La présente invention porte sur un dispositif de compensation de la flexion des cylindres d'un laminoir multicylindres. On sait que les lamineurs et, plus particulièrement. ceux qui ont pour tâche la fabrication de produits laminés plats, cherchent constamment à améliorer le degré de précision de leurs machines et ce aussi bien dans le sens de la longueur du produit, c'est-à-dire dans la direction du laminage, que dans le sens transversal, autrement dit dans celui de la largeur des tôles. Il sera essentiellement question, dans ce qui va suivre, du degré de précision de l'opération de laminage dans la direction transversale. ou. en d'autres termes, du maintien à une valeur constante, fixée à l'avance, de l'épaisseur du produit. Le moyen auquel il est fait appel le plus fréquemment, dans le but de maintenir constante ladite épaisseur, est la flexion des cylindres, qu'il s'agisse des cylindres de travail ou bien, comme c'est le cas dans les laminoirs multicy lindreswde la flexion des cylindres d'appui. cette dernière manière d'opérer constituant l'un des avantages importants de ces laminoirs, permettant, en particulier, d'atteindre le but recherché par un fléchissement plus faible, rapporté à la même réduction d'épaisseur, pour une passe de laminage donnée. On s'efforce habituellement de compenser, totalement ou partiellement. la flexion des cylindres en donnant aux profils de ceux-ci une forme bombée, laquelle, sous l'action conjuguée des différents efforts qui prennent naissance ou que l'on provoque volontairement au cours du laminage, tend à se redresser. Les deux cylindres de travail, en contact avec le métal, présentent alors, en face l'un de l'autre, deux génératrices rectilignes et parallèles.Une difficulté se présente toutefois dans l'emploi de cylindres bombés : l'oblgation d'avoir à sa disposition. à l'avance, toute une série de cylindres présentant des profils à bombés différents. étant donné que l'on doit toujours se tenir prêt à laminer avec des réductions différentes, pour tenir compte de la dureté, essentiellement variable, des différents métaux à traiter : on peut, à la rigueur, s'éviter cette sujétion, en adaptant chaque fois, par rectification, les profils des cylindres à la réduction que l'on souhaite obtenir, compte tenu du programme à remplir, mais il est bien évident que cette manière de faire n'est pas non plus d'un em ploi très commode. On doit aussi mentionner des causes permanentes et inévitables telles que l'usure et les échauffements des cylindres, ces causes intervenant sans cesse dans le sens de la détérioration du bombé initial établi en vue d'une campagne de laminage donnée. On a proposé différents moyens pour remédier, avec plus ou moins de bonheur, aux différents inconvénients précités : on a notamment proposé d'effectuer des compensations, en agissant sur les cylindres de travail, mais de telles corrections ne se sont guère avérées de quelqu'efficacité que sur les laminoirs de fai ble ou moyenne largeur. Il semble sn effet bien établi que, seule, l'action sur les cylindres d'appui doive être envisagée pour les laminoirs de grande largeur. Pour sa part la Demanderesse a déjà proposé, dans deux de ces brevets fran çais, le premier déposé le 31 Juillet 1964 > ddlivré sous le NO 1 488 213, le second déposé le 10 Octobre 19671 délivré sous le NO 1 546 723, des dispositifs ayant pour but de provoquer la flexion, tout en évitant d'exercer des efforts verticaux susceptibles de perturber les réglages du laminoir, les seules forces extérieures mises en Jeu par les dispositifs préconisés ayant été des forces horizontales. On a, en effet, constaté que, la plupart du temps, lorsque l'on faisait appel à des efforts extérieurs verticaux pour provoquer la flexion du cylindre, le remède était, en quelque sorte, pire que le mal : en admettant qu'on sit pu parvenir, en effet, à une compensation plus ou moins satisfaisante des variations indésirables de l'épaisseur du produit, dans le sens de la largeur de celui-ci, l'on créait, en contre-partie, des perturoations importantes de l'équilibre pré Mu initialement entre les forces verticales en jeu, si bien que les montants du laminoir se trouvaient ainsi soumis à des déformations élastiques parasites, difficiles à compenser, ce qui entrainait inévitablement des variations correspondantes de l'épaisseur du produit, dans le sens de la longueur de celui-ci. On s'est alors efforcé ds pallier ce nouvel inconvénient en adjoignant eu laminoir une ou plusieurs poutres rigides, disposées parallèlement aux cylindres d'appui, entre chacun de ces cylindres et les parties fixes de