La présente invention est relative à une pile à flèche du genre de celles utilisées pour assurer le soutenement dans les tailles dans les mines ou dans les chantiers souterrains. On sait qu'une pile à flèche comprend au moins une semelle au moins un bras oscillant ou flèche relié par sa partie inférieure à la semelle, et un plateau de poussée ou chapeau porté par le sommet de la flèche et destiné à être serré contre le toit de la taille de mine. L'escillation de la flèche est cem- mandée par un vérin hydraulique ou étançon disposé entre la semelle et la flèche. Sur les piles connues, l'articulation entre le chapeau et la flèche est prévue dans la partie média- ne de la longueur du chapeau, c'est-à-dire entre l'extrémité avant située près du front de taille et la partie arrière du chapeau qui fera. un toit au-dessus de la flèche. Des boucliers de protection latéraux protègent les diverses articu- lattions. Les piles connus présentent plusieurs inconvénients et notamment : - lers du foudroyage de l'arrière de la taille, les éboulis projetés entre le dessous de la partie arrière du chapeau et le dessus de la flèche provoquent un bourrage lorsqu'on dési re abaisser le soutènement, - la flèche a le plus souvent une longueur suffisamment im- portante peur que le point de son articulation sur le chapeau se trouve à l'aplomb de l'avant de la semelle ou aSme en avant de cette semelle, si bien que la stabilité de la pile est pré caire, il n'est pratiquement pas possible de seutenir un rejet près du front de taille, alors que c'est la zune qui devrait tre la mieux protégée. La présente invention a pour but d'éviter ces inconvénient s on réalisant une pile à flèche dent le plateau de pous sée en chapeau assure le soutènement près du front de taille quelle que seit la conformation du toit. Vno pile à flèche selon l'invention comprend au moins une semelle i l'arrière de laquelle est articulée, par se partie inférieure, au moins une flèche portant un chapeau de seutène- ment à sen extrémité supérieure tandis que des étançons sont disposés entre la ou les semelles et la ou les flèches, ces dernières portant latéralement, ainsi que le chapeau de poussée, un bouclier de protection, et elle est caractérisée en ce que l'articul zion du chapeau sur le sommet de la flèche oscillante est prévue à ltextrémité arrière de ce chapeau dont la face inférieure est reliée, par un point situé entre l'extrémité avant et l'articulation arrière, à l'extrémité d'un ou plusieurs vérins de maintien dont l'autre extrémité est reliée à la flèche oscillante. On voit ainsi que la partie arrière du chapeau, située audessus de la flèche est supprimée. Suivant une autre caractéristique, l'articulation entre l'ex trémie arrière du chapeau et le sommet de la flèche oscillante est située sensiblement à l'aplomb du milieu de la semelle ce qui permet de soutenir le toit en avant de la semelle sans nuire à la stabilité de la pile. Suivant une autre caractéristique, les commandes hydrauliques des vérins étançons d'une part et des vérins de maintien d'autre part sont indépendantes l'une de l'autre. Leur réglage permet de déterminer la position de la résultante des efforts entre le tolet de la taille et le chapeau de soutènement. Suivant une autre caractéristique, les poussées des vérins de maintien d'une part et des étançons d'autre part ont été calculées en fonction de la position moyenne de la résultante des efforts entre le toit et le chapeau, de façon que, pour cette position moyenne, tous les vérins soient soumis simultanément à des efforts correspondant au maximum de leur poussée, Suivant une autre caractéristique, les vérins de maintien et les étançons ont été calculés de façon que le chapeau dont l'inclinaison est choisie par l'opérateur, puisse soutenir un rejet près du front de taille, c'est-à-dire par son extrémité avant, l'effort qui en découle faisant coulisser les vérins de maintien Suivant une autre caractéristique, l'articulation des boucliers de protection du chapeau d'une part et de la flèche d'autre part se trouve sur le memo axe transversal que l'articulation entre le chapeau et la flèche. Suivant une variante de l'invention, la flèche comporte une prolonge télescopique, l'articulation de l'arrière du chapeau sur la flèche étant portée par le sommet de la prolonge dont est également solidaire une des extrémités de chaque vérin de maintien. Suivant une autre variante de l'invention, le chapeau est prolongé par une autre partie articulée près de l'extrémité avant du chapeau monobloc, cette partie articulée étant maintenue par un ou plusieurs vérins, de façon à suivre plus facilement les variations de hauteur de la taille à proximité du front. Bien entendu, on ne sort pas du cadre de l'invention quelles que soient les autres particularités de la pile, pourvu que le soutènement soit assuré par un chapeau articulé sur l'ensemble oscillant par son extrémité arrière, c'est-à-dire ne présentant pas de porte-à-faux au-dessus du dos de la flèche. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, permettra de mieux comprendre les caractéristiques de l'invention. Fig. 1 est une vue latérale d'une pile de soutènement selon l'invention. Fig. 2 est une vue frontale montrant les principaux éléments d'une pile à deux étançons. Fig. 3 est une vue de dessus illustrant schématiquement les articulations entre les semelles, les flèches et le chapeau. Fig. 4 est un exemple des efforts subis par le chapeau et les vérins au moment du serrage. Fig. 5 est un abaque montrant la loi de variation des poussées maximales admises par les vérins réglés selon la figure 4. Fig. 6 à 10 sont des vues illustrant le fonctionnement d'une pile selon l'invention au cours de l'avance du front de taille. Fig. 11 est une vue de la pile repliée pour sa mise en place dans une taille. Fig. 12 est une vue latérale illustrant la cinématique des boucliers de protection du chapeau et de l'ensemble oscillant. Fig. 13 est une vue d'une première variante destinée à un sou tènement à forte portance. Fig. 14 représente une autre variante destinée à soulager l'ef fort à l'extrémité avant du chapeau pour une taille à fortepor- tance. Une pile de soutènement représentée sur les figures 1, 2 et 3 comprend -duxsemelles, 1 constituant la base du soutènement. - un ensemble oscillant constitué par une ou deux flèches articulées par les axes 3, sur l'arrière des semelles 1. Dans la description qui suit, cet ensemble oscillant sera appelé la flèche 2. - un plateau de poussée ou chapeau 4 articulé par son extrémité arrière autour d'un axe 5 porté par le sommet de la flèche. - deux vérins hydrauliques ou étançons 6 disposés chacun entre une ,semelle d'une part et une rotule prévue dans la flèche oscillante d'autre part, - des vérins de maintien 7 dont l'une des extrémités est articulée sur la flèche 2, l'extrémité opposée étant reliée au chapeau 4, en un point situé entre l'articulation arrière 5 et 1 extrémité avant 8. - un premier bouclier de protection 9 porté par le bras oscillant 2 et un second bouclier de protection 10 porté par le chapeau 4. Comme on le voit sur ces figures générales, l'invention est principalement caractérisée par les points suivants t - le chapeau 4 ne présente pas de porte-à-faux en arriere de son articulation 3 au sommet de la flèche 2; ainsi la zone située entre le dos de la flèche et la partie arrière du chapeau est supprimée, ce qui évite le bourrage du foudroyage lors de l'abais~ sement du soutènement;; " l'articulation 5 du chapeau sur le sommet de la flèche se trouve très nettement en retrait de l'aplomb do l'extrémité avant 11 de la semelle 1, meme lorsque le soutènement est complètement replié. (fig.11) s la résultante des efforts entre le toit et le chapeau lors du serrage, s'exerce en un point dont la position dépend de la valeur de la poussée des vérins de maintien et de celle de la poussée des étançons, la position en retrait de l'articulation permettant au chapeau de soutenir le toit jusqu'à son extrémité avant, sans nuire à la stabilité, r l'articulation des boucliers de protection 9 et 10 est confondue avec l'articulation 5 du chapeau 4 sur la flèche 2 entant donné que les circuits hydrauliques de réglage des vérins de maintien 7 d'une part et des étançons 6 d'autre part sont indépendants, leurs poussées maximales peuvent être réglées indépendamment l'une de l'autre, en fonction de la position des efforts subis par le chapeau lors du serrage contre le toit. On a représenté sur les figures 4 et 5 un réglage de la poussée maximale des vérins pour une résultante des efforts s'vexer çant suivant la flèche 12. Le toit d'une taille n'étant pas régu lier, l'abscisse de cette résultante le long du chapeau varie entre les positions extraies arrière 13 et avant 14. (fig.4) La valeur maximale