I1 devient de plus en plus difficile de réaliser des progrès dans le domaine des armes d'infanterie à grande diffusion, et, notamment, celui des armes légères antichars. En effet, les utilisateurs demandent un niveau d'effet terminal très élevé, une portée nettement plus importante que celle des matériels en service, tout en conservant une excellente portabilité, un coût compatible avec une grande diffusion, une grande discrétion et une résistance élevée aux contre-mesures. Or, plusieurs de ces caractéristiques sont, au moins en partie, contradictoires. En supposant résolus les problèmes de brouillage, I'utilisation du guidage ne peut être retenue pour la conception d'un matériel de grande diffusion, en raison du supplément du coût qu'il entraîne. Par ailleurs, et notamment dans le-cas des armes antichars, les armes non guidées à tir tendu présentent pour l'infanterie des performances limitées, car - l'accroissement de l'énergie à la bouche a des répercussions directes sur la masse et la discrétion du lanceur - avec des vitesses initiales modérées, c'est-à-dire avec des durées de trajet relativement longues, la probabilité d'atteinte de la cible en tir tendu décroît très vite avec la portée, du fait de l'importance prise, dans ce cas, par la courbure de la trajectoire (flèche et angle de chute), ainsi que par les mouvements de la cible - une forte propulsion additionnelle sur la trajectoire réduit la durée du trajet, mais le taux d'autopropulsion ne peut être augmenté au-delà de certaines limites sans risque de compromettre la fidélité du tir, sous l'effet du vent transversal. - de plus, avec des calibres importants et des vitesses initiales supersoniques, le tir d'armes portables à partir du sol (à l'épaule ou sur affût léger) n'est plus possible avec des systèmes du type à culasse fermée, pour des raisons de stabilité du lanceur On utilise alors généralement des canons sans recul, qui ont l'inconvé nient - de présenter une forte dispersion angulaire des départs provoquée, notamment, par le souffle de bouche et les mouvements du tube de lancement qui précèdent et accompagnent le largage du projectile de brûler beaucoup de poudre, et, par suite, d'être peu discrets, et parfois dangereux, pour les servants ("signature" importante, flammes, fumées, bruit et souffle). Les roquettes antichar en service ne présentent pas de tels inconvénients, mais les propulseurs actuels ne permettent pas d'atteindre des vitesses supersoniques à la bouche des tubes d'infanterie. Un accroissement de la vitesse initiale de ces roquettes demeure possible, quoique difficile, car il conduit à - un accroissement important de la masse de la roquette - une durée de combustion particulièrement brève, techniquement difficile à obtenir, et dont la dispersion peut conduire à des "queues de propulsion" hors tube gênantes, voire même dangereuses, pour les servants de l'arme. Des remèdes sont apportés à cette situation par l'arme légère d'infanterie objet de la présente invention, qui comporte tout ou partie des caractéristiques suivantes - le lancement du projectile sous la poussée d'un booster qui présente la particularité de comporter des parois ouvertes, et dont la combustion s'arrête à la sortie du tube de lancement - l'organisation originale d'un chargement propulsif d'un tube de lancement et d'un conteneur particulièrement adaptés audit booster - la correction a priori de la courbure de la trajectoire par un dispositif faisant application du brevet de la Demanderesse n 71 23.868, du 30 juin 1971 : "Perfectionnements aux projectiles à tir tendu" - la compensation en boucle ouverte par ce dispositif des effets du vent et des mouvements de la cible, en plus de ceux de la pesanteur - l'important supplément de vitesse communiqué au projectile sur trajectoire par ur propulseur additionnel de bord; - l'adaptation de l'raffut et de la conduite de tir aux fonctions de compensation précitées - l'organisation d'une tête militaire antichar optimisée. Conformément à l'invention, le projectile est poussé dans le tube de lancement par un accélérateur ou "booster" à parois ouvertes, dont la chambre de combustion est fermée latéralement par le tube de lancement lui-même. Ce booster est largué vers l'avant après combustion de sa poudre propulsive et passage dans un dispositif de bouche, par exemple un dispositif à couteaux capable de griffer la périphérie de ce booster, et lui communiquer ainsi une perte de vitesse qui le sépare du projectile. Le fond du booster est étanche vis-à-vis des gaz qui exercent directement leurs pressions sur les parois du tube de lancement avant de s'échapper par la tuyère dudit booster. Le fond du booster est relié à la tuyère par une entretoise essentiellement sollicitée en