la machine les plus voisines, la plupart du temps, les traverses respectivement- supérieure et inférieure des deux cages. Ces poutres étaient destinées à servir de point d'appui à un système de vérins auxiliaires, agissant, à la demande, sur les empoises d'appui, sur des consoles solidaires des traverses des cages voisines ou encore sur des paliers de pression auxiliaires, disposés à cet effet aux extrémités des tourillons des cylindres d'appui, à l'extérieur des empoises correspondantes. On voit sans peine les complications que peuvent entraîner des dispositifs de ce genre. Il faut également signaler l'inconvénient majeur qu'ils présentent l'insertion de telles poutres oblige, en effet, à augmenter d'autant la hauteur des montants, d'où il résulte un accroissement, dans les mêmes proportions, de la déformation de ceux-ci, à égalité d'efforts subis ; la précision du laminoir en souffre directement, ce qui est essentiellement défavorable. Il faut encore mentionner au passage un inconvénient d'ordre constructif et qui réside dans la nécessité de faire appel à des vérins mobiles alimentés en fluide haute pression, ce qui implique l'emploi de tuyauteries flexibles, essentiellement fragiles. a présente invention se propose de mettre en oeuvre un ensemble de moyens simples et efficaces permettant d'éviter les différents écueils qui viennent d'être énumérés. Considérant chaque cylindre d'appui d'un laminoir multicylindre comme une poutre partiellement encastrée, en deux points situés non loin de ses deux extré mités, le dispositif suivant l'invention s'impose de limiter, tout d'abord, les différentes actions compensatrices qu'il préconise de mettre en oeuvre, dans les deux seuls plans transversaux verticaux contenant les encastrements partiels précités. Ces deux plans étant ceux qui contiennent les plans médians des empoises d'appui des cylindres en question, il est bien évident que lesdits deux plans doivent contenir en meme temps les axes des efforts verticaux normaux de serrage ou, à la rigueur, de précontrainte de la machine. En second lieu, le dispositif suivant l'invention s'impose de limiter l'in tervention des différentes forces extérieures de compensation aux seules empoises d'appui, à l'exclusion de toute action de ce genre sur les empoises de travail et, par conséquent, sur les cylindres respectifs. Selon l'invention, on commence par installer, d'une manière connue, des pa liers de pression auxiliaires, à l'extrémité des tourillons de chaque cylindre d'appui, du cté extérieur par rapport à l'empoise correspondante. En regard de chacun desdits paliers auxiliaires, l'invention prévoit, également d'une manière connue, l'installation d'une console solidaire de la traverse la plus voisine de la cage concernée, ceci pour pouvoir relier entre eux ledit palier et ladite con sole à l'aide d'un moyen susceptible d'exercer entre ces deux éléments, une for ce attractive ou répulsive, ce moyen pouvant être un vérin à double effet ou analogue. Ainsi, chaque cylindre d'appui, partiellement encastré entre ses deux empoi ses, pourra à volonté être fléchi dans un sens ou dans l'autre : pour provoquer une flexion tendant à accroitre le bombé du cylindre, il suffira d'exercer des tractions, en direction des traverses des cages, rapprochant ainsi les extrémi i tés des tourillons des consoles correspondantes , si, au contraire, on cherche à diminuer le bombé des cylindres, il suffira de repousser les extrémités de leurs tourillons dans la direction opposée aux consoles qui leurs font face. Ayant déjà exposé l'action perturbatrice entraînée par ces mouvements de flexion sur la tenue du laminoir, l'on décrira, dans ce qui va suivre, les moy ens préconisés par l'invention pour compenser cet effet. Il est à constater, tout d'abord, que les effets en question s'exercent es sentiellement dans les deux plans verticaux médians des cages du laminoir. Selon l'invention, tous les moyens auxquels on devra avoir recours pour compenser les dits effets défavorables devront également se situer dans ces mêmes plans, les quels, comme déjà précisé, contiennent, en outre, les moyens principaux de ser rage du laminoir (vis ou vérins). Une première série de moyens est constituée par des vérins ou analogues ins tallés à demeure, dans les plans d'action déjà nommés, entre chacune des empoi ses d'appui et la traverse voisine (qui lui est parallèle) de la cage du lami noir. On voit de suite que ces vérins peuvent être, par exemple, des vérins poussants à simple effet, car leur rible consiste essentiellement à absorber les réactions éventuelles sur les montants de la