La présente invention concerne une serrure de sûreté, en particulier pour coffres-forts d'établissements bancaires ou analogues, comprenant un corps formant bottier qui délimite une cavité accessible par une ouverture ménagée dans un c8té de ce corps et par un trou de clé, ménagé dans une paroi de fond de ce corps, un pêne déplaçable en étant guidé dans ce corps et dans ladite ouverture, à partir d'une position de fermeture de la serrure jusqu'à une position d'ouverture complète, e;; réciproquement, une série de petites plaques en forme de peigne, égales entre elles et superposées à ce pêne dont elles sont solidaires en translation, chacune de ces plaques étant mobile par rapport au pêne et aux autres plaques, perpendiculairement à la translation de ce pene, un dispositif actionné par une première clé que l'on introduit dans ledit corps par ledit trou, afin de déplacer lesdites plaques suivant une combinaison donnée variable, une butée assujettie à ce corps et servant à maintenir les plaques ainsi déplacées lorsque le pene est en position de fermeture de la serrure. Jusqu'à présent, les serrures de sûreté les plus courantes sont réalisées avec des caractéristiques de structure et de fonctionnement entrant sous les deux rubriques fondamentales suivantes, à savoir a) serrures dont le péne est mis en position de fermeture et d'ouverture au moyen d'une première clé tandis que, à l'aide d'une ou de plusieurs clés différentes de la précédente et différentes entre elles, il est possible ultérieurement de bloquer le pêne en position de fermeture à l'aide de ladite première clé. Avec de telles serrures, il n'est pas possible de faire revenir le pêne en position d'ouverture de la serrure à l'aide de la première clé si l'on n'a pas, au préalable, supprimé, dans un ordre donné, les blocages réalisés à l'aide des autres clés. La première clé est, en général, confiée à une personne, par exemple un caissier, appelée à manipuler la serrure de sûreté plusieurs fois par jour, tandis que les autres clés (clés de blocage de la serrure à l'état de fermeture), sont confiées, en général, à divers responsables du personnel de la banque. b) serrures dont le pene est amené en position de fermeture à l'aide d'une clé qui permet en meme temps d'amorcer une combinaison (fixée à l'avance et variable), selon laquelle il est impossible d'actionner l'une quelconque des autres clés pour le déplacement du pêne vers la position d'ouverture. Ces serrures de sûreté, bien que présentant des avantages certains, ont néanmoins divers inconvénients technico-fonctionnels que l'on n'a pas été jusqu'a présent en mesure de surmonter et dont l'un des principaux tient au fait que, si l'on veut changer de clé pour fixer une nouvelle combinaison voulue, il faut, dans tous les cas, procéder, sur la serrure, à des opérations manuelles, effectuées à l'aide d'outils comme par exemple des tournevis, qui rendent ces opérations très longues sinon difficiles, et assez peu sûres. Le problème qui est à la base de l'invention est de réaliser une serrure possédant des caractéristiques de structure et de fonctionnement qui permettent de surmonter tous les inconvénients inhérents aux serrures de technique antérieure. L'invention a donc pour objet une serrure du type défini plus haut, caractérisée en ce qu'elle comprend - un organe d'arrêt, actionné par une seconde clé et servant à arrêter le pêne, lorsqu'il se déplace vers la position d'ouverture, sur une position intermédiaire entre la position de fermeture de la serrure et celle d'ouverture complète, ladite butée fixée au boîtier étant désolidarisée de la série desdites plaques en forme de peigne, et la serrure pouvant autre amenée à la position d'ouverture lorsque le péne occupe ladite position intermédiaire, - un organe amovible de blocage du ptne à ladite position de fermeture, cet organe de blocage étant actionné par une troisième clé, différente des première et seconde clés, - ces première, seconde et troisième clés agissant de façon exclusive respectivement sur le pêne, sur l'organe d'arrêt et sur l'organe de blocage, uniquement dans un ordre donné. D'autres objets et avantage