La présente invention concerne un trépied à surface de sustentation règlable pour le support d'objets divers. Les pieds photographiques connus les plus simples comportent un support central muni d'axes d'articulation pour des jambes télescopiques susceptibles de pivoter dans des plans radiaux et équipé d'arrêtoirs déterminant l'inclinaison de celles-ci. Ces pieds présentent une inclinaison constante des jambes et par conséquent, une surface de sustentation invariable pour un niveau déterminé du support. La présente invention se propose d'accroitre la stabilité du pied et, concomitamment, d'abaisser le niveau du support de l'appareil à chaque fois que cela est possible, en conservant son assiette, ce qui n'est pas le cas lorsque l'opérateur règle-l'allongement des jambes l'une après l'autre. Pour parvenir à ce résultat, l'invention met en oeuvre un dispositif permettant de régler l'inclinaison des jambes, ensemble et de la meme mesure. Un dispositif de ce type est déjà connu et comporte trois tringles articulées sur les jambes et sur un manchon commun monté coulissant sur une colonne descendante solidaire du support, le manchon étant susceptible d'être immobilisé sur la colonne à n'importe quel niveau au moyen d'un organe de blocage ; en ouvrant plus ou moins le piètement à la manière d'un parapluie, l'opéra- teur règle, en même temps, l'inclinaison des jambes, la surface de sustentation du pied charge et le niveau de l'appareil de prise de vues. Ce dispositif connu est relativement complexe, car il est constitué par un grand nombre de pièces qui doivent être assemblées entre elles au cours d'opérations multiples, à exécuter avec soin et précision. La durée des façonnages et du montage étant relativement longue, le personnel à employer devant être qualifié et les pièces étant en elles-mêmes onéreuses, le prix de revient d'un tel pied est trop élevé pour le marché potentiel de ce matériel. Par ailleurs, ce pied doit être nettoyé, graissé et entretenu pour tenter d'éviter les risques de grippage ; de toute façon, l'opérateur s'accommode fort mal de cette contrainte et très souvent, il ne parvient que très difficilement à ouvrir ou à refermer le pied. Enfin, l'espace situé sous le support et entre les jambes est encombré, ce qui peut constituer une gêne au cours de l'utilisation du matériel de prise de vues. La présente invention a donc pour but de remédier à ces inconvénients, tout en s'efforçant d'accroître la stabilité du pied et d'abaisser le niveau du support de l'appareil. Conformément à l'invention, une bague de sélection est montée tournante autour de l'axe sensiblement vertical du support, immobilisée en translation axiale et limitée en amplitude de rotation pour pouvoir occuper au moins deux positions angulaires et cette bague porte au moins deux jeux de trois arrêtoirs coopérant avec des butées extrêmes des jambes, ces jeux étant décalés angulairement en correspondance avec les positions de la bague et définissant respectivement au moins deux inclinaisons dif férentes de ces jambes de façon à sélectionner, en tournant ladite bague, un seul jeu dlarrêtoirs pour déterminer l'une des inclinaisons desdites jambes. Suivant un mode d'exécution particulièrement avantageux, l'invention réside subsidiairement en ce que chaque jambe s'étend au-delà de son axe d'articulation vers le haut, son extrémité étant confondue avec une section droite afin de constituer la butée et en ce que la surface infé rieuredela bague de sélection présente, en relation avec cette butée, au moins deux rampes inclinées s'étendant parallèlement et à la même distance de l'axe d'articulation de la jambe considérée, mais convergeant vers l'axe géométrique du support suivant des angles différents, ces rampes étant décalées angulairement suivant la périphérie circonférentielle de la bague en correspondance avec les deux positions de cette bague. Dans une forme de réalisation préférentielle, la bague comporte, d'une part, un fond annulaire reposant sur un siège central inférieur du support et centré sur une portée cylindrique de celui-ci, d'autre part, un rebord tubulaire appliqué contre un siège périphérique su périeur du support et centré sur une jupe cylindrique de celui-ci, ladite bague étant alors libre de tourner mais immobilisée en translation axiale ;cette bague présente en outre un alésage cylindrique concentrique à la portée cylindrique du support dans laquelle sont formées en saillie trois butées équiangles s'étendant jusqu'à cette portée mais sans y toucher et délimitant trois évidements sectoriels dans lesquels trois plots proéminents de ladite portée s'étendent mais sans toucher à l'alésage et coopérant avec les butées pour déterminer les positions angulaires précitées de la bague. Dans cette forme de réalisation, le support comprend un fourreau tubulaire solidaire d'une collerette