La présente invention, à la réalisation de laquelle ont participé Monsieur DROUET Jean-Claude, Madame BROSSARD Claudine et Monsieur BURET Jean-Pierre, a pour objet de nouvelles glycoprotéines isolées d'Aerobacter Cloacae, le procédé de préparation et l'application à titre de médicaments de ces produits. De nombreuses préparations d'origine microbienne, constituées par des corps microbiens lysés, sont décrites dans la littérature. De telles préparations sont décrites, par exemple, dans les brevets spéciaux de médicaments 5 488 M (Canadian Patents and Development Limited), 6 495 M (Institut de Recherches Scientifiques) et 6 513 M (Institut de Recherches Scientifiques). Ces lysats microbiens, seuls ou associés à un antibiotique ou à un solvant polaire, servent à déclencher une réaction d'immunisation rapide ou à exalter les défenses de l'organisme vis-à-vis d'une agression microbienne. Ces lysats proviennent, en général, d'une espece microbienne déterminée et amènent une immunisation plus spécifique que générale. Ils possèdent, par contre, l'inconvénient d'être généralement allergéniques. Leur emploi répété ne peut de ce fait être conseillé. Dans le brevet nO 2 043 475, la demanderesse a décrit une fraction glycoprotéique isolée d'une ou de plusieurs souches saprophytes ou pathogènes possédant un pouvoir immunitaire et une certaine action anti-inflammatoire. La demanderesse a cherché depuis à préparer des extraits glycoprotéiques présentant essentiellement une activité anti-inflammatoire. La présente demande a ainsi pour objet de nouvelles glycopro téines, caractérisées en ce qu'elles sont extraites de corps microbiens lysés d'Aerobacter Cloacae et en ce qu'elles possèdent un poids moléculaire apparent égal ou supérieur à 300 000. Le poids moléculaire apparent est le poids moléculaire déterminé au moyen d'une membrane poreuse étalonnée à l'aide de solutions macromoléculaires connues. Parmi les glycoprotéines de la présente demande, on retient notamment les glycoprotéines extraites d'une souche d'Aerobacter Cloacae choisie dans le groupe constitué par les souches d'Aerobacter Cloacae déposées à l'institut Pasteur à Paris sous les numéros 5549, 579, 5733, 6022 et 6085. Parmi ces dernières souches, on retient plus particulièrement la souche déposée à l'institut Pasteur à Paris sous le nO 5549. Parmi les glycoprotéines de l'invention, on retient plus particulièrement celles, caractérisées en ce qu'elles renferment au moins les acides aminés suivants L'acide aspartique, la thréonine, la sérine, l'acide glutamique, la proline, la glycine, l'alanine, la valine, la cysteine, la méthionine, l'isoleucine, la leucine, la tyrosine, la phényl alanine, la lysine, l'histidine et l'arginine. L'invention a également pour objet un procédé de préparation des nouvelles glycoprotéines, telles que définies cidessus,- ledit procédé étant caractérisé en ce que l'on cultive, sur milieu solide ou liquide, une souche microbienne d'Aerobacter Cloacae, récolte après complet développement les corps microbiens, procède à une lyse de ces derniers, recueille le lysat, extrait ce dernier successivement au moyen de deux solvants organiques différents, recueille le produit brut ainsi obtenu, le met en solution aqueuse, soumet cette dernière à une diafiltration sur membrane calibrée dont le seuil de réticulation permet de retenir des substances dont le poids moléculaire est égal ou supérieur à 300 000 et lyophilise la solution ainsi obtenue pour recueillir les nouvelles glycoproteines. Dans les conditions préférentielles de mise en oeuvre de l'invention, le procéde de préparation cidessus décrit est carac térisé en ce que a) La lyse des corps