L'invention, due à la collaboration de Messieurs Gaston BUISSON et André RIVAL, est relative à unencellule à disjoncteur électrique débrochable monté sur un châssis mobile capable d'être déplacé en translation par un mécanisme manuel de déplacement entre une position embrochée de service et une position débrochée de retrait, la porte de la cellule étant fermée. Une cellule du genre mentionné permet une translation du disjoncteur pour l'amener de la position de service embrochée en une position débrochée dtisolement des conducteurs de puissance, notamment pour ltessai du disjoncteur. Dans les deux positions précitées le disjoncteur reste à l'intérieur de la cellule et a porte de la cellule peut être fermée. Le brevet français nO 2 162 294 décrit une telle cellule qui présente l t inconvénient de nécessiter ltouverture de la porte et une intervention à l'in- térieur de la cellule pour mouvoir le disjoncteur. En position embrochée le disjoncteur est sous tension et l'intervention à l'intérieur de la cellule peut présenter un certain danger.De plus, chacun peut ouvrir la porte, le disjoncteur étant en service. Il a déjà été proposé de reporter la commande de déplacement à l1extrieur de la cellule, notamment par une vis traversant un orifice ménagé dans la porte, mais dans cette commande il faut désaccoupler la manivelle pour pouvoir ouvrir la porte de la cellule. La position de la manivelle ne constitue pas une indication fiable de la position du disjoncteur et rien n em- pêche ltouverture de la porte, le disjoncteur étant sous tension. La commande par vis est longue et elle ne permet pas une modulation de la force de déplacement en fonction de la course pour disposer d'une force accrue lors de ltembrochage des pinces de contacts. Un autre dispositif connu utilise un mécanisme à levier monté sur le disjoncteur, mais la manoeuvre ne peut être faite que porte ouverte. La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients et de permettre la réalisation d'un mécanisme simple et fiable empêchant toute fausse manoeuvre. La cellule selon l'invention est caractérisée par re fait que ledit mécanisme de déplacement comporte un levier pivotant monté à rotation sur la porte et manoeuvrable de ltextérieur de la cellule, la porte étant fermée et un dispositif de transformation du mouvement de rotation dudit levier en un mouvement de translation dudit châssis pour déplacer le châssis de la position embrochée en la position débrochée par pivotement du levier dans un sens et inversement en la position embrochée par pivotement dans l'autre sens. En montant le levier sur la porte, ltensemble du mécanisme est simplifié et la commande peut être effectuée de 1 1ex- térieur de la cellule Selon un développement de l'invention, le mécanisme de déplacement crée une liaison desmodromique entre le levier et le châssis du dis;oncteur, la position de ce dernier étant alors fidèlement indiquée par la position du levier. En position débrochée 'a liaison est brisée automatiquement pour autoriser ltouver- ture de la porte et l'accès au disjoncteur déconnecté des pièces sous tension. Une manoeuvre d'embrochage implique la fermeture préalable de la porte et dès te début du mouvement d'embrochage ladite liaison desmodromique verrouille la porte. Le dispositif de verrouillage du châssis en position embrochée est du type à encliquetage et ce dispositif est couplé au disjoncteur pour empêcher tout déverrouillage lorsque le disjoncteur est fermé. Le mécanisme à levier formant manivelle permet de disposer d'une force maximale au moment de ''embrochage des contacts venant en prise. D'autres avantages et caractéristiques ressortiront plus clairement de la description qui va suivre d'un mode de mise en oeuvre de l'invention donné à titre d'exemple non limitatif et reDrésenté aux dessins annexés dans lesquels : - la figure i est ure vue schématioue en élévation d'une cellule selon 'invention la figure 2 est une vue partielle a échelle agrandie dé la figure 1 montrant le mécanisme de déplacement - la figure 3 est une vue en plan du mécanisme selon la figure 2 - la figure 4 est une vue en plan du système de verrouillagè du châssis. Sur la figure l une cellule d'une installation é'ectrique est subdivisée en différents compartiments : un compartiment 10 de logement d'un disJoncteur débrochable 12 porté par un châssis ou chariot mobile 14; un co:npartiment 16 d'un jeu de barres un compartiment 18 des auxiliaires basse tension de commande du disjoncteur '2 et un compartiment 20 de départ ou d'arrivée des câbles de la cellule. La face arrière du compartiment 10 porte des prises fixes d'embrochage 22 sur lesquelles s'embrochent, en position embrochée du disjoncteur, représentée sur la figure 1, des pinces d'embrochage 24 du disjoncteur 12. La face avant du compartiment 10 est fermée par une porte 28. Le chariot mobile 14 roule au niveau du soi et ilpeut occuper dans le compartiment 10 la position embrochée représentée en trait continu et la position débrochée esquissée