L'invention est relative à l'enlèvement de produits volatils sur des bandes. On connatt des procédés pour sécher à la flamme des bandes recouvertes d'un enduit lorsqu'elles défilent à des vitesses assez élevées, ces bandes étant faites de papier, de matière plastique ou de métal et les enduits étant l'une des diverses encres ou autres substances protectrices ou décoratives dont toutes contiennent des solvants qui s'évaporent et brillent lorsque ces substances sont exposées à l'action d'une flamme à température suffisamment élevée. Un procédé connu de ce type consiste à faire défiler une bande fratchement enduite devant un poste de séchage, à une vitesse à laquelle une couche d'air adhère à la bande et accompagne le mouvement de celle-ci, et dans ce poste à diriger une flamme laminaire transversale de façon que l'extrémité de cette flamme arrive au contact de la face enduite de la bande en mouvement; la vitesse et la température de la flamme laminaire à son extrémité doivent alors entre suffisamment élevées pour que cette flamme traverse la couche d'air adhérente et évapore et allume les solvants de l'enduit frappé par la flamme,et lés produits ainsi extraits de l'enduit et allumés sont emprisonnés dans la couche d'air et écartés aveicelle- ci de la face de la bande par une lame d'air, en aval du poste de séchage.Bien que ce procédé connu soit satisfaisant en général, on a constaté assez récemment qu'il ne se prêtait pas en particulier au séchage d'enduits décoratifs appliqués sur des bandes métalliques, dont la texture doit entre très uniforme. Ainsi, le séchage d'enduits recouvrant totalement des bandes métalliques, que l'on a exécutérécemment avec ce procédé connu, laissait les enduits avec des zébrures plus ou moins discernables dont les dessins étaient faits au hasard, ce qui est certes sans inconvénient pour certaines applications mais présente des inconvénients pour d'autres applications telles que la décoration.On a constaté que les défauts que ce procédé connu possèdent à cet égard étaient dus à des flammes, facilement discernables, qui ne font manifestement pas partie de la flamme laminaire et qui, en s'écartant de la flamme laminaire frappant la bande, sillonnaient au hasard des zones de la couche d'air adhérant à la face enduite de la bande qui étaient nettement éloignées du voisinage de la flamme laminaire d'allumage. Manifestement, la combustion d'au moins une partie des produits volatils évaporés avait lieu dans la couche d'air adhérente et ceci a été reconnu comme étant la cause des zébrures indésirables que l'on observe dans les enduits recouvrant les bandes en totalité. Bien entendu, la combustion d'au moins une partie des produits volatils évaporés dans la couche d'air adhérente se produit non seulement au séchage des enduits totaux, mais également par exemple à celui des caractères d'imprimerie espacés sur des bandes de papier, de matière plastique ou de métal; les effets indésirables dus au séchage des faces de bandes imprimées sont toutefois moins apparents. L'invention a pour but de créer, pour sécher à la flamme des enduits appliqués sur des bandes en mouvement, un procédé qui soit tout aussi satisfaisant que le procédé connu mentionné ci-dessus mais qui soit exempt des défauts signalés de celui-ci. L'invention a notamment pour objet un procédé pour sécher un enduit appliqué sur une face de bande et contenant des produits volatils, lequel procédé consiste essentiellement à faire défiler la bande devant un poste, à alimenter un brûleur de grande capacité monté à ce poste en un mélange combustible d'air et de gaz de façon à y maintenir une flamme laminaire stable et à diriger cette flamme laminaire de façon que son extrémité arrive au contact de la face enduite de la bande en mouvement, en travers de celle-ci, pour évaporer et brûler les produits volatils contenus dans l'enduit de la bande en mouvement, caractérisé en ce qu'on dirige deux nappes d'air stables au contact de la face enduite de la bande, respectivement en amont et en aval de la flamme laminaire, pour confiner et allumer les produits évaporés dans une région fixe que traverse la face enduite de la bande, chaque nappe d'air stable touchant laface enduite à une distance de l'extrémité de la flamme laminaire qui est comprise entre zéro et 25mm et étant dirigée à une vitesse comprise entre 120 et 510 mètres par minute environ. L'invention a également pour objet un procédé pour nettoyer une face de bande métallique souillée par un lubrifiant, lequel procédé consiste essentiellement à faire défiler une bande métallique devant un poste, à alimenter un brûleur de grande capacité monté à ce poste en un mélange combustible d'air et de gaz, à y maintenir une flamme laminaire stable, et à diriger cette flamme laminaire de façon que son extrémité arrive au contact de cette face souillée de la bande en mouvement, en travers de celle-ci, pour évaporer et brûler le lubrifiant de souillure, caractérisé en ce qu'on fait défiler ladite bande à une vitesse d'au moins 15 mètres par minute devant ce poste et en ce qu'on confine et fait brûler complètement les produits évaporés dans une région fixe que traverse ladite face de la bande, en dirigeant deux nappes d'air stables, à une vitesse comprise entre 120 et 51o mètres par minute environ, de façon à leur faire toucher ladite face de la bande respectivement en amont et en aval de la flamme laminaire, à une distance de l'extrémité de cette flamme qui est comprise entre zéro et 25 mm. Dans le procédé conforme à l'invention, la face enduite de la bande en mouvement est frappée par la flamme à une vitesse et une température suffisantes pour évaporer et briller les produits volatils de l'enduit. t'entratnement de ces produits volatils par la bande en mouvement est empêché ailleurs qu'à proximité immédiate de la flamme laminaire incidente et cette dernière fait effectivement évaporer de manière instantanée les produits volatils de l'enduit recouvrant la face de la bande en mouvement.Etant donné que les produits volatils évaporés sont ainsi confinés au voisinage immédiat de la flamme laminaire incidente, avant leur allumage et à n'importe quel stade de celui-ci, ces produits volatils ne sont pas seulement empêchés de suivre la bande en mouvement mais ils sont encore maintenus à faible portée d'allumage les uns des autres et de la flamme laminaire. On empéche l'un quelconque des produits volatils d'entre en tratné par la bande en mouvement, à n'importe quel stade de leur allumage, en maintenant sur la face enduite de la bande en mouvement une barrière fixe sous la forme d'un courant ou nappe d'air qui est dirigé contre la face enduite, sur le chemin par lequel les produits volatils dégagés pourraient être entratnés par la brande en mouvement hors du voisinage immédiat de la flamme laminaire incidente, la vitesse de la nappe d'air étant suffisante pour disperser les produits volatils frappés par l'air en un contact, les uns avec les autres et avec la flamme laminaire incidente, le plus efficace possible en ce qui concerne l'allumage sans toutefois gener le dégagement des produits volatils brayés et autres produits de combustion hors de la bande en mouvement. L'efficacité optimale de la flamme laminaire incidente sur tous les produits volatils de l'enduit qui recouvre la face de la bande en mouvement, en ce qui concerne leur évaporation totale et leur allumage localement à l'intérieur et au voisinage immédiat de la flamme laminaire incidente, est obtenue par la rupture de toute couche d'air adhérant à la face enduite de la bande en mouvement, sur une région étroite de la bande qui à tout instant est frappée par la flamme laminaire et s'étend