Dans la plupart des pays, les pièces de monnaie sont emballées, en vue de leur manutention et de leur distribution en grandes quantités, en rouleaux comportant vingt, vingt-cinq, cinquante ou cent pièces de même espèce empilées dans une enveloppe généralement en papier. Lorsque les quantités de monnaie à traiter sont importantes, par exemple lorsqu'il s'agit de préparer la monnaie dans un centre desservant les agences d'une banque, dans une grande ville ou une région, les rouleaux de pièces sont livrés aux centres dans des sacs normalisés comportant un nombre déterminé de rouleaux, par exemple dix, vingt ou trente selon les cas, puis répartis pour former les sommes qui doivent être distribuées dans-les agences. Les opérations de regroupage des rouleaux, de mise en sacs, de préparation des livraisons aux agences soit en général manuelles, lentes et coûteuses. De plus le poids élevé des sacrfi de monnaie rend la manutention pénible. Pour entre transportés du centre dans les agences, les rouleaux sont rangés tant bien que mal dans des sacs sceliés, eux-mêmes regroupés dans des sacoches, En raison du poids éle- vé des rouleaux et des aléas du transport (une sacoche pèse d'ordinaire de trente à quarante kilogrammes), il arrive fré quemment que des rouleaux se brisent et que l'on retrouve pêle-mêle dans les sacs des pièces qu'il faut alors trier et recompter, ce qui annule les frais et les efforts faits pour les conditionner. La présente invention a pour objectif essentiel de perfectionner le conditionnement, la manutention et la distribution de rouleaux de pièces de monnaie, de façon à éviter ces inconvénients. Seloa la présente invention, des rouleaux de pièces de monnaie d'une même espèce sont enfermés, par groupes él4- dentaires d'un nombre donné de rouleaux, de préférence dix, dans une gaine qui les maintient parallèles entre eux et serrés les uns sur les autres, par exemple une gaine formée de matiè- re synthétique rétractable soudée, cette gaine pouvant contenir plusieurs groupes élémentaires séparés les uns des autres par un espace suffisant pour qu'on puisse commodément plier ou en- rouler ladite gaine et la sectionner au besoin entre deux groupes élémentaires sans disloquer ces derniers. De préférence, les rouleaux sont groupés à plat dans la gaine et les groupes sont séparés par un intervalle au moins égal au diamètre d'un rouleau, afin de constituer une sorte de ckapelet que l'on peut, par exemple, plier en accordéon. Outre les avantages que ces perfectionnements appor tent du peint de vue du comptage, de la manutention et du transport des pièces, il faut signaler la facilité de distri bution qu'ils procurent car on peut, toujours selon l'inven- tison, emmagasiner des gaines contenant un grand nombre de piè- ces dans des réceptacles appropriés alimentant une machine comportant par exemple au tant de postes de distribution qu'il y a d'espèces de pièces de monnaie et distribuer ces gaines à la demande en' les découpant de manière à obtenir le nombre de groupes élémentaires voulus. L'invention s'étend aux produits industriels que cosstituest les gaines et fragments de gaines réalisés comme expliqué ci-dessus et aux Machines servant à la confection desdites gaines ou à la distribution des groupes de rouleaux. La description qui va suivre.en regard des dessins annexés , donnée à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant des dessins que du texte faisant, bien entendu, partie de ladite invention. La figure 1 est une vue schématique d'un fragment de chapelet formé de groupes élémentaires de dix rouleaux, embal les dans une gaine, la figure 2 est une vue schématique en plan d'une machine permettant de confectionner un tel chapelet, la figure 3 est une vue schématique d'une machine de distribution à huit postes. Dans l'exemple représenté sur la figure 1, des rou leaux 1 de pièces de monnaie de même espèce sont emballés ser rés par groupes élémentaires de dix dans une gaine 2 de forme allonste, les divers groupes 3 étant séparés les uns des au tres par un intervalle 4 de largeur au moins égale au diamètre d'un rouleau. La gaine est avantageusement tubulaire et formée de matière synthétique rétractable à chaud, ce qui assure un ex cellent maintien en place des rouleaux par rétraction de la matière sur ces derniers, après la constitution des groupes 3. Dans ces groupes, les rouleaux 1 sont disposés à plat les uns à côté des autres et au même liteau, soit perpendicu clairement à la longueur de la gaine, soit comme représenté sur le dessin, en deux rangées de cinq rouleaux adjacentes qui occupent chacune toute lar largeur de la gaine, les rouleaux étant alors parallèles å la longueur de celle-ci. Entre deux groupes élémentaires successifs, on prévoit une large soudure transversale ou, mieux,deux soudures 5 pa rallèles et espacées, ce qui permet de prélever un ou plusieurs groupes par découpage entre les deux soudures sans provoquer la dislocation desdits groupes. La gaine 2 peut présenter une longueur quelconque, selon le nombre de groupes que l'on désire emballer. Sa largeur dépend évidemment des dimensions des rouleaux 1, qui varient selon l'espèce et le nombre des pièces que continent le rouleau. Il est facile d'emmagasiner le chapelet de rouleaux formé comme on vient de le décrire, par. exemple par enroulement ou par pliage en accordéon. La machine représentée sur la figure 2 permet de confectionner des chapelets de rouleaux. Un transporteur d'aliventation 10 est flanqué de ma- chines 11 à confectionner des rouleaux et qui y déposent trans versalement, à leur cadence, les rouleaux 1. A la suite du transporteur 10 est disposé un élévateur 12 qui déverse les rouleaux dans un magasin 13. De ce magasin, les rouleaux sortent rangés les uns contre les autres en une file sur un transporteur 14 et ils sont maintenus en attente par un dispositif compteur 15 qui les laisse échapper cinq