la présente invention concerne un procédé pour installer des gaines vide-ordures placées dans les cages verticales agencées dans les immeubles, ainsi qu'un outillage spécifiquement adapté à la mise en oeuvre de ce procédé. L'invention a également pour objet la gaine ou colonne vide ordures réalisée au moyen du procédé précité. On sait que dans de nombreux immeubles, les colonnes ou gaines vide-ordures sont constituées en amiante-eiment, et ce sur des hauteurs considérables, superieures à 5 ou 7 étages par exemple. Or, ce matériau est relativement fragile et transmet les bruits. D'autre part, compte tenu du volume disponible aux vidoirs pratiqués as différents étages, les usagers ont malheureusement la faculté de jeter sans discernement n'importe quel type de déchets, en partie lier des bouteilles ou autres objets lourds. les chutes répétées de tels objets provoquent à la longue la destruction progressive des colonnes par formation de fissures et de trous, de sorte que les déchets s'accumulent, en particulier au niveau des étages et entre la gaine et la maçonnerie de la cage. Lorsqu'on doit procéder au remplacement d'une telle colonne vide-ordures endommagée, il est nécessaire, en raison du mode de construction de ces installations, de procéder à la destruction des cloisonnements dans lesquels sont enfermées les gaines, et ce dans les appartements se trouvant aux différents étages de l'immeuble. Ces interventions longues et onéreuses sont en outre extrêmement dommageables pour les appartements dans lesquels les cloisons doivent ensuite être reconstruites. La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients en permettant d'installer une nouvelle colonne vide-ordures ne nécessitant pas d'interventions de ce genre au niveau des appartements, et dans laquelle les déchets ne peuvent plus s'accumuler. A cet effet, on assemble des tronçons de gaine métalliques présentant des ouvertures latérales adaptées aux vidoirs disposés aux étages de l'immeuble, on introduit ce tronçons dans la cage verticale de réception de la gaine, celle-ci ainsi constituée après assemblage de tous les tronçons nécessaires étant fixée dans la position voulue pour placer convenablement ses ouvertures latérales vis-à-is des vidoirs. Selon un premier mode de réalisation de l'invention, on introduit les tronçons constitutifs de la gaine métallique à instal ler à l'intérieur de la gaine usagée et endommagée existante, ces tronçons métalliques ayant une section sensiblement inférieure à celle de la gaine existante. On évite ainsi les interventions extrêmement gênantes au niveau des différents étages. De plus, la réalisation de cette gaine en un métal tel que l'acier, pour laquelle l'ar.eienne gaine forme une sorte de chemisage, accroît considérablement sa solidité, de sorte qu'elle ne peut se briser à la suite de chocs. Selon un second mode de réalisation possible du procédé visé par l'invention, on extrait tout d'abord les éléments constitutifs de la gaine existante à remplacer, avant d'installer les tronçons métalliques de la nouvelle gaine, en les retirant par les ouvertures supérieure et inférieure de la cage verticale dans laquelle ladite gaine est logée. L'outillage conforme à l'invention, permettant la mise en oeuvre de ce procédé comprend notamment un outil d'arrachage des éléments de gaine endommagée, constitué par un parallélogramme articulé dont les côtés contigus se prolonger-t par des bras munis de griffes terminales. les extrémités desdits côtés opposées aux griffes dParrachage sont reliées par un organe élastique comprimé, qui tend à écarter l'un de l'autre les bras portant les griffes, les extrémités du parallélogramme opposées à celles qui sont reliées rar ledit organe élastique étant agencées pour être accrochées à des râbles permettant de descendre et de tirer cet outil à l'inté- rieur de la gaine. la compression de l'organe élastique, par exemple un ressort était ccnvenablement préréglée, celui-ci applique les griffes contre les parois intérieures de la gaine lorsque descend cet outil au bout de son câble en le tirant par le bas lorsque l'une des griffes ou les deux se sont engagées dans un trou de la colonne, il suffit d'exercer une traction vers le haut pour arracher la partie considérée de la gaine, qui tombe alors au fond de la colonne ou est ramenée à son extrémité supérieure et évacuée. la gaine ou colonne vide-ordures