Le procédé consistant à chauffer un courant de fluide et à détecter sa température afin d'obtenir une mesure de son débit est connu. Par exemple, le brevet des Etats-Unis dAmérique no 946 886 décrit un dispositif dans lequel un élément chauffant est introduit dans un courant de fluide, de meme que des capteurs de température disposés en amont et en aval de cet élément. Dans un mode de fonctionnement, ce dispositif mesure le courant de chauffage nécessaire au maintien drune différence constante de température entre les deux capteurs. Cependant, le fonctionnement de ce dispositif reposant sur le mouvement du fluide entre les deux capteurs pour établir une différence de température, un tel dispositif ne convient pas aux applications dans lesquelles le débit est presque nul. Le brevetées Etats-Unis dtAmérique no 3 181 357 décrit un perfectionnement important apporté aux désitmètres thermiques. Dans cette forme de réalisation, le conduit dré- coulement assume à la fois la fonction de source de chaleur et drorgane faisant partie du détecteur de température. Ce dispositif communique par couplage inductif une quantité constante d'énergie au conduit et utilise ce dernier comme premier élément dtun thermocouple pour mesurer des variations de la température du fluide en raison de la transmission de la chaleur du conduit chauffé vers le courant de fluide. Ce débitmètre n'est évidemment pas linéaire, car la variable mesurée est une différence de température qui est inversement proportionnelle au débit.Cette caractéristique limite sensiblement ltutilité de ce débitmètre et sa plage de mesures. De plus, la température régnant dans le conduit doit entre relativement élevée pour que la sensibilité de ce dispositif au débit soit convenable (cette température pouvant être de 2130-C supérieure à la température ambiante pour que le thermocouple produise un signal de 10 mV en courant continu). Cette caractéristique empêche la mise en oeuvre de ce dispositif avec certains fluides, notamment les liquides dont la température drébulli tion est inférieure à 240OC et les gaz dont les caractéristiques physiques changent de manière indésirable aux températures élevées. Il existe également des dispositifs thermiques connus, généralement appelés l'anémomètres à fil chaud", conçus pour fonctionner en mode à température constante et pour Entre mis en place à ltintérieur dtun conduit afin d'y mesurer un débit de fluide. Ces dispositifs mesurent l'effet de refroidissement d'un fluide sur un corps chauffé tfil métallique, thermocouple, etc.) plongé dans le courant de fluide, c'est à-dire la vitesse du fluide au point d'introduction du corps. L'étalonnage de ce dispositif dépend fortement d la conductivité thermique du fluide,et la relation entre l'amplitude du signal produit par ce dispositif et le débit n'est pas linéaire. En outre, ce type de dispositif thermique est sensible à des détériorations résultant du passage de débris dans le conduit et, dans le cas où le fluide est oorbustible, le risque pour le dispositif d'être brûlé pose un problème. L'invention concerne un débitmètre thermique du type à conduit chauffé fonctionnant en mode 'a température constan- te, conçu pour éliminer les inconvénients mentionnés ci-dessus et pour présenter les avantages supplémentaires résultant dtun signal de sortie alinéaire, d'une plage de mesures accrue, dtune température réduite de fonctionnement, dtune diminution de l'effet du positionnement sur la précision, de diminution de lXeffet de la température sur la capacité de chauffage du fluide, et dune diminution des parasites afectant le signal de sortie. Le débitmètre selon l'invention comporte un conduit dans lequel circule un fluide. Un dissipateur de chaleur divise ce conduit en deux tronçons séparés, à savoir un premier tronçon chauffé par une source réglable d'alimentation en energie et un second tronçon non chauffé. Des détecteurs de température sont associés aux deux tronçons du conduit et leurs signaux de sortie règlent la source dtalimentation en énergie afin de maintenir entre ces signaux une différence constante qui correspond à une différence constante de température. La quantité d'énergie nécessaire au maintien de la différence à une valeur constante dépend du débit d'écoulement dans le conduit. Par conséquent, la mesure de la quantité d'énergie transmise au débitmètre correspond à la mesure du débit. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre dtexemples nullement limitatifs et sur lesquels la figure 1 est une représentation graphique indiquant le débit mesuré par un dispositif à température constante et à énergie constante; la figure 2 est une coupe schématique partielle d'une première forme de réalisation du débitmètre selon ltinven- tion la figure 3 est une représentation graphique indiquant la température mesurée le long du conduit représenté sur la figure 2 et dans lequel le fluide pénètre à une température égale à celle du dissipateur de chaleur;; la figure 4 est une représentation graphique de la température mesurée le long du conduit représenté sur la figure 2 et dans lequel le fluide pénètre à une température supérieure à celle du dissipateur de chaleur la figure 5 est une coupe schématique partielle dtune deuxième forme de réalisation (avantageuse) du débitmètre selon l'invention la figure 6 est une coupe schématique partielle d'une troisième forme de réalisation du débitmètre selon ltin- vention la figure 7 est une coupe schématique partielle d'une quatrième forme de réalisation du débitmètre selon I'invek tion la figure 8 est une coupe schématique partielle dfu- ne cinquième forme de réalisation du débitmètre selon ltinven- tion la figure 9 est une coupe schématique partielle d'une sixième forme de réalisation du débitmètre selon l'invention la figure 10 est une coupe schématique partielle d'u ne septième forme de réalisation du débitmètre selon l'invention la figure 11 est une coupe schématique partielle d'une huitième forme de réalisation du débitmètre selon l'invention ; et la figure 12 est une coupe schématique partielle d'une variante de conduit convenant à plusieurs formes de réalisation du débitmètre selon l'invention0 La relation existant entre le débit de fluide et les diverses variables utilisées dans le débitmètre selon ltin- vention est donnée par la formule suivante M # H # P Cp #t Cp #t dans laquelle M est le débit massique, H la quantité de chaleur appliquée par unité de temps, Gp la capacité calorifi- que du fluide à pression constante, 6 t la différence de tem- pérature entre deux points du fluide situés de manière à réfléchir l'effet de la chaleur appliquée au courant de fluide, et P est l'équivalent électrique (puissance) de la chaleur appliquée.Cette formule montre que dans le cas ou At et Cp sont maintenus à une valeur constante, M varie directement avec H (ou P) alors que M varie inversement avec dt si H et Cp sont maintenus constants L'invention concerne un débitmètre à température constante dans lequel At et Cp sont maintenus constants. La figure 1 représente en trait plein la linéarité du débit massique pouvant être mesuré avec ce débitmètre, et en traits pointillés la non-linéarité apparaissant lors de la mise en oeuvre d'un débitmètre appliquant une énergie constante et du type décrit, par exemple, dans le brevet des Etats-Unis dtAmérique nQ 3 181 357 précité. Ce graphique montre la sensibilité constante pouvant être obtenue avec un débitmètre à température constante et il permet de la comparer à la sensibilité décroissante,au débit élevé, présentée par un débitmètre à énergie constante. Il est évident que la plage d'utilisation de ce der nier type de débitmètre est limitée. Le terme Cp, indiquant la capacité calorifique dans la formule précédente, ne peut être considéré comme une constante, car il varie avec la composition, la température et la pression du fluide. La variation de pression de la plupart des fluides, même mesurée sur plusieurs décades, est faible et peut être négligée. Par contre, la variation de températurc peut être irès importante pour certains fluides.Par exemple, la capacité calorifique Cp de l'anhydride carbonique varie de 19,5 % pour une variation de température de 200oC, et une telle valeur correspond à une variation courante résultant de l'exposition du courant de fluide à la température à laquelle le conduit est porté dans certains débitmètres à énergie constante, En faisant fonctionner le débitmètre en mode à température constante, ces variations de la capacité calorifique Cp dues au débit sont supprimées. Il est cependant exact que le terme Cp varie encore avec la température ambiante. Co pendant, de telles variations sont en général reltù;ement faibles. Tous les fluides ont leur propre capacité calorifique dont la valeur est bien connue.Par conséquent, dans le cas où le débitmètre fonctionne en mode à température constante, le terme Cp peut être relativement constant pour tout fluide donné et le signal de sortie peut être une fonction du débit massique du fluide sur lequel la mesure est effectuée. Lors de la mise en oeuvre d'un débitmètre thermique du type à conduit chauffé en mode à alimenta-tion constante en énergie, et lors de la mesure des variations de température, il apparaît que la sensibilité du signal augmente avec la variation de température. Un débitmètre classique à alimentation en énergie constante et utilisant des thermocouples pour la détection de température exige une différence de température de 213oC pour produire un signai de sortie de 10 mV en courant continu.Lors de la mise en oeuvre d'un débitmètre thermique du type à conduit chauffé en mode à température constante et lors de la mesure des variations