L'invention se rapporte à un casse-chaîne électrique de machine à tisser, comprenant plusieurs lamelles, dont chacune est portée par un fil de chaîne, ainsi que des barres conductrices se prolongeant sur la largeur totale de la chaîne et qu'une lamelle qui tombe par suite d'une rupture du fil de chaîne correspondant relie électri- quement, ces barres étant montées dans un circuit à courant alternatif de production d'un signal d'arrêt de la machine en cas de rupture de fil de chaîne; Toute une série de conditions est imposée aux dispositifs de ce type et doit être observée pour des questions de sécurité, ces conditions étant posées en particulier par les variations de l'état de l'ambiance au cours du tissage, au voisinage des lamelles et des barres conductrices. Ces conditions imposent en particulier que le contact entre lamelles et barres conductrices s'effectue sans production d'étincelles, que le circuit fonctionne de manière fiable et donc que le signal d'arrêt soit produit de manière certaine même lorsque l'encrassement augmente en service, ces conditions imposant de plus que les fonctionnements erronés par suite de l'apparition de courants de fuite, par exemple sous l'effet d'une élévation de l'humidité de l'air, soient évités et surtout que les réponses erronées par suite des vibrations (des sautillements) des lamelles soient évitées. Aucun des casse-chaînes électriques connus n'est capable de satisfaire à toutes ces conditions. Les casse-chaines connus sont incapables en particulier d'empêcher, soit le dégagement d'étincelles, soit les fonctionnements erronés lors de l'augmentation de la formation de peluches et/ou lors de l'augmentation de l'humidité de l'air. Ainsi, par exemple, le brevet suisse NO 555 914 propose simplement de monter dans le circuit d'un casse- chaîne électrique un relais de temporisation afin de n'autoriser la réponse du dispositif d'arrêt de la machine à tisser qu'au moment auquel la durée d'une impulsion de courant du casse-chaîne dépasse un temps prédéterminé. Par ailleurs, le brevet britannique NO 1 054 559 décrit un montage dans lequel un tube à cathode froide est monté entre les lamelles et les barres conductrices afin d'amplifier le contact. Dans ce cas, le circuit répond aux impulsions les plus brèves dès que leur tension atteint celle d'amorçage, avec, pour conséquence, l'inconvénient que le tube peut aussi être amorcé par des courants de fuite qui peuvent circuler en pratique sous l'effet de l'encrassement (de la formation de peluches et de l'humidité) entre les barres de contact. De plus, ce circuit peut aussi répondre aux impulsions produites par les vibrations ou les sautille- ments des lamelles. Le brevet britannique N0 1 209 728 décrit certes un circuit dans lequel un étage intégrateur interdit la réponse aux brèves impulsions. Mais, dans ce cas, le temps de réponse est fortement influencé par la résistance de contact des lamelles du casse-chaîne, résistance pouvant fluctuer en pratique entre 0 et 30 kilo-ohms, et donc il est impossible que la commutation soit fiable. L'invention a donc pour objet un casse-chaîne électrique du type tel que spécifié, qui satisfait à toutes les conditions imposées pendant de longues périodes et en particulier dont le fonctionnement est constant et fiable même en cas de fortes variations de régime et qui inhibe les signaux erronés produits par les courants de fuite ou les sautillements des lamelles. Selon une particularité essentielle de l'invention, la source de tension alternative connectée à l'entrée du circuit à courant alternatif par l'intermédiaire des barres conductrices est connectée par l'intermédiaire d'un redresseur de Graetz à l'entrée d'un convertisseur d'impulsions en fonction de la tension, le signal de sortie de ce convertisseur étant un signal de base du signal d'arrêt de la machine. Un étage intégrateur RC est de préférence monté en aval du convertisseur d'impulsions en fonction de la tension. Il est par ailleurs judicieux de connecter à la sortie de l'étage intégrateur RC l'entrée d'un étage de commutation à seuil qui délivre le signal d'arrêt de la machine à tisser. Ce montage permet non seulement d'éviter tout dégagement d'étincelles, mais de plus, le convertisseur d'impulsions en fonction de la tension, qui travaille dans la plage de saturation lors de la circulation totale du courant de service, maintient la tension- de sortie à une valeur approximativement linéaire, même en cas de variations des résistances de contact entre les lamelles et les barres conductrices et donc la réponse peut être garantie même lorsque les points de contact sont fortement encrassés par des peluches. Par ailleurs, lorsque le courant de service descend sous un seuil inférieur, l'intégrateur monté en aval et l'étage de commutation à seuil inhibent un signal de sortie du convertisseur d'impulsions pouvant être produit, par exemple, par un courant de fuite, de sorte que les réponses erronées sont aussi empêchées dans ce cas. Par ailleurs, le caractère temporisateur des mêmes circuits de commutation, de l'intégrateur et de l'étage de commutation à seuil empêche la production d'un signal d'arrêt sous l'effet d'impulsions de courant produites par les sautillements des lamelles. L'invention va être décrite plus en détail en regard du dessin annexé à titre d'exemple nullement limitatif et sur lequel la figure unique représente partiellement schématiquement et partiellement sous forme de schéma fonctionnel un casse-chaîne électrique de machines à tisser. La chaîne 10 d'une machine à tisser est formée d'un grand nombre de fils de chaîne 11 qui sont parallèles. Chaque fil de chaîne 11 supporte une lamelle 12 qui est au moins