L'invention concerne un dispositif de répartition de mortier sur des ele- ments de construction en cours d'assemblage. Dans ce domaine qui concerne la construction de murs ou parois verticales en parpaings de béton ou en briques de toutes sortes, on connaft surtout la méthode traditionnelle employée par l'artisan-maçon: elle consiste à déposer du mortier avec une truelle sur les chants des éléments de construction à réunir par un liant. Le principal inconvénient de cette manière de faire est qu'elle nécessite une certaine habileté qui est l'apanage du seul homme de métier surtout si les contraintes habituelles en matière de construction doivent être impérativement respectées. Le but de l'invention est de réaliser un dispositif simple, pouvant être utilise par quiconque n'est pas du métier, assurant la répartition égale d'au moins deux bandes de mortier séparées par un espace vide. A cet effet le dispositif selon l'invention est caractérisé par le fait qu'il est constitué par un récipient rectangulaire, ouvert dans sa partie supérieure, comportant, à l'intérieur, au moins un dièdre ayant son sommet dirigé vers le haut dont les deux cotés délimitent, avec les cotés longitudinaux du récipient, deux ouvertures rectangulaires dans le fond dudit récipient, et au moins un galet-support pour faciliter son déplacement. Les principaux avantages apportés par un tel dispositif résident dans la facilité d'emploi, dans l'légalité de répartition du mortier et dans le faible prix de revient d'un tel outil pouvant permettre à un amateur de réaliser luimême des constructions variées. En effet un avantage majetrest apporté par la mise en place, sur les éléments de construction en cours d'assemblage, de bandes de mortier dont la régularité assure la superposition parfaitement parallèle desdits éléments,rectangulaires pour la plupart tout en ménageant entre ces éléments superposés, un vide qui permet une meilleure isolation, à la fois thermique et acoustique, ainsi qu'une rupture de la tension capillaire d'une éventuelle eau d'infiltration. Une deuxième caractéristique du dispositif réside dans le fait que ledit galet-support est un rouleau placé de façon à déterminer le sens du déplace ment, tournant sur un arbre joignant lesdits cotés longitudinaux. Une troisième caractéristique réside dans le fait qu'il comporte un deuxième rouleau situé à l'opposé du premier, tournant sur un arbre joignant les deux côtés dudit dièdre. La présence de ces deux rouleaux, un à l'avant, l'autre à l'arrière du ré cipientoassure une grande stabilité du dispositif lors de son déplacement sur le plan de roulement constitué par les briques, parpaings, poutres ou panneaux à assembler. Cette stabilité est encore améliorée par le fait que lesdits rouleaux ont le même diamètre et des axes de rotation parallèles orientés perpendiculairemat auxdits côtés longitudinaux. Le rouleau avant est protégé des projections de mortier par deux plaques inclinées joignant les côtés du dièdre aux cOtés longitudinaux et situées de part et d'autre dudit dièdre. Une autre caractéristique réside dans le fait que les côtés longitudinaux sont prolongés au delà du plan de roulement desdits rouleaux de façon à permettre le chevauchement des éléments à assembler, lesdits prolongements assurant, en outre, la stabilité directionnelle du dispositif lors de son déplacement longitudinal. D'autres avantages ressortiront de la description qui va suivre d'une forme de réalisation préférentielle mais non limitative et du dessin dans lequel la figure 1 est une vue perspective vers l'avant; la figure 2 est une vue perspective vers l'arrière; la figure 3 est une vue en plan de dessus; la figure 4 est une vue en plan de cité; la figure 5 est une vue en plan de dessous; la figure 6 est une vue en plan de l'arrière; la figure 7 est une vue en plan de l'avant. On se reporte aux figures 1 et 2. Le dispositif est constitué par un récipient rectangulaire 1 dont la largeur (la) est légèrement supérieure à celle (lc) des éléments de construction à assembler. Le récipient 1 comporte deux cotés longitudinaux 2,4 de dimensions égales, assemblés perpendiculairement à deux côtés latéraux 3, 5 égaux entre eux et munis chacun d'une poignée 6, 7. Chaque côté longitudinal 2, 4 comporte à sa base une bande 2a, 4a dont la longueur L' est supérieure à la longueur L des côtés 2, 4. Lesdites bandes sont disposées de façon à ce que leur niveau supérieur 2b, 4b affleure le niveau inférieur 3a, 5a des côtés latéraux 3, 5, d'une part, et de façon à consti tuer des flasques 2c, 4c supportant un arbre 8 autour duquel tourne un rouleau 9 qui détermine le sens de déplacement du dispositif sur les briques ou