La présente invention concerne les centrales hydrauliques de graissage destinées à envoyer à des-intervalles de temps donnés une certaine quantité de lubrifiant à une série de doseurs alimentant une pluralité de graisseurs. Une centrale hydraulique de graissage classique se compose pour l'essentiel d'une pompe hydraulique qui est alimontée par un réservoir de lubrifiant et qui est entraînée par un moteur électrique sous le contrôle d'un bloc de commando électronique. A des intervalles de temps donnés suivant le fonc- tionnement de la ou des machines dont il y a lieu d'assurerle graissage, la pompe est mise en route durant un certain temps. Lorsque la pression dans le circuit de sortie dç la pompe a atteint une valeur donnée, de l'ordre de. quelques bars, les do- seurs - que l'on peut comparer à des accumulateurs hydrauliques équipés de double clapets entrée-sortie- se chargent le lubrifiant repoussant le piston de chaque doseur à l'encontre de son ressort de rappel. Une fois les doseurs chargés, la pression on sortie .pompe continue à monter jusqu'à ure-valeur maximum qui dépend essentiellement de la pompe (pression à débit nul).Après avoir maintenu cette pression maximum durant quelques instants, afin d'entre assuré que tous les doseurs sont convenablement- chargés, on arrete l'entraînement de la pompe et on relie au réservoir son circuit de sortie par l'intermédiaire d'une élec trovanne placée sous le centrale du bloc de commande. L decolm- pression qui en résulte dans le circuit de sortie provoque l'ac- tionnement des doubles clapets des doseurs et leur isolement dudit circuit. Une telle centrale est tout à fait satisfaisante mais demeure relativement couteuse compte tenu de l'utilisation d'une électrovanne et de la nécessité d'engendrer dans le bloc de commande.les signaux electriques destinés à son actionnement. La présente invention vise à éviter cet inconvénient -en proposant une centrale hydraulique do graissage dans laquelle a décompression du circuit de sortie de la pompe à la fin du cycle de charge des doseurs est commandée de façon automatique par un dispositif de conception sortie et bon marché. Plus précisément, la centrale hydraulique de l'invention est caractérisés en ce qu'elle comporte de plus un dispositif de décompression qui est piloté on fonction du débit de la pompe et qui est apte à relier le circuit de sortie de cette dernière au reservoir dès que ce débit devient inférieur à une valeur prédéterminée Dans une disposition préférée, cs dispositif de décompression comporte un ajutage monté en série dans le circuit de sortie de la pompe et un moyen d'obtation commandé en fonction des effets antagonistes d'un moyen élastique de rappel et de la chute ds pression au travers dudit ajutage pour relier au réservoir la partie du circuit située en aval de cet aJutage dès que ladite chute de pression deient inférieure à une valeur prédéterminée. L'invention vise également une centrale hydraulique de graissage dans laquelle le réservoir est constitué d'un bac ouvert à sa partie supéricure et fixé de manière amovible au carter de la centrale. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre et qui se réfère aux dessins Ci- annexés donnés uniquement à titre d'exemple et dans lesquels La figure 1 est une vue schématique illustrant un circuit hydraulique de graissage incorporant une centrale hydraulique scion l'invention, la figure 2 est une vue en coupe d'un dispositif de décompression destiné à la centrale hydraulique de l'invention, et la figure 3 est une vue de face avec arrachements d'une centrale hydraulique selon l'invention. Sur les figures la référence 10 désigne une centralo hydraulique de graissage destinée à alimenter en lubrifiant selon un processus déterminé un circuit de sortie 12 relié un pluralité de doseurs 14a, 14b..., chaque doseur 14 alimentant à son tour un on plusieurs graisseurs (non représentés) relatifs à une ou plusieurs machines (non repésentées). Chaque doseur 14 se compose, de manière classiquo, d'une chamtre d'aceumulation 16 dans laquelle coulisse de manière étanche un pisten 18 chargé par un ressort précontaint 20, et d'un double clapet 22 contrôlant simultanément les communications de la chambre 16 avec l'entrée 24 du doseur et avec la sortie 26 de celui-ci Le double clapet 22 a pour role, lors de l'alimentation du doseur par la centrale 10, de prévenir la mise en communication de calle-ci avec le ou les graisseurs reliés à la sortie 26 du doseur et, lors de la dé- - compression du circuit 12, de prévenir l'écoulement vers l'en- trée 24 reliée à celui-ci du lubrifiant sous pression contenu dans la chambre 