L'invention concerne les outils abrasifs au diamant, en particulier des disques dont la surface abrasive est diamantée de manière discontinue afin d'économiser le diamant tout en améliorant l'action abrasive. En particulier, l'invention se rapporte à des disques abrasifs perfectionnés et à un procédé perfectionne de fabrication de ces disques, dans lequel des particules de diamant déposées d'une manière non sélective sur le corps d'un disque sont liées sélectivement par électrodéposition de nickel afin de donner au disque une surface abrasive portant un réseau discontinu de diamants. Il est connu depuis longtemps que les particules de diamant constituent un excellent abrasif. Ces particules sont réparties dans des corps de résine et de metal, et elles sont également liées à des surfaces de corps métalliques et autres. On sait depuis peu de temps que les particules de diamant peuvent être liées aux corps ou aux surfaces métalliques par électrodéposition de nickel dans un bain électrochimique. L'électrodéposition du nickel pour lier des particules de diamant sur la totalité de la surface abrasive d'un disque du type en coupelle est décrite, par exemple, dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 2 360 798. Ce brevet décrit la liaison non sélective de particules de diamant sur la totalité de la surface abrasive métallique d'un disque qui est maintenu horizontalement dans un bain électrochimique, puis le dégagement des particules de diamant sur un élément de maintien, et la liaison finale par positionnement vertical du disque dans le bain électrochimique.D'autres essais ont été effectués dans ce domaine pour la fixation non sélective de particules de diamant sur un corps- de disque, par exemple à l'aide d'une base en pétrolatum, afin de maintenir les particules de diamant avant qu'elles soient pressées à chaud dans le support métallique. Ce procédé est décrit dans le brevet des Etats Unis d'Amérique nO 2 427 565. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique n" 3 517 464 décrit un encastrement non sélectif analogue de particules de diamant, puis leur liaison par électrodéposition. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique n" 3 762 895 décrit un autre procédé dans lequel des charges sont utilisées pour maintenir initialement les particules de diamant d'une manière non sélective sur une surface abrasive, puis éliminées au cours d'une opération de lavage, de manière que les particules de diamant puissent être fixées en place par électrodéposition de nickel. L'utilisation d'une étoffe pour bloquer les particules de diamant et les maintenir en position au cours d'une opération consécutive d'électrodéposition est décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n" 2 424 140. Un autre procéde essayé pour masquer d'une manière non sélective une face de disque afin de résister à l'électrodéposition de nickel est décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 2 571 772. Ce procédé consiste à appliquer une pellicule de graisse ou d'oxyde métallique sur une face d'un disque afin d'empêcher le nickel de s'y lier. L'autre face du disque est protégée physiquement contre tout dépôt de nickel, de sorte que les particules de diamant ne se lient que sur la surface du bord du disque. L'invention concerne un procédé permettant d'obtenir, sur une surface abrasive d'un corps, des zones métalliques conductrices entremêlées avec des zones libres de réserve. Une forme de réalisdtion permettant d'obtenir de telles zones entremblées comporte un écran qui présente des orifices au moyen desquels des liquides de réserve sont appliqués sur la surface abrasive en métal. Les brevets des Etats-Unis d'Amérique n" 2 424 140 et n" 3 571 772 précités décrivent l'utilisation d'étoffes ou de tamis destinés à maintenir en position des particules de diamant ensuite fixées par électrodéposition. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique n" 3 631 638 décrit un tamis de soie ou outil abrasif, mis en oeuvre dans un procédé au cours duquel un mélange de liant et de particules de diamant est appliqué à travers ce tamis sur un support. Le liant subit ensuite une maturation. Ce procédé ne s'applique en aucune manière à la production de zones conductrices et de zones de réserve entremêlées pour la fixation sélective de particules de diamant sur une surface abrasive par électrodéposition. L'invention concerne des outils abrasifs au diamant perfectionnés et un procédé permettant d'obtenir un réseau diamanté discontinu sur une surface abrasive par fixation sélec tive de particules de diamant sur des zones métalliques conductrices prédéterminées, et non sur des zones de réserve en tremêléesavec les zones conductrices. Un avantage résultant de ce procédé est une