La présente invention concerne un appareil destiné à assurer la liga ture d'objets les uns sur les autres par formation autour de ces objets d'une fil boucle d'un lien, tel que/métallique, à extrémités torsadées. L'appareil suivant l'invention assure non seulement la formation de la boucle et la torsion du fil, mais également la formation d'ondulations sur le fil. L'expérience montre que pour qu 'un lien tienne en place et soit effi cace, il est nécessaire qu'un phénomène d'élasticité intervienne, soit du lien sur l'objet : bracelet de caoutchouc, sandow, soit de l'objet sur le lien : fagot, balle de textile. Dans le cas d'assemblages d'éléments métalliques, tels qu'étriers ou épingles sur des filants pour la réalisationd'armatures à béton fabriquées ou montées sur le site, également dans le cas d'armatures réalisées avec des matériaux non soudables, ou dans le cas où les règlements de construction excluent la soudure, on utilise des lions en fil d'acier recuit. Ces liens peu vent être préfabriqués, tels que les liens à boucle, ou tirés d'une botte de fil et formés sur place à la pince par les monteurs. Dans tous ces cas, le fil utilisé n'étant pas élastique, il est nécessaire de multiplier ou de superposer les ligatures, ce qui donne lieu à un travail fastidieux, donc à une perte de temps et à une consommation exagérée de fil. T.'utilisation pour le ligaturage d'un ou plusieurs fils parallèles conve nabiement ondulés, permet de diminuer le nombre de liens; la présence d'ondu lations sur le fil de ligature donne à celui-ci une meilleure adhérence sur les fils d'armature. La réalisation automatique de la ligature élimine la fatigue, donc augmente le rendement. L'appareil suivant l'invention est caractérisé en ce qu'il comporte pour l'essentiel : des moyens pour amener une longueur déterminée réglable de lien, tel que fil, muni d'ondulations, dans la zone de formation de la liga ture, des moyens réglables pour assurer la coupe du lien à la longueur voulue, des moyens pour assurer la formation autour des objets à ligaturer, d'une boucle du lien, et des moyens animés drun mouvement réglable de rotation et coopérant avec les moyens de formation de la boucle, pour torsader les extrémités du lien. Les divers caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description, qui va suivre, ii'une de ses formes possibles de réalisation, I1 est bien précisé quiil s'agit uniquement d'un exemple et que toutes autres formes, proportions et dispositions pourraient être utilisées sans pour autant sortir du cadre de l'invention. Au cours de cette description, on se réfère au dessin ci-joint qui montre Fig. 1 une ligature réalisée par l'appareil suivant l'invention; Fig. 2 une vue en élévation de l'appareil avec parties en coupe, l'un des cotés de son bordier supposé enlevé; Fig. 3 une vue en plan, par dessus, de l'appareil. L'exemple traité se rapporte à un appareil portatif, à commande uniquement manuelle, permettant la réalisation, sur chantier, de ligatures telles que 2 (fiv. 1) d'armatures E, F pour béton. Bien entendu, dans l'application considérée, l'appareil, au lieu d'être portatif et à commande manuelle, peut être à poste fixe, à commande ou télécommande pneumatique, électrique, hydraulique, utilisé senl ou en complément de machines ou autres appareils, en cycle constant ou robotisé. Dans l'exemple traité 'appareil se compose d'ils boiter à fond fixe 1 servant de platine support et muni d'un couvercle 2. Le fil de ligature est présenté sur une bobine 3 amovible. Pour permettre cette amovibilité la bobine 3 est montée à pivotement sur un axe fixe 4 muni d'un arrêtoir 5 articulé et maintenu sur l'axe 4 par un axe transversal 6. Le ou les fils issus de la bobine 3 passent par le guide-fil 7 puis sont introduits entre des molettes 8 destinées à créer l'onlulation du fil et fixées sur des pignons 9 eux-mêmes tournant sur des axes 10. L'avance du lien est obtenue par rotation des molettes 8, sous l'action d'une crémaillère 11 agissant sur l'un des pignons 9. Cette crémaillère est mobile et montée sur parallélogramme articulé, afin d'être en prise avec le pignon quand le levier 12 faisant saillie hors du bottier est tiré en arrière vers la bobine et soulevé, donc neutralìad, quand le levier 12 est repoussé en avant. Le mouvement de relevage ou appui de la crémaillère est du à l'action en manivelle du levier 12 sur le chariot coulissant 13 qui porte les biellettes 14 fixées à leur extrémité opposée à un support 15 sur lequel est fixée la crémaillère 11. Chariot 13 et crémaillère il se déplacent parallèlement sous l'action du levier 12 jusqu'à une butée réglable 16.Cette butée conditionne la course du chariot 13 donc la longueur de lien délivrée. Le lien ondulé issu des molettes 8 est poussé dans un guide-fil 17 articulé sur un axe 18 réglable en position. A l'extrémité du guide-fil 17, un canon en métal dur 19 provoque la coupe du lien par déplacement face à la tournette 20. Ce déplacement est provoqué par des biellettes 21 fixées sur un levier 22 et le guide-fil 17, lors de la rotation du levier 22, comme on le