La présente invention a pour objet un avion sans moteur mécanique pouvant évoluer avec le seul concours des courants aériens. Ce procédé est particulier en ce qu'il consiste à pourvoir le planeur existant déjà d'un systeme propulseur faisant fonction de voile et conçu pour capter la force dynainique des vents horizontaux. Le planeur classique est spécialement structuré pour faire du vol plané et n'est pas outillé pour se livrer au vol à voile,tout comme une simple barque n'est pas un voilier. Les courants paral lèles au sol n'ont pratiquement aucune prise sur lui,d'autant plus qu'un planeur est toujours un appareil aérodynamiquement très fin,ne présentant que des surfaces horizontales dans le sens de la marche et sur lesquelles n'est disposée aucune aspérité ni protubérance auxquelles le vent puisse s'accrocher pour l'entrat- ner dans sa direction. Le vol à voile sans voile est une chimere,qui ne repose sur aucune base scientifique,son principe est illogique et on peut s'étonner qu'il ait pu faire si longtemps illusion. I1 n'est qu' un jeu et ne peut mener à rien de positif,comparativeent aux résultats que pourra fournir le véritable aérodyne de vol à voile qui,pourvu d'un système capteur de fluide atmosphérique toujours mobile,permettra aux machines volantes construites a cet effet de se mouvoir en l'air à volonté,come les mebaractions de la marine à voile se meuvent sur l'eau. Et si faire du planeur,aujourd'huî,ne consiste pas seulement à... planer2 c'est-à-dire se faire remorquer dans le ciel par un avion jusqu' une certaine hauteur pour se laisser glisser ensuite inéluctablement vers la terre et n'atterrir qu'après avoir parcouru - en rond ou en ligne droite - un nombre variable et toujours incer tain de kilomètres,c'est que les pilotes ont fini par apprendre,un peu par la force des choses, se servir des ascendances naturelles pour se maintenir en l'air le plus longtemps possible,et mtme,ta..t que faire se peut,reprendre de l'altitude à l'occasion. C'ést d'ailleurs une erreur de vocabulaire que d'avoir voulu appeler vol à voile tout ce qui a été fait Jusqu'a ce jour dans ce genre. On a abusivement appelé cela ainsi par opposition avec le vol à moteur,tout comme sur l'eau,il y a la @avigation à moteur et la navigation à voile. Mais avec la différence que le bateau à voi le possède... une voile. Cette voile cui constitue son propulseur et qui lui donne la faculté de se mouvoir à volonté, comme le bateau à moteur se meut grace à son propulseur à explosion. Mais le planeur jusqu'alors n'a jamais été pourvu d'une voile ni ae quoi que ce soit d'approchant. Un planeur ordinaire peut se trouver dans l'épicentre d'un cou rant aérien intéressant,mais,n'étant pas outillé pour s'accrocher à lui et l'exploiter comme le fait le voilier marin pris dans le vent,il ne peut qu'en tirer un bénéfice minime,sl le mouvement atmosphérique est strictement horizontal. Celui-ci pourrait l'amener dans sa direction et le conduire parfois tres loin, quand il est assez puissant,mais ne trouvant aucune proéminence sur laquelle il pourrait souffler utilement et imprimer à l'engin flottant dans I' air une partie de sa vitesse propre,il ne peut que glisser stérilement sur ces surfaces bien lisses et continuer sa négative trajectoire. Naturellement,un bon vent dans le dos n'est jamais négligeable pour un planeur,mas le concours qu'il apporte ainsi n'est que très accessoire et n9a aucune commune mesure avec la très positive pro pulsion qu'il pourrait fournir si on savait le capter comme sait le capter la plus élémentaire des embarcations nautiques. Le vol sans moteur tel qu'on le connaît actuellement étant seulement conditionné par le hasard, il ne peut être considéré comme une science exacte. Quant aux pilotes,plus que tous autres,ils ne peuvent guère compter que sur la chance pour réussir des performances. I1 faut-bien le dire,sans l'utilisation des ascendances,dont la présence providentielle au bon endroit ne peut être due qu'à un hasard heureux,aucun des record dont s'enorgueillissent - d'ail leurs,â juste titre - les vélivoles,nlauraient été possibles dans l'etat actuel des choses,puisque aussi bin la véritable navigation aérienne à voile n'a encore jamais été expérimentée. Les plus grandes ambitions seraient pourtant permises à un authentique planeur a voie. 