dont la partie inférieure présente en saillie trois oreilles pour l'articulation des jambes et dont la partie supérieure forme, en coopération avec l'extrémité saillante du fourreau, le siège inférieur, la portée cylindrique et les trois plots précités, cependant que le siège supérieur est constitué par un couvercle centré sur ladite extrémité saillante du fourreau et pourvu de bossages protnents appliqués et vissés sur lesdits plots. Divers autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. La forme de réalisation préférentielle précitée est représentée, à titre d'exemple non limitatif, sur le dessin annexé. Sur ce dessin - la figure 1 est une élévation schématique visualisant deux positions particulières du pied, conforme à l'invention, dont les jambes sont rabattues dans un même plan afin de mieux faire comprendre le résultat obtenu, - la figure 2 est une élévation-coupe brisée prise suivant la ligne II-II de la figure 3 et montrant la tête du pied photographique en position de petit écartement, - la figure 3 est un plan vu en coupe suivant la ligne III-III de la figure 2, et - les figures 4 et 5 sont des vues analogues aux figures 2 et 3 respectivement, illustrant la position de grand écartement. Ainsi que cela ressort clairement des figures 2 et 3, le pied photographique comprend un support central 1 constitué par un fourreau tubulaire 2 solidaire d'une collerette 3 présentant en saillie, à sa partie inférieure, trois oreilles 4 pour l'articulation de trois jambes télescopiques 5 à 7 susceptibles de pivoter dans des plans radiaux équiangles. Dans l'exemple représenté, chaque oreille 4 comporte un manchon 8 relié au fourreau 2 par deux nervures latérales 9. L'élément tubulaire supérieur 10 de chaque jambe télescopique est équipé d'un embout 11 dont l'extrémité libre est un profilé en U. Les ailes 12 de ce profilé sont disposées de part et d'autre des nervures 9 de l'oreille correspondante, nervures qui assurent donc le maintien latéral parfait de la jambe considérée. Ces ailes 12 et le manchon 8 sont traversés par un axe d'articulation 13 autour duquel ladite jambe peut pivoter. Cet embout 11 est solidaire d'une jupe fendue 14 normalement emboîtée dans l'embouchure de l'élément supérieur 10 de cette jambe et coopérant avec un mandrin conique 15 qui provoque son expansion lors du serrage d'une vis 16 et ainsi la solidarisation dudit embout avec ledit élément. I1 est important de remarquer que le bord terminal franc de chaque embout est perpendiculaire à l'axe géométrique de la jambe à laquelle il appartient et que ce bord constitue une butée déterminant, ainsi que cela est exposé dans ce qui suit, l'inclinaison de ladite jambe. Les trois butées des jambes 5, 6 et 7 sont alors désignées par les repères 17.5, 17.6 et 17.7. L'extrémité haute du fourreau faisant saillie de la collerette 3 constitue une portée cylindrique 18 autour de laquelle est montée tournante une bague de sélection 19 et est centré un couvercle 20. La bague 19 comporte un moyeu central 21 qui délimite (Fig. 4) un épaulement 22 reposant sur un siège inférieur 23 formé par la face apparente de la collerette 3 et, d'autre part, un alésage 24 centré autour de ladite collerette. Le moyeu est solidaire d'un rebord tubulaire périphérique 25 guidé en rotation autour d'une jupe cylindrique 26 du couvercle et appliqué contre un siège supérieur 27 formé par une partie marginale de ce couvercle. Comme le montrent les figures 2 et 3, la bague de sélection 19 présente en saillie, dans un alésage cylindrique 28 concentrique à la portée fixe 18, trois butées 29.5, 29.6 et 29.7 réparties de façon équiangle, s'étendant jusqu'à cette portée mais sans y toucher et délimitant entre elles trois évidements en forme de secteurs 30.5, 30.6 et 30.7. D'une manière réciproque, l'extrémité haute du fourreau 2 présente en saillie, sur la portée 18 et dans les évidements précités, trois plots 31.5, 31.6 et 31.7 répartis de façon équiangle, s'étendant jusqu'à l'alésage 28 mais sans y toucher et coopérant sélectivement par leurs faces latérales avec les butées. Ainsi, lorsque la butée 29.5 est en contact avec le plot 31.5 (et les butées 29.6, 29.7 avec les plots 31.6, 31.7), les jambes 5 à 7 occupent la position de petit écartement (figures 2 et 3) position qui est désignée par le repère PE sur la figure 1. A cet effet, la bague de sélection 19 comporte trois arrêtoirs 32.5, 32.6 et 32.7, répartis de façon équiangle à la partie inférieure de cette bague et situés, dans la position PE précitée, en regard des butées extrêmes 17.5, 17.6 et 17.7 des jambes 5, 6 et 7. D'une maniere analogue, lorsque la butée 29.5 est en contact avec le plot 31.6 (et les butées 29.6, 29.7 avec les plots 31.7, 31.5), les jambes 5 à 7 occupent la position de grand écartement (figures 4 et 5),position qui est désignée par le repère GE sur la figure 