La présente invention a trait à un dispositif d'arrêt de choc, c'est-à-dire à un dispositif permettant le déplacement relatif de deux pièces l'une par rapport à lautre-tant que l'accélération relative de ce mouvement reste inférieure à une certaine valeur déterminée et se bloquant par contre pour interdire ce déplacement relatif des que ladite accélération devient supérieure à cette valeur. De tels dispositifs peuvent être utilisables notamment pour maintenir les tuyauteries dans les centrales nucléaires de façon à permettre un mouvement lent de la tuyauterie par rapport à la structure par exemple sous l'effet de dilatations, mais à empêcher tout mouvement relatif en cas d'accélération importante, par exemple en cas de séismes. On connaît déjà de tels dispositifs de type hydraulique composés principalement d'un vérin dont les chambres sont en communication avec un réservoir par l'intermédiaire d'une valve qui se ferme pour une certaine pression, bloquant ainsi le mouvement relatif à partir d'une certaine vitesse requise. Ces systèmes ont une fiabilité critiquable dans le temps à cause des problèmes d'étanchéIté et présentent une certaine fragilité à la température du fait des matériaux constituant les joints ainsi que du liquide hydraulique. On connaît également déjà des arrêteurs de choc de type mécanique comprenant un écrou rigidementporté par l'une des deux pièces et une vis traversant l'écrou et portée par l'autre pièce, le mouvement de 11 une des pièces vers l'autre provoquant la rotation de la vis dans l'écrou. Un ressort hélicoïdal se trouve enroulé autour d'une surface fixe de friction, normalement à une certaine distance de cette surface fixe et l'une des extrémités de ce ressort hélicoidal est solidaire d'une pièce tournant avec la vis tandis que l'autre est solidaire d'une masse d'inertie montée folle.En cas d'un déplacement rapide la vis aura tendance à tourner rapidement dans l'écrou et un décalage angulaire se produit alors rapidement entre la vis et la masse d'inertie, provoquant de ce fait un allongement du ressort et une diminution du diamètre des spires qui viennent se bloquer sur la surface de friction et par conséquent interdire tout mouvement ultérieur de rotation de la vis qui est alors bloquée. Par contre en cas de mouvement lent la rotation de la vis peut être transmise par l'intermédiaire du ressort et seul un faible décalage angulaire se produit, insuffisant pour provoquer un blocage. De tels dispositifs présentent cependant un certain nombre d'inconvenients. En particulier, les efforts de blocage permis sont faibles, devant être assumés par un ressort dont on ne peut pas accroître exagéremment la raideur, sous peine d'augmenter la masse d'inertie au-delà de proportions acceptables. En outre, dès que le niveau d'accélération redescend au-dessous d'un certain seuil le dispositif se débloque et en cas de perturbations il n'existe donc pas une liaison quasi rigide entre les deux pièces à maintenir. En outre, le dispositif se trouve soumis à une usure plus rapide. La présente invention se propose de fournir un dispositif arrêteur de choc de type mécanique ne présentant pas les inconvénients précités, de construction simple et fiable et permettant un blocage assuré sans risque de déblocage intempestif. En outre, l'invention se propose de permettre la construction de tels dispositifs en fonction d'un seuil d'accélération de blocage pouvant se situer dans une gamme très large. L'invention se propose également de fournir un tel dispositif dans lequel la force de blocage appliquée est d'autant plus grande que la perturbation est plus importante, ce qui permet de faire fonctionner le dispositif pour des efforts importants uniquement limités par la tenue mécanique du dispositif lui-même. L'invention a pour objet un dispositif d'autorisation et de blocage d'un mouvement relatif entre deux pièces en fonction de l'importance de 11 accélération de ce mouvement, caractérisé par le fait qu'il comporte - un bâti ou un boîtier relié à l'une desdites pièces, - un élément relié à l'autre pièce et susceptible de coulisser à travers ledit boîtier sans rotation par rapport audit boîtier, - un élément rotatif présentant une inertie élevée et susceptible d'être mis en rotation par le mouvement du premier élément et de bloquer ledit