économie réalisée sur les particules de diamant de grande valeur et une amélioration de l'effet de coupe due à une répartition discontinue. Les zones de particules de diamant liées par du nickel sont regroupees étroitement afin de donner au disque les propriétés souhaitées d'abrasion. Cependant, une économie est réalisée sur le diamant, car la surface abrasive n'est pas totalement recouverte de particules de diamant.Un autre avantage résulte de la présence des zones de réserve qui constituent des cuvettes ou des canaux de refroidissement pendant l'utilisation de la surface abrasive. L'invention concerne donc un outil abrasif perfectionné au diamant, par exemple un disque abrasif, et son procédé de fabrication qui utilise le faible coût, l'efficacité et la rapidité de la technique à écran de soie pour la formation de réseaux prédéterminés de réserve sur une surface métallique, afin que des particules de diamant puissent être pulvérisées d'une manière non sélective sur la totalité de la surface abrasive, ces particules de diamant n'étant liées sélectivement qu'aux zones métalliques conductrices entremêlées, sur lesquelles aucune réserve n'a été appliquée. La technique à écran de soie est utilisée avantageusement pour l'application de zones de réserve sur des surfaces de corps métalliques de diverses dimensions, et sur des couches métalliques superficielles liées à des corps de support afin qu'il soit possible de concevoir des outils abrasifs de caractéristiques différentes. A cet effet, il est possible de mettre en oeuvre les techniques de fabrication de plaquettes à circuits imprimés pour obtenir des réseaux diamantés discontinus pour outils abrasifs. Dans le procédé de fabrication du disque abrasif au diamant selon l'invention, un corps métallique mince et flexible porte un réseau diamanté discontinu du type décrit. Ce disque comporte un élément d'appui rigide en élastomère permettant d'obtenir un outil abrasif perfectionné convenant à des opérations du type lapidaire. Le disque abrasif selon l'invention comporte un corps du type à plaquette à circuit sensiblement rigide. Une couche de métal est liée à ce corps et présente des zones en tremêlées de réserve de particules de diamant. Que le corps du disque soit muni d'un élément d'appui rigide ou non, il permet d'obtenir un outil abrasif perfectionné convenant à des opérations du type lapidaire. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels la figure 1 est une vue en plan très schématique du disque abrasif selon l'invention, montrant partiellement des zones de particules de diamant liées par du nickel, entremêlées avec des zones séparees de réserve ; la figure 2 est une coupe schématique suivant la ligne 2-2 de la figure 1 la figure 3 est une vue en plan très schématique d'une variante du disque abrasif au diamant, montrant pdrtlellement des zones discontinues de particules de diamant liées par du nickel, entremêlées avec des zones de réserve la figure 4 est une coupe schématique suivant la ligne 4-4 de la figure 3 ;; la figure 5 est une coupe axiale très schématique d'une autre forme de réalisation selon l'invention dans laquelle les zones conductrices et les zones de réserve sont obtenues par la mise en oeuvre des techniques de fabrication de plaquettes à circuits imprimes la figure 6 est une vue en plan très schématique, avec arrachement partiel, d'un corps de disque métallique sur lequel est appliqué un écran, cette vue montrant une étape du procedé de fabrication de disques abrasifs présentant des réseaux dia mantés discontinus la figure 7 est une élévation très schématique montrant une opération d'application des liquides de réserve à travers l'écran afin d'obtenir des zones de réserve formées par ce liquide sur la surface abrasive du disque métallique la figure 8 est une élévation très schématique montrant l'opération consistant à disperser d'une manière non sélective des particules de diamant sur la surface abrasive du corps d'un disque métallique la figure 9 est une élévation très schématique, avec coupe partielle, montrant des disques portant des particules de diamant réparties d'une manière non sélective et placés dans un bain électrochimique au moyen duquel les particules de diamant sont liées sélectivement aux zones métalliques conductrices ; la figure 10 est une coupe très schématique suivant la ligne 10-10 de la figure 1 la figure 11 est une élévation, analogue à celle de la figure 9, montrant ltopération finale qui consiste à lier les particules de diamant avec du nickel après que l'orientation des disques a été changée la figure 12 est une coupe très schématique suivant la ligne 12-12 de la figure 11 ; et la figure 13 est une coupe partielle suivant la ligne 13-13 de la figure 9, montrant le montage d'un