de l'invantion ressortiront de la description qui va suivre, faiteen regard des dessins annexés et donnants à titre explicatif mais nullement limitatif, une forme préférée de réalisation. Sur ces dessins les figure 1 à 4 sont des vues en plan d'une serrure de strette selon l'invention, en positions successives de fonctionnement, les figures 5 à 8 sont des coupes Longitudinales respectives des figures I à les figures 9 à 12 sont des vues, en plan, d'un détail de construction de la serrure des figures précédentes, en diverses positions de fonctionnement ; et les figures 13 18 sont des coupes transversales d'un détail de structure et de fonctionnement respectivement des figures précédentes. La serrure de sûreté, telle que représentée sur les figures, comprend un corps 1 formant bottier qui délimite une cavité 2 à laquelle on peut avoir acces par une ouverture 3 ménagée dans un caté la du bottier, et par un trou 4 de passage de clé. Un pene 5, en forme de plaque, est mobile et guidé dans ce corps 1 et dans l'ouver- ture 3, depuis une position d'ouverture complète de la serrure (figure 1) a une position de fermeture (figure 2) et reciproquement.Si l'on se reporte plus spécialement aux figures 9 a 12, on voit que le pene 5 comporte > en son centre, une fente profilée 6, qui entoure une petite tige (ou pilier) 7, fixée en porte å faux a une paroi de fond lb de ce corps 1, opposée a la paroi qui comporte le trou 4 et destinée å recevoir et retenir, de façon connue, une première clé A servant aux déplacements du pene 5. Sur le profil intérieur de cette fenêtra 6 se trouvent deux butées 8 et 9, contre lesquelles vient s'appliquer cette première clé A, respectivement au moment de la fermeture et au moment de l'ouverture du pene 5. La référence 10 désigne chacune des petites plaques égales en forme de peigne superposées en une série ou tas ou paquet, sur le pene 5, dont elles sont solidaires en translation. Chacune des petites plaques 10 présente une partie 10a en forme de peigne comportant des dents rectilignes 11, cette partie lOa se trouvant du côté de la plaque qui est dirigé vers l'ouverture 3 du bottier 1 et étant munie d'une fente 12 en forme de boutonniere, orientée perpendiculairement à la translation du pene 5. Deux tiges de guidage 13-13 fixées au pene 5 sont engagées dans la série des fentes 12 des plaques 10 superposées en tas. La distance entre ces tiges de guidage 13-13 est inférieure à la longueur de chacune des fentes 12 en forme de boutonnière, de sorte que tout 1 'ensemble de plaques 10 superposées est mobile par rapport au pene, perpendiculairement å la direction de déplacement de ce dernier. En outre, chacune des plaques 10 peut se déplacer librement suivant cette direction par rapport aux autres plaques de la série. Sur le pene 5 est appliqué un second tas (ou paquet) 14 de plaques 15 égales entre elles, de forme rectangulaire, dont le nombre est égal à celui des petites plaques en forme de p & e 10. Chacune des plaques 15 est disposées avec son grand c8te perpendiculaire à la translation du pêne 5 et comporte,sur sur son pourtour, des fentes 16, 16a égales entre elles, perpendiculaires aux petits cotés de la plaque 15 correspondante et qui débouchent sur ces petits cotés. Dans ces fentes 16, 16a peuvent coulisser respectivement les tiges de guidage 17 17a > fixées en porte à faux à la paroi de fond lb du corps en forme de botte 1 en des positions latérales par rapport au pene 5, de manière à ne pas gêner ce dernier.En raison d'un tel mode d'engagement, ce pene 5 est libre dans ses déplacements de fermeture et d'ouverture, par rapport au tas 14 de plaques 15, tandis que ce dernier peut se déplacer suivant direction perpendiculaire à la translation du pene. De plus, chacune des plaques 15 de ce tas 14 peut se déplacer librement par rapport aux autres plaques, suivant la direction autorisee par l'engagement des tiges de guidage 17, 17a respectivement dans les fentes 16, 16a. Au déplacement de chacune des plaques 15, ainsi qu'au déplacement de tout le tas 14, s' oppose, uniquement dans un sens, un ressort de rappel 18, par exemple un ressort à lames. Dans des conditions