FR 2488147 A2 19820212 FR 8026352 A 19801211 La seconde demande divisionnaire de brevet principal, portant le numéro 80 09 664, déposée le 29 avril 1989 et bénéficiant de la date du 16 mai 1979, a essentiellement pour objet de décrire un procédé de modification des caractéristiques physiques et bio-chimiques du sang d'animaux après abattage et saignée de ceux-ci, remarquable en ce que, dans un premier temps, et afin de maintenir le sang pendant un temps relativement court de quelques jours, d'une part à l'état liquide et, d'autre part, en état de non prolifération de la flore bactérienne qu'il contient, on lui ajoute, en proportion convenable, de l'acide éthylène diamine tétra-acétique ou EDTA ou de 1'EDTA disodique ou EDTA Na2, l'un et l'autre connus pour leurs propriétés d'agents séquestrants, puis, dans un second temps, à soumettre le sang ainsi conservé en phase liquide à un traitement thermique sous agitation lente jusqu'au voisinage de sa températion d'ébullition. L'on constate alors qu'au voisinage de cette température d'ébullition, le sang se transforme en une phase grumeleuse de couleur brune, à granulation assez grossière, stable, humide et ne tachant pas les doigts. Le présent certificat d'addition a pour objet d'apporter certains compléments,précisions ou développements concernant les procédés ou produits décrits au brevet principal. Il a notamment été constaté que, en vue d'obtenir la conservation du sang en phase liquide avec retard du développement microbien avant son utilisation, par exemple dans le cadre d'un traitement thermique en vue de sa transformation en phase grumeleuse, si les meilleurs résultats sont effectivement actuellement obtenus avec l'utilisation de l'acide éthylène diamine tétra acetique (EDTA) ou de 1' un de ses deux dérivés basiques tels que 1'EDTA disodique (EDTA Na2), il était cependant possible de le remplacer par l'un des autres agents complexants (ou chélatants) quelconques actuellement connus,soit sous leur forme acide, soit sous forme de leurs sels. L'on obtient alors des résultats analogues, avec divers degrés de perfection qui, selon l'utilisation envisagée pour le produit final, peuvent etre considérés comme suffisants. Parmi ces autres complexants, l'on peut citer, en sus de -1'EDTA et de 1'EDTA Na2 mentionnés au brevet principal, tous les autres sels de 1'EDTA, tels que les sels d'Aluminium ou de Magnesium, ainsi que les autres complexants connus tel que, notamment : - l'acide éthylène diamino dio hydroxyphényl acétique (EDDHA) ou ses sels - l'acide nitrilotriacétîque ou ses sels - l'acide 1-2 diamine cyclohexane N,N,N',N' tétra acéti que ou ses sels. Des résultats analogues sont également obtenus en associant un complexant, dérivé ou non de 1'EDTA, à un acide, à une base ou à un sel, en raison de l'activation, qui a été expérimentalement constatée, de la chélation par l'adjonction de tel ou tel de ces trois derniers éléments. Dans un autre ordre d'idée, il a été exposé au brevet principal (page 5 , lignes 13 à 28) que, du point de vue bactéride, il se produit un effet de synergie entre 1' EDTA Na2 (ou encore 1'EDTA) et 1e traitement thermique final destiné à transformer en phase grumeleuse avec retard important, de l'ordre de deux mois, de la prolifération microbienne, alors que, pour la phase liquide addi tionnée d'EDTA Na2, ce retard est de l'ordre dé 10 jours, au delà desquels la prolifération s'élève très rapidement. Il a paru intéressant de donner ici une tentative d'explication de cette synergie au retard à la prolifération au niveau de la phase grumeleuse. En effet, celle-ci constitue un milieu humide de nature organique, au sein duquel il se produit donc des modifications ou transformations bio-chimiques internes au contact de l'air ambiant; ces modifications ou transformations déterminent la libération de certains des oligo-él & ents contenus dans la phase grumeleuse, au fur et à mesure qu'elle se produit; cependant ces oligo-éléments ne deviennent pas disponibles pour un métabolisme cellulaire qui autoriserait la prolifération microbienne puisque 1'EDTA Na2 libre va les complexer (chélater), privant ainsi la flore bactérienne des éléments de nature à lui permettre de réaliser ce métabolisme. Bien entendu, cette hypothese n'est valable que si l'on suppose que le traitement thermique de mise en phase grumeleuse est appliqué avant que la totalité de 1'EDTA Na2 ait été utilisé à la chélation de la phase liquide. En effet, la dose minimale d'EDTA susceptible de déterminer le début de l'anticoagulation ainsi que l'a établi 1' expérimentation, est de O, 05% du volume de sang de saignée considéré. A 0,02 ou 