la présente invention concerne un procédé et un appareil de fabrication d'une pellicule tubulaire de matière thermoplastique. Plus particulièrement, l'invention concerne un procédé d'extrusion d'une pellicule tubulaire thermoplastique de polyoléfine, tel que le polypropylène,- assurant une augmentation de la vitesse de fabrication et une amélioration de la qualité du produit fini. Dans une technique connue de fabrication de pellicule thermoplastique, la matière est extrudée dans une filière d'où elle sort sous forme d'un tube ou gaine qui est ensuite refroidi, puis fendu longitudinalement pour constituer une pellicule de matière plastique pouvant ttre utilisée par exemple pour des emballages. tes grandes vitesses d'extrusion et de défilement de cette pellicule tubulaire exigent qu'elle soit manipulée avec précaution et, jusqu'ici, il n'a pas été possible d'en effectuer le refroidissement à des vitesses suffisamment élevées pour permettre de profiter de la totalité des possibilités et des avantages opérationnels de la phase d'extrusion et des autres stades du procédé dans la ligne de fabrication. Cet inconvénient est dû essentiellement aux difficultés rencontrées dans la manutention mécanique de la pellicule tubulaire au stade du refroidissement. Par exemple, on a constaté que la gaine tubulaire vibre et ondule au point où elle pénètre dans le bain de refroidissement,ce qui provoque des défauts de surface de la pellicule et même, dans des conditions très défavorables, la rupture de la gaine. On a également constaté qu'il est très difficile d'extraire la pellicule du bain de refroidissement, car la circulation libre de la matière en ce point est difficile à maintenir en conservant une étanchéité effIcace au liquide de refroidissement. En conséquence, l'invention a pour objet un nouveau procédé et un nouveau dispositif pour la fabrication d'une gaine tubulaire de pellicule thermoplastique. Selon une caractéristique essentielle de l'invention, ce procédé consiste : à extruder une résine thermoplastique pour constituer une gaine tubulaire de matière thermoplastique fondue sortant de la filière en direction du bas,à guider la gaine tubulaire vers le bas pour la faire passer autour d'un mandrin de refroidissement disposé dans une enceinte contenant un liquide réfrigérant, à diriger vers le haut un gaz de refroidissement à l'intérieur d'une section de la gaine en mouvement avant qu'elle ne vienne en contact avec le mandrin pour la refroidir partiellement et pour dilater le film à un diamètre légèrement supérieur au diamètre du mandrin et empêcher les produits de décomposition de la résine thermoplastique de se condenser sur le mandrin au point où la gaine vient en contact initial avec celui-ci, à faire glisser la surface intérieure partiellement refroidie de la gaine dilatée en la faisant glisser vers le bas autour de la surface extérieure du mandrin de refroidissement, de manière que la surface intérieure de la gaine soit maintenue au contact d'au moins une partie du mandrin par une pression exercée par l'enceinte extérieure contenant le liquide réfrigérant et qu'elle se refroidisse au contact du mandrin, à introduire le liquide de refroidissement dans l'enceinte extérieure, à une vitesse relativement grande pour créer un écoulement turbulent au contact de la surface extérieure de la gaine et refroidir celle-ci, puis à rassembler la pellicule tubulaire ainsi formée. lies résines thermoplastiques qui peuvent être utilisées dans le cadre de l'invention peuvent comprendre les polycléfines et notamment le polyéthylène et le polypropylène. En pratique, les polyoléfines solides, par exemple le polypropylène cristallin,peuvent entre extrudés dans une boudineuse à vis à une température comprise entre 20.000 et 32000, par exemple 22500, et à une pression comprise entre 140 et 420 bars, par exemple 280 bars, la