La présente invention se rapporte à un emballage à double enveloppe utilisant au moins une pellicule de polyoléfine pouvant se contracter (se rétrécir)à chaud. On connaît depuis quelque temps des pellicules de polyoléfine ayant la propriété de se contracter à chaud. On les prépare en général en étirant une pellicule du polymère à une température appropriée, ce qui donne un certain degré d'orientation aux molécules, puis en refroidissant rapidement la pellicule étiré, de façon à bloquer les molécules dans cet état orienté. Cet état est un état de contrainte de la structure moléculaire, et on peut supprimer cette contrainte en augmentant la température de la pellicule à une valeur appropriée, où elle se contracte pour reprendre son état non contraint ou à peu près cet état. On a utilisé largement cette propriété de contraction à chaud dans le domaine de l'emballage. Lorsqu on enveloppe un article dans une pellicule de polyoléfine pouvant se contracter à chaud, et qu'on le fait alors passer par un dispositif de chauffage, par exemple un four, où sa température augmente rapidement dans une mesure suffisante pour supprimer la contrainte imposée par l'éti- rage, il s avère que la pellicule se contracte autour de ltarti- cle en produisant un emballage resserré étroitement par contraction à chaud.Cette utilisation de pellicule de polyoléfine pouvant se contracter à chaud ne se limite pas à l'emballage d'articles séparés et, depuis quelques années, il est de pratique courante d'emballer par contraction un certain nombre d'articles sous forme d'emballage unique, en assemblant les articles et en enveloppant par contraction à chaud cet assemblage dans une pellicule de polyoléfine pouvant se contracter à chaud, par exemple une pellicule de polyéthylène à basse masse volumique. On peut, par exemple, emballer un emballage de plus ou moins dix boîtes de fournitures médicales, comme des flacons d'insuline, par contraction à chaud dan une seule pellicule, ainsi que six flacons ou boîtes de matières liquides ou solides, avec ou sans accessoires de posi tionr;ement appropriés pour maintenir les flacons ou les boîtes dans les positions mutuelles désirées. Cet enveloppement par contraction d'articles dans des pellicules de polyoléfine peut entre généralisé à ce que l'on peut appeler un emballage à double enveloppe. Cela consiste, d'abord, à envelopper au moins un article dans une première pellicule de polyoléfine, appelée pellicule primaire, pour former un premier remballage, appelé emballage primaire. On peut former ce premier emballage par contraction, ou par simple enveloppement sans contraction à chaud de la pellicule. On assemble alors deux de ces emballages primaires ou davantage, et lton enveloppe par contraction cet assemblage dans une seconde pellicule de polyoléfine appelée pellicule secondaire, pour former un second emballage. La pellicule secondaire doit, bien entendu, pouvoir se contracter à chaud, tandis que la pellicule primaire peut ou non subir une contraction à chaud.Dans le cas où le premier emballage est réalisé par simple enveloppement, il peut se produire une certaine contraction des pellicules primaires, lorsqu'on enveloppe par contraction l'assemblage dans la pellicule secondaire. Dans les emballages à double enveloppement les pellicules primaires et secondaires peuvent être constituées par des compositions de polyoléfine identiques ou différentes. Lorsqu'on utilise notamment des compositions identiques pour les deux pellicules, il s'avère cependant que, sauf si 1 on prend des mesures préventives spéciales, la contraction à chaud de la pellicule secondaire provoque un contact ferme de certaines zones de celle-ci, alors qu'elle est encore dans un état ramolli par la chaleur, sur des zones de la pellicule primaire, ce qui entrasse une soudure locale des deux pellicules. Cela empêche de retirer facilement les emballages primaires d'un assemblage à double enveloppe. On a essayé différentes mesures préventives pour tenter de résoudre ce problème de soudure des pellicules primaire et secondaire l'une à l'autre. L'un des procédés pour résoudre ce problème consiste à utiliser deux pellicules de matières thermoplastiques polymeres différentes ; par exemple, de la pellicule de chlorure de polyvinyle pour la pellicule primaire et de la pellicule de polyéthylène de basse masse volumique pour la pellicule secondaire. Bien que des emballages utilisant de telles pellicules ne présentent pas de difficultés dues à la soudure, ils présentent l'inconvénient de la fragilité