La présente invention concerne un piocéné de fabri cation d'un produit de synthèse analegue au cuir natural, res semblant à celui-ci et ayant les mêmes proprietés que lui du point de vue de @a perméabilité a l'@au et à l'air. Des procédés de fabrication d'un tel produit de syn thèse analogue@al cuir nairrel ont de@@ fait l'objet de brevets @@invention antérisen@@ du Demandeur, tels que les brevetsfrançais : N 1 475 828 du 21 Février 1966 N 1 45 978 d@ 15 Aofit 1965 N 89 410 du 17 Décembre 1965 - 1ère addition et N 90 450 du 4 Juillet 1966 - 2ème addition. Ces brevets antérieurs décrivent des procédés de fabrication préconisant l'incorporation dans la composition de mélanges de duromères (thermo-durcissables, du caoutchoue, etc.) et (ou) des plastomères de produits tels que, par exemple : a) des fibres diverses naturelles (telles que chan vre, coton, lin, etc.) ou des fibres synthétiques (telles que "Nylon", fibre de verre, etc.). b) des charges comme la poudre d'amiante, la pou dre de coton, du Solkafloc, etc. c) des agents gonflants, visant à abalsser la dan sité du produit en y créant des cellules ou des micro-cellules, Mais ces procédés n@cnt pas permis de faire éclater les cellules pour réaliser leur inter-communication et rendre ainsi le produit fini perméable a l'eau et à l'air. En effet, ces procédés co@nus ne permettent d'ob tenir que des produits à cellules fermées de haute densité et pour obtenir des cellules intar-communicantes en ne peut y parvenir qu'en fabriquant des produits de basse densité, Un des objets de la présente invention est, en particulier, l'obtention de produits ayant une dentité éle vee à cellules cuvertes et inter-communieantes. On entend, dans le cadre du présent brevet, par produitsesllulairessa de@@ité elevée, des produits ayant une densité corprise entre 0,5 et 1, Pour de nombreuses applications, il est souhaitable de produire une structure cellulaire ouverte et capable dtab- sorber facilement les liquides.Aux dires de certains fabricants d'agents gonflants, une telle structure peut entre obtenue par l'introduction dans le mélange d'un activateur modéré de l'agent gonflant. Ainsi, certains fabricants d'un agent gonflant connu, comme le dinitrosopentatnéthylène- tétramine, préconisent 1addition d'une faible proportion, de tordre de 0,5 partie en poids pour 100 parties en poids de caoutchouc de l'acide organique faible (dit acide salicylique) pour obtenir une décomposition plus rapide. Une dose d'environ 0,5 % d'acide salicylique, selon ces fabricants, est habituellement suffisante et n'amène pas de prolongation sérieure de la vulcanisation. Selon eus, l'acide stéarique a un effet identique mais nécessite l'emploi de quantités plus importantes. On en a utilisé, disent-ils, jusqu'8 15 , ce qui a donné un produit intéressant. La combinaison des acides stéariques et salicyliques, disent-ils,aux doses respectives de 12 % et 0,5 ffi a fourni un très bon caoutchouc cellulaire convenant aux éponges de toilette et autres applications où une forte absorption de liquide est nécessaire. On a découvert selon la présente invention qu'en augmentant les doses d'acide salicylique pour des teneurs analogues de dinitroso-pentaméthylène-tétramine, on modifiait la fonction de l'acide salicylique qui n'avait plus un role modéré d'activateur connu, mais une véritable fonction nouvelle de création de cellules ouvertes dans des matériaux cellulaires à haute densité. Selon la présente invention, la fabrication du produit de synthèse faisant l'objet du présent brevet dtinvention repose à la fois i. Sur les procédés déjà connus et faisant l'objet des brevets d'invention cités plus haut, par incorporation ad libitum a) de fibres naturelles (chanvre, coton, lin) ou de fibres artificielles ("Nylon", fibre de verre, etc.) ; b) de charges appropriées telles que poudre d'amiante, et pour le coton de Solkafloc, etc. ;; c) d'agents gonflants, tels que la dinitroso-penta méthylene-tétramine (Vulcasel BN), agissant seule, ou, mieux encore, activée par exemple par un acide aliphatique tel qu'un acide gras comme l'acide stéarique ou, par exemple,un acide aromatique, comme l'acide bensoique. 