La présente invention se rapporte à un procédé et à un appareil de perforation par décharge électrique de matières en forme de nappes, notamment de matières polymères en forme de pellicules ou de feuilles. On a proposé récemment de perforer des matières en forme de nappes par des moyens à décharge électrique. Selon l'art antérieur déjà publié, il est de pratique courante d'utiliser des électrodes en forme de pointes, telles que des pointes acérées, des pointes émoussées ou des éléments en forme de tiges à extrémité hémisphérique pour engendrer des régions de forte intensité de champ électrique entre une telle électrode et une seconde électrode dans un appareil de perforation par décharge électrique.L'électrode (ou les électrodes) en forme de pointe peuvent être agencées pour se déplacer suivant un trajet sans fin, par exemple sur une courroie, un tambour rotatif ou un.bras rotatif, tandis que la seconde électrode peut.aussi se déplacer pour produire une ou plusieurs lignes de perforations dans le sens du déplacement de la nappe, ou une configuration de perforations fixée par le mouvement relatif des électrodes et le sens et la vitesse de déplacement de la nappe..Par un agencement approprié des pointes, par exemple selon la description du brevet de la République Fédérale d'Allemagne NO 2 104 OOOJ le point de décharge, ou le point où la distance entre les pointes et la seconde électrode écartée est minimale, peut être déplacé en direction transversale, c'est-à-dire que le point de décharge peut entre déplacé par rotation d'un arbre portant plusieurs pointes placées à intervalles très étroits disposées suivant la configuration d'une hélice unique à la circonférence de l'arbre et en partant chacune radialement vers l'extérieur. Bien que les électrodes en forme de pointes soient des moyens commodes pour produire des régions de forte intensité de champ électrique pour transmettre des décharges électriques, elles présentent un certain nombre d'inconvénients. Les électrodes subissent une érosion importante en cours de fonctionnement, ce qui produit des intervalles entre électrodes non uniformes et des variations incontrsslées de la perforation. La distance entre électrodes est, de préférence, maintenue aussi faible que possible, pour garantir que l'énergie de la décharge à étincelle ne se dissipe pas en franchissant un entrefer inu tilement grand et, par suite, il y aura seulement un intervalle de passage très étroit de la nappe, ce qui entrasse une cer- taine probabilité de déchirure physique de la nappe par une telle électrode en forme de pointe. On a proposé, dans le brevet de la République Fédérale d'Allemagne précité, d'utiliser un courant d'air ou de gaz dans l'intervalle entre électrodes, pour effectuer le déplacement du point de décharge le long des électrodes. Dans un tel agencement, une région de densité inférieure à celle des régions environnantes et de passage préférentiel de la décharge est créée dans le gaz et un courant d'air ou dé gaz produit le déplacement de la région de faible densité et, par conséquent, le déplacement du point de décharge le long des électrodes. Un autre procédé de déplacement a été proposé ; il utilise un dispositif de masquage oscillant.Ce dispositif de masquage qui ne peut Autre lui-m8me perforé par le dispositif de perforation particulier utilisé, comprend une structure à fentes telle qu'au cours de son oscillation une seule fente soit ouverte dans l'intervalle inter-électrodes, et qu'une décharge passe par cette rente pour perforer une matière en forme de nappe, en un point en liaison avec elle. Ces dernières propositions présentent des limitations absolues, à la fois pour des raisons pratiques et des raisons de coQt, nécessitant un appareil en plus des ensembles d'électrode de base et des moyens d'alimentation électrique et de commande. La présente invention concerne un procédé et un appareil de perforation par décharge électrique utilisant un agencement d'électrodes comprenant un ensemble d'électrodes, qui évitent les problèmes pratiques dus à l'utilisation d'électrodes en forme de pointes et d'agencements de déplacement complexes nécessitant un appareillage s'ajoutant à l'ensemble d'électrodes et aux moyens d'alimentation électrique et de commande, Selon la présente invention, un procédé de perforation par décharge électrique d'une matière en forme de nappe consiste à faire passer une nappe par un agencement d'électrodes comprenant un ensemble d'électrodes, de façon que ladite nappe passe par un intervalle entre une première électrode et une seconde électrode de l'ensemble, la première ou la seconde électrode étant à un potentiel électrique variant à haute fr6- quence par rapport au potentiel de l'autre électrode, de façon que les maxima des différences de potentiel entre la première électrode et la seconde soient suffisamment importants pour provoquer des décharges électriques entre la première électrode et la seconde électrode et à travers ladite nappe, l'une au moins de la première électrode et de la seconde électrode tournant et ayant une configuration telle qu'une zone de ssa surface qui, à un instant quelconque, est le plus près de la surface de l'autre électrode, balaie une région superposée à la surface opposée de ladite autre électrode dans une dire c tion qui aau moins une composante parallèle à l'axe de rotation, de telle façon que des perforations séparées sont produites dans ladite nappe par lesdites décharges électriques. Selon la présente invention, un appareil destiné à être utilisé pour perforer une matière en forme de nappe par décharge électrique comprend un agencement d'électrodes comprenant un ensemble d'électrodes comprenant une première électrode et une seconde électrode écartées de façon qu'une nappe de matière à perforer puisse passer entre elles, la première électrode et la seconde électrode pouvant entre reliées à des moyens pour obtenir une différence de potentiel électrique entre elles et à des moyens de commande pour faire varier ladite différence de potentiel éleotrique à haute fréquence, de façon qu'en cours de fonctionnement les maxima de différences de potentiel entre la première électrode et la seconde électrode soient suffisamment importants pour provoquer des décharges électriques entre lesdites électrodes et à travers une nappe à perforer passant entre elles, ledit appareil étant caractérisé en ce que l'une au moins de la première électrode et de la seconde électrode est rotative et a une configuration telle qu'au cours de la rotation, une zone de sa surface qui, à un instant quelconque, est la plus proche de la surface de l'autre électrode, balaie une région superposée à la surface opposée de l'autre électrode dans une direction qui a au moins une composante parallèle à l'axe de rotation. Les nappes convenant pour autre perforées par le procédé et l'appareil selon l'invention comprennent des nappes de matières diélectriques dont des régions au moins ont des rigidités diélectriques à travers leur épaisseur suffisamment faible pour que des décharges électriques puissent se produire entre les électrodes et à travers-la nappe et, lorsqu'elles peuvent être appliquées à travers lesdites régions, pour perforer les nappes. On préfère que la rigidité diélectrique d'une nappe appropriée à travers son épaisseur ne soit pas uniforme de façon que, dans le plan de la nappe, des régions de la faible rigidité diélectrique requise soient adjacentes à des régions de rigidité diélectrique relativement forte. Parmi les matières de constitution de nappes appropriée s il y a lieu de citer des matières de nappe ayant, par exemple, une nature discontinue ou fibreuse, par exemple du papier et des matières analogues à du papier, mais les matières qui conviennent particulièrement et que l'on préfère sont des matières en forme de pellicules ou de feuilles polymères qui a) renferment des lacunes (vides) ou des cellules constituant des régions de rigidité diélectrique inférieure, qui peuvent être engendrées par un ou plusieurs moyens de toute une variété de moyens, parmi lesquels 1) l'utilisation d'agents de soufflage physiques ou chimiques ;; 2) 11 incorporation d'additifs autres que des agents de soufflage qui créent des lacunes dans la matière lors de déformations