La présente invention se rapporte à un procédé d'hy- drolyse catalytique chimique des -amino-nitriles ou de leurs sels. Conformément au procédé de l'invention, cette hydrolyse catalytique d'un &alpha;-amino-nitrile ou de l'un de ses sels peut conduire, en fonction des conditions particulières de réaction, soit à la formation d'un a-amino-amides soit à la formation d'un sel d' -amino-acide, ce dernier pouvant être facilement transformé en 1'&alpha;-amino-acide libre correspondant, par simple neutralisation. La présente invention concerne donc également de façon particulière la préparation d' -amino-acides, sous la forme de leur mélange racémique, à partir d'-amino-nitriles ou de leurs sels, ou encore éventuellement à partir de leurs précurseurs. Il convient à ce propos de rappeler que les -amino-acides revêtent un intérêt industriel incontestable. Certains d'entre eux peuvent eneffet être utilisés en médecine humaine ou vété- rinaire, de même que dans l'alimentation, par exemple en vue de compléter les rations alimentaires. D'autres de ces dérivés peuvent également entrer par exemple dans la composition de savons ou de cosmétiques. Ces -amino-acides ont jusqu'à présent été préparés le plus souvent par la méthode dite de "Bucherer-Berg". Dans cette méthode, l'action du carbonate acide d'ammonium sur 1'&alpha;-amino- nitrile intermédiaire conduit à la formation d'une hydantolne que l'on hydrolyse ensuite en milieu-basique pour obtenir un sel d'W-amino-acide. Ce procédé présente une certaine efficacités étant donné qu'il permet de transformer jusqu'à 90 eSO de Italdéhyde de départ en &alpha;-amino-acide ; il reste cependant technologiquement onéreux puisqu'il implique : * l'utilisation d'un excès non récupérable de carbonate acide d'ammonium ; * deux phases de chauffage : la première pendant deux heures à des températures de l'ordre de 80 à 100 C en vue de former l'hydantoïne, et la deuxième pendant six heures environ à des températures de l'ordre de 120 à 1250C pour réaliser l'hydrolyse, et * la formation de 1,5 mole de Na2S04, de très faible intérêt économique, par mole d'&alpha;-amino-acide préparé par ce procédé. Malgré les inconvénients de ce procédé, cette méthode a été jusqu'à présent largement préférée à celle de "STRECEER" qui consiste à hydrolyser 1'&alpha;-amino-nitrile immédiatement en -amino-amide et ensuite en &alpha;-amino-acide, et ceci en raison du rendement inférieur à 80 ç qui a toujours été obtenu dans la transformation de l'aldéhyde de départ en -amino-acide. La présente invention concerne donc un procédé d'hydrolyse catalytique chimique d'un -amino-nitrile ou de l'un de ses sels, selon lequel on fait réagir une solution aqueuse contenant au moins un dérivé carbonylé sur ledit &alpha;-amino-nitrile ou sur l'un de ses sels en présence d'ions hydroxydes OH -. Selon une autre caractéristique du procédé d'hydrolyse catalytique chimique de l'invention, les ions hydroxydes sont introduits en faible quantité dans le milieu réactionnel, de préférence à raison de 0,1 à 0,3 mole d'hydroxyde par mole d' -amino-nitrile de départ, et l'on extrait ensuite l' -amino- amide correspondant ainsi obtenu. Selon-une autre caractéristique de la présente invention, les ions hydroxydes sont introduits dans le milieu réactionnel, de manière à atteindre sensiblement l'équimolarité de l'hydroxyde par rapport à l' -amino-nitrile de départ en vue-de préparer l' -amino-acide libre correspondant. Le procédé d'hydrolyse catalytique chimique selon l'invention s'applique en particulier à des -amino-nitriles répondant à la formule générale I dans laquelle le radical R représente une channe hydrocarbonée, linéaire ou ramifiée, contenant de 1 à 12 atomes de carbone et éventuellement un ou plusieurs hétéro-atomes, tels que le soufre, ledit radical R étant éventuellement substitué une ou plusieurs fois, de préférence en fin de chaîne, par des groupements tels que hydroxy, amine, carboxyle, phényle, hydroxy phényle, carboxamide, indolyle, iminazyle et guanidyle, ou bien R forme avec l'atome d'azote en position un groupe hétérocyclique saturé contenant au moins un hétéro-atome, tel que l'azote, ledit groupe hétéro cyclique pouvant lui-même être substitué, par exemple par un groupe hydroxy, ou à l'un de ses sels. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaitront à la lecture de la description détaillée faite ci-après. On a constaté qu'en ajoutant un -amino-nitrile ou l'un de ses sels, tels que par exemple le chlorhydrate, dans une solution aqueuse contenant un dérivé carbonylé et des ions hydroxydes, on obtenait très rapidement et de façon quantitative, même à la température ambiante, l'-amino-amide correspondant à l' -amino-nitrile de départ. Pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, les ions hydroxydes OH - sont apportés dans le milieu réactionnel par exemple sous la forme d'un hydroxyde d'un métal alcalin ou alcalino-terreux ou encore sous la forme d'hydroxyde d'ammonium. Parmi les dérivés carbonylés susceptibles d'être utilisés pour catalyser l'hydrolyse des -amino-nitriles, on peut citer principalement les cétones de bas poids moléculaire en raison de leur bonne solubilité dans le milieu et de leur volatilité. On citera à titre d'exemples particuliers des dérivés carbonylés choisis parmi l'acétone, la méthyl-éthylcétone, la diéthyl-cétone, la méthyl-isopropyl-cétone, l'éthylisopropyl-cétone, et les mélanges de ces cétones. Il convient de noter ici que le manque de solubilité peut être compensé par l'utilisation d'une solution hydro-alcoolique, ou encore par l'adjonction d'une fonction hydrophile à la molécule des dérivés carbonylés. Les diverses expériences conduites ont également démontré que les aldéhydes sont actifs du point de vue catalytique, mais en milieu basique ils ont une tendance à polymériser et sont ainsi moins intéressants que les cétones. On observera également que, le dérivé carbonylé joue sa fonction de catalyseur à toutes les concentrations. L'expérience a par exemple démontré que l'acétone transforme quantitativement l' -amino- méthyl-mercapto-propionitrile dès que sa concentration atteint 0,1 mole par litre. De préférence, conformément au procédé de l'invention, le dérivé carbonylé est introduit dans le milieu réactionnel à raison de 0,1 à 2 moles, et do préférence de 0,1 à 1 mole, de dérivé carbonylé par mole d' -amino-nitrile de départ.Il convient ici de préciser que dans le cas d'un -amino- nitrile peu soluble, une concentration supérieure en cétone peut favoriser sa solubilité en même temps que la réaction d'hydrolyse. Dans pareil cas, la réaction peut également être avantageusement conduite dans une solution hydro-alcoolique. Une fois que l' -amino-amide est formé dans le milieu réactionnel, en complétant alors dans la solution obtenue ia concentration en hydroxyde, jusqu'à ce que celle-ci soit sensiblement égale ou très légèrement supérieure à celle du nitrile de-départ, on obtient alors le sel, par exemple le sel alcalin, de l' -amino-acide correspondant au nitrile de départ. Pour favoriser cette seconde étape de l'hydrolyse catalytique chimique selon l'invention, le milieu réactionnel est avantageusement chauffé à une température de l'ordre de 800C, par exemple pendant une durée de l'ordre d'une heure. Il suffit ensuite de neutraliser le milieu, par exemple par l'acide sulfurique, et 7' -amino-acide libre peut alors être extrait par cristallisation ou par toute autre méthode connue. Le rendement en -amino-acide libre est senslblement quantitatif par rapport au nitrile de départ. Il convient ici de remarquer que le procédé de l'invention conduit aux W-amino- acide s sous la forme de leurs mélanges racémiques qui peuvent bien entendu être séparés on leurs isomères optiques par des méthodes classiques parfaitement connues. Dans ce cas particulier, par mole d'acide z-aminé libre il s'est formé une demimole de Na2SO4. Au cours du chauffage nécessaire pour favoriser et accélérer la réaction d'hydrolyse de l' -amino-amide en W-amino- acide, le dérivé carbonylé utilisé pour catalyser