La présente invention concerne un procédé pour la détection de corps en matériau conducteur, et de préférence d'éléments de service sphériques d'un réacteur à haute température, comportant un capteur inductif monté au point de mesure et dans lequel les corps passent individuellement, et un pont dont l'amplitude de déséquilibre constitue le signal interprté. L'invention concerne aussi un dispositif pour la mise en oeuvre dudit procédé. Les installations, a l'intérieur desquelles des corps circulent dans un réseau fermé, imposent une surveillance des corps pendant leur transport dans des canalisations ou canaux, afin d'assurer la sécurité de fonctionnement. C'est ainsi que dans un réacteur nucléaire a éléments de service sphériques (éléments combustibles, modérateurs ou absorbeurs), l'introduction continue de ces éléments dans le coeur du réacteur et leur extraction du coeur doivent faire ltobjet d'un contrôle permanent. Le chargement et le déchargement des éléments de service s'effectuent d l'aide d'un appareil de chargement, dont la commande exige la détermina- tion de l'état de déplacement des éléments de service en divers points de l'appareil.Toute une série de dispositifs de mesure., appelés capteurs de billes, a té développée dans ce but, a partir des méthodes de mesure les plus diverses. Les capteurs de billes devant s'adapter a la conception de l'appareil de chargement et supporter les conditions d'environnement aux points de mesure, certains des procédés et dispositifs connus ne se prêtent pas a priori a ltemploi dans un réacteur a haute t-pérature. C'est ainsi que tous les procédés optiques, pneumatiques ou mécaniques utilisant des pieces mobiles ne sont pas applicables par suite de la poussière de graphite produite dans l'appareil de chargement. Il convient d'éliminer aussi les procédés faisant appel aux ultra-sons, car, dans les conditions considérées, il est impossible de coupler a l'hélium, constituant le milieu transporteur, une énergie suffisante pour réaliser une barrière a ultrasons efficace. La demande de brevet de la République fédérale d'Allemagne publiée sous le nO 1 523 215 décrit un procédé de détermination de la vitesse de déplacement et/ou de la position de corps, qui sont détectes a l'aide d'un rayonnement hyperfrequence, de fréquence supérieure a 5 GHz. I1 en résulte toutefois de grandes difficultés pour la conception du point de mesure, avec traversée et antenne; le facteur economique joue en outre un rôle très important dans ce cas. Un autre dispositif de comptage des éléments combustibles sphériques pour réacteur nucléaire comporte une électrode, traversant avec isolation la paroi conductrice d'une canalisation dans laquelle les éléments combustibles sont transportés. Entre la paroi de la canalisation et l'électrode, on produit un champ électrique d'une intensité telle que le passage d'un élément combustible ou fertile produit une décharge par étincelle. L'impulsion de courant résultante est enregistrée et sert à l'indication de la bille. Ce dispositif est décrit par la demande de brevet de la République fédérale d'Allemagne publiée sous le nO 2 018 624. Il pose un problème par suite de la variation de la tension de claquage en fonction de la nature et de la pression du gaz dans l'appareil de chargement et de la distance de l'électrode à la billa, d'est-a-dire du diamètre de la bille. La haute tension de fréquence élevée risque en outre d'exercer une influence gênante sur les dispositifs de mesure du réacteur nucléaire. Le brevet de la République fédérale d'Allemagne nO 1 104 235 décrit un autre dispositif de comptage de corps en matériau conducteur, dans lequel les corps à compter franchissent, pendant leur déplacement à l'in térieur d'une canalisation de transport, un groupe de bobines disposé a l'extérieur de la canalisation et formant un pont à courant alternatif avec plusieurs résistances pures; ce pont est alimenté par un courant à 50 Hz oU une basse fréquence légèrement plus élevée. Lors de leur passage dans le groupe constitué par deux bobines successives dans le sens de déplacement des corps, ces derniers déséquilibrent le pont, dont la tension de sortie est appliquée à un appareil contenant un amplificateur avec un dispositif de comptage.Cet appareil interprète l'amplitude de la tension de sortie du pont, le passage de la première bobine produisant une impulsion positive et le passage de la seconde bobine une impulsion négative. Les deux impulsions produisent l'enregistrement définitif d'un corps ayant franchi les deux bobines. Un inconvénient