La présente invention se rapporte à des compositions supprimant la croissance de microbes pathogènes dans des substrats, à un procédé de suppression de la croissance de microbes dans de telles compositions et i des compositions pour supprimer la croissance chez les animaux de microbes pathogènes dus aux compositions alimentaires. Comme cela est bien connu dans les industries liées à l'agriculture, les microbes pathogènes des plantes et des animaux, qu'on désignera ci-après sous le nom de microorganismes, posent un sérieux problème et provoquent de graves conséquences économiques. Dans les buts de cette description et des revendications, les microbes pathogènes des plantes et des animaux comprennent des moiscissures, des levures et des bactéries, telles que le Sclerotium rolfsii, le Rhizoctonia solani, le Fusarium, le Pythium, le Peni cillium, l'espèce Aspergillus, qui sont la cause principale de la dxtruction des produits alimentaires pour animaux (qui comprennent des produits alimentaires mixtes, de l'ensilage, des graines et des plantes fermentées, le Candida albicans, l'espèce Salmonella et 1 'Escherichia coli. Comme cela est bien connu, les mycotoxines, c'est-à-dire des poisons produits par les moisissures et les champignons qui;de- meurent dans un produit alimentaire, sont nuisibles pour l'animal qui digère le produit alimentaire et peuvent provoquer des désordres semblables à ceux des microbes pathogènes indiqués ci-dessus. Les mycotoxines sont produites par les microbes pathogènes et les organismes qui eux-mEmes ne sont pas pathogènes. On doit comprendre alors que l'expression "pathogène" se réfère également à des microorganismes produisant des mycotoxines, dans les buts de cette description et des revendications. Des tentatives pour contrôler la croissances des moisissures ont compris l'utilisation de soufre, de composés de cuivre, de composés de mercure, de divers carbonates, de glyoxalidine, du produit dit quinon, du produit dit captan, de guanidine et, plus récemment, d'acide propionique et de ses sels, Parmi ces produits, le sel de calcium de l'acide propionique Ca(CnH502)2 a été le plus largement utilisé. Certains endommagements provoqués aux plantes, connus sous le nom "rouille ou nielle des Jeunes plants", sont provoqués par des microbes pathogènes qui sont portés sur les semences et attaquent le Jeune plant durant toute sa croissance. I1 se produit un pourrissement des semences par site FJeS di@robes pathogènes qui sont présents dans le sol entourant la senen.e et qui sont assez puissants pour détruire celle-ci, mEme lorsqu'elle commence à germer. Si les semences arrivent vraiment à germer et à parvenir à la maturité, il y a encore un sérieux problème d'une croissance ultérieure des moisissures durant l'emmagasinage des produits alimentaires.Les inhibiteurs de moisissures utilisés dans le passé ont eu un succès partiel, mais il reste cependant une perte importante de matières alimentaires par suite de la croissance des moisissures. Comme cela est également bien connu dans les industries liées à ltagriculture, divers animaux souffrent d'un mauvais fonctionnement de l'appareil digestif avec des diarrhées qui en résultent. Ceci, bien sur, conduit à un mauvais gain de poids et meme fréquemment à la mort de l'animal. Un terme généralement appliqué à cette condition est l'expression "diarrhées". On ne sait pas avec certitude quel microbe pathogène est la cause de cette condition, bién que l'on trouve généralement l'Escherichia coli lorsque la condition se produit.D'autres microbes pathogènes, tels que le Candida albicanset l'espèce Salmonella, sont également présents, en particulier dans les conditions de diarrhée de la volaille. I1 est également bien connu que, chez de nombreux animaux, la diarrhée est un symptôme fréquent de l'infection par le Candida albicans. Jusqu'à présent, même s'il a été évident que les effets de certaines infections par des microbes pathogènes empêchaient la croissance des animaux, on a eu peu de succès lorsqu'on a essayé de résoudre le problème. Comme cela est évident, les organismes pathogènes qui provoquent la croissance des moisissures sur des semences et des produits alimentaires pour animaux et qui affectent de manière défavorable le gain de poids de ces animaux ont des