traction par les efforts longitudinaux : forces de pression sur le fond avant, moins poussée de la tuyère, plus efforts d'inertie de la structure. Selon l'invention, cette entretoise est réalisée préférentiellement par un tube entretoise associé à une tuyère double concentrique, soit encore par des moyens tels que, par exemple - parois latérales épaisses ajoutées à une tuyère centrale - tige centrale associée à une tuyère annulaire périphérique. Le dispositif de lancement par booster à parois ouvertes, selon l'invention, présente simultanément: - les avantages des canons sans recul, tels que la possibilité de mettre sur trajectoire, à vitesse nettement supersonique et sans risque de souffle de bouche sur le tireur, un projectile léger, apte à recevoir un supplément d'accélération sur la trajectoire - les avantages des roquettes pures, tels que l'absence de souffle de bouche sur le projectile, gage d'une faible dispersion des départs et d'un rendeme nt élevé de la propulsion, ce qui minimise la "signature" des départs. Suivant une autre caractéristique de l'invention, le chargement propulsif de ce booster est constitué par une spirale ondulée de poudre mince à grande vitesse de combustion. Sans sortir de l'invention, cette spirale est éventuellement interrompue et/ou percée de trous d'égalisation de pression, notamment vers le fond avant du booster. Du coté de la tuyère, le bord de la spirale peut être découpé de manière à accroire le passage des gaz vers l'arrière dudit booster, et minimiser ainsi les problèmes d'autoserrage de ce propulseur. Selon l'invention, le calage latéral de ce chargement propulsif est obtenu par l'appui élastique des spires jointives maintenues en légère compression les unes sur les autres ; de plus, le chargement en spirale ondulée est accroché au propulseur au niveau du fond avant, et éventuellement sur les cotés, par exemple par collage. Ainsi, le chargement propulsif selon l'invention présente les avantages suivants - facilité de fabrication d'une poudre à très faible épaisseur, à grande surface de combustion - bonne tenue aux environnements avant tir, sous l'effet du calage réciproque des spires les unes sur les autres - minimisation des gradients de pression transversaux, sous l'ef- fet des trous ou des fentes d'égalisation de pression - résistance de la poudre aux flottements aéroélastiques, aux turbulences et aux forces de viscosité exercées par l'écoulement des gaz, du fait de la raideur du profil ondulé et de l'accrochage de la poudre par l'avant ou sur les côtés - bonne progressivité des passages offerts à l'écoulement, étant donné l'organisation de la spirale et la découpe organisée dans'ce but à sa partie arrière. Le tube de lancement doit être capable de résister à la pression, à la vitesse et à la température des gaz du booster à parois ouvertes, tout en présentant une légèreté suffisante pour une arme portable. A cet effet, selon l'invention, le tube de lancement est réalisé extérieurement en complexe bobiné résine/fibre à haute résistance, et il comporte intérieurement une chemise en alliage léger qui protège ledit tube contre les "dé laminages" et contre une usure trop rapide ; le frettage de la chemise par le complexe bobiné permet, selon l'invention, d'élargir son domaine élastique d'utilisation. Dans le cas d'une arme d'infanterie rechargeable, le conteneur tactique de la munition est réalisé,selon l'invention, avec une structure du même type qui constitue, comme déjà connu, le prolongateur du tube de lancement. Ainsi, les dispositifs de l'invention permettent de réaliser une arme d'infanterie portable, de calibre important, de vitesse initiale élevée, nettement supersonique par exemple, et qui présente néanmoins, par comparaison à la valeur nominale de la pression maximale des gaz à chaud - un coefficient important de sécurité, vis-à-vis des éclatements - un coefficient de garantie de fiabilité, vis-à-vis des déformations plastiques de la chemise, également important. Selon l'invention, après largage du booster, un propulseur additionnel incorporé au projectile à trajectoire compensée communique à celui-ci un supplément de vitesse important. Par application du brevet cité plus haut, le projectile à trajectoire compensée comporte un dispositif correcteur capable de compenser les effets de la pesanteur sur la trajectoire. Selon l'invention, ce dispositif correcteur est capable de compenser aussi les effets du vent, ainsi que ceux des mouvements de la cible, et il est constitué préférentiellement par - un repère de verticale, gyroscope de roulis, par exemple - une électronique capable de stocker et décoder les ordres donnés a priori au projectile par la conduite de tir avant mise à feu - un organe d'exécution des ordres capable d'appliquer au projectile les facteurs de charge correspondant à la compensation recherchée a priori - une alimentation électrique. L'organe d'exécution des ordres est préférentiellement constitué par un déviateur de jet, situé au niveau de la tuyère du propulseur additionnel du projectile maintenu en autorotation. Toutefois, selon l'invention, d'autres systèmes de commande peuvent aussi etre utilisés. On peut citer, par exemple - les propulseurs ou impulseurs latéraux tels que décrits dans le brevet de la Demanderesse n" 71 45. 