L'invention concerne les leurres du type cuiller non tournante pour la pêche des poissons carnassiers et plus particulièrement la structure de la monture ou armement et son montage sur le corps ou palette d'une telle cuiller. Les cuillers non tournantes sont bien connues. Elles sont constituées, d'uno part, par un corps oblong ou palette formée par une plaquette générele- ment ovale semi-brillante de préférence, admettant un axe longitudinal de sy métrie et présentant une courbure transversale et au moins une courbure ou un ploiement longitudinal donnant à -la palette, au moins dans la partie moyenne de sa longueur, une forme de secteur sensiblement ellipsoldal et, d'autre part, par une monture comprenant un hameçon généralement multiple et un moyen de liai son reliant ledit hameçon à la palette.A l'une de ses extrCmités la palette comporte une perforation destinée à recevoir un anneau ou un avançon permettant l'attache du corps de la ligne. Une telle cuiller est destinée à se déplacer dans liteau, lors de la "rcupératign" du fil de ligne, la concavité de sa partie moyenne tournée vers la surface, en exécutant simultanément des battements latéraux et verticaux. Selon le rapport des amplitudes de ces deux types de battement, la cuiller est dite ondoyante ou ondulante ou oscillante. L'équilibrage d'un tel leurre peut être obtenu par une plombée oui est disposée soit sur l'avancer lorsqu'il existe, soit encore sur le moyen de liaison reliant l'hameçon à la palette. Cependant pour que le poisson saute sur la cuiller et engame l'hameçon il faut que le leurre donne l'illusion du poisson qui fuit et pour cela que son animation soit suffisante, ce qJi n'est pas le cas lorsque la vitesse de récu pérot on est très faible pour toutes les cuillers non tournantes connues à l'exception toutefois de celle faisant l'objet du brevet français 1 424 07C d"- pos -U nom du même inventeur. Pans ce brevet et ses additions, la nage particulière du leurre, meme à faible vitesse, résulte de la combinaison d'un corps présentant une palette auxiliaire dirigée vers le bas avec une monture dans laquelle le moyen de liaison de l'hameçon au corps est constitué par une tige rigide montée oscillante transversalement autour d'un point du corps situé dans le plan de symétrie longitudinal de ce dernier et au voisinage du raccordement de la palette auxiliaire. L'expérience montre que cette animation équilibrée même à très lente récupération peut être obtenue avec toute cuiller non tournante dont le corps présente une convexité, tournée vers le bas, s'étendant sur au moins le tiers central de sa longueur. I1 suffit pour cela, et c'est l'objet de l'invention, que le moyen de liaison entre l'hameçon et le corps soit constitué par une tige rigide oscillant, au moins latéralement sous la face convexe du corps autour d'un point situé sur l'axe de symétrie longitudinal dudit corps et à une dis tance de l'extrémité du corps la plus proche au moins égale au quart de la longueur totale de ce dernier, tandis que des moyens sont prives pour limiter le débattement de ladite tige de part et d'autre de l'axe de symétrie au moins pendant le déplacement dans l'eau. Avantageusement, lorsque la tige rigide est montée de manière telle qu'elle puisse se rabattre vers l'avant en diréction du point d'attache de la ligne, il est prévu un moyen limitant un tel mouvement afin d'éviter le risque de bouclage lors du lancer de la ligne. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre oui se réfère au dessin annexé dans lequel 19 figure 1 est une coupe longitudinale par le plan de symétrie d'une cuiller selon l'invention, le figure 2 est une vue de dessus de la cuiller de le figure 1, la figure 7 est une coupe par III-III de la figure 1, la figure 4 est semblable à la figure 1 pour une position différente de la monture, la figure 5 montre vue de dessus une forme différente de la palette, les figures 6 à 10 représentent d'autres configurations possibles de la coupe longitudinale de la palette, les figures 11 à 14 montrent d'-autres modes de réplisation de l'articulation de l'hameçrn sur la tige de liaison, les figures 15 et 6 représentent des dispositions optimales des perfora- tions de la palette destinées au bouclage de la tige de liaison. Les figures 1 à 4 représentent respectivement en coupe longitudinale vue de dessus, en coupe transversale et à nouveau en coupe lcngitudinalea une cuiller de pêche selon l'invention. Cette cuiller comporte de façon traditionnelle une palette 1 et une monture 2. La palette 1 est formée par une