conséquences économiques sérieuses pour les industries liées à l'agriculture. En conséquence, c'est un obJet de la présente invention de prévoir un moyen pour supprimer la croissance et la prolifération de microorganismes des plantes et des animaux. Plus spécifiquement, c'est un objet de la présente invention de supprimer la croissance des moisissures sur les semences et les produits alimentaires pour animaux, en particulier le Sclerotium rolfsii, le Rhizoctonia solani, le Fusarium, le Pythium, le Penicillium, l'espèce Aspergillus, le Candida albicans, l'espèce Salmonella et l'Escherichia coli, et de réduire tous les effets que les mycotoxines peuvent avoir sur les animaux. La demanderesse a trouvé que l'acide isobutyrique et ses sels, en quantité relativement faible, supprimaient la croissance des microbes pathogènes indiqués ci-dessus. La demanderesse a, en outre, trouvé que, lorsque de faiblg quantités d'acide isobutyrique ou de ses sels sont ajoutées à la ration alimentaire d'un animal en tant qutadditif, l'animal présente un taux important de gain de poids supérieur à celui des animaux ne recevant pas l'additif. Comme cela est bien connu dans la technique, afin qu'une moisissure se développe, il est nécessaire que le substrat contienne au moins 12 % d'humidité. On a trouvé que lorsqu'un isobutyrate, par exemple l'isobutyrate d'ammonium, est appliqué à ces substances, la croissance des moisissures est supprimée. En fait, ces isobutyrates sont efficaces sur des substrats ayant une teneur en humidité mEme supérieure, par exemple de 30 % et davantage. Comme le terme est utilisé ici, "isobutyrate" se réfère à l'acide isobutyrique et à ses sels, L'acide isobutyrique fonctionne bien dans la présente invention. En fait, quand ses sels sont utilisés, ils s'hydrolysent apparemment en acide isobutyrique et en base respective, si bien que le composant efficace peut être encore l'acide isobutyrique et/ou l'ion isobutyrate. Les sels d'acide isobutyrique sont, en général, préférés à l'acide en soi > parce qu'ils ont moins d'odeur et qu'ils sont plus facilement emmagasinés, transportés et manipulés. Bien que les isobutyrates en général soient efficaces, on préfère les sels des groupes I et II du tableau de classification périodique, en particulier Na et K, ainsi que le sel d'ammonium. La quantité d'isobutyrate exigée pour supprimer les moisissures variera Jusqu'à un certain point, selon la nature du substrat. En général, au moins 0,25 % en poids d'isobutyrate, en se basant sur le poids du substrat,plus de l'isobutyrate, est exigé. La suppression efficace des moisissures est obtenue pour des niveaux de 1-2 %. Des quantités supérieures à 2 % > bien qu'étant utiles et fonctionnant bien, ne donnent généralement pas de résultats supérieurs à des niveaux de 1 ou 2 % et, en conséquence, ne sont pas préférées. Une gamme généralement préférée est 0,5 - 1 %. La demanderesse a, en outre, trouvé qu'une combinaison d'un isobutyrate, par exemple de l'isobutyrate d'ammonium, et d'un second composant, qui peut tre de l'acide acétique ou citrique ou du laurylsulfate de sodium, fournit un effet synergique lorsqu'on l'utilise pour contrôler la croissance des moisissures. Comme les exemples suivants le montreront, ni un niveau de 0,5 ,ct (en se basant sur le poids du substrat plus de l'isobutyrate) d'isobutyrate d'ammonium, ni un niveau de 0,4 % (en se basant sur le poids du substrat plus de l'additif) d'un additif formé d'acide citrique n'était efficace pour contraler la croissance des moisissures sur les semences et les produits alimentaires.Cependant, une combinaison de 0,5 % d'isobutyrate d'ammonium et de 0,1 % d'acide citrique ou d'acide acétique était efficace pour contrôler la croissance des moisissures. Généralement, l'additif est au moins 0,1 - 0,4 % en poids, de préférence 0,2 - 0,4 ffi en poids, du poids total de l'inhibiteur de croissance des moisissures plus du substrat. Plus spécifiquement, lorsqu'on utilise les combinaisons mentionnées ci-dessus, on préfère employer un rapport acide citrique ou acétique : isobutyrate d'ammonium,dans la gamme de 0,133- 0,2 : 1 ou un rapport laurylsulfate de sodium : isobutyrate d1am- monium dans la gamme de 0,1-0,4 : 1. Bien que les rapports mentionnés ci-dessus soient préférables, on peut employer