La présente invention se rapporte å une embase de scellement pour poteaux destinés à être enfoncés ou fichés dans le sol et maintenus dans une position le plus souvent verticale. Elle est applicable à la pose de poteaux de tous genres, pour des applications très diverses, bien qu'elle soit d'une utilisation particulièrement intéressante pour la pose de poteaux destinés à recevoir des panneaux, plus spécialement des panneaux de signalisation routière. Les panneaux de signalisation routière verticale sont en principe fixés, généralement par des brides boulonnées, sur des poteaux métalliques formant supports, ayant des sections et des hauteurs variables. Ces poteaux sont eux-mFmes fichés dans le sol, par exemple sur des accotements de chaussées, des trottoirs, des îlots routiers, etc... Selon la technique actuellement utilisée, un trou de dimensions appropriées est creusé dans le sol, le plus souvent à l'aide dune pelle et d'une pioche. Le poteau à poser est ensuite présenté verticalement au centre du-trou, puis calé dans la position voulue, à sa base au moyen de pierres ou de matériaux récupérés à partir de l'excavation formée, et dans une partie plus haute, au-dessus de la surface du sol, au moyen d'étais.Ensuite, un massif en béton est coulé autour du poteau, jusqu' un niveau situé par exemple 10 centimètres au-dessous de la surface du sol, et le sol initial est reconstitué autour du poteau dans l'épaisseur restante, par exemple sous forme de terre gazonnée, de route, de trottoir, etc... On laisse ensuite s'écouler un temps suffisant, par exemple 24 heures, pour permettre la prise du béton, et le panneau de signalisation est alors fixé sur le poteau par exemple par boulonnage. Une fixation imiediate n'est en effet pas possible, étant donné que la prise au vent du panneau est telle qu'elle provoquerait le basculement du poteau portant le panneau sous l'effet du vent si ce panneau était mis en place avant la prise du béton. En cas de panneaux de grandes dimensions, la fixation est assurée sur plusieurs poteaux verticaux, généralement au nombre de deux, et un renforcement est le plus souvent prévu sous forme de poteaux inclinées servant d'étais, qui sont égale- ment fichés dans le sol au moyen d'un passif de béton. Lorsqu'un poteau doit etre-enles ou remplacé, par exemple par suite d'une détrioration sous l'effet du choc cau se par un véhicule ou pour toute autre raison, on enleve alors tout le massif de scellement, qui doit outre reconstitué en un autre endroit lors du remplacement du poteau. Cette technique en soi usuelle présente un certain nombre d'inconvénients. Ainsi, lors de la pose du poteau, un matériau d'rapport tel que le béton est nécessaire. Ce matériau doit être amené sur le lieu de pose du poteau. Par ailleurs, il est généralement comateux et nécessite pour son emploi une manipulation différente de celle d'un simple terrassement. En outre, la pose d'un panneau de signalisation exige deux interventions successives, l'une pour la pose du poteau et l'autre pour la fixation du panneau après la prise du béton, ce qui représente une perte de temps non négligeable, en particulier dans le cas de poteaux de signalisation routière assez éloignés des villes. L'enlèvement des matériaux provenant de l'excavation exige également l'emploi d'un véhicule approprié. Enfin, lorsqu'un poteau doit être remplacé ou enlevé, un engin est le plus souvent nécessaire pour extraire le massif de béton du sol, et dans ce cas encore il en résulte des frais supplémentaires, auxquels il faut ajouter ceux résultant du rebouchage de l'excavation. I1 résulte donc de cette technique un prix de revient élevé et des opérations peu pratiques, le nombre des poteaux pouvant être posés par une équipe d'ouvriers dans un temps donné étant limité. Le but de l'invention est de remédier aux inconvénients susmentionnés et de créer une embase de scellement pour poteaux, utilisable notamment bien que non exclusivement pour les poteaux destinés à recevoir des panneaux de signalisation routière, pouvant être enfouie dans le sol d'une façon simple et rapide et permettant la pose d'un poteau et du panneau de vans entre fixé sur lui au cours d'une seule opération, sans nécessiter d'intervention ultérieure répétée, et rendant en outre possible le remplacement du poteau sans devoir changer l'embase de scellement, par une opération également simple et rapide. L'invention est matérialisée dans une embase de scellement pour poteaux, notamment pour poteaux