La présente invention concerne le batiment et plus particulièrement la fixation d'un habillage sur un mur cet habillage étant à distance du mur et constitué d'une pluralité de plaques, dalles, ou panneaux juxtaposés. I1 est connu d'habiller un mur avec des plaques, panneaux, ou dalles juxtaposés à distance du mur de façon à m nager, entre mur et habillage, un espace dans lequel est inséré un matériau isolant, thermique et/ou phonique généralement fixé au mur. Par ailleurs, l'habillage en cause n'ayant pas pour rôle d'assurer l'étanchéité, on prévoit, entre la face intérieure de l'habillage, et la face en regard du matériau isolant, un espace formant cheminée de circulation d'air de façon à permettre l'évacuation des eaux de condensation et des eaux de pluie qui peuvent s'infiltrer. A cet égard, la demanderesse a proposé dans sa demande de brevet NO 73 09284 du 15 Mars 1973, transformée en Certificat d'Utilité, un dispositif pour fixer une ossature destinée à supporter un revetement mural en plaques telles qu' ardoises. Un tel dispositif a donné et donne encore satisfaction, pour certains types d'habillages, mais sa structure est telle que l'espace ménagé entre le mur et l'habillage est limité en sorte que l'épaisseur du matériau isolant est, par voie de conséquence, limitée aussi, En effet, le dispositif précité, qui se présente sous la forme générale d'une équerre à deux branches, l'une étant destinée à être appliquée au mur, et l'autre adaptée à porter, de manière réglable, une platine pour la fixation,soit d'une ossature destinée à supporter les plaques, soit encore les plaques elles-mêmes, n'est pas apte à résoudre un problème qui s'est posé depuis dans le domaine de la construction à savoir : l'obtention d'un espace important, entre l'habillage et le mur, pour la mise en place d'un matériau isolant de forte épaisseur afin d'améliorer les caractéristiques a d'iso- lation du mur ainsi équipé. Pour résoudre ce problème simplement, la branche de 1' équerre supportant la platine aurait pu etre allongee,mais cette technique aurait pour conséquence néfaste de réduire la résistance mécanique du dispositif. En d'autres termes, et globalement, le dispositif connu mentionné ci-dessus est limité dans son utilisation à certaines applications particulières. La présente invention a pour objet un dispositif du genre en cause, dont la structure conduit à des possibilités d'utilisation largement étendues comparativement à la technique antérieure. Un dispositif selon l'invention, notamment destiné à la pose d'un habillage sur un mur et à distance de celui-ci 1' habillage étant constitué d'une pluralité de plaques, panneaux ou dalles juxtaposés, le dispositif étant du genre comportant une embase de fixation au mur, ainsi qu'une platine réglable en position, se caractérise en ce qu'il est constitué délé- ments assemblés par montage coulissant, blocables à volonté, qui sont adaptés à former un trapèze rectangle, en sorte que les côtés du trapèze ainsi formés sont réglables en longueur avec maintien d'un angle au sommet constant. Suivant une forme de réalisation particulière les éléments précités sont constitués à partir d'éléments plats, ils sont au nombre de trois, un premier élément formant une embase de fixation à un support, un second formant une platine, et un troisième constituant un moyen de liaison de la platine avec l'embase ; ces éléments comportent chacun deux branches, de telle manière que l'un des côtés du trapèze rectangle est formé par l'association d'une première branche d'embase avec une première branche de la platine, tandis que l'autre des côtés du trapèze est formé par l'association de l'autre branche de la platine avec une première branche du moyen de liaison, qui est par sa deuxième branche associé à 1 'embase. Les liaisons platine-embase, platine moyen de liaison, et moyen de liaison avec la seconde branche d'embase étant constituées par assemblages coulissants les côtés ainsi formés du trapèze rectangle, sont réglables en longueur,sans pour autant modifier l'angle au sommet, en sorte qu'une petite base prévue dans laplati ne est toujours rigoureusement paral lèle à la grande base destinée à etre fixée à un support tel qu'un mur. En outre, la résistance mécanique à la flexion est remarquable notamment du fait que l'un des côtés du trapèze ainsi formé, en l'occurrence le côté formé par la liaison de la première branche de l'embase, avec la première branche de la platine, constitue une jambe de force. Avec un tel dispositif, on peut, par un réglage de la platine, ménager entre la surface du mur, et la face intérieure de l'habillage un espace plus ou moins grand selon, en particulier, l'épaisseur du matériau isolant, espace pouvant autre compris, à titre d'exemple entre 110 et 180 millimètres, avec une rigidité remarquable dans l'une quelconque des positions de la platine. De plus, les cotés du dispositif selon l'invention, permettant le réglage de la position de la platine, on con çoit que les platines peuvent etre aisément disposées dans un meme plan général meme si le mur présente des irrégularités de surfaces plus ou moins prononcées. En outre, un tel dispositif qui est constitué essentiellement d'éléments cintrés, peut etre réalisé à l'aide d'un outillage simple et peu encombrant. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre donnée à titre d'exemple en référence aux dessins annexés dans lesquels la figure 1 est une vue en perspective montrant un dispositif suivant l'invention la figure 2 est une vue analogue, mais dans laquelle les éléments sont montrés séparés les figures 3 et 4 sont des vues de côté, la platine étant respectivement en position rétractée et avancée. Suivant la forme d'exécution choisie et représentée aux figures 1 à 4, le dispositif suivant l'invention comprend essentiellement trois éléments réalisés à partir de fer plat, et convenablement pliés. Un premier élément 10 constitue l'embase, un second élément 11 forme la platine et le troisième élément 12 forme un moyen de liaison de la platine avec l'embase. L'embase 10 comporte une première branche lOA, et une seconde branche lOB, formant entre elles un angle > inférieur à90O, avantageusement 600 ; la branche 10B qui est destinée à etre fixée à un support, le plus souvent un mur, comporte une lumière longitudinale 10C, ayant un premier rôle qui est de permettre le passage d'un organe de fixation, et un second rôle qui apparaîtra plus loin. Quant à la branche 10B elle comporte, vers son extrémité, un trou 10D ; des nervures de raidissement longitudinales 10E sont avantageusement 'prévues dans cette branche. Le deuxième élément 11, formant la platine, comporte une première branche llA, et une seconde branche 11B, issues d'une base lIC ; la branche 11B forme avec ladite base un angle au sommet 1 de 900 et la branche 11A formant avec la dite base un angle au sommet 2 de 120 . Chacune des branches précitées comporte une lumière longitudinale llD, 11E, tandis que la base 11C comporte un trou 11F. Le troisième élément 12 formant un moyen de liaison de la platine 11 avec l'embase 10 comporte deux branches de longueurs inégales 12A, 12B pliées en équerre, la branche 12A comportant un trou 12C, prévu au voisinage de son extrémité et la branche 12B, un trou 12D. Des nervures de raidissement 12E longitudinales sont avantageusement prévues dans la branche 12B. Les trois éléments ci-dessus décrits sont assemblés comme suit : la branche lIA de la platine est assemblée par boulon 15 (schématisé en traits mixtes aux figures 3 et 4) à la branche 10A de l'embase, et la branche 12A de l'élément de liaison est assemblée par boulon 16 (également schématisé en traits mixtes aux figures 3 et 4) avec la branche 11B de la platine. Ainsi assemblé le dispositif peut etre présenté sur un support indiqué en 20 aux figures 3 et 4, ce support pouvant- être la face extérieure d'un mur, ou encore dans certains cas une ossature ancrée au mur. Après une fixation provisoire du dispositif sur le mur à l'aide de moyens usuels, vis, écrous ou autres (schématisés en 21), on règle la position de la petite base llC du trapèze rectangle ainsi formé par rapport à un plan de référence prédéterminé. Un tel réglage est possible du fait de la présence des lumières longitudinales llD et llE prévues respectivement dans les branches llA, llB de la platine, et aussi du fait de la présence de la lumière l0C prévue dans la seconde branche lOB de l'embase.En effet, l'élément de liaison 12 étant immobilisé par rapport au mur on compense le déplacement horizontal (flèche F) de la platine 11, par un déplacement vertical (flèche F1) de l'embase 10. On peut ainsi placer la base 11C de la platine dans une quelconque position, entre deux positions extremes respectivement rétractée (figure 3) et avancée (figure 4) tout en maintenant la base llC de la platine toujours parallèle à la branche lOB de l'embase 10. Après réglage les boulons 15, 16, 21, sont bloqués et on obtient un dispositif qui tout en étant léger, et de mise en place aisée, présente une résistance remarquable à des efforts de flexion, notamment du fait que le côté du trapèze rectangle formé par les branches lOA et liA forme jambe de force. On notera de plus, que en position avancée de la platine, l'espacement El (figure 4) formé entre la base lic de cette dernière et le mur 20, ou une ossature, selon le cas, est sensiblement le double de celui E2 (figure 3) formé entre ladite base 11C et le mur 20, lorsque la platine est en position rétractée. On peut ainsi insérer dans l'espace ainsi