La presente invention est relative a de nouveaux elnments ou cellules à cristaux liquides et particulièrement à des éléments à cristaux liquides contenant un nouveau cristal liquide cholestérique de type lyotrope. Les cristaux liquides sont bien connus et sont classés en 3 types, à savoir: (1) le type smectique, (2) le type nématique et (3) le type cholestérique, suivant leurs arrangements moléculaires. En particulier, le cristal liquide suivant l'invention est un cristal liquide cholestérique qui est classé d'une façon générale comme un cristal liquide de "type lyotrope" parce qu'il est nécessaire d'appliquer un solvant sur le cristal liquide. Les cristaux liquides cholestériques sont principalement des esters de composés cholestériques. Ces composés sont, par exemple, des dérivés de cholestérol comme les carboxylates de cholestérol, les carbonates de cholestérol, etc. A ce jour, ces composés ont été utilisés de façon appropriée dans ce domaine car ils peuvent sélectivement diffuser les radiations incidentes et peuvent produire des effets souhaitables de variation de couleur qui dépendent des types des composés, des proportions de mélange avec d'autres composés, des conditions du milieu, notamment de température, des types des champs électriques et des pressions, etc. D'autre part, toutefois, ces composés cholestériques ne sont pas stables lorsqu'ils sont exposés à des radiations ultraviolettes, à la chaleur, etc. En outre, on sait bien dans la technique que les cristaux liquides lyotropes englobent des sels alcalins d'acides aliphatiques, de tensio-actifs anioniques, de hauts polymères comme le poly-1Y-benzyl- L-glutamate, etc. Ces cristaux liquides lyotropes présentent, comme les autres cristaux liquides bien connus, des caractéristiques souhaitables de biréfringence et divers aspects extérieurs. Par exemple, ces cristaux liquides peuvent être des substances transparentes ayant l'aspect de gelées ou de cires. Toutefois, on n'a pas encore proposé dans ce domaine de la technique un cristal liquide lyotrope pouvant fournir les effets souhaitables de variation de couleur généralement obtenus avec les cristaux liquides cholestériques. Suivant l'invention, ona découvert que lorsque le dérivé polysaccharidique, dont les propriétés sont sensiblement différentes de celles des cristaux liquides cholestériques bien connus, est uniformément dissous dans un certaih solvant et que le solvant est ensuite évaporé, on peut obtenir un produit plus visqueux et que le produit ainsi obtenu peut sélectivement diffuser les radiations visibles et peut réversiblement changer de couleur sur toute l'étendue du spectre, à savoir suivant la gamme incolore(transparent)-violet-bleu vert-jaune-rouge-incolore (transparent). Les polysaccharides utilisables suivant l'invention englobent des polysaccharides sur lesquels sont fixés un aldopentopyranose de pentose, comme l'arabopyranose, le xylopyranose, le ribopyranose, etc. ou un aldohexopyranose d'hexose comme le glycose, le galactose, le mannose, etc, par exemple la cellulose, l'amylose, le mannane, le xylane, le pullulane, la dextrine, l'amylopectine, l'arabinane, le cyclo--1,4'-glucoologosaccharide, le ss-1,4'-xylooligosaccharide, le R-1,4'-mannoologosaccharide, le bifurcose, le néobifurcose, etc. Le degré moyen de polymérisation de ces polysaccharides est généralement de 3 à 2000 et de préférence de 5 à 1000. Au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple, - la Fig.l représente une coupe transversale de la cellule à cristal liquide suivant l'invention; et - les Fig. 2 et 3 représentent un diagramme de circuit du sys tempe de commande automatisue comprenant la cellule a cristal liquide suivant l'invention. Les dérivés polysaccharidiques suivant l'invention sont des composés présentant une liaison éther ou une liaison ester formée par suite de la réaction entre un groupe hydroxyle des saccharides et le groupe fonctionnel introduit. Ces composés, en particulier les composés à groupe fonctionnel R à liaison éther, peuvent être représentés par les formules suivantes:: OR H OR H OH N H e\ H R/ L H1 OR0 OR ORH n n pentose , hexose dans lesquelles R = H ou n est un nombre de 3 h 2ont. m est un noire entier egal à 2 ou plus, et R1 et R2 représentent chacun un atome-d'hydrogène ou un groupe hydroxyle, alcoyle inférieur ou alcoyle inférieur substitué, par exemple hydroxyalcoyle, aminoalcoyle, halogénoalcoyle, phénylalcoyle, etc. Ces dérivés peuvent être complètement dissous dans au moins un solvant choisi parmi les alcools inférieurs comme le méthanol, l'éthanol, l'isopropanol, etc. 1'acétone et les cellosolves comme la méthyl cellosolve, l'éthyl cellosolve, etc. En outre, lorsqu'on évapore le solvant d'une solution des dérivés polysaccharidiques, ces dérivés peuvent former une solution visqueuse et uniforme sans provoquer de précipités. La solution visqueuse résultante est transparente ou opaque. Les dérivés polysaccharidiques utilisables suivant l'invention doivent remplir deux conditions, à savoir les conditions indiquées par les expressions "dans lequel est introduit un groupe fonctionnel et solubilité dans un certain solvant" précitées . Par exemple, l'hydroxyéthylcellulose ayant un groupe -/ICH, -CHz-0-~7, H n'est pas acceptable comme l'un des dérivés polysaccharidiques suivant l'inven- tion car elle remplit la condition concernant le groupe fonctionnel, mais pas la condition concernant la solubilité. D'autre part, l'hydroxypropylcellulose ayant un groupe H entre dans le groupe des cristaux liquides cholestériques lyotropes car elle remplit les deux conditions concernant le groupe fonctionnel et la solubilité. En outre, on remarquera que les trois groupes hydroxy de chacun des motif s récurrents peuvent être partiellement substitués par le groupe fonctionnel défini ci-dessus. C'est-à-dire qu'au moins un groupe hydroxy du motif récurrent peut être insubstitué. Les composés ayant un groupe fonctionnel R à liaison ester peuvent être représentes par les formules suivantes: OR H2OR H > H H O H H OR H R OR H OR H n n pentose , hexose dans lesquelles R s H ou et m, n, R1 et R2 ont les significations précitées. Pour ces composés, la condition concernant la *solubilité qui varie suivant le type du