énergie, il est simplemont demandé que la différence de température soit suffisante pour qutil apparaisse un signal d'erreur stable pouvant maintenir un réglage approprié. Dans une forme convenable de réalisation, une différence de température de 25 C fait apparattre un signal d'environ d mV en courant continu. Ce signal permet de maintenir la température à une valeur constante, comme décrit ci-après. Bien qu'une telle valeur représente déjà une diminution drun ordre de grandeur du #t par rapport à un débitmètre à alimentation constante en énergie, des différences de température inférieures a la précé- dente sont avantageuses. La faible température de fo.lctionulelent du débitmètre à température constante provoque une diminution sensible des mouvements de convexion de ltair à la surface extérieure du conduit chauffé. Dans le cas dlun débitmètre à énergie constante, dont la température du conduit est élevée, ces mouvements de ltair affectent irrégulièrement le signal de sortie des détecteurs de température et il en résulte des indications de débit errojjées, aprparaissant surtout lorsque la position du débitmètre est modifiée. La figure 2 représente une première forme de réalisa tion du débitmètre selon l'invention dans laquelle un conduit 10, parcouru par un fluide, est divisé en deux tronçons 10a et 10b par un dissipateur 12 de chaleur, conducteur du courant électrique et présentant une certaine masse de bonne conductivité thermique. De énergie est transmise par l'intermédiai- re d'un couplage inductif au tronçon 10b du conduit par une source réglable 14 et une bobine toroïdale 16, de manière à porter la température du tronçon 10b et celle du fluide outil contient à une valeur supérieure à la température ambiante. Le fluide passant dans le conduit 10 est en équilibre thermique avec ce conduit sur toute sa longueur. Un capteur TC-i de température à thermocouple est réalisé à la liaison du tron çon non chauffé 10a du conduit et dtun conducteur constitué d'une matière différente de celle dudit tronçon, et un second capteur TC-2 de température à thermocouple est réalisé à la liaison du tronçon chauffé 10b du conduit et d'un conducteur en matière différente de celle de ce tronçon 10b. Dtune manière simplifiée, le dissipateur 12 de chaleur, le tronçon non chauffé 10a du conduit, le capteur lC-1 de température et le fluide arrivant sont en équilibre thermique. L'effet de l'énergie transmise par couplage inductif au tronçon 10b du conduit, dont les extrémités sont maintenues à une température fixe par le dissipateur de chaleur, est de faire apparattre des variations de température le long du conduit, comme indiqué sur la figure 3, afin dtétablir une différence de température, meme pour un écoulement nul, entre le fluide arrivant, dont la température est détectée par le capteur TC-1, et le fluide chauffé dont la température est détectée par le capteur TC-2. Cette différence de température est indiquée en #tA sur la figure 3. Dans le cas où la température du fluide arrivant diffère initialement de celle du dissipateur 12 de chaleur, une certaine température intermédiaire d'équilibre est obtenue à la longue entre ces deux éléments. A court terme, le tronçon non chauffé 10a du conduit, en raison de sa très faible masse thermique, présente une certaine variation de température, comme indiqué sur la figure 4, jusqu'à ce que le fluide et le dissipateur de chaleur atteignent leur nouvelle température d'équilibre. De la même manière, le tronçon chauffé 10b suit également les variations de température du fluide, ces variations s'additioni:ant à celles résultant du chauffage par ili- duction. Lc résültat net est de maintenir une différence de température t tB. Cette différence est égale à at et, par B A conséquent, il apparaft que le débitmètre selon l'invention est conçu de manière à compenser les variations de température du fluide arrivant. Comme représenté sur la figure 2, le capteur TC-2 de température est avantageusement fixé au milieu du tronçon chauffé 10b, car cet emplacement correspond approximativement au point de température maximale du conduit pour ltapplication d'une quantité d'énergie donnée. Les capteurs TC-1 et TC-2 sont connectés suivant un montage différentiel, par exemple, afin de constituer les entrées d'un amplificateur différexltiel 18 pour la mesure de ss t. Ce woiitage peut être réglé initia-- lement à toute valeur souhaitée par réglage de la chaleur appliquée pour un débit nul. La puissance demandée pour un tel réglage initial est appelée "puissance à vide" et peut être dérivée du signal de sortie par un dispositif; classique. Lorsque le fluide commence à circuler dans le conduit, la température appliquée au capteur TC-1 reste inchangée. Par contre, la température appliquée au capteur TC-2 diminue au fur et à mesure que le fluide élimine la chaleur du