de la pellicule de chlorure de polyvinyle à des températures de forte congélation. En outre, ils sont relativement motteux, à cause du coût élevé des pellicules de chlorure de polyvinyle par rapport à celui des pellicules de polyéthylène. Un autre procédé a consisté à appliquer des solutions d'agent tensio-actif aux surfaces extérieures des pellicules primaires, ou à la surface intérieure de la pellicule secondaire, Juste avant l'enveloppement de l'assemblage dans la pellicule se secondaire Ainsi, par exemple, on a appliqué une solution aqueuse à 5 % de "Teepol" (de Shell Chemicals Ltd) à la pellicule primaire ou secondaire. Ce traitement empêchait dans une large mesure la soudure mutuelle des pellicules primaire et secondaire, lorsqu'on contractait à chaud la pellicule secondaire, mais il s'est avéré qu'il était salissant et aboutissait au recouvrement de barres de soudure à chaud par de l'agent tensio-actif séché. Il s'est également avéré que l'agent tensio-actif était souvent rd- parti non uniformément, notamment lorsque la pellicule était plissée. Un autre procédé a consisté à recouvrir l'une des pellicules de polyoléfine d'une silicone. Cela présente les inconvénients d'un prix de revient accru et de la dégradation des caractéristiques de soudure à chaud de la pellicule par l'enduction. Un autre procédé a consisté à saupoudrer de talc ou de craie en poudre l'une des pellicules de polyoléfine, mais des difficultés se sont présentées, provenant de la contamination de l'emballage par la poudre. De plus, la poudre a tendance b produire des difficultés de soudure à chaud. L'un des procédés pouvant constituer un remède efficace pour apporter une solution à ce problème de soudure mutuelle consiste à imprimer un vernis non collant approprié sur l'une des pellicules. Cela a encore une fois pour inconvénient d1augienter nettement le prix te revient de la pellicule. La demande de brevet britannique n 57.461/72 du 13 décembre1972au nom de la Demanderesse décrit et revendique un procédé pour remédier à ce problème de soudure mutuelle, consistant à incorporer un additif anti-blocage dans la pellicule primaire ou la pellicule secondaire. La présente invention a pour obJet un procédé de fa- brication d'un emballage à double enveloppe, consistant à env.- lopper au moins un article dans une pellicule de polyoléfine sou dabl-e à chaud pour former un premier emballage, à assembler une pluralité de ces emballages pour former un assemblage, et à enve- lopper cet assemblage par contraction dans une seconde pellicule de polyoléfine soudable à chaud, qui est une pellicule pouvant se eontracter a chaud, liune au moins des deux pellicules de polyoléfine soudables a chaud etant une pellicule de polyoléfine cellulaire. Ce procédé peut présenter des avantages à la rois économiques et pratiques par rapport aux procédés décrits précé- demment pour empêcher la soudure entre la pellicule primaire et la pellicule secondaire. L'invention concerne également un emballage à double enveloppe comprenant un assemblage d'une pluralité de premiers emballages comprenant chacun au moins un article enveloppé dans une première pell@oule de polyoléfine soudée à chaud, ledit @ssem- blage étant en@eloppe dans une seoonde pellicule de polyolefine soudee à chaud qui est une pellicule qui a été contractée 9 cnaud autour de l'assemblage, l'une au moins des pellicules de polyolé- fine soudées à chaud étant une pellicule de polyoléfine cellulaire. Le premier stade du procédé selon l'invention consiste à envelopper au moins un article dans une pellicule primaire de polyoléfine soudable à chaud pour former un emballage primaire. On- peut réaliser cet emballage par un procédé d'enveloppement classi- que ou par un procédé d'enveloppement par contraction classique. Si l'on utilise un procédé d'enveloppement par contraction, il faut, bien entendu, utiliser une pellicule de polyoléfine se contractant à chaud comme pellicule primaire, tandis que, si l'on utilise un procédé d'enveloppement, la pellicule de polyoléfine primaire n'a pas à être une pellicule se contraotant à chaud. On assemble elors une pluralité d'emballages primaires de cette façon, et l'on enve- loppe l'assemblage par contraction dans une pelliculé de polyolé- fine secondaire. Cette pellicule secondaire doit être, bien entendu, une pellicule pouvant se contracter à chaud. Lorsqu'on utilise un enveloppement simple pour-envelopper les articles dans les pellicules primaires, il est avantageux d'effectuer cet enveloppement de façon qu'il y att-aussi peu