disque traité dans le bain de dépôt électrochimique. L'invention concerne donc un disque abrasif au diamant dont la surface abrasive porte des zones entremêlées de réserve et de métal conducteur, présentant une disposition prédéterminée. Lorsque le disque abrasif comporte un corps ou une surface métallique, les zones de réserve sont appliquées à travers un écran généralement désigné "écran de soie".La réserve peut être constituée par une encre acide qui est appliquée à la brosse ou autrement à travers l'écran afin de passer dans les divers réseaux de trous de l'écran pour se déposer sur la surface abrasive. On enlève ensuite l'écran, puis on place de préference le disque dans un bac afin qu'une couche initiale de placage soit formée sur la surface abrasive pour "l'éclaircir".Des particules de diamant sont ensuite pulvérisées ou distribuées d'une manière non sélective sur la totalité de la surface abrasive, de préférence alors que les disques sont en place dans le bac, afin de recouvrir les zones de métal conducteur et les zones de réserve. Le corps du disque est déplacé de niveau ou dans une orientation horizontale par rapport à la surface du sol, afin que les particules de diamant distribuées ne se répandent pas. Ce mouvement est exécuté dans un bain électrochimique à l'intérieur duquel le corps du disque ou son récipient est relié à un potentiel cathodique. Une anode de nickel est mise en place de manière visuelle et ce bain est préparé classiquement pour constituer, pdr exemple, un bain classique de Watt. L'opérateur vérifie les réglages classiques de pH et de température, ainsi que les concentrations souhaitées du bain en sel. L'intensité est réglée suivant la pratique courante, de manière que le nickel puisse être déposé par électrolyse autour de la cathode ou du disque abrasif pour fixer initialement les particules de diamant reposant sur les zones de métal conducteur, mais non les particules de diamant reposant sur les zones de réserve. Le disque abrasif est maintenu dans une orientation horizontale à l'intérieur du bain électrochimique, de manière que la couche sensiblement uniforme de particules de diamant ne soit pas déplacée av nt sa fixation initiale. Ensuite, l'orientation du corps du disque est modifiée par inclinaison, puis le disque est agité de manière que les particules de diamant nonliées initialement soient éliminées. Le corps du disque, présentant des zones de particules de diamant liées initialement pQr du nickel, est ensuite remis en place dans le bain, suivant une orientation verticale, avant qu'il soit procédé à la fixation finale des particules de diamant sur la surface métallique abrasive pur électrodéposition de nickel. La répartition discontinue des particules de diamant sur une surface abrasive choisie couvre de préférence une petite partie de la surface abrasive totale, à savoir d'environ 20 à 50 % de cette surface. La quantité de diamant dépend de la conception de l'outil abrasif mais la répartition discontinue des particules de diamant est avantageuse lorsqu'une certaine partie de la surface abrasive est constituée de zones de réserve sans diamant . Il est possible de réaliser une répartition discontinue de particules de diamant ayant des dimensions qui varient très largement, par exemple de 0,018 à 0,18 mm, cette plage de dimension pouvant cependant varier. La surface métallique peut être la surface abrasive d'un disque métallique plein pouvant présenter diverses épais seurs et divers diamètres, ou bien elle peut etre constituée par une couche métallique liée à un corps isoélectrique, par exemple une plaquette stratifiée. Cette dernière correspond à la plaquette classique à circuit imprimé, du type dans lequel une couche métallique photosensible, généralement du cuivre, est collée à une face de la plaquette proprement dite qui est isolante. Dans une autre forme, la couche métallique photosensible de la plaquette est utilisée pour recevoir des images lumineuses de zones me-talliques conductrices qui sont "imprimées" sur le corps isolant après enlevement du métal n'ayant pas subi de réduction chimique par l'image lumineuse. Les parties isolantes mises à nu par le métal enlevé constituent les zones de réserve. Le corps de disque ainsi obtenu, qui présente des zones de métal conducteur et des zones de réserve, est ensuite placé comme décrit précédemment dans le bain électrochimique afin de subir les opérations initiale et finale de fixation sélective par le nickel des particules de diamant sur les zones métalliques. Le corps du disque, présentant la distribution discontinue de particules de diamant, peut ensuite être utilisé de nombreuses manières connues dans le domaine du travail par abrasif. Plusieurs formes perfectionnees du disque selon