conduit. Il en résulte également une diminution de tt et cette variation de iSt est transformée par l1amplificateur -18 en un signal dter- reur qui demande un chauffage supplémentaire pour rétablir les gradients de température du conduit chauffé et donc pour ramener 9t à sa valeur initiale. La puissance supplémentaire alors demandée est une Illesure du débit massiq- > e du fluide. Afin dtebtenir une mesure précise du débit massique, il est nécessaire de mesurer énergie fournie au fluide indépendamment des pertes électriques affectant la source d'alimentation en énergie et le couplage par induction, et des pertes thermiques par conduction, convexion t rayonnement affectant le conduit et le dissipateur de chaleur. énergie transmise au tronçon chauffé lOb du conduit est une fonction de la résistance et de la tension relevées aux bornes de ce conduit, à savoir P = E2/R. Si le conduit est réalisé dans une matière ayant un coefficient de température très faible et stil est maintenu à une température différentielle constante, sa résistance pour toutes les applications pratiques est constante et P est proportionnel à E2. Des conducteurs 20 et 22 appliquent la tension présente aux bornes do tronçon lOb de conduit à un circuit classique 24 dtélévatiori au carré qui produit en 26 un signal représentatif de lténergie transmise au fluide par l'intermédiaire du tronçon lOb, ce signal de sortie étant indépendant des pertes se produisant dans le circuit d'alimentation en énergie et dans le couplage par induction. Cependant, la chaleur fournie au conduit n'est pas totalement transmise au fluide.Il se produit des pertes iné- vitables de chaleur par rayonnement, convexion et conduction En général, la température de fonctionnement du conduit ne dépasse la température ambiante que de 25oC. Les pertes par rayonnement sont donc négligeables. De même, les pertes par convexion sont réduites et relativement constantes. En fait, les pertes de chaleur se produisent princ-ipalement par conduction entre le tronçon 10b de conduit et le dissipateur 12 d chaleur.Cependant, si le conduit est maintenu à ne température supérieure, avec un écart constant, à celle du dissipateur de chaleur et si ce dernier présente une masse thermi- que suffisante pour que sa température ne soit pas affectée par le flux thermique provenant du conduit ou par le courant de chauffage par induction, la perte de chaleur par conduction est constante et insensible à la quantité énergie transmise au conduit. Par conséquent, la quantité totale des pertes de chaleur (énergie) par rayonnement, convexion et conduction est constante et indépendante de la quantité d'énergie trans- mise au conduit.Cette perte totale peut donc tre traitée de la même manière que la "puissance à vide" et éliminée classiquement du signal électrique de sortie La figure 5 représente une forme avantageuse du débitmètre selon lrinvention et de son circuit électrique. Un conduit 10 conducteur de la chaleur et du courant électrique est relié en 28, 30 et 32 à un dissipateur 12 de chaleur également conducteur du courant électrique et présentant une certaine masse thermique. Ce dissipateur 12 de chaleur comporte une cloison 34 qui divise le conduit en deux tronçons lOa et 10b, qui ne sont pas nécessairement égaux. La cloison divise également le dissipateur de chaleur en deux parties 12a et 12b.Un transformateur toroïdal transmet de énergie par couplage inductif à sa boucle secondaire qui est constituée par le tronçon 10b du conduit et une paroi extrême 36, la partie 12ù et la cloison 34 du dissipateur de chaleur. Aucune énergie ntest transmise au tronçon lOadu conduit. Des conducteurs métalliques 38 et 40, réalisés dans un métal différent de celui du conduit, sont fixés à ce conduit 10 (par exemple par soudage) en des points situés avantageusement, mais non né cessairement, au centre des tronçons lOa et 10b, de manière à former desdjonctions de thermocouples TC-1 et TC-2 avec le conduit.Des conducteurs 42 et 44 sont fixés symétriquement au tronçon lOb du conduit, avantageusement le plus près possible des extrémités de ce tronçon lOb, afin que le signal de tension prélevé sur ces conducteurs soit maximal. Il est souhaitable que les conducteurs 42 et 44 soient réalisés dans la mEme matière que le conduit de manière qu'ils ne constituent pas un thermocouple avec ce dernIer. Cependant, dans le cas où ils sont constitués d'une matière différente de celle du conduit, les tensions qui résultent des thermocouples ainsi réalisés sont faibles et stannulent entre elles dans le cas où les conducteurs sont fixés symétriquement à proximité des extrémités du tronçon 10b de conduit.Un fluide peut circuler librement dans le conduit 10, dans le sens indiqué par la flè che. Ce fluide est en contact thermique avec le conduit, sur toute la longueur de ce dernier. Le circuit du