La présente invention concerne un dispositif de collecte des déchets dans un ensemble d'immeubles dthabitation répartis dans un espace aménagé. La collecte des déchets dans un tel ensemble est usuellement opérée de la même manière que la collecte urbaine, ce qui présente d'évidents inconvénients pour les résidents. En outre, la voirie d'un ensemble résidentiel n'est pas prévue pour le passage quotidien de véhicules tels que les bennes de collecte. La présente invention remédie à cet inconvénient. Selon l'invention, chaque colonne de descente des déchets de chacun des immeubles aboutit, a un niveau bas de ceux-ci, à une capacité de collecte, les différentes capacités étant desservies par au moins un véhicule de collecte circulant dans une gaine située au-dessous de ces capacités, ce véhicule étant déchargé en une station contenant une capacité amovible de collecte générale. Cette dernière capacité comprend avantageusement un dispositif de compactage. La gaine peut décrire un circuit fermé, les véhicules de collecte circulant toujours dans le meme sens le long de ce circuit. Ces véhicules peuvent entre, par exemple, reliés à un câble fermé de remorquage qui décrit le même circuit et est mis en service à partir d'une station centrale de propulsion. De préférence, le trajet de desserte est linéaire et le véhicule qui y circule est unique ; il est automoteur et, guidé par la gaine, il la parcourt en va-et-vient. On peut ainsi réaliser une commande automatique de desserte relativement simple. Ce véhicule est avantageusement électrique et propulsé par une batterie d'accumulateurs mise en charge automatiquement lorsque le véhicule reprend sa position de repos. On peut aussi utiliser un véhicule à trolley ou à frotteurs latéraux pour un entraînement par courant alternatif, de préférence triphasé, pour obtenir un renversement de marche par simple inversion de l'ordre des phases. Dans une forme avantageuse de réalisation, les capacités de collecte des immeubles sont équipées de distributeurs dosant, à chaque manoeuvre, le volume de déchets déposés dans le véhicule de collecte, et ce véhicule, équipé d'un dispositif de compteur, repart en marche arrière vers son point de départ dès qu'il a reçu le nombre de doses correspondant à sa capacité. La gaine de circulation peut être formée d'éléments assemblés en tole ou--en matière plastique ou bien, dans les espaces entre immeubles, elle peut être réalisée en caniveau de maçonnerie édifié sur place ou préfabriqué. Agencée pour dissimuler au mieux. l'installation, le niveau supérieur de cette gaine est, de préférence, à fleur de sol et visitable, de sorte que, dans les immeubles, la gaine peut être installée sous le plafond des sous-sols. Le ou les véhicules étant équipés de pneumatiques, des pentes relativement fortes peuvent être admises sans grand inconvénient. Pour des terrains très tourmentés, au passage des creux les gaines peuvent sortir du sol ; leur face supérieure constitue alors avantageusement le tablier de circulation de passerelles ou de ponts traversant ces creux. Le débit des vide-ordures d'un immeuble étant sta tistiquement proportionnel à l'importance de cet immeuble, le programme de visite d'un véhicule de collecte pourra être établi a l'avance et faire l'objet d'un cycle automatique. Sans modification du programme, le cycle pourra être accéléré pendant les périodes de fêtes et retardé pendant les périodes de vacances. L'installation peut comprendre, dans chaque immeuble, un poste d'arrêt du véhicule comportant une trappe d'accès pour un chargement manuel de gros objets non susceptibles d'être absorbés par les colonnes vide-ordures. Les dessins annexés permettront de bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est une vue schématique d'ensemble, en coupe verticale, d'une installation selon l'invention. La figure 2 est une coupe transversale d'une gaine réalisée sous forme de caniveau visitable. Lafigure 3 est la coupe d'une gaine établie sous plafond avec une élévation du véhicule qui y circule. La figure 4 est une coupe transversale à la gaine d'une capacité de collecte d'immeuble. La figure 5 montre en élévation et coupe une autre réalisation d'une telle capacité. La figure 6 est une élévation d une réalisation d'un poste comportant une capacité de collecte générale. La figure 7 est un détail