DISPOSITIF TOURE-PAGES POUR PUPITRES DE MUSIQUE La présente invention concerne un dispositif tourne-pages pour pupitres de musique, comportant un support muni de moyens de fixation pour monter- ce support sur un pupitre, un ensemble d'organes de liaison mobiles prévus pour être connectés respectivement aux pages d'un cahier de musique, et des moyens pour commander et engendrer un déplacement séquentiel de ces organes de liaison pour faire tourner, dans un sens ou dans l'autre, les pages du cahier de musique. On connait déjà un dispositif de ce type décrit dans la demande de brevet français no 79 29108. Ce dispositif tourne-pages connu comporte un ensemble de leviers rotatifs placés horizontalement sur un pivot commun, approximativement vertical, et respectivement relié à une des pages d'un cahier de musique placé sur le pupitre portant ce dispositif; Les leviers sont entraînées un à un par un mécanisme d'entraînement constitué par un manège monté sur une vis, de telle manière qu'à chaque rotation d'un demi-tour du manège, un des leviers est entraîné, ce qui permet de faire tourner une page de la partition de musique. Bien qu'efficace en pratique, ce dispositif est relativement encombrant, sa réalisation est coûteuse et son réglage délicat. La présente invention se propose de pallier les inconvénients susmentionnés en réalisant un dispositif fiable, de conception simple et pouvant être fabriqué en grande série a des prix relativement modestes. Dans ce but, le dispositif tourne-pages selon l'invention est caractérisé en ce que les organes de liaison comportent un ensemble de bras rigides juxtaposés, rotatifs autour d'un axe , ces bras étant montés sur cet axe de manière à pouvoir tourner librement d'un demi-tour, et des éléments de liaison souples fixés par une de leurs extrémités au- dits bras rigides et par leursauj-resextrémit-ésaux pages du cahier de musique, et en ce que les moyens pour commander le déplacement des organes de liaison comprennent une tige horizontale rotative, susceptible d'être entraînée séquentiellement par un moteur d'entraSnement dans deux sens de rotation opposés, au moins une languette rigide agencée pour accrocher séquentiellement un desdits bras et l'entraîner d'un demi-tour autour dudit axe, et des organes mécaniques pour engendrer un déplacement axial de ladite languette le long de ladite tige horizontale. Selon une forme de réalisation préférée, les bras juxtaposés sont montés fous sur l'axe et comportent chacun un ergot rigide solidaire de leur bord supérieur, la tige horizontale rotative est disposée au-dessus desdits bras et est solidaire de l'axe rotatif sur lequel sont montés les bras. Les ergots rigides des différents bras juxtaposés sont décalés latéralement les uns par rapport aux autres, et agencés de telle manière que la languette rigide, solidaire de la tige horizontale, coopère à chaque rotation d'un demi-tour de cette tige avec un ergot rigide solidaire d'un bras, pour faire tourner ce dernier d'un demi-tour. L'axe de rotation, portant la tige horizontale, est de préférence un arbre d'entraînement creux, à l'intérieur duquel est logé un axe central fixe solidaire du bâti du dispositif. Toutefois, cet arbre creux rotatif pourrait être lui-même logé à l'intérieur d'une tige cylindrique fixe servant d'axe de rotation aux bras rigides. Selon un mode de réalisation avantageux, les organes mécaniques, pour engendrer un déplacement axial de ladite languette, comportent au moins une crémaillère logée à l'intérieur de ou solidaire de la tige rotative, et susceptible de coulisser axialement par rapport à cette tige, un organe solidaire de l'axe central fixe et comportant au moins un ergot susceptible d'engrener les dents de la crémaillère. Dans sa forme préférée, le dispositif est agencé de telle manière que la tige horizontale est creuse et comporte un logement prévu pour recevoir deux crémaillères longitudinales, disposées de part et d'autre d'un organe solidaire de l'axe central fixe, et comportant deux ergots dont chacun peut engrener les dents d'une des deux crémaillères.Les deux ergots et les dents des crémaillères sont adaptés pour engendrer le déplacement d'une longueur prédéterminée desdites crémaillères à chaque rotation d'un demi-tour de la tige horizontale. Chacune des deux crémaillères porte une languette rigide agencée pour accorcher un ergot desdits bras rotatifs. De cette manière, le déplacement axial des crémaillères entraîne un déplacement correspondant des languettes d'entraînement et comme les ergots, solidaires des bras mobiles, sont décalés, le déplacement des languettes permet, à chaque rotation d'un demi-tour, d'entraîner