débitmètre selon l'invention comprend deux parties, à savoir une boucle 46 d'asservissement à température constante et un circuit 48 de mesure de puissance.Les différences des signaux électriques provenant des thermocouples TC-l et TC-2, formés par le conduit 10 et les conducteurs 38 et 40, constituent la valeur et sont appliquées à Iramplificateur 18 dont le signal de sor- tie est comparé par un comparateur 50 à une tension fixe 52 de référence qui est égale au signal de sortie des thermocouples amplifié à la valeur à laquelle il est souhaité de maintenir constant #t. Tout signal terreur produit gar le comparateur 50 est appliqué à un oscillateur 54 régulé en tension, de manière à modifier le courant alternatif transmis par les conducteurs 56 et 58 au transformateur toroldal 1 qui chauffe le tronçon lOb de conduit. Le courant alternatif est dune m- plitude permettant de ramener St à la valeur constante sou haitée pour tout débit compris dans la plage nominale de fonctionnement du débitmètre. La différence de tension entre les extrémités du tronçon 10b du conduit est appliquée par les conducteurs 42 et 44 à un amplificateur 60, puis à un con vertisseur alternatif/continu 62 qui produit un signal continu ayant une valeur efficace équivalant à celle du signal alternatif de sortie de l'amplificateur 60.Une source 64 produit une tension continue fixe représentative de énergie consommée à vide et des pertes fixes. Cette tension de polarisation et le signal de sortie du convertisseur 62 sont appliqués aux entrées d'un circuit classique 66 d'élévation au carré dans lequel la différence entre les signaux d'entrée est élevée au carré et démultipliée. Le signal de sortie du circuit 66 est proportionnel au débit massique du fluide et il apparat sur un dispositif convenable 68 d'affichage. La figure 6 représente une autre forme de réalisation du débitmètre selon l'invention, dans laquelle le signal alternatif indésirable prélevé par le thermocouple TC-2 est annulé par un circuit en pont constitué par le tronçon 10b de conduit, le thermocouple TC-2 et un potentiomètre 70 dont la résistance est très supérieure à celle du tronçon 10b de conduit (de manière qutil ne consomme qu'unie quantité négligeable dténergie). Ce potentiomètre comprend des conducteurs 72 et 74 reliés symétriquement aux extrémités du tronçon lOb. Un amplificateur différentiel 76, présentant un taux élevé de réjection en mode commun, reçoit les signaux du thermocouple TC-2 et du potentiomètre 70.Cet amplificateur rejette le signal alternatif commun à ses deux entrées et ne laisse passer que le signal continu provenant du thermocouple TC-2. Le potentiomètre étant connecté symétriquement aux extrémités du conduit, aucun signal continu, risquant d'affecter la mesure de température du thermocouple, n'apparat à son curseur. Le signal continu pur produit par l'amplificateur différentiel 76 est soustrait du signal continu pur provenant du thermocouple de référence TC-1 par l'amplificateur différentiel 18 dont le signal de sortie représente la différence de tempéra ture entre les deux thermocouples.Il est évident à l'homme de l'art que les amplificateurs 18 et 76 peuvent former un seul élément et que les conducteurs 72 et 74 peuvent entre les conducteurs 20 et 22 de mesure de tension de la forme de réa lisation décrite précédemment en regard de la figure2. Il est également évident que les composants de réglage de l'é- nergie transmise au tronçon lOb de conduit et d'élévation au carré de la différence de tension entre les extrémités du tronçon lOb ne sont pas représentés pour plus de clarté. La figure 7 représente une autre forme de réalisation du débitmètre selon l'invention dans laquelle le thermocouple TC-2 ne capte aucun signal alternatif indésirable de chauffage. Le conduit 10b est courbé de manière à former une boucle 121 qui est fermée électriquement par liaison de la paroi extérieure du conduit sur elle-meme (par soudage ou autre technique analogue) en 122J Un fluide peut cependant s'écouler dans le conduit, de son entrée vers sa sortie. Le thermocouple TC-2 est fixé à la liaison 122 de la boucle.Aucune tension alternative n'est appliquée entre les thermocouples TC-1 et TC-2. La boucle formée par le conduit améliore le fonctionnement du débitmètre en augmentant le brassage du fluide et en favorisant ainsi ltéquilihre thermique entre ce fluide et le conduit. Un enroulement supplémentaire 123 de la bobine toroïdale 16 produit une tension proportionnelle à la puissance ce de chauffage transmise au conduit. Un circuit 48, analogue à celui décrit précédemment en regard de la figure 5, transforme cette tension en un signal de sortie proportionnel au débit massique du fluide. La plage de fonctionnement du débitmètre à température constante du type décrit peut entre élargie, comme représefr té sur la figure 8, par la