1. La présente invention se rapporte à une caméra de prise de vue munie d'un mécanisme d'entraînement du film en- traîné en synchronisme par un dispositif d'entraïnement cen- tral,un obturateur-miroir rotatif et un dispositif pour tirer le film vierge d'une bobine débitrice et renvoyer le film exposé sur la bobine réceptrice. Dans les caméras connues de ce genre, le dispositif de déroulement et de réenroulement du film est constitué par un tambour denté unique, rigidement couplé au dispositif d'en- trainement, entraîné en continu, sur lequel passent aussi bien le film vierge à son entrée dans la caméra que le film exposé sortant de la caméra. Le défilement du film est commandé de façon intermittente, par exemple au moyen d'un mécanisme à croix de Malte, pour faire passer le film image par image devant la fenêtre d'exposition. Dans le cas des prises de vue synchronisées avec le son, cet entraînement s'effectue à raison de 24o 25 images par seconde. Pour adapter ce défilement intermittent du film assuré par le mécanisme d'en-raînemeni du film au défilement continu du tilm commandé. par le tambour denté, le film doit for- mer des boucles en amont et en aval du mécanisme d'entraîne- ment du film. Lors de l'exposition d'un champ d'images (Rader) c'est-à-dire lorsque le film se trouve devant la fenêtre d'ex- position, il se produit un agrandissement de la boucle située en amont du mécanisme d'entraînement du film et un raccour- cissement de la boucle située en aval de ce mécanisme. Ceci nécessite une mise en place particulièrement atten- tive du film vierge dans la caméra parce que, pour des raisons de limitation de l'espace dans la caméra, les boucles ne peu- vent avoir qu'une certaine dimension. ar ailleurs, il est né- cessaire de garantir que le champ d'image se trouve exacte- ment devant la fenêtre d'exposition. Ceci complique la mise en place du film dans la caméra et l'opération de mise en place doit dans la plupart des cas être répétée plusieurs fois jusqu'à ce que les conditions précitées soient remplies simul- tanément et exactement. A chaque répétition de l'opération, on 2. doit dégager les galets de pression qui pressent le film contre le tambour denté et dégager de leur prise les ergots d'entraînement ou de blocage de la griffe du mécanisme d'en- tra nement. Ce n'est qu'ensuite que l'on peut modifier la position du film par rapport à la fenêtre d'exposition (coïncidence de l'image) ainsi que les longueurs de boucle. L'invention se donne pour but de simplifier considéra- blement cette opération de mise en place, notamment en ce qui concerne l'ajustement des boucles. En partant d'une caméra du genre défini au début, ce problème est résolu suivant l'invention par le fait que le dispositif de déroulement et de réenroulement du film est composé de deux tambours dentés ou rouleaux à picots séparés l'un de l'autre et que l'on peut indépendamment l'un de l'au- tre débrayer du dispositif d'entraînement, faire tourner au moins librement et réembrayer sur-le dispositif d'entraîne- ment. Grâce à cette caractéristique, lors de la mise en place du film dans la caméra, on a uniquement à veiller à la coln- cidence exacte entre le champ d'image et la fenêtre d'expo- sition. Jttant donné qu'à chacune des boucles est associé son tambour denté propre, chaque boucle peut être ajustée indi- viduellement. Grâce à la possibilité de débrayer chaque tambour denté et de le faire tourner librement, il n'est plus nécessaire de soulever le film du tambour denté lors du réglage des boucles mais, au contraire, on peut le laisser monté sur ce tambour, ce qui, non seulement, simplifie consi- dérablement l'opération de mise en place mais également per- met d'effectuer cette opération de façon plus précise. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre. Aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple, - la Fig. 1 est une vue intérieure schématique, avec arrachement, d'une caméra conforme à l'état actuel de la technique, avec son magasin de film; 3- - la Fig. 2 montre également avec arrachement mais à plus grande échelle que sur la Fig. 1, la vue intérieure d'une caméra suivant l'invention dont on a retiré le magasin de film, l'optique de prise de vue et le boîtier. - la Fig. 3 est une coupe suivant la ligne III-III de la Fig. 2, montrant l'un des deux tambours dentés de même constitution utilisés suivant l'invention; - la Fig. 4 est une vue de dessus de disque d'embrayage d'un des embrayages combinés aux tambours dentés