cage, réactions apparaissant lorsque l'on sollicite les cylindres dans le sens de l'accroissement du bombé. I1 est en particulier évident que, de cette manière, les moyens de serrage principaux de la machine n'ont plus à encaisser les réactions verticales consécutives aux corrections par flexion des cylindres. Dans l'hypothèse inverse, ou l'on est amené à réduire le bombé des cylindres, en écartant chaque palier auxiliaire de la console correspondante, les réactions dans les plans médians des deux cages, changent ds direction. L'invention prévoit alors d'installer, toujours à poste fixe, d'autres moyens compensateurs, pouvant également être des vérins ou analogues, se situant entre les deux empoi- ses d'appui d'une mbme cage . comme précédemment, ces vérins absorbent les réac tions verticales indésirables consécutives aux efforts de redressement des cylin drues, sans pour cela perturber l'équilibre primitif établi, aussi bien an ce qui concerne les deformations élastiques des montants de la cage que 1 'effort de serrage exercé par les vis ou les vérins principaux des laminoirs. Par raison d'équilibre, les différents vérins auxiliaires prévus par l'invention sont de préférence disposés. par paires, symétriquement l'un de l'autre, par rapport au plan transversal vertical médian de la machine, en l'espèce, le plan contenant les axes des cylindres de celle-ci. Selon l'invention, il convient d'équilibrer les efforts exercés par les dif férents vérins qui viennent d'être décrits, de façon que, dans les deux cas, h savoir, flexion ou redressement des cylindres, les efforts verticaux surajoutés se trouvent mutuellement compensés, leurs résultantes verticales étant nulles dans les deux cas. D'autres particularités et avantages de l'invention ressortiront mieux au cours de la description qui suit et donnée en regard des dessins annexés, description et dessins concernant un mode de réalisation préféré de l'invention. lequel est donné à titre purement illustratif et nullement limitatif. Sur les figures qui suivent, les mimes repères désignent toujours les mêmes pièces. La figure 1 représente. an perspective, la partie supérieure d'une des cages d'un laminoir quarto suivant l'invention, ladite cage étant partiellement coupés. et les cylindres de travail ainsi que leurs empoises totalement supprimés, pour plus de clarté. La figure 2 représente une coupe schématique suivant le plen transversal médian d'un laminoir conforme à l'invention, ladite figure montrant en outre le schéma des canalisations hydrauliques reliant entre eux les différents organes devant intsrvenir en cours d'opération. On voit sur la figure 1 la partie supérieure 1 du montant d'une des cages du laminoir. Sur la traverse supérieure 2 de cette cage a été rapportée une console 3, solidement ancrée dans ladite traverse et située à l'applomb du tourillon 4 du cylindre d'appui supérieur 5 de la machine. Le vérin à doubla effet 6, placé à demeure entre, d'une part, le palier auxiliaire 7 supporté par le tourillon 4 et, d'autre part, la console 3, est susceptible, selon le cas, d'exercer une poussée verticale, prenant appui sur la console 3 et chassant vers le bas le tourillon 4, ou, au contraire, d'exercer, sur ledit tourillon une traction verticale ascendante, tendant à rapprocher celui-ci de la console 3, toujours supposée indéformable. Ces deux mouvements sollicitent respectivement le cylindre 5 dans le sens d'un redressement ou d'une flexion. L'empoise d'appui supérieure 8, soumise normalement à l'action de l'un des deux organes principaux de serrage de la machine, ici, la vis 9 (cet organe pou vant cependant aussi bien être un vérin hydraulique). constitue l'équivalent de l'encastrement partiel qui a été supposé exister au voisinage de l'une des extrg- mités du cylindre correspondant. comme précédemment exposé. C'est cette empoise qui aura à subir les réactions verticales consécutives aux efforts exercés par le vérin à double action 6. On voit, sur la figure, les vérins auxiliaires à simple effet 10 et 11, montés à demeure entre la face supérieure horizontale de l'empoise 8 et la face inférieure qui lui est parallèle de la traverse 2.On voit alors que, toutes les fois que le cylindre 5 est sollicité dans le sens de la flexion, autrement dit, toutes les fois que le tourillon 4 sera appelé vers le haut par le vérin 6, les vérins auxiliaires 10 et 11, dément calibrés, pourront absorber la réaction verticale ascendante qui apparaîtra sur l'empoise 8. Par ailleurs, on voit, sur la figure, les deux vérins auxiliaires 12 et 13, disposés à poste fixe entre l'empoise d'appui supérieure 8 déjà