L'invention a pour objet un appareil pour adapter un système de télévision faisant appel à un nombre de lignes d'analyse relativement petit à la visualisation d'imagea de télévision sur des récepteurs à écran de grandes dimensions. La formation d'images de télévision dan in:-l3-ations de communication à distance entre deux usagers par transmission d'images et de son a lieu gSnéralement sur des brans de petit format et leur formation sur des écrans plus grands soulève des difficultés. Les lignes du grand écran balayées par le spot résultant de l'intersection du pinceau d'électrons avec 1' ecran sont alors écartées les unes des autres de manière excessive et le spectateur voit une image présentant des raies horizontales sombres. Dans le but de pallier cet inconvénient, on a proposé de moduler à fréquence élevée la tension de déviation verticale du tube formateur d'images ce qui fait suivre au spot une ligne non pas sensblement horizontale, comme pour la formation habituelle d'une image de télévision, mais une ligne sinusoidale dont l'amplitude correspond sensiblement à la moitié de la distance entre les deux lignes horizontales qui seraient parcourues en l'absence de cette modulation haute fréquence. Mais la réalisation est compliquée et d'une application limitée. Selon l'invention, le balayage reste sensiblement horizontal mais l'écran, au lieu d'etre balayé une seule fois par le faisceau d'électrons, dont le flux est modulé en fonction des informations vidéo correspondant à cette ligne, est balayé plusieurs fois avec un décalage en hauteur entre les lignes balayées de sorte qu'une surface suffisante de l'écran de grande dimension est formatrice d'image, malgré que le standard ou définition de 1' image de télévision ait un nombre de lignes inférieur à celui qui fournirait une image satisfaisante sur un écran d'une telle dimension. Un dispositif selon l'invention comprend un moyen pour qu'après balayage d'une ligne de l'écran de télévision par le faisceau d'électrons modulé suivant les informations vidéo de la ligne, une autre ligne de l'écran, sensiblement adjacente à la première ligne soit balayée par le faisceau modulé de la même façon que pour la ligne immédiatement précédente, la vitesse de balayage étant doublée par rapport à la vitesse d'analyse. L'invention trouve une application particulièrement avanta geuse lorsqu'on désire, à partir d'une installation de communication à distance entre deux usagers par transmission d'images et de son, former des images non pas sur l'écran d'un tube récepteur faisant partie de l'installation mais sur un écran d'un tube récepteur de plus grandes dimensions, par exemple lorsqu'on souhaite que les images de télévision soient perceptibles pour plusieurs spectateurs. L'invention vise un dispositif d'adaptation destiné à être annelé au récepteur d'une telle installation de communications à distance. Elle concerne également une variante dans laquelle l'adaptation se fait non pas au récepteur mais à la caméra de télévision d'une telle installation. Elle vise alors un dispositif qui, annexé à une caméra classique, par exemple à 525 ou 625 lignes, permet d'obtenir un "standard" voisin de celui des installations de communication à distance et, ainsi, d'incorporer de telles caméras à ces installations. Dans cette variante, on une retient qu'une ligne d'analyse sur deux, et cette ligne est ensuite dilatée dans le temps pour obtenir ledit standard. La description qui suit, faite à titre d'exemple, se réfère au dessin annexé, dans lequel - la figure 1 est un schéma d'ensemble de l'appareil - la figure 2 est un schéma d'une partie de l'appareil - la figure 3 représente des diagrammes de signaux vidéo L'information de télévision, prévue pour être appliquée à l'entrée d'un récepteur de télévision à tube récepteur à écran de petites dimensions, comme disponible dans une installation de communication à distance entre deux usagers par transmission d'images de télévision et de son, est appliquée à l'entrée Il d'un appareil d'adaptation selon l'invention, laquelle se divise en deux voies 12 et 13.La voie 12 se divise elle-même en deux voies 14a et 14b. la voie 14a peut, par un organe de commutation 15a coopérant avec un "contact4'34a, être reliée à l'entrée 16a d'un dispositif de ligne à retard 17aw du type désigné quelquefois sous le nom de channe à seaux, en analogie avec une rangée d'hommes qui se transmettent des seaux d'eau pour l'extinction d'un incendie, en faisant la channe. Un tel dispositif comprend une multiplicité d'interrupteurs 18t, 182, etc., 18n (figure 2) montés en série et qui définissent des portions de circuits 191-2 et 192,3, etc., d'où sont issus des circuits à capacité 211, 212, etc., comprenant des condensateurs 