La présente invention concerne généralement et a essentiellement pour objet un dispositif formant frein de ski ou analogue avec une plaque de base fixée au ski et avec une plaque marchepied ou pédale articulée à celle-ci au moyen d'un axe de pivot et placée sous l'action d'un ressort de redressement ou de rappel et dans ou sur laquelle, deux dards, tiges ou broches de frein sont montés respectivement dans deux paliers par leurs segments ou portions de fil métallique coudés, opposés aux palettes ou ailettes de frein et disposés parallèlement à celles-ci, de façon à pouvoir tourner autour des axes respectifs desdits segments ou portions de fil métallique.L'invention se rapporte aussi aux diverses applications et utilisations résultant de la mise en oeuvre d'un tel dispositif ainsi qu'aulx systèmes, ensembles, appareils, équipements et en particulier skis qui en sont pourvus. Les freins de ski connus de ce type (voir notamment la publication provisoire de demande de brevet fédéral allemand NO 3 040 920) étaient quelque peu compliqués dans leur structure ou montage, en ce sens que, pour le pivotement des deux dards, tiges ou broches de frein autour de leurs axes, au total quatre ressorts étaient nécessaires. Le pivotement était alors provoqué par le fait que des prolongements des segments ou portions, montés dans la plaque marchepied ou de pédale, des deux dards de freinage venaient en application contre des ressorts à lame ou contre des volets élastiques qui, lors du rabattement ou de l'abaissement de la plaque marchepied ou de pédale au pied, pivotaient vers celle-ci et faisaient ainsi tourner lesdits segments ou portions d'un angle donné à l'avance. Ceci avait cependant un certain inconvénient dans la mesure où l'angle de pivotement ou de rotation des dards de freinage changeait lors d'une usure des deux prolongements ou des volets. Dans le frein de ski selon le brevet américain NO 3 909 024, un chariot coulissant est guidé dans un boîtier en forme de U en section ou coupe longitudinale, dans lequel chariot est monté un axe transversal qui porte des palettes ou ailettes de frein à ses extrémités. Le chariot coulissant est accouplé à une mâchoire de sécurité déplaçable en translation contre la force antagoniste d'un ressort.Si la chaussure ou botte de ski est alors introduite dans la fixation, la mâchoire de sécurité et le chariot coulissant sont repoussés contre la force du ressort et, simultanément, les deux palettes de frein sont entraînées en pivotement, au moyen de butées sur le boîtier, pour les amener de leur position verticale de freinage à une position horizontale de disponibilité ou d'attente prête à l'emploi, dans laquelle elles se trouvent toutefois à l'extérieur du contour du ski, regardé en vue de dessus du ski. Dans un autre mode de réalisation décrit dans le même document imprimé et qui ne possède qu'une seule palette de frein, un moyeu est monté de façon tournante sur une cheville éventuellement verticale, solidaire du ski, lequel moyeu est placé sous l'influence d'un ressort enroulé. Sur le moyeu est implanté , en direction radiale et parallèlement à la face supérieure du ski, un axe sur lequel un arbre creux, qui porte une palette de frein, est monté de façon tournante. Cet arbre creux porte en outre un pignon ou une roue dentée conique qui engrène avec un segment ou secteur denté fixé au ski.En outre sur l'axe du pivot, s'étendant radialement par rapport à la cheville, est fixé un mentonnet ou une came de commande qui coopère avec l'extrémité de l'une des branches du chariot coulissant longitudinal, en forme de IJ en vue de dessus, guidé sur deux côtés opposés ou en regard. Si le chariot coulissant est alors déplacé en translation, la palette de frein passe de sa position verticale de freinage se trouvant à côté de la face latérale du ski, a une position de disponibilité ou d'attente, prête à ltemploi, se trouvant au-dessus du ski. Ce genre de commande est compliqué dans sa structure ou son montage et par conséquent coûteux et est en outre aussi susceptible de dérangements ou de perturbations en raison du guidage non protégé. Enfin, la publication provisoire de demande de brevet fédéral allemand NO 2 707 769 révèle une fixation de ski pourvue d'un frein de ski et dans laquelle le frein de ski est constitué par un étrier en forme de U monté, par sa portion transversale, dans le boîtier de la fixation et qui est placé sous l'influence d'un ressort à