La présente invention se rapporte à un palier muni d'un revêtement de portée autolubrifiant et elle concerne plus part culierernent un revêtement de portée comprenant une matrice rési- incuse qui contient une dispersion de particules de fluorocarbure possédant un faible coefeieient de frottement de glissement et de fibres de graphite. On décrira tout d'abord les paliers de ce type qui étaient déjà connus dans la technique antérieure. Bien que les paliers soient traditionnellement lubrifiés par des lubrifiants liquides tels que l'huile, on a constaté que les problèmes résultant de l'utilisation d'un lubrifiant liquide pourraient être évités par utilisation de lubrifiants solides mis sous la forme de revttements de portée. Parmi les propositions antérieures de réalisation d1un palier muni d'un revêtement de portée autolubrifiant on peut citer, par exemple, celles qui sont décrites dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique Nos. 2988397, 3198691, 3471207 et 3549049.Ces brevets indiquent la possibilité dtutiliser un revêtement de portée qui comprend une matrice résineuse adhésive contenant une dispersion aléatoire de particules dtun fluorocarbure sutolubrifiant. Oes particules sont aestinées dans ces casà donner au revêtement le faible coefficient de frottement de glissement qui est essentiel pour une surface de portée de palier, tandis que la résine constitue le support des particules et assure la fixation de ces dernières sur l'élément du palier qui porte le revetement. Bien qu'elles possèdent le faible coefficient de frottement de glissement qu'on cherche à obtenir, les particules de fluorocarbures possèdent d'autres propribtés qui limitent leurs applications comme matière de revêtement de portée pour paliers. Le fluorocarbure autolubrifiant qui est le plus fréquemment utilisé est le Téflon (marque déposée par DuPont Gornoration pour désigner le polytétraluoroéthyl?ne), qui possède malheureusement une tendance démontrée à se déformer ou subir une extrusion lorsqu'il est soumis à des conditions de charge élevée sous une temp- rature d'environ 16200. De ce fait, lorsque ce fluorocarbure est utilisé dans ces conditions de fonctionnement, on observe un accroissement de l'usure du revêtement de portée des paliers et une diminution correspondante de leur durée utile Ge problème général est encore aggravé par le fait que le fluorocarbure possède par ailleurs une conductibilité thermique relativement faible qui gêne la dissipation de la chaleur de frottement, dissipation qui serait pourtant souhaitable dans ces conditions de fonctionnement critiques.Bien que la matrice résineuse assure avantaeeusement un certain degré de transmission de la chaleur et contribue par ailleurs dans une certaine mesure à donner au revêtement sa résistance mécanitlue, elle n'est pas choisie en premier lieu en fonction de ses capacités de transmission de la chaleur ni de résistance mécanique, mais au contraire pour son aptitude à supporter et à retenir les particules sans supprimer l'avantage constitué par le faible coefficient de frottement de glissement qui est donné par ces particules et qui est essentiel dane un palier autolubrifiant. Il est universellement reconnu que l'utilisation du graphite inclus dans une matrice résineuse peut être avantageuse parce que le graphite est également une matière autolubrifiante et qu'il possède en outre des caractéristiques de transmission de la chaleur et de résistance à l'usure supérieures à celles des fluorocarbures. On a déjà tenté de diverses façons d'introduire du graphite en poudre ou en flocons dans une matrice pour améliorer les propriétés de résistance à l'usure d'un revêtement de portée. On peut citer comme exemples les brevets précités ainsi que le brevet des Etats-Unis d'AmériqLue N0 3.238.601. Toutefois, étant donné que le graphite possède un coefficient de frottement de glissement supérieur à celui du fluorocarbure, et par conséquent moins avantageux, on limitait jusqu'à présent la quantité de poudre de graphite utilisée par rapport à la quantité de particules de fluorocarbure, en vue d'optimaliser les propriétés de chacune des matières. L'amélioration globale de la résistance mécanique et de la résistance à l'usure dans les conditions normales de température de fonctionnement et de charge d'un revêtement de palier contenant une poudre de graphite était donc jusqu'à présent limitée par ce compromis.D'un autre côté, l'amélioration qui se manifeste dans les conditions normales de fonctionnement ne conserve pas toute sa valeur si le revêtement de portée travaille aux températures élevées et sous les fortes