respectifs. La Fig. 1 représente schématiquement une caméra de prise de vue 1 conforme à l'état actuel de la technique et comportant un tambour denté unique 2 qui est accouplé rigi- dement au dispositif d'entraînement, non représenté en détail, et entraîné en continu. Le film vierge passe de la bobine débitrice 3 du magasin de film 4 au tambour denté 2 et est pressé contre ce tambour par des galets de pression 5, ce qui garantit le déroulement du film de son magasin. Ensuite le film est acheminé en formant une boucle 6 au mécanisme 7 d'entraînement du film; le couloir de film muni d'une fenêtre d'exposition est désigné par la référence 8, le film passe devant cette fenêtre en mouvement intermittent. La référence 14 désigne un obturateur- miroir entraîné en continu par le dispositif d'entraînement et la référence 15- désigne l'opti- que de prise de vue. En aval du mécanisme d'entraînement du film, le film revient au tambour denté 2, à nouveau en for- mant une boucle 9 et il est pressé contre ce tambour par des galets de pression lO.Ceci détermine le retour du film au ma- gasin, le film se réenroulant sur la bobine réceptrice 11 qui est encore entraînée séparément. Dans cette caméra connue, on ne peut régler la longueur de la boucle supérieure 6 et de la boucle inférieure 9, qui sont nécessaires pour adapter le déplacement intermittent du film commandé par le mécanisme d'entraînement du film au mouvement d'entraînement continu ou de défilement du film qui est commandé par le tambour denté, qu'en soulevant les galets de pression 5 et 10, en dégageant le film du tambour denté et en le réengageant sur ce tambour 4. ce qui est long et laborieux. Dans la plupart des cas, il ne suffit pas d'une seule manoeuvre pour ajuster définiti- vement les boucles. La Fig. 2 montre maintenant une caméra suivant l'inven- tion dont on a retiré le boîtier, le magasin de film et l'optique de prise de vue. Un châssis de montage 20 porte un mécanisme 21 d'entraînement du film et un obturateur- miroir 22. La couronne réceptrice de l'optique de prise de vue est désignée par la référence 23, l'optique proprement dite 24, de même que les galets 25 de guidage du film du magasin sont simplement indiqués en traits interrompus. Le dispositif de déroulement et de retour du film est constitué ici, conformément à l'invention, par deux tambours dentés 26 et 27 distincts l'un de l'autre, le film vierge qui pénètre dans la caméra passant sur le tambour denté 26 tan- dis que le film exposé sortant de la caméra passe sur le tam- bour denté 27. Les références 28 et 29 désignent des guide- film qui maintiennent le film passant sur les tambours den- tés.appuyé contre ces derniers. Pour la mise en place du film, ces guide-film peuvent être écartés des tambours den- tés. Pour la mise en place, on tire le film 30 de sa bobine débitrice du magasin, on le fait passer sur le tambour denté 27 et on le place sur le couloir de film 31 du mécanisme 21 d'entraînement du film de manière que les ergots d'entraîne- ment et de blocage de la griffe du mécanisme d'entraînement du film s'engagent dans les perforations du film de façon que, lorsque le film est arrêté, un champ d'image soit exac- tement en coïncidence avec la fenêtre d'exposition. Dans cette opération, on n'a absolument pas à tenir compte de la configuration ni de la longueur de la boucle de film 32 comprise entre le tambour denté 26 et le mécanisme d'entrai- nement du film. On fait alors passer le film du couloir 31 au tambour denté 27 et on l'applique sur ce tambour puis on le fixe, au-delà des galets 25, sur la bobine réceptrice de film contenue dans le magasin. Ce magasin n'est pas représenté en 5. détail sur la Fig.2 parce qu'il n'est pas essentiel pour l'invention. La caractéristique essentielle de l'invention consiste au contraire dans le fait que, lorsqu'on met le film en place sur le tambour denté 27, on n'a pas à tenir compte de la configuration ni de la longueur de la boucle 33. Le réglage de la configuration de boucle qui est néces- saire pour que l'entraînement du film dans la caméra se pro- duise parfaitement peut maintenant être exécuté indépendam- ment pour la boucle supérieure et la boucle inférieure. Ainsi qu'on le montrera encore en détail en regard de la Fig. 3.,chaque tambour denté peut être débrayé du dispositif d'entraînement par pression d'un bouton poussoir 34 ou 35 et ainsi rendu capable de tourner librement, de sorte que l'on peut maintenant agrandir ou raccourcir à volonté les deux boucles 32 