La présente invention se rapporte à un procédé pour isoler de l'aluminium métallique à partir de minerais contenant de l'alumine. Elle concerne plus particulièrement des techniques non électrolytiques pour isoler l'aluminium en diminuant les consomma- tions d'énergie. On exploite depuis bien plus de 50 ans le procédé BayerHall pour isoler l'aluminium à partir de minerais. Ce procédé constitue actuellement le seul en application industrielle aux Etats- Unis d'Auérique pour la production de l'aluminium à prtir cb la bauxite. Dans le premier stade du procédé Bayer, on dissout de la bauxite finement broyée dans un mélange d'aluminate de sodium (NaA102) et d'alcali caustique libre à température et pression élevées. Les autres substances présentes dans la bauxite, notamment l'hématite (Fe203), l'oxyde de titane (TiO2) et la silice (SiO2) sont insolubles. Ces impuretés sont éliminées de la liqueur d'aluminate par concentration et filtration puis rejetées. La liqueur contenant l'aluminium est diluée puis refroidie avant d'être envoyée dans des grandes cuves de précipitation danslesquellesl'alumine précipite de la solution à l'état de trihydrate. Les substances solides sont lavées et cal- cinées: on obtient de l'alumine qu'on envoie à la fonderie d'alu- minium. Les liqueurs usées sont concentrées par évaporation et recyclées à la dissolution de la bauxite. La réduction de l'alumine en aluminium est réalisée par le procédé électrolytique Hall. L'alumine est dissoute en continu dans de la cryolithe fondue (couramment un mélange de fluorures de sodium, d'aluminium et de calcium) dans une cellule d'électrolyse dans laquelle il y a production d'aluminium à la cathode et de gaz contenant de l'oxygène à l'anode. L'aluminium produit qui s'accumule au pied des cellules est évacué périodiquement et coulé en lingots. Le procédé Bayer-Hall et d'autres procédés variés par électrolyse exigent des consommations d'énergie relativement fortes. Actuellement, l'industrie de l'aluminium consomme environ 4 % de l'énergie électrique totale des Etats-Unis d'Amérique d'o une stimulation évidente pour la recherche de procédés de production de l'aluminium plus économes en énergie. Un autre procédé activement étudié par l'industrie de l'aluminium comporte la conversion de l'alumine en une substance telle que le chlorure d'aluminium AlC1 suivie d'une électrolyse. 3, Ce procédé au chlorure part de l'alumine obtenue par le procédé Bayer. L'alumine est d'abord imprégnée de carbone lui-même obtenu par craquage d'huile combustible lourde dans un lit fluidisé à deux étages. L'alumine imprégnée de carbone est ensuite chlorée on obtient du chlorure d'aluminium volatil dans un réacteur en lit fluidisé à une température d'environ 7000C. Les gaz résiduaires du lit fluidisé sont refroidis pour condensation des impuretés. Une condensation finale à une température d'environ 660C permet de séparer le chlorure d'aluminium. Celui-ci est ensuite envoyé dans des cellules d'électrolyse contenant un mélange de chlorures de l'aluminium, du sodium et du lithium et opérant à une température d'environ 700'C. On utilise des anodes et des cathodes inertes en carbone pour la production de l'aluminium à la cathode et du chlore à l'anode. Le chlore est recyclé à l'opération de chloration. L'alu- minium fondu est évacué des cellules et coulé en lingots. Même si la décomposition par électrolyse du chlorure d'aluminium consomme un peu moins d'énergie que l'électrolyse tra- ditionnelle de l'alumine, les opérations préliminaires de purifica- tion et de chloration de l'alumine annulent pratiquement ces écono- mies. Les brevets énumérés ci-après sont en relation avec l'objet de l'invention dont cependant ils diffèrent. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique n 3 421 852 décrit le traitement de minerais d'alumine par le carbone en présence de soufre à température élevée, avec production d'alumine purifiée. Dans la colonne 2, lignes 17 à 27, on indique qu'on ajoute du car- bone et du soufre en quantités suffisantes pour convertir les impu- retés, par exemple le fer, le silicium, le titane, en les sulfures correspondants. On ne parle pas de production de sulfure d'aluminium fondu. Dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n 2 843 475, on décrit le traitement d'un mélange alumine-sulfure d'aluminium par le carbone à température élevée avec production d'un gaz de réaction contenant Al2S. Celui-ci est soumis à la dismutation avec formation d'aluminium fondu et de sulfure d'aluminium solide. Dans ce brevet, on ne décrit pas la réaction de l'alumine avec un gaz sulfureux pour production de Ai 2S3 ni la décomposition de A12S3 à tempéra- ture élevée avec formation de AIS et de gaz sulfureux à recycler ni la formation directe de AIS à partir de l'alumine. Dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 1 816 842, on décrit la réaction de l'alumine de la bauxite avec une matière telle que FeS et le carbone, avec production de A12S3. Ce procédé vise au traitement des oxydes de fer présents en impuretés par conversion en sulfures du fer. On ne donne aucun détail concernant le traitement du sulfure d'aluminium avec conversion en aluminium métallique. En conséquence, et tenu compte de ce qui précède, l'invention vise à un procédé perfectionné pour isoler l'aluminium métallique à partir de minerais d'aluminium. Le procédé selon l'invention est un procédé métal- lurgique économe en énergie permettant de récupérer de l'aluminium à partir de minerais d'aluminium. Dans le procédé selon l'invention, pour récupérer l'aluminium métallique à partir du minerai, les impuretés métalliques sont éliminées à l'état de sulfures ou d'oxydes dans le cours des opérations. Conformément à l'invention, on isole de l'aluminium métallique à partir de minerai d'aluminium par un procédé dans lequel on met le minerai d'aluminium en contact avec un agent réduc- teur contenant du carbone et avec un gaz contenant du soufre, avec formation de sulfure d'aluminium fondu et d'oxyde de carbone gazeux, et qui se caractérise en ce que le sulfure d'aluminium est séparé des impuretés solides et des réactifs résiduels puis chauffé à une tem- pérature suffisante pour provoquer sa décomposition en monosulfure d'aluminium liquide AIS et gaz sulfureux. Le monosulfure d'aluminium est refroidi à une température à laquelle il y a dismutation en sulfure d'aluminium et aluminium métallique fondu qu'on sépare et qui constitue le produit recherché. Le sulfure d'aluminium est recyclé à l'opération de décomposition à haute température. Dans une variante, on fait réagir l'alumine avec le carbone et un gaz contenant du soufre à une température suffi- sante pour former directement le monosulfure d'aluminium liquide et l'oxyde de carbone gazeux. Le monosulfure d'aluminium est séparé et refroidi à une température à laquelle il y a dismutation en sul- fure d'aluminium et aluminium métallique fondu. Le sulfure d'alu- minium est décomposé par électrolyse en aluminium métallique et gaz sulfureux. L'aluminium métallique formé dans les opérations de dis- mutation et d'électrolyse est récupéré et constitue le produit recherché. D'autres caractéristiques et avantages de l'inven- tion ressortiront plus clairement de la description détaillée donnée ci-après en référence aux figures des dessins annexés sur lesquels - la figure 1 représente schématiquement un cycle complet du procédé pour isolement de l'aluminium et; - la figure 2 représente schématiquement un cycle complet dans une variante du procédé pour isolement de l'aluminium illustré dans la figure 1. Dans l'une des variantes permettant de récupérer l'aluminium métallique à partir de minerai d'aluminium, le minerai, après traitement préalable, est mélangé sous la forme appropriée, par exemple à l'état de granulés, avec du coke ou un autre carbone approprié en particules. Cette matière première est mise à réagir avec un gaz contenant du soufre conformément à la réaction ci-après à une température d'environ 1300 à 1500'K. Ai 0 + 3C + 3S -- Ai S +3C 2 3 2 3+C D'autres matières minérales telles que l'hématite et l'oxyde de titane réagissent également avec le soufre, donnant des sulfures solides. La silice ne réagit pas et reste à l'état d'oxyde solide, Ces impuretés peuvent être séparées dans une sépa- ration subséquente de phases. Le gaz contenant du soufre peut contenir ce dernier sous plusieurs formes, y compris S2, S6 ou