jusqu'à 1,67 partie d'acide ou de sulfate pour une partie d'isobutyrate d' ammo- nium. La combinaison décrite ci-dessus est aJoutée à l'emplace- ment qui doit être protégé par formation de poussière, application d'une boue ou pulvérisation sur les produits alimentaires, suivant un rapport entre l'inhibiteur de moisissures et le produit alimentaire égal à 0,0045-0,20 : 1, de préférence 0,006-0,012 : 1. La demanderesse a trouvé quten plus de leur effet sur les microbes pathogènes des plantes, les isobutyrates sont efficaces contre les microbes pathogènes des animaux. Ceci est particulièrement surprenant par suite du fait qu'on avait généralement cru que l'acide butyrique était inefficace contre les microbes pathogènes des animaux, en particulier contre le Candida albicans (voir brevet américain nO 2.841.526). Cependant, on a trouvé que, lorsqu'on inocule à un milieu de bouillon nutritif comprenant au moins 0,4 % d'un isobutyrate (par exemple l'isobutyrate d'ammonium, de calcium, de sodium, de magnésium et de potassium) un microbe pathogène des animaux (par exemple l'espèce Salmonella et 1'Escherichia coli), la croissance des organismes pathogènes est efficacement supprimée. La demande resse a, en outre, trouvé que l'effet synergique, obtenu quand la combinaison d'un isobutyrate et d'un additif formé par l'acide acétique ou citrique ou de laurylsulfate de sodium est appliquée contre des microbes pathogènes des plantes, s'applique également aux microbes pathogènes des animaux indiqués ci-dessus.Bien que la demanderesse préfère que l'acide acétique, l'acide citrique ou le laurylsulfate de sodium soit en proportion de 0,2-0,4 % en poids, par rapport au produit alimentaire plus l'isobutyrate plus l'additif, et que l'isobutyrate soit en proportion de 0,25-2,0 % en poids, par rapport au produit alimentaire plus l'isobutyrate plus l'additif, des pourcentages efficaces sont 0,1-0,4 % en poids d'additif et 0,25-4,0 % en poids d'isobutyrate. Lorsqu'on administre le produit supprimant la croissance des microbes pathogènes à des animaux, on a trouvé que plusieurs procédés d'introduction dans l'animal étaient satisfaisants. Dans un procédé convenable, le produit supprimant la croissance des microbes pathogènes est introduit dans l'animal sous forme d'un supplément alimentaire, en pulvérisant sur le produit alimentaire le produit supprimant la croissance des microbes pathogènes, afin que 0,25-2,0 % de l'alimentation quotidienne de l'animal se composent du produit supprimant la croissance des microbes pathogènes. Bien sflr, le pourcentage de produit supprimant la croissance des microbes pathogènes dans l'alimentation quotidienne variera avec l'animal particulier. Par exemple, une quantité de 0,5 à 1 ffi de l'alimentation quotidienne est efficace pour les poulets. La demanderesse a également trouvé que, pour les jeunes porcs qui vêtent encore, une bouteille d'application avec un "dispositif de plongeur à poussoir", dans lequel une quantité spécifique du produit supprimant la croissance des microbes pathogènes est administrée par voie orale, est très convenable. I1 convient bien de préparer une solution aqueuse du produit supprimant la croissance des microbes pathogènes contenant 4 à 8 ç en poids de ce produit, en se basant sur le poids total du produit supprimant la croissance des microbes pathogènes plus du solvant. Lorsqu'un sel d'acide isobutyrique, en particulier le sel d'ammonium, est fourni en tant qu'additif alimentaire à la volaille, il y a une augmentation importante du taux de gain de poids présenté par l'animal. Bien qu'on préfère que o,4-o,6 ffi en poids de l'alimentation totale soit constitué par un sel d'acide isobutyrique, une quantité de 0,25-2,00 % en poids de l'alimenta tion totale produit une augmentation du taux de gain de poids. En général, un produit alimentaire traité pour le contre le des moisissures contiendra encore de l'isobutyrate lorsqu'on l'administrera à des animaux ; cet isobutyrate aidera à contrtler les microbes pathogènes dans l'appareil intestinal des animaux, tel qu'indiqué dans les divers exemples ci-dessous. Les exemples suivants aideront à expliquer la présente invention, mais ne sont donnés qu'à titre d'illustration et non pas de limitation. EXEMPLE 1 Un milieu en agar-agar contenant 0 > 25 % en