au-delà de cette flamme laminaire incidente, de part et d'autre de celle-ci.En rompant ainsi sur cette région étroite de la bande toute couche d'air adhérente, cette dernière est rendue incapable d'empêcher réellement non seulement la flamme laminaire et sa chaleur de pénétrer et de se propager dans l'enduit de la bande en mouvement, mais encore les produits volatils de s'évaporer instantanément hors de l'enduit, le tout en vue d'obliger la flamme laminaire et sa chaleur à rester en contact extrêmement intime avec l'enduit de la bande en mouvement, afin d'assurer une évaporation complète de tous les produits volatils de cet enduit et de les-faire briller complètement dans la susdite région étroite de la bande. La susdite rupture de toute couche d'air adhérente, sur une région étroite de la face enduite de la bande en mouvement, se fait en maintenant la susdite barrière d'air fixe sur la face enduite de la bande en mouvement, non seulement sur le chemin par lequel les produits volatils pourraient s'échapper du voisinage immédiat de la flamme laminaire incidente, mais aussi à l'endroit où la bande en mouvement est sur le point d'atteindre la flamme laminaire incidente.A cet effet, deux courants ou nappes d'air stables sont dirigés contre la face enduite de la bande en mouvement, sur les cités opposés et au voisinage de la flamme laminaire incidente, là où les nappes d'air n'ont aucun effet gênant sur la stabilité de la flammelaminaire. De plus, afin que la rupture de toute couche d'air adhérant à la face enduite de la bande en mouvement, par les nappes d'air, puisse atteindre l'objectif défini ci-dessus, c 'est-à-dire celui d'amener la flamme laminaire et sa chaleur à rester en contact extrêmement intime avec l'enduit de la bande en mouvement, en vue de faire évaporer et brûler dans une région étroite de la bande les produits volatils de son enduit, la rupture de la couche d'air adhérente ne peut pas être violente, mais doit être relativement douce; c'est pourquoi, la vitesse des nappes d'air, bien qu'assez grande pour assurer leur stabilité, est nettement plus faible que celle de la lame d'air du procédé connu décrit ci-dessus, laquelle lame d'air est mise à profit pour séparer de la bande en mouvement la couche d'air adhérente. En outre, les nappes d'air stables et la rupture relativement douce de toute couche d'air adhérente, sur une région relativement étroite de la bande, laissent dans la flamme laminaire incidente et près de celleci une zone atmosphérique de tranquillité relative plutôt que de turbulence agitée, ce qui contribue encore à exposer de façon optimale l'enduit de la face de la bande en mouvement à la flamme laminaire incidente et à sa chaleur.De plus, étant donné que l'enduit de la face de la bande en mouvement est ainsi exposé de façon optimale à la flamme laminaire incidente et à sa chaleur1 la température de la flamme laminaire à son extrémité, afin de faire évaporer et brûler les produits volatils de l'enduit dans la susdite région étroite de la bande, peut avantageusement être maintenue au-dessous de la température d'extrémité de la flamme laminaire qui est exigée dans le susdit procédé connu. Enfin, et ceci est très important, les nappes d'air maintiennent, dans la susdite région étroite de la bande, de l'air en abondance pour y brûler complètement tous les produits volatils évaporés. Le procédé conforme à l'invention se prête bien au séchage d'enduits sur des bandes défilant à des vitesses bien différentes. A cet effet, la face enduite de la bande en mouvement est soumise à l'action d'une ou plusieurs flammes laminaires en série et à celle de nappes d'air associées à la ou chaque flamme laminaire et les vitesses de ces nappes d'air doivent crottre à mesure que des vitesses de défilement plus élevées de la bande exigent un nombre croissant de flammes laminaires et de nappes d'air associées à celles-ci. Avantageusement, on refroidit efficacement le brûleur de grande capacité d'où sort la flamme laminaire en faisant passer l'air alimentant les nappes d'air le long du brûleur, en relation d'échange de chaleur avec celui-ci, et en dirigeant cet air sur les cotés opposés des rampes du brûleur, sans obstacle et tout droit, vers les nappes d'air, à la susdite vitesse de celles-ci, en vue de maintenir ces nappes stables et dirigées vers la face enduite de la barde en mouvement, sur les côtés opposés de la flamme laminaire incidente et au voisinage de celle-ci. L'invention va être maintenant décrite plus en détail, à l'aide des modes de réalisation représentés, à titre d'exemple, par les dessins annexés. La fig. 1 montre, en coupe longitudinale, une installation destinée à sécher un enduit appliqué sur une bande défilant de façon continue, selon une première réalisation du procédé conforme à l'invention. Les fig. 2 et 3 montrent, à plus grande échelle, l'un des -postes de séchage de l'installation de la fig. 1, en coupe respectivement selon la ligne 2-2 de la fig. 1 et selon la ligne 3-3 de la fig. 2. Les fig. 4 et 5 montrent, en coupe partielle, des postes de séchage conformes à deux variantes différentes. La fig. 6 illustre schématiquement, en coupe longitudinale, une installation destinée à nettoyer, enduire et sécher une bande défilant de façon continue, selon un procédé qui met également l'invention en oeuvre. La fig. t représente en 20 une installation destinée à sécher un enduit qui vient d'etre appliqué sur l'une des faces f d'une bande w, laquelle défile de façon continue. L'installation 20 a pour éléments principaux une enceinte longitudinale 22, au moins un (en l'occurrence plus d'un) poste de séchage 24 et un système d'évacuation 26. L'enceinte 22 possède une cloison horizontale 28, divisant l'enceinte 22 en une chambre supérieure 30 et en un tunnel inférieur 32 qui est ouvert à ses deux extrémités et que traverse de bout en bout la bande en mouvement w. Chaque poste de séchage 24 possède un brflleur à gaz 34 de grande capacité et une botte à air 36 qui seront décrits en détail ci-après. Le système d'échappement 26 possède plusieurs conduits verticaux 38 et une chambre supérieure d'évacuation 40 qui s'ouvre à l'atmosphère par une cheminée 43, laquelle est de préférence munie d'un ventilateur de tirage (non montré). Les conduits 38 mènent du tunnel 32 à la chambre d'éracuaion 40 en traversant la chambre supérieure 30 et ils sont disposés sur les catés opposés des postes de séchage 24, chacun de ces conduits 38 étant muni d'une vanne réglable 41. Etant donné que ces postes de séchage 24 sont dans ce cas identiques à tous les points de vue, un seul d'entre eux va être décrit en détail en référence aux fig. 2 et 3. Dans son ensemble, la botte a air 36 a une forme rectangulaire, avec une paroi supérieure 42, une paroi inférieure 44, des parois latérales opposées 46 et des parois d'extrémité opposées 48. La botte 36 est convenablement montée dans la chambre supérieure 30 de l'enceinte 22 et sa paroi inférieure 44 est, dans cet exemple, disposée dans le prolongement de la cloison 28 (fig. 1 et 3). Le brûleur 34 est monté dans la botte 36, sur les parois d'extrémité opposées 48 de celle-ci, à l'aide de vis 50.Ces vis 50 traversent des chapeaux 52, 52' qui sont appliqués contre l'extérieur des parois d'extrémité 48 et elles sont reçues dans des brides 54 qui terminent le corps 56 du brûleur 34 et qui sont appliquées contre l'intérieur des parois d'extrémité 48. L'un des chapeaux, désigné par 52', ferme une chambre b gaz 58 dans le corps 56 du brûleur 34, à l'une des extrémités de ce corps, tandis que l'autre chapeau 52 reçoit un conduit 60 par lequel la chambre 58 est alimentée en mélange combustible d'air et de gaz. Le brûleur 34 est