La présente invention due aux travaux de Monsieur Christian, Charles, André FABERT est relative à une clature de sécurité du type treillis métallique dont les fils se croisent perpendiculairement. Plus particulièrement cette clôture est du type à détection et signalisation d t effraction. On connaît des grillages ou treillis constitués de fils plastifiés et dans lesquels, afin de détecter une rupture, certains fils constituent une ligne continue alimentée en courant électrique. Etant donné la nature des fils : plastifiés, il est nécessaire pour, dlune part, réaliser une ligne électrique continue et, d'autre part, maintenir électriquement isolés entre eux les fils constituant la ligne et les autres fils, de dénuder à certains endroits les fils destinés à constituer la ligne, de les raccorder électriquement et de recouvrir la jonction ainsi réalisée pour l'isoler et la rendre invisible. La fabrication d'un tel treillis en vue de réaliser une clôture de sécurité est donc longue, délicate et nécessite de très nombreuses opérations. Si ce treillis est réalisé manuellement, il nécessite une main-d'oeuvre très importante, sinon il est nécessaire de prévoir une machine spécialement équipée. Pour y remédier, I-rinvention a pour objet une clôture de sécu rité, constituée d'un treillis métallique tendu entre des poteaux, du type dans lequel certains fils du treillis sont réunis en série de fa on à constituer une ligne électrique continue, pareut isolée électriquement des autres fils, la clôture étant caractérisée par le fait que le treillis est constitué de fils solidarisés entre eux en leurs points de croisement, les fils définissant la ligne conductrice étant constitués d'un conducteur électrique noyé au sein d'un isolant lui-meme enveloppé dans une gaine métallique. Suivant une autre caractéristique de l'invention7 les fils constituant la ligne conductrice et les autres sont de memes aspect et diamètre extérieurs. C'est encore une autre caractéristique de llinvention que de fermer la ligne conductrice sur une source de courant et de disposer dans le circuit ainsi réalisé un détecteur permettant de signaler toutes les variations de résistance électrique de la ligne conductrice et/ou toutes les variations dtisolement entre le conducteur central et la gaine extérieure des fils constituant la ligne électrique, et de déclencher une alarme. D'autres caractéristiques apparaîtront à la lecture de la description ci-après en faisant référence aux dessins annexés parmi lesquels - la Fig. 1 est un schéma en élévation d'une portion de clôture conforme à l'invention - la Fig. 2 représente à grande échelle et en perspective un type de fil utilisé pour la fabrication de la clôture de la Fig. 1 - la Fig. 3 est une vue schématique en plan illustrant une première façon d'enclore une surface avec la clôture de la Fig. 1 - la Fig. 4 est une vue schématique en plan illustrant une autre façon d'enclore une surface. Suivant l'exemple de la Fig. 1, une clôture de sécurité conforme à l'invention est réalisée à partir d'un treillis 1 tendu entre des poteaux creux 2. Le treillis 1 est constitué de fils de chaîne 3 parallèles au sol et de fils de trame 4 perpendiculaires aux précédents et soudés à ceux-ci en leurs points de croisement. Le treillis 1 vient affleurer par sa base la partie supérieure d'un muret 5 (en béton par exemple) dépassant légèrement du sol. La hauteur du treillis est élevée afin d'en empêcher le franchissement sans équipement particulier. Certains fils de chaîne (un sur deux par exemple) : 3a, 3b, 3c, 3d, 3e, 3f, 3g sont reliés en série de façon à constituer une ligne L continue parcourant le treillis 1 sur toute sa longueur et en va et vient. Les fils de chaîne 3a, 3b, 3c, 3d, 3e, 3f, 3g sont reliés l'un à l'autre par des portions de fil 6 conducteur de ltélectricité ou ponts 6 avec insertion d'une résistance électrique R. Cette résistance R aura une valeur définie en fonction de la résistance des fils 3a, 3b, 3c, 3d, 3e, 3f, 3g et est destinée à permettre la détection de la pose d'un shunt, opération qui est parfois effectuée lors d'effractions, avant le sectionnement de certains fils soupçonnés d'être électrifiés. Le montage des ponts 6 et des résistances R dans les poteaux 2 est effectué par tout moyen approprié. Entre chaque aller et retour de la ligne L il y a donc interposition d'une résistance R. Les fils de chaîne 3a, 3b, 3c, 3d, 3e, 3f, 3g constituant la ligne L sont d'aspect et de dia mètre