physiques, par exemple par étirage, additifs qui peuvent être par exemple des charges minérales ou organiques ou des pigments, suivie par ladite déformation, et 3) la lixiviation d'additifs solubles ; b) renferment des régions de rigidité diélectrique inférieure à celle de régions adJacentes, uniquement grace à la présence d'additifs, distincts de ceux du paragraphe (a) (2) ci-dessus ; ou c) renferment des régions de rigidité diélectrique inférieure provenant de traitements physiques ou chimiques, comme des traitements superficiels ou des modifications superficielles, par exemple le gaufrage. I1 entre également dans le cadre de l'invention de produire de plus grandes perforations dans des nappes de matières diélectriques qui contiennent déjà de petites perforations les traversant de part en part qui sont considérées comme des régions de rigidité diélectrique inférieure à celle de régions non perforées adjacentes, et par conséquent plus susceptibles d'être pénétrées par la décharge électrique, notamment lorsque les petites perforations sont réparties sensiblement uniformément. Dans le cas de matières en nappes renfermant des vides (des lacunes), les régions de rigidité diélectrique inférieure à celle de régions adjacentes comprennent normalement les vides ou cellules elles-mEmes, en raison de l'absence de polymère.Dans le cas de matières en nappes ne renfermant pas de vides, mais renfermant des pigments ou des charges, des régions de rigidité diélectrique inférieure comprennent les emplacements des particules de charge tandis que, par exemple, des matières gaufrées peuvent contenir de telles régions en raison de leur épaisseur non-unitorme. Des matières en nappes pouvant être décrites comme étant analogues à du papier peuvent contenir des régions de rigidité diélectrique inférieure en raison de leur structure fibreuse à orientation aléatoire, et les régions sont normalement réparties pratiquement uniformément. Cependant, on préfère comme matière analogue à du papier une pellicule polymère ou une matière en feuille contenant des vides ou des cellules.Comme matières en forme de pellicules polymères que l'on préfère particulièrement pour utilisation dans le procédé selon l'invention > il y a lieu de citer les matières cellulaires décrites dans la demande de brevet britannique N0 35781/74 de la Demanderesse. La matière en forme de nappe à perforer et la nappe perforée produite à partir de celle-ci peuvent faire partie d'une structure plus grande, par exemple un stratifié comprenant, par exemple, une matière polypore en forme de pellicule ou de feuille adhérant à une matière semblable ou différente, ou une structure de couches dans laquelle les couches n'adhèrent pas entre elles. On peut traiter la matière en nappe à perforer par l'un quelconque des procédés de traitement de pellicules connus avant perforation, ces procédés pouvant ou non affecter leur perforation subséquente, mais ne le pouvant pas de préférence, et de même on peut traiter ainsi les matières en forme de nappes perforées, comme on le désire. Comme polymères' appropriés à partir desquels on peut produire les matières polymères préférées en forme de pellicules ou de feuilles, il y a lieu de citer des résines thermoplastiques, obtenues de préférence par polymérisation, y compris par copolymérisation, de monomères à insaturations éthyléniques.Parmi les polymères que l'on préfère partie lièrement, il y a lieu de citer des homopolymères et copolymères d'oléfines, par exemple des polyéthylènes que l'on trouve dans le commerce, comme du polyéthylène fortement comprimé, du polyéthylène moyennement comprimé et du polyéthylène faiblement comprimé ; des copolymères d'une oléfine, notamment de l'éthy- lène, avec des proportions moins importantes, par exemple de 10 ffi en poids au plus, d'un ou plusieurs composés organiques pouvant être copolymérisés avec elle, renfermant des insaturations polymérisables comme celles qui sont présentes, par exemple, dans des composés renfermant une liaison éthylénique = C, par exemple des composés vinyl-aryliques comme le styrène, l'o-méthoxystyrène, le p-métoxystyrène, le m-nitrostyrène, l'o-méthylstyrène, le p-méthylstyrène, le m-méthylstyrène, le p-phénylstyrène, le m-phénylstyrène t le vinylnaphtalène ; des halogénures de vinyle et de vinylidène comme le chlorure de vinyle, le chlorure de vinylidène et le fluorure de vinyle ; des esters vinyliques comme l'acétate de vinyle, le propionate de vinyle, le butyrate de vinyle, le chloracétate de vinyle, le chloropropionate de vinyle, le benzoate de vinyle et le chlorobenzoate de vinyle ; des acides acryliques et a-alkyl-acryliques, leurs esters alkyliques, leurs amides et leurs nitrile, comme l'acide acrylique, l'acide chloracrylique, l'acide méthacrylique et l'acide éthacrylique, l'acrylate de méthyle, l'acrylate d'éthyle, l'acrylate de butyle, l'acrylate de n-octyle, l'acrylate de 2-éthyl-hexyle, l'acrylate de n-décyle, le méthacrylate de méthyle, le méthacrylate de butyle, l'éthacrylate de méthyle, l'éthacrylate d'éthyle, l'acrylamide, le N-méthyl-acrylamide, le N,N-di-méthylacrylamide, le méthacrylamide, le N-mdthyl- méthacrylamide, le N,N-diméthyl-mdthacrylamide, l'acrylonitrile, le chloracrylonitrile, le méthacrylonitrile et l'éthacrylo- nitrile ; des esters alkyliques de l'acide maléique et de l'acide fumarique comme le maléate de diméthyle et le maléate de diéthyle ; des éthers et des cétones vinyl-alkyliques comme le méthyl-vinyl-éther (éther méthyl-vinylique), l'éthyl-vinyl- éther, I'isobutyl-vinyl-éther, le 2-chloroéthyl-vinyl-éther, la méthyl-vinyl-cétone, l'éthyl-vinyl-cétone et l'isobutyl vinyl-cétone ; et également la vinyl-pyridine, le N-vinylcarbazole, la N-vinyl-pyrrolidone, le méthyl-éthyl-vinyl- acétamide, le malonate d'éthyl-mdthylène et le propylène ; le polypropylène et le polybutène-l ; et également des dérivés de ces composés, parmi lesquels des polyoléfines haiogénees, par exemple le polyéthylène chloré et le polyéthylène chlorosulfoné. En variante, la résine thermoplastique peut entre un homopolymère d'un halogénure de vinyle comme par exemple le chlorure de vinyle et le fluorure de vinyle ; le chlorure-de vinylidène ; des esters vinyliques d'acides carboxyliques, par exemple l'acétate de vinyle, le stéarate de vinyle, le benzoate de vinyle ; des éthers vinyliques comme par exemple le méthylvinyl-éther, l'6thyl-vinyl-éther, l'isobutyl-vinyl-éther ; le chlorotrifluoréthylène ; le tétrafluoréthylène ; l1hexafluoro- propylène ; des acides carboxyliques non saturés et des dérivés de ceux-ci, par exemple l'acide aorylique, l'acide~méthacrylique, llacrylate de méthyle, l'o-chloracrylate de méthyle, l'acrylate d'éthyle, le méthacrylate de méthyle, l'acrylamide, l'acrylonitrile, le méthacrylonitrile et des copolymères des monomères vinylidéniques précités avec des acides polycarboxyliques à insaturations a,ss-éthyléniques et leurs dérivés, par exemple l'anhydride maléique, le maléate de diéthyle, le fumarate de dibutyle, le maléate de diallyle et le maléate de dipropyle. Comme matières polymères préférées différentes des polymères d'oléfines particulièrement préférés, il y a lieu de citer les homopolymères et copolymères de chlorure de vinyle, par exemple le chlorure de polyvinyle, le copolymère chlorure de vinyleacétate de vinyle, le copolymère chlorure de vinyl-acrylonitrile les homopolymères d'hydrocarbures aromatiques vinyliques et de dérivés halogénés sur le noyau de ceux-ci, par exemple le styrène, 1 o-chlorostyrène, le p-chlorostyrène, le 2,5-di chlorostyrene, le 2,4-dichlorostyrène, le p-méthylstyrène, le p-éthylstyrène, l' -méthylstyrène, le vinyl-naphtalène et des copolymères de tels monomères vinyliques entre eux et avec d'autres monomères vinyliques. Comme autres résines thermoplastiques appropriées, il y a lieu de citer des polycarbonates, le polyoxyméthylène et des copolymères oxyméthylène-alkylène, des polyuréthanes, des polyesters parmi lesquels le téréphtalate de polyéthylène, des polyamides parmi lesquels notamment le polycaprolactame, le polyhexaméthylène-adipamide, l'acide poly-ll-amino-undécanoSque, des terpolymères acrylonitrile-butadiène-styrène et des mélanges de n1 importe lesquels des polymères et copolymères précités avec des caoutchoucs