la réaction put distiller et peut donc être récupéré et réutilisé pour une opération ultérieure. On observera également qu'au cours de cette même réaction, une mole d'ammoniaque s'est formée. Elle peut être également recyclée et réutilisée pour la production d'une nouvelle molécule d' -amino-nitrile. Au cours de l'étape dthydrolyse de 1'&alpha;-amino-nitrile en l' -amino-amide correspondant, le dérivé carbonylé catalyseur doit être associé à 4es ions hydroxydes OH - qui peuvent être amenés dans le milieu avec le dérivé carbonylé par exemple de façon avantageuse sous la forme d'hydroxyde de métal alcalin tel que sous la forme de soude. La concentration en ions hydroxydes nécessaires à la catalyse est également variable et comprise entre des traces et une concentration très supérieure à celle de la-amino-nitrile. Elle est plus précisément comprise entre 0,1 et 0,3 mole par mole d'&alpha;-amino-nitrile de départ.On observe qu'une concentration en hydroxyde alcalin trop nettement supérieure-à celle en z-amino-nitrile n'entraîne qu'une augmentation de la vitesse de l'étape d'hydrolyse de l' -amino-amide en a-amino-acides mais conduit à la production ultérieure d'une quantité d'autant plus grande de sulfate de soude. Selon une variante du procédé de la présente invention, l'-amino-nitrile est préparé in situ dans le mélange réactionnel destiné à subir l'hydrolyse catalytique chimique. Il est donc ainsi possible de synthétiser des W-amino-acides à partir d'&alpha;-amino-nitriles préparés in situ dans des solutions aqueuses ou-hydro-alcooliques contenant initialement a) une cyanhydrine et de l'ammoniaque ; ou b) un aldéhyde, de l'acide cyanhydrique et de l'am moniaque ; ou c) un aldéhyde, un cyanure par exemple un cyanure alca lin, de l'ammoniaque et un sel d'ammonium. Dans ce cas il a ainsi été démontré qu'il fallait dans un premier temps former l' -amino-nitrile, dans un deuxième temps le transformer en l'Q-amino-amide en faisant appel aux conditions catalytiques précédemment définies, et éventuellement dans un troisième temps hydrolyser l'a-amino-amide obtenu en l'-amino-acide également dans les conditions précédemment définies. Quelle que soit la composition des solutions initiales définies aux points a), b) et c), les conditions de formation des -amino-nitriles sont connues sous leurs aspects mécanistique et thermodynamique. Comme cela se trouve décrit dans l'article do A. COMMERYRAS et Coll. paru dans la revue "Information Chimie" n 158 (1976) pages 199 à 207, l'examen des résultats présentés dans cette publication permet de conclure que, lorsque l'équilibre est atteint, le taux de la transformation de l' - amino-nitrile par rapport à l'aldéhyde ou à la cyanhydrine de départ, croît avec le rapport de la concentration en ammoniaque sous forme basique sur la concentration en aldéhyde ou en cyanhydrine de départ, et ce pour un pH supérieur à 11. Par exemple, dans le cas de l'acétaldéhyde et à 350C dans le cas d'un rapport initial équimolaire en aldéhyde et HCN ou CN-i le taux de transformation en -amino-propionitrile varie en fonction de la concentration initiale en aldéhyde exprimée en mole par litre et d3 la concentration initiale en également exprimée en mole par litre, comme cela est indiqué dans le tableau I ci-après. TABLEAU I concentration initiale pour une concentration 1 5 10 20 40 en NH3 en mole/litre. initiale en taux de transformation |CH3CHO| et |HCN| en 73% 94% 97% 98,5% 99,2% égale à 0,5 mole/l. &alpha;-aminopropionitrile concentration initiale pour une concentration 1 5 10 20 40 en NH3 en mole/litre. initiale en taux de transformation |CH3CHO| et |HCN| en 56% 88% 94% 97% 98,4% égale à 1 mole/l. &alpha;-aminopropionitrile concentration initiale pour une concentration 1 5 10 20 40 en NH3 en mole/litre. initiale en taux de transformation |CH3CHO| et |HCN| en 37% 78% 88% 94% 97% égale à 2 moles/l. &alpha;-aminopropionitrile Dans de telles conditions, il apparait clairement que l'optimum à définir pour la formation d'un &alpha;-amino-nitrile ne peut