-1- La présente invention a pour objet une montre multifonctionnel- le munie d'un micro-ordinateur horloger. On connaît du brevet US 4.063.409 une telle montre, dont le mi- cro-ordinateur comprend une mémoire d'informations sous la forme d'une mémoire vive (random access memory) combinée avec une unité logique programmable. Un oscillateur alimente une base de temps interne et commande les circuits qui manipulent les informations dans la mémoire vive. Les circuits d'horloge et de commande compren- nent une mémoire de programme sous la forme d'une mémoire morte (read only memory), ce qui permet une lecture et une manipulation selon un programme donné des informations contenues dans la mémoire d'informations. L'unité logique programmable sélectionne des infor- mations dans la mémoire d'informations, les incrémente, les compare à des valeurs limites et actionne une ou plusieurs portes selon le programme désiré. Ces informations peuvent être sélectivement affi- chées, par exemple par un affichage à cristaux liquides. Les modes fonctionnels et d'affichage de ce micro-ordinateur peuvent être adaptés aux fonctions désirées d'une montre à fonctions multiples particulière en modifiant de façon appropriée l'unité logique pro- grammable et la mémoire de programme, sans modifier l'architecture du système. Les principaux inconvénients d'un tel micro-ordinateur sont que: a. Le calcul du temps doit être répété à une cadence qui dépend, en mode chronographe, de la précision désirée.Si cette précision doit être de un dixième de seconde, ceci représente une cadence dix fois plus élevée qu'une marche normale et donc une consommation très élevée. b. Le temps nécessité pour effectuer les opérations successives liées au calcul du temps est de l'ordre de vingt millisecondes. Il n'est donc pas possible de réaliser avec toute la fiabilité désirée un chronométrage au centième de seconde. Le but principal de cette nouvelle montre munie d'un micro-or- dinateur est de réduire sa consommation en énergie électrique, particulièrement lorsqu'elle fonctionne en mode chronographe. Un autre but de cette invention est de réaliser une montre munie d'un micro- ordinateur permettant de chronométrer des temps au centième de seconde. - 2- Dans le dessin annexé, - la figure 1 est un schéma-bloc de la montre selon l'invention; - les figures 2 et 3 sont des schémas plus détaillés d'une partie de la figure 1; - la figure 4 est un diagramme expliquant le fonctionnement du circuit de la figure 3; - la figure 5 est un schéma plus détaillé d'une autre partie de la figure 1; et - la figure 6 est un diagramme expliquant le fonctionnement du circuit de la figure 5. La montre selon l'invention illustrée à la figure 1 comprend des boutonspoussoirs, destinés à la commande, par l'utilisateur, de ses différentes fonctions telles que mise à l'heure, mise en mode chronographe, enclenchement, déclenchement et remise à zéro du chro- nographe, etc. Trois de ces boutons-poussoirs désignés par A, B et C, ont été représentés symboliquement dans la figure. La montre comprend également un dispositif d'affichage 15, ainsi qu'une-base de temps formée par un oscillateur 10 et un diviseur de fréquence 11. Ce dernier délivre deux signaux de base de temps, M et Ml, a une fré- quence de 1 Hz, respectivement de 100 Hz, ainsi que des signaux désignés ensemble par M2, destinés à synchroniser le micro-ordinateur qui va être décrit. Le micro-ordinateur de cette montre comporte une mémoire de pro- gramme 1 sous la forme d'une mémoire morte (read only memory), et un- registre de sauvetage 4 destiné à enregistrer, dans certaines condi- tions, une ou plusieurs adresses. Ces circuits sont reliés entre eux par un ensemble de liaisons, ou bus, Bi. Un circuit de sélection 5 relie, en temps normal, la sortie de la mémoire de programme 1 à l'entrée du registre d'instructions 2. En présence d'un premier signal de commande J, qui n'est produit que lorsque le microordinateur est arrêté, le sélecteur 5 interrompt cette liaison et applique une instruction fixe JU, câblée à son entrée, à l'entrée du registre 2. Cette instruction JU, qui est une instruction de saut inconditionnel, provoque notamment le chargement, dans le compteur de programme 3 de l'adresse de départ du programme principal. Le sélecteur 5 réagit également à un second signal de commande -3- C, qui n'est produit que