La présente invention se rapporte aux collecteurs d'énergie solaire. Dans les climats tempérés, le flux solaire est moins important que dans les climats tropicaux, du fait de l'angle entre la direction de propagation de l'énergie solaire et l'angle de la surface sur laquelle elle tombe. Aux latitudes plus élevées, la couverture nuageuse est plus importante au cours drune année et, en conséquence, la quantité d'énergie solaire pouvant être utilisée est moins importante qu'aux latitudes plus basses. En outre, plus la latitude est élevée, plus les températures sont basses et plus les problèmes techniques de l'utilisation de l'énergie solaire comme source de chaleur deviennent difficiles. Dans les climats tempérés, il faut donc utiliser une aire de surface de captage beaucoup plus importante pour obtenir une quantité utile de captage d'énergie solaire, lorsque l'énergie solaire est disponible, que dans le cas des climats tropicaux, mais cela implique, bien entendu, une augmentation considérable du cotit des investissements et, en outre, cela pose plus de problèmes pour placer les collecteurs d'énergie solaire eux-mêmes. Lorsqu'il n'y a lieu d'utiliser que peu de collecteurs, on les dispose en général sur un toit mais, lorsqu'on doit utiliser une surface de captage plus grande, l'encombrement et le poids des collecteurs posent un problème. En outre, dans des climats tempérés, un collecteur dans lequel le fluide en circulation est en contact avec seulement 50 à 60 % de la surface de captage de l'énergie entrain une réduction du rendement global. Un autre inconvénient des collecteurs d'énergie solaire de l'art antérieur consiste en ce qu'à mesure que le fluide qui y circule s'échauffe, non seulement la partie la plus chaude du collecteur capte et absorbe de l'énergie solaire, mais elle rerayonne également de l'énergie du fluide chauffé et le rendement des collecteurs d'énergie solaire est donc limité en raison de ce rerayonnement, le gain thermique total étant la quantité de chaleur absorbée moins la quantité de chaleur rerayonnée (réémise). En conséquence, il est bien clair qu'en trouvant des moyens pour minimiser le rerayonnement des parties les plus chaudes du collecteur, on peut accrottre notablement le rendement global du collecteur. En conséquence, selon la présente invention, un collecteur (capteur) d'énergie solaire comprend une enveloppe délimitant une cavité pour la circulation d'un fluide de refroidissement, ladite enveloppe étant délimitée par un premier élément de surface de captage et un élément de surface postérieur joints à la périphérie pòur former ladite enveloppe et comportant des joints intermédiaires espacés entre les éléments à intervalles, les éléments étant déployés entre les joints pour former une structure en édredon et une surface de captage étant disposée sous la forme d'une couche ou d'un revêtement de matière absorbant l'énergie solaire sur lesdits éléments de captage. La surface de captage peut consister en une couche brillante comprenant une matière absorbant la lumière finement divisée supportée sur la surface du métal thermiquement conducteur. Ainsi, la présente invention permet de produire une enveloppe de collecteur sous la forme d'un élément continu ou sans fin que l'on peut subdiviser en des enveloppes de captage individuelles, selon les nécessités. Cela procure un procédé peu motteux pour fabriquer un collecteur d'énergie solaire. Le rendement du collecteur est très supérieur à celui des collecteurs antérieurs, du fait que le fluide en circulation est en contact avec plus de 70 % de la surface du collecteur et, en général, de l'ordre de 80 à 90 % de la surface du collecteur, ce qui maintient un gradient de température constant sur la surface du collecteur pour un angle d'incidence donné du flux d'énergie solaire. En outre, selon un aspect de l'invention, l'enveloppe de collecteur comporte une entrée et une sortie et sa section transversale moyenne diminue vers la sortie, de sorte que, lorsque le fluide passe de l'entrée à la sortie, sa vitesse augmente. Lorsque le fluide se rapproche de la sortie, sa température augmente, mais en même temps, du fait que sa vitesse dans l'enveloppe augmente, sa durée de séjour diminue, ce qui réduit notablement le rerayonnement du fluide chauffé et augmente encore davantage le rendement résultant du collecteur. Les joints intermédiaires entre l'élément de surface de captage et l'élément de surface postérieur