boudineuse étant munie d'une filière annulaire extrudant vers le bas un tube de matière d'un diamètre intérieur de 150 à 1200 mm et d'une épaisseur (en sortie de filière) comprise entre 0,25 mm et 1,5 mm,par exemple 0,65 mm.La feuille de matière fondue se dirigeant vers le bas est mise en contact avec de l'air à une température comprise entre O et 600C,par eaemple 200C pour prérefroidir la gaine à une température comprise entre 1800 et 28000, par exemple 20000. De préférence, cet air est mis à la fois en contact avec la surface extérieure et avec la surface intérieure de la gaine, l'air appliqué contre la surface intérieure ayant également pour fonction de supporter la gaine et de la dilater pour augmenter son diamètre. Le prérefroidissement peut se poursuivre, comme dans les procédés classiques, jusqu'à une température à laquelle la viscosité du polymère est maximale sans toutefois provoquer l'apparition d'une ligne de "figeage" de la matière avant le stade final de refroidissement. Par exemple, la gaine de polypropylène peut être prérefroidie entre 180 et 200 OC, par exemple à 200 OC, et la gaine de polyéthylène peut être prérefroidie entre 155 et 2350C, par exemple à 175 C, lorsqu'elle arrive à ce point avant la phase finale de refroidissement. lie gaz de prérefroidissement interne est dirigé vers le haut (c'est-à-dire à contre-courant) sur la surface de la gaine descendante. Lorsque le gaz vient en contact avec la paroi intérieure du tube, il peut, en plus de sa fonction de prérefroidissement, provoquer la dilation de la gaine à un diamètre légèrement supérieur à celui du mandrin cylindrique utilisé au stade ultérieur du procédé. lie gaz de prérefroidissement interne entraîne tous les produits volatiles indésirables. lie gaz de prérefroidissement extérieur circule de préférence dans le même sens que la pellicule, c'est-à-dire vers le bas. Conformément à l'invention, la gaine ou le tube prérefroid en mouvement vers le bas passe autour d'un mandrin disposé verticalement, qui est complètement entouré par la gaine tubulaire. Ce mandrin, de forme sensiblement cylindrique ,est de préférence en métal ou autre matière présentant de bonnes caractéristiques de transfert de chaleur. lie diamètre extérieur du mandrin peut être comprise entre 110 % et 170 %, par exemple 130 % du diamètre de la filiètre annulaire. Le diamètre extérieur du mandrin peut être sensiblement identique au diamètre intérieur de la gaine pour que, lorsque celle-ci glisse autour du mandrin vers le bas, elle se refroidisse au contact de la paroi extérieure de celui-ci. De préférence, l'intérieur du mandrin est refroidi par un liquide, par exemple de l'eau, qui est introduit à une température comprise entre 2 et 750C, par exemple à 100C et ressort du mandrin à une température comprise entre 40 et 760C, par exemple à 120C. La plus grande partie de la paroi cylindrique verticale du mandrin est refroidie par circuiiation de liquide, comme on le verra ciaprès. Conformément au procédé de l'invention,6la surface intérieure de la gaine tubulaire animée d'un mouvement descendant est appliquée en contact glissant contre au moins une partie de la surface cylindrique extérieure du mandrin autour duquel la gaine tubulaire circule en se refroidissant. Conformément à l'invention, la surface extérieure de la gaine tubulaire passant en descendant autour du mandrin traverse une masse de liquide de refroidissement,de préférence de l'eau, à une température comprise entre 20C et 750C, par exemple 100C, qui est maintenue dans une enceinte de refroidissement.lia pression statique du liquide de refroidissement dans l'enceinte participe au maintien de la gaine tubulaire contre la surface extérieure du mandrin. Selon une autre caractéristique essentielle du procéde de l'invention, l'eau de refroidissement de l'enceinte circule à une vitesse relativement élevée, à