le bras suivant et de faire tourner une page de la partition de E sique. Pour limiter l'encombrement en épaisseur du dispositif, les bras rigides sont de préférence constitués par des plaques planes de faible épaisseur, prolongées par deux tiges axiales solidaires respectivement du bord supérieur et du bord inférieur de la plaque, ces tiges comportant chacune une ouverture circulaire permettant leur montage sur l'axe de rotation des bras. La présente invention sera mieux comprise en référence à la description d'un exemple de réalisation et du dessin annexé, dans lequel La figure 1 représente une vue frontale en élévation du dispositif selon l'invention, La figure 2 représente une vue en perspective d'un bras rigide prévu pour faire tourner les pages d'un cahier de musique; La figure 3 est une vue partielle coupée du mécanisme rotatif destiné à assurer l'entraînement des bras tel que celui représenté par la fig. 2, La figure 4 représente une vue en plan partielle du mécanisme d'entraî- nement illustré par la fig. 3, et La figure 5 représente une variante du dispositif illustré par la fig. 4. En référence aux figures, le dispositif tourne-pagesl0, représenté notamment par la fig. 1, est monté sur un pupitre de musique 11 (partiellement représenté, portant un cahier de musique 12 représenté partiellement en traits pointillés). Des moyens de fixation 13, se présentant par exemple sous la forme d'une pince plate prévue pour être direeteb ment montée sur le pupitre de musique, permettent d'adapter le dispositif 10 à ce pupitre. Le dispositif tourne-pages 10 comporte un boîtier 14 fixé à l'extrémité supérieure de la pince 13, un support 15 constitué par une plaque sensiblement verticale 16 reliée au boîtier 14, et d'une plaque horizontale 17 solidaire de l'extrémité supérieure de la plaque verticale 16. Le support 15 porte une tige horizontale 18 montée sur un support rotatif 19 solidaire de l'extrémité libre d'une arbre rotatif 20, entraîné sur commande par un moteur d'entraînement 21 logé à l'intérieur du boi- tier 14. Le couplage de l'arbre 20 et du moteur d'entraînement 21 s'effectue de préférence par l'intermédiaire d'une vis sans fin 22 et d'un pignon denté 23 fixé à l'extrémité inférieure de l'arbre 20. Le mécanisme d'entraînement, destiné à faire tourner les pages du cahier de musique 12, comporte essentiellement un ensemble de bras 24, dont l'un est représenté agrandi et en perspective par la fig. 2. Ces bras 24 sont juxtaposés, légèrement décalés vers l'arrière et vers le haut les uns par rapport aux autres, et montés fous sur l'arbre rotatif 20 qui traverse (comme le montre la fig. 2) les ouvertures circulaires respectives 25 et 26 ménagées à l'extrémité des tiges de liaison 27 et 28, prolongeant les bords longitudinaux inférieurs et supérieurs 27 et 28 du bras 24, en formant un angle très ouvert avec lui. Les tiges 27 et 28 sont planes et de faible épaisseur, ce qui permet d'empiler un certain nombre de ces tiges.Grâce à la faible épaisseur des tiges 27 et 28 et à l'angle qu'elles forment avec les bras correspondants 24, il est possible d'empiler, en les décalant légèrement vers l'arrière et vers le haut, un nombre prédéterminé de bras 24 correspondant sensiblement au nombre de pages d'un cahier de musique. A l'extrémité libre des bras 24 est fixé un organe de liaison souple 29, relié au bras 24 par un téton 30, et une languette rigide 31 dont le rôle sera expliqué plus en détail ci-dessous. Chaque bras 24 comporte une languette 31, ces différentes languettes étant décalées de la droite vers la gauche sur la fig. 1, lorsqu'on passe du premier bras 24 au bras immédiatement adjacent décalé vers le haut et vers l'arrière par rapport au bras précédent. Les languettes sont constituées par de petites lames rigides solidaires de chaque bras, et disposées de telle manière que leur bord supérieurs soient sensiblement au même niveau horizontal. Le dispositif d'entraînement se compose essentiellement de la tige rotative 18 creuse, qui contient deux chariots 32 mobiles axialement, portant chacun une languette 33 destinée à coopérer avec une languette 31 correspondant à chaque demi-tour de la tige 18, pour faire tourner une page du cahier 12 fixé à l'extrémité de l'élément de liaison souple 29 au moyen de la pince d'extrémité 34. Dans l'exemple décrit, les éléments, qui assurent l'entraînement des bras 24, sont donc constitués essentiellement par les languettes 33 rigides solidaires des chariots 32, qui accrochent à chaque rotation une des languettes 31 correspondant à un des bras 24. Toutefois, il est bien évident que les languettes 31 peuvent être rapportées au bras 