microbiens est une lyse physique, chimique ou enzymatique b) Les deux solvants organiques différents sont l'acétone et le méthanol c) La membrane calibrée dont le seuil de réticulation permet de retenir des substances dont le poids moléculaire est égal ou supérieur à 300 000 est une membrane vendue sous la désignation XM 300 par les Sociétés ROMICON et AMICON. Les souches d'Aerobacter Cloacae peuvent notamment être cultivées dans des milieux liquides agités dans des conditions aérobies. Les milieux de cultures utilisés sont usuels pour de telles souches. Ces milieux peuvent, par exemple, comprendre des extraits de viande, de la peptone de caséine, de la peptone papalnique de soja, des autolysats de levure, des sucres, des éléments minéraux et de l'eau distillée. La lyse physique peut avantageusement être effectuée au moyen des ultra-sons ou d'un rayonnement pénétrant ou par chauffage. La lyse chimique peut avantageusement être effectuée par adjonction d'un agent tensio-actif, tel qu'un sorbate de polyéthy lèneglycol ou au moyen d'un antiseptique organomercuriel, tel que le mercurothiolate sodique, voire au moyen d'un acide minéral ou organique, tel que l'acide trichloracétique. La lyse enzymatique est avantageusement effectuée au moyen d'une enzyme, telle que le lysozyme, la trypsine, la pronase, la papaine, 1' i -chymotrysine. La lyse, qu'elle soit physique, chimique ou enzymatique, doit avantageusement etre poursuivie pendant une durée de 7 à 60 jours. Le lysat obtenu est avantageusement lyophilisé. L'extraction successive au moyen de l'acétone et du méthanol permet d'éliminer les lipides et les pigments. Cette extraction doit être pratiquée en agitant vigoureusement et pendant plusieurs heures, le produit à extraire avec l'acétone, puis avec le méthanol. Les membranes vendues sous la désignation XM 300 sont commer cialisées par les Sociétés ROMICON et AMICON (AMICON Corporation Lexington-Massachussetts - 02173 - U. S. A.). Les glycoprotéines obtenues se présentent sous forme d'une poudre blanc crème très légère, cotonneuse, hygroscopique et soluble dans l'eau. La présente demande a aussi pour objet un procédé, tel que défini ci-dessus, caractérisé en ce que l'on utilise une souche, telle que définie précédemment. La présente demande a également pour objet les glycoprotéines obtenues par le procédé décrit ci-dessus. Les produits, objet de la présente invention, possèdent de très intéressantes propriétés pharmacologiques ; ils sont doués notamment de remarquables propriétés anti-inflammatoires et sont très bien tolérés. Ces propriétés sont illustrées plus loin dans la partie expérimentale. Ces propriétés justifient l'utilisation des glycoprotéines de la présente demande, à titre de médicaments. La présente demande a ainsi également pour objet l'application, à titre de médicaments, des glycoprotéines, telles que définies ci-dessus. Ces médicaments trouvent, par exemple, leur emploi dans le traitement des inflammations de la peau, des muqueuses et comme antiprurigineux, en dermatologie, en Oto-Rhino-Laryngologie, en ophtamologie, en proctologie ou en gynécologie. La dose usuelle, variable selon le sujet traité et l'affection en cause, peut être, par exemple1 de 3 à 4 g de pommade à 1 % en applications locales chez l'homme, à raison de deux applications par jour. L'invention a enfin pour objet les compositions pharmaceutiques qui renferment les glycoprotéines de la présente demande, à titre de principe actif. A titre de médicaments, les glycoprotéines de la présente demande peuvent être administrées par les voies digestive ou locale. Les compositions pharmaceutiques correspondantes peuvent être, par exemple, solides