L'invention a pour objet une palme de natation. Les palmes de natation utilisées habituellement sont constituées par une feuille de caoutchouc relativement épaisse, nervurée, maintenue sur le pied seulement par coopération de pression du talon contre une partie galbée en regard de l'arrière de la palme. La palme selon l'invention est caractérisée par l'application d'une résine synthétique armée de fibres en tant que matériau constitutif de la palme Elle est également caractérisée par ce fait que la palme est maintenue d'une manière positive sur le pied grâce à un couvercle emboîtant le dessus du pied et relié au corps de palme par un laçage permettant une ouverture plus ou moins grande du couvercle par rapport au corps de palme en fonction des dimensions du pied. L'invention vise une forme de réalisation suivant laquelle des crantages sont prévus sur des bords-du couvercle propres à coopérer avec le lacet de manière à permettre un ajustement de la tension de celui-ci en fonction de la liberté plus ou moins grande qu'on désire assurer au pied à l'intérieur de son logement. Dans la description qui suit, faite à titre d'exemple, on se refère au dessin annexé dans lequel : - la figure f est une vue en élévation d'une palme selon l'invention en position d'utilisation ; - la figure 2 est une vue de ladite palme par la face montrant la coquille ; - la figure 3 est une vue par bout - la figure 4 est une vue en coupe transversale à plus grande échelle - la figure 5 est une vue partielle en coupe longitudinale - la figure 6 est une vue en coupe selon la ligne 6-6 de la figure I - la figure 7 est une vue en coupe selon la ligne 7-7 de la figure 1 ;; - la figure 8 est une vue en coupe selon la ligne 8-8 de la figure I - la figure 9 est une vue en coupe selon la ligne 9-9 de la figure I. La palme comprend un corps de palme Il dont dépend une coquille 12 destinée à loger le talon et la partie inférieure de la cheville, la coquille coopérant avec un couvercle ou bottier 13 pour former un logement 14 pour le pied. "e corps de palme il ainsi que la coquille 12 sont obtenus par la technique du moulage des résines thermodurcissables armées. La résine est avantageusement une résine polyester ou une résine époxy. L'armature est en fibres de verre ou éventuellement en fibres de carbone. On dispose par exemple trois couches de tissu de verre qu'on imprègne de résine thermodurcissable et on prévoit, pour la formation de nervures longitudinales 18, des cordons 19 de fibres de carbone 19 disposés suivant la longueur du corps de palme faisant saillie tant par rapport à la face plane supérieure que par rapport à la face plane inférieure de celui-ci. A la partie postérieure, le corps de palme est plus épais, la surépaisseur étant avantageusement obtenue grâce à l'intercalation d'un noyau 21 en bois de balsa ou en matériau mousse, de part et d'autre duquel passe le ou les couches de tissu de verre. La face inférieure 23 de cette partie surépaissie 24 présente un redent 25. Cette surépaisseur se prolonge par la coquille 12 qui est d'abord à section rectangulaire aplatie, les faces latérales 27 et 28, parallèles, étant de faible hauteur, puis la profondeur de la coquille augmente progressivement comme montré sur la figure 1, les parties 29 et 31 des branches se raccordant alors par une partie incurvée 32, et les extrémités 33 et 34 des branches se raccordent Suivant deux faces planes 35 et 36 dont la partie sommitale 37 est percée d'un passage transversal 38. La face interne 39 de cette partie d'extrémité de coquille est tapissée par une bande 40 de matériau mousse. La coquille a un profil longitudinal qui se conforme à celui de la partie postérieure du cou-de-pied et du talon. La coquille 12 présente, au voisinage de son raccordement avec le corps de palme 11, deux lignes de trous de laçage 41 et 42 divergeant à partir du redent 25 et ainsi disposé suivant un "V". Le couvercle 13 ou dessus, qui coopère avec la coquille 12 pour former le logement 14 prévu pour le pied, est en matière-plastique armée. il présente une partie en forme de cuvette plate 51 dont l'extrémité 52 coopère avec le redent 25. Deux rebords ou lèvres 56 et 57 du couvercle à disposition en forme de llVfl montrent deux rangées de trous de laçage 53 et 54 analogues aux rangées 41 et 42. "e bottier ou couvercle présente ensuite en section transversale un fond 58 avec deux branches 59 et 60 embrassant les parties 27 et 28 de la coquille, lesdites branches étant de