La présente invention, due à la collaboration de Messieurs Pierre CAZENAVE et Guy LAURENT se rapporte à l'évacuation de pièces produites sur presse et en particulier sur machine de frappe à froid Les presses à plusieurs postes pour la déformation dans la masse sont des presses horizontales à vilebrequin comportant notamment un bâti fixe et une unité de transfert. Le vilebrequin entraine un arbre de commande principal portant les cames qui actionnent le dispositif de coupe, le mouvement de déplacement transversal de la pièce et le système d'introduction dans les matrices de frappe. Un arbre à cames intermédiaire commande d'autre part l'ouverture et la fermeture des pinces ou doigts de transfert pour le déplacement des pièces d'un outil à l'autre, ltéjection se faisant au dernier poste. Quelquefois, il arrive que la pièce produite reste collée sur l'éjecteur du dernier poste à cause de 11 existence de bavures sur la pièce et de la présence de l'huile de graissage. Le phénomène a été observé notamment au cours de la frappe de pièces en forme de calotte. La pièce suivante est alors posée par love doigts de transfert sur la pièce en place et un incident survient, entrainant souvent la rupture de l'outillage. On risque ainsi de casser de faire le poinçon ou éclateur la matrice de frappe ou encore de provoquer la rupture de l'éJecteur. Compte tenu du coût élevé de ces machines et de +'outillage correspondant, toute interruption de la production fait chuter la dB rentabilité de ce type fabricatin, En effet, I'expérience montre qu'un facteur déterminant de la rentabilité est constitué par l'importance des lots de pièces à fabriquer en continu et par la réduction des frais d'outillage et des temps morts. Certaines machines de frappe à froid sont livrées avec des dispositifs d'évacuation des pièces sur le dernier poste de transfert. Il s'agit en genéral d'un couteau qui frotte sur la face de la dernière matrice par un mouvement alternatif de va et vient. Ce dis - positif est actionné à partir d'un arbre de commande de la machine par un renvoi intérieur prévu par le constructeur et peut également servir de dispositif de prise de la pièce si l'on remplace le cous teau par un doigt. Par contre, de nombreuses presses ne disposent d'aucun dis positif d'évacuation des pièces sur le dernier poste. Bien plus, ces machines ne sont pas prévues pour recevoir un tel dispositif, si bien que l'installation d'un dispositif analogue impliquerait des transformations et aménagements intérieurs à la machine extrèmement coûteux, voire impossibles. A l'heure actuelle, ces machines dépourvues de système de sécurité continuent à fonctionner en étant sujettes å certaines avaries du type mentionné précédemment. Le but de la présente invention est donc de réaliser un dispositif d'évacuation des pièces facilement adaptable i l'exté- rieur des machines de frappe, qui évite les inconvénients ci-dessu & A cet effet, l'invention a pour objet un dispositif d'évacuation des pièces obtenues sur le dernier poste de transfert d'une presse, caractérisé par un organe de balayage de ltespace si- tué devant la matrice de frappe, actionné par le bras d'un levier de commande extérieur à la presse, dont autre bras suit le contour d'une came montée sur l'arbre de commande des doigts de transfert de la presse. Selon une autre caractéristique de 11 invention, le levier s'articule autour d'un support fixd sur l'unité de transfert de la presse et transmet son mouvement, en prenant appui sur une tige poussoir, à l'organe de balayage soumis d'autre part à l'action antagoniste d'un organe de rappel. Selon une autre caractéristique, la tige poussoir et l'or- gane de rappel sont montés à l'intérieur d'un boitier fixé sur le bâti de la presse. L'invention apporte une solution simple, originale et peu conteuse au problème du collage des pièces sur le dernier érecteur des machines de frappe à froid. L'arbre à cames de commande des doigts de transfert est utilisé pour actionner l'organe de balayage par un système simple de renvoi extérieur k la machine, ai bien qu'aucune modification importante de la presse ntest à prévoir. Le dispositif peut être monté aisément sur toutes les machines de ce type, la fixation au moyen de quelques vis ne Canant pas les accessoires déjà en place sur la machine. D'autres avantages et particularités de l'invention ressortiront de la description qui suit donnée à titre d'exemple en rd- férence au dessin annexé sur lequel - La figure 1 représente en élévation le dispositif selon l'invention. - La figure 2 est une vue de cdté du dispositif montrant le boitier-poussoir en coupe. - La figure 3 est une vue de dessus du dispositif de la figure 1. Le dispositif d'évacuation représenté sur la figure 1 se compose de deux parties t Une première partie comprenant un support dwarticulation 1 fixé par deux vis 2 sur l'unité de transfert 3 de la presse et un levier de commande 4 articulé sur le support précèdent autour de l'axe d'une goupille 