ma présente invention concerne un procédé de revêtement pour voiries, notamment voiries dites légères telles que voies d'accès, esplanades, parkings, terrains de jeux, terrasses, etc.. procurant un revêtement de surface résistant et d'aspect agréable. Jusqu'à présent les types de revetements appliqués en voirie sont des revêtements en béton, en béton bitumeux ou analogue. Les revêtements en béton ne sont guère utilisés en voirie légère et en parkings de surface car leur coût est beaucoup trop élevé. De plus, si l'on veut obtenir une surface d'aspect agréable il faut recourir à des granulats onéreux pour toute la masse, à un lavage énergique, éventuellement à l'aide d'acide chlorhydrique, pour dégager les gravillons du mortier à prise beaucoup trop rapide. Par ailleurs, la plupart des voiries liées aux programmes de construction de logements, sont traitées en noir à 1' aide de béton bitumeux. Parfois pour rompre cette uniformité gri sature on a recours à l'asphalte teinté généralement en rouge brique. quoique plus satisfaisants à l'oeil, les revetements rouges, en plus de leur prix élevé, finissent par lasser. Sn outre, il convient de remarquer que pour l'ensemble de ces revetements il est nécessaire de matérialiser avec des bandes de peinture les diverses affectations de la voirie, zones de parking, voies de circulation, voies piétonnières etc... L'invention a pour but de pallier les inconvénients précités en proposant un procédé de revêtement économique, de mise en oeuvre aisée, adaptable aux besoins les plus divers et permettant notamment d'obtenir des aspects colorés extremement variés. Le revêtement selon l'invention comprend une couche de support résistante, à prise lente et progressive dans laquelle sont sertis des gravillons de cloutage naturels ou artificiels, de forme, taille et couleur variées. La couche support étant, en général, à base de sable. A cet effet, et selon une première caractéristique de l'invention, le procédé de revêtement consiste à déposer et enchasser des gravillons de cloutage dans une couche franche de support, la composition de ladite couche étant adaptée à permettre une prise hydraulique lente et progressive pour former avec lesdits gravillons un agglomérat, à éliminer une couche superficielle du dit agglomérat jusqu'à laisser apparaître les gravillons sousjacents, et à pulvériser un film superficiel sensiblement translucide adapté à sceller l'agglomérat sans masquer lesdits gra villons. On conçoit aisément que ce procédé est mis en oeuvre avec les matériels courants existants dans les entreprises les plus modestes pour donner un revetement qui, en faisant varier à volonté la taille et la couleur des gravillons, rappelle l'aspect d'une mosaïque, et qu'il est possible d'obtenir une distinction des surfaces selon leur affectation simplement par un arrangement des gravillons de coloration appropriée sans exiger de traitement ultérieur, tels que peinture ou analogue. belon une autre caractéristique de l'invention ladite couche de support comprend un mélange sable-laitier granulé. Ce procédé utilise donc un matériau extrêmement abondant : le sable, ce qui lui confère un prix de revient peu élevé. belon encore une autre caractéristique de l'invention, ledit mélange est additionné de sable calcaire et d'un catalyseur basique de prise. La correction chimique conférée par l'apport de sable calcaire permet d'augmenter sensiblement la résistance mécanique du mélange. Selon encore une autre caractéristique de l'invention la dite couche comprend en outre, au moins un silicate alcalin assurant un accroissement de la stabilité mécanique immédiate, et de résistance mécanique après durcissement. Selon encore une autre caractéristique de l'invention le film superficiel précité est obtenu à partir d'une résine de scellement, par exemple une résine époxyde. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, en référence au dessin annexé dans lequel les figure 1 à 4 représentent de fa çon schématique les quatre étapes principales du procédé conforme à l'invention. Pour constituer un revêtement selon l'invention, on forme un agglomérat en partant de trois éléments principaux : une couche support, des gravillons de cloutage, et une résine de scellement de la surface. La couche support est formée par un mélange de sable et de laitier Cranulé, analogue dans son principe aux mélanges déjà employés pour la construction de chaussées. vue d'atteimdre une prise hydraulique ultérieure et progressive on ajoute à ce mélange un catalyseur basique de prise approprié. Ce catalyseur basique pourra à titre