L'objet de la présente invention est une méthode et des moyens pour séparer et mettre en évidence hors de la masse de cheveux une ou, généralement, plusieurs touffes, pour les décolorer et/ou les colorer, en protég.eant de l'égouttement de liquides : teintures ou décolorants, la masse de cheveux dissimulée au-dessous par les moyens mêmes. Parmi les opérations de coiffure, il n'y en a aucune qui ne demande d'agir avec des substances liquides, colorants ou décolorants, sur d'assez grandes touffes de cheveux.Pour exécuter ces opérations, il est bonde séparer et de mettre les touffes de cheveux en évidence de la manière la plus propre à les rendre disponibles pour l'exécution des opérations, en protégeant en même temps le reste des cheveux, afin que ceux-ci ne soient pas intéressés par les liquides qui ne doivent concerner que les cheveux appartenant aux touffes séparées d'une manière aussi complète que possible, c'est-à-dire de la racine à la pointe. En l'état actuel de la technique, on connais plusieurs moyens qui aident le coiffeur dans l'exécution de ce travail. Il existe, par exemple, des ventouses de caoutchouc avec un petit trou sur le fond, dans le canal duquel sont rassemblées les- touffes à traiter en les faisant passer par le trou du fond avec une épingle à cheveux. Dans chacune de ces ventouses contenant les cheveux, on mettait une dose de liquide colorant et/ou décolorant. Cette opération demandait beaucoup de temps, non seulement pour remplir les ventouses et les vider toutes une à une, mais aussi parce que l'opération ne pouvait se faire en une seule fois à cause de 1:1 forme essentiellement sphérique de la tete, qui comportait une disposition plus ou moins renversée des ventouses, disposées par exemple sur les tempes.Lesdites ventouses étaient connues aussi sous une forme partagée en deux et montable autour de la touffe pour supprimer le travail fastidieux de l'insertion de la touffe même. Plus rudimentairement, on se sert de cones de lamine imperméable, par exemple de papier d'étain. Les résultats obtenus au prix d'un long labeur et de la soumission de la "patiente " à une véritable torture, laissent beaucoup à désirer. On connaft également des coiffes de laminé mince, élastique, pourvues d'une multitude de petits trous minuscules. De ces petits trous, on extrait avecun crochet, essentiellement'à l'aveuglette, des touffes de cheveux.Cette opération, tout en étant douloureuse pour la "patiente " est nuisible pour sa chevelure, parce que de nombreux cheveux sont déracinés, ne permet pas au coiffeur de travailler tranquillement et, par suite, les résultats sont également mauvais. L'objet de la présente invention est non seulement d'éliminer les inconvénients précités, mais aussi d'obtenir divers-avantages. L'inven -teur, avec une intuition originale, a conçu des moyens d'ancrage à appliquer sur la tête du sujet à coiffer pour obtenir une structure formée d'éléments sectoriels couvrants, essentiellement modulaires, à la manière de tuiles, lesquels forment ensemble une structure à la manière d'un toit. Leur application, par suite, a lieu, un élément sectoriel après l'autre, de manière que les touffes concernant cette tranche de la tête soient préparées avant d'être couvertes par l'élément spécifique; après y avoir posé l'élément et l'avoir accroché aux moyens d'ancrage, les touffes sont délicatement abaissées dans des fentes spéciales pratiquées au bord de l'élément modulaire même.Chaque élément successif se lie au précédent, comme les tuiles d'un toit, c'est-à-dire avec un accouplement perméable aux cheveux qui sortent au dehors, mais imperméable à l'égouttement des liquides, quoique abondants, qui doivent baigner les touffes de cheveux extérieures, mais de manière absolue non la masse de cheveux au-dessous. De toute façon, le coiffeur peut agir librement sur toutes les touffes émergeant de la structure des éléments, avec autant de liquides qu'il le désire, dans la certitude que pas une seule goutte n'atteindra un seul cheveu après la protection de la tête par les éIéments. Diverses caractéristiques ressortent de la description qui suit, en se référant aux dessins annexés, représentant schématiquement, à titre d'exemple, une forme possible de réalisation pratique de l'objet de l'invention. La fig. I est une vue de côté de la tête d'une femme à coiffer, sur laquelle ont été appliqués, au