La présente invention concerne le traitement hydrométallurgique des pous- sières métallurgiques, en particulier des poussières sidérurgiques, par lixivia- tion en vue de la séparation et de la récupération des éléments utiles qui y sont contenus, à savoir le zinc, le plomb ou le fer. Le traitement hydrométallurgique des poussières sidérurgiques par lixiviation -généralement à l'acide sulfurique- a rencontré jusqu'ici deux types de difficultés. La première est la mise en solution d'une partie du fer qui conduit à une consommation élevée d'acide et fournit, après séparation solide-liquide, un filtrat o le zinc, en présence de fer plus électronégatif, pose des problèmes de récupération par électrolyse. La seconde est due au fait que le sulfate de plomb formé pendant l'attaque acide est insoluble et se retrouve ainsi dans la charge solide mélangé au fer, après séparation solide-liquide et pose alors un problème de réemploi, notamment en sidérurgie. Le but de la présente invention est de proposer une solution à ces difficultés. A cet effet, l'invention a pour objet un procédé de traitement hydrométal- lurgique des poussières métallurgiques par lixiviation dans un solvant acide, généralement l'acide sulfurique, suivie d'une séparation solide-liquide. La lixi- viation s'opère par attaque acide modérée, c'est-à-dire que le pH de la solution voisine de préférence 4 ou 5 en fin de réaction, et on effectue sur la fraction solide obtenue une étape supplémentaire de séparation solide-solide, par exemple par classification granulométrique ou par floculation-décantation sélective. Cette étape peut Utre située, conformément à deux variantes distinctes de l'invention, soit de façon intermédiaire entre la phase de lixiviation et la phase de séparation liquide-solide, soit après cette dernière, laquelle est alors complétée par un répulpage, par exemple aqueux, de la fraction solide. L'invention a également pour objet un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé comprenant en série un lixiviateur -ou bac de lixiviation-, un sépara- teur solide-liquide et un séparateur solide-solide. Conformément à deux formes possibles de réalisation du dispositif, appropriées respectivement aux deux variantes de mise en oeuvre du procédé, l'agencement des éléments constitutifs du dispositif, par rapport à l'ordre des opérations succes- sives du traitement des poussières, présente soit la séquence lixiviateur - séparateur solide-solide - séparateur, solide-liquide, soit la séquence lixivia- teur - séparateur solide-liquide + séparateur solide-solide. Comme on le comprend, l'invention consiste donc, dans ses caractéristiques fondamentales - à effectuer une attaque acide modérée sur les poussières, ce qui permet de transformer en sels les oxydes de zinc et de plomb, ainsi qu'éventuellement à réduire ces éléments sous forme métallique, et ceci sans toucher sensiblement au 2 2459293 fer. A cette fin, le pi de la solution en fin de réaction ne doit pas être infé- rieur à environ 4 ou 5. En principe, tous les acides minéraux conviennent dans la mesure o ils procurent une mise en solution du zinc mais non du plomb, ce qui exclut en particulier l'acide nitrique. On sait que, dans le domaine de l'hydro- métallurgie du zinc, c'est l'acide sulfurique qui s'est imposé. De même, dans le cadre de l'invention, l'acide utilisé est de préférence l'acide sulfurique et sera considéré comme tel dans la suite, sauf indications contraires. - à effectuer ensuite sur le produit obtenu une séparation solide-solide ou exprimé différemment, une séparation solide-liquide imparfaite. En effet, si la séparation solide-liquide du produit issu de l'attaque acide est effectuée de façon parfaite (clarificateur ou filtre), le sulfate de plomb reste avec le soli- de non attaqué. Conformément à l'invention, une séparation imparfaite extrait le sulfate de plomb du solide en partageant le mélange initial en deux phases une phase pulpeuse épaisse constituée essentiellement par le solide non attaqué et une phase liquide contenant le sulfate en suspension. Cette séparation solide (pulpeuse)-solide (en suspension) peut s'effectuer par les techniques industriel- les habituelles, comme la floculation sélective qui procure une décantation préférentielle d'une espèce par rapport à l'autre. Cependant, si les espèces à séparer sont déjà bien différenciées physiquement dans le liquide, comme c'est le cas du sulfate de plomb qui se