lorsque le micro-ordinateur est en marche, pour appliquer à l'entrée du registre 2 une autre instruction fixe CA, également câblée à son entrée. Cette instruction CA provoque le sauvetage de certaines informations importantes, concernant le pro- gramme en cours,dans des registres prévus à cet effet, tels le regis- tre 4, puis le chargement dans le compteur de programme 3 de l'adres- se de départ du programme principal. D'autres transferts d'informations se font à l'aide d'un second ensemble de liaisons, ou bus, B2 entre: - Une unité arithmétique et logique 6 qui exécute, en réponse à des instructions déterminées, des opérations arithmétiques et logiques sur des mots complets ou sur des parties d'entre eux, telles que l'addition ou la complémentation de mots, ou encore le test ou la mise à "O" ou à "1" de certains bits. Outre les circuits permettant de réaliser ces opérations, cette unité arithmétique et logique comporte, de manière classique, un accumulateur permettant de mémoriser le résultat de ces opéra- tions et de le transmettre au bus B2, ainsi que des registres accessoires tels que des registres de report ou d'état. - Des registres, qui comprennent notamment une mémoire d'informa- tions 7 sous la forme d'une mémoire vive (random access memory), et un registre de sortie 8 commandant le dispositif d'affichage de la montre. - Un circuit d'entrée 9, qui sera décrit plus loin, délivrant un signal P chaque fois qu'un poussoir A, B ou C est appuyé. Enfin, un circuit séquenceur 12 synchronise et commande le fonc- tionnement du micro-ordinateur par l'envoi aux différents cir- cuits de ce dernier de signaux désignés, ensemble, par CO, à des instants déterminés par les signaux M2. Les circuits auxquels ces si- gnaux CO sont envoyés, par des liaisons non représentées, sont dé- terminés par les instructions que le séquenceur 12 reçoit du regis- tre 2. Un signal H permet de supprimer ces signaux CO et donc d'arrê- ter le micro-ordinateur. L'architecture du micro-ordinateur décrite jusqu'ici est de type connu et ne sera donc pas décrite plus en détail. L'originalité de-la structure du présent micro-ordinateur réside dans l'utilisation de deux circuits supplémentaires, reliés également -4- au bus B2 et qui sont adressables comme les différentes positions de la mémoire 7: - Un compteur 13, d'une capacité de comptage de 100, qui peut être mis en marche, arrêté et remis à zéro par des instructions qu'il reçoit par le bus B2. Lorsqu'il fonctionne, ce compteur 13 compte les impulsions du signal MI et délivre un signal T chaque fois qu'il atteint sa capacité maximum et qu'il se remet à zéro. - Un circuit de commande 14, qui sera décrit plus loin, recevant les signaux P provenant du circuit d'entrée 9, M provenant chaque seconde du diviseur 11, et T provenant du compteur 13, également chaque seconde lorsque celui-ci fonctionne. Si le micro-ordinateur est arrêté lorsque le circuit de commande 14 reçoit l'un de ces signaux, il supprime le signal H et délivre le signal J au circuit 5. Si par contre le micro-ordinateur est en fonctionnement, c'est le signal C qui est envoyé au circuit 5 en réponse à l'un des signaux P, M ou T. La mémoire 1 contient, de manière classique, un programme prin- cipal et une série de sous-programmes destinés à accomplir les diff& rentes fonctions désirées. Par exemple, un de ces sous-programmes est destiné au calcul de l'heure réelle, un autre à la mise à l'heure de la montre, un autre au calcul des temps chronométrés, un autre permet de reconnaître quel bouton-poussoir a été pressé et quelle fonction de la montre doit être exécutée selon l'état de la montre, en réponse à cette pression, etc. Lorsque le micro-ordinateur fonctionne, le contenu du compteur de programme 3 détermine quelle est l'instruction qui est délivrée à la sortie de la mémoire de programme 1. Cette instruction, après son chargement dans le registre d'instructions 2, est exécutée en réponse aux signaux CO fournis par le circuit séquenceur 12. Le contenu du compteur 3 est ensuite incrémenté, ou modifié en fonction de cette instruction ou du résultat de son exécution. Le déroulement du pro- gramme se poursuit par l'exécution des instructions qui se présentent ainsi successivement à la sortie de la mémoire 1. En temps normal, cependant, le circuit séquenceur 12 ne délivre aucun signal, car le circuit de commande 14 