poids d 'iso- butyrate d'ammonium a été déversé dans un vase de Petri. Un microbe pathogène des plantes bien connu, le Sclerotium rolfsii, a été introduit dans le vase de Petri. Après une période de deux semaines, on a trouvé que la croissance des moisissures ne s'était pas produite. En mzeme temps, le Sclerotium rolfsti, qui a été appliqué à un milieu d'agar-agar dans un vase de Petri sans sel d'ammonium, présentait une croissance substantielle des moisissures. EXEMPLE 2 L'exemple 1 a été répété, sauf que le microbe pathogène des plantes était le Rhizoctonia solani. On a obtenu des résultats identiques à l'exemple 1. EXEMPUB3-5 Un milieu en agar-agar contenant 1,5 % en poids d'isobutyrate d'ammonium a été préparé et déversé sur sept plaques de Petri. Sur chacune des cinq premières plaques, on a introduit une des cinq espèces non identifiées de Fusarium ; sur la sixième, on a introduit le Fusarium oxysporium et on a introduit sur la septième plaque une espèce de Pythium. Dans chaque cas, après une période de deux semaines, il n'y avait pas d'évidence de croissance des moisissures. Quand les mêmes microbes pathogènes ont été ap pliqués à un milieu en agar-agar qui ne contenait pas d'isobutyrate d'ammonium, il y avait une croissance sensible de moisissures. EXEMPLE 6 Divers substrats, ayant une teneur en humidité de 30 % > ont été exposés à de l'isobutyrate d'ammonium. On a trouvé que, lorsque des parties de 70 g de maTs broyé, de maïs pilé ou concassé, de mains entier et de millet pilé ou concassé ont été traitées avec 30 ml d'eau contenant 0,75-1,5 g d'isobutyrate d'ammonium, la croissance des moisissures a été efficacement supprimée. Lorsqu'un substrat semblable a été pulvérisé avec une quantité égale de propionate de calcium, la moisissure a continué à croître, 2,0 % en poids de propionate de calcium étaient nécessaires pour supprimer efficacement la croissance des moisissures.On a également trouvé qu'environ 1,0 % en poids d'isobutyrate d'ammonium était efficace pour contrôler la croissancé des moisissures sur de la farine d'arachide, tandis qu'au moins 2,0 % en poids de propionate de calcium étaient nécessaires pour supprimer la même croissance. En outre-, 0,5-125 % en poids d'isobutyrate d'ammonium était efficace pour contracter la croissance de moisissures sur de la farine de graines de coton et sur du blé. Cependant, au moins 2,0 % en poids de propionate de calcium étaient nécessaires pour réaliser la meme valeur de contrôle. Les résultats sont résumés dans le tableau cidessous. TABLEAU 1 Substrat Niveau efficace typi- Niveau efficace ty (30 % que pique d'humidité) Isobutyrate de NH4 Propionate de cal cium MaIs broyé 0,75-1,5 % 2,0 % MaIs pilé ou concassé 0,75-1,5 % 2,0 % MaIs entier 0,75-1,5 % 2,0 % Millet pilé ou concassé 0,75-1,5 % 2,0 % Farine d'arachide 1,00 % 2,0 % Farine de graines de coton 0,5-1,25 % 2,0 % Blé 0,5-1,25 % 2,0 % EXEMPLE 7 Une solution aqueuse à 0,5 % en poids d'isobutyrate de nickel a été préparée. Environ 1.000 ml ont été placés dans un bêcher, des graines de maïs ont été plongées dans la solution et on les y a laissées pendant 15 secondes. Les graines ont été ensuite placées dans un récipient sec. Une autre série de graines a été également placée dans un récipient semblable, et, après une période de deux semaines, une croissance substantielle des moisissures était évidente. Cependant, il n'y avait pas d'indication de croissance de moisissures sur les graines qui avaient été plongées dans de 1'isobutyrate de nickel. EXEMPLE 8 Le substrat était formé de 70 g de maSs séché. On y a appliqué 1,5 g d'isobutyrate de potassium dissous dans 30 ml d'eau. La croissance des moisissures a été efficacement supprimée. Lorsqu'un échantillon semblable de mais broyé n'a pas été pulvérisé avec de l'isobutyrate de potassium, il y avait une croissance de moisissures abondante après une période de deux semaines. EXEMPLE 9 3.630 kg de sorgho (sorghum vulgare) ont été traités avec 0,75 % en poids d'isobutyrate d'ammonium sous forme d'une poudre sèche (27,25 kg) pour fournir un mélange homogène et emmagasinés sous forme d'ensilage, dans des conditions étanches à l'air, pendant une période d'un mois et, à la fin de ce temps, et on les a inspectés pour déterminer 1a présence de moisissures. On n'en a pas trouvé. Un