mouvement lorsque sa rotation est empêchée, ledit élément rotatif présentant une ou plusieurs surfaces de butée susceptibles de venir s'appliquer contre les surfaces de butée correspondantes du boîtier, après un mouvement relatif entre ledit élément rotatif et le boîtier, pour empêcher sa rotation, - des moyens élastiques pour maintenir normalement ledit élément rotatif à l'écart de la ou des surfaces de butée du boîtier, - ledit élément rotatif étant relié audit premier élément de façon à être mis en rotation par un mouvement de faible accélération de ce premier élément et à être entraîné par celui-ci d'un mouvement relatif vers la surface de butée du boîtier à l'encontre des moyens élastiques lorsque l'accélération du mouvement rectiligne dudit premier élément dépasse un seuil fonction de l'inertie dudit élément rotatif. De façon avantageuse, le premier élément peut être une tige fileté reliée à l'une des pièces tandis que l'autre élément est un écrou rotatif traversé par ladite vis et susceptible de tourner à l'intérieur du boîtier en cas de déplacement de la tige, ledit écrou présentant une ou plusieurs surfaces de butée susceptibles de coopérer avec les-surfaces de butée correspondantes du boîtier pour empêcher sa rotation. Le pas des filetages est bien entendu suffisamment important pour permettre la transformation du mouvement rectiligne en rotation. Dans une première forme de réalisation simplifiée de l'invention l'écrou est constitué d'un seul bloc d'inertie suf fi- sante. Les deux extrémités reposent de préférence, par exemple par l'intermédiaire de roulement, contre des ressorts, par exemple des rondelles, elles-même appuyées sur le boîtier, lesdits ressorts étant précontraints de sorte qu'une certaine force axiale doit être transmise dans le sens de la tige pour provoquer un déplacement de l'écrou à l'encontre desdits ressorts. On comprend que dans une telle forme de réalisation lorsque la tige se déplace axialement par rapport au boîtier avec un mouvement lent, l'effort transmis à l'écrou par la tige est insuffisant pour vaincre la force des ressorts concernés et l'écrou se met à tourner autorisant la poursuite du déplacement de la tige filetée. Si par contre, le mouvement est brusque l'inertie de l'écrou empêche une mise en rotation de l'écrou avant que la force des ressorts n'ait été vaincue par le déplacement axial de l'écrou entraîné par la tige. t'écrou vient alors buter par sa surface de butée contre la surface de butée correspondante du boîtier et tout mouvement ulrérieur dans ce sens de la tige par rapport au boîtier se trouve empêché. Si l'on désire, à l'aide d'une forme de réalisation simplifiée de l'invention provoquer un blocage pour des accélérations relativement faibles, on peut alors être amené à donner à l'écrou une inertie très importante. C'est pourquoi, dans une autre forme de réalisation de l'invention l'écrou se trouve associé à un dispositif de friction par inertie qui freine la rotation de l'écrou et facilite par là 11 entraînement axial de l'écrou par la tige et le blocage. Ce dispositif de friction par inertie sert en quelque sorte à donner à l'écrou une inertie apparente plus élevée. Dans une variante de cette forme de réalisation particu- lièvre une masse d'inertie auxiliaire peut être montee de façon à pivoter librement par rapport à l'écrou, un ressort hélicoidal possédant l'une de ses branches terminales solidaire de l'écrou et l'autre branche solidaire de la masse, ledit ressort étant associé à une surface de friction du boîtier. En conséquence, si l'accélération de la tige filetée est très faible, l'écrou se mettra à tourner doucement et à entraîner, par l'intermédiaire du ressort, la masse pivotante avec un faible décalage angulaire.Si par contre, l'accélération est plus importante, le décalage angulaire entre l'écrou et la masse pivotante s'accroît, expansant radialement le ressort vers la surface de butée de sorte que la rotation de l'écrou se trouve empêcher. De ce fait, la tige, poursuivant son mouvement, parvient à entraîner l'écrou axialement avec elle et à vaincre l'effort des moyens élastiques s'opposant au déplacement de l'écrou jusqu'à amener les surfaces de l'écrou au contact des surfaces correspondantes du boîtier pour provoquer le blocage. Dans d'autres variantes le dispositif à