du type à grande capacité pour produire une flamme de grande vitesse et de grand pouvoir calorifique. Pour que ce brflleur 34 ait un rendement élevé, son corps 56 est muni, sur sa surface de flamme 62, d'une rampe principale 64 flanquée de rampes auxiliaires 66.Sur toute sa longueur, la rampe principale 64 communique librement avec la chambre à gaz 58 et reçoit des rubans de bradeur 68 à flamme principale alors que les rampes auxiliaires 66 sont reliées par des passages restreints 70, espacés longitudinalement, à la chambre à gaz 58 et reçoivent des rubans de bradeur 72 à flamme pilote. Des rubans 68 de la rampe principale, il sort une flamme laminaire F qui s'étend en travers de la bande en mouvement w et qui, par son extrémité t, frappe la face enduite f de cette bande, sur toute la largeur de celle-ci (fig. 2). Pour atteindre la vitesse et le pouvoir calorifique exigés, la flamme laminaire F reçoit, de la chambre 58, un mélange combustible d'air et de gaz à une vitesse supérieure à la vitesse de propagation de la flamme; c'est pourquoi la flamme laminaire F ne pourrait se maintenir sans les flammes pilotes p qui émanent des rubans de brûleur 72 et qui sont alimentées en mélange d'air et de gaz à une vitesse inférieure. Pour amorcer la flamme laminaire F, il est prévu un système d'électrodes d'allumage 74 (fig. 2) de type connu. Les bottes à air 36 possèdent des entrées d'air 76 qui sont reliées, par des conduits 78 et 80, à une source d'air comprimé telle que le refoulement d'un compresseur B (fig. 1). Sur chaque conduit 78 est montée une vanne 82 servant à régler indFpendam- ment le débit dtair vers chaque botte 36. L'air comprimé qui est admis en permanence dans chaque botte 36 est destiné à établir deux courants ou nappes d'air stables S (fig. 2) qui sont dirigés vers la face enduite f de la bande en mouvement w, sur les cotés opposés et au voisinage de la flamme laminaire F, en sa ligne de contact avec la face f de la bande w. A cet effet, chaque botte 36 est munie de deux sorties ayant la forme de passages ou "buses" 84 qui aboutissent au tunnel 32.Dans cet exemple, chaque buse 84 est limitée par une face inclinée 86 du corps de brûleur 56 et une cloison inclinée voisine 88 qui est convenablement fixée à la paroi inférieure interrompue 44 de la botte 36, par exemple à l'aide de vis 90. Les buses 88 sont suffisamment étroites, dans le sens de la largeur (fig. 3), pour former des nappes d'air S bien définies dont la stabilité nécessaire est maintenue par la régulation de la pression de l'air dans la botte 36. Dans cet exemple aussi, les cloisons inclinées 88 dépassent vers le bas le brûleur 34 pour faire arriver chaque buse 84 plus près de la bande en mouvement w et pour maintenir ainsi les nappes d'air S à une stabilité satisfaisante, en leur ligne de contact avec la bande en mouvement w, en dépit de leur vitesse relativement modérée, ainsi qu'il sera spécifié ci-après. Dans le présent exemple, chaque buse d'air 84 fait partie d'une chambre à air secondaire 92 dans chaque botte à air. 36, cette chambre 92 étant formée par le corps de brûleur 56 et par un capot 94 entourant ce corps à distance. Dans ce cas, le capot 94 est formé de deux sections complémentaires 96 dont chacune comprend une paroi en partie circulaire 98 prolongée par une paroi plane qui constitue l'une des parois inclinées 88. Les sections 96 sont posées sur les brides d'extrémité 54 du corps de brûleur 56 et sont fixées à ces brides 54, par exemple à l'aide de vis 100. Par leurs parois inclinées 88, les sections 96 sont fixées parles vis 90 à la paroi inférieure 44 de la botte à air 36, comme déjà indiqué.A leurs sommets, les sections de capot complémentaires 96 sont munies de rebords verticaux 102 qui, grâce à l'interposition de plusieurs entretoises espacées 104, sont maintenus écartés de façon à limiter une fente d'entrée restreinte 106 vers la chambre à air secondaire 92. Avec leurs entretoises 104, les rebords 102 sont fixés à l'aide de boulons 108 et d'écrous 110. L'air comprimé contenu dans la botte 36 s'échappe par la fente restreinte 106 vers la chambre à air secondaire 92 dans laquelle l'air ainsi admis à une vitesse suffisamment élevée se détend rapidement et maintient vers et dans les buses 84 des courants d'air réguliers, à des vitesses pratiquement constantes qui subsistent dans les nappes d'air S jusqu'à leur rencontre avec la bande en mouvement w.A n'importe quel instant, la totalité de l'air qui entre ainsi dans la chambre à air secondaire 92 et qui la traverse est en relation d'échange de chaleur efficace avec le brûleur 34, en vue d'empêcher une élévation excessive de la température dans le brûleur 34, malgré la capacité de chauffage élevée qui est exigée de ce bradeur 34. La présente de la chambre à air secondaire 92 et de sa fente d'entrée restreinte 106 assure dans la botte 36 le maintien d'air, en provenance du compresseur d'alimentation B, à une pression qui est facilement réglée par la vanne 82 (fig. 1) et qui est particulièrement efficace pour maintenir les nappes d'air S à une vitesse constante et réglable avec précision. Comme déjà indiqué, la flamme laminaire F doit avoir un - pouvoir calorifique et une vitesse suffisantes pour exiger la présence des flammes pilotes p auxllaires. Par ailleurs, les nappes d'air S flanquent d'assez près ces flammes pilotes P (fig.3) et, même si les nappes d'air S n'ont que les vitesses modérément élevées spécifiées ci-après, elles tendent i créer, au voisinage des flammes pilotes p, un vide partiel qui risquerait d'éteinre ces dernières et avec el-les la flamme laminaire F. Pour éviter cet incident, il est prévu dans le capot 94, au voisinage des côtés opposés de la surface de flamme 62 du brûleur 34, des déflecteurs 112 qui, au passage des nappes d'air S, dévient suffisamment d'air vers les flammes pilotes p pour y empêcher la formation d'un vide susceptible d'éteindre une flamme; ces déflecteurs 112 sont toutefois maintenus assez bas pour ne pas avoir d'effet gênant appréciable sur la vitesse et la stabilité des nappes d'air S. L'installation montrée à la fig.l est capable de sécher un enduit fraîchement appliqué sur la bande en mouvement w et comporte un ou plus d'un poste de séchage 24, en fonction de la vitesse de défilement de la bande. Cette vitesse est généralement celle à laquelle l'enduit est appliqué. Les diverses techniques existant pour appliquer un même enduit ou des enduits différents permettent aux vitesses de défilement de la bande w de varier dans une large gamme, entre 15 mètres et 600 mètres par minute et au-delà. Des facteurs autres que les techniques d'application de l'enduit, tels que la texture de la bande, les diverses compositions des encres et autels substances d'enduction et l'épaisseur de l'enduit, par exemple, sont à prendre aussi en considération, dans une certaine mesure, lorsqu'on choisit les vitesses de défilement de la bande w. Pour expliquer le fonctionnement du poste de séchage 24, supposons que l'installation 20 de la fig.1 ne comporte qu'un tel poste pour agir sur une bande de papier enduite w, dont la vitesse de défilement est d'environ 120 mètres par minute; cette valeur de la vitesse est normale pour une bande de papier sur laquelle un enduit constitué par un texte imprimé a été appliqué sur la face f par une presse d'imprimerie située en amont de l'installation de séchage. Dans une installation réelle de ce type, la flamme laminaire F a une longueur d'environ 5 cm, de la surface de flamme 62 du brûleur 34 à sa ligne de rencontre avec la bande en mouvement w (fig.2 et 3).Le pouvoir calorifique et la vitesse de la flamme laminaire F sont réglés de façon connue, la vitesse de