La présente invention, due à M. François PRUVOT, se rapporte à un palier du type roulement à billes destiné à des montages de haute précision et à des charges relativement faibles, telles qu"on peut en rencontrer à itocos- sion d'usinages de finition sur une machine-outil. Le roulement objet de la présente invention est de plus d'une haute rigidité et capable de vitesses très élevées. Il existe de nombreux types de roulements et procédés de montage de roulements utilisés pour les broches de machines-outils, aussi cette description sera-t-elle limitée à quelques types particuliers, afin de mettre en évidence les défauts de certains roulements et montages qui sont éliminés par la présente invention. Les seuls roulements à billes à être pratiquement utilisés pour les broches de machines-outils sont les roulements à billes dits "à contacts obliques" (à lSexception des butées, qui ne sont pas du domaine de la présente invention). Ces roulements peuvent etre montés de différentes manières : en montage simple, en montage double dos à dos, face à face, etc., chaque type de montage étant l'objet de nombreuses variantes. Un montage de broche connu a un inconvénient très grave. En effet, si les roulements ne sont pas précontraints, la broche possède du jeu et sa précision est insuffisante pour qu'elle puisse équiper une machine de finition. Si les roulements sont précontraints, etest-à-dire quten ltabsence de charge extérieure les roulements reçoivent quand même une certaine charge, du fait des cotes des composants de la broche, un inconvénient très grave se fait jour. On peut démontrer que, lors du démarrage de la broche, les billes chauffent beaucoup plus vite que les bagues intérieure et extérieure du roulement. En effet, elles sont d'une masse beaucoup plus faible, alors qutelles reçoivent sensiblement la moitié de lténergie perdue dans le roulement. Si les billes chauffent, leur diamètre augmente, donc leur précontrainte dimensionnelle augmente, ce qui augmente la charge qutelles reçoivent, donc la chaleur dissipée augmente et leur diamètre augmente encore plus, etc. I1 est facile de montrer que l'on trouve dans certains cas un équilibre de température stable et que dans autres, beaucoup plus fréquents, il y a instabilité thermique. Le retour à la stabilité ne peut se faire que s'il y a modification des échanges thermiques - ce qui n'est pas le cas général ou modification de la contrainte donc, dans le cas simple , dilatation en longueur dtun autre élément tel que la broche elle-m8me et dilatation diamétrale du corps de broche. Malheureusement, du faut { nrs masses importantes, ces dilatations prennent un temps très long, de l'ordre de une heure ou plus.Pendant ce temps, les contraintes que subit le corps roulant peuvent etre très élevées, ce qui peut en réduire considérablement la durée de vie. Parfois même, ces contraintes résultent en une déformation permanente des billes et/ou des bagues de roulement, avec le double inconvénient de rendre sa vie très courte et sa qualité de guidage très mauvaise. Jusqu'à présent, peu a été fait dans les roulements à billes pour éviter ces inconvénients importants. Par contre, les constructeurs de machinesoutils et les autres constructeurs de mécanismes précis et performants ont réalisé des montages permettant de diminuer, sinon de supprimer, les inconvénients signalés plus haut. Nous ne pouvons tous les décrire, mais nous en décrivons deux, tous les autres pouvant être considérés comme des variantes. Selon un montage plus simple, le roulement arrière de broche est monté normalement sur la broche, mais sa bague extérieure est montée coulissante dans un alésage du corps de broche. Quand le corps roulant chauffe, il peut alors, théoriquement du moins, faire déplacer la bague extérieure contre ies ressorts. Si ceux-ci sont assez longs et puisqué ces déplacements sont faibles, la charge sur les billes peut être considérée comme constante. De mimez quand, plus tard, la broche s'allonge, les ressorts continuent de maintenir constante la charge sur les billes, donc la rigidité du roulement. Une telle solution est théoriquement idéale, mais elle a en fait des défauts graves. La bague extérieure du roulement doit coulisser avec un jeu très faible si on ne veut pas nuire à la qualité de la broche. La précision