substituant, le degré de substitution, etc. est identique à celle concernant les composés précités contenant le groupe fonctionnel à liaison éther. Les solvants utilisables suivant l'invention ne sont pas limités tant qu'ils sont capables de dissoudre les dérivés polysaccharidiques dévrits ci-dessus. Ces solvants peuvent être utilisés séparément ou en association. Comme exemples de solvants appropriés on citera: 1' eaut des alcools aliphatiques inférieurs , notamment un alcool primaire comme le méthanol, l'éthanol, le n-propanol, l'isopropanol et le butanol, un alcool secondaire comme méthylène glycol et le pro pylène glycol et un alcool tertiaire comme la glycérine; des alcools aliphatiques comme le cyclohexanol, etc.; des cétones aliphatiques inférieures comme l'acétone, la méthyléthylcétone, etc; des cellosolves comme la méthylcellosolve, l'éthylcellosolve, la n-butylcellosolve, etc.; ainsi que le dioxanne, le N,N-diméthylformamide, etc. Suivant un mode de réalisation de l'invention, il est préférable d'utiliser comme solvant: l'eau, l'éthanol, le propylène glycol, la glycérine ou un mélange de ces solvants. Ces solvants sont pratiquement sans danger pour l'organisme humain. En conséquence, les cellules à cristaux liquides obtenues peuvent, sans danger, être appliquées comme décorations pour divers produits alimentaires ou sur des articles utilisés dans la vie courante, par exemple des bonbons, des jouets, des tasses, des verres de couleur, des vases å fleurs, etc. ce qui permet de profiter des effets notables de variations de couleur présentés par ces cellules à cristaux liquides. L'un des facteurs particulièrement importants ayant une influence sur les effets de variation de couleur est le rapport de soluté Comme le cristal liquide suivant l'invention est de type lyotrope, le rapport de soluté (dérivé polysaccharidique) à solvant pour le soluté, dans le mélange, affecte fortement la couleur du cristal liquide résultant. La relation entre la température et la teneur en solvant réside en le fait que lorsque la teneur en solvant devient élevée, on peut observer l'apparition de couleur à basse température; au contraire, lorsque la teneur en solvant devient basse, on peut observer l'apparition de couleur à température élevée. Les limites de température sont habituellement très étendues, c'est-à-dire de -10 ou -200C à environ looOC. La variation de couleur du cristal liquide à température ambiante est la suivante: incolore (transparent)-rouge-orangé-jaune-vertbleu-indigo-pourpre-incolore (transparent). Cette variation de couleur est affectée par les variations de teneur en solvant et de température. Lorsqu'il s'agit d'une température inchangée, lorsque la teneur en solvant est relativement élevée, la couleur du cristal liquide change au rouge. D'autre part, lorsque la teneur en solvant est relativement basse, la couleur du cristal liquide change au bleu. En outre, lorsque la teneur en solvant ne change pas, lorsque la température est élevée, la couleur du cristal liquide change au rouge et, lorsque la température est basse, la couleur change au bleu. Le gradient de température qui permet à la couleur de varier du rouge au pourpre est habituellement d'environ 300C.Lorsqu'on sèche le cristal liquide coloré dont la couleur est invariable, le cristal liquide coloré peut devenir un matériau solide (couche solide) pelliculaire conservant la couleur invariable sans produire de varia tions de couleur réversibles. On peut faire varier la couleur de cette couche solide d'après le choix qu'on fait du solvant, des additifs indiqués ci-dessous, etc. Comme indiqué ci-dessus, on peut éventuellement inclure tous additifs dans le solvant tant qu'ils peuvent se dissoudre dans le solvant. Ces additifs peuvent être des substances de faible masse moléculaire ou des substances de masse moléculaire élevée. On peut les ajouter au solvant en une proportion égale à 50S environ du poids des dérivés polysaccharidiques à utiliser, indépendamment de leurs masses moléculaires. Les additifs de faible masse moléculaire sont des tensio-actifs divers comme le monostéarate de glycérine, le monostéarate de propylèneglycol, le tristéarate de sorbitanne, etc, tandis que les additifs de masse moléculaire élevée sont notamment des composés comme le polyéthylène glycol, la polyvinyl pyrrolidone, 1' acétate de polyvinyle, des dérivés polysaccharidiques ayant un degré moyen de polymérisation de 2000 ou plus, etc.En outre, si le solvant à utiliser est l'eau, il convient d'ajouter, comme additif, une quantité appropriée d'alcalis, d'acides ou de sels pouvant être dissous dans les eaux à ioniser. En particulier, il est préférable d' ajouter des sels neutres comme le chlorure de sodium, le chlorure de potassium, le sulfate de sodium, etc, du fait de la stabilité des dérivés polysaccharidiques. En outre, des poudres noires comme du noir de carbone peuvent être ajoutées au solvant afin d'intensifier le degré de la variation de couleur. Cela est dû au fait que, si on ajoute ces poudres noires, les effets améliorés de diffusion sélective sont obtenus non seulement sur la surface noire du support du cristal liquide, mais également au sein du cristal liquide. Bien entendu, il est également possible d'utiliser les composés formateurs de cristaux liquides suivant l'invention sous forme de mélanges de deux composés, ou plus. Suivant un mode de réalisation de l'invention, si le solvant du cristal liquide est évaporé et complètement séché et si la couleur du cristal liquide change et devient incolore, on peut à nouveau obtenir des effets de variation de couleur sensiblement identiques à ceux réalisés avant l'évaporation du solvant, en additionnant le cristal liquide séché d'une quantité appropriée de solvant remplissant les conditions initialement définies. Si les cristaux-liquides suivant l'invention sont destinés à être utilisés de façon réversible pendant longtemps, il est nécessaire de placer ces cristaux liquides dans des milieux particuliers empêchant l'évaporation du solvant, car il s'agit de cristaux liquides lyotropes. Toutefois, ces cristaux liquides sont stables lorsqu'ils sont exposés aux radiations ultraviolettes, à la chaleur, etc, car ces cristaux liquides sont composés par des