La présente invention concerne les matériels de raccordement d'installations électriques de transport d'énergie, et plus particulièrement les électrodes de ré- duction de contraintes électriques pour les zones de jonc- tion o sont provoquées des discontinuités des éléments principaux, notamment les câbles électriques. On sait que, dans les installations électriques de transport d'énergie, par exemple les câbles à moyenne ou haute tension, il existe, au niveau des jonctions de ces câbles, soit par exemple pour des épissures, pour des dérivations ou pour le raccordement avec des cellules ou transformateurs, une discontinuité dans le champ électrique au niveau de la zone de terminaison du blindage. Lorsque la discontinuité ou gradient de potentiel électrique dépasse une valeur prédéterminée le long de la surface de l'isolant du conducteur électrique entourée par un gaz, no- tamment de l'air, il peut se créer des décharges gazeuses produisant de l'ozone et d'autres gaz engendrant une alté- ration du système d'isolation électrique. Pour y remédier il est connu d'utiliser, au niveau de l'arrêt des écrans des câbles,des cônes déflecteurs avec ou sans condensateurs qui présentent toutefois des dimensions très importantes, no- tarament en haute tension, par rapport aux terminaisons 2. des câbles. Ces cônes déflecteurs doivent être logés dans des isolateurs en porcelaine remplis de matière isolante, avec les inconvénients afférents concer- nant les soins tout particuliers requis pour l'installas tion de ces dispositifs au moment de la réalisation sur chantier. Il est connu également d'utiliser des produits à résistance non linéaire, des produits à haute permitti- vité et des produits à résistance calibrée à base de noir 1O de carbone. La demande de brevet français n0 78/10.672 au nom de la demanderesse décrit ainsi l'utilisation d'un mastic, contenant des particules de carbure de silicium de granulométrie constante, disposé au niveau de l'arrêt d'écran sur la surface de l'isolant du conducteur suivant la distance requise pour éviter les effluves électriques et obtenir les caractéristiques électriques souhaitées. Tous ces produits sont pourtant limités en performances électriques par échauffement. en surtention et ne permettent pas d'envisager de les utiliser en haute tension ni surtout en très haute tension pour réaliser des électro- des de réduction de contrainte efficaces. D'autre part, dans les extrémités des câbles isolés pour le transport de l'énergie, le remplacement des isolateurs en verre, en porcelaine ou en résine époxydée par des ensembles préfabriqués en usine à l'aide de ca- outchoucs synthétiques a permis de réduire les difficultés de mise en oeuvre sur chantier, mais les performances électriques de ces nouveaux matériels de raccordement de- meurent également limitées. Il en est de même pour les jonctions et dérivations, o les boîtes moulées en fonte ont été remplacées par des ensembles rubannés ou coulés de résine à froid puis par des procédés préfabriqués en usi- ne. La présente invention a précisément pour objet de proposer une structure d'électrode de réduction de con- traintes électriques présentant des caractéristiques élec- triques remarquables pour les moyenne et haute tensions et 3. permettant la réalisation des accessoires préfabriqués en usine. La présente invention a pour autre objet de pro- poser de telles électrodes réalisant une répartition par- faitement linéaire de la tension électrique le long des parties apparentes de l'isolant d'un conducteur électrique de transport d'énergie. Pour ce faire, selon une caractéristique de la présente invention, l'électrode de réduction de contraintes, 1O du type comprenant au moins un élément de gainage à résis- tance électrique non linéaire disposé au niveau de l'arrêt d'écran, autour de la périphérie de l'isolant rendu appa- rent du conducteur électrique, est caractérisée en ce que l'élément de gainage comprend au moins deux zones successi- ves contiguës l'une à l'autre dans le sens axial du con- ducteur et présentant des résistances électriques différen- tes et adaptées d'une zone à l'autre. Selon une autre caractéristique de la présente invention, les zones successives de l'élément de gainage - ont une résistance progressive vers les parties sous haute tension de la zone de jonction de l'installation électri- que. Selon encore une autre caractéristique de la présente invention, les gradients de