L'invention a pour objet un dispositif pour fabriquer des poutrelles pour armatures comportant deux ailes coudées de part et d'autre d'une membrure superieure, des croisillons formés en fendant des bandes de tôle étant étirés (cintrés) pour constituer des mailles. On connaît de nombreux types de poutrelles pour armatures de béton. Elles sont constituées1 par exemple, par des fers à béton formés en V et disposés à une certaine distance l'un de l'autre. Les fers à béton formés en V sont maintenus par des fers longitudinaux soudés et constituent ainsi une poutrelle pour arma ture. En ce qui concerne le procédé de fabrication, les poutrelles pour armatures de ce type sont la plupart du temps réalisées par le fait qu'on fabrique d'abord une nappe de largeur et de longueur appropriées, et qu'on effectue ensuite le pliage en V (Brevet français 1 234 326 > . C'est un but de l'invention de fournir une poutrelle pour armature du type précité de qualité supérieure aux poutrelles pour armatures connues, qui puisse être fabriquée rapidement et simplement sans intervention manuelle de main d'oeuvre. Ce but est atteint conformément à l'invention en ce qu on prévoit un dispositif d'avance de largeur appropriée pour faire avancer de façon intermittente une bande de tôle de la longueur d'une maille, en ce qu on prévoit au moins un dispositif pour former (estamper) la membrure supérieure, et au moins un jeu d'outils de coupe disposés à une certaine distance l'un de l'autre et décalés l'un par rapport à l'autre, de préférence des paires d'outils de coupe (par exemple actionnés par des pistons hydrauliques) avec des lames réalisées sensiblement en forme de V~ ces outils étant de préférence disposés par paires par rapport à la ligne médiane et pouvant se déplacer vers le haut et vers le bas (en effectuant des levées) de telle sorte que la première paire d'outils de coupe (ou outil de coupe) (toujours vus dans le sens de passage du matériau) est la plus éloignée-de la ligne médiane et que la dernière paire d'outils de coupe (ou l'outil de coupe) est la plus proche de la ligne médiane, les outils de coupe étant décalés vers 1 r intérieur en fonction de la largeur des croisillons formant les mailles, en ce que la distance des pointes des outils de coupe (ils peuvent également être arrondis ou plats) correspond, de préférence saune fois et demie la longueur des mailles (ou deux fois et demie, trois fois et demie, quatre fois et demie etc, la longueur des mailles), et en ce qu'on monte à la suite des paires d'outils de coupe (ou des outils de coupe) au moins l'un des dispositifs suivants : un dispositif (presse) pour-réaligner (repasser à la presse) les croisillons, un dispositif pour ébarber, un dispositif pour replier les demi-mailles, ou les mailles entières du bas (ou davantage), et un dispositif pour mettre à longueur. Ces dispositifs montés à la suite des outils de coupe doivent être ainsi disposés de façon préférentielle, mais non obligatoire. Par exemple, on pourrait supprimer le réalignement des croisillons, entre autres, et éventuellement même ltébarbage, et lorsque la bande de tôle utilisée a au départ une longueur appropriée, il n'est pas besoin de dispositif de mise à longueur. Grâce aux courses de levée des- dispositifs de coupe, on obtient des structures précises, aussi bien dans le sens de passage du travail que dans le sens de l'étirage. Les outils subissent une usure très réduite, et la vitesse de passage est suffisamment élevée pour que les poutrelles puissent être fabriquées de façon économique, car, du fait de l'avance intermittente et de la coupe s'opérant en même temps que ltétirage des mailles, il n'est pas besoin d'action manuelle. En outre, grâce au dispositif de mise à longueur, les poutrelles pour armatures peuvent être coupées à la longueur désirée directement sur la machine, elles tombent ensuite dans un dispositif d'empilage et sont prêtes pour le transport sans intervention manuelle. Le nombre des outils de coupe pouvant monter et descendre correspond au nombre de mailles à former dans une opération. Il est important dans ce cas que les outils de coupe coopèrent respectivement avec une butée devant laquelle ils glissent et qui constitue les arêtes de coupe pour la tôle. En conséquence, la surface d'appui de la plaque de tôle, qui doit être estampée pour former une poutrelle pour armature, présente un décrochement sur chaque côté, correspondant à la largeur d'un croisillon. L'angle que forme l'arête de coupe d'un outil correspond à l'angle de deux croisillons se rejoignant (au point d'intersection). L'invention sera bien comprise à la lecture de la description ci-après d'exemples de réalisation, en référence au dessin annexé dans lequel : - la figure 1 est une vue en élévation latérale de l'ensemble du dispositif ; - la figure 2 montre un plan du dispositif de la figure 1, la bande 14 étant imaginée "transparente" ; - la figure 3 est une vue en coupe transversale à travers la poutrelle pour armature finie ; - la figure 4 montre schématiquement diverses variantes