parmi lesquels, par exemple, le caoutchouc naturel, des caoutchoucs éthylène-propylène, le caoutchouc butyle, le poly-isobutylène, le polybutadiène et des caoutchoucs butadiène-styrOne. Les matières à base de résine thermoplastique peuvent renfermer des additifs connus dans la technique, par exemple des lubrifiants; des agents de glissement, des additifs antiblocage et des plastifiants pour améliorer les caractéristiques de traitement des polymères et la manipulation des pellicules ou feuilles de polymère. L'agencement d'électrodes utilisé dans le cadre de l'invention comprend un ensemble d'électrodes qui comprend lui-m8me une première électrode et une seconde électrode. De façon appropriée, la première électrode et la seconde électrode peuvent comprendre chacune l'un des éléments suivants 1) un conducteur métallique ; 2) un conducteur métallique monté sur une matière diélectrique supportée sur un autre conducteur métallique ; 3) un conducteur métallique monté sur une matière diélectrique devant tourner dans une enveloppe métallique concentrique, que l'on peut enduire de matièrediélectrique ; 4) un conducteur métallique comportant un revêtement de matière diélectrique. Par conséquent, la surface d'une électrode peut entre constituée par une matière électriquement conductrice ou diélectrique. On préfère utiliser des moyens capacitifs comme caractéristique de l'ensemble d'électrodes, pour localiser et/ou limiter le transfert de charge au cours d'une décharge électrique quelconque. Les moyens capacitifs utilisés peuvent comprendre une couche diélectrique qui, au cours de la mise en oeuvre du procédé, peut être très près de la matière diélectrique en forme de nappe et doit être telle que la capacité totale de l'agencement comprenant une première electrode et une seconde électrode de l'ensemble avec la nappe interposée ne soit pas complètement détruit par un percement électrique de la nappe et sa perforation par décharge.Lorsque l'on utilise une électrode comprenant un conducteur métallique monté sur une matière diéleotrique, la capacité de l'agencement doit toujours ne pas être détruite totalement par le percement de la nappe diélectrique par perforation. I1 est normalement seulement désirable qu'une première électrode ou une seconde électrode d'un ensemble comprenne des moyens capacitifs. La capacité de l'agencement dépendra de la matière diélectrique utilisée dans la structure d'électrode, et elle peut en fait être réglée par un choix Judicieux de la matière et des dimensions. Pour obtenir une densité de perforation d'un niveau élevé désiré dans une nappe donnée pour de fortes vitesses de la nappe, il peut être avantageux, et il entre dans le cadre de l'invention, d'utiliser plusieurs premières électrodes en combinaison avec une ou plusieurs secondes électrodes dans un ensemble d'4lectrodes, et d'utiliser un ou plusieurs ensembles d'électrodes dans l'agencement d'électrodes.L'agencement dtélectrodes le plus simple envisagé est celui qui est un ensemble d'électrodes comprenant une première électrode et une seconde électrode et un agencement d'électrodes extrêmement aomplexe peut comprendre, par exemple, un certain nombre d'ensembles d'électrodes disposés suivant la largeur et/ou la longueur de la trajectoire de la nappe, et chaque ensemble d'électrodes comprenant une pluralité de premières électrodes et une pluralité de secondes électrodes, l'une au moins des première et seconde électrodes de chaque ensemble tournant et balayant la zone requise, et sera appelée dans la suite électrode de balayage, chaque axe de rotation étant normalement non-parallèle à la direction du déplacement de la nappe, et de telle façon que la rotation fasse se produire le balayage dans une direction ayant au moins une com posante transversale par rapport à la direction de la nappe, composante se trouvant dans un plan parallèle au plan de la nappe. On préfère cependant que l'agencement d'électrodes soit un ensemble d'électrodes comprenant une première électrode et une seconde électrode uniques et opposées, ou de préférence une première ou seconde électrode unique, opposée à une pluralité de secondes ou premières électrodes de balayage agissant séparément. Ces électrodes de balayage agissant séparément comprennent une pluralité de conducteurs qui sont isolés électriquement entre eux et peuvent entre agencés de façon à tourner indépendamment mais, de préférence, ensemble, de façon qu'une zone de la surface de chacun des conducteurs qui est, à un instant quelconque, la plus proche de la surface de l'autre électrode, balaie la région ou la partie de la région superposée à la surface opposée de l'autre électrode. Lorsque l'ensemble d'électrodes comprend une paire constituée par une première électrode et une seconde électrode uniques opposées, l'électrode de balayage comprend de préférence une multiplicité de sections, chaque section étant conformée de façon qu'au cours de la rotation, une zone de sa surface qui est à un instant quelconque la plus proche de la surface de l'autre électrode balaie une partie de la région superposée à la surface opposée de l'autre électrode. Par exemple, une électrode de balayage peut comprendre un certain nombre de sections discoIdes elliptiques montées de façon appropriée sur un arbre obliquement par rapport à lui et à distance les unes des autres. En variante, elle peut comprendre un fil conducteur ou une pluralité de rils conducteurs montés hélicoldalement sur un gabarit métallique. Des secondes électrodes de balayage agissant séparément peuvent comprendre, par exemple, une pluralité de fils enroulés hélicordalement sur une couche diélectrique supportée sur un conducteur métallique et montée rotative de façon qu'une zone de la surface de chaque fil qui est, à un instant quelconque, la plus proche de la surface de la première électrode et opposée à celle-ci, soit amenée à balayer au moins une partie de la région superposée à ladite surface de la première électrode. Une électrode de balayage peut, par définition, comprendre au moins une partie de la surface d'un corps de révolution. L'électrode de balayage est, de préférence, agencée pour tourner de façon que sa surface de balayage passe tangentiellement à un plan qui a une direction générale parallèle au plan de la matière en forme de nappe à perforer dans la région de l'intervalle entre électrodes. Ainsi, on conserve un intervalle uniforme séparant la surface de balayage de l'électrode de balayage et la surface de l'autre électrode qui lui est opposée. On considère comme essentiel que le ou les points de décharge entre la première électrode et la seconde électrode d'un ensemble parcourent une grande surface de la matière en forme de nappe mobile dans une direction faisant un angle, de préférence de 900, avec la direction du déplacement de la nappe, pour que la séparation effective entre les points de décharge des électrodes au niveau de la décharge et une perforation formée précédemment résulte de leur mouvement le long de tra3ets non-parallèles entre eux.On peut ainsi obtenir une densité de perforations relativement élevée pour un débit de nappe choisi, une vitesse de rotation choisie de l'électrode rotative et une fréquence de variation choisie du potentiel électrique appliqué, du fait que l'on peut ajuster ces variables de façon que des perforations se trouvant au voisinage immédiat de l'intervalle entre électrodes ne deviennent pas elles-mSmes de façon indésirable des lieux de moindre rigidité diélectrique par lesquels des décharges passeront préférentiellement, au lieu de former de nouvelles perforations. La zone de la surface de l'électrode de balayage qui, à un instant quelconque, est la plus proche de la surface de l'autre électrode opposée, peut comprendre une seule zone unitaire ou une pluralité de zones unitaires de façon que la zone unitaire ou la multiplicité de zones unitaires balayent une région superposée à la surface de l'autre électrode, chacune des zones unitaires de la multiplicité balayant, lorsque c'est possible, au moins une partie de ladite région, de sorte que l'on peut obtenir dans les deux cas un balayage global. Le déplacement de la décharge dans une direction transversale par rapport à la nappe provient du passage par des régions de