La présente invention concerne l'adjonction par soudage de fers auxiliaires, par exemple de goussets, pattes et autres pièces analogues, à des réservoirs qui doivent eux-mêmes être soudés. Lors du montage, du dressage et du soudage de grandsré- servoirs, par exemple de réservoirs d'entreposage situés en surface, de citernes, de réservoirs sphériques à gaz, de contenants, de réservoirs de sécurité entre autres, on utilise bien souvent les fers auxiliaires précités. Comme les forces directrices qu'on applique par l'inter médiaire des fers auxiliaires prennent le plus souvent de grandes valeurs, on a utilisé parle passé des fers en matières à haute résistance soudés de tous côtés par des joints d'angle robustes aux tôles des réservoirs à fabriquer. L'adjonction des fers par soudage s'effectue la plupart du temps avec les électrodes dont on se sert pour assembler aussi les tôles en réservoir,-c'est-adire qu'il se produit parfois des soudures d'angle très dures. L'usage de matières à haute résistance pour les fers auxiliaires a été réclamé maintes fois par les associations de contrôle, en vue d'éviter une dilution dans les zones de fusion des joints d'angle. On a cependant constaté il y a quelque temps (voir la revue "Technica" 1965, n0 12, pages 1025 à 1030 et 1052 à 1054, "Problèmes de soudage dans la construction de récipients sous pression et de réservoirs de sécurité pour centrales nucléaires" de Erich Theis), qu'il apparaît des tensions dans la matière de base sous les fers auxiliaires soudés par le procédé décrit, ces tensions parvenant à la limite d'allongement, si bien qu'il se produit des fissures dans ladite matière de base. Pour éviter la naissance de tensions, dues au soudage de fers auxiliaires, dans la matière de base, il a été proposé de fabriquer ces fers en acier doux calmé, d'exécuter les soudures d'angle avec des électrodes basiques et calcaires et de faire ces soudures, non des deux côtés, mais avec décalage, c'est-àdire de ne pas opposer > un cordon de soudure situé d'un côté du fer auxiliaire de cordon situé de l'autre côté, de sorte que, de chaque côté, seule une demi-longueur du fer se trouve soudée. Après usage, les fers auxiliaires, dans le procédé connu, sont saignés d'un côté par une meule à tronçonner au-dessus de la soudure, sous un angle de 45 , et sont abattus,tandis que la matière de soudure résiduelle est meulée. Il s'avère qu'il se produit également, avec ce procédé de soudage de fers auxiliaires, des fissures dans la matière de base même si l'on veille à respecter des températures de préchauffage particulièrement favorables, de 150 à 200 C. On ne peut donc pas supprimer le contrôle ultérieur des endroits de soudage des fers auxiliaires. La présente invention a pour but la création d'un procédé d'adjonction par soudage de fers auxiliaires à des réservoirs devant eux aussi être fabriqués par soudage, procédé grâce auquel on évite dans une large mesure les fissurations de la matière de base, celles qui se produisent éventuellement étant situées dans des régions de toute façon contrôlables et que l'on peut continuer à traiter. Selon l'invention, les fers auxiliaires sont mis en place dans les joints de soudage des tôles qu'on veut assembler et sont montés par soudage unilatéral continu. On prend aussi de préférence avec le procédé conforme à l'invention les dispositions utilisées dans le procédé connu. C'est ainsi qu'il est approprié d'y employer des matières douces calmées pour les fers auxiliaires et des électrodes douces, basiques et calcaires pour leur soudage. Une autre particularité du procédé envisagé consiste à préchauffer les tôles auxquelles on adjoint les fers auxiliaires, de préférence vers 100 à 2000 C. Une particularité de l'invention a trait à l'usage d'une tôle élastique ou "a ressort" pour aligner les tôles et à l'enlèvement des fers auxiliaires après emploi, y compris aux possibilités de contrôle sans frais élevés (domaine postérieur au soudage). S'il faut dans la pièce des tensions directionnelles localement plus élevées, les pattes s'arrachent ou bien la force des tôles élastiques choisies de façon variable selon la matière mise en oeuvre et offrant une résistance différente ne suffit pas à amener les tôles qu'on veut aligner et la tôle élastique gauchit. D'après cette particularité, les fers auxiliaires sont abattus après usage à l'opposé de la direction initiale de l'ef- fort, la matière de soudage résiduelle est meulée et, le cas échéant, le chanfrein de soudure est soumis à un ou plusieurs contrôles renouvelés. Les avantages auxquels on parvient grâce à l'invention résident surtout dans le fait qu'on évite dans une large mesure les fissures dans la matière de base et que les fissures risquant de se produire sont tout simplement fondues lors du soudage des tôles, celles qui subsistent encore par la suite pouvant être déterminées à l'examen de toute façon nécessaire du joint soudé. La description qui va suivre, en regard des dessins annexés à titre d'exemple, fera bien comprendre comment la présente invention peut être mise en pratique. La figure 1 représente en perspective deux tôles qui doivent être assemblées par soudage, avec mise en place dans leur joint d'un fer auxiliaire adjoint par soudage unilatéral continu. La figure 2 représente à plus grande échelle le détail A de la figure 1. La figure 3 est une vue en plan de deux tôles qu'on veut assembler par soudage et qui sont alignées au moyen de fers auxiliaires et d'une tôle à ressort. Les figures servent à expliciter le procédé conforme à l'invention et montrent deux tôles 1 qu'on veut assembler l'une à l'autre par soudage et qui font partie d'un réservoir non représenté. Les fers auxiliaires 2 à adjoindre par soudage sont engagés dans le joint 4 formé par les chanfreins de soudure 3 des tôles 1 et ils sont - fiXés en soudage unilatéral par un cordon 5. Comme on peut le voir plus spécialement sur la figure 3, les fers auxiliaires 2 servent dans l'exemple de réalisation indiqué à amener les tôles 1 qu'on veut souder entre elles et à les aligner. A cet effet, les fers 2 comportent des trous 6 dans lesquels on engage un boulon fileté 7; à l'aide de ce boulon et, con jointement, des écrous 8, on fixe auxdits fers une tôle à ressort 9 dont la résistance concorde avec celle des tôles. Les fers auxiliaires 2 sont soudés alternativement sur chaque tôle 1, de sorte qu'on peut réaliser de façon simple la mise en place desdites tôles. - REVENDICATIONS 1.- Procédé d'adjonction par soudage de fers auxiliaire notamment de goussets et de pattes, à des réservoirs qu on veut fabriquer par soudage, caractérisé par la mise en place des fers auxiliaires (2) dans les joints des tôles (1) devant être assemblées et par leur montage par soudage continu unilatéral. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par l'usage, pour les fers auxiliaires (2), de matières douces et calmées. 30- Procédé selon les revendications 1 ou 2, caractérisé par l'usage d'électrodes douces, basiques et calcaires, pour souder les fers auxiliaires (2). 4.- Procédé selon les revendications 1 à 3D caractérisé par le préchauffage, de préférence vers 100 à 200 Cv des tôles (1) auxquelles on soude les fers auxiliaires (2). 5. - Procédé selon les revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que les fers auxiliaires (2) sont abattus après usage à l'opposé de la direction de contrainte initiale- > la matière de soudage restante étant meulée et le chanfrein (3) éventuellement soumis à un contrôle renouvelé. 6.-Procédé selon les revendications 1 à 4, comportant l'usage d'une tôle à ressort destinée a aligner les chanfreins de soudage. 7.- Procédé selon les revendications 1 à 4, comportant l'usage de tôles à ressort dont la résistance est en concordance avec celle des tôles.