lui envoie le signal H. Le microordinateur est donc à l'état de repos et, dans la montre, seuls l'oscillateur 10 et le diviseur de fréquence 11 fonctionnent. -5- Le micro-ordinateur est mis en marche lorsque le circuit de com- mande 14 reçoit l'un des signaux M, T ou P. Chacun de ces signaux provoque en effet la suppression du signal H et l'émission du signal J. Le circuit 12 commence donc à délivrer les signaux CO au circuit déterminé par l'instruction JU que le circuit sélecteur 5 présente au registre d'instructions 2 en réponse au signal J. Cette instruction JU entraîne notamment le chargement dans le compteur de programme de l'adresse de départ du programme principal. Ce programme recherche alors la cause de sa mise en marche, et teste le cas échéant le circuit d'entrée 9 pour définir quel poussoir A, B ou C a provoqué l'apparition du signal P. Le sous-programme correspondant est alors exécuté. En fonctionnement normal, en mode montre, seule l'impulsion M, toutes les secondes, provoque cette mise en marche du micro-ordina- teur. La cause de cette mise en marche étant le signal M, le sous-programme de calcul de l'heure est sélectionné. Celui-ci com- prend notamment le traitement adéquat par le circuit arithmétique et logique 6 d'informations qui sont mémorisées à des emplacements déterminés de la mémoire 7. Ces informations correspondent, sous forme binaire, au nombre de secondes, de minutes, d'heures, etc. du temps réel, et leur traitement comprend, entre autre, des incré- mentations, des comparaisons avec des valeurs limites, des transposi- tions du code binaire en un code adapté aux nécessités de l'afficha- ge, et des chargements dans le registre de sortie. Les informations chargées dans ce registre commandent, de manière classique qui ne sera pas décrite ici, la visualisation des informations horaires par le dispositif d'affichage 15 de la montre. La dernière instruction du sous-programme de calcul de l'heure agit sur le circuit de commande 14, qui, en réponse à cette instruc- tion, envoie le signal H au circuit séquenceur 12. Celui-ci cesse donc de fonctionner, et le micro-ordinateur s'arrête. Une seconde plus tard, le diviseur de fréquence 11 délivre à nouveau le signal M, et le processus décrit sommairement ci-dessus recommence. Il faut noter que le déroulement de ce programme ne dure que trente à quarante millisecondes, et que le micro-ordinateur est arrêté le reste du temps. La consommation de la montre est donc très faible. -6Lorsque le micro-ordinateur est mis en marche en réponse à un signal P fourni par le circuit d'entrée 9, le programme recherche quel boutonpoussoir a provoqué ce signal P. S'il reconnaÂt qu'il s'agit du boutonpoussoir destiné à enclencher la mesure d'un temps chronométré, il enclenche immédiatement le compteur 13, qui commence à compter les impulsions Ml qu'il reçoit, à une fréquence de 100 Hz, du diviseur de fréquence 11. Après cet enclenchement, le programme envoie au circuit de commande 14 une instruction qui provoque l'envoi du signal H et donc l'arrêt du micro-ordinateur. Une seconde plus tard, le compteur 13 atteint sa capacité maxi- mum, se remet à zéro et recommence à compter. Simultanément, il dé- livre au circuit de commande 14 le signal T. En réponse à ce signal, le circuit de commande 14 remet en marche le micro-ordinateur. Le programme principal enclenche, dans ce cas, un sous-program- me de calcul du temps chronométré. Comme le sous-programme de calcul du temps réel, ce dernier comprend le traitement par le circuit arithmétique et logique 6 d'informations de temps chronométré mémo- risées à des emplacements déterminés de la mémoire 7. Ces emplace- ments sont bien entendu différents des emplacements o sont mémori- sées les- informations de temps réel. Ces informations de temps chronométré correspondent, sous forme binaire, aux nombres de secon- des, de minutes et d'heures du temps chronométré. Leur traitement comporte également des incrémentations, des comparaisons avec des valeurs limites, des transpositions de code et des chargements dans le registre de sortie 8 et donc leur visualisation par le dispositif d'affichage 15. Il faut noter que, pendant le chronométrage, seules les secon- des, minutes et heures du temps chronométré sont affichées, mais pas les centièmes de seconde. La dernière instruction du sous-programme de calcul du temps