mise en place de conduits supplémentaires 77 de mêmes dimensions, en dérivation autour du conduit 10 de mesure. Ces conduits supplémentaires, qutil ntest pas nécessaire de chauffer, constituent un diviseur d'écoulement linéaire et stable. Tous les conduits sont fixés dans un carter tubulaire 78 de grand diamètre.Toutes les conditions d'écoulement du fluide étant les mimes que celles indiquées précédemment (sauf la petite différence de température du conduit 10 qui peut normalement entre négligée), le débit massique d'écoulement du fluide dans chacun des conduits est le même et le débit total est égal à la valeur du débit dans le conduit de mesure, multipliée par le nombre total de conduits. Un autre procédé d'augmentation de la plage de mesures du débitmètre à température constante selon l'invention est illustré sur la figure 9. Il consiste à placer un premier élément 80 d'étranglement en série avec le conduit 10 de mesure du débitmètre. Cet élément d'étranglement présente une forme telle que la chute de pression sty produisant varie avec le carré de la vitesse d'écoulement à travers cet élément, comme c'est le cas d'une plaque présentant un orifice, d'un venturi, etc. La chute de pression se produisant dans le conduit 10 doit entre très inférieure à celle se produisant à travers le premier élément d'étranglement.Un second élément 82 d'étranglement, produisant une chute de pression qui varie également avec le carré de la vitesse de l'écoulement, mais non nécessairement de la mme forme que le premier élément d'étrangle ment, est placé en dérivation avec ledit premier élément 80 d'étranglement et le conduit 10, de manière que l'ensemble constitue un diviseur linéaire et stable d'écoulement.Les conditions d'écoulement du fluide étant les mêmes pour chacun des éléments dtétranglement, ces derniers exerçant la mme action, le conduit ayant queue influence négligeable sur le débit et la vitesse d'approche pouvant entre la même pour les deux éléments d'étranglement, le débit total est égal à la valeur mesurée dans le conduit, multipliée par un taux fixe qui dépend de la section de passage des premier et second éléments d t étranglement. Dans les diverses formes de réalisation du débitmètre selon l'invention décrites précédemment, une indication des demandes en énergie est obtenue par l'élévation au carré des tensions apparaissant aux bornes du tronçon 1Ob de conduit. Cette indication peut également tre obtenue en multipliant la différence de tension entre les extrémités du tron çon 10b de conduit par le courant parcourant ce tronçon de conduit (P = EI). Un autre procédé est indiqué sur la figure 10 qui représente une forme de réalisation dans laquelle un tronçon supplémentaire 84 de conduit est monté en parallèle avec le tronçon chauffé 10b du conduit initial 10, entre la paroi extrême 36 et la cloison 34 du dissipateur 12 de chaleur. Ce tronçon 84 est placé dans le circuit a tinduction et donc chauffé. Cependant, ses extrémités sont obturées de manière qu'il ne puisse être parcouru par aucun fluide. Un capteur TC-3 de température est fixé à ce tronçon 84 de conduit et un autre capteur TC-2 est fixé au tronçon lOb. Les deux capteurs de température sont connectés à un amplificateur différentiel 86 dont le signal de sortie représente la différence de température entre les deux tronçons de conduit.Pour un débit nul, les températures des deux tronçons de conduit sont égales et le signal de sortie de l'amplificateur différentiel 86 est nul. Lorsqutun fluide parcourt le conduit 10, le circuit deas- servissement 46 maintenant la température constante et décrit précédemment en regard de la figure 5 regle la puissance transmise aux tronçons 10b et 84 de conduirRusqutà ce que le tronçon lOb reprenne la température souhaitée, Les tronçons lOb et 84 de conduit étant identiques et perallèles, ils se partagent équitablement l'énergie fournie. L'énergie appliquée au tronçon 84 augmente sa température, car ce tronçon peu parcouru par aucun fluide éliminant la chaleur.Par conséquent, une différence de température apparaît entre les deux tronçons 10b et 84. Cette différence est proportionne1le à l'énergie nécessaire au maintien à une valeur constante de la différence #t de température entre les tronçons chauffé 1Ob eU non chauffé lOa du conduit 100 Le signal de sortie de l'amplifi- cateur 86 est donc proportionnel au débit massique du fluide dans le conduit 10. La figure 11 représente une autre forme de réalisation du débitmètre selon l'invention, comprenant plusieurs conduits et plusieurs thermocouples, de manière å produire un signal électrique convenable et proportionnel à la différence de température présentée par le fluide pour des températures des conduits relativement basses. Plusieurs conduits 88, 90, 92 et 94 sont fixés à un dissipateur 96 de chaleur conducteur de la chaleur, mais