0,03% il n'y a pas de début d'anti coagulation. Par contre aux environs de 0,1%, la coagula tion est totale. Si le traitement thermique est alors appli qué, il reste 0,40% environ d'ED.TA, pour assurer pendant le temps de deux mois environ indiqué au brevet principal, le retard à la prolifération dans la phase grumeleuse. Cependant, il est également possible que le retard à la prolifération soit dû, au moins pour partie, au fait que le motif éthylène (CH2.CH2 ) dont les propriétés bactérici des sont connues, est présent dans la structure moléculai re de llEDTA. I1 est encore un objet du présent certificat d'addition de préciser que, dans le cas où l'on veut réduire la pro portion d'EDTA à ajouter, si cela est jugé préférable, par exemple dans le cadre de l'utilisation du sang ainsi trai té pour l'alimentation humaine, il est possible de syner giser l'action de 1'EDTA alors utilisé à dose réduite (par exemple 0,1%) ou de tout autre complexant par l'ad jonction d'un acide, d'une base ou d'un sel. En effet, il a été constaté expérimentalement que ces trois groupes d'éléments constituaient des activateurs de la chélation. I1 est, par exemple, possible d'utiliser du bisulfite de sodium qui présente un certain pouvoir bactéricide et une hydrolyse alcaline,donc avec libération d'ions hydro xydes. En ce qui concerne les acides, on peut également uti liser l'acide citrique qui est connu pour ses propriétés anticoagulantes, voire de ses propriétés secondaires d' agent conservateur. I1 est évident que, dans ce cas, le retard à la prolifération bactérienne sera moins bon. Cependant, cela ne présente pas d'inconvénient dès lors qu'il est possible de faire intervenir le traitement thermique dans de très courts délais. Par ailleurs, s' agissant d'une utilisation dans le cadre de l'alimentation humaine, il peut être envisagé de procéder a une stérilisation de la phase grumeleuse obtenue, ainsi que la possibilité en a été mentionnée au brevet principal. Le présent certificat d'addition a encore pour objet de donner un exemple de transformation du sang en phase grumeleuse faisant appel à un cycle continu d'opérations à partir de l'apport de sang en phase liquide,anticoagulé comme il a été dit au brevet principal et à la présente addition. On a recours à un élévateur à vis d'Archimède disposé en position inclinée, à la partie inférieure duquel est amené le sang liquide préchauffé à environ 600. Ainsi que le montre la figure, l'élévateur est constitué schématiquement de la manière suivante Le sang anticoagulé et préalablement préchauffé approximativement à 600C par exemple sur un réchauffeur à plaques schématisé en 1 dans lequel il est introduit en 2 à une température de 15 à 200C par exemple, est déversé par l'orifice 3 dans un bac 20 dans lequel plonge l'extre- mité inférieure d'un organe cylindrique 21 à l'intérieur duquel une vis d'Archimède 22 est entraînée en rotation par un moyen convenable 33. Des moyens de contrôle, qui n'ont pas été représentés et sont de conception classique,sont aménagés de manière que le liquide ne dépasse pas un niveau maximum qui est matérialisé en 37 sur la figure. L'organe cylindrique 21 présente deux parois coaxiales déterminant un espace annulaire 23 à l'intérieur duquel peut circuler un fluide porté à température convenable, amené par des orifices dtadmission tels que 24, 25 et d' évacuation, non représentés. L'espace annulaire 23 est en outre, de préférence, di.- visé radialement par une cloison 26 en deux espaces. 23a, 23b, respectivement desservis par les orifices d'entrée 24, 25, de manière à permettre de soumettre le sang à une ambiance thermique de plus en plus élevée au fur et à mesure qu'il va être élevé par la vis d'Archimède de l'orifice d'entrée 27 jusqu'à l'orifice d'évacuation 28 selon une loi de croissance de température qui sera définie ci-après. De plus, ladite vis d'Archimède présente elle-même une double paroi définissant un volume hélicoïdal 32 à l'intérieur duquel peut circuler un fluide amené à une température de l'ordre de 100 à 1100C et qui y est introduit de toute manière convenable par exemple au niveau de 1' extrémité supérieure 29a de son axe creux 29. Enfin, à l'aplomb de l'orifice 28 est disposée l'une des extrémités d'une bande transporteuse perméable 34 sous laquelle est aménagée une trémie 35 permettant la récupération du léger rendu liquide qui est mentionné au brevet principal,dans un bac 30 qui est relié au bac de réception 20 par une canalisation convenable 31 munie d'une vanne 36 et de moyens de pompage 7 aménagés de manière à réintégrer ledit rendu au flux de sang liquide déversé dans le bac 20. Le dispositif