Collier de fixation. La présente invention, due à la collaboration de MM. Michel HEMERY- DUFOUR et Jean-Louis KERHERVE, se rapporte à un collier de fixation d'une piece de révolution sur un support. On connaît déjà des colliers de fixation, notamment de câbles ou de tuyaux, fabriqués en une seule pièce constituée de deux cavaliers complémentaires articulés entre eux par le pliage d'une zone intermédiaire de moindre épaisseur ou préformée a cet effet. A leurs extrémités libres, les cavaliers sont prolongés par deux petites pattes superposables et verrouillables l'une contre l'autre, par exemple au moyen d'une vis imperdable, pour assurer la fermeture du collier au moyen d'un outil autour de la piece à serrer. La fixation du collier sur son support est obtenue, par ailleurs, au moyen d'un petit pied cylindrique ou d'une collerette munie d'un orifice fileté généralement placé sur l'un des cavaliers, a 90 degrés du joint de fermeture. Cette configuration nécessite l'emploi d'une deuxième vis de fixation ou d'un moyen équivalent. De plus, la fixation du collier sur un plan par l'intermédiaire de cette petite entretoise que constitue le pied de fixation augmente la distance du collier par rapport a son support et réduit la solidité et la stabilité de la fixation, du fait des faibles surfaces en contact plan. Le but de l'invention est de pallier les inconvénients précités et de réaliser un collier présentant notamment des facilités de fabrication a moindre coût, une rapidité de prémontage manuel autour de la pie ce de révolution d enserrer par verrouillage manuel automatique sans apport de moyens d'assemblage extérieurs et une meilleure qualité de fixation sur un support plan dans un encombrement minimal. A cet effet, l'invention a pour objet un collier de fixation du type ci-dessus, caractérisé essentiellement en ce que les pattes planes et superposables prolongeant les cavaliers sont verrouillables l'une contre l'autre par clipsage manuel d'un élément tubulaire porté perpendiculairement par l'une des pattes dans le trou correspondant de l'autre patte en regard et en ce que lesdites pattes assemblées par la fermeture du collier servent simultanément d'organes de fixation plan sur plan du collier sur son support grâce l'orifice traversant l'élément tubulaire et la patte qui le supporte. De préférence, le collier est fabriqué d'une seule pièce en matiere synthétique moulée, les cavaliers étant ouverts à 180 degrés, la charniere élastique étant obtenue de façon connue en soi par une zone intermédiaire rectiligne de moindre épaisseur. L'axe du logement formé par les cavaliers refermés, prévu pour recevoir une piece de révolution, et l'axe de l'orifice de fixation sont perpendiculaires entre eux. Par ailleurs, les contours intérieurs aussi bien du logement que de l'orifice de fixation peuvent avoir une forme quelconque, réguliere ou irrégulière, circulaire ou polygonale. De la sorte et selon l'utilisation requise, une section sensiblement circulaire du logement peut constituer le palier d'un axe rapporté#plus ou moins freine par le degré de serrage des cavaliers autour de l'axe ou, au contraire, constituer une bride interdisant tout mouvement de rotation si le contour irrégulier du logement épouse complémentairement celui de l'axe. De la même maniere, l'orifice de fixation traversant les pattes peut etre un simple trou circulaire pour y loger une vis de fixation et autorisant une orientation relative du collier sur son support ou bien prendre une section polygonale ou autre dans le cas contraire. D'autres particularités de l'invention apparattront au cours de la description qui suit de plusieurs modes de réalisation non limitatifs en référence au dessin annexé sur lequel - la figure 1 représente, en coupe, le collier ouvert a plat dans sa position de moulage, - la figure 2 représente le collier verrouillé en position fermée, - les figures 3 et 4 sont respectivement des vues de dessus et de dessous de la figure 2, - les figures 5 et 6 représentent deux variantes de réalisation a plusieurs colliers. Dans sa structure la plus simple, le collier 1 est de préférence moulé en une seule pièce de matière synthétique, dans sa position ouverte représentée sur la figure 1, ce qui ne présente aucune difficulté particulière de fabrication. Il se compose de deux cavaliers 2, 3 de formes arrondies, prolongés a leurs extrémités par deux pattes 4, 5 planes dont les faces dites internes 6, 7 viennent se superposer