d'un mécanisme de vidage du véhicule de collecte. La figure 8 est un schéma simplifié de l'installation électrique. Cette figure comprend les deux parties 8a et 8b raccordées suivant la ligne ZZ. Dans la réalisation montrée sur la figure 1, des immeubles d'habitation A, B, C comportent, de façon classique, des colonnes vide-ordures 1 aboutissant chacune à une capacité de collecte 2. Toutes ces capacités de collecte sont disposées au-dessus d'une gaine 3 permettant la circulation de véhicules de collecte. Dans les parties 3a et 3b de son parcours, cette gaine est réalisée en caniveau visitable a fleur de sol, comme cela est détaillé sur la figure 2, avec des dalles de couverture 4. Dans la partie 3c, cette gaine est exécutée en maçonnerie au niveau du radier de fondation de l'immeuble. Dans la partie 3d, la gaine, avec son couvercle amovible, forme une poutre-caisson pouvant servir de passerelle à piétons entre les immeubles B et C. Enfin, dans la partie 3e (voir figures 3 et 5), la gaine, constituée par une tôle pliée 5, est suspendue au plafond du sous-sol de l'immeuble par des étriers 6. Quel que soit son mode de réalisation, la gaine est de section rectangulaire constante et, à parois lisses, elle permet le roulement autonome d'un véhicule (indiqué dans son ensemble par 7) qui est équipé, d'une part, de roues à pneumatiques 8 pouvant coopérer, dans la gaine, avec des pistes horizontales renforcées 9 (éventuellement traitées pour avoir un coefficient de frottement élevé) et, d'autre part, de galets de guidage 10 d'axe horizontal appuyés contre les parois latérales de la gaine. Ces galets, qui peuvent être à pneumatiques, ont au moins des jantes caoutchoutées. On peut se rendre compte sur la figure 3 que chaque roue est individuellement entraînée par un moteur électrique 11 à travers un réducteur 12, chaque moteur comportant en bout d'arbre un frein électro-magnétique 13. I1 est clair que la gaine 3, représentée rectiligne sur la figure 1, peut comporter des coudes arrondis ayant un rayon compatible avec les possibilités pour le véhicule 7 de s inscrire dans ces coudes, et que, dans ce cas, l'entraînement individuel des roues facilite le passage dans lesdits coudes. Le véhicule 7 (voir figure 6) comprend un châssis 14 en profilés métalliques, porté directement par les roues 8 et supportant un bac 15 en tronc de pyramide renversée, qui, pour son vidage, peut pivoter autour de l'axe défini par les tourillons 16 engagés dans des paliers du châssis 14. En situation normale, le bac repose sur le châssis par ses béquilles latérales 18 en contact avec les appuis élastiques 19. En situation basculée (position 151 sur la figure 6), le contenu du bac peut glisser le long du tablier 21 solidaire du véhicule 7 et sur la bavette fixe 22 solidaire du butoir24 d'arrêt du véhicule 7, bavette qui, dans la position représentée de fin de course du véhicule, se raccorde à ce tablier. Le contenu du bac est ainsi amené dans la trémie fixe 30 munie d'un fouloir convenable pour chasser et comprimer les déchets qui y sont déversés dans le caisson 31. Pour assurer le vidage du bac 15, celui-ci, au cours de son basculement, vient rencontrer le butoir transversal 32 porté par la poutre 33 montée sur un portique ou reliant les murs en regard d'un bâtiment 34 dans lequel est logé le caisson 31. Ce bâtiment comporte une large porte 32 (figure 1) pour l'évacuation périodique dudit caisson et son remplacement par un caisson vide. Le basculement du bac 15 porté par le véhicule 7 peut être obtenu par de multiples moyens automatiques, par exemple celui qui est détaillé sur la figure 7. De part et d'autre de la voie 35 en passerelle, sur laquelle le véhicule est engagé dans le bâtiment 34, sont portés des paliers 36, coaxiaux aux tourillons 16 dans la position de fin de course du véhicule 7. Les deux arbres 37, engagés dans ces paliers, portent, du côté de la voie 35, des manetons 38 terminés par une paire de tampons élastiques 38a, 38b formant fourche, capables de venir en prise avec les deux faces des rebords 15a du bac 15. Sur ces mêmes arbres, sont calés les engrenages 39 en prise avec les engrenages démultiplicateurs 40 portés par des arbres 41 tournant également dans des paliers fixes. Les arbres 41 sont solidaires de manetons 42, aux extrémités desquels s'articulent les tiges de piston 