polysaccharides. Comme les cristaux liquides cholestériques peuvent sélectivement diffuser les radiations incidentes et, de ce fait, peuvent présenter des effets réversibles de variation de couleur, une partie au moins de l'enveloppe entourant le cristal liquide, c'est-à-dire une partie de la surface externe du cristal liquide doit être rendue transparente à ces radiations. Les dimensions et formes de l'enveloppe peuvent être choisies librement et, comme il va de soi, ne sont pas précisées ici. On décrira ci-dessous un exemple de plaque stratifiée plane per mettant de décrire de façon détaillée la cellule à cristal liquide suivant l'invention. La Fig.l représente une plaque stratifiée. Les substrats 1 et 2 de cette plaque stratifiée peuvent être constitués par du verre1 des métaux, de la céramique,- des matières plastiques, etc. Dans cette structure l'un des deux substrats doit être une plaque transparente. D'une façon générale, on prépare une plaque stratifiée suivant l'invention en versant une solution visqueuse de cristal liquide 4 sur le centre du substrat inférieur 2, en plaçant un élément d'espacement de 0,01 à 5 mm d'épaisseur sur le pourtour du substrat 2, en superposant sur lui le substrat supérieur 1, puis en pressant le produit stratifié résultant. On peut éventuellement porter le produit stratifié à une température de 40 à 7O0C au cours du stade de pressage. On peut éventuellement revêtir la partie périphérique du cristal liquide à l'aide d'un agent d'étanchéité, afin d'empêcher l'évaporation du solvant contenu dans le cristal liquide. Les agents d' étanchéité utilisables suivant l'invention sont aussi bien des agents d'étanchéité organiques que des agents d'étanchéité minéraux. On trouvera ci-dessous quelques exemples d'agents d'étanchéité appropriés, en fonction du solvant utilisés (1) Lorsque le solvant est l'eau: (a) Adhésifs à base de silicone, par exemple gommes "RTV" et "LTV" fournies par Shinetsu Chemical Industry Co., Ltd. (b) Gommes adhésives au fluor. (2) Lorsqu'on utilise un solvant organique: (a) Adhésifs époxy (b) Adhésifs de types acrylates modifiés (3) LOrsqu' on utilise 1 'eau ou un solvant organique: (a) Cire de paraffine (b) Cire microcristalline (c) Cire Fischer-Tropsch (d) Adhésifs silice-alumine, par exemple "Sumiceram" fourni par Sumimoto Chemical Co., Ltd. (e) Brasure, par exemple "Cerasolzer", fourni par Asahi Glass Co., Ltd. Il est bien entendu que les agents d'étanchéité décrits ci-dessus ont a la fois des propriétés d'étanchéité et d'adhérence. On peut aussi, éventuellement, chauffer diverses substances comme le verre, les matières plastiques, etc, afin de les faire fondre et d'utiliser la masse fondue résultante comme agent d'étanchéité. Si les cellules à cristaux liquides résultantes ne sont pas utilisées de façon continuependant longtemps, il est également possible d'utiliser du cuir, du papier, du tissu, etc. comme substrat. Par exemple, on peut préparer un cristal liquide stratifié en appliquant sur un support transparent (par exemple du verre) le cristal liquide suivant l'invention sous forme fluide et en couvrant de façon suffisante pour que le revêtement ait l'épaisseur souhaitée; en plaçant un matériau non-réfléchissant, comme du papier noir, un tissu noir, etc, sur le revêtement de cristal liquide, dans certaines conditions de tension en chauffant uniformément la surface du produit stratifié résultant et en évaporant lentement le solvant; et, enfin, après apparition de couleur dans le produit stratifié, en recouvrant le produit stratifié par un autre substrat en verre, en métal, etc.En outre, il est généralement préférable que le substrat opaque à utiliser soit de couleur noire ou de couleur similaire, pour clarifier la couleur des cristaux liquides cholestériques résultants, de façon classique. Suivant un mode de réalisation de l'invention, on peut utiliser une pellicule ou feuille du dérivé polysaccharidique pour préparer les cellules à cristaux liquides suivant l'invention. C'està-dire qu'on peut préparer les cellules à cristaux liquides strati fiQ3 en plaçant la pellicule ou feuille préalablement préparée de dérivé polysaccharidique sur le substrat à stratifier, en mettant le produit stratifié résultant en contact avec une vapeur ou un brouillard du solvant et en superposant un autre substrat sur- le produit stratifié traité à la vapeur.Suivant encore un autre mode de réalisation de l'invention, on peut préparer la cellule à cristal liquide stratifiée suivant l'invention en insérant un dérivé polysaccharidique pelliculaire ou pulvérulent entre les deux substrats, tous deux préalablement revêtus d'une solution visqueuse contenant un excès de solvant par rapport à la quantité nécessaire. En d'autres termes, les effets de variation de couleur fournis par le dérivé polysaccharidi que suivant i |invention sont en relation directe avec le type et la quantité du solvant à utiliser. I1 va de soi que ces effets ne sont pas fonction du mode de préparation des cellules a cristaux liquides. Lorsque les plaques de base ont des propriétés exo- et/ou endothermiques, on peut automatiquement régler le degré de coloration des cellules à cristaux liquides en leur fournissant une énergie thermique. Des exemples de ces modes de réalisation sont représentés aux Fig. 2 et 3. Comme représenté sur ces Fig. 2 et 3, un disposi tif ayant les propriétés précitées est incorporé dans uoeplaque de base 1. Aux Fig. 2 et 3, les chiffres 6 et 7 indiquent respectivement une source d'énergie et un dispositif de commande. La chaleur engendrée par le dispositif 5 peut être conduite à travers la plaque de base ou directement au cristal liquide. Pour obtenir de bons résultats d'exothermie et d'endothermie, on peut utiliser un dispositif réalisé comme représenté à la Fig.2.Dans le cas du mode de réalisation illustré à la Fig.3, on peut chauffer la cellule de façon plus uniforme puisque la chaleur est conduite à travers la plaque de base. En outre, un dispositif de chauffage peut être réparti dans la cellule suivant la forme d'une image, afin d ' obtenir un motif d'image souhaité. De plus, on peut disposer plusieurs cristaux liquides indépendants de façon à obtenir une matrice. On peut également diviser une plaque