destinés à des panneaux de signalisation, caractérisée en ce qu'elle comprend une partie en forme de manchon destinée i la réception amovible du poteau i poser, et au moins une semelle d'ancrage portée par cette partie en forme de manchon vers son extrémité inférieure et s'étendant latéralement à partir de ladite partie, cette embase étant destinée à être enfouie dans le sol dans une position telle que la partie en forme de manchon s'étende en principe jusqu' la surface du sol, tandis que la semelle d'ancrage prévue vers son extrémité inférieure s'étend latéralement pour réaliser le scellement. La partie en forme de manchon de l'embase de scellement peut être constituée par un tube ayant une forme en section droite adaptée à la forme du poteau à recevoir. On utilise généralement, pour les panneaux de signalisation routière, un certain nombre de sections de poteaux rectangulaires, carrées ou rondes, réalisées à partir de tale d'épaisseur convenable, ces sections étant fermées ou dans certains cas ouvertes et présentant parfois des parties rentrantes ménageant un profilage ou nervurage de renforcement de la tôle formant le poteau. Dans un tel cas, on prévoit avantageusement pour le manchon une section droite correspondant à la section enveloppe du poteau à poser. La semelle de l'embase de scellement peut se présenter sous diverses formes. Suivant un mode de réalisation préférentiel, elle est constituée par une plaque qui peut avoir une forme carrée, rectangulaire, ronde ou autre. ta partie en forme de manchon peut, selon une construction avantageuse, être fixée par exemple par soudage, par son extrémité inférieure, sur cette plaque formant semelle. Celle-ci présente alors judicieusement en son centre un trou d'écoulement des eaux de diamètre approprié. Afin de faciliter le positionnement de la semelle lors de la pose de l'embase de scellement, il est prévu avantageusement un embout de centrage de préférence tubulaire, rapporté par exemple par soudage sur la face inférieure de la plaque formant semelle. Suivant une variante de réalisation, la plaque formant semelle peut être munie d'un orifice central ayant la forme de la section droite de la partie en forte de manchon et dans lequel cette partie est engagée. Ladite partie en forme de Mn- chon peut présenter alors judicieusement i son extrémité infe- rieure une portion de forme générale conique ou pyramidale i sns*t dirigé vers le bas, ménageant une pointe de centrage et de positionnement de l'embase. Cette forme de l'extrémité inférieure du manchon peut être obtenue en découpant cette extrémité inférieure en dents de scie et en repliant les dents ainsi formées pour constituer une pointe inférieure. Un renforcement est prévu de préférence entre cette plaque et la partie en forme de manchon, au moyen de contreforts s'étendant entre ces deux parties, répartis judicieusement en nombre suffisant autour de ladite partie en forme de manchon, ces contreforts pouvant se présenter sous la forme de goussets, contrefiches, etc... Selon une réalisation judicieuse, quatre goussets sont prévus entre la plaque formant semelle et la partie en forme de manchon. Suivant une variante, cette semelle d'ancrage pourrait également être constituée par des bras s'étendant latéralement depuis la partie en forme de manchon et rendus solidaires de celle-ci. Suivant une autre particularité avantageuse, des moyens sont prévus sur la partie en forme de manchon pour le blocage du poteau dans celle-ci. Selon une réalisation préférentielle, l'extrémité supérieure de cette partie en forme de manchon est fendue dans le sens de la hauteur et des organes de serrage sont prévus pour immobiliser le poteau introduit dans ladite partie en forme de manchon. On peut prévoir avantageusement deux fentes diamétralement opposées et des oreilles s'étendant depuis la partie en forme de manchon et associées à des boulons de serrage. Toutefois, on pourrait également prévoir un collier entourant cette extrémité supérieure de la partie en forme de manchon, qui est rendue élastique du fait de la présence des fentes, pour serrer et bloqueur le poteau introduit en place dans ladite partie. L'embase de scellement suivant l'invention est réalisée en métal, judicieusement en tôle d'acier doux galvanisée ou traitée pour éviter la corrosion dans le sol. Bien qu'une telle embase convienne de façon particu lière pour la pose de poteaux verticaux, on peut également, en inclinant la semelle d'ancrage par rapport à la partie en forme