plaquette oblongue brillante ou semi-brillante, métallique ou en matière synthétique qui présente une cambrure transversale (voir figure 3) et une cambrure longitudinale (figure 1) de même sens de manière à présenter une fac convexe la et une face concave 1b, la cuiller étant destinée à "nager" la ft e convexe tournée vers le fond. En plan (figure 2) la palette présente une forme e goutte d'eau. A son extrémité la plus effilée, elle est munie d'une perforation @ destinée race- voir un anneau 6 ou un avançon formant le moyen d'attache de la ligne. La monture 2 est constituée par un hameçon 3 et un moyen de liaison reliant ledit hameçon à la palette, ce moyen de liaison etant constitué par une tige rigide 4 sur l'extrémité 4a de laquelle l'hameçon est ticulé librement. Cette articulation est réalisée en donnant à l'extrémité de la tige la forme d'une boucle simple passée dans l'oeil de l'hameçon et fermée par une bague métallique 7 ayant, dans l'exemple représenté, une forme sphérique et un alésage à entrée conique, l'extrémité du brin de retour de la boucle étant rabattue vers l'extérieur pour immobiliser la bague. Il doit être noté que la palette 1 représentée aux figures 1, 2 et 3 ne constitue qu'un exemple non limitatif quant à sa forme générale et que tout ce qui va suivre s'applique aussi bien à d'autres modes de réalisation à condition que la convexité de la face tb de la cuiller s'étende sur au moins le tiers central de sa longueur. C'est ainsi, par exemple, que vue de dessus, la cuiller peut présenter un aspect plus effilé ou au contraire (figure 5) plus renflé, ou présenter plusieurs courbures longitudinales alternées comme représenté schématiquement aux figures 6 (deux courbures) et 7 (trois courbures), ou encore présenter en coupe longitudinale l'aspect d'une ligne brisée, les courbures étant réduites à des arrondis de raccordement entre des zones constituant des surfaces réglées, ce qui est représenté schématiquement aux figures 8, 9 et 10. De même le mode d'articulation de l'hameçon 3 sur la tige 4 peut varier, la bague sphérique 7 pouvant être remplacée par une bague cylindrique (figure 10) ou supprimée, le brin de retour de la tige étant alors enroulée sur le brin principal (figure t2). L'articulation peut être encore rendue plus mobile en interposant entre la boucle de la tige et l'oeil de l'hameçon un anneau brisé 8 (figure 13) ou encore un anneau brisé 8 et une barette métallique 9 pouvant faire fonction de plombée (figure 14). Enfin comme il a été dit ci-avant le leurre peut être lesté par une plombée placée sur l'avançon s'il existe, ou encore sur la tige 4 de la monture. Dans tous les cas l'extrémité de la tige 4 opposée à l'hameçon est articulée sur la palette 1 en un point situé dans le plan longitudinal de symétrie de cette dernière et dans une zone délimitée longitudinalement par deux points A et B séparés respectivement de l'extrémité correspondante de la palette par une distance égale au quart de la longueur totale de ladite palette. Cette articulation est aménagée pour que la tige 4 puisse osciller, au moins transversalement, sous la face convexe de la palette. Toutefois il est nécessaire que ce débattement transversal soit limité en amplitude. Un moyen avantageux de réaliser cette articulation est de prévoir sur l'axe de symétrie de la palette deux perforations 11 et 12 voisines et de boucler l'extrémité 4b de la tige 4 autour du secteur 13 formant pont entre ces deux perforations. Mais alors la tige 4 peut osciller non seulement de part et d'autre du plen de symétrie mais aussi dans ce plan de symétrie lul-meme. Pour viter les risques de bouclage, c > est-à-dire l'accrochage de l'hameçon sur le fil de la ligne, lors du lancer, il faut limiter le pivotement de la tige 4 vers le point 5 d'attache de la ligne. TI est commode de réaliser cette dernière limitation et la limitation du débattement latéral par un moyen uniaue. Pour cela la boucle 4b est fermée par une bague sphérique 14 enserrant le brin principal et le brin de retour de la boucle, exactement comme décrit précédemment pour la bague sphérique 7. Il est clair que la bague 14 limite le pivotement vers l'avant dans le plan de symétrie, en venant buter contre la face la de la palette, comme cela est représenté à la figure 5. Dans le sens opposé, l'extrémité libre de la monture peut au contraire se rapprocher davantage de la face la de la palette pour prendre sa position normale de "nage" (figure 1) en constituant la perforation 12 par un ajour, ici circulaire, présentant des dimensions