2. sur un procédé perfectionne et nouveau, lequel faisant plus particulièrement l'objet de la présente invention et consistant à provoquer l'éclatoment des cellules en formation ou déjà formées, par l'introduction supplémentaire dans le mélange de duromères ou de plastomères, d'une dose suffisante d'un produit tel que l'acide salicylique qui, sous l'effet de l'élévation de la température, d'une part, dégage du 002. et, d'autre part, se transforme en phénol.Ce dernier, mis en présence vraisemblablement des vapeurs nitreuses ÇNO2) dégagées elles-m8mes sous l'effet de la chaleur par la dinitroso-pentaméthylène-tétramine (Vulcasel BN 94), crée la formation d'un micro-explosif di- ou tri-nitrophénol qui engendre lui-mme l'éclatement des cellules ou microcellules en formation ou déjà formées, lesdites cellules ou micro-cellules étant elles-m8mes nées, dans le cas présent, selon un processus connu par une formation d'azote dégagée par la dinitroso-pentaméthylène-tétramine. On va maintenant décrire le procédé de la présente invention appliqué à des compositions à base de duromères. Suivant le procédé faisant l'objet de la présente invention, et en vue de la fabrication du produit de synthèse ressemblant au cuir naturel, perméable à l2eau et à l'air, on procède de la manière suivante : a) fabrication par des moyens connus tels que ca landres, mélangeurs ouverts ou fermés, d dtun mélange de duro- mère tel que le caoutchouc, contenant tous les agents habi- tuels auxquels on ajoute à volonté, selon le cas, des fibres naturelles (chanvre, coton, lin, etc. 3 ou synthétiques ("Nylon". fibres de verre, etc.), @es charges (poudre d'amiante, poudre de coton, Solkafloc), un agent gonflant tel que le Vulcasel BN, dégageant, notamment, sous l'effet de la chaleur, des vapeurs nitreuses et de l'azote; b) moulage également par des moyens connus tels que presses et moules c) chauffage pour la formation des cellules ou microcellules, éclatement de ces dernières et réticulation du mélange. Mais, en outre, dans le cas cité à titre d'exemple non limitatif, ceci faisant précisément une des particularités de la présente invention, on introduit à dose suffisante, dans le mélange de caoutchouc,de l'acide salicylique qui, dégageant du C02 sous l'effet de la chaleur, et se transformant en phénol, lequel, mis lui-mEme vraisemblablement en présence des vapeurs nitreuses (NO2) dégagées par la dinitroso-pentaméthylène-tétramine (Vulcasel), provoque la formation de di- ou tri-nitrophénol, explosif puissant, et, en conséquence des micro-explosions provoquant elles-mEmes lteclatement et enfin la mise en inter-communication des cellules ou micro-cellules de la matière en fabrication. Pour obtenir cet effet d'explosion par le procédé selon l'invention, il est apparu nécessaire d'introduire dans la eompossition de départ des proportions de dinitroso-penta- méthylène-tétramine et d'acide salicylique respectivement comprises entre 1 et 15, de préférence 3 à 10 pour le premier, et entre 1 et 15, de préférence 3 à 9 parties en poids pour 100 parties en poids de caoutchouc pour le second. Les moules utilisés dans l'exemple de fabrication ci-après pour la fabrication des plaques en produit de synthèse faisant ltobjet de la présente invention et dans lesquelles on prél--%we les éprouvettes pour procéder aux tests de spongiosité et de perméabilité, sont avantageusement carrés et de dimensions 25 x 25 cm avec une épaisseur de 20/10ème de millimètre. Ses mélanges sont calandrés dans le cas cité à titre d'exemple à 12épaissellr de 14/10ème de millimètre. La température du moule est avantageusement de 150 OC. Le temps de vulcanisation varie de 6 à 60 minutes selon la teneur du mélange en acide salicylique, puisque l'acide salicylique retarde la vulcanisation. Dans les exemples donnés ci-après, selon les différentes formules, les mélanges sont toujours les m8mes. Seule varie la dose d'acide salicylique de O à 12 par rapport au poids des duromères, en l'occurrence le crêpe 3 X peptisé et le copolymère de styrène-butadiene connu sous le nom de Solprène 410" commercialise par Philips Petroleum. Avant la vulcanisation du mélange, on met dans le moule une feuille calandrée à 14/10ème de mm comportant, appliqué sur une de ses faces, un tissu de "Nylon" pesant 80 