L'invention concerne des engins de terrassement, et plus particulièrement des machines ou engins destinés à former des terrasses sur les flancs de coteaux présentant des pentes allant jusqu'à 750. On connaît bien des engins permettant de former des terrasses, ces engins comprenant un châssis automoteur sur lequel est fixé un cadre de poussée avec une lame pourvue de dents d'ameublissement. Le cadre de poussée portant la lame et les dents d'ameublissement peut se déplacer verticalement par rapport à la surface d'appui du châssis automoteur. La lame est posi+ionnéedous un certain angle par rapport à l'axe longitudinal de la machine pour améliorer le découpage et le déplacement de la terre du côté en remblai, tandis que les dents d'ameublissement sont articulées sur le cadre de poussée et labourent la partie de la terrasse à dégager pendant la marche arrière de l'engin (voir par exemple le brevet d'invention URSS NO 120694 classe 45a, 49/04). La formation de terrasses avec des engins de ce type est peu productive étant donné que leur stabilité est insuffisante, et qu'il est nécessaire d'opérer avec des mouvements d'aller et de retour, tout en demandant de la part du conducteur une attention intense. L'amélioration de la stabilité de l'engin au cours de l'élaboration des terrasses est en outre un problème de première importance. les machines connues n'assurent pas en outre le déplacement régulier de la lame en profondeur. La régulation de la profondeur de coupe est réalisée par le conducteur qui abaisse ou relève le cadre de poussée, ce qui engendre des surchages considérables dans le moteur et dans les mécanismes d'abaissement et de relèvement, et qui de surcroît augmente d'autant le travail demandé au conducteur. Il en résulte des irrégularités dans la longueur de la bande de terrasse formée avec de tels engins. En plus des facteurs mentionnés plus haut, la machine est soumise en permanence à l'effet d'une force qui tend à la détourner du côté de la partie déportée de la lame. le conducteur doit donc en permanence braquer l'engin dans le sens opposé, ce qui a pour effet d'accroître l'usure de la transmission du châssis automoteur. Il faut encore noter un autre inconvénient des engins mentionnés ci-dessus qui est que la lame étant positionnéesous un angle constant par rapport à l'axe longitudinal de la machine, la dépense d'énergie nécessaire à la formation de la terrasse, est accrue compte-tenu d frottement important de la terre sur toute la longueur de la lame. Le but de la présente invention est de remédier aux inconvénients ci-dessus mentionnés. Ainsi selon l'invention, on se propose de mettre au point un engin destiné à former des terrasses, et dont l'élaboration assurerait l'amélioration de stabilité sur les flancs de coteaux, la régulation de la profondeur de coupe de la lame, ainsi que la diminution des couples de déportation et des dépenses d'énergie demandées pour cette opération. Ces objets sont atteints par le fait que dans un engin destiné à former des terrasses et sur le châssis automoteur duquel est monté un cadre dekoussée à lame avec possibilité de déplacement vertical, la longueur de la lame est composée selon l'invention, d'au moins deux éléments, l'un d'eux étant fixé au cadre par une articulation et comportant un vérin pour le déplacement vertical autonome des sections de la lame, la première section étant alors pourvue d'un élément d'appui réglable en hauteur et d'une butée latérale. La section de la lame qui porte l'élément d'appui et la butée latérale est alors orientée de préférence sous un angle plus faible que la deuxième section par rapport à l'axe longitudinal de la machine, et elle est déportée vers l'avant. L'idée de l'invention proposée consiste essentiellement en ceci que, grâce au fait que la section de la lame pourvue d'un vérin pour son déplacement dans le plan vertical, peut être déplacée indépendamment de l'autre section, et en avant des moyens propulseurs du châssis automoteur, qui sont disposés plus haut suivant la pente,un fossé peut être tracé. Il en résulte quelle chassies automoteur, et donc l'ensemble de la machine, se déplace avec un angle d'inclinaison transversal inférieur à la