également visée par l'invention, et réalisée par la mise en oeuvre du procédé précité, est constituée par un ensemble de tronçons métalliques par exemple eu acier, dont la base est fixée à hauteur convenable par des moyens appropriés, par exemple un collier ou cadre métallique solidaire de ladite base et ancré latéralement dans un massif de béton, les tronçons constituant la gaine étant revêtus d'un produit insonorisant. D'autres partieularités et avantages apparaîtront au cours de la description qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 est une vue en élévation schématique montrant un premier mode de réalisation du procédé selon l'invention. - la figure 2 est une vue en élévation analogue à la figure 1, montrant un second mode de réalisation du procédé suivant l'invention. - la figure 3 est une vue en perspective de la base d'une colonne vide-ordures installée par la mise en oeuvre du procédé selon l'invention. - la figure 4 est une vue en coupe transversale au niveau des vidoirs d'un étage, d'une colonne vide-ordures selon l'invention. - la figure 5 est une vue en élévation schématique avec arra chements, montrant un mode d'assemblage de deux tronçons de la gaine. - la figure 6 est une vue en élévation et coupe suivant VI-VI de la figure 7, d'un premier outil réalisé suivant l'invention pour mettre en oeuvre le procédé précité. - La figure 7 est une vue en.plan de l'outil de la figure 6. - la figure 8 est une vue en élévation d'un second outil faisant partie de l'outillage suivant l'invention, et d'arracher des plaques de la ga-ne usagée an moyen de griffes terminales. - La figure 9 est une vue en perspective partielle avec arrachements, d'un troisième outil faisant partie de l'outillage selon l'invention. - la figure 10 est une vue en élévation et coupe partielle de l'outil représenté à la figure 9. - La figure il est une vue en plan partielle avec arrachements et à échelle agrandie, d'un élément constitutif de l'outil des figures 9 et 10. En se reportant à la figure 1, on voit une cage cylindrique verticale 1 agencée dars un immeuble, et dans laquelle est disposée une colonne ou gaine vide-ordures endommagée 2 aboutissant à un local 3 de réception des ordures. La gaine 2 est raccordée à des vidoirs 4 au niveau des différents étages de 11 immeuble, et présente des trous plus ou moins irréguliers 5 provoqués par l'usure et les chocs répétés d'objets tels que des bouteilles, jetées à partir des vidoirs 4. Pour procéder à l'installation d'une nouvelle gaine conformément à un premier mode de réalisation du procédé selon l'invention, on opère de la manière suivante : On assemble au moins deux tronçons de gaine métalliques tels que 6 et 7 (figure 5), présentant des ouvertures latérales (non représentées) adaptées aux vidoirs 4. L'assemblage de ces tronçons peut être exécuté par exemple comme représenté à la figure 5, par emboîtement du tronçon 6 supérieur dans un élargissement annulaire terminal 7a du tronçon 7, et fixation éventuelle par des boulons 8. il convient de noter que ceux-ci peuvent ne pas etre nécessaires dans certains cas, ce qui a l'avantage de simplifier le montage et de diminuer la transmission phonique. A partir de la terrasse 9 de-ltimmeuble, on introduit les tronçons tels que 6 et 7 solidarisés ensemble, dans la cage de maçonnerie 1 par l'ouverture supérieure 11 de celle-ci en assemblant au fur et à mesure de la descente, de nouveaux tronçons aux tronçons de départ. Au préalable, chaque tronçon est numéroté et monté sur le toit de l'immeuble dans tordre correspondant à sa position dans la colonne à installer, chaque élément présentant un ajour correspondant à l'orifice associé du vidoir. Les tronçons sont ainsi emboutés et fixés les uns dans les autres avec un repérage précis. Les tronçons constitutifs de la gaine à installer, tels que 6 et 7 ont une section sensiblement inférieure à celle de la gaine endommagée 2, à l'intérieur de laquelle ils sont enfilés les uns après les autres. Lorsque tous les tronçons ont ainsi été introduits dans la gaine 2, la gaine métallique 11 mise en place est fixée dans la position voulue pour placer convenablement ses ouvertures ou ajours latéraux vis-à-vis des vidoirs 4. Sur la partie droite de la figure 1, on voit que l'ancienne .gaine 2 enveloppe ainsi partiellement la nouvelle gaine 11.On procède au raccordement étanche des ajours de la gaine 11 