La présente invention concerne un procédé de fabrication d'andouilles et, plus particulièrement, un procédé de fabrication d'andouilles dites de Cuéméné. Elle concerne également une machine pour la fabrication de telles andouilles. On connaît déja, d'après le brevet français publié sous le NP 2 065 798, une machine destinée à la fabrication des andouilles de Troyes. Toutefois, cette machine ne convient pas à la fabrication d'andouilles de Guéméné dont -la présentation est très particulière. En effet, l'andouille de Guéméné est telle qu'une coupe transversale de l'andouille laisse apparaître des ronds concentriques, chaque rond correspondant à un boyau. Actuellement, la fabrication de ce genre d'andouille est entièrement manuelle, en enfilant les boyaux les uns dans les autres. Cela nécessite le tri grossier des boyaux par grosseur, puis les choix par l'opérateur qui commence par enfiler des boyaux de faibles diamètres avant d'en enfiler de plus gros.Ce choix est quelquefois difficile, particulièrement en fin de journée, où certaines grosseurs de boyau peuvent venir å manquer. Il en résulte alors des andouilles présentant des défauts avec des boyaux se décollant les uns des autres. A noter encore qu'au départ, pour éviter d'avoir à enfiler des boyaux très minces, on prépare un coeur de noyaux minces accolés, ce coeur étant plus ou moins gros ce qui dénature plus ou moins l'appellation de Guéméné. Un objet de la présente invention consiste à éviter les inconvénients mentionnés ci-dessus, notamment en supprimant la nécessité du tri par grosseur ainsi que celle de préparation d'un coeur, en prévoyant un procédé de fabrication par enroulement des boyaux. de manière que l'andouille terminée présente une tranche du type de l'andouille de Guéné. Un autre objet de l'invention consiste à prévoir un procédé de fabrication qui peut titre mis en oeuvre à l'aide d'une machine relativement simple et qui permet une véritable fabrication industrielle de l'andouille de Guéméné. Suivant une caractéristique de l'invention, il est prEm un procédé de fabrication dans lequel les boyaux sont d'abord ouverts chacun le long d'une génératrice, puis juxtaposés, dans le sens de la longueur, à plat avec recouvrement partiel de deux boyaux adjacents, et ensuite enroulés en spirale, dont l'axe est parallèle à la largeur des boyaux, pour former pratiquement un cylindre dont le diamètre correspond au diamètre normal d'une andouille, ledit cylindre étant enfin enfilé, d'une manière classique dans un boyau classique, non ouvert, formant la peau, l'andouille subissant ensuite les traitement classiques de fumage et de cuisson. Suivant une autre caractéristique, il est prévu une machine de fabrication d'andouilles dites de Gueméné, comprenant un tapis roulant sur lequel les boyaux ouverts sont juxtaposés à plat avec léger recouvrement, le sens de la longueur des boyaux coïncidant avec la direction d'avancement du tapis roulant, une broche perpendiculaire à la direction d'avancement du tapis roulant et pourvue de moyens de fixation du bord transversal avant des boyaux, un premier moteur d'entratnement du tapis roulant et un second moteur de rotation de la broche, la broche étant montée sur un bAti à proximité du bord avant du tapis roulant en face dudit tapis, la fabrication de l'andouille comprenant l'avance sur le tapis de l'ensemble des boyaux ouverts et juxtaposés, l'accrochage du bord avant de l'ensemble sur la broche à l'aide des moyens de fixation, et la rotation de la broche pendant que le tapis avance, jusqu'à ce que l'ensemble soit entièrement enroulé sur la broche, le retrait de la broche de l'ensemble enroulé, et enfin la mise en peau de l'ensemble suivie des traitements classiques ultérieurs. Suivant une autre caractéristique, la machine comprend encore des rouleaux porteurs supportant la partie basse de l'ensemble pendant son enroulement. Suivant une autre caractéristique, la broche est constituée de deux parties séparables dans le sens de sa longueur et de moyens de serrage, constituant lesdits moyens de