présente sous forme très divisée, ou du moins sensiblement plus divisée que le solide non attaqué, on fera appel de préférence à la technique de séparation granulométrique humide, par exemple au moyen d'un hydrocyclonage habituel, ou toute autre technique appropriée à une telle fonction (hydrosizer, tamis, etc...). On a vu que, conformément à une variante de l'in- vention, la séparation solide-solide peut s'effectuer non plus sur le mélange solide-solution acide initiale, mais sur un produit reconditionné obtenu après une étape intermédiaire de séparation parfaite du mélange initial et de traitement du résidu solide par de l'eau d'appoint pour en faire une pulpe apte à subir la classification humide. Les avantages et inconvénients respectifs des variantes de réalisation se- ront brièvement exposés par la suite. Il doit être compris auparavant que l'ex- pression précédemment utilisée "séparation solide-liquide" (ou "séparateur solide-liquide") signifie bien entendu, en l'absence de précision complémentaire, une séparation solide-liquide parfaite, c'est-à- dire une opération destinée à procurer un liquide clair. Selon la pratique industrielle courante, une telle opération consiste en une décantation suivie éventuellement d'une filtration de la pulpe décantée et complétée le cas échéant par une recirculation du filtrat au niveau de l'opération de décantation. On va maintenant décrire plus en détails deux exemples de mise en oeuvre de l'invention en se référant aux planches de dessins annexées sur lesquelles 3 2459293 - la figure I est un schéma de principe du traitement des boues de haut fourneau sidérurgique selon la variante consistant à réaliser la séparation solide-solide directement après la lixiviation, - la figure 2 est également un schéma de principe du traitement des boues de hauts fourneaux mais selon la variante consistant à effectuer la séparation solide-solide après l'étape intermédiaire de séparation solide-liquide. Sur les deux figures, les mêmes phases ou étapes du traitement sont dési- gnées par des références identiques. La description est effectuée conformément à l'ordre chronologique des opérations de traitement. Comme on le voit sur la figure 1, les boues de haut fourneau récupérées à la suite du dépoussiérage des fumées du gueulard, sont traitées à l'acide sulfu- rique dans une phase initiale de lixiviation référencée en 1. Un apport d'eau d'appoint peut être nécessaire pour diluer l'acide, notamment lorsque celui-ci est utilisé à forte concentration ou même pur (36 N). Conformément à l'invention, l'attaque acide doit être "modérée", c'est-àdire que le pH de la solution en fin de réaction ne doit pas être inférieur à 4 ou 5 environ. Le contrôle du pH de fin de réaction se fait de la manière habituelle par un pHmètre ou, de façon plus rudimentaire, au moyen d'un "papier tournesol", ou de toute autre manière. Dans ces conditions, le fer et ses composés contenus dans les boues ne sont pratiquement pas attaqués et seuls le zinc et le plomb, présents sous forme oxydée, se transforment en sulfate. Le résultat de la lixiviation I est donc un mélange solide-liquide, le solide étant constitué essentiellement par le fer (et ses composés) et par le sulfate de plomb insoluble qui, formé au cours de la réaction, se présente donc sous forme très divisée par rapport au fer, le liquide étant la solution acide de sulfate de zinc. Ce mélange est alors soumis à une séparation solide-solide, effectuée par classification granulométrique, destinée à séparer les petites particules de sulfate de plomb des fragments ferrifères plus grossiers. Cette opération de classification peut aisément être réalisée par un hydrocyclonage classique dont le seuil de séparation granulométrique est réglé en conséquence. On recueille à la sortie deux types de mélange solide-liquide séparés: la "sous-verse" consti- tuée d'une pulpe ferrifère contenant une faible partie de la solution acide initiale de sulfate de zinc, la "sur-verse" composée d'une suspension des parti- cules de sulfate de plomb dans la solution de sulfate de zinc qui se retrouvent ici en quasi-totalité. La sous-verse, référencée (a) sur les figures, et la sur-verse, référencée (b), sont alors traitées chacune dans une phase de séparation solideliquide re- présentée en traits discontinus et désignées respectivement par 3 et 3'. Ces NI 4 2459293 phases 3 et 3' sont identiques entre elles et comprennent, de la manière