La présente invention concerne un appareil orthopédique, du genre corset, constitué par un élément appliqué contre le bassin et au moins un élément additionnel annulaire entourant le thoras qui sont reliés les uns aux autres par des entretoises flexibles, elastiques et de longueur réglable selon des directions opposées Un tel appareil, appelé communement corset orthopédique, est destiné au-traitement thérapeutique des déviations de la colonne vertébrale (scoliose) de jeunes patients conjointement à la kiné- sîtherapie et autres thérapies fonctionnelles indiquées pour les soins du malade.L'utilisation d9un appareil orthopédique a pour but de stabiliser le squelette et de subvenir aux améliorations déjà obtenues. Dans certains cas, ceci contribue à surveiller la croissance et à rectifier la difformité de la colonne vertébrale De nombreux appareils ayant des structures différentes sont déjà connus pour lesquels les considérations et aspects specifi- ques à la thérapie sont déterminants pour le choix de leur cons truction.Il résulte de ceci qu'aucune procédure de traitement en général valable et uniforme ne peut êtse appliquées an l'occu- ronce, à la thérapie extrêment problématique des déviations de la colonne vertébrale ou scoliose. L'invention a pour objet, dans un but de traitement thérapeu- tique, l'obtenir une correction optimale de la scoliose au moyen d'une action spécifiquement thérapeutique. Les données mécaniques fonctionnelles des simples vertèbres produisent peur chaque dévia- tion progressive de l'axe du squelette, outre une gibbosité scoliotique, egalement une torsion des parties de la colonne vertébrale courbées d'une ampleur differente* Cotte particularité morphologique de la scoliose due aux articulations vertébrales n'a pas seulement pour résultat des déformations inportantes du dos telles que la formation de voussures cyphotiques au niveau du thorax ou des lombes, mais également elle est la cause essentielle d'une ankylose croissante de la difformité. Les contractures des tendons et des muscles, la déformation et le coincement des articulations sont à considérer là comme causes essentielles, de sorte que le déplacement en torsion doit entre attribué également à l'importance considérable du traitement thérapeutique pour autant qu'il n'y ait pas de modifications irréductibles de la colonne vertébrale. Un appareil orthopédique du type défini dans l'entrée on matière a déjà été divulgué dans la demande de brevet allemand DE#S J036 468. Dans cet appareil, des moyens de tension, tels que des courroies ou des brides guidées par des appuis, sont disposées entre l'élément appliqué contre le bassin et l'élément supérieur destiné au thorax, et permettent une élongation de la colonne vertébrale. A cet égard, l'appareil de la colonne vertébrale permet d'être tordu sensibleirent pendant l'étirage des moyens de tension. Cependant, l'appareil n'applique pas une torsion. Une éventuelle torsion, corrigeable, n1 est pas également obtenue. Le traitement au moyen d'une détorsion active suppose, lors par exemple d'une simple lordose lombaire, en forme de C, l'#fbieoee d'un effort qui tourne, par torsion, la colonne vertébrale à la base de la difformité par rapport au bassin, afin que le manque de réglage résultant de ceci à la partie supérieure du tronc par rapport au bassin soit spontanément corrigé par un déplacement à rotation à l'opposé, grâce à quoi il se produit une détorsion active coopérant avec une correction de la scoliose notablement différente. Le but de la présente invention est de fournir un appareil orthopédique au moyen duquel le processus concernant l'influence de l'effort élastique se répète en permanence, lors des déplacements naturels du tronc, de sorte que, outre une détorsion et une activation des forces musculaires corrigées du tronc, soit obtenu un assouplissement croissant des contractures existantes.En outre, pour utiliser toutes les possibilités d'une thérapie active appartenant au cadre du traitement orthopédique, des suppositions doivent être