suffisantes. La bague 14 peut en effet s'engager dans cet-ajour et c'est la tige 4 qui coopère avec le bord de l'ajour opposé à l'attache 5 de la ligne qui limite le pivotement dans le plan longitudinal. En même temps le débattement latéral de la monture est limité par la butée de la bague 14 contre les bords latéraux de l'ajour, ladite monture pouvant osciller librement entre deux positions latérales extrêmes représentées respectivement en trait plein et en trait mixte à la figure 2. Il est aisé de voir que pour rapprocher-le plus possible de la verticale la position limite de la monture vers le fil de ligne (figure 4) il faut que la bague 14 soit très proche du "pont" 13. Alors pour permettre un débattement latéral suffisant il est avantageux de limiter l'ajour 12, du coté le plus proche de l'attache 5 de la ligne, par un arc de cercle 12a concentrique de la perforation Il comme cela est représenté à la figure 15, et mieux encore en constituant les limites longitudinales de l'ajour t2 par deux arcs de cercle 12a et 12b tous deux concentriques de la perforation 11 ce nui donne audit ajour 12 la forme générale d'un haricot comme cela est représenté à la figure 16, cette dernière disposition permettant de réduire la surface totale de l'ajour 12 et par conséquent d'augmenter d'autant la surface portante totale de la cuiller pour des dimensions données. REVEKDIC2tTIONS 1 - Cuiller pour la pêche comportant une palette oblongue galbée admettant un plan longitudinal de symétrie, présentant une convexe s'retendant sur au moins le tiers central de sa longueur, ayant en plan une forme génarale ovale, en goutte d'eau ou similaire et dont l'extrémité la plus effilée porte le moyen d'attache de la ligne et une monture formée per un hameçon et un moyen de liaison reliant ledit hameçon à la palette, caractérisée en ce que ledit moyen de liaison-est constitué par une tige rigide dont l'une des extrémités porte l'ha- meçon, de préférence de façon librement articulée et dont l'autre extrémité est articulée sur la palette, en un point situé dans le plan longitudinal de symétrie à une distance de chacune des extrémités de la palette supérieure au quart de la longueur totale de celle-ci de manière telle que ladite tige s'étend du côté convexe de la palette et pivote librement au moins latéralement, tandis que des moyens sont prévus pour limiter l'amplitude du débattement de la tige de part et d'autre du plan de symétrie au moins lorsque la cuiller est en position de nage. 2 - Cuiller pour la pêche selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'articulation de la tige de la monture sur la palette est telle que ladite tige peut pivoter en tout sens dans l'espace situé du côté de la face convexe de la palette et qu'il est prévu un moyen pour limiter le pivotement possible vers l'attache de la ligne a une amplitude telle que cette dernière reste hors de portée de l'hameçon lors du lancer. 3 - Cuiller pour la pacha selon la revendication 1, caractérisée en ce que le moyen d'attacha de la tige de la monture sur la palette est constitué par une simple boucle formée a l'extr 4 - Cuiller pour la pêche selon les revendications 2 et 7, dans laquelle la boucle d'attache de la tige de la monture sur la palette est fermée par une bague métallique enserrant les deux brins, caractérisée en ce cue ladite bague se présente sous la forme d'une perle dont le diamètre et la position sont choisies pour qu'elle constitue, en butant contre la face correspondante de la palette, le moyen limitant le pivotement possible vers l'attache de la ligne tendis que la perforation la plus éloignée de l'attache de la ligne est constituée par un ajour destiné à permettre l'engagement partiel de ladite perle lorsque la tige est rabattue vers l'extrémité opposée à l'attache de la ligne, la dimension transversale de cet ajour étant choisie pour limiter l'amplistude du débattement latéral de la monture de part et d'autre du plan de symétrie par butée de la perle contre les bords latéraux de l'ajour. 5 - Cuiller pour la pêche selon la revendication 4, caractérisée en ce que l'ajour constituant la perforation la plus éloignée de l'attache de la ligne est limité vers ladite attache par un arc de cercle ayant pour centre le point d'articulation de la tige de la monture de maniera à permettre, pour une même valeur de l'amplitude maximale du débattement de la monture, de rapprocher au maximum la perle dudit point d'articulation afin de limiter efficacement le pivotement dommageable de monture vers le point d'attache de la ligne.