grammes au mètre carré. On ferme la presse et le moule, on attend 8 à 60 mn selon le cas, puis on ouvre la presse. Pendant le séjour de la feuille calandrée dans le moule à la température de 150 C, ltexpansion stest produite, portant l'épaisseur de la plaque moulée approximativement à l'épaisseur du moule de 22/10ème, selon un processus connu par dégagement d'azote dans le cas présent, sous effet de la chaleur.En raison de la présence de la dinitroso-pentaméthylène-tétramine (Vulcasel), il se crée des cellules ou microcellules par dégagement d'azote dans le cas présent sous l'ef- fet de la chaleur, mais aussi, vraisemblablement du NO, dégagé, lui-m8me aussi par la dinftroso-pentaméthylène-tétramine (Vulcasel) sous l'effet de la chaleur, lequel NO2, mis en présence du phénol créé lui-même par la transformation de l'acide salicylique (en phénol) sous l'effet de la chaleur, provoque la formation de di- ou de tri-nitrophénol, l'éclatement des cellules et leur inter-communication, simultanément ou ultérieurement à la formation desdites cellules. Il se produit en effet, vraisemblablement, à un. ins- tant T, sous l'action du di- ou du tri-nftrophéïol, judicieu- sement dosé par une dose appropriée d'acide salicylique, des micro-explosions qui font éclater les cellules en formation ou déjà formées. S'il stagit de di-nitrophénol, l'éclatement des cellules a vraisemblablement commencé à une température inférieure à 1000, le di-nitrophénol étant un mélange eutectique fondant précisément au-dessous de 10000. S'il s'agit de tri-nitrophénol à une température vraisemblablement de 122 C, le tri-nitrophénol entrant en fusion précisément à la température de 12200. On croit savoir, en effet, que la dinitroso-penta méthylène-tétramine, activée ou non par un acide, crée un dégagement d'azote à partir de 9000. De ce fait, les microexplosions provoquées par le di-nitrophénol ou tri-nitrophénol sont donc bien vraisemblablement provoquées pendant ou après la création des cellules en raison du dégagement d'azote à une température supérieure à 90 C, accompagné ou suivi des micro-explosions sous l'effet du di- ou du tri-nitrophénol. On va maintenant décrire une série d'expériences mettant en évidence le r81e joué par les proportions croissantes d'acide salicylique, seul variable dans un mélange donné. À la suite de chaque expérience, on prélève dans chaque produit cellulaire formé une éprouvette dont on analyse la spongiosité par mesure de la prise de poids en eau de cette éprouvette et la perméabilité par mesure du poids de l'eau passant au travers de ladite éprouvette, dans des conditions et avec un appareil représenté schématiquement sur la figure Jointe. Cet appareil consiste en une chambre cylindrique 10, démontable en deux parties ou demi-chambres cylindriques 11 et 12 munies de brides 13 et 14 ; la de-mi-chambre Il est munie d'une arrivée d'eau 15 et la demi-chambre 12 d'une évacuation 16, Pour effectuer une analyse, on commence par découper dans le produit cellulaire à analyser une éprouvette de diamètre légèrement supérieur à celui de la chambre 10 (diamètre extérieur 50 sm ; diamètre utile v5 tam) et on la pèse. On met un anneau d'étanchéité 17 et 18 de part et d'autre de l'éprou- vette 19 et on introduit l'ensemble de l'éprouvette et de ses anneau entre les brides 13 et 14 que l'on serre à l'aide de boulons 20. On introduit alors de l'eau sous une pression constante de 3 kg/cm pendant 30 mn. On dévisse les boulons et on repèse l'éprouvette pour mesurer sa prise de poids qui est directement liée à la spongiosité du produit cellulaire. On recueille et mesure d'autre part la quantité d'eau recueillie dans la demi-chambre 12, qui a passé à travers lté- prouvette et qui est donc directement liée à la perméabilité du produit cellulaire analysé. Le mélange utilisé a la composition suivante, dans laquelle toutes les proportions sont indiquées en parties en poids pour 100 parties en poids de caoutchouc, sauf indication contraire. Formule NO 1 caoutchouc naturel 50 Copolymère styrène-butadiène 50 Anti-oxygène - anti-ozone (Santoflex Aw) 1 Anti-oxygène (Pisoxol o) 1 Cire de protection (Sunolite 240) 0,75 Acide salicylique O Dinitroso-pentaméthylènetétramine (Vulcacel BN) 