CS2. Lorsque le gaz contient du carbone, comme c'est le cas pour le sulfure de carbone, il peut remplacer en partie au moins le carbone introduit autrement à l'état de coke ou d'autres substances solides. La phase gazeuse dans la réaction de sulfuration ci-dessus peut également contenir une partie de ces gaz sulfurés sous forme d'un excès de réactif. On peut trouver des produits secondaires tels que COS dans les gaz du réacteur et on peut les séparer de l'oxyde de carbone avec les autres gaz sulfurés par condensation ou dismutation dans le cas de COS. Le sulfure d'aluminium fondu (A12S3) obtenu est chauffé à température élevée, d'environ 1600 à 19000K, et maintenu à ce niveau de température pendant une durée suffisante, par exemple d'environ 15 à 60 minutes, pour provoquer sa décomposition en AIS fondu et soufre gazeux conformément à la réaction Al2S3) I2AS + S. Comme le sulfure d'aluminium n'existe pas aux tempé- ratures supérieures au niveau indiqué, on peut espérer une conversion de pratiquement 100 X. Le monosulfure d'aluminium fondu est alors refroidi à une température suffisante pour provoquer sa dismutation en sulfure d'aluminium et aluminium métallique fondu. La disnutation se produit conformément à l'équation 3AlS A12S3 + A. Cette dismutation est effectuée dans l'intervalle de température de 1200 à 1370'K. La limite supérieure de cet inter- valle est déterminée par l'équilibre de la réaction, AIS étant en général la forme stable aux environs de 1370'K et Al2S3 la forme stable audessous de 1370'K. L'aluminium métallique fondu est recueilli dans une opération de séparation liquide-solide ou liquide- liquide selon la température et le point de fusion de la phase riche en sulfure d'aluminium. Le sulfure d'aluminium est recyclé à la réac- tion de décomposition pour récupération plus complète de l'aluminium. On décrira maintenant l'invention en référence à la figure 1 des dessins annexés qui illustrent, comme on l'a dit précé- demment, un cycle opératoire complet dans une opération particulière d'isolement de l'aluminium. Le minerai d'aluminium 11 contenant de l'alumine peut être préparé par mélange avec du carbone en particules et mis en granulés ou extrusion, les formes obrenues permettant des manipulations plus faciles, dans une opération appropriée de prépa- ration du minerai 13. Le carbone destiné à être mélangé avec le minerai peut provenir d'une usine à coke du type classique 15 ou d'une autre source appropriée. Dans certains cas, et par exemple lorsque le minerai contient de fortes proportions d'impuretés, la préparation du minerai peut également comprendre des opérations analogues à celles prati- quées dans le procédé connu Bayer, opérations au cours desquelles on élimine le fer, le titane, le silicium et les autres impuretés métal- liques. Ainsi par exemple, ces impuretés sont éliminées de la bauxite servant de matière première par dissolution de l'alumine dans un mélange caustique fondu d'aluminate de sodium et d'hydroxyde de sodium à une température d'environ 400 à 500'K et une pression mano- métrique d'environ 10,5 à 14 kg/cm. Les impuretés, y compris Fe203O TiO2 et SiO2 restent à l'état solide et sont éliminées par filtration. Le minerai de départ traité 17 est transféré dans un réacteur de sulfuration 19 dans lequel il est mélangé avec des compléments de coke 21 qui constitue à la fois un réducteur approprié et le combus- tible nécessaire pour parvenir à la température élevée. A l'intérieur du réacteur 19, l'alumine est convertie en sulfure d'aluminium (A12S3) et le carbone est oxydé en oxyde de carbone. Le gaz contenant du soufre 23 nécessaire pour cette réaction et l'air ou autre source d'oxygène 25 servant à brûler l'excès de coke sont représentés dans la figure 1 pénétrant dans la section inférieure du réacteur 19. Ces réactions fournissent suffisamment de chaleur pour que la température atteigne un niveau suffisant pour la sulfuration au-dessus du point de fusion du sulfure d'aluminium, par exemple d'environ 1370'K à environ 1500'K. On peut parvenir à des températures légèrement inférieures, jusqu'à environ 1250'K, en phase liquide, si on ajoute au minerai d'alumine 10 moles % envi- ron de BaS qui servent à abaisser