Dispositif à liaison optiaue de détermination de l'état électronique d'une ligne haute tension La présente invention a pour objet un dispositif à liaison optique de détermination de l'état électrique d'une ligne haute tension et elle trouve une application particulièrement importante dans le contrôle de la mise hors tension des lignes aériennes de transport d'énergie sous haute et très haute tension, typiquement de 63 kV à 400 kV. On connait déjà un tel dispositif comprenant un capteur destiné à etre mis en contact électrique avec la ligne et à fournir un signal optique représentatif de la tension à laquelle est portée la ligne ainsi qu'un récepteur comportant un détecteur du signal optique et des moyens indicateurs. La liaison entre capteur et détecteur peut s'effectuer au moyen d'un guide diélectrique d'ondes optiques (faisceau de fibres ontiques par exemple) porté par une perche. Le capteur est placé à une extrémité de la perche et le récepteur à l'autre, à portée d'une personne qui manipule la perche à partir du sol ou d'un support de ligne. Le guide diélectrique d'ondes optiques a l'avantage de constituer un trajet isolant électrique. Seul le capteur, dont la masse est faible, est placé à l'extrémité de la perche éloignée de l'opérateur, ce qui facilite le maniement. Les dispositifs connus, dans lesquels le capteur fournit un signal optique d'intensité fonction de la tensi-on de la ligne, présentent toutefois de graves inconvénients. En particulier, l'intensité du signal optique reçu par le détecteur est influencée par l'affaiblissement donné par le guide d'ondes et les perturbations extérieures (notamment lumière ambiante ou parasites). La présente invention vise notamment à fournir un dispositif du genre ci-dessus défini répondant mieux que ceux antérieurement connus aux exigences de la pratique, notamment en ce que la précision et la sécurité de la mesure sont beaucoup moins sensibles à la qualité de la transmission optique. Dans ce but, l'invention propose un dispositif dont le capteur comporte un convertisseur tension-fréquence fournissant un signal optique constitué d'impulsions à une fréquence qui est fonction croissante de la tension de la ligne tandis que le récepteur comprend des moyens de comptage des impulsions reçues par le détecteur. Le dispositif peut utiliser une transmission libre ou guidée. Dans le premier cas, des capteurs peuvent etre répartis en des emplacements fixes le long d'une ligne et fournir en permanence un signal qui est périodiquement analysé à partir du sol à l'aide dlun récepteur transportable. Dans le second cas, qui semble celui susceptible du plus grand nombre d'applications, la transmission du signal optique s'effectue le long d'un guide diélectrique d'ondes optiques qui sera en général constitué par une fibre optique ou un faisceau de fibres optiques. Etant donné que l'affaiblissement imposé par le guide n'a pas d'incidences sur le résultat de la mesure, on peut sans inconvénient constituer la perche portant le guide en plusieurs cannes raccordables les unes aux autres. Chaque canne porte un tronçon de guide et . est munie d'un connecteur de raccordement à une canne adjacente permettant de rétablir également la continuité optique entre les tronçons de guide. Le capteur peut notamment être constitué par un oscillateur à relaxation fournissant des impulsions à une fréquence fonction croissante, avantageusement linéaire de la tension. On peut constituer un tel oscillateur en disposant en cascade , entre un élément de contact avec la ligne et une antenne, un tube à gaz présentant une caractéristique à résistance négative, destiné à fournir le signal optique, et un éclateur dont la capacité est faible par rapport à celle du tube à gaz avant conduction.Toutefois, on peut utiliser de nombreuses autres dispositions et en particulier on peut utiliser, pour fournir le signal optique, des composants d'autre nature qu'un tube à gaz, et notamment unezdiode-électroluminescente ou diode laser L'invention sera mieux comprise ,à la lecture de la description qui suit de dispositifs qui en constituent des modes particuliers de réalisation, donnés à titre d'exemples-non limitatifs.La description se réfère aux dessins qui l'accompagnent, dans lesquels - la Figure 1 est un schéma de principe montrant la constitution d'ensemble d'un dispositif à liaison optique guidée, - la Figure 2 est un synoptique de récepteur utilisable dans le dispositif de la figure 1 pour fournir une indication de la tension à laquelle est portée la ligne, - les Figures 3 à 5 sont des synoptiques