d'exemple comprendre de la chaux grasse et de préférence de la soude caustique dis persée dans du gypse finement divisé, tel que le catalyseur décrit dans la demande de brevet au nom de la demanderesse du de e.V. 72 22978 pour Liant Bydraulique. Le sable d'origine qui généralement est siliceux est corrigé chimiquement par un apport en sable calcaire, dans des proportions convenables. avantageusement, au moment de la préparation du mélange destiné à constituer la couche support, on ajoute des silicates alcalins. Gomme silicates alcalins on pourra utiliser certains silicates alcalins plastifiés qui se révèlent particulièrement avantageux puisqu'ils permettent d'accroitre la capacité d'allongement du sable laitier et de réduire la fissuration. Le mélange constituant la couche support comporte donc en proportions variables : le sable d'origine associé au laitier granulé, le sable correcteur calcaire, le catalyseur basique de prise et le ou les silicates alcalins. En ce qui concerne les gravillons à sertir dans cette couche support, ils seront choisis de façon à ce que leur granulométrie soit avantageusement comprise entre 40 et 50 mm environ et on utilisera de préférence des gravillons de forme sensiblement cubiques. I1 convient de souligner qu'une granularité serrée est en effet nécessaire pour obtenir un effet de mosaïque. Par ailleurs, une trop faible dimension du gravillon ne permet pas un accrochage suffisant et une trop forte dimension rend difficile et aléatoire le sertissage sans déformation excessive de la surface. Contre le mélange de composition de la couche support et les gravillons, on prépare une émulsion de résine sensiblement translucide, ou même transparente, à partir par exemple d'une résine époxyde, telle que la résine connue sous la dénomination commer- ciale de "éverésine. xe dosage de cette émulsion en fonction de la surface à traiter sera généralement compris entre 300 et 2 4 g/m et la proportion de résine pure dans le mélange compo- sant l'émulsion variera avantageusement de 25 à 5U ,o. va va décrire à présent le déroulement du procédé de revete- ment conforme à l'invention à partir de la composition de la couche support, des gravillons, et de l'émulsion de résine qui viennent d'être préparés. On commence par répandre la composition de la couche support sur la surface à revêtir 1, de façon classique, à la niveleuse ou à la main, puis par compacter à l'aide dbun compacteur à pneu ou, avantageusement, d'un rouleau vibrant. Gn obtient aInsi une couche support 2 à surface 9 (figure 1). Ensuite, des gravillons 3, répartis par coloris sélectionnés, sont répandus sur a surface 9 de la couche support franche 2, imnédiatement après la fin du compactage de ladite couche support 2. Le répandage des gravillons 3 est effectué de façon connue en soi, par des machines adaptées à cet usage ou même à la volée de pelle. Lors de ce répandage des gravillons 3 il est absolument nécessaire, comme le montre la figure 1, que les gravillons 3 ne se touchent pas pour ménager un intervalle 4 d'environ 1 cm de largeur entre les gravillons 3 adjacents.L'étape suivante du procédé consiste à enchasser les gravillons 3 au sein meme de la couche support fraîche 2 par quelques passes de cylindre lisse. bous l'action du cylindre, meme sans vibration, les gravillons 3 s en- foncent dans la couche support 2 encore franche (figure 2), et une laitance 6 apparatt peu à peu au fur et à mesure que le nombre des passes de cylindre augmente. La composition de la couche 2 vient remplir parfaitement les intervalles 4 pour former des joints 5, la laitance 6 vient submerger les gravillons 3 (figures 2 et 3). L'enchassement est ainsi poursuivi jusqu'à immersion complète des gravillons 3 au sein de la couche 2 et le cylindrage est arreté lorsque les gravillons sont complètement recouverts de laitance 6 (figure 3). On laisse alors se développer la prise hydraulique du laitier de la couche 2 pendant un délai variant selon la température ambiante, et qui est généralement de l'ordre d'une semaine. On obtient un agglomérat indiqué globalement en 8 (figure 3). Ensuite, la laitance superficielle 6 est partiellement éliminée par un arrosage d'eau jusqu'à faire apparattre les gravillons 3 sous-jacents. La pression de l'eau d'arrosage devra, bien entendu, autre adaptée en fonction de la vitesse de la prise du sable-laitier 2. La surface de l'agglomérat 8 ayant été décapée, on pulvérise une émulsion de résine, telle que décrite ci-dessus, en une ou plusieurs couches 7 (figure 4) afin d'obtenir un scellement complet de la surface de l'agglomérat 8 tout