complet, les moyens selon la présente invention, exécutant la séparation et l'extériorisation des touffes qui, pour la simplicité et la clarté du dessin, ont été limitées à une seule touffe en correspondance de la crête de chacun des éléments. La fig. 2 est une vue frontale d'un anneau auriculaire droit de support et de soutien de la structure, selon l'invention, auquel se rattachent des boucles et des petites lanières, ces dernières ayant été coupées pour la clarté du dessin. La fig. 3 est une répétition de la fig. 2, mais est relative à l'oreille gauche et présente, au lieu de deux boucles et d'une petite ceinture, une boucle- et deux petites lanières. La fig. 4 est une section latérale pratiquée selon le plan de coupe II - II de la fig. 2. La fig. 5 est une vue en plan d'un élément modulaire, selon la présente invention, développé en plan à une échelle agrandie par rapport à la fig. 1', mais légèrement réduite par rapport aux fig. 2 à4. La fig. 6 est une vue particulière agrandie d'un bord de 1' été ment de la fig. 5 concernant un trou avec fente correspondante pour l'insertion et de tenue d'une touffe. La fig. 7 est unie vue en coupe à une échelle encore plus agrandie de l'élément de la fig. 5, pratiquée selon le plan passant par la ligne VII - VII de la fig. 5. La fig. 8 est une vue en perspective représentant d'une manière schématique comment a lieql'application de l'objet de l'invention, à savoir la séparation et l'extériorisation des touffes, ainsi que la protection de la masse de cheveux restants. La fig. 9 est une vue en coupe schématique de la jonction de deux éléments mettant en évidence lteffet couvrant des éléments selon l'invention. La fig. 10 est une vue de côté de la fig. 9. Les moyens selon la présente invention consistent essentielle ment en deux groupes de pièces : un premier groupe constitue la structure de soutien du second groupe de pièces couvrant ce dernier en étant essentiellement modulaires. Les pièces couvrantes ou efficaces sont des éléments 1 essentiellement laminaires de matériau extrêmement flexible, relativement élastique, destinés chacun à couvrir une tranche de la tête. Puisqu'il existe des têtes de différentes dimensions, l'inventeur, après une enquête statistique, d'échantillons, a pu établir une série de trois éléments similaires modulaires, avec lesquels on peut revêtir n'importe quelle tête d'homme ou de femme. Naturellement, ceci ne peut s'obtenir qu a la condition que les éléments de couverture assument la forme et comportent à chaque extrémité une petite lanière 11 avec une série de trous 11' pour les appliquer comme il est expliqué dans ce qui suit. La partie centrale 10, d'une épaisseur constante, de quelques dixièmes de millimètre, est entourée par un bord 12, de préférence de section circulaire. La partie qui sera appelée par la suite antérieure A de l'élément 1 porte à l'intérieur dti bord 12 une série de saillies courbées en arc 15, de préférence de même section que le bord 12, parallèles à ce dernier; dans la partie dite postérieure P, l'élément est pourvu d'une frange 13 à deux gorges 13' et 13" et deux saillies 14, 14' où les saillies memes ont une section et un écartement correspondant à ceux des saillies antérieures 12 et 15. La disposition des saillies est telle que les éléments 1 posés sur la tête, comme il est indiqué aux fig. 1, 8, 9 et 10, s'accouplent entre eux en réalisant une étanchéité à l'épreuve de l'égouttement des liquides.La frange 13 présente, de plus, des fentes transversales 16, parallèles entre elles, qui accèdent chacune à un trou 16' d'un diamètre suffisant pour contenir les cheveux d'une touffe (fig. 6). L'écartement entre une fente 16 et l'autre, ou entre un trou 16' et l'autre, est tel qu'il est possible de préparer des touffes de cheveux dans un intervalle tel que le parcours des segments les plus extérieurs non posés observables de cheveux de couleur différente, L'inventeur a calculé que les dimensions donnant lieu à des résultats optimums sont les suivants Eléments grands moyens petits Longueur L du losange 300 255 210 Largeur 1 du losange 25 26 26 Ecartement p des fentes et des trous 15 15 15 L'inventeur, en prévision de l'emploi des éléments 1 pour la couverture, a identifié, comme point de convergence commune des trous des lanières, à peu près le lobe des oreilles ou, de toute façon, l'intérieur des