La présente invention concerne des plaques offset présensibilisées, constituées d'une plaque métallique et d'une couche photosensible qui recouvre la plaque métallique et qui comprend une substance de base et, comme agent sensibilisateur, un bichromate de métal alcalin, d'ammonium ou d'une base organique. Elle concerne également le procédé d'obtention de ces plaques offset présensibilisées. On connait une grande variété de plaques offset dont la couche photosensible est à base d'un alcool polyvinylique en solu tion dans l'eau, éventuellement additionnée d'un ou de plusieurs agents modificateurs de la tension superficielle.-- #ns ces cas connus, l'agent sensibilisateur peut être soit un bichromate d'une base minérale ou organique (par exemple bichromate de sodium, de potassium, d'ammonium ou de pyridine), soit un composé diazoïque, notamment les produits obtenus par condensation de diphénylamine e de formaldéhyde. Dans le cas de la sensibilisation à l'aide d'un bichromate alcalin, les plaques obtenues ne peuvent être conservées au-delà de quelques heures, même à l'abri de l'action des rayons ultraviolets. Ces difficultés sont consécutives à diverses réactionsentre les alcools polyvinyliques et le bichromate alcalin, réactions qui aboutissent à des modifications locales du pH de l'agent sensibilisateur. Il en résulte que les plaques offset ainsi obtenues ne sont plus sensibles à la lumière après un temps plus ou moins long excédant rarement 24 heures. Dans le cas de la sensibilisation à l'aide d'un composé diazoïque, on ne rencontre pas ces difficultés, mais le & rcisse- ment photochimique obtenu au moment où la plaque est soumise aux rayons ultra-violets ntest pas aussi accentué et la résistance de la couche aux multiples opérations ultérieures n'est pas suffisante ou à peine suffisante, surtout dans le cas de sensibilisation de plaques polymétalliques. En effet, ces plaques doivent être très résistantes au moment où Iron procède à ltélimination du chrome -d l'aide de solutions très agressives contenant des doses élevées de chlorures métalliques et d'acide chlorhydrique. La présente invention concerne l'utilisation de couches photosensibles à base d'une solution aqueuse alcaline de caséine, qui sont sensibilisées à l'aide d'un bichromate de métal alcalin, d'ammonium ou d'une base organique, ce bichromate étant stabilisé dans le temps par l'adjonction d'au moins un agent inhibiteur des réactions supprimant la photosensibilité et choisi parmi les divers borates connus alcalins et d'ammonium et les orthophosphates acides notamment de métaux alcalins et d'ammonium,ce qui permet la confection de plaques présensibilisées pouvant être conservées plusieurs mois. les agents alcalins utilisables pour dissoudre la caséine sent, par exemple, l'hydroxyde d'ammonium et le carbonate de sodium. EXEMPIE Nnl.- On prépare une couche photosensible contenant, par exemple, pour 1000 cc d'eau-désionisée 100 g de caséine (passant à travers le tamis 90, norme française) 25 g d'hydroxyde d'ammonium 6 g d'un colorant bleu ou violet sous forme de disper -sion de phtalocyanine de cuivre 10 g de bichromate d'ammonium 1,5 g de pentaborate d'ammonium (formule:(NH4)231O016) La préparation de la couche steffectue à froid. On prépare tout d'abord un hydrosol alcalin en introduisant l'hydroxyde d'ammonium dans l'eau contenant la caséine. L"homogénéité du mélange est obtenue par agitation pendant 5 à 6 heures.On introduit ensuite successivement le colorant, puis une solution aqueuse préparée par ailleurs contenant le bichromate d'ammonium et le ou les stabilisants. On peut en effet combiner par exemple l'action du pentaborate d'ammonium à celle d'un phosphate acide d'ammonium. On enduit à l'aide de cette couche une plaque polymétallique dont la surface supérieure est constituée par une mince couche de chrome. l'étalement est effectué sans aucune précaution particulière, par exemple à l'aide d'une tournette (horizontale ou verticale), ou à l'aide d'une machine du type dit "à rideau". Cette plaque peut être conservée de- nombreux mois à 1' abri de l'action des rayons ultra-violets. Cette plaque peut être insolée à travers des documents positifs, développée à l'eau (ou à l'aide d'un révélateur légèrement alcalin contenant par exemple du carbonate de sodium, de l'hydroxyde d'ammonium et du-perborate de sodium), ce qui dissout les régions non insolées de la couche photosensible, et traitée ensuite comme l'on traite d'ordinaire une plaque polymétallique. EXEMPLE Nn2.- On utilise une couche identique-à celle décrite à l'exem- ple N01 mais dans laquelle le pentaborate d'ammonium est remplacé par 2g de phosphate di-ammonique. Cette plaque peut ensuite être utilisée dans les mêmes conditions que celles décrites dans l'exemple N 1. EXEMPLE N 3.