constituent une structure de support mutuel permettant aux éléments d'être d'une construction légère. On peut appliquer un métal thermiquement conducteur en couche mince à une surface de ladite enveloppe ou, en variante, il peut constituer l'élément de captage superficiel de l'enveloppe elle-même. La surface de captage au moins de l'enveloppe peut comporter des convexités ou des concavités régulières ou irrégulières sur sa surface. L'élément de captage de l'enveloppe peut être poli et/ou en plus être recouvert d'une couche mince d'or, d'argent ou de cuivre pour augmenter la réflexion interne et réduire le rerayonnement. La couche mince peut être appliquée par déport électrolytique ou par immersion et la couche de matière absorbant l'énergie peut être appliquée sur la couche mince de métal conducteur.La matière absorbant l'énergie solaire peut être choisie parmi du noir de carbone finement divisé, de préférence d'une dimension granulométrique de l'ordre de 12 millimicrons qui se trouve dans une résine durcissable et est pulvérisé sous forme de solution ou de dispersion sur la surface de captage sur laquelle on la durcit ensuite. L'enveloppe renfermant le fluide de refroidissement comporte une entrée et une sortie, de façon que la section transversale moyenne de l'enveloppe diminue vers la sortie, ce qui augmente la vitesse du fluide vers la sortie, tandis que sa température augmente. Ainsi, la durée de séjour du fluide chauffé dans la portion du collecteur se trouvant vers la sortie est réduite ; par suite, la possibilité de rerayonnement de l'énergie est également considérablement réduite, et par conséquent le rendement du collecteur augmente. Selon un mode d'exécution particulier de la présente invention, les feuilles définissant l'enveloppe de collecteur sont soudées ensemble par points en des points intermédiaires de leur interface de juxtaposition et elles sont ensuite déployées (gonflées) par l'application de fluide sous pression pour produire une structure de type édredon. Les joints intermédiaires des éléments peuvent être disposés aléatoirement ou régulièrement, selon le cas. Selon un mode d'exécution particulier de l'invention, l'enveloppe de collecteur peut renfermer un réfrigérant en phase gazeuse ou en phase vapeur, et le réfrigérant en phase gazeuse peut être de l'air que l'on fait circuler dans l'enveloppe.Le collecteur peut comprendre des moyens moteurs pour faire circuler de l'air par l'enveloppe et chasser l'air chauffé de l'enveloppe pour le faire circuler dans un espace à chauffer. La surface de captage de l'énergie solaire peut être constituée par une composition comprenant une proportion prépondérante de résine acrylique dispersée dans une solution d'acétate d'éthylène-glycol et de xylène ét 4 à 8 % en poids/poids de résine acrylique de noir de carbone finement divisé, la compo sition étant pulvérisée sur la surface de captage et ensuite dur cie à une température élevée. Lors de la formation de la surface de captage de l'énergie solaire elle-même, on préfère disperser le noir de carbone dans la résine acrylique. La résine renferme, de préférence, de 3 à 12 % en poids de noir de carbone et la dimension granulomé trique du noir de carbone doit être aussi faible que possible, à coup sùr de l'ordre de 15 millimicrons et, de préférence, infé rieure à 5 millimicrons. La résine acrylique peut être celle que l'on trouve dans le commerce sous le nom de "LARODUR 538", fabri quée par B.A.S.F.On peut obtenir une surface mate en incorporant une proportion de matière que l'on trouve sous le nom de "DEGUSSA TK loto", de préférence dans une proportion de 3 % à 10 %. On homogénéise alors le mélange de résines, puis on le répand par pul vérisation sur la surface où il se polymérise lentement en pro duisant une couche d'une épaisseur comprise typiquement entre 2 et 12 microns. On peut chauffer la surface ayant reçu la pulvéri sation, ou bien simplement la laisser au soleil sans fluide en circulation dans l'enveloppe pour accélérer la polymérisation de la résine. Lorsqu'on utilise une surface métallique comme paroi extérieure de l'enveloppe de collecteur, il est préférable de durcir la surface pour accélérer la polymérisation, le durcisse ment ayant lieu à une température de l'ordre de 1800C. Un ensemble de collecteur d'énergie solaire selon l'invention peut comprendre un support isolant constitué par une matière plastique expansée, le support comprenant une portion d'appui