charges qui provoqueraient sa destruction en l'absence de graphite, comme on l'a indiqué plus haut. On peut dons dire que, tout en reconnaissant les limites de résistance mécanique et de résistance à l'usure qui affectent les revetements autolubrifiants de cette nature dans des conditims de haute température de fonctionnement et de forte charge, les brevets précités ne visent pas particulièrement à annoter un moyen capable de perfectionner efficacement un revêtement de portée de palier à un point tel que ce revêtement puisse titre utilisé dans toute la large gamme de conditions de fonctionnement envisageables. L'invention a donc pour but de réaliser un palier présentant une surface autolubrifiante à faible coefficient de frottement qui reste efficace à des températures de fonctionnement relativement élevées et dans des conditions de charge relativement fortes. L' invention a encore pour but de réaliser un palier du type décrit et dans lequel le revêtement de portée possède une couche superficielle qui comprend une matrice résineuse contenant une dispertion aléatoire de particules autolubrifiantes destinées à former une surface à faible coefficient de frottement. Un autre but de l'invention est de réaliser un revêtement de portée de palier du type décrit dans lequel certaines des particules sont constituées par un fluorocarbure possédant un coefficient de frottement de glissement relativement faible et d'autres particules sont constituées par des fibres de graphite. Un autre but de l'invention est d'apporter un procédé de fabrication d'un palier du type décrit. Suivant l'invention, ces buts sont atteints, ainsi que d'autres, dans une forme préférées de réalisation constituée par un revatement de portée de palier perfectionné possédant une couche à faible coefficient de frottement. Cette couche est d'un type qui comprend une matrice résineuse contenant une dispersion aléatoire de particules autolubrifiantes. Ces particules sont constituées par un mélange de fluorocarbure et de fibres de graphite, de sorte qu'elles combinent les caractéristiques avantageuses de ces deux formes de particules. Pour obtenir la couche à faible coefficient de frottement visée par l'envention, on utilise avantareusement un mélane;e comprenant 53,5 parties en poids de flùorocarbure, 1,5 parties en poids de fibres de graphite et 45 parties en poids de résine. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront au cours de la descrintion qui va suivre. Aux dessins annexés donnés uniquemen* > à titre d'exemple, la Fig. I est une vue partielle en perspective d'un palier sphérique ou à rotule comprenant le revêtement de palier suivant l'invention la Fig. 2 est une coupe suivant la ligne 2-2 le la Pig. 1 la Fig. 3A est une ue à grande échelle représentant une partie de la surface du revêtement de portée de daller te la Fig.2, dans laquelle la matrice résineuse est supposée entièrement trans- parente pour mieux faire voir les caractéristiques de l'invention la Fig. 3B est une vue analogue à la Fig. 3A mais retrésen- tant un revêtement qui contient un autre type de particules d-e fluorocarbure la Fig. 4 est une vue en perspective à grande celle d'une forme préférée de fibre de graphite utilisée suivant l'invention. Ainsi qu'on lta indilué sur la Fig. 1, l'élément de~palier à rotule 10 suivant l'invention est destiné à recevoir un élément complémentaire (non représenté) et on forme une interface de portée de glissement omni-directionnelle entre ces deux él-ments en utilisant un revêtement de portée de palier 12 qui possède une surface de portée autolubrifiante 14. Le revêtement proféré 12 peut être fixé rigidement à la surface interne 16 de l'élément 10 de la façon représentée sur la Fig. 2. Le revêtement 12 comorend une couche superficielle 18 à faible coefficient de frotte 7ent qui constitue la surface de portée 14 ; une matière support 20 et une couche adhésive 22 qui est adjacente à la surface interne 16 de l'élément lO. Bien que le procédé préféré de formation d-u revêtement 12 soit décrit en détail dans la suite du présent mémoire, il est peut-ttre avan- tageux d'examiner tout d'abord la couche 18 pour définir les caractéristiques essentielles du revêtement 12 qui permettent à ce revêtement d'atteindre les buts de l'invention qui ont été cités tolus haut. La couche 1E7 comprend essentiellement une matrice rési- neuse 24 dans laquelle des particules de fluorocarbure 26 et des fibres de graphite 28 sont dispersées avec un arrangement aléatoire tour contribuer ensemble à zoner certaines propriétés micani;ues au revêtement 12 et à l surface 14 de ce revêtement. Plus