7 Oxyde de zinc 5 Vaseline 20 Sébacate de diéthylhexyle 10 Emulsion eau-dans-huile à teneur en eau constante d'un mélange dtesters dtacide gras à haut poids moléculaire, alipha tique, hydrophile et de produits de condensation liés à des charges chi miquement indifférentes (Strucktol WB 212) -3 -Résine de synthèse dans des alkylnaphta lènes et des alkylaromates chimiquement stabilisés (Strucktol 40 NS) 3 Factice blanc 15 "Nylon" 3 décitex 7 Solkafloc B W 40 10 Silice 10 Silicate de calcium 10 Soufre 1,5 cyclohexylb enz thiazylsulcénamide (Rhodifax 16) 1,5 Disulfure de tétraméthylthiurame (Accélérateur 501) 0,5 Diéthylène-glycol 1 Dans les tests ci-après, la densité de l'éprouvette est légèrement supérieure à celle du mélange expansé réticulé. En effet, cette éprouvette comporte à la fois le mélange et le tissu "Nylon'l pesant 80 grammes au mètre carré.Pour une éprouvette de densité 0,72 par exemple, la densité réelle du produit de synthèse expansé est de 0,65, avoisinant celle des cuirs naturels. Résultats du test : Epaisseur calandrage 14/10ème de mm Densité de l'éprouvette avec tissu Nylon 0,74 Densité de lréprouvette en seul pro duit de synthèse, sans tissu Nylon 0,68 Prise de poids en eau de l'éprouvette 107 mg Eau recueillie dans la chambre exprimée en grammes Og Formule NO 2 La meme que la formule NO 1 mais acide salicylique 0,5 partie Vulcanisation 6 mn Résultats du test :: Epaisseur calandrage 14/10ème de mm Densité de l'éprouvette avec tissu Nylon 0,70 Densité de l'éprouvette en seul produit de synthèse, sans tissu "Nylon 0,64 Prise de poids en eau de l'éprouvette 40 mg Eau recueillie dans la chambre (expri mée en grammes) O g Formule N0 3 la meme que la formule NO 1 mais acide salicylique i partie Vulcanisation 6 minutes Résultats du test :: Epaisseur calandrage 14|10ème de mm Densité de l'éprouvette avec tissu X ylont' 0,71 Densité de ltéprouvette en seul produit de synthèse, sans tissu Nylon 0,65 Prise de poids en eau de l'éprouvette 40 mg Eau recueillie dans la chambre (exprimée en grammes) Og Formule N 4 la mme formule que N 1 mais acide salicylique 2 parties Vulcanisation 6 minutes Résultat du test :: Epaisseur calandrage 14/10ème de mm Densité de ltéprouvette avec tissu "Nylon" 0,71 Densité de l'éprouvette en seul pro duit de synthèse, sans tissu "Nylon" 0,65 Prise de poids en eau de 11 éprouvette 10 mg Eau recueillie dans la chambre, ex primée en grammes Og Formule N0.5 la même que formule N 1 mais acide salicylique 3 parties Vulcanisation 8 minutes Résultats du test :: Epaisseur calandrage 14/10ème de mm Densité de l'éprouvette avec tissu "Nylon" 0,69 Densité de 11 éprouvette en seul produit de synthèse, sans tissu "Nylon" 0,63 Prise de poids en eau de l'éprouvette 77 mg Eau recueillie dans la chambre exprimée en grammes Og Formule N 6 La même que la formule N 1 mais acide salicylique 6 parties Vulcanisation 13 minutes Résultat du test Epaisseur calandrage 14/10ème de mm Densité de l'éprouvette avec tissu nNylon" 0,68 Densité de ltéprouvette en seul produit de synthèse, sans tissu Mglon 0,62 Prise de poids en eau de l'éprouvette 197 mg Eau recueillie dans la chambre (exprimée en grammes) 90 g Formule N 7 La mEme que la formule N 1 mais acide salicylique 9 parties Vulcanisation 17 minutes Résultats du test : Epaisseur calandrage 14/10ème de mm Densité de l'éprouvette avec tissu Nylon 0,69 Densité de l'éprouvette en seul produit de synthèse, sans tissu "Nylon" 0,63 Prise de poids en eau de l'éprouvette 165 mg Eau recueillie dans la chambre (exprimée en grammes) 130 g Formule N 8 La mme que la formule N 1 mais acide salicylique 12 parties Vulcanisation 60 minutes Résultat du test :: Epaisseur calandrage 14/10ème de mm Densité de l'éprouvette avec tissu 'Nylon" 0,66 Densité de 12 éprouvette en seul produit de synthèse, sans tissu "Nylon" 0,61 Prise de poids en eau de l'éprouvette 206 mg Eau recueillie dans la chambre, exprimée en grammes 750 g Formule N0 9 La même que la formule N 1 mais acide stéarique 15 parties acide salicylique o Résultat du test :: Epaisseur calandrage 14/10ème de mm Densité de l'éprouvette avec tissu Nylon 0,73 Densité de l'éprouvette en seul produit de synthèse, sans tissu Nylon 0,66 Prise de poids en eau