verra plus loin. L'axe 33 des biellettes sert à la fois d'articulation aux biellettes 21 et de fixation au canon 19. Le réglage de coupe etl'affûtage du canon sont rendus possibles par la mobilité de l'axe 18 sur le fond du boftier 1. Le lien ondulé poussé par l'action sur le levier 12 passe par un conduit 20a ménagé dans la tournette 20 et se présente rectiligne à ltextérieur de la tournette 20 sous le crochet 23 logé dans ie bec 24. Le crochet est, en position X, ouvert. L'extrémité du crochet 23 présente une forme en V creux destiné à guider le lien lorsqutil est amené en position Y de fermeture. L'opérateur pose le bec 24 sur les objets à ligaturer et appuie du pouce sur un levier 25 faisant saillie hors du bottier et pivotant par l'axe 26 passant au travers du bottier 1. C6té intérieur, l'axe 26 porte un levier 27 qui, par l'axe 28, transmet le mouvement à une barrette 29, laquelle agit sur une pièce 30 solidaire du levier 22. Le levier 22 est raccordé au crochet 23 par une bielle 31 et deux axes 32. Tout cet ensemble articulé est rappelé en arrière par un ressort 34. Sous la poussée du pouce sur le levier Z5, deux mouvements se réalisent la coupe, par la biellette 21 et l'axe 33 qui obligent le canon 19 à obturer le trou 20a de la tournette 20 et la fermeture du crochet 23 qui, articulé sur l'axe 35, passe de la position X (ouverture) à la position Y (fermeture) en forçant le lien à entourer,1'objet et en amenant l'extrémité libre du lien dans le cran ouvert 20b de la tournette 20. Cette tournette 20, en métal dur, sert de contre-partie pour la coupe face au canon mobile 19 et d'élément rotatif de torsadage des extrémités du lien. La tournette 20 est montée en bout d'un arbre 36, tournant dans un palier 37 fixé sur le fond du boîtier 1. L'arbre 36 porte à l'extrémité opposée à la tournette 20 un petit pignon conique 38 engrenant avec une couronne conique 39. Cette couronne conique est solidaire d'une roue à dents ou rochet 40. Le rapport des pignons coniques 38 et 39 est, dans l'exemple choisi, de 1 à 4. Le rochet 40 étant à quatre dents, ltespace parcouru correspond à 1/4 de tour, ou une dent de rochet 40 équivaut à un tour conféré à la tournette 20. Cette tournette doit accomplir un, deux ou plusieurs tours, mais toujours revenir à son point de départ, à savoir : trou de tournette 20 face à trou de canon 19. Le rochet 40 est entrainé par un cliquet 41 fixé par un axe 42 sur un plateau 43 solidaire d'un pignon 44. Le pignon 44 est entrainé en rotation par une cremaillère 45 fixée sur une gâchette mobile 46. La gâchette est guidée par des broches 47 et 48 et ramenée par un ressort 49, l'ensemble étant logé dans la crosse 50. L'utilisateur tient la crosse par llannulaire et l'auriculaire et presse la gachette par l'index et le majeur, le pouce étant appuyé côté opposé sur le levier 25 dont le mouvement provoque, comme on l'a vu plus haut, la coupe du fil et faction du crochet. Dans exemple traité, l'amenage du lien se fait en tenant l'appareil par la crosse 50 de la main droite et en tirant de la gauche sur le levier 12. Toutes les autres opérations se font de la seule main droite, le pouce agissant sur le levier 25 provoquant la coupe et le pliage du fil, et l'index et le majeur enfonçant la gâchette 46 , le torsadage des extrémités du lien. L'opération totale de ligature se fait d'une seule main avec un seul appareil, ce qui permet de tenir correctement les pièces à assembler de la main libre. Bien que l'agencement choisi comme exemple soit destiné à un usage manuel, on voit que les quatre fonctions : amenage, coupe, pliage et torsadage peuvent être réalisées par tous autres moyens tels que vérins pneumatiques ou hydrauliques, transmissions flexibles ou autres. Appareil est valable pour les assemblages "en croix" ou parallèles comprenant deux ou plusieurs fils ou éléments longilignes. U utilise, selon les cas, soit du fil en petits bobinaux chargés sur l'appareil lui-même, soit du fil en rosace, en fit ou tout autre présentation. L'appareil peut être réalisé dans toutes tailles correspondant à l'usage voulu et il peut être monté sur tout dispositif de positionnement automatique. Le ou les fils de ligature peuvent être issus de ntimporte quel mode de conditionnement. La faible amplitude des mouvements et le peu de puissance ab sorbée ne nécessitent qu'un temps très court pour un cycle complet en commande pneumatique - de l'ordre de 0, 5 seconde pour coupe, pliage et torsadage, l'amenage se faisant en temps utilisé pendant le relevage pour changement de point d'attache. Dans le cas de travail en série, la forme du bec 24 peut être adaptée à la présentation et à l'importance des pièces à assembler. Ce bec peut, le cas échéant, être muni de butées, avantageusement réglables. En fabrication d'armatures, il y a intérêt à ligaturer alternativement en torsadant à droite le premier lien, puis à gauche le second, etc..., cette façon de procéder empêchant les assemblages de se coucher. On peut la réaliser de façon très simple dans les versions pneumatique, hydraulique ou mécanique, en neutralisant l'ensemble