fixation1 les parties étant séparées quand les moyens de -serrage sont desserés pour introduire le bord avant de l'ensemble entre les deux parties et les parties étant coincées l'une contre l'autre quand les moyens de serrage sont serrés pour emprisonner ledit bord avant, et, a la fin de l'enroulement, les moyens de serrage étant desserés pour extraire la broche dans l'axe de l'ensemble. Suivant une autre caractéristique, ledit second moteur a une vitesse de rotation légèrement plus grande que la vitesse d'entraSnement du premier moteur -de manière à créer un resserement de la spirale formant l'andouille. D'autres caractéristiques de la présente invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante d'un exemple de réalisation, ladite description étant faite en relation avec les dessins joints, parmi lesquels: la Fig. 1 illustre le procédé de fabrication d'une andouille dite de Guéméné, suivant l'invention, la Fig. 2 représente une coupe longitudinale d'une portion d'une machine fonctionnant suivant le procédé illustré à la Fig. 1, et la Fig. 3 représente une coupe transversale suivant la ligne III-III de la Fig. 2. La Fig. 1 montre un ensemble de boyaux 1 constitué par quatre boyaux 2 à 5. Les boyaux 2 à 5 ont été préalablement ouverts dans le sens de la longueur et posés a plat sur le tapis 6 dans le sens de leur longueur. Le boyau 5 recouvre légèrement le boyau 4 qui recouvre légèrement le boyau 3 qui recouvre légèrement le boyau 2. Ainsi, une fois les boyaux enroulés, l'ensemble ne peut pas se désolidariser. L'ensemble 1 est enroulé en spirale autour d'un axe sensiblement perpendiculaire au sens de déplacement sur le tapis 6 pour former l'enroulement 7, dont on a montré quelques premières spires 8 et la dernière en position d'enroulement 9. Une fois l'ensemble 1 entièrement enroulé, l'andouille a atteint son diamètre final et elle est insérée dans un boyau formant une peau classique, le procédé d'insertion pouvant & re classique. On sait qu'ensuite l'andouille est fumée et enfin cuite. Au cours de la cuisson, le diamètre est réduit, la peau comprimant l'ensemble enroulé, si bien que les surépaisseurs initiales dues aux chevauchements disparaissent pratiquement. On obtient ainsi une andouille qui présente les caractéristiques de l'andouille de Guéméné avec des cercles pratiquement concentriques. A la Fig. 2, on a représenté très schématiquement les premières spirales 8 enroulées autour d'une broche comportant une partie cylindrique pleine 70 et une partie semi-cylindrique creuse 11. On voit que l'extrémité 12 du boyau qui se trouve dans le plan de coupe est pincée entre 10 et 11 pour assurer le départ de l'enroulement. La spirale extérieure repose sur des rouleaux 13 à 16 crantés ou munis de petites aspérités, telles que 17. Ces rouleaux 13 à 16 sont entratnés en rotation et accouplés au moteur (non montré) qui entraine le tapis roulant 6 de manière que la vitesse tangentielle au voisinage des extrémités des aspérités 17 soit pratiquement égale à la vitesse de translation du tapis 6.Le système à engrenages ou à channes accouplant le moteur du tapis 6 aux rouleaux 13 à 16 n'est pas montré car il s'agit d'un système classique pour l'homme de l'art. Ainsi, les rouleaux 13 à 16 ont deux les. Premièrement, ils contribuent avec la broche lit11 à supporter l'enroulement, quh sans cet appui, pourrait prendre une forme ovale. Deuxièmement, ils évitent que les boyaux ne cessent d'titre entras à la vitesse du tapis avant de venir en contact avec la spirale sous-jacente ce qui évite des ruptures accidentelles. On notera encore que le rouleau 13 supporte la partie de boyau t8 quand elle quitte le tapis 6 qui s'enroule autour du cylindre 19. Au fur et à mesure que l'enroulement grossit, la broche 10-t1 est élevée. Le rayon de courbure de la spirale extérieure augmentant, le bas de cette spirale ne vient plus en contact avec les rouleaux 14 et 15. D'autres rouleaux peuvent ttre prévus au-delà de 16 pour continuer à supporter l'enroulement. De préférence, la broche 10-11 tourne à une vitesse