La présente invention concerne un procédé pour accroître la récupération du cobalt à partir d'irne solution ammoniacale carbonatée danslaquelle sont dissc du cobalt et du nickel. Dans le traitement industriel des minéraux, on produit des solutions aqueuses ammoniacales carbonatées, contenant du cobalt et du nickel à l'état dissouS, par chauffage d'un minerai contenant des oxydes de cobalt et de nickel dans un four en présence d'un réducteur, et en lixiviant le minerai réduit, en présence d'air, au moyen d'une solution aqueuse d'hydroxyde d'ammonium et de carbonate d'ammonium. Puisqu'il est souhaitable, du point de vue commercial, de séparer le cobalt du nickel, on a développé des procédés de séparation. Dans un procédé connu, les solutions ammoniacales contenant le cobalt et le nickel sont traitées au moyen d'un agent de sulfuration, le but étant de précipiter le cobalt sous la forme de sulfure de cobalt tout en laissant le nickel à l'état dissous dans la liqueur-mère. Malheureusement, cependant, des quantités substantielles de sulfure de nickel co-précipitenthabituellement avec le sulfure de cobalt. Ceci est indésirable en raison du fait que la proportion de cobalt dans le précipité est diminuée ce qui rend plus difficile la récupération du cobalt; de plus, la liqueur-mère qui constitue une source à partir de laquelle on peut récupérer du nickel, a une teneur en nickel substantieBement diminuée par la co-précipitation du sulfure de nickel et du sulfure de cobalt. I1 apparaît donc qu'un procédé pour retenir la plus grande partie de nickel à l'état dissous dans la solutioiammoniacale carbonatée, pendant l'opération de sulfuration, présente un tres grand intérêt. I1 apparaît aussi qu'un procédé d'enrichissement de la teneur en cobalt du précipité, après sa formation pendant l'opération de sulfuration, en redissolvant sélectivement le sulfure de nickel dans la liqueur-mère serait d'un très grand intérêt.Pour autant qu'il est connu de la demanderesse, de tels procédés ne sont pas enseignés dans la technique antérieure. La demanderesse a constaté que, en traitant la solution ammoniacale carbonatée contenant le cobalt et le nickel, au moyen d'un gaz contenant de l'oxygène, après addition de l'agent de sulfuration à la solution, on obtenait l'effet surprenant consistant en le blocage, d'une manière significative, de la quantité de sulfure de nickel qui co-précipite avec le sulfure de cobalt. te résultat est que le précipité est substantiellement enrichi en cobalt tandis que sa teneur en nickel est substantiellement diminuée, puisque davantage de nickel a été retenu dans la liqueur-mère là où on désire qu il soit présent. te traitement au gaz précité, conformément à la présente invention, donne des précipités contenant jusqu a environ 30% en plus de cobalt et jusqu'à environ 30% en moins de nickel par rapport aux précipités obtenus par le procédé classique, c'est-à-dire sans l'étape de traitement au gaz conforme à l'invention. ta récupération du sulfure de cobalt par le procédé de l'invention est désignée ici par l'expression "précipitation sélective" et elle est illustrée par les exemples 1 à 3 ci-après. La récupération du sulfure de cobalt peut être aussi accrue par dissolution sélective du sulfure de nickel, comme il est illustré par les exemples 4 à 7. Dans ce cas, la bouillie ammoniacale du mélange sulfure de nickel-sulfure de cobalt qui est produite par le traitement de sulfuration est épaissie pour accroître sa teneur en solides et réduire le volume de substance envue de la suite du traitement. La bouillie épaissie est ensuite traitée par le gaz contenant de l'oxygène,ce qui entraîne une redissolution sélective du sulfure de nickel du précipité, lequel sulfure de nickel repasse dans la liqueur-mère. Le résultat est l'obtention d'un précipité enrichi en cobalt et d'une liqueur-mère enrichie en nickel. Le traitement de post-précipitation au moyen du gaz précité donne des précipités'contenant jusqu'à environ 63% en plus de cobalt et jusqu'à 17% en moins de nickel que dans les précipités noitraités. Il permet d'accroître la teneur en nickel de la liqueur-mère jusqu'à des valeurs aussi fortes qutenviron 66% en plus que dans le cas de liqueurs-mères non traitées. Lorsquton