des réactions admissibles par les vérins de maintien 7 et les étançons 6 sont représentées par les courbes 16 et 15 de l'abaque de la figure 5 qui montre les lois de variation de cha cune des réactions F2 (sur un étançon 6) et F3 (sur un vérin de maintien 7) La zone hachurée 17 est la représentation graphique de 11 effort F admissible sur le chapeau en fonction de la position de la résultante des efforts au moment du serrage. Cette position est représentée en abscisse par la distance D. On reviendra sur cette représentation graphique après avoir décrit le fonctionnement de la pile de soutènement selon l'invention. On a représenté sur les figures 6 à 10 les phases successives du positionnement d'une pile à flèche selon l'invention, installée dans une taille 18 et prévue pour soutenir le toit 19 au plus près du front 20. Àu début d'un poste de travail, le chapeau 4 serré contre le toit 19, a son extrémité avant 8 au voisinage immédiat du front de taille 20. Ce chapeau protège le personnel et conserve une zone de travail entre le front de taille 20 et les engins d1 abstta3e et do transport des matériaux, ces engins (convoyeur 31, ....) connua étant disposés devant Iroxtrémité avant 11 de la se selle Par ailleurs, on voit que les matériaux 21 écroulés lors du foudroyage de la partie arrière de la mine reposent en arrière du soutènement, sans gêner les manoeuvres du bras oscillant 2.La suppression du porte-å-faux arrière du chapeau 4 élimine les risques de bourrage de ces matériaux lors de l'inclinaison du soutè nement.(fig.6) On sait que le toit 19 d'une taille n'est pas une surface régulière. Dans la position initiale de la figure 6, on peut supposer que le serrage s'effectue sur la partie arrière du chapeau, au niveau de son articulation 5 sur le sommet de la flèche 2. La résultante de l'effort auquel est soumis le soutènement est alors représentée par la flèche 13 (fig.4) L'effort R0 est alors maximal. Il dépend directement et uniquement de l'effort F2 admissible sur l'étançon 6.Sur l'abaque de la figure 5, ce serrage est représenté par le point 25 situé à l'origine de la courbe 15 repr4- -sentant la variation de l'effort maximal F2 admissible sur lté- tançon 6 en fonction de l'abscisse D de la résultante Ri. A mesure que le front de taille avance de 20 à 20a (fig.7) avec un rejet 22 limitant le travail du mineur à la hauteur de le veine (fig.7) la zone avant du toit 19 n'est plus soutenue et a tendance à s'affaiser. Les efforts entre le toit et le soutènement se répartissent sur toute la longueur du chapeau 4. La ré résultante R se déplace vers l'avant et réagit à la fois sur les étançons 6 (effort F2) et les vérins de maintien 7 (effort F3). Jusqu'à l'intersection 30 des courbes 15 et 16 de l'abaque de la figure 5, le point représentatif 26 de l'effort maximal admissible par le soutènement se déplace le long de la courbe 15 c1est-à-dire que l'effort maximal est déterminé par la poussée de l'étançon 6. Dans cette zone, comprisse entre les points 25 et 30, si la résultante des efforts est supérieure à R, 11 effort du soutènement au toit est limité par l'étançon 6. Lorsque l'abscisse de R atteint la position Rm représentée par la flèche 12 (fig.4) la répartition de cette réaction sur l'étançon 6 d'une part et sur le vérin de maintien 7 d'aux tre part est telle que les efforts respectifs F2 et Pq sont simultanément le maximum de la poussée de chacun des vérins. Sur la figure 5, cette position correspond au point d'intersection 30 de la courbe 15 (variation de l'effort sur l'étançon) et de la courbe 16 qui représente la variation de l'effort F3 admissible sur le vérin de maintien 7. La position de ce point particulier 30 dépend du rapport Cette position est particuliàrement intéress.nte car lorsque l'effort résultant agit suivant l'abscisse représenteepar la flèche 12,(fig.4) l'étançon 6 n'est pas surdimensionné par rapport au-vérin de maintien 7 ou vice versa. Nous verrons plus loin comment la séparation des commandes hydrauliques permet de régler le rapport U des forces admissibles respectivement sur l'étançon et le vérin de maintien pour que l'effort de serrage reste au voisinage du point 30. Les figures 8, 9 et 10 montrent le déplacement du soutènement en vue de soutenir un rejet 22 formé près du front de taille de façon connue. Le soutènement est abaissé par inclinaison du bras oscillant 2 suivant la flèche 23 jusqu'à