branches tendant à le faire pivoter pour l'amener dans la position de freinage. Pour le soulèvement de l'étrier au moyen d'un levier manuel, d'une manette ou analogue, différentes possibilités sont proposées. Dans une forme d'exécution, une pièce d'entraînement, avec une denture qui engrène avec le segment ou secteur denté du levier manuel, est montée sur la portion transversale de l'étrier. Le frein de ski, conforme à ce document imprimé, présente l'inconvénient que, dans la position de skiage ou de course, les palettes de frein, en vue de dessus du ski, se trouvent extérieurement au contour du ski. L'invention se donne pour but d'éliminer les inconvénients des modes de réalisation connus et de créer un frein de ski du genre mentionné au début, qui soit simple dans sa fabrication et fiable ou sûr dans son fonctionnement et dans lequel, les deux palettes de frein se trouvent, dans la position de skiage ou de course, audessus de la face supérieure du ski, sans que l'angle de pivotement se modifie ou varie lors d'un usage prolongé. Cet objectif est atteint, conformément à l'invention, surtout par le fait que chacun des deux dards de freinage porte, dans sa région ou portion éloignée de la palette de frein, un pignon ou une roue dentée qui engrène respectivement avec une crémaillère qui, de son côté, est montée ou fixée respectivement dans un plan s'étendant en direction longitudinale du ski et normal à la plaque de base, soit sur la plaque de base ou alors sur un volet, lequel est articulé à l'axe de pivot. Grâce à ce dernier mode de réalisation, l'engrenage est particulièrement protégé et le mécanisme de pivotement ou d'oscillation pour les dards de freinage logé de façon protégée. Evidemment, les crémaillères, rigoureusement parlant, devraient avoir la forme de segments dentés. Comme l'angle de pivotement est cependant relativement petit et en outre du jeu existe entre les dents des pignons et les crémaillères, il est plus favorable, relativement aux frais de fabrication, que, selon une autre caractéristique de l'invention, les deux crémaillères correspondent à des tangentes à un cylindre circulaire fictif ou imaginaire dont l'axe est formé par l'axe géométrique central ou médian de l'axe de pivot. Il serait évidemment concevable d'abandonner le volet à la seule influence de la gravité ou de son poids propre, qui tend à faire pivoter le volet en l'éloignant de la plaque marchepied formant pédale. Ceci pourrait cependant conduire à ce que le volet reste parfois accroché ou suspendu à la plaque marchepied formant pédale. Pour empêcher cela, l'invention prévoit en outre que le volet soit placé sous l'influence d'au moins un ressort à branches ou analogue tendant à le faire pivoter de manière à l'écarter de la plaque marchepied formant pédale, lequel ressort est de préférence monté sur l'axe de pivot et que l'angle de pivotement du volet soit limité par une saillie qui est associée à une butée sur la plaque marchepied formant pédale. De cette manière, il est possible de réaliser aussi bien la plaque marchepied formant pédale qu'également le volet sensiblement en forme de cuvette et d'enfermer ou d'entourer les pignons ainsi que les crémaillères des deux éléments à la manière d'un boîtier. Il s'est avéré particulièrement avantageux du point de vue de la fabrication que, selon un autre développement de l'invention, les deux crémaillères soient réalisées en une seule pièce avec les parois latérales du volet réalisé sensiblement en forme de cuvette. Ceci entraîne en outre une certaine économie de matière car les dents des crémaillères peuvent être taillées simplement dans les parois latérales du volet en forme de cuvette. Il n'est évidemment pas absolument nécessaire d'écarter par pivotement le volet lui-même de la plaque marchepied formant pédale par un ressort. Les deux dards de freinage pourraient plutôt, selon une autre caractéristique de l'invention, être placés sous l'influence de ressorts à branches qui tendent à les faire tourner, par le fait que, finalement, sur les deux dards de freinage sont montés ces ressorts à branches dont l'une des branches est fixée à la plaque marchepied formant pédale et l'autre branche est fixée au dard de freinage et que, pour la limitation de l'angle de rotation ou de pivotement des dards de freinage, chacun de ceux-ci est pourvu d'un appendice auquel est associée une butée sur la plaque marchepied formant pédale, ou bien cependant