l'invention se sont avérées particulièrement utiles aux applications du travail lapidaire. Un disque abrasif en métal, présentant un dessin discontinu de zones diamantées et suffisamment minces pour être souples, est fixé à un élément intermédiaire d'appui en élastomère et à un élément extérieur et rigide d'appui pour former un outil abrasif souhaité.Le disque abrasif, du type à plaquette à circuit imprimé, est sensiblement rigide et peut être utilisé seul ou fixé à un corps rigide afin de constituer un autre outil lapidaire ayant une utilité parti- euliaire. Le travail lapidaire comprend les applications précédentes ainsi que d'autres applications telles que l'optique, dans lesquelles des lentilles ophtalmologiques peuvent être meulées à une forme sphérique ou torique. Les figures, et notamment la figure 1, représentent un corps-de disque abrasif réalisé totalement en métal, en par ticulier en acier. Ce corps est suffisamment mince pour être souple, son épaisseur étant d'environ 0,15 mm. Le corps présente une surface abrasive 14 sur laquelle sont entremêlées des zones 16 de particules de diamant liées par du nickel, et des zones 18 de réserve, représentées sous une forme séparée et discontinue. Les zones de particules de diamant liées par du nickel forment des bandes étroites et continues, de forme irrégulière, entourant les zones discontinues et circulaires 18 de réserve. Seule une partie de la surface abrasive est représentée, cette partie comprenant les zones de particules de diamant, liées par du nickel, entremêlées avec les zones de réserve. I1 est cependant évident qu'à peu près la totalité de la surface abrasive 14 du corps 12 du disque présente les même zones entremêlées. Les zones 16 de particules de diamant ne constituent pas la totalité de l'aire de la surface abrasive et, par conséquent, des économies sont réalisées sur les particules de diamant. Ces dernières occupent en général jusqu'à environ 50 % de l'aire totale de la surface abrasive, et un mince corps abrasif, tel que celui décrit, présente une surface constituée à 37 % de particules de diamant et à 64 % de zones de réserve ouvertes. Le disque ou outil abrasif représenté sur les figures 1 et 2 se présente sous une forme convenant en particulier à des travaux lapidaires. La surface 20 d'appui du corps 12 du disque est fixée sur une face d'un disque ou corps 22 en élastomère dont l'autre face est elle-même fixée à un élément ou disque rigide 24 d'appui. Le disque d'élastomère donne en cours d'utilisation une certaine élasticité au mince disque abrasif 12, cette élasticité étant souhaitee dans certaines applications lapidaires. Les figures 3 et 4 représentent une autre forme de réalisaEion selon l'invention dans laquelle le disque abrasif 26 se présente sous la forme d'une plaquette à circuit imprimé. I1 comprend un corps 28 en matière isoélectrique, por exemple constitué d'une plaquette de matière composite. Une couche métallique 29 est liee à la plaquette 28 de manière classique, ces plaquettes à circuits étant communément utilisées dans le domaine des plaquettes à circuits imprimés pour la production de conducteurs dans une couche de cuivre photosensible par projection d'une image et décapage de zones n'ayant pas subi de réduction chimique par la lumière. I1 est évident que la matière photosensible n'est pas indispensable à cette forme de réalisation et qurune mince couche de métal, par exemple une couche de cuivre de 0,ou5 à 0,050 mm d'épaisseur, peut être liée à une plaquette isolante sensiblement rigide, par exemple ayant une épaisseur de l'ordre de 1,6 mm. La plaquette présente des zones discontinues et séparées 30 de particules de diamant liées par du nickel, espacées les unes des autresFar des bandes continues irrégulières et étroites 32 constituant des zones de réserve. De même que dans la forme de réalisation représentée sur les figures 1 et 2, seule une partie de la surface abrasive 34 est représentée, cette partie comPrenant des zones entremélées de particules de diamant liées par dru nickel et de réserve. Il est cependant évident qu'à peu près la totalité de la surface abrasive est recouverte de ces zones entremêlées. Les zones de particules de diamant liées par du nickel 5 s1élèvent au-dessus de la couche métallique 29, alors que les zones 32 de réserve sont à peu près dans la plan de la surface métallique plane. Les zones de particules de diamant peuvent également être constituées par des zones métalliques conductrices, séparées, circulaires et discontinues, obtenues par la technique classique de production des plaquettes à circuitsimprimés.En particulier, une couche de métal photosensible 37, représentée en traits pointillés sur la figure 5, est appliquée sur un corps isolant 38 en forme de disque