L'invention concerne un procédé d'asservissement de l'orientation d'un héliostat mobile en rotation autour de deux axes de pivotement, en vue de diriger après réflexion un rayonnement solaire vers une chaudière ; elle s'étend à des dispositifs d'asservissement pour la mise en oeuvre de ce procédé. On sait que, dans la gamme des puissances de 1 à 300 Mégawatts, l'énergie solaire peut être utilisée pour la production d'énergie électrique en concentrant vers une chaudière généralement placée sur une tour, le rayonnement solaire au moyen d'une pluralité d'héliostats. Chaque héliostat est animé d'un mouvement de rotation autour de deux axes de pivotement, et ce mouvement est asservi de façon que le rayonnement réfléchi par ledit héliostat converge constamment vers la chaudière, quelle que soit la position du soleil sur sa trajectoire. Les types d'asservissement actuellement connus sont tous des asservissements "en boucle ouverte", tributaires des qualités de leur réalisation et inaptes à assurer une correction automatique en cas de perturbations extérieures. Ils doivent en outre faire l'objet sur le site, d'opérations de calage précis qui sont difficiles et onéreuses ; le nombre d'héliostats à asservir dans une centrale électro-solaire est de lsordre de 200 à 2000 selon la puissance, et on conçoit que ces opérations représentent une sujétion grave de ce type d'asservissement. Par exemple, un procédé d'asservissement actuellement mis en oeuvre consiste à utiliser une lunette de visée montée sur un pylône sur le trajet des rayons réfléchis par l'hé- liostat considéré ; cette lunette est préalablement calée de façon précise de sorte que son axe optique définisse le trajet idéal des rayons réfléchis par l'héliostat et, lorsque ces rayons s'écartent de cet axe optique, un signal de correction est élaboré pour commander de façon appropriée la rotation de l'hélios- tat. Un tel asservissement présente notamment le grave défaut d'être affecté par les déformations du pylône et de requérir un calage initial très précis de la lunette. La présente invention se propose d'indiquer un procédé d'asservissement "en boucle fermée", exempt des défauts sus-évoqués des procédés connus. Un objectif de l'invention est en particulier de rendre l'asservissement indépendant des perturbations extérieures ; dans le cas de dispositifs dtasservissement montés sur pylône, l'invention vise notamment à assurer une correction automatique de l'influence des déformations du pylône. Un autre-Objectif est d'indiquer un procédé d'asservissement susceptible d'être mis en oeuvre par un dispositif directement monté sur l'héliostat en vue de supprimer la présence du pylône et tous les inconvénients y afférent. Un autre objectif de l'invention est de permettre d'accrortre notablement la précision de l'asservissement et, par voie de conséquence, le rendement de la concentration énergétique (rapport de l'énergie reçue par la chaudière à l'éner- gie solaire incidente atteignant les héliostats). Un autre objectif est de fournir des dispositifs d'asservissement faciles à mettre en place sur site et ne requérant aucun étalonnage délicat. A cet effet le procédé conforme à l'invention pour l'asservissement de l'orientation d'héliostats, chacun mobile en rotation autour de deux axes de pivotement, en vue de concentrer après réflexion sur lesdits héliostats un rayonnement solaire vers une chaudière, consiste, pour chaque héliostat, à comparer les trajets, d'une part, d'un rayonnement réémis par la chaudière en direction de l'héliostat considéré, d'autre part, d'un rayonnement réfléchi par l'héliostat vers la chaudière, et à asservir la rotation dudit héliostat autour de ses axes de pivotement pour tendre à superposer ces rayonnements. Selon un mode de mise en oeuvre préféré, le procédé conforme à l'invention utilise deux lunettes optiques pour détecter les rayonnement réémis et rayonnement réfléchi en vue de comparer leurs orientations ; ce mode de mise en oeuvre préférentiel consiste les à d disposer euxl lunettes optiques sur le trajet de rayons réfléchis par l'héliostat vers la chaudière, et à caler ces lunettes l'une par rapport à l'autre de sorte que leurs axes optiques présentent des orientations relatives invariables connues, à à recevoir sur une des lunettes un rayonnement ré- émis par la chaudière, à å amener ce rayonnement réémis à former une image sur des cellules photosensibles disposées dans cette lunette, a à engendrer au moyen de ces cellules photosensibles des signaux électriques Sc représentatifs de la direction du rayonnement réémis par rapport à l'axe optique de la lunette, à à recevoir sur la seconde lunette optique un rayon- nement solaire réfléchi par