notable de ce dispositif, utilisé dans l'appareil de chargement d'un réacteur à haute température, réside dans le fait que la résistivité des éléments combustibles et fertiles diminue fortement sous l'influence de l'irradiation dans le coeur du réacteur, la difficulté particuliere provenant de ce que la décroissance est irrégulière. Une augmentation de l'inductance de la bobine permet certes d'accroitre la sensibilité du dispositif, mais les constantes de temps plus élevées ne garantiraient plus la distinction sure par l'appareil décrit d'éléments combustibles et fertiles franchissant rapidement le dispositif. Par suite de l'effet de blindage de la canalisation de transport vers l'intérieur, un corps, tel qu'une bille, ne produit un déséquilibre que de l'ordre de i tOt la valeur minimale étant obtenue pour la résistivité maximale de la bille et son diamètre minimal. Cela suppose un équilibrage constant du pont au zéro, indepen- damment des fluctuations de température au point de mesure.Malgré le montage compensateur des deux bobines à proximité immédiate, l'emploi du dispositif dans un réacteur à haute température soulève de grands problèmes, car la température présente de grandes variations et peut en outre - selon l'emplacement du point de mesure - atteindre des valeurs très élevées (260 OC au maximum sur des points de mesure inaccessibles à l'intérieur du caisson en béton précontraint). L'invention a pour objet d'améliorer le procéda précédemment décrit, dans lequel l'amplitude de déséquilibre d'un pont constitue le signal interprété pour la détection de corps conducteurs, afin que la tempéra- ture régnant au point de mesure n'exerce pratiquement aucune influence sur les signaux d'indication produits. Lors du passage d'un train de corps au point de mesure, le procédé doit en outre permettre de déceler non pas l'ensemble du train1 mais chaque corps individuellement. Selon une caracteristique essentielle de l'invention, le déphasage par rapport à la tension d'alimentation du pont est utilist5,,en plus de l'amplitude du déséquilibre, pour déceler les divers corps. Dans le procédé selon l'invention, non seulement l'amplitude, mais aussi la phase de la tension de sortie du pont déséquilibré sont inter prétées, c'est-à-dire que l'invention tire parti de l'influence particu lièvre exercée par un corps en matériau conducteur, tel qu'une bille de graphite, sur la phase de la tension de sortie d'un pont a tension alternative, comportant un capteur inductif. Une bobine, constituant un capteur inductif et formant une branche du pont à tension alternative, est montee à chaque point de mesure. Le pont est alimenté par une fréquence porteuse comprise entre 50 kHz et 1 MHz. La sortie du pont est reliée à un appareil, comportant un amplificateur et un redresseur en phase1 et relié à un dispositif indicateur. Les corps à déceler, et de préférence des éléments de service sphériques de réacteurs haute température, franchissant successivement un point de mesure, présentent entre certaines limites des différences de diamètre, de résistivité et de rayonnement, qui ne doivent toutefois pas nuire à la détection précise des billes.Selon une autre caractéristique de l'invention, la tension de sortie du pont déséquilibré subit une léger préamplification, puis est redressée par des interrupteurs analogiques, en phase avec le déphasage prédéterminé de la tension d'afin mentation du pont, le signal d'ur.e bille défectueuse fournissant après un filtre passe-bas une valeur moyenne relativement plus élevée que celui d'une bille bonne (une bille est dite défectueuse quand elle présente un diametre relativement faible et une résistivité relativement élevée; une bonne bille présente de même un diamètre relativement grand et une faible resistivite).On obtient ainsi une amplification en fonction de la phase et par suite de la bille, de sorte que le signal analogique de bille à interpréter est, dans le domaine prédéterminé, pratiquement indépendant de la résistivité de la bille. Lorsque la branche du pont contenant le capteur inductif est soumise à de grandes fluctuations de température au point de mesure (la température dans un appareil de chargement a haute température peut varier entre 20 et 260 C environ), il convient de prévoir un déséquilibre du pont produit par la réponse en température de la bobine; il est sensiblement égal au déséquilibre produit par une bonne bille. La phase est toutefois telle qu'un réglage du redresseur en phase à une moyenne nulle du signal de température fournit des résultats optimaux pour