chronométré provoque également la production par le circuit de com- mande 14 du signal H, ce qui arrête le micro-ordinateur. Une seconde plus tard, le compteur 13 atteint à nouveau sa capacité maximum. Le circuit de commande 14 reçoit donc, à nouveau, le signal T, et le processus décrit ci-dessus recommence. Lorsque le bouton-poussoir commandant l'arrêt du chronométrage est actionné, le micro-ordinateur est remis en marche, comme décrit ci-dessus. Cette fois, cependant, le programme provoque immédia- -7- tement l'arrêt du compteur 13, qui reste dans l'état qu'il a atteint à cet instant. Cet état correspond au nombre de centièmes de seconde du temps chronométré. Un sous-programme spécial est ensuite exécuté, pour transférer, après traitement adéquat, le contenu de ce compteur 13 dans le registre de sortie 8 en même temps que les informations de secondes, minutes et heures du temps chronométré. Celui-ci est donc affiché au centième de secondes. On voit ainsi que, grace à la présence du compteur 13, le calcul du temps chronométré se fait au même rythme que le calcul du temps réel, c'est-àdire une fois par seconde, et non pas au rythme de la plus petite unité de temps chronométré, ici le centième de seconde. En outre, comme le compteur 13 est relié au bus 82 et que son contenu peut être traité comme le contenu de l'une des positions de la mémoire d'informations 7, le temps chronométré peut être affiché au centième de seconde bien qu'il ne soit calculé, par le micro-ordinateur, qu'une fois par seconde. Le calcul du temps chronométré dure de 10 à 20 millisecondes. Le seul élément qui fonctionne en permanence pendant le chronomé- trage est le compteur 13, dont la consommation est faible. La con- sommation totale de la montre reste donc très faible, même pendant un chronométrage. Les impulsions du signal T et du signal M ont la même période de 1 seconde. Suivant l'instant o le chronographe a été enclenché, il peut donc arriver que le programme mis en marche par l'autre signal ne soit pas terminé. Dans un tel cas, le nouveau signal est mémorisé par le circuit de commande 14, et la mise en marche du pro- gramme correspondant est retardée jusqu'à ce que le programme en cours soit terminé. Cette disposition n'est pas gênante, vu l'extré- me brièveté des programmes. Si par contre un signal P est produit par l'actionnement d'un bouton-poussoir pendant que le micro-ordinateur est en train d'exé- cuter un programme ou un sous-programme, le circuit de commande 14 envoie, le signal C au circuit 5, et non pas le signal J. L'instruc- tion CA présentée alors, par le circuit sélecteur 5, au registre d'instructions 2 provoque l'arrêt du programme en cours, le charge- ment dans des registres, tel que le registre 4, d'informations importantes, puis la mise en marche, à son début, du programme principal. Ce dernier détermine alors la cause de l'envoi du signal -8- C,et enclenche le sous-programme voulu. Cette première phase est plus courte qu'un centième de seconde, de sorte que, le cas échéant, le sousprogramme requis par la pression sur le bouton-poussoir est exécuté suffisamment rapidement pour que le chronométrage au cen- tième de seconde soit garanti. Ensuite, une fois ce sous-programme exécuté, les informations qui avaient été chargées dans les regis- tres de sauvetage sont restituées au circuit qui les utilisait, et le micro-ordinateur termine le programme qui avait été interrompu. Cette disposition permet notamment de réaliser toutes les fonc- tions nécessitées par la mesure d'un temps chronométré en moins d'un centième de seconde, et ceci indépendamment de l'état du micro-pro- cesseur à cet instant. Il est bien évident que le micro-ordinateur est également pro- grammé de manière à permettre la remise à zéro du chronographe en réponse à une pression sur un des boutons-poussoirs. Le sous-pro- gramme prévu à cet effet remet à zéro le compteur 13, les informa- tions de temps chronométré stockées dans la mémoire d'informations 7, ainsi que le registre de sortie 8. D'autres sous-programmes peuvent être prévus, pour réaliser des fonctions chronographes plus complexes telles que chronographe avec rattrapante, mesure de temps partiels successifs, etc. Enfin, l'adjonction du compteur 13 et du circuit de commande 14 au circuit intégré qui regroupe tous les circuits du micro-ordina- teur ne pose aucun problème. L'oscillateur 