partiellement en matériau conducteur de l'électricité, chaque lamelle 12 reposant par une barrette 13 sur le fil correspondant 11. Lorsqu'un fil de chaîne 11 se rompt, la lamelle correspondante 12 tombe. Toutes les lamelles 12 sont alignées sur un montage à barres conductrices qui se prolonge en général transversalement sur la largeur totale de la machine à tisser, ce montage à barres de contact passant dans une 246432 1 fenêtre 14 de chaque lamelle 12 sans être en contact avec elle. Ce montage de l'exemple de réalisation représenté comprend une première barre conductrice 15, une couche d'isolation 16 et une seconde barre conductrice 17. Les barres 15 et 17 sont en matériau conducteur de l'électricité, la première barre 15 étant disposée de chant à travers les lamelles 12 et son bord supérieur supportant la seconde barre conductrice 17 en étant séparée d'elle par la couche d'isolation 16. Lorsqu'une lamelle tombe par suite de la rupture du fil de chaîne correspondant, les bords de sa fenêtre 14 entrent en contact, d'une part, avec la barre conductrice supérieure 17 et, d'autre part, avec un côté de la barre conductrice 15 en établissant la liaison électrique entre ces deux barres et en fermant un-circuit 20 qui va être décrit. Le circuit 20 comprend à l'entrée une source 21 de tension alternative dont une sortie 22 est reliée électriquement à la première barre conductrice 15 et dont l'autre sortie 23 est reliée électriquement à la seconde barre conductrice 17 par l'intermédiaire d'un redresseur en pont de Graetz 24. Le circuit redresseur 24 forme du côté du courant continu l'entrée d'un convertisseur 25 d'impulsions en fonction de la tension, ce convertisseur pouvant être, par exemple, un coupleur opto-électrique à phototransistor normalement conducteur ou à transformateur spécial ou encore à déclencheur de Schmitt, ce convertisseur transformant les signaux d'entrée à une alternance en impulsions rectangu- laires qui parviennent à l'entrée d'un étage d'intégration RC 26. Un circuit de commutation à seuil 28 monté en aval de cet étage d'intégration 26 opère, d'une part, en temporisateur et, d'autre part, en commutateur à seuil et un amplificateur 29 des signaux de sortie monté en aval de l'étage de commutation 28 délivre le signal 30 d'arrêt de la machine à tisser en cas de rupture de fil de cha ne. La source 21 de tension alternative ne délivre de préférence qu'une tension relativement faible de manière que, même lorsque le courant déterminé par une résistance R est 246432 1 très fort, aucune étincelle ne puisse apparaître aux points de contact entre une lamelle 12 et les barres conductrices 15 et 17. Le convertisseur 25 d'impulsions en fonction de la tension travaillant dans la plage de saturation lorsque circule la totalité du courant de service, les impulsions rectangulaires apparaissant à la sortie du convertisseur d'impulsions 25 en cas d'établissement de contact par une lamelle 12 produisent une tension approximativement linéaire aux bornes du condensateur 27 de l'étage d'intégration RC 26, même en cas de fortes variations du courant IL dans le circuit d'entrée par suite des différences de résistances de contact entre les lamelles 12 et les barres conductrices 15 et 17. Il est ainsi certain qu'un signal d'arrêt de la machine à tisser peut aussi être produit de manière fiable lorsque les points de contact entre les lamelles 12 et les barres conductrices 15 et 17 sont recouvertes à la longue d'une grande quantité de peluches. Lorsque le courant de service descend sous un seuil inférieur, la tension aux bornes du condensateur 27 de l'étage d'intégration RC 26 peut fortement chuter. Il est ainsi garanti qu'aucun signal gênant d'arrêt 30 ne peut être produit par des courants de fuite pouvant apparaître à l'entrée par suite d'un fort encrassement et/ou d'une forte humidité de l'air au voisinage des barres conductrices 15 et 17. Par ailleurs, le caractère temporisateur prédéterminé du circuit d'intégration RC 26 et de l'étage de commutation à seuil 28 garantit que le circuit décrit répond avec retard de manière que de brèves impulsions de courant produites par les sautillements des lamelles 12 ne puissent produire aucun signal d'arrêt 30 à la sortie de l'étage d'amplification 29. Le casse-chaîne électrique décrit satisfait donc parfaitement à toutes les conditions énumérées préalable- ment. REVENDICATIONS 1. Casse-chaîne électrique de machines à tisser, comprenant de multiples lamelles dont chacune est supportée par un fil de chaîne ainsi que des barres conductrices se prolongeant sur la largeur totale de la chaîne et qu'une lamelle tombant par suite de la rupture du fil de chaîne correspondant relie électriquement, ces barres étant montées dans un circuit à courant alternatif de production d'un signal d'arrêt de la machine en cas de rupture d'un fil de chaîne, casse-chaîne caractérisé en ce que la source de tension alternative (21) connectée à l'entrée du circuit à courant alternatif (20) par l'intermédiaire des barres conductrices (15, 17) est connectée par l'intermédiaire d'un redresseur de Graetz (24) à l'entrée d'un convertisseur (25) d'impulsions en fonction de la tension, le signal de sortie de ce convertisseur étant un signal de base du signal d'arrêt. 2. Casse-chaine électrique selon la revendi- cation 1, caractérisé en ce qu'un étage d'intégration RC (26) est monté en aval du convertisseur d'impulsions en fonction de la tension (25). 3. Casse-chaîne électrique selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'entrée d'un étage de commutation à seuil (28), qui délivre le signal d'arrêt (30) de la machine à tisser, est connectée à la sortie de l'étage d'intégration RC (26).