normales, ce ressort maintient la série des plaques 15 en tas, ou paquets, à la position représentée sur les figures 1 à 4. Les plaques 15 présentent, en leur centre, une fenêtre 19, ayant des dimensions transversales données qui permettent d'avoir accès, à travers tout l'ensemble 14, à la tige 7 par une clé introduite dans le trou 4. Chacune des plaques 15, dont L'épaisseur est égale à l'épaisseur donnée de chacune des petites plaques 10 en forme de peigne, est munie transversalement d'ure autre fente 20, rectangulaire et qui débouche, en lui étant perpendiculaire, sur le csté de La plaque dirigé vers les petites plaques 10. Cette fente 20 est destinée à recevoir, d'une manière qui apparaîtra dans la suite de la description, un appendice correspondant rectangulaire 21, formé dans une petite plaque 10 correspondante et faisant saillie perpendiculairement du c8té de cette petite plaque opposé au c8té qui comporte la partie IOa formant peigne. La référence 22 désigne une butée assujettie au bottier 1, du câté la de ce dernier qui est muni de l'ouverture 3. Cette butée 22, qui est dirigée en porte à faux vers les parties 10a en forme de peigne des plaques 10, a une épaisseur qui lui permet de pénétrer entre les dents 11 de peigne et a une largeur qui lui permet de s'engager en meme temps dans tout l'ensemble du tas de plaques 10. Dans chacune des plaques 15 du tas 14, en position décalée vers le cote de cette plaque opposé à celui qui est muni de la fente 20, sont ménagées deux fenêtres rectangulaires 23 et 24, allongées selon la longueur de la plaque, ces deux fenêtres étant distantes l'une de l'autre d'une longueur égale à leur largeur et de valeur donnée. La petite fenêtre 24 de chacune des plaques 15 est accessible, å partir du côté 15a de cette plaque, par un passage 25 de grandeur donnée. Les passages 25 des diverses plaques 15 de tout ltensemble du tas 14 sont decales mutuellement (figure 13), suivant un schéma donne, de manière que le passage délimité, dans tout le tas 14, par la série des fenêtres 24, ne soit pas accessible de l'extérieur de ce tas lorsque celui-ci occupe la position représentée sur les figures 1 à 4, c 'est-à-dire lorsqu'il est soumis uniquement au rappel du ressort 18. La fenêtre 23 de chacune des plaques 15 communique avec la fenêtre voisine 24, par un passage 26 dont la longueur est égale à la longueur donnee du passage 25 cité plus haut. Les passages 26 de la série de plaques 15 de tout llen- semble du tas 14 sont également decales mutuellement (figure 16), suivant un schéma donné, qui est different du schéma de décalage des passages 25, de manière que le siège, delimite par ltensemble du tas 14 des fenêtres 23, ne soit pas accessible par le siège délimité par la série des petites fenêtres 24 lorsque ce tas 14 n'est soumis qu'au rappel du ressort 18 (figures 1 et 4). La référence 27 désigne, dans son ensemble, un coulisseur en forme de plaque, guidé suivant la direction de déplacement du pêne 5 à l'intérieur du boTtier 1 et disposé entre ce ptneBet le tas 14 de plaques 15. En vue d'assurer l'orientation nécessaire de chacune des plaques 10 en forme de peigne dans le même plan que la plaque correspondante 15, on intercale > entre le tas des petites plaques 10 et le pêne 5, une autre petite plaque 110 (figures 9 å 12), dont le profil est identique à celui des petites plaques 10 et dont l'épaisseur est égale à celle du coulisseau 27.Plus spécialement, cette autre petite plaque 110, qui ne comporte pas de partie dentée et qui est retenue par les deux tiges 13-13, est équipée d'un appendice 121, tourné vers un épaulement 27a du coulisseau 27 en forme de plaque, épaulement avec lequel cet appendice est destiné à coopérer pour le fonctionnement de la serrure, comme on le comprendra mieux d'après la description qui va suivre. Le coulis seau 27 comporte une grande fenêtre 28 profilée (figures 9 à 12), munie le long de son profil interne de deux butées 29, 30, destinées à recevoir respectivement la clé 31 et la clé 32, qui sont différentes l'une de l'autre et également différentes de la clé A, pour le déplacement du coulisseau dans les deux sens, parallèlement