L'invention se rapporte aux presses hydrauliques et a notamment pour objet un dispositif pour la fixation de l'outil sur la traverse mobile de ces presses. Cette invention peut être utilisée efficacement sur toutes les presses, que ce soit des presses à forger ou des presses à matricer. On connait différents dispositifs pour la fixation de l'outil de presse. Ainsi, par exemple, dans les presses à forger on utilise largement la fixation de l'outil supérieur (tas) sur la traverse mobile avec emploi d'un plateau intermédiaire et d'un corps portant le tas, celui-ci étant fixé dans le corps à l'aide d'une saillie prévue sur le tas et d'une rainure ménagée dans le corps, en forme de queue d'aronde. La rainure du corps est plus large, pour faciliter l'introduction du tas dans le corps et son blocage ultérieur à l'aide d'une cale enfoncée à la main ou en lui portant des coups à l'aide d'un poids suspendu à une grue. Cependant, dans les presses de moyenne et de grande puissance les dimensions et le poids de la cale (arrêtoir) peuvent atteindre des valeurs importantes (en longueur, jusqu'à deux mètres et plus, en poids, jusqu'à plusieurs centaines de kilogrammes), d'où les inconvénients notables de cette fixation difficulté de montage, de blocage et de déblocage de la cale, emploi de travail manuel et pertes de temps pour le montage de l'outil, ce qui aboutit à la diminution du rendement de la presse. On connait aussi un dispositif pour la fixation du tas sur la traverse mobile de la presse (cf., par exemple, le certificat d'auteur d'invention soviétique, No. 123834, cl. B 21 j). Ce dispositif comprend un plateau intermédiaire et un corps portant l'coutil (tas). Le tas se fixe dans le corps de la manière habituelle, c'est-à-dire à l'aide de rainures et de saillies sous forme de queue d'aronde et d'une cale de blocage, alors que le corps est doté de goujons s'engageant dans les rainures du plateau intermédiaire. Les goujons se fixent dans les rainures du plateau intermédiaire à l'aide de cales de fermeture mises en mouvement alternatif à partir de commandes pneumatiques. Ce dispositif, conçu pour faciliter l'opération de changement de l'outil, nécessite l'emploi de jeux de corps auxiliaires assemblés avec les tas, la fixation du tas dans le corps à l'aide de la cale présentant les mêmes inconvénients que dans le cas de montage du tas directement dans le corps fixé rigidement sur le plateau intermédiaire de la traverse mobile0 Le but de la présente invention est d'éliminer les inconvénients indiqués. On s'est proposé de mettre au point un dispositif pour la fixation de l'outil, dans lequel seraient prévues des pinces pour l'outil, ce qui faciliterait notablement l'opération de changement de l'outil, éliminerait le travail manuel et augmenterait le rendement de toute la presse, Ce problème est résolu du fait que dans le dispositif pour la fixation de l'outil, comportant un porte-outil fixé sur la traverse de la presse, suivant l'invention, sur le porte-outil, des deux cotés de son axe de symétrie, sont placées des pinces pour l'outil, montées avec possibilité de déplacement réciproque vers l'outil et dans le sens contraire, sous l'action de vérins de commande placés dans le porteoutils Chaque pince se présente sous forme d'un élément intercalaire situé dans la rainure du porte-outil2 et aux faces des éléments intercalaires sont fixés des leviers à deux bras, dont les bras libres coopèrent avec les tiges des vérins de commande. Cette réalisation constructive réduit la quantité de travail pour le changement de l'outil et élimine le travail manuel, car, en déplaçant l'élément intercalaire dans les rainures, on peut changer facilement et rapidement l'outil et le déplacement de ces éléments intercalaires à partir d'une commande qz aiureleur mouvement synchrone réciproque, et par conséquent, le serrage simultané de l'outil0 En plus, suivant l'invention, chaque pince est constituée par un arbre sur la surface extérieure duquel, le long de son axe, est exécuté un méplat, et sur les faces de l'arbre sont fixés des leviers dont les extrémités libres entrent en contact avec l'un des bras des leviers à deux bras, dont les autres bras portent des cames coopérant avec les tiges des vérins de commande. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description, qui va suivre, de différents exemples de réalisation concrets mais non limitatifs illustrés par les dessins annexés, sur lesquels: - la figure 1 montre une vue d'ensemble du dispositif, objet de l'invention, pour la fixation de l'outil (vue de face); - la figure 2 est une vue latérale du même dispositif (coupe partielle); - la figure 3 montre une variante de réalisation des pinces pour l'outil; - la figure 4 montre une autre variante des pinces pour l'outil. Le dispositif proposé comporte un plateau intermédiaire 1 (figure 1) solidaire de la traverse mobile 2 de la presse, et un porte-outil 3 fixé au plateau 1. Dans le porte-outil, des deux côtés de son axe de symétrie "a-a", sont placées des pinces 4 pour un outil 5, par exemple pour un tas. Les pinces sont montées avec possibilité de déplacement réciproque vers l'outil 5 ou dans le sens opposé, sous l'action des vérins de commande 6 placés sur la traverse mobile 2. Les tiges 7 (figure re 2) des vérins 6 sont reliées aux pinces 4 à l'aide de poussoirs 8. Selon une variante de réalisation, ces pinces se présentent sous forme d'éléments intercalaires 9 (figure 3) situés dans des rainures 10 exécutées dans le porte-outil 3. Les éléments intercalaires 9 sont reliés aux poussoirs 8 à l'aide de leviers 11 à deux bras, ces leviers Il étant montés sur des axes 12. Les éléments intercalaires 9 ont des biseaux