ou liquides et se présenter sous les formes pharmaceutiques couramment utilisées en médecine humaine, comme, par exemple, les comprimés, simples ou dragéifiés, les gélules, les granulés, les suppositoires, les ovules, les crèmes, les pommades, les lotions, les gouttes, les collyres ; elles sont préparées selon les méthodes usuelles.Le ou les principes actifs peuvent y être incorporés à des excipients habituellement employés dans ces compositions pharmaceutiques, tels que le talc, la gomme-- arabique, le lactose, l'amidon, le stéarate de magnesium, le beurre de cacao, les véhicules aqueux ou non, les corps gras d'origine animale ou végétale, les dérivés paraffiniques, les glyccls, les divers agents mouillants, dispersants ou émulsifiants, les conservateurs. I1 va être donné maintenant, à titre non limitatif, des exemples de mise en oeuvre de l'invention. Exemple 1 : Préparation de glycoprotéines à partir d'une culture d'Aerobacter Cloacae Stade A : Culture On prépare un milieu de culture répondant à la formule suivante - Extrait de viande............................... viande 200 g - Chlorure de sodium................................ sodium 200 g - Peptone de caseine................................ caséine 200 g - Autolysat de levure............................... levure 200 g - Phosphate bipotassique 140 g - Phosphate monopotassique 60 g - Glucose................................. Glucose 400 g - Peptone papainique de soja........................ soja 800 g - Eau distillée q. s. p. 40 litres. On prépare le milieu de culture en mélangeant successivement l'extrait de viande, le chlorure de sodium, la peptone de caséine, l'autolysat de levure, le phosphate bipotassique et le phosphate monopotassique dans environ 20 litres d'eau distillée. On ajuste le pH à 7,4 - 7,6. On stérilise le milieu à 1200C pendant 40 minutes Les solutions de glucose et de peptone papainique de soja sont introduites dans le milieu de culture au moment de l'ensemencement après avoir été stérilisées au préalable. La souche d'Aerobacter Cloacae (souche Intitut Pasteur nO 5 549), cultivée sur milieu gélosé, est diluée dans 50 cm3 de milieu de culture additionné de billes de verre. Cette solution servant d'inoculum est introduite dans le reste du bouillon de culture. Le volume total du milieu de culture se trouve ainsi complété à 40 litres. Le milieu de culture est maintenu à 370 C. Le pH est maintenu automatiquement entre 7,4 et 7,6 (par addition de solution d'ammoniaque N/10 ou par addition de solution d'acide chlorhydrique N/10). Le débit de l'air est fixé à 4 l/minu- te et la vitesse d'agitation à 450 tours/minute. La croissance des germes est appréciée au photomètre ; le nombre de germes est calculé en fonction de la densité optique déterminée en comparaison avec une courbe étalon. Après complet développement, soit environ après 7 heures, le milieu renferme environ 100 miliards de germe au cm3. Stade B : Lyse A environ 40 litres de bouillon de culture obtenu au stade A ci-dessus, on ajoute une solution aqueuse de chlorhydrate de lysozyme (stérilisée par filtration sur membrane millipore 0,22- dans la proportion de 80 g de chlorhydrate de lysozyme par cm3 de mi- lieu de culture. On laisse en contact 1 heure à 560C en présence de 0,25 g d'EDTA par litre de milieu de culture, de 34,5 cm3/1 de milieu de culture d'une solution de mercurothiolate sodique à 2,5 % et de 103 cm3/1 de milieu de culture d'une solution de polysorbate commercialisée sous le nom de Tween 80 (solution à 33 ). On poursuit la lyse dans des conditions stériles pendant 41 jours à 370C. On recueille le lysat, homogénéise par agitation, puis lyophilise. On obtient 2 926 g d'une