hauteur croissante comme montré en 61 et 62 puis 63 et 64, de manière à coopérer à coulissement avec respectivement les parties 29 et 31 puis 33 et 54. "es-bords des branches dans leurs parties 61, 62, 63 et 64 sont conformés suivant des crochets référencés 65 sur un des cotés et 66 sur l'autre côté et ménageant entre eux des crans. Sur la face interne 67 du fond incurvé 68 est placée une bande 69 de matériau mousse. Une bande de caoutchouc 71 est en outre prévue sur les joues 29 et 31 recouvertes par les parties 61 et 62 des branches du couvercle 13. L'assemblage du couvercle 13 avec la coquille 12 se fait par laçage, un noeud étant pratiqué à 11 extrémité d'un lacet après l'avoir enfilé dans des trous en regard de la coquille 12 et du couvercle 13, puis enfilé dans les trous successifs desdites ran gées. Ledit lacet est ensuite enfilé dans le passage 38, puis à nouveau dans les trous de laçage des rangées mais en commençant par l'extrémité postérieure. Après traversée des trous des extrémités antérieures un noeud est fait à l'autre bout du lacet. Par la plus ou moins grande tension du lacet on règle l'ouverture ménagée entre le dessus et la coquille pour correspondre à la taille du pied de l'utilisateur. Le laçage ayant été effectué à la taille de son pied, le nageur introduit son pied dans le logement ménagé par la coquille 12 et le couvercle 13 et il règle la liberté du pied à l'intérieur de ce logement en choisissant le couple des crans ou crochets 65 et 66 dans lequel il engage le lacet. Il peut, par exemple, choisir d'abord un couple proche du corps de palme laissant une liberté relativement grande au pied et à la cheville à l'intérieur du logement puis ensuite des crans ou crochets plus proches de 1' extrémité postérieure de la coquille et du couvercle, ce qui applique de plus en plus la coquille et le couvercle contre le pied et la cheville. L'efficacité d'une palme selon l'invention est supérieure à celle des palmes connues. Ceci résulte, d'une part, de 11 excellente liaison obtenue entre la palme et le pied grâce au dispositif à coquille et couvercle et à l'ajustement qu'il est possible de réaliser. En outre, l'expérience a montré que, d'une manière surprenante, la propulsion obtenue est bien supérieure à celle permise par des palmes en caoutchouc. Ceci est probablement dû au fait que la nervosité du matériau constitué par une résine thermodurcissable armée est supérieure à celle du caoutchouc, aboutissant à un fouettement de l'eau d'une rapidité comparable à celle de la queue d'un poisson. En cas de besoin, l'utilisateur peut, dans l'eau, ouvrir le couvercle en faisant échapper le lacet aux crochets, la palme restant néanmoins attachée à son pied par la bande 71. Les palmes peuvent s'adapter aux différentes tailles de pied. Leur fabrication est facile. REVENDICATIQNS 1. Palme de natation, caractérisée en ce que du corps de palme dépend un logement pour le pied adaptable à celui-ci. 2. Palme selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'elle est en matière plastique armée. 3. Palme selon la revendication 2, caractérisée en ce que le corps de palme est en résine thermodurcissable armée de fibres de verre. 4. Palme selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que du corps de palme est solidaire une coquille formant une partie du logement. 5. Palme selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'avec la coquille coopère un couvercle. 6. Palme selon'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la coquille et le couvercle présentent des branches coopérant à coulissement l'une contre l'autre. 7. Palme selon la revendication 5, caractérisée en ce que le couvercle est monté à articulation sur le corps de palme autour d'un axe transversal. 8. Palme selon la revendication 7, caractérisée en ce que l'articulation est réalisée par butée d'un bord du couvercle contre un redent du corps de palme. 9. Palme selon la revendication 5, caractérisée en ce que l'assemblage entre la coquille et le couvercle s'effectue par laçage. 10. Palme selon la revendication 9, caractérisée en ce que le laçage est obtenu par un lacet unique passant d'un caté à l'autre par un passage transversal ménagé dans la coquille. 11. Balme selon la revendication 9, caractérisée en ce que les bords des branches du couvercle sont crantés pour le réglage de la tension du lacet. 12. Palme selon la revendication 5, caractérisée en ce qu'un ruban en caoutchouc est interposé entre les branches de a coquille.