43 de vérins 44 articulés à leur base. Au repos, les deux manetons 38 et 42 sont sensiblement horizontaux et orientés en sens opposés, de sorte que les rebords 15a peuvent passer entre les tampons élastiques 38a et 38b. De plus, la poussée fournie par le vérin 44, comme la résistance opposée par le bac au basculement sont initialement maximales. Au fur et à mesure que les manetons basculent, les couples exercés sur les arbres 36 et 41 diminuent. Cependant, grâce à l'effet démultiplicateur, le maneton 42 n'atteint pas la position verticale, tandis que le jeu dans la transmission par engrenages peut être tel que la fin du trajet de basculement du bac s'achève par une chute contre la butée élastique 33a, lorsque le centre de gravité du bac a juste dépassé la verticale. Ainsi, le bac 15 est secoué par cette rencontre, ce qui parfait son vidage. Pour le retour du bac à la position normale, les tampons 38b agissent à leur tour sur le rebord du bac pour le ramener à la position verticale, après quoi le bac retombe sur les tampons 38a. Pour le déplacement du véhicule, les moteurs Il sont alimentés par les batteries 20. Dans la position de fin de course du véhicule 7, une paire de patins conducteurs 45 portés par ce véhicule vient en prise avec une paire de plots conducteurs raccordés à un poste de charge 47 ; de la sorte, automatiquement, pendant les périodes de repos du véhicule, les accumulateurs sont mis en charge permanente. On sait que certains accumulateurs, alcalins notamment, peuvent sans inconvénient notable être chargés à refus et même surchargés, notamment sans nécessiter d'adjonction d'eau. La position de fin de course du véhicule 7 est obtenue par la rencontre des tampons 23 qu'il porte avec le butoir 24 disposé à l'extrémité de la piste 35 du véhicule. Du côté opposé aux tampons, le véhicule porte un crochet 25 d'attelage automatique pouvant venir en prise avec une tige 26 située entre les tampons 23 d'un véhicule semblable, pour le dépannage de ce dernier. Un exemple ae réalisation de capacité collectrice 2 pour un immeuble est montré sur la figure 4. La base en forme de trémie 48 de cette capacité est fermée par un dispositif doseur 49. Celui-ci, mobile entre la position en traits pleins et la position en pointillés 4917 comprend, solidaires l'une de l'autre et portées par un arbre 50, une portion 49a en forme d'auge et une portion 49b en forme de secteur de cylindre, portions qui, tour à tour, sont placées face à l'ouverture 48a de la trémie. Ainsi, à chaque va-et-vient du dispositif doseur une charge égale au contenu de l'auge vient tomber dans le bac 15 du véhicule 7. Ce va-et-vient est obtenu au moyen du vérin 50 dont la tige 51 est articulée sur un bouton 52 porté par une des joues du dispositif doseur. Une des parois planes 53 du fond de la trémie est mobile autour de l'axe 54, de sorte que cette partie peut être rabattue, comme montré en 531, pour permettre le vidage à la main du contenu de la capacité de collecte 2 dans un véhicule auxiliaire 56, en cas de panne ou d'engorgement de la capacité 2. A cette fin, le poste de chargement est fermé en façade par une trappe de visite 57 qui prend alors la position en en étant maintenue relevée-par le compas 58. Cette trappe de visite, fermée par une-serrure, porte avantageusement un voyant 59 indiquant la présence du véhicule 7 à ce poste de chargement. L'alimentation de ces voyants est assurée comme montré sur la figure 8. En service normal, la paroi 53 est soumise à l'action d'un vérin 60 qui, par de petits mouvemements d'aller et retour, agite ladite paroi et empêche, dans la partie en forme de trémie 48 de la capacité 2, la formation de voûtes s'opposant à la descente des déchets. En outre, une tôle fixe 61 raccorde la base de la paroi basculante 53 avec le bord du bac 15 pour empêcher la dispersion des déchets tombant du distributeur suivant la flèche 62, lors de la manoeuvre de ce dernier. romme une dispersion de poussière et de menus déchets est cependant inévitable, une portion 63 de la piste de roulement du véhicule 7, qui comporte des creux 63a pour l'accumulation de ces déchets, peut être dégagée en l'absence de ce véhicule, à la manière d'un tiroir cendrier, pour être périodiquement nettoyée. Enfin, chaque capacité de collecte 2 comporte une motopompe 64 pour l'alimentation des vérins50 