de l'éprouvette 146 mg Eau recueillie dans la chambre, exprimée en grammes ' O g Og Formule N 10 La même que la formule N 1 mais acide stéarique 15 acide salicylique 0,5 Résultat du test : : Epaisseur calandrage 14/40ème de mm Densité de l'éprouvette avec tissu Nylon 0,72 Densité de ltéprouvette en seul produit de synthèse, sans tissu Nylon 0,66 Prise de poids en eau de l'éprouvette 146 mg Eau recueillie dans la chambre O Formule N 11 La mme que la formule N 1 mais acide stéarique 15 acide salicylique 3 Résultat du test :: Epaisseur calandrage 14/10ème de mm Densité de 11 éprouvette avec tissu Nylon 0,72 Densité de ltéprouvette en seul produit de synthèse, sans tissu "Nylon" 0,66 Prise de poids de l'éprouvette 160 mg Eau recueillie dans la chambre O On remarquera que,dans les mélanges donnés à titre d'exemples, on ne recueille pas d'eau dans la chambre dans les mélanges 1, 2, 3, 4, 5, 9, 10 et il qui, pour lesdits mé mais, langes, ne font pas partie de lrinvention,/par contre, dans les mélanges 6, 7 et 8 où la teneur en acide salicylique est respectivement de 6, 9 et*12 et qui, pour lesdits mélanges, font partie de l'invention, l'eau commence à passer. On recueille pour le mélange 6 : 90 g d'eau dans la chambre On recueille pour le mélange 7 : 130 g d'eau dans la chambre ; On recueille pour le mélange 8 : 750 g d'eau dans la chambre. Ainsi donc, il semble prouvé d'une façon claire et nette que la présence de l'acide salicylique, dans des proportions nettement supérieures à 0,5 partie en poids pour 100 parties en poids de caoutchouc, est indispensable à l'éclatement des cellules et que lorsque le tauz de la teneur en acide salicylique croit, le passage de l'eau dans ltéprou- vette croit parallèlement. On remarquera, en outre, à ce propos, que,dans la formule NO .9 ne comportant pas diacide salicylique, mais comportait 15 parties d'acide stéarique pour 100 parties de caoutchouc, il n'est pas recueilli d'eau dans la chambre. On remarquera également qae,dans la formule N0 10, comportant 0,5 partie d'acide salicylique et 15 parties d'acide stéarique, il n'est pas recueilli d'eau dans la chambre. On remarquera également que,dans la formule NO Il comportant 2 parties diacide salicylique et 15 parties d'acide stéarique, on ne recueille pas d'eau dans la chambre. Il est ainsi prouvé que, dans les exemples donnés, pour des mélanges à haute densité, une structure cellulaire ouverte ne peut pas être obtenue par introduction de 0,5 partie et mme de 3 parties en poids d'acide salicylique par rapport à 100 parties en poids de caoutchouc, même en présence de 15 parties en poids d'acide stéarique. En effet, l'acide salicylique à ces doses ne produit pas du tout ltexplosion nécessaire à l'éclatement des cellules, même en présente de 15 parties d'acide stéarique jouant pourtant le r8le d'activateur puissant. On sait que le phénol en présence des vapeurs nitriques émanant de la dinitroso-pentaméthylène-tétramine (Vilcasel BN) crée jdu di- ou tri-nitrophénol qui est un explosif et que vraisemblablement ce sont bien des micro-explosions qui se produisent provoquant l'éclatement des cellules. En effet, s'il n'y a pas d'acide salicylique, il n'y pas de phénol, donc pas de di- ou de tri-nitrophénol, donc pas plus d'explosions que d'éclatement des cellules et par conséquent pas d'eau dans la chambre, et aucune perméabilité du produit cellulaire final qui est donc à cellules fermées et non ouvertes.En effet, plus croit la dose d'acide salicylique, plus croit également la dose de phénol et plus 11 éclatement des cellules est important, plus liteau passe au travers de l'éprouvette. On observe le même phénomène sur les éprouvettes prélevées sur les plaques moulées selon les techniques de micro-cellulaires. Des mélanges analogues à ceux donnés à titre d'exemples peuvent servir aussi bien à la fabrication de plaque telle qu'elle vient dSetre décrite, selon la technique des expansés ou semi-expansés, qu'à la technique dite des microcellulaires qui consiste, de façon connue, à remplir le moule avec une feuille calandrée d'une épaisseur légèrement supérieure à l'épaisseur du moule, l'expansion de la plaque et l'éclatement des cellules se faisant, elles, brutalement à l'ouverture de la presse et du moule. Les expériences réalisées le confirment. Les mêmes tests réalisés sur des éprouvettes prélevées sur de très beaux cuirs naturels pleine fleur, en provenance des trois meilleures tanneries françaises, à savoir: DUPIRE - SOVOS et v ANT, ont donné les résultats suivants VAILLANT SOVOS 1 DUPIEZ 1.1.2.2.3. 