particulièrement les Darticules le fluorocarbure 26 sont de préférence des particules de Téflon et les particules de graphite 28 sont de préférence, et comme on l'a indiqué sur la Fig. 4, des fibres à haut module et à section non circulaire telles que celles vendues par la société "Great Lakes CaS Corporation" sous la marque "ORTS ". Ainsi qu'on l'a indiqué plus haut dans le présent mémoire et que l'indiquent également les documents antérieurs précités, les particules de Téflon 26 forment essentiellement un revêtement possédant une surface à faible coefficient de frottement, qui est essentielle pour le fonctionnement d'un palier autolubrifiant dans les conditions normales de température et de charge.Toutefois, suivant l'invention, c'est dans des conditions de température et de charge plus élevées que les conditions normales. et dans lesquelles ltefficacité des disposi- - tifs de la technique antérieure est limitée que le revêtement suivant l'invention manifeste ses avantages. L'exposé donné ciaprès sera donc principalement consacré à la démonstration de la contribution que les fibres de graphite 28 apportent à l'amélioration des propriétés mécaniques du revêtement 12 et de la surface 14. On a représenté sur la Fig. 4 un exemple type de fibre 28 qui peut être utilisé pour la mise en oeuvre de l'invention. Cette fibre, qui est une fibre "FORTE?ILw de section non circulaire, possède une longueur L, une largeur X et une épaisseur P. La longueur L peut être d'environ 7,2 mm, la largeur W peut varier entre environ 12,5 et environ 14,0 microns et l'épaisseur T peut être comprise dans l'intervalle allant de 4,5 à environ 5,5 microns. Une forme de fibre "FORTAPIL" utilisée dans le programme d'essai des revêtements suivant l'invention possède.un module d'élasticité (module de Youg) d'environ 3,37.j04 kg/mm2. On pourrait également utiliser d'autres types de fibres possédant un module d'élasticité compris entre 2,1.104 et 4,2.104 kg/mm2.Bien que le graphite soit une matière autolubrifiante, on estime que le coefficient de frottement de glissement d'une fibre de graphite est d'environ trois fois supérieure à celui du Téflon Par contre, la résistance à la traction et la conductibilité thermique du graphite sont nettement supérieures à celles du Téflon, Suivant l'invention, l'introduction de graphite dans la matrice sous la forme de fibres au lieu de la poudre qui était utilisée antérieurement permet au graphite de contribuer plus fortement aux caractéristiques globales de résistance mécanique et de résistance à l'usure du revêtement 12, tandis que le coefficient de frottement de glissement de la surface 14 reste relativement bas parce qu'il reste défini par les ?propriétés du Téflon. Suivant l'invention, on obtient ce résultat en réalisant une dispersion aléatoire de particules de Téflon 26 et de fibres de graphite 28 dans la matrice résineuse. Bien que ceci ne soit pas absolument nécessaire pour la compréhension de l'invention, on a donné sur la Fig. A une représentation lu revaterlent de portée de palier suivant l'invention qui montre la forme et la nature de la dispersion aléatoire formée dans la couche 18. Pour représenter plus clairement le revêtement, on suppose que la matrice résineuse est transparente alors qu'en réalité, dans la plupart de cas, elle est relativement opaque. La Fig. DA montre donc la matière support 20, qui est de préférence tissée, alors que cette matière n'est pas normalement visible pour un observateur qui regarde la surface 14.Pour donner une idée générale des dimensions relatives, il convient d'indiquer que la largeur de la partie de revêtement représentée sur la Fig. 3A est d'environ 4 mm. Les fibres de graphite 28 sont réparties au hasard dans la couche 18 et elles présentent une certaine tendance à se rassembler dans les creux de la matière support 20. il est possible que certaines des fibres 28 se superposent sans qu'aucune partie de ces fibres qui sont les plus proches de la matière de support 20 n'apparaisse à la surface 14. Les particules de fluorocarbure 26 qui sont représentées sur la Fig. 3A sont des flocons de Téflon qui ont été noircis par attaque chimique. La Fig. 3B est une vue d'une couche suivant l'invention analogue à celle représentée sur la Fig. 3A mais qui est supposée contenir des particules de fluorocarbure 26 différentes de celles de la réalisation de la Fig. 3A, et qui sont ici constituées par une poudre de Téflon blanche et qui sont de dimensions inférieures à celles de la Figure 3A. Dans la forme de réalisation préférée du revêtement 12, les particules de Téflon 26 sont réparties au hasard dans la masse