les signaux de bille. Le zéro de la tension de sortie, appliquée au dispositif indicateur, demeure ainsi stable jusqu'à 10 % du signal de bille maximal. Le pont est, comme précédemment indique, alimente par une fréquence porteuse comprise entre 50 kHz et 1 MHz, et de préférence égale à 100 kHz. La détermination de cette gamme de fréquences a imposé un compromis, car la fréquence doit d'une part demeurer suffisamment faible, par suite des capacités de câble données et non variables; et l'influence de la bille la plus mauvaise sur la bobine de capteur croit d'autre part avec la fréquence. Alors que cette bille, à 10 kHz, ne modifie pratiquement pas l'inductance de la bobine et ne fait varier que légèrement les pertes par rapport à celles de billes meilleures, elle produit à t MHZ les plus fortes pertes de toutes les billes, l'inductance étant en outre réduite notablement, mais moins que dans le cas des billes meilleures conductrices. Il en résulte qu'au to-tal, la distance entre les influences des divers types de bille diminue quand la fréquence augmente. Les corps à déceler peuvent franchir le point de mesure individuellement, avec des intervalles de 7 s au minimum, ou sous forme de train continu de 60 billes au maximum, chaque corps étant décelé individuellement, même dans ce dernier cas. Selon une autre caractéristique avantageuse de l'invention, chaque capteur inductif monté a un point de mesure est constitué par deux bobines en série dans le sens de déplacement des corps, comportant un blindage entre elles et faisant chacune partie dtun pont; les deux ponts comportent un point de référence commun. Chaque pont forme de préférence avec un amplificateur et un redresseur en phase une voie de mesure et les deux voies de mesure sont réunies en une unité constituant la partie analogique du dispositif. La partie analogique est reliée à une partie logique, qui combine les signaux de sortie des deux voies de mesure pour délivrer les informations souhaitées. La présence de deux voies de mesure, dont les signaux de sortie sont combinés, permet de déterminer aussi le sens de déplacement des corps a déceler. Les impulsions servant au comptage des corps ont une durée de 10 ms, vers l'avant ou vers l'arrière. Les oscillations de rebondissement d'un corps franchissant le capteur inductif produisent toujours un nombre égal d'impulsions vers l'avant et vers l'arrière, de sorte qu'une seule impulsion par corps est délivrée après l'amortissement de ces oscillations. Un compteur bidirectionnel ne peut donc pas fournir un résultat erroné. Les oscillations d'un corps a l'intérieur d'un capteur inductif ne produisent aucune impulsion erronée. Les deux bobines servant de sondes et constituant le capteur inductif sont disposées cote à cOte, sur le parcours des corps au point de mesure. Elles sont blindées le mieux possible par rapport a l'extérieur et entre elles, de sorte que les matériaux environnants n'exercent sur elles qu'une influence négligeable. Le couplage résiduel des bobines est constant et par suite compensable. Les bobines et les voies de mesure correspondantes a chacune décelent chaque corps successivement. Le passage d'un corps déséquilibre chaque pont sur une distance supérieure au diametre du corps, tel qu'un élément de service sphérique. Chaque bobine constitue une branche d'un pont, comme précedemment indiqué. - Les deux ponts comportent un point de référence commun. Trois câbles monoconducteurs blindés relient les bobines aux autres branches des ponts, dans la partie analogique du dispositif. L'injection de la tension dans les deux ponts s'effectue symétriquement, a partir d'une source a point milieu a la terre, de sorte que la capacité du cable aboutissant aux bobines ne peut agir que comme charge de la tension d'alimentation, sans déséquilibrage des ponts1 à condition toutefois que la charge de la source de la tension alternative et par suite sa résistance interne soient suffisamment faibles.Les capacités des deux autres cibles chargent les signaux utiles; elles n'exercent toutefois pratiquement aucune influence sur l'équilibrage du pont hU; quand le point de référence commun est porté sensiblement au potentiel nul. Dans ces conditions, et même pour une fréquence porteuse de 100 kHz par exemple, les distances séparant dans une centrale nucléaire le capteur inductif monté au point de mesure des autres éléments du pont, situés dans des locaux facilement accessibles, sont admissibles sans difficulté. Le dispositif selon l'invention délivre, en fonction de la resistivite et du diametre du