L'invention est relative à un dispositif pour exécuter sur métier à crochets des articles tels que rubans, élastiques ou rigides,à rapports-coups très élevés et avec le minimum de cames d'armure. Généralement,un métier à crochets comporte plusieurs aiguilles fixées dans une barre rectiligne commune formant la fonture et pouvant,chacune,être alimentée par l'un des fils d'une 'ensouple". Des barres transversales comportent des jeteurs pour guider les fils de trame.Leur déplacement transversal devant la fonture est commandé, dans le sens aller,par des cames d'armure dénommées aussi "gliders" et,dans le sens retour,par des moyens élastiques. Dans les métiers à crochets courants,les cames sont disposées sur des roues qui sont entrainées en rotation en synchronisme avec les autres éléments du métier.Pour limiter l'encombrement général du mécanisme,les roues ont une dimension qui leur permet de recevoir,chacune,de l'ordre de douze cames.Au-delà,elles sont remplacées par des chaines armure portant des cames et dont la longueur dépend des caractéristiques du tissu. Ainsi,pour réaliser avec un métier à six barres un ruban élastique pour bretelle ayant une longueur de 80 centimètres avec réduction de 15 duites au centimètre, soit un rapport-coup de 1.200,la chaine d'armure devrait avoir une longueur de l'ordre de 50 mètres correspondant au produit de 1.200 par la longueur nécessaire à chaque came et posséder 1.200 coups X 6 barres =7.200 cames,ce qui conduit à un poids de l'ordre de 300 Eg .Il est évident que,du fait de ses caractéristiques,de son coût et de ceux des moyens complémentaires pour la guiderScette chaine d'armure ne peut pas entre réalisée.Cet exemple met en évidence qu'il est pratiquement impossible pbur des raisons financières de réaliser à ce jour,sur un métier à crochets,des articles nécessitant un rapport-coup très élevé. La présente invention a pour but de fournir un dispo sitif permettant de remédier à cet inconvénient en réduisant considérablement le nombre de cames devant être utilisées,par exemple,pour réaliser sur un ruban des séparations longitudinales discontinues. Ce dispositif comprend des moyens réduisant la course dans un sens,d'au moins l'une des barres. En fait,bien que les déplacements commandés de la barre guide-fil soient constants,la course réelle de cette barre dans un sens peut être réduite du nombre d'aiguilles désirées en fonction des caractéristiques de l'article en cours de réalisation,et cela,sans qu'il soit nécessaire de modifier le nombre et la répartition des cames commandant le déplacement de cette barre. Dans une forme de réalisation,les moyens réduisant la course-retour de chaque barre sont constitués par un taquet mobile verticalement entre,respectivement,une position d'effacement dans laquelle il est inopérant et,au moins,une position de fonctionnement dans laquelle il est disposé dans la trajectoire d'une butée solidaire de cette barre par des moyens de déplacement du taquet et par des moyens commandant ces moyens de déplacement du taquet en fonction de la contexture du tissu. Ce dispositif simple permet d'obtenir des séparations longitudinales sur des articles nécessitant un rapportcoup élevé,sans qu il soit nécessaire de faire appel à de nombreuses cames et de réaliser une chaine d'armure fort onéreuse.Il augmente également les possibilités du métier en permettant de tricoter simultanément les deux branches d'un article telle qu'une bretelle et de modifier les longueurs et la position de boutonnières ou de zones de liaison entre deux parties d'un article.Par ailleurs,il facilite les réglages du métier pour changer la taille d'un article,puisque dans ce cas,il suffit d'apporter des modifications aux moyens commandant les moyens de déplacement du taquet de chaque barre,par exemple en modifiant la vitesse de rotation de ces moyens de commande lorsqu' ils sont constitués par une poulie porte-cames. D'autres caractéristiques et avantages ressortiront de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant,à titre d'exemple non limitatif,une forme d'exécution de ce dispositif. Figure 1 est une vue de côté partielle en élévation