L'invention est relative à un procédé pour améliorer l'aspect d'une feuille de matière élastomère, notamment de caoutchouc naturel ou synthétique, ladite feuille étant obtenue à partir d'une feuille de matière brute soumise à une opération de calandrage puis à une opération de cuisson. L'invention concerne plus particulièrement, parce que c'est dans ce cas que son application semble devoir présenter le plus dtintérêt, mais non exclusivement, les feuilles de matière élastomère pour tapis, revêtements de sols, etc. L'invention concerne, plus particulièrement encre, les feuilles de matière élastomère utilisées dans les véhicules automobiles pour les tapis, les revêtements de panneaux de portes, les éléments de tableaux de bord, les tablettes etc. De tels tapis ou revêtements de-sols comprenant des feuilles de matière élastomère sont bien connus et utilisés, à grande échelle, dans le domaine de l'automobile. Ces feuilles de matière élastomère ont généralement un aspect lisse, mat ou brillant qui permet d'identifier au premier coup d'oeil la nature du matériau utilisé. L'aspect de telles feuilles de matière élasto- mère est moins agréable que celui de tapis réalisés avec des matériaux obtenus à partir de fibres1 tissées ou non tissées. Toutefois, les tapis ou revêtements utilisant des feuilles de matière élastomère sont employés en raison de leur prix de revient relativement bas par rapport aux revêtements d'aspect plus agréable obtenus à partir des matériaux à fibres cités précédemment. L'invention a pour but de fournir un procédé permettant d'améliorer l'aspect de la feuille de matière élastomère de telle sorte que cette dernière réponde mieux que jusqu'à présent aux diverses exigences de la pratique, et notamment de telle sorte que ladite feuille de matière élastomère ait un aspect voisin de celui des tapis obtenus avec des fibres tissées ou non tissées. Selon l'invention, le le procédé pour améliorer l'aspect d'une feuille de matière élastomère, notamment de caoutchouc naturel ou synthétique, ladite feuille étant obtenue à partir d'une feuille de matière brute soumise a' une opération de calandrage puis à une opération de cuisson, est caractérisé par le fait qu'après l'opération de calandrage, et avant l'opération de cuisson, on applique une feuille de matériau cellulaire souple sur la face de la feuille de matière élastomère dont on veut améliorer 11 aspect, on exerce sur l'ensemble de la feuille de matériau cellulaire souple et de la feuille de matière élastomère un effort de serrage tout en soumettant ledit ensemble à.une température déterminée, inférieure à la température de cuisson de la feuille de matière élastomère, ledit effort de serrage et ladite température étant tels que la face de la feuille de matière élastomère dont on souhaite améliorer l'aspect présente, après cette opération, un aspect satiné dû à une rugosité de la feuille. Avantageusement, la feuille de matériau cellulaire souple est une feuille de polyéther dont l'épaisseur est comprise entre 5 millimètres et 15 millimètres ; -cette feuille de polyéther est de préférence une feuille de polyuréthane expansé dont la masse volumique est de l'ordre de 28 Kg + 2 Kg par mètre cube. Les pores de ce matériau cellulaire peuvent être ouverts ou fermés. L"effott de serrage de l'ensemble de la feuille de matière élastomère et de la feuille de matériau cellulaire souple, de même que le chauffage, est réalisé avantageusement entre les plateaux d'une presse chauffante. Dans le cas où la feuille de matière élastomère est une feuille de caoutchouc naturel ou synthétique, la température des plateaux de la presse au cours de 1'opération est comprise entre 120 C et 130e C tandis que l'effort de serrage des plateaux de la presse est tel qu'une pression de l'ordre de 60 bars est exercée sur l'ensemble serré entre les plateaux. Pour une épaisseur de feuille de matière élastomère de l'ordre de 1mm, le temps pendant lequel ladite feuille est serre entre les plateaux de la presse est de l'ordre de quelques secondes, plus précisément de 1'ordre de 10 secondes pour une feuille de caoutchouc naturel ou synthétique noire, et de l'ordre de 15 secondes pour une feuille de caoutchouc naturel ou synthétique comportant des charges colorantes. Généralement, la feuille de matière élastomère est destinée à être collée sur un support, notamment en feutre, du côté opposé à la face dont l'aspect doit être amélioré ; dans ce cas, après l'opération de calandrage de la