échantillon semblable a été également emmagasiné sous forme d'ensilage pendant un mois et n'a pas été traité avec de l'isobutyrate d'ammonium. Après cette période, il présentait une croissance substantielle de moisissures. EXEMPLE 10 Divers substrats ayant une teneur en humidité de 30-40 % ont été exposés à de l'isobutyrate d'ammonium et à de l'acide citrique. On a trouvé que, lorsque des parties de 70 g de mais broyé, de maIs pilé ou concassé, de maIs entier, de millet pilé ou concassé, de farine d'arachide, de farine de graines de coton et de blé ont été traitées avec 30 ml d'eau contenant au moins 0,5 g d'isobutyrate d'ammonium et 0,1 g d'acide citrique, la croissance des moisissures était efficacement supprimée. Les résultats complets sont donnés dans le tableau 2 pour le maRs pilé. Des résultats semblables ont été obtenus avec du maTs broyé, du mais entier, du millet pilé, de la farine d'arachide, de la farine de graines de coton et du blé. TABLEAU 2 Isobutyrate d'ammonium-acide citrique en tant que produit supprimant la croissance des moisissures % d'isobu- A Acide Croissance des moisissures dans du maïs tyrate de citrique pilé ayant t 30-40 % d'humidité NH4 % 4 jours 8 jours 11 jours 15 jours aucun aucun + + + + aucun- 0,1 + + + + aucun 0,2 + + + + aucun 0,4 + + + + 0,25 aucun trace | + + + 0,25 0,1 trace | + + + 0,25 0,2 - trace + + 0,25 0,4 - - trace + 0,5 aucun - - trace + 0,5 0,1 - - - 0,5 0,2 - - - 0,5 0,4 - - - 0,75 aucun - - - + 0,75 0,1 - - - 0,75 0,2 - - - 0,75 0,4 - - - Note : "+" signifie moisissures substantielles - signifie pas de moisissures détectables. EXEMPLES 11-12 L'exemple 10 a été répété, en substituant l'isobutyrate de nickel à l'isobutyrate d'ammonium dans exemple 11 et l'isobutyrate de potassium à 1'isobutyrate d'ammonium dans l'exemple 12. On a obtenu des résultats semblables à ceux de l'exemple 10. EXEMPLE 13 Divers substrats ayant une teneur en humidité de 30 % ont été exposés à de l'isobutyrate d'ammonium et à du laurylsulfate de sodium. On a trouvé que, lorsque des parties de 70 g de maïs broyé, de maIs pilé ou concassé, de maïs entier, de millet pilé ou concassé, de farine d'arachide, de farine de graines de coton et de blé ont été traitées avec 30 ml d'eau contenant au moins 0,5 g d'isobutyrate d'ammonium et 0,4 g dé laurylsulfate de sodium, la croissance des moisissures a été efficacement supprimée. Les ré sultans complets sont donnes dans le ble@u 3 pour les échantillons de maïs pilé. Des résultats semblables t été obtenus avec du maïs broyé ou concassé, du maïs entier, du millet pilé ou concassé, de la farine d'arachide, de la farine de graines de coton et du blé. TABLEAU 3 Isobutyrate d'ammonium-laurylsulfate de sodium en tant que produit supprimant la croissance des moisissures % d'isobu- % de lauryl- Croissance des moisissures dans du mais tyrate de sulfate de pilé ayant t 30-40 % % d'humidité NH4 Na 4 jours 8 Jours 11 jours 15 jours aucun aucun + + + + aucun 0,1 + + + + aucun 0,2 + + + + aucun 0,4 + + + + ,5 aucun - trace + + 0,5 0,1 + + + + 0,5 0,2 - - trace + 0,5 0,4 - - - 1,0 aucun - - 1,0 0,1 - - - 1,0 0,2 - - - 1,0 0,4 - - - - Note : "+" signifie moisissures substantielles "-" signifie pas de moisissures détectables. EXEMPLES 14-15 Les exemples 14 et 15 ont suivi le mode opératoire de l'exemple 13, mais les sels de nickel et de potassium d'acide isobutyrique ont été substitués respectivement à-l'isobutyrate d'ammonium, avec des résultats favorables semblables. EXEMPLE 16 Un milieu d'agar-agar contenant 0,25 % en poids dtisobu- tyrate d'ammonium et 0,2 % en poids d'acide citrique a été déversé dans un vase de Petri. On a introduit dans le vase de Petri du Sclerotium rolfsiî. Après une période de deux semaines, on a trouvé que la croissance des moisissures ne s'était pas produite. En même temps, du Sclerotium rolfsii qui a été appliqué à un milieu d'agar-agar sur une plaque de Petri, sans isobutyrate d'ammonium et sans acide citrique, présentait une croissance substantielle de moisissures. EXEMPLE 17 L'exemple 16 a été répété, sauf que le microbe pathogène des plantes était le Rhizoctonia solani. On a obtenu des résultats identiques à l'exemple 16. EXEMPLE 18 Un milieu d'agar-agar, contenant 0,5 % en poids d'isobutyrate d'ammonium et 0,2 % en poids de laurylsulfate