montrant un circuit utilisable en combinaison avec celui de la Figure 2 pour indiquer le déphasage entre des lignes, - les Figures 6 et 7- sont des schémas de connecteur d'assemblage de perche. Le dispositif 10 représenté schématiquement en figure 1 se compose d'une perche 11 portant à une extrémité un capteur 12 et à l'autre extrémité un récepteur 14. La perche contient un guide diélectrique d'ondes optiques 13, qu'on supposera constitué par un faisceau de fibres optiques. La perche pourra être d'une seule pièce ou, plus fréquemment, en plusieurs cannes ou joncs assemblés par des connecteurs, en matériau isolant. Une telle constitution en plusieurs joncs isolants assemblés permet de donner à la perche une longueur fonction de la distance à laquelle doit s'effectuer la mesure et de la tension à laquelle sera soumis le capteur. Le capteur sera généralement sensible aux champs électriques ou magnétiques établis par la ligne. Celui qui est illustré schématiquement en Figure 1 comporte un crochet 19 de fixation sur la ligne (crochet qui peut être remplacé par un élément de contact d'autre nature, tel qu'une pointe) en matériau conducteur de l'électricité. Le crochet 19 est relié à une des électrodes d'un éclateur, ou plus généralement, un dipole haute tension à résistance négative, 15 dont l'autre électrode est reliée électriquement à l'une des électrodes d'un tube à gaz 16. La seconde électrode du tube à gaz est reliée à une antenne 17 qui sera généralement terminée par une masse métallique 18, qui présente, par rapport à la terre, une capacité appréciable.L'impédance source du générateur ainsi constitué et débitant dans le tube à gaz 16 n'étant pas négligeable et les valeurs des capacités du circuit (ligne haute tension, éclateur 15, tube à gaz 16, antenne 17 et terre) étant du même ordre de grandeur, le dispositif peut osciller : les capacités du condensateur antenne-ligne et du tube à gaz 16 se chargent à travers la capacité antenne-terre. Lorsque le potentiel aux bornes de l'éclateur 15 atteint la tension d'amorçage. Le tube à gaz 16 s'ionise et émet une lumière fonction du courant qui le traverse. La tension aux bornes du tube diminue alors, ce qui provoque son extinction. On obtient des oscillations de relaxation que l'on peut qualifier de "synchronisées" par le réseau, lorsque ce dernier est alternatif.En effet, du fait que le tube à gaz 16 a une tension d'amorçage très faible devant la haute tension et la tension d'amorçage de l'éclateur 15, ce tube s amorce dès le début de la croissance de la tension après passage à zéro et l'antenne se trouve à un potentiel voisin de celui de la ligne. De ce fait, le flux lumineux émis par le tube à gaz est faible. L'éclateur 15 permet d'augmenter la différence de potentiel entre la ligne et l'antenne 17. Si la- capacité de l'éclateur est très petite devant la capacité du tube à gaz 16, avant conduction de l'éclateur, la différence de potentiel entre l'antenne et la ligne se trouve pratiquement concentrée aux bornes de l'éclateur 15. Celui-ci, en entrant en conduction, impose le passage de courant dans le tube à gaz. Il commande la tension d'amorçage du dispositif et permet de modifier les caractéristiques de fonctionnement de l'oscillateur de relaxation ainsi constitué. En faisant varier la distance inter-électrodes de l'éclateur 15, on modifie l'amplitude du signal photoélectrique. On définit ainsi une distance dope pour laquelle le signal passe par un maximum. Le fonctionnement en oscillateur de relaxation du dispositif permet d'obtenir une mesure de tension de ligne VHT indépendante de la qualité de la liaison optique, en particulier des pertes ou instabilités liées aux différents couplages. De plus, les impulsions détectées se détachent du bruit, ce qui permet d'utiliser une antenne 17 de faible dimension et donne une bonne insensibilité aux tensions parasites, autres que celles de la ligne à tester. Le guide d'ondes optiques, destiné à transmettre le signal optique délivré par le capteur 12, est constitué par une ou plusieurs liaisons à fibres optiques. La liaison peut être une macro-fibre optique de plusieurs millimètres de diamètre fixée et enrobée dans l'axe de rotation de chaque jonc lorsque la perche 11 comprend plusieurs joncs connectés bout à bout. On décrira plus loin un connecteur permettant de raccorder bout à bout plusieurs joncs en centrant les extrémités en contact. Du fait des propriétés des fibres optiques, l'introduction d'un lonc supplémentaire dans la liaison n'entrain que des faibles variations des pertes. Le dernier