poudre brun jaune. Stade C : Extraction a) Par l'acétone On met en suspension dans 20 litres d'acétone froid la to talité de la poudre obtenue au stade B.ci-dessus, puis, agite vigoureusement pendant 4 heures à 1500 tours/minute. Après 4 heures, la suspension obtenue est décantée, la plus grande partie du surnageant est soutire par siphonnage, le restant de la suspension est filtré sur verre fritté. La poudre essorée est remise en suspension dans 10 litres d'acétone. La suspension est agitée comme précédemment pendant 2 heures, puis filtrée sur verre fritté. L'insoluble est séché à température ambiante sous vide pendant 24 heures. On recueille 1 760 g d'une poudre beige clair. b) Par le méthanol On met en suspension dans 20 litres de méthanol, 1 760 g de la poudre obtenue ci-dessus et agite vigoureusement pendant 4 heures à 1 500 tours/minute. Après 4 heures, la suspension obtenue est décantée, la plus grande partie du surnageant est soutirée par siphonnage, le restant de la suspension est filtré sur verre fritté. La poudre essorée est remise en suspension dans 10 litres de méthanol, puis agitée comme précédemment pendant 4 heures. La suspension méthanolique est filtrée sur verre fritté. L'insoluble est séché à température ambiante à l'étuve sous vide pendant 48 heures, puis à 400C à l'étuve sous vidé pendant 10 jours. Après 10 jours, on recueille 674 g d'une poudre beige clair. Stade D : Diafiltration On met en solution dans 20 litres d'eau distillée contenant 1 g/l de merthiolate, 358 g de poudre obtenue au stade C cidessus. On maintient la solution sous agitation à + 40C pendant 60 heures, centrifuge pendant 2 heures à 4 000 tours/minute (centrifugeuse de type Robatel), puis sur une centrifugeuse en continu (de type Sharpless) à 90 000 g avec un débit de 6 1/heure. On obtient 19 litres d'une solution limpide de couleur marron. On complète à 20 litres avec de l'eau distillée et introduit dans le reservoir d'un appareil à diafiltrer comportant 3 tubes équipés de membranes poreuses de type XM 300 (membranes commercia lisées par la Société ROMICON (dépositaire en France Société Anthouard) : seuil d'arrêt PM 300 000) et dans lesquelles circule la solution à diafiltrer. On fait circuler dans l'appareil 40 volumes d'eau distillée, soit un volume de 800 litres. La durée de l'opération est d'environ 60 heures. On arrête la diafiltration, récupère la solution diafiltrée, puis centrifuge cette dernière à 90 000 g sur une centrifugeuse en continu de type Sharpless avec un débit de 6 1/heure. On obtient 19 litres d'une solution opalescente que l'on lyophilise. On recueille finalement 27,5 g de glycoprotéines sous forme d'une poudre très légère, cotonneuse et hygroscopique. Analyse - C % 42,52 - H %: 6,22 ~ N %: 3,66 -0 % 37,89 - S % : 0,25. Acides aminés : teneurs exprimées en 1+M d'acides aminés pour 100 M. - Acide aspartique : 13, 13, 24 - Thréonine : 4,53 - Serine : 5,36 - Acide glutamique : 14,91 ; 14,91 - Proline : 3,69 - Glycine : 7,27 ; 7,27 - Alanine : 8,23 - Valine : 14,43 - Cystéine : 1,78 - Méthionine : 0,95 - Isoleucine : 2,98 - Leucine : 6,08 - Tyrosine : 2,38 ; 2,38 - Phénylalanine : 2,14 ; 2,14 - Lysine :- 4,89 ; - Histidine : 1,31 ; 1,31 - Arginine : 5,72. Exemple 2 : Préparation de glycoprotéines à partir d'une culture d'Aerobacter Cloacae On met en solution dans 20 litres d'eau distillée contenant 1 g/l de merthiolate, 3,16 g de poudre obtenue au stade C de l'exemple I. On maintient la solution sous agitation à + 40C pendant 60 heures, centrifuge pendant 2 heures à 4 000 tours/minute (centrifugeuse de type Robatel) , puis sur une centrifugeuse en continu (de type Sharpless) à 90 000 g avec un débit