le point de fusion de A12S3. Une telle addition peut être avantageusement exploitée pour faciliter la séparation solide-liquide subséquente 27. L'oxyde de carbone, les gaz de combustion et le gaz sulfureux non converti peuvent être traités de manière appropriée, connue en soi, dans l'installation de traitement des gaz 29. Dans un tel traitement, les gaz contenant du soufre peuvent être évacués par par condensation et recyclés au réacteur. L'oxyde de carbone peut être récupéré et utilisé comme combustible. Le réacteur de sulfurationl9 peut consister en un four classique permettant de brûler le coke et de parvenir aux températures de réaction de 1300 à 15000K nécessaires pour la sulfuration de l'alu- mine. Ainsi par exemple, la réaction peut être effectuée dans des fours ou poches pour matières céramiques. Le séparateur 27 peut comprendre un ou plusieurs élé- ments appropriés pour la réalisation de séparations solide-liquide, y compris par des techniques de décantation ou de flottation exploi- tant des différences de densité. La matière solide 29 évacuée du séparateur 25 peut contenir de l'alumine et du coke récupérables ainsi que, à des fortes concentrations, des sulfures de fer et de titane accompagnés de silice. L'opération 31 pour traitement des résidus peut viser à la fois à la récupération des réactifs rési- duels 33 et à la préparation des résidus 35 au rejet. Dans une telle opération de traitement des résidus, on peut faire appel à des techniques de flottation et à d'autres techniques connues. Le sulfure d'aluminium fondu 37 évacué du séparateur 27 est envoyé dans un four à arc électrique 39 ou un. autre appareil approprié permettant de parvenir à des températures élevées, de 1600 à 1900 K, avec des durées de séjour de par exemple 15 à 60 minutes. A ces températures, le sulfure d'aluminium se décompose avec formation de monosulfure d'aluminium 41 fondu et de soufre gazeux 43. Le soufre gazeux 43 peut être recyclé avantageusement au réacteur de sulfuration 19. Des compléments de soufre ou d'autres gaz contenant du soufre 45 seront nécessaires pour compenser les pertes subies dans l'opération, par exemple le soufre contenu dans les déchets sulfurés 35. L'AlS fondu 41 est ensuite ramené à une température suffisamment basse, par exemple 1100 à 1370'K, pour qu'il se produise une dismutation en sulfure d'aluminium et aluminium métallique fondu. Si l'on introduit du sulfure de baryum BaS, on peut avoir du sulfure d'aluminium fondu dans la partie supérieure de cet intervalle de température. La dismutation peut être réalisée dans un atelier sé- paré 47 ou simplement en dimiauant la température à l'intérieur du four 39 dans des opérations discontinues. L'aluminium métallique fondu est récupéré et constitue le produit recherché 53 dans un séparateur liquideliquide ou solide-liquide 49, par exemple un récipient de sédimentation ou de décantation de liquides. Le sulfure d'aluminium 51 peut être recyclé par introduction dans le four 39. Les manipulations du sulfure d'aluminium 51 au recyclage sont facilitées s'il est à l'état liquide. En référence maintenant à la figure 2 des dessins annexés, celle-ci illustre schématiquement un cycle opératoire com- plet dans une variante du procédé combinant des opérations métal- lurgiques avec des opérations d'électrolyse. Le minerai d'aluminium 61, après traitement et combinaison avec le carbone, est envoyé au réac- teur de sulfuration 63 o une température d'environ 1500 à 1600K provoque la réaction suivante: 3/2 A10 + 9/2 C + 3 S 3 AlS + 9/2 C0. 2 3 Les gaz sont séparés et traités dans l'atelier 65 comme décrit cidessus. Le monosulfure d'aluminium fondu AlS 67 est séparé dans le séparateur 69 des résidus solides 71 dans une opéra- tion de séparation du type liquide-solide à des températures supé- rieures à 1370RK. L'AIS est recueilli et envoyé dans un récipient de dismutation 73 dans lequel la température est ramenée à un-niveau suffisant, par exemple 1100 à 1370'K, pour qu'il se produise la dis- mutation ci-après: 3 AlS -Al2S3 +A. On peut récupérer tout ou partie de l'aluminium - fondu 77 dans une séparation de phases 75 et envoyer le sulfure d'aluminium 78 (solide à ces températures) dans un appareil