faites pour ap liquer l'influence des efforts à des endroits convenables présélectionnés en correspondance avec le rapport médbal de la scoliose, de sorte que des forces puissent être exercées directement ou indirectement, suivant des directions différentes, sur les voussures conjointement à un déplacement de la scoliose et à une modification de ltensemble de la staticlue. A cette fin, 11 appareil orthopédique conforme à l'invention est caractérisé en ce que des brides élastiques sont disposées entre des éléments entcur#:nt le thorax et l'élément appliqué contre le bassin, diagonalement aux pourtours de ces élemente. cet appareil orthopédique est adapté aux hypothèses nécessaires aux mesures thérapeutiques expliquées ci-dessus. Les éléments annulaires destinés au thorax, répartis sur une ou plusieurs sections de la colonne vertébrale, qui sont reliés à l'élément appliqué contre le bassin et les uns sous les autres au moyen d'entretoises flexibles et élastiques et de brides élastiques gauchies pour la colonne vertébrale, permettent la mobilité, sans contrainte, de la colonne vertébrale par rapport au bassin, pour des mouvements à rotation et de poussée, et également pour des mouvements par flexion -et extension. Grâce aux possibilités, inhérentes à la structure de l'appareil conforme à-lsinvention, de pose des entretoises réglables en longueur à des endroits quelconques de la totalité de la circonférence des simples élcments annulaires, des forces peuvent btre appliquées entre les éléments destinés au thorax, de sorte qu'un sens de déplacement souhaité s'effectue sensiblement suivant le sens d'un mouvement à rotation, de poussée ou à basculement ou bien encore, suivant la direction combinée de ces mouvements. De cette manière, on parvient, sans une restructuration de l'appareil à créer, selon les préceptes envisagés de dérotation et de correction ou de-la statique de la colonne vertébrale adaptant l'axe du squelette, un effet qui n'est pas obtenu au moyen des appareils connus. D'autres caraetéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront plus clairement à la lecture qui suit de plusieurs exemples de réalisation-et à l'examen des dessins annexés correspondants, dans lesquels - la Fig. 1 représente sc:-ématiquement un appareil orthopédique à deux éléments ; - la Fig. 2 montre en partie une bande de plaques de fixation d'un élément - la Fig. 3 est une vue de profil d'une plaque de fixation montrée à la Fig. 2 ; - la Fig. 4-montre une entretoise à plus grande échelle - -la Fig. 5 représente schématiquement l'appareil de la Fig. 1 selon un exemple d'utilisation i la Fig. 6 représente echématiquement le fonctionnement de l'appareil de la Fig. 1 propre à un effet de détorsion sur la colonne vertébrale ; ; et - la Fig. 7 représente schématiquement un appareil orthopédique à trois éléments réglables dans des plans différents. Selon une forme de réalisation préférée, un appareil orthopnée dique tel que montré à la Fig. 1 comprend deux éléments, à savoir un élément I propre à entourer le thorax comme un corset, et un élément 2 propre à entourer le bassin, qui sont conçus individuellement sur mesure, c 'est-à-dire après moulage par des baleines oude la matière plastique, éventuellement comme un corset provisoire en plâtre. Lors de la mise et de l'enlèvement de l'appareil, les éléments de forme annulaire sont munis de charnières et d'un dispositif à fermeture. Autour des deux éléments 1 et 2 sont posées et fixées des bandes unitaires équipées de plaques de fixation 4. Chacune de ces plaques 4, qui peut être en matière plastique, est équipée de bordures latérales estampées 5, qui servent à un meilleur maintien de la plaque de fixation dans le plâtre ou qui peuvent être 1 rompues lors de la fixation à d'autres matériels, grâce par exemple à7rivetage, vissage ou collage, suivant la ligne pintUlee 6. Du côté de la plaque suivante, sur l'une des faces, on trouve deux languettes 7 munies de boutons-pression 8 qui peuvent s'engager par pression dans des trous 9 de la