nommée et l'empoise d'appui inférieure 14 qui lui correspond. C'est, dans l'hypothèse inverse, c'est-à-dire celle où le cylindre 5 est sollicité dans le sens du redressement, que lesdits vérins 12 et 13 devront intervenir, en vue d'absorber la réaction verticale, cette fois, descendante. que l'effort exercé sur le tourillon 4 par le vérin 6 provoquera sur l'empoise 6. Là encore, les sections des vérins 12 et 13 sont, selon l'invention, prévues pour pouvoir absorber la totalité de ladite réaction. Dans l'un comme dans l'autre cas, la résultante des efforts verticaux mis en jeu est nulle, compte non tenu. bien entendu, de la pression exercée par l'organe principal de serrage du laminoir, ni de l'effort de laminage ou, éventuellement, de précontrainte. I1 va de soi que la représentation du laminoir en question est très schématique, quantité d'organes essentiels, mais. parfaitement connus, n'ayant pas été représentés, pour ne pas alourdir la figure. On voit, sur la figure 2, une coupe schématique partielle de la figure 1. suivant un plan vertical passant par les axes des cylindres de la machine. Comme précédemment, on aperçoit le montant 1, la traverse supérieure 2, coupée, la console 3, également en coupe, le tourillon 4, le cylindre d'appui su périeur 5, le vérin à double action 6, le palier auxiliaire 7. qui peut être d'un type quelconque, à coussinets lisses ou à roulements, à billes ou à rouleaux. On voit. en outre, l'empoise 8, toujours an coupe. A noter que la vis de serrage 9 a été supprimée de cette vue, mais il reste bien entendu que, dans la réalité, cette vis occupe bien la place où elle a été représentée sur la figure 1. On voit encore, sur la figure 2, l'un des vérins auxiliaires supérieurs, ici, le vérin à simple action 11, puis l'un des vérins auxiliaires intermédiaires, ici le vérin 13. On voit encore, partiellement, l'empoise d'appui inférieure 14. La mème figure 2 permet, en outre, de voir, sous une forme schématique, la distribution du fluide sous pression alimentant les différents vérins entrant successivement en Jeu lors du fonctionnement de la machine. On a figuré en 15 la pompe faisant ici office de source de fluide sous pression, puis une canalisation 16 amenant ledit fluide jusqu'à une vanne 17 faisant office de distributeur et pouvant occuper au moins deux positions, dont l'une est représentée sur la figure. Dans cette position, qui correspond à une manoeuvre de flexion des cylindres, la canalisation d'amenée 16 est mise en communication avec une canalisation de sortie 18, laquelle alimente, par deux embranchements, 19 et 20, respectivement la chambre de pression inférieure du vérin à double action 6 et l'unique chambre de pression du vérin à simple action 11. On a également représenté, en 21 et 22, les canalisations raccordant le système de distribution de la partie supérieure de la cage de laminoir figuré à la partie inférieure, non figurée, de la même cage.Partant de la vanne 17, une seconde canalisation 12 est destinée à alimenter en fluide, grâce aux embranchements respectifs 24 et 25, la chambre de pression supérieure du vérin 6 et la chambre de travail unique du vérin 13. A propos de ce dernier, il convient de signaler qu'il est de préférence constitué par deux pistons identiques agissant en sens contraire l'un de l'autre et réunis entre eux, en un vérin unique, ayant une seule chambre de pression, à l'intérieur de laquelle se meuvent. en sens contraires. les deux pistons identiques Dans ce dernier cas, c'est à l'intérieur de la chambre de pression commune que vient déboucher la canalisation 25. Comme précédemment, on a représenté en 26 la canalisation faisant suite à la canalisation 23 et raccordant cette dernière à la partie inférieure et symétrique de la cage, non représentée ici. On voit enfin, en 27, une canalisation reliant la vanne 17 à une bache de vidange 28. Le fonctionnement du système de distribution du fluide de commande est le suivant Dans le cas de la figura, qui est celui de la manoeuvre de flexion,le fluide de commande, partant de la source 15, parvient, par la canalisation 18, simultanément à la partie inférieure du piston du vérin 6 et à la partie supérieure du piston du vérin 11, provoquant ainsi le soulèvement du premier et la descente du second. Comme cela est visible sur la figure, ces deux mouvements se traduisent d'une part, par la flexion du cylindre 5 et, par voie de conséquence, par l'apparition d'une réaction verticale ascendante dans le plan du vérin 11, d'autre part, par la compensation, par ledit vérin 11, de la réaction en question.Le résultat est que la flexion