et l'arête 12 est maintenue à l'état étiré et sans pli et dotée d'une forme conique correspondant sensiblement à la forme de la partie conique 9 du mandrin 5 et à celle de l'empreinte 8. A mesure que la matrice 2 et le poinçon 3 sont pressés davantage l'un dans l'autre, il se produit par conséquent un emboutissage de plus en plus profond du flan 19, dont le matériau est amené à s'écouler dans la région des trois arêtes 11, 12 et 6, c'est-à-dire dans une région relativement grande. La progression de l'emboutissage est arrêtée lorsque la bague 4, comme représenté sur la figure 4, s'applique contre la butée 30, de sorte qu'elle ne peut plus descendre davantage contre la force des organes élastiques par rapport au mandrin 5.L'augmentation de l'effort de pressage sur la matrice 2 et le poinçon 3 a ensuite seulement pour effet que l'arête 6 - ou plus précisément la double arête 6 à l'extrémité supérieure de la bague 4 - est pressée fermement dans l'intervalle entre les arêtes 11 et 12 de la matrice, de sorte que le corps de boite 22 réalisé à partir du flan 19 est pourvu d'une embouchure échelonnée comme celle représentée sur la figure 1. L'outillage est ensuite ouvert et la chandelle 18 est abaissée pour éjecter la pièce emboutie. Une nouvelle opération d'emboutissage peut ensuite commencer. Pendant l'emboutissage, le bord du flan 19 est partiellement extrait de l'intervalle entre les faces de serrage 15 et 16, de sorte que le bord 20 du flan transformé en boîte à la fin de l'opération d'emboutissage possède seulement une largeur qui, comme on peut le voir sur la figure 4, dépasse seulement de peu la largeur désirée du rebord à sertir 23. Le bord 20 doit être un peu plus large que le rebord à sertir 23 car une reprise ou détourage du bord de la pièce emboutie est souvent nécessaire. Il est cependant possible aussi d'équiper l'outillage d'éléments de découpage qui, à la suite de l'opération d'emboutissage proprement dite,dauent au rebord de la boite la forme et la largeur voulues. Il est possible aussi d'enlever complètement ltembou- chure à profil échelonné de la pièce emboutie, de sorte qu'on obtient une boite entièrement conique. Il est possible également de réaliser le découpage du flan 19 avant l'emboutissage dans une opération séparée. Il n'est pas nécessaire dans ce cas de prévoir la bague de découpage 31 mais le mouvement de la bague de serrage 28 en direction de la matrice doit alors être limité d'une autre manière. Bien que la description qui précède se rapporte à un exemple de réalisation d'un outillage dont l'outil ou poinçon 3 contenant les parties mobiles 4 et 28 chargées par des ressorts ou par d'autres organes élastiques est conçu pour être monté sur la table d'une presse tandis que l'autre outil ou matrice 2, contenant seulement des pièces qui ne sont pas mobiles les unes par rapport aux autres hormis la chandelle d'éjection 18, est conçu pour être monté sur la partie mobile de la presse, il est possible d'inverser la disposition de ces deux outils dans la presse. il est encore à noter que le serrage du flan 19 avant et pendant l'emboutissage peut s'effectuer également d'une autre manière que celle représentée et décrite, ce qui permet de donner différentes conformations aux parties marginales des boites finies. Pour obtenir l'emboutissage recherchéwsans formation de plis, d'un flan en un corps creux essentiellement conique, il s'est avéré que le seul point essentiel est d'amener le matériau du flan à couler pendant l'emboutissage sur au moins trois arêtes arrondies d'emboutissage qui agissent sur les deux faces du flan. L'explication probable est que l'emboutissage sur trois arêtes produit un écoulement simultané du matériau dans une région plus grande que dans le cas d'un emboutissage classique où il n'y a qu'une seule arête d'emboutissage, l'écoulement du matériau selon le procédé de l'invention étant en outre plus régulier. La raison de l'utilisation de trois arêtes au lieu de deux, au lieu des deux arêtes 11 et 12 par exemple, est que le matériau du flan, s'il est seulement embouti sur les deux arêtes Il et 12, formerait des plis en raison de la reduction de diamètre entre l'arête ll et l'arête 12. Cette formation de plis es#t empêchée par la troisième arête 6 située entre les deux autres et agissant sur la face opposée du flan. Il est encore à noter que le matériau qui quitte l'arête intérieure 12 de la bague d'emboutissage est a l'état uniforme et peut donc être déformé facilement en vue de la réalisation de la boite conique, avec seulement de légers écarts par rapport à la forme désirée, écarts qui peuvent être corrigés sans difficulté lorsque la paroi interne conique de la bague d'emboutissage presse le flan contre la surface conique correspondante 9 du mandrin 5. Comme déjà indiqué, l'invention n'est pas limitée aux formes