'est ainsi que liutilisation rationnelle des courants intercontinentaux atteignant et dépassant des vi tes- ses de l'ordre de 20C km-heure que l'on trouve en hautes altitudes et que l'on a appelé les Jet Strean,véritables fleuves aériens en action,équivalents du fameux Gulf Stream marin,pourrait être fonctionnellement envisaée,et le vol à voile pourrait alors acquérir ses lettres de noblesse,en devenant le digne penant de l'éternelle maribe à voile. La présente invention du planeur à voile entraîne automatiquement par le fait même àt; l'innovation révo@utionnaire qu'elle conçu titue en science aéronautique l'éclosion d'une tecnique toute nouvelle d'exploitation ces courants aériens å l'usage de l'aviation sans moteur mécanique. Ceux qui seront séduits par cette technique moderne d'évolutio aérienne,et qui prendront conscience de tous les avantages,économi- ques et autres,que l'on peut en tirer,vont pouvoir se passionner uutilement pour l'étude et l'observation attentives de toutes les manifestations de l'énergie atmospnérique,oette énergie des courants qui,utilisée à bon escient,fournit 12 force dynamique qui peut permettre à un engin volant ayant ces formes appropriées d'avancer dans les alrs et d'y être dirigé intelligemment. Ces études appliquées permettront de déceler,de dominer et de domestiquer les propriétés exploitables jusqu'alors insoupçonnées de notre pellicule gazeuse. Et ce sera un excellent moyen d'acquérir vraiment ce "sens ce l'air" qui constitue un stade promotionnel dans la formation des pilotes de toutes disciplines. Le vent étant le seui élément de propulsion du voilier des airs,comme il est celui du voiLier des mers,il sera primordial que les pilotes sachent se servir opportunément,non seulement des utiles cumulus de beau temps et des ascendances de toutes origines,y compris surtout despuissants courants ascensionnels thermodynamiques,faisant si appréciablement fonction de véritables monte-charges,mais encore ils auront intérêt a se familiariser - pour mieux savoir les mettre @ contribution,le moment venu - avec les divers vents synoptiques horizontaux couvrant d'immenses étenoues,ainsi que tous les micro-m@uvements de l'atmosphere plus ou moins désordonnés et presque toujours actifs tels que turbu lences,agitation moléculaire,phénomènes aérologiques a tout instant remis en cause par l'action thermique du soleil. A sa base,cette technique indice d'évolution est tout naturel lement inspirée des techniques de 1a marine à voile,tout au moins en ce qui concerne la navigation horizontale,bien entendu,et tette technique pourrait surtout se résumer au louvoiement. Le pilote de plaheur qui veut avancer vent de face devra louvoyer a droite ou à gauche pour atteindre le but fixé en zigzags,comme un voilier marin Mais au lieu d'avoir à manoeuvrer une grande voile,il orientera les rangées de petites surfaces dont il dispose de port et d'autre de ses plans à l"intrados et a l'extrados. Avec,en plus,la possibilité de louvoyer verticalement. Par exem ple,un planeur à voile désirant se diriger vers un point donné peut très bien,si le courant ne lui convient pas,partir dans la direction opposée pour gagner le maximum d'altitude,bien poussé par un bon vent de doE,puis après avoir fait demi-tour,revenir en simple vol plané vers le but primitivement fixé. Un pilote expérimenté peut aussi tirer d'un vent contraire les moyens d'avancer contre lui. Tout comme en bateau,il faut apprendre à