d'excès de pellicule primaire que possible poUvant entrer en contact avec la pellicule secondaire, pendant que l'on chauffe la pellicule secondaire pour la contracter. On utilise n'importe quel appareil classique pour l'enveloppement par contraction, c' est-à-dire pour l'enveloppement par contraction primaire, lorsque le cas se présente, et pour lrenveloppement par contraction secondaire. Le type que l'on préfère en général comprend un dispositif d'enveloppement de.pelli- cule et un tunnel de contraction. Dans le dispositif d'enveloppe- ment de pellicule, on enveloppe d'une pellicule le ou les articles ou l'assemblage, et les emballages parcourent alors le tunnel de contraction qui est un dispositif de chauffage à tunnel dans lequel les moyens de chauffage peuvent etre de façon appropriée un courant forcé dtair chauffé. L'appareil fonctionne en liaison avec un appareillage de soudure à chaud des pellicules de polyoléfine. On peut également l'utiliser en liaison avec des moyens d'assemblage d'articles. Normalement, on utilise une combinaison dispositif d'enveloppement de pellicule/tunnel de contraction pour préparer les emballages à contraction à chaud, lorsque cela convient, on assemble alors plusieurs de ces emballages, et l'on fait passer l'assemblage par une seconde combinaison dispositif d'enveloppement de pellicule/tunnel de contraction pour produire l'emballage à double enveloppe requis. Si les emballages primaires ne sont pas contractés à chaud, ils sont simplement enveloppés avant assemblage. On peut effectuer cet enveloppement dans un appareil classique. Le dispositif d'enveloppement à pellicule utilisé peut être choisi selon le type d'enveloppement nécessaire pour le travail d'emballage particulier entrepris. Ses électrodes de soudage peuvent être, bien entendu, du type à une seule barre ou du type en L > ce dernier étant utilise avec une pellicule de polyoléfine à pliage central. Comme exemples d'enveloppements par contraction, on peut citer l'enveloppement par manchon et l'enveloppement total, Les pellicules primaires et secondaires utilisées dans le cadre de l'invention peuvent être constituées par des compositions de polyoléfines identiques ou différentes. Lorsque les pellicules sont constituées par des compositions de polycléfines différentes, les polyoléfines qui sont à la base des compositions peuvent être identiques ou différentes. Selon la présente invention, l'une au moins des deux pellicules utilisées est une pellicule de polyoléfine cellulaire. I1 s'est avéré 4ue l'utilisation d'une pellicule cellulaire pour l'une des pellicules utilisées dans l'emballage à double enveloppe permet de choisir l'autre pellicule davantage pour des raisons de commodité et d'économie que pour des raisons pratiques essentielles. Cela évite aussi d'avoir à appliquer des matières d'arrêt pour empêcher un degré de soudure (fusion) indésirable. Cette liberté de choix relative provient du résultat surprenant que, lorsqu'on utilise une pellicule de polyoléfine cellulaire pour constituer l'une des pellicules d'un emballage à double enveloppe, le degré de fusion éventuel se produisant entre les pellicules primaire et secondaire est considérablement inférieur à celui qu'il serait si chacune des pellicules utilisées était non-cellulaire et était constituée par la mme polyoléfine, Dans la plupart des cas, il s 'avère que la soudure éventuelle entre une pellicule de polyoléfine cellulaire et une autre pellicule de polyoléfine cellulaire ou une pellicule de polyoléfine non cellulaire utilisée avec elle dans un emballage à double enveloppe est suffisamment faible, ce qui rend utiles la plupart des combinaisons des pellicules de polyoléfines-identiques ou différentes dans le cadre de l'invention, du moment que l'une au moins des deux pellicules est une pellicule cellulaire. On peut cependant trouver facilement expérimentalement des combinaisons de pellicules convenant particulièrement. Il s'est avéré,par exemple que l'on peut utiliser une pellicule cellulaire d'homopolymère ou de copolymère d'éthylène de masse volumique élevée de façon satisfaisante, à la fois comme pellicule primaire et secondaire. Par ailleurs, on peut utiliser une telle pellicule de façon satisfaisante comme pellicule primaire ou secondaire, en combinaison avec une pellicule non-cellulaire classique d'homopolymère ou de copolymère de basse masse volumique, c 'est-à-dire de façon appropriée présentant une masse volumique maximale de 0,93 g/cm3. Lorsqu'on utilise à la fois une pellicule cellulaire et une