La présente invention a pour objet un dispositif permettant de séparer des groupes d'articles en nombre déterminé d'un ensemble d'articles plats, tels que sacs ou sachets vides ou articles analogues , arrivant suivant un courant continu et remis les uns après les autres, en se recouvrant les uns les autres en écailles de poisson, sur un convoyeur à bandes comportant des bandes élémentaires tournant parallèlement entre lesquelles il est prévu des glissières affleurant au niveau des brins de transport, cette séparation s'effectuant au moyen de bandes de freinage disposées respectivement au-dessus des glissières qui s'abaissent sur les articles transportés et, dans le sens opposé au sens d'avancement du convoyeur à bandes, viennent s'appliquer contre les extrémités non recouvertes des sacs ou articles analogues. Dans un dispositif connu de ce genre décrit par le brevet allemand 2 022 045, il est prévu que des rouleaux presseurs s'abais- sent sur les bandes de freinage et se déplacent en sens opposé au sens de marche de ces bandes de freinage. Sous l'action des rouleaux presseurs, un courant partiel de sacs qui arrivent en formation imbriquée en écailles de poisson est stoppé et s'accumule sur le convoyeur à bandes. I1 est prévu en outre un dispositif de ser:- rage qui saisit le premier sac d'un groupe à séparer. Bien que ce dispositif connu ait donné de bons résultats dans la pratique, le déplacement progressif des rouleaux presseurs sur les bandes de freinage nécessite une construction compliquée et conteuse qui augmente donc le prix de revient du dispositif. L'invention a pour but de permettre la suppression des rouleaux presseurs mobiles en translation et par conséquent de simplifier le dispositif et donc d'en abaisser le prix de revient. Ce résultat est obtenu par l'invention gracie au fait que les extrémités avant des bandes de freinage sont reliées à un premier vérin à fluide de pression et les extrémités arrière de ces bandes à un deuxième vérin à fluide de pression. Sous l'action du premier vérin, les extrémités avant des bandes de freinage sont abaissées et le mouvement en avant de la formation imbriquée en écailles de poisson est interrompu, du fait que les articles plats qui se trouvent sous le premier vérin sont coincés et bloqués entre les bandes de freinage et les glissières.En méme temps, sous l'action du deuxième vérin, les extrémités arrière des bandes de freinage s' abaissent lentement suivant un mouvement continu, de sorte que les parties arrière des bandes de freinage viennent continuellement s'appliquer sur les articles imbriqués en écailles de poisson et que les articles qui se trouvent derrière le premier vérin s'accumulent sous le poids des bandes de freinage qui reposent sur eux. On obtient ainsi un dispositif simple et en même temps parfaitement efficace, sans rouleaux presseurs. Un autre avantage surprenant du dispositif selon l'invention est qu'il n'est plus besoin de prévoir de dispositif de serrage particulier pour le premier article du groupe à séparer. Selon un mode de réalisation préfére, les bandes de freinage sont constituées par des bandes lourdes sur lesquelles sont cousus des poids, ou par des channes On donne ainsi aux bandes un poids suffisant pour obtenir l'effet de retenue voulu. Selon un développement de l'invention, le deuxième vérin est monté libre en pivotement sur le bâti du dispositif, de sorte que son angle par rapport au sens de transport du convoyeur à bandes peut varier à tout instant. Selon un autre développement avantageux de l'invention, les extrémités arrière des bandes de freinage sont reliées à un élé- ment de guidage, par exemple à un galet ou rouleau, qui peut glisser ou rouler le long d'une voie de roulement courbe. De cette fa çon, on peut faire correspondre la course de la tige de piston du deuxième vérin à la longueur de retenue des bandes de freinage. Les deux extrémités de chacune des bandes de freinage peuvent en outre titre reliées aux extrémités correspondantes de barres s' étendant dans le sens longitudinal des bandes de freinage et reliant le premier vérin au deuxième vérin, les bandes de freinage étant tendues par des ressorts de pression disposés entre les barres et les bandes de freinage et agissant sur ces dernières. Grace à cette disposition, les bandes de freinage sont facilement maintenues et leur action est assurée grâce à la force de freinage exercée par les ressorts. Le mouvement lent d'abaissement des extrémités arrière des bandes de freinage peut titre commandé par une commande à chaine, et le mouvement rapide de soulèvement peut s'effectuer exclusivement sous traction du deuxième vérin à fluide de pression, la commande à channe étant dérivée de la commande principale d'une machine montée en amont du dispositif selon l'invention, par exemple d'une machine à fabriquer des sacs. Gr ce à cette disposition, la retenue du courant de sacs en formation imbriquée s'effectue en fonction de la vitesse de la machine, de sorte que le dispositif at teint automatiquement son rendement optimal quelle que soit la vitesse de la machine. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence au dessin annexé, dans lequel la figure 1 représente le dispositif selon l'invention en élévation latérale schématique, les bandes de freinage étant soulevées; la figure 2 représente le dispositif suivant la figure 1 avec les bandes de freinage en partie abaissées , la figure 3 est une coupe effectuée suivant la lignII-III de la figure 2 ;; la figure 4 représente un autre mode de réalisation du dispositif selon l'invention dans lequel les extrémités du bandes de freinage sont reliées par des barres , la figure 5 représente un autre mode de réalisation de l'invention avec une commande à chaise pour abaisser les extrémités arrière des bandes de freinage. Un convoyeur à bandes I constitué par des bandes convoyeuses 2 parallèles avançant suivant un mouvement continu, dont les bandes convoyeuses 2 tournent de façon continue à un certain intervalle l'une de l'autre en passant sur des poulies de renvoi 3 et 4, fait avancer-dans qsens de la flèche des sacs 5 qui, par une machine de travail non représentée montée en amont, par exemple une machine tubeuse pour sacs, sont déversés à intervalle régulier sur le convoyeur à bandes où ils forment un ensemble de sacs imbriqués en écailles de poisson, car la vitesse à laquelle tournent les bandes convoyeuses 2 est inférieure à la vitesse de sortie de la machine de travail. A l'extrémité de distribution 1.1 du convoyeur à bandes*, il est prévu une première traverse 6 s'étendant sur la largeur du convoyeur qui est fixée sur des leviers 7 dont les extrémités libres sont montées rotatives dans des paliers 8 solidaires du b ti de machine. La traverse 6 est reliée à un vérin à fluide de pression 9 dont le corps de cylindre est articulé au bâti de machine. Entre les bandes convoyeuses 2 du convoyeur I il est prévu des glissières 10 (figure 3) dont la hauteur par rapport aux surfaces de transport des bandes du convoyeur est réglable. Au convoyeur à bandes 1 se raccorde une bande d'avancement Il connue en soi, à laquelle fait suite un poste de mise en paquets non représenté où les sacs 5 amenés par la bande d'avance ment 11 sont empilés en paquets. Du cté réception de la bande d' avancement llj il est prévu un rouleau presseur 12 monté à poste fixe qui a pour roule de faire passer sur la bande d'avancement 11 les sacs 5 arrivant en formation imbriquée en écailles de poisson. Au-dessus des glissières 10 sont disposées des bandes de freinage 13 qui sont fixées par-une de leurs extrémités à la première traverse 6 et par leur autre extrémité à une deuxième traverse 14. Aux bandes de freinage 13 eà la deuxième traverse 14 est fixé un. vérin àfluide de pression 15 dont le corps de cylindre est.mon- té pivotant sur le bâti de la machine Le dispositif selon l'invention fonctionne de la façon suivante. Les sacs 5 remis en formation imbriquée en écailles de pois son sur le convoyeur à bandes sont amenés par la bande d'avancement lu au poste de formation de paquets. Après que la bande d1 avencement 11 çemmend le nombre de sacs voulu pour le paquet à former, le vérin 9 est actionné, de sorte que, sous l'action de sa tige de piston, il serre la traverse 6 et les extrémités avant des bandes de freinage 13 sur les sacs qui arrivent en formation imbriquée en écailles de poisson, et il applique celle-ci contre les glissières 10;De cette façon, l'extrémité arrière du premier sac 5 du groupe de sacs à séparer et par conséquent à retenir est immobilisée, pendant que le sac 5 situé en avant, et, avec lui, les autres sacs qui se trouvent entre l'extrémité de distribution 1.1 et le poste de formatiom de paquets, continuent à etre amenés par la bande d'avancement ll au paquet en formation jusqu' à ce que ce dernier ait atteint la hauteur voulue ou le nombre de sacs 5 voulu. La formation en écailles de poisson s'entasse derrière le premier sac 5 retenu par les bandes de freinage 13 sur le convoyeur à bandes 1. Au bout d'un certain temps, ou en mEme temps; suivant la nature et la longueur des sacs 5 transportés et suivant la vitesse de travail de la machine, le vérin à fluide de pression 15 est actionné et les bandes de freinage 13 sont peu à peu abaissées sur l'ensemble de sacs imbriqués en écailles de poisson qui est en cours de retenue et d'accumulation. On empoche ainsi les sacs 5 de continuer à se resserrer les uns sur les autres sous les bandes de freinage 13 dans la zone des bandes de freinage 13 qui reposent déjà sur la formation imbriquée en écailles de poisson, de sorte que la distance d'imbrication entre sacs successifs reste constante ce qui facilite la formation de paquets parfaitement parallélépi- pédiques. La commande des vérins 9 et 15 s'effectue au moyen de signaux émis par un compteur non représenté qui détermine le nombre de sacs 5 amenés successivement en formation imbriquée sur le convoyeur à bandes 1. On peut, de façon connue en soi, régler l'émission des signaux du compteur en fonction du nombre de sacs que l'on désire grouper dans un paquet. Etant donné que les bandes de freinage 13 se courbent