671, du 20 décembre 1971 : "Projectile à correction de trajectoire"; - les gouvernes aérodynamiques. Selon l'invention, le tube de lancement de l'arme légère d'infanterie est pointé par le tireur à partir d'un affut léger, de préférence tripode, et à l'aide d'une optique solidaire de ce tube. Un anémomètre lié au tube et un tachymètre lié au pivot de l'affut relèvent à chaque instant la vitesse transversale du vent à la pièce Wy, et la vitesse angulaire de pointage Wp. Selon l'invention, en armant le dispositif de mise à feu, le tireur met en mémoire dans le projectile les valeurs moyennes cet Jp*de ces deux grandeurs au cours de la seconde ou des quelques secondes qui précèdent l'armement, ainsi que la correction d'efficacité ou de gain du déviateur de jet précédemment affichée dans la conduite de tir pour tenir compte du lotissement et de la température de la munition : correction dans un rapport 1/Kt d'une altération prévisionnelle de rapport Selon une variante simplifiée de l'invention, la valeur du vent transversal est seulement estimée et affichée dans la conduite de tir. Après mise à feu, le projectile vole à une vitesse voisine de sa valeur nominale V*, et, selon l'invention, le décodeur du projectile exploite les diverses données mises en mémoire et transmet à ltorgané de commande, déviateur de jet, par exemple - un ordre de compensation de pesanteur de valeur moyenne K vrai g-g - un ordre de compensation de la vitesse de la cible dont la valeur moyenne correspond à la prévision du facteur de charge cinématique (accélération de CORIOLIS). soit - un ordre de compensation de l'effet du vent transversal, pour lequel le vent balistique est assimilé au vent de la pièce, et dont la valeur moyenne n = g est amenée par la relation relation où k est un paramètre, telque 0,7~ k L 1, qui dépend de la loi de propulsion et des caractéristiques de stabilité en incidence du projectile. On remarque que l'application de l'ensemble des corrections recherchées reviendrait, idéalement, à engendrer un facteur de charge caractérisé par sa composante verticale 1 et sa composante horizontale n1 + n2 > ce qui conduirait, à chaque instant t, à une altération de la trajectoire balistique qui aurait pour valeur nit . Il est techniquement difficile d'appliquer au projectile le facteur de charge recherché nede façon continue le long de toute la trajectoire, mais, pratiquement, ce n'est pas absolument nécessaire. En effet, la même trajectoire, au Zème ordre près, peut être obtenue, selon l'invention, en appliquant au projectile, le long d'un ou plusieurs segments du parcours, de façon continue, voire discontinue, des facteurs de charge ou des impulsions latérales de durée limitée, mais de niveau convenable, fixé a priori par la commande au départ du coup. De plus -et notamment dans le cas préférentiellement retenu par l'invention, où l'ordre de compensation est exécuté par déviation du jet de façon continue ou à fréquence élevée (10 Hz ou plus, par exemple)- la fidélité de la compensation est nettement meilleure si celle-ci n'intervient que pendant des phases de vol où l'accélération longitudinale du projectile est modérée. C'est pourquoi, selon l'invention, I'important supplément de vitesse recherchée sur trajectoire est communiqué au projectile par la combustion d'un premier étage ou d'un premier palier de propulsion additionnelle, caractérisé par une très forte poussée et l'absence de compensation dans cette première phase du vol durée t Sur la Figure 1, on a représenté en a la ligne de vol recherchée; en t , la durée du trajet, et en X la portée, les écarts latéraux, Y ou Z n étant portés en ordonnées. La première phase de vol ou premier palier, durant le temps t1 > est figurée en A ; la deuxième phase de vol ou deuxième portée de vol, durant le temps t2 - tl, est figurée en B, et la troisième phase de vol,ou troisième palier, est figurée en C.Les deux premières phases de vol correspondent respectivement aux phases de combustion des deux paliers de combustion du propulseur additionnel, oette combustion s'achevant au début de la troisième phase de vol. Il est à remarquer que la ligne de vol a peut être une ligne droite ou une ligne courbe, correspondant