La présente invention concerne un procédé d'extraction de huile d'avocats destiné à permettre itobtention d'une huile présentant le maximum de qualités intrinsèques en conservant ou en favorisant la présence des éléments insaponifiables et plus particulièrement de la fraction H. Le procédé selon la présente invention est également destiné à pouvoir être utilisé selon une technique d'extraction relativement simple faisant appel à de petites unités ayant un coût d'investissement assez faible. Le procédé selon la présente invention est cependant destiné à assurer une qualité constante de l'huile produite, les erreurs de manoeuvre ou de surveillance pendant la mise en oeuvre de ce procédé ne devant se traduire, dans l'hypothèse la plus grave, que par une simple diminution du rendement de l'extraction. Le procédé selon l'invention présente également l'intérêt de permettre la mise en oeuvre de l'extraction de huile sur les lieux mêmes de la récolte. Le transport des avocats frais sur des trajets assez longs soulève en effet de nombreux problèmes de conservation la plupart du temps impossible à résoudre dans un cadre économique acceptable. D'autre part, il importe également que l'huile ainsi produite localement soit très facilement conservable, étant donné que les conditions de stockage peuvent souvent être médiocres,voire meme très mauvaises. On connais déjà divers procédés d'extractlon dthuile d'avocats tels que l'extraction à la chaux, l'extraction par solvant ou bien l'extraction par haute pression sur de la pulpe en tranche déshydratée. Tous ces procédés connus ne permettent pas de satisfaire aux exigences énoncées précédemment. On connaît également un procédé d'extraction par moyenne pression sur pulpe fraiche ; on peut citer à ce propos le procédé "IFAC" qui, dans la pratique, ne s'est pas avéré satisfait étant donné que,dans l'huile obtenue par la mise en oeuvre de ce procédé, la fraction H n'apparaît que de façon très irrégulière et en quantités très faibles la plupart du temps nulles. Après avoir éliminé, comme étant peu probable, l'influence possible de la variété dans les différents fruits et les différences écologiques entre les divers lieux de production, il semble que ce soit le processus dechauffage de la cuve conformément au procédé "IFAC" qui soit responsable de la carance en fraction H. Dans le procédé "IFAC" le chauffage est en effet effectué rapidement, à feu vif, et avec une agitation mécanique par batteur destiné à réduire la pulpe en bouillie relativement fine èt à homogénéiser la chauffe du mieux possible. Ce processus présente divers inconvénients ; d'une part l'agitation, d'une efficacité d'ailleurs assez limitée (particulièrement avec les appareils employés) n'empêche nullement la possibilité d'existence de points de surchauffe ; d'autre part, ce brassage s'avère suffisant pour renouveler etintroduire constamment dans la masse de la bouillie les produits d'oxydation superficielle de la pulpe. On rappelle en effet que l'oxydation de la pulpe chaude d'avocat stef-fectue extrêmement rapidement.Il convient de remarquer que la rapidité de la chauffe rend très difficile la mise en température homogène de la totalité de la masse traitée, d'autant plus que cette masse présente une structure très hétérogène, de plus, ce chauffage rapide limite,voire, annule complètement, les transformations internes lentes de la masse traitée. En conséquence, la présente invention'a trait à un procédé d'extraction de l'huile d'avocats, se caractérisant par les diverses étapes successives suivantes - on prépare à partir d'avocats bien mûrs, préalablement dénoyautés, une bouillie grossière - on préchauffe ladite bouillie ainsi obtenue, de préférence par chauffage lentau bain-marie, sans agitation en cours de chauffe - on soumet la bouillie ainsi préchauffée à un pressage sous pression moyenne à l'aide d'une presse que l'on alimente avec ladite bouillie de pulpe fratche préchauffée et avec une charge neutre adéquate, et - les produits recueillis à la sortie de la presse sont portés à l'ébullition, puis on procède à un refroidissement partiel lent et, on purifie l'huile par