o9 07558 1 2004083 l'invention concerne une chenille pour véhicules tout-terrain en particulier pour chars d!assauts du type dans lequel les éléments articulés de chenille sont reliés à l'aide de goujons les traversant et d*organes de liaison en prise avec ceux-5 ci. Les chenilles de ce type sont connues de façon générale sous la dénomination "chenilles à raccords"« Il est connut, de façon générale s que les propriétés de roulement de véhicules à chenilles dépendent de la division, nécessaire pour toute chenillep de construction quelle qu'elle soit5 10 de leurs surfaces de roulement et d'appui, en un grand nombre d'éléments isolés. En effet, les roues du véhicule,, lors de leur passa-ge au-dessus des fentes existant chaque fois entre deux maillons articulés de chenilles rencontrent les bords de roulement des maillons articulés • le choc est plus ou moins violent suivant la 15 dimension de la fente ainsi que la nature de la surface extérieure des roues du véhicule et suivant les surfaces de roulement des maillons, les maillons de chenille sont alors soumis à des mouvements de basculement autour des bords de leurs patins d'appui sous l'effet de la charge des roues. Geci entraîne des plis dans la che-20 nille qui se transmettent de fente en fente et provoquent des vibrations dans le véhicule. Ils peuvent entraîner„ en particulier sur les chars d'assaut modernes^ rapides„ d'une part une fatigue très rapide, et même un épuisement complet de tout Ieéquipage du char» et d'autre part, comme l'a montré 1'expériences des fatigues 25 des matériaux et des ruptures qui en sont la conséquence* On a déjà proposé des chenilles dans lesquelles on a essayé de remédier aux inconvénients ci-dessus et à leurs conséquences par un élargissement de la surface de roulement des roues, des maillons de chenille isolésP au-delà de l'ossature, de 30 chenille porteuse, ainsi que par un décalage des arêtes de basculement des patins de support des éléments de chenille, en des endroits situés en-dessous des bords de passage des éléments de chenille. Cependant„ ces essais n'ont pas donné de résultats. Bien au contraire, ils ont eu comme inconvénient supplémentaire 35 de réduire ainsi la mobilité angulaire de deux maillons de chenille voisins. la présente invention a pour but de remédier aux inconvénients mentionnés de toutes les chenilles connues jusqu'à présent, et qui les comportaient dans une mesure plus 40 ou moins grande suivant leur construction, et de réaliser une 69 07558 2 2004083 chenille, alliant les avantages des chenilles à raccords avec ceux d'autres chenilles connues, en particulier celles des chenilles du type à charnières, sans toutefois comporter les inconvénients des dispositifs de chenille correspondants<> 5 L'invention a pour objet une chenille du ty pe défini ci-dessus, caractérisée par ce que les bords de roulement du côté des roues, des maillons de chenille individuels ainsi que leurs paliers pour les axes de chenille, sont décalés vers l'intérieur par rapport au bord, situé en-dessous de ces dernières, des 10 patins d'appui des maillonsles espaces intermédiaires entre chaque groupe de deux maillons voisins étant reliés par un support qui s'appuyé sur deux maillons voisins et qui fait partie de la surface de roulement de la chenille® La chenille fondamentalement nouvelle de 15 i'invention se distingue des types de chenilles connus, par ce qu'un maillon de chenille faisant partie de la surface de roulement ne repose plus sur la surface du sol située directement en-dessous mais s'appuie par l'intermédiaire de patins des maillons voisins sur les surfaces de sol ainsi délimitées»-Oeci est dû 20 au décalage, selon l'invention;,des arêtes de passage des maillons reposant sur le sol ainsi que des logements de goujons de chenille, par rapport aux arêtes des supports de maillons, décalage qui permet d'assurer que, lors du passage des roues sur les fentes de passage de la chenille, il ne peut pas se produire de plis 25 dans la chenille. Les forces verticales exercées par les charges des roues du véhicule sont toujours transmises au sol dans la zone située entre les arêtes extérieures d'un ou de deux patins de maillons (quel que soit 1[endroit de leur attaque)i La suppression de tout mouvement basculant des maillons ainsi que le passage au- . 