montrant une forme d'exécution du dispositif selon l'in- vention, Figure 2 en est une vue de côté en coupe suivant 2-2 de figure 1, Figure 3 est une vue partielle de côté montrant,à échelle agrandie,une variante de réalisation du taquet selon l'invention, Figure 4 est une vue en plan,par-dessus,d'une bretelle obtenue par un métier à crochet muni du dispositif selon l'invention, Figures 5 et 6 sont des vues de côté des roues porte; cames nécessaires pour réaliser la bretelle de figure 4, Figure 7 est une vue en plan par-dessus d'un bracelet obtenu par le métier à crochet, Figure 8 est une vue de o8té de l'une des roues porte- cames nécessaires pour réaliser l'article de figure 79 Figures 9 et 10 sont des vues en perspective montrant l'utilisation du bracelet de figure 7. De façon connue,ce métier à crochets comports un bâti fixe 2 muni de porte-barres 3 dans lesquelles coulissent des barres guide-fils 4. Ces barres,dont le nombre en service dépend des caractéristiques de l'article que l'on désire obtenir,sont disposées devant une fonture fixe 5 portant des aiguilles 6. Chacune de ces barres est en ap- pui,par l'une de ses extrémités,par exemple au moyen d'un galet 7,contre une roue 8 munie de cames 90A son autre extrémité,chaque barre 4 comporte une bague 10 contre laquelle s'appuie l'une des extrémités d'un ressort hélicoï- dal 12 dont l'autre extrémité prend appui sur une platine 13.Cette dernière est portée par une tige 14 solidaire du porte-barres 3.Enfin,chacune deces barres,qui est munie de moyens 11 de guidage des fils,est calée en ro tation par des moyens composés d'une coulisse 15,montée libre en translation dans le porte-barres 3,et d'une pièce 16 assurant la liaison entre la barre 4 et ladite coulisse. Chaque barre 4 est déplacée longitudinalement dans le sens de la flèche 21 de figure I par la roue porte-came q, de manière à communiquer aux fils qu'elle guide le mouvement nécessaire à la formation des boucles sur les aiguilles 6,et elle est rappelée dans le sens de la flèche 18, c'est-à-dire en sens inverse,par le seul ressort 12. Selon l'invention,et de manière à modifier la loi de répartition des fils de trame par rapport aux aiguilles,le métier à crochets est muni d'un dispositif,apte à réduire la course d'au moins l'une de ses barres dans un sens,et notamment,lors de son mouvement de retour.Ce dispositif comprend,pour chacune des barres dont il faut modifier la course de retour,un taquet 20,monté libre en translation verticale dans un guide 22 porté par le bâti 2. Dans la forme d'exécution représentée aux figures 1 et 2,les déplacements de ce taquet sont commandés par un lectro-aimant 25 fixd sur un chassies ~ ,solidaire du bâti 2 et alimenté en courant par l'intermédiaire d'un interrupteur 25. Ainsi,lorsque ltélectro aimant est alimenté le taquet 20 occupe la position d'effacement représentée à la figure 1 et permet donc le libre retour de la barre 4 correspondante dans le sens de la flèche 18. Par contre, lorsque l'électro-aimant n'est plus alimenté,le taquet 20 descend par gravité sur la coulisse 22 de la barre référencée 4 dont il faut limiter le retour,et vient ainsi s'interposer entre la pièce de liaison 16 et le portebarres 3. De la sorte,à la fin du mouvement aller de la barre,et dès que le ressort 12 entre en action, la course de cette barre est limitée de la valeur de l'intervalle entre une ou plusieurs aiguilles. Grâce à ce dispositif simple intervenant uniquement sur la course de retour de la barre 4,il est possible de modifier la longueur de cette course et,en conséquence,de modifier la loi de répartition des fils par rapport aux aiguilles,sans qu'il soit nécessaire d'intervenir sur-les cames 9 portées par la roue 8. Le dispositif selon l'in vention augmente donc considérablement les possibilités du métier sans recours à une chaine porte-cames complexe. Le passage du taquet de sa position d'effacement à sa position de fonctionnement représentez à la figure 2,est déterminé,en fonction des caractéristiques de l'article désiré,par l'intermédiaire d'une poulie porte-cames 26 dont les cames 27 coopèrent avec l'interrupteur 25.Cette poulie porte-cames