extérieurs identiques aux autres fils de chaîne 3 ne faisant pas partie de cette ligne L et aux fils de trame 4, mais leur constitution est différente. Les fils 3a, 3b, 3c, 3d, 3e, 3f, 3g (voir Fig. 2) comportent une gaine métallique extérieure 7 (acier de même nature que celui des autres fils 3 et 4) et un conducteur électrique 8 central noyé au sein dtun matériau isolant 9 (magnésie par exemple).Ainsi les fils 3a, 3b, 3c, 3d, 3e, 3f, 3g, dont seul le conducteur central 8 est parcouru en continu le long de la ligne L par un courant électrique, sont électriquement Isolés des poteaux 2, des ìls de trame 4 et même des autres fils de channe 3 (contacts éventuels). Les conducteurs 6 peuvent être ou non de même constitution que les fils 3a, 3b, 3c, 3d, 3e, 3f, 3g. La seule fonction qui leur est demandée est de relier électriquement les conducteurs 8 de deux fils de chaîne 3a, 3b, 3c, 3d, 3e, 3f, 3g constituant la ligne L. La ligne L parcourt le treillis 1 en passant par les points a (poteau de gauche), b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, 1, m, en (poteau de droite), avec à chaque changement de sens inter position d'un conducteur ou pont 6. Les conducteurs 6 et les résistances R ne sont pas visibles puisque dissimulés à l'inté rieur des poteaux creux 2. Suivant le nombre de fils de chaîne que comporte le treillis 1 et suivant l'agencement de la ligne L (cette ligne pourrait par exemple revenir vers le poteau de gauche suivant le fil p q avec interposition d'un conducteur 6 et d'une résistance R entre n et p), il est toujours possible d'avoir un départ et un retour de cette ligne L situés dans un même poteau 2. Cependant dans ltexem- ple de la Fig. 1, ltextrémité n ne se trouve pas dans le meme poteau que ltorigine a. Cet agencement permet de poursuivre la ligne L en la faisant revenir depuis n vers le poteau de gauche par un fil conducteur 10 passant dans un tube 11 (par exemple en PVC) prévu dans le muret 5. Ltextrémité gauche du fil 10 ressort ainsi en s à l'intérieur du poteau 2 de gauche (celui qui conte nait le départ a de la ligne L). La ligne L complète, c'est-à-dire entre a et s, est fermée sur une source de courant E. Dans la boucle ainsi réalisée est inséré un détecteur D qui permet de signaler les variation de résistance électrique de la ligne L. L'écartement des fils 3a, 3b, 3c, 3d, 3e, 3f, 3g qui constituent la ligne L est bien sûr choisi assez faible pour que le sectionnement d'un fil de chaîne 3 ne faisant pas partie de la ligne L ou d'un ou de plusieurs fils de trame ne permette pas de franchissement. Le détecteur D peut être prévu de façon à permettre également de détecter et signaler les variations dtisolement. Le détecteur D peut être constitué de façon connue en soi par un pont de WHEATSTONE, un pont THONSON ou par tout autre circuit électronique équivalent. Lorsque le détecteur D détecte une variation de résistance électrique et/ou unevariation d'isolement, il envoie des signaux d'une part à un tableau synoptique T et d'autre part à une alarme A. Alarme A peut être constituée d'une sirène, de projecteurs (la nuit) ou de tout autre élément dissuasif. Le tableau synoptique T sera placé par exemple dans le local réservé au gardien de l'enclos. Tout défaut pourra par exemple être signalé par un voyant qui clignote sur le tableau T et le système d'alarme A pourra autre éventuellément mis en action manuellement par le gardien. Le détecteur D peut également être prévu pour signaler les variations d'isolement de la ligne électrique L ; par exemple début de cisaillement d'un fil 3a, 3b, 3c, 3d, 3e, 3f, 3g constituant la ligne L et provoquant une variation de ltépaisseur de l'isolant 9 (Fig. 2). Sur la Fig. 1, a été représentée une portion de clôture de sécurité, portion limitée par deux poteaux 2 contenant les raccordements des différents fils constituant la ligne L ; il est certain qu'entre ces deux poteaux dits "principaux" peuvent être disposés d'autres poteaux "secondaires" dont le seul rôle sera de supporter le treillis 1. Les Fig. 3 et 4 montrent à titre d'exemples deux façons d'enclore une surface S avec la clôture de l'invention. La Fig. 3 montre l'application de l'invention à une petite surface S1 à enclore. Sur la Fig. 3, la surface S1 (par exemple un terrain industriel) est entourée par une clôture ne comportant qu'une seule ligne électrique L et que deux poteaux principaux 12 contenant les ponts 6 et les résistances R. Les autres poteaux 13 y compris