comportant un bord vertical périphérique pour former une cavité de réception de collecteur, une enveloppe com prenant un collecteur d'énergie solaire selon l'invention consti tuant une enveloppe à fluide permettant de faire circuler un milieu d'échange de chaleur fluide en contact avec la surface de captage de l'énergie solaire, l'enveloppe de collecteur étant disposée dans la cavité du support et une feuille de transmission d'énergie étant disposée à distance de la surface de captage, l'enveloppe et la feuille de transmission pouvant être emboîtées ou moulées dans ledit support et y être retenues par l'élasticité de la matière de support.L'ensemble de collecteur selon l'invention peut être plan ou de forme générale concave ou convexe. Le support peut être recouvert d'une couche de feuil métallique qui y est collée ou peinte pour assurer l'imperméa- bilité à l'humidité, et pour maintenir et augmenter ses propriétés de calorifugeage. La surface de captage peut en outre être recouverte d'une couche constituée par une feuille plastique transmettant l'énergie. Le support peut en outre comprendre, en juxtaposition avec la portion d'appui, un réservoir de milieu fluide. L'enveloppe à fluide permettant la circulation du fluide en contact d'échange de chaleur avec la surface de captage est telle qu'au moins 80 % et, de préférence, 90 % de la surface de captage soit en contact d'échange de chaleur direct avec le fluide en circulation. Le support lui-meme peut être constitué de polyéthylène ou polyuréthane expansé. Le polyéthylène peut être réticulé ; lorsque le polyéthylène est réticulé, il est préférable qu'au cours du passage du support de résine expansée à l'état de mousse, la matière polyéthylènique renferme une certaine proportion d'agent de réticulation pouvant être activé par rayonnement. De façon générale, on connatt bien dans la technique des matières polyéthylèniques expansées réticulées de ce type. L'enveloppe de collecteur peut être incorporée dans une matière cellulaire telle que du polyuréthane pour former avec le glaçage un composant d'un seul tenant. On peut fabriquer l'enveloppe de collecteur en joignant un premier élément et un second élément en feuille sur la périphérie de façon à obtenir une jonction pratiquement étanche aux fluides, en réalisant des jonctions entre les feuilles à des intervalles espacés sur la surface, en introduisant un fluide tel que de l'eau ou de l'air sous pression entre les-feuilles pour les gonfler de façon à former une structure en édredon, tout -n Teiiitallr en meme temps une cavité de circulation du fluide de refroidissement entre eux. Les éléments en feuille constituant l'enveloppe de collecteur peuvent être constitués par des feuilles de matière plastique comme du polyéthylène, du polypropylène, un polyester, du chlorure de polyvinyle ou du polyuréthane. Les feuilles peuvent être dissemblables, l'une pouvant être propre à comporter une surface absorbant l'énergie solaire ou, en variante, les constituants de la surface absorbant l'énergie peuvent être incorporés dans la matière de la feuille en soi, ou bien une combinaison de métal et de matière plastique en feuille où le métal comporte la surface absorbant l'énergie solaire. L'autre feuille peut comprendre une couche de matière isolante s'ajoutant à celle du support isolant.Lorsqu'on utilise une matière plastique pour former au moins une feuille de l'enveloppe, la matière plastique peut être munie directement d'un revêtement ou d'une couche de matière absorbant l'énergie solaire, et le polymère peut en outre être chargé d'une matière thermiquement conductrice telle que l'aluminium, le cuivre ou le fer, pour augmenter et améliorer la conductibilité et le débit d'échange de chaleur entre la surface et le fluide en circulation. On peut constituer une enveloppe de matière plastique par moulage par soufflage ou co-extrusion et l'on peut former les joints espacés par soudage entre les feuilles. Selon un procédé de fabrication, on peut extruder la matière plastique ou lui donner la forme d'un tuyau à grand alésage que l'on aplatit alors et dont on soude les extrémités pour former une enveloppe de collecteur, avec soudage subséquent entre les parois opposées de l'enveloppe ainsi formée. Dans le cas du métal, les feuilles constituant les éléments peuvent être du cuivre, du fer ou de l'aluminium, et elles peuvent être extrêmement minces. L'intervalle entre les feuilles de l'enveloppe formée