de réalisation du corps de broche est donc grande et son court est élevé. De plus, ce jeu faible peut etre colmaté ou 'gommé" et, après un certain temps, le roulement ne peut plus coulisser et on a à nouveau les inconvénients cités précédemment. Enfin, un inconvénient encore plus grave est que, du fait du jeu, la conduction thermique entre bague extérieure du roulement et corps de broche n2est pas très bonne. A la mise en route de la broche, la bague extérieure du roulement, qui est de faible masse, s'échauffe très rapidement (éventuellement plus vite même que les corps roulants), se dilate et se bloque dans le corps de broche. Elle ne retrouve sa liberté que longtemps après, quand le corps de broche est sensiblement à la même température qutelle. On a donc à nouveau les mimes inconvénients que ceux signalés précédemment.Pour éliminer tous ces inconvénients, les deux roulements avant peuvent être montés en tandem et le roulement arrière sera solidaire d'une bague qui peut coulisser sans jeu, ou même légèrement précontrainte dans le corps de broche, par lXintermédiaire dtune douille à billes. Cette douille à billes supprime presque les frottements er même temps que les jeux, mais on vcit bien que ce système est cher. La multiplicité des pièces rend indispensables, si Iron veut maintenir une haute précision, des tolérances d'usinage très serrées. Les roulements actuels, même quand ils sont montés fixes, nécessitent aussi de grandes précautions. Par exemple, on voit que la broche,sur laquelle est montée la bague intérieure du roulement, doit avoir un diamètre très précis et des défauts de forme très faibles, sous peine de déformer les bagues intérieures, donc les pistes de roulement des billes. Ceci n2est en général pas un inconvénient grave, car il est facile d'obtenir par rectification une broche de bonne qualité. I1 n'en est pas de m8me du corps de broche qui reçoit les bagues extérieures des roulements, car son alésage est généralement réalisé par alésage à ltoutil. Or, le jeu de montage doit être nul, si bien que la réalisation est extr8mement difficile et coûteuse (on peut avoir à roder les alésages avec des rodoirs à main, ce qui est une opération difficile et longue). La conception et le montage actuels des roulements à billes entrainent un autre inconvénient. En admettant qu'avec un montage du type connu, on ait réussi à supprimer les variations de charge non désirées sur les billes, il reste néanmoins un problème de déplacement axial de la broche. En effet, pendant la période de chauffage rapide des billes des roulements avant, la broche devra se déplacer vers l'arrière. Au fur et à mesure que la broche chauffera, donc se dilatera diamétralement, la broche se déplacera aussi vers 12arrière à l'opposé, si le corps de broche chauffe, il entraine un déplacement de la broche vers l'avant. Le déplacement dû à la dilatation des corps roulants se fera assez vite.Par contre, plusieurs heures pourront être nécessaires pour que le mouvement axial du à la dilatation de la broche et du corps de broche se stabilise. Les déplacements entraînent des variations de position axiale de l'usinage réalisé, ce qui est souvent inacceptable. Enfin, nous pouvons citer encore un inconvénient des roulements utilisés actuellement : on voit que ltéchauffement dA au roulement des billes dans les bagues se transmettra à la machine par l'intermédiaire du corps de broche. I1 est bien connu que cet échauffement entraîne pour les broches rapides des dilatations et déformations qui ngisent à la précision des pièces usinées avec la broche. Tous ces inconvénients, comme nous l'avons montré et comme nous le montrerons plus loin, sont en grande partie dus à la conception même des roulements. Or, il a paru jusqu'ici que celle-ci ne pouvait pas être changée du fait que les roulements sont des organes pour lesquels il existe une norma lisation mondiale. On a pu affranchir dans certains cas de cette normalisatiai, comme cela a été montré dans le brevet français 2224 014, mais cela limite l'utilisation du roulement à des cas spéciaux et interdit son interchangeabilité avec des roulements normaux. L' invention a pour objet principal un roulement à billes de haute précision dont l'encombrement peut être identique à celui des roulements normalisés actuels. Le roulement à