et 60 et un boîtier 65 contenant le matériel électrique de commande automatique de l'installation, matériel dont le schéma est montré par la figure 8. Comme le montre la figure 5, le poste de chargement d'une capacité de collecte peut aussi se trouver pratiquement au niveau du sol, lorsque la gaine 3 est agencée pour passer sous le plafond du sous-sol. Le cendrier 63 doit alors être vide dans le soussol et, si cela est nécessaire en cas d'engorgement, la trappe 53 se rabat pour déverser son contenu au niveau du sol 66. Le déversement du distributeur 49 est alors effectué à travers un trou 67 ménagé dans le plafond du sous-sol. Un tel trou, couvert par une trappe 68 (voir figure 1), peut aussi être ménagé dans le plancher d'un débarras du rez-de-chaussée, pour qutil soit possible de déverser directement dans le bac 15 des objets encombrants ne pouvant passer dans la colonne du vide-ordures. Dans ce cas, comme il sera exposé plus loin, ce local comporte un bouton d'appel du véhicule 7 qui l'amène automatiquement en regard de la trappe. Pour d'évidentes raisons de sécurité, l'accès au local contenant la trappe 68 doit être réservé à une personne responsable. Le fonctionnement automatique, par voie électrique, de cette installation est schématisé sur la figure 8. Sur cette figure, l'ensemble I correspond au poste de vidage, l'ensemble II au véhicule 7, l'ensemble III au premier poste de collecte (celui de l'immeuble A par exemple), l'en- semble IV à un poste de collecte intermédiaire (immeuble B), enfin, l'ensemble V au poste de collecte terminal (pour fixer les idées, celui de l'ensemble C). Schématiquement, ce fonctionnement est le suivant Le bac 15 a.une capacité utile correspondant à un certain nombre de doses fournies par les distributeurs, par exemple de trois à cinq. De plus, l'évacuation normale du contenu des capacités de collecte nécessite, à chaque visite, un certain nombre de manoeuvres du doseur, par exemple de une à trois, nombre déterminé par des études statistiques. Le dispositif automatique est organisé pour que le véhicule arrivant au premier poste, reçoive les doses comptées par celui-ci et les compte lui-même. Si le premier nombre est inférieur à la capacité du véhicule, celui-ci poursuit sa route jusqu'au poste suivant, sinon, dès qu il a reçu sa pleine charge, ce véhicule part en marche arrière pour revenir ensuite achever de vider la capacité correspondante et passer à la suivante. I1 doit, en outre, pouvoir être possible, par exemple pour libérer une capacité accidentellement surchargée, d'appeler le véhicule 7 à cette capacité et de le remplir à sa capacité maximale. A ces différentes fins, au poste de vidage sont disposés : une minuterie Mn délivrant une impulsion initiale à l'heure choisie pour une collecte, un relais Ri commandé par cette impulsion et libéré par une impulsion de fin de cycle délivrée par le relais GI, un relais compteur Kn dont la capacité numérique (n) correspond au nombre maximal de doses que peut emporter le véhicule 7, et enfin un électroaimant ED dont le poussoir peut passer en service de la position en traits pleins à la position en pointillés. Ce poussoir est destiné à agir sur le micro-contact mcl du véhicule 7 (ensemble II) pour provoquer le départ de celui-ci. Le poste de vidage comprend, en outre, le microcontact mc2 à contact de passage, le relais RT à temps de contact temporisé qui, avec l'inverseur IVO, commande l'électro-valve EVO d'alimentation du vérin 44 pour le vidage du bac 15 puis le retour de celui-ci à sa position normale. Dans l'ensemble II (véhicule 7), le micro-contact mcl commande l'interrupteur général IG qui permet à la batterie 20 d'alimenter les moteurs 11. Cette alimentation passe par un variateur ou adaptateur de tension VU et un inverseur INV. Ce dernier est subordonné à un relais compteur Kln qui a la même capacité de comptage que le relais Knl (n doses). Le relais Knl est remis à zéro par le micro-contact mc3 qui fonctionne à l'arrivée du véhicule 7 contre le butoir 24 il est alimenté par la batterie 20 (conducteurs 68,69) et le nombre de doses reçues lui est indiqué par le micro-contact mc4 de la manière exposée plus loin. Le véhicule 7 comprend encore trois autres microcontacts. Le micro-contact mcS de ralentissement alimenté par la batterie 20 (conducteur 70 qui commande la