La présente invention se rapporte aux dispositifs connus sous le nom de boîtes à gants et qui permettent, dans les industries chimiques et nucléaires où l'on manipule des produits dangereux, d'effectuer cette manipulation dans une atmosphère confinée et étanche, totalement indépendante de l'atmosphère ambiante dans laquelle évolue l'opérateur. De telles boîtes à gants sont constituées essentiellement par une enceinte fermée à paroi transparente, mise en dépression par rapport à l'atmosphère extérieure, et dont la paroi présente une ou plusieurs ouvertures sur lesquelles sont fixés de façon étanche des gants de matière souple qui permettent à l'opérateur de travailler à l'intérieur de la bote à gants tout en restant à l'abri de l'atmosphère dangereuse qu'elle renferme. Dans de telles installations connues, on s'efforce bien entendu pour réaliser les gants, d'utiliser des matériaux suffisamment étanches (tels que caoutchouc ou matières plastiques diverses) pour que la séparation recherchée entre l'atmosphère interne et dangereuse et l'extérieur soit réalisée au maximum. Quelles que soient les précautions prises malgré tout, certains caoutchoucs ou matières plastiques peuvent devenir à la longue poreux et surtout, il existe des produits dangereux, comme certains corps radioactifs et notamment les composés du tritium, qui finissent toujours par traverser plus ou moins la paroi des gants et par causer un danger permanent plus ou moins important pour l'utilisateur. La présente invention a précisément pour objet un dispositif de protection de l'opérateur d'une boîte à gants contre la diffusion de produits dangereux à travers les gants qui permet de s'affranchir des in convénients précédemment rappelés à l'aide de moyens sûrs, efficaces et de mise en oeuvre simple. Ce dispositif de protection est caractérisé en ce que chaque gant de travail est doublé extérieurement d'un gant de protection d'une taille légèrement plus grande, dont les extrémités des doigts sont coupées pour laisser sortir les extrémités des doigts du gant de travail, un gaz en surpression par rapport à l'intérieur de la boîte à gants etant insufflé dans l'espace compris entre les deux gants précédents pour y réaliser un balayage gazeux protecteur depuis l'avant bras jusqu'au bout des doigts et qui s'échappe, par les extrémités coupées, vers l'intérieur de la botte à gants. On comprend facilement le principe de l'invention qui consiste à réaliser une zone de balayage gazeux entre le gant de travail proprement dit et un gant de protection légèrement plus grand qui l'entoure dont les extrémités des doigts ont été préalablement coupées. Gracie à cette disposition en effet, on permet la libre circulation du gaz de balayage qui peut par conséquent s'échapper par l'extrémité des doigts coupés dans l'intérieur de la boîte à gants où il est ensuite extrait au travers du filtre classique servant à l'épuration de l'atmosphère de la bote , d'autre part les extrémités coupées permettent aux doigts du gant de travail de sortir suffisamment à l'extérieur pour que le manipulateur ait néanmoins une sensation tactile des doigts normale et complète pour toutes les opérations qu'il entreprend à l'intérieur de la botte. L'alimentation en gaz comprimé de balayage de l'espace compris entre le gant de travail et le gant de protection peut bien entendu être réalisée de différentes façons. Dans un mode de réalisation préféré de l'invention toutefois, le dispositif de protection qui est du type de ceux dans lesquels le gant de travail est fixé de façon étanche à l'extrémité externe d'un manchon cylindrique traversant les parois de la botte, le gant de protection est fixé sur l'extrémité interne du même manchon, de façon également étanche, par l'intermédiaire d'une bague annulaire souple encliquetée dans une gorge circulaire du manchon et comportant des moyens d'introduction du gaz comprimé dans l'espace compris entre les deux gants, à partir d'un conduit d'alimentation traversant le manchon. De façon plus précise encore, il est vantai geux de constituer les moyens d'introduction du gaz comprimé à l'aide d'une gorge annulaire percée dans la bague souple et communiquant, d'une part avec le conduit d'alimentation qui traverse le manchon et, d'autre part, par une série de canaux répartis sur la circonférence de la bague annulaire, avec l'espace compris entre les deux gants. De toute façon la présente invention sera mieux comprise en se référant à la lecture qui suit d'un exemple de mise en oeuvre du dispositif de protection, ledit exemple donné à titre illustratif et non limitatif étant décrit en se référant à la figure unique ci-jointe. Sur cette figure, on a représenté la paroi transparente 1 d'une bolte à gants qui divise l'espace en une zone intérieure 2 et une zone extérieure 3. De façon plus précise, la figure représente en demi-coupe selon l'axe XX une ouverture 