contre-courant par rapport à la direction de la circulation de la gaine tubulaire. Par exemple, la gaine tubulaire peut se déplacer vers le bas à une vitesse comprise entre 15 et 150 nètres/minute, par exemple à 90 mètres/minute, et elle circule autour de la surface réfrigérée du mandrin, dans l'enceinte de refroidissement. De préférence, le liquide de refroidissement est dirigé vers le haut à une vitesse comprise entre 3 mètres et 12 mètres/minute, par exemple 6 mètres/minute et la vitesse relative doit être suffisante pour engendrer un écoulement turbulent de liquide de refroidissement au contact de la gaine tubulaire.La vitesse relative est comprise par exemple entre 18 et 160 mètres/minute, par exemple 95 mètres/minute. Il est évident que cette vitesse est fonction de la vitesse linéaire de la gaine tubulaire, de la vitesse de circulation du liquide de refroidissement, de la densité et de la viscosité de celui-ci et de la largeur du canal de passage du liquide, cet écoulement pouvant être modifié en faisant varier le nombre de Reynolds réel dans la zone de contact pour assurer cet écoulement turbulent. De préférence, le procédé de l'invention est appliqué de manière que le liquide de refroidissement vienne au contact de la pellicule tubulaire, en un point situé à une distance de 50 à 100 mm au-dessus du niveau duquel la pellicule quitte le mandrin, et qu'il remonte le long de la pellicule tubulaire jusqu'au voisinage du point ou celle-ci vient initialement en contact avec le mandrin. Lorsque la pellicule se dégage du mandrin, sa température est comprise entre 50C et 800C, par exemple 300C. Elle peut être ensuite,par exemple, aplatie par passage entre deux cylindres et recueillie sous forme de bobines. L'invention concerne également un bain de refroidissement ou enceinte, qui continent le liquide réfrigérant et qui entoure un mandrin vertical sur la surface extérieure cylindrique duquel glisse une pellicule tubulaire mince de matière dans une direction parallèle à l'axe principal du mandrin, entre une extrémité d'entrée et une extrémité de sortie du refroidisseur.Cette enceinte comprend une paroi extérieure verticale entourant le mandrin et espacée de la surface cylindrique de celui-ci, une paroi intérieure verticale disposée à l'intérieur de la paroi extérieure verticale entourant également le mandrin et disposée plus près'de la surface extérieure cylindrique de celui-ci, cetze paroi délimitant une chambre annulaire immédiatement voisine du mandrin et dans laquelle le liquide réfrigérant peut circuler en écoulement turbulent autour c'e la surface extérieure de la pellicule ou gaine tubulaire, le liquide pénétrant dans la chambre annulaire par son extrémité inférieure voisine de 'extrémité de sortie du refroidisseur.Un orifice de sortie pour l'échappement du liquide de refroidisseme de la chambre annulaire est ménagé à l'extrémité de celle-ci qui est immédiatement voisine de l'extrémité d'entrée du refroidisseur Plus particulièrement, l'invention comporte une enceinte de refroidissement contenant un liquide réfrigérant et placée autour d'un mandrin cylindrique vertical et entourant la surface cylindrique du mandrin sur laquelle une pellicule tubulaire mince se déplace en glissant dans une direction parallèle à l'axe du mandrin, entre une extrémité d'entrée et une extrémité de sortie du refroidisseur, cette enceinte comprenant une paroi extérieure vérticale entourait le mandrin et espacée de la surface cylindrique de celui-ci, un fond constitué par une paroi radiale reliant la paroi verticale extérieure et limité par un bord intérieur voisin du mandrin, un dispositif élastique d'étanchéité fixé au bord intérieur de cette paroi inférieure radiale et dépassant ce bord en direction dumandrin pour que la pellicule tubulaire se déplaçant sur le mandrin glisse entre le mandrin et le dispositif d'étanchéité, une