à la translation du pêne 5. Pendant de tels déplacements, le coulis seau 27 est guidé par une tige 34 enfilée dans sa fente 33 en forme de boutonnière, cette tige étant fixée en porte à faux à la paroi de fond lb du bottier 1. En un point convenable du coulisseau 27, est fixée une tige 35, dont la longueur est égale à l'épaisseur du tas 14, cette tige ayant une section transversalé rectangulaire, dont les dimensions sont prévues pour qu'elle passe librement dans les passages 25 et 26 et dans les fenêtres 23 et 24 de chacune des plaques 15. Le fonctionnement de la serrure décrite ci-dessus est le suivant Dans un état initial, ou état neutre (figures 1, 5 et 9), le pêne 5 et le coulisseau 27 occupent la position la plus rentrée possible par rapport au côté la du boiter I. Les petites plaques 10 sont écartées de la butée 22 et leurs appendices 21 sont introduits dans les fentes correspondantes 20 des plaques 15 du tas 14. Ce tas 14 est soumis uniquement au rappel du ressort 18. Dans cet état initial, les dents rectilignes ll des parties lOa de peigne sont exactement superposées les unes aux autres, tandis que les passages 25 et 26, situés sur le cSté des fenêtres 23 et 24, sont décalés entre eux. A partir de cet état initial, pour lequel la serrure est complètement ouverte, on prend, pour assurer sa fermeture, une première clé A (clé du caissier), par exemple à deux pannetons, parmi un tres grand nombre de premières clés ayant des pannetons de profils différents. Par le trou 4, on introduit dans la serrure la clé choisie, de manière à l'engager sur la tige de support 7 ; il convient de remarquer que le trou 4 est-orienté de façon que, lorsque l'on a introduit la clé, les panne tons de cette derniere soient orientés suivant la direction de déplacement du pêne 5. A ce stade, en faisant tourner ladite clé en sens opposé à celui des aiguilles d'une montre, chacune des plaques 15 du tas 14 est déplacée, à l'encontre du rappel de ressort 18, par la poussée à laquelle elle est soumise, par une partie correspondante des profils des pannetons de cette première clé. Les déplacements effectués par chacune des plaques 15 par rapport aux autres plaques, déplacements qui sont perpendiculaires à la translation du pêne 5, sont bien entendu fonction des profils déterminés des pannetons de ladite clé. Au cours de son déplacement, chacune des plaques 15 en traSne avec elle une petite plaque 10 correspondante. Il en résulte que, par cette rotation de ladite première clé, on réalise des déplacements individuels de la série des petites plaques 10 en forme de peigne, et la combinaison de ces déplacements dépend rigoureusement du profil des pannetons de la première clé. Pour cette raison, le tas 14 de plaques 15 et le ressort 18 qui agit sur ce tas représentent, pour ladite série des petites plaques 10, un dispositif assurant l'agencement des déplacements en combinaison. Si l'on continue de faire tourner la premiere clé, l'un de ces pannetons vient au contact de la butée 8 du pêne 5 (figure 9), à la suite de quoi, au pivotement de la clé correspond un déplacement rectiligne de ce pêne et du tas de plaques 10 combinées vers la position de fermeture. Avant que le pêne 5 n'ait atteint la position de fermeture et que l'appendice 21 de chacune des plaques 10 en forme de peigne n'ait quitté la fente correspondante 20 d'une plaque 15 associée, les parties 10a en forme de peigne, a l'état combiné, s'engagent dans la butée 22. Lorsque le pêne 5 a atteint la position de fermeture (figure 2), ces plaques 10 étant retenues à l'état combiné par la butée 22, les appendices 10a de ces plaques se dégagent des fentes correspondantes 20 des plaques 15, qui reviennent à lTétat de tas représenté sur la figure 1, sous le rappel du ressort 18. La serrure de saleté selon l'invention se trouve alors fermée et, en raison de la combinaison donnée à la série de petites plaques 10, on ne peut plus ouvrir à nouveau cette serrure, sauf avec ladite première clé A considérée. Il convient en outre de remarquer, en se reportant aux figure 9 et 10 que, lorsque la serrure est complètement ouverte, l'ap- pendice 121 de la petite