avec les orifices des vidoirs 4, ces opérations se faisant dans les appartements aux différents étages, mais n'entraînant aucun dégât dans les appartements et ne provoquant que peu de dérangement cheo les occupants. On fixe la gaine 11 à sa base 12 (figure 3) par des moyens appropriés afin de la maintenir à la hauteur convenable. Comme représenté à la figure 3, on peut par exemple utiliser un collier ou cadre métallique 13 constitué par un assemblage rectangulaire de fers en U soudés entre eux, et qui entourent l'extrémité inférieure du tronçon 12 auxquels ils sont fixés par des boulons 15. Après montage de ce collier 13, on le coule dans un massif de béton non représenté. D'autre part, la partie terminale supérieure de la gaine 1 1 traverse avec jeu un cadre métallique de maintien non représenté, installé au-dessus de l'ouverture supérieure 10. Le jeu ménagé entre ce cadre et la gaine 11 est suffisant pour autoriser les dilatations thermiques de la gaine métallique 11, mais il-ne doit pas être trop important, afin que le cadre assure un maintien correct de la gaine. Celle-ci peut être avantageusement réalisée acier, et revêtue d'un produit insonorisant approprié projeté au pistolet sur les parois de ladite gaine, ce produit étant avantageusement à base de vermiculite et d'amiante. On a représenté à la figure 2 un second mode d'exécution possible du procédé visé par l'invention, ce second procédé pouvant être mis en oeuvre au moyen de l'outillage représenté aux figures 6 à 8. le mode opératoire est le suivant o Avant d'installer les tronçons métalliques de la gaine 18, on extrait les éléments constitutifs de la gaine existante à remplacer 2, en les tirant par les ouvertures supérieure 1Q et inférieure 1 7 de la cage verticale 1. On installe ensuite la nouvelle colonne 1 8 par introduction dans la cage de tronçons successivement assemblés les uns aux autres, de la même façon que dans la première forme de réalisation du procédé décrite en référence à la figure 1. Ce second mode opératoire permet d' installer dans la cage 1 une colonne 18 dont la section est supérieure à celle de la colonne endommagée 2, comme on le voit notsmment à la figure 4. On fixe la colonne 1 8 à sa base et à son sommet de la même manière que la colonne 11, par exemple par ancrage d'un collier tel que 13 dans un bloc de béton coulé dans le local de réception des ordures. Comme on le voit aux figures 3 et 4, la section de la gaine 18 est rectangulaire ou sensiblement carrée avec des angles arrondis. Par rapport à 1' ancienne colonne vide-ordures 2 en amiante-ciment représentée en traits mixtes sur la figure 4 et dont le eontour est circulaire, la section de la colonne 18 est supérieure de 25 à 30 % environ. Cela provient d'une part de l'utilisation d'un métal ou d'un alliage métallique à la place de l'amiante-ciment, et d'autre part du fait qu'on fait épouser à la gaine 18 le contour du conduit ou cage 1, en réservant entre eux un faible intervalle.Ainsi, par rapport à une paroi en amiante-ciment-présentant une épaisseur de 12,5 mm, une paroi en acier de 1,5 mm d'épaisseur permet à elle seule un accroisseiientde 22 mm pour la largeur de la gaine 18. Par ailleurs les nouveaux vidoirs 20 ont des dimensions inférieures à pelles des vidoirs 4, pour des raisons qui seront expliquées plus loin. 2t accroissement de la capacité de la gaine réalisée par le procédé selon l'invention est également très avantageuse, en ce qu'elle diminue considérablement les risques d'accumulation et d'engorgement de déchets. Ces risques sont également réduits du fait que les parois métalliques sont à peu près parfaitement lisses et ne peuvent se briser sous l'effet de chocs, contrairement à ce qui est le cas pour les colonnes en amiante-eiment. les déchets glissent plus facilement le long des parties métalliques de la gaine 18 (ou 11), et ne rencontrent pratiquement plus aucune aspérité ou cassure par lesquelles ils pourraient s'accrocher. On constate par ailleurs que l'insonorisation obtenue en revêtant comme indiqué plus haut les tronçons constitutifs de la gaine d'un produit convenable, est particulièrement satisfaisante. Ceci constitue un avantage d'autant plus important que les gaines en amiante-ciment utilisées jusqu'à présent sont dépourvues de tout revêtement isolant phonique, et que l'amiante-ciment est malheureusement un matériau qui transmet facilement les bruits