La présente invention est relative à une charnière de porte, et notamment à une charnière pour l'articulation des portes de meubles, laquelle articulation est formée d'un élément fixe et d'un élément mobile entre lesquels lsarret en position de fermeture est obtenu par des moyens élastiques La charnière selon ltinvention relie une porte à une paroi fixe, par exemple à un panneau d'armoire, et elle a pour but de soumettre la porte à une certaine poussée pour la maintenir en position de fermeture. On connait déjà des charnières possédant un système de fermeture de ce genree Une telle charnière, décrite par exemple dans le brevet allemand publié sous le numéro DiS l 156 677, comprend un organe d'arrêt mobile contre l'action d1un ressort perpendiculairement à la direction de l'axe d'articulation, cet organe étant préférablement constitué par une bille qu'on loge à ltintérieur d'une des moitiés de la charnière qui se présente à la façon dtun boitier, si bien que peu avant d'atteindre la position de fermeture de la languette mobile de la charnière, cette bille est repoussée par le ressort et vient s'engager sur une surface d'appui prévue en arrière d'une arrête anguleuse, la plaquette articulée de la charnière n'étant ensuite plus influencée par le rappel élastique pendant le reste de son mouvement de pivotement. Une telle charnière et son dispositif d'arrêt présentent toutefois l'inconvénient d'opposer une résistance au mouvement de la porte lorsque celle-ci approche de la position de fermeture, si bien que la porte ne tend pas à pivoter pour venir se refermer d'elle meme si on la soumet simplement à une légère- impulsion. Dès que le point anguleux de la plaquette de charnière se trouve au niveau de la bille du dispositif de retenue, la porte se trouve arretée ets pour surmonter l'action exercée par le ressort sur la bille, il est nécessaire de la pousser à nouveau. De plus, ce système de positionnement à bille n'est pas en mesure d'exercer constamment sur les plaquettes de la charnière, un moment de rotation qui tend à les maintenir en position de fermeture : au contra re, ce système connu permet seulement d'arrêter les deux plaquettes de la charnière à une position relative bien définie. Un autre type analogue de charnière possède, au lieu de la bille de retenue, un piston d'arrêt dont la face terminale coopère avec une surface de butée prévue sur une anse de la plaquette de charnière (voir par ex'plue le brevet U S. Ao 3 212 124)o Lorsquton ouvre et ferme une telle charnière de porte, le mouvement de pivotement de la liquette fixée à la porte se voit opposer une résistance de frottement importante, si bien que le battant de la porte ne peut pas osciller facilement pour venir de lui-même en position de fermeture sous l'effet d'une légère inpulsion ; au contraire la porte est fortement freinée dans sa rotation, si bien qu'elle peut stimmobilise. en chemin à n'importe quelle position intermédiaire Sur une telle charnière, on a déjà proposé de munir le piston d'arrêt d'un renflement qui ne dépasse pas dans la direction de l'axe de pivotement, si bien que même dans la position de fermeture de la charnière, un couple agissant dans le sens de la fermeture reste exercé sur la surface d'appui de la plaquette mobile de la charnière. Toutefois, avec un tel dispositif, l'effet ddsiré reste très faible, voire même insignifiant, lorsque le piston de retenue coulisse facilement dans une pièce de guidage cylindrique, même s'il ne tend pas à se mettre en travers sous lteffet des forces de frottement agissant sur le bourrelet excentré. Sans même tenir compte des inconvénients présentés par les dispositifs de retenue précités, ces charnières connues appartiennent à la catégorie comprenant un axe de pivotement fixe, si bien quelles offrent l'Inonvénient de ne pas pouvoir être encastrées et dissimulées; par suit-e 'elles ne conviennent pas à l'équipement des meubles. La présente invention a pour but de réaliser une charnière de porte, notamment pour l'articulation des panneaux de meubles, qui comporte un dispositif de retenue tel qu'il rappelle la porte sur laquelle il est fixé, non pas à une position bien définie, mais exerce sur la porte, peut avant qu'elle atteigne la position de fermeture, un couple de rappel tendant à la fermer, tandis que par ailleurs la rotation de la porte en position d'ouverture se voit opposer une faible résistance, facilement surmontable. L'invention a par ailleurs pour but de réaliser ce dispositif de retenue de façon à n'imposer par la charnière aucun encombrement supplémentaire pour sa mise e place. Selon l'invention, on parvient à ce résultat en articulant dans la partie fixe de la charnière, un guide quiet lui-même articulé sur la partie mobile de la charnière et comporte dans la partie fixe de la charnière, un segment circulaire concentrique à l'axe de pivotement, ce segment coopérant avec un galet mobile soumis dans le sens radial à l'action d'un rappel élastique Suivant une variante de l'invention, le galet tourne sur un levirr qui pivote