l'héliostat, a à amener ce rayonnement réfléchi à former une image sur des cellules photosensibles disposées dans cette seconde lunette, à à engendrer au moyen de ces cellules photosensibles des signaux électriques Ss représentatifs de la direction du rayonnement réfléchi par rapport à l'axe optique de ladite seconde lunette, à à asservir la rotation de l'héliostat autour de ses axes de pivotement au moyen des signaux Sc et Ss après traitement approprié, de façon à amener le rayonnement réfléchi par l'héliostat à devenir colinéaire avec le rayonnement réémis par la chaudière. Les deux lunettes fixes l'une par rapport à l'autre peuvent etre portées directement par l'héliostat, ce qui supprime la présence d'un pylône ; elles peuvent également être montées sur un pylône et la détection de l'orientation du rayonnement réémis par la chaudière permet de corriger les déformations accidentelles du pylône. On décrira plus loin des dispositifs d'asservissement destinés à permettre la mise en oeuvre de ces deux variantes du procédé. Le rayonnement réémis par la chaudière peut etre reçu directement sur la première lunette optique, ou, au contraire, après réflexion sur au moins une face réfléchissante plane ; de façon analogue le rayonnement solaire réfléchi par l'héliostat peut etre reçu directement sur la seconde lunette optique ou, au contraire, après réflexion sur au moins une face réfléchissante plane de position fixe déterminée par rapport à la première face réfléchissante. Dans le cas d'un dispositif d'asservissement sur pylône, on choisira avantageusement une réception directe des rayonnements sur les lunettes, qui conduit à un dispositif plus simple et est rendu possible par l'agencement géométrique des ensembles, héliostat, chaudière et pylône intermédiaire : la première lunette est orientée vers la chaudière et la seconde est calée avec une orientation opposée par rapport à la première pour être dirigée vers l'héliostat. Dans le cas d'un dispositif d'asservissement monté sur l'héliostat, il est intéressant, comme on le verra plus loin, d'amener le rayonnement réémis par la chaudière et le rayonnement réfléchi par l'héliostat à se réfléchir sur des faces réfléchissantes parallèles opposées l'une par rapport à l'autre, les lunettes étant calées l'une en regard de l'autre, de façon que leurs axes optiques soient sensiblement colinéaires. Par ailleurs, l'ensemble formé par les deux lunettes peut être fixe, en particulier dans le cas d'un aménagement sur pylône ou au contraire, constituer un ensemble mobile orientable, en particulier dans le cas d'un positionnement direct sur héliostat. Dans le premier cas les signaux Sc représentatifs de la direction du rayonnement réémis et signaux Ss représentatifs de la direction du rayonnement réfléchi sont combinés de façon différentielle pour asservir l'héliostat ; la correction de l'erreur dûe aux perturbations extérieures et notamment aux déformations du pylône, est alors réalisée par voie électronique en modifiant les signaux Ss qui constituent des signaux d'asservissement du premier ordre,(rendant compte de la position du so leil), au moyen des signaux Sc rendant compte des dérives duês aux déformations sus-évoquées,llesquelles sont très faibles et sont représentées par des signaux du second ordre par rapport aux premier4. Dans le cas de lunettes formant un ensemble mobile orientable, le groupe de signaux 5c est utilisé pour asservir l'orientation des lunettes optiques de façon à positionner le centre de l'image formé par le rayonnement réémis sur l'axe optique de la lunette correspondante ; l'autre groupe de signaux Ss est utilisé pour asservir l'orientation de l'héliostat de fa çon à positionner le centre de l'image formée par le rayonnement réfléchi sur l'axe optique de l'autre lunette.Le caractère différentiel de l'asservissement est dans ce cas fourni par voie mécanique ; en raison de l'inertie plus élevée de l'héliostat par rapport à celle du dispositif d'asservissement, ce dernier subit les corrections d'orientation beaucoup plus rapidement : la correction d'orientation de l'héliostat se réalise donc postérieurement et les signaux d'asservissement Ss qui commandent cette correction rendent compte des corrections préalables de l'orientation des lunettes. Notons qu'il est possible, le cas échéant, de combiner à cette correction différentielle par voie mécanique, une correction différentielle par voie électronique en générant des signaux ss modifiés en fonction d'une éventuelle dérive non compensée des signaux sc. L'invention s'étend à un dispositif d'asservissement appelé à être assujetti sur un héliostat en vue de la mise en oeuvre du procédé ci-dessus décrit. Ce dispositif comprend