indésirables,. tels que chocs de bouteilles jetées dans la colonne vide-ordures à partir des étages supérieurs, ce qui est particulièrement pénible pour les occupants des étages inférieurs. La gaine réalisée selon l'invention est extrêmement solide du fait qutelle est métallique, de sorte que. contrairement aux gaines en amiante-ciment, elle ne peut subir de rupture ou de fissures à la suite de chocs. Le dispositif représenté aux figures 6 et 7 est un outil capable de briser la gaine à remplacer, et il comprend deux vérins coaxiaux 19, 21 assujettis ensemble de façon à pouvoir exercer des tractions de sens opposé, ces vérins étant de préférence pneumatiques. L'outil désigné par 22 darus son ensemble est également pourvu d'un parallélogramme articulé 23 dont les vérins 19, 21 forment l'une des diagonales, leurs tiges de poussée étant solidarisées aux deux articulations opposées 24 du parallélogramme 23. L'outil 22 comporte encore des éléments de pressage 25 fixés aux deux sommets 26 du parallélogramme 23 situés de part et dsautre des vérins 19, 21. les éléments 25, constitués dans le mode d'exéeution;;représenté par des coquilles analogues semi-cylindriques, présentant une grande surface d'appui, sont adaptés pour pouvoir s'appliquer sur la paroi intérieure de la colonne 2 à briser Si elle-ei est circulaire comme représenté aux figures I et 2, les demi-coquilles 25 ont une section circulaire correspondante. Les demi-coquilles 25 devant être appliquées verticalement, sont reliées à mi-hauteur ån parallélogramme 23 par les articulations 26, les vérins 19, 21 devant exercer des tractions verticales opposées. Les demi-coquilles de pressage 25 sont raidies chacune au moyen de plusieurs entretoises diamétrales 27, au nombre de trois dans la réalisation représentée, réparties aux extrémités opposées et-dans la région médiane des demi-coquilles 25. Ces entretoises 27 assurent la rigidité nécessaire aux demi-coquilles 25. Lorsque les vérins pneumatiques 19,21 sont actionnés de façon que leurs tiges exercent des poussées contraires l'une vers l'autre (symbolisées par les deux flèches P sur la figure 6), les c8tés du parallélogramme 23 adjacent, aux articulations 24 se déplient en écartant l'une de l'autre les demi-coquilles 25 (flèehe5G)O Ces dernières sont alors appliquées fortement contre la paroi intérieure de la gaine à remplacer, qui se fissure et se fendille sous la pression exercée.Les éléments ainsi fissurés ou brisés peuvent soit tomber d'eux-mêmes à l'intérieur de la gaine et être récupérés dans le local de réception des ordures, ou bien être extraits par l'ouverture supérieure de la gaine s'ils ne tombent pas immédiatement, et ce au moyen d'un outil arracheur tel que celui représenté la figure 8. L'outil briseur 22 représenté aux figures 6 et 7 est agencé pour être suspendu à un câble dans la colonne vide-ordures,par exemple au moyen de suspentes 28 accrochées à des anneaux fixés au bord supérieur des demi-coquilles 25. l'outil représenté à la figure 8 est constitué par un parallélogramme articulé 29 dont deux côtés contigus 31 se prolongent par des bras 32 avec chacun desquels ils forment des V largement ouverts. les bras 32 sont munis de griffes terminales 33 recourbées vers le haut. Les extrémités 34 des c8tés 31 opposées aux griffes 33 sont reliées par un organe élastique 75 constitué dans l'exemple représenté par un ressort. Celui-ci est comprimé quand on pousse l'une vers l'autre les extrémités opposées 34, qui tendent donc à être écartées l'une de l'autre par la compression du ressort 35, de même que corrélativement les bras 32 et leurs griffes 33. Les-extré- mités articulées 36 du parallélogramme 29 opposées aux articulations 34 sont agencées pour être accrochées à des câbles 37, 38, permettant de suspendre et de tirer l'outil 29 à l'intérieur de la gaine à remplacer. Selon une particularité, cet outil est pourvu de deux butées 38 disposées chacune sur un coté 31 du parallélogramme 29 en regard l'une de l'autre, et ce de façon réglable. Lorsqu'on pousse l'une vers l'autre les articulations 34 afin de rapprocher les griffes 33 et de comprimer le ressort 35, les butées 38 convenablement réglées au préalable, viennent au contact l'une de l'autre lorsque les bras 32 et les griffes 33 ont parcouru un trajet angulaire prédéterminé à partir de la position de repos de l'outil, correspondant à la traction du