cette flamme F étant maintenue à une valeur/1800 mètres par minute environ et sa température d'extrémité, à la rencontre avec la bande w, étant maintenue à une valeur de 727"C environ.La valeur ainsi donnée à la vitesse de la flamme laminaire F assure à celle-ci un contact intime avec la face enduite f de la bande w, pour la vitesse de défilement indiquée de celle-ci, et la valeur choisie pour sa température d'extrémité est suffisamment élevée pour extraire au passage les solvants de l'enduit, les évaporer et les brûler durant le temps extrêmement bref pendant lequel l'en- duit est frappé par la flamme laminaire F et est exposé à sa chaleur; néanmoins, la température de la flamme à son extrémité est inférieure, avec une marge de sécurité suffisante, à celle à laquelle la bande de papier serait roussie ou même chauffée sous sa face enduite de façon à perdre une quantité appréciable d'humidicté, à la vitesse de défilement indiquée.De plus, la température d'extrémité choisie pour la flamme laminaire F est apte à évaporer et brûler des solvants à points éclair différents, tels que cétones, acétates, alcools et hydrocarbones (en se bornant à n'en mentionner que quelques-uns), et aussi à carboniser des solvants ininflammables, dans de nombreuses encres et autres substances d'enduction. Si l'on soumet la bande en mouvement w à la flamme laminaire F seulement, c'est-à-dire sans faire agir les nappes d'air S sur cette bande, on remarque des flammes qui sillonnent la bande w au hasard à partir de la zone où elle est frappée par la flamme laminaire, sur une certaine distance à partir de cette zone selon le sens de progression de la bande, ce qui indique au moins un allumage incontrôlé et/ou la poursuite de la combustion des produits volatils évaporés le long de la bande en mouvement; il en résulte, sur la bande séchée, des effets indésirables qui sont indubitables bien que difficilement décelables sur la bande de papier imprimé prise à titre d'exemple.Dès que l'on fait agir les nappes d'air sur labande en mouvement, on ne remarque plus de flammes qui sillonnent la bande et toute flamme décelable est confinée rigoureusement au voisinage immédiat de la zone d'action de la flamme laminaire incidente, ce qui indique que l'allumage et la combustion des solvants évaporés sont confinés à cette zone fortement restreinte. Les nappes d'air empêchent donc bien tous les effets indésirables d'un tel sillonnement ou zébrure par des flammes sur la bande séchée. Dans le fonctionnement décrit à titre d'exemple à propos d'une bande de papier enduite qui défile à une vitesse de 120 mètres par minute environ, la vitesse des nappes d'air S est maintenue à une valeur de 270 mètres par minute environ, ce qui est nettement plus bas que la vitesse minimale de 1500 mètres par minute des lames d'air qui sont utilisées dans le procédé de séchage connu évoqué ci-dessus pour chasser de la bande en mouvement les produits volatils emprisonnés et aussi les matières inciné- rées retenues dans la couche d'air adhérant à cette bande; néanmoins les nappes d'air S, de vitesse beaucoup plus basse, empêchent produits volatils de progresser avec la bande en mouvement, en s'éloignant de la proximité immédiateds la flamme laminaire incidente F.En conséquence, les nappes d'air S qui heurtent et par conséquent affectent toute couche d'air-adhérant à la face de la bande en mouvement séparent efficacement de cette couche d'air adhérente les produits volatils dégagés. On sait que les nappes d'air S n'agissent pas comme les lames d'air de grande vitesse du procédé connu mais, même à leur vitesse beaucoup plus basse, elles vont perturber ou rompre la couche d'air sur la face de la bande en mouvement, et ceci suffisamment pour permettre aux produits volatils dégagés de se répartir localement à proximité d'allumage immédiat les uns des autres et de la flamme laminaire incidente.De plus, lorsque deux nappes d'air S sont dirigées vers la face de la bande en mouvement, de part et d'autre de la flamme laminaire incidente et à plus ou moins grande proximité de celleci-, il est réalisé sur la face f de la bande w une région étroite et néanmoins distincte r (fig.3) dans laquelle il se produit la rupture de toute couche d'air adhérant à cette face f et à l'intérieur de laquelle les produits volatils sont libres de se répartir.Etant donné la vitesse des nappes d'air S qui n'est que modérément élevée par rapport à celle des lames d'air du procédé connu,il va de soi que la rupture par les nappes d'air S de toute couche d'air adhérant à la face de la bande en mouvement w, dans la région r, est plutôt douce que violente, ce qui contribue à maintenir dans cette région r une zone atmosphérique que l'on ne peut mieux dépeindre qu'en la disant relativement tranquille par opposition à fortement turbulente et dans laquelle l'enduit porté par la face f de la bande w en mouvement est l'objet, dans des conditions optimales, d'une exposition à, et d'un séjour dans, la flamme laminaire incidente et sa chaleur.La tranquillité relative de cette zone est également signalée par la stabilité élevée aisément constatée, plutôt qu'un comportement vacillant, de la flamme laminaire S à s rencontre avec la face f de la bande en mouvement et par la relative uniformité de la flamme qui provient de la combustion des produits volatils, immédiatement au dehors de la flamme laminaire incidente. Un autre facteur important consiste en ce que les nappes d'air S fournissent une quantité d'air plus que suffisante pour permettre aux produits volatils dégagés de brûler complètement dans la région étroite r de la bande w.Par ailleurs, les nappes d'air S n'empêchent pas les produits volatils brûlés et les matières carbonisées, s'il en est, de s'échapper librement vers un système d'évacuation placé au-dessus de l'installation, lequel système est relié à l'atmosphère par une cheminée. Un autre facteur important à noter est que la température de la flamme laminaire F peut avantageusement être inférieure à celle de la flamme laminaire du procédé connu, toutes choses égales d'ailleurs, mais il n'est pas impératif que la température de la flamme laminaire soit inférieure à celle de la flamme laminaire du procédé connu car une flamme laminaire ayant la même température que celle du procédé connu procure les avantages, décrits ci-dessus, des nappes d'air de flanquement en cas d'application de celles-ci.Ainsi, alors qu'une température de 727"C s'est avéréetout à fait satisfaisante pour ltextrémité de la flamme laminaire de la présente installation, la température de la flamme laminaire,à son extrémité, devrait être d'au moins 983"C, dans le procédé connu, lorsqu'on utilise ce dernier pour sécher un enduit sur l'une des faces d'une bande dans des conditions similaires. F Le fait que la température de la flamme laminaire/à son extrémité peut être plus basse dans l'installation conforme à l'invention peut être attribué à une exposition plus complète, lors de son passage, de l'enduit à la flamme laminaire incidente et à sa chaleur et à un temps de séjour plus long de l'enduit dans celles-ci. La température plus basse qui peut être admise selon l'invention pour la flamme laminaire a plusieurs avantages. D'abord, elle diminue la consommation de combustible, ce qui devient de plus en plus important compte tenu des efforts qui sont faits actuellement pour économiser le combustible.De plus, et cet avantage est d'ailleurs plus important encore, la température plus basse qui peut être admise pour la flamme promet d'éliminer des effets nuisibles que l'on commence seulement à distinguer et que la flamme laminaire à plus haute température du procédé connu semble avoir sur les enduits