met en oeuvre une précipitation sélective du sulfure de cobalt, la solution ammoniacale carbonatée contenant le nickel et' le cobalt à l'état dissous, est traitée avec le gaz contenant de l'oxygène, à tout moment après addition de l'agent de sulfuration à la solution. En général, un tel traitement doit avoir lieu au plus tard environ 60 minutes après la fin de l'addition de l'agent de sulfuration et de préférence entre environ 2 et 70 minutes après la fin de cette addition. La quantité de gaz contenant de l'oxygène qui est utilisée peut varier considérablement et il suffit seulement qu'elle représente une quantité susceptible de favoriser la précipitation sélective du sulfure de cobalt. En général, cependant, la quantité de gaz utilisée doit être suffisante pour fournir entre environ 0,2 et 30, et de préférence entre environ 0,5 et 5, moles d'oxygène par mole d'ion sulfure utilisé dans le procédé. Ce traitement doit fournir entre environ 0,005 et 0,9 et de préférence entre environ 0,1 et 0,8, moles d'oxygène dissous par mole d'ion sulfure utilisé dans le procédé. L'oxygène dissous représente la portion de l'oxygène contenu dans le gaz qui est utilisée pour traiter le mélange réactionnel et qui se dissout dans ce mélange. Cette quantité d'oxygène dissous peut etre déterminée en mesurant la différence entre la quantité d'oxygène amenée au mélange réactionnel et la quantité d'oxygène retiré de ce mélange, en utilisant des processus analytiques tels que par exemple la chromatographie en phase gazeuse et l'analyse au moyen de l'appareil d'Orsat. La température à laquelle le procédé s'effectue n'est pas critique et, d'une manière typique, elle est comprise entre environ 1 ,70C et 93,30G et de préférence entre environ 15,60C et 600C. Dans un mode de réalisation préféré, on n'effectue pas de réglage ou d'ajustement de la température entre le traitement de sulfuration et le traitement au moyen du gaz contenant de l'oxygène. te choix de l'agent de sulfuration,du rapport ion sulfure/ cobalt pour la sulfuration, des concentrations en hydroxyde d'ammonium et en carbonate d'ammonium dans la liqueur, et des concentrations en nickel et en cobalt dans cette liqueur, constituent des éléments en soi connus par l'homme de l'art et n'ayant pas besoin d'etre indiqués ici. te mécanisme selon lequel le procédé de la présente invention permet de réduire la quantité de nickel précipitée dans le mélange sulfure de nickel-sulfure de cobalt n'est pas clairement compris. Cependant, on croit que le traitement de la liqueur-mère par un gaz contenant de l'oxygène arrête substantiellement la réaction de sulfuration au point où la précipitation du cobalt est substantiellement terminée. lia demanderesse , bien entendu, ne se considère: pas liée par une théorie quelconque concernant le mécanisme mais présente simplement la théorie précitée comme une explication possible des phénomènes observés. Pour la mise en oeuvre du procédé de la présente invention, les ions sulfure provenant de toute source appropriée telle que de l'hydrogène sulfuré ou divers autres réactifs connus, sont ajoutés à la solution ammoniacale carbonatée contenant le nickel et le cobalt dissous . Les ions sulfure réagissent avec le nickel et le cobalt pour donner un précipité constitué d'un mélange sulfure de nickel et de sulfure de cobalt. Les solides sont ensuite habituellement séparés de la phase liquide. Le traitement du mélange réactionnel par le gaz contenant de l'oxygène peut etrieffectué soit avant, soit pendant, soit après cette étape de séparation. Bien entendu, si le traitement se produit après l'étape de séparation, c'est la phase liquide seule qui est traitée par l'agent de sulfuration. Le procédé de la présente invention est de préférence réalisé d'une manière continue selon laquelle le mélange réactionnel est traité par le gaz contenant de l'oxygène avant de retirer dudit mélange le co-précipité de sulfure de nickel et de sulfure de cobalt. Lorsqu'il s'agit de dissoudre sélectivement le sulfure de nickel à partir de la bouillie de mélange de sulfure de cobalt et de sulfure de nickel, le traitement de la bouillie au moyen '3 gaz contenant l'oxygène est effectué après la fin de l'opération de sulfuration et après