de 6 1/heure. On obtient 19 litres d'une solution limpide de couleur marron. On complète à 20 litres avec de l'eau distillée et introduit dans le réservoir dlun appareil à diafiltrer comportant 3 tubes équipés de membranes poreuses de type XM 300 (membranes commercialisées par la Société AMICON : seuil d'arrêt PM = 300 000) et dans lesquelles circule la solution à diafiltrer. On fait circuler dans l'appareil 44 volumes d'eau distillée, soit un volume de 880 litres. La durée de l'opération est d'environ 40 heures. On arrête la diafiltration, récupère la solution diafiltrée, puis centrifuge cette dernière à 90 000 g sur une centrifugeuse en continu de type Sharpless avec un débit de 6 1/heure. On obtient 19,5 litres d'une solution opalescente que l'on lyophilise. On recueille finalement 26,9 g de glycoprotéines sous forme d'une poudre très légère, cotonneuse et hygroscopique. Analyse -C % : 42,46 -HB: 6,15 - N % : 3,86 - O % : 38,20. Teneurs en - Eau : 9 % - Phosphore- : O % ; - Chlore : O % - Azote 4-amine : 3,2 % - Hexoses neutres (galactose) : 32,8 % (glucose) : 47,8 % Acides uroniques (glucuronolactone) : 9,9 %. Exemple 3 : Préparation de glycoprotéines à partir d'une culture d ' Aerobacter Cloacae Stade A : Culture En opérant comme an stade A de l'exemple 1, au départ d'une souche d'Aerobacter Cloacae (souche Institut Pasteur n0 5 549), on prépare 60 litres d'un bouillon de culture renfermant 105 milliards de germes au cm3. Stade B : Lyse : A 60 litres de bouillon de culture obtenu au stade A ci-lessus, on ajoute une solution aqueuse de chlorhydrate de lysozyme (stéri- lisée par filtration sur membrane millipore 0,22)r) dans la proportion de 80 3 de chlorhydrate de lysozyme par cm3 de milieu de culture. On opère alors comme au stade B de l'exemple 1. On poursuit la lyse pendant 29 jours à 370 C. On recueille 60 litres de lysat, homogénéise par agitation, puis lyophilise. On obtient 4 728 g d'une poudre brun jaune. Stade C : Extraction a) Par l'acétone On met en suspension dans 40 litres d'acétone froid la to talité de la poudre obtenue au stade B ci-dessus, agite vigoureusement la suspension obtenue pendant 15 minutes à 1 500 tours/minute. On laisse décanter la suspension, soutire 10 litres d'acétone surnageant, ajoute alors 10 litres d'acétone froid et agite à nouveau vigoureusement pendant 15 minutes. On laisse à nouveau décanter, soutire 10 litres d'acétone et ajoute 10 litres d'acétone frais. On procède ainsi jusqu'S avoir traité la poudre par 140 litres d'acétone. On laisse finalement décanter la suspension finale, soutire la plus grande partie du surnageant, puis filtre le restant de la suspension sur verre fritté. On sèche l'insoluble de filtration à température ambiante sous vide pendant 24 heures. On recueille 3 056 g d'une poudre beige clair ; b) Par le méthanol : On met en suspension dans 40 litres de méthanol, 3 056 g de la poudre obtenue ci-dessus et procède par agitations et soutirages successifs comme avec l'acétone, jusqu'à concurrence d'un volume de 140 litres de méthanol. On filtre sur verre fritté, sèche le produit obtenu à température ambiante sous vide pendant 72 heures, puis à 400C à l'étu- ve sous vide pendant 24 heures. On recueille 822 g d'une poudre beige clair. Stade D : Diafiltration On met en suspension dans 20 litres d'eau distillée contenant 1 g/l de merthiolate, 180 g de poudre obtenue au stade C ci-dessus. On agite vigoureusement pendant 15 heures à + ttC. On centrifuge à 4 000 tours/minute pendant 2 heures sur une centrifugeuse de type Robatel, puis sur une centrifugeuse en continu (de type Sharpless) à 90 000 g avec un débit de 6 1/heure On obtient 19 litres d'une