de sodium, a été déversé dans un vase de Petri. On a introduit dans le vase de Petri du Sclerotium rolfsii. Après une période de deux semaines, on a trouvé que la croissance des moisissures ne s'était pas produite. En même temps, du Sclerotium rolrsii, qui a été appliqué à un milieu d'agar-agar sur une plaque de Petri sans isobutyrate d'ammonium et sans laurylsulfate de sodium, présentait une croissance substantielle de moisissures. EXEMPLE 19 L'exemple 18 a été répétéS sauf que le microbe pathogène des plantes était le Rhizoctonia solani. On a obtenu des résultats identiques à 11 exemple 16. EXEMPLES 20-22 L'exemple 16 a été répété en substituant cinq espèces non identifiées de Fusarium (exemple 20) du Fusarium oxysparium (exemple 21) et une espèce de Pythium (exemple 22). Dans chaque exemple, il n'y avait pas d'évidence de croissance de moisissures après une période de deux semaines. EXEMPLES 23-25 L'exemple 18 a été répété, en substituant cinq espèces non identifiées de Fusarium (exemple 23), du Fusarium oxysporium (exemple 24) et une espèce de Pythium (exemple 25). Dans chaque cas, il n'y avait pas d'évidence de la croissance de moisissures après une période de deux semaines. EXEMPLE 26 3.630 kg de sorgho (sorghum vulgare) ont été traités avec 0,25 % en poids d'isobutyrate d'ammonium (9,1 kg) et 0,20 s en poids d'acide citrique (7 > 25 kg) sous forme d'une composition sèche, pour fournir un mélange homogène, et emmagasinés sous forme d'ensilage dans des conditions étanches à l'air, pendant une période d'un mois. Un échantillon semblable a été traité avec 0,50% en poids d'isobutyrate d'ammonium (18,2 kg) et 0,20 X en poids de laurylsulfate de sodium (7,25 kg), sous forme d'une composition sèche, pour fournir un mélange homogène et, de son côté, il a été emmagasiné sous forme d'ensilage dans des cOnditions étanches à l'air, pendant une période d'un mois.A la fin de ce mois, le mélange a été inspecté pour découvrir des moisissures ; on n'en a pas trouvé. EXEMPLE 27 Un milieu d'agar-agar contenant 4,0 % en poids d'isobutyrate d'ammonium a été déversé dans un vase de Petri. De l'Escherichia coli, organisme pathogène bien connu, qui a été isolé à partir d'un porc ayant la "diarrhée", a été introduit dans le vase de Petri. Après une période de deux semaines, on a trouve que la croissance du microbe pathogène ne s'était pas produite. En même temps, de 1'Escherichia coli qui a été appliqué à un milieu d'agar-agar dans un vase de Petri sans le sel d'ammonium présentait une croissance substantielle de moisissures. EXEMPLE 28 L'exemple 27 a été répété, sauf que de l'isobutyrate de potassium a été substitué à l'isobutyrate d'ammonium. On a obtenu des résultats semblables. EXEMPLES 29-31 L'exemple 27 a été répété, sauf que les trois espèces de Salmonella, le S. typhimurium, le S. gallinarum et le S. pullorum, ont été substituées à l'Escherichiacoli dans les exemples 29, 30 et 31, respectivement. Aucun des vases de Petri ne présentait de signes de croissance des microbes pathogènes, bien que des échantillons de contre préparés de la même manière contiennent une croissance substantielle de microbes pathogènes. EXEMPLE 32 On a inoculé à des milieux formés de bouillon nutritif contenant divers pourcentages en poids d'isobutyrate d'ammonium et d'acide citrique, tels que présentés dans le tableau 4, trois espèces de Salmonella, le S. typhimurium, le S. gallinarum et le S. tullorum . Comme le tableau 4 le montre > dans chaque cas, la croissance des Salmonella a été inhibée quand 2,0 % d'isobutyrate d'ammonium et 0,1 % en poids d'acide citrique étaient présents dans l'agar-agar. TABLEAU 4 Effet de l'isobutyrate d'ammonium ("IBA") et de l'acide citrique sur des espèces de Salmonella % d'IBA (Salmonella typhimurium) % d'acide citrique 0 0,0125 0,025 0,05 0,1 0,2 0,4 0 + + + + + + - 0,125 + + + + + + - 0,25 + + + + + - 0,5 + + + + + - - 1,0 + + + + + - 2,0 + + + + - - 4,0 - - - - - - % d'IBA (Salmonella gallinarum) % d'acide citrique O O, 125 0,025 0,05 0,1 0,2 0,4 O + + + + + + ~ 0,125 125 + + + + + + - 0,25 + + + + + - - 0,5 + + + + + - 1,0 + + + + + - 2,0 + + + + - - 4,0 - - - - - - % d'IBA (Salmonella pullorum) % d'acide citrique 0 0,125 0,025 0,05 0,1 0,2 0,4 0 + + + + + + 0,125 + + + + + + 0,025 + + + + + - - 0,5 + + + + + - 