ressort 35, symbolisée par les fleehes I, et au diamètre de la gaine à extraire. les butées 38 se règlent sur chaque diamètre de gaine et permettent de limiter l'écartement des crochets ou grif fes 33, qui pourrait dans certains cas devenir trop grand, et bloquer la pince ou causer des dégâts. Pour mettre en oeuvre cet outil, on le suspend au câble 37, les côtés 31 et bras 32 ayant été au préalable suffisamment rapprochés pour permettre l'introduction dé l'outil à l'intérieur de la gaine. Après introduction dans celle-ci, le ressort 35 écarte l'un de l'autre les bras 32, dont les griffes terminales 33 sont fermement appliquées contre la paroi intérieure de la gaine. On tire ensuite vers le bas par le câble inférieur 38, l'une ou l'autre des griffes 33 ou les deux pouvant s'engager en même temps dans des trous de la gaine endommagée.On tire alors l'outil vers le haut par exemple au moyen d'un treuil placé sur la terrasse de ltimmeuble, afin d'arracher la partie de la gaine dans-laquelle se sont engagées les griffes 33. Cette partie est ainsi évacuée par l'ouverture supérieure 10 de la gaine. On combine de la sorte l'action de outil briseur des figures 6 et 7 avec celle de l'outil arracheur de la figure 8, afin de procéder à la destruction et à l'évacuation de la gaine à rempla cer, et ce exclusivement par les ouvertures supérieure et inférieure de la cage dans laquelle elle est installée. L'outillage visé par l'invention comprend également un outil adapté pour détacher par exemple des morceaux de plancher faisant saillie dans la cage de la colonne vide-ordures à remplacer, ou d'autres éléments ensaillie, afin de ménager une section libre supérieure à celle de la colonne à remplacer. Cet outil est donc indiqué lorsqu'on veut installer une colonne vide-ordures ayant une section nettement supérieure à celle de l'ancienne. Dans le mode d'exécution représenté aux figures 9 à 11,cet outil comporte un mouton 41 suspendu à un cible 42 et pouvant coulisser à l'intérieur d'un boîtier tubulaire vertical 43, de section rectangulaire dans 1' exemple décrit. le mouton 41 est pourvu sur sa face inférieure d'une plaque d'acier 44, et peut venir frapper des couteaux tranchants 45 capables de sectionner lesdits morceaux de plancher en béton armé, ou autres éléments en saillie dans la section à dégager. les couteaux 45, au nombre de 4 dans l'exemple représenté, et réalisés en un métal très résistant tel qu'un acier rapide, sont assujettis à la base du boîtier 4-i avec un certain débattement vertical de façon à pouvoir être abaissés par les chocs du mouton 41. A cet effet, les couteaux 45 présentent des lumières ou ajours verticales 46 traversées par des boulons de maintien 47 fixés à la paroi intérieure du boîtier 43. Le la sorte, lorsque le mouton 41 est relevé au-dessus des couteaux 45, et que l'un de ceux-ci ou les quatre sont en appui sur un morceau de plancher à trancher, ils sont en position haute, comme représenté à la figure 10. Selon une particularité de l'invention, l'outil considéré est équipé de moyens pour déclencher automatiquement la chute du mouton 41 après qu'il ait été relevé d'une hauteur prédéterminée convenable au moyen de son cible de suspension 42. Dans la réalisation repré sentée, ces moyens sont constitués de la manière suivante. Le câble 42 passe d'abord sur une première poulie 48 dont l'axe peut coulisser dans deux lumières verticales 49 ménagées dans des panneaux 51 verticaux, fixés parallèlement entre eux à deux rotés opposés du boîtier 43 au somment de eelui ei. Le cible 42 lasse ensuite dans la gorge d'une seconde poulie 42 placée sensible ment à la partie inférieure des lumières 49, puis remonte jusquwà un treuil de manoeuvre non représenté, installé sur la terrasse de l'immeuble. Lorsque la poulie 48 est en position haute comme représenté au figures 9 et 10, elle prend appui par son axe 53 qui traverse les plaques 51, sur les bords supérieurs de deux joues latérales 54 d'une pièce 55 pouvant coulisser horizontalement comme indiqué par les flèches de la figure-11. les joues 54 sont donc placées extérieurement aux panneaux 51, et sont solidarisées entre elles par une entretoise 56 qui peut coulisser dans deux glissières horizontales 57 pratiquées dans les panneaux 51. Complémentairement, un organe élastique de rappel constitué par un ressort 58 est placé en appui contre une traverse horizontale 59 reliant