La présente invention concerne un nouveau type de paumelles d'huisserie comportant une protection intégrée contre lteffraetion qui permet sa fabrication et sa pose sans travail supplémentaire. I1 existe différents modèles de paumelles adaptables aux portes et aux fenêtres. Elles assurent convenablement les fonctions d'axe et de support de rotation entre l'élément fixe ou chambranle et l'élément mobile ou vantail mais elles n'offrent à l'effraction qu'une très faible résistance. Sous l'effort d'un levier comme une pince monseigneur, introduit de leur coté entre la partie mobile et le chambranle, les paumelles cèdent facilement; dans la plupart des cas, l'un des cylindres de paumelles, tantôt celui qui porte l'axe, tantôt celui qui le reçoit et qui sont le plus souvent réalisés l'un et l'autre par enroulement de la tole, stentre-ouvre et laisse échapper l'axe d'articulation désolidarisant ainsi les parties fixes et mobiles. Dans d'autres cas, lorsque le matériau de l'huisserie n'a pas une bonne résistance ou lorsque la fixation de la paumelle sur l'huisserie est insuffisante, il arrive que la rupture se fasse à ce niveau; mais il ne servirait à rien de renforcer considérablement cette fixation puisque, sous un effort quelque peu supérieur, l'articulation de la paumelle cèderait. Les cambrioleurs, lorsqu'ils ne parviennent pas à forcer les serrures ou les verrous, s'attaquent aux paumelles et les font facilement cèder. Pour remèdier à cette situation les serruriers posent des renforts de paumelles2 dispositifs constitués d'une partie mâle et d'une partie femelle placées face à face dans la feuillure de telle sorte qu'en position fermée les ergots de la partie mâle pénètrent dans les lumières de la partie femelle solidarisant ainsi les éléments fixes et mobiles de l'huisserie. Pour avoir une protection efficace il faut poser de tels dispositifs de part et d'autre de chaque paumelle ce qui représente pour une porte palière de quatre à huit paires de pièces à mettre en place. Si le coût unitaire de ces dispositifs n'est pas très élevé, les frais d'installation sont, par contre, très importants; la pose en feuillure qui n'est jamais réalisée d'origine sur l'huisserie nécessite le déplacement d'un professionnel car l'ajustement des éléments mâles et femelles est délicat et nécessite un outillage approprié. La présente invention pallie ces divers inconvénients et permet d'aboutir à des paumelles se montant aisément, et qutjl est pratiquement impossible de faire céder. De façon plus précise, les paumelles selon l'invention sont notamment remarquables en ce que les branches comportent des renforts faisant partie intégrante desdites branches, destinés à éviter toute effraction au niveau desdites paumelles. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention ressortiront mieux à la lecture de la description qui va suivre faite en regard des figures données à titre indicatif et nullement limitatif parmi lesquelles: - la figure 1 est une vue de face des branches de paumelles munies des renforts, en position ouverte - la figure 2 est une coupe selon la ligne II-II de la figure 1, - la figure 3 est une vue analogue à la figure 2, en position fermée, - la figure 4 est une coupe selon la ligne III-III de la figure 1, - la figure 5 est une vue analogue à la figure 4, en position fermée, et - la figure 6 représente une variante de réalisation des paumelles. En se reportant à la figure 1, on voit que les branches de paumelles 1, 2 sont munies d'ergots 3 et de lumières 4 qui constituent les renforts destinés à éviter toute effraction de la porte ou de la fenêtre par les-paumelles qui sont fixées aux huisseries par vissage grâce aux trous 5 Lesdits ergots peuvent être des éléments métalliques rapportés et fixés sur l'une des faces intérieures de la paumelle par vissage, rivetage, sertissage, soudage ou tout autre mode de liaison. Lesdites lumières peuvent être réalisées sur la face opposée par per çage, dépastillage, découpage, emboutissage ou tout autre mode de perforation ou déformation. Dans un mode préféré de réalisation comme représenté sur la figure 1 les ergots seront obtenus sans apport d'élément extérieur par découpage et déformation ou pliage du métal des faces de la paumelle et les trous correspondants par dépastillage. Ces opérations peuvent se faire sur le même matériel qui sert à la fabrication de la paumelle sans reprise ultérieure donc pratiquement sans coût supplémentaire. Le sens de la découpe et du pliage n'est pas indifférent; on le choisira de telle sorte qu'en cas de tentative d'effraction, l'ergot obtenu par déformation ne puisse se rabattre et reprendre sa position initiale. Les figures 2 à 5 permettent de mieux voir le fonctionnement des bran ches de paumelles 1, 2 de la figure 1; en particulier, on voit de quelle façon les ergots 3 pénètrent dans les lumières 4. Chaque branche de paumelle comprend au moins un ergot ou une lumière, et préférentiellement une pluralité d'ergots et/ou de lumières. Avantageusement les ergots et les lumières sont disposés, pour chaque branche de paumelle, de façon alternative. Pour accroitre encore l'effet de protection on pourra réaliser des paumelles ayant des branches 1' et 2' allongées comme représentées sur la figure 6 et multiplier ainsi les points d'ancrage par ergots et lumières. REVENDICATIONS 1) Paumelles caractérisées en ce que les branches comprennent des renforts faisant partie intégrante desdites branches, destinés à éviter toute effraction au niveau desdites paumelles. 2) paumelles selon la revendication 1, caractérisées en ce que lesdits renforts sont constitués par au moins un ergot disposé sur l'une desdites paumelles coopérant, lorsque les paumelles sont en position fermée, avec une lumière pratiquée dans l'autre desdites paumelles. 3) Paumelles selon la revendication 2, caractérisées en ce que chacune des branches desdites paumelles comprend alternativement un ergot et une lumière. 4) Paumelles selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisées en ce que chaque ergot est une pièce rapportée et fixée sur l'une des faces intérieures de la branche de la paumelle par vissage, rivetage, sertissa ge soudage ou tout autre mode de liaison. 5) Paumelles selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisées en ce que chaque ergot fait partie intégrante de la paumelle et est obtenu par découpage et déformation du métal constituant la branche de la paumelle. 6) Paume Ses selon la revendication 5, caractérisées en ce que le sens du découpage et de la déformation est tel que, lors d'une tentative d'effraction, le rabattement de l'ergot dans Sa position initiale est interdit.