de base en plusieurs blocs et également former une matrice. La cellule à cristal liquide, c'est-à-dire l'enveloppe suivant l'invention, peut être utilisée pour obtenir un dispositif de commutation et un dispositif d'affichage. Lors de la réalisation de ces dispositifs, on peut relier n'importe quel dispositif de chauffage à l'enveloppe. Des dispositifs de chauffage sont décrits ci-dessous de (1) à (8). (1) On revêt la partie opaque de l'enveloppe à l'aide d'un revêtement de résine exothermique. On fait ensuite passer un courant dans l'enveloppe. Dans ce cas, le dispositif d'affichage résultant est de préférence utilisé pour préparer de grands panneaux d'affichage car le revêtement de résine appliqué peut uniformément chauffer une large surface de l'enveloppe. Les revêtements résineux exothermiques utilisés ici sont, par exemple, "Plaheat" fourni par Misato Co., Ltd, "Dotite W", fourni par Fujikura Kasei Co., Ltd. "Achilles Plost", fourni par Kokoku Chemical Industries, Ltd., etc. (2) Lorsque la partie transparente de l'enveloppe a une surface importante, elle doit être revêtue d'un matériau exothermique. Dans ce cas, il est nécessaire que le matériau exothermique soit à la fois transparent et exothermique. Il est également préférable d'utiliser un revêtement conducteur transparent (dit revêtement "NESA") d'oxyde métallique comme SnO2, In203, etc, comme matériau exothermique. (3) Il est préférable que la partie exothermique de l'enveloppe ne soit pas sous forme de pellicule ou de couche. Elle peut être constituée par un fil de Nichrome ou un fil fer-chrome. En particu lier, il est souhaitable que la partie exothermique superposée sur la partie transparente soit constituée par des fils de petit calibre. (4) Des semiconducteurs de type N et de type P sont reliés à un métal, comme le cuivre, l'aluminium, etc, pour former un dispositif thermique produisant un effet Peltier. Dans ce cas, si on change la direction du courant appliqué de positive à négative, on peut chauffer et refroidir l'enveloppe en un laps de temps court. En outre, on peut associer plusieurs enveloppes pour former une matrice et préparer un dispositif d'affichage car la partie chauffante et la partie de refroidissement peuvent être prévues séparées dans l'enveloppe. (5) Une céramique semi-conductrice de type au titanate de baryum ou dite "PTC* peut être incluse dans l'enveloppe afin d'empêcher la surchauffe du dispositif de chauffage, car la résistance électrique de la PTC peut subitement augmenter après que la température de la PTC a atteint ou dépassé le point de Curie. On peut efficament utiliser cette PTC sur un panneau d'affichage de grandes dimensions. (6) I1 est également possible d'utiliser des tuyaux chauffants comme dispositifs de chauffage. (7) On peut éventuellement utiliser comme dispositifs de chauffage d'autres dispositifs comme des dispositifs de chauffage à IR, des dispositifs de chauffage à IR lointain, des lasers, des faisceaux d'ions, etc. (8) I1 est possible de chauffer directement une solution du cristal liquide. Dans ce cas, on utilise la solution comme trajet du courant appliqué. Les sources de courant alternatif industrielles sont appropriées pour chauffer la solution car, si on fait passer un courant continu dans la solution, le courant continu électrolysera la solution. Les cellules à cristaux liquides suivant la présente invention sont efficacement utilisables tout comme les cristaux liquides cholestériques pour la préparation de thermomètres, de dispositifs d' examen indestructibles, de dispositifs indicateurs de radiations diffusées dans lesquels des cristaux liquides sont associés en matrice, ces dispositifs étant incorporables dans des circuits de sélection, etc. Les exemples non limitatifs suivants sont donnés à titre d'illustration de l'invention. ExemPle 1 On prépare une hydroxypropyl cellulose répondant à la formule suivante, ayant un degré moyen de polymérisation de 250: Dans la formule ci-dessus, R n H ou un groupe de formule J-CH2-CH( )O-JmHg rn représentant un nombre entier égal ou supé- rieur à 1. On dissout complètement 2 g de l'hydroxypropyl cellulose cidessus dans 10 ml de méthanol, afin d'obtenir une solution transparente et uniforme. On évapore le méthanol utilisé comme solvant, dans un dispositif de séchage à air chaud, à une température de 450C, obtenant ainsi un liquide très visqueux souhaité, qui est le cristal liquide cholestérique de type lyotrope. Le liquide visqueux, constitué par l'hydroxypropyl cellulose et du méthanol en une proportion pondérale de 5/3 environ, est ensuite 1pris en sandwich N entre deux lamelles de verre et refroidi à -200C. A ce stade, le liquide qui est incolore à température ambiante (c'est-à-dire transparent) présente une couleur rouge lorsqu'on le place sur du papier noir et expose à une lumière blanche, car le rayonnement rouge visible est sélectivement diffusé par le liquide. Lorsqu'an porte le liquide à la température ambiante, le liquide devient incolore(transparent). Des essais répétés donnent les mêmes résultats. Un liquide très visqueux, dans lequel le rapport pondéral hydroxypropyl cellulose/méthanol est d'environ 10/3 diffuse les rayonnements visibles même a température ambiante et présente des couleurs allant dans l'ordre du rouge au jaune, au vert et au pourpre. Lorsqu'on le chauffe, le cristal passe du pourpre au rouge, et passe du rouge au pourpre lorsqu'on le refroidit. En outre, la couleur de la cellule à cristal liquide change même lorsqu'on la preF se à la main. Lorsqu'on élève la teneur en solvant, la couleur du liquide passe du pourpre au rouge. En outre, on perçoit un changement de couleur même lorsque le cristal liquide est légèrement chauffé dans la main. Lorsqu'on mélange de l'hydroxypropyl cellulose avec du méthanol, les phénomènes suivants se produisent. Lorsque le rapport pondéral du méthanol baisse à 7/1 par exemple, la fluidité du cristal liquide obtenue est réduite à température ambiante. Lorsqu'on met le cristal sous forme d'un produit stratifié, il passe en un état incolore et hautement visqueux. Toutefois, lorsqu'on chauffe le cristal liquide, sa couleur passe du pourpre au vert, au jaune et ensuite au rouge. La relation entre la température et la coloration