feuille de matière élastomère et avant l'opération destinée à améliorer son aspect, on prépare un rouleau d'une bande composite obtenue par la juxtaposition d'une feuille de matériau support, notamment de feutre de la feuille de matière élastomère ayant subi l'opération de calandrage, et de la feuille de matériau cellulaire, la feuille de matière élastomère étant placée entre la feuille de matériau support et la feuille de matériau cellulaire, puis on utilise ce rouleau, à un autre poste de travail, pour faire avancer pas à pas la bande composite dans une presse destinée à appliquer l'effort de serrage et la température souhaités ; la presse est agencée de préférence pour réaliser simultanément une opération de découpe permettant d'obtenir un élément,notamment un tapis, aux dimensions voulues. Avantageusement, la feuille de matériau cellulaire qui vient d'être découpée par la presse lors de la fermeture de cette dernière, après séparation de l'élément formé par la feuille de matière élastomère et son support, est réintroduite dans la presse et disposée du côté du support de telle sorte que l'ensemble serré entre les plateaux de la presse est formé par une superposition de quatre feuilles, à savoir la feuille de matériau cellulaire qui vient d'être découpée, la feuille de matériau support,la feuille de matière élastomère, et la feuille de matériau cellulaire non découpée. L'invention est également relative à une installation pour la mise en oeuvre du procédé, cette installation comportant un poste de travail pour la préparation d'un rouleau d'une bande composite comportant aumoins une feuille de matière élastomère juxtaposée à une feuille de matériau cellulaire souple, une troisième feuille de matériau support étant de préférence prévue du côté de la feuille de matière élastomère opposé à la feuille de matériau cellulaire souple, et un autre poste de travail où le rouleau de bande composite réalisé précédemment est déroulé pas à pas dans une presse assurant le serrage et le chauffage souhaités de la bande composite et la découpe des éléments notamment des tapis. L'invention est également relative à un produit industriel, du genre tapis ou revêtement de surface, ayant les caractéristiques du produit obtenu par le procédé défini précédemment. L'invention concerne aussi un produit industriel dont la face visible est celle d'une feuille de matière élastomère, notamment collée sur une feuille de matériau support tel que du feutre, ce produit étant caractérisé par le fait que la face visible de la feuille de matière élastomère comporte des rugosités donnant à la feuille un aspect voisin de celui de tapis obtenus avec des fibres tissées ou non, ces rugosités étant réparties régulièrement suivant toutes les directions de la face de la feuille. L'invention consiste, mises â part les dispositions exposées ci-dessus, en certaines autres dispositions dont il sera plus explicitement question ci-après à propos d'un mode de réalisation préféra décrit avec références aux dessins ci-annexésd mais nullement limitatif. La fig. 1 de ces dessins représente, schématiquement une bande composite1 comportant une feuille de matière élastomère et une feuille de matériau cellulaire, disposée entre les plateaux d'une presse pour la mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention. La fig. 2 représente, également schématiquement, un poste de travail pour la préparation d'un rouleau de bande composite. La fig. 3 représente, schématiquement, le poste de travail où la feuille de matériau cellulaire est séparée de la feuille de matière élastomère. La fig. 4 est une coupe partiellè de la feuille de matériau cellulaire souple. La fig. 5 enfin, est un dessin, en perspective, d'un tapis comprenant une feuille de matière élastomère dont l'aspect de la face visible a été amélioré. il est à noter que pour compléter les dessins et le texte de la demande, deux échantillons du produit conforme à l'invention ont été également déposés. En se reportant à la figure 1, on peut voir une feuille 1 de matière élastomère, notamment de caoutchouc naturel ou synthétique dont on souhaite améliorer l'aspect final. Cette feuille i a subi, au préalable, une opération de calandrage et éventuellement de réchauffage, classique, pour mise à une épaisseur souhaitée, notamment une épaisseur de l'ordre de 1 mm + 0,1 mm. Cette feuille doit normalement subir, ultérieurement1 pour passage à son état définitif, une opération de cuisson, qui, pour les caoutchoucs, a