résistance électrique sont obtenus en faisant varier de façon progressive la densité des produits particulaires à résistance non linéai- re incorporés dans les différentes zones de l'élément de gainage. D'autres caractéristiques et avantages de la pré- sente invention ressortiront de la description suivante de modes de réalisation donnés à titre illustratif mais nulle- ment limitatif, faite en relation avec les dessins annexés sur lesquels: La figure 1 est un diagramme comparatif entre une électrode de contrainte incorporant des particules d'un matériau lui conférant une résistance électrique non linéai- re uniformément réparties, et une électrode de contrainte- 4. selon la présente invention; La figure 2 représente un mode de réalisation d'une extrémité préfabriquée de câble isolé équipée d'une électrode de contrainte selon la présente invention; Les figures 3 à 7 représentent diverses varian- tes de réalisation d'électrodes de réduction de contrainte pour une extrémité préfabriquée de câble isolé analogue à celle représentée sur la figure 2; Les figures 8 et 9 représentent deux variantes de réalisation de jonctions électriques monoblocs équipées d'électrodes de contrôle de contrainte selon la présente invention; La figure 10 représente schématiquement une jonction monobloc préfabriquée avec adapteur des diamètres des câbles équipée d'une électrode de contrôle des con- traintes selon la présente invention; La figure 11 représente une dérivation simple ou double monobloc préfabriquée équipée d'électrodes de con- tr8le de contrainte selon la présente invention, envelop- pant le principal et le dérivé; La figure 12 représente une tête d'extrémité embrochable avec adaptateur comprenant une électrode de contrôle de contrainte selon la présente invention; et La figure 13 représente un isolateur d'extrémi- té en porcelaine comportant une électrode de contrainte se- lon la présente invention. Dans la description qui va suivre, les éléments analogues ou identiques des terminaisons ou des dispositifs de raccordement de câbles portent les mêmes chiffres de référence éventuellement indicés. La présente invention sera explicitée en détail plus particulièrement en relation avec l'extrémité préfa- briquée pour câble isolé haute tension (typiquement 63 kV) représentée sur la figure 2. Sur cette figure 2, l'extré- mité de l'âme conductrice du câble est reliée à une cosse 2 assurant la connexion. à la haute tension, cette âme conduc- trice étant disposée à l'intérieur d'une gaine isolante 3 5. elle-même normalement entourée par l'écran conducteur 4 du câble. C'est précisément au niveau de l'arrêt de cet écran conducteur 4 que se posent les problèmes de gradients de potentiel électrique le long de la surface rendue ap- parente de l'isolant 3 de l'âme conductrice. L'extrémité préfabriquée de câble comprend typiquement une série de jupes d'isolateur 5, par exemple moulées en EPDM réticulé, enfilées sur l'isolant 3 à la suite d'un manchon isolant 6, réalisé par exemple également en EPDM réticulé, ce manchon 1O 6 se prolongeant au-delà de l'.arrêt de l'écran 4 en étant fermé, au voisinage de la zone d'arrêt, par un adaptateur 7 réalisé en un élastomère conducteur assurant le contact avec l'écran conducteur 4 du câble. Conformément à la présente inventionl'électrode de réduction de contraintes, désignée dans son ensemble par la référence 10, disposée entre le manchon 6 et l'isolant 3, comprend quatre zones jointives plaquées sur l'isolant 3, les zones A, B, Ca D successives étant contiguës l'une à l'autre dans la direction axiale de l'électrode. L'électro- de d'extrémité A est en contact soudé avec l'adaptateur 7. Les quatre zones A à D présentent chacune,pour une tension donnée, une résistance électrique non-linéaire différente des résistances des zones adjacentes de façon que,de A à D, les résistances augmentent progressivement vers les parties côté haute tension de l'extrémité de câble. Typiquement, l'électrode de contrainte 10 est réalisée en noyant dans un matériau isolant des particules divisées d'un produit à résistance électrique non linéaire et variable en fonction de la ten- sion appliquée V, de telle sorte que l'intensité I qui tra- verse l'élément d'électrode de contrôle obéisse à la rela- tion I = KV, K et Y étant des constantes et Y étant supé- rieur à 1. Conformément à la présente invention, les varia- tions de résistance des éléments de l'électrode 10 sont obtenues en