essentiellement un support de fixation, définissant un plan de référence P et adapté pour se fixer sur l'héliostat de sorte que ce plan de référence soit parallèle à une surface réfléchissante dudit héliostat, un bâti mobile porté par ledit support de fixation pour pouvoir pivoter autour d'un axe N, un moteur d'entrainement dudit bâti autour de l'axe N, un miroir auxiliaire mobile à deux faces réfléchissantes opposées, porté par le bâti pour pouvoir pivoter autour d'un axe M situé dans le plan du miroir et non parallèle à l'axe N, un moteur d'entrainement dudit miroir autour de l'axe M, une première lunette optique assujettie sur le bâti avec son axe optique sensiblement paraltèle au plan de référence P et passant approximativement par la zone centrale du miroir auxiliaire, cette lunette optique étant pourvue de cellules photosensibles disposées dans sa zone focale, une seconde lunette optique assujettie sur le bâti en regard de la première à l'opposé de celle-ci par rapport au miroir auxiliaire de sorte que son axe optique soit sensiblement colinéaire à celui de la première lunette, cette lunette étant pourvue de cellules photosensibles disposées dans sa zone focale, des moyens de traitement électrique des signaux élémentaires issus des cellules d'une des lunettes, adaptés pour engendrer des signaux d'asservissement des moteur dentrat- nement du bâti et moteur d'entrainement du miroir auxiliaire, et des moyens de traitement électrique des signaux élémentaires issus des cellules d'au moins l'autre lunette adaptés pour engendrer des signaux d'asservissement de L'héliostat. Le rayonnement réfléchi pris en compte qui atteint le miroir auxiliaire, peut être constitué par un rayonnement réfléchi par une des surfaces réfléchissantes de l'héllos- tat lui-meme, ou encore, par un rayonnement réfléchi par un miroir de référence dont est doté le dispositif de l'invention, ce miroir de référence étant fixé sur le support de fixation, parallèlement au plan de référence. La présence de ce miroir simplifie la conception mécanique du dispositif et facilite lors du montage le calage du dispositif par rapport à l'héliostat. Le dispositif ci-dessus décrit supprime la présence des pylônes et fournit un asservissement différentiel, non tributaire de perturbations extérieures. L'invention s'étend à une variante de dispositif d'asservissement appelé à être assujetti sur un pylône situé entre l'héliostat et la chaudière ; selon l'invention ce dispositif comprend un support de fixation sur le pylône, e moyens de réglage de son orientation , deux lunettes optiques assujetties sur ledit support avec des orientations opposées et des axes optiques sensiblement parallèles, chacune desdites lunettes étant pourvue de cellules photosensibles disposées dans sa zone focale, et des moyens différentiels de traitement électrique des signaux élémentaires issus des cellules, adaptés pour délivrer des signaux d'asservissement de l'héliostat. De préférence les deux lunettes sont disposées dos à dos, dans le prolongement l'une de l'autre, leurs axes optiques étant sensiblement colinéaires. Dans un tel dispositif les lunettes restent fixes, sensiblement pointées l'une vers la chaudière, l'autre vers l'héliostat. En cas de déformations du pylône, les modifications de l'orientation des lunettes sont détectées grâce au rayonnement réémis issu de la chaudière qui engendre une image excentrée dans la lunette correspondante et les cellules photosensibles associées à celle-ci délivrent un signal de correction permettant de compenser électriquement l'influence de ces déformations. D'autres caractéristiques, buts et avantages de l'invention se dégageront de la description qui suS en regard des dessins annéxés, lesquels en présentent à titre d'exemples non limitatifs deux modes de réalisation ; sur ces dessins qui font partie intégrante de la description - la figure 1 est une vue en perspective d'un premier mode de réalisation destiné à être fixé sur héliostat, - la figure 2 en est une coupe par un plan vertical axial AA, - la figure 3 en est une vue en plan, - la figure 4 est un schéma illustrant le fonctionnement de ce dispositif, - la figure 5 est un schéma bloc des moyens de traitement électrique équipant ledit dispositif, - la figure 6 est un schéma partiel d'une variante de moyens de traitement, - la figure 7 est une vue en perspective d'un second mode de réalisation destiné à être fixé sur pylône, - la figure 8 en est unecoupeparunplan axial BB, - la figure 9 est un schéma illustrant le fonctionnement de ce dispositif, - la figure 10 est un schéma bloc des moyens de traitement électrique équipant ledit dispositif. Le dispositif représent à titre d'exemple aux figures 1, 