de la couche 18 mais elles sont avantageusement situées au niveau de la surface 14 pour donner au revêtement son faible coefficient de frottement de glissement. Les fibres de graphite 28 sont mélangées dans toute la masse de la couche 18 mais elles sont de préférence situées de manière à affleurer le moins possible au niveau de la surface 14 ceci afin de pouvoir transmettre la chaleur de la surface 14 et donner une plus grande résistance mécanique à l'ensemble de la couche 18 sans avoir une influence prédominante sur la valeur du coefficient de frottement de glissement de la surface 14.On peut voir que les fibres 28, iui sont de forme allongée et rel?tivement minces par rapport à l'épaisseur de la couche 18 > sont capables de s'étendre de la surface 1-4 2usqutà des points situés à l'int rieur de la couche 18 en ne présentant qu'une petite surface réellement située au niveau de la surface 14. Le procédé préféré -de fabrication du palier 10 constitue un perfectionnement du procédé décrit dans le brevet des Etats Unis d'Amérique NO 3.471.207 qui concerne l'utilisation de particules de fluorocarbure seules. Les particules autolubrifiantes préférées sont, d'une part, des fibres de graphite du type décrit plus haut, et, d'autre part, des particules de Téflon, les particules de graphite représentant d'environ 2ç- à environ 20-5e du poids total des particules. Les particules de Téflon sont de préférence des flocons de Téflon constituées par des morceaux de fibres de polytétrafluoréthylène, par exemple d'environ 0,4 mm de longueur, et possédant un diamètre suprieur à la largeur W des fibres de graphite 28. Les flocons de Téflon peuvent être traités par attaque chimique de manière à se lier plus facilement à la résine. Cette attaque chimique du Téflon est bien connue dans la techniaue et elle est décrite, par exemple, dans les brevets des Etats-Unis d'Âtiérique n 2.789.063 et 2.809.130. Les particules de Téflon peuvent éga- lenent comprendre du Téflon en poudre mélangé aux flocons de Téflon ou remplaçant les flocons.La poudre de Téflon se trouve dans le commerce ou encore on peut la préparer en enroulant en un rouleau une feuille de polytétrafluoroéthylène du type qu'on trouve dans le commerce et en usant ce rouleau à l'aide d'une lime pendant qu'on fait tourner à grande vitesse au moyen d'un tour. Les particules résultantes,oui -o0rt la poudre de Téflon, sont de dimensions nettement inférieures à celles des flocons de Téflon. il est préférable d'utiliser un mélange comprenant des poids oraux de particules autolubrifiantes et d'une ravine telle que la résine phénols use Resiweld R-7119 fabriquée par H.B. Fuller Company, St. Paul, Minnesota, Etats-Unis d'Amérique.Au cours du programme d'essais, on a obtenu d'excellents résultats avec un mélange de n-rti^ules autolubri"iantes et de résine phwnolique qui comprenaient, en parties en poids, 45 g de résine, 1,5 d de fibres de graphite et 5s,5 % de particules de Téflon. Le mélange de résine et de particules peut être déposé en une couche telle que la couche 18 de la Fig. 2 sur une matière support telle que celle représentée en 20, par enduction à la brosse, pulvérisation ou procédé équivalent. La matière support 20 peut être constituée, par exemple, uar un tissu tissé, comme dans le cas représenté sur les Fig. 3A et 3S, qui comprend des fils de Dacron (marque déposée par DuPont Corporation pour désigner un polyester en fibres coupées) ou encore par de la fibre de verre, ou par une pellicule d'aluminium, etc... On laisse la composition résineuse reposer sur le support jusqu'à ce qu'elle ait fait sa prise, habituellement pendant 24 heures. Le revêtement composite est ensuite placé dans une presse à haute pression à plateaux plats. Les plateaux de la presse, qui sont portés à une température de l'ordre de 175 à 200 Cl (de préférence environ 1900C) dans le cas de la résine Resiweld mentionnée plus haut, exercent une pression de l'intervalle allant de 28 à 70 kg/cm (avantageusement une pression d'environ 42 kg/cm2). Ges conditions sont maintenues pendant environ une demi-heure, à l'exception d'une brève période pendant laquelle on réduit la pression appliquée pour laisser les gaz s'échapper. L'opération décrite ci-dessus provoque le durcissement de la résine, c'est-à-dire un processus irréversible de durcissement par polymérisation, ce durcissernent bloquant les fibres de graphite 28 et les particules de Téflon 26 en position et les fixant sur la matière support 20. Après ce cycle de durcissement, on extrait lue revêtement de la presse et, à ce stade, ce revêtement est flexible, c'est-à-dire que l'on peut facilement