16. Les doseurs décrits plus haut ne constituent qu'un exemple, ia centrale 10 pouvant être utilisée avec d'autres types de doseurs connus. il suffira d'adapter dans chaque cas le processus d'alimontation de la centrale (durée du cycle, périodicité, déclenchements etc...). La centrale 10 se compose pour l'essentiel d'une pompe hydraulique 28, telle qu'une pompe à engrenages, dlun moteur électrique 30 sous le contrôle dSun bloc de commande électronique 32 pour l'entraînement de la pompe 28 et d'un réservoir de lubrifiant 34 relié par une conduite d'alimentatIon 36 à l'orifice d'entrée de la pompe 28. L'orifice de sortie de cette dernière est relié au circuit 12 avec interposition d'un dispositif de décompression 38. Le dispositif de décompression 38 a pour rôle de relier zu réservoir 34 le circuit 12 lorsque les différents doseurs 14 sont convenabloment chargés de manière à provoquer, par la détente qui en résulte, la fermeture franche par les clapets 22 des liaisons entre les chambres d'accumulation 16 ae ces doseurs et se circuit 12 et éviter ainsi un refoulement non souhaitable, ans la réalisation schématique de ta figure 1, le dispositif 38 comporte un ajutage ou orifice à section de passage limitée analogue 4o, disposé en séria dans le circuit 12 et un obturateur tel qu'un clapet 42 contrôlant la liaison entre une chambre 44, reliée à la partie du circuit 12 située an aval de l'ajutage 40, et un orifice 46 relié. au réservoir 34. L'obturateur 42 est fixé a la partie centrale d'une membrane scuple 48 (ou à tout organe formant piston analogue) séparant la chambre 44 d'une chambre 5O reliée à la partie du ciruit 12 située en amont de l'ajutage 40 soit à la sortie de la pompe 23. Un ressort de compression ou moyen élastique de rappel équivalont 52 est disposé dans la chambre 44 pour solliciter l'obturateur 42 dans sa position d'ouverture. Avec une telle disposition, qui n'est qu'un exemple parmi d'autres réalisations possibles, l'obturateur 42 se trouve commandé on fonction des effets antagonistes de la force de rappel du ressort 52 et de la force de pression développée sur la membrane 45 par la différénce de pression apparaissent de part et d'autre de l'ajutage 40 (lorsque celui-ci est eien entendu traversé par un certain débit de fluide). Le fonctionnement du dispositif de décompression 38 est le suivant Si lion suppose au travers de ltajutage 40 un certain débit W, on sait que .a chute de pression (P1-P2) qui apparait de part et d'autre de cet ajutage est telle que W = K P1-P2 (1) relation dans laquelle k est une constante liée notamment au fluide utilisé, à la forme de l'ajutage et à sa section efficace. Le clapet 42 demeurera dans Sa position normale de fermeture aussi longtemps que la différence de pression (P1-P2) demeure supérieure a une valeur prédéterminée pour laquelle elle équilibre sur la membrane 48 la force du ressort 52. A cette valeur de la différence de pression P1-P2 corres- pend un débit minimum prédéterminé W0 au travers dé l'ajutage 40. Dès que le débit W du fluide envoyé dans le oircuit 12 devient inférieur à ce débit minimum W0, la différence de pres- sien (P1-P2-) st insuffIsante pour vaincre la force du ressort 52 qui sollicite ainsi 11 obturateur 42 on position d'ouverture. L * obturateur 1S2 gagne alors une positon de semi-ouverture de façon à maintenir la différence de pression (P1-P2) voisine de sa valeur prédéterminée d'équilibrage du ressort 52. Au niveau de la centrale 10, le dispositif de décom- pression 38 décrit plus haut, permet de relieur automatiquement le circuit 12 au réservoir 34 au travers de la semi-ouverture de l'obturateur 42 dès que le débit de lubrifiant envoyé vers les doseurs 14 devient inférieur à W0. En euppesent que la pompe soit encore entrainée par le moteur 30, il s'établit un régime tel que la différence do pression (P1-P2) demeure sensiblement constante, le débit de la pompe s'établissant à sa valeur minimum V0. A l'arrêt, commandé par le bloc 32 de la pompe 28, le débit en sortie pompe s'annule et la différence de pression (P1-P2) devient égale à zéro. L'obturateur 42 gagne sa position de pleine ouverture provoquant la décompression dl: circuit 12. Sous cette décompression, les clapets 22 ferment complètement les liaisons entre le circuit 12 et les chambres 16 en uvrant simultanément les liaisons entre celles ci et les graisseurs. Le dispositif 38 permet ainsi de décomprimer automa- tiquement le circuit t2 dès l'arrêt de la pompe. Il permet également de maintenir en sortie pompe un débit minimum Wo alors même que tous les doseurs sont convenablement chargés, co qui évite l'apparition de pressions