5 maintenue en place par un circlips 6. Le est petit bras du levier 4 traversé à son extrémité par un axe 7 supportant en outre un roulement à billes 8, suivant le bord extérieur d'une came 9 supportée par l'arbre à cames 10 de commande des doigts de transfert de la machine de frappe. Le grand bras du levier 4 supporte un téton 11 dont la face bombée sert d'appui en un point de contact 12 de ladite face. Les figures 2 et 3 montrent que le levier qui présente une structure en T soudée, suit une ligne brisée constituant ainsi l'adaptation nécessaire en fonction de la disposition des éléments existants sur la machine à savoir l'arbre à cames 10 et l'éjec- tour derrière la matrice, ces deux éléments constituant les points à relier par la chaine cinématique. Une deuxième partie, plus visible sur le figure 2, comprend un boitier 13 fixé sur un bord du bâti 14 de la presse au moyen de trois vis, dont la partie infétteure loge un axe d'articulation 16 pour le levier 17 du balai 18. Ce levier est sollicité d'utile part par une tige poussoir 19 dont l'autre extrémité présente une face bombée coopérant au point de contact 12 avec la face correspondante du téton Il du levier de commande précédent et d'autre part par l'action antagoniste d'un ressort de rappel 20 prenant appui sur l'épaulement d'une tige de rappel 21 limitée dans sa course par une butée supérieure 22. L'autre extrémité de l'axe d'articulation 16 entraîne le support 23 du balai dont la forme coudée se termine par un bec 24 venant serrer le balai proprement dit au moyen d d'une vis 25. Le balai est une simple tige d'acier de faible diamètre, facilement interchangeable en cas de rupture. Le dispositif selon l'invention est représenté sur la figure 2 à l'étant de repos, c'est-à-dire que le ressort de rappel 20 est détendu et la tige poussoir 19 est ramenée 9 sa position haute permise par la position de la came correspondant à la distance minima entre les axes respectifs de la came 9 et du roulement à bille 8. Le balai se trouve alors dans une position pratiquement verticale. En fonctionnement, après l'opération de poinçonnage, dès que le coulisseau de la presse portant les poinçons recule et que les doigts de transfert repartent vers le poste précèdent le dispositif starie, c'est à dire que la came8fait effectuer au balai une rotation dans un plan vertical suffisante pour dépasser complètement la pince 26 à évacuer qui se trouve encore dans la matrice 28 et pour venir dans la position repérée 27 en traits mixtes* La pièce est ensuite éjectée de la matrice et le balai reprend sa position initiale en évacuant la pièce en la heurtant, si celle-ci est restée collée à l'éjecteur. L'évacuation correspond donc au mouvement descendant du balai, pour lequel la pièce est projetée vers le bac de réception. Ainsi, pour chaque aller et retour du coulisseau, la came 8 fait un tour complet et le balai 18 un aller et retour devant la matrice 28. Cette came est suffisamment progressive pour obtenir un mouvement du balai sans à coups. En cas de rupture de l'éjecteur qui reste alors sorti de la matrice, la tige du balai peut rester bloquée derrière l'éjecteur et casser à son tour. Cette éventualité ntest pas dangereuse pour la machine et le remplacement; du balai i Rédiat. Le levier de commande 4 du dispositif prend simplement ap 19 pui sur la tige poussoir, cet appui formant la limite entre lesoeux parties du dispositif ; Ces deux parties sont solidaires respecti vement du bâti 14 ie l'unité de transfert 3 de la machine, de sorte que cette disposition ne gène pas les interventions opérdes sur la presse pour la maintenance par exemple. En effet, l'ensemble formé par l'unité de transfert et la première partie du dispositif peut pivoter autour de 1' axe de l'arbre à cames 10 de commande des doigts de transfert, tandis que l'ensemble formé par le bâti et la deuxième partie du dispositif reste fixe. Le dispositif selon l'invention peut s'appliquer avantageusement sur le dernier poste de transfert des machines de frappe à froid dépourvues de ce système de sécurité. - REYLNDICATIONS 1. Dispositif d'évaFuation des pièces obtenues sur le dernier poste de transfert d'une presse, caractérisé par un organe de balayage (18,23) de l'espace situé devant la matrice de frappe (28), actionné par le bras d'un levier de commande (4) extérieur à la presse, dont l'autre bras suit le contour d'une came (9) montée sur l'arbre de commande (10) des doigts de transfert de la presse. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le levier (4) s'articule autour d'un support (t) fixé sur l'unité de transfert (3) de la presse et transmet son mouvement, en prenant appui sur une tige poussoir (19), à l'organe de balayage (18) soumis d'autre part à l'action antagoniste d'un organe de rappel (20,21). 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que la tige poussoir (19) et l'organe de rappel (20, 21) sont montés à l'intérieur d'un boitier (13) fixé sur le bâti (14) de la presse.