parpaings d'autre part. A l'intérieur du récipient 1, un dièdre 10 est soudé aux parois latérales 3, 5, son arête 1 0a étant équidistante des parois longitudinales 2, 4, et située dans la partie supérieure dudit récipient. Les parois lOb, lOc dudit dièdre sont pliées selon deux axes parallèles à l'arête 10 de façon à former deux pans 11, 12 (fig. 6) parallèles aux côtés longitudinaux 2,4. Lesdits pans 11, 12 délimitent, avec les côtés du récipient deux ouvertures rectangulaires 13, 14 (fig.3) par lesquelles se répand le mortier sur les éléments à assembler. Lesdites ouvertures 13, 14 sont, en outre, limitées à l'avant du récipient par des parois inclinées 15, 16 (fig. 3) soudées à la paroi latérale 5, environ à mi-hauteur des parois lOb, l0c du dièdre, et aux parois longitudinales 2, 4. Lesdites parois 15, 16 ont pour but d'empêcher le mortier de couler sur le rouleau 9 qui est ainsi mis à l'abri des projections puisqu'obligatoirement le dispositif doit être placé en appuyant ledit rouleau sur des éléments exempts de mortier. A l'opposé du rouleau 9, sous le dièdre 10, les pans 11, 12 portent un rouleau 18, de même diamètre que le rouleau 9 mais d'une longueur équivalente au tiers environ de celle du rouleau 9, tournant autour d'un arbre 17 joignant les pans 11, 12 et parallèle à l'arbre 8 (fig. 5). Le dispositif est déplacé, après avoir été rempli de mortier par l'ouverture supérieure du récipient 1, de façon à ce que le rouleau 9 roule sur les éléments à assembler exempts de mortier, suivi par le rouleau 18 tournant sous le dièdre 10, entre les ouvertures 13, 14 par lesquelles s'épand ledit mortier. Le plan de roulement est donc tangentiel à la génératrice inférieure des deux rouleaux 9, 18. La bordure inférieure 2d, 4d des bandes 2a, 4a est sous le niveau dudit plan de roulement et, frottant légèrement contre les parpaings elle empêche le mortier de déborder ceux-ci, dans la mesure bien entendu où la consistance dudit mortier est suffisamment fluide pour se répandre par les ouvertures 13, 14 et pas trop liquide pour ne pas déborder. La paroi latérale arrière 3 comporte dans une variante d'exécution représentée par la figure 6, des ouvertures 19, 20 réglables en hauteur, au moyen de plaques en forme de L dont la branche longue est plaquée contre la face ex térieure de la paroi arrière par un écrou à oreilles glissant dans une rainure verticale prévue sur ladite branche et dont la branche courte, orientée à l'op- posé du sens de déplacement, sert à lisser la bande de mortier. REVENDICATIONS 1. Dispositif de répartition de mortier sur des éléments de construction en cours d'assemblage, caractérisé par le fait qu'il est constitué par un récipient rectangulaire, ouvert dans sa partie supérieure, comportant, à l'intérieur, au moins un dièdre ayant son sommet dirigé vers le haut dont les deux cOtés délimitent, avec les côtés longitudinaux du récipient, deux ouvertures rectangulaires dans le fond dudit récipient, et au moins un galet-support pour faciliter son déplacement. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ledit galet-support est un rouleau placé, de façon à déterminer le sens du déplacement tournant sur un arbre joignant lesdits cotés longitudinaux. 3. Dispositif selon les revendications 1 et 2, caractérisé par le fait qu'il comporte un deuxième rouleau situé à l'opposé du premier, tournant sur un arbre joignant les deux côtés dudit dièdre. 4. Dispositif selon l'ensemble des revendications précédentes, caractérisé par le fait que lesdits rouleaux ont le meme diamètre et dee axes de rotation parallèles orientés perpendiculairement auxdits côtés longitudinaux. 5. Dispositif selon les revendications 1 et 2, caractérisé par le fait qu'il comporte, de part et d'autre dudit dièdre, sur la face interne du côté transversal dominant ledit rouleau, deux plaques inclinées joignant les côtés du dièdre aux côtés longitudinaux. 6. Dispositif selon l'ensemble des revendications précédentes, caractérisé par le fait que les côtés longitudinaux sont prolongés au-delà du plan de roulement desdits rouleaux. 7. Dispositif selon l'ensemble des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'il comporte sur la face extérieure du côté transversal opposé au sens de déplacement, de part et d'autre du dièdre, deux plaques fixées perpendiculairement audit cOté dont la base inférieure est parallèle au plan de roulement des rouleaux et limitée par ledit plan. 8. Dispositif selon les revendications 1 et 7, caractérisé par le fait que ledit côté transversal comporte, de part et d'autre dudit dièdre, des ouvertures réglables en hauteur permettant de faire varier l'épaisseur des deux bandes de mortier épandue.