dépend de variations délicates de la teneur en solvant. Lorsque le cristal liquide stratifié est amené à température ambiante, il devient incolore (transparent). I1 découle de ce qui précède que le cristal liquide suivant la présente invention est un remarquable cristal liquide cholestérique de type lyotrope dont la couleur varie dans des limites étendues de température d'environ moins 20ou 3O0C à plus 1000C, suivant la teneur en solvant. ExemPle 2 On prépare une hydroxypropyl cellulose ayant un degré de polymérisation moyen de 250, répondant à la formule: dans laquelle R = H ou un groupe et m représente un nombre entier égal ou supérieur à 1. On dissout le dérivé cellulosique ci-dessus, complètement, dans le méthanol, en opérant comme décrit a l'exemple 1. Puis on évapore le méthanol afin d'obtenir un liquide très visqueux. On obtient ainsi un cristal liquide cholestérique de type lyotrope. Les effets de co coloration de ce produit sont similaires à ceux de l'hydroxypropyl cellulose de Exemple 1, à cela près que la proportion de solvant est légèrement élevée. ExemPle 3 On prépare une hydroxypropyl amylose ayant un degré mLyen de polyn6- risation de 35 , représenté par la formule suivante dans laquelle R = H ou un groupe et m représente un nombre entier égal ou supérieur à 1 En opérant comme décrit à 1'exemple 1, on obtient un cristal liquide cholestérique de type lyotrope à partir du dérivé d'amylose ci-dessus. La variation de coloration du cristal est similaire â celle de l'hydroxypropyl cellulose de l'exemple I, à cela près que cette variation est accélérée et que la proportion de solvant est relativement basse. ExemPle 4 On prépare une hydroxypropyl-ss-cyclodextrine répondant à la formule suivante: dans laquelle R = H ou #-CH2-CH(CH3)-O-#mH, et m représente un nombre entier égal ou supérieur à 1. On traite le dérivé de /3-cyclodextrine comme décrit à 'exem- ple 1, obtenant ainsi le cristal liquide cholestérique de type lyotrope cherché. Bien que la proportion de solvant dans le produit soit similaire à celle de l'exemple 3, la variation de coloration est encore accélérée. ExemPle 5 On ajoute 0,15 g de propylène glycol comme solvant ayant un point d'ébullition élevé au solvant indiqué à l'exemple 1, et on opère comme décrit à l'exemple 1. Après évaporation du méthanol, les radiations visibles sont bien diffusées sélectivement par le cristal liquide obtenu. Le cristal liquide présente des effets de coloration similaires à ceux obtenus à l'exemple 1. Toutefois, le début de la variation de couleur est un peu retardé. Lorsqu'on soumet le mélange à un traitement de distillation à une température de chauffage de 600C, le mélange solidifie en une pellicule colorée solide qui, elle aussi, diffuse sélectivement les radiations visibles. La couleur de la pellicule ne disparaît pas même lorsqu'on refroidit la pellicule à température ambiante. D'une façon générale, on peut obtenir une pellicule colorée solide en n'utilisant que du méthanol comme solvant, comme dans le cas de l'exemple 1, si on traite le produit par évaporation à la chaleur. Toutefois, pour obtenir une pellicule solide capable de sélectivement diffuser les radiations visibles de longues longueurs d'onde, comme le jaune et le rouge, et il est plus facile et plus commode d'ajouter du propylène glycol au méthanol comme décrit dans le présent exemple. La cellule à cristal liquide sous forme de pellicule solide n'est pas influencée par les variations de température et a d'excellentes propriétés de résistance à l'eau.En conséquence, si on utilise cette cellule à cristal liquide pour préparer du verre de couleur, on peut obtenir des effets nouveaux et distinctifs inattendus. Exemple 6 On dissout complètement 2 g d'hydroxypropyl cellulose ayant un degré moyen de polymérisation de 250 et 0,15 g d'acétate de polyvinyle dans 10 ml de méthanol, obtenant ainsi une solution uniforme et transparente. On utilise cette solution en opérant comme décrit à 1' exemple 1. Le cristal liquide obtenu présente des phénomènes similaires à ceux de l'exemple 1. Même lorsque le rapport pondéral d'hydroxy propyl cellulose à acétate de polyvinyle est de 1/1, le cristal liquide obtenu diffuse sélectivement les radiations visibles; en conséquence, le cristal est coloré. Exemple 7 On prépare un produit stratifié avec un cristal liquide en insérant le cristal liquide de l'exemple 1 dans un espace de 0,6 mm compris entre une plaque de verre "NESA" de 1 mm d'épaisseur présentant à ses deux extrémités des électrodes revêtues de pâte d'argent et une plaque de verre normal de 0,6 mm d'épaisseur. Le produit stratifié qui présente une couleur pourpre clair à 150C, est chauffé à l'aide d'un courant de 100V, O,lA. Lorsque le revêtement "NESA" a été chauffé, la couleur du produit stratifié change immédiatement, en quelques secondes. Au bout de 12 secondes, la couleur du produit stratifié devient verte, jaune, puis rouge.Lorsqu'on continue à chauffer, la couleur rouge pâlit et des bulles apparaissent dans le cristal liquide. Lorsqu'on abandonne le produit stratifié à 150C, pour qu'il refroidisse après avoir coupé le courant, il retrouve sa couleur initiale en 12 minutes environ. Lorsqu'on fait passer un courant dans un produit stratifié incolore(transparent) contenant un cristal liquide, le cristal est coloré en 10 secondes environ et devient vert foncé en 20 secondes environ. En refroidissant, le produit stratifié reprend son état incolore initial en 16 minutes environ. La Demanderesse a découvert que, d'une façon générale, plus le revêtement est mince, plus la couleur est claire et plus le temps nécessaire au cristal pour reprendre sa couleur initiale est court. I1 découle de ces faits que le produit stratifié contenant un cristal liquide suivant la présente invention présente un effet d'accumulation de couleur. ExemPle 8 On traite aux micro-ondes, pendant 5 secondes, le cristal liquide incolore stratifié de l'exemple 6 dans un four électronique domestique (1ka). De ce fait, le produit stratifié prend une couleur rouge intense. Lorsqu'on traite aux micro-ondes un cristal liquide stratifié contenant des plaques de verre normal, le produit stratifié ne commence à se colorer qu'au bout de 25 secondes environ. Toutefois, une durée d'une minute est nécessaire pour que le produit stratifié atteigne une coloration très intense.