décantation pour éli- miner l'eau et les boues. On décrira ci-après plus en détail le procédé d'extraction selon l'invention lequel comporte les quatre étapes principales suivantes 1. Préparation des fruits. On utilise des avocats bien mûrs dont on enlève le noyau et que l'on homogénéise sommairement,par exemple à l'aide d'un pilon, pour les mettre sous la forme d'une bouillie grossière. es diverses opérations peuvent bien entendu être effectuées de façon manuelle ou bien de façon mécanisée. La bouillie ainsi obtenue est versée dans des récipients fermés par un couvercle. La capacIté de ces récipients qui semble etre la plus favorable correspond à une charge en pulpe d'avocats frai de l'ordre de 25 à 3C kg soit, compte tenu de 11 expansion de la bouillie en cours de chauffage, une capacité nominale de récipient environ égale à 40 litres. Cette préparation peut alors soit être mise en chauffe Immédiatement, soit reposer au préalable pendant une douzaine d'heures, ce qui semble alors favoriser très nettement les conditions d'extraction. 2. @@é@@auffage de la pulpe. La @@uillie einsi obtanue est alors soumise à un chauffage lent au bain-marie sans aucune agitation en cours de chauffe. Le bain-marle @eut être avantageusement constitué par une ou plusieurs cuves calorifugées chauffées par convection, par exemple, à l'aide d'un ser@entin disposé @ans la cartie basse de la cuve avantageusement alimentée en eau chaude par une chaudière. Dans la pratique il s'est avéré @ue de calorifugeage de la cuve est, sinon indisponsable, du moins très seuheitable pour obt@uir un rendement @conomique acceptable compte tenu de la durée prolo@@@e de chauffage qu@ au mi@@mu@ doit être égale à 1@ @eures. L'expérle@@@ fait é@alement apparaître @ue les résult@ de l'@x @@t @@ @'@@@@@@ @ei@@@@@s q@e la tempé- rature de préc@@@@fage @@ @l@@ @@@vée et se raporoche du maximum de tempécature qu'il est possible d'atteindre avec un bain marie. Il convient également de remarquer que le frac tionnement de la pulpe en plusieurs récipients unitaires de 25 à 30 kg chacun permet, d'une part une manipulation plus facile, et d'autre part, un chauffage à coeur plus aisé. Au cours des expériences réalisées, on a utilisé une chaudière classique, du type des chaudières de chauffage central, équipée d'un brûleur statique au mazout d'assurer, pour un prix de revient modéré, un fonctionnement simple et régulier sans nécessiter d'apport permanent d'énergie; mécanique et/ou électrique. Dans la pratique on évite l'utilisation d'une cuve unique de grande capacité ; on préfère en effet faire appel à une installation comportant plusieurs cuves, ce qui permet, grâce à un jeu de plusieurs vannes, de mettre lesdites cuves individuellement en service en fonction des be- soins et des approvisionnements en fruits. Les expériences ont t conduites en utilisant une cuve d'environ 1 200 litres de dimension intérieure de 2 m x 1 m x 0,60 m.Une telle cuve peut ontenir 8 récipients de 40 litres (soit au total environ 10 kg de pulpe d'avocats) tout en laissant la place nécessaire ou le serpentin de chauffage et en tenant compte de la masse l'eau nécessaire pour assurer un volant calorifique suffisant. Tl est également préférable que la fermeture de la cuve soit réalisée par plusie-irs panneaux (4 dans le cas présent), ceci de manière à faciliter la manutention et à diminuer les pertes calorifiques lors de l'accès aux récipients. De tels panneaux sont avantageusement calorifugés évidemment, tout comme le reste de Ta cuve. 3. Le pressage: Pour l'opération de pressage proprement dite on a fait appel à une petite presse continue à vis sans fin et à simple effet (type Colin) qui assure une pression suffisante. ne telle presse présente, entre autres avantages, la possibilité d'un contrôle permanent des tourteaux et du débit. Une telle presse équipée d'un moteur à essence de 3,5 CV permet de traiter environ 65C kg de pulpe d'avocats par jour. Une telle presse est alimentée par la bouillie précédemment préchauffée et par une charge neutre. Conformément au procédé-de la présente invention on a éliminé l'emploi de charges neutres abrasives, telles