diminuant progressivement la densité des parti- cules du matériau à résistance variable noyés dans le maté- riau isolant vers les parties éloignées des pièces conduc- trices, de sorte que cette variation de densité du produit 6. divisé confère à l'élément d'électrode une résistance dégres- sive vers les parties à protéger,soit une résistance progres- sive vers les parties sous haute tension.Les variations de densité peuvent être obtenues en dosant progressivement les concentrations de particules à granulométrie constante du produit à résistance variable non linéaire,ou en variante, les variations de densité peuvent être obtenues avec une con- centration constante mais une granulométrie variable et pro- gressive du produit divisé à résistance électrique non liné- aire en tenant compte du fait que l'effet du produit actif particulaire est d'autant plus grand que les grains sont plus gros pour un même volume de produit fini.Dans toute la des- criptioe,il sera décrit des électrodes de contraintes constituées d'une suite bout à bout d'éléments individuels accolés les uns aux autres,mnais on comprendra que les variations de résistance peuvent être obtenues en faisant varier continûment suivant la direction axiale la concentration de particules à granulométrie cons- tante dans un support coemun,les concentrations dans le liant du support pouvant varier de 30 à 70 %. -20 Dans le mode de réalisation représenté sur la fi- gure 2,1e liant ou mélange support pour les différents élé- ments d'électrode de contrainte peut être choisi parmi des matières plastiques telles que le polyéthylene, le PVC, les élastcmères synthéti- ques réticulables ou thermoplastiques,par exemple EPDM, EPR,polyurétha- ne,polyester, les élastcmères à plusieurs composants coulables et dur- cissant à froid ou à chaud, par exemple choisis parmi les silicones,les polyuréthanes,les polybutadiènes,les résines à plusieurs composants durcissant à froid ou à chaud,par exem- ple les polyesters,les polyuréthanes,les résines époxy ou les résines phénoliques.On peut également utiliser les mas- tics à base d'élastomères et deliquides décrits dans la de- mande de brevet français n 78/10.672,ainsi que les liquides isolants tels que les huiles naphténiques,aromatiques,ou paraffiniques,les huiles au silicone,ou encore les cérami- ques,les porcelaines,les terres réfractaires,les émaux,les verres,les ciments ou les platres,ou enfin des matières thermorétrac- tables mises en place à l'aide d'une source de chaleur portative. 7. Les mélanges supports doivent être choisis pour pouvoir y incorporer de façon contrôlée, les produits ac- tifs divisés à résistance électrique variable tels que le carbure de silicium, des oxydes métalliques tels que la silice naturelle ou précipitée,l 'oxyde de titane, l'oxyde de zinc, la magnésie, l'alumine, l'amiante, ou le titanate de baryum. Typiquement, les éléments de l'électrode de contrainte seront obtenus en incorporant dans le mélange support de 30 à 85 % d'un mélange desdits produits actifs divisés. D'une façon générale, le produit actif est choisi pour chaque zone en fonction de la position de la zone et en fonction des tamis définissant une granulométrie moyen- ne. On peut utiliser un produit divisé depuis-un tamis de 8 fils, correspondant à 2380 microns de granulométrie moyenne, jusqu'au tamis de 1200 fils correspondant à 3 mi- crons de granulométrie moyenne. Dans les modes de réalisa- tion réalisant les différentes zones avec des résistances électriques progressives obtenues en modulant la granulomé- trie des grains du produit actif, typiquement du carbure de silicium ou de l'oxyde de zinc,la grosseur des grains de carbure de silicium diminuera ainsi de la zone A vers la zone D, de façon à répartir d'une manière parfaitement linéaire les lignes d'équipotentielles, le choix de la granulométrie de départ pour la zone A étant fonction de la tension du câble. A titre d'exemple non limitatif du mode de réa- lisation de la figure2, on a fabriqué des extrémités de câ- bles isolés polyéthylène 20 kV, 1 x 150 mm2 avec la zone A constituée d'un mastic du type évoqué plus haut chargé à % de carbure de silicium tamis 90, la zone B constituée d'un mastic chargé de 70 % de carbure de silicium tamis 180, la zone C constituée d'un mastic chargé de 70 % de carbure de silicium tamis 280, et la zone D constituée d'un mastic chargé de 70 % de carbure de silicium tamis 500. Il est bien évident que le