trop élevées et/ou la mise en fonctionnement de la soupape de aurpression qui peut équiper la pompe 38 (cas des pompes alternatives). Sur la figure 2, on a représanté une réalisation partioulière du dispositif 38 décrit plus has haut. Dans cette réalication, l'obturateur 42 est constitué par la coopération diu tiroir 54 monté coulissant de manière étanche dans un alésage 56 d'un corps 58, avec un orifice de retour réservoir 60 ménage dans le corps 58 pour déboucher dans l'alésage 56 au voisinage de l'une de ses extrémités. Le tiroir 54 ost analogue à 1 membrane 48 et définit dans l'alésage 56 les deux chambres opposées 44 et 50. Ces chambres 44 et 50 sont reliées entre elles par l'ajutage 40, avantageursement ménagé dans le tiroir 54 luimeme. La chambre 50 est reliée par un raccord d'entrée 62 à la conduite de sotie de la pompe.La chambre 44 enferme le ressort 52 et est reliée par un raccord de sortie 64 à la partie du circuit 12 qui mène aux doseurs. La force d ressort 52 est telle que la fermeture de l'orifice 60 par le tiroir 34 à itencontre de la force du ressort 52 se produit lorsqu, la différence de pression de part et d'autre du tiroir est de quelques bars. Sux la figure 3, qui illustre schématiquement l'implantation générals de la centrale hydraulique de l'invention, le moteur 30 et son bloc électronique de commande 32 sont installés sur une plaque support 66 convenablement main tenue dans un carter en tôle 68 de forme parailélépipédique. La pompe 28 est fixée sous la plaque support 66 et est norma- lement noyée dans le lubrifiant contenu dans le réservoir 34. On remarquera la conduite d'alimentation 36 de la pompe, @@ conduite de sortie équipée du dispositif de décompression 38 ot sa liaison mécanique d'entranoment par joint tournevis. Le. réservoir 34 est simplement constitue d'un bac 70 ouvert à sa partie supérieure et réalisé de préférence en matière plastique transparente ou translucide. Le bac 70 est fixé de manière amovible au carter 68 par tout moyen connu. Dans une réalisation préférée, le bas 70 est lors dans un prolongement tubulaire ouvert vers le bas du carter 58 de façon à être protégé des projections éventuelles. Il repose sur une pièce support inférieure 72 telle qu'une épingle, fixée de maniere aisément démontable à l'extrémité basse de ce pro longement. Celui-ci comporte avantageusement une fenêtre 76 permettant d'observer le niveau du lubrifiant dans le bac. Il est bien entendu que l'invontion n'est pas limitée aux seuls modes de réalisation décrits ci-dessus et que de nombreuses modifications peuvent etre apportées sans sortir du cadre de la présente demande. REVvND-lCATIO.lS 1. Centrale hydraulique de graissage comportant une pompe hydraulique alimentée par un réservoir de lubrifiant et entraînée par un moteur sous le contrôle d'un bloc de commande, caractérisée en ce qutelle comporte de plus un dispositif de- décompression qui est piloté en fonction du débit de la pompe et qui est apte à relier le circuit de sortie de cette dernière au réservoir dès que ce débit devient inférieur à une valeur préd4terminée-. 2. Centrale hydraulique selon la revendication 1, caractérisée en ce que le dispositif de décompression comporte un ajutage monté en série dans le circuit des sortie de la pompe et un moyen d'obturation commandé en fonction des effet-s antagonistes d'un moyen élastique de rappel et de la chute-de pression au travers dudit ajutage pour relier au réservoir la partie du circuit située en aval de cet ajutage dès que ladite chute de pression devient inférieure à une valeur prédéterminée. 3. Centrale hydraulique selon la revendication 2, caractérisée en ce que le moyen d'obturation est constitué par un tiroir monté coulissant de manière étanche dans un alésage relié à ses extrémités respectivement aux parties du circuit situées en amont et en aval de I'ajutage, ledit tiroir étant apte à coopérer avec une ouverture radiale de retour réservoir ménagée dans la portion de l'alésage qui est reliée à la partie-aval du circuit. 4. Centrale hydraulique selon la revendication 3, caractérisée en ce que l'ajutage est prévu dans le tiroir. 5. Centrale hydraulique de graissage selon la revendication 1, comportant dans un carter une pompe hydraulique alimentée par un réservoir de lubrifiant, caractérisée en ce que le réservoir est constitué dtun bac ouvert à sa partie supérieure et fixé de manière amovible au carter. 6. Centrale hydraulique selon la revendication 5, caractérisée en ce que le bac est logé dans un prolongement tubulaire ouvert vers le bas du carter et repose sur une pièce support fixée de manière démontable sur ce dernier.