a la fermeture du collier représentée sur la figure 2. La charnière 8 d'articulation entre les cavaliers 2, 3 est obtenue directement par le moulage d'une zone de moindre épaisseur et donc de plus faible résistance, mais dont la qualité de la matiere employée permet un grand nombre de pliages sans rupture de la charnière. L'une des pattes 4 porte perpendiculairement un élément tubulaire 9 venant de moulage dont l'extrémité libre comporte un bourrelet 10 périphérique. L'élément tubulaire fait saillie sur la face interne de la patte 4 destinée a venir en contact avec la face interne de l'autre patte 5. Cette dernière présente un trou ll dans lequel l'élément tubulaire 9 vient s'emporter complésentairement puis se verrouiller, à la fermeture du collier, par simple pression manuelle exercée sur les faces externes 12, 13 respectives des deux pattes en regard. A cet effet, le trou 11 de clipsage présente a l'entrée une restriction 14 de diamètre légèrement inférieur à celui du bourrelet 10, de maniere qu'après passage en force du bourrelet a travers cette restriction, le bourrelet se verrouille sous le décrochement interne 15 correspondant a l'élargissement suivant du trou. Pour faciliter la présentation du bourrelet a l'entrée de la restriction, un chanfrein 16 est prévu sur la face interne 7 de la patte correspondante. De plus, la longueur de l'élément tubulaire 9 est telle qu'après clipsage, son extrémité libre 17 reste légerement en retrait de la face externe 13 de la patte comportant le trou pour éviter toute saillie gênante la fixation sur le support (figure 2). Conformément à une caractéristique de l'invention, les pattes 4, 5 de verrouillage du collier en position fermée servent aussi d'organes plans de fixation du collier sur son support (non représenté). A cet effet, l'orifice 18 de l'élément tubulaire traverse la patte 4 qui le supporte afin de recevoir un moyen de fixation du collier tel qu'une vis, un boulon, un rivet, etc. La figure 4 illustre une section circulaire du trou de fixation 18 mais il est possible de lui donner un contour quelconque, par exemple polygonal, comme le carré 19 représenté sur la figure 3, pourvu que la section du moyen de fixation soit adaptée a celle du trou. Cette variante permet de brider le collier sur son support en empêchant toute rotation relative des pièces entre elles. Comme on le voit sur la figure 2, le plan de la face externe 12 de la patte portant l'élément tubulaire passe sensiblement par le centre du logement 20 formé par les cavaliers 2, 3 refermés et par l'axe de la charnière 8 souple. Ce logement est de préférence de diametre moyen inférieur à la longueur des pattes 4, 5 car ce type de collier est mieux approprié a enserrer des pièces de révolution de faible diamètre et les pattes doivent présenter une surface suffisante pour faciliter leur manipulation. Comme précédemment, bien que la figure 2 illustre un logement 20 de section circulaire sur la presque totalité de son contour, il est possible de lui donner, au moulage, un contour fermé de forme quelconque 21 mais approprié au contour extérieur de la pièce de révolution devant occuper ce logement, ce qui est représenté sur les figures 5 et 6. Bien entendu, dans ce dernier cas, on assiste au bridage du collier fermé sur la pièce de révolution à enserrer sans possibilité de rotation. Au contraire, un logement parfaitement circulaire recevant un axe cylindrique peut servir de palier à cet axe. De plus, il est possible de combiner deux a deux les fonctions réalisables par le logement 20 et par le trou de fixation 18, c'est-à-dire articulations ou bridages. L'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation décrits ci-dessus. Les figures 5 et 6 représentent deux variantes dans lesquelles un organe d'assemblage est constitué de plusieurs colliers élémentaires tels que précédemment décrits. Seulement, les pattes de clipsage et de fixation sont communes à tous les colliers. De plus, seul un collier extrême comporte une charnière souple, le ou les autres colliers étant fermés par la simple superposition des cavaliers maintenus par le clipsage commun. Sur la figure 5, deux colliers la, lb sont répartis symétriquement de part et d'autre de l'axe 22 du trou de fixation tandis que, sur la figure 6, les deux colliers sont situés d'un même côté de cet axe. Bien entendu, d'autres combinaisons sont possibles et l'on peut notamment multiplier le nombre des colliers de part et d'autre de