billes qui sera décrit ci-après, bien que d'une précision au moins aussi élevée que celle de tous les roulements actuels connus, nécessite une beaucoup plus faible précision de réalisation et de montage. En particulier, le logement de bague extérieur dans le corps de broche sera d'une tolérance beaucoup plus facile à réaliser que pour les roulements actuels, et le montage du roulement sera plus aisé. Le roulement objet de l'invention, à rigidité et à encombrement égaux à ceux dtun roulement traditionnel, consommera beaucoup moins d'énergie et diminuera de ce fait l'importance des problèmes d'échauffement, donc de dilatation tant axiale que radiale. Un autre objet de la présente invention sera de permettre la réalisation dtun roulement qui diminue la transmission de la chaleur produite aussi bien à la broche quand corps de broche, ceci indépendamment du fait qutil produit moins de chaleur. Un autre objet de la présente invention sera la possibilité de production économique du dit roulement, dont on montrera que les matériaux qui le composent peuvent être moins chers que pour les roulements traditionnels, que les procédés de fabrication sont plus économiques et la quantité de matière, à dimensions égales, plus faible; Le dit roulement pourra de plus avoir une réserve incorporée de lubrifiant, sans pour autant nécessiter un mode de construction étanche. Enfin, nous montrerons que le roulement, objet de ltinvention,peut améliorer le facteur d'amortissement du palier, sans pour autant augmenter sa consommation d'énergie de mise en rotation. Autres avantages de l'invention apparaitront au cours de la description en référence au dessin annexe, dans lequel : - la figure 1 représente le roulement selon l'invention avec la bague inté rieure isolée, des billes de petit diamètre disposées près dsun bord du roulement, et la bague extérieure en tôle d'acier mince, - la figure 2 représente un autre moyen d'isoler thermiquement la bague inté rieure du roulement selon l'invention et la broche, - la figure 3 représente une variante du roulement selon l'invention comportant 2 rangées de billes et capable de supporter des charges axiales dans les deux sens, - la figure 4 représente la section dite roulement selon l'invention comportant un obturateur, une réserve de lubrifiant et des trous d'arrivée de lubrifiant, - la figure 5 représente une application de l'invention à un roulement à galets cylindriques, - la figure 6 représente un roulement selon l'invention avec une bague exté rieure en deux parties assemblées par brasure ou soudure. On peut démontrer que la rigidité d'une bille qui est pressée entre deux surfaces, planes par exemple, est proportionnelle à la puissance 1/3 du produit de la charge qu'elle reçoit par le diamètre de la bille. Or, pour que la contrainte de la bille soit constante, celle-ci doit être proportionnelle au carré de son diamètre, cXest-à-dire qu'à la fin, la rigidité de la bille, à contrainte constante, est proportionnelle à son diamètre. Cela signifie donc qu'à contrainte constante, une bille de diamètre D possède la même rigidité que n billes de diamètre D/n. Or, cela a pour résultat que, pour un diamètre moyen de roulement donné, on pourra avoir n fois plus de corps roulants de diamètre D/n que de corps roulants de diamètre D.De plus, conformément à ce que nous avons vu précédemment, les deux roulements auront la même rigidité. Cependant, on sait par ailleurs que la capacité du roulement avec corps roulants plus petits sera moins grande. Cela est la raison pour laquelle on essaie, en règle générale, d'avoir les billes les plus grosses possibles. Or, si l'on sait empecher que la charge devienne trop importante, on voit qu'on aura inté rêt à avoir des billes de petit diamètre. Une caractéristique du roulement selon l'invention sera donc avoir des billes de relativement petit diamètre. Pour donner un ordre de grandeur, elles seront en général au moins trois fois plus petites que celles d'un roulement classique de section égale, et donc au moins trois fois plus nombreuses. DXautre part, le fait d'avoir une contrainte constante fait que la force créant celle-ci sera n2 fois plus petite pour une bille de diamètre D/n que pour une bille de diamètre D. Comme dans un roulement de même diamètre moyen, il y aura n fois plus de billes