ce que le chapeau 4 vienne au niveau du rejet 22 (fig.8) Ensuite, on rapproche le soutènement suivant la flèche 24 (fig.9) de façon que l'extrémité avant 8 du chapeau 4 vienne à proximité du front de taille 2Oa. Enfin, on relève le chapeau 4 par l'intermédiaire de l'étançon 6 et du vérin de maintien 7. L'inclinaison est modifiée suivant les flèches 23 a et 23 b.L'extrémité avant 8 du chapeau 4 vient soutenir le rejet 22 et protéger le mineur qui continue à attaquer le front de taille 20 (fig. 10), Pendant le mouvement du soutènement, depuis la position illustrée sur la figure 7 jusqu'à la position illustrée sur la figure 10, les matériaux 21 se déplacent en arrière des boucliers de protection 9 et 10 sans provoquer de bourrage. Une pile selon l'invention avec une flèche équipée d'une prolonge télescopique (non représentée) a pour but de maintenir l'extrémité avant du chapeau à une distance constante du front lors de la variation en hauteur du soutènement. Dans la position représentée figure 10 le serrage du chapeau sur le toit s'effectue entre le rejet 22 et la partie avant 8 du chapeau 4. En se reportant aux figures 4 et 5, 11 abscisse de l'eD fort résultant R est représentée par exemple par la flèche 14. e Comme le montre ltabaque de la figure 9, la valeur maximale de R o est définie par la courbe de variation de l'effort F sur le vérin de maintien 7. Cette valeur correspond à l'ordonnée R du e point extrtme 29. Entre les points caractéristiques 30 et 29 (fig. 5) l'effort maximal admissible par la pile est défini par la poussée maximale F du vérin de maintien 7. Cependant, afin d'assurer la stabilité de la pile, la position de l'effort résultant Ri ne doit pas se situer en avant de l'extrémité tl de la semelle 1. Dès que l'abscisse de la résultante Ri dépasse ltabs- cisse de R5, l'effort de serrage doit entratner le coulissement du vérin de maintien 7. Les commandes hydrauliques séparées des étançons 6 d'une part et des vérins 7 d'autre part permettent de modifier indépendamment l'une de l'autre les poussées maximales de chaque vérin. La position du point idéal 30 dépend du rapport F2/F3. Lorsque l'effort résultant R du soutènement se trouve trop en arrière, on augmente la poussée maximale F du vérin-de maintien 7. La réaction se déplace vers l'avant, en direction du point 30. Inversement, lorsque l'effort résultant du soutènement agit trop près de l'avant du chapeau, on diminue F par rapport à F2, si bien que l'effort R se déplace vers ltarriere et se rapproche de 30. Ainsi, on peut choisir, en déterminant les efforts maximaux F2 et F la position de l'effort du soutènement au toit, et maintenir un effort important en bout de chapeau (soutien d'un rejet) tout en contrtlant la stabilité de la pile de soutènement. Les figures 11 et 12 montrent là pile selor. l'invention respectivement en position replie et en position haute. Ces deux figures illustrent plus particulièrement la cinématique des boucliers de protection latéraux 9 (pour la flèche oscillante 2) et 10 (pour le chapeau 4). Chacun de ces boucliers a été mis en évidence par des hachures parallèles au plus grand de ses côtés. On voit que la rotation du bouclier de protection 10 par rapport au bouclier de protection 9 s'effectue autour e l'axe d'partie culation 5 de l'extrémité arrière du chapeau 4 sur le sommet de la flèche 2. Le bouclier 9 protège le dos de la flèche 2, ses parois latérales ainsi que l'articulation 3 de la flèche sur la semelle. Le bouclier 10 porté par le chapeau 4 est constitué par deux éléments latéraux protégeant les vérins de maintien 7 et 1' articulation 5 (fige3)* La zone qui, sur les figures 11 et 12 possède une double série de hachures, correspond aux surfaces la- térales sur lesquelles les boucliers 9 et 10 se chevauchent, cette surface variant avec l'inclinaison du soutènement, lequel est constitué par plusieurs piles juxtaposées.De façon connue, sur un des côtés d'une pile du soutènement, les boucliers peuvent se déplacer latéralement sous l'action de un ou plusieurs vérins hydrauliques de façon à venir plaquer sur les boucliers de la pile voisine assurant ainsi une étanchéité contre la pénétration des éboulis de foudroyage. On a représenté sur la figure 13, une variante de la pile. Ce mode de réalisation est notamment prévu dans le cas d'une pile à forte portance. Il a pour but de maintenir la stabilité du soutènement. Près de