L’invention concerne un dispositif pour l’évaluation des paramètres physiologiques d’un individu en contact fugace avec ledit dispositif, lequel dispositif comprend : - un capteur de pression (121, 122) comprenant un corps d’épreuve (230) souple et des jauges élémentaires (220) de forte sensibilité sensibles à la déformation dudit corps d’épreuve ; - une surface réceptrice (111, 112) apte à entrer en contact avec l’individu et à transmettre les efforts résultant de ce contact au capteur de pression (121, 122) ; - de moyens informatiques, aptes à traiter les signaux (520) issus du capteur de pression et un programme mettant en œuvre lesdits moyens informatiques de sorte à déterminer au moins une information parmi : - la fréquence respiratoire de l’individu - la fréquence cardiaque de l’individu - les évolution de ces fréquences en fonction du temps, et à générer une alerte en fonction de ces résultats Dispositif et procédé pour la mesure de paramètres physiologiques par contact temporaire avec une surface réceptrice L’invention concerne un procédé et un dispositif pour la mesure de paramètres physiologiques d’un individu par contact temporaire avec une surface réceptrice. Le terme temporaire entend caractériser un dispositif non portable, à la différence de dispositifs de l’art antérieur tels que des bracelets, ceintures pectorales, lunettes, boîtiers de ceinture, casques etc. dits « wearables » en anglais. La mesure de paramètres physiologiques tels que la fréquence, cardiaque, la fréquence respiratoire, la tension artérielle et leurs évolutions temporelles, permet de détecter, voire d’anticiper et de prévenir, des situations à risque pour un individu, allant de risques relativement bénins tel que le stress jusqu’à des risques gaves tels que des accidents cardiovasculaires. Plus particulièrement la pandémie de COVID 19 conduit à l’isolement des personnes dans le cadre de mesures de confinement visant à réduire la circulation du virus, et notamment en ce qui concerne les personnes âgées. Les contraintes résultant de ces mesures, et notamment associées au phénomène de réchauffement climatique et à l’augmentation de la fréquence des canicules estivales, mettent en danger les personnes isolées et plus particulièrement les personnes âgées ayant par ailleurs des problèmes cardiovasculaires, pulmonaires ou métaboliques, lesquelles ont encore plus difficilement accès à des endroits climatisés. La téléassistance apporte un début de solution à ces situations. Ainsi, la mesure de paramètres physiologiques tels que la température corporelle, le rythme cardiaque, la tension artérielle et la fréquence respiratoire de la personne concernée est associée à la mesure de paramètres environnementaux tels que la température et l’humidité, et transmises à un centre de télésurveillance dans lequel des opérateurs, associés ou non à un système d’analyse d’intelligence artificielle, évaluent la situation. Si une situation potentiellement à risque est détectée, un protocole d’intervention est déclenché, comprenant par exemple l’appel de la personne pour s’assurer que tout va bien et la conseiller le cas échéant sur une conduite à tenir. Le document Alex Buoite Stella et al. « Heat risk exacerbation potential f o r neurology patients during the COVID-19 pandemic and related isolation » International Journal of Biometrology (2021) 65 :627-630 – 8 Novembre 2020, décrit un tel dispositif de téléassistance. La difficulté de ces dispositifs de téléassistance est la collecte des informations physiologiques. Des dispositifs portables, fréquemment désignés par le terme anglosaxon de « wearable », tels qu’un bracelet ou une ceinture pectorale permettent de mesurer de tels paramètres relatifs à l’état physico-psychique de la personne qui les porte. En milieu médicalisé, différents types de capteurs peuvent être installés sur un patient afin d’effectuer une surveillance de paramètres physiologiques par l’intermédiaire d’un électrocardiogramme (ECG), d’un électroencéphalogramme (EEG), d’une surveillance respiratoire ou encore de la tension artérielle. Ces solutions sont toutefois peu adaptées à une collecte régulière et à long terme, par la gêne qu’elles produisent dans les activités quotidiennes et le sentiment de surveillance qu’elles éveillent du fait de leur simple présence. En effet, la plupart des paramètres