non du courant électrique. En variante, ce dissipateur 96 peut être conducteur du courant électrique dans le cas où les conduits en sont isolés par une matière conductrice de la chaleur, mais non du courant électrique. Le dissipateur de chaleur divise chaque conduit en deux tronçons 88A et 88B, 90A et 90B, etc.Le second groupe de tronçons (88B, 90B, etc.) est chauffé par induction à l'aide de conducteurs 98, 100, 102 et 104 fixés aux extrémités de ces conduits et reliés à une bobine 106 d'induction. Des conducteurs 108, 110, 112, 114 et 116, réalisésssans une matière différente de celle des conduits, forment des jonctions de thermocouples TC-1A à TC-1D et TC-2A à TC-2D avec les conduits 88, 90, 92 et 94. Ces jonctions sontAeliées électriquement en série. Les conducteurs sont disposés de manière que le conducteur 110 relie le tronçon non chauffé 88A au tronçon chauffé 90B de conduit, que le conducteur 112 relie le tronçon non chauffé 90S au tronçon chauffé 92B, etc. Une extrémité de chacun des conducteurs 108 et 116 est connectée à un amplificateur différentiel, par exemple analogue à celui du circuit 46 représenté sur la figure 5. Le signal de sortie de cet amplificateur est proportionnel à la somme des signaux de sortie des thermocouples. Le meme débit global nécessite la même énergie globale. Cependant, le débit et l'énergie sont répartis de manière à peu près égale entre les conduits. énergie peut entre mesurée comme décrit pour les formes de réalisation représentées sur les figures 2 et 5, ou à l'aide d'un enroulement secondaire supplémentaire 120 de la bobine 106 d'induction, de manière à obtenir une tension proportionnelle à celle induite sur les conduits. Une telle tension est également indépendante des pertes résultant de l'alimentation en énergie ou de la bobine, et toute erreur introduite par une différence de plage reste faible et proportionnelle.En élevant la tension au carré, par exemple à l'aide du circuit 48 décrit en regard de la figure 5, on obtient un signal de sortie qui représente l'énergie transmise au fluide et, par conséquent, le débit massique de ce fluide. La forme de réalisation décrite ci-dessus ajoute à ltavantage résultant d'une faible différence de température, celui d'une plage de fonctionnement élargie. La plage maximale de fonctionnement d'un débitmètre à conduit unique est limitée aux débits pour lesquels le conduit et le fluide sont à peu près en équilibre thermique. Par conséquent, la plage maximale de fonctionnement d'un débitmètre à plusieurs conduits augmente directement avec le nombre de ces conduits.Il apparaît que les tronçons de conduit chauffés de cette forme de réalisation peuvent former des boucles, comme décrit précédemment en regard de la figure 7o La figure 12 représente une modification pouvant entre apportee aux diverses formes de réalisation du débitmètre selon l'invention.En particulier, la paroi du conduit 10 peut être "ondulée" ou autrement déformée de manière à favoriser les turbulences (le brassage) du fluide et, par conséquent, ltob- tention de l'équilibre thermique entre ce fluide et le conduit. L'un des avantages du débitmètre selon l'invention est que le fluide circule librement dans les conduits. Aucun élément chauffant ou capteur ne fait saillie dans le passage d'écoulement. Il est également possible que le conduit 1O de certaines formes de réalisation selon l'invention soit constitué par un tube droit, ce qui présente les avantages suivants un très faible risque d'encrassement du conduit par les fluides sales, un contrôle visuel et aisé de l'état du conduit par l'une ou l'autre de ses extrémités, et, en cas d'encrassement, l'absence de risque de détérioration des capteurs lors du passage d'une tige de nettoyage sur toute la longueur du conduit. De plus, le fluide n'entre en contact qutavec le conduit, et non avec le dissipateur de chaleur ou les fils de dé section. Le conduit peut entre relié à un circuit extérieur par soudage direct ou par tout autre procédé convenable. Ceci signifie que le débitmètre selon l'invention peut tre utili- sé pour effectuer des mesures sur des fluides pouvant attaquer certaines matières, par exemple la soudure 'q4'argent fréquemment utilisée dans les débitmètres de conception antérieure. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au débitmètre décrit et représenté sans sortir du cadre de ltinvention. REVENDICATIONS 7. Débitmètre thermique comportant un conduit (10) dans lequel peut stécouler le fluide dort le débit est à mesurer, un élément (12) qui divise le conduit en premier et second tronçons (10a et 10b) dont les extrémités sont maintenues à une température constante, un dispositif (TC-i et TC-2) de mesure des températures des premier et second tronçons du conduit, et un dispositif chauffant (16) destiné à élever la température du second tronçon du conduit, le débitmètre étant caractérisé en ce qutil comporte un dispositif de réglage (46) qui, en réponse au dispositif de mesure des températures des premier et second tronçons du conduit, règle le dispositif chauffant de manière à maintenir une différence constante de température entre les premier et second tronçons du conduit, un élément de sortie (48) produisant un signal proportionnel à énergie fournie au dispositif chauffant, ce signal de sos tie étant représentatif du débit massique du fluide s'écoulant dans le conduit. 