les panneaux 51, aux extrémités des glissières 57 opposées à la poulie 48. Par ailleurs, ee ressort 58 est fixé à l'entretoise 56 et tend par conséquent à rappeler la pièce 55 dans sa position représentée aux figures 9 à 11, dans laquelle elle supporte la poulie 48. Enfin, le cible 42 porte un élément 61 profilé de façon à ce qu'il puisse-stìnterposer progressivement entre le cible 42 et l';en- tretoise 56 en repoussant celle-ci vers l'arrière contre la sollicitation du ressort 58, quand on tire le cable 42 vers le haut. Cet outil fonctionne comme suit Après l'avoir amené à la hauteur voulue au moyen dtun filin engagé dans la boucle d'une attache 63 fixée à la partie supérieure du bottier 43, le mouton 41 est amené en position haute par traction sur le câble 42, un ou plusieurs couteaux 45 prenant appui d'autre part sur les parties en saillie à trancher. Dès que l'élément 61 est engagé au niveau de l'entretoise 56, celle-ci recule dans les glissières 57, de sorte que la pièze~55 est escamotée, ce qui provoque la chute de la poulie 48 dans les lumières 49 et corrélativement une chute de mouton 41 sur les couteaux 45. Lorsque le mouton est tombé, une certaine longueur du câble 42 est mise hors tension. La poulie 48 est alors automatiquement rappelée en position haute par un ressort 64 à l'une des extrémités duquel elle est fixée, l'autre extrémité étant solidarisée avec le boitier 43 comme représenté à la figure 10. A la fin du retour de la poulie 48 en position haute, celle-ci fait reculer la pièce 55 gréce au profil convexe des bords inférieurs des joues 54, puis sous la sollicitation du ressort 58, la pièce 55 revient dans sa position initiale.La poulie 48 repose alors par son axe sur les joues 54, et on peut recommencer la manoeuvre du mouton 41 pour procéder à un nouvel impact sur les morceaux de plancher en saillie à couper. La mise en oeuvre des outils ci-dessus présente lta -antage très important d'éviter les interventions extrêmement gênantes et coûteuses au niveau des différents étages des immeubles, comme cela était pratiqué jusqu'à présent. Ainsi, dans l'une et l'autre formes d'exécution du procédé conforme à l'invention, on obtient, sans démolition de cloisons dans les appartements, une nouvelle installation très largement supérieure à l'ancienne pour l'évacuation des déchets. Cette installation présente en effet une résistance mécanique beaucoup plus élevée puisque la colonne est métallique, ce qui élimine les risques de rupture.Elle présente en outre une isolation phonique supérieure à celle des colonnes en amiante-ciment, grâce au revêtement insonorisant indiqué précédemment. L'installation réalisée selon l'invention présente encore un autre avantage très appréciable : On peut netto- yer l'intérieure de la gaine par ruissellement d'eau à partir de son extrémité supérieure, cette eau contenant des désodorisarLts et des désinfectants, alors que cette opération est inéxécutable avec les colonnes habituelles en amiante-ciment, en raison des cassures, fissures, trous et du manque d'étanchéité de ce matériau. Ce nettoyage est également facilité par l'emboîtement étanche à collerette annulaire entre les tronçons successifs, tels que celui représenté à la figure 5. La gaine ou colonne vide-ordures suivant l'invention présente avantageusement une section rectangulaire ou carrée dont les angles sont arrondis, comme celle de la figure 4. V étant le nombre de vidoirs aux étages de l'immeuble, N, le nombre d'étages, C, la capacité des pelles des vidoirs, et S la section de la colonrie en dm2, C et S sont choisis de préférence de façon que le coefficitent ECIVxNxC S soit de préférence compris entre 1 et 1-1 afin d'éviter les occlusi9rs de- déchets dans la colonne, la dimension des pelles des vidoirs (largeur ou rayon) étant notamment inférieure à la moitié de la plus petite section de la gaine. Si cette fourchette est respectée, on constate que le fonctionnement de l'installation est extrêmement satisfaisant, les déchets descendant dans la colonne sans occlusion ou accumulation. Pour un coefficient E de 1 à 6, on ne constate pratiquement aucune occlusion. Pour un coefficient E de 6 à 11, le fonctionnement est encore très satisfaisant, les occlusions étant peu fréquentes. Pour un coefficient E supérieur à 1-1, la fréquence des occlusions augmente et le fonctionnement devient de moins en moins satisfaisant. L'obtention