d’intérêt nécessitent pour leur mesure des capteurs en contact avec la peau de l’individu et sont eux-mêmes sensibles à des paramètres environnementaux tels que la température ou l’humidité. Le document US 10,292,658 décrit un dispositif intégré à un siège de toilettes et comprenant des capteurs entrant en contact avec la peau d’un utilisateur afin de mesurer des paramètres physiologiques, et notamment un électrocardiogramme (ECG). Outre le fait de devoir être en contact avec la peau, l’acquisition de l’électrocardiogramme d’une personne, ainsi que des paramètres qui peuvent en être déduits, est très sensible l’humidité à la fois ambiante et au niveau du contact avec les électrodes, notamment en présence de sueur, de sorte que cette technique, fiable en laboratoire, est délicate de mise en œuvre dans un capteur autonome, et plus particulièrement si ce dernier n’est pas un wearable . L’invention vise à résoudre les inconvénients de l’art antérieur et vise à cette fin un dispositif pour l’évaluation des paramètres physiologiques d’un individu en contact fugace avec ledit dispositif, lequel dispositif comprend : - un capteur de pression comprenant un corps d’épreuve souple et des jauges élémentaires de forte sensibilité sensibles à la déformation dudit corps d’épreuve ; - une surface réceptrice apte à entrer en contact avec l’individu et à transmettre les efforts résultant de ce contact au capteur de pression ; - de moyens informatiques, aptes à traiter les signaux issus du capteur de pression et un programme mettant en œuvre lesdits moyens informatiques de sorte à déterminer au moins une information parmi : - la fréquence respiratoire de l’individus - la fréquence cardiaque de l’individu - les évolution de ces fréquences en fonction du temps et à générer une alerte en fonction de ces résultats Un contact fugace s’entends d’un temps de contact inférieur à 120 secondes, étant entendu que le dispositif objet de l’invention est apte à évaluer les paramètres visées sur des durées bien plus longues. L’invention est mise en œuvre selon les modes de réalisation préférés mais nullement limitatifs exposés ci-après en référence aux figures 1 à 9, dans lesquels : représente selon une vue en perspective un exemple de mise en œuvre du dispositif objet de l’invention dans un fauteuil ; montre selon une vue en perspective en éclaté un exemple de réalisation d’un capteur de pression mis en œuvre dans le dispositif objet de l’invention ; représente schématiquement selon une vue en perspective et en éclaté un exemple de réalisation d’une jauge élémentaire du capteur du dispositif objet de l’invention ; est un organigramme du procédé objet de l’invention illustre le signal brut numérisé reçu des jauges élémentaires du capteur du dispositif objet de l’invention ; montre un exemple de signal traité pour la détermination de la fréquence respiratoire ;’ illustre le traitement réalisé sur le signal visant à obtenir le BCG dans le but d’éliminer l’influence des micromouvements ; représente des exemples de traitement du signal visant à sélectionner le signal de la jauge élémentaire qui véhicule le plus d’information dans le but d’une analyse de type BCG ; Illustre le traitement réaliser dans une fenêtre d’exploration du signal BCG dans le but de déterminer les distances entre pics. dispositif pour l’évaluation des paramètres physiologiques d’un individu en contact fugace avec ledit dispositif, lequel dispositif comprend : - un capteur de pression (121, 122) comprenant un corps d’épreuve (230) souple et des jauges élémentaires (220) de forte sensibilité sensibles à la déformation dudit corps d’épreuve ; - une surface réceptrice (111, 112) apte à entrer en contact avec l’individu et à transmettre les efforts résultant de ce contact au capteur de pression (121, 122) ; - de moyens informatiques, aptes à traiter les signaux (520) issus du capteur de pression et un programme mettant en œuvre lesdits moyens informatiques de sorte à déterminer au moins une information parmi : - la fréquence respiratoire de l’individu - la fréquence cardiaque de l’individu - les évolution de ces fréquences en fonction du temps, et à générer une alerte en fonction de ces résultats Dispositif selon la revendication dans lequel une jauge élémentaire (220) comprend une assemblée de nanoparticules conductrices dans un ligand isolant.