oreilles, puisque la position relative des oreilles varie beaucoup d'un sujet à l'autre. L'inventeur a aussi imaginé des supports annulaires ovales 2, droit 2' et gauche 2", allongeables derrière les oreilles avec la possibilité de les déplacer dans un intervalle de quelques millimètres. Chacun de ces supports présente une saillie 20', 20", de laquelle émerge une petite broche 21', 21", laquelle est essentiellement normale à la base du support. Pour affranchir les supports derrière les oreilles, il est prévu un système de six lanières, 3' - 3", 30' - 30", 33' - 33", attachables entre elles, de manière à farmer trois ligatures, respectivement autour du front 3, de la nuque 30 et du menton 33, en passant les lanières, respec- tivement, dans les boucles 3"', 30"' et 33"'.Ainsi qu'il a été expliqué, ~ l'utilisation de l'objet de l'invention est assez évidente. Les lanières sont attachées dans les boucles 3"', 30"', 33"', on applique le premier élément, relatif à la tranche 101 de la tête, en insérant les bords des six lanières dans les broches 21' et 21"; on soulève, de la manière indiquée aux fig. 8, 9, 10, les touffes à séparer et/ou à colorer et/ou à décolorée, ce qui revient à dire en les passant dans les fentes 16, afin de les loger dans les trous I6'. On applique ensuite un élément 102 successif de la manière indiquée à la fig. 8. Les éléments s'accouplent à la manière des tuiles d'un toit (fig. 9) et on sort les touffes 5 decheveux dans les commissures. Toutes ces opérations donnent lieu à une structure qui protège les cheveux au-dessous de l'égouttement des liquides pendant toutes les opérations de coiffure. On observera que le coiffeur, en faisant la séparation des touffes, travaille toujours sur une portion de la tête complètement libre et, par suite, sans tirer ou arracher les cheveux; il peut les mettre en ordre et les arranger de la manière la meilleure, en toute liberté et visibilité. REV ENDTCATTONS 1. - Moyens pour séparer de la na sse des cheveux une ou plusieurs touffes et protéger celle-ci de 1'égouttement des liquides, en particulier colorants ou décolorants, caractérisés en ce que ces moyens consistent en au moins deux éléments essentiellement laminaires aptes chacun à entourer une tranche de la tête et à se superposer au moins en correspondance d'un bord, de manière à offrir ensemble également en correspondance de la commissure une protection contre 1'égouttement des liquides. 2. - Moyens suivant la revendication 1, caractérisés en ce que les éléments protecteurs ont la forme d'un fuseau et sont pourvus de saillies longitudinales à proximité des bords des éléments protecteurs. 3. - Moyens suivant la revendication 1, caractérisés en ce que les éléments protecteurs sont pourvus de fentes ou de trous pour permettre à une ou plusieurs touffes de cheveux d'émerger de l'élément protecteur. 4. - Moyens suivant la revendication 1, caractérisés en ce que chacun des éléments protecteurs est pourvu à l'une et l'autre extrémités de moyens pour la fixation sur la tête à coiffer, moyens se présentant sous la forme de lanières. 5. - Moyens suivant l'une des revendications précédentes, caractérisés en ce que les éléments protecteurs sont faits de matériau flexible et élastique, de préférence de caoutchouc naturel ou synthétique. 6. - Moyens suivant l'une des revendications précédentes, caractérisés en ce ctue ces moyens comprennent des éléments de fixation sur la tête à coiffer consistant en anneaux ovales ou aplatis aptes à recevoir les oreilles de la personne à coiffer et en une petite broche montée à l'intérieur de chacun et essentiellement normale à leur base d'appui apte à bloquer les petites lanières à l'extrémité des éléments de couverture pourvues à cet effet d'un ou plusieurs trous. 7. - Moyens suivant la revendication 6, caractérisés en ce que les éléments de fixation sont à leur tour pourvus de lanières de fixation sur la tête à coiffer, lanières au nombre de trois, constituées chacune par un élément à boucle et un élément perforé entourant l'une le menton, l'autre le front et la troisième la nuque. 8. - Moyens suivant les revendications 1 et 2, caractérisés en ce que les éléments protecteurs ont une forme semblable et les dimensions suivantes Eléments grands moyens petits Longueur L du losange 300 255 210 Largeur 1 du losange 25 26 26 Ecartement p des fentes et des trous 15 15 15