désirée a bien été obtenue, sans pour cela que la partie du montant 1, comprise entre l'empoise 8 et la traverse 2, ait été comprimée, comme cala aurait été le cas en l'absence du vérin 11 test. naturellement ici, du vérin 10, qui lui correspond sur la figure 1). I1 n'y a pas non plus de réaction ascendante sur la vis 9, et ce, pour la même raison. Pour que l'action ainsi définie du fluide de commande puisse s'exercer correctement, il convient de mettre à l'atmosphère, pendant ce temps, d'une part, la chambre de pression supérieure du vérin 6, d'autre part, la chambre de pression unique du vérin 13. Ce résultat est obtenu grâce à une second voie traversant la vanne 17, dans la position que celle-ci occupe conformément au dessin, de façon à faire communiquer entre elles les canalisations 23 et 27, cette dernière débouchant à l'air libre dans la bicha de vidange 28. Les différentes flèches de la figure indiquent, dans l'hypothèse précitée, le sans de la circulation du fluide de command. Dans l'hypothèse inverss. c'est-à-dira lorsque l'on tend à provoquer le redressemnt du cylindre 5, le fonctionnement est sxactement l'inverse du précédent : le fluide, partant de la source 15, alimente cette fois, la chambre de pression supérieure du vérin 6, en même temps que la chambre unique du vérin 13 il faut, par contre, mettre à l'atmosphère les deux chambres de pression restantes, en l'espèce la chambre inférieure du vérin 6 et la chambre unique du vérin 11. Le tourillon 4 est alors sollicité vers le bas, le vérin 13 compensant la réaction verticale correspondante, au niveau de l'empoise 8. I1 va sans dire qu'an vue de la réalisation des diverses compensations qui viennent d'être énumérées, il importe de prévoir des sections identiques pour les faces actives des pistons effectuant ces compensations. Ainsi, la face inférieure du piston du vérin 6 (diminuée de la section transversale de la tige de commande de ce piston) aura une section égale à la somme des sections des faces actives des pistons des vérins 10 et 11. I1 en sera de même de la face superieure du piston du vérin 6, face dont la section sera égale à la somme des sections des faces actives des pistons des vérins 12 et 13. I1 est facile de vérifier que toutes les tuyauteries de l'installation, telles que décrites, peuvent être fixées une fois pour toutes st ne comportant plus aucun élément flexible j elles n'ont plus à subir aucun démontage lors du changements des cylindres. I1 est, par ailleurs, évident qu'il faudra procéder exactement de la même manière que celle décrite ci-dessus, pour les actions de flexion ou de redressemant, devant être opérées sur l'autre cage, non représentée, du laminoir X la même source de pression servira à alimenter les deux caties de la machina. On peut remarquer, à propos de la source de pression qus, si l'on s'astreint à établir une circulation unique, c'est-à-dire à brancher la canalisation 27 directement sur l'aspiration de la pompe 15, il en résultera une économie sensi ble d'énergie, la source ne servant plus qu'à compenser les pertes de charge et les variations de volume de fluide. variations dues à la compressibilité de celui-ci et, le cas échéant, aux déformations pouvant se produire dans les tuyauteries lorsque la pression varie, cela du fait que, les cylindrées agissantes des vérins Il et 6 ayant la rnmB section, il y e, pour la presque totalité du fluide, simple passage d'un vérin à l'autre, lorsque les cylindres supérieurs sont actionnés. Au besoin, les processus de flexion des cylindres d'appui supérieur et inférieur peuvent entre dissociés. On peut aussi envisager d'avoir recours à l'un quelconque de ces processus, sans nécessairement utiliser l'autre. I1 va de soi aussi que le dispositif selon l'invention, décrit précédemment dans le cas de laminoir quarto, peut aussitôt autre transposé à un laminoir duo, ou bien encore à un laminoir multicylindre quelconque. Il reste bien entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titra d'exemple non limitatif, de nombreuses variantes pouvant encore être mises à Jour. sans sortir, pour autant. du cadre de l'invention, ni en dépasser la portée. PEVENDICATIONS 1/ Dispositif de compensation de flexion pour laminoirs multicylindres comportant à l'intérieur d'une cage, des cylindres de travail et d'appui munis de leurs empoises respectives, et, à l'extérieur de la cage des moyens pour exercer des forces de flexion sur les cylindres, l'ensemble étant muni de moyens de préférence hydrauliques, de commande et de contrôle, dispositif caractérisé en ce que des moyens de compensation des efforts résultant de l'action desdites forces de flexion sont prévus, ces moyens étant contenus dans les plans transversaux médians des empoises, plans coïncidant d'ailleurs avec les plans transversaux dans lesquels sont contenues les sections d'encastrement des différents cylindres, lesdits plans contenant de plus, les organes principaux de serrage du laminaoir ainsi qu'éventuellement les organes de précontrainte de celui-ci. 2/ Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'action desdits moyens de compensation s' exerce sur les seules empoises d'appui du laminoir. 