et une image choisie est projetée sur la couche métallique photosensible. La surface non réduite par la lumière est éliminée par décapage ou autre , de manière que les zones conductrices métalliques discontinues 39 ainsi obtenues représentent les zones sensibilisées et réduites par la lumière, alors que-- les zones 40 de réserve correspondent aux zones de la plaquette isolante desquelles la couche métallique photosensible 37 a été éliminée par attaque à l'acide ou par d'autres opérations. Ces zones de réserve sont situées sensiblement dans le plan de la surface du corps 38. Les figures 3 et 4 montrent les zones de particules de diamant liées par du nickel, ainsi que leurs zones métalli ques conductrices sous-jacentes, sous une forme discontinue, circulaire et séparée. I1 est cependant évident que ces zones métalliques conductrices peuvent, en variante, se présenter sous la forme de bandes continues étroites et irrégulières, séparant de telles zones circulaires et discontinues, et que les zones circulaires peuvent être constituées par les zones de réserve de la surface abrasive. De même, les configurations des zones métalliques conductrices et de réserve représentees sur les figures 1 et 2 peuvent être inversées. Un outil abrasif est réalisé à l'aide du disque 26 par fixation d'un élément ou disque rigide 34' d'appui sur la surface arrière 36 du disque abrasif 26. Cet outil stratifié est représenté en coupe sur la figure 4. Un tel disque abrasif 26 et son disque rigide 34' d'appui sont utiles dans certaines applications du travail lapidaire. I1 est cependant évident que l'outil abrasif représenté sur les figures 3 et 4, ainsi que l'outil représenté sur les figures 1 et 2, conviennent à des applications très diverses dans le domaine du tra vail par abrasion. Les figures précédentes représentent un outil ou un corps abrasif en forme de disque dont sensiblement la totalité de la surface circulaire est abrasive. I1 est évident que le procédé selon l'invention, permettant d'obtenir des zones de particules de diamant et de réserve entremêlées d'une manière choi sie,permctaussidcobtenir des surfaces abrasives de diverses formes, par exemple des surfaces abrasives annulaires formées sur la face d'un outil abrasif du type à coupelle. Il est évident d l'homme de l'art que le procédé selon l'invention convient à d'autres formes d'outils abrasifs et à d'autres applications de ces outils. Le procédé de fabrication de disques abrasifs présentant des surfaces abrasives à répartition discontinue des zones diamantées sera décrit plus en détail en regard des figures 6 à 11. Dans une première forme de ce procede, un corps métallique 41, ayant le profil d'un disque, présente une surface abrasive 42 recouverte à peu près en totalité d'un écran 44 qui présente un réseau prédéterminé de trous 46. Un liquide de réserve est appliqué à l'aide d'un dispositif quelconque, par exemple d'une buse 50 qui pulvérise un brouillard 48. Le liquide peut également être appliqué par brossage ou par tout autre moyen équivalent. Dans tous les cas, la réserve liquide est étalée sur l'écran 44 de manière à passer dans les trous 46 et à s'appliquer sur la surface abrasive 42 du corps 41. On retire ensuite l'écran 44 et on laisse sécher le liquide de réserve de manière qu'il forme un réseau de zones de réserve sur la surface abrasive du disque, ces zones étant représentees en 52 sur la figure 5. Des matières connues pouvant être utilisées pour la réserve comprennent, par exemple, des encres acides produites par la firme Nazdar Co, Chicago, Illinois, sous la marque commerciale "IL-111 Industrial Lacquer". La surface abrasive 42 du disque métallique 41 est ensuite recouverte, d'une manière non sélective, avec une couche 56 de particules de diamant pouvant présenter diverses dimensions, par exemple des dimensions comprises entre environ 0,018 et 0,15 mm, comme montré sur la figure 8, bien que cette vue schématique soit destinée à représenter le disque placé dans le bain contenu dans le bac. La couche 56 de particules de diamant est formée par saupoudrage ou tout autre mode de distribution réalisé à l'aide d'un récipient ou d'un dispositif 55 d'alimentation en particules de diamant. Cette couche 56 est appliquée sous une épaisseur sensiblement unciforme, bien que cette caractéristique ne soit pas critique. Par contre, il est demandé que la couche soit appliquée d'une manière non sélective, sensiblement sur toute la surface abrasive 42 du corps, de manière que les zones métalliques conductrices 53 et les zones 52 de réserve qui les séparent soient recouvertes de cette couche. Des corps de disques, portant chacun une couche de particules de diamant,sont avantageusement montés sur un support allongé 57 qui peut être constitué