qu'ait été formée une bouillie contenant une phase solide de sulfure de nickel et de sulfure de cobalt mélangés. La bouillie est épaissie en utilisant des techniques classiques telles que par exemple la centrifugation ou la sédimetation dans des récipients d'épaississement, à titre indicatif à partir d'une teneur en solides d'environ 0,01-0,5 en poids jusqu'à une teneur finale en solides d'environ 0,7510% en poids. La quantoité-de gaz contenant de l'oxygène qui est utilisée après l'opération de sulfuration peut varier dans un intervalle étendu et il suffit qu'elle représente une quantité susceptible de dissoudre sélectivement le sulfure de nickel. Généralement, la quantité de gaz utilisée doit être suffisante pour donner entre 0,1 et 10, et de préférence entre 0,2 et 5, moles d'oxygène par mole de nickel contenu dans la phase solide de la bouillie épaissie. Ce traitement doit fournir entre environ 0,1 et 4,5, et de préférence entre environ 0,2 et 0,6, moles d'oxygènes dissous par mole de nickel contenu dans la phase solide de la bouillie épaissie. L'oxygène dissous représente la portion de l'oxygène contenu dans le gaz qui est utilisée pour traiter la bouillie et qui se dissout dans cette bouillie. La quantité d'oxygène dissoùs peut etre déterminée en mesurant la différence entre la quantité d'oxygène amenée dans la bouillie et la quantité d'oxygène s'échappant de celle-ci en utilisant des processus analytiques connus tels que par exemple la chromatographie en phase gazeuse et l'appareil d'analyse d'Orsat. La température à laquelle le procédé de dissolution sélective est effectuée n' est pas critique. Ces températures plus basses tendent à favoriser une sélectivité plus élevée. A titre indicatif, l'intervalle degtempérature peut aller d'environ 1,70C: à environ 93,30C et de préférence d'environ 15,600 à 600C. lie procédé peut etre mis en oeuvre soit d'une manière continue, soit d'une manière discontinue. lie mécanisme par lequel le procédé de la présente invention permet de solubiliser sélectivement le nickel contenu dans la bouillie épaissie de sulfure de nickel et de sulfure de cobalt n'est pas clairement compris. La bouillie épaissie traitée par le gaz est ensuite soumise à une séparation en utilisant des techniques classiques telles que par exemple laoentrifugation ou la filtration, de façon à donner une phase liquide enrichie en nickel et une phase solide enrichie en cobalt. Ces deux phases ou fractions sont ensuite traitées conformément auxprocessus de l'art antérieur de façon à récupérer respectivement à partir d'elles le nickel et le cobalt La dissolution sélective du sulfure de nickel peut être avantageusement mise en oeuvre soit avec des précipités de sulfure de cobalt et de sulfure de nickel mélangés, cesprécipités ayant été préparés conformément au mode de réalisation de la présente invention qui consiste en une précipitation sélective, soit avec des précipités de sulfure de cobalt et de sulfure de nickel mélangés préparés par un processus de sulfuration quelconque de l'art antérieur. Tant dans le cas de la précipitation sélective du sulfure de cobalt que dans le cas de la dissolution sélective du sulfure de nickel, l'air constitue le gaz contenant de l'oxygène que l'on préfère employer, quoique de l'oxygène pur ou de l'oxygène dispersé dans un gaz porteur approprié soit similairement efficace comme gaz de traitement. lie moyen par lequel le gaz est amené en contact avec la solution ammoniacale carbonatée après que l'addition de l'agent de sulfuration soit terminée, ou avec la bouillie ammoniacale carbonatée épaissie contenant la phase solide formée par le mélange de sulfure de nickel et de sulfure de cobalt, n'est pas critique, quoiqu' il soit souhaitable de réaliser un contact intime et un mélange intime du gaz avec soit la solution, soit la bouillie.Ainsi, tout appareillage ou équipement de mélange classique qui assure un contact gaz --liquide suffisant entre le gaz et la solution ou bouillie, par exemple des tours à garnissage, des récipients d'arrosage ou de lavage, des mélangeurs en ligne, et analogues, peut être utilisé pour la mise en oeuvre de la présente invention. tes exemples suivants sont donnés, à titre non limitatif , pour illustrer la