est entrainée en rotation par un train d'engrenages multiplicateur 28,dont le pignon moteur 29 est entrainé en rotation en synchronisme avec le mouvement de déplacement de la barre correspondante.Dans cette forme d'exécution,le pignon 29 est entrainé en rotation par une roue à rochet 30 coopérant avec un cliquet d'avancement 32 solidaire de la pièce de liaison 16 liée à la barre 4 et avec un cliquet d'arrêt 33 fixé au châssis.Il peut également,dans une variante de réalisation,être entrainé par un mouvement rotatif prélevé sur le métier,mais de manière que chaque révolution de la poulie porte-cames corresponde au rapport-coup de l'article On conçoit aisément que la présence ou l'absence de ca- mes 27 sur la poulie 26 détermine le fonctionnement de l'interrupteur et intervienne sur l'alimentation de l'électro-aimant Dans cette forme d'exécution,lorsque les cames 22 actionnent l'interrupteur 25,celui-ci interrompt le circuit d'alimentation de l'électro-aimant 23 et commande la descente du taquet 20 et la modification de la course de retour de la barre Lt correspondante.cette course est ainsi réduite du nombre d'aiguilles désiré suivant la position de la pièce 16 sur le prolongement de la barre 4.Pour un métier à 14 aiguilles au pouce anglais dit jauge 14",la réduction de course retour peut aller jusqu'à deux aiguail les. Dans une variante de réalisation représentée à la fis gure 391e taquet 20 comporte une extrémité étagée,c'est-à- dire munie de plusieurs gradins dont les épaisseurs e1,e2, Je et e4,sont différentes et permettent d'obtenir des réductions différentes de la course retour de la barre.Dans ce cas,les moyens commandant les déplacements verticaux du taquet 20 sont en mesure de lui communiquer autant de positions qu'il comporte de gradins.Ainsi,la barre 4,asso- ciée à ce taquet,peut occuper un plus grand nombre de positions. Dans cette forme d'exécution, les moyens et,notamment, l'électro-aimant commandant les déplacements du taquet,sont disposés directement au-dessus de celui-ci ,mais il est évident qu'ils peuvent en etre éloignés,la liaison entre l'organe mobile de ces moyens et le taquet étant alors assuré par tous moyens connus tels que liens,tringlerie avec ou sans renvois. La figure 4 montre l'un des articles pouvant être réalisésavec un métier à crochets muni du dispositif selon l'invention,et plus particulièrement un ruban destiné à être découpé au niveau des traits mixtes 42 pour former des bretelles.Ce ruban continu comporte,de fabrication,une séparation longitudinale discontinue 43 délimitant deux branches 44 dans chacune desquelles sont ménagés des trous 45 formant boutonnières.L'espace 43 et les boutonnières 45 sont réalisés par le dispositif selon l'invention. Les figures 5 et 6 montrent les deux poulies porte-cames,respectivement 26a et 26b,des dispositifs indépendants agissant chacun sur l'une des barres 4 du métier.La roue 26a,destinée à former la séparation 43,comporte sur la presque totalité de sa périphérie,une succession de cames 27,excepté sur un angle a correspondant à la durée pendant laquelle il faut alimenter l'électro-aimant 23 du dispositif correspondant pour former l'intervalle 46 entre deux séparations successives 43. La poulie 26b comporte localement des cames 27d déterminant la formation des boutonnières 45 par coupure de l'alimentation de l'électro-aimant et absence temporaire de liaison channe ou trame. Lorsque cet article est réalisé sur un métier à cro chets comportant six barres,le dispositif selon l'invention limite à douze le nombre de cames portées par chan cune des six roues porte-cames 8, et nécessite donc 72 cames au lieu des 7.200 cames qui seraient nécessaires pour réaliser le même article sur le même métier,mais sans le dispositif précité. Par ailleurs,outre les avantages propres à l'article, à savoir:tissage simultané des deux branches de la bretel- le et confection limitée au surjetage des extrémités en raison de l'absence de bouclerie,ce dispositif permet de faire varier la longueur et le positionnement des bouton- nières 45 et de l'intervalle 46 entre les séparations 43, mais aussi de fabriquer différentes tailles