2 et 3 est appelé à être fixé sur un héliostat, en particulier à proximité du centre de celui-ci ; à cet effet il comprend un support de fixation 1 composé d'un pivot la, d'une partie cylindrique lb et d'un pied Ic définissant un plan de référence P orthogonal à l'axe N du pivot ; ce pied est muni de vis Id qui permettent de le fixer sur l'héliostat, en particulier sur le bâti de ce dernier après avoir enlevé une surface réfléchissante de celui-ci (qui est remplacée par un miroir de référence 3 décrit ci-après). La fixation du pied est réalisée de façon que le plan de référence P soit parallèle au plan dans lequel se trouvait ladite surface réfléchissante.Sur la face sufrieure du pivot la est fixé un support de miroir 2 portant le miroir de référence 3 susévoqué dont la face réfléchissante supérieure 3a est parallèle au plan de réfErence P. Le pivot la guide en rotation par l'intermédiaire de roulements 4, un bâti mobile 5 composé d'un manchon 5a d'axe N et d'une platine 5b en forme de couronne. Le bâti mobile 5 peut être entrainé en rotation autour de l'axe N par un moteur 6 fixé sur ledit bâti et dont l'arbre moteur porte un galet de friction 6a en appui contre la partie cylindrique lb du support de fixation. Par ailleurs, la platine 5b du bâti mobile porte deux supports diamétralement opposés 7 et 8 auxquels sont fixées par leur paroi frontale, deux lunettes optiques 9 et 10 de type connu. Ces lunettes situées en regard l'une de l'autre, sont calées en usine de sorte que leur axe optique Oî 02 soit colinéaire, parallèle au plan de référence P et sécant avec l'axe N. Chaque lunette 9 ou 10 est pourvue dans sa zone focale de quatre cellules photosensibles telles que symbolisées en 1, disposées symétriquement autour de son axe optique. Ce type de dispositif associant une lunette et des cellules photosensibles est bien connu en soi et fournit sur des conducteurs électriques de sortie tels que 12 des signaux élémentaires représentatifs de l'éclairement des cellules et donc, de la position de l'image formée dans la lunette dans le plan des cellules ; par exemple, comme c'est en général le cas dans ce type de dispositif, deux cellules sont agencées selon un axe vertical (parallèle à l'axe N) de part et d'autre de l'axe optique pour fournir des signaux élémentaires correspondant à une coordonnée (site) et les deux autres sont agencées selon un axe horizontal pour fournir des signaux correspondant à une autre coordonnée (azimut). On ne fournira pas plus de détail sur cette association lunette-cellules, bien connue en soi. Par ailleurs, la platine 5b du bâti mobile porte une membrure 13 disposée suivant le plan de symétrie des deux lunettes ; sur cette membrure est monté un bras radial tournant 14 d'axe M orthogonal à l'axe N et à l'axe optique 1 02. Ce bras 14 peut être amené à pivoter autour de son axe par un moteur 15 porté par la membrure 13, par l'entremise d'un système de transmission démultiplié à courroie et poulies 16. Le bras 14 porte à son extrémité un miroir auxiliaire 17 à deux faces réfléchissantes parallèles et opposées 17a et 17b. Ce miroir est positionné par le bras 14 approximativement au-dessus de la zone centrale du bâti mobile. Le schéma de la figure 4 est destiné à permettre de mieux comprendre le fonctionnement du dispositif décrit dont le but est d'asservir l'héliostat (duquel est solidaire le miroir de référence 3 qui est parallèle à une surface réfléchissante de celui-ci) de sorte que les rayonnements solaires incidents I convergent après réflexion R vers une chaudière symbolisée en 18. La figure 4 montre comment s'effectue la correction en site de l'orientation de l'héliostat, grâce à une action, d'une part, sur le moteur 15 qui ajuste la position angulaire du miroir auxiliaire 17 autour de l'axe M, d'autre part, sur les moyens d'entrainement de l'héliostat en site, qui permettent de faire pivoter celui-ci autour d'un axe parallèle à M. (La correction en azimut s'effectue de façon analogue grâce à une action, d'une part sur le moteur 6 qui ajuste la position angulaire de l'ensemble porté par le bâti mobile 5 autour de l'axe N, d'autre part, sur les moyens d'entraînement de l'héliostat en azimut, qui permettent de faire pivoter celui-ci autour d'un axe vertical, parallèle à N). L'orientation en site de l'héliostat est correcte lorsque le rayonnement réfléchi R est colinéaire avec un rayonnement r réémis par la chaudière vers l'héliostat. Cette condition se trouve satisfaite lorsque : le rayon r' provenant du rayonnement réémis r après réflexion sur une face du miroir auxiliaire 17 se confond avec l'axe optique commun Oî 02 des deux lunettes, et lorsque le rayon R' provenant du rayonnement réfléchi