2. Débitmètre selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément (12) divisant le conduit est un dissipateur de chaleur traversé par ledit conduit et conducteur du courant électrique, ce dissipateur comprenant une cloison (34) qui sépare les premier et second tronçons du conduit, une paroi extrême (36) et un corps (12b) qui relie la cloison à la paroi extrême, le premier tronçon de conduit tant compris entre la paroi extrême et la cloison, un conduit supplémentaire (84), fermé à ses extrémités, étant également monté entre la paroi extreame et la cloison, un élément (TC-3) étant fixé à la surface extérieure du conduit supplémentaire pour en détecter la température, le dispositif chauffant étant disposé de manière à chauffer également le conduit supplémentaire, lté- lément produisant un signal de sortie représentatif du débit massique dans le premier conduit cité étant sensible aux signaux de sortie de l'élément de détection de température associé au premier tronçon de conduit et de l'élément de détection de température fixé à la surface extérieure du conduit supplémentaire. 3. Débitmètre selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte plusieurs conduits (88, 90, 92, et 94) branchés en parallèle et parcourus par le fluide, des éléments (TC-1, TC-2) étant fixés en des points espacés le long de la surface extérieure des conduits afin dten détecter la température et de produire des signaux représentatifs de ces températures, un dispositif (106) chauffant le premier tronçon de chacun des conduits, chacun des premiers tronçons de conduit comportant Itun des éléments de détection de température, un dispositif (96) empêchant le second tronçon de chacun des conduits entre chauffé en mEme temps que le premier tronçon, chacun des seconds tronçons de conduit comportant un autre desdits éléments de détection de température, des organes connectant ces éléments de détection en série et un dispositif, sensible aux signaux de sortie des éléments de détection de température montés en série et associés auxpremiers et seconds tronçons de conduit, faisant varier lténergie transmise au dispositif chauffant afin de maintenir constante la différence entre les températures détectées par le premier et le dernier des éléments de détection montés en série. 4. Débitmètre selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la paroi intérieure du conduit présente une surface déformée de manière à provoquer une turbulence du fluide circulant dans ce conduit. 5. Débitmètre selon la revendication 1, caractérise en ce que le premier tronçon du conduit forme une boucle (121) parcourue par le fluide et fermée électriquement. 6. Débitmètre selon la revendication 1 caractérisé en ce autan moins un conduit supplémentaire (77) est branché en parallèle avec le premier conduit cité (io) et parcouru également par le fluide, le signal de sortie produit par lté- lément (88) étant proportionnel au débit massique du fluide circulant dans tous les conduits. 7. Débitmètre selon la revendication 6, caractérisé en ce qutil comporte un premier élément d'étranglement (80) monté en série avec le conduit, et un second élément dtétran- glement (82) monté en parallèle avec le premier élément dté- tranglement et le conduit, chacun de ces éléments dtétrangle- ment provoquant une chute de pression qui est proportionnelle au carré de la vitesse du fluide traversant ledit élément. 8. Débitmètre selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément divisant le conduit comprend un dissipateur de chaleur traversé par ledit conduit, ce dissipateur comportant une cloison (34) qui sépare ltun de l'autre les premier et second tronçons du conduit, une paroi extr & e (36) et un corps (12b) qui joint la cloison à la paroi extr8me, le premier tronçon du conduit étant monté entre ladite paroi extrime et la cloison du dissipateur de chaleur. 9. Débitmètre selon la revendication 8, caractérisé en ce que le dispositif chauffant comprend un élément qui induit un courant dans une boucle électrique formée par le premier tronçon du conduit, la cloison, le corps et la paroi extrime du dissipateur de chaleur, cet élément d'induction comprenant une bobine toroYdale qui entoure le premier tronçon du conduit et l'élément de sortie comprenant un enroulement supplémentaire monté sur la bobine.