et gonflée est, de préférence, compris entre 1,0 mm et 10,0 mm pour former une cavité très mince.On peut gonfler la feuille entre des formes pour obtenir une forme cunéiforme avec un intervalle entre les feuilles diminuant vers la sortie, ce qui augmente la vitesse de la matière fluide de refroidissement vers la sortie, et/ou une configuration permettant en outre l'écoulement d'eau de telle façon que l'entrée et la sortie soient d'un seul et même coté, le fluide de sortie revenant par la structure en forme de panneau se trouvant de l'un ou chacun des deux cotés de l'enveloppe. Les feuilles métalliques peuvent être soudées ensemble par points en des points intermédiaires, et la surface métallique peut être recouverte d'une pellicule plastique telle qu'une résine acrylique renfermant du noir de carbone ou une matière en particules analogue absorbant l'énergie solaire. La couche extérieure de matière transmettant l'énergie utilisée dans l'ensemble de captage d'énergie solaire selon l'invention peut être, par exemple, recouverte d'une feuille de "TEDLAR". Cela a l'avantage de former une barrière contre le refroidissement par courant d'air forcé et sert à protéger la surface de captage contre les détériorations lors des manipulations. La couche de matière transmettant l'énergie est placée à distance de l'enveloppe du collecteur. Les figures du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est une vue en plan en coupe partielle d'un collecteur d'énergie solaire selon l'invention. La figure 2 est une coupe suivant la ligne II-II de la figure 1. La figure 3 est une coupe suivant la ligne III-III de la figure 2. La figure 4 représente un détail d'une surface de captage d'énergie solaire destinée à être utilisée dans le cadre de l'invention. La figure 5 est un graphique de l'aire du collecteur en fonction de la température. La figure 6 est une courbe de la température en fonction du temps pour un certain nanbre de collecteurs. La figure 7 est une coupe partielle d'une variante de surface de captage selon 1'invention. Le collecteur de la figure 1 comprend un support 1 en mousse de polyéthylène réticulée comprenant une base 12 et des parois latérales verticales 13 disposées à la périphérie de la base 12, lesdites parois 13 délimitant en combinaison avec la base 12 une cavité de collecteur ouverte 14. Les parois verticales 13 comportent un rebord 15 en saillie vers l'intérieur ayant pour rible de maintenir les composants à l'intérieur de la cavité 14. Le collecteur comporte une entrée 50 et une sortie 51 et la section transversale moyenne de la cavité ou enveloppe 14 du collecteur diminue de l'entrée 50 à la sortie 51 vivoir figure 3). Le support 11 est en polyéthylène et il est en général recouvert d'une couche de feuil d'aluminium qui est liée aux surfaces intérieure et extérieure du support pour constituer une barrière contre le rayonnement ultraviolet et une barrière contre l'humidité. On applique le feuil d'aluminium, à la surface duquel est liée une couche mince de polyéthylène, à la surface du support avec une couche de polyéthylène juxtaposée au polyéthylène réticulé du support. L'application de la chaleur et de la pression au feuil d'aluminium a pour résultat la fusion de la couche de revêtement, ce qui provoque la jonction de la couche de revêtement avec le polyéthylène du support lui-même, et fait adhérer le feuil au polyéthylène. La base de la cavité 14 comporte une couche de silice 16 recouverte diune autre couche de feuil d'aluminium 17. Une enveloppe 18 de collecteur d'énergie est formée à partir de deux tôles métalliques qui sont jointes sur leur périphérie et soudées ensemble par points à intervalles espacés sur leur surface. La périphérie de la tble dont on a réalisé la jonction comporte une entrée 50 et une sortie 51. On place alors l'enveloppe de collecteur ainsi formée dans le support 11 au-dessus du feuil d'aluminium 17. On ferme hermétiquement la sortie et l'on envoie de l'eau sous pression à l'entrée pour gonfler la surface supérieure de l'enveloppe en une pluralité de portions dilatées dans une forme convexe entre les différentes soudures espacées. Cela donne un volume dans lequel le fluide de circulation, dans le cas présent de l'eau, peut circuler pour refroidir la surface de captage gonflée. La surface de captage 19 formée par la surface supérieure déployée en une forme convexe de l'enveloppe 18 du collecteur est dégrossie sur sa face extérieure avant