par cinq jusqu'à une butée 16 transversale au transpor- teur. A la butée 16 est associe un poussoir pneumatique 17 qui repousse transversalement cinq rouleaux en 18 jusqu'au delta du bord du transporteur 14, sur une table d'attente 19. Les cinq rouleaux suivants sont poussés derrière les précédents pour constituer le groupe élémentaire 3 de dix rouleaux et ce groupe élémentaire est introduit dans une machine 20, de type connu, dans laquelle il' est emballé dans la gaine 2. Cette gaine est formée, par exemple, au moyen de deux feuil- les de matière plastique rétractable, disposées l'une au-dessous des groupes 3, l'autre au-dessus et que la machine soude lon gitudi@alement et transversalement, de part et d'autre des groupes. La gaine et son contenu passent ensuite dans un four 21 où la matière se rétracte à la chaleur et emprisonne donc fermement les groupes de rouleaux. Les chapelets de rouleaux sont non seulement faciles à emmagasiner et à transporter, mais encore on peut aisément distribuer les rouleaux en utilisant une machine du geare de celle que montre la figure 3. Cette machine est équipée de réceptacles 30, par exemple un par espèce de pièces de monnaie, chaque réceptacle contenant un chapelet 31 de rouleaux de pièces de l'espèce considérée et étant associé à un distributeur 32 qui fait avancer le chapelet le long d'une table déversoir 33 qui dessert un transporteur transversal 34. Le distributeur est équipé d'un massicot ou appareil de sectionnement convenable agencé de façon à sectionner la gaine 2 lorsque le nembre voulu de groupes élémentaires a été sorti du réceptacle. Les groupes de rouleaux sont collectés dans des sacs ou récipients appropriés à la sortie du transporteur 34.L'opération de sectionnement peut & re déclenchée par une cellule photo-électrique, un détecteur de proximité, un palpeur, etc.... selon un programme réglé par un opérateur installé au poste de commande 35. Ce poste est équipé par exemple d'un appareillage comportant ua clavier et agencé de façon à imprimer un ticket où l'on retrouvera, outre le détail des groupes de rouleaux distribués, le poids total, à des fins de contrôle. Les données enregistrées permettent le traitement des informations et les comptabilisations générales et particulières. Comme on peut le constater, l'invention permet aux banques et autres entreprises, confrontées avec le problème quotidien de la préparation et de la distribution de plusieurs tonnes de monnaie, d'adopter une solution rationnelle et utilisable à l'échelle industrielle. Il va de soi que les modes de réalisation décrits ne sont que des exemples et qu'il serait possible de les modifier, notamment par substitution d'équivalents techniques, sans sortir pour cela du cadre de la présente invention. REVEJ(D1CAT1ONS 1. Procédé de conditionnement de pièces de monnaie emballées en rouleaux comportant un nombre déterminé de pièces de même espèce empilées dans une enveloppe, caractérisé en ce que des rouleaux de pièces d'une même espèce sont enfermés par groupes élémentaires d'un nombre donné de rouleaux dans une gaine qui les maintient serrés les uns contre les autres, les divers groupes élémentaires contenus dans la gaine étant séparés les uns des autres par un espace suffisant pour qu'on puisse plier ou enrouler le chapelet ainsi formé et le sectionner entre deux groupes de rouleaux sans disloquer ces derniers. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les rouleaux sont groupés à plat dans la gaine, les groupes étant séparés par un intervalle au moins égal au diUè- tre d'un rouleau 3. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que l'on réalise la gaine au moyen de matière rétractable, ladite matière étant rétractée autour des groupes de rouleaux, afin de maintenir ces derniers serrés les uns sur les autres. 4. Machine permettant de confectionner des chapelets de rouleaux par le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée par un transporteur d'alimentation en rouleaux, un magasin agencé de façon à distribuer le nombre de rouleaux correspondant d un groupe élémentaire et un dispositif d'emballage des groupes dans la gaine. 5. Machine selon la revendication 4, caractérisée en ce que le dispositif d'emballage est alimenté au moyen de matière plastique rétractable i chaud et suivi d'un four assurant la rétraction de la gaine autour des groupes de rouleaux. 6. Chapelet de rouleaux de pièces de monnaie caractérisé en ce qu'il comporte une gaine contenant des groupes élémentaires d'un nombre donné de rouleaux séparés les uns des autres par un espace permettant de plier la gaine et de la sectionner entre deux groupes de rouleaux sans disloquer ces deraies. 7. Chapelet de rouleaux selon la revendication 6, caractérisé en ce que la gaine est tubulaire, ses parois étant soudées entre elles entre les divers groupes de rouleaux. 8. Chapelet de rouleaux selon la revendication 7, caractérisé en ce que la gaine est soudée transversalement selon deux emplacements séparés, de façon à permettre de la sectionner entre deux groupes de rouleaux successifs sans dis loquer lesdits groupes. 9. Chapelet de rouleaux selon l'une quelconque des revendications 6 à 8, caractérisé en ce que les rouleaux sont emballés à plat les uns contre les autres dans la gain les groupes étant séparés par un espace au moins égal au diamètre d'un rouleau. 10. Machine à distribuer des groupes de rouleaux à partir de chapelets selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par au moins un réceptacle destiné à contenir des chapelets de rouleaux de pièces d'une espèce donnée, ce réceptacle étant associé à un distributeur per mettant de délivrer le nombre voulu de groupes de pièces. 11. Machine selon la revendication 10, caractérisée en ce qu'elle comporte une pluralité de réceptacles et de dis tributeurs commandés à partir d'un poste central et desservant un transporteur d'évacuation.