pellicule non-cellulaire dans l'emballage à double enveloppe et que l'on désire un certain degré de transparence de la pellicule primaire, par exemple pour garantir une identification facile du produit contenu dans l'emballage primaire, une fois l'emballage secondaire retiré, il est en général avantageux d'utiliser la pellicule cellulaire comme pellicule secondaire, du fait qu'elle présente normalement une transparence plus médiocre qu'une pellicule non-cellulaire correspondante. S'il s'avère qu'il se produit en fait un certain degré de fusion entre les deux pellicules pendant la contraction à chaud de la pellicule seeondaire, il peut être avantageux d'inver ser les rôles des pellicules ou des polyoléfines dont elles sont eonstituées, pour réduire cette adhérence à un niveau acceptable, tout en se rappelant que la pellicule secondaire au moins doit pouvoir se contracter à chaud. Bien entendu, un niveau de soudure (fusion) inacceptable entre les deux pellicules serait une soudure telle que les pellicules ne pourraient être séparées l'une de l'autre par application d'une force de traction entre elles. La polyoléfine utilisée dans une pellicule non-cellu laire à utiliser dans le cadre de la présente invention peut être n importe quelle polyoléfine filmogène, par exemple un homopoly mère d'oléfdne, par exemple d'éthylène, de propylène ou de 4-mé thyl-pentène-1, ou un copolymère d'oléfines, par exemple d'éthylène de de propylène. On préfère des polyoléfines renfermant au moins 50 % en poids de motifs d'éthylène, notamment des homopolymères d'éthylène, qui peuvent être du polyéthylène de masse volumique basse, moyenne ou élevée.On peut aussi utiliser des polyoléfines contenant des motifs provenant de monomères copolymérisables autres que des oléfines ; par exemple, des copolymères éthylène/acdtate de vinyle et éthylène/acrylate d'éthyle, copolymères qui renferment normalement au moins 90 %, de préférence au moins 96 % en poids de motifs d'éthylène. L'expression polyoléfine utilisée dans le présent mémoire et dans les revendications englobe des copolymères. renfermant des motifs provenant d'une oléfine et des motifs provenant d'un monomère copolymérisable autre qu'une oléfine. On peut aussi utiliser des mélanges de deux polyoléfines ou davantage. -On peut aussi produire la pellicule non-cellulaire devant être utilisée iwans le cadre de l'invention à partir d'une composition d'extrusion de polyoléfine par le procédé à plat clas sique, que l'on peut mettre en oeuvre de façon connue pour obtenir des pellicules présentant les caractéristiques de contraction à chaud désirées. Comme pellicule polyoléfinique cellulaire, on utilise avantageusement, selon l'invention, une pellicule comprenant une polyoléfine linéaire filmogène au moins partiellement cristalline à la-température ambiante. On peut aussi utiliser des mélanges de polyoléfines renfermant au moins 50 % en poids d'une telle polyol6- fine. Comme exemples de telles polyoléfines, il y a lieu de citer des homopolymères et copolymères linéaires d'éthylène, et/ou de propylène et/ou de 4-méthyl-pentène-1. De préférence, la polyoléfine est un homopolymère ou copolymère d'éthylène de masse volumique élevée, c'est-g-dire de façon appropriée au moins égale à 0,94 g/cm3.On peut préparer ces polymères d'éthylène de masse volumique élevée par polymérisation d'éthylène et éventuellement d'une quantité moindre, de-façon appropriée -comprise entre 0,5 et 10 % en poids, d'une oléfine pouvant être copolymérisée avec lui, par exemple du propylène ou du butène-l. On peut,par exemple, effectuer la polymérisation par un procédé à basse pression classique. Comme polymères d'éthylène de masse volumique élevée appropriés, il y a lieu de citer, par exemple, les polymères que l'on trouve dans le commerce sous les dénominations de "Rigidex 2.000", "Hizex 7000F" et "Hostalen GMVP 9955F".Comme matière de pellicule polyoléfinique cellulaire particulièrement préférée à utiliser dans le cadre de l'invention, il y a lieu de citer une pellicule cellulaire décrite dans la demande de brevet français déposée ce Jour sous le N"75 25763 au nom de la Demanderesse pour "pellicules cellulaires de polymères" ; il est en outre préférable que cette pellicule puisse se contracter à chaud. La pellicule polyoléfinique cellulaire (ou les pellicules polyoléfiniques cellulaires) peut être produite à partir d'une composition d'extrusion de polyoléfine, par exemple une composition comprenant l'une des polyoléfines précitées, dans laquelle a été incorporé un agent de