- 1 - L'invention a pour objet un procédé de revêtement de corps creux tels que des flacons en verre. L'invention concerne également les corps creux revêtus par ce procédé d'une gaine protectrice poreuse et souple. On a déjà proposé de munir des récipients ou corps creux tels que des bouteilles en verre de socles rapportés en matière plastique. On connait également divers types de récipients proté- gés extérieurement par des gaines en carton ou en matières plastiques diverses, généralement cylindriques, notamment des gaines de structure poreuse revêtant le fut de bouteilles destinées à renfermer des boissons variées. Ces gaines sont habituellement constituées de polystyrène expansé. Elles sont obtenues à partir de manchons rétractables d'un diamètre correspondant à celui de la bouteille, enfilés sur celles-ci, puis rétractés par l'action de la chaleur, de façon à enserrer le fût. Il est donc nécessaire d'utiliser des tubes de diamètre différent pour chaque type de bouteille et l'on ne peut protéger que des récipients de forme sensiblement cylindri- que; enfin, la gaine ne protège pas le fond et ne couvre que partiellement l'épaule et le talon. Grâce au caractère poreux du produit qui les consti- tue et donc à sa souplesse, ces gaines apportent une pro- tection efficace contre les chocs, mais, ainsi que l'on vient de l'expliquer, cette protection n'est pas totale. Il existe aussi divers types de récipients protégés, pour lesquels la solution ci-dessus ne peut convenir t il s'agit notamment des flacons aérosols, flacons sous pression renfermant un gaz liquéfié, dissous ou comprimé, et que l'on munit pour cette raison d'une gaine remontant jusqu'au dessous de la carnette. Une telle gaine est constituée d'une couche de matière plastique non poreuse et elle est obtenue par pulvérisation, au trempé en lit fluidisé ou, plus simplement et de préférence, au trempé dans un bain liquide. L'enveloppe ainsi formée est percée de un ou plusieurs trous - 2- d'évent, dont l'un est généralement situé dans le fond du flacon. Elle peut encore, le cas échéant, être collée sur le flacon. Après sertissage de la valve sur la bague, l'enveloppe, en cas de casse accidentelle du flacon, retient tous les fragments de verre, le gaz propulseur s'échappant par le ou les trous d'évent. Pour opérer au trempé en bain liquide, on utilise un plastisol qui se trouve sensiblement à la température ambiante. Le récipient, préchauffé à une température suffi- sante pour assurer la gélification du produit, est plongé rapidement dans ce bain, puis extrait progressivement du liquide en une à deux secondes, pour être cuit pendant 3 à 6 minutes à une température de cuisson généralement supé- rieure d'une cinquantaine à une centaine de degrés à celle du récipient au moment du trempage. On peut utiliser, avantageusement, une installation possédant un bac à trop-plein et une pompe circulante telle que l'installation décrite dans le brevet FR numéro 1 210 420, la vitesse de remontée du récipient étant commandée par came, en fonction des variations du diamètre du récipient, comme l'indique ce brevet. L'invention vise à fournir des récipients au corps entièrement protégé par une gaine souple, qui réunisse en les améliorant les avantages des solutions antérieures et qui assure en outre une bonne isolation thermique, cette gaine entourant complètement les récipients, jusqu'au niveau de la bague, et ayant une structure poreuse, à cellules fermées, avec ou sans trou d'évent. A cet effet, l'invention a pour objet un procédé pour le revêtement de corps creux tels que des flacons en verre avec une gaine protectrice, ce procédé étant du type dans lequel on opère au trempé dans un bain liquide, en plongeant dans un plastisol le corps creux préalablement chauffé à une température suffisante pour obtenir la formation à sa surface d'un gel de matière plastique, et en procédant ensuite à la cuisson du corps creux ainsi revêtu, ce procédé - 3 - étant caractérisé en ce que le bain dans lequel est plongé le corps creux contient un agent gonflant agissant à une température supérieure à la température de gélification de la matière plastique utilisée. Des agents tensio-actifs sont introduits dans le bain, de façon connue en soi, pour stabiliser le dépôt, et un agent régulateur d'expansion permet d'obtenir une texture uniforme. L'ajustage de la température du flacon au moment o il est introduit dans le bain, compte tenu bien entendu du temps de séjour dans ce bain, permet d'obtenir un taux d'expansion-régulier susceptible cependant de décroître de l'intérieur vers l'extérieur du flacon si l'on diminue la température de préchauffage de ce dernier. La qualité de surface de la gaine de mousse obtenue est légèrement mate, mais suffisamment régulière pour permettre ultérieurement d'appliquer des décors, par exemple, en sérigraphie. Il est possible, de façon connue en soi, de revêtir au préalable le flacon d'une couche de primaire d'adhérence (colles acryliques et silanes en solution dans un mélange de solvants appropriés), ou même d'une première couche conventionnelle destinée à augmenter la résistance mécani- que du revêtement. On peut également revêtir d'une gaine conventionnelle, par trempage, des flacons préalablement revêtus d'une gaine de mousse. Le procédé conforme à l'invention conduit à une gaine poreuse, que son élasticité et son excellente capacité d'amortissement des chocs permettent d'employer avec avantage sur des récipients ou flacons contenant des pro- duits sous pression tels que des bouteilles de