i 2040253 La présente invention concerne une arme à feu à répétition, en particulier un pistolet de fort calibre dont la chambre à cartouche est munie de rayures. Dans les pistolets et autres armes à feu à répétition, 5 en particulier celles comportant une culasse mobile il est possible que les efforts exercés sur la douille de la cartouche par les gaz dégagés par la poudre soient plus grands qu'il n'est nécessaire/pour assurer Un chargement automatique parfait. La culasse e^t alors projetée à très grande vitesse jusqu'à sa po-10 sition la plus reculée où elle doit être arrêtée par l'intermédiaire de puissants dispositifs amortisseurs. Etant donné que pour effectuer cet amortissement la course disponible est très courte* l'impact de la cuiâsSe sur le dispositif amortisseur est très dur et provoque un recul considérable» Ces difficultés sont 15 particulièrement sensibles danâ les pistôlets de fort calibre, car la force exercée par les gaz dégagés par la poudre communique à la culasse des vitesses qui sont très élevées par rapport à la courte course de celle-ci. En conséquence, ces pistolets ont un très fort recul qui tend à arracher le pistolet de la main après 20 chaque mise à feu et auquel il est très difficile de s'opposer, de sorte que le tir avec ces armes est désagréable. Il a déjà été tenté de réduire la vitesse de recul de la culasse pair freinage de la douille de cartouche dans la chambre à cartouche en ménageant dans la paroi de cette chambre des rayu-25 res qui ne s'étendent pas jusqu'à l'extrémité antérieure de la douille. Contrairement à ce qui est le cas avec les rayures de détente connues, les gaz dégagés par la poudre ne peuvent pénétrer dans les rayures de la chambre à cartouche, et ce sont au contraire des parties dejla paroi de la douille de cartouche qui 30 se trouvent refoulées dahs ces rayures, ce qui provoque un certain effet de freinage. -Cependant, l'effet de freinage de ces rayures orientées dans la direction longitudinale de la douille de cartouche n'est pas suffisant pour, notamment dans le cas de pistolets de fort calibre, réduire suffisamment le recul. En outre 35 il n'est pas possible, avec ces rayures connues ménagées dans la paroi de la chambre à cartouche, de régler avec précision l'effet de freinage, dans la mesure où un tel effet se produit. L'invention a donc pour but d'éviter ces inconvénients des armés à feu à répétition connues, et d'assurer que la douille 70 14321 2 2040253 de cartouche soit freinée à un degré bien défini et que, de ce fait, l'impulsion de recul soit réduite à une très petite valeur. Dans ce but, l'invention prévoit que les rayures ménagées dans la paroi de la chambre à cartouche sont disposées 5 suivant une ligne hélicoïdale. Il a été constaté que la paroi de la douille se trouve repoussée dans ces rayures hélicoïdales par les gaz dégagés par la poudre, et que par conséquent la douille doit décrire un mouvement de dévissage pour sortir de la chambre à cartouche. Plus 10 les hélicoïdes sont inclinées sur les génératrices de la chambre à cartouche, plus la rotation qui est communiquée à la douille de cartouche lors de son extraction est forte, et moins grande est la vitesse à laquelle la douille quitte la chambre. Il est donc possible, par le choix du pas des rayures hélicoïdales, de 15 donner à la vitesse à laquelle la douille sort de la chambre à cartouche, et par conséquent à la vitesse de recul de la culasse, une valeur telle que cette dernière parvient juste à fin de course sans qu'il y ait encore à détruire une quantité d'énergie considérable. Le choc brutal dû à l'impact de la culasse dans sa 20 position de fin de course arrière ne se produit donc plus, et l'impulsion de recul est fortement diminuée parce que l'énergie de recul peut être détruite au cours d'un intervalle de temps plus long. L'invention permet donc de réaliser des pistolets des plus gros calibres qui n'ont qu'un faible recul et dont la tenue 25 en main est agréable. Dans une forme d'exécution préférée de l'invention, les rayures se terminent à distance de l'extrémité antérieure de la douille de cartouche, de sorte qu'il subsiste à cette extrémité une zone annulaire par laquelle la douille s'applique de 30 façon étanche contre la paroi de la chambre à cartouche. Vers l'ar rière par contre les rayures s'étendent de préférence jusqu'à l'extrémité du canon, afin que la douille de cartouche puisse se dévisser de ces rayures sans entrave aucune. Dans ime forme d'exécution préférée de l'invention, 35 applicable notamment aux pistolets de fort calibre, la longueur du pas des hélicoïdes est égale à environ trois fois le diamètre de la chambre à cartouche, et les rayures hélicoïdales sont au nombre de trois. D'autres détails et particularités de l'invention 70 14321 3 2040253 apparaîtront au cours de la description d'un exemple d'exécution de l'invention faite ci-après avec référence au dessin sur lequel - la figure 1 est une vue en coupe longitudinale schématique au travers des pièces d'un pistolet