jonc de la perche 11 porte le récepteur 14, qui comportera une électronique munie ou non d'un interrupteur marche-arrêt permettant de mettre l'électronique sous tension en vue de la mesure, le dispositif pouvant aussi fonctionner en permanence. Le capteur 12 fonctionnant en oscillateur de relaxation, il fournit, au cours d'une période (10 msec), un nombre d'impulsions lumineuses représentatif de la haute tension à mesurer. Cette méthode de comptage est particulièrement avantageuse car le résultat de la mesure ne dépend ni du couplage, ni de la transmission par fibre optique, ni du gain des circuits du détecteur. On décrira maintenant, à titre d'exemple, le schéma de principe d'un détecteur 14 dans une version permettant, non seulement de détecter la présence d'une haute tension, mais aussi de mesurer la valeur de cette tension. L'élément d'entrée du détecteur 14 dont le schéma est montré en figure 2 est constitué par une photodiode 20 polarisée en inverse, disposée pour recevoir le signal optique transmis par la fibre optique 13. La photodiode 20 est associee à un circuit d'entrée dont la fréquence de coupure haute doit être suffisante pour le transfert correct des impulsions lumineuses. La photodiode 20 attaque un préamplificateur 21 à impédance d'entrée élevée et dynamique suffisante pour la gamme de fréquences d'impulsions prévue. La sortie du préamplificateur 21 est reliée à un amplificateur 22 qui relève les signaux à un niveau suffisant pour attaquer en tension deux circuits 23 et 25. Le circuit 23 est constitué par un comparateur de mise en forme, tel qu'une bascule de Schmitt. Il est suivi d'un circuit d'interface 24. On supposera par la suite que la partie numérique du détecteur est constituée en logique TTL, C E ou autre et le circuit d'interface 24 aura alors pour rôle de mettre les signaux provenant du comparateur à un niveau compatible avec cette logique. Le circuit 25 comprend un détecteur de crête et un intégrateur et il fournit à un détecteur de seuil 26 qui le suit une tension sensiblement continue, proportionnelle à la fréquence moyenne des impulsions fournies par l'amplificateur 22. Le circuit 26 sera constitué par un comparateur qui, lorsque la tension provenant du circuit 25 est supérieure à une tension de référence Vr fournit sur sa sortie un niveau logique "1" indiquant la présence d'une haute tension. Le circuit d'interface 24 et le détecteur de seuil 26 ont leur sortie reliée à des entrées respectives d'une porte ET 27. La présence d'un niveau logique "1" à la sortie du détecteur de seuil 16 débloque la porte ET 27 et permet aux impulsions provenant de l'interface 24 de traverser la porte 27 et d'arriver sur une seconde porte 29. Dans le mode de réalisation illustré en figure 2, le récepteur comprend un circuit 28 également relié à la sortie du détecteur de seuil 26 qui indique à l'utilisateur la présence ou l'absence de haute tension : ce circuit 28 comporte un affichage lumineux et/ou un générateur de signal sonore. Il peut en particulier comporter un voyant lumineux, clignotant pour être plus visible, et un bruiteur piezo-électrique. Le montage constitué des circuits 23 à 27 permet d'écarter l'effet d'éventuelles impulsions parasites captées lorsque le crochet est relié à une ligne hors tension. Dans ce cas, la valeur moyenne des signaux fournis par le circuit 15 est insuffisante pour que la porte 27 laisse passer les impulsions mises en forme par le circuit d'interface 24. La partie spécifiquement destinée à la mesure du récepteur 14 commence par la porte logique 29 destinée à ne laisser passer les impulsions que pendant une durée prédéterminée de mesure. L'entrée de validation de la porte 29 est pour cela reliée à un circuit de temporisation 36 déclenché par action manuelle sur un bouton poussoir 35. Le circuit 36, lorsqu'il est excité, fournit un créneau de sortie pendant une durée déterminée, par exemple une seconde, pour permettre le comptage des impulsions provenant de la porte 27 pendant ce délai. Les impulsions qui traversent la porte 29 attaquent l'entrée d'incrémentation d'un compteur 30 dont l'état logique final est stocké par une mémoire numérique 33 qui pilote un affichage numérique 34. Une entrée supplémentaire du circuit de temporisation 36 attaque un circuit de remise à zéro 37 qui remet à zéro le compteur 30 et la mémoire 33 et efface l'affichage 34 à chaque action sur l'interrupteur 35. Le circuit de la figure 2 comporte de plus un circuit secondaire, constitué d'un comparateur logique 31 et d'une horloge secondaire 32, fournissant des