en trait discontinu sur la figure 1, la porte 28 restant fermée. Dans cette dernière position le disjoncteur 12 est déconnecté des prises 22, et des volets 26 caahent l'accès à ces prises 22. Une cellule de ce genre fait l'objet du brevet précité auquel on se reportera avantageusement pour de plus amples détails. La commande de déplacement du chariot 14 de la position embrochée à la position débrochée et inversement comporte une partie solidaire de la porte 28 et une partie conjuguée assujettie au chariot 14. A la base et sur la face interne de la porte 28 est monté à rotation par des paliers 30 un arbre 32 qui s'étend horizontalement sur la quasi totalité de lalargeur de la porte 28 (figures 2 et 3). ttn bras 3h est soudé sur la partie médiane de l'arbre 32 de manière à traverser une lumière 36 ménagée dans la porte 28 et à faire saillie sur la face externe de la porte 28. L'extrémité en saillie du bras 34 reçoit à emmanchement dans un orifice 40 une barre ou un levier de manoeuvre amovible 42. Aux extrémités opposées de 'arbre horizontal rotatif 32 est fixée une paire de bras de leviers 44, 46 dont chacun porte à son extrémité un galet 48, 50. La barre 42 est sensiblement perpendiculaire aux bras 44, 46 de manière ou'elle s'étendue parallèlement à la porte 28 lorsque les bras 44, 46 sont horizontaux et inversement, la barre 42 et les bras 44, 46 se débattant dans des plans verticaux perpendiculaires à i'arbre rotatif 32 lorsque ce dernier tourne. Sur les catés opposés du chariot 14 et en regard de la porte 28 sont fixées deux glissières 52, 54 verticales, en forme de U, susceptibles de coopérer avec les galets 48, 50. Les ailes 55, 58 des glissières 52, 54 s'étendent dans des plans parallèles à 7a porte 28 et espacés d'une distance correspondant au diamètre du galet 48, 50, l'ensemble étant agencé pour que les galets 48,50 roulent dans les glissières 52, 54 au cours du déplacement du chariot 14 à l'intérieur du compartiment 10. L'aile 58 du côté de la porte 28 est légèrement plus courte que l'aile associée 56 pour permettre un échappement du galet 48, 50 en position relevée du bras 44, 46 (voir fig. 2). te mécanisme de déplacement du chariot 14 fonctionne de la manière suivante Dans la position d'embrochage du disjoncteur 12, les bras 44, 46 sont horizontaux et constituent une liaison rigide entre le chariot 14 et la porte fermée 28. Pour débrocher le disjoncteur 12 on emmanche la barre 42 dans l'orifice 40 et on exerce une traction vers le bas sur la barre 42. En faisant pivoter la barre 42 de la position initiale verticale vers la position finale horizontale, on entraene en rotation de 900 dans le sens trigonométrique sur la figure 2 l'arbre 32. Les bras 44, 46 sont entratnés en rotation et viennent en position verticale, représentée en trait discontinu ou fin tandis que les galets 48, 50 roulent dans les glissières 52, 54 en déplaçant le chariot 4 dans la position débrochée.Un mouvement inverse de la barre 42 déplace bien entendu le chariot 14 en direction opposée vers la position embrochée, la position de la barre 42 indiquant fidèlement la position du chariot 14. Les bras 44, 46 forment des manivelles dont le point mort correspond à la position embrochée et il est facile de comprendre que l'effort maximal est disponible dans cette zone, qui correspond à l'embrochage des pinces de contact 24, sur les prises 22. Dans la position débrochée les bras 44, 46 sont relevés et les galets 48, 50 peuvent franchir le bord des ailes 58 pour sortir des glissières 52, 54 et désolidariser la porte 28 du chariot 14. La porte 28 peut alors être ouverte de la manière usuelle pour donner accès au compartiment 10 et le cas échéant extraire le disjoncteur 12. Dans ]a position débrochée le disjoncteur 12 est déconnecté des prises 22 et ces dernières sont cachées par les écrans 26 oui ont été déplacés lors du mouvement du chariot 14 par un mécanisme (non représenté) bien connu en soi. Un cache coulissant 60, emboîté sur le bras 34, peut obturer la lumière 36. En se référant plus particulièrement à la figure 4 on voit que le chariot 14 est équipé d'un dispositif de verrouillage en position embrochée et éventuellement en position débrochée, commandé par une tige coulissante 62 d'une manière bien connue. Selon l'invention, la tige coulissante 62 traverse un orifice ménagé dans la porte 28 et la poignée 64 de commande est reportée à ltextérieur de la cellule. L'extrémité opposée de B tige coulissante 62 porte un coulisseau 66 ayant deux rainures convergentes 68, 70 dans lesouelles sont engagés des ergots 72, 74 portés par des tringles de verrouillage 76, 78.Les extrémités des tringles 76, 78 font saillie latéralement du chariot 14, en position de verrouillage représentée sur la figure 4, pour coopérer avec des butées (non représentées) prévues sur les faces latérales de la cellule Des ressorts-80, 82 sollicitent les tringles 76, 78 en position de verrouillage. On comprend qu'un déplacement vers le bas sur la figure 4 de la tige 