24 ou peuvent être réalisées d'une pièce, par exemple par moulage en un matériau synthétique, avec le bras correspondant 24. Les fig. 3 et 4 représentent plus en détail le mécanisme d'entraînement de la tige 18. Ce mécanisme se compose essentiellement de l'arbre rotatif 20 creux, auquel est reliée la tige 18 par l'intermédiaire du sup port 19, fixé à l'extrémité supérieure de l'arbre rotatif 20 parune goupille 35. A l'intérieur de l'arbre creux 20 est logé un axe fixe 36, dont l'extrémité supérieure porte un galet 37 comportant au moins un ergot et de préférence deux ergots identiques 38. Deux crémaillères 39 sont logées à l'intérieur de la tige 18 de part et d'autre du galet 37, et peuvent coulisser axialement à l'intérieur de cette tige. Les chariots 32 sont solidaires des extrémités libres, c'est-à-dire des extrémités éloignées du galet 37 des deux crémaillères 39.Les chariots 32 ou les languettes 33 traversent deux fentes ménagées dans la base de la tige 18, qui est de préférence constituée par un profil en U recouvert par un couvercle plan (non représenté), destine à cacher le mécanisme d'entraînement contenu à l'intérieur de cette tige. Le moteur d'entraînement 21 est alimenté de façon à fonctionner comme un moteur pas-à-pas à chaque impulsion de commande qu'il reçoit. Plus particulièrement, à chaque impulsion de commande, ce moteur entraîne l'arbre rotatif 2J d'un demi-tour dans un sens ou dans un autre, selon l'impulsion de commande reçue, de façon à faire tourner la tige 18 d'un demi-tour dans la direction choisie. Etant donné que le galet 37 est fixe, la rotation d'un demi-tour de la tige 18 amène les ergots 38 du galet 37 à engrener les dents adjacentes de l'une ou l'autre des crémaillères 39, selon le sens de rotation de la tige 18.Cette liaison des dents de la crémaillère 39 et des ergots 38 engendre un déplacement longitudinal de la crémaillère correspondante, ce déplacement longitudinal étant calculé de telle manière que le chariot 32, lié à la crémaillère correspondante, se déplace d'une longueur suffisante pour que la languette 33 vienne en correspondance avec la languette 31 immédiatement adjacente, pour engendrer la rotation du bras 24 suivant, auquel est attachée la page suivante du cahier de musique. Par conséquent, à chaque cycle de rotation d'un demi-tour de la tige 18, les chariots 32 se déplacent d'un pas en direction de l'axe de rotation de la tige, de telle façon que la languette 33 vienne happer successivement les languettes 31 décalées vers la gauche (sur la fig. 1) et faire tourner successivement les bras superposés 24, entraînant les pages respectives du cahier de musique. Le recours à la double crémaillère permet au dispositif de faire tourner une page du cahier de musique 12 à chaque demi-tour de rotation de la tige 18. Toutefois, il serait envisageable de réaliser le même dispositif avec une seule crémaillère 39 et un seul chariot 32, ce qui obligerait la tige 18 à effectuer un tour complet pour passer d'une page à la page suivante du cahier de musique. Si pour une raison ou une autre, le musicien souhaite revenir en arrière, c'est-à-dire faire tourner les pages dans le sens inverse, le dispositif d'entraînement logé dans le boîtier 14 est prévu pour faire tourner la tige 18 dans l'autre sens, ce qui engendre un déplacement des chariots 32 dans le sens opposé, c'est-à-dire dans la direction allant de l'axe central 20 vers les extrémités de la tige 18. Ce déplacement permet aux languettes 33 d'accrocher les languettes 31 des bras 24 préalablement pivotés de l'autre côté, et de ramener ces bras dans leur position initiale. La fig. 5 illustre une variante du mécanisme d'entraînement représenté par la fig. 4. ce dispositif diffère du précédent en ce qu'il comporte deux lames ressort 41 servant à bloquer la crémaillère pendant les phases intermédiaires, et en ce qu'une came de commande 42 est solidaire du galet 37, cette came étant agencée pour repousser alternativement les lames 41, dont les becs 43 sont engagés dans les dents des crémaillères 39, de façon à libérer ces dernières pour qu'elles puissent déplacer les chariots 32. Le dispositif tourne-pages selon l'invention est compact, léger et peut être mis en place sur pratiquement n'importe quel pupitre de musique, à condition toutefois que le dispositif de fixation, et notamment la pince 13, soit adapté à ce pupitre. Le dispositif de commande, déjà décrit en référence au brevet français no 79 29108, ne sera pas décrit en détail dans ce texte. I1 se compose essentiellement de deux pédales de commande ou d'une seule pédale à deux positions correspondant respectivement à la rotation d'un