ruser avec le vent pour qu'il nous entraîne dans une direction qui n'est pas toujours la sienne. I1 faut souvent biaiser avec lui. I1 ne sera évidemment jamais question de prétendre se laisser emporter à I00 km-heure,pat ur; vent arriere de I00 km-heure,puisque, aussi bien,à ce moment-là,la vitesse du planeur étant la même que celle de l'air ambiant,il nty-aurait plus ae portance possible. il va sans dire aussi que sans vent du tout,il n' a plus de vol à voile possible,et le planeur se trouvant tout à coup enfermé dans une région de calme atmosphérique total n'a plus qu'une ressour ce à sa disposition : redescendre tout simplement en planant. Et plus il sera haut à ce moment-là,plus il pourra aller loin et choi sir son terrain d'atterrissage facilement. @l en est de méme dans la plaisance à voile : par vent nul,11 embarcation est irrémédiablement immobilisée sur l'eau. Et sans le secours d'un moteur auxiliaire à essence,c'est l'arr8t au large qui peut durer longtemps parfois. C'et pourquoi,les choses étant ce qu'elles sont,tout planeur - à voile ou non - devrait obligatoirement Entre pourvu d'un petit moteur de secours,au besoin rétractable. Et cela pour de multiples raisons. Malgré les obstructions dont il est ltobjet,le motoplaneur s'imposera du reste de lui-même comme une hécessité dans l'avenir. Le planeur à voile pourrait devenir plus qu'une saine et exaltante distraction,plus qu'un sport noble et plus qu'un moyen de perfectionnement au pilotage d'avion, il pourrait devenir un véritable moyen de locomotion populaire et économique. Il n'y aurait qu' à généraliser l'adjonction d'un petit moteur auxiliaire a;in qu'il s'affranchisse des caprices du vent et qu'il demeure utilisable me- me par temps calme et afin aussi de le rendre totalement indépennil dant en le libérant de la tutelle de l'avion remorqueur. Quand on a parié de supprimer le sandow de lancement ce l'apo- que héroTque des premiers planeurs,sandow qu'ils n'utilisaient déjà qu'a contre coeur,pour le treuil de terrain,les puristes du vol sans moteur ont rechigné. Plus tard, quand on a abandonné le décolla ge au treuil pour le remorquage par avion, ils ont crié au scandale et,après avoir longtemps résisté ; cette concession qu'ils estimaient déshonorante,n'y sont finalement venus que contraints et for cés. Depuis quelques années,un salutaire mouvement se dessine en faveur de la formule motoplaneur,qui a pour principal avantage de dégager le pilote vélmvole de toute servitude extérieure,dex lui conférer la plus entière indépencance d'action, de lui permettre de se lancer dans l'aventure des recnerches c'ascendances et des vents favorables l'esprit tranquille quant à l'éventualité de ne pas en trouver,puisqu'il sait que,quoiqu'il arrive,il pourra toujours revenir à son point de dépsrt ou aller se pcser sur le terrain de son choix par ses propres moyens, sans avoir à déranger personne et sans mourir le risque des malencontreux,vexants et toujours dangereux atterrissages en campagne,qui lui permet de patienter très décor.- tracté et sans danger de perte d'altitude cons les périodes calmes, d'aller tranquillement butiner d'une ascendance a l'autre,etc. Combien d'accidents regrettables seraient évités 51 ces puristes exacerbés voulaient bien condescendre I équiper leurs planeur d'un petit groupe motopropulseur incorpore A eux,enskuite,de se faire une gloire de ne l'utiliser qu strict imum. qu'au Ces purs à l'intégrité bien mal placée ont résolument tort de refuser dédaigneusement le secours occasionnel d'un dispositif d'en vol autonome qui,entre autres attraits,les delivrerait de l'escla vage - et des frais - du remorquage,qui n'est assurément pas la manière la plus fière et la plus élégante de prendre son essor. Mais ces vélivoles non évolués qui en sont restés au planeur de papa, se déclarent irréductibles à ce sujet et ne veulent même pas en entendre