de diamètre n fois plus petit, on voit alors que la force assurant la même rigidité au roulement sera n fois plus petite pour le roulement ayant n fois plus de corps roulants. A coefficient de frottement de roulement égal et à vitesse de rotation égale, il est alors évident que le roulement à n fois plus de corps roulants n fois plus petits consommera n fois moins de puissance que le roulement à gros corps roulants, pour une même rigidité.On comprend bien alors que ltélévation de température des éléments de la machine recevant le roulement (broche et corps de broche) pourra être sensiblement plus faible. Quant aux billes elles-meAmes, elles dissiperont chacune n2 fois moins de puissance et leur surface etant n2 fois plus petite leurs pertes par convection avec le milieu qui les entoure seront n2 fois plus faibles, c'est-à-dire que leur température sera égale à celle des billes de diamètre n fois plus gros à même vitesse de rotation du roulement et à contrainte égale. Nous allons décrire maintenant un deuxième élément de l'invention. Nous avons vu dans le préambule que les billes chauffaient beaucoup plus vite que les bagues des roulements, car celles-ci étaient en contact intime avec les masses métalliques importantes que sont la broche et le corps de broche. I1 ne suffirait pas de les isoler thermiquement pour que le fonctionnement du roulement s'améliore. En effet, si on laisse se dilater la bague intérieure du roulement, elle prendra du jeu par rapport à la broche et la précision de celle-ci en souffrira. Si on laisse chauffer la bague extérieure du roulement, elle sera arrêtée dans sa dilatation par le logement de roulement du corps de broche.De plus, dilatation de la bague intérieure et dilatation de la bague extérieure travaillent en sens inverse ltune de autre, ce qui ne saurait améliorer le problème du roulement. I1 faut donc isoler thermiquement de la broche la bague intérieure du roulement pour quelle chauffe, mais il ne faut pas quelle se dilate. I1 faut aussi isoler thermiquement la bague extérieure du roulement2 mais au contraire la laisser se dilater. Pour la bague intérieure, un roulement selon l'invention comportera une bague intérieure qui sera montée avec forte interférence dimensionnelle sur la broche. Ainsi, tant que la broche reste froide, la bague intérieure du roulement n'enregistre presque aucune augmentation de son périmètre moyen. L'augmentation de température se traduira seulement par une diminution de sa contrainte due à son montage avec interférence sur la broche. Ltinterférence sera choisie telle qu'il n'y ait jamais jeu pour la différence de température maximale prévue. Par exemple, pour un diamètre de broche de diamètre 50 mm et si la bague, supposée isolée, peut avoir une différence de température de 200C par rapport à la broche, l'interférence minimale sera : i = 50 . 20 . 10-5 5 10-2 mm On pourra sans inconvénient utiliser des interférences plus grandes. I1 est à noter que ceci ne peut déjà plus se faire avec un roulement traditionnel, car les billes seraient coincées entre bague intérieure et bague extérieure, à moins qu'elles aient un jeu initial important. Lé second point important suivant 12 invention concernant la bague intérieure est que celle-ci doit être isolée thermiquement de la broche. Ceci pourra se faire en intercalant entre broche et bague intérieure une matière isolante en faible épaisseur, telle qu'un plastique ou une céramique. La faible épaisseur est nécessaire pour assurer une bonne rigidité malgré ces matières qui sont en général d'un module d'élasticité bien inférieur à celui de l'acier et qui parfois aussi peuvent fluer et qui ont parfois des coefficients de dilatation importants. On arrivera au même but, selon l'invention, en diminuant (figures 1 et 2) les surfaces en contact entre la bague intérieure et la broche et son épaulement. Il est bien évident quton ne pourra traiter la bague extérieure de la même façon que la bague intérieure, car il faut au contraire la laisser se dilater librement. Selon l'invention, la bague extérieure sera composée d2un anneau, de préférence embouti à partir d2une tôle mince. Suivant la figure 1, on a représenté la bague intérieure 1 portant des dégagements 2, 3 et 4 destinés à diminuer la conduction thermique entre la broche et elle. Le corps