R, après réflexion sur l'autre face du miroir auxiliaire se confond également avec l'axe optique Ol 02' Si la première condition n'est pas satisfaite (rayon r'1, position du miroir 17 en pointillé) une image excentrée est formée dans le plan des cellules de la lunette 10 et un signal de correction est généré pour agir sur le moteur 15 et engendrer la rotation de ce moteur et le pivotement du miroir 17 jusqu'à disparition de ce signal de correction. Notons que l'inertie de ce moteur et des organes qu'il entrasse est extrêmement faible et sa rotation est très rapide, la correction de l'orientation du miroir 17 étant donc effectuée avant que l'héliostat ait le temps d'accomplir son propre mouvement. Si le rayon R'1 qui provient du rayonnement incident I1 et qui est réfléchi par le miroir auxiliaire vers l'autre lunette 9, forme une image excentrée dans le plan des cellules de cette lunette, un signal de correction est généré pour agir sur les moyens d'entraînement de l'héliostat en site, jfisqutà disparition de ce signal. Plusieurs corrections successives, susceptibles d'interférer avec des corrections en azimut s'effectuent le cas échéant jusqu'à ce que les deux conditions indiquées plus haut soient satisfaites aussi bien en site qu'en azimut. On obtient ainsi un asservissement en boucle fermée qui, grâce à la prise en compte d'un rayonnement réémis r par la chaudière, est affranchi des perturbations extérieures (déformation de la tour portant la chaudière, modification accidentelle de la position du dispositif d'asservissement, .,.). La figure 5 est un schéma bloc des moyens de traitement électrique des signaux élémentaires issus des cellules photosensibles 11. Ces cellules photosensibles Il associées à la lunette 10 (recevant le rayon réémis réfléchi r') ont été désignées par c1, c2, c3 et c4 sur cette figure, et les cellules associées à l'autre lunette (recevant le rayon solaire après double réflexion R') ont été désignées par s1, s2, s3 et 54. Les moyens de traitement électrique comprennent quatre amplificateurs différentiels 19, 20, 21 et 22, chacun relié aux sorties de deux cellules opposées d'une lunette ct, 62 ou C3, C4, ou s1, s2 ou s3, 54. Chaque amplificateur différentiel délivre à sa sortie un signal électrique représentatif de la différence des signaux élémentaires fournis par les deux cellules considérées : ce signal est donc représentatif du décalage en azimut ou en site de l'image formée dans une lunette par rapport à l'axe optique de celle-ci. sommateurso De plus, deux amplificateurs)23 et 24 sont prévus pour délivrer chacun un signal électrique représentatlf de la somme des signaux élémentaires fournis par les quatre cellules d'une lunette ; à cet effet chaque amplificateur sommateur 23 ou 24 est relié aux sorties des quatre cellules d'une lunette. La sortie de chaque amplificateur différentiel 19, 20,-21 ou 22 est reliée à un module diviseur 25, 26, 27 ou 28 qui reçoit par ailleurs les signaux issus des amplificateursrt les modules 25 et 26 reçoivent les signaux issus du sommateur 23 associé à la même lunette 10 et les modules 27 et 28 les signaux issus du sommateur 24 associé à l'autre lunette 9. Chaque module diviseur rapporte ainsi le signal différence reçu à la somme des signaux élémentaires et fournit un signal d'écart Scx' Scy Ssx' SSy indépendant de l'intensité des rayonnements reçus par les lunettes. Dans l'exemple schématisé à la figure 5 les signaux d'écart Scxet Scy sont reliés aux moyens de commande de l'alimentation électrique des moteur 6 d'entraine- ment du bâti mobile et moteur 15 d'entraînement du miroir auxiliaire, cependant que les signaux Ssx et Ssy sont destinés à asservir la rotation de l'héliostat autour de ses axes de pivotement, respectivement en azimut et en site. Selon la variante représentée à la figure 6, deux amplificateurs différentiels tels que 29 sont ajoutés pour corriger les signaux d'asservissement principaux Ssx et Ssy en cas de dérives non compensées des signaux Scx et S ; ces derniers servent de la même façon à asservir les moteur 6 et moteur 15, après amplification. Cette variante présente notamment l'avan tage d'effectuer une correction automatique des éventuelles modifications de position des organes du dispositif les uns par rapport aux autres (en particulier décalage accidentel d'une lunette par rapport à l'autre). Par ailleurs, les figures 7, 8, 9 et 10 concernent un autre mode de réalisation de dispositif, appelé à être fixé sur un pylône (symbolisé en 30 à la figure 9), ce pylône étant situé entre un héliostat 31 et une chaudière 32. Ce dispositif comprend (Fig. 7 et 8) un support 33 de fixation sur le pylône, doté de moyens de réglage de son orientation, en