plaque suivante. La partie médiane 10, plus volumineuse, est équipée de préférence de deux trous taraudés 11 en vue de sa fixation à une entretoise-support 13. Dans chacune des plaques de fixation 4, selon les dimensions, peut être prévu un ou plusieurs alésages 12 pour river ou visser les plaques de fixation. Plusieurs plaques 4 reliées les unes aux autres forment une bande unitaire présentant une certaine flexion verticalement à la surface d'appui de Appareil orthopédique. La constitution d'une bande unitaire par l'assemblage de simples plaques de fixation permet de modifier facilement la longueur de la bande en dépandance du pourtour du tronc, mais également d'assurer une surface drapput plate pour l'élément terminal 14 de l'entretoire 13 (Fig. 4). Sur la Figo 4 est représentée une entretoise 13 à longueur réglable et en partie flexible. Chacun de ses éléments terminaux 14 munis d'alésages 15 est fixé respectivement à l'élément annlnmre orthopédique 1 ou à l'élément 2 destiné au tronc. Les éléments terminaux 14 sont munis chacun également d'un autre alésage 16 dans lequel est inséré et fixé au moyen d'une goupille transversale 19 un levier 17b ou 18b d'une articulation à cardan 17 ou 18 constituées chacune d'un élément médian e#eux leviers s'engageant diamétralement dans cet élément médian. Le levier 18a de l'articulation 18 à l'opposé du levier extrême 18b relié à la plaque de fixation possède un alésage taraudé 20, central et longitudinal, qui coopère avec une vis 21 bloquée au moyen d'un contre-écrou 22. La yis 21, qui estinb duite à travers l'alésage 23 de l'extrémité borgne d'un écrou-tendeur 24, autorise des rotations opposées des deux éléments terminaux 14 autour de l'axe de l'entretoise 13. Au moyen d'un goujon f#té 25, la longueur de l'entretoise 13 est réglable dans une certaine plage et est maintenue fixe par un contre=écrou 26.Sur l'autre côté opposé, le goujon 25 est vissé dans le levier correspondant 1 7a s' engageant dans l'autre articulation à cardan 17 et maintenu fixe au moyen d'un contre-écrou 27o La liaison du second levier 1 7b de l'articulation à cardan t7 avec l'élément terminal correspondant 14 est réalisée également au moyen d'une goupille 190 Autour des articulations 17 et 18 coulissent respectivement un ressort hélicoïdal de compression ou de traction 28 dont les spire s sont adaptées au pourtour des leviers et de l'élément médian des articulations. L'entretoise 13 est - comme déjà dit - analogue à un élément de liaison des éléments orthopédiques 1 et 2. Les éléments terminaux 14 peuvent se déplacer largement et tourner autour de l'axe longitudinal de Lgl'entretoise 13 afin d'assurer un déplacement total de l'élément annulaire, dit du thorax, solidaire du corpso Ceci est possible grâce à la dispose tion spéciale des trois articulations constituant l'entretoise et indiquée par les repères (a), (b) et (c) dans la Fig 40 Chaque entretoise 13 présente une flexibilité importante qui est nécessaire, lors de l'application de l'entretoise, au développement des diverses contraintes et qui permet également de nombreux déplacements des éléments orthopédiques 19 2.Les ressorts 28, associés aux articulations à cardan 179 189 ont pour but de retenir à frottement doux l'orientation des articulations qui sont, ou bien partiellement bloquées par leur ajustage propre, ou cependant retenues dans leur déploiement par les spires convenables des ressorts. Grâce au réglage en longueur de 1 9 entretoise 13, des déviations régulées et différentes des éléments terminaux 14 sont possibles et également des éléments orthopédiques annulaires 1, 2, ainsi qu'une modification du plan d'application des forces en présence. Les Figs. 5 à & aEtrent schématiquement le fonctionnement d'un appareil orthopédique à deux éléments tel que montré aux Figso 5 et 6 et d'un appareil orthopédique à trois éléments tel que montré à la Fig. 7. A cet égard, la liberté de mouvement, destinée a la thérapie des éléments orthopédiques 1, 1' vis-à-vis de l'élément appliqué contre le bassin 2 