être qu'un optimum économique, puisque l'on peut en effet théoriquement atteindre une transformation quantitative de l'aldéhyde en a-amino-nitrile. Au cours des diverses expériences réalisées, il a notamment été relevé que, en ce qui concerne cette étape de formation de lla-amino-nitriles l'utilisation d'un excès compris entre 1 et 10 % de HCN ou CN par rapport au cyanure contenu dans le système équimolaire aldéhyde-cyanure stabilisait la solution d'&alpha;-amino-nitrile obtenu. Il a ensuite été démontré qu'en ajoutant à la solution d'&alpha;-amino-nitrile préparée et optimisée comme indiqué précédemment, un dérivé carbonylé, et principalement une cétone prise parmi celle citée ci-dessus et associée à un hydroxyde alcalin dans les proportions également indiquées précédemment, on transformait catalytiquement l'-amino-nitrile du milieu en -amino-amide. Cette transformation de la-amino-nitrile en &alpha;-amino-amide est très rapide et quasi-quantitative par rapport à la concentration d'-amino-nitrile présent dans le milieu à l'équilibre. Les expériences ont ensuite démontré qu'en amenant dans la solution ainsi préparée la concentration en hydroxyde alcalin jusqu'à être équivalente ou légèrement supérieure (entre5 et 10 %) à la concentration en &alpha;-amino-nitrile de départ, et de préférence en chauffant le milieu réactionnel ainsi obtenu, on transformait quantitativement lea-amino-amide contenu dans la solution en sel alcalin de l'-amino-acide correspondant.Comme précédemment décrit, après neutralisation par exempt au moyen d'acide sulfurique on obtient l'-amino-acide libre qui est récupéré par des méthodes Connues. La quantité molaire de sulfate de soude formé dans le milieu se trouve alors être légèrement supérieure à la moitié de la quantité molaire d' -amino- acide. Au cours de cette étape on forme également une quantité d'ammoniaque équivalent à celle de lta-amino-amide contenu dans le milieu. Cette ammoniaque est récupérée et peut être réutilisés. La cétone qui catalyse cette réaction d'hydrolyse distille également au cours do cette étape et peut donc être récupérée puis recyclée. Dans le cadre de la présente invention, il convient de noter que lors de la première phase de transformation catalytique de l' -amino-nitrile en l' -amino-amide correspondant, on a constaté qu'il y avait formation d'un intermédiaire réactionnel appeié par la suite intermédiaire "Y" dont la structure n'a cependant pas pu être déterminée avec une certitude totale. Toutefois- l'existence même de cet intermédiaire "Y" permet néanmoins d'affirmer de façon tout à fait certaine que le composé carbonylé introduit dans le milieu réactionnel joue effectivement un rôle catalytique. C'est ainsi que dans le cas d'une hydrolyse catalytique chimique de l' -amino-isobutyronitrile en solution basique, les observations suivantes ont été faites a) En solution aqueuse basique et à des concentrations en réactifs ( -amino-isobutyronitrile acétone) de l'ordre de 1 mole par litre, il est possible d'observer en R.M.N., à 290C dans le cours normal de la première phase de la réaction d'hydrolyse, l'intervention intermédiaire d'un composé "Y" présentant trois signaux à d= 0,17 ;; = 0,63 et # = 0,76, d'intensités relatives 2-1-1, nettement différenciés par rapport à ceux de l'acétone ( '=0,98), de l'amide ( 6 = 0,07) et du nitrile ( # # = 0,25). b) Dans un solvant hydro-alcoolique à 90% d'éthanol et en présence de potasse, le système réactionnel -amino-iso- butyronitrile acétone, conduit à l'&alpha;-amino-isobutyramide par l'intermédiaire d'un composé caractérisé en U.V. par une large bande dont le maximum est à une longueur d'onde inférieure à 200 nm. Cette bande est différente de celle de l'amide et de l'acétone. On a également constaté que l'évolution de cet intermédiaire "Y"- saccompagne de la formation de quantité équimolaire d' -amino-isobutyramide et d'acétone. c) Enfin, en reprenant l'expérience précédente du paragraphe b) mais dans l'éthanol anhydre, et en présence d'éthylate de sodium, on peut