tension du variateur VU), le micro-contact mc6 qui commande les électro-freins 13 et le micro-contact mc7 qui commande directement l'inverseur INV. Ce dernier micro-contact est utilisé pour le dépannage, ou bien, en fin de course complète, pour assurer le retour du véhicule 7 (voir butée 71 à l'extrémité de droite de la figure 8). Enfin, le véhicule comporte une pédale fixe 72 qui agit sur la commande électrique des mécanismes distributeurs des postes de collecte. Les postes de collecte sont principalement asservis à un relais compteur : Kx, Ky, Kz respectivement pour les ensembles III, IV et V dont les capacités de comptage (x, y et z) correspondent aux nombres de "doses" nécessaires à chaque passage pour évacuer l'essentiel de leurs capacités de collecte 2 respectives. Au premier de ces postes (ensemble III), le relais Kx est directement alimenté par le relais Ri et le conducteur 73. Les relais suivants sont alimentés par des dérivations du conducteur 74 (sous tension dès que le relais initial Ri est alimenté) à: travers les contacts de contacteurs CT1, CT2 pour l'avant-dernier poste, de sorte qu'un relais K suivant ne peut devenir actif que si les relais K précédents ne le sont plus. En effet, lorsqu'un relais Kx ou Ky est actif, sa sortie 75 est sous tension et alimente le bobinage du contacteur CT correspondant, ainsi que les électro-aimants ER et EF qui font sortir, en saillie par rapport au niveau de la piste 35, les pédales 76 et 77. Celles-ci sont destinées à agir respectivement sur les micro-contacts mc5 et mc6 du véhicule 7 pour provoquer son ralentissement et son arrêt. La saillie formée par la pédale 77 est plus élevée que celle que forme la pédale 76 pour que cette dernière n t agisse pas prématurément sur le micro-contact de freinage mc6. Lorsque le véhicule est à un poste de collecte, sa pédale 72 actionne le micro-contact correspondant (mcA, mcB ou mcC), tandis que le micro-contact mc4 vient en dessous du poussoir oscillant 78 actionné mécaniquement par le mouvement du distributeur 49 correspondant. Les distributeurs agissent également (par exemple par les cames en secteurs représentées) sur les paires de microcontacts, respectivement mcA1 , mcA2 ; mcB1 , mcB2 ; mcC1 , mcCp, dont le premier de chaque paire commande l'inverseur (respectivement IVA, IVB, IVC) et le second le relais (Kx, Ky ou Kz) et le relais Kn par le conducteur 79 et ses dérivations respectives 79A, 79B, 79C. Les deux micro-contacts de chaque paire sont alimentés, à partir du point 75 correspondant, par le conducteur 80 qu'alimente aussi un dispositif limiteur de pression HpZ asservi à la pression régnant dans le vérin 50 correspondant pour agir, par le conducteur 81, sur l'inverseur IVA ... IVC en cas d'effort excessif dans le vérin correspondant. En outre, à chaque poste, à travers le microcontact mcA ... mcC, le point 75 alimente un contacteur CA, CB, CC qui alimente le groupe motopompe 64 correspondant, destiné à fournir l'huile sous pression aux vérins 50 et 60. Par les conducteurs 82, chaque contacteur CA ... CC met sous tension l'inverseur électrique correspondant IVA ... IVC à travers un relais retardé Rr. Ainsi, à chaque alternance du déplacement d'un distributeur 49, le mouvement de l'électro-vanne correspondante EVA, EVB, EVC, qui est commandée par l'inverseur associé, est retardé, de sorte que, si le véhicule 7 est plein, en repartant immédiatement, il interrompt, par coupure d'un des micro-contacts mcA, mcB, mcC, le mouvement du distributeur, évitant ainsi que le contenu de celui-ci soit déversé dans la gaine 3. Enfin, à chaque poste est prévu un bouton-poussoir PA, PB, PC qui permet la mise sous tension, à partir du conducteur 84 alimenté en permanence, des deux pédales 76 et 77, du contacteur CT1 et du point 75, sans faire intervenir le relais Kx, Ky ou Kz du poste correspondant. Le fonctionnement du dispositif qui vient d'être décrit ressort de la description qui vient d'en être faite. Pour le résumer, on rappellera qu'au repos le véhicule 7 stationne au poste de vidage où ses accumulateurs sont rechargés. A l'heure choisie, la minuterie Mn déclenche un cycle en envoyant une impulsion au relais Ri. La même impulsion assure, par la ligne 86, la remise à zéro de tous les compteurs fixes Kn, Kx, Ky, Kz (le compteur Kln a été remis à zéro par le micro-contact