au facteur de charge à donner à l'engin (composante verticale pour tenir compte de la composante de pesanteur, composante horizontale pour tenir compte du vent latéral et des mouvements de la cible). Cette Figure 1 montre qu'un décalage judicieux : en hauteur, angle de hausse 0 , et éventuellement en largeur, angle de pointage latéral du repère de pointage du réticule, combiné avec l'évolution convenable du facteur de charge au cours du deuxième étage ou deuxième palier de propulsion additionnelle de durée t2 - tl, conduit à une trajectoire correctement compensée au deuxième ordre près, jusqu'à la portée maximum recherchée. Mais l'invention prévoit également, sans sortir de son cadre, une compensation partielle qui conduit, dans certains cas, à une meilleure évolution de la probabilité d'atteinte, en fonction de la portée. Les Figures 2 et 3 montrent comparativement deux cas - la Figure 2 représente un faisceau de trajectoire avec 7( (ou/3,) rv O et correction continue entière, mais fortement dispersée. - la Figure 3 représente un faisceau de trajectoire avec 99 (ouJ3, ) notable et configuration partielle entraînant une dispersion pins faible. Sur la Figure 2, la compensation continue est assurée en moyenne avec. le facteur convenable n, mais affectée d'une dispersion importante, qui dégrade très fortement la probabilité d'atteinte au voisinage de la portée maximale. Sur la Figure 3, la compensation continue est assurée en moyenne avec le facteur 2 t auquel on a associé un choix judicieux des décalages vC et Ce deuxième type de compensation selon l'invention inflige au faisceau des trajectoires un biais systématique modéré, positif D à courte portée, et négatif D' à grande portée, qui conduit cependant à une probabilité d'atteinte en portée meilleure que dans le cas précédent, du fait de la réduction dans un rapport 2 de la dispersion des corrections. Dans certaines configurations d'emploi, le vent, au voisinage immédiat de la position de tir, peut être notablement différent du vent balistique. C'est pourquoi, selon l'invention, le capteur anémométrique utilisé par la conduite de tir est monté sur un support téléscopique, ou encore sur un support placé sur le terrain, dans la direction de surveillance, à l'extré- mité d'un cible conducteur déroulé à partir de l'arme par un de ses servants. Dans sa version antichar, I'arme légère d'infanterie est équipée, selon liinvention, d'une tête militaire optimisée, qui comprend notamment tout ou partie des particularités suivantes - continuité du profil aérodynamique, assurée par un carénage léger réalisé, par exemple, en mousse à cellules fermées - initiation de la détonation par amorce à explosif secondaire ne nécessitant pas d'interruption de channe pyrotechnique, et, éventuellement, logée dans l'écran et l'amorçage - fonctionnement assuré à l'impact, y compris sur obstacles discontinus, par ogive conductrice à agrafes et gel conducteur du type décrit dans le brevet de la Demanderesse n" 71 37.614, du 20 Octobre 1971 "Contacteur électrique pour projectile";; - alimentation de l'amorce par un ou plusieurs condensateurs chargés au moment de la mise à feu, à travers des sécurités de stockage, de parcours dans l'amie et de trajectoire. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront des exemples décrits ci-après. Il est bien précisé qu'il s'agit uniquement d'exemples, et que tous autres modes de construction, formes, proportions, dispositions, peuvent être également utilisés sans sortir du cadre de l'invention. Les Figures 4 et suivantes donnent un exemple de réalisation de l'invention dans sa version antichar, ainsi que quelques variantes de cette réalisation. Les Figures 4 et 5 montrent que l'arme, prise comme exemple de l'invention, est constituée par un tube 1, monté sur un trépied 2. La conduite de tir est constituée, selon cet exemple, par une optique 3 solidaire du tube, et à laquelle est associé un calculateur 4, un anémomètre 5 et une alimentation électrique 6, ainsi qu'un capteur tachymétrique 7 lié au pivot de l'affût tripode. Les mouvements de pointage sont commandés en élévation par la poignée tournante 8, et en direction par la poignée de mise à feu 9. Dans cet exemple de l'invention, la structure du tube est constituée par une chemise d'alliage léger, notamment alliage d'aluminium, de préfé re3RScetAZ 5 GU, frettée par un complexe bobiné fibre-résine. Ce frettage est modéré de préférence n'excède pas 10 h bars. Le complexe bobiné peut être constitué d)t*;ine époxy et d'une fibre de "KEVLAR", ou d'une fibre de carbone à haute rés'ra"" comme la fibre de carbone II, ou encore d'une association de ces eux'fibres. Selon cJ exemple,lamunition est chargée à l'arrière de ce tube, et le conteneur de