par une barre de matitre plastique du type "Plexiglas". Un certain nombre de disques peuvent être montés sur le support 57 à l'aide d'ensembles à boulons, comme représenté sur la figure 13. Un disque du type à plaquette à circuit imprimé, tel que celui représenté sur les figures 3 et 4, est montré en 58. Le trou central 59 de ce dis que abrasif permet le passage de la tige filetée d'un boulon 60. L'ensemble à boulon comporte également une entretoise annulaire 61 vissée sur la tige du boulon et placée entre la barre 57 et la face inférieure du disque abrasif 58. L'ensemble à boulon comporte en outre des rondelles métalliques conductrices 62 et un écrou 63.Une connexion électrique 64 est réalisée avec la tête du boulon 60, comme représenté. La barre en "Plexiglas", sur laquelle sont placés les corps des disques abrasifs, peut être montée de manière amovible et variée sur un support en forme de fourche comportant des parois verticales 66 reliées par un fond 67. Chaque paroi 66 présente à son bord supérieur une encoche en forme de T, représentée en particulier sur les figures 10 et 12. La partie horizontale 68 de cette encoche est légèrement plus large que la barre 57 et le corps de cette barre repose sur des épaulements 69 présentés par cette partie horizontale. La partie verticale 70 de l'encoche sépare les épaulements l'un de l'autre et communique avec la partie horizontale 68. I1 convient de noter que la préparation des zones de réserve, comme représenté sur la figure 7, peut être effectuée avant le montage du corps du disque sur la barre en "Plexiglas", mais que la dispersion non sélective des particules de diamant, comme représenté sur la figure 8,est exécutée après que le corps du disque a éte placé sur la barre, en particulier après que les disques ont été éclaircis dans le bain. La barre en "Plexiglas", portant plusieurs corps de disques, est ensuite placée horizontalement sur le support de manière qu'elle repose sur les épaulements 69 des encoches. La barre,portant les corps de disques sur lesquels les particules de diamant sont dispersées d'une manière non sélective, est amenée, en restant orientée horizontalement, dans un bac 72 d'électrodéposition contenant le bain ou la solution classique 74 de Watt Une anode 76 est placée dans le bac 72 et reliée par un conducteur 78 à un potentiel positif. Cette anode, qui est généralement en nickel, est placée dans le bain d'électrodéposition dans lequel les corps de disques constituent des catodes. Les conducteurs 64 reliés aux ensembles à boulons sont connectés par un conducteur commun 80 à un potentiel négatif. Un courant d'inenSité choisie réalise de manière classique l'électrodéposition au cours de laquelle le nickel est déposé pour fixer initialement les particules de diamant uniquement sur les zones métalliques conductrices. Suivant une pratique préférée, les zones métalliques conductrices de la surface métallique abrasive sont éclaircies initialement par dépôt de nickel avant la distribution de la couche de diamants. Cependant, cette pratique peut être modifiée au gré de l'opérateur. Comme représenté sur la figure 9, la surface plane des corps des disques abrasifs et le support allongé sont sensiblement parallèles à la surface du sol qui elle-même est parallèle au fond 67 du support et au fond du bac 72. Le maintien de cette orientation horizontale empêche la couche de particules de dia,. mant de se répandre d'une manière indésirable avant l'achèvement de la liaison initiale. Lorsque cette liaison initiale est réalisée, l'orientation des surfaces planes par rapport à la surface du sol peut être modifiée, de préférence par une première inclinaison et une agitation de la barre et des corps de disques qutelle porte, avant que cette barre en "Plexiglas" soit disposée horizontalement dans les encoches, comme représenté sur la figure 11. Cette opération provoque l'élimination des particules de diamant reposant sur les zones de réserve des corps de disques, car ces particules n'ont pas été fixées par l'électrodéposition du nickel Les particules de diamant ainsi éliminées tombent sur le fond 67du support ainsi que sur le fond du bac 72.La figure 11 représente en 82 une couche constituée de particules de diamant éliminées des bords des disques et accumulées sur le fond du support. La barre en "Plexiglas" est placée dans la partie verticale 70, légèrement surdimensionnée, des encoches réalisées dans les parois extrêmes 66 du support, de manière que les corps des disques soient à présent orientés verticalement par rapport à la surface du sol. En particulier, le plan des surfaces abrasives des disques est perpendiculaire à la surface du sol et parallèle auxgrands côtés latéraux du bac 72. Le parallélisme entre le plan des disques