lieu à 160 C pendant 10 minutes environ. Selon le procédé conforme à l'invention, après l'opération de calandrage et avant l'opération de cuisson, on applique une feuille 2 de matériau cellulaire souple sur la face la de la feuille de matière élastomère dont on veut améliorer l'aspect ;on exerce ensuite sur l'ensemble de la feuille 2 de matériau cellulaire souple et de la feuille 1 de matière élastomère un effort de serrage F approprié et on soumet l'ensemble à une température dé terminée inférieure à la température de cuisson de la feuille 1, l'effort de serrage et latempérature étant tels que la face la de la feuille 1 présente, après le traitement, un aspect satiné, ou feutré, rugueux. La feuille de matériau cellulaire souple 2 est avantageusement une feuille de polyéther, dont l'épaisseur est de préférence comprise entre 5 mm et 15 mm. De préférence encore, la feuille 2 est une feuille de polyuréthane expansé dont la masse volumique est de l'odre de 28 Kg + 2 Kg par mètre cube. Les pores peuvent être ouverts oufermés. La feuille de polyuréthane expansé utilisée présente avantageusement les caractéristiques suivantes. L'affaissement de la feuille, c'est-à-dire sa diminution d'épaisseur, est de 25h pour une contrainte de compression comprise entre 20 millibars et 36 millibars. Donc si ltépaisseur de feuille à l'état libre est e, cette épaisseur devient 0,75 e pour une contrainte de compression située dans la gamme indiquée. Cet affaissement est de 50 entre 30 millibars et 46 nillibars ; l'affaissement devient 65% entre 65 millibars et 85 nillibars. On peut définir un index de contrainte égal au rapport de la contrainte provoquant un affaissement de 65% à la contrainte provoquant un affaissement de 25%. Cet index de contrainte pour la teuille.de polyuréthane expansé est, de préférence, au moins égal à 1,7. On peut. encore indiquer comme caractéristiques intéressantes pour le polyuréthane expansé une résistance à la traction sinimale de 1,3 bar et unoongement à la rupture minimal de 150%. Le serrage de l'ensemble des feuilles 1 et 2 est réalisé entre les plateaux 3 et 4 d'une presse 5 schématiquement représentée (fig. i > . Ces plateaux 3 et 4 sont équipés d'outils de forme 6 et 7 destinés à donner à la feuille 1 la forme géométrique soubattée. Les outils 6 et 7 prévus respectivement sur le plateau inférieur 3 et aú-dessausdu plateau supérieur 4 sont équipés de résistances électriques chauffantes 8 et 9. En outre, cet outil supérieur 7 est maintenu écarté du plateau 4 d'une distance 9 par des moyens élastiques à ressort 10. Ces moyens élastiques 10 sont propres à céder lors de la fermeture de la presse 5 de telle sorte que l'outil 7 vienne au contact du plateau 4. Des outils de découpe Il sont prévus à la périphérie de l'outil 7 et sont maintenus écartés du plateau 4 par des ressorts 12. Lorsque la presse est ouverte, et que l'outil 7 est écarté du plateau 4, les extrémités coupantes lia sont légère ment en retrait et au-dessus du bord inférieur 7a de l'outil 7, Fomme visible sur la figure 1.Lors de la fermeture de la presse, lorsque l'ensemble des feuilles 1 et 2 est maintenu entre les outils 6 et 7, le ressort 10 est comprimé, Les outils de découpe il vont alors déborder, par leurs extrémités 11 a, du bord 7a et assurer la découpe d'une partie des feuilles let 2 correspondant à un élément, notamment à un tapis. Pour une feuille 1 de caoutchouc synthétique ou naturel d'épaisseur de tordre de 1 mm, la température convenable 10 C pour les outils 6 et 7 est de 120 C # 0 C , c'est-à-dire que la température doit être comprise entre 1200 C et 130e C. L'effort de serrage des plateaux 3 et 4 est tel qu'une pression de 60 bars + 5 bars, est appliquée sur les feuilles 1 et 2. Le temps pendant lequel la presse est fermée et ladite pression est appliquée aux feuilles 1 et 2 est de l'odre de dix secondes pour une feuille 1 noire, et de l'ordre de 15 secondes pour une feuille de matière élastomère de couleur, ctest-à-dire comportant des charges colorées. L'introduction des feuilles i et 2 entre les plateaux de la presse 5 se fait à partir d'un rouleau R de matière dont l'avance est commandée pas à pas, chaque pas correspondant à la longueur L nécessaire pour obtenir un élément. Généralement la feuille de matière élastomère i est destinée à être collée sur une feuille 13 de matériau support. Cette feuille 13 de matériau support est notamment une feuille de feutre dont l'épaisseur est avantageusement de