cette munition en forme de douille 10 constitue alors le prolongateur du tube de lancement. Le booster 14 et le projectile 15 sont fixés, selon l'invention, à l'intérieur dudit conteneur. La Figure 6 précise la disposition selon l'invention, dans le conteneur, de la munition prise comme exemple. La structure de la douille est analogue à celle du tube de lancement 1. A l'intérieur de la douille 10, l'ob- turateur du conteneur 12, en alliage léger, soudé de préférence sur tranche par un bombardement électronique, et une rondelle d'étanchéité en mousse à cellules fermées 13, contribuent au maintien du booster 14 et du projectile 15 à l'intérieur de la douille 10. De plus, ils assurent l'étanchéité de la munition en position de chargement. En position de transport, les bouchons 16 et 17 sont emboîtés sur les adents 18 et 19 présentés par le profil extérieur de ladite douille 10. Ces bouchons 16 et 17 complètent: - le calage de la munition, grâce à la rondelle de mousse 20 et au profil intérieur du bouchon 16 - l'étanchéité de la munition, grâce aux rubans adhésifs 21 et 22, éventuellement thermodurcissables, ainsi qu'aux amortisseurs en mousse 23, 24 et 25. Dans la version prise comme exemple de base de l'invention, la structure du booster, en alliage léger à haute résistance, tel l'AZ 8 GU de préférence, est constituée,comme représenté sur la Figure 7, par-une tuyère double concentrique 26, 27, prolongée par un tube entretoise 28 solidaire de la tuyère périphérique 27 (ou de la tuyère centrale 26). Ce booster est fermé, à sa partie antérieure, par le fond avant 29, vissé et centré sur le tube 28. Selon cet exemple de l'invention, des aubes 30, solidaires de la tuyère périphérique 27, assurent le guidage arrière du booster dans le tube de lancement. De plus, ces aubes présentent préférentiellement un braquage, ce qui provoque, au cours de sa combustion, la mise en roulis dudit booster, et, par suite, celle du projectile, sous l'effet des couples de frottement développés à l'interface par la face avant du fond 29 sur le culot du projectile 15. Sur ce booster, exemple de l'invention, un allumeur annulaire 31 est accroché, par exemple par collage, contre le convergent de la tuyère démontable 26 (ou 27). Cet allumeur est mis à feu par une étoupille 32, sous l'effet de l'impulsion électrique communiquée par les conducteurs 33, après passage étanche à perle de verre 34 à travers l'obturateur 12. Suivant l'exemple représenté, un joint 35 s'oppose au passage du gaz vers l'avant, au cours de la combustion du booster, et des trous d'égalisation de pression, tels que 36 et 37, permettent un allumage rapide de l'en- semble de la charge, tout en limitant les gradients de pression transversaux et leurs effets sur la structure, ainsi que sur la poudre propulsive 38. Selon une variante de l'invention représentée Figure 8, la structure du booster comporte un ensemble monobloc, tuyère centrale 39,et parois latéales 39b, vissé sur un fond 40. Selon cette variante de booster, la poudre 38 est allumée par un allumeur classique à coupelle 41, et les parois 40 assurent le guidage du booster dans le tube de lancement sans avoir à supporter unilatéralement la pression des gaz de combustion, puisque ceux-ci peuvent s'échapper par les perforations 42. La Figure 9 représente le chargement de poudre selon l'invention, en spirale ondulée. La section transversale de la poudre 38 en spirale ondulée est figurée en: - 38 A à l'état libre (Fig. 9) - 38 B en compression réciproque entre spires (Fig. 10) - 38 C en enroulement spiral (Fig. 11). Cette poudre 38 est, par exemple, une poudre sans dissolvant et et à double base nitroglycérine + nitrocellulose. La forme de la section de la feuille de poudre présente avantageusement, de part et d'autre de sa courbure moyenne, des ondulations ayant une amplitude et un pas constants de faible valeur, de préférence, et respectivement, de l'ordre de 6 à 12 fois, et de 3 à 6 fois l'épaisseur de la poudre. La spirale de poudre peut etre interrompue sur tout ou partie de la totalité ou de plusieurs génératrices. Elle peut également présenter des trous d'égalisation de pression, notamment à l'avant, et des échancrures à la partie arrière, ainsi qu'une largeur dégressive fonction de l'angle d'enroulement de la spirale. Les spires peuvent être collées entre elles, sur tout ou partie de leurs points de contact, par une substance non inhibitrice de la combustion, par exemple de l'acétone. Dans la version prise comme exemple de base de l'invention, le projectile 15 est du type empenné déployant à propulsion additionnelle, avec tête antichar à charge creuse et dispositif de compensation de trajectoire. Ce projectile est représenté, sur la Figure 12 - demi-coupe supérieure, en