30 dessus des espaces intermédiaires entre ces maillons procurent au véhicule muni d'une chenillejSelon l'invention, une tranqui-lité de fonctionnement jamais atteinte. Un mode de réalisation de 15 invention, particulièrement avantageux, est caractérisé par ce que le support 35 passant au-dessus des fentes a la forme dcun support rigide à la flexion et à la torsion traversant de part en part toute la largeur de la chenille, comportant au milieu de la chenille une saillie en forme de dent de guidage et s'appuyant sur les goujons de chenille de maillons voisins par lfintermédiaire de 40 saillies médianes et latérales en forme d'organes de liaison. à9 07S58 3 2004083 l Ainsi on peut obtenir en plus de la tran-quilité de fonctionnement souhaitée un avantage reposant sur la rigidité à la flexion et à la torsion du support transversal, résidant dans une usure faible des organes de liaison et des dents de 5 guidage par rapport aux mêmes organes de chaînes à raccords connus. le montage d'un support passant au-dessus de la fente entre chaque groupe de deux maillons de chenille permet d'avoir un grand espace intermédiaire entre les patins9 dans 10 la direction de déplacement, par un agrandissement de l'écart médian des logements de goujons de chenille dans les organes de liaison par rapport à l'écart médian des logements de goujons dans les maillons. On obtient une augmentation de la prise de la chenille en tout-terrain} ainsi que le maintien de cette prise jus-15 qu'à l'usure complète d'une quelconque garniture de roulement en caoutchouc. Ce grand espace intermédiaire permet de plus, sans influencer la déviation angulaire entre deux maillons de chenille, de monter à la face inférieure du support, en cas de nécessité, des pies à glace ou des crampons à neige ou à boue et qui peuvent s'é-20 tëndre entre deux patins consécutifs, dans la direction du déplacement, à partir du milieu de la chenille jusqu'aux deux côtés., sur une longueur quelconque, par exemple sur toute la largeur de la surface de roulement située sur l'autre côté, et par suite peuvent donner une très grande prise à la chenille même dans un ter-25 rain particulièrement difficile. Suivant une autre caractéristique de l'invention, le support est réalisé en forme de profil de caisson fermé, afin d'obtenir une rigidité à la flexion et à la torsion aussi élevée que possible, pour un poids faible, les entretoises latéra-30 les étant convergentes l'une vers l'autre vers le côté d'appui de fir la chenille, afin de conserver l'articulation angulaire de la chenille, et le flasque, faisant partie de la surface de roulement de la chenille, est plus large et déborde les entretoises latérales si bien qu'il ne reste entre les arêtes de passage des surfaces 35 de roulement d'une partie du support et d'une autre partie d'un maillon de chenille voisin, une fente de passage que très mince. Dans les chenilles à raccords connues, les dents des roues dentées d'entraînement, sont en prise avec les organes de liaison d'extrémité, sur les faces. De ce fait, il res-40 te entre chaque fois deux organes de liaison d'extrémité, qui, 69 07558 4 2004083 lors du passage dans des obstacles filiformes, entraînent comme on l'a remarqué, un enroulement et un embobinage de ces fils d'obstacle, sur la chenille et peut entraîner un blocage du char d'assaut. Cet inconvénient des chenilles à raccords con-5 nues est évité par une autre caractéristique de l'invention* qui consiste en ce que l'organe de liaison aux deux extrémités du support passant au-dessus de la fente est constitué par deux saillies de support, écartées de l'espace nécessaire à l'introduction d'une dent, ainsi que d'une éclisse reliant ces deux 10 saillies par leurs faces frontales, et ayant une longueur telle qu'on obtient dans l'ensemble un bord extérieur de chenille, sans partie proéminante, pratiquement fermée. Une chenille pour véhicules tout-ter-tain, conforme à l'invention, est représentée, à titre d'exemple 15 non limitatif, sur les dessins ci-joints, dans lesquels ; - La figure 1 représente une vue de dessus d'une section d'une chenille, selon l'invention, - La figure 2 représente une vue de côté et une vue en coupe, selon la ligne 11-11 d'une section de 20 chaîne, selon la figure 1, - La figure 3 représente une vue d'un sei: maillon de chenille dont une moitié est munie d'un patin reposai: sur le sol alors que l'autre, vue dans le sens du déplacement, n'en comporte pas. 25 - La figure 4 représente une vue analo gue à celle de la figure 2, d'un segment de chenille, pour la schématisation des forces exercées par les charges des roues, sur des maillons de chenille ainsi que leur transmission au sol. 30 - Les figures 5 et 6 représentent une section de deux maillons de chenille voisins, faisant entre eux des angles opposés. Dans le mode de réalisation de l'invention, représenté, les maillons de chaîne sont essentiellement 35 constitués par deux corps tubulaires doubles 1 d'une longueur égale sensiblement à la moitié de la voie et d'un support 2 traversant de part en part la chenille, et rigide en torsion et en flexion. Dans les corps tubulaires doubles 1 sont montés à force des manchons en caoutchouc 3 sur leurs surface extérie 40 re, pour loger les goujons de chenille 4o les goujons de cheni 69 07S5B 5 2004083 le 4 ont une section polygonale sur toute leur longueur* La référence 5 se rapporte aux organes d'appui en forme de patins en caoutchouc et la référence 6 se rapporte aux surfaces de roulement des roues des corps