le mettre sous u;ne forme tubulaire. Ensuite, on applique une autre couche de résine non traitée sur le revêtement, plus précisément sur le support, comme on l'a indiqué en 22, pour former une couche adhésive. On laisse cette deuxième couche de résine faire sa prise, par exemple on la laisse durcir pendant 24 heures. Cette résine est de préférence la même résine phénolique que celle qu'on a utilisé précédemment, bien que l'on puisse également utiliser d'autres formes d'adhésifs, notamment ceux que l'on peut se procurer sous forme de pellicules. Ensuite, on met en forme le revêtement de portée 12, qui comprend la résine 22 non encore durcie, pour l'anpliquer étroitement sur la surface interne 16 de l'élément de palier 10, d'une façon bien connue dans la technique, par exemple par le procédé décrit dans le brevet des Etats-Unis dtAmérique NO 3.471 207. Ensuite, on place le palier dans un four, dans lequel il est porté à une température légèrement inférieure à celle qu'on a utilisée dans le premier cycle de durcissement, par exemple une température d'environ 175O(}J dans le -cas de l'adhésif Resiweld mentionné plus haut. Cette température légèrement inférieure est suffisante pour provoquer le durcissement par polymérisation de la deuxième couche de résine et fixer le revêtement composite 12 à la surface interne 16 de l'élément 10 de palier.En outre, étant donné que la température est inférieure à celle que l'on a adoptée pour le premier cycle de durcissement, la surface lubrifiante t4 du revêtement 12 qui est dirigée vers l'élément complémentaire du palier ne se ramollit pas pendant ce dernier chauffage, ramollissement qui, autrement, entratnerait une adhérence indésirable entre le revêtement et le deuxième élément du palier. Lorsqu'il a subi cette opération de finition, le palier 10 est muni d'un revêtement de portée 12 qui présente une couche 18 à faible coefficient de frottement, d'un type perfectionné et qui répond aux buts visés par l'invention. Bien que l'on ait décrit un palier préféré, un revêtement de portée préféré et un procédé préféré de fabrication de ce revêtement et de ce palier, il va de soi que l'on peut apporter diverses modifications sans pour cela sortir du domaine de l'invention. Par exemple, le revêtement de portée et le procédé de fabrication suivant l'invention peuvent être utilisés pour produire des paliers d'un autre type que le palier sphérique décrit et relJrésenté. REVEND i C Â T ION S 1. Revêtement de portée perfectionné pour palier du type qui présente une couche à faible coefficient de frottement comprenant une matrice résineuse qui contient une dispersion aléatoire de perticules autolubrifiantes dont certaines sont des particules de fluorocarbure et possèdent un coefficient de frottement de glissement relativement bas ce revêtement étant caractérisé en ce que la matrice comprend d'autres particules constituées par des fibres de graphite qui possèdent un coefficient de frottement de glissement plus élevé que celui des particules de fluorocarbure et également une plus grande résistance mécanique et une plus grande capacité de transmission de la chaleur que ces particules, de sorte que le revêtement de portée contenant lesdites fibres de graphite peut travailler dans des conditions de température et de charge très élevées, cependant que le coefficient de frottement de glissement de la surface de ladite couche est très bas. 2. Revêtement suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les fibres de graphite sont des fibres à- haut module de section non circulaire possédant une largeur maximale d'environ 14,0 microns et une longueur nettement supérieure à cette largeur maximale. 3. Revêtement suivant la revendication 2, caractérisé en ce que lesdites fibres de graphite possèdent une largeur comprise entre environ 12,5, et environ 14,0 microns, une épaisseur comprise entre environ 4,5 et environ 5,5 microns, et une longueur masse male d'environ 3,2 mm. 4. Revêtement suivant la revendication 1, caractérisé en ce que lesdites autres particules représentent au moins 1 %, du poids total desdites particules. 