corps à déceler, des signaux utiles égaux a 2 % environ de la tension d'alimentation du pont pour le corps le plus petit présentant la résistivité maximale, et ddpassant 5 % de cette tension pour le corps le plus grand, présentant la résistivité minimale. Le déphasage des signaux utiles de ces deux corps est d'environ 300 él. Les signaux utiles des corps ou billes a déceler sont, comme précédemnent décrit, amplifiés en fonction de la phase et de la bille, de sorte que les signaux analogiques de bille UK à interpreter ne dépendent pratiquement plus de la résistivité des billes dans certaines limites. Bien que la zone d'influence d'une bobine soit, comme précédemment mentionné, supérieure au diamètre d'une bille, de sorte que les signaux de billes successives se recoupent, on obtient de cette façon entre le signal minimal de bille UK min et la tension de vallée maximale UT max une distance entre deux billes permettant une séparation sure de ces dernières, avec une détermination sûre du sens. Ces bons résultats ne peuvent pas être obtenus dans toutes les conditions, en cas d'interprétation de la seule amplitude de déséquilibre du pont, comme dans l'état actuel de la technique. Outre les indications relatives au nombre de billes et a leur sens de passage, le dispositif délivre une information sur la présence ou non d'une bille au point de mesure. Cette information est produite par une fonction OU des signaux binaires des deux voies et délivrée par suite a chaque passage d'une bille, pendant toute sa durée. Lorsque cette fonction ne doit par contre être réalisée qu'en cas d'immobilisation de la bille au point de mesure, le signal doit être supprimé par des dispositifs extérieurs, pendant un temps de tolérance grand par rapport au temps de franchissement du point de mesure par une bille. Il est avantageux de prévoir dans la partie logique du dispositif plusieurs interrupteurs à seuil pour surveiller la partie analogique, c'est-à-dire délivrer une information relative au bon état ou au ddran- gement du dispositif. La surveillance s'effectue par un désequilibre défini à l'aide d'une tension de zero en phase avec la cadence du redresseur, produisant un signal permanent UO à la sortie analogique. Lorsque la tension tombe au-dessous d'une valeur minimale Eredeterminee ou dépasse le signal de bille maximal possible, l'urne ou l'autre partie des interrupteurs à seuil est mise en service. il est ainsi possible de déceler des coupures, courts-circuits ou defaillances de tension.La partie logique comporte en outre des circuits qui décèlent les impulsions erronées, interdisent leur sortie et les transmettent sous forme d'un signal de dérangement. La partie logique combine les signaux de dérangement précités et les signaux de sortie de détection des billes pour delivrer les quatre informations suivantes 1. Une bille a franchi le point de mesure vers l'avant, 2. Une bille a franchi le point de mesure vers l'arrière; 3. Une bille se trouve au point de mesure; 4. Le dispositif est dérangé et ne peut pas fonctionner. Les informations ci-dessus sont sorties par des contacts sans potentiel de référence. Les deux bobines constituant le capteur inductif sont de préférence enrobées dans une masse céramique, qui remplit aussi toutes les cavités. ta carcasse tubulaire des bobines est réalisée en cérat que d'alumine et entourée par une gaine d'acier. Toutes les pièces soumises au rayonnement et à la température sont en métal ou en isolants minéraux. Le support du compteur de billes et du capteur permet une interchangeabilité facile. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à l'aide de la description détaillée ci-dessous d'un exemple de réalisation du dispositif pour la mise en oeuvre du procédé et des dessins annexés sur lesquels la figure 1 represente le schéma synoptique du dispositif, comportant deux voies de mesure; la figure 2 représente le schéma de principe des deux ponts de mesure; la figure 3 représente le signal des ponts avant et apyres le redresse ment dans les deux voies de mesure, lors du passage de deux billes bonnes conductrices; la figure 4 représente les signaux de sortie des deux voies de mesure, lors du passage de deux billes extrêmes, présentant t-n rapport des résis tivités de 1/35; la figure 5 est le plan du capteur; et la figure 6 est une coupe suivant l'axe VI-VI de la figure 5. L'exemple de réalisation représenté suppose que les corps a déceler sont sphériques et doivent être utilisés dans un réacteur à haute temFf- rature, sous forme d'éléments de service (éléments