non seulement stabiliser le produit précédemment observé en U.V., mais également l'isoler du milieu réactionnel sous forme cristallisée. Ce composé, placé alors en solution aqueuse, présente un spectre de R.M.N. absolument identique à celui décrit en a) pour l'intermédiaire t'y", et libère quantitativement (la réaction est terminée après 5 secondes à température ambiante), même en milieu neutre, une quantité équimolaire d'acétone et d'-amino-isobutyramide. Au reflux de la pyridine , ou bien conservé plusieurs jours dans le milieu réactionnel, ce composé, conduit en revanche quantitativement à la 2,2,4,4-tétraméthyl-4-imidazolydinone, composé qui ne s'hydrolyse que très lentement au reflux d'une solution aqueuse basique. Ces trois observations ci-dessus permettent do démontrer qu'en solution aqueuse, et également en milieu anhydre, l'acétone réagit sur l' -amino-isobutyronitrile pour donner un composé identique que nous avons précédemment désigné sous le nom d'intermédiaire "Y". Des observations analogues ont également été faitesiorsque l'on fait réagir l'acétone sur 1' - amino-propionitrile. Sans pour autant vouloir introduire de limitation à la présente invention par le biais de cette interprétation, la demanderesse estime que l'intermédiaire "Y" peut avoir la structure suivante indiquée dans le schéma réactionnel suivant O CH C = O + CH,CriN CC/C CH3 C - NH2 CH / C = C + / C \ ~ C/ / CH3 (nyt) CH3 CH3 N - H CH3N= C 3 CH3 O hydrolyse CH3 CH3 ' r CH 3 X / C - NH2 CH3 C + C = O CH3 / 2 CH3 / En conclusion, on rappellera simplement qu'il a donc clairement été mis en évidence, d'une part la présence d'un intermédiaire réactionnel "Y", et d'autre part l'intervention catalytique de l'acétone lors de l'hydrolyse de 1'-&alpha;-amino-iso- butyronitrile dans un processus nettement prépondérant par rapport au processus classique résultant de l'attaque de l'ion OH sur la triple liaison C=-N. Dans ce processus autocatalytique, l'acétone issue de la décomposition de l' -amino-nitrile réagit sur l' -amino- nitrile pour conduire par l'intermédiaire de l'&alpha;-isopropylidène- amino-isobutyramide finalement à lwa-amino-amide correspondant. Ce processus d'hydrolyse catalytique chimique est en particulier appliqué à la préparation d' -amino-acides à partir des -amino-nitriles correspondants. Cette hydrolyse catalytique peut en particulier etre appliquée à un -amino-nitrile répondant à la formule générale I dans laquelle le radical R représente une chaine hydro carbonée, linéaire ou ramifiée , contenant de 1 à 12 atomes de carbone et éventuellement un ou plusieurs hétéro-atomes, tels que le soufre, ledit radical R étant éventuellement substitué une ou plusieurs fois, de préférence en fin de chaîne, par des groupements tels que hydroxy,amino, carboxyle, phényle, hydroxyphényle, carboxamide, indolyle, iminazyle et guanidyle, ou bien R forme avec l'atome d'azote en position un groupe hétérocyclique saturé contenant au moins un hétéro atome, tel que l'azote, ledit groupe hétérocyclique pouvant lui-mAme être substitué, par exemple par un groupe hydroxy, ou à partir de l'un quelconque de ses sels, tels que par exemple le chlorhydrate. En introduisant une quantité suffisante d'hydroxyde dans le milieu réactionnel en plus du composé carbonylé, et en neutralisant la solution on peut obtenir, sous la forme de leurs mélanges racémiques, les W-amino-acides suivants : la glycine, l'alanine, la valine, la leucine, l'isoleucine, la phénylalanine, la sérine, la thréonine, la lysine, la #-hydroxylysine, l'arginine, l'acide aspartique, l'asparagine, l'acide glutamique, la glutamine, la cystéine, la cystine, la méthionine, la tyrosine, la thyroxine, la proline, l'hydroxyproline, le tryptophane et l'histidine. La présente invention sera illustrée ci-après au moyen de quelques exemples de mise en oeuvre du procédé de l'invention, ces exemples devant bien entendu être considérés comme non limitatifs. Préparation d'&alpha;-amino-acides à partir d'&alpha;-amino-nitriles Exemple 1 : Préparation de