L'invention concerne un fleuret de forage du type ayant un bord de taille durci. Dans l'exploitation des mines, on a besoin de fleurets à petit diamètre pour forer des trous de mine profonds, dans lesquels on bourre des explosifs avant de les faire exploser. Par ailleurs, on utilise des fleurets plus larges pour forer des trous d'écoule- ment de méthane dans les mines, et également pour forer des trous verticaux vers le bas dans la crotte terrestre lors d'études géolo- giques. De tels fleurets ont besoin d'avoir des bords de taille qui puissent encaisser des efforts considérables en utilisation et ne s'usent pas rapidement. Dans la fabrication actuelle des fleurets, on introduit des blocs en carbure de tungstène ayant des bords coupants dans une face de taille d'un corps en acier doux ; le procédé d'introduction consiste, soit à faire entrer de force à froid les blocs de coupe dans des évidements ménagés dans la face de taille, soit, en variante, à faire se rétreindre le corps sur les blocs en préchauffant le corps et en le refroidissant après avoir placé les blocs dans des évidements dans le corps ; on a maintenant constaté que, dans un fleuret fabriqué par un tel procédé, les blocs butaient continuellement soumis à des efforts considérables. Ces blocs tendent à se casser et on pense que la raison en est la contrainte intrinsèque. Bien entendu, une telle rupture réduit la durée de vie d'un fleuret. La présente invention propose un fleuret comportant un corps ayant une face de taille présentant au moins une feuillure, un bloc complémentaire logé dans la feuillure et s' en projetant pour former un bord de taille-qui soit dur par rapport au matériau du corps sur la face de taille, le bloc étant sensiblement dans ccntrainte dans le fleuret sortant de fabrication et étant lié par une résine à la feuillure. Belon un développement de l'invention, la feuillure, vue en section transversale, est de dimension relativement plus grande dans sa partie éloignée de la face de taille et, le bloc ayant une forme complémentaire, ce dernier peut entre rentré dans la feuillure par glissement sensiblement parallèle à la face de taille. De façon avantageuse, le fleuret selon l'invention est de forme cylindrique avec une face terminale définissant la face de taille, une multiplicité de blocs de taille étant également répar tis angulairement autour de cette face de taille. L'invention sera bien comprise à la lecture de la description détaillée, donnée ci-après à titre d'exemple seulement, d'une réali- sation préférée, en liaison avec le dessin joint, sur lequel - la figure j est une vue en perspective d'un fleuret selon l'invention ; et - la figure 2 est une vue latérale en coupe partielle du fleuret de la figure 1. Le fleuret 10 représenté sur le dessin est cylindrique et comporte un corps ayant un îbt creux 20 et une tête 21. Le !tt prd- sente un filetage intérieur 22 pouvant coopérer avec le filetage extérieur d'un arbre creux 11. Au voisinage du fait, la tête 21 présente une gorge périphérique 23. La tête a une face de taille 24 qui est pratiquement cruciforme. La croix est définie par des évidements 17 qui s'étendent selon la longueur du fleuret et s'amincissent, c'est-à-dire se réduisent en largeur et en profondeur depuis la face 24 jusqu'à la gorge 25. Un orifice de sortie 13 débouche dans chaque évidement 17, ces orifices communiquant intérieurement avec un passage 26 conduisant à l'intérieur creux du fat 20 et, en service, à l'intérieur creux de l'arbore 11. Chaque bras de la croix comporte une feuillure 16 qui débouche à la fois sur la face de taille 24 et sur la paroi extérieure cylindrique de la tette. Chaque feuillure est de section légèrement en queue d'aronde et s'étend radialement par rapport au fleuret. Chaque feuillure 16 reçcit un bloc 14 complémentaire à la feuillure, pouvant ainsi être introduit par coulissement, radiale- ment par rapport au fleuret. Coque bloc a ure partie ae section triangulaire 14a qui se projette au-dela de la face de taille 24 et définit une cette de taille radiale 15. La forme complémentaire des blocs 14 et des feuillures 16 assure la fixation solide des blocs une fois positionnés, à l'exception du fait qu'ils peuvent, en utilisation, être projetés hors des feuillures par la force centrifuge. On empêche ceci en utilisant une résine durcissable qui lie le bloc aux parois de la feuillure. Ce mode de fixation n'exerce évidemment aucun effort sur les blocs. Le corps du fleuret peut être en acier doux et les blocs en carbure de tungstène. En service, on visse le fleuret 10 sur l'arbore Il qui peut être entraîné en rotation pour faire tourner le fleuret. On amène de l'eau par l'intérieur creux de l'arbre 11 jusqu'aux orifices 13. Dans une opération de forage, le fleuret est, d'une manière bien connue, animé à la fois d'un mouvement alternatif et d'un mouvement de rotation et lteal passant par les orifices 13 entratae les fragments de roches et la poussière le long des évidements 17 jusqu'à la gorge 23. Lors d'un forage prolongé, les blocs durs s'usent, comme le fait également la tête plus tendre 21 contenant les blocs, jusqu'à ce que tous les blocs soient pratiquement usés. Par ailleurs, on peut affûter périodiquement ces blocs. le fleuret ainsi décrit peut être fabriqué sans difficultés et a une durée de vie plus longue que les fleurets dans lesquels les blocs de taille sont introduits de force dans la tête, les blocs selon l'invention ayant moins tendance à se rompre, Itee blocs sont trBs solidement tenus à la fois par la queue d'aronde et par la liaison par la résine. Les fleurets peuvent ere fabriqués de façon moins conteuse que les fleurets usuels, car les blocs peuvent entre plus étroits, ce qui permet d'utiliser une quantité moindre-de carbure de tungstène, matériau très coûteux. Ceci est rendu possible parce que les blocs ne sont pratiquement soumis à aucune contrainte dans le fleuret sortant de fabrication. Dans une autre réalisation, le fleuret a une forme en "champignon" avec une face de taille en forme ie calotte sphérique, les blocs étant logés dans des évidements ménagés dans cette face et une résina durcissable étant à nouveau utilisée pour lier les blocs à la tête. REYENDICATIONS 1. Fleuret de forage, caractérisé en ce qu'iL comporte un corps ayant une face de taille présentant au moins une feuillure, un bloc complémentaire logé dans la feuillure et s'en projetant pour former un bord de taille qui soit dur par rapport au matériau du corps sur la face de taille, le bloc étant sensiblement sans contrainte dans le fleuret sortant de fabrication et étant lié par une résine à la feuillure. 2. Fleuret selon la revendication 1, caractérisé en ce que, vue en section transversale, la feuillure est de dimension relativement plus grande dans sa partie éloignée de la face de taille, que le bloc a une forme complémentaire et qu'il peut entre entré dans la feuillure par glissement sensiblement parallèle à la face de taille. 3. Fleuret selon la revendication 2, caractérisé en ce que la feuillure a une section transversale en queue d 'aronde. 4. Fleuret selon la revendication 1, 2 ou 3, caractérisé en ce qu'il est de forme cylindrique avec une face terminale définissant la face de taille et avec une multiplicité de blocs de taille également répartis angulairement autour de cette face de taille. So Fleuret selon la revendication 4, caractérisé en ce que des évidements longitudinaux sont ménagés entre les blocs de taille et que des orifices débouchent dans ces évidements et communiquent avec 11 intérieur du corps du fleuret.