habituel- le, deux étages de traitement successifs: un étage de décantation 4 (respective- ment 4'), suivi d'un étage de filtration 5 (respectivement 5') avec recyclage du filtrat, référencé (c) et (c'), dans l'étage de décantation. On obtient à la sor- tie de chacun des deux étages de décantation 4 et 4' une fraction de la solution acide initiale de sulfate de zinc que l'on réunit en une solution unique (e). On recueille par ailleurs à la sortie de l'étage de filtration 5 un gateau ferrifère (f) et à la sortie de l'étage de filtration 5' un gateau de sulfate de plomb (g). La solution de zinc (e) peut avoir de multiples destinations, par exemple servir à la fabrication de sulfates destinés à l'agriculture, ou d'oxydes pour les peintures, ou, comme le montre la figure, être traitée dans un bac à électro- lyse schématisée en 6 pour la récupération du zinc sous forme métallique après purification. Le plomb récupéré dans le gateau (g) peut trouver un débouché notamment en métallurgie non ferreuse. Enfin, le fer contenu dans le gateau (f) peut-être recyclé en sidérurgie. Le schéma de traitement représenté sur la figure 2 se distingue du précé- dent par la présence d'une phase de séparation solide-liquide 7 intermédiaire entre la lixiviation I et la classification granulométrique 2. Cette phase 7 se compose, de la façon classique, déjà rappelée plus haut, d'un étage de décan- tation désigné par 8, suivi d'un étage de filtration 9 dont le filtrat (h) est recirculé en 8. Cette variante de réalisation du procédé selon l'invention présente par rapport à celle décrite précédemment les particularités essentielles qui vont suivre. La solution acide de sulfate de zinc (e) est extraite de l'étage de dé- cantation 8, donc très tôt au cours du processus de traitement, avant l'opération de classification granulométrique 2. Ceci a notamment pour conséquence-: - d'une part, qu'il est nécessaire de repulper le gateau de filtration issu de l'étage 9 avant de procéder à la séparation des fragments ferrifères des particules de sulfate de plomb dans la phase de classification granulométrique 2. Ce repulpage, symbolisé en 10 sur la figure peut se faire par toute méthode connue, par exemple, par adjonction d'eau - d'autre part, que les opérations de séparation solide- liquide 3 et 3' en aval de la classification granulométrique 2, ne sont plus impératives pour l'ob- tention du résultat recherché par la présente invention. Elles ne présentent qu'un caractère facultatif selon que l'on souhaite ou non récupérer le fer (et le plomb) en suspension aqueuse. A cet égard, l'opération éventuelle de séparation solide-liquide 3 -c'est-à-dire, celle traitant la "sous-verse" ferrifère (a)- peut se limiter au premier étage de décantation 4 puisque la pulpe aqueuse ainsi 2459293 recueillie peut avantageusement être recyclée sur une chaîne d'agglomération des minerais sans risque de pollution par le zinc ou le plomb. L'option de l'une ou de l'autre variante de réalisation qui viennent d'être décrites, est bien entendu laissée au libre choix de l'utilisateur, qui l'effec- tuera en fonction de ses propres souhaits ou nécessités et en tenant compte de leurs avantages respectifs, lesquels peuvent être brièvement rappelés de la façon suivante: Variante de réalisation selon le schéma fonctionnel de la figure 1. L'attaque à l'acide sulfurique, opérée dans la phase initiale de lixivia- tion modérée 1 étant exothermique, les conditions dans lesquelles s'opère la classification granulométrique 2 qui suit immédiatement sont dès lors, comme on le sait, améliorées. Les opérations de décantation peuvent être accélérées par adjonction d'un floculant qui favorise l'agglomération des particules entre elles, dans la mesure o cette dernière ne nuit pas à l'étage de classification granulométrique qui les précède. Cet avantage disparait lorsque la séparation solide-liquide intervient entre la phase de lixiviation et la classification granulométrique. Variante de réalisation selon le schéma fonctionnel de la figure 2. Le repulpage aqueux 10 à la sortie de l'étape intermédiaire 7 de sépara- tion solide-liquide permet d'ajuster la proportion du solide à une valeur optimale pour l'opération ultérieure de classification granulométrique. On peut ainsi travailler dans des conditions optimales de l'hydrocyclonage notamment. De façon plus générale, on se trouve, au niveau de la classification granulométrique 2, dans une