ceux disposés aux angles de ltenclos sont des poteaux secondaires et ordinaires : ne contenant ni ponts 6, ni résistances R. Les poteaux principaux 12 seront placés (de façon à réaliser facilement la continuité de la ligne L) de part et d'autre de l'en- trée 14 de l'enclos et serviront en même temps de supports à la porte destinée à fermer l'entrée 14. Le détecteur D, la source E, l'alarme A et le tableau T sont disposés dans le local 15 prévu pour le gardien de l'enclos. Sur la Fig. 4, surface S2 à enclore (par exemple une zone de raffinerie, une zone portuaire) est plus grande et la clôture est fractionnée en plusieurs tronçons ayant chacun sa ligne L propre. Chaque tronçon est limité par deux poteaux principaux 12. Cette clôture peut être équipée (comme dans le cas de la Fig. 3) dtun sytème de détecteur et d'alarme central disposé dans le local 15, mais peut être également prévue avec un système détecteur-alarme par tronçon, système disposé dans un logement, tel que 16, dissimulé. Les deux dispositions peuvent coexister en parallèle. Il est possible ainsi, lorsqu'une effraction (ou tentative) est commise, de localiser l'alarme : par exemple la nuit ; un projecteur éclaire la portion de treillis où a été détectée l'effraction et uniquement cette portion. Cette solution permet en plus de repérer ltavarie plus facilement et de procéder au plus vite à la réparation. L'invention présente un certain nombre d'avantages : - Grâce à la clôture de l'invention, il est possible de détecter et signaler une effraction afin d'éviter ses conséquences. Par exemple : franchissement ou tentative de franchissement non autorisé de la clôture par détérioration totale ou partielle du treillis constituant cette clôture. - La clôture de l'invention a l'aspect d'une clôture classique. La présence des fils conducteurs 8 (Fig. 2) est indécelable ni à l'oeil, ni au moyen d'un aimant (en effet, la gaine 7 en acier confère aux fils 3a, 3b, 3c, 3d, 3e, 3f, 3g des propriétés magnétiques identiques à celles des autres fils constituant le treillis 1). - Letreillis 1 peut être fabriqué avec une machine classique à souder les treillis, il suffit d'alimenter celle-ci par deux types de fils : fil classique + fil conducteur à gaine métallique isolée (Fig. 2). - La clôture de 1 t invention assure une sécurité absolue contre les tentatives d'effraction par cisaillement de fils du treillis; et grâce à la présence du muret 5 contenant un fil 10 faisant partie de la ligne L évite les risques d'effraction par passage entre la base du treillis et le sol (creusement). - Grâce à la présence des fils 3a, 3b, 3c, 3d, 3e, 3f, 3g constituant la ligne L, il est possible de détecter toutes les variations de résistance électrique et/ou d'isolement de celle-ci: la coupe d'un fil 3a, 3b, 3c, 3d, 3e, 3f, 3g, la détérioration du muret 5 et le sectionnement du fil 10 qu'il contient, la détérioration partielle des fils 3a, 3b, 3c, 3d, 3e, 3f, 3g détruisant l'isolation électrique entre le fil conducteur 8 et la gaine extérieure 7, la pose d'un shunt entre un fil de la ligne L et un fil quelconque ou entre deux fils de la ligne L après avoir rendu accessible le fil 8 (dénudé). - Le muret 5 permet surtout (notamment dans le cas de la Fig. 4) de relier les lignes L au poste 15 de façon invisible et très commode en faisant cheminer les divers fils dans le tube 11 qu'il contient. Diverses variantes de llinvention peuvent être envisagées sans sortir du cadre de celle-ci - La ligne L peut être constituée par le raccordement de tous les fils de chaîne du treillis 1, lequel treillis pouvant comporter des fils de chaîne ondulés et/ou irrégulièrement espacés. - L'invention peut être généralisée au cas où ce sont les fils de trame (et certains fils de chaîne) qui constituent la ligne L. - Lors de la fabrication du treillis 1, il est possible de procéder à une galvanisation au trempé à chaud soit des fils avant la réalisation du treillis par une machine classique à souder les treillis, soit de l'ensemble du treillis après fabrication. - Le treillis 1 peut de façon générale être constitué de fils 3 et 4 perpendiculaires entre eux et solidarisés entre eux de diverses fanons ; par soudure : quand les fils de trame 4 sont continus sur toute la hauteur du treillis ; par une ligature aux points de croisement, ligature réalisée avec un morceau de fil indépendant j quand les fils de trame 4 sont réalisés en plusieurs portions reliées à deux fils de chaîne 3 