cliquet 41 et rochet 40, et en déplaçant la crémaillère 45 d'avant en arrière, puis d'arrière en avant; ceci pour les torsades à un tour; ou tout autre dispositif quelconque de changement de sens si plusieurs tours sont nécessaires. Cette alternance est réalisée, avec un appareil manuel, en liant en diagonale tantôt à droite, tantôt à gauche. L'utilisation de l'appareil pour la ligature armatures n'est évidemment pas la seule. En effet, l'appareil peut trouver son utilité pour l'assemblage de faisceaux de fils conducteurs en télépnonie, électronique, cablages divers, n emballage, en agriculture pour le tuteurage, les fils de ligature utilisés pouvant être gainés de plastique ou composites, ceci sans autre restriction que ze pouvoir être ondulés et torsadés de façon durable. REVENDICATIONS 1) Appareil destiné à assurer la ligature d'objets les uns sur les autre s5 en particulier d'éléments métalliques entrant dans la constitution d'armatures pour béton, par formation, autour de ces objets disposés de façon quelconque, d'une boucle d'un lien tel que fil métallique à extrémités torsadées, caractérisé en ce qu'il comporte: des moyens pour amener une longueur déterminée, réglable, de lien, tel que fil, sur lequel ont été créées des ondulations, dans la zone de formation de la ligature, des moyens, réglables, pour assurer la coupe du lien à la longueur voulue, des moyens pour assurer la formation, autour des objets à ligaturer, d'une boucle de lien5 et des moyens5 animés d'un mouvement, réglable, de rotation, coopérant avec les moyens de formation de la boucle, pour torsader les extrémités du lien. 2) Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens d'amenée du lien muni d'ordulaffons consistent en des molettes entre lesquelles passe le lien, solidaires de pignons dont fun est entraîné par une crémaillère montée sur un parallélogramme articulé anime drun mouvement rectili gne alternatif, de façon à ce que la crémaillère soit en prise avec le pignon pendant le mouvement d'amenée du 1 en et hors de prise de ce pignon pendant son mouvement de 7tour. 3) Appareil suivant la revendication 2, xaractérisé en ce que le parallélogramme articulé sur lequel est montée la crémaillère est de course réglable, grâce à une butée, de position réglable par rapport au bottier de l'appareil et qui en limite les déplacements. 4) Appareil suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le parallélogramme articulé sur lequel est montée la crémaillère consiste en un support duquel est solidaire la crémaillère, relié par des biellettes à un chariot mobile dont la course est limitée par la butée de position réglable. 5) Appareil suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les moyens de coupe, à la longueur voulue, du lien ondulé consistent en un canon logé dans un guide dans lequel passe le lien, monté à pivotement sur le bottier de l'appareil et actionné de façon à se déplacer par rapport aux moyens de torsadage des extrémités du lien, de façon à provoquer la coupe du lien entre lui-meme et les dits moyens de torsadage. 6) Appareil suivant la revendication 5, caractérisé en ce que le canon pivote sur un axe mobile sur le fond du boiter, en vue du réglage de la coupe du lien. 7) Appareil suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les moyens de formation d'une boucle de lien autour des objets à ligaturer consistent en un crochet articulé faisant saillie hors de l'appareil et logé dans un bec devant lequel se présente le lien et sous lequel sont placés les objets à ligaturer. 8) Appareil suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les mouvements des moyens de coupe et ceux des moyens de formation d'une boucle de lien sont obtenus par la même commande. 9) Appareil suivant l'une quelconque des revendications 7 et 8, caractérisé en ce que le crochet de formation de la boucle de lien est monté sur un ensemble articulé relié au guide-fil portant le canon de coupe et provoquant à l'encontre d'un ressort sous l'action de la commande unique le déplacement de ce dernier devant l'organe tournant de torsadage,pour la coupe du lien. 10) Appareil suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les moyens de torsadage du lien consistent en une tournette munie d'un trou pour le passage du lien et d'une échancrure pour recevoir l'extrémité libre du lien après formation de la boucle, ladite tournette servant également de contre-partie au canon pour la coupe du lien, étant portée par un arbre muni d'un pignon conique engrenant avec une couronne conique que présente une roue à dents ou à rochet, mue en rotation par une crémaillère actionnée, à l'encontre d'un ressort, par un poussoir. 11) Appareil suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les commandes des différents moyens sont opérées manuellement grace respectivement à des leviers faisant saillie hors de l'appareil pour les moyens d'amenée et d'ondulation du lien ainsi que pour les moyens de coupe à longueur du lien et de formation de la boucle de ce dernier, et à une gâchette formant poussoir pour la tournette de torsadage du lien.