forte intensité de champ électrique entre les électrodes le long de l'intervalle entre électrodes. Ces régions de forte intensité du champ électrique dépendent fortement de la configuration de ltélectrode de balayage, notamment de la configuration de la zone de la surface de cette électrode amenée successivement le plus près de la surface de l'autre électrode opposée. La configuration de l'électrode de balayage est telle que l'intensité du champ électrique sera supérieure ou inférieure en différents points situés entre les électrodes sur leur longueur effective (définie dans la suite).Lorsqu'au cours de la mise en oeuvre du procédé, on fait passer une matière en forme de nappe entre les électrodes, elle doit passer par des régions d'intensités de champ électrique différentes qui produisent instantanément des régions de forte contrainte électrique dans ladite matière au point ou aux points du champ électrique où l'intensité du champ est élevée. Toute région de forte contrainte électrique de ce type peut être l'emplacement d'une perforation, notamment lorsqu'elle provient du maximum de différence de potentiel et, en particulier, si elle correspond également à une région de rigidité diélectrique relativement faible de la matière de la nappe. Lorsqu'on met en oeuvre l'invention, on préfère que, si l'on fait passer la nappe dans llintervalle entre la première électrode et la seconde électrode de façon que la nappe soit en contact avec une électrode, le contact ait lieu avec une électrode qui, en raison de sa configuration, produit une concentration locale du champ électrique, de façon que le champ électrique soit, pour le maximum de la différence de potentiel, sufisamment élevé pour perforer la nappe au contact de la surface de l'électrode. I1 vaut encore mieux cependant, pour des raisons pratiques, qu'il n'y ait pratiquement pas de contact entre la nappe et l'une quelconque des électrodes. Lorsque les électrodes sont situées, par exemple, de façon que le balayage ait lieu dans une direction perpendiculaire à la direction de passage de la nappe entre la première électrode et la seconde électrode et dans un plan parallèle au plan de la nappe, il est évident que la largeur d'une portion quelconque de la matière de la nappe à perforer par passage entre lesdites électrodes selon l'invention ne peut être supérieure à la longueur effective des électrodes, ctest-à-dire que la largeur maximale de la nappe à perforer est limitée à la longueur effective de la première électrode et de la seconde électrode.Cette longueur effective peut être définie comme la longueur de la région superposée à la surface d'une électrode qui est balayée par une zone de la surface de l'électrode de balayage dans la direction qui a au moins une composante parallèle à l'axe de rotation de l'électrode de balayage. En raison de la complexité relative de la configuration d'une électrode de balayage, il est préférable d'adapter l'appareil selon l'invention pour perforer des largeurs différentes de la nappe ou de sections de nappe en faisant varier la longueur d'une électrode de balayage. On notera qu'un ensemble d'électrodes peut être situe dans une position telle que le balayage ait lieu dans une direction non perpendiculaire à la direction de passage de la nappe, auquel cas la longueur effective des électrodes est réduite et la largeur de la nappe pouvant passer entre la première électrode et la seconde électrode aux fins de perforation est réduite. Cet artifice ne peut, bien entendu, être utilisé non seulement pour adapter un appareil à des nappes de largeurs différentes, mais également pour adapter un appareil à son utilisation pour perforer une section choisie de la largeur d'une matière en forme de nappe. On peut appliquer d'autres procédés pour adapter l'appareil selon l'invention à la perforation de différentes largeurs de nappe ou de sections de nappe, parmi lesquels a) l'utilisation de moyens de masquage, par exemple une matière en forme de nappe additionnelle qui ntest pas perforée au cours du processus ; b) le réglage approprié de l'alimentation électrique des électrodes. On peut aussi appliquer ces procédés pour adapter l'appareil selon l'invention à être utilisé pour perforer une nappe dans des zones choisies qui sont réparties suivant la longueur de la nappe. Ainsi, on notera que, si on le désire, on peut produire des perforations suivant toute une variété de configurations. Dans la description qui va suivre de deux agencements d'électrodes préférés destinés chacun à être utilisés dans le procédé et l'appareil selon l'invention, une première électrode est décrite comme pouvant être reliée à une source de potentiel électrique appropriée et à des moyens de commande, et la seconde électrode ou une pluralité de secondes électrodes sont décrites comme pouvant être mises à la masse. Ainsi, on peut relier les électrodes, selon les nécessités, à des moyens pour obtenir et faire varier à haute fréquence la différence de potentiel entre elles.Du moment que les conditions d'isolement, pour la sécurité et le fonctionnement satisfaisant de l'appareilJsont observées, il n'y a pas de raisons autres que la clarté des descriptions qui suivent pour que la seconde électrode de la pluralité de secondes électrodes ne puisse être reliée à la source de potentiel électrique et la première électrode à la masse. Dans un premier mode d'exécution de l'invention, un agencement d'électrodes comprend un ensemble d'électrodes comprenant une première électrode de type en forme de lame métallique et un ensemble de secondes électrodes de balayage fonctionnant séparément, comprenant un arbre cylindrique métallique rotatif autour duquel un manchon en matière diélectrique appropriée est fixé rigidement et à la surface périphérique duquel manchon un grand nombre de fils conducteurs séparés entre eux suivant leurs longueurs sont chacun enroulés circonférentiellement suivant une configuration hélicoSdale, les axes des hélices coïncidant sensiblement avec les axes de rotation de l'arbre rotatif. L'arbre métallique rotatif peut eAtre mis à la masse et, ainsi, chaque fil peut être relié capacitivement à la masse.Lorsque chaque fil fait un ou plusieurs tours autour du manchon de matière diélectrique, on préfère que la longueur linéaire de la première électrode soit telle qu'il n'y ait jamais deux points ou zones du même fil en liaison avec ladite première électrode au niveau de la décharge. S'il n'en était pas ainsi, il y aurait deux trajets égaux entre la première électrode et un fil, tandis qu'il n'y aurait qu'une décharge. Cette décharge peut se produire à partir de l'un ou l'autre des points de liaison et, par contre, modifier la commande des décharges dans une direction transversale à la nappe à perforer, lorsque le déplacement de la perforation par décharge est réalisé par rotation de l'hélice de fil autour d'un axe oblique par rapport à la direction de déplacement de la matière en forme de nappe passant entre les électrodes.Toute variation de rigidité diélectrique de la matière de la nappe ou toute légère variation de la distance entre la première électrode et la seconde électrode colncidant avec l'apparition d'un maximum de différence de potentiel peut produire une dé charge préférée le long de l'un desdits autres trajets autrement égaux, et une perforation préférentielle de la nappe en ce point. Cependant, il est préférable d'utiliser un ensemble d'électrodes dans lequel chacun.des fils de l'ensemble des secondes électrodes de balayage fait pratiquement un tour complet autour de la circonférence du manchon électrique.Lors qu'un grand nombre de fils sont montés sur le manchon diélectrique, les intervalles qui les séparent doivent être tels qu'il ne se forme pas d'arc ni de sillons entre les fils à un niveau d'une importance inacceptable, au cours du fonctionnement de l'agencement. En garantissant que la puissance fournie à la première électrode ne dépasse pas fortement celle nécessaire pour obtenir la densité de perforation désirée, et que 1' in- tervalle entre électrodes reste à un minimum pour la matière de nappe particulière à perforer et nettement inférieur à la distance entre fils adjacents de l'ensemble de secondes élec ixodes de balayage, le trajet de décharge préféré