3/ Dispositif suivant les revendications 1 et 2 caractérisé en ce que les moyens prévus pour exercer à l'extérieur de la cage les forces de flexion sur les cylindres sont des vérins à double effet ou analogues, disposés chacun entre, d'une part une console adéquate solidaire de la traverse de la cage située du côté correspondant et, d'autre part, un pallier de pression auxiliaire disposé à l'extrémité du tourillon d'appui correspondant. chacun desdits moyens étant agencé pour pouvoir exercer, entre ladite console et ledit tourillon, une force d'attraction ou de répulsion. 4/ Dispositif suivant les revendications 1 à 3 caractérisé en ce que les moyens de compensation des actions desdites forces de flexion sont constitués d'une part, par un premier ensemble de vérins poussants ou analogues, disposés entre chacune des empoises d'appui concernées et la traverse de la cage correspondante du laminoir. d'autre part par un second ensemble de vérins poussants ou analogues disposés entre les deux empoises d'appui concernées et se trouvant du même côté du laminoir. 5/ Dispositif suivant les revendications 1 à 4 caractérisé en ce que les vérins desdits premier et second ensembles sont disposés symétriquement par rapport au plan vertical contenant les axes des cylindres du laminoir. 6/ Dispositif suivant les revendications 1 à 5 caractérisé en ce que la somme des forces exercées par les vérins constituant ledit premier ensemble est, lorsque la force de flexion attractive tend à accroitre le bombé du cylindre concerné, de signe contraire à cette force et, en valeur absolue, égale à celle-ci. 7/ Dispositif suivant les revendications 1 à 6 caractérisé en ce que la somme des forces exercées par les vérins constituant ledit second ensemble est, lorsque la force de flexion répulsive tend à faire diminuer le bombé du cylindre concerné, de signe contraire à cette force et, en valeur absolue, égale à celle-ci. 8/ Dispositif suivant les revendications 1 à 7 caractérisé en ce que sur le circuit emprunté par le fluide de commande de la machine, on dispose un distributeur susceptible d'être mis au moins dans deux positions et qui coopère avec les moyens de flexion ainsi qu'avec les moyens de compensation des efforts de flexion d'une manière telle, que, dans une première position dudit distributeur, le fluide de commande alimente le verin de flexion pour faire exercer par celui-ci une force attractive. augmentant le bombé du cylindre concerné, ceci pendant que le fluide de commande est envoyé vers les vérins dudit premier ensemble de compendation, de manière à faire exercer, par ce dernier ensemble, les efforts de compensation prévus. 9/ Dispositif suivant les revendications 1 à 8. caractérisé en ce que dans la deuxième position dudit distributeur de fluide, ce fluide alimente le vérin de flexion de manière à faire exercer par celui-ci, une force répulsive, diminuant le bombé du cylindre concerné, du fluide de commande étant, en même temps envoyé vers les vérins dudit second ensemble de compensation, de manière à faire exercer par ce dernier ensemble, les efforts de compensation prévus. 10/ Dispositif suivant les revendications 1 à 9 caractérisé en ce que la somme des sections transversales des pistons des vérins constituant le premier ensemble est égale à la section transversale active du coté du piston du vérin de flexion correspondant, côté sur lequel agit la pression du fluide lorsqu'une force attractive doit être fournie par ledit vérin de flexion. 11/ Dispositif suivant les revendications 1 à 10, caractérisé en ce que la somme des sections transversales des pistons des vérins constituant ledit second ensemble est égale à la section transversale active du côté du piston du vérin de flexion correspondant. côté sur lequel agit la pression du fluide, lorsqu'une force répulsive doit être fournie par ledit vérin de flexion. 12/ Dispositif suivant les revendications 1 à Il caractérisé en ce que toutes les tuyauteries empruntées par le fluide de commande de la machine sont fixées à demeure sur celle-ci.-