d'être dilatée, puis elle est munie d'une couche ou d'un revêtement de matière absorbant l'énergie solaire. Selon un mode d'exécution typique de l'invention, on charge une résine acrylique, telle que celle fabriquée-par BASF sous le nom de "LARODUR 538", de noir de carbone, typiquement du carbone de cornue produit par Degussa sous le numéro de référence "FW 200", d'une dimension granulométrique inférieure à 5 millimicrons. On charge la résine de noir de carbone, jusqu'à ce qu'elle renferme de 5 à 12 % en poids de noir de carbone. On agite et on homogénéise alors le mélange obtenu, puis on l'applique par pulvérisation à la surface métallique où il se polymérise lentement. Si la dilatation de l'enveloppe du collecteur a lieu avant le montage dans le support ll et non après, on durcit l'enveloppe à une température de 1800C pour accélérer la polymérisation. Le "TK 100" a pour roule de donner une surface mate à la résine, ce qui augmente les propriétés d'absorption de l'énergie solaire. Après avoir assemblé l'enveloppe 18 avec le support, on dépose une couche de verre 21 sur l'enveloppe 18 du capteur, et on la met en position par embottement brusque sous le rebord 15. On dispose alors l'ensemble de collecteur dans une position normale ou sensiblement normale, comme il convient, par rapport au rayonnement solaire incident. On envoie du fluide de refroidissement, typiquement de l'eau, dans le collecteur, celui-ci est chauffé par l'énergie captée à la surface et le fluide chauffé sort du collecteur. I1 est clair que, pour un rayonnement d'énergie solaire constant à un niveau de flux donné, la vitesse d'augmentation de la température du fluide est rapide dans une aire croissante. On a fait sur la figure 6 une comparaison d'une longueur donnée de collecteur d'un mètre de large, à des débits de fluide constant. I1 ressort de la figure 5 que la longueur de collecteur optimale pour le flux et le débit concernés est de 1,0 m. Pour des longueurs très supérieures à cette valeur, l'augmentation de dimension du collecteur ne produit pas une augmentation notable de la température finale de l'eau. On notera que les chiffres indiqués sur la figure 5 dépendent d'une vitesse constante de circulation d'eau. La figure 4 illustre un mode d'exécution particulier d'une surface de captage pouvant être utilisée pour l'enveloppe de collecteur selon l'invention. Une surface de captage 25 constituant la paroi découverte de l'enveloppe 18 du collecteur (dont le reste n'est pas représenté) comporte une surface de captage extérieure 26 comportant une pluralité de portions en forme de dôme saillantes 27 ayant chacune une ouverture circulaire 28 à leur extrémité séparée de la surface de captage 25. La portion en forme de dôme 27 est enduite de la composition absorbante à la fois sur la surface intérieure et la surface extérieure, et la surface de captage 25 en soi est également enduite sur sa face extérieure de la composition absorbant l'énergie.Ainsi, l'énergie solaire tombant suivant un angle oblique est captée, tandis que le rerayonnement est capturé sur la surface intérieure de la portion sphérique 27. La figure 6 est une comparaison du temps de réponse en fonction de la température pour quatre capteurs. La courbe "E1" correspond au collecteur selon l'invention comportant une couche 21 de pellicule plastique, la courbe "E2" à un collecteur selon l'invention comportant une couche 21 de verre, la courbe "M" à un collecteur fabriqué sous le nom de "MIROMET" et la courbe "H" à un collecteur vendu par ilitachi. I1 y a lieu de noter que le temps de réponse initial pour le collecteur selon l'invention est nettement plus élevé et plus rapide que pour les collecteurs antérieurs. On a représenté sur la figure 7 une variante de surface de captage selon l'ipvention. Le collecteur comprend une plaque d'appui 110 et une surface de base 111 écartée de la plaque d'appui 110 en une configuration rembourrée pour délimiter une enveloppe de circulation 112 par laquelle on peut faire circuler une matière réfrigérante pour capter toute chaleur éventuellement absorbée et transmise par la paroi 111. La paroi 111 comprend une pluralité de portions en forme de dômes ou convexes et elle est, à des intervalles 113, fixée à la plaque de support aux fins de renforcement mutuel de la structure. Ainsi, la structure avec sa paroi 111 peut être constituée par une épaisseur de métal relativement faible. La surface extérieure de la paroi 111 