séchés de bandes. A ne citer qu'un seul des effets nuisibles à attibuer maintenant à la température de flamme laminaire plus élevée qui est exigée dans le procédé connu, une telle flamme réagissait apparemment avec des solides de enduit de façon à rendre ternes certains enduits séchés, et ceci de façon bien visible.Des essais effectués récemment avec quelques-uns des enduits susceptibles d'être ainsi ternis ont indiqué que l'abaissement de la température de la flamme laminaire réduit ou supprime l'effet de ternissement qu'exerce la flamme laminaire sur les enduits testés. Etant donné, d'une part, que enduit de la bande en mouvement est soumis à l'action de la flamme incidente à 727"C environ et à sa chaleur et séjourne momentanément dans celles-ci et, d'autre part, que les produits volatils dégagés brûlent complètement avant de quitter l'installation, les produits qui atteignent l'atmosphère ne polluent certainement pas plus l'atmosphère que les produits de combustion et produits analogues qui sont dégagés par des installations industrielles et que, pour empêcher la pollution selon les règlements en vigueur, l'on fait passer dans une zone chauffée à 8150C environ, avant de les laisser s'échapper à l'atmosphère par une cheminée.Par conséquent, en faisant sécher les bandes enduites dans la présentednstallation, on n'besoin d'aucune zone ainsi chauffée dans la cheminée, ce qui permet d'économiser les frais relativement élevés qu'entrainerait l'entre- tien d'une telle zone chauffée. Le fonctionnement décrit à titre d'exemple d'une installation qui met en oeuvre l'invention s'applique à un procédé qui consiste essentiellement à faire-passer une bande devant un poste à une vitesse d'au moins 15 mètres à la minute, à alimenter un brûleur de grande capacité monté à ce poste en un mélange combustible d'air et de gaz de façon à entretenir une flamme laminaire stable et à diriger cette flamme laminaire de façon que son extrémité vienne toucher la face enduite de la bande en mouvement, en travers de celle-ci, pour évaporer et allumer les produits vo volatils contenus dans l'enduit de la bande en mouvement; elle s'applique en outre à un procédé perfectionné selon lequel on règle la flamme laminaire de façon que la température à son extrémité soit d'au moins 650"C et sa vitesse soit d'au moins 360 mètres à la minute et on confine et brûle complètement les produits éva porés dans une région fixe que traverse la face enduite de la bande en mouvement, en dirigeant, vers cette face enduite de la bande en mouvement, de part et d'autre et au voisinage de la zone d'action de la flamme laminaire, des nappes d'air stables à une vitesse d'au moins 120 mètres à la minute. Dans le fonctionnement décrit à titre d'exemple d'une installation qui ne comprend qu'un poste de séchage 24, la vitesse de défilement de la bande est d'environ 120 mètres à la minute. On a constaté que cette installation particulière se prête bien au séchage d'enduits sur des bandes défilant à des vitesses environ comprises entre 15 et 180 mètres/à la minute. Cependant, pour obtenir les résultats les plus satisfaisants en matière de séchage dans cette gamme, il convient d'ajuster les caractéristiques de la flamme laminaire, ce qui se fait facilement par expérience et/ ou en examinant les faces de bandes venant juste d'être séchées. Ainsi, il convient généralement d'augmenter la vitesse et le pouvoir calorifique de la flamme laminaire lorsque les vitesses de défilement de la bande croissent à l'intérieur de la susdite gamme, lorsque les points/éclair des solvants des enduits à sécher sont plus élevés, lorsque le rapport des produits volatils aux produits solides dans les enduits à sécher est plus élevé, lorsque les faces des bandes sont plus grossières et lorsque les revêtements sont plus épais, par exemple. En général toutefois, on tient compte de façon satisfaisante de ces facteurs,ainsi que d'autres qui nécessitent l'ajustement des caractéristiques de la flamme laminaire, en donnant à la flamme laminaire une température d'extrémité comprise entre 650 et 9820 C environ et une vitesse comprise entre 360 et 3600 mètres à la minute environ. En ce qui concerne le réglage de la vitesse des nappes d'air S lorsqu'on utilise l'installation avec des vitesses de défilement de la bande comprises dans la susdite gamme, la façon la plus sûre et la plus commode consiste à régler cette vitesse en observant l'action de la flamme sur la face enduite de la bande et en réglant la vitesse de ces nappes au voisinage du point où disparaît visuellement un sillonnement au hasard de la bande en mouvement par la flamme, à l'écart de la flamme laminaire incidente. Néanmoins, pour faciliter le réglage de la vitesse des nappes d'air S en vue de faire fonctionner convenablement l'ins tallation à des vitesses de défilement de la bande comprises dans la gamme indiquée, on peut dire qu'une vitesse généralement satisfaisante des nappes d'air est comprise entre 120 et 360 mètres environ à la minute. Il va de soi que, si les vitesses de défilement de la bande dépassent cette dernière gamme, on doit augmenter davantage la vitesse et le pouvoir calorifique de la flamme laminaire pour qu'elle exerce un effet de séchage satisfaisant sur les enduits de bande. Toutefois, il existe plusieurs facteurs qui rendent peu pratique la technique consistant à se contenter d'une seule flamme laminaire pour sécher des enduits sur des bandes défilant à des vitesses aussi élevées. C'est ainsi que, lorsque les bandes défilent àdes vitesses supérieures à 180 mètres à la minute, et en particulier bien supérieures à cette valeur, la couche d'air adhérant à la bande en mouvement devent plus lourde et gêne de plus en plus la pénétration de la flamme laminaire incidente, et la répartition de sa chaleur, dans l'enduit de la face de la bande en mouvement et le temps de séjour de l'enduit dans la flamme incidente et dans la chaleur de celle-ci, déjà bref même avec une vitesse de défilement comprise entre 15 et 180 mètres à la minute, devient critiquement bref et bientôt trop bref pour qu'une seule flamme laminaire puisse exercer un effet de séchage quelconque sur l'enduit d'une face de bande en mouvement. De plus, si l'on tentait d'augmenter la vitesse et le pouvoir calorifique d'une flamme laminaire unique en vue de compenser ces effets qui s'opposent au séchage, il y aurait alors un risque réel de roussir la feuille pour le moins. Par conséquent, pour sécher convenablement des enduits sur des bandes défilant à une vitesse supérieure à la susdite gamme, la solution consiste à sécher par étages, ce qui entrain l'utilisation d'au moins deux postes de séchage en série en vue de sécher graduellement les enduits. A cet égard, on a constaté qu'une installation, qui comprend deux postes de séchage 24 successifs, se prête particulièrement bien au séchage d'enduits sur des faces de bandes qui défilent à des vitesses comprises entre 180 et 360 mètres environ à la minute. En général, on a constaté que dans une installation à deux a postes de séchage, ceci étant/considérer comme des instructions techniques, il était préférable de maintenir la température d'extrémité de chaque flamme laminaire à une valeur comprise entre 705 et 1038"C environ, la vitesse de cette flamme à une valeur comprise entre 600 et 4800 mètres environ à la minute et la vitesse des nappes d'air à une valeur comprise entre 120 et 480 mètres environ à la minute.En conséquence, l'invention a également pour objet un procédé pour sécher des enduits appliqués sur des bandes qui défilent à une vitesse comprise entre 180 et 360 mètres environ à la minute, ce procédé étant identique au procédé décrit pré- cédemment, mis