1. A cet effet, la bague de sélection 19 comporte trois ar rêtoirs 33.5, 33.6 et 33.7, répartis de façon équiangle à la partie inférieure de cette balle et situés, dans la position GE précitée, en regard des butées extrêmes 17.5, 17.6 et 17.7 des jambes 5, 6 et 7. Les arrêtoirs 32 et 33 sont des rampes inclinées qui, lorsqu'elles coopèrent avec les butées de jambe 17, s'étendent toutes parallèlement et à la même distance des axes d'articulation 13. Mais l'angle que forme chaque arrêtoir 32 par rapport à l'axe géométrique du fourreau 2 (figure 2) est plus grand que celui de chaque arrêtoir 33 (figure 4) de sorte que, dans le premier cas (position PE), l'inclinaison des jambes est faible par rapport à la verticale et la surface de sustentation du pied relativement réduite alors que, dans le deuxième cas (position GE), l'inclinaison desdites jambes est forte et la surface de sustentation relativement élevée. D'autre part, les arrêtoirs 32 et 33 conjugués à une même butée de jambe 17 sont décalés de l'angle qui est nécessaire pour déplacer une merne butée 29 de la bague entre deux plots 31 du support fixe 1. Ainsi, en faisant tourner la bague 19, l'opérateur sélectionne soit la position PE, soit la position GE. pour que cette sélection soit progressive et réversible, il peut être avantageux que les rampes inclinées constituant deux arrêtoirs 32 et 33 conjugés à une même butee de jambe 17 soient reliées entre elles par une surface évolutive de raccordement ; dès lors, la rotation de la bague de sélection 19 peut commander le pivotement des jambes. I1 peut également être avantageux que la sélection des positions du pied soit sensitive et stable. A cet effet, un organe de verrouillage temporaire est interposé entre la collerette 3 du support fixe et la bague tournante de sélection 19. Dans l'exemple représenté, il s'agit d'une bille 34 logée dans un trou borgne de la bu tée 29.6 de la bague (figures 2 et 3) et repoussée par un ressort 35 vers la collerette 3, cette bille coopérant sélectivement avec deux empreintes 36 et 37 creusées dans ladite collerette pour les deux positions PE et GE de ladite butée 29.6. I1 est bien évident que le maintien des jambes 5 à 7 dans l'une ou l'autre de leurs positions PE et GE impose que la bague de sélection 19 soit retenue axialement par la portée supérieure 27. I1 est donc nécessaire que le couvercle 20 soit parfaitement positionné et fixé relativement au fourreau 2. Ce couvercle présente alors en saillie une couronne annulaire 38 centrée sur la portée cylindrique 18 et solidaire de trois bossages proéminents 39 appliqués sur les plots 31.5 à 31.7, ces bossages étant positionnés dans des encoches 40 de l'extrémité supérieure du fourreau et fixés au moyen de vis 41 dont la tête s'appuie sur le couvercle et dont la tige filetée est bloquée dans un trou taraudé 42 des plots (figures 2 et 3). Rien ne s'oppose en outre à ce que la bague 19 sélectionne plus de deux positions des butées 29 et par conséquent plus de deux inclinaisons des jambes 5 à 7. Dans ce cas, l'organe de verrouillage 34, 35 peut coopérer également avec une ou des empreintes intermédiaires déterminant la ou les positions intermédiaires ; il est d'autre part possible de prévoir sur la collerette 3 et/ou le fond 21 de la bague, des plots et/ou des butées supplémentaires escamotables. Par ailleurs, d'autres réalisations sont possibles. En particulier, les plots 29 de la bague de sélection 19 peuvent coopérer avec la portée cylindrique 18 du support 1 pour assurer le guidage en rotation de cette bague ; mais le même résultat peut également être obtenu en mettant en contact les butées 31 du support fixe avec l'alésage 28 de la bague tournante. Bien entendu, le pied tel qu'il est décrit dans ce qui précède peut être utilisé avec de nombreux accessoires. Par exemple, l'appareil d supporter peut être monté sur le couvercle 20 directement ou par l'intermédiaire d'une plateforme d'orientation bidirectionnelle. Cependant, il semble plus avantageux d'avoir recours à un moyen élévateur subsidiaire qui, dans l'exemple représen- té, est constitué par une colonne 43 montée coulissante et éventuellement tournante dans des coussinets 44 du fourreau 2, cette colonne étant susceptible d'être immobilisée à n'importe quel niveau par un organe de blocage 45. Cette colonne lisse peut être remplacée par une colonne à crémaillère coopérant avec un pignon commandé par une manivelle montée tournante dans le couvercle fixe 20. L'invention n'est pas limitée à la forme de réalisation représentée et décrite en détail, car diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. Le pied, objet de l'invention, peut être utilisé pour supporter des appareils de prise de vues photographiques, cinématographiques ou vidéo, des appareils de projection, des instruments de mesure géodésique, des antennes d'émission