présente invention. tes exempis 1 à 3 concernent, comme indiqué plus haut, la précipitation sélective du sulfure de cobalt tandis que les exemples 4 à 7 illustrent la dissolution sélective du sulfure de nickel à partir du précipité de sulfures mélangés. Exemple 1 On prépare une solution de base, qui sera utilisée dans plusieurs des exemples décrits ci-après, comme il sera indiqué, cette solution contenant, par litre, 9 grammes de nickel, 0,45 gramme de cobalt, 70 grammes d'ammoniac total (exprimé sous la forme NH3) et 89 grammes de carbonate (exprimé sous la forme CO C03 ). On a effectué un essai témoin en piant 500 ml de la solution de base dans un réacteur soumis à l'agitation dans lequel on a ensuite ajouté, comme agent de sulfuration, de l'hydrogène sulfuré. Au bout de 30 minutes après la fin de l'addition de l'hydrogène sulfuré (rapport molaire sulfure/ cobalt égal à 4:1), on a filtré la suspension. La concentration en cobalt résiduel dans le filtrat était d'environ 0,01 gramme par litre tandis que la concentration en nickel était d'environ 7,8 grammes par litre. Le précipité de sulfures mélangés de nickel et de cobalt contenait 25lao de nickel et 9,8% de cobalt. On a ensuite répété le processus excepté que, immédiatement après la fin de l'addition de l'hydrogène sulfuré, on a traité la suspension avec de l'air. Le traitement avec de l'air a été effectué en faisant passer bulles à bulles de l'air à travers Za suspension contenue dansle réacteur soumis à l'agitation, ce traitement étant effectué pendant 30 secondes, avec un débit de 1 litre d'air par minute. Ce traitement à l'air a fourni environ 0,2 mole d'oxygène dissous par mole de sulfure utilisée. La suspension a été filtrée 30 minutes après l'addition d'hydrogène sulfuré. lia concentration en cobalt résiduel dans le filtrat était de 0,01 gramme par litre et la concentration en nickel était d'environ 8,3 grammes par litre.Le précipité de sulfures mélangés de nickel et de cobalt contenait 17,4% de nickel et 11,6 de cobalt. Ainsi, par comp-araison avec le processus témoin, le précipité contenait environ 18,6% en plus de cobalt et environ 52,6% en moins de nickel, ce qui montre qu'une quantité substantiellement plus faible de nickel précipite à partir de la solution lorsque l'on met en oeuvre un traitement avec de l'air; la concentration en nickel dans le filtrat a augmenté d'environ 7%. Exemple 2. On a effectué un essai témoin, selon un processus à courant continu, en amenant la solution de base décrite dans l'exemple 1, avec un débit de 250 ml par minute,dans un appareil de mise en contact gaz-liquide en ligne. On introduit continuellement dans ce réacteur de l'hydrogène sulfuré, en mesurant son débit, de façon à assurer un rapport molaire sulfure/cobalt égal à 4:1. ta suspension résultante est maintenue au repos pendant 24 heures et ensuite filtrée. Le filtrat contient environ 0,02 gramme de cobalt par litre et environ 7,9 grammes de nickel par litre . tes solides contiennent environ 23,0 en poids de nickel et 8,6% en poids de cobalt. te processus précité est ensuite répété excepté qu'environ 2 minutes après la fin de l'addition de l'hydrogène sulfuré, on traite la suspensioávec de l'air dans un second appareil de mise en contact gaz-liquide en ligne. On introduit environ 500 ml d'air par minute dans la bouillie, en mesurant ce débit. te traitement avec de l'air donne environ 0,4 mole d'oxygène dissous par mole de sulfure utilisée. La suspension est maintenue au repos pendant 24 heures et elle est ensuite filtrée. te filtrat contient environ 0,02 gramme de cobalt par litre et environ 8,4 grammes de nickel par litre. tes solides contiennent environ, en poids, 16,3% de nickel et t1,2% de cobalt. Ainsi, par comparaison avec l'essai témoin, le précipité contient environ 30; 2fi en plus de cobalt et environ 29% en moins de nickel, ce qui montre à nouveau qu'il précipite une quantité substantiellement plus faible de nickel à partir de la solution dans le cas où cette solution est traitée avec de l'air; la concentration en nickel dans le filtrat s'est accrue de presque 7fui. Exemple 3. On effectue un essai témoin en plaçant 500 ml de la solution de base décrite dans l'exemple 1 dans un réacteur soumis à l'agitation