L'invention est relative à une pince du type universel dont les branches ont une forme intérieure curviligne. Elle est destinée saisir des objets de forme sensiblement circulaire, en les enveloppant et en n'exerçant sur eux qu'un effort limité évitant de les briser ou de les abimer. On peut qual-ifier cette propriété-en disant de la pince objet de l'invention qu'elle est dynamométrique, dans le sens précis qu'elle ne peut exercer sur les objets qu'un effort mesuré, prévu à l'avance. Elle sera destinée particulièrement à saisir des objets qu'il serait dangereux de saisir directement à la main, soit par suite de leur température, soit par suite de leur radioactivité ou de tout autre caractère nocif. Les pinces usuelles comportent généralement deux bran chestarticulées formant leviers, et l'effort exercé sur l'objet saisi est proportionnel à l'effort de serrage exercé sur les poi guées. La pince selon l'invention remédie à cet inconvénient, en permettant de saisir des objets de différentes grosseurs sans que l'effort exercé sur eux dépende de l'effort de serrage. -Selon l'invention, la pince est caractérisée par la coopération de deux-poignées articulées en i dans leur partie médiane, comportant à leur autre extrémité chacune une articulation 5 d'une pièce en forme de T comportant une première glissière médiane enfermant l'articulation 1, une seconde glissière en prolongement de la-première vers la base du T, une troisième et une quatrième glissières symétriques sensiblement perpendiculaires à la direction des deux premières ; de deux branches curvilignes de serrage, articulées auxdits points 5 des poignées, lesdites articulations 5 étant mobiles dans lesdites troisième et quatrième glissières, lesdites branches comportant chacune un prolongement extérieur portant une articulatiùn 15 et comportant une zone d'appui réciproque sensiblement à l'extrémité intérieure des parties curvilignes de-serrage ; de deux bielles 10 reliées ensemble en une articulation Il enfermée dans ladite deuxième glissière, l'autre extrémité de chacune étant articulée auxdi*s points 15 desdites branches ; d'au moins un ressort de rappel reliant une griffe de chacune desdites branches1 ledit ressort s'incurvanttlrs du serrage de la pince, autour d'appuis fixés auxdites branches au voisinage de leur partie curviligne de serrage. L'invention sera mieux comprise à l'aide des dessins annexes et de la description suivante, donnés à titre d'exemple de réalisation. La Fig. 1 représente les deux poignées démontées la Fig. 2 représente une pièce en T portant des glie sidères la Fig. 3 représente la pince en position ouverte sans les poignées ; et, la Fig. 4 représente la pince en position fermée. La figure 1 représente côte a côte les deux poignées démontées, avec les trous 1 formant articulation située anormale~ ment à l'extrémité 2 inférieure d'une glissière 3 formée dans une pièce auxiliaire en T dessinée séparément sur la figure 2, et en fonctionnement sur les figures 3 et 4. Les poignées comportent chacune une partie 4 destinée à être serrée simultanément à la main. A l'autre extrémité desdites poignées, un téton 5 rivé ou vissé se trouve normalement en position 6 dans deux glissières 7 de la pièce T, symétriques, et de direction perpendiculaire à celle de la glissière 3. En prolongement de celle-ci une quatrième glissière 8 reçoit normalement en position 9 un téton servant d'articulation 11 à deux leviers 10, articulés à leur autre extrémité en 15 à des prolongements 12 de deux branches incurvées 13 et 14 formant la pince proprement dite par leur courbe intérieure 16 et 17. Celles-ci seront de préférence traitées pour entre antidérapantes en étant moletées ou récouvertes d'un enduit plastique.Les courbes i6 et 17 se terminent extérieurement en pointes arrondies 18 et 19 et intérieurement par deux parties incurvées 20 et 21 renforcées en 22 et 23 (figure 3) et aptes à rouler l'une sur l'autre à l'ou- verture de la pince (figure 4). Deux