ressort héli cotidal peut être remplacé par d'autres dispositifs d'embrayage à inertie tels que par exemple un embrayage à coins. Un embrayage à anneau extensible peut également être utilisé dans une autre variante. Selon un autre perfectionnement de l'invention, on peut également associer à l'écrou un écrou auxiliaire rotatif comme lui mais avec une amplification de mouvements, par exemple grâce à de petits pignons satellites engrenés entre l'écrou et l'écrou auxiliaire de façon à provoquer une rotation plus rapide de l'écrou auxiliaire. Cet écrou auxiliaire peut avantageusement être lui-même associé à une masse d'inertie rotative par l'intermédiaire d'un ressort hélicoïdal ou d'un autre embrayage comme précité. Ce dispositif permet plus rapidement un décalage axial entre l'écrou auxiliaire et la masse d'inertie provoquant plus rapidement le freinage de la rotation de l'écrou et par conséquent son déplace- ment jusqu'au contact de friction avec le boîtier. Selon un autre perfectionnement du dispotifif de l'invention comprenant une masse d'inertie auxiliaire et des moyens d'embrayage ou de friction par inertie comme précité, on peut faire agir lesdits moyens de friction ou d'embrayage sur une pièce rotative mais axialement fixe, ladite pièce étant associée, par des moyens de cames, à des éléments de coincement mobiles présentés par le boîtier et munis de surfaces de friction pour coopérer avec les surfaces de butée ou friction de l'écrou. Dans cette forme de réalisation, lorsque l'écrou se met à tourner trop vite, provoquant un décalage angulaire avec la masse d'inertie, l'embrayage à inertie est actionné et la pièce rotative se met à tourner, provoquant par son jeu de cames le déplacement des éléments de friction vers les surfaces correspondantes de l'écrou. Dans cette forme de réalisation il peut être alors inutile que l'écrou se déplace axialement, du fait que le mouvement relatif entre l'écrou et les surfaces correspondantes du boîtier est assuré par ce mouvement des pièces de friction solidaires du boîtier. Bien entendu il est clair que les notions de tige filetée et d'écrou peuvent être inversées, le dispositif comprenant par exemple un écrou non rotatif coulissant dans le boîtier et une tige filetée rotative présentant une masse à inertie suffisante. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparaîtront à la lecture de la description suivante, faite à titre d'exemple non limitatif et se référant annexé dans lequel - la figure 1 est une vue en coupe axiale d'un dispositif simplifié selon l'invention, - la figure 2 représente une vue du dispositif en montage d'utilisation, - la figure 3 représente une vue d'une autre forme de réalisation du dispositif, - la figure 4 représente une vue d'une variante du dispositif de la figure 3, - la figure 5 représente une vue en coupe transversale V-V du dispositif de la figure 3, - la figure 6 représente une vue simplifiée d'un dispositif d'embrayage à cames utilisable dans un dispositif analogue à celui de la figure 3, - la figure 7 représente une vue d'un dispositif selon une variante de l'invention, - la figure 8 représente une vue d'un dispositif selon une autre variante et, - la figure 9 représente une coupe IX-IX de la figure 8. On se réfère tout d'abord aux figures 1 et 2. te dispositif représenté comporte un boîtier 1, par exemple de forme cylindrique muni d'un prolongement 2 possédant des rainures intérieures 3. Le prolongement 2 est relié par une tige rigide 4 à un collier 5 entourant une tuyauterie 6 de préférence par une articulation ou une rotule. Le collier 5 et le boîtier 1 sont de ce fait solidaires l'un de l'autre. Le boîtier 1 est traversé par une tige filetée 7 dont une extrémité est fixée, par exemple par une articulation 8 à un support 9. L'autre extrémité de la tige 7 porte une tête 10 guidée en translation axiale dans le prolongement 2 et immobilisée en rotation par des nervures latérales qui pénètrent dans les rainures 3. En d'autres termes la tige 7 peut se déplacer axialement dans le boîtier 1 mais ne peut pas tourner par rapport à ce boîtier. A titre d'exemple la canalisation 6 est une tuyauterie de réacteur nucléaire et le support 9 un élément de structure, par exemple le caisson, de ce réacteur. A son intérieur le boîtier 1 forme un logement de forme générale