1.1.2.2.3 1.1.2.2.3 1.2.1.2.2 1.1.2.2.2 Densité 0,69 0,69 0,69 0,42 0,61 Poids de ltéprou- vette avant 2,685 g 1,490 g 1,690 g 2,297 g 1,232 g l'épreuve Prise de poids de l'éprou- vette 4::54mg 969 mg 1,353 g 1,703 g 28 mg Poids de l'eau re cueillie dans lté- prouvette 0 0 160 g 170 g O Epaisseur en Oème I de mm 18/10 18/10 18/10 21/10 11/10 Les références indiquées portant des numéros de 1 à 3 sont celles marquées sur les cuirs par les tanneurs eux-mmes. Ces références, d'après les tanneurs eux-mmes sont exactement celles de la fiche technique CTC publiée par les fabricants de chaussures et de maroquinerie. Ces cuirs sont précisément, entre autres, ceux qui ont subi nos tests de spongiosité et de perméabilité. On remarquera que,dans trois cas sur cinq,le cuir naturel ne laisse pas du tout passer d'eau et que par ailleurs les éprouvettes en cuir naturel absorbent un poids d'eau pouvant presque atteindre le propre poids de l'éprouvette, alors que les produits de synthèse, selon les tests cltés plus haut absorbent au plus 206 milligrammes, soit de 7 à 10 fois moins d'eau que le poids de l'éprouvette. Remarquons également queoselon diverses expériences, les cuirs naturels absorbant entre 28 et 690 milligrammes sont strictement imperméables à l'eau et peuvent être imperméables à l'air, alors que le produit de synthèse (cas formules 6, 7 et 8) absorbant entre 165 et 206 milligrammes d'eau laisse passer de 90 à 750 g d'eau. Les produits de synthèse selon l'invention sont donc bien des produits cellulaires à cellules ouvertes et Inter-communicantes qui 1'respirent:: malgré leur haute densité et de plus leur perméabilité ,Indiquée par la quantité dteau recueillie à travers une éprouvette dans le test de perméabilité indiqué ci-dessus, peut entre réglée à volonté. De même, peut entre réglée à volonté la spongiosité. C'est un des graves inconvénients de certains cuirs naturels que d'absorber beaucoup d'eau. En effet, comme chacun le sait, un cuir soumis au contact de liteau en absorbe souvent beaucoup. Il faut le faire sécher souvent à la chaleur, on risque ainsi de le racornir et de le rendre cassant. Il n'a été décrit jusqu'ici pour la fabrication du produit de synthèse faisant l'objet de la présente invention que les techniques classiques de moulage, ne faisant pas appel à l'injection. Les mêmes résultats sont obtenus, notamment - Pour les duromères thermodurcissables, caoutchouc, etc., dont les mélanges sont fabriqués comme tous les mé- langes caoutchouc, ainsi que décrit plus haut par des procédés connus On introduit des mélanges froids de préférence, dans la machine à injection, les memes réactions chimiques que celles précédemment décrites et faisant l'objet de l'invention se produisent suivant la température qui règne dans la tette d'injection) ou à la sortie de la texte d'injection, On peut aussi interrompre l'injection au moment où llon a introduit dans le moule chaud un volume calculé de mélange chaud pour que se produisent encore dans le moule lui-rme1 iuie expan- sion du mélange, la formation des cellules, leur éclatement et, finalement, que le produit de synthèse obtenu, faisant l'objet du présent brevet d'invention, soit à volonté, per- méable à l'eau et à ltair On peut également utiliser une machine d'injection extrudeuse servant à la fois à l'injection et à la formation de nappes continues à ltépaisseur désirée. Pour les plastomères, la technique est en fait similaire. On ajoute au compound de plastomère au cours de sa fabrication dans des mélangeurs de type connu avec des moyens connus, fibres, charge et selon l'invention par exemple du dinitrosopentaméthylène-tétramine (Vulcacel BN) et de l'acide salicylique à doses convenables. Mais, comme chacun le sait, la fabrication des produits finis se fait toujours par injection et par l'intermédiaire de matériels et de moyens connus tels que calandres, extrudeuses, machines