comporte une couche de matière absorbant l'énergie solaire 114 qqi est soudée avec d'autres couches de résine transparente 116 et les irrégularités et creux de la surface définie par la couche absorbante 114 sont comblés de façon que la surface extérieure 116 de la couche de résine soit sensiblement plane. On prépare une solution de cuivrage par dépôt électrolytique renfermant 110 grammes par litre de sulfate de cuivre, 110 grammes par litre d'acide sulfurique, 0,5 gramme par litre de sulfate ferreux ou de sulfate de zinc ou, en variante, on peut utiliser l'une des solutions de métallisation décrites dans "Galvano technique" 1949, 90 édition, volume 1, pages 7-29 et suivantes. On expose la surface extérieure de la paroi 111 à l'action de cette composition pendant une période maximale de 40 secondes pour obtenir une couche mince de cuivre sensiblement uniforme sur la surface. En cours de fonctionnement, un rayonnement solaire tombant sur la surface plane 116 passe directement dans la résine et, de là, dans la couche absorbant l'énergie solaire où l'énergie solaire est transformée en chaleur et transmise, par la paroi 111, au fluide de refroidissement circulant dans l'enveloppe 112. Comme le fluide de refroidissement est pratiquement en contact avec la totalité de la surface de captage de L'énergie, les variations locales de température sur la surface sont faibles. Lorsque la température du fluide de refroidissement augmente, la température de la surface de captage augmente proportionnellement et la réémission de rayonnement augmente. Les portions de la surface qui sont sensiblement parallèles à la surface 116 auraient tendance à rerayonner et le rerayonnement aurait tendance à traverser la surface et à sortir dans l'atmosphère, bien que le niveau de rerayonnement soit très réduit par l'effet réfléchissant de la surface 116.Cependant, lorsque le rerayonnement a lieu à partir de surfaces faisant un angle important, c'est-à-dire supérieur à environ 50 ou 100, avec la surface 116, le rayonnement subit bien entendu une réflexion interne totale le renvoyant à la surface de captage où il est de nouveau capté. On va donner à présent un exemple typique non limitatif du revêtement selon l'invention 54 parties en poids de résine acrylique que l'on trouve dans le commerce sous le nom de "LARODUR 538" sous la forme d'une solution à 55 % ; 22 parties en poids d'acétate d'éthylène-glycol ; 23 parties en poids de xylène ; 18 parties en poids de noir de-carbone dénommé "FW 200", ce qui est équivalent à 6 % de noir de carbone, par rapport au poins total de 'LvEDUE'. On broie le noir de carbone, avant incorporation, dans un broyeur à boulets jusqu'à ce qu'il ait une dimension granulométrique de 15 millimicrons. On disperse les constituants de la composition dans un appareil d'homogénéisation, puis on la pulvérise sur la surface de captage. On durcit le revêtement pendant 30 minutes à 1800C. Loraqu'on la pulvérise sur du verre, l'effet de cette composition ressemble assez à celui de lunettes de soleil sombres, c'est-à-dire un aspect transparent et brillant. Le revêtement décrit ci-dessus s'est avéré particulièrement efficace. REVENDICATIONS 1.- Collecteur (capteur) d'énergie solaire, caractérisé en ce qu'il comprend une enveloppe délimitant une cavité pour la circulation d'un fluide de refroidissement, ladite enveloppe étant délimitée par un premier élément de surface de captage et un élément de surface postérieur joints à la périphérie pour former ladite enveloppe et comportant des joints intermédiaires entre lesdits éléments disposés à intervalles entre eux, les éléments étant déployés entre les joints pour former une structure en édredon, et une couche ou un revêtement de matière absorbant l'énergie solaire disposée à la surface dudit élément de captage. 2.- Collecteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la surface de captage comprend une couche brillante dans laquelle est incorporée une matière absorbante légère finement divisée supportée à la surface d'un métal thermiquement conducteur. 3.- Collecteur selon la revendication 2, caractérisé en ce que la matière therniquement conductrice est appliquée sous forme de couche mince à une surface de ladite enveloppe, ayant une épaisseur de 2 à 12 microns. 4.- Collecteur selon L'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la surface de captage au moins de l'enveloppe est en métal et comporte des convexités ou des concavités régulières ou irrégulières à sa surface. 