l'exemple composé de façon classique par une chape 33a, une tige de réglage 33b, un pivot 33c et une vis de serrage (non représentée). Deux lunettes optiques 34 et 35 sont assujetties sur ce support avec des orientations opposées ; ces lunettes disposées en l'exemple dos à dos, dans le prolongement l'une de l'autre avec des axes optiques colinéaires peuvent être formées par deux lunettes classiques fixées ensemble au moyen d'un collier ou par deux lunettes intégrées dans un même châssis cylindrique pour former une lunette double a' deux fenêtres d'entrée. Chaque lunette est pourvue comme précédemment de cellules photosensibles telles que 36, disposées dans sa zone focale avec un agencement identique à celui déjà évoqué. L'une des lunettes est pointée vers la chaudière 32 (Fig. 9) pour recevoir un rayonnement r réémis par celle-ci et l'autre est pointée vers l'héliostat pour recevoir un rayonnement solaire réfléchi R. Lthéliostat présente une orientation correcte lorsque le rayonnement réémis r et le rayonnement réfléchi R sont alignés. Dans cet exemple les deux lunettes sont montées en position fixe sur le pylône et pour satisfaire la condition ci-dessus on effectue une correction différentielle des signaux d'asservissement principaux (représentatifs de ltexcentrement de l'image formée par le rayonnement R dans la lunette correspondante) au moyen des signaux représentatifs de l'excentrement de l'image formée par le rayonnement réémis r dans l'autre lunette. On a représenté à titre d'exemple à la figure 10 des moyens différentiels de traitement aptes à générer des signaux 5x et Sy d'asservissement de la rotation de l'héliostat y autour de ses axes de pivotement en azimut et en site. Comme dans le cas précédent, ces moyens comprennent à la sortie des cellules photosensibles quatre amplificateurs différentiels et deux amplificateurs sommateurs qui sont reliés à des modules diviseurs pour délivrer des signaux d'écart Scx, Scy, Ssx, et Scy indépendants de l'intensité lumineuse des rayonnements reçus par les lunettes. Le signal Ssx est corrigé par le signal Scx dans un amplificateur différentiel 37 relié aux sorties des deux modules diviseurs correspondants pour fournir un signal d'asservissement en azimut 5x apte à commander la rotation de l'hélios- tat en azimut, jusqu'à disparition dudit signal. De façon analogue un amplificateur différentiel 38 génère un signal d'asservis sement en site S y Un tel dispositif effectue donc un asservissement en boucle fermée, permettant de s'affranchir des dérives de faibles valeurs provenant des perturbations extérieures et en particulier, des déformations du pylône. REVENDICATIONS 1/ - Procédé d'asservissement de l'orientation d'héliostats, chacun mobile en rotation autour de deux axes de pivotement, en vue de concentrer après réflexion sur lesdits héliostats un rayonnement solaire vers une chaudière, caractérisé en ce qu'il consiste pour chaque héliostat, à comparer les trajets, d'une part, d'un rayonnement réémis par la chaudière en direction de l'héliostat considéré, d'autre part, d'un rayonnement réfléchi par l'héliostat vers la chaudière, et à asservir la rotation dudit héliostat autour de ses axes de pivotement pour tendre à superposer ces rayonnements. 2/ - Procédé d'asservissement de l'orientation d'un héliostat mobile en rotation autour de deux axes de pivotement en vue de diriger après réflexion un rayonnement solaire vers une chaudière, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste à à disposer deux lunettes optiques sur le trajet de rayons réfléchis par l'héliostat vers la chaudière, et à caler ces lunettes l'une par rapport à l'autre de sorte que leurs axes optiques présentent des orientations relatives invariables connues, à à recevoir sur une des lunettes un rayonnement réémis par la chaudière, à à amener ce rayonnement réémis à former une image sur des cellules photosensibles disposées dans cette lunette, à à engendrer au moyen de ces cellules photosensibles des signaux électriques Sc représentatifs de la direction du rayonnementréémis par rapport à l'axe optique de la lunette, à à recevoir sur la seconde lunette optique un rayonne- ment solaire réfléchi par l'héliostat, . à amener ce rayonnement réfléchi à former une image sur des cellules photosensibles disposées dans cette seconde lunette, . à engendrer au moyen de ces cellules photosensibles des signaux électriques Ss représentatifs de la direction du rayonnement réfléchi par rapport à l'axe optique de ladite seconde lunette, . à asservir la rotation de l'héliostat autour de ses axes de pivotement au moyen des signaux Sc et Ss après traitement approprié, de façon à amener le rayonnement réfléchi par l'hé- liostat à devenir colinéaire avec le rayonnement réémis par la chaudière. 