à part le fait que deux brûleurs de grande capacité sont alimentés en mélange combustible d'air et de gaz en des postes successifs. L'installation de ldfig.l, qui comprend trois postes de séchage successifs 24, convient bien au séchage d'enduits sur les faces de bandes qui défilent à des vitesses comprises entre 360 et 480 mètres environ à la minute. Pour que cette installation fonctionne avec succès, on la fait fonctionner selon le même procédé général, mis à part le fait que trois brûleurs de grande capacité en sont alimentés en mélange combustible d'air et de gaz/des postes successifs. La flamme laminaire de chaque brûleur peut être réglée de façon à posséder, à son extrémité, une température comprise entre 705 et 1038"C environ et une vitesse comprise entre 900 et 5400 mètres environ à la minute et les nappes d'air associées à chaque flamme laminaire peuvent alors avoir une vitesse comprise entre 180 et 480 mètres environ à la minute. L'installation de la fig.l peut aussi comporter quatre postes de séchage successifs 24 de façon à se prêter aussi au séchage d'enduits sur des faces de bandes défilant à des vitesses comprises entre 480 et 600 mètres environ à la minute. Pour que cette installation fonctionne convenablement, on la fait fonctionner selon le même procédé général mis à part le fait que quatre brûleurs de grande capacité sont alimentés en mélange combustible d'air et de gaz en des postes successifs. La flamme laminaire de chaque brûleur peut avoir à son extrémité une température comprise entre 7050t 1093"C environ et une vitesse comprise entre 900 et 5700 mètres environ à la minute et les nappes d'air associées à chaque flamme laminaire peuvent avoir une vitesse comprise entre 180 et 510 mètres environ à la minute.A des vitesses de défilement supérieures à 600 mètres environ à la minute, qui n'ont pu encore faire l'objet d'essais, il est à prévoir qu'une installation fonctionnant selon le procédé conforme à l'invention sècherait efficacement des enduits appliqués sur des bandes, bien que ceci puisse exiger la présence d'un poste de séchage supplémentaire ou même de plusieurs tels postes Dans les installations utilisant plus d'un poste de séchage, ltécart entre postes de séchage successifs n'est pas critique et peut être choisi en fonction des conditions pratiques dX' implantation de l'intallation. Bien que dans l'installation décrite, la boite à air 36 de chaque poste de séchage 24 comprenne une chambre secondaire 92 autour du ou de chaque brûleur 34, il est possible d'utiliser le poste de séchage modifié 24a de la fig.4 dont la boite à air 36a secondaire est dépourvue de chambre / . Par conséquent, les buses à air 84a partent directement de la boite à air 36a et leurs parois extérieures sont constituées par des cloisons inclinées 114 qui, en 116 et 118, sont fixées à la paroi inférieure 44a et aux parois latérales 46a delta boite à air 36a. Le poste de séchage 24a de la fig.4 présente une autre modification selon laquelle les vitesses des deux nappes d'air Sa sont réglables individuellement en ce qui concerne leur contribution à établir, sur la région étroite ra de la bande, des conditions atmosphériques qui sont extrêmement favorables à lté- vaporation de tous les produits volatils de l'enduit, lors du passage de la face fa de la bande, et à leur combustion complète dans la région ra de la bande; ces conditions atmosphériques favorablespeuvent être réglées facilement par observation de la forme et du comportement de la flamme dans la région ra de la bande.A cet effet, la boite à air 36a est divisée, par une cloison 122, en deux compartiments séparés 120, dont chacun possède une entrée d'air 124 reliée, par un conduit 126, au refoulement d'un compresseur (non montré), chaque conduit 126 étant muni d'une vanne réglable 128. Tandis que chacun des postes de séchage décrits 24 ou 24a en possède une boite à air 36 ou 36a, qui,/coopérant avec le brûleur associé tel que 34,forme des buses pour les nappes d'air S ou Sa, la fig.5 montre un autre poste de séchage modifié 24b qui est dépourvu de boite à air et possède, comme substitut, des collecteurs d'air 130 sur les côtés opposés du brûleur 34b. Ces collecteurs 130, qui sont convenablement montés dans le tunnel 32b, sont alimentés en air sous pression réglable comme les boîtes à air 36, 36a des postes de séchage 24,24a et ils comportent des buses 132 d'où sortent des nappes d'air Sb à des vitesses égales ou analogues à celles des nappes d'air S,Sa des postes de séchage 24 et 24a. Ce poste de séchage sFchaqedgarticulier 24b a été utilisé pour sécher des enduits sur les/bandes en mouvement et on a constaté qu'il était tout à fait satisfaisant. Il est à noter que, dans ce poste de séchage 24b, les nappes d'air Sb frappent au passage la face fb de la bande de part et d'autre de la flamme laminaire incidente Fb, mais à une certaine distance de celle-ci. A titre d'exemple seulement, on peut indiquer que cette distance est d'environ 6 mm dans l'installation où le poste de séchage 24b a été essayé avec succès.Le bon fonctionnement de ce poste de séchage particulier 24b indique que les nappes d'air peuvent, en leur zone de rencontre avec la bande en mouvement, être écartées de la flamme laminaire incidente, mais un tel écart doit nécessairement être inférieur à 25 mm en vue de reproduire à peu près les conditions atmosphériques susvisées sur une région relativement étroite rb de la bande, pour que tous les produits volatils de l'enduit porté par la face de la bande en mouvement puissent être évaporés au passage et brûler complètement dans cette région étroite rb. Contrairement aux nappes d'air Sb du poste de séchage 24b, les nappes d'air S et Sa des postes de séchage 24 et 24a sont plus ou moins en contact avec la flamme laminaire qui leur est as sociée, mais seulement là où cette flamme frappe la bande au passage. Le procédé conforme à l'invention offre donc l'alternative suivante : maintenir les nappes d'air soit au contact de la flamme laminaire associée là où elle frappe la bande au passage, soit écartées de cette flamme. Les enduits portés par des bandes en mouvement faites de papier, matière plastique ou métal, sont séchés efficacement grâce au procédé conforme à l'invention. Bien entendu, le séchage de tels enduits n'a de conséquence pratique que si l'enduit adhère ou colle à la bande. Par conséquent, la bonne adhérence d'un enduit sur une face de bande exige en tout cas que cette face soit propre, c'est-à-dire exempte de matière qui empêcherait l'enduit appliqué sur la face de la bande de bien adhérer à cette face. Si les faces des bandes de papier ou de matière plastique telles qu'on les produit sont généralement propres dans ce sens, il n'en est pas de même avec les bandes de métal.C'est ainsi que les bandes ou tôles de métal tel qu'aluminium, acier étamé ou chromé ou acier ordinaire par exemple, qui doivent être enduites et transformées en différents produits tels que panneaux ou boites de con serve, par exemple, possèdent sur leurs faces des contaminants constitués par les lubrifiants qui sont utilisés habituellement dans les laminoirs au moment où ces bandes sont réduites, par laminage, à l'épaisseur spécifiée. Les faces des bandes ou tôles métalliques ainsi souillées par le lubrifiant n'acceptent pas l'application d'un enduit; il est donc nécessaire de commencer a par nettoyer ces faces, ce que l'on/fait jusqu'ici en les lavant à l'aide de détergents.Cette façon de nettoyer lesdites faces constitue une opération dont le moins qu'on puisse dire est qu'elle prend beaucoup de temps mais, ce qui est encore plus important, elle a jusqu'ici empêché l'application directe, pourtant très