successifs, les ligatures étant réalisées par enroulement des extrémités des portions de fils de trame 4 sur les fils de chaînes 3, les ligai tures de deux portions consécutives se mêlant ou non. - A titre d'autre variante, le treillis peut être réalisé avec des fils perpendiculaires revêtus d'une matière plastique résistant aux agents atmosphériques ; dans ce cas, la solidari sation des fils en leurs points de croisement peut s'effectuer par soudure ou par injection dtun noyau de matière plastique au point de croisement des fils. L'invention peut être appliquée à des enclos pour lesquels toute effraction peut avoir des conséquences très graves, l'in- vention est destinée en particulier à assurer la sécurité (en plus de celle obtenue par la surveillance humaine) des centrales électriques notamment nucléaires, des poudrières, des arsenaux, des dépôts de carburants et autres terrains industriels ainsi que certains bâtiments. - REVENDICATIONS 1.- Clôture de sécurité, constituée d'un treillis métallique tendu entre des poteaux, du type dans lequel certains fils du treillis sont réunis en série de façon à constituer une ligne électrique continue, parcourant le treillis et isolée électriquement des autres fils, clôture caractérisée par le fait que le treillis (1) est constitué de fils (3, 4) solidarisés en leurs points de croisement, les fils (3a, 3b, 3c, 3d, 3e, 3f, 3g) définissant la ligne conductrice (L) étant constitués d'un conducteur électrique (8) noyé au sein d'un isolant (9) lui-même enveloppé dans une gaine métallique (7). 2.- Clôture de sécurité suivant la revendication 1 caractérisée par le fait que l'isolant (9) est constitué par de la magnésie. 3.- Clôture de sécurité suivant les revendications 1 et 2 caractérisée par le fait que la solidarisation des fils (3) et (4) s'effectue par une ligature réalisée soit par les extrémités de portions de fils de trame (4) lorsque ces fils (4) ne sont pas continus sur toute la hauteur du treillis (1), soit par un fil indépendant lorsque les fils de trame (4) sont continus sur toute la hauteur du treillis (1). 4.-Clature de sécurité suivant l'une des revendications 1 à 3 caractérisée par le fait que la gaine métallique (7) des fils (3a, 3b, 3c, 3d, 3e, 3f, 3g) est constituée du même acier que celui constituant les autres fils (3) et (4) ; tous les fils (3 - 3a, 3b, 3c, 3d, 3e, 3f, 3g et 4) ayant le même diamètre et le même aspect extérieur. 5.- Clôture de sécurité suivant l'une des revendications 1 à 4 caractérisée par le fait que l'ensemble des fils (3 - 3a, 3b, 3c, 3d, 3e, 3f, 3g et 4) est galvanisé par trempé à chaud. 6.- Clôture de sécurité suivant l'une des revendications 1 à 5 caractérisée par le fait que le treillis (1) est à fils (3 3a, 3b, 3c, 3d, 3e, 3f, 3g et 4) perpendiculaires, soudés. 7.- Clôture de sécurité suivant la revendication 6 caractérisée. par le fait que les fils de chatne.(3) et (3a, 3b, 3c, 3d, 3e, 3f, 3g) du treillis (1) sont ondulés et irrégulièrement espaces. 8.-Clôture de sécurité suivant l'une des revendications 1 à 7 caractérisée par le fait que la ligne (L) constituée de certains fils de chaîne (3a, 3b, 3c, 3d, 3e, 3f, 3g) du treillis (1) parcourt en va et vient ledit treillis, le raccordement, d'un fil allant dans un sens avec le fil suivant repartant en sens opposé, s'effectuant par un conducteur (6) avec interposition d'une résistance (R) ; l'ensemble des raccordements étant dissimulé à l'intérieur des poteaux extrémité creux (2). 9.- Clôture de sécurité suivant l'une des revendications 1 à 8 caractérisée par le fait que la base du treillis (1) vient affleurer la partie supérieure d'un muret (5) dépassant légèrement du sol, ledit muret (5) contenant un tube (11) à l'intérieur duquel passe un fil conducteur (10) relié en série avec le dernier fil 3g de la ligne (L), le conducteur (10) faisant donc ainsi partie de la ligne (L). 10.- Clôture de sécurité suivant l'une des revendications 1 à 9 caractérisée par le fait que la ligne (L) est fermée sur une source de courant (E), le circuit ainsi formé comportant un détecteur (D) permettant de signaler toutes les variations de la résistance électrique et/ou d'isolement de la ligne (L), d'émettre un signal sur un tableau synoptique (T) et de déclencher une alarme (A). 11.- Clôture de sécurité suivant la revendication 10 caractérisée par le fait qu'elle est subdivisée en plusieurs tronçons ayant chacun sa ligne (L) propre, ainsi que son détecteur (D) et son alarme (A) propres