abrasifs et les parois latérales du bac 72 correspond à la position la plus efficace par rapport à l'anode 76 montée sur une paroi latérale du bac. Les particules de diamant liées initialement sur les zones métalliques restent en place jusqu'à ce que la liaison finale ou suivante par le nickel soit exécutée. Les opérations montrées sur les figures 7 à 13 ont été décrites dans leur exécution sur des corps de disques métalliques sur lesquels les zones de réserve ont été déposées sous la forme d'une pellicule de liquide appliquée sur une surface métallique plane. Il est évident que cette pellicule de liquide n'altère pas sensiblement la surface plane, contrairement aux zones constituées de particules de diamant liées par le nickel, ces particules s'élevant au-dessus de la surface plane du disque abrasif. I1 convient également de noter que les opérations montrées sur les figures 7 à 13 sont effectuées sur un corps de disque du type analogue à une plaquette à circuit imprimé, comme représenté sur la figure 5. Une telle plaquette présente des zones métalliques conductrices entremêlées avec des zones de réserve et elle est initialement éclaircie dans le bac.L'opération suivante de saupoudrage ou de dispersion des particules de diamant sur la surface abrasive est non sélective, comme montré sur la figure 8, le saupoudrage étant exécute de préference dlors que les disques sont placés dans le bac. Les zones metalliques conductrices de la surface abrasive du disque recoivent ensuite un dépôt sélectif de nickel destiné à lier les particules de diamant reposant sur ces zones. Les particules de diamant reposant sur les zones de réserve ne sont pas liées et sont éliminees lors du changement de l'orientation de la barre et des disques qu'elle porte, commemontrésur la figure 11. Enfin, les zones de particules liées par du nickel sont soumises à une nouvelle opération de fixation par changement de la position du corps du disque afin que ce dernier prenne l'orientation verticale montrée sur la figure 11. L'outil abrasif selon l'invention a été décrit sous la forme d'un disque, car une telle forme est particulièrement utile. I1 est cependant évident que cet outil peut prendre d'autres formes sans sortir du cadre de l'invention. Par exemple, il est possible de préparer un corps métallique abrasif de forme polygonale, présentant une surface abrasive discontinue,et pouvant être monté sous la forme d'une couche sur une face d'un bloc en matière plastique. Dans une forme pdrticulière- ment avantageuse de réalisation, le réseau de zones abrasives est formé sur la surface abrasive d'une plaquette rectangulaire à circuit qui peut ensuite être montée sur une embase lui permettant d'être manipulée en cours d'utilisation. Une poignée peut être fixée à la face opposée de la plaquette. L'outil abrasif ainsi obtenu peut être utilisé comme bloc de sablage pratiquement inusable. D'autres formes d'outils abrasifs peuvent être ainsi obtenues, ainsi qu'il est évident à l'homme de l'art. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportees à l'outil décrit et représente sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1 - Outil abrasif au diamant, caractérisé en ce qu'il comporte un corps abrasif qui présente des surfaces opposées et une épaisseur sensiblement uniforme, une première desdites surfaces étant une surface abrasive et l'autre surface étant une surface d'appui, des zones de particules de diamant formées sur la surface abrasive et liées par électrodéposition de nickel, des zones libres de réserve formees sur la surface abrasive, résistant à l'électrodéposition du nickel et entremêlées avec les zones de particules de diamant liees par le nickel, les zones de particules de diamant étant séparées les unes des autres par les zones de réserve et s'élevant de la surface abrasive plane, lesdites zones de réserve étant sensiblement dans le plan de cette surface, les zones de particules de diamant étant suffisamment rapprochées pour produire l'effet abrasif souhaité lorsque ladite surface abrasive est utilisée, l'aire totale occupée par les zones de réserve correspondant au moins à une grande partie de l'aire de la surface abrasive, un corps sensiblement rigide d'appui étant fixé à la surface d'appui du corps abrasif. 2 - Outil selon la revendication 1, caractérisé en ce que le corps abrasif est un disque metallique et en ce que le corps sensiblement rigide d'appui est également un disque. 3 - Outil selon la revendication 1, caractérisé en ce que le corps abrasif est métallique et en ce que les zones de réserve comprennent plusieurs zones séparées et discontinues, les zones de particules de diamant se présentant sous la forme de bandes continues, irrégulières et étroites passant entre les zones discontinues de réserve. 