parler,et n'admettront peut-être jamais que tout planeur devrait obligatoirement être pourvu par le constructeur de ses propres moyens de lancement,grâce à un dispositif d'envol incorporé. Quitte à plomber les moteurs, mesure le niveau d'essence au départ et à l'arrivée,ou supprimer carrément ledit moteu- lors des compétitions et tentatives de records. Tous les bateaux à voile de quelque importance sont aujourd'hui équipés d'un moteur auxiliaire qui leur permet de sortir du port et d'y rentrer sans avoir à demander l'aide de quiconque et avec la plus grande facilité,et aussi de ne pas s'éterniser inutilement au large,quand ils se trouvent êtrs en panne de vent. Et les capitaines de ces voiliers n'en sont pas moins fiers pour autant. Le dispositif objet de la présente invention a été imaginé et conçu en tenant compte des diverses techniques et de l'expérience acquise dans les domaines de l'aviation sans moteur,de la marine à vpile,du char à voile,du parachute ascentionnel et du cerf-volant nautique 11 consiste essentiellement,en partant d'un planeur d'architec ture conventionnelle pour simplifier l'exposé,à munir ce dit planeur d'une surface plane disposée de telle façon que le vent y trouve une prise et puisse s'y appuyer,occasionnant ainsi une poussée dynamique susceptible d'entraîner l'engin tout entier dans la direction où il souffle. Il ne pouvait évidemment pas être question d'armer le planeur d'un mat dressé verticalement entre les deuu ailes et de le gréer en hissant une grande voile de toile en tirant sur un filin.,. Non seulement le procédé serait pour e moins @n peu trop Eim pliste et inesthétique,mais il s'avèrerait peu aérodynamique et ne pourrait conduire qu'à provoquer un déséquilibrant et dangereux couple piqueur. 1 était donc plus fonctionnel e- plus astucieux de concevoir, non pas une ou plusieurs voiles souples de grande dimension,mais un ensemble de petits volets verticaux faits de lamelles métalliques rigides,pouvant pivoter sur elles-mêmes à la commande afin de pouvoir en diriger les effets,de la même manière qu'on oriente en som me une vile de bateau. Ces volets mobiles sont alignés en une ou plusieurs rangées tout le long dca deux ailes et des deux côtés,selon une disposition soigneusement optimisée et étudiee en vue c obtenir une résistance intrinsequement homogene. La forme de chacun d'eux d'une importance plus ou oins proéminente pourrait épouser celle d'une raquette de ping-pong ou avoir une coulée ovoïde. Leur base sera en tout cas suffisamment éloignée des plans a@in qu'elle ne gêne en aucune fa çon l'écoulement des fluides contre les surfaces et ne fasse pas in tempes@ivement de volet hyposustentateur destructeur de portance (Fig.I à 6). Ce qui ne les empêchera pas,@ l'arrivée,d'être utilisés après l'impact en guise de freins aérodynamiques pour réduire la course du roulement final. Bien naturellement,les volets inférieurs seront préservés de tout contact fâcheux avec le sol au cours des décollages et atter rissages ainsi qu'en parking par les ba@anç@nes de protection pla- cees en bou@ d'ailes qui équipent la pïupart des planeurs. Les volets ont un braquage intégral,et ne représentent aucune gêne dans le pilotage,au contraire. En position "toutes voiles dehors",leur facile orientabilité permet d'en synchroniser la manoeuvre avec les commances propres du planeur,@e la même maniere que la marin conjugue le maniement de ses voiles aveXc ceiui de la barre de son gouvernail à seule fin ue tenir son cap. Loin d'être un handicap en position négative,c'est-à-dîre neutralisé dans le sens longitu@inal de la marche,lamelles en drapeau, le mécanisme peut,au contraire,faciliter le virage a plat en minimi@ canut le dérapage i l'extérieur. De ce fait,il sera particulièrement efficace dans les montées tournantes en spirales serrées @ l'intérieur des thermiques ascensionnels de petit format. De pius,en