221, 222, etc. La sortie 23a du dispositif à ligne à retard 17as à n étages, est reliée, par une voie 24a au "contact" 25a d'un commutateur 26a, dont l'organe de commutation 27 est relié à la sortie 28 de l'appareil d'adaptation par l'intermédiaire d'un filtre 29. Une seconde voie 31a de la sortie du dispositif à ligne à retard 17a aboutit au second "contact" 32a du dispositif de commutation 33a comprenant l'organe de commutation 15a Un dispositif de ligne à retard 17b, identique au dispositif de ligne à retard 17a, est monté en parallèle par rapport à ce dernier.La voie 14b aboutit ainsi au "contact" 34b d'un dispositif de commutation 33b dont l'organe de commutation 15b est relié à l'entrée 16b du dispositif à ligne à retard 17b. La sortie 23b de ce dernier se divise suivant une première voie 24b aboutissant au contact 25b du dispositif de commutation 26 à organe de commutation 27 et une seconde voie 31b aboutissant au second contact 32b du dispositif de commutation 3%. Le transfert de la charge électrique du condensateur 22 au condensateur 222, etc., est commandé par des impulsions d'horloge appliquées à une seconde entrée 35a du dispositif à ligne à retard 17a et, pour le dispositif 17b, à la seconde entrée 35b de celui-ci. L'entrée 55a est reliée à un organe de commutation 36a et l'entrée 35b à un organe de commutation 36b L'organe 36a peut coopérer avec l'un ou l'autre de deux "contacts" 37a, 38a d'un dispositif de commutation 39a comprenant l'organe de commutation 36a, et l'organe de commutation 36b peut coopérer avec l'un ou l'autre de deux "contacts" 37b 38b d'un dispositif de commutation 39b. Les contacts 58a et 37b font partie d'un circuit 41 relié à la sortie 42 d'un oscillateur 43 du type VCO, c'est-à-dire dont la fréquence d'oscillation est dépendante de la valeur d'une tension appliquée sur une entrée 44. Les oscillations fournies par l'oscillateur 43 sont en outre appliquées à l'entrée 45 d'un diviseur de fréquence 46, à facteur de division égal à deux, dont la sortie 47 est reliée par un circuit 48 aux "contacts" 37a et 38b des dispositifs de commutation 39a et 39b. Les oscillations fournies par le diviseur de fréquence 46 sont appliquées à l'entrée 49 d'un diviseur de fréquence 51, à facteur de division égal à n, et la sortie 52 de ce dernier est appliquée, d'une part, à l'entrée 53 d'un diviseur de fréquence 54, à facteur de division égal à deux et, d'autre part, à-un circuit 55 à l'entrée 56 d'un comparateur de phases 57 dont l'autre entrée 58 est reliée à la voie 13.Du diviseur de fréquence 54 est issu un circuit d'actionnement 59 des divers dispositifs de commutation, à savoir 59a 39b ; 26 ; 33as 33b Le fonctionnement est le suivant On suppose qu'à l'instant initial, les mémoires 61a1, 61a2, etc., 61an que-constituent les divers condensateurs 221, etc0, 22n de la ligne à retard 17as ainsi que les mémoires 61b1, 61b2, etcs, 61bn que constituent les condensateurs 22 de la ligne à retard 17b, sont vides, c'est-à-dire que les condensateurs ne sont pas chargés ; les interrupteurs 18 sont ouverts : l'information de télévision, appliquée à l'entrée Il a, par exemple, la forme montrée par la courbe a1 de la figure, correspondant à une ligne de balayage. Lorsqu'une impulsion d'horloge provenant de l'oscillateur 43 parvient à la ligne à retard 17a à-son entrée 35a reliée à la sortie du diviseur de fréquence 46, l'interrupteur 18j se ferme et le condensateur 221 se charge à la valeur de la tension existant à ce moment à I'entrée 11, qui est par exemple montrés par le point 81 de la courbe a. A l'impulsion d'horloge suivante, la fermeture de l'interrupteur 182 assure le transfert de cette -charge du condensateur 221 au condensateur 222. Simultanément, le condensateur 221 se charge, maia à une valeur qui -correspond au point s2 de la courbe a1. Et le processus se poursuit : à l'impulsion d'horloge suivante, c'est le condensateur 223 qui reçoit la charge correspondant à la tension du point s1 de la courbe a1 : le condensateur 222 reçoit la charge correspondant à la tension du point s2 de la courbe a1 et le condensateur 221 se-charge à une valeur qui correspond à la tension représentée par le point 53 de la courbe a1. A la nième impulsion d'horloge, la charge du condensateur 22n sera représentative de la tension du point s1 ; la charge du condensateur 22 sera représentative de la tension du point s2 de la courbe -1 et la charge du condensateur 221 sera représenta tive de la tension du point sn de la courbe at. A ce moment, une impulsion de commutation est fournie à partir de la sortie du diviseur de fréquence 54 et les dispositifs de commutation 39, 33 et 26, qui étaient dans la condition correspondant à la position montrée en trait plein pour leurs