5. Revêtement de portée de palier destiné à btre utilisé dans un palier pour former une surface à faible coefficient de frottement, caractérisé en ce outil comprend une couche située au niveau de ladite surface et comprenant une motrice résineuse qui contient une dispersion aléatoire de particules autolubrifiantes, certaines de ces particules étant en un fluorocarbure et possédant un coefficient de frottement et de glissement relativement bas, et d'autres desdites particules étant constitues par des fibres de graphite et possédant un coefficient de frottement supérieur à celui des particules de fluorocarbure et une résistance mécanique et une capacité de transmission de la chaleur supérieure à celles du fluorocarbure, de sorte que le revêtement peut tra vailler à des températures et sous des charges très élevées, cepen dant que le coefficient de frottement de glissement de ladite surface est très bas. 6. Revêtement suivant la revendication 5, caractérisé en ce que les fibres de graphite sont des fibres à haut module de section non circulaire possédant une largeur maximale d'environ 14,0 microns et une longueur nettement supérieure à cette largeur maximale 7. Revêtement suivant l'une quelconque des revendications 2 et 5, caractérisé en ce que les particules de fluorocarbure comprennent du polytétrafluoroéthylène pulvérulant. 8. Revêtement suivant l'une quelconque des revendications 2 et 6, caractérisé-en ce que lesdites autres~particules de fluo rocarbure comurennent du polytétrafluoroéthylène en flocons. 9. Revêtement suivant la revendication 5, caractérisé en ce que lesdites autres particules reprdsentent au moins 2 % et pas plus de 20 % du poids total desdites particules. 10. Revêtement suivant la revendication 5, caractérisé en ce qu'il comprend une matière support présentant une première face à laquelle ladite couche est fixée et une delixième face sur laquelle est déposé un adhésif destiné à fixer le revêtement à un élément porteur constitué par l'un des élément dudit palier. fi. Palier sphérique muni d 'une surface de portée à faible coefficient de frottement, caractérisé en ce qu'il comprend un élément porteur, un revêtement fixé à cet élément porteur, l'une -des eouches de ce revêtement définissant la surface de portée et étant éloignée dudit élément porteur, ladite couche comprenant une matrice résineuse qui contient une dispersion aléatoire des particules autolubrifiantes, - certaines de ces particules étant composées de fluorocarbure et d'autres de ces particules étant des fibres de graphite. 12. Palier suivant la revendication 11, caractérisé en ce que lesdites particules de fluorocarbure comprennent une poudre de polyéthylène tandis que les fibres de graphite sont des fibres à haut module, de section non circulaire, possédant une largeur maximale d'environ 14,0 microns et une longueur nettement supérieure à cette largeur maximale. 13. Palier suivant la revendication 11, caractérisé en ce que lesdites particules de fluorocarbure comorennent des flo cons de polytétrafluoroéthylène et le-s fibres ib de s d e graphite sont des fibres à haut module, de section non circulaire, qui possèdent une largeur maximale d'environ 14,0 microns et une longueur nettement supérieure à cette largeur maximale. 14. Revêtement de portée de palier suivant la revendication 11, caractérisé en ce que lesdites autres particules représentent au moins 2 % et pas plus de 20 Y du poids total desdites particules. 15. Procédé de-fabrication d'un palier possédant une surface de portée à faible coefficient de frottement, caractérisé en ce qu'il consiste à mélanger des particules de fluorocarbure et des fibres de graphite avec une résine adhésive, à appliquer le mélange de particules, fibres, et résine ainsi obtenu sur une matière support, à chauffer le mélange pour provoquer son durcissement pendant outil se trouve sur la matière support, cette opération donnant naissance à une feuille flexible qui présente une surface de portée à faible coefficient de frottement, à mettre ladite feuille en forme pour constituer un revêtement de palier en l'apPliquant contre un élément de palier de manière que ladite surface de portée à faible coefficient de frottement forme la surface libre extérieure de l'élément de palier, et à fixer ledit revêtement audit élément de palier pour achever ledit élément de palier. 16. Procédé suivant la revendication 15, caractérisé en ce que les particules de fluorocarbure sont en polytétraBluoro- éthylène et les fibres de graphite sont des fibres à haut module, de section non circulaire, qui possèdent une largeur maximale d'environ 14,0 microns et une longueur nettement supérieure à cette largeur maximale. 17. Procédé suivant la revendication 16, caractérisé en ce que le raotort de poids entre les particules de polytétrafluoroéthylène et les fibres de graphite à section non circulaire est au moins de 5 à 1 et de Das plus de 50 à 1. 18. Procédé suivant la revendication 16, caractérisé en ce que ledit mélange comprend, en poids, environ 53,5 parties de particules de polytétrafluorodthylène, 1,5 parties de fibres de graphite et 45 parties de résine.