roulant 6, de petit diamètre, est représenté en contact dans une gorge 7 formée dans la bague intérieure. La bague extérieure I est formée dtune tôle emboutie telle qutelle présente une partie cylindrique 8 formant le diamètre extérieur De du roulement.Elle se continue par un voile sensiblement radial 9 qui doit être le moins haut possible et une deuxième partie conique 10 située à ltinté- rieur de la partie 8 et comportant un bourrelet 12 de forme sensiblement torique, dans lequel on pourra usiner la piste torique Il des billes 6. De plus, ainsi qu'on le voit sur la figure 1, on disposera en général corps roulants et leurs pistes de roulement aussi près que possible à 12extré- mité du roulement opposée au voile 9. Nous allons montrer maintenant que le roulement suivant l'invention a bien les qualités que nous revendiquons. Les billes étant plus petites, ainsi que nous l'avons vu précédemment, leur masse sera beaucoup plus faible que celle de billes de roulements traditionnels (n2 fois plus petite s'il y a n fois plus de billes). La bague intérieure sera de masse inférieure ou au plus égale. On a intérêt à la faire aussi mince que possible, ce qui rendra plus facile son montage avec interférence. Quant à la bague extérieure, elle sera légère car elle est en tôle mince. On voit donc qutau total le roulement complet pourra être sensiblement plus léger qu'un roulement traditionnel. La matière de la bague intérieure et celle des billes n'ont pas lieu d2être différentes de celles d1un roulement classique. Par contre, pour la bague extérieure, on pourra utiliser un acier traditionnel, mais il pourra s'avérer intéressant d'utiliser un acier à bas pourcentage de carbone, donc facile à emboutir, auquel on fera subir avant de la rectifier un traitement de surf ace, par exemple une carbonitruration. Or, un acier à bas carbone est moins cher par unité de poids qu'un acier à roulement. il est tout aussi facile de montrer que la bague 4extérieure peut se dilater librement et que son montage dans le corps de broche est beaucoup plus facile à réaliser.En effet, il est clair que la chaleur créée par le roulement entre billes et piste de la bague extérieure échauffe celle-ci et qu'elle peut, puisqu'elle n'est pas en contact direct avec I2 alésage du corps de broche, à la fois chauffer et se dilater sans que le diamètre extérieur De du roulement ait pour autant à changer. De même, on voit qu'on pourra monter le roulement avec une interférence importante dans le logement du corps de broche, meAme si celui-ci présente des défauts de forme importants, du fait que la piste est solidaire de la partie 10 et non de la partie cylindrique 8. De plus, la partie 10 isole thermiquement le bourrelet 12 du corps de broche et la piste de roulement chauffera rapidement, évitant par là les variations importantes de charge sur les billes. C1 est afin dtallonger cette partie 10 que l'invention prévoit un éventuel déport des billes à l'opposé du voile 9. Enfin, la minceur de la partie 10 et du bourrelet 12 de la partie intérieure de la bague extérieure du roulement fait que celle-ci se dilatera facilement sous 11 effet dune variation de force exercée par les corps roulants. Cela rendra le roulement pratiquement insensible à une variation du diamètre intérieur Di sous 11 effet de son montage à interférence avec la broche. Il nous faut maintenant montrer que le roulement suivant ltinvention nta pas perdu, du fait de la réalisation en tôle relativement mince de la bague extérieure, ses qualités de raideur. Pour s2en rendre compte, il suffit de remarquer que la partie 10 de la bague extérieure a une longueur C en porte à faux entre la bille et le voile 9 , petite comparée à son diamètre. Cela signifie que tant que la précontrainte sur les billes sera maintenue, ses déformations de flexion seront négligeables. Il apparaltra à tout homme du métier que les seules déformations à prendre pratiquement en compte seront des déformations de cisaillement dans cette même partie 10, perpendiculairement à l'axe 13 du roulement.Il est alors facile de calculer que celles-ci sont négligeables par rapport aux déformations des billes. elles-m8mes. La bague en tôle mince n'a donc pas dtinfluence sensible sur la rigidité du roulement, à la condition que le voile 9 soit de surface très faible