correspondant aux biseaux de la queue 13 de l'outil 5, comme montré sur la figure 3. Selon une autre variante de réalisation, chaque pince 4 est constituée par un arbre 14 (figure 4), sur la surface extérieure duquel, le long de son axe, est exécuté un méplat 15 correspondant aux biseaux sur la queue 13 de l'outil 5. Aux faces de l'arbre 14 sont fixés des leviers 16 dont les extrémités libres sont réalisées sous forme de saillies façonnées 17 coopérant avec les bras 18 des leviers 19 à deux bras. Sur les autres bras 20 de ces leviers 19 sont montées des cames 21 coopérant avec les tiges 7 des vérins 6. Les leviers 19 sont montés sur des axes 22. Pour éviter la détérioration des leviers 19, on a monté des arrêtoirs 23 sur les poussoirs 8. Le fonctionnement du dispositif proposé, avec réalisation des pinces, par exemple, selon la deuxième variante, s'effectue de la manière suivante. Pour le montage ou la dépose de l'outil 5 (par exemple du tas), la traverse mobile 2 de la presse est descendue à sa position inférieure extrême, dans laquelle l'outil 5 disposé dans le porte-outil 3 est placé sur l'outil inférieur fixé sur la table mobile de la presse (non représentée sur les dessins). Lorsque la pression est amenée aux vérins de commande 6, leurs tiges 7 agissent par l'intermédiaire des poussoirs 8 sur les cames 21 des leviers 19 à deux bras, qui pivotent autour des axes 22. Les leviers 19 à deux bras saisissent alors par leurs bras 18 les saillies façonnées 17 des leviers 16 et effectuent la rotation des arbres 14 jusqu'à la position dans laquelle l'outil 5 se trouve libéré pour son remplacement. Pendant la rotation des leviers 19 à deux bras le jeu entre les cames 21 s'accroît et les arrêtoirs 23 s'abaissent librement entre les cames 21, en coinçant les leviers 19 à deux bras. Dans cette position, le risque de rotation des arbres 14 est exclu, ce qui prévient la détérioration du dispositif, par exemple en cas d'absence de pression dans les vérins 6 et d'abaissement de la traverse 2 sur l'outil 5. Pendant que le porte-outil 3 descend vers l'outil 5, les tiges 7 butent, par l'intermédiaire des poussoirs 8, contre la face de l'outil 5. Quand la pression dans les vérins 6 est supprimée, les leviers 19 à deux bras s'abaissent sous l'action de leur propre poids et coopèrent avec les saillies façonnées 17 des leviers 16, en faisant tourner les arbres 14. Pendant la rotation, les méplats 15 des arbres 14 s'appliquent contre les biseaux de la queue 13 de l'outil 5 et les leviers 19 à deux bras coincent les leviers 16. Dans cette position, la face d'appui de ltoutil 5 est appliquée intimement contre le porte-outil 3 et la presse est prête à fonctionner. Pour la dépose de l'outil 5(la traverse 2 étant abaissée), on amène la pression aux vérins 6 et les leviers 19 à deux bras tournent en mettant en rotation, à l'aide des leviers 16 les arbres 14. La traverse 2 remonte et l'outil 5 reste sur l'outil inférieur de la presse. Ensuite, on le sort de l'espace utile de la presse par déplacement de la table ou à l'aide d'un dispositif d'avance transversale de l'outil, et on avance à sa place U1 nouveau jeu d'outils ; le cycle de fonctionnement se répète. La fixation de l'outil, en cas d'utilisation des pinces exécutées suivant la première variante de réalisation, s'opère comme suit (figure 3). Quand la pression est amenée aux vérins 6, leurs tiges 7 agissent, par l'intermédiaire des poussoirs 8, sur les bras des leviers 11 à deux bras, qui pivotent autour des axes 12 en déplaçant les éléments intercalaires 9 jusqu'à la position dans laquelle l'outil 5 se trouve libéré pour son remplacement. A la supression de la pression dans les vérins 6, les leviers 11 à deux bras s'abaissent sous l'action de leur propre poids, en déplaçant les éléments intercalaires 9. Les biseaux des intercalaires 9 s'appliquent, lDrs de leur déplacement dans les rainures 10, contre les biseaux de la queue 13 de l'outil 5. Dans cette position, la face d'appui de l'outil 5 est appliquée étroitement contre le porte-outil 3 et la presse est prête à fonctionner. Pour la dépose de l'outil 5 (la traverse 2 étant abaissée), on amène la pression aux vérins 6. Les leviers Il à deux bras déplacent alors les éléments intercalaires 9. La traverse 2 remonte et l'outil 5 reste sur l'outil inférieur de la presse. Ensuite on le sort de l'espace utile de la presse par déplacement de la table ou à l'aide d'un dispositif d'avance transversale de l'outil, et on met à sa place un nouveau jeu d'outils. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour la fixation de l'outil sur la traverse mobile d'une presse, du type comportant un porte-outil fixé sur la traverse, caractérisé en ce que sur le porte-outil des deux côtés de son axe de symétrie, sont disposées des pinces pour l'outil, montées avec possibilité de déplacement réciproque vers l'outil ou dans le sens contraire sous l'action de vérins de commande placés dans le porte-outil. 2. Dispositif conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que chaque pince est constituée par un élément intercalaire disposé dans la rainure du porte-outil, et qu'aulx faces de l'élément intercalaire sont fixés des leviers à deux bras, dont les bras libres coopèrent avec les tiges des vérins de commande. 3. Dispositif conforme à la revendication 1, caractérisé par le fait que chaque pince est constituée par un arbre, sur la surface extérieure duquel, le long de son axe, est exécuté un méplat, et qu'aux faces de l'arbre sont fixés des leviers dont les extrémités libres entrent en contact avec l'un des bras de leviers à deux bras dont les autres bras portent des cames coopérant avec les tiges des vérins de commande.