l'axe du trou de fixation, de façon symétrique ou dissymétrique. Comme on l'a vu le ou les colliers multiples sont fabriqués par moulage d'une matière synthétique, ce qui permet d'obtenir une grande précision des cotes fonctionnelles. Les techniques de moulage classiques font apparattre sur les différentes figures des nervures 23 de renforcement mécanique ainsi que des rainures 24 pratiquées dans la patte 5 comportant le trou, par économie de matière (figure 4). Le collier, selon l'invention, peut trouver de nombreuses applications dans des domaines techniques divers. I1 convient en particulier pour relier un volet de chauffage utilisé en climatisation automobile à son axe de commande en rotation. Le montage en chatne est amélioré par le fait que le prémontage du collier sur l'axe de commande prenant place dans le logement entre les cavaliers est facile et rapide et ne nécessite aucun outillage particulier. De plus, le logement étant complètement fermé par un clipsage résistant, toute déformation du collier en fonctionnement est évitée. REVENDICATIONS 1. Collier de fixation fabriqué en une seule pièce constituée de deux cavaliers complémentaires articulés par une charnière formée par le pliage d'une zone intermédiaire de moindre épaisseur, cavalier dont les deux extrémités libres sont prolongées par deux pattes superposables et verrouillables l'une contre l'autre pour assurer la fermeture du collier autour d'une pièce de révolution, caractérisé en ce que les pattes (4, 5) de verrouillage du collier en position fermée servent aussi d'organes plans de fixation du collier sur son support. 2. Collier selon la revendication 1, caractérisé en ce que son verrouillage est obtenu par le clipsage manuel d'un élément tubulaire (9) porté perpendiculairement par l'une des pattes (4) dans le trou complémentaire (11) de l'autre patte (5) en regard. 3. Collier selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'élément tubulaire (9) comporte un bourrelet (10) périphérique et le trou (11) de clipsage une restriction (14) de diamètre a son entrée de manière qu'après passage en force du bourrelet à travers la restriction, ce dernier se verrouille sur le décrochement interne (15) de l'élargissement suivant du trou. 4. Collier selon les revendications 2 ou 3, caractérisé en ce que la longueur de l'élément tubulaire (9) est telle qu'auprès clipsage, son extrémité (17) reste légèrement en retrait de la face externe (13) de la patte comportant le trou. 5. Collier selon 1a revendication 2, caractérisé en ce que l'ori- fice (18) de l'élément tubulaire traverse la patte (4) qui le supporte afin de recevoir un moyen de fixation du collier verrouillé sur son support. 6. Collier selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'orifice (18) de l'élément tubulaire présente une section circulaire. 7. Collier selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'orifice de l'élément tubulaire présente une section polygonale (19). 8. Collier selon la revendication 2, caractérisé en ce que le plan de la face externe (12) de la patte portant l'élément tubulaire passe sensiblement par le centre du logement (20) formé par les cavaliers refermés et par l'axe de la charniere (8). 9. Collier selon les revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la longueur des pattes (4, 5) de verrouillage et de fixation est supérieure au diamètre moyen du logement (20) formé par les cavaliers refermés. 10. Collier selon la revendication 1, caractérisé en ce que le logement (20) formé par les cavaliers refermés présente un contour (21) de forme quelconque approprié à celui de la pièce de révolution qui occupe ce logement. 11. Organe d'assemblage composé de plusieurs colliers élémen- taires (la, lb) conforines aux revendications 1 ou 2 et répartis symétriquement de part et d'a#utre de l'axe (22) du trou de l'élément commun de clipsage et de fixation. 12. Organe d'assemblage composé de plusieurs colliers élémen- taires (la, lb) conformes aux revendications 1 ou 2 et répartis d'un même coté ou dissymétriquement de part et d'autre de l'axe (22) du trou de l'élément commun de clipsage et de fixation. 13. Organe d'assemblage selon les revendications Il ou 12, caractérisé en ce qu tut seul des colliers extrêmes comporte une charnière (8). 14. Collier selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est fabriqué en matiere synthétique moulée d'une seule piece y compris la charniere élastique (8) de moindre épaisseur.