sera directe ment entre la première électrode et une seconde électrode de balayage et il traversera la nappe pa-ssant entre elles.Pour minimiser la formation de sillons, on préfère utiliser une matière de manchon diélectrique, dans l'ensemble de secondes électrodes, qui ne se carbonise pas en cours d'utilisation, par exemple une matière acrylique, ou d'autres matières qui peuvent se carboniser si elles subissent des contraintes électriques, mais qui peuvent être enduites d'une matière diélectrique protectrice appropriée, par exemple une couche de substance polymère, par exemple un caoutchouc silicone comme celui qui est fourni par Dow Corning Ltd sous le nom de "Silastic 140 RTV", qui servira à la fois d'adhésif entre les fils et le manchon diélectrique et de revêtement pour réduire la carbonisation dudit manchon diélectrique.En cours de fonctionnement, l'ensemble de secondes électrodes de balayage peut entre entratné en rotation par n'importe quels moyens appropriés, comme par exemple un moteur électrique, par l'intermédiaire d'une poulie et d'une bande d'entratnement. Selon un second mode d'exécution préféré de l'invention, l'agencement d'électrodes comprend un ensemble d'électrodes comprenant une première électrode de balayage que lton décrira dans la suite et une seconde électrode comprenant un conducteur à la masse recouvert d'une matière diélectrique et se présentant sous la forme d'un corps de révolution, de préférence un cylindre, et agencé pour tourner autour de son axe principal, qui est, de préférence, dans un plan parallèle au plan de la matière à perforer, en liaison avec ladite première électrode de balayage, la rotation servant en premier lieu à réduire la détérioration de l'électrode, en cours d'uti- lisation.La première électrode de balayage de ce mode dtexécu- tion comprend un arbre métallique rotatif sur lequel sont montés au moins une mais, de préférence, une multiplicité de profilés métalliques minces, ces profilés ayant tous à peu.près la même épaisseur. La première électrode de balayage est, de préférence, usinée dans un cylindre métallique de telle façon que lesdits profilés fassent corps avec l'arbre, mais les profilés peuvent entre réalisés séparément, par exemple sur un manchon métallique qui peut être fixé à l'arbre. Chacun des profilés est agencé sur l'arbre de façon que le plan général dans lequel il se trouve fasse un angle supérieur à 00, mais inférieur à 900, avec l'axe de l'arbre, et qu'au cours de chaque tour complet dudit arbre, une zone de sa surface qui, à un instant quelconque, est le plus près de la seconde électrode, balaye au moins une partie de la région superposée à ladite seconde électrode. De préférence, chaque profilé et sa monture sont tels qu'au cours dudit tour, ladite zone dudit profilé balaye au moins une partie de la région superposée à la seconde électrode à une distance de la surface de ladite seconde électrode sensiblement constante. Les profilés peuvent avoir, par exemple, un profil elliptique dont le grand axe fait un angle supérieur à 0 mais inférieur à 900 avec l'axe de l'arbre.Lorsqu'on utilise une multiplicité de profilés, il est préférable que ces profilés soient montés de façon que leurs plans généraux soient parallèles entre eux et qu'ils soient disposés de façon analogue sur l'arbre et répartis à intervalles réguliers. En conséquence, la périphérie de chaque profilé parcourt, au cours de la rotation de l'arbre au moins une partie de la largeur d'une matière en forme de nappe à perforer, lorsque, par exemple, leurs axes ne sont pas parallèles à la direction de déplacement de la nappe et que chacun desdits axes se trouve dans un plan sensiblement parallèle au plan de la nappe, la région périphérique ou surface de chaque profilé procurant progressivement des points sources de potentiel pour une décharge électrique. Les intervalles entre profilés adjacents de la première électrode de balayage du second mode d'exécution préféré peuvent être comblés par n'importe quelle matière isolante appropriée, pour donner un certain degré de rigidité à l'électrode, mais surtout pour produire une surface circonférentielle lisse continue pour réduire, en cours d'utilisation, le glissement de la nappe à perforer et réduire le déplacement de la nappe perpendiculairement à la direction de passage de ladite nappe entre les électrodes, et pouvant provenir du contact entre la nappe et la première électrode de balayage. On peut aussi, bien entendu, utiliser le même moyen pour donner une surface circonférentielle lisse à 11 ensemble des secondes électrodes de balayage du premier mode d'exécution préféré ; ainsi les intervalles entre les fils peuvent être remplis d'un isolant approprié.Lorsque l'on met en oeuvre le procédé par l'appareil selon le second mode préféré de réalisation, la première électrode de balayage ainsi que la seconde électrode de balayage sont mises en rotation par un moyen approprié quelconque, utilisant par exemple un moyen d'entratnement isolé pour la rotation de la première électrode de balayage et, par exemple, soit un moyen indépendant d'entratnement par friction pour la rotation de la seconde électrode, soit un moyen d'entratnement dépendant dudit moyen d'entratnement isolé. I1 est clair qu'au moins la seconde électrode pourrait être mise en rotation par son contact avec la nappe mobile mais, comme on l'a mentionné, on préfère qutil n'y ait pas de contact entre la nappe et chaque électrode. I1 est évident que, en faisant varier l'épaisseur de la matière diélectrique utilisée comme moyens capaci tifs et par exemple, dans le premier mode préféré de réalisation, le diamètre et la longueur des fils de l'ensemble de secondes électrodes de balayage, on peut modifier la capacité d'un ensemble. Ainsi, pour une nappe donnée un espacement donné des première et seconde électrodes, une vitesse donnée de la nappe, une vitesse donnée de rotation de l'électrode de balayage, et une différence donnée de crête de potentiel entre les première et seconde électrodes, il est possible de modifier la dimension de la perforation car elle est.fonction de lténergie de la décharge de perforation qui elle-même est fonction de la capacité de l'ensemble. L'intervalle entre la première électrode et la seconde électrode est de préférence tel que l'on puisse faire passer entre elles la matière en nappe sans gêner fâcheusement soit la rotation d'une électrode rotative , soit le mouvement de la nappe, et il peut être réglable. On conserve cependant, de préférence, l'lntervalle à à une valeur non supé- rieure à celle qui est nécessaire pour perforer convenablement une nappe donnée pour un réglage approprié de la différence de potentiel de crête, mais pour permettre une marche libre, et n'est pas, de préférence, supérieure à environ 1 mm. La première électrode et la seconde électrode peuvent être reliées à des moyens pour obtenir une différence de potentiel électrique entre elles et à des moyens pour faire varier à haute fréquence cette différence de potentiel électrique.De préférence, ces moyens comprendront un moyen pour fournir et commander, par exemple faire varier à haute fréquence, un potentiel électrique destiné à l'une des première et seconde électrodes et des moyens de mise à la masse pour l'autre électrode. Les moyens pour fournir et commander un potentiel électrique peuvent être une génératrice alternative fournissant une tension de valeur de crête suffisamment élevée pour produire une décharge électrique pouvant perforer une épaisseur donnée de matière en forme de nappe selon le procédé de l'invention.Les moyens pour fournir et faire varier un potentiel électrique peuvent également être une génératrice de courant continu quelconque à laquelle sont associés des moyens pour moduler convenablement cette tension pour produire un potentiel variant à haute fréquence, comme il est nécessaire, Comme moyens appropriés pour fournir un potentiel alternatif, il y a lieu de citer une génératrice dénommée "Lepel" pouvant fournir une tension et un courant que lion peut faire varier sur des gammes importantes. L'appareil utilisé comprendra des moyens pour entratner l'électrode de balayage rotative moyens qui peuvent entre, par exemple, mécaniques ou électromécaniques. L'appareil peut aussi