4 - Outil selon la revendication 1, caractérisé en ce que le corps abrasif est métallique et en ce que les zones de particules de diamant se présentent sous la forme de plusieurs zones séparées et discontinues, les zones de réserve se présentant sous la forme de bandes continues, irrégulières et étroites qui séparent les zones de particules de diamant. 5 - Outil selon ld revendication , caractérisé en ce que le corps abrasif est métallique et en ce que les zones de reserve sont circulaires, ces zones circulaires et discontinues de réserve ayant à peu près toutes la même surface. 6 - Outil selon la revendication 2, caractérisé en ce que le disque métallique est suffisamment mince pour être souple, un corps d'appui en élastomère étant fixé pdr une première face à la surface d'appui du disque abrasif, et un corps rigide d'appui étant fixé à l'autre face dudit corps en élastomère. 7 - Outil selon la revendication 2, caractérisé en ce que le disque se présente sous la forme d'une plaquette à circuit en matière composite, à laquelle une couche métallique est liée, cette plaquette étant sensiblement rigide. 8 - Outil selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'un corps rigide d'appui est fixé à la surface d'appui du disque abrasif. 9 - Outil selon la revendication 2, caractérisé en ce que chacune des zones de réserve se présente sous la forme d'une pellicule de matière de réserve empêchant ltélectrodépo- sition du nickel. 10 - Outil selon la revendication 9 caractérisé en ce que le disque métallique se présente sous la forme d'une couche de métal liée à une plaquette en matière composite ayant la forme d'une plaquette à circuit imprimé. 11 - Outil selon la revendication 2, caractérisé en ce que le disque comprend une plaquette en matière composite sur laquelle les zones de réserve sont constituées d'une matière convenant à une telle plaquette et sont entremêlées avec des zones de particules de diamant liées par du nickel. 12 - Procéde de fabrication d'un outil abrasif ayant un réseau discontinu de particules de diamant formé sur une surface abrasive plane qui présente des zones métalliques conductrices entremelées avec des zones de réserve, cette surface étant présentée par un corps abrasif, le procédé étant caractérisé en cequ'il consiste à placer le corps abrasif dans un bain électrochimique et à déposer initialement une couche métallique sur la surface abrasive plane, à distribuer d'une manière non sélective des particules de diamant sur la surface abrasive du corps7 à déposer par électrolyse du nickel afin de lier initialement et sélectivement les particules de diamant sur les zonesmétalliques, mais non sur les zones de réserve, à changer l'orientation de la surface abrasive plane, initialement horizontale, afin d'éliminer les particules de diamant des zones de réserve et d'enlever ces particules du corps abrasif, et à déposer ensuite du nickel par électrolyse afin d'achever la liaison des particules de diamant initialement liées sur les zones metalliques, sans que le nickel se fixe sur les zones de réserve. 13 - Procédé selon la revendication 12, dans lequel au moins la surface plane du corps abrasif est métallique, caracterisé en ce qu'il consiste également à faire porter contre la surface abrasive métallique et plane un écran ayant un réseau prédttermine de trous, et à appliquer un liquide de réserve sur cet écran de manière qu'il passe dans le réseau de trous et se dépose sur la surface abrasive plane pour y former les zones de réserve. 14 - Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que le corps abrasif se présente sous la forme d'une plaquette en matière composite, sensiblement rigide, ayant une couche métallique plane liée à une première de ses faces afin de constituer une surface abrasive plane et métallique. 15 - Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que le corps abrasif se présente sous la forme d'une plaquette en matière composite sensiblement rigide, sur une face de laquelle une couche métallique plane est liée de manière à présenter une surface abrasive plane, métallique et photosensible, une image lumineuse, ayant la forme scuhaitee pour des zones métalliques conductrices, étant projetée sur la couche de métal, puis le métal situé à l'extérieur de cette image étant éliminé afin de mettre à nu la plaquette sous-jacente, sur les zones de réserve. 16 - Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que le corps abrasif, portant les particules de diamant liées initialement par du nickel, est repositionné.dans le bain électrochimique de manière que la surface plane soit verticale, le nickel étant ensuite déposé par électrolyse sur la surface abrasive alors que le disque est maintenu dans ladite orientation verticale.