choix des granulométries n'est pas limité aux seules valeurs citées ci- dessus, les dimensions des zones actives (longueur, épaisseur) n'étant pas critiques mais étant déterminées en fonction de la place disponible, les 8. épaisseurs croissant toutefois avec la tension de service et étant supérieures à 5/10 mm pour 20 kV et à 5/8è mm pour 200 kV. Des caractéristiques électriques améliorées seraient obtenues en faisant varier continûment la granu- lométrie du tamis le plus gros jusqu'au tamis le plus fin le long d'un mélange support continu. Dans un autre mode de réalisation pour la même extrémité du câble en jouant cet- te fois sur les concentrations d'une granulométrie choisie, les zones A à D sont obtenues en chargeant le mastic avec respectivement 70 %, 60 %, 50 % et 40 % de particules de carbure de silicium ayant une granulométrie moyenne de 37p. Dans cet exemple particulier, chaque zone A à D a une lon- gueur de 7 cm et une épaisseur de 3 mm, ce qui conduit à une électrode de contrôle des contraintes ayant 28 cm de long pour une longueur totale de l'extrémité de câble de cm. Les résultats obtenus sont: Décharges partielles à la tension de service contraintes à granulométrie constante (courbe I), les ten- sions U recueillies sur l'électrode figurant en ordonnées et la distance par rapport à l'arrêt de l'écran 4 figurant en abscisses. Le mode de réalisation de la figure 2, avec l'électrode de contrôle des contraintes plaquée contre l'isolant 3 du câble, convient particulièrement pour des câbles isolés à tension de service inférieure ou égale à 63 kV, ce qui donne à l'interface électrode-isolant un gra- dient de-potentiel maximum G 4000 V/mm.On a représen- Max 9. té sur la figure 3, un autre mode de réalisation corres- pondant à une extrémité de câble isolé pour tension de ser- vice de 90 kV avec interposition, entre l'électrode 10 et l'isolant 3, d'une couche sous-jacente isolante 8 d'épais- seur voisine de celle de l'électrode et ayant un pouvoir inducteur spécifique ou permittivité relative E supérieure ou égale à celui de l'isolant 3 du câble. Pour les hautes tensions, on peut prévoir plusieurs couches sous-jacentes 8 dont la permittivité c croit progressivement jusqu'à la va- leur de e1 correspondant à la partie la plus conductrice (A) de l'électrode de contrôle des contraintes. Ces couches sous-jacentes éloignent l'électrode de contrôle des con- traintes de l'âme conductrice du câble pour maintenir au niveau de l'électrode un gradient maximum toujours inférieur à 4000 V/mm, comme susmentionné, en combinaison avec un cô- ne déflecteur côté potentiel de l'écran. Les différentes zones de l'électrode 10 du mode de réalisation de la figure 3 sont réalisées en chargeant de carbure de silicium un mélange EPDM avec les valeurs suivantes, de A jusqu'à D 60 % de particules de tamis-90, 60 % de tamis 180, 80 % de tamis 280 et 60 % de tamis 500. Les performances obtenues sont: Décharges partielles des électrodes de contrôle de contrainte d'extrémité de câ- ble à des tensions de 110 kV, l50kV, 225 kV et au-delà. La couche sousjacente 8 peut être en tout matériau adéquat, solide,gaz sous pression,tel que par exemple de l'azote, de l'hexa- fluorure de soufre,de l'huile ou une graisse isolante confinés. On a représenté sur la figure 4, un mode de réa- lisation comprenant trois électrodes de contraintes 101, 102 et 103 identiques, chacune constituée de quatre zones suc- cessives A à D, espacées radialement les unes des autres et de l'isolant 3 par des sous-couches isolantes 80 présentant 10. une permittivité relative C plus élevée que celle de l'iso- lant 3 du câble. Dans le mode de réalisation de la figure 5, l'électrode loest noyée dans le manchon 61 qui comporte, outre sa partie périphérique habituelle, un prolongement tubulaire interne 8' assurant le rôle de la couche sous- jacente et remplissant les mêmes conditions que ci-dessus. Dans le mode de réalisationde la figure 6, analogue à celui de la figure 5, les zones A' à D' de l'électrode 10 ont une section transversale décroissante à partir de l'écran de câble 4, la zone d'extrémité A' comprenant un prolongement A1 formant jupe recouvrant l'adaptateur 7. Dans le mode de réalisation de la figure 7, ana- logue par ailleurs à celui de la figure 3, la dernière zo- ne D de l'électrode 10 se prolonge au-delà de la couche sous-jacente 8, pour être ramenée plaquée contre l'isolant 3-du câble, en séparant ainsi l'extrémité