10 et le diviseur de fré- quence 11 sont d'ailleurs également réalisés dans le même circuit intégré. La figure 2 montre à titre d'exemple un schéma plus détaillé du circuit d'entrée 9 de la figure 1. Les contacts A, B et C qui sont actionnés par les boutons-pous- soirs sont reliés, à travers des circuits de suppression des rebon- dissements non représentés, aux premières entrées 21a, 22a et 23a de trois portes ET 21, 22 et 23, de manière à fournir à ces entrées un signal logique "0" lorsqu'ils sont ouverts et un signal logique "1" lorsqu'ils sont fermés. Les secondes entrées 21 b, 22b et 23b de ces portes reçoivent d'une sortie du diviseur de fréquence 11, non représenté sur cette figure, un signal à une fréquence de 128 Hz par exemple. Le signal "1" apparaissant à la sortie d'une de ces portes -9- lorsque le bouton-poussoir correspondant est actionné est donc syn- chronisé avec ce signal à 128 Hz. Les sorties 21c, 22c et 23c de ces portes 21, 22 et 23 sont reliées aux entrées S de trois flip-flops de type R-S 24, 25 et 26. Les sorties Q de ces flip-flops sont reliées à trois circuits monostables 27, 28 et 29 qui délivrent à leur sortie une impulsion chaque fois que leur entrée passe de l'état logique "0" à l'état logique "1". Les sorties de ces circuits monostables sont reliées respectivement aux entrées 30a, 30b et 30c d'une porte OU 30. La sortie 30d de cette porte 30 délivre donc une impulsion en synchro- nisme avec le signal à 128 Hz, chaque fois que l'un des bou- tons-poussoirs A, B ou C est actionné. Cette impulsion est l'im- pulsion P mentionnée dans la description de la figure 1. La figure 3 montre à titre d'exemple un schéma plus détaillé du circuit de commande 14 de la figure 1, et la figure 4 est un dia- gramme séquentiel expliquant le fonctionnement de ce circuit. L'entrée S d'un flip-flop R-S 31 est reliée à la sortie 30d de la porte 30 (fig.2). La sortie Q de ce flip-flop 31 et les sorties Q de deux autres flip-flops R-S 32 et 33 sont reliées respectivement aux entrées 34a, 34b et 34c d'une porte OU 34. Les entrées S des flip-flops 32 et 33 sont reliées par des liaisons non représentées dans cette figure à la sortie du compteur 13 fournissant le signal T et, respectivement, à la sortie du diviseur de fréquence fournis- sant le signal M (voir fig.1). L'apparition de l'un des signaux P, T ou Ml provoque le bascule- ment du flip-flop 31, 32 ou 33 correspondant et l'apparition d'un signal logique "1" à la sortie 34d de la porte 34. Ce signal est transmis à la sortie 35c d'une porte ET 35 dont l'entrée 35a est reliée à la sortie 34d et dont l'entrée 35b se trouve à cet instant à l'état logique "1" comme cela sera montré ci-dessous. Un flip-flop de type D 36 a son entrée R de remise à zéro re- liée à la sortie 35c de la porte 35. Sa sortie Q, qui est normale- ment à l'état logique "1", comme cela sera montré ci-dessous, passe donc à l'état logique "0" en réponse à ce signal de sortie de la porte 35. Le signal H mentionné dans la description de la fig. 1 est constitué par le signal présent à cette sortie Q du flip-flop 36. Il passe donc à "0" et le circuit séquenceur 12 commence à fonctionner. -10Après environ 0,125 ms, ce circuit 12 délivre une impulsion K3 qui est appliquée par une liaison non représentée à l'entrée 37a d'une porte ET 37. L'entrée 37 b de cette porte 37 est reliée à la sortie 35c de la porte 35, qui est à l'état logique "1". Cette impul- sion K3 est donc transmise à la sortie 37c de la porte 37 et, de là, à l'entrée S d'un flip-flop R-S 38 et à 1 'entrée R de remise à zéro d'un flip-flop D 39. L'entrée R du flip-flop 38 est reliée à la sortie Q du flip-flop 36 qui se trouvait à l'état logique "1" et qui a passé à l'état logique "0" comme cela a été montré ci-dessus. Le signal K3 provoque donc le basculement du flip-flop 38 dont la sortie Q passe à l'état "1" et la sortie Q' à l'état "0". La sortie Q du flip-flop 39 qui était à l'état logique "1" comme cela sera montré ci-dessous, passe donc à l'état logique "0" en réponse à cette même impulsion K3. Les deux entrées 40a et 40b d'une porte OU 40 sont reliées respectivement aux sorties Q'du flip-flop 38 et Q du flip-flop 39. La sortie 40c de cette porte 40 est donc à l'état logique "1" avant l'apparition de l'impulsion K3. Cette sortie 40c est reliée à l'en- trée 35b de la porte 35, et c'est cet état "1" qui permet à la porte de transmettre à l'entrée 37b de la porte 37 le signal "1" de sortie de la porte 34. Le passage à l'état "0" des sorties Q' du flip-flop 38 et Q du flip-flop 39 en réponse à l'impulsion K3 provo- que le passage à l'état "0" des sorties 40c, 35c et 37c. La sortie 37c ne délivre donc qu'une impulsion '-1-" très courte, dont la durée dépend du temps de basculement des flip-flops 38 ou 39. La sortie 35c délivre par contre une impulsion I qui reste à l'état "1" pendant une durée égale au retard de l'impulsion K3 par rapport à l'apparition du signal "1" à la sortie 34c de la porte 34. Comme cela a été dit plus haut, ce retard est de 0,125 ms environ. Pendant cette impulsion I, la sortie Q du flip-flop 38 est encore à l'état "0" et sa sortie Q' à l'état "1". La sortie 41c d'une porte ET 41, dont les entrées 41a et 41b sont reliées, respectivement, à la sortie Q' du flip-flop 38 et à la sortie 35c de la porte 35, délivre donc une impulsion de même durée que l'impulsion I. Cette impulsion délivrée par la sortie 41c est l'impulsion J qui a été mentionnée dans la description de la figure 1. -11- Comme cela a été décrit à propos de la figure 1, ce signal J provoque le remplacement, à l'entrée du registre d'instructions 2, de l'information présente à la sortie de la mémoire morte 1 par une instruction fixe JU. Cette instruction JU entraîne notamment le chargement dans le compteur de programme 3 de l'adresse de départ du programme principal. Une des premières instructions de ce programme provoque l'envoi par le circuit séquenceur 12 d'un signal CO1. Ce signal COI est appliqué, par une liaison non représentée, à l'entrée E d'un circuit de transmission 43 dont les entrées 43a, 43b et 43c sont reliées, respectivement, aux sorties Q des flip-flops 31, 32 et 33. Ce circuit 43 est tel que lorsque son entrée E est à l'état logique "0", ses sorties 43d, 43e et 43f ont une impédance très élevée. Par con- tre, lorsque l'entrée E de ce circuit 43 est à l'état logique "1", ses sorties prennent l'état logique des entrées correspondantes, avec une impédance faible. En réponse au signal C01, le circuit 43 présen- te donc à ses sorties l'état logique des sorties Q des flip-flops 31, 32 et 33. Ces sorties 43d, 43e et 43f sont reliées, chacune, à une ligne B2a, B2b et B2c faisant partie de l'ensemble de liaisons, ou bus, B2. Le signal CO1 permet donc d'appliquer sur le bus B2 une informa- tion constituée par les états logiques des sorties Q des flip-flops 31 à 33. Cette information permet au registre d'instructions 2 de re- connaître la cause de la mise en marche du micro-processeur et donc de mettre en marche le sous-programme correspondant à cette cause. Par exemple, si c'est un signal P qui a été la cause de la mise en marche du micro-ordinateur, le flip-flop 31 a sa sortie Q à-l'état "1" et la ligne B2a du bus B2, qui est reliée à la sortie 43d du cir- cuit 43, est mise à l'état "1" alors que les lignes B2b et B2c sont à l'état "0". Une des premières instructions du sous-programme enclenché par cette information provoque l'envoi par le circuit séquenceur 12 d'un signal C02 qui est appliqué, par une liaison non représentée, aux en- trées 44a, 45a et 46a de trois portes ET 44, 45 et 46. Les entrées 44b, 45b et 46b de ces portes sont reliées, chacune, à une des lignes qui composent le bus B2, par exemple aux lignes B2a, B2b et B2c citées ci-dessus. En même temps que le signal C02 est fourni par le décodeur d'instructions 12, ce dernier provoque V'ap- -12- plication, dans le présent exemple, d'un signal "1" sur la ligne B2a. La sortie 44c de la porte 44 passe donc à l'état "1". Cette sortie 44c est reliée à l'entrée R du flip-flop 31 qui prend donc à nouveau sa position de repos dans laquelle sa sortie Q est à l'état logique "0". Une des instructions suivantes provoque-la formation d'un signal C03 par le circuit séquenceur 12. Ce signal est appliqué, par une liaison non représentée, à l'entrée E d'un circuit de transmission 47 qui est analogue au circuit 43. Pendant ce signal C03, l'état des sorties Q des flip-flops 24, 25 et 26 est donc appliqué sur le bus B2, ce qui permet au micro-ordinateur de reconnaître quel bou- ton-poussoir a été actionné, et de choisir en conséquence la suite du programme. A la fin de ce signal C03, un circuit monostable 48, dont l'entrée est reliée à l'entrée E du circuit 