comprendre des moyens pour faire passer la matière en forme ae nappe par l'intervalle entre la première électrode et la seconde électrode séparées, ces moyens étant n'importe quels moyens pour amener de façon pratiquement continue de la matière en forme de nappe, de préférence dans un état non plissé, audit intervalle, à une vitesse appropriée pour obtenir la densité de perforation requise pour des réglages de perforateur donnés. Ces moyens comprendront, en général, au moins un ensemble de rouleaux entratnés qui serrent et saisissent la nappe avec une tension suffisante pour la tirer entre les électrodes à partir d'une source de matière de nappe à perforer appropriée. En outre, une station d'enroulement pour envider la nappe perforée de façon appropriée comprendra en général un rouleau entratné pourvu d'un dispositif de tension tel que connu dans la technique antérieure et portant une bobine pour renvider la matière de nappe perforée qui lui est amenée. Lors de la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, la dimensioffet la densité des perforations de la nappe sont fonction d'un certain nombre de variables les plus importantes de ces variables étant basées sur l'agencement d'électrodes utilisé, la vitesse de balayage et, par conséquent, la vitesse de rotation de l'électrode de balayage le maximum de la différence de potentiel entre la première électrode et la seconde électrode et la fréquence des maxima ou crêtes de différence de potentiel, l'épaisseur, la consistance et la nature de la nappe à perforer, et la vitesse de passage de ladite nappe entre la première électrode et la seconde électrode. Normalement, pendant la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, ces variables sont réglables dans la plupart des cas.Les variables qui, bien entendu, ne sont pas réglables pendant la mise en oeuvre au procédé sont par exemple, ltépais- seur, la consistance et la nature de la matière de nappe, et la structure des électrodes. On notera cependant que les variables relatives à la matière de la nappe peuvent être réglées au cours de la fabrication de la matière en forme de nappe et de tout traitement subséquent précédant sa perforation. L'écartement des perforations en sens transversal dans la nappe mobile est, par exemple au moins fonction de l'écartement mutuel des fils enroulés hélicoIdalement dans l'appareil du premier mode d'exécution, de la vitesse de balayage et de la fréquence des crantes de la différence de potentiel entre la première électrode et la seconde électrode. L'intervalle longitudinal entre les perforations est fonction au moins du débit de la nappe et de la gadenee, par exemple, de la variation du potentiel électrique entre la première électrode et la seconde électrode.La dimension et la densité des perforations sont simultanément fonction d'au moins la différence de potentiel appliquée entre la première électrode et la seconde électrode, du débit de la nappe et la dimension des perforations, fonction d'au moins la capacité de l'agencement constitué par la première électrode et la seconde électrode entre lesquelles passe la nappe. Plus le débit de la nappe est faible, et plus il est probable qu'une décharge ne produira pas de nouvelle perforation, mais passera par la perforation la plus proche produite antérieurement, tout en agrandissant cette dernière perforation. L'augmentation du débit ou de la vitesse de défilement de la nappe peut donc avoir pour effet d'augmenter le nombre de perrorations, tout en diminuant leur dimension relative.L'utilisation de deux appareils d'alimentation identiques comme des génératrices Lepel montées électriquement en parallèle s'est avérée produire de grandes perforations mais en nombre pratiquement pas plus grand que celui des perforations dans un échantillon identique de la matière de nappe perforé, lorsqu'on utilise le rngme ensemble d'électrodes et les mêmes conditions physiques, mais un seul appareil d'alimentation.On peut aussi obtenir cet effet simplement en augmentant la dimension de l'appareil d'alimentation électrique utilisé On peut éviter des perforations en forme de fente indésirables en aJustant, par exemple, la fréquence à laquelle varie la différence de potentiel entre la première électrode et )a seconde électrode, la vitesse de défilement de la nappe (le débit) et la vitesse de rotation de l'électrode de balayage. Il conviendra normalement de mettre en oeuvre le procédé selon l'invention dans des conditionsatmosphériques ambiantes normales et, pour simplifier la description, on supposera qu'il en est ainsi dans la suite. Cependant, si on le désire, on peut également appliquer l'invention sous pression réduite et/ou en présence d'un gaz ou d'une vapeur autre que l'air. Par exemple, on peut utiliser un gaz inerte si l'on désire réduire le degré d'oxydation superficielle de la nappe sous l'influence des décharges électriques. Il peut également eAtre avantageux d'éviter d'opérer dans un air particulièrement humide dans lequel les caractéristiques de décharge différent de celles de l'air sec. Les figures du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est une élévation latérale schématique d'un procédé utilisant un agencement d'électrodes comprenant un ensemble d'électrodes du type décrit à propos du premier mode d'exéeution préféré de l'invention. La figure 2 est un schéma de l'agencement d'électrodes représenté sur la figure 1, comprenant un ensemble d'électrodes qui est du type décrit à propos du premier mode d'exécution de l'invention, La figure 3 est un schéma d'un agencement d'électrodes comprenant un ensemble d'électrodes du type dé- crit à propos du second mode d'exécution préféré de l'invention, et qui constitue une variante de l'agencement d'électrodes décrit en regard des figures 1 et 2. La figure 4 est un schéma d'un troisième agencement d'électrodes. En se référant en détail à la figure 1, une matière diélectrique en forme de nappe 1 défile d'une bobine de dévidage 2 fonctionnant à l'encontre de l'action antagoniste d'un frein (non représenté), dans le sens de la flèche, en passant par un ensemble de rouleaux fous 3, dans un intervalle 7 entre une première électrode 4 et de secondes électrodes de balayage d'un ensemble d'électrodes 5. La première électrode 4 est reliée à un dispositif 4A destiné à fournir un potentiel électrique que l'on fait varier à haute fréquence, et l'électrode est supportée sur un porte-électrode ajustable 6, mais dont la première électrode est isolée électriquement.Les moyens pour faire passer la nappe 1 par l'intervalle 7 comprennent un ensemble de rouleaux entratnés 8-qui serrent la matière en forme de nappe pour maintenir une tension suffisante pour la tirer de façon continue à travers ledit intervalle. La station d'enroulement pour renvider la matière en nappe perforée comprend un rouleau entraRné 9 portant une bobine de mise par lots pour renvider la nappe perforée qu'elle reçoit. D'autres rouleaux fous 10, Il ont pour rôle de contribuer au réglage du passage de la nappe à la bobine de mise par lots. L'ensemble d'électrodes 5 est monté de façon à pouvoir tourner et il est entratné en rotation par des moyens non représentés. La représentation schématique d'un procédé de perforation de nappe du type de la figure 1 n'est qu'un exemple non limitatif d'un type de procédé de perforation selon l'invention. Par exemple, l'appareil selon l'invention peut être adapté pour fonctionner en série avec un processus de fabrication de matière en forme de nappe. Dans ce cas on supprimerait normalement la bobine de dévidage 2, la matière en nappe provenant directement du processus de fabrication de matière en forme de nappe, par exemple un processus d'extrusion de pellicules ou de feuilles. La figure 2 est un schéma de l'agencement d'électrodes représenté schématiquement sur la figure 1, comprenant comme on l'a représenté une première électrode 4, séparée d'un ensemble 5 d'une pluralité de secondes électrodes de balayage. En se référant en détail à l'ensemble de secondes électrodes de balayage désigné par la référence générale 5 sur la figure 2, celui-ci comprend un manchon métallique 5A monté de façon à pouvoir tourner avec un arbre métallique rotatif 12 et à pouvoir lui être relié électriquement, arbre qui