son extrémité avant 8, le chapeau 4 porte une articulation transversale 32 autour de laquelle pivote une plaque de soutènement 33, disposée en avant du chapeau 4. L'extrémité libre 34 de cette plaque articulée absorbe les variations de la hauteur de la taille. Son serrage contre le toit 19 et son oscillation par rapport au chapeau 4 sont assurés par un ou plusieurs vérins de soutien 35 de poussée réglable. L'extrémité arrière de chqque vérin 35 est articulée sur un support 36 solidaire de la face inférieure du chapeau 4, tandis que l'extrémité avant est reliée à la face inférieure de la plaque articulée 33. Le fonctionnement est le suivant un circuit hydraulique indépendant commande la rentrée ou la sortie de la tige du vérin 35, cXest-à-dire le pivotement suivant la double flèche 37 de la plaque avant 33 par rapport au chapeau 4. L'extrémité avant 34 se trouve près du front de taille 20 c. L'opérateur peut en permanence assurer le soutènement par serrage de cette extrémité 34 contre le toit 19, tout en suivant les variations de la hauteur de la taille au cours de l'abattage. On peut ainsi assurer le serrage en bout de soutènement aus- sibien lorsque la hauteur (ou puissance) de la taille augmente (Fig. 13) que lorsque cette puissance diminue ou forme un rejet (position représentée en traits fins, Fig. 13). Lorsque la portance, c'est-à-dire la distance entre la semelle 1 et le front 20 c, doit entre élevée (utilisation d'engins d'abattage de grande taille par exemple) la valeur de la poussée des vérins de maintien 7 doit 4tre grande dans les conditions normales d'utilisation. Quant un rejet 38 apparatt au front de la taille* l'effort résultant entre le toit et le chapeau est localisé près de l'ex- trémité avant du soutènement (point 29 de l'abaque, Fig. 5).Si la portance, c'est-à-dire l'abscisse D est élevée, l'effort né e cessaire pour faire coulisser les vérins de maintien 7 peut titre suffisamment important pour provoquer l'instabilité de la pile. La construction représentée Fig. 13 évite cet inconvénient. La position de l'articulation 32 est choisie de telle façon que la poussée sur les étançons 6 et les vérins de maintien 7, ne dépasse jamais la limite assurant la stabilité de la pile. Cette limite est représentée par la ligne A-A définie par ltextrémitd avant 11 de la semelle 1 (lorsque le serrage est supporté uniquement p-r los étançons 6) et l'articulation 32 steffectue on bout de chapeau). La poussée avant do la parti. articulée 33 est supportée par les vérins 35, donc par les supports 36 et le chapeau 4. Cette poussée relativement faible, s'exerce donc en arrière de l'articulation 32, et à l'intérieur de l'angle défini par la ligne A-A et par la verticale B-B levée à l'aplomb de l'extrémité 11 de la semelle 1. L'ouverture de cet angle 9 est liée à la position de partie culation 32, qui détermine l'orientation de la ligne A-A. Cette ouverture est calculée de façon que la valeur de la tangente do l'angle 9 ne dépasse pas la valeur normale du coefficient de frottement entre le chapeau de soutènement et le toit de la taille. Cette valeur est voisine de 0,3. On a donc t tg ç On a représenté sur la figure 14 une autre construction destinée également aux soutènements à forte portance. L'effort à l'exbrémité avant 8 du chapeau 4 selon l'invention est supporté en majeure partie par un dispositif télescopique solidaire de ce chapeau. Ce dispositif est un système connu en soi, par exemple un vérin 39, dont l'axe est sensiblement parallèle au chapeau 4. L'extrémité de la tige 40 est équipée d'une plaque de poussée 41 montée sur rotule. Cette tige sort en avant de l'extrémité . du chapeau. La plaque 11 vienez en appui contre le front de taille 20 d. Ainsi, l'effort sur l'extrémité avant du chapeau est la résultante de l'effort de soutenement R (sensiblement vertical) d'une part, et de l'effort de poussée P de l'ensemble 39, 40, 41 d'autre part. Cette construction est particuli-renent intéressante pour améliorer la stabilité des soutènements à grande portance. La commande de la poussée contre le front de taille est indépendante, et elle pourrait entre obtenue par tout autre moyen connu, par exemple une prolonge télescopique équipant le chapeau. b V E b i C A T i O N S 1. Pile de soune::ent destinée notamment à une taille, à l'arrière de laquelle est articulée, par sa partie inférieure, au moins une flèche portant un chapeau de soutènement à son extrémité supérieure, tandis que des étançons sont disposés entre la ou les semelles et la ou les flanches, des boucliers de protection recouvrant les flèches et le chapeau, caractérisée en ce que llas ticulation du chapeau sur le sommet de la flèche oscillante est prévue à l'extrémité arrière de ce chapeau dont la face inférieure est reliée, par un point situé entre l'extrémité avant etltar- ticulationarrière, à l'extrémité d'un ou plusieurs vérins de maintien dont l'autre extrémité est reliée à la flèche oscillante si bien que la partie du chapeau située au-dessus de la fleche est supprimée. 