l'ordre de 8 mm. Le feutre peut être souple ou imprégné de résine de manière à être semi-rigide ou rigide, Généralement, le feutre est ignifugé. Le rouleau R est donc constitué par une bande b composite comportant trois feuilles juxtaposées, à savoir les feuilles 2, 1 et 13. L'avance de la bande b est commandée automatiquement par deux rouleaux 14, situés à l'entrée de la presse 5 et entre lesquels passe la bande b. La préparation du rouleau R s'effectue à un poste de travail schématiquement représenté sur la figure 2, à la sortie du poste de calandrage de la feuille de matière élastomère l.Les rouleaux 15,visibles sur la figure 2, à axes horizontaux parallèles, mais décalés verticalement, entre lesquels passe la feuille 1 constituent la sortie de la calandre. La feuille i passe ensuite sur des rouleaux supports 16 avant d'arriver à une installation 17 assurant la pulvérisation d'un anti-collant 18 sur la face la de la feuille 1 dont l'aspect doit être amélioré. L'ensemble est disposé de manière que cette face la soit la face supérieure de la feuille 1 à ce poste de travail. Un dis- positif d'essuyage 19 de la face la est prévu en aval de I'instal )latin 17. Au droit du dispositif d'essuyage 19, un rouleau 20 est prévu au-dessous de la feuille 1. Une feuille 13 de matériau support, notamment de feutre, provenant d'un rouleau B monté libre en rotation sur un support 21, passe autour-du rouleau 20 en effectuant un changement de direction d'environ un demi-tour pour venir s'appliquer au-dessous de la feuille comme visible sur la figure 2. L'ensemble des feuilles 1 et 13 passe ensuite entre deux rouleaux 22 au niveau desquels s'effectue la jonction avec la feuille 2de matériau cellulaire provenant d'un rouleau C. Cette feuille 2 arrive au-dessus de la feuille 1 de telle sorte que la bande composite b obtenue en aval des rouleaux 22 comprend à sa partie supérieure la feuille 2, au milieu de la feuille 1 et au-dessous la feuille 13 de matériau support. Cette bande composite est enroulée pour donner le rouleau R. Pour réduire le temps de remplacement des rouleaux B et C, on prévoit des moyens permettant de mettre en attente des rouleaux complets B' et C', représentés en trait mixte sur la figure 2. De préférence les rouleaux B et C correspondent à-une meme longueur de feuille de telle sorte que le rouleau R est considéré comme complet lorsqu'un rouleau B et C a été complètement déroulé. La feuille 1 est alors coupée. Le rouleau R est alors passé au poste suivant montré sur la figure 1 pour le passage de la bande composite b entre les plateaux de la presse. Il est à noter que le rouleau R est disposé de manière que la feuille de maté- riau cellulaire souple 2 se trouve au-dessous de la bande b, comme visible sur la figure 1. La fermeture de la presse provoque la découpe d'un élément, tel qutun tapis, et le collage de la feuille de matériau support 13 sur la feuille de matière élastomère 1. L'élément découpé est entrainé ensuite par une bande transporteuse 23 schématiquement représentée à la figure 3, sur une table 24 sous laquelle est prévu un dispositif d'aspiration pour maintenir plaqué contre la table 24 les parties découpées 1', 13' des feuilles i et 13, pendant l'enlèvement de la partie découpée 2' de la feuille 2 de matériau cellulaire souple. Un dispositif, non montré, est prévu pour retourner sens dessusdessous l'élément découpé par la presse 5, avant sa prise en charge par la bande transporteuse 23 de manière que la partie de la feuille de matériau cellulaire qui vient d'être découpée qui se trouvait, dans la presse, au-dessous de la feuille 1 passe au-dessus de la partie découpée 1' sur la bande transporteuse 23 et sur la table 24. Selon une caractéristique de l'invention, la partie 2' qui vient d'être découpée de la feuille de matériau cellulaire souple est réintroduite entre les plateaux de la presse 5 avant que l'opération suivante de découpe et de serrage ne soit effectuée. Comme visible sur la figure 1, la partie 2' est disposée au-dessus de la feuille de matériau support 13 de telle sorte que l'ensemble serré entre les plateaux de la presse est formé par une superposition de quatre feuilles à savoir, quand on se dirige de haut en bas : la partie 2' de la feuille de matériau cellulaire qui vient d'être découpée, la feuille de matériau support 13, la feuille 1 de matière élastomère et la feuille 2 de matériau cellulaire souple. Après réemploi sous presse de la feuille de matériau cellulaire