position de vol; -demi-vue inférieure, à poste dans le tube de lancement. On voit que, de l'arrière en avant, ce projectile comprend - un propulseur de croisière 43 à deux paliers de fonctionnement sur la tuyère, auquel est monté un plateau arrière 44 et un tube porte-ailettes 45; - un empennage constitué par 4 ailettes déployantes 46, montées sur les chapes du tube porte-ailettes - un système de compensation de trajectoire, situé dans l'intervalle tuyère - tube porte-ailettes et comprenant, notamment, une référence de rou lis , tel qu'un gyroscope de roulis 47, une électronique et son alimentation 48, un dispositif de déviation de jet 49.Comme référence. de roulis, on peut utiliser d'autres moyens, tels que, par exemple, photodétecteurs, accéléromètres ou volants libres au roulis - une charge creuse qui s'appuie'sur le fond 51 du propulseur 50, et qui comprend, d'arrière en avant . un relais 51 initié par l'amorce 52 à explosif secondaire, conducteur 53 contenu dans l'écran 54 de mise en forme de l'onde explosive , la charge explosive principale 55, contenue dans l'enveloppe 56, elle-même revetue du carénage 57 , le revêtement 58 l'ogive conductrice à agrafes 59 suivant, par exemple, le brevet précité. Par ailleurs, selon l'exemple de base de l'invention, et tel que représenté à la partie inférieure de la Figure 12 - la bague 13 protège l'étanchéité de l'espace compris entre le projectile 15 et la douille 10, lorsque la munition est chargée dans l'arme - les signaux électriques sont transmis de la conduite de tir au projectile par les conducteurs 60 et 61, à travers les contacts à plots 62 et les goupilles conductrices 63, qui traversent une ou plusieurs chapes porte ailettes - le tube 1 et la douille 10 sont constitués par les chemises 64 et 65, frettées par les complexes fibre-résine bobinés 66 et 67 - la chambre de l'arme est constituée par un évasement 68 de la chemise 67, et par le manchon 69, dans lequel les adents 19 de la douille 10 viennent s'emmancher à batonnette après introduction de la lèvre 70 de la chemise 67 dans l'évasement 68. Enfin, cet exemple de l'invention comporte un dispositif de bouche à quatre couteaux 71 disposés en croix, avec des tranchants très légèrement sous-calibrés et convenablement orientés en roulis par rapport aux chapes du projectile à la mise à poste. Ces couteaux sont donc capables de griffer le booster lors de son passage à la bouche, sans toucher au préalable le projectile. La Figure 14 représente une variante de cet exemple de l'invention. Selon cette variante, on a substitué, à la tête militaire à amorçage sans explosif primaire, une tête à amorçage classique comprenant une amorce à explosif primaire et une interruption de chaîne pyrotechnique renfermée dans la fusée 72. Après effacement des sécurités et alignement de la chaîne pyrotechnique à l'intérieur de cette fusée, l'amorce de cette variante est mise à feu à l'impact par le courant généré par une céramique piézoélectrique 73, logée à l'extrémité d'une ogive classique 74. Dans les formes d'exécution qui viennent d'être décrites, on a prévu l'utilisation d'un tube entretoise percé reliant fond avant et tuyères du booster. On peut, suivant une variante de l'invention, substituer au tube entretoise une tige centrale à l'arrière de laquelle est fixé un noyau central profilé formant, avec la paroi du tube de lancement, une tuyère périphérique de type annulaire. REVENDICATIONS 1 - Système d'arme léger, notamment arme antichar portable, caractérisé en ce que le projectile est lancé par la poussée d'un accélérateur ou booster largué vers l'avant, à la bouche du tube de lancement, ce booster ayant une structure "ouverte" de telle sorte que la pression des gaz du booster s'exerce sur la paroi interne du tube de lancement, qui forme ainsi la paroi latérale périphérique de la chambre de combustion. 2 - Système d'arme selon la revendication 1, caractérisé en ce que le chargement propulsif du booster est conçu de manière à achever sensiblement sa combustion à l'intérieur du tube de lancement. 3 - Système d'arme selon les revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le booster est séparé du projectile à la bouche par un dispositif tel que des couteaux de bouche, communiquant au booster une légère perte de vitesse initiale. 4 - Système d'arme selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le booster à structure ouverte comporte un fond avant, une tuyère et un tube entretoise réunissant ces éléments. 5 - Système d'arme selon la revendication 4, caractérisé en ce que le tube de lancement, d'une part, et le tube entretoise d'autre part, délimitent deux écoulements de sections sensiblement voisines, débouchant sur une double tuyère concentrique à deux faces : tuyère centrale et tuyère périphérique annulaire. 