que le sable ; on utilise par exemple des balles d'avoine, des balles de riz et de préférence de la parche de café. L'alimentation de la presse peut être faite manuellement en versant directement dans la goulotte d'alimentation la pulpe et la charge de façon alternative ou simultanée. Dans pareil cas, il convient d'homogénéiser sommairement le mélange par un léger tassage dans la goulotte, cette opération pouvant être réalisée très simplement par exemple à l'aide d'un pilon.Il est bien entendu qu'une telle alimentation de la presse peut également être réalisée de façon automatique en couplant la goulotte d'alimentation de la presse avec le récipient de préchauffage cité précédemment. Dans tous les cas, il convient de contrôler l'état du tourteau qui doit être aussi sec que possible, en évitant toutefois un blocage du bouchon. Dans le cas, où la charge neutre est constituée par de la parche de café, la proportion entre pulpe et charge neutre est toujours variable d'une part en fonction de la consistance de la pulpe qui n'est pas homogène à l'intérieur d'un récipient après préchauffage et d'autre part en fonction des produits déjà existants dans la goulotte et dont la consistance dépend d'un certain phénomène de refoulement permanent. Dans le cas particulier de la parche de café cette proportion entre pulpe et charge correspond à un rapport en volume d'environ 2 à 3, soit à un rapport en poids d'environ 1 à 6. Dans tous les cas, la charge neutre doit être additionnée à l'état sec. Il s'est également avéré fort intéressant d'éviter tout refroidissement de la pulpe en cours de traitement par exemple en entreposant cette dernière dans des récipients équipés d'un support calorifugé. A la sortie de la presse continue, l'huile exprimée se trouve intimement mélangée à des boues et à l'eau d'extraction, il convient donc de procéder à une opération de purification de cette huile. 4. Décantation, soutirage et finition de l'huile : Pour obtenir une décantation rapide et régulière avec une élimination aussi complète que possible des boues résiduelles en suspension dans l'huile, les produits sortant de la-presse-sont portés à ébullition pendant environ 15 mn par exemple par chauffage à feu vif. Cette opération d'ébullition du mélange, suivie d'un refroidissement partiel et lent, permet également de réaliser un début de pasteurisation assurant une excellente conservation de l'huile. La purification de l'huile est tout d'abord obtenue par décantation naturelle. Après environ une heure de repos la phase huileuse surnage au-dessus de l'eau et des boues qui se réunissent dans la partie inférieure du récipient de décantation. L'huile peut ainsi être recueillie par soutirage après vidange des eaux et des boutes ou d'une manière au moins aussi efficace par simple écrémage. L'opération de purificafication de l'huile se divise de préférence en trois étapes pouvant être réduites à deux. Un premier transfert, indispensable, doit avoir lieu au minimum une demi-heure et au maximum 6 heures après le prélèvement. Cette première décantation est essentiellement destinée à éliminer les traces d'eau qui ont pu-être entraînées au moment du prélèvement. Bien entendu de manière à augmenter le rendement de l'extraction, les résidus de la décantation sont recyclés-, c'est-à-dire réincorporés à la cuisson d'une pressée ultérieure. Le deuxième transfert a lieu au minimum 24 heures aprèsun repos total de l'huile. Ce dernier est -destiné à récupérer les premières boues relativement riches en huile qui, elles aussi, seront bien entendu recycles. La dernière décantation nécessite un repos total d'au minimum 15 jours et permet ainsi d'obtenir une huile directement commercialisable. La deuxième et la troisième étapes de décantation peuvent être réunies en une seule opération sans pour autant nuire à la qualité de l'huile, mais en en rendant cependant la manipulation plus délicate. Dans la pratique on a observé que le récipient destiné à recueillir le brut de pressage doit être avantageusement calorifugé, exception faite du fond en contact avec le feu vif du chauffage, de manière à permettre un refroidissement