- Exemple 9 On place 1,2 g du cristal liquide préparé à l'exemple 1 et présentant une variation de couleur à basse température sur une base constituée par une feuille noire de 50 mm x 20 mn de 0,8 mn d'épaisseur.On place des éléments d'espacement de 3 mn d'épaisseur sur les deux extrémités latérales du matériau, puis on place une plaque de verre sur les éléments d'espacement. En exerçant une douce pression à la main sur la surface de la plaque de verre, on fixe le produit stratifié en sandwich" avec des pinces sur ses deux parties latérales et on l'abandonne à température ambiante. Le produit stratifié résultant se colore à température ambiante, car le méthanol utilisé comme solvant s'évapore à travers la feuille noire en 24 heures. En laissant le produit stratifié tel qu'il se trouve, il devient incolore. Toutefois, lorsque du méthanol passe à travers la feuille de base, il se colore à température ambiante. On enveloppe ensuite ce produit stratifié à l'aide d'un matériau de revêtement approprié. Exemple 10 On pulvérise une mince couche de méthanol sur une---plaque de verre de 50 mm x 20 mm et de 1 mn d'épaisseur. Puis on applique sur la plaque, après cette pulvérisation, une mince couche de 0,15 mn épaisseur d'hydroxypropyl cellulose ayant un degré moyen de polymérisation de 250. On abandonne le produit stratifié obtenu, pendant 5 heures, dans une vapeur saturée de méthanol à 500C, et on place une plaque de verre sur lui de façon à obtenir un produit stratifié intégré. Le produit stratifié change de couleur à température ambiante. Exemple 11 On prépare un dérivé cellulosique présentant des liaisons ester et ayant un degré de polymérisation moyen de 100, répondant à la formule suivante: dans laquelle R = H ou un groupe # COCH2-CH(CH3)-O-# mH, m représen- tant un nombre entier égal ou supérieur à 1. On dissout 2 g du dérivé cellulosique, complètement, dans 10 ml d'acétone, obtenant ainsi une solution transparente uniforme. Puis on évapore l'acétone, comme décrit à l'exemple 1, obtenant ainsi un liquide très visqueux qui est un cristal liquide cholestérique de type lyotrope. Le produit est coloré lorsque son rapport solvant/dérivé est similaire à celui du produit de l'exemple 1. Toutefois les effets de variation de couleur du cristal de cet exemple ont tendance à varier à un rouge ou une couleur similaire. Exemple 12 On prépare une hydroxypropyl cellulose ayant un degré moyen de polymérisation de 250 répondant à la formule indiquée à l'exemple 1. On dissout complètement 5 g de la cellulose dans 20 ml d'eau, obtenant ainsi une solution transparente et uniforme. Puis on évapore 1' eau afin d'obtenir le liquide très visqueux souhaité (hydroxypropyl cellulose/eau = 5/3). Puis on prend le liquide "en sandwich" sous une forme ronde entre deux plaques de Verre et on abandonne plusieurs jours à température ambiante. Lorsqu'on place la cellule à cristal liquide sur une feuille noire, on observe un cercle coloré. Les couleurs du cercle varient dans l'ordre incolore (transparent)-rouge orangé-jaune-vert-bleu-bleu foncé-pourpre-incolore (transparent) de l'intérieur vers l'extérieur du cercle. Le diamètre du cercle se réduit au fur et à mesure que les jours passent, c'est-à-dire au fur et à mesure que l'eau s'évapore.Le diamètre diminue encore lorsqu'on refroidit la cellule à cristal liquide. Lorsque la température tombera -200C, la partie centrale devient pourpre et l'autre partie devient incolore. Au contraire, lorsqu'on chauffe la cellule, le diamètre du cercle coloré croît progressivement. En outre, la zone incolore (transparente) à la partie centrale du cercle s'agrandit . Il découle des résultats ci-dessus que les couleurs de la cellule à cristal liquide suivant la présente invention varient suivant la teneur en solvant et sa température.Ces relations sont rapportées au tableau suivant: Proportions de teneur en solvant Température de coloration (HPc0) HPC/H2o = 5/3 environ -200C HPC/k Q = 10/3 température ambiante (environ 200C) HPC/H20 = 7/1 environ 500C * HPC = hydroxypropyl cellulose On obtient des effets de coloration similaires même lorsqu'on utilise de l'éthanol ou des solvants de point d'ébullition élevé comme la glycérine, le propylène glycol, l'éthylcellosolve comme solvant à la place de l'eau. I1 découle des essais effectués que la couleur de la cellule a cristal liquide suivant l'invention peut changer même lorsqu'on fait glisser sa plaque de base. En outre, on a découvert qu'au fur et à mesure que l'angle entre la lumière incidente de la source lumineuse et la lumière réfléchie perçue par l'observateur décroît, la couleur de la cellule prend une couleur plus rouge ou similaire. Et, au fur et à mesure que l'angle croit, la couleur de la cellule prend une couleur plus bleue ou similaire. Lorsqu'on fait passer une lumière transmise à travers la cellule, on observe des effets de coloration inverses de ceux créés par la lumière réfléchie. C'est-à-dire que la coloration a lieu dans l'ordre suivant: rouge-bleu clair à vert-rouge clair à pourprejaune clair, De ce fait, la Demanderesse a préparé des vitres de type verre couleur en utilisant les cellules à cristaux liquides suivant l'invention. En conséquence, on obtient des effets de coloration pâle provoqués par la lumière passant à travers la cellule pendant la journée dans la pièce munie des vitres colorées, alors qu'on obtient un effet de coloration claire pendant la nuit, car les surfaces externes des titres empêchent que la lumière soit réfléchie du fait de l'obscurité extérieure. On pense, en outre, que des variations de couleur se produisent momentanément de jour comme de nuit, suivant les variations de température et les variations atmosphériques saisonnières. En outre, on observe ces conditions dans les cellules à cristaux liquides suivant l'invention même lorsqu'on utilise des solvants, tels que les solvants précités, à la place de l'eau. ExemPle 13 En opérant comme décrit à l'exemple 12, on dissout complètement dans l'eau une hydroxypropyl cellulose ayant un degré moyen de polymérisation de 50, puis on évapore l'eau de la solution obtenue. On obtient ainsi le