6 - Système d'arme selon la revendication 5, caractérisé en ce que le tube entretoise est pourvu de trous destinés à favoriser l'allumage et à minimiser les gradients de pression transversaux. 7 - Système d'arme selon les revendications 5 ou 6, caractérisé en ce que l"une des deux tuyères centrale ou périphérique est démontable. 8 - Système d'arme selon la revendication 7, caractérisé en ce que la tuyère démontable porte une capsule montée préférentiellement par collage dans son convergent. 9 - Système d'arme selon l'une quelconque des revendications 5 à 8, caractérisé en ce que la tuyère périphérique porte des aubes destinées à assurer le guidage arrière de la tuyère dans le tube de lancement. 10 - Système d'arme selon la revendication 9, caractérisé en ce que les aubes de la tuyère périphérique présentent un braquage qui assure la mise en roulis du booster, et, par suite, celle du projectile, notamment sous l'effet des couples de frottement appliqués à son culot. 11 - Système d'arme selon l'une quelconque des revendications précédentes 5 à 10, caractérisé en ce que la géométrie des tuyères est telle que le chargement propulsif contenu à l'intérieur du tube entretoise brûle sous un serrage, et donc sous une pression nominale plus élevée que celle du chargement périphérique contenu à l'extérieur du tube entretoise, de manière à éviter le flambage transversal de ce tube. 12 - Système d'arme selon la revendication 4, caractérisé en ce que le tube entretoise est constitué par les parois latérales du booster qui renforcent l'ensemble du chargement propulsif, ces parois étant percées d'orifices nombreux destinés à égaliser la pression des gaz de part et d'autre de ces parois. 13 - Système d'arme suivant une variante de la revendication 4, caractérisé en ce que, au tube entretoise est substituée une tige centrale, à l'arrière de laquelle est accroché un noyau central profilé qui forme, avec la paroi du tube de lancement, une tuyère périphérique de type annulaire. 14 - Système d'arme selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le fond avant du booster présente un joint d'étanchéité à sa périphérie, par exemple un joint torique en élastomère, en vue, notamment, de protéger le projectile contre les fuites de gaz du booster. 15 - Système d'arme selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le propulseur de lancement ou de croisière comporte un chargement propulsif constitué par une feuille de poudre de faible épaisseur, enroulée en spirale. 16 - Système d'arme selon la revendication 15, caractérisé en ce que la section de la feuille de poudre dessine, de part et d'autre de sa courbure moyenne, des ondulations caractérisées par une amplitude et un pas constants, et de faible valeur, préférentiellement et respectivement de l'ordre de six à douze fois, et de trois à six fois l'épaisseur de la poudre. 17 - Système d'arme selon les revendications 15 ou 16, caractérisé en ce que la spirale de poudre est interrompue sur toute la longueur de la totalité ou de plusieurs génératrices, notamment dans le cas de la présence d'un tube entretoise selon la revendication 4, ou le long d'une partie d'une ou plusieurs génératrices. 18 - Système d'arme selon l'une quelconque des revendications 15 à 17, caractérisé en ce que la spirale de poudre présente des trous d'égalisation de pression, notamment à l'avant, des échancrures à sa partie arrière, et une largeur dégressive fonction de l'angle d'enroulement de la spirale. 19 - Système d'arme selon l'une quelconque des revendications 14 à 18, caractérisé en ce que le chargement propulsif est constitué par l'enroulement spiral de deux bandes de poudre ondulées, préalablement fixées l'une à l'autre, par exemple par collage, de telle sorte que les sommets de leurs ondulations soient en appui réciproque. 20 - Système d'arme selon la revendication 19, caractérisé en ce que la double bande ondulée est formée de plusieurs segments enroulés en cercles concentriques. 21 - Système d'arme selon l'une quelconque des revendications 14 à 20, caractérisé en ce que les spire s ou enroulements de poudre sont collés les uns aux autres en tout ou partie de leurs points de contact, avec une substance non inhibitrice de la combustion, par exemple de l'acétone. 22 - Système d'arme selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le tube de lancement est constitué d'une chemise métallique frettée par un complexe bobiné fibre-résine, la chemise étant notamment réalisée en alliage d'aluminium, de préférence AZ 5 GU, modérément frettée, de préférence environ 10 hbars ou moins. 