boissons gazeuses et surtout des flacons aérosols. Dans ce dernier cas, on obtient une résistance quasi- totale aux chocs normaux se produisant à la suite d'une chute de 1,80 m de hauteur sur une surface plane en béton -4- de 10 cm d'épaisseur. En cas de rupture du flacon obtenue par chute de 1,80 m de hauteur sur un obstacle anguleux, on remarque que la protection apportée est comparable à celle obtenue avec des flacons revêtus d'une gaine conventionnelle, tombant de la même hauteur sur une surface plane, c'est-à-dire que les- morceaux restent emprisonnés à l'intérieur de l'enveloppe. Sur les récipients ordinaires, une telle gaine permet ainsi d'amincir les parois, en obtenant un allégement supplémentaire, grâce à l'excellente protection contre les chocs qu'elle fournit, non seulement sur les parois laté- rales, mais également sur l'épaule et sur le fond. A poids égal, une gaine de ce type apporte une isola- tion thermique supérieure à celle d'une gaine pleine et, enveloppant entièrement le récipient, elle peut ainsi être utilisée sur des récipients destinés à conserver le froid ou le chaud, tels que des vases de Dewar et des bouteilles Thermos'. On donne ci-après un exemple de mise en oeuvre de l'invention. EXEMPLE Cet exemple concerne la protection de flacons aérosols à l'aide d'une gaine simple de polychlorure de vinyle expansé à cellules fermées. On utilise un bain ayant la composition suivante, en parties pondérales: Poudre de polychlorure de vinyle en microsuspension 100, - Plastifiants: dioctylphtalate 41 + 5. dibutylphtalate 30 + 5, - Agent gonflant: azodicarbonamide 1,5 + 0,5, Stabilisant d'expansion (sels complexes de baryum, de cadmium et de zinc) 2,5 + 0,5, - Charges (en fonction de la résistance désirée) O à 40 %, Tensio-actif anionique (alkylphénol condensé et estérifié en solution dans un mélange de solvants peu volatils) 1,6 à 3. - 5 _ Les conditions du traitement sont les suivantes - Température de bain 20 à 300C, - Température de préchauffage des récipients avant trempage 130 à 1500C& - Température de cuisson à la sortie du bain 190 à 2200C. On obtient ainsi, sur des flacons aérosols de 150 cm, pesant 160 grammes, une gaine à pores fermés, non collée, d'un poids de 30 grammes égal à celui de gaines en poly- chlorure de vinyle du type classique, mais d'une densité de 0,45 au lieu de 1,25 pour ces dernières. Des essais comparatifs de résistance aux chocs ont été effectués avec des flacons aérosols, identiques de forme et de poids, conditionnés avec différents propulseurs, les premiers flacons étant gainés conformément à l'invention et les autres revêtus d'une gaine en polychlorure de vinyle d'un type classique. On a fait subir à ces flacons des chutes répétées d'une hauteur de 1,80 m sur un sol en béton. Les résultats de ces essais sont rassemblés dans le tableau suivant: TABLEAU Gaine pleine d'un Gaine poreuse à Gaine pleine d'un cellules fermées type classique selon l'invention Nombre de chutes (densité: 1,25) (densité: 0, 45) lère chute 3 3 O O 2ème chute 80 83 O O 3ème chute 10 93 O O 4ème chute 5 98 O O ème chute 2 100 O O ème chute O o Les résultats de ces essais font donc ressortir claire- ment les avantages appréciables apportés par le procédé conforme à l'invention par rapport à la technique connue. Casse Casse Casse Casse en % cumulée en % cumulée - 2466328 -6- En substituant aux stabilisants d'expansion à base de baryum, cadmium et zinc un phtalate dibasique de plomb, à raison de 2 à 3 % relativement au poids de la résine, on peut réaliser un revêtement d'une densité encore plus faible (0,30 à 0,35) permettant d'obtenir une excellente isolation thermique et utilisable sur des récipients isolants tels que des vases de Dewar, afin d'améliorer la durée de conservation du froid ou du chaud, tout en diminuant de façon très nette la fragilité du récipient. -7- REVENDICATIONS 1.- Procédé pour le revêtement de corps creux tels que des flacons en verre avec une gaine protectrice, ce procédé étant du type dans lequel on opère au trempé dans un bain liquide, en plongeant dans un plastisol le corps creux préalablement chauffé à une température suffisante pour obtenir la formation à sa surface d'un gel de matière plastique et en procédant ensuite à la cuisson du corps creux ainsi revêtu, ce procédé étant caractérisé en ce que le bain dans lequel est plongé le corps creux contient un agent gonflant agissant à une température supérieure à la température de gélification de la matière plastique utilisée. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, avant traitement, le corps creux est revêtu d'une couche d'un primaire d'adhérence ou d'une gaine d'un type connu. 3.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, après traitement, le corps creux est revêtu d'une couche ou gaine additionnelle d'un type connu. 4.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que ledit bain contient au moins un agent tensio-actif et au moins un stabilisant d'expansion. 5.- Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que le polymère est le polychlorure de vinyle, l'agent gonflant l'azodicarbonamide et le stabilisant d'expansion un sel complexe de baryum, de cadmium et de zinc, ou encore un phtalate dibasique de plomb. 6.- A titre de produits industriels, les corps creux revêtus d'une gaine protectrice poreuse obtenue par un procédé selon l'une des revendications 1 à 5. 7.- Corps creux selon la revendication 6, caractérisés en ce que le taux d'expansion de la gaine poreuse décro t de l'intérieur vers l'extérieur ou vice-versa.