cristal liquide cholestérique de type lyotrope. Le cristal liquide présente des effets de coloration similaires à ceux de l'exemple 12. Toutefois, à l'exemple 13, la variation de couleur des vitres due aux variations de température a lieu de façon légèrement plus significative. ExemPle 14 On obtient une solution transparente et uniforme en dissolvant complètement 5 g d'hydroxypropyl cellulose (degré moyen de polymérisation = 250) et 1 g d'acétate de polyvinyle (degré moyen de polymérisation = 300) dans 20 ml d'éthanol. On introduit la solution dans un récipient de laboratoire dont le fond a une surface de 100 cm2. On évapore les 2/3 du méthanol à température ambiante, et on porte la solution concentrée résultante à 600Cafin de la sécher. De cette manière, on obtient une pellicule solide orangée.La pellicule ne varie pas de couleur même lorsqu'on la refroidit à température ambiante ou la chauffe à une température supérieure à 600C. La coloration de la pellicule, c'est-à-dire la variation de sa couleur due à la lumière réfléchie et à la lumière transmise passant dans la pellicule, est similaire à celle de la cellule obtenue à l'exemple 12. Exemple 15 On prépare une hydroxypropyl amylose ayant un degré moyen de polymérisation de 200 (dont la formule est représentée à l'exemple 3). A 5 g de la cellulose on ajoute 20 g d'éthanol et 1,7 g de glycérine afin d'obtenir une solution uniforme. On place ensuite la solution dans un dispositif de séchage à air chaud afin d'évaporer l'éthanol et d'obtenir un liquide très visqueux constitué par de la glycérine et de l'hydroxypropyl cellulose. Le liquide résultant diffuse sélectivement les radiations visibles à température ambiante et s'avère ainsi avoir les caractéristiques d'un cristal liquide cholestérique. Exemple 16 On verse une solution transparente et uniforme préparée à ltex- emple 12 sur une plaque de verre bien nettoyée. Puis on évapore 1' eau de la solution afin d'obtenir une pellicule d'hydroxypropyl cellulose de 0,35 mn d'épaisseur. Puis on découpe la pellicule de façon qu'elle présente des dimensions de 50 mm x 50 mm et on l'insère dans une cavité (50 mm x 50 ment d'une autre plaque de verre préalablement préparée dont la surface est revêtue d'éthanol. Lorsqu'on a inséré la pellicule découpée, on pulvérise à nouveau de l'éthanol sur la surface de la plaque de verre et de la pellicule découpée. On place enfin une autre plaque de verre sur la surface ainsi pulvérisée, obtenant ainsi une cellule à cristal liquide. La cellule à cristal liquide obtenue présente des effets de variation de couleur souhaités, similaires à ceux de la cellule obtenue à l'exemple 12. Exemple 17 On place 0,15 du cristal liquide préparé à l'exemple 12 au centre d'une plaque de verre circulaire ayant un diamètre de 30 mm et une épaisseur de l mm. On superpose une autre plaque de verre circu laire de même diamètre et de même dimension et on presse à la main afin de réduire à 0,5 mn l'épaisseur du cristal liquide "pris en sandwich". Enfin, en revêt le pourtour des plaques de verre à l'aide d'un agent d'étanchéité, par exemple d'une cire microcristalline (fournie sous la marque "Hi-Mic-1070 par Nippon Seirou Co., Ltd.) afin d'obtenir une structure intégrée.La cellule à cristal liquide ainsi obtenue ne présente pas d'évaporation de l'eau et, ainsi, prouve que la cellule à cristal liquide peut fournir des effets de variation de couleur similaires à ceux de la cellule obtenue à 1' exemple 12. On répète le mode opératoire précité, mais en utilisant d' autres agents d'étanchéité, c'est-à-dire un adhésif siliconé ("RTV, LTV Gum Compound" précité) et une brasure ("Cerasolzer" précitée) à la place de la cire microcristalline. On obtient des effets de variation de couleur similaires à ceux réalisés en utilisant la cire microcristalline comme agent d'étanchéité. Exemple 18 On prépare le cristal liquide suivant l'invention à partir de 10 parties d'hydroxypropyl cellulose ayant un degré moyen de polymérisation de 250 et 3,5 parties d'éthanol. Puis on injecte le cristal liquide résultant dans une petite ampoule ayant un diamètre de 8 mm et on scelle le pore d'injection à l'aide d'un adhésif époxy ("Diabond 2100E" fourni par Nozawa Chemical Co., Ltd. > . I1 n'y a pas d' évaporation progressive de l'éthanol utilisé au fur et à mesure que le temps passe. Par suite, on obtient des effets de variation de couleurs souhaitables, similaires a ceux de la cellule obtenue à 1' exemple 12. Exemple 19 On utilise un petite tube de verre de 150 mm de long, 5 min de diamètre intérieur et 7 min de diamètre extérieur. Puis on obture une extrémité du tube de verre à l'aide d'un brûleur à gaz et, ensuite, on introduit ou encapsule 2 g d'hydroxypropyl cellulose pulvérulente ayant un degré moyen de polymérisation de 250 et 0,4 g d'éthanol dans le tube de verre. Après encapsulation, on obture également 1' autre extrémité du tube de verre à l'aide du brûleur à gaz, afin de sceller le tube de verre. On porte ensuite le tube de verre scellé à une température de 600C et on l'abandonne pendant 24 heures. La cel lule tubulaire à cristal liquide résultante contenant le cristal liquide cholestérique diffuse sélectivement les radiations visibles à température ambiante. Exemple 20 On utilise une plaque en acier inoxydable de 50 min x 50 mm et 1 mm d'épaisseur. La partie centrale de la plaque d'acier inoxydable utilisée comme support présente une cavité cubique de 43 mn x 43 mm et 0,3 min de haut. Puis on verse dans la cavité de la plaque le cristal liquide suivant l'invention comprenant, en poids, 10 parties d'hydroxypropyl cellulose ayant un degré moyen de polymérisation de 250 et 3,6 parties de propylène glycol. Puis on superpose sur la plaque d'acier inoxydable une feuille de résine de polycarbonate incolore et transparente dite "verre plastique" de 50 mm x 50 mn et de 1 min d'épais seur. On relie la plaque en verre plastique et la plaque en acier inoxydable en appliquant un adhésif de type acrylate modifié ("Hard- lock E-500" fourni par TDK Electronics Co., Ltd.) sur le pourtour de ces plaques et en pressant les plaques à la main. La cellule à cristal liquide ainsi obtenue présente des effets de variation de couleur très stables qui ne sont pas modifiés