paroi intérieure verticale placée à l'intérieur de la paroi verticale extérieure entourant le mandrin et disposée au voisinage de la surface extérieure de celui-ci pour délimiter une chambre annulaire voisine du mandrin et entourant celui-ci pour que le liquide de refroidissement puisse circuler en écoulement turbulent autour de la surface extérieure de la pellicule tubulaire, une paroi verticale disposée au voisinage de l'extrémité d'entrée du refroidisseur entourant le mandrin à une distance plus grande que celle de la paroi verticale intérieure pour délimiter une zone non turbulente voisine de l'extrémité de la paroi verticale intérieure au-dessus de la zone de turbulence, et un couvercle constitué par une paroi radiale disposée au-dessus de cette paroi verticale supérieure pour délimiter avec celle-ci la zone calme non turbulente et dont le bord intérieur s'étend jusqu'en un point situé plus près du mandrin que la paroi verticale intérieure pour délimiter avec le mandrin une zone statique traversée par la pellicule tubulaire mince circulant dans le sens allant de la zone calme vers la zone tuburlente. D'autres caractéristiques et avantages ressortiront de la description détaillée qui va suivre, faite en regard du dessin annexé et donnant à titre explicatif, mais nullement limitatif, un mode de réalisation conforme à l'invention. Danç ce dessin la figure 1 est une vue schématique d'un appareil en oeuvre du procédé de l'invention ; et la figure 2 est une coupe détaillée d'une partie de l'appareil représenté sur la figure 1. Dans la ligne de fabrication schématisée sur la figure 1, la résine de polyoléfine est introduite dans la trémie 11 d'une extrudeuse ou boudineuse à vis 10, puis en sortie d'extrudeuse,la matière est dirigée par un canal en équerre 12 dans une filière 13 et elle est extrudée dans un intervalle annulaire 14 sous forme d'un tube de matière 15. Ce tube de matière 15 passe autour d'un mandrin 17 et la surface extérieure de la pellicule tubulaire se refroidit en traversant un refroidisseur 16. La pellicule tubulaire 15 peut être ensuite aplatie par des cylindres 18 puis recueillie par une enrouleuse (non représentée) pour constituer des bobines. La figure 2 représente les détails d'une forme de réalisation de l'appareil de l'invention et notamment le mandrin 17 et le re froid#seur 16 de la figure 1. La pellicule tubulaire 15 passe autour du mandrin 17 et traverse simultanément le refroidisseur 16. Dans cet exemple, le mandrin 17 comprend une partie cylindrique 30 constituée par une paroi présentant une surface intérieure 31 et une surface extérieure 32, toutes deux cylindriques. Le mandrin 17 comprend un couvercle supérieur 33, et des conduits d'entrée 36 sont ménagés au moins entre certaines parties du couvercle 33 et du corps cylindrique 30 du mandrin. La pellicule 15 présente une surface intérieure 34 et une surface extérieure 35.Le refroidisseur 16, dans cet exemple, comprend une virole verticale de préférence cylindrique constituant une paroi extérieure 40 qui délimite le bain ou refroidisseur 16. Une autre virole de préférence 41 cylindrique constitue une paroi intérieure/disposée coaxialement par rapport au mandrin 17 et délimite avec la surface extérieure de celui-ci une chambre annulaire 42. La surface intérieure cylindrique de la paroi 41 est disposée par rapport à la paroi cylindrique extérieure du mandrin 17, de manière que la chambre annulaire 42 ménagée entre ces parois assure un écoulement turbulent du liquide circulant dans cette chambre.Une paroi annulaire 43 relie les extrémités supérieures des parois 40, 41 qui, dans cet exemple, sont verticales, (c'est-à-dire parallèles à l'axe du mandrin 17),et une paroi annulaire ou fond 44 est fixé à la paroi cylindrique extérieure 40. Les parois annulaires 43 et 44 et les parois verticales 40 et 41 délimitent le corps