d'élec- trolyse 79. Le sulfure A12S3 peut être décomposé par électrolyse dans une matière telle que la cryolithe fondue à une température d'en- viron 1000 à 1200'K avec production de soufre gazeux 81 et d'alumi- nium fondu 83. Le soufre gazeux 81 est combiné avec le sulfure de complément éventuellement nécessaire 82 et recyclé au réacteur de sulfuration 63. On peut également récupérer de l'aluminium élémen- taire entraîné sur le sulfure d'aluminium ou à l'intérieur du sulfure d'aluminium envoyé à l'opération d'électrolyse. En variante de ce procédé, on peut supprimer la séparation de phases 75 et recueillir tout l'aluminium élémentaire dans les récipients servant à la décom- position par électrolyse. On notera que, même si l'aluminium produit est séparé dans l'appareil d'électrolyse, la partie de l'aluminium formée aupréalable par dismutation de AlS ne consomme aucune énergie électrique. Ce procédé combiné métallurgique-électrolytique permet de produire un tiers de l'aluminium par dismutation et deux tiers par décomposition électrolytique. Toutefois, l'énergie électrique nécessaire pour décomposer A12S3 par électrolyse est inférieure à l'énergie nécessaire pour A1203 ou AlCl3. 3De même, les températures élevées qui existent dans le four à arc électrique dans l'installation de la figure 1 sont légèrement réduites dans la variante de la fi- gure 2. Les procédés métallurgiques et combinés selon l'in- vention pour récupération de l'aluminium contenu dans des minerais ont été comparés avec le procédé classique Bayer-Hall et avec un procédé type exploitant la décomposition électrolytique du chlorure d'aluminium. Ces deux procédés électrolytiques ont été décrits ci- dessus en introduction. Les chiffres correspondants sont rapportés dans le tableau I ci-après; dans le cas du procédé métallurgique illustré dans la figure 1 des dessins annexés, on a donné les chiffres dans le cas d'une alimentation par de la bauxite et dans le cas d'une alimentation par de l'alumine traitée au préalable par le procédé Bayer. 2459Z94 TABLEAU I combustible kWh d'élec- énergie totale, (réel) mil- tricité/ton- millions de ca- lions de ca- ne d'alumi- lories/tonne lories/ton- nium d'aluminium Procédé ne de A1 Métallurgique alimentation par bauxite 55 5780 115 alimentation par alumine 55 5660 114 Métallurgique-électrolytique combiné alimentation par alumine 65 5880 127 Electrolytique ayer-Hall 45 12 275 170-240 chlorure 47 10 775 150-160 On trouvera des renseignements plus détaillés sur les consommations d'énergie dans les deux procédés métallurgiques dans le tableau II ci-après: TABLEAU II alimentation par bauxite alimentation par alumine Bayer combustible, énergie combustible, énergie Section opéra- millionsde kWh/ton- millionsde kWh/ton- toire calories/t ne calories/t ne la) mise en gra- nulés et frittage 4 165 - - lb) procédé Bayer - - 22 305 2) réacteur de sul- furation et sépara- tion des résidus 64 130 41 40 3) four électrique - 5150 - 5150 4) dismutation et séparation de Ai - 50 50 ) manipulation des résidus solides - 150 25 6) traitement des gaz et récupération de CO (17) 40 (11) 25 7) production de coke 3 70 2 40 8) extérieur 1 25 1 25 Installation totale 55 5780 55 5660 Les chiffres rapportés dans les tableaux ci-dessus montrent que l'invention apporte un procédé perfectionné pour récu- pérer l'aluminium à partir de minerais par destechniques métallur- gique et métallurgique-électrolytique combinées avec une économie importante de la consommation d'énergie par rapport au procédé antérieur. On peut également estimer que les investissements nécessaires pour un tel procédé sont à peu près identiques ou légèrement infé- rieurs à ceux nécessités par le procédé connu Bayer-Hall. Il est clair que l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation préférés décrits ci-dessus à titre d'exemples et que l'homme de l'art peut y apporter des modifications sans pour autant sortir de son cadre. R E V E N D I C A T I 0 N S 1. Procédé pour isoler l'aluminium métallique à partir de minerai contenant de l'alumine dans lequel on met ce minerai en contact (19) avec un gaz contenant du soufre et du carbone, provo- quant la réaction de l'alumine, du carbone et du soufre