situation totalement indépendante de ce qui précède, donc présentant une grande souplesse d'action, puisque la solution acide de sulfate de zinc a déjà été extraite et que l'on ne risque plus, par exemple, d'abaisser la concentration en zinc lors de l'adjonction de l'eau de répulpage. Il va de soi que l'invention n'est pas limitée par les exemples décrits. En ce qui concerne les produits pouvant être traités, l'invention est d'application générale à toutes les poussières sidérurgiques et plus généralement métallurgiques, dans la mesure o elles contiennent des éléments utiles tels que le zinc, le plomb, le fer... et ceci quel que soit leur état hygrométrique (poussières sèches ou humides déjà sous forme de pulpe aqueuse), ou leur origine (poussières de hauts fourneaux sidérurgiques, de fours de conversion de la fonte, de fours électriques, etc...) ou de tout autre dispositif de traitement des métaux ferreux ou non. Toutefois, dans le domaine sidérurgique, l'invention est d'application pré- férentielle aux poussières de hauts fourneaux. En effet, dans les poussières d'a- ciérie, le fer et le zinc peuvent être associés en ferrites (ZnO-Fe203). La disso- lution complète du zinc implique une cassure de la structure ferritique, qui 6 2459293 s'obtient généralement par attaque acide forte, responsable du passage du fer en solution. Au contraire, dans le cas des poussières de hauts fourneaux, le zinc n'est pas lié au fer et se présente essentiellement sous forme oxydée (ZnO). La disso- lution complète du zinc, pouvant alors s'effectuer par attaque acide modérée, présente ainsi un caractère sélectif et n'affecte pas-sensiblement le fer. A titre indicatif, des essais ont été effectués à partir de boues de hauts fourneaux contenant, en poids, 14 % de fer, 15 % de zinc et 4 % de plomb et traitées conformément à la première variante du procédé selon l'invention. Ces boues ont d'abord été traitées à l'acide sulfurique à raison de 37 g d'H2S04 pur (36 N) dilué avec 0,5 1 d'eau environ pour 100 g de boues à traiter. Le traitement de lixiviation a duré 25 mn, jusqu'à l'obtention d'un pH de 4,5. La classification granulométrique ultérieure s'est opérée par hydrocyclonage dont le seuil de coupure a été réglé à 20 pm environ. Les résultats obtenus sont consignés dans le tableau ci-dessous. La première ligne concerne le produit initial à traiter. La seconde ligne concerne le résidu d'attaque à la fin de la phase de lixi- viation. Les deux dernières lignes concernent le produit après classification granulométrique et se rapportent respectivement aux fractions granulométriques supérieures à 20 pm "sous-verse" (a) et inférieure "sur-verse" (b). La première colonne indique les quantités pondérales ramenées à 100 g de produit initial, les trois colonnes suivantes contiennent les résultats d'analy- ses éxprimés en %. Les trois dernières colonnes montrent les répartitions relati- ves des éléments analysés dans les différentes étapes du procédé par rapport à une référence prise égale à 100. Analyses (en %) Distribution PoidsFe Pb Zn Fe 1Pb 1Zn Produit initial 100 14 4 15 100 100 100 Résidu d'attaque 54 25 7 1 98 100 5 Sous-verse (a) 40 29 0,7 0,3 84 7 1 Sur-verse (b) 14 14 23 4 14 93 4 Comme on peut facilement s'en rendre compte, les taux de récupération ont été de 93 % pour le plomb, de 84 % pour le fer et de 95 % pour le zinc -ce qui signifie que la quasi-totalité du zinc initialement contenue est passée en solu- tion-, alors que seulement 2 % du fer initial a subi le même sort. Selon les cas, des dispositions complémentaires doivent bien entendu être Ill I -- i. :- i h / p, . - : g A, * 10 1G A, 1,i.: > 1, I j I en - 15 De: A., ! / I' w t143 '' s Dû 20 A.,. i.;; . l h a;.. i.' " 25 . I'.- 1" 4 4'1 : h 1, d. - - 30 . *,. vi, Ah i 35 1 * lai;+ t ni g ... i 40 I p ai . l !' X A;@ . ai , 7 2459293 prises, mais qui s'imposeront naturellement à l'homme de métier sans qu'il éprou- ve de difficultés à les satisfaire puisqu'elles appartiennent toutes à son domai- ne de compétence habituel. Lorsque les poussières à traiter contiennent plusieurs éléments solubles par attaque acide modérée, la récupération de ceux-ci passe par une phase de séparation, par exemple par précipitation sélective ou par électrolyse contr8lée avec dépôt métallique séquentiel sur les électrodes, ou tout autre technique appropriée. De même, lorsque les poussières contiennent plusieurs éléments (ou composés) insolubles, attaqués