qui donnerait à la spirale externe une vitesse tangentielle qui serait supérieure à celle permise par les rouleaux 13 à 16. On obtient ainsi un effet de serrage des spires les unes contre les autres, en faisant disparaître les vides tels que 20, étant donné la plasticité des boyaux. Au cours de l'enroulement, la vitesse de rotation de la broche décrott, tout en maintenant la différence signalée ci-dessus. La Fig. 3 montre une vue en coupe transversale d'une machine fonctionnant suivant le procédé d'enroulement illustré par les Figs. 1 et 2. Le plan de coupe correspond à la ligne III-III de la Fig. 2, le rouleau 15 n'étant toutefois pas coupé pour plus de clarté. La broche a ses deux parties 10 et 11 écartées, la partie 10 pouvant pivoter autour d'un axe 21 porté par la partie 11, ce qui permet d'ouvrir la broche comme une paire de ciseaux. L'extrémité gauche 22 de la partie 11 pénètre dans un trou d'un manchon 23 tandis que son extrémité droite 24 pénètre dans un manchon 25. Le manchon 23 coulisse longitudinalement sur l'axe 26 d'un moteur électrique 27 tandis que le manchon 25 coulisse longitudinalement sur l'axe 28 d'un contre-poids 29. L'axe 26 comporte une partie à plus grand diamètre déterminant un épaulement 30 et un ressort hélicoSdal 31 est placé entre le manchon 23 et l'épaulement 30. L'axe 28 comporte, de même, une partie à plus grand diamètre déterminant un épaulement 32 et un ressort hélicordal 33 est placé entre-le manchon 25 et l'épaulement 32.Les extrémités des axes 26 et 28, ainsi que les extrémités 22 et 24de 11, sont cannelées et les manchons 23 et 25 comportent des cannelures complémentaires pour que l'ensemble de ces pièces puisse tourner quand le moteur 27 fonctionne. Le moteur 27 est monté sur un plateau 34 pouvant glisser verticalement entre les branches d'une fourche 35, munie d'un butoir 36 définissant le point de repos du moteur quand la machine ne fonctionne pas. Le contre-poids 29 a, de même, son mouvement vertical guide par deux fourches 37 et 38, entre lesquelles est monté un butoir 39 définissant le point de repos du contre-poids. Quand 27 et 29 reposent sur leurs butoirs respectifs, leurs axes 26 et 28 sont alignés. En plus de l'axe 28, le contre-poids 29 comporte un second axe 40 guidé par les branches de la fourche 38. La machine fonctionne comme suit. Le moteur 27 et le contre-poids 29 reposant sur leurs butoirs respectifs 36 et 39, l'opérateur écarte les manchons 23 et 25 en comprimant les ressorts 31 et 33 pour loger les extrémités 22 et 24 dans leurs trous respectifs, la partie 10 de la broche étant dans la posi tion indiquée sur la Fig. 3. Ensuite, l'opérateur, à laide du tapis roulant 6, fait avancer l'ensemble des boyaux 1 et passe l'extrémité 12, Fig. 2. L'opérateur referme alors la partie 10 sur la partie 11 en coinçant le bord 12. En fait la fermeture de la broche nécessite encore l'écartement des manchons 23 et 25 de façon à placer les extrémités 41 et 42 de 10 en face des trous respectifs des manchons. Fuis les manchons 23 et 25 étant relâchés, ils emprisonnent à la fois, d'un coté, les extrémités 22 et 42 et, de l'autre coté, les extrémités 24 et 41.Ainsi la broche ne peut plus s'ouvrir. Le moteur 27 est alors alimenté pour faire tourner la broche et réaliser l'enroulement. Une fois l'enroulement terminé, on écarte un manchon, puis l'autre pour libérer la broche et reposer le moteur et le contre-poids. Enfin, l'enroulement est inséré dans un boyau formant la peau de l'andouille et la broche est retirée par une extrémité. On a déja mentionné que la vitesse de rotation du moteur 27 devait varier au cours de l'enroulement pour conserver une vitesse tangentielle compatible avec la vitesse d'avancement du tapis roulant 6 et la vitesse de rotation des rouleaux 13 à 16. C'est pourquoi l'axe 40 porte, par exemple, un curseur 43 d'un potentiomètre 44 monté entre une source de tension continue et la masse. Ainsi la tension délivrée par le curseur 43 à la borne 45 est fonction de la hauteur de la broche 10-11, ctest à dire du rayon de l'andouille