avec forma- tion de sulfure d'aluminium et d'oxyde de carbone gazeux, caractérisé en ce que, dans un stade de séparation (27), on sépare le sulfure d'aluminium (37) à l'état fondu d'une phase solide (29) contenant les impuretés (35) et les réactifs résiduels (33) et d'une phase gazeuse contenant l'oxyde de carbone, on chauffe (39) le sulfure d'aluminium (37) en phase fondue à une première température à laquelle il se décompose en monosulfure d'aluminium (41) à l'état fondu et soufre gazeux (43), on évacue le soufre gazeux (43) et on le recycle au contact avec le minerai, on refroidit ensuite (47) le monosulfure d'aluminium fondu (41) à une seconde température suffisamment basse pour qu'il se produise une dismutation en sulfure d'aluminium et aluminium métallique fondu et on sépare (49) l'aluminium métallique fondu (53) du sulfure d'aluminium (51). 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on introduit dans les matières réactives une quantité suffi- sante de BaS pour obtenir une phase fondue contenant le sulfure d'aluminium (37) à une température de 1300 à 1500*K. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on fait réagir le minerai avec un gaz contenant du soufre et avec du carbone à une température suffisante pour produire du mono- sulfure d'aluminium fondu et de l'oxyde de carbone gazeux, en ce que l'on sépare dans une séparation du type solide-liquide (69) le mono- sulfure d'aluminium (67) d'une phase solide (71) contenant les impu- retés et les réactifs résiduels, on refroidit (73) le monosulfure d'aluminium (67) à une température suffisamment basse pour qu'il se produise une dismutation en sulfure d'aluminium (78) et aluminium métallique fondu (77) et on soumet le sulfure d'aluminium obtenu à décomposition par électrolyse (79) en aluminium métallique fondu (83) et soufre gazeux (81) après quoi on sépare (75, 79) l'aluminium métallique fondu (77, 83). 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'on fait réagir (63) le minerai avec un gaz contenant du soufre à une température de 1500 à 1600'K en vue de produire du monosulfure d'aluminium fondu qu'on refroidit (73) à une température de 1100 à 1370'K à laquelle il y a dismutation en sulfure d'aluminium (78) et aluminium métallique fondu (77). 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le gaz contenant du soufre produit à la décomposition du sulfure d'aluminium est recyclé pour réaction avec l'alumine contenue dans le minerai. 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le sulfure d'aluminium séparé de l'aluminium fondu est recyclé et combiné avec le sulfure d'aluminium fondu avant chauffage à la première température. 7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le gaz contenant du soufre est choisi dans le groupe formé par le soufre gazeux et le disulfure de carbone gazeux. 8. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le minerai contenant de l'alumine est de la bauxite. 9. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le minerai contenant de l'alumine est mélangé avec du carbone cons- titué de coke et mis par compression sous forme de granulés avant réaction avec le gaz contenant du soufre. 10. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le minerai contenant de l'alumine est de la bauxite et est soumis à purification par le procédé Bayer avant mélange avec le carbone. 11. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on met le minerai en contact avec un gaz contenant du soufre et avec du carbone à une température suffisante pour former du mono- sulfure d'aluminium liquide et de l'oxyde de carbone gazeux, on sépare le monosulfure d'aluminium d'une phase solide contenant les impuretés et les réactifs résiduels, on refroidit le monosulfure d'aluminium à une température suffisante pour qu'il se produise une dismutation en sulfure d'aluminium et aluminium métallique fondu, on décompose le sulfure d'aluminium par électrolyse en aluminium métallique fondu et soufre gazeux et on sépare l'aluminium métallique fondu. 12. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que l'on fait réagir l'alumine avec le carbone et le soufre pour for- mation de monosulfure d'aluminium à une température de 1500 à 1600'K.