3/ - Procédé d'asservissement selon la revendication 2, caractérisé en ce que le rayonnement réémis par la chaudière est reçu sur la première lunette optique après réflexion sur au moins une face réfléchissante plane, cependant que le rayonnement solaire réfléchi par l'héliostat est reçu sur la seconde lunette optique après une réflexion sur au moins une face réfléchissante plane de position fixe déterminée par rapport à la première face. 4/ - Procédé d'asservissement selon la revendication 3, caractérisé en ce que le rayonnement réémis par la chaudière et le rayonnement réfléchi par l'héliostat sont amenés à se réfléchir sur des faces réfléchissantes parallèles opposées l'une par rapport à l'autre, les lunettes optiques étant calées l'une en regard de l'autre de façon que leurs axes optiques soient sensiblement colinéaires. 5/ - Procédé d'asservissement selon la revendication 2, caractérisé en ce que le rayonnement réémis par la chaudière est reçu directement sur la première lunette optique, laquelle est orientée vers ladite chaudière, cependant que le rayonnement solaire réfléchi par l'héliostat est reçu directement sur la seconde lunette optique, laquelle est calée avec une orientation opposée par rapport à la première pour être dirigée vers 1 'héliostat. 6/ - Procédé d'asservissement selon l'une des revendications 2, 3, 4 ou 5, caractérisé en ce que les signaux électriques Sc ou Ss sont engendrés en comparant les signaux électriques élémentaires fournis par chaque cellule photosensible en fonction de son éclairement, en vue d'obtenir pour chaque lunette optique deux signaux représentatifs des coordonnées de l'image formée par le rayonnement, et en rapportant ces signaux représentatifs à la somme des signaux élémentaires en vue de rendre lesdits signaux représentatifs indépendants de l'intensité du rayonnement reçu par la lunette optique. 7/ - Procédé d'asservissement selon l'une des revendications 2, 3, 4, 5 ou 6, caractérisé en ce que le groupe de signaux 5c est utilisé pour asservir lworientation des lunettes optiques constituant un ensemble mobile orientable, de façon à positionner le centre de l'image formée par le rayonnement réémis sur l'axe optique de la lunette correspondante, l'autre groupe de signaux Ss étant utilisé pour asservir l'orientation de l'héliostat de façon à positionner le centre de l'image formée par le rayonnement réfléchi sur l'axe optique de l'autre lunette. 8/ - Procédé d'asservissement selon l'une des revendications 2, 3, 4, 5 ou 6, caractérisé en ce que les signaux 5c et Ss sont combinés de façon différentielle pour asservir 1 'héliostat. 9/ - Dispositif d'asservissement appelé à être assujetti sur un héliostat, en vue de la mise en oeuvre du procédé conforme à l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 6 ou 7, caractérisé en ce qu'il comprend un support de fixation sur l'hé- liostat définissant un plan de référence P sensiblement parallèle à une surface réfléchissante dudit héliostat, un bâti mobile porté par ledit support de fixation pour pouvoir pivoter autour d'un axe N, un moteur d'entraînement dudit bâti autour de l'axe N, un miroir auxiliaire mobile à deux faces réfléchissantes opposées, porté par le bâti pour pouvoir pivoter autour d'un axe M situé dans le plan du miroir et non parallèle à l'axe N , un moteur d'entrainement dudit miroir autour de l'axe M, une premiere lunette optique assujettie sur le bâti avec son axe optique sensiblement parallèle au plan de référence P et passant approximativement par la zone centrale du miroir auxiliaire, cette lunette optique étant pourvue de cellules photosensibles disposées dans sa zone focale, une seconde lunette optique assujettie sur le bâti en regard de la première à l'opposé de celle-ci par rapport au miroir auxiliaire de sorte que son axe optique soit sensiblement colinéaire à celui de la première lunette, cette lunette étant pourvue de cellules photosensibles disposées dans sa zone focale, des moyens de traitement électrique des signaux élémentaires issus des cellules d'une des lunettes, adaptés pour engendrer des signaux d'asservissement des moteur dentraSnement du bâti et moteur d'entratnement du miroir auxiliaire, et des moyens de traitement électrique des signaux élémentaires issus des cellules d'au moins l'autre lunette adaptés pour engendrer des signaux d'asservissement de l'héliostat. 10/ - Dispositif d1asserv!ssement selon la revendication 9, caractérisé en ce que le support de fixation est pourvu d'un miroir de référence fixe, parallèle au plan de réfé rence P et agencé pour réfléchir un rayonnement solaire vers le miroir auxiliaire. 