l'alanine à partir du chlorhydrate d'&alpha;-amino-propionitrile. A une solution de 0,53 g de chlorhydrate d'&alpha;-amino- propionitrile (5.10-3 3 mole) dans 5 ml d'eau, on ajoute 0,3 g d'acétone (5.10 3 mole) et 1 ml de solution de soude 10 N. Après chauffage de la solution à 650C pendant 1 heure, on obtient 0,43 g d'alanine. Rondement 96,6 *. Exemple 2 : Préparation de la méthionine à partir du chlorhy drate d'alpha;-amino-méthyl-mercapto-butyronitrile. A une solution de 1,6 g de chlorhydrate d'&alpha;-aminométhyl- mercapto-butyronitrile (env. 10-2 mole) dans 10 ml d'eau, on ajoute 0,6 g d'acétone (10-2 mole) suivi de 2 ml de NaOH 10 N. Après chauffage de la solution à 75 C, pendant une heure, le dosage de la méthionine directement dans la solution par la méthode N.N.R. indique un rendement de 94 %. Préparation d'&alpha;-amino-acides à partir de cyanhydrines Exemple 3 : Préparation de l'alanine à partir du lactonitrile. 0,355 g do lactonitrile (5.10-3 3 mole ) sont additionnés à 5 ml d'une solution 0,1 molaire de ClNH4 dans NH4OH 10 N. Après chauffage à 400C, pendant une demie heure dans un flacon bouché, on ajoute 0,3 g d'acétone (5.10-3 3 mole ) et 0,65 ml do NaOH 10 N. La température est alors élevée à 750C pendant une heure. Le dosage de l'alanine par autoanalyseur indique un rendement de 92 %. Le rendement théorique lié aux ccnditions expérimentales et à l'équilibre est de 94 e/o. Exemple 4 : Préparation de méthionine à partir de 1'&alpha;-hydroxy méthyl-mercapto-butyronitrile. 0,65 g d'&alpha;-hydroxyméthyl-mercapto-butyronitrile mole) sont ajoutés à 5 ml d'une solution 0,2 molaire de ClNlI4 et 0,1 M de KCN dans NH40H 10 N. Le mélange est chauffé à 400C, sous agitation magnétique pendant 1 heure et demie dans un flacon fermé. On ajoute ensuite 0,3 g d'acétone (5.10-3 3 mole ) et 0,65 ml de NaOH 10 N, et on porte la température du mélange, toujours sous agitation, mais cette fois le flacon étant ouvert, à 800 pendant 1 heure et demie. Le dosage de la méthionine par la méthode N.N.R. indique un rendement de 95 %. Exemple 5 : Préparation de phénylalanine à partir de 1'&alpha;-hydroxy- phényl-propionitrile. Suivant le même mode opératoire que dans l'exemple cidessus, à partir de 0,14 g (env. 10-3 mole) d'&alpha;-hydroxy-phényl- propionitrile dans 2 ml de solution 0,1 M en KCN et 0,2 M dans NH40H 10 N, et après addition de 0,06 g d'acétone et 0,11 ml de Na3H 10 N, le dosage par analyseur d'&alpha;-aminoacides donne un rendement do 85 % en phénylalanine. Préparation d'acides &alpha;-aminés à partir d'aldéhydes de cyanure alcalin et d'ammoniaque Exemple 6 0,422 g d'acétaldéhyee (env. 10-2 2 mole) sont ajoutés à 10 ml d'une solution 1,2 molaire en ClNH4 et 1,1 molaire en KCN. Le mélange est maintenu dans un flacon bouché à 400 pendant 1/2 heure. On ajoute alors 0,6 g d'acétone (10-2 mole) ainsi que 1,2 ml de NaOH 10 N. Le mélange est alors chauffé à 750C à l'air libre pendant 1/2 heure. Le dosage de l'alanine par analyseur d'amino-acides indique un rendement de 90 . Exemple 7.: A 5 ml d'une solution 0,65 molaire en ClNH4 et 0,55 molaire en KCN dans NH4OH 10 N, on ajoute 0,254 g (env. 2,5. mole) de méthyl-mercapto-propioaldéhyde. Le mélange est chauffé à 400C, sous agitation magnétique, dans un erlen bouché, pendant 1 heure et demie. On ajoute alors 0,12 g d'acétone et 0,32 ml de NaOH 10 N et porte la température du mélange, le flacon étant ouvert, à 800 pendant une heure. Le dosage do la méthionine par la méthode N.N.R. indique un rendement de 95 %. Préparation d'&alpha;-amino-acides à partir de cyanhydrines en milieu hydro-alcoolique Exemple 8 : On dissout 0,065 g (10 3 mole) de cyanure de potassium et 0,080 g (1,5.10-3 3 mole) de chlorure d'ammonium, puis 1,31 g (1o mole) de cyanhydrine de l'aldéhyde méthyl-mercaptopropionique dans 5 ml d'ammoniaque à 20 % et 1 ml d'éthanol. Le mélange est maintenu une demi-heure à 450C dans une fiole rodée bouchée, puis 20 minutes de plus dans les mêmes conditions mais après avoir rajouté 0,15 l d'acétone (2.10 3 mole ) et 