impulsions, à cadence de 0,5 Hz par exemple, qui permettent de faire clignoter le bloc d'affichage 34 lorsque la tension affichée dépasse un seuil programmé sur le comparateur 31. Ce clignotement de l'affichage permet de signaler la présence de très haute tension sur la ligne. La totalisation du nombre d'impulsions émises. non pas au cours d'une seule période, mais au cours d'un nombre déterminé de périodes (cent dans le cas évoqué ci-dessus) permet d'avoir une intégration suffisante pour arriver à une précision élevée. Le temps de mesure peut toutefois rester court (une seconde dans le cas envisagé). Le circuit de temporisation 36 peut être utilisé pour effectuer un calibrage, par ajustage de la durée de comptage, cette disposition étant plus simple que l'emploi d'un compteur supplémentaire. Le dispositif qui vient d'être décrit peut être complété par des composants remplissant des fonctions supplémentaires. En particulier, un circuit peut être prévu pour transmettre à distance la valeur de la tension réelle, obtenue directement, sans passer par des convertisseurs analogique-numérique. L'électronique de la Figure 2 peut être complétée par des moyens mettant automatiquement sous tension le récepteur par fermeture d'un interrupteur lorsque les joncs de la perche sont assemblés pour établir la liaison optique. Des moyens de vérification du bon fonctionnement peuvent être prévus. Le détecteur montré en figure 2 peut être par ailleurs complété par des moyens supplémentaires permettant de mesurer le déphasage entre plusieurs lignes, notamment entre les trois lignes d'un réseau triphasé, et constituant phasemètre. On décrira maintenant un mode particulier de réalisation des circuits d'un tel phasemètre, en faisant référence aux figures 3 à 5. Le phasemètre peut être regardé comme comprenant une voie de signal (figure 3), une voie de référence (figure 4) et une voie de traitement numérique des signaux et d'affichage (figure 5). L'entrée de la voie de signal est reliée à la sortie 38 de l'amplificateur 22 (figure 2).- Le niveau du signal prélevé en 38 est augmenté par un amplificateur 39 présentant une bande passante centrée sur une fréquence double de la fréquence de réseau (c'est-à-dire sur 100 Hz en Europe). Le signal amplifié est appliqué à un filtre actif 40 accordé également à la fréquence de 100 Hz et ayant un coefficient de surtension élevé, typiquement au moins égal à 15, de façon à obtenir un signal purement sinusoidal de sortie. Ce signal sinusoïdal est appliqué à un amplificateur 41 qui l'amène à un niveau suffisant pour piloter en parallèle un comparateur 42 et un détecteur de crête 44. Les circuits 42 et 44, ainsi que le circuit d'interface 43 et le détecteur de seuil 45 qui les suit, ont une constitution et une fonction analogues à celles des circuits 23 à 26 du dispositif de comptage d'impulsions montré en figure 2. La porte de sortie 46 et l'affichage 47 ont de leur côté un rôle similaire à ceux des organes 27 et 28 de la figure 2. La voie de référence (figure 4) comprend une antenne 48 qui collecte le signal de référence, obtenu par induction de l'ensemble des lignes haute tension. L'antenne 48 est reliée à un préamplificateur 49 à très haute impédance d'entrée et à faible impédance de sortie. L'antenne 48 et le préamplificateur 49 constituent un bloc qui est placé à poste fixe pendant toute la mesure de déphasage et qui est relié au reste du phasemètre par une ligne 49a. Le signal transmis par cette ligne est appliqué à un amplificateur dont la bande passante est centrée sur la fréquence du réseau, c'est-à-dire sur 50 Hz en Europe. Le signal de sortie de l'amplificateur 50 traverse un filtre actif à haute sélectivité 51, également accordé sur 50 Hz, de façon à être rendu purement sinusoïdal. Ce signal de sortie attaque un doubleur de fréquence 52 fonctionnant en multiplieur analogique.La sortie du multiplieur est reliée à un amplificateur de sortie 53. On voit que la voie de signal et la voie de référence soumettent à des traitements de meme nature le signal et la tension de référence, et fournissent l'un et l'autre, sur leurs sorties, des signaux à une fréquence double de celle du réseau. La voie de traitement numérique et d'affichage, montrée en figure 5, comporte un élément d'entrée constitué par une porte 54 qui reçoit les signaux provenant respectivement de la porte 46 et de l'amplificateur 53. L'intersection ainsi effectuée sur les deux signaux provoque l'apparition, sur la sortie de la porte 54, d'une grandeur proportionnelle au déphasage entre les deux voies. Le reste de