de manchon, réaliser une embase de scellement convenant à la pose de poteaux inclinés, par exemple de poteaux servant d'étais pour panneaux de grandes dimensions. Lors de l'utilisation, l'embase de scellement est en fouie dans le sol en creusant une excavation de dimensions appropriées et en plaçant cette embase dans l'excavation, la semelle reposant sur le fond de celle-ci, puis en rebouchant l'excavation avec les matériaux excavés et en compactant. L'extrémité supérieure de la partie en forme de manchon va alors se trouver sensiblement au niveau de la surface du sol. On conçoit que la pose d'un poteau s'effectue simplement par engagement et blocage de celui-ci dans cette partie en forme de manchon. Le panneau peut être alors adapté immédiatement sur le poteau ainsi posé. La description qui va suivre, faite en regard du dessin annexé, donné à titre non limitatif, permettra de mieux comprendre l'invention. La Fig. 1 est une vue en élévation d'un mode de réalisation possible d'embase de scellement suivant l'invention. La Fig. 2 est une vue en plan correspondante. La Fig. 3 est une vue à plus petite échelle, montrant le mode d'utilisation de ltembase de scellement suivant l'invention pour la pose d'un poteau destiné à un panneau de signalisation routière. t'embase de scellement représentée sur le dessin, qui est désignée dans son ensemble par la référence t, comprend une partie en forme de manchon 2, une semelle d'ancrage 3 et des goussets de renforcement 4 s'étendant entre ces deux parties. Ces différentes parties sont réalisées judicieusement en tôle d'acier doux galvanisée ou en un matériau équivalent. La partie en forme de manchon 2 est constituée par un tube ayant ici une section droite rectangulaire, correspondant à la section enveloppe du poteau à poser et présentant des dimensions légèrement supérieures, afin de permettre un engagement aisé de ce poteau dans ce tube. A son extrémité inférieure, la partie en forme de manchon 2 est soudée sur la semelle d'ancrage 3. A son extrémité supérieure, cette partie en forme de manchon 2 présente deux fentes verticales opposées 6 s'étendant sur une certaine hauteur, ce qui confère à cette extrémité supérieure de la partie en forme de manchon une certaine flexibilité. Des oreilles 7 étendant latéralement par paires sont rapportées par exemple par soudage sur l'extrémité supérieure de cette partie en forme de manchon, de part et d'autre des fentes, et des boulons de serrage 8 sont conjugués à ces oreilles. La semelle d'ancrage 3 de l'embase est constituée dans le cas présent par une plaque de forme générale carrée à angles abattus, munie en son centre d'un trou 31 d'écoulement des eaux. Un embout de centrage tubulaire 5 est soudé sous cette plaque, autour du trou 31. Suivant le mode de réalisation considéré, quatre goussets de renforcement 4 sont prévus entre les quatre faces de la partie en forme de manchon 2 et la plaque formant semelle 3. Ces goussets 4 ont la forme de triangles rectangles et sont soudés sur la partie en forme de manchon et sur la plaque 3. Ils permettent d'obtenir ainsi un ensemble : partie 2 - semelle 3 goussets 4, d'une grande rigidité. Le mode d'utilisation de l'embase de scellement suivant l'invention sera mieux compris en regard de la Fig. 3. Pour cette utilisation, on creuse d'abord dans le sol une excavation de profondeur appropriée, qui pour l'utilisation de l'embase telle que représentée sur les Fig. t et 2 a une section droite horizontale sensiblement carrée, légèrement supérieure à la dimension de la plaque formant semelle 3. On place ensuite l'embase dans l'excavation dans la position représentée sur la Fig. 3, la plaque 3 venant reposer sur le fond de l'excavation, tandis que l'embout 5 sert au centrage et au positionnement de l'embase dans le trou, la partie en forme de manchon 2 étant disposée verticalement. Un positionnement correct de l'embase peut être obtenu en frappant au besoin sur la plaque 3 ou la partie en forme de manchon 2, sans crainte de déformation de l'embase du fait de la rigidité de l'ensemble. Dans cette position de l'embase, on comble l'excavation avec du matériau de remblai ou les matériaux excavés, en procédant par couches successives, qui sont compactées par exemple avec une massette. On poursuit cette opération jusqu'à une hauteur de 10 centimètres par exemple au-dessous de la surface du sol. Un poteau peut ensuite être introduit dans l'embase corme indiqué en 9 sur la Fig. 3, jusqu'à venir buter contre la