1,0 + + + + + - 2,0 + + + + - - - 4,0 - - - - - - Note : "+" signifie croissance de microbes pathogènes "-" signifie pas de croissance EXEMPLE 33 On a inoculé du Candida albicans dans des milieux formés de bouillon nutritif contenant divers pourcentages en poids d'isobutyrate d'ammonium et d'acide citrique, tels que présentés dans le tableau 5. Comme le montre le tableau 5, la croissance du Candida albicans a été supprimée quand 0,5 ss en poids d'Isobutyrate d'ammonium et 0,2 ss en poids d'acide citrique étaient présents ensemble (mais non séparément) dans le milieu. TABLEAU 5 EffeS dtinhibition des combinaisons d'acide citrique et d'isobutyrate de NH4 sur le C. albicansX Isobutyrate Acide citrique (%) de NH4 (%) 0,0 0,0125 0,025 0,05 0,1 0,2 0,4 0,0 + + + + + + + 0,125 + + + + + + 0,25 + + + + + - 0,5 + + + + + 1,0 + + + + - | 2,0 + + + + - - 4,0 + + + + - - : La rangée horizontale supérieure représente la sensibilité vis-à-vis de l'acide citrique seul ; la colonne verticale gauche représente la sensibilité vis-à-vis de l'isobutyrate de NH4 seul. Concentration d'inhibition du mélange : 0,2 % d'acide citrique + 0,25 % d'isobutyrate d'ammonium. Symbole : "+" = croissance dans le tube ; "-" = pas de croissance visible. EXEMPLE 34 On a inoculé dans des milieux formés de bouillon nutritif contenant divers pourcentages en poids@d'isobutyrate d'ammonium et d'acide citrique, tel que présenté dans le tableau 6, de l'Escherichia coli pris dans un porc "ayant la diarrhée". Comme le montre le tableau 6, bien que 0,2 % en poids d'isobutyrate d'ammonium soit inefficace quand on l'utilise séparément contre l'Escherichia coli, lorsque les deux produits sont utilisés ensemble, la croissance de l'Escherichia coli est efficacement supprimée. TABLEAU 6 Effetsdtinhibition des combinaisons d'acide citrique et d'isobutyrate de NH4 sur l'E. coli# I sobutyrate de NH4 (5') Acide citrique (%) 0,0 0,0125 0,025 0,05 0,1 0,2 0,4 0,0 + + + + + + 0,125 + + + + + + 0,25 + + + + + + - 0,5 + + + + + + - 1,0 + + + + + + 2,0 + + + + + - - 4,0 - - - - - - x La rangée horizontale du haut représente la sensibilité vis-à-vis de l'acide citrique seul ; la colonne verticale gauche représente la sensibilité vis-à-vis de 1'isobutyrate de NH4 seul.- Concentra- tion du mélange d'inhibition : 0,2 % en poids d'acide citrique + 2,0 % d'isobutyrate de NH2. Symbole : "+" = croissance dans le tube; "-" = pas de croissance visible. EXEMPLE 35 Des groupes en triple exemplaire de huit jeunes coqs de l'espèce dite Hubbard "montagne blanche" ont été élevés avec une alimentation régulière de contrôle disponible dans le commerce, contenant 22 ç de protéine et 2 % de saccharose. La composition d'alimentation et le pourcentage de chaque ingrédient utilisé étaient les suivants : Farine de soja 35,00 % MaIs broyé 55,63 % Sel 0,50 % Chaux 1,37 % Phosphate dicalcique 2,00 % Graisse 4,00 % Vitamine et traces de minéraux 1,50 % A Vitamines A, D3, D2, E, B12, Riboflavine,niacine,acide D-panto thénique, Menadione, bisulfite de sodium, DI-méthionine, Ethoxyquin , chlorure de choline. En même temps, des groupes identique s en triple exemplaire ont été utilisés et des additions diététiques ont été faites aux dépens du saccharose. On a alimenté un groupe avec une alimen station de contre et on a alimenté un second groupe sensiblement avec la même alimentation contenant 0,' % d'isobutyrate d'ammonium; on a alimenté un troisième groupe sensiblement avec la même alimentation contenant 0,5 % d'isobutyrate d'ammonium; on a alimenté un quatrième groupe avec la même alimentation contenant 1,0 5' dtisobutyrate d'ammonium et on a alimenté un cinquième groupe avec la même alimentation contenant 2,0 % d'isobutyrate d'ammonium.Les résultats, tels que vus dans le tableau 7, montrent que tous les poulets alimentés avec l'isobutyrate d'ammonium avaient une meilleure efficacité alimentaire que le groupe de contrôle et les poulets recevant 0,5 % d'isobutyrate d'ammonium ont gagné le plus de poids. TABLEAU 7 Effetsde l'isobutyrate d'ammonium sur des poulets en voie de développement - Réponse de dose Groupe Traitement Gain1 Efficacité N g/poulet alimentai rea 1 Contre 728 1,55 2 + 0,1 % d'Isobutyrate de NH4 696 1,52 3 + 0,5 % d'isobutyrate de NH4 734 1,54 4 + 1,0 % d'isobutyrate de NH4 727 1,51 5 + 2,0 % d'isobutyrate de NH4 723 1,54 1gain total par poulet pendant une période expérimentale de 4 semaines. Chaque nombre est la moyenne de 24 poulets. aAlimentation en grammes divisée par le gain en grammes, moyenne de trois expériences en double. EXEMPLE 36 Deux séries de groupes en trois exemplaire de huit jeunes coqs de espèce dite Hubbard "montagne blanche" ont été alimentées avec des produits contenant 22 ffi de protéine et 2 % de saccharose indiqués dans l'exemple 35. Cependant, dans le second groupe > on a ajouté 0,5 ffi d'isobutyrate d'ammonium aux dépens du saccharose. Des conditions identiques ont été maintenues dans les groupes. Comme on peut le voir dans le tableau 8, les poulets alimentés avec de l'isobutyrate d'ammonium gagnaient plus de poids et plus rapidement que les poulets de contrôle et, après une période de quatre semaines, ils présentaient des efficacités alimentaires supérieures. TABLEAU 8 Effets de 1'isobutyrate d'ammonium sur les poulets en cours de croissance Semaine Gain (g)1 Efficacité alimentaire2 Contrôle IBA3 Contrôle 1 60 78 1,)3 1,30 2 204 227 1,)3 1,34 3 386 406 1,48 1,50 4 583 667 1,72 1,56 Gain total cumulatif par poulet pendant une période expérimentale de quatre semaines. Chaque nombre est la moyenne de 24 poulets. 2Alimentation cumulative en g divisée par le gain en g, moyenne de trois échantillons en double. 3Contenait 0,5 % d'isobutyrate d'ammonium. La présente invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation qui viennent d'être décrits, elle est au contraire susceptible de variantes et de modifications qui apparattront à lthomme de l'art. REVENDICATIONS 1 - Composition comprenant un substrat pouvant être infecté par des microbes pathogènes des plantes et des animaux, par exemple une matière alimentaire pour animaux, caractériséeen ce qu'elle contient une quantité d'isobutyrate d'ammonium, suffisante pour supprimer la croissance des microbes pathogènes dans le substrat. 2 - Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que la quantité est 0,25 à 2,0 ss en poids, en se basant sur le poids total de la composition. 3 - Composition selon la revendication lt ou la revendication 2, caractérisée en ce que le substrat est une graine. 4 - Composition selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisée en ce que le substrat est un produit alimentaire choisi dans le groupe se composant de maTs broyé, pilé ou entier, de millet, de farine d'arachide, de farine de graines de coton, de blé et d'ensilage. 5 - Composition selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que les microbes pathogènes sont le Sclerotium rolfsti, le Rhizoctonia solani, le Fusarium, le Pythium, le Penicillium, une espèce d'Aspergillus, le Candida albicans, une espèce de Salmonella et l'Escherichia coli. 6 - Composition selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce qu'elle comprend un additif choisi dans le groupe se composant d'acide citrique, d'acide acétique et de laurylsulfate de sodium. 7 - Composition selon la revendication 6, caractérisée en ce qu'elle contient 0,1 à 0,4 % en poids de l'additif, en se basant sur le poids total de la composition. 8 - Composition selon la revendication 6 ou la revendication 7, caractérisée en ce que le rapport entre l'additif et l'isobutyrate d'ammonium est dans la gamme de 0,1 à 1,67 : 1. 9 - Procédé pour supprimer la croissance d'organismes pathogènes dans une composition selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que l'isobutyrate d'ammonium est appliqué au substrat, en combinaison avec l'additif, si on le désire. 10 - Composition pour supprimer la croissance de microbes pathogènes chez les animaux, caractérisée en ce qu'elle est formée par les ingrédients de la composition selon l'une quelcon que des revendications 4 et 6 à 8, et en ce qu'elle est administrée de manière telle que l'alimentation quotidienne en produit alimentaire contienne 0,25 à 2,00 % en poids d'isobutyrate d'ammonium, en se basant sur le poids total de l'alimentation quotidienne. 11 - Composition selon la revendication 10, caractérisée en ce que les microbes pathogènes sont le Sclerotium rolfsîi, le Rhizoctonia solani, le Fusarium, le Pythium, le Penicillium, une espèce d'Aspergillus, le Candida albicans, une espèce de Salmonella et 1'Escherichia coli.