du refroidisseur 16. La paroi annulaire inférieure 44 peut être considérée comme une partie du prolongement de la virole 40 et elle constitue avec cette dernière la partie inférieure de l'enceinte du refroidisseur 16. De préférence, un déflecteur radial 45 est disposé entre les parois cylindriques 40 et 41 et entre les parois annulaires radiales 43 et 44. La paroi annulaire supérieure 43 et l'anneau déflecteur 45 délimitent une chambre d'entrée 46 dans laquelle le liquide réfrigérant peut être admis par une ouverture 47. lies gaz, et notamment l'air inclus dans le liquide admis par ltouverture 47, peuvent se dégager du liquide circulant à faible vitesse dans la chambre 46 et s'échapper par un orifice de purge 48. Bye liquide dégazé de la chambre 46 sort de celle-ci par une ouverture 49 en traversant une garniture 50 de préférence constituée par des toiles filtrantes montées sur un disque annulaire 51, et après avoir traversé le filtre 50,il passe dans une chambre de réserve 52. De cette chambre 52, le liquide réfrigérant passe par un canal 53 dans la chambre annulaire 42.Le liquide réfrigérant passant dans la chambre annulaire 42 à grande vitesse exerce une pression contre la surface extérieure de la pellicule tubulaire 15 et applique sa surface intérieure 34 contre la paroi extérieure 32 du mandrin 17. Après avoir traversé en direction du haut la zone de turbulence de la chambre annulaire 42, le liquide arrive dans une zone calme 60 voisine du point où la pellicule 15 vient initialement en contact du mandrin 17 et de là,passe dans une chambre supérieure 54 délimitée ar le plateau supérieur 43, un couvercle 55 et une paroi extérieure ou virole 56. lie couvercle 55 est disposé de manière que le niveau supérieur du liquide dans la chambre supérieure 54 soit légèrement au-dessus du point de contact initial de la pellicule tubulaire 15 avec le mandrin 17. Une caractéristique particulière de cette section supérieure du refroidisseur est que la chambre 54 comporte un orifice d'écoulement supérieur 57 et un orifice d'écoulement inférieur 58. Dans la forme de réalisation préférée, entre 30 et 90 % et de préférence 65 % du liquide réfrigérant passe par l'orifice d'écoulement inférieur 58 et, entre 10 et 70 % et de préférence 35 # s'évacue par l'orifice supérieur 57. Lorsque ces conditions sont remplies et que le niveau du liquide correspond à la surface inférieure du couvercle 55, c'est-à-dire qu'il touche ce couvercle, la surface supérieure du liquide n'est pas agitée (car elle est pratiquement complètement protégée et isolée) par le courant d'air 59 dirigé vers le bas projeté par l'anneau de refroidissement à air classique (non représenté).En outre, la vitesse d'écoulement du liquide est faible dans la zone calme 60 au point où la pellicule en fusion 15 pénètre dans le liquide réfrigérant. lia matière fondue est stabilisée par amortissement visqueux en traversant la zone statique liquide étroite ou colonne d'eau 61 dans l'intervalle compris entre le couvercle 55 et la pellicule 15. Le liquide est maintenu dans le refroidisseur 16 par un joint d'étanchéité 63. Ce joint de sortie 63, par exemple en "Teflon",peut êtremonté entre le fond annulaire 44 et un anneau de serrage 64 de manière à porter en contact glissant contre la pellicule 15. lie joint de sortie 63 peut être appliqué contre la pellicule par un dispositif d'étanchéité 65 composé d'un anneausupport supérieur 66 et d'un anneau-support inférieur 67 entre lesquels est montée une bague 68 munie d'un anneau gonflable 69 de préférence en caoutchouc mince.La bague 68 comporte un canal de passage 70 par lequel un fluide, par exemple de l'air comprimé, peut être dirigé pour plaquer l'anneau élastique 69 contre le joint d'étanchéité 63 et l'appliquer contre la pellicule 15 pour assurer l'étanchéité entre le joint 63, la pellicule 15 et le mandrin 1. A titre