sera expliquée ci-après. A cette fin, la ceinture du bassin 30 et la colonne vertébrale 31 ont été représentées. Dans les Figs. 1 et 7, on voit qu'au moins l'une des entretoises 13 est disposée respectivement dans les moitiés arrière des éléments annulaires 1, 1', 2 comme il est indiqué par les flèches dessinées. Dans les Figs. 6 et 7, des brides élastiques supplémentaires 29 sont appliquées entre les éléments annulaires 1-2, 1-11 et 1'-2 et exercent une traction tournante. Pour développer la force de traction exercée par les brides 29, celles-ci peuvent être des bandes caoutchoutées ou à ressort de traction. Les brides élastiques se fixent au moyen de leurs oe#11#ts extrêmes aux positions désirées des bandes 3 des éléments annulaires afin que, par suite, une force réglable puisse être exercée complémentairement à la force déjà emmagasinée par la contrainte des entretoises 13. En ce qui concerne la structure des entretoises 13, leur construction est relativement simple On notera également qu'au moins les articulations à cardan 17, 18 peuvent être remplacées par des broches en matière plastique qui sont restreintes à une certaine courbure grâce à leur moulage. Enfin, à la place des artislat = s a cardan peuvent être également utilisées des articulations sphériques ou angulaires. L'effet thérapeutique qui est produit au moyen du déplacement contrôlé et du développement de la force obtenue par les éléments annulaires montés mobiles, peut être renforcé par l'insertion d'un petit appareil mécanique supplémentaire, tel que décrit dans la demande de brevet allemend DT-OS 25 36510. Au moyen de cet appareil, le mouvement rétrograde des éléments antiulaires, qui est déjà limité par les organes élastiques, est différé par un dispositif freinant le mouvement, grâce à quni l'effet de détorsion peut être assurément intensifié. Dans ce but, un élément en corde s'étendant parallè- lement à une bride élastique est fixé aux éléments annulaires, lequel élément en corde est relié à un dispositif d'ernbobinage renfbrcé. REVEND iC AT iONS 1 - Appareil orthopédique, du genre corset, constitué par un élément appliqué contre le bassin et au moins un élément additionnel annulaire entourant le thorax, ,qui sont reliés les uns aux autres par des entretoises flexibles, élastiques et de longueurs réglables selon des directions opposées, caractérisé en ce que des brides élastiques (29) sont disposées entre les éléments (1,1' entourant le thorax et l'élément (2) appliqué contre le bassin, diagonalement aux pourtours de ces éléments0 2 - Appareil orthopédique conforme à la revendication 1, carac- térisé en ce que lés entretoises (13) comprennent un él#rnent- tendeur (24) destiné au réglage de longueur, qui est prolongé sur ses deux côtés par des barres (17,18) à courbure limitée, lesquelles sont ajustées pour être fixées à une bande (3) et dont une (18) est montée à rotation autour de son axe longitudinal. 3 - Appareil orthopédique conforme à la revendication 2, caractérisé en ce que les deux barres consistent chacune an une articulation à cardan (17,18) dont le levier d'un c8té (17a, 18a) est relié au corps (24) ou au goujon fileté (25) d'un écrou tendeur(24) et dont le levier de ltautre c8té hélocoidal de prétension (28) est monté à coulissement sur chaque barre en articulation à cardan0 4 - Appareil orthopédique conforme la revendication 2, carac- térisé en ce que les deux barres sont prémoulées en un matériau caoutchouté élastique, ce qui augmente projressivement leur contrainte rétrograde à- une courbure accrue. S - Appareil orthopédique conforme à la revendication 1, térisé en ce que, autour de l'élément (2) appliqué contre le bassin et les éléments (1,1') entourant le thorax, sont disposées des bandes (3) qui sont aménagées an vue de la fixation des entretoises (13) et des brides (29). 6 - Appareil orthopédique conforme à la revendication 5, carac- térisé en ce que les bandes (3) sont constituées par l'abouttage de plaques de fixation (4) reliées les unes aux autres formellement ou à force.