palier normal,au lieu d'entre une entrave malgré la très minime perte de finesse due à la présence des volets de chaque coté des plans,ceux-ci ne puevent que faire fonction de stabilisa teurs additionnels et a@@@r l'aér@ay@@ @ se maintenir bien @roit dans sa trajectoire. De toute maniere,apres expérimentation pratique et mise au point,il sera facile @e re@@rt les élement@ @u dispositif rétractables et de les escamotor l'une ta@on ou @'@ne autre nors des temps d'utilisation. Ies volets s@@t tous dépenda@ts d'un câble unique qui les actionne en même temps et qui t@averse les deux ailes @ans toute leur envergure ainsi que le ### poste de pil@tage a hauteur du ta bleau de bord. Le pilote peut donc les com@ander i volonté en tirant ce câble d'un côté ou uex l'autre de l'h oitacle. On peut aussi prévoir ce câble s'enroulant sur tambour,celui-ci étant alora manoeuvré par une manivelle p@@cée @e face. E tout -tat de cause,@es surfaces' des volets sont compensées A IOC/ICO,étant donné que l'axe qui les fait pivoter sur elles-mê mes se trouve exactement en leur centre; lear mano@uvre se fait donc en souplesse et n'offre aucune résistance. Un moyen encore plus fonctionnel sera@@ d'adopter ane combinai son de pilotage constituée p-r la commance anique et qui est décri@ te dans le brevet n 6919272. Cette méthode supprimant le palonnier devenu i@utile,il sera alors possible d'utiliser ce dernier pour orienter les volets ce voile. Les voiliers de compétition et de croiriere en haute mer sont également munis,outre d'un jeu de voiles parfois important,d'une au @re voile additive de grande dimension,que l'on grée à l'avant de l'embarcation par vent arri@re,et qui a davantage la forme d'un pa rachute d traction que d'une voile. C'est le spinacker,que les plaisanciers mettent en action,quand ils veulent bénéficier d'un surcroît de vitesse. Le même procéde pourrait être adopté sur un aéronef a voile de vocation sportive. Comme il ne saurait être question ce hisser à l'avant du pia- neur une toile de cette surface,pour des rsisons évidentes déjà exposées plus haut,auxquelles s'ajouterait ici une perte de visibilité préjudiciable au pilotage,il ne serait pas impossible d'envisager un parachute tracteur,qui prendrait Ea base à l'extrême avant de la pointe du nez de l'appareil et qui se composerait,non pas d'une seule et unique grande poche de toile,mais @e plusieurs plus petites disposées en chapelet (Fig.7).Le dispositif pourrait sortir @ volonté de sa petite trappe avancée et réintégrer son logement après emploi,le pilote se servant d'une manivelle bloquable ai- sant fonctionner son éjection ainsi que son réembobinage sur un tambour. Il va sans dire que,tout comme la mise en place des volets, le lancement de cette surface supplémentaire,et à plus forte raison,ne devra se faire qu'à la condition de se trouver bien situé avec un bon vent arrière et après avoir braqué pour que l'appareil se trouve pendant quelques instants tro-s ralenti et presqu'à la limite du décrochage. La prise en charge par le vent s'étant opérée,il sera alors possible d'évoluer éventuellement en crabe,en biaisant avec le courant. Ce dispositif accessoire aoit permettre de se laisser entraîner a aes vitesses supérieures, tout en restant maître de l'engin. Il n'est pas interdit,par ailleurs,de penser qu'il serait probablement possible,avec un planeur n voile tres léger ainsi é- quipé pour des performances optima,d'envisager même le décollage sans secours mécanicue. Cela ne pourra naturellement se réaliser que d'une façon non habituelle et seulement grâce au bénéfice de conaitions à peu près exceptionnelles. Par exemple,il faudrait disposer d'une nonne piste en dur suffisamment dans le sens adéquat et d'un tres fort vent arriere. Il est entendu que la présente invention,qui pourra tenir lie de point de départ à toutes rcrcnes effectuées en ces