des butées spéciales pourraient être prévues à cet effet. Par ces dispositions , l'action du ressort à branches, associé au volet, est assistée ou renforcée. La disposition précitée peut cependant aussi remplacer le ressort à branches associé au volet. Il serait enfin possible, selon une autre proposition de l'invention, de renoncer au volet et de fixer les deux crémaillères directement à la plaque de base. Bien que ce mode de réalisation soit sensiblement meilleur marché que le mode de réalisation avec le volet, il n'est toutefois pas protégé contre le salissement ou l'encrassement et n'est pas aussi précis, en ce qui concerne l'angle de pivotement, que le mode de réalisation traité en premier lieu. L'invention sera mieux comprise et d'autres buts, caractéristiques, détails et avantages de celle-ci apparat- tront plus clairement à la lecture de la description explicative qui va suivre en se reportant aux dessins schématiques annexés donnés uniquement à titre d'exemple non limitatif illustrant un mode de réalisation spécifique actuellement préféré de l'invention et dans lesquels - la figure 1 représente une vue en coupe longitudinale suivant la ligne de section I-I de la figure 2, le contour de la plaque marchepied formant pédale étant tracé en lignes discontinues en traits interrompus; - la figure 2 est une coupe longitudinale selon la ligne de section II-II de la figure 3; et - la figure 3 représente une vue en coupe transversale suivant la ligne de section III-III de la figure 1. Le frein de ski représenté possède une plaque de base 2 à fixer sur la face supérieure d'un ski 1 et qui porte deux oeillets formant palier 3 dans lesquels est monté un axe de pivot 4 pour une plaque marchepied formant pédale 5. Cette dernière est sollicitée par un ressort de redressement ou de rappel non représenté. La plaque marchepied formant pédale 5 porte,sursa face inférieure, des paliers-supports 6 et 7 dans lesquels les portions coudées 8c de deux dards de freinage 8 sont montées de façon tournante mais sont immobilisées contre un déplacement en translation. Parallèlement aux portions 8c des deux dards de freinage 8 s'étendent respectivement deux portions ou tronçons 8a qui portent des palettes de frein 9. Les portions 8a et 8c sont reliées entre elles respectivement par une portion 8b s'étendant transversalement à l'axe longitudinal du ski 1.Les dards de freinage 8 portent chacun, dans leur zone ou portion éloignée de l'axe de pivot 4, respectivement un pignon ou une roue dentée 10 qui engrène avec une crémaillère Il disposée sensiblement verticalement par rapport à la plaque marchepied formant pédale 5. A l'axe de pivot 4 est articulé, outre la plaque marchepied formant pédale 5, encore un volet ou analogue 12. Celui-ci est réalisé sensiblement en forme de cuvette, auquel cas les deux crémaillères Il sont reliées aux parois latérales de la cuvette 12. Par ailleurs sur l'axe de pivot 4 sont montés encore deux ressorts à branches 13 qui tendent à faire pivoter le volet 12 de façon à l'écarter de la plaque marchepied formant pédale 5. A son extrémité, éloignée de l'axe de pivot 4, le volet 12 porte une saillie ou protubérance 14 qui est destinée à venir en application contre une butée 15 prévue sur le côté ou la face interne de la plaque marchepied formant pédale 5. Le fonctionnement du frein de ski représenté est le suivant Dans la position de freinage des deux dards de frein 8, les palettes de frein 9 s'étendent en saillie vers le bas au-delà de la face inférieure de glissement du ski 1 et la plaque marchepied formant pédale 5 se trouve dans la position relevée vers le haut par pivotement sous l'influence du ressort de redressement non représenté. Simultanément par la saillie 14 et la butée 15 est définie la position angulaire des deux dards de freinage 8 qui sont situés dans un plan commun. Si alors par une chaussure ou botte de ski non représentée de l'utilisateur est exercée une pression sur la plaque marchepied formant pédale 5, cette dernière est déplacée en pivotement, ensemble avec le volet 12, en direction de la plaque de base 2 Jusqu'à ce que le volet vienne à reposer sur la plaque de base. Si alors la pression, exercée par la chaussure ou botte de ski, est renforcée ou augmentée, il se produit un mouvement relatif entre le volet 12 reposant sur la plaque de base 2 et la plaque marchepied formant pédale 5. Ce mouvement relatif a cependant pour conséquence que les pignons 