La présente invention a pour objet un procédé de fabrication d'une fourrure synthétique. Actuellement les fourrures synthétiques ou imitation de fourrures sont réalisées par l'incorporation de mèches de fils synthétiques de premier choix dans un tricotage, suivi d'une opération de rasage pour mettre les fils de longueur et doune opération d'encollage de la face arrière de la pièce textile obtenue pour assurer un maintien suffisant des fragments de fils constituant la fourrure dans le tissage de support. Ge procédé donne de bons résultats à condition d'utiliser des fils de premier choix mis en mèche, et qu'à l'aide de ces mèches on réalise des nappes très homogènes pour éviter des irrégularités, notamment des trous dans le produit fini. Ces procédé traditionnels exigent des filaments impeccables, sans rupture, obtenus dans des installations importantes, onéreuses. Ces filaments sont envoyés dans des filatures où ils sont coupés pour obtenir de la mèche de fibres. Cette mèche est craquée, réduite en diambtrX par tirage, jusqu'à 11 obtention d'un fil qui est tordu pour acquérir une certaine solidité et bobiné sur fusette. Ensuite ce fil est teint, séché, bobiné deux fois, emballé. Ces opérations sont effectuées sur une série de machines différentes, nécessitant de gros investissements dans des usines différentes, situées très loin l'une de l'autre. La fabrication traditionnelle est longue et onéreuse. De ce fait les fourrures synthétiques sont d'un prix de revient élevé car la matière première servant à leur fabrication doit répondre à des critères de qualité élevés. En outre les imitations de fourrure ainsi obtenues sont délicates du fait de leur encolage, on ne peut en effet pas les nettoyer par des procédés usuels courants. La présente invention a pour but de simplifier la fabrication d'imitation de fourrure, d'abaisser le prix de revient de ces produits et de permettre la réalisation d'un produit fini moins délicat que ce n'est le cas actuellement. Le procédé selon l'invention consiste à tricoter des fils de matière synthétique de manière à ménager sur un côté au moins du tricot des boucles, puis à arracher lesdites boucles sur une machine à gratter. Pour le présent procédé il est possible d'utiliser de la matière première bon marché qui peut être obtenue par exemple par fusion d'un polymère ou d'un copolymère sous forme de granulés ou de poudre pour obtenir un produit liquide. Ce liquide est alors extrudé à travers une filière et se transforme par refroidissement à l'air ambiant en milliers de filaments. Ces filaments sont ensuite étirés dans un four où passe de l'air chaud. A l'entrée et à la sortie de ce four se trouvent plusieurs cylindres tournant à des vitesses différentes qui provoquent ainsi l'étirage des filaments. Ces filaments étirés sont ensuite fixés dans un autre four pour éviter leur retrait à la chaleur, puis refroidis. Enfin, les filaments sont bobinés. Toutes ces différentes opérations se font en continu et de façon entièrement automatique. Pour le nouveau procédé de fabrication d'imitation de fourrure il n'est pas important que le diamètre des filaments soit rigoureusement constant ni même qu'il y ait des ruptures des filaments. De ce fait les fils ou filaments utilisés comme produit de départ pour la fabrication des imitations de fourrure est bon marché, les exigenees posées quant à leur qualité étant faibles. Le procédé proprement dit de fabrication d'une imitation de fourrure compte les opérations suivantes 1. Le tricotage des fils sur des métiers existants où des bou cles sont faites sur au moins un côté du tricotage. 2. Le tissu ainsi obtenu est plié en zig-zag puis les différentes pièces sont cousues bout à bout. 3. Les boucles sont arrachées à l'aide de machines à gratter usuelles. Les boucles sont arrachées par des brosses métalli ques qui agissent progressivement, pour tirer du poil, en coupant les filaments dans les boucles. 4. Le rasage de la pièce textile ainsi obtenue permet de régula riser la hauteur du poil à une valeur désirée. Cette opéra tion s'effectue sur une machine à cylindre garnie de lames et de contre-lames de telle sorte que le poil passant entre celles-ci soit coupé à la hauteur désirée. 5. Les pièces ainsi obtenues sont roulées sur une machine à rouler garnie de deux cylindres tournant à grande vitesse et de guide-lisières. 6. Une fois enroulées les pièces sont emballées. Ce nouveau procédé permet de grouper dans un même local la fabrication complète en partant du polymère jusqu au produit final : c1 est à dire limitation fourrure, prête à l'expédition. Elle réduit en une usine ce qui normalement se fait en cinq, avec un matériel plus économique, une plus grande rapidité, un prix de revient plus bas. En outre dans le présent procédé le fil ou filament constituant le poil de la fourrure fait partie du tricotage. Il est donc fermement maintenu et ne peut être arraché. I1 ntest plus besoin de procéder à un encollage. C'est pour ette meme raison également que la qualité du fil n'est plus critique dans le présent procédé. On obtient ainsi une imitation de fourrure dont les poils font partie du tricotage et ne peuvent pas être facilement arrachés. Cette fourrure ne présente pas d'encollage ; de ce fait il est possible de réaliser des imitations fourrure double face. I1 suffit en effet de tricoter les fils de manière à former des boucles sur les deux côtés du tissu puis à traiter les deux faces de ce tissu comme décrit plus haut. Le tissu imitant la fourrure ainsi obtenue est très robuste et peu coûteux. RE VEND I CA T ION S 1. Procédé pour la fabrication d'une fourrure synthétique, caractérisé par le fait que, de manière continue, - on liquéfie, en la fondant, une matière polymérique en granules ou en poudre que l'on extrude à l'état liquide à travers une filière pour obtenir des filaments, puis l'on soumet lesdits filaments à un traitement thermique, à un étirage et à un refroidissement, - l'on tricote ensuite lesdits filaments de manière à former des boucles sur au moins un côté du tricotage, on plie en zig-zag le tissu obtenu et l'on coud bout à bout les pièces successives ainsi obtenues, - on procède ensuite à l'arrachage des boucles au moyen d'une machine à gratter pour former les poils de la fourrure synthétique, - enfin, on rase le produit ainsi obtenu pour ajuster la hauteur des poils. 2. Fourrure synthétique obtenue par le procédé selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les poils de celle-ci font partie du tricotage de support, 3. Fourrure synthétique selon la revendication 2, caractérisée par le fait qu'elle comporte des poils d'un seul côté du tricotage. 4. Fourrure synthétique selon la revendication 2, caractérisée par le fait qu'elle comporte des poils sur les deux côtés du tricotage.