supérieure du man- chon 6 de cet isolant. Les dimensions et le nombre des zo- nes de l'électrode 10 peuvent être ainsi modulés en fonc- tion du nombre de jupes 5 de l'extrémité de câble préfa- briquée. On a représenté sur les figures 8 et 9, deux mo- des de réalisation d'une jonction monobloc préfabriquée utilisant une électrode de réduction des contraintes selon la présente invention. Sur ces figures on retrouve le man- chon isolant extérieur 6', se prolongeant cette fois pour venir'en contact d'appui à ses deux extrémités sur les écrans 4 des deux extrémités de câble aboutées et réalisé également en un matériau plastique conducteur. Les zones A à D de l'électrode 10 sont cette fois organisées à par- tir de la zone de jonction o apparaît l'âme conductrice nue 1 des câbles, la zone d'extrémité D ne se prolongeant pas jusqu'au niveau des écrans 4 des extrémités de câble. Comme dans les modes de réalisation précédents, la zone médiane A, la plus chargée,est en contact (soudé) avec l'adaptateur 7 en mélange conducteur entourant l'âme conductrice 1. L'élec- trode Fe prolonge de façon symétrique vers l'autre écran 11. de l'autre extrémité de câble. La figure 9 représente éga- lement une jonction monobloc préfabriquée mais avec électrode de contrainte 10' a zones en opposition d'activi- té. Dans ce mode de réalisation, la zone médiane A est uni- quement en contact avec l'adaptateur 7, la zone B étant omise de façon à présenter, vers l'écran 4 de l'extrémité de câble, une succession des zones C, D puis C1, symétrique et analogue à C, et A1 analogue à A, cette dernière zone étant en contact, par l'intermédiaire du manchon 6', avec l'écran 4 de l'extrémité de câble. On a représenté sur la figure 10, une jonction monobloc préfabriquée avec adaptateur des diamètres des câbles comportant, comme dans le mode de réalisation précé- dent, une électrode de contrôle des contraintes 10' dont les zones actives sont en opposition. L'électrode 10' est ici disposée avec interposition, entre elle et l'isolant 3 du câble, d'une couche sous- jacente 8 du type décrit plus haut, l'électrode étant elle-même recouverte d'un isolant 9 dont le pouvoir inducteur spécifique est également supérieur à celui de l'isolant 3 du câble. L'électrode 10' est symé- trique par rapport à une zone médiane D à faible densité de carbure de silicium, les zones d'extrémitésA et A1 étant, comme dans les modes de réalisation desfigures 1 à 7, en contact avec les adaptateurs 7 au niveau de l'écran 4 du câble et de l'âme conductrice 1 du câble reliée à un élément conducteur 2' maintenu dans un bottier isolant 11. Un tracé des lignes d'équipotentielles sur cette figure 10 montre l'efficacité de l'électrode de contrôle de contrain- te selon la présente invention. On a représenté sur la figure 11, une dérivation monobloc préfabriquée dans laquelle l'âme conductrice d'un premier câble identifiable par son écran 4, est reliée à un bloc connecteur 11, disposé dans un boîtier isolant 12, et. duquel partent deux lignes, principale et dérivée,ayant leurs âmes conductrices 1 reliées au bloc connecteur 11, chaque ligne étant équipée d'une électrode de contrôle des contraintes 10' dont les zones actives sont en opposi- 2480Q39 12. tion suivant un agencement similaire pour chaque câble à celui décrit en relation avec la figure 10. On notera que, dans cette dérivation, les adaptateurs 7 sont communs aux deux lignes de sortie et qu'outre la sous-couche sous-ja- cente 8 et la gaine isolante 9 de part et d'autre des élec- trodes 10', un matériau isolant 13 remplit totalement le manchon-boitier 6 de la dérivation. On a représenté sur la figure 12, une tête d'ex- trémité embrochable, comprenant une partie coudée de con- nexion 15, et une partie d'adaptateur équipée d'une électro- de de contrôle de contrainte 10', à zones actives en oppo- sition tout à fait identiques à celles décrites en relation avec la figure 10. Quoique, comme susmentionné, l'électrode selon l'invention convienne tout particulièrement pour des équi- pements préfabriqués compacts utilisant des élastomères, elle peut être très avantageusement utilisée pour l'amélio- ration des performances des isolateurs classiques à porce- laine. On a ainsi représenté sur la figure 13, un isolateur d'extrémité de câble analogue à celui de la figure 3, mais avec un bloc de jupes 5' en porcelaine, l'électrode de contrôle de contrainte 10, similaire à celle des figures 2 à 6, étant