combustibles, modéra- teurs ou absorbeurs). Le chargement et le déchargement des éléments Se service sphériques s'effectuent à l'aide d'un appareil de charger,lent. Ce dernier est constitue par un réseau de canalisations, dans lequel les billes roulent par gravité ou sont transportées pneumatiquement à l'aide d'hélium. Une des canalisations 1, dans laquelle une des billes 2 est transportée, est représentée sur la figure 1.Un capteur inductif 3, prévu au point de mesure, fait partie d'un dispositif de mesure 4, cons titué par une partie analogique 5 et une partie logique 6. Le dispositif de mesure 4 est relié à une source haute fréquence 7 de 100 kHz. Un dispb sitif 8 alimente le dispositif de mesure 4. Deux voies de mesure M1 et M2, reliées chacune à une sonde Si ou S2 constituée par une bobine, sont prévues pour déterminer le sens de déplacement des billes 2 et la présence ou non de la bille 2 a point de mesure. Les deux sondes, présentant un blindage optimal entre elles et par rapport à ,l'extéreur, sont disposées côte à côte et forment le capteur inductif 3. La liaison entre les deux sondes S1, S2 et les voles de mesure Mi et M2 correspondantes est établie à l'aide de tros câbles monoconducteurs blindés K1, K2 et K3, la tension d'alimentatIon U étant s injectée stmétriquement dans les deux sondes Si et S2. Chacune des deux voies de mesure Mi et M2 comprend un pont 9 ou 10 (cf. figure 2), dont les branches sont formées par la sonde S1 ou S2 et une partie complémentaire El ou E2. Chaque voie de mesure comprend en outre un déphaseur Pi ou P2, un amplificateur V1 ou V2 et un redresseur en phase G1 ou G2, formant avec la partie analogique du dispositif de mesure 4 les deux ponts 9 et tO.La partie logique 6 est commune aux deux voies de mesure Ml et M2; Elle assure la combinaison des deux voies de mesure pour obtenir les sorties souhaitées.Les informations sont sorties par des contacts sans potentiel de référence I, II, III, IV, dont la fermeture a la signification suivante I bille vers l'avant II- bille vers l'arrière III bille immobilisée IV appareil en état de marche. La dernière information citée est obtenue a l'aide d'interrupteurs a seuil GS 1.1, GS 1.4, GS 2.1 et OS 2.4, ainsi que de circuits de surveillance binaires, contenus dans la partie logique 6. Les deux premiers sont affectés a la voie de mesure Ml et les-deux autres à la voie de mesure M2. tes interrupteurs a seuil GS 1.1 et GS 2.1 fonctionnent quand une tension permanente UO appliquée a la sortie analogique tombe audessous d'une valeur minimale U1. Les interrupteurs a seuil GS 1.4 et OS 2.4 fonctionnent quand la -tension dépasse le signal de bille maximal possible, pour atteindre une valeur U4.La tension U est produite par o un déséquilibre défini à l'aide d'une tension de zéro, en phase avec la cadence du- redresseur. Les seuils Ut et U4 des interrupteurs et la tension U sont représentés sur la figure 4. o Les deux ponts 9 et 10 ont un point de référence C commun, comme le montre la figure 2. Par suite de l'alimentation symétrique a point milieu a la terre, la capacité du câble x3 agit uniquement comme charge de la tension d'alimentation Us, sans déséquilibrer les ponts. Les capacités des cables K1 et K2 chargent les points milieu A et B des deux ponts 9 et 10, et par suite les signaux utiles.Elles n'influencent pra uniquement pas l'équilibre du pont àU = UA,B - UC = 0 quand le point C est porté sensiblement au potentiel nul, c'est-à-dive pour Uc X O et par suite aussi, à l'équilibre, UA,B X 0. Les tensions de sortie des deux ponts 9 et 10 sont amplifiées avec les déphasages par rapport à la tension du pont U produits par le désé- quilibre, puis redressées en phase. Comme précédemment indique, les signaux de bille UK résultants, interprétés dans la partie logique 6 du dispositif de mesure 4, sont pratiquement indépendants de la résistivité des billes dans le domaine prédéterminé. Même dans le cas de deux billes se succédant directement, il existe entre le signal de bille minimal UK mi et la tension de vallée maximale UT max de deux signaux de bille une distance permettant une séparation sure des deux billes et la détermination de leur sens.Ces informations sont délivrées par les deux contacts I et II. L'information délivrée par le contact Il, relative à la présence d'une bille au point de mesure, est produite par une combinaison OU U2 des signaux binaires des deux voies M1 et M2. La figure 3 illustre l'action du redressement en phase, dans le cas d'un train de deux billes bonnes conductrices. La figure 3a repre- sente l'amplitude