11/ - Dispositif d'asservissement selon l'une des revendications 9 ou 10, caractérisé en ce que le bâti mobile est agencé sur le support de fixation de sorte que son axe N de rotation soit normal au plan de référence P, le miroir auxiliaire étant agencé par rapport à ce bâti de sorte que son axe M de rotation soit sensiblement parallèle à ce plan de référence. 12/ - Dispositif d'asservissement selon l'une des revendications 9, 10 ou 11, caractérisé en ce que le support de fixation comprend un pivot colinéaire à l'axe N, le bâti mobile comprenant un manchon situd autour dudit pivot et guidé en rotation par celui-ci et une platine en forme de couronne portant les lunettes optiques et le miroir auxiliaire mobile. 13/ - Dispositif d'asservissement selon la revendication 12, caractérisé en ce que le miroir auxiliaire est fixé à l'extrémité d'un bras radial positionnant le miroir approximativement au-dessus de la zone centrale du bâti, ce bras colinéaire à l'axe M étant monté tournant et supporté par une membrure assujettie sur la platine dudit bâti. 14/ - Dispositif d'asservissement selon l'une des revendications 9, 10, 11, 12 ou 13, dans lequel chaque lunette est pourvue de quatre cellules photosensibles, disposées symétriquement autour de l'axe optique de ladite lunette, ledit dispositif étant caractérisé en ce que les moyens de traitement électriques comprennent quatre amplificateurs différentiels, chacun relié aux sorties de deux cellules opposées d'une lunette pour délivrer un signal électrique représentatif de la différence des signaux élémentaires fournis par ces deux cellules opposées, deux amplificateurs sommateurs, chacun relié aux sorties des quatre cellules d'une lunette pour délivrer un signal électrique représentatif de la somme des signaux élémentaires fournis par lesdites cellules, et quatre modules diviseurs, chacun relié à la sortie d'un amplificateur différentiel et du sommateur associé à la lunette considérée pour délivrer un signal d'écart indépendant de l'intensité des rayonnements reçus par les lunettes, le moteur d'entrainement du bâti mobile et le moteur dentrainement du miroir auxiliaire étant pourvus de moyens de commande de leur alimentation reliés respectivement aux deux modules diviseurs associés à une lunette en vue d'asservir la rotation de ces moteurs aux signaux d'écart issus de ces deux modules, les signaux d'écart issus des deux modules diviseurs associés à l'autre lunette étant destinés à asservir la rotation de l'héliostat autour de ses deux axes de pivotement. 15/ - Dispositif d'asservissement appelé à être assujetti sur un pylône situé entre un héliostat et une chaudière, en vue de la mise en oeuvre du procédé conforme à l'une des revendications 1, 2, 5, 6 et 8, caractérisé en ce qu'il comprend un support de fixation sur le pylône, dôté de moyens de réglage de son orientation, deux lunettes optiques assujetties sur ledit support avec des orientations opposées et des axes optiques sensiblement parallèles, chacune desdites lunettes étant pourvue de cellules photosensibles disposées dans sa zone focale, et des moyens différentiels de traitement électrique des signaux élémentaires issus des cellules, adaptés pour délivrer des signaux d'asservissement de l'héliostat. 16/ - Dispositif d'asservissement selon la revendication 15, caractérisé en ce que les deux lunettes sont disposées dos à dos, dans le prolongement l'une de l'autre, leurs axes optiques étant sensiblement colinéaires. 17/ - Dispositif d'asservissement selon l'une des revendications 15 ou 16, dans lequel chaque lunette est pourvue de quatre cellules photosensibles, disposées symétriquement autour de l'axe optique de ladite lunette, ledit dispositif étant caractérisé en ce que les moyens de traitement électrique comprennent quatre amplificateurs différentiels, chacun relié aux sorties de deux cellules opposées d'une lunette pour délivrer un signal électrique représentatif de la différence des signaux élé- mentaires fournis par ces deux cellules opposées, deux amplificateurs sommateurs, chacun relié aux sorties des quatre cellules d'une lunette pour délivrer un signal électrique représentatif de la somme des signaux élémentaires fournis par lesdites cellules, quatre modules diviseurs, chacun relié à la sortie d'un amplificateur différentiel et du sommateur de la lunette considérée pour délivrer un signal d'écart indépendant de l'intensité des rayonnements reçus par les. lunettes, et deux amplificateurs différentiels, chacun relié aux sorties de deux modules diviseurs associés l'un à une lunette, l'autre à l'autre, en vue de générer des signaux de différence d'écart destinés à asservir la rotation de l'héliostat autour de ses deux axes de pivotement.