4 réalisée dans la paroi 1 et délimitée par un manchon cylindrique 5 dont on ne voit que la demi-coupe supérieure sur le dessin. De façon classique et connue, un gant de travail 6 est fixé de façon étanche, grâce aux rainures 7 et 8 creusées dans le manchon cylindrique 5 et au bourrelet 9, sur ce même manchon cylindrique 5. Ce gant de travail 6 qui assure au niveau de l'ouverture 4 l'étanchéité entre la zone 2 interne et la zone 3 externe est utilisé de façon connue par l'opérateur qui y introduit sa main pour travailler dans la zone interne 2 de la botte à gants. Selon l'invention, un second gant 10, dit de protection, de taille légèrement supérieure au gant de travail 6 entoure ce dernier de façon à délimiter avec celui-ci un espace 11 compris entre les deux gants. Le gant de protection 10 a les extrémités 12 de ses doigts coupées de façon que les différents doigts 13 du gant de travail 6 puissent sortir au travers de ces mêmes extrémités 12 vers la zone intérieure 2 de la botte à gants. Le gant de protection 10. est fixé sur la partie interne du manchon cylindrique 5 de la façon suivante. Une bague annulaire compressible 14, par exemple en téflon, ou matière plastique, est encliquetée dans une gorge circulaire 16 creusée dans le manchon cylindrique 5 et maintient plaqué contre ce dernier le bourrelet 17 terminant le gant de protection 10 et constituant le joint d'étanchéité de ce même gant. Selon l'invention, la bague annulaire souple 14 comporte en son milieu une gorge annulaire 18. Cette gorge 18 communique d'une part par des canaux 19 percés de part en part sur la périphérie de la gorge 18 avec l'espace interne 11 compris entre les gants 6 et 10 et, d'autre part, avec le conduit d'alimentation 20 qui traverse le manchon 5. Ce conduit d'alimentation 20 est alimenté, au travers d'un ajutage 21 situé dans la zone interne 2 de la botte, en air ou en gaz comprimé lequel peut alors, par l'intermédiaire du conduit 20, de la gorge annulaire 18 et des différents canaux 19, se répandre dans l'espace 11. Le fonctionnement du dispositif qui vient d'être décrit est facile à comprendre et se résume de la façon suivante : l'air ou le gaz comprimé introduit par l'ajutage 21 dans l'espace 11 compris entre les gants de travail 6 et de protection 10 s'échappe vers la zone interne 2 de la botte à gants réalisant ainsi un balayage continu de la paroi externe des doigts 13 du gant de travail 6 empêchant ainsi tout dépôt ou accumulation de produits agressifs ou radioactifs qui pourraient, à la longue, traverser partiellement le gant 6 et devenir gênants pour l'utilisateur. Bien entendu, l'invention ne se limite nullement au mode de réalisation décrit et représenté qui n'a été donné qu'à titre limitatif ; elle embrasse au contraire toutes les variantes de réalisation du dispositif et notamment d'autres formes équivalentes d'alimentation en gaz comprimé de l'espace 11 qui pourraient être imaginées concernant la bague annulaire souple 14 et le manchon cylindrique 5, sans sortir pour autant du cadre de la présente invention. REVENDICATIONS 1. Dispositif de protection contre la diffusion de produits dangereux à travers les gants d'une botte à gants, caractérisé en ce que chaque gant de travail (6) est doublé extérieurement d'un gant de protection (10) d'une taille légèrement plus grande, dont les extrémités (12) des doigts sont coupées pour laisser sortir les extrémités (13) des doigts du gant de travail, un gaz en surpression par rapport à l'intérieur de la botte à gants étant insufflé dans l'espace (11) compris entre les deux gants précédents pour y réaliser un balayage gazeux protecteur depuis l'avantbras jusqu'au bout des doigts et qui s'échappe par les extrémités coupées, vers l'intérieur (2) de la botte à gants. 2. Dispositif de protection des gants d'une boîte à gants selon la revendication 1, du type de ceux dans lesquels le gant de travail (6) est fixé de façon étanche à l'extrémité externe d'un manchon cylindrique (5) traversant la paroi (1) de la boîte, caractérisé en ce que le gant de protection( 10) est fixé, sur l'extrémité interne du même manchon (5), de façon également étanche, par l'intermédiaire d'une bague souple annulaire (14) encliquetée dans une gorge circulaire (16) du manchon (5) et comportant des moyens (18, 19) d'introduction du gaz comprimé dans l'espace (11) compris entre les deux gants, à partir d'un conduit d'alimentation (20) traversant le manchon. 3. Dispositif de protection selon la revendication 2, caractérisé en ce que les moyens d'introduction du gaz comprimé consistent en une gorge annulaire (18) percée dans la bague souple (14) et communiquant, d'une part avec le conduit d'alimentation (20) qui traverse le manchon (5) et, d'autre part, par une série de canaux (19) répartis sur la circonférence de la bague annulaire (14), avec l'espace (11) compris entre les deux gants (6, 10).