soufflage. On peut extruder la composition par des procédés classiques pour former une pellicuT le, et l'on peut étirer la pellicule en cours de production pour la rendre contractable à chaud. Cependant, le procédé utilisd est de préférence celui qui est décrit, dans la demande de-brevet français citbe ci-dessus, et lton peut mettre ce procédé en oeuvre pour obtenir des pellicules pouvant se contracter-à chaud. Avantageusement, la ou chaque pellicule polyoléfinique cellulaire a une masse volumique apparenté ne dépassant pas 90 % de la masse volumique de la composition de polyoléfine à partir de laquelle elle a été prépare. L'expression "masse volumique apparente" désigne la masse volumique de la pellicule cellulaire déterminée de la façon suivante. On détermine l'épaisseur moyenne d'un échantillon d'essai de 50 cm2 de la pellicule cellulaire, avant toute modification par gaufrage, par un certain nombre de mesures utilisant une jauge d'épaisseur micrométrique donnant des lectures à 0,001 mm près, selon la norme britannique 2.782 Méthode 512 B (1970). On pèse également ltéchantillon d'essai. On calcule 13 masse volumique apparente à partir du poids et des dimensions de l'échantillon, pour obtenir une valeur en g/cm3 Les compositions de polyoléfine à partir desquelles on produit les pellicules, cellulaires ou non, peuvent renfermer des pigments, des charges, des lubrifiantst des agents de glissement et d'autres additifs modificateurs, comme on le désire, en plus de la polyoléfine ou des polyoléfines. On produit normalement la pellicule ou les pellicules de polyoléfine cellulaires à partir d'une composition de polyoléfine renfermant un agent de soufflage. Normalement, l'épaisseur moyenne (déterminée de la façon indiquée ci-dessus) des pellicules, cellulaires ou non-cellulaires, sera comprise entre 30 et 50 microns pour la pellicule primaire et entre 50 et 250 microns pour la pellicule secondaire, mais ces chiffres ne sont pas limitatifs. Les deux pellicules doivent être d'une nature permettant de les souder thermiquement, de façon appropriée par des moyens classiques. Les exemples non limitatifs qui suivent illustrent l'invention. EXEMPLE 1: On prépare une pellicule de polyoléfine cellulaire pouvant se contracter à chaud et soudable à chaud de 42 microns d'épaisseur, appelée pellicule A, d'une masse volumique apparente e 0,598 g/cm3, à partir d'un polyéthylène de masse volumique élevée (masse volumique de 0,952 g/cm3 et indice de fusion de 0,03 g/lO mn, produit t'Hizex 7000F" de Mitsui Petrochemicais Industries Ltd) sous forme de pellicule à une seule couche en fendant une pellicule à plat préparée conformément à l'exemple 5 de la demande de brevet français citée ci-dessus. On prépare une pellicule non-cellulaire pouvant se contracter à chaud et soudable à chaud de 38 microns d'épaisseur, appelée pellicule B, à partir d'un polyéthylène de basse masse volumique (masse volumique 0,92 g/cm3 et indice de fusion de 2,0 g/10 mn, déterminé selon-la norme britannique BS 2782) par un procédé de soufflage de pellicule classique. On examine l'aptitude à la soudure à chaud de chacune des pellicules en utilisant un dispositif de soudage classique à alimentations croisées de type à impulsions de Engineering Developments Ltd. On examine les soudures produites avec les pellicules A et B, et on les classe dans la catégorie des bonnes soudures, dans chaque cas. On groupe des paires de blocs de bois cubiques de 7,6 cm de côté et on les enveloppe dans un manchon de pellicule A, et l'on contracte la pellicule à chaud en faisant passer ltembal- lage par un tunnel de contraction d'Engineering Developments Ltd. La température de l'air d'entrée du tunnel est de 2000C, et la vitesse de passage des blocs enveloppés à travers le tunnel est de 9,15 m/mn, avec un tunnel de 1,1 m de long. On assemble six des emballages primaires enveloppés par contraction ainsi produits, on les enveloppe dans un manchon de pellicule A (pellicule secondaire), puis on les fait passer par le même tunnel de contraction, de façon à obtenir un emballage à double enveloppe. On produit ainsi dix emballages à double enveloppe. On recommence cette expérience en utilisant de la pellicule A comme pellicule primaire et de la pellicule B comme pellicule secondaire, puis lton recommence encore une fois en utilisant de la pellicule B comme pellicule primaire et de la pellicule A comme pellicule secondaire, et lton recommence enfin en utilisant de la pellicule B à la fois comme pellicule primaire et comme pellicule secondaire. On