La présente invention se réfère à la réalisation de ltétanchéité entre le trou d'un bottier et le goujon qui le traverse. Elle vise plus particulièrement, bien que non exclusivement, l'étanchéité des bornes du contacteur d'un démarreur électrique pour moteur à combustion interne. On sait que les bornes d'un démarreur du genre en question sont soumises à des projections d'eau lorsque le véhicule roule sous la pluie ou qu'il traverse des flaques d'eau importantes. Tout défaut d'étanchéité desdites bornes entraîne une entrée d'humidité dans le boîtier du contacteur de telle sorte que les bornes risquent de s'oxyder et d'empêcher la fermeture correcte du circuit de commande du moteur du demarreur. Pour réaliser une telle étanchéité on peut prévoir de placer sous la tête de chaque borne qui repose contre la face interne du bottier, un joint du type torique placé dans une gorge ménagée dans ladite face. On obtient ainsi une étanchéité parfaite mais malheureusement le prix de revient d'un tel usinage est élevé de sorte qu'on ne peut pratiquement pas utiliser cette méthode dans l'industrie automobile. Dans le but de diminuer au maximum le prix de revient du bottier du contacteur ou tout au moins de son capot, ce dernier est preferablement moulé par injection d'une matière thermo-plastique. On pourrait bien entendu prévoir de réaliser le moule afin que la gorge de réception du joint torique vienne de moulage. Toutefois les tolérances de la gorge dans laquelle le joint torique est engagé doivent être très serrees si bien qu'on peut craindre qu'elles ne soient pas obtenues par un moulage par injection. Conformément à l'invention on prévoit d'associer à la tête de la borne des moyens d'agir sur le débouché du trou du bottier de manière que le serrage de cette borne par rapport à celui-ci entraîne la déformation dudit débouché en provoquant le fluage de la matiere plastique afin qu'elle constitue un bourrelet qui vient se resserrer contre la péripherie du corps de la borne. Les moyens portés par cette dernière pour déformer le débouché du trou sont réalisés sous la forme d'un chanfrein constituant la liaison entre la tête et le corps de la borne, ce chanfrein venant prendre appui contre le bord à angle vif du trou du bottier. En variante, c'est le débouché du trou qui comporte un cordon périphérique extérieur qui est refoulé par le dessous plat de la tête de la borne en vue de constituer le bourrelet précité. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 est une vue partielle avec arrachement du contacteur d'un démarreur électrique pour moteur à combustion interne. Fig. 2 illustre la manière dont est réalisée l'étanchéité au niveau de chacune des bornes du contacteur. Fig. 3 est une vue semblable à celle de fig. 2 après constitution de l'étanchéité. Fig. 4 et 5 sont des vues semblables à celles de fig. 2 et 3 mais illustrant une variante. On a représenté en fig. 1 la partie arrière d'un contacteur pour démarreur électrique comportant un bottier 1 renfermant un électro-aimant 2 dont le noyau mobile 3 est solidaire d'un axe 4. L'extrémité de cet axe qui se trouve à l'extérieur du bottier porte une plaquette 5 qui lorsque l'électro-aimant est excité vient court-circuiter deux bornes 6 et 7 montées de manière étanche dans un capot 8 associé au bottier 1. Chacune des bornes 6, 7 est réalisée sous la forme d'un goujon comprenant une tête 9 et un corps cylindrique 10 partiellement fileté. Le filetage 10e est en effet séparé de la tête par une partie lisse lOb. Chaque borne 6, 7 est destinéeà être engagée avec jeu dans un trou correspondant 8a ménagé dans le capot 8. Conformément à l'invention la liaison entre la tête 9 et le corps 10 de chaque borne 6, 7 est réalisée sous la forme d'un chanfrein lOc dont la partie à plus faible diamètre vient porter sur le débouché interne du trou 8a. Conformément au procédé suivant l'invention le serrage d'un écrou ll monté sur la partie filetée lOa de chaque borne 6, 7 par rapport à la face extérieure 8b du capot 8 provoque l'écrasement du débouché intérieur du trou 8a, c'est-à-dire le fluage de la matière plastique de manière centripète par rapport au trou. La valeur du chanfrein est déterminée de manière que le fluage de la matière plastique soit suffisant pour constituer un bourrelet 8c qui vient prendre appui de manière étanche contre la périphérie de la partie lisse lOb de la borne 6, 7 (fig. 3). Ce bourrelet 8c agit à la manière d'un joint torique pour assurer l'étanchéité au niveau précité de sorte qu'aucune trace d'humidité ne peut pénétrer à l'intérieur du capot 8. Dans la variante de fig. 4 et 5 c'est le débouché du trou 8a qui est agencé de manière à comporter un cordon périphérique extérieur 8d contre lequel le dessous 9a de la tête 9 de la borne 6, 7 vient prendre appui. L'enfoncement de ladite borne entraine le refoulement du cordon 8d en direction de l'intérieur du trou 8a de telle manière qu'il constitue le bourrelet 8c. La encore la forme de cordon est choisie afin de réaliser un bourrelet d'importance suffisante pour jouer son rôle de joint. Il va de soi qu'il convient de choisir la qualité de la matière plastique de manière que son écrasement soit effectué sous l'effet d'un serrage normal de la borne par rapport au capot. De plus il est évident que le procédé précédemment décrit peut être appliqué à la réalisation de l'étanchéité de tout goujon, vis ou analogue par rapport à une cloison quelconque. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne- sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVEN1)ICATIONS 1. Procédé pour la réalisation de l'étanchéité entre le trou (8a) d'capot (8) moulé en une matière thermo-plastique et un goujon (6-7) engagé dans ce trou, caractérisé en ce qu'il consiste prévoir sous la tête (9) du goujon (6-7) des moyens (lOc, lOd) d'agir sur le débouché du trou (8a) de manière que le serrage de ce goujon (6-7) par rapport au capot (8) entrasse la déformation de ce débouché en provoquant le fluage de la matière plastique afin qu'elle constitue un bourrelet (8c, 8e) qui vient se resserrer contre la périphérie lisse (lOb) du corps (10) du goujon (6-7). 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la liaison entre le dessous de la tête (9) du goujon (6-7) et son corps (10) est réalisée sous la forme d'un chanfrein (lOc) qui vient prendre appui contre le bord à angle vif du trou (8a) du capot (8). 3. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le débouché du trou (8a) comporte un cordon périphérique extérieur (8d) contre lequel vient prendre appui le dessous plat (9a) de la tête (S) du goujon (6, 7) en vue de le refouler à l'intérieur dudit trou (8a). 4.Appareil notamment démarreur pour moteur å combustion interne, caractérisé en ce qu'il comporte au moins un élément établi par mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3.