tubulaires doubles. Les bords proéminents 7 5 des corps tubulaires doubles 1 et leur logement pour les goujons de chaîne 4 sont décalés vers l'intérieur (comparés en particulier avec la figure 4) par rapport au bord 8 inférieur des patins 5* Le support 1 allant de part en part de la chenille comporte au milieu de la chenille, une partie proéminen-10 te 9 en forme de dent de guidage fixe, deux autres saillies 10 ayant la forme d'un organe de liaison médian et les deux extrémités comportant chacune deux autres saillies 11 qui sont écartées pour l'introduction des dents 12 et sont reliées sur leurs faces frontales par des éclisses 13 constituant les liaisons terminales* 15 Les éclisses 13 débordent la périphérie des saillies dans le sens du déplacement, de telle façon qu'elles ferment presque sans interstices les petits espaces intermédiaires entre les saillies 11 de deux supports 2 voisins, si bien qu'on obtient des bords extérieurs de chenilles pratiquement en forme de bandes fermées. Les 20 goujons de chenille 4 logés dans les oeillères de logement polygonales des saillies de liaison 10 et 11, et fixés dans celles-ci par exemple à l'aide de plaques de fermeture verrouillées non représentées plus en détails, afin d'éviter leur éjection, la liaison entre le support 2 et le corps tubulaire double 1 avec chaque 25 fois deux éléments de chenille voisins et transmettent les charges verticales exercées par la roue sur le support 2, aux deux corps tubulaires doubles 1 voisins, reposant sur le sol. Comme cela ressort de la figure 2 montrant une coupe partielle au travers des deux saillies de liaison termi-30 nale 11, les oeillères de logement constituées par ces deux saillies 11, pour les goujons 4 de chenille sur leurs parties 14 de la périphérie qui sont en contact avec les dents des roues d'entraînement (non représentées) sont ainsi des zones d'usure, et ont une épaisseur de parois plus grande que le restant de leur péri-35 phérie. De plus, il apparaît dans la figure 2 que l'écart intermédiaire 4 des oeillères de logement de goujons dans les saillies de liaison 11 et 12 est plus grand que l'écart intermédiaire des logements de goujons dans les corps tubulaires doubles 1, si. bien qu'il en résulte un espace intermédiaire 15 plus grand entre deux 40 corps tubulaires doubles 1 consécutifs et leurs patins 5* Cet es 69 07558 6 2004083 pace intermédiaire 15 est relié par le support 2 en forme de caisson fermé, pour des raisons de poids et de rigidité. Les entretoises latérales de ce profil de caisson convergent vers le côté d'appui de la chenille. Le flasque supérieur compris dans la 5 surface de roulement de roues de la chenille;, déborde de chaque côté les entretoises latérales, si bien qu'il ne reste qu'une fente intermédiaire 16 très mince entre les surfaces de roulement des supports 2 et celles des deux corps tubulaires doubles 1 voisins» On obtient ainsi un appui des roues du véhicule sur ■ 10 les arêtes de passage des surfaces de roulement» Dans la figure 4, les roues du véhicule sont représentées par des arcs de cercle et les charges des roues P sont indiquées par des flèches en tiretés. Le chemin de transfert de la composante verticale résultant de la charge P est. éga-15 lement indiqué par un trait tireté» Il apparaît ainsi que les forces verticales (à tout endroit où. les charges de roues P prennent appui) sont toujours transmises au sol dans des zones situées entre les bords 8 des patins 5 des éléments de chenille. Il en résulte qu'un basculement des corps tubulaires doubles 1 autour des bords 20 8 des patins 5 est alors totalement exclu. Il ressort des figures 5 et 6 que chaque fois deux corps tubulaires doubles 1 consécutifs dans la direction du déplacement peuvent pivoter librement aussi bien vers le côté de la surface d'appui, en sens négatif que du côté du chemin de 25 roulement, dans le sens positif, chaque fois d'un angle de déviation^ qui est environ de 30°. Par suite de la mise en oeuvre du support 2 reliant un intervalle, il en résulte toutefois un angle de déviation négatif (figure 5) ou positif (figure 6) uniquement de °^et ainsi seulement une fente intermédiaire faible» en-30 tre les surfaces de roulement d'une part du support 2 et d'autre part du corps tubulaire creux 1• Une chenille, selon 1'inventionj se caractérise par une grande mobilité angulaire non forcée des éléments de chaîne malgré le support 2 à profil de caisson monté 35 entre chaque fois deux corps tubulaires doubles 1. Cette mobilité angulaire n'est pas limitée par ce que, comme cela apparaît sur les figures 5 et 6, entre chaque fois deux patins 5 de maillons de chenille consécutifs dans le sens du déplacement, le support de liaison 2 comporte une pointe à glace ou un crampon 40 17 pour la boue ou pour la neiges ces organes pouvant pratique 69 07558 7 2004083 ment s'étendre sur toute la largeur de la voie de la chaîne» Comme organes de fixation