souhaitable, d'un enduit sur une bande métallique, en particulier sous forme de grosses bobines telles qu'on les reçoit du laminoir, en une seule passe dans une installation d'enduction. En étudiant le procédé de séchage conforme à l'invention, on a constaté que celui-ci s'adapte de lui-même au nettoyage à la flamme des faces souillées de bandes métalliques en mouvement et en particulier par une seule passe dans un poste d'enduction et dans un poste de séchage succédant au précédent. La fig.6 montre une installation 140 dont les groupes constitutifs principaux (groupe de nettoyage 142, groupe d'enduction 144 et groupe de séchage 146) sont analogues à ceux d'une installation d'essai réelle dans laquelle des bandes métalliques, défilant à une vitesse de 37,5 mètres environ à la minute, ont été successivement nettoyées, enduites et séchées avec succès, le tout en une seule passe de la bande.En s'en tenant à cette vitesse de défilement, relativement basse, de la bande (37,5 mètres environ à la minute), l'installation d'essai ne possède qu'un poste de nettoyage 148 dans son groupe de nettoyage 142 et qu'un poste de séchage 150 dans son groupe de séchage 146. Dans l'installation d'essai, le poste de nettoyage 148 a une construction identique à celle du poste de séchage 150, chacun possédant un brûleur de grande capacité et une boîte à air avec des buses pour diriger des nappes d'air contre la bande en mouvement, de part et d'autre de la flamme laminaire incidente et au voisinage de celle-ci.En faisant fonctionner l'installation d'essai, on a donné, dans le poste de séchage, à la vitesse et à la température d'extrémité de la flamme laminaire et à la vitesse des nappes d'air associées, approximativement les mêmes valeurs que pour sécher des enduits sur des bandes de papier par exemple, et on a donné, dans le poste de nettoyage, à la vitesse et à la température d'extrémité de la flamme laminaire et à la vitesse des nappes d'air associées, à peu près les mêmes valeurs que celles du poste de séchage.Par conséquent, une bande métallique se trouve nettoyée aussi longtemps que la vitesse et la température d'extrémité de la flamme laminaire etla vitesse des nappes d'air associées, dans un poste de nettoyage, sont maintenues approximativement égales à celles de la flamme laminaire et des nappes d'air associées, dans un poste de séchage, à lUnté- rieur des limites du procédé conforme à l'invention, pour doevi- tesses de défilement de la bande qui sont aussi comprises dans les limites prescrites. Dans l'installation 140 représentée à titre d'exemple à la fig.6, une bande métallique wm peut être destinée à former des ébauches de corps de boites de conserve, avec un revêtement intérieur de protection et un enduit extérieur décoratif, à texte imprimé, de trois couleurs par exemple. A cet eit, le groupe enducteur 144 comporte, d'unetart, trois applicateurs à cylindres 152 destinés à appliquer l'enduit décoratif à trois couleurs sur la face fo de la bande wm et, d'autre part, de préférence plus d'un applicateur 154 à cylindres destinés à appliquer le revêtement de protection surla face opposée fi de la bande wm.En s'en tenant à l'enduction de la bande sur ses deux faces, le groupe de nettoyage 142 et le groupe de séchage 146 sont munis de postes de nettoyage 148 et de postes de séchage 150 sur les deux faces de la bande. Dans cet exemple, le groupe de séchage 146 comporte trois paires de postes de séchage successifs 150 pour faire face à une vitesse de défilement plus élevée de la bande et le groupe de nettoyage 142 comporte le même nombre de paires de groupes de nettoyage 148. Le nettoyage, l'enduction et le séchage d'une bande métallique en mouvement selon l'invention consistent à faire passer cette bande, dont les faces sont souillées par un lubrifiant, successivement dans des premier, deuxième et troisième postes à une vitesse d'au moins 15 mètres à la minute; à appliquer, dans le deuxième poste, un enduit contenant des produits volatils à au moins une face de la bande en mouvement; à alimenter un brûleur de grande capacité, à chacun des premier et troisième postes, en un mélange combustible d'air et de gaz pour entretenir une flamme laminaire stable; et à diriger cette dernière de façon qu'elle touche par son extrémité ladite face de la bande en mouvement, en travers de cette bande; à régler is flamme laminaires, à chacun des premier et troisième postes, de façon que la température à leurs extrémités soit d'au moins 6500C et que leur vitesse soit d'au moins 360 mètres à la minute, en vue d'évaporer et d'allumer les produits volatils de enduit porté par cette face de la bande et à confiner et brûler complètement les produits évaporés dans des régions fixes que traverse la face de la bande aux premier et troisième postes; et à diriger des nappes d'air stables à une vitesse comprise entre 120 et 510 mètres environ à la minute de façon à leur faire toucher ladite face de la bande en mouvement, en amont et en aval de la zone de contact de la flamme laminaire, à chacun des premier et troisième postes, à une distance de la zone de contact de la flamme laminaire qui est comprise entre zéro et 25 mm. L'invention englobe aussi le procédé consistant à nettoyer l'une au moins des deux faces,souillées par un lubrifiant, d'une bande métallique en mouvement, sans appliquer un enduit sur la bande métallique et bien entendu sans sécher un tel enduit. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour sécher un enduit appliqué sur une face de bande et contenant des produits volatils, lequel procédé consiste essentiellement à faire défiler la bande devant un poste, à alimenter un bradeur de grande capacité monté à ce poste en un mélange combustible d'air et de gaz de façon à y maintenir une flamme laminaire stable, et à diriger cette flamme laminaire de façon que son extrémité arrive au contact de la face enduite de la bande en mouvement, en travers de celle-ci, pour évaporer et briller les produits volatils contenus dans l'enduit de la bande en mouvement, caractérisé en ce qu'on dirige deux nappes d'air stables (S) au contact de la face enduite (f) de la bande (w), reSpectivement en amont et en aval de la flamme laminaire (F), pour confiner et allumer les produits évaporés dans une région fixe (r) que traverse la face enduite (f) de la bande (w), chaque nappe d'air stable (S) touchant la face enduite (f) à une distance de l'extrémité de la flamme laminaire (F) qui est comprise entre zéro et 25mm et étant dirigée à une vitesse comprise entre 120 et 510 mètres par minute environ. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on fait défiler la bande w devant le poste (24) à une vitesse d'au moins 15 mètres à la minute. 3 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on règle la flamme laminaire (F) de façon que la température à son extrémité soit d'au moins 6500C et que sa vitesse soit d'au moins 360 mètres à la minute. 4 - Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on dirige les nappes d'air (S) de façon qu'elles ne touchent pratiquement la flamme laminaire (F) que là où elle frappe la face enduite (f) de la bande (w). 5 - Procédé selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on dirige les nappes d'air (S) de façon qu'elles restent à l'écart de la flamme laminaire (F). 6 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les vitesses des nappes d'air (S) peuvent être réglées indépendamment l'une de l'autre, sur les c8té opposés de la flamme laminaire (F). 