afin qutil n'agisse pas comme un diaphragme. Il est à noter que l'angle de contact des billes aura intérêt à être assez petit, et en particulier plus petit que ce qu'on emploie en général pour des roulements destinés à un guidage radial. Cela améliorera sa rigidité axiale sans nuire pratiquement à sa rigidité radiale. Compte tenu des caractéristiques précédentes, il est alors facile de voir que le roulement suivant 12 invention permet le montage de roulements en opposition, alors quXun montage utilisant des roulements traditionnels conduisait souvent à une instabilité thermique et, à partir de là, à leur destruction rapide. Une variante suivant 1 2invention est montrée figure 3. La section du roulement est toujours normalisée, mais, du fait de la petite dimension des billes, on a pu en disposer deux rangées. La bague inté rieure 101, comme la bague extérieure 107, est formée d2une tole formée et une rangée de corps roulants 105 est au droit du voile radial 120 de la bague intérieure, tandis que autre, 130, est au droit du voile 109 de la bague extérieure. Les caractéristiques du roulement sont alors sensiblement équivalentes à celles de deux roulements placés dos à dos. La dilatation des corps roulants 105 est absorbée par la partie mince en porte à faux, qui se dilate aussi sous effet de la chaleur. Par contre, la dilatation des corps roulants 130 ntest absorbée qu'élastiquement par la partie mince 140 de la bague intérieure 101. Par contre, on a perdu un des avantages cités précédemment. En effet, si l3on monte avec fort serrage la bague extérieure 107 dans alésage du corps de broche, on voit que, du fait du voile 109, la compression résultante de la bague sera directement transmise aux corps roulants 130, qui déforment cependant la partie mince, donc déformable, 140, de la bague intérieure 101. Ce roulement, qui pourra stavérer intéressant pour des montages compacts, ne pourra pas avoir des performances aussi élevées que celui de la figure 1. Une autre particularité du roulement suivant l'invention est que la bague extérieure - ou les deux bagues dans le roulement de la figure 3 - étant un corps creux, 143, pourra être utilisée pour emmagasiner une certaine quantité de lubrifiant et en particulier de graisse. Celle-ci sera amenée auprès des corps roulants à 15aide dtun ou plusieurs trous répartis, 141 (figure 4, percés dans la bague extérieure. La graisse sera alors automatiquement répartie par la cage de retenue des billes 142 dont il n1a pas été question jusqu'ici car n:intervenant pas dans ltinvention. La cavité renfermant la graisse sera avantageusement bouchée en 144 par un bouchon qui ne devra posséder qu'te rigidité propre et une conductivité thermique négligeable, afin de ne pas perturber le fonctionnement du roulement tel qutil a été décrit précédemment. Par contre, il serait avantageux que la matière formant le bouchon 144 et qui pourra être moulée sur la bague extérieure du roulement avant sa finition ait une forte consommation interne dséner- gie en réponse à des déformations, ainsi que certaines matières plastiques dites silicones. Cette propriété donnera au roulement suivant ltinvention une certaine capacité à dissiper de lténergie sous l'effet des efforts qui seront imposés à la broche et qui entrainent des déformations des roulements. Une telle construction est évidemment facile à transposer au roulement double de la figure 3. Elle donnera aux roulements suivant ltinvention une grande capacité de fonctionnement sans addition de lubrifiant. Elle sera de préférence associée à un mode de construction dit "étanche" ou "protégé", non décrit car traditionnel et qui consiste en l'utilisation de déflecteurs ou joints d'étanchéité. Dans le cas du roulement.selon l'invention, ceux-ci seront avantageu sement fixés soit à la partie 12, soit directement à la partie 8. Ils pourront ou non faire partie intégrante du bouchon 144 de retenue de lubrifiant. De nombreuses variantes de 12 invention peuvent être imaginées, qui conservent tout ou partie des avantages revendiqués ci-dessus. En particulier, la construction de l'invention peut être étendue sans difficulté à des roulenents à gorges profondes et à des roulements dits à "4 points de contact", qui ont la particularité d'absorber à la fois les efforts radiaux et les efforts