2. Pile suivant la revendication 1, caractérisée en ce que ltarticulation entre l'extrémité arrière du chapeau et le sem- met de la flèche oscillante est située sensiblement à l'aplomb du milieu de la semelle, ce qui permet de soutenir le toit de la tai- le en avant de la semelle sans nuire à la stabilité de la pile. 3. Pile suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les commandes hydrauliques des vérins étançons et des vérins de maintien sont indépendantes l'une de l'autre, si bien que leur réglage permet de déterminer la position de la résultante des efforts entre le toit de la taille et le chapeau de soutènement. 4. Pile suivant les revendications 1 et 3, caractérisée en ce que les poussées maximales des vérins de maintien d'une part et des étançons d'autre part ont été calculées en fonction de la position moyenne de la résultante des efforts entre le toit et le chapeau, de façon que, pour cette position moyenne, tous les vérins soient soumis simultanément à des efforts correspondant au maximum de leur pousse, 5. Pile suivant les revendications 1 et 3, caractérisée en ce que les vérins de maintien et les étançons ont été calculés de façon que le chapeau dont l'inclinaison est choisie par ltopé rateur, puisse soutenir un rejet formé près du front de taille, c'est-à-dire par son extrémité avant, l'effort qui en découle faisant coulisser les vérins de maintien. 6. Pile suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le chapeau de poussée porte des boucliers latéraux pour protéger efficacement les vérins de maintien disposés entre le chapeau et la flèche, des boucliers de protection équipant également la flèche oscillante, I'ense;able de ces boucliers empêchant la péné tration dans le soutènement, des éboulis et des poussières du fou broyage 70 Pile suivant les revendications 1 et 6, caractérisée en ce que l'articulation des boucliers du chapeau sur les boucliers de la flèche se trouve sur le merle axe transversal que l'articulation entre le chapeau et la flèche. 8. Pile suivant l'une quelconque des revendications précédentes, cìractérisee en ce que la flèche comporte une prolonge télescopique, l'articulation de l'arrière du chapeau sur a flèche étant portée par le sommet de la prolonge dont est également solidaire une des extrémités de chaque vérin de maintien. 90 Pile suivant l'une quelconque des revendications précéventes, caractérisée en ce que le chapeau est prolongé par une partie articulée près de l'extrémité avant du chapeau monobloc, cette partie articulée étant maintenue par un ou plusieurs vérins de façon à suivre plus facilement les variations de hauteur de la taille à proximité du front0 10.Pile suivant la revendication 9, caractérisée en ce que chaque vérin de soutien de la partie articulée est relié par une de ses extrémités au chapeau pivotant au sommet de la flèche, et par son autre extrémité, à la face inférieure de cette partie articulée, la poussée de chacun de ces vérins de soutien étant indépendante des efforts des étançons et des vérins de maintiens et déterminant l'effort de serrage exercé à l'extrémité avent, 11. Pile suivant la revendicacion 9, caractérisée en cc que la position de l'articulation entre le chapeau et la partie avant est calculée en fonction de la portance de la pile et des toussées des étançons et des vérins de maintien, de façon que le serrage du chapeau contre le toit fournisse une réaction résultante comprise dans la limite de la stabilité de la pile. 12. Pile suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que l'extrCmité avant de son chapeau comporte des moyens télescopiques de poussée (prolonge ou vérin) susceptibles de prendre appui sur le front de taille pour améliorer la stabilité du soutènement dans le cas de fortes portances.