plaque formant semelle 3. I1 est alors bloqué en place par serrage des boulons 8, le blocage étant réalisé par l'intermédiai- re des orèjiles 7 et des portions fendues de la partie en forme de manchon 2. Ensuite, la surface du sol est reconstituée comme indiqué en 10. Le panneau, tel qu'un panneau de signalisation routière 11, peut être fixé immédiatement sur le poteau 9 ainsi posé de la manière habituelle. Le fait de noyer les oreilles 7 et les boulons de blocage 8 dans la surface du sol évite toute dépradation ou intervention intempestive sur le poteau ou panneau ainsi posé. Si le poteau doit être remplacé, il suffit alors de dégager les oreilles 7 et les écrous 8 en enlevant la couche formant la surface du sol et de desserrer les écrous pour pouvoir dégager le poteau, par exemple un poteau endommagé, et pour le remplacer immédiatement par un autre poteau, sans intervention sur l'base elle-mOme, ce qui représente comme on le comprend aisément une opération simple et rapide, sans commune mesure avec l'intervention requise selon la technique antérieure. Si le panneau de signalisation doit être supprimé, on peut même récupérer 1 'embase en formant une excavation appropriée, et cette récupération peut avoir lieu sans devoir faire intervenir un engin quelconque. t' embase de scellement suivant 1' invention remédie ainsi à tous les inconvénients de la technique antérieure et supprime en particulier la réalisation d'un massif de béton au autre, tout en permettant la pose d'un poteau au cours d'une seule intervention d'une équipe d'ouvriers, ce qui correspond à un gain de temps important et à la possibilité, pour une même équipe, de poser un plus grand nombre de poteaux ou panneaux. Des modifications peuvent être apportées au mode de réalisation décrit, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Embase de scellement pour poteaux, notamment pour poteaux destinés à des panneaux de signalisation, caractérisée en ce qu'elle comprend une partie en forme de manchon destinée à la réception amovible du poteau à poser, et au moins une semelle ancrage portée par cette partie en forme de manchon vers son extrémité inférieure et s'étendant latéralement à partir de ladite partie, cette embase étant destinée à être enfouie dans le sol dans une position telle que la partie en forme de manchon s'étende en principe jusqu'à la surface du sol, tandis que la semelle d'ancrage prévue vers son extrémité inférieure s'étend latéralement pour réaliser le scellement. 2. Embase de scellement suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la partie en forme de manchon est constituée par un tube ayant en section droite une forme adaptée à la forme du poteau à recevoir. 3.- Embase de scellement suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la semelle d'ancrage est constituée par une plaque sur laquelle la partie en forme de manchon est fixée, notamment par soudage. 4.- Embase de scellement suivant la revendication 3, caractérisée en ce qu'un embout de forme tubulaire servant d'embout de centrage est rapporté, notamment par soudage, sur la face inférieure de la plaque formant semelle d'ancrage, au centre de celle-ci, et en ce qu'il est prévu dans ladite plaque au moins un trou d'écoulement des eaux débouchant vers le bas au droit de cet embout. 5.- Embase de scellement suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la semelle d'ancrage, est constituée par une plaque munie d'un orifice central dans lequel la partie en forme de manchon est engagée et fixée. 6.- Embase de scellement suivant la revendication 5, caractérisée en ce que la partie en forme de manchon est terminée à son extrémité inférieure par une partie de centrage et de positionnement en forme de pointe. 7.- Embase de scellement suivant la revendication 3 5, caractérisée en ce qu'un renforcement constitué par des contreforts est prévu entre la plaque et la partie en forme de manchon. 8.- Embase de scellement suivant la revendication 7, caractérisée en ce que ces contreforts sont constitués par des goussets soudés ou autrement fixés sur la plaque et sur la partie en forme de manchon. 9.- Embase de scellement suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la semelle d'ancrage est constituée par des bras s'étendant latéralement depuis la partie en forme de manchon. 10.- Embase de scellement suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la partie en forme de manchon est perpendiculaire à la semelle d'ancrage ou inclinée par rapport à celle-ci.