solution, complète à 20 litres et introduit dans le réservoir d'un appareil à diafiltrer comportant 3 tubes équipés de membranes poreuses de type XM 300 (membranes commercialisées par la Société ROMICON : seuil d'arrêt PM = 300 000) et dans lesquelles circule la solution à diafiltrer. On fait circuler dans l'appareil 39 volumes d'eau distillée, soit un volume d'environ 780 litres. La durée de l'operation est d'environ 72 heures. On arrête la diafiltration, récupère la solution diafiltrée, puis centrifuge cette derniere à 90 000 g sur une centrifugeuse en continu de type Sharpless avec mi débit de 6 1/heure. On recueille la solution ainsi obtenue, lyophilise et recueille 14,4 g de glycoprotéines sous forme d'une poudre blanche cotonneuse. Analyse : - C % : 43,21. ~ H % 6,33 - N % 5,36 -0 % : 35,04 - S % : 0,26, Teneurs en - Eau : 10 % ; - Phosphore 0 % ; - Chlore : O % - Azote i-amiine : 3,5 t. Exemple 4 : Préparation de glycoprotéines à partir d'une culture d'Aerobacter Cloacae Stade A : Culture En opérant comme au stade A de l'exemple 1, au départ de la souche Aerobacter Cloacae (institut Pasteur n 5 549), on prépare 15 litres d'un bouillon de culture renfermant 117 miliards de germes au cm3. Stade B Lyse :Lyse A 15 litres de bouillon de culture obtenu au stade A ci-dessus, on ajoute une solution aqueuse de chlorhydrate de lysozyme (stérilisé par filtration sur membrane millipore 0,223ru dans la proportion de 80 X de chlorhydrate de lysozyme par cm3 de milieu de culture. On opère alors comme au stade B de l'exemple 1. On poursuit la lyse pendant 12 jours à 370C et recueille 18 litres de lysat. On homogénéise par agitation et lyophilise. On obtient 1 162 g d'une poudre brun jaune. Stade C : Extraction a) Par l'acétone On met en suspension dans 10 litres d'acétone froid (150C) 1 162 g de la poudre obtenue au stade B ci-dessus. On agite vigoureusement pendant 3 heures à 1 500 tours/minute. On filtre, recueille l'insoluble obtenu, sèche à l'étuve à 3O0C sous vide pendant 2 heures, puis une nuit à température ambiante b) Par le méthanol La poudre sèche obtenue est broyée au mortier, puis placée dans un soxhlet contenant du méthanol. L'extraction est conduite pendant 8 heures à la température de 4O0C. Le mélange est alors sorti du soxhlet et remis en suspension dans un litre de méthanol froid, puis filtré sur verre fritté. La poudre essorée est mise à l'étuve à 300C maintenue sous vide pendant 48 heures. On recueille 260 g de produit. Stade D : Diafiltration On met en suspension dans 5,75 litres d'eau distillée contenant 1 g/l de merthiolate, 230 g de poudre obtenue au stade C cidessus. On agite vigoureusement pendant 15 heures, puis laisse au repos 48 heures. On centrifuge la suspension obtenue à 4 000 tours/minute pendant 30 minutes sur une centrifugeuse de type Robatel, puis à 90 000 g sur-une centrifugeuse en continu de type Sharpless avec un débit de 6 1/heure. On complète la solution obtenue à 7 litres avec de l'eau distillée contenant 1 g/l de merthiolate; puis on l'introduit dans la cuve de l'appareil à diafiltration maintenu à + 40C et compor tant une cartouche équipée d'une membrane poreuse de type XM 300 (membrane commercialisée par la Société ROMICON : seuil d'arrêt PM = 300 000) et dans laquelle circule la solution à diafiltrer. On lave d'abord les 7 litres de solution par 45 litres d'eau distillée, concentre la solution à 6 litres, puis lave par 135 litres d'eau distillée, concentre à 5 litres et lave enfin par 30 litres d'eau distillée. La solution diafiltrée est recueillie de l'appareil, puis centrifugée à 90 000 g sur une centrifugeuse en continu de type Sharpless. On obtient une solution limpide opalescente que l'on lyophilise. On recueille après lyophilisation 3,6 g de glycoprotéines sous forme d'une poudre blanche cotonneuse. Teneurs en - Eau : 10 % ; - Phosphore : 0 % ; - Chlore : O % - Azote -amine : 3,3 %. Exemple 5 On a prépare une pommade répondant à la formule - Glycoprotéines préparées à l'exemple 1............... 