par modification de la vitesse de rotation de la poulie porte-cames 26 coopérant avec l'interrupteur 25. L'article représenté à la figure 7 est un ruban 50,fa briqué en continu et dans lequel sont ménagées,à intervalles réguliers,des séparations 52 réalisées par une poulie porte-cames 26c comportant,sur une partie de sa péri- phérie,une succession de cames 27 et,sur l'autre partie, une zone s'étendant sur un angle b ne comportant aucune came.Les cames 27 permettent de former les séparations 52, tandis que la zone sans came permet de réaliser la partie 53 qui est intercalée entre lesdites séparations 52.Lorsque ce ruban est découpé au niveau des traits mixtes 54 de fi- gure 7et que ses deux extrémités opposées sont cousues l'une à l'autre comme montré en 55 à la figure 9,il forme un bracelet à brins 56 multiples pouvant entre utilisé pour assurer la fermeture d'une boîte 57 ou de tout autre récipient,comme montré aux figures 9 et 10. il apparait que le dispositif selon l'invention permet, en modifiant la course dans un sens de l'unie ou de plu- sieurs des barres d'un métier à crochets, de réaliser,sans investissements importants,et sans modifier la vitesse du métier,des articles nécessitant des rapports-coups élevés sur des métiers à crochets traditionnels et comportant lo- calement des séparations longitudinales discontinues obtenues par absence de liaison,chaine ou trame. -REVENDICAUIONS- 1-Dispositif pour exécuter des articles nécessitant des rapports-coups élevés sur des métiers à crochets du type dans lesquels la répartition des fils sur les aiguilles est déterminée par la position de barres transversales qui,munies de moyens de guidage des fils,sont déplaçables dans le sens aller,par des cames d'armure rotatives et,dans le sens retour,par des moyens de rappel élastique,caractérisé en ce qu'il comprend des moyens réduisant la course dans un sens d'au moins l'une des barres. 2-Dispositif selon la revendication 1caractérisé en ce que les moyens réduisant la course de la barre interviennent lors du retour de celle-ci. 3-Dispositif selon l'ensemble des revendications 1 et 2,caractérisé en ce que les moyens réduisant la course retour de chaque barre sont constitués par un taquet mobile verticalement entre ,respectivement ,une position d'effacement dans laquelle il est inopérant et,au moins, une position de fonctionnement dans laquelle il est disposé dans la trajectoire d'une butée solidaire de cette barre par des moyens de déplacement-du taquet et par des moyens commandant ces moyens de déplacement du taquet en fonction de la contexture du tissu. 4-Dispositif selon les revendications 2 et 3,caracté- rise en ce que,lorsque chaque barre est associée à un dispositif de calage en rotation composé d'une coulisse montée libre en translation dans un palier fixe et d'une pièce de liaison entre la barre et la coulisse,cette pièce de liaison est calée sur la barre de manière réglable,tandis que le taquet est monté libre en translation verticale dans un guide fixe,de manière que son extrémité inférieure vienne,en position de fonctioenement,entre le palier fixe et la pièce de liaison. 5-Dispositi! selon l'une quelconque des revendications 2 à 4,caractérisé en ce que les moyens de déplacement du taquet sont constitués par un électro-aimant dont l'alimentation en courant électrique dépend d'un interrupteur commandé par les cames d1une roue porte-cames, roue dont la rotation est synchronisée avec le mouvement des barres et dont la répartition des cames est établie en fonction de l'absence de liaison dans le tissu. 6-Dispositif selon la revendication 5,caractérisé en ce que la roue porte-cames est liée en rotation à un train d'engrenages multiplicateur,interchangeable en fonction de la taille des articles,dont le pignon moteur est lié à une roue à rochet coopérant avec un cliquet d'avancement solidaire de la barre guide-fils correspondante. 7-Dispositif selon l'une quelconque des revendica tions 3 à 6,caractérisé en ce que le taquet a une extrémité étagée et est associé à des moyens commandant son déplacement aptes à lui communiquer autant de positions que son extrémité comporte d'étages.