mc3). De plus, l'ensemble III est mis sous tension par le conducteur 73. Le véhicule nis en route par l'impulsion reçue de l'électro-aimant ED, se rend donc au premier distributeur où les pédales 76 et 77 l'arrêtent. Le nombre x d'alternances du distributeur III tétant produit, si le compteur Kln est plein, le véhicule 7 repart directement au poste de vidage, sinon le compteur Kx, en prenant la valeur x affichée, libère le passage au véhicule 7 qui va au poste suivant où il reçoit son complément de doses. L'utilisation des contacteurs CT1, CT2 permet d'éviter de mettre sous tension l'ensemble du circuit. En fin de cycle, la refermeture du contacteur CT3 envoie une impulsion au relais GI qui ramène le relais Ri à zéro par la ligne 86. On remarquera que les dernières manoeuvres du dernier distributeur peuvent s'effectuer à vide jusqu's ce que le compteur Kln du véhicule ait compté le nombre n, ce qui permet le départ du véhicule en marche arrière. Lorsqu'on agit manuellement sur l'un des boutons PA, PB, PC à accrochage temporisé, on prépare l'arrêt du véhicule au poste où ce bouton a été manoeuvré et, en même temps, on excite l'électro-aimant de démarrage ED par la ligne 87, ce qui met en route le véhicule 7. Arrivé à destination, ce véhicule reçoit n doses qutil enregistre dans son propre compteur Kln et repart ensuite en marche arrière. Dans tous les cas, en rencontrant le butoir 24, le micro-contact mc2 est actionné et le basculement du bac 15 provoqué, après quoi le bac 15 revient à sa place. La réalisation du montage montré par les figures 8a et 8b pouvant être essentiellement électromagnétique, on peut alimenter ce montage en courant alternatif de tension convenablement abaissée par un transformateur. Le véhicule peut alors aussi, comme déjà indiqué, comporter des moteurs asynchrones alimentés par le moyen de trolley ou de frotteurs en courant alternatif, grâce à des conducteurs accessibles s'étendant le long de la gaine de circulation du véhicule. Bien entendu, comme décrit, toute l'installation peut être réalisée en courant continu et le schéma des figures 8a et 8b peut alors être, en tout ou partie, électronique. L'invention s'applique dans tous les cas d'ensembles immobiliers, c'est-à-dire d'une pluralité d'immeubles implantés sur un terrain aménagé de manière à centraliser la collecte des déchets de cet ensemble, afin de limiter la gêne des habitants. R E V E N D I C A T I O N S 1. Dispositif de collecte des déchets dans un ensemble dtimmeubles dthabitation à étages multiples, caractérisé en ce que chaque colonne de descente des déchets de chacun des immeubles aboutit, à un niveau bas de ceux-ci, à une capacité de collecte, les différentes capacités étant desservies par au moins un véhicule de collecte circulant dans une gaine située audessous de ces capacités, ce véhicule étant déchargé en une station contenant une capacité amovible de collecte générale. 2. Dispositif de collecte selon la revendication 1, caractérisé en ce que le trajet de desserte est linéaire, le véhicule de desserte est unique et circule en va-et-vient le long de ce trajet. 3. Dispositif de collecte selon la revendication 2, caractérisé en ce que le véhicule est auto-moteur. 4. Dispositif de collecte selon la revendication 3, caractérisé en ce que le véhicule automoteur, muni de roues à pneumatiques et de galets latéraux d'axe horizontal, est guidé par les parois de la gaine. 5. Dispositif de collecte selon la revendication 3, caractérisé en ce que le véhicule est à propulsion électrique. 6. Dispositif de collecte selon la revendication 5, caractérisé en ce que le véhicule comporte des accumulateurs, lesquels sont mis en charge automatiquement par venue en prise de plots de contact-au poste de vidage du véhicule, lorsque celui-ci est au repos audit poste. 7. Dispositif de collecte selon une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la gaine est, entre deux immeubles, établie en caniveau visitable. 8. Dispositif de collecte selon une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la gaine est établie, dans les immeubles, sous le plafond des locaux de sous-sol. 9. Dispositif de collecte selon la revendication 1, caractérisé en ce que les capacités de collecte des immeubles comportent des distributeurs dosant le volume des déchets déposés, à chaque manoeuvre de ces distributeurs, dans le véhicule de desserte, lequel est équipé d'un dispositif compteur sommant les doses reçues et déclenchant le retour en marche arrière lorsque le nombre de doses correspondant à la capacité est atteint. 