et en soumettant cette solution au traitement par l'hydrogène sulfuréen utilisant un rapport molaire sulfure/cobalt égal à 4:1. Dix minutes après la fin du traitement à l'hydrogène sulfuré, on filtre la suspension. Quoique la teneur en cobalt du filtrat soit seulement d'environ 0,01 gramme par litre, l'observation visuelle indique que la précipitation de sulfure métallique continue dans le filtrat. On répète ensuite le processus, excepté que, immédiatement après l'opération de filtration, on traite la phase liquide avec de l'air à raison de 1 litre d'air par minute, pendant 30 secondes. Ce traitement avec de l'air fournit environ 0,2 mole d'oxygène dissous par mole de sulfure utilisée. lie contact air-liquide s'effectue dans un récipient soumis à une agitation. Par comparaison avec l'essai témoin, on n'observe visuellement pas de préciptation complémentaire de sulfures métalliques dans le filtrat aéré, ce qui indique que le traitement avec de l'air produit un arrêt substantiel de la précipitation dans le filtrat enrichi en nickel. Exemple 4. On traite par de l'hydrogène sulfuré gazeux une solution contenant, par litre, 12,6 grammes de nickel, 0,42 gramme de cobalt, 70 grammes d'ammoniac total (exprimé sous la forme NH3) et 88 grammes de carbonate (exprimé sous la forme Cor ) ) Ia bouillie sulfurée aqueuse, contenant approximativement 0,2%o de solides, est laissée au repos, pour sédimentation,dans un récipient d'épaississement. lie mélange réactionnel épaissi est soutiré du fond du récipient de sédimentation. L'analyse de cette-bouillie donne une teneur en solides de 4,2%. ta phase liquide contient 10,35 grammes de nickel par litre et 0,0015 gramme de cobalt par litre. La phase solide constituée par les sulfures donne à l'analyse 78=6 de nickel et 11,5% de cobalt. On place 189 litres de bouillie épaissie dans un récipient soumis à l'agitation (agitateur effectuant 140 tours par minute) et chauffé à 43,30C au moyen d'un échangeur de chaleur de type indirect. Dans ce récipient, on ajoute de l'air au moyen d'une canalisation en acier inoxydable fritté à raison de 14,15 dm3/mn. Au bout de quatre heures de traitement, la bouillie était constituée d'une phase aqueuse contenant 15,15 grammes de nickel par litre et 0,017 gramme de cobalt par litre, et d'une phase solide constituéede sulfures et contenant 35,8% de nickel et 14,1% de cobalt.Par comparaison avec la bouillie non traitée, ceci correspond à un accroissement d'environ 46% de la teneur en nickel de la phase aqueuse de la bouillie et à une diminution d'environ 7% de la teneur en nickel ainsi qu'à un accroissement de 12,3% de la teneur en cobalt dans la phase solide de la bouillie. te traitement à l'air fournit environ 0,3 mole d'oxygène dissous par mole de nickel contenue dans la phase solide de la bouillie épaissie. Au bout de huit heures de traitement de la même bouillie initiale, l'analyse montre que l'on se trouve en présence d'une phase liquide aqueuse ammoniacale carbonatée contenant 17,7 grammes de nickel par litre et 0,040 gramme de cobalt par litre et d'une phase solide formée de sulfures et contenant 33,3%0 de nickel et 16,65% de cobalt. Ainsi, par comparaison avec la bouillie non traitée, le traitement dans ces conditions, donne, dans la phase aqueuse de la bouillie, un accroissement de 66% de la teneur en nickel et, dansa phase solide de la bouillie, une diminution de 14%0de la teneur en nickel et un accroissement de 45% de la teneur en cobalt. Ce traitement par de l'air donne environ 0,6 mole d'oxygène dissous par mole de nickel contenue dans la phase solide de la bondie épaissie. Exemple 5. On place 189 litres de la bouillie épaissie de sulfures mélangés de nickel et de cobalt qui est décrite dans l'exemple 4, dans un récipient soumis à une agitation (agitateur à 140 tours par minute) et chauffé à 32,2 C. A ce récipient, on ajoute de l'air au moyen d'une canalisation en acier inoxydable fritté, à raison de 14,J5 dm3/mn. Au bout de quatre heures de traitement, l'analyse de la bouille montre que la phase liquide aqueuse ammoniacale carbonatée contient 15,22ammes de nickel par litre et 0,018 gramme de cobalt par litre; la phase solide de sulfures contient 35,19% de nickel et 14,8% de cobalt lie