formé, selon la position donnée à la platine, un matériau isolant dont 1' épaisseur sera fonction du résultat recherché et ce, tout en ménageant entre ce dit matériau et la face en regard de 1' habillage, (schématisé en traits fins à la figure 3). L'habillage en cause est constitué d'une pluralité de plaques, ou dalles juxtaposées P, ces dalles P sont portées par une ossature formée d'éléments profilés 30 rapportés sur des montants 31, qui sont eux-mêmes fixés à la base llC de la platine, au moyen d'une pièce en équerre 32 comportant sur une aile un trou oblong 33 pour son réglage en position sur la platine, et sur l'autre aile des passages 34 pour des vis ou pointes. Mais on conçoit que les profilés 30 pourraient être prévues pour etre fixés directement sur la base llC de la platine, notamment dans le cas otì les panneaux P présentent des dimensions relativement importantes, les panneaux en cause pouvant en effet étre plus ou moins grands selon l'aspect à donner à l'habillage. De même, la pièce en équerre 32, peut être pivotée de 900 par rapport à la position indiquée à la figure 3, de façon à constituer, à la base de l'habillage un moyen de support et d'ancrage à un montant 31. Dans ce qui précède, les éléments 10,- 11, 12 constituant le dispositif selon l'invention, sont réalisés à partir d' éléments plats, mais une telle forme d'exécution n'est pas limitative, laquelle est au contraire susceptible de modifications sans pour autant sortir du cadre de la présente invention. REVENDICATIONS 1. Dispositif destiné à la pose d'un habillage sur un mur, l'habillage étant à distance du mur, et comportant une pluralité de plaques, dalles ou panneaux juxtaposés, ce dispositif étant du genre comportant une embase de fixation au mur, et une platine réglable en position par rapport audit mur pour porter un élément d'une ossature propre à recevoir les plaques, dalles ou panneaux, caractérisé en ce qu'il est constitué d'éléments (10, 11, 12) assemblés par montage coulissant, blocables à volonté et formant un trapèze rectangle en sorte que les côtés du trapèee ainsi formé, sont réglables en longueur avec maintien d'un angle au sommet constant. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend trois éléments formant respectivement une embase (10), une platine (11), un élément de liaison (12). 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'embase (10) est formée par une première et une seconde branche (lOA, lOB) pliées en formant un angle au sommet de 600, la platine (il) est formée par une première et une seconde branche (liA, llB), issues d'une base (lac), la première branche (liA) formant avec la base (lac) un angle au sommet de 120 , et la seconde branche (llB) un angle au sommet de 900, tandis que l'élément de liaison (12) comporte deux branches de longueurs inégales formant un angle au sommet de 900. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'élément de liaison (12) est associé par sa branche (12A) la plus longue à la seconde branche (lob) de la platine, tandis que la première branche (liA) de la platine est associée à la première branche (1OA) de l'embase,la secondebranche (lOB) de celle-ci formant semelle de fixation. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que chaque branche (llA,llB) de la platine (11) comporte une lumière longitudinale (llD), (îlE) ainsi que la seconde branche (lOB) de l'embase. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'une au moins des branches de l'embase (10) de l'élément de liaison (12),et éven tuellement de la platine (11) comporte des nervures longitudinales de renforcement. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la base (lit) de la platine (11) comporte un trou (11F) pour la fixation, à volonté, d'un accessoire plié en équerre (32) propre à assurer la fixation de montants, ou la fixation d'un profilé (30) de support des plaques, dalles ou panneaux. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les éléments précités (10, 11, 12,32) sont réalisés à partir d'éléments plats. 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la première branche (lOA) de l'embase comporte, au voisinage de sa partie terminale libre, un trou (10C) pour le passage d'un organe de liaison (15) avec la première branche (lIA) de l'embase (11). 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la grande branche (12A) de l'élément de liaison comporte à sa partie terminale libre un trou (12C) pour le passage d'un organe de liaison (16) avec la seconde branche (îlE) de la platine, tandis que la petite branche (12B) de cet élément de liaison comporte un trou (12D) pour le passage d'un organe de fixation (21) du dispositif à un mur, ledit organe de fixation passant dans l'ouverture longitudinale (loi) de la seconde branche de embase.