1 200 mg - Excipient q. s-. p................................... p 100 g. Exemple 6 On a préparé des suppositoires répondant à la formule - Glycoprotéines préparées à l'exemple 1................ 1 20 mg ; - Excipient q. s. pour un suppositoire. Exemple 7 On a préparé un collyre répondant à la formule - Glycoprotéines préparées à l'exemple 1............... 1 1 g ; - Excipient aqueux q. s. p , 100 ml. Exemple 8 On a préparé une pommade répondant à la formule - Glycoprotéines préparées à l'exemple 3 1 g ; - Excipient q. s. p.................................... p 100 g. Etude pharmacologique 1 ) Activité anti-inflammatoire Des lots de 8 rats femelles reçoivent dans l'articulation tibio-tarsienne d'une patte postérieure 0,05 ml d'une suspension de carraghénine à 1 %. Le produit étudié est administré juste avant l'agent irritant par voie intrapéritonéale à des doses de 50 &gamma;/Kg, 100 Y/Kg et 500 Le volume de la patte traitée est mesuré avant et 1, 3, 5 heures après l'injection de carraghénine à l'aide d'un pléthysmomètre. On étudie le pourcentage de régression du volume des pattes des animaux traités-par rapport aux animaux témoins. Dans les conditions de l'essai, le produit de l'exemple 1 diminue de 50 % l'oedème podal à la dose de 50 &gamma;/Kg, de 62 % à la dose de 100 /Kg et de 76 % à la dose de 500 &gamma;/Kg. Il en est de même pour le produit de l'exemple 2. Le produit de l'exemple 3 diminue cet oedème de 76 % à la dose de 100 &gamma;/Kg et de 87 % à la dose de 500 &gamma;/Kg. Ces résultats montrent que les produits étudiés possèdent une importante activité anti-inflammatoire. 20) Etude de l'a~pel cellulaire On administre, par voie intrapéritonéale, à des lots de 3 cobayes albinos mâles pesant de 280 à 300 g, des solutions de glycoprotéines dans du liquide de Hanks sans calcium ni magnésium sous un volume de 50 ml/Kg. On administre ainsi des doses de 50 g/Kg et de 100 Y/Kg de glycoprotéines. Quarante huit heures après le traitement, on sacrifie les animaux à l'éther, effectue un lavage péritonéal avec 10 ml de liquide de Hanks sans calcium ni magnésium. On ouvre l'abdomen et recueille l'exsudat. On centrifuge 5 minutes à 1 000 tours/minute, reprend le culot par 10 ml de liquide de Hanks et effectue une numération des leucocytes. On compare le résultat de cette numération avec le résultat d'une numération effectuée dans les mêmes conditions avec des animaux témoins. Les résultats obtenus avec le produit de l'exemple 1 montrent que ce produit ne provoque aucun appel cellulaire. 3 ) Etude de la tèlérance On administre à des lots de souris femelles de souche Swiss, par voie sous cutanée, dans la région dorsale, le produit étudiés à des doses de 250 g /Kg, 500 & Kg et 1 000 & Kg sous un volume de 0,2 ml. On sacrifie les animaux 48 heures après l'injection du produit étudié. Dans les conditions de l'essai, les animaux traités par le produit de l'exemple 1 n'ont présenté aucun signe d'intolérance locale ou générale. A l'autopsie, on n'a constaté aucun signe d'inflammation dans le tissu sous cutané et aucune différence avec les animaux témoins n'ayant reçu que du sérum physiologique. 