en cours d'enroulement puisque celle-ci repose sur les rouleaux 13 à 16. La borne 45 est reliée à l'entrée de commande d'un variateur 46 dont les sorties sont reliées aux bornes 47 et 48 du moteur 27. Il est bien évident que la position des butoirs 36 et 39 peuvent définir l'altitude de départ de l'enroulement. La Fig. 3 montre encore le rouleau 15 avec ses aspérités 17. L'axe du rouleau 15 est supporté par un ti 49-50 et est montré entratné par une channe 51 dont on voit que la partie arrière. On a déja mentionné que cette channe pouvait être couplée au moteur d'entraSnement du tapis roulant 6. A noter que l'espace libéré au retrait de la broche 10-tl est comblé au cours de la cuisson de l'andouille. A noter encore que l'insertion de l'andouille dans sa peau peut être facilitée par la présence de la broche qui permet un centrage correct et donne une certaine rigidité à l'enroulement. Bien que les principes de la présente invention aient été décrits ci-dessus en relation avec un exemple particulier de réalisation, il -faut comprendre que ladite description n'a été faite qu'a titre d'exemple et ne limite pas la portée de l'invention. REVENDICATIONS 1) Procédé de fabrication d'andouilles, en particulier d'andouilles dites de Guéméné, caractérisé en ce que les boyaux sont d'abord ouverts chacun le long d'une génératrice, puis juxtaposés, dans le sens de la longueur, à plat avec recouvrement partiel de deux boyaux adjacents, et ensuite enroulés en spirale, dont l'axe est parallèle à la largeur des boyaux, pour former pratiquement un cylindre dont le diamètre correspond au diamètre normal d'une andouille, ledit cylindre étant enfin enfilé, d'une manière classique, dans un boyau classique, non ouvert dans le sens de la longueur, formant la peau, l'andouille subissant ensuite les traitements classiques de fumage et de cuisson. 2) Machine destinée à mettre en oeuvre le procédé suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend un tapis roulant sur lequel les boyaux ouverts sont juxtaposés à plat avec léger recouvrement, le sens de la longueur des boyaux corncidant avec la direction d'avancement du tapis roulant, une broche perpendiculaire à la direction d'avancement du tapis roulant et pourvue de moyens de fixation du bord transversal avant des boyaux, un premier moteur d'entratnement du tapis roulant et un second moteur de rotation de la broche, la broche étant montée sur un bâti à proximité du bord avant du tapis roulant en face dudit tapis, la fabrication de l'andouille comprenant l'avance sur le tapis de l'ensemble des boyaux ouverts et juxtaposés, l'accrochage du bord avant de l'ensemble dur la broche à l'aide des moyens de fixation, et la rotation de la broche pendant que le tapis avance, jusqu'a ce que l'ensemble soit entièrement enroulé sur la broche, le retrait de la broche de l'ensemble enroulé, et enfin la mise en peau de'l'ensemble suivie des traitements classiques ultérieurs. 3) Machine suivant la revendication 2, caractériséeen ce qu'elle comporte de plus des rouleaux porteurs supportant la partie basse de l'ensemble pendant son enroulement. 4) Machine suivant la revendication 2 ou 3, caractérisée en ce que ladite broche est constituée de deux parties séparables, au moins partiellement, dans le sens de la longueur de la broche, et de moyens de serrage, constituant lesdits moyens de fixation, les parties étant séparées quand les moyens de serrage sont desserés pour introduire le bord avant de l'ensemble entre les deux parties et les deux parties étant coincées l'une contre l'autre quand les moyens de serrage sont serrés pour emprisonner ledit bord avant, et, à la fin de l'enrou- lement, les moyens de serrage étant desserés pour extraire axialement la broche. 5) Machine suivant l'une des revendications 2 à 4, caractérisée en ce que ledit second moteur a une vitesse rotation telle que la vitesse tangentielle de l'ensemble, s'il était libre, serait plus grande que la vitesse d'entraînement du premier moteur de manière a créer un resserement de la spirale formant l'andouille.