cylindrique autour de l'axe de la tige 7 et ses deux extrémités présentent des parois tronconiques 11, 12. Ces parois tronconiques 11 et 12 sont destinées à jouer le rôle de surfaces de butée du boîtier. Elles peuvent être en acier ou en tout autre matériau résistant convenable. A l'intérieur de ce logement se trouve disposé un écrou massif 13 vissé sur le filetage de la tige 7 grâce à un taraudage complémentaire présentant une forme générale cylindrique avec deux extremites en tronc de cône 14, 15 complémentaires-des surfaces- tronconiques 11, 12. On voit que les dimensions de l'écrou sont-telles qu'un léger jeu, par exemple de l'ordre de 0,2 à 0,5 mm, existe entre les surfaces tronconiques Il et 14 d'une part-et les surfaces tronconiques 12 et 15 d'autre part. Un jeu existe également entre le reste de la surface du logement 1 et la surface extérieure de l'écrou. tes deux faces extrêmes de l'écrou 13 sont disposées par l'intermédiaire de roulements à billes 16, 17 contre deux ressorts 18, 19 logés dans le boîtier 1. On voit que chaque ressort est composé d'une rondelle élastique d'acier montée à force dans des gorges 20, 21 présentées par le boîtier de façon à se trouver sous charge et d'une rondelle de butée appliquée contre le roulement. Par conséquent, pour vaincre la force d'un ressort l'écrou, lorsqu'il est déplacé axialement, doit être entraîné avec une force supérieure à la précontrainte de celui des deux ressorts qui s'oppose à ce mouvement. Le fonctionnement du dispositif est le suivant Si la tuyauterie 6 est animée d'un mouvement à accélération très faible par-rapport à la structure 9, par exemple d'un mouvement se rapprochant de la structure le long de l'axe de la tige 7, cette tige 7 va tendre à coulisser vers le bas si l'on regarde la figure 1. Toute rotation de la tige 7 est empêchée par sa tête coulissante 10. Dans son mouvement de coulissement la tige 7 tend à entraîner avec elle l'écrou 13 à l'encontre du ressort 18. Cependant, en raison des faibles forces qui correspondent à cette accélération faible, l'écrou se met à tourner sous l'effet du filetage et permet ainsi à la tige 7 de continuer à avancer. Le ressort 18 n'est donc pas comprimé et la rotation de l'écrou n'est pas freinée.On comprend donc que le dispositif selon l'invention ne s'oppose pas à un mouvement relatif à faible accélération entre la tuyauterie 6 et la structure 9 Si par contre la tuyauterie 6 se trouve animee d'un mouvement plus accéléré vers la structure 9, par exemple sous l'effet d'un séisme, la tige 7 va se trouver projetéervers le bas sur la figure 1, avec une acceleration plus importante. En raison de son inertie, l'écrou 13 ne-tourne pratiquement pas et se trouve entraîné axialement par la tige 7 à l'encontre du ressort 18 qui se trouve comprimé.Dans ce mouvement la surface de friction 14 de l'écrou vient se plaquer contre la surface correspondante 11 du boîtier et à ce moment là tout mouvement se trouve interdit, la rotation de l'écrou étant empêchée par l'effet de friction ainsi réalisée et le déplacement de l'écrou étant empêché par l'effet de butée entre les surfaces 14 et 11. l'écrou étant immobilisé la tige filetée 7 l'est aussi et le système est bloqué. La tige 7 n'est donc pas autorisée à se déplacer en cas d'accélération importante, à l'exception du très faible déplacement initial nécessaire pour rapprocher la surface 14 de la surface 11. A titre d'exemple, un dispositif selon l'invention présente une tige filetée 7 ayant un diamètre de 30 mm et un angle de filetage de 200. L'écrou 13 presente un diamètre extérieur de 200 mm et un poids total de 25 kg et une inertie de 0,1 kg/m2. La force de précontrainte de chaque ressort 18 ou 19 est de 100 kg. Un tel dispositif permet le passage de mouvement ayant une accélération inférieure à 0,02 g mais interdit le mouvement en cas d'accélération plus importante. Tant que l'effort appliqué reste supérieur à 100 kg le dispositif reste bloqué. On comprend que ce dispositif présente en outre des avantages extrêmement importants. En raison de sa simplicité il est particulièrement fiable et robuste. te blocage du mouvement s'effectue entre les surfaces 11 et 14 de l'écrou c'est-à-dire entre le boîtier solidaire de l'une des pièces et l'écrou porté par la tige filetée solidaire de l'autre pièce, le