axiaux dans les deux sens. De même, on peut réaliser suivant l'invention des roulements à galets, de préférence cylindriques, surtout stils sont du type à galets jointifs et sans cage de guidage (figure 5). On peut aussi réaliser (figure 6) la bague extérieure en plusieurs diamètres qui seront soudés ou brasés ensemble, par exemple pour des roulements faits en petit nombre dtexemplaires, donc faits sans l'outillage spécial nécessaire pour l'emboutissage ou le fluotournage de la bague en une seule pièce Enfin, de nombreuses autres modifications, accessibles à l'homme de I'art, peuvent etre apportées à lsinvention décrite ci-deasus, sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 10) Roulement de haute précision} pouvant être de dimensions standard , carac térisé en ce qutau moins une des deux bagues intérieure et extérieure, mais de préférence llextérieure, est constituée dsune partie cylindrique de faible épaisseur, de largeur sensiblement égale à celle du dit roulement, par laquelle elle sera en contact avec la pièce sur laquelle le dit roule ment doit être monté, cette dite partie cylindrique étant raccordée à une deuxième partie sensiblement conique, coaxiale, par un flasque de surface aussi faible que possible, situé axialement à une limite extrême de la dite bague, la dite deuxième partie conique, d'épaisseur sensiblement égale à celle de la première, portant à une position axiale opposée à celle du flasque réunissant les deux dites parties cylindrique et conique , une piste recevant les billes qui par ailleurs portent sur une gorge façonnée à la surface extérieure de la bague intérieure du dit roulement. 20) Roulement à billes de haute précision suivant la revendication 1, caracté risé en ce que la bague formée de la partie cylindrique mince et de la par tie conique coaxiales réunies par un flasque, est faite en une seule pièce obtenue par un procédé de formage. 30) Roulement à billes de haute précision suivant une quelconque des revendi cations 1 ou 2, caractérisé en ce que la bague intérieure du dit roulement est réalisée de façon telle qu'elle ait un montage avec interférence sur l'arbre sur lequel elle doit être montée, la dite interférence étant telle que ltassemblage sera sans jeu pour toute élévation normale de température de la dite bague intérieure. 40) Roulement à billes de haute précision suivant une quelconque des revendi cations 1 à 3, caractérisé en ce que la bague extérieure du dit roulement est réalisée de façon telle quelle soit montée avec interférence avec alésage devant la recevoir. 50) Roulement à billes de haute précision suivant une quelconque des revendi cations 1 à 4, caractérisé en ce que la bague intérieure du roulement est montée isolée thermiquement de l'arbre sur lequel elle est montée. 60) Roulement à billes de haute précision suivant la revendication 5, carac térisé en ce que cette isolation thermique est réalisée par une diminution de la surface en contact entre la dite bague intérieure et ltarbre sur lequel elle est montée. 70) Roulement à billes de haute précision suivant une quelconque des revendi cations 1 à 6, caractérisé en ce que les billes sont dtun diamètre au mini mum deux fois plus petit que celui des billes d2un roulement traditionnel de mêmes dimensions normalisées. 80) Roulement de haute précision suivant une quelconque des revendications t, 2, 3, 4 ou 7, caractérisé en ce que les deux bagues du roulement sont formées sui vant le procédé décrit aux revendications 1 et 2, les flasques étant position nés axialenent à des positions opposées l'tue à l'autre, le dit roulement revevant une rangée de billes sensiblement au droit de chacun des dits flas ques. 90) Roulement de haute précision suivant une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que le volume intérieur de la bague formée de deux parties cylindriques et coniques coaxiales reliées par un flasque est fermé à l'aide d'un bouchon fait d'un matériau n'ayant pratiquement pas de rigidité propre et étant très mauvais conducteur de la chaleur. 00) Roulement de haute précision suant la revendication 9, caractérisé en ce que le bouchon fermant le volume intérieur de la bague mince du dit roulement est formé d'un matériau plastique ayant une forte dissipation interne d'energie vis-à-vis des déformations qu'on lui impose.