23 - Système d'arme selon la revendication 22, caractérisé en ce que le complexe bobiné est constitué d'une résine époxy et d'une fibre "Kevlar" ou une fibre de carbone à haute résistance, comme la fibre de carbone II, ou encore d'une association de ces deux fibres. 24 - Système d'arme selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la munition est disposée dans un conteneur constituant un prolongateur du tube de lancement et présentant de préférence une structure analogue à celle de ce dernier. 25 - Système d'arme selon la revendication 24, caractérisé en ce que la chambre du tube de lancement est constituée par un évasement de la chemise du conteneur. 26 - Système d'arme selon-la revendication 25, caractérisé en ce que la chemise du conteneur présente une extrémité libre, introduite dans la chambre lors du chargement et formant lèvre d'étanchéité. 27 - Système d'arme selon l'une quelconque des revendications 24 à 26, caractérisé en ce que le projectile est lié au conteneur par des goupilles conductrices cisaillées au départ du coup après avoir transmis au projectile les signaux électriques préalablement adressés par la conduite de tir. 28 - Système d'arme selon l'une quelconque des revendications 24 à 27, caractérisé en ce que la bouche du tube de lancement comporte des couteaux ou griffes assurant la séparation du booster et du projectile au moment du largage. 29 - Système d'arme selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qutil comporte un dispositif de correction a priori de la courbure de la trajectoire capable de compenser, en bouche ouverte, tout ou partie des effets d'au moins deux des trois éléments suivants : pesanteur, vent et mouvement de la cible, selon un programme d'ordres donnés au projectile avant son départ. 30 - Système d'arme selon la revendication 29, caractérisé en ce que le projectile comporte un équipement de bord capable de lui faire prendre des facteurs de charge selon un programme établi avant le départ du coup pour la conduite de tir, et correspondant à la compensation d'au moins deux ou trois des éléments précités : pesanteur, vent, mouvement de la cible. 31 - Système d'arme selon les revendications 29 ou 30, caractérisé en ce que l'équipement de bord du projectile est constitué par un propulseur additionnel, complété par un dispositif déviateur de jet associé à une référence de verticale, de préférence gyroscope de roulis, ou encore photodétecteurs, accéléromètres, volants libres au roulis, et à une électronique capable de mettre en mémoire et décoder les ordres de déviation de jet progranimés par la conduite de tir avant le départ du coup. 32 - Système d'arme selon les revendications 29 ou 30, caractérisé en ce qu'au déviateur de jet suivant la revendication 30 est substitué un propulseur latéral, ou encore une gouverne aérodynamique. 33 - Système d'arme selon l'une quelconque des revendications 29 à 32, caractérisé en ce que la conduite de tir comporte une optique solidaire du lanceur associée à tout ou partie des équipements suivants : un capteur de vent transversal, un dispositif tachymétrique détectant la vitesse angulaire de pointage de l'affût, une électronique d'élaboration des ordres et une alimentation. 34 - Système d'arme selon la revendication 33, caractérisé en ce qu'il comporte un capteur anémométrique monté sur un dispositif télescopique, ou à l'extrémité d'un câble conducteur déroulé sur la position par un des servants de l'arme. 35 - Système d'arme selon l'une quelconque des revendications 29 à 34, caractérisé en ce qu'il comporte un organe d'adaptation du gain du dispositif du correcteur aux conditions de tir, notamment à la température et au lotissement de la munition. 36 - Système d'arme selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la tête militaire est une tête à charge creuse initiée par une amorce électrique ne comportant pas d'explosif primaire. 37 - Système d'arme selon la revendication 36, caractérisé en ce que l'amorce est constituée par une amorce à explosif conducteur, ou par une amorce à fil explosé. 38 - Système d'arme selon l'une quelconque des revendications 36 et 37, caractérisé en ce que l'initiation de l'amorce est obtenue par la décharge,à l'impact, d'un condensateur préalablement chargé, de préférence lors de l'armement de la mise à feu du lanceur, par une source électrique liée au lanceur. 39 - Système d'arme selon l'une quelconque des revendications 36 à 38, caractérisé en ce qu'il comporte une ogive contacteur, notamment du type à agrafes et gel conducteur, capable de fonctionner,à l'impact, sur obstacle discontinu en fermant le circuit de mise à feu de l'amorce électrique. 40 - Système d'arme selon l'une quelconque des revendications 36 à 39, caractérisé en ce que le corps de charge creuse est enveloppé par un carénage aérodynamique très léger en mousse à cellules fermées.