de section transversale ; et - la figure 5 montre différentes formes de lames. On se réfère de préférence aux figures 1 et 2 pour expliquer le déroulement des opérations et décrire le dispositif. La bande de tôle 14 est poussée dans le sens de la flèche 28 en avant de lten- semble d'avance 1. Comme ensemble d'avance, on peut utiliser un dispositif connu qui fonctionne hydrauliquement, pneumatiquement ou mécaniquement. Le dispositif monté à la suite est référencé en 2 en tant qutelémznt pouvant s'abaisser et se lever. Dans cet élément 2 se trouve comme premier outil un outil de presse 8, qui confère à la membrure supérieure la forme souhaitée La contre-pièce correspondante est constituée par la butée 3 Dans l'intervalle d'avance suivant, la bande de tôle 14 arrive au premier outil de coupe qui; de façon appropriée (et ceci dépend de la forme de l'armature) est réalisé sous forme de paires d'outils de coupe 9. 12 désigne ici l'angle de la lame que l'on peut choisir-à volonté. 13 (figure 2) désigne les arêtes de coupe de l'outil de coupe 9 et l'arête de la butée.Ces deux arêtes se touchent presque lors du déplacement de l'outil de coupe 9 et ici, pour plus de clarté, elles sont représentées à une certaine distance l'une de l'autre. La ligne épaisse entre les arêtes de coupe de la butée 3 et de la lame 9 représente la tôle. A cet endroit s'opère donc la première flexion, par le fait que deux croisillons 16 forment ensemble l'angle 12. La bande de tôle 14 continuant à avancer, les autres coupes et l'étirage sont effectués par les outils de coupe 10 et Il dans le même sens, de sorte qu'il en résulte les mailles 17 (ou 187. On peut prévoir que les jeux d'outils de coupe-(9 à 11) ne sont pas symétriques, est-à-dire ne sont pas disposés par paires, mais qu'il y a par exemple quatre outils de coupe d'un côté et six sur le côté oppoSé. Dans l'exemple de réalisation représenté, un dispositif (presse) 4 est monté à la suite pour réaligner (faire repasser à la presse) les croisillons 16. Lors de la fabrication de la poutrelle pour armature, il apparalt dans la zone des p#aires d'outils de coupe 9 à 11 des contraintes. De ce fait, les croisillons 16 peuvent se déformer (ils se cintrent) et le dispositif 4 remet à plat les croisillons 16 déformés. On peut supprimer par exemple ce dispositif si on n'attache pas d'importancè à une exécution précise. 20 désigne les points d'intersection. La poutrelle pour armature arrive, au cours du déroulement de la fabrication, au dispositif 5 qui sert à l'abarber. L'estampage produit des arêtes et des bavures aiguës qui peuvent provoquer des blessures désagréables. Ce dispositif est intercalé pour supprimer ces arêtes, mais il n'est pas obligatoire. Il peut être constitué par des brosses, mais on peut également utiliser le sablage ou des dispositifs d'abrasion. Les outils de ce type agissent sur toute la hauteur, c'est-à-dire que, si ces outils sont rotatifs, ils tournent sur toute la hauteur. Le dispositif 6, qui sert à replier la demi-maille inférieure, ou la maille inférieure entière (ou davantage) empêche qu'en bas, la poutrelle pour armature ondule. Sans ce pliage et cette rectification des lignes ondulées, la poutrelle pour armature ne reposerait que sur les sommets des ondulations. On obtient un meilleur appui, notamment également sur des réseaux. Il est en outre avantageux de pouvoir, grâce à ce pliage, introduire de façon simple une armature supplémentaire. Le dispositif de mise à longueur 7 est constitué pour l'essentiel par une lame ou analogue. Un dispositif de mesure (par exemple avec butée) peut lui être associé. La figure 3 montre une forme possible de section transversale pour une poutrelle pour armature terminée. On y voit la largeur 27 des croisillons ; l'aile 22 se raccorde à une maille inférieure coudée 23. On peut naturellement choisir une autre.forme pour la membrure supérieure 15. L'étirage peut également être plus ou moins long ce qui détermine le nombre des outils de coupe 9 à 11. La.figure 4 représente différentes formes possibles de section transversale. On voit notamment que la membrure supérieure 15 peut présenter les formes les plus variées. Les pliures 23 peuvent également avoir des hauteurs variables ainsi que des formes variables. L;a figure 5 représente une lame 9 et une autre lame 10. La lame# de gauche a des arêtes de coupe 24 de même longueur tandis que les arêtes de coupe 25 > 26 dans la lame de droite 10 ont des longueurs différentes. De plus, les lames des outils de coupe, vues en section transversale , peuvent être rectilignes, obliques, en forme d'arcs ou former un angle aigu. REVENDICATIONS ; Dispositif pour fabriquer des poutrelles pour armatures comportant deux ailes coudées de part et d'autre d'une membrure supérieure, des croisillons formés en fendant des bandes de tôle étant étirés (ou cintrés) pour former des mailles, caractérisé en ce béton prévoit un dispositif d'avance (1) de largeur appropriée pour faire avancer par intermittence une bande de tôle (14) d'une longueur de maille (19), en ce qu'on