pente du coteau. La profondeur du fossé dépend de l'effort de traction du châssis automoteur ainsi que des propriétés physiques et mécaniques du terrain, cependant, le réglage réciproque des sections de lame en hauteur doit etre optimal dans chaque cas. Le positionnement de l'élément d'appui à une hautes déterminée par rapport à la lame assure la profondeur prescrite de décapage du terrain. Il en résulte que pendant l'avancement de l'engin sur la terrasse le conduoteu n, a plus à procéder à la régulation de la profondeur de coupe, et que le moteur est soumis à une charge uniforme. Grâce à la butée latérale prévue sur la lame, l'engin n'est pratiquement plus déporté en amont, ce qui réduit l'usure de la transmission du chassie automoteur tout en facilitant le travail du conducteur. Le positionnement d'une section de la lame sous un plus faible angle que celui de l'autre section par rapport à l'axe de l'engin, ainsi que son déport vers l'avant, permettent en outre de réduire l'énergie dépensée pour propulser la machine grfice à l'amélioration des conditions de terrassement Ci-dessous, on a donné la description détaillée d'un exemple d'exécution concret d'un engin conçu selon l'invention et destiné à former des terrasses en faisant références GUX dessins annexés, sur lesquels - la figure 1 représente un engin, vu de profil, pour la formation de terrasses;; - la figure 2, montre le meme engin en vue de dessus - la figure 3, montre une autre version d'exécution d'un engin conforme à l'inventlon en vue de dessus - la figure 4, montre l'engin pour la formation des terrasses pendant la première étape des travaux - la figure 5, est une vue semblable à celle de la figure 4, montrant une étape intermédiaire des travaux - la figure 6, montre l'étape finale des travaux. Selon le mode de réalisation illustré aux dessins, un engin ou une machine permettant de former des terrasses selon l'invention, comporte un châssis automoteur 1 (figures1-6 ) avec un cadre de powsée 2 articulé sur le châssis. Sur le châssis automoteur 1 est rigidement fixé un support 3 couplé au vérin hydraulique 4 pour le relèvement et l'abaissement du cadre de poussée 2 qui porte la lame formée par deux sections 5 et 6. La section 5 de la lame est articulée au cadre de poussée 2 ci pel-. ê4Dre relevée et abaissée par rapport à ce dernier par lintermédia-ee du vérin hydraulique 7. ur a sertion 5 de la lame est fixé un élément d'appui rae de roue 6 déporté au delà des limites de cette section et pouvant rt-e d placé en hauteur sous l'action du vérin hydraulique 9. Sur le flanc de la section 5, à sa partie inférieure, est articulée une butée latérale en forme de glissière 10 pourvue d'un couple à vis ou vérin Il permettant de modifier l'angle de positionnement de la butée 10 par rapport à l'axe longitudinal du châssis automoteur 1. Au dos de la section 5 de la lame sont articulées des dents d'ameublissement (qui ne sont pas visibles sur le dessin) et qui peuvent fonctionner seulement pendant le mouvement de retour du châssis automoteur 1.L'autre section 6 de la lame est rigidement fixée au cadre de poussée 2, et elle comprend une rallonge 12 couplée à la section 6 de la lame par l'intermédiaire de guides(qui ne sont pas représentés sur le dessin). Les sections 5 et 6 de la lame peuvent être positionnées par rapport à l'axe longitudinal de la machine avec un même angle &alpha; (figure 2) ou sous des angles différents ss et &gamma; (figure 3). La section 5 de la lame portant la roue d'appui 8 et la butée latérale 10 est alors positionnée avec un angle plus faible Asque l'autre section 6 de la lame ( c'est-à-dire que ss l'engin qui vient d'être décrit fonctionne de la façon suivante. L'engin est placé sur un flanc de coteau de façon que son axe longitudinal soit disposé au travers de la pente, tandis que la section 5 ( figures à 6) de la lame se situe le long de repères horizontaux préalablement marqués à l'aide d'un niveau. La section 5 de la lame est abaissée par le vérin hydraulique 7 plus bas que la section 6 ( figure 4) et elle est maintenue dans cette position. Ensuite, la roue 8 est relevée à l'aide du vérin hydraulique 9 par rapport à la section 5 sur une hauteur déterminée