fonctionne de la manière suivante Lorsque la vis d'Archimède est entrainée en rotation,elle prend en charge et élève à chaque tour de rotation une certaine quantité du sang anticoagulé contenu dans le bac 20 et elle l'achemine de façon en elle- même bien connue,de 1' orifice 27 vers l'orifice 28 et en le maintenant par son mouvement propre, en état d'agitation lente, vers la partie su périeure de l'oryane cylindrique 21.Au cours de cette progression,le sang est soumis à l'action de la chaleur provenant, d'une part, du fluide qui circule dans l'espace 23a,puis 23b et, d'autre part, par simple contact avec la vis elle-même, à l'action de la chaleur qui circule dans l'espace hélico- dal 32. Sa température s'élève donc progresssivement. Par ailleurs, ainsi qu'il a été indiqué ci-dessus et au brevet principal, la réaction de transformation en phase grumeleuse débute aux environs de 800C et il est souhaitable qu'à partir de cette température la transformation totale du sang en phase grumeleuse soit acquise en un temps très court. En conséquence, il a été jugé préférable d'organiser au voisinage de la partie supérieure de l'organe cylindrique une chambre annulaire 23b séparée de la chambre 23a par la cloison 26; dans la chambre 23b est introduit un fluide à température nettement plus élevée que celui qui est introduit dans la chambre 23a, par exemple au voisinage de 1200C. I1 y a lieu de remarquer en outre que la disposition consistant à introduire le fluide à une température du même ordre de grandeur par l'ex trémité supérieure de l'espace hélicoïdal de la vis d' Archimède répond à la même condition puisqu'il est bien évident que ce fluide perdra ses calories au fur et à mesure de leur échange avec le sang par l'intermédiaire de la paroi de ladite vis d'Archimède avec laquelle celui-ci est en contact, c'est- -dire au fur et à mesure de sa progression vers l'extrémité inférieure de cette vis au niveau de laquelle elle s'échappe par des moyens qui n'ont pas été représentés. Ainsi, lors de son aseension dans la vis d'Archimède, le sang anticoagulé va être progressivement porté, d'une part, aux environs de 800C, pour laquelle commence la réaction de mise en phase grumeleuse, puis à partir de ce moment, et pendant un temps dont la durée peut être déterminée par un choix judicieux de la température d'admission des fluides par des orifices 25 et 29, et/ou par la longueur de la partie 23b de la chambre annulaire 23, jusqu' à la température optimale finale choisie pour ladite mise en phase grumeleuse. Le sang ainsi mis en phase grumeleuse va donc être déversé au niveau de l'orifice 28 sur l'extrémité du tapis roulant, à partir de laquelle elle sera acheminée vers des moyens d' évacuation. Il est à remarquer que pour une meilleurs compréhension; on a indiqué sur la figure les températures du sang selon les zones considérées. Le présent certificat d'addition a aussi pour objet de préciser qu'il est possible de procéder à la dessication du sang préalablement transformé en phase grumeleuse selon le brevet principal ou la présente addition. En effet, cette dessication de la phase grumeleuse humide de conduit à un produit qui est également grumeleux, granulé et qui n'est pas pulvérulent. La dessication peut être realisee en soumettant la phase grumeleuse à un traitement thermique ou simplement à l'air libre, avec ou sans ventilation. Ce nouveau produit desséché,noiratre etgrumeleux d'aspect, est très différent du san desseché ordinaire obtenu par les moyens classiques. En effet, le sans desséché ordinaire se présente sous la forme d'une poudre marron très fine, très pulvérulente, qui peut se compacter malencontreusement dans les trémies de stockage et qui peut également être mise en suspension par le moindre courant d'air. Il est donc clair que le sang desséché à partir de la phase grumeleuse est différent de la poudre de sang classique sur le plan de la couleur, mais aussi et essentiellement sur le plan de la texture et de la densité apparente. Les comportements physiques du sang ainsi traité, lors de son utilisation, seront donc différents de ceux du sang desséché selon les procédés classiques, qu'il s'agisse par exemple d'un épandage aux champs ou d'un transit forcé dans une conduite ou un pulvérisateur. I1 en est de même dans le cas d'une ingestion par les animaux; en effet, l'ingestion de sang en poudre ou en farines, donc de produits pulvérulents, occasionnent des accidents pulmonaires fréquents; or, ce nouveau produit sec et grumeleux élimine ce risque. I1 peut etre admïnis- tré seul ou en association à d'autres produits alimentaires de complément. I1 est clair que ces différences