et 33 en tournant le bouton 34 ou 35, dans le sens des aiguilles d'une montre ou dans le sens inverse. Le réglage des boucles doit être exécuté de telle manière que les deux positions limitées que chaque boucle doit pren- dre immédiatement avant l'exposition (boucles 32', 33') et immédiatement après l'exposition (boucles 32", 33") puissent être effectivement atteintes. Dans l'exemple de réalisation considéré le tambour denté et son dispositif de débrayage sont construits de manière que, lorsque le bouton poussoir est pressé, le tambour denté puisse tourner librement et que, lorsqu'on relâche le bouton poussoir, le tambour puisse être réaccouplé au dispositif d'entraînement avec une finesse de division ou d'espacement angulaire des positions de crantage successives qui est plus grande que la finesse d'espacement angulaire de deux dents du tambour denté. Toutefois, il reste dans le domaine de l'invention de ré- aliser l'embrayage de manière qu'il soit possible d'embrayer dans n'importe quelle position voulue, ce qui peut être obtenu par exemple par l'utilisation d'un embrayage à friction. Le dispositif d'entraînement est composé d'un groupe moteur-réducteur 36 qui, dans le cas considéré, est associé au mécanisme d'entraînement du film et une courroie de trans- 6. mission 37 qui peut être entraînée par une poulie motrice 38 du groupe 36 qui tourne continuellement. Après être passée sur des galets de renvoi 39, la courroie de transmission 37 passe sur la poulie 40 d'entraînement de l'obturateur-miroir et la poulie d'entraînement 41 de chacun des tambours dentés. Dans le cas considéré: le dispositif d'avance pas à pas du mécanisme d'entraînement du film est directement entraîné par le groupe moteur-réducteur 36, avec interposition par exemple, d'un mécanisme à croix de Malte. - La Fig. 3 représente en coupe un tambour denté 26 ou 27, avec son dispositif de débrayage à bouton poussoir et sa fi- xation sur le châssis ou boîtier 20. La configuration de cons- truction est la même pour chacun des deux tambours dentés. Pour la clarté du dessin, on a omis de représenter les guide- film. Le tambour denté 26 ou 27 est fixé rigidement à un moyeu coaxial 42 au moyen d'-une vis 43 à tête fraisée, le moyeu 42 est à son tour fixé sur un arbre creux 44 au moyen d'une vis 45. L'arbre creux tourillonne dans des coussinets 46, ces coussinets constituant des éléments d'un palier 47 par l'in- termédiaire duquel s'effectue la fixation en 46, sur le châs- sis de montage 20 de la caméra. La poulie motrice 41 est mon- tée libre en rotation sur l'extrémité libre de l'arbre creux qui émerge du palier 47. Une gorge périphérique 49 reçoit la courroie de transmission 37, des bagues d'arrêt 60 empd- chent la poulie 41 de coulisser longitudinalement sur l'arbre creux 44. L'arbre creux 44 renferme un arbre d'embrayage 50 qui émerge à ses deux extrémités, cet arbre d'embrayage 50 monté libre en rotation et en translation dans l'arbre creux 44. Un disque d'embrayage 53 est fixé sur l'extrémité de l'arbre de l'embrayage qui est adjacent à la poulie d'entraînement 41 au moyen d'une goupille cylindrique 52. Au moins la face terminale du disque d'embrayage 53 qui est tournée vers la poulie d'entraînement est munie de crans 54 qui sont répar- tis à intervalles égaux suivant un cercle concentrique au bord de la poulie, comme indiqué sur la Fig. 4. L'angle d'es- pacement t entre deux crans successifs est choisi plus grand que l'angle d'espacement de deux dents successives du tambour denté. La face terminale de la poulie qui est adjacente au disque d'embrayage porte un bossage d'embrayage55 qui, lorsque le disque d'embrayage 53 s'accouple à la poulie 41, se loge dans un cran 54. Ceci établit une liaison motrice avec l'ar- bre 50 de l'embrayage. Le bouton-poussoir 34 ou 35 est fixé au moyen d'une goupille cylindrique 51 sur l'autre extrémité de l'arbre d'embrayage, qui est adjacente au tambour denté. Un ressort 56 écarte élastiquement le bouton poussoir 34 (ou 35) de la face terminale du moyeu 42 ou du tambour denté 26 (ou 27) de sorte qu'un cran 54 est-en même temps engagé sur le bossage d'embrayage D>. Le boutonpoussoir et le moyeu, et par conséquent le tambour denté, sont rendus soli- daires en rotation par l'intermédiaire d'une cheville d'en- trainement.57. La transmission du couple au tambour denté est donc assurée lorsque le disque d'embrayage est accouplé à partir de la poulie d'entraînement à l'arbre creux, de ce dernier au bouton-poussôir et, de là, par