demi-tour à droite ou à gauche de la tige rotative 18, et d'un ensemble de composants électromécaniques ou électroniques prévus pour alimenter le moteur d'entraînement pendant un temps suffisant pour assurer les rotations de cette tige. Cet appapeil, conçu et réalisé pour des musiciens, répond aussi au voeu de personnes s'occupant de handicapés, auxquels, dans le cas de certains handicaps, il peut rendre d'appréciables services. Bien que la présente invention soit décrite en référence à des formes de réalisations particulières, il est évident que d'autres formes de réalisations et d'autres variantes peuvent être imaginées par l'homme de l'art, sans que l'on ne sorte du cadre de cette invention. Revendications 1. Dispositif tourne-pages pour pupitres de musique, comportant un support muni de moyens de fixation pour monter ce support sur un pupitre, un ensemble d'organes de liaison mobiles prévus pour être connectés respectivement aux pages d'un cahier de musique, et des moyens pour commander et engendrer un déplacement séquentiel de ces organes de liaison pour faire tourner, dans un sens ou dans l'autre, les pages du cahier de musique, caractérisé en ce que les organes de liaison comportent un ensemble de bras rigides juxtaposés (24) rotatifs autour d'un axe (20), ces bras étant montés sur cet axe de manière à pouvoir tourner librement d'un demi-tour, et des éléments de liaison souples (29) fixés par une de leurs extrémités auxdits bras rigides (24) et par leurs autres extrémités aux pages d'un cahier de musique (12), et en ce que les moyens pour commander le déplacement des organes de liaison comprennent une tige horizontale rotative (18), susceptible d'être entraînée séquentiellement par un moteur d'entraînement (21) dans deux sens de rotation opposés, au moins une languette rigide (33) agencée pour accrocher séquentiellement un desdits bras et l'entraîner d'un demi-tour autour dudit axe, et des organes mécaniques pour engendrer un déplacement axial de ladite languette (33) le long de ladite tige horizontale (18). 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les bras (24) juxtaposés sont montés fous sur l'axe (20), et comportent chacun une languette rigide (31) solidaire de son bord supérieur, en ce que la tige horizontale rotative (18) est disposée au-dessus desdits bras (24) et est solidaire de l'axe rotatif (20) sur lequel sont montés les bras, et en ce que les languettes rigides (31) des différents bras (24) sont décalées latéralement les unes par rapport aux autres et agencées de telle manière que la languette rigide (33) coopère à chaque rotation d'un demi-tour de la tige horizontale (18), avec une languette rigide (31) solidaire d'un bras (24), pour faire tourner ce dernier d'un demitour. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'axe de rotation (20), portant la tige horizontale, est un arbre creux à l'in térieur duquel est logé un axe central fixe (36) solidaire du bâti du dispositif. 4. Dispositif selon les revendications 1 et 3, caractérisé en ce que les organes mécaniques, pour engendrer un déplacement axial de ladite languette (33), comportent au moins une crémaillère (39) logée à l'intérieur de ladite tige (18) et susceptible de coulisser axialement par rapport à cette tige, un organe (37) solidaire de l'axe central (36) et comportant au moins un ergot (38) susceptible d'engrener les dents de la crémaillère (39). 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que la tige horizontale est creuse et comporte un logement agencé pour recevoir deux crémaillères longitudinales (39),disposées de part et d'autre d'un galet (37) porté par l'axe central fixe (36), et comportant deux ergots (38) agencés pour engrener séquentiellement les dents des deux crémaillères, lesdits ergots et lesdites dents des crémaillères étant agencés pour engendrer le déplacement d'une longueur prédéterminée desdites crémaillères à chaque rotation d'un demi-tour de la tige horizontale (18). 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que chaque crémaillère porte, à son extrémité éloignée du galet (37), un chariot (32) auquel est fixée une languette rigide (33), qui traverse une fente (40) ménagée dans la base de la tige rotative (18). 7. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les bras rigides (24) sont constitués par des plaques planes de faible épaisseur, comportant deux tiges (27 et 28) prolongeant respectivement les bords inférieurs et supérieurs des plaques planes en faisant un angle très ouvert avec elles, et comportant deux ouvertures circulaires (25 et 26) dont le diamètre correspond sensiblement au diamètre extérieur de l'arbre creux (20).