essentielles pour 5 l'invention, - la figure 2 est une vue en coupe selon la ligne II-II de la disposition selon la fig.l, et - la figure 3 est une vue en élévation de la douille d'une cartouche tirée avec un pistolet selon la fig.l. 10 La disposition représentée à la fig.l comprend l'ex trémité arrière du canon 1 d'un pistolet monté dans l'alésage d'une pièce de retenue 2 dans laquelle il est fixé à l'aide d'une goupille 3. Cette pièce de retenue 2 est reliée à la partie du pistolet constituant la crosse, de façon non représentée. L'ex-15 trémité arrière du canon 1 est obturée par une culasse 4 dans laquelle est monté un percuteur 5. Cette culasse est fixée à une boîte de culasse 6 qui, de la manière habituelle non représentée, est montée à coulissement sur la partie du pistolet qui en constitue la crosse. Sur la face avant de la pièce de retenue 2 prend 20 appui un ressort de fermeture 7 dont l'autre extrémité, non représentée, repose contre un collet à l'extrémité avant de la boîte de culasse 6. Comme on peut le voir à la fig.l, la chambre à cartouche 9 dont la partie qui reçoit la douille de la cartouche est 25 munie de rayures 11 fait suite vers l'arrière à la partie avant du canon munie de rayures 8. Les rayures 11 ont une forme hélicoïdale et s'étendent depuis l'extrémité arrière de la chambre à cartouche jusqu'à un plan transversal 12, figuré par une ligne en trait mixte, situé à distance de l'extrémité avant de la douille 30 de la cartouche. Comme on peut le voir à la fig. 2, les rayures 11 ont, en coupe transversale, un fond arrondi, et sont au nombre de trois uniformément réparties sur le pourtour de la chambre à cartouche. Lorsqu'une cartouche est mise à feu, les gaz dégagés 35 par la poudre repoussent la douille fortement contre la paroi de la chambre à cartouche 9 et font que la matière dont la douille est composée est repoussée dans les rainures 11. La douille d'une cartouche tirée avec le pistolet selon la fig.l a alors la forme représentée à la fig.3. Du côté extérieur de la douille 13 sont 70 14321 4 2040253 formés des bourrelets hélicoïdaux: 14 qui sont la réplique des rayures 11 de la chambre à cartouche. A proximité de l'extrémité avant de la douille 13 les bourrelets 14 sont très en relief; ils s'aplatissent progressivement en direction du culot de la douille. 5 Ceci est dû au fait que la douille et en conséquence aussi la chambre à cartouche sont légèrement coniques, de sorte que les rayures deviennent de moins en moins profondes en direction de l'extrémité arrière de la chambre à cartouche. Etant donné que les rayures 11 se terminent dans le plan de coupe transversal 12 à 10 une certaine distance de l'extrémité avant de la douille 13, il subsiste à cette extrémité un tronçon annulaire 15 par lequel cette douille prend appui de façon bien étanche contre la paroi de la chambre à cartouche. Lorsqu'elle est éjectée de cette chambre la douille 13 doit sortir en tournant avec ses bourrelets 14 15 qui, à la façon des filets d'une vis, sont repoussés hors des rayures hélicoïdales 11. Par le fait que les bourrelets 14 sont engagés dans les rayures 11 et que la douille doit tourner, seule une petite partie de la force qui agit sur le culot accélère la douille vers l'arrière, de sorte que la vitesse de déplacement de 20 la douille en direction de l'arrière est dans ce cas considérablement plus faible que si la chambre à cartouche était dépourvue de rayures. En jouant sur la longueur et le pas des rayures, on peut agir sur la vitesse à laquelle la douille 13 et avec elle la culasse 14 sont renvoyées en arrière. 25 II doit être entendu que l'invention n'est pas limitée à l'exemple d'exécution représenté, et qu'elle peut être appliquée à toutes les armes à feu à répétition, donc non seulement aux pistolets de tout type, mais aussi par exemple aux pistolets automatiques, aux fusils automatiques, aux mitrailleuses et canons-30 mitrailleurs. Il doit en outre être entendu que le pas ainsi que le nombre et la longueur des rayures doivent être déterminés pour chaque type d'arme si l'on veut obtenir des résultats optima, car ces valeurs dépendent de la courbe manométrique des gaz en fonction du temps et non pas seulement du type de munition utili-35 sé, mais aussi, entre autres facteurs, de la masse de la culasse et de la longueur du canon. 0 14321 5 2040253 REVENDICATION S 1.- Arme à feu à répétition, notamment pistolet de fort calibre dont la chambre à cartouche est pourvue de rayures, cette arme étant remarquable en ce que les rayures suivent une 5 trajectoire hélicoïdale. 2.- Arme à feu selon la revendication 1, remarquable en ce que les rayures se terminent à distance de l'extrémité antérieure de la douille de cartouche. 3.- Arme à feu selon la revendication 1 ou 2, remarquait) ble en ce que la longueur du pas des hélicoïdes est égale à environ trois fois le diamètre de la chambre à car touche. 4.- Arme à feu selon l'une quelconque des revendications précédentes, remarquable en ce que les rayures sont au nombre de trois.