de réalisation décrites et l'homme de l'art pourra y apporter diverses modifications, sans pour autant sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1. Procédé pour produire une boite essentiellement conique en tôle mince par emboutissage profond d'un flan de tôles procédé selon lequel le matériau du flan est amené s'dcouler, en frottant sur une arête arrondie d'emboutissage, par son emboutissage sur un élément d'outil à emboutir - sur un mandrin par exemple - de forme appropriée, caractérisé en ce que, pendant l'emboutissage, le matériau du flan est amené à s'écouler et à s'emboutir sur l'élément d'outil à emboutir en frottant sur au moins trois arêtes arrondies d'emboutissage, les deux premières arêtes agissant suivant deux lignes circonférentielles mutuellement espacées sur l'une des faces du flan et la troisième arête agissant suivant une ligne circonférentielle située entre les deux premières lignes sur l'autre face du flan. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la troisième arête d'emboutissage presse le matériau du flan pendant l'emboutissage dans l'intervalle entre les deux premières arêtes d'emboutissage. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, dans lequel le flan est serré sur son pourtour avant le début de la première opération d'emboutissage, caractérisé en ce que la troisième arête d'emboutissage, vers la fin de l'opération d'emboutissage, est enfoncée à tel point entre les deux premières arêtes d'emboutissage que la région du bord de la boite est dotée d'un profil échelonné constituée, à partir du bord de la boite, d'un rebord ou bord à sertir orienté à peu près radialement par rapport a l'axe de la boite, d'une partie à peu près parallèle la majeure partie de la surface latérale de la boite mais situéeradialement à l'extérieur de cette surface et d'une troisième partie qui est sensiblement perpendiculaire à l'axe de la boite et qui se raccorde à la paroi latérale conique de la boite. 4. Outillage pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, cet outillage étant composé d'un premier outil et d'un deuxième outil, conçus pour être fixés coaxialement l'un en face de l'autre, l'un sur la partie mobile (coulisseau) et l'autre sur la table d'une presse, et pourvus de faces de serrage annulaires dirigées l'une vers l'autre et formant ensemble un serre-flan, le premier outil portant au centre, à l'intérieur de sa face de serrage, une bague d'emboutissage présentant une empreinte ou cavité d'emboutissage essentiellement conique, tandis que l'autre outil porte au centre, à ltinté- rieur de sa face de serrage, un mandrin à emboutir possédant une forme conique complémentaire à celle de l'empreinte d'emboutissage, le mandrin étant susceptible d'être engagé dans l'empreinte par un mouvement relatif, auquel s'opposent des ressorts ou d'autres organes élastiques, entre la face de serrage du premier outil et le mandrin porté par le deuxième outil, caractérisé en ce que la surface interne de la bague d'emboutissage, délimitant l'empreinte conique, possède du côté dirigé vers l'autre outil une embouchure à profil échelonné portant deux arêtes arrondies d'emboutissage, tandis que l'autre outil comprend, entre sa face de serrage et le mandrin central et coaxialement à ce dernier, une bague axialement mobile par rapport au mandrin qui est poussée par des ressorts ou d'autres organes élastiques en direction du premier outil et qui porte à son extrémité dirigée vers le premier outil une troisième arête arrondie d'emboutissage dont la distance de l'axe commun des deux outils est comprise entre les distances des deux premières arêtes d'emboutissage de cet axe. 5. Outillage selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'épaisseur de la bague disposée autour du mandrin correspond sensiblement à l'espacement radial des deux premières arêtes d'emboutissage et en ce que cette bague est sensiblement alignée axialement avec#l'inter- valle radial entre les deux premières arêtes. 6. Outillage selon la revendication 4 ou 5, caractérisé en ce qu'une butée fixe limite le mouvement axial de la bague disposée autour du mandrin dans le sens contraire à celui dans lequel les ressorts ou autres organes élastiques poussent cette bague. 7. Outillage selon l'une quelconque des revendications 4 a 6, caractérisé en ce que la bague disposée autour du mandrin possède a son extrémité éloignée du premier outil une saillie dirigée radialement vers l'intérieur et pouvant s'appliquer contre un é aulement prévu sur le mandrin et dirigée vers le côté opposé au premier outil. 8. Boite en tôle mince, en tôle de fer ou d'aluminium par exemple, caractérisée en ce qu'elle est produite par le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 et/ou au moyen d'un outillage d'emboutissage selon l'une quelconque des revendications 4 à 7.