plaque 110 est situé à une distance donnée de l'épaulement 27a du coulisseau 27, tandis qut la position de fermeturc, cette distance est deux fois plus grande. A ce stade, après avoir retiré la première clé A, on introduit par le trou 4 la clé 31, dont les pannetons 31a, 31b (figure 15) ont un profil donné, qui est-différent de celui de la première clé. En faisant tourner cette clé 31 en sens opposé à celui des aiguilles d'une montre, on obtient en même temps un déplacement du tas 14 de plaques 15 à l'encontre du rappel de ressort 18 et un déplacement de chacune des plaques 15 par rapport aux autres plaques. On choisit le profil des pannetons 31a, 31b de façon que, par le déplacement relatif des plaques 15, les passages 25 de chacune des plaques viennent en regard les uns des autres, tandis que le décalage des passages 26 subsiste.Lorsque tous les passages 25 sont alignés de manière à constituer un unique passage dans tout I'ensemble du tas 14, la clé 31 agit sur la butée 29 du coulisseau 27, en provoquant sa translation, guidé par l'engagement de la tige 34 dans la fente 33 en forme de boutonnière. Grace à ce déplacement, dont l'importance est donnée, la tige rectangulaire 35 du coulisseau 27 s'engage, par l'intermédiaire des passages 25, dans le siège délimité dans le tas de plaques 14 par la série des petites fenêtres 24. Dès que la tige 35 se trouve mise en place de la sorte, les pannetons 3ira, 31b de la clé 31 sont de nouveau alignés suivant le déplacement du pêne 5, de sorte que, sur tout l'ensemble du tas 14 des plaques 15, n'agit que le ressort 18. Ce tas 14 reprend sa position initiale avec la tige 35 engagée dans la série des fenêtres 24, les divers passages 25 étant de nouveau décalés les uns par rapport aux autres (figure 3). Il convient de remarquer qu'à la fin de ce déplacement de la glissière 27, l'épaulement 27a de cette dernière occupe une position intermédiaire distante de l'appendice 21 de la petite plaque 110 d'une longueur égale à l'écartement initial représenté sur la figure 9. Après avoir retiré la clé 31 du trou 4, on introduit une clé 32, dont les pannetons 32a, 32b (figure 18) ont des profils donnés, différents des profils des pannetons de la clé 31 et de la première clé A En faisant tourner cette clé en sens inverse des aiguilles d'une montre, on obtient en même temps un déplacement du tas 14 des plaques 15, à l'encontre du rappel de ressort 18, et un déplacement relatif de chacune de ces plaques 15 par rapport aux autres plaques. Les panne tons 32a, 32b de la clé 32 ont un profil tel que, par ces déplacements on obtient un alignement de tous les passages 26 situés sur le coté de la tige rectangulaire 35, tandis que les passages 25 demeurent décalés les uns par rapport aux autres. Lorsque, à la suite dudit déplacement angulaire de la clé 32, l'un de ces pannetons vient au contact de la butée 29, on obtient un déplacement rectiligne du coulisseau 27 vers l'ouverture 3 de la serrure. Il en résulte que la tige rectangulaire 35 vient s'engager, en passant par la série des passages alignés 26, dans le siège formé dans tout l'ensemble du tas 14 par la série des petites fenêtres 23. Dans cet état, les pannetons 32! > 32b de la clé 32 sont de nouveau alignés suivant la direction de déplacement du pêne 5, de sorte que sur le tas 14 n'agit que le ressort 18 et que ce tas revient à sa condition initiale, avec la tige rectangulaire 35 engagée dans les fenêtres 23, les passages 25 et 26 étant de nouveau décalés mutuellement. I1 convient de noter que, dans cet état, l'épaulement 27a du coulisseau 27 et ltextrémité libre de l'appendice 121 de la petite plaque 110 sont en contact tete contre tête. Dans cette condition, la serrure de sûreté selon l'invention est fermée et définitivement bloquée. A partir de cette position, toute tentative d'ouvrir la serruremêmeà l'aide de ladite première clé A est absolument sans résultat. En effet, ai l'on utilise cette première clé en la faisant tourner dans le sens des aiguilles d'une montre, les plaques 15 du tas 14 se combinent dans l'état pour lequel chacune d'elles a sa fente 20 en regard de l'appendice correspondant 