d'un coefficient inférieur à li et en~particulier à 6 nécessite la satisfaction de plusieurs impératifs. Tout d'abord, la dimension des pelles de vidoirs, doit être inférieure à la moitié de la plus petite section de la gaine comme mentionné plus haut. En second lieu, les pelles des vidoirs ne doivent pas être démontables, cette conditionpouvant être satisfaite en les équipant d'un système à axe-plombé, si le vidoir en lui-m8me est fixé et plombé sur la branche de la colonne. Ceci empêche les usagers de démonter les pelles, ce qui aurait pour conséquence de modifier très nettement les rapports correspondant à un coefficient E inférieur à 1.1, an laissant la possibilité aux usagers d'enfourner dayls la colonne n'importe quel objet d'un volume excessif. Ces résultats particulièrement avantageux ne peuvent être obtenus qu'avec des colonnes très lisses, étanches et pouvant donc être équipées à demeure d'un système de lavage et de désinfection, comme la colonne selon l'invention. La gaine à section rectangulaire aux angles arrondis telle que (18, 12) représentée aux figures 9 et 4, présente encore des avantages spécifiques provenant de lagencement des angles arrondis. Tout d'abord, ceux-ci évitent que des tiges ou bâtons tombant à l'intérieur de la gaine ne viennent se coincer au cours de leur chute dans les angles, comme cela peut se produire avec des gaines à sections rectangulaires présentant des angles vifs. En second lieu, 11 aménagement de ces arrondis réduit la surface plane des cotés de la gaine, et renforce corrélativement la résistance mécanique des panneaux constituant la gaine. Comme on le sait en effet, le cercle est la configuration géométrique qui offre la plus grande résistance aux chocs. il y a encore lieu de noter un avantage particulier de l'outil briseur 22 représenté aux figures 6 et 7. La surface des éléments de pressage 25 est très grande par rapport aux zones situées dans l'axe des forces transmises par les articulations 26 du parallélogramme 23. Ceci empêche la simple perforation de la gaine par les sommets du parallélogramme qui se produirait si ceux-ci n'étaient pas pourvus d'éléments à grande surface d'applieation contre la gaine, perforation qui ne permettrait pas d'atteindre convenablement le résultat visé. l'invention n'est pas limitée aux différentes formes de réalisation représentée, et peut comporter de nombreuses variantes dtexé cution. Ainsi on peut réaliser l'emboitement et le verrouillage des tronçons constitutifs de la gaine au moyen de bords tombés, agencés aux extrémités en regard de ces tronçons, et verrouillés par un jonc extérieur, ou par des boulons périphériques. Cependant, il est préférable de ne pas placer de boulons, ce qui atténue la transmission des sons en évitant une liaison trop intime entre les tron çons. De même, les outils utilisés pour la mise en oeuvre du procédé dé selon l'invention peuvent être réalisés avec des constructions différentes de celles représentées, mais permettant également de ompre les parois de la gaine par pression, et d'arracheur les parties présentant des trous, ainsi que des éléments en saillie dans la cage de la colonne. REtIQDICA2IONS 1 - Procédé pour installer des gaines vide-ordures placées dans des cages verticales agencées dans les immeubles, dans lequel on assemble des tronçons de gaine métalliques présentant des ouvertures latérales adaptées aux vidoirs disposés aux étages de l'immeuble, on introduit ces tronçons dans la cageTTerti- cale de réception de la gaine, celle-ci ainsi constituée après assemblage de tous les tronçons nécessaires étant fixée dans la position voulue pour placer convenablement ses ouvertures latérales vis-à-vis des vidoirs, caractérisé en ce qu'on introduit les tronçons constitutifs de la gaine métallique à installer, à ltintérieur de la gaine usagée et endommagée exis tante, ces tronçons métalliques ayant une section sensiblement inférieure à celle de la gaine existante. 2 - Procédé pour installer des gaines vide-ordures placées dans des cages verticales agencées dans les immeubles, dans lequel on assemble des tronçons de gaine métalliques présentant des ou vertures latérales adaptées aux vidoirs disposés aux étages de 11 immeuble, on introduit ces tronçons dans la cage verticale de réception de la gaine, celle-ci ainsi constituée après as semblage de tous les tronçons nécessaires étant fixée dans la position voulue pour placer convenablement ses ouvertures latérales vis-à-vis des vidoirs, caractérisé en ce qu'avant d'installer les tronçons métalliques de la gaine, on extrait les eléments constitutifs de la gaine existante à remplacer par les ouvertures supérieure et inférieure de la cage verticale dans laquelle ladite gaine est logée, afin d'éviter la destruc tion de cloisonnements aux niveaux des étages de 1'immeuble. 