traitement à l'air fournit environ 0,3 mole d'oxygène dissous par mole de nickel contenue dans la phase solide de la bouille épaissie. Au bout de huit heures de traitement, l'analyse de la bouillie traitée montre que la phase liquide aqueuse ammoniacale carbonatée contient 17,04 grammes de nickel par litre et 0,032 gramme de cobalt par litre; la phase solide des sulfures contient 33,3% de nickel et 16,65% de cobalt. Ce traitement avec de l'air fournit environ 0,6 mole d'oxygène dissous par mole de nickel contenue dans la phase solide de la bouillie épaissie. Les résultats pour les deux durées de traitement corrrespondent étroitement à ceux observés pour les durées de traitement équivalentes de l'exemple 4. Exemple 6. On prépare, d'une manière similaire à celle décrite dans l'exemple 4, une bouillie épaissie de sulfures mélangés de nickel et de cobalt. La bouillie épaissie, qui contient 3,0% de solides, est analysée et on trouve qu'elle renferme 9,39 grammes de nickel par litre et 0,015 gramme de cobalt par litre dans la phase liquide, ainsi que 39,57% de nickel et 10,40% de cobalt dans la phase solide. On place 189 litres de la bouillie épaissie dans un récipient soumis à l'agitation (agitateur tournant à 140 tours par minute) et chauffé à 43,37C. Dans ce récipient, on ajoute de l'air au moyen d'une canalisation en acier inoxydable fritté, à raison de 28,3 dm3/mn. Au bout de deux heures de traitement, l'analyse de la bouillie montre que la phase liquide aqueuse ammoniacale carbonatée cotient 12,6 grammes de nickel par litre et 0,017 gramme de cobalt par litre; la phase solide contient 36,1% de nickel et 13,89% de cobalt. Par comparaison à la bouillie non traitée, ceci correspond à un accroissement d'environ 35% de la teneur en nickel de la phase aqueuse de la bouillie, ainsi qu' à une diminution de 5% de la teneur en nickel et un accroissement de 13% de la teneur en cobalt de la phase solide de la bouillie. Le traitement à l'air fournit environ 0,3 mole d'oxygène dissous par mole de nickel contenue dans la phase solide de la bouillie épaissie. Au bout de quatre heures de traitement, la phase aqueuse carbonatée ammoniacale contient 14,70 grammes de nickel et 0,069 gramme de cobalt par litre, la phase solide de sulfures contient 32,98% de nickel et 16,98% de cobalt. Ainsi, par comparaison avec la bouillie non traitée, le traitement dans ces conditions donne un accroissement d'environ 57% de la teneur en nickel de la phase aqueuse de la bouillie, une diminution d'environ 17% de la teneur en nickel et un accroissement d'environ 63% de la teneur en cobalt de la phase solide de la bouillie. Ce traitement par l'air fournit environ 0,6 mole d'oxygène dissous par mole de nickel contenue dans la phase solide de la bouillie épaissie. Exemple 7. On prépare, d'une manière similaire à celle décrite dans l'exemple 4, une bouillie épaissie de sulfures mélangés de cobalt et de nickel. La bouillie épaissie, qui contient 3,0% de solides est analysée et on trouve qu'elle renfermq8,93 grammes de nickel par litre et 0,022 gramme de cobalt par litre dans la phase liquide, ainsi que 39,59% de nickel et 8,70% de cobalt dans la phase solide. Cette bouillie est ensuite traitée avec de l'air selon un processus continu en amenant la bouillie dans un récipient de 642,6 litres, chauffé à 43,3oC et maintenu: en agitation (agitateur tournant à 140 tours par minute) pour une aération continue.La durée nominale de maintien dan te récipient est d'environ 2,8 heures.l'analyse de la bouillie traitée quittant le récipient d'aération au bout d'une durée de traitement de 4 heures montre la présence d'une phase liquide aqueuse ammoniacale carbonatée contenant 13,79 grammes de nickel par litre et 0,023 gramme de cobalt par litre, ainsi que celle d'une phase solide de sulfures contenant 36,9% de nickel et 13,2% de cobalt. Ainsi, par comparaison avec la bouillie non traitée, le traitement selon ce processus continu donne un accroissement d'environ 55% de la teneur en nickel de la bouillie aqueuse, ainsi qu'une diminution de 65% de la teneur en nickel et un accroissement de 50% de la teneur en cobalt dans la phase solide de la bouillie. Ce traitement avec de l'air fournit environ 0,5 mole d'oxygène dissous par mole de nickel contenue dans la phase solide de la bouillie épaissie. Bien entendu, la présente invention n'est nullement limitée aux modes d'exécution décrits qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées selon l'esprit de l'invention et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICAIONX 1.