des crampons 17s on a représenté simplement des vis» Ces vis pourraient toutefois être remplacées par exemple par des cônes auto-serrants. Mais comme les pointes à glace ou les 5 crampons 17 ne sont envisagés que comme organes auxiliaires supplémentaires en cas de nécessité, il est à remarquer que l'avantage non encore mentionné de la chenille en tant que telle à savoir• qu'elle ne comporte pas de liaison par vis, reste vrai. Il est évident que, dans le cadre de 10 l'invention, on peut prévoir diverses variations constructives à partir du mode de réalisation représenté et décrit. A titre d'exemple, on pourrait envisager que les corps tubulaires creux 1 puissent être remplacés par une ossature de chaîne porteuse, un autre type de construction, ou que les patins 5 puissent être remplacés dans 15 le cas de chenille de combat, par des nervures en acier avec ou sans patins de roulement amovibles en caoutchouc, les surfaces de roulement des organes d'éléments de chenille 1 et 2 pourraient être munies de garnitures en caoutchouc, le support 2, en renonçant à certains avantages, pourrait être subdivisé et s'appuyer, 20 pour d'autres raisons, sur des organes de l'ossature des éléments de chenille. C'est pourquoi toute chenille comprenant la caractéristique de l'invention, à savoir que la charge de roues portée par un maillon de chenille n'est pas directement transmise au sol mais par l'intermédiaire de deux organes de chenille voisins, 25 tombe dans le domaine de l'invention. 69 07S5B 8 2004083 REVENDICATIONS 1°) Chenille pour véhicules tout-terrain, en particulier pour chars d'assaut, du type dont les éléments de chenille sont reliés par des goujons logés dans ces dernièrs et 5 reliés à des organes de liaison, dispositif caractérisé par ce que les bords de roulement du côté des roues, les maillons de chenille individuels ainsi que leurs paliers pour les axes de chenille sont décalés vers l'intérieur par rapport au bord situé en-dessous des patins d'appui des maillons, les espaces intermédiaires entre 10 chaque groupe de deux maillons voisins étant reliés par un support qui s'appuie sur deux maillons voisins, et qui fait partie de la surface de roulement de la chenille, ce qui transmet la charge au sol par l'intermédiaire d'organes intermédiaires, ce qui réduit l'usure. 15 2°) Chenille, selon la revendication 1, caractérisée par ce que le support passant au-dessus des fentes, a la forme d'un support rigide à la flexion et à la torsion, traversant de part en part toute la largeur de la chenille, comportant au milieu de la chenille me saillie en forme de dent de gui-20 dage et s1appuyant sur les goujons de chenille de maillons voisins par l'intermédiaire de saillies médianes et latérales, en forme d'organes de liaison. 3°) Chenille, selon les revendications 1 ou 2, caractérisée par ce que l'écart médian des logements de gou-25 jons de chenille dans les saillies de liaison est supérieur à l'écart médian des logements de goujons de chenille dans les maillons* 4°) Chenille, selon les revendications 1 à 3, caractérisée par ce que le support passant au-dessus de la fente, est constitué par un organe à profil de caisson fermé dont les en™ 30 tretoises latérales font entre elles un angle de façon à converger vers le côté de la surface d[appui de la chenille, et dont le flasque plus large débordant des entretoises latérales fait partie de la surface de roulement de la chenille. 5°) Chenille, selon les revendications 1 35 à 4, caractérisée par ce que l'organe de liaison aux deux extrémités du support passant au-dessus de la fente est constitué par deux saillies de support, écartées de l'espace nécessaire à l'introduction d'une dent, ainsi que d'une éclis.se reliant, ces deux-saillies par leurs faces frontales, et ayant une longueur telle 40 qu'on obtient dans l'ensemble un bord extérieur de chenille, sans 69 07S58 9 2004083 partie proéminente, pratiquement fermée» 6°) Chenillep selon les revendications 1 à 5s, caractérisée par ce que le logement fie goujons de chenille des deux saillies de liaison dEextrémité ontp sur leurs parties périphériques venant en contact avec les dentes des roues dentées d'entraînementp une épaisseur de paroi supérieure à l'épaisseur des autres parties» 7°) Chenillep selon les revendications 1 à 6p caractérisée par ce que dans l'espace intermédiaire entre les patins d'appui elle comporte des pointes à glace ou des crampons pour la houe et la neige, amovibles rapportées au support passant au-dessus de la fente. 8°) Chenillep selon les revendications 1 à 7» caractérisée par ce que les goujons de chenille (connus en soi)p ont une section polygonale - dans un logement sec dans les saillies de liaison du support passant au-dessus de la fentep. de façon directe et sont supportés dans du caoutchoucp dans les logements des maillons (de façon connue en soi) par l1intermédiaire de manchons de logements en caoutchouc.