la voie de traitement permet d'effectuer la mesure du déphasage par une opération de comptage. Comme dans le cas de la voie de mesure de tension montrée en figure 2, on effectue avantageusement la mesure sur un laps de temps correspondant à plusieurs périodes pour améliorer la précision, par exemple sur cent périodes.La loi de mesure représentée comporte un compteur 55 qui compte les impulsions fournies par une horloge 56 pendant toute la durée des imnulsions rectangulaires fournies nar la porte 54. Pour mesurer un déphasage pouvant aller de 0 à 360O avec un degré de résolution, on utilisera une horloge 56 ayant une fréquence de 36 kHz et un compteur'pouvant totaliser des chiffres jusqu'à 36 000. Un tel compteur 35 peut être constitué par 5 décades de comptage mises en cascade, permettant de compter de 0 à 99999. Les sorties des décades du compteur sont reliées à une mémoire 57 de stockage d'informations. L'utilisation de cette mémoire et des organes qui seront maintenant décrits permet de visualiser les déphasages relatifs entre les trois phases d'une ligne ternaire. Dans ce but, le circuit comprend un circuit de sélection de position mémoire 61 destin sélectionner les emplacements de stockage de trois sorties sucoessives du compteur 55. A chacune des mesures successives sur une ligne, l'opérateur sélectionne, à l'aide du circuit 51, le numéro de la ligne haute tension qu'il veut mesurer. Les ordres provenant du circuit 61 sont appliqués à un circuit d'aiguillage lecture/écriture 59 qui permet, par balayage d'adresse, de lire séquentiellement les positlons en mémoire 57, à la cadence fixée par une horloge de lecture 60. Un compteur 62 relié à la sortie de la porte 54 fonctionne en diviseur par cent et commande le circuit d'aiguillage 59 de façon à mémoriser le contenu du compteur à l'issue de cent périodes de la tension de ligne. Enfin, la voie de traitement et d'affichage comprend un bloc 58 de décodage et d'affichage. Si l'on suppose que la mémoire 57 comporte dix cases, on pourra adopter une horloge de lecture 60 ayant une fréquence de 2 kHz, ce qui se traduit par un fonctionnement de l'affichage à une cadence de 200 Hz, suffisante pour éviter tout papillottement gênant pour la lecture. Comme indiqué plus haut, la voie de traitement et d'affichage est prévue pour donner la phase de chacune des trois lignes par rapport à une oriqine arbitraire, correspondant au signal à la fréquence du réseau recueilli par l'antenne 48. Pour cela, le bloc d'affichage comprend avantageusement une série d'éléments électroluminescents, tels que des diodes électroluminescentes, régulièrement répartis suivant un cercle représentant le cercle trigonométrique. On peut notamment disposer trente-six diodes électroluminescentes ou LED à intervalles réguliers, pour obtenir une résolution de 10 degrés. Le fonctionnement du dispositif est alors le suivant : le bloc constitué par l'antenne 48 et le préamplificateur 49 ayant été mis en place, la perche est accrochée à une première ligne et une mesure de phase est faite. Le déphasage correspondant est stocké dans la mémoire 57, à des emplacements fixés par le circuit de sélection 61. La perche est accrochée à une seconde ligne, puis à une troisième et deux mesures supplémentaires sont ainsi faites. Les trois phases ainsi mesurées, stockées dans la mémoire 57, apparaissent sous forme de trois diodes électroluminescentes allumées sur l'afficheur L'affichage s'effectue séquentiellement, une diode par phase étant allumée à une fréquence de 200 Hz grâce à un décodeur incorporé dans le hloc 58 et comportant deux logiques du type "un parmi dix". L'allumage d'une diode sur trente-six s'effectue à l'aide d'un décodage de type matriciel incorporant les diodes électroluminescentes qui servent à la fois au décodage et à l'affichage. Du point de vue matériel, le dispositif peut se présenter sous forme d'une perche en tronçons séparables, les deux tronçons terminaux portant respectivement le capteur et le récepteur. La jonction entre joncs successifs de la perche doit s'effectuer à l'aide de connecteurs assurant une liaison optique de qualité satisfaisante. Pour protéger les faces terminales des guides diélectriques d'ondes optiques, il est possible de munir chaque jonc d'un obturateur, amovible avant assemblage. Il est également possible de munir les connecteurs de membranes portégeant les parties terminales des guides optiques lors du transport et de l'accoup'ement. La figure 6 montre à titre d'exemple un connecteur de ce type, les éléments étant représentés dans la position