- Â l'aide de l'une ou l'autre des deux couches photosensibles décrites aux exemples N01 et N02, on enduit une plaque d'aluminium cuivrée par électrolyse ou tout autre procédé de métallisation. On peut utiliser un aluminium micrograiné, brossé ou oxydé par. voie anodique. On insole à l'aide de documents négatifs; on développe à l'eau ou à l'aide dudit révélateur légèrement alca- lin. On élimine ensuite le cuivre dans les plages développées (c'est-à-dire celles qui n'ont pas été insolées) à l'aide d'une solution d'un nitrate ferrique.On procède ensuite à l'élimination de la couche de réserve, constituée par la couche photosensible insolée, à l'aide d'une solution d'hypochlorite de soude et de lessive de soude, ce qui met à nu le cuivre, et l'on dispose alors d'un cliché bimétallique dans lequel le cuivre retient l'encre et l'aluminium (grainé, brossé ou anodisé) retient l'eau. EXEtSIE E;4.- Â l'aide de l'une ou l'autre des couches photosensibles décrites aux exemples N01 et N02, on enduit une feuille d'alumi nium micrograiné, brossé anodisé. On insole à travers des do- cuments négatifs. On développe à l'eau ou à l'aide dudit révélateur légèrement alcalin. -On procède ensuite à l'encrage de la couche de réserve et l'on imprime à l'aide de cette couche qui retient parfaitement l'encre tandis que l'aîuminium.(micrograiné, brossé ou anodisé) retient l'eau. EXEMPLE N 5. - Â l'aide de l'une ou l'autre des couches photosensibles décrites aux exemples N0.l et N02 ,-.on- enduit une - feuille d'alumi- nium micrograiné, brossé ou anodisé. On insole à travers des documents positifs. On développe ensuite à l'eau ou à l'aide dudit révélateur légèrement alcalin. Après séchage, on procède à l'application d'une laque (glycérophtalique ou autre) dans les plages développées.On peut également, avant l'application de cette laque, procéder au cuivrage chimique des plages développées à l'aide de l'une ou l'autre des nombreuses solutions de cuivrage chimique connues dans lesquelles interviennent notamment les chlorures de cuivre (chlorure cuivrique surtout) associé aux alcools méthylique ou isopropylique, à'acide chlorhydrique, l'éthylglycol et à l'urée. Après laquage (avec ou sans cuivrage préalable), on applique sur la laque un noir de protection tel qu'employé couramment dans la technique de réalisation des plaques offset et l'on procède à l'élimination de la couche de réserve. On peut imprimer ensuite et, dans cet exemple, la laque retient ltencre et l'aluminium (micrograiné, brossé ou anodisé) retient l'eau. Ces exèmples ne sont pas limitatifs. Ils ne servent qu'à illustrer les nombreuses possibilités qui sont offertes par ce types de couche dans lequel une solution alcaline de caséine est sensibilisée à la lumière à l'aide d'un bichromate alcalin ou d'ammonium ou d'une base organique, lequel bichromate est stabi- lisé dans le temps (les supports étant conservés à l'abri de la lumière) par l'introduction d'un agent inhibiteur tel un borate alcalin ou d'ammonium ou un phosphate. acide. - REVENDICAEIONS 1.- - rlaque offset présensibilisée constituée d'une plaque métallique et d'une couche photosensible recouvrant cette plaque, cette couche comprenant une substance de base et, comme agent sensibilisateur, un bichromate de métal alcalin, d'ammonium ou d'une base organique, caractérisée en ce que ladite couche photosensible se compose d'une solution aqueuse alcaline de caséine comme substance de base, contenant du bichromate de métal alcalin, d'ammonium ou d'une base organique comme agent sensibilisateur, et au moins un composé choisi parmi les borates alcalins et d'ammonium et les orthophosphates acides comme stabilisants de l'agent sensibilisateur. 2.- Plaque offset présensibilisée suivant la revendication 1, caractérisée en ce que lesdits orthophosphates acides sont des orthophosphates acides de métaux alcalins ou d'ammonium. 3. Plaque offset présensibilisée suivant la -reven- dication I ou 2, caractérisée en ce que l'agent alcalin de la solution aqueuse alcaline de caséine est l'hydroxyde d'ammonium ou le carbonate de sodium. 4.- Plaque offset présensibilisée suivant la revendication 3, caractérisée en ce que la couche photosenslble a la composition suivante, pour 1000 cm3 d'eau désionisée : 100 g de caséine, 25 g d'hydroxyde d'ammonium, 6 g d'un colorant bleu ou violet, 10 g de bichromate d'ammonium et 1,5 g de pentaborate d'ammonium. 5.- Plaque offset présensibilisée suivant la revendication 3, caractérisée en ce que la couche photosensible a la composition suivante, pour 1000 cm3 d'eau désionisée . 100 g de caséine, 25 g dlhydroxyde d'ammonium, 6 g d'un colorant bleu ou violet, 10 g de bichromate d'ammonium et 2.g de phosphate di ammonique. plaque offset présensibilisée suivant l'une quelconque dem revendications I à 5, - caractérisée en ce que la plaque métallique est une plaqu#olymétallique. 7.- Procédé d'obtention d'une plaque offset présen- sibilisée constituée d'une plaque métallique 6 d'une couche photosensible recouvrant cette plaque, caractérisé en ce que l'on utilise une couchephotosensible telle que définie dans l'une quelconque des revendications 1 à 6 pour le revêtement de ladite plaque métallique.