dans la partie fixe de la charnière, lequel levier est soumis à l'action d'un ou plusieurs ressorts qui tendent à l'appliquer sur le segment circulaire0 Le dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, permettra de mieux comprendre les caractéristiques de l'invention0 Fig. 1 est une coupe transversale d'une charnière d'articulé lation selon l'invention en position fermées Fig. 2 montre la même charnière ouverte. Fig. 3 est une vue schématique en perspective montrant des détails de la charnière. La charnière représentée sur les dessins comprend une partie fixe 1 et une partie mobile 2. La partie fixe 1 est ancrée sur un support 3 par une vis 4, Des vis à bois 5 permettent de fixer ce support 3 contre une paroi 6 qui peut être par exemple un panneau d'une armoire ou d'un placard. La partie mobile 2 de la charnière comprend un boîtier métallique creux 7 prolongé par une patte 8. Le boitier 7 est encastr à la manière connue dans un logement pratiqué à cet effet dans une porte 9 -sUr laquelle on le fixe par des vis à bois 10 engagées dans la patte perforée 8. La partie mobile 2 de la charnière est reliée à la partie fixe 1 par l'intermédiaire de leviers ou guidages extérieur 11 et intérieur 12. Le levier extérieur 11 est articulé par un axe 13 sur la partie mobile 2 de la charnière, et par un axe 14 sur la partie fixe 1. De meme, le levier intérieur 12 est articulé par un axe 15 sur la partie mobile 2, et par un axe 16 sur la partie fixe 1. Le levier intérieur 12 a une section transversale en U, son articulation sur les axes 15 et 16 étant assurée par deux chapes perforées. Par contre, ainsi que cela wparatt dans l'exemple illustré sur la Fig. 3, le levier 11 comporte encore deux bras auxiliaires 17 et 18 qui confèrent à la charnière une certaine rigidité dans le sens des axes 13 et 14. I1 est bien entendu qu'on ne devra pas exagérer l'importance du terme "levier auxiliaire" On pourrait aussi bien désigner le levier 11 par ce terme. Le levier intérieur 11 est muni d'un segment circulaire 19 qui comprend un arc de cercle 20 centré sur l'axe 14, et une surface en coin 21. Ce segment circulaire 19 coopère avec un galet 22 qui tourne sur un axe 24 porté par un levier oscillant 230 Deux ressorts hélicoidaux 25 repoussent le galet 22 contre le segment circulaire 19. Afin de faire l'économie d'un axe de pivotement supplémentaire pour le levier 23, on articule préférablement celuilci sur l'axe 16 du levier intérieur 11. On remarquera en outre que la partie fixe 1 de la charnière a une section transversale en forme de U, les leviers 11 et 12, et éventuellement 17, 18 étant logés entre ses deux aines latérales. Lorsque la porte 9 est en position fermée, le galet 22 est appuyé sur la zone anguleuse 21 des segments circulaires 19 et, sous l'effet de la poussée des ressorts hélicoidaux 25, il exerce sur le levier intérieur 11, et par rapport à l'axe 14, un couple mécanique orienté dans le sens de la rotation des aiguilles d'une montre. Grâce à ce couple, la partie mobile 2 de la charnière est rappelée ainsi que la porte 9 contre la partie fixe 1, ce qui permet d'obtenir la pression de fermeture désirée. L'intensité de ce couple de rappel peut être fixée à une valeur plus ou moins grande, en fonction de l'inclinaison choisie par rapport à la normale pour la zone coudée 22. Ainsi qu'on le voit aisément sur les Fig. 1 et 3, le couple de rotation exercé par le galet 22 sur le segment circulaire 19 et sur le levier intérieur 11 du fait des ressorts helicoidaux 25, ne tend pas seulement à faire pivoter la porte dans le sens de la fermeture* mais il la soumet, également à une traction qui maintient appliqué le battant de la porte solidaire de la partie mobile 2 de la charnière, contre la paroi 6 du meuble ainsi équipé. On obtient ainsi un excellent maintien de la porte en position fermée. Pour ouvrir la porte, on doit commencer par surmonter l'actan de rappel du galet 22 au cours d'une rotation de faible amplitude, et ceci jusqu'à ce que le galet 22 soit amené sur l'arc de cercle concentrique 20 du segment circulaire 19. L'amplitude nécessaire pour cette rotation correspond approvimativement sur le segment au circulaire, à la valeur de l'angle7aentre contenant la zone coudée ou anguleuse 21. Ainsi que cela apparaît sur la Fig. 3, le galet 22 se déplace ensuite sur l'arc de cercle 20 du segment 19 pendant que la porte poursuit son mouvement d'ouverture, si bien qu'aucune résistance appréciable n'est sensible au niveau de la poignée commandant l'ouverture de la porte.L'avantage résultant de l'utilisation du galet 22 ntest pas seulement constitué par la valeur pratiquement négligeable de la résistanceofferte au roulement, mais également par le fait que les matériaux ne sont soumis à aucune usure si bien que la durée de vie de la charnière est illimitée. De plus, le bon fonctionnement du dispositif ne nécessite pas absolument un graissage de surfaces en glissement, comme cela est le cas sur les dispositifs d'arrêt des charnières connues0 Un autre avantage du système selon