3 - Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on fixe la gaine à sa base au moyen d'un collier métal lique ancré dans un massif de béton, tandis que la partie ter minale supérieure de la gaine traverse avec jeu un cadre métal lique de maintien. 4 - Outillage destiné à la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisé en as qu'il comprend un outil d'arrachage des élements de gaine endommagés, constitué par un parallélogramme articulé dont deux côtés contigus se prolongent par des bras munis de griffes terminales, et en ce que les extrémités desdits côtés opposées aux griffes d'arra chage sont reliées par un organe élastique comprimé qui tend à écarter l'un de l'autre les bras portant les griffes, les ex trémités du parallélogramme opposées à celles qui sont reliées par ledit organe élastique étant agencées pour être accrochées à des câbles permettant de descendre et de tirer cet outil à l'intérieur de la ga ne. 5 - Outillage selon la revendication 4, caractérisé en ce que ltou- til arracheur est pourvu de butées réglables disposées sur les bras portant les griffes afin de limiter la compression de l'organe élastique. 6 - Outillage destiné à la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisé en c e qutil comprend un dispositif eapable de briser la gaine ou colonne vide-ordures à remplacer, ce dispositif comportant deux vérins coaxiaux et assujettis ensemble de façon à pouvoir exercer des tractions de sens opposés, un parallélogramme articulé dont les deux vérins forment l'une des diagonales, et des éléments de pressa ge fixés aux deux sommets du parallélogramme situés de part et dtautre des vérins,- présentant une grande surface de pressage et adaptés pour pouvoir stappliquer sur la paroi intérieure de la colonne à briser sous la traction des vérins sur le paral lélogramme, cet outil étant agencé pour être suspendu dans la colonne vide-ordures à un câble provenant de l'ouverture supérieure de celle-ci. 7 - Gaine ou colonne vide-ordures réalisée Far la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que sa base est fixée à hauteur convenable -par des moyens appro priés, par exemple un collier ou cadre métallique solidaire de ladite base et ancré latéralement dans un massif de béton, les tronçons constituant la gaine étant revêtus d'un produit inso norisant. 8 - Gaine ou colonne vide-ordures selon la revendication 7, préser;- tant une section rectangulaire ou carrée, caractérisée en ce que les angles de cette section sont arrondis, et en ce que,V étant le nombre de vidoirs aux étages de I'immeuble. N étant le nombres d'étages. C étant la capacité des pelles des vidoirs. S la section de la colonne en dm2, C et S sont choisis de façon que le coefficient K=VxNxC S soit de préférence compris entre 1 et Il afin d'éviter les occlusions de déchets dans la colonne, la dimension des pelles des vidoirs (largeur ou rayon) étant notamment inférieure à la moitié de la plus petitetseetion de la gaine. 10 - Outillage destiné à la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 3 et 4, caractérisé en ce qutil comprend un outil adapté pour détacher par exemple des morceaux de planchers faisant saillie dans la cage de la colonne vide-ordures, afin de ménager une section libre supérieure à celle de la colonne à remplacer, cet outil comportant un mouton suspendu à un câble et pouvant coulisser dans un boîtier tubulaire vertical pour venir frapper des couteaux tranchants capables de sectionner lesdits morceaux de planchers ou autres éléments faisant saillie dans la section à dégager. 11 - Outillage selon la revendication 10, caractérisé en ce que les couteaux sont assujettis à la base du boitier avec un certain débattement vertical de façon à pouvoir être abaissés par les chocs du mouton, et en ce que l'outil précité est équipé de moyens pour déclencher automatiquement la chute du mouton après que celui-ci ait été relevé d'une hauteur prédéterminée au moyen de son câble de suspension.