21 d'une petite plaque en forme de peigne 10 correspondante, et non dans 1 'état pour lequel les passages 26 du tas 14 de plaques 15 sont alignés. Par conséquent, la tige 35 est retenue dans le siege formé dans le tas 14 par la série des petites fenêtres 23 et le coulis seau 27 demeure bloqué en position de fermeture complète de la serrure. Dans ces conditions, le déplacement du pêne 5 vers la position d'ouverture se trouve empêché par le contact entre l'appendice 121 et l'épaulement 27a du coulisseau 27. Pour assurer l'ouverture de la serrure, il est indispensable d'agir à l'aide de la clé 32. En effet, ce n'est qu'avec cette clé que l'on peut mettre en face les uns des autres les divers passages 26 des plaques 15 et permettre le recul du coulis seau 27 vers la position pour laquelle son épaulement 27a se trouve à ladite position intermédiaire, position qui est bloquée par l'engagement de la tige 35 dans le siège formé dans le tas 14 par la série des petites fenêtres 24. Lorsque le coulis seau 27 a reculé dans ladite position intermédiaire, on peut, à l'aide de la premiere clé A, remettre en coSncidance toutes les fentes 20 des plaques 15 et les appendices correspondants 21 des petites plaques 10 et, ensuite, faire reculer le pêne 15 avec, simultanement, introduction de ces appendices 21 dans les fentes 20. 11 est important de signaler que ce recul du pêne 5 est limité et prend fin lorsque l'appendice 121 de la petite plaque 110 arrive au contact de l'épaulement 27a du coulisseau 27. On choisit donc la position intermédiaire de l'épaulement 27a et, par suite, l'importance du recul du pêne 5, de façon que, lorsque ce pêne est retenu à ladite position intermédiaire, la serrure soit ouverte, mais que la première clé A ait subi une rotation telle que ses pannetons soient orientés perpendiculairement au trou 4, de sorte que l'on ne peut pas retirer la clé de la serrure. On voit donc que l'utilisateur de cette première clé (c1est-à-dire, dans le cas d'une banque, le caissier), peut ouvrir et fermer un nombre quelconque de fois la serrure selon l'invention, dans les conditions suivantes - pour ouvrir, cette personne ne peut agir qu'après autorisation de la première clé (32) que l'on confiera donc avantageusement à un autre respondable de la banque - pour retirer la première clé de la serrure, cette personne doit nécessairement faire revenir le pêne 5 en position de fermeture. Dans le cas où il est nécessaire de dégager la première clé lorsque la serrure est ouverte, par exemple dans le cas où l'on veut remplacer cette première clé par une autre première clé ayant des pannetons de profils différents et, par suite, en mesure de déterminer une nouvelle combinaison des petites plaques 10, il est nécessaire dtinter- venir sur la serrure à l'aide de la troisième clé 31.En effet, étant donné que ce n'est qu'à laide de cette clé 31 que l'on peut mettre en regard mutuel les uns des autres les divers passages 25 du tas de plaques 15 et agir sur le coulisseau 27 après que ces passages ont été alignes, ce n'est qu'à l'aide dc cette clé 31 que f'on peut faire reculer le coulisseau de la position intermédiaire sur la position vers laquelle elle tend lorsque la serrure est à l'état d'ouverture complète.Ce n'est que lorsque ce coulisseau 27 occupe cette position complètement reculée que son épaulement 27a se trouve complètement éloigné de l'appendice 121 de la petite plaque 110, de sorte que, si l'on agit sur la serrure à l'aide de la première clé A, on peut faire reculer le pêne 5 en position d'ouverture complète, position selon laquelle les pannetons de la clé A sont de nouveau orientés suivant la translation du pêne et dans laquelle, par suite, on peut retirer la cle du trou 4. Parmi les nombreux avantages assurés par la serrure selon l'invention, avantages qui apparaîtront clairement aux spécialistes d'après la description précédente et les dessins correspondants, on peut citer comme avantages principaux les suivants - possibilité de laisser la serrure en position neutre, c'est-à-dire en mesure de recevoir n'emporte quelle première c16 parmi les nombreuses premieres clés disponibles - possibilité, en cours d'installation et de montage sur une porte blindée de coffre-fort, de ne pas avoir à munir cette porte d'une serrure donnée fonctionnant uniquement avec des clés données. Il convient, à ce propos, de signaler que, bien que théoriquement les clés soient fournies dans des enveloppes fermées et cachetés, les clés elles-mêmes doivent nécessairement être manipulées par plusieurs personnes au cours des phases de montage de la porte blindée puis jusqu'au moment de la mise en fonctionnement du service, de sorte qu'il y a un risque que les clés ne soient l'objet de reproductions clandestines avant de parvenir définitivement entre les mains des personnes responsables - possibilité de n'adapter qu'au moment de la mise en utilisation du coffre-fort la serrure à la clé "première clé" choisie par le caissier parmi les nombreuses clés possibles ;; - garantie absolue pour le caissier que la clé qu'il a choisie est la seule utilisable (bien entendu, indépendamment d'une copie statutaire conservée en un lieu bien défini) et que personne n'a pu avoir la possibilité, avant lui, d'utiliser une telle clé ; -possibilité, dans le cas d'absence prolongée du caissier, qui a choisi la premiere clé, de changer cette première clé en faisant fonctionner la serrure avec d'autres clés tout à fait différentes de la précédente - possibilité de remplacer immédiatenent la première clé choisie, éventuellement perdue, étant donné qu'il suffit d'utiliser la copie statutaire pour ltouverture totale (position neutre) de la serrure et d'adapter la serrure à une nouvelle première clé choisie parmi les très nombreux exemplaires disponibles, en détruisant ensuite la copie de la première clé égarée ; - nécessité absolue, pour effectuer le remplacement de la clé du caissier (première clé A choisie), utiliser une clé spéciale (troisième clé, clé 31) à introduire dans le même trou de clé, cette clé spéciale étant exclusivement confiée å la direction de la banque. REVENDICATIONS 1. Serrure de sûreté, en particulier pour coffres-forts d'établissements bancaires ou analogues, comprenant un corps formant bottier qui délimite une cavité accessible par une ouverture ménagee dans un côte de ce corps et par un trou de clé, ménagé dans une paroi de fond de ce corps, un pêne déplaçable en étant guidé dans ce corps et dans ladite ouverture, à partir d'une position de fermeture de la serrure jusqu'à une position d'ouverture complote, et, réciproquement, une série de petites plaques en forme de peigne, égales entre elles et superposées à ce pêne dont elles sont solidaires en translation, chacune de ces plaques etant mobile par rapport au pêne et aux autres plaques, perpendiculairement à la translation de ce pêne, un dispositif actionné par une première clé que l'on introduit dans ledit corps par ledit trou, afin de déplacer lesdites plaques suivant une combinaison donnée variable, une butée assujettie à ce corps et servant à maintenir les plaques ainsi déplacées lorsque le pêne est en position de fermeture de la serrure, caractérisée en ce qu'elle comprend - un organe d'arret, actionné par une seconde clé et servant à arreter le pêne, lorsqu'il se déplace vers la position d'ouverture, sur une position intermédiaire entre la position de fermeture de la serrure et celle d'ouverture complote, ladite butée fixée au bottier étant désolidarisée de la série desdites plaques en forme de peigne, et la serrure pouvant être amenee à la position d'ouverture lorsque le pêne occupe ladite position intermédiaire, - un organe amovible de blocage du pêne à ladite position de fermeture, cet organe de blocage étant actionné par une troisième clé, différente des première et seconde clés, - ces premiers, seconde et troisième clés agissant de façon exclusive respectivement sur le pane, sur l'organe d'arrêt et sur l'organe de blocage, uniquement dans un ordre donné. 