de comportement peuvent même être exaltées si le sang a absorbé au préalable des substances minérales ou organiques. REVENDICATIONS 1 - Procédé de conservation du sang d'animaux en phase liquide en vue de sa transformation ultérieure en phase grumeleuse par application d'un traitement thermique au voisinage de sa température d'ébullition, caractérisé en ce que l'on ajoute au sang, dès la saignée un agent complexant, éventuellement associé, dans un but d'activation de la chélation, à un acide, à une base ou à un sel. 2- Procédé de transfcrmation en phase grumeleuse par action de la chaleur du sang d'animaux préalablement anti coagulé, caractérisée , ce qu'il consiste à faire circuier un flux continu dudit sang-linitialement en phase liquide, sur un parcours déterminé convenable, à déterminer son élévation progressive de température le long dudit parcours jusqu'au voisinage de la température d'ébulli tion, à le maintenir en état d'agitation lente jusqu'à ce qu'il ait atteint ladite tempérafrare pour laquelle il acquiert une consistante grumeleuse, puis à déterminer son refroidissement rapide jusquà ce qu'il soit revenu à la fin dudit parcours, à la température ambiante, ec enfin à recueillir le sang ainsi transfornlé en phase grumeleuse. 3 - Appareillage pour l'application du procédé selon la revendication 2 caractérisé en ce qu'il comporte, d' une première part, un réchauffeur à plaques dans lequel est déverse un flux continu de sang à la température initiale, aménagé de manière à porter progressivement ledit flux au voisinage de 600 C et comportant un orifice d' évacuation par lequel s'échappe le sang; d'une seconde part, un bac de réception relié à l'orifice d'évacuatioii; d'une troisième part, un organe cylindrique alionyé et ouvert à ses deux extrémités, présentant une double paroi, disposé en position inclinée de manière que son extrémité inférieure soit immergé au moins partiellement dans le sang contenu dans le bac de réception, ladite double paroi déterminanL sur toute la longueur de l'organe cylindrique, au moins une chambre annulaire pourvue de moyens d'admission et d'évacuation pour un fluide de chauffage; d'une quatrième part, une vis d'Archimède s'étendant à 1' Intérieur de l'organe cylindrique et sur toute sa longueur, pourvue de moyens d'entrainement en rotation et comportant une double paroi déterminant un espace hélIcoïdal muni de moyens d'admission et d'évacuation pour un fluide de chauffage, l'ensemble de l'organe cylindrique et de la vis d'Archimède étant aménagé et la température des fluide des de chauffage étant choisie de manière à déterminer 1' élévation progressive du sang dans la vis d'Archimède et son élévation convenable en température de manière que sa transformation en phase grumeleuse se réalise au moment ou, par le jeu de ladite vis d'Archimède, ii atteint l!ex- tremité supérieure de l'organe cylindrique d'où il s' échappe par graySté et, enfin; d'une cinq.uiGwe part, une bande transporteuse dont l'une des extrémités est disposée à l'aplomb de ladite extrémité supérieure de l'organe c- lindrique de manière à recevoir le sang en phase gruineleuse qui s'en échappe, cette bande étant dimensionnée et ameage de manière telle que le sang soit revenu sensiblement à la température ambiante au moment od il atteint son ex trémité opposée par laquelle il est évacué et recueilli. 4 - Appareillage selon la revendication 3, caractérisé en ce que la bande transporteuse est constituée en matière perméable, qu'une trémie de récupération du rendu liquide non incorporé à la phase grumeleuse est aménagée sous la dite bande, ladite trémie étant reliée à un bac de récupé ration lui-même relié, par une canalisation et des moyens de pompage convenables, au bac de réception du sang en phase liquide de manière que le rendu y soit réintégré. 5 - Procédé de transformation du sang préalablement transformé en phase grumeleuse humide, caractérisé en ce qu'il consiste à soumettre ledit sang en phase grumeleuse humide à une dessication thermique et/ou à l'air libre etjou sous ventilation jusqu'à obtention d'un produit sec, grumeleux et/ou granulé. 6 - Produit industriel nouveau constitué par le sang desséché, caractérisé ence que, obtenu par dessication du sang en phase grumeleuse humide selon la revendication 5, il se présente sous forme d'un produit noiratre, grume leurs et/ou granulé de texture et de densité apparente nouvelle et non pulvérulente. 7 - Nouveau produit alimentaire, notamment pour l'ali- mentation animale, caractérisé en ce qu'il est constitué par du sang desséché selon la revendication 6 , éventuellement associé à des aliments complémentaixes.