montée sur la paroi intérieure du corps de jupe ', à distance de l'isolant 3 du conducteur, l'espace défi- ni entre ce dernier et'le corps de jupe 5', clos par un adaptateur tronconique 7, étant rempli d'un milieu fluide isolant 14 constitué par un gaz sous pression par exemple de l'air ou de l'azote, une graisse ou une huile isolante. Quoique la présente invention ait été décrite en relation avec des modes de réalisation particuliers,elle ne s'en trouve pas limitée mais est au contraire suscepti- ble de modifications et de variantes qui apparaîtront à l'homme de l'art. 13. REVENDICATIONS 1 - Electrode de réduction de contraintes élec- triquespour extrémités de jonction de conducteur électri- que blindé, destinée à être disposée autour de la périphé- rie de l'isolant du conducteur au niveau de l'arrêt d'écran du conducteur blindé, et comprenant au moins un élément de gainage à caractéristiques de résistance électrique non linéaire, caractérisée en ce que l'élément de gainage (10, ') comprend au moins deux zones successives (A, B, C, D) contiguës l'une à l'autre dans le sens axial du conducteur (3, 4) et présentant chacune une résistance électrique dif- férente de celle de la zone voisine. 2 - Electrode selon la revendication 1, dans laquelle l'élément de gainage (10, 10') est constitué d'un mélange support en matériau plastique chargé de particules de produits actifs à résistance électrique non linéaire, caractérisée en ce que les zones successives (A-D) incor- porent des particules de granulations différentes. 3 - Electrode selon la revendication 1, dans laquelle l'élément de gainage est constitué d'un milieu support en matériau isolant chargé de particules de pro- duits actifs à résistance électrique non linéaire, caracté- risée en ce que les zones successives (A-D) comportent des concentrations différentes de patticules ayant une granula- tion moyenne sensiblement constante. 4 - Electrode selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 3, caractérisée en ce que les zones successi- ves (A-D) ont une résistance croissant progressivement vers les parties normalement sous haute tension de l'extrémité de jonction. - Electrode selon la revendication 4, caracté- risée en ce que les zones successives (A-D) ont une section transversale décroissant vers les parties sous haute ten- sion de l'extrémité de jonction. 6 - Electrode selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 5, caractérisée en ce qu'un milieu isolant in- termédiaire (8, 8', 14) ayant une permittivité relative (C) 14. plus élevée que celle de l'isolant (3) du conducteur est interposé entre ce dernier et l'électrode de contrôle de contrainte (10, 10'). 7 - Electrode selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 5, caractérisée en ce qu'elle comprend au moins deux éléments de gainage (101l, 102, 103), comportant chacun une succession de zones à résistances progressives (A à D), distantsradialement les uns des autres et séparés par un milieu isolant (80) ayant une permittivité relative (e) plus élevée que celle de l'isolant (3) du conducteur. 8 - Electrode selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 3, caractérisée en ce qu'elle comprend une première partie d'électrode comportant au moins deux zones successives (A, B) à résistance progressive dans une direc- tion axiale du conducteur (3, 4) et une seconde partie con- tiguë à la première comportant au moins deux zones (B1, A1) à résistance dégressive, les différentes zones des deux parties étant symétriques par rapport à une zone médiane (D). 9 - Electrode selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 8, caractérisée en ce que la zone (A) de moindre résistance est reliée à un adaptateur (7) de raccor- dement à l'écran (4) du conducteur réalisé en mélange con- ducteur. 10 - Electrode selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 9, caractérisée en ce que les zones successi- ves (A-D) sont chargées en particules de carbure de sili- cium ayant une granulation comprise entre 3p et 2400p. 11 - Electrode selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 9,caractérisée en ce que les zones successi- ves (A-D) sont chargées en particules d'oxyde de zinc ayant une granulation comprise entre 3 u et 2400 u. 12 - Extrémité de jonction de cable,caractérisée en ce qu'elle est équipée d'au moins une électrode de ré- duction de contrainte (10, 10') selon l'une quelconque des revendications précédentes.