ou de réception d'ondes radioélectriques ou autres. REVENDICATIONS 1. Trépied à surface de sustentation règlable pour le support d'objets diwrs, r notamment d'appareils photographiques ou cmématoB ques comprenant un support central muni d'axes d'articulation pour des jambes télescopiques susceptibles de pivoter dans des plans radiaux et équipé d'arrêtoirs déterminant l'inclinaison de celles-ci, caractérisé en ce qu'une bague de sélection est montée tournante autour de l'axe sensiblement vertical du support, immobilisée en translation axiale et limitée en amplitude de rotation pour nouvoir occuper au moins deux positions angulaires, et en ce que cette bague porte au moins deux jeux de trois arrêtoirs coopérant avec des butées extrêmes des jambes, ces jeux étant décalés angulairement en correspondance avec les positions de la bague et définissant respectivement au moins deux inclinaisons différentes de ces jambes de façon à sélectionner, en tournant ladite bague, un seul jeu d'arrêtoirs pour déterminer l'une des inclinaisons desdites jambes. 2. Trépied selon la revendicationlc a r a c t é r i s d en ce que chaque jambe s'étend au-delà de son axe d'articulation vers le haut, son extrémité étant confondue avec une section droite afin de constituer la butée, et en ce que la surface inférieure de la bague de sélection présente, en relation avec cette butée, au moins deux rampes inclinées s'étendant parallèlement et à la même distance de l'axe d'articulation de la jambe considérée, mais convergeant vers l'axe géométrique du support suivant des angles différents, ces rampes étant décalées angulairement suivant la périphérie circonférentielle de la bague en correspondance avec les deux positions de cette bague. 3. - Trépied selon la revendication 2, c a r a c t é r i s * en ce que les deux rampes inclinées conjuguées à une même butée de jambe sont reliées entre elles par une surface évolutive de raccordement permettant de colwmander le pivotement des jambes. 4. Trépied selon la revendication 1, c a r a c t é r i s é en ce que la bague de selection présente en saillie trois butées proéminentes, réparties de façon équiangle et interposées entre deux sièges annulaires du support qui assurent l'immobilisation en translation axiale de cette bague, ces sièges étant réunis par une portée cylindrique coopérant avec les butées pour le guidage en rotation de ladite bague et cette portée étant solidaire de- trois plots coopérant sélectivement avec les faces de ces butées pour la détermination des positions angulaires précitées de la bague. 5. Trépied selon la revendication 1, c a r a c t é r i s é en ce que la bague de sélection présente en saillie dans un alésage cylindrique trois butées proéminentes, réparties de façon équiangle et interposes entre deux sièges annulaires du support qui assurent l'immobilisation en translation axiale de cette bague, ces sièges étant réunis par des plots coopérant, d'une part, avec l'alésage pour le guidage en rotation de ladite bague et, d'autre part, sélectivement avec les faces des butées pour la détermination des positions angulaires précitées de la bague. 6. Trépied selon la revendication 1, c a r a c t é r i s é en ce que la bague comporte, d'une part, un moyeu reposant sur un siège central inférieur du support et cen tré autour de cl------de celui-ci, d'autre part, un rebord tubulaire appliqué contre un siège périphérique supérieur du support et centré sur une jupe cylindrique de celui-ci, ladite bague étant alors libre de tourner mais immobilisée en translation axiale, et en ce que cette bague présente un alésage cylindrique concentrique à une postée centriecylindrique du support dans laquelle sont formées en saillie trois butées équiangless'étendant jusqu't cette portée mais sans y toucher et délimitant trois évidements sectoriels dans lesquels trois plots proéminents de ladite portée s'étendent mais sans toucher à l'alésage et coopérent avec les butées pour déterminer les positions angulaires précitées de la bague. 7. Trépied selon l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé en ce que le support comprend un fourreau tubulaire solidaire d'une collerette dont la partie inférieure présente en saillie trois oreilles pour l'articulation des jambes et dont la partie supérieure forme, en coopération avec l'extrémité saillante du fourreau, le siège inférieur, la portée cylindrique et les trois plots précités, cependant que le siège supérieur est constitué par un couvercle centré sur ladite extrémité saillante du fourreau et pourvu de bossages proéminents appliqués et vissés sur lesdits plots. 8. Trépied selon la revendication 1, c a r a c t é r i s é en en ce qu'un organe de verrouillage, tel qu'une bille à ressort, est interposé entre le support et la bille pour immobiliser celle-ci dans l'une ou l'autre de ses positions extrêmes.