en forme de chatnette et que par conséquent, au fur et à mesure que la deuxième traverse 14 s'abaisse, ces bandes viennent se placer suivant l'équation de la courbe de chainettdsur les sacs en formation imbriquée avec une vitesse inférieure à la vitesse d'avancement du piston du vérin 15, il est proposé, comme le montre la figure 4, de munir la deuxième traverse d'au moins un galet 16 qui roule sur un chemin de roulement courbe 17 solidaire du'bâti, En donnant au chemin de roulement 17 une courbe appropriée, la retenue d'accumulation des sacs imbriqués en écaille de poisson s'effectue de façon linéairement proportionnelle à la course du piston du vérin 15. Les bandes de freinage 13 peuvent entre munies de poids cousus sur les bandes, ou bien etre constituées par des channes. Les traverses 6,14, peuvent aussi, comme le montre la figure 5, astre reliées par des barres longitudinales 18, une barre longitudinale 18 étant associée à chaque bande convoyeuse 2. Entre les barres longitudinales 18 et les bandes de freinage 13 sont disposés des ressorts de pression 19 dont la force peut etre réglée au moyen de vis 20. Dans ce mode de réalisation, la partie mobile du dispositif peut avoir un poids peu élevé, et par conséquent la force due à la masse provoquée lors du mouvement de soulèvement et d'abaissement peut rester faible. La figure 5 montre également un dispositif destiné à abaisser lentement de façon continue et à soulever rapidement la traverse 14. Sur la traverse 14 est mont6 un cliquip; d'arrèt pivotant 21 qui est tiré par un ressort de traction 22 contre une butée non représentée. Le cliquet darrdt Zi s'engage entre les maillons d'une channe 23 qui tourne autour de roues à channe 24 dans le sens de la flèche 25. L'une des roues à channe 24 est reliée par une transmission à réglage 26 à la commande principale de la machine de travail montée en amont du dispositif.Dans ce cas, le vérin 15 a pour seul roule de soulever rapidement les extrémités arrière des bandes de freinage a de sorte que, le vérin 9 étant a8Wionné en meme temps, la formation imbriquée accumulée par retenue peut arriver au poste de formation de paquet, le cliquet d'arrdt 21 se désengageant de la channe 23 et n'encliquetant å nouveau sous l'action du ressort de traction 22 qu'après l'opération de soulèvement. Après que la traverse a été soulevée, le vérin 15 est coupé, de sorte que le poids des bandes de freinage 13 et des barres 14 et 18 est transmis par le cliquet d'arrêt 21 à la channe 23, et ces parties sont lentement abaissées sous l'action du brin de channe 23 qui se déplace vers le bas. De cette façon, les bandes de freinage 13 s'abaissent, et les sacs 5 s'accumulent par retenue avec la lenteur voulue en s'adaptant au rythme et à la vitesse de marche de la machine de travail. REVENDICATIONS 1. Dispositif destiné à séparer des groupes d'articles en nombre déterminé d'un ensemble d'articles plats tels que sacs ou sachets vides ou articles analogues, arrivant suivant un courant continu et remis les uns après les autres, en se recouvrant les uns les autres en écailles de poisson, sur un convoyeur à bandes comportant des bandes élémentaires tournant parallèlement, entre lesquelles il est prévu des glissières affleurant au niveau des brins de transport, cette séparation steffactuant au moyen de bandes de freinage disposées respectivement au-dessus des glissières, qui s'abaissent sur les articles transportés et, en se déplaçant dans le sens opposé au sens d'avancement du convoyeur à bandes, viennent s'appliquer contre les extrémités non recouvertes des sacs, caractérisé en ce que les extrémités-avant des bandes de freinage sont reliées à un premier vérin à fluide de pression et les extrémités arrière des bandes de freinage à un deuxième vérin à fluide de pression. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le deuxième vérin est monté libre en pivotement sur le bati de machine. 3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les extrémités arrière des bandes de freinage sont reliées à un élément de guidage, par exemple à un galet, qui peut glisser ou rouler sur une voie dç oulement courbe solidaire du bats. 4. Dispositif selon une queleonque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les bandes de freinage sont constituées par des bandes lourdes sur lesquelles sont cousus des poids, ou par des chatnes. 5. Dispositif selon une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les deux extrémités de chacune des bandes de freinage sont reliées aux extrémités correspondantes de barries s' étendant dans le sens longitudinal des bandes de freinage et reliat le premier et le deuxième vérin à fluide de pression, les bandes de freinage étant tendues par des ressorts de pression disposés entre les barres et les bandes de freinage et agissant sur ces dernières. 6. Dispositif selon une quelconque des revendications 1,2,4,5, caractérisé en ce qu'il est prévu aux extrémités arrière des bandes de freinage un cliquet d'arrêt qui s'engage dans une channe d'entraînement reliée à la commande principale de la machine.