filetage étant choisi de façon à permettre la transmission de ces efforts. En outre, l'effort de blocage est proportionnel à l'effort appliqué. On se réfère à la figure 3. Dans cette forme de réalisation on retrouve le boî- tier 1, la tige filetée 7 avec sa tête 10, des ressorts 18 et 19 avec les roulements à billes correspondants. Les surfaces de butée tronconiques 11, 12 sont remplacées par des surfaces tronconiques similaires 22, 23 présentées par des pièces 24, 25 solidaires du boîtier 1. On voit par contre que l'écrou 26, qui présente toujours des surfaces de butée 14, 15 possède une très large gorge centrale dans laquelle est montée, de façon à pouvoir tourillonner sur des roulements 27, 28, une masse rotative d'inertie 29. Par ailleurs, un ressort hélicoïdal 30 à section rectangulaire possède une première branche extrême 31 qui pénètre dans une creusure 32, ayant une certaine ouverture radiale comme on le voit sur la figure 5 pratiquée dans l'écrou 26, ladite branche 31 traversant au préalable une creusure correspondante 33 pratiquée dans la masse 29. L'autre branche extrême du ressort passe également par une creusure 34 pratiquée dans la masse d'inertie 29 pour aboutir dans une creusure 36 analogue à la creusure 32 dans l'écrou.On voit en outre que dans la position de repos les branches 31 et 34 s'appuie sur les faces angulairement les plus proches l'une de l'autre des creusures 32 et 36. On comprend donc que dans ces conditions, la rotation relative entre l'écrou 26 et la masse 29 se traduise obligatoirement par une expansion radiale du ressort hélicoidal 30, qui de ce fait va venir au contact de la surface interne correspondante du boîtier 1. Si la tige 7 est animée d'un déplacement à faible accélération l'écrou va avoir le temps de se mettre à tourner et à entraîner avec lui la masse 29 par l'intermédiaire du ressort 30, seul un faible décalage angulaire se produisant entre l'écrou et la masse 29. Le mouvement de la tige 7 peut donc se poursuivre sans que l'écrou soit amené à repousser le ressort 18 (ou 19 selon le sens du mouvement). Si par contre, une accélération plus importante se produit l'écrou 26 va cette fois se mettre à tourner de façon plus rapide mais du fait de l'inertie de la masse 29 un décalage angulaire plus important va se produire entre l'écrou et cette masse, provoquant une expansion radiale plus importante du ressort 30 qui vient alors frotter sur la surface interne du boî- tier 1 et s'opposer par conséquent à la poursuite de la rotation de l'écrou 26.Dans ces conditions, l'écrou 26 se trouve emmené par le mouvement de la tige 7 à l'encontre du ressort 18 et la surface 14 de l'écrou va venir au contact de la surface 22 de sorte que tout le mouvement se trouve bloqué comme précédemment. On comprend donc que dans une telle réalisation l'inertie réelle de l'ensemble écrou 26, masse 29 peut être plus faible pour un seuil d'accélération de blocage donné, du fait que la friction du ressort 30, à la suite du tout premier mouvement de rotation de l'écrou, s'oppose à la poursuite de la rotation de cet écrou qui se trouve alors entraîné par la tige comme s'il avait possédé une inertie plus importante. Cependant,le ressort 30 ne joue pas de rôle dans la résistance au blocage, la résistance au blocage étant entièrement prise en charge par les surfaces tronconiques telles que 22 et 14 par exemple. En se référant à la figure 4 on voit une variante du dispositif selon la figure 3 dans laquelle un écrou 37, analogue à l'écrou 26 est-associé à un ensemble schématiquement représenté par 38 constitué par un frein électromagnétique à commande extérieure, par exemple par un capteur de secousses. Par contre, les surfaces tronconiques 14, 15 de l'écrou 37 sont remplacées par des surfaces de friction planes annulaires, par exemple garnis de re- vêtements de friction 39, 40 destinés à venir frotter en cas de déplacement axial de l'écrou contre les surfaces planes correspondantes 41, 42 du boîtier 1. Bien entendu il serait possible, dans un dispositif tel que celui représenté sur les figures 3 ou 4, de remplacer le ressort 30 par tout autre moyen susceptible de provoquer une friction contre la surface du boîtier 1 en cas de décalage angulaire entre l'écrou et la masse d'inertie. Ainsi à titre de variante on voit sur la figure 6 