domaines,n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et présentés,et cui constituent seulement des exemples auxquels de nombreuses modifications peuvent être apportées sans qu'on s'écarte de l'idée fon@amentale. Eile constitue un ensemble de dispositifs reliés entre eux ae fason ì réaliser une unité faisant partie du meme plan et doivent donc être considérés comme ne représentant qu'une seule et même invention. Pour des raisons évidentes de clarification dans l'exposi- tion,les plans initiaux,volontairement schématiés,ont été élaborés dans un esprit de synthèse simplificatrice et principalement axés sur la eonception d'un premier prototype expérimental R E V E N D I C A T I O N S Avion sans moteur mécanique pouvant évoluer avec le seul concours des courants aériens. Consiste à pourvoir le planeur existant d'un systeme propulseur faisant fonction de voile et @onçu pour capter la force dynamique des vents horizontaux. Le planeur est structuré pour faire du vol plané et non du vol à voile,tout comme une simple barque n'est pas un voilier. Les courants para@lèles au sol n'ont pratiquement aucune prise sur lui, d'autant plus qu'un planeur est toujours un appareil aérodynamique- ment très fin et ur laquei n'est disposée aucune aspérité à laquelle le vent puisse s'accrocher pour l'entraîner. Le vol à voile sans voile est un non sens,comparativement aux résultats que pourra fournir le véritable aérodyne de vol à voile qui,pourvu d'un systeme capteur de fluide atmosphérique,constituera une machine volante construite 1 cet efiet et pouvant de ce fait se mouvoir en l'air à volonté,comme les mebarcations de la marine R voile se meuvent sur l'eau. I La présente invention entraîne,par le fait même de l'innovation qu'elle constitue,l'éclosion d'une technique nouvelle d'exploitation des courants aériens à l'usage de l'aviation sans mo- teur. Cotte technique moderne d'évo@ution basée sur la domestication de l'énergie des courants qui,utilisés à bon escient,fournit à vo lonté la force dynamique permettant @ un engin inerte ayant des formes appropriées d'avancer dans les airs et d'j être dirigé intelligemment,présente des avantages ( économiques, notamment - inespérés jusqu'alors. Grâce au planeur à voile,ies pilotes pourront se servir opportunément,non seulement des utiles cumulus de beau temps et des ascen@ances de toutes origines,y compris,surtout, des puissants cou ra@ts ascensionne@s thermodynamiques, faisant si appréciablement fonction de monte-charges,mais encore ils pourront nettre à c@n- tribution les divers vents synoptiques horizo@taux couvrant d'immenses étendues,ainsi que tous les micro-mouvements de l'atmosphè re presque toujours actifs,tels que turbulences,agitation moléculaire,phénomenes aérologiques à tout instant rem@s en cause par l'action thermique du soleil. 2 Le planeur a voile peut devenir plus qu'une saine et exaltante distraction,pluE qu'un sport noble et plus qu'un moyen de perfectionnement au pilotage d'avion : il peut revenir un moyen de locomotion populaire et économique. Il Suffira de lui adjoindre un petit moteur auxiliaire,afin qu'il s'affranchisse de caprices du vent et qu'il demeure utilisable même par temps calme,et afin aus si de le rendre totalement autonome -en le libérant de la tutelle de l'avion remorqueur. Tous les bateaux à voile de quelque importance sont aujourd'hui pourvus d'un moteur auxiliaire qui leur permet de sortir du port et d'y rentrer sans avoir à demander l'aide de quiconque et avec la plus grande facilité, et aussi de ne pas stationner inutilement au large quand ils se trouvent être en panne de vent. 3 le dispositif objet de la présente invention consiste es- sentiellement,en partant d'un planeur conventionnel, munir ce dernier d'une surface plane disposée de telle façon que le vent y trouve une prise et puisse s'y appu@er,occasionnant ainsi une pous sée dynamique susceptible