examine, pour chaque emballage à double enveloppe ainsi obtenu avec chaque combinaison de pellicules, la formation de soudure (fusion) entre la pellicule primaire et la pellicule secondaire. Dans toutes les expériences utilisant la pellicule A, il s avère que les pellicules primaire et secondaire de l'emballage à double enveloppe sont très faciles à séparer, tandis que, dans chacun des emballages provenant de la dernière expérience utilisant de la pellicule B pour la pellicule primaire comme pour la pellicule secondaire, il se produit une soudure considérable entre les deux pellicules. MeAme lorsqu'on augmente la vitesse de déplacement des emballages à double enveloppe à travers le tunnel, dans l'expérience utilisant de la pellicule B pour la pellicule primaire et la pellicule secondaire, la soudure entre les pellicules est encore considérable et inacceptable. EXEMPLE 2 On enveloppe des paires de bas nylon de femme au moyen d'une seule couche de pellicule A utilisée dans exemple 1, et en utilisant des fermetures terminales à pliage en enveloppe soudées à chaud. On assemble 20 de ces emballages-primaires, puis on les enveloppe par contraction au moyen de pellicule B comme pellicule secondaire et en utilisant le tunnel de contraction de l'exemple 1, dans les mimes conditions. L'examen de ltemballa ge à double enveloppe produit montre qu'il n'y a pas de soudure entre la pellicule primaire et la pellicule secondaire. EXEMPLE 3 (exemple ce comparaison): On recommence l'expérience de exemple 1 0t 1ton utilise de la pellicule A, mais en utilisant une pellicule C au lieu de la pellicule A. La pellicule C est une pellicule pouvant se contracter à chaud et soudable à chaud non cellulaire de 50 microns d'épaisseur, préparée à partir du même polyéthylène de masse volumique élevée que la pellicule A. L'examen des emballages à double enveloppe produits montre une soudure considd- rable entre la pellicule C et la pellicule--B, indépendamment du fait que l'on utilise la pellicule C comne pellicule primaire ou secondaire. Il se produit également une soudure considérable entre la pellicule primaire et la pellicule secondaire, lorsqu'elles sont toutes deux constituées par de la pellicule C. Ces exemples montrent qu'il se produit une soudure considérable entre la pellicule primaire et la-pellicule secondaire lorsque toutesxdeux sont des pellicules non cellulaires, mais qu'il ne se produit pas de soudure notable lorsque, selon l'invention, l'une au moins des pellicules est une pellicule cellulaire. R E V E N-D I C A T I O N S 1.- Procédé de fabrication d'un emballage à double enveloppe, caractérisé en ce que l'on enveloppe au moins un article dans une première pellicule de polyoléfine soudable à chaud pour former un premier emballage, on assemble une pluralité de ces emballages pour former un assemblage et l'on enveloppe par contraction ledit assemblage dans une seconde pellicule de polyoléfine soudable à chaud, qui est une pellicule pouvant se contracter à chaud, l'une au moins des deux pellicules de polyoléfine soudables à chaud étant une pellicule de polyoléfine cellulaire. 2. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on constitue le premier emballage en enveloppant l'article ou les articles dans la première pellicule. D.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on constitue le premier emballage en enveloppant par contraction l'article ou les articles dans la première pellicule, et en ce que ladite première pellicule est une pellicule pouvant se contracter à chaud. 4. - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à J caractérisé en ce que l'une des deux pellicules est une pellicule cellulaire et l'autre pellicule est une pellicule noncellulaire. 5. - Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que la première pellicule est une pellicule non-oellulaire et la seconde pellicule est une pellicule cellulaire. 6.- Procédé selon la revendication 4 ou 5, caractérisé en ce que la pellicule non-cellulaire est constituée par une polyoléfine renfermant au moins 50 % en poids de motifs d'éthy lène. 7,- Procédé selon la- revendication 6, caractérisé en ce que la pellicule non-cellulaire consiste en un copolymère dthylène/acrylate d'méthyle ou un copolymère éthyline/acétate de vinyle. 8.- Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que ledit copolymère contient au moins 90 % en poids de motifs d'éthylène. 9,- Procédé selon la revendication 7 > caractérisé én ce que ledit copolymère renferme au moins 96 ss en poids de motifs d'éthylène. 10.