40) étude de la toxici- aguë : On administre à des lots de 6 souris femelles de souche Swiss pesant 20 à 22 g, par voie intrapéritonéale, à raison de 0,5 ml par 20 g de poids vif, des doses croissantes de produits étudiés. On relève la mortalité 8 jours après l'administration des produits. La dose létale 50 (DL 50) est calculée selon la méthode de Bebrens et Kârber. La DL 50 du produit décrit à l'exemple 1 est égale à environ 18,4 mg/Kg. Les DL 50 des produits décrits aux exemples 2 à 4 sont voisines de 20 mg/Kg. REVENDICATIONS 1. Nouvelles glycoprotéines, caractérisées en ce qu'elles sont extraites de corps microbiens lysés d'Aerobacter Cloacae et en ce qu'elles possèdent un poids moléculaire apparent égal ou supérieur à 300 000. 2. Glycoprotéines, telles que définies à la revendication 1, caractérisées en ce que la souche d'Aerobacter Cloacae est une souche choisie dans le groupe constitué par les souches d'Aerobacter Cloacae déposées à 1'Institut Pasteur à Paris sous les numéros 5 549, 579, 5 733, 6 022 et 6 085. 3. Glycoprotéines, telles que définies à l'une des revendications 1 ou 2, caractérisées en ce que la souche d'Aerobacter Cloacae est la souche déposée à l'institut Pasteur à Paris sous le numéro 5 549. 4. Glycoprotéines selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisées en ce qu'elles renferment au moins les acides aminés suivants L'acide-aspartique, la thréonine, la sérine, l'acide glutamique, la proline, la glycine, l'alanine, la valine, la cystéine, la méthionine, l'isoleucine, la leucine, la tyrosine, la phénylalanine, la lysine, l'histidine et l'arginine. 5. Procédé de préparation des nouvelles glycoprotéines, telles que définies à la revendication 1, caractérisé en ce que l'on cultive, sur milieu solide ou liquide, une souche microbienne d'Aerobacter Cloacae, récolte après complet développement les corps microbiens, procède à une lyse de ces derniers, recueille le lysat, extrait ce dernier successivement au moyen de deux solvants organiques différents, recueillele produit brut ainsi obtenu, le met en solution aqueuse, soumet cette dernière à une diafiltration sur membrane calibrée dont le seuil de réticulation permet de retenir des substances dont le poids moléculaire est égal ou supérieur à 300 000 et lyophilise la solution ainsi obtenue pour recueillir les nouvelles glycoprotéines. 6. Procédé de préparation selon la revendication 5, caractérisé en ce que a) La lyse des corps microbiens est une lyse physique, chimique ou enzymatique b) Les deux solvants organiques différents sont l'acétone et le méthanol ; c) La membrane calibrée dont le seuil de réticulation permet de retenir des substances dont le poids moléculaire est égal ou supérieur à 300 000 est une membrane vendue sous la désignation XM 300 par les Sociétés ROMICON et AMICON. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 5 ou 6, caractérisé en ce que la lyse des corps microbiens est une lyse enzymatique effectuée au moyen d'une enzyme, telle que le lysozyme, la trypsine, la pronase, la papalne, led -chymotrysine. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 5, 6 ou 7, caractérisé en ce que l'on utilise une souche, telle que définie à l'une des revendications 2 ou 3. 9. Les glycoprotéines obtenues par le procédé de l'une des revendications 5, 6, 7 ou 8. 10. Médicaments, caractérisés en ce qu'ils sont constitués par les glycoprotéines, telles que définies à l'une des revendications 1 à 3. 11. Médicaments, caractérisés en ce qu'ils sont constitués par les glycoprotéines, telles que définies à la revendication 4. 12. Médicaments, caractérisés en ce qulils sont constitués par les glycoprotéines, telles que définies à la revendication 9. 13. Compositions pharmaceutiques caractérisées~en ce qu'elles renferment, à titre de principe actif, l'un au moins des médica- ments, tels que définis à l'une des revendications 10 à 12.