à injection et moules.Lorsque les compounds, introduits froids ou tièdes dans les machines à injection ou les extrudeuses, passent dans la tête à injection, la température de la titre d'injection est calculée pour que, au moment ou aussitet après ladite injection, se forment les cellules et leur éclatement, de façon à ce que les compos,pendant ou après injection, deviennent microcellulaires à cellules ouvertes. Dans le cas particulier d'injection dans un moule, la formation des cellules et leur éclatement se produisent, soit dans la tette d'injec- tion, soit à sa sortie, soit dans le moule lui-mtme, qui peut d'ailleurs n'être que partiellement rempli. De meme que pour créer l'éclatement des cellules ou leur inter-communication, on a mis en présence à un instant T et à une température t, dans l'exemple choisi, du phénol C6 H5 OH et des vapeurs nitreuses, de même peut-on provoquer également l'éclatement des cellules en mettant en présence à un instant Tx et à une température tx du glycérol à triple fonction alcool et de 11 acide nitrique (vapeurs nitreuses r;O2) rour obtenir du trinitrate de glycérol ou niJrozlycé- rine, à condition que la température de réticulation soit supérieure à celle de l'explosion. En effet par action de l'acide nitrique (de vapeurs nitreuses) sur le glycérol, on estérifie les trois fonctions alcool du glycérol ou glycérine et l'on obtient le trinitrate de glycérol ou nitroglycévine. De même, peut-on, dans les mêmes conditions, obtenir du dinitronaphtalène ou benzobenzène par réaction de l'acide nitrique sur le naphtalène. On obtient d'abord un dérivé mononitré en a puis, par nitration plus poussée, un mélange de dérivés di-nitré 1-5 et 1-8 : le dinitronaphtalène. La liste serait longue à compléter. Ainsi pourrait-on, par exemple, obtenir de l'hexagène par action de l'acide nitrique sur lthexaméthylène-tétramine à condition que la température de réticulation soit supérieure à celle de ltex- plosion. On pourrait ainsi également, par exemple, provoquer la formation de - hydrate d'hydrazine - diaminobenzène - triaminobenzène - tétryle - triphénylméthyle, etc. Ceci, bien entendu,à condition que les micro-explosions se produisent à une température inférieure à celle choisie de la réticulation des duromères (ou plastomères) telle que celle de 1500C dans l'exemple cité plus haut et à une température au moins égale ou supérieure à celle de la formation des cellules. Le produit final obtenu par le procédé faisant ltobjet de la présente invention permet d'équiper les filtres industriels à base de duromères ou plastomères de grande solidité et de grande efficacité. Il est évident que les exemples de formules de compositions indiqués dans le présent mémoire descriptif' ne sont donnés qu'à titre illustratif et que les proportions de dinitrosopentaméthylène-tétramine et celles de l'acide salicylique peuvent varier suivant la nature et la quantité des autres ingrédients entrant dans la composition. L'homme de l'Art peut déterminer les proportions de ces deux agents à utiliser dans le cadre de la présente invention à l'aide du dispositif de mesure de la spongiosité et de la perméabilité indiqué au cours de la présente description. REVEEDICAXIONS 1. Procédé pour la fabrication dlun corps cellulaire ou microcellulaire à cellules ouvertes et intercommunicantes par chauffage d'une composition contenant un agent se décomposant sous 11 effet de la chaleur avec formation de gaz, caractérisé en ce que cette composition contient également, réagissant aussi sous effet de la chaleur, soit des ingrédients qui forment un explosif, soit l t explosif lui-même qui explose in situ à une température égale ou supérieure à celle où commence la formation des cellules ou microcellules et en tous cas inférieure à celle de la réticulation. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'explosif est produit par réaction d'un premier ingrédient se décomposant sous 11 effet de la chaleur avec formation de gaz et de vapeurs nitreuses avec un second ingrédient présent dans une proportion suffisante pour se de composer sous réaction de la chaleur avec formation de dérivé aromatique. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le premier ingrédient est la dinitrosopentsméthylène- tétramine. 