par le caractère du terrain à déplacer, et elle est positionnée dans cet état. La glissière 10 est orientée à l'aide du couple à vis 11 sensiblement parallèlement à l'axe longitudinal de la machine, et elle est fixée dans cette position. le cadre de poussée 2 est posé sur le sol par l'intermédiaire du vérin hydraulique 4, après quoi ce dernier est déclenché ( c'est à dire qu'il est placé en position flottante) , le poids de l'équipement de service étant alors supporté par la roue 8 déplaçant le cadre 2 en hauteur en reproduisant les irrégularités du flanc de coteau. Après quoi on enclenche le propulseur du châssis automoteur 1, et la machine travaille suivant la longueur de la terrasse, la butée latérale à glissière 10 venant en contact avec la paroi verticale de l'excavation et lui retransmettant le couple de déportation en déchargeant ainsi le moteur propulseur de l'engin. La section 5 de la lame décape une couche de terrain dont 1' épaisseur est déterminée par la disposition de la roue d'appui 8, et grâce à la disposition de la lame sous un angle OC par rapport à l'axe longitudinal de la machine, elle déplace la terre du coté en remblai sur la section 6 ( figure 5) de la lame et de son allonge 12. L'un des propulseurs du châssis automoteur 1 se déplace alors suivant le fossé formé par la section 5 de la lame , tandis que le deuxième roule sur la terre versée par la section 6 de la lame avec rallonge 12. L'inclinaison transversale de l'engin est ainsi réduite, tandis que sa stabilité est améliorée, de même que la sécurité du travail en flanc de coteau. La formation définitive de la terrasse est réalisée en plusieurs passes de l'engin. Lors de la marche arrière de la machine les dents d'ameublissement occupent leur position verticale d'attaque et ameublissent le terrain dans la zone de la section 5 de la lame. Au cours du deuxième passage et des passes consécutives, la roue d'appui 8 est relevée par rapport à la section 5 de la lame, et l'opération dure jusqu'au moment où le châssis automoteur 1 vienne occuper une position horizontale. Après quoi la section 5 de la lame est relevée par le vérin hydraulique 7 jusqu'au niveau de son autre section 6, et pendant le mouvement de la machine s'opère le nettoyage et le nivellement de la bande de terrasse formée. Si l'on veut former plusieurs terrasses à flanc de coteau, la première de celles-ci est conçue à la partie supérieure du coteau, puis l'engin est déplacé vers le bas pour exécuter les tenasses suivantes. Comme on le voit d'après la description, la machine présente une meilleure stabilité pendant le travail sur des flancs de coteau pouvant aller jusqu'à 55 , et elle assure une charge uniforme de ses organes de service grâce à la possibilité de régulation de la profondeur de coupe de la lame. La machine proposée dépense en outre pour faire le même travail moins d' énergie que les engins connus car son moteur propulseur n'est pas soumis à l'action des couples de déportation engendrés pendant le travail et le processus est partage en plusieurs opérations. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalent: techniques des moyens décrits ainsi que leurs combianisons , si celles-ci sont exécutées selon l'esprit de l'invention. R E V E N D I C A T I O N S 10 Engin ou machine pour la formation de ferrasses, du type comportant un châssis automoteur sur lequel est monté un cadre de poussée pourvu d'lule lame pouvant ee déplacer verticalement, caractérisé en ce que la lame est formée en longueur par au moins deux sections séparées, dont l'une 5 est articulée sur le cadre de poussée 2 et comporte un vérin de force 7 pour son déplacement vertical indépendamment du déplacement de l'autre section 6 de la lame, la première 5 des sections mentionnées étant alors pourvue d'un élément d'appui 8 réglable verticalement et d'une butée latérale 10. 20 Engin suivant la revendication 10, caractérisé en ce que la section 5 de la lame ,dotée d'un élément d'appui 8 et d'une butée latérale 10, est positionnée par rapport à l'axe longitudinal de la machine sous un angle ss plus faible que icelui de la deuxième section 6 mentionnée et elle est déportée vers l'avant par rapport à cette dernière.