l'invention résulte du fait qu'il n'est pas nécessaire de faire décrire par le galet 22 au cours du mouvement d'ouverture complète de la porte, un arc de cercle 20 très grand sur le segment circulaire 19.Cela provient de ce qu'au début de la course de basculement de la partie mobile 2 de la charnière quand celle-ci s'écarte de la position fermée pour être amenée à la position ouverte, le levier intérieur 11 est animé autour de l'axe de l'articulation fixe 14, d'une vitesse angulaire plus grande qu'à la fin de sa course quand la porte approche de la position dbuverture complète. Le phénomène se déroule bien entendu en sens inverse lorsqu'on referme la porte, ce qui offre l'avantage supplémentaire de ne faire intervenir la zone anguleuse 21 que très peu de temps avant d'atteidre cette position de fermeture. En choisissant convenablement l'emplacement et la position angulaire de la zone coudée 21 sur le segment circulaire 19, on a bien entendu la possibilité de faire intervenir pour un angle d'ouverture plus ou moins grand , le couple de fermeture exercé par le galet 22 sur le segment circulaire 19 et, par conséquent, sur le levier 11. Pour obtenir un bon fonctionnement, il est important selon l'invention de l'amplitude de pivotement du levier 23 autour de l'arbre 16 en sens inverse de la rotation des aiguilles d'une montre, soit limitée exclusivement par la zone coudée 21 et par l'arc de cercle 20 du segment circulaire 19, et non pas par une butée supplémentaire car, sinon, le dispositif se comporterait comme l'un des systèmes d'arrêt connus, à savoir que la porte serait immobilisée à une position bien définie, ce qui pourrait ltemp8cher de fermer véritablement de façon correcte. Le segment circulaire 19 peut également coopérer avec le levier 12, auquel cas celui-ci est muni de l'axe de rotation 160 Le segment circulaire 19 fonctionne alors de ia même façon que lorsqu'il coopèrait avec le levier ilo Cette disposition présente avantage d'offrir un bras de levier plus grand, et par conséquent une démultiplication supérieure du fait du plus grand écartement de la partie radiale du segment circulaire 19 par rapport à l'axez REVENDICATIONS 1- Charnière de porte, notamment pour l'articulation de portes de meubles, comprenant une partie fixe et une partie mobile entre lesquelles se trouve un système élastique d'arret de fermeture, caractérisée en ce qu'on dispose sur un levier pivotant dans la partie fixe de la charnière et articulé sur la partie mobile de cette même charnière, un segment circulaire centré sur l'axe de rotation dans la partie fixe de la charnière, ce segment coopérant avec un galet mobile dans le sens radial à 1 t encontre de moyens élastiques. 2- Charnière de porte suivant la revendication 1, caractériseé en ce que le galet tourne librement sur un levier qui pivote dans la partie fixe de la charnière, ce levier étant soumis à l'action d1un ou plusieurs ressorts qui appliquent le galet sur le segment circulaire. 3" Charnière de porte suivant la revendication 2, caractérisée en ce que le ou les ressorts sont de forme hélicoïdale et attaquent le levier, préférablement au voisinage du galet. 4- Charnière de porte suivant la revendication 1 caractérisée en ce que le segment circulaire est muni à l'extré- mité de l'arc de cercle, d'une face anguleuse coudée sur laquelle vient s'engager le galet quand la porte et la partie mobile de la charnière sont en position fermée0 5- L'un des deux leviers d'articulation est solidaire du segment circulaire avec lequel il constitue un levier à deux bras oscillant autour db son axe d'articulation dans la partie fixe de la charnière, tandis que le galet rappelé par ressort exerce sur le segment circulaire, et plus particulièrement sur sa zone coudée, un couple de rappel qui se transmet à ce levier d'articulation et qui tend à ferme la porte, pet avant que celle"ci ne parvienne en position de fermeture. 61 Charnière de porte suivant la revendication 1, 2 et 3, caractérisée en ce que le levier portant le galet est articulé dans la partie fixe de la charnière sur le meme axe que le second levier d ' atticulation. 7- Charnière de porte suivant la revendication 1, comportant deux leviers -d'articulation de longueurs différentes, caractérisée en ce que le segment circulaire équipe le plus court des leviers d'articulation. 8- Charnière de porte suivant la revendication 1, comportant deux leviers d'articulation intérieur et extérieur* tous deux de même longueur, caractérisée en ce que le segment circulaire équipe le levier extérieur. 9- Charnière de porte, notamment pour l'articulation de portes de meubles comportant une partie fixe et une partie mobile entre lesquelles est disposé un système élastique de rappel de fermeture, caracférisée en ce que sur un levier pivotant dans la partie fixe de la charnière et articulé sur la partie mobile de cette même charnière, on dispose un segment circulaire centre sur l'axe de pivotement dans la partie fixe, segment sur lequel est appliqué élastiquement un galet mobile dans le sens radial.