47, délivre une impulsion aux entrées R de remise à zéro des flip-flops 24, 25 et 26. Si le démarrage du micro-ordinateur a été causé par une impul- sion T ou par une impulsion M, cette cause est détectée, et le flip-flop 32 ou le flip-flop 33 est remis à zéro, de manière analogue à ce qui a été décrit ci-dessus. Quelle que soit la cause initiale du démarrage du programme, ce- lui-ci comporte, à un endroit choisi judicieusement, une instruction qui provoque la formation par le circuit séquenceur-12, d'un signal C04 qui est appliqué, par une liaison non représentée, à l'entrée d'horloge CK du flip-flop 39. Un court instant auparavant, l'entrée D de ce flip-flop 39 est mise à l'état logique "1" par l'une des lignes du bus B2 à laquelle elle est reliée. La sortie Q de ce flip-flop 39 repasse donc à l'état "1". A partir de cet instant, l'entrée 35b de la porte 35 est de nouveau à l'état "1". Si un signal P, T ou M arrive après cet instant, la sortie 35c de la porte 35 peut donc à nouveau passer à l'état "1". Le signal K3 peut à nouveau être transmis à la sortie 37c de la porte 37 et provoquer la remise à l'état "0" de la sortie Q du flip-flop 39. La sortie Q du flip-flop 38, par contre, est encore à l'état ""ll. L'impulsion I présente à la sortie 35c avant l'apparition du signal K3, est donc transmise à la sortie 42c d'une porte ET 42 dont l'entrée 42a est reliée à la sortie Q du flip-flop 38 et l'entrée 42b est reliée à cette sortie 35c. -13- Le signal apparaissant à la sortie 42c de la porte 42 est le si- gnal C mentionné dans la description de la figure 1. Comme cela a été expliqué à propos de cette figure 1, ce signal C provoque l'arrêt du programme en cours et le démarrage d'un sous-programme spécial. Ce sousprogramme comporte également les instructions provoquant l'appa- rition des signaux C01 et C04 et, le cas échéant, C02 et C03. Quelles que soient les causes du démarrage du micro-ordinateur, et quel que soit le programme qu'il exécute, celui-ci comporte en dernière position une instruction qui provoque la formation par le circuit séquenceur 12 d'un signal C05 qui est appliqué, par une liaison non représentée, à l'entrée d'horloge CK du flip-flop 36. Un court instant auparavant, l'entrée D de ce flip-flop 36 est mise à l'état "1" par une des lignes du bus B2 à laquelle elle est reliée. Le signal H qui est fourni par la sortie Q de ce flip-flop 36 repasse donc à l'état "1", ce qui bloque le circuit séquenceur 12. L'entrée R de remise à zéro du flip-flop 38 est reliée à la sortie Q du flip-flop 36. L'état logique "1" qui apparaît sur cette sortie remet donc à zéro le flip-flop 38. Le micro-ordinateur s'arrête donc, et tous les circuits décrits ci-dessus sont dans leur position de repos. La figure 3 montre également le sélecteur 5 qui comprend trois circuits de transmission 50, 51 et 52 analogues au circuit 43. Ces circuits 50, 51 et 52 comportent simplement un nombre d'entrées et de sorties correspondant au nombre d'informations qu'ils doivent transmettre. Les entrées 50a à 50i du circuit 50 sont reliées aux sorties la à li de la mémoire morte 1. Chaque entrée 51a à 5li du circuit 51 est reliée à un potentiel fixe correspondant à l'état logique "0" ou "1". La combinaison de ces états logiques sur ces entrées 5ia à 5li * correspond à la combinaison d'états "0" et "1" qui forme l'instruc- tion JU citée dans la description ci-dessus. De même, chaque entrée 52a à 52i du circuit 52 est reliée à un de ces potentiels correspon- dant aux états logiques "0" et "1", de manière que la combinaison de ces états logiques forme l'instruction CA également citée ci-dessus. Les sorties 50j à 50n, 51j à 51n et 52j à 52n des circuits 50, 51 et 52 sont reliées, ensemble, aux entrées 2a à 2i du registre d'instructions 2. L'entrée E du circuit 50 est reliée à la sortie 53c d'une porte -14- NONOU 53, dont les entrées 53a et 53b sont reliées, respectivement, aux sorties 41c et 42c des portes 41 et 42. Les entrées E des cir- cuits 51 et 52 sont reliées, respectivement, également à ces sorties 41c et 42c. En l'absence des signaux J et C, c'est donc l'information pré- sente aux sorties la à li de la mémoire morte 1 qui est appliquée aux entrées 2a à 2i du registre d'instructions 2. En présence de l'un des signaux J ou C, par contre, c'est' l'instruction JU, respectivement CA, qui est appliquée aux entrées 2a