- Procédé selonla revendication 6, caractérisé en ce que la pellicule non-cellulaire est constituée par un homopolymère d'éthylène. 11.- Procédé selon l'une quelconque des revendications i à 3, caractérisé en ce que les deux pellicules sont des pellicules cellulaires. 12.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 4 à Il, caractérisé en ce que la ou chaque pellicule cellulaire est constituée par une polyoléfine linéaire filmogène au moins partiellement cristalline à la température ambiante. 13.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 4 à 11, caractérisé en ce que la ou chaque pellicule cellulaire est constituée par un homopolymère ou un copolymère de l'éthylène de masse volumique élevée. 14.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 4 à 11, caractérisé en ce que la ou chaque pellicule cellulaire est une pellicule de polyoléfine étirée présentant une structure cellulaire sensiblement uniforme et constituée par une polyoléfine linéaire cristalline présentant les caractéristiques suivantes: 1) elle ne comprend pas plus de 14 ffi en volume de la pellicule de cellules fermées ; 2) elle a une masse volumique apparente de 90 à 20 % de la masse volumique de la composition polyoléfinique initiale ; 3) elle a un facteur cellulaire égal ou inférieur à + 0,65, ledit facteur pouvant être nul ou négatif ; 4) elle renferme de O à 25 X du poids de la polyoléfine d'une - charge et/ou d'un pigment 5) elle a une épaisseur maximale de 0,28 mm ; 6) elle comprend des cellules de dimensions telles que le volume cellulaire moyen n'est pas supérieur à 10 4 cm3 ; 7) elle a été étirée dans le plan de ladite pellicule dans une mesure correspondant à un rapport d'étirage dTau moins 1,1 ; 1 dans le sens machine et/ou dans le sens travers. 15.- Procédé selon la revendication 4 ou 5 > caractérisé en ce que la pellicule cellulaire est constituée par un homopolymère ou copolymère de l'éthylène de masse volumique élevée, et en ce que la pellicule non-cellulaire est constituée par un homopolymère ou copolymère de basse masse volumique. 16. - Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que chaque pellicule est constituée par un homopolymère ou un copolymère de l'éthylène de masse volumique élevée. 17.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 16, caractérisé en ce que la ou chaque pellicule cellulaire a une masse volumique apparente non supérieure à 90 ffi de la masse volumique de la composition de polyoléfine à partir de laquelle on la prépare. 18.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 17, caractérisé en ce que la première pellicule a une épaisseur moyenne comprise entre 30 et 50 microns. 19.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 18, caractérisé en ce que la seconde pellicule a une épaisseur moyenne comprise entre 50 et 250 microns. 20.- Emballage à double enveloppe comprenant un assemblage d'une pluralité de premiers emballages comprenant chacun au moins un article enveloppé dans une première pellicule de polyoléfine soudé a à chaud, ledit assemblage étant enveloppé dans une seconde pellicule de polyoléfine soudée à chaud qui est une pellicule qui a été rétrécie à chaud autour de l'assemblage, l'une au moins des pellicules de polyoléfine soudées à chaud étant une pellicule polyoléfinique cellulaire. 21,- Emballage selon la revendication 20, caractérisé en ce que la première pellicule a été rétrécie à chaud autour de l'article ou des articles. 22.- Emballage selon la revendication 20 ou 21, carac térisé en ce que la ou chaque pellicule cellulaire est constituée pa-r un homopolymère ou un copolymère d'éthylène de masse volumique élevée. 23.- Emballage selon la revendication 20 ou 21, caractérisé en ce que la première pellicule est une pellicule noncellulaire, et en ce que la seconde pellicule est une pellicule cellulaire. 24.- Emballage selon la revendication 23, caractérisé en ce que la première pellicule est constituée par un homopolymère ou un copolymère d'éthylène de basse masse volumique, et en ce que la seconde pellicule est constituée par un homopolymère ou un copolymère de masse volumique élevée. 25. Emballage selon la revendication 20 ou 21, caractérisé en ce que chaque pellicule est une pellicule cellulaire. 26.- Emballage selon la revendication 25, caractérisé en ce que chaque pellicule est constituée par un hômopolymère ou un copolymère d'éthylène de masse volumique élevée. 27.- Emballage à double enveloppe, caractérisé en ce qu'il a été constitué par un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 19.