organes de commutation, prennent la condition correspondant à la position montrée en trait pointillé pour leurs organes de commutation.Dans cette condition, l'entrée 35a applique à la ligne à retard t7a des impulsions à une fréquence deux fois plus élevée que dans la phase précédente, puisqu'elles proviennent directement de l'oscillateur 43 et non pas du diviseur de fréquence par deux 46. Les informations présentes dans la ligne à retard 17a parviennent donc à la sortie 28, après avoir traversé le filtre 29, deux fois plus rapidement qu'elles avaient été mises en mémoire, comme schématisé par le signal bt.i 1 sur la figure 3. Mais, simultanément, lesdites informations sont appliquées par la voie 31a a à nouveau à l'entrée 16a La charge correspondant au point s1 est donc, d'une part, présente à la sortie 28 et mise en mémoire dans le condensateur 221. Simultanément, la charge du condensateur 22n 1 est parvenue au condensateur 22n A l'impulsion d'horloge suivante, appliquée à Entrée 35a c'est donc cette charge qui devient présente à la sortie 28. Simultanément, la charge est transférée du condensateur 22, au condensateur 222 et la charge s2 est transférée par la voie 31a au condensateur 221. Et ainsi de suite.Après n impulsions d'horloge, toutes les informations vidéo bd .1 ont été présentes à la sortie 28 et, à nouveau, le dispositif de ligne à retard 17a a en mémoire les informations vidéo correspondant à la courbe a1. Les impulsions horloge continuant à être appliquées à l'entrée 35as les mémoires 61 continuent à se vider en succession et comme le dispositif 17a contient à nouveau en mémoire le signal at, dans une troisième condition, c'est donc un signal bf 2 identique au signal b1 I qui est présent à la sortie 28. Pendant les seconde et troisième conditions, la ligne à retard 17b se remplit progressivement de la même façon que la ligne à retard 17a au cours de la première condition, mais à partir des informations vidéo alors présentes à ltentrée Il et qui sont celles montrées par la courbe a2 de la figure 3. Le transfert de linfor- mation d'une mémoire du dispositif 17b à la mémoire adjacente est effectué à la même fréquence que celle qui correspondait au remplissage des mémoires de la ligne à retard 17a au cours de la première phase, l'entrée 35b étant alors, en effet, en liaison avec la sortie 47 du diviseur de fréquence par deux 46 dans ces deuxième et troisième conditions.Le remplissage des mémoires du dispo sitif 17b se poursuit donc pendant la seconde et la troisième con- ditions définies ci-dessus pour le vidage du dispositif 17a. A l'issue de la troisième condition, une nouvelle commutation se produit par l'impulsion fournie à la sortie du diviseur 54 et les dispositifs de commutation reprennent la condition montrée en trait plein par les organes de commutation. Les rôles des lignes à retard 17a et 17b sont interverties par rapport à ce qui a été décrit ci-dessus pour les seconde et troisième conditions. Lesmé- moires de la ligne à retard 17a se remplissent à vitesse lente et par contre, les mémoires de la ligne à retard 17b se vident vers la sortie 28 à une vitesse deux fois plus grande, comme se vidaient les mémoires de la ligne à retard 17a dans les seconde et troisième conditions considérées comme ci-dessus. On dispose donc en permanence à la sortie 28 de l'appareil des signaux vidéo qui correspondent à l'analyse d'une ligne, par exemple la ligne a1, lesdits signaux modulant le faisceau d'électrons (ou les faisceaux d'éleetrons) pour le balayage d'une première ligne de l'écran d'un tube récepteur de télévision, puis des mêmes signaux vidéo qui sont utilisés pour moduler le faisceau d'électrons pour le balayage de la ligne suivante dudit tube récepteur. La ligne suivante dudit tube est balayée par un faisceau d'électrons modulé par des signaux vidéo qui sont ceux représentés par la courbe a2 de la figure 3 et qui sont également ceux qui correspondent au balayage de la quatrième ligne. Et ainsi de suite. L'écran du tube récepteur de télévision est donc couvert avec deux fois plus de lignes de balayage que ce qui correspond aux signaux vidéo appliqué à l'entrée 11 de l'appareil. Ainsi, on peut, à partir de signaux vidéo prévus pour la formation d'une image de télévision sur un écran relativement petit d'un tube récepteur de télévision, former une image de télévision dépourvue de raies horizontales sombres sur un écran de télévision de dimension plus grande d'un autre tube récepteur. L'intervention du comparateur de phases 57 fait correspon dre les commutations d'une manière exacte à la fréquence de balayage des signaux d'entrée, assurant ainsi sans diffixulté une synchronisation constamment parfaite. Pour une fréquence de lignes de 8 RR+, lepassage