crochets 26 et 27 formés sur les branches servent à accrocher les extrémités d'un ressort 28. Deux tétons 24 et deux tétons 25 servent d'appui pour incurver le ressort 28 à l'ouverture de la pince (figure 4). I1 est bien évident que ces quatre tétons peuvent etre remplacés par un rebord incurvé jouant le mgme rôle pour obliger le ressort- 28 à s'incurver. On voit maintenant le fonctionnement de la pince. En resserrant les poignées 4, on écarte les articulations 5, ce qui fait descendre la pièce en T, l'articulation l de la poignée s'élevant dans la glissière 3. En meme temps les branches 13 et 14 prennent appui l'une sur l'autre en 22 et 23, puis 20 et 21, se referment progressivement en rapprochant leurs pointes 18 et 19. L'ecartement des articulations 15 fait monter l'articulation 11 dans sa glissière, et l'on voit que cette glissière et les leviers -i0 servent essentiellement à assurer la symétrie du mouvement de fermeture ; les glissières 3 et 7 de la pièce en T jouent le même role en obligeant l'axe de la pièce en T à rester axe de symétrie de la pince. On remarque aussi que pour une position intermédiaire de serrage donnant un écart fixe aux articulations 5, on peut écarter à nouveau les branches 13 et 14 tournant chacune autour du point 5, les points 15 redeseendant vers les poignées, ainsi que l'articulation Il. Dans une telle position, non représentée, les branches 1-3 ne-se touchent plus par leurs pointes intérieures 20 et 21. C'est une telle position intermédiaire que prend naturellement la pince lorsqu'on la referme sur un objet pour le saisir, les pièces 13 et 14 enveloppant l'objet par leurs parties curvilignes 16 et 17, tandis que toutes les articulations jouent ~ simultanément en prenant un équilibre naturel résultant de la tension du ressort et des contacts avec l'objet enserré dans les branches de la pince. On voit qu'un effort considérable de resserrement des poignées ne se transmet nullement sur ltobjet saisi, le resserrement ne faisant qu'écarter au maximum les articulations 5, l'ef- fort transmis sur l'objet saisi résultant seulement de la tension du ressort. Diverses variantes de réalisation peuvent etre adoptées, sans sortir de 11 esprit de l'invention. En particulier, les glis sières symétriques 7 peuvent entre inclinées en formant un Y au lieu d'un T, et entre curvilignes. REVENDICATIONS 1. Pince du type comportant plus de deux pièces mobiles et une multiplicité d'articulations, caractérisée par la coopéra tison - de deux poignées articulées en 1 dans leur partie médiane, com portant à leur autre extrémité chacune une articulation 5 - d'une pièce en forme de T comportant une première glissière mé diane enfermant l'articulation 1, une seconde glissière en pro longement de la première vers la base du T, une troisième et une quatrième glissières symétriques sensiblement perpendicu- laires à la direction des deux premières - de deux branches curvilignes de serrage, articulées auxdits points 5 des poignées, lesdites articulations 5 étant mobiles dans lesdites troisième et quatrième glissières, lesdites bran ches comportant- chacune un prolongement extérieur portant une articulation 15 et comportant une zone d'appui réciproque sen siblement à l'extrémité intérieure des parties curvilignes de serrage - de deux bielles 10 reliées ensemble en une articulation ll en= fermée dans ladite deuxième glissière, l'autre extrémité de chacune étant articulée auxdits points 15 desdits branches - d'au moins un ressort de rappel reliant une griffe de chacune desdites branches, ledit ressort s'incurvant, lors du serrage de la pince, autour d'appuis fixés auxdites branches au voisi nage de leur partie curviligne de serrage. 2. Pince selon la revendication 1 caractérisée par des parties curvilignes de serrage des branches conformées en surface d'appui antidérapante. 3. Pince selon la revendication 1, caractérisée par lesdits appuis du ressort sur les branches formées d'une multiplicité de pitons.