prévoit au moins un dispositif (8) pour former (estamper) la membrure supérieure, et au moins un jeu d'outils de coupe, de préférence des paires d'outils de coupe (9 à 11) (entraînés par exemple par des pistons hydrauliques) disposés à une certaine distance et décalés l'un de l'autre, ces outils ayant des lames (24, 25, 26) en-forme de V et étant disposés par paires (de préférence) par rapport à la ligne médiane et pouvant se déplacer vers le haut et vers le bas (par des courses de levée), de telle sorte que la première paire d'outils de coupe (ou les outils de coupe) -toujours vus dans le sens du passage du matériauest la plus éloignée de la ligne médiane, et que la dernière paire d'outils de coupe- (îî) est la plus rapprochée de la ligne médiane, les outils de coupe (9 à 11) étant décalés vers l'intérieur en fonction de la largeur (27) des croisillons (16) constituant les mailles (17, î8) > en ce que la distance des pointes (qui peuvent également être arrondies ou aplaties) des outils de coupe, correspond de préférence à une longueur et demie, ou deux longueurs et demi etadela longueur de maille (19), et en ce-que, à la suite des paires d'outils de coupe (9 à 11) (ou des outils de coupe) est monté au moins l'un des dispositifs suivants (a) un dispositif (4) (presse) pour réaligner (faire repasser àla presse) les croisillons ; (b) un dispositif d'ébarbage (5) ; (c) un dispositif (6) pour replier la demi-maille, ou la maille entière (ou davantage) la plus basse ; et (d) un dispositif pour couper à longueur (7). 2.. Dispositif selon la revendication 1, -caractérisé en ce que la -surface d'appui (butée) (3) -vue dans le sens de passage du matériau- devient plus étroite par décrochements successifs, et en ce qu'elle sert de contre-butée à d'autres dispositifs de coupe et éventuellement à d'autres dispositifs (par exemple 8). 3. Dispositif selon l'une quelconque des revendications préeédentes, caractérisé en ce que le décrochement (rétrécissement) des surfaces d'appui (3) correspond à la# largeur (27) d'un croisillon. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on prévoit des outils de coupe (ou des paires d'outils de coupe) (9 à 11) pouvant se déplacer vers le haut et vers le bas en fonction du nombre des mailles (17, 18) -à former en une opération. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'une arête de coupe (24 à 26) d'un outil de coupe (g à 11) correspond à la longueur d'un croisillon (16). 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que, pour produire des mailles de grandeurs différentes, on utilise des outils de coupe (9 à 11) ayant des longueurs d'arêtes de coupe différentes. 7 Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que pour produire des croisillons (I6)#de largeurs différentes, la distance des outils de coupe (9 à 11) entre eux peut varier de façon correspondante 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on utilise des outils de coupe (9 à 11) dont les arêtes de coupe forment un angle (12) variable. g. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'une arête de coupe (26) est plus longue que l'autre arête de coupe (25). 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'une multiplicité (par exemple six ou davantage) de jeux d'outils de coupe (9 à 11) sont fixés sur un élément (2) pouvant se soulever et s'abaisser. 11. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que la lame de gauche et la lame de droite de chaque paire d'outils de coupe sont disposées décalées -de préférence d'une demi-largeur de maille. 12. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les jeux d'outils de coupe (9 à 11) ne sont pas symétriques (c'est-à-dire ne sont pas disposés par~ paires), mais qu'il y a par exemple quatre outils de- coupe d'un côté et six sur le côté opposé. 13. Dispositif selon l'une quelconque des reyendications précédentes, caractérisé en ce que l'angle formé par les arêtes de coupe correspond à l'angle formé par la jonction de deux croisillons (16). 14. Dispositif selon l'une' quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on prévoit au moins un outil de tronçonnage (7) dont le rythme de travail est réglé sur celui du dispositif. 15. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précedentes, caractérisé en ce que les lames des outils de'coupe (9 à Il) -vues en section transversale- sont rectilignes, obliques, en forme d'ares, etc, ou forment un angle aigu. 16. Dispositif selon ltune quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le dispositif d'ébarbage est constitué par des brosses ou des disques abrasifs rotatifs, ou par un dispositif de sablage, et qu'il a une largeur appropriée ou qu'il est muni de moyens de déplacement appropriés pour couvrir la largeur (ctest-à-dire la hauteur de la poutrelle pour armature). 17. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le dispositif (8) pour former la membrure supérieure (15) est muni d'un outil de forme appropriée (correspondant à la forme à confé-rer-à la membrure supérieure) et que, dans ce but, on prévoit une butée.