La présente invention se réfère aux courroies ou tapis transporteurs et elle vise plus particulièrement ceux destinés à des articles coupants, tels notamment que des pièces en tôle poinçonnée et conformée comme on en trouve par exemple dans les ateliers de carrosserie. On sait que les tapis ou courroies de transporteurs comprennent en général une couche inférieure le plus souvent faite en fils textiles et destinée à assurer la résistance mécanique aux efforts mis en jeu, notamment à la tension, cette couche étant recouverte d'une couche supérieure protectrice, le plus souvent en caoutchouc ou en matière plastique, notamment en polyuréthane, propre à supporter les frottements avec les articles transportés. L'expérience a démontré que les tapis ainsi réalisés donnaient d'excellents résultats dans la plupart des applications pratiques. Toutefois l'on se heurte à des difficultés quand il s'agit de transporter des articles coupants tels que des pieces en tôle, et notamment des pièces de carrosserie, provenant de presses appropriées, et qui sont déversés sur le tapis transporteur de façon quel- que peu brutale, par exemple en tombant à partir d'un couloir distributeur. I1 arrive alors que les arêtes vives ou les bavures des pièces pénètrent dans la couche protectrice, la traversent et parviennent ainsi à la couche inférieure textile qu'elles endommagent de façon plus ou moins importante. Cela réduit considérablement la durée de service utile des tapis qu'il faut donc changer fréquemment, bien avant qu'on n'y soit contraint par le phénomène d'usure générale. L'invention vise à remédier à cet inconvénient et à permettre de réaliser un tapis transporteur qui puisse résister à cet effet des arêtes vives d'articles coupants, dans une mesure suffisante pour que sa durée utile ne soit pas exagérément diminuée de ce fait. Conformément à l'invention l'on fait comporter au tapis une toile de fils d'un métal à haute résistance aux efforts tranchants, tel par exemple que l'acier, qu'on noie dans la couche supérieure de matière plastique, préférablement au voisinage de sa surface de raccordement avec la couche inférieure textile. Le tapis transporteur suivant l'invention comprend donc en combinaison une couche inférieure, de préférence textile, destinée à assurer la résistance à la traction, une couche supérieure en ma tière plastique présentant les qualités requises de résistance au frottement, et une toile métallique intermédiaire propre à résister aux efforts tranchants et à protéger ainsi la couche inférieure textile. te dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caracteristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer. La figure unique de ce dessin montre en coupe un tapis transporteur suivant l'invention. Comme indiqué plus haut, ce tapis est constitué par la combinaison de trois éléments, savoir une couche Inférieure 1, faite d'une ou plusieurs bandes tissées présentant la résistance voulue aux efforts de traction, une couche supérieure 2 d'une matière plastique appropriée, notamment de polyuréthane, destinée à assurer au tapis les qualités requises de résistance au frottement, et une toile métallique 3 noyée dans la couche 2 légèrement au-dessus de sa surface de raccordement avec la couche inférieure textile 1. Cette toile 3 est préférablement faite en fils d'acier soit en to talité, soit en partie (par exemple channe acier et trame d'un métal moins dur et plus aisément déformable). Comme elle est entièrement noyée dans la matière plastique constitutive de la couche 2, elle ne gêne nullement la liaison entre cette dernière et la couche 1. On comprend que si les fils constitutifs de la toile métallique 3 ne sont pas de diamètre exagéré, leur présence ne réduit pratiquement pas la souplesse du tapis qui se comporte donc comme ceux de la technique antérieure. On peut d'ailleurs prévoir la toile 3 for; peu serrée, aee des ntailles larges, à la façon d'un grillage. Mais si un article coupant tel que 4 vient à frapper le tapis avec une énergie cinétique un peu élevée, par exemple si l'article en question tombe d'une certaine hauteur à Fartir du coulcir de sortie d'une presse, la pénétration de son arête vive 4 dans la couche plastique 2 sera de toute manière limitée par la toile métallique 3, de sorte que ladite arete ne viendra jamais au contact des fils de la couche inférieure textile 1 qu'elle ne pourra donc entamer. Or en pratique les entailles telles que 2a pratiquées dans la couche 2 sont sans importance pour le fonctionnement correct du tapis transporteur, de sorte que la durée de service utile de celui-ci ne sera substantiellement déterminée que par l'usure normale, comme dans le cas du transport d'articles non coupants. On conçoit que le tapis suivant l'invention peut se fabriquer de toute manière désirée, notairntLent en établissant sur la couche inférieure textile 1 une première couche élémentaire de caoutchouc ou d'uréthane de faible épaisseur, en la polymérisant partiellement dans une mesure juste suffisante pour qu'elle puisse recevoir et supporter la toile métallique 3, puis en déposant sur cette dernière une seconde couche élémentaire d'uréthane et enfin en procédant à la polymérisation définitive de ces deux couches élémentaires. I1 doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. C'est ainsi qu'on pourrait prévoir d'établir la toile 3 à l'aide de rubans métalliques convenablement assemblés par des fils de trame, ou inversement. La position de cette toile 3 dans la couche plastique 2 peut varier suivant les cas. R E V E N D I C A T I O N S 1. Tapis transporteur, notamment pour articles coupants tels que des tôles façonnées par découpage, et notamment des pièces de carrosserie, caractérisé en ce qu'il est constitué par la combinaison des éléments suivant eux-mêmes connus soit à l'état séparé, soit suivant des combinaisons différentes de celle ci-après - une couche inférieure propre à résister à la traction - une couche supérieure faite en une matière présentant les qualités requises de résistance au frottement ; - et une toile métallique intermédiaire faite au moins en partie en fils d'un métal susceptible de résister aux efforts tranchants. 2. Tapis suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la toile métallique est noyée dans la couche supérieure. 3. Tapis suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la toile métallique est disposée dans la couche supérieure au voisinage immédiat de la surface de raccordement de celle-ci avec la couche inférieure. 4. Tapis suivant l'une quelconque des revendications qui précedent, caractérisé en ce qu'à la façon en soi connue la couche in inférieure est faite de bandes en fils textiles et la couche supérieure en polyuréthane ou analogue. 5. Tapis suivant l'une quelconque-des revendications qui précèdent, caractérisé en ce que la toile métallique est au moins en partie faite de fils d'acier.