découpée 2 (ayant précédemment servi d'empreinte), cet élément est éliminé du circuit actif. La réintroduction dans la presse 5 de cette partie 2', de la manière expliquée précédemment, permet de réaliser un aspect satiné ou feutré plus régulier de la face visible de la feuille 1 ; la partie 2' de la feuille de matériau cellulaire souple joue donc le rôle d'un matelas permettant d'égaliser les efforts et le marquage de la feuille 1. Il est à noter que la feuille de matériau support 13, notamment lorsqu'il s'agit d feutre souple, joue un rôle semblable et que l'aspect de la face visible de la feuille 1, après passage dans la presse 5, est généralement plus régulier qu'en l'absence d'une feuille de matériau support 13. Des essais satisfaisants ont été effectués avec une presse 5 dont les vitesses d'ouverture et de fermeture étaient de 9 mètres par minute, pour une ouverture de 300 mm, ce qui permet des cadences de fabrication élevées. Les éléments, notamment les tapis1 successivement découpés par la presse 5 et débarrassés de la partie 2' de feuille de matériau cellulaire, subissent ensuite une cuisson en autoclave pour permettre à la matière élastomère de prendre son aspect définitif, Cette cuisson s'effectue à 1600 C pendant 10 minutes. Les éléments, ou formes, sont disposés de préférence sur des plateaux de cinq formes et dix plateaux sont introduits simultanément dans l'autoclave. Le collage définitif entre les parties 1' et 13V s'effectue pendant cette opération de cuisson. Comme montré sur la fig. 5 et comme visible d'après les échantillons déposés, la partie 1' de feuille de matière élastomère conforme à l'invention a une face visible dont l'aspect satiné ou feutré, rugueux,donne l'impression d'un matériau à fibres. La rugosité de la surface visible de la feuille 1' ne présente pas de direction privilégiée et est sensiblement régulière suivant toutes les directions de cette face. On peut de plus, prévoir avantageusement la réalisation antérieure ou simultanée de nervures 25 (fig. 5), notamment entrecroisées, formant par exemple dans le cas de la figure 5 des motifs rectangulaires. De telles nervures permettent, lors de l'opération de serrage entre les plateaux de la presse 5, un bon accrochage de la feuille de matériau souple cellulaire 2 sur la face la. il en résulte une meilleure homogénéité de l'aspect satiné ou feutré, Ces nervures 25 sont avantageusement réalisées lors de la fermeture de la presse 5, des motifs correspondants étant prévus sur les outils 6 et 7; l'obtention- des nervures et l'obtention de l'aspect feutré ou satiné sont alors simultanées. L'aspect obtenu, difficile à décrire,ressort clairement de l'observation des échantillons déposés en même temps que la demande de brevet et par aspect feutré ou satiné il faut entendre, plus précisément, un aspect semblable à celui de ces échantillons. REVENDICATIONS 1. Procédé pour améliorer l'aspect d'une feuille de matière élast6mère, notamment de caoutchouc naturel ou synthétique, ladite feuille étant obtenue à partir d'une feuille de matière brute soumise à une opération de calandrage puis à une opération de cuisson, caractérisé par le fait qu'après l'ope'ra tion de calandrage et avant I'opération de cuisson on applique une feuille de matériau cellulaire souple sur la face de la feuille de matière élastomère dont on veut améliorer l'aspect, on exerce sur l'ensemble de la feuille de matériau cellulaire souple et de la feuille de matière élastomère un effort de serrage tout en soumettant ledit ensemble à une température déterminée, inférieure à la température de cuisson de la feuille de matière élastomère, ledit effort de serrage et ladite température étant tels que la face de la feuille de matière élastomère dont on souhaite améliorer l'aspect présente, après cette opération, un aspect satiné dû à une rugosité de la feuille. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la feuille de matériau cellulaire souple est une feuille de polyéther dont l'épaisseur est comprise entre 5 millimètres et 15 millimètres. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que la feuille de matériau cellulaire souple est une feuille de polyuréthane expansé. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé par le fait que la feuille de polyuréthane expansé a une masse volumique de 28 Kg + 2Kg par mètre cube. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que la feuille de polyuréthane expansé a un index de contrainte au moins égal à 1,7. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel la feuille de matière élastomère est une feuille de caoutchouc naturel ou synthétique, caractérisé par le fait que la température des plateaux de la presse au cours de l'opération destinée à améliorer l'aspect de la feuille, est comprise entre î2O0Cet 1300 C et que l'effort de serrage des plateaux est propre à exercer une pression de l'ordre de 60 bars sur ladite feuille. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes pour une feuille de matière élastomère destinée à être collée sur un support; notamment en feutre1 du côté opposé à la face dont aspect doit être amélioré, caractérisé par le fait qu'après l'opération de calandrage de la feuille de matière élastomère et avant l'opération destinée à améliorer son aspect,on prépare un rouleau d'une bande compos i te obtenue par la juxtaposition d'une feuille de matériau support, notamment de feutre, de la feuille de matière élastomère ayant subi l'opération de calandrage, et de la feuille de matériau cellulaire, la feuille de matière élastomère étant placée entre la feuillue de matériau support et la feuille de matériau cellulaire, puis on utilise ce rouleau, à un autre poste de travail, pour faire avancer pas à pas la bande composite dans une presse destinée à appliquer l'effort de serrage et la température souhaités. 8. Procédé selon la revendication 7 caractérisé par le fait qu'on effectue la découpe des éléments aux dimensions voulues en même temps que 11 opération destinée à améliorer l'aspect de la feuille de matière élastomère, la presse étant notamment agencée pour effectuer simultanément ces deux opérations. 9. Procédé selon la revendication 7, raractérisé par le fait que la feuille de matériauoellulaire qui vient d'être découpée par la presse lors de la fermeture de cette dernière, après séparation de l'élément formé par la feuille de matière élastomère et son support, est réintroduite dans la presse et disposée du côté du support de telle sorte que l'ensemble serré entre les plateaux de la presse est formé par une superposition de quatre feuilles, à savoir la feuille de matériau cellulaire qui vient d'être découpée, la feuille de matériau support, la feuille de matière élastomère, et la feuille de matériau cellulaire non découpée. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la feuille-de matériau cellulaire est séparée de la feuille de matière élastomère avant ltopération de cuisson de cette dernière. 11. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'on réalise des nervures, notamment entrecroisées, sur la face de la feuille de matière élastomère dont l'aspect doit être amélioré, la réalisation des ner vures étant antérieure ou simultanée à ltopération d'amélioration d'aspect. 12. Installation pour la mise en oeuvre d'un procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait qu'elle comporte un poste de travail pour la pré- paration d'un rouleau d'une bande composite1 comportant au moins une feuille de matière élastomère juxtaposée à une feuille de matériau cellulaire souple, une troisième feuille de matériau support étant notamment prévue du côté de la feuille de matière élastomère opposé à la feuille de matériau cellulaire souple, et un autre poste de travail où le rouleau de bande composite réalisé précédemment est déroulé pas à pas dans une presse assurant le serrage et le chauffage souhaités de la bande composite et la découpe des éléments, notamment des tapis. 13. Produit industriel, du genre tapis ou revêtement de surface, comprenant une feuille de matière élastomère ayant une face visible, caractérisé par le fait que cette face visibleprésente les caractéristiques de la face visible du produit obtenu par un procédé conforme à l'une quelconque des revendications i à Il. 14. Produit industriel, du genre tapis ou revêtement de surface, comprenant une feuille de matière élastomère disposée et notamment collée sur une feuille de matériau support, notamment sur une feuille de feutre, caractérisé par le fait que la face visible de la feuille de matière élastomère comporte des rugosités donnant un aspect feutré ou satiné. 15. Produit industriel, du genre tapis ou revêtement de surface, comprenant une feuille- de matière élastomère disposée et notamment collée surine feuille de matériau support1 notamment sur une feuille de feutre, caractérisé par lefait que la face visible de la feuille de matière élastomère a un aspect semblable à celui des échantillons déposés.