au fur et à mesure que le temps passe. On répète cet exemple mais en utilisant d'autres plaques transparentes en matière plastique, c'est-à-dire une plaque en résine ABS, une plaque en résine de polystyrène, une plaque en résine acrylique et une plaque en résine de poly-4-méthylpentène-1 comme support supérieur au lieu de la plaque en résine de polycarbonate. On obtient des propriétés d'adhérence et des effets de variation de couleur souhaitables similaires à ceux obtenus lorsqu'on utilise la résine de polycarbonate comme support supérieur. REVENDICATIONS 1. Elément à cristal liquide caractérisé en ce qu' il prend un cristal liquide cholestérique de type lyotrope et une enveloppe entourant le cristal liquide, une partie au moins de l'enveloppe étant transparente, le cristal liquide étant constitué par un dérivé polysaccharidique neutre dans lequel est introduit un groupe fonctionnel non-ionique et un solvant dans lequel le dérivé est dissous en une proportion pondéra le supérieure à 50%, le dérivé polysaccharidique étant complètement soluble dans au moins un solvant choisi parmi les alcools inférieurs, l'acétone et les cellosolves et étant également capable de former une solution visqueuse lorsque le solvant est évaporé. 2. Elément à cristal liquide suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les polysaccharides ont un degré moyen de polymérisation de 3 à 2000. 3. Elément à cristal liquide suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les polysaccharides sont des polysaccharides linéaires. 4. Elément à cristal liquide suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les polysaccharides linéaires sont la cellulose ou l'amylose. 5. Elément à cristal liquide suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le groupe fonctionnel rénond à la formule dans laquelle m représente un nombre entier égal ou supérieur à 1. 6. Elément cristal liquide suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le dérivé polysaccharidique est soluble dans l'eau, le méthanol, le propylène glycol, la glycérine ou un mélange de ces solvants. 7, Elément å cristal liquide suivant l'une quelconque des rerevendications précédentes, caractérisé en ce que le solvant, dans lequel le dérivé polysaccharidique est soluble, contient en outre n 'importe quel type d'adaitif soluble dans le solvant. 8. Elément à cristal liquide suivant la revendication 7, caractérisé en ce que l'additif est l'acétate de polyvinyle. 9. Elément à cristal liquide suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on utilise un agent d'étanchéité pour enfermer le solvant du cristal liquide dans l'enveloppe. 10. Elément à cristal liquide suivant la revendication 9, caractérisé en ce que l'agent d'étanchéité est une cire ou une brasure. 11. Elément à cristal liquide suivant la revendication 9, caractérisé en ce quton utilise un composé caoutchouteux siliconé comme agent d'étanchéité lorsque le solvant est l'eau. 12. Elément à cristal liquide suivant la revendication 9, caractérisé en ce qu'on utilise un adhésif époxy comme agent d'étanchéité lorsque le solvant est un alcool. 13. Elément à cristal liquide suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on applique un revêtement anti-réfléchissant de couleur noire ou similaire sur une surface interne de l'enveloppe ou une surface externe de la partie transparente de l'enveloppe. 14. Elément à cristal liquide suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'elle contient une couche solidifiée obtenue en évaporant le solvant d'une solution du polysaccharide. 15. Elément à cristal liquide suivant l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce qu'un dispositif chauffant est prévu-pour chauffer l'enveloppe. 16. Elément à cristal liquide suivant l'une quelconque des revendications 1 à 13 et 15, caractérisé en ce qu'un dispositif de refroidissement est prévu pour refroidir l'enveloppe. 17. Elément à cristal liquide suivant la revendication 15, caractérisé en ce que le dispositif chauffant n'est pas en contact avec l'enveloppe. 18. Elément à cristal liquide suivant la revendication 15, caractérisé en ce que le dispositif chauffant est en contact avec 1' enveloppe. 19. Elément à cristal liquide suivant la revendication 18, caractérisé en ce que le dispositif chauffant est ~constitué par un revêtement conducteur exothermique C 20. Elément à cristal liquide suivant la revendication 18, caractérisé en ce que le dispositif chauffant est constitué par une couche transparente, exothermique et conductrice d'oxyde métallique. 21. Elément à cristal liquide suivant l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce qu'un dispositif chauffant et réfrigérant est prévu pour chauffer ou refroidir l'enveloppe. 22. Eléinent à cristal liquide suivant la revendication 21, caractérisé en ce que ledit dispositif chauffant-réfrigérant est cons titué par un dispositif thermoélectrique. 23. Elémentà cristal liquide suivant l'une quelconque des revendications 15 à 22, caractérisé en ce que le dispositif thermique est réparti dans la cellule sous la forme d'une image. 24. Elément à cristal liquide suivant l'une quelconque des revendications 1 à 22, caractérisé en ce qu'on applique un motif souhaité sur la partie transparente de l'enveloppe. 25. Elément à cristal liquide suivant l'une quelconque des revendications 1 à 22, caractérisé en ce qile le motif souhaité est appliqué sur la face opposée de la partie de l'enveloppe, par rapport au cristal liquide. 26. Elément à cristal liquide suivant l'une quelconque des revendications 1 à 13 et 15 à 25, caractérisé en ce qu'on prépare une solution du dérivé polysaccharidique en appliquant le solvant sur le dérivé polysaccharidique sous forme pulvérulente ou pelliculaire préalablement enfermé dans l'enveloppe afin de dissoudre lentement le dérivé polysaccharidique dans le solvant dans l'enveloppe au fur et à mesure que le temps passe. 27. Elément à cristal liqùide suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on réunit plusieurs éléments à cristaux liquides de façon à former une matrice. 28. Elément à cristal liquide suivant l'une quelconque des revendications 1 à 13 et 15 à 27, caractérisé en ce qu'on l'utilise comme dispositif indicateur de la température.