2. Serrure selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit dispositif de déplacement servant à combiner la série des petites plaques en forme de peigne suivant un agencement donné variable comprend un nombre égal de plaques de forme rectangulaire, superposées en tas, ou en paquet, sur ledit pêne, à cdté du tas desdites petites plaques en forme de peigne, chaque plaque étant mobile et guidée par rapport à ce pêne, et par rapport aux autres plaques dudit tas de plaques, à ltencon tre de moyens élastiques de rappel suivant une direction perpendiculaire à la translation du pêne, et étant munie d'une fente ouverte sur le coté, tournée en direction dudit tas en forme de peigne, cette fente coulissant par rapport à un appendice correspondant qui fait saillie d'une petite plaque en forme de peigne correspondante, lorsque ce pêne occupe la position d'ouverture complete de la serrure et la position intermédiaire. 3. Serrure selon la revendication 2, caracterisée en ce quelle comprend un coulisseau en forme de plaque intercalé entre le pêne et le tas de plaques du dispositif de combinaison, ce coulisseau étant mobile et guidé par rapport au pêne et audit tas de plaques, suivant la translation de ce pêne, - un épaulement ménagé dans le coulis seau, - une petite plaque assujettie au pêne au-dessous du tas des petites plaques en forme de peigne, - un appendice faisant saillie de ladite petite plaque en direction dudit epaulement de la glissière avec lequel cet appendice est destiné à coopérer, - une première butée située sur ledit coulisseau et des tinée à venir au contact exclusivement de ladite seconde clé, en vue du déplacement de ce coulisseau d'une position complètement reculée jusqu'à une position dans laquelle ledit épaulement constitue un élé- ment d'arrêt intermédiaire servant à arrêter, en coopération avec l'ap- pendice de ladite petite plaque, ledit pêne, en position intermédiaire, - une seconde butée, située sur ledit coulis seau et destinée à venir au contact exclusivement de ladite troisième clé, en vue de faire passer ce coulis seau de ladite position intermédiaire à la position à laquelle le pêne est complètement fermé, et - des moyens servant à bloquer de façon amovible ledit coulis seau en position intermédiaire ainsi que des moyens servant à bloquer de façon amovible ce coulisseau à la position de fermeture complète du pêne. 4. Serrure selon la revendication 3, caractérisée en ce que lesdits moyens servant à bloquer de façon amovible le coulisseau à la position intermédiaire comprennent - une tige (ou pilier) fixée en porte à faux au coulisseau et orientée parallèlement audit tas de plaques, sur le c8té de ce dernier, lorsque le pêne est en position d'ouverture complète de la serrure, - un premier siège formé dans tout l'ensemble du tas de plaques par une première série de petites fenêtres, dont chacune est pratiquée dans l'une des plaques et communique avec un passage qui est, également ménage dans ladite plaque et qui débouche sur le c8té de cette dernière en direction de ladite tige, les passages de la série de plaques etant mutuellement décalés lorsque ce tas de plaques n'est soumis qu'au rappel desdits moyens élastiques et se trouvant en regard les uns des autres lorsque la troisième clé agit sur les plaques dudit tas de plaques, - ledit premier siège et la série desdits passages ayant des dimensions transversales données permettant à ladite tige d'y coulisser. 5. Serrure selon l'une quelconque des revendications 3 et 4, caractérisée en ce que lesdits moyens servant à bloquer de façon amovible ledit coulis seau en position de fermeture complète de la serrure comprennent - un second siège formé dans tout l'ensemble du tas de plaques, par une seconde série de petites fenêtres, dont chacune est ménagée dans une plaque correspondante à une distance donnée par rapport à la fenetre de ladite première serie de fenêtres, avec laquelle elle communique par un second passage correspondant, les seconds passages de la série de plaques de ce tas étant décalés mutuellement lorsque ledit tas n'est soumis qu'au rappel des moyens élastiques ou de ladite première et de ladite troisième clé tandis qu'ils sont en regard les uns des autres lorsque, sur les plaques dudit tas, on ne fait agir que la seconde clé, ledit second siège et la série desdits seconds passages ayant des dimensions transversales données leur permettant de recevoir ladite tige.