à 2i du registre d'instructions 2, avec les conséquences décrites ci-dessus sur la suite du déroulement du programme. Dans tous les cas, les informations présentes aux entrées 2a à 2i du registre d'instructions 2 sont mémorisées dans une mémoire 55 en réponse à un signal C06 fourni par le circuit séquenceur 12. Les informations mémorisées sont appliquées au circuit séquenceur 12 et au bus Bi et par lui au compteur de programme 3 (voir figure 1). Le cas échéant, une partie d'entre elles est appliquée au bus B2 à travers un circuit de transmission 54 qui est analogue aux circuits , 51 et 52 et qui est commandé par un signal C07 appliqué aux instants voulus sur son entrée E par le circuit séquenceur 12. Un exemple de circuit délivrant les impulsions Ml à une fré- quence de 100 Hz est illustré aux figures 5 et 6. Il comprend une porte ET 101 dont les entrées sont reliées aux sorties du diviseur de fréquence 11, non représenté dans cette figure 5, délivrant des signaux à des fréquences de 4, 8 et 16 Hz respectivement. Une porte NON-ET 102 a ses entrées reliées aux sorties du diviseur de fré- quence Il délivrant des signaux à des fréquences de 32 et 64 Hz respectivement. Les sorties de ces portes 101 et 102 sont reliées aux entrées d'une porte OU 103. La sortie de cette porte 103 est reliée à une première entrée d'une porte ET 104. La deuxième entrée de cette porte 104 reçoit des impulsions courtes délivrées par un circuit monostable 105 dont l'entrée est reliée à1la sortie du diviseur de fréquence 11 qui fournit un signal à une fréquence de 128 Hz. Il est facile de voir que pendant une période du signal à 4Hz, soit pendant 250 ms, la sortie de la porte 104 délivre 25 impulsions Ml. En une seconde, ce sont donc 100 impulsions Ml qui sont déli- vrées. La fréquence moyenne de ces impulsions est donc bien de 100 -15Hz, mais comme le temps séparant deux de ces impulsions n'est pas constant, la fréquence instantanée n'est pas non plus constante. L'erreur ainsi introduite est cependant négligeable. Si nécessaire, un circuit plus compliqué permettrait de fournir ces impulsions MI avec une fréquence de 100 Hz exacte. -16- REVENDICATIONS 1. Montre multifonctionnelle comprenant des moyens pour produire un premier et un second signal de base de temps réel, des moyens de com- mande manuelle de ses différentes fonctions, des moyens d'affichage et un micro-ordinateur programmé de manière à élaborer des informa- 5. tions horaires en réponse au premier signal de base dé temps et à fournir lesdites informations horaires auxdits moyens d'affichage, caractérisée en ce que ledit micro-ordinateur comprend des moyens de comptage pour délivrer un signal de base de temps chronométré en réponse audit second signal de base de temps et en ce qu'il est en outre programmé pour enclencher et déclencher lesdits moyens de comptage en réponse à des signaux d'enclenchement et de déclenchement fournis par lesdits moyens de commande manuelle, pour élaborer des informations de temps chronométré en réponse audit signal de base de temps chronométré, et pour fournir lesdites informations de temps chronométré auxdits moyens d'affichage. 2. Montre selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le microordinateur est en outre programmé de manière à traiter le, contenu desdits moyens de comptage en réponse audit signal de déclen- chement et à fournir en outre auxdits moyens d'affichage une informa- tion correspondant à ce contenu. 3. Montre selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le microordinateur est en outre programmé pour remettre à zéro lesdits moyens de comptage et lesdites informations de temps chronométré en réponse à un signal de remise à zéro fourni par lesdits moyens de commande manuelle. 4. Montre selon la revendication 1, caractérisée par le fait que ledit premier signal de base de temps réel a une fréquence de l Hz, que ledit second signal de base de temps réel a une fréquence de 100 Hz et que lesdits moyens de comptage comprennent un compteur d'une capacité de comptage de 100. 5. Montre selon la revendication 1, caractérisée par le fait que ledit micro-ordinateur comporte des moyens pour enclencher le dérou- lement du programme en réponse soit audit premier signal de base de temps réel, soit audit signal de base de temps chronométré, soit à un signal fourni par lesdits moyens de commande manuelle.