10. Dispositif de collecte selon la revendication 9, caractérisé en ce que chaque distributeur correspondant à une capacité de collecte d'immeuble comporte un compteur déterminant, en permanence, le nombre de doses que doit fournir ledit distributeur pour le vidage normal de la capacité correspondante, ledit compteur commandant des moyens d'arrêt du véhicule de desserte au droit du distributeur tant que ce nombre n'est pas atteint et de libération du passage du véhicule lorsque ledit nombre est atteint. 11. Dispositif de collecte selon la revendication 10, caractérisé en ce que les moyens d'arrêt du véhicule comportent au moins une pédale de voie agissant sur ce véhicule et qui est commandée par un électro-aimant asservi au compteur associé au distributeur. 12. Dispositif de collecte selon les revendications 1, 9, 10 et 11, caractérisé en ce que chacun des compteurs est mis en service par un signal provenant du compteur précédent, la sortie active de chaque compteur alimentant un relais interrompant, par un contact de travail, l'alimentation du compteur suivant, tandis que le premier compteur est alimenté directement par un signal provenant de ltorigine du parcours du véhicule de collecte. 13. Dispositif de collecte selon la revendication 12, caractérisé en ce que les distributeurs de doses étant à mouvement alternatif et commandés par un vérin à fluide à double effet, agissent, par l'intermédiaire d'organes de contact ,sur un inverseur dudit mouvement alternatif, sur le compteur associé au véhicule de collecte et sur le compteur du distributeur luimême. 14. Dispositif de collecte selon la revendication 13, caractérisé en ce que l'alimentation du vérin à fluide est subordonnée, par l'intermédiaire d t un contact à pédale, à la présence du véhicule au droit de la capacité de collecte, tandis que le mouvement alternatif du distributeur de doses est temporisé, au moins dans le sens du mouvement qui correspond à son vidage. 15. Dispositif de collecte selon la revendication 13, caractérisé en ce que l'alimentation de l'inverseur de mouvement est asservie à un manostat de limitation de la pression dans le vérin de manoeuvre. 16. Dispositif de collecte selon les revendications 5 ou 6, caractérisé en ce que le véhicule comporte, pour son démarrage, un contact à poussoir actionné par le déplacement de l'armature d'un électro-aimant fixe situé au poste de vidage et de repos dudit véhicule, électro-aimant recevant une impulsion de commande d'une minuterie. 17. Dispositif de collecte selon les revendications 10, 11 et 16, caractérisé en ce que les capacités de collecte comportent chacune un bouton-poussoir de mise sous tension directe de l'élément de démarrage et des pédales d'arrêt du véhicule. 18. Dispositif de collecte selon la revendication 2, caractérisé en ce que le véhicule de collecte comporte un bac receveur basculant autour d'un axe situé du côté de ce bac tourné vers ltorjgine du parcours, et ledit véhicule, dans son mouvement de retour, vient en butée contre des organes appropriés de ladite extrémité. 19. Dispositif de collecte selon la revendication 18, caractérisé en ce que, dans la position où le véhicule est en butée, son bac est basculé autour de son axe de pivotement par des moyens d'entraînement coaxiaux à l'axe de pivotement. 20. Dispositif de collecte selon la revendication 9, caractérisé en ce que les capacités de collecte comportent, à leur partie inférieure, une forme en trémie dont une paroi est rabattable vers l'extérieur pour le vidage manuel de la trémie. 21. Dispositif de collecte selon la revendication 20, caractérisé en ce que la portion de piste recevant le véhicule, lorsque celui-ci est chargé par le distributeur, est aménagée en tiroir cendrier. 22. Dispositif de collecte selon les revendications 2 et 3, caractérisé en ce que chaque véhicule de collecte comporte, à l'opposé de l'origine du parcours, un crochet d'attelage automatique, vers cette origine un organe d'attelage coopérant avec ce crochet et des moyens de renversement de marche commandés par la situation de deux véhicules en position d'attelage automatique.