7 - Procédé pour sécher un enduit appliqué sur une face de bande et contenant des produits volatils, lequel procédé consiste essentiellement à faire défiler la bande devant un poste, à alimenter un brûleur de grande capacité monté à ce poste en un mélange combustible d'air et de gaz pour entretenir une flamme laminaire stable et à diriger la flamme laminaire de façon que son extrémité arrive au contact de la face enduite de la bande en mouvement, en travers de celle-ci, la température de la flamme laminaire étant suffisante pour évaporer et allumer les produits volatils contenus dans l'enduit de la bande en mouvement et créer ainsi une flamme visible, caractérisé en ce qu'on dirige des nappes d'air stables au contact de la face enduite (f) sur les cotés opposés de la zone de contact de la flamme laminaire (F) et à une distance de cette zone comprise entre zéro et 25 millimètres; en ce qu'on confine et bruIe les produits évaporés dans une région fixe (r) de la face enduite (f) de la bande, entre et y compris les zones de contact des nappes d'air (S) avec cette face enduite (f); et en ce qu'on règle la vitesse des nappes d'air (S) à une valeur comprise entre 120 et 510 mètres environ à la minute et telle qu'on ne puisse plus observer de sillonnement au hasard de la bande en mouvement, par la flamme, en dehors de ladite région (r). 8 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'on fait défiler la bande (w) devant le poste (24) à une vitesse comprise entre 15 et 180 mètres environ à la minute; en ce qu'on règle la température de la flamme laminaire (F), à son extrémité (t), à une valeur comprise entre 650 et 9820C environ et la vitesse de la flamme laminaire (F) à une valeur comprise entre 360 et 3600 mètres environ à la minute; et en ce qu'on dirige chaque nappe d'air stable (S) à une vitesse comprise entre 120 et 360 mètres environ à la minute. 9 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'on fait défiler la bande (w) devant deux postes successifs (24) à une vitesse comprise entre 180 et 360 mètres environ à la minute; en ce qu'on alimente un bradeur de grande capacité (34) à chaque poste (24) en un mélange combustible d'air et de gaz de manière à entretenir une flamme laminaire stable (F) à la sortie de chaque brûleur (34); en ce qu'on dirige chaque flamme laminaire (F) de façon que son extrémité (t) vienne au contact de la face enduite (f) de la bande (w) j en travers de celle-ci; en ce qu'on règle chaque flamme laminaire (F) de façon que la température, à son extrémité (t), soit comprise entre 705 et 10380C environ et que sa vitesse soit comprise entre 600 et 4800mètres environ à la minute; et en ce qu'on dirige les nappes d'air stables(S) à une vitesse comprise entre 120 et 480 mètres environ à la minute, en contact avec la face enduite (f) de la bande (w), en amont et en aval de la zone de contact de chaque flamme laminaire (F). 10 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'on fait défiler la bande (w) devant trois postes successifs (24) à une vitesse comprise entre 360 et 480 mètres environ à la minute; en ce qu'on alimente un brûleur de grande capacité (34) à chaque poste (24) en un mélange combustible d'air et de gaz de manière à entretenir une flamme laminaire sta ble (F) à la sortie de chaque brûleur (34);en ce qu'on Sag e flam- me laminaire (F) de façon que son extrémité (t) vienne au contact de la face enduite (f) de la bande (w), en travers de celle-ci; en ce qu'on règle chaque flamme laminaire (F) de façon que la température, à son extrémité (t), soit comprise entre 705 et 10380C environ et que sa vitesse soit comprise entre 900 et 5400 mètres environ à la minute; et en ce qu'on dirige les nappes d'air stables (S) à une vitesse comprise entre 180 et 480 mètres environ à la minute, en contact avec la face enduite (f) de la bande (w), en amont et en aval de la zone de contact de chaque flamme laminaire (F). il - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'on fait défiler la bande (w) devant quatre postes successifs (24) à une vitesse comprise entre 480 et 600 mètres environ à la minute; en ce qu'on alimente un brûleur de grande capacité (34) à chaque poste (24) en un mélange combustible d'air et de gaz de manière à entretenir une flamme laminaire chaque stable (F) à la sortie de chaque brûleur (34);en ce qu'on dirige flamme laminaire (F) de façon que son extrémité (t) vienne au contact de la face enduite (f) de la bande (w), en travers de celle-ci; en ce qu'on règle chaque flamme laminaire (F) de façon que la température, à son extrémité (t), soit comprise entre 705 et 10930C environ et que sa vitesse soit comprise entre 900 et 5700 mètres environ à la minute; et en ce qu'on dirige les nappes d'air stables (S) à une vitesse comprise entre 240 et 510 mètres environ à la minute, en contact avec la face enduite (f) de-la bande (w), en amont et en aval de la zone de contact de chaque flamme laminaire (F). 12 - Procédé pour appliquer et sécher un enduit sur une bande métallique, caractérisé en ce qu'il consiste à faire passer cette bande, dont les faces sont souillées par un lubrifiant, successivement dans des premier, deuxième et troisième postes à une vitesse d'au moins 15 mètres à la minute; à appliquer, dans le deuxième poste, un enduit contenant des produits volatils à au moins une face (f)de la bande en mouvement (w); à alimenter un brûleur de grande capacité (34), à chacun des premier et troisième postes, en un mélange combustible d'air et de gaz pour entretenir une flamme laminaire stable (F); et à diriger cette dernière de façon qu'elle touche par son extrémité (t) ladite face (f) de la bande en mouvement (w), en travers de cette bande; à régler les flammeslaminaires(F), à chacun des premier et troisième postes, de façon que la température à leurs extrémités soit d'au moins 6509C et que leur vitesse soit d'au moins 360 mètres à la minute, en vue d'évaporer et d'allumer les produits volatils de l'enduit porté par cette face de la bande effet à confiner et brûler complètement les produits évaporés dans des régions fixes que traverse la face de la bande aux premier et troisième postes et à diriger des nappes d'air stables à une vitesse comprise entre 120 et 510 mètres environ à la minute de façon à leur faire toucher ladite face (f) de la bande (w) en mouvement, en amont et en aval de la zone de contact de la flamme laminaire (F), à chacun des premier et troi sième postes, à une distance de la zone de contact de la flamme laminaire qui est comprise entre zéro et 25 mm. 13 - Procédé pour nettoyer une face de bande métallique souillée par un lubrifiant, lequel procédé consiste essentiellement à faire défiler une bande métallique devant un poste, à alimenter un brûleur de grande capacité monté à ce poste en un mélange combustible d'air et de gaz de façon à y maintenir une flamme laminaire stable, et à diriger cette flamme laminaire de façon que son extrémité arrive au contact de cette face souillée de la bande en mouvement, en travers de celle-ci, pour évaporer et brûler le lubrifiant de souillure, caractérisé en ce qu'on fait défiler ladite bande (w) à une vitesse d'au moins 15 mètres par minute devant ce poste (24) et en ce qu'on confine et fait brûler complètement les produits évaporés dans une région fixe (r) que traverse ladite face (f) de la bande (w), en dirigeant deux nappes d'air stables (S), à une vitesse comprise entre 120 et 510 mètres par minute environ, de façon à leur faire toucher ladite face (f) de la bande (w) respectivement en amont et en aval de la flamme laminaire (F), à une distance de l'extrémité de cette flamme (F) qui est comprise entre zéro et 25 mm. 14 - Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce qu'on règle la flamme laminaire (F) de façon que la température à son extrémité soit d'au moins 6500C et que sa vitesse soit d'au moins 360 mètres à la minute.