5.- Collecteur selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que l'élément de captage de l'enveloppe est recouvert d'une couche mince d'or, d'argent, de cuivre ou de résine pour augmenter la réflexion interne. 6.- Collecteur selon la revendication 5, caractérisé en ce que ladite couche mince est un métal et est appliquée par métallisation par dépôt galvanique ou immersion. 7.- Collecteur selon l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisé en ce que la couche de matière absorbant l'énergie est appliquée sur la couche mince de métal conducteur. 8.- Collecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 7 caractérisé en ce que la matière absorbant l'énergie -solaire est dispersée dans une résine durcissable. 9.- Collecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que la matière absorbant l'énergie solaire est du noir de carbone finement divisé dispersé uniformément dans une résine durcissable et pulvérisé sur la surface de captage. 10.- Collecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que l'enveloppe pour fluide de refroidissement comporte une entrée et une sortie, de sorte que la section transversale moyenne de l'enveloppe diminue vers la sortie, ce qui augmente la vitesse de passage du fluide de refroidissement vers ladite sortie. 11.- Collecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que l'enveloppe est en métal ou en matière plastique. 12.- Collecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que les feuilles définissant l'enveloppe du collecteur sont soudées ensemble par points en des points intermédiaires sur leur interface juxtaposée, et en ce qu'elles sont ensuite déployées par application de fluide sous pression pour produire une structure en édredon. 13.- Collecteur selon la revendication 12, caractérisé en ce que la jonction intermédiaire des feuilles constituant l'enveloppe est aléatoire. 14.- Collecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que la jonction intermédiaire des feuilles est réalisée suivant une configuration régulière. 15.- Collecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisé en ce que son enveloppe renferme un fluide de refroidissement en phase gazeuse ou vapeur. 16.- Collecteur selon la revendication 14, caractérisé en ce que le liquide de refroidissement en phase gazeuse est de l'air que l'on fait circuler dans l'enveloppe, et en ce que le collecteur comprend des moyens moteurs faisant circuler l'air par l'enveloppe du collecteur pour chasser l'air chauffé de l'enve- loppe et le faire circuler dans un espace à chauffer. 17.- Collecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 16, caractérisé en ce que la surface de captage de l'énergie solaire est constituée par une composition comprenant une proportion pretpondérante de résine acrylique dispersée dans une solution d'acétate d'éthylène-glycol et de xylène, et 4 à 8 % en poids de noir de carbone, rapporté au poids de résine acrylique, le noir de carbone ayant une dimension granulométrique de 12 à 15 millimicrons pour obtenir la transparence optimale du revêtement durci, la composition ayant été appliquée par pulvérisation à la surface du collecteur , puis durcie à une température élevée. 18.- Collecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 17, caractérisé en ce que son enveloppe est constituée par une feuille plastique constituant l'élément de surface postérieur et une feuille métallique formant l'élément de surface de captagé comportant la matière absorbant l'énergie. 19.- Collecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 18, caractérisé en ce qu'il chauffe des fluides pour préparer de l'eau chaude, à des fins de chauffage ou pour entraîner une thermopompe. 20.- Procédé de formation d'un collecteur (capteur) d'énergie solaire selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on joint un premier élément en feuille et un second élément en feuille à leur périphérie pour obtenir une jonction pratiquement étanche aux fluides, on réalise des joints espacés entre les feuilles à intervalles espacés entre eux, on introduit du fluide sous pression entre les feuilles pour les gonfler de façon à former une structure en édredon pour définir une enveloppe de circulation de fluide de refroidissement entre lesdits éléments, puis l'on applique une couche de matière absorbant l'énergie solaire à l'un des éléments de l'enveloppe pour constituer une surface de captage.