10 roulent sur les crémaillères Il et qu'ainsi les dards de freinage 8 sont déplacés par pivotement de 900.Les portions 8a des dards de freinage 8 parviennent ainsi alors, avec les deux palettes de frein 9, de leur position se trouvant à l'extérieur des faces latérales du ski 1 dans une position rentrée par pivotement , dans laquelle , elles sont situées au-dessus de la face supérieure du ski et à l'intérieur du contour du ski. La position de départ de skiage ou de course pour le frein de ski est ainsi obtenue. Si, cependant, la chaussure ou botte de ski quitte la face supérieure du ski et ainsi le frein de ski, la plaque marchepied formant pédale 5 peut pivoter dans le sens de rotation des aiguilles d'une montre sur la figure 2, sous l'influence de son ressort de redressement ainsi que des ressorts à branches 13. Simultanément sous l'influence des deux ressorts 13, le volet 12 , qui continue d'abord à s'appliquer contre la plaque de base 1, est déplacé par pivotement en s'écartant de la plaque marchepied formant pédale 5, ce qui a pour conséquence un déplacement roulant des pignons 10 sur les crémaillères 11. De ce fait, cependant, les deux palettes de frein 9 sont déplacées par pivotement, ensemble avec les portions 8a, de 900 vers l'extérieur, de sorte qu'elles viennent à être situées à l'extérieur des faces latérales du ski. Dès que ceci est atteint, le mouvement pivotant de la plaque marchepied formant pédale 5 est poursuivi Jusqu'à ce que les deux palettes de frein 9 ait atteint la position de freinage. L'invention n'est évidemment aucunement liée à l'exemple de réalisation représenté dans le dessin et décrit précédemment. Différentes modifications de celui-ci sont plutôt possibles sans sortir du cadre de l'invention. il serait par exemple possible de monter chaque dard de freinage dans trois paliers au lieu de deux , auquel cas le palier central se trouverait directement à côté du pignon et empêche, de cette manière, une flexion du dard de freinage tandis qu'un mouvement doux ou une rotation douce de chaque dard de freinage est assuré. REVENDICATIONS 1.- Dispositif formant frein de ski avec une plaque de base susceptible d'être fixée au ski et avec une plaque marchepied formant pédale articulée à celle-ci au moyen d'un axe de pivot et placée sous l'action d'un ressort de redressement, et dans ou sur laquelle, deux dards de freinage sont montés respectivement dans deux paliers par leurs portions en fil métallique coudées opposées aux palettes de frein et disposées parallèlement à celles-ci, de façon à pouvoir tourner autour des axes desdites portions en fil métallique, caractérisé en ce que chacun des deux dards de freinage (8) porte, dans sa région (8c) éloignée de la palette de frein (9), un pignon (10) qui engrène respectivement avec une crémaillère (11) qui est, de son côté, montée respectivement dans un plan s'étendant dans la direction longitudinale du ski (1) et normal à la plaque de base (2), soit sur la plaque de base ou alors sur un volet (12) qui est articulé à l'axe de pivot (4). 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les deux crémaillères (11) correspondent à des tangentes à un cylindre circulaire fictif ou imaginaire, dont l'axe est formé par l'axe géométrique central de l'axe de pivot (4). 3.- Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le volet (12) est placé sous ltin- fluence d'au moins un ressort à branches (13) ou analogue tendant à le faire pivoter de façon à l'écarter de la plaque marchepied formant pédale (5) et qui est de préférence monté sur l'axe de pivot (4), et en ce que l'angle de pivotement du volet (12) est limité par une saillie (14) à laquelle est associée une butée (15) sur la plaque marchepied formant pédale (5). 4.- Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que les deux crémaillères (11) sont réalisées en une seule pièce avec les parois latérales du volet (12) réalisé sensiblement en forme de cuvette. 5.- Dispositif selon au moins l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que sur les deux dards de freinage (8) sont montés des ressorts à branches (13) dont l'une des branches est fixée à la plaque marchepied formant pédale (5) et dont l'autre branche est fixée au dard de freinage (8) et en ce que pour la limitation de l'angle de pivotement des dards de freinage (8), chacun de ceux-ci est pourvu d'un appendice auquel est associée une butée sur la plaque marchepied formant pédale (5).