d'un étage d'une ligne à retard à l'étage suivant, pour un nombre d'étages égal à 250, seyait pour l"'écriture" toutes les a,5P/secondes, soit à une fréquence de 2 mHz. La "lecture1, se fait à une fréquence de 4 mHz. La bande passante est égale à1 Rz (moitié de la fréquence d'écriture). L'appareil peut assurer non pas seulement le doublage du nombre des lignes, comme dans la réalisation précédente, mais également le triplage ou meme une multiplication par un facteur encore plus grand. L'invention permet, à partir d'informations vidéo telles que fournies par un poste combiné de téléphone et de télévision, de former une image sur un tube récepteur de télévision tel qu'utilisé dans les appareils de réception de programmes de télévision. T'invention prévoit une variante permettant, en quelque sorte, une adaptation inverse, par exemple pour faire fonctionner une installation de télécommunication à transmission d'images de télévision et téléphone, comprenant des tubes réeepteurs d'images de télévision de petites dimensions, à partir d'une ou deux caméras de télévision classiques, à standard courant, par exemple de 625 lignes. Elle vise alors un appareil d'adaptation qui, adjoint à une caméra à 625 lignes, met en mémoire les signaux vidéo correspondant à une ligne d'analyse et, ensuite, lit cette ligne à une vitesse deux fois plus faible que la fréquence. d'écriture. C'est à partir des signaux lus qu'est modulé le faisceau d'électrons du tube formateur images sur un écran de petites dimensions, le nombre de lignes balayées sur ledit écran étant ainsi moitié de celui des lignes d'analyse de la caméra. Le schéma dtun appareil d'adaptation conforme à cette va- riante est analogue à celui qui fait l'objet de la figure 1. Toutefois, un diviseur de fréquence, à facteur de division égal à deux, est interposé sur la voie 13. Le filtre 29 prévu à la sortie 28, au lieu d'avoir la fréquence de coupure c de la premiere réalisation a, dans cette variante, une fréquence de coupure f'c = fc/2. REVENDICATIONS I. Appareil pour former des images de télévision sur un tube de récepteur detélêvision à grand écran à partir d'une transmission de télévision prévue pour la formation d'images sur un tube à petit écran, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour, à partir de signaux vidéo appliqués à son entrée et correspondant à l'analyse d'une ligne, moduler le faisceau d'électrons pendant le balayage d'une ligne de l'écran puis moduler avec les mimes signaux vidéo le faisceau d'électrons pendant le balayage d'une ligne adjacente. 2. Appareil selon la revendication I, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour mettre en mémoiresles signaux da- nalyse d'une ligne et lire deux fois successives les- signaux mis en mémoire 3. Appareil récepteur selon la revendication 2, caractérisé en ce que les moyens de lecture sont deux fois plus rapides que les moyens d'écriture. 4. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la mémoire est constituée par une ligne à retard à capacités qui fonctionne suivant le principe de la "channe à seaux 5. Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que les informations lues sont réécrites dans la ligne à retard. 6. Appareil selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend deux lignes à retard montées en parallèle dont l'une est en condition d'écriture pendant que -l'au- tre est en condition de lecture, et vice versa. 7. Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que le transfert des charges d'une capacité à l'autre a lieu sous la commande- d'impulsions d'horloge. 8. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que des moyens diviseurs de fréquence sont prévus pour appliquer à une ligne à retard des impulsions d'horloge de fréquence deux fois plus faible qué celle appliquée à l'autre ligne à retard. 9. Appareil selon la revendication 7,-caractérisé en ce que la fréquence des impulsions d'horloge est contrôlée à partir des signaux de synchronisation présents à l'entrée de l'appareil. Io. Installation de transmission d'images de télévision comprenant un appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes. II. Variante de l'appareil selon l'une quelconque des revendications I à 9, pour la formation d'images de télévision sur un tube récepteur à écran plus petit que celui qui correspond à une caméra de télévision, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour mettre en mémoire les signaux vidéo correspondant à une ligne d'analyse de la caméra et des moyens pour lire lesdits signaux à une vitesse deux fois plus faible (ou n fois plus faible) que la vitesse d'écriture. I2. Installation de transmission d'images de télévision, comprenant un appareil selon la revendication II ci-dessus.