ou non par l'acide, il est souhaitable que la fraction solide présente une granulométrie étagée en relation avec les éléments que l'on désire récupérer séparément. Cette granulométrie étagée peut être natu- relle, ou provoquée par l'attaque acide comme c'est le cas pour le fer et le plomb, ou par tout autre moyen adéquat. La classification granulométrique ulté- rieure s'effectue alors selon plusieurs opérations successives à seuil granulomé- trique évolutif. Il va de soi que ces dispositions complémentaires peuvent être simplifiées si l'on souhaite, non pas une séparation complète de tous les éléments, mais seulement une séparation partielle portant sur quelques éléments prédéterminés, les autres pouvant par exemple être de faible intérêt économique, ou peu préjudi- ciables à la réutilisation des éléments séparés. Tel est le cas des poussières de hauts fourneaux dans lesquelles les éléments que l'on souhaite généralement récupérer sont, on l'a vu, au nombre de trois le zinc, le fer et le plomb. On voit là une nouvelle raison, d'ordre économique cette fois, d'appliquer préférentiellement l'invention au traitement des poussières de hauts fourneaux. Il est à noter enfin que ces poussières sont de préférence à l'état humide, c'est-à-dire sous forme d'une boue, en raison des fortes concentrations de cel- le-ci en zinc (5 à 50 Z en poids) et en plomb (1 à 10 %) par rapport aux pous- sières sèches (1 à 2 Z de zinc et 0,2 à 0,5 x de plomb). Mais le procédé selon l'invention est également avantageux pour ces dernières, dont les faibles concen- trations sont souvent à l'origine de l'inaptitude économique de leur traitement par d'autres procédés de récupération et qui entraînent leur mise au crassier. A cet égard, l'invention apparaît donc, non seulement comme un moyen de valorisation des sous-produits sidérurgiques, mais encore comme un instrument de lutte contre la pollution de l'environnement par les usines sidérurgiques. 8 2459293 REVENDICATIONS 1 ) Procédé de traitement hydrométallurgique des poussières métallurgiques contenant des éléments utiles tels que le fer, le zinc et le plomb, procédé selon lequel on opère par lixiviation dans un solvant acide suivie d'une sépara- tion solide-liquide, caractérisé en ce que la phase de lixiviation est réalisée par attaque acide modérée et en ce que l'on effectue une étape supplémentaire de séparation solide-solide. ) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'étape de séparation solide-solide est intermédiaire entre la phase de lixiviation et la phase de séparation solide-liquide. ) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'étape de séparation solide-solide s'effectue après la phase de séparation solideliquide complétée par un repulpage de la fraction solide. 4 ) Procédé selon les revendications 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que l'étape de séparation solide-solide consiste en une classification granulométrique. ) Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caracté- risé en ce que l'on effectue la phase de lixiviation de manière que le pH de la solution acide soit proche de 4 ou 5 en fin de réaction. 6 ) Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, comprenant un bac de lixiviation et un séparateur solide-liquide monté en série à la suite du bac de lixiviation et caractérisé en ce qu'il comprend en outre un appareil de séparation solide-solide monté en série avec le bac de lixiviation et le séparateur. 7 ) Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'appareil de séparation solide-solide est placé entre le bac de lixiviation et le séparateur par rapport à l'ordre séquentiel des opérations de traitement des poussières selon le procédé. ) Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'appareil de séparation solide-solide est placé en aval du séparateur par rapport à l'ordre * 30 séquentiel des opérations de traitement des poussières selon le procédé et en ce que des moyens de repulpage de la fraction solide sont prévus directement à la sortie du séparateur. ) Dispositif selon les revendications 6, 7 ou 8, caractérisé en ce que l'appareil de séparation solide-solide est un appareil de classification granulo- métrique, notamment un hydrocyclone. ) Application du procédé ou du dispositif de mise en oeuvre selon l'une quelconque des revendications précédentes au traitement des poussières sèches ou humides produites par les hauts fourneaux sidérurgiques.