en évitant la dessication trop rapide du sable-laitier 2. La résine, éventuellement transparente, apporte de plus une grande résistance aux efforts de cisaillement que pourrait subir le revêtement et ne masque pas la couleur des gravillons 3. Il convient de noter que la formulation de sable-laitier sensiblement modifiée par l'apport de sable calcaire correcteur permet un excellent sertissage des gravillons de cloutage 5 dans la couche 2. n effet, une très grande stabilité mécanique immédiate est indispensable pour éviter la déformation de la surface 9 (figure 1) au moment du cloutage. Be plus, le sable-laitier 2 doit envelopper complètement les gravillons 3 après poinçonnement de la surface 9 par ces derniers. C'est dans ce but, que de nombreuses recherches ont permis d'aboutir à la solution consistant à additionner du sable calcaire correcteur au sable d'origine, souvent siliceux, en proportions convenables pour obtenir les deux effets souhaités. Â titre d'exemple, on citera l'application d'un revêtement obtenu à partir de sable siliceux 0/3 corrigé par du sable calcaire 0/5 et traité par du laitier granulé et du silicate alcalin. Plus généralement, on a pu montrer que le procédé qui vient d'être décrit pouvait s'appliquer avec tous les types de sable depuis le très fin dont la granulométrie est inférieure à 0,1 mm jusqu'au sable de rivière 0/5. Comme liant hydraulique on pourra utiliser un liant tel que décrit dans la demande N P.V. 72 22978 précitée, soit des poudzzolanes ou encore des cendres volantes à la place du laitier granulé. On évitera l'emploi de ciment dont la prise beaucoup trop rapide gênerait la mise en oeuvre du procédé notamment au moment du cloutage. bien entendu, ce procédé pourra également s'appliquer à des ciments à prise très lente. ba résine constituant le film superficiel 7 pourra eAtre choisie parmi des types de résine translucide ou, de préférence,transparente compatible avec le support 2. La résine pourra également, dans certains cas, être choisie colorée si l'on voulait rechercher certains effets spéciaux. Les revetements obtenus sont résistants, économiques et d'aspect agréable, leur teinte n'étant pas uniforme dans le détail car on peut très bien aboutir à un contraste de teinte marqué entre le sable-laitier de couleur jaune clair et les gravillons de couleur quelconque, rouge, vert, bleu, blanc, etc... La mise en oeuvre de l'agglomérat 8 est la meme pour toutes les surfaces à revêtir, la différenciation ou délimitation des voies et zones étant obtenue en choisissant des gravillons de teinte et d'aspect différents. Par conséquent, ce procédé permet des effets esthétiques intéressants en associant le revêtement des voiries et parkings à l'harmonie des textures et des teintes de façades, en respectant un prix de revient très avantageux puisqu'il ne fait appel ni à des matériaux comateux, ni à du matériel ou main-d'oeuvre spécifique. tien entendu, l'invention n'est nullement limitée au mode de réalisation décrit et représenté mais englobe toutes variantes d'exécution. REVENDICA2IONS 1) Procédé de revêtement de voiries, caractérisé en ce qu'il consiste : à déposer et enchasser des gravillons de cloutage dans une couche franche de support, la composition de ladite couche étant adaptée à permettre une prise hydraulique lente et progressive pour former un agglomérat, à éliminer une couche superficielle dudit agglomérat jusqu'à laisser apparattre les gravillons sous-jacents, et à pulvériser un film superficiel sensiblement translucide adapté à sceller l'agglomérat sans masquer lesdits gravillons. 2) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite couche de support comprend un mélange sable-laitier granu lé. 3) Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que ledit mélange est additionné de sable calcaire et d'un catalyseur basique de prise. 4) Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que ladite couche de support comprend en outre moins un silicate alcalin. 5) Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la granulométrie des grains est comprise entre 40 et 50 mm. 6) Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que ledit film superficiel est obtenu à partir d'une émulsion de résine de scellement. 7) Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que ladite résine est une résine époxyde. 8) Revêtement de voies d'accès, esplanades, parkings, terrains de jeux, terrasses, réalisé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7. 9) Revêtement selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il comporte des zones de coloration différente.