d'exemple, dans une ligne de fabrication de gaine équipée des dispositifs de l'invention, un polypropylène de densité O,92,d'unindice de fluage de 10 à 12,dunecristallinité de 94 à 96 %, est introduit dans la trémie 11 de l'extrudeuse 10 à raison de 26C kg$heure. La matière est extrudée sous une pression de 280 bars, à 22500 par la tête d'extrusion 13. La tête est équipée d'une filière d'un diamètre intérieur de 600 mm et l'intervalle annulaire de sortie est d'une longueur deO,625mm. On peut considérer que la gaine extrudée, en sortie de filière ,présente les dimensions indiquées ci-dessus. La gaine tubulaire sortant de la filière à une vitesse de 4,5 mètres/minute se déplace vers le bas à une vitesse croissante qui atteint 90 mètres/minute à son arrivée autour du mandrin. La bulle est maintenue par un courant d'air à2O0Cdirigé vers le bas qui refroidit la matière aux environs de 20000. La pellicule tubulaire ainsi prérefroidie passe autour d'un mandrin qui, dans cet exemple, comprend un cylindre métallique d'une hauteur de 250 mm et d'un diamètre de 750 mm. lie mandrin est refroidi intérieurement par de 11 eau pénétrant à îO0Cet sortant à 15 C.Lorsque le tube de polyoléfine circulant vers le bas passe autour de la surface 32 du mandrin 17, il est plaqué sur la surface extérieure 35 de celui-ci par l'eau de refroidissement du refroidisseur 16. Celui-ci comprend une virole cylindrique 40 d'un diamètre d'environ 1 mètre et d'une hauteur d'environ 125 mm qui constitue la paroi extérieure/du refroidisseur 16. La hauteur de la paroi intérieure 41 du refroidisseur est d'environ 100 mm. La chambre annulaire 42 est délimitée par la paroi intérieure 41 et la pellicule 15 est d'une largeur variant entre 6,35 mm et 38 mm, et de préférence dans cet exemple,cette largeur est de 12,7 mm. Les gaz, notamment l'air, mélangés à l'eau de refroidissement à 10 Opéné- trant par l'ouverture 47 sont évacués par l'orifice de purge 48. lie débit d'entrée de l'eau de refroidissement est d'environ 180 litres/minute, elle pénètre dans la chambre d'entrée 46 délimitée par la paroi annulaire supérieure 43 et le déflecteur 45, traverse la cartouche filtrante 50 et de là,passe dans la chambre d'alimentation 52 puis dans le canal de passage 53. De là, 11 eau remonte dans la chambre annulaire 42 en écoulement turbulent à une vitesse d'environ 6 mètres/minute. La chambre annulaire 42 délimitée par la virole 41 et la gaine tubulaire 15 est par exemple d'une largeur de 12,7 mm correspondant à la différence des rayons de la paroi intérieure de la virole 41 et de la forme tubulaire 15. Après être passé dans la chambre annulaire 42, l'eau de refroidissement arrive dans une zone de stagnation 60 dans laquelle sa vitesse tombe à environ 2 mètres/minute en raison du dépassement de l'extrémité supérieure de la virole 41 au-dessus du plateau annulaire supérieur 43. Cette zone de stagnation 60 est limitée le à son extrémité supérieure par/ couvercle 55 qui, dans cet exemple, est disposé à 50 mm au-dessus du plateau supérieur 43. La largeur de la chambre supérieure 54 est comprise entre 25 et 100 mm et dans cet exemple, elle est de 38 mm. L'eau de refroidissement traverse la chambre supérieure 54 et s'échappe de celle-ci par un orifice inférieur 57 et par un orifice supérieur 58.De préférence, 65 % de l'eau de refroidissement s'échappent par l'orifice inférieur 58 et 35 5S s'échappent par l'orifice supérieur 57 dans cet exemple, la fente constituant l'ouverture supérieure 57 est d'un diamètre de 1,6 mm et de la fente circulaire inférieure constituant l'ouverture 58 est de 0,25mmJa variation du degré de turbulence dans la zone de stagnation 60 et dans la chambre supérieure 54 se regle en faisant varier le rapport des écoulements de l'eau par les orifices 57 et 58. Ce réglage peut s'effectuer en agissant sur la dimension des ouvertures 57 et 58, en