l'intermédiaire de la cheville d'entraînement 57, au tambour denté ou au moyeu fixé rigidement à ce tambour. Lorsqu'on enfonce le bouton-poussoir en surmontant l'ac- tion du ressort, pour le rapprocher du tambour denté, l'arbre de l'embrayage et le disque de l'embrayage se déplacent éga- lement et ce disque se dégage de sa position de prise avec le bossage d'embrayage. Lorsqu'on tourne alors le bouton-poussoir, on peut faire tourner librement le tambour denté, aussi bien dans le sens des aiguilles d'une montre que dans le sens inverse, de sorte que ce tambour denté est désolidarisé de tout le reste du dis- positif d'entraînement de la caméra. Il est donc ainsi possi- ble de régler la configuration de la boucle située en amont ou en aval sans avoir à dégager le film de ce tambour. Dans les caméras connues, le plus petit réglage de longueur de bou- cle était déterminé par la distance entre deux trous de per- 8. forations; maintenant, la plus petite variation est déter- minée par l'espacement angulaire 0Sdes crans 54 de l'embrayage, qui peut être choisi plus petit que l'espacement angulaire de deux dents du tambour denté ou encore dans le cas de la poulie d'entraînement 1 et le disque d'embrayage 53 sont réalisés sous la forme d'un embrayage à friction, cette variation peut être choisie aussi petite que l'on veut et graduée à volonté. Grâce à l'invention, il est donc possible d'obtenir un réglage des boucles du film notablement plus fin que dans les caméras connues. - Rh'VBNDICAffOBS - 1 - Caméra de prise de vue comprenant un mécanisme d'entraînement du film, un obturateur-miroir rotatif et un dispositif qui déroule le film vierge d'une bobine débitrice de film, et renvoie le film exposé sur la bobine réceptrice de film, ce mécanisme, cet obturateur et ce dispositif étant entraînés en synchronisme par un dispositif d'entraînement central, caractérisée en ce que le dispositif pour dérouler le film et le réenrouler est composé de deux tambours dentés, ou rouleaux à picots, (26, 27) distincts l'un de l'autre, et qui peuvent être, indépendamment l'un de l'autre, débrayés du dispositif d'entraînement (36, 37), au moins mis en rota- tion librement et réembrayés avec le dispositif d'entraîne- ment. 2 - Caméra suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'à chaque tambour denté (26, 27) est associé un organe d'entraînement (41) du dispositif d'entraînement (36, 37) ainsi qu'un dispositif d'embrayage (50, 53, 34 ou 35, 57) en ce que le tambour denté (26, 27) est solidarisé en rotation avec un autre dispositif (44) qui tourillonne dans le bottier (20) de la camera, en ce que le-dit organe d'entraînement (41) du dispositif d'entraînement peut tourner librement par rap- port à cet arbre rotatif (44) et en ce que le dispositif d'em- brayage est interposé entre ledit organe d'entraînement tour- nant librement et le tambour denté ou l'arbre rotatif de ce tambour. 3 - Caméra suivant l'une des revendications 1 et 2, ca- ractérisée en ce que le dispositif d'entraînement comprend un arbre d'embrayage (50) sur lequel sont montés fixes un élément d'actionnement (51) et un disque d'embrayage (53) qui peut être mis en prise avec l'organe d'entraînement (41), l'élément d'actionnement (51) étant solidarisé en rotation avec le tambour denté (26, 27) ou avec un moyeu (42) qui porte ce tambour, mais monté libre en translation. 4 - Caméra suivant l'une des revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce que l'arbre rotatif (44) est réalisé sous 10. a Torme d'un arbre creux dans lequel l'arbre d'embrayage O) est monté libre en rotation et en translation longitudi- nale. - Caméra suivant l'une des revendications 1 à 4, carac- térisée en ce qu'une face terminale de l'organe d'entraîne- ment (41) porte un bossage d'embrayage (55) et des crans (54) destinés à recevoir le bossage d'embrayage (55) sont ménagés dans au moins la face terminale du disque d'embrayage (53) qui est adjacente à ladite face terminale de l'organe d'entraînement. 6 - Caméra suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que les crans (54) sont disposés le long d'une ligne circulaire parallèle au bord du disque d'embrayage (53) et en ce que l'espacement angulaire (dû) des crans (54) successifs est plus petit que l'espacement angulaire des dents successives du tambour denté. 7 - Caméra suivant l'une des revendications 1 à 6, ca- ractérisée en ce que le disque d'embrayage (55) est main- tenu en prise avec l'organe d'entraînement (41) par un res- sort (56).