d'entraîner l'engin tout entier. I1 ne pourrait entre question de concevoir une ou plusieurs voiles souples de grande dimension,mais un ensemble de petits volets verticaux faits de lamelles métalliques rigides,pouvant pivoter sur elles-memes à la comm-ande afin de pouvoir en diriger les effets, de la même maniere que l'on oriente une voile de bateau. Ces volets mobiles sont alignés en une ou plusieurs rangées tout le long des deux ailes et des deux cttés,selon une disposition soigneusement optimisée et étudiée en vue d'obtenir une résistance intrinsèquement homogène. La forme de chacun d'eux pourrait épouser celle d'une raquette de ping-pong. 4 A l'arriveie,ils pourront être utilisé en guise de freine aérodynamiques. Les volets ont un braquage intégral,et ne représentent aucune gêne dans le pilotage. E@ position "toutes voiles dehors",leur facile orientabilité permet d(en synchroniser la manoeuvre avec les commandes propres du planeur,de la même manière que la marin vonjugue le maniement de ses voiles avec celui de la barre de son gouvernail pour tenir son cap. 50 Loin d'être un handicap en position négative,lamelles en drpeau,le mécanisme peut,au contraire,faciliter le virage à plat en réduisant le dérapage à l'extérieur. De ce fait,il sera particulièrement efficace dans les montées tournantes en spirales serres à l'intérieur des thermiques ascen- sionnels de petit format. 6g Il sera facile,ae toute maniere,de rendre les lamelles rétrac tables à volonté. 70 Les volets sont mus par un câble unique qui traverse les deux ailes dans toute leur envergure ainsi que le pote de pilotage Le pilote les commande en tirant dans un sens ou tans l'autre. Cn peut aussi prévoir l'enroulement du câble sur un tambour,celui-ci étabt alors manoeuvré par une manivelle placéd de face. Les surfaces des volets étant compensées à I00/I00 du fait que l'axe qui les fait pivoter sur eux-mêmes se trouve exactement en leur milieu,leur manoeuvre se fait donc en souplesse et n'offre aucune résitance. Un moyen encore plus fonctionnel serait d'adopter une combinaison de pilotage constituée par la commande unique décrite dans le brevet no 69I9272. Cette méthode supprimant le palonnier devenu inutile,il sera alors possible d'utiliser ce dernier pour orienter les volets de voile. 8 Les voiliers de compétition et de croisière en haute mer sont également munis,outre d'un jeu de voiles parfois important, d'une autre voile additive de grande dimension,que l'on grée à l'avant de l'embarcation par vent arriere,et qui a davantage la forme d'un parachute de traction que d'une voile. C'est le spinacker,que les plaisanciers mettent en action quand ils veulent bénéficier d'un surcrott de vitesse. Le même procédé pourrait être adopté sur un aéronef à voile de vocation sportive. Comme il ne saura@@ être question de hisser à l'avant cu pla- neur une toile de cette surface,il ne serait pas impossible d'en viser un parachute tracteur qui prendrait sa tase à la pointe du nez de l'appareil @t qui se couposerait,non pas d'une unique grande poche de toile,mais de plusieurs plus petites disposées en chapelet (Fig.7). Le dispositif pourrait sortir à volonté de sa petite trappe avancée et réintégrer son logement apres emploi,le pilote se servant d'une manivelle bloquable faisant fonctionner son éjection ainsi que son réembobinabe sur un tambour. 9g Il est bien entendu que la présente invention,qui peut tenir lieu de point de départ à toutes recherches effectuées en ces domaines,n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentes qui constituent seulement des exemples auxquels de nombreuses modifications peuvent être apportées sans qu'on s'épar te de l'idée fondamentale. Elle englobe un ensembLe de dispositifs reliés entre eux de façon à réaliser une unité faisant partie du même plan et doivent donc être considérés comme ne constituant qu'une seule et meme invention.