déplaçant vers le haut ou vers le bas la virole 56 ou paroi extérieure de la chambre 54. Si la proportion du liquide s'écoulant par l'ouverture inférieure 58 diminue, la zone 60 est moins calme; au contraire,si une plus grande proportion de liquide s'écoule par le passage inférieur 58, la zone 60 est moins agitée. L'eau s'écoule à une température de 300Ce. Le couvercle annulaire 55 délimitant le sommet de la chambre 54 est espacé de la pellicule 15 d'un petit intervalle 61 compris entre 0,75 et 7,5 mm et est de 1,6 mm dans exemple représenté. L'épaisseur du couvercle annulaire 55 à son bord voisin du mandrin 17 est inférieure à 3,2 mm et elle est de 1,6 mm dans l'exemple décrit. La hauteur de la zone statique,c'est-à-dire celle de la colonne à paroi mince 62 de liquide est,par exemple,supérieure à 3,2 mm. Lorsque la pellicule 15 se déplace vers le bas autour du mandrin 17, elle est stabilisée,et exempte de rides lorsqu'elle traverse la zone statique 61. Elle peut alors être initialement réfrigérée dans la zone stagnante 60 avant de traverser la zone turbulente 42. A l'extrémité inférieure de celle-ci ,elle quitte le refreidisseur 16 en passant dans le joint d'étanchéité 63 de sortie, en"Teflon",maintenu appllqué par l'anneau gonflable 69. Le film 15 quitte le refroidisseur 16 à une température de 3500 il est ensuite aplati entre deux cylindres presseurs 18 puis bobiné si on le désire sous la forme d'un rouleau de pellicule de polypropylène pouvant être utilisé pour des opérations d'emballage. Il va de soi que la présente invention a été décrite cidessus à titre purement indicatif, mais nullement limitatif, et que l'on pourra lui apporter toutes modifications de détail conformes à son esprit sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication d'une pellicule tubulaire de matière thermoplastique, caractérisé en ce qu'il consiste :à extruder une résine thermoplastique pour former une pellicule tubulaire de matière thermoplastique en fusion, en mouvement vers le bas, à diriger la pellicule tubulaire ainsi extrudée vers le bas et à la faire passer autour d'un mandrin de refroidissement disposé dans un appareil refroidisseur contenant un liquide de refroidissement, à faire circuler en le dirigeant vers le haut un gaz de refroidissement à l'intérieur d'une section du tube ainsi formé avant qu'il ne vienne en contact avec le mandrin pour refroidir partiellement la matière et pour, simultanément ,dilater la pellicule tubulaire à un diamètre légèrement supérieur au diamètre du mandrin et pour éviter la condensation des produits de décomposition de la résine thermoplastique sur le mandrin au point où la pellicule vient initialement en contact de celui-ci, à faire glisser la surface intérieure de la pellicule tubulaire, partiellement refroidie et dilatée, vers le bas autour de la surface extérieure du mandrin de refroidissement, de manière que cette surface intérieure de la pellicule soit plaquée contre au moins une partie du mandrin par une pression exercée par le dispositif refroidisseur à liquide pour que la pellicule se refroidisse au contact du mandrin, à diriger le liquide de refroidissement du dispositif refroidisseur à relative Lent haute vitesse et en un écoulement turbulent contre la surface extérieure de la pellicule tubulaire pour refroidir celle-ci, puis à recueillir la pellicule tubulaire ainsi refroidie. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le liquide de refroidissement est dirigé à contre-courant par rapport à la direction du mouvement de la pellicule tubulaire glissant sur le mandrin. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le liquide réfrigérant est confiné dans une enceinte annulaire entourant la surface extérieure de la pellicule tubulaire. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la pellicule tubulaire en mouvement vers le bas traverse une zone calme d'écoulement laminaire du liquide de refroidissement avant d'être mise en contact avec la zone dans laquelle le liquide de refroidissement circule en écoulement turbulent. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que la zone calme du liquide de refroidissement est pratiquement confinée. 6. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que la pellicule tubulaire en mouvement vers le bas traverse une zone sensiblement statique de liquide de refroidissement avant de traverser la zone calme de refroidissement. 7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la pellicule tubulaire thermoplastique traverse ane zone statique de liquide de refroidissement avant d'être mise en eontact avec le liquide circulant en écoulement turbulent. 8. Anneau de refroidissement contenant un liquide réfrigérant, pouvant être monté autour d'un mandrin vertical sur la surface extérieure cylïndrique duquel une pellicule tubulaire mince se déplace en glissant dans une direction parallèle à l'axe principal du mandrin entre une extrémité d'entrée et une extrémité de sortie, caractérisé en ce qu'il comprend une paroi extérieure verticale entourant. le mandrin et éloignée de la paroi cylindrique de celui-cS., une paroi verticale intérieure disposée à 11 intérieur de la paroi extérieure et disposée également autour du mandrin, à plus faIble distance de la paroi cylindrique de celui-ci, pour délimiter au voisinage du mandrin une chambre annulaire entourant celui-ci,de manière que le liquide réfrigérant puisse circuler en écoulement turbulent dans cette chambre annulaire autour de la pellicule tutuB laire, des orifices d'admission du liquide réfrigérant dans l'anneau de refroidissement et dans 1' enceinte annulaire par l'extrémité de celle-ci qui est voisine de l'extrémité de sortie et des disposi tifs pour recueillir le liquide réfrigérant à l'extrémité de la chambre annulaire voisine de l'extrémité d'entrée du refroidisseur. 9. Anneau de refroidissement contenant un liquide réfrigérant et entourant un mandrin vertical sur la surface cylindrique duquel une pellicule tubulaire mince se déplace en glissant dans une direction parallèle à l'ase principal du mandrin, entre une extrémité d'entrée et une extrémité de sortie de l'anneau, caractérisé en ce qu'il comprend une paroi extérieure verticale placée autour du mandrin et éloignée de la surface cylindrique de celui-ci, un fond s'étendant radialement depuis le bas de la paroi extérieure verticale en direction du mandrin et limité par un bord intérieur voisin de la surface cylindrique du mandrin, un dispositif élastique d'étanchéité fixé au bord intérieur du fond et s'étendant vers le mandrin, la gaine tubulaire pouvant se déplacer en glissant entre le mandrin.et ce dispositif d'étanchéité, une paroi verticale intérieure disposée autour du mandrin, plus près de la surface cylindrique de eelui-ci que la paroi verticale extérieure, pour délimiter une chambre annulaire immédiatement voisine du mandrin et entourant celui-ci et dans laquelle le liquide réfrigérant peut circuler en écoulement turbulent pour créer une zone de turbulence autour de la surface extérieure de la pellicule tubulaire, une troisième paroi verticale voisine de l'orifice du passage d'entrée de l'anneau de refroidissement et entourant le mandrin, à une distance plus grande que la paroi verticale intérieure,pour délimiter une zone d'écoulement calme voisine de l'extrémité de la paroi verticale et de la zone de turbulence, et un couvercle annulaire s'étendant en direction du mandrin, à partir du sommet de cette troisième paroi verticale et délimitant avec celle-ci ladite zone calme pour se terminer en un point plus proche du mandrin que la troisième paon afin de délimiter nr, zone statique que traverse la pellicules tubulaire avant de parsel dans la zone calse et dans la zone de t#':rbulence.