qu'ils occupent lors de l'approche.Le système d'assemblage mécanique du connecteur est constitué par une liaison filetée entre une vis 63 solidaire de la partie terminale d'un jonc et une douille 64 pouvant tourner sur la partie terminale adjacente du jonc suivant, mais retenue axialement sur ce jonc. Les deux tronçons de fibre optique 13 sont bloqués dans des embouts 65 et 66 présentant des faces terminales de niveau avec les extrémités des fibres. Sur chaque embout est emboîté un capuchon 67 ou 68 en matériau élastique, dont la face avant est fendue pour constituer un diaphragme qui, lorsque les joncs sont séparés, recouvre et-protège l'extrémité de la fibre. Les embouts et les capuchons 67 et 68 sont dessinés de façon que les capuchons s'effacent et autorisent la venue en appui des deux fibres lorsque l'accouplement est terminé. Dans le cas illustré en figures 6 et 7 (cette dernière ne montrant qu'une fraction du connecteur), le fonctionnement est le suivant : lors du rapprochement Res joncs par resserrement de la liaison filetée, une collerette interne 69 associée à l'embout 65 vient en appui contre le capuchon 68 et le refoule en ouvrant le diaphragme correspondant. Puis la membrane terminale du capuchon 67 vient en appui sur l'extrémité de l'embout 66, de forme conique, qui l'ouvre. Les deux tronçons de fibre optique se trouvent alors face à face et viennent s'appuyer l'un contre l'autre, Dans la disposition montrée en Figure 7, lorsque le système d'accouplement mécanique est engagé à fond Revendications 1. Dispositif à liaison optique de détermination de l'état électrique d'une ligne haute tension, comprenant un capteur destiné à etre mis en contact électrique avec la ligne et à fourniriiun signal optique représentatif de la tension à laquelle est portée la ligne ainsi qu'un récepteur comportant un détecteur du signal optique et des moyens indicateurs, caractérisé en ce que le' capteur (12) comporte un convertisseur tension-fréquence fournissant un signal optique constitué d'impulsions à une fréquence qui est fonction croissante de la tension de la ligne tandis que le récepteur (14) comprend des moyens de comptage des impulsions reçues par le détecteur. 2. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que plusieurs capteurs sont répartis en des emplacements fixes le long de la ligne et fournissent en permanence un signal analysable à partir du sol à l'aide d'un récepteur transportable. 3. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la transmission du signal optique s'effectue le long d'un guide diélectrique d'ondes optiques (13) avantageusement constitué par une fibre optique ou un faisceau de fibres optiques. 4. Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé en ce que le guide est porté par une perche (11) fractionnée en plusieurs cannes raccordables les unes aux autres, chaque canne portant un tronçon de guide et étant munie d'un connecteur de raccordement à une canne adjacente permettant de rétablir la continuité optique entre les tronçons de guide. 5. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le capteur est constitué par un oscillateur à relaxation fournissant des impulsions à une fréquence fonction linéaire de la tension. 6. Dispositif suivant la revendication 5, caractérisé en ce que ledit oscillateur comprend, en cascade entre un élément de contact avec la ligne (19) et une antenne (18) un émetteur (16) de lumière (tel que tube à gaz, diode électroluminescente ou laser) destiné à fournir le signal optique, et un éclateur (16) dont la capacité est faible par rapport à celle de l'émetteur de lumière (16). 7. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le récepteur (14) comporte un élément photosensible (20) attaquant par des moyens d'amplification (21, 22) un circuit de mesure comprenant une porte (29) dont les entrées reçoivent l'une les impulsions amplifiées, l'autre un signal de déblocage de durée prédéterminée fourni par un circuit de temporisation (36), un compteur (30) de totalisation des impulsions transmises par la porte (29), une mémoire (33) de stockage du contenu du compteur et un afficheur numérique (34). 8. Dispositif suivant la revendication 7, caractérisé en ce que le récepteur comprend, entre les moyens d'amplification (21, 22) et le circuit de mesure, un système destiné à pallier les effets des parasites et comportant une voie de mise en forme (23, 24) attaquant une entrée d'une porte logique (27) et une voie de seuil comportant un intégrateur (25) et un détecteur à seuil (26) attaquant la seconde entrée de la porte (27).