4. Procédé selon la revendication 2, caraetérisé en ce que le second ingrédient donne par décomposition du phénol. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2, 3 ou 4, caractérisé en ce que le second ingrédient est l'acide salicylique, 6. Procédé selon les revendications 3 et 5, caractérisé en ce que les proportions de dinitroso-pentaméthylène-té- tramine et d'acide salicylique sont respectivement comprises entre 1 et 15, de préférence de 3 à 10 pour le premier et entre 1 et 15 de préférence de 3 à 9 parties en poids pour 100 parties en poids de caoutchouc pour le second dans la compo- sition de départ. 7. Procédé selon la revandication 1, appliqué à la technique connue sous le nom de cellular ou expansés ou semi-expansés, caractérisé en ce que la composition contient comme produit de base un duromère et que l'on introduit, à un taux de remplissage élev dans un moule, ladite composition, que ce moule est chauff sous pression à une température déterminée pendant une dut-s également déterminée et qu'après le moulage, le produit obtenu est un produit cellulaire à cellules ouvertes et intercommunicantes dont la densité est relativement élevée et de meme ordre de grandeur que celle du cuir naturel bien qu'il soit à cellules ouvertes et intercommunicantes. 8. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la composition contient comme produit de base un duromère et que l'on introduit dans un moule ladite compo- sition de façon à remplir ledit moule selon la technique connue de fabrication des microcellulaires, que ce moule est chauffé sous Pression à une température donnée et pendant un temps donné permettant la réticulation de ladite composition et qu'après démoulage suivi de l'expansion brutale le produit obtenu est un produit microcelllilaire dont la densité peut être relativement élevée et du même ordre de grandeur que celle du cuir naturel, bien qu'il soit à microcellules ouvertes et intercommunicantes. 9. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la compositionss qui peut être à base de duromère ou de plastomère, est, ou introduite directement dans une calandre ou introduite dans une extrudeuse et extrudée sous forme d'une nappe continue ou introduite dans une machine à injection d'où elle sort soit directement sous forme de nappe continue, soit pour entrer dans un moule qu'elle remplit complètement ou non selon la technique choisie, la calandre ou ltextrudeuse ou la machine à injection étant chauffée à température convenable et la vitesse de passage de la composition étant réglée de façon à ce que puissent se produire la formation des cellules ou microcellules, leur éclatement sous'effet de l'ex- plosion et, enfin, dans le cas d'une composition à base de durosère, la réticulation de la composition. 10. Produit de synthèse cellulaire ou microcellulaire à cellules ouvertes et intercommunicantes obtenu selon l'une quelconque des revendications précédentes. 11. Produit de synthèse cellulaire ou microcellulaire à cellules ouvertes et intercormunicantes obtenu selon ltune quelconque des revendications 7, 8, ou 9 à partir d'une composition dont l'ingrédient de base est un duromère (caout choucs, matières thermodurcissables, etc0). 12. Produit de synthèse cellulaire ou microcellulaire à cellules ouvertes et intercommunicantes obtenu selon le procédé de la revendication 9 à partir d'un plastomère (matières thermoplastiques, etc.). 13. Application des produits selon l'une quelconque des revendications 10, 11 ou 12 comme produits de synthèse remplaçant le cuir naturel. 14. Application des produits selon l'une quelconque des revendications 10, 11 ou 12 comme produits de synthèse remplaçant les filtres domestiques et industriels existants. 15. Produit cellulaire à cellules ouvertes et intercommunicantes de densité inférieure à 0,50 obtenue selon la revendication I et caractérisé par le fait que pour faciliter l'éclatement des cellules leur intercommunication et la perméabilité du produit fini on introduit dans le mélange de duromére ou le compound de plastomère initial une quantité d'acide salycilique supérieure à 0,50 partie en poids par 100-parties en poids de duromère ou plastomôre.