peut être entratné en rotation par des moyens appropriés (non représentés). Le manchon métallique est mis à la masse (ce que l'on n'a pas représenté) par l'intermédiaire de l'arbre 12 et un manchon de matière diélectrique 13 est monté sur lui avec ajustage sans Jeu.La pluralité de secondes électrodes de balayage comprend des fils conducteurs 14 fixés au manchon diélectrique 13 et, par l'intermédiaire de celui-ci, au manchon métallique 5A, fils qui sont disposés parallèlement entre eux de façon que chaque fil fasse un tour d'hélice. Les extrémités des fils sont fixées au manchon diélectrique 13 au moyen d'un ruban de matière isolante appropriée 158 par exemple du ruban de chlorure de polyvinyle. En cours de fonctionnement l'ensemble de secondes électrodes de balayage matérialisé par les fils 14 tourne avec l'arbre rotatif 12; de sorte que les intervalles 7 entre les surfaces opposées des électrodes restent sensiblement constants sur la longueur de la première électrode 4.La première électrode consiste en une lame métallique, par exemple une lame d'acier, montée rigidement en en étant isolée, sur un support 6 qui est lui-meme monté sur un babti de support (non représenté). La figure 5 est un schéma d'un agencement d'élect rodes comprenant un ensemble d'électrodes du type décrit à propos du second mode d'exécution préféré de l'invention,et il constitue une variante de celui qui a été décrit à propos de la figure 2. L'agencement d'électrodes comprend une première électrode de balayage désignée par la référence générale 16, séparée d'une seconde électrode désignée par la référence générale 17.La première électrode et la seconde électrode sont chacune montées rigidement sur un arbre métallique rotatif respectif 18, 19, en leur étant de ce fait reliées électriquement, ces arbres étant montés sur paliers de façon appropriée et entratnés en rotation par n'importe quels moyens par exemple mécaniques ou électromécaniques, (non représentés) et séparés entre eux par un intervalle 20, intervalle que lton peut ajuster par des moyens quelconques (non représentés). La première électrode de balayage 16 consiste en un barreau métallique cylindrique 21 qui a été usiné pour présenter une série de huit sections rehaussées elliptiques 22 séparées par des intervalles égaux, dont les grands axes font un angle d'environ 750 avec l'axe du barreau cylindrique et son parallèles entre eux.Lorsque la première électrode tourne, les zones périphériques de ces sections balayent ensemble la région superposée à la surface de la longueur effective de la seconde électrode dans une direction parallèle à l'axe de rotation et à une distance de cette surface sensiblement constante. Les sections sont conformées et positionnées de façon que, lorsque l'électrode 16 est observée en bout, les sections apparaissent circulaires et concentriqus-par rapport à l'arbre. Les intervalles entre sections adjacentes 22 sont comblés par une matière isolante 23 appropriée, de sorte que la configuration cylindrique globale de l'électrode est conservée pour des raisons mentionnées précédemment dans le présent mémoire.La seconde électrode consiste en un cylindre métallique 25 pouvant être mis à la masse par l'intermédiaire de l'arbre 19 et recouvert d'un manchon diélectrique 26. En cours de fonctionnement, un potentiel électrique que l'on fait varier à haute fréquence est appliqué à la première électrode 16 à partir d'un dispositif d'alimentation et de commande (non représenté) par l'intermédiaire d'une bague collectrice 24 montée sur l'arbre 18 tandis que l'arbre 19 est mis à la masse par l'intermédiaire de ses montures (non représentées).On effectue la perforation par décharge d'une matière en forme de nappe sur la largeur de nappe passant par l'intervalle 20 et balayée par rotation de la première électrode 16, à partir d'une succession de décharges électriques entre les zones périphériques desdites sections 22 et la surface du manchon diélectrique 26, et se produisant lorsque les électrodes atteignent les crêtes de différence de potentiel. La figure 4 représente un autre mode d'exécution d'appareil destiné à être utilisé dans le procédé. Dans cet agencement, un ensemble de premières électrodes de balayage 31 comprend une tige diélectrique 32 entourée de fils conducteurs enroulés hélicoiTalement (selon la description donnée en regard des figures 2 et D). La tige 32 est montée rotative à l'intérieur d'une enveloppe métallique 35 dont la surface intérieure est recouverte de matière diélectrique 34. L'en- veloppe 33 comporte une ouverture 35 d'un côté, de sorte que l'on peut insérer la tige 32 dans l'enveloppe par ltouver- ture 35. La seconde électrode 36 est placée en face de l'ou- verture 35. t1 enveloppe 33 est mise à la masse en 37. Cet agencement a pour avantage que le premier ensemble d'électrodes 31 peut être bien moins motteux à entretenir qu'un rouleau métallique recouvert de matière diélectrique sur lequel est enroulé du fil métallique, et il a pour avan tagessupplémentaires que la mise à la masse peut être effectuée par l'intermédiaire d'une résistance variable 36, de sorte que la constante de temps du système peut être réglée et que l'on peut également faire varier la distance entre l'enveloppe 33 et la tige 32, par exemple au moyen d'un dispositif à vis 39, de façon à modifier la capacité du système. Les matières en forme de nappes perforées produites selon l'invention s'appliquent , par exemple, lorsqu'il est désirable d'utiliser une matière en forme de nappe qui, si elle n'est pas perforée, peut être, fâcheusement, relativement imperméable à liteau, à la vapeur d'eau ou à l'air. Comme exemples de telles applications, il y a lieu de miter l'emballage dans des matières perforées, où de l'air ou du gaz emprisonné peut être un problème lorsqu'on utilise la même matière d'emballage dans un état non perforé. On peut rendre des sacs de pellicules polymères et des articles ana logues relativement sQrs pour les enfants par perforation par le procédé selon l'lnvention. En particulier, les produits de ce procédé pourront s'appliquer à l'emballage de produits de boulangerie comme le pain, dans la filtration et les pansements où l'utilisation d'une telle pellicule permet aux blessures de "respirer" et facilite l'enlèvement d'un bandage d'une blessure. L'exemple non limitatif qui suit sert à illustrer le procédé et l'appareil selon l'invention. EXEMPLE : L'appareil utilisé est en gros conforme à la représentation des figures 1 et 2 et à la description donnée en regard de celles-ci, mais avec les détails supplémentaires suivants. La première électrode est une bande minium de 0,305 m de long et 0,0016 m d'épaisseur. Un ensemble de soixante douze secondes électrodes de balayage comprend soixante douze fils de cuivre de o,508 mm enroulés hélicordalement, séparés entre eux par des intervalles de 0,032 m et parallèles entre eux, et montés sur un manchon de verre au moyen d'un ruban adhésif adhérant des deux côtés de telle façon que chaque fil fasse un tour d'hélice, le manchon de verre étant fixé intimement à un manchon en acier doux fixé lui-même et, par suite relié électriquement à un arbre en acier doux massif mis à la masse. Le manchon de verre est constitué par du verre à base de borosilicates trempé et il a un diamètre extérieur de 0,102 m et un diamètre intérieur de 0,0gui5 m.Les extrémités des fils sont fixées au manchon de verre par du ruban de chlorure de polyvinyle et l'arbre en acier doux est monté rotatif et entratné en rotation par des moyens d'entratnement comprenant une courroie entratnée par moteur passant-sur une poulie calée sur l'arbre. La longueur effective des secondes électrodes, mesurée parallèlement à l'axe de l'arbre, est de 0,328 m, les fils étant isolés entre eux et couplés capacitivement à la masse au moyen du ruban adhésif adhérant des deux côtés et du manchon de verre. L'intervalle minimal entre la première électrode et les secondes électrodes de balayage est réglé à 0,001 m. Une énergie électrique réglée est fournie à la première électrode par branchement sur une génératrice "Lepel" dénommée "HFSG-2", étalonnée à 1,5 kVA pour la position 5,5 du cadran de réglage de l'alimentation. On perfore au moyen de cet appareil une largeur de 0,305 m d'une pellicule de polyéthylène cellulaire de haute masse volumique de 25 microns d'épaisseur préparée selon l'exemple 1 de la demande de brevet britannique NO 35781/71 au nom de la Demanderesse. On fait tourner l'ensemble de secondes électrodes à une vitesse angulaire de 1.440 tours/mn. Le tableau ci-dessous indique le nombre de trous produits dans la pellicule cellulaire par mètre carré, le nombre produit par seconde et la dimension moyenne des trous, ainsi que les dimensions maximales et minimales des trous en fonction de la vitesse de défilement de la pellicule. On mesure au moyen dlun microscope le nombre et la dimension des trous sur une série d'échantillons de pellicule perforée. TABLEAU Vitesse de Dimension des trous Nombre de Nombre de défile ment Dimension des trous trous trous prode la pel- Moyenne maximale minimale produits duits par licule Moyenne maximale minimale par m2 seconde (m/s) 0,05 158 572 24 876.000 13.600 0 10 104 286 24 670.000 20.750 0,15 98 268 29 632.000 29,400 0,20 85 268 29 540.000 33.400 Dans le présent mémoire l'expression haute fréquence englobe des fréquences pouvant descendre à 50 Hz, mais normalement la fréquence utilisée sera d'au moins 1 kHz. REVENDICATIONS 1.