1,1 ml de soude 10 N. Après avoir ouvert le récipient, on porte la température à 800C, durant 1 heure. Le dosage de la méthionine dans le milieu réactionnel par la méthode N.N.R. indique un rendement de 88 % par rapport à la cyanhydrine introduite. L'expérience précédente conduit à un rendement de 92 % par rapport à la cyanhydrine introduite, si elle est répétée dans les mêmes conditions, mais en diminuant de moitié la quantité d'éthanol et en rajoutant 0,75 ml (10-2 mole) d'acétone au lieu de 0,15 ml. La concentration finale en méthionine est de l'ordre de 2 moles/litre, après évaporation de l'acétone et de l'ammoniaque en excès. REVENDICATIONS 1.- Procédé de préparation d'un z-amino-amide, caractérisé en ce que l'on prépare in situ un -amino-nitrile, que l'on effectue une hydrolyse catalytique chimique de ce dernier par réaction en solution aqueuse d'au moins un dérivé carbonylé sur ledit -amino-nitrile en présence d'ions hydroxydes introduits en faible quantité dans le milieu réactionnel, de préférence à raison de 0,1 à 0,3 mole d'hydroxyde par mole d'&alpha;-amino nitrile de départ, et en ce que l'on extrait l'&alpha;-amide correspondant obtenu. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l' -amino-nitrile est préparé in situ par réaction d'une cyanhydrine sur de l'ammoniaque. 3.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que 1' &alpha;-amino-nitrile est préparé in situ par réaction d'un aldéhyde, d'acide cyanhydrique et d'asmoniaque. 4.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l' -amino-nitrile est préparé in situ par réaction d'un aldéhyde, d'un cyanure tel qu'un cyanure alcalin, d'ammoniaque et d'un sel d'ammonium. 5.- Procédé selon ltune des revendications 1 à 4, caracté- risé en ce que 1' &alpha;-amino-nitrile formé in situ répond à la formule générale I dans laquelle le radical R représente un atome d'hydrogène ou une channe hydrocarbonée, linéaire ou ramifiée, contenant de 1 à 12 atomes de carbone et éventuellement un ou plusieurs hétéro-atomes, tels que le soufre, ledit radical R étant éventuellement substitué une ou plusieurs fois, de préférence en fin de chaîne, par des groupements tels que hydroxy, amino, carboxyle, phényle, hydroxyphényle, carboxamide, indolyle, iminazyle et guanidyle, ou bien R forme avec l'atome d'azote en position un groupe hétérocyclique saturé contenant au moins un hétéro-atome, tel que l'azote, ledit groupe hétérocyclique pouvant lui-m8me être substitué, par exemple par un groupe hydroxy. 6.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la solution aqueuse contient en outre un alcool, tel que ltéthanol. 7.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le dérivé carbonylé est choisi parmi l'acétone, la méthyl-éthyl-cétone, la diéthyl-cétone, la méthyl-isopropyl cétone,ltéthyl-isopropyl-cétone et les mélanges de ces cétones. 8.- Procédé selon l'une des revendications I à 7, caractérisé en ce que le dérivé carbonylé est un aldéhyde. 9.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que le dérivé carbonylé porte, en plus d'une fonction cétonique ou aldéhydique, un groupe fonctionnel hydrophile. 10.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le dérivé carbonylé est constitué par un mélange d'au moins deux des dérivés tels que définis dans l'une des revendications 7 à 9. 11.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que les ions hydroxydes sont apportés dans le milieu réactionnel sous forme d'un hydroxyde d'un métal alcalin ou al calino-terreux ou d'hydroxyde d' ammonium. 12.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que l'on laisse s'installer l'équilibre de formation d' -amino-nitrile avant d'introduire le système catalytique constitué par le dérivé carbonylé en présence des ions hydroxydes. 13.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que l'on stabilise la solution d' -amino-nitrile par un excès de 5 à 10 de cyanure par rapport au cyanure con- tenu dans la solution équimolaire aldéhyde-cyanure ou par rapport à la solution de cyanhydrine.