62, correspondant à une traction exercée sur la poignée 64, provoque le retrait des tringles 76, 78 et le déverrouillage du chariot 14. Les ressorts 80, 82 ramènent automatiquement le dispositif dans la position de verrouillage. Le mouvement est réversible en ce sens qu'une poussée exercée sur les extrémités des tringles ?6, 78, provoque le coulis sernent du coulisseau 56 et de la tige 62, ltensemble étant agencé pour oermettre un encliquetage automatique des tringles de verrouil 'agie 76, 78 en position embrochée du disjoncteur. En position débrochée du disjoncteur la tige 62 vient bien entendu en saillie de la porte 28 et il est possible de prévoir son raccourcissement par enlèvement d'un élément prolongateur. Le dispositif de verrouillage oeut être couplé au déclencheur du disjoncteur afin d'éviter tout débrochage du disJoncteur en position enclenchée. Dans la position embrochée du disjoncteur 12 le chariot 14 est verrouillé par les tringles 76, 78 et les bras 44, 46, en position horizonta'e, solidarisent la porte 28 au chariot 14. La porte 28 est de ce fait également verrouillée en position fermée et toute fausse manoeuvre est exclue. La porte ne peut être ouverte ou'après déplacement du disjoncteur 12, en position débrochée permettant la sortie des galets 48, 50 des glissières 52, 54. Le dispositif de commande est particulièrement simple et ne nécessite aucun réglage particulier. Après fermeture de la porte 28, le dis. oncteur étant en position débrochée, les galets 48, 50, pénètrent automatiquement dans les glissières 52, 54 en appui de l'aile longue 56 dès le début du mouvement de relèvement de la barre 42. L'invention est bien entendu nullement limitée au mode de mise en oeuvre plus particulièrement décrit. REVENDICATIONS 1. Cellule à disjoncteur électrique débrochable monté sur un châssis mobile capable d'être déplacé en translation par un mécanisme manuel de déplacement entre une position embrochée de service et une position débrochée de retrait, la porte de la cellule étant fermée, caractérisée par le fait que ledit mécanisme de déplacement comporte un levier pivotant monté à rotation sur la porte et manoeuvrab'e de l'extérieur de la cellule, la porte étant fermée et un dispositif de transformation du mouvement de rotation dudit levier en un mouvement de translation dudit châssis pour déplacer le châssis de la position embrochée en la position débrochée par pivotement du levier dans un sens et inversement en la position embrochée par pivotement dans l'autre sens. 2. Cellule selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit mécanisme de déplacement est agencé pour créer une liaison desmodromique entre ledit lever et ledit châssis ladite liaison étant rompue pour une position du levier correspondant à la position débrochée du châssis pour permettre l'ouverture de la porte de la cellule. 3. Cellule selon la revendication 1 ou 2, caractérisée par un dispositif de verrouillage pour verrouiller le châssis en position embrochée et par l'intermédiaire du mécanisme de déplacement la porte en position fermée lorsque le châssis est en position embrochée verrouillée. 4. Cellule selon la revendication 3, caractérisée par une liaison connue en soi entre le dispositif de verrouillage du châssis et le système de déclenchement du disjoncteur de manière à déclencheur le disjoncteur lors du déverrouillage du châssis. 5. Cellule selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que ledit mécanisme de déplacement comporte une paire de bras de leviers fixés aux extrémités opposées d'un arbre horizontal monté à rotation sur la porte de la cellule, les extrémités libres desdits bras portant chacune un maneton susceptible de coulisser dans une glissière verticale so Lidaire du châssis, pour former une manivelle de transformation du mouvement de rotation en un mouvement de translation du châssis. 6. Cellule selon la revendication 5, caractérisée en ce que dans ladite position embrochée du châssis, ladite manivelle est disposée au voisinage du point mort et dans la position débrochée dans une position de dégagement des manetons desdites glissières de manière à rompre la liaison entre manivelle et châssis. 7. Cellule selon la revendication 5 ou 6, caractérisée en ce aue ledit levier pivotant est fixé d'une manière amovible audit arbre rotatif pour se débattre dans un plan verti cal parallèle à la direction de déplacement t du châssis. 8. Cellule selon la revendication 7, caractérisée en ce que ledit arbre est fixé au voisinage du bas de la porte et tourne d'un angle voisin de 90- pour déplacer le châssis d'une position vers l'autre. 9. Cellule selon la revendication 7 ou 8, caractérisée en ce que l'arbre rotatif est disposé sur la face interne de la porte et que le levier pivotant traverse une lumière ménagée dans la porte et obturée par un cache coulissant. 10. Cellule selon la revendication 3, caractérisée par un dispositif de verrouillage du châssis à encliquetage automatique lcrs de la venue du châssis en position embrochée.