- Procédé de perforation par décharge électrique d'une matière en forme de nappe, caractérisé en ce qu'il comprend le stade consistant à faire passer la nappe à travers un agencement d'électrodes comprenant des première et seconde électrodes, en faisant passer la nappe par un intervalle compris entre lesdites première et seconde électrodes tout en appliquant une différence de potentiel à haute fréquence entre les première et seconde électrodes, de façon que, pour un maximum de différence de potentiel, il se produise des décharges électriques entre les points des première et seconde électrodes qui sont les plus proches, ces décharges traversant la nappe en formant ainsi des perforations séparées dans la nappe, en ce que l'on fait tourner l'une au moins desdites première et seconde électrodes et en ce que cette électrode a une configuration telle qu'une zone de sa surface qui, à un instant quelconque, est la plus proche de la surface de l'autre électrode, balaye une région superposée à la surface opposée de l'autre électrode dans une direction dont au moins une composante est parallèle à Iraxe de rotation. 2.- Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que la matière en forme de nappe est une nappe de matière diélectrique dont des régions ont une rigidité diélectrique inf- rieure à celle d'autres régions. 3.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la matière de la nappe est d'une nature fibreuse. 4.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé entre que la matière de la nappe est du papier. 5.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la matière de la nappe est une feuille ou pellicule polymère. 6.- Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que la matière de la nappe est une feuille ou une pellicule polymère renfermant des vides (lacunes) ou des cellules. 7.- Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que la matière de la nappe est une feuille ou pellicule polymère renfermant des vides ou cellules provenant de la décomposition d'un agent de soufflage. 8.- Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que la matière de la nappe est une matière renfermant des vides ou des cellules et produite par extrusion d'une composition de polymère d'oléfine linéaire avec un agent soufflant pour former un extrudat cellulaire, puis étirage de lextrudat dans une mesure correspondant à un rapport d'allongement d'au moins 1,1 ; 1 dans l'un au moins des sens machine et travers. 9.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 5 à 8, caractérisé en ce que l'on produit la matière en forme de nappe pe à partir d'une matière polymère choisie parmi des homopolymères d'oléfines et des copolymères d'oléfines avec 10 % en poids au plus d'au moins un monomère copolymérisable. 10.- Appareil destiné à entre utilisé pour la perforation par décharge électrique d'une matière en forme de nappe, caractérisé en ce qu'il comprend un agencement d'électrodes comprenant au moins une première électrode et au moins une seconde électrode, la première électrode et la seconde électrode étant séparées par un intervalle suffisant pour permettre à la matière en forme de nappes de passer entre elles, une électrode au moins étant rotative et ayant une configuration telle qu & lors de la rotation, la zone de sa surface la plus proche de la surface de l'autre électrode balaye une région superposée à la surface opposée de l'autre électrode dans une direction dont une composante au moins est parallèle à l'axe de rotation. 11.- Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce que chaque électrode comporte des moyens permettant de la relier à une source de différence de potentiel, et en ce que des moyens de commande permettent de faire varier ladite diffé- rence de potentiel à haute fréquence. 12.- Appareil selon la revendication 10 ou 11, caractérisé en ce que chaque électrode comprend un conducteur métallique, un conducteur métallique monté sur une matière diélectrique montée sur un autre conducteur métallique, un conducteur métallique monté sur une matière diélectrique et entouré partiellement par une enveloppe conductrice métallique qui peut être recouverte de matière diélectrique, ou un conducteur métallique comportant un revêtement de matière diélectrique, une élec trodd quelconque pouvant être identique ou différente de toute autre électrode. 13.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 10 à 12, caractérisé en ce que l'agencement d'électrodes comprend une première électrode unique opposée à une seconde électrode unique. 14.- Appareil selon l'une quelconque des revendit cations 10 à 12, caractérisé en ce que l'agencement d'électrodes comprend une première ou seconde électrode unique opposée à une pluralité de secondes ou premières électrodes fonctionnant indépendamment, respectivement. 15.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 10 à 14, caractérisé en ce que l'électrode rotative comprend une multiplicité de disques métalliques montés sur un arbre et inclinés d'un angle supérieur à 00 et inférieur à 900 par rapport à l'axe de l'arbre et séparés entre eux. i6.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 10 à 14, caractérisé en ce que l'électrode rotative comprend au moins un fil conducteur enroulé hélicoSdalement sur un arbre. 17.- Appareil selon la revendication 16, caractérisé en ce que chaque enroulement hélicoïdal individuel est tel qu'il n'y a jamais deux points ou zones du même fil qui soient à la distance minimale de l'autre électrode. 18.- Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il comprend une première électrode consistant en une électrode en forme de lame métallique et un ensemble de secondes électrodes comprenant un arbre cylindrique métallique rotatif, autour duquel est fixé rigidement un manchon de matière diélectrique, manchon autour duquel sont enroulés une pluralité de fils conducteurs séparés, l'arbre rotatif pouvant Entre mis à la masse de façon que chaque fil lui soit relié capa citivement. 19.- Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il comprend une première électrode comprenant un arbre métallique rotatif sur lequel sont montés rigidement ou avec lequel sont formés d'un seul tenant une multiplicité de profilés métalliques minces, tous les profiles étant sensiblement de même épaisseur et chaque profilé étant incliné d'un angle de façon que le plan de chaque profilé fasse le même angle supérieur à 0 et inférieur à 900 avec l'axe de l'arbre, et une seconde électrode comprenant un conducteur pouvant être mis à la masse, comprenant une âme cylindrique métallique rotative recouverte d'une matière diélectrique, 20.- Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il comprend une première électrode comprenant un arbre cylindrique rotatif en matière diélectrique autour duquel sont enroulés hélicoTdalement une pluralité de fils métalliques séparés et une enveloppe métallique entourant partiellement ledit arbre et écartée de celui-ci, ladite enveloppe pouvant Autre mise à la masse et une seconde électrode en forme de lame métallique.