hUeff du déséquilibre du pont et la figure 3b la variation de la phase . > de ce déséquilibre. La figure 3c représente la tension de sortie UA redressée et filtrée de la partie analogique 5, obtenue avec la variation de phase selon figure 3b. La variation relativement faible de phase entre deux billes bonnes conductrices suffit pour produire une telle réduction des tensions de vallée. La figure 4 représente les signaux de bille Uk des deux voies de mesure M1 et M2, obtenus la sortie de la partie analogique 5 pour une fréquence porteuse de 100 kHz, quand deux billes extrêmes, ayant une résistivité p = 1,7 mn.cm ou p = 50 mQ.cm franchissent le point de mesure l'une immédiatement après l'autre (les signaux de bille UK correspondent a la tension de sortie UA de la figure 3c). La figure 4 représente aussi, comme précédemment indiqué, les seuils U1 et U4 des interrupteurs GS 1.1 GS 2.1, GS 1.4 et GS 2.4, ainsi que la tension U appliquée en permanence o å la sortie de la partie analogique.Les signaux de dérangement indiqués par les interrupteurs a seuil et les signaux de sortie des interrupteurs à seuils U2 et U3 (U2 pour l'immobilisation et U3 pour le passage d'une bille) sont combinés dans la partie logique 6, qui délivre les quatre informations précédemment décrites et sorties par les contacts sans potentiel de référence I, II, III et IV (cf. figure 1). Les figures 5 et 6 représentent la réalisation constructive du capteur inductif 3. Les deux sondes S1 et S2 sont bobinées sur une carcasse 11, en céramique d'alumine. Cette carcasse est entourée par une gaine 12 en acier. La cavite entre la carcasse il et la gaine 12 est remplie par une masse céramique 13, de sorte que les sondes SI et 52 sont entièrement enrobées dans la céramique. Les goujons 14, introduits dans une bague 15 montée sur la carcasse 11, fixent cette dernière dans la gaine 12. Les câbles K1, K2 et K3, reliant les deux sonies S1 et S2 à leurs voies de mesure, sont posés dans une ligne d'alimentation isolée 16. Toutes les pieces soumises au rayonnement et à la température sont réalisées en métal ou en isolant minéral. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art au procédé et aux dispositifs qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs, sans sortir du cadre de l'invention. Revendications 1. Procédé pour la détection de corps conducteurs, et de préférence d'éléments de service sphériques d'un réacteur a haute temrérature, comportant un capteur inductif monté au point de mesure et dans lequel les corps passent individuellement, et un pont dont l'amplLtase s'e déséquilibre constitué le signal interprété, ledit procédé étant capacité risé en ce que le déphasage par rapport à la tension d'alimentation du pont est utilise, en plus de l'amplitude du déséquilibre, pour déceler les divers corps. 2. Procédé selon revendication 1, caractérise en ce que le rcnt est alimenté par une fréquence porteuse entre 50 kHz et 1 MH?. 3. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon une des reven dications l et 2, caractérisé en ce que la sortie du pont est reliée à un appareil, comportant un amplificateur et un redresseur en phase, et relié a un dispositif indicateur. 4. Dispositif selon revendication 3, caractérisé en ce que le capteur inductif monté à chaque point de mesure est constitué par deux bobines blindés, montees en série suivant le sens de déplacement des corps et faisant partie chacune d'un pont. 5. Dispositif selon revendication 4, caractérisé en ce que chaque pont forme avec un amplificateur et un redresseur en phase une voie de mesure, les deux voies de mesure étant reliées mécaniquement en une unité cons tituant la partie analogique du dispositif, et la partie analogique est reliée à une partie logique, qui combine les signaux de sortie des deux voies de mesure pour délivrer les informations souhaitees. 6. Dispositif selon revendication 5, caracterisé en ce que la partie logique comporte, pour la surveillance de la partie analogique, plusieurs interrupteurs- & seuil qui fonctionnent quand une tension appliquée en permanence à la sortie de la partie analogique sort d'un domaine pré détermine. 7. Dispositif selon revendication 4, caractérisé en ce que la partie logique comporte des circuits logiques, qui décèlent des impulsions erro nées, interdisent leur sortie et les transmettent sous forme d'un signal de dérangement. 8. Dispositif selon revendication 4, caractérisé en ce que les deux bobines du capteur inductif sont enrobées dans une masse céramique et bobinées sur une carcasse tubulaire en céramique.