- Procédé pour accroître la récupération du cobalt à partir d'une solution ammoniacale carbonatée contenant du cobalt et du nickel à l'état dissous, ledit procédé comprenant le traitement de cette solution avec un agent de sulfuration pour précipiter le cobalt snus la forme de sulfure de cobalt, procédé étant caractérisé en ce que, pour réduire la quantité de sulfure de nickel co-précipité avec le sulfure de cobalt, on effectue un traitement avec un gaz contenant de l'oxygène, postérieurement au traitement de la solution précitée par l'agent de sulfuration. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le traitement avec le gaz contenant l'oxygène est effectué sur la solution ammoniacale carbonatée précitée, avant précipitation des sulfures. 3.- Procédé selon la revendication1 ou 2, caractérisé en ce que le gaz précité est de l'air. 4.- Procédé selon la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce que la solution précitée est traitée avec le gaz contenant l'oxygène au plus tard environ 60 minutes après la fin de l'addition de l'agent de sulfuration, la quantité dudit gaz qui est utilisée étant suffisante pour fournir entre environ 0,05 et 0,9 mole d'oxygène dissous par mole d ion sulfure ajoutée à ladite solution. 5.- Procédé selon la revendication 3 ou 4, caractérisé en ce que ladite solution est traitée par ledit gaz entre environ 2 et 30 minutes après la fin de l'addition de l'agent de sulfuration à la solution précitée. 6.- Procédé selon l'ensemble des revendications 4 et 5, caractirlsé en ce que la quantité de gaz utilisé est suffisante pour fournir entre environ 0,1 et 0,8 mole d'oxygène dissous par mole d'ion sulfure ajoutée à ladite solution. 7.- Procédé selon l'une des revendications précédente, caractérisé en ce que ledit agent de sulfuration est l'hydrogène sulfuré. 8.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend en outre l'épaississement de la bouillie résultante de solution ammoniacale carbonatée résiduelle et dudit précipité de sulfures de cobalt et de nickel, ainsi que le traitement de ladite bouillie épaissie par ledit gaz contenant de l'oxygène. 9.- Procédé selonJa revendication 1, caractérisé en ce qu'on effectue le traitement précité, au moyen du gaz contenant de l'oxygène, sur la bouillie épaissie obtenue par concentration de la bouillie ammoniacale carbonatée résultant de la précipitation doe.sulfures de cobalt et de nickel au sein de la solution ammoniacale carbonatée précitée. 10.- Procédé selon la revendication 8 ou 9, caractérisé en ce que ladite bouillie épaissie possède une teneur en solides comprise entre environ 0,75% et environ 10% en poids. 11.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 8,9 et 10, caractérisé en ce que le gaz contenant de l'oxygène est de l'air et en ce que la quantité de gaz utilisée est suffisante pour fournir entre environ 0,1 et 1,5 mole d'oxygène dissous par mole de nickel contenue dans la phase solide de la bouillie épaissie. 12.- Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'on emploie entre environ 0,2 et environ 0,6 mole d'oxygène dissous. 13.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 8 à 12, caractérisé en ce que, après traitement de ladite bouillie enrichie avec le gaz contenant de l'oxygène, on obtient une phase solide substantiellement enrichie en cobalt et une phase liquide substantiellement enrichie en nickel, et en ce qu'on récupère ensuite, à partir desdites phases, respectivement le cobalt et le nickel enrichis. 14.- Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que la solution précitée est traitée avec de l'air entre environ 2 et 30 minutes après la fin de l'addition de l'agent de sulfuration, cette air étant en une quantité suffisante pour fournir entre environ 0,05 et 0,9 mole d'oxygène dissous par mole d'ion sulfure ajoutée à cette solution. 15- Produits obtenus par le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 14.