lent. De manière à diminuer la consommation du chauffage final il est recommandé de laisser reposer le brut pendant environ une demi-heure puis de vidanger ensuite les 2/3 du volume initial recueilli. Cette vidange est uniquement composée de l'eau de première décantation. La quantité doleau restante est suffisante pour assurer une ébullition satisfaisante. Ces conditions d'opération se sont montrées particulièrement satisf-aisantes à l'occasion d'essais effectués sur de la pulpe d1avocats chauffée à une température au moins égale à environ 800C. Dans la pratique il s'est avéré qu'en aucun cas (sauf évaporation totale de l'eau3 il ne peut se créer de surchauffe. Les seules erreurs possibles de mise en oeuvre du procédé selon la présente invention ne peuvent avoir trait qu'au fonctionnement de la presse ou à une température insuffisante, ce sui se traduit alors respectivemen-r soit par une extraction, soit par une décantation défectueuses. Le mélange recueilli à la sortie de la presse reste parfaitement homogène, et s'il est donc introduit dans un fût de décantation, à la suite d'une seconde erreur difficilement envisageable, i se dépose dans le fond avec les boues résiduelles, sans pour autant détériorer l'huile déjà obtenue. REVENDICATIONS 1. Procédé d'extraction de huile d'avocats, destiné à favoriser la présence d'eléments insaponifiables plus particulièrement de la fraction H, caractérisé par le fait que l'on effectue les diverses étapes successives suivantes - on prépare à partir d'avocats bien mûrs, préala blement dénoyautés, une bouillie grossière - on préchauffe ladite bouillie ainsi obtenue1 de préférence par chauffage lent au bain-marie, sans agitation en cours de chauffe ;; - on soumet la bouillie ainsi préchauffée à un pressage sous pression moyenne à l'aide d'une presse que l'on alimente avec ladite bouillie de pulpe fraîche préchauffée et avec une charge neutre adéquate, et - les produits recueillis à la sortie de la presse sont portés à l'ébullition, puis on procède à un refroidissement partiel lent et, on purifie l'huile par décantation pour éliminer l'eau et les boues. . Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le préchauffage de la bouillie de pulpe fraîche est effectué immédiatement après la préparation de cette bouillie grossière. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le préchauffage de la bouillie de pulpe fraîche est effectué de préférence apres avoir laissé reposer cette dernière pendant environ 12 heures. 4. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que la température de préchauffage est la plus élevée possible en utilisant un bain-marie. 5. Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que la durée minimale de préchauffage est d'environ 12 heures. 6. Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé ar le fat que '-'on évite le refroidissement de la bouillie préchauffée avant son introduction dans la presse. 7. Procédé selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que ladite charge neutre peut être par exemple constituée par des balles d'avoine, des balles de riz ou de préférence par de la parche de café. 8. Procédé selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que dans le cas ou la charge neutre est constitué par de la parche de café, le rapport volumique entre laparche et la pulpe est d'environ 2 à 3, ce qui correspond à un rapport pondéral d'environ 1 à 6. 9. Procédé selon l'une des revendications.) à 8, caractérisé par le fait que la charge neutre est ajoutée à l'état sec. 10. Procédé selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé par le fait que pour réaliser l'opération de pressage on utilise une presse continue à vis sans fin et simple action de préférence du type "Colin". 11.Procédé-selon l'une des revendications I à 10, caractérisé par le fait que, lors de l'opération de purification de l'huile, les divers-résidus de décantation sont recyclés de manière à améliorer le rendement de l'extraction. 12-.Huile d'avocat riche en éléments insaponifiables, plus particulièrement en fraction H, obtenue par la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1 à 11.