un moyen analogue à un embrayage à came ou coin. Dans cette réalisation l'écrou 42 présente sur une partie de sa périphérie une pluralité de creusures 43 dans lesquelles sont logés des coins libres 44. Entre deux coins 44 situés dans un même logement 43 pénètre une tige 45, telle que vue en section sur la figure 6 et dont une ex trémité au moins est solidaire d'une pièce d'inertie analogue à la pièce 29 (non représentée). Ainsi, en cas de décalage angulaire entre l'écrou 42 et la pièce d'inertie, et par conséquent entre l'écrou 42 et les différentes tiges 45, l'un des coins 44 de chaque logement va se trouver déplacé par le mouvement relatif de la tige 45 et, en raison de la pente montante du logement 43, ce coin 44 va se trouver amené à entrer en contact avec la surface intérieure du boîtier 1 pour une friction s'opposant à la rotation de l'écrou. Bien entendu tout autre moyen d'embrayage peuvent être utilisés tels que embrayages à anneaux ou autres. On se réfère à la figure 7. Dans cette forme de réalisation la tige 7 traverse un boîtier 46 et coopère avec un écrou 47 muni de plaquettes de friction telles que 40. Autour de l'écrou 47 est monté rotatif un écrou auxiliaire 48 susceptible d'être entraîné en rotation, lorsque l'écrou 47 tourne, à une vitesse accrue grâce à un train de pignon comprenant des pignons satellites 49 portés par l'écrou 47, une denture pour pignons satellites 50 présentée par le boîtier 1, un pignon amplificateur 51 entraîné par l'axe des pignons satellites 49 et une denture 52 présentée par l'écrou auxiliaire 48. Si on le désire l'écrou 48 peut lui-même être associé à une masse d'inertie 53 avec un embrayage constitué par exemple par un ressort analogue au ressort 30. On se réfère aux figures 8 et 9. Dans cette forme de réalisation la tige 7 traverse un boîtier 54 à l'intérieur duquel peut tourner un écrou 55 muni de surfaces tronconiques de friction 56, 57. t'écrou 55 est cette fois-ci guidé par des roulements à billes 58, 59 s'appuyant sur des portées tronconiques de secteurs 65 décrits ci-dessous. Autour de l'écrou 55 est disposée une masse d'inertie rotative 60 analogue à la masse 29 et un ressort 61, analogue au ressort 30, relie la masse 60 et l'écrou 55. Au voisinage de la surface extérieure du ressort hélicoïdal 61 se trouve montée, rotative dans le boîtier 54, une douille 62 présentant deux extrémités 63, 64 ayant une surface intérieure ondulée dans le sens radial comme on le voit sur la figure 9. Cette surface ondulée coopère avec des surfaces extérieures ondulées de façon complémentaire présentees par des secteurs 65, à savoir quatre secteurs 65 à chaque extrémité. Ces secteurs 65 sont autorisés à avoir uniquement un mouvement radial par rapport à l'axe de la tige 7 et guidés par des rainures ou nervures convenables du boîtier 54 pour pouvoir se rapprocher ou s'éloigner de la tige 7.Chaque secteur 65 présente une surface en forme de partie de tronc de cône 66 située au regard d'une partie de la surface tronconique 57 ou 56 de l'écrou. Des moyens tels que des segments élastiques compressibles 67 peuvent être prévus pour maintenir les secteurs 65 normalement éloignés des surfaces 56 et 57 de l'écrou. Lorsque la tige 7 est soumise, par rapport au boî- tier 54 d'un mouvement d'accélération faible, elle va faire tourner facilement l'écrou 55 par l'intermédiaire de son filetage. La rotation de l'écrou 55 provoque un léger décalage angulaire entre l'écrou et la pièce 60 qui se trouve entraînée en rotation à la suite de l'écrou par l'intermédiaire du ressort 61. Cette rotation simultanée de l'écrou et de la masse 60 se poursuit et permet au mouvement de faible accélération de continuer. Si par contre, le dispositif se trouve soumis à une accélération plus importante, la vitesse de rotation de l'écrou 55 est augmentée et, en raison de l'inertie de la masse 60, un décalage angulaire plus important se produit entre l'écrou et la masse. Le ressort 61 est alors davantage sollicité et, s'expansant radialement vient au contact de la pièce 62 qui se trouve alors entraînée en rotation. La rotation de la pièce 62 provoque, par l'effet de came des surfaces ondulées des parties 62 et 63 et des secteurs 65, un rapprochement de ces secteurs vers la tige 7. Ce rapprochement des secteurs 65 amène en contact les surfaces 66 avec les surfaces 56 et 57 de l'écrou qui se trouve alors bloqué. Bien que l'invention ait été décrite à propos d'une forme de réalisation particulière il est bien entendu qu'elle nty est nullement limitée et qu'on peut lui apporter diverses modifications sans pour cela s'éloigner ni de son cadre ni de son esprit. R E V E N D I C A T i O- N S 1. Dispositif d'autorisation et de blocage d'un mouvement relatif entre deux pièces en fonction de l'importance de l'accèle- ration de ce mouvement, comportant -un bâti ou boîtier relié à l'une desdites pièces, -un élément relié à l'autre pièce et susceptible de coulisser axialement à travers ledit boîtier sans rotation, -un élément rotatif présentant une inertie élevée susceptible d'être mis en rotation par un mouvement du premier élément et de bloquer ledit mouvement lorsque sa rotation est empêchée, ledit élément rotatif présentant deux surfaces de butée susceptibles de venir s'appliquer contre des surfaces de butée correspondantes du boîtier, après un mouvement axial relatif entre ledit élément rotatif et le boîtier dans un sens ou un autre, pour empêcher sa rotation, -des moyens élastiques pour maintenir normalement ledit élément rotatif à l'écart de la ou des surfaces de butée du boîtier, ledit élément rotatif étant relié audit premier élément de façon à être mis en rotation par un mouvement de faible accèlération de ce premier élément et être entraîné par celui-ci d'un mouvement relatif vers la surface de butée du boîtier à l'encontre des moyens élastiques lorsque l'accélération est plus importante, caractérisé par le fait que lesdits moyens élastiques sont constitués de deux ressorts, chacun s'opposant à un mouvement axial dans l'un des sens, lesdits ressorts étant précontraints, et prenant appui d'une part sur le boîtier et d'autre part sur une pièce de butée maintenant la précontrainte du ressort de sorte que pour que l'élément rotatif soit déplacé axialement ils doivent être entraînés avec une force supérieure à la précontrainte de celui des ressorts qui s'opposent au mouvement. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que chaque ressort s'applique directement sur une surface fixe du boîtier. 3. Dispositif selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait qu'il comporte une masse d'inertie montée folle en rotation par rapport à un élément rotatif en forme d'écrou et reliée audit écrou par un moyen d'embrayage à friction susceptible de se mettre en action contre une paroi du boîtier en cas de décalage angulaire trop important entre l'écrou et ladite masse pour provoquer un freinage de la rotation de l'écrou. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que ledit moyen d'embrayage comporte un ressort hélicoïdal interposé, par des branches terminales, entre l'écrou et ladite masse pour provoquer une expansion radiale vers le boîtier en cas de décalage angulaire. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait qu'il comporte une masse pivotante formant écrou auxiliaire et entraînée en rotation par l'écrou par l'intermédiaire de moyens amplificateurs de mouvement. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait qu'il comporte une masse d'inertie montée folle en rotation autour de l'écrou, et reliée audit écrou par des moyens d'embrayage à friction interposés entre L'écrou et la masse d'inertie pour provoquer, en cas de décalage angulaire important entre l'écrou et la masse, une friction contre une pièce tournante, ladite pièce tournante présentant des surfaces de came coopérant avec